CRYPTOGAMIE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE Avril 1997
ANH París
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur de la publication : Dr Hélène Bischler-Causse
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Bryophytes : Dr Hélène Bischler & M. Denis Lamy, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue
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Copyright © 1997. CRYPTOGAMIE-ADAC.
Couverture : Pore de Marchantia foliacea Mitt. (cliché H. Bischler)
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 18 FASCICULE 2 1997
CONTENTS
J. BARDAT — Bryophyte flora of the Forest of Rambouillet (France, Région
Ile-de-France, Département des Yvelines) (In French) .................
Robert GAUTHIER et Montserrat BRUGUÉS — Occurrence of Sphagnum
affine Ren. & Card., Sphagnum centrale C. Jens and Sphagnum papillo-
sum Lindb. in the Azores (In French)
Clother COSTE — Lichenized and lichenicolous fungi of the Saint-Hippolyte
woods (Branes Tarn) (Ip: French). mm hdi
Shirley Rangel GERMANO & Katia Cavalcanti PORTO — Ecological analysis
of epixylic bryophytes in relation to the decomposition of the substrate
(Municipality of Timbaúba — Pernambuco, Brazil)..................-
F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA —
Biogeography and chorology of the bryophytes of the Sierra de Gredos
(Espafia) (In Spanish) ..
87
121
127
151
Bibliothèque Centrale Muséum
|
Il
TT
3001 0
00378.
14
4
Source
|
e -MNHN Paris
PO PR
nate m ptas
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1997, 18 (2): 87-120 87
LA FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET
(France, région Ile-de-France, Département des Yvelines)
J. BARDAT
M.N.H.N,, Institut d'Ecologie et de Gestion de la Biodiversité, Service du Patrimoine naturel.
57 rue Cuvier, F-75005 Paris, France
RÉSUMÉ — La forêt de Rambouillet représente l’un des plus grands massifs forestiers du bassin
Parisien. Moins connu que la forêt de Fontainebleau, il n'avait jamais fait l'objet d'un bilan de la
richesse et de la diversité de la bryoflore, Le présent travail représente un état global des connaissances
résultant d'observations conduites pendant cing ans. Si les données acquises sont loin d'être exhaus-
tives, elles mettent déjà en évidence, à la fois des secteurs disposant d'un cortège bryologique riche et,
compte tenu de la situation du massif, l'expression de tendances biogéographiques originales.
L'auteur tente d'en dégager les principales mais aussi la diversité des situations rencontrées, Si dans
son ensemble la bryoflore est acidiphile, elle occupe néanmoins de nombreux types de biotopes,
depuis les sables ou les rochers gréseux secs jusqu'aux tourbiéres acides topogènes, en passant par les
mares forestières ou les grands étangs et beaucoup plus rarement les zones palustres neutro-alcalines.
L'auteur développe une analyse comparative de la richesse des 33 secteurs étudiés, en particulier dans
les Réserves Biologiques Domaniales (R.B.D.) où sont développées des mesures de gestion conser-
vatoire. Il propose une évaluation de la flore bryologique de ces zones en fonction de la rareté et du
statut chorologique des taxons observés. II souligne aussi la disparition ou l'absence d'observations
récentes pour de nombreuses espèces récoltées au cours de la première moitié du xx" siècle telles que
Buxbaumia aphylla Hedw., Harpanthus scutatus (Web. & Mohr) Spruce, Pallavicinia lyellii (Hook.)
Carruth., Mylia anomala (Hook.) S.F. Gray, ou Splachnum ampullaceum Hedw. Ces disparitions
résultent soit d'un manque de prospection ou bien de modifications significatives des stations.
d'accueil. Enfin il esquisse l'identification de plusieurs groupements bryophytiques terricoles et
humo-terricoles souvent rares et qui constituent un patrimoine écologique important pour ce massif
forestier. La liste des 248 taxons est donnée en annexel.
ABSTRACT — The forest of Rambouillet is one of the largest forests of the Parisian basin. Less
known than Fontainebleau, no overview of diversity and richness of the bryoflora has been made.
This study presents the observations of the bryoflora made during five years. Even so the data are far
from being complete, they disclose several sites with a rich bryological flora and original biogeogra-
phical tendencies for this lowland forest. The main chorological tendencies and the diversity of
ecological situations are exposed. In general, the bryoflora is acidiphilous, but the bryophytes occur in
many biotopes, from sand to dry sandstones to acidiphilous lowland blanket bogs, including forest
pools, large ponds and, more rarely, neutro-alkaline fens. A comparative analysis of the diversity of
33 sites was made, particularly from the « Réserves Biologiques Domaniales (R.B.D.) » where
conservation management is planed. The bryoflora from the studied sites is evaluated according to the
rarety and the chorological status of the observed bryophyte taxa. For many species, discovered
during the first half of the twentieth century, recent data are lacking, and some taxa may have
vanished, for instance : Buxbaumia aphylla Hedw., Harpanthus scutatus (Web. & Mohr) Spruce,
Source : MNHN. Paris
88 J. BARDAT
Pallavicinia lyellii (Hook.) Carruth., Mylia anomala (Hook.) S.F. Gray, or Splachnum ampullaceum
Hedw. These losses can be due to lack of survey or to ecologically significant modification of suitable
niches. Finally, on the basis of 57 relevés, several rare terricolous and humicolous bryophyte
communities could be characterized that represent an important ecological richness for this forest.
The 248 species, varieties and forms collected between 1991 and 1995 are listed in Appendix 1.
INTRODUCTION
La bryoflore du massif de Rambouillet fut par le passé, l'objet de recherches plus
ou moins éparses à la fin du x1x° siècle et dans la première moitié du xx" siècle. Il faut
néanmoins constater que depuis la fin des années cinquante, aucune étude de quelque
importance n'avait permis de réactualiser les données accumulées durant prés d'un siécle
sur ce vaste ensemble sylvatique.
La mise en place des Réserves Biologiques Domaniales (R.B.D.) en 1989 fut
l'occasion de reprendre de manière plus systématique l'inventaire dela flore bryologique. Le
but premier était de répertorier le cortége bryologique présent, d'abord au sein des R.B.D.,
puis sur l'ensemble du ma à l'extérieur de ces enclaves, souvent de taille assez réduite.
CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE
1. — Localisation
Le massif de Rambouillet se situe dans le département des Yvelines, à une
quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris, assurant une large coupure verte entre
l'agglomération parisienne et la plaine beauceronne. Il correspond à un important vestige
de l'ancienne forêt d'Yvelines, se composant d'une série de bois plus ou moins vastes
rassemblés en trois grandes unités (massif des Yvelines au sud-est, massif de Rambouillet
au centre et massif de Saint Léger-en- Yvelines au nord-ouest) donnant un contour très
découpé au massif actuel. Sa surface totale actuelle couvre plus de 22,000 ha (dont
14.000ha gérés par l'Office National des Forêts). s'étendant dans sa longueur sur plus de
30 kilomètres selon un axe nord-ouest / sud-est entre Houdan et Dourdan.
2. — Géologie et géomorphologie
Localisé sur le plateau du Hurepoix d'altitude moyenne comprise entre 140m et
160m, il est entrecoupé de nombreux vallons plus ou moins larges, aux versants parfois très
pentus, creusés par un vaste chevelu de petites rivières et ruisseaux. Ce réseau hydrogra-
phique y occupe la ligne de partage entre le bassin de l'Eure (la Vesgre, la Guesle, la
Drouette) et celui de la Seine (Yvette, le Rú des vaux, la Rabette). Une quinzaine d'étangs
d'origine ancienne (xf siècle-xvur' siècle) sont reliés à ce réseau. En outre une multitude de
mares, parfois en forte densité, comme à La Claye, ponctuent l'ensemble.
Sa structure géologique est dominée par des formations tertiaires marines
oligocénes masquant systématiquement les dépots antérieurs (mésozoiques). Malgré
Source - MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 89
quelques événements tectoniques durant cette pé iode (anticlinal de la Rémarde, dôme du
Perray), l'horizontalité de l'ensemble des assises s'est grossiérement maintenue.
Les sables de Fontainebleau (Stampien) représentent le dépot le plus important
(50 à 60 m), reposant sur des argiles vertes de Romainville (Sannosien). Au sommet de ces
sables, des bancs gréseux plus ou moins discontinus (2 à 3 m d'épaisseur) orientés
NNO-SSE sont localement disloqués en chaos imposants au droit des grands vallons
(Angennes, Vaux de cernay, La Roncerie). Des anciennes carrières de grès sont encore
visibles en particulier dans le bois des maréchaux prés de Senlisse. Elles furent, au cours du
xvii? siècle et du xix? siècle, l'une des principales sources d'approvisionnement pour la
construction des routes et voies de circulation de l'agglomération parisienne.
Au dessus, les argiles à meuliére de Montmorency nappent presque tous les pla-
teaux, mais elles sonttrés souventfortement remaniées par cryoturbation (matrice de kaoli-
nite à blocs meuliérisés caverneux). Le calcaire d'étampes n'est présent que localement
(maisnon affleurant) dans la partie sud-est. Des sables grossiers de Lozère (Miocéne) recou-
vrenttrés souvent ces meuliéres sous forme de poches ou en placages minces sablo-argileux.
Une couverture de limons pleistocénes, achévent cette série de dépóts, mais la
plupart du temps sur une faible épaisseur (moins d'un métre) s'amincissant du nord au
sud. Là où les limons sont rares ou absents, des sables soufflés sur meuliére les remplacent.
Ces dépóts de surface sont inter-contaminés, à l'origine de colluvionnements présentant
une mosaique de substrats secondaires mixtes parfois trés différents de la roche mére
sous-jacente rendant plus complexe leur caractérisation.
Enfin le fond des vallons, à comblement alluvial assez sableux, infiltré d'éléments
colluviaux gravitaires, le tout reposant sur une couche imperméable (marnes et argiles),
fournit réguliérement des sols hydromorphes voire tourbeux.
La gamme de sols développés est donc globalement acide appartenant soit à la
série séche (lessivé, podzoliques et podzol), soit à la série hydromorphe (lessivé à pseudo-
gley, hydromorphe à gley ou tourbeux).
3. — Données climatiques
Selon la station de Villacoublay (30 km au NE), les statistiques (établies sur la
période 1947-1980) permettent d'assimuler le climat régional au type océanique à légére
103*C
(maxi; 18°C en Juillet, mini.
Janvier)
Température moyenne annuelle
24°C en
54
moyennes | 600mm (avec parfois un printemps sec)
nombre de jours de gel
Précipitations
annuelles*
Indice d'aridité de de Martonne
(I= P/T+10)
650-670mm
Tabl. I — Données climatiques (*l'ensemble des précipitations est assez bien réparti tout au long de
l'année avec des écarts mensuels faibles (période 1876-1995, moyenne : 51,5 mm, écart type : 7,5)).
[Climatic data at the station of Villacoublay, near the forest of Rambouillet (*the rain is well distributed
along the year, with litlle differences between each month].
Source : MNHN, Paris
90 J. BARDAT
tendance continentale (faciès sub-sec). Toutefois sur la base de données plus locales
(O.N.F., 1986) mais moins completes, les résultats diffèrent un peu, soulignant une baisse
légére de la moyenne des températures, corrélativement 4 une augmentation sensible du
nombre de jours de gel et des précipitation plus importantes (Tabl. 1). Ceci semble
indiquer des conditions moins océaniques. Au dela de ce mésoclimat, il convient de
r l'existence de climats stationnels nettement plus froids dans certains secteurs dits
« trou à gel » comme aux Ponts Quentins ou au Planet et, à contrario, plus secs et chauds
sur les versants sud du Rú-des-Vaux et de la Harasserie.
DONNEES PHYTO-ÉCOLOGIQUES ET AXES DE RECHERCHES
D'après les données de l'O.N.F., la couverture sylvatique dominante est assurée
par la chénaie sessiliflore (31 %), puis respectivement par les chénaies-charmaies (23 %),
les chénaies-pédonculées (20 %), les landes sèches (14 %), les landes humides, tourbeuses
et tourbières (9 %), Le reste (3 %) est occupé par des espaces palustres et aquatiques
(étangs et mares oligotrophes) voire minéraux (chaos gréseux, sables nus).
Cette large gamme de formations et de biotopes permet l'expression de nom-
breux groupements végétaux et l'acceuil d'une riche flore recélant des espéces rares au
niveau du bassin parisien (en aire disjointe ou en limite d'aire). Selon les divisions
phytogéographiques de Gaussen (Gaussen in Bournérias, 1979), le massif est situé à la
limite nord-ouest du sous-secteur ligérien du domaine atlantique. Il offre donc une large
tendance atlantique marquée par la présence d’espéces comme : Erica ciliaris, Erica
scoparia, Hypericum elodes, Lobelia urens ou Wahlenbergia hederacea, avec en filigrane une
tonalité sub-montagnarde soulignée par de rares stations à Parnassia palustris, Potentilla
palustris et Vaccinium oxycoccos et médio-européenne (Lycopodiella inundata). Le massif
accueille un nombre important d'espéces végétales protégées (44 espéces) dont c'est ici la
limite orientale d'aire de répartition actuelle en France ou presque. C'est le cas pour Erica
ciliaris, Myrica gale, Lobelia urens (Arnal, 1996 ; Chagot & al., 1995).
Son originalité provient de la convergence de ces contacts chorologiques, de
structures trés particuliéres dominées par une acidité intrinséque, un relief accidenté et
l'importance des biotopes humides, palustres et aquatiques sans réel équivalent dans le
bassin parisien. Selon Bournérias (1972) ce massif constitue un complexe chorologique
complémentaire de celui du massif de Fontainebleau. Ce dernier, plus vaste, dispose en
particulier de substrats carbonatés nettement mieux représentés, un contact avec la vallée
de la Seine, des platiéres gréseuses, et, vu sa position géographique plus orientale, d'un
apport chorologique plus fort du domaine médio-européen et sub-méditerranéen.
Dans le cadre de l'inventaire du patrimoine naturel et du suivi scientifique des
Réserves Biologiques Domaniales (R.B.D.) de la forét de Rambouillet, plusieurs objectifs
de recherches ont été fixés :
mieux connaitre cette partie de la flore pour laquelle les informations
connues étaient trop anciennes ou trop fragmentaires ;
— évaluer le patrimoine bryologique encore présent, ceci par rapport à l'ensem-
ble des découvertes réalisées depuis plus d'un siécle, avec éventuellement la mise en
évidence de nouveaux taxons dans le massif, mais aussi le cortége non revu en tentant
d'expliquer cette situation ;
Source : MNHN. Paris
Carte n°1
LE MASSIF FORESTIER
DE RAMBOUILLET (FRANCE)
Localisation des divers secteurs prospectés
1 - Bois Boisseau 10 - Les mares Moussues
2 - La Côte Brulée 11 - Le Grand Etang-Neuf
3 7 Les Vaux-de-Cernay 12 - Les Mares de Pecqueuse
4 - La Pointe des Vindrins - Les mares aux Buttes
5- La Claye 14 - L'Etang de la Tour
6- Les Rochers d’Angennes 15 - La Fosse de Brou
7 - Le Petit Etang-Neuf 16 - Le Parc d'en-Haut
8 - Le Moulin-des-Roches 17 - Le Planet; la Houssine
9 - Le Petit Produit-Nord 18 - La Bréche de Poigny
je Es
19- Le Cerisaie
20 - Les Mares au Vinaigre
21 - Le Pont-Granval
22 - Les Etangs de Hollande
23 - Le Parc d'en-Bas
24 - La Creuse Vallée
- Le Poteau de l'Epars
26 - La Ducamborderie
27 - La Vallée Moussue
28 - Le Rù des Ponts-Quentin
29 - L'Etang rompu
30 - Les Buttes et les Cinq
Cents Arpents
31- L'Etang de Coupe-Gorge
32 - La Mare-aux-Canets
33 - L'Etang du Roy
Carte 1 Le massif forestier de Rambouillet, localisation des divers secteurs prospectés. [The forest of
Rambouillet (France) : localisation of the different visited sites].
LATMAOGNVYA 3C Lg310H V1 AC ANOILAHAOAUA ANOTA
16
Source : MNHN Paris
92 J. BARDAT
— appréhender de maniére comparative, la richesse et le caractére plus ou
moins ou remarquable des cortèges bryologiques relatifs à chacunes des R.B.D. actuelles ;
— tenter de replacer la bryoflore du massif de Rambouillet dans le contexte
francilien voire dans le domaine chorologique atlantique ;
envisager des mesures de gestion conservatoire dans le cadre des pratiques
sylvicoles si cela s’avère nécessaire.
Tous ces objectifs ne sont pas encore atteints, mais des travaux réalisés depuis
cinq ans permettent déjà d'établir un bilan significatif. Soulignons que la prospection
systématique n'a pas été retenue vu l'étendue du massif (22.000 ha) et les difficultés d’accés
à la partie située en domaine privé (8.000 ha).
Hors des R.B.D., des sondages ont été opérés dans les secteurs accessibles
présentant des caractéristiques écologiques plus propices à l'expression d'une bryoflore
riche et spécialisée tels que les chaos gréseux (de pleine lumiére ou en sous bois), les zones
palustres (marais, tourbiéres, bords d'étang, mares), les landes, les zones à relief accidenté
ou les vieux peuplements forestiers (taillis-sous-futaie). La surface de ces différents sec-
teurs est assez variable (entre 10 ha et 100 ha) mais les observations ont fait l'objet d'un
pointage précis au 1/25000*. La restitution cartographique des données est opérée sur
quadrillage de 1 km de cóté, dans le but de constituer un atlas.
LE CORTEGE BRYOLOGIQUE
La nomenclature taxonomique employée est essentiellement celle de Corley & al.
(1982), de Corley & Crundwell (1991) pour les Mousses, de Grolle (1983) et de Smith
(1990) pour les Hépatiques, de Clauzade & Roux (1985) pour les Lichens, et de De Langhe
(1983) pour les Ptéridophytes et Spermaphytes.
En ce qui concerne le genre Sphagnum, nous avons globalement adopté la
nomenclature de Corley & Crundwell (1991) mais en distinguant des formes, pour le
complexe Sphagnum denticulatum, correspondant à des espéces distinctes selon les
nomenclatures anciennes (Dismier, 1927 ; Augier, 1966)
1. — Richesse et diversité
Dix sept R.B.D. et seize autres secteurs forestiers ont fait l'objet d'un inventaire
(Carte 1). Quelques espéces observées en dehors ont été jointes au tableau synthétique
(Annexe 1) dans la mesure où elles appartiennent à l'aire du massif.
Depuis 1991, 248 espéces, variétés et formes ont été identifiées comprenant
61 hépatiques et 187 mousses.
Le cortége des mousses se compose de 31 familles dont la quasi totalité est
observée dans les R.B.D. (soit 96,8 %). Certaines familles par leur richesse spécifique
(effectif entre 15 & 20 taxons) se détachent nettement de l'ensemble : les Brachythéciacées,
les Sphagnacées, les Pottiacées, les Amblystégiacées et les Dicranacées (Tabl. 2).
Les hépatiques sont représentées par 23 familles (7 à thalle & 15 à feuilles) dont
17 en R.B.D, (soit 73,9 %). Sur l'ensemble de la forêt, les familles les plus importantes en
effectifs sont : les Ricciacées, les Scapaniacées, les Lophocoleacées, les Lophoziacées et les
Source - MNHN, Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 93
Effectif Effectif
Familles spécifique* % spécifique *en %
global RBD
Brachythéciacées 21 11,2 20 11,6
Sphagnacées 18 9.6 16 10,3
Pottiacées 18 9,6 13 83
Dicranacées 16 8,6 14 9,0
Amblystégiacées 16 8,6 12 T
Bryacées 13 7,0 il 7,0
| Hypnacées 13 70 u 7.0
| Plagiotheciacées In 59 9 5,8
Polytrichacées 10 53 8 Ex
Fissidentacées T 37 6 3,8
Grimmiacées 6 32 5 22
Mniacées lo: 27 5 32
Orthotrichacées 4 2,2 4 2.6
Ditrichacées 4 22 2 13
Funariacées 4 22 2 153
Ephéméracées 3 A 2 13
Aulacomniacées 2 11 2 1,3
Leucobryacées 2 1,1 2 1,3
Thuidiacées 2 151 1 0,6
Archidiacées 1 0,5 1 0,6
Bartramiacées 1 0,5 1 0,6
Climaciacées 1 0,5 1 0,6
Cryphaeacées 1 0,5 1 0,6
Encalyptacées 1 0,5 1 0,6
Fontinalacées 1 0,5 1 0,6
Hookériacées 1 0,5 1 0,6
Leskeacées 1 0,5 1 0,6
Neckéracées 1 0,5 1 0,6
Thamniacées 1 0,5 1 0,6
Tétraphidacées 1 0.5 1 0.6
Hedwigiacées 1 0,5 0 0
CUMUL 188 100,0 156 100,0
*comprend les espèces, les variétes et les formes
Tabl. 2 — Liste des familles de mousses et leur effectif taxonomique* associé [List of mosses families
and their associated taxonomic* number].
Cephaloziacées. (Tabl. 3). Ce constat est aussi valable pour les R.B.D. à l'exception des
Lophoziacées qui ne sont représentées que par deux espéces. Par contre, plusieurs familles
ne sont pas encore observées dans les R.B.D. (Blépharostomacées, Lejeuneacées, Plagio-
chilacées...) (Tabl. 3).
Source : MNHN. Paris
94
J. BARDAT
effectif effectif
Familles spécifique* % spécifique * | %
global en RBD
Scapaniacées 7 11,5 v 15.9.
Ricciacées 6 9,8 4 9,1
Céphaloziacées 3 8,2 4 DT
Lophocoleacées 2 82 5 11,4
| Lophoziacées 5 82 2 45
Aneuracées 4 6,7 4 EST
| Calypogéiacées 3 49 3 6,8
Jungermanniacées 3 49 2 45
Lepidoziacées Ej 4,9 3 6,8
Céphaloziellacées 2 3,3 2 4,5
Dilaenacées 2 3 2 4,5
Lejeuneacées 2 33 0 0
Metzgériacées $ 2 3,3 1 23
Plagiochilacées 2 3,3 0 0
Porellacées 2 3,3 1 2,3
Blepharostomacées 1 1,6 0 0
Conocéphalacées 1 1,6 1 2,3
Fossombroniacées 1 1,6 0 0
Frullaniacées 1 16 1 20)
Lunariacées 1 16 1 2,3
Marchantiacées 1 1,6 1 2
Radulacées 1 16 0 0
Sphaerocarpacées 1 1,6 0 0
CUMUL 61 100,0 44 100,0
*comprenant les espéces, les variétes et les formes
Tabl. 3 — Liste des familles d'Hépatiques et leur effectif taxonomique* associé [List of liverworts
families and their associated taxonomic* number].
Classe nombre de secteurs
d'effectif concernés h
(nombre d'espèces)
1-10 1 3,05
11-20 8 24,2
21-40 11 333
41-60. 8 24,2
61-80 4 12,1
81-100 l 3,05
bx 33 100,0
Tabl. 4 — Richesse spécifique des secteurs prospectés [Specific richness of prospected sites].
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 95
La richesse en taxons de chacun des secteurs est assez variable de l'un à l'autre,
mais une majorité d'entre eux (57,5 %) dispose d’un cortège compris entre 21 et 60 taxons
(Tabl. 4). Le nombre moyen d'espéces observées par secteur est proche de 38 (moyenne :
38,3). Mais on constate, dans l'état actuel des observations, une plus grande richesse de la
bryoflore dans les R.B.D. qui disposent en moyenne de 46 taxons (moyenne : 45,6), contre
seulement 31 taxons (moyenne : 30,6) dans les seize autres secteurs inventoriés.
Certains secteurs se détachent nettement par leur richesse bryologique. Citons
par ordre décroissant : Le Planet-La Houssine (82 taxons), Le Grand Etang-Neuf (78
taxons), Les Vaux-de-Cernay (75 taxons), Le Parc-d'en-bas (65 taxons), Le Moulin-des-
Roches (62 taxons), Le Pont-Granval (59 taxons), le Bois Boisseau (53 taxons).
Sur l'ensemble du cortége recensé, aucune espéce n'est présente dans plus de 25
secteurs et prés du tiers des taxons n'est mentionné qu'une fois. Les espéces les plus
fréquentes (présentes dans au moins 20 sites sur 33) sont au nombre de neuf. Toutes
appartiennent au groupe des acidiphiles et sont trés communes dans la région :
Atrichum undulatum (21) — Cephalozia bicuspidata var. bicuspidata (20)
— Dicranella heteromalla (23) Dicranum scoparium var. scoparium (25)
— Hypnum cupressiforme var.cupressiforme (21) — Leucobryum glaucum (20)
— Mnium hornum (22) — Pleurozium schreberi (20)
— Polytrichum formosum (25)
2. — Rareté spécifique
Bilan général — La forêt de Rambouillet constituant en Ile-de-France une entité
originale particulièrement riche en milieux palustres, il convenait de la positionner par
rapport à l'ensemble de la bryoflore présente dans cette région. Mais attribuer un degré de
rareté à chaque taxon semblait assez délicat dans la mesure ou aucune publication
synthétique n'avait été réalisée sur ce sujet pour la région francilienne. Seul Douin (1906)
fournit pour un département limitrophe (Eure-et-Loir) de l'Ile-de-France des indications
exploitables mais en décalage par rapport à la région de référence qui nous intéresse, méme
si cet auteur prend en compte des découvertes faites en forêt de Rambouillet (en particulier
dans le secteur sud-ouest, entre Saint-Léger -en- Yvelines et Epernon). En outre le degré de
rareté attribué à chaque taxon par ce bryologue n'est pas explicité. Seul un travail
manuscrit, non publié, déposé au laboratoire de Cryptogamie du Museum National
d'Histoire naturelle(MS 65-67), réalisé par R. Gaume, à la fin des années 1950 comporte à
la fois des informations bibliographiques et des données d'herbier pour l'ensemble de la
région francilienne (100 km autour de Paris). Cet auteur y dresse un bilan des connais-
sances sur la bryoflore de la région parisienne, basée sur le dépouillement de nombreuses
publications et des données d’herbiers. Globalement son analyse reste d'actualité méme si
d'inévitables vérifications taxonomiques s'imposent. Pour chaque espèce, en fonction de la
fréquence des observations établies depuis la fin du siécle dernier, il adopte une classifica-
tion simple en sept niveaux (du trés commun, CC à l'exceptionnel, RRR). Toutefois le
statut de rareté a changé pour un certain nombre de taxons, se traduisant souvent par une
raréfaction d’espéces considérées à l'époque comme moins rares. Mais faute d'une analyse
globale récente en Ile-de-France, liée à l'insuffisance des informations depuis plus de 45
ans, on ne peut ajuster objectivement ce statut. Pour quelques espèces non décrites à cette
époque, ou non observées (par exemple : Bryum bornholmense, Calypogeia muelleriana,
Fissidens minutulus auct. (= Fissidens gracilifolius), Orthodontium lineare...), nous avons
estimé le statut sur la base des données provenant d'autres régions proches appartenant au
Source : MNHN. Paris
96 J. BARDAT
domaine atlantique (Haute-Normandie, Basse-Normandie, Centre-Ouest...). D’après les
indications de Gaume, il est possible d'estimer chaque niveau de rareté gráce au nombre
approximatif de localités citées pour chaque espéce. selon l'échelle suivante :
CC: > 100, C :60à 100, AC: 25 à 60, AR : 15 à 25, R : 5à 15, RR: 3à S, RRR: là 2.
Sur cette base a été dressée la distribution du taux brut de rareté (TBR) et celle du
taux relatif de rareté (TRR). Le TBR est calculé sur la base de la liste des espèces
observées. Le TRR tient compte du nombre d’occurences réalisées pour chaque espèce.
TBR = 100a/b
a = somme des espèces possédant le statut S de rareté régionale
b = somme des espèces observées dans le massif de Rambouillet
TRR=100c/d
c = somme des occurences pour toutes les espèces possédant le statut
S de rareté régionale
d = somme de toutes les occurences pour l'ensemble des espèces
observées dans le massif de Rambouillet.
L'intérêt de ces deux taux réside dans le fait que le premier permet de juger de la
richesse et de l'originalité du massif par rapport à l'espace régional de référence, alors que
le second souligne l'abondance des sites d'accueil, au sein de la forét, pour les groupes
d'espéces possédant le méme degré de rareté régional. Ainsi dans l'ensemble des secteurs
visités une espéce trés commune (CC) est signalée neuf fois en moyenne alors qu'une
espéce rare (R) n'est observée que deux fois (Tabl. 5)
Taux brut Taux
de rareté relatif de
(TBR) rareté
(TRR)
statut de | nombre % nombre. % fréquence
rareté de d'occurences moyenne*
(S) taxons
cc 59 23,8 505 44,0 8,56
Cc 59 23,8 311 27,1 ur)
AC 43 Mie) 99 8,6 2,30
AR 43 17,3 138 12,0 eA
R 23 93 54 4,7 2,35
RR 21 8,5 40 83 1,90
a 248 100 1283 100
Tabl. 5 — Distribution générale du statut de rareté (S) pour l'ensemble de la bryoflore observée en
forêt de Rambouillet depuis 1991 (* nombre d'occurences/ nombre de taxons) [General distribution of
the rarity (S) of Rambouillet forest bryoflora observed since 1991 ( number of occurrence | number of
taxa — TBR- Brute rate of rarity ; TRR=relative rate of rarity).
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 97
Toutefois, parmi les groupes des espèces communes ou très communes, sont
représentés des éléments plutôt calcicoles dont la rareté locale (au sein du massif) est liée
à la pauvreté en substrats carbonatés. Ils restent limités à quelques stations fort dispersées.
En outre la plupart ne sont pas des espèces forestières, telles que : Rhynchostegium murale,
Ctenidium molluscum var. molluscum, Grimmia pulvinata, Tortula muralis...
Par contre, les groupes des taxons rares ou trés rares révélent souvent des élé-
ments remarquables voire exceptionnels au niveau régional tels que : Cladiopodiella fran-
cisci, Ctenidium molluscum var. condensatum, Dicranella schreberiana, Ephemerum sessile,
Kurzia sylvatica, Nardia geoscypha, Porella cordaeana, Riccia subbifurca, Riccia michelii,
Sphaerocarpos texanus ou Sphagnum tenellum. Tous ces taxons sont liés à des milieux
acides ou décalcifiés et ne sont observés qu’une seule fois dans le massif. Pour Kurzia
sylvatica il s'agit de la station princeps décrite par Douin (1910) et retrouvée en 1992.
Evaluation comparée des sites prospectés — Afin de mieux appréhender les
contingents spécifiques dans les différents secteurs prospectés, nous avons cherché à mettre
en évidence des éléments déterminants. La rareté des espèces permet d'aborder ces divers
espaces sous l'angle patrimonial. Pour cette approche, la prise en compte de la fréquence
relative des taxons permet une comparaison plus rigoureuse des proportions spécifiques.
Si le contingent brut (liste des taxons présents) reste une donnée importante, il ne permet
pas d'apprécier le ratio de rareté de ces espèces de chaque secteur inventorié par rapport à
l'ensemble du cortège observé. Toutefois tout secteur ne disposant pas d'un minimum de
25 taxons n'a pas été retenu dans l'analyse.
Dans le Tableau 6, un essai de classement des divers sites est établi selon le degré
de rareté spécifique, en prenant pour base le cumul des fréquences relatives aux espéces AR
à RR de chaque secteur par rapport au cumul moyen pour ces mêmes catégories d'espèces
et selon les modalités suivantes :
a - proportions des statuts de AR, R et RR individuellement supérieures à leur TRR
respectif (Tableau 5) c'est à dire respectivement : 12,0 %, 4,7 % et 3,5 %.
b - cumul des proportions R+RR supérieur à la moyenne cumulée du TRR (8,2 %),
€ - cumul des proportions AR+R+RR supérieur à la moyenne cumulée du TRR (20,2 %).
Sur ces bases de calcul, cinq classes de rareté sont proposées, définies de la facon
suivante :
**** site disposant d'un cortége répondant au critére a,
*** site disposant d'un cortége répondant au critére b mais non au critére a,
site disposant d'un cortége répondant au critére e mais pas aux critéres a et b
* site ne répondant à aucun des critéres a, b ou c mais possédant encore des espéces
trés rares (RR).
site ne répondant à aucun des critéres a, b ou c et ne disposant pas d’espéces trés
rares mais offrant un cortége de taxons AR en proportion inférieure au TRR moyen
correspondant (12,0 %)
**
Ce test conduit à la constitution de groupes de sites d'intérêt patrimonial assez
hétérogènes mais indépendants de l'importance de leurs effectifs respectifs. Il permet de
situer les uns par rapport aux autres les divers secteurs de prospection. Mais sa valeur reste
tout à fait relative dans la mesure où par le jeu de nouvelles découvertes, les seuils retenus
(cf. TRR) seront modifiés. Il ne juge qu'au travers de l'état actuel des prospections. En
outre, sur les 33 secteurs inventoriés, 10 ne possédent pas un effectif suffisant pour étre
intégrés dans l'analyse. Ils figurent néanmoins en bas du Tableau 6 à titre d'information.
Source : MNHN. Paris
98 J. BARDAT
Etang rompu
Petit Produit Nord
Rochers & Etang d’Angennes
Grand Etang Neuf
Mares de Pecqueuse
Petit Etang Neuf
Le Cerisaie
La Fosse de brou
Le Parc d'en haut
Moulin -des-Roches
Bois Boisseau
Pont Granval
Cóte brulée
La Claye
Vaux-de-Cemay
Etang de la Tour
Etangs de Hollande
Les Buttes & les Cinq cents
Arpents
La Bréche-de-Poigny
secteurs à faible effectif bryologique
20 | 20 [Mares au vinaigre 150/50 [50 | 25.0 10,0
24 | 12 [La Creuse vallée 250|167|83 | 462 23,1
25 16 | Poteau de l'Epars 1881188163 | 43.9 25,1
26 | 17 [La Ducamborderie 5,9 [0,0 [0,0
27 15 | La vallée moussue 263/00 [0.0 | 267
28 11 [Rà des Ponts-Quentin 18,2 118:2/9,1 | 455 213
10 | 20 |Les Mares moussues 10,0|0,0 |0,0
13 15 | Mare aux buttes 00 |00 [6,7
4 23 | Pointe des Vindrins 0,0 [0,0 [0,0
33 7 [Etang du Roy i43|143]00 | 286 143
Tabl. 6 — Evaluation comparative de la richesse en taxons rares des divers secteurs prospectés (en
grisé : le TRR est supérieur à la moyenne ; nom du secteur : Réserve Biologique Domaniale (R.B.D.)
[Comparative evaluation richness of the rare species for prospected sites (in greyish : the Relative rate of
rarity is higher than the average ; an underlined name indicates a Biological Domanial Reserve].
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 99
La plupart d'entre eux sont susceptibles d'acquérir un cortège plus important grâce à des
prospections complémentaires.
La comparaison des niveaux de rareté entre les R.B.D. et les autres secteurs du
massif montre un bon équilibre des sites d'importance similaire au moins pour ceux dont
les effectifs spécifiques analysés sont suffisants (> 25 taxons).
Mais, sur les 248 taxons observés, 200 sont présents dans les R.B.D. soit 80,6 %.
et seulement 184 dans le reste du massif prospecté (soit 74,2 %). La richesse de ces zones
protégées est donc très importante puisque la surface globale actuelle des R.B.D. repré-
sente environ 580ha soit moins de 4 % de la totalité du massif.
Notons néanmoins que l'on compte 44 espéces uniquement observées dans les
R.B.D. contre 47 dans l'ensemble des autres secteurs visités. Mais ces espéces sont toujours
présentes dans un nombre réduit de sites (au maximum 3). Ces contingents exclusifs
possédent une proportion trois fois plus élévée d'espéces rares. Ceci semble indiquer qu'il
existe des potentialités équivalentes d'accueil, pour des espèces de grand intérêt, dans où à
l'extérieur des R.B.D..
Le cortège disparu ou non revu — En dépouillant l'ensemble des données biblio-
graphiqueset plus particuliérement les travaux de Bescherelle (1863), Beleze (1900), Cuynet
(1944, 1946, 1948), Douin (1906), Gaume (manuscrit inédit, PC-MS 65-67), Gaume (1934,
1947, 1948, 1949), Weill & Guinet (1938), nous avons répertorié 90 taxons rares signalés par
le passé en divers endroits du massif mais non revus au cours de nos prospections. Globale-
ment l'ensemble de ce cortége a été observé dans 27 lieux-dits ou localités dont le repérage
géographiquen'est pas toujours d’une grande précision (Annexe 2). Cependant cesinforma-
tions permettent de mettre en relief les secteurs ayant, par le passé (plus de 50 ans
souvent!), disposé d'un ensemble bryologique considéré comme remarquable.
Quelque uns de ces taxons posent quelques problèmes d'identification comme
Sphagnum turgidum ou Sphagnum rufescens (aujourd'hui ces deux taxons appartiennent
au complexe Sphagnun denticulatum) ou bien encore Calypogeia sphagnicola dont la
présence est très douteuse en Ile-de-France. Il est probable que cette espèce est con fondue
avec Calypogeia fissa dont un accommodat palustre, arbore une forme trompeuse de C.
sphagnicola. De méme Calypogeia trichomanis souvent cité parmi les anciennes données
correspond aujourd’hui à deux espèces bien distinctes Calypogeia fissa et Calypogeia
azurea. Beaucoup de mentions anciennes d'Ile-de-France sont très probablement assimi-
lables 4 Calypogeia fissa.
iene [T is spis p pisi 20, ai 23 [24 [25 [29
C T
AC 3
AR [3 T T 1
R [6 E 3 z|spz 1
RR [S 3 à 2
RRR] Wt [10 6 E 4
T
y
1
2
T
T
1
y E n
Tabl. 7 — Distribution des taxons non revus depuis 1960 en fonction de leur rareté [Distribution of the
bryophytes not seen since 1960 according to their rarity statur], — | — Angennes, 2 — Les Vaux de
Cernay, 3 — Guipereux, 4 — Poigny, 5 — Le Planet, 6 — Grand Bouleau, 7 — Clairefontaine, 8 —
St. Léger, 9 — La Crois Pater, 10 — Licorne, 11 — Le Petit Etang Neuf, 12 — Le Cerisaie, 13 —
Gambaiseuil, 14— Les Etangs de Hollande, 15— Larchet, 16 — L'Etang des Morues, 17 — L'Etang
du Gruyère, 18 — Les Fontaines Blanches, 19 — La Claye, 20 — Gazeran, 21 — Le Perray, 22 — Les
Mares Moussues, 23 — La Creuse Vallée, 24 — Etang de Coupe-Gorge, 25 — Parc de Rambouillet,
26— Etang du Roy.
Source : MNHN. Paris
100 J. BARDAT
Dans le Tableau 7, ont été comptabilisés tous ces taxons en fonction de leur degré relatif de
rareté régionale. Les sites sont classés de gauche à droite par ordre décroissant de leur effectif en
espéces rares et trés rares,
Ces résultats comparés au Tableau 6 montre une certaine corrélation, confir-
mant les sites de haut intérét qui accueillaient des espéces remarquables aujourd’hui non
revues, Il convient toutefois de rappeler, d’une part, que les observations anciennes
n'étaient pas localisées avec baucoup de précision et, d'autre part, que certains découpages
entre Poigny, Angennes (étang + rochers), Guipereux, la Licorne restent flous. De méme,
les Vaux-de-Cernay englobent ici les cóteaux du Moulin-des-Roches et la Vallée du
Rá-des-Vaux jusqu'à Pont-Granval.
Parmi les espéces non revues, il faut noter des éléments trés rares en Ile-de-
France tels que les suivants :
— Buxbaumia aphylla : Terricole des sols argilo-sableux acidiphile trouvé dans la lande
prés de Clairefontaine par Weill et Guinet (1938) et mentionné comme assez com-
mune ! Cette espéce, en grande raréfaction en France, est à rechercher dans l'ensemble
de ses stations potentielles.
Cynodontium bruntonii : Espéce saxicole observée aux rochers d'Angennes (Douin,
1906) sur parois gréseuses fraiches. Vainement recherché sur ce site depuis cinq ans
(probablement disparue !).
— Diphyscium foliosum : Espéce terricole pionniére acidiphile trouvée sur talus du
carrefour du poteau des deux cháteaux (Beleze, 1900), prés du Parc d'en haut (à
rechercher).
— Hamatocaulis vernicosus (taxon de la l'annexe II de la Directive-habitat) : Observé à
Cernay : (information de De Mercey datant de 1862, citée par Gaume (1934) mais non
vérifiée). Présence douteuse.
— Atrichum tenellum : Bord d'étang assec sur vases assechées. Découverte en abondance
autour de l'Etang neuf en 1903 par Douin (1906). II s'agit du Petit étang neuf selon
Jovet et Guinet (1934) qui n'ont pas revu l'espéce. Selon Gaume (PC-MS 65-67) il
s'agirait du seul site connu en Ile-de-France). Espèce à rechercher.
— Splachnum ampullaceum : Espéce des prairies tourbeuses páturées, sur bouses d'her-
bivores. Observée au Planet et à Saint Léger (secteur de Montpas) (Chatin, 1882),
malheureusement non revue dés le début du xx" siècle. Trés certainement disparue
définitivement.
— Gymnocolea inflata : Espèce acidiphile turficole des fossés mouillés tourbeux. Mémes
localités que l'espéce précédente (Beleze, 1900). A rechercher ailleurs, mais disparition
possible sur ces sites.
— Odontoschisma sphagni : Sur sphaignes, observé dans sept localités (Bescherelle, 1863 ;
Douin, 1906, Weill et Guinet, 1938) et à rechercher dans les secteurs de Poigny, de
Guipereux, ou du Planet.
— Mylia anomala : Milieux tourbeux acides (Gaume, 1948 ; Weill & Guinet, 1938), au
Grand Bouleau et le secteur de Gambaiseuil. A rechercher dans l'ensemble des zones
de ce type — tourbières actives.
— Harpanthus scutatus : Epilithique acidiphile préférante à sapro-lignicole dans le sec-
teur de Guipéreux (Gaume, 1948) (à rechercher)
— Pallavicinia lyellii (sur le livre rouge de bryophytes menacées au niveau européen).
Hépatique du bords des eaux, tourbiéres boisées (aulnaies à sphaignes) et rochers
humides, Vu une fois par Camus en 1897 (information recueillie par Gaume, PC-MS
65-67), aux Vaux-de-Cernay, probablement au droit du Moulin-des-Vaux.
Source - MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 101
APPROCHE CHOROLOGIQUE ET ECOLOGIQUE
1. — Statistiques chorologiques
Pour souligner les diverses tendances chorologiques de la flore du massif nous
avons adopté la classification de Lecointe (1980, 1981, 1982) pour la bryoflore normande.
Cette classification est trés influencée par les concepts de biogéographie des Phanérogames
développés notamment par Allorge (1924, 1947) ou Roisin (1969). Elle présente l'avantage
d'utiliser la même dialectique mais doit être utilisée avec prudence compte tenu de la forte
capacité des bryophytes à intégrer des conditions écologiques nettement plus subtiles que
beaucoup de phanérogames et un mode de dispersion qui les amènent à occuper des
stations de taille réduite dont les caractéristiques peuvent échapper aux grandes tendances
définissant les domaines biogéographiques.
L'ensemble des données chorologiques sont réunies dans l'Annexe 3. Numéri-
quement le cortège des circumboréales est largement dominant (43,8 %) suivi par celui des
subcosmopolites (17,4 %). Ils correspondent à des proportions supérieures à celles habi-
tuellement rencontrées dans l’ouest de la France (Lecointe, 1988). Afin de mettre en
évidence les principales tendances, l'analyse est opérée sur la base d'une échelle chorolo-
gique réduite regroupant sous un statut commun certains groupes biogéographiques assez
proches, Par exemple : les cosmopolites et les subcosmopolites sont réunis dans le groupe
cosmopolite. Les oréo-atlantiques, circumboréales orophiles et océaniques montagnards
constituent le groupe montagnard. Ceci permet de conduire l'évaluation comparée non
plus sur seize statuts mais seulement sur six : cosmopolite, circumboréale, montagnard,
atlantique, océanique et méditerranéen. Pour les espèces oréo-altantiques, compte tenu de
leur deux pôles de distribution, elles sont comptabilisées à la fois dans le groupe des
atlantiques et dans celui des montagnards.
Pour faire ressortir les grandes tendances au delà du marquage important fourni
par les cosmopolites et les circumboréales, les 33 secteurs prospectés sont discriminés sur
la base des proportions d'espéces supérieures à la moyenne globale pour chacun des six
statuts chorologiques. Les calculs sont réalisés avec les effectifs fréquentiels ; afin de mieux
prendre en compte le degré d'abondance de chaque espéce. On obtient ainsi cinq groupes
de combinaisons chorologiques dont voici le détail :
G1 — groupe ot les circumboréales ou bien les cosmopolites offrent seules des
proportions supérieures à la moyenne
G2 — groupe à tonalité atlantique
G3 — groupes à tendance montagnarde nettement marquée. On peut distin-
guer plusieurs sous-groupes :
G31 — tendance montagnarde et atlantique
G312 — tendance montagnarde
G32 — ensemble où les tendances montagnarde, atlantiques et océani-
ques sont supérieures à la moyenne,
G4 — groupe des océaniques avec deux sous-groupes :
G41 — type
G42 — à tendance méditerranéenne
Source : MNHN. Paris
102
secteurs
J. BARDAT
groupes chorologiques
G2] G312
n°1 - Bois boisseau
n°3 - Vaux-de-Cernay
G1
X
X
n°2 - Côte brulée
n°4 - Pointe des Vindrins
n°18 - Brèche-de-Poigny
n°32 - Mare-aux-Canets
n°8 - Moulin-des-roches
n°21 - Pont-Granval
n°31 - Etang Coupe-gorge
n°15 - Fosse de brou
n°6 - Rochers et Etang d’ Angennes
n°12 - Mares de Pecqueuse
n°19 - Le Cerisaie
n°7 - Petit Etang-Neuf
n°17 - Le Planet/ La Houssine
n°5 - La Claye
n°9 - Petit Produit Nord
n°11 - Grand Etang-Neuf
n°30 - Auffargis, les
arpents
Cinq Cents
n°14- Etang de la Tour
n°16 - Parc d'en-haut
n°23 - Parc d’en-bas
n°28 - Rü des Ponts-Quentin
n°33 - Etang du Roy
n°24 - Creuse vallée
n°27 - Vallée moussue
n°10 - Mares moussues
n°25 - Route du Poteau de l'Epars
n°13 - Mare aux buttes
n°29 - Etang rompu
n°20 - Mare au vinaigre
n°26 - La Ducamborderie
n°22 - Etangs de Hollande
Tabl. 8 — Evaluation chorologique simplifiée [Chorological simplified evaluation).
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 103
G5 — groupe à tonalité générale méditerranéenne où l'on distingue deux sous-
groupes :
G52 — type
G51 — méditerranéo-montagnard
Dans le Tableau 8 les divers secteurs sont classés sur cette base. La distribution
des sites à l'intérieur de ces cinq groupes souligne la prépondérance des secteurs renfer-
mant des proportions significatives d'espéces montagnardes (11 sites), les trois autres
groupes principaux disposant au maximum de 6 sites. Parmi les sites à fort contingent
montagnard, les trois appartenant au sous-groupe G312 (groupe montagnard détermi-
nant exclusif) occupent des vallons encaissés. Par contre les sites du sous-groupe G32 à
composition déterminante plus complexe (montagnard-atlantique et océanique)
accueillent un contexte tourbeux acide plus ou moins vaste. C'est dans ce groupe que l'on
trouve les deux sites disposant du taux le plus élévé en éléménts montagnards (Rochers
d'Angennes : 15,4 % et les Mares de Pecqueuse : 12,5 %).
Un contingent non négligeable de sites offrent des tendances méditerranéennes.
Il s'agit d'espaces renfermant des milieux assez diversifiés avec, en particulier, des stations
sur sol ou rochers secs et bien éclairées. Les contingents à tonalité méditerranéenne sont
bien représentés au Parc d'en-haut (19,6 %), au Parc d'en-bas (13,9 %) et sur le site de
l'Etang de la Tour (13,2 %).
Ces résultats doivent être appréciés avec prudence dans la mesure où, suivant les
secteurs explorés, le niveau de prospection est inégal. Les sites à faible effectif bryologique
identifié (seconde partie du tableau 4) offrent des proportions tout à fait provisoires.
2. — Statut écologique des espéces
Sur l'ensemble du contingent bryologique de Rambouillet on peut distinguer
15 types de statuts écologiques, reposant sur la combinaison de la sensibilité au facteur
hydrique et à la réaction ionique du substrat, dont voici le détail : (Tableau 9).
Le contexte pédologique acide étant largement dominant dans le massif, la
bryoflore offre donc inévitablement une proportion majoritaire de taxons acidiphiles
(56,0 %). De plus le réseau hydrographique et la forte capacité en eau des sols permet aux
hygrophiles de s'exprimer dans des proportions fort proches (55,2 %). Quant aux terrico-
les et aux terro-humicoles elles atteignent des proportions très voisines (54,8 %).
Les écosystèmes palustres liés aux tourbières accueillent prés de 38,7 % des
espèces. À contrario, les espèces neutrophiles-calciclines sont nettement plus discrètes
(9.6 %), se limitant aux substrats souvent plus ou moins artificiels : vieux murs, parements
et jointoiements des anciens ouvrages hydrauliques (ponts, levées de pierres, digues...). Par
contre les taxons xérophiles sont plus nombreux (13,3 %) car ils disposent de biotopes plus
variés et plus fréquents (blocs gréseux, meulière, humus brut, écorce...). Les xéro-
neutrophiles sont de ce fait trés rares (2,4%) puisque devant conjuger les deux con-
traintes : présence de milieux carbonates et secs.
Notons que les espéces indifférentes au pH représentent le second contingent
(32,7 %) aprés le groupe des acidiphiles. Elles se répartissent, de manière très inégale,
essentiellement entre les hygrophiles-mésophiles (25,8 %) et les xérophiles (6,5 %).
D'autres groupes, plus modestes sont présents : les corticoles (4,0 %) ou les sapro-
lignicoles strictes (4,1 %). Les conditions générales stationnelles de la forêt de Rambouillet
ne favorisent guére ces deux groupes qui ont un besoin impératif d'une hygrométrie élevée.
Source : MNHN. Paris
104 J. BARDAT
statut effectif | %
aquatiques 1 0,4
hygrophiles indifférentes 32 12,9
hygrophiles acidiphiles & 97 38,7
turficoles
| hygrophiles neutrophiles 6 2,4
| hygrophiles rhéophiles 1 0,4
| hygrophiles rhéophiles sciaphiles 2 0,8
mésophiles indifférentes 31 12,5
méso-acidiphiles 28 5
méso-acidiphiles xérophiles 3 1,2
méso-neutrophiles 12 4,8
acidiphiles 1 0,4
xérophiles 16 6,5
xérophiles acidiphiles 11 4,4
xérophiles neutrophiles 6 2,4
indifférents 1 0,4
cumul 248 100,0
Tabl. 9 — Répartition des groupes écologiques des bryophhytes en forêt de Rambouillet [Distribution
of the various ecological groups of bryophytes in the forest of Rambouillet].
Toutefois une prospection plus fine des secteurs potentiellement les plus favorables devrait
conduire à la localisation de nouvelles stations ou de nouvelles espèces appartenant à ces
deux types écologiques.
LES GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES
En parallèle à l'inventaire spécifique, plusieurs dizaines de relevés socio-
bryologiques ont été réalisés selon la méthode phytosociologique sigmatiste. Ceci
concerne surtout les groupements terricoles, sapro-lignicoles et humo-saxicoles caractéri-
sant des communautés typiques mais peu répandues dans le massif de Rambouillet.
Volontairement, ont été écartés de cette approche, les communautés synusiales
terricoles ou humo-terrricoles étendues aux grands peuplements forestiers acidiphiles
clairs (pinèdes et chênaies ou boulaies) où ne s'expriment que des espèces trés répandues
(Pleurozium schreberi, Scleropodium purum, Dicranum scoparium etc.). L’attention a été
portée sur des ensembles plus discrets occupant des stations nettement plus réduites sur
talus, bords de chemins, bords de ruisseaux, sur rochers, le long des troncs ou sur souches
pourrissantes.
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 105
Parmi ces divers biotopes, les troncs sont peu investis par les épiphytes corticoles.
La pauvreté de ce groupe écologique semble bien être une caractéristique de cet ensemble
forestier (par rapport notamment à Fontainebleau) dont la fermeture sylvatique est assez
récente. En effet, de vastes milieux souvent plus ou moins palustres, après une longue
histoire pastorale ne sont retournés à l'état forestier qu'à une époque récente. Or les
épiphytes typiques des grandes forêts de plaine nécessitent souvent, de la part des peuple-
ments forestiers d'accueil, un état de maturité élevé. Ainsi les Zygodon, les Ulota ou les
Orthotrichum sont réduits aux espéces les plus communes et souvent en trés petite densité.
La plupart du temps, on ne rencontre sur les troncs (dans les deux ou trois métres depuis
la base) que des populations d' Hypnum cupressiforme var. filiforme, Dicranoweisia cirrata,
Frullania dilatata, parfois accompagnées par Dicranum montanum et Ulota crispa. La
pollution atmosphérique pourrait aussi constituer un facteur significatif dans ce constat,
favorisant certaines espéces acidiphiles comme Dicranum montanum Cette espéce peu
observée au début du siècle semble en extension sensible en plaine.
En de trés rares occasions, bénéficiant de la chute récente de branches maitresses
(Fagus et Quercus), ont été observés Orthotrichum lyellii et surtout Cryphaea arborea (petite
espécecorticole assez rare en Île-de-France). Dans les vieux peuplements, il est probable que
des espèces plus intéressantes sont localisées sur des branches à moyenne hauteur mais non
repérables depuis le sol. Il conviendrait à l'avenir de visiter de maniére plus fine certaines
parcelles de fond de vallon frais occupées par de vieux sujets en densité notable (Quercus,
Fagus et Carpinus) qui sont à priori les secteurs les plus appropriés pour ces espéces.
Pour les autres communautés terricoles et humo-terricoles, nous avons identifié
ociations typiques (l'Annexe 4 regroupe la plupart d'entre elles-57 rele-
plusieurs
vés).
Le groupe des humo-épilithiques et humo-terricoles représente la plus grande
partie des relevés et aussi la plus grande variation écosystémique puisque l'on compte une
quinzaine de groupements ou d'associations différentes dont voici le détail :
Relevé n? 1 : Groupement pouvant être rapporté à Palliance du Blepharostomion tricho-
phyllii (Stefureac 1941) Barkmann 1958. Cette alliance caractérise les groupe-
ments sapro-lignicoles des foréts hygroclines acidiphiles des zones atlantiques
montagnardes à subalpines. Dans le cas présent, le relevé a été ri sur bloc
gréseux en sous-bois, exposé à l'est au Moulin-des-Roches. C'est un syntaxon
trés rare dans le massif de Rambouillet.
Relevé n° 2 ; Ensemble dominé par Tritomaria exsectiformis, établi sur sol plus sec et moins
évolué, il appartient à l'alliance du Dicranellion heteromallae Philippi 1963 qui
rassemble les groupements plus ou moins pionniers sur substrat acide limono-
sableux souvent peu humifére. Groupement rare dans le massif de Rambouillet,
Relevés n° 3 & 4: Ce groupement assimilable au Barbilophozietum attenuatae Bardat 1993
(alliance du Tetraphido-Aulacomnion v, Krusenstjerna 1945) est une commu-
nauté proche de la précédente mais moins montagnarde. Elle est aussi observée
sur bloc de grés mais ce dernier est ici recouvert d'une fine couche d'humus. Ce
syntaxon est trés rare en forét de Rambouillet.
Relevé n* 5 : Groupement à Lepidozia reptans, de type sapro-lignicole à humicole strict
assimilable au Lepidozio reptantis-Mnietum horni Bardat 1993 (alliance du
Tetraphido- Aulacomnion). Ce groupement est assez répandu, caractéristique des
bois pourrissants en stations fraiches et ombragées, mais il peut aussi occuper
des substrats humiféres de type mor à dysmoder sur des blocs rocheux.
Source : MNHN. Paris
106 J. BARDAT
Relevé n° 6 : Groupement sur sable humifére acidiphile, exceptionnel par la présence de
deux espèces très rares en Île-de-France : Cladonia incrassata et Kurzia sylvatica.
Son appartenance à un syntaxon existant n’est pas encore établie avec certitude,
Relevés n° 7 à 9 : Groupement post-pionnier acidiphile à Lophozia ventricosa, établi sur
substrat sablo-limoneux humifère ombragé que l'on peut rattacher au Lophozie-
tum ventricosae Bardat 1993. Probablement l’une des associations les plus évo-
luées dans l'échelle dynamique du Dicranellion heteromallae. C'est un groupe-
ment assez rare dans le massif de Rambouillet,
Relevés n° 10 & 11 : Groupement post pionnier à Lophozia bicrenata adapté aux substrats
sablo-limono-argileux modérément humifères dans des stations éclairées sou-
vent en contact avec la lande à Callune et le Genét à balais. Groupement rare
dans la forét de Rambouillet.
Relevés n° 12 & 13: Cette communauté assez fréquente, dominée par Calypogeia fissa, est
de type pionniére sur substrats ombragés sablo-limoneux. Elle appartient au
Calypogeietum fissae Schumacher 1944, C'est l'un des groupements primitifs du
Dicranellion heteromallae.
Relevés n° 14 à 16 : Le groupement à Nardia scalaris caractérise les sols limoneux-sableux
dénudés réavivés par l'érosion gravitaire. Il peut occuper les stations délaissées
par le Calypogeietum fissae. Les relevés appartiennent au Nardietum scalaris
Philippi 1956 (alliance du Dicranellion heteromallae). 11 demeure rare dans le
massif de Rambouillet.
Relevés n* 17 à 23 : Ce groupement souvent dominé par Scapania nemorea colonise les
talus limono-sableux plus ou moins pentus, plus rarement les bords de chemins
ouen station horizontale. La plupart du temps, les sols sont peu humiféres, sauf
dans les faciés les plus évolués. Cette communauté dépend du Diplophyllo
albicantis-Scapanietum nemorosae Smarda 1947. C'est l'association centrale du
Dicranellion heteromallae. Notons la présence dans les relevés n? 22 & 23 de
Scapania curta. L'association type est assez commune dans la forét de Ram-
bouillet.
Relevés n° 24 & 25 : Ce petit groupement pionnier à Pogonatum nanum occupe des sols nus,
sableux, sans imprégnation humifére et en station bien abritée. On peut l'assimi-
ler au Pogonatetum nani Mohan 1978. Cette association, dépendant du Dicra-
nellion heteromalla, est rare dans le massif de Rambouillet.
Relevés n^ 26 à 31 : Ce groupement pionnier à Calypogeia muelleriana occupe des
stations ombragées sur sol trés humifére, humide voire paratourbeux. Ce passage
au substrat tourbeux s'accompagne en forét de Rambouillet de la présence de
Cephalozia bicuspidata var. lammersiana (rel. n? 31) ou de Cephalozia connivens.
On peut rattacher l'ensemble de ces relevés au Calypogeietum muellerianae Phi-
lippi 1963. Cette ciation peu commune dans cette forêt, appartient à la marge
hygrophile du Dicranellion heteromallae. Ce groupement peut évoluer, sur parois
suintantes, vers une communauté à Cephalozia bicuspidata var. lammersiana et
Riccardia latifrons (rel. n? 30 & 31), ou bien sur tourbe brute vers un groupement à
Cephalozia connivens caractéristique des tourbiéres acides plus ou moins actives.
Dans ces deux cas, il s'agit de groupements subordonnés aux tourbiéres apparte-
nant à la classe des Oxycocco-Sphagnetea Braun-Blanquet & Tuxen 1943.
Relevés n* 32 à 36 : Toujours de taille réduite, ce rare petit groupement à Cephalozia
connivens colonise depuis les bois pourrissants mouillés reposant sur la tourbe, la
tourbe plus ou moins nue jusqu'aux sables humiféres des landes tourbeuses. Il
Source : MNHN, Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 107
est exceptionnellement associé à Cladiopodiella francisci dans le secteur du
Planet.
Relevés n° 37 et 38 : Le relevé n° 37 est typique du Leucobryo-Tetraphidetum pellucidae
Barkmann 1956 dans sa variante à Hypnum cupressiforme. Ce groupement
humicole strict assez fréquent dans les stations plus ou moins xéroclines et sur
sable humifére. Le relevé n° 38 correspond à un groupement fréquent, plus
hygrocline, mais toujours sur humus brut. Il est assimilable à l Aulocomnietum
androgynae v. Krusenstjerna 1945.
Ces deux groupements sont parfois très proches sur le plan écologique
mais l'Aulocomnietum androgynae peut occuper des bases de troncs ou des troncs
pourrissants en milieux tourbeux, milieux souvent trop mouillés pour Tetra-
phis pellucida. Ces deux communautés appartiennent au Tetraphido-Aula-
comnion.
Relevés n° 39 à 41 : Toujours établi sur talus sableux, à horizon humifère de type
moder à mor-moder, ce groupement à Bartramia pomiformis affectionne les
stations xéroclines semi-ombragées à éclairées. L'espèce caractéristique est assez
peu fréquente dans le massif, souvent en populations réduites, Elle est associée à
des espèces appartenant à des stades évolués de la bryoflore humo-terricole.
Identifié comme le Bartramietum pomiformis (v. Krusenstjerna 1945) v. Hübsch-
mann 1967. Ce groupement appartient au Dicranellion heteromallae.
Relevés n? 42 à 48 : Ce groupement terrico-humicole acidiphile occupe des parois sablo-
limoneuses souvent humiféres, des fossés humides sur humus mélé de sable.
Dominé par Cephalozia bicuspidata var. bicuspidata, il correspond à une com-
munauté commune intermédiaire entre les groupements pionniers (par exemple
le Calypogeietum fissae) et des ensembles déjà plus évolués comme le Diplophyllo
albicantis-Scapanietum nemorosae. Y est assimilable au Cephalozietum bicuspi-
datae Haybach 1956 (alliance du Dicranellion heteromallae ).
Relevés n° 49 à 51 : Ce petit groupement assez rare des chemins sableux humiféres plus ou
moins humides occupe les bermes dénudées en contact avec des landes humides.
On peut le rapporter au Jungermannietum gracillimae Neumayr 1971 (alliance
du Pogonation urnigeri v. Krusenstjerna 1945).
Dans l'état actuel de l'inventaire du groupe des terricoles humo-hygrophiles et
acidiphiles nous n'avons identifié que les trois associations suivantes :
Relevés n* 52 & 53 : Groupement exceptionnel pour le massif de Rambouillet dominé par
Hookeria lucens. V caractérise les stations de bords de ruisseau trés ombragés,
aux eaux oligotrophes, sur sol humifére trés humide souvent en contact avec des
systémes tourbeux. Fréquent en Bretagne, il est de plus en plus rare vers le
nord-est. Les deux relevés réalisés à plusieurs kilomètres de distances offrent une
remarquable unité de composition floristique. Une comparaison effectuée avec
des données synthétiques couvrant une partie de l'Europe occidentale (Bardat
1993) montre en particulier une similitude trés nette avec les relevés réalisés en
Bretagne. On peut sans ambiguité rapporter ces relevés de Rambouillet à T'Hoo-
kerietum lucentis Lecointe & Provost 1970 (alliance du Dicranellion heteromal-
lae, sous-alliance du Pellienion epiphyllae Bardat 1993).
Relevé n° 54 : C'est un groupement méso-hygrocline acidiphile, sur talus, dominé par Pellia
epiphylla. Assez répandu dans le massif de Rambouillet, il appartient au Pellie-
tum epiphyllae (Schade 1923) Ricek 1970.
Source : MNHN. Paris
108 J. BARDAT
Relevés n° 55 à 57 : Ce groupement est nettement plus hygrophile que le précédent. Localisé
aux bords des fossés gorgés d'eau ou des ruisseaux, il appartient au Pellio-
Eurhynchietum stokesii Bardat 1993 (alliance du Dicranellion heteromallae, sous-
alliance du Pellienion epiphyllae Bardat 1993).
L’ensemble de ces résultats phytosociologiques ne représentent qu'un premier
apergu trés partiel, nécessitant un élargissement auprés des communautés de types turfi-
coles, saxicoles, terricoles des milieux ouverts (landes, pelouses séches oligotrophes...),
épilithiques, corticoles ou sapro-lignicoles. Néanmoins, il permet déja de constater la
grande richesse des groupements terricoles et terrico-humicoles dont beaucoup corres-
pondent à divers stades d'occupation des substrats sableux plus ou moins chargés de
limons.
CONCLUSION
Ce travail constitue la première synthèse relative à la connaissance de la bryoflore
du massif de Rambouillet. Ce bilan floristique met en évidence la richesse et la diversité
des divers secteurs de cette vaste forêt représentant un capital génétique remarquable dont
il convient d’assurer la pérénnité. Il suggère aussi un approfondissement des inventaires
dans les zones hors des Réserves Biologiques Domaniales afin d’assurer un meilleur
équilibre dans les effectifs.
Cette richesse ne doit pas dissimuler le fait que certains de ces secteurs de haut
intérêt bryologique sont menacés pour de multiples causes. Ainsi l'accés trop assidu du
public constitue, semble-t'il un mal chronique aux Rochers d'Angennes ou au Moulin-
des-Roches. En d'autres lieux par contre les milieux palustres longtemps demeurés à l'état
d'ensembles pastoraux ouverts et accueillant une bryoflore hors du commun en Ile-de-
France, ont subi une fermeture progressive conduisant à la disparition de ce cortége
spécialisé. A l'inverse on peut regretter la faible proportion de vieux peuplements caduci-
foliés. Cet état joue en défaveur d'une bryoflore adaptée aux systémes climaciques station-
nels matures.
L'évolution de l'environnement de nombreux étangs naguére soumis à des
variations saisonnières régulières est aussi responsable de la réduction sensible des écosys-
témes oligotrophes terricole humides des berges (Cicendion, Nanocyperetalia. Les
conditions climatiques contrastées observées depuis plus d'une dizaine d'années (séche-
resse prolongée suivie d'un engorgement local des réserves en eau) sont probablement
l'une des raisons déterminantes de ce processus.
Mais, il faut reconnaitre que les potentialités d'accueil pour la bryoflore sont
importantes et sont loin d’être toutes explorées. Le fait que le cortège déjà observé depuis
un siècle avoisine 330 taxons c'est à dire plus du quart de la bryoflore française est un
critére évident de richesse, ceci indépendamment des espéces non encore revues.
L'approche biogéographique a conforté le niveau élevé d'originalité du massif.
Ainsi la présence de plusieurs secteurs à tendance nettement montagnarde est sans aucun
doute l'un des éléments les plus significatifs. Plus modestement, l'expression de taxons
atlantiques trés rares (Hookeria lucens) rappelle qu'en Ile-de-France, la forét de Ram-
bouillet représente un ilot chorologique sans équivalent méme vis-à-vis du vaste massif de
Fontainebleau.
Source - MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 109
REMERCIEMENTS — Cette a pu être réalisée grace à l'accueil chaleureux de tout le personnel de
la division O.N.F. de Rambouillet ; qu'il soit ici tout spécialement remercié.
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Source : MNHN. Paris
112
J. BARDAT
Annexe 1 : Liste des bryophytes observées en forêt de Rambouillet entre 1991 et 1995 [ List of
bryophytes osberved in the Forest of Rambouiller between 1991 and 1995].
Amblystegium riparium
Amblystegium serpens
Amblystegium varium
Aneura pinguis
Atrichum angustatum
Atrichum tenellum
Atrichum undulatum
Archidium alternifolium
Aulacomnium androgynum
Aulacomnium palustre
Barbilophozia attenuata
Barbula acuta
Barbula convoluta
Barbula revoluta
Barbula unguiculata
Bartramia pomiformis
Blepharostoma trichophyllum
Brachythecium rutabulum
Brachythecium albicans
Brachythecium mildeanum
Brachythecium plumosum
Brachythecium rivulare
Brachythecium salebrosum
Brachythecium velutinum
Bryum bicolor
Bryum bornholmense
Bryum caespiticium
Bryum capillare
Bryum flaccidum
Bryum microerythrocarpum
Bryum pallens
Bryum pseudotriquetrum
Bryum rubens
Bryum torquescens
Calliergon cordifolium
Calliergon giganteum
Calliergon stramineum
Calliergonella cuspidata
Calypogeia arguta
Calypogeia fissa
Calypogeia muelleriana
Campylium calcareum
Campylium chrysophyllum
Campylium elodes
Campylium stellatum var. stellatum
Campylopus flexuosus
Campylopus fragilis
Campylopus introflexus
Campylopus pyriformis var. pyriformis
Cephalozia bicuspidata var. bicuspidata
Cephalozia bicuspidatat var. lammersiana
Cephalozia connivens
Cephaloziella divaricata var. asperifolia
Cephaloziella divaricata var. divaricata
Ceratodon purpureus
Chiloseyphus pallescens
Chiloseyphus polyanthos
Cirriphyllum crassinervium
Cladiopodiella francisci
Climacium dendroides
Concephalum conicum
Cratoneuron filicinum
Cryphaea arborea
Ctenidium molluscum var. condensatum
Ctenidium molluscum var. molluscum
Dicranella heteromalla
Dicranella rufescens
Dicranella
Dicranoweisia
Dicranum bonjeani
Dicranum majus
Dicranum montanum
Dicranum polysetum
Dicranum scoparium
Dicranum scoparium var. paludosum
Dicranum scoparium var. orthophyllum
Didymodon insulanus
Didymodon rubellus
Didymodon sinuosus
Didymodon trifarius
Didymodon vinealis
Diplophyllum albicans
Ditrichum heteromallum
Drepanocladus aduncus
Encalypta streptocarpa
Enthostodon fascicularis
Enthostodon obtusus
Ephemerum serratum var. minutissimum
Ephemerum sessile
Eurhynchium hians
Eurhynchium praelongum var. praelongum
Eurhynchium praelongum var. stokesii
Eurhynchium speciosum
Eurhynchium striatum
Fissidens adianthoides
Fissidens bryoides
Fissidens dubius
Fissidens gracilifolius
Fissidens impar
Fissidens pusillus
Fissidens taxifolius
Fontinalis antipyretica
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 113
Fossombronia wondraczekii
Frullania dilatata
Funaria hygrometrica
Grimmia crinita
Grimmia laevigata
Grimmia pulvinata
Grimmia trIchophylla
Hedwigia ciliata
Herzogiella seligeri
Homalothecium sericeum
Hookeria lucens
Hylocomium brevirostre
Hylocomium splendens
Hypnum cupressiforme var. brevisetum
Hypnum cupressiforme var. cupressiforme
Hypnum cupressiforme var. filiforme
Hypnum cupressiforme var. lacunosum
Hypnum jutlandicum
Isothecium alopecuroides
Isothecium myosuroides
Jungermannia gracillima
Kurzia pauciflora
Kurzia sylvatica
Lejeunea cavifolia
Lejeunea ulicina
Lepidozia reptans
Leskea polycarpa
Leucobryum glaucum
Leucobryum juniperoideum
Lophocolea bidentata
Lophocolea bidentata var. cuspidata
Lophocolea heterophylla
Lophozia bicrenata
Lophozia excisa
Lophozia ventricosa
Lunularia cruciata
Marchantia polymorpha
Metzgeria conjugata
Metzgeria furcata
Micromitrium tenerum
Mnium hornum
Nardia geoscyphus
Nardia scalaris
Neckera complanata
Nowellia curvifolia
Orthodontium lineare
Orthotrichum afne
Orthotrichum lyellit
Pellia endiviifolia
Pellia epiphylla
Phascum cuspidatum
Physcomitrium pyriforme
Plagiochila asplenioides
Plagiochila porelloides
Plagiomnium rostratum
Plagiomnium afne
Plagiomnium undulatum
Plagiothecium cavifolium
Plagiothecium curvifolium
Plagiothecium denticulatum
Plagiothecium denticulatum var. laxum
Plagiothecium laetum
Plagiothecium nemorale
Plagiothecium ruthei
Plagiothecium succulentum
Plagiothecium undulatum
Pleuridium acuminatum
Pleuridium subulatum
Pleurozium schreberii
Pogonatum aloides
Pogonatum nanum
Pogonatum urnigerum
Pohlia delicatula
Pohlia nutans
Polytrichum commune
Polytrichum formosum
Polytrichum juniperinum
Polytrichum piliferum
Porella cordaeana
Porella platyphylla
Pottia truncatula
Pseudoephemerum nitidum
Pseudotaxiphyllum elegans
Racomitrium elongatum
Radula complanata
Rhizomnium punctatum
Rhynchostegiella tenella
Rhynchostegium confertum
Rhynchostegium murale
Rhynchostegium riparioides
Rhytidiadelphus loreus
Rhytidiadelphus squarrosus
Rhytidiadelphus triquetrus
Riccardia chamaedrifolia
Riccardia latifrons
Riccardia multifida
Riccia fluitans
Riccia glauca
Riccia michelii
Riccia sorocarpa
Riccia subbiffurca
Riccia warnstorfii
Scapania compacta
Scapania curta
Scapania irrigua
Scapania nemorea + var. purpurescens
Source : MNHN. Paris
114
Scapania undulata
Schistidium apocarpum
Scleropodium purum
Scorpidium scorpioides
Sphaerocarpos texanus
Sphagnum angustifolium
Sphagnum capillifolium
Sphagnum compactum
Sphagnum cuspidatum
Sphagnum denticulatum f. auriculatum
Sphagnum denticulatum f. crassicladum
Sphagnum denticulatum f. inundatum
Sphagnum denticulatum f. nemoreum
Sphagnum denticulatum f. obesum
‘Sphagnum fallax
‘Sphagnum fimbriatum
Sphagnum flexuosum
Sphagnum palustre
Sphagnum palustre var. squarrosulum
Sphagnum papillosum var. laeve
J. BARDAT
Sphagnum rufescens | turgidum
Sphagnum squarrosum
Sphagnum subnitens
Sphagnum tenellum
Tetraphis pellucida
Thamnobryum alopecurum
Thuidium abietinum
Thuidium tamariscinum
Tortula laevipilaeformis
Tortula muralis
Tortula muralis var. aestiva.
Tortula papillosa
Tortula ruralis
Tortula subulata
Tritomaria exsectiformis
Ulota crispa
Warnstorfia exannulata
Warn.
Weisia
Zygodon rupestris
Source : MNHN. Paris
FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORET DE RAMBOUILLET 115
Annexe 2 : Inventaire des principaux taxons de bryophytes rares non revus depuis 1960 dans le massif
de Rambouillet / List of the main rare taxa of bryophytes not seen since 1960 in the forest of
Ramabouillet ].
Les Fontanes blanches
Lanñecros agrestis
[anthoceros puneam ——
irichi corrpendla =
anorhegma patens
rch tne
brocythecium alarcon niet
[rachpheenum populum.
[ym aim
[rum intermedia
[hse radicem.
[haben phyla
Cabpogeia chaman
Cabpogia mierisnpula
ce cola
[Corm papgamun
mous
sel elachista
[Cephalosiel hampeuna.
|Cephaloriela rubela
\Cepholosela lira
|Cledtepodilla ftne.
io rumor
Disranelacerviculata
[Diem spurium
|Diphyreum foliorum
[Dpto obras falta
|Durehum pallidum.
[Dicen pus
|Drepanocladus revolvens
Mur vernicasur
ostombronia,
lana Falla
[Grimmia commutata
cola
[Marmpelis emarginata
|Mormpella ficii
[Mmm store
[Hia anomala
Necker pumila
|Odentochima:
[Paoncsana bu
[Pea neesiana
CR AL PR e A Sl A [ell PO A [ello ll I] el]
Source : MNHN. Paris
116 J.BARDAT
alse) Grand tang Neuf
Mares moussues
Les Fontaines blanches
[Phacoceror eus
[Prlonoticaespuosa
|Phnomons fontana
[Phionati marehieu
[Phseomirtum eurycomum.
[Phnacemim um sphaertcum.
[Poti wahientergi
[Pobrrichum gracile
[Poir ichun seriean
[Porela laevigata
ar grocile
|Hacomitrium heterostichum.
|Haeomürium lanuginosum
|Febeulia hemisphaerica
Rhode
[Bhnchostegium mes
[Rica nfires 0
[Riccia crystallina
[Piccia huebenerina.
[Rictoc
[Scapania.
[Seeropodum teure
[Sphaeracarpos michel
Tomenthypmum niens —
[Trtomarie exsecta 1
[riemorta quinguedentate I
cumul misa
Source : MNHN. Paris
Annexe 3 : Statistiques chorologiques de la bryoflore de la forêt de Rambouillet /Chorological
statistics of the bryoflora in the forest of Rambouillet}.
Légende
Ext : contingent d'espèces observées hors des 33 secteurs
Sf: pourcentages calculés sur la base du nombre d'occurences(statistiques fréquentielles)
Sb : pourcentages calculés sur la base de l'effectif spécifique observé (statistiques brutes)
ISTIHOOSNV?3 3d LINOA V13d ANOLLAHAOAUA T3014
Ln
Source : MNHN. Paris
118
J. BARDAT
Annexe 4 : Diagonalisation des groupements bryophytiques identifiés en forét de Rambouillet
[Diagonal presentation of the bryophyte communities identified in the Forest of Ram-
bouillei ]
[numéro d'ordre
[Blepharostoma rrichophyllum.
[Tritomaria exsectiformis.
[Barbilophozia attenuata.
lidozia reptans
[Cladonia incrassara.
urzia sylvatica
jazia ventricosa
'ohlia mutans
varia Dicrenara
[Calypogeia fissa
[Vardia scalaris
[Scapania nemorea
RE SE
[Scapania curta.
logonatum narum
leuridium acuminatum.
[Cabpogeía arguta
[Cabpogeía muelleriana
[Cephaloxia bicuspidata var. lammersiana
[Cephalozia bicuspidata var bicuspidata
ingermannia gracillima
[Hookeria lucens
lzomnium punciatum.
"lagiomnium undulatum
ela epi
phacolea bidentata
|Chiloscyphus pallescens
iothecium denticulatüm var larum
[Rhynchostegium confertum
Vcranella heteromalla
rum cuj [73
(nium hornum
"seudotaxiphyllum elegans
valosiela divaricata
Ic: iis
cran scoparium.
var.
Cladonia coniocraea.
[Ey londicum.
[Scapania compacta
[Thuidium tamariscinum.
[Eurhynchium praelongum var. stokesii
icob iperoideum
trichum angustatum.
allens
Bs 127
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FLORE BRYOPHYTIQUE DE LA FORÉT DE RAMBOUILLET
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E
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[Fl
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Source - MNHN. Paris
120
Le Grand Etang Neuf
La Vieille Bonde
L'Etang des Vallées
Le Cerisaie
Le Perrey-en-Yvelines-Les carrières
Auffargis-Le feu de Saint-Jean relevé n° 41
Le Petit Produit Nord
Les Mares Moussues
J. BARDAT
Localisation des relevés de l'Annexe 4
Le Moulin-des-Roches
Pont-Granval
Les Vaux-de-Cernay
Les Rochers d'Angennes
Le Planet
La Houssine
Le Bois des Maréchaux
La Mare de Pecqueuse
le Petit Etang Neuf relevé n° 15,
La Petite Houssiére relevé n* 17
La Mare aux Buttes relevé n* 18
relevé n* 50
Espéces non mentionnées dans l'Annexe 4
Brachythecium rutabulum
Bryum caespititium
Campylopus flexuosus
Campylopus introflexus
Drosera rotundifolia
Drypoteris carthusiana
Enthostodon fascicularis
Eurhynchium striatum
Hypnum cupressiforme var. filiforme
Hypnum cupressiforme var. lacunosum
Lophocolea heterophylla
Plagiothecium denticulatum var. denticulatum
Plagiothecium ruthei
Riccardia multifida
Sphagnum compactum
Sphagnum denticulatum f. crassicladum
Sphagnum palustre
Sphagnum squarrosum
relevés n° 1, 5, 37, 43
relevés n° 2, 57
relevés n° 3, 11,
relevés n° 4, 16
relevés n° 6, 7, 8, 13, 14, 28, 30, 33,
relevés n° 9, 29, 31, 35, 36, 52
relevés n° 10, 20,
relevés n° 12, 24, 44,
Etang rompu relevé n° 19, 45
Les Brulins relevé n° 21
L'Etang de Coupe-Gorge relevés n° 22, 23
La Brêche-de-Poigny relevé n° 25
relevés n° 26, 51, 53
relevés n° 27, 38, 42
relevés n° 34, 54, 56
relevés n° 32, 55
relevés n° 39, 40
relevés n° 46, 47, 48, 49,
relevé n° 54
relevé n° 15
relevés n° 21, 30
relevé n° 10
relevé n° 51
relevé n° 27
relevé n° 54
relevé n? 27
relevé n° 37
relevé n° 25
relevé n° 54
relevé n*41
relevé n* 55
relevé n* 53
relevé n* 26
relevé n*16
relevés n* 30, 51
relevé n° 27
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1997, 18 (2) : 121-125 121
NOTE SUR LA PRESENCE DE SPHAGNUM AFFINE
REN. & CARD., SPHAGNUM CENTRALE C. JENS.
ET SPHAGNUM PAPILLOSUM LINDB.
AUX ACORES
Robert GAUTHIER ! et Montserrat BRUGUÉS ?
Herbier Louis-Marie, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation,
Université Laval, Québec, Canada, GIK 7P4
? Biologia animal, Biologia vegetal i Ecologia, Universitat Autonoma de Barcelona,
08193 Bellaterra, Barcelona, Spain
RÉSUMÉ — La révision des sphaignes des Acores permet d'ajouter Sphagnum affine Ren. & Card.
et Sphagnum papillosum Lindb. à la flore bryologique de cet archipel. Par contre, Sphagnum centrale
C. Jens. doit étre retranché de cette flore, tous les spécimens justificateurs des mentions antérieures de
sa présence aux Acores ayant été mal déterminés.
ABSTRACT — A revision of Sphagnum specimens collected in the Azores revealed that both
Sphagnum affine Ren, & Card. and Sphagnum papillosum Lindb. occurred in the archipelago.
Sphagnum centrale C. Jens. however has to be withdrawn from the flora of the Azores as all previously
mentioned occurrences were based on erroneously determined material.
La cartographie des sphaignes de la Péninsule Ibérique, des Baléares, des Açores
et des Canaries dans la série « Cartographia de Briofits » publiée par l'Institut d'Estudis
Catalans de Barcelone a nécessité un examen critique des échantillons conservés en
herbier. Cet examen a révélé l'existence de nombreuses erreurs de détermination parmi les
échantillons de sphaignes de la section Sphagnum (ou Palustria) en provenance de l'archi-
pel des Açores. Elles concernent notamment le matériel prélevé par Wm. Trelease vers la
fin du siècle dernier, qui compte parmi les premières moissons importantes de sphaignes
aux Açores, et les récoltes du début du siècle de V. et P. Allorge.
Cette étude critique des échantillons permet d'ajouter Sphagnum affine Ren. &
Card. var. affine et Sphagnum papillosum H. Lindb. à la flore sphagnologique des Açores
alors que Sphagnum centrale C. Jens. doit par ailleurs en être retranché pour le moment,
faute de spécimen justificateur.
Source : MNHN. Paris
122 R. GAUTHIER & M. BRUGUES
Sphagnum affine Ren. & Card. var. affine
Sphagnum affine a été récolté par V. et P. Allorge à l’île São Jorge en 1937. II s'agit
de leur exsiccata n° 53 de la série BRYOPHYTA AZORICA distribué sous le nom de
Sphagnum palustre L. et cité sous ce méme nom par Allorge P. & Allorge V. (1952).
Sphagnum affine est un taxon amphiatlantique qui comporte deux variétés
reconnues par Flatberg (1984), soient la variété typique, var. affine, et la variété flagellare
(Róll) Card. La variété flagellare occupe seule le continent européen et déborde en
Amérique. Dans la partie occidentale de l’Europe, la limite méridionale de son aire de
répartition se situe en France, à l'extrémité orientale du Massif central, dans le massif du
Pilat (Cuynet, 1950). En Amérique, la variété flagellare est confinée aux provinces cana-
diennes de la Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse avec une
seule localité aux Etats-Unis située dans le New Jersey. La variété typique (var. affine) est
par ailleurs confinée à l'est de l'Amérique. Sa répartition s'étend tout au long de la cóte
américaine de l'Atlantique, de la Terre-Neuve jusqu'au Honduras et au Guatemala,
incluant l'ile de Cuba (Flatberg, 1984).
Le Sphagnum affine des Acores s'apparente donc plus aux populations améri-
caines d'affinités atlantiques qu'à celles plus continentales d'Europe malgré une relative
proximité géographique des Agores du continent européen. De fait, la localité azoréenne
de Sphagnum affine se trouve plus prés de l'ile de Terre-Neuve en Amérique (environ
3030 km) que de la localité européenne la plus rapprochée située en France, dans le Massif
central, distante d'environ 3540 km. Allorge P. et Allorge V. (1946) ont de plus mis en
évidence la dominance des éléments circumboréaux et atlantiques dans la flore bryologi-
que azoréenne alors que Cardot (1897) prétendait qu'elle s'apparentait plutôt à celle de la
région méditerranéenne. La présence de Sphagnum affine var. affine aux Acores n'a donc
rien de bien surprenant ; il ne vient que s'ajouter au cortége déjà imposant des éléments
atlantiques qui composent une bonne partie de la flore bryologique azoréenne.
Par ailleurs, l'existence de Sphagnum affine aux Acores peut étre considérée
comme une relique d'une répartition beaucoup plus vaste de l'espèce à l'époque post-
glaciaire, notamment en Europe de l'ouest comme en témoignent les restes sub-fossiles de
cette espèce observés souvent en abondance dans les tourbières des Îles Britanniques
(Dickson, 1973), de France, de Belgique et des Pays-Bas (Froment & Jovet, 1950). Des
observations similaires viennent d’être réalisées tout récemment par Infante & Heras
(1987) dans une tourbière du nord de l'Espagne, dans la province de Viscaya, qui constitue
la plus méridionale des localités sub-fossiles de cette sphaigne en Europe. De plus, cette
découverte vient confirmer l'existence de Sphagnum affine dans la Péninsule Ibérique à
l'époque post-glaciaire.
Sphagnum papillosum Lindb.
L'étude des échantillons de sphaignes de la section Palustria récoltés aux Açores
a révélé que bon nombre d'entre eux attribués à Sphagnum palustre L. et à Sphagnum
centrale C. Jens. ne sont en fait que des formes dépourvues de papilles de Sphagnum
papillosum Lindb.
Les listes récentes de Düll (1984, 1992) ne signalent pas la présence de Sphagnum
papillosum aux Agores. Sa découverte parmi les échantillons mal déterminés permet
d'ajouter cette sphaigne à la flore bryologique de l'archipel où elle semble assez fréquente.
Source : MNHN. Paris
SPHAGNUM AUX AÇORES 123
Elle est en effet présente dans au moins 6 des 9 îles de l'archipel, soient Corvo, Flores,
Faial, Pico, Sào Miguel et Terceira. La liste des échantillons examinés est présentée en
annexe.
Amphiatlantique tout comme Sphagnum affine, Sphagnum papillosum est toute-
fois nettement plus fréquent que ce dernier en Europe où il occupe une vaste aire de
répartition qui, vers le sud-ouest, atteint le centre de la Péninsule Ibérique (Casas et al.,
1992). En Amérique, il est fréquent dans l'est du Canada et déborde vers le sud où, moins
méridional que Sphagnum affine, il n'atteint aux États-Unis que la Caroline du Sud. Sa
présence a toutefois été signalée au Brésil par Crum (1976).
Sphagnum centrale C. Jens.
Aucun des échantillons de Sphagnum centrale des Agores que nous avons exa-
minés n'appartient à cette espéce. Ainsi, la majorité des mentions de la présence de
Sphagnum centrale dans cet archipel par Trelease (1897), Cardot (1897, 1905), Warnstorf
(1911), Allorge V. & Allorge P. (1949), Allorge P. & Allorge V. (1952), Eggers (1982) et Düll
(1984, 1992) doivent être décomptées, remettant en cause la présence réelle de ce taxon aux
Açores. Seule sa présence au Pico da Cruz à l'ile São Miguel signalée par Ade & Koppe
(1947) et reprise par Allorge P. & Allorge V. (1952) n'a pu être vérifiée faute d'échantillons
justificateurs qui ont dà périr avec l'herbier Ade au cours de la derniére guerre (H. Hertel
in litteris).
A ce jour, aucun échantillon de Sphagnum centrale des Agores n'a donc été
retracé de sorte que Casas et al. (1992) ne le signalent à nulle part dans l'archipel. Ce taxon
devrait donc être soustrait de la flore sphagnologique de l'archipel des Açores.
L'examen critique des sphaignes de la section Sphagnum ou Palustria récoltées
aux Açores a révélé qu'un bon nombre d'échantillons avaient été erronément déterminés
et que deux espèces présentes dans l'archipel étaient passées inaperçues. L'une d'elle,
Sphagnum affine, est rare aux Açores, elle n'est connue que d'une seule localité de l'ile Sao
Jorge. L'autre, Sphagnum papillosum, passée inaperçue à cause de l'absence des papilles
caractéristiques de ce taxon, est nettement plus répandue. Une troisième espèce, Sphag-
num centrale, doit être soustraite de la flore sphagnologique de l'archipel car aucun
spécimen justificateur n’a pu être retrouvé.
À la suite de cette étude, la section Palustria aux Açores est maintenant repré-
sentée par quatre espèces. Nos deux nouveautés viennent s'ajouter à Sphagnum palustre L.
et Sphagnum magellanicum Brid. déjà connus des Açores. Des quatre espèces, Sphagnum
palustre est certainement la plus répandue dans l'archipel. Par contre, Sphagnum magel-
lanicum est nettement plus rare, presqu’aussi rare que Sphagnum affine. Allorge V. &
Allorge P. (1949) et Allorge P. & Allorge V. (1952) ont signalé sa présence dans une seule
localité de l'ile Flores et distribué un exsiccata n^ 52 dans leur série BRYOPHYTA
AZORICA. Persson (1973) mentionne que Sphagnum magellanicum est aussi présent dans
trois localités de l'ile Terceira sur la foi de spécimens récoltés par P. Dansereau et A.R.
Pinto da Silva. Il n'a toutefois pas encore été possible de retracer ces échantillons dans les
herbiers.
Source : MNHN. Paris
124 R. GAUTHIER & M. BRUGUES
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Source : MNHN. Paris
SPHAGNUM AUX AÇORES 125
ANNEXE : Liste des échantillons de sphaignes des Açores examinés
Sphagnum affine Ren, & Card.
SAO JORGE — Talus ruisselant entre Calheta et Topo vers 500 m d'altitude, 11 VIII 1937 Allorge de
Allorge, sub S. palustre L. in Allorge & Allorge (1952), (Exsiceata n° 53 de la série
BRYOPHYTA AZORICA distribué par V. et P. Allorge sub Sphagnum palustre L.), LISU,
MO, NY, PC.
Sphagnum papillosum Lindb.
CORVO — Caldeira, 15 VII 1894, Trelease n° 1331, sub S. centrale Arn. & Jens. in Cardot (1897) et
Trelease (1897), sub S. subbicolor Hampe in Warnstorf (1911) et Allorge & Allorge (1952),
MO, PC,
FLORES — Caldeira da Lomba, 25 VII 1894, Trelease n° 1332, sub S. cymbifolium Hedw. var.
pallescens Warnst. in Cardot (1897), Trelease (1897) et Allorge & Allorge (1952), MO, PC.
Tourbière au-dessus de la Lagoa Comprida, 14 VII 1937, Allorge & Allorge, sub S. palustre
L. in Allorge & Allorge (1949), PC. Grande tourbière, Rocháo do Junco, 550-600 m, 23 VII
1937, Allorge & Allorge, sub S. subbicolor Hampe in Allorge & Allorge (1949), PC. Ibidem,
sub S. palustre L. in Allorge & Allorge (1949), PC. Pentes tourbeuses, berges de la Ribeira
Grande, 23 VII 1937, Allorge de Allorge, sub. S. palustre L. in Allorge & Allorge (1949), PC.
Pâturage tourbeux autour de la Lagoa Rasa, 28 VII 1937, Allorge & Allorge, sub S. palustre
L. in Allorge & Allorge (1949), PC.
FAIAL — Pentes intérieures de la Caldeira Grande, 2 VIII 1937, Allorge & Allorge, sub S. palustre L.
in Allorge & Allorge (1952), PC. Caldeira, Feuchter Rasenhang, ca. 850 m, 17 VI 1981,
Schwab n° 273, DUIS.
PICO — Páturages tourbeux, Serra Gorda, 600 m, 8 VIII 1937, Allorge & Allorge, sub S. subbicolor
Hampe in Allorge & Allorge (1952), PC.
SAO MIGUEL — Pico de Carváo, 22 VIII 1894, Trelease n° 1334, sub S. centrale Arn. & Jens. in
Trelease (1897), MO. Graminhais, 25 VIII 1894, Trelease n^ 1335, sub S. centrale Arn. &
Jens, in Cardot (1897) et Trelease (1897), MO. Pico de Carvao, VIII 1898, Carreiro n°5 647
et 648, sub S. cymbifolium (Hedw.) Warnst. in Cardot (1905), sub S. palustre L. in Allorge
& Allorge (1952), MO. Ibidem, Carreiro n° 649, sub S. centrale Arn. & Jens. in Cardot
(1905), PC, MO.
TERCEIRA — Furna do Enxofre, 9 VII 1894, Trelease n° 1333, sub S. subbicolor Hampe in
Warnstorf (1911), sub S, eymbifolium Ehrh. var. glaucescens Warns, in Cardot (1897) e
Trelease (1897), MO, PC.
Source : MNHN. Paris
bita ea fh : CV VLA
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1997, 18 (2) : 127-142 127
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES
EPIPHYTES DES BOIS DE SAINT-HIPPOLYTE
(FRANCE, TARN)
Clother COSTE
26, rue de Venise, FR-81100 CASTRES
RÉSUMÉ — Aprés avoir précisé la situation géographique et l'écologie des bois de Saint-Hippolyte,
l'auteur présente un aperçu de la végétation lichénique ainsi que le catalogue des lichens épiphytes du
site. Arthonia graphidicola Coppins est signalé pour la première fois en France et Arthonia microspila
Kórb. est considéré comme très rare dans notre pays. La flore lichénique est comparée à celle du
causse de Labruguière-Caucalières (Tarn)
SUMMARY — The author specifies the exact location and ecology of the Saint-Hippolyte woods,
then offers an insight into the lichenous vegetation and an inventory of the epiphytic lichens in the
site, Arthonia graphidicola Coppins is recorded for the first time in France and Arthonia microspila
Körb. is considered very rare in this contry. The lichen flora is compared with that of the Labruguière-
Caucalières limestone plateau (département of Tarn).
RESUMO — Post precizigo de la geografia loko k de la ekologio de arbejo Saint-Hippolyte, la aútoro
donas skizon de la likena vegetajaro k katalogon de la epifitaj likenoj de la studloko. Arthonia
graphidicola estas unuafoje menciita en Francio k Arthonia microspila taksita tre malofta en tiu lando.
La likenflaüro estas komparita kun tiu de kaüso Labruguière-Caucalières (Tarn).
INTRODUCTION
Certaines régions frangaises sont relativement bien étudiées par les lichénolo-
gues comme par exemple les Pyrénées occidentales, la région méditerranéenne et le Nord.
Mais la région Midi-Pyrénées reste trés délaissée, ce qui est trés étonnant car les sites
intéressants y sont nombreux.
Le Tarn en particulier, par sa situation géographique, ' subit les influences du
climat méditerranéen et du climat océanique, ce qui favorise les espèces d’affinités clima-
tiques très diverses.
Dans le but d'apporter de nouvelles données chorologiques sur les lichens de
France, nous avons entrepris ces cinq dernières années (de 1990 à 1995) l'étude de la flore
et de la végétation lichéniques de quelques sites Tarnais. Cette note présente les résultats de
nos recherches sur l’un de ces sites.
Source : MNHN. Paris
128 C. COSTE
#0
49,05,
49,00,
18,95,
40,90
48,85
48,80
4,75
48.20,
49,65
48,60
46,55
48,0
— uas
18,40
48.35,
48,30,
An sion o» TIR
Ws
a
Fig. 1 — Localisation de Castres Fig. 2— Localisation du site (grand rond noir)
par rapport aux massifs montagneux Français. dans le département du Tarn. (rectangles de
0,1 x 0,05 grade = 7,25 x 5 km? à notre latitude)
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION D'ÉTUDE
Situation géographique
Saint-Hippolyte est un petit hameau appartenant à la commune de Castres
(fig. 1), dans le sud du département du Tarn, à l'extrémité sud du Massif central, et situé
à environ 5 km à l'est de cette ville. Le hameau et les formations boisées qui nous
intéressent sont traversées par le sentier de grande randonnée 653. La figure 2 qui
représente le quadrillage en grades habituellement utilisé pour les diverses cartographies
végétales francaises, précise la localisation du site dans le département du Tarn.
Facteurs abiotiques
Surface et altitude — L'ensemble des bois représente approximativement 6 km?, pour une
altitude variant de 270 à 340 m. La figure 3 montre l'aspect morcelé des bois et leur
situation par rapport aux routes et au hameau de Saint-Hippolyte.
Climatologie — L'analyse des données météorologiques (figure 4 et tableau 1) de la station
de Burlats (altitude : 221m), située à environ 15 km de Saint-Hippolyte, montre que la
dition est soumise à un climat relativement doux :
* La température minimale moyenne du mois le plus froid (m) est de 0,5? C ;
* La température maximale moyenne du mois le plus chaud (M) de 29° C ;
* La température moyenne (me) du mois le plus froid parmi juin, juillet et aoüt de 18? C ;
Source : MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 129
* La moyenne des minimums des trois mois
les plus froids de l'année (m3) de 1,6° C ;
* La moyenne des maximums des trois
mois les plus froids de l’année (M3) de
10,22: 7
* La température moyenne annuelle (T) de
BIO
* Les précipitations moyennes (Pe) des
mois de juin, juillet et août de 60,2 mm ;
* L'indice de méditerranéité, compte tenu
de l'amplitude thermique des mois d'été
et des précipitations estivales (selon
Emberger, 1943), 100Pe / (M2-me2), est de
11,65.
» 5 * Les précipitations moyennes annuelles
int-Hippolyte sont de 856 mm, ce qui permet de classer le
ey DA site dans l'ombroclimat humide (selon
: Quézel 1979 et Géhu et al. 1984) ou subhu-
mide (selon Rivas-Martinez, 1981).
Le diagramme ombrothermique
(fig. 5) fait apparaitre une légére et bréve
période de sécheresse durant le mois de
juillet et uae élévation des précipitations
durant les mois d'avril et d'octobre.
Selon les deux indices de méditer-
ranéité Pe/M (« 7 pour la région méditer-
ranéenne) et 100Pe / M2-me2 (< 30 pour la région méditerranéenne), le site peut être classé
dans l'étage mésoméditerranéen (selon les critéres de Rivas-Martinez, 1981;
12? C<T<16° € et 0° C<m<3° C). Cependant cette interprétation nous semble en contra-
diction avec la végétation phanérogamique du site où Quercus ilex et Pinus halepensis sont
absents et où dominent les chênes caducifoliés (surtout Quercus pubescent) et où abondent
Pinus sylvestris.
Par contre si l’on fait abstraction des deux indices de méditerranéité, on peut
admettre que l'on se trouve dans la région eurosibérienne et l'on devrait placer le site dans
l'étage collinéen, plus précisément dans sa variante chaude, que certains auteurs, notam-
ment Géhu (1984), considérent comme un étage particulier : l'étage planitaire (T>12° C,
m>1° C). Cette interprétation, en contradiction avec les indices thermiques, nous semble
plus en accord avec l'analyse de la végétation phanérogamique.
En réalité, De Bolós (1989), aprés avoir étudié d'une manière critique les indic
proposés par divers auteurs, arrive à la conclusion qu'ils ne constituent qu'une approche
grossiére de la réalité et qu'il faut les employer avec discernement. C'est vraisemblable-
ment le cas pour le site étudié, qui nous semble appartenir à la région eurosibérienne, mais
qui est nettement marqué par des influences méditerranéennes (selon Emberger 1943, la
limite du climat méditerranéen se situe sur le versant sud du massif du Caroux, à environ
60 km à l'est du site), ce qui expliquerait qu'il ne se range pas d'une manière satisfaisante
dans les classifications bioclimatiques habituelles. On pourrait également qualifier la
région étudiée de subméditerranéenne.
environs du hameau de Saint-Hippolyte. (échelle
=250m) ~ Routes Massifs boisés
Source : MNHN. Paris
130 C. COSTE
SAINT-HIPPOLYTE
Altitude: 221m ; années 1983 41993
60 120
Températures (°C)
(ww) suorenidiogig
Mois
e T e- p
Fig. 4 — Diagramme ombrothermique de la station météorologique de Burlats (années 1983-1993 ;
altitude : 221 m).
Mois T min. en °C | T max. en °C| Ten C P en mm
| janvier 0,5 8,9 4,7 68,3
fevrier 1,9 11,2 6,6 72,9
mars 3,6 ER 8,7 72,1
avril 5,6 16,5 11,1 104,9
mai 9,1 20,7 14,9 91,4
juin 12,2 23,8 18 86,4
juillet 15 29 22 40,1
août 14,7 ASA m2 16 54,2
| septembre 12,1 257 18,9 51,6
octobre 9,5 19,9 147 79.6
novembre 5,8 13,9 9:9. 74,3
décembre 2,4 10,5 6,5 59,7
moyennes. gr 18,5 13,1 71,3
m :1,60°C | M:102?C | T: 13,1°C | P: 856 mm
Tabl. 1 — Valeurs moyennes mensuelles des données climatiques établies sur dix ans, 1983 à 1993
(station météorologique de Burlats, Tarn, altitude : 221 m).
Source : MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 131
Facteurs biotiques : activités humaines et industrielles
Il n'y a pas d'industries aéropolluantes proches du site de Saint-Hippolyte. La
seule proximité de la ville de Castres, fortement industrielle, pourrait affecter la flore
lichénique épiphyte des bois étudiés. Mais la région est soumise pendant un tiers de l'année
au vent d’Autant, vent de direction S-E relativement fort, qui a non seulement un effet
desséchant mais provoque en outre un éloignement de toutes fumées nocives susceptibles
d'altérer la flore lichénique du site.
Les massifs étudiés sont entrecoupés de champs utilisés pour les activités agro-
pastorales. Les routes et chemins traversant les formations boisées n'ont qu'un impact
polluant trés réduit du fait méme de leur faible fréquentation par les automobiles.
Nature des phorophytes
Les phorophytes qui composent les massifs boisés de Saint-Hippolyte sont
essentiellement des arbres à feuilles caduques : Quercus pubescens Willd., Castanea sativa
Miller, Fagus sylvatica L., Quercus petraea (Mattuschka) Liebl., Ulmus minor Miller, Acer
campestre L et sur le bord des routes, Ailanthus altissima (Miller) Swingle. Plus localement
des massifs de Pinus sylvestris L. s'observent aprés le village de Saint-Hippolyte.
MÉTHODES D'ÉTUDES
Échantillonnage
Aucun relevé phytosociologique n'a été réalisé mais d'abondants prélèvements
ont été effectués dans chacun des groupements le plus représentatif d’une station donnée.
Toutes les espèces ont été déterminées au laboratoire,
Tous les ascomycétes lichénisés, lichénicoles et non lichénisés qui ont été récoltés
ont fait l'objet d'une étude approfondie. Les échantillons de détermination douteuse ont
été contrôlés par un spécialiste. Il ne sera cité dans cette note que les ascomycétes lichénisés
et les champignons lichénicoles. Pour ce qui est des ascomycètes non lichénisés, nous
renvoyons le lecteur à Coste et Rey (1993). Les bryophytes, les hyphomycètes et les
coelomycètes n'ont pas été étudiés.
Pour certaines espèces telles que Parmelia borreri var. subrudecta et var. borreri
nous avons effectué une chromatographie sur couche mince (CCM) afin d'identifier les
substances lichéniques présentes dans l'échantillon.
Nomenclature utilisée
La nomenclature utilisée est celle des ouvrages de détermination cités en réfé-
rence : Clauzade, Diederich et Roux (1989) ; Clauzade et Roux (1985, 1987, 1989) ;
Diederich (1989) ; Hawksworth (1983) ; Ozenda et Clauzade (1970) ; Purvis et al. (1992) ;
Wirth (1980).
Source : MNHN. Paris
132 C. COSTE
CATALOGUE DES CHAMPIGNONS LICHENISES OU LICHENICOLES
Les champignons lichénicoles non lichénisés sont précédés du signe :
Acrocordia gemmata (Ach.) Massal. — Très commun dans la dition, sur troncs de Quercus
situés dans des stations ombragées.
Amandinea punctata (Hoffm.) Coppins et Scheidegger. (Syn. : Buellia punctata (Hoffm.)
Massal.) — Espèce caractérisée par ses conidies filiformes, courbes, d'au moins 20 um de
long (Scheidegger, 1993). Espéce nitrophile, trés commune sur branches de Quercus.
Anisomeridium biforme (Borr.) R.C. Harris — Espéce commune en France, mais souvent
confondue avec Acrocordia gemmata qui pourtant possède des périthéces plus grands et
des ascospores plus petites.
Arthonia cinnabarina (DC.) Wallr. (Syn. : Arthonia tumidula (Ach.) Ach.) — Commun sur
trones de Fagus situés dans les stations les plus humides, mais jamais en abondance,
* Arthonia graphidicola Coppins - Seul échantillon français connu jusqu'à présent, parasite
du thalle de Graphis scripta dans une station trés humide. Pour une description plus précise
voir Coste (1993b).
Arthonia punctiformis Ach. — Trés commun sur branches de Fraxinus ou Fagus.
Arthonia radiata (Pers.) Ach. var. radiata — Fréquent sur petites branches de Fraxinus ou
de Fagus situés dans les stations à forte humidité atmosphérique.
Arthonia spadicea Leight. - Trés fréquent dans la dition sur troncs de Quercus trés
ombragés ; commun dans toute l'Europe, mais semble manquer dans certaines régions.
* Arthopyrenia microspila Körb. (fig. 5) — Champignon lichénicole parasite des thalles de
Graphis scripta situés généralement sur tronc de Fagus dans les stations peu ensoleillées et
trés humides. Tous les échantillons récoltés sont abondamment fertiles, ce qui semble assez
rare. Il existe trés peu de récoltes françaises de cet ascomycète lichénicole : les seules
mentions que nous connaissons datent de 1912, dans le catalogue de De Crozals (sous le
nom de Pharcidia microspila (Kórb.) Rabh.). Cette espèce semble par contre fréquente en
Angleterre (Coppins, 1989).
Bacidia arceutina (Ach.) Arnold — Espéce relativement rare en France, facilement recon-
naissable notamment par la présence de cellules gonflées dans la partie externe de
l'excipulum. S'observe principalement sur troncs de Quercus situés dans les stations trés
humides, le long des ruisseaux par exemple.
Bacidia incompta (Borr. ex Hook.) Anzi — Une seule récolte dans la dition, sur troncs
d’ Ulmus, dans une station trés ombragée et humide.
Bacidia laurocerasi (Del. ex Duby) Zahlbr. — Commun dans la dition sur troncs de
Quercus situés prés des routes ou des champs cultivés.
Bacidia polychroa (Th. Fr.) Kórb. — Commun à la base du tronc de Quercus situés dans les
stations trés ombragées, souvent avec Acrocordia gemmata.
Bacidia rubella (Hoffm.) Massal. — Commun dans toute la région, sur troncs de Quercus
ou Fraxinus ; généralement hygrophile et occupant les crevasses de l'écorce où s'écoulent
les eaux de pluies.
Bacidia subacerina Vain. — Trés commun dans la région sur troncs ou branches de Fagus
dans les stations ombragées et humides.
Source - MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 133
AGREE
Fig. 5 — Arthopyrenia microspila Körb. — a : Aspect du champignon lichénicole (sur Graphis scripta)
vu au stéréomicroscope ; b : Spores ; c : Asques (Dessin de Pascale Tiévant ; échelles a : 1 mm ; b et
c: 10 um).
(2) Bacidia viridifarinosa Coppins — Détermination incertaine, devant être confirmée par
CCM, espèce abondante mais toujours stérile, sur troncs d' Ailanthus situés sur le bord des
routes.
Bacidina phacodes (Kórb.) Vézda — Commun dans le sud du Tarn, sur troncs de Quercus
âgés, situés dans les stations trés ombragées, souvent associé à un ascomycéte non liché-
nisé : Navicella pileata (Tod. : Fr.) Fabre.
Buellia alboatra (Hoffm.) Th. Fr. — Commun sur troncs de Quercus dans les stations
riches en substances azotées, bord de champ cultivé ou de páturage par exemple.
Buellia disciformis (Fr.) Mudd var. disciformis — Commun sur troncs de Fagus. Semble
manquer dans certaines régions Frangaises.
Caloplaca cerina (Ehrh. ex Hedw.) Th. Fr. var. cerina — Plusieurs récoltes ont été faites,
mais jamais trés abondantes.
Source : MNHN. Paris
134 C. COSTE
Caloplaca ferruginea (Huds.) Th. Fr. var. ferruginea — Espéce présente, mais jamais
fréquente dans la dition.
Caloplaca obscurella (Lahm) Th. Fr. — Cette espèce forme des peuplements importants à
la base du tronc des Quercus et tolére les apports en substances minérales ou organiques
(sur le bord des routes, de champs cultivés...).
Candelaria concolor (Dicks.) Stein — Très commun sur troncs ou branches de Quercus
situés dans les stations riches en substances azotées.
Candelariella vitellina (Hoffm.) Müll. Arg. f. vitellina — Cette espèce est habituellement
saxicole-calcifuge, mais nous l'avons récoltée à deux reprises à la base des troncs des
Quercus, toujours situés au bord des chemins ou des routes dans les stations riches en
substances azotées.
Catillaria atropurpurea (Schaer.) Th. Fr. (Syn. : Catinaria atropurpurea (Schaer.) Vézda et
Poelt) — Commun sur troncs de Quercus dans les stations les plus ombragées et très
souvent associé à de nombreux bryophytes.
Catillaria nigroclavata (Nyl.) Schuler — Commun sur branches de Quercus ou de Fraxi-
nus.
Chaenotheca ferruginea (Turn. et Borr.) Mig. — Une seule récolte sur un tronc de Pinus.
Chrysothryx candelaris (L.) Laundon — Très commun sur troncs de Quercus ou de
Fraxinus. Espèce nitrophile.
Cladonia fimbriata (L.) Fr. — Commun sur les troncs pourrissants, sur le sol ou à la base
des troncs, dans les stations très humides.
Collema furfuraceum (Arn.) Du Rietz — Quelques échantillons ont été récoltés sur
Quercus et Fagus situés sur le bord des routes.
Cresporhaphis (?) sp. — Espèce probablement nouvelle, très proche du genre Cresporha-
phis (Aguirre-Hudson, 1991), en cours d'étude. Pour cette raison, nous renongons à
donner une description. Deux échantillons récoltés sur branchettes de Prunus situés dans
des stations très ombragées et très humides.
Dimerella pineti (Ach.) Vézda — Une seule récolte dans la dition, à la base d’un tronc de
Quercus pourrissant.
Diploicia canescens (Dicks.) Massal. — Une seule récolte sur Fagus situé sur le bord d'une
route.
Evernia prunastri (L.) Ach. var. prunastri — Commun dans la dition, mais jamais très
fréquent, sous forme de petits thalles dispersés.
Graphis scripta (L.) Ach. var. scripta et var. betulina (Pers.) Arn. — Abondant sur Fagus ou
Fraxinus, dans les stations ombragées et humides.
Gyalecta flotowii Körb. — Semble commun dans le site, sur les écorces rugueuses, dans les
stations trés ombragées et humides. Souvent associé à un ascomycéte non lichénisé :
Massariella bufonia (Berk. et Br.) Spreng.
*Hobsonia christiansenii Brady et D. Hawksw. — Champignon lichénicole parasite des
thalles de Physcia adscendens situés sur les piquets de clóture le long des páturages.
Hyperphyscia adglutinata (Flórke) Mayrh. — Peu commun dans la dition : une seule
récolte à la base d'un tronc de Quercus situé sur le bord d'une route.
Hypogymnia physodes (L.) Nyl. — Commun sur Quercus, dans les
bien éclairées.
ations relativement
Source : MNHN, Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 135
Hypogymnia tubulosa (Schaer.) Hav. — Méme écologie que le précédent.
Lecania fuscella (Schaer.) Kórb. — Assez commun sur le site, mais jamais très abondant,
toujours sur les écorces lisses dans les stations à forte humidité atmosphérique.
Lecanora gr. allophana Nyl. — Seulement deux récoltes sur Fagus dans les stations trés
humides.
Lecanora carpinea (L.) Vain. — Commun partout.
Lecanora chlarotera Nyl. f. chlarotera — Commun sur Quercus ou les branchettes de
Prunus.
Lecanora hagenii (Ach.) Ach. f. hagenii — Seulement quelques échantillons récoltés sur
Quercus situés sur le bord des routes.
Lecanora pallida (Schreb.) Rabenh. — Présent dans tout le site, sur branchettes de Quercus
ou Fagus, mais jamais trés abondant.
Lecanora strobilina (Spreng.) Kief. — Commun sur les piquets de clôtures en bordure de
champ cultivé. Exclusivement lignicole dans la dition.
Lecanora symmicta (Ach.) Ach. var. symmicta — Fréquent sur petites branches de Fagus
ou de Quercus situés dans les stations à forte humidité atmosphérique, souvent accompa-
gné de Lecania fuscella.
Lecidella elaeochroma (Ach.) Choisy var. elaeochroma Lecidella euphorea (Flórk.)
Hertel et Lecidella achristotera (Nyl.) Poelt et Vézda semblent synonymes de L. elaeo-
chroma.
L. euphorea diffère de ce dernier par son thalle C- ; quant à L. achristotera, il possède un
hyménium riche en gouttelettes lipidiques. Ces diflérences morphologiques ou chimiques
ne nous semblent pas suffisamment stables pour être considérées comme des caractéri:
ques taxonomiques. Cependant les trois formes de L. elaeochroma ont été observées dans
la dition.
*Marchandiomyces corallinus (Roberge) Diederich et Hawks. — Parasite des thalles de
Physcia adscendens. Relativement commun dans la dition.
Normandina pulchella (Borr.) Nyl. — Trés commun sur le site, sur troncs de Quercus, le
plus souvent sur Frullania dilatata, dans les stations ombragées.
Opegrapha atra Pers. var. atra — Commun sur les écorces lisses de Fagus.
Opegrapha lichenoides Pers. — Commun dans la dition, mais jamais trés abondant.
Opegrapha niveoatra (Borr.) Laund. — Considéré comme subatlantique, connu dans le
nord de la France et récemment découvert en région méditerranéenne (Bricaud et Roux,
1990), cette espéce est trés commune dans notre département, sur écorces rugueuses de
Quercus situés dans les stations riches en substances azotées.
Opegrapha rufescens Pers. — Assez abondant dans les bois, sur troncs de Fagus.
Opegrapha varia Pers. — Quelques échantillons récoltés à la base des troncs des Quercus.
Jamais fréquent.
Opegrapha viridis (Pers. ex Ach.) Nyl. — Commun en France non méditerranéenne,
préfère les écorces lisses dans les stations à forte humidité atmosphérique. Très localisé sur
le site, dans les stations ombragées.
Opegrapha vulgata Ach. — Fréquent à la base des troncs de Fagus ou des Quercus situés
dans les stations ombragées, souvent associé a Porina borreri et Massariella bufonia.
Source : MNHN. Paris
136 C. COSTE
Parmelia acetabulum (Neck.) Duby var. acetabulum — Assez dispersé dans le site, sur
branches de Quercus. Jamais très fréquent.
Parmelia borreri (Sm.) Turn. var. borreri — Très commun dans la dition. Spécimens
contrôlés par CCM.
Parmelia borreri (Sm.) Turn. var. subrudecta (Nyl.) Roux — Aussi commun que la variété
précédente, mais semble préférer les stations humides. Spécimens contrôlés par CCM.
Parmelia caperata (L.) Ach. — Très abondant sur troncs de Quercus situés à la lisière des
bois, dans les stations bien éclairées.
Parmelia elegantula (Zahlbr.) Szat. subsp. elegantula — Commun sur troncs de Fagus dans
les stations éclairées et humides.
Parmelia glabratula (Lamy) Nyl. subsp. glabratula — Commun sur écorces lisses de Fagus,
dans les stations humides et bien éclairées mais peu ensoleillées.
Parmelia perlata (Huds.) Vain. — Commun sur troncs de Quercus bien éclairés, mais très
localisé dans la dition, à la lisière des bois.
Parmelia quercina (Willd.) Vain. — Assez peu abondant sur le site : localisé sur les
branches hautes des Quercus.
Parmelia revoluta Flórke var. revoluta — Peu abondant dans la dition et toujours localisé
dans les stations ombragées et humides.
Parmelia soredians Nyl. — Assez peu abondant sur la site, où il s'observe sur les grosses
branches des Quercus dans les stations bien ensoleillées.
Parmelia subargentifera Nyl. — Commun sur branchettes de Quercus ou sur piquets de
clóture le long des champs cultivés.
Parmelia subaurifera Nyl. — Plus rare que l'espèce précédente mais d'écologie similaire.
Parmelia sulcata Tayl. — Commun sur troncs de Quercus.
Parmelia tiliacea (Hoffm.) Ach. — Une seule récolte dans la dition, sur le tronc d'un
Quercus.
Pertusaria albescens (Huds.) Choisy et Werner var. albescens — Trés commun sur troncs de
Quercus.
Pertusaria amara (Ach.) Nyl. var. amara — Commun sur écorces lisses de Fagus, dans les
stations peu ensoleillées.
Pertusaria leioplaca DC. — Jamais très abondant, mais présent sur écorces lisses de Fagus.
Pertusaria pertusa auct. — Commun sur troncs de Fagus.
Phaeophyscia orbicularis (Neck.) Moberg var. orbicularis — Sur les troncs de Quercus
situés sur le bord des routes.
Phlyctis agelaea (Ach.) Flot. — Particulièrement abondant sur l'écorce de Fagus, dans les
stations ombragées. Abondamment fertile.
Phlyctis argena (Spreng.) Flot. — Abondant sur les parties des troncs des Quercus
protégées des pluies directes.
*Physarum nutans Pers. — Myxomycéte occasionnellement lichénicole (Coste, 1993a), sur
le thalle de Lecanora chlarotera, à la base d'un tronc de Quercus pourrissant.
Physcia adscendens (Fr.) Oliv. — Fréquent dans la dition sur écorce de Quercus dans les
stations riches en substances azotées. Cette espéce est souvent parasitée soit par Hobsonia
christiansenii soit par Manchandiomyces corallinus.
Source - MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 137
Physcia aipolia (Ehrh. ex Humb.) Fürn. var. aipolia — Commun sur branchettes de
Quercus ou de Prunus au bord des champs.
Physcia clementei (Sm.) Maas Geest — Seulement deux échantillons récoltés à la base du
tronc d’un Junglans situé dans une pâture. Préfère les stations humides,
Physconia distorta (With.) Laund. var. distorta — Quelques échantillons sur troncs de
Quercus situés sur le bord des routes.
Physconia grisea (Lam.) Poelt subsp. grisea — Une seule récolte dans la dition, mais
semble commun dans la région.
Porina aenea (Wallr.) Zahlbr. — Très commun sur le site sur écorces lisses de Fagus situés
dans les stations ombragées et humides.
Porina borreri (Trevis.) Hawksw. — Localement abondant à la base des troncs de Fraxinus
ou de Quercus, dans les stations très humides et très ombragées.
*Pronectria oligospora Lowen et Rogerson — Champignon lichénicole parasite des thalles
de Parmelia borreri var. subrudecta ; commun dans tout le sud du Tarn ; récemment décrit
par Lowen (1995).
Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf var. furfuracea — Observé abondamment dans une
station seulement, associé à Parmelia revoluta. Sur les branchettes d'un Prunus,
Pyrenula chlorospila (Nyl.) Arn. — Localement abondant sur troncs de Fraxinus. Semble
trés localisé dans la dition.
Pyrenula macrospora (Degel.) Coppins et P. James — Peu commun dans la dition, où
quelques échantillons ont été récoltés sur troncs de Fagus situés dans les stations humides.
Ramalina farinacea (L.) Ach. var. farinacea — Sur troncs de Quercus dans les stations bien
éclairées.
Ramalina fastigiata (Pers.) Ach. var. fastigiata — Abondant sur troncs de Populus situés
près des fermes ou le long des champs cultivés.
Ramalina fraxinea (L.) Ach. f. fraxinea — Semble assez rare sur le site où deux échantillons
seulement ont été récoltés.
Saccomorpha uliginosa (Schrad.) Haf. — Une seule récolte dans la dition, sur une vieille
souche de Fagus pourrissante.
Strigula mediterranea Etayo — Très commun dans le sud du Tarn, mais passe souvent
inaperçu et peut être confondu avec Strigula taylorii (Carroll ex Nyl.) R.C. Harris qui en
diffère par la dimension de ses macroconidies (Etayo, 1993 ; Roux et Bricaud, 1993),
Thelopsis rubella Nyl. — Observé à deux reprises sur le tronc de Quercus en bordure de
route, dans les stations ombragées.
Usnea lapponica Vain — Seulement deux récoltes dans le site, sur branchettes de Prunus
spinosa.
* Vouauxiomyces truncatus (B. de Lesd.) Dyko et D. Hawksw. — Champignon lichénicole
parasite des thalles de Parmelia caperata situés sur troncs de Populus dans les stations
humides. Deux récoltes dans la dition.
Xanthoria parietina (L.) Th. Fr. subsp. parietina — Très commun dans le Tarn, mais peu
abondant dans la dition, où il est très localisé sur troncs de Quercus situés sur le bord des
routes.
Source : MNHN. Paris
COMMUNAUTES DE LICHENS
CORTICOLES - NON OMBROPHOBES
Opegraphetea vulgatae
Pou acidiphila ou nautrophila
Bacidietalia phacodis
ve
Agoninion octosporae
Substratohygrophile
Ramonio-striguletum — Acrocordietum gemmatae — Arthopyrenietum punctiformis
Phlyctidetum argenae
mediterraneac.
(Faciés type)
PHOTOPHILES
1
NITROPHILES
r
Classe non définie
Neutrophile ou basiphila
|
Arthonietalia
rediatas
r
Graphidion scriptae. Lecanorion subfuscae
Pou photophile Photophile
Groupe de
Opegraphetum rufescentis Lecanora chlarotera
Hypogymnietea physodis Classe non définie
Acidiphile Acidiphile
Hypogynietalia Physcietalia
physodo-tubulosae adecenden:
Xenthorion parietinae.
Parmelion acetabuli
Nitrophile
Parmelietum P. caperato- perlatas Physcietum
acetabuli P. caperato-revolutae adscendentis
Tabl. 2 — Écologie et syntaxinomie des communautés lichéniques observées.
Source : MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 139
APERGU DE LA VEGETATION LICHENIQUE
Comme l'indique le tableau 2, les communautés lichéniques corticoles observées
dans la dition peuvent être subdivisées en deux grands groupes : les communautés
photophiles et les communautés sciaphiles, ces derniéres étant les mieux représentées sur le
site.
Dans les communautés photophiles on peut distinguer le groupe de lichens
nitrophiles et le groupe de lichens peu ou pas nitrophiles. Les communautés de lichens
corticoles et non ombrophobes observées sur le site peuvent être classées en quatre unités
phytosociologiques :
— L'ordre des Physcietalia adscendentis Hadaë 1944 em. Barkman 1958, qui
regroupe des associations nitrophiles, héliophiles, indifférentes à l'hygrométrie. Cette unité
phytosociologique est assez peu représentée sur le site par les espéces appartenant à
l'alliance du Xanthorion parietinae Ochsner 1928 et occupe les stations les plus riches en
substances azotées. On peut y noter Hyperphyscia adglutinata, Candelaria concolor et
Xanthoria parietina.
— La classe des Hypogymnietea physodis Follman 1974 composée de lichens peu
nitrophiles, plutót photophiles et acidiphiles, assez hygrophiles. Cette classe est relative-
ment bien représentée dans la dition par les espéces de deux alliances qui sont le Parmelion
caperatae (Barkman 1958) Delzenne & Géhu 1977 avec Parmelia caperata, Parmelia
borreri, Parmelia perlata et le Parmelion acetabuli Barkman 1958 représenté par Parmelia
acetabulum, Parmelia soredians et Parmelia tiliacea.
L'ordre des Arthonietalia radiatae Barkman 1958 (Appartenant selon Bri-
caud à la classe des Opegraphetea vulgatae Bricaud 1996), à lichens peu nitrophiles,
neutrophiles à basiphiles, plutôt hygrophiles, plus ou moins photophiles. Il constitue, avec
les espèces des Bacidietalia phacodis Bricaud et Roux ordre prov. (Bricaud, 1996) la plus
riche des communautés présentes sur le site. Cet ordre peut être scindé en deux alliances :
le Graphidion scriptae Ochsner 1928 assez peu photophile et le Lecanorion subfuscae
Ochsner 1928 plutót photophile. La premiére alliance est trés bien représentée par les
espèces appartenant en partie à l'Arthopyrenietum punctiformis James et al. 1977 et
principalement al’ Opegraphetum rufescentis Barkman 1958 telles que Pertusaria leioplaca,
Opegrapha rufescens, Pyrenula macrospora, Pyrenula chlorospila, Graphis scripta, Buellia
disciformis et Arthopyrenia punctiformis. Quant aux espéces du Lecanorion subfuscae, elles
sont difficiles, sans relevé phytosociologique précis, à regrouper dans une association déjà
décrite. Nous avons noté principalement Lecanora pallida, Lecanora chlarotera, Lecidella
elaeochroma, Lecanora carpinea, Lecanora fuscella.
— L'ordre des Bacidietalia phacodis Bricaud et Roux ordre prov. (Bricaud, 1996).
Il regroupe les lichens sciaphiles, non ombrophobes, peu acidiphiles ou neutrophiles,
substratohygrophiles ou non. Cette communauté est représentée dans la dition principa-
lement par : Opegrapha vulgata, Opegrapha varia, Bacidina phacodes, Bacidia rubella,
Porina aenea et Opegrapha lichenoides, Lorsque le substrat devient plus humide, les
espéces substratohygrophiles dominent avec : Thelopsis rubella, Navicella pileata (Asco-
mycète non lichénisé) et Strigula mediterranea pour former le faciès typique du Ramonio-
striguletum mediterraneae Bricaud et Roux 1994. On note également la présence d'espéces
caractéristiques de l' Acrocordietum gemmatae Barkman 1958, placé par Bricaud (1996)
dans les Bacidietalia phacodis et du Phlyctidetum argenae Klement 1955 de position
syntaxinomique incertaine.
Source : MNHN Paris
140 C. COSTE
Ces communautés ne sont pas aussi bien individualisées sur le terrain, si bien
qu'il est souvent difficile de reconnaitre clairement une unité phytosociologique. Par
ailleurs il existe une dynamique si forte des peuplements lichéniques que ces unités
synthétiques se mélangent pour former des groupements trés disparates qu'il serait
hasardeux de caractériser sans relevés phytosociologiques exhaustifs.
COMPARAISON AVEC LE CAUSSE DE LABRUGUIÉRE-CAUCALIÉRES
Nos travaux sur la flore lichénique du causse de Labruguiére-Caucaliéres (Coste,
1992 et 1994) ont permis de dénombrer 110 lichens épiphytes et 10 champignons lichéni-
coles non lichénisés. En ce qui concerne les bois de Saint-Hippolyte, les données recueillies
dans cette note permettent de recenser 100 lichens et 7 champignons lichénicoles non
lichénisés. D'un point du vue purement quantitatif, les deux sites sont donc d'une richesse
égale. Il faut noter cependant un plus grand nombre d'espéces océaniques sur le site de
Saint-Hippolyte, par exemple Parmelia revoluta, Lecanora pallida, Bacidia subacerina,
Pyrenula macrospora, Arthonia graphidicola, Arthopyrenia microspila, Lecania fuscella,
qui sont nettement moins abondantes ou absentes sur le causse de Labruguiére-
Caucaliéres malgré la faible distance (environ 20 km) qui sépare les deux sites. En fait, les
éléments méditerranéens que l'on trouve bien représentés sur le causse de Caucaliéres, sont
principalement des espéces saxicoles-calcicoles, ce qui se comprend aisément car ces
supports se caractérisent par une humidité substratique trés faible favorisant ainsi la
croissance d'espéces xérophiles nombreuses en région méditerranéenne.
CONCLUSION
Comme on vient de le voir, la flore lichénique du site est caractérisée par un
nombre relativement élevé d'espéces océaniques. Plusieurs taxons récoltés sont intéres-
sants : Arthonia graphidicola est nouveau pour la France ; Arthopyrenia microspila est une
espéce trés peu récoltée dans notre pays et trés rarement aussi fertile que les échantillons de
Saint-Hippolyte ; Cresporhaphis (?) sp. est vraisemblablement une espéce nouvelle pour la
science, actuellement en cours d'étude ; Bacidia arceutina est rare en France ; Physarum
nutans est signalé pour la première fois lichénicole ; Strigula mediterranea est une espèce
récemment décrite et donc de répartition peu connue ; Bacidia incompta ne figure que trés
rarement dans les publications lichénologiques frangaises.
D'un point de vue phytosociologique, les nombreux groupements observés
peuvent étre regroupés en quatre syntaxons bien indivisualisés d'un point de vue écologi-
que, mais qui sont parfois bien difficiles à distinguer les uns des autres en raison de
l'existence de formes de transition.
Remerciements — Je tiens tout particulièrement à remercier Claude ROUX pour la relecture du
manuscrit ainsi que Pascale TIEVANT pour le dessin d' Arthonia microspila et Pierre ROUVE pour le
résumé anglais.
Source - MNHN. Paris
LICHENS DE SAINT-HIPPOLYTE (TARN) 141
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ECOLOGICAL ANALYSIS OF EPIXYLIC BRYOPHYTES
IN RELATION TO THE DECOMPOSITION OF THE SUBSTRATE
(MUNICIPALITY OF TIMBAUBA — PERNAMBUCO, BRAZIL)
Shirley Rangel GERMANO & Katia Cavalcanti PORTO
Federal University of Pernambuco, Department of Botany, Av. Prof? Nelson Chaves w/o,Recife-
Pernambuco, Brazil. Zip Code 50.670-420
ABSTRACT— Epixylic bryophytes were surveyed in an area of “seasonal coastal deciduous forest”,
situated in Timbaüba, Pernambuco, Brazil. Data were collected on the circumference and bryophyte
cover of fifty-four decomposing decaying trunks. Evaluations were made of the softness of the wood
and the cortex texture in order to determine three levels of decomposition: early, intermediate and
advanced. Fifty-five bryophyte species were recorded belonging to 6 families of Hepaticopsida and 11
of Bryopsida. The families with the largest numbers of species were Lejeuneaceae (19 spp.) and
Sematophyllaceae (9 spp). Trachylejeunea crenata (Nees & Mont.) Schiffn. and Trichosteleum
pusillum (Hornsch.) Jaeg. were the most commonly found species. Colonizing bryophytes were
confirmed as being common on, but not exclusive to, dead trunks, in various phases of decomposi-
tion. The most frequent showed no specificity with regard to the 3 levels of decomposition, though
some tendencies were noted, e. g. Sematophyllum caespitosum (Hedw.) Mitt. occurred principally on
the least decomposed trunks, while Lophocolea martiana Nees, was common on trunks in an
advanced stage of decomposition.
RÉSUMÉ — Une étude sur la bryoflore épixile d'une forét tropicale semi-décidue (=subcaducifoliée)
a été dévelopée dans l'État de Pernambuco, Brésil. Les prélévements ont été effectués sur 54 troncs
morts classifiés selon le degré de leur décomposition: réduite, intermédiaire et avancée. 55 espéces de
bryophytes ont été repertoriées. Elles appartiennent à 6 familles d'Hépatiques et à 11 familles de
Mousses. Les Lejeuneaceae (19 espéces) et les Sematophyllaceae (9 espéces) sont les familles les plus
riches en nombre d'espéces. Chez les espèces les plus fréquentes, aucune spécificité n'a pu être
déterminée, bien que certaines préférences soient remarquées, p. ex.:Sematophyllum caespitosum
(Hedw.) Mitt. plus fréquente sur les troncs en décomposition réduite et Lophôclea martiana Nees assez
commune sur ceux en décomposition avancée.
INTRODUCTION
Humid tropical forests offer a great variety of habitats for bryophyte, due to the
diversity of microhabitats and of the available substrates. In these forests, both living and
dead trunks are easily shown to be the most favorable substrates for the establishment of
Source : MNHN. Paris
144 S. R. GERMANO & K. C. PORTO
these cryptogams (Richards, 1957). Studies of the relationship between epixylic bryophy-
tes and their respective substrate are scarce. Important amongst these is the work of
Sastre-de-Jesus (1992) who, in an area of wet subtropical forest in Puerto Rico, carried out
a quantitative study of the bryophytic communities of fallen trunks in different phases of
decomposition and this also included documenting the respective growth forms, She
suggested a preliminary classification of the species colonizing this type of substrate, by
grouping them into 3 communities: epiphytes — colonizers of living trunks and those in
an initial phase decomposition; epixylics — colonizers of partially decomposed trunks;
humicolous — colonizers of trunks in late stages of decomposition, or very decomposed
trunks.
Until now, no detailed study of epixylic bryophytes has been carried out in the
Northeast region of Brazil, and therefore all research for this region is breaking new
ground. The aim of this study is to address this deficiency. It focuses on some aspects of the
taxonomic richness, frequency, similarity and geographic distribution of species which
colonize dead trunks in different phases of decomposition, the data for the study come
from an area of tropical forest, situated in the State of Pernambuco — Brazil.
Background to the study, a floristic list of the area in question, can be found in
Germano & Pórto (1996).
MATERIALS AND METHODS
Study area
The study area is in *Engenho Água Azul", in the municipality of Timbaüba
(7°35°20° S, 35°20° W and 210m alt.) located in the northern part of the State of Pernam-
buco, which though a region of sugar cane cultivation still has some remaining forest
areas. The vegetation of the area, one of the rare representatives of the Atlantic Forest in
the State, is classified as seasonal coastal deciduous (Andrade-Lima, 1970). The climate is
of the As' tropical type, that is wet, with a dry summer, with water deficit from August to
January. Average annual meteorological values are: temperature 24.3? C, relative humidity
80 % and pluviometric precipitation 1191.7mm (Fig.1).
Collection and Identification
Field work was carried out during 6 expeditions to the forest, at intervals of.
approximately 2 months. The bryophyte samples were collected from dead fallen trunks,
later grouped into 3 classes of decomposition, based on the texture of the cortex and on
the softness of the wood, as given by McCullogh (1948) (in Sóderstróm, 1987), but with
some slight modifications:
X = early decomposition (solid wood and intact cortex);
Y = intermediate decomposition (wood partially soft, with cracks)
Z = advanced decomposition (wood completely soft, no definite form).
Measurement of the average circumference of each trunk, led to two categories
being defined: A = 50 to 75cm and B > 75cm. Measurement of the bryophyte cover of the
trunk surface led to two types of colonization being recognized:
Source : MNHN. Paris
ECOLOGY OF EPIXYLIC BRYOPHYTES (BRAZIL) 145
annual average temperature
annual average precipitation
tag Pimm)
259)
Fig. 1 — Climate of the municipality of Timbaúba (Pernambuco — Brazil).
Intense = surface cover more than 30 %;
Rare = surface cover less than 30 %.
The samples were classified according to Schuster’s (1984) system for Hepati-
copsida, and Vitt's (1984) for Bryopsida and were deposited in the UFP Herbarium of the
Department of Botany, Federal University of Pernambuco, Recife (PE). The relative
frequency of each species on the total number of trunks examined was calculated
according to the formula described in Dajoz (1983). Four classes of presence were defined,
numbered from I to IV — class I: frequency of 0-15 % (rare); class II: 15,1-30 % (acciden-
tal); class III: 30,1-45 % (moderately frequent); class IV > 45,1 % (frequent).
The coefficient of Sórensen (Dajoz, 1983) was used to compare the bryophytic
communities present at the 3 levels of trunk decomposition.
Source : MNHN. Paris
146 S. R. GERMANO & K. C. PORTO
RESULTS AND DISCUSSIONS
In the humid tropical forests, decomposing trunks are densely colonized by
bryophytes (Pócs, 1982; Richards, 1984). This is certainly true in the study area, where the
epixylic bryoflora is rich, being made up of 55 species: 25 hepatics from the families —
Aneuraceae, Frullaniaceae, Geocalycaceae, Lejeuneaceae, Plagiochilaceae, Radulaceae
and 30 mosses from the families — Calymperaceae, Daltoniaceae, Fissidentaceae, Hoo-
keriaceae, Hypnaceae, Leucobryaceae, Leucomiaceae, Orthotrichacae, Plagiotheciaceae,
Sematophyllaceae and Thuidiaceae. Both hepatics and mosses were well represented in the
area, in approximately equal numbers.
The families most fully represented were Lejeuneaceae and Sematophyllaceae.
This is not surprising, since these families are important in the tropics, With particular
reference to Lejeuneaceae — 76 % of the hepatic species collected — Schuster (1963)
has already pointed out that, to attain its maximum development the family requires the
high humidity and temperature conditions found in warm tropical forests. The family
also shows great ecological amplitude, in striking contrast to other hepatic families, as
Jovet-Ast has emphasized (1950). Pórto (1992), who worked in two forest reserves
in Pernambuco, also found Lejeuneaceae to be the richest family, both in genera and
species.
With regards to mosses, Richards (1984) reported that, in the humid forests of
the South American plains, the main bryophyte populations on this type of substrate
consist mostly of pleurocarpous mosses, e.g. Sematophyllum subsimplex, Taxithelium
planum and various Hookeriaceae, although turf-forming acrocarpous mosses are com-
mon, e.g. Calymperes lonchophyllum, Leucobryum martianum and Octoblepharum albidum
and other Leucobryaceae. Coincidentally, all of the species cited occurred as epixylics in
the area studied.
It became evident that the families of pleurocarpous mosses were numerically
greater than those of the acrocarpous mosses, even though in variety of species, there were
not any significal differences between them.
The main reason why dead trunks are important substrate for bryophytes is
probably the greater availability of water and nutrients, resulting from increased trunk
porosity due to the decomposition of the cellulose and lignin. The interaction of these
factors, may favor colonization and establishment by various species, or limit them.
Richards (1984) commented that trunks, especially thick ones, are more favorable for
bryophyte colonization than branches and thin trunks. In the present work, of 54 trunks
examined, 68,5 % showed intense colonization by bryophytes and 29,6 % showed sparse
colonization. There were no significant differencesin intense colonization between the two
categories of trunk size. This suggests that other factors, which have been little studied in
tropical forests, are involved.
Regarding species richness, the number of bryophytes per trunk varied from 2 to
12 species, the average being 5 species. Species richness was not related to the intensity of
colonization, sometimes trunks with a small number of species were almost completely
covered. On the other hand, trunks that were sparsely colonized could be rich in species.
On analyzing the relative frequency of species, it was observed that those with high values
were scarce, while those with low values were numerous. The most frequent species
were: Trachylejeunea crenata, Prionolejeunea luensis and Aphanolejeunea sicaefolia from
Source : MNHN. Paris
ECOLOGY OF EPIXYLIC BRYOPHYTES (BRAZIL)
147
Tab. 1 — Occurrence of hepatics with the levels of trunk decomposition (X — early, Y — interme-
diate, Z — advanced, in the municpality of Timbaúba (Pernambuco — Brazil). (number of samples
collected).
HEPATICOPSIDA
Lophocolea martiana
Plagiochila trigonifolia
Radula macrostachya
Frullania caroliniana
Frullania gymnotis
Aphanolejeunea sicaefolia
Ceratolejeunea cubensis
C. maritima
Cheilolejeunea adnata
C. rigidula
C. trifaria
Drepanolejeunea mosenii
Harpalejeunea sp
H. tenuicuspis
Lejeunea Sp I
Lejeunea sp 2
Prionolejeunea luensis
Pycnolejeunea contigua
Rectolejeunea flagelliformis
Trachylejeunea crenata
Archilejeunea fuscescens
Lopholejeunea subfusca
Stictolejeunea squamata
Symbiezidium barbiflorum
Riccardia digitiloba
23
45
6-10
Source : MNHN. Paris
148 S.R. GERMANO & K. C. PORTO
Tab. 2 — Occurrence of musci with the level of trunk decomposition (X — early, Y — intermediate,
Z — advanced, in the municpality of Timbaúba (Pernambuco — Brazil). (number of samples
collected).
BRYOPSIDA x
Fissidens guianensis
F. inaequalis
F. pauperculus
F. radicans
F. zollingeri
Leucobryum martianum ~
Ochrobryum stenophyllum RE erens
Octoblepharum albidum me bens p)
Calymperes afzelii eem
C. lonchophyllum
C. palisotii ==> ==
Syrrhopodon incompletus AA
S. parasiticus a
Schizomitrium pallidum — —]
Callicosta evanescens
Meiothecium revolubile
Sematophyllum sp
Sematophyllum caespitosum
S. subpinnatum
S. subsimplex ===
Pterogonidium pulchellum ———
ithali Pa °°» I
Taxithelium planum
Trichosteleum papillosum M
AS
Trichosteleum pusillum
Vesicularia sp
Leucomium strumosum — ==
jet
Pilosium chlorophyllum
=> 8 ooo
Thuidium delicatulum
—— ei 45
Groutiella mucronifolia ETIN
—— so
Schlotheimia jamesonii
Source : MNHN. Paris
ECOLOGY OF EPIXYLIC BRYOPHYTES (BRAZIL) 149
the hepatics and Trichostellium pusillum, Schizomitrium pallidum and Taxithelium planum
from the mosses.
Of the flora studied, the rare species were numerous, while the most frequent
species were few in number.
Bryophytes, both hepatics and mosses, were present on trunks in all phases of
decomposition. The species were distributed in the following way: 14 occurred on trunks
at all 3 levels of decomposition, 16 on trunks at only 2 levels and 25 on trunks at just one
level, this suggests a preference for one particular stage of decomposition. In view of these
results, the three bryofloras were compared. Relatively high values of similarity were
found for those on trunks with intermediate and advanced decomposition (65 %), fol-
lowed by those on trunks with early and advanced decomposition (60 %), and finally, by
those on trunks of early and intermediate decomposition (47 %).
In order to make a more profound analysis of these data, with the aim of
detecting whether a specific flora per level of decomposition exists, only those species with
acollection number of six or more were analyzed. Of the 14 species from this group, only
Syrrhopodon parasiticus and Pilosium chlorophyllum were present on trunks with interme-
diate and advanced decomposition, and only Sematophyllum caespitosum on those with
early and advanced decomposition; the rest were found on trunks in all three phases of
decomposition, though even they show some preferences. For example, Ceratolejeunea
cubensis and Sematophyllum caespitosum, were both more commonly found on trunks in
the early decomposition phase, and Lophocolea martiana and Schizomitrium pallidum on
those in the advanced phase decomposition (Tab. 1, 2).
These results are partially different from those obtained by Sastre-De-Jesus
(1992) who found distinct communities for the various stages of trunk decomposition, as
epiphytes — Sematophyllum subpinnatum, Ceratolejeunea patentissima and Cheilolejeunea
rigidula; as epixylics — Archilejeunea parviflora and Callicostella depressa; and as humi-
coles — Taxithelium planum, Leucomium strumosum and Riccardia digitiloba. She showed
that most of the species could be considered exclusive to one given level of decomposition,
although Isopterygium tenerum, Calymperes erosum and Lejeunea laetevirens, among
others, were present on trunks in all three stages of decomposition.
It is worth emphasizing that the results of Sastre-De Jesus (1992) were obtained
from a homogenous plant community, dominated by only one specie of phanerogam
(Dacryodes excelsa Vahl., Burseraceae). The results discussed here are from trunks of a
range of species.
About 50% of the flora studied has already been cited as epixylic, but not
exclusively so, by other authors (Richards, 1984; Pórto, 1990) who reported them, on other
types of substrate such as earth, termite mounds and living trunks.
From the literature and from the results obtained here, it can be seen that the
epixylic flora, at least that found in humid tropical forests, is principally composed of
generalist species. It is also possible that the species colonizing recently fallen trunks could
have established themselves when the trunk was still alive and that those classified as
humicoles, were also colonizers of soil and termite mounds.
Further research is clearly necessary for a better understanding of interrela-
tionships between the physical-chemical factors of wood (level of nutrients, capacity of
water retention, pH, modifications in the texture and softness, etc.) and the evolution of
bryophytic communities (succession).
AKNOWLEDGEMENTS — We would like to give special thanks to Dr. Everardo Sampaio of the
Nuclear Energy Department — UFPE, for his help in analyzing the ecological data and also for his
Source : MNHN. Paris
150 S. R. GERMANO & K. C. PORTO
suggestions, and to CAPES (Coordenaçäo de Aperfeigoamento de Nivel Superior) for the financial
support.
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Source : MNHN. Paris
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ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS »
DE LOS BRIOFITOS DE LA SIERRA DE GREDOS (ESPANA).
F. LLORET !, R. M. CROS ?, M. BRUGUES ? y I. GRANZOW DE LA CERDA °
| Ecologia, Fac. Ciéncies, Universitat Autónoma de Barcelona, E-08193 Bellaterra,
? Botánica, Fac. Ciències, Universitat Autónoma de Barcelona, E-08193 Bellaterra, E:
? Dept. of Biology, University of Michigan, Ann Arbor, MI — 48109, U.S.A.
RESUMEN — Sc ha estudiado la brioflora de cinco valles de la vertiente norte de la Sierra de Gredos
(España) abarcando un rango de altitudes desde los 1300 m a los 2000 m. La mayor riqueza de
especies se ha encontrado entre 1700 m y 1800 m de altitud, ya que las localidades estudiadas en este
intervalo presentaban un mayor nümero de hábitats. Los elementos corológicos más importantes son
el boreal (35% de las especies), el templado (28%) y el oceánico (26%). La comparación con otras
sierras de la Península Ibérica permite discernir los principales factores que determinan esta pauta: la
influencia atlántica y las elevadas altitudes de la sierra estudiada. Del catálogo cabe mencionar dos
endemismos ibéricos (Brachythecium dieckii y Racomitrium hespericum), asi como Jungermannia
jenseniana, una hepática muy rara en la Península Ibérica.
ABSTRACT — The bryoflora of five valleys in the northern slope of the Sierra de Gredos (Spain),
ranging from 1300 m to 2000 m, has been studied. The highest species richness has been found
between 1700 m and 1800 m, because in this interval, the studied localities also showed a larger
number of different habitats, The most abundant chorological elements were boreal (35% of the
species), temperate (28%) and oceanic (26%). Comparisons with other ranges of the Iberian Penin-
sula provide some insights about the main factors contributing to this pattern: the atlantic influence
and the high altitude of the studied mountains. The most relevant species found are Jungermannia:
jenseniana, a very rare liverwort in the Iberian Peninsula, and two Iberian endemics: Brachythecium
dieckii and Racomitrium hespericum.
INTRODUCCION
La Sierra de Gredos ocupa una posición central en el conjunto de sistemas
montañosos de la Peninsula Ibérica. Litológicamente está constituída por materiales
predominantemente ácidos (esquistos y granitos), lo cual la asemeja a otras sierras del
Sistema Central, al que pertenece, así como a parte de los Pirineos, de Sierra Nevada y del
Sistema Ibérico. Además de las sierras citadas, sólo los Picos de Europa la superan en
altitud. Se trata por tanto de un macizo montañoso de gran importancia para poder
interpretar la distribución en la Península Ibérica de numerosos táxones de briófitos,
especialmente aquéllos ligados a habitats de montaña.
Source : MNHN. Paris
152 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA
A pesar de ser una región tradicionalmente visitada por botánicos, los datos
briológicos son fragmentarios y más escasos de lo que cabria esperar por la importancia de
la región. Algunos datos se refieren a recolecciones puntuales (Lara & Mazimpaka, 1992,
1993; Daniels, 1985), y en ocasiones corresponden a citas antiguas y poco contrastadas o
forman parte de listas de ámbito geográfico o taxonómico más amplio (Granzow de la
Cerda et al., 1986). Los estudios específicos de la Sierra son relativamente raros y están
restringidos a alguna zona de la misma (Casas Sicart, 1988; Soria et al., 1987; Arias de
Granzow de la Cerda, 1986), de forma que es dificil evaluar el significado corológico de la
brioflora de la Sierra.
En su vertiente septentrional, la Sierra de Gredos está surcada por una serie de
gargantas que descienden en dirección sur a norte desde alturas superiores a los 2000 m
hasta el valle del río Tormes, que fluye de este a oeste a una altitud comprendida entre 1500
y 1150 m. La vegetación predominante en estos valles está constituída por melojares de
Quercus pyrenaica Willd. en las zonas más bajas, por piornales serranos de Cytisus purgans
(L.) Boiss., Juniperus communis L., Erica arborea L. y Echinospartum lusitanicum (L.)
Rothm. subsp. barnadesii (Graells) C. Vicioso que forman grandes extensiones en las
laderas de los valles, y por pastizales de Agrostis rupestris All. y Armeria splendens (Lag. &
Rodr.) Webb. subsp. bigerrensis (C. Vicioso & Beltrán) P. Silva en las crestas y rellanos
rocosos de las partes más altas. En estas áreas de alta montafia no son raros los cervunales
con Nardus stricta L. y Festuca indigesta Boiss. En los fondos de los valles se encuentran
también formaciones riparias poco estructuradas con Fraxinus angustifolia Vahl y Salix
atrocinerea Broth.
El objetivo de este trabajo ha sido prospectar de forma sistemática esta vertiente
norte de la Sierra, en sus macizos central y occidental, y analizar la distribución de las
especies en un contexto biogeográfico. Para ello se visitaron cinco valles que en conjunto
cubren las partes altas más representativas de la Sierra.
LOCALIDADES ESTUDIADAS Y METODO DE MUESTREO
1. — La Herguijuela, Puerto de la Pefia Negra. Rocas descubiertas, márgenes del rio. 1800-1900 m.
U.T.M. 30TUK07.
2. — Bohoyo. Fuente de la población, riachuelo y piedras de los alrededores. 1140 m. U.T.M.
30TTK96.
3. — Bohoyo. Camino a la Fuente de la Seca, arroyo del Horcajo, garganta de Bohoyo. Tremedales
rodeados por un melojar claro. 1200 m. U.T.M. 30TTK96.
4.— Nava del Barco. Garganta de la Nava. Melojar, tremedales, fuente y rocas. 1300-1600 m. U.T.M.
30TTK86.
5. — Hoyos del Espino, subiendo al Puerto de Candeleda desde La Plataforma. Tremedales y
piornales con rocas graníticas. 1770-2000 m. U.T.M. 30TTKOS, 30TTK 16.
6. — Navalperal de Tormes, Garganta del Pinar hasta la laguna de Majalaescoba. Piornales y
tremedales con rocas graníticas. 1350-1820 m. U.T.M. 30TUK06,
Los cambios en la riqueza florística a lo largo del gradiente altitudinal se han
evaluado combinando los datos obtenidos en las diferentes localidades de muestreo que
abarcan de 1100 m a 2000 m de altitud. Con el objeto de asegurar el máximo de
homogeneidad en la intensidad del muestreo, el gradiente considerado comienza a partir
de 1300 m y cada intervalo de 100 m de altitud se ha evaluado a partir de los datos de
Source : MNHN. Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 153
aquella localidad con mayor numero de recolecciones, tal y como se indica a continuación:
1300-1399, 1400-1499, 1500-1599 m (localidad 4); 1600-1699, 1700-1799 m (localidad 6);
1800-1899, 1900-1999 m (localidad 5), Este método no permite conocer con exactitud la
riqueza floristica de cada intervalo altitudinal en el conjunto de la Sierra. No obstante,
proporciona una aproximación suficientemente realista de las pautas generales de diver-
sidad en el gradiente altitudinal.
RESULTADOS Y DISCUSION
CATALOGO
Para la nomenclatura de los táxones hemos seguido, básicamente, a Casas (1991)
para los musgos y a Grolle (1983) para las hepáticas.
Hepáticas
Anastrophyllum minutum (Schreb.) Schust. — Grietas de rocas húmedas. 1725 m. Loc.: 6.
Barbilophozia barbata (Schmid. ex Schreb.) Loeske — Rocas y taludes hámedos. 1725 m.
Loc.: 6.
Barbilophozia floerkei (Web. & Mohr) Loeske — Suelo sombreado bajo brezos y enebros.
1650-1760 m. Loc.: 6.
Barbilophozia hatcheri (Evans) Loeske — Grietas de rocas húmedas. 1725-1800 m. Loc.: 5
y6.
Calypogeia azurea Stotler & Crotz — Pequeños taludes húmedos en el prado. 1450-
1800 m. Loc.: 4 y 5.
Calypogeia fissa (L.) Raddi — Taludes húmedos del prado. 1400 m. Loc.: 4.
Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. — Pequeños taludes hümedos y sombreados del prado
turboso y de los cursos de agua. 1400-1900 m. Loc.: 1, 4, 5, y 6.
Cephaloziella divaricata (Sm.) Schiffn. — Pequeños rellanos y rocas sombreadas. 1500-
1900 m. Loc.: 4, 5 y 6.
Cephaloziella hampeana (Nees) Schiffn. — Márgenes de los cursos de agua, pequeños
rellanos entre piedras y grietas de las rocas húmedas. 1140-1900 m. Loc.: 1, 2, 3,
5, y 6.
Cephaloziella stellulifera (Tayl. ex Spruce) Schiffn. — Taludes sombreados. 1800-1820 m.
Loc: 5y 6
Chiloscyphus polyanthos (L.) Corda — Sobre raíces de abedules en el margen del riachuelo.
1820 m. Loc.: 6
Fossombronia pusilla (L.) Nees — Pequeños rellanos húmedos. 1760 m. Loc.: 6.
Fossombronia wondraczekii (Corda) Lindb. — Taludes sombreados. 1350-1400 m. Loc.: 4.
Jungermannia gracillima Sm. — Taludes húmedos protegidos. 1200-1900 m. Loc.: 1,
3,4y5.
Jungermannia jenseniana Grolle — Pequeños rellanos protegidos en el cervunal. 1900 m.
Loc.: 5.
Jungermannia sphaerocarpa Hook. — Taludes en los márgenes de los cursos de agua.
1900 m. Loc.: 5.
Lophozia ventricosa (Dicks.) Dum. — Rellanos, taludes protegidos y grietas de rocas
húmedas o mojadas. 1200-1900 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Source : MNHN. Paris
154 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA
Marchantia polymorpha L. — Suelo en los márgenes de un riachuelo y fuente. 1350-
1900 m. Loc.: 1 y 6.
Marsupella emarginata (Ehrh.) Dum. — Taludes y suelos hümedos, grietas de rocas
mojadas. 1200-1800 m. Loc.: 3 y 6.
Metzgeria furcata (L.) Dum. — Grietas rocas sombreadas. 1500 m. Loc.: 4.
Pellia neesiana (Gott.) Limpr. — Taludes húmedos en la laguna y en los márgenes del río.
1200-1820 m. Loc.: 3, 4 y 6.
Plagiochila porelloides (Torrey ex Nees) Lindenb. — Taludes sombreados. 1500-1820 m.
Loc.: 4 y 6.
Porella cordaeana (Hüb.) Moore — Piedras en los márgenes de los cursos de agua y rocas
rezumantes. 1200-1725 m. Loc.: 3, 4 y 6.
Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi — Taludes sombreados, 1200-1400 m. Loc.: 3 y 4.
Riccardia incurvata Lindb, — Pequeño talud en el margen de un riachuelo. 1900 m.
Loc.: 1.
Riccardia multifida (L.) S. Gray — Talud muy húmedo, 1450 m. Loc.: 4.
Riccia beyrichiana Hampe ex Lehm. — Pequeñas depresiones de un camino. 1760 m.
Loc.: 6.
Riccia crozalsii Levier — Pequeñas depresiones de un camino, 1760 m. Loc.: 6.
Riccia gougetiana Durieu et Mont. — Pequeñas depresiones de un camino. 1760 m. Loc.:
6
Scapania compacta (A. Roth) Dum. — Rocas, grietas y taludes pedregosos. 1400-1900 m.
Loc.: 4, 5 y 6.
Scapania irrigua (Nees) Nees — Taludes y piedras muy húmedos en los bordes de
riachuelos y en los cervunales, 1450-1900 m. Loc.: 1, 4 y 6.
Scapania nemorea (L.) Grolle — Grietas de rocas húmedas. 1200 m. Loc.: 3.
Scapania undulata (L.) Dum. — Rocas y taludes de los riachuelos y cascadas. 1200-
1900 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Musgos
Amphidium mougeotii (B. & S.) Schimp. — Grietas de rocas húmedas. 1500-1800 m. Loc.:
4, 5y6.
Andreaea heinemannii Hampe & C. Müll. — Sobre bloques graníticos. 1900 m. Loc.: 1.
Andreaea rothii Web. & Mohr subsp. rothii — Rocas verticales húmedas. 1550-1725 m.
Loc.: 4 y 6.
Andreaea rupestris Hedw. — Rocas verticales. 1725 m. Loc.: 6.
Antitrichia californica Sull. — Rocas sombreadas. 1200 m.
Antitrichia curtipendula (Hedw.) Brid. — Sobre melojos y rox
Loc.: 3, 4y 6.
Archidium alternifolium (Hedw.) Schimp. — Pequeñas depresiones de un camino. 1760 m.
Loc.: 6.
Atrichum angustatum (Brid.) B. & S. — Taludes hümedos en una fuente. 1350 m. Loc.: 6.
Atrichum undulatum (Hedw.) P. Beauv. — Talud en el borde del riachuelo. 1900 m. Loc.: 1.
Aulacomnium androgynum (Hedw.) Schwaegr. — Taludes hümedos sombreados. 1200-
1760 m. Loc.: 3, 4 y 6.
Aulacomnium palustre (Hedw.) Schwaegr. — Tremedales y taludes de los riachuelos.
1200-1900 m. Loc.: 1, 3, 4, 5 y 6.
Barbula unguiculata Hedw. — Taludes sombreados. 1200 m. Loc: 3.
Bartramia ithyphylla Brid. — Taludes pedregosos. 1725 m. Loc.: 6.
103
ombreadas. 1200-1725 m.
Source : MNHN. Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 155
Bartramia pomiformis Hedw. — Taludes sombreados y grietas de rocas. 1200-1800 m.
Loc.: 3, 4, Sy 6.
Bartramia stricta Brid. — Talud sombreado. 1200 m. Loc.: 3.
Blindia acuta (Hedw.) B., S. & G. — Rocas hümedas en el tremedal y en una cascada.
1500-1800 m. Loc.: 4 y 5.
Brachythecium albicans (Hedw.) B., S. & G. — Suelo sombreado bajo enebro. 1800 m.
Loc.: 6.
Brachythecium dieckii Card. & Dix. — Sobre rocas graniticas y en la base de abedules.
1550-1800 m. Loc.: 4 y 6.
Brachythecium rivulare B., S. & G. — Piedras en los cursos de agua, fuentes y laguna.
1200-1820 m. Loc.: 3, 4 y 6.
Brachythecium salebrosum (Web. & Mohr) B., S. & G. — Taludes sombreados. 1200 m.
Loc.:3.
Brachythecium velutinum (Hedw.) B., S. & G. — Rocas secas y base de árboles. 1600 m.
Loc.: 6.
Bryum alpinum With. — Rellanos y piedras periódicamente mojados. 1140-1900 m. Loc.:
2,3,4,5y 6.
Bryum argenteum Hedw. — Suelos y rocas al borde de caminos. 1140-1900 m. Loc.
2y3.
Bryum capillare Hedw. — Taludes y rellanos de rocas. 1200-1800 m. Loc.: 3, 5 y 6.
Bryum elegans Nees ex Brid. — Rocas descubiertas. 1725 m. Loc.: 6.
Bryum pallescens Schleich. ex Schwaegr. — Taludes hümedos en el cervunal. 1800 m.
Loc.: 5.
Bryum pseudotriquetrum (Hedw.) Gaertn., Meyer & Scherb. — Rocas y taludes en los
cursos de agua. 1200-1900 m. Loc.: 1, 3, 4, 5 y 6.
Calliergon stramineum (Brid.) Kindb. — Pequeños cursos de agua en prados turbosos.
1200-1900 m. Loc.: 3,4 y 5.
Calliergonella cuspidata (Hedw.) Loeske — Taludes muy húmedos en los bordes de los
cursos de agua en el tremedal. 1400-1900 m. Loc.: 1 y 4.
Ceratodon purpureus (Hedw.) Brid. — Taludes y rellanos descubiertos y en grietas de rocas.
1140-2000 m. Loc.: 1, 2, 3, 4, Sy 6.
Cynodontium bruntonii (Sm.) B., S. & G. — Grietas de rocas graníticas expuestas. 1550-
1900 m. Loc.: 1, 4 y 6.
Dicranella heteromalla (Hedw.) Schimp. — Taludes sombreados al borde de riachuelos.
1200-1900 m. Loc.: 1, 3, 4 y 5.
Dicranella varia (Hedw.) Schimp. — Taludes sombreados. 1400 m. Loc.: 4.
Dicranum scoparium Hedw. — Suelos, rellanos y grietas de rocas secas. 1
3,4,5y 6.
Didymodon cordatus Jur. — Suelo descubierto. 1350 m. Loc.: 4.
Didymodon vinealis (Brid.) Zander — Suelo descubierto entre bloques de granito. 1140 m.
Loc.: 2.
Diphyscium foliosum (Hedw.) Mohr — Taludes sombreados. 1800-1820 m. Loc.: 5 y 6.
Ditrichum heteromallum (Hedw.) Britt. — Suelo muy hümedo en el cervunal. 1900 m.
Loc.: 5.
Dryptodon patens (Hedw.) Brid. — Rocas y grietas secas. 1200-1800 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Ephemerum sessile (Bruch) C. Müll. — Talud himedo. 1400 m. Loc.:
Eurhynchium praelongum (Hedw.) B., S. & G. var. stokesii (Turn.) Dix. — Taludes
hümedos. 1200 m. Loc.: 3.
Eurhynchium pulchellum (Hedw.) Jenn. — Suelo pedregoso. 1350 m. Loc.: 4.
Source : MNHN, Paris
156 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y 1. GRANZOW DE LA CERDA
Fissidens bryoides Hedw. — Grietas de rocas y taludes húmedos. 1350-1500 m. Loc.: 4.
Fissidens rivularis (Spruce) Schimp. in B., S. & G. Rocas hümedas o sumergidas.
1350-1680 m. Loc. : 4 y 6.
Fissidens viridulus (Sw.) Wahlenb. — Taludes sombreados y grietas de piedras húmedas.
1200-1550 m. Loc. : 3 y 4.
Fontinalis antipyretica Hedw. — Fuente y piedras dentro del rio. 1140-1900 m. Loc.: 2,
5y6.
Fontinalis hypnoides Hartm. — Piedras del río. 1500-1680 m. Loc.: 4 y 6.
Fontinalis squamosa Hedw. — Piedras cascada y cursos de agua. 1200-1820 m. Loc.: 3,
4y 6.
Funaria hygrometrica Hedw. — Talud seco. 1200 m. Loc.: 3.
Grimmia caespiticia (Brid.) Jur. — Rocas secas descubiertas. 1900 m. Loc.: 5.
Grimmia decipiens (K. F. Schultz) Lindb. — Rocas secas descubiertas. 1200-1500 m. Loc.:
3,4y 6.
Grimmia laevigata (Brid.) Brid. — Rocas secas descubiertas. 1140-1900 m. Loc.: 1 y 2.
Grimmia montana B. $: S. — Rocas secas descubiertas. 1500-1900 m. Loc.: 1, 4, 5 y 6.
Grimmia torquata Hornsch. ex Grev. — Rocas verticales. 1725 m. Loc.: 6.
Grimmia trichophylla Grev. — Rocas secas descubiertas. 1200-2000 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Hedwigia ciliata (Hedw.) P. Beauv. — Rocas descubiertas. 1200-1900 m. Loc.: 1, 3 y 4.
Hedwigia stellata Hedenäs — Rocas expuestas o poco sombreadas. 1200-1725 m. Loc.: 3,
4y6.
Homalothecium sericeum (Hedw.) B., S. & G. — Grietas de rocas secas. 1140 m. Loc.: 2.
Hygrohypnum luridum (Hedw.) Jenn, — Piedras mojadas en los cursos de agua y cascadas.
1500-1820 m. Loc.: 4, 5 y 6.
Hygrohypnum ochraceum (Turn. ex Wils.) Loeske — Piedras del río, fuentes y cascadas.
1140-1820 m. Loc.: 2, 4, 5 y 6.
Hyocomium armoricum (Brid.) Wijk & Marg. — Borde de una acequia en un lugar muy
umbroso. 1350 m. Loc.: 4.
Hypnum andoi A. J. E. Smith — Rocas graníticas y grietas descubiertas. 1500-1900 m.
Loc.: 1 y 4.
Hypnum cupressiforme Hedw. var. cupressiforme — Rocas graníticas, suelo y sobre melojo.
1200-1800 m. Loc.: 1, 3, 4 y 6.
Hypnum cupressiforme Hedw. var. lacunosum Brid. — Rocas poco sombreadas. 1500-
1760 m. Loc.: 4 y 6.
Isothecium alopecuroides (Dubois) Isov. — Piedras horizontales protegidas. 1725 m.
Loc.: 6.
Isothecium myosuroides Brid. — Taludes y grietas de rocas. 1500-1820 m. Loc.: 4 y 6.
Orthotrichum affine Brid. — Sobre melojo y rocas graníticas descubiertas. 1200-1900 m.
Loc.:1,3y4.
Orthotrichum diaphanum Brid. — Rocas graníticas descubiertas. 1900 m. Loc.: 1.
Orthotrichum lyellii Hook. & Tayl. — Sobre melojo. 1350 m. Loc.: 4.
Orthotrichum rupestre Schleich. ex Schwaegr. — Sobre brezo y rocas sombreadas. 1200-
1900 m. Loc.: 1, 3, 4 y 6.
Philonotis arnellii Husn. — Grietas y taludes húmedos. 1200-1500 m. Loc.: 3 y 4.
Philonotis fontana (Hedw.) Brid. — Taludes y piedras de los cursos de agua, fuente y
abrevadero. 1200-1900 m. Loc.: 1,3, 4, 5 y 6.
Philonotis seriata Mitt. — Margen del riachuelo. 1900 m. Loc.: 5.
Philonotis tomentella Mol. — Piedras sombreadas y pequeños taludes en el tremedal.
1760-1800 m. Loc.: 5 y 6.
Source : MNHN. Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 157
Plagiomnium affine (Bland.) T. Kop. — Taludes sombreados húmedos. 1200-1760 m. Loc.:
3,4y 6.
Plagiomnium undulatum (Hedw.) T. Kop. — Bordes de una acequia y de una fuente.
1350 m. Loc.: 4 y 6.
Pogonatum aloides (Hedw.) P. Beauv. — Taludes y rellanos entre piedras. 1200-1900 m.
Loc.: 3, 4, Sy 6.
Pogonatum nanum (Hedw.) P. Beauv. — Pequeños rellanos entre piedras. 1400 m. Loc.: 4.
Pogonatum urnigerum (Hedw.) P. Beauv. — Talud húmedo en el tremedal. 1800-1900 m.
Loc.: 5.
Pohlia annotina (Hedw.) Lindb. — Taludes y rellanos húmedos. 1350-1900 m. Loc.: 4 y 5.
Pohlia cruda (Hedw.) Lindb. — Suelo y taludes protegidos. 1200-1725 m. Loc.: 3, 4 y 6.
Pohlia elongata Hedw. — Taludes y rocas en los márgenes de riachuelos. 1200-2000 m.
Loc.: 3,4 y 5.
Pohlia nutans (Hedw.) Lindb. — Taludes húmedos en los bordes de los cursos de agua.
1400-1900 m. Loc.: 1, 4 y 5.
Polytrichum alpinum Hedw. — Grictas y suelo entre rocas. 1200-1800 m. Loc.: 3 y 5.
Polytrichum commune Hedw. var. perigoniale (Michx.) Hampe — Taludes, rellanos y
grietas periódicamente mojados. 1200-1800 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Polytrichum formosum Hedw. — Rocas descubiertas 1500 m. Loc.: 4.
Polytrichum juniperinum Hedw. — Taludes, grietas y suelo descubierto. 1200-1900 m. Loc.:
3,4,5y 6.
Polytrichum piliferum Hedw. — Rocas, grietas y suelo seco. 1140-1900 m. Loc.: 1, 2, 3, 4,
5y6.
Pseudoleskea patens (Lindb.) Kindb. — Grietas rocas. 1350 m. Loc.: 4.
Pterigynandrum filiforme Hedw. — Piedras secas y sobre abedules. 1200-1800 m. Loc.:
3y6.
Pterogonium gracile (Hedw.) Sm. — R secas. 1500 m. Loc.: 4.
Racomitrium aciculare (Hedw.) Brid. — Piedras en los ríos y en las cascadas. 1140-1820 m.
Loc.: 2, 3, 4 y 6.
Racomitrium affine (Schleich. ex Web. & Mohr) Lindb. — Piedras secas. 1725 m. Loc.: 6.
Racomitrium aquaticum (Schrad.) Brid. — Rocas húmedas. 1500 m, Loc.: 4.
Racomitrium elongatum Frisvoll — Rocas y piedras secas descubiertas. 1200-2000 m. Loc.:
3,5 y6.
Racomitrium hespericum Sérgio, Muñoz & Ochyra — Rocas y grietas descubiertas. 1500-
1725 m. Loc.: 4 y 6.
Racomitrium heterostichum (Hedw.) Brid. — Rocas descubiertas. 1500-2000 m. Loc.:
4,5y6.
Racomitrium lanuginosum (Hedw.) Brid. — Piedras. 1725 m. Loc.: 6.
Rhizomnium pseudopunctatum (B. & S.) T. Kop. — Bordes de los riachuelos en el cervunal.
1900 m. Loc.: 5.
Rhizomnium punctatum (Hedw.) T. Kop. Taludes húmedos y en los bordes de un
abrevadero. 1200-1820 m. Loc.: 3, 4, 5 y 6.
Rhynchostegium alopecuroides (Brid.) A. J. E. Sm. — Piedras sumergidas en los ríos,
cascadas y fuentes. 1350-1820 m. Loc.: 4, 5 y 6.
Sanionia uncinata (Hedw.) Loeske — Piedras, taludes y suelos húmedos. 1725 m. Loc.: 6.
Schistidium agassizii Sull. & Lesq. — Piedras rio y cascada. 1450-1820 m. Loc.: 4 y 6.
Schistidium rivulare (Brid.) Podp. — Piedras río. 1600 m. Loc.: 6.
Scleropodium purum (Hedw.) Limpr. — Suelo sombreado. 1650 m. Loc.: 6.
Scleropodium touretii (Brid.) L. Koch — Grietas rocas. 1500 m. Loc.: 4.
Source : MNHN. Paris
158 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA
Sphagnum compactum Lam. & DC. — Tremedales y márgenes de los cursos de agua.
1760-1900 m. Loc.: 5 y 6.
Sphagnum denticulatum Brid. — Tremedales, fuentes y rocas sumergidas en los riachuelos.
1200-1900 m. Loc.: 1, 3, 4, 5y 6.
Sphagnum nemoreum Scop. — Tremedales y bordes de los pequefios cursos de agua.
1770-1900 m. Loc.: 5.
Sphagnum palustre L. — Margenes de los pequeños cursos de agua en el melojar. 1200 m.
Loc.: 3.
Sphagnum papillosum Lindb. — Tremedal. 1350 m. Loc.: 4.
Sphagnum subsecundum Nees — Prado, márgenes riachuelo y cascada. 1200-1900 m. Loc.:
BIAS
Sphagnum russowii Warnst, — Márgenes riachuelos. 1760 m. Loc.: 6.
Sphagnum teres (Schimp.) Ångstr. — Tremedales y bordes de los pequeños cursos de agua.
1800-1900 m. Loc.: 5.
Tortula ruralis (Hedw.) Gaertn., Meyer & Scherb. — Taludes y piedras secas. 1200-1900 m.
Loc.: 1, 3, 4 y 6.
Tortula subulata Hedw. var. graeffii Warnst. — Talud umbroso seco. 1350 m. Loc.: 4.
Tortula subulata Hedw. var. subulata — Grietas rocas secas. 1500 m. Loc.: 4
Warnstorfia exannulata (B., S. & G.) Loeske — Márgenes de los riachuelos en el prado.
1900 m. Loc.: 5.
Weissia controversa Hedw. — Talud umbroso seco. 1350 m. Loc.: 4.
RIQUEZA DE ESPECIES EN EL GRADIENTE ALTITUDINAL
Como norma general, se considera que un aumento en la altitud va acompañado
de una disminución del nümero de especies debido a un mayor rigor de las condiciones
ambientales, a un mayor aislamiento de las poblaciones y a una disminución del área
(Huston, 1994). Esta pauta, sin embargo, puede variar en función del grupo taxonómico
considerado y del contexto geográfico del gradiente estudiado. Algunos estudios han
demostrado en regiones boreales una correlación positiva entre la riqueza de especies de
briófitos y la elevación como consecuencia del estrés hídrico experimentado en altitudes
inferiores (Lee & La Roi, 1979). Sin embargo, también es posible encontrar un máximo de
riqueza de especies de briófitos en altitudes intermedias, correspondiendo a zonas de
productividad elevada ligada a un máximo de precipitaciones y a unas temperaturas no
demasiado bajas (van Reenen & Gradstein, 1983; Slack, 1977). Esta misma pauta ha sido
observada en comunidades de plantas vasculares (Whittaker & Niering, 1975).
Además, al considerar las comunidades de briófitos, hay que tener presente su
alta dependencia de las condiciones microambientales. La diversidad de microambientes,
a su vez, puede aumentar en medios más productivos al generarse una mayor diversidad
estructural del medio (Huston, 1994). Por otro lado, al considerar gradientes ambientales
a una escala regional, Shmida & Wilson (1985) han puesto de manifiesto que además de la
riqueza de hábitats, el contacto entre grupos florísticos diferentes puede ser causa de
incrementos en la riqueza de especies.
En la figura 1 se observa que en el gradiente altitudinal estudiado en la Sierra de
Gredos existe una mayor riqueza de especies entre los 1500 y los 1800 m de altitud, con un
máximo entre los 1700 y los 1800 m. Segün lo expuesto anteriormente, esta pauta en la
Source : MNHN Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 159
-total
--A--inician distribución
100 —* -acaban distribución
—#— exclusivas
uv
q
o
o
a
n
o
o
o
o
e
vo
E
2
c
1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000
altitud
Fig. 1 — Riqueza de especies en el gradiente altitudinal de la Sierra de Gredos, Número de especies
total, que inician su distribución, que acaban su distribución y que se encuentran exclusivamente en
intervalos de 100 m de altitud. Los intervalos comprendidos entre 1300 y 1599 m corresponden a la
localidad 4, entre 1600 y 1799 m a la localidad 6 y entre 1800 y 1999 m a la localidad 5. [ Speci
richness along the altitudinal gradient in Sierra de Gredos. Total species richness, number of species
starting its range distribution, finishing its range distribution and found exclusively in 100 m altitude
intervals. Locality 4 provided the intervals from 1300 to 1599 m, locality 6, the intervals from 1600 to
1799 m and locality 5 the intervals from 1800 to 1999 m. ]
riqueza de especies podría ser consecuencia de una mayor diversidad de hábitats o de una
transición entre dos grupos corológicos diferenciados que corresponderían a los pisos
montano y subalpino, los cuales se solaparian en este nivel altitudinal. En el primer caso,
la existencia de hábitats particulares en esta zona implicaría la presencia exclusiva de
especies ligadas a estos hábitats. Apoyando esta hipótesis, en la figura 1 se observa que
entre 1700 y 1800 m, el nümero de especies exclusivas es más elevado que en los niveles
altitudinales contiguos. Por otro lado, la transición entre dos grupos corológicos se
manifestaría por un aumento del nümero de especies que en ese intervalo tienen su límite
inferior o superior (Shmida & Wilson, 1985). De cada uno de estos dos grupos de especies
habría que sustraer en cada intervalo altitudinal el nümero de especies exclusivas, puesto
que éstas empiezan y acaban su distribución en el mismo intervalo. Después de este
cálculo, observamos que el número de especies que indicarían esta transición entre grupos
corológicos es considerablemente bajo. Por tanto, cabe atribuir la mayor riqueza de
especies a la existencia de hábitats que no se dan en otros segmentos del gradiente. De
modo orientativo sefialemos que en el intervalo entre 1700 y 1800 m se recolectaron
briófitos en un total de 17 ambientes diferentes, mientras que en los otros intervalos el
numero de ambientes fue como máximo 10 (intervalos 1800-1900 m y 1900-2000 m).
Source : MNHN, Paris
160 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA
Entre los habitats con una mayor significación en la presencia de especies
exclusivas mencionemos las pequefias depresiones que se forman en suelos descubiertos
poco pedregosos y que mantienen un nivel elevado de humedad (Riccia gougetiana, R.
beyrichiana, R. crozalsii, Fossombronia pusilla y Archidium alternifolium) y las paredes
rocosas con grietas relativamente hümedas (Anastrophyllum minutum, Andreaea rupestris,
A. rothii, Grimmia torquata, Bartramia ithyphylla y Bryum elegans) especialmente abun-
dantes en la localidad 6. La distribución de estas especies en otras regiones y altitudes nos
indica su potencial distribución en otras localidades de la Sierra de Gredos, Su presencia
estaría limitada por la existencia de hábitats apropiados, que en las localidades estudiadas
se hallan en el mencionado intervalo de altitud.
En general, la pauta de distribución de las especies de briófitos aparece fuerte-
mente ligada a los fondos de los barrancos, donde se hallan los cursos de agua permanen-
tes. Entre un valle y otro, las laderas aparecen cubiertas por prados secos y piornales
dominados por Cytisus purgans, con pocas surgencias de agua y en general con escasez de
hábitats apropiados para los briófitos. Esto ocasionaría una distribución lineal de las
poblaciones a lo largo de los fondos de valle, facilitando su fragmentación. Esta tendencia
se manifestaría en la elevada proporción de especies que se encuentran en más de un
intervalo de altitud no consecutivos (2874). En la cabecera de los valles se diversifican los
hábitats apropiados para los briófitos, al confluir la red de cursos altos de agua, formando
en ocasiones ciertas extensiones de cervunales y turberas de pequeña extensión y aflo-
rando paredes rocosas con surgencias de agua ocasionales. A partir de 1800 m de altitud el
nümero de especies disminuye rápidamente, los cursos de agua escasean y las condiciones
climáticas son también más extremas. La mayoría de los táxones que alcanzan las altitudes
más elevadas son especies de amplia distribución, como por ejemplo Ceratodon purpureus,
y que en general podemos considerar tolerantes a una gran variedad de condiciones
ecológicas.
ASPECTOS COROLOGICOS
Desde el punto de vista biogeográfico nos ha parecido interesante conocer el tipo
de distribución general de las especies recolectadas en la Sierra de Gredos y compararlo
con el de otras sierras del centro y oeste de la Península Ibérica. Para ello hemos escogido
cuatro sierras relativamente bien exploradas y con características, tipo de sustrato, altitud,
etc., similares: Sierra de Gata (Casas et al., 1988), Sierra de Ancares (Casas et al., 1987),
Sierra de la Demanda (Casas er al., 1981) y Macizo del Moncayo (Casas er al., 1984).
Hemos seguido los criterios de Düll (1983, 1984, 1985 y 1992) para la catalogación
corológica (Fig. 2).
En la Sierra de Gredos hemos recolectado 6 especies de distribución subartico-
subalpina que corresponde al 4% del total. De las sierras comparadas esta cifra es parecida
solamente a la de Ancares, lo que se explica básicamente por la altitud donde se realizaron
las recolecciones. Los valores de las otras sierras son muy inferiores debido a la mayor
influencia del clima mediterráneo (Demanda y Moncayo) o a la menor altitud (Sierra de
Gata). De este elemento corológico, en la Sierra de Gredos cabe mencionar Schistidium
agassizii ya que se ha considerado vulnerable en la Península (Sérgio et al. 1994) debido al
ambiente acuático donde se desarrolla y a las pocas localidades conocidas: Pirineos
Centrales (Casas, 1993), Sistema Ibérico (Martinez-Abaigar & Ederra, 1992), en ambos
Source - MNHN. Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 161
@ 1-S. Gredos © 4- S. Demanda
2- S. Gata FA 5- M. Moncayo
El 3- S. Ancares
porcentaje especies
ss b o t m c
Fig 2— Porcentaje de especies según los diferentes elementos corológicos en la Sierra de Gredos yen
otras sierras de la Península Ibérica. ss: subártico-subalpino; b: boreal; o: oceánico; t: templado; m:
mediterráneo; c: continental. [ Percentage of species of the different chorological elements in the
Sierra de Gredos and in several ranges of the Iberian Peninsula. ss: subarctic-subalpine; b: boreal; o:
oceanic; t: temperate; m: mediterranean; c: continental.]
casos a 1200 m de altitud y en la Sierra de Guadarrama donde existe una cita de Willkomm
recogida por Bremer (1980). Grimmia caespiticia recolectada en un enclave cerca del
Puerto de Candeleda a 1900 m de altitud sobre rocas secas se considera rara ya que se
conocía de los Pirineos, donde es frecuente, y de la Cordillera Cantábrica. Más citada es G.
torquata cuya área de distribución llega a Sierra Nevada.
El elevado porcentaje de las oceánicas (incluyendo suboceánicas y oceánico-
mediterráneas) es un 26% del total, y también es parecido al encontrado en la Sierra de
Ancares, pero inferior a Gata. Muchas de las localidades estudiadas en Gata correspon-
den a enclaves de mayor pluviosidad y de menor altitud. Sólo Hyocomium armoricum y
Rhynchostegium alopecuroides son estrictamente oceánicas. La primera es muy rara en
Gredos así como en todo el centro de la Península, donde se encuentra en distintas
localidades de una forma muy puntual y siempre muy escasa. En cambio R. alopecuroides
Source : MNHN. Paris
162 F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA
es una especie reófila abundante en Gredos y en el cuadrante noroccidental de España. En
Gredos son más numerosas las especies oceánico-mediterráneas y las suboceánicas como
Cynodontium bruntonii, Fissidens rivularis, Grimmia decipiens © Amphidium mougcotii.
Cabe destacar la presencia de Jungermannia jenseniana, hepática rojiza de filidios renifor-
mes con las células marginales de color intenso, que ha sido recolectada cerca del Puerto
de Candeleda a 1900 m de altitud en pequeños rellanos sombreados del prado hümedo. Se
considera una planta rara ya que, en la Península, se conoce solamente de dos puntos muy
localizados en los Pirineos Centrales, concretamente en la Vallferrera y la Val d'Aran,
cuyas muestras se encuentran en BCB. Otra hepática rara, también suboceánica como la
anterior es Riccardia incurvata citada de Pirineos (Casas Sicart, 1986) y de Picos de Europa
(Geissler, 1979; Fuertes Lasala & Martínez-Conde, 1989). En Gredos se ha recolectado en
un talud en los márgenes de un pequeño curso de agua a 1900 m en el Puerto de la Peña
Negra.
Las especies de distribución mediterránea son escasas en la Sierra de Gredos,
corresponden a un 6% del total, de las cuales sólo Antitrichia californica y Homalothecium
aureum son estrictamente mediterráneas. Estas dos especies frecuentes en el centro de la
península las hemos recolectado, como era de esperar, en las partes bajas de la sierra, lo
mismo que la mayoría de las submediterráneas y mediterráneo-oceánicas, excepto Grim-
mia laevigata. El valor más elevado de las especies de este grupo corológico corresponde a
la Sierra de Gata debido a que, como hemos dicho anteriormente, muchas de las explo-
raciones se realizaron a bajas altitudes.
Los elementos corológicos mejor representados en la Sierra son, lógicamente, el
boreal y el templado. En Gredos el valor del elemento boreal corresponde a un 35% valor
muy parecido al de las otras sierras consideradas excepto Gata, donde debido a su menor
altitud es muy bajo. De este grupo destacamos Blindia acuta no escasa en las paredes
rezumantes y cascadas a partir de los 1500 m. Se conoce de distintas localidades del norte
peninsular desde León al Montseny, en el extremo oriental, y de un enclave en el Sistema
Tbérico y otro en Sierra Nevada. Anastrophyllum minutum, relativamente frecuente en el
norte de la Península Ibérica no se había citado del sur del Sistema Ibérico y se ha
encontrado en las grietas de rocas húmedas a 1725 m y Sphagnum compactum, relativa-
mente abundante en los tremedales de la Garganta de la Nava y subiendo a Candeleda, no
se había mencionado anteriomente en Gredos a pesar de que se conocia de sierras
próximas (Guadarrama y Estrela) y de todo el norte peninsular.
Finalmente recolectamos dos especies endémicas de la Península Tbérica. Bra-
chythecium dieckii se conoce solamente de la Sierra de Guadarrama y de la Sierra de
Gredos, ambas del Sistema Central español. En esta ultima sierra ha sido recolectada
sobre rocas graníticas descubiertas y en la base de abedules, a partir de los 1500 m de
altitud. En la lista de las especies ibéricas amenazadas (Sérgio et al., 1994) figura con una
K ya que no se conocía su distribución peninsular e incluso, debido a los comentarios de
Casares (1915), no podía asegurarse su presencia en España. Esta especie no se habia
recolectado en España desde 1912. Hedenäs (1993) da las características diferenciales
respecto a B. velutinum y confirma, después de revisar un isotipo, la presencia de esta
especie en la Península Ibérica. Racomitrium hespericum, descrito recientemente por
Sérgio et al. (1995), se distribuye por el cuadrante noroccidental penínsular (Sierra de
Guadarrama, Serra de Estrela, Cáceres y Salamanca) parece bastante lógico que se
encontrara sobre granitos en la Sierra de Gredos. Hedwigia stellata también descrita
recientemente (Hedeniis, 1995) la hemos recolectado sobre granito en distintas localidades
de la Sierra y su distribución es por el momento poco conocida en la Península.
Source : MNHN. Paris
ASPECTOS BIOGEOGRAFICOS Y COROLOGICOS 163
AGRADECIMIENTOS — A la Dra. Creu Casas y a la Dra. Cecilia Sérgio por atender todas nuestras
consultas. Este trabajo ha estado financiado, en parte, por la DGICYT (Proyecto PB93-0878) del
Ministerio de Educaciôn y Ciencia.
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Commission paritaire 15-9-1981 - N° 58611 - Dépót légal 2° trimestre 1997 - Imprimerie F. Paillart
. Sortie des presses le 30 avril 1997 - Imprimé en France
Éditeur : A-D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : D. Lamy ; Secrétaire : B. Dennetiére
Trésorier : B. de Reviers Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris!
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Société Francaise de Systématique «n |
La Société Française de Systématique réunit les systématiciens ou les personnes
intéressées par la Systématique et les informe en publiant un Bulletin. Elle convie ses
membres à des colloques annuels transdisciplinaires, au cours desquels les systématiciens
et d'autres scientifiques peuvent s'exprimer et débattre.
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La Société édite aussi la série Biosystema.
Prix TTC du Biosystema (France, Etranger): 150 FF, membre SFS : 100 FF.
Biosystema 1 - Introduction à la systématique zoologique - (Concepts. Principes, Méthodes) par
L. Matile, P. Tassy & D. Goujet. 1987.
Biosystema 2 - Systématique Cladistique - Quelques textes fondamentaux. Glossaire. Traduction
et adaptation de D. Goujet, L. Matile, P. Janvier & J.P. Hugot. 1988
Biosystema 3 - La systématique et l'évolution de Lamarck aux théoriciens modernes, par
S. Lovtrup. 1988.
Biosystema 4 - L'analyse cladistique: probléme et solutions heuristiques informatisées, par
M. d'Udekem-Gevers. 1990.
Biosystema 5 - Les introuvables de J.B. Lamarck- Discours d'ouverture du cours de zoologie et
articles du Dictionnaire d'Histoire naturelle. Edition préparée par D. Goujet. 1990.
Biosystema 6 - Systématique et Ecologie, par R. Barbault. Cl. Combes, F. Renaud, N. Le Brun
& A. Dubois. Edition coordonnée par J.P. Hugot. 1991.
Biosystema 7 - Systématique et Biogéographie Historique. Textes historiques et
méthodologiques. Traduction et adaptation de P. Janvier, L. Matile & Th. Bourgoin.
1991.
Biosystema 8 - Systématique et Société, Edition coordonnée par G. Pasteur. 1993.
Biosystema 9 - Les Monocotylédones, par J. Mathez. 1993.
Biosystema 10 - Systématique botanique : problèmes actuels. Edition coordonnée par O. Poncy.
1993,
Biosystema 11 - Systématique et Phylogénie: modèles d'évolution biologique. Edition
coordonnée par P. Tassy et H. Lelièvre. 1994.
Biosystema 12 - Phylsyst: logiciel de reconstruction phylogénétique, par I. Bichindaritz,
S. Potter & B. Sigwalt t. 1994.
Biosystema 13 - Systématique et Biodiversité. Edition coordonnée par Th. Bourgoin. 1995.
Biosystema 14 - Systématique et Informatique. Edition coordonnée par J. Lebbe, en préparation.
Le Conseil de la SFS. XII 1995
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
J. BARDAT — La flore bryophytique de la Forét de Rambouillet (France,
Région Ile-De-France, Département des Yvelines) ....................
Robert GAUTHIER et Montserrat BRUGUES — Note sur la présence de
Sphagnum affine Ren. & Card., Sphagnum centrale C. Jens et Sphagnum
papillosum Lindb. aux AGOres: 2.5. sss pte
Clother COSTE — Champignons lichénisés et lichénicoles épiphytes des bois de
Saint-Hippolyte (France, Tarn)
Shirley Rangel GERMANO & Katia Cavalcanti PORTO — Ecological ana-
lysis of epixylic bryophytes in relation to the decomposition of the
substrate (Municipality of Timbaüba — Pernambuco, Brazil) .........
F. LLORET, R. M. CROS, M. BRUGUES y I. GRANZOW DE LA CERDA —
Aspectos biogeográficos y corológicos de los briófitos de la Sierra de
Gredos (España)
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie 1997, 18 (2) : 87-164.
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