BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 1 Fascicule 3 1980
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE SUBVENTIONNÉE PAR LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE-LICHENOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHENOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER
Éditeur : ADAC,
ABONNEMENTS ANNUELS
Prix de l'abonnement 1980 : France . . 160 F
Etranger. .190 F
Priére de bien vouloir envoyer le montant par chéque bancaire ou par chéque postal
libellé à l'ordre de : CRYPTOGAMIE Bryologie et Lichénologie, et adressé à :
CRYPTOGAMIE Bryologie et Lichénologie
Laboratoire de Cryptogamie
12, rue de Buffon, 75005 Paris.
C.C.P. по 4.481 - 43.
_ Copyright © 1980, CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie
Tar Source : MNHN Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
1980 TOME 1 Fascicule 3
COMITE DE LECTURE
е < P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P. HÉBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY.
ogie :J. ASTA, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-FAVRE, J LAM.
M.A. LETROUIT-GALINOU
MANUSCRITS
n de CRYP`
de Buffon, 75005 Paris.
Les auteurs sont priés d'adre:
Bryologie et Lichénologie, Laboratoire de Crypt
Les tirages à part son
Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientif
227
ÉTUDES ONTOGÉNIQUES
CHEZ LE PORINA BYSSOPHILA (PYRÉNOLICHEN)
I. — LES PYCNIDES
M.C. JANEX-FAVRE *
RESUME. — Les pycnides du Porina cf. byssophila présentent une organisation et une
ontogénie très simples. Leur primordium, para-plectenchymateux, donne une ébauche
comprenant un capuchon tectal qui, complété par des hyphes thallines, devient la paroi de la
pycnide adulte, et un corps pycnidial dans lequel des filaments conidiogènes radiaires se
disposent autour d'une cavité, s'ouvrant au sommet par un ostiole,
SUMMARY. — In Porina cf. byssophila the pycnidia show very simple organization and
development. The para-plectenchymatous primordium produces a sketch composed of two
parts : 1. the tectal cap which becomes in the mature pycnidium the upper part of the wall,
whose lower part is formed by thalline hyphae; 2. the pycnidial corpus in which radial coni-
diogenous filaments are disposed around a cavity opened at the top through an ostiolum.
Le Porina byssophila (Koerb.) Zahlbr. est un Pyrénolichen saxicole calcicole
à thalle épilithique rouge-brunâtre. Les échantillons étudiés ont été récoltés
en Provence, sur des parois calcaires très ombragées. Nous devons leur détermi-
nation à C. Roux qui indique que l'espèce trouvée en Provence ne semblant
pas présenter tous les caractères du type et n'ayant pu lui être comparée, doit
par prudence être désignée sous le nom de Porina cf. byssophila (CLAUZADE et
ROUX 1973, ROUX 1977).
Notre étude ontogénique, effectuée selon les méthodes classiques (fixateur
de Westbrook, inclusion à la paraffine, coupes! de 0,4 um d'épaisseur, colorées
par Phématoxyline ferrique et Péosine) ont porté sur les pycnides et les péri-
théces, présents sur les mêmes thalles à l'époque de la récolte.
* Laboratoire de Cryptogamie, Université Pierre et Marie Curie, 9, Quai Saint-Bernard,
75005 Paris.
1. Nous avons plaisir à remercier, pour la réalisation patiente de ces coupes, M. Avnaim,
Technicienne au Laboratoire.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 227-237.
Source : MNHN, Paris
228 М.С. JANEXFAVRE
Stade I : LE PRIMORDIUM DES PYCNIDES
Les plus jeunes primordiums reconnus dans nos coupes (fig. 1 et 2) sont
formés par un nodule, plus ou moins globuleux, de 20 um de diamètre environ,
situé à la limite inférieure de la couche gonidiale du thalle. Purement mycélien,
il est d’abord assez nettement prosenchymateux, puis il devient plus dense et
para-plectenchymateux. À ce stade très jeune, nous n’avons pas pu distinguer
les primordiums des pycnides de ceux des périthéces.
Ce n'est qu'au stade suivant, lorsque les ébauches proprement dites s'orga-
nisent, que l’on peut avec plus de certitude distinguer les unes des autres celles
des deux catégories d'organes. Dans ce premier article, nous analyserons le
développement des pycnides.
Fig. 1 et 2. — Stade I du développement des pycnides (ou des périthèces) du Porina cf. bys-
sophila : primordiums dont la texture, initialement prosenchymateuse, tend à devenir
para-plectenchymateuse. Echelle : 10 um.
Stades II à V : LE DEVELOPPEMENT DES PYCNIDES
1) L'ébauche pycnidiale du stade 11 (fig. 3), dérivée du primordium, a une
forme ovoïde et se compose de deux parties inégales :
— une partie inférieure, prépondérante en volume, approximativement sphé-
Source : MNHN Paris
LES PYCNIDES DE PORINA BYSSOPHILA 229
rique (diamètre : 25 im environ), à texture para-plectenchymateuse st for-
mée de cellules plus ou moins régulièrement isodiamétriques (ppl). C'est aux
dépens de cette partie que s'organise ensuite le corps de la pycnide;
— une partie supérieure, beaucoup plus petite, en forme de ménisque concave
vers le bas, coiffant la précédente. Plus nettement prosenchymateuse, elle
constitue un capuchon tectal (ct) qui se prolonge, trés aminci, vers le bas,
en s'appliquant contre les flancs du futur corps pycnidial.
2) Au stade HI (fig. 4), des modifications se produisent dans le corps de la
pycnide, sous le capuchon tectal (ct) et à l'intérieur d'une enveloppe latérale (e)
qui tend à se refermer vers le bas. Dans cette région, cette enveloppe, très mince
et discontinue, paraît simplement formée par des hyphes thallines.
Dans le corps pycnidial, au para-plectenchyme du premier stade se substitue
un système de filaments radiaires (fr), Les premiers filaments distincts le sont
dans la partie inférieure de Pébauche, tandis qu’au-dessus subsistent des cellules
primordiales, plus ou moins isodiamétriques, plus lächement associées entre
elles que précédemment.
L'origine des filaments radiaires n'a pas pu être clairement élucidée. Il est
vraisemblable qu'ils résultent d'une réorganisation du plectenchyme. Leur
extrémité libre se situe vers le centre, et ils semblent donc se développer à
l'inverse des filaments radiaires centripétes des ébauches pycnidiales du Buellia
canescens (LETROUIT-GALINOU et LALLEMANT 1977) et de PUmbilicaria
cinereorufescens (JANEX-FAVRE 1977). Il faut toutefois indiquer qu'il est
particulièrement difficile de suivre les filaments radiaires sur les coupes, pour-
tant fines, car ils sont très densément intriqués.
3) La formation de la cavité pycnidiale débute à la fin du stade Ш, L'ébau-
che comporte alors (fig. 5) :
— le capuchon tectal (ct) dans lequel sont visibles des files cellulaires disposées
en arc au-dessus du corps de la pycnide et convergeant vers l'axe de celle-ci;
— le corps de la pycnide, complètement revêtu d'une paroi (e) formée de fila-
ments concentriques, en continuité vers le haut avec les files cellulaires du
capuchon, Il comporte une couche sous-pariétale et une cavité centrale. La
couche sous-pariétale est formée par la partie proximale des filaments ra-
diaires, encore mal individualisés dans Pébauche observée. La cavité (v),
vraisemblablement d'origine Iysigene, contient encore quelques cellules
primordiales (ppl).
L'évolution ultérieure de la pycnide est marquée par de sensibles variations
du rythme de croissance volumétrique de l'organe par rapport au rythme des
modifications de structure. Dans certains cas, en effet, l'ébauche grossit
beaucoup en conservant sensiblement l'organisation qui vient d'étre décrite
(fig. 6); dans d'autres au contraire, on passe au stade suivant sans accroisse-
ment volumétrique notable (fig. 7).
4) Ce stade (— stade IV) (fig. 7 et 8) est marqué par la formation des pre-
mières cellules conidiogénes. Les cellules (cco) terminales et, parfois, sub-
Source : MNHN, Paris.
230 М.С. JANEX-FAVRE
terminales des filaments radiaires (fr) produisent à leur extrémité ou latérale-
ment un bec effilé (fig. 8) sur lequel seront ensuite produites les conidies.
Une autre modification concerne le capuchon tectal (ct), dont les files cellu-
laires, redressées sub-verticalement, sont soulignées par un pigment brun, déposé
sur leurs parois. La partie sus-jacente du thalle tend à se désorganiser.
ss Le EN
ENTER
REN
KE
4 Hes
Fig. 3. — Stade П du développement des pycnides du Porina cf. byssophila. L'ébauche com-
prend le para-plectenchyme basal (ppl) et le capuchon кесігі (ct). Fig. 4. — Stade Ш
(début) : mise en place de filaments radiaires (fr) dans le corps de la pycnide, sous le
capuchon tectal (ct) et à l'intérieur d'une mince enveloppe (e). Échelle : 10 ит.
Source : MNHN, Paris
Fig. 5. — Stade Ш du développement des pyenides du Porina ct. byssophila (fin) : formation
de la cavité pycnidiale (v). Fig. 6. — Passage au stade ТУ: formation des premières
cellules conidiogènes (eco) sur les filaments radiaires (fr) d'une ébauche sensiblement
plus grosse. ct :capuchon tectal; e enveloppe: fr : filaments radiaires; ppl : cellules
du para-plectenchyme primordial. Échelle : 10 Hm.
Source : MNHN Paris
232 М.С. JANEX-FAVRE
Fig. 7 et 8. — Stade IV du développement des pycnides du Porina cf. byssophila. cco : cel-
lule conidiogëne, à bec effilé; ct :capuchon tectal, à files cellulaires redressées et pig-
mentées; е : enveloppe; fr : filaments radiaires. Echelle : 10 Um.
5) Le stade V est celui de la figure 9, représentant une pycnide sub-adulte.
Par rapport au stade précédent, on observe les changements suivants :
— accroissement de taille : il se fait principalement en hauteur et vers le haut, de
sorte que la jeune pycnide devient superficielle, puis nettement proéminente
à la surface du thalle.
— multiplication des filaments conidiogènes et conidiogénèse : toujours ra-
diaires, les filaments conidiogènes (fr) sont implantés sur tout le pourtour de
la cavité (v). Ils sont formés de cellules allongées dans leur partie terminale
(vers le centre de la cavité) et de cellules courtes contre la paroi. Cette disposi-
tion semble montrer que la couche sous-pariétale (se) est meristogene et
qu'elle est à l'origine des filaments conidiogènes nouveaux. Les premières
conidies (co), bacilliformes, produites au bout des becs des cellules coni-
diogènes (type endobasidié, GLUCK 1899), se sont détachées des cellules-
mères et dispersées dans la cavité. Le long des filaments conidiogènes, seules
les cellules terminales et sub-terminales semblent habituellement fertiles.
— modification du capuchon tectal, qui devient entièrement carbonacé, par
comblement de ses cellules et dépôt épais d’un pigment brun; seules les cel-
lules bordantes, sur les faces interne et externe, demeurent distinctes. Ce
capuchon coiffe environ la moitié supérieure de la jeune pycnide; vers le bas,
autour de la moitié inférieure, lui fait suite une enveloppe discrète, filamen-
teuse, non nettement délimitée par rapport au thalle.
Source - MNHN Paris
Fig. 9. — Stade V du développement des pycnides du Porina cf. byssophila. Pycnide sub-
adulte. Fig. 10. —Pycnide adulte. co : conidie; ct :capuchon tectal; e :enveloppei
fr : filament radiaire, devenu conidiogëne; о: ostiole; ре : filament à allure de périphy-
se; se : couche sous-pariétale; v : cavité pycnidiale. Échelle : 10 um.
Source : MNHN, Paris
234 M.C. JANEX-FAVRE
PAD
Z,
de
7% 2
A fi
Fig. 11 et 12. — Pycnide adulte du Porina cf. byssophila. со : conidie (ici macroconidie);
сес capuchon tectal; е ;enveloppe; fr: filament conidiogene; o :ostiole; pe : «péri
physe»; se : couche sous-pariótale; v : cavité pycnidiale. Échelle : 10 Jim.
Source : MNHN, Paris
LES PYCNIDES DE PORINA BYSSOPHILA 235
14
Fig. 13 et 14. — Pycnide adulte du Porina cf. byssophila. co : conidie (ici microconidie);
ct :capuchon кесігі; е :enveloppe; fr : filament conidiogéne; o ;ostiole; se : couche
sous-pariétale; v : cavité pycnidiale. Echelle : 10 Um.
Stade VI : LA PYCNIDE ADULTE
Le passage à l'état adulte s'accompagne de la formation d'un ostiole, qui
permet la libération des conidies, à l'extérieur de la pycnide (fig. 10). Cet ostiole
(0) est garni de quelques filaments à allure de périphyses (pe) qui sont simple-
ment les filaments radiaires sommitaux, garnissant la face interne du capuchon,
redressés vers le haut.
Les dimensions des pycnides adultes varient notablement selon les organes
(comparer les fig. 10, 11 et 13). De forme sub-cylindrique en général, elles
comportent une cavité simple dont la partie supérieure se rétrécit progressive-
ment jusqu’à Postiole, sans former un canal ostiolaire distinct (fig. 11). Les
filaments conidiogènes (fr) y sont courts, orientés parallèlement à la surface
du thalle ou même incurvés vers le haut. L’ostiole proprement dit est garni de
«périphyses» (pe) analogues à celles décrites plus haut (fig. 12). Autour de la
partie inférieure de la pycnide, l'enveloppe (e) demeure mince et la couche sous-
pariétale (se) s'amenuise.
Les pycmides les plus grosses sont particulièrement hautes, saillantes à la
surface du thalle et renflées dans leur partie inférieure; leur surface fertile est
plissée : leur cavité est de ce fait complexe. Certaines pycnides, plus petites et
non saillantes, produisent — et ce uniquement sur les cellules terminales des
filaments conidiogènes — des conidies trés petites ou microconidies (longueur :
1,4um environ, fig. 13 et 14), s'opposant par leur taille aux macroconidies
(longueur : 3 um environ, fig. 11 et 12), plus fréquentes.
Source : MNHN, Paris
236 М.С. JANEX-FAVRE
DISCUSSION
Les observations qui viennent d'ëtre rapportées suscitent quelques re-
marques :
1) Le primordium des pycnides du Porina cf. byssophila, qui dérive d’hyphes
thallines, acquiert rapidement une structure para-plectenchymateuse.
Des primordiums pycnidiaux de ce type pourraient exister, d'après les dessins
de GLUCK (1899), chez le Sticta et l'Anaptychia ciliaris, On ne le retrouve
par contre ni chez le Buellia canescens (à primordium arbusculaire, LETROUIT-
GALINOU et LALLEMANT 1977), ni chez le Gyalecta carneolutea (à primor-
dium palissadique, LETROUIT-GALINOU 1973) ni chez le Lobaria laetevirens
(LETROUIT-GALINOU 1972) et l'Umbilicaria cinereorufescens (JANEX-
FAVRE 1977), tous deux pourvus d'un primordium plexiforme.
2) L'ébauche des pycnides du P, cf. byssophila, dérivée du primordium,
comprend deux parties : le corps de la pycnide et le capuchon tectal. Dans le
corps de la pycnide organisent ensuite les filaments conidiogènes, disposés
sur le pourtour d'une cavité. Le capuchon tectal, formation primaire de par son
origine, est en continuité vers le bas avec les filaments d’une enveloppe qui
entoure finalement l'ensemble du corps pycnidial; celle-ci semble dériver simple-
ment du thalle. La paroi de la pycnide adulte est directement issue de cette
enveloppe de l'ébauche: elle demeure très mince (sauf autour de l'ostiole) et en
continuité avec les hyphes thallines.
Pour l'ensemble des pycnides des Lichens dont le développement est connu
dans le détail, la constitution de l'ébauche et en particulier l'ampleur ou le mode
de développement de la paroi sont variables, Toutes se rattachent toutefois au
type loculaire, sensu CHADEFAUD (1960).
3) L'appareil conidiogène du P. cf. byssophila est constitué par un ensemble
de filaments rayonnants garnissant la cavité de la pycnide. Les premiers formés
dérivent du plectenchyme primordial; ils se multiplient ensuite aux dépens
d'une couche méristogéne sous-pariétale. Cette organisation est comparable
à celle décrite chez le Gyalecta carneolutea (LETROUIT-GALINOU 1973).
4) L'appareil ostiolaire est particulièrement simple chez le Р. cf. byssophila
où il est constitué par les filaments radiaires apicaux garnissant la face interne
du capuchon tectal, redressés autour du pore ostiolaire. Chez les autres espèces
où il a été analysé en détail, l'appareil ostiolaire présente un développement et
une constitution variables.
En conclusion, les pycnides du P. cf. byssophila présentent une organisation
et une ontogénie particuliérement simples par comparaison avec celles d'autres
pycnides de Lichens. Cette étude confirme la diversité ontogénique de ces or-
ganes. Toutefois, dans l'état actuel de nos connaissances, il ne nous parait pas
possible de définir des types pycnidiaux d'une fagon plus précise ou mieux
argumentée que dans les travaux anciens (notamment GLUCK 1899) et de tenter
Source : MNHN. Paris
LES PYCNIDES DE PORINA BYSSOPHILA 237
de discerner leur possible signification phylogénétique.
Par comparaison avec les Champignons non lichénisants, nous pouvons en
outre noter que les pycnides du Porina ont un primordium du type décrit par
de BARY (1884) comme symphogëne, c’est-à-dire formé d'un agglomérat d'hy-
phes, de sorte qu'elles s'apparentent au type glomérulaire de LANGERON et
van BREUSEGHEM (1952), distingué et décrit d'abord par ZOPF (1890) et
KEMPTON (1919); d'après les données ontogéniques à notre connaissance ce
type serait le seul représenté chez les Lichens.
BIBLIOGRAPHIE
BARY A. de, 1884 — Vergleichende Morphologie und Biologie der Pilze. Leipzig.
CHADEFAUD M., 1960 — Traité de Botanique systématique, I. Les végétaux non vascu-
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CLAUZADE G. et ROUX C., 1973 — Quelques Lichens intéressants pour la flore francaise.
méridionale (V). Bull. Soc. Linn. Provence 26 : 39-55.
GLUCK H., 1899 — Entwurf zu einer vergleichenden Morphologie der Flechten Spermogo-
nien. Verh, Naturhist, Med. Vereins Heidelberg 6 : 2-136.
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caria cinereorufescens. Rev. Bryol. Lichenol. 43 : 1-18.
KEMPTON F.E., 1919 — Origin and development of the pycnidium. Bot. Gaz. 68 : 233-260.
LANGERON M. et BREUSEGHEM R. van, 1952 — Précis de Mycologie, Masson, Paris.
LETROUIT-GALINOU M.A. 1972 Études sur le Lobaria laetevirens (Lght.) Zahlbr.
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LETROUIT-GALINOU M.A. et LALLEMANT R., 1977 — Le développement des pycnides
du Discolichen Buellia canescens (Dicks.) D.N. Ann. Sci. Nat. Bot., sér. 12, 18 : 119-134.
ROUX C., 1977 — Champignons lichénisés ou lichénicoles intéressants pour la flore fran-
çaise méridionale (П). Bull. Mus. Hist. Nat. (Marseille) 37 : 83-92.
ZOPF W., 1890 — Die Pilze in morphologischer, physiologischer, biologischer und systema-
tischer Beziehung. In M. SCHENK, Handb. Botanik 4 : 272-781, Breslau.
Source : MNHN Paris
239
STUDIES ON TIMMIELLA BARBULOIDES (BRID.) MOENK.
II. Ultrastructure and development of unusual spherical bodies
in the differentiating cells of the cauloid
R. LIGRONE, R. GAMBARDELLA and R, CASTALDO*
SUMMARY, — The ultrastructure and development of granular spherical inclusions (SB)
occurring in the apical cells of the cauloid of T. barbuloides (Pottiales, Musci) are des-
cribed. Apparently they are formed by the progressive aggregation of ribosome-like par-
ticles that in the young stages appear gathered in a dense halo around them. At maturity
the SB are constituted by an inner matrix and an external cortex, while the peripheral
halo has quite disappeared. No membranous envelope was ever observed in any stages of
development. A consistent association of the SB with mitochondria and microbodies is
reported. Some similarities of the SB with a class of granular protein inclusions of sieve
elements are discussed.
INTRODUCTION
In the course of researches on the development of the cauloid of T. barbuloi-
des (LIGRONE, CASTALDO & GAMBARDELLA, submitted for the publica-
tion) the occurrence of unusual spherical bodies in the cells of the apical region
was reported. In this paper an ultrastructural characterization of these structures
is provided.
MATERIAL AND METHODS
The apical living portions of the cauloids of Timmiella barbuloides (Brid.)
Moenk. were chosen. The general methods used were the same as those described
in the first paper of this series.
RESULTS
Spherical bodies (SB) are very common in the cells of the apical portion of
the cauloids, both in their peripheral region, where stereids and parenchymatic
cells differentiate, and in the central one, that gives rise to the hydroids.
* Istituto di Botanica, via Foria 223, 80139 Napoli, Italy.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 239-246.
Source : MNHN. Paris
240 R. LIGRONE, R. GAMBARDELLA and R, CASTALDO
At low magnification they appear as homogeneous rather electrondense
bodies with a diameter ranging from 1 to 6 um (Pl. I, 1). Higher magnifications
show the SB have a finely granular structure that in the young cells fades into a
more or less dense halo of ribosome-like particles. No defined envelope was ever
observed at this stage. The surrounding particles show a marked tendency to
gather, forming clusters of several units (Pl. I, 2). As a rule the SB appear asso-
ciated with mitochondria and microbodies (Pl. I, 2; Pl. II, 1). A less consistent
association with plastids was observed too, above all in more mature cells.
In the course of the cell differentiation the peripheral haloes decrease pro-
gressively whilst a dense granular cortex 80-120 um thick appears around the
SB, apparently formed by the particles of the haloes that collapse massively
at this stage. At the same time the internal portion of the SB (matrix) assumes
a less compact aspect and undergoes a rapid reduction in its electrondensity
(Pl. П, 3; Pl. Ш, 1 and 2).
During this stage sheets of the rough endoplasmic reticulum are in close
proximity to the SB often following their circular outlines, so that they too
seem to be involved in the construction of the dense external cortex (Pl. Il, 2;
Pl. HI, 1).
The development of the SB, followed during the cell differentiation does not
involve a general increase of their sizes — that remain largely variable — but only
the appearance of the cortex, the contemporary alteration of the matrix and
finally their dissolution. As a matter of fact in the last stages of the cell differen-
tiation the SB disappear more or less precociously together with the whole
protoplasmic content. Apparently their internal matrix is gradually dissolved
before the cortex (Pl. ІП, 3 and 4).
DISCUSSION
The SB show a very peculiar ultrastructure and developmental outline and
consequently their immediate interpretation is not possible. As a matter of
fact they are very different both from the lipid bodies commonly present in
the moss (see, fi, NOAILLES 1974, 1978; HEBANT 1974) and liverwort
cells (see SUIRE 1970) and from the oil bodies peculiar to the last (GALATIS,
APOSTOLAKOS & KATSAROS 1978; GALATIS, KATSAROS & APOSTO-
LAKOS 1978). Moreover a clear discrimination of the SB from the lipid droplets
is possible in T. barbuloides itself, whose cells usually contain both of them
together (Pl. 1).
Apparently the SB are absent in the apical cell of the cauloid and in its
immediate derivative cells, whilst well developed SB can be already observed
in the derivative cells of the third or fourth orders (LIGRONE et al., submitted
for the publication), that indicates their development is very rapid.
As a rule the peripheral haloes decrease gradually during the cell differentia-
tion until they disappear completely when the dense external cortex is formed.
At this stage the SB have reached their definitive, even if largely variable, sizes.
Source : MNHN. Paris
SPHERICAL BODIES IN THE DIFFERENTIATING CELLS OF THE CAULOID 241
It is not possible, on the ground of the available data, to exclude that the peri-
pheral haloes are only involved in the construction óf the cortex. Nevertheless
no associations of developing SB with other structures were ever observed that
may suggest a different way of forming for their internal portion. Moreover
the SB appear surrounded by a halo from the earliest stages of their develop-
ment, long before the cortex begins to form. It is difficult however — if both
the matrix and cortex derive from the same material — to explain why they
have different electrondensities and, apparently, different consistencies. Pro-
bably important modifications occur in the matrix in concomitance with the
appearance of the cortex. Moreover sheets of the rough endoplasmic reticulum
seem to be directly involved in the construction of the cortex, whilst no close
associations with the ER was ever observed in the former development stages
of the SB,
The granular appearance of the SB suggests they have a proteinaceous nature.
On the other hand the particles constituting the peripheral haloes are likely
unbound ribosomes. Indeed they appear quite indistinguishable from the ribo-
somes associated with the ER sheets (Pl. Ш, 1 and 2). If the SB derive from
these particles through their progressive collapse, as suggested by our observa-
tions, these bodies may possess an important ribonucleic component, Cytoche-
mical tests are needed in this respect.
As far as we know, bodies with the same ultrastructural features as the SB
of T. barbuloides have never been described in other Bryophyta. The only
cytoplasmic structures that may be related in some way with the SB appear
to be the «dense bodies» reported by PIHAKASKI (1968) in the cells of the
shoot apex of Bazzania trilobata. Nevertheless the micrographs and the descrip-
tion of such bodies provided by the A. do not allow to find any similarity
between them and the SB besides the electrondense granular appearance.
Spherical inclusions similar to the SB have been described in Antithamnion
defectum and in other red algae (see YOUNG 1979). These structures are
proteinaceous in nature, derive from ER sheets and in the mature cells are
localized inside the vacuoles. Furthermore they are not surrounded by any
halo and show no internal differentiation. This allows to exclude any possible
analogy between such algal inclusions and the SB of T. barbuloides. For similar
considerations the SB appear to be very different from the protein bodies of
Bryopsis hypnoides (BURR & WEST 1971).
A stronger structural and developmental similarity can be established between
the SB and the granular bodies observed in the sieve elements of several higher
plants and variously named : «P3-protein bodies» (CRONSHAW & ESAU 1968),
«spheroidal inclusion bodies» (ESAU 1978), «granular P-protein bodies» (HOE-
FERT 1979). These structures are not delimited by any membranous envelope
and appear to be formed in the cytoplasm by progressive apposition of free
protein material. They belong to the class of granular protein inclusions pre-
viously interpreted as «extruded nucleoli». In this connection their comparison
with the SB of barbuloides appears even more interesting as also the SB
show some similarities with the nucleolar material. In both cases however a
Source : MNHN, Paris
242 R. LIGRONE, R. GAMBARDELLA and R. CASTALDO
nucleolar origin is to be excluded because the SB — as well as the granular
protein inclusions of the sieve elements (DESHPANDE & EVERT 1970; ESAU
1978, HOEFERT 1979) — occur in the cells together with apparently normal
nuclei which they do not show any meaningful relation with (Pl. 1, 1).
Failing data on the chemical composition of the SB, no hypothesis can be
put forward on the significance of these structures and of the modifications
they undergo during the cell differentiation. Their constant and sometimes
very intimate association with mitochondria and microbodies suggests that
the SB are sites of some metabolic activities and therefore they are not to be
considered as mere storage structures. It may be interesting, furthermore, to
investigate on the eventual occurrence of SB in other taxa more or less akin to
T. barbuloides, in order to establish to what extent they should be regarded as
structures peculiar to this moss.
ACKNOWLEDGEMENTS. — The AA. thank the technical staff of the Centro di Studio di
Microscopia Elettronica of the Faculty of Sciences (University of Naples) for their compe-
tent and kind assistance.
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to wound healing and branch septum development, J. Ultrastruct, Res. 35 : 476-498.
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Source : MNHN, Paris
SPHERICAL BODIES IN THE DIFFERENTIATING CELLS OF THE CAULOID 243
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PLATE LEGENDS
ABBREVIATIONS :Cx (cortex), ER (rough endoplasmic reticulum), LD (lipid drop-
lets), M (mitochondrion), Mb (microbody), Mx (matrix), P (plastid), SB (spherical body).
PI. 1. — 1 : Young cells of the apical portion of the cauloid. Several spherical bodies
of different sizes are present. Note the halo surrounding each of them (x 2000) — 2 : Higher
magnification of a spherical body in the same stage of development as above, showing a
granular structure clearly. Its peripheral portion fades into a dense halo of ribosome-like
particles gathered in clusters. Several mitochondria and a microbody occur near it, Two lipid
droplets can be seen (x 16000).
PL IL. — 1 : Spherical body in a young cell, associated with mitochondria and microbo-
dies (x 18000) — 2 : Sheets of the rough endoplasmic reticulum closely associated with a
spherical body. At this stage the construction of the cortex begins (x 48000) — 3 : Spherical
body in a differentiating cell. It is already provided with a well developed dense cortex.
Note the marked reduction of the matrix electrondensity and the almost complete disappea
rance of the halo (x 25000).
PL II. — 1 : Detail of the former micrograph. Both the residual particles of the halo,
gathered in a large cluster (arrow), and those forming the cortex appear quite indistingui-
shable from the ribosomes associated with the ER sheets (x 50000) — 2 : Spherical body in
a mature parenchymatic cell. The halo has completely disappeared (x 8000) - 3 and 4:
Dissolution of spherical bodies in degenerating hydroids. The matrix appears to be gradually
dissolved before the cortex (x 1600, x 20000).
Source : MNHN. Paris
244 PLANCHE I
Source : MNHN. Paris
PLANCHE II 245
Source : MNHN, Paris
246 PLANCHE III
Source : MNHN, Paris
247
HÉPATIQUES DE LA CÓTE ALBANAISE
H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN*
RÉSUMÉ. — Sur la bande côtière albanaise, nous avons récolté 59 espèces d'Hépatiques dont
34 nouvelles pour le pays. Liste des espëces signalées antérieurement et des localités de nos
récoltes. Conditions écologiques : station, altitude, pH, effervescence, On peut rassembler
ces Hépatiques en trois groupes : corticoles des forêts, maquis et garrigues; terricoles acido-
philes de basse altitude; terricoles basophiles d'altitudes diverses. L'existence d'un climat
Méditerranéen humide peut expliquer l'originalité de la flore hépaticologique de la côte
albanaise : 58% des espèces ne sont pas des méditerranéennes.
L'Albanie, située au centre W de la Péninsule balkanique, entourée au N et
au NE par la Yougoslavie, limitée au S et au SE par la Grèce, à PW par la Mer
Adriatique (au N de Vloré) et par la Mer lonienne (au S de Vlorë), mesure
335 km de longueur et 146 km de largeur. C'est un pays très montagneux dont
le sommet (Mt Korabi, Albanie NE) s'élève à 2751 m. Au N, les massifs n’attei-
gnent pas la mer. ls limitent une bande côtière basse, représentant une faible
superficie, large, au plus, de 50 km et portant des collines de quelques centaines
de m d'altitude. Au S, depuis Vlorë, les montagnes se terminent en collines
élevées tout près du rivage.
Bien que l'Albanie soit située dans la région méditerranéenne, sa cóte se
caractérise par des hivers à température assez basse et par des étés pas trop
chauds en raison de la proximité des massifs montagneux et de la mer, Quelques
chiffres relevés dans le Bulletin de l'Office météorologique albanais pour 1971
et 1972 permettent de donner un aperçu du climat de cette région :
— les températures maxima et minima varient du N au S. Entre Shkodér
et Fier, la moyenne annuelle ne semble pas dépasser 15°; elle est de 16-17° à
Vlorë et à Sarandë. La moyenne du mois le plus froid, inférieure à 9° au Nde
Vloré, atteint 11° au S. La côte de la Mer lonienne jouit donc d'un climat
relativement plus chaud que celui de la côte adriatique. Par contre à Gjirokaster,
plus enfoncé dans la montagne et situé à 322m d'altitude, l'hiver apparaît
plus froid que sur la côte, mais l'été presque aussi chaud.
* Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris, L.A, au CNRS n° 257.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 247-267.
Source : MNHN, Paris
248 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
— il y a une diminution de la pluviosité du N au S de la cóte (1900 mm à
850 mm), avec un minimum à Vloré. Sarandë, au moins au cours de ces deux
années, a reçu beaucoup de pluie (1200-1300 тт); ceci correspond, semble-t-il,
4 la position géographique de cette ville.
— le nombre d'heures d'ensoleillement tend à augmenter de Shkodér à
Fier. Il s’abaisse un peu à Tiranë, situé plus loin de la côte, et reste plus bas à
Sarandë qu'à Vlorë, suivant ainsi l'augmentation de la pluviosité,
Le climat influence fortement la végétation phanérogamique. Les maquis
et garrigues à feuilles persistantes, par exemple, occupent des étendues moins
importantes que dans d'autres rógions méditerranéennes plus séches et plus
chaudes. D'autre part, l'extension importante des cultures dans la région côtière
albanaise a réduit la surface couverte par la végétation naturelle. On peut obser-
ver, entre le niveau de la mer et 100 m, des maquis à Erica et Myrte, des gar-
rigues à Cistes ou à Grenadiers, des foréts de Quercus cerris, des oliveraies,
peupleraies et pinédes de Pin d'Alep. Les maquis à Erica et Arbousiers, les gar-
rigues à Quercus coccifera, les foréts de Quercus pubescens ou les platanaies,
montent jusque vers 350 m, les prairies à Asphodéles jusque vers 450 m. Entre
450 et 650 т dominent les garrigues à Juniperus ou Carpinus, et de 1000 m
à 1200 m, la hétraie et la pinéde de Pin noir.
Au Dajt, prés de Tiranë, à 15 km en arriëre de la cóte, de la base au sommet
de la montagne, on observe la succession suivante : maquis à Erica et Arbousiers,
garrigue à Carpinus, formation à Carpinus dominant ou Carpinus et Juniperus
phoenicea mêlés, enfin, au-dessus de 1000 m, forêt de Hétres.
L'étude des Hépatiques de la région cótiére albanaise constituait le but de
notre mission. D'aprés la carte de la végétation dressée par les botanistes alba-
nais, nos lieux de récolte se placent dans les groupements physionomiques
suivants : maquis à feuilles persistantes - maquis à feuilles caduques (shibliak) -
chénaies - hétraies.
Historique
Depuis 1916, les récoltes d'Hépatiques, en Albanie, ont été effectuées par six
botanistes :
Andrasovszky en Albanie du NE et de ГЕ, en 1916-1917. Publication
par SZEPESFALVI, 1926.
— Kiimmerle, dans l'E, en 1918. Publication par SZEPESFALVI, 1926.
— Markgraf, dans la région côtière et le centre N, en 1924 et 1928. Détermi
nations par Schade. Publication par MARKGRAF, 1927 et 1931.
Petrov dans la région côtière, les Alpes albanaises (Albanie N) et les Monts
Ostrovica (SE), en 1958. Publication par PETROV, 1960.
— Karpati, dans la région cótiére, en 1959-1960. Détermination par Vajda.
Publication par KARPATI & VAJDA, 1961.
Meyer, dans diverses régions, en 1959-1961. Détermination par Grolle.
Publication par MEYER & GROLLE, 1968.
Le tableau 1 donne la liste des 55 espéces récoltées par ces botanistes et le
Source : MNHN. Paris
ESPÈCES SIGNALÉES
Aneura pinguis
Athalamia hyalina
Barbilophozia barbata
B. lycopodioides
Bazzania tricrenata
B. trilobata
Calypogeia trichomanis
Chiloscyphus polyanthos
Cololejeunea rossettiana
Conocephalum conicum
Frullania dilatata
F. illyrica
F. tamarisci
Jungermannia atrovirens
J. gracillima
J. leiantha
J. polaris
Lejeunea cavifolia
Lophocolea bidentata
L. heterophylla
L. minor
Lophozia badensis
L. excisa
L. heterocol pos
L. incisa
L. turbinata
E. ventricosa
Lunularia cruciata
Mannia androgyna
Marchantia polymorpha
Metzgeria furcata
Pedinophyllum interrupt.
Pellia endiviifolia
Phaeoceros laevis
Plagiochasma rupestre
Plagiochila asplenioides
Porella arboris-vitae
P. baueri
P. cordaeana
P. platyphylla
Preissia quadrata
Ptilidium ciliare
Radula complanata
R. lindbergiana
Reboulia hemisphaerica
Riccardia palmata
Riccia bifurca
R. ciliifera
Scapania aequiloba
S. aspera
5. calcicola
S. nemorea
5. umbrosa
Southbya tophacea
Targionia hypophylla
TABLEAU 1
REGION COTIERE
Karpati
Meyer
Markgraf, Karpati
Meyer
Markgraf, Petrov,
Karpati
Neyer
Petrov
Petrov, Meyer
Karpati
Meyer
Petrov, Meyer
Meyer
Karpati
Petrov
Petrov, Karpati
Meyer
Petrov
Karpati
Neyer
Markgraf
Karpati, Meyer
Markgraf
Petrov, Karpati
Meyer
Petrov
Meyer
Karpati
249
AUTRES RÉGIONS
Kümerle
Petrov, Meyer
Meyer
Petrov
KtinmerTe
Kümmer 1e
Kümerle
Kümmerle
Künmerle, Petrov
Künmerle, Markgraf,
Petrov
Andrasovszky, Markgraf
Petrov, Meyer
Kümmerle
Kümmerle
Petrov
Künmerle
Künmerle, Petrov
Petrov
Petrov
Andrasovszky
Kümmer Te
Petrov, Künmerle
Künnerle
Andrasovszky, Petrov
Andrasovszky, Kümmerle
Meyer
Andrasovszky, Kümmerle
Petrov, Meyer
Andrasovszky, Kümmerle
Petrov, Meyer
Narkgraf
Petrov
Andrasovszky, Kinmerle
Petrov
Andrasovszky, Petrov
Meyer
Künmerle
Kümmerle, Markgraf
Petrov
Meyer
Petrov
Kümmerle
Petrov
Petrov
Meyer
Petrov, Meyer
Petrov
Künmerle
Künmerle
Source : MNHN. Paris
250 H. BISCHLER, S, JOVET-AST, R. BAUDOIN
nom des collecteurs. Il indique :
— 24 espèces ont été signalées de la bande côtière et des collines qui la bor-
dent. Ces espèces sont toutes largement répandues en Europe tempérée à Pex-
ception de neuf qui ont une distribution principalement méridionale (Colo-
lejeunea rossettiana, Lophozia turbinata, Lunularia cruciata, Mannia androgyna,
Phaeoceros laevis, Plagiochasma rupestre, Reboulia hemisphaerica, Southbya
tophacea, Targionia hypophylla).
— 13 des espèces présentes sur la côte le sont aussi à l'intérieur du pays.
A l'exception de Lophozia turbinata et de Reboulia hemisphaerica, toutes sont
fréquentes surtout en Europe tempérée.
— parmi les espèces notées en Albanie centrale, nous avons trouvé dans
d’autres régions de la Méditerranée, mais en montagne seulement, Afhalamia
hyalina (+ 1000 т), Barbilophozia barbata et B. lycopodioides (+ 900 m),
Lophocolea bidentata et Lophozia ventricosa (+ 700 m), Porella cordaeana
(+ 950 m), Riccardia palmata (+ 900 m). D'autre part, Chiloscyphus polyan-
thos, Jungermannia gracillima, Lophocolea minor, Pedinophyllum interrup tum,
Riccia ciliifera existent dans la région méditerranéenne a basse altitude, mais
seulement dans des biotopes humides toute l’année. Bazzania tricrenata, B.
trilobata, Calypogeia trichomanis, Jungermannia leiantha, Lophozia badensis,
L. excisa, L. heterocolpos, L. incisa, Ptilidium ciliare, Scapania aequiloba, S.
calcicola, S. umbrosa enfin, qui existent ici en altitude, n'ont jamais, ou très
rarement, été collectés par nous dans la région méditerranéenne, même en
montagne.
La flore hépaticologique albanaise apparaît donc dans son ensemble plus
proche de celle de l'Europe tempérée que de celle de la région méditerranéenne.
MISSION JOVET-BISCHLER : 29.1V.1978-15.V.1978
Dans le cadre de notre étude des Hépatiques méditerranéennes, nous nous
sommes proposées de visiter seulement la région côtière. L'intérieur du pays,
très montagneux, sortait de ce cadre.
Nous avons prospecté 99 localités côtières (cf. carte), réuni 363 spécimens
appartenant à 59 espèces dont 34 nouvelles pour l'Albanie. Dans la liste floris-
tique, nous signalons ces dernières par un astérisque. Dans cette liste, nous indi-
quons sous la lettre a) nos propres récoltes, sous la lettre b) les récoltes citées
dans la bibliographie. La nomenclature adoptée est celle de GROLLE (1976).
Pour chaque espèce, les indications écologiques se rapportent à nos propres
récoltes. Elles n’ont donc qu'une valeur indicative et pourront être modifiées
ou complétées dans l'avenir.
Liste des localités visitées
1. — Tiranë, Jardin Botanique, 50 m, 29.1V,
2-4. — Ibë, au SE de Tiranë, 300 m, 29.IV.
5. — Krujé, murs du château, 600 m, 30.IV.
Source - MNHN, Paris
HEPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE
251
Source : MNHN. Paris
252 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
6. — Krujë, rochers au-dessous du chateau, 500 m, 30.1V.
7-8. — Ruisseau Zidoll, au-dessous de Krujé, 100 m, 30.1V.
9. — Miloti, entre Tiranë et Lezhë, 50 m, 1.V.
10. — Koplik N, 200 m, 2.У.
11. — Dedzaj S, entre Koplik et Bogë, 400 m, 2.V.
12. — Pont de Jaiç, entre Koplik et Boge, 450 m, 2.V.
13. — Dedzaj, bifurcation de la route vers Razen, entre Koplik et Bogë, 550 m, 2.V.
14. — Bzhet Cekdidaj, entre Koplik et Bogë, 650 m, 2.V.
Zagora, au N de Koplik, 450 m, 2.V.
Cháteau de Shkodër, 100 m, 2.V.
Malinski N, entre Shkodër et Lezhë, 10 m, 3.V.
Malinski S, entre Shkodër et Lezhë, 10 m, 3.V.
Lezhë N, 10 m, 3.V.
21. — Baldreni, entre Shkodër et Lezhé, 50 m, 3.V.
Lezhë, route de Shëngin, 10 m, 3.V.
Shëngin S, bord du lac, 5 m, 3.V.
Shëngin N, 20 m, 3.V.
Lezhë, hótel de la chasse, 10 m, 4.V.
26. — Durrës, Amphithéátre, 10 m, 4.V.
27. — Durrës, jardin public, 10 m, 4.V,
28-29. — Golem N, au SE de Durrës, 50 m, 5.V.
30. — Golem, au SE de Durrës, 50 m, 5.V.
31. — Colline au-dessus de Golem, au SE de Durrës, 50-80 m, 5.V.
32. — Rivière Querret près de Golem, au SE de Durrës, 10 m, 5.V.
33. — Vorë, 50-100 m, 5.V.
34, — Rogozhinë NW, Gose, 10 m, 6.V.
35. — Forët de Divraq, 5 m, 6.V.
36-37. — Vajkan, au N de Fier, 50 m, 6.V.
38-39. — Apollonia, à PW de Fier, 100 m, 7.V.
40. — Fier, jardin public, 10 m, 7.V.
41. — Route de Vlorë, au S de Fier, 50 m, 7.V.
42-44. — Levan, au S de Fier, 50 m, 7.V.
45. — Kraps, au SE de Patos, 150 m, 8.V.
46-48. — Krach, au SE de Patos, 350 m, 8.V,
49. — Greshicé, au SE de Patos, 350 m, SN.
50. — Greshicé S, au SE de Patos, 350 m, 8.V.
51. — Tepelenë S, 200 m, &.V.
52-54. — Tepelenë S, Eau Froide, 200 m, 8.V.
55-56. — Subash, entre Tepelené et Gjirokastér, 200 m, 8.V.
57. — Gjirokastér, cháteau, 450 m, 8.V.
. — Gjirokastër, colline au N de la ville, 500 m, 9.V.
. — Goricë, entre Gjirokastër et Sarandë, 250 m, 9.V.
. — Giorgucat, col de Muzine, 400 m, 9.V.
- — Col de Muzine, à ГЕ de Sarandë, 350 m, 9.V.
+ — Bistricë, 150 m, 9.V.
— Sarandë S, route de Butrint, 5 m, 9.V.
— Sarandé S, route de Delviné, 50 m, 9.V.
66-68. — Butrint, 10-50 m, 10.V.
69. — Butrint E, 50 m, 10.V.
70. — Lac de Butrint, 50 m, 10.V.
71. — Delviné E, 200 m, 10.V.
72. — Delvinë S, 100 m, 10.V.
73. — Qafa e Gjinit, au N de Sarandé, 50 m, 10.V.
74. — Përparimi, entre Sarandë et Pigeras, 250 m, 11.V.
75. — Lukova, entre Sarandë et Piqeras, 350 m, 11.V.
76. — Pigeras, 100 m, 11.V.
Source : MNHN, Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 253
71-18. — Borsh, 100 m, 11.V.
79. — Himaré, 200 m, 11.V.
. — Vuno N, entre Himarë et Vlorë, Laknjas, 250 m, 11.V.
Col de Logara S, 600 m, 11.V.
— Col de Logara S, 850 m, 11.V.
83-84. — Col de Logara, sommet, 1100 m, 11.V.
85. — Col de Logara N, 1000 m, 11.V.
86. — Jonufér, au S de Vloré, 10 m, 12.V.
| — Colline au-dessus de Jonufér, au S de Vlorë, 100 m, 12.V.
— Vlorë, jardin public, 50 m, 12.V.
90. — Tiranë, Linza, 500 m, 13.V.
91. Tiranë, Linza, 450 m, 13.V.
92. — Tiranë, Linza, 550 m, 13.V.
93. — Tiranë, Linza, 450 m, 13.V.
94. — Tiranë, Gurare, 450-550 m, 13.V.
95. — Tirané, jardin public, 100 m, 14.V.
96. — Tirané, Dajt, 1150 m, 15.V.
97.98. — Tiranë, Dajt, 1050 m, 15.V.
99. — Tiranë, Рай, 650 m, 15.V.
Liste des espéces
Aneura pinguis (L.) Dum. — Loc. : b) Tepelena, Vijosa, 12 m, Karpati; Mt Dja-
lica Ljums, Skala Bicajt, Bicaj, 1500 m, Kümmerle.
*Antboceros punctatus L. — Loc. :a) 73.
Ecol. : S de Vloré — prairie à Asphodéles — 0-100 т — 1200-1300 mm —
escarpement terreux, exposé — sol argilo-sableux frais, humifére — pH 5,5-6
— eff. 0.
* Atbalamia spatbysii (Lindenb.) Hatt. — Loc. : a) 65,66.
Écol. : S de Vloré — rochers calcaires, ruines — 0-100 m — 1200-1300 mm —
fentes de rochers, exposées — sol argileux frais, plutôt humifère — pH 7,5-8
— eff. forte.
*Calypogeia fissa (L.) Raddi — Loc. : a) 2.
Écol. : N de Vloré — maquis à Arbousiers et Eríca — 200-300 m — 1200-
1300 mm — escarpement rocheux, abrité — sol sablo-argileux humide, humi-
fêre — pH 5-5,5 — eff. 0.
*Cepbalozia bicuspidata (L.) Dum. — Loc. : a) 2.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Arbousiers et Erica — 200-300 m — 1200-
1300 mm — escarpement rocheux abrité — sol sablo-argileux humide, plutót
humifére — pH 5-5,5 — eff. 0.
* Cephaloziella baumgartneri Schiffn. — Loc. : a) 1, 3, 7, 11, 15, 16, 21, 36, 41,
50, 51, 53, 55, 57, 58, 66, 70, 72, 79, 80, 82, 86, 87, 88, 90, 91, 99.
Ecol. : Rochers calcaires; prairies à Asphodeles; garrigues à Grenadiers, Cistes,
Quercus coccifera, Juniperus, Carpinus; maquis à Arbousiers et Erica; chénaie
À Quercus cerris; oliveraies; pinédes de Pinus halepensis; ruines — 0-900 m
(gel et neige possibles) — 800-1800 mm — escarpements terreux ou rocheux,
fentes de rochers, exposés ou abrités — sol argileux ou argilo-sableux, humide
ou frais, parfois humifére — pH 6,5-8 — eff. moyenne ou forte, rarement
nulle.
Source : MNHN, Paris
254 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
*Cepbaloziella divaricata (Sm.) Schiffn. — Loc. : a) 33.
Écol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Myrte — 0-100 m — 1200-1300 mm
— escarpement terreux, abrité — sol sablo-argileux, frais, peu humifère —
pH 5-5,5 — eff. 0.
* Cepbaloziella stellulifera (Tayl.) Schiffn. — Loc. : a) 2, 33, 42.
Ecol. : N de Vloré — maquis à Erica et Arbousiers, ou Myrte; chénaie à Quer-
cus pubescens — 0-300 m — 900-1300 mm — escarpements terreux ou ro-
cheux, abrités — sol sablo-argileux ou argileux, frais ou humide, souvent
humifère — pH 5-6,5 — eff. 0.
*Cepbaloziella turneri (Hook.) K. Müll. — Loe. : a) 2, 33.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers — 0-300 m —
1200-1300 mm — escarpements rocheux ou terreux, abrités — sol sablo-argi-
leux, frais ou humide, humifére - pH 5-5,5 - eff. 0.
*Cololejeunea calcarea (Libert) Schiffn. — Loc. : a) 67.
Ecol.: S de Vloré — en forêt — 0-100 m — 1200-1300 mm — écorce.
Cololejeunea rossettiana (Mass.) Schiffn — Loc. : a ) 67. b) Tepelena, Kurvelesh,
Luzati, 400 m, Meyer; Borsh, Lumi Borskit, 50 m, Meyer; Delvina, Mali i
Murzines, 450 m, Meyer.
Ecol. : S de Vlorë — en forêt — 0-100 m — 1200-1300 mm — écorce.
Conocepbalum conicum (L.) Lindb. — Loc. : a) 15, 52, 97. b) Malciaj, 450 m,
Kümmerle; Tirana, Vorré, 100 m, Markgraf; Thethi, 800 m, Petrov; Jezerca,
1800 m, Petrov; Butrinto, 25 m, Karpati; Shiroka (Shkodra), 17 m, Karpati;
Kurvelesh, Luzati, 350 m, Meyer.
Écol. : Rochers calcaires; garrigue à Grenadiers; hétraie — 100-1100 m (gel
et neige fréquents) — 1400-1800 mm — escarpements rocheux ou fentes de
rochers, abrités — submersion accidentelle ou périodique fréquente — sol
argileux, frais à mouillé, humifére — pH 6,5-8 — eff, forte à 0.
*Corsinia coriandrina (Spreng.) Lindb. — Loc. : a) 7, 19, 20, 33, 55, 73, 79, 91.
Ecol. : Rochers calcaires; prairies à Asphodeles; garrigues à Grenadiers, Quer-
cus coccifera, Juniperus; maquis à Erica et Myrte — 0-500 m (gel et neige
possibles) — 1100-1800 mm — escarpements terreux ou rocheux ou fentes de
rochers, exposés ou abrités — sol argileux ou sablo-argileux, frais à mouillé,
généralement humifère — pH 5-8 — eff, 0 ou forte.
* Fossombronia angulosa (Dicks.) Raddi — Loc. : a) 2, 33, 42.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers; chënaie à
Quercus pubescens — 0-300 m — 900-1300 mm — escarpements terreux ou
rocheux, abrités — sol argileux ou sablo-argileux, frais ou humide, gén. humi-
Rire — pH 5-6,5 — eff. 0.
* Fossombronia caespitiformis De Not. — Loc. : a) 7, 16, 22, 31, 51, 53, 64, 65,
66, 70, 86, 88,91.
Ecol. : Rochers calcaires; prairies à Asphodéles; garrigues à Quercus coccife-
ra, Juniperus; oliveraies; ruines — 0-500 m (gel et neige possibles) — 800-
1800 mm — escarpements terreux ou rocheux, ou fentes de rochers, exposés
Source : MNHN. Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 255
où abrités — sol argileux ou sablo-argileux, frais ou humide, peu humifère —
pH 6,5-8 — eff. forte à 0.
Frullania dilatata (L.) Dum. — Loe. : a) 2, 4, 37, 39, 42, 43, 48, 62, 66, 67, 91,
94, 95, 96, 98. b) Mt Djalica Ljums, pr. Kula Ljums, 300 m, Kümmerle; Tira-
na, Mal i Bjeshk, Ferre, 1000 m, Markgraf; Mal i Dajtit, 1200 m, Markgraf;
Merdita, Bj. e Kaginarit, 1200 m, Markgraf; Sukkorroja, 1400 m, Markgraf;
Mt Cika, Qafa e Llogaras, 900 m, Petrov; Riv. Shala, Thethi, 810 m, Petrov;
Velepoje, 5 m, Karpati; Dajti, 1200 m, Karpati; très commun, Meyer.
Ecol. : Garrigues à Juniperus, Carpinus; maquis à Erica et Arbousiers; forêts
À Quercus cerris, Q. pubescens; hêtraie; ruines — 0-1200 m (gel et neige
fréquents) — 900-1600 mm — escarpements terreux ou rocheux, fentes de
rochers, écorces, abrités — sol argileux ou sablo-argileux, frais ou humide,
humifère — pH 5-8 — eff. 0 à forte.
*Frullania fragilifolia (Tayl.) Gott. — Loc. : a) 4.
Écol : N de Vlorë — maquis à Erica et Arbousiers — 200-300 m — 1200-
1300 mm — écorces.
Frullania illyrica Grolle — Loc. : b) Kurvelesh, Tepelena, Luzati, 400 m, Meyer.
Frullania tamarisci (L.) Dum. - Loc. : a) 4, 35. b) Decani pr. Ipek, Andrasovs-
zky: Merdita, Bj. e Kacinarit, 1200 m, Markgraf; Mt Cika, Qafa e Llogaras,
900 m, Petrov.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Arbousiers; pinèdes de Pin d'Alep —
0-300 m — 1000-1300 mm — écorces.
*Gongylantbus ericetorum (Raddi) Nees — Loc. : a) 2, 33.
Écol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers — 0-300 m —
1200-1300 mm — escarpements rocheux ou terreux, abrités — sol sablo-argi-
leux, frais ou humide, humifère — pH 5-5,5 — eff. 0.
Jungermannia atrovirens Dum. — Loc. ai 2, 15, 97. b) Riv. Shala, Thethi,
800 m, Petrov: Thethi, Meyer; Tomor, fl. Sotir, Dardha, 500 m, Meyer.
Écol. : N de Vlorë — rochers calcaires; maquis à Erica et Arbousiers; hétraie
- 200-1100 m (gel et neige fréquents) — 1200-1600 mm — escarpements
terreux ou rocheux, ou fentes de rochers, abrités ou exposés — submersion
accidentelle possible — sol sablo-argileux ou argileux, frais ou humide, humi-
fère — pH 5-8 — eff. 0 à forte.
* Jungermannia hyalina Lyell — Loc. : a) 2.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Arbousiers — 200-300 m — 1200-
1300 mm — escarpements rocheux, abrités — sol sablo-argileux, humide,
humifére — pH 5-5,5 — eff. 0.
Jungermannia polaris Lindb. — Loc. : a) 2. b) Mt Ostrovica, 1760-1800 m, Petrov.
Écol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Arbousiers — 200-300 m — 1200-
1300 mm — escarpements rocheux abrités — sol sablo-argileux, humide,
humifére — pH 5-5,5 — eff. 0.
Lejeunea cavifolia (Ehrh.) Lindb. — Loc. : a) 2, 3, 33, 42, 43, 53, 54, 61, 62, 63,
66, 67, 83, 84, 90, 92, 96. b) Mt Cika, 900 m, Petrov; Delvina, Mali i Murzi-
Source : MNHN Paris
256 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
nes, 450 m, Meyer; Bistrica, W Murzines, 100 m, Meyer; Mali i Dhivrit, Dhi-
ver, 500 m, Meyer; Kurvelesh, Tepelena, Luzati, 400 m, Meyer.
Ecol. : Becher calcaires; ruines; garrigues à Juniperus, maquis à Erica et
Myrte, ou Arbousiers; chénaie à Quercus pubescens; platanaies; hétraies;
pinèdes à Pin noir — 0-1200 m (gel et neige fréquents) — 900-2500 mm -
escarpements terreux ou rocheux, fentes de rochers, écorces, généralement
abrités — submersion accidentelle possible — sol sablo-argileux ou argileux,
frais ou humide, humifère — pH 5-7 — eff. 0 à forte.
Lopbocolea heterophylla (Schrad.) Dum. — Loc. : а) 2, 33, 36, 42, 47, 54, 92,
94. b) Debroziti-Wald, Ishmi, 12 m, Karpati.
Ecol. : Garrigues à Juniperus ou Carpinus; maquis à Erica et Myrte, ou Ar-
bousiers; chénaies à Quercus pubescens ou Q. cerris; platanaies — 0-600 m
(gel et neige possibles) - 900-1800 mm — escarpements terreux ou rocheux,
écorces, abrités — sol sablo-argileux ou argileux, frais ou humide, humifére —
pH 5-7 — eff. 0 à forte.
* Lophozia collaris (Nees) Dum. — Loc. : a) 97.
Ecol. : N de Vloré — hétraie — 1000-1100 m (gel et neige fréquents) — 1500-
1600 mm — fentes de rochers abritées — submersion accidentelle possible —
sol argileux, humide, humifére — pH 8 — eff. moyenne.
Lopbozia turbinata (Raddi) Steph. — Loc. : a) 3, 13, 15, 16, 26, 30, 32, 45, 46,
49, 63, 71, 85, 99. b) Riv. Shala, Thethi, 800 m, Petrov; Tirana, Linsa,
Iltimit, 250 m, Meyer; Nemérgka, Permet, 300 m, Meyer; Cika, Llogara,
1000 m, Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires ou ruisselants; ruines; prairies à Asphodéles; garri-
gues à Carpinus; maquis à Erica et Arbousiers; platanaies; peupleraies; pinèdes
de Pin noir — 0-1000 m (gel et neige fréquents) — 900-2500 mm — escarpe-
ments terreux ou rocheux, fentes de rochers, fossés, exposés ou abrités —
submersion accidentelle possible — sol argilo-sableux ou argileux, frais ou
humide, plus ou moins humifére — pH 6,5-8 — eff. forte, rarement faible ou
nulle.
Lunularia cruciata (L.) Dum. — Loc. : a) 5, 6, 7, 10, 11, 16, 17, 20, 26, 27, 30,
34, 36, 38, 40, 42, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 63, 64, 65, 66, 69, 70,
71, 72, 75, 76, 77, 79, 80, 85, 89, 90, 91, 93. b) Butrinti, Om, Petrov;
Delvina, Mali i Murzines, E Delvina, 450 m, Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires, ou ruisselants, ou humides à fougères; ruines;
chemins; prairies à Asphodèles; garrigues à Grenadiers, à Cistes, à Quercus
coccifera, Juniperus; chénaies à Q. cerris ou Q. pubescens; oliveraies; pla-
tanaies; pinédes à Pin d’Alep ou Pin noir — 0-1000 m (gel et neige fréquents)
800-2500 mm — escarpements, fossés ou replats terreux ou rochers, où
fentes de rochers, exposés ou abrités — submersion accidentelle ou périodique
fréquente — sol argileux ou sablo-argileux, frais à mouillé, souvent humifere
— pH 6-8 — eff. 0 à forte.
Mannia androgyna (L. emend. Lindb.) Evans — Loc. : a) 7, 19, 20, 23, 60, 65,
66, 69, 73, 74, 80, 82. b) Tirana, Petrele, 350 m, Meyer; Delvina, Mali i
Source - MNHN. Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 257
Murzines, 450 m, Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires ou humides à fougères; ruines; prairies à Asphodéles;
garrigues à Grenadiers, Quercus coccifera — 0-900 m (gel et neige rares) —
1100-1700 mm — escarpements terreux ou rocheux, ou fentes de rochers,
généralement exposés — sol argileux ou argilo-sableux, frais ou humide,
souvent humifère — pH 5,5-8 — eff. forte à 0.
*Mannia triandra Scop. — Loc. : a) 19, 97.
Ecol. : N de Vlorë — garrigue à Grenadiers; hêtraie — 0-1100 m (gel et neige
fréquents) — 1500-1600 mm — fentes de rochers exposées ou abritées -
submersion accidentelle possible — sol argileux, frais ou humide, humifére —
pH 7-8 — eff, moyenne.
*Marchantia paleacea Bertol. — Loc. : a) 3, 63.
Écol. : Maquis à Erica et Arbousiers; platanaies — 100-300 m — 1300-1500 mm
escarpements rocheux ou fossés, généralement exposés — submersion
accidentelle possible — sol argileux ou argilo-sableux, humide, peu humifère —
pH 6,5-8 — eff. forte.
Marchantia polymorpha L. — Loc. : b) Mt Maja-Ruks, 2000 m, Andrasovszky:
Riv. Shala, Thethi, 810 m, Petrov; Jezerca, 1800 m, Petrov; Shkodra, 200 m,
Karpati.
Metageria furcata (L.) Dum. — Loc. : a) 66, 67, 84, 94, 96. b) Cakor, Ipek-
Andrijevica, 1500 m, Andrasovszky; Djalica Ljums, Skala Bicaj, Bicaj, 1500 m,
Kiimmerle; Mt Cika, Qafa e Llogaras, 900 m, Petrov.
Écol. : Ruines, garrigues à Carpinus; chénaie mixte; hétraie; pinéde à Pin noir
— 01200 m (gel et neige fréquents) - 1200-2500 mm — écorces ou fentes de
rochers abritées — sol argileux, frais, humifère — pH 7,5-8 — eff. forte.
* Oxymitra paleacea Bisch. — Loc. : a) 73.
Ecol. : S de Vlorë — prairie à Asphodéles — 0-100 m — 1200-1300 mm —
escarpement terreux, exposé — sol atgilo-sableux, frais, humifére — pH 6-
6,5 — eff. 0.
Pellia endiviifolia (Dicks.) Dum. - Loc. : a) 2, 25, 28, 30, 32, 44, 45, 49, 52, 54,
63, 78, 90, 92, 99. b) Mt Peklenj, pr. Ipek, Andrasovszky; Mt Korab, Plostan,
Kümmerle; Mt Ostrovika, 1730 m, Petrov; Gjirocaster, 200 m, Petrov; Riv.
Shala, Thethi, 800 m, Petrov; Tepelena, riv. Vjosa, Karpati; Shkumbini,
7km von Diviaka, 8 m, Karpati; Thethi, Shtegu i Dhenve, 1400-1600 m,
Meyer; Devoll, Gramsci, fl. Holta, 300 m, Meyer; Tomor, fl. Sotir, Dardha,
Meyer; Kurvelesh, Tepelena, Luzat, 400 m, Meyer.
Ecol. : Rochers ruisselants; garrigue à Juniperus, ou Carpinus; maquis à Erica
et Arbousiers; chénaie à Quercus pubescens; platanaies; peupleraies — 0-700 m
(gel et neige possibles) — 900-1800 mm — escarpements terreux ou rocheux,
où fossés, généralement abrités, rarement exposés — submersion accidentelle,
périodique ou continue — sol argileux ou sablo-argileux, frais, humide ou
mouillé, plus où moins humifère — pH 6,5-8 — eff. forte, très rarement faible.
) 33.
*Pbaeoceros bulbiculosus (Brotero) Prosk. — Loc. :
Source : MNHN, Paris
258 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
Ecol. : N de Vloré — maquis à Erica et Myrte — 0-100 m - 1200-1300 mm —
escarpements terreux abrités — sol argilo-sableux, frais, humifére — pH 5-5,5
eff. 0.
Pbaeoceros laevis (L.) Prosk. — Loc. : a) 66, 73. b) Butrinti, Om, Petrov.
Ecol. : S de Vloré — prairies à Asphodeles; ruines — 0-100 m — 1200-1300 mm
— fentes de rochers ou escarpements terreux ou rocheux, exposés — sol argi-
leux ou argilo-sableux, frais, humifére — pH 5,5-8 — eff. 0, parfois faible
ou forte.
Plagiocbasma rupestre (Forst.) Steph. — Loc. : a) 60, 64, 65, 69, 76, 77, 80. b)
Saranda, 5 m, Karpati; Butrinto, 50 m, Karpati.
Écol. : S de Vlorë — rochers calcaires, ou humides à fougères; garrigues à
Quercus coccifera — 0-400 m (gel et neige très rares) — 1200-1600 mm —
fentes de rochers exposées — sol argileux, frais ou humide, plus où moins
humifere — pH 6,5-8 — eff. forte.
Plagiochila asplenioides (L. emend. Tayl.) Dum. (incl. var.) — Loc, : a) 2, 96.
b) Mt Koprivnik supra Ipek, 2000 m, Andrasovszky; Mt Djalika Ljums, riv.
Ljuma, Podbregja pr. Kula Ljums, 600 m, Kümmerle; Mt Ostrovika, Shtjule,
1200 m, Petrov; Mt Jezerca, 1800 m, Petrov; Mt Ostrovika, 1760 m, 1840 m,
Petrov; Im Gebirge oberhalb 1000 m haufig, Meyer.
Ecol. : N de Vloré — maquis à Erica ct Arbousiers; hétraie — 200-1200 m
(gel et neige fréquents) — 1200-1600 mm — escarpements rocheux ou écor-
ces, abrités — sol sablo-argileux, frais ou humide, humifére — pH 5-5,5 — eff. 0.
Porella arboris-vitae (With.) Grolle — Loc. : b) Kurvelesh, Luzati, 400 m, Meyer.
Porella baueri (Schiffn.) C. Jens. — Loc. : b) Tirana, Mal i Dajtit, 1200 m, Mark-
graf; Cermenika, Теке Balim Sultan i éper, 1500 m, Markgraf.
Porella platypbylla (L.) Pfeiff. — Loc. : a) 6, 14, 66, 67, 96. b) Cakor inter Ipek
et Andrijevica, 1500 m, Andrasovszky; Malciaj, 450 m, Kümmerle; Mt Ostro-
vika, Shtjule, 1450 m, Petrov; Mt Jezerca, 1800 m, Petrov; Velepoje, Neu
Shkamja, 5-7 m, Karpati; Kurvelesh, Tepelena, Luzati, 400 m, Meyer.
Écol. : Rochers calcaires; ruines; chénaie mixte; hétraie — 0-1200 m (gel et
neige fréquents) — 1200-2100 mm _ fentes de rochers ou écorces, abritées —
sol argileux, frais, peu humifére — pH 7-8 — eff. forte.
Preissia quadrata (Scop.) Nees — Loc. : a) 97. b) Mt Koprivnik, Ipek, 2000 m,
Andrasovszky; Riv. Shala, 800 m, Petrov; Thethi, Shtegu i Dhenve, 1650 m,
Meyer; Gropa e Bukur, 1720 m, Meyer; Shal, Meyer; Gjalica, Bicaj, 700 m,
Meyer.
Ecol. : N de Vloré — hétraie — 1000-1100 m (gel et neige fréquents) — 1500-
1600 mm — fentes de rochers abritées — submersion accidentelle possible —
sol argileux, humide, humifère — pH 7,5-8 — eff. moyenne.
Radula complanata (L.) Dum. — Loc. : a) 2, 4, 42, 48, 53, 54, 62, 92, 94, 96,
98. b) Mt Djalica Ljums, Podbregja pr. Kula Ljums, Kümmerle; Tirana, Mali
i Dajtit, 1100 m, Markgraf; Merdita, Bj. e Kacinarit, 1200 т, Markgraf;
Korca-Kolonja, 1020 m, Petrov; Schr zahlreich, Meyer.
Source : MNHN. Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 259
Ecol. : Rochers calcaires, garrigues à Juniperus, à Carpinus; chénaie à Quercus
pubescens; maquis à Erica et Arbousiers; platanaies; hétraies — 0-1200 m (gel
et neige fréquents) — 900-1800 mm — fentes de rochers, escarpements ro-
cheux ou terreux, écorces, abrités — submersion accidentelle possible — sol
sablo-argileux ou argileux, frais ou humide, humifere — pH 5-7,5 — eff. 0
à forte.
Radula lindbergiana Gott. — Loc. : a) 43, 53, 54, 67. b) Thethi, Valbona, Qafa e
Valbona, 1500 m, Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires; chênaie à Quercus pubescens; platanaies — 0-200 m
— 900-1800 mm — fentes de rochers ou écorces, abritées — sol argileux, frais
ou humide, humifére — pH 7-7,5 — eff. forte.
Reboulia bemispbaerica (L.) Raddi — Loc. : a) 3, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14,
16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 30, 33, 36, 38, 42, 51, 53, 55, 57, 58, 59,
60, 64, 65, 66, 70, 71, 73, 74, 75, 77, 79, 80, 81, 82, 83, 85, 86, 89, 90, 91,
92, 93, 97. b) Mt Ostrovika, 1730 m, Petrov; Butrinti, Om, Petrov; Mt Je-
zerca, 1550 m, Petrov; Qafa e Pejés, 1700 m, Petrov; Dajti, 1200 m, Karpati;
Kruja, 600 m, Karpati; Shkodra, 200 m, Karpati; Shiroka (Shkodra), 17 m,
Karpati; Mali i Murzines E Delvina, 450 m, Meyer; Tirana, Petrele, 350 m,
Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires, ou ruisselants, ou humides à fougères; ruines; prai-
ries à Asphodéles; garrigues à Grenadiers, à Quercus coccifera, à Juniperus;
maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers, chénaies à Quercus cerris ou Q.
pubescens; oliveraies; hêtraies; pinèdes à Pin noir — 0-1100 m (gel et neige
fréquents) — 800-2500 mm — escarpements terreux ou rocheux, fentes de
rochers, replats, exposés ou abrités — submersion accidentelle possible — sol
argileux ou sablo-argileux, frais ou humide, souvent humifère — pH 5-8 —
eff. 0 à forte.
*Riccardia multifida (L.) Gray — Loc. : a) 61.
Ecol. : S de Vlorë — chênaie à Quercus pubescens - 300-400 m (gel et neige
possibles) — 1400-1500 mm — fossé rocheux, abrité — submersion possible —
sol argileux, humide, non humifere — pH 6,5-7 - eff. 0.
*Riccia bicarinata Lindb. — Loc. : a) 59, 73.
Écol. : S de Vlorë — prairies à Asphodèles — 0-300 m (gel et neige possibles)
— 1200-1600 mm — replats ou escarpements terreux ou rocheux, exposés —
sol argileux ou argilo-sableux, frais, parfois humifére — pH 5,5-7 eff. 0
où faible.
Riccia bifurca Hoffm. — Loc. : a) 56. b) Mt Jezerca, 1790 m, Petrov.
Ecol. : S de Vlorë — prairie à Asphodéles — 100-300 m (gel et neige possibles)
escarpement terreux, exposé — sol argileux, frais, non humifére — pH 5,5-6
— eff. 0.
*Riccia ciliata Hoffm. — Loc. : a) 2, 19, 33, 42, 56, 73.
Ecol. : Prairie à Asphodèles: garrigues à Grenadiers; maquis à Erica et Myrte;
chênaie à Quercus pubescens — 0-300 m (gel et neige possibles) — 1100-
2000 mm — escarpements terreux ou rocheux, ou fentes de rochers, exposés
Source : MNHN, Paris
260 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
ou abrités — sol argilo-sableux ou argileux, frais ou humide, souvent humifère
— pH 57,5 — eff. 0 ou faible.
*Riccia crozalsii Lev. — Loc. : a) 33, 42, 73.
Ecol. : Prairies à Asphodëles; maquis à Erica et Myrte; chénaies à Quercus
pubescens — 0-100 m — 900-1300 mm — escarpements terreux, exposés ou
abrités — sol argilo-sableux ou argileux, frais ou humide, généralement humi-
fére — pH 5-6,5 — eff. 0.
* Riccia crystallina L, — Loc. : a) 27, 68.
Ecol. : Chénaie mixte; chemin de terre — 0-100 m — 1100-1300 mm — replats
terreux, exposés ou abrités — sol sablo-argileux ou argileux, frais, humifère —
pH 7,5-8 — eff. forte.
* Riccia glauca L, — Loc. : a) 2, 8.
Ecol. : N de Vloré — prairies; maquis à Erica et Arbousiers — 0-300 m —
1100-1300 mm — escarpements ou replats rocheux, exposés ou abrités —
sol sablo-argileux ou argileux, frais ou humide, peu humifére — pH 5-7,5 —
eff. 0 à forte.
*Riccia macrocarpa Lev. — Loc. : a) 73.
Ecol. : S de Vlorë — prairie à Asphodeles — 0-100 m — 1200-1300 mm
escarpement terreux, exposé — sol argilo-sableux, frais, humifére — pH 5,5-6
— eff. 0.
*Riccia micbelii Raddi — Loc. : 18, 19, 42, 60, 73, 82.
Ecol. : Rochers calcaires, ou humides à fougères; prairies à Asphodeles;
garrigues à Grenadiers; chénaies à Quercus pubescens — 0-900 m (gel et neige
possibles) — 900-1600 mm — escarpements terreux ou rocheux, ou fentes
de rochers, exposés ou abrités — sol argileux ou argilo-sableux, frais ou hu-
mide, généralement humifère — pH 5,5-7,5 — eff. 0 à forte.
*Riccia nigrella DC. — Loc. : a) 19, 33, 42, 73.
Ecol. : Prairies à Asphodéles; garrigues à Grenadiers; maquis à Erica et Myrte:
chénaies à Quercus pubescens — 0-100 m — 900-1600 mm — escarpements
terreux ou rocheux, ou fentes de rochers, exposés ou abrités — sol argileux
ou argilo-sableux, frais ou humide, généralement humifére — pH 5-7,5 — eff.
0 ou faible,
* Riccia sorocarpa Bisch. — Loc. : a) 2, 8, 88.
Ecol. : Prairies; maquis A Erica et Arbousiers; oliveraies — 0-300 m - 800-
1300 mm — escarpements ct replats terreux ou rocheux, exposés ou abrités —
sol argileux ou sablo-argileux, frais ou humide, plus ou moins humifére
pH 5-8 — eff. 0 à forte.
*Riccia subbifurca Warnst, — Loc. : a) 2, 33, 42.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers; chênaie à Quer-
cus pubescens — 0-300 т — 900-1300 mm — escarpements terreux ou ro-
cheux, abrités — sol sablo-argileux ou argileux, frais où humide, souvent
humifère — pH 5-6,5 — eff. 0.
* Riccia trabutiana Steph. — Loc. : a) 23, 60.
Ecol. : Rochers calcaires, ou humides à fougères; garrigues — 0-400 m (gel
Source : MNHN Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 261
et neige possibles) — 1200-1600 mm — fentes de rochers exposées — sol
argileux, frais ou humide, peu humifère — pH 6,5-7 — eff. forte.
Scapania aspera Bernet — Loc. : b) Mt Cika, Qafa e Llogaras, 900 m, Petrov;
Mt Jezerca, Briju i Dashit, 1640 m, Petrov; Leskovik, Melesin, 1000 m,
Meyer; Valbona-Tal, 1500 m, Meyer.
* Scapania compacta (Roth) Dum. — Loc. : a) 2, 85.
Écol. : Maquis à Erica et Arbousiers; pinédes à Pin noir — 200-1000 m (gel
et neige fréquents) — 1200-1500 mm — escarpements rocheux, abrités — sub-
mersion accidentelle possible — sol argilo-sableux, humide, souvent humifère
— pH 5-8 — eff. 0 à forte.
Scapania nemorea (L.) Grolle — Loc. : a) 2. b) Mt Djalica Ljums, Skala Bicajt,
Bicaj, 1500 m Kümmerle.
Ecol. : N de Vlorë — maquis à Erica et Arbousiers — 200-300 m — 1200-
1300 mm — escarpements rocheux, abrités — sol sablo-argileux, humide,
humifére — pH 5-5,5 — eff. 0.
Southbya topbacea (Spruce) Spruce — Loc. : а) 3, 7, 13, 30, 63, 71, 80, 85, 90,
91, 99. b) Delvina, Bistrica, W Murzines, 100-200 m, Meyers Delvina, Paloho-
ri, 400 m, Meyer; Tirana, Linsa W, Iltimit, 250 m, Meyer.
Ecol. : Rochers calcaires; garrigues à Juniperus, à Carpinus; maquis à Erica et
Arbousiers; platanaies; pinèdes à Pin noir — 0-1000 m (gel et neige fréquents)
— 1100-2500 mm — escarpements terreux ou rocheux, fentes de rochers,
abrités, rarement exposés — submersion accidentelle possible — sol argilo-
sableux ou argileux, frais ou humide, peu humifère — pH 6,5-8 — eff. forte,
rarement faible ou 0.
*Soutbbya nigrella (De Not.) Henr. — Loc. : a) 1, 3, 6, 7, 10, 13, 15, 16, 29, 31,
34, 36, 38, 51, 53, 57, 58, 65, 66, 69, 70, 71, 72, 75, 76, 79, 80, 86, 87, 88,
90, 91, 93.
Ecol. : Rochers calcaires, ou ruisselants; ruines; prairies à Asphodèles; garri-
gues à Cistes, Quercus coccifera, Juniperus; maquis à Erica et Arbousiers;
chênaies à Q. cerris; oliveraies — 0-600 m (gel et neige possibles) — 800-
2100 mm — escarpements terreux ou rocheux, fentes de rochers, exposés ou
abrités — submersion accidentelle possible — sol sablo-argileux ou argileux,
frais ou humide, généralement humifére — pH 6-8 — eff. forte, rarement
faible ou 0.
Targionia bypopbylla L. — Loc. : a) 5, 13, 16, 17, 18, 30, 51, 53, 55, 57, 58, 59,
60, 64, 66, 70, 71, 74, 75, 79, 80, 81, 82, 89, 90. b) Kruja, 600 m, Karpati.
Écol. : Rochers calcaires, ou humides à fougères; ruines; prairies à Aspho-
dèles; garrigues à Quercus coccifera, à Juniperus; oliveraies — 0-900 m (gel et
neige possibles) — 800-2100 mm — fentes de rochers — escarpements ou
replats terreux ou rocheux, exposés, plus rarement abrités — sol argilo-
sableux ou argileux, frais ou humide, parfois humifére — pH 5,5-8 — eff.
forte, parfois faible ou 0.
Source : MNHN. Paris
262 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
Essai de groupement des espëces par affinités écologiques
Le nombre de récoltes, trës faible pour la plupart des espëces, ne nous permet
pas de présenter des tableaux comparant le comportement des taxons vis-à-vis
de la pluviosité, de l'altitude, du pH, ou d'indiquer leur insertion dans les groupe-
ments phanérogamiques ou leur rassemblement en associations, comme nous
l'avons fait précédemment lorsque le nombre de récoltes était important. En
effet, 29% des espèces ont été récoltées une seule fois, 22%, deux fois.
Les caractéristiques écologiques des localités ont été notées sur le terrain
et complétées au laboratoire, selon un formulaire de relevé bryoécologique
préétabli (BAUDOIN, BISCHLER, JOVET 1979). Après élimination des varia-
bles incomplètement connues ou semblables pour tous les relevés, 22 variables
décrivant le milieu ont été retenues. Nous n'avons tenu compte ni des indices
climatiques car nous ne possédons pas de précisions sur les températures moyen-
nes du mois le plus chaud et du mois le plus froid pour la plupart des localités, ni
de la nature pédologique ou géologique du substrat. Ce manque de données
restreint nos conclusions sur l'écologie des Hépatiques de la côte albanaise,
Le traitement informatique dont les détails techniques ont été exposés en
1979 a permis de définir les caractéristiques écologiques des espèces de la côte
albanaise (cf. liste des espèces) et de classer ces espèces selon leur ressemblance
écologique. Cette dernière partie du traitement a mis en évidence trois groupes
d'espèces (tab. 2).
GROUPE 1. — Il rassemble 12 corticoles des forêts, des maquis et des gar-
rigues : Lejeunea cavifolia, Radula complanata, R. lindbergiana, Metzgeria
furcata, Frullania dilatata, Porella platyphylla, Lophocolea heterophylla, Plagio-
chila asplenioides, Cololejeunea calcarea, C. rossettiana, Frullania tamarisci, F.
fragilifolia. Certaines sont des corticoles strictes, d'autres peuvent prospérer
également sur rocher ou, plus rarement, sur la terre fraîche, mais jamais dans
des lieux submersibles. Trois de ces espèces, très communes, existent dans plus
de 10% des relevés : Lejeunea cavifolia, Radula complanata, Frullania dilatata.
Aucune n’a une répartition principalement méditerranéenne; toutes sont large-
ment répandues aussi en Europe tempérée.
A l'exception de Radula lindbergiana, plus thermophile en Albanie et récolté
ici à basse altitude seulement (0-300 m), et de Plagiochila asplenioides qui
préfère des températures moyennes annuelles inférieures à 13° et qui n’existe
qu'au N de Vlorë, toutes se répartissent tout le long de la côte albanaise, indif-
férentes à l'altitude et à la température moyenne annuelle. Elles supportent le
gel et la neige, au moins pendant de courtes périodes. Elles existent dans toutes
les forêts, mais parfois aussi dans les garrigues (p. ex. Metzgeria furcata, Lopho-
colea heterophylla, Frullania dilatata, Lejeunea cavifolia, Radula complanata).
Corticoles préférantes, toutes ont aussi été récoltées sur des escarpements
rocheux ou terreux, ou dans des fentes de rochers, sur un substrat argileux ou
sablo-argileux, souvent très nettement humifère. Certaines sont alors des calci-
coles (substrat argileux, effervescent à l'acide, à pH 7-8) comme Porella platy-
phylla, Metageria furcata et Radula lindbergiana, d'autres des silicicoles (substrat
Source : MNHN. Paris
Frullania fragilifolia
Frullania tamarisci
Radula lindbergiana
Metzgeria furcata
Porella platyphylla
Lophocolea heterophylla
plagiochila asplenioides
Frullania dilatata
Radula complanata
Lejeunea cavifolia
Cololejeunea rossettiana
Cololejeunea calcarea
Phaeoceros laevis
Anthoceros punctatus
Oxymitra paleacea
Riccia macrocarpa
Riccia bicarinata
Calypogeia fissa
Jungermannia polaris
Jungermannia hyalina
Scapania nemorea
Cephalozia bicuspidata
Gongylanthus ericetorum
Cephaloziella turneri
Phaeoceros bulbiculosus
Cephaloziella divaricata
Riccia subbifurca
Fossombronia angulosa
Cephaloziella stellulifera
Riccia crozalsii
Riccia ciliata
Riccia nigrella
Mannia triandra
Preissia quadrata
Lophozia collaris
Riccardia multifida
Pellia endiviifolia
Lophozia turbinata
Conocephalum conicum
Marchantia paleacea
Jungermannia atrovirens
Scapania compacta
Southbya nigrella
Lunularia cruciata
Targionia hypophylla
Reboulia hemisphaerica
Cephaloziella baungartneri
Fossombronia caespitiformis
Southbya tophacea
Corsinia coriandrina
Mannia androgyna
Riccia michelii
Riccia bifurca
Riccia trabutiana
Plagiochasma rupestre
Athalamia spathysii
Riccia sorocarpa
Riccia glauca
Riccia crystallina
TABLEAU 2
corticoles
|. (forêts, maquis, GROUPE 1
garrigues)
exposés
L— 5 de Vlorë
(prairies)
GROUPE 2
acidophiles
terricoles
(basse alt.)
abrités
l— N de Vlorë
(maquis)
İl montagnardes
(hétraie)
GROUPE 3
basophiles
terricoles
(alt. diverses)
| habitats variés
Source : MNHN, Paris
264 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
sableux, non effervescent à l'acide, à pH 5-6) comme Plagiochila asplenioides,
d'autres des indifférentes (substrat argileux à sablo-argileux, effervescent ou non
à l'acide, à pH 5-7 ou même 8) comme Lejeunea cavifolia, Radula complanata,
Frullania dilatata et Lophocolea heterophylla.
Frullania tamarisci et F. fragilifolia, répartis surtout en Europe tempérée,
ont été rencontrés dans deux localités seulement au N de Vloré, à basse altitude
(0-300 m), dans un maquis à Erica et Arbousiers et dans une forêt de Pin d'Alep
Cololejeunea calcarea et C. rossettiana, corticoles stricts à répartition médi-
terranéenne, n'ont été récoltés qu'une fois, au S de Vlorë, à basse altitude
(0-100 m), en forét.
GROUPE 2. — Ce groupe rassemble 20 espèces silicicoles (pH 5-6) de basse
altitude (0-300 m), localisées dans des régions où la température moyenne
annuelle est comprise entre 13° et 17° et où gel et neige sont rares ou absents,
vivant sur substrat argilo-sableux ou sablo-argileux, moyennement à fortement
humifére.
A l'intérieur de ce groupe se distinguent 5 espèces plus thermophiles, récol-
tées une ou deux fois chacune au S de Vloré, dans unc prairie à Asphodéles,
sur des escarpements terreux frais, exposés. Ce sont Riccia bicarinata, R. macro-
capa, Oxymitra paleacea, Phaeoceros laevis et Anthoceros punctatus. Les trois
premières ont une répartition typiquement méditerranéenne tandis que les
deux dernières se trouvent fréquemment aussi en Europe tempérée. R. bicarinata
peut s'accomoder de courtes périodes de gel ou de neige. Nous l'avons récolté
aussi, de méme que Phaeoceros laevis, sur un replat rocheux, sur un sol argileux,
peu humifére, à pH 7 (pour R. bicarinata) ou 8 (pour Phaeoceros laevis).
La plupart des autres espèces de ce groupe ont été récoltées au N de Vloré,
dans les maquis à Erica et Myrte, ou Arbousiers. La végétation phanérogamique,
en buissons denses, abrite ces Hépatiques qui croissent sur des escarpements
terreux ou rocheux non submersibles, humides ou frais. Ce sont d'une part
Riccia crozalsii, R. nigrella, R. subbifurca, Fossombronia angulosa, Gongylan-
thus ericetorum, Cephaloziella turneri et Phaeoceros bulbiculosus, distribués
plus abondamment en région méditerranéenne, moins fréquents ou absents
en Europe tempérée, d'autre part Riccia ciliata, Jungermannia hyalina, J. polaris,
Scapania nemorea, Cephaloziella divaricata, C. stellulifera, Cephalozia bicuspi-
data et Calypogeia fissa, plus répandus en Europe tempérée. Aucune de ces
espëces n'est présente dans plus de 10% des relevés; toutes semblent donc
relativement rares sur la cóte albanaise.
Riccia crozalsii, R. subbifurca, Fossombronia angulosa et Cephaloziella
stellulifera supportent des pH de 6-6,5 et des sols plus argileux, moins humiféres.
Nous les avons observés aussi dans les chénaies à Quercus pubescens.
Riccia ciliata s'accomode de courtes périodes de gel ou de neige. Comme
R. nigrella, il a été trouvé dans les fentes des rochers, sur un substrat argileux,
peu humifére, à pH 7-7,5 faisant légèrement effervescence à l'acide. Ces deux
espèces existent dans les garrigues à Grenadiers et, avec R. crozalsii, dans les
prairies à Asphodeles, en situation exposée, ou encore dans les chénaies à
Source : MNHN Paris
HEPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 265
Quercus pubescens. Toutes trois existent également dans le S de l'Albanie.
GROUPE 3. — Ce groupe rassemble : 1) 10 espéces trés communes, présentes
dans plus de 10% de nos relevés : Targionia hypophylla, Reboulia hemisphaerica,
Mannia androgyna, Lunularia cruciata, Pellia endiviifolia, Fossombronia caespi-
tiformis, Lophozia turbinata, Southbya nigrella, S. tophacea, et Cephaloziella
baumgartneri, capables de s'adapter à une grande variété de biotopes. Toutes
sont largement répandues dans la région méditerranéenne, sur calcaire, mais on
les rencontre aussi dans les biotopes chauds de l'Europe tempérée. 2) 17 espèces
récoltées plus rarement, mais qui se rattachent à ce groupe par leur faculté
de supporter ou de préférer des substrats calcaires et des sols très argileux.
Toutes sont des terricoles.
Trois espèces montagnardes, rencontrées seulement dans la hêtraie humide
(1000-1200 m) et récoltées au N de Vloré se distinguent en premier lieu. La
température moyenne annuelle de leur biotope reste inférieure à 13°; il géle et
il neige tous les hivers pendant des périodes prolongées. Nous les avons observées
dans les fentes et sur les escarpements des rochers susceptibles d'étre accidentel-
lement submergés, sur un substrat argileux et humifére, calcaire (effervescent
à l'acide, à pH 7-8). Ce sont Mannia triandra, Preissia quadrata, et Lophozia
collaris. Toutes font partie de la flore d'Europe tempérée plutót que de la flore
méditerranéenne.
Mannia triandra existe aussi à basse altitude, dans une garrigue à Grenadiers,
dans la partie N de la côte albanaise.
Les 24 autres espèces ne sont pas caractéristiques de biotopes bien définis.
Plagiochasma rupestre, Athalamia spathysii, Marchantia paleacea, Lunularia
cruciata, Reboulia hemisphaerica, Targionia hypophylla, Corsinia coriandrina,
Riccia michelii, R. trabutiana, Lophozia turbinata, Southbya nigrella, S. topha-
cea et Cephaloziella baumgartneri ont une distribution principalement méditerra-
néenne, tandis que Conocephalum conicum, Mannia androgyna, Riccia erystal-
lina, R. glauca, R. bifurca, R. sorocarpa, Pellia endiviifolia, Riccardia multifida,
Fossombronia caespitiformis, Jungermannia atrovirens et Scapania compacta
existent aussi fréquemment en Europe tempérée qu'en Europe méditerranéenne.
Cependant, la distribution de ces espéces se trouve limitée par des facteurs
climatiques, édaphiques ou biotiques. Ainsi, Plagiochasma rupestre, Athalamia
spathysii, Riccia bifurca et Riccardia multifida n'ont été récoltés qu'au S de
Vlorë, Riccia glauca et Jungermannia atrovirens, au N seulement. Athalamia
spathysii, Marchantia paleacea, Riccia bifurca, R. glauca, R. crystallina et R.
sorocarpa n'ont été trouvés qu'à basse altitude (0-300 m) où gel et neige sont
rares ou absents.
Les habitats exposés conviennent à Riccia crystallina, R. glauca, R. trabu-
tiana, R. bifurca, Athalamia spathysii, Plagiochasma rupestre et Mannia andro-
gyna tandis que Pabri de la végétation phanérogamique des forêts ou des maquis
semble nécessaire à Marchantia paleacea, Conocephalum conicum, Riccardia
multifida, Scapania compacta et Jungermannia atrovirens.
Les bords des ruisseaux, accidentellement ou périodiquement submergés,
Source : MNHN. Paris
266 H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN
hébergent Conocephalum conicum, Marchantia paleacea, Lunularia cruciata,
Pellia endiviifolia et Riccardia multifida, mais parfois aussi Lophozia turbinata,
Jungermannia atrovirens, Southbya tophacea, S. nigrella, Scapania compacta,
Cephaloziella baumgartneri et Reboulia hemisphaerica. Les fentes des rochers
donnent asile principalement aux grandes Marchantiales (Conocephalum coni-
cum, Targionia hypophylla, Reboulia hemisphaerica, Mannia androgyna, Plagio-
chasma rupestre, Athalamia spathysii) mais aussi à Riccia trabutiana, R. michelii,
Fossombronia caespitiformis et Southbya nigrella, tandis que sur les replats
ou les terrains plans, on trouve Riccia crystallina, R. glauca et R. sorocarpa.
Parmi les calcicoles préférantes, nous pouvons citer Plagiochasma rupestre,
Athalamia spathysii, Conocephalum conicum, Targionia hypophylla, Marchantia
paleacea, Riccia crystallina, R. trabutiana, Pellia endiviifolia, Fossombronia
caespitiformis, Lophozia turbinata, Southbya nigrella et S. tophacea. Toutefois,
seuls Plagiochasma, Athalamia, Marchantia, Riccia crystallina et R. trabutiana
n’existent que sur des substrats nettement alcalins.
CONCLUSIONS
Sur les 59 espèces d'Hépatiques récoltées sur la côte albanaise, 58% n'appar-
tiennent pas à la flore méditerranéenne. Les éléments méditerranéens se mêlent
aux espèces de l'Europe tempérée dans les microhabitats un peu plus chauds,
principalement au S de Vlorë. Seules de rares stations, situées dans l'extrême
S du pays, abritent une majorité d’Hépatiques méditerranéennes.
Dans son étude sur le bioclimat méditerranéen, DAGET (1977) indique que
PAlbanie se situe dans les zones bioclimatiques subhumide et perhumide, ainsi
qu'elles sont définies à partir du calcul de l'indice bioclimatique d’Emberger.
L'existence, sur la côte, d'un bioclimat perhumide frais au N (à Shkodër), hu-
mide tempéré au centre (à Durrës) et humide chaud au S de Vlorë est en parfait
accord avec la forte représentation des taxons à distribution centreeuropéenne
dans la flore hépaticologique ainsi qu'avec la répartition des différentes espèces.
Ce mélange de flores et la réduction, par l'extension des cultures, des surfaces
naturelles a rendu difficile la mise en évidence de groupes écologiques.
REMERCIEMENTS. Cette mission a été organisée grâce à Pamabilité et au dévouement
du Professeur К. Paparisto et des Membres de l'Académie des Sciences de la République
Populaire Socialiste d’Albanie. Nous avons reçu de la part de tous nos collègues de l'Univer-
sité et des différents établissements de Tirana un accueil particulièrement amical.
Deux excellents botanistes nous ont accompagnées au cours de notre mission : Mademoi-
selle Liri Dinga, du Jardin Botanique de Tirana, et Murat Xhulaj, Professeur de Cryptogamie
à l'Université de Tirana. Que tous ceux qui nous ont aidées au cours de notre mission
trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.
Source : MNHN, Paris
HÉPATIQUES DE LA COTE ALBANAISE 267
BIBLIOGRAPHIE
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Source : MNHN, Paris
la
uU d aiu tek o Nara айы
269
CONTRIBUTION A LA FLORE BRYOLOGIQUE
DE GUYANE FRANÇAISE. I.
M. ONRAEDT * et G. CREMERS **
ABSTRACT. — First list of Hepaticae collected by G. Cremers in French Guiana. The
authors enumerate 36 genera and 81 species of which the most are new for F.G. Some notes
about botanical exploration in French Guiana, its climate and vegetation precede the list,
А map with the visited places is given.
INTRODUCTION
L'un d’entre nous (G.C.), pendant ses deux premières années de séjour en
Guyane, a récolté plusieurs centaines de Bryophytes au cours de ses différentes
missions à l'intérieur du pays. Les principales récoltes ont été effectuées :
1. dans la région Sud de Cayenne : près de Roura, sur la future route de l'Est et
dans la montagne de Kaw;
2. à Saül, cœur du territoire, où l'ORSTOM a établi 150 km de layon balisé;
3. dans le SW, le long du Tampoc, jusqu'à la limite de sa navigabilité pour notre
pirogue, et du Marouini;
4. en forêt, à une vingtaine de km de Sinnamary, en direction de St Elie.
Quelques récoltes mentionnées sont des dons de collégues du laboratoire de
Botanique : De Granville, Deward et Oldeman. Toutes ces collections furent
envoyées à Malonne, où M. Onraedt se charge de leur détermination. Il est aidé
dans ce travail lent et difficile par d’éminents Bryologues, tels que : R. Grolle de
Jéna, J. Vana de Prague, M. Bizot de Dijon qui ont déterminé un grand nombre
des récoltes citées. Nous les en remercions bien sincèrement. Notre reconnais-
sance va également aux directeurs de BR, G et PC qui nous ont facilité l'accès
à leurs herbiers ou envoyé des spécimens de comparaison.
Les récoltes signalées dans ce travail sont déposées dans les herbiers du Centre
ORSTOM de Cayenne, de M. Onracdt de Malonne et à PC.
* Institut St—Berthuin, B-5730 Malonne, Belgique.
** ORSTOM, B.P. 165, 97301 Cayenne, Guyane Française.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 269-276.
Source : MNHN. Paris
270 M. ONRAEDT et G. CREMERS
Les récoltes sans nom de récolteur sont celles de G. Cremers, les autres
portent les initiales : G (De Granville), D (Deward) et O (Oldeman) devant leur
numéro.
HISTORIQUE
Les premiëres récoltes de Bryophytes en Guyane Française furent effectuées
au 18ème siècle par Aublet, ces récoltes n’ont pas été retrouvées; puis, Richard
(1781-1782) réunit une importante collection.
Au 19ème siècle, Poiteau, Perrottet, Leprieur, Mélinon, ainsi que Sagot
récoltèrent également de très nombreux échantillons. On doit à Leprieur de
nombreuses espèces nouvelles. Quelques collecteurs de passage comme Vahl,
Pobéguin, Bory St-Vincent et Léveillé ont prospecté les régions côtières.
Au début du siècle, Galliot et Michel du Service Forestier ont parcouru
les environs de Cayenne et de Kourou. On trouve ensuite Broadway, puis Rey
qui récoltèrent dans la région de St-Jean du Maroni et Florschütz vers St-Laurent
du Maroni. Ces hommes ont effectué leurs récoltes le long de la route côtière.
Nous avons travaillé plus à l'intérieur du pays.
BIOCLIMAT ET VÉGÉTATION
Petit territoire d'Amérique du Sud (83500 km?), situé entre les 2àme et
6ème degrés de latitude N, la Guyane Française est une région de basse altitude
(sommet 830 m), très humide et chaude, recouverte, à part les savanes côtières,
par une forêt tropicale dense généralement bien conservée.
En tenant compte de ces différents facteurs et de leur variabilité, DE GRAN-
VILLE a établi pour l'Adas de Guyane (1979) la carte des secteurs phytogéo-
graphiques dont voici le texte explicatif :
1. Secteur côtier :
la. Mangrove, savane sur sable; pluviosité : 1800-2500 mm.
Ib. Mangrove, grands marais; forêts marécageuses; pluviosité : 2500-
3500 mm.
Ш. Chaîne septentrionale et massif central :
Ila, zone à pluviosité moyenne : 2000-3500 mm; forêts denses.
Mal, belles forêts subcôtières sur schistes.
Па2, Па3. forêts belles ou médiocres sur socle cristallin.
lla4. belles et riches forêts de zones montagnardes accidentées sur
socles variés.
IIb. zone à très forte pluviosité : 3500-8000 mm; forêt dense sur socles
variés.
Ш. Chaine Inipi-Camopi : d'aspect varié et contrasté; pluviosité : 2000-3000 mm;
forêt dense ombrophile et forêt broussailleuse sur les cuirasses latéritiques.
Source ` MNHN. Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE
IV. Secteur méridional : pluviosité : 2200 mm.
IVa. grandes plaines alluvionales avec forêts ombrophiles.
271
IVb. collines et inselbergs sur socle cristallin avec forêt mésophile broussail-
leuse ou recouverts d’une végétation herbacée xérophile.
54% sx 52°
GUYANE FRANCAISE
ек
OCEAN
ATLA N TIQUE
22 ee
DES
9,20 40 60 9
1
Carte des secteurs phytogéographiques et lieux de récolte de G. Cremers (d’après De Gran-
ville),
Source : MNHN Paris
272 M. ONRAEDT et G, CREMERS
HÉPATIQUES
Cette première liste alphabétique comprend les Hépatiques actuellement
déterminées; ces espèces, pour la plupart, paraissent nouvelles pour la Guyane
Française,
Bazzania bidens (Nees) Trev. — sur écorce d'arbre en forêt. Route de l'Est au
PK 70 : 4308, 4315; Montagne de Kaw : 5832/a.
Bazzania bookeri (Lindenb.) Trev. sur écorce d'arbre en forêt, Saül, Mont
Galbao, 650 m : 4146; Montagne de Kaw : 5832/b.
Bryopteris diffusa (Sw.) Nees — sur écorce d'arbre en forët. Fl. Oyapock, Trois
Sauts : 4811.
Bryopteris trinitensis (Lehm. et Lindenb.) Lehm. et Lindenb, sur écorce
d'arbre en forêt. Saül : 4030, 4054, 4059, 4064, 4078, 4170, 4172, 4211,
O B4316; Monts Atachi Bacca : D 812, 832.
Calypogeia miquelii Mont. — sur sol argileux d'une paroi de la piste. SE de
Cayenne, vers Roura : 4247. N'est connu que de Surinam et de Cuba.
Ceratolejeunea cornuta (Lindenb.) Steph. — épiphyte sur arbre en sous-bois.
Piste de St Elie, près de Sinnamary : 4880.
Ceratolejeunea cubensis (Mont.) Schiffn. — épiphylle sur palmier en forêt. Haut
Tampoc, saut Pierkourou : 4650/b, 4650/d.
Ceratolejeunea grandibracteata Fulf. — épiphylle sur un arbuste en sous-bois.
Saül, circuit Roche Bateau : 3916/c.
Ceratolejeunea guianensis (Nees et Mont.) Steph. - épiphyte sur arbre. E de
Cayenne, crique Gabrielle : 3889/c.
Ceratolejeunea maritima (Spruce) Steph. — sur écorce d'arbre en forêt. Cayenne,
vers Roura : 4263; Crique Gabaret, env. de St-Georges sur l'Oyapock : 3848.
Ceratolejeunea plumula Spruce — épiphylle sur palmier en sous-bois, Route
de l'Est, layon ONF au PK 75 : 5596.
Ceratolejeunea variabilis (Lindenb.) Schiffn. — épiphylle sur arbre. Riv. Comté,
entre le Бас de Stupan et le pont de la route du Brésil : 3865/a.
Cheilolejeunea trifaria (Reinw. et al.) Mizutani — épiphylle ou épiphyte en forêt.
E de Cayenne, savane Gabrielle : 3863/e; E de Cayenne, le long de la rivière
Comté : 3871; route de l'Est vers la Crique Blanche : 4333; Saül, carbet
ORSTOM : 3928.
Cladocolea inundata (Spruce) Schust. — sur rocher et sur écorce d’arbre. Ante-
cume-Pata : 5146, 5172/a.
Cololejeunea cardiocarpa (Mont.) Schust. — épiphylle en sous-bois. SE de Ca-
yenne, mont Rorota : 3822/b, 3825.
Cololejeunea diaphana Evans — épiphylle sur Marantaceae, Palmaceae,
Cayenne, mont Rorota : 3821, 3826.
Cololejeunea scabriflora Gott. in Steph. — épiphylle. Haut Tampoc, vers la
Crique Alice : 4600; Saül, pied du Mont Galbao : 3942/b; SE de Cayenne,
mont Rorota, 3818/с; Antecume-Pata : 4967/b.
Colura tenuicornis (Evans) Steph. — épiphylle sur Sapindaceae, en sous-bois. SE
de Cayenne, mont Rorota, alt. 150 m : 3819/a.
Colura tortifolia (Mont.) Steph. — épiphylle en sous-bois. SE de Cayenne, mont
SE de
Source : MNHN Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE 273
Rorota : 3818/d, 3823; SE de Cayenne, savane Gabrielle : 5228/b.
Colura sp. nov. ? — sur arbre en bordure de la route. Route de l'Est après Plnini :
4322/a. A propos de cette plante Mme Jovet-Ast m'écrit : «Ce Colura est
proche de C. pallida Steph. et de C, superba (Mont.) Steph. Mais ce n'est ni
Fun ni l'autre car la marge du lobe est entière et la base du clapet est diffé-
rente (1 cellule dressée et 1 cellule couchée). Par ces 2 caractéres il ressemble
plus à C. mosenii Steph., espèce très mal connue et seulement par un frag-
ment de Java. Il est assez proche aussi de C, clementis que Grolle a décrit
pour la Nouvelle-Guinée. S'il y avait des périanthes, on pourrait peut-être
le décrire mais actuellement c'est risqué. On pourrait attendre d’autres
récoltes de ces régions pour avoir une idée plus nette de la variabilité de ce
groupe».
Crossotolejeunea boryana (Mont.) Schiffn. — épiphyte en sous-bois. Confluent
Sinnamary - Crique Marouina à Petit Saut : 5482; layon ONF, PK 73 de la
route de l'Est : 5645.
Crossotolejeunea crenata (Nees et Mont.) Steph. — épiphyte sur arbre. Saül,
antenne Est du circuit La Fumée : 4010/a.
Cyclolejeunea angulata Herz. — épiphylle sur arbuste en sous-bois. Saül, circuit
Roche Bateau : 3916/b.
Cyclolejeunea cbitonia (Tayl.) Evans — épiphylle en sous-bois. SE de Cayenne,
crique Gabrielle : 3857.
Cyclolejeunea convexistipa (Lehm. et Lindenb.) Evans — épiphylle. SE de
Cayenne, crique Gabrielle : 3836/b; Saül : 3913, 3938/b, 3942/a, 4020;
piste de St-Elie près de Sinnamary : 5277.
Cyclolejeunea peruviana (Lehm. et Lindenb.) Evans (= C. mimula Steph.) —
épiphylle. Saül : 3919, 3920, 3949.
Diplasiolejeunea brachyclada Evans — épiphylle en sous-bois. Saül, grand Boeuf
Mort : 3910/a; SE de Cayenne, crique Gabrielle : 3855/b.
Diplasiolejeunea pellucida (Meissn.) Schiffn, — épiphylle. Saül : 3910/b; SE de
Cayenne, crique Gabrielle : 3855/c, 3856/a; en aval d'Antecume-Pata :
5095.
Drepanolejeunea fragilis Bischl. — épiphylle sur Sapindaceae, en sous-bois.
SE de Cayenne, mont Rorota : 3819/d.
Drepanolejeunea inchoata (Meissn.) Schiffn. — épiphylle en sous-bois. Montagne
de Kaw : 5709.
Drepanolejeunea integribracteata Bischl. — épiphyte sur arbre. Confluent Sinna-
mary - Crique Marouina à Petit Saut : 5483.
Drepanolejeunea lichenicola (Spruce) Steph. — épiphylle sur Sapindaceae en
sous-bois, 650 m. Saül, Mont Galbao : 3954/d.
Drepanolejeunea mosenii (Steph.) Bischl, — épiphylle sur Guarea richardiana.
Saiil, circuit La Fumée : 3990.
Drepanolejeunea trifida Steph. (= D. crucianella (Tayl.) Evans) — épiphylle.
Saül, Mont Galbao (650 m) : 3954/b.
Echinocolea asperrima (Spruce) Schust. — épiphyte sur arbre. Tampoc, saut
Koumakou Soula : 4714.
Frullania apiculata (Reinw. et al.) Dum. — épiphyte sur arbre. Route du Tour
Source : MNHN, Paris
274 M. ONRAEDT et G. CREMERS
de l'Ile de Cayenne : 5354.
Frullania arecae (Spreng.) Gott. — épiphyte sur oranger ensoleillé. Saül : 3925/b
Frullania ericoides (Nees) Mont. — sur arbres plus ou moins éclairés, Saül :
3925/а; SE de Cayenne, savane Gabrielle : 3863/a.
Frullania nodulosa (Reinw. et al.) Nees — sur écorce d'arbres isolés ou en forêt,
Tampoc, saut Koumakou Soula et-Saut Pierkourou : 4962, 4790; sur l'Itany,
en amont de Touinké :5140, 5143; Saül, 4080, 4117; Crique Gabaret, envi-
rons de St-Georges de l'Oyapock, 3849; SE de Cayenne, crique Gabrielle :
3959; Antouka, S de Maripasoula : 4915.
Frullania serrata Gott. — épiphyte sur arbres. Amont de Touinké : 5142; envi-
rons d’Antecume-Pata (Itany) : 5139.
Herbertus juniperoideus (Sw.) Grolle — épiphyte sur arbre. Saül, Mont Galbao
(650 m) : 4125,
Leptolejeunea obovata Bischl. — épiphylle. SE de Cayenne, mont Rorota :
3824/a, 3828.
Lopbocolea martiana Nees — épiphyte sur arbres. Saül : 4009, 4076, 4216.
Lopbolejeunea müllerana (Gott.) Schiffn. — épiphyte. Environs d'Antecume-
Pata (Itany) : 5169.
Lopbolejeunea quelchii Steph. — épiphyte sur arbre. Riv. Comté : 3864/b.
Lopbolejeunea subfusca (Nees) Steph. — épiphylle et épiphyte sur arbres. SE de
Cayenne, mont Rorota et le long de la crique Gabrielle : 3918/b, 3863/c.
Marchesinia robusta (Mitt.) Schiffn. — épiphyte sur arbre. Haut Tampoc, saut
Pierkourou : 4792.
Mastigolejeunea auriculata (Wils. et Hook.) Schiffn. — épiphyte sur arbre. Haut
Tampoc, saut Koumakou Soula : 4721.
Micropterygium tracbypbyllum Reim. — épiphyte sur arbres de la forêt. Route
de l'Est : 4310, 4313; Piste de St-Elie, près de Sinnamary : 4878; Saül : 4036.
Neurolejeunea breutelii (Gott.) Evans — épiphyte sur arbres. Le long de la
riviére Comté : 3873.
Odontolejeunea longispica Evans — épiphylle. Saül, Mont Galbao : 3951.
Odontolejeunea lunulata (Web.) Spruce — épiphylle. Saül, Mont Galbao (650 т):
3954/a; Riv. Marouini, Inselberg : 5047/b.
Odontolejeunea lunulata (Web.) Spruce var. calcarata (Mont.) Herz. — Antecu-
me-Pata : 4965; Saül, Mont Galbao (650 m) : 3957/a.
Odontolejeunea obversilobula Herz. — épiphylle en sous-bois. Пе d'Antecume-
Pata : 4981; Haut Tampoc, Saut Awali : 4560; Saül : 3923.
Odontolejeunea sieberiana (Gott.) Steph. — épiphylle en sous-bois. Saül : 3917;
Haut Tampoc, Saut Pierkourou : 4635.
Pictolejeunea picta (Gott. ex Steph.) Grolle — épiphyte sur arbre. «Piton ro-
cheux remarquable» au S du confluent Itany et Marouini : 5130.
Prionolejeunea cf. aemula (Gott.) Evans — épiphylle en sous-bois. Saül, Mont
Galbao (650 m) : 3946/a.
Prionolejeunea subobscura Spruce ex Steph. — épiphyte sur arbre. SE de Ca-
yenne, crique Gabrielle : 3897.
Prionolejeunea tracbyodes (Spruce) Steph. — tronc d'arbre en sous-bois. Con-
fluent Sinnamary et la Crique Marouina à Petit Saut : 5462/b.
Source : MNHN Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE 275
Pycnolejeunea macroloba (Nees et Mont.) Schiffn. — arbre tombé au bord de la
route. Route de l'Est, PK 75 : 5652.
Radula boryana (Web.) Nees - épiphyte; forêt de montagne sur latérite. Monts
Atachi Bacca, sommet tabulaire (700 m) : G 813.
Radula flaccida Lindenb. et Gott. — épiphylle. Près de Sinnamary : 4876; SE de
Cayenne, savane Gabrielle : 5233/a; Saül : 3937/a.
Radula kegelii Gott. — épiphyte sur arbre. Saül : 4155, 4210/a.
Radula stenocalyx Mont. — épiphylle. Saiil : 3911/a, 3958.
Rectolejeunea berteroana (Gott.) Evans — piphylle sur Palmaceae, en sous-bois.
Saül : 3909.
Rectolejeunea emarginuliflora (Gott. ех Schiffn.) Evans — épiphyte sur arbre.
Saül : 4203.
Rbapbidolejeunea polyrrbiza (Nees) Bischl. = épiphylle sur une Marantaceae.
SE de Cayenne, crique Gabrielle : 3856/c.
Stictolejeunea squamata (Willd.) Schiffn. - épiphylle ou épiphyte. Saül : 3910/c;
Riv. Comté : 3867/a; Basse Comté : 5559, 5560; Concession CIPRIO, route
de l'Est : 5318, 5485; confluent Sinnamary et Crique Marouina a Petit Saut :
5471.
Symbiexidium barbiflorum (Lindenb. et Gott.) Evans — épiphylle sur arbres.
Saiil : 4053/a, 4079; SE de Cayenne, crique Gabrielle : 3856/b.
Symbiezidium subrotundum (Hook.) Trev. — épiphyte sur arbre. SE de Cayenne,
crique Gabrielle : 3883/b, 3899/a, 4259; S du confluent de апу et du
Marouini : 5161; Saül : 4163; route de l'Est : 4311/a; Antecume-Pata : 5171.
Symbiezidium taeniopsis (Spruce) Fulf. — épiphyte sur arbre. Amont de Touin-
ké (Itany) : 4805.
Symphyogyna brongniartii Mont. — sur rocher. Saül, Mont Galbao (600 m) :
4034.
Taxilejeunea debilis (Lehm. et Lindenb.) Steph. = épiphyte sur arbre. Saül,
Mont Galbao (650 m) : 4053/b, 4107, 4140; Monts Atachi Bacca, sommet
tabulaire : G 811.
Taxilejeunea fissistipula Steph. — épiphyte sur arbre. SE de Cayenne, crique
Gabrielle : 4254.
Taxilejeunea sulpburea (Lehm. et Lindenb.) Schiffn, — épiphylle sur fougére
grimpant le long d'un arbre. Saül, prés du Mont Galbao : 3938/a.
Taxilejeunea surinamensis (Lindenb. et Gott.) Steph. — épiphyte sur arbre.
Saül, circuit Montagne Boeuf Mort : O B.4322.
Telaranea nematodes (Gott. ex Aust.) Howe — épiphyte sur arbre. Haut Tam-
poc, crique Alice : 4776.
Thysananthus amazonicus (Spruce) Steph. — épiphyte sur arbre. Basse Comté,
le long des petites criques : 5557.
Trachylejeunea inflexa (Hampe ех Lehm.) Steph. — épiphyte sur arbre. Saül,
Mont Galbao (650 m) : 4089/a, 4109.
Trichocolea sprucei Steph. - épiphyte sur arbre. Saül, Mont Galbao : 4088,
4095.
Trichocolea tomentosa (Sw.) Gott. — épiphyte sur arbre. Saül, Mont Galbao
(500-600 m) : 4043.
Source : MNHN. Paris
276 M.ONRAEDT et G. CREMERS
BIBLIOGRAPHIE
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Source : MNHN Paris
277
LA SECTION OIDOCORYS S. J.-A. DU GENRE COLURA DUM.
EST-ELLE AGEE DE PLUS DE 100 MILLIONS D'ANNÉES ?
S.JOVET-AST*
RESUME, — Un spécimen de Nouvelle-Zélande est décrit comme variété nouvelle du Colura
pulcherrima S. J.-A. de Patagonie. La dispersion à faible distance des Colura de la section
Oidocorys peut s'expliquer par l'action du vent et des oiseaux mais la distribution sur trois
continents a dû s'effectuer avant le morcellement de la Gondwanie, c’est-à-dire avant
T'Albien (110 millions d'années) ou avant le Cénomanien (90 millions d'années).
SUMMARY. — Description of Colura pulcherrima var. Bartletti var, nov. (New Zealand).
Concerning the species of the section Oidocorys, the distribution to a short distance can be
realised by winds and birds; the distribution to long distance was accomplished before
continental drift, nearly 100 millions years ago.
I. INTRODUCTION
La section Oidocorys du genre Colura présente les caractères propres sui-
vants : sac du lobule foliaire dépourvu de crête et de prolongement cylindrique,
clapet possédant 2 grandes cellules médianes basales contigués, charniére à 2
cellules superposées, périanthe à 5 bosses ou 5 cornes courtes.
Pour cette section, 6 espéces étaient signalées en 1953. En 1969, R. GROLLE
décrivit Colura Schusteri de Nouvelle-Guinée. T. POCS, en 1977, cite un C. kili-
manjari, espéce restée inédite.
J'ai reçu de R. Grolle, pour examen, un Colura récolté dans l'ile du nord de
la Nouvelle-Zélande par Bartlett et qui vivait sur de fins rameaux. Ses caractéres
le rapprochent beaucoup de C. pulcherrima S. J.-A. de Patagonie, espèce incom-
plètement connue car aucun périanthe n'a été vu. Le spécimen de Bartlett
présentant avec C. pulcherrima de petites différences dans la grandeur des
feuilles et des cellules et possédant des périanthes, je le décris comme une
variété nouvelle de C. pulcherrima.
* Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue de Buffon, 75005 Paris.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 277-287.
Source : MNHN, Paris
278 S.JOVET-AST
Récemment, R. Grolle m'a communiqué un spécimen originaire de Tasmanie
portant, lui aussi, des périanthes et qui appartient à cette mëme variété.
П. DESCRIPTION ET DIAGNOSE LATINE
DE COLURA PULCHERRIMA VAR. BARTLETTII, VAR. NOV.
Description. — Rampant sur brindilles. Feuilles longues de 0,5-1 mm. Lobe
large de 0,3 mm, à partie proximale saillante, arrondie, étalée ou repliée, à marge
entière. Lobule cylindrique à la base puis brusquement dilaté en sac mesurant,
dans sa plus grande longueur 0,3-0,6 mm, large de 0,4 mm, à sommet portant
une pointe courte terminée par un apicule de 1-2 cellules. Clapet formé d'une
partie centrale de 10 cellules à parois assez épaisses et d'une marge hyaline de
15 cellules. Cellules foliaires à parois minces et rectilignes, ayant rarement un
très petit trigone, celles du lobe mesurant 18-22 x 10-13 um, celles du sac
munies d'un fort tubercule et mesurant au maximum 24 x 12 um, la terminale
19 x 17 um. Amphigastres profondément divisés en 2 lobes aigus, à base large de
4 cellules, à sommet terminé par 1-2-(3) cellules superposées. Périanthe long de
0,85 mm, large de 0,35 mm, un peu gonflé dans la partie moyenne, muni de
5 cornes dressées courtes; cellules mesurant 20-25 x 10-19 um, la plupart portant
un fort tubercule. Bractées femelles longues de 0,5 mm, donc dépassant la moitié
de la hauteur du périanthe, à cellules papilleuses sauf au sommet oà quelques-
unes sont presque planes (Pl. I).
Diagnose. — À varietate C. pulcherrima S. J-A. var. pulcherrima differt foliis
longioribus (0,5-1 mm), cellulis foliorum majoribus. Cellulae lobi 18-22 x
10-13 um; cellulae sacculi 24 x 12 um metientes. Perianthium cylindrico-coni-
cum, 0,85 mm altum, cornibus 5 brevibus, erectis. Bractea feminea 0,5 mm
longa. Cellulae foliorum, perianthiorum, bractearumque papilla conica armatae.
Distribution : Nouvelle Zélande, Ile du Nord. Hauhungaros Range, 660 m,
Kuratau clearing, volcanic plateau. On twigs of dead Coprosma propinqua.
Leg. Bartlett, по 79-5/a 1979. Type : JE. Isotypes : PC, WELT.
Tasmanie, 41°54’ S et 14516 E, road between Zeehan and Trial Harbor,
rainforest and roadside banks, 250 m. Leg. Engel, 16422/c, 1977 (F, JE, PC).
Pl. 1. — Colura pulcherrima var. Bartlettii S. J-A., TYPE. 1 : feuille, face ventrale. 2 : partie
arrondie du lobe. 3 :sommet d'une feuille. 4 : cellules de la partie inférieure du lobule.
5 feuille, face dorsale. 6 : cellules du sac. 7 : sommet du sac. 8 : cellules du lobe, face
dorsale. 9:sommet d'un sac. 10:clapet. 11:cadre et charniére. 12 :lobe d'un
amphigastre. 13 :sommet du lobe d'un amphigastre. 14 : périanthe et bractée. 15:
cellules d'une corne du périanthe. 16 :cellules du périanthe. 17 : partie supérieure
d'une bractée.
Source : MNHN, Paris
COLURA SECT. OIDOCORYS 279
Source : MNHN Paris
S.JOVET-AST
280
MNHN Paris
COLURA SECT. OIDOCORYS 281
Ш. DESCRIPTION DE COLURA KILIMANJARICA PÓCS ET S. J.-A. N. SP.
En 1977, à l'occasion d'un travail sur les associations d'épiphytes de l'Est
Africain, T. PÓCS a cité un «Colura kilimanjari Pécs, inéd.». Depuis cette date, il
n'a pas publié la diagnose de cette nouvelle espèce mais il m'a aimablement
communiqué le spécimen type et m'a proposé de rédiger la description.
Description. — Plante jaune pále sur le sec, rampant sur rameaux. Tige longue
de quelques millimétres. Feuilles longues de 0,8 mm, larges de 0,3 mm; lobe à
bord libre trés arrondi, à marge entiére; lobule cylindrique, étroit puis dilaté en
un sac renflé, atteignant 0,3 mm de longueur et 0,3 mm de largeur, apparaissant
crénelé en raison de la présence de fortes papilles sur les cellules, à sommet
arrondi ou plus ou moins aigu mais non apiculé; clapet plus haut que large
(75 um x 60 um), formé d'une partie centrale de 9 cellules (les deux inférieures
disposées côte à côte) et d'une marge de 14 cellules hyalines à parois très minces;
charnière à deux grandes cellules superposées. Amphigastres à 2 lobes profonds
ayant chacun, à l'apex, deux cellules terminales superposées; parois munies dun
petit trigone. Cellules du lobe hexagonales, mesurant environ 13-16 x 14-19 um,
À parois munies de petits trigones; cellules du sac de 20-24 x 12-20 um, bombées
ou, le plus souvent, pourvues d'un mucron central. Monoïque. Rameaux máles
trës courts, portant environ 2 paires de bractées máles fortement bombées, à
cellules munies d'un petit trigone, Périanthe cylindro-conique, haut de 0,8 mm,
large de 0,7 mm au sommet quand celui-ci est étalé, de 0,25 à 0,30 mm au
sommet du périanthe fermé, à sommet tronqué quand il est ouvert, à 5 cornes
trés courtes et bec formé de cellules de 45 um de hauteur; cellules mesurant
24-36 x 20-24 um, à parois rectilignes portant aux angles des épaississements peu
marqués; un fort mucron présent sur chaque cellule. Bractées femelles presque
égales à la moitié de la hauteur du périanthe, arrondies au sommet, à lobe et
lobule presque égaux; lobule muni parfois, à l'apex, d'un crochet de 3 cellules
rappelant la dent apicale du lobule de certaines Lejeunéacées. Capsule contenant
des élatéres de 130-145 um x 9-10 um et des spores jaune pâle, de formes très
diverses, à contour plus ou moins carré ou rectangulaire, mesurant 36-50 x
24-36 um, à paroi couverte de fines granulations (Pl. 11).
gnose latine. — In cortice repens. Folia 0,8 mm longa, 0,3 mm lata. Lobus
margine integro. Lobulus cylindricus deinde sacculiformis. Sacculus inflatus,
Pl. II. — Colura kilimanjarica Pécs ес 5. J-A., TYPE, 1, 2, 3 : feuilles. 4 : base du sac du
lobule. 5 : bord arrondi de la base du lobule. 6 : clapet. 7 : charnière à 2 cellules super-
posées. 8 :sommet d'une feuille, 9 : cellules du sac. 10 :lobe d'un amphigastre. 11:
périanthe avec sa bractée et une feuille. 12, 13 :cornes d’un périanthe. 14 : cellules du
bec du périanthe. 15 : bord du périanthe vers la moitié de sa hauteur. 16 : cellules du
périanthe dans le 1/4 supérieur. 17 :cellules du périanthe vers la moitié de sa hauteur,
18 : sommet d'une bractée femelle. 19 : inflorescence mâle. 20 : sommet d'une bractée
mâle. 21 : fragments d’élatéres. 22 : spores.
Source : MNHN, Paris
282 S.JOVET-AST
0,3 mm diam, cellulis mucronatis. Clypeus 75 um altus, 60 um latus, 9 cellulis
centralibus et 14 cellulis marginalibus formatus, cellulis medianis duabus basi. Ver-
ticulum cellulis duabus superpositis. Cellulae lobi 13-16 x 14-1 9um, trigonis parvis.
Amphigastrium profunde bilobatum, apicibus acutis. Monoicus. Perianthium
cylindrico-conicum, 0,8 mm altum, 5 cornibus brevibus, cellulis valde mucronatis.
Sporae 36-50 x 24-36 um, multiformes, quadratae vel rectangulares, granulosae.
Distribution : Kilimanjaro Mts, Umbwe Route. Erica arborea woodland near
the first bivouac at 2800-2900 m. On dead Erica twigs. Leg. T. Pócs no 6929
ND, 1 july 1976. Holotype : EGR. Isotypes : PC, JE.
IV. CLÉ DES ESPECES DE LA SECTION OIDOCOR YS
Les taxons qui composent la section Oidocorys se ressemblent par la morpho-
logie du clapet et de la charnière (caractères de la section) mais aussi par la forme
des feuilles et du périanthe. La clé suivante indique les principales différences
entre les 9 taxons de la section.
© Amphigastres émarginés au sommet .............. C. itatyana St. 1916
© Amphigastres profondément divisés
© amphigastres à cellules marginales поп saillantes (marge entière)
+ sac foliaire 1,5-2 fois plus large que le lobe. Cellules foliaires portant
des trigones, dépourvues de tubercules
— sac plus haut que la moitié de la longueur de la feuille. Cellules du
lobe 45-60 x 20-35 um. Clapet de 46 cellules environ. ,.........
as d? 5 2...С,Маитаппй (Schiffn. et С. 1890) St. 1916
— sac plus court que la moitié de la longueur de la feuille. Cellules du
lobe 20-30 x 12-15 um. Clapet de 28 cellules environ. ..........
2 Мекен e DIE Pr С, patagonica S. J-A. 1953
+ вас foliaire de la méme largeur ou à peine plus large que le lobe, Cellules
dépourvues de trigones, portant un fort tubercule ou seulement un peu
bombées
— cellules foliaires seulement bombées
- sac sans apicule terminal. . . „С. kilimanjarica Pécs et S. J.-A. 1980
- sac terminé par un арісше........ C. omithocephala Herz. 1952
— cellules foliaires portant un fort tubercule
- clapet à 23 cellules marginales + 21 cellules internes , .........
ORARE ai ivi gt TN MA C. Schusteri Grolle 1969
- clapet à 13-14 cellules marginales + 9-10 cellules internes
- feuilles atteignant 0,7 mm de longueur, un peu courbees. ......
E E ek wis eus C, pulcherrima S. J-A. 1953
= feuilles atteignant 1 mm de longueur, non courbées . . .
AR ee C, pulcherrima var. Bartlettii S. J.-A. 1980
© amphigastres à cellules marginales saillantes (marge crénelée). .........
E P DM ESSEN, С, saccophylla Hodgs. et Herz. 1949
Source ` MNHN, Paris
COLURA SECT. OIDOCORYS 283
V. DISTRIBUTION DE LA SECTION OIDOCORYS
Très peu de spécimens de Colura appartiennent à la section Oidocorys : 13
seulement représentent les 9 taxons. Cependant, leur distribution à travers le
monde est trés vaste et chacun se trouve à une distance considérable des autres.
Ils se répartissent sur trois continents (carte) :
— en Amérique + Colombie : C. patagonica; Équateur : C. omithocephala; Bré-
sil : C. itatyana; Patagonie : C. Naumannii, C. patagonica, C.
pulcherrima.
- en Afrique : Kilimanjaro : C. kilimanjarica.
— en Océanie : Nouvelle-Guinée : C. Schusteri; Nouvelle-Zélande : C. sacco-
phylla C, pulcherrima var. Bartlettii; Tasmanie : C. sacco
phylla (2 spécimens), C. pulcherrima var. Bartle tti.
Les lieux de récolte, sauf la localité colombienne, se situent dans Phémi-
sphére sud, Les taxons les plus affines (C. pulcherrima et sa var., C. omitho-
cephala, C. Schusteri) se trouvent dispersés de part et d'autre de l'Océan Paci-
fique. Cette disjonction dans l'aire de distribution tend à prouver l'ancienneté de
la section.
0
E
de
=
Ф с. saccophylla Ф ©. pulcherrima Ñ -. ornithocephate
E. Naumannii Cl patagonica C. itatyana
С. Schusteri El kilimanjarica С.р. Bartlettii
VI. MODE DE DISPERSION DES ESPECES DE LA SECTION OIDOCORYS
L'hypothése de la formation de plantes identiques, ou morphologiquement
très voisines, en des lieux éloignés, suppose une répétition de circonstances
semblables dont la probabilité paraît extrêmement faible. Aussi, nous admet-
trons que chaque espèce de la section Oidocorys est née, à partir d'un ancêtre
où d'un groupe d'ancêtres, non obligatoirement dans la région qu'elle occupe
Source : MNHN, Paris
284 S.JOVET-AST
actuellement. Pour expliquer la distribution de ces taxons, peut-on invoquer la
dispersion des spores ou de petits fragments de végétal par le vent, les insectes,
les oiseaux ?
Le vent et les oiseaux transportent, dit-on, à des distances considérables de
trés petits organes comme les spores. Si un long voyage parait possible d'un
point de vue mécanique, il n'est pas prouvé qu'il le soit biologiquement.
VAN ZANTEN (1976, 1977), après avoir procédé à des essais de germination
de spores conservées pendant un temps donné à une température déterminée,
établit un parallèle entre les aires de distribution de quelques Bryophytes et la
durée de la persistance du pouvoir germinatif de leurs spores. Il en déduit que les
vents d’ouest, à partir de la Nouvelle-Zélande, peuvent transporter des spores tout
autour de la terre dans l'hémisphére sud, sans dommages pour elles. I] cite, pour
montrer l'existence et le rôle des vents encerclant la terre, l'expérience réalisée à
l'aide d’un ballon qui fit le tour de la terre à 12 km d'altitude, en 14 jours.
VAN ZANTEN admet que la distance considérable entre la partie australe du
continent sud-américain et la Nouvelle-Zélande (8000 km par le Pacifique,
15000 km par l'Océan Indien) n'est pas un obstacle à la dispersion des spores
entre ces deux régions. Il nous semble, cependant, que, sur ce long trajet, les
accidents de parcours pourraient étre trés nombreux : chute des spores dans la
mer ou dans des lieux à conditions écologiques défavorables, variations trés
fortes de température et d'humidité, action, jusqu'alors non testée mais peut-étre
néfaste, des radiations dans l'atmosphère.
D'autre part, la dispersion à une époque récente, ne semble admissible que
pour Colura pulcherrima qui se trouve presque identique en Patagonie, en
Tasmanie et en Nouvelle-Zélande. Elle paraît impossible pour les autres Colura
de la section Oidocorys, tous différents, ayant peut-étre une origine commune
mais alors très ancienne. Encore faudrait-il savoir si les vents, à cette époque,
soufflaient dans une direction favorable.
Pour C, pulcherrima, une distribution actuelle par le vent reste peu probable
car le nombre très faible de spécimens récoltés suggère la rareté de cette espèce.
Le nombre de spores émises doit donc être extrêmement faible et les chances
de réussite de leur voyage à des milliers de km infiniment réduites, Seul le
transport à faible distance reste possible. Les Colura, probablement plus abon-
dants que maintenant aux époques antérieures, ont pu se distribuer au cours
de milliers d'années, de proche en proche, sur un continent ancien encore non
ou peu morcelé. Vivant en épiphytes, les tiges feuillées ont pu être transportées
sur de petites distances, au hasard des vents, des tempêtes ou du passage des
animaux qui emportaient les brindilles-support. La fragilité des tissus semble
interdire un long voyage.
VII. DISPERSION DES ESPÈCES SUR LE CONTINENT DE GONDWANA
Les espèces de la section Oidocorys représentent soit des descendants encore
jeunes d'ancétres largement distribués à une époque lointaine, soit des survi-
Source : MNHN. Paris
COLURA SECT. OIDOCORYS 285
yants de cette époque ancienne, restés intacts ou ayant à peine évolué comme
c'est, sans doute, le cas pour C. pulcherrima et pour sa var. Bartletti
Mais, de quelle époque géologique parlons-nous ?
Considérons la forme des continents à partir du Lias donc au début du Juras-
sique. Le continent de Gondwana est alors à peu près intact. Les Hépatiques,
déjà présentes sur la terre, peuvent se répandre sur l'Amérique australe, l'A-
frique, l'Antarctide, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, sans trouver de barriéres
infranchissables.
A la limite du Jurassique et du Crétacé, l'Afrique et l’Antarctide, soudées
encore au Jurassique supérieur, se décollent l'une de l'autre et, à l’Albien, sont
tout à fait séparées, Donc, dès P'Albien, soit il y a 110 millions d'années, les
Colura africains se trouvent, au moins vers le sud, isolés d’un continent compre-
nant l'Amérique du Sud, I’ Antarctide et l'Australie.
Bientôt l'Amérique du Sud commence à se couper de l'Afrique et, au Céno-
manien, donc au Crétacé moyen, il y a 90 millions d'années, les deux terres sont
déjà distantes l’une de l'autre et séparées par l'Atlantique sud bien que quelques
contacts aient pu persister jusqu'à la fin du Crétacé. Dès l'Éocéne, en tout cas,
il n'existe plus aucune communication entre elles.
A la limite du Crétacé et du Paléocéne, l'Amérique du Sud, l'Antarctide et
l'Australie sont encore en communication et peuvent échanger des faunes et
des flores.
Au Paléocène, cet arc méridional se fragmente et, à l'Éocàne, la Gondwanie
est définitivement morcelée., Les fragments, dispersés, emportent végétaux et
animaux et deviennent le lieu de création de taxons nouveaux,
Les climats ontils permis les migrations et la persistance des espèces à travers
ces millions d'années ?
Les espèces actuellement connues de la Section Oidocorys n’exigent pas un
climat chaud. En région tropicale, elles vivent en altitude : 3200 m en Colombie,
3600 m en Équateur, 2600 m au Brésil. Pour qu'elles arrivent jusqu’à nous, elles
ont dú subir des variations climatiques dangereuses mais qui ont épargné quel-
ques spécimens.
Voici comment, en s'inspirant, en particulier, de l'ouvrage de H. et G. TER-
MIER (1979) on peut interpréter ces changements de climat successifs depuis
le Secondaire.
Au Lias, sur la Gondwanie, règne tantôt un climat chaud et sec, tantôt un
climat humide. A la fin du Jurassique et au début du Crétacé, pendant la dérive
des plaques continentales, des périodes arides s'installent mais des passages
humides se maintiennent et une végétation riche en Fougères borde les plans
d'eau. Au cours des périodes glaciaires du Quaternaire, en Afrique, les modifi-
cations climatiques furent peu importantes, Par contre, la Patagonie, au cours
des phases glaciaires, fut durement touchée mais les étages de végétation per-
Source - MNHN Paris
286 S.JOVET-AST
daient de Paltitude quand la température s'abaissait sur les sommets; au cours
des interglaciaires, alors que les parties basses devenaient arides, les montagnes
restaient humides et la végétation pouvait se réinstaller. 11 semble qu’au Brésil,
la forêt tropicale, en raison de l'alternance des phases glaciaires et interglaciaires,
subsistait mais pouvait se trouver réduite.
VIII. CONCLUSIONS
1) Distribution des espèces de la section Oidocorys. — Les conclusions sont
les suivantes :
— Colura pulcherrima et sa var. Bartlettii, ou leur ancêtre, seraient séparés
depuis l'Éocéne ou même avant cette période. Leur origine pourrait remonter
à 65 ou 90 millions d'années.
— C, kilimanjarica, ou un ancêtre très proche ayant les caractères de la section
Oidocorys, a pris place sur le continent africain avant l'Albien donc il y a au
moins 110 millions d'années. Il gagna le Kilimanjaro, massif volcanique, lorsque
le couvert végétal s’y installa et créa des gîtes favorables à ces plantes fragiles.
— Les Oidocorys américains se trouvent isolés, au plus tard, au Cénomanien,
donc il y a au moins 90 millions d’annees.
— Les deux taxons présents en Nouvelle Zélande et en Tasmanie (C, sacco-
phylla et С. pulcherrima var. Bartlettii, ont dû s'installer avant la séparation
Amérique du Sud- Australie, peut-être en passant par l'Australie.
— C. Schusteri a pu atteindre la Nouvelle-Guinée en venant de l'Australie,
anciennement ou à une époque récente, Pliocène ou même Pléistocène.
— L'Amérique du Sud n'ayant jamais été morcelée, les relations entre le nord
et le sud s'effectuaient facilement, d’où la présence de Colura depuis la Colombie
jusqu’à la Patagonie.
2) Distribution de la section Oidocorys. — Des conclusions plus générales
seront tirées de la distribution de la section :
— On peut admettre la possibilité de transports de fragments de plantes, de
propagules, de spores par le vent, les oiseaux, les insectes, mais seulement sur des
distances faibles, par exemple sur un même continent où d’un continent à une
ile voisine, d'un massif ancien à des montagnes volcaniques récentes, La disper-
sion des Colura a pu se produire ainsi jusqu’à nos jours.
— Le faible nombre de spécimens récoltés et leur très vaste distribution
sur trois continents suggèrent que les 9 taxons existants, sans doute ancienne-
ment bien représentés, sont réduits à quelques survivants ayant relativement
peu évolué, répartis sur des aires résiduelles très éloignées les unes des autres. lls
ont pu échapper à la destruction par le froid, la chaleur excessive ou la séche-
resse du fait de leur installation dans des stations privilégiées ou des refuges
d'altitude.
La dispersion de ces végétaux ou de leurs ancétres ne peut étre que trés
ancienne. Elle doit dater soit d'époques bien antérieures à l'Éocéne, alors que la
Gondwanie formait un bloc, soit du temps oà les fragments du continent com-
Source : MNHN Paris
COLURA SECT. OIDOCOR YS 287
mengaient à s'éloigner les uns des autres mais gardaient encore quelques points
de contact. On pourrait préciser qu’elle se produisit soit avant l'Albien alors que
l'Afrique restait en connexion avec PAntarctide, donc il y a plus de 110 millions
d'années, soit avant le Cénomanien, époque de la séparation définitive de l'Amé-
rique du Sud et de l'Afrique, donc il y a plus de 90 millions d'années.
En résumé, les taxons actuellement présents ont pu trouver leur origine au
Secondaire ou plus récemment mais la section Oidocorys existait déjà il y a
plus de 110 millions d'années.
BIBLIOGRAPHIE
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moss spores in the southern hemisphere. Bryoph. Bibl. 13 : 715-733.
ZANTEN B.O. v., 1978 — Experimental studies on trans-oceanic long-range dispersal of
moss spores in the southern hemisphere. J. Hattori Bot. Lab. 44 : 455-482.
Source : MNHN. Paris
289
COMUNIDADES MUSCINALES DE LOS SALADARES
Y ESPARTALES DE NAVARRA (ESPANA)
R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA*
RÉSUMÉ. — Étude des communautés de bryophytes qui s'installent dans les mares salées
(as. Suaedetum brevifoliae Br.-Bl.1935) et dans les groupements à Lygeum spartum (al
Eremopyro-Lygeion Br.-Bl. 1957) de la province de Navarre (Espagne).
SUMMARY, — The bryophyte communities growing on the salt-marshes (as. Suaedetum
brevifoliae Br.-Bl. 1935) and the «espartales» (al. Eremopyro-Lygeion Br.-Bl. 1957) of
Navarra (Spain) have been studied.
INTRODUCCION
La provincia de Navarra se puede considerar dividida en tres regiones bien
diferenciadas : la Montaña al N, la Ribera al S y entre ambas la Navarra Media.
Algunos autores desdoblan a la Montaña, al menos climatológicamente, en
otras tres regiones : Cantabria, Alpina y Baja Montaña (fig. 1).
En este trabajo presentamos el estudio de los briofitos y sus comunidades,
que se instalan en los “saladares y espartales’ que como se observa en la fig. 1,
se sitúan en la mitad S de la provincia; ocupan una amplia zona del interior
de las Bárdenas Reales, aparecen tambien en otras áreas más localizadas de la
Ribera, en la base de algunos núcleos yesiferos situados entre Miranda de Arga
y Lerin, En la zona denominada Navarra Media tan sólo encontramos un saladar:
el situado entre Los Arcos y Sesma (sector Riojano-Estellés), con caracter
menos xérico.
* Universidad de Madrid, Catedra de Botanica, Madrid 3, España.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 289-304.
Source : MNHN Paris
290 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
CA
CANTABRICA
ALPINA 3)
PAMPLONA
BAJA MONTAÑA
ZONA MEDIA
IRANDA pr
ARGA
рт
(
Saladares
Limite de
regiones climaticas
ZARAGOZA
1, — Regiones climáticas y áreas de distribución de los saladares y espartales en la
Ribera (R) y Zona Media (M) de la provincia de Navarra,
CARACTERISTICAS DE LAS AREAS ESTUDIADAS
CLIMA
Para el estudio climatológico nos servimos de los datos publicados por LISO
A ASCASO (1959) en su estudio climático de la Depresión del Ebro, Se eligieron
las estaciones meteorológicas de las zonas climáticas donde se sitúan los saladares
y espartales, Se observó una gradación climática desde Ayegui, que pertenece
a la zona climática de la Navarra Media, hasta Falces y Buñuel las más meridio-
nales, situadas ambas en la Ribera.
Source : MNHN Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA. 291
La temperatura media anual es minima en Ayegui (12,1°C), aumenta en
Falces (13,6°C) y es máxima en Buñuel (14,1°C). La pluviosidad media anual
es máxima en Ayegui (558mm), disminuye en Falces (407mm) y es mínima
en Buñuel (397mm). En la Zona Media la estación más lluviosa es el otoño,
por el contrario en la Ribera las precipitaciones máximas se dan en el mes
de Mayo.
Segun la clasificación climática de THORNTHWAITE, Ayegui tiene un
clima subhúmedo (C1), mesotérmico (В?) con moderada falta de agua en
verano (s), y toda la Ribera entra dentro del clima semiárido (D), mesotérmico
(В72) sin ningún exceso de agua en todo el año (4).
Los diagramas ombrotérmicos de GAUSSEN (fig. 2), de las estaciones de
Ayegui, Falces y Buñuel, ponen de manifiesto que Ayegui preseñta tan sólo
dos meses secos: julio y agosto; Falces tres meses secos : junio, julio y agosto
P=2T P-3T Pmm
FALCES
15
101
5
EFMAMJJASOND EFMAMJJASOND
pec
BUÑUEL
subsequedad 2T<P<3T
15 ШЕШЕ sequedad P<2T
10:
5
EFMAMIJASOND
Fig, 2, — Diagramas ombrotérmicos de las estaciones más préximas a los saladares y espar-
tales estudiados,
Source : MNHN Paris
292
y Buñuel cuatro meses secos : junio, julio, agosto y septiembre,
R. GARCIA GOMEZ & E, FUERTES LASALA
De la observación de los climogramas (fig. 3) se deduce que existe una grada-
ción de menor a mayor sequedad en el mismo orden que hemos visto en los
demas ejemplos. Ayegui con dos meses prácticamente secos: julio y agosto
y dos subsecos: junio y septiembre; Falces con tres meses secos: junio, julio
y agosto y tres subsecos: mayo, septiembre y octubre; Buñuel con cuatro
meses secos y tres meses subsecos (GARCÍA GOMEZ 1978).
EDAFOLOGIA
La depresión del Ebro forma una antiplanicie en la que el endorreismo es
una de sus características. Este fenómeno se acusa sobre todo en la comarca
de las Bárdenas Reales, cuyo suelo esta constituido casi en su totalidad por
margas continentales oligocénicas que alternan, en ocasiones, con yesos, arcillas
Pmm
FALCES
Prom.
BUÑUEL
Pmm
AYEGUI
Fig. 3. — Climogramas correspondientes a las estaciones de Falces, Ayegui y Buñuel.
Source : MNHN. Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 293
margosas, depósitos arcillosos indiferenciados, eventualmente detríticos y más
o menos salinos.
Los suelos de los saladares corresponden en su mayor parte a vertisoles, ricos
en arcillas hinchables con fuertes grietas de retracciôn, asociados a fluvisoles,
que muestran una estratificación muy fina, deshojándose en láminas en super-
ficie y con ciertas características takíricas. Igualmente existen asociaciones
con suelos solonchacks (con caracteres takíricos y gleycos) con abundante
Na’ pero cuyo complejo de cambio, está predominantemente saturado de er,
formándose a menudo costras salinas. Estos suelos ocupan amplias zonas del
interior de las Bárdenas Reales, aunque tambien aparecen en otras áreas de la
Ribera, en la base de algunos núcleos yesí feros situados entre Miranda de Arga
y Lerin, En la zona media sólo hemos encontrado un saladar, el de la localidad
de Los Arcos, de caracter menos xérico (fig. 1).
Dentro del ámbito de un saladar, hay puntos concretos que dan valores de
pH muy elevados y conductividades del orden de los 180mmhos/em, hecho
que permite clasificarlos como ‘suelos salinos’. Sin embargo existen diferencias
en cuanto al contenido en sales y esto condiciona el tipo de asociación vegetal,
Los datos que obtuvimos en estas áreas, se expresan en la tabla 1. En las zonas
más secas, con cierto grado de aridez en el suelo, aparecen asociados yermosoles
y xerosoles, según el contenido de materia orgánica en el horizonte (A). Habi-
tualmente son suelos calizos ó gipsícos, en ocasiones takíricos, generalmente
asociados con rendzinas, cambisoles y regosoles.
pH Conductividad
As, fanerogémica Localidad H20 ak mmhoB/om.
Subasociación: Miranda de Arga 8,2 8,3 149,80
Arthrocnemetosum Bärdena Blanoa 7,8 7,65 180,79
Bárdena Blanca 8,3 8,1 89,24
Subasocinción: Miranda de Arga 7,4 6,9 24,10
Sunedetosum Bäräena Blanca 7,85 75 24,25
Los Arcos 7,45 7,00 15,93
con Hordeum aari-
Bérdens Blanca 7,95 7,3 3,47
gun
Alianza: Eremopyro- Miranda de Arge 8,2 7,3 3,31
Lygeion Murillo el Pruto 7,85 Ko 1,24
Bärdena Blanca 7,8 7,10 0,94
Tab. 1. — Relación de pH y conductividades del suelo con las diferentes comunidades
Vegetales,
Source : MNHN, Paris
294 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
VEGETACION
La vegetación del valle del Ebro ha sido ampliamente estudiada por BRAUN-
BLANQUET & BOLOS (1957) de cuyo trabajo nos hemos servido especialmente
para la identificación de las comunidades vegetales superiores que se instalan
en la Ribera. Los saladares, incluidos en la clase Salicornietea Br.-Bl. & Tx.
1943, ocupan las áreas deprimidas, en suelos solonchaks y suelos salinos. Todas
las plantas de los saladares del interior de la Península se incluyen en el orden
Limonietalia Br.-BL & Bolós 1957, rico en Limonium ovalifolium (Poir.)
Kunz., siendo la única planta que con su color confiere carácter a esta estepa
blanca. Dentro de Limonietalia, hemos diferenciado en nuestra zona dos asocia-
ciones:
1.1. Limonietum ovalifolii Br.-Bl. & Bolós 1957
1.2. Suaedetum brevifoliae Br.-Bl, 1935
En la primera asociación, el débil enraizamiento de Limonium ovalifolium
y su escasa cobertura dificultan la instalación de un estrato muscinal representa-
tivo, por el contrario, la segunda asociación que se presenta en las áreas de
mayor salinidad, es la comunidad predominante en nuestros saladares y ademas
facilita la instalación de comunidades muscinales al abrigo de las matas de
Suaeda pruinosa Lange. Dentro de esta última asociación, diferenciamos a su
vez las subasociaciones :
1.2.1, Subas, Arthrocnemetosum Br.-Bl. 1957
1.2.2, Subas. Suaedetosum Br.-Bl. 1957
En la subas, Arthrocnemetosum, formada casi exclusivamente por Arthroc-
nemum glaucum (Delil.) Ung.-Sternb., la conductividad del suelo era del orden
de los 149 mmhos/cm, llegando, en algunas localidades, a alcanzar valores de
180 mmhos/cm. Durante el invierno el suelo está encharcado pero al llegar
los calores estivales, el agua se evapora y las sales disueltas ascienden a la superfi-
cie por capilaridad, formando una costra salina sobre la cual resaltan las plantas
crasas de Arthrocnemum. En la subas, Suaedetosum, la conductividad del suelo
oscila entre 14-25 mmhos/cm. El enraizamiento progresivo de Suaeda pruinosa
da lugar a la formación de mamelones en los que se desarolla un microhábitat
más rico en humus y con menor grado de salinidad, Dicha subasociación es
más rica en plantas vasculares, siendo las más características además de Suaeda
pruinosa Lange : Sphenopus divaricatus (Gouan) Echb., Hymenolobus procum-
bens (L.) Nutt. ex Torrey & Gray, Limonium aragonense (Debeaux) Pignatti,
Spergularia media (L.) Presl., Spergularia diandra (Guss.) Boiss., Plantago coro-
nopus L., Hordeum marinum Huds., Puccinellia palustris (Seemus) Podp. ssp.
convoluta (Fries) Hughes, Atriplex hastata L. var. salina (Walb.) G. & G. En
otros saladares cuya salinidad es menor (conductividad de 15,9 mmhos/cm)
aparecen : Frankenia pulverulenta L., Koeleria phloeoides Pers., Bromus mollis
L., Artemisia coerulescens L. ssp. gallica (Willd.) K. Persson, Bupleurum tenuis-
simum L. Estas zonas de menor salinidad se estan desecando en la actualidad
viéndose enriquecidas en plantas nitrófilas debido a la intensa acción antropo-
Source : MNHN. Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 295
zoógena. Entre ellas destacaremos : Catapodium rigidum (L.) Hubb., Althaea
officinalis L., Artemisia herba-alba Ass., Cynodon dactylon (L.) Pers., Cartha-
mus lanatus L.
Bordeando los saladares y en la base de las lomas se forman fluvisoles de
textura limo-arcillosa cuya conductividad es ya muy Баја (0,97-3,31 mmhoslcm),
es, en estos medios, donde se instala el ‘albardin’ dando paso a una nueva comu-
nidad perteneciente a la al. Eremopyron-Lygeion Br.-BL. 1957de la clase Thero-
Brachypodietea Br.-Bl. 1947. Esta comunidad se extiende casi exclusivamente
por las Bardenas Reales, donde la aridez del clima permite la existencia de
especies norteafricanas. Los táxones más característicos son : Lygeum spartum
L. Plantago albicans L., Bupleurum semicompositum L., Euphorbia sulcata
De Lens ex Loisel, Stipa lagascae L., Stipa parviflora Desf, En ocasiones el
indice de abundancia del ‘albardin’ es menor, dando paso entonces a las espe-
cies: Brachypodium ramosum (L.) Roem, & Schult., Thymus vulgaris L.,
Echinops ritro L., Euphorbia exigua L., Scorpiurus muricatus L., Torilis nodosa
(L. Gaert., Senecio gallicus Chaix, Salsola vermiculata L., Cerastium semi-
decandrum L. Cuando aumenta la nitrofilia aparecen las especies: Asphodelus
fistulosus L., Artemisia herba-alba Ass., Scabiosa monspeliensis Jacq.
COMUNIDADES MUSCINALES DE SALADARES
Y ESPARTALES
Consideramos incluidos en estos medios ecológicos a los briofitos adaptados
a vivir en suelos cuya concentración en sales (cloruros y sulfatos de Ca”, Mg*
y a veces Na’) dan conductividades comprendidas entre 24-180 mmhos/em,
superiores por tanto al valor de 15 mmhos/cm, que según la clasificación de la
F.A.O. deben tener los suclos para ser considerados de alta salinidad, Estas
comunidades muscinales se asientan en lasrzonas cuya vegetación se incluye
en la clase Salicornietea. Incluimos tambien en este trabajo a las comunidades
muscinales que se desarrollan bajo los espartales (clase Thero-Brachypodietea),
que si bien los suelos tienen menor salinidad (conductividad menor de 4 mmhos/
em), caracterizan a los bordes de los saladares,
Fig. 4. — Catena de la vegetación de saladares y espartales donde se asientan las comunida-
des muscinales, 1, subas, Arthrocnemetosum; 2, subas. Suaedetosum ; 3, al, Eremopyro-
Lygeion, '
Source : MNHN Paris
296 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
En la fig. 4, representamos la catena de la vegetación de los saladares y espar-
tales donde se instalan los briofitos, así como las condiciones ecológicas de cada
una de las comunidades muscinales, en lo que se refiere a salinidad, pH, etc.,
que se expresan en la tabla 1.
COMUNIDADES MUSCINALES EN LA AS. SUAEDETUM BREVIFOLIAE
1.2.1. Subas. Artbrocnemetosum Br-.Bl. 1957
La elevada salinidad (conductividad de 180 mmhos/cm) no permite la insta-
lación de briofitos. No se recolecté ninguna especie en estos medios de condicio-
nes tan extremas.
1.2.2. Subas. Suaedetosum Br.-Bl. 1957
El progresivo enraizamiento de Suaeda pruinosa, impide el exceso de insolación,
por la acción protectora de las plantas, disminuye la hidromorfía superficial
y el intenso lavado del suelo, además, las partes muertas de la planta van dejando
una capa delgada de materia orgánica que retiene la humedad del suelo; la con-
ductividad desciende hasta valores de 24mmhos/cm. Todos estos factores
influyen de forma positiva para el desarollo de comunidades muscinales bajo
la protección de la vegetación.
Los briofitos estan representados principalmente por especies anuales y
basófilas (pH : 7-7,45), la mayoria son Pottiaceae y es de señalar la escasez de
hepáticas y musgos pleurocárpicos, Por presentarse casi constantemente y ser
la más frecuente, consideramos característica la comunidad formada por:
Pottia lanceolata (Hedw.) C. Müll., Phascum cuspidatum Schreb. ex Hedw.,
Phascum cuspidatum var. piliferum (Hedw.) Hook., Pottia bryoides (Dicks.)
Mitt., Tortula muralis Нейм. var. aestiva Brid. ex Hedw. Mezclada entre ellos
es facil encontrar la crucifera Hymenolobus procumbens (L.) Nutt. ex Torrey
& Gray. Estos táxones que los podemos considerar característicos, vienen
acompañados siempre de alguna ó varias de las siguientes especies del género
Pottia: P. davalliana (Sm.) C. Jens., P. davalliana ssp. commutata (Limpr.)
Podp., P. wilsonii (Hook) B.S.G. var. crinita (B.S.G.) Warnst., P. mutica Vent.,
P. starkeana (Hedw.) С. Müll., P. intermedia (Turn,) Fürnr, Esta última aparece
tambien en áreas de menor salinidad, por debajo de conductividades de
15 mmhos/cm.
Los briofitos que se instalan en la subas. Suaedetosum, estan representados
en la tabla 2, por las localidades Ко, R15 y Mg. De todos los saladares perte-
necientes a esta subasociación, los de la localidad R5 (km 35 de la carretera
de Pitillas a Santacara) es la menos rica en briofitos, debido a que en esta zona
las plantas de Suaeda pruinosa son más ralas, aparecen mezcladas con Hordeum
marinum, y aunque la salinidad es menor (conductividad de 3,47 mmhos/cm)
la población muscinal es más pobre. Por el contrario, en los saladares de la
localidad R. (entre Miranda de Arga y Lerín) cuya salinidad es mayor (conduc-
tividad de 24 mmhos/cm) el número de especies es más elevado debido al mayor
Source : MNHN Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 297
Localidad ... +. 2. Rp Rip Ri
Vegetación... ... т 2
Acaulon triquetrum, PO + + +
Aloina rigida var, ambigua, ¿Ll + + ++ E
Anisotheciun varium, ,. i + en +
Barbula fal&x... pss en p OR ver:
Barbula falax 53p.brevifolia ... E
Barbula unguiculata.., se. srr a ëm, ee d
Berbula unguiculata fo. robusta, +
Bryum argenteum, + *
Bryum bicolor , À ي‎ + oet "n xo
Bryum capillare sap, torguescens + + +
Crossidium chloronotus ¢ + + +
Didymodon tophaceus... . + +
Desmatodon convolutas, . +
Fossombronia caespitiformis ers +
Funaria higrometrica.. ... e ve + +
Funaria hungarica — +
Phascum cuspidatum +. +. ++ AA
Phascun cuspidatum eo» o
Phascum curvicole + + +
Pleurochaete squarrosa + + +
Pottia bryoides, . + + +
Pottia commutata + Hop 7% +
Pottia crinite... + + +
Pottia intermedia + €
Pottia lanceolata * nmn + +
Pottia mutica ... +
Pottia starkeans, £ + +
Pterygoneuron ovatun.. + + + E +
Ptrygoneurum ovatum var.incanun, + + +
Tortula muralis, , 5 кіт
Tortula muralis var, aestiva 1., + + ++ +
Rhynchostegium megapolitanum ... + E:
J.megapolitanum var.meridionale. . * *
Tab. 2. — Catálogo de especies y su distribución por localidades y comunidades vegetales
vasculares, R2, entre Miranda de Arga у Lerín; Rg, Caparroso; Кі), Fitero; Ry
Murillo las Limas; bus, entre Pitillas y Santacara, Ea SM, е
а de lids AC. a Mendev d, Subas, Suasdefosum; 2, AU Eroniopyro-Logeiors:
3, espartales con fuerte influencia nitréfila.
desarrollo de las plantas de Suaeda pruinosa que permite el asentamiento de
especies menos heliéfilas y más exigentes en humedad. La abundancia de Tortula
muralis var. aestiva da prueba de ello.
COMUNIDADES MUSCINALES DE LA AL. EREMOPYRO-LYGEION
De la subas, Suaedetosum se pasa gradualmente, en muchos casos, a la al,
Eremopyro-Lygeion a medida que aumenta la pendiente del suelo y por lo tanto
el lavado lateral hace disminuir la concentración de sales en la superficie. Si la
separacion de dichas comunidades vasculares no se hace de forma brusca sino
gradual, pasamos paulatinamente a una nueva comunidad muscinal que carac-
teriza a los espartales, tanto en los que se instalan en las margas yesiferas como
en los que lo hacen en los yesos. La salinidad en estos medios es mucho menor,
la conductividad disminuye hasta valores de 0,974 mmhos/cm; el fuerte en-
Source : MNHN, Paris
298 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
raizamiento de los rizomas del ‘albardin’ determina la formación de un suelo
más estable, rico en elementos finos (textura limo-arcillosa). Los briofitos
de esta comunidad estan señalados en la tabla 2 por las localidades R2, R45,
R12, Rit y Rg y el índice de vegetación 2. Se observa que siguen apareciendo
algunas de las especies que hemos considerado características de la subas. Suae-
detosum, pero son menos frecuentes y mucho menos abundantes, La comunidad
anual va siendo sustituida por otra más rica en briocaméfitos, constituida funda-
mentalmente por las especies: Barbula fallax Hedw., Barbula unguiculata
Hedw., Pleurochaete squarrosa (Brid.) Lindb., Fossombronia caespitiformis
de Not, En los barrancos, donde existe mayor humedad, entra en el espartal
e incluso llega a dominar sobre él la gramínea Brachypodium ramosum, aparecen
entonces los musgos pleurocárpicos, más exigentes en humedad que los musgos
antes citados. Destacaremos la presencia de Rhynchostegium megapolitanum
(Web. & Mohr) B.S.G. y R. megapolitanum var. meridionale (Schimp.) Giac.
Cuando estas zonas llanas, deprimidas, estan sometidas a fuerte influencia
antropozóogena, aparecen especies nitrófilas, algunas de ellas tolerantes a la sal;
se forman entonces unas comunidades muscinales, sobre todo en los bordes
de caminos, bajo las matas del ‘albardin’, si bien es facil encontrarlas en cual-
quier otro medio nitrófilo, La comunidad está constituida por: Bryum bicolor
Dicks., Pottia intermedia (Turn.) Fürnr,, Funaria hygrometrica Hedw., Tortula
muralis Hedw., Aloina rigida (Hedw.) Limpr. var. ambigua (B.S.G.) Craig.
Por su composición se aproxima a las comunidades briofíticas urbanas descritas
por GILBERT (1971), en el NE de Inglaterra, sin embargo nunca hemos en-
contrado Ceratodon purpureus (Hedw.) Brid. Las comunidades de briofitos,
en estos medios nitrófilos, estan representadas en la tabla 2 por las localidades
R y Mg en la vegetación señalada con el número tres.
Bryum argenteum Hedw., especie típicamente nitrófila, es muy poco signi-
ficativa en esta comunidad; sólo se ha encontrado en dos localidades, en los
claros de vegetación expuestos a una mayor insolación, No llega a formar un
estrato continuo sino pequeños céspedes dispersos.
CATALOGO DE BRIOFITOS RECOLECTADOS
Hepaticae
Fossombronia caespitiformis de Not. — Encuentra su óptimo en los suelos
limo-arcillosos de la base de las lomas, en las que debido a la percolación lateral,
se mantiene una humedad edáfica y donde se desarrolla una vegetación de espar-
to que proporciona sombra y disminuye la insolación, Es, debajo del esparto
donde esta especie forma un estrato muscinal casi continuo entremezclándose
a veces con Barbula fallax. Recolectada en los saladares de Miranda de Arga,
Bärdenas Reales, Murillo el Fruto, Primera cita para Navarra.
Distribucion general; Subatlántica con tendencia meridional.
Source - MNHN Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 299
Ecologia : Higro-mesófila, esciófila, terrícola y calcícola.
Musci
Anisothecium varium (Hedw.) Mitt. — Frecuente tanto en margas como en
yesos, siempre que haya un mínimo de humedad. Bárdenas Reales, Arguedas,
Citada en Navarra por ALVAREZ ORZANCO (1976).
Distribucion general : Circumboreal.
Ecologia : Xeröfila, esciófila y preferentemente calcícola,
Pleurocbaete squarrosa (Brid.) Lindb, — Especie típica del matorral medi-
terráneo. Se recolectó en las zonas más nitrófilas de los saladares. Bárdenas
Reales, Los Arcos. Citada en la Sierra de Alaiz (FUERTES & LOPEZ 1975),
Sierra de Codés (FUERTES & LOPEZ 1976), Altos de Echauri (FUERTES,
GARCÍA & BASCONES 1975) y Sierra de Domeño (FUERTES, LOPEZ &
GARCÍA 1974).
Distribucion general : Area isoclimática mediterránea,
Ecologia : Xeréfila, heliófila, terrícola y calcícola.
Didymodon topbaceus (Brid.) Lisa. — Especie característica de zonas rezu-
mantes de aguas carbonatadas, sin embargo, la encontramos en zonas deprimidas
de elevada salinidad. Bärdenas Blancas, Caparroso. Citada en Mugaire (AL-
LORGE P, & V, 1946).
Distribucion general : Area isoclimática mediterránea.
Ecologia : Hidrófila, calcícola.
Barbula fallax Hedw. — Abundante en los espartales. Amplia distribución
en Navarra,
Distribucion general : Circumboreal.
Ecologia : Mesófila, esciófila y calcícola.
Barbula fallax Hedw. var, brevifolia (With.) Schultz, — Presenta un aspecto
catenulado, Habita en saladares con cierto grado de humificacién y escasa
humedad, Primera cita para Navarra, Los Arcos.
Distribucion general : La de la var. fallax.
Ecología : La de la var. fallax.
Barbula unguiculata Hedw, — Abundante en los saladares de Los Arcos y
Bárdena Blanca, en zonas deprimidas ocupadas por Suaeda pruinosa y Hordeum
marinum. Amplia distribución en la provincia,
Distribucion general : Circumboreal mesoterma,
Ecologia : Xerófila, mesófila y calcícola.
Barbula unguiculata Hedw. f. robusta Podp. — En el saladar de Los Arcos,
bajo Suaeda pruinosa y acompañada de Funaria hygrometrica. Primera cita
para Navarra.
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : Mesófila, terricola y calcícola.
Source - MNHN. Paris
300 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
Acaulon triquetrum (Spruce) C, Müll. — Pionera en los pequeños rellanos en
los que se acumula el material procedente del lavado de las laderas con suelo
limo-arcilloso; tambien en los saladares de Miranda de Arga bajo Suaeda pruino-
sa, entremezclada con Phascum cuspidatum, y en los espartales de Caparroso.
Primera cita para la provincia.
Distribucion general : Atlántico-mediterránea.
Ecologia : Meso-xeröfila, foto-esciófila y caleicola.
Phascum curvicolle Ehrh. ex Hedw, — Habitat análogo a la especie anterior,
aparece con frecuencia asociadas, Los Arcos, Caparroso. Primera cita para
Navarra,
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : Xerófila y calcícola.
Phascum cuspidatum Schreb. ex Hedw. — Saladares de Los Arcos, Miranda
de Arga y Bárdenas Reales, asociada con Pottia lanceolata, Tortula muralis var.
aestiva. Citada en la Sierra de Sarvil (FUERTES, GARCÍA & BASCONES 1975)
y en la Sierra de Domeño (FUERTES, LOPEZ & GARCÍA 1974).
Distribucion general: Circumboreal mediterránea con disyunción en Africa
del Norte y América del Norte,
Ecologia : Mesófila, fotófila y calcícola.
Pbascum cuspidatum Schreb. ex Hedw. var. piliferum (Hedw.) Hook, —
Especie ligada a los saladares. Aparece debajo de Suaeda pruinosa en los Arcos,
y con Hordeum marinum en la Bárdena Blanca, Primera cita para Navarra.
Distribucion general : Circumboreal,
Ecologia : Mesöfila, fotéfila y terricola.
Pterygoneurum ovatum (Hedw.) Dix. — Especie colonizadora de los sala-
dares; muy abundante en los barrancos delas Bárdenas Reales, en Los Arcos es
frecuente bajo Suaeda pruinosa. Citada en Caparroso por RUIZ DE CASA-
VIELLA (1880) y en la Sierra de Domeño (FUERTES, LOPEZ & GARCÍA
1974).
Distribucion general: Isoclimática mediterránea.
Ecologia : Calcícola y terricola.
Pterygoneuron ovatum (Hedw.) Dix. f. incanum (Nees et Hornsch.) Podp. —
Asociada con Phascum cuspidatum en los saladares de Miranda de Arga y Los
Arcos; tambien se observó su presencia en otros medios ecológicos, acompañada
de la forma tipo. Primera cita para la provincia,
Distribucion general : Area isoclimática mediterránea.
Ecologia : La de la f. ovatum,
Pottia bryoides (Dicks.) Mitt. — Característica de los saladares, la encontra-
mos en todos ellos acompañada con Phascum cuspidatum var. cuspidatum y var.
piliferum. Primera cita para Navarra.
Distribucion general ; Area isoclimática mediterránea,
Ecologia : Mesófila, fotófila y calcícola.
Source : MNHN Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 301
Pottia davalliana (Sm.) C. Jens ssp. commutata (Limpr.) Podp. — En los
saladares de Los Arcos, bajo Suaeda pruinosa. Primera cita para la provincia.
Distribucion general ; Area isoclimática mediterranea.
Ecologia : Terrícola y calcícola.
Pottia intermedia (Turn.) Fürnr. — Aparece en los saladares pero en las
áreas de menor salinidad. Primera cita para Navarra.
Distribucion general : Subatlántica.
Ecologia : Mesófila e indiferente edáfica.
Pottia starkeana (Hedw.) C. Müll. — Especie rara en los saladares, tan sólo se
encontró en Arguedas. Primera cita para Navarra,
Distribucion general : Area isoclimática mediterránea.
Ecologia : Terricola y calcicola.
Pottia lanceolata (Hedw.) C. Müll. — Característica de las comunidades
muscinales que se instalan en la subas. Suaedetosum de los saladares de Miranda
de Arga, acompañada de Phascum cuspidatum var. cuspidatum y var. piliferum.
Citada en las Sierras de Alaiz (FUERTES & LOPEZ 1975) y de Codés (FUER-
TES & LOPEZ 1976).
Distribucion general : Area isoclimática mediterránea.
Ecologia : Xerófila, fotófila y calcícola,
Pottia mutica Vent. — Se encontró, escasa, en el saladar de Miranda de Arga,
al abrigo de las matas de Suaeda pruinosa. Primera cita para Navarra,
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : Terri cola y calci fuga.
Pottia wilsonii (Hook.) B.S.G. var. crinita (B.S.G.) Warnst. — En los sala-
dares de Los Arcos y Bárdena Blanca. Primera cita para Navarra,
Distribucion general : Atlántica.
Ecologia : Mesófila, fotófila, terricola y calcífuga.
Crossidium chloronotus (Brid.) Limpr. — En los saladares de Los Arcos
bajo Suaeda pruinosa; en los espartales de Arguedas con fuerte nitrofilia, Primera
cita para Navarra,
Distribucion general : Mediterranea.
Ecologia : Xerófila, heliófila y terricola.
Aloina rigida (Hedw.) Limpr. var, ambigua (B.S.G.) Craig — En los saladares
de Los Arcos y Bárdenas Reales, acompañada de Barbula unguiculata y Aniso-
thecium varium. Primera cita para la provincia,
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : Xerófila, fotófila y calcicola.
. Desmatodon convolutus (Brid.) Grout — Saladares de Los Arcos, bajo Suaeda
fruticosa. Citada en la Sierra de Sarvil por FUERTES, GARCÍA & BASCONES
(1975).
Distribucion general : Meridional termófila y cosmopolita,
Ecologia : Xerófila, saxicola, terricola y calcícola,
Source : MNHN, Paris.
302 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
Tortula muralis Hedw. — Aunque es una especie cosmopolita, tambien la
encontramos en los saladares de Caparroso, Arguedas y en las salinas de la
localidad de Salinas de Oro; es la única especie que coloniza este medio ecoló-
gico.
Distribucion general : Cosmopolita.
Ecologia : Xerófila, foto-heliófila e indiferente edáfica.
Tortula muralis Hedw. var. aestiva Brid. ex Hedw. — Presenta en nuestra
zona un habitat bien definido: en todos los saladares, bajo Suaeda pruinosa,
en los mamelones donde hay acumulación de humus y mayor humedad edáfica,
En ocasiones es la especie dominante. Primera cita para Navarra.
Distribucion general : Mediterráneo-atlántica.
Ecologia : Mesófila, fotófila y terrícola.
Funaria bungarica Boros — Muy escasa, tan sólo se encontró en el saladar
de Los Arcos acompañada de Funaria hygrometrica, Constituye esta localidad
conladada por CASAS & BRUGUES (1978) en los Monegros, las primeras
citas de esta especie para la Península Ibérica. La ecología es semejante a la
señalada por BOROS (1924) en Hungria. Primera cita para Navarra,
Distribucion general : Mediterráneo-atlántica,
Ecologia : Higrófila, esciófila y calcícola.
Funaria bygrometrica Hedw. — Abundante bajo las matas de Suaeda pruino-
sa, en el saladar de Los Arcos; asociada a Bryum bicolor forma una comunidad
que caracteriza a los espartales, aunque en realidad son especies nitrófilas con
amplia distribución siempre que los diferentes ecótopos estén muy nitrificados.
Citada en Isaba por ALLORGE & CASAS (1963), en Narvarte por LACOIZ-
QUETA (1884) y en la Sierra de Alaiz por FUERTES & LOPEZ (1975).
Distribucion general : Cosmopolita.
Ecologia : Mesöfila, fotöfila, terricola y humicola,
Bryum argenteum Hedw. - Abunda en los bordes de caminos, acusando su
caracter ruderal. Bardenas Reales, Los Arcos.
Distribucion general : Cosmopolita,
Ecologia : Xero-meso-hidrófila, arenícola, saxicola, ruderal e indiferente edäfica.
Bryum bicolor Dicks. — En el saladar de Los Arcos; en los saladares de
Arguedas en suelos muy nitrificados, cuyas laderas se hallan ocupadas por
Artemisia herba-alba, acompañada por Crossidium squamigerum, Citada en la
localidad de Narvarte (Navarra) por LACOIZQUETA (1884).
Distribucion general : Cosmopolita.
Ecologia : Xerófila, fotófila e indiferente edáfica,
Bryum capillare Hedw. ssp. torquescens (de Not.) Kindb. — Bajo el ‘albardin’,
en Miranda de Arga y Barranco de las Limas junto con Barbula fallax y Barbula
unguiculata.
Distribucion general : Circumboreal mediterránea,
Ecologia : Xerófila, heliófila e indiferente edáfica.
Rbynchostegium megapolitanum (Web. & Mohr) B.S.G. — Frecuente en
Source ` MNHN Paris
COMUNIDADES MUSCINALES DE NAVARRA 303
toda la región de la Ribera, en barrancos con abundancia de Lygeum spartum
y Brachypodium ramosum. Primera cita para la Navarra.
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : Xerófila, terricola e indiferente edáfica.
Rbynchostegium megapolitanum (Web. & Mohr) B.S.G. ssp. meridionale
(Schimp.) Giac. — En el Barranco de las Limas bajo las matas de Lygeum spar-
tum y Salsola vermiculata, formando en la mayoria de los casos comunidades
específicas y en otros ecótopos asociada con Bryum capillare ssp. torquescens
y la ssp. megapolitanum. Primera cita para Navarra.
Distribucion general : Mediterránea.
Ecologia : La de la ssp. megapolitanum.
CONCLUSIONES
Se han recolectado en total una Hepática y 32 Musgos. 18 constituyen nuevas
citas para la provincia de Navarra. Funaria hungarica es citado por la primera
vez para la Península Ibérica. La mayoria de las especies recolectadas son medi-
terráncas (16): le sigue en importancia numérica las especies circumboreales
(6), mediterráneo-atlánticas (4) y cosmopolitas (4). El resto corresponde a
especies subatlánticas y atlánticas (1).
En función del factor humedad, cabe destacar el predominio de especies
xéricas (50%) que por otra parte son las más representativas y han sido recolec-
tadas mayor número de veces, tales como : Pottia lanceolata, Crossidium chloro-
notus, Bryum bicolor; el elemento meso-xerófilo representa el 30% aproxima-
damente y citamos como características : Acaulon triquetrum, Barbula unguicu-
lata Є. robusta, Phascum cuspidatum, Pottia bryoides. Las especies Pottia inter-
media, Pottia wilsonii var, crinita y Tortula muralis var. aestiva son caracte-
Hsticas del elemento mesófilo que está representado por el 16% de las especies;
las meso-higröfilas estan únicamente representadas por Fossombronia caespiti-
formis y por último, Funaria hungarica que representa al elemento higrófilo
y Didymodon tophaceus al hidréfilo.
Con relación al sustrato, la mayor parte de las especies se comportan como
basófilas ó indiferentes al sustrato. Pottía davalliana ssp. commutata, Pottia
wilsonii var. crinita y Pottia mutica se comporten como especies calcífugas y
sin embargo las recolectamos siempre en suelos ricos en catión Ca”.
Las comunidades muscinales que se instalan en la subas, Suaedetosum estan
constituidas principalmente por musgos Pottioideos : Pottia lanceolata, Phascum
cuspidatum, Tortula muralis var, aestiva; son tambien frecuentes Pottia bryoides
y Phascum cuspidatum var. piliferum, Bordeando a los saladares se pasa gradual-
mente a las comunidades vegetales pertenecientes a la al. Eremopyro-Lygeion,
donde se asientan los briocaméfitos: Barbula fallax, Barbula unguiculata y
Fossombronia caespitiformis que caracterizan а los espartales con mayor hume-
dad edäfica.
Source : MNHN. Paris
304 R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA
BIBLIOGRAFIA
ALVAREZ ORZANCO J., 1976 — Estudio briolégico del Señorio de Bértiz (Navarra)
Tesis de Licenciatura. Universidad de Navarra.
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Source : MNHN. Paris
305
EFFECT OF LIGHT QUALITY ON THE GROWTH
AND PHOTOSYNTHETIC PIGMENTS
OF RICCIA DISCOLOR L. ET L.
J.C. DAGAR, A.S. AHLAWAT & У.Р. SINGH *
ABSTRACT. — Effect of light quality on the vegetative propagation and photosynthetic
pigments has been studied. The experiment was done in petridishes, on sand culture, using
Riccia discolor L. et L. as the inocula. It was observed that light quality showed remarkable
effect on growth and photosynthetic pigments. Reduction in average area, fresh and dry
weights of newly formed branches was observed in yellow and red lights. Percent regenera
tion was inhibited in all qualities of light as compared to control. Photosynthetic pigments
showed degradation in red and blue lights.
INTRODUCTION
FOERSTER (1927), TAYLOR & BONNER (1967), FREDERICQ & GREEF
(1968), MILLER & MACHLIS (1968a, b), SCHWABE & VALIO (1970) and
SHUKLA & KAUL (1978) demonstrated some effects of light qualities on
growth performances of some liverworts. DAGAR (1974), DAGAR & AHMAD
(1976) and AHMAD & DAGAR (1978) have studied some aspects of growth
regulating substances on regeneration of Riccia discolor L. et L. In the present
investigation, an attempt to investigate the effects of various qualities of light
on growth and photosynthetic pigments of R. discolor has been made.
MATERIAL AND METHODS
Freshly collected material from the University Campus of Vikram University,
Ujjain (23°11’ lat. N, 75°47’ long. E, alt. 491.75 m) was brought to the labora-
* School of Studies in Botany, Vikram University, Ujjain 456010 (India).
Cryptog., Bryol. Lichenol., 1980, 1, 3 : 305-309.
Source : MNHN Paris
306 J.C. DAGAR, A.S. AHLAWAT & V.P. SINGH
tory and thoroughly washed in running water so as to remove the adhering soil
particles as far as possible. The young thalli tips (about 0.5 cm long) were used
as inocula which were washed several times in sterile distilled water. Subsequen-
tly, the thallus tips were transferred to standard size petridishes containing
sterilized sand and moistened with the half-strength Knop’s nutrient solution,
prepared as suggested by MEHRA & KACHROO (1951). Petridishes were fully
covered with cellophane papers of red, yellow, green, blue and black colours.
One set was left as such. These were kept in diffused light at room temperature
(29.4 + 3.10 C°). The experiment was performed for four weeks. Photosynthetic
pigments were extracted with 80 parts acetone and 20 parts alcohole solution
and supernatant pigments solution was read in «SPEKOL» colorimeter at wave
lenghts of 4800, 5100, 6300, 6450, 6520 & 6650 A. Using the expressions
of ARNON (1949) and DUXBURY & YENTSCH (1956), photosynthetic
pigments were estimated.
OBSERVATIONS
Irradiation with different qualities of light viz. blue, green, red, yellow and
black had a marked effect on regeneration and growth performances of Riccia
discolor (fig. 1). There was no branch formation in dark while percent regenera-
tion was minimum in blue and green lights and maximum in diffused light
(control). All qualities of light showed retardation in regeneration when com-
pared to control. Area of apical branches was maximum under blue light and
minimum under yellow and red lights. Dry weight of branches was maximum in
blue light and minimum in yellow and green lights (tab. 1).
Light Percent Average Average Average Average
quality — regeneration length of area of fresh dry weight
apical branch apical branch weight (mg)
(mm) (mm?) (mg)
Control 87.5 5.96 16.10 417 0.54
Blue DÉI 5.89 16.43 5.87 0.98
Green 55.0 5.16 13.23 3.57 0.41
Yellow 62.5 4.26 12,25 3.13 0.39
Red 72.5 4.73 10.57 2.50 0.43
Tab. 1. — Effect of light quality on regeneration and growth performance of Riccia discolor.
Photosynthetic pigments also showed variations under different qualities
of light. Total chlorophyll and carotenoids was maximum in green light while
minimum in red. Chlorophyll a and b ratio was increased in different qualities
of lights and was maximum in yellow light (tab. 2).
Source : MNHN. Paris
EFFECT OF LIGHT QUALITY ON RICCIA DISCOLOR 307
K
Fig. 1. — Growth performance of Riccia discolor under Control (C), Blue (B), Green (G),
Red (R), and Yellow (Y) lights.
Source : MNHN, Paris
308 J.C. DAGAR, A.S. AHLAWAT & V.P. SINGH
Light Chlorophyll a Total Chlorophyll Carotenoids
quality (mg/g) chlorophyll alb ratio (mg/g)
(mg/g)
Control 0.4593 0.7645 1.5049 0.2435
Blue 0.4122 0.6666 1.6203 0.2203
Green 0.6930 0.9855 2.3692 0.3465
Yellow 0.6564 0.8696 3.0788 0.2861
Red 0.3726 0.5797 1.7991 0.2131
Tab. 2. — Effect of light quality on photosynthetic pigments of Riccia discolor.
DISCUSSION
There was no branch formation in dark, indicating the failure of certain
chemical processes necessary for branch formation. AHMAD et al. (1977),
found complete absence of spore germination in Plagiochasma intermedium
in dark, and under different qualities of light there was considerable inhibition
of spore germination as compared to control. MITRA et al. (1959) KAUL
& KAUL (1974), SHUKLA & KAUL (1978) showed that different qualities
of light affect the growth of thalli. Present study of Riccia discolor also revealed
that the percent regeneration and growth performances of newly formed bran-
ches depend upon the light factor. Different qualities of light also play an impor-
tant role in the process. Blue light favoured the growth as compared to yellow;
red and green lights showed retardation in growth. SHUKLA & KAUL (1978)
showed similar performance under blue light in Marchantia nepalensis and
inhibitory effect of red light in M. nepalensis and Plagiochasma appendiculatum.
Contrary to this, WILSON & SCHWABE (1964), MILLER & MACHLIS (1968a,
b) and SCHWABE & VALIO (1970) demonstrated that the red light promotes
growth of the thalli of liverworts. However, in the present investigation the
percent regeneration in red light was higher than in other lights but lesser than
in the control, but other growth parameters such as average length, area, weight,
are reduced in red light. Effect of different qualities of light on photosynthetic
pigments reveals that chlorophyll and carotenoids degrade in red and blue
lights while in green and yellow lights they are increased. Chlorophyll a was
found in all qualities of lights but chlorophyll a and b ratio varied in different
qualities and was maximum in yellow light. These results show differences
in photosynthetic efficiency in the different spectral regions, due also to specific
formative effects of light.
Source ` MNHN Paris
EFFECT OF LIGHT QUALITY ON RICCIA DISCOLOR 309
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Source : MNHN. Paris
311
NOTES
NEW LOCALITIES OF TORTULA VELENOVSKYI SCHIFFN.
in the Northern Verge of the Podolia region (USSR)
K. KARCZMARZ*
ABSTRACT. — In samples of loess-profiles taken for petrographical investigations from
the northern Podolia verge (USSR) some remains of stems and leaves of Tortula velenovskyi
and other orthocarpous mosses were discovered. Seven stands of this rare Pannonian and
xerothermic loess-moss are new to the bryoflora of the USSR.
Among the xerothermic species of the genus Tortula living on the ground,
T. velenovskyi represents the Pannonian element in the central-eastern group
of mosses in Europe (KUC 1960, KARCZMARZ 1961). Single stems and leaves
of T. velenovskyi as well as of other xerophytic mosses (Aloina brevirostris, A.
rigida, Barbula fallax, B. rigidula, Bryum caespiticium) were isolated from
numerous loess samples taken from surfaces of steep loess slopes for chemical
studies by Professors J. Tokarski and B, Dobrzanski in 1935-39. Some well-
preserved specimens are kept in the Moss Herbarium of the Institute of Biology,
Lublin. They come from seven stands distributed on the northern verge of the
Podolia region in the Ukrainian Republic : 1. Sokal; 2. Grzybowice near Lwow,
N of town (TOKARSKI 1935); 3. Sasów near Zloczow; 4. S slopes near Zloc-
zow; 5. Mitulin and Tredowacz near Gologory (TOKARSKI 1936 a); 6. Loess-
slopes in the territory Zborów-Olesko-Pieniaki (TUTKOVSKIJ 1900); 7. Czer-
niechow near Tarnopol (TUTKOWSKIJ 1900).
In all stands mentioned loess deposits usually occur in river valleys or on
parallel elevations of WE direction (TOKARSKI 1936, DOBRZANSKI 1947).
The same relations are found in the Volhynian region (GAGEL 1924). Although
* Instytut Biologii UMCS, Ul. Akademicka 19, Lublin (Poland).
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 311-313.
Source : MNHN Paris
312 K. KARCZMARZ
the northern verge of the Podolia region has a humid climate, its central part
is characterized by a continental climate with very dry periods from spring
to autumn. The climatic and petrographic conditions of loesses influence the
development of specific geomorphological forms, such as deep gorges and steep
walls without snowcover in winter. Only on steep walls mosses such as Tortula
velenovskyi and other xeromorphic components occur. The northern and
eastern slopes of gorges are covered with steppe grass vegetation and small
shrubs (MOTYKA 1948). In comparison with the Polish loess areas the Podolian
loesses are yellow and strongly silty. They are also characterized by a high
content of CaCO3 (CaO). According to TOKARSKI (1936 a) the very typical
loesses from Mitulin and Tredowacz (at 345m) contain about 20.70% of CaO.
The loess from Grzybowice contains less CaO (about 8.43%) and the content
of CaO in different profiles varies from 5.52 to 10.27%. Thus it can be assumed
that similar conditions occur in other loess areas of Podolia, which suggest
the possibility of finding some more localities of T. velenovskyi.
The new T. velenovskyi stands discovered in western Ukraina are localized
in the extended northern distribution range near rhe Polish stands (WACLAW-
SKA 1958, KUC 1960, KARCZMARZ 1961, 1975, KARCZMARZ & KUC
1962). In south-eastern Europe, south of the Carpathian Mts, this species is
known in Czechoslovakia, where it was described by SCHIFFNER (1893).
It is also often found in Slovakia (PECIAR 1960) and in Hungary (BOROS &
POLGAR 1941, BOROS 1968).
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315
FLORULE BRYOLOGIQUE DES RUINES
R. DHIEN*
Etiam periere ruinae
Lucain
Les ruines méme périssent! Ce vers de la Pharsale conserve toujours son
actualité. Les éléments atmosphériques et les végétaux (le lierre notamment)
détruisent les murs les mieux construits. Par contre cet amas de décombres
constitue un habitat idéal pour les muscinées, jouissant d'une relative humidité.
Je prends, à titre d'exemple, la ferme de la Sarrée, sise à Lusigny-sur-Ouche
(Côte-d'Or) en ruine depuis deux siècles, sur terrain calcaire, a l'altitude de
450 m. La forêt recouvre entièrement le site et il est difficile de circuler à travers
un enchevêtrement de branches brisées et de murs éboulés. Un vieux puits à
demi-comblé permet à Thamnobryum alopecurum de subsister, Le recensement
phanérogamique ayant été publié par DHIEN (1978), j'indique ci-après, la liste
des muscinées par ordre alphabétique, les espèces étant suivies de leur position
biogéographique.
Amblystegium serpens (Hedw.) B.S.G. cosmopolite
Anomodon attenuatus (Hedw.) Hueb. circumboréale
Anomodon viticulosus (Hedw.) Hook. et Tayl. circumboréale
Barbula revoluta Brid. in Schrad. subméditerranéenne
Brachythecium rivulare B.S.G. cosmopolite
Brachythecium rutabulum (Hedw.) B.S.G. circumboréale
Bryum capillare L. ex Hedw. cosmopolite
Camptothecium lutescens (Hedw.) B.S.G. circumboréale
Campylium hispidulum var. sommerfeltii (Myr.) Lindb.
(Hypnum sommerfelti Myr.) circumboréale
Ctenidium molluscum (Hedw.) Mitt. circumboréale
Cirriphyllum piliferum (Hedw.) Grout circumboréale
Dicranum scoparium Hedw. circumboréale
* Lusigny, 21360 Bligny-sur-Ouche.
Cryptog., Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 315-316.
Source : MNHN Paris
316 R. DHIEN
Encalypta streptocarpa Hedw.
(E. contorta Hoppe ex Lindb.) circumboréale
Eurhynchium striatum (Hedw.) Schimp. circumboréale
Fissidens minutulus Sull. euryatlantique
Frullania dilatata (L.) Dum. eurasiatique
Homalothecium sericeum (Mitt.) Besch. circumboréale
Hylocomium brevirostre (Brid.) B.S.G.
(Loeskeobryum brevirostre (Brid.) Fleisch.) circumboréale
Hylocomium splendens (Hedw.) B.S.G. eurasiatique
Hypnum cupressiforme L. ex Hedw. cosmopolite
Isothecium myurum Brid. (I. viviparum Lindb.) circumboréale
Leucodon sciuroides (Hedw.) Schwaegr. cosmopolite
Lophocolea heterophylla (Schrad.) Dum. circumboréale
Mnium affine Bland. ex Funck circumboréale
Mnium undulatum Weiss ex Hedw. cosmopolite
Neckera complanata (Hedw.) Hueb. circumboréale
Neckera crispa Hedw. subatlantique
Orthotrichum affine Schrad. ex Brid. circumboréale
Orthotrichum lyellii Hook. et Tayl. subatlantique
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. circumboréale
Pseudoscleropodium purum (Hedw.) Fleisch. circumboréale
Radula complanata (L.) Dum. circumboréale
Rhytidiadelphus triquetrus (Hedw.) Warnst. circumboréale
Schistidium apocarpum (Hedw.) B.S.G. cosmopolite
Taxiphyllum wissgrillii (Garov.) Wijk et Marg.
(Isopterygium depressum (Brid.) Mitt.) atlantique
Thamnobryum alopecurum (Hedw.) Niewl. subméditerranéenne
Tortella tortuosa (Hedw.) Limpr. circumboréale
Tortula muralis Hedw. cosmopolite
Ulota crispa (Hedw.) Brid. circumboréale
DHIEN R., 1978 — Une florule de ruines en Côte-d'Or. Cahiers des naturalistes 1976 (1978),
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Source : MNHN Paris
317
INFORMATIONS
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- In memory of Andrei Sozontovih Lazarenko, Ukrajins’k. Bot. Zurn. 1980, 37,
2: 76-78, portrait, liste des publications, en ukrainien.
Bulletin d'Information de l'Association Française de Lichénologie 1980, 5, 2.
—Complément à la liste des herbiers de lichens (Nancy, Dijon, Clermont-
Ferrand, Barcelone, Bagnéres-de-Bigorre). Suite de l'inventaire des ressources
bibliographiques de l'Association. Vie de l'Association (assemblée générale de
juillet 1980). Don du Prof. MOREAU de ses ouvrages de lichénologie à l'AFL.
Commémoration du centenaire de la mort de Wilhelm-Philippe Schimper
(1808-1880). — Parmi les naturalistes alsaciens du 19e siècle, une grande figure
émerge, celle du bryologue et paléobotaniste W.P. Schimper, né à Dossenheim
sur Zinsel (Bas-Rhin) le 12 janvier 1808, décédé à Strasbourg le 20 mars 1880.
Schimper appartenait à cette génération de savants qui avaient encore une vue
d'ensemble sur les sciences naturelles de leur temps. Il connaissait également
bien animaux, plantes, roches et fossiles. Avec lui, l'étude des Muscinées devait
connaître un brillant essor.
Schimper consacra 20 ans de sa vie au Bryologia europaea, son œuvre maí-
tresse. Dans le but de recueillir les matériaux pour ce magnifique ouvrage (6 vol.
avec 640 pl. et 1 vol. suppl. avec 40 pl.), il explora les hauts lieux bryologiques
de presque tous les pays d'Europe. L'ouvrage auquel étaient associés, au début,
les noms de Ph. Bruch et de Th. Gümbel, est rédigé en trois langues : latin,
français et allemand. La plupart des belles lithographies qui l'illustrent ont été
dessinées et pour certaines d’entre elles gravées par Schimper lui-même. Devenu
rare et difficilement accessible, le Bryologia europaea a été réédité, en fac-
similé, par deux botanistes hollandais W.D. Margadant et P.A. Florschütz, en
raison de l'intérêt que cet ouvrage présente, aujourd'hui encore, pour les spé-
cialistes. A Schimper revient le double mérite d'avoir introduit dans la bryologie
la classification naturelle et jeté les bases de la géographie des mousses. Les
nombreuses observations que l'éminent bryologue a faites à ce sujet sont consi-
gnées dans son Synopsis muscorum europaeorum (édition 1860). Mentionnons
également son mémoire sur la morphologie, l'organographie et la distribution
géographique des Sphaignes (1858), ainsi que sa collaboration aux volumes XI
à XIV des stirpes cryptogamae vogeso-rhenanae, édités par le Dr. J.B. Mougeot,
Source : MNHN Paris
318 INFORMATIONS
le célèbre médecin-botaniste de Bruyères. A juste titre, Schimper était considéré
comme le père de la bryologie en France (R. Gaume). Mais il était aussi un géo-
logue et un paléobotaniste renommé. C’est lui, rappelons-le, qui succéda à
G.A. Daubrée, lorsque la chaire de géologie et de minéralogie de l'Université
de Strasbourg devint vacante en 1862. Ses belles recherches sur les plantes
- fossiles du grès biggaré et des terrains de transition des Vosges sont classiques.
Son volumineux traité de Paléontologie végétale (3 volumes accompagnés
d'un atlas de 110 planches), dédié à ses amis Brongniart, Saporta, Heer et
Lesquereux, reste toujours un ouvrage fondamental.
Membre de nombreuses Sociétés savantes et Académies européennes, Schim-
per était correspondant de la section de botanique de l'Académie des Sciences
depuis 1854; la désastreuse guerre de 1870 devait malheureusement entraver
le déroulement normal de sa carrière scientifique.
L'Université Louis Pasteur de Strasbourg s'apprête à célébrer le centenaire
de la mort de W.P. Schimper, avec le concours du Muséum National d'Histoire
Naturelle à Paris. Un numéro spécial de la revue Sciences Géologiques, dirigé
par le Professeur Georges Millot, Membre de l’Institut, sera consacré à la vie
et à l'œuvre de l'illustre savant. Une exposition commémorative sur le thème
«WP. Schimper et l'Université de Strasbourg au XIXe siècle» se tiendra au
Musée Zoologique de la Ville et de l'Université de Strasbourg, établissement
issu de l'ancien Musée d'Histoire Naturelle, dont Schimper fut, au siècle dernier,
successivement le Conservateur et le Directeur pendant plus de 40 ans. Cette
exposition sera ouverte au public du 15 décembre 1980 au 15 février 1981.
E. Schaeffer et Groupe de travail W.P. Schimper
Source : MNHN. Paris
319
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
D.LAMY*
SYSTÉMATIQUE, NOMENCLATURE
CAMPBELL E.O., MARKHAM K.R., MOORE N.A., PORTER L.J. and WAL-
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flavonoid chemistry of species in the family Marchantiaceae. J. Hattori Bot.
Lab. 1979, 45 : 185-199, 2 tabl., 1 schém., 1 fig. (Dept. Bot. and Zool.,
Massey Univ., Palmerston North, New Zealand).
Étude des flavonoïdes chez 13 esp. et 3 var. de Marchantiaceae; premier
examen pour 4 esp. de Marchantia et 5 esp. de différents autres genres (Preissia,
Dumortiera, Neohodgsonia, Monoselenium, Wiesnerella). Pour les AA. il appa-
raît que Monoselenium, Wiesnerella et Dumortiera doivent être séparés des
Marchantiaceae. Création d'une fam. Wiesnerellaceae pour Wiesnerella et Dumor-
tiera. Par contre Conocephalum et Lunularia doivent étre inclus dans les Mar-
chantiaceae,
DEMARET F. et WILCZEK R. — Pohlia drummondii (C. Müll.) Andrews et les
taxons confondus avec lui-Corrigendum. Bull. Jard. Bot, Natl. Belgique
1979, 49, 1/2 : 159 (Jard. Bot. Natl, Belg., Domaine de Bouchout, B-1860
Meise).
P. minor Schwaegr. var. polyseta (Hoppe et Hornsch.) Wijk et Margad. indi-
qué comme synonyme (Bull. Jard, Bot. Natl. Belgique 1978, 48 : 449) doit
remplacer P. minor Schwaegr. var. pulchella (Hoppe et Hornsch.) Dem. et Wilcz.
comb. nov.
DEMARET F. et WILCZEK R. — Les Pohlia de Belgique. Bull, Jard. Bot. Natl.
Belgique 1979, 49, 1/2 : 149-158, 3 fig. (Jard. Bot. Natl. Belgique, Domaine
de Bouchout, B-1860 Meise).
Clé descriptive des 13 taxa de Poklia présents en Belgique. P. commutata
(Schimp.) Lindb., P. lutescens (Limpr.) Lindb. et P. lescuriana (Sull.) Grout
sont nouv. pour la Belgique. Descr, des 2 derniers taxa. Comparaison des gem-
mules axillaires des 6 esp. propaguliferes.
* Lab, Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
Cryptog. Bryol. Lichénol., 1980, 1, 3 : 319-336.
Source : MNHN. Paris
320 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
DE SLOOVER J.L. — Note de bryologie africaine. X.- Blindia, Pilopogon, Bryo-
erythrophyllum, Orthodontium, Orthostichidium, Oligotrichum. Bull. Jard.
Bot. Natl. Belgique 1979, 49, 3/4 : 393-408, 126 fig. (Fac. Univ., Lab. Bot.,
B-5000 Namur).
Blindia acuta (Hedw.) B.S.G. (Dicranoloma cataractarum Demar. et P. Varde
syn. nov.) nouv. pour le Zaire et la Réunion, — Notes taxon. et morphol. pour
Pilopogon africanus Broth. (P. a. var. kivuensis Р. Varde et Ther. syn. nov.),
nouv. pour le Burundi. — Clé pour Bryoerythrophyllum recurvirostre (Hedw.)
Chen et B. afro-rubellum (Broth. et Wag.) c. n. (= Didymodon a.; B. recurvi-
rostre var. angustifolium (P. Varde) Wijk et Marg. syn. nov.). — Clé et notes
morphol. pour Orthodontium gracile Schwaegr. et О. loreifolium Besch, —
Orthostichidium involutifolium (Mitt.) Broth. subsp. involutifolium nouv, pour
le Zaire et O. i. subsp. thomeanum (Broth.) Arg. nouv. pour la Réunion, —
Taxonom., ill. et distr. de Oligotrichum cavallii (Negri) G. L. Smith (O. africa-
num P. Varde syn. nov.).
FRAHM ЈР. — Taxonomische Notizen zur Gattung Campylopus. VII. Nova
Hedwigia 1979, 31, 1/2 : 427-433, 1 fig. (Gesamthochschule Duisburg,
Fachbereich VI, Biologie, Lotharstr. 65, D-41 Duisburg).
33. — Diagn., descr., ill. de C. laxoventralis Herz. ex J. Frahm sp. nov. du
Chili. — 34. — C. falcatulus Bartr., C. subcubitus Williams, et C. caldensis Aongstr.
sont syn. de C. arctocarpus ssp. caldensis (Aongstr.) c. n. — 35. — C. subdichros-
tis Ther. nom. nud, est syn, de C. savannarum (Hornsch.) Mitt. ssp. bartlet
(Bartr.) Florsch. nouv. pour PÉquateur. — 36, — Lectotype pour C. subfimbria-
tus Thér.
GAO C., CHANG К.С. — Species novae Ricciacearum Chinae boreali-orientalis.
Acta Phytotax. sinica 1978, 16, 4 : 113-118, 3 fig. (Inst. Sylvicult. & Pedo-
log., Acad. Sinicae, Shenyang, Chine), en chinois.
Descr., ill. de R. frostii Aust., R. liaoningensis sp. nov. aff. de R. breidleri
Jur., R. pseudofluitans sp. nov., R. huebeneriana Lindb., R. kirinensis sp. nov.
aff. de R. rhenana Lech,
GRADSTEIN S.R. and HEKKING W.H.A. — Studies on Colombian Cryptogams
IV. A catalogue of the Hepaticae of Colombia. J. Hattori Bot. Lab. 1979,45 :
93-144, 1 fig. (Inst. Syst. Bot., Heidelberglaan 2, Utrecht, The Netherlands).
Index des collecteurs, Arrangement systématique des genres (largement
basé sur le systéme de Schuster 1966), contenant certaines modifications pour
les sous-ordres et familles reflétant les points de vue de Grolle ou celui des au-
teurs, Liste alphabétique des taxa avec loc. Cert, esp. sont nouv. pour la Colom-
bie. Liste des synonymes. 15 comb. nouv. dans les genres Cololejeunea, Ompha-
lanthus, Phaeoceros et Riccardia, Importante bibliographie.
INOUE H. — Contribution to the knowledge of the Plagiochilaceae of South-
eastern Asia, XVII. Descriptions of five new species of Plagiochila (Dum.)
Dum. Bull. Natl. Sci. Mus., Ser. B (Bot.) 1979, 5, 1 : 25-36, 5 fig. (Dept.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 321
Bot., Natl. Sci. Mus., Tokyo, Japan).
Diagn., descr., ill. et remarques de P. bismarckensis Inoue et Grolle (Bismarck
1.), de P. circumserrata Inoue et Grolle (Salomon 1.), de P. guttisquama Inoue et
Grolle (Nouvelle-Guinée SW), de P. lagunensis Inoue (Philippines) et de P.
thrausta Inoue et Grolle (Nouvelle-Guinée W).
KOPONEN T. — Miscellaneous notes on Mniaceae (Bryophyta). IV. Typification
of Hedwig's species of Mniaceae. Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 1 : 79-89, 5 fig.
(Bot. Mus., Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Lectotypes et syntypes pour Mnium cuspidatum Hedw., M. hornum Hedw.,
M. punctatum Hedw., M. stellare Hedw. et M. undulatum Hedw. Les types de
Hypnum cuspidatum Hedw. et Cynodontium trifarium Hedw. ne sont pas
acceptables.
KOPONEN T. — Contributions to the East Asiatic Bryoflora. I. Hondaella and
Okamuraea in the Soviet Far East. Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 1 : 93-94
(Bot. Mus., Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Choix de lectotype pour Hondaella brachy theciella (Broth. et Par.) Ando
(пошу. syn. : Platygyrium ussuriense Dix. et Laz.), nouv, pour la région et pour
Okamuraea hakoniensis (Mitt.) Broth. (syn. nouv. : O. filipendula Dix. et Laz.),
Noter aussi la prés. de O. brachydictyon (Card.) Nog.
KOPONEN T. — Contributions to the East Asiatic bryoflora III. Hylocomium
himalayanum and Н. umbratum. Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 2 : 102-107,
10 fig. (Bot. Mus., Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Choix d'un lectotype pour Stereodon himalayanus Mitt. (Hylocomium
himalayanum (Mitt.) Jaeg.) dont la distrib. s'étend de l'Himalaya au Japon.
Taxonomie et distr. de cette esp. et de H. umbratum (Hedw.) B.S.G.
KOPONEN T. — Miscellaneous notes on Mniaceae (Bryophyta). VI. The holo-
type of Mnium andrewsianum. Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 2 : 157-158 (Bot.
Mus., Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Descr. de M. andrewsianum Steere basé sur deux éléments différents : M.
andrewsianum (= Rhizomnium a. (Steere) Kop.) et R. gracile Kop. Le spécimen
holotype représente R, andrewsianum sensu stricto.
KOPONEN T. — On the taxonomy and phytogeography of Mnium Hedw. s. str.
(Musci, Mniaceae). Abstr. Bot. (Budapest) 1978 (1979), 5, suppl. 3 (Confer.
Bryol 1978, Eger) : 63-73, 5 fig. (Bot. Mus., Univ. Helsinki, SF-00170
Helsinki 17).
Clé et distr. des 13 esp. du genre Mnium Hedw. s. str. Noter les difficultés
taxonom. pour M. ambiguum C. Müll., M. lycopodioides Schwaegr., M. umbra-
tile Mitt.
NEWTON M.E. — A taxonomic assessment of Brachythecium on South Georgia.
Brit. Antarct. Surv. Bull. 1979, 48 : 119-132, 9 fig. (Shaw Bank, 143 Mot-
Source -MNHN Paris
322 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
tram Old Road, Stalybridge, Cheshire SK 15 2SZ, GB).
Des techniques statistiques et qualitatives permettent de distinguer 6 esp.
de Brachythecium en Géorgie du Sud : B. subpilosum (Hook. f. et Wils.) Jaeg,,
B. subplicatum (Hamp.) Jaeg., B. austro-glareosum (C. Müll.) Kindb., B. austro-
salebrosum (C. Müll.) Kindb., B. glaciale B.S.G. et B. majusculum M.E. Newton.
Les 4 dernières sont nouv. pour la Géorgie du Sud. B. georgico-glareosum (C.
Müll.) Kindb. et B. skottsbergii Card. sont syn. de B. austro-salebrosum, Nom-
bres chromosomiques : В. a.-gl. (n = 13), B. a-sal. (n = 10, 13), B. glac. (n = 8),
B.subpil. (n — 13), B. subplic. (n — 13).
NOWAK H. — Revision der Laubmoosgattung Mitthyridium (Mitten) Robinson
für Ozeanien (Calymperaceae). Bryoph. Biblioth. 1980, 20 : 1-236, 28 pl.,
16 fig, 15 cartes (Bot. Gart. Mus., Königin-Luise Str. 6-8, D-1000 Berlin 33).
Révision du genre Mitthyridium : nomenclature, systématique, descr., distrib.,
écol. Clé aux 14 esp. et 1 var. reconnues en Océanie. Pour chaque taxon : taxo-
nom., référ. bibliogr., iconogr., descr., ill, écol., distrib., loc. en Océanie (cartes),
synon. et variabilité de l'esp. Noter les syn. nouv. Proposition de 3 comb. nouv. :
M. louisiadum (Broth.) c. n. (= Syrrhopodon l), M. fasciculatum var. rhizo-
phyllum (Broth. et Paris) c. n. (= Syrrh. f. var. rh), et M. subluteum (C. Müller)
c. n. (= Codonoblepharon s.). M. leucoloma (C. Müll.) H. Robins. est nouv.
pour l'Océanie.
TUOMIKOSKI R. and KOPONEN T. — On the generic taxonomy of Calliergon
and Drepanocladus (Musci, Amblystegiaceae). Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 3 :
213-227 (Bot. Mus., Univ, Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Descr. de 2 groupes naturels : Warnstorfia-Calliergon (Warnstorfia Loeske,
Calliergon (Sull.) Kindb., Sarmentypnum Tuom. et T. Kop. gen. nov., Loeskyp-
num Paul) et Scorpidium-Drepanocladus (Scorpidium Limpr., Limprichtia
Loeske, Drepanocladus (C. Müll.) G, Roth, Sanionia Loeske). Les genres Callier-
gonella Loeske, Acrocladium Mitt. et Calliergidium (Ren.) Grout appartiennent
sans doute à une autre famille. Synopsis des sous-fam. Calliergonoideae Kanda
emend, et Drepanocladoideae Kanda emend. Diagn. de Sarmentypnum Tuom.
et T. Kop., esp. type : S. sarmentosum (Wahlenb.) c. n. (= Hypnum s.). Comb.
nouv. : Calliergon subgen. Straminea (C. Jens.) stat. et c. n. (= Calliergon Gruppe
C. straminea), Warnstorfia pseudostraminea (C. Müll.) (= Hypnum p.), W.
exanulata (B.S.G.) Loeske var. purpurascens (Schimp.) (= Hypnum fluitans
Hedw. var. Š p.), W. pseudosarmentosa (Card. et Thér.) (= H. p.), W. trichophyl-
la (Warnst.) (= Drepanocladus rotae (De Not.) Warnst. var. tr.), Scorpidium
lapponicum (Norrl.) (= H. lycopodioides Brid. var. lap.). Hypnum bakeri Ren. et
Calliergonella conardii Lawt. sont respectivement syn. de Drep. simplicissimus
Warnst. et Fontinalis hypnoides Hartm.
VANA JA POCS Т, et DE SLOOVER J.L. — Hepatiques d'Afrique tropicale:
Lejeunia 1979, n. s. 98 : 1-23 (Univ. Charles, Fac. Sci., Dept. Bot», Benatska
2, 128 01 Praha 2, Tchécoslovaquie).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 323
Liste avec loc. de 108 taxons du Zaire, du Rwanda, du Burundi et de la
Réunion. Cephaloziella willisana (St.) Kitag. et Syzygiella ruwenzoriensis St.
sont respectivement syn. de C. kiaeri (Aust.) Douin et S. geminifolia (Mitt.) St.
Comb. nouv. : Cylindrocolea atroviridis (Sim) Vana (= Cephalozia a.) et Herber-
tus mascarenicus (St.) S. Arnell ex Vana (= Schisma m.).
YAMADA K. — A revision of asian taxa of Radula, Hepaticae. J. Hattori Bot.
Lab. 1979, 45 : 201-322, 63 fig., 2 cartes (Hatt. Bot. Lab., Nichinan, Miyaza-
ki, Japan).
Descr. du genre, synopsis. 3 sous-genres, 12 sect., 7 séries, 61 esp. sont recon-
nus en Asie, Descr., ill. et distr. de chaque taxon. Clés aux sous-genres, sect.,
séries et esp. Taxa nouv. : subgen. Odontoradula (esp. type : R. ocellata sp. nov.
d'Australie); 5 sect. : Faurianae, Retroflexae, Cavifolium, Obtusilobus, Chinen.
ses; 3 sér. : Laceratae, Van-Zantenii, Mizutanii 7 esp. : R. caduca (Thailande), R.
ovalilobula (Nouv: Guinée), R. van-zantenii (Nouv.-Guinée), R. inouei (Taiwan),
R. iwatsukii (Bornéo, Guadalcanal), R. verrucosa (Nouv.-Guinée), R. philippi-
nensis (Pen. Malaise, Philippines); 1 nom. nov. : R. yangii (= R. pinnulata Yang);
4 comb. nov. : les sect. Densifolide Castle ex Grolle et Saccatae Castle ex Grolle
sont considérées comme sér. de la sect, Radula du sous-genre Radula, R. fauci-
loba St. est une var. de R. retroflexa Tayl., R. obiensis Hatt. est une sous-esp.
de R. campanigera Mont. Nombreuses nouv. synonymies. Liste de 8 taxa non
étudiés ou exclus. Distrib. géogr, des Radula.
MORPHOLOGIE, ANATOMIE
KANDA Н. Regenerative development in culture of Antarctic plants of
Ceratodon purpureus (Hedw.) Brid. Mem. Natl. Inst. Polar Res. 1979, sp.
issue no 11,
Modes de développement du protonéma secondaire, des rhizoides et des
nouveaux pieds chez C. p. récolté à Langhovde, Antarctique Est, cultivé sur
différents milieux, à temp. et lumiére variables. Les plants antarctiques de C. p.
ont un plus fort potentiel de régénération dans les cellules de la tige que les
plants provenant de zones tempérées,
KAWAI I. — Systematic Studies on the Conducting Tissue of the Gametophyte
in Musci. (9) On Regularity Among Anatomical Characteristics of Stems in
Some Species of Dicranaceae. Sci. Rep. Kanazawa Univ. 1979, 24, 1 ; 13-43,
1 fig, 5 tabl., 17 pl. (Dept. Biol., Fac. Sci., Kanazawa Univ., Kanazawa 920,
Japan).
L'étude porte sur 24 esp. Des coupes transversales et longitudinales permet-
tent d'observer la différenciation interne de la tige, la longueur des cellules,
l'épaisseur des parois cellulaires et des septum, la taille et la forme des cellules,
LUTHER H. — Aquatic moss balls in Southern Finland. Ann. Bot. Fenn. 1979,
16, 3 : 163-172, 8 fig. (Dept. Bot. Univ., SF-00170 Helsingfors 17).
Source : MNHN Paris
324 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
Descr. de balles de mousses aquatiques, composées entre autres de Fontinalis
antipyretica Hedw. et de Drepanocladus tenuinervis T. Kop. Struct. des mousses,
ODU E.A. — Spore germination in two tropical mosses : Fissidens sp. and
Racopilum sp. Ann. Bot. (London) 1979, 44, 2 : 147-152, 3 fig. 1 tabl.
(Dept. Biology, Univ. Ife, Ile Ife, Nigeria).
La germination et la croissance du protonéma ont lieu à 30°C et 25°C
respectivement pour Fissidens et Racopilum. Cette nécessité de température
élevée coincide avec la maturation et la dispersion des spores en saison sèche, et
favorise l'établissement de nouv. pieds.
SZWEYKOWSKY J. and BOBOWICZ M.A. — Morphological variation of Cono-
cephalum conicum (L.) Dum. (Hepaticae, Marchantiales) in Poland. Bull.
Acad. Polon. Sci, Ser. Sci: Biol., cl. U, 1979, 27, 1 : 21-35, 13 fig, 1 tabl.
(Biol. Inst, Adam Mickiewicz Univ. Dept. Genetics, Dabrowskiego 165,
60-594 Poznan, Poland).
Variation de la taille des thalles et des écailles ventrales de 20 échantillons
polonais de Conocephalum conicum. Analyse de la variance. Distance «Mahala
obis». Présence de groupes de populations à modes de distrib. géogr. différents.
PHYSIOLOGIE, CHIMIE
BASILE D.V. — Hydroxyproline-induced changes in form, apical development,
and cell wall protein in the liverwort Plagiochila arctica. Amer. J. Bot. 1979,
66, 7 : 776-783, 1 tabl., 9 fig, (Herbert H. Lehman College, New York Bot.
Garden, Bronx, NY 10468, U.S.A.).
Corrélations entre la forme, le comportement cellulaire et la chimie des parois
cellulaires chez les plantes normales et les plantes phénovariantes. L'hydroxy-
proline régularise plusieurs aspects de la morphogenèse chez les hépatiques à
feuilles en arrétant la croissance et le développement à des moments critiques
et en des endroits trés précis.
ENGLER D.E. and MEEUSE B.J.D. — Photorespiration in the protonemata
of Funaria hygrometrica Hedw. Acta Bot. Neerl. 1979, 28, 2/3 : 205-212,
3 fig. (Bot. Dept., Univ. Washington, Seattle, Washington 98195, U.S.A.).
La photorespiration est un processus rapide chez Funaria hygrometrica.
Prés. de l'enzyme glycolate oxydante capable de décomposer le L(—)lactate
mais pas le D(—)lactate.
HASELOFF H.P. — Veränderungen im CO3-Gaswechsel von Laubmoosen nach
experimentellen Belastungen mit Schwermetallverbindungen. Bryoph. Bi-
blioth. 1979, 19 : 1-126, 32 fig. 16 tabl.
11 esp. de mousse sont étudiées. Toxicité des nitrates de plomb, de barium,
de cadmium, de cuivre, de strontium et de zinc et du chlorure de mercure. Influ-
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 325
ence sur l’activité de la photosynthése. Relations mathématiques entre la photo-
synthèse nette et la concentration des produits.
MENDEZ J. and SANZ-CABANILLES F. - Cinnamic acid esters in Anthoceros
species. Phytochemistry 1979, 18, 8 : 1409 (CSIC, Santiago de Compostela,
Spain).
P-coumarate méthylé, cafféate méthylé et cinnamates ont été extraits de
Anthoceros laevis et A. punctatus.
PIHAKASKI K. and PIHAKASKI S. — Effects of chilling on the ultrastructure
and net photosynthesis of Pellia epiphylla. Ann. Bot. (London) 1979, 43,
6 : 773-781, 5 pl. (Dept. Bot. and Lab. Electron Microscop., Univ. Turku,
SF-20500 Turku 50).
А t = —22"C, les vacuoles contiennent des particules incrustées dans de
fines substances granuleuses, les oléocorps sont modifiés, de nombreux corps
lipidiques abondent dans le cytoplasme, les chloroplastes ont de gros grains
d'amidon et le système lamellaire est désorganisé. Activité photosynthétique
très forte.
SEBASTIO R. and MACCHIA F. — A light-microscope study of dry and germi-
nating spores of Funaria hygrometrica Hedw., in dark and light conditions.
Giorn. Bot. Ital. 1979, 113, 1/2 : 89-99, 11 fig, (Istit. Botanico, Univ. di Bari,
Italia).
À la lumière, le rhizoïde se développe rapidement tandis que le protonéma
reste une protubérance. Dans le noir, seule la phase de gonflement est complète.
A la lumière le système phytochrome serait actif.
TRACHTENBERG S. and ZAMSKI E. — The apoplastic conduction of water
in Polytrichum juniperinum Willd. gametophytes. New. Phytol. 1979, 83, 1 :
49-52, 1 pl. (Dept. Agricult. Bot., Hebrew Univ. Jerusalem, Rehovot, Israel).
Toutes les parois cellulaires de tous les tissus des gamétophytes conduisent
l'eau, L’absorption est plus efficace par le gamétophyte que par le rhizome.
TUTSCHEK R. — Characterization of a peroxidase from Sphagnum magella-
nicum, Phytochemistry 1979, 18, 9 : 1437-1439, 1 fig., 1 tabl. (Bot. Inst.,
Univ. Kiel, Biologiezentrum, Olshausenstrasse 40/60, D-2300 Kiel).
Inhibition de la peroxydase par CN et N” à pH = 5,0. La peroxydase
dégrade rapidement les acides hydroxycinnamiques et l'acide sphagnique en
Produits phénoliques, mais l'acide t-cinnamique n'est pas attaqué. La peroxydase
comprend 5 isoenzymes acides et 5 isoenzymes basiques; ceux-ci ne changent pas
durant la coloration du vert au rouge.
REPARTITION, ECOLOGIE, SOCIOLOGIE
BACHURINA A.F., BOIKO M.F. — Bryophytes of the Proval'Skaya Steppe.
Source
MNHN. Paris
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BIZOT M., POCS T. and SHARP A.J. — Results of a Bryogeographical expedi-
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cartes (Univ. Dijon, Fac. Sci. Pharmac. et Biol., 7 Bd. Jeanne d’Arc, F-21033
Dijon Cedex).
Liste de 51 taxa d’hépatiques et de 151 taxa de mousses avec loc, dont cert.
sont nouv. pour la région. Premières considérations phytogéographiques.
CLEMENT B. et TOUFFET J. — Le groupement à Rhynchospora alba et Spha-
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3 fig, 2 tabl. (Lab. Écol. végét., Univ. Rennes-Beaulieu, F-35042 Rennes
Cedex).
Descr. de Pass. Sphagno pylaiei-Rhynchosporetum albae (Touffet 1969)
Clément 1978, en Basse Bretagne. Elle appartient au Rhynchosporion. Affinités
avec la communauté à Eleocharis multicaulis et Rhynchospora alba de la Galice
espagnole.
DAMMAN W.H.— Amphi-atlantic correlations in the Oxycocco-Sphagnetea :
a critical evaluation. Doc. Phytosociol. Lille 1979, n.s. 4 : 187-195, 1 tabl.,
1 fig. (Ecol. Sect., Biol. Sci. Group, Univ. Connecticut, Connecticut 06268,
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et de Macédoine, Grèce occidentale. Doc. Phytosociol. Lille 1979, n. s. 4 :
289-341, 1 fig, 14 tabl. (Univ. Droit, Économ., Sci. Marseille, Lab. Bot,
F-13397 Marseille Cedex 4).
Etude phytosociol. incluant la strate muscinale des étages supraméditerra-
néen et montagnard du nord-ouest de la Grèce. Descr. de 2 nouv. ass. : le Trifolio
(alpestri)-Pinetum pallasianae et le Verbasco (glabrati)-Quercetum frainetto.
GROSSE-BRAUCKMANN G. - Pflanzliche Grossreste von Moorprofilen aus
dem Bereich einer steinzeitlichen Seeufer-Siedlung am Dümmer. Phytocoeno-
logia 1979, 6 : 106-117, 2 tabl. (Bot. Inst. der TH, Schnittspaknstr. 3, D-6100
Darmstadt).
Évolution d'une tourbière dans l'aire d'un établissement du néolithique au
lac Diimmer (Saxonie, nord-ouest de l'Allemagne). Dépôts d'alluvions et de
Source ` MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 327
détritus organiques. Sur les 50 plantes trouvées, seules les noisettes et Neckera
crispa auraient fait l'objet de cueillettes par l'homme préhistorique.
HORTON D.G., VITT D.H. and SLACK М.С. — Habitats of circumboreal-
subarctic Sphagna : 1. A quantitative analysis and review of species in the
Caribou Mountains, Northern Alaska. Canad. J. Bot. 1979, 57, 20 : 2283-
2317, 2 tabl., 32 fig. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alta., Canada
T6G 2E9).
Habitat de 14 esp. de Sphagnum. 3 gradients sont à considérer : milieu sec à
humide, ombrotrophe à minérotrophe, ombragé à exposé.
KARCZMARZ K., POMIAN J., SWIES F., WOLOK J. — Zbiorowiska lesne
lesnictwa Jadachy i Stale przylegle do Tarnobrzeskiego Zaglebia Siarkowego -
Forest communities of the Jadachy and State Forestry Adjacent to the
Tarnobrzeg Sulphur Basin. Ann. Univ. Mariae Curie-Sklodowska, Ser. C,
Biol. 1978 (1979), 33 : 253-288, 10 tabl., 1 schém., 8 fig. (Inst. Biol. UMCS,
Zakl. Syst. i Geogr. Roslin, Univ. Wroclaw, 50-328 Wroclaw, Poland).
Mousses et lichens cités.
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cae) in Sri Lanka. Bull. Jard. Bot. Natl. Belgique 1979, 49, 1/2 : 77-80.
(Fusetsu Secondary School, Kurume Univ., 2-20 Nonaka-machi, Kurume,
Fukuoka 830, Japan).
Loc. et remarques pour M. foliicola Schiffn., M. furcata (L.) Dum., M. lind-
bergii Schifín., M. luzonensis Kuw., M. vivipara Evs. nouveaux pour Sri Lanka
et pour M. decipiens (Mass.) Schiffn. et Gott.
LECOINTE A. — Le Microlejeuneo-Ulotetum bruchii et Plsothecio myosuroidis-
Neckeretum pumilae, nouvelles bryo-associations épiphytiques, dans le
massif armoricain. Doc. Phytosociol. Lille 1979, n.s. 4 : 597-613, 1 carte,
3 fig, 1 tabl. (Lab. Phytogéogr., UER Sci. Terre et Aménagt. Région, Univ.
Caen, F-14032 Caen Cedex).
Descr. des 2 nouv. ass. : le Microlejeuneo-Ulotetum bruchii, pionnier sur les
écorces de Quercus et Fagus, et le Isothecio myosuroidis-Neckeretum pumilae,
climax sur les vieux fats.
LONGTON R.E. — Vegetation ecology and classification in the Antarctic zone.
Canad. J. Bot. 1979, 57, 20 : 2264-2278, 2 tabl., 1 fig. (Dept. Bot., Univ.
Mannitoba, Winnipeg, Man., Canada R3T 2N2).
Classification des communautés à cryptogames non vasculaires de la toundra
arctique.
POPIOLRK Z. — Ocena stanu biomasy runa i mchow wybranych zbiorowisk
lesnych w nadlesnictwie Janow Lubelski - Evaluation of the Biomass of the
Herb Layer and Mosses of Selected Forest Communities in the Janow Lubel-
ski Forestry. Ann. Univ. Mariae Curie-Sklodowska, Sec.C, Biol. 1978 (1979),
Source : MNHN, Paris
328 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
33 : 237-252, 2 fig., 3 tabl. (Inst. Biol. UMCS, Zaklad Ekologii).
Évaluation de la biomasse de la strate herbacée et bryologique de 6 commu-
nautés forestières de Janow Lubelski.
RICHARD J.L. et GEISSLER P. — À la découverte de la végétation des bords
de cours d'eau de P'étage alpin du Valais (Suisse), Phytocoenologia 1979, 6 :
183-201, 1 phot., 6 tabl. (Inst. Bot. Univ., CP2, CH-2000 Neuchatel 7).
Sociologie et écologie de 5 groupements dont 3 nouveaux, appartenant au
Caricion bicolori-atrofuscae, au Salicion herbaceae et l'Androsacion alpinae.
Mousses citées.
RYBNICEK K. — Das Alter der heutigen Moorgesellschaften in Mitteleuropa,
Doc. Phytosociol, Lille 1979, n.s. 4 : 883-891 (Inst. Bot., Ecol. Dept., Stara
18, CS-662.61 Brno).
SCHUMACKER R. DE ZUTTERE P. et DELZENNE C.—Douinia ovata
(Dicks.) Buch, hépatique épiphylle sur Fagus sylvatica au Rurbusch à Elsen-
born (Prov. de Liège, Belgique). Dumortiera 1979, 12 : 26-30, 1 fig. (Station
Sci. Hautes-Fagnes, Mont Rigi, B-4898 Robertville).
Chorologie, écol., distr. en Belgique de D. ovata sur vieux Fagus.
gi giq oe
SCHUMACKER R. et DE ZUTTERE P. — Mylia Taylorii (Hook.) Gray, espèce
nouvelle pour la bryoflore de Belgique, sur le plateau des Hautes Fagnes
(prov. de Liège, Belgique). Bull. Soc. Roy. Bot. Belgique 1979, 112, 1 : 71-
78, 1 tabl, 1 fig. (Univ. Liège, Dept. Bot., Sart Tilman, B-4000 Liège).
Descr., différences avec M. anomala, écol. et composition du groupement où
a été observé M. taylorii nouv. pour la Belgique.
SCHUSTER R.M. — On the persistence and dispersal of transantarctic Hepaticae.
Canad. J. Bot. 1979, 57, 20 : 2179-2225, 2 tabl, 17 fig. (Cryptog. Lab.,
Hadley MA., U.S.A. and Univ. of Massachussetts, Amherst, MA 01002,
U.S.A.).
La dispersion aurait eu lieu avant la fin du démembrement du Gondwanaland.
Descr. des aires reliques et disjointes de 21 taxons. Taux de spéciation et de
formation des genres. Données sur l’origine des types de distributions antipo-
dales chez les Hépatiques.
SLOBODDA S. — Die Moosvegetation aus gewählten Pflanzengesellschaften des
NSG «Peenewiesen bei Gützkow» unter Berücksichtigung der ökologischen
Bedingungen eines Flusstalmoor-Standortes. Feddes Керегі. 1979, 10, 7/8 :
481-518, 7 fig. (Ernst-Moritz-Arndt-Univ., Sekt. Biol., Geographie, WB Phy-
sisches Geogr., 22 Greifswald, DDR).
Étude d'associations des unités syntaxonomiques suiv. : le Tofieldietalia, le
Drepanoclado-Caricetalia-Molinietalia-Salicetalia auritae, le Fagetalia sylvaticae-
Magnocurici-Phragmitetalia. Distr. des mousses dans ces communautés.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 329
SUDOSHINIKOV S.V. — Ecology of the moss Thamnium neckeroides (Hook.)
Jaeg. A nemoral relict in the Taiga of Gornaya Shoriya. Soviet J. Ecol. (A
transl, of Ekologiya 1978, 9, 5 : 84-85) 1979, 9, 5 : 466-467, 1 fig.
VITT D.H. — The moss flora of the Auckland Islands, New Zealand, with a
consideration of habitats, origins and adaptations. Canad. J. Bot. 1979, 57,
20 : 2226-2263, 14 fig., 5 tabl. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alta.,
Canada T6G 2E9).
Phytogéographie, climat; liste des îles. 145 esp. et 7 var. (réparties en 75
genres) avec habitat. Espèce et variation.
WALTHER K. — Die epiphytischen Moosgesellschaften des Nif Dag bei Izmir,
Westanatolien. Doc. Phytosociol. Lille 1979, n.s. 4 : 943-950, 4 tabl. (Rein-
kingstr. 13, D-2000 Hamburg 65).
Descr. de 4 assoc. muscinales épiphytes dans les montagnes à l'est d'Izmir,
appartenant à Vall. du Fabronion pusillae. 2 sont nouv. : le Tortulo-Orthotri-
chetum lyellii et le Tortulo-Brachythecietum condensatae.
WATTEZ J.R. _ Précisions sur la répartition et l'écologie de Leptodon smithii
(Hedw.) Web. et Mohr (Neckeraceae, Musci) dans la partie occidentale du
Nord de la France, Lejeunia 1979, 96 : 1-27, 1 fig., 4 tabl. (Univ. Picardie,
UER Pharmacie, 3 pl. Louis Dewailly, F-80037 Amiens Cedex).
Répartition géogr. de Тері. smithii; liste détaillés des 280 loc. dans la partie
occidentale du nord de la France, affinités bryosociologiques et exigences
écologiques. Explications de son absence dans le Boulonnais et ses abords.
ZIJLSTRA С. — Zur Soziologie von Ctenidium molluscum. Mitt. Florist.-Soziol.
Arbeitsgem. Göttingen 1979, N.F. 21 : 3-15, 1 fig., 3 tabl. (Inst. Syst. Plantk.,
Heidelberglaan 2, NL-3584 CS Utrecht).
Distr. en Hollande, écol., sociol. de Ctenidium molluscum qui appartient au
Caricion davallianae.
OUVRAGES GÉNÉRAUX
VANDEN BERGHEN C. — Flore des Hépatiques et des Anthocérotes de Belgi-
que. Meise, Jard. Bot. Natl. Belgique, 1979 : 1-156, 103 fig.
Cycle évolutif des bryophytes; descript. d'une hépatique feuillée, d'une à
thalle, d'une à structure complexe, et d'une anthocérote. Distinction avec les
mousses. Récoltes. Détermination. Tableau des classes et ordres représentés
en Belgique. Synopsis des familles et des genres de Belgique. Clé pratique de
détermination des familles. Descr. des familles et des espèces. Clés aux genres et
aux espèces. Nombreuses notes et observations pour éviter les confusions entre
certaines esp. Glossaire et Index. Présentation très claire et format pratique,
utilisable par l'amateur comme par le bryologue confirmé.
Source : MNHN Paris
330 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
INDEX
CASAS C., BRUGUES M. i CROS R.M. — Referencies bibliografiques sobre la
flora briologica Hispanica. Trab. Inst. Bot. Barcelona 1979, 5 : 1-52.
GREENE S.W. and HARRINGTON A.J. — A conspectus of Bryological Taxo-
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ture of Africa together with some Atlantic and Indian Ocean Islands. Nat.
Environm. Res. Counc., Penicuik 1979 : iii, 141 p.
Liste des références pour les régions, les pays. Liste alphabétique des auteurs.
SJODIN A. — Index to distribution maps of bryophytes 1887-1975. I. Musci.
Vaxtekologiska Studier 1980, 11 : 1-282.
Index alphabétique des taxons avec réf. bibl. des cartes de distrib., par régions
et en ordre chronologique de publication. 5300 cartes ont été répertoriées. Index
bibliogr. Présentation claire bien qu'il n’y ait aucune variation typographique,
utilisation aisée. Toutefois l'ordre chronologique de public. des cartes n’aide en
rien; un ordre alphabétique des régions, seul, eut été plus simple.
Source : MNHN Paris
331
BIBLIOGRAPHIE LICHÉNOLOGIQUE
D.LAMY
SYSTÉMATIQUE, NOMENCLATURE
AHTI T. and LAI M.J. — The lichen genera Cladonia, Cladina and Cladia in Tai-
wan. Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 3 : 228-236 (Bot. Mus., Univ. Helsinki,
SF-00170 Helsinki 17).
28 esp. de Cladonia, 3 esp. de Cladina et 1 esp. de Cladia ont été recensées
à Taiwan. 10 esp. et 2 var. sont nouv. pour Taïwan. 15 esp. précédemment
recensées sont exclues ou placées en syn. Comb. nouv. ; Cladina ciliata var,
tema. (Flörke) (= Cladonia rangiferinaytenuis), et Cladina rangiferina subsp.
grisea (Ahti) (= Cladonia rang. subsp. gr.). Cladonia tenuiformisAhti est syn.
avec Cladina ciliata var. tenuis. Cladonia esorediata (Asah.) Yoshim. est distinct
de C. pleurota (Ach.) Schaer. Cladonia ceratophyllina (Nyl.) Vain. (en fait
C. alinii Trass.) est excl. de la flore de l'Asie de P Est.
DODGE C.W. — A new species of Physcia from Antarctica. Bull. Torrey Bot.
Club 1979, 106, 4 : 262-263 (Dept. Bot., Univ. Vermont, Burlington, Ver-
mont 05401).
Diagn., descr. de P. nakanishi sp. nov. de Soya Coast, Antarctique. Les
spécimens stériles avec des soralies labriformes de la même loc. sont des Parmelia
coreyi Dodge et Baker.
KUROKAWA S. — Enumeration of species of Parmelia in Papua New Guinea.
In Kurokawa S., Studies on cryptogams of Papua New Guinea, 1979 : 125-
148, 2 pl. (Dept. Bot., Natl. Sci. Mus., Tokyo 160, Japan).
61 esp. avec loc. et notes. 10 esp. nouv. : P. acrotrycha, P. curtata, P. deflec-
tens, P. elacinulata, P. flaccidifolia, P. gemmulosa, P. gloriosa, P. hirtifructa,
P. radiculosa, P. retrospinosa Kurok. et Kashiw.
PHYSIOLOGIE, CHIMIE
COWAN D.A., GREEN T.G.A. and WILSON A.T. — Lichen metabolism. 2.
Aspects of light and dark physiology. New Phytol. 1979, 83, 3 : 761-769,
3 tabl., 4 fig. (School of Sci., Univ. Waikato, Hamilton, New Zealand).
Chez Ramalina celastri et Peltigera polydactyla, par l'introduction de 3H et
Source : MNHN. Paris
332 BIBLIOGRAPHIE LICHÉNOLOGIQUE
14 C, les polyols synthétisés en l'absence de photosynthëse doivent dériver d'au-
tres produits de base stockés dans le thalle. Rôle du TCA dans le métabolisme
des lichens.
HUNECK S. und FOLLMANN G. - Mitteilungen über Flechteninhaltsstoffe
CXI. Zur Phytochemie und Chemotaxonomie einiger Roccellaceen. Philip-
pia 1979, 4, 2 : 118-127 (Inst. Biochemie Pflanz., Forsch, Molekularbiol,
Medizin, Akad. Wissenschaft. DDR, 4010 Halle (Saale), DDR).
Phytochimie de 18 taxa de Roccellaceae. Produits nouv, chez cert. genres :
ac. psoromique chez Dirina, ac. schizopeltique chez Hubbsia, ac. lécanorique
et protocétrarique chez Reinkella, ac. gyrophorique chez Roccella, aspiciline
chez Roccellina. Mode de distrib. des substances dans les lichens. Noter Roccel-
lina franciscana (Zahlbr.) Follm. c.n. (= Dirina f.).
HUSS-DANELL K. — The influence of light and oxygen on nitrogenase activity
in the lichen Stereocaulon paschale. Physiol. Pl. (Copenhague) 1979, 47, 4 :
269-273, 2 tabl., 5 fig. (Dept. Pl. Physiol., Univ. Umea, S-90187 Umea).
La lumière a plus qu'un simple effet sur l'activité nitrogénase. Il y aurait
compétition, au niveau du réductant, entre les activités photorespiration et nitro-
génase. Róle de l'ATP.
HUSS-DANELL K. — The cephalodia and their nitrogenase activity in the lichen
Stereocaulon paschale. Z. Pflanzenphysiol. 1979, 95, 5 : 431-440, 6 fig.
(Dept. Plant Physiol., Univ. Umea, S-901 87 Umea).
Dans les céphalodies, Stigonema sp. a une fréquence d'hétérocystes de 1675.
Diminution d'activité nitrogénase quand les céphalodies sont excisées du thalle,
et quand le thalle est coupé en pièces sans rupture avec les céphalodies. Réponse
à l'obscurité quand les céphalodies sont indépendantes.
MOHLO L., BODO B. et MOHLO D. — L'acide O-methyl-4’norsekikaique,
nouveau méta-depside isolé d'un lichen du genre Ramalina. Phytochemistry
1979, 18, 12 : 2049-2051, 1 tabl., 1 schém. (MNHN, Lab. Chimie, 63 rue
Buffon, F-75005 Paris).
RAMIREZ R., BATZAN T. and VICENTE С. Regulation of ferredoxin-
NADP*-reductase from Evernia prunastri by several nucleotides. Phyton
(Buenos-Aires) 1979, 37, 2 : 81-84, 3 fig. (Cat. Fisiol. Veget., Fac. Biol.,
Univ. Complutense, Madrid 3, Espagne).
Cette ferredoxine NADP*-réductase est inhibée par le NADPH, P'AMP et
PADP, mais activée par ATP. Processus supposé d'un mécanisme de préserva-
tion pour la photo-phosphorylation non cyclique.
SHOWMAN R.E. — Cold Injury to Lichens in Southern Ohio. The Bryologist
1979, 82, 4 : 620-621.
Les dommages causés par le froid sur les Parmelia affectent plus leur morpho-
logie que leur distribution.
Source ` MNHN Paris
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SIGAL L.L. and TAYLOR C.C. — Preliminary Studies of the Gross Photo-
synthetic Response of Lichens to Peroxyacetylnitrate Fumigations. The Bryo-
logist 1979, 82, 4 : 564-575, 4 fig., 1 tabl. (Dept. Bot. and Microbiol., Arizo-
na State Univ., Tempe AZ 85281).
Parmelia sulcata apparaît plus sensible au PAN (peroxyacétylnitrate) que
Hypogymnia enteromorpha; Collema nigrescens ne semble pas affecté. Trés
faible reprise de la photosynthése après une très forte dose de PAN chez toutes
les esp. sauf chez Hypogymnia enteromorpha.
RÉPARTITION, ÉCOLOGIE, SOCIOLOGIE
BARRENO E. — Sobre las comunidades liquenicas comofiticas del centro de
España (Protoblastenion testaceae al. nova). Doc. Phytosociol. Lille 1979,
n.s. 4 : 35-40, 1 tabl. (Univ. Complutense, Fac. Farmacia, Dept. Bot., Ciudad
Univ., Madrid 3, España).
Descr. de Pall. nouv. Protoblastenion testaceae groupant les communautés
de lichens comophiles des rochers calcaires en région méditerranéenne. Elle se
compose de 2 ass. nouv. : le Psoro albilabrae-Protoblastenietum testaceae
(avec la sous-ass. : Psoro albilabrae-Protoblastenietum testaceae squamarineto-
sum periculosae) et le Psoro deceptoriae-Protoblastenietum testaceae. Espéces
caractéristiques et compagnes. Cette alliance serait un optimum climacique.
CRESPO A. — Vegetación de Liquenes epifitos mediterraneo-ibero-atlanticos
(Pseudoparmelion sorediantis al. nova). Doc. Phytosociol. Lille 1979, n.s. 4 :
177-186, 1 tabl. (Cat. Bot., Fac. Farmacia, Univ. Complutense, Madrid 3,
España).
. de Pall. nouv. Pseudoparmelion sorediantis, communauté épiphyte
élioïde des écorces de troncs âgés. Elle comprend 3 sous-all. : le Pseudo-
parmelienion sorediantis (2 ass. nouv. : le Parmotremo austrosinense-Pseudo-
parmelietum sorediantis et le Pseudoparmelio crozalsianae-Parmotremetum
hypoleucini), le Parmelienion glabrae suball. nov. (ass. : le Parmelinetum carpo-
rhizantis Crespo 1975) et le Parmelienion acetabulae Barkm. 1958.
DELZENNE-VAN HALUWYN C., LEROND M. et SCHUMACKER R. — Les
groupements épiphytes à Ochrolechia androgyna et Platismatia glauca dans le
Nord Est de la France et en Belgique. Comparaison avec des groupements
analogues en Forêt Noire et en Bohême. Doc. Phytosociol. Lille 1979, n.s. 4 :
207-215, 1 tabl. (Lab. Bot., Fac. Pharmacie, Rue Prof. Laguesse, F-59045
Lille Cedex).
Descr. de POchrolechio androgynae-Platismatietum glaucae (Hilitz. 1925)
Deizenne et al. 1978, à aérohygrophilie constante, comprenant 3 sous-ass. :
typicum (avec 2 variantes), Sphaerophoretosum globosi (Bibinger 1967) comb.
nov, la plus aérohygrophile, et Menegazzietosum terebratae (Margot et al. 1975)
nom. nov. la plus sciaphile.
Source : MNHN Paris
334 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
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la basilique Notre-Dame de l'Épine (Marne). Doc. Phytosociol. Lille 1979,
ms. 4 : 217-234 (+ pp. 234 a - 234 e), 8 tabl., 6 fig. (Lab. Cryptog., Univ.
Pierre et Marie Curie, 9 quai Saint-Bernard, F-75230 Paris Cedex 05).
Descr. des assoc. rencontrées sur les parois en calcaire oolithique de la basi-
lique Notre-Dame, construite au sommet d'une petite colline. La face ouest,
la plus exposée aux vents dominants, est particuliérement riche en lichens.
ESSLINGER T.L. — Studies in the Lichen Family Physciaceac. V. Two Species
of Physcia new to North America. Mycotaxon 1979, 10, 1 : 210-212 (Dept.
Bot., North Dakota State Univ., Fargo, North Dakota 58105, U.S.A.).
Physcia dimidiata (Arn.) Nyl. (Nord Dakota) et P. magnussonii Frey (Wa-
shington et Idaho) nouv. pour l'Amérique du Nord.
HLADUN N.L. — Liquenes notables del Montseny. Fol. Bot. Misc. 1979, 1 :
45-52, 1 fig.
Liste des lichens intéressants de Montsény avec hab. et sociol. La moitié des
taxa sont nouv. pour l'Espagne.
JOERGENSEN P.M. — The phytogeographical relationships of lichen flora of
Tristan da Cunha (excluding Gough Island). Canad. J. Bot. 1979, 57, 20 :
2279-2282, 1 tabl. (Bot. Mus., Box 12, N-5014 Bergen).
82 esp. de lichens ont été recensées dont 5% sont endémiques, 20% appar-
tiennent à l'hémisphère sud et 70% ont une large distrib. géogr. Cette flore
jeune, résultat de la dispersion sur de longues distances, est d'origine magella-
nique.
LECOINTE A. — Sur la présence de Cladonia rangiferina (L.) Web. dans la forêt
d’Ecouves (Orne, Basse-Normandie). Bull. Soc. Linn. Normandie 1979, 107 :
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Univ. Caen, F-14032 Caen Cedex).
Cladonia rangiferina est une nouveauté pour l'Orne; cortèges bryo-lichéniques
Paccompagnant.
MAKAROVA LI. KATENIN А.Е. — Ecological and phytocoenological charac-
teristics of lichens at the lower reaches of Amguema river. Bot. Zurn. 1979,
64, 10 : 1443-1451, 4 tabl., en russe (Bot, Inst., V.L. Komarov, AN SSSR,
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Hiroshima and Yamaguchi : Joint Sci. Committee for Research into Yasaka
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Descr. de la localité; végétation; liste de 159 lichens avec habitat.
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Source : MNHN Paris
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On remarque la présence de Parmelia laevigata (Sm.) Ach., P. revoluta (Flot.)
Flk., et Heterodermia speciosa (Wulf.) Trevis. Noter 7 esp. nouv. pour l'URSS,
8 pour l'Ukraine et 6 pour les carpathes ukrainiennes.
PROVOST M. et LECOINTE A. — Compte rendu de Pexcursion botanique faite
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Données biophysiques. Descr. des 19 stations visitées avec remarques écol.
et phytosociol. 22 esp. sont nouv. pour la Normandie, Haematomma caesium
nouv. pour la France.
TOLPYSHEVA T. Yu. — Effect of lichens on the quantity of soil microscopic
fungi in lichen pine forests. Bot. Zurn. 1979, 64, 9 : 1341-1344, 4 tabl.,
en russe.
TURIAN G. — Composants de la croûte lichenoide noire colonisatrice primaire
de roches murales. Saussurea 1979, 10 : 87-100, 16 fig. (Lab. microbiol.
génér., Dept. Biol. végét., Univ. Genéve, CH-1211 Genéve 4).
Cette croüte comprend un composant cyanobactérien assurant l'autonomie
biotrophique, un comp. fongique hétérotrophe, un comp. chlorophycéen C-
autotrophe.
2
POLLUTION
LAAKSOVIRTA K. and OLKKONEN H. — Effect of air pollution of a lichen
and pine needles at Valkeakoski, S Finland, Ann. Bot. Fenn. 1979, 16, 4 :
285-296, 10 fig., 3 tabl. (Dept. Gener. Bot. Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki
71).
Effets de pollution due à S, K, Ca, Ti, V, Fe, Zn, sur les épines de Pinus
sylvestris L., les thalles d'Hypogymnia physodes (L.) Nyl. et une population de
macrolichens, proches d'une usine de pâte à papier. La végétation lichénique
donne une moins bonne image de la pollution que l'analyse du contenu des
échantillons. S et V sont en étroite relation avec la combustion de fuel et l'usine
elle-méme; Ca, Ti et Fe proviennent de la poussière soulevée par le trafic sur les
routes,
Source : MNHN. Paris
336 BIBLIOGRAPHIE LICHÉNOLOGIQUE
OUVRAGES GÉNÉRAUX
DOBSON F. — Lichens. An Illustrated Guide. Richmond, Richmond Publishing
Co. 1979 : I-XL, 1-317, ill. en noir, 4 f. de pl. coul.
Généralités (biologie et pollution); clé donnant descr. des différentes formes
de lichens; clé aux genres (quelquefois aux esp.) selon ces formes, avec chimie,
habitat, spores et notes. Descr. des genres et des esp., clés aux esp. Pour chaque
taxon : descr., réaction chimique, habit., ill., carte de répartition dans les iles
britanniques. Glossaire, index taxonomique. Plus de 450 esp. sont citées dont
quelques esp. rares. Remarques : les photos en couleur ont un meilleur relief
que cert. photos en noir; ce livre trés dense ne comporte aucun nom d’auteur
des taxa.
VARIA
COPPINS BJ. and GILBERT O.L. — George Johnston’s Lichen Herbarium at
the R.B.G., Edinburgh. Notes Roy. Bot. Gard. Edinburgh 1979, 39, 2 : 381-
385 (Dept. Landscape Architecture, Sheffield Univ.).
Biographie de George Johnston et liste des esp.
FOLLMANN G. — Schedae ad Lichenes Exsiccati selecti a Museo Historiae Natu-
ralis Casselensi Editi. XV Fasciculus. Philippia 1979, 4, 2 : 128-136 (Natur-
kundesmus. im Ottoneum, 3500 Kassel 1 BRD).
No 281-300. Isotype de Roccellina olivacea Follm.
YOSHIMURA 1. — Tropical Field Symposium to Costa Rica organized by the
International Association for Lichenology. Misc. Bryol. Lichenol. 1979, 8, 5 :
101-106, 2 fig., en japonais.
Liste des familles de lichens avec les noms des chercheurs les travaillant.
Commission paritaire 26-1-1976 N° 57365
Dépôt légal n° 10681 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 30 octobre 1980
Source : MNHN, Paris
COLLOQUE INTERNATIONAL
du CNRS N° 258
ECHANGES IONIQUES TRANSMEMBRANAIRES
CHEZ LES VÉGÉTAUX
TRANSMEMBRANE IONIC EXCHANGES IN PLANTS
org. : С. Ducet, R. Heller, M. Thellier
Universités de Rouen et Paris VII - 5-11 juillet 1976
@ analyse des modëles théoriques @ recherche des couplages métaboliques ou autres
@ études électrophysiologiques @ cas particulier des transferts d'anions et de molécules
organiques @ localisation d'ions et aspects structuraux et moléculaires @ intervention
d'échanges ioniques dans les régulations intercellulaires
® kinetic and thermodynamic considerations, model systems
9 metabolic and other couplings, ATPases
@ particular features of anionic transfers
lectrophysiology of the ionic transfer
@ absorption of organic molécules
e localization, molecular and structural aspect of the transfers
@ interference of the transmembrane transfers in other processes than absorption
@ ion exchanges in cell organites
(69 communications dont 64 en anglais et 5 en francais)
21 x 29, 7 - 608 pages - broché 180 F
286 fig. - 89 tabl. - 30 phot.
ISBN 2-222-02021-2
(co-édition CNRS-Université de Rouen)
р Quai Anatole France. 75700 Paris
CCP Paris 9061-11 - Tél. 555.92 25
1.
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à défaut aux Editions du chèque joint)
(sha et demande votre documentation
4 Û Sciences humaines
nun C] Sciences exactes et naturelles
hête le livre л D) Trésor de la langue Francaise
D Revue de l'Art
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кестес SERVICE
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
M.C. JANEX-FAVRE. — Etudes ontogéniques chez le Porina Byssophila
(Pyrénolichen) 1. — Les pycnides ................4.........
R..LIGRONE, R. GAMBARDELLA and R. CASTALDO, — Studies on
Timmiella barbuloides (Brid.) Moenk. П. Ultrastructure and develop-
ment of unusual spherical bodies in the differentiating cells of the
COU Seiad deci pe Ret usa sip a O A
H. BISCHLER, S. JOVET-AST, R. BAUDOIN. — Hépatiques de la côte
Filey Sa PREND MEI c clean Е EE
M. ONRAEDT et G. CREMERS. — Contribution à la flore re de
Guyane française. 1... Я Я
5. JOVET-AST. — La section Oidocorys S. J-A. du genre Colura Dum.
R. GARCIA GOMEZ & E. FUERTES LASALA. — Communidades musci-
nales de los saladares y espartales de Navarra (Бзрайа)............
J.C. DAGAR, A.S. AHLAWAT & V.P. SINGH. — Effect of light quality on
the growth and photosynthetic pigments of Riccia discolor L. et L. ...
NOTES
K. KARCZMARZ. — New localities of Tortula velenovskyi Schiffn. in the
Northern Verge of the Podolia region (USSR)... . . A SE RES
R. DHIEN. — Florule bryologique des ruines ....................
INFORMATIONS .
BIBLIOGRAPHIE once PCIe Ta
BIBLIOGRAPHIE or EA Sé ere ce
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