BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 14 Fascicule 2 1993
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction:
Bryophytes: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Lichens: Mme C. Van Haluwyn
(Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie,
Faculté de Pharmacie, B.P. 83, F-59006 Lille Cedex)
Editeur: ADAC - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
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Bryologie: J. Berthier (Clermont-Ferrand), J.L. De Sloover (Namur), P. Geissler (Genève), S.R.
Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris), A. Lecointe (Caen),
M.C. Noailles (Paris), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes) B. Bodo (Paris) W.L. Culberson
(Durham), M.C. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-Galinou (Pa-
ris), Cl. Roux (Marseille).
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Les manuscrits doivent étre adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de Cryptogamie,
Bryologie-Lichénologie, L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant accord pour publication.
Bien qu'étant une revue de langue francaise, les articles rédigés en anglais, allemand, italien et es-
pagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur (IBM, IBM compatible, et MacIntosh)
sont vivement souhaitées, Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de
chaque tome. Les auteurs recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires se-
ront à leur charge.
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CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie.
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Copyright © 1993, ADAC-CRYPTOGAMIE
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 14 FASCICULE 2 1993
CONTENTS
J. BARDAT - Phytoecological analysis of some humicolous and
Em forest communities of ES from Haute-
Normandie ... e
L. BAHILLO y ME. LÓPEZ DE SILANES - Maronetum constantis Crespo et
al. ex Bahillo et López de Silanes "nova ass, a heliophilous,
corticolous pioneer SE from the Galaic-Portuguese area of the
Cantabric-Atlantic province ..
O. BRICAUD et C. ROUX - ne adscendens Rico (Lichenes, Lecanorales,
Bacidiaceae) in France ..
179
189
Bibliography
Bryophytes .....
Lichens ......
201
210
(pas
N *
Bibliothèque Centrale Muséum
DNA
3 3001 0022:
Me NE Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1993, 14 (2): 109-178. 109
ANALYSE PHYTO-ECOLOGIQUE DE QUELQUES
GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES HUMICOLES ET
SAPROLIGNICOLES FORESTIERS DE HAUTE-NORMANDIE
J. BARDAT*
3 allée des Diziaux 91470 Limours.
RÉSUMÉ - L'auteur présente seize groupements et associations bryophytiques acidiphiles
forestières pour la plupart humicoles ou saprolignicoles. L'analyse porte d'une part sur la descrip-
tion floristique, structurale, sociologique et chorologique de ces communautés; d'autre part sur
leur dynamique relative et les conditions écologiques générales permettant leur expression. En-
suite l'auteur tente de les situer dans la synsystématique bryophytique de l'ouest de l'Europe. Plu-
sieurs de ces groupements sont inédits et certaines espèces les caractérisant, rares dans cette
région de plaine, reflètent des conditions d'affinité montagnarde marquée.
ABSTRACT - The author presents sixteen acidiphilous bryophytic communities of Haute-Nor-
mandie (France), who are mostly typical, humicolous or sapro-lignicolous associations. Their
analysis includes, on one part, the floristical, structural and chorological description, on the other
part, the ecological factors allowing their establishment. Most of these groups belong to two phy-
tosociological classes, Pogonato-Dicranelletea and Lepidozio-Lophocoletea, according to the syn-
system of v. Hübschmann (1986). The others are included in the class Hypnetea cupressiformis
or form a connection with other similar communities of western Europe. The author specifies
that several communities are rare, in the plain region near the Channel where they indicate an af-
finity to mountains conditions.
INTRODUCTION
L'étude des groupements bryophytiques entreprise par l'auteur depuis plusieurs
années en Haute Normandie permet d'aborder ici un certain nombre de communautés
humicoles s.l. ou saprolignicoles peu communes ou rares dont l'intérêt biogéographique
et écologique est important pour ce territoire de plaine. Il convient de souligner que
certaines espèces citées dans cette note font l'objet d'une protection réglementaire de-
puis avril 1989 dans le cadre de la publication de la liste régionale des espèces
végétales protégées (Bazzania trilobata, Barbilophozia attenuata, Hookeria lucens).
Si dans leur ensemble les espèces caractéristiques des divers groupements
présentés sont connues depuis longtemps en Haute-Normandie (Béhéré 1826, Blanche
& Malbranche 1863, Coulon 1900, Etienne 1882, Husnot 1873, Thériot 1890,
Toussaint & Hochede 1898 etc..) ce n'est que récemment qu'elles ont commencé à fai-
re l'objet d'une caractérisation sociologique et d'une cartographie spécifique. Lors d'un
travail récent (Bardat 1989 a) nous avons montré l'importance de la prise en compte
des bryophytes et des communautés qu'elles structurent dans la caractérisation des
syntaxons forestiers.
Source : MNHN, Paris
110 J. BARDAT
Plusieurs espèces ont été des éléments prépondérants dans la définition de
quelques unités syntaxonomiques. Ainsi le niveau de la sous-association ou de la va-
riante peut être déterminé, dans certains cas, par la présence d'un cortège bryophytique
terrico-humicole associé. La bryoflore terrico-humicole peut en effet révéler de subtiles
nuances stationnelles généralement confirmées par la présence de groupements
bryophytiques intra-forestiers sapro-lignicoles, humo-épilithiques ou épiphytiques que
lon peut qualifier de subordonnés ou plus justement de conditionnés. La présente
étude a pour but outre l'identification et la caractérisation de groupements
bryophytiques forestiers connexes (communautés sur talus intra-forestiers ou contigus
aux espaces forestiers) ou appartenant à des éléments de macro-hétérogénéité (bois
pourrissants, souches: groupements conditionnés) de préciser les relations phyto-
oenotiques entre les divers syntaxons forestiers et ces communautés muscinales.
PRÉCISIONS MÉTHODOLOGIQUES
Sans revenir dans le détail sur la méthode de relevés développée dans une
précédente note (Bardet 1989 b), il convient de préciser que les individus d'association
forestière (LA.F.) ont été les espaces de base servant au repérage interne des grou-
pements bryophytiques conditionnés ou se localisant à proximité (groupements
connexes: sur talus, chemins ou fossés). Chaque LA.F. faisant lui aussi l'objet d'un
relevé selon la méthode phytosociologique.
Dans un certain nombre de cas, afin de mieux apprécier les caractéristiques
biologiques et chorologiques, nous avons utilisé le calcul de la contribution spécifique.
En effet le simple calcul des proportions du nombre d'espèces appartenant à tel ou tel
type biologique ou groupe chorologique ne rend pas compte de l'importance de chaque
espéce dans le groupement. Pour pallier cet inconvénient, le coefficient de présence de
chaque taxon a été pondéré par une cotation certes arbitraire, lui conferant une valeur
intrinsèque et attribuée de la manière suivante en progression 2 n:
Classes de présence. Contribution spécifique
*(«59)
1(5% à 20%)
II ( 20% à 40%)
III ( 40% à 60%)
IV ( 60% à 80%)
V (80% à 100%)
Remarques: la nomenclature taxonomique est pour l'essentiel, celle employée
par Corley & al. (1981), Corley & Crundwell (1991) pour les mousses, Grolle (1983)
et Smith (1990) pour les hépatiques, Clauzade & Roux (1985) pour les lichens et de
Langhe & al. (1978) pour les phanérogames et les cryptogames vasculaires.
APERÇU GÉOGRAPHIQUE RÉGIONAL
La Haute-Normandie (Seine-Maritime & Eure) se caractérise par un vaste pla-
teau de 130 m d'altitude moyenne formé pour l'essentiel par un substratum crayeux du
Crétacé (cf. carte géologique-n°2) couvert d'argile à silex et de limons offrant une
vaste gamme de sols acides plus ou moins lessivés notamment sous couvert forestier.
Les affleurements tertiaires résiduels (sables et calcaires) ne se maintiennent que dans
Source - MNHN, Paris
n
PRICIPHIATIONS MOYENNES RULES en mm.
{Í périodes: 1891-1930 et 1951-1980) o
hi
IM
i
CARIE n°2
CARTE GEOLOGIQUE SIMPLIFIEE
1000 - 1100
900 - 1000
800 - 900
750 - 800
100-780 EE
650 -700
Im Crétacé in
SANYWAON SANOILAHdOA NS SINAINAINOYD 8G H1907109H-OLAHd
600-650
550-500
DUOBBBEGEN
s, faille principale
nut
Source : MNHN, Paris
112 J. BARDAT
le sud-est de la région entre les vallées de la Seine et de l'Eure. Tout ceci se conjugue
avec une topographie relativement accidentée développée au Pléistocène. La dénivellée
dans certains secteurs de vallées (Seine, Risle ou Bresle) approche les cent mètres. Ces
vallées sont souvent très diverticulées en un réseau de petits vallons secondaires secs
et étroits où l'effet d'ubac et d'adret est perceptible même dans la flore herbacée et
ligneuse.
Les conditions climatiques relativement différenciées à la fois entre le nord et
le sud et l'est et l'ouest se superposent aux facteurs précédents, venant accentuer l'effet
de contraste entre les divers terroirs intra-régionaux (cf. carte des précipitations-n°1).
Les collines du Perche” au sud-ouest, réservoir floristique d'affinité montagnarde,
jouent probablement un rôle important dans la répartition de nombreux taxons offrant
un statut chorologique d'oréo-altlantique ou de circumboréale orophile dans le
département de l'Eure. La cartographie spécifique d'un nombre conséquent de taxons
suggère une telle influence (cf. chapitre analyse des groupements).
ANALYSE DES GROUPEMENTS
GROUPEMENT A CEPHALOZIELLA DIVARICATA (Tabl. 1)
(Cephalozielletum divaricatae ass. nov.)
Structure et composition floristique - Les diverses stations observées de ce
discret groupement ne couvrent que quelques décimètres carrés formant un tapis dense
de couleur variant d'un vert soutenu au brun rougeâtre. Deux espèces dominent:
Cephaloziella divaricata et plus rarement Dicranella heteromalla. Les compagnes sont
des espèces communes des forêts acidiphiles (Hypnum cupressiforme, Cladonia
coniocraea, Dicranum scoparium, Cladonia fimbriata etc.). Cette communauté est l'une
des plus riches en espèces (bryophytes & lichens) parmi celles décrites dans cette note
puisque le nombre spécifique moyen s'élève à plus de 7 espèces ( x = 7.29, s = 2,02).
Le spectre biologique est relativement équilibré. Les trois types rencontrés
(bryochaméphytes: type, cespiteux et rampant) offrent des proportions quasi identiques.
Il convient de noter le nombre élevé de lichens parmi les compagnes (cf. tableau ci-
après)
SPECTRE BIOLOGIQUE DU CEPHALOZIELLETUM DIVARICATAE
E e
type
cespiteuse
rampante
lichen à podétions
lichen à thalle*
(* thalle foliacé dominant: ensemble des lichens ne produisant pas de podétions ou bien cladonies
ne présentant que le thalle primaire au moment du relevé)
(^ calculé sur la base des espèces à présence > 20%)
hi point culminant à 417 m au Mont des Avalloirs (Orne)
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 113
Synécologie - La station type se caractérise par un sol limono-sableux ou
limono-graveleux, sur des talus en situation de pente forte ( x = 47,1%, s = 21,8)
exposée essentiellement dans le secteur SSW-NW (71,4% des cas observés).
Les profils pédologiques présentent des horizons humiferes de très faible
épaisseur (Ao + Al: x = 1,09 cm, s = 0,89). La plupart des talus sont en contact avec
la chénaie-boulaie à callune ou bien la boulaie de dégradation de cette même chênaie.
Plus rarement le groupement est rencontré à proximité de la lande à callune (formation
anthropique) et exceptionnellement en contact avec la chénaie-hétraie à houx (llici-
Fagetum Durin & coll. 1966).
Variations écologiques majeures internes - Compte tenu du nombre rela-
tivement réduit de relevés (14) les syntaxons internes ne seront admis qu'au rang de la
variante. Trois variantes sont mises en évidence:
1- une variante type (rel. n°1 à 6)
2- une variante plus mésophile (rel. n°7 à 10) à Diplophyllum albicans où les
stations sont orientées surtout au WNW-NNW.
3-une variante hélio-xérocline (rel, n°11 à 14) à Aulacomnium androgynum où
l'on note une très nette raréfaction des espèces compagnes. Les stations sont
caractérisées par une exposition S-SW ce qui constitue un bon discriminant vis à vis
de la variante n°2.
Géobotanique et synchorologie - En Haute-Normandie Cephaloziella
divaricata est peu commun et principalement localisé dans le département de l'Eure.
Néanmoins ce constat doit être nuancé dans la mesure ou l'espèce peut passer
inapergue lorsqu'elle ne forme pas de peuplements suffisamment étendus et denses.
Les statistiques chorologiques de l'effectif global relatif aux bryophytes mon-
trent un cortège circumboréal dominant et une proportion significative du groupe des
atlantiques (s.1.):
SPECTRE CHOROLOGIQUE DU CEPHALOZIELLETUM DIVARICATAE
LL emeng
circumboréales
circumboréales-
orophiles
euryatlantiques
subatlantiques
oréo-atlantiques
sub-cosmopolites
cosmopolites
Dans le cortège essentiel la proportion des espèces atlantiques se réduit
corrélativement à l'augmentation du groupe des circumboréales. Ceci traduit le
caractère un peu superficiel de l'empreinte atlantique.
Syndynamique - Son statut de groupement acidiphile héliophile lui confère
une position de post-pionnier sur sol limono-sableux ou graveleux où la pédogénèse
est encore peu évoluée (sol très acide à faible couverture humifère). Les stations peu
abritées sous le couvert forestier sont situées sur les bords des chemins, des routes ou
à la base des talus forestiers sur des zones décapées par l'érosion. Ce sont les
Source : MNHN, Paris
114 J. BARDAT
communautés plus xérophiles et parfois arénicoles dominées par Polytrichum piliferum,
Polytrichum juniperinum ou Ceratodon purpureus qui le précèdent sur ce type de sub-
strat et dans les stations les plus sèches. Par contre il devient pionnier lorsque les
conditions microclimatiques sont moins sélectives et le sol plus limono-argileux. Le
groupement à Cephaloziella divaricata occupe alors le terrain à proximité de grou-
pements dominés par Cephalozia bicuspidata ou par Diplophyllum albicans.
Synsystématique - Cette association nouvelle que nous proposons d'appeller le
Cephalozielletum divaricatae appartient à l'alliance du Dicranellion heteromallae (clas-
se des Pogonato-Dicranelletea heteromallae- synsystème de von Hübschmann 1986 -)
mais il se situe dans l'aile la plus xéro-héliophile de cette unité en contact avec des as-
sociations de la classe des Ceratodonto-Polytrichetea piliferi constituant le lien entre
ces deux ensembles synsystématiques.
Doll (1981) mentionne un groupement à Cephaloziella divaricata et Ceratodon
purpureus qui est assez proche du notre avec toutefois une forte fréquence de Pohlia
nutans et Buxbaumia aphylla mais offrant comme la communauté normande une pro-
portion notable de cladonies (Cladonia floerkeana, C. chlorophaea, C. fimbriata).
GROUPEMENT A AULACOMNIUM ANDROGYNUM (Tabl. 2)
(Aulacomnietum androgynae v. Krusenstjerna 1945)
Structure et composition floristique - Dominé par Aulacomnium androgynum
le groupement possède un lot d'espèces compagnes acidiphiles très constant composé
de Dicranum scoparium, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme et Cladonia
coniocraea. Toutefois dans les variantes définies au troisiéme paragraphe, ce schéma
floristique et structurel est largement modifié par la présence d'autres taxons. Ce sont
d'une part: Dicranella heteromalla et Polytrichum juniperinum; d'autre part Tetraphis
pellucida et Campylopus flexuosus. Le nombre spécifique moyen est de 6,21 (s=2,17)
ce qui permet de considérer le groupement comme relativement riche.
Si le spectre biologique souligne l'importance numérique des bryochaméphytes
rampantes le groupement reste structurellement dominé par les formes type et
cespiteuse (cf. statistiques ci-après):
SPECTRE BIOLOGIQUE DE L'AULACOMNIETUM ANDROGYNAE
type
Cespiteuse
rampante
pulvinée
lichen dendroide+
lichen A scyphes
lichen foliacé *
(* cladonie ne présentant qu'un thalle primaire faisant partie des espèces
accidentelles,comptabilisée une fois)
(+ qualificatif réservé aux cladonies possédant des podétions non scyphiferes +/- ramifiés)
(^ établi sur la base des espèces à présence > 20%)
e Synécologie - C'est un groupement des talus limono-argileux bordant les forêts
acidiphiles. Il occupe plus rarement les souches pourrissantes ou les bases de troncs.
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 115
Sur souche on le rencontre essentiellement dans les foréts acido-xéroclines des terras-
ses alluviales séches sablo-graveleuses de la vallée de la Seine (Bardat 1989 a). Sur ta-
lus, les stations sont exposées du SE au SW dans 78,9% des cas observés. Les pentes
sont très fortes offrant parfois des surplombs (31,6% des cas).
Sur le plan pédologique, on peut observer un horizon humifère (Ao) toujours
bien net dont l'épaisseur varie de 0,5 cm à 3,5 cm dans 80% des cas,seul le profil
pédologique du relevé n°22 montre un mor de 9 cm à 10 cm. Les relevés effectués sur
les souches ne révèlent pas d'exposition particulière. Le groupement s'étend
généralement sur l'ensemble du support (chêne sessile ou pin sylvestre plus rarement
bouleau) dont l'état avancé de dégradation cellulolytique est confirmé par l'aisance
avec laquelle on peut y faire pénétrer une lame de couteau.
Variations majeures internes - On peut mettre en évidence deux variantes:
1- une variante hélio-xérocline (rel. n°1 à 11) à Polytrichum juniperinum et
Dicranella heteromalla, avec un faciès à Cladonia furcata) (rel. n° 3) et un à
Bartramia pomiformis (rel. n°1 & 2).
2- une variante plus humicole à sapro-lignicole (rel. n°12 à 28) définie par la
présence de Tetraphis pellucida et Campylopus flexuosus. Plusieurs espèces ont une
présence nettement plus élevée: Cladonia coniocraea, Hypnum jutlandicum et Mnium
hornum. En outre, apparait de manière sporadique Leucobryum glaucum. A noter un
faciès (rel. n°26 à 28) révélant un stade dynamique proche des groupements très
évolués dominés par Dicranum scoparium ou Leucobryum glaucum.
Les stations sur talus relatives 3 ces deux variantes ne semblent pas présenter
de variations pente/exposition très significatives. Par contre les profils pédologiques de
la seconde variante offrent une couche humifère nettement plus conséquente (3,6 cm
contre seulement 1,6 cm pour la première). Les stations sur souches appartiennent tou-
tes à la seconde variante.
Géobotanique régionale et synchorologie - La répartition régionale
d'Aulacomnium androgynum montre une très nette localisation au sud, à l'ouest et le
long de la vallée de la Seine (carte 3), tout particulièrement dans les secteurs de moin-
dre pluviosité (région de-Conches-en-Ouche et Evreux- carte 1).
SPECTRE CHOROLOGIQUE DE L'AULACOMNIETUM ANDROGYNAE
groupement à Normandie (d'après
Aulacomnium* Lecointe 1988)
circumboréales
eu- et subatlantiques
euryatlantiques
oréo-atlantiques
océaniques
méditerranéo-atl.
eury- et submédit,
cosmopolites et
subcosmopolites
statistiques réalisées sur l'effectif bryophytique global*)
Source : MNHN, Paris
116 J. BARDAT
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Carte 3 - Répartition d'Aulacomnium angrogynum en Haute-Normandie - maille L.F.F.B. (4x4 km)
Le spectre chorologique des bryophytes souligne la forte proportion des
circumboréales. Toutefois en comparant avec l'ensemble de la bryoflore normande
(Haute et Basse Normandie) le groupement révèle une nette tendance atlantique:
Syndynamique - Ce groupement humicole appartient à deux séries dynami-
ques liées à deux types de substrats:
- sur le sol des talus avec un statut de terro-humicole l'Aulacomnietum
androgynae s'ncrit entre les groupements pionniers où domine Polytrichum
juniperinum (classe des Ceratodonto-Polytrichetea piliferi) et des groupements plus
évolués à Dicranum scoparium et Hypnum cupressiforme (classe des Hypnetea
cupressiformis) caractéristiques des humus bruts sous foréts acidiphiles;
- sur souche, avec un statut de saprolignicole, le syntaxon présente une si-
tuation intermédiaire entre des groupements pionniers où domine Lophocolea
heterophylla et les groupements humicoles stricts ou un peu plus évolués à Tetraphis
pellucida ou Lepidozia reptans (classe des Lepidozio-Lophocoletea heterophyllae).
Synsystématique - Les groupements dominés par Aulacomnium androgynum
existent dans l'ensemble du nord-ouest de l'Europe; quelques-uns ont été rassemblés
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 17
dans le tableau n°3. V. Hübschmann (1986) assimile tous ces syntaxons à
lAulacomnietum androgynae v. Krusenstjerna 1945 (alliance du Tetraphido-
Aulacomnion, classe des Lepidozio-Lophocoletea heterophyllae). Hormis la présence
irrégulière de quelques espèces montagnardes (Plagiothecium laetum*, Polytrichum
longisetum^, Dicranum montanum^? et Herzogiella seligeri*) les dix syntaxons
présentés montrent une bonne homogénéité floristique. Néanmoins on peut mettre en
évidence deux sous-associations: l'une trés humicole (colonnes n°1 à 5) avec Tetraphis
pellucida, Lepidozia reptans et Dicranum scoparium; la seconde (colonnes n°6 à 10)
correspondant à un stade pionnier sur souche avec Brachythecium rutabulum, Bryum
capillare et Amblystegium serpens. Sur cette base l'association normande peut étre
rattachée à la première sous-association.
* taxon rare ou très rare en Haute-Normandie
° taxon non observé dans la région
?* taxon peu commun ou rare sauf dans les foréts de la basse vallée de la Seine
(Brotonne, Trait-Maulévrier, La Londe).
GROUPEMENT A BARTRAMIA POMIFORMIS (Tabl. 4)
(Bartramietum pomiformis (v. Krusenstjerna 1945) v. Hübschmann 1967).
Structure et composition floristique - Les populations de Bartramia
pomiformis dominent dans presque tous les relevés (89,5% des cas observés), seuls
Dicranella heteromalla et Cephalozia bicuspidata peuvent occuper parfois une place
importante dans la structure de cette communauté (cf. rel. n°3 & 4). Le spectre bio-
logique global met en évidence la forte représentation des formes rampantes (46,7%)
devant les formes types (26,7%), les formes cespiteuses restant trés secondaires
(16,6%) ainsi que les lichens à podétions (10,0%). Le nombre spécifique moyen est de
5,9 (s = 1,39). Le recouvrement est voisin de 100% dans plus de 60% des cas et ja-
mais inférieur à 7596.
Synécologie et variations majeures internes - Ce groupement s'établit sur
des talus limono-sableux od les pentes sont trés fortes ( x = 81,6%, s = 12,2) avec,
dans plus de la moitié des cas des situations en surplomb (52,6%). Les profils
pédologiques rencontrés possèdent un horizon humifère de type mor (Ao) d'épaisseur
trés variable (x = 1,25 cm, s = 1,51) mais inférieur ou égal à 2 cm dans 88% des cas.
Si l'exposition des stations est assez variable, on peut néanmoins mettre en évidence
deux secteurs d'exposition privilégiée; l'un dans le quart SW-NW et l'autre au NE-SE.
Deux sous-associations sont identifiées:
l- une sous-association sciaphile (rel. n°1 à 12) où s'expriment plusieurs
espèces humicoles préférentes (Mnium hornum, Cladonia coniocraea et Dicranum
scoparium), accompagnées de quelques pionnières acidiphiles (Dicranella heteromalla,
Diplophyllum albicans et Calypogeia fissa). Deux variantes sont mises en évidence:
- une variante mésophile (rel. n°1 à 7) définie par la présence de trois
hépatiques à feuilles pionnières des sols limoneux peu humiferes (Diplophyllum
albicans, Calypogeia fissa et Cephalozia bicuspidata),
- une variante plus humicole (rel. n°8 à 12) où les espèces pionnières dispa-
raissent au profit de quelques humicoles préférentes ou strictes transgressives des
communautés bryophytiques des foréts acidiphiles. Les profils pédologiques présentent
un horizon Ao plus épais (x= 2,5 cm, s= 1,22) que dans la variante précédente
(x= 0,64 cm, s = 0,51).
2- une sous-association type (rel. n^13 à 19).
Source : MNHN, Paris
118 J. BARDAT
Carte 4 - Répartition de Bartramia pomiformis en Haute-Normandie - maille LF. F.B. (4x4km)
Géobotanique régionale et synchorologie - En Haute-Normandie, Bartramia
pomiformis est une espèce peu commune (35 sites observés) présentant une fréquence
nettement plus élevée dans le département de l'Eure (carte 4), avec néanmoins deux
póles principaux: d'une part, le secteur de Conches en Ouche, Evreux et Nonancourt et
d'autre part la zone comprise entre la Seine et la Risle au droit d'une ligne passant par
Caudebec et Pont-Audemer. L'espèce est confinée sur les talus bordant les forêts
situées globalement dans les secteurs les moins arrosés de la région.
Les statistiques chorologiques montrent l'importance du groupe des
circumboréales (53,6% du cortège global) avec la présence certes modeste de trois
oréo-atlantiques (Aulacomnium androgynum, Pseudotaxiphyllum elegans et Dicranum
majus). Toutefois par rapport à l'ensemble de la bryoflore normande (selon Lecointe
1988) le pourcentage des atlantiques (sl) est nettement plus élevé (24,9% contre
20,0%).
Source - MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 119
Syndynamique - Le groupement se place dans une dynamique de colonisation
des talus limono-sableux entre d'une part: les syntaxons pionniers comme le
Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae Smarda 1947, le Calypogeietum fissae
Schumacher 1944 voire plus exceptionnellement le Cephalozietum bicuspidatae
Haybach 1956 (ordre des Dicranelletalia heteromallae) et des groupements plus
évolués climaciques stationnels dominés par Dicranum scoparium, Mnium hornum et
Polytrichum formosum (ordre des Dicranetalia Barkman 1958).
Synsystématique - Les groupements dominés par Bartramia pomiformis
observés dans l'ensemble de l'ouest européen appartiennent selon v. Hübschmann
(1986) au Bartramietum pomiformis (v. Krusenstjerna 1945) v. Hübschmann 1967 (or-
dre des Grimmietalia hartmanni Philippi 1956). Quelques-uns d'entre eux ont été
rassemblés dans le tableau 5 élaboré sur la base complétée des données synthétiques
de v. Hübschmann (1986) et de Marstaller (1988). On constate que les éléments
floristiques dépendant de l'ordre des Grimmietalia sont rares ou absents dans la moitié
des groupements présentés voire sujets à caution comme par exemple Diplophyllum
albicans ou Scapania nemorosa. Il semble plus objectif de les placer dans l'ordre des
Dicranelletalia heteromallae au moins provisoirement dans l'attente de données
européennes plus complétes. Par contre les relevés de Marstaller (1984, 1986, 1987,
1988b) (cf. tabl. n°5, colonnes n°3 à 5 & 9) effectués en Allemagne ou ceux de v.
Krusenstjerna (1945) du sud de la Suède (colonne n°8) possèdent déjà des taxons assu-
rant la liaison avec les associations des Grimmietalia (Cynodotium polycarpon,
Pseudotaxiphyllum elegans et Cynodontium ssp.). Les contingents floristiques apparte-
nant aux deux ordres y présentent des effectifs respectifs moins disproportionnés; mais
C'est insuffisant pour admettre l'appartenance de ces communautés aux Grimmietalia,
comme le confirme l'analyse du tabl. n°115 in v. Hübschmann 1986. Dans ces condi-
tions le Bartramietum pomiformis observé en Haute-Normandie appartient trés proba-
blement à l'ordre des Dicranelletalia heteromallae comme les relevés de v. d. Dunk
(1972) réalisés en Franconie (cf. tabl. n°5, colonne n°11).
GROUPEMENT A LEPIDOZIA REPTANS (Tabl. 6)
(Lepidozio reptantis-Mnietum horni ass. nov. )
Structure et composition floristique - Ce groupement humicole sciaphile of-
fre souvent l'aspect d'un mince tapis vert soutenu lié au recouvrement important des
populations de Lepidozia reptans. Si son aspect général varie un peu en fonction des
syntaxons élémentaires le cortège des compagnes où dominent Mnium hornum,
Dicranella heteromalla et Dicranum scoparium en attenue assez sensiblement les
différences structurales.
SPECTRE BIOLOGIQUE DU LEPIDOZIO-MNIETUM HORNI
forme biologique. cortége global
type
rampante
pulvinée
cespiteuse
lichen A podétions
lichen foliacé
Source : MNHN, Paris
120 J. BARDAT
Le nombre moyen spécifique est de 6,13 ( s= 2,36) ce qui place le groupement
dans la moyenne des communautés humicoles décrites dans cette note.
Les statistiques biologiques soulignent la nette suprématie nominale des
bryochaméphytes rampantes devant les autres formes dont les proportions ne dépassent
guère 20%. Il convient toutefois de noter la présence d'un petit groupe de lichens
terrico-humicoles représentant 22,2% de l'effectif spécifique global.
Synécologie et variations majeures internes - Si tous les relevés présentés
dans le tableau n°6 ont été dressés à partir de stations localisées sur les talus ou les
bords de chemins (un cas sur quatre), le groupement est aussi observé sur souche
pourrissante.
Les sols sont argilo-limoneux surmontés d'un horizon humifère (moder-mor)
relativement épais ( x — 1,8 cm). La topographie des stations sur talus est assez
stéréotypée. La pente est forte ( X = 67,5°, s=16,7) et l'exposition est très fréquente
dans le quart NW-NE (7596 des cas observés). Ainsi, de par son écologie Lepidozia
reptans (méso-hygrophile sciaphile) impose au groupement qu'elle domine, les stations
en pente forte, exposées au nord sur un substrat trés organique en surface qui retient
bien l'humidité.
Deux sous-associations sont individualisées offrant en particulier un effectif
spécifique nettement différent:
La sous-association Leucobryetosum (rel. n^] à 10) dont la moyenne
spécifique atteint 8,2 (s= 1,03) est riche en cladonies et en bryophytes caractéristiques
des phases finales de colonisation des humus bruts et des litières hyper-acidiphiles
sous couvert forestier (Leucobryum glaucum, Polytrichum formosum, Tetraphis
pellucida). La présence de plusieurs espèces herbacées et d'arbrisseaux confirme ce
stade évolué (Deschampsia flexuosa, Calluna vulgaris, Pteridium aquilinum).
_ La sous-association typique (rel. n°11 à 24) présente un cortège plus réduit
(x= 4,6, s= 1,86) et un aspect marqué à la fois par l'absence des espèces appartenant
aux stades évolués et par la présence de taxons pionniers ou post-pionniers sur humus
brut peu épais définissant deux variantes:
- une à Calypogeia fissa (rel. n°12 & 13)
- une typique (rel. n°14 à 24)
Dans quelques cas le groupement devient presque paucispécifique (rel. n°22 à
24).
Géobotanique et synchorologie - Lepidozia reptans est largement répandu
dans l'ensemble de la région. Toutefois l'espece demeure associée aux souches pourris-
santes ou aux talus trés humiferes contigués aux foréts acidiphiles méso-sciaphiles ou
aux vieilles pinèdes.
Le bilan chorologique du groupement souligne la domination très nette du
groupe des circumboréales (61,8%) avec la présence d'une orophyte assez rare en
Haute-Normandie (Dicranum montanum). A contrario les atlantiques ne dépassent pas
20% de l'effectif global:
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 121
SPECTRE CHOROLOGIQUE DU LEPIDOZIO-MNIETUM HORNI
(cortège global)
circumboréales
circumboréales orophiles
oréo-atlantiques
euryatlantiques
subatlantiques
eu-atlantiques et
océaniques
subcosmopolites et
cosmopolites
méditerranéo-atl.
eury- et submédit.
A: Lepidozio reptantis-Mnietum horni de Haute Normandie.
B: bryoflore de Normandie (d'après Lecointe 1988).
Syndynamique - Ce groupement hyper-acidiphile très humicole voire sapro-
lignicole occupe une place caractéristique dans la série des syntaxons se succédant sur
des substrats très riches en matière organique. Il se situe entre les groupements pion-
niers mésophiles à Calypogeia muelleriana (Calypogeietum muellerianae Philippi
1963) ou à Diplophyllum albicans (Diploplyllo albicantis-Scapanietum nemorosae
Smarda 1947) et des communautés plus complexes dominées par Leucobryum
glaucum, Cladonia coniocraea et Polytrichum formosum.
Synsystématique - Le Lepidozio reptantis-Mnietum horni appartient au
Tetraphido-Aulacomnion androgynae (v. Krusenstjerna 1945) Barkman (1958). Le ta-
bleau synthétique dressé par v. Hübschmann (1986) permet de bien distinguer notre
groupement du Lepidozio-Tetraphidetum pellucidae (Barkman 1958) Maurer 1961. Ce
dernier offre en effet un cortège de l'alliance beaucoup plus riche en orophytes et
circumboréales humicoles ou sapro-lignicoles (Tetraphis pellucida, Plagiothecium
laetum, Lophocolea heterophylla, Herzogiella seligeri, Blepharostoma trichophyllum
etc.). Par contre le Lepidozio-Mnietum possède Dicranella heteromalla et Mnium
hornum. Rappelons que ces deux espèces sont rares ou absentes de la plupart (90%)
des relevés présentés dans le tableau n°155 de v. Hübschmann (1986). Le Lepidozio-
Tetraphidetum est une association essentiellement sapro-lignicole alors que le grou-
pement normand est très souvent humo-terricole.
Au cours d'un récent travail (Bardat 1989 a) nous avons mis en évidence un
groupement sapro-lignicole forestier conditionné sur les souches pourrissantes dominé
par Lepidozia reptans où Tetraphis pellucida est quasi absent ainsi que l'ensemble des
différentielles du Lepidozio-Tetraphidetum pellucidae mentionnées ci-dessus. Toutefois
il est un peu différent du groupement que nous décrivons ici par la rareté de
Dicranella heteromalla et de Mnium hornum. Tl s'agit trés certainement d'une sous-
association plus xérophile et dynamiquement plus évoluée.
GROUPEMENT A LOPHOZIA VENTRICOSA (Tabl. 7)
(Lophozietum ventricosae Neumayr 1971)
Structure et composition floristique - Si Lophozia ventricosa domine spa-
tialement le groupement, trois autres espèces offrent des fréquences très élevées (>
60%): Dicranella heteromalla, Diplophyllyum albicans et Dicranum scoparium. Dans
Source : MNHN, Paris
122 J. BARDAT
son ensemble c'est un groupement riche. Le nombre spécifique moyen est de 8,15
(s=2,16) ce qui le place en téte des groupements présentés dans cette étude. La structu-
re bryophytique est dominée par des bryochaméphytes rampantes (37,8%) avec, en
particulier un groupe important d'hépatiques à feuilles qui fournit 27,0% de l'effectif
global. Les autres types biologiques demeurent plus accessoires (types: 16,2%;
cespiteux: 10,8% et pulvinés 2,7%).Par contre les lichens terrico-humicoles sont très
bien représentés (32,5%), les espèces à podétions dominant largement (24,3%). Le re-
couvrement est presque toujours proche de 100%.
Synécologie et variations majeures internes - Ce groupement est exclu-
sivement observé sur les talus argilo-limoneux à forte charge de silex en contact avec
divers groupements forestiers acidiphiles dont voici le détail:
Fréquences des contacts entre le LOPHOZIETUM VENTRICOSAE
et les syntaxons forestiers contigus
chénaie-hétraie à houx
chénaic-boulaie oligotrophe
boulaie de dégradation
pinedes
Le sol est de type lessivé, très acide où l'horizon Ao (mor ou moder-mor) est
presque toujours présent (99% des cas observés) mais dont l'épaisseur est faible ( x=
1,02 cm, s= 0,83) Les stations sont trés pentues ( x= 68,9%, s= 19,8) et surtout
orientées dans le secteur NW-ENE (76,9% des cas). Cette exposition générale au nord
(s.L) contraste trés nettement avec celle observée au niveau de l'Aulacomnietum
androgynae et du Leucobryo-Tetraphidetum. Si globalement, le groupement dominé
par Lophozia ventricosa est méso-sciaphile et humo-acidiphile préférant, on peut dis-
tinguer trois sous-associations dont le déterminisme écologique souligne une certaine
amplitude de ce statut.
1- la sous-association à Cladonia coniocraea et Hypnum jutlandicum (rel. n°1
à 12) est la moins humicole. Elle est établie sur un sol limoneux peu argileux. Les sta-
tions ont une exposition assez variable, les orientations S à SW étant représentées dans
25% des cas observés.
2- la sous-association à Tetraphis pellucida, Lepidozia reptans et Hypnum
cupressiforme var. cupressiforme (rel. n°13 à 22) occupe des sols dont l'horizon
humifère Ao est très légèrement plus épais (1,0 cm contre 0,88cm). Les expositions
observées sont presque toujours situées dans le secteur NW-E (90,0% des cas).
3- la troisième sous-association (rel. n°23 à 26) offre un effectif spécifique
réduit mais la présence d'un faciès à Leucobryum glaucum permet l'expression d'une
forme épiphytique, Lophozia ventricosa se développant directement sur les coussinets
de Leucobryum glaucum. C'est la sous-association la plus humicole puisque l'horizon
humifère atteint une épaisseur moyenne de 1,6cm.
Géobotanique et synchorologie - Lophozia ventricosa est une hépatique assez
rare en Haute-Normandie (vingt-six stations sont connues). Sa distribution régionale
montre une forte concentration des stations dans la région de Conches en Ouche,
Evreux, le secteur de Brionne et en quelques points de la basse Seine (carte 5). Cette
espèce circumboréale est surtout inféodée aux talus bordant les forêts acidiphiles ap-
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 123
25 24 23 22
Carte 5 - Répartition de Lophozia ventricosa en Haute-Normandie - maille LF.F.B. (4x4 km)
partenant à la chénaie-boulaie ou bien à ses faciès de dégradation (boulaies et pinèdes
anthropiques de substitution).
SPECTRE CHOROLOGIQUE DU LOPHOZIETUM VENTRICOSAE
circumboréales
circumboréales-orophiles
oréo-atlantiques
eury-atlantiques
subatlantiques
eu-atlantiques de
océaniques
cosmopolites s.l.
méditerranéennes s.l.
Source : MNHN, Paris
124 J. BARDAT
Les statistiques chorologiques du groupement sont proches de celles de la
bryoflore normande au moins en ce qui concerne le groupe des circumboréales s.l. et
des atlantiques s.l. On remarque l'absence des méditérranéennes s.l Cette rareté des
éléments méridionaux est commune aux groupements acidiphiles humicoles de Haute-
Normandie au bénéfice du groupe des cosmopolites s.l.
Dans son ensemble le groupement normand apparait comme circumboréal do-
minant où se révèle une légère tendance orophile (8% du cortège global).
Syndynamique - Le Lophozietum ventricosae sinscrit dans la dynamique de
colonisation des talus limono-argileux ombragés à couverture humifère soutenue. Il oc-
cupe une place intermédiaire entre le Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae
(groupement terricole à faiblement humicole) et le Leucobryo-Tetraphidetum pellu-
cidae (groupement humicole strict), car il possède encore un groupe d'espèces
pionnières sur limon (Diplophyllum albicans, Dicranella heteromalla ou Scapania
nemorea) et déjà plusieurs taxons humicoles voire saprolignicoles (Dicranum
scoparium, Tetraphis pellucida, Leucobryum glaucum et plus rarement Cephalozia
lunulifolia).
Synsystématique - Ce groupement fait partie de l'alliance du Dicranellion
heteromallae, mais sa position syndynamique et le cortège des humicoles associé
confirme sa place charnière avec l'alliance du Tetraphido-Aulacomnion androgynae
dont il s'écarte par la présence quasi permanente de Dicranella heteromalla et
Diplophyllum albicans. Néanmoins c'est au niveau de sa sous-association à Tetraphis
pellucida et Lepidozia reptans (rel. n°13 à 22) que le lien dynamique et
phytosociologique est le plus marqué avec le Tetraphido-Aulacomnion. La balance
floristique est alors à peu prés équilibrée entre les deux alliances.
GROUPEMENT A LEUCOBRYUM GLAUCUM ET TETRAPHIS PELLUCIDA
(Tabl. 8)
(Leucobryo-Tetraphidetum pellucidae Barkman 1958)
Structure et composition floristique - Cette association est très souvent
dominée par Tetraphis pellucida qui forme des peuplements denses. Les espèces com-
pagnes les plus fréquentes sont: Cladonia coniocraea, Dicranum scoparium, Dicranella
heteromalla. Le nombre moyen d'espèces est plus faible que dans le Lepidozio-
Mnietum horni ( x=5,70, s=1,86 contre x=6,13, s=2,36). Mais certaines espèces for-
ment quelquefois des faciès. C'est le cas pour Dicranum scoparium, Leucobryum
glaucum et Campylopus flexuosus. Ces deux derniers taxons sont en outre des
différentielles de variantes. Tetraphis pellucida n'est pas toujours dominant puisque
dans 24,2% des cas ses peuplements restent assez discrets. Le recouvrement est sou-
vent proche de 100% mais parfois il peut étre voisin de 50% notamment sur les sou-
ches pourrissantes, Dans le cortège essentiel, les statistiques biologiques soulignent la
SPECTRE BIOLOGIQUE DU LEUCOBRYO-TETRAPHIDETUM
type biologique cortège global | cortège essentiel
bryochaméphyte type 28,0%
bryochaméphyte pulvinée 4,0%
bryochaméphyte cespiteuse 12,0%
bryochaméphyte rampante 40,0%
lichen A podétions 16,0%
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 125
suprématie des bryochaméphytes types et cespiteuses alors que les bryochaméphytes
rampantes dominent dans le cortége global.
Synécologie et variations majeures internes - Ce groupement est humicole
voire saprolignicole. On l'observe donc dans deux types de situations:
- soit sur des talus bordant des espaces forestiers acidiphiles où domine la
chénaie-boulaie oligotrophe (67% des cas observés). Les contacts avec les boulaies de
dégradation et les pinèdes sont nettement moins fréquents (13% pour chaque type fo-
restier),
- soit sur des souches pourrissantes au sein de la chénaie-boulaie (24% des cas
observés).
Sur le plan pédologique les stations sur talus limono-argileux offrent un hori-
zon humifère souvent épais ( x=2,8 cm, s=2,24). Près de la moitié des profils étudiés
présente un Ao d'épaisseur supérieure ou égale à 3 cm. Sur les talus le groupement oc-
cupe des positions topographiques accidentées dont la pente est en moyenne de 75°
avec une orientation assez variable mais présentant une nette préférence pour le sec-
teur E-SW (62,5%).
On peut distinguer deux variantes:
- une méso-xérophile à Campylopus flexuosus et Hypnum jutlandicum (rel. n°1
à 17) qui occupe surtout des pentes assez fortes ( x=64,6°, s=29,1) orientées essen-
tiellement dans le secteur E-SE (9 cas sur 12). Dans 24% des cas cette variante est
présente sur des souches pourrissantes.
- une plus hygrocline (rel. n°18 à 33) à Leucobryum glaucum et Hypnum
cupressiforme var. cupressiforme est présente sur des pentes plus fortes ( x=86,0°,
s=16,6) dont l'orientation est très variable mais plutôt axée dans le secteur sud à nord (
10 cas sur 16). L'épaisseur moyenne des humus dépasse 3 cm ( x=3,18 cm, s=2,39)
contre seulement 2,27 cm (s=2,25) dans la première variante.
Géobotanique régionale et synchorologie - La distribution régionale de
l'espèce dominante offre une lacune dans le secteur NE de la région (carte 6) liée lo-
calement à la faible représentation des forêts acidiphiles. Ce taxon humicole ou
saprolignicole se rencontre même dans les stations relativement sèches du sud de
l'Eure ou sur les versants boisés exposés au SW de la basse vallée de la Risle.
SPECTRES CHOROLOGIQUES COMPARATIFS
groupe chorologique Leucobryo-Tetraphidetum | Normandie (selon Lecointe 1988)
circumboréales 33,3%
circumboréales-orophiles 4,8% 48,1%
oréo-atlantiques 4,8% 4,0%
sub-atlantiques 9,5% 59%
euryatlantiques 23,8% 5.5%
eu-atlantiques & océaniques -- 4,5%
méditerranéo-atl.
eury-médit. & sub- 4,8% 22,1%
méditerranéennes LES
cosmopolites &
subcosmopolites 19,0% 9,8%
Source : MNHN, Paris
126 J. BARDAT
Carte 6 - Répartition de Tetraphis pellucida en Haute-Normandie - maille LF.F.B. (4x4 km)
Les statistiques chorologiques soulignent l'équilibre entre le groupe des
circumboréales et celui des atlantiques. La tendance atlantique est donc bien affirmée
par rapport à la bryoflore normande et plus encore vis A vis d'associations comme le
Aulacomnietum androgynae ct le Lepidozio-Mnietum horni.
Syndynamique - Le groupement à Tetraphis pellucida se situe à un niveau
élevé dans la dynamique de colonisation des talus ou des souches pourrissantes. Il
précède les syntaxons s'exprimant dans la phase finale d'occupation des substrats très
humifères et appartenant à la classe des Hypnetea cupressiformis. On peut le
considérer comme vicariant du Lepidozio-Mnietum horni dans les secteurs plus secs de
la Haute-Normandie.
Synsystématique - Le Leucobryo-Tetraphidetum pellucidae appartient à l'al-
liance de Tetraphido-Aulacomnion (v. Krusenstjerna 1945) Barkman 1958. Il se distin-
gue fort bien du Lepidozio-Mnietum horni par la constance de Tetraphis pellucida, la
présence significative de Campylopus flexuosus (51,196) et une plus grande fréquence
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 127
d'Hypnum jutlandicum. De même son caractère plus atlantique l'individualise net-
tement de la plupart des syntaxons d'Europe centrale présentés par v. Hübschmann
(1986) et composant le Tetraphido-Aulacomnion androgynae défini par cet auteur.
GROUPEMENT A PLAGIOTHECIUM UNDULATUM (Tabl. 9)
(Mnietum horni NORR 1969)
Structure et composition floristique - Plagiothecium undulatum conditionne
de manière quasi permanente l'aspect et la structure du groupement par ses rameaux
nombreux plats, brillants et son recouvrement toujours important. Parmi les espèces
associées seules Mnium hornum et Polytrichum formosum participent de manière
prépondérante au paysage défini par cette communauté.
Sur les 25 espèces de bryophytes observées dans le cortège global, six taxons
seulement possèdent une fréquence égale ou supérieure à 20%. La moyenne spécifique
est l'une des plus faibles enregistrées parmi les groupements humo-terricoles ( x=4,66,
s=1,62).
Les statistiques biologiques soulignent une très forte proportion des
bryochaméphytes rampantes par rapport à chacun des autres groupes dont les effectifs
ne dépassent pas 15% du cortège global.
SPECTRE BIOLOGIQUE
type
rampante
cespiteuse
pulvinée
L'effectif réduit du cortège essentiel annule les écarts observés dans le cortège global
pour les trois premiers types biologiques.
Synécologie et variations majeures internes - Si ce groupement exploite
régulièrement les talus forestiers limoneux très ombragés, plus rarement la base des
troncs et les souches, on peut quelquefois le rencontrer sous couvert forestier. Tous
les relevés du tableau n°9 ont été réalisés sur talus.
Le sol des talus est de type lessivé à micro-podzolique. Les horizons
humifères (Ao) sont très fréquents (76% des cas observés) mais leur épaisseur est très
variable ( x= 2,36 cm; s=2,55). Toutefois, dans 72% des cas celle-ci n'excède pas 3,0
cm.
80% des stations sur talus sont exposées dans le quart NW-NE offrant des
pentes faibles à moyennes ( x=43,8°, s=22,1). Ces conditions topographiques souli-
gnent le caractère méso-sciaphile du groupement, Son statut d'acidiphile est confirmé à
la fois par l'ensemble du cortège et le contact permanent avec des forêts acidiphiles et
mésoclines appartenant à plusieurs associations dont voici le détail:
chénaie-boulaie oligotrophe 34,3%
chénaie-hétraie à houx (Ilici-Fagetum Durin & coll.1967) 11,4%
chénaie à fougères (Dryopterido dilatatae-Quercetum Bardat 1989) 11,4%
chénaie A néflier (Mespilo-Quercetum Frileux 1974) 8,6%
Source : MNHN, Paris
128 J. BARDAT
chénaie-charmaie à jacinthe (Endymio-Fagetum holcetosum
(Durin & coll.1967) Bardat 1989) 22,9%
divers 11,4%
Rappelons que Wattez et de Foucault (1990) ont relevé des pH compris entre
3,7 et 4,4 pour les stations à Plagiothecium undulatum en Haute-Forét d'Eu (Seine-
Maritime) et en forét de Desvres (Pas-de-Calais).
En Haute-Normandie, les deux tiers environ (63,3%) des syntaxons forestiers
où s'observe ce groupement appartiennent à un groupe mésophile. Mais c'est au niveau
de la chénaie-boulaie oligotrophe (sous-association à myrtille 17,6%) et de la chénaie
à fougères que le groupement s'exprime le mieux. Néanmoins on peut souligner l'im-
portance du contact avec la chénaie-charmaie (sous-association à Holcus mollis) qui
fournit prés du quart des observations.
Quatre variantes ont été observées:
1- une variante hyper-acidiphile et humicole préférante (rel. n°1 à 12) définie
par la présence de Dicranum scoparium, Leucobryum glaucum et Lepidozia reptans.
Les profils pédologiques présentent une épaisseur souvent importante mais irrégulière
de l'horizon humifère (Ao: 6 cm; s=2,3),
2- une variante acidiphile établie sur sol moins évolué (rel. n°13 à 22)
caractérisée par la présence de Dicranella heteromalla et Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme. Les horizons humifères sont en moyenne nettement moins épais (Ao:
x=0,99 cm; s=1,9),
3- une variante méso-acidiphile plus sciaphile à Plagiothecium denticulatum
(rel. n°23 & 24),
4- une variante type (rel, n°25 à 35) sur sol généralement assez peu évolué où
les horizons humifères de type Ao (mor et moder) ont en moyenne 1,6 cm. Seul fait
exception à cette régle le relevé n°35 où l'épaisseur atteint 10 cm .
Les trois principales variantes offrent des contacts significatifs avec les grou-
pements sylvatiques voisins comme le montre le tableau suivant:
FRÉQUENCES RELATIVES DES VARIANTES DU GROUPEMENT A PLAGIOTHECIUM
UNDULATUM VIS-A-VIS DES SYNTAXONS FORESTIERS CONTIGUS
n° de variante 1 283 4
nombre de relevés 12 12 11
chênaie-boulaie 50,0% 33,3% 18,0%
chénaie hétraie à houx 8,3% 25,0% -
chénaie à fougères 83% 8,3% 18,0%
chénaie à néflier 16,7% 8,3% -
chénaie-charmaie - 16,7% 55,0%
divers 167% 8,3% 9,0%
Les trois premières variantes sont plus souvent associées à la chénaie-boulaie
et/ou à la chénaic-hétraie à houx, alors que la variante type est surtout en contact avec
la chénaie-charmaie à jacinthe.
Géobotanique régionale - En Haute-Normandie, Plagiothecium undulatum
(oréo-atlantique) présente une répartition trés axée le long du littoral cauchois, en bas-
Source : MNHN, Paris
M
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 129
Carte 7 - Répartition de Plagiothecium undulatum en Haute-Normandie et dans le nord de la
France - maille LF.F.B. (4x4 km). e observations depuis 1960, X observations
antérieures A 1960 (d'après Wattez & de Foucault (1990)). m pointages de Haute-
Normandie depuis 1978.
Source : MNHN, Paris
130 J. BARDAT
se vallée de la Seine (en aval de Rouen), dans les vallées secondaires (vallée de
Oudalle, de Rogerville, de la Rançon) et la basse vallée de la Risle. Les plus belles
stations sont rencontrées dans les vallées de Oudalle et de Rogerville où l'espèce peut
s'étendre abondamment au sol sous le couvert forestier et méme en épiphyte, alors que
plus on s'éloigne de la bordure maritime plus les stations se réduisent. Plagiorhecium
undulatum ne se maintient alors que sur des talus exposés au nord (carte 7). Cette dis-
tribution régionale est aussi le fait dun certain nombre de ptéridophytes et de
phanérogames (Bardat 1989) comme par exemple: Blechnum spicant, Luzula maxima
ou Asplenium scolopendrium. Cette répartition vient compléter pour le nord-ouest les
travaux de Wattez et de Foucault (1990) dans le nord de la France où l'espèce se
raréfie nettement, ne se maintenant qu'à proximité de la fagade maritime. L'axe de la
Seine apparait bien, dans sa partie aval, comme un couloir de pénétration vers l'est
d'influences climatiques favorables à cette espèce. Mais la topographie locale net-
tement accidentée (vallons encaissés orientés nord-sud) associóe à des sols humiferes
acides déterminent les conditions stationnelles les plus propices.
Synchorologie - Les statistiques chorologiques montrent une majorité de
circumboréales (53,8%) avec une bonne représentation du groupe des atlantiques
(23,0%). Ces chiffres sont légèrement supérieurs à la moyenne de la bryoflore
normande (cf. tableau ci-aprés). La présence certes modeste de Rhytidiadelphus loreus
et de Pseudotaxiphyllum elegans apporte une légère tonalité montagnarde à l'ensemble.
SPECTRES CHOROLOGIQUES COMPARATIFS
groupe groupement à bryoflore normande
chorologique Plagiothecium. (cf LECOINTE 1988)
circumboréales
circumboréales-
orophiles
subatlantiques
euryatlantiques
oréo-atlantiques
euatl.& océaniques
méditerranéo-atl.
eury-médit.
submédit,
cosmopolites &
subcosmopolites
Syndynamique - Ce groupement humicole représente un stade trés évolué et
stable de la dynamique de colonisation bryophytique des talus forestiers s'intégrant aux
groupements dominés par Mnium hornum. Le Mnietum horni constitue l'association la
plus commune des substrats limoneux acides fortement ombragés. La présence de
Plagiothecium undulatum est liée aux stations les plus fraîches où se renforce le
cortège des circumboréales et des orophytes s.l.
Synsystématique - V. Hübschmann (1986) considere les groupements
dominés par Plagiothecium undulatum comme des synusies (Moos-Synusien ou Moos-
Unionen). Selon cet auteur ce type de structure bryophytique se caractérise par un trés
grand développement spatial (plusieurs centaines de metres carrés parfois) souvent
monospécifique couvrant un sol trés organique (litière de résineux notamment). En
Haute-Normandie et dans bien d'autres régions de l'ouest de la France ce compor-
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 131
tement humicole sur litière est rare. Dans la plupart des cas l'espèce ne se maintient
que sur des talus, des petites buttes ou à la base des troncs accompagnée par un
cortège conséquent d'espèces acidiphiles. Or ce type de structure correspond bien au
troisième degré synusial de Gams (1918) qui est l'équivalent de l'individu d'asso-
ciation. Cette organisation confère donc au groupement qu'elle structure un rang plus
élevé dans la hiérarchie phytosociologique. Son appartenance à l'ordre des Dicranetalia
est certaine puisque ce groupement en possède les principales caractéristiques
(Hypnum cupressiforme spp., Dicranum scoparium, Polytrichum formosum, Mnium
hornum etc.). En outre il constitue probablement une sous-association du Mnietum
horni Nörr 1969 (alliance du Dicrano-Hypnion filiformis Barkman 1958) avec lequel il
est en contact régulièrement, ce qui semble confirmé par divers auteurs (Wattez et de
Foucault 1990, Doll 1980).
GROUPEMENT A BAZZANIA TRILOBATA (Tabl. 10)
(Bazzanietum trilobatae ass. nov.)
Structure et composition floristique - Cette communauté forme d'épaisses
touffes discontinues de quelques décimètres carrés occupant des surfaces variables
dont l'étendue peut atteindre plusieurs centaines de m?. Bazzania trilobata domine
presque toujours et de manière exclusive la physionomie du groupement. Le cortège
des compagnes est bien fourni, régulièrement marqué par une contribution spécifique
élevée de Dicranum scoparium, Leucobryum glaucum et Polytrichum formosum.
Dans l'ensemble la richesse floristique est assez irrégulière mais fortement
conditionnée par le développement de l'espèce caractéristique (moyenne spécifique:
5,58, s=2,36).
Les statistiques biologiques font apparaître une nette suprématie des formes
rampantes (s.l.) (mousses pleurocarpes et hépatiques à feuilles: 57,1%). Les autres ty-
pes biologiques demeurent secondaires: type (14,3%), pulviné (4,8%), cespiteux
(14,3%) et les lichens à podétions (9,5%).
Synécologie et géobotanique - L'espèce dominante est rare en Haute-
Normandie (10 stations connues). Toutefois dans la vallée de la Risle, quatre stations
se concentrent dans des petits vallons proches de Saint Paul de Fourques, Bretigny,
Saint-Benoît-des-Ombres et Brionne (carte 8). Ces vallons très encaissés et fortement
boisés contribuent par leur orientation générale ( sud-ouest / nord-est) à maintenir des
conditions climatiques stationnelles favorables (forte nébulosité, fréquentes gelées tar-
dives etc...) à l'expression d'un cortège d'orophytes sl. (Bazzania trilobata,
Barbilophozia attenuata, Rhytidiadelphus loreus, Plagiothecium cavifolium, Cephalozia
lunulifolia). Ainsi Escourroux (1978) met en évidence des périodes de gel
particulièrement longues dans ce secteur (96 jours de gel en 1975 à Brionne).
Si le groupement occupe fréquemment le flanc des vallons exposé au nord
ouest et plus précisément le tiers supérieur son exposition stationnelle vers le nord est
liée à des replis secondaires latéraux du terrain.
Le couvert forestier est constitué d'une chênaie-boulaie oligotrophe
caractéristique des stations de biefs à silex (Bardat 1989 a) parfois à proximité de
pinèdes anthropiques situées en contre-haut. Le sol très humifère appartient au groupe
podzolique à dysmoder et mor. Ce groupement strictement humicole hygrotherme in-
vestit des substrats argilo-siliceux grossiers (biefs et colluvionnements périglaciaires)
recouverts d'humus brut assez épais (2 cm à 15 cm), plus rarement la litière ou les
souches.
Source : MNHN, Paris
132 J. BARDAT
23
Carte 8 - Répartition de Bazzania trilobata en Haute-Normandie - maille LF.F.B. (4x4 km).
Variations écologiques majeures internes - On constate de faibles variations
floristiques internes liées à une légère évolution dynamique entre les divers relevés.
Trois variantes sont mises en évidence:
1- la variante n°1 (rel. n°1 à 3) constitue l'holotype du groupement,
2- la variante n°2 (rel, n°4 à 11) à Mnium hornum est le syntaxon élémentaire
le plus évolué et le plus sciaphile où se développent déjà quelques phanérogames
(Deschampsia flexuosa et Vaccinium myrtillus) appartenant au cortège herbacé classi-
que de la chénaie-boulaie oligotrophe,
3- la variante n°3 (rel. n°12 à 19) est la "plus montagnarde" avec une
fréquence élevée de Dicranum majus. Le stade dynamique est équivalent à celui de la
variante précédente mais se situe dans un contexte plus frais et plus humide.
Synchorologie - Comparé à l'ensemble de la bryoflore normande, le grou-
pement est fortement marqué par une empreinte montagnarde. L'absence des éléments
méditerranéens (s.l) et la réduction sensible des atlantique (s.i.) sont particulièrement
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 133
significatives. C'est aussi la communauté bryophytique la plus orophile parmi celles
étudiées dans cette note.
SPECTRES CHOROLOGIQUES COMPARATIFS
groupes chorologiques Haute-Normandie Normandie
(cf. Lecointe 1988)
circumboréales 32,1%
circumboréales-
orophiles
oréo-atlantiques
euatlantiques
subatlantiques &
eury-atlantiques
océaniques
méditerranéo-atl.
eurymédit. & submédit.
cosmopolites (s.L)
Syndynamique - Son statut d'humicole strict situe le Bazzanietum trilobatae à
un stade très évolué de l'ontogénèse des groupements acidiphiles humicoles. C'est un
syntaxon final de cette succession sous des conditions climatiques stationnelles très
fraîches et humides. La présence d'espèces herbacées (Deschampsia flexuosa et
Vaccinium myrtillus) dans près de la moitié des relevés confirme cette position.
Synsystématique - Le calcul de la contribution synsystématique des espèces
(cf. tableau ci-après) montre l'importance des éléments de la classe des Hypnetea
cupressiformis Jezek et Vondracek 1962. L'appartenance du groupement à l'ordre des
Dicranetalia est probable. Il y constitue un syntaxon à part entière qui assure la liaison
avec des groupements sapro-lignicoles de l'ordre des Lepidozio-Lophocoletea v.
Hübschmann 1976:
CONTRIBUTION SYNSYSTÉMATIQUE (CS)
classe de présence 1 D m us
cotation 2 4 8 15 EOS
classes de référence:
Pogonato-Dicranelletea 3 6
Lepidozio-Lophocoletea 3 1 1 18
Hypnetea cupressiformis 4 2 3 2 104
divers 2 4
(effectif: 21 taxons)
Remarque: le caractére synusial du groupement à Bazzania trilobata décrit
par Neumayr (1971) dans le Regensburg (Allemagne) ne me semble pas s'exprimer en
Haute-Normandie od l'association offre une bonne homogénéité stationnelle et
floristique, méme si elle se situe à la croisée de divers:s alliances. Car il s'y exprime
certains liens incontestables avec des associations du Tetraphido-Aulocomnion
Source : MNHN, Paris
134 J. BARDAT
androgynae et probablement en zone plus montagneuse avec le Blepharostomion
trichophylii comme le suggèrent les relevés de Neumayr (op. cit.).
GROUPEMENT A BARBILOPHOZIA ATTENUATA (Tabl. 11)
(Barbilophozietum attenuatae ass. nov.)
Structure et composition floristique - Ce groupement est toujours de surface
restreinte (10 à 30 dm?), offrant une physionomie très caractéristique liée au fort re-
couvrement de l'espèce dominante (Barbilophozia attenuata). Celle-ci forme un tapis
régulier, épousant fidèlement les irrégularités du support avec ses tiges fertiles
dressées. Toutefois suivant le substrat colonisé l'épaisseur varie. Là où l'humus est
mince ou sur bois pourrissant ce tapis ne dépasse guère 2 cm. Par contre en situation
de terrico-humicole sur sol profond il peut atteindre 5 à 6 cm. Le cortège floristique
possède peu d'espèces à forte présence (classes IV et V) (Barbilophozia attenuata et
Dicranum scoparium); la plupart des autres taxons de présence moyenne (classe IIT)
participent à la définition de deux variantes à déterminisme stationnel. La moyenne
spécifique-est de 6,33 (lichens compris) avec une faible variation du nombre de taxons
par relevé (s=0,89). Le recouvrement varie entre 80% et 100%.
Les statistiques biologiques font apparaître un important cortège d'hépatiques à
feuilles (huit taxons) qui renforce considérablement le groupe des formes rampantes
(50,0%) celui-ci dominant les autres types biologiques: cespiteux (15,4%), type
(11,5%) et pulviné (3,9%). On note la présence d'un petit groupe de cladonies qui
représente 15,4% de l'effectif global.
Synchorologie - Les données chorologiques (établies uniquement sur les
bryophytes) soulignent à la fois un fond circumboréal (38,1%) mais aussi une forte
contribution spécifique des orophytes et des atlantiques s.l.(voir tableau ci-après):
CONTRIBUTION CHOROLOGIQUE DES ESPÈCES (cc) (cortège global: 21 taxons)
classe de présence 1 il ON wt Ve
cotation 2 4 8 NE RTS
groupes chorologiques
circumboréales 6 1 16
circumboréales orophytes 1 2
oréo-atlantiques 3 1 38
sub-atlantiques 1 8
eury-atlantiques 3 2 2
cosmopolites et
sub-cosmopolites 1 1 1 38
Globalement le groupement offre un profil atlantique à tonalité montagnarde
marquée.
Synécologie - La plasticité écologique de Barbilophozia attenuata conduit à
observer le groupement sur des souches pourrissantes mais aussi sur le sol très
humifère des sous-bois, sur les talus ou bien encore sur les rochers (grès ou silex
gélifractés) en situation humo-épilithique. La plupart du temps cette communauté est
au contact des pinèdes ou de la chênaie-boulaie oligotrophe (variante à myrtille).
Géobotanique - La répartition régionale de Barbilophozia attenuata montre à
la fois sa rareté (11 stations connues) et une distribution dans la moitié ouest de la
Haute-Normandie (carte 9). Dans plus de 50% des cas les populations se réduisent à
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 135
Carte 9 - Répartition de Barbilophozia attenuata en Haute-Normandie - maille LF.F.B. (4x4 km).
quelques dm? sur des souches ou des talus bien ombragés toujours en contexte fores-
tier très acidiphile. La région de Brionne (vallée de la Risle) offre les plus beaux peu-
plements qui se répartissent en plusieurs endroits proches les uns des autres A
l'intérieur de quelques vallons secondaires fortement boisés. C'est aussi dans ce contex-
te que se localisent les colonies de Bazzania trilobata conférant un intérét botanique
tout A fait particulier à ces ensembles sylvatiques. Notons enfin la présence de Kurzia
sylvatica, espèce très rare en Normandie et probablement proche de sa limite vers le
nord-est.
Syndynamique - Le groupement correspond à un stade évolué de dégradation
des substrats ligneux ou des humus bruts. Il précéde le groupement final des supports
hyper-acidiphiles à Dicranum scoparium et Hypnum cupressiforme. Mais il représente
localement la communauté bryophytique climacique humicole lorsque les conditions
atmosphériques stationnelles présentent des caractéristiques suffisantes de fraicheur et
d'humidité.
Variations majeures internes - On peut distinguer deux variantes:
Source : MNHN, Paris
136 J. BARDAT
1- l'une (rel. n°1 à 4) (holotype) caractérisée par un petit groupe d'espèces très
humicoles et méso-sciaphiles préférantes (Leucobryum glaucum, Dicranum majus et
Lepidozia reptans) est souvent établie sur les talus forestiers avec un statut d'humo-
terricole,
2- la seconde (rel. n°5 à 12) franchement plus héliophile occupe les troncs
pourrissants ou les rochers recouverts d'humus brut offrant un cortège différentiel
dominé par Campylopus flexuosus, Cladonia squamosa ct Pleurozium schreberi. On
note la nette préférence d'Hypnum jutlandicum pour la seconde variante. L'espèce est
une bonne indicatrice des stations relativement bien éclairées pouvant supporter des
conditions temporaires xériques.
Synsystématique - Si Barbilophozia attenuata appartient aux Lepidozio-
Lophocoletea, le nombre de taxons dépendant de cette classe et de celle des Hypnetea
cupressiformis est identique ( cf. tableau ci-après). Toutefois le calcul de la contribu-
tion synsystématique des espèces permet de situer plus nettement ce groupement dans
la première classe en précisant que de par sa composition floristique il dépend très
probablement de l'alliance du Tetraphido-Aulacomnion. Il convient néanmoins de res-
ter prudent compte tenu du nombre restreint de relevés (12) attribuable à ce syntaxon
et sur la base duquel le calcul de la CS est réalisé.
CONTRIBUTION SYNSYSTÉMATIQUE DES ESPÈCES (CS) (effectif 21 taxons)
classe de fréquence 1 H DI IV V
cotation p 4 8 16 32 CS
classes de référence:
Pogonato-Dicranelletea 4 1 2
Lepidozio-Lophocoletea 4 1 2 1 60
Hypnetea cupressiformis 5 1 1 1 54
GROUPEMENT A NARDIA SCALARIS (Tabl. 12 )
(Nardietum scalaris Philippi 1956)
Structure et composition floristique - Outre Nardia scalaris qui offre un re-
couvrement toujours supérieur à 60%, ce groupement acidiphile est caractérisé par la
constance de: Dicranella heteromalla, Diplophyllum albicans et Mnium hornum dont le
recouvrement individuel ne dépasse guère 20%. Le cortège spécifique structurant est
donc très homogène et stable quelle que soit la variante considérée.
Le nombre spécifique moyen est de 7,18 offrant une faible dispersion (S=1,60)
ce qui classe le groupement parmi les plus riches en espèces après le Cephalozielletum
divaricatae et le Lophozietum ventricosae.
Les statistiques biologiques font apparaître une nette suprématie des formes
rampantes (45,0%) devant les formes types (30,0%), les formes cespiteuses demeurant
un peu plus secondaires (25,0%).
Synécologie et variations majeures internes - Le groupement occupe des ta-
lus forestiers limoneux acides réavivés par l'érosion gravitaire où l'imprégnation
humifère est faible voire inexistante (souvent inférieure à 1 cm). La microtopographie
des stations permet d'observer des pentes variant de 5° à 110° exposées presque tou-
jours dans le quart nord-est.
Deux sous-associations sont mises en évidence:
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 137
1: une sous-association (rel. n°1 à 4) "calypogeietosum" caractérise un stade
juvénil de l'association. Le substrat limoneux n'offre pratiquement aucune trace visible
d'accumulation de matière organique. Le groupe spécifique différentiel est composé de
taxons pionniers des limons bien abrités (Calypogeia fissa, Pogonatum aloides) ou peu
humiféres (Cephalozia bicuspidata, Pogonatum nanum).
2: une sous-association "dicranetosum" (rel. n°5 à 10) exprime une étape dy-
namique sensiblement plus "mûre" où le groupe différentiel révèle un niveau plus
élevé d'imprégnation humifère qui passe de 0,5 cm à 2,0cm en moyenne (Dicranum
scoparium, Lophozia ventricosa et Hypnum cupressiforme).
Géobotanique et synchorologie - Nardia scalaris (circumboréale sub-
orophile) est assez commune en Basse-Normandie armoricaine (Lecointe 1981) mais
beaucoup plus rare dans le secteur sédimentaire de la Normandie s.l. (carte 10). Elle y
occupe surtout la partie ouest de la Haute-Normandie, recherchant les petits vallons
frais où se maintiennent des conditions climatiques sub-montagnardes (gels fréquents
et tardifs, humidité de l'air souvent élevée abaissant la moyenne locale des
températures). Rappelons que sa relative abondance n'est effective que dans le nord-est
de la France et aux confins du Massif Central dès que l'altitude atteint 400 à 500m.
SPECTRES CHOROLOGIQUES
groupe chorologique Nardietum bryoflore
scalaris normande*
circumboréales
circumboréales-
orophiles
oréo-atlantiques
eury-atlantiques
sub-atlantiques
eu-atlantiques &
océaniques
méditerranéo-atl.
eurymédit.& sub-
méditerranéennes
cosmopolites et
sub-cosmopolites
* d'après Lecointe 1988.
CONTRIBUTION CHOROLOGIQUE (CC) DES ESPÈCES DU NARDIETUM SCALARIS de
Haute-Normandie
classe de présence 1 D DI IV M
cotations 2 4 8 16 32 CS
circumboréales &
circumb. orophiles 5 1 3 110
oréo-atlantiques 1 2
eury-atlantiques 1 1 1 1 46
sub-atlantiques 1 1 6
cosmopolites +
sub-cosmopolites 3 1 22
Source - MNHN, Paris
138 J. BARDAT
t
X
it
iet
M
t
Carte 10 - Répartition de Nardia scalaris en Haute-Normandie - maille I.F.F.B. (4x4 km).
Sur le plan synchorologique l'association présente un cortège équilibré entre le
groupe des circumboréales et celui des atlantiques s.l. (respectivement 9 et 7 taxons) et
une représentation significative des orophytes (10,0%). Néanmoins le calcul de la
contribution chorologique souligne la forte empreinte des circumboréales (cf. tableaux
ci-dessus).
Syndynamique - Malgré sa rareté en Haute-Normandie, on peut placer ce
groupement entre des syntaxons pionniers sciaphiles préférants (st) des sols
limoneux bruts comme le Calypogietum fissae ou le Pogonatetum aloidis, et le
Diplophyllum albicantis-Scapanietum nemorosae qui occupe une position centrale dans
la syndynamique des groupements acidiphiles terrico-humicoles de cette région (Bardat
1989 b).
Synsystématique - Cette association est bien connue en Europe de l'ouest.
Elle appartient à la classe des Pogonato-Dicranelletea et plus précisement à l'ordre des
Dicranelletalia heteromallae. Toutefois lorsque l'on compare divers groupements
dominés par Nardia scalaris décrits en Europe occidentale (Tabl. 13) s'individualisent
Source : MNHN, Paris:
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 139
deux cortèges floristiques importants appartenant à deux alliances de l'ordre pré-cité:
le Dicranellion heteromallae et le Pogonation urnigeri.
Le bilan floristique souligne une nette opposition de ces deux cortèges; le pre-
mier relatif au Dicranellion heteromallae (Pogonatum aloides, Lophozia ventricosa,
Diplophyllum albicans etc.): le second dépendant du Pogonation urnigeri avec notam-
ment: Ditrichum heteromallum, Pogonatum urnigerum et Jungermannia gracillima.
Sur cette base d'analyse il semble possible de discriminer deux associations où Nardia
scalaris est présente:
- d'une part le Nardietum scalaris Philippi 1956 appartenant au Dicranellion
heteromallae (Tabl. 13, colonnes n°1 à 4) auquel sont assimilables le groupement
haut-normand, la sous-association type du Pogonatetum urnigeri décrite par Marstaller
(1984) et le groupement du Weserbergland (Philippi 1963). Les relevés de Neumayr
(1971) (colonne n*5) offrent une hétérogénéité spécifique qui les situe à l'interface des
deux alliances,
- d'autre part le Pogonatetum urnigeri Herzog 1943 appartenant au Pogonation
urnigeri v. Krusenstjerna 1945 (Tabl. 13 colonnes n°6 à 9), duquel font partie les
sous-associations oligotrichetosum hercyni et plagiothecietosum cavifolii du Pogonation
urnigeri de Marstaller (1984), les relevés du Harz (Philippi 1963) et de Forét Noire
(Philippi 1956).
CONTRIBUTION SYNSYSTÉMATIQUE (CS) DES ESPECES DU NARDIETUM SCALARIS de
Haute-Normandie
€íOÉÁ zzz <a —KX2>+>
classe de
présence 1 D m ow v
cotation 2 4 EN NS cs
Pogonato-Dicranelletea 3 3 3 114
Lepidozio-Lophocoletea 1 2
Hypnetea cupressiformis 4 1 1 1 64
divers 3 6
GROUPEMENT A HOOKERIA LUCENS (Tabl. 14)
(Hookerietum lucentis LECOINTE & PROVOST 1970)
Structure et composition floristique - Le groupement est souvent dominé
physionomiquement par Hookeria lucens, l'ensemble du cortège d'accompagnement
restant dispersé. Seul Lophocolea bidentata se maintient dans tous les relevés. Malgré
le petit nombre de relevés (5) l'effectif taxonomique est assez régulier et relativement
fourni ( x=6,6, s= 1,95). Les statistiques biologiques soulignent la très nette suprématie
des formes rampantes (63,2%) devant les formes types (21,0%) et les cespiteuses
(10,5%). On notera la présence modeste mais significative de la forme sphagnoïde
(Sphagnum subsecundum).
Synécologie et géobotanique - Cette communauté, très rare en Haute-
Normandie, occupe deux types de stations: l'une sur talus très frais, l'autre en bordure
de ruisseau à la limite de l'eau mais toujours sur un substrat limono-argileux devenant
très argileux dès huit à dix centimètres de profondeur. Sur talus, l'horizon humifère
reste peu épais (1 cm à 4cm - type moder). Le bord de ruisseau offre un profil où l'ho-
rizon humifere tourbeux est épais de 4 cm. Les sites sont trés ombragés avec un
Source : MNHN, Paris
140 J. BARDAT
contexte forestier marqué par la présence soit d'une chénaie acidiphile oligotrophe ou
bien d'une boulaie tourbeuse.
Sa présence sur talus, loin de tout point d'eau permanent, constitue sans doute
un des facteurs limitants pour ce groupement, qui bénéficie toutefois très localement
d'une fraîcheur et d'une humidité suffisantes pour se maintenir. Hormis le site de Cap
d'Ailly (Tabl. 14, rel. n° 5), les autres stations occupent des surfaces très modestes (1
dm? à 2 dm?) confirmant la situation précaire de cette communauté qui atteint ici sa li-
mite nord-ouest (absente ou très rare dans le nord de la France et le Bassin Parisien
central).
Synchorologie - Malgré une proportion importante de circumboréales (52,6%),
le groupe des atlantiques (s...) occupe plus du quart de l'effectif global (31,7%) com-
prenant en outre une espèce orophile (Dicranum majus). L'empreinte atlantique (s.l)
est caractéristique de ce groupement. Elle est renforcée par la présence constante d'une
espèce océanique-montagnarde (Hookeria lucens).
Syndynamique - Les conditions écologiques limites dans lesquelles le grou-
pement est observé en Haute-Normandie montrent la fragilité d'un tel syntaxon dans la
dynamique d'occupation des talus frais ou sub-humides très ombragés. La présence de
quelques espèces terricoles pionnières (Calypogeia fissa, Calypogeia arguta) indiquent
un stade post-pionnier où la concurrence d'un groupe de taxons méso-sciaphiles
acidiclines (Plagiochila asplenioides, Plagomnium undulatum etc.), indicateur d'un sta-
de dynamique plus évolué, est déjà très forte. Le seul cas observé sur substrat
tourbeux (rel. n°5) en bordure immédiate d'un ruisseau représente l'exemple type de
cette association rivulaire sylvatique. Une légère érosion gravitaire assure
régulièrement un renouvellement partiel du peuplement.
Synsystématique - Afin de mieux cerner son appartenance phytosociologique,
nous avons comparé nos résultats hauts-normands avec divers groupements observés
dans l'ouest de l'Europe où domine Hookeria lucens accompagné ou non par
Trichocolea tomentella (Tabl. 15). Marstaller (1980) souligne en effet la difficulté de
différencier le Hookerietum lucentis Lecointe et Provost 1970 dont l'identification a été
réalisée sur la base d'un petit nombre de relevés et le Trichocoleetum tomentellae
(Herzog 1943) Heinemann & Vanden Berghen 1946.
En premier lieu, observons que les deux espèces caractérisant ces deux
syntaxons se côtoyent souvent dans les deux associations. Néanmoins, en Bretagne,
Denise-Lalande (1985) précise que le Hookerietum lucentis occupe des substrats dont
la gamme de pH est souvent inférieure à 6,0, alors que le Trichocoleetum tomentellae
fréquente des sols à pH voisin de 6,0 voire nettement plus près de la neutralité et
même au delà sur des substrats carbonatés (cf. van der Dunk 1972 & 1973). D'après
le tableau synthétique n°15 on notera surtout la présence de taxons très acidiphiles
humicoles pour une bonne part (Mnium hornum, Lepidozia reptans, Pseudotaxiphyllum
elegans) dans le groupement à Hookeria lucens. D'autre part le classement de
l'Hookerietum lucentis dans le Brachythecion rivularis Hertel 1974 par v. Hübschmann
(1986) ne paraît pas satisfaisant car l'extrême indigence du cortège de cette alliance est
évidente. Par contre des éléments significatifs de l'alliance du Dicranellion
heteromallae confortent plutôt sa place dans cette dernière. L'Hookerietum lucentis se
rapproche méme du Pellietum epiphyllae nonobstant le fait que ce dernier offre une
plasticité écologique nettement plus marquée. Enfin il semble possible d'envisager
deux sous-associations: l'une ayant comme différentielle Trichocolea tomentella qui
représenterait l'aile la plus hygrophile, la sous-association type étant moins hygrophile
et plus acidiphile. Le regroupement des associations hygrophiles du Dicranellion dans
une sous-alliance particulière serait envisageable: le Pellienion epiphyllae incluant ain-
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 141
si, l'Hookerietum lucentis, le Trichocoleetum tomentellae, le Pellietum epiphyllae et le
Pellio-Eurhynchietum stokesii (association nouvelle étudiée plus loin).
GROUPEMENT A CEPHALOZIA LUNULIFOLIA ET LEPIDOZIA REPTANS
(Tabl. 16)
(Lepidozio reptantis-Cephalozietum lunulifoliae Lecointe et de Foucault 1975)
Composition floristique et structure - La physionomie générale du grou-
pement est marquée par la forte représentation spatiale des hépatiques à feuilles avec
parfois des coussinets épars de Dicranum scoparium et plus rarement par des gazons
denses de Tetraphis pellucida. Le spectre biologique offre un équilibre relatif entre les
divers types suivants:
Bryochaméphytes rampantes 30,8%
Bryochaméphytes cespiteuses 23,1%
Bryochaméphytes types 15,4%
Les formes pulvinées demeurent très secondaires (7,7%) alors que les lichens
du genre Cladonia représentent 23,1% du cortège global. Le nombre spécifique moyen
est de 6 avec une faible dispersion (s=1,83) et un recouvrement souvent proche de
100%.
Synécologie - Cette association est connue pour être sapro-lignicole acidiphile
et hygrosciaphile. Mais les humus bruts lui conviennemt également lorsque l'humidité
du sol et de l'air est suffisamment élevée. Ainsi le tableau 16 regroupe des relevés à la
fois représentatifs d'individus d'association observés sur des troncs écorcés pourrissants
(rel. n°6 & 7) et sur des talus très humifères (rel. n°1 à 5) où l'horizon organique de
surface (type mor) varie de 0,5 cm à 2 cm. Il repose toujours sur un substrat limono-
argileux à granulométrie hétérogène de silex gélifractés.
Les sites boisés où s'exprime le groupement appartiennent au contexte
acidiphile à hyper-acidiphile:
rel. n°1: chénaie-boulaie à fougère aigle,
rel. n°3: hétraie-chénaie à Vaccinium myrtillus,
rel. n°2 & 5: pinède à fougère aigle,
rel. n°4: chénaie-boulaie à callune et Leucobryum glaucum,
rel. n°6 & 7: chénaie-boulaie à Vaccinium myrtillus.
Le contexte forestier correspond à des flancs de vallons encaissés, trés frais od
la topographie accidentée (dénivellation de 50 à 70 m) permet le maintien de condi-
tions hygrométriques favorables méme en période estivale.
Le trop petit nombre de relevés ne permet pas de mettre en évidence des va-
Tiations internes très significatives. On peut néanmoins distinguer quelques nuances
correspondant plus à des stades dynamiques que stationnels. Ainsi les relevés n°1 à 3
et 6 paraissent définir une phase initiale alors que les autres relevés possèdent déjà des
espèces plus humicoles que sapro-lignicoles,
Syndynamique - Dans l'état actuel des connaissances, Cephalozia lunulifolia
est une espèce oréo-atlantique très rare en Haute-Normandie. C'est aussi le cas dans le
Vexin français (Allorge 1922). L'espèce ne semble pas citée en Picardie et dans le
Nord. Mais elle réapparaît dans le Brabant et le district mosan (Vanden Berghen 1979)
en contact alors avec le massif ardennais où elle est très commune. De même, selon
un gradient s'incrivant d'est en ouest, l'espèce est déjà plus commune en Basse-
Normandie (Lecointe 1981). Elle n'est pas observée en forêt de Perseigne (Orne,
Source : MNHN, Paris
142 J. BARDAT
Lecointe 1977) mais devient fréquente en Bretagne. Ces deux póles principaux de
répartition conditionnés par une pluviosité annuelle égale ou supérieure à 800mm
(Lecointe 1981) justifie son statut d'espèce oréo-atlantique. Toutefois hors de ces vas-
tes secteurs privilégiés, la permanence d'une hygrométrie élevée dans certains vallons
boisés, non prise en compte dans les statistiques climatiques régionales, permet le
développement local de Cephalozia lunulifolia.
Si les quelques relevés du tableau 16 n'autorisent pas l'établissement de statis-
tiques objectives, par contre le calcul de la contribution chorologique prenant en
compte la fréquence relative des taxons, met en évidence l'importance du groupe des
atlantiques s.l. vis à vis des circumboréales, les orophytes dominant nettement l'ensem-
ble:
circumboréales 16
circumboréales orophiles 32
oréo-atlantiques 34
eury-atlantiques 28
sub-atlantiques 2
sub-cosmopolites 8
Synsystématique - Ce groupement appartient à l'ordre des Lophocoletalia
heterophyllae qui regroupe les communautés bryophytiques sapro-lignicoles. Toutefois
la place qu'il y occupe nécessite quelques remarques. Un groupement très analogue a
déjà été décrit par Lecointe & de Foucault (1977) et observé dans le Bois de la Tour
près de Falaise (Calvados). Les auteurs proposent la création d'une nouvelle asso-
ciation: le Lepidozio reptantis-Cephalozietum mediae (= C. lunulifoliae) qu'il placent
dans l'alliance de Blepharostomion trichophylli (Stefureac 1941) Barkman 1958. Cette
alliance caractérise les groupements sapro-lignicoles des forêts hygrophiles des zones
altantiques, montagnardes et subalpines. Or notre groupement est floristiquement et
écologiquement proche de la communauté de Basse-Normandie. Mais il offre plus
d'affinités avec l'alliance du Tetraphido-Aulacomniom androgynae (v. Krusenstjerna
1945) Barkman 1958 à la fois parce qu'il lui manque, hormis Cephalozia lunulifolia,
les éléments différentiels du Blepharostomion comme Nowellia curvifolia ou
Blepharostoma trichophyllum d'ailleurs peu représentés dans le Bois de la Tour (3
relevés sur 9).
Si la présence de lune des espèces caractéristiques de cette alliance
(Blepharostoma trichophyllum) n'est pas attestée en Haute-Normandie, en revanche
Nowellia curvifolia bien que rarissime est observée dans trois stations du département
de l'Eure mais où elle n'est jamais associée à Cephalozia lunulifolia.
L'appauvrissement du Blepharostomion dans le nord-ouest de la France et no-
tamment dans l'est du district armorico-normand est tel que ses espèces caractéristiques
ont une présence très irrégulière. Aussi observe-t-on très rarement plusieurs taxons en-
semble. Les relevés n°1, 3 & 4 du tableau 1 de Lecointe & de Foucault (1977) pour-
raient en étre l'ultime expression. Mais la définition de cette association sur la base
d'une petite série de relevés issus d'un territoire aussi restreint demeure insuffisante. Il
conviendrait comme le suggèrent les auteurs, de reconsidérer le groupement dans une
aire plus vaste. Les relevés hauts-normands apportent donc une information
intéressante puisqu'ils sont situés à plus de 80km au nord-est du site bas-normand.
En Haute-Normandie, la présence presque systématique de Tetraphis pellucida
révèle une situation écologique limite du groupement en particulier dans les stations
sur talus. Ceci explique en outre l'absence de Lophocolea heterophylla espèce
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 143
pionnière sapro-lignicole qui ne résiste pas au développement rapide des peuplements
de Tetraphis pellucida.
Cephalozia lunulifolia occupe souvent des substrats terreux très humifères qui
constituent les seuls refuges possibles pour l'espèce en l'absence ou la grande rareté
des supports ligneux pourrissants dans ces stations, L'espèce ne semble pas réaliser de
reproduction sexuée car aucune trace de périanthes n'a pu être observée.
Le groupement est assimilable au Lepidozio reptantis-Cephalozietum
lunulifoliae Lecointe & de Foucault 1977 mais la place de celui-ci paraît être à la
charnière du Blepharostomion et du Tetraphido-Aulacomnion. Le bilan des groupes
floristiques respectifs conduit à placer cette association dans l'aile la plus méso-
hygrophile du Tetraphido-Aulacomnion. On peut ainsi définir trois sous-associations:
- une orophile, représentée par les relevés n°1, 3 & 4 du tableau 1 de Lecointe
& de Foucault, constituant le lien direct avec le Blepharostomion,
- une type, regroupant les relevés n° 2, 5 & 8 du tableau 1 des mêmes auteurs,
- une oréo-atlantique à Tetraphis pellucida, représentée par le tableau 16 de la
présente note. Elle assure la liaison avec le Leucobryo-Tetraphidetum dans les stations
les plus sèches ou bien avec le Lepidozio reptantis-Mnietum horni dans les zones frai-
ches ne possédant plus les caractéristiques climatiques stationnelles sub-montagnardes.
GROUPEMENT A PELLIA EPIPHYLLA (Tabl. 17)
(Pellietum epiphyllae (Schade 1923) Ricek 1970)
Composition floristique et structure - Pellia epiphylla constitue des peu-
plements souvent trés denses sur des talus forestiers argilo-limoneux frais recouvrant
parfois des surfaces de plusieurs dizaines de dm?. Cette hépatique à thalle est
régulièrement accompagnée par trois bryophytes: Dicranella heteromalla, Calypogeia
Jissa et Mnium hornum qui ne dominent jamais. Le recouvrement global est souvent
voisin de 100%. Le cortège spécifique moyen est voisin de six ( x=6,18, s= 1,89). Le
spectre biologique est largement dominé par les formes rampantes (73,196) devant les
formes types (19,2%). Les autres types biologiques ainsi que les lichens sont très se-
condaires (3,8%). Mais les hépatiques à elles seules représentent 42,3% de l'effectif
global (lichens compris).
Synécologie - Le groupement s'établit sur des talus trés pentus argilo-limoneux
acides ou bien dans les fossés bordant les chemins forestiers associé à une flore
herbacée de type méso-sciaphile et acidiphile. L'exposition du groupement est net-
lement orientée entre le nord et l'est (90,9% des cas observés) évitant ainsi
l'éclairement direct. Dans de nombreux cas les associations forestières contigués appar-
tiennent à la chénaie-hétraie acidiphile à houx (Ilici-Fagetum Durin & coll. 1967) ou à
la chénaie-hétraie acido-mésocline (Oxalo-Fagetum Bardat 1989).
Variations écologiques majeures internes - Trois sous-associations ont été
individualisées:
- rel n°1 à 6; sous-association acidiphile caractérisée par un groupe
d'hépatiques à feuilles pionnières terricoles (Calypogeia arguta) ou terrico-humicoles
(Lepidozia reptans). Les sols sont peu développés et l'imprégnation humifere reste
inférieure à 1 cm,
- rel. n°7 à 16; sous-association mésophile marquée par la présence de deux
Plagiothéciacées. L'épaisseur de l'horizon humifere est plus irrégulière mais peut at-
teindre 3 cm,
Source : MNHN, Paris
144 J. BARDAT
- rel. n°17 à 22; sous-association type. les sols sont généralement plus argileux
dès 3 ou 4 cm de profondeur.
Géobotanique et synchorologie - L'espèce caractéristique est commune en
Haute-Normandie. La recherche des stations fraîches sur substrat acide voire très aci-
de permet de l'observer dans la plupart des espaces forestiers, en particulier dans les
vallons orientés au nord ou à l'est. L'espèce devient néanmoins moins fréquente dans
les forêts plus sèches du sud de la région.
Les statistiques chorologiques soulignent la suprématie des espèces
circumboréales (60%). Les éléments atlantiques restent discrets (20%). Quant aux
méditerranéo-atlantiques, elles ne sont représentées que par une espèce: Saccogyna
viticulosa par ailleurs très rare en Haute-Normandie. Même si leur présence est ponc-
tuelle signalons deux orophytes: Pseudotaxiphyllum elegans (oréo-atlantique) et
Rhytidiadelphus loreus (circumboréale orophile) qui viennent renforcer le caractère
méso-hygrophile et sciaphile de cette communauté.
Syndynamique - Dans ce contexte très mésophile, cette communauté corres-
pond à un stade évolué d'occupation des talus limono-argileux. La dynamique la plus
fréquente conduit vers des groupements du Mnietum horni. Toutefois le réavivage
périodique des talus et des fossés permet de maintenir suivant le cas les diverses sous-
associations décrites. Ainsi la sous-association à hépatiques pionnières occupe les talus
où l'érosion permet la présence de pentes très fortes (moyenne 85°). Elle peut donc
remplacer les communautés pionniéres méso-sciaphiles comme le Calypogeietum fissae
ou le Diplophyllo-Scapanietum nemorosae. La sous-association à Plagiothecium se
développe sur des pentes plus faibles (en moyenne 65°) en contact avec des matériaux
gravitaires mieux stabilisés menant par la suite aux groupements dominés par Mnium
hornum. Elle constitue probablement le groupement le plus évolué de l'association. La
troisième sous-association occupe souvent la partie inférieure plus argileuse du flanc
des fossés. Elle peut étre considérée comme la plus stable de l'association.
Synsystématique - Le groupement décrit est assimilable au Pellietum
epiphyllae (Schade 1923) Ricek 1970 qui selon le synsystème adopté appartient au
Pellion epiphyllae Marstaller 1984 ou au Dicranellion heteromallae Philippi 1963. Il
faut reconnaitre que le Dicranellion heteromallae regroupe notamment des syntaxons
dont les caractéristiques écologiques méso-sciaphiles à hygro-sciaphiles devraient
conduire à les classer dans une unité phytosociologique distincte. Si Marstaller (1984
a) propose une alliance à part entière cela paraît trop radical et ne semble pas se justi-
fier compte tenu du cortège floristique et de la dynamique du groupement. Comme
nous l'évoquons à propos de 1' Hookerietum lucentis, le Pellietum epiphyllae peut tout
A fait s'inscrire dans une nouvelle sous-alliance: le Pellienion epiphyllae qui assure la
liaison avec les alliances les plus "ressuyées" des Fontinaletea antipyreticae v.
Hübschmann 1957.
GROUPEMENT A PELLIA EPIPHYLLA ET EURHYNCHIUM PRAELONGUM
VAR. STOKESI (Tabl.18)
(Pellio epiphyllae-Eurhynchietum stokesi ass. nov.)
Composition floristique et structure - Si Pellia epiphylla structure le fond
physionomique de ce groupement, cette hépatique est trés étroitement associée à
Eurhynchium praelongum var. stokesi et Plagiomnium undulatum. En de rares cas
Fissidens bryoides, Plagiomnium rostratum ou Brachythecium velutinum forment de
petits faciès.
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 145
Le nombre spécifique moyen est légèrement plus élevé que pour le Pellietum
epiphyllae (6,83 contre 6,18) et un peu plus irrégulier (s 2,82 contre 1,89).
Le spectre biologique souligne l'importance des formes rampantes (62,5%)
avec seulement deux hépatiques à feuilles. Les formes types sont un peu mieux
représentées (33,3%) que dans le Pellietum epiphyllae.
Synécologie - Le groupement occupe les bords de chemins des fonds de
vallons forestiers très frais, le bas des parois des fossés humides adjacents ou plus ra-
rement le bord des ruisseaux. Les sols sont argilo-limoneux avec un pH voisin de la
neutralité. La présence d'espèces comme Conocephalum conicum, Chiloscyphus
polyanthos et Plagiomnium undulatum renforce son caractère hygro-neutrophile. Par
ailleurs le groupement est en contact direct avec des associations forestières apparte-
nant à l'aile méso-neutrocline du Carpinion betuli: la chênaie-charmaie à jacinthe
(Endymio-Fagetum Durin & coll. 1966 div. sous-associations) et la frénaie mésophile
de fond de vallon (Adoxo-Fraxinetum Bardat 1989).
Variations écologiques majeures internes - Quatre variantes sont mises en
évidence:
- variante 1 à Fissidens bryoides (rel. n°1 & 2); établie sur limon argileux à la
base des fossés subhumides,
- variante II typique (rel. n°3 & 4); elle occupe les bordures de petits rus à
débit plus ou moins intermittent ou les fossés argileux régulièrement réavivés par
l'écoulement rapide des eaux de pluie,
- la variante III (rel. n°5 à 7), correspond aux stations sur chemins argilo-
limoneux et plus précisement aux zones centrales en légère surélévation, délimitées par
les bandes de roulement,
- la variante IV (rel. n° 8 à 12) regroupe les individus d'association situés en
marge des variantes précédentes n'offrant pas d'espèces différentielles positives.
Géobotanique et synchorologie - Si les taxons définissant la combinaison
caractéristique sont communs en Haute-Normandie, leur association par contre
nécessite des conditions de sol, d'humidité ambiante et un faible éclairement qui ne
s'observent que dans des secteurs privilégiés en relation avec des associations
forestières méso-neutrophiles évoquées précédemment. Dans les vallons étroits axés
est-ouest, les chemins très encaissés et leurs fossés associés sont les sites les plus pro-
pices. C'est donc surtout dans la moitié nord de la région que le groupement est le
mieux représenté et plus particulièrement en vallée de la Seine dans les vallées secon-
daires à forte couverture forestière. Ces conditions hygrothermes sous couvert forestier
dense sont perceptibles dans les statistiques chorologiques où les circumboréales
représentent 62,5% du cortège. Le calcul des contributions chorologiques réalisé à la
fois sur le Pellietum epiphyllae et le présent groupement souligne:
- l'importance des circumboréales et une baisse corrélative du groupe des eury-
atlantiques.
- une augmentation significative des espèces sub-atlantiques.
Ceci renforce le caractère plus atlantique de ce groupement par rapport au
Pelliezum epiphyllae.
Syndynamique - Le groupement correspond globalement à une phase
d'érosion des substrats limono-argileux sous l'effet de l'écoulement rapide des eaux
pluviales dans les fossés. Mais il est aussi présent sur des chemins, localisé dans la
Source : MNHN, Paris
146 J. BARDAT
bande centrale réhaussée, là od le passage d'engins imprime un tassement plus modéré
du sol. En l'absence d'érosion le groupement évolue vers des communautés herbacées
plus ou moins complexes de la classe des Montio-Cardaminetea Braun Blanquet &
Tusen 1943. Au bord des fossés, si l'érosion est plus intensive, l'association est
remplacée par un groupement à Conocephalum conicum (Fegatelletum conicae Schade
1923), hépatique à thalle plus coriace et à rhizoïdes plus puissants possédant un statut
de rhéophile temporaire.
Synsystématique - Compte tenu de sa place dans la dynamique d'évolution, il
semble que ce groupement occupe un interface entre les communautés bryophytiques
plus ou moins rhéophiles oligo-mésophiles dépendant de la classe des Fontinaletea
antipyreticae v. Hübschmann 1957 et les communautés terricoles méso-acidiphiles des
Pogonato-Dicranelletea. Nous proposons de le nommer Pellio-Eurhynchietum stokesii.
Son appartenance au Dicranellion heteromallae est assurée par un cortége conséquent
d'espèces de cette alliance. Comme le Pellietum epiphyllae, il est inclus dans la sous-
alliance du Pellienion epiphyllae qui regroupe les associations les plus "hygrophiles"
du Dicranellion heteromallae. Le Pellienion epiphyllae constitue donc le trait d'union
avec les Leptodictyetalia riparii Philippi 1956 et en particulier avec deux alliances le
Brachythecion rivularis Hertel 1974 et le Rhynchostegion riparioidis Waldheim 1944.
GROUPEMENTS A SCAPANIA COMPACTA ET A LOPHOZIA EXCISA
Ces deux groupements sont présentés à titre de complément. La rareté des
éléments floristiques caractéristiques et de l'échantillonnage ne permettent que d'es-
quisser leur analyse. Mais ces communautés observées dans le centre du département
de l'Eure permettent de mieux souligner la diversité des influences chorologiques de
cette région.
GROUPEMENT A SCAPANIA COMPACTA (Tabl. 19)
Il occupe le haut des talus limono-argileux à la rupture de pente parfois sur de
légers surplombs en exposition nord-ouest. L'espace forestier contigu appartient à la
chénaie-boulaie oligotrophe à Calluna vulgaris ou à la chénaie-charmaie acidicline
sèche à Teucrium scorodonia. Le talus n'est que très partiellement abrité par le cou-
vert ligneux.
Si Scapania compacta forme des tapis denses à l'aspect trés caractéristique,
d'autre espèces affirment la physionomie de ce groupement original. Ainsi Lophozia
ventricosa y est souvent intimement mêlée, le tout ponctué de petites touffes serrées
de Dicranella heteromalla. Le caractère xérocline et héliophile est souligné à la fois
par l'espèce caractéristique mais aussi par d'autres taxons plus discrets comme
Cephaloziella turneri, Fissidens adianthoides (forme méso-xérophile) ou Polytrichum
juniperinum.
La présence de Lophozia ventricosa peut s'expliquer dans la mesure où cette
espèce supporte bien des stations éclairées. Son statut de méso-hygrophile est le plus
fréquent mais elle accepte parfois des conditions plus sèches arborant sa forme
conferta (feuilles reserrées et périanthe court) (cf. Boulay 1904) ce qui est le cas dans
les relevés n° 1 à 3 (Tabl.19).
Ce groupement post-pionnier paraît remplacer le Pogonatetum aloidis dès que
le substrat devient légèrement plus humifère. Son appartenance au Dicranellion
heteromallae est très probable. Si les espèces circumboréales dominent, l'empreinte
méditerranéo-atlantique constitue ici lune des particularités de ce groupement
acidiphile.
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 147
GROUPEMENT A LOPHOZIA EXCISA (Tabl. 20)
Cette communauté rarissime (deux stations connues en Haute-Normandie) in-
vestit des talus bas, limono-sableux et argileux non protégés par une strate ligneuse.
Elle reste contigué aux bords des chemins occupés par des faciès à callune et fougère
aigle ou la chénaie-boulaie acidiphile à canche flexueuse.
La physionomie est certes dominée par les rameaux feuillés de Lophozia
excisa et ses nombreuses propagules pourpres mais plusieurs acrocarpes viennent indi-
vidualiser ce groupement: Pleuridium acuminatum, Polytrichum juniperinum,
Ceratodon purpureus. Le caractére méso-xérophotophile et humo-terricole est encore
plus marqué que dans le groupement à Scapania compacta. Le substrat plus filtrant
joue un róle déterminant. Il reste cependant aléatoire de tenter une analyse plus fine.
Son appartenance piytasocintogidue reste problématique. Sans doute doit-on le situer
aux confins de deux cla: les Pogonato-Dicranelletea heteromallae et les
Ceratodonto-Polytrichetea piliferi, les conditions écologiques faisant pencher vers la
seconde.
REMARQUES GÉNÉRALES
Les seize groupements décrits appartiennent à quatre ordres différents (cf.
synthèse synsystématique). En les regroupant dans un tableau synthétique (Tabl. 21),
on peut cerner de facon globale, le caractère très spécialisé de certains taxons ou bien
leur ubiquité sociologique relative (amplitude écologique plus large). Néanmoins les
classes de présence dissimulent la variabilité des coefficients d'abondance dominance.
Une haute fréquence ne signifie donc pas nécessairement un développement important
et systématique d'un taxon au sein d'une association.
L'analyse synthétique du tableau 21 permet de distinguer de gauche à droite,
l'importance relative des éléments de l'alliance du Dicranellion heteromallae dans la-
quelle on distingue bien deux sous-ensembles correspondant aux deux sous-alliances
suivantes: le Pellienion epiphyllae (colonnes n°1 à 3) et le Dicranellenion heteromallae
(colonnes n°4, 6, 7, 8 & 15).
Dans la seconde partie du tableau (colonnes 9 et 11 à 14), le groupe
différentiel des Lepidozio-Lophocoletea et plus précisement de l'alliance du
Tetraphido-Aulacomnion s'impose nettement dans la mesure ou 50% de son l'effectif
participe à la combinaison caractéristique de syntaxons sapro-lignicoles.
Entre ces deux alliances, se situe le groupement à Lophozia excisa (colonne
n°16) dont le rattachement synsystématique provisoire serait la classe des Ceratodonto-
Polytrichetea. Le Cephalozielletum divaricatae situé immédiatement à sa gauche (co-
lonne n?15) représente bien le lien entre cette classe et celle des Pogonato-
Dicranelletea à laquelle il appartient.
A l'extrême droite du tableau, deux associations appartenant à l'ordre des
Dicranetalia (le Bazzanietum trilobatae et le Mnietum horni sous-association à
Plagiothecietum undulatum) se marginalisent, dans la mesure où elles symbolisent des
associations climaciques stationnelles potentielles et de ce fait ne possèdent prati-
quement plus d'éléments appartenant aux Pogonato-Dicranelletea et aux Lepidozio-
Lophocoletea.
On note la présence quasi systématique de Dicranella heteromalla dans pres-
que toutes les associations méme si les présences sont plus élevées dans les Pogonato-
Dicranelletea. Par contre les espèces du Dicranellion offrent une amplitude plus
Source : MNHN, Paris
148 J. BARDAT
étroite que celles des Lepidozio-Lophocoletea. Ces dernières ont une légère tendance à
transgresser dans le Dicranellion comme par exemple: Lepidozia reptans, Tetraphis
pellucida ou Aulacomnium androgynum. Ceci est lié au fait que plusieurs grou-
pements sapro-lignicoles peuvent aussi coloniser des substrats minéraux à forte charge
humifère où d'autres taxons moins humicoles se développent.
La classe des Hypnetea cupressiformis est largement représentée. Seuls les
syntaxons du Pellenion epiphyllae en offrent un cortège réduit, limité souvent à un ou
deux taxons. Dans le Dicranellenion heteromallae les effectifs sont déjà plus
conséquents méme si les coefficients d'abondance dominance restent faibles à quelques
exceptions près. Le Tetraphido-Aulacomnion n'en possède pas un cortège plus impor-
tant mais les coefficients de présence sont nettement plus élevés et l'ensemble des
taxons est plus réguliérement présent. Par contre les deux syntaxons des Dicranetalia
en possèdent un cortège plus conséquent (par exemple: 12 espèces dans le
Bazzanietum trilobatae).
SYNTHÉSE NOMENCLATURALE DU SYNSYSTÉME*
(d'aprés V. Hübschmann 1986)
CLASSE: Pogonato-Dicranelletea heteromallae v. Hübschmann 1967
ORDRE: Dicranelletalia heteromallae Philippi 1963
ALLIANCE: Dicranellion heteromallae Philippi 1963
Sous-Alliance: Dicranellenion heteromallae (Sous-Al. nov.)
Associations:
- Cephalozielletum divaricatae (Ass. nov.)
- Bartramietum pomiformis (v. Krusenstjerna 1945)
v. Hübschmann 1967
- Lophozietum ventricosae Neumayr 1971
- Nardietum scalaris Philippi 1956
- groupement à Scapania compacta
Sous-Alliance: Pellienion epiphyllae (Sous.-Al. nov.)
Associations:
- Hookerietum lucentis Lecointe & Provost 1970
- Pellietum epiphyllae (Schade 1923) Ricek 1970
- Pellio-Eurhynchietum stokesi (Ass. nov.)
CLASSE: Ceratodonto-Polytrichetea piliferi v. Hübschmann 1967
ORDRE: Polytrichetalia piliferi v.Hübschmann 1967
ALLIANCE: Ceratodonto-Polytrichion (Waldheim 1944) Smarda 1947
- groupement à Lophozia excisa (place provisoire)
CLASSE: Lepidozio-Lophocoletea heterophyllae v. Hübschmann 1976
ORDRE: Lophocoletalia heterophyllae (Barkman 1958) Lecointe 1975
ALLIANCE: Tetraphido-Aulacomnion androgynae v. Krusenstjerna 1945
Associations:
- Lepidozio reptantis-Mnietum horni (Ass. nov.)
- Leucobryo-Tetraphidetum pellucidae Barkman 1958
- Barbilophozietum attenuatae (Ass. nov.)
- Lepidozio reptantis-Cephalozietum lunulifoliae Lecointe &
de Foucault 1977
- Aulacomnietum androgynae v. Krusenstjerna 1945
CLASSE: Hypnetea cupressiformis Jezek & Vondracek 1962
ORDRE: Dicranetalia scopari Barkman 1958
Source : MNHN. Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 149
ALLIANCE: Dicrano-Hypnion filiformis Barkman 1958
Associations:
- Mnietum horni Norr 1969 (Sous-ass. plagiothecietosum
undulatae)
- Bazzanietum trilobatae (Ass. nov.)
Synchorologie - Dans son ensemble le cortège de ces groupements humicoles
et sapro-lignicoles souligne l'importance du groupe des circumboréales (52,9%). Ces
proportions sont supérieures à celle de la bryoflore générale de Normandie (cf.
Lecointe 1988) qui n'en présente guère plus de 48% . Les espèces atlantiques s.l. of-
frent aussi une nette augmentation (22,1% contre 20,0%). Dans les deux cas, c'est au
détriment des méditerranéennes (s.l) qui sont trés peu représentées (4,4% au lieu de
22,1%). Les conditions stationelles dans lesquelles se développent les divers grou-
pements sont en fait peu favorables à l'expression de ces espèces occupant des milieux
nettement plus secs et chauds.
D'autre part, la situation géographique de cette région du nord-ouest de la
France est telle que les influences médio-européennes, montagnardes ou boréales sont
presque à leur limites; d'ou un cortège d'espèces subcosmopolites (les vraies
cosmopolites étant trés rares) largement supérieur à la moyenne de la bryoflore inter-
régionale (Haute et Basse-Normandie) (13,2% contre 9,8%).
Toutefois, la présence d'un groupe conséquent d'orophytes (circumboréales et
atlantiques) constitue un fait marquant de ces communautés. Malgré une proportion
inférieure aux statistiques normandes (14,7% contre 20,0%) le sous-groupe des oréo-
atlantiques (taxons à double distribution) est trés bien représenté (10,396 au lieu de
4,0%). Il reflète des conditions d'humidité atmosphérique élevée sans pour autant im-
pliquer des précipitations moyennes annuelles importantes. Le statut chorologique des
bryophytes doit-étre employé avec prudence, surtout lorsque l'on tente une approche
biogéographique. Son intérét réside plus dans son déterminisme stationnel que dans
l'expression de facteurs écologiques globaux relatifs à un vaste territoire surtout dans
une approche aussi partielle des communautés bryologiques d'une région.
CONCLUSION
Les divers groupements présentés ne constituent qu'une partie des
communautés humicoles et sapro-lignicoles de la Haute-Normandie mais ils en figu-
rent une fraction particulièrement significative sur le plan écologique, chorologique et
patrimonial. Nous avons volontairement exclu les groupements basaux” ou fragmen-
taires. De méme n'ont pas été abordés les peuplements humicoles ou humo-épilithiques
des substrats carbonatés.
La relative diversité de ces communautés en font des éléments très intéressants
des phytocoenoses forestières acidiphiles auxquelles elles sont fréquemment liées par
d'étroites relations stationnelles. Cette région offre une richesse bryologique méconnue
en rapport avec une diversité forestiére syntaxonomique récemment mise en évidence
(Bardat 19892). La région ne bénéficie pas réellement de conditions globales trés favo-
rables au développement de communautés à tendance orophile ou océanique mais la
multiplicité des espaces forestiers occupant des secteurs accidentés de faible dimension
et la situation biogéographique de ce petit territoire lui permettent de profiter de l'ap-
" syntaxons ou groupements végétaux dont le cortège floristique est appauvri, mais qui possèdent
des espèces appartenant aux unités supérieures (alliance, ordre ...)
Source : MNHN, Paris
150 J. BARDAT
port de diaspores des régions limitrophes à potentiel sub-montagnard ou atlantique et
dans une moindre mesure laté-méditérranéen .
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 151
Tableau n'l: Groupement à CEPRALORIELLA DIVARICATA (Cephalorlelletun divaricatae ass. nov.)
muéro du relevé 123 4 5 6 7 8 910 U 115
surface du relevé en da? 25 9 9 4 5 218 26515 5 101,5 16
recouvrement en i (bryo.Hlichens) 100 100 100 95 95 100 35 100 100 100 95 95 95 95 classe
nombre de taxons (bryo.+licbens) 6 6 7 7 5 5 1211 8 6 7 7 8 7 d
pente en " nini. O 45 45 60 25 O 40 30 60 40 50 60 60 45 présence
pente en "aal 3 — — 80 X 5120 95 8 70 70 70 65 50
exposition nam OW OM NN ON 3 56 za
Espèce caractéristique
Cephalotiella divaricata 4 45 35 55 45 33 45 55 55 45 54 45 34 45 V
Ditférentielles de sous-association
Polytrichum juniperinum 20212 m"
Diplophyllus albicans nnan n
Lophoria excisa. n + 1
Aulacomiu androgynun y fi en
Caspylopis fleruosus # 1232 I
Ceratodon purpureus 21 II
Pleuridius acuminatum 4 nunn
Espèces des Dicranelletalia
heteronallae
Dicranella beteronalla 13226922102 1
lophotla ventricosa u E 1
Soupaqnes
Hp cupressiforme 5.1. PS MTS A m
Cladonia coniocrarea xm parue am m
Dicranus scopari 29 n SC ba C cow scit
Cladonia caespit n E n n
Cladonla finbriata vn op
Cladonia squamosa E 1
Sin hornum + 1
Espèces accidentelles non présentées dans le tableau:
Rel. n°1 : Calypogeia fissa 11, Cladonia (thalle primaire) 12,
Bel. n°2 : Cladonia (thalle prisaire) +2, Bypnum jutlandicun 11, Polytrichun formosum 11, Aira
praecor +.
Rel. n°3 : Cladonia squamosa v. lururians 11, Bartramia pomiformis +,
Rel, n'4 : Cladonia (thalle primaire) 12,
Rel. n°5 : Deschanpsia fleruosa +2,
Rel. n°7 : Polytrichum piliferun +2, Pogonatun nanum 13, Cladonia pyridata 12, Cladonia bacillaris
42, Calluna vulgaris +, Deschampsia flexuosa +2,
Rel. n'a : Bypogymnla physodes +, Hypnum cupressiforme v. tectorum +2, Cladonia pityrea
v. tsackhii forne halolepis +2,
Rel. n°9 : Pleuroziun schreberi +,
Rel. n°10: Tetraphis pellucida +,
Rel. n'11: Rumex angyocarpus +, Erica cinerea +,
Rel. n°12: Cladonia (thalle primaire) +2, Erica cinerea +, Teucriun scorodonia i,
Rel. 513: Bryum capillare 22, Cladonia pyridata 12, Cladonia (thalle primaire) 22,
Rel. n'14: Cladonia (tballe prinaire) 12, Aira praecox 12, Rumex angyocarpus 11.
Localisation des relevés:
Rel. n°1 : La Hailleraÿe (76), forêt de Brotonne,
Rel. n2: Mameville sur Risle (27), Les Baquets,
Rel. n°3 : Beaubray (27), forêt de Conches, la pierre chaumont,
Rel. n°4 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches,
Rel. n°5 : Vatteville la Rue (76), forêt de Brotonne,
Rel. n°6 : La Mailleraye (76), forêt de Brotome,
Rel. n°7 à 10 : Beaubray (27), forêt de Conches, la pierre chauxont,
Bel. n'11 à 13: Les Ventes (27), forêt d'Evreux,
Rel. n'14: Gaudreville la Rivière (27).
Source : MNHN, Paris
tableau n
mero du relevé 1
surface du relevé en an? 3
sobre de taxons (bryo.+lichens) — 3
support (T: talus,S:soncte] T
recouvrement en à 95 100
pente en "nini. 50 80
pente en “maxi. 100 190
exposition 3 S
3
E
H
T
%
8
25
oEESas
E
16
1
T
e
80
s
10
3
10
T
100 100
D
E]
ugg
4
5
6
1
6
8
T TT
95 100 100
60
5
E
10
9
si
10
si
u“
p
8
T
5
40
60
15
: Groupenent à AULACOMNTUM ANDECGYNUM (Aulacomnietun androgynae v. KRUNSERSTIERMA 1945)
16
Y
4 15 15
5
T
6
T
6
1
95 95100
30 8 75
95 110 105
SEE E E
18 1
4
3
s
1
5
a
4
5
T
2
4
6
E
100 106 100 100 100
n
30
- 510
-EE sE
ES?
4
4
S classe
de
Miami androgynun ER?
Différentielles de variante et
espèces du Tetraphiéo-Aulacomions
Fartrania pomiformis 2 2
Cladonia furcata D
Cladonia fimbriata
Cladonia caespititía
Dicranella heteromalla
Polytricm jmiperinus
Tetraphis pellucióas
Campylopus flexuosus
Leucobryun daer
Comsgnes
Dicrenm sept
Dsg cures. v. cupressiforme
Cladonia coniocraea
Dron jutlandicun n
Cladonia pyxidata
mim homm
Pohlía notans
Polytrichum fomosin
lephoria ventricosa
Diplophyilus aibicans
Teotteciun alcpeeuroides
2 2
D
23
12
u
4
UB.
n
n
2
2
2
2
2
3 2
n
n
1
D
2
2
#4
R
12
2
2
E
E]
2
E]
3
2
n
5
35 55 45 45
2
i
1
45 5 4
210
2
15
2
2
a
n
E
a
»
nu
n
4512
E]
Légende: 7 (talus), $ (souche pourrissante)
TSI
Ivauva r
Source : MNHN. Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 153
Espèces non présentées dans Le tableau:
Rel. n°1 : Deschampsia flexuosa 11, Polypodium vulgare +,
Rel. n°2 : Campylopus fragilis 22, Cladonia digitata +,
Rel. n°4 : Eurhynchium striatum 12,
Rel. n°5 : Hypnum cupressiforme v. tectorum 22,Hypnum andoi +
Rel. n°6 : Cladonia digitata +, Cladonia impexa +2,
Rel. n°7 : Cladonia (thalle primaire) +,
Rel. n°8 : Campylopus introflexus 12,
Localisation des relevés:
Rel. n°1 : Beaubray (27), Le clot Vallot,
Rel. n°2 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches
Rel. n°3 : Les Ventes (27), Les Haisettes,
Rel. n°4 : Le Fresne (27), bois de La vallée moutarde,
Rel. n'5 : Vernon (27), forêt de Bizy,
Rel. n°6 : Villolet (27), moulin du coq,
Rel. n°7 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches,
Rel. n°8 & 9 : Les Ventes (27), les Haisettes,
Rel. n°10 + Corneville sur Risle (27), bois de L'Abbaye,
Rel. n°11 : La Haute Croisille (27),
Rel. n°12 & 13 : Corneville sur Rísle (27), bois de L'Abbaye,
Rel. n°14 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches
Rel. n*15 : Saint Samson de La Roque (27), bois Harmel,
Rel. n°16 & 17 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches,
Rel. n°18 : Corneville sur Riste (27),
Rel. n°19 : Aubevoye (27),
Rel. n°20 : Saint Samson de La Roque (27), bois Harmel,
Rel. n°21 4 22 : Conches en Ouche (27), forêt de Conches,
Rel. n°23 : Evreux (27), forêt d'Evrew
Rel. n°26 : Tosny (27), bois de La Garenne,
Rel. n°25 : Mauny (27), forêt de Mauny,
Rel. n°26 : Tosny (27), bois de La Garenne,
Rel. n°27 : Port Villez (78),
Rel. n°28 : La Roquette (27).
Source : MNHN. Paris
154
J. BARDAT
Tableau n'3: Tableau comparatif de 1'AULACOMNIETUM ANDROGYNAE pour le nord-ouest de L'Europe
(selon v. BÚBSCEMANN 1906 — , tb. n°156 complété)
numéro d'ordre SS ox SS dt DOM
nombre de relevés 434543) 4 19 M € 1 €
Espèce caractéristi
Aulacoaniun androgynun A a eng EE
Espèces différentielles de sous-
association
(tespèces de l'ordre et de l'alliance)
Dicranun scopariu my v otr ime cm
Tetraphis pellucida 1 mN Her
Lepidozia reptanst 1 wa £d 1
Polytrichum longisetun [uu 1
Plagiotheciu laetunt Hon mn 1
Lophocolea heterophylla fI mp I HI V mt
Brachytheciun rutabulux [Sr ain
Bryua capillare + var. 1 mitt
Jablystegius serpens Il TT
Conpagnes
pp cupressiforse s.1. VENY HI HDD ON I OG DH
Poblia nutans T SDN TERME: NOE ON
Siem bornu 15 Ln e db mn nt
Plagiotheciun denticulatux nm m- ot eeh E
Brachytheciun velutinux I I I m m
Dicranella heteroralla Il dont Y
Cladonia coniocraea T Mete "np 1
Cephalozia bicuspidata 1 1
Polytrichux formosum 1 ist 1
Plagiotheciun curvifoliunt Li pedi
Dicranun flageLlaret Ee I
Dicranum wontanuwe Pë
Hergotiella selicerit SES 1
Drepanocladus uncinatus me À
Brachytheciun salebrosun m u
Ceratodon purpureus 1 1
Espèces non présentées dans le tableau:
n'2: Polytrichua juniperinum II, Bartramia poniforais I, Campylopus fleruosus II, Hypnum
jutlandicum II, Cladonia div. esp. X, Lophotia ventricosa +, Diplophyllus albicans +,
Leucobryus glaucum I, Isotheciun alopecuroides I, Campylopus fragilis I, furbynchiux
striatum +, Dicranowelsla cirrata +, Tuidius tanariscinun +, Campylopus introflerus +.
173: Bypnux pallescens I.
n°5: Plagiomiun affine I, Plagiomniua cuspidatum I, Rhirownius punctatum I.
n°7: Cephaloriella hampeana 1,Cladonia chlorophaea 1.
Légende:
PANTO & FISCHER (1965) in v.RUBSCERANN (1986):Hecklenburg (Allexagne]
Haute-Korsandie (Prance)
: v. KRUSENSTJERNA (1945): sud de la Suède
BARKMAN (1958) in v. HÚBSCHMANK 1986) (colonne n'8): Pays-Bas,
eg (1982): Tchécoslovaquie,
v. Sou (1986): Basse Saxe (Allemagne),
n°7: MARSTALLER (1984D): Thuringe, région de Nebra;NARSTALLER (19883)
région d'Ebersdorf ¡HARSTALLER (1988b) région de Burgk (Allenaque)
n°8: BARKMAN (1958), in v. RÚBSCEMANN (1986) (colonne n'7): Pays-Bas,
n°9: DIERSSEN (1973), in v. EÜBSCEMANN (1986): Comté de Bentheim (Allemagne),
n'IO:SCHABERG (1978), in v. RÜBSCEMANN (1986):Lande de Dolauren (Balle sur Saale-Allesagne),
AU 1L:PANKON & Coll. (1968) in v. HÚBSCEMANN (1986):Ile de Rügen (Allemagne) .
Source : MNHN, Paris
Tableau n'4 Grouperent à BARTRAMIA PONTFORNIS (Bartramietun ponifomis (v.
KRUSENSTJERNA 1945] v. BÜESCHMANN 1967]
muero du relevé
surface du relevé en dn?
recowrenent[bryo. «lictensjens
nombre de taxons{bryo.+ Lichens)
pente en` mini.
pente en` maxi.
exposition
5
2
30
Boo
112 B M 15 16-17 18
$ 8 8 8 3 525 312
85 100 100 100 100 100 300 100
6105 5: 6-6
85 75 70 85 75 75 30 60
90 95 90 95100 110 90 70
E WW ESESE N VN
g
OS
e DD a D e
#
m!
Bortrania lies
association
Miu bon
Diplophyllus albicans
Calypogeia fissa
Espèces des Dicranelletalia
"
heteronallae
Dieranella heteronella
Cephaloria bicuspidata
Pohlia nutans
Conpaqmes
Cladonia coniocraea
Dicranun seoparium
Hop cupres. v. cupressiforne
Polytrichum formosur
lophocolea bidentata
Turhynchium striatum
Cladonia pyridata
igne jutlandicun
lophocolea cuspidata
Julacormium androgyaun
Tetraphis pellucida
Cladonia squanosa
AA A
D
2
5
2
u
n
n
2
a
n
54 5 4 5
4 M 55 54 34 45 55 5
101022
t laa m
A 5 ALBLEBELX ap
n
2001. dS ca
n LB aon
Re +
2 E n 2
282 2
E D
uu
2 2
I
y
Dm
nr
I
D
I
m
Especes accidentelies non présentées dans le tableau:
Rel.n'l:Dicranum cajus 12,
Tel.n'24elaspyrum pratense i,
Rel.o'4:Callupa vulgaris +,
Rel.n’S:Brachythecian velutinun +2,Folypodiun vulgare 11,
Vaccinius ayrtillus +2, Hedera helix +,
Rel.n'7:Seleropodius purus 21, Thuidium tamariscimum 12,
Mrichm undulatum +3, Cladonia (thalle primaire) +.
Bel.n'8:Eurhynchiim praelongum i, Isothecium myosuroides 11,
Rel.n710:Lonicera periclymenum +,
Fel.n'13:Luzula vernalis +,
16:Pleuridlu acminatur +2,
Rel.n'17:Cephaloziella tumeri +2,
Pseutotaxipnyllu elegans 12, Plagiotheciun denticulatus +2.
Fel.a'19:Camprlopus flexuosus +2.
Localisation des relevés:
z Saint Didier des Bois (27), La Vallée barrée,
5 aint Sanson de la Roque (27), bois Hamel,
Maulévrier Sainte Gertrude (76), forét du Trait-Heulévrier
: Boumeille (27), le Clos serpette,
: le Marais Vernier (21),
: Colletot (27),
Pel. n°7 : Orvaux (27), bois des Houles,
la Hailleraye (76), bois du Bourg L'Abé
Le Fresne (27), bois de la vallée soutarde,
Ta Mailleraye (76),bois du Way,
1/1 & 12 : Colletot (27),
1'13: la Mailleraye (76j,bois du Wuy,
Rel. 1714: Conches en Ouche (27), foret de Conches,
. n°15: Beaubray (27), forét de Conches,
Rel. n'16: Villaret (27), la Mie de Villaret,
n°17 £ 18 : Conches en Ouche (27), forét de Conches,
219: Foulbec (27), le Val.
Source : MNHN, Paris
SUNVIAYON SHOOLLAHdOAWS SINSIAGd(O3O JA HIDO'T098-OLAHd
SST
Tableau n°5: Tables comarati du HEEN POTHORNIS pour le nord-ouest. de 1Purope
(selon v. 1986 complété)
maxéro d'ordre TE EA EA: TEST:
nombre de relevés $ 34€ 1$ 585—125 2 El 44.90% Im
poca VOY yov o: GpoY 4 Yos ov
gines -Polytrichetalia
ratodon purpureus. w
[M I
Polytrichum piljfe DET Si
BE lu Valeria u nr
KE I
Li A ja
us elegans nm
SH SE er fus CS
mea polycarpa
me brüntohi Kä i
NI feteropterux e 1
Wall fogar 1
Teltonaria quinquedentata ME:
L'ordre des Dicrapelletalja
s
"m a beterosalla i E E e i 1 ^ k ue 28
Bartramia itypylla 1 A
Diplophyllum albicans I 1 I D D
Cepbalozia bicuspidata 1 ur i
ai 1 WI
spe HO I
iuh la ventricosa 2 a I
ja ER Į
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re Has n
lasse des Lophocoletea
GE trichophytlu n u
Aulacomius As D D 1
Tetras EH Gu 1 1
zia reptans nr
Mee flexuosus L
f fc Le 3. A Wi An Le dg
BE tes L'or, tun + laetum Hn nur 2 Y Zb I
Sinus comis d M AE RE FU
Dicram
dct pop I n 1 r
Bryum capillare To T I H
Polytrichum foraosun H 2 fid u
Plagiochila asplenioides It u H
Mian formen Har m
Ten u
Ceptalozielia divaricata
ria incana 3
Ze chlorophaea. m fit
Espèces non présentées dans le tableau:
n°5: Metzería conjugata 1, Porella platyphylla 1, Plagiothecium succulentum I,
Motzería furcata 1, Bryum flaccidun I.
n°6: Scspanis nemoren 1,Eurhynchium Mare 1, Sphagnum quinquefariun 1
Cladonia fimbriata 1. ^
n°8: Barbilophozia hatcheri 1, Brachytheclum velutinum 1, Calypogefa integristipula 11,
Sonionia uncinata 11, Hylocomiun splendens 11, Isotheciun myosuroides 11,
Lepidoria longidens 11, Isothecium alopecuroides 1, Rhizomnum ponctetum 1,
Dieranum montanum 1, Philonotis armellii 1, Anastrophyllum minutum |,
Prerigynandrun filiforme 1.
lypogeia neesiana IIl, Isothectun myosuroides 1.
adonia coniocraca 111, Lophocolea cuspidata l, Lophocolea bidentata 11,
Cladonia pyxidata 1, Dicranum majus 1, Pleuridium acuminatum 1, Cladon!
¡ella turneri 1, Mypnum jutlandicum 1, Brachythecium velutinum
Scleropodium purum |, Thuidium tomoriscinun 1, Eurhynchium praelongum |,
Isotheciun myosuroides 1 Eurhynehiun striatum I.
+ Cladonia pityrea 1,
squamosa 1,
Légende:
m'irv. MÜSSCHHANN (1986) vallée de la Moselle.
AEUMAYR (1971) (tabl. n°95, rel. n°3 à 12), Jura franconien et forêt bavaroise (Allemagne).
MARSTALLER (1984) sous-ass. type in v. HUBSCIMANN (1986), Allemagne (vallée de La Saate
entre Kännern et Halle),
MARSTALLER (1986), massif du Totenstein CIhuringe - Allemagne)
MARSTALLER (1982), région de Koberfels près Burgk (Thuringe - Allemagne)
MEUMAYR (1971) Ctabl. n°95, rel. n°1 & 2.) op. cit.
SJOGREN (1964), in v. MUSSCHMAN 1986, ile de oland (Suède).
Y. KRUSENSTJERNA (1945), sud de La Suède.
MARSTALLER (1987), nord-ouest de la Thuringe près Tabarz.
It, HUBSCINANN (I934D), Europe centrale,
D. DUMK (1972) in v. MÜBSCHMANN (1936), Haute E Moyenne franconie
n°12: Haute-Normandie (France).
(A Lenagne)
BI
Source : MNHN, Paris
tableau n°6: Groupement à LEPIDOZIA REPTANS (Lepidozietun reptantis-oletum hormi ass. nov.)
numéro du relevé 1 2 3 4 5 6 T 8 9101 12 D 14 15 16 17 18 19 20 21 22232
surface du relevé en dm? 50 50100 100 100 100 100 25 147,5 3 6 10 20 16 6 15 15 20 5 4 10 9 4 classe
recouvrement en i[bryo.lichens) 90 85 95 100 95 90 95 100 100 100 100 100 100 100 98 100 30 90 100 85 80 100 100 100
hombre de taxons(brjo,«Lichens) 10 9 8 9 8 8 7 7 9 7 6 7 6 6 7 5 1 4 3 3 3 4 2 2 de
pente en ` mini. 80 80 so so 50 60 50 50 65 78 70 75 50 — 70 70 80 80 50 40 10 0 30 10
pente en * maxi. = — — 50 60 — 60 95 70100 90 90 90 — 80 85 85 85 — — 80105 — — présence
exposition MEME NU MU ON KO EON NON S» N OGEISDEE NO N SENE Ow
zs
Lepidozia reptans 4 13 12 39 33 12 45 434545 45 55 45 54 23 2 5 45 4 4 45 5 V
Espèces non présentées dans Le tableau:
Différentielles de sous- Rel. n°9 iDieranum montanum +2,
association Rel. n*t3:Thuidium temariscinum +, Lophocolen bidentata +,
Cladonia coniocraea 223 O 35 o IT mel. n°lé:Pohlia nutans +,thalle primaire de Cladonia ssp.,
Leucobryun glaucun uu d 2 5 II ` gel. n°15:Cladonia squamosa 12,
Cladonia pyxidata + Ste x € À + ue Rel. n°17:Lophocoles heterophylla 11, Cephaloziella divaricata 11.
Cladonia caespititia SE " I ` mel. mazcanizomiun punctatum 33, Atrichum undulatum +.
Polytrichun formosum 221 u v u
Calypogeia muelleriana +22 I Localisation des zeien
Tetraphis pellucida noe I Rel. n°1 & 2 : Vatteville la Rue (76), forêt de Brotonne,
Calypogeia fissa nece I Rel. n°3 & 4 : La Londe (76), forét de la Londe,
Diplophyllum albicans 4m L nel. n°5 : Le Trait (76), forêt du Trait,
Rel. a Londe (76), forêt de la Londe,
Conpagnes Rel. n°7 à Le Trait (76) , forét du Trait,
Miu emm rare nb 22322 BRP e 2 F om EE G LA,
Dicranella heteromalla #2 12 33 33 2 12 #2 + u3 22 1 4 Bu FIXE Rel. n°9 : Coudebec en Ceux (76), forét du Trait-Maulévrier,
Dicranum scoparium 53 2 esse D 22214+212 If Rel, n°10 & 11: Maulévrier Saint n°10 4 11 : Mouléwrier
Trap cupressiforme * oan 1 432 + Ra mna nr Sainte Gertrude (76), forét du Trait-Maulévrier,
Cladonia pityrea Dy looge che en Ouche (27), forét de Conches,
Pleuroziun schreberi #2 n Io gen jatteville La Rue (76), forét de Brotomne,
Hem jutlandicun 2 2 looge toware (76), forêt de Roumare,
Rel. n°15: Conches en Ouches (27), fS: Conches en Ouches (27),
Herbacées et arbrisseaux forêt de Conches,
Deschaspsia flexuosa WEM ONE ES + Saz dl Rel. n°16: La Londe (76), forét de la Londe,
Pterldius sti Un b EE Rel. n°17 à 20: Lo Mailleraye (76), forêt de Brotonne,
Calluna vulgaris + q A Rel. n°21: Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Vacciniua ayrtillus 2 + DECHE
Carex pilulifera KEES " Rel. n°22: Vatteville La Rue (76), foret de Srotome,
Lula forsteri * Rel. n°23 L 24: Caudebec en Caux (76), forêt du TraitzMaulévrier.
A variété cupressiforme
Source : MNHN, Paris
Tableau n'7 Groupement à LOPHOZIA VENTRICOSA
(Lophozietun ventricosae NEUKAYR 1971]
muro de relevé
surface du relevé en de?
recouvresent (bro.+ Lichens)
nonbre de tasons(bryo. «Lichens]
pente en ' mi
pente en * maxi.
exposition
5
6
7
95120
E?
1
4
a
40
35
8 91010
6
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30
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2
5
00 100
75
35
IE SSE
Espèce caractéristique
lophoria ventricosa
Différentielles de variante
Ciadonia coniocraes
Hypnum jutlandicun
Yetraphis pellucida
lopidozia reptans
Hypnum cupressiforme v. cupres.
Leucobryum glaucum
Espèces des Dicranelletalia
hetercea] lae
Dicranella heteros! la
Diplophyllus albicans
Calypogeia fissa
Scapanía nemorea
Cephaloziella divaricata
Cogpames.
Dicranum scoparium
mim homa
Campylopus flexuosus
Pleurcrius schreberi
Polytrichus juniperinun
Hypogymnia physodes
Cladonia fimbriata
Polytrichum men
Cephalozia lumulifolia
Jadonia furcata
Bartrania poniformís
n
n
2
2
E
12
2
1
2
i
2
In
2
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D
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190 de
5 présence
5
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nr
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1
SCH
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I
1
1
gov
Hr
1
uin
1
I
1
(] taxon en station d'épiphyte sur Leucobryun glaucun
BSI
Ivquva Y
Source : MNHN. Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 159
Espèces non présentées dans le tableai
Rel.n'2:Lophocolea bidentata 13 ,Peltigera canina 22,Stellaria
holostea 11, Luzula pilosa +, Lophozia excisa +,
Cephalozia bicuspidata +,
:Luzula forsteri+,
aeomyces roseus 13,Cladonia subulata*,Pteridium
aquilinum +,
Rel.n°12:Cladonia caespititias2,
Rel.n*13=Hypnum cupressiforme v. lacunosum 42, Cladonia squamosa
v. denticollis +2,
Rel.n*14:Cladonía flabelliformis v. scabriuscula12,
Rel.n*i
Rel.n*2i:Pohlia nutans 12,
Rel.n'22:Cladonia macilenta 22,
Rel.n*26: Cladonia impexa 11.
Aulacomium androgynum +2,
Localisation des relevés:
Rel.n*! : Saint Didier des Bois (27) „la vallée barrée,
Rel.n*2 : Beaubray (27),bois de La Pierre Chaumont,
Rel.n*$ : Conches en Ouche (27),forét de Conches,
Rel.n*& : La Mailleraye (76), forêt de Brotonne,
Conches en Ouche (27), forét de Conches,
7 : Saint Didier des Bois (27), la Vallée barrée,
Conches en Ouche (27), forét de Conches,
La Mailleraye (76), forêt de Brotonne,
Conches en Ouche (27) , forêt de Conches,
Glisolles (27), ferme de Grineuseville ,
: Conches en Ouche (27), forêt de Conches,
Beaubray (27), forêt de Conches, la pierre chaumont,
Glisolles (27), ferme de Grineuseville,
Le Fresne (27),bois de la vallée moutarde,
Gaudreville la Riviére (27), ferme de Gaudreville,
Le Fresne (27), bois de la: Le Fresne (27), bois
de la vallée moutarde,
Gaudreville (27), ferme de Gaudreville,
Glisolles (27), ferme de Grineuseville,
+ La Mailleraye (76), forêt de Brotomne,
Bosgouet (27), forêt de la: Bosgouet (27), forêt
de La Londe,
Rel.n*22: Glisolles (27), ferme de Grineuseville,
Rel.n*23 & 24: La Mailleraye (76) , forêt de Brotonne,
Rel.n'25: Le Fresne (27), bois de la vallée moutarde,
Rel.n'26: Le Fidelaire (27), forêt de Conches.
Rel.n^1
Source : MNHN. Paris
Tableau n'8 Groupenent à TETRAPHIS PELLUCIDA (Leucobryo-Tetraphidetun pellucidae BARKMANN 1956)
091
numéro de relevé i2 34 5.5.3 4.9 10 10.12
surface du relevé en er 5 5 3 103 166 4 168 7,52
recouvrement en 3 (bryo.+ lichens) 75 100 100 100 100 75 10090 95 70 85 98
nombre de taxons(bryo.+lichens) 4 3 3 5 8 8 6 6 7 8 6 7
type de support(1) Rs 5 s foret TANT
pente en "ain. = — — — 15 8 60 5085 5 75 70
pente en ‘nai. — — — 90 55 8 10 105 80
exposition ER MN
Espèce caractéristique
Tetraphis pellucida D 45 4 45 44 45 45 44 55 23 gu
Différentielles de variantes
Caspylopus flexuosus na 222229232
Hypnum jutlandicun + 21 un
Teucobryus glaucur
Hypnum cupressiforme v. cupres. u +
Espèces des Dicranelletalia
heteronallae
Dicranella heteromalla #2 11 2u z
Calypogeia muelleriana 2 n
Calypogeia fissa
Espèces des Lepidozio-Lophocoletea
Aulacoeniun androgynun
amer
Cladonia coniocraes MO A9 na 1p
Dicranum scoparius E 211 310910
Wis horum 22 rane
Polytrichun formosun nus ER
Cladonia squamosa 2
Cladonia pyxidata
Erica cinerea
LOI Edel yis
2
E
2
u
+
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u
2
a
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15
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B
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(1) Br: branche pourrissante
S: souche pourrissente
T : sur talus en turo-terricole
239 25 26 27
9 16 3216 15 8 4 3
95 100 100 98 95
7
5
1
Trs
45 60 85 85 60 90
100 120 100 110 — 95
90
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2) 29 3
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classe
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I
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Source : MNHN. Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 161
Espèces accidentel les non présentées
dans Le tableau:
Rel. n°5: Dicranoueisia cirrata +2,
Rel. n°6: Cephalozia connivens +,
Rel. n°8: Pleurozium schreberi +,
Rel. n°9: Isothecium myosuroides +,
Rel. n°13: Eurhynchium stokesii +,
Rel. n°17: Physcomitrium piriforme 13,
Rel. n°19: DiplophyLlun albicans +2,
Rel, n°22: Polytrichum juniperinum +.
Rel. n°25: Cladonia fimbriata +.
Localisation des relevé:
Rel. n°1:La Frenaye(76), bois de Caumont.
Rel. n°2:Bosville (76), bois du Rouveuil.
Rel. n'3:Le Mesnil-Jourdain (27),bois du Mesnil-Jourdain.
Rel. n'á:Toutainville (27), bois Coquet.
Rel. n°5:Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du
Trait-Maulévrier,
Rel. n°6:Mamneville sur Riste (27),Cóte Le Hudar.
Rel. n°7:Conches en Ouche (27), forêt de Conches.
Rel. n'B:Saint Samson de la Roque (27), bois Harmel,
Rel. n'9:Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du
Trait-Moulévrier,
Rel. n°10:Le Houx Gaillard (27),Cóte le Hudar.
Rel. n°11:Valletot (27),bois d'Aclon.
Rel. n°12:8osgouet (27), forêt de la Londe.
Rel. n°13:6Lisolles (27),bois près de La ferme
de Grineuseville,
Rel. n°l6:Fécamp (76), bois du Goulet.
Rel. n°15:Saint Samson de La Roque (27),Les grandes bruyères.
Rel. n°16:Le Houx Gaillard (27), Côte le Hudar.
Rel. n*17:0rival (76),La vennerie.
Rel. n*18:Condé sur Riste (27), beis du chêne au loup.
Rel. n°19:Corneville sur Risle (27),boís de l'Abbaye.
Rel. n°20:Vatteville La Rue (76), forêt de Brotonne.
Rel. n°21:Saint Mards de Blacarville (27),Cóte de Risle.
Rel. n°22:Bouquelon (27), les trois chênes.
Rel. n*23:Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Maulévrier,
Rel. n°24:Saint Mards de Blacarville (27,Cóte de Riste.
Rel. n*25:Le Fresne (27),bois de la vallée moutarde.
Rel. n°26:Conches en Ouches (27), forêt de Conches.
Rel. n°27:Le Thuit Hebert (27),forét de La Londe.
Rel. n°28:Vatteville La Rue (76), forét de Brotonne.
Rel. n*29:Saint Samson de La Roque (27),bois Harmel.
Rel. n*30:Coudebec en Caux (76), forêt du Trait-Maulévrier.
Rel. n°31:Savignies (60),bois de Courcelles.
Rel. n*32:Amfreville sous Les Monts (27),Côte des deux amants.
Rel. a Londe (76), forêt de La Londe.
Source : MNHN. Paris
Tableau n°9
numéro de relevé 152 31 4.558
surface du relevé en da? 12 1216 9 41
recouvrement (bryophytes) 100 100 100 100 80 100
nombre de taxons (bryophytes) 5 4 3 5 4 6
pente en mini. 75 4 4 051
pente en * maxi. == 200
exposition 10 NME ee
Mnium homm
Différentielle de sous-
association
Plagiotheciun undulatun
Différentielles de variante
12:02 01203212
44 55 55 54 55 32
21
3
aan.
lepidozia reptans
Dicranella heteromalla
Hypnum cupressifome v. apres.
Plagiotheciun denticilstun
Mrichun undulatun
Compagnes.
Polytrichum formosus +
Thuidium tasariscinun
Bhytidiadelphus loreus
Eypnun jutlandicun
Plagioctila asplenioides
Rhytidiadelphus triquetrus
Tophocolea cuspidata
Eurhynchiun praelongun +
Calypogeia fissa
Tophocolea bidentata
spèces herbacées et arbrisseaux
leschanpsia flexuosa EEG
Vacciniwa myrtilles
Rubus sp.
Federa telix
Luzula vernalis
les mollis
Dryopteris carthusiana
Des E
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1
2
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2
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Groupement à PLAGIOTHECIUM UNDULATUM (Hnietun homi NORR 1969)
——M—————————————————————————————————————————
12 13 14 15 16
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95 100 100 100 100
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2 4 32 3 3435
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2
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2 D
c9
16 classe
3 présence
Ivquva tr
Fleet ra td
Source : MNHN, Paris.
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 163
Espèces accidentelles non présentées dans le tableau:
Rel. n°1 : Lophocolea heterophylla +2,
Rel. n°6 : Calluna vulgaris +, Fagus sylvatica i(pl.),
Rel. n°8 : Stellaria holostea +,
Rel. vip
Rel. cht té: Veronica chadsedrya +, Calypogsta musi ter ten
Hypericum pulchrum +,
Rel. n°18: Luzula forsteri i,
Blechnum spicant +, Luzula forsteri +,
Rel. n°19: Pseudotaxiphyllum elegans +,
Rel. n°21: Carex pilulifera +2, Betula pubescens + (a),
Rel. n°23: Plagiomium rostratum +2, Cephalozia
bicuspidata 12,
Rel. n°31: Festuca gigantea +, Lamium galeobdolon +,
Rel. n°32: Rhynchostegiun confertum 11.
Localisation des relevés
Rel. n°1
Le Marais Vernier (27),
Rel. n°2 : Saint Arnoult (76) , forêt de Saint-Arnoult,
Rel. n°3 : Saint Wandrille Rançon (76)
Rel. n°4 : Eu (76), Triage d'Eu, val Ponthieu,
Rel. n°5 : Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°6 : Gruchet Le Valasse (76), bois de La Grande pièce,
Rel. n°7 : Caudebec en Caux (76), forêt du Trait-Maulévrier,
Rel. n°8 : Houppeville (76), forêt Verte,
Rel. n°9 : Heurteauville (76), maris de La Narelle,
Rel. n°10: Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°11: Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Maulévrier,
Rel. n°12: Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°13: Houppeville (76), forêt Verte,
Rel. n°16 à 16: Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°17: Vatteville La Rue (76), forêt de Brotonne,
Rel. n°18: Saint Wandrille Rangon (76),
Rel. n°19: Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Maulévrier,
Rel. n°20 & 21: Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°22: Saint Mandrille Rencon (76),
Rel. n°23: La Mailleraye (76), forêt de Brotonne,
Rel. n°26: Caudebec en Caux (76), forêt du Trait-Maulévrier,
Rel. n°25: Bouvaincourt sur Bresle (76), forêt d'Eu,le Siege
Madame,
Rel. n°26: Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Mautévrier ,
Rel. n°27: Vatteville La Rue (76), forêt de Brotonne,
Rel. n°28 à 30: Bourneville (27) près du château de Montlivet,
Rel. n°31: Maulévrier Sainte Gertrude (76), forêt du Trait-
Moulévrier,
Rel. n°32: Saint Arnoult (76), forêt de Saint Arnoult,
Rel. n°33 & 34: Caudebec en Caux (76), forêt du Trait-
Maulévrier,
Rel. n°35: Saint Paul sur Risle (27).
Source : MNHN, Paris
164 J. BARDAT
Tableau n'10: Groupenent à BAIIAKIA TRILORATA (Barzanietum trilobatae ass. nov.)
numéro de relevé 1 2 3 4 5 6 7 3 910 11 12 13 14 15 16 17 18 19
surface du relevé (da?) 75 325 3 9 3 4 3 150150 7 20 912 16 16 10 5
recouvrement (bryo.lichens) 85 100 80 80 95 100 100 100 100 100 80 100100 100 100 100 100 100 30 classe
nombre de taoms(bryo. lichen) 4 4 3 5 10 4 4 4 3 10 10 5 5 4 5 6 6 5 9 de
i 15 30 70 30 80 30 40 60 90 80 25 30 30 75 55 55 20 60 30 présence
90 40 90 40 90 40 50 — — 85 — 40 40 80 60 70 95 — 35
ENE NOME mmm WW NENNE N NE NE NE NENW
Espèce caractéristique
Bazzania trilobata 23 54 45 M 43 54 45 54 55 23 34 45 M 55 34 34 4 43 35 V
Différentielles de variante
Sein baren 12 1 #2 2 12 L 291p In
Pleuroriun schreberi BH +2U22 29 m
Dicranum majus 212212 un
Hylocomium splendens B R 1
Espèces des erte
cupressiformis
Dicranum scopariue pyxybnaeoennnunmn 21223202 nu V
Folytrichus foracsux "Tace NOU DS es iacent anan m
Drun cupressiforse phos ER? 2 n
Rħytidiadelphus triquetrus un 1
3bytidiadelphus loreus n 1
Espèces des Lepidorio-
Lophocoletea
leucobryua glaucum SAS DER pre n
Lepidozia reptans n + Mo a 2 ou
Tetraphis pellucida a 1
Phanéroganes.
Deschampsia flexsuosa + + G Y nn nu
Vaccinium sti Urs n 2 + a
Espèces accidentelles non présentées dans le tableau:
Rel. n°5 : Cladonia coniocraea +, Cladonia pyxidata i, Dicranella heteromalla 12,
Rel. n'10: Plagiotheciun undulatus +2, Diplophyllum albicans +, Rubus sp. +
Calluna vulgaris +, Hypericum pulchrum i, Dryopteris carthusiana +,
Rel; n'11 : Dryopteris carthusiana i,
Rel. n'13 : Lophocolea bidentata LL,
Rel. 119 : Lopbocolea bidentata +, Barbiloptoria attenuata +3, Lophoria ventricosa +2.
localisation des relevés:
Rel, n'i
Rel. n°2
Se
Rel. n°4
Caudebec en Caux (76), forêt du Trait-Maulévrier,
Grosloy sur Risle (27), forêt de Beaunont,
Briome (27), bois de la tour,
Grosley sur Risle (27), forêt de Beaumont,
Rel. n°5 : Caudebec en Caur (76), forêt du Trait-Haulévier,
Rel. n'6 :Grosley sur Risle (27), forêt de Beausont,
Rel. n'7 à 9: Saint Arnoult (76), foràt de saint Arnoult,
Rel. n° 10 £ 11 : Saint Benoit des Ombres (27), vallon des quatre chênes,
Rel. n°12: Grosley sur Risle (27), forêt de Beaumont,
Rel. n°13 & 14: Brionne (27), bois de la tour,
Rel. n°15 à 18: Le Fresne (27), bois de la vallée moutarde,
Rel. n°19: Saint Paul de Fourques (27), bois des Ifs.
Source : MNHN, Paris
Tableau n'11 Groupement A BAPBILIPROZIA ATTENUATA ( Barbilophorietun attenuatae ass. nov.)
numéro de relevé 1 2
surface du relevé en dm? 16 12
recouvrement en t (bryo.+ lichens) 95 100
type de supports bt bt
mowbre de taxons 51
pente en `, mini. 40 40
pente en *, maxi. 90 75
exposition su
7325951000
121 3H 4
95 100 80 95 100 100 classe
mM
5 6 de
- 5
— 55 présence
28889
¿83.885
AS
ESS HERO
Itla
Caractéristique
Barbilophoria attenuata 35 43 25 45 45 55 45 34 MM 3 55 34 V
Différentielles de variante
leucobryus glaucun uu gn m
Berg sis n 1
Lepldorla reptans Are I
Campylopus fleruosus 222010282 n
Cladonia squawosa (ono gooi
Pleurorius schreberi ung n
tos
Dicranelletea
Lophoria ventricosa a s
Dicranella heteromalla na
Peeudotaxipbyllux elegans na
Calypogeia muellerana 2
Calypogeia fissa n
Espèces des Lepidotio-
Lophocoletea
Tetraphis pellucida 2 I
Cephaloria huniifolia 2 I
Cepbalozia connivens + I
Espèces des Bypnetea-
cupressiforxis
Dicranum scoparius annona 242223 NV
Hypnum Jutlandlcun u uuna tu me
Cladonia confocraea u +4 D
Kolun borna a
Polytrichum fornosun 2
Dan cupressiforsett n Ve À
compagnes
Calluna vulgaris u
Lurula forsteri
Vaccinium wyrtillus n
Pterldius aquilin n
sapro-Lignicole sur tronc ou souche pourrlssants
buxicole sur litière
pouddinque recouvert d'une fine couche hunifère
huzo-terticole sur talus
y. denticollis
42 y, uncinatum
pèces non présentées dans les relevés:
Parwelia perlata "fan cupressiforse v. filiforme 11, Cladonia flabelliformis +,
9: Cladonía caesplticia +
n°12: Kurta sylvatica 12
nt Aubin Routot (76), bois du Platon,
172: Le Fresne (27), bols de la Vallée moutarde,
1/3: Cany-Barvillo (76), bois de Cany,
n°4: Saint Benoit des Ombres (27),Vallon des quatre chênes,
n°5 & 6: Clères (76), bois de la Pierre des ventes,
n°7: Saint Benoit des Ombres (27), vallon des quatre chênes,
n°8: Saint Paul de Fourques (27), bois des Ifs,
n°9: Clères (76), bois de la Pierre des ventes,
n°10 & 11: Saint Paul de Fourques (27), bois des Ifs,
n°12: Brionne (27), bois de la four.
Source : MNHN, Paris
166 J. BARDAT
Tableau n'12: Groupenent à NARDIA SCALARIS (Nardietun scalaris PHILIPPI 1956)
weg de relevé ERES ES
surface du relevé (da?) 1015 120,5 10 3 4 4 4 6 $
recouvresent (bryophytes) 19 100 85 100 95 109 100 100 100 100 95 classe
nombre de, taxons! Ge $ 3 9 518 6 8 7
pente en ` ainj. 40 75 8$ 5 60 85 85 70 40 40 CSS
pente en ` maxi. 9) 95110 20 75 95 90 75 85100
exposition SENNO ENE NE E N È x NE KNE NNE
caractéristique
RE AE 45 55 45 55 55 45 55 55 55 5545 Y
unin DH
Cephalozia bicuspidata 3 2 5 i 1
ephalozia bicuspida
SE 3 i
Dicramm rium 12 +2 +2 #2 52 #2 #2 N
Lophoria ventricosa n nig H
pos apressifone + ry 1
Haascht schreberi 2 n H
Espèces des Dicranelletalia
Braz AE +. ni der
RA nin 222022 x
lia nutans DI il 1
Mech undulatus 4 1
Ee Cam numum un v
p mm jutlandicus uu + + + n on
Polytrichum formosum nu €
Berita somit 2 1
Zë Torens + 1
Campylopus El a I
Dicranun AE iid)
* var, cupressiforae
espèces accidentelles:
calluna vulgaris i.
Deschampsia fleruosa +,
ie um E — cite da, Madar,
is Hero
et SE [3 vallée barrée,
ix ler aes tol EI "[o vallée barrée,
Setet le alesse (76), bois de la Grande pitos
à 11 : Saint Didier des Bois (27), La Vallée barrée.
Source : MNHN. Paris
Tableau n°13
TABLEAU COMPARATIF DE QUELQUES GROUPEMENTS DE L'OUEST DE L'EUROPE DOKINES PAR NARDIA SCALARIS
maéro d'ordre
1 ME O
nonbre de relevés 4 li 5 le ld 8 17
E
Be scalaris E e e: E E E E.:
tardia Pe 1 Mr ME I i m
érentje] de 11
i eil biete pes
SC E n m Loi
jphotia ventricosa ME EE
Ban albicans a cy m r 1
a fissa il
Salle nerorea + D
Calypogeia mel lor iana tar + T
EE DENS 3
ja epiphylla iT
TOLL TU ons 1
Fett mme T
Blásia pusilla + 1
Ee fu cavifoliun +
Ste 1
Bellia neesiana D
entiel de L'alliance
KT
ais my y Var
Pogonatun Velo TL E eer
Sc ing E 1-5 OR NE
PRE d, 1 SC (ëmt
ZE Seen v D on n
rni caespiticia H TUS
Bar Docs I
Pohlia +
Marsupella funckil 1
dée:
E
dM letalis E
Foetz bete dde eod i HIS ION
GE Kan 12d EE
Wio een ier em ae dE D
Isopaches bicrenatus ta : I
Pasito] pb Lun elegans + 4
1
DÉI A8, I
co
Solis Titans dos cde SHE AT IH
Polytrichun for LLE Fop NI nr
Dicranum scoparium , n BOB I 1
Deg cupressiforse Moras alo
euror]un schreberi SE RN T
eres i loreus fax 1 1
Jj ben va
SN ME
ichun commune.
capillifol ius H +
ee + +
Anda 1 Gs
SI Janipecinos + E
E pupas 1 + I
a quinguetación n
inh DI „ii
"y compris Eypnon jutlandicun
espèces non présentées dans Le tableau
n°2: Pleuridium acuminatum 1,
ms
ma:
Campylopus flexuosus 1, Dicranum majus 1.
iytidiadelphus squarrosus +, Cladonia chlorophaea 1, Cledonia confocraea 11
Lophozia excisa 1, Teitonaría exsectiformis 1, Cladonia Chlorophaea 1.
Cladonia furcata 1
n°5: Calypogeia neesiona 1, Blepharostons trichophyllum +, Sphagnum girgensohnii *,Cledonia
né: ungersannia spherocarpa +, Lophorla sudetica +, Barbitophozia attenuate +
Pellis scotica +, Gymocolea inflata +, Rocomitriun ericoides +
Borbi tophozia floerkel +, Dierenetla cerviculata +.
AB: Cladonia chtorophacs I.
m9: Rhizomniun punctatum 1.
Légende
n° à MARSTALLER (1986C tb. n°5,rel. n°16 à 17)
n°2 : Heute-Normandie (France)
LA © MARSTALLER (1984), Mardietum scalaris, ss. ass. type(tb. n°12), Thuringe
PHILIPPI (1963), tb. n°3, 1-3, massif. du Veserber;
MEUMAYR. (1971), tb. n°12, forêt bavaroise,
MARSTALLER (1984 a) ¿Mardietun scalaris ss. oligotrichetosun &
plagiothecletosus, Thur inge.
PHILIPPI (1956), Forêt Noire,
PHILIPPE (1963), tb. n'3,4-6, massif du Harz
MERZOG (1943) in v. HUBSCHMANN (1986),Pogonatetun urnigeri,
Forêt Noire.
"T
me
m9
Source : MNHN, Paris
168
J. BARDAT
Tableau n° 14 Groupement à ROOKERTA LUCERS
(Fookerietun lucentis LECOINTE & PROVOST 1970)
RER SH SCH
recouvrement en $ le im igo H do
surface du relevé en d 18 37 12,5 classe
nonbre de taxons Mie Les
nte en +, tinj. =. = WG- d
nte en ^, nan). 75 90 D
exposition NON ONE ON — présence
pepp
ers dons
5 M OH ON 0v
ep du Dicranellion
SC,
mr irota "oa 2 D
alypodeia fissa EN
KT hetoronalla E I
Pellia epiphylla x t
nones m
Po + It
Dictanun ie B i
colea bidentata cB uu o:
B chiva striatum 32 H I
Thuidium tayariscinuy u JU QE
Rhynchosteqiun riparloides u i
calisation des relevés.
Ja Milleraje (76) forêt de Brotome
faute D o za, fo forêt de Brotomne ` A
Hauléwrier Sainte 76); SOTH gu Trait-Haulévrier
inedite sur Bisle QU Le Mn
Sainte Hatouerite sur Her (y 1e Cap ALI.
Espèces non présentées dans le tableau:
Luula vernalis i, Plagiomius rostratun +2,
beem. p Ri sp. "Henn dis +,
vcri
OS v, stotes 23, Einen
Ka d SE asplenioldes 12
So mée S
ellaria galeri culata +, Brachytheciun velutinum +2
phagnus subéecundum +:
Source : MNHN. Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS 169
Tableau n°15
TABLEAU CORPARATIF DES DIVERS GROUPEMESTS DOMINES PAR Ep, ce
ET OU FAR TRICHOCOLEA TONENTELLA
Beo VE I3 DEER
nombre de relevés 5 8 D CUP HC Hiert?
xoupe caractéristi:
EE “Jucens E » uw "LA x o2. Uo
Trichololea tomentella 1 d. A #15 Li
A EI pirpanell jon 1_heteroma]
E iN I 3t. s 2 WM D :
icranel! à tlla HI D
Gips fissa mi 2
SE
Wë? undulatum D DH
Zei nerves 1
Flagiotheciua megorale 1
Dipiophyllus albicans 1
des Fontinaletes antipireticae
patios Ig
EE dë D D
SH sek LuBOSUE 1
Fontinalis BA, 1
Wnius bornus SE et + 2 n
hires punctatua iu peto un Y Y
Thuidium tamariscinue x q 2 1 1 ur
Lophocolea bidentata H 1 P 1
Hiram atus. I m as | 2 mn
Plagiosnius affine 1 2 D
P n E MA E 1 Di
ja T. stokesii
Brie ja Ert h 2
EE ES 1 5s
E eleg
lustre v. ua 2
pum E ` JESA al D
1 D
D WE
nr $
1 m
I I
T'SI pella ett
inclu Fissidens oswundoides
Légende:
PT erat ls pe,
Fookerietun lucentis Ed n E its de de l'i il E
Bookerietus Dol CE EET E 1980) (i
59 (Prin
sea A Le ger
Ee îl E ls PAS
Stare WE ET Did
Espèces non présentées dans le tableau:
tolytric forem 1, Been majus 1, Sphagnum subeeoundun I, Plagiomiun rostratan,
BE Sei Fän 1, Brachytbeciun mie T,
hians I
Source : MNHN. Paris
170
J. BARDAT
Tableau n°16 groupement A Cephalozia Qunulifolia et A Le
de
ia reptans
(Lepidozio reptántis-Cephalozletum Junulifoliae Lecolhte & de Foucault 1975)
numéro du relevé El og SS 7
surface du relevé en da? | 13 58 48 4 P EE
recouvrement en +(bryo.+1ichens) 160 100 f 95 100 100 100 classe
type de supporta bt ht ht ht bt Tr Tr
more de, Larom 3 48 53 1 € ER
e 08€ 29 ——
80 70 95 90 70 — — présence
HSN a vam — —
Conbimnison, caractéristique
Cephalozia Tumulifc HIS NE À 9 5 tr
Lepidoria reptans 2 229 ur
Espèces des [epidorio-Lophocoletea
Remis eeg eee ` a woen. D
Cam lopus! flexuosus 12 pm Dn
Barbilophozia attenuata #2 1
Teucobryus glaucum u I
des Hypnetea opt:
oam FRE ^ nn pn
Dt, jutlapdicun 2 u 23 DI
Ciadonia coniocraea #2 2 9» +2 LI
Nniu» hornum B u il
ve
(ën heteroralla nu R nu Ho
Cladonia sp, 2. 2 II
Calluna vulggris 2 1
Cladonia pysidata + I
Légende
ht. : busocterricole eur talus ou fossé
T.
Localisation des relevés:
nil à 5 : forét du n
n'é 4 7 : bois des
saprolíquicole sur tronc ou souche
Hpulésrier (Haulévrier sainte Certrude-76)
s (Saint Paul de Fourques-21)
Source : MNHN. Paris
Tableau n°17 Groupement à PELLIA EPIPHYLIA (Pellietum epiphyllae (Schade 1923) Ricek 1970)
e Aa
face du re) 1 dete
ee ee) DS DS dd dE EERTE TEE ET DE à meme o—
et i le Un
pente en — nini. 38 70 BO 35 é0 80 6 50 8 & 60 30 85 75 85 5 85 70 80 60 60 % DRM EI HL IU RM
pente en ", maxi. = D ES — 0 — = = 1 — —— — D — — 8M — 70 — — présence 5 sq ea Ve 1 `
PG. vw Imegrgsgëntttuigztrsesr Joe lon.
Eege? EE
+, Thuidium tanariscinu +2,
ia epiphylla 35 55 45 55 44 M 55 55 M 44 55 44 54 43 35 44 55 23 4 4555 Y À ta E S iilis purpurea *,
SERA ép. D.
n°12: Brachytheciun SE, +, Eurhynchium praelongun 12.
Su albicans mM ud i 8 pren pulchro |
Lt 1 " ü 4 Tx iren punctatum 12.
Rh NP ata n M i 1:15: Muidiw taeriscinn +2.
Ode EEN A e Eon E ciet
im i * M
Plagiochila asplenioides D 104 T0 322: TT TT +.
Espèces dy Dicranel Li localisation des relevés:
s 23:3 og P.7842 2.5220 N Forét de Brotonne (La Wailleraye-16)
Ditsch fissa —— Mar KL LUC EE Forêt du triage d'Eu, bois l'Abbé [Bu-76
Calypoñela muelleriana 3 u 1 SI EE tert
EEN
De om puzussi ne Wus e Sne 1044210 Y TOR e ico Lia a ee e
d n ce-Dane de Bondeville-76)
Polytrichum fores ü E ARE cars id Sole ae locale ere [sun Biete de Bogueraré-2)
Ss Geer E E 1 JE Brote” [la Ma Leraye-16)
Lephocolea cuspidata + u 1 Forêt Verte, (Saint Goen
" Forét de Brotónre, (Vatteville la Rue-76)
pass ir eur +1 a P i 1
= 3 y AN a foret de Brotome, (la Mailleraye-6)
Oxalis acetosella + Ge," Ge * | Forêt Verte, (Saint Seen
Leyuosa à 19: Forèt de Brotonne De leville la Rue-76)
n:20 & 21: Forét Verte, (Mont Saint Aignan
n°22: Forèt de Brotonne, (Vatteville là Rue-16).
Source : MNHN, Paris
172
J. BARDAT
Tableau n°18 : Groupement. à PELLTA JPIPETLIA ES URPTKCHTUK PHLELDHCA v. STOKESII
lio epiphyllae-Eurbynchietus stokesii ass. nov.)
muéro de relevé Ehe E
FREE
surface du relevé en de 5 9 d 6 5 18 4 4 4 4 6 9 classe
Monro de taxons[bryo.4 lichens) 7, 6& D BL D 61 do doo A
recouregent en. ER 95 95 95 95 10 95 80 100.95 A
nte en ,, ninj, 30 $0 40 45 d. d. ch. 5 3 ch 10 70
nte en "` mari. - 555 == = = 85 80 présence
exposition r SW M -m -ms
o ede 8 6 5 0 HW 6 X 5 5 6 55 T
n2rnozznnumnu my ow
Was undutatun + Zë A on n noa
Epis différentielles a
eer
s ek joldes aom n
Zi otecli mee nd 1
palun conicum 2 1
BEEN rostratun E E tr
Seier confertus E u R i
Dec Hon a it
ts anion.
e sup.
rich rz A EPIS uon + y
Dieranel}a Size, z 1
Calypogeia fissa + 1
P n non * 2n n
lophocolea cuspidata E + i
KEoerg retablos +n nos i
cd + KR H
cim velut
pem al, + 1
amiua punctatum 2 1
ch. (relevé sur chemin forestler)
Espèces non présentées dans le tables
rege elegans 11, Polytricho formosus +.
Alea SA,
nn Juncus effusis i, Hedera helix +
Rud +, Cardamine flexuosa +, Galium Pis, M, Veronica hederifolia +.
polyanthos 11, Geum urbanum 11, Ranunculus repens +
SE vulg: Ven 11, Cardamine flexuoga + wels is stolonifera 12.
le flens +5, Veronica hederifolia +
Oxalis Lis la 2
lans 22.
v 12: Plagiomiun affine 11, Oxalis acetosella +.
Localisation des relevé
nl à 4: forêt de Brotonne, Vatteville la Rue (76),
mé à Ti boig d'Acton, Valletot (2
ai: la forêt Verte, Hont Saint Alghan (76),
Lot de WAT, ies 06),
o: tois dei, Valletot (27),
21: bois de Miete, “pierre de besguerart (2),
tir du Maulérrier, Haulérrier Sainte (6).
Source : MNHN, Paris
Tableau n°
Groupement à SCAPANIA COMPACTE
ro de relevé NET
mice de leg ep d
EE in doo in lo
mam (ryo. SE $ 6 +
nnd lo do © à
te en `, max) 100 90 75 95
exposition M NOM
" y
e GR giae 4 465 5 0 |
des 'nelletea
icranella. E bi 2 3 1 1
Lophozia ventricosa S 3 À 4 4
Pogonatun aloides u 1
Bartramia ponifornis ni
Di ri ilum albicans 2.1
MR, SZ
perces des Bret lypnetea cupressiformis
JICrabuR scopar jum nz 2 3
Hypnum cupressiiorae v. cupressiforme À 2?
Riga turneri Gm n I
ZS ia f KE #2 + 2
Cladoni: veni u 1
Tetraphis pel ZEN
pol SC je Kin a 1
a 1
Calima SE + 1
Sal hd
ire
Feng adlanthoides ni
eist des relevés:
1 à di Fort de Conchas, Conches en Quche (27)
` Forét de Beaumont, Beaumont le Roger (21)
Tableau n°20: Groupement à LOPHOZIA EXCISA
muxéro de relevé
surface du relevé en dn?
recouvrement ent (bryo. Hichens|
sare am (bo. Aces
ta a
Dente en en ', mail.
Exposition
iste ns
press de Migraine
ete
Pleuridiun subulatua
oly ina
Ceratadon purpureus
to-Dicranelletea
ia E mn
la fissa
KE, aen
Beie
WE
TES erts
E Ger EE
ZE
Bes, ja flabriata
Cladonla furata
Calluna vulgaris
Cladonia
Lula verba)
pene primaire]
is
n°1 : Forêt de Conches, Conches en Ouche
1243: La pierre disc, Beaubray (27)
D
in
n
2
2
p
2
D
n
Bee: ZE E de relevis, Jes classes de précence na sot pas mentionnées. Seul apparait le nombre
oj
L'espèce est présente.
SANVWAON SSIYOLLAHdOASS SININAANOND AA HIDOTODH-OLAHA
ELL
Source : MNHN, Paris
174
Tableau n°21
TABLEAU SHNTHETIQUE DES ASSOCIATIONS
J. BARDAT
n° de référence de l'association
nombre de relevés
15
u
16 4
3 4
121-910 5
23 7 12 19 35
Caractéristiques et différentielles
Leon
Lä undulatum
Purbynchiua praelongua v. stokesii
telia epiphylla
turhynctdus Striatun
Tookeria lucens
Bartramia ponitorais
ania compacta
fardda scalati
Lophozia ventricosa
Cephaloziella divaricata
Pleuridius subulatur
lophoria excisa
Plèuridiun acuminatum
Join reptans
acospius and:
Tetraphis pelluck
Cephaloria lunilitolia
Bitbilophozia attenuata
ía trilobata,
Plagiotheciua undulatum
Classe des Immo
WE SIE i:
ia fissa
Se albicans
Calas eiis bicuspidata
jim eben
ypogeia muelleriana
Feet pus elegans
Es Bur
ja argu
SES,
Pogonatun nanum
Scápania nexorea
lasse des Lepidoz io-lophocoletea
Teic kyun D Kee?
ie fleruosus
Cladonia squamosa
Cephaloria connivens
men heterophylla
rae
EC satin n
mun copressiforee s.l.
Ei ja formosum
~ mia il
ux cun
ES
Pleuroziun schreberi
Dicranyn majus,
KSE js es
aru adelphus triquetrus
Locoaniux splendens
peurs
da scopariae
m
n
n
D
u
ai
m
m
D
D
D
D
pi
m
HI
i
m
m
il
m
I
n
m
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+
y
I
+
iu
nm
3 N
20101 H
aH 1 qp
Du mn +
+
+
4
Dm
asi +
+
1
J perm not
mm mm
+ Fr
o
poa à Hr y
jn y m
A
uv
"mmm +
x dp
1H
Source : MNHN, Paris
PHYTO-ÉCOLOGIE DE GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES NORMANDS
Tableau n°21 (suite)
175
n° de référence de l'association Lic ded jeder
16 M D D?
10 5
Conpaanes
HE nera 1
Conócephalun conicum 1
Säi ista Ee
¡chostegiua confertum
BEE roctratus I I
Pladiothecium dent iculatun unn +
Piagiochila asplenjides + DO
Lophocolea cuspidata Hoc I
hrüchytbecius velutinua I +
Rhizomius punctatus Gëf
Thuidius tatariscinus DH +
Cepbalorjella turneri t 2
DE v. prelorqus +
Isotheciua alopecuroides
Polia mutans +
Eypogyania physodes
Zei Det
Cladonia pyxidata | 1
Bolytrichia juiperinn
Cladonja caespiticia
Cladonja furcata
Cladonia pityrea »
Cladonia subulata
Ceratodon purpureus n
d
iookerietum lücentis Lecointe & Provost 1970
: Bartramietur posiforais (v. Krusenst jerna 1945) v. Rubschtann 1967
: Naïetun horni Norr 1969 sous-association à Plagiothecius undulatum
: groupement à Scapania compacta
; Rartietur scalaris Die 1596
Lophorietun ventricosae Reusaÿr 1971
Barbilophozietym attenuatae
:arnamietus trilobatae `"
1: Lepidorio reptantis-Cephalosietun lumulifoliae
lecbinte & de Foucault 1975 |
Leucobrye-Tetraphidetus pellucidae Barkwann 1956
'ulacomhletus ahdrogynae v. Krusenstjerna 1945
A:iepidozio reptantis-Mnjetun horni
1;15:Cephalozlellstun divaricatae
n'16:groupenent à Lophoria excisa
Espèces non présentées dans le tableau:
lyantbos +, Purhynchius bians +.
Els Der
Source : MNHN, Paris
176 J. BARDAT
BIBLIOGRAPHIE
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BARDAT J., 1989 a - Phytosociologie et écologie des forêts de Haute-Normandie, leur place
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BOULAY N., 1904 - Muscinées de la France. Deuxième partie. Hepatiques. Paris: Klincksieck,
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MARONETUM CONSTANTIS CRESPO et al. EX BAHILLO ET
LOPEZ DE SILANES "NOVA ASS." COMUNIDAD PIONERA
HELIOFILA CORTICICOLA DEL SECTOR
GALAICO-PORTUGUES DE LA PROVINCIA
CANTABRO-ATLANTICO
L. BAHILLO y ME. LOPEZ DE SILANES
Dept. Biología Vegetal, Fac. Biología, Universidad de Santiago. 15706
Santiago de Compostela (Coruña), España.
RESUMEN - El estudio de la vegetación epífita en la provincia de Pontevedra nos ha llevado a
la caracterización de una asociación pionera heliófila que recubre cortezas de ramas y troncos de
Betula celtiberica, Quercus robur y Alnus glutinosa, para la que proponemos la denominación de
Maronetum constantis Crespo et al. ex Bahillo et López de Silanes "nova ass."
ABSTRACT - The name of Maronetum constantis Crespo et al. ex Bahillo et López de Silanés
"nova ass." is proposed for the pioneering heliophytic association which covers the bark of tree
branches and trunks of Betula celtiberica, Quercus robur and Alnus glutinosa, It is characteristic
of the epiphytic vegetation in the province of Pontevedra.
INTRODUCCION
La falta de datos sobre la vegetación liquénica gallega nos marcó como objeti-
vo prioritario el análisis de las comunidades de líquenes corticícolas en nuestra región,
para lo que elegimos como zona de estudio la cuenca del río Oitavén en la provincia
de Pontevedra que, a nuestro juicio, es un buen exponente de los valles de la Galicia
costera, conservando aunque fragmentada y alterada por el hombre, una aceptable re-
presentación de la vegetación climácica, especialmente en los lugares de mayor altitu
donde los asentamientos humanos son de escasa entidad y carecen por completo de in-
dustrias contaminantes.
La cuenca del río Oitavén ocupa una extensión aproximada de 190 km? de la
provincia de Pontevedra, entre las coordenadas 4^ 38' - 4° 53' de longitud oeste y 42°
17 - 42° 25' de latitud norte (Fig. 1), y U.T.M. 29TNG38, 29TNG48, 29TNG58 y
29TNG47. El río comienza su curso de 33 km en la cimas de la Sierra del Suido
(1040 m) hasta el puente de Silvoso (20 m) donde se une al río Verdugo y, tras un
breve recorrido, ambos caudales dan origen a la ría de Vigo en Pontesampaio.
Fitoclimáticamente podemos decir que se corresponde con una subregión
Atlántico-Europea con una influencia oceánica acusada y un régimen térmico suave.
La prepicitación media anual alcanza un valor de 2862 mm en la zona de altitud me-
dia, pero en las cimas puede superar los 3000 mm. La temperatura media anual es de
Source : MNHN, Paris
180 L. BAHILLO y M.E. LOPEZ DE SILANES
ans
Fig. 1 - Situación de la cuenca del río Oitavén en la Península Ibérica.
12°C, correspondiendo el mes más frío a Febrero, 5,1*C, y el de Agosto el más cálido
con 17,9°C.
Corológicamente la cuenca del Oitavén pertenece a los subsectores Miñense y
Lucense del sector Galáico-Portugués, el más meridional de la provincia Cántabro-
Atlántica de la región Eurosiberiana.
En este área geográfica los robles (Quercus robur) forman comunidades
arbóreas denominadas robledas, el bosque clímax de la cuenca que se corresponde con
la alianza Quercion robori-petraeae. Apesar de la tala indiscriminada de estos bos-
ques, la repoblación con especies arbóreas foráneas y los incendios forestales, todavía
se observan grandes masas boscosas autóctonas sobre todo en las zonas de difícil acce-
so y en pequeños lugares llanos donde el hombre contribuye a su conservación.
Las aguas del Oitavén atraviesan dos pisos de vegetación, el colino y el mon-
tano, cuyo límite está entre los 550 y los 600 m. En el piso colino la alianza Quercion
robori-petraeae se encuentra representada por la asociación Rusco aculeati-Quercetum
roboris, caracterizada por la poca diversidad del estrato arbóreo, formando casi exclu-
sivamente por Quercus robur y alguna rara Betula celtiberica, debajo del que aparecen
Ilex aquifolium, Frangula alnus, Pyrus pyraster, Laurus nobilis, Crataegus monogyna,
entre otros. La asociación clímax montana se corresponde con Vaccinio myrtilli-
Quercetum roboris que se desarrolla en condiciones térmicas más adversas, lo que
conlleva la desaparición de algunas especies más termófilas como Laurus nobilis.
La alianza Osmundo-Alnion, característica del sector Galáico-Portugués, forma
los sotos ribereños de los ríos. Alnus glutinosa es el forófito predominante de este bos-
que galería.
Source : MNHN, Paris
MARONETUM CONSTANTIS "NOV. ASS." 181
Sobre estos forófitos se encuentran comunidades pioneras heliófilas que for-
man intricados mosáicos de talos de líquenes crustáceos, caracterizados por la apari-
ción de especies del género Lecanora, que pertenecen a la alianza Lecanorion
subfuscae y para la que proponemos Maronetum constantis como nombre de aso-
ciación.
MATERIAL Y METODOS
Los especímenes recolectados y determinados por los autores siguiendo las
técnic as habituales, se han depositado en el herbario de la Universidad de Santiago
(SANT-Lich), utilizando la nomenclatura de Clauzade & Roux (1985) y Cannon et al.
(1985).
Los inventarios se realizaron según el método clásico de Braun-Blanquet (re-
cogido de la versión española de 1979) y con ellos se confeccionaron las tablas de las
asociaciones que contienen los siguientes datos:
a - Número de inventario.
b - Localidad.
e - Fecha.
d - Altura sobre el nivel del mar en metros.
e - Tipo de bosque (robleda, pinar, etc.).
f - Zona del bosque (I=interior, B=borde o C=claro).
g - Forófito (Qr= Quercus robur, Pinus pinaster, etc.).
h - Tipo de corteza (r=rugosa, l=lisa, r-I=rugoso-lisa).
i - Zona del árbol (t=tronco, tb=base del tronco, rm=rama).
j - Altura del suelo en centímetros.
k - Grosor del tronco en centímetros.
1 - Orientación (N, NE, E, SE, S, SW, W, NW).
m- Cobertura de los inventarios en %.
n - Area del inventario en decímetros cuadrados.
ñ - Número de especies.
El grado de presencia lo expresamos de tres modos distintos:
a) Número de inventarios en los que se encuentra presente una especie.
b) Porcentual.
c) Según la siguiente equivalencia:
I presente entre el 0% y 20% de los inventarios
II presente entre el 21% y 40% de los inventarios
I presente entre el 41% y 60% de los inventarios
IV. presente entre el 61% y 80% de los inventarios
V. presente entre el 81% y 100% de los inventarios
El valor de la cobertura se calcula sumando los porcentajes medios de cobertu-
ra (i) de cada especie, se divide por el número de inventarios contenidos en la tabla
(n) y se multiplica por 100 para redondear el resultado.
Valor de la cobertura = Zi x100
Relación de las localidades estudiadas (Fig.2):
ARANZA (ARAN) 29TNG3785
CAMPELO (CAMP) 29TNG5487
Source : MNHN, Paris
182 L. BAHILLO y M.E. LOPEZ DE SILANES
^x "iesse,
la
PAZOS DE
¿BORBEN
400
Fig. 2: Distribución de Maronetum constantis en la cuenca del río Oitavén.
COUSO (COUS) 29TNG5385
FORNELOS DE MONTES (FDEM) 29TNG4783
LAXE (LAXE) 29TNG5386
PAZOS DE BORBEN (PDEB) 29TNG3882
PAZOS DE BORBEN-MOSCOSOS (PBMO) 29TNG3983
VENTIN DE ARRIBA (VDEA) 29TNG4782
ASOCIACION: MARONETUM CONSTANTIS CRESPO et al.
EX BAHILLO ET LOPEZ DE SILANES "NOVA ASS,
INVENTARIO TIPO N° 249
Los mosáicos contínuos de colores claros y verdosos de talos crustáceos, que
recubren una media del 85,7%, es el principal rasgo fisionómico de estas comu-
nidades, en las que destacan por su cobertura especies del género Lecanora, como:
Lecanora chlarotera, L. pulicaris, L. intumescens o L. pallida, sin olvidarnos de los
táxones que consideramos carácteristicos: Maronea constans, Lecidea exigua, Buellia
jorgei y B. disciformis, entre todos ellos y el resto de los crustáceos suponen el 89%
del valor de la cobertura total, muy lejos de las otras formas biológicas (foliáceos
10%, fruticulosos entre el O y 1%) y del pequeño recubrimiento de briófitos que no al-
canza el 1%,
Cabe destacar el alto grado de presencia de Maronea constans, que a pesar de
sus pequeños talos, da un rasgo diferenciador con una cobertura relativamente baja
(Tabl. 1C).
Source : MNHN, Paris
MARONETUM CONSTANTIS "NOV. ASS."
NUMERO DE ce EI
LOCALIDAD ct
en mp
ALTURA s.a.a. (al w
TIPO 08 BOSQUE pm
204, DEL geg €
men D
TIPO DE em 1
204 DEL wen, t
ALTURA DEL SUELO (cal D
om DSL TRONCO (cal E
mm DE LA BARA lea)
ORIENTACION D
men 18) a
mp LE) n
AREA DEL INVENTARIO (882) EN
ABRO DE cn "
CHACTEETETICIS DE Rercnetus constantis
Jarones constans M
Lecides exigua D
Buellia jargei +
Buellis disciforais
CARACTERISTICAS 28 Lecanorion subfuscae
Lem ici +
Lecanora pallida
Lecanora pulicaris
CARACTERISTICAS D2 Arthonietalia radiate
Lecanora chlarotera 1
lectora intunescens 1
Lecanora chlaroters f. rugoselle — 1
Lecanora argentata
Acre ux
Paraelis revoluta +
Parselie in +
Graphis elegans +
Fuscidea lightfontii 22
Birselie seratilis
Arthopyrenia antecellans
Parselie subeurifees M
peter tubulosa
Ochrolechia ascrospars
Graphis scripta
Parnelia chinense
Arthopyrenia punctiforais
Locidella eleechroas
Parmelía capereta
Prallania tenarisci
Pertusaria trachythal lins
Lecidee carrallii
Caloplaca ferrugines
Pertusaria leioplace
Dron cupressiforme
Paraelia glabratule
Tabla 1 (A,B,C) - Tabla de la asociacion Maronetum constantis.
Du
45
1%
0,3
100
05
1
183
1
1
D
m
ESPECIES ACCIDENTALES [n° invent. (abundancia, dominancia)]: Parmelia exasperata
[33(1,1))]; Pertusaria amara [46(1,1); Physcia semipinnata [33(1,1)); Candelaria concolor
[261(-)]; Evernia prunastri [277(+)]; Hypogymnia physodes DAT: Lepraria incana [149(9)];
Ochrolechia parella [266(+)J; Parmelia pastillifera [266(4)]; Pertusaria heterochroa [46(+)1;
Rinodina sophodes [33(+)]; Ulota crispa [205(+)] y Usnea cornuta [264(+)].
SIGNIFICACO DE ALGUNAS ABREVIATURA:
robori-petraeae, BGAL = Osmundo-Alnion, MIXT = Mixto. FOROFITO: Qr = Quercus robur,
Ag = Alnus glutinosa, B
Betula celtiberica.
TIPO DE BOSQUE: CARB = Quercion
Source : MNHN. Paris
184 L. BAHILLO y M.E. LOPEZ DE SILANES
15
DU
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mom 3 Ns
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Tb 79 m 7%
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LOCALIDAD
en
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RUE
ZONA DEL BOSQUE
mmm
TIFO D COBTETA
ZONA DEL ARBOL
ALTURA DEL SUELO tca)
GROSOR DBL TRONCO cal
GROSOR DE LA AAMA lea)
mamen WE 4 x
INCLINACION 9 a sg 5 ow
COBERTURA (9) M m w ag
AREA DEL INVENTARIO (dn2l 0.7 Ob 0 18
mem DE mme "ow EC
X agang » » w* 9
wo sg am ow pw a
1,05 0,42 0,36 0.8 QE 19 42
JI ur A:
CARACTERISTICAS DE ect constantis
Meronen constans e EE EE E REN
Lecides exigua a EE RE: +
Buellia jorgei SE Eat S pr zitat
Buellie disciforsis E pes. PITE Jd ng
CARACTERISTICAS 08 Lecanorion subfusca
Lecanora spaaicta + + D
Lecanora pallida GI + 14
Lecanora pulicaris Pert Hopi
CARACTERISTICAS 08 Arthonietalia radiata
Lecanora chlerotera t
Lecanora intumescens m
Lecanora chleratera f. ragosella — |.
Lecanora ergentate.
13
ACOMPAANTES
Paraclis revoluta + Eno
Parselie sulcata + + *
Graphis elegens itc esr
Puscides Light£ootii * 22 +
Parselie saretilis +
Arthoprrenis actecellans
Parselie subeurifers + DO
pognis tubulosa + + +
Ochrolechia macrospora 33 MH ES
Graphis scripta 22 à
Paraclis chinense 3 À 1
Arthopyrenia punctifornis + i +
Lecidella giereg Vu "E um
Poraelia cap z
Frullenia tanarisci ST E
Pertusario Erachythellins ——
Lecides carrollii 2 3
Caloplaca ferrugioes *
Pertusaris leioplaca d
Dron cupressiforse "
Parselie glabratula Sech
Source : MNHN. Paris
MARONETUM CONSTANTIS "NOV, ASS.
ven DE INVENTARIO ns
LOCALIDAD we
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ALTURA s.n.a, lul im
TIPO DE mt
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TEPO DE CORTEZA
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AREA DEL INVENTARIO: (dnè) 2
DH D
CAMACTIRISTICAS DE Maronetua coastenis
Nerones constans
Leciden exigua
Buellia jorgei p
Buellia disciforais
CHACTERISTICAS DE Lecanorion subfusca
Lecenora ici *
Lecanora pallida Du
Lecanors pulicaris
CARACTERISTICAS DE Arthonietalía rediatae
Lecanore chlaroters 22
Lecanora intumescens
Lecanora chlorotera £. rugosella
Lecanora argentata
ACOMPAÑANTES
Parselie revoluta
Paraelia sulcata
Graphis elegans
Puscides Lightfootii 22
Paraelio saratilis
Arthoprrenie entecellans
Paraelíe subaurifera
pognis tubulosa
Ochrolechia macros
Graphis scripte.
Parselie chineese a
Arthopyrenia puactiforais
Lecidella eleechrons
Paraelia capers
Prullania temrisci
Pertusario trechythellino
Lecides carrollii *
Celoplace ferrugines
Pertusaria leioplaca
Apaun cupressiforae
mis
tras
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22
DI
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Source : MNHN, Paris
186 L. BAHILLO y M.E. LOPEZ DE SILANES
Sinecología: Esta asociación fotófila, se desarrolla preferentemente sobre las
cortezas ligeramente ácidas y lisas de los troncos y ramas de Quercus robur, Betula
celtiberica o Alnus glutinosa en los pisos colino o montano.
Se localiza en las ramas y en los troncos jóvenes que reciben una gran can-
tidad de luz. La orientación sur, muy frecuente en estas comunidades, nos sugiere no
sólo una tendencia fotófila sino también una cierta tentencia a situaciones de mayor
termicidad.
La existencia de especies sensibles a la contaminación atmosférica, como
Maronea constans, nos indica el bajo nivel de toxitolerancia de la asociación.
Sindinámica: Es la comunidad pionera heliófila de las cortezas lisas de ramas
y troncos de los forófitos de la cuenca del Oitavén. En el piso colino, Maronetum
constantis evoluciona a comunidades de Parmelietum caperato-perlatae, o Usnetum
rubicundo-cornutae, mientras que en el piso montano se desplaza hacia Pseudevernio
furfuraceae-Parmelietum revolutae o a Usnetum rubicundo-cornutae.
La transformación en comunidades foliáceas se produce en los lugares donde
se aprecia una disminución de la iluminación, consecuencia lógica del crecimiento de
los forófitos que con su cobertura foliar impiden que la radiación solar llegue con toda
su intensidad a los troncos; sin embargo en las ramas, bordes y claros de los bosques
donde se permanece en valores similares, motiva la aparición de comunidades
fruticulosas (aerohigrófilas y heliófilas).
Discusión: Algunos de los táxones citados por Crespo et al. (1983) en la aso-
ciación Maronetum-Buellietum jorgei propuesta como comunidad heliófila típica de las
cortezas subneutras o ligeramente ácidas de los territorios meridionales de la provincia
atlántica, coinciden con los que consideramos característicos de la asociación
Maronetum constantis, sin embargo, no podemos comparar los datos debido a la falta
de tablas de asociación en la publicación.
Sincorología: Creemos que esta asociación es la pionera en las cortezas lisas,
ligeramente ácidas o ácidas de los forófitos de los sectores corológicos gallegos de la
provincia atlántica. Además de su distribución en la provincia de Pontevedra, posi-
blemente se corresponda con las citas de Maronetum-Buellietum jorgei de Crespo et al.
(1983) de la provincia de Coruña y la cita de Marcos (1986) para Salamanca. Nuestras
observaciones de campo en otras localidades confirman esta distribución.
CONCLUSIONES
Maronetum constantis es una asociación pionera heliófila y toxffoba que se en-
cuentra sobre las cortezas lisas de Quercus robur, Betula celtiberica y Alnus glutinosa
de la cuenca del río Oitavén. Pertenece a la alianza Lecanorion subfuscae y sus espe-
cies características son: Maronea constans, Lecidea exigua, Buellia jorgei y Buellia
disciformis.
RELACION DE SINTAXONES Y TAXONES LIQUÉNICOS CITADOS
SINTAXONES LIQUÉNICOS:
Lecanorion subfuscae Ochsner
Maronetum-Buellietum jorgei Crespo et al.
Maronetum constantis Crespo et al. ex Bahillo et López de Silanes
Source : MNHN, Paris
MARONETUM CONSTANTIS "NOV. ASS." 187
Parmelietum caperato-perlatae Delzenne et Géhu
Pseudevernio furfuraceae-Parmelietum revolutae (Almbond) Delzenne et Géhu
Usnetum rubicundo-cornutae Bahillo et Carballal
TAXONES LIQUÉNICOS:
Arthopyrenia antecellans (Nyl.) Arnold
Arthopyrenia punctiformis Massal.
Buellia disciformis (Fr.) Mudd
Buellia jorgei Samp.
Caloplaca ferruginea (Huds.) Th. Fr.
Candelaria concolor (Dickson) B. Stein
Evernia prunastri (L.) Ach.
Fuscidea lightfootii (Sm.) Coppins & P. James
Graphis elegans (Borrer ex Sm.) Ach.
Graphis scripta (L.) Ach.
Hypogymnia physodes (L.) Nyl.
Hypogymnia tubulosa (Schaerer) Havaas
Lecanora argentata (Ach.) Malme
Lecanora chlarotera Nyl.
Lecanora chlarotera f. rugosella (Zahlbr.) Poelt
Lecanora intumescens (Rebent.) Rabenh.
Lecanora pallida (Schreber) Rabenh.
Lecanora pulicaris (Pers.) Ach.
Lecanora symmicta (Ach.) Ach.
Lecidea carrollii Coppins & P. James
Lecidea exigua Cheub.
Lecidella elaeochroma (Ach.) M. Choisy
Lepraria incana (L.) Ach.
Maronea constans (Nyl.) Hepp
Ochrolechia macrospora Vers.
Ochrolechia parella (L.) Massal.
Parmelia ċaperata (L.) Ach.
Parmelia chinense Osberk
Parmelia exasperata de Not.
Parmelia glabratula (Lamy) Nyl.
Parmelia pastillifera (Harm.) R. Schubert $: Klem.
Parmelia revoluta Flórke
Parmelia saxatilis (L.) Ach.
Parmelia subaurifera Nyl.
Parmelia sulcata Taylor
Pertusaria amara (Ach.) Nyl.
Pertusaria. heterochroa (Müll. Arg.) Erichs.
Pertusaria leioplaca DC
Pertusaria trachytallina Erichs.
Physcia semipinnata (Gmelin) Moberg
Rinodina sophodes (Ach.) Massal.
Usnea cornuta Koerb.
Source : MNHN, Paris
188 L. BAHILLO y M.E. LOPEZ DE SILANES
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Source : MNHN, Paris
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WAYNEA ADSCENDENS RICO (LICHENES, LECANORALES,
BACIDIACEAE) EN FRANCE
Olivier BRICAUD et Claude ROUX
CNRS. U.R.A. 1152, Institut méditerranéen d'écologie et de
paléoécologie, faculté des sciences et techniques de Saint-Jéróme,
F-13397 Marseille cedex 13.
RÉSUMÉ - Waynea adscendens Rico, jusqu'ici connu seulement dans quatre localités du sud-est
de l'Espagne, existe également dans le sud-est de la France, où il est uniquement représenté par
des spécimens stériles. Ceux-ci se distinguent néanmoins nettement de W. stoechadiana (Abbassi
Maaf et Roux) Roux et Clerc par leur morphologie (squamules non géotropes et soralies
forciniformes ou cupuliformes), leur anatomie (cortex nettement prosoplectenchymateux, hyphes
médullaires plus épaisses), leur chimie (aucune substance lichénique) et leur écologie (moins
thermophiles). Ils different de W. californica Moberg par leur cortex nettement
prosoplectenchymateux et leurs hyphes médullaires plus épaisses.
RESUMO - Waynea adscendens Rico, ghis nun konata nur en kvar lokoj de SE-Hispanio,
ekzistas ankaù en SE-Francio, chi tie nur sub formo de senfruktaj specimenoj. Chi tiuj tamen
klare diferencas de W. stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Roux et Clerc pro morfologio
(skvametoj ne geotropaj k soraloj kapucho- aù kupulo-formaj), anatomio (kortiko klare
prozoplektenkima, medolaj hifoj pli dikaj), kemio (neniu likena substanco) k ekologio (malpli
varmeja). Ili diferencas de W. californica Moberg pro kortiko klare prozoplektenkima k medolaj
hifoj pli dikaj.
ABSTRACT - Waynea adscendens Rico, previously known in only four places in SE Spain, ex-
ists also in SE France, but represented only by sterile specimens. Theses are easily differentiated
from W. stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Roux et Clerc by their morphology (non geotropic
squamules and forciniform or cupuliform soralia), anatomy (cortex distinctly prosoplectenchyma-
tous, thicker medullary hyphae), chemistry (no lichen substance) and ecology (less thermophi-
lous). They differ from W. californica Moberg by their clearly prosoplectenchymatous cortex and
their thicker medullary hyphae.
INTRODUCTION
En 1988, lors d'explorations sur la végétation lichénique corticole de la
chênaie pubescente (Buxo-Quercetum pubescentis) de haute Provence, l'un de nous (O.
B.) a découvert, à Lioux, près de Javon (Vaucluse), un lichen stérile rappelant Waynea
stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Clerc et Roux (voir Clerc et Roux, 1991), mais
bien différent de celui-ci par le thalle et surtout les soralies. Nous avons par la suite
trouvé d'autres stations de ce lichen, dans les départements de Vaucluse et de la
Drôme, mais sans pouvoir trouver de spécimen fertile.
Tout récemment, Rico (1991) a découvert dans le sud-est de l'Espagne une
espèce nouvelle, Waynea adscendens Rico, qui correspond parfaitement au lichen
Source : MNHN, Paris
190
GABOURIAUT
05 mm
O. BRICAUD et C. ROUX
Source : MNHN, Paris
WAYNEA ADSCENDENS EN FRANCE 191
récolté en haute Provence. Les spécimens espagnols étant fertiles, Rico donne une de-
scription de l'appareil reproducteur et le compare à celui des deux autres Waynea con-
nus, W. stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Roux et Clerc et W. californica Moberg.
Dans le sud-est de la France, le thalle de W. adscendens présente une certaine
variabilité morphologique et anatomique. Par ailleurs, cette espèce se rencontre dans
des formations forestières bien différentes de celles des localités espagnoles. Nous
décrivons donc ci-après les spécimens de Provence, en insistant sur leur écologie et
sur la variabilité morphologique et anatomique du thalle et les comparons aux
spécimens espagnols ainsi qu'aux deux autres espèces de Waynea connues.
DESCRIPTION
Morphologie (fig. la et 1b)
Thalle. - De 1 à 10 cm dans sa plus grande dimension, d'un vert clair un peu
brunátre (à l'exception du cortex recouvrant les soralies qui est brun rougeátre), luisant,
il est constitué d'éléments - granules ou squamules très petites (0,1-1 x 0,1-0,6 mm)
sauf lorsqu'elles sont sorédiées (1-2 x 0,4-1 mm) -, denses, généralement contigus ou
même imbriqués, d'abord étroitement appliqués sur le substrat puis se détachant parfois
en partie de celui-ci. Les squamules, qui ne deviennent ascendantes que dans les bio-
topes sombres, présentent un contour arrondi ou plus souvent lobulé, une face
supérieure légèrement ou même franchement convexe, lisse et brillante. Le bord
inférieur des lobules ascendants émet parfois des hyphes médullaires blanchátres qui
frangent la squamule dont la partie centrale reste très adhérente au substrat.
Soralies. - Seules les squamules les plus évoluées donnent naissance à une so-
ralie, qui se forme à la face inférieure de la squamule, soit loin de son bord distal, soit
tout près de celui-ci. Dans le premier cas, le plus fréquent, on remarque tout d'abord
une excroissance de la face supérieure, sorte de boule close qui se rompt plus ou
moins précocement selon une ou 3 fentes basales ou apicales, pour prendre alors une
forme de capuchon (soralie forciniforme, comme chez Physcia adscendens - et non la-
briforme comme l'indique à tort Rico (1991) - ou de coupe (soralie cupuliforme), de
0,3-0,8 mm de diamètre, entourée d'un cortex brun rouge, luisant. Dans le deuxième
cas, la soralie se forme sous le bord d'une squamule, qui fait saillie puis se redresse
pour exposer une soralie forciniforme, telle que celle décrite précédemment. Les
sorédies blanchâtres, finement granuleuses, ont un diamètre de 13 à 28 um.
- Le thalle de Waynea adscendens varie notablement selon les
conditions de milieu: dans les biotopes éclairés (Lioux, Propiac) et probablement plus
secs, le thalle - mis à part les éléments sorédiés - reste granuleux, appliqué contre le
substrat, ne justifiant pas du tout l'épithète d'adscendens choisie pour nommer l'espèce.
Au contraire, dans les biotopes plus sombres (Faucon, Murs, stations espagnoles), le
thalle devient plus ou moins rapidement ascendant et nettement squamuleux.
Fig. 1 - Morphologie externe du thalle de Waynea adscendens montrant les soralies cupuliformes
et forciniformes. a: forme à thalle granuleux (Lioux, herbier C. Roux, n* 21185); b: for-
me à thalle squamuleux (Faucon, herbier C. Roux, n° 21187). Dessins de C. Gabouriaut.
Source : MNHN, Paris
O. BRICAUD et C. ROUX
nses (ronds noirs) et sommet
hymateux, couche algale avec des cellules algales trés de
de la médulle avec les deux types d'hyphes (minces et épais).
sorédiée de Waynea adscendens, d'après une
colorée au bleu de lactophénol. De haut en bas: cortex prosoplecten-
sale
Fig. 2 - Sructure microscopique d'une squamule non
coupe transver:
Source : MNHN, Paris
pd
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D D eros? Et:
, 4 | = A = Lada
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u taie de Waynea adscendens, d'après des coupes longitudinales de AAO acción E be non
épais à l'approche de la sorédie ea pe mere Ee
E61
Source : MNHN, Paris
194 O. BRICAUD et C. ROUX
Structure (fig. 2-5)
Le thalle comprend (fig. 2) un cortex supérieur, une couche algale, une
médulle contenant des cellules algales isolées, mais pas de cortex inférieur. L'examen
d'une coupe de squamule non sorédiée montre, de haut en bas, les éléments constitutifs
suivants:
Cortex supérieur. - D'épaisseur assez variable [de 15-55 um d'épaisseur chez
les jeunes squamules non sorédiées, de (35)50 à 150 um chez les squamules sorédiées
(fig. 3)], bien visible, entièrement incolore, prosoplectenchymateux, à couche nécrale
nulle ou peu développée, il est formé de cellules à lumière allongée (3-20 x 1-4 pum), à
paroi très épaisse (2-6 um), les unes horizontales, les autres (les plus nombreuses) ver-
ticales par rapport à la surface du thalle, Ce cortex, qui ne contient pas de cellules al-
gales mortes correspond à un eucortex.
Couche algale. - De 20-60 jm d'épaisseur, continue, elle montre une limite
supérieure nette et réguliére, mais sa partie inférieure est mal délimitée de la médulle.
Elle est constituée de cellules (7-14 Jm) d'une algue protococcoide et d'hyphes peu vi-
sibles, arrondies ou courtes, assez peu nombreuses. Par ailleurs, chez les squamules
sorédiées (fig. 4), la couche algale est entièrement ou presque entièrement transformée
en zone sorédiogène (50-90 um d'épaisseur) et peut méme manquer sur le bord où les
sorédies sont quasi directement en contact avec le cortex.
Médulle. - Elle est formée d'un enchevétrement d'hyphes allongées, ménageant
des lacunes, et contient cà et lá des cellules algales (fig. 2), surtout dans sa partie
supérieure. Les hyphes sont de forme irrégulière, formées de cellules peu allongées, à
paroi plus ou moins épaisse, dont on peut distinguer deux types sur une méme coupe
(fig. 5 ): cellules à paroi mince et simple (5-15 x 1,5-2,5 um, à lumiere de 0,5-1,5 um
de large) - les seules à entrer en contact avec les cellules algales - et cellules à paroi
épaisse et double (5-20 x 3-7 Wm, à lumière de 1-2 jtm de large). La médulle, trés
développée à la base des squamules (80-250 um), disparaît à l'extrémité des squamules
sorédiées ou s'y réduit à quelques lambeaux irréguliers ne dépassant guère 50 um
d'épaisseur par suite du développement de la soralie.
Soralies et sorédies (fig. 6 et 7). - Une coupe de soralie (fig. 6) montre un
cortex épais recouvrant et enfermant en grande partie une zone sorédiogene (cf.
"Couche algale"), ces deux couches ménageant une cavité remplie de sorédies.
La sorédiogenèse, semblable à celle de W. stoechadiana (Abbassi Maat et
Roux 1985), se produit dans la partie supérieure de la médulle od une hyphe, (d'un
type plus mince que les autres hyphes médullaires), s'enroule autour d'une cellule al-
gale pour constituer une enveloppe autour de celle-ci (fig. 2 et fig. 4). La sorédie
s'accroît ensuite par division de la cellule algale et des cellules fongiques puis se
sépare des sorédies voisines. La sorédie (15-50 um) est ainsi constituée (fig. 7) d'une à
8(16) cellules algales entourées et éventuellement séparées les unes des autres par un
peloton d'hyphes dont les cellules deviennent plus láches à maturité.
Variabilité. - Les thalles des stations sèches montrent un cortex un peu plus
épais et des lumières cellulaires un peu plus larges, chez les squamules non sorédiées
seulement. Les autres caractéristiques ne semblent pas varier d'une manière significa-
tive.
Source : MNHN, Paris
WAYNEA ADSCENDENS EN FRANCE 195
O)
NA
O O AD)
e en ?
127;
Fig. 4 - Structure microscopique d'une squamule sorédiée de Waynea adscendens d'après une
coupe transversale colorée au bleu de lactophénol. Sous le cortex se trouve une zone
sorédiogène (remplaçant la couche algale) entièrement constituée de présorédies, formées
d'une cellule algale (rond noir) entourée d'un peloton d'hyphes, se développant en
sorédies qui se détachent
Source : MNHN, Paris
196 O. BRICAUD et C. ROUX
10 um
Fig. 5 - Hyphes médullaires du thalle de Waynea adscendens. a: hyphes épaisses, à paroi double
(lexteme trés épaissie), n'entrant pas en contact avec les cellules algales; b: hyphes
minces, à paroi simple, mince, entrant en contact avec les cellules algales.
Chimie
Toutes les parties du thalle et les soralies de Waynea adscendens sont insensi-
bles aux réactifs usuels (K-, C-, KC-, P-, 1-). Une étude par chromatographie sur
couche mince a montré l'absence de toute substance chimique secondaire, résultat
confirmé par P. Clerc (Genève) que nous remercions bien vivement.
Ecologie, répartition
En France, Waynea adscendens est une espèce très rare, connue pour l'instant
dans seulement quatre stations dans les départements de la Drôme (commune de Propi-
ac) et de Vaucluse (communes de Faucon, Lioux et Murs). Toutes ces stations, situées
entre 450 et 750 m d'altitude, se trouvent dans des chênaies pubescentes, appartenant
au Buxo-Quercetum pubescentis, sous forme de taillis clairiérés peu denses ou de vi-
eilles futaies en mélange avec des résineux, beaucoup plus sombres, à l'étage
supraméditerranéen inférieur et moyen, sous un ombroclimat subhumide.
W. adscendens, toujours très difficile à repérer sur le terrain, est localisé sur le
tronc ou à la base de grosses branches moussues de vieux Quercus pubescens, sur des
surfaces inclinées de 80 à 140°, orientées vers l'ouest, le nord-ouest, le nord ou le
nord-est. Le biotope de prédilection de l'espèce est constitué par les parties légèrement
surplombantes du tronc, dépourvues de bryophytes mais situées sous des peuplements
à bryophytes dominantes: partie du tronc située sous la base de grosses branches ou
sous des bourrelets du tronc.
Outre les bryophytes, toujours abondantes, W. adscendens est généralement
associé à des aphyllophorales non lichénisées [Aleurocystidiellum disciformis (DC.:
Fr.) Boid, Tera et Lanquetin et Dendrothele dryina (Pers.) Lemke] et à des ascolichens
Source : MNHN, Paris
WAYNEA ADSCENDENS EN FRANCE 197
500'um
Fig. 6 - Coupe transversale, non colorée, d'une soralie forciniformes de Waynea adscendens mon-
trant de l'extérieur vers l'intérieur un cortex épais, une couche sorédiogène et des
sorédies libres dans la cavité de la soralie.
Fig. 7 - Trois sorédies de Waynea adscendens à divers stades de développement, colorées au bleu
de lactophénol (ronds noirs = cellules algales).
(Bacidia rubella (Hoffm.) Massal., Gyalecta truncigena (Ach.) Hepp, Ochrolechia sub-
viridis (H eg) Erichs., Pachyphiale fagicola (Hepp ex Arnold) Zw., Pertusaria albes-
Source : MNHN, Paris
198 O. BRICAUD et C. ROUX
cens (Huds.) Choisy et Wern., Pertusaria flavida (DC.) Laund., Choisy et Wem.,
Phlyctis argena (Spreng.) Flot., Thelenella justii (Serv.) H. Mayrh. et Poelt.
En Espagne, W. adscendens semble au moins aussi rare, puisqu il n'est connu
que dans quatre stations, toutes situées dans la Sierra de Cazorla (sud-est de l'Espagne,
Jaén). W. adscendens s'y rencontre dans des chénaies vertes à Quercus ilex CO. rotun-
difolia") riches en Phyllirea angustifolia, Arbutus unedo, Viburnum tinus, dans des
sous-bois relativement sombres et humides, principalement dans de fonds de vallons, à
l'étage mésoméditerranéen selon Rico, à des altitudes comprises entre 800 et 960 m,
sur le tronc moussu de Quercus ilex gros ou moyens. Les lichens associés semblent
différents de ceux des stations francaises puisque Rico (1991) ne cite que Bacidia pha-
codes et Gyalecta flotowii et que nous avons noté Koerbera biformis. Massal. sur un
spécimen prété par V. Rico.
Comparaison avec les autres Waynea (tableau)
L'appareil végétatif de Waynea adscendens diffère nettement de celui de W.
stoechadiana par son thalle granuleux ou à squamules non géotropes, ses soralies for-
ciniformes ou cupuliformes (et non labriformes), son cortex nettement prosoplecten-
chymateux (jamais paraplectenchymateux), et son caractére nettement moins thermo-
phile. W. californica Moberg rappelle beaucoup W. adscendens, mais ce dernier s'en
distingue par ses squamules plus grandes, son cortex prosoplectenchymateux et ses
hyphes médullaires nettement plus épaisses.
Les caractères de l'appareil reproducteur, empruntés à Roux et Clerc 1991,
Roux et Giralt 1991, Moberg 1990 et Rico 1991, figurent sur le tableau.
Par ailleurs, d'un point de vue écologique, les 3 espèces de Waynea n'ont ja-
mais été observées dans le même biotope ni dans la même localité. Les observations
écologiques sur W. californica étant peu précises, nous ne comparerons que les deux
autres espèces. W. stoechadiana apparaît comme nettement plus thermophile que W.
adscendens puisque, en Europe, il ne s'éloigne pas de plus de 30 km du bord de la
mer ct a son optimum à la partie supérieure de l'étage thermoméditerranéen, bien qu'il
puisse s'observer à la base de l'étage mésoméditerranéen, de 5 à 150 m d'altitude. Au
contraire, W. adscendens n'a jusqu'ici été observé que loin du littoral, à l'étage
supraméditerranéen moyen et inférieur ou à la partie supérieure du mésoméditerranéen,
entre 450 et 900 m d'altitude. Il faut toutefois remarquer que dans les Canaries, où W.
adscendens n'a pas été observé, W. stoechadiana a été rencontré, sur rocher ombragé, à
1300 m d'altitude.
Spécimens de W. adscendens examinés
(La liste des autres spécimens de Waynea examinés se trouve dans Roux et
Clerc 1991).
France
e Vaucluse
- Faucon, colline des Pièces, à 400 m d'altitude, sur rhytidome altéré de la
base de vieux Quercus pubescens dans une vieille chênaie pubescente à Quercus pu-
Source : MNHN, Paris
WAYNEA ADSCENDENS EN FRANCE
199
W. stoechi
californica
W. adscendens
T Tormé de squamules | formé de squamules £
Torné de granules appi
{granules ou des squa-
|
Contex supérieur des |
| 12-43ym d'épaisseur,
mules non sorédiées — |
de 20-30 um d'épaisseur |
"hate | ascendantes, géotropes | ascendantes, jamais | qués ou de squamules as-
géotropes cendantes, jamais géotro-
| | pes
paraplecienchymaleux, de | paraplectenchymateux | prosoplectenchymateux
de 15 à 60 um d'épaisseur
Epaisseur des hyphes ` 3i5jum | T3um Ieren |
médulares — 8 Aun | |
Soralies | Tabritormes | Torcinitormes ou Jocmiomesou |
cupulilomes | cupulformes |
0.314 mm 0,2-0,5 mm T 9;
Apothécies grisätre, gris brun au | gris bleuátre (+ clair) | blanchâtres ou brun
E norrátre. ki ae | rougeätre ]
f T K + (violet).s K- ou K= faiblement Kxvivole)ouKz |
sie | ` N4 (pourpre) (violet) | N+ (pourpre)
Excipulum. i K+ (jaune) K= K-
[Chimie | Depside inconnu (de rf [Pas de substance ént) Pas de substance ichéni-
| 78/78/78 que détectable — que détectable |
Talie centrale, SE de la Californie SE de l'Espagne, SE de la
Répartition France, Catalogne, îles France
[Canaries
| Milieu sombre ou peu | Milieu assez sombre ou | Milieu sombre où assez
| | éclairé, assez éclairé, — | éclairé
À l'étage ihermoméditerra- | | À l'étage mésoméditerra- |
Ecología | néen supérieur ou à Non précisé parles Men supérieur el à étage |
| l'étage mésoméditerra-
|néen inférieur, non loin du
| littoral, entre 5 et 150 m* |
¡Sur Quercus llex, rare- |
[ment sur Q. pubescens.
jou sur rocher non calcaire
auteurs |
Sur Quercus sp. et O:
agnitolia
|supraméditerranéen, loin du
toral, entre 400 et 900 m
Sür Quercus ilex où Q. pu-
bescens, loin du littoral
* à l'exception des Canaries: 1200-1300m1
Tableau - Caractères distinctifs des trois espèces de Waynea connues.
bescens, Q. ilex, Pinus halepensis. Spécimen 1 sur le tronc, d'un diamètre de 0,7 m, à
0,8 m au-dessus du sol, sous un bourrelet d'écorce moussue
pente 80°): herbier O. Bricaud et herbier C. Roux (n° 21186);
(orientation sud-ouest,
; spécimen 2 à la face
inférieure de grosses branches d'un diamètre de 0,4 m à 2 m au-dessus du sol (orien-
tation nord-ouest, pente 140°): herbier O. Bricaud et herbier C.
Roux (n° 21187).
- Lioux, les Espéronnières, à l'ouest de la combe du Comtat, 800 m à l'ouest
de l'aven du Toumple, à 700 m d'altitude, dans un taillis à Quercus pubescens, sur rhy-
tidome du tronc de vieux Quercus pubescens, entre 1,7 et 3 m du sol, sur des surfaces
(orientation nord, pente 90°) de ruissellements intermittents, sous des plages de bryo-
phytes: herbier O. Bricaud et herbier C. Roux (n° 21185).
- Murs, 250 m au nord-ouest de la ferme des Bérards, à 570 m d'altitude, dans
une très vieille chénaie à Quercus pubescens et Pinus sylvestris (plus rarement Pinus
halepensis), sur rhytidome altéré d'un vieux Q. pubescens (diamètre 0,8m), à 1,8 m au-
dessus du sol (orientation nord-nord-ouest, pente 100°), parmi
helix, sous une surface moussue verticale.
e Drôme
des branches d'Hedera
Propiac, sud-ouest des thermes de Propiac, au bord de la route de Puymeras, à
450 m d'altitude, dans une chênaie pubescente claire à Cornus sanguinea, sur un très
gros Quercus pubescens, sous une très grosse branche (diamètre 0,8 m) à 2 m du sol
(orientation: est, pente 110°): herbier O. Bricaud.
Source : MNHN, Paris
200 O. BRICAUD et C. ROUX
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Ortholimnobium est syn. de Plagiothecium B., S. & G. - O. borii Dix. et
Plagiothecium rotundifolium Li sont syn. de P. paleaceum (Mitt) Jaeg.; descr., ill., distr. et
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197376 Russia)
Diagn., decr., ill. de Prasanthus jamalicus sp. nov. de Russie, appartenant à la
sect, Pseudonardia sect. nov. Comparaison avec P. suecicus.
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Diagn., descr., ill. de Cheilolejeunea hallingi et d Otolojeunea australiensis sp.
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Voir aussi: 93-156, 93-186.
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Central et Aménagement, rue du Tisserand, Rouilles-Bas, F-63970 Aydat).
Fonctionnement des tourbiéres à sphaignes dans les monts du Forez: dynami-
ques saisonnières de la matière sèche épi- et hypogée, flux d'azote dans 3 faciès de
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2 fig. (Nestec Ltd., Nestle res. Centre, Vers-chez-les-Blancs, P.O. Box 44, Ch-1000
Lausanne 26).
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(Fac. Pharmac. Sci., Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho, Tokushima 770, Japan).
Source : MNHN, Paris
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Les esters présents chez Pellia permettent de confirmer la classification
phylogénétique proposée par Schuster concernant les Metzgeriales et les Jungermanniales.
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(Dept. ` Aquatic Ecol. & Biogeol, Catholic Univ, Toernooiveld NL-6252 ED
Nijmegen).
La biomasse et la longueur des tiges de Sphagum cuspidatum s'accroissent
considérablement quand la concentration en CO; de l'eau est forte. L'enrichissement en
ammonium sans enrichissement en CO, ne conduit pas à une augmentation de la biomasse.
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(Fac. Pharmac. Sci. Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho, Tokushima 770, Japan).
Descr. de 4 nouv. germacranolides, 2 nouv. guaianolides et 1 nouv.
sesquiterpène de type pinguisane.
Voir aussi; 93-151, 93-160.
Génétique
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Trasimeno (Umbria). Arch. Bot. Ital. 1992, 68(1-2): 1-8 (Dip. Bot. & Ecol., Univ.
Camerino, Via Pontoni 5, 1-62032 Camerino (MC).
7 hépatiques et 27 mousses du sud du lac Trasimène (Ombrie) avec loc. Nardia
scalaris, Polytrichum formosum, Dicranella heteromalla, Pleuridium acuminatum, Philonotis
arnellii et Thuidium delicatulum nouv. pour l'Ombrie.
93-180 BATES J.W. and FARMER A.M. - Bryophytes and lichens in a changing
environment. Oxford: Clarendon Press, 1992, xii, 404p. (ed: Walton Street, Oxford
OX2 6DP, U.K., ISBN 0-19-854291-7, prix £ 60,00).
D'un point de vue écologique, les bryophytes et les lichens ont des similitudes
notables. Les écologistes tiennent compte des différences et similitudes fonctionnelles entre les
organismes, plus que des aspects phylogénétiques. De nombreuses communautés sont composées
d'associations complexes bryophytes-lichens. Reconnus depuis longtemps comme des indicateurs
sensibles des conditions environmentales, les bryophytes et les lichens sont de petite taille, occu-
pent des niches voisines, et ont une croissance lente. L'ouvrage est divisé en 5 sections.
Source : MNHN, Paris
204 BIBLIOGRAPHIE
Dans la 1° section les organismes sont présentés sous l'aspect de leur fonction-
nement écologique et du rôle qu'ils peuvent jouer dans les écosystèmes. Ainsi, H.J. DURING
(Ecological classifications of bryophytes and lichens, pp. 1-31) précise que les formes de crois-
sance sont directement liées à l'abondance d'eau, que les formes de vie représentent une adap-
tation à la fréquence et l'intensité des périodes d'eau. Pour R.E. LONGTON (The role of
bryophytes and lichens in terrestrial ecosystems, pp. 32-76) il faut tenir compte, bien qu'il soit
peu quantifiable, du rôle des bryophytes et des lichens dans la succession, dans le flux d'energie,
dans le cycle de nutrition et autres processus des écosystémes. - B. SVEINBJÓRNSSON et W.C.
OECHEL (Controls on growth and productivity of bryophytes: environmental limitations under
current and anticipated conditions, pp. 77-102) étudient les effets de différentes conditions
environmentales sur la croissance et la productivité des bryophytes, ainsi que les impacts des
changements globaux sur ces paramètres.
L'aspect distribution des espèces et des moyens mis en oeuvre pour son étude
sont envisagés dans les chapitres suivants. W.B. SCHOFFIELD (Bryophyte distribution patterns,
pp. 103-130) et L. SÓDERSTRÓM (Invasions and range expansions and contractions of
bryophytes, pp. 131-158) suivent les schémas de distribution des bryophytes; L. Söderström por-
tant son attention surtout sur le rôle de l'homme dans ces répartitions. O.L. GILBERT (Lichen
reinvasion with declining air pollution, pp. 159-177) met en garde les lichénologues contre une
interprétation hâtive de la recolonisation des sites moins pollués par les lichens: ceux-ci n'indi-
quent qu'une baisse de pollution mais ne peuvent être considérés comme des biomoniteurs de cet-
te pollution. La paludification et la terrestrialisation sont suivies à l'aide des restes macro- et
microfossiles (D.H. VITT & P. KURHY, Changes in moss-dominated wetland ecosystems, pp.
178-210); elles présentent des différences selon que le climat est océanique ou continental.
Dans la troisième partie sont étudiés les effets de l'exploitation forestière (F.R.
ROSE, Temperate forest management: its effects on bryophyte and lichen floras and habitats, pp.
211-233; S.R. GRADSTEIN, The vanishing tropical rain forest as an environment for bryophytes
and lichens, pp. 234-258), ou de l'agriculture (D.H. BROWN: Impact of agriculture on
bryophytes and lichens, pp. 259-283). Alors qu'en Europe, on peut considérer que le suivi des ef-
fets de l'exploitation de la forét (Rose) est assuré et peut permettre des conclusions globales, celui
de la forét tropicale manque de données sérieuses et continues (Gradstein) et donc le changement.
dans les populations de bryophytes et des lichens ne peut étre précisé. Les données concernant
l'effet des pesticides (herbicides, fongicides, insecticides) et fertilisants sur les bryophytes et
lichens sont encore peu nombreuses et ne permettent pas une généralisation; l'étude de D.H.
Brown constituent une première approche globale.
Dans la 4° partie, les régimes divers de pollution entraînant des changements ra-
pides dans les populations bryo-lichéniques dans différents habitats sont exposés. Alors que A.M.
FARMER, JW. BATES & J.N.B. BELL (Ecophysiological effects of acid rain on bryophytes
and lichens, pp. 284-313) abordent les cas les plus connus de pollution, notamment par les
oxydants photochimiques, C.J. STUDHOLM étudie le cas des Sphaignes (Response of Sphagnum
species to polluted environments, pp. 314-332) et J.M. GLIME (Effects of pollutants on aquatic
species, pp. 333-361) celui des espèces aquatiques. - Dans la demière partie, A.J. SHAW (The
evolutionary capacity of bryophytes and lichens, pp. 362-380) évoque la propension de ces orga-
nismes à la spéciation. La structure génétique de l'espèce peut permettre de prévoir sa capacité
d'évolution. Au regard de leur grandes tolérances et de leur capacité à s'acclimater au changement
environnemental, les bryophytes et les lichens semblent avoir une similitude significative.
Un index taxonomique (12p.) et un index matières (11p.) complètent cet ouvra-
ge, le premier du genre, qui a le mérite de poser un certain nombre de questions; le manque de
données fiables sur de longues périodes est souligné. Mais peut-être ne peut-on résoudre en ter-
mes mathématiques les fluctuations et les changements de végétation bryo-lichénique puisque ces
organismes ont une grande capacité d'adaptation.
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Liste avec loc. Tortula handelli var. handellii et Tortula ruraliformís var.
subpapillosum nouv. pour la France, Tortula rigescens nouv. pour l'Europe.
Source : MNHN, Paris
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Bryophytes et lichens associés.
93-156 CORTINI PEDROTTI C. - Checklist of the mosses of Italy. Flora Medit. 1992, 2:
119-221, 1 carte (Ist. Bot. Univ., Via Pontoni 5, 1-62032 Camerino (Macerata).
Liste de 818 espèces réparties en 202 genres et 53 familles, avec leur présence
dans les différentes provinces d'Italie. Les informations proviennent de la bibliographie et des
herbiers. Notes et problémes taxonomiques pour certains taxons. Liste des taxons exclus ou dou-
teux et des synonymes.
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Riccia cavernosa et Tortula pagorum sont nouv. pour la Sicile. La présence de
Riccia bicarinata est confirmée dans l'ile.
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P.O. Box 23, NL-6700 AA Wasgeningen) (ed. Bomtraeger, Johannesstr, D- 7000
Stuttgart, ISBN 3-443-64106-7).
Etude du comportement de la végétation bryophytique de 1986 à 1991 en rela-
tion avec la pollution atmosphérique. Habitats suivis: toits de chaume, bunkers, saules-tétards et
ormes en alignements, frénes-tétards en taillis, plantations de mélèzes, forêts de hêtres, landes.
Aux recherches sur le terrain sont ajoutées des recherches en laboratoire; fumigation par SO»,
NH; et Oy et pluies artificielles, ainsi que transplantations dans les zones polluées ou non, Pour
chaque habitat: descr. de la végétation et comparaison avec les données bibliographiques, mise en
évidence des changements et de leurs causes, recommandantions pour l'aménagement. De nom-
breuses espèces ont disparu, d'autres sont menacées, Les investigations sur le terrain sont en ac-
cord avec les expériences de fumigation, mais les pesticides et les herbicides ont aussi un effet
négatif sur la bryoflore.
93-161 HAFFNER P. - Pflanzengesellschaften der Unteren Saar. Decheniana 1990, 143:
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L'installation de canaux en 1979 a entraîné des modifications dans la végétation
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Des 22 contributions présentées lors du Workshop de Liblica (1989), il ressort
que: 1- différentes échelles peuvent être considérées pour analyser les changements de la
végétation dans le temps; 2- chaque échelle reflète l'action de phénomènes particuliers, qui n'au-
raient pas été envisagés dans un cadre plus large; 3- les explications causales des changements
sont difficiles à saisir sans informations supplémentaires, provenant en particulier d'expériences
contrôlées; 4- les méthodes mathématiques sont encore à developper pour décrire et expliquer les
changements dans le temps; 5- les observations sur une échelle fine suggèrent que les systèmes
relativement stables peuvent être le résultat de sous-systèmes très divers dans le temps et l'espace.
Les bryophytes sont pris en compte dans trois études: 1- H. VAN RINJBERK & H. DURING
(Bryophyte pattern and dynamics in Dutch chalk grassland, pp. 161-172, 7 fig., 3 tabl.) souli-
gnent qu'il n'y a pas de correlation entre le type de prairie et la stratégie de vie des bryophytes et
qu'il y a un ordre de succession des espèces, spécifique au site. Les changements directionnels
dans la composition en espèce sont gouvernés soit par des influences abiotiques soit par des inter-
actions spécifiques ou les deux à la fois. Des expériences contrôlées s'avèrent nécessaires. 2-
A.D.Q. AGNEW & H. GITAY (Resource pattern and community pattem in a dune slack
grassland, pp. 191-199, 3 tabl., 2 fig) 3- RE. DANIELS (Changes in dry grassland after cutting
of scots pines in inland dunes near Kootwijk, the Netherlands, pp. 215-235, 8 tabl., 9 fig), en
suivant la végétation des dunes entre 1982 et 1989 après la coupe des pins, montre (à l'aide des
index de similitude et Decorana) que les différences floristiques entre les communautés de prai-
ries deviennent de moins en moins prononcées.
93-166 KANDA H., and DEGUCHI H. - Two species of Platydictya (Amblystegiaceae), new
to Japan. Proc. Bryol. Soc. Japan 1990, 5(5): 72-74, fig., en japonais (Natl. Inst. Polar
Res., 9-10, Kaga 1-chome, Itabaschi-ku, Tokyo 173, Japan).
Platydictya confervoides et P. jungermanniodes nouv. pour le Japon.
93-167 KANDA H. and MOCHIDA Y. - Aquatic mosses found in lakes of the Skarvsnes
region, Syowa Station Area, Antarctic. (Extended abstract). Proc. NIPR Symp. Polar
Biol 1992,5: 177-179, 1 tabl. (Ibidem).
93-168 LIEPELT S. und SUCK R. - Die Erlen-Bruchwälder der Westlichen Hocheifel.
Decheniana 1990, 143: 173-188, 3 tabl. (Inst. Vegetationsk. & Landschaftsókol,
Kellerweg 3, D-8551 Röttenbach).
Etude de la végétation de l'aulnaie. Division du Sphagno-Alnetum en Lysimachio
nemorum-Alnetum glutinosae ass. nov. et Sphagno-Alnetum. Bryophytes associés.
93-169 MARTÍNEZ-ABAIGAR J, NÚÑEZ-OLIVERA E. & SÁNCHEZ -DÍAZ M. -
Diversidad en comunidades de briófitos acuáticos. /n: Diversidad biologica (Symp.
int. Madrid Novemb. 1989), Madrid: Fundacion Ramon Areces 1991: 193-196, 2 fig. 2
tabl. (Area Biol. Veg., E.U.Politécnica, Logroño, España).
93-170 MATZKE G. - Anastrepta orcadensis (Hook.) Schiffn. und Lepidozia cupressina (Sw.)
Lindenb. (Hepaticae), zwei neue Lebermoose für Rheinland-Pfalz. Decheniana 1990,
143: 216-218, 1 fig. (Inst. Landwirtsschaftl. Bot, Abt. Geobot. & Naturschutz,
Meckenheimer Allee 176, D-5300 Bonn 1).
93-171 MYRACHA A., OCHYRA R., TATUR A. - Site of special scientific interest No. 8 -
Western shores of Admiralty Bay, King George Island, South Shetland Islands. /n:
1st Polish-Soviet Antarctic Symposium "Arctowski'85", Warszawa, 1991: 157-168, 1 fig.
(Warsaw Univ., Bialystok Branch, 20 Swierkowa St., PL-15-424 Bialystok).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 207
Descr. climat, géol, pédol.. hydrolog. du site, Intérêt des animaux et des
végétaux qui s'y développent. Liste des bryophytes, d'une algue, d'un champignon et des lichens
présents.
93-172 OCHI H. and KANDA H. - New additions of Bryaceous mosses (Musci, Bryaceae) to
the Antarctic Flora. Proc. MIER Symp. Polar Biol. 1991, 4: 123-126, 2 fig. (743-9,
Gyotoku-i, Tottori 680, Japan).
Bryum pallescens nouv. pour le site péninsulaire de l'Antarctique, B.
pseudotriquetrum nouv. pour la région autour de la base soviétique.
93-173 OCHYRA R. & SZMAJDA P. - Atlas of the geographical distribution of spore
plants in Poland. Series V Mosses (Musci). Part 6. Kraków-Poznán 1990, 1-50[-52],
11 cartes (ISBN 83-232-0393-8). Part 7. Kraków-Poznán 1991, 1-52[-54], 10 cartes
(ISBN 83-232-0432-2). Atlas of the geographical distribution of mosses in Poland.
Part 8. Kraków-Poznán, 1992, 1-77[-79], 10 cartes (ISBN 83-232-3093-8) (Kraków:
W. Szafer Inst. Bet, Polish Acad. Sci., Lubicz 46, PL-31-512 Kraków; Poznán: Adam
Mickiewiez Univ., PL-61-713 Poznan).
Commentaires sur l'histoire des récoltes et la distribution des mousses en
Pologne. Pour chaque esp.: bibliographie, liste des stations en Pologne, carte de distrib. en
Pologne et distr. mondiale, Le fasc. 8 contient la liste des 677 taxons de mousses dont la distribu-
tion en Pologne sera publiée, avec renvoi aux fascicules déjà parus. Fasc. 6: Sphagnum
lindbergi, Hydrogymnia mollis, Racomitrium heterostichum, R. affine, R. macrocarpon,
Heterocladium heteropterum, H. dimorphum, Racomitrium obtusum, R. sudetii, R. macounii subsp.
macounii, R. macounii subsp. alpinum - Fasc. 7: Tayloria serrata, T. acuminata, T. splachnoides,
T. froelichiana, T. lingulata, Tetraplodon angustatus, T. mnioides, Splachnum ampulaceum, S.
sphaericum, Buxbaumia viridis - Fasc. 8: Amblyodon dealbatus, Catoscopium nigritum, Bartramia
ithyphylla, B. helleriana, B. pomiformis, Herzogiella striatella, Loeskeobryum brevirostre,
Hylocomiastrum pyrenaicum, H. umbratum, Ulota phyllanta.
93-174 OCHYRA R. - Czerwona lista mchów ZagroZonych w Polsce, Red list of threatened
mosses in Poland. /n: K. Zarycki, W. Wojewoda & Z. Heinrich (ed.), Lista roslin
zagrożonych w Polsce (wyd. 2) [List of threatened plants in Poland (2nd Ed.)]. Kraków:
Inst. Bot, W. Szafer, 1992: 79-85, en polonais, rés. angl. (Inst. Bot. W. Szafer, Polsk.
Akad. Nauk. Pracownia Briol., Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
93-175 OCHYRA R. - Rzadkie i zagrożone gatunki mchów takowych i murawaowych
Pienińskiego Parku Narodowego (Rare and endangered species of meadow and
grassland mosses in the Pieniny National Park). Pieniny-Przyroda i Czlowick 1992, 2:
51-53, 1 tabl. (Ibidem).
93-176 OCHYRA R. - The discovery of the South Georgian endemic species Schistidium
urnulaceum (C. Muell) B.G. Bell (Musci: Grimmiacene) in the Antarctic. Polish
Polar Res. 1990, 11(1-2): 133-146, 25 fig. (Ibidem)
Descr., ill., distr. de Schistidium urnulaceum nouv, pour les iles King George et
South Shetlands, dans la zone botanique de l'Antarctique.
93-177 PEINTINGER M. - Bestandsschwankungen bei seltenen Pflanzenarten in
Pfeifengraswiesen des westlichen Bodenseegebietes. Carolinea 1990, 48: 69-74, 17
fig., 3 tabl. (Güttingen Str. 8/1, D-7760 Radolfzell),
93-178 PIERROT RB. (en coll. avec AICARDI O, BOUDIER P., FESOLOWICZ P.,
GERARD M., ROGEON MA, SAPALY J., VADAM J.C.) - Contribution à l'i
ventaire de la bryoflore française (année 1991). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s,
1992, 23: 503-510 (Impasse Saint-André, F-17550 Dolus).
Espèces nouvelles ou intéressantes pour le Centre-Ouest (Grimmia hartmanii,
Tortula calcicolens nouv. pour la région). Compléments à la bryoflore d'autres régions de Fran-
ce.
93-179 PIZARRO H.N. - Xanthophyceae asociadas a Ricciocarpus natans (L.) Corda de la
Provincia de Corrientes (Argentina). Physis "1988" 1990, 46: 65-74, 44 fig. (Dept. Ci.
Biol, Fac. Ci, Ex. & Nat., Univ. Buenos-Aires, 1428 Buenos-Aires, Argentina).
Source : MNHN, Paris
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93-180 RODRIGUEZ SUAREZ JL, GONZALES MANCEBO J.M. & RODRIGUEZ
PIÑERO J.C. - Criptógamas en la dieta de los bóvidos silvestres de Canarias.
Vieraea 1990, 18: 37-40, 1 tabl. (Dept. Biol. Animal (Zool.), Univ. La Laguna, 38271
La Laguna, Islas Canarias).
Analayse stomacale de 46 mouflons corses, 19 moutons de Barbarie. Présence
de 4 lichens, 4 mousses, 5 fougères et 1 champignon.
93-181 URMI E, SCHUBIGER-BOSSARD C. und BISANG I. - Veränderungen in der
Moosflora der Schweiz. Dissert Bot. 1993, 196: 263-279, 4 fig. (Inst. Syst. Bot.
Univ., Zollikerstr. 107, CH-8008 Zürich).
Changements dans la bryoflore de Suisse. Les analyse préliminaires montrent
que de nombreuses populations ont disparu du plateau suisse, plus que dans les montagnes. La
perte des taxons et des populations est une tendance générale de notre siècle. Relations avec un
programme de conservation des espèces en Suisse.
93-182 VADAM J.C. - Notes bryologiques pour l'année 1991, Soc. Hist. Nat. Pays Montbéliard
Bull. 1992: 55-59, 2 tabl. (17 rue Montbouton, F-25230 Dasle).
Liste d'1 hépatique, 1 sphaigne et 12 mousses avec loc. en Pays de Montbéliard
93-183 VANDE MEYER K., WAHRENBURG P, und WIEGLEB G. - Die
Makrophytenvegetation im Einzugsgebiet der Rur. I. Die Fliessgewásservegetation
und ihre Bedeutung für Naturschutz- und Landschaftspflege. Decheniana 1990, 143:
141-159, 3 tabl., 3 fig. (Steegerstr. 48, D-4054 Netteltal 1)
Descr. de la végétation aquatique (mousses, lichens et rhodophytes) de la Rhur
(passant par la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas).
93-184 VERBÜCHELN G. - Die Vegetation des Altrheingebietes bei Düsseldorf-Urdenbach
(Niederrhein). Decheniana 1990, 143, 1-62, 12 fig, 2 tabl., 27 tabl. de végétation
(Drosselstr. 4B, D-4040 Neuss 1).
Descr. de 35 communautés comprenant 340 espèces. Bryophtytes associés.
93-185 VERHOEVEN J.T.A. - Fens and bogs in the Netherlands. Vegetation, history,
nutrient dynamics and conservation. Dordrecht/Boston/London: Kluwer Academic
Publishers, 1992, vii, 490p. ill [Geobotamy 18] (ed: Kluwer Academic Publishers
Group, P.O. Box 989, NL-3300 AZ Dordrecht, ISBN 0-7923-1387-9, prix : Dfl.
390.00)
Les tourbières, écosystèmes fascinants, comportent des plantes adaptées telles
que les sphaignes, plantes carnivores et arbustes fixant l'azote. Largement exploitées pour leur
intérêt économique (engrais, valeur calorifique), les tourbières de Hollande n'avaient pas encore
fait l'objet d'une mise au point sur leur écologie, leur histoire géologique, leur fonctionnement et
leur conservation, lacune que ce livre, dirigé et présenté par J.T.A. Verhoeven, essaie de combler.
LJ. PONS (Holocene peat formation in the lower parts of the Netherlands, pp.
7-79) développe les aspects géographiques et pédologiques de la formation des tourbières (plaine
W des Pays-Bas) dans le temps et l'espace. - W.A. CASPARIE et LG. STREEFKERK
(Climatological, stratigraphical and palaco-ecological aspects of mire development, pp. 81-129)
détaillent les différents stades de l'installation et du développement des tourbières, à partir de
l'exemple du Bourtanger Moor, NE des Pays-Bas. - G.J. BORGER (Draining-digging-dredging;
the creation of a new landscape in the peat areas of the low countries, pp. 131-171) note que
l'histoire des tourbiéres est largement celle de sa destruction: creusement de la tourbe pour la fa-
brication de sel, drainage et colonisation de nouvelles terres, creusement et dragage de la tourbe
pour le chauffage.
Alors que ces trois chapitres abordent presque exclusivement l'aspect géologique
ou l'utilisation des tourbières, les 6 autres portent sur l'évolution de la végétation, son exploitation
et sa conservation. J.J. BARKMAN (Plant communities and synecology of bogs and heath pools
in the Netherlands, pp. 173-235) étudie les tourbières de l'est de la Hollande et du NW de
l'Allemagne: communautés végétales, synécologie, mais aussi rôle du niveau et de la nature chi-
mique de l'eau, du microclimat et de l'homme. - AJ. DEN HELD, M. SCHMITZ et G. VAN
WIRDUM (Types of terrestrializing fen vegetation in the Neherlands, pp. 237-321) décrivent 35
groupes et types de végétation dans les tourbières en voie de "terrestrialisation" et donnent la liste
des taxons avec leur fréquence, leur type d'eau et leur statut nutritionnel. Dans le chapitre suivant,
les mêmes auteurs (G. VAN WIRDUM, AJ. DEN HELD & M. SCHMITZ, Terrestrializing fen
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 209
vegetation in former turbaries in the Netherlands, pp. 323-360), étudient la succession de la
végétation et les facteurs écohydrologiques gouvernant cette terrestrialisation. Ils notent une
convergence de types de végétation, en fonction de l'influence de l'eau, de la colonisatin de nou-
velles terres et de la pollution de la surface de l'eau. - J. WIEGERS (Carr vegetation: plant
communities and succession of dominant tree species, pp. 361-395) relie les modifications de la
couverture végétale à l'exploitation de la tourbiére. - W. KOERSELMAN et ITA.
VERHOEVEN (Nutrient dynamics in mires of various trophic status: nutrient inputs and outputs
and the internal nutrient cycle, pp. 397-432) développent l'aspect nutritionnel de ces tourbières:
disponibilité des éléments, cycle de l'azote et du phosphore, modification de la dynamique
nutritionnelle selon les stades successifs de la tourbiére. - J.G. VERMEER et J.H.J. JOOSTEN
(Conservation and management of bog and fen reserves in the Netherlands, pp. 433-478), après
un aperçu historique de la protection de la nature aux Pays-Bas, attirent l'attention sur les rela-
tions entres les réserves naturelles et le paysage environnant: l'aménagement de systèmes
hydrologiques sur une échelle régionale règle le plus souvent les conditions pour un
aménagement interne dans les réserves.
Un index de 10p, une importante bibliographie pour chaque contribution
complètent cet ouvrage dont le but est largement atteint. Cette meilleure connaissance des
tourbières des Pays-Bas pourrait servir de modèle en France, où de nombreuses tourbières sont
menacées.
93-186 ZHU Ruillang, WANG Youfang - A preliminary revision of epiphyllous liverworts
from Dinghushan. J. East China Normal Univ. (Nat. Sci.) 1992, 2: 90-97, fig., en chi-
nois, rés. angl. (Dept. Biol., East China Normal Univ., Shanghai 200062, Rep. China).
Liste des esp. épiphylles. Diagn., descr., ill. de Cololejeunea dinghuiana sp. nov.
93-187 ZHU Rui-Liang, ZHANG Gang-Zheng - Resources of epiphyllous liverworts in
Baishanzu Nature Reserve of Zheijang Province. J. PL Resources & Environm. 1992,
1(3): 19-23, 3 tabl., en chinois, rés. angl. (Ibidem).
93-188 ZHU Rui-Liang, HU Ren-Liang, GUO Xin-Hu - A study on epiphyllous liverworts
from Babaoshan, Guangdong. Acta Bot. Yunnanica 1992, 14(3): 264-268, en chinois,
rés. angl. (Ibidem).
Noter Pedinolejeunea liukiuensis nouv. pour la Chine continentale.
Voir aussi: 93-124, 93-126, 93-127, 93-129, 93-131, 93-139.
Protection et Conservation de la Nature
Voir: 93-160, 93-174, 93-175, 93-181, 93-185.
Pollution
Voir: 93-150, 93-160, 93-183.
Documentation, Histoire des Sciences
93-189 ENGEL J.J. - Index hepaticarum supplementum: 1984-1985. Taxon 1992, 41(2):
253-306 (Dept. Bot, Field Mus. Nat. Hist, Roosevelt Road, at Lake Shore Drive,
Chicago IL. 6085-2496, USA).
Ce supplément comporte 313 nouveaux taxons, 433 combinaisons nouvelles et
23 nouveaux noms d'Hépatiques.
93-190 GRANITI A. - La figura e l'opera di Giuseppe de Notaris (1805-1877). Rendiconti
Accad. Naz. Sci, XL, ser. 5, 1991, 152,2): 1-242, ill.
La vie et l'oeuvre de G. de Notaris ont fait l'objet d'un symposium, organisé par
la Società botanica italiana, l'Istituto sperimentale per la patología vegetale (Roma), sous le pa-
tronnage de la commune de Verbania Pallanzia, en septembre 1990. Cet ouvrage contient 13
contributions et la liste des références contenant des notices sur G. de Notaris.
Source : MNHN, Paris
210 BIBLIOGRAPHIE
Giuseppe de Notaris (1805-1877) est considéré comme le pionnier de la
cryptogamie italienne (GRANITI A., pp. 9-35). Il a étudié les mousses (C. CORTINI
PÉDROTTI, pp. 75-85), les hépatiques (P. GEISSLER & A. NATALI, pp. 87-96), les champi-
gnons (A, MONTEMARTINI CORTE & A. GRANITI, pp. 97-112), les sphéries italiennes (A.
GRANITI & C. CICCARONE, pp. 113-122), les lichens (P.L. NIMIS & A. BARTOLI, pp.
123-133), et les algues “dans son temps libre" (G. BAZZICHELLI & N. ABDELAHAD, pp.
135-200). 11 s'est aussi intéressé aux plantes vasculaires (M.G. MARIOTTI, pp. 63-73)
Né à Milan le 5 avril 1805, après des études de médecine à Pavie, il est nommé
suppléant à la chaire d'Histoire Naturelle auprès du Liceo di S. Alessandro, puis assistant au
Musée d'Histoire Naturelle de l'Université royale de Turin. U. TOSCO (pp. 37-39) évoque son
passage à l'Université de Turin (1834-1839), et M.G. MARIOTTI (pp. 41-51). la réorganisation
des collections botaniques et du jardin botanique de Gênes (1839-1872). Nommé recteur de
l'Université de Gênes en 1864, nous le retrouvons à Rome, comme professeur de botanique de
l'Université royale (P. LANZARA, pp. 53-62).
Sa collection de 98 portraits de botanistes est reproduite ici (A. GRANITI, pp.
201-223). Enfin, A. SOLDANO décrit l'amitié qui liait G. de Notaris et V. Cesati (pp. 225-231).
L'ocuvre publiée de de Notaris est cataloguée dans chaque discipline (une seule liste aurait été la.
bienvenue).
Voir aussi: 93-185.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
93-191 APTROOT A. and SIPMAN H. - New lichens and lichen records from New Guinea.
Willdenowia "1990" 1991, 20(1-2): 221-256, 12 fig. (Centraalbureau v. Schimmel-
cultures, P.O. Box 273, NL-3740 AG Baarn).
Liste de 112 taxons de lichens avec loc. en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Diagn.
et descr. de Thamnochrolechia verticillata gen. et sp. nov., de Arthonia varivatae, Baeomyces
marginali, Byssoloma dimerelloides, Heterodermia papuana, Phaeophyscia crocea, Physcia
vermifera, Physma pseudoisidiatum, Rimularia globulispora, Sarrameana septata sp. nov.
93-192 APTROOT A. - A conspectus of Normandina (Verrucariaceae, lichenized
Ascomycetes). Willdenowia 1991, 21(1-2): 263-267, 6 fig. (Ibidem).
Descr. et délimination du genre Normandina qui comprend 3 esp.: N. pulchella
(Borrer) Nyl., esp. type, N. erichsenii (Keissler) c.n. (= Thelidium) et N. simodense (Asahina) c.n.
(= Heterocarpon). Ce genre appartient aux Verrucariaceae.
93-193 BRUSSE F.A. - A new species in the lichen genus Almbornia (Parmeliaceae,
Ascomycotina). Mycotaxon 1991, 40: 265-267, 2 fig. (Bot. Res. Inst, Private Bag
X101, Pretoria, South Africa).
Diagn., descr., ill. 'Almbornia araniensis sp. nov. d'Afrique du Sud.
93-194 BRUSSE F.A. - Eight new species in the lichen genus Parmelia (Parmeliaceae,
Ascomycotina) from Southern Africa with notes on Southern African lichens.
Mycotaxon 1991, 40: 377-393, 12 fig. (Ibidem).
Diagn., descr., ill. de 8 esp. nouvelles d'Afrique du Sud: Parmelia abraxas, P.
adamantea, P. assimilis, P. lucrosa, P. musculina, P. oreophila, P. parilis, P. putida. 4 comb.
nouv.: Gonolecania fumosonigricans (Müll. Arg.) (= Patellaria), Parmelia brevilobata (Hale)
Xanthoparmelia), P. esterhuysenia (Hale) (= Xanthoparmelia), et P. tsekensis (Hale)
Xanthoparmelia). 15 lichens sont nouv. pour l'Afrige du Sud.
93-195 CLAUZADE G. & ROUX Cl. - Likenoj de Okcidenta Eúropo Suplemento 3a
(Lichens d'Europe occidentale 3° supplément). Bull. Soc. Linn. Provence 1989, 40:
73-110 (rue des Pinsons, F-84300 Cavaillon).
3° série de corrections au livre de détermination des lichens d'Europe, publié en
1985, concernant principalement les genres Arthopyrenia et Lecania pour lesquels une nouvelle
clé est proposée. Modifications des clés des genres Polyblastiopsis et Mycoglaena. Corrections
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 211
nomenclaturales (changement de noms d'auteur, de basionyme, de genre) en fonction des
dernieres parutions.
93-196 ELIX J.A., DIN L.B. and SAMSUDIN W.B. - New species of Ramalina (lichenized
Ascomycotina) from Australasia and Malaysia. Mycotaxon 1991, 40: 41-44, 2 fig.
(Dept. Chemistry, The Faculties, Austral. Natl. Univ., GPO Box 4, Canberra ACT 2601,
Australia).
Diagn., descr., ill. de Ramalina cannonit sp. nov. d'Australie et de Malaisie et
de R. stevensii sp. nov. de l'Ile Norfolk.
93-197 GAO Xiang-gun - Studies in species of the lichens genus Asahinea. Nordic J. Bot.
1991, 11(4): 483-485 (Syst. Mycol. & Lichenol. Lab., Inst. Microbiol, Acad. Sinica,
Beijing 100080, P.R. China).
Asahinea kurodakensis est syn. d A. scholanderi. Cetraria saviczii var. candida
et A. culbersoniorum sont syn. d' A. chrysantha.
93-198 GIRALT M. and MAYRHOFER H. - Rinodina boleana spec. nova, a new lichen
species from North-Eastern Spain. Mycotaxon 1991, 40: 435-439, 3 fig. (Dept. Pl.
Biol., Univ. Barcelona, Diagonal 645, E-03071 Barcelona).
Diagn., descr., ill. de Rinodina boleana sp. nov. d'Espagne, avec des ascospores
de type Pachysporia.
93-199 HENSSEN A. - Omphalodiella patagonica, a new peltate lichen genus and species
from South America. Lichenologist 1991, 23(4): 333-342, 20 fig. (Fachber. Biol,
Philipps-Univ., W-3550 Marburg/Lahn).
Diagn., descr., ill. d Omphalodiella patagonia gen. et sp. nov. de Patagonie, ap-
partenant aux Parmeliaceae .
93-200 HOLTAN-HARTWIG J. - A revision of the lichens Bryonora castanae and B.
curvescens. Mycotaxon 1991, 40: 295-305, 4 fig. (Bot. Gard. £ Mus., Univ. Oslo,
Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo).
La morphologie, la taille des spores et la chimie permettent de distinguer 4 esp.
dans le complexe Bryonora castanea-B. curvescens: B. castanea, B, curvescens, B. pruinosa (Th.
Fr.) (= Lecanora castanea var. pruinosa) et B. septentrionalis sp. nov. de Norvège.
93-201 JØRGENSEN P.M. - Difficulties in lichen nomenclature. Mycotaxon 1991, 40;
497-501 (Bot. Inst., Univ. Bergen, N-5007 Bergen)
Les difficultés rencontrées dans la nomenclature lichénique sont dues à leur dou-
ble nature et à l'augmentation du nombre des anamorphes non lichénisés. Il est nécessaire d'auto-
riser l'emploi de noms séparés pour les différents phototypes de lichens.
93-202 JORGENSEN P.M. - On some Fennoscandian Pannaria species. Ann. Bot. Fenn.
1991, 28(1): 87-91, 4 fig., 1 tabl. (Ibidem).
Diagn., descr., ill. de Pannaria confusa sp. nov. (Finlande, Suède, Norvège, Au-
triche). Présence d'acides gras dans le genre. Notes pour P. hookeri, P. leucophaea, P.
mediterranea et P. confusa.
93-203 KASHIWADANI H., KUROKAWA S. and MURAKAMI S. - Enumeration and
chemical variations of the lichen genus Anaptychia (s. lat.) in Peru. Bull. Natl. Sci.
Mus. Ser. B (Bor) 1990, 16(4): 147-156, 1 fig. (Dept. Bot., Natl. Sci. Mus., Tokyo).
Liste de 23 esp. et 2 variétés d' Anaptychia au Pérou. 11 taxons sont nouv. pour
ce pays. Diagn., descr., ill d A. peruviana sp. nov.
93-204 McCARTHY P.M. - A new species and new records of Verrucaria Schrader
(Lichenised Ascomycotina, Verrucariaceae) from New Zealand. New Zealand J. Bot.
1991, 29(3): 283-286, 1 fig. (Natl Herb. Victoria, Birdwood Avenue, South Yarra,
Victoria 3161, Australia).
Diagn., descr. de Verrucaria sessilis sp. nov. de l'île du Nord. V. calciseda, V.
ceuthocarpa, V. halizoa, V. microsporoides, V. rheitrohila nouv. pour la Nouvelle-Zélande.
93-205 ROUX Cl. et BELLÈMERE A. - Systématique des champignons lichénicoles non
lichénisés: ^ nouveautés et changements importants depuis la parution de
Nelikeniĝintaj fungoj likenloĝaj. Bull. Inf. Assoc. Franç. Lichénol. 1991, 162): 71-83
Source : MNHN, Paris
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(Inst. médit. Ecol. & Paléoécol., Fac. Sci.& Techn. St Jérôme, F-13397 Marseille Ce-
dex 13).
93-206 ROUX Cl. & NAVARRO-ROSINES P. - Caloplaca egeana Roux et Nav.-Ros. sp.
nov. kaj Caloplaca veneris Roux et Nav.-Ros. sp. nov., du novaj likenspecioj de la
mediteranea marbordo. Bull. Soc. Linn. Provence 1992, 43: 97-103, 6 fig., 2 tabl., en
espéranto, rés. frang. (Ibidem).
Diagn., descr., ill. de Caloplaca egeana et C. veneris, deux esp. calcicoles nouv.
du groupe de C. ferruginea; la première connue du Portugal, la deuxième de Grèce et de Chypre.
93-207 SIPMAN H.J.M. and TOPHAM P. - The genus Umbilicaria (lichenized Ascomycetes)
in Colombia. Nova Hedwigia 1992, 54(1-2): 63-75, 1 fig. (Bot. Gart. & Mus., Königin-
Luise-Str. 6-8, D-1000 Berlin 33).
Clé aux 6 esp. d' Umbilicaria de Colombie; descr, notes pour chacune.
Diagnose d' U. subcalvescens sp. nov.
93.208 STENROOS S. - Status of four species of Cladonía endemic to the Madagascan
region. Ann. Bot. Fenn. 1991, 282): 107-110, 1 fig. (Dept. Bot, Univ. Helsinki,
Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
Statut de 4 esp. de Cladonia: C. abbatiana sp. nov., C. valida (des Abb.) (=
Cladonia diplotya f. v), C. insignis Nyl. et C. perplexa des Abb. (lectotype). Nouv. syn.
Présence d'ac. hypothamonolique chez C. insignis.
93-209 TEHLER A., WRIGHT A.E. and GALLOWAY D.J. - Roccellina exspectata Tehler,
à new southern Australian-New Zealand lichen connection. Lichenologist 1991,
23(4): 403-405, 1 fig. (Bot. Inst., Stockholms Univ., S-10691 Stockholm).
93-210 TIBELL L. - Revision of some taxa of Caliciales described by W. Nylander, Ann. Bot.
Fenn. 1991, 28(2): 117-121 (Dept. Syst. Bot., Uppsala Univ., P.O. Box 541, 8-751 21
Uppsala).
La révison des spécimens de Caliciales de l'herbier Nylander (H-NYL) permet de
lectotypifier 10 taxons: Calicium diploellum, C. pallescens f. betulinum, C. pallescens var.
interruptum, C. parietum subsp. subparietum, C. quercinum var. subcinereum, C. retinens,
Pyrgillus cubamus, P. sodalis, Sphinctrina fuscens et S. gomphilloides. 3 comb. nouv:
Phaeocalicium betulinum (Nyl.) (= Calicium), P. interruptum (Nyl) (= C. pallescens var),
Chaenothecopsis retinens (Nyl) (= Calicium). Syn. nouv. Pyrgidium montellicum nouv. pour
Java, Calicium leucochlorum nouv. pour le Pérou, et C. tricolor nouv. pour l'Asie.
93-211 TRASS H. - A new species of Asahinea (Ascomycotina, Parmeliaceae). Folia Cryptog.
Estonica 1992, 29: 31-32 (Dept. Bot. & Ecol., Tartu Univ., Lai 40, EE-2400 Tartu).
Diagn. descr. d' Asahinea culbersoniorum sp. nov. de Russie E, affine d' A.
chrysantha.
93-212 WEDIN M. & TIBELL L. - Two new species of Sphaerophorus (Caliciales) from
New Zealand. New Zealand J. Bot. 1991, 29(3): 287-293, 6 fig. (Dept. Syst. Bot.
Uppsala Univ., P.O. Box 541, S-75121 Uppsala).
Diagn., descr., ill. de Sphaerophorus whakapapaensis et de S. ohlssonii sp. nov.
de Nouvelle-Zélande. Ontogénie de l'ascospore, place des 2 esp. dans le genre.
Voir aussi: 93-214, 93-215, 93-217, 93-219, 93-222.
Morphologie, Anatomie
93-213 ARMSTRONG R.A. - Experimental studies of lobe growth in the lichen Parmelia
conspersa (Ehrh. ex Ach.) Ach. New Phytol. 1991, 119(2): 315-319, 2 fig. 3 tabl.
(Dept. Vision Sci., Aston Univ., Birmingham B4 7ET, UK).
Les lobes adjacents on un degré considérable d'indépendance; il y a un petit
échange de carbohydrates entre eux. La compétition marginale entre les lobes adjacents peut res-
treindre l'extension latérale d'un lobe et peut maintenir une largeur plus constante du lobe dans
les grands thalles. Il est possible que l'intensité de la compétition marginale entre lobes adjacents
puisse varier avec la taille du thalle et étre un facteur déterminant la courbe de croissance d'un
lichen foliacé pendant sa vie.
Source - MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 213
93-214 HESTMARK G. - Teleomorph-anamorph relationships in Umbilicaria 1. Making the
connections. Lichenologist 1991, 23(4): 343-359, 4 fig, 1 tabl. (Bot. Gard. & Mus.,
Univ. Oslo, Trondheimsveien 23B, Tøyen, N-0562 Oslo).
Les anamorphes de 17 taxons du genre Umbilicaria sont reliés aux téléomorphes
connus à travers ce qui est décrit comme un type thallique de connection. Les téléomorphes d' U.
aprina et d' U. cinerascens sont décrits pour la premiere fois. Discussion des tendances possibles
dans l'évolution des ana- et téléomorphes.
93-215 HESTMARK G. - Teleomorph-anamorph relationships in Umbilicaria. IL. Patterns
in propagative morph production. Lichenologist 1991, 23(4): 361-380, 3 tabl., 2 fig.
(Ibidem).
Définiton de 3 groupes d'espèces selon la fréquence de production d'ana- ou de
téléomorphes. Noter que le 3° groupe constitue des paires de taxons apparemment très
étroitement reliés, l'un est riche en anamorphes et pauvre en téléomorphes, tandisque l'autre est
exclusivement riche en téléomorphes. Relation phylogénétique téléo-/anamorphes.
93-216 POLONYI S. & TÜRK R. - Wachstum und Lobendifferenzierung der Blattflechte
Parmelia sulcata. Phyton (Horn) 1991, 31(1): 81-95, 3 fig, 5 tabl (Inst
Pflanzenphysiol., Univ. Salzburg, Hellbrunnerstr. 34, A-5020 Salzburg).
Suivi de la croissance de 30 individus dans 3 sites différents de la région de
Salzbourg, pendant 22 mois. La croissance suit le méme processus, quelque soit le site, mais est
différente selon l'orientation.
93-217 TRASS H. - Synopsis of the lichen genus Heterodermia (Ascomycotina, Physciaceae
sive Pyxinaceae). Folia Cryptog. Estonica 1992, 29: 2-24, 1 tabl. (Dept. Bot. & Ecol.,
Tartu Univ., Lai 40, EE-62400 Tartu).
Tableau résumant les caracteres des 81 esp. d' Heterodermia du monde. Noter
les transferts d Anaptychia allardii Kurok., A. cubensis Kurok., A. fragilissima Kurok., Parmelia
lamelligera Tayl., Anaptychia multiciliata Kurok., Parmelia obesa Pers., P. palpebrata Tayl., A.
pandurata Kurok, A. rugulosa Kurok. A. spinulosa Kurok. A. subascendens Asah., A.
trichophora Kurok. et Physcia subcomosa Nyl. sous Heterodermia. H. kurokawae nom. mov.
pour A. albicans Kurok. 9 Anaptychia devraient après examen du matériel type être transférés
sous Heterodermia, Diagn., descr. de H. intermedia sp. nov. de Russie.
93-218 UPRETI D.K. - Lichen genus Pyrenula from India IV. Pyrenula approximans spore
type. Feddes Repert. 1991, 102(5-6): 425-430, 7 fig. (Natl. Bot, Res. Inst, Lichen
Lab., Cryptog. Bot, Sect., Lucknow 226001, India)
Clé aux esp. de type proximans. Pyrenula circumfinens, P. kurzii, P. subacutalis,
P. citriformis, P. oxysporiza nouv. pour l'Inde.
93-219 VANDEN BOOM P.P.G. - The saxicolous species of the lichen genus Lecania in the
Netherlands, Belgium and Luxemburg. Nova Hedwigia 1992, 54(1-2): 229-254, 9 car-
tes, 6 fig. (Aziélaan 12, NL-5691 LC Son).
Descr., écol., distr., taxonom. de 11 esp. de Lecania avec clé. Lecania cuprea (A.
Massal.) c.n. (= Bilimbia).
Voir aussi: 93-150, 93-191 à 93-194, 93-196, 93-198 à 93-200, 93-202 à 93-204, 93-206 à
93-208, 93-211, 93-212, 93-222, 93-232.
Physiologie, Chimie
93-220 BOONPRAGOB K. and NASH III T.H. - Physiological responses of the lichen
Ramalina menziesii Tayl. to the Los Angeles urban envrionment, Environm. de Exper.
Bot. 1991, 312): 229-238, 3 fig., 1 tabl. (Dept. Bot, Arizona State Univ., Tempe AZ
85287-1601).
Photosynthèse nette, mesures de NO; et F-.
93-221 CZECZUGA B. and EGEA J.M. - Investigations on carotenoids in lichens. XXVII.
Carotenoids in lichens from North Africa and SE Spain. Anales Biol. (Biol. Veg.)
1990, 16: 131-135, 1 fig, 3 tabl. (Dep. General Biol, Med. Acad., ul. Kilingkiego 1,
PL-15-230 Biatystok).
Source : MNHN, Paris
214 BIBLIOGRAPHIE
Caroténoides (dont certains sont nouveaux pour les lichens) de 12 esp. de
lichens d'Afrique N et d'Espagne SE.
93-222 FOLLMANN G, SCHULZ M, HUNECK S. - Chemical, ecological and
morphological studies on the pioneer lichen Placopsis cribellans f. tuberculifera
(Trapeliaceae, Lecanorales). Cryptog. Bot, 1991, 2(2-3): 298-304, 5 fig. (Bot. Inst,
Univ. Köln, Gyrhofstr. 15, D-5000 Köln 41).
La présence d'ac. stictique, l'écologie, et les particularités morphologiques
caractérisent Placopsis tuberculifera (Mackenzie Lamb) Follman stat. nov.
Voir aussi: 93-151, 93-203
Répartition, Ecologie, Sociologie
93-223 AHTI T. - Cladonia species new to Russian Far East. Folia Cryptog. Estonica 1992,
29: 25-27 (Dept. Bot., Univ. Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki)
Cladonia farinacea, C. mongolica, C. strepsilis, C. subconistea nouv. pour la
Russie orientale.
93-224 ARMSTRONG R.A. - The influence of climate on the dispersal of lichen soredia.
Exper. Bot. 1991, 31(2): 239-245, 3 tabl., 3 fig. (Dept. Vision Sci., Aston Univ., Aston
Triangle, Birmingham B4 74T, UK).
93-225 BRICAUD O., COSTE CI, LE COEUR D., GLENN M., MENARD T. et ROUX CI.
- Champignons lichénisés et lichénicoles de la France méridionale: espèces nouvelles
et intéressantes (VD. Bull. Soc. Linn. Provence 1992, 43: 81-96, 2 fig. (Quartier de la
Grande Taillade, F-84250 Le Thor).
Liste de 61 taxons lichéniques avec loc. dont 11 sont nouv. pour le Midi de la
France, 3 pour le Sud-Est de la France et 1 pour la Corse, Catapyrenium tenellum,
Diplolaeviopsis ranula, Herteliana taylori, Hobsonia christiansenii, Lecanora soralifera, Peltula
omphaliza, Porina ahlesiana, Porina interjugens et Rhizocarpon furfurosum sont nouv. pour la
France.
93-226 CLERC P. and DIEDERICH P. - Usnea wirthii Clerc new to North America and the
British Isles. Lichenologist 1991, 23(4): 405-407, 1 fig. (Cons. & Jard. Bot, C.P. 60,
Ch-1292 Chambésy/GE).
93-227 EGEA JM. & LLIMONA X. - Phytogeography of silicicolous lichens in
Mediterranean Europe and NW Africa. Bot. Chron. 1991, 10: 179-198, 1 fig., 1 tabl.
(Dept. Biol. Veg. (Bot), Fac. Biol., Univ. Murcia, E-30100 Murcia).
Survol des principales associations lichéniques silicicoles en Méditerranée W:
écol., prés. géogr, ceintures bioclimatiques, ombroclimat, esp. représentatives. Tableau des esp.
présentes avec leur distribution dans le bassin méditerranéen.
93-228 GOWARD T. and AHTI T. - Macrolichens and their zonal distribution in Wells
Gray Provincial Park and its vicinity, British Columbia, Canada, Acta Bot. Fenn.
1992, 147: 1-60, 7 fig. 5 tabl. (Herbarium, Dept. Bot, Univ. British Columbia,
Vancouver, British Columbia V6T 2B1, Canada).
Géologie, climat, végétation et zonation du Wells Gray Provincial Park
(600 000ha de terrains montagneux). 293 macrolichens y ont été récoltés dont 31 nouv. pour le
British Columbia, et Leptogium subtile, Usnea wasmuthii, Corticifraga fuckelii, Echinothecium
reticulatum et Refractohilum peltigerae nouv. pour l'Amérique du Nord. Le temps de recou-
vrement par la neige est considérée jouer un rôle critique dans la distribution de nombreuses
espèces, notamment des terricoles. Présence d'espèces océaniques.
93-229 MARTIN L., TEMINA M. - Xanthoria sorediata - new species for the Estonian
lichen flora. Folia Cryptog. Estonica 1992, 29: 37 (Inst. Pl. & Pollut. Res. Lab.,
Estonian Acad. Sci., Kloostrimetsa Rd. 44, EE-0019 Tallin).
93-230 MOBERG R. - New or interesting records of lichens from Estonia. Folia Cryptog.
Estonica 1992, 29: 28-30 (Bot. Mus., Uppsala Univ., P.O. Box 541, S-75121 Uppsala).
Source - MNHN, Paris
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Caloplaca biatorina, C. grimmiae, Carbonea vitellinaria, Catapyrenium
pilosellum, Lecania rabenhorstii, Phaeophyscia endococcina, Rimularia furvella et Rinodina
conradii nouv. pour l'Estonie.
93-231 MORENO P.P. $: EGEA J.M. - On a new lichen community with Thyrea girardi and
Anema nummularium. Bot. Chron. 1991, 10: 969-975, 1 tabl. (Dept. Biol, Univ.
Murcia, E-30100 Murcia).
Descr. de l' Anemo nummulariae-Thyreetum girardi ass. nov. colonisant les pen-
tes de roches calcaires de sites arides (Espagne SE et C).
93-232 POELT J. und GÁRTNER G. - Gypsoplaca macrophylla, eine Flechte winterkalter
Halbwüsten in den Alpen. Herzogia 1992, 9: 229-237, 4 fig. (Inst. Bot., Holteigasse 6,
A-8010 Graz).
Descr., ill., distr. de Gypsoplaca macrophylla, nouveau pour l'Europe.
93-233 RANDLANE T., SAAG A. - Tuckermannopsis americana contra Cetraria ciliaris in
Russia. Folia Cryptog. Estonica 1992, 29: 33-36 (Lab. Bioindication, Tartu Univ., Lai
Street 38, EE-2400 Tartu).
Tuckermannopsis americana est largement répandu dans la partie asiatique de la
fédération russe. La présence de Cetraria ciliaris dans la partie européenne reste à prouver.
93-234 ROUX Cl. - Phytogéographie des lichens saxicoles-calcicoles d'Europe
méditerranéenne. Bot. Chron. 1991, 10: 163-178, 11 cartes (Inst. Médit. Ecol. &
Paléoécol., Fac. Sci. & Techn. St Jérôme, F-13397 Marseille Cedex 13).
Classement d'une quarantaine de peuplements lichéniques saxicoles-calcicoles
d'Europe méditerranéenne (éléments phytogéographiques, végétation et écologie).
93-235 ROUX Cl. - Corrigenda (Bull. Soc. Linn. Provence, années 1990-1991). Bull. Soc.
Linn. Provence 1992, 43: 105-106 (Ibidem).
93-236 SCHUHWERK F. - Die Berücksichtigung der Ökologie in der Lichenometrie:
Datierung mit Suksessionsstadien von Flechtengesellschaften. Stuttgarter Geogr. Stud.
1992, 117: 161-175, 3 fig, tabl. (Bot. Staatssammlung München, Menzinger Str. 67,
D-8000 München 19).
Prise en compte des facteurs écologiques (notamment les stades de succession
des lichens épilithes) pour une meilleure lichénométrie. Relation type écologique/âge de la
communauté.
93-237 TRETIACH M., MONTE M. & NIMIS P.L. - A new hygrophytism index for
epilithic lichens developed on basaltic Nuraghes in NW Sardinia. Bor. Chron. 1991,
10: 953-960, 1 tabl., 5 fig. (Dept. Biol, Univ. Trieste, Via A. Valerio 32, 1-34127
Trieste).
Mise au point d'un index d'hygrophytisme pour les lichens les plus fréquents: 5
classes en classant et hiérachisant les données relatives aux fréquences des espèces sous
différentes expositions.
Voir aussi: 93-150, 93-154, 93-155, 93-171, 93-180, 93-183, 93-185, 93-191, 93-193, 93-194,
93-196, 93-198 à 93-200, 93-202 à 93-204, 93-206 à 93-208, 93-210 à 93-213, 93-218, 93-219,
93-222.
Pollution
93-238 SEAWARD M.R.D. - Large-scale air pollution monitoring using lichens, GeoJournal
1992, 28(4): 403-411, 1 tabl., 7 fig. (Univ. Bradford, Dept, Environm. Sci., Bradford
BD7 1DP, UK).
Les changements qualitatifs et quantitatifs intervenus dans la pollution
atmosphérique durant ces 20 dernières années, du fait d'une part des restrictions d'énergie et de la
police des transports et d'autre part des facteurs économiques et législatifs, ont eu des effets signi-
ficatifs sur les flores lichéniques. La plasticité des lichens, en mettant en évidence l'existence et
les variations de ces nouveaux régimes de pollution sur de larges aires géographiques, est
démontrée sur la base d'études dans les Iles britanniques.
Source : MNHN, Paris
216 BIBLIOGRAPHIE
93-239 VAN HALUWYN C. et DE FOUCAULT B. - Problèmes actuels posés à la
bioindication lichénique. Bull. Inform. Assoc. Franç. Lichénol. Mém. 1992, 1: 1-101,
ill. (séminaire organisé à Lille les 5/6 oct. 1991; aut: Dept. Bot. & Cryptog., Fac.
Pharmacie, BP 83, F-59006 Lille Cedex).
VAN HALUWYN C. - La bioindication de la pollution atmosphérique dans la
région Nord-Pas-de-Calais: bilan et perspectives (pp. 1-15): travaux réalisés ou en cours, suivi de
la pollution atmosphérique de la région Nord-Pas-de-Calais 1973-1992. - MATYSINK JP. -
Ptéridophytes saxicoles et pollution dans le bassin minier du Pas-de-Calais (pp. 17-28). -
LEROND M. - Quinze ans de pplacettes. Lichens en Haute-Normandie (pp. 29-34). -
LETROUIT-GALINOU M.A. - Remarques sur les lichens corticoles de Paris en 1991 (pp.
35-49): retour d'une végétation lichénique avec la baisse des polluants, mais les nouveaux venus
ne sont pas nécessairement les mêmes que les anciens. - ASTA J. - Etat des recherches sur les
lichens dans les régions alpines françaises (pp. 51-53). - SÜCHTING U. - Etat actuel de la
bioindication par les lichens dans la région de Copenhague (pp. 55-57). - AMMANN K. -
Expérimentation d'une nouvelle formule de ITAP en Suisse (pp. 59-65): définition de IIAP 18. -
BEGUINOT J. - L'insuffisante signification de la diversité spécifique brute: l'apport de l'IAP de
LeBlanc et De Sloover (pp. 67- - BEGUINOT J. - Apport d'une méthode de diagnostic
phytosociologique quantifié à l'estimation de la pollution atmosphérique (pp. 73-76) - DE
FOUCAULT B. - Contribution à une épistémologie de la bioindication lichénique (pp. 77-100):
mise en évidence d'invariants formels qui transcendent les deux démarches technique et
floristique dans l'étude de la bioindication lichénique. "Chaque démarche ayant ses avantages et
ses incovénients, il s'agit de les utiliser à bon escient".
Voir aussi: 93-150, 93-183, 93-220.
Protection et conservation de la Nature
Voir: 93-185
Conservation des monuments
93-240 EDWARDS H.G.M., FARWELL D.W. and SEAWARD M.R.D. - Raman spectra of
axalates in lichen encrustations on Renaissance frescoes. Spectrochimica Acta 1991,
47A (11): 1531-1539, 4 fig. (Chem. & Chem. Techn, Dept. Chem. Engin., Univ.
Bradford, Bradford BD7 1DP, UK).
Mise en évidence de l'oxalate de calcium sur les fresques incrustées par les
lichens.
93-241 NIMIS P.L., PINNA D., SALVADORI O. - Licheni i conservazione dei monumenti.
Bologna: ed. CLUEB, 1992, 164p., 9 fig., photogr. de F. Ceni [Scienza e conservazione:
la Materia della Forme, Collana della Fondazione "Cesare Gnudi", dir. A. Emiliani, I]
(ed.: Via Marsala 24, 1-40126 Bologna).
Le développement des lichens sur les monuments en pierre est un probleme trés
important pour la conservation de ces monuments. Le lichen produit une altération chromatique
évidente, entrainant des modifications physico-chimiques du substrat pierreux. La spécificité de
certains taxons de lichens nécessite une connaissance approfondie de la cause de son installation
et du développement d'un certain type de population. Ce volume présente, dans une première
partie, l'écologie des lichens, les modes d'altération de la pierre, l'origine de la pellicule d'oxalate
de calcium, des méthodes de préservation et de contróle (tableau des solutions chimiques utilisées
ou suggérées par différents auteurs pour l'élimination des lichens [nature et formule du produit.
producteur, concentration et mode d'application, substrat testé, bibliographie]. La deuxième partie
content la description (morphologie, écologie, photogr) des espèces lichéniques les plus
fréquentes sur les monuments italiens. Bibliogr. de 10p., index spécifique.
BIBL.DU
H
\PARIE
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 217
Documentation, Histoire des Sciences
93-242 TRETIACH M. & VALCUNIA PASSADORA M. - Censimento degli erbari
lichenologici italiani. Not. Soc. Lichenol. Ital. 1990, 3 suppl. 1: 1-114, ill.
21 contributions font état des herbiers lichénologiques en Italie, avec contexte
historique, les grandes collections présentes, une bibliographie et les conditions d'accès. Ces col-
lections sont réparties sur 23 villes d'Italie, surtout en Italie du Nord; les plus importantes:
Firenze (36600 spécimens dont les herbiers Webb et Micheli), Modena (28500 spécimens dont
Therbier Baglietto, la coll. Moris), Torino (2100 spécimens), Lombriasco (15000 spécimens dont
Therbier Cresino & Zola), Roma (19000 spécimens dont l'herbier de Notaris & Cesati), Trieste
(14112 spécimens essentiellement l'herbier Nimis), Padova (12000 spécimens dont les herbiers
Saccardo, Schuler, Caniglia), Verona (11150 spécimens dont l'herbier Massalongo), Napoli
(11000 spécimens dont l'herbier Jatta).
Voir aussi: 93-190,
Commission paritaire 15-9-1981 - N° 58611 - Dépôt légal 2° trimestre 1993 - Imprimerie F. Paillart
, Sortie des presses le 30 avril 1993 - Imprimé en France
Éditeur ` A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : D. Lamy: Secrétaire : B. De Reviers
Trésorier : E. Bury: Dias de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris
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ratoire de Cryptogamie du Muséum Na-
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cheurs de tous pays y publient leurs
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pagnol et italien, après accord des
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THE FRENCH JOURNAL
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SOMMAIRE
J. BARDAT - Analyse phyto-écologique de quelques groupements
bryophytiques humicoles et saprolignicoles forestiers de Haute-
Normandie,
L. BAHILLO y M.E. LÓPEZ DE SILANES - Maronetum constantis Crespo et
al. ex Bahillo et López de Silanes "nova ass." comunidad pionera
heliófila corticícola del sector Galáico-portugués de la EE
Cántabro-Atlántica ...
O. BRICAUD et C. ROUX - Waynea adscendens Rico (Lichenes, Lecanorales,
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Lichens —
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