CRYPTOGAMIIE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
AVEC LE CONCOURS DU MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE Juin 1994
CRYPTOGAMIE
Mycologie
ANCIENNE REVUE DE MYCOLOGIE
Fondée par R. Heim en 1936
Directeur scientifique: Mme J. Nicot
Secrétaire de Rédaction: M. Bruno Dennetière
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
BUREAU DE RÉDACTION
Ecologie et Phytopathologie: G. Durrieu (Laboratoire Botanique et Forestier, 39 Allées
Jules Guesde, F-31062 Toulouse Cedex) - Systématique: P. Joly (Laboratoire de Cryptogamie,
Muséum National d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, F-75005 Paris) - Physiologie: G.
Manachère (Laboratoire de Mycologie, Université de Lyon I, 43 bd du 11 Novembre 1918,
F-69622 Villeurbanne Cedex) - Cytologie: D. Zickler (Laboratoire de Génétique, Université Paris
Sud, Centre d'Orsay, Bât. 400, F-91405 Orsay) - Autres spécialités: M.F. Roquebert (Laboratoi-
re de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, F-75005 Paris).
COMITÉ DE LECTURE
J. Boidin (Lyon), J. Chevaugeon (Orsay), J. Fayret (Toulouse), W. Gams (Baarn), G.L.
Hennebert (Louvain-la-Neuve), Ch. Montant (Toulouse), Cl. Moreau (Brest), D.N. Pegler (Kew),
B. Sutton (Kew), G. Turian (Genève).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent être adressés directement à un membre du Bureau de Rédaction,
choisi pour sa spécialité. Le Bureau peut demander l'avis d'un lecteur, même s'il n'appartient pas
au Comité de Lecture. Bien qu'étant une revue de langue française, les articles rédigés en anglais,
allemand, italien et espagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur (ІВМ, ІВМ сот-
patible, et Macintosh) sont vivement souhaitées. Les recommandations aux auteurs sont publiées
dans le fascicule 1 de chaque tome. Les auteurs recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires
supplémentaires seront à leur charge.
5 DES ABONNEMENTS Tome 15, 1994
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie.
Pour une section: France: (326 F ht) 332,85 Ftic - Étranger: 357,00 F
Pour les 3 sections: France: (918 F ht) 937,28 F ttc - Étranger: 1000,00 F
Paiement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de:
A.D.A.C. - CRYPTOGAMIE (CCP La Source 34 764 05 S),
adressé à: A.D.A.C. 12, rue Buffon, F-75005 Paris.
CRYPTOGAMIE, Mycologie est indexé par Biological Abstracts, Current Contents,
Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1994. ADAC-CRYPTOGAMIE,
ЛА ыз ر‎ т. Source : MNHN. Paris .
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 15 FASCICULE 2 1994
CONTENTS
A. MICHAUT, M.J. JACQUIER, F. BOUCHET, M.G. DIJOUX, L. LE MEN, P.
BOUCHET - Study of antifungal properties of different brominated
compounds extracted from a Terebellid polychetous Annelid, Thelepus
setosus from Kerguelen islands. ...... aie
LA. EL KADY, A.Y. ABDEL-MALLEK, S.S.M. EL MARAGHY, and H.A.H.
HASSAN - Toxigenic moulds in pesticide treated liquid medium...
G.L. HENNEBERT, S. PASCAL et M. COSYNS - Incompatibility interactions
between homocaryons of the bifactorial Basidiomycete Lenzites
betulinus. A sexual repulsive pheromone ?...
A-L.E. MAHMOUD and S.A. OMAR. - Enzymatic activity and mycotoxin-
producing potential of fungi isolated from rotted lemon:
J. CHECA, M.N. BLANCO y J.M. BARRASA. - ae of some Pyrenomycetes
sensu lato from Menorca. .
J. BOIDIN et G. GILLES - Basidiomycetes A from Réunion
Island. XVIII Sistotremateae. .
F. BEKHOUCHE, A. BRETON et B. GAILLARD-MARTINIE - Cellulolytic
fungi from dry areas of Algerian Sahara and assessment of their
cellulolytic activity. .
Bibliography. ......
BIBL. DU
MUSEUM
Si
|
|
67
75
83
117
125
133
141
149
Bibliothèque Centrale Muséum
|
3 3001 00226856
ШІ
Source = ORE Paris
Ш
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1994, 15 (2): 67-74 67
ETUDE DE L'ACTION ANTIFONGIQUE
DE DIFFÉRENTS COMPOSÉS BROMÉS EXTRAITS
D'UN ANNÉLIDE POLYCHÈTE
DES ÎLES KERGUELEN : THELEPUS SETOSUS.
A. MICHAUT ', M.J. JACQUIER *, F. BOUCHET '*,
M.G. DIJOUX °, L. LE MEN', P. BOUCHET'*
' Laboratoire de Biologie Végétale et de Cryptogamie.
? Laboratoire de Pharmacognosie, U.R.A 492 du C.N.R.S
"Equipe de Parasitologie associée à l'U.R.A 1415 du C.N.R.S.
„(U.F.R de Pharmacie de l'Université de Reims).
Membres du Groupe d'Etudes et de Recherches
en Biologie des Eaux (G.E.R.B.E).
RÉSUMÉ - Les essais in vitro sur diverses souches de micromycètes montrent que la thélépine,
composé bromophénolique extrait de Thelepus setosus, Annélide polychète récolté dans l'archipel
des Kerguelen (France), possède une activité antifongique. D'autres composés bromophénoliques,
dérivés de substances élaborées à l'état naturel par Thelepus setosus, en particulier le 3,5-dibromo-4-
hydroxybenzyl methyl ether, présentent aussi une activité antifongique.
ABSTRACT - In vitro assays on various strains of micromycetes show that thelepin, a brominated
compound extracted from a Terebellid polychaetous Annelid, Thelepus setosus, very abundant in the
Kerguelen archipelago (Subantarctic Province), has antifungal properties. Another brominated
compound, 3,5-dibromo-4-hydroxybenzyl methyl ether, derived from natural compounds present in
Thelepus setosus, also appears to possess antifungal activity.
MOTS-CLÉS - Antifongique, micromycètes, Dermatophytes, Annélides polychètes, Bromophénol,
Kerguelen.
INTRODUCTION
Thelepus setosus est un Annélide polychète de la famille des Terebellidae
(Saint-Joseph, 1898), présent depuis les régions tempérées de l'hémisphère nord
jusqu'aux zones australes. Comme beaucoup d'organismes vivant dans ces régions,
ceux-ci se distinguent souvent par leur taille particulièrement développée.
Divers travaux concernant la biologie et la reproduction de Thelepus setosus,
ont été effectués sur des spécimens provenant de l'Archipel des Kerguelen, (Terres
Australes et Antarctiques Françaises) (Duchene 1983, 1984, 1985, 1990).
Dès 1975, Higa et Scheuer avaient montré la présence de divers composés
bromés élaborés chez des exemplaires de Thelepus setosus prélevés à Kaneohe Bay,
dans les Iles Hawai. Parmi eux, la thélépine, composé voisin de la griséofulvine utilisée
Source : MNHN, Paris
68 A. MICHAUT et al.
en thérapeutique humaine et animale dans le traitement des teignes et des
dermatophyties, était supposée détenir une activité antifongique (Grove 1963), mais
aucun auteur n'en avait apporté la preuve expérimentale.
D'autres études portant sur les bromophénols élaborés par divers Annélides et
des hémichordés (Sheikh et Djerassi 1975, King 1986), avaient permis de mettre en
évidence la présence de composés voisins dans les tubes et le mucus de ces organismes.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Des échantillons de Thelepus setosus ont été prélevés en plongée par 3-5 m de
fond au site de Port-Raymond (Archipel des Kerguelen); les corps et les filaments ont
été séparés et conservés par lyophilisation. Les quantités récoltées sont de 28,8 g de
corps et 4,35 g de filaments lyophilisés.
A/ Obtention et chromatographies des extraits :
- Extraits totaux
- Les extraits totaux de filaments et de corps sont préparés suivant un double
protocole, Chaque lot est séparé en deux fractions :
- L'une d'elle est traitée par le chloroforme selon la méthode de Т. Ніра
et P.J. Scheuer (1975) : double extraction par le chloroforme pendant 2 heures, sous
agitation magnétique à température ambiante, suivie d'une filtration sur verre fritté de
porosité 3. La solution obtenue est évaporée à sec sous pression réduite à 40°C
(rendement : corps = 9,05%, filaments = 12,14%).
- L'autre fraction est extraite à deux reprises par le méthanol absolu sous
agitation magnétique à température ambiante pendant 2 heures. Après filtration, la
solution obtenue est évaporée dans les mêmes conditions (rendement : corps = 6,07%,
filaments = 9,79%).
Les extraits méthanolique et chloroformique ainsi obtenus ont fait l'objet d'une
chromatographie sur couche mince (plaque Whatman K6F) dans le mélange
chloroforme-ether de pétrole 10 %.
- Fractionnement de l'extrait total
L'extrait méthanolique (0,35 g) obtenu à partir des filaments bruts lyophilisés
est chromatographié sur une colonne de 20 g de silice en vue de séparer les principaux
constituants.
L'élution est faite successivement par l'éther puis par le chloroforme. Les
produits obtenus sont purifiés par chromatographie sur couche épaisse (plaque
Whatman PK6F).
B/ Etude de l'activité antifongique :
Les souches utilisées sont :
- Des dermatophytes pathogènes: Microsporum gypseum, Microsporum canis,
Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes.
Source : MNHN, Paris
ACTION ANTIFONGIQUE DE THELEPUS SETOSUS (ANNÉLIDES) 69
- Des saprophytes et parasites des végétaux: Verticillium sp, Fusarium sp,
Pseudocercosporella herpotrichoides, Botrytis sp.
- Une levure : Candida albicans
Pour étudier l'action des différentes fractions sur les champignons filamenteux,
100 ul d'une dilution de concentration connue sont mélangés avec 2 ml de milieu de
culture de Sabouraud maintenu en surfusion à 45°C dans des boites de Pétri de 3 cm de
diamétre.
Aprés refroidissement et solidification du milieu les boites sont ensemencées
en deux points avec les différentes souches de dermatophytes puis mises à l'étuve à 23°
C. La lecture est réalisée après 9 jours de culture.
Les fractions présentant une activité sur les Dermatophytes sont ensuite
essayées sur les autres souches de champignons filamenteux, suivant le même
protocole
Pour la levure Candida albicans, 100 pl d'une suspension standardisée de
cellules sont mélangés dans des boites de Pétri de 3 cm de diamètre avec 2 ml de milieu
de culture glucosé gélosé à l'extrait de levure, maintenu en surfusion à 45°C et
contenant 100 pl de la fraction à tester.
Après refroidissement, les boites sont mises à l'étuve à 25°C. La lecture est
faite après 48h de culture.
N.B : Les différents essais sont réalisés dans la limite des quantités de produits
obtenues par chromatographie sur colonne.
RÉSULTATS
La chromatographie sur couche mince de l'extrait méthanolique de filaments
laisse apparaître 5 fractions (F1 à F5). Ces produits ont pu être isolés après frac-
tionnement sur colonne de gel de silice et purification sur couche épaisse (Figure 1).
|
"| |
| |
ң | BER
|
Lag r Er]
Figure 1 : Fractions obtenues par chromatographie sur colonne d'un extrait méthanolique de 0.35 g
de filaments de Thelepus setosus.
Figure 1 : Fractions separated by column extraction of a methanol extract (0,35 g) of Thelepus
setosus.
MNHN,
70 A. MICHAUT et al.
En revanche l'extrait chloroformique ne fait apparaitre que 4 taches,
correspondant aux fractions F2 à F5 précédentes (Figure 2). La fraction Fl a
pratiquement disparu.
Solvant CHCI3- Ether de Pétrole 1096
@ #06
è © 220,56
8 Y os
8 @ RE023
s
Rf: 0,20
Filaments — Fl F2 F3 F4 FS
снсіҙ =>
MeOH
Figure 2: Chromatographie sur plaque WHATMAN KG6F des extraits chloroformiques et
méthanoliques de Thelepus setosus.
Figure 2: Plate chromatography of chloroformic and methanolic extract of Thelepus setosus.
Chaque fraction est isolée et essayée sur les différentes souches fongiques. Les
essais sont d'abord menés sur Microsporum gypseum, (tableau 1). Trois fractions
présentent une activité antifongique (F1, F4, F5).
- Une étude plus approfondie a pu être effectuée à partir des fractions F1 et F4,
(tableau 2).
Source : MNHN, Paris
ACTION ANTIFONGIQUE DE THELEPUS SETOSUS (ANNÉLIDES) 71
Témoin SMFI SM F2 SM F3 SMF4 | SMFS
MeOH | 2,5mgml | Smg/m| | lOmg/m| | Smg/ml | 2,5 mg/ml
Microsporum | ++++++ 0 +++ +++ 0 0
gypseum
Tableau 1: Action des différentes fractions obtenues à partir de l'extrait méthanolique de filaments de
Thelepus setosus sur Microsporum gypseum.
Table 1: Action on Microsporum gypseum of the different fractions obtained from a methanolic
extract of Thelepus setosus tentacles.
Témoin SMFI SM F4
MeOH 2,5 mg/ml 5 mg/ml
Microsporum gypseum HH 0 0
Microsporum canis HH 0 0
Trichophyton mentagrophytes ++ 0 +44
Trichophyton rubrum ++ 0 0
Verticillium sp. ee 0 TERRE
Fusarium sp. TORRE ++ ++
Botrytis sp. жәке + HH
Pseudocercosporella herpotrichoides H+ 0 ++
Tableau 2: Action de solutions méthanoliques des fractions F1 et F4 sur les différentes souches de
micromycètes.
Table 2: Action of a methanolic solution of the fractions Fl and F4 on the different strains of
micromycètes.
On peut constater que la croissance de l'ensemble des souches, hormis celles de
Fusarium et Botrytis, est inhibée par la fraction F1 à la concentration de 125 ug/ml de
milieu de culture. La substance F4 n'a provoqué qu'une inhibition partielle des souches
de Dermatophytes à la concentration de 250 pg/ml de milieu de culture.
En revanche, aucune inhibition des souches de Candida albicans par l'extrait Fl
n'est observée, mêmes aux concentrations de 2,5 mg et 5 mg/ml de milieu.
Cette étude a pu être complétée par l'analyse chimique des différentes fractions.
Les caractéristiques spectrales des principaux composés obtenus, résumées dans le
tableau 3, permettent de déceler la présence de quatre composés principaux ( Tableau
4).
DISCUSSION
En 1987, Wooding et coll. reprenant les travaux de Higa et Scheuer (1975),
avaient montré l'existence de composés bromés dans de nombreux organismes marins
en particulier des annélides.
Ultérieurement Goerke et coll, (1991) ont précisé la répartition de ces
métabolites bromés dans les différents organes de Thelepus setosus.
Source : MNHN, Paris
72 A. MICHAUT et al.
FI F2 F4 FS
SM.M* 296 547 282 468
UV 205-209-225-286- | 206-209-224-285- 211-221-285-291 | 206-224-260-
Imax 293 291 285-291.
(MeOH)
RMN1H | 47,45 ppm(2H,S) | 47,45 ppm (2H,S) à 7,50 ppm (2H,s)
4,35 ppm (2H,S) 4,40 ppm (2H,S) 4,60 ppm (2H,s)
3,40 ppm (3H.S)
RMANPC| С, 1487ppm CH 1314 ppm C, 149ppm
©, 1312 ppm CBr 109,8 ppm C> 130,5 ppm
Са 109,7 ppm CH» 70,6 ppm. Ca 110,1 ppm
C, 134,5 ppm C, 1354 ppm
СН, 72,8 ppm CH» 62,7 ppm
OCH; 58,1 ppm
setosus.
Tableau 3 : Caractéristiques spectrales des principaux composés isolés des filaments de Thelepus
Table 3 : Spectral characteristics of the main compounds extracted from Thelepus setosus tentacles,
Fractio | Dénominations Auteurs Formules
ns
3,5-dibromo-4-
F1 hydroxybenzyl MASSIOT.
methyl ether
bis(3,5-dibromo-4- GOERKE
F2 | hydroxybenzyl) ether et WEBER.
(1991)
alcool 3,5-dibromo-4- | HIGA et SCHEUER. OH
F4 | hydroxy benzylique (1975)
в Bi
H
Thélépine = HIGA et SCHEUER Br
FS | spiro-p-quinol ether (1975)
HO’
о
о
Br Br
Tableau 4 : Dénominations et formules des principaux composés isolés de Thelepus setosus.
Table 4 : Denomination and developped structure of the principal compounds extracted from
Thelepus setosus.
Source : MNHN, Paris
ACTION ANTIFONGIQUE DE THELEPUS SETOSUS (ANNELIDES) 73
Ainsi l'activité de la thélépine a-t-elle pu être confirmée expérimentalement.
Cette substance exerce bien une activité fongistatique sur la croissance de Microsporum
&ypseum à des concentrations de 125 g/ml dans le milieu de culture.
- Nous avons pu également constater que l'activité antifongique n'appartient pas
seulement à la thélépine, mais aussi à un certain nombre d'autres composés bromés
extraits des filaments de Thelepus setosus, les extraits de corps sont totalement
dépourvus d'activité.
L'un de ces composés, le 3-5 dibromo-4-hydroxybenzyl methyl ether, exerce
une activité antifongique à une concentration voisine de celle de la thélépine. Cette
molécule, décrite partiellement par Wooding et coll. (1987), Goerke et coll. (1991), est
considérée par ces derniers comme un produit artéfactuel se formant lors de l'extraction
par le méthanol. Ceci est confirmé par le fait qu'elle n'apparaît qu'à l'état de traces dans
les extraits chloroformiques, alors qu'elle se forme en abondance lors du traitement par
le méthanol.
Un autre composé, identifié comme l'alcool 3-5-dibromo-4-hydroxy benzylique
a été décrit en 1975 par Higa et Scheuer. Lui aussi présente une activité antifongique.
Cette activité est moins importante que celle des deux composés précédents mais reste
cependant non négligeable.
Ainsi l'étude chimique et pharmacologique des extraits d'un invertébré marin a-
telle pu mener à la mise en évidence d'un nouveau type de molécules exergant des
propriétés antifongiques in vitro à des concentrations relativement faibles, voisines de
celles de la griséofulvine.
REMERCIEMENTS.
- .C Duchene, Laboratoire Arago, Banyuls / mer.
- Le Laboratoire de Mycologie de l'Institut Pasteur, Dr C. De Bièvre, (Souches de
Dermatophytes et Saprophytes)
= Le Service de Protection des Végétaux de Reims, Mr D. Pinconnet, (Souches parasites de
végétaux).
BIBLIOGRAPHIE
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Polychète) à Kerguelen, province subantarctique. Vie er Milieu 33 : 65-77.
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No. 55 : 75-94.
DUCHENE J.C., 1985 - Comparative studies of respiration in a north temperate and a subantarctic
population of Thelepus setosus (Annelida : Polychaeta). Marine Biol. of Polar Regions and
Effects of Stress on Marine Organisms. Edited by. J. S. Gray and M. E. Christiansen.
Whiley : 247-258
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Annélide Polychète. Océanis, 16 : 163-178.
GOERKE H. and WEBER K., 1991 - Concentrations and localization of brominated metabolites in
the genus Thelepus (Polychaeta: Terebellidae). Comp. Biochem. Physio Vol. 99B, N°.1 :
203-206.
GROVE J.F., 1963 - Griseofulvin. Quarterly Reviews, Chem. Soc. 17 : 1-19.
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Tetrahedron 31 : 2379-2381.
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hemichordate. Nature 323 : 257-259
MASSIOT G. 1993 - Communication personnelle
SAINT-JOSEPH (Baron de), 1898 - Annélides Polychétes des Cótes de France. Ann. Sc. Nat. Zool.,
8, (V).
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secondary metabolites of Phonoropsis viridis . Experientia 31 : 265-266.
WOODING S.A., WALLA M.D. and LINCOLN D.E., 1987 - Occurrence of brominated compounds
in soft-bottom benthic organisms. J. exp. Mar. Biol. Ecol. 107 : 209-217.
Source : MNHN, Paris
TOXIGENIC MOULDS
IN PESTICIDE-TREATED LIQUID MEDIUM
LA. EL-KADY, A.Y. ABDEL-MALLEK, S.S.M. EL-MARAGHY
and H.A.H. HASSAN
Botany Department, Faculty of Science, Assiut University,
Assiut, Egypt.
ABSTRACT - The effect of different concentrations (10-100 ug ml") of four pesticides (three
fungicides and one insecticide) on production of three different mycotoxins in liquid medium was
examined. Two toxigenic isolates producing citrinin (Penicillium chrysogenum and P. corylophilum),
one producing ochratoxin A (P. funiculosum) and one producing zearalenone (Fusarium
moniliforme) were selected in this study. The insecticide Actellic did not affect the mycotoxins
production by tested isolates at any dose used. Ochratoxin A and zearalenone formation was
completely inhibited by 50 and 100 pg ml* of each of the three fungicides used (Vitavax-Captan,
Rizolex-T and Sumisclex). Rizolex-T (at 100 ug ml" ) completely inhibited citrinin production by
both P. chrysogenum and P. corylophilum. On the other hand, Sumisclex (at 100 ug ml" also) did not
affect citrinin synthesis by P. chrysogenum but completely inhibited its formation by P.
corylophilum.
RÉSUMÉ - Les effets de différentes concentrations (10-100 ug ml") de quatre pesticides (trois
fongicides et un insecticide) ont été étudiés sur la production en milieu liquide de trois mycotoxines
différentes. Cette étude a été menée sur deux isolats producteur de citrinine (Penicillium
chrysogenum et P. corylophilum), un isolat producteur d'ochratoxine A (P. funiculosum) et un isolat
producteur de zéaralénone (Fusarium moniliforme). L'insecticide (Actellic) n’affecte pas la
production de mycotoxines quelle que soit la dose utilisée. La production d’ochratoxine A et de
Zéaralénone est complétement inhibée par des doses de 50 ug ml' de chacun des trois fungicides
étudiés (Vitavax-Captan, Rizolex-T et Sumisclex). Le Rizolex-T, à la concentration de 100 pg ml"
inhibe totalement la production de citrinine par P. chrysogenum ou P. corylophilum, alors qu'à la
même concentration, le Sumisclex inhibe la production de citrinine par P. corylophilum mais ne
présente pas d'action sur la production par P. chrysogenum.
KEY WORDS - Citrinin, Ochratoxin A, Zearalenone, Pesticides, Toxigenic moulds.
INTRODUCTION
Mycotoxin contamination of grains and seeds is a serious economic and health
hazard to both livestock and human population, The presence of these highly toxic
substances in a variety of foods and feeds has led to extensive research concerning their
production, detoxification and incidence. A lot of research has been done on the effect
of fungistatics (natural or manufactured ones), fungicides and insecticides on fungal
growth and toxigenesis, in regard to protection of foods, feeds and feedstuffs (Bell &
Source : MNHN, Paris
76 A. EL-KADY
Doupnik, 1970; Vandergraft et al., 1973a,b, 1975; Wu & Ayres, 1974; Draughon &
Ayres, 1978, 1980; Bean & Southall, 1983; Draughon, 1983; Draughon & Churchville,
1985).
In the present investigation, the effect of four pesticides on formation of each of
citrinin, ochratoxin А and zearalenone by the respective toxigenic moulds in liquid
culture medium was studied.
MATERIALS AND METHODS
Cultures of four toxigenic fungal species namely Penicillium chrysogenum
Thom, P. corylophilum Dierckx (citrinin producers), P. funiculosum Thom (ochratoxin
A producer) and Fusarium moniliforme Sheldon (zearalenone producer) isolated from
pesticide-free corn grains (Hasan, 1988) were selected as test organisms. Fifty ml
portions of yeast extract peptone-Czapek's supplemented medium (of the following
composition:glucose, 10; peptone, 10; NaNO, , 2; K, HPO,, l; yeast extract, 1; KCI, 0.5;
MgSO* 7H, 0, 0.5; FeSO, .7H, 0, 10.01; g/liter of distilled water, the final pH was
adjusted to 6.0 using 0.1 N HCI) were dispensed into each of 250 ml Erlenmeyer conical
flasks. Four pesticides were used in this investigation viz:Vitavax-Captan (5,6-dihydro-
2 methyl-1,4- oxathin-3-carboxanilido/N-(trichloromethylthio)-4-cyclohexene-l,2 dicar-
boximide), Rizolex T (0,0-dimethyl-0-(2,6- dichloro-4-methyl phenyl) phosphoro-
thioate/Bis (dimethyl thiocarbomoyl) disulphide), Sumisclex (N-3,5-dichloro- phenyl)-
12-dimethyl) cyclopropane-l, 2-dicarboximide) and Actellic (0,0-dimethyl-0-(2-
dimethyl amino-6-methyl-pyrimidin ,-4-yl) phosphorothioate. Each pesticide in
acetone: sterile distilled water (1:10, v/v) was added to the sterilized medium (before
inoculation of the fungus) at three different concentrations 10,50 and 100 pg ml’,
calculated as active ingredient. The solvent without pesticide was added to the control
treatment also. One ml aliquots of the spore suspension of 1-2 week-old cultures of the
test organisms were inoculated under aseptic conditions into the flasks. Four flasks
were used for each treatment and control. The cultures were incubated at 28*C for 7
days as stationary cultivation. The mycelial dry weight of two flasks was determined by
collecting the mycelial mats of the fungus, washed twice with distilled water, dried
over night at 85°C, allowed to cool in a desiccator and then weighed. The content of
each other two flasks was extracted and analysed for the respective mycotoxins of the
test organisms.
Extraction of mycotoxins from fungal cultures
At the end of incubation period, the contents of each flasks (medium +
mycelium) were homogenized with 100 ml of chloroform for 5 min in a high speed
blender (16000 r.p.m.). For citrinin extraction, the culture medium was acidified to pH
2-3 using 6 N HCI before homogenisation. The extraction procedure was repeated 3
times. The combined chloroform extracts were washed with distilled water, dried over
anhydrous sodium sulphate, filtered and concentrated under vacuum to near dryness,
and diluted to | ml with chloroform.
Source : MNHN, Paris
PESTICIDE AND PRODUCTION OF MYCOTOXINS 77
Detection of mycotoxins
Chromatographic analysis of the chloroform extracts was achieved on precoated
silica gel plate type 60, F 254 (Merck). The samples were applied as 0.01 ml solution
using micropipettes, and the spots were dried during application with a flow of cold air.
Different standard mycotoxin references (purchased from Makor Chemical Ltd.
Jerusalem, Israel) were used. The potential lower limit of visual detection is ranged
from 0.02-0.2 ppm. Thin layer plates were developed in both toluene: ethylacetate:
formic acid (6:3:1, v/v/v) and chloroform: methanol (97:3, v/v) and treated according to
the methods of Scott et al. (1970), and Gimeno (1979). Citrinin fluoresces lemon yellow
under long wave UV light (Saito et al., 1971), while ochratoxin A fluoresces greenish-
blue (Broce, 1970). Zearalenone was determined quantitatively according to Mirocha et
al. (1974).
RESULTS AND DISCUSSION
The results in table 1 show the effects of four pesticides when incorporated into
liquid medium at 10,50 and 100 ug ml" on the mycelial growth and production of
citrinin, ochratoxin A and zearalenone by toxigenic moulds. Vitavax-captan inhibited
the mycelial dry weight of P. chrysogenum (at 100 ug ml"), P.funiculosum (at 50 and
100 ug ml" ) and F. moniliforme (at the three concentrations tested). The mycelial dry
weight of P. funiculosum and F. moniliforme was reduced at 50 and 100 ug mI" of
Rizolex-T, respectively. Sumisclex reduced the mycelial dry weight of P. corylophilum,
P. funiculosum (using the three doses used) and F. moniliforme (using 100 pg ml-1).
The insecticide Actellic did not affect the mycelial dry weight of any tested fungal
species.
Rizolex-T proved to be the most effective pesticide tested for inhibiting citrinin
production (table 1). Rizolex-T composed of two components, Rizolex
(organophosphate group of fungicides) and Thiram (dithiocarbamate group), The
results obtained in this investigation are in harmony with the finding of Draughon &
Ayres (1978). They reported that of 13 compounds tested, the organophosphate
insecticides Malathion, Diazinon, Dichlorvos and Naled proved to be the most effective
for inhibiting citrinin production by Penicillium citrinum Nrrl 5927.
The fungicide Sumisclex proved to be the second most effective pesticide tested
for preventing citrinin production. This fungicide completely inhibited citrinin
production by Penicillium corylophilum when added to the culture medium at 50 pg
ml’, but it did not affect citrinin production by the other test organism (P.
chrysogenum). Various effects of a given pesticide on production of certain mycotoxins
by different strains of fungi were previously recorded. Bell & Doupnik (1970) screened
some chemical used in foods or feeds as preservatives for prevention of Aspergillus
flavus and A. parasiticus and aflatoxin accumulation in peanut pods. They reported that
results varied from complete inhibition of fungi with no aflatoxin produced to aflatoxin
found in amounts up to twice that of the control. Vandegraft et al. (1973a) also reported
that insecticide treatment of wheat both increased and decreased aflatoxin and
ochratoxin production depending on the fungal strains used.
Source : MNHN, Paris
A. EL-KADY
78
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Source : MNHN, Paris
PESTICIDE AND PRODUCTION OF MYCOTOXINS 79
At concentration of 50 ug ml" both Vitavax-Captan and Rizolex-T inhibited
ochratoxin A production. Sumisclex proved to be the most effective pesticides tested, it
prevented ochratoxin A formation when added to the culture medium at 10 ug ml" . The
ability to inhibit ochratoxin A synthesis at lower concentrations was a desirable
attribute because of the rapidity of deterioration of the pesticide in the environment. At
the same concentration (10 pg ml” ) both Vitavax-Captan and Rizolex-T stimulated
production of ochratoxin A by P. funiculosum. Stimulation of toxin formation was
previously recorded when some pesticides were used for prevention of these toxins.
Draughon (1983) and Bean and Southall (1983) found that some insecticides (Dursban &
Nellite) and herbicides (Pyridazinones) increased aflatoxin production by A. flavus and
A. parasiticus. Draughon (1983) warned that certain insecticides now being applied to
crops for insect control could stimulate growth and aflatoxin production by the
toxigenic moulds.
Various insecticides and fumigants have been used , to treat stored grains in an
effort to reduce contamination with mycotoxins. None of the insecticides or fumigants
reduced ochratoxins formation by inoculated fungi to make their use practical
(Vandegraft et al, 1973 a,b). However, Vandegraft et al. (1975) reported that both
ammonia and 1% propionic acid reduced mould growth and subsequent ochratoxin
formation by A. ochraceus Nrrl 3174. It has been established that addition of caffeine to
microbiological media at levels > 1 mg/ml inhibits aflatoxin and ochratoxin A
production while theophylline and theobromine have little activity (Buchanan &
Fletcher, 1978; Buchanan et al., 1978; 1982).
Wu & Ayres (1974) studied the effect of the organophosphate Dichlorvos on the
production of ochratoxin A by different strains of A. ochraceus grown in liquid medium
and on corn. Production of ochratoxin A was reduced by a concentration of 1 mg/100 ml
of medium or g of corn and the reduction varied from 21 to 29%. When the
concentration of Dichlorvos was 10 mg/l00 ml or g of substrate, ochratoxin A
production was reduced by 42-72% depending on fungal strain and substrate.
Production of zearalenone by Fusarium moniliforme was completely inhibited
by the addition of Vitavax-Captan and Sumisclex at concentration of 50 ug ml".
However, Rizolex-T proved to be the most effective of the different pesticides tested.
Zearalenone production was completely inhibited at l0 ug mI" of Rizolex-T. Screening
for the ability of different isolates of F. moniliforme isolated from Egyptian cereal
grains and cotton seeds indicated that about 31% and 3796 of the total isolates produced
zearalenone, respectively (El-Kady & El-Maraghy, 1982). The results obtained in this
investigation agree with those obtained in many previous investigations. Previously
reported work which screened selected pesticides for their ability to inhibit zearalenone
production demonstrated that this toxin was completely inhibited by organophosphate
pesticides Naled (Dibrom), Dichlorvos, EPN, Fonofos (Dyfonate), Fensulphothion
(Dasanit) and Malathion (Wolf et al., 1972, Wolf & Mirocha, 1973; Rao & Harein, 1973;
Berisford & Ayres, 1976a,b; Draughon & Churchville, 1985), carbamate and
dithiocarbamate pesticides Metalkamate (Bux), Carbaryl (Sevin), Carbofuran (Furadan)
and Maneb (Dithan M-22) (Draughon & Churchville, 1985).
Since Rizolex-T and Sumisclex have been found to inhibit not only aflatoxin
formation but also citrinin, ochratoxin A and zearalenone. All of these compounds are
synthesized via polyketide metabolic pathways. Rizolex-T and Sumisclex as well as
Source : MNHN, Paris
80 A. EL-KADY
other pesticides may inhibit a key enzyme(s) in polyketide pathways and perhaps
inhibit synthesis of other fungal metabolites which follow this pathway. Evidently,
some characteristics of Rizolex-T and Sumisclex make them highly toxic to a diverse
group of fungi.
Although the insecticide Actellic is one of the organophosphate insecticides
family, however this insecticide proved to be inactive for control the production of any
of the toxins under investigation (citrinin, ochratoxin A and zearalenone). Various
workers have reported that organophosphate group of insecticides vary in their ability
to inhibit production of aflatoxin, citrinin and zearalenone (Draughon & Ayres, 1980).
The phosphate group present in the insecticide Actellic as P=S group. It has been
previously reported that organophosphate fungicides have specific structural features
associated with antifungal activity. Unlike insect, fungi cannot oxidize the bond P=S to
P=0 and therefore, pesticides having the P=S structural feature are generally inactive
against fungi unless the phosphate group is bonded to nitrogen HN-P-S (Cremyln,
1978).
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INTERACTIONS D'INCOMPATIBILITÉ ENTRE
HOMOCARYONS DU BASIDIOMYCÈTE BIFACTORIEL
LENZITES BETULINUS.
UNE PHÉROMONE DE RÉPULSION SEXUELLE?
Grégoire L. HENNEBERT*, Sophie PASCAL* & Max COSYNS**
* Mycothèque de l'Université Catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve,
** Centre de Recherche sur les Réflexes Corticaux, Bruxelles
ABSTRACT. The tetrapolarity and multiallelism of Lenzites betulinus are confirmed as established
by Vandendries and Brodie in 1932. The genotype of the four compatibility groups is re-attributed
after detection by retroconfrontation of heterocaryosis in A=B¥ confrontations. The phenotypes of
interactions between hemi-compatible homocaryons, particularly that of "sexual barrier” (A¥B=), are
redescribed. The hyphothesis of a gazeous production as the agent of mutual sexual repulsion by
Vandendries and Brodie is revised as a repulsive pheromone production.
RÉSUMÉ. La tétrapolarité et le multiallélisme de Lenzites betulinus établis par Vandendries et
Brodie en 1932 sont confirmés. Le génotype des 4 groupes de compatibilité est réattribué apres
détection par rétroconfrontation de l'hétérocaryose dans les confrontations A#B=. Les phénotypes
des interactions entre homocaryons hémi-compatibles, en particulier celui de "barrage sexuel"
(A#B=), sont redécrit. L'hypothése de Vandendries et Brodie de l'intervention d'émanations gazeuses
dans la répulsion sexuelle mutuelle est revue comme celle d'une phéromone de répulsion.
MOTS CLÉS- Lenzites betulinus, incompatibilité, barrage, hormone, phéromone, sexualité.
INTRODUCTION
Lenzites betulinus (L.:Fr.)Fr. est un champignon basidiomycète bifactoriel
tétrapolaire (Vandendries & Brodie, 1933a, 1933b, 1933c). Une espèce bifactorielle est
celle dont la fertilité est contrôlée par deux facteurs d'incompatibilité A et B (Kniep,
1920; Papazian, 1950; Parag, 1965a; Casselton 1978; Boidin, 1980). Un facteur est un
complexe de gènes tandis que les allèles représentent les différents états alternatifs d'un
gène (C.A. Raper, 1978).
A et B sont des facteurs d'incompatibilité non liés mais composés chacun de
deux loci Aa et AB, Ba et BB liés entre eux et composés de plusieurs gènes
(Raudaskoski, 1973). Ceux-ci sont sous forme d'au moins deux allèles. Deux souches
sont compatibles quand elles possèdent des alléles différents dans au moins un des
deux loci composant chaque facteur (J.R. Raper 1966; Koltin, 1978; C.A. Raper, 1985,
Casselton, 1978). On parle de hémi-compatibilité ("hemi-compatibility", Parag, 1965a;
Dick, 1965) entre deux souches lorsque celles-ci ne différent que par un des deux
Source : MNHN, Paris
84 G. HENNEBERT et al.
facteurs A ou B, les allèles de l'autre facteur étant identiques. Sauf cas particuliers, des
souches sont incompatibles quand les allèles des deux facteurs sont identiques
(Papazian, 1950; Parag, 1965a).
La fonction des facteurs A ou B a été proposée pour la première fois par Oort
(1929, 1930), mais plus tard dans un sens inverse par Fulton (1950). Depuis, il est
généralement admis que le facteur A génère et régule l'appariement des noyaux, la
division nucléaire conjuguée et la formation de l'anse ou boucle d'anastomose. Le
facteur B régule la migration nucléaire du noyau "envahisseur" vers les hyphes apicaux
du thalle envahi et l'anastomose des anses cellulaires (Day, 1965; J.R. Raper, 1966;
C.A. Raper, 1978). Ces facteurs sont activés lorsqu'ils sont présents sous des formes
alléliques différentes dans les deux noyaux partenaires (Smythe, 1973; Niederpruem,
1980). Ni l'activation du facteur A, ni celle du facteur B n'est capable, seule, de former
un dicaryon fertile. Les mécanismes cellulaires qu'initient les facteurs A et B activés se
combinent afin de former une structure dicaryotique (J.R. Raper, 1966; Casselton,
1978; C.A. Raper, 1983).
Le mycélium issu d'une spore méiotique est dit mycélium monosperme,
mycélium primaire, mycélium haploïde (Vandendries, 1923a), mycélium mono-
caryotique ou "monocaryon" (Papazian, 1950), ne possédant que des noyaux isolés
issus du noyau unique de la basidiospore, ou encore mycélium homocaryotique, à
noyau d'un seul type, ou "homocaryon", terme que préfère Parag (1965a). La fusion de
deux homocaryons donne un mycélium secondaire. Si les homocaryons sont
compatibles, ce mycélium secondaire est dicaryotique, à noyaux appariés. S'ils sont
hémi-compatibles et donnent un mycélium secondaire, celui-ci est un hétérocaryon,
dont les articles contiennent des noyaux non appariés en nombre variable (Koltin &
Flexer, 1969).
La formation d'un dicaryon entre deux hyphes compatibles d'une espèce
tétrapolaire, telle que Schizophyllum commune, débute par la fusion somatique des
deux hyphes. Après quelques heures, les allèles du facteur B des deux noyaux
partenaires interagissent par un mécanisme encore mal connu et les fonctions
dépendant du facteur B s'ensuivent. Il y a augmentation de la production d'enzymes
hydrolytiques spécifiques, principalement de R-glucanase, qui entrainent la dissolution
des septa et la migration nucléaire vers les hyphes apicaux. Pendant cette période, la
croissance des hyphes se ralentit. Quand les noyaux "envahisseurs" ont atteint les
hyphes apicaux (40 heures plus tard environ), la fonction du facteur A est initiée. La R-
glucanase est inhibée et la paroi des septas est restaurée. La croissance normale des
hyphes est rétablie. Les noyaux s'apparient et se divisent de manière conjuguée. L'anse
d'anastomose se forme à chaque article du mycélium. Finalement, le facteur B
intervient dans l'anastomose des anses avec la cellule proximale. Dans la formation du
dicaryon, les deux facteurs agissent donc alternativement. De la fusion somatique à
l'établissement d'un dicaryon stable, le processus peut prendre 2 à 5 jours. Le rôle du
facteur B dans la formation de l'hétérocaryon issu d'homocaryons hémi-compatibles à
facteur B différent est également celui de la dissolution enzymatique des septa
permettant la migration nucléaire (Koltin & Flexer, 1969; Raudaskoski, 1973;
Mayfield, 1974; Marchant & Wessels, 1974; Casselton 1978; C.A. Raper, 1983; Kues
& Casselton, 1992).
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 85
Dans cet article, les quatre groupes de compatibilité d'homocaryons de
Lenzites betulinus isolés d’un même carpophore ont été reconnus et leur génotype de
compatibilité sexuelle déterminé sur la base des interactions manifestées lors des
confrontations et des rétroconfrontations. Ces interactions sont observées et décrites,
compte tenu des données déjà acquises. Ensuite, l'énigme que représente l'interaction
dite de “barrage sexuel” (Vandendries, 1931, 1932a, 1932b; Vandendries & Brodie,
1933a, 1933b, 1933c) entre homocaryons ayant leur facteur d'incompatibilité B
identique est reconsidérée. L'hypothèse explicative de la formation de ces barrages,
formulée par Vandendries & Brodie (1933c) et Vandendries (1934a), est revue à la
lumière de nos observations et des connaissances actuelles.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Origine des souches
Des homocaryons de trois récoltes différentes de Lenzites betulinus ont été
obtenues par isolement monosperme: (1) MUCL 38100: carpophore, récolté par A.
Fraiture, le 5 décembre 1992, dans le bois de Rasbeed, Villers-sur-Semois, Belgique
(homocaryons MUCL 38101 à 38116); (2) MUCL 31428: carpophore , récolté par A.
Hennebert en novembre 1990 en Forêt de Soignes, Rouge Cloître, Auderghem,
Belgique (homocaryons MUCL 31429, 31433, 31435 et 34842, représentant les 4
groupes de compatibilité); (3) MUCL 38118: carpophore récolté par E. Berger en
décembre 1992, en Forêt de Soignes, Boisfort, Belgique (homocaryons MUCL 38549,
38550, 38551 et 38552, représentant les 4 groupes de compatibilité).
Confrontations
Les homocaryons sont confrontés deux à deux afin de déterminer le groupe de
compatibilité auquel ils appartiennent. Deux implants d'environ 3 mm de côté,
provenant respectivement des deux homocaryons à confronter, sont déposés sur milieu
gélosé à 2% d'extrait de malt (MA2%), dans une boîte de Petri, à une distance de 7 à 10
mm. De plus, chaque homocaryon est confronté à lui-même. La croissance des deux
colonies l'une vers l'autre est mesurée et observée à la loupe stéréoscopique ou sous le
microscope après 40h, 52h et 64h d'incubation et photographiée après dix jours.
Rétroconfrontations
La procédure de détermination des facteurs d'incompatibilité consiste dans
une première confrontation entre les homocaryons hémi-compatibles et la
confrontation en retour de chaque mycélium confronté avec l'homocaryon compatible
du partenaire hémi-compatible afin d'en vérifier l'hétérocaryose (Papazian, 1950; Eger,
1978, Desai & Peerally, 1994). La compatibilité de retour prouve l'hétérocaryose et
donc l'activation du facteur B par des allèles différents (В+) dont la fonction est de
commander la migration du noyau "envahisseur" ("migrating or migrant nucleus",
Snider, 1965; "foreign nucleus", Mayfield, 1974) jusque dans les hyphes apicaux lors
de la première confrontation des deux souches hémi-compatibles.
Source : MNHN, Paris
86 G. HENNEBERT et al.
Lorsque deux souches hémi-compatibles sont confrontées, l'alternative
suivante se présente. Ou bien les allèles du facteur A sont différents et ceux du facteur
B identiques dans les deux homocaryons, le noyau partenaire, après fusion somatique
des hyphes, ne migre pas vers les hyphes apicaux, mais des fausses boucles (anses non
anastomosées et sans noyau) peuvent être observées dans la zone de confrontation. Ou
bien les allèles du facteur B sont différents et ceux du facteur A identiques dans les
deux homocaryons, la migration du noyau envahisseur vers les hyphes apicaux
s'effectue après fusion somatique, par dissolution des septa, sans formation ni de
fausses ni de vraies boucles dans la zone de confrontation et dans le mycélium.
Exemples
(1) le confrontation A1B1x A2B1 (B commun)
implants prélevés A1B1(?+A2B1) ou A2B1(2+A1B1)
rétroconfrontation x A1B2 x A2B2
observation incompatibilité
résultat implants = homocaryons A1B1 et A2B1
(2) le confrontation A1B1 x A1B2 (B différent)
implants prélevés A1B1(?+A1B2) ou A1B2(?+A1B1)
rétroconfrontation x A2BI x A2B2
observation compatibilité
résultat implants = hétérocaryons A1B1(+A1B2) et A1B2(+A1B1)
Un homocaryon par groupe de compatibilité est choisi pour l'essai. Les
homocaryons hémi-compatibles entre eux sont confrontés par paire selon les quatre
combinaisons possibles sur milieu MA2% dans une boîte de Petri, à une distance de 7 à
10 mm et incubés.
Dans un délai court de 3 à 7 jours suivant l'espèce, un implant est prélevé de
chaque mycélium 1 et 2 à l'opposé de la zone de contact. Dans certains cas, il importe
de veiller à ce que limplant prélevé ne contienne pas d'hyphes provenant de
l'homocaryon partenaire. On confronte dans une nouvelle boîte de Pétri l'implant du
mycélium 1 à un implant d'une souche 3 totalement compatible avec la souche 2 (et
donc hémi-compatible avec la souche 1). Dans une seconde boîte, on confronte
l'implant du mycélium 2 à un implant d'une souche 4 compatible avec la souche 1 (et
donc hémi-compatible avec la souche 2).
Conformément à l'alternative ci-dessus, les résultats de la rétroconfrontation
sont les suivants. S'il n'y a pas compatibilité en rétroconfrontation les deux
homocaryons hemi-compatibles confrontés sont A#B=. S'il y a compatibilité les
homocaryons hémi-compatibles confrontés sont A-Bz.
Notons qu'il est nécessaire d'effectuer les rétroconfrontations sur chacun des
mycéliums confrontés, afin de mettre éventuellement en évidence une hétérocaryose
unilatérale.
De la conclusion tirée, on déduit les génotypes de compatibilité mis en
oeuvre. Compte tenu de la différence allélique à appliquer aux hémi-compatibles, la
première attribution du numéro des allèles est arbitraire dans la descendance d'un
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 87
premier carpophore donné. Le croisement de cette première lignée avec les lignées de
carpophores différents permet de déterminer les allèles communs. La détermination des
groupes et des génotypes de compatibilité restent nécessaires dans chaque lignée à
allèles différents.
Observation du mycélium en confrontation in vivo
L'emploi d'une membrane de collodion permet par sa transparence une
observation facile du mycélium en croissance sous le microscope. Ces membranes sont
préparées comme suit (P. Lanquetin, communication personnelle). Une solution de 3 g
de nitrocellulose dans 60 ml d'éther diéthylique et 35 ml d'alcool éthylique est déposée
sur une lame de microscope préalablement lavée dans de l'alcool éthylique absolu et
munie de deux petits carrés de gaze à ses extrémités. Aprés séchage à l'air pendant
quelques minutes, les lames sont immergées dans de l'alcool à 70%, et les films y sont
détachés des lames et stockés. Ces membranes de collodion sont destinées à recouvrir
une goutte de malt liquide déposée sur lame microscopique stérile et inoculée à une
distance d'environ 1 cm des deux souches à confronter. L'oxygene diffuse à travers la
membrane et permet une croissance aisée du mycélium. L'inoculum provient d'une
préculture en milieu liquide à 26 d'extrait de malt. Les lames inoculées et recouvertes
de collodion sont maintenues en condition stérile, sur un support de verre, en boîte de
Petri garnie d'un papier filtre humide. Une technique similaire utilise des bandes de
fine feuille de cellophane préstérilisées dans de l'eau.
Mesure de la vitesse de croissance
Un implant de 6 mm de diamètre de mycélium jeune est déposé au centre de
2 boîtes de Petri d'un diamètre de 14 cm, sur milieu MA2% et à température ambiante
(20°C). Le diamètre des colonies est mesuré chaque 24 heures dans deux sens opposés
jusqu'à ce que les colonies aient atteint la marge de la boîte. La première mesure,
effectuée à 48 heures, sert de valeur zéro et sera déduite des valeurs mesurées par la
suite.
GÉNOTYPE ET PHÉNOTYPE DES HOMOCARYONS, DICARYONS
ET HÉTÉROCARYONS DE LENZITES BETULINUS
Résultats
1. Détermination des groupes de compatibilité
Seize homocaryons isolés du carpophore MUCL 38100 de Lenzites betulinus
ont été confrontés deux à deux. Après une dizaine de jours, quatre types d'interaction
sont observés et permettent le regroupement des homocaryons en quatre groupes
prouvant la présence des facteurs d'incompatibilité A et B. La présence d'anses
d'anastomose a été vérifiée en tous les cas au microscope. Les quatre interactions
observées sont reprises dans le Tableau 1.
Les quatre interactions observées s'y définissent comme suit.
Source : MNHN, Paris
88 G. HENNEBERT et al.
+: compatibilité entre les deux souches, présence d'anses complètes d'anastomose.
+ : hémi-compatibilité, formation d'un barrage avec répulsion des hyphes aériens,
fusions somatiques et présence de fausses boucles dans la zone de barrage. Le
symbole + est similaire à celui proposé et utilisé par Vandendries (1931, 1932a,
1933a) et Vandendries & Brodie (1933c).
- : hémi-compatibilité, phénotype "plat", réduction de la croissance, inhibition du
développement d'hyphes aériens et absence de fausses boucles.
= : incompatibilité (entre souches du même groupe de compatibilité), mélange des
mycéliums sans formation de ligne de démarcation, ni réduction de croissance, ni
fausses boucles
Les facteurs allélomorphes indiqués au Tableau 1 pour chaque groupe de
compatibilité n'ont été déterminés qu'après rétroconfrontation.
Lenzites betulinus est donc effectivement un basidiomycète bifactoriel
tétrapolaire comme déterminé par Vandendries & Brodie (1933a, 1933b, 1933c).
2. Détermination du génotype des groupes de compatibilité par rétroconfrontation
Un homocaryon par groupe de compatibilité I, II, III et IV a été retenu pour
confrontation et rétroconfrontation: MUCL 38103, 38109, 38107 et 38111
respectivement, issus du méme carpophore MUCL 38100.
Seules les confrontations caractérisées par des interactions d'hémi-
compatibilité + ou - sont effectuées. Elles entrainent ou non la migration unilatérale où
bilatérale de noyaux partenaires dans le mycélium opposé et une hétérocaryose.
(1х Ш) MUCL 38103 x 38107 interaction +
(Ix ID) MUCL 38103 x 38109 interaction -
(IV x ID MUCL 38111 x 38107 interaction -
(IV x II) MUCL 38111 x 38109 interaction +
Aprés 7 jours de confrontation, les rétroconfrontations sont effectuées entre
les huit mycéliums de premiére confrontation marqués d'une astérisque
(potentiellement enrichis d'un noyau étranger) et les souches compatibles de ce dernier.
(IxII) MUCL 38103* (+ 238107) x 38109 (П) compatible de 38107
MUCL 38107* (+ 738103) х 38111 (IV) compatible de 38103
(IxI) | MUCL 38103* (+ 238109) x 38107 (Ш) compatible de 38109
MUCL 38109* (+ 738103) х 38111 (ІУ) compatible de 38103
(IV x II) MUCL 38111* (+ 738107) x 38109 (П) compatible de 38107
MUCL 38107* (+ ?38111) x 38103 (I) compatible de 38111
(IV x ID) MUCL 38111* (+ 238109) x 38107 (Ш) compatible de 38109
MUCL 38109* (+ 238111) x 38103 (I) compatible de 38111
Après 21 jours de rétroconfrontation, la présence (+) ou l'absence (-) de
boucles d'anastomose est observée (Tableau 2).
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 89
Tableau 1. Confrontation des homocaryons MUCL 38101 à 38116 issus du même carpophore
MUCL 38100
GROUPEI | GROUPEI | GROUPE III | GROUPE IV
(AIBI) (A1B2) (A2B1) (A2B2)
M IAE BA Е Е 35
U eS SEE eS
С it p] od ot | s Jod pta este et e Ы
L 0|o|1[1]0[|0|0|1|0 1 1] 1|0|0|0|1
3|s[|0|6|1|4]|9|3|7)2]4]5|2|5 6| 1
Go| 3803, | =) =) espe pese perse [os [es re
R
o 38108 jp e Тер ee) eode [oio pop oio ы ese Meer oi
U
P | 38110 Maa ае
E
38116 NTE EE EEE EAE
1
с 38101 = sss ++ +++ اچ‎ ++
Е +
o | 38104 НЕЕ ЕНЕ
U
Р | 38109 SIEGE
Е
38113 Ext pe prs pes rg rc psg pes
Il IL
G | 38107 sheet tn nr
R
o | 38112 =l=/=|-]-]-]-
U
р 38114 == |-|- |: |-
Е
38115 |
ш
G | 38102 ===
R
о | 38105 = |= |=
U
Р | 38106 SIE
E
38111 [| =
IV
Source : MNHN, Paris
90 G. HENNEBERT et al.
Tableau 2. Rétroconfrontation de mycéliums hémi-compatibles de Lenzites betulinus MUCL 38100
Premiere confrontation Seconde confrontation Résultat de
(rétroconfrontation) rétroconfrontation
(Lx Ш) 38103 x 38107 38103* x 38109 (I) E
38107* x 38111 (IV) Е
(Lx II) 38103 x 38109 38103* x 38107 (III) 8
38109* x 38111 (IV) +
(IV x ID) 38111 x 38107 38111* x 38109 (I *
38107* x 38103 (I) +
(V x ID) 38111 x 38109 38111* x 38107 (III) :
38109* x 38103 (1) Е
La compatibi indique que les mycéliums testés sont hétérocaryotiques et
que les groupes I et II, de méme que les groupes III et IV, different par leur facteur B,
tandis que les groupes I et III, comme les groupes Il et IV, diffèrent par leur facteur A.
Ces derniéres combinaisons I x III et II x IV sont précisément celles qui ont développé
un barrage sexuel.
Dès lors les homocaryons de Lenzites betulinus classés en quatre groupes
peuvent se voir attribuer les facteurs d'incompatibilité donnés dans le Tableau 3 à partir
d'une première attribution arbitraire du géntoype A1B1 à un des quatre groupes, devant
toutefois respecter dans l'attribution des alléles aux autres groupes le fait que
l'hétérocaryose par migration nucléaire est convenue comme due 4 A=B#. Si nous
choisissons, en l'absence de souches de référence, d’attribuer le génotype A1B1 aux
souches du groupe 1, les autres génotypes sont les suivants.
Tableau 3. Génotypes des groupes de compatibilité chez Lenzites betulinus MUCL 38100
Groupe homocaryons facteurs d'incompatibilité
І 38103, 38108, AIBI
38110, 38116
П 38101, 38104, AIB2
38109, 38113
Ш 38107, 38112, А2В1
38114,38115
IV 38102, 38105, A2B2
38106, 38111
Si nos observations sont exactement conformes et même complètent celles de
Vandendries & Brodie (1933a, 1933b, 1933c) et Vandendries (1934b), les génotypes
attribués aux homocaryons sont tels que les formules de confrontation entre hémi-
compatibles sont exactement inverses de telle sorte que le barrage sexuel se forme
entre souches A#B= et non A=B# comme l'avaient décidé ces auteurs.
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 91
3. Caractérisation des homocaryons en confrontation et des hétérocaryons
Le phénotype cultural des homocaryons de Lenzites betulinus en culture pure
correspond exactement aux descriptions de Nobles (1948), Stalpers (1978) et Ryvarden
& Gilbertson (1993).
Tableau 4. Caractéres phénotypiques des différentes confrontations.
Génotypes A#B# A#B= A=B#
Interaction en + + - -
confrontation démarcation répulsion "plat" mélange
puis mélange barrage
Caractères mycélium mycélium primaire mycélium mélange des 2
culturaux secondaire aérien dense, hétérocaryotique homocaryons
grumeleux bourrelets de barrage, aérien ténu, mycélium aérien
feutré quelques hyphes feutrage "plat", dense,
blanc-crème | rampants dans la zone pas de barrage pas de barrage
de confrontation
morphologiques | anses complètes fausses boucles pas de boucles pas de boucles
d'anastomose
cytologiques fusions fusions somatiques, | fusions somatiques, | homocaryons
somatiques, hétérocaryon limité à hétérocaryon B#
copulation, quelques cellules, stable,
mycélium instable, pas de migration des noyaux
dicaryotique migration de noyaux
Croissance de ralentie ralentie ralentie inchangée
l'homocaryon
Croissance du augmentée - lente
| produit (Fig.1) (Fig. 2)
La vitesse de croissance sur milieu gélosé en phase exponentielle varie
quelque peu d'un homocaryon à l'autre (Fig. 1 & 3). Le Tableau 4 résume les caractères
phénotypiques observés lors des confrontations d'homocaryons.
Les hétérocaryons à noyaux de facteur A commun et B différent produits lors
de ces confrontations ont été isolés et retenus: MUCL 38559 = 38103(+38109), MUCL
38560 = 38107(+38111), MUCL 38561 = 38109(+38103), et MUCL 38562 =
38111(+38107).
Repiqués à plusieurs reprises, ces hétérocaryons se montrent stables, ne
retournant pas au génotype ni au phénotype de l'un ou l'autre des homocaryons
parentaux. Ils gardent un phénotype moins dense, de type plat ("flat"), pratiquement
dépourvu d'hyphes aériens et leur génotype reste hétérocaryotique. Leur vitesse de
croissance est plus faible que celle des homocaryons correspondants (Fig. 3). Leur
vitesse moyenne de croissance n'atteint que 160 um/heure tandis que celle d'un
homocaryon s'élève à 250 um/heure.
Source : MNHN, Paris
92 G. HENNEBERT et al.
B — — 38107 1
E —9— 38107« 38109 A2B1« 5A1B2
404 y —— 38109 A1B2
Е ——9—— 38109 >38107 A1B2<>A2B1
È —a— 38564 = 38107x38109 A2B1xA1B2
304
20 +
104
temps (heures)
o r > т т т т
o 25 50 75 100 125 150 175 200
Fig. l. - Courbes de croissances comparées des homocaryons seuls, des homocaryons en
confrontation de compatibilité et du dicaryon.
4. Confrontation d'homocaryons issus de carpophores différents
Des homocaryons isolés de trois lignées différentes de Lenzites betulinus ont
été confrontés. Tous les croisements effectués ont été compatibles, des anses
d'anastomose étant formées à tous les septas des mycéliums partenaires aprés une
dizaine de jours d'incubation. Les facteurs d'incompatibilité A et B sont donc présents
dans les 3 lignées étudiées sous 6 alleles différents. Les alleles 1 et 2 ont été attribués
aux facteurs A et B de la lignée MUCL 38100, les alléles 3 et 4 aux facteurs A et B de
la lignée MUCL 31428 et les allèles 5 et 6 aux facteurs A et B de la lignée MUCL
38118.
Discussion
1. La fonction des facteurs A et B et l'attribution des génotypes
L'attibution des génotypes AB, ab, Ab, aB ou A1B1, A2B2, AIB2, A2BI aux
souches des quatre groupes de compatibilité serait purement arbitaire, vingt quatre
Source : MNHN, Paris
404
304
204
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 93
38109 A182
38109« 538111 AID2xA2B2
38109< >38103 AIB2xA1B1
38109 (+38103)
38109< >38107 A1B2xA2B1
Croissance (mm)
temps (heures)
т т т
25 50 75 100 125 150 175 200
Fig. 2 - Courbes de croissance comparées de l'homocaryon 38109 seul et de l'homocaryon 38109
dans diverses confrontations vis-à-vis de 38107, 38103 et 38111
combinaisons étant possibles, s'il n'existait deux principes qui permettent de réduire
l'arbitraire à quatre combinaisons possibles et d'assurer la cohérence dans les études
d'une même espèce et d'espèces différentes: (1) Les croisements fertiles d'homocaryons
hétérothalles résultent toujours du croisement A#B#. (2) Les croisements stériles autres
qu'isogéniques (A=B=), donc hémi-compatibles de formule A#B= ou A=B# seront de
formule A=B# lorsqu'ils forment un hétérocaryon stable.
Oort (1929) reconnaît la tétrapolarité du Coprinus fimetarius et en caractérise
les quatre groupes de compatibilité par des phénotypes différents. Il est le premier à
lier les barrages entre hémi-compatibles aux facteurs d'incompatibilité. Analysant les
résultats de ses croisements de souches monospermes de Coprinus fimetarius et ceux
obtenus par Vandendries (1927) chez Coprinus micaceus et pensant devoir tenir
compte de la variabilité de certaines interactions que Kniep (1929) attribue
arbitrairement au facteur A#, Oort (1929, 1930) attribue à ses souches et aux souches
de Vandendries un génotype qui le conduit à lier les barrages sexuels qu'il observe
entre hémi-compatibles aux combinaisons ABxAb et aBxab, donc de formule A=B#,
Source : MNHN, Paris
94 G. HENNEBERT et al.
38103 AIBI
38107 A2B1
38109 A1B2
38111 A2B2
38559 A1B1 (+ A1B2)
38560 A2B1 (+ A2B2)
38561 A1B2 (+ A1B1)
38562 A2B2 (+ A2B1)
404
Croissance (mm)
30
20 +
temps (heures)
0 25 50 75 100 125 150 175 200
Fig. 3. - Courbes de croissance comparées des homocaryons et hétérocaryons par les facteurs de
compatibilité À commun et B différent résultant des croisements avec barrage.
affirmant toutefois ne pas savoir lequel des facteurs A= ou B+ est responsable des
barrages. Sa décision résulte en tous cas d'un choix arbitraire. Eut-il pris une autre
décision, les barrages sexuels observés eussent été attribués à la combinaison A#B=.
Prenant comme critères les phénotypes décrits par Oort (1929) dans les
interactions hémi-compatibles (A#B=: croissance ralentie, inhibition des hyphes
aériens, pas de ligne de séparation, : répulsion mutuelle, zone de barrage,
croissance et feutrage normal), Vandendries (1931, 1932a, 1932b, 1933a, 1933b),
Vandendries & Brodie (1933a, 1933b, 1933c), Vandendries dans tous ses travaux
ultérieurs, Brodie (1936, 1948), Quintanilha (1935) Quintanilha & Pinto-Lopes (1950)
et d'autres adoptèrent les génotypes fixés par Oort (1929, 1930) pour les différents
phénotypes culturaux obtenus lors des confrontations.
De plus, Oort (1930, p. 109, tab. 7) fut apparemment le premier à appliquer la
rétroconfrontation entre des souches hémi-compatibles déjà confrontées et les souches
homocaryotiques. Il observe ainsi chez Coprinus fimetarius que les croisements
auxquels il donne la formule A#B= produisent un "Mischmyzel" (hétérocaryon) et sont
associés à une réduction de la croissance et une inhibition des hyphes aériens tandis
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 95
que les croisements auxquels il donne la formule A=B# maintiennent le mycélium
primaire sans mélange ("keine Mischmyzel") séparés par une forte répulsion mutuelle.
Par cette rétroconfrontation, Oort ajoutait un nouveau critère, celui de l'hétérocaryose,
dans la reconnaissance des interactions entre hémi-incompatibles et l'attribution de leur
formule génotypique.
Malencontreusement, une attribution inverse des génotypes, en opposition
directe à celle de Oort (1929, 1930) et des auteurs qui l'ont suivi jusque Brodie (1948)
est due, apparemment, à Fulton (1950). En effet, reprenant les travaux de Brodie
(1948) sur Cyathus stercoreus mais ne pouvant donner à ses souches les génotypes des
souches reçues de Brodie, celles-ci étant mortes, Fulton (1950) décida arbitrairement et
sans tenir compte des nombreux travaux antérieurs, des génotypes de ses souches. Elle
donna la formule A=B¥ aux souches hémi-compatibles formant un hétérocaryon et la
formule A#B= à l'interaction caractérisée par une "ligne de démarcation" (barrage) et
des fausses boucles alors que Oort (1929), puis Vandendries(1932a) et Brodie (1948)
l'avaient sur la base de ces caractères attribué à A=B#. Papazian (1949, 1950) adopte
l'option de Fulton, décrivant la formation d'un barrage chez Schizophyllum commune
sous la formule A#B= et conséquemment la réduction du développement mycélien qu'il
caractérise comme "flat" à la formule A=B#.
Il est surprenant que J.R. Raper (1966) reprenant de manière détaillée, à la p.
58 de son traité "Genetics of Sexuality in Higher Fungi", les travaux de Oort (1929,
1930) et, a la page 64, ceux de Vandendries & Brodie (1933c) et Brodie (1936) sur
Lenzites betulinus, y cite des formules génotypiques d'interaction entre homocaryons
inverses des formules originales données par ces auteurs, sans noter l'inversion, ni en
donner l'origine ni la justification.
Cela étant et ne pouvant plus être corrigé, les fonctions acceptées ici pour les
facteurs A et B seront celles de la génétique établie depuis 1950.
L'hétérocaryose attribuée au facteur Bs chez les homocaryons hémi-
compatibles est détectée par le test de rétroconfrontation (Papazian, 1950). Par ce test
Papazian reconnaît l'hétérocaryose engendrée et propagée par la migration unilatérale
ou bilatérale d'un noyau "envahisseur" hémi-compatible jusque dans les hyphes apicaux
due au facteur B# (Parag, 1965a; Snider, 1965; Mayfield, 1974) et démontre la stabilité
du mycélium hétérocaryotique formé. Par le même test il démontre également la
formation d'une hétérocaryose instable de formule A#B=, limitée à quelques hyphes
dans la zone de barrage sans propagation vers les hyphes apicaux. Le méme test a été
utilisé chez Armillaria mellea par Darmono & Burdsall (1992), chez Coprinus
castaneus par Desai & Peerally (1994).
La rétroconfrontation appliquée à Lenzites betulinus sur la base de la fonction
donnée au facteur B depuis 1950, a montré que les génotypes des homocaryons hémi-
compatibles formant un barrage sont A#B=.
2. Les quatre phénotypes d'interaction entre homocaryons
Quatre phénotypes d'interaction entre homocaryons ont été décrits par Oort
(1929), confirmés et précisés par d'autres (Papazian, 1949, 1950; Fulton, 1950). Ils se
Source : MNHN, Paris
96 G. HENNEBERT et al.
retrouvent comme suit chez Lenzites betulinus (Vandendries & Brodie 1933a, 1933b,
1933с).
A#B#: arrét initial de croissance, faible ligne de démarcation masquée ensuite par un
mycélium dicaryotique vigoureux à croissance accélérée, boucles d'anastomose.
A-Bz: réduction de croissance, inhibition des hyphes aériens, aspect "plat", hétéro-
caryose, pas de fausses boucles.
AsB-: répulsion mutuelle, barrage sexuel, bourrelets marginaux d'hyphes recourbés
entremélés, zone de barrage traversée de quelques hyphes à fausses boucles, croissance
légèrement ralentie.
A-B-: croissance et feutrage mycélien des homocaryons, mélange mycélien,
croissance normale.
1° A#B# Compatibilité par facteurs A et B différents. Formation d'un dikaryon
(Photo 1)
Les homocaryons compatibles de Lenzites betulinus réduisent fortement leur
croissance dès le contact en formant une ligne de démarcation qui persite durant deux
jours. Pendant ce temps il y a fusions somatiques, migration et appariement de noyaux
La ligne de démarcation est ensuite masquée par le développement vigoureux d'un
mycélium dicaryotique à croissance rapide (Fig. 1) et à boucles d'anastomose
complètes.
2° A=B#: Hémi-compatibilité par facteur B différent. Phénotype "plat". Hétérocaryon
Bz (Photo 2)
Le phénotype "plat" ("flat", Papazian, 1950) est observé chez Lenzites
betulinus avec feutrage d'hyphes aériens moins dense que celui des homokaryons
isolés, et étant très faible par endroits. Il n'y a pas formation de barrage, ni formation
de vraies ou de fausses boucles mais il y a hétérocaryotisation des deux mycéliums
confrontés. La croissance des homocaryons confrontés est plus faible que celle des
mêmes homocaryons cultivés isolément (Fig. 2).
Les fusions somatiques sont de faible fréquence évaluée à 0.7 % des contacts
hyphaux chez Schizophyllum commune (Ahmad & Miles 1970a). Les hétérocaryons
bilatéraux produits chez Lenzites betulinus sont stables comme le sont ceux de
Schizophyllum commune (Papazian, 1950) ou d'Echinodontium tinctorium (Wilson,
1990). Isolés ils conservent le même phénotype "plat" et leur génotype propre. Ils
résultent d'une migration bilatérale de noyaux "envahisseurs" de chaque partenaire dans
l'autre (Dick, 1965; Snider, 1965; Raudaskoski, 1973). La migration bilatérale n'est pas
un fait général. La migration est parfois unilatérale, un seul hétérocaryon étant formé,
comme chez Cyathus stercoreus (Brodie, 1948), ou limitée à la ligne de confrontation
comme chez Coprinus sassii (Kemp, 1974). Une migration nucléaire bilatérale а été
aussi observée chez Armillaria mellea (Darmono & Burdsall, 1992).
Chez Lenzites betulinus, une diminution sensible de la vitesse de croissance
est observée dans les homocaryons en cours d'envahissement par le noyau étranger lors
de la confrontation, comparés aux mêmes homocaryons en culture isolée, C'est la
même vitesse réduite de croissance qui caractérise l'hétérocaryon B# cultivé isolément.
Ce fait a été confirmé chez les divers hétérocaryons B# obtenus. Papazian (1950) n'a
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 97
Photos 1-4. Phénotypes d'interaction entre homocaryons de Lenzites betulinus compatibles (I),
hémi-compatibles avec hétérocaryose (2), hémi-compatibles avec répulsion (3) et incompatibles (4).
pas mentionné cette croissance réduite de l'hétérocaryon B# chez Schizophyllum
commune mais Parag (1965a) et Anderson & Deppe (1976) la mettent en évidence, de
même que Marmeisse (1988) chez Agrocybe aegerita. Anderson & Deppe (1976) et
С.А. Raper (1983) montrent aussi que le taux de croissance pondérale de l'hétérocaryon
B# de Schizophyllum commune est réduit à la moitié du taux de croissance des
homocaryons isolés et du dicaryon de la même lignée.
Koltin & Flexer (1969) décrivent l'hétérocaryon B# de Schizophyllum
commune comme composé de cellules anucléées, uninucléées, binucléées et multi-
nucléées. Le désordre de la répartition des noyaux dans les cellules de l'hétérocaryon
résulterait du mouvement des noyaux de cellule à cellule à travers les septa dégradés.
Les noyaux n'y sont pas appariés et se divisent de façon asynchrone, puisque le facteur
A responsable de la division conjuguée des noyaux est inactif (C.A. Raper, 1983; Kues
& Casselton, 1992). La présence de ces noyaux hémi-compatibles, leur répartition et
leur division désordonnées pourraient être le frein de la croissance de l'hétérocaryon.
Source : MNHN, Paris
98 G. HENNEBERT et al.
3° A#B=: Hémi-compatibilité par facteur A différent. Phénotype "barrage sexuel"
(Photo 3)
Le phénotype observé est celui décrit par Vandendries & Brodie (1933a,
1933b, 1933c) et Vandendries (1934b), une interaction d'"antagonisme sexuel"
(Vandendries, 1923a), de "barrage sexuel" (Vandendries, 1931) marquée par la
"répulsion" des hyphes aériens (Vandendries & Brodie, 1933c).
Dans la zone d'interaction des deux homocaryons, des hyphes rampent sur
l'agar et forment un entrelas mycélien léger. Des fusions d'hyphes par anastomose
somatique et des fausses boucles formées par les quelques cellules proches de
l'anastomose y ont été observées. Des prélèvements sous loupe stéréoscopique d'hyphes
solitaires dans la zone de barrage n'ont permis l'isolement que de mycélium
homocaryotique de l'un ou l'autre des génotypes parentaux.
Seulement après une semaine de confrontation, un barrage est visible à l'oeil
nu. Les hyphes aériens se "repoussent" et s'incurvent de manière désordonnée formant
de chaque cóté de la zone d'interaction des bourrelets mycéliens distants de 2 mm. La
répulsion affecte de maniere beaucoup plus marquée les hyphes aériens que les hyphes
rampants ou intramatriciels. Le mycélium produit par les homocaryons en
confrontation est plus abondant que celui des mémes homocaryons cultivés isolément.
Sur toute la colonie comme dans les bourrelets du barrage, les hyphes se croisent et
s'entremélent. Ils ne poussent de façon linéaire qu'à la marge en croissance en dehors
du front de confrontation. La croissance des homocaryons confrontés est plus faible
que celle des mémes souches isolées.
La formation de barrage sexuel a été observée chez d'autres espèces
basidiomycètes tétrapolaires tels Panaeolus campanulatus (Vandendries, 1923a,
1923b), Coprinus micaceus (Vandendries, 1927), Coprinus fimetarius (Oort, 1930),
Panaeolus papilionaceus (Vandendries, 1931), Pleurotus columbinus (Vandendries,
1932a, 1932b), Pleurotus ostreatus et Coriolus zonatus (Vandendries, 1933b),
Deconica coprophila (Vandendries, 1937a, 1937b), Schizophyllum commune (Papazian,
1950), Auricularia cornea (Wong & Wells, 1987), Echinodontium tinctorium (Wilson,
1990), Marasmius rotula et Marasmius pyrocephalus (Gordon & Petersen, 1991),
Agrocybe aegerita (Marmeisse, 1991).
La formation de fausses boucles caractérise ces interactions hémi-
compatibles (Day, 1965; Dick, 1965; Casselton, 1978; Casselton & Economou, 1985;
Marmeisse, 1991). Elles prouvent l'existence de fusions somatiques entre les hyphes
hémi-compatibles. Des cellules hétérocaryotiques se forment donc, par fusion, sur la
ligne de confrontation. La migration nucléaire des noyaux étrangers vers les hyphes
apicaux ne s'effectue cependant pas, comme cela fut observé chez Schizophyllum
commune (Papazian, 1950; Ellingboe, 1964; Parag, 1965a; Koltin & Flexer, 1969;
Niederpruem, 1980), chez Coprinus lagopus (Smythe, 1973) ou chez Armillaria mellea
(Darmono & Burdsall, 1992). Il en est de même chez Lenzites betulinus, comme le
prouve le test de rétroconfrontation. D'ailleurs, nos observations comme celles de
Papazian (1950) montrent que l'hérérocaryon est instable.
Vandendries & Brodie (1933a, 1933b, 1933c), Vandendries (1934b) et Brodie
(1936), s'ils ont observé quelques hyphes rampant sur la gélose et traversant la zone de
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 99
barrage, n'ont pas observé de fusions ni la présence des fausses boucles dans la zone de
barrage.
4° A=B=: Incompatibilité par facteurs À et B communs (Photo 4)
Lors de leur confrontation les homocaryons de même génotype ne montrent
pas un phénotype autre que le leur propre. Les mycéliums se mélangent. Aucune anse
d'anastomose ni fausse boucle n'a été observée. Leur vitesse de croissance n'est pas
modifiée.
Ce phénomène d''overlap' ou "hyphal massing" est connu chez
Schizophyllum commune (Papazian, 1950) ou chez Echinodontium tinctorium (Wilson,
1990), contrairement à d'autres basidiomycètes tétrapolaires où un phénomène appelé
"barrier" se produit (Wilson, 1990), simplement marqué par une ligne de démarcation
lorsque les mycéliums confrontés ne sont pas de la méme souche.
Dans la zone de rencontre des deux mycéliums, il y a parfois fusions
somatiques et formation de cellules hétérocaryotiques (chez Schizophyllum commune,
Ellingboe, 1964; Parag, 1965a; Ahmad & Miles, 1970a; Casselton, 1978; Niederpruem,
1980; C.A. Raper, 1983; chez Armillaria mellea, Darmono & Burdsall, 1992; chez
Coprinus lagopus, Smythe, 1973; chez Agrocybe aegerita, Marmeisse, 1991). Koltin &
Flexer (1969) ne trouve cependant pas plus de 0.4% des contacts entre hyphes donnant
des fusions somatiques chez Schizophyllum commune. Yl n'y a pas migration nucléaire
et ces cellules hétérocaryotiques sont instables, retournant vers l'un des génotypes
parentaux lorsqu'elles sont repiquées (chezCoprinus lagopus, Smythe, 1973; chez
Schizophyllum commune, Parag, 1965a; chez Agrocybe aegerita, Marmeisse, 1991).
3. Confrontation des homocaryons issus de carpophores différents
Le multiallélisme intraspécifique de Lenzites betulinus a été établi par
Vandendries (1934b) et confirmé par Brodie (1936) et le présent travail. Le
multiallélisme des gènes composant les facteurs d'incompatibilité A et B est connue
chez de nombreuses espèces de basidiomycètes tétrapolaires, telles Coprinus fimetarius
(Oort, 1930), Schizophyllum commune (Papazian, 1950; Boidin, 1986), Echinodontium
tinctorium (Wilson, 1990), Agrocybe aegerita (Noël et al., 1991), Serpula lacrymans
(Schmidt & Moreth-Kebernik, 1991), ou bipolaires tel Marasmius oreades (Mallet &
Harrison, 1988).
Le multiallélisme et l'interfertilité entre isolats ou lignées d'origine différente
serait un critère du concept biologique d'espèce (Kühner, 1977; Boidin, 1986). Ce
concept d'espèce pourrait cependant ne pas être absolu, une incompatibilité végétative
Ou somatique entre mycéliums devenus génétiquement différents ("incompatibilité
hétérogénique" et "incompatibilité hétérocaryotique") pouvant grâce à un mécanisme
de reconnaissance mutuelle self/non self diviser l'espèce en individus ("races
géographiques", Vandendries, 1929) en voie de spéciation (Day, 1978; Todd & Rayner,
1980; Kemp, 1980). Cette incompatibilité somatique est souvent à l'origine de
manifestations morphologiques telles que barrages, aversions, zones neutres, lignes de
démarcations (Todd & Rayner, 1980). Ces manifestations n'ont pas été observées entre
les 3 lignées de Lenzites betulinus.
Source: MNHN, Paris
100 G. HENNEBERT et al
LE MÉCANISME DE FORMATION DU BARRAGE SEXUEL
CHEZ LENZITES BETULINUS
La formation d'un barrage sexuel, expression d'une répulsion sexuelle entre
thalles hémi-compatibles à facteur A# et B=, n'est pas un caractère général des
basidiomycètes tétrapolaires. Par contre la conjugaison sexuelle résulte dans divers
groupes de champignons d'un phénomène d'attraction attribué à des phéromones
d'attraction et de différenciation (Abe er al. 1975). Des phéromones de répulsion, si
elles existent, sont encore inconnues. Aussi le barrage sexuel des basidiomycètes
constitue-t-il une énigme digne d'intérêt.
1. L'hypothèse d'émanations gazeuses de Vandendries et Brodie
Vandendries & Brodie (1933c) ont amplement expérimenté la formation du
barrage chez Lenzites betulinus, observé et illustré la répulsion mutuelle des hyphes
aériens se manifestant par la modification de leur polarité de croissance et leur
courbure désordonnée et proposé une première hypothèse explicative. Etant donné la
formation de tels barrages alors qu'un contact mycélien entre les deux homocaryons
confrontés était supposé rendu impossible par l'interposition de cloisons de nature
diverse étanche et non, Vandendries & Brodie (1933c, 1933d) pensèrent d'abord que le
barrage était dû à des "radiations" émises par chacun des mycéliums confrontés.
Cependant, Vandendries (1934a) poursuivant ses expérimentations, publie dans une
note rectificative l'hypothèse reprise ensuite par Brodie (1936) d''émanations gazeuses"
agissant d'une souche sur l'autre "par la voie de l'air" de l'enceinte de culture. Ensuite
Cosyns, senior auteur du présent travail, avec la collaboration de Vandendries dans des
essais non publiés réalisés de 1934 à 1937, met en évidence par condensation à basse
température la production dans l'enceinte de culture de Lenzites betulinus d'une
substance volatile exerçant un effet réducteur de la croissance. D'autre part par la
fixation cytologique de nombreux hyphes apicaux, il observe une désorientation du
plan de mitose du noyau dans les hyphes ayant subi une courbure suite à la répulsion
sexuelle en bordure du barrage, suggérant par là une réponse génétique de la cellule à
l'agent de répulsion sexuelle.
L'hypothèse d'"émanations gazeuses" devrait aujourdhui se traduire en termes
de “hormone ou phéromone volatile de répulsion sexuelle”, dont la production et la
spécificité seraient contrôlées par les facteurs génétiques d'incompatibilité A et B. Une
telle hormone ou phéromone provoquerait, lors de la confrontation de deux
homocaryons hémi-compatibles B=, un phénomène de répulsion mutuelle se
manifestant à distance principalement par une modification de l'orientation de
croissance des hyphes aériens (Vandendries & Brodie, 1933c), l'effet de répulsion étant
moins net sur les hyphes rampant à la surface du substrat dans la zone d'interaction,
voire nul sur les hyphes intramatriciels. Cet effet aboutirait à la formation des
bourrelets mycéliens délimitant les deux côtés du barrage. La substance dénommée ici
phéromone est supposée volatile pour servir de communication entre hyphes aériens.
D'action hormonale sans doute, elle n'est peut-être pas une seule molécule mais
pourrait consister en une cascade de molécules dont une seule serait volatile et de
communication, une autre de fonction hormonale.
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 101
Y a-t-il nécessité d'un contact préalable entre les mycéliums pour la
formation du barrage? Dans des essais récents, aucun barrage n'a pu être observé en
absence de contact d'hyphes dans la zone de barrage. Lorsque deux de nos
homocaryons, hémi-compatibles par le facteur B commun, MUCL 38103 et 38107, ont
été implantés dans les deux compartiments contigus d'une boîte de Petri en
polyéthylène divisée par une cloison de même matière dépassant la surface de l'agar de
3 à 6 mm, et incubées à température de 20°C, 12°C, 9°C et 4°C, aucun barrage n'a été
observé. Les hyphes de chaque souche finissent par "grimper" sur la paroi après cinq
ou six jours, et se rejoindre à son sommet. Deux homocaryons quelconques,
compatibles, hémi-compatibles par le facteur A commun ou incompatibles, se
comportent de façon identique dans les mêmes circonstances. Cet insuccès trouve peut-
être sa raison dans la variabilité de l'intensité de la répulsion, mesurée par la largeur du
barrage, que Brodie (1936) a montrée entre des souches d'origine différente et entre des
souches de même origine selon leur état de conservation en culture artificielle. En effet
Brodie (1936) a observé chez des souches récemment isolées la formation de barrages
sexuels de près de 10 mm de large. Nos souches, âgées de deux ans lors de l'essai, n'ont
jamais donné de barrage excédant 2 mm.
D'autre part, poursuivant les essais antérieurs de Cosyns et Vandendries, des
essais de capture par adsorption des substances volatiles produites par le champignon
dans l'enceinte de culture et leur analyse par chromatographie en phase gazeuse
indiquent déjà l'existence d'une trentaine de composés de nature et d'activité encore
indéterminées.
Phéromones d'attraction sexuelle, nature et fonction
Pour tenter de comprendre les mécanismes possibles d'action de phéromones
de répulsion sexuelle, si elles existent, il est utile de considérer brièvement les
phéromones d'attraction sexuelle. Les phéromones d'attraction entre partenaires sexuels
compatibles des champignons ont déjà été étudiées chez les Oomycètes, les
Zygomycètes, les Ascomycètes et les Basidiomycètes. Ces substances émises à
distance par un seul ou chacun à tour de rôle des partenaires sexuels seraient reçues par
des récepteurs protéiques spécifiques situés en surface des parois hyphales. J.R. Raper
(1952), Van den Ende (1983), Gooday (1983b) ont successivement résumé les
connaissances sur les phéromones sexuelles des champignons et les systémes de
communication entre partenaires.
Chez les Oomycètes, en particulier les Saprolégnacées du genre Achlya, JR.
Raper (1939) a démontré l'induction hormonale par les hyphes femelles de la formation
de filaments anthéridiens porteurs de gamétes chez les hyphes máles, puis l'émission
par ces anthéridies d'une hormone complémentaire induisant le développement des
oogones chez les hyphes femelles. Cette morphogenèse induite à distance
s'accompagne d'une attraction réciproque. Ces phéromones, alors appelées anthéridiol
et oogoniol, ont plus tard été identifiées comme des stérols dont le fucostérol est
précurseur (Van den Ende, 1983).
Chez les Zygomycètes, le zygotropisme des Mucorales Mucor mucedo et
Blackeslea trispora est connu depuis longtemps comme le résultat de l'action
d'hormones agissant à distance, ou phéromones, spécifiques à chaque polarité sexuelle
(Banbury, 1954). Depuis 1971, ces "hormones volatiles zygotropiques" sont reconnues
Source : MNHN, Paris
102 G. HENNEBERT et al.
de nature terpénoïde et identifiées à six acides trisporiques. De même les précurseurs,
dénommés "prohormones", spécifiques à chaque génotype sexuel ont été identifiés
(Bu'Lock er al., 1974, 1976). Van den Ende (1978) a fait le point sur ces recherches .
Chez les Ascomycètes, des phéromones d'attraction sont identifiées chez
plusieurs espèces telles que Saccharomyces cerevisiae, Neurospora crassa, Sordaria
macrospora et d'autres. Levi (1956) découvre l'action d'hormones sexuelles diffusibles
agissant à distance, appelées "factor a” et "factor a", dans le croisement fertile des
génotypes a et & de Saccharomyces cerevisiae. Cette action consiste dans l'arrêt du
bourgeonnement, un gonflement, l'élongation des cellules partenaires, l'attraction de
l'une vers l'autre et la fusion. L'attraction entre cellules de sexe opposé conduit à
l'agglutination des cellules et la floculation dans le cas des levures (Brock, 1958). Le
"factor œ" est un mélange de 4 peptides comprenant de la méthionine. Le "factor a",
beaucoup plus hydrophobe, est un famesyl-ondécapeptide dépourvu de méthionine. Ces
deux phéromones ont été synthétisées. Les génes a et Q correspondants ont été
identifiés (Gooday, 1983b). Le mécanisme de réception du signal et de sa transmission
dans la cellule est connu (Sprague, 1991).
Chez les Basidiomycétes, peu de phéromones sont connues. L'action de
phéromones diffusibles de conjugaison est démontrée par Bandoni (1965) chez
Tremella mesenterica. Classées comme "érogènes" par Machlis (1972), ces
phéromones sont analysées par Reid (1974) qui les caractérise comme de petits
peptides non polaires de poids moléculaire inférieur à 1000 et isolées par Sakagami er
al. (1979, 1981) qui les dénomment trémérogéne A-10 et a-13. Chez Rhotosporidium
toruloides, espéce bipolaire unifactorielle, deux phéromones sexuelles diffusibles, des
farnesyl-ondécapeptides (lipopeptides) dénommés rhodotorucine A et a, sont isolées et
déterminées par Tsuchiya er al. (1978) comme spécifiques des génotypes A et a. La
phéromone rhodotorucine A est reçue et hydrolysée au niveau de l'enveloppe cellulaire
du partenaire a par une enzyme membranaire spécifique thiol-peptidase (Miyakawa et
al., 1982; Jeong et al., 1987). Ce métabolisme spécifique de la rhodotorucine A est
activé par l'ion Ca2+ et constitue la réaction signal de la réception de l'information
hormonale commandant la différenciation morphogénétique sexuelle. Celle-ci passe
par l'inhibition temporaire du bourgeonnement végétatif et de la mitose, puis par le
développement d'un tube copulateur orienté vers la cellule partenaire A et qui
fusionnera avec elle (Tsuchiya er al,, 1978; Jeong et al,. 1987). Les précurseurs de la
thodotorucine A sont codés par trois génes spécifiques du génotype A absents dans le
génotype a (Akada et al., 1989)
Spécificité des hyphes aériens
Le fait que la phéromone de répulsion agisse seulement ou plus efficacement
sur les hyphes aériens que sur les hyphes rampants, impliquerait une différence de
composition ou de comportement de la paroi de ces hyphes.
Pour recevoir le message de la phéromone, la paroi des hyphes aériens devrait
contenir des récepteurs probablement protéiques capables de la reconnaître
spécifiquement. La fixation de la phéromone sur ces récepteurs, réaction peut-être
similaire à l'agglutination antigène-anticorps, activerait par une chaîne cytoplasmique
intermédiaire une cascade de gènes agissant sur les microtubules nucléaires ou
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 103
cytoplasmiques ou sur le plan de mitose et modifiant finalement l'axe de croissance.
Cette réponse aboutirait ainsi à l'expression du barrage mycélien.
Il se pourrait également que les récepteurs spécifiques de la phéromone soient
des protéines spécifiques situées au niveau de la membrane nucléaire (C.A. Raper,
1983). La phéromone devrait alors traverser librement la paroi et la membrane
cellulaire pour diffuser dans le cytoplasme jusqu'au noyau.
Les hyphes rampants, ne possédant pas ces récepteurs ou les possédant
partiellement inactivés par un inhibiteur, ne seraient pas ou peu soumis à l'influence de
la phéromone. Ils continueraient a croître les uns vers les autres à la surface du
substrat, à se mêler et à fusionner.
On sait que la production de mycélium aérien est dépendante des facteurs
d'incompatibilité comme le prouve la réduction importante du mycélium aérien dans ce
qui est appelé le phénotype “plat” de l'hétérocaryon A=BZ chez Lenzites betulinus (nos
observations) ou Schizophyllum commune (Papazian, 1950). Ce phénotype a été
également obtenu par mutation chez Endothia parasitica, ascomycéte homothalle
(Anagnostakis, 1984).
Par ailleurs une différence dans la régulation probablement génétique de la
production d'hydrophobines serait à l'origine de l'émergence des hyphes aériens
(Wessels, 1992). Il s'agit de petites protéines hydrophobes, riches en cystéine, qui sont
excrétées dans le milieu de culture par les hyphes submergés mais s'accumulent dans
les parois des hyphes aériens. Elles y forment des complexes hautement insolubles.
Cette accumulation de différentes hydrophobines dans les parois ou leur diffusion dans
le milieu pourrait conférer aux hyphes des propriétés spécifiques de surface et
déterminer leur croissance aérienne.
Il est également possible que la différence de réponse des hyphes à l'action de
la phéromone soit due simplement au degré d'hydratation de la paroi cellulaire. La
paroi des hyphes rampants, en contact permanent avec l'agar, est fortement hydratée et
enflée et ses composants diffusés dans le substrat immédiat (Roquebert & Minter,
1984). Ces conditions peuvent inactiver la réception de la phéromone.
L'orientation de croissance. Le róle des organelles cellulaires
Le cytoplasme de l'extrémité des hyphes apicaux en croissance est chargé de
vésicules en mouvement permanent autour du corps de Spitzen. Ces vésicules et le
corps de Spitzen sont responsable de la synthése des composants de la membrane et de
la paroi cellulaire. Ils sont riches en polysaccharides et en enzymes, en particulier la
chitine synthétase. Des microtubules cytoplasmiques orientés selon l'axe de croissance
sont mélés aux vésicules apicales. Ces microtubules sont identiques aux microtubules
nucléaires associés au noyau. En deça de ces organelles apicales, des mitochondries
allongées se maintiennent orientées vers le sommet de croissance de l'hyphe et assurent
pr la respiration l'énergie nécessaire à la croissance de l'hyphe.
Microtubules cytoplasmiques, vésicules, corps de Spitzen se déplacent en
position subapicale lors d'une déviation de l'axe de croissance ou disparaissent dès
l'arrêt de la croissance (Grove, 1978). L'orientation de la croissance est donc en relation
directe avec la position de ces organelles (Howard, 1981; Gooday, 1983a). Lors de la
formation de l'anse d'anastomose, les vésicules et microtubules disparaissent de l'apex
Source : MNHN, Paris
104 G. HENNEBERT et al.
de l'hyphe et se retrouvent au point de croissance de l'anse à la base de la cellule. Il y a
alors arrêt de la croissance apicale.
Il est de plus en plus probable que les microtubules ont un rôle dans la
croissance de l'hyphe et son orientation, dans la division nucléaire et dans l'activité de
synthèse et de sécrétion des vésicules, mais on ne connaît pas le mécanisme de leur
fonctionnement ni le rôle du génome (Gooday, 1978). Une réorientation des
microtubules cytoplasmiques est observée en réponse de l'hyphe en croissance à la
nature et au relief du substrat, induisant la formation des appressoria chez Uromyces
(Bourrett et al., 1987) indiquant qu'ils seraient les récepteurs probables des signaux
protéiques de la paroi.
L'orientation de croissance des hyphes apicaux est contrólée génétiquement.
De méme la croissance linéaire des branches subitement déviée de son axe pour
devenir collatérale dans la formation des rhizomorphes est sous contróle génétique
(Rayner et al., 1985) On sait aussi que certains champignons croissent à la surface du
substrat non de façon linéaire mais de façon spiralée. Quelle que soit l'orientation de la
surface et les conditions exterieures, le sens de la spirale reste inchangé, suggérant qu'il
est sous contrôle cytoplasmique ou nucléaire (Madelin ег а!., 1978). Le phénomène qui
n'est apparent que sur un substrat solide telle une gélose à 3% serait le résultat d'une
rotation permanente de l'hyphe autour de son axe de croissance et serait déterminé
génétiquement (Trinci er al., 1979; Trinci, 1984).
La croissance linéaire des hyphes apicaux à la surface d'un milieu de culture
est normalement réglée à la fois par un chimiotropisme vers les nutriments et un
autotropisme tendant à limiter la concurrence entre hyphes. Cet équilibre est sans doute
contrôlé génétiquement, puisqu'il peut être sujet à mutation (Trinci, 1984). L'apport
d'oxygène à l'extrémité d'hyphes dévie ceux-ci vers la source, par une courbure qui fait
suite à une activité respiratoire différente des mitochondries, au déplacement de celles-
ci et des microtubules, et au déplacement du corps de Spitzen et des vésicules
(Robinson, 1973).
Trinci (1978) a déjà suggéré la possibilité d'une relation cytoplasmique entre
le mouvement des noyaux dans la cellule apicale et la croissance apicale de l'hyphe.
Girbardt (1968), Raudaskoski (1972) et Girbardt & Hadrich (1975) montrent que le
mouvement des noyaux après mitose lors de la migration nucléaire et l'initiation de la
croissance des boucles d'anastomose sont en relation avec les mouvements des
microtubules. Ces relations tendraient à appuyer les observations déjà mentionnées de
Cosyns.
Action d'agents chimiques extérieurs sur l'orientation de croissance
La déviation de l'axe de croissance des hyphes apicaux aériens observée dans
la formation des bourrelets mycéliens en bordure du barrage sexuel de Basidiomycètes
serait donc gouvernée par un déplacement des vésicules et microtubules cytoplas-
miques en conjonction possible avec un mouvement des noyaux. Mais l'origine et le
mécanisme de la commande de la migration des organelles sont inconnus. Que ce
déplacement soit une réponse à un agent chimique extérieur réceptionné en surface de
la cellule apicale (telle une phéromone) ou è un agent chimique parvenu à la cellule
apicale par voie interne, cette réponse est fournie et transmise aux vésicules soit
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 105
directement par le cytoplasme, soit par le noyau qui transmet l'ordre par voie
cytoplasmiquee (Ojha & Dutta, 1978).
Rayner & Webber (1984) distinguent parmi les interactions d'antagonisme
observées entre mycéliums d'espèces fongiques différentes confrontées en culture,
celles qui n'impliquent pas de contact entre hyphes de celles où il y a contact. Dans le
premier cas ils invoquent non seulement l'action à distance de substances volatiles ou
diffusibles, mais aussi lorsque l'inhibition est réciproque, un échange réciproque de
signaux chimiques entre opposants. Ces substances peuvent être fongitoxiques ou
antibiotiques ou des phéromones. Lorsqu'une inhibition suit un contact entre hyphes
sans fusion somatique, l'interférence hyphale aboutissant à l'inhibition doit commencer
par une reconnaissance de surface entre hyphes (Ikediugwu, et al., 1970; Rayner &
Webber, 1984).
Il est connu que des Basidiomycètes produisent dans leur phase gazeuse des
substances volatiles à effet fongitoxique, tels le cyanure d'hydrogène ou l'éthylène
(Hutchinson, 1971). Nous savons que Lenzites betulinus émet dans la phase gazeuse de
son enceinte de culture de nombreux métabolites volatiles.
Des agents antifongiques tels que la griséofulvine (appelée "curling factor",
Brian et al, 1946) agissent sur les protéines constitutives des microtubules,
cytoplasmiques ou nucléaires, et dévient l'axe de croissance (Robertson, 1965;
Raudaskoski & Huttenen, 1977). La podophyllotoxine inhibe la formation des protéines
microtubulaires et trouble de ce fait la migration nucléaire (Ormerod et al., 1976). Le
carbamate de méthyl-benzimidazol (bénomyl) inhibe la tubuline des microtubules,
dissout les vésicules, déplace les mitochondries, arrête la croissance et bloque la mitose
(Howard & Aist, 1980; Gooday, 1983a, Jochova et aL, 1993). Des métabolites
fongiques dénommés cytochalasines ont parmi leurs effets celui de troubler la
croisssance en désordonnant le dépôt des substances de synthèse de la paroi (Gooday,
1983). Ces faits indiquent comme probables des relations génétiques entre la mitose,
les microtubules nucléaires, les microtubules cytoplasmiques et l'orientation de
croissance et l'action d'agents extérieurs sur l'orientation de la croissance hyphale
Courants inoniques intracellulaires et champ électrique superficiel.
Le galvanotropisme.
Divers auteurs de 1970 à 1980 ont mis en évidence des courants ioniques
intracellulaires de K*, Ма” et Ca?* établissant un gradient décroissant de potentiel
entre la zone subapicale et l'extrémité de l'hyphe avec un effet sur l'orientation de la
croissance en fonction de la présence extérieure d'ions (Gooday, 1983a).
Le mécanisme de polarisation de la croissance de l'hyphe et en particulier du
transport directionnel des vésicules dans l'hyphe n'est pas encore élucidé (Prosser,
1993). Le rôle des microtubules cytoplasmiques comme rails dans ce déplacement est
mis en doute par Temperli et al. (1991). Il suggère que d'autres facteurs entrent en jeu:
les courants électriques développés par le mouvement des ions à travers l'hyphe
entraineraient les vésicules de paroi par auto-électrophorèse et les gradients ioniques
dans le cytoplasme auraient un rôle dans le maintien de cette organisation polarisée. On
Sait qu'une certaine concentration de l'inonophore calcique peut arrêter la formation et
la migration des vésicules, la synthèse de la chitine et l'élongation de l'hyphe (Temperli
Source : MNHN, Paris
106 G. HENNEBERT et al.
et al., 1991). Des courants électriques intracellulaires seraient en effet engendrés par
l'absorption apicale d'ions positifs et leur expulsion dans une région distale de l'hyphe
(Gow, 1984). Ce flux électrique interne développerait un potentiel électrique à la
surface de l'hyphe et expliquerait le "galvanotropisme" des hyphes induisant une
modification de leur orientation de croissance en réponse à un champ électrique externe
(Prosser, 1993; Lever et al., 1994). On ne pourrait donc exclure a priori un róle du
champ électrique cellulaire dans la répulsion mutuelle des hyphes hémi-compatibles
A#B=.
2. Hypothèse d'une production intracellulaire d'une substance morphogénétique
active diffusant à travers le cytoplasme.
Nos observations montrent en effet que la formation des bourrelets de barrage
a lieu après un contact préalable entre hyphes rampants des deux homocaryons
confrontés conduisant à un certain nombre de fusions somatiques. Après la fusion
somatique des hyphes, la reconnaissance intracellulaire des facteurs d'incompatibilité
dans la cellule hétérocaryotique A#B= ainsi formée pourrait induire un signal chimique
spécifique agissant au niveau des cellules apicales des hyphes aériens du mycélium
partenaire.
Cette hypothèse pourrait exclure l'existence d'une phéromone ou serait à la
base de son induction. Après fusion et reconnaissance mutuelle des facteurs
d'incompatibilité, la production de deux substances diffusibles serait induite
réciproquement par chaque noyau hémi-compatible dans la cellule hétérocaryotique
formée. Ces substances une fois activées par couplage migreraient de cellule en cellule
à travers le septum gráce au flux cytoplasmique traversant les cellules jusque dans les
hyphes apicaux. Une fois les hyphes apicaux atteints, la croissance de l'hyphe se
poursuivrait en présence de ces substances actives susceptibles d'agir sur le plan de
mitose ou la position des microtubules et des vésicules, les hyphes auraient alors leur
axe de croissance modifié. Ils se recourberaient et formeraient les bourrelets mycéliens.
Dans cette hypothèse, toute l'information passerait par l'intermédiaire du
cytoplasme, et la formation des bourrelets de barrage n'aurait lieu que dans un second
temps, un ou deux jours aprés la fusion des hyphes rampants, le temps nécessaire à la
reconnaissance des facteurs d'incompatibilité, à l'induction et la production de la
substance active et son transfert jusqu'aux hyphes apicaux. En effet nous n'avons pu
mettre en évidence le développement d'un barrage durant les 60 premières heures après
confrontation des deux souches hémi-compatibles par le facteur B commun, alors que
les hyphes rampants se rencontrent et fusionnent déjà 24 heures après la mise en
confrontation. Cependant le transfert de cette substance active induite jusqu'aux hyphes
apicaux reste problématique étant donné l'absence d'une migration nucléaire dans la
confrontation A#B=.
Contrôle des fusions somatiques
Chez les Basidiomycètes tétrapolaires, la plupart des auteurs (Dick, 1965;
JR. Raper, 1966; Sicari & Ellingboe, 1967; Raudaskoski, 1973; Nguyen &
Niederpruem, 1983; C.A. Raper, 1983; Casselton, 1978; Giasson er al., 1989;
Marmeisse, 1991; Novotny et al., 1991; Kues & Casselton, 1992) s'accordent à dire
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 107
qu'il n'y a pas d'interdit à la fusion somatique et que la reconnaissance des facteurs
d'incompatibilité s'effectue intracellulairement à travers le cytoplasme, aprés la fusion.
Cependant moins de 5% des contacts entre hyphes donne lieu à une fusion
(Admad & Miles, 1970a; Aylmore & Todd, 1984; Todd & Aylmore, 1985). Quelques
auteurs proposent l'existence d'un contrôle des fusions par les facteurs
d'incompatibilité. Ahmad & Miles (1970) observent chez Schizophyllum commune que
le pourcentage déjà faible de 3% des contacts mycéliens conduisant en une fusion entre
deux homocaryons diminue à 0.7% lorsque le facteur A est commun. Smythe (1973)
remarque aussi chez Coprinus lagopus que les fusions observées dans toutes les
combinaisons d'homocaryons montrent une fréquence en relation avec les génotypes de
compatibilité en contact, et la plus faible fréquence en présence d'homocaryons As et
B=.
Le mécanisme conduisant au contact des hyphes avant la fusion somatique est
soit "télémorphotique", c'est-à-dire induisant à distance la formation latérale d'un apex
hyphal, soit "tropique" attirant à distance l'extrémité d'un hyphe proche, au besoin par
linduction de la courbure de celui-ci (Ainsworth & Rayner, 1989). Nguyen &
Niederpruem (1984) et Ahmad & Miles (1970b) constatent que les hyphes de parte-
naires compatibles s'attirent entre eux par chimiotropisme grâce à une substance
sécrétée dans le milieu au point d'incurver leur direction de croissance de l'un vers
l'autre. D'autre part Smythe (1973) déduit de la haute teneur en coenzyme Q10 au
moment de la fusion l'existence d'un contrôle enzymatique des fusions par les facteurs
de compatibilité s'exerçant avant, pendant ou aprés les contacts d'hyphes.
Mécanisme de réception aprés fusion somatique
Il est clairement établi que des fusions somatiques entre hyphes de génotypes
compatibles, hémi-compatibles et incompatibles se produisent (Kohler, 1929, 1930;
Sicari & Ellingboe, 1967; Smythe, 1973).
Raper & Esser (1961) ont montré l'existence de protéines spécifiques propres
aux homocaryons. Dick (1965), présumant ces protéines en relation avec les enzymes
concernées dans la migration nucléaire et la formation des boucles d'anastomose
(A#B#), à suggéré leur dépendance génétique aux facteurs d'incompatibilité, les
appelant "protéines d'incompatibilité" et leur attribuant le rôle soit de précurseur, soit
de contrôle de la chaîne de réactions responsable de la dicaryose. Sachant que les
facteurs d'incompatibilité comportent des gènes de reconnaissance allélique et des
gènes de fonction, il devrait exister des "protéines alléliques" en interaction avec ces
protéines de contrôle (Parag, 1965a, 1965b). Des études génétiques ultérieures ont
précisé en effet que chaque locus a et B des deux facteurs A et B sont constitués d'une
sous-unité de reconnaissance et d'une sous-unité de contrôle. La sous-unité de
reconnaissance représentée par un alléle donné s'exprime dans un produit inactif s'il est
seul ou couplé à son semblable ("homoduplexe", C.A. Raper, 1978) mais actif s'il est
couplé au produit d'un allèle différent devenant un "hétéroduplexe" agissant alors sur la
différenciation cellulaire, la dissolution des septa et la morphogenèse (Raper & Raper,
1973; Wessels, 1978). Cet hétéroduplexe se fixerait alors sur des séquences spéficiques
de l'ADN des noyaux, provoquant l'expression des fonctions contrôlées par les facteurs
d'incompatibilité (C.A. Raper, 1983; Novotny et al., 1991; Kues & Casselton, 1992).
Source : MNHN, Paris
108 G. HENNEBERT et al.
Cette action n'est manifeste que dans les 2 ou 3 jours apres la reconnaissance self/non
self. Les profils électrophorétiques des protéines cellulaires et des isoenzymes
d'homocaryons et d'hétérocaryons de même lignée montrent des différences suggérant
que ces substances actives pouraient être protéiques (Wessels, 1978). Certes ces études
ont visé principalement la compréhension du mécanisme de migration nucléaire dans la
formation du dicaryon et de l'hétérocayion A=B#. Mais elles montrent que cette
reconnaissance allélique et le processus morphogénétique qui s'en suit sont un
mécanisme intracellulaire survenant lors de toute fusion somatique (C.A. Raper, 1978).
Après contact et fusion des hyphes, l'évolution des cytoplasmes maintenant
en continuité dépendra de la reconnaissance self/non self. Dans le cas d'une
incompatibilité génétique, deux réponses sont possibles: l'acceptation ou le rejet. Le
choix entre ces options varie selon les cas et un transfert de gène ("gene flow") ou une
compétition s'en suivra (Ainsworth & Rayner, 1989). Dans le cas d'une fusion A=B#, il
faut noter que s'il y a induction d'une substance morphogénétique jusque dans les
articles apicaux des hyphes, sa transmission doit être associée à la migration nucléaire
puisqu'il semble qu'il n'y à pas d'échange пі de migration de mitochondries ni de
cytoplasme étranger après la fusion somatique (Casselton & Economou, 1985). Rayner
& Coates (1986) montrent cependant chez Stereum hirsutum qu'un facteur régulateur
de morphogenèse de nature cytoplasmique, mobile et transmissible entre homocaryons
pourrait exister sans qu'il y ait migration nucléaire.
Dans le cas de la confrontation A#B= formant le barrage sexuel, l'absence de
migration de noyau et l'instabilité de l'hétérocaryon formé limité à quelques cellules
des hyphes fusionnés semblent indiquer qu'il y a rejet mutuel et dès lors peu de chance
pour un transfert de gène ou le transfert d'un facteur cytoplasmique de signalisation à
fonction morphogénétique qui atteindrait les cellules apicales des hyphes aériens du
mycélium partenaire pour en modifier l'axe de croissance.
3. L'hypothèse de l' induction d'une phéromone de répulsion après une
reconnaissance préalable par contact d'hyphes
Dans l'hypothèse de la production d'une phéromone ou hormone de répulsion
sexuelle agissant à distance sur l'orientation de croissance des hyphes du mycélium
opposé, une reconnaissance préalable de la nature génétique hémi-compatible A_B=
doit avoir lieu. Ou cette reconnaissance a lieu au niveau des hyphes aériens et à
distance, ou elle a lieu lors du contact d'hyphes sur et dans le substrat de culture.
Comme il est apparu qu'un certain contrôle de la fusion somatique doit exister
lors des contacts d'hyphes, et que des actions télémorphotiques entre hyphes confrontés
ont été observées (Ainsworth & Rayner, 1989), il est nécessaire de supposer pour les
comprendre l'existence d'un reconnaissance génétique self/nonself entre hyphes proches
où en contact dans le milieu de culture. Que la reconnaissance se fasse entre hyphes à
distance, elle se ferait par une phéromone de reconnaissance à distance diffusible dans
le milieu aqueux et forcément à fonction d'attraction et qui ne serait pas la phéromone
de répulsion sexuelle. Que la reconnaissance ait lieu lors du contact entre hyphes, il
s'agirait d'un mécanisme indépendant faisant suite à une attraction préalable entre
hyphes ou une rencontre d'hyphes sans attraction.
Source : MNHN, Paris
BARRAGE SEXUEL CHEZ LENZITES BETULINUS 109
Cette reconnaissance opérée par chacun des partenaires induirait en lui-même
une substance messagère mobile, transmissible par le courant cytoplasmique jusqu'à
ses hyphes apicaux aériens où la cascade phéromonale de répulsion serait induite,
Cette ajustement de l'hypothèse de Vandendries d''émanations gazeuses" que
nous disons de nature phéromonale agissant particulièrement au niveau des hyphes
aériens et impliquant une reconnaissance génétique préalable par les hyphes rampants
et intramatriciels expliquerait le délai observé de plus de deux jours dans l'apparition
du barrage sexuel.
CONCLUSION
Les observations de Vandendries et de Brodie sur la tétrapolarité sexuelle de
Lenzites betulinus et les interactions d'incompatibilité sexuelle, en particulier le barrage
sexuel, ont été confirmées. Cependant, en accord avec une décision arbitraire
généralement acceptée mais inverse de la décision originale adoptée par Oort (1929),
sur les fonctions génétiques respectives des facteurs A et B et grâce à la technique de
rétroconfrontation pour déceler la migration nucléaire due à l'activité du facteur B, il
est établi que la réaction de barrage sexuel est le fait de l'activité du facteur A (allèles
A différents) associée à l'inactivité du facteur B (allèles B identiques). Le
multiallélisme déjà observé chez Lenzites betulinus est également confirmé.
L'hypothèse de Vandendries d'une action à distance et réciproque
d''émanations gazeuses" entre mycéliums hémi-compatibles de facteur A différent et B.
commun devant fournir une explication à la répulsion mutuelle des hyphes de part et
d'autre du barrage est amendée et reformulée à la lumière des connaissances actuelles.
L'hypothèse de Vandendries serait celle de l'existence d'une phéromone de répulsion
sexuelle, Si un mécanisme entièrement intracellulaire induite chez le partenaire au
départ d'une reconnaissance lors des fusions somatiques, l'hypothèse revue de
Vandendries d'une phéromone de répulsion apparaît comme l'hypothèse la plus
probable si la production de cette phéromone résulte de la reconnaissance génétique
préalable de l'autre par chacun des partenaires. .
Comme le remarquent justement Rayner et al. (1984), trop peu d'études
depuis celle de Vandendries & Brodie (1933c) ont porté sur les interactions mycé-
liennes entre homocaryons hémi-compatibles chez les Basidiomycètes.
REMERCIEMENTS
Nous remercions le Professeur Emérite J. Boidin, de Lyon et la Professeur Marie-France
Roquebert du Laboratoire de Cryptogamie du Muséum, Paris, pour la lecture de notre manuscrit et.
leurs heureuses suggestions.
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ENZYMATIC ACTIVITY AND MYCOTOXIN-PRODUCING
POTENTIAL OF FUNGI ISOLATED FROM ROTTED LEMONS
A.-L.E. MAHMOUD and S.A. OMAR
Department of Botany, Faculty of Science, University of Assiut, Assiut, Egypt.
ABSTRACT - Nine species related to seven genera were recovered from rotting lemon (Citrus limon
Syn.) fruits. Alternaria alternata appeared to be the main causer of lemon rot followed by
Aspergillus flavus and A. niger. From the isolated fungi, 37 isolates were screened for their ability to
produce some enzymes on solid media. Data clearly showed that not all the tested isolates were only
able to produce cellulase but most of them were also good producers of this enzyme.In addition to
cellulase, pectin lyase (PL) and poly-galacturonase (PG) production were also verified by many of
these isolates. During screening for mycotoxigenicity of the isolated fungi on liquid medium, 17 out
of 43 isolates were toxigenic. Alternaria alternata produced alternariol (AOH) and alternariol
monomethyl ‘ether (AME) and A. flavus produced aflatoxins B, and B,. Alternaria toxins and
aflatoxins B, and B, were also produced in healthy lemon fruits infected with toxigenic isolates of
Alternaria alternata and A. flavus, respectively. The presence of these mycotoxins in infected lemons
may constitute a potential hazard to human health.
RÉSUMÉ - Neuf espèces fongiques appartenant à sept genres ont été isolées de citrons moisis (Citrus
limon Syn.). Alternaria alternata apparaît ĉtre le principal agent responsable du pourrissement des
citrons, suivi de Aspergillus flavus et A. niger. 37 isolats ont été testés afin de déterminer leur
aptitude à produire des enzymes sur milieu solide. Les résultats montrent clairement que non
seulement la totalité des isolats produisaient des cellulases, mais étaient en plus de bons producteurs.
En plus des cellulases, pour de nombreux isolats les productions de pectine lyase (PL) et de
polygalacturosase (PG) ont pu être mises en évidence. 17 des 43 isolats se sont également montrés
producteurs de mycotoxines en milieu liquide. Alternaria alternata produit de l’alternariol
monomethyl ether (AME) et Aspergillus flavus produit des aflatoxines B, et B,. Les toxines de
l'Alrernaria et les aflatoxines B, et B, étaient également produites sur citrons sains respectivement
pour A. alternata et A. flavus. La mise en évidence de ces mycotoxines pourrait indiquer l'existence
d'un risque potentiel pour la santé humaine résultant de la consommation de citrons.
INTRODUCTION
Fungal spores are usually present on many important fruits and vegetables
which may become visibly infected, particularly after the tissues are weakened.
Extensive deterioration results in huge economic loss.
Aspergillus spp., Fusarium sp. and Rhizopus oryzae were isolated from oranges
(Fawole & Odunfa, 1992). Different Penicillium species were recorded as a cause of
decay of citrus fruits (Kursanoff & Alexeyeva, 1938; Wei, 1940). Citrus fruits are also
known to be affected by Alternaria rot (Singh, 1980; Stinson et al., 1981).
Source : MNHN, Paris
118
. MAHMOUD and S.A OMAR
The relative ease with these fungi carry out the pathogenicity is directly linked
to their capability to produce some extracellular enzymes. The role of cell-wall
degrading enzymes during pathogenesis is well documented (Albersheim et al., 1969;
Mehta et al., 1974).
In addition to deteriorated fruits, some toxic fungal metabolites may be
produced. It has been documented (Wildman et al., 1967), that a number of fruits and
fruit juices support aflatoxin production in appreciable quantity. The experimental
production of aflatoxins in citrus fruits have been reported by different workers (Singh
& Sinha, 1982; Varma, 1985). Different mycotoxins were produced in fungi- infected
oranges and lemons (Stinsons et al., 1981).
The physiological studies on fungi causing lemon rot in Egypt are scarce.
Hence, this work was designed to study the mycoflora which cause this disease. In
addition, enzymatic activity and mycotoxin-producing potential of these fungi were
also assessed.
MATERIALS AND METHODS
Source of samples. A total of 50 samples of lemon (Citrus limon Syn.) with
surface lesions from fungal infection were collected from lemon fields, Faculty of
Agriculture, Assiut University, Assiut, Egypt.
Isolation and identification of moulds. Tissue fragments were excised from
lesions of infected fruits and were plated on Czapek's dextrose agar medium
supplemented with rose bengal (65 ppm) as abacteriostatic agent (Smith & Dawson,
1944), Inoculated plates were incubated for 7-10 1days at 28°C. The resulting moulds
were isolated and identified.
Enzymatic activity of the isolated fungi. Thirty seven fungal isolates from
fungi recovered during this investigation were screened for their ability to produce
some enzymes on solid media. These fungi were Acremonium strictum, Alternaria
alternata, Aspergillus flavus, A. fumigatus, A. niger, Cochliobolus spicifer, Mucor
hiemalis, Penicillium italicum and Ulocladium atrum.
Cellulase activity was studied by using the method described by Eggins & Pugh
(1962). The tested fungi were grown on medium contained (gm/L), Ammonium
sulphate, 0.5; L-asparagine, 0.5; Potassium dihydrogen phosphate, 1.0; Potassium
chloride, 0.5; magnesium sulphate, 0.2; Calcium chloride, 0.1; yeast extract, 0.5; Agar,
20 and Cellulose, 10. After 7 days incubation at 28°C, plates were flooded with chloro-
iodide of zinc. The uncoloured zone gave a measure of the cellulolytic power of the
fungi
Isolates were screened on MP-7 and MP-5 media of Hankin et al. (1971) for
pectin lyase (PL) and polygalacturonase (PG), respectively. After growth of organisms
for 7 days at 28°C. Pectolytic activities on both media were determined by flooding
plates with 7 mol/L HC] solution. This precipitate intact pectin. Pectolytic moulds were
thus surrounded by clear zones against an opaque medium. The extent of zone of
clearing around moulds was used as a measure of the degree of pectolytic activity.
Mycotoxin-producing potential of the isolated fungi. Fifteen isolates of both
Alternaria alternata and Aspergillus flavus, 17 isolates of A. niger and 2 isolates of
Source : MNHN, Paris
PHYSIOLOGY OF LEMON ROTTING FUNGI 119
each of A. fumigatus, Cochliobolus spicifer and Penicillium italicum were screened for
their ability to produce mycotoxins on yeast extract sucrose medium (YES).
Erlenmeyer flasks (250 ml), each containing 50 ml of YES medium were inoculated by
the examined fungi and were incubated as stationary cultures at 28°C for 10 days. Two
replicates of each isolate were analyzed.
At the end of the incubation period, the contents of each flask were
homogenized with 50 ml chloroform for 5 min in a high speed blender (18000 g).
Extraction was repeated three times. The combined chloroform extract was washed
with distilled water, dried over anhydrous sodium sulphate, filtered and dried to near
dryness on a rotary evaporator. The residue was diluted with chloroform to one ml. The
chloroform solution was analysed for the presence of different mycotoxins using thin-
layer chromatography as described by Gimeno (1979). With A. fumigatus, the extract
was analysed for the presence of gliotoxin by spraying plates with silver nitrate solution
(Taylor, 1967). In case of Alternaria, liquid cultures were extracted twice with ethyl
acetate (30 ml) by overnight shaking at dark and filtration. The two extracts were
combined, dried (anhydr- ous sod. sulphate), evaporated under reduced pressure, and
the residue dissolved in | ml of methylene chloride for TLC analysis.
TLC analysis was performed on precoated silica gel plates of Kieselgel G type
60 (MERCK) by using (chloroform: acetone) (88:12) and (toluene:ethylacetate:90%
formic acid) (60:30:10) as solvent systems. Alternariol (AOH) and alternariol
monomethyl ether (AME) were visualized under long wave length UV light with their
characteristic fluorescence (Visconti et al., 1986). Standards of AOH and AME were
purchased from Sigma Chemical Comp., U.S.A.
Mycotoxin production in infected healthy lemons. The toxigenic isolates of
both Alternaria alternata and Aspergillus flavus which produced mycotoxins in YES
medium were inoculated into the surface of healthy lemons. The inoculation was
performed by placing a square block of Czapek's dextrose agar medium with the fungal
spores in a window-shaped wound on lemon (Vinas et al., 1992). Inoculated fruits were
placed in plastic bags with one end left open and incubated at 28 + 1°C for 15 days
(Stinson et al., 1981).
Extraction procedures and TLC analysis. The decayed tissue was cut from
infected fruits and homogonized at top speed in the warring blender for 2 min. In case
of Alternaria, the homogenized tissue was adjusted to pH 2.0 by adding 2 N HCl. A
certain volume of (chloroform: ethanol) (4:1) (v/v), about twice the weight of the fruit
was added, The mixture was again homogenized for 2 min. These mixtures were
centrifuged for 10 min at 2500 g to break the emulsion and to separate the mixture into
distinct layers (Stinson et al., 1981). The organic phase containing the toxins was dried
over anhydrous sodium sulphate, filtered, evaporated and redissolved in 2 ml of
methanol for TLC analysis according to Gimeno (1979) for aflatoxins and Visconti et
al. (1986) for Alternaria toxins.
RESULTS AND DISCUSSION
Results presented in Table I revealed that 9 species related to 7 genera were
recovered from rotted lemon fruits. It was obvious that Alternaria alternata was the
Source : MNHN, Paris
120 A-L.E. MAHMOUD and S.A. OMAR
main causer of lemon rot followed by Aspergillus flavus and A. niger. The numbers of
cases of isolation of these fungi were high. These results are in agreement with those of
Singh (1980) and Stinson et al. (1981) who published that citrus fruits such as lemons are
affected by Alternaria rot. In a similar study, Vinas et al. (1992) found that 81.9% of 110
strains of Alternaria isolated from 157 decayed apples belonged to the species A.
alternata.
No. of
Genera and species isolates
Alternaria alternata (Fr.) Keissler 36
Aspergillus flavus Link 31
A. niger Tan Tieghem 26
A. fumigatus Fresenius 3
Ulocladium atrum Preuss 5
Cochliobolus spicifer Nelson 5
Penicillium italicum Wehmer 4
Mucor hiemalis Wehmer 3
Acremonium strictum W.Gams 2
Table 1: Number of cases of isolation (out of 50 samples) of fungal genera and species recovered
from rotted lemon fruits
Tableau I: Nombre d'isolements (50 essais) des différentes espèces sur citrons moisis.
In Nigeria, Fawole & Odunfa (1992) found that the aspergilli, of which A. flavus
and À. niger were the most dominant, formed the largest group of fungi causing decay
of citrus fruits.
The other identified fungi were A. fumigatus, Cochliobolus spicifer, Ulocladium
atrum, Penicillium italicum, Mucor hiemalis , and Acremonium strictum. Many of these
fungi were previously isolated from rotted citrus and other fruits (Kursanoff &
Alexeyeva, 1938; Thompson & Eribo, 1984; Fawole & Odunfa, 1992).
The ability of 37 fungi isolated from rotted lemons, to produce enzymes on
solid media is shown in Table 2. The term "production" means here both synthesis of
the enzyme by the fungus and its activity in the medium after it is "produced". From
the data, it was apparent that the tested fungi were more able to produce cellulases than
pectinases (PL and PG).
Results also clearly show that not only all the tested fungi were able to produce
cellulase but also most of them were good producers of this enzyme. Among test fungi,
A. flavus exhibited the highest ability in cellulase production followed by A. niger. It is
worthmentioning that the enzymatic ability differs from fungal species to another and
even between isolates of the same species. These results are in agreement with those of
Source : MNHN, Paris
PHYSIOLOGY OF LEMON ROTTING FUNGI
121
Moubasher & Mazen (1991) who published that most of fungal isolates related to 92
species proved to be active to utilize cellulase but with different degrees. Similar
results were obtained by different authors (Stewart & Walsh, 1972; Gomes et al., 1989).
Data in Table II indicate that the production of pectolytic enzymes was verified
by many of the examined fungi. This could be attributed to the fact that pectic
No. of Pectin Polygalact-
Organisms tested Cellulase lyase uronase
isolates (PL) (PG)
N° Activity N Activity N Activity
Acremonium strictum 1 1 + 1 - 1 -
Alternaria alternata 10 а + 4 +++ 2 thee
5 ++ 4 + 3 ++
1 + 1 + 4 +
1 - 1 -
Aspergillus flavus 10 а + 4 +++ 1 +++
2 +++ 4 ++ 4 ++
2 ++ $ + 4 +
2 + 1 - 1 -
A. fumigatus 2 І + р ++ 2 ++
1 +++ 1
A. niger 7 2 ++ 2 eee 1 ++
з +++ 1 +++ 5 +
1 ++ 3 + 1 -
1 + 1 -
Cochliobolus spicifer 2 277 ЖҰТ De 1
1 »
Mucor hiemalis 1 1 + 1 + 1 -
Penicillium italicum 2 1 +++ 1 ++ 1
1 - 1 - 1
Ulocladium atrum 2 Di ALE %0 оя 1 ++
1 i:
Number of isolates +++ , high activity
* , low activity ++++ | very high activity
+ , fair activity
no activity
Table II: Enzymatic activities of some fungi isolated from rotted lemon
Tableau II: Activité enzymatique des espèces fongiques isolées de citrons moisis.
substances are known to enhance pectic enzyme production (Fogarty & Kelly, 1983). In
the present investigation, some isolates related to Aspergillus proved to be good
producers of pectinases. Many species of Aspergillus are known to be pectolytic and are
Source : MNHN. Paris
122 A-L.E. MAHMOUD and S.A. OMAR
in fact the usual source of industrial pectinases (Blain, 1975; Barbesgaard, 1977; Fawole
& Odunfa, 1992).
One isolate of each of Acremonium strictum, Alternaria alternata, A. flavus, A.
niger and P. italicum did not show any pectolytic activity during this study (Table II).
During screening for mycotoxigenicity of fungi isolated from rotted lemons, 17
out of 43 isolates were toxigenic (Table III). The toxigenic isolates were related to
Alternaria alternata (9 isolates) and A. flavus (8 isolates). With the remaining tested
fungi namely A. fumigatus, A. niger, Cochliobolus spicifer and P. italicum.
No. of No. of Mycotoxins
Organism tested toxigenic detected
isolates isolates
Alternaria alternata 15 9 Alternariol (AOH)
& Alternariol
monomethyl ether
(AME)
Aspergillus flavus 15 8 Aflatoxins B,& B,
A. fumigatus 2 - -
A. niger 7 - -
Cochliobolus spicifer 2 - =
Penicillium italicum 2 = 5
Table III: Mycotoxin-producing potential of some fungi isolated from rotted lemons.
Tableau III - Mycotoxines produites par les espèces fongiques isolées de citrons moisis.
Alternaria alternata was the main mycotoxin producer where 60% of its
isolates produced toxins. 2 isolates produced alternariol (AOH) and one isolate
produced alternariol monomethyl ethers [AME] whereas 6 isolates produced both AOH
and AME. These results are in accordance with those of Vinas et al. (1992) who
reported that Alternaria isolated from decayed apples produced AOH and AME on
yeast extract sucrose medium. They found that among the examined isolates, 14.7%
produced AOH and 22.6% produced AME.
From 15 isolates of A. flavus, 18 isolates produced aflatoxins B and B . 2
isolates produced aflatoxin B and 6 isolates produced aflatoxins B and B. Our data are
in agreement with those of Varma & Verma (1987) who found that 3 isolates of A.
flavus out of 7 isolates from oranges were aflatoxigenic. The association of
aflatoxigenic species such as A. flavus and A. parasiticus with citrus fruits was
previously reported (Nolte & Vanloeseeke, 1940;Varma, 1985).
The ability of toxigenic isolates of both Alternaria alternata and A. flavus to
produce mycotoxins in healthy lemons were shown in Table IV. From 9 isolates of
Alternaria alternata, 16 isolates produced AOH and AME. These findings are in good
agreement with those of Stinson et al. (1981) who found that AOH and AME were the
predominant mycotoxins which were produced in Alternaria- infected oranges and
lemons. These toxins were also the major mycotoxins produced in apple and other
fruits infected with Alternaria spp. (Stinson et al., 1980).
Source : MNHN, Paris
PHYSIOLOGY OF LEMON ROTTING FUNGI 123
No. of No. of Mycotoxins
Toxigenic fungus tasted + ve detected
isolates ^ isolates
Alternaria alternata 9 6 Alternariol (AOH)
& Alternariol
monomethyl ether
(AME)
Aspergillus flavus 8 3 Aflatoxins B,6 B,
Table IV: Ability of toxigenic fungi to produce mycotoxins on healty lemons.
Tableau IV: Capacité des espèces fongiques isolées à produire des mycotoxines sur citrons sains.
Three isolates (37.5%) of toxigenic A. flavus produced aflatoxins B and B in
lemons. The experimental production of aflatoxins in citrus fruits and fruit juice such as
mosambi (Citrus sinensis), orange (C. reticulata) and lemon (C.limon Syn.) have been
reported by other workers (Singh & Sinha, 1982; Varma, 1985).
The comparatively lower yield of aflatoxins by toxigenic isolates in lemons
than the yeast extract sucrose liquid medium may be due to the presence of citric acid
and citrus oil (Alderman & Marth, 1976). Keffard (1966) reported the presence of acids
(5-6%) in lemon with the dominance of citric acid. Citric acid supports growth but not
aflatoxin production (Davis & Diener, 1968).
Results obtained during this study clearly indicated that fungi isolated from
rotted lemons had a high ability to produce cell-wall degrading enzymes which are
important in breakdown of organic matter and in fruits deterioration. In addition, the
production of some mycotoxins in infected lemons may constitute a potential hazard to
human health. The possibility exists that contaminated fruits may be incorporated into
processed products, such as juice and preserves, through faulty sorting procedures or
neglect and thus constitute a potential health hazard.
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ESTUDIO SOBRE PYRENOMYCETES SENSU LATO
DE MENORCA'
J. CHECA, M.N. BLANCO y J.M. BARRASA
Departamento de Biología vegetal, Universidad de Alcalá de Henares.
28871 Alcalá de Henares. Madrid.
RESUMEN - Se realiza un catálogo comentado de 14 táxones de pirenomicetes sensu laro, pertenecientes a
los órdenes Diaporthales, Diatrypales, Dothideales, Sordariales y Xylariales, encontrados sobre restos de
flora mediterránea en la isla de Menorca, que resultaron ser nuevas citas o especies poco citadas en la
micoflora española.
PALABRAS CLAVE - Pyrenomycetes, corología, Menorca, España.
ABSTRACT - A checklist containing 14 new taxa or rarely recorded to Spain of Pyrenomycetes sensu lato,
growing on different plant debris of the mediterranean flora from Menorca and included in Diaporthales,
Diatrypales, Dothideales, Sordariales and Xylariales, is given.
KEY WORDS - Pyrenomycetes, chorology, Menorca, Spain.
INTRODUCCION
El Proyecto de investigación "Flora Micolégica Ibérica" pretende realizar un
catálogo actualizado de las especies de hongos de la Península Ibérica y Baleares. De manera
general, los pirenomicetes sensu lato asociados a la vegetación mediterránea o referidos a
diversas regiones de nuestra geografía, han sido escasamente estudiados y no existen datos
suficientes que permitan alcanzar un conocimiento real de la micoflora en dichas áreas
geográficas. La presente relación de especies de pirenomicetes encontrados sobre restos de
plantas de marcado caracter mediterráneo, procedentes de diversas localidades de la isla de
Menorca, contribuirá a ampliar el conocimiento de las afinidades de estos hongos por el tipo
de sustrato y su diversidad en dicha región. Por otro lado, ciertas observaciones referentes a
Caracteres taxonómicos y morfológicos, servirán para una adecuada identificación de los
táxones tratados y su diferenciación con los más estrechamente emparentados.
Los trabajos previos más relevantes sobre pirenomicetes llevados a cabo en el
archipiélago balear, se deben a Knoche (1921) y Malengon & Bertault (1972). Además, un
catálogo de ascomicetes de las islas Baleares que incluye 132 especies, de las que 35
Corresponden a pirenomicetes, ha sido recientemente realizado por Arroyo et al. (1990).
"Trabajo financiado por la DGICYT y el CSIC con cargo al proyecto Flora Micológica Ibérica (PR87-0370).
Source : MNHN, Paris
126 J. CHECA, M.N. BLANCO y J.M. BARRASA
En el presente trabajo se citan y comentan 14 especies de pirenomicetes que
constituyen nuevas citas para la micoflora española.
MATERIAL Y METODOS
El material estudiado fue recolectado durante la IV Campaña Micológica
programada por el Proyecto "Flora Micológica Ibérica", y llevada a cabo entre el 17 y 19 de
noviembre de 1990 en la isla de Menorca. Dicho material procede de las ocho localidades
siguientes: Binifamis, Cala Caldana, Es Grau, La Vall, Salayor, Santa Catalina, Santa
Eulalietal y Son Morell.
Las preparaciones se han montado en agua destilada o KOH al 2% y las fotografías
han sido realizadas en un microscopio Nikon modelo Labophot, con sistema de
microfotografía incorporado Nikon modelo AFX-DX.
El material estudiado se encuentra depositado en el herbario del Departamento de
Biología Vegetal de la Universidad de Alcalá de Henares (AH).
TABLA 1
Citas bibliograficas previas de pyrenomycetes s. lato en menorca
Capnodium elaeophilum Prill. Moret & Nadal (1984)
Diaporthe perexigua Sace. González Fragoso (1919)
Hysterium angustatum Alb. & Schwein. Malençon & Bertault (1972)
Phyllachora graminis (Pers.) Fuckel Jorstad (1962)
Pleospora herbarum (Fr.) Rabenh. ex Ces. & de Not. | González Fragoso (1919)
Pleurage curvula (de Bary) Kuntze.. Malengon & Bertault (1972)
Rhaphidophora terebinthi Fabre. Malençon & Bertault (1972)
Venturia inaequalis Cooke Cardona (1979)
MATERIAL ESTUDIADO
Loculoascomycetes
Orden Dothideales
Famillia Herpotrichiellaceae
Capronia moravica (Petrak) E. Müller, O. Petrini, P. Fisher, G.J. Samuels & A.Y. Rossman
= Herpotrichiella moravica Petrak
MENORCA: La Vall, Ciutdadella, 30TEE8033, en hojas de Olea europea, J. Checa, 17-XI-
1990, AH 14581; ibidem, en tallos de Scirpus spp., 17-X1-1990, AH 14579.
Los géneros Capronia y Acanthostigmella, constituyen actualmente la familia
Herpotrichiellaceae Munk, que fue estudiada por Miiller et al. (1987), basándose
principalmente en la variabilidad esporal y en las relaciones anamorfo-teleomorfo.
C. moravica, es una especie típica de Fagus. Nuestro material procede de
vegetación mediterránea, sin embargo la descripción coincide con Munk (1957).
Source : MNHN, Paris
PYRENOMYCETES DE MENORCA 127
Familia Leptosphaeriaceae
Leptosphaeria sicula Sacc. & Beltrani
Figs. 3-5
MENORCA: Son Morell, Ciutdadella, 31TEE7531, en cladodios secos de Opuntia ficus-
indica, J. Checa, 17-X1-1990, AH 14630.
Caracterizada por el hábitat y sus esporas claviformes (23-26 x 5-6 mm), con
Cuatro células apicales cortas y tres caudales más largas, débilmente constreñidas. Los
ascomas presentan una ancha base y una depresión apical con un prominente ostiolo
cilíndrico.
Especies próximas son L. tetonensis (Ell. & Ev.) Rehm, L. artemisiae (Fuckel)
Auersw., Lhelminthospora (Ces.) Ces. & de Not., L. hipanica Checa & Moreno (Holm,
1957; Shoemaker, 1984; Checa & Moreno, 1987) y L. opuntiae Dodge. Todas ellas se
diferencian de L. sicula por variaciones en el tamaño de las esporas y en el número de septos.
L tetonensis, tiene ascésporas constrefiidas en un septo supramedio, con 2 septos
transversales en la parte superior y 3 en la parte basal que es más larga. L. artemisiae, tiene
esporas constreñidas en el medio, con 2 septos en la parte superior y 2 en la inferior. L.
helminthospora presenta esporas con 3 septos en la porción superior y 45 en la inferior.L.
hispanica presenta 7-(8) septos con constricción en el medio y apéndices globosos terminales.
Por último, L. opuntiae, comparte el hábitat con L. sicula, pero únicamente posee 3 septos
esporales (Dodge, 1937).
Leptosphaeria tetonensis (Ell. & Ev.) Rehm
Figs. 6-7
MENORCA: Sta. Catalina, carretera Fornells a Mahón, en restos leñosos de Ficus carica, J.
Checa, 12-XI-1990, AH 14629.
La descripción coincide con Holm (1957) y Shoemaker (1984).
Familia Lophiostomataceae
Lophiostoma vicinum (Sacc.) Sacc.
Figs. 10-11
MENORCA: La Vall, Ciutdadella, 31TEE8033, en ramas de Quercus ilex, J. Checa, 17-XI-
1990, AH 14644.
Especie caracterizada por sus esporas bicelulares, pigmentadas, finamente
punteadas, con la porción superior ensanchada junto al septo.
Se trata de una especie poco comün (Holm & K. Holm, 1988). En España sélo se
conoce con anterioridad del noroeste peninsular (González Fragoso, 1926). El sustrato
característico de esta especie es Quercus (de donde proceden las citas espariolas), Salix y
Populus (Chester & Bell, 1970).
Familia Phaeosphaeriaceae
Phaeosphaeria herpotrichoides (de Not.) L.Holm
= Leptosphaeria herpotrichoides de Not.
Figs. 1-2
MENORCA: Sta. Catalina, carretera de Fornells a Mahôn, en restos leñosos de Ficus carica,
E. Descals, 12-X1-1990, AH 14598.
Source : MNHN, Paris
128 J. CHECA, M.N. BLANCO y J.M. BARRASA
Figs. 1-9.- 1-2: Phaeosphaeria herpotrichoides (de Not) L.Holm, ascósporas. 3-5: Leptosphaeria sicula
басс. & Beltrani, asco y ascósporas. 6-7: Leptosphaeria tetonensis (Ell. & Ev.) Rehm, ascósporas. 8-9:
Phaeosphaeria typharum (Desm.) L Holm, ascos y ascósporas (barras- 10 mm).
Source : MNHN, Paris
PYRENOMYCETES DE MENORCA 129
Sólo citada en una ocasión en la micoflora española, procedente de Zaragoza
(Alfaro, 1955).
Phaeosphaeria typharum (Desm.) L.Holm
= Leptosphaeria typharum (Desm.) P.Karsten
Figs. 8-9
*MENORCA: Es Grau, En tallos de Typha angustifolia, J. Webster, 12-XI-1990, AH 14642.
El táxon más próximo citado en España corresponde a L. typharum ssp.
papyrogena Sacc. (Urrfes, 1941).
Pyrenomycetes s.str.
Orden Diaporthales
Familia Valsaceae
Valsa ceratosperma (Tode:Fr.) Maire
MENORCA: Binifamis, Alayor, 319FE0128, en ramas de Cistus albidus, J. Checa, 15-XI-
1990, AH 14603.
Coincide con la descripción de Spielman (1985).
Orden Diatrypales
Familia Diatrypaceae
Cryptosphaeria lignyota (Fr.:Fr.) Auersw.
MENORCA: Sta. Eulalietal, Mercadal, 31SEE9725, en tallos de Lonicera periclymenun, J.
Checa, 16-XI-1990, AH 14626.
Citada con anterioridad en Populus sp. (Glawe & Rogers, 1984; Rappaz, 1987). Es
próxima a C. eunomia (Fr.:Fr.) Fuckel, de la que se diferencia por el tamaño esporal (7-8 x 2-
2.5 mm) y por la ausencia de una línea entostromática ventral definida.
Eutypa abscondita (Mont.) F. Rappaz
MENORCA: Salayor, Son Bou, 31SEE9117, en tallos de Daucus sp., 1. Сһеса, 16-ХІ-1990,
AH14656.
Especie característica de Daucus sp. (Rappaz, 1987).
Orden Hypocreales
Familia Niessliaceae
Trichosphaerella decipiens E. Bommer
MENORCA: Es Grau, en tallos de Juncus acutus, J. Webster, 12-X1-1990, AH 14643.
Especie común en angiospermas. Se diferencia de T. ceratophora (Höhnel)
E.Müller, por la presencia en esta última de setas ramificadas (Müller & Arx, 1962).
Orden Sordariales
Familia Lasiosphaeriaceae
Podospora horridula (Sacc.) Dennis & S. Francis
Figs. 12-15
MENORCA: Son Morell, Ciutdadella, 31TEE7531, en cladodios secos de Opuntia ficus-
indica, J. Checa, 17-X1-1990, AH-14533.
Source : MNHN, Paris
130 J. CHECA, M.N. BLANCO y J.M. BARRASA
Figs.10-16.- 10-11:Lophiostoma vicinum (Sacc.) Sacc., asco y ascósporas. 12-15: Podospora horridula
(Sacc.) Dennis & S. Francis, 12; ascos y ascósporas, 13; ascóspora inmadura mostrando el apéndice, 14;
ascóspora madura con apéndice y opérculo, 15; ascóspora madura sin apéndice. 16: Anthostomella tomicum
(Lév.) Sacc., ascos y asc6sporas. Figs. 10-11, 13-16 (barras= 10 mm), Fig.12 (barra= 40mm).
Source : MNHN, Paris
PYRENOMYCETES DE MENORCA 131
Se caracteriza por fructificar en restos de Opuntia sp. (Francis & Sparrow, 1984),
lo que la diferencia de las demás especies del género, fundamentalmente coprófilas.
Ascósporas (34-44 x 13-16 mm) pardas, elipsoidales y curvadas en vista lateral, con un
opérculo en un extremo y un apéndice hialino en el otro, que desaparece al madurar.
Chaetosphaeria inaequalis (Grove) W. Gams & Hol.-Jech.
MENORCA: La Vall, Ciutdadella, 31TEE7531, en restos leñosos de Ficus carica, J. Checa,
17-X1-1990, AH 14652.
Taxon cosmopolita, cuyo anamorfo (Gonytrichum caesicum var. caesicum), està
presente también sobre el sustrato.
Orden Xylariales
Familia Xylariaceae
Anthostomella tomicum (Lév.) Sace.
Fig. 16
MENORCA: La Vall, Ciutdadella, 31TEE8033, en tallos de Scirpus sp., J. Checa, 17-XI-
1990, AH 14578.
Se diferencia fácilmente por sus grandes peritecios (616 x 770 um) y el largo pie
del asco (30 um) (Francis, 1975). Taxon principalmente asociado a especies de Scirpus.
Hypoxylon conostomum Mont.
MENORCA: Binifamis,, 31SFE0128, en ramas de Pistacia lentiscus, J. Checa, 15-X1-1990,
AH 14597; ídem, AH 14597; ibídem, en restos leñosos de Olea europea var, sylvestris, 15-
ХІ-1990, АН 14596.
Especie encuadrada en la sección Primo-Cinerea, subsección Papillata (Miller,
1961). Sus ascomas semiglobosos, rojizos cuando jóvenes y negros en la madurez, y esporas
con una línea germinativa helicoidal, constituyen los caracteres más representativos de esta
especie.
Las citas previas de H. conostomum, sobre restos de madera en la Guayana
francesa y Venezuela (Miller, 1961) y Puerto Rico (Rogers, 1978), indican una distribución
tropical. Sin embargo, cierta afinidad por la vegetación mediterránea y una distribución
extratropical, se ponen de manifiesto con las citas aquí presentadas.
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BASIDIOMYCÈTES APHYLLOPHORALES DE L’ILE
DE LA RÉUNION.
XVIII LES SISTOTREMATEAE
Jacques BOIDIN' et Gérard GILLES?
117 ше Duguesclin, 69006 Lyon, France
* 109 rue des Rosiers, 40400 Tartas
RÉSUMÉ - Sont traités les genres Sistotrema, Sistotremastrum, Sistotremella et Galzinia. Dix
espèces sont signalées dont deux nouvelles: Sistotrema cadetii et Sistotremella cystidiolophora.
ABSTRACT - Here the genera Sistotrema, Sistotremastrum, Sistotremella and Galzinia are dealt
Ten species are mentioned among them two new species: Sistotrema cadetii and Sistotremella
cystidiolophora
MOTS-CLÉS - Sistotrema, Sistotremastrum, Sistotremella, Galzinia; systématique.
Nous poursuivons l'étude des Aphyllophorales de cette île de l'Océan Indien
Les lieux de récolte seront dénommés comme dans les articles précédents (voir Boidin
& Gilles, 1991), et la numérotation des espèces prend la suite de la dernière publication
(Boidin, Lanquetin & Gilles, 1993).
Une révision des Sistotremateae Parmasto d’Europe est en cours de publication
dans le Bulletin de la Société Mycologique de France (Voir Boidin & Gilles, 1994), où
seront proposées des clés de détermination comprenant toutes les espèces du monde
suffisamment décrites. Nous nous contenterons donc, ci-dessous, de présenter
brièvement les espèces déjà connues rencontrées à la Réunion, et décrirons deux
espèces nouvelles: Sistotrema cadetii et Sistotremella cystidiolophora, espèces qui ont
été placées dans les clés que nous venons d'évoquer.
Clé des Sistotrema de la Réunion
1 - Basides à 4-6, 4-8 ou 6-8 stérigmates
1 - Basides à 4 stérigmates au maximum
2 - Sans cystidioles ni gloéocystides; petites basides urniformes, 12-20-(25) x 4,5-6 um
prés de la base; spores subréniformes 5,2-6,5 x 2,7-3,7 um.
111 - Sistotrema quadroporun
2- Des cystidioles ou des gloéocystides; spores et basides plus grandes . S
E E ELM СП ШЕ ЕЕ ПІ оп
spores ellipsoides 9,5-11 x 5-6 um 114 - Sistotremella cystidiolophora n. sp.
Source : MNHN, Paris
134 J, BOIDIN et G. GILLES
3 - Gloéocystides, 40-75 x 6,5-9,5 um; spores cylindriques 9,5-11 x 4-5,5 um.
н . 116 - Hyphoderma (ex Galzinia) occidentale
4 - Spores tétraédriques . .112 - Sistotrema subtrigonospermum
4 - Spores ellipsoides, cylindriques ou allantoides .. 5.10;
5 - Basides subtubulaires peu étranglées à mi-l hauteurs spores ellipsoïdes 4,5-6 x 2 3
UM...... .113 - Sistotremastrum cf. suecicum
5 - Basides nettement urniformes. 6
6 - Spores à paroi ferme et cyanophile, ellipsoides, 3,5-4,2-(5) x 2-2,8 um
. 115 - Sistotremella perpusilla
Ді
10 - Sistotrema aff. octosporum
8
108 - Sistotrema cadetii n. sp.
9
6 - Spores à paroi mince, non cyanophile.
7 - Spores subfusiformes, 3,8-5 x 2-2,5 um.
7 - Spores cylindriques ou allantoides..
8 - Spores allantoides élancées, 7-9 x 1,8-2,5 um.
8 - Spores ne dépassant pas 6um de longueur..
9 - Basidiome lisse; spores suballantoides, 3,5-4,5 x 1,2-1,75 um.
.109 - Sistotrema cf. oblongisporum
9 Basidiome grandinioïde à odontioïde, riche en cristaux; spores 3,7-5 x 2-2,5 um ......
107 - Sistotrema brinkmannii
A-LE GENRE SISTOTREMA PERS.:FR 1821
107 - Sistotrema brinkmannii (Bres.) J. Erikss. stricto sensu.
Deux récoltes nettement grandinioides, riches en cristaux, aux spores
cylindriques déprimées, 3,7-5 x 2-2,5 um sont à signaler: LY 11561, sur souche,
Palmistes II; 11574, sur branches au sol, même secteur, donc à environ 1200m.
d'altitude.
108 - Sistotrema cadetii nov. sp. Pl. 1C
Jacens, tenue, laeve, adhaerens, cinereo-album, margine pruinosa. Hyphae
basilares x 2,5-4,5 um, fibulatae, pariete tenui. Basidia uniformia, collo elongato ubi
таша, 25-32 х 4,5-5 ит summo, x 5-6 um demissius, (6)-8 sterigmatibus. Sporae
suballantoideae, 7-9 x 1,8-2,5 um. Holotypus LY 11459.
Etalé, mince, lisse, adhérent, blanc grisátre (5 YR 7,2/2) (Munsell, 1954) à
marge pruineuse; en herbier discontinu mais non poruleux sous forte loupe.
Hyphes nombreuses, x 2,5-4,5 um, bouclées, à paroi mince, au contenu un peu
gras. Basidioles nettement urniformes puis basides allongées, 25-32 x 4,5-5 um au
sommet, à long col étroit, x 5-6 um vers le bas, à (6)-8 sterigmates. Spores cylindriques
de face, suballantoides de profil, (6,3)-7-9-(10) x 1,8-2,5 pm; X = 7,81 +/- 0,82 x 2,12
+/-0,18.
Récolte: LY 11459, holotype, sur Stellia sp., PK 9,5 à Bébour 111, leg. Th. Cadet, 30
avril 1985.
Cette récolte rappelle S. suballantosporum Hallenb. 1980 de l'Iran par ses
spores et ses basides, mais elle n’est pas pelliculaire et ses hyphes ne sont pas
ampullacées ni à paroi épaissie, ni groupées en cordonnets. De ce fait, elle ressemble
Source : MNHN, Paris
APHYLLOPHORALES DE LA RÉUNION 135
10 um
Planche I - C: Sistotrema cadetii LY 11459, holotype; Ob: Sistotrema cf. oblongisporum, LY 11178;
Oc: Sistotrema aff. octosporum LY 11202; Q: S. quadrisporum LY 11814: S: S. subtrigonospermum
LY 11254; S.c: Sistotremella cystidiolophora LY 11429, holotype; Su: Sistotremastrum cf. suecicum,
LY 14246; H: Hyphoderma (ex Galzinia) occidentale (Rogers), LY 11437.
Source : MNHN, Paris
136 J. BOIDIN et G. GILLES
davantage à la récolte « Romell 3963 » des Corticiaceae of N. Europe (p. 1373, fig.
716). Nous dédions cette espèce à son récolteur, le Professeur Thérésien CADET, qui,
au cours de sa vie malheureusement trop brève, a fait progresser la connaissance et la
défense de la végétation de la Réunion, nous a accueilli dans son île et aidé à
reconnaître les bois supports de nos Aphyllophorales.
109 - Sistotrema cf. oblongisporum Christians. & Hauersl. in Christ. Dansk Bot. Ark.
19: 82, fig. 61, 1960; Eriksson et al. Cort. N. Europe 7: 1345, fig. 695-696, 1984;
Hallenberg, Mycotaxon 21: 396, fig. 3, 1984; Boidin & Gilles, Bull. Soc. Mycol. France
110: pl. 4, fig. 0 (sous presse).
Etalé, lisse, blanc, trés mince, trés poruleux sous la loupe, avec marge amincie;
aspect de forte pruine en herbier.
Quelques hyphes inférieures, régulières, bouclées, x 2,5-3 um, au contenu un
peu gras. Basides urniformes petites, 10-14 x 3-3,5 um au sommet, x 4-4,5 um plus bas,
à (6)-8 stérigmates. Spores allantoides, 3,5-4,5 x 1,2-1,75 um, lisses. (PL. 1, Ob)
Récoltes: toutes sur branches récemment élaguées de Cryptomeria japonica: LY 11178,
Cilaos V-85, 11246, Cilaos X-85, donc entre 1.400 et 1.500 m d'altitude.
Ces récoltes ont les caractéres: spores allantoides, hyphes étroites, ... de S.
oblongisporum; toutefois, les basides et les spores sont plus petites qu'en Europe (pour
Eriksson et al. les spores mesurent (4,5)-5-6 x 1,5-2 um) comme cela arrive souvent
pour les récoltes de pays chauds.
110 - Sistotrema aff. octosporum (Schroet.) Hallenb. in Eriksson et al. Cort. N Europe
7: 1349, 1984.
Etalé, lisse, finement poruleux sous la loupe, à marge atténuée un peu
pulvérulente, blanc sale ou légèrement jaunátre (2,5 Y 8/2, 8/2,5).
Sur quelques hyphes inférieures, x 4-5,5 um, régulières, bouclées, à paroi mince
ou à peine ferme, contenant de petites gouttes huileuses, naissent des hyphes sous-
hyméniales peu distinctes, irrégulieres, x 3-4 um. Basides urniformes, 10-17 x 3,5-4 um
au sommet, 4,5-6 um plus bas, à 8 stérigmates. Spores étroitement fusiformes, à
tendance amygdaliforme, 3,8-5 x 2-2,5 шп (РІ. 1, Ос).
Récolte: LY 11202, sur Lantana camara, Cilaos V1II-85, altitude 1400 m.
Cette unique récolte s'apparente au S. octosporum européen sensu Eriksson et
al. (1984), mais en diffère par ses basides à 8 stérigmates, ses spores plus minces et à
tendance amygdaliforme. Par la taille des spores et le nombre de stérigmates, elle est
plus proche du S. commune J. Erikss. tel que le décrit Christiansen (1960, p. 82), espèce
mise en synonymie avec S. octosporum dans les Corticiaceae of N. Europe.
111 - Sistotrema quadrisporum Hallenb. & Hjortst. Mycotaxon 31: 442, fig. 3, 6 mai
1988 (ou S. hispanicum Duenas, Ryv. & Tell. apud Duenas & Tell. Ruizia 5: 130, 1988,
dont la date exacte de parution n'est pas connue).
Nous ne pouvons citer qu'une récolte, jeune et non encore grandinioide, aux
basides à 4 stérigmates, aux spores oblongues de face, cylindriques faiblement
déprimées de profil, 5,2-6,5 x 2,8-3,7 um, binucléées. x = 5,60 +/- 0,36 x 3,22 +/- 0,21;
R+ 1,74. (PL 1, Q).
Source : MNHN. Paris
APHYLLOPHORALES DE LA RÉUNION 137
Récolte: LY 11814, sur Rubus alcaefolius, Maïdo, octobre 1985, leg. Y. Chamard.
112 - Sistotrema subtrigonospermum Rogers, Univ. lowa St. N.H. 17: 22, pl. 2, fig.
10, 1935; Eriksson et al. Cort. N. Europe 7: 1365, fig. 709, 1984.
Cette espéce américaine trés bien caractérisée par ses spores tétraédriques est
connue en Europe, et a été ramassée à la Réunion: LY 11185, sur grosse branche
pourrie au sol, Cilaos VINI-85; 11254, Cilaos X-85; 11361, sur légumineuse, Etang salé-
85; 14408, le Tremblet-90. Si les deux premières récoltes ont été faites en altitude, les
deux dernières l’ont été, au contraire, près des côtes.
B - LE GENRE SISTOTREMASTRUM J. ERIKSS.
Symb. Bor. Upsal. 16: 62, 1958.
113 - Sistotremastrum cf. suecicum Litsch. apud Erikss., loc. cit.; Eriksson et al.
Cort. N. Europe 7: 1377, fig. 719, 1984.
Les quatre récoltes citées ci-dessous rappellent le S. suecicum. Toutefois les
basides sont ici plus trapues, 12-17 x 5,5-6 um au sommet et portent 5 à 8 stérigmates,
les hyphes sont plus larges, x 3-4 um, et surtout, les spores ellipsoïdes sont plus
épaisses, (4)-4,7-5,5-(6) x 2,7-3,2 um. En 1984, Eriksson et al. notent: « basidia ...
usually with 6, less often 4 sterigmata », et spores «4,5-6 x 1,5-2 m narrowly
ellipsoid ». Remarquons cependant qu’en 1958, J. Eriksson notait « (4)-6-8 stérigmata »
et surtout que les spores de la figure 719, si l'on se réfère à l'échelle qui les
accompagne, font, en fait, 4,6-5,6 x 2,4-2,7 um, ce qui se rapproche de nos mesures.
(PL. 1, Su)
Récoltes: LY 11617, sur bois trés dégradé, Bébour I-85; 14080, sur Ganoderma
pourrissant, Maido-I-90; 14084, sur la souche portant le Ganoderma méme endroit;
14246, sur gros bois au sol, Palmistes VI-90.
C - LE GENRE SISTOTREMELLA HJORTST
in Erikss et al.: Corticiaceae of N. Europe 7: 1379, 1984.
Ce genre se distingue du genre Sistorrema par ses spores à paroi ferme et
cyanophile.
114 - Sistotremella cystidiolophora sp. nov. Pl. 1, S.c.
Jacens, tenuis, laevis, cinereo-alba. Hyphae angustae, fibulatae, tunica tenui.
Multae cystidiolae basi inflatae dein subcylindricae angustae, 45-60 x 6-9 um. Basidia
urniformia, 20-30 x 5,8-7 um collo longo, 4 sterigmatibus. Sporae ellipsoideae, 9,5-11
x 5-6 um valde metachromaticae, satis cyanophilae. Holotypus LY 11429.
Etalé, mince, continu, blanc grisátre, à marge rapidement amincie.
Hyphes peu nombreuses, difficiles à dissocier, étroites, x 1-3 um, à paroi mince,
avec boucles difficiles à bien voir. Nombreuses cystidioles renflées près de la base, puis
étroites, subcylindriques, parfois un peu moniliformes près du sommet, (30)-45-60 x 6-
9 um; leur paroi est un peu ferme dans la partie basale renflée. Basides urniformes 20-
Source : MNHN, Paris
138 J, BOIDIN et G. GILLES
30 x 5,8-7 um au sommet, 7-9 um plus bas, à 4 stérigmates longs de 5-6 um. Spores
ellipsoides, 9,5-11 x 5-6 um; X = 10,35 +/- 0,38 x 5,40 +/- 0,24; leur paroi est lisse, un
peu épaisse, très métachromatique au bleu de crésyl et assez cyanophile.
Récolte: LY 11429, sur Nastus borbonicus, Maïdo 1-85.
Par la forme et la taille de ses spores et basides, cette espèce rappelle le
Sistotrema intermedium Hjortst., mais s’en distingue par ses cystidioles, ses hyphes peu
distinctes à paroi très mince, ses spores à paroi ferme et cyanophile. Ce dernier
caractère nous oblige à placer notre espèce dans le genre Sistotremella qui ne
comprenait, jusqu'ici, que des espèces à petites basides portant 6-8 stérigmates.
Comme le genre Sistotrema, il faut l'élargir pour y inclure cette espèce à 4 stérigmates,
et, qui plus est, porteuse de cystidioles.
115 - Sistotremella perpusilla Hjortst. in Erikss. et al. Cort. N. Europe 7: 1381, fig.
721,1984.
Nous ne redécrirons pas cette petite espèce bien connue en Europe.
Récoltes: LY 12483, sur Cryptomeria japonica, Bébour 1-87; 12512, sur Philippia sp.,
Textor-87.
D-LE GENRE GALZINIA BOURD.
Ass. Fr. Avanc. Sc. 45: 577, 1922
Aucune vraie récolte de Galzinia n’est à signaler. Toutefois LY 11437, sur
Nastus borbonicus, route du Maïdo, vers 1680 m, 28 avril 1985 correspond au Galzinia
occidentalis Rogers 1944. Après hésitations, car nous ne connaissons pas la disposition
des fuseaux méiotiques dans la baside des Galzinia, nous avons transféré cette espèce
dans le genre Hyphoderma, car elle ressemble beaucoup à certains Hyphoderma et
notamment à H. subdefinitum Erikss. & Strid 1975, aux basides dites suburniformes par
ses auteurs. Le genre Hyphoderma ayant été traité antérieurement a la Réunion (Boidin
& Gilles, 1991), nous décrirons ici cet ex-Galzinia, qu'il faudrait ajouter dans notre clé,
en bas de la page 99, à 19-, après l'Hyphoderma sp. LY 14312; il se distingue de ce
dernier par un basidiome lisse, des basides suburniformes, plus longues et non
piquetées de cristaux à l’état jeune...
116 - Hyphoderma occidentale (Rogers) Boid. & Gilles, Bull. Soc. Mycol. France,
sous presse; Galzinia occidentalis Rogers, Mycologia 36: 102, fig. 14, 1944.
Etalé, très mince, blanc grisâtre (10 YR 7,5/1), à marge indifférenciée,
discontinu sous forte loupe.
Coupe haute de 60 pm environ, faite de quelques hyphes inférieures peu
régulières, vite collapsées, à paroi mince, aux cloisons bouclées assez rapprochées,
larges de 2,5-3,5 um. Leptocystides cylindriques, obtuses, au contenu homogène SA.,
37-75 x 6,5-9,5 um, à paroi mince. Basides utriformes à suburniformes, 22-30 x 6-7 um
au sommet, 7,5-9 um près de la base, à 4 stérigmates en doigt de gant quand ils sont
jeunes. Spores cylindriques ou oblongues, 9,5-11,2 x 4-5-(5,5) um; X = 10,40 +/- 0,55
x 4,49 +/- 0,20. (PI. 1, H)
Source : MNHN, Paris
APHYLLOPHORALES DE LA RÉUNION 139
Cette récolte Réunionnaise montre des basides et des spores un peu plus petites
que celles des récoltes Frangaises (Boidin & Gilles, sous presse) cas fréquemment
constaté entre récoltes des pays chauds et des pays tempérés.
Nos remerciements s'adressent à Jean-Claude Léger pour ses traductions latines.
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
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CHAMPIGNONS CELLULOLYTIQUES DU SOL
DES ZONES ARIDES DU SAHARA ALGÉRIEN
MISE EN ÉVIDENCE DE L'ACTIVITÉ CELLULASIQUE
Farida BEKHOUCHE , André BRETON’, Brigitte GAILLARD-MARTINIE*
' Laboratoire de Microbiologie, Institut INATAA, Université de Constantine,
Route Ain El Bey, Constantine, Algérie.
? Laboratoire de Microbiologie, INRA, Centre de Recherche
de Clermont-Ferrand - Theix, 63122 Saint-Genés Champanelle.
RÉSUMÉ - 38 espèces de micromycètes ont été isolées de six échantillons de sol saharien issus de
différentes localités (Biskra, Touggourt et Ouargla). Ces espèces (mésophiles) appartiennent aux
groupes des Phycomycètes, Deuteromycètes et Ascomycètes. Le test de cellulolyse, selon la
technique de Tansey (1971), nous a permis de retenir une souche cellulolytique inédite de
Lasiobolidium orbiculoides. Ce test a révélé deux types d’hydrolyse:
* une hydrolyse franche, dans le cas d'Aspergillus terreus qui au bout de 90 jours, atteint
une cellulolyse de 50 mm de hauteur.
* une hydrolyse graduelle, dans le cas de Lasiobolidium orbiculoides, qui atteint en 90 jours
une zone de lyse de 16,5 mm de hauteur.
ABSTRACT - Thirty eight fungal species were isolated from six samples of soil collected from
following saharan localities: Biskra, Touggourt and Ouargla. Species identified are mesophiles
representing Phycomycetes, Deuteromycetes and Ascomycetes. Following Tansey’s technic (1971)
the cellulolysis test permitted to select a cellulolytic strain of the ascomycete Lasiobolidium
orbicularis. The test conducted in a test tube revealed two types of hydrolyses:
* A straight way type as with Aspergillus terreus which in 90 days reached a cellulolyse of
50 mm high.
* A gradual type as with Lasiobolidium orbicularis which reaches 16,5 mm high in 90 days.
MOTS-CLÉS - Champignons, isolement, identification, sol saharien, cellulose, cellulolyse.
INTRODUCTION
Bien que défavorisés sur le plan climatique, les sols désertiques peuvent abriter
des espèces fongiques relativement variées.
Des centaines d'espèces appartenant aux groupes des Deutéromycètes,
Ascomycètes et Phycomycètes ont fait l’objet d’études dans différents sols désertiques
de I’ Afrique, de l'Asie et des Etats-Unis (Domsh et al., 1980).
Sur les champignons coprophiles du sud algérien, poursuivant les travaux de
Faurel et Schotter (1964a, 1964b - 1965), Locquin-Linard (1988) a recensé plus de 300
espèces coprophiles dans les zones arides et semi-arides du Nord de I’ Afrique.
Source : MNHN, Paris
142 F. BEKHOUCHE et al.
Dans les sols désertiques d'Egypte, Mouchacca (1982) a pu mettre en évidence
la présence d'une centaine d'espèces fongiques.
Pour cela, nous nous sommes intéressés à l'étude des micromycètes des sols
sahariens et à une évaluation de leur activité cellulasique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
1. Localisation des sols analysés
Six échantillons de sol ont été prélevés en avril 1985 selon la technique de
Guillemat et Montegut (1965) dans les régions de Zibans (Région de Biskra) et d’oued
Righ (Région de Touggourt et Ouargla).
- Zone des Zibans: Région de Biskra
Sol A: Commune de Farfar, sol de sable fin non irrigué, pourvu d'un couvert végétal.
Sol B: Commune de Benchagroune, sol sablonneux, irrigué, couvert d'une couche de
sel en surface avec végétation.
Sol С: Commune de Tamarine, sol irrigué, couvert d'une couche de sel en surface avec
végétation.
Sol D: Commune de Tamarine, sol irrigué, avec un couvert végétal.
- Zone d'oued Righ: Région de Ouargla
Sol E: Commune de Ouargla, sol peu irrigué avec une végétation pauvre.
Sol Е: Commune d’El-Rouisset, sol irrigué avec présence de végétation.
Les échantillons de sols ont été conservés à température ambiante durant 30
jours.
2. Technique d’isolement et d'identification
Les échantillons étudiés ont été mis en suspension dans une solution isotonique
A 9%o de NaCl et les dilutions de 10* et 10? ont été effectuées. Pour chaque milieu
d'isolement utilisé, dix boites de Pétri furent ensemencées avec 0,5 ml de suspension
réparti en surface.
Trois milieux nutritifs ont été employés:
- le milieu d'Emerson: favorable au développement des micromycétes
thermophiles (50°C) et mésophiles (25°C et 37°C) (Tansey & Jack, 1977).
- le milieu d’Eggins: utilisé au pH de la composition d’origine pH = 5 et à pH =
4 avec addition d'acide lactique, aux températures d'incubations de 37°C et 50°C
(Botton et al., 1985).
- le milieu extrait de malt (MEA): enrichi ou non en saccharose aux
températures d'incubations de 25°C, 37°C et 50°C (Botton et al., 1985).
Tous ces milieux de cultures sont additionnés de Streptomycine (100 mg/l) et de
pénicilline G (50 mg/l).
Le dénombrement des souches observées est évalué en nombre de colonies par
gramme d'échantillons de sol analysé.
L'évaluation des activités cellulolytique a été réalisé par la méthode de Tansey
(1971), avec incubation des cultures à 25°C et 37°C.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS CELLULOLYTIQUES DU SAHARA 143
RÉSULTATS ET DISCUSSION
- Fréquence des espèces observées
Des six échantillons de sol saharien étudiés, nous avons isolé un total de 38
taxons mésophiles appartenant aux groupes des Phycomycètes (3 espèces) des
Ascomycètes (8 espèces) et des Deutéromycètes (26 espèces) (Tableau 1).
Le nombre d'espèces isolées par échantillon de sol varie entre 6 et 13.
Nous avons constaté une forte densité fongique dans les sols A, D et F
caractérisés par une absence apparente de sel. Les sols B et C, au contraire, présentent
un nombre d'espèces relativement faible, probablement en raison de la présence de
NaCl. Le sel est considéré comme un facteur limitant pour le développement des
champignons dans le sol (Dubost, 1966,). Le résultat le plus faible s'observe dans
l'échantillon de sol E, qui présente d'autre facteurs limitant que le sel: manque d'eau et
une végétation pauvre.
Parmi les espèces recensées, seules, Aspergillus niger, Aspergillus terreus et
Penicillium chrysogenum sont présents dans les six sols. Les autres espèces ont une
distribution limitée à un ou deux sols. Les 38 espèces mésophiles détectées ont été
signalées dans les sols désertiques d'autres pays (Domsh et al., 1980); 27 de ces 38
espèces sont présentes dans certains sols arides de l'Egypte, avec comme dans notre cas
une fréquence élevée pour Aspergillus niger, A. terreus et Penicillium chrysogenum
(Mouchacca, 1982). Cette distribution floristique comporte également une espèce plus
largement répandue dans les excréments prélevés dans les régions arides du Nord de
l'Afrique: Lasiobolidium orbicularis. En effet Locquin-Linard (1988) a trouvé cet
Ascomycète dans 66% des 213 lots de divers échantillons de matières fécales d'origine
animale.
Par contre dans les sols du Sahara il est apparemment moins fréquent, surtout
présent dans l'échantillon F. Mouchacca (1982) signale également dans son étude un
Lasiobolidium non déterminé isolé d'un sol aride d'Egypte.
- Activité cellulolytique des souches isolées
Les résultats des activités cellulolytiques, évaluées après 30 jours d'incubation
suivant la méthode de Tansey (1971), révélent que 19 espéces s'avérent plus ou moins
cellulolytique avec, quelquefois, des réponses variables pour les souches d’une même
espèce. Ceci s'observe en particulier pour Penicillium chrysogenum (Tableau 2).
D'autre part deux types d'hydrolyses ont pu être observées:
* Une hydrolyse graduelle (G) qui s'effectue progressivement en direction
centrifuge: Emericella rugulosa et de Lasiobolidium orbiculoides.
* Une hydrolyse franche (F) qui apparait trés nette et qui se manifeste plus
rapidement: Aspergillus fumigatus, Aspergillus ochraceus et Aspergillus terreus.
Cette différence pourrait résulter d'une diffusion plus ou moins rapide du
complexe enzymatique dans le milieu (Tansey, 1971).
Parmi les 19 taxons cellulolytiques, les plus performantes à 37°C se révèlent
être Emericella rugulosa et Thielavia microspora et à 25°C: Aspergillus ochraceus,
Lasiobolidium orbiculoides et Fusarium solani. Seuls, Aspergillus terreus et
Aspergillus fumigatus sont très actifs à 37°C et à 25°C.
Source : MNHN, Paris
144
F. BEKHOUCHE et al.
Tableau I - Espèce observée à 25 et 37°C et nombre respectif de colonies/g de sol.
Table I - Species isolated at 25 and 37°C and the respective number of colonies/g of soil.
Espèces isolées
BISKRA
TOUGGOURT
OUARGLA
A B
с D
E F
Absidia corymbifera
410
Mortierella sp.
Rhizopus nigricans
Byssochlamys sp.
210
Emericella rugulosa
Eurotium amstelodami
Eurotium sp.
0,4 10°
Gymnascella aurantiaca
0,4 10°
Lasiobolidium orbiculoides
Microascus trigonosporus
2 10
Thielavia microspora
0,2 10°
Acremonium furcatum
0,8 10°
A. strictum
1410
A. sp.
0,2 10°
Aspergillus flavipes
A. fumigatus
A. niger
10,7 10°
2.6 10
0,2 10° 0,3 10°
A. ochraceus
0,7 10°
A. terreus
1.6 10° 10°
0,2 10
Botryotrichum piluliferum
610
Fusarium culmorum
210
F. oxysporum
0,710:
F. solani
210
Penicillium cyclopium
410
P. chrysogenum
0,7 10°
0410 0710
P. variabile
210
P. oxalicum
0,7 10°
P.sp.1
P.sp.2
Scopulariopsis chartarum
210°
Alternaria sp.
0,7 10°
Gilmaniella macrospora
0,7 10°
Stachybotrys chartarum.
0710
Ulocladium atrum
410
0,7 10°
U. chartarum.
410 0,7 10°
Myurothecium roridum
Phoma herbarum
210
[ Mycelium sterile
+
Les lettres A, B, C, D, E, F correspondent aux échantillons de sol.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS CELLULOLYTIQUES DU SAHARA 145
Tableau II - Hauteur d'hydrolyse (mm) aprés différents temps d'incubation.
Table II - High measure of the hydrolysis after different time of incubation.
Hauteur d' Hydrolyse en mm
Espèces cellulolytiques H | Sjours | 10jours | 20jours | 30jours
Emericella rugulosa (B) а 4 8 9 12
Gymnascella aurantiaca (F) Gi 2 3 3 3
Lasiobolidium orbiculoides (Е) G 4 7 9 13
Thielavia microspora (C) F 1 1 2 7
Th. microspora (F) Е 2 і 4 5 8
Aspergillus flavipes (A) Е 3 5 5
À. fumigatus (A) Е 45 8 10 15
‘A. niger (D) G D 2 2 2
A. niger (E) a 1 1 2 2
A. ochraceus (D) F 4 8 1s 17
A. terreus (A) F 5 8 9 15
A. terreus (В) F 6 10 12 15
A. terreus (C) ae 45 29 11 15
A. terreus (F) F 5 6 13 15
Fusarium oxysporum (D) G Е 2 5 6
F. solani (D) F 2 6 10 13
Penicillium chrysogenum (Е) G 2 EE IE 12
P. chrysogenum (A) Е 2 SR 10
P. chrysogenum (E) G - Sena osa 10
Н: Туре d'hydrolyse; G: Graduelle; F: Franche. Les lettres entre parenthése (F, A, D et E)
correspondent aux échantillons de sol à partir desquels l'espèce a été isolée.
Divers travaux mentionnent également les fortes activités cellulolytiques de nos
espéces les plus performantes (Prakash et Saksena (1952); Reese et Levinson (1952);
Bassa et Ghose, 1960; Pugh, 1966; Agrawal (1971) et Gochenaur (1975).
Quelques souches des espéces les plus cellulolytiques ont été conservées en
tubes de Tansey pendant une durée de trois mois. Aprés ce temps d’incubation, les
zones de lyse atteignaient 50 mm pour Aspergillus terreus et Aspergillus ochraceus.
En revanche, pour Lasiobolidium orbiculoïdes la hauteur de lyse restait limitée
à 16,5 mm dès le premier mois (Tableau 3). L'activité cellulolytique de cet ascomycète
n'a jamais fait l'objet d'une étude en raison de sa description récente (Mallock et Cain,
1971) mais il avait été signalé auparavant par Faurel et Schotter (1964, 1964b) sous le
nom d'Anixa Walbrothii Fuckel.
Source : MNHN, Paris
146 F. BEKHOUCHE et al.
Tableau III - Synthèse des données relatives aux souches les plus cellulolytiques.
Table III - Synthesis of data for the most cellulolytic strains.
Hauteur de lyse en mm
Espèces sélectionnées H 30 jours | 90 jours
Aspergillus terreus (F) Е 15 50
À. fumigatus (A) EEE 26
A. ochraceus (D) F 17 50
Fusarium solani (D) F 13 37
Lasiobolidium orbiculoides (E) G 13 165
Penicillium chrysogenum (E) F 12 20
H: Type d'hydrolyse graduelle. G: graduelle; F: franche. Les lettres entre parenthèse (F, A, D et E)
correspondent aux échantillons de sol à partir desquels l'espèce a été isolée
CONCLUSION
Le test de Tansey nous a permis de sélectionner deux espèces présentant une
activité cellulasique marquée: Aspergillus terreus a été retenu pour sa meilleure
aptitude à dégrader la cellulose. Il a été retenu comme souche de référence.
Lasiobolidium orbicularis orbiculoides a été sélectionné en raison de son
activité cellulolytique inédite et pour sa découverte dans les zones arides de l'Afrique
du nord. Ce champignon est en fait un organisme coprophile, qui se développe mieux
sur les excréments de divers animaux, en particulier gazelles et dromadaires (Locquin-
Linard, 1988).
Enfin dans une prochaine publication nous tenterons de caractériser les
propriétés particuliéres de différentes enzymes composant l'équipement cellulolytique
de ces deux espèces.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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CHAMPIGNONS CELLULOLYTIQUES DU SAHARA 147
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Source : MNHN, Paris
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ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
MATHUR S. B. & CUNFER B. M. (Eds.): Seed-Borne Diseases and Seed Health
Testing of Wheat. Danish Government Institute of Seed Pathology for Developing
Countries, Hellerup, Danemark, 1993, 168 pp. Price US$ 45, including postage.
Les deux éditeurs de cet intéressant ouvrage sont connus pour leurs apports
personnels aux récents progrés réalisés dans notre connaissance de la pathologie des
semences des cultures vivrières. Le premier est depuis longtemps responsable du célè-
bre Institut danois de pathologie des semences des pays en voie de développement, dont
il a été le maítre d'oeuvre; le second, actuellement Professeur de pathologie végétale à
l'Université de Géorgie, s'est toujours consacré à l'étude des pathogènes des semences
des céréales à petits grains.
Les maladies des semences du blé furent parmi les premières pathologies végé-
tales à être étudiées de manière scientifique. Si des progrès immenses ont été réalisés
depuis, un effort considérable reste encore à fournir dans ce domaine, en particulier
pour appréhender le rôle des inoculats des pathogènes des semences dans l'épidémio-
logie de chaque maladie, Cet axe de recherche exige une meilleure connnaissance
générale des organismes responsables des désordres phytopathologiques, le développe-
ment de méthodes optimales et non sophistiquées d'évaluation des pathologies induites
et, enfin, la mise en place de modes appropriées de lutte nécessitant un usage limité de
moyens chimiques de traitement.
Cet ouvrage correspond à une étude d'ensemble, mais actualisée, des maladies
des semences du blé. Il comporte quatorze chapitres, rédigés chacun, par un spécialiste
de réputation internationale. Ces chapitres traitent de 28 affections induites par des
champignons, des bactéries, des virus ou des nématodes. Chaque partie présente des
informations sur l'identité du pathogéne responsable d'une pathologie, la répartition
géographique de la maladie et les symptómes correspondants ainsi que leur
manifestation dans le temps; le texte fournit également des informations sur les procé-
dures d'évaluation de la qualité sanitaire des semences et, enfin, des techniques de
contróle appropriées. Chaque chapitre est soutenu par une liste de références bibliogra-
phiques spécifique, relativement exhaustive. L'ouvrage est illustré avec une iconogra-
phie importante; celle-ci comporte 77 planches en couleur, la plupart de bonne qualité,
19 planches en noir et blanc et six diagrames descriptifs de certains cycles de maladies.
Cet ouvrage a été conçu à l'intention de tous les spécialistes intéressés par la
culture industrielle du blé, une production agricole dont l'importance économique et
stratégique tend à s'accentuer. Il intéressera en particulier les chercheurs et techniciens
des secteurs de production des semences, également le personnel administratif impliqué
dans l'élaboration et l'application des normes sanitaire de qualité pour les semences du
blé. Détail interéssant pour les responsables des pays en développement, la présence
Source : MNHN, Paris
150 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
d'informations sur les méthodes d'études moins récentes permettant de tester et de
contrôler la "santé" des semences de blé.
La présentation de l'ouvrage a été soignée. Le texte est clair, de lecture aisée et
l'iconographie est abondante et bien ciblée. C'est une source importante d'informations
qui devrait grandement stimuler les recherches, dans les diverses disciplines de la
pathologie des semences du blé.
Jean Mouchacca
PEGLER D. N., BODDY L., ING B. & KIRK P. M. (Eds.): Fungi of Europe: Investi-
gation, Recording and Conservation. Proceedings of the XI Congress of European
Mycologists, Royal Botanic Gardens, KEW, 322 pp., 1993.
Le XI Congrès Mycologique Européen s'est tenu, et pour la première fois, en
Angleterre au Royal Botanic Gardens, KEW, du 7 au 11 septembre 1992, grâce aux
efforts déployés par les mycologues de cette institution, avec l'assistance des membres
de la British Mycological Society et du CAB International Mycological Institute. C’est
également la premiére fois que cette manifestation mycologique avait lieu depuis la
chute du mur de Berlin. Ce Congrès est donc particulièrement marquant puisqu'il à
servi de forum pour les mycologues des pays européens occidentaux et orientaux, après
une longue période de séparation politique et donc d'absence de communication. Près
de deux cents spécialistes représentant vingt-huit pays européens, ont répondu à l'appel
des organisateurs.
Ce volume est consacré aux contributions présentées lors de ce Congrès. Celui-
ci se distingue des réunions similaires précédentes par la sélection d'un thème spécifi-
que pour cette réunion. La thématique retenue pour ce XI Congrès avait comme intitulé
"Champignons d'Europe: Recherche, Cartographie et Conservation". Ce choix avait
pour objectif de favoriser l'émergence d'une approche commune, face aux nombreux
problèmes que suscitent le cas des espèces fongiques en voie de disparition; en corol-
laire, l'urgente nécessité de définir des mesures de conservation, surtout durant la pé-
riode actuelle ou de multiples menaces pèsent sur l'environnement en Europe.
L'ouvrage commence par une courte préface, rédigée par le Directeur du Royal
Botanic Gardens mettant l'accent sur l'importance, souvent peu soulignée, du rôle éco-
logique des champignons. Suit une introduction détaillée des objectifs et des particula-
rités du XI Congrès, présentée par les deux premiers des quatre éditeurs. Le corps du
livre réunit les contributions présentées lors des trois symposia qui se sont déroulés
autour des thèmes respectifs suivants: Localisation et Cartographie des Champignons,
Champignons dans les Ecosystèmes Européens et Conservation des Champignons
Européens.
Les cinq contributions du premier chapitre analysent les problèmes liés aux
essais d'enregistrement et de cartographie des espèces fongiques. La nécessité de con-
Source : MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 151
cevoir un sytème de saisie et de traitement des informations à vocation internationale
n'est plus à souligner; en particulier, si l'on souhaite intégrer en un ensemble cohérent
les données collectées dans chaque pays européen. Cette démarche est un préalable
pour l'élaboration de textes administratifs visant à la préservation d'espèces fongiques.
Dans ce domaine, un effort marquant se réalise actuellement en France, grâce à la
participation bénévole de nombreux amateurs éclairés, au projet national de cartogra-
phie des champignons.
L'étude des champignons des écosystémes européens a fait l'objet de seize
importantes contributions. Ces travaux soulignent l'extraordinaire diversité des habitats
prévalents en Europe, de la méditerrannée aux confins subarctiques. Certaines de ces
contributions sont l'oeuvre de spécialistes originaires de l'Europe orientale et dont l'aire
d'étude s'étend quelquefois jusqu'aux plaines sibériennes. Le dernier chapitre considère
à travers les sept textes présentés, les besoins résultant des observations contenues dans
les travaux des deux chapites précédents. Ont été ainsi abordés les mesures appropriées
de conservation, l'impact de la pollution atmosphérique sur les champignons mycorrhi-
ziens en Europe Centrale et les problèmes gravitant autour de la cueillette d'espèces
consommables dans les pays européens à forte tradition de mycophagie.
La masse importante d'informations contenues dans les vingt-trois documents
synthétiques de cet ouvrage apportent un éclairage nouveau sur la biogéographie et la
diversité présente des interactions hótes-champignons. Dans cette perspective, un as-
pect intéréssant et original généralement peu abordé, a concerné le "parasitisme" de
certains discomycètes vis à vis d'espèces de bryophytes dans l'ex Tchécoslovaquie;
selon son auteur Mirko Svrcek, spécialiste réputé des Discomycètes, l'aire de répartition
de quelques espèces de ce groupement est actuellement en voie de régression rapide
dans ce pays. Il reste à signaler que la réunion du Conseil Européen de Conservation
des Champignons, lors de ce congrès, a permis de débattre d'une liste des espèces euro-
péennes classée rouge et donc les plus menacées. Enfin, le prochain Congrès Européen
confirmera si des progrès sensibles ont vu le jour dans ce domaine.
Jean Mouchacca
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cheurs de tous pays y publient leurs
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SOMMAIRE
A. MICHAUT, M.J. JACQUIER, F. BOUCHET, M.G. DUOUX, L. LE MEN, P.
BOUCHET - Etude de l'action antifongique de différents composés
bromés extraits d'un annélide polychète des îles Kerguelen а
setosus...
LA. EL KADY, A.Y. ABDEL-MALLEK, S.S.M, EL MARAGHY, and H.A.H.
HASSAN - Toxigenic moulds in pesticide treated liquid medium...
G.L. HENNEBERT, S. PASCAL et M. COSYNS - Interactions d'incompatibilité
entre homocaryons du Basidiomyctte bifactoriel Lenzites betulinus. Une
phéromone de répulsion sexuelle? A
A-L.E. MAHMOUD and S.A. OMAR - Enzymatic activity and mycotoxin-
producing potential of fungi isolated from rotted lemons wee
J. CHECA, M.N, BLANCO y J.M. BARRASA - rca DOREM
sensu lato de Menorca. ....
J. BOIDIN et G GILLES - mee Aphyllophorales de l'ile de la
Réunion. XVIII les Sistotremateae. . de
F. BEKHOUCHE, A. BRETON et B. GAILLARD-MARTINIE - Champignons
cellulolytiques du sol des zones arides du sahara algérien. Mise en
évidence de l'activité cellulasique. … УЕ
Analyses bibliographiques. ....
Cryptogamie, Mycol. 1994, 15 (2): 67-153.
67
75
141
149