CRYPTOGAMIE
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LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE SUBVENTIONNEE PAR LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SOMMAIRE
J.C. LEGER. — Hymenochaete nanospora nov. sp. (Basidiomycétes,
o A INS IE aaar E A NE CIR TREE eet 235
W. GAMS & B.E. SÓDERSTRÓM. — Oidiodendron scytaloides n. sp. ... 239
A.A. SY, K. NORNG, L. ALBERTINI & G. BARRAULT. — Recherches
sur la lutte biologique contre Pyricularia oryzae Cav. III. - Influence de
la température sur l’aptitude de germes antagonistes à inhiber in vitro la
croissance mycélienne du parasite ......................... 245
J.M. BARRASA 8: G. MORENO. — Adiciones al género Pyxidiophora
(Pyrenomycetes) ` .
F. GOURBIERE. — Utilisation de sucres et de polyols par la mycoflore
d'Abies alba Mill. 3. Champignons du sol (fin) ................. 261
C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT. — Developmental morphology of
Ascomycetes. IX. Calonectria rigidiuscula 269
M. LOCQUIN-LINARD. — Trois nouvelles espéces coprophiles de Lasio-
bolidium Malloch et Cain (Ascomycètes, Eoterfeziaceae) .......... 283
R.P. SINGH, L. SINGH & V.S. VERMA. — Interrelationships in culture
among fungi isolated from Soybean ........................ 291
J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN. — Étude de la pola-
rité sexuelle des Armillaires du groupe mellea .................. 301
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 4 Fascicule 3 1983
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION: Madame J. NIC
ADMINISTRATION : Mme LC JIN-LINARD M. et M. ZAMBETTAKIS Ch
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Mme M.F. ROQUEBERT. ÉDITEUR : A.D.A.C
Copyright © 1983. Cryptogamie Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
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CRYPTOGAMIE MYCOLOGIE
CONTENTS
(Tome 4, Fascicule 3, 1983)
J.C. LEGER. — Hymenochaete nanospora nov. sp. (Basidiomycetes,
phy llophorales) o 1599050 50925500930 eue 235
W. GAMS & B.E. SÖDERSTRÖM. — Oidiodendron scytaloides n. sp. ... 239
A.A. SY, K. NORNG, L. ALBERTINI & G. BARRAULT. — Research
on biological struggle against Pyricularia oryzae Cav. III. Temperature
influence on in vitro mycelial growth inhibition by some antagonists .. 245
J-M. BARRASA & G. MORENO. — Two new sections in A i
genus ER EP REN 251
F. GOURBIERE. — Utilization of sugars and er by Abies alba
mycoflora. 3 : Soil fungi ............................... 261
C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT. — Developmental morphology of
Ascomycetes. IX. Calonectria rigidiuscula . . 269
M. LOCQUIN-LINARD. — Three new coprophilous species of Lasio-
bolidium Malloch et Cain (Ascomycetes, Eoterfeziaceae) .......... 283
RP. SINGH, L. SINGH & V.S. VERMA. — Interrelationships in culture
among fansi colated from Soybean 9 10 01 1001 1 NDS 291
J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN. — Sexual polarity
DAS dE OR or M 301
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
HYMENOCHAETE NANOSPORA NOV. SP.
(BASIDIOMYCETES APHYLLOPHORALES)
par J.C. LEGER*
RÉSUMÉ. — Description d’une nouvelle espèce d'Hymenochaete, H. nanospora, récoltée
en Afrique équatoriale. La caractéristique majeure de cette espèce est l'extrême petitesse
de ses spores.
SUMMARY. — Hymenochaete nanospora nov. sp. is a light brown resupinate species collec-
ted in the Republic of Central Africa and Gabon, The uniform distribution of the setae
throughout the trama (i. e. setigerous layer seated directly on the substratum) places H.
nanospora in the section Gymnochaete Escobar. It can be easily separated from all other
species of the section by having extremely small spores.
L'étude des récoltes de J. BOIDIN en Afrique nous conduit á décrire une
nouvelle espéce qui vient s'ajouter à celles précédemment étudiées (LÉGER
1980, 1981 et 1982). Le type est décrit à partir d'un spécimen recueilli en
République Centrafricaine mais ce champignon a été retrouvé au Gabon par
G. GILLES quelques années plus tard.
DESCRIPTION DU TYPE ise tel
AP
XE
Hymenocbaete nanospora nov. sp. NA
Resupinata, jacens, adhaerens, tenuis, pallide brunnea, in margine magis
brunnea; imo cortice 10-15 um ex hyphis intermixtis collapsis, e rufis obscure
brunneis, haud septatis, pariete crassa constante; trama duplici : inferne, hyphis
intermixtis, haud septatis, pariete maxime incrassata, superne erectis, septatis,
loculis brevibus, granula ferentibus; spinulis brunneis, brevibus, (17)-22-30-(35)
x 3,5-5 um; basidiis tetrasporis, 9-10 x 3-3,5 um. Loculi omnium elementorum
* Laboratoire de Mycologie associé au C.N.R. Université Claude Bernard - Lyon 1, 43 Bd
du 11 novembre 1918, F-69622 Villeurbanne Cedex.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog.,
fycol.) TOME 4 (1983)
Source : MNHN. Paris
J.C. LEGER
236
A : spores observées sur
ne-potasse à 5%. B :baside et basidiole à paroi irrégu-
verte de granulations. C : coupe transversale dans le basidiome.
spora nov. sp. (LY 5914, Type).
3
8
3
z
E
5
a
E
Source : MNHN, Paris
HYMENOCHAETE NANOSPORA, N. SP. 237
hymenii et hypharum superorum tramae pariete irregulariter incrassata, granula
ferenti. Sporae allantoideae, minimae, 2,5-3 x 0,8-14 1,1) um, saepissime duabus
quitulis ad polos, tunica tenui, haud amyloideae, uninucleateae, in massa albae.
Holotypus : Lyon (LY), leg. J. BOIDIN n9 LY 5914, Bokoma, 14.09.1967,
République Centrafricaine.
Basidiome résupiné, étalé, adhérent, mince (100-150 um), brun clair, 7.5 YR
6/4 du Code Munsell (wood brown de Ridgway). Marge 0,5 mm, s'amincissant
progressivement, trés appliquée, brune, 7,5 YR 4/4 du Code Munsell (Brussels
brown de Ridgway).
Cortex («cuticle» sensu REEVES et WELDEN, 1967) de 10-15 um, formé
d'hyphes brun rouge foncé cimentées entre elles, à paroi trés épaisse, non cloi-
sonnées et de 2,5-3 um de diamètre. Il est bien visible dans les parties jeunes
du basidiome (vers la marge).
Trame double : à la base, hyphes brun rouge, à paroi trés épaisse, fortement
enchevétrées et cimentées entre elles, non cloisonnées, de 2,5-3 um de diamètre;
dans les parties jeunes du basidiome ces hyphes sont simplement jaunâtres,
beaucoup moins enchevétrées, non cimentées. Au-dessus, hyphes jaunátres,
dressées verticalement, à articles assez courts, de 2 à 2,5 um de diamètre, à paroi
épaissie.
Spinules brunes, petites, (17)-22-30-(35) x 3,5-5 um, progressivement amin-
cies vers le bas, nombreuses dans toute la hauteur de la trame, peu émergentes
(10-12 um).
Hyménium formé de basides et de basidioles plus petites, recouvertes de
nombreuses granulations non cristallines. Basides 9-10 x 3-3,5 um, à 4 stérig-
mates, très légèrement émergentes, à paroi mince mais ponctuellement épaissie.
Spores allantoides trés petites, 2,5-3 x 0,8-1-(1,1) um, avec trés souvent deux
microguttules subpolaires, à paroi mince, non amyloides, uninucléées (Giemsa),
exceptionnellement binucléées, blanches en masse.
Holotype : LY 5914, Bokoma, République Centrafricaine, 14-09-1967,
leg. J. BOIDIN.
Autre récolte : LY 9147, Libreville, Gabon, 3-03-1979, leg. G. GILLES.
DISCUSSION
L'étude microscopique de cette espéce — par ailleurs trés banale quant à
son aspect extérieur — révèle des particularités intéressantes qui la caractérisent
nettement. C'est en premier lieu la petitesse et surtout l'étroitesse des spores
dont la largeur dépasse trés rarement le micron. Ce sont les plus petites spores
décrites à ce jour chez une espèce du genre Hymenochaete (rappelons que H.
microspora Welden a des spores de 2,5-3 x 1,5-2 um).
Deux autres particularités sont à souligner :
Source : MNHN. Paris
238 J.C. LÉGER
Concernant la base du champignon, on doit insister sur le fait que le cortex,
bien visible dans les parties jeunes et minces du basidiome, est par contre trés
peu distinct lorsque le champignon s'épaissit : les hyphes inférieures de la trame
épaississent leur paroi et se soudent entre elles, à la manière de celles du cortex.
Concernant la partie supérieure du basidiome : les hyphes verticales de la
trame ainsi que les éléments hyméniens présentent des épaississements ponctuels
de leur paroi qui est, en outre, recouverte de nombreuses granulations. Celles-ci,
de nature non cristalline, se colorent intensément en bleu dans une solution
de Bleu Coton lactique. Il s’agit vraisemblablement de substances excrétées à
la surface des hyphes sous forme de microgouttelettes se solidifiant à l'air.
Ces particularités structurales, jointes à la petitesse des spores font de Hyme-
nochaete nanospora nov. sp. une espéce bien caractérisée. Elle trouve sa place,
aux côtés de H. minuscula Cunningham, H. tenuis Peck et H. multisetae Burt
notamment, dans la section Gymnochaete Escobar (définie par la répartition
des spinules dans toute la hauteur du basidiome); c’est certainement le groupe
le plus difficile du genre ainsi qu'en témoigne l'expression de G.A. ESCOBAR
(1978) «in this confusio rerum of section Gymnochaete».
BIBLIOGRAPHIE
ESCOBAR G.A., 1978 — Contributions towards a monograph of the neotropical species
of Hymenochaete. Ph. D. dissertation. University of Washington. 227 p.
LÉGER J.C., 1980 — Hymenochaete spathulata nov. sp. (Basidiomycètes Aphyllophorales).
Bull. Soc. Myc. Fr. 96, n° 4 : 407-411.
LEGER J.C., 1981 — Un curieux groupe d'Hymenochaete à spinules denticulés (Basidio-
mycétes Aphyllophorales). Bull. Soc. Myc. Fr. 97, n9 1 :5-14.
LÉGER J.C. 1981 — Les Hymenochaete à éléments hyméniens pinnatifides. Mycotaxon
XIII, n9 1 :241-256.
LÉGER J.C., 1982 — Hymenochaete gillesii nov. sp. (Basidiomycètes Aphyllophorales).
Bull. Soc. Myc. Fr., 98, n? 1 : 125-128.
REEVES F. (Jr) and WELDEN A.L., 1967 — West Indian species of Hymenochaete. Myco-
logia 59 : 1034-1049.
Source : MNHN. Paris
239
OIDIODENDRON SCYTALOIDES N. SP.
by W.GAMS* and B.E. SÓDERSTRÓM**
RÉSUMÉ. — Description d'une nouvelle espèce d'Oidiodendron : O. scytaloides, à chlamy-
dospores pigmentées. Ce champignon a été isolé en Suède et en Hollande, sous les conifères
et les peupliers, spécialement dans les couches minérales du sol. Il diffère de O. chlamy-
dosporicum Morrall, par des conidies beaucoup plus courtes et des chlamydospores plus
petites.
SUMMARY. — A new species of Oidiodendron : O. scytaloides, with pigmented chlamy-
dospores is described. O. scytaloides is one of the commonest Oidiodendron species in soils
of coniferous and oak forests in Sweden and the Netherlands, but especially in the mineral soils
layers. It differs from O. chlamydosporicum Morrall by smaller chlamydospores and much
shorter conidia.
The genus Oidiodendron Robak now contains 15 described anamorph-species
(BARRON, 1962; LITVINOV, 1967; MORRALL, 1968; TOKUMASU, 1973;
DOMSCH et al., 1980), some of which are not very sharply delimited. The
teleomorph connections were reviewed by SIGLER and CARMICHAEL (1976).
Rather frequently we encountered isolates which are difficult to classify and
might represent new taxa. While hesitating to erect some further poorly defined
species, we feel compelled to describe one of the commonest which can easily
be recognized by its chlamydospores. This species was already included with
its present name in the key by DOMSCH et al. (1980).
OIDIODENDRON SCYTALOIDES W. Gams & Sóderstróm n. sp.
(Fig. 1,2)
(= Oidiodendron sp. Tokumasu, Trans. mycol. Soc. Japan 14 : 253. 1973)
Coloniae lente crescentes, viridi-griseae, deinde obscure griseo-olivaceae,
conidiis pulverulentae, modice elevatae, nonnumquam rugosae in medio; rever-
* Centraalbureau voor Schimmelcultures, Baarn, Netherlands.
** Department of Microbial Ecology, University of Lund, Lund, Sweden.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
240 W.GAMS & B.E. SÓDERSTRÓM
sum obscurius griseum ad atrum. Conidiophora plerumque ex hyphis submersis
oriunda; stipites bene evoluti 50-85 um longi, brunnei, breviores saepe hyalini,
leves, in summo catenas conidiorum ramosas, numero variabiles, rectas vel
modice undulatas proferentes; arthroconidia vulgo segmentis sterilibus alternata,
cylindrica - guttuliformia - ellipsoidea, uno vel ambobus apicibus truncata,
hyalina ad subhyalina, levia, plerumque 2.0-3.0(4.0)X 1.0-2.0 um. Chlamydo-
sporae frequentes, terminales vel laterales, singulae vel breviter catenatae, saepe
etiam intercalares et catenatae, ellipsoideae, brunneae, plerumque 3.0-4.0(-5.0)
X 2.5-3.0 um.
Typus CBS 922.73 vivus et exsiccatus, isolatus e terra piceeti in Suecia.
Colonies on cherry decoction or acidic malt extract agar reaching 0.4-0.8cm
diam. in 14 days at about 20°C, greenish olivaceous to greenish grey, later dark
grey-olivaceous, powdery due to conidial masses, slightly raised, sometimes
also slightly wrinkled in the centre; reverse darker grey to black. Conidiophores
arising mostly from submerged hyphae (after some transfers also often from
erect tufts of aerial hyphae); stipes, when well developed, 50-85 um long,
brown, (shorter ones often hyaline), smooth-walled, bearing irregular numbers
S
SO Y
9 060
Y
|
000
Lo 906 X à 10 um
2
Fig. 1. — Oidiodendron scytaloides, Conidiophores, conidia and chlamydospores drawn
from various isolates.
Source - MNHN. Paris
OIDIODENDRON SCYTALOIDES N. SP. 241
of branching conidial chains which are straight or somewhat undulate; arthro-
conidia often separated by sterile segments («alternate arthroconidia» of SI-
GLER & CARMICHAEL, 1976); conidia cylindrical - guttuliform - ellipsoidal,
with one or both ends truncate, hyaline to subhyaline, smooth-walled, mostly
2,0-3.0(-4.0) X 1.0-2.0 um. Chlamydospores commonly terminal or lateral,
formed singly or in short compact chains, rather often also intercalary and in
irregular chains, ellipsoidal, brown, mostly 3.0-4.0(5.0) X 2.5-3.0 um.
Occurrence : O. scytaloides is one of the commonest Oidiodendron species
in soils of coniferous and oak forests in Sweden and the Netherlands, but espe-
cially in the mineral soil layers.
Material examined :
Netherlands : CBS132.72, Meerdink Forest, humus layer, B.E. Söderström,
1970.
Sweden : All from 60-year-old Picea abies forest planted on a former beech
forest, Kongalund, South Sweden : CBS 626.73 and 922.73 = ATCC 38210
(type isolate) from humus (Ao2) horizon, CBS 923.73 from eluvial (Az), CBS
924.73 and 925.73 from illuvial (B) layers, B.E. Sóderstróm and E. Baath, 1973.
Germany : CBS 443.81 and 584.81, from roots of dying Abies alba, G.
Schüler, 1981.
DISCUSSION
The specific epithet was chosen to express the similarity with the genus
Scytalidium Pesante (production of arthroconidia and pigmented chlamydo-
spores). The only other known Oidiodendron species with chlamydospores is
O. chlamydosporicum Morrall (1968), type strain CBS 403.69. The chlamydo-
spores of this strain are mostly solitary or in pairs and initially mainly terminal,
4,07.5(-9.0) x 2.54.5(-6) um, and the conidia are narrowly cylindrical to
clavate, 4.0.6.0 x 1.0-2.0(2.5) um. In the description of O. chlamydosporicum,
the chlamydospores are given as measuring 4-9 um diam. and the conidia as
2.060 x 1.22.0 um. O. scytaloides has smaller chlamydospores and much
shorter conidia; but it is possible that MORRALL had based his diagnosis on
both taxa, as he reports repeated isolations. O. chlamydosporicum in the strict
sense has apparently not yet been found in Europe.
It is very likely that O. scytaloides is identical with Oidiodendron sp. descri-
bed by TOKUMASU (1973) from soil in white birch forest, Sugadaira, Japan,
which remained unnamed as that author hesitated about its delimitation from
0. chlamydosporicum.
SÓDERSTRÓM and BAATH (1978) reported it (as Oidiodendron sp. 1) to
be most frequent in the mineral soil horizons.
Like other species of Oidiodendron, O. scytaloides grows best on cherry
decoction (pH c. 4.5) or acidic malt extract agar (pH c. 6.0). In spite of these
Source : MNHN, Paris
242 W. GAMS & B.E. SODERSTROM
Fig. 2. — Oidiodendron scytaloides.
cover-slip culture (Riddell), x 8
a, b : Light micrographs of conidiophores grown in
and x 1500. c, d : Scanning electron micrographs of
conidiophores and conidial chains, c. CBS 626.73, x 2280, d. CBS 925.73, x 3650
Source : MNHN, Paris
OIDIODENDRON SCYTALOIDES N. SP. 243
acidic media, colonies tend to degenerate and to loose their initially rich sporu-
lating capacity. Such subcultures then are dark grey to black, somewhat moist,
often producing tufts of erect hyphae but with very moderate sporulation,
often devoid of pigmented conidiephore stipes. Submerged repent hyphae may
then disarticulate into subhyaline fragments, intermediate between chlamydo-
spores and conidia.
REFERENCES
BARRON G.L., 1962 New species and new records of Oidiodendron. Can. J. Bot. 40 :
589-607.
DOMSCH K.H., GAMS W. & ANDERSON T-H., 1980 — Compendium of soil fungi. Aca-
demic Press, London. 864 + 405 pp.
LITVINOV M.A., 1967 — Opredelitel’ mikroskopicheskikh pochvennykh gribov. Izdatel’st-
vo Nauka, Leningrad, 304 pp.
MORRALL R.A.A., 1968 — Two new species of Oidiodendron. Can. J. Bot. 46 : 203-
206.
SIGLER L. & CARMICHAEL J.W., 1976 — Taxonomy of Malbranchea and some other
Hyphomycetes with arthroconidia. Mycotaxon 4 : 349-488.
SÖDERSTRÖM B. & BAATH E., 1978 — Soil microfungi in three Swedish coniferous
forests. Holarctic Ecology 1 : 62-72.
TOKUMASU S., 1973 — Notes on Japanese Oidiodendron. Trans. Mycol. Soc. Jap. 14 :
246-255.
Source : MNHN, Paris
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A A 7o
245
RECHERCHES SUR LA LUTTE BIOLOGIQUE
CONTRE PYRICULARIA ORYZAE CAV.
Ill. — Influence de la température
sur l’aptitude de germes antagonistes
à inhiber in vitro la croissance mycélienne du parasite
par A.A.SY*, K. NORNG*, L. ALBERTINI* et G. BARRAULT*
RÉSUMÉ. — L'aptitude de vingt deux germes antagonistes à inhiber la croissance mycé-
lienne de Pyricularia oryzae Cav. a été examinée à trois températures repères (supra-mini-
mum : 15°C; optimum : 28°C; infra-maximum : 35°C) : quatre espéces du genre Trichoder-
ma extériorisent une bonne pression de sélection aux trois températures expérimentées;
cinq germes contrôlent assez bien le pathogène à 15°C tandis que neuf microorganismes
induisent un taux d'inhibition très satisfaisant à des températures élevées (28°C et 35°C).
SUMMARY. — The ability of twenty two antagonists to inhibit the mycelial growth of
Pyricularia oryzae Cav. was investigated at three «critical» temperatures (1 5°C,28 C, 35°C) :
among the 22 microorganisms tested, 4 species of Trichoderma displayed a high inhibition
rate at 15% °
Cas well as at 28°C and 35°C; some antagonists were more efficient at 15°C
whereas others proved to be effective only at 28°C and 35°C.
I. — INTRODUCTION
L'inhibition in vitro de la croissance mycélienne de champignons phytopatho-
gènes par des microorganismes antagonistes apparaît nettement dépendante
de la température de confrontation.
Cest ainsi que, à pH 4,4, la croissance mycélienne radiale d'Helminthospo-
rium turcicum est inhibée a 66%, 91% et 63% par Trichoderma harzianum
respectivement à 14°C, 25°C et 30°C (MICKALA-DOUKAGA, ALBERTINI
et PETITPREZ, 1978).
* Laboratoire de Cytologie et de Pathologie Végétales, Ecole Nationale Supérieure Agrono-
mique - 145 avenue de Muret, 31076 Toulouse Cedex, France.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
246 A.A. SY, K.NORNG, L. ALBERTINI 8: G. BARRAULT
Toujours concernant le facteur température, les recherches récentes de
NORNG et col. (1981, données non publiées) ont abouti aux observations
suivantes, sur substrat tamponné à pH 7,5 :
— Le taux d'inhibition de la croissance mycélienne en surface de Botrytis
cinerea (souche R) par Epicoccum purpurascens est évalué à 58 % à 22°C contre
— 27 % (stimulation) à 27°C.
Trichoderma harzianum CPO/80 inhibe à 98% et 72% la croissance
mycélienne de Eutypa armeniacae aux températures respectives de 22°C et 12°C.
— Les nombreuses expériences de confrontation de divers antagonistes avec
des agents pathogènes tels que Stereum hirsutum, Verticillium sp., Sclerotinia
sp: et Phomopsis viticola tendent à corroborer l'idée que le résultat des intérac-
tions in vitro parasite x antagoniste est étroitement lié, entre autres, au facteur
température
Dans la présente publication, nous exposons les résultats d'un screening in
vitro en fonction du facteur température, dans le cas précis de Pyricularia
oryzae Cav. (le plus redoutable pathogène du riz) interagissant avec des germes
antagonistes (champignons, bactéries). Les trois températures retenues (15°C,
28°C, 35°C) pour expérimentation ont été choisies en fonction de résultats
antérieurs de l'un de nous (SY, 1976) montrant qu'elles sont respectivement
supra-minimale, optimale et infra-maximale pour la croissance mycélienne du
pathogène; les analyses de confrontations pathogène-antagonistes proches du
minimum et du maximum thermique du pathogène ne sont pas, en effet, sans
intérêt car, en lutte biologique, il faut pouvoir, de facon idéale, inhiber la crois-
sance du pathogène dans tout l'intervalle thermique autorisant, entre autres,
cette croissance (BAKER et COOK, 1974; MICKALA-DOUKAGA, ALBERTINI
et PETITPREZ, 1978).
II. — MATÉRIEL ET MÉTHODES
A) Matériel biologique
— Le parasite est représenté par la souche Se3 de Pyricularia oryzae.
— Les antagonistes, au nombre de vingt deux, sont codifiés dans le tableau I
qui récapitule les résultats numériques.
B) Méthodes
La technique de confrontation directe sur milieu solide en boites de Petri,
ainsi que la méthode d'évaluation du taux d'inhibition de la croissance mycé-
lienne en surface de P. oryzae par les antagonistes ont été exposées dans une
publication antérieure (SY, ALBERTINI et HAMANT, 1978).
III. — RÉSULTATS ET REMARQUES
L'examen analytique des résultats présentés au Tableau I permet, en fonction
de leur capacité à inhiber la croissance mycélienne de P. oryzae Se3, de séparer
Source - MNHN. Paris
LUTTE BIOLOGIQUE CONTRE PYRICULARIA ORYZAE. IIL 247
TABLEAU I
Expression numérique des résultats :
mise en évidence des potentialités antagonistes
de différentes souches fongiques et bactériennes par évaluation du taux d’inhibition relative
v
%) de la croissance mycélienne en surface de Pyricularia ory.
zae Cav. (souche Se 3);
confrontations directes sur PCA et pour trois températures repéres.
Températures (C) etdurées 15°C 28°C 35°C
d'incubation enjours (j) (13 j) (53) (6j)
Germes antagonistes
ichoderma pseudokoningii Rifai (N 69) 87,8 95;T 97,4
"richoderma harzianum Rifai (N 68) 786 901 95,9
Trichoderma koningii Oud. (N 70) 775 881 90,6
Trichoderma sp. Pers. (IKP/6) 76,8 80,2 952
ichoderma harzianum Rifai (N 72) 78,6 52,0 10,2
Trichoderma viride Pers. ex S.F. Gray (N 76/5) 70,3 34. 157
Chaetomium globosum Kunze ex Fr. (N 76/1) 63,2 146 23,2
Trichoderma sp. Pers. (GX2) 589 431 25,6
Fusarium sp. Link ex Fr. (C 80) 56,4 50,6 40,4
Bactérie (CS/Ad) 849 915
Bactérie (CS/PO) 25,7 86,1 86,1
Bactérie (CS/C11) 253 68,5 781
Bactérie (CS/Tp) 200 863 826
Bactérie (CS/DO) 1359 80,5 88,2
Bactérie (CS/C12) 75 916 912
Bactérie PTZ GANTS 2 060,8.
Aspergillus niger van Tieghem 19,3 709 47,7
Curvularia eragrostidis (P. Henn.) J.A. Meyer 19,3 607 66,2
Trichoderma polysporum (Link. ex Pers.) Rifai S61 25,5 54,1
(N 69)
Streptomyces antibioticus (Waks. et Wood) 55,7 303 62,7
Waks et Hen
Drechslera oryzae (Breda de Haan) Subram et Jain 48,6 542 51,7
(N 80)
Curvularia geniculata (Tracy et Earle) Boedijn 50,0 27,2 40,7
- Chaque taux d'inhibition est calculé á partir de mesures d'aires de colonies effectuées
sur 12 boites de Petri.
— Croissance en surface du témoin P. or
11,11 cm? & 28°C en 5 jours et 13,26 em? a 35°C en6 jours.
les antagonistes étudiés en quatre groupes :
ig Cav. (Se 3) : 5,60 em? à 15°C en 13 jours,
1) Trichoderma pseudokoningii (N 69), T. harzianum (N 68), T. koningii
(N 70) et Trichoderma sp. (IKP/6) manifestent une trés nette supériori-
té sur tous les autres antagonistes testés en inhibant á un haut degré le
Source - MNHN. Paris
248 A.A. SY, K. NORNG, L. ALBERTINI & G. BARRAULT
pathogène aux trois températures expérimentées (niveau minimal : 76,8 %
d'inhibition de P. oryzae (Se 3) par Trichoderma sp. (IKP/6) à 15°C; niveau
maximal : 97,4 % par T. pseudokoningii (N 69) à 35°C).
2) Trichoderma harzianum (N 72), T. viride (N 76/5), Chaetomium globosum
(N 76/1), Trichoderma (GX2), Fusarium sp. (C80) contrôlent mieux la crois-
sance mycélienne de P. oryzae à basse température (15°C) qu’aux températures
de 28°C et 35°C, seuls les deux premiers antagonistes nommés provoquant à
15°C un taux d'inhibition supérieur à 70 75.
3) En revanche, les six bactéries CS, la bactérie PTZ, Aspergillus niger,
Curvularia eragrostidis extériorisent une activité nettement meilleure à 28"C
ou à 35°C qu'à 15°C (aux deux premières températures indiquées, les inhibi-
tions notées sont comprises entre 60,7 % et 91,6 %).
4) Enfin, T. polysporum (N 69), Streptomyces antibioticus, Drechslera
oryzae (N 80) et C. geniculata montrent une activité comparable, mais insuffi-
sante, aux trois températures expérimentées.
L'intérét de cette démarche méthodologique réside dans le fait qu’elle permet
de visualiser rapidement les limites thermiques d'utilisation de chaque germe
antagoniste. Une telle investigation doit cependant étre complétée par une
analyse de l'influence du facteur pH sur le niveau d'activité antagoniste des
microorganismes testés aprés avoir, comme pour la température, retenu des
valeurs repères de pH fournies par la courbe de croissance mycélienne du patho-
gène en fonction de ce dernier facteur (tel est l’objet de la note qui suivra
chronologiquement, dans cette même Revue, l'exposé du présent travail). C'est
par ce biais que nous parviendrons le mieux à circonscrire le spectre d’action
des germes antagonistes dont nous devrons, en outre, tester l'aptitude à inhiber
in vitro d'autres formes d'expression de l'agent pathogène parmi lesquelles la
germination des conidies (émission et élongation des tubes germinatifs) appa-
rait très importante.
Au terme de ces premières étapes de screening in vitro, il sera nécessaire
de juger — sans préjuger de la nature des corrélations antagonistes-pathogène-
hôte qui en découleront — de l'aptitude des germes antagonistes sélectionnés
à inhiber in vivo l'expression du pathogène sur l'hôte.
BIBLIOGRAPHIE
BAKER K.F. et COOK R.J., 1974 — Biological control of plant pathogens, FREEMAN
WH. and Co, San Francisco.
MICKALA-DOUKAGA E., ALBERTINI L., PETITPREZ M., 1978 — Action in vitro
d'antagonistes fongiques sur la croissance mycélienne de l'Helminthosporium turcicum
Pass. parasite du maïs. Note préliminaire. Bull. Soc. Myc. Fr. 94 : 33-47.
Source - MNHN. Paris
LUTTE BIOLOGIQUE CONTRE PYRICULARIA ORYZAE. 111 249
NORNG K., ALBERTINI L., SY A.A., 1981 — Données non publiées.
SY A.A., 1976 — Contribution à l'étude de P. oryzae Cav. morphologie, biologie et physio-
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Thèse Docteur-Ingénieur, n° 534, Université Paul Sabatier, Toulouse, France.
SY AA, ALBERTINI L. et HAMANT Cl, 1978 — Recherches sur la lutte biologique
contre le Pyricularia oryzae Cav.;1 - Action in vitro d’antagonistes fongiques sur la
croissance mycélienne du parasite. Rev. gén. Bot. 85 : 63-81.
Source : MNHN, Paris
251
ADICIONES AL GÉNERO PYXIDIOPHORA
(PYRENOMYCETES)!
por J.M. BARRASA y G. MORENO*
RÉSUMÉ. — Nous proposons deux nouvelles sections dans la taxonomie du genre Pyxidio-
phora Bref. & Tav. emend. Lundq. : section Pyxidiophora sect. nov. et section Badiocollis
sect. nov. Leur différence s'appuie sur la présence ou l'absence de pigmentation des cellules
du col du périthéce. Nous proposons une clé de détermination et une étude comparative.
des espéces coprophiles de la section Badiocollis : P. badiorostris Lundq., D. fimbriata
Barrasa & Moreno et une nouvelle espéce : P. crenata.
SUMMARY. — Two new sections in the taxonomy of the genus Pyxidiophora Bref. & Tav.
emend. Lundq. are given : section Pyxidiophora sect. nov. and section Badiocollis sect. nov.
both sections are easily distinguished by the absence or presence of pigmented cells in the
perithecial neck, An essay of key and a comparative study of coprophilous species from
the Badiocollis section in which we enclose P. badiorostris Lundq. and D. fimbriata Barrasa
& Moreno, were done. P. crenata Barrasa & Moreno belongs also to Badiocollis section and
it is a new species to science.
RESUMEN. — Dos nuevas secciones en la taxonomia del genero Pyxidiophora Bref. & Tav.
emend. Lundq. : sección Pyxidiophora sect. nov. y sección Badiocollis sect. nov., diferen-
ciandose ambas por la ausencia o presencia de pigmentación en las células del cuello del
peritecio.
Se realiza un ensayo de clave y un estudio comparativo de las especies hasta ahora
copréfilas de la sección Badiocollis en la que incluimos P. badiorostris Lundq., D. fimbriata
Barrasa y Moreno y se propone como nueva dentro de ésta sección P. crenata Barrasa y
Moreno sp. nov.
1. Comunicación presentada en la 1 Reunión Conjunta de Micología (la reunión del Grupo
Especializado de Micologia de la SEM y V Jornadas de la AEEM, Octubre 1982).
* Dpto. Botánica, Facultad de Ciencias Biológicas, Universidad de Alcalá de Henares,
Madrid, España.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
1. — Pyxidiophora crenata Barrasa & Moreno. A : Peritecio; B, C, D : Detalles del
cuello
Source : MNHN, Paris
PYXIDIOPHORA 253
INTRODUCCION
Continuando con los estudios sobre hongos coprófilos comenzados hace
algunos años, MORENO & BARRASA (1977), BARRASA Y MORENO (1980,
1982), en el presente trabajo queremos proponer una nueva especie del genero
Pyxidiophora obtenida en cultivo en camara humeda de un estiercol de vaca
procedente de la Sierra de Leyre (Navarra). Los especímenes encontrados
mostraban una serie de características que no aparecían citados en los trabajos
especializados sobre este género : BRETON & FAUREL (1968), HAWKS-
WORTH & WEBSTER (1977), LUNDQVIST (1980) y BARRASA & MORENO
(1982).
Por otro lado la fructificación en los cultivos de diverses especies del género
con el cuello del peritecio fuertemente. pigmentado de pardo oscuro nos ha
servido de base para proponer tambien dos nuevas secciones en la taxonomía de
este género.
MATERIAL Y METODO
El material estudiado procede de estiercol de vaca recogido en la Sierra de
Leyre (Navarra), desecado y llevado al laboratorio donde se mantuvo en cámara
húmeda y segun las tecnicas indicadas anteriormente (BARRASA & MORENO,
1980). El material se ha observado al microscopio montandose preparaciones
en agua, Las preparaciones de ésta especie se conservan en medio Hoyer's
segun las proporciones indicadas anteriormente (BARRASA Y MORENO,
1980). Las fotografías se han realizado en un microscopio Nikon modelo Opti-
phot con sistema incorporado de fotografía automático.
El material se encuentra depositado en el herbario particular de los autores
H. JB-GM, actualmente archivado en el Departamento de Botánica de la Facul-
tad de Ciencias de la Universidad de Alcalá de Henares, habiendose repartido
isotipos a los centros mencionados en la descripción de la especie. Indicamos
la numeración de nuestro herbario para cualquier consulta o posterior revisión.
PYXIDIOPHORA CRENATA Barrasa & Moreno sp. nov.
Fig. 1, A-D; Fig. 2, E-G; Fig. 3, a-f.
Species dispicitur crenato ore colli eius perithecii.
Perithecia semiinmersa, soluta, obscura, 425-460 x 80-115 um.
Collum eius forma incipiens conica in cylindraceam finitur, castaneo colore
obscurato, 320-365 um longum, 45-47 latum in basi, 25-29 um in parte suprema;
apex fimbriatus 42-55 um longus colli ora specialiter crenata, oblongis consti-
tuta hyphis, intertextis sinuosisque, cuius ope ora rugosa esse videtur.
Venter globosus, 84-115 um latus, constitutus cellulis partim angulosis,
partim pseudoparenchymatosis, quarum est diametrum 9-14 um longum; earum
cellularum superiores pigmentum habent castaneum obscuratum, inferiores
Source - MNHN. Paris
Fig. 2. — Pyxidiophora crenata Barrasa & Moreno. E : Vientre del peritecio; F, G : Pelos
coloreados del vientre del peritecio; H : Esporas
autem partim hyalinum, partim ochraceum. Ventri insunt pili, castaneo obscu-
rato colore, 15-20 x 3,8-5 pm, breves, lata basi, haud septati.
Paraphyses absunt. Asci unitunicati, deliquescentes, claviformes, 45-50 x
11-13 um, octas sporas continentes. Sporae hyalinae sunt, partim naviculiformes,
partim suballantoidae, obtusis extremis, 19-26 x 4,5-7 um, quarum protoplastus
septum praebet excentricum versus basim, nullis corporibus pigmentatis.
Habitat — Species coprophila : nascitur in stercore vacuno (Bovis tauri),
collecto in ‘Sierra de Leyre! (Navarra), leg. Barrasa & Moreno (16-V-82). H.JB-
GM 2600 (holotypus)
Peritecios semiinmersos, aislados, oscuros, midiendo 425-460 x 80-115 um.
Cuello de cónico a subcilindrico, de color pardo oscuro, midiendo 320-
365 um de longitud y 4547 um de ancho en su parte inferior y 25-29 um en
Source : MNHN. Paris
PYXIDIOPHORA 255
ET
Fig. 3. — Pyxidiophora crenata Bartasa & Moreno. a : Peritecio; b : Borde del cuello; c
Células del vientre del peritecio; d : Pelos del vientre del peritecio; e : Asca; f: Espora.
su parte superior, ápice fimbriado midiendo de 42-55 um; borde del cuello
tipicamente crenado, formado por hifas alargadas, entrelazadas y sinuosas que
confieren aspecto rugoso al borde.
SAMA
not Source : MNHN, Paris
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Fig. 4. — Especies de la sección Badiorostris. Pyxidiophora badiorostris. 1 : Peritecio:
L, O : Cuello; R: Espora. Pyxidiophora fimbriata. J: Peritecio; M, P. : Cuello; S : Espora.
Pyxidiophora crenata. K : Peritecio; N,Q : Cuello; T : Esporas.
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Source : MNHN, Paris
PYXIDIOPHORA 257
Vientre globoso 84-115 m de ancho formado por células de angulosas a
pseudoparenquimatosas, de 9-14 jm de diámetro, células superiores del vientre
pigmentadas de pardo oscuro, las inferiores hialinas a amarillentas, vientre con
pelos coloreados, pardo oscuros, 15-20 x 3,8-5 um, cortos y ensanchados en la
base, no septados.
Parafisos ausentes. Ascas unitunicadas, delicuescentes, claviformes, midiendo
45-50 x 11-13 um con ocho esporas en su interior. Esporas hialinas, naviculares
a subalantoides, con extremos obtusos, midiendo 19-26 x 4,5-7 um, protoplasto
con un septo excentrico hacia la base, sin cuerpos pigmentados.
Habitat. — Especie coprófila, desarrollandose sobre estiercol de vaca (Bos
taurus) recogido en Sierra de Leyre (Navarra). Los especímenes fueron obtenidos
en cultivo en cámara humeda en el laboratorio al cabo de 71 dias de incubación,
leg. Barrasa & Moreno (16-V-82). H. JB-GM. 2600 (Holotypus). Isotypus en el
Institute of Systematic Botany, Uppsala University (UPS) y en el Real Jardin
Botánico de Madrid (MA).
Observaciones. — Esta especie se caracteriza por presentar las células del
cuello del peritecio de color pardo oscuro igual que P. badiorostris y que P.
fimbriata.
Es facilmente distinguible de P. badiorostris por presentar el ápice del cuello
fimbriado, por las células del cuello del peritecio entrelazadas entre sí y por su
espora más pequeña, navicular y sin cuerpo pigmentado.
Se distingue de P. fimbriata por presentar el borde del cuello fuertemente
crenado, células del cuello entrelazadas entre sí y espora navicular y de menor
tamaño.
ENSAYO TAXONOMICO DEL GENERO
Hasta 1980 todas las especies de Pyxidiophora conocidas aunque bajo otros
nombres genéricos (Mycorhynchus $ Copranophilus) se caracterizaban por
presentar las células del cuello del peritecio no coloreadas.
LUNDQVIST (1980) propuso como especie nueva P. badiorostris indicando
que ésta especie es facilmente diferenciable de las otras Pyxidiophora por pre-
sentar el cuello del peritecio pardo y rugoso.
BARRASA & MORENO (1982) proponen como especie nueva P. fimbriata
la cual presentaba tambien el cuello del peritecio fuertemente coloreado de
pardo-oscuro, pero sin embargo tenía evidentes diferencias con P. badiorostris.
En el presente trabajo proponemos P. crenata como especie nueva presentan-
do tambien el cuello del peritecio coloreado de pardo oscuro y cuyas diferencias
con P. badiorostris y P. fimbriata ya hemos comentado en las observaciones.
La aparente abundancia de especies del genero Pyxidiophora con cuello
coloreado de pardo-oscuro nos ha llevado a proponer dos nuevas secciones
dentro de la taxonomía del género, basadas en la presencia ó ausencia de pig-
mentación pardo-oscura en las células del cuello del peritecio.
Source : MNHN. Paris
258 J.M. BARRASA 8: G. MORENO
Asi, la sección Pyxidiophora agrupa a todas aquellas especies con cuellos
hialinos que fueron propuestas antes de 1980. La sección Badiocollis agrupa
a todas las especies con cuello pardo-oscuro, en ésta sección se incluyen las
especies propuestas desde 1980 en adelante, es decir hasta el momento sólo
trés especies, las tres presentes en la micoflora española : P. badiorostris Lundq.
(1980), P. fimbriata Barrasa & Moreno (1982) y P. crenata Barrasa & Moreno
sp. nov.
En la figura 4 se pueden apreciar las diferencias entre las tres especies.
sección Pyxidiopbora sect. nov.
Amplectitur eas species quarum cum matura facta sunt. perithecia, collum
praebent hyalinis cellulis. praeditum. Typus sp. : Pyxidiophora asterophora
(Tul.) Lindau.
Agrupa a las especies que presentan en la madurez del peritecio las células
del cuello hialinas. Especie tipo : Pyxidiophora asterophora (Tul.) Lindau.
sección Badiocollis sect. nov.
Eas species amplectitur quarum cum mature facta sunt perithecia, collum
praebent cellulis praeditum pigmento castaneo obscurato. Typus sp. : Pyxidio-
phora badiorostris Lundq.
Agrupa a las especies que presentan en la madurez del peritecio células del
cuello pigmentadas de pardo-oscuro. Especie tipo : Pyxidiophora badiorostris
Lundq.
CLAVE PARA LAS ESPECIES
DE LA SECCION BADIOCOLLIS BARRASA & MORENO
A. Apice del cuello rostrado, borde del cuello formado por células rugosas,
espora con cuerpo pigmentado ............... P. badiorostris Lundq.
(Fig. 4, -L-O-R)
A. Apice del cuello fimbriado, borde del cuello formado por células no rugosas,
¡esporas sin Cuerpo pigmentado hioa HU T a a 1
1. Borde del cuello liso, formado por células paralelas, esporas claviformes a
fusiformes, 34-43 x 3,54 um ......... P. fimbriata Barrasa & Moreno
(Fig. 4, J-M-P-S)
1. Borde del cuello crenado formado por células entrelazadas, esporas navi-
culares 19:26304/5 T mi ee a aa r P. crenata Barrasa & Moreno
(Fig. 4, K-N-Q-T)
Source : MNHN. Paris
PY XIDIOPHORA 259
AGRADECIMIENTOS
Nuestro más sincero agradecimiento al Profesor LUNDQVIST por la revisión de la
especie nueva y confirmarnos que P. crenata no se encontraba descrita con anterioridad.
Al Profesor PEREZ-LOSANTOS por el envío de diferentes estiercoles para su cultivo
en cámara humeda en el laboratorio.
Al Profesor MARINEZ-BIGORRA por la realización de las descripciones latinas.
BIBLIOGRAFIA
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sobre materias fecales (2a Aportación). Acta Bot. a Malacitana 6 : 111-148.
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BRETON A. & FAUREL L., 1968 — Etudes des affinités du genre Mycorhynchus Sacc.
et descriptions de plusieurs espèces nouvelles. Rev. Mycol. 32 : 229-258.
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Br. mycol. Soc. 68 (3) : 329-340.
LUNDQVIST N., 1980 — On the genus Pyxidiophora sensu lato (Pyrenomycetes). Bot.
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MORENO G. & BARRASA J.M., 1977 — Contribución al estudio de hongos que viven
sobre materias fecales (la Aportación). Acta Botanica Malacitana 3: 5-33.
Source : MNHN. Paris
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261
UTILISATION DE SUCRES ET DE POLYOLS
PAR LA MYCOFLORE D'ABIES ALBA MILL.
3. CHAMPIGNONS DU SOL (fin)'
par F. GOURBIERE*
RÉSUMÉ. — Utilisation de 25 sucres et polyols par 11 champignons isolés de la litière
d'Abies alba Mill. et appartenant aux genres Trichoderma, Calcarisporium, Paecilomyces,
Verticillium, Chaunopycnis, Acremonium et Beauveria. Les problèmes biochimiques, géné-
tiques, taxonomiques et écologiques liés à l'utilisation du saccharose, du mélibiose et du
raffinose sont discutés en détail.
SUMMARY. — Utilization of 25 sugars and polyols by 11 fungi isolated from Abies alba
Mill. litter and belonging to the genera Trichoderma, Calcarisporium, Paecilomyces, Verti-
cillium, Chaunopycnis, Acremonium and Beauveria. The biochemical, genetical, taxono
mical and ecological conditions of utilization of sucrose, melibiose and raffinose are dis-
cussed.
Nous poursuivons l'étude de Putilisation des sucres et polyols par les champi-
gnons présents sur les aiguilles de Sapin (GOURBIERE 1981 a, 1982 a). Dans
cette troisième partie nous achevons l'examen du groupe des champignons
du sol, caractéristique de la litière ancienne (groupe successionnel V, GOUR-
BIERE 1982 b). Leur distribution est donnée dans le tableau 1. Ce sont tous
des hótes fréquents des litiéres et des sols forestiers en climat tempéré et leur
intérêt dépasse donc le cas particulier de la litière étudiée.
1. Ce travail a été réalisé dans le cadre de l'ERA CNRS n° 848 «Ecologie microbienne ».
+ Laboratoire d'Écologie Végétale, Université Lyon I, 43 Bd du 11 Novembre 1918, F.
69622 Villeurbanne Cedex France.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN, Paris
262 F. GOURBIERE
I. — MATERIEL ET METHODE
A. -MATÉRIEL
Les souches testées proviennent donc de la litière d'aiguilles de Sapin et ont
été isolées sur PDA à pH 5,7 pour les deux Trichoderma (GOURBIERE 1979)
et à pH 8,3 pour les autres espèces (GOURBIERE 1981 b). Toutes les identifi-
cations ont été effectućes ou vérifićes par le CentraalBureau voor Schimmel-
cultures (Baarn). Les numéros de souches sont ceux de notre mycothèque.
Tab. 1. — Pourcentages d’aiguilles colonisées par chaque espéce en fonction du stade de décom-
position (V: aiguilles vivantes, Lo: sénescentes, L, F1, F2: stades successifs de la litière au sol).
Stades de décomposition v Lo È Fi F2
Trichoderma viride 0 0 1,1 140 18,8
Trichoderma polysporum 0 0 8,1 153 14,2
Calearisporium arbuscula 0 0 1,5 AS
Paecilomyces farinosus 1,5 10,0 270 50,0 33,0
Verticillium bulbillosum 0 1,0 2,0 8, 250
Verticillium sp. A111 0 0 0 0 2,0
Chaunopyenis alba 0,5 40 180 28,0 43,0
Acremonium butyri 0,5 1,5 2,0 c e
Acremonium sp. A 104 0 0 9,0 Ti MOS
Beauveria brongniartii 0 0,5 5,5 45 9,5
Beauveria bassiana 0 0 6,5 65 45
Trichoderma viride Pers. ex S. F. Gray (A3)
Trichoderma polysporum (Link ex Fr.) Rifai (A4)
Calcarisporium arbuscula Preuss (A83)
Paecilomyces farinosus (Holm ex S.F. Gray) Brown & Smith (A89)
Verticillium bulbillosum W. Gams & Malla (A90)
Verticillium sp. (A111)
Chaunopycnis alba W. Gams (A91)
Acremonium butyri (van Beyma) W. Gams (A97)
Acremonium sp. (A104)
Beauveria brongniartii (Sacc.) Petch (A93)
Beauveria bassiana (Bals.) Vuill. (A 105).
B. - METHODE (cf. GOURBIERE 1981 a)
Les poids secs indiqués dans les tableaux 2 et 3 représentent la croissance
à partir de 200 mg de substrat (sucre ou polyol) et de 10 mg de yeast-extract
dans 20 ml de milieu minéral à pH 5,1. La quantité de substrat est ajustée
pour chaque composé de façon à apporter 4 g de carbone par litre. Chaque
valeur est la moyenne de trois répétitions. La précision des mesures (2 écarts-
types) est de l'ordre de 5 mg.
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE D'ABIES ALBA. 3 263
C.- INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
1. Croissance sur glucose (Tab. 2).
Tab. 2. — Croissance sur glucose. Poids sec en mg pour 210mg de substrat. a: rapport
poids sec à 14 jours / poids sec maximum; b : rapport poids sec maximum / poids de
substrat apporté.
Jours de culture 7 4 2n 28 35 a b
Trichoderma viride 37 43 30 19 18 1,00 0,20
Trichoderma polysporum 32 46 55 49 45 — 0,84 026
Calcarisporium arbuscula 54 58 32 28 26 100 0,28
Paecilomyces farinosus 30 63 75 72 76 0,84 0,36
Verticillium bulbillosum 43 62 51 31 31 100 0,30
Verticillium sp. A111 75 91 89 85 82 1,00 0,43
Chaunopycnis alba 50 70 76 72 74 092 0,36
Acremonium butyri 49 82 80 79 78 1,00 0,39
Acremonium sp. A104 35 55 59 63 64 0,86 0,30
Beauveria brongniartii 32 — 48 52 47 43 0,2 025
Beauveria bassiana 36 56 55 49 43 1,00 0,27
Le rapport : poids sec maximum / poids de matière organique fournie (210mg)
est compris entre 0,20 et 0,43, du même ordre de grandeur que pour les champi-
gnons étudiés précédemment.
Signalons que quatre espèces (mineures) du même groupe, isolées à pH 8,3,
ne se sont pas développées sur le milieu utilisé. Ce sont :
Acremonium implicatum (Gilman & Abbott) W. Gams
Acremonium cf. persicinum (Nicot) W. Gams
Verticillium tenerum (Nees ex Pers.) Link
Acremonium strictum W. Gams
2. Temps de culture
Nous avons choisi une incubation de 14 jours. Le rapport : poids sec à 14
jours / poids sec maximal est toujours supérieur à 0,80.
3. Signification des résultats.
Nous avons retenu les critéres suivants :
0 -9 mg : substrat non utilisé (19 cas).
0-19 mg : valeurs litigieuses (25 cas) qui nécessiteraient de nouveaux essais.
On peut cependant considérer que
10 -12 mg : substrat probablement non utilisé
13 - 19 mg : substrat probablement utilisé
20 mget plus : substrat utilisé (231 cas).
Source : MNHN. Paris
264 F. GOURBIERE
Il. — RESULTATS (Tab. 3)
Tab. 3. — Croissance sur différents sucres et polyols á 14 jours pour 210 mg de substrat
apporté. (glucitol =sorbitol; ribitol = adonitol; galactitol = dulcitol).
a 5
4 als à i
SEE sod m
SMS SEE ME NEN NC A
AE 3 3 nr oi
Pec etos ae es iS
a a e
témoin 4 5 cS 3 4 5 4 4 4 3 3
MONOSACCHARIDES:
glucose 64 39 51 64 79 97 76 82 56 48 59
fructose 74 48 57 50 75 97 80 84 58 38 49
mannose 68 56 53 57 72 97 88 80 62 46 62
galactose 80 47 57 64 67 124 81 79 59 42 57
L-sorbose 14 20 18 44 55: 50 19 69 5 4 5
L-rhamnose 15 17 40 13 68 52 7 10 9 4
xylose 65 49 43 57 63 94 4 79 37 28 62
L-arabinose 70 28 55 51 79 95 21 78 52 18 41
D-arabinose 12 15 34 8 48 37 17 1 1l B 10
ribose 73 47 4 54 73 84 79 76 61 39 54
DISACCHARIDES
maltose 1 15 40 53 73 95 64 82 31 45 58
tréhalose 83 42 59 61 43 82 69 87 56 45 41
lactose 62 18 29 28 57 26 26 31 10 13 27
cellobiose 88 43 37 48 78 97 64 80 36 28 25
saccharose 78 S 54 69 79 92 63 82 7 49 62
mélibiose 47 33 31 54 79 85 6 79 4 2 19
TRISACCHARIDES
raffinose 61 22 45 62 89 78 27 87 6 21 27
mélezitose 10 7 69 75 83 102 29 76 4 43 17
POLYOLS
glycérol 88 48 61 64 88 102 66 83 49 57 72
érythritol 63 41 59 40 88 78 23 47: 19 45 66
ribitol 6 29 47 66 88 79 63 82 49 46 65
glucitol 61 31 59 54 87 76 69 83 44 31 46
mannitol 66 48 59 70 51 90 45 86 42 82 65
galactitol 60 38 59 53 93 71 10 85 21 35 54
inositol 38 34 36 36 73 36 42 26 24 17 49
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE D'ABIES ALBA. 3 265
Les deux Verticillium et Calcarisporium utilisent tous les substrats testés.
Les autres espèces présentent de une (Paecilomyces) à huit (Acremonium sp.
104) déficiences.
Certains substrats sont utilisés par toutes les espèces :
— hexoses : fructose, glucose, mannose, galactose.
— pentoses : L-arabinose, ribose.
— disaccharides : tréhalose, cellobiose.
— polyols : glycérol, erythritol, glucitol, mannitol, inositol.
Deux groupes de substrats présentent la majorité des déficiences :
— L-sorbose (3), L-thamnose (5), D-arabinose (6)
— saccharose (2), raffinose (1), mélibiose (3), mélezitose (3).
Les autres déficiences sont dispersées sur cing substrats (xylose, maltose,
lactose, ribitol et galactitol) chacun étant utilisé par 10 espèces sur 11,
Les résultats obtenus pour Trichoderma viride et T. polysporum sont en bon
accord avec ceux publiés pour ces espèces par DANIELSON et DAVEY (1973),
sauf en ce qui concerne l'inositol qui est utilisé par nos deux souches alors
qu'aucun des Trichoderma testé par ces auteurs m'utilisait ce polyol.
III. — DISCUSSION
Au terme de ces trois publications nous connaissons les capacités d'utilisation
de 25 sucres et polyols par 33 espéces appartenant au méme groupe écologique
spatio-temporel, soit 825 données élémentaires,
Le but était à l'origine de reconnaitre si ce groupe était homogéne ou non
vis-à-vis de l'utilisation de ces composés. De toute évidence il ne l'est pas.
Il convient d'analyser ces résultats à différents niveaux, en particulier biochi-
mique, génétique, taxonomique et écologique.
Nous n'envisagerons ici, à titre d'exemple, que les données relatives à l'utili-
sation du saccharose, du mélibiose et du raffinose.
A.- NIVEAU BIOCHIMIQUE
Nous suivons la méthode d’analyse proposée par BARNETT (1968, 1976)
pour les levures,
Le raffinose est un trisaccharide qui peut être hydrolysé de deux manières :
- raffinose = saccharose + galactose (agalactosidase)
- raffinose = mélibiose + fructose (Bfructosidase).
Les disaccharides obtenus peuvent à leur tour étre hydrolysés par les mêmes
enzymes, le saccharose pouvant en outre étre attaqué par une aglucosidase
non active sur le raffinose.
- saccharose = fructose + glucose (Bfructosidase ou à glucosidase)
- mélibiose = glucose + galactose (agalactosidase).
Source : MNHN, Paris
266 F. GOURBIERE
L'utilisation du raffinose nécessite donc deux enzymes, si l'un d'eux est
absent un tiers seulement du substrat est utilisé.
Le tableau 4 montre les différentes combinaisons possibles et la répartition
des 33 espéces testées.
Tab.4. — Relations entre l'utilisation du saccharose, du mélibiose et du raffinose. Nombre
d'espéces par cas possible. Les cases vides correspondent aux combinaisons biochimi-
quement impossibles.
saccharose
mélibiose
ES
raffinose 1/3
La majorité des champignons appartient aux deux cas extrémes :
: saccharose +, mélibiose +, raffinose + (18 espèces)
: saccharose —, mélibiose —, raffinose — (11 espèces)
aucune n'appartient aux cas «interdits» :
: saccharose +, mélibiose +, raffinose — ou 1/3
: saccharose —, mélibiose —, raffinose + ou 1/3.
Les cas d'utilisation partielle du raffinose sont peu nombreux :
: saccharose +, mélibiose —, raffinose 1/3 (3 espéces)
saccharose —, mélibiose +, raffinose 1/3 (1 espéce)
Le cas : saccharose +, mélibiose —, raffinose —, correspondant à l'hydrolyse
du saccharose par une glucosidase, n’est pas représenté.
L'utilisation du saccharose et (ou) du mélibiose entraîne donc l’utilisation
totale (ou partielle) du raffinose pour les raisons biochimiques et enzymolo-
giques exposées.
- NIVEAU GÉNÉTIQUE
On constate que, bien qu'à priori indépendantes, l'agalactosidase et la f
fructosidase apparaissent en fait liées, les espéces ne possédant que l'une d'entre
elles étant minoritaires.
Pour expliquer cet état de fait on peut envisager :
soit que les deux enzymes sont liées génétiquement. BARNETT (1976)
explique ainsi certaines associations d'enzymes n'ayant aucune base biochi-
mique.
— soit que leurs substrats étant réguliérement associés dans la nature, la
sélection a porté simultanément sur les deux enzymes.
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE D'ABIES ALBA. 3 267
C.- NIVEAU TAXONOMIQUE
Les deux enzymes ne sont pas distribués de façon homogène au plan taxono-
mique. Deux cas sont particulièrement significatifs.
— sur 10 Penicillium testés, 9 sont saccharose +, mélibiose +, raffinose +.
La seule exception (P. cf. raistrickii), saccharose +, mélibiose —, raffinose 1/3,
P ve r
peut étre considérée comme une déficience secondaire.
— sur 12 Mucorales testées, 10 sont saccharose —, mélibiose —, raffinose
Seules les deux variétés de Mortierella (sub. gen. Micromucor) sont saccharose +,
mélibiose +, raffinose +.
De ces trois niveaux d'analyse nous pouvons conclure :
— que l'utilisation du raffinose dépend de celle d'un au moins de ses consti-
tuants diosidiques,
qu'en général une espéce utilise soit lesdeux, soit aucun de ces constituants,
— qu'au moins dans certains cas, ce caractére est d'ordre supra- spécifique.
D.- NIVEAU ÉCOLOGIQUE
Il ne peut étre abordé qu'à partir d'une hypothése sur les ressources nutri-
tionnelles utilisées in natura par ces champignons.
Les aiguilles F 2, où ces champignons atteignent leur développement maxi-
mum, ne se décomposent pratiquement plus (GOURBIERE 1981 c) et sont
très pauvres en sucres solubles. Par ailleurs ce groupe de champignons semble
limité à la surface des aiguilles (GOURBIERE, à paraître).
Parmi les modes de vie possibles pour cette microflore, l'un d'eux fait direc-
tement intervenir les sucres étudiés. Dans cette hypothése l'aiguille n'est qu'un
support inerte oà les champignons se développent aux dépens des pluviolessivats.
Ceux-ci, comme les aiguilles vivantes dont ils proviennent, contiennent un
mélange de glucose, fructose, saccharose et raffinose.
Si l'on ne considére, pour simplifier, que les espéces les plus importantes
(colonisant plus de 10 75 des aiguilles) et si l'on admet leur coexistence spatio-
temporelle, toutes utilisent le fructose, le glucose et le galactose, et sont donc en
compétition pour les monosaccharides constitutifs.
Saccharose et raffinose autorisent par contre une différenciation du groupe :
— Un premier groupe d'espéces (Penicillium cf. frequentans, P. sp. 17,
Mortierella ramanniana, Paecilomyces farinosus, Verticillium bulbillosum,
Trichoderma viride), utilisent ces deux sucres et sont donc en compétition.
— Un deuxième groupe, constitué par le sub. gen. Mortierella (M. parvispora,
M. pulchella, M. hyalina), ne les utilisant pas, serait éliminé en cas de compé-
tition. Elles peuvent cependant précéder le premier groupe (en utilisant fructose
et glucose) sans gêner son développement ultérieur (à partir du saccharose et
du raffinose), dans le cadre de successions à court terme.
— Notons que les deux espéces n'utilisant qu'un seul des diosides, Chauno-
Source : MNHN, Paris
268 F. GOURBIERE
pyenis alba (saccharose +, mélibiose —) et Trichoderma polysporum (saccha-
rose —, mélibiose +) sont les seules à pouvoir coexister par partage des ressources
nutritionnelles au sens strict, dans les limites du cas envisagé évidemment.
IV. — CONCLUSION
Le modèle écologique présenté est très hypothétique. Il a essentiellement
l'avantage de montrer comment des différences nutritionnelles pourraient
participer à la structuration d'une microflore. Il montre aussi que la description
spatio-temporelle doit étre affinée si l'on veut y intégrer les dimensions «nutri-
tionnelles» des niches écologiques.
Nous remercions Mme Colette MOULIN pour sa collaboration technique.
BIBLIOGRAPHIE
BARNETT J.A., 1968 — Biochemical differentiation of taxa with special reference to
yeasts. In «The Fungi. An advanced treatise», G.C. AINSWORTH and A.S. SUSSMAN
eds, Academic Press, New-York, Vol. III, pp. 557-595.
BARNETT J.A., 1976 — The utilization of sugars by yeasts. Advan. Carbohydrate Chem.
Biochem. 32 :125-234.
DANIELSON R.M. and DAVEY C.B., 1973 — Carbon and nitrogen nutrition of Tricho-
derma. Soil Biol. Biochem. 5 : 505-515.
GOURBIERE F., 1979 — Les champignons microscopiques liés aux aiguilles de Sapin
(Abies alba Mill.). 4. Microflore de la litiére. Bull. Soc. mycol. Fr. 95 :23-33.
GOURBIERE F., 1981 a — Utilisation de sucres et de polyols par la mycoflore d’Abies
alba Mill. 1. Mucorales. Cryptog. mycol. 2 :3-11.
GOURBIERE F., 1981 b — Champignons des aiguilles de Sapin (Abies alba Mill). 7.
Microflores basophiles. Bull. Soc. mycol. Fr. 97 :81-89.
GOURBIERE F., 1981 c — Vie, sénescence et décomposition des aiguilles de Sapin (Abies
alba Mill). Méthodologie et premiers résultats. Acta Oecologica, Oecol. Plant. 2 : 223-
232.
GOURBIERE F., 1982 a — Utilisation de sucres et de polyols par la mycoflore d'Abies
alba Mill. 2. Penicillium. Cryptog. mycol. 3 :33-
GOURBIERE F., 1982b — Champignons des aiguilles de Sapin (Abies alba Mill.). 8.
Observation directe des microflores. Bull. Soc. mycol. Fr. 98 : 129-138.
Source - MNHN. Paris
269
DEVELOPMENTAL MORPHOLOGY OF ASCOMYCETES
IX. CALONECTRIA RIGIDIUSCULA
by C.V. SUBRAMANIAN and D.J. BHAT*
SUMMARY. — Study of the developmental morphology of an homothallic strain of Calo-
nectria rigidiuscula (Berb. & Br.) Sacc. and its anamorph Fusarium decemcellulare.
RESUME, — Etude de Vorganogenése d’une souche homothallique de Calonectria rigidius
cula (Berk. & Br.) Sacc. et son anamorphe Fusarium decemcellulare
This paper is the ninth in a series on the developmental morphology of Asco-
mycetes and deals with Calonectria rigidiuscula (Berk. & Br.) Sacc. The observa-
tions presented here are based on a study of a homothallic strain of C. rigidius-
cula, isolated from dead twigs of cocoa, collected at Jodupala, Coorg District,
Karnataka State, India.
Calonectria rigidiuscula was originally described as Nectria rigidiuscula by
BERKELEY and BROOME in 1873 based on their collection of a fungus from
Ceylon («Fungi of Ceylon, NO 1024»). BERKELEY and BROOME gave the
following diagnosis :
«Caespitosa; perithiciis ovatis pallide coccineis vix collabentibus; sporidiis
submetulaeformibus quadrinucleatis, demum 3-septatis (No 173C). On bark».
Since the ascospores were 3-septate (and not 1-septate), SACCARDO (1878)
transferred Nectria rigidiuscula to Calonectria de Notaris as C. rigidiuscula (Berk.
& Br) Sacc. De NOTARIS (1867) erected the genus Calonectria from nectria-
ceous fungi possessing fusoid, large, 2-multiseptate, hyaline ascospores, with
C. daldiniana de Not. as the type; he wrote : «Si distingue questo tipo dalle
Nectria, per gli sporidii fusoidi, allungati, pluriloculari» (de NOTARIS, 1867,
p. 477). While transferring Nectria rigidiuscula to Calonectria, SACCARDO
Memoir from the Centre for Advanced Study in Botany, University of Madras.
* Centre for Advanced Study in Botany, University of Madras, Madras 600005, India.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
270 C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
(1878) noted the incompleteness of BERKELEY and BROOME's description
of the fungus, but as his list was only a compilation, he merely reproduced
the original diagnosis which did not give information on asci. In his revision
of Ceylon Hypocreales, PETCH (1916) stated that BERKELEY and BROOME's
description of the fungus was incomplete and incorrect as to colour of the
perithecia. BOOTH (1960) redescribed the fungus from a study of the type
specimen of Nectria rigidiuscula.
The conidial state of Calonectria rigidiuscula is Fusarium decemcellulare
Brick. WOLLENWEBER (1926) established the connection between Calo-
nectria rigidiuscula and Fusarium decemcellulare.
REICHLE & SNYDER (1964) recognized both homothallic and heterothallic
strains in Calonectria rigidiuscula. Homothallic strains invariably formed 4-spored
asci, whereas heterothallic strains produced 2-8 spored asci. The fungus is mainly
tropical in distribution (BOOTH, 1971). It occurs widely as a saprophyte and is
also known to cause dieback of twigs of many plant species, including cocoa.
BRUNT & WARTON (1962) reported that the fungus causes galls in cocoa. Accor-
ding to FORD et al. (1967) only isolates of heterothallic strains induced gall in
cocoa seedlings. In India, this fungus was first reported by SUBBA RAO (1938).
METHODS
To obtain perithecia, single
ascospore isolates were ino-
culated on sterilized twigs of
cocoa in Roux tubes. Peri-
thecia developed and matured
in about eight weeks. The
Roux-tube (Fig. I) method is
as follows :
Catton plug
Roux-tubes (Borosil Glass
Works Ltd) of Corning brand
(30 cm long and 3 cm diam.)
were used as containers. Each
Inoculated twigs tube was filled with tap
water up to the constriction
and a filter paper cup was
kept above the latter. A cot-
Fiter paper cP ton-wick inserted through the
cone end of the filter paper
connected the water to the
filter paper and thus kept the
space above the filter paper
Cotton wick moist. Dead twigs of cocoa,
the one on which the fungus
was originally isolated, were
cut into pieces each about
ROUX-TUBE_METHOD
Source : MNHN. Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 271
12 cm long. The twigs were pruned to remove the side branches. Surface debris
was washed off with a brush in running water. The twigs were placed above
the filter paper in the Roux-tubes and sterilized twice under 20 lb/cm? pressure
for 20 min. with an interval of 48 hr. The stem pieces were then inoculated
with the fungus and incubated under continuous daylight of 200 + 25 ft.
candles at a temperature of 22-25°C.
For studying the various stages in the development of the anamorph and
teleomorph, methods described earlier (SUBRAMANIAN & BHAT, 1978)
were followed.
DESCRIPTION OF THE FUNGUS
Mycelium on the twig not visible on the surface, subcortical, forming pseudo-
parenchymatous stromata in the cortical region. Stromata 1-3 mm diam., occa-
sionally extending up to the surface, composed of angular, thin-walled, hyaline
cells 9.0-12.0 um, in diam. Perithecia (Fig. 53; Plate I, 1) superficial, solitary
or crowded in groups of 2-8, globose to subglobose, cream to whitish yellow
in colour, fleshy, warty, not undergoing lateral collapse when dry, globose
perithecia 240-360 (310) um in diam.; subglobose perithecia 220-300 (270) x
240-380 (320) um. Perithecial wall (Fig. 52; Plate 11, g) pseudoparenchymatous,
warted in the upper half, translucent, 45-75 um wide, with 2 distinct regions :
an outer and an inner, Outer region with 4-5 tiers of cells, 20-35 um thick,
cells spherical to angular, slightly thick-walled, hyaline, 15-20 um in diam.
Inner region with 3-4 tiers of cells, 15-20 um thick; cells flattened, narrow,
elongated, compactly arranged, 11-14 x 2.5-3.5 pm. Warts (Plate I, f) pseudo-
parenchymatous, 20-50 um high, with cells similar to those of the outer region
of the perithecial wall. Perithecial papilla subacute, composed of parallely
arranged, cylindrical, septate, unbranched hyphae with rounded ends, protru-
ding through the outer region of the perithecial wall. Ostiolar canal periphysate;
periphyses subcylindrical, slender, 15-18 x 1.8 um with rounded and subacute
tips (Fig. 54).
Asci clavate, short-stalked, smoothly rounded at the apex, without apical
apparatus, unitunicate, thin-walled, generally 4-spored, 70-110 (85) x 10-14
(13.8) um (Fig. 68; Plate II, h); 8-spored asci present in heterothallic strains,
larger than 4-spored asci, clavate, distinctly pedicellate, broadly rounded at
the apex, without apical apparatus, 95-130 (105) x 12.5-16.0 (14.5) um (Fig.
71; Plate 11, j). Ascospores (Fig. 69; Plate 11, i) similar in 4-spored and 8-spored
asci, ellipsoidal to reniform, thick-walled, 3-septate, with uninucleate cells
(Fig. 63), hyaline, slightly constricted at the septa, 20-30 (24.5) x 7.0-10.5 ym;
ascospores uniseriate with overlapping ends in 4-spored asci and biseriate above
and uniseriate below in 8-spored asci.
CULTURAL CHARACTERS
Ascospores germinating within 14 hrs on potato dextrose agar, corn husk
agar and in distilled water, producing one germ tube from each cell (Fig. 70)
Source - MNHN, Paris
272 C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
Fig. 1-23 : Calonectria rigidiuscula. — 1 : portion of a vegetative hypha; 2-12 : stages in the
development of phialide and first microconidium; 13-16 : development of second and
later conidia; 17, 18, 22, 23 :arrangement of phialides on conidiophores; 19 :a phialide.
Note the cupulate collarette; 20 : a pseudochain of microconidia; 21 : germination of
microconidia.
Colonies on potato dextrose agar attaining a diam. of 3.2-3.8 cm in 10 days,
floccose, with surface initially white to pinkish and later becoming rose-colou-
red, with reverse initially rose-coloured and later becoming brick-red; on corn
Source : MNHN. Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 273
— 253340841
TE 12436-39428
p 43
34835
Top
Fig. 24-43 : Calonectria rigidiuscula — 24 : portion of a vegetative hypha; 25-33 : stages in
the development of phialide and macroconidium; 34-35 : portion of phialides. Note in
35, the cupulate collarette; 36-38 : macroconidia. Note in 36 and 37, the uninucleate
cells; 39 : germinating macroconidia; 40-42 : germ tubes functioning as phialides. Note
in 41, microconidia produced from phialides and in 42, macroconidia produced on
phialides; 43 : arrangement of phialides on conidiophores.
Source : MNHN. Paris
274 C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
husk agar attaining a diameter of 2.5-3.0 cm in 10 days, adpressed, slimy, with
surface rose-coloured, with reverse brick red. Mycelium fast-growing, composed
f septate, branched, hyaline hyphae 2.5-4.0 um wide, producing conidiophores
itially in the centre of the colony and later all over the surface. Conidiophores
developing laterally on the hyphae, straight or bent, up to 200 um long, bran-
ched or unbranched, with uninucleate cells and terminating in phialides (Fig. 22,
23, 43).
Phialides cylindrical to subulate, slightly wide at the base, narrow towards
the tip, with a collarette, uninucleate, 30-42 (35.5) x 4.5 um (Fig. 17-19, 35;
Plate I, d). Conidia of two types : microconidia and macroconidia. Microconidia
(Fig. 16, 20; Plate 1, c, e, h) formed singly and in basipetal succession, solitary,
remaining in pseudochains, 1-celled, oval to cylindrical, rounded at the apex,
narrowed at the base, hyaline, uninucleate, 10.0-14.5 (12.5) x 3.0-4.5 um.
Macroconidia (Fig. 36-38; Plate I, b, i) broadly falcate, distinctly dorsi-ventral,
7-10-septate, with a distinct foot-cell at the base, apically beaked, thick-walled,
hyaline, 55-130 (110) x 6,0-10.5 um; cells uninucleate and with dense cytoplasm.
In aged cultures phialides aggregating and forming sporodochia (Plate 1, a),
producing conidia in cream coloured slimy mass. Each cell of the macroconidia
capable of producing germ tubes, usually germ tubes arising from terminal
cells (Fig. 39; Plate I, j).
DEVELOPMENT OF THE ANAMORPH
Conidia develop in 4-5 days in slide culture. Conidiophores arise laterally
or terminally on the vegetative hyphae (Fig. 18). Phialides are borne on conidio-
phores or directly on the vegetative hyphae (Fig. 2-4 Plate I, c, d). Immediately
below the basal septum of the phialide, one or two lateral protuberances may
grow out, with each one becoming a phialide. Phialides are widest at the base,
tapering towards the neck and with a cupulate collarette at the tip.
The development of the microconidium is as follows. The conidium initial
arises as a small bud at the tip of a phialide (Fig. 5). With further development,
the bud increases in size. In the meantime, the uniformly stained spherical
nucleus of the phialide elongates parallel to the long axis of the phialide (Fig. 6)
and divides into two daughter nuclei (Fig. 7, 8; Plate I, e, f). One of the two
daughter nuclei migrates into the conidium initial above (Fig. 9, 10; Plate 1, g).
By the time the nucleus enters conidium initial, the conidium almost attains
its full size. With the formation of a septum, the slender cytoplasmic connection
between the phialide and the conidium is disrupted (Fig. 11). The wall of the
conidium initial breaks during the final stages of development presumably at
a weak point located just above the narrow neck of the phialide (Fig. 12). Often
an irregular fracture of the wall takes place leaving behind a cupulate collarette
(Fig. 19; Plate I, d). As the first conidium is cut off, a second conidium initial
appears in the open end of the phialide and the first conidium is pushed up
(Fig. 13, 14). The process is repeated and a succession of conidia are produced.
The conidia produced from each phialide remain in a linear series (pseudochains)
Source : MNHN, Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 275
Fig. 44-50 : Calonectria rigidiuscula (Contd.) — 44-47 : sections of stroma showing stages in
the development of the ascogonium. Note in 44 and 47, the uninucleate condition of the
ascogonial cells and in 45 and 46, uni- or binucleate condition, Note also in 46 and 47,
ascogonial cells surrounded by one to two layers of deeply staining thin-walled cells;
48-50 : sections through young perithecial centra showing stages in the formation of
centrum cavity, development of apical paraphyses and differentiation of perithecial wall.
Note the ascogonial cells lying at the base of the cavity.
due to slime (Fig. 15, 16, 20; Plate I, c,h). Occasionally, the conidia slime down
into a gloeoid mass. Conidia germinate producing one to two germ tubes (Fig, 21).
Source : MNHN, Paris
276 C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
Fig. 51-61 : Calonectria rigidiuscula (Contd.) — 51 : section through a young perithecium;
52 : section through a mature perithecium; 53 : a mature perithecium (whole mount).
Note the warty outer surface; 54 : periphyses; 55-61 : stages in the development of
ascus and ascospores.
The development of the macroconidium is as follows. The phialide is uni-
nucleate (Fig. 25). During the formation of a macroconidium, a small protube-
rance arises at the tip of the phialide (Fig. 26). The protuberance elongates
and increases in size. The nucleus of the phialide elongates and divides (Fig. 27-
29) and one daughter nucleus migrates into the developing conidium (Fig, 30,
Source : MNHN, Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 277
31). The appearance of a minute collarette even in the early stages of develop-
ment of the macroconidium suggests that the rupture of the outer wall of the
phialide takes place presumably at the extreme tip of the phialide. The edge of
the collarette in most cases is uneven (Fig. 35, 43). The nucleus within the
conidium initial now divides repeatedly and finally a multiseptate conidium
with uninucleate cells results (Fig. 32, 33, 36; Plate I, i). When placed in distilled
water on a slide, conidia germinate after 12 hr. The germ tubes sometimes func-
tion as phialides and produce microconidia or macroconidia (Fig. 40-42; Plate
x):
DEVELOPMENT OF THE TELEOMORPH
Perithecial development is initiated within a stroma which, as already men-
tioned, develops within the cortex of the substrate. The first indication of the
development of the perithecium is the formation of an ascogonium embedded
in a pseudoparenchymatous stroma (Fig. 44; Plate Il, a). The mature ascogonium
is a coiled, septate structure and is composed of about 7-8 uni- or binucleate
cells with dense cytoplasm (Fig. 46), the ascogonial cells being uninucleate when
young (Fig. 45). No hyphal fusions or anastomoses are noticed and the binu-
cleate condition of the ascogonial cells is presumably a product of mitotic
division of nuclei. The ascogonial cells divide further and form a mass of com-
pactly arranged cells. The ascogonium is soon surrounded by 1-2 layers of
polygonal cells which stain deeply compared to the cells of the stroma forming,
as it were, an envelope (Fig. 47). The envelope increases in size and soon be-
comes several cells thick and this becomes the wall of the perithecial initial, In
the meantime, the young perithecium starts projecting out of the stromal surface
(Fig. 48; Plate II, b).
In further development, a cavity develops around the ascogonial elements
presumably due to disintegration of cells (Fig. 48, 49). The cells of the peri-
thecial wall in the periphery become thick-walled, pseudoparenchymatous
and aggregate into conical warts in the upper half (Fig. 50). As the differentia-
tion of the wall takes place, at the morphological apex of the young perithe-
cium, the cells of the inner region of the perithecial wall become «meristematic»
and give rise to intensively staining, small, angular cells. This «meristem» pro-
duces a mass of downward growing slender filaments, the apical paraphyses
which contain thin-walled, narrow, uninucleate cells (Fig. 48-50; Plate II, c).
Initially, the filamentous nature of the apical paraphyses is very evident. As
they grow downwards, the cells of the apical paraphyses are swelled laterally
forming, as it were, a compact mass of pseudoparenchymatous tissue (Plate II,
d). The cells at the base of the perithecial cavity also undergo division and form
a mass of globose cells (Fig. 51).
When the perithecium becomes mature, the apical paraphyses regain their
filamentous nature (Fig. 51; Plate Il, e, f). The asci grow up interspersed with
the apical paraphyses forming a kind of hymenium along the bottom and in
Source : MNHN, Paris
C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
278
2,64.
163,698.70
204
Op
Source : MNHN. Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 279
the sides of the perithecial cavity. In mature perithecium, the apical paraphyses
disintegrate (Fig. 52).
While the apical paraphyses continued to grow downwards, the cells of the
inner region of the perithecial wall at the apex of the perithecium grow upwards
and develop an ostiolar neck. The cells constituting ostio!ar neck become thick-
walled and are in the form of unbranched hyphae with rounded tips. By disso-
lution of cells in its core, a narrow canal develops. The ostiolar canal extends
from the centrum cavity to the exterior. The cells lining the ostiolar canal
produce slender, uninucleate cells, the periphyses.
DEVELOPMENT OF ASCI
The ascogonial cells are multinucleate. Each ascogonial cell puts out 2-3
short, thick, ascogenous hyphae which bend over at the tip and form croziers
(Fig. 62). Two nuclei move into an ascogenous hypha and the latter is cut off
from the ascogonial cell by a septum at the base, the two nuclei divide simulta
neously to form four nuclei. Two septa are formed in the crozier separating the
latter into a uninucleate basal cell, a binucleate median cell and a uninucleate
tip cell. The median cell elongates and the fusion nucleus migrates to the middle
of the ascus initial (Fig. 55) and here it undergoes meiosis. In the early stages of
meiotic division, seven bivalents are observed (Fig. 56). The first meiotic division
results in two nuclei (Fig. 57) and the second in four haploid nuclei (Fig. 58).
Cleavage of the cytoplasm takes place in such a way as to produce elliptical
masses around each nucleus (Fig. 59). Cell wall is laid down around each ellipti-
cal mass to produce an incipient ascospore (Fig. 64-66). Each ascospore nucleus
now undergoes a mitotic division, followed by a septum formation across the
middle (Fig. 60). Each nucleus of the two-celled ascospore again undergoes a
mitotic division and is followed by a septum formation. Thus, eventually, a
four-celled ascospore, characteristic of the fungus, is resulted (Fig. 61, 62, 67).
Often the basal cell and the tip cell of a crozier may fuse and give rise to ano-
ther ascus.
DISCUSSION
The anamorph of Calonectria rigidiuscula is a Fusarium, the microconidia
being produced in long pseudochains. The ascogonium is a several-celled, coiled
structure which appears within a preformed stroma and the ascogonial cells
originally uninucleate become multinucleate. The perithecial centrum is of the
typical Nectria-type (LUTTRELL, 1951) with apical paraphyses. The asci have
no apical apparatus. Ascospores are multiseptate. All these features are typical
of the Hypocreales.
The genus Calonectria was established by de NOTARIS (1867) to accomo-
date C. daldiniana de Not., a fungus collected on Magnolia grandiflora at Lo-
Source : MNHN, Paris
280 C.V. SUBRAMANIAN &-D:J. BHAT
carno in Italy. Although the type of this fungus was not available to us for
study, recently, ROSSMAN (1977) could locate the type material deposited
in Rome. According to ROSSMAN, C. daldiniana is a later synonym of C.
pyrochroa (Desm.) Sacc. She has circumscribed the genus to include those
nectrioid species with an ascocarp wall structure like that of C. pyrochroa and
a Cylindrocladium anamorph.
The developmental morphology of the type species has not been studied so
far. Results of our study on the developmental morphology of Calonectria
rigidiuscula presented here, for the first time, is the first among the species of
the genus Calonectria.
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Source : MNHN. Paris
CALONECTRIA RIGIDIUSCULA. IX 281
Plate 1 : Calonectria rigidiuscula. — a, young sporodochium with conidiophores, phialides
and conidia;b, macroconidia c, phialides :one with a long pseudochain of microconidia:
d, phialide showing a cupulate collarette; e, phialide showing a dividing nucleus and a
few uninucleate microconidia; f, g, phialides showing one of the daughter nuclei in each
migrating into developing conidium; h, a pseudochain of microconidia; i, portion of a
macroconidium showing uninucleate cells; j, germ tubes functioning as phialides and
producing macroconidia; k, perithecial initials; l, perithecia on twigs in Roux tubes.
Source : MNHN. Paris
e
r3
C.V. SUBRAMANIAN & D.J. BHAT
Plate II : Calonectria rigidiuscula. — a, portion of a section of a mature stroma showing
coiled ascogonium; b-f, longitudinal sections of perithecial centrum showing stages
in the development of perithecium. Note in c and d centrum consisting of apical para-
physes; in e and f asci developing interspersed with apical paraphyses; g, section of a
mature perithecium; h, 4-spored asci; i, ascospores; j, 8-spored asci.
Source : MNHN, Paris
283
TROIS NOUVELLES ESPECES COPROPHILES
DE LASIOBOLIDIUM MALLOCH et CAIN
(ASCOMYCETES, EOTERFEZIACEAE)
par M. LOCQUIN-LINARD*
RÉSUMÉ. — Description, illustration et diagnose latine de Lasiobolidium fallax, L. helicoi-
deum et L. recurvatum, trois espéces nouvelles coprophiles d'Afrique et d'Amérique du
Nord (Arizona). Tableau de détermination des espéces du genre.
SUMMARY. — Three new coprophilous species from Africa and North America (Arizona),
Lasiobolidium fallax, L. helicoideum et L. recurvatum are described and illustrated. A
determination table of species of the genus is given.
Le genre Lasiobolidium (Eoterfeziaceae Atkinson 1902), a été créé par
MALLOCH et CAIN en 1971 pour des Ascomycetes a cleistocarpes jaune-brun,
appendiculés, plectascés et à ascospores unicellulaires, elliptiques, hyalines,
lisses, sans pore ni sillon germinatif. En fait, les ascospores des espèces placées
dans ce genre sont soit hyalines, soit légèrement colorées. Il est donc nécessaire
de modifier légèrement les limites du genre dans ce sens.
A Vespéce type Lasiobolidium spirale Malloch and Cain (1971), a été joint
en 1973 L. orbiculoides Malloch and Benny. Aujourd’hui nous décrivons trois
nouvelles espèces, coprophiles elles aussi.
LASIOBOLIDIUM FALLAX LOCQUIN LINARD, sp. nov.
Ascomycetes, Eoterfeziaceae. Cleistocarpi 200-350(500) um, lati. Appendi-
cibus 5,59 um latis, longis, flexuosis, pallide e brunneis griseis, haud ramosis,
levibus septatis, inferne bulbosis. Peridio pseudoparenchymatico, cellulis parum
distinctis. Asci (6)-8 sporis, ellipsoideis vel claviformibus 28-35 x 13-20 um
Ascosporis ellipsoideis (8) 9-10 (12) x (5) 5,5-7 (8) um, hyalinis, interdum
x IX QUE de Cryptogamie, M.N.H.N. - 12 rue de Buffon, 75005 Paris, France. CNRS
- A. 257.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983)
Source : MNHN, Paris
284 M. LOCQUIN-LINARD
L. fallax. — 1. Cleistocarpe orné de poils souples; 2. Péridium, a cellules de la strate pro-
fonde, b couche superficielle; 3. Asques et ascospores; 4. Poils septés, c coude, d bases
bulbeuses, e base donnant naissance à deux poils, f apex.
L. helicoideum. — 5. Cleistocarpe orné de poils hélicoidaux; 6. Poils non septés, a derniéres
spires et apex, b bases bulbeuses; 7. Péridium; 8. Asques et ascospores; 9. Différencia-
tion de l'appareil ascogonial.
violaceis, in massa pallide rufo-brunneis. Holotypus : in fimo Cameli. Tedemait,
Africa, PC.
A. L. orbiculoides praesertim differt forma ac mensuris ascorum, ascospora-
rumque
Source : MNHN, Paris
LASIOBOLIDIUM 285
Cleistocarpes 200-350 (500) um
Asques 28-35 x 13-20 um
Ascospores (8) 9-10 (12) x (5) 5,5-7 (8) um
Poils 5,5-9 um diam.
Sur crottes, les cleistocarpes (fig. 1) isolés, superficiels, globuleux, beige puis
brun par réflexion, sont garnis de longs poils soyeux blanchatres, flexueux,
irrégulièrement contournés, parfois coudés (fig. 4 a), qui peuvent atteindre 2mm
de long. Ces poils (fig. 4), non ramifiés, lisses, septés, à paroi épaisse et à base
bulbeuse qui, éventuellement, peut être commune à deux poils (fig. 4 c), s'ef-
filent progressivement jusqu'à leur extrémité arrondie. Le péridium brun clair
par transparence, pseudoparenchymateux, se compose d'une ou deux couches
peu cohérentes de cellules hyalines, arrondies et d'une couche externe brun clair,
plecto-pseudoparenchymateuse; toutes ces cellules sont à paroi fine, peu con-
trastée, ce qui rend leur observation difficile (fig. 2).
Les asques (fig. 3) (hexa-) octosporés, nombreux, elliptiques ou claviformes,
sans appareil apical, unituniqués, non amyloides, évanescents, à pied générale-
ment court plus ou moins différencié, se forment sans ordre apparent dans le
cleistocarpe, à partir de crochets dangeardiens. Parmi les asques ont été observés
des filaments filiformes fugaces.
Les ascospores unicellulaires, elliptiques, lisses, à paroi épaisse, sans pore
ni sillon germinatif, sans «de Bary bubble» sont généralement hyalines ou
légèrement grisâtres par transparence, brun roux clair en masse. Occasionnelle-
ment, alors qu'elles étaient encore dans l'asque, nous avons pu observer quelques
ascospores rose violacé (lividus Z4f, LOCQUIN 1975), teinte instable qui dispa-
rait dans le lactophénol.
Pour l'instant, ce champignon n'a pas pu étre cultivé et nous n'avons pas
observé de forme conidienne.
L. fallax a été observé sur crottes de Chameaux et d'Ongulés, provenant de
zones arides africaines. Des informations écologiques plus précises seront don-
nées ultérieurement.
L'holotype provient de crottes de Chameau (lot 74) récoltées en Afrique
Hammada entre Dalaa el Barha et Oued In Sokki (Hassi Inifel) Tademait, Sahara
central, le 4.4.1967 par le Professeur J.-P. Barry que nous remercions vivement.
Holotype PC.
Nous appelons ce champignon L. fallax (trompeur) car on peut facilement
le confondre avec Lasiobolidium orbiculoides auquel il est souvent associé, en
raison de ses fulcres qui sont d'aspect identique. Il en diffère cependant par la
forme et les dimensions de ses asques et de ses ascospores.
LASIOBOLIDIUM HELICOIDEUM LOCQUIN LINARD, sp. nov.
Ascomycetes, Eoterfeziaceae. Cleistocarpi 140-200 um lati. Appendicibus
4-5 um latis, longis, helicoideis, pallide e griseis brunneis. Peridio pseudoparen-
chymatico. Ascis octosporis, subglobosis vel ellipsoideis, 18-20 x 14-16 um latis.
Source : MNHN, Paris
286 M. LOCQUIN-LINARD
Ascosporis ellipsoideis, 8-9 x 5-6 (7) um, pallide ochraceis, in massa ochraceis-
(rufis). Holotypus : In fimo Caprarum. Arizona, U.S.A. PC.
AL. spirale differt ascosporis minoribus.
Cleistocarpes 140-200 um
Asques 18-20 x 14-16 um
Ascospores 8-9 x 5-6 (7) um
Poils 4-5 uim diam.
Sur crottes, les cleistocarpes (fig. 5) peu nombreux, superficiels, isolés ou
groupés, subglobuleux, beige à brun terne, sont couverts de longs poils soyeux,
hélicoidaux, beige (Pudorinus Gh5). Ces poils (fig. 6) réguliérement répartis
sur le péridium, non ramifiós, non septés, à paroi fine, à diamètre constant sur
toute la longueur, à base généralement bulbeuse, à extrémité arrondie, décrivent
de longues spires serrées d’un diamétre d'environ 50 jim et perpendiculaires à
la surface du carpe. Le péridium brun clair, pseudoparenchymateux (fig. 7)
est formé de cellules facilement séparables, à contour irrégulier, à paroi fine
peu colorée; les cellules de la couche externe, irrégulièrement saillantes, lui
donnent un aspect granuleux lorsque le champignon est jeune et que les poils
ne sont pas encore développés.
Les asques (fig. 8) trés nombreux, octosporés, unituniqués, non amyloides,
globuleux ou elliptiques avec un pied peu marqué, disposés sans ordre apparent
dans le cleistocarpe, naissent, en bouquets, à partir de crochets dangeardiens.
Les ascospores unicellulaires, elliptiques, à paroi épaisse, lisses, sans pore
ni sillon germinatif, sans «de Bary bubble», ocre clair par transparence (auran-
tiacus X7h) paraissent ocre (-roux) en masse.
En boites de Pétri, sur milieu gélosé à 1,5 % de malt, la colonie est zonée,
brun clair, à revers un peu plus foncé. Sur le mycélium septé et ramifié, naissent
des filaments non septés, enroulés et méme hélicoidaux, identiques aux poils
des carpes. Le primordium est un gros filament multicellulaire qui s'allonge et
s'enroule irréguliérement sur lui-méme (fig. 9). Nous n'avons pas observé de
forme conidienne. Ce champignon n'a pas pu étre maintenu en culture.
L'holotype a été isolé sur crottes de Chévres (lot 303) récoltées en Août
1979, Arizona, Amérique du Nord, par R. Krahenbuhl que nous remercions
vivement. Holotype PC.
Ce champignon a aussi été observé sur crottes de Mouton (lot 344) récoltées
en Aoüt 1978 à Bir el Djir prés d'Oran, Algérie, Afrique du Nord, par le Dr.
Geslin que nous remercions vivement.
L. helicoideum proche de Lasiobolidium spirale, en différe principalement
par ses ascospores légérement ocres, ses asques et ses ascospores qui sont nette-
ment plus petits. Les asques et les ascospores de L. spirale ont respectivement
35-62 x 12-21 um et 12-17 x 9-12 um.
LASIOBASIDIUM RECURVATUM LOCQUIN LINARD, 1982, sp. nov.
Ascomycetes, Eoterfeziaceae. Cleistocarpi subglobosi, 200-450 x 200-400 um
Appendicibus 400-500 x 4-8 um, multis, pallide e griseis brunneis vel e rufis
Source : MNHN, Paris
LASIOBOLIDIUM 287
brunneis, erectis, radialibus, paulum curvis, haud ramosis, haud septatis, levibus,
inferne paulum tortis, utrimque uncinatis ac paulum inflatis. Ascis octosporis,
subglobosis vel claviformibus, 20-36 x 12-20 um. Peridio e cellulis parum cohae-
rentibus, tunica parum distincta. Ascosporis ellipsoideis, 8-10 (11) x (5) 5,5-
7 (7,5) um, in massa e rufulis griseis. Holotypus : in fimo Dorcadum. PC ac
Mycotheca n° 3337.
Ab aliis speciebus Lasiobolidii differt pilis uncinatis.
Cleistocarpes — 200-450 x 200-400 um
Asques 20-36 x 12-20 um
Ascospores 8-10 (11) x (5) 5,5-7 (7,5) um
Poils 400-500 x 4-8 um
L. recurvatum. — 10. Cleistocarpe orné de poils uncinés. 11. Péridium; 12. Poils non septés,
a apex, b bases: 13. Asques et ascospores; 14. Différenciation de l'appareil ascogonial
Source : MNHN, Paris.
288 M. LOCQUIN-LINARD
Sur crottes, les cleistocarpes (fig. 10) isolés ou grégaires, superficiels, beige
puis brun terne, un peu coriaces, subglobuleux, sont couverts de nombreux
poils (fig. 12), beige à brun roux (aurantiacus P5h á rubeus C3g), dressés,
rayonnants, un peu entremélés, légérement courbes, parfois coudés, non rami-
fiés, lisses, à paroi épaisse, non septés, à diamètre un peu rétréci dans la partie
centrale, leur base parfois élargie est irrégulièrement tortillée et leur extrémité
arrondie et souvent enflée est circinée. Le péridium brun clair, pseudoparenchy-
mateux, se compose d'une ou deux couches de cellules peu cohérentes à paroi
peu contrastée, difficile à observer.
Les asques (fig. 13) octosporés, nombreux, unituniqués, non amyloides,
sans appareil apical, subglobuleux ou claviformes avec un pied plus ou moins
marqué, évanescents, disposés sans ordre apparent dans le cleistocarpe, naissent
en bouquets de crochets dangeardiens.
Les ascospores (fig. 13) unicellulaires, elliptiques, lisses, à paroi épaisse,
sans pore ni sillon germinatif, sans «de Bary bubble», légèrement grisâtres par
transparence, paraissent gris roussátre en masse (Phaeotus L3e).
En culture, à la température du laboratoire, sur milieu gélosé à 1,5 % de malt,
entre lame et lamelle, des germes apparaissent en plusieurs points de l'ascospore,
ils donnent un mycélium cloisonné - ramifié. En boîtes de Pétri, sur le méme
milieu et dans les mêmes conditions que précédemment, nous avons obtenu
une colonie blanchâtre et zonée puis beige à revers brunátre. Le mode de forma-
tion des primordiums n'a pas encore pu étre clairement établi. Seule la différen-
ciation de l'appareil ascogonial avec probablement plusieurs filaments ascogo-
niaux comme chez L. orbiculoides (JANEX-FAVRE et al, 1979) a pu étre
observée. Un exsudat jaune trés clair peut étre secrété. Forme conidienne in-
connue.
L. recurvatum s’est développé sur les déjections de nombreux animaux
provenant de zones arides. Des informations écologiques plus précises seront
données ultérieurement.
L'holotype a été isolé de crottes de Gazelle (lot 105) récoltées en Afrique : lit
de l'Oued Aouleggi, entre Hassi Aouleggui et Ain Guettara, Plateau du Tade-
maït, Sahara central, le 12-4-68 par le regretté L. Faurel.
Le nom de L. recurvatum est proposé pour cette espéce en raison de ses poils
recourbés. Ce caractére nous incite à la rapprocher de deux autres champignons :
Gymnoascus uncinatus Eidam 1883 (— Myxotrichum uncinatum (Eidam)
Schroet, 1893). En 1883 EIDAM (pl. XV fig. 40) et plus récemment BENJAMIN
en 1956 (p. 318), représentent trés bien le réseau du carpe d’où naissent des
appendices identiques à ceux de notre espèce. Il ne fait donc aucun doute que
ce champignon soit une Gymnascale donc une espèce nettement différente.
Gymnoascus siglerae v. Arx 1981 (= Uncinocarpus reesii Sigler and Orr
1976). Bien que le Dr. Carmichael ait eu l'amabilité de nous communiquer
les souches types 3880-et 3881* et nous l'en remercions vivement, il ne nous
a pas été possible de nous faire une opinion personnelle sur ce champignon
puisque nous n'avons pas obtenu la forme ascosporée. De toute facon, la petite
Source : MNHN, Paris
dimension de ses ascospores :
LASIOBOLIDIUM
289
4-5 x 2,5-3 um et la présence d’une forme coni-
dienne en font une espéce différente de la notre.
D'aprés les descriptions, nous voyons que ces trois champignons rentrent
bien dans le cadre des Lasiobolidium. Les caractéres distinctifs permettant
d'identifier les espéces du genre sont récapitulés dans le tableau 1.
Espàces de B $
8B E
Lasiobolidium 3 | à 8
SEEMS 2
0 E E E [s
E E
e es E
al e E
SE | als
Caractères
NS IS cra |e
Poils non septés + [+ |e
uncinés +
spiralés + |.
contournés e ne
Asques claviformes A
cylindriques +
Spores longueur > 10 pm + +
< 10 pm + [+ [+
Tableau 1
Le genre Lasiobolidium contient maintenant 5 espéces, toutes coprophiles.
Certaines ont un péridium difficile 4 observer. Un examen trop rapide pourrait
faire douter de leur appartenance a la famille des Eoterfeziaceae en induisant
un rapprochement avec les Gymnoascaceae.
Nous remercions vivement M. ROMAGNESI a qui nous devons le texte latin des dia-
gnoses.
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349-488, 21 fig., 1 pl. h. t.
Source : MNHN. Paris
INTERRELATIONSHIPS IN CULTURE
AMONG FUNGI ISOLATED FROM SOYBEAN
R.P. SINGH*, L. SINGH* and VERMA**
— Sur les 18 espèces isolées des parties aériennes de la plante de Soja ct montrant
une activité antagoniste, Penicillium nigricans, Cladosporium sp., Aspergillus sp. et Fusarium
sp. sont les plus actives. L'antagonisme s'observe entre saprophytes et pathogènes, de même
qu'entre pathogènes et entre saprophytes. Il peut être dû soit au contact entre les hyphes
soit à la compétition nutritive, soit À des métabolites non volatiles. L'âge de la culture, la
concentration des métabolites et les conditions de l'environnement influent sur le degré
d'antagonisme.
SUMMARY. — Of the several microfungi isolated from the aerial parts of Soybean, only
few (18 species) showed antagonistic behaviour and are reported herein. Penicillium nigri-
cans and species of Cladosporium, Aspergillus and Fusarium were found to be most success
ful antagonists. Antagonism was observed between certain saprophytes and pathogens,
weak pathogens and non-pathogens and between saprophytes and saprophytes. Besides,
intrageneric and intraspecific antagonistic microfungal interactions can be attributed to
physical byphal contact, wheteas others are due to nutrients competition or non volatile meta
. Parameters used to measure antagonism were zone of inhibition and percentage
tion of radial growth and/or dry weight of fungi. Age of culture, concentration of
metabolites and environmental conditions influenced the degrees of antagonism.
INTRODUCTION
Aerial parts of plants represent distinct ecological niches and support an array
of interacting saprophytes and parasites, which determine colonization, onward
succession and final equilibrium of microbial populations on these organs
(SINGH, 1980). Some microbes create adverse conditions for the others and
sometimes for themselves, while there are those which facilitate the growth and
multiplication of the neibourouring ones by producing certain stimulating
substances (SHARMA et al., 1979, FOKKEMA, 1981). The complexity of such
* Department of Botany, Meerut College, Meerut-250001, (U.P.), India.
** Division of Mycology and Plant Pathology, I.A.R.I., New Delhi-110012, India.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
292 R.P. SINGH, L. SINGH & V.S. VERMA
interactions on different hosts in vivo and under different environmental condi-
tions both in vivo and in vitro needs to be investigated for their possible use in
the biological control of certain epiphytic diseases, an aspect which is still poorly
understood (LAST & DEIGHTON, 1965; HEUVEL, 1970; SKIDMORE, 1976;
RAI SINGH, 1980; GUPTA & DIXIT, 1982). With a view to assess the nature
of such possible interactions, several microfungi were isolated from aerial organs
of Glycine max L. and were tested in vitro.
MATERIALS AND METHODS
The isolation of micro-fungi were made by dilution plate (SHARMA et al.,
1974) and moist chamber (KEYWORHT, 1951) techniques. Pure cultures of
fungi used in this study, were maintained on Czapek’s Dox Yeast (C.D.Y.)
agar medium. The test fungi were grown in dual cultures on agar plates to exa-
mine the nature of interactions. Another set of experiment was designed in
order to explain the possible mechanism of the interaction observed on agar
plate. For this effect of non-volatile metabolites of test fungi on other fungi
was screened. Incubation was made in dark at 27 + 1°C.
Colony interactions were studied using paired culture method (DENNIS &
WEBSTER, 1971) in petri dishes (9 cm diam.). Each pair of fungi were inocu-
lated 3cm apart and five replicate dishes were set up per combination in a
petri dish containing about 20 ml C.D.Y. agar. Colony development was recor-
ded daily and assessment made of the interactions when the fungi had achieved
equilibrium and there was no alteration in the growth pattern. In general, assess-
ments were made after 7 days. The antagonistic action of a fungus was determi-
ned by its ability to develop a zone of inhibition around itself or by forming
a boundary line beyond which it will not allow the growth of a competing
fungus. Interactions were scored according to the methods and classification of
PORTER (1924) and SKIDMORE & DICKINSON (1976).
Parameters used for the measurements of inhibition in dual cultures were the
width of zone of inhibition and the percentage inhibition of radial growth
100 x (1, — 12) / ri where ry denotes diam. of the fungus on the unopposed
side and rj denotes diam. of fungus on the side opposed by the antagonistic
fungus (FOKKEMA, 1973).
In order to understand the possible mechanism of the interaction observed
on agar plate, effect of 1%, 5% and 10% concentration of non-volatile meta-
bolites of test fungi showing antagonistic action on agar plates, were screened
against other fungi on liquid C.D.Y. medium, Instead of changes in radial growth
percentage changes in dry weight of treatment experiments over check sets
were worked out in Erlenmeyer flasks containing 50 ml liquid C.D.Y. These
flasks were inoculated with equal mycelial bits (5 mm) of antagonist and the
fungi whose growth was suppressed. Mycelial bits were cut from 7 and 15 days
old cultures on. C.D.Y. agar media with a sterilized cork borer. Incubation
was made at 27 + 1°C for 12 days. At the end of which mats were harvested
Source - MNHN. Paris
INTERRELATIONSHIPS AMONG SOYBEAN FUNGI 293
by filtering through whatman filter paper No 42 and were dried at 70°C for
dry weight determination. Flasks without metabolites served as controls. Three
replicates were made for each treatment.
The inhibition (I) in growth (dry weight) was determined by the following
formula: 1 = 100x STE
E
where Cg represents dry weight in check sets and Tg denotes dry weight in
treatment sets.
Extraction of metabolites was done firstly in the fungi which showed anta-
gonism in dual agar plates grown on C.D.Y. medium. Secondly, to obtain meta-
bolites of 7 and 15 days old cultures 1 gm each test fungus was centrifuged
for 10 minutes at 3000 rpm. After filtration through whatman filter paper
No 42, the filtrates were autoclaved at 15 lbs pressure for 10 minutes and were
assumed 100% conc. of non-volatile fungal exudates (metabolites) and anta-
gonist. Dilution with C.D.Y. liquid medium gave graded concentrations of 1%,
5 % and 10% metabolites of respective fungus.
RESULTS
Of the several micro-fungi (75 species) isolated from the aerial parts of Soy-
bean only few (18 species) showed antagonism and these were grown in 18
dual cultures on agar plates. Antagonists in question could be classified into
five types :
1. Saprophytes antagonistic to weak pathogens; Penicillium nigricans Bainier
was found to be antagonistic to Fusarium culmorum Sacc. and F. monili-
forme Sheldom whereas Cladosporium sphaerospermum Penzig was anta-
gonistic to Alternaria solani Sorauer.
. Weak pathogens antagonistic to non-pathogenic saprophytes : Fusarium
oxysporum Schlech. and Rhizoctonia solani Kochn were observed to be
antagonistic to Aspergillus fumigatus Fres., Curvularia lunata (Wakker)
Boedjin, and white sterile mycelium, respectively.
3. Saprophytes antagonistic to saprophytes : several saprophytes showed anta-
gonistic behaviour to other saprophytes. For example, Penicillium nigricans
Bainier antagonized Aspergillus flavus Link., A. nidulans (Eidam) Winter,
Curvularia lunata (Wakker) Boedjin and white sterile mycelium. Whereas,
Cladosporium herbarum (Pers.) Link was antagonistic to Alternaria alternata
(Fr.) Keissler and Epicoccum nigrum Link. Cladosporium cladosporioides
(Fresen) de Vries antagonized Alternaria alternata (Fr.) Keissler, white
sterile mycelium antagonized Aspergillus nidulans (Eidam) Winter whereas
Memnoniella echinata (Rivolta) Galloway and Stachybrotys atra Corda
were antagonistic to each other.
4. Intrageneric antagonistic antagonists to other species of the same genus : eg.
Aspergillus niger Van Thiegem and Aspergillus flavus Link.
Source : MNHN, Paris
294 R.P. SINGH, L. SINGH & V.S. VERMA
5, Intraspecific antagonist strain antagonistic to other strain of the same species.
For instance, Aspergillus flavus Link.
Plate 1 showing antagonism among fungi. — 1 : Curvularia lunata (Cl) V/s Fusarium oxy
sporum (Fo). 2 : Curvularia lunata (Cl) V/s Penicillium nigricans (Pn). 3 : Fusarium cul
morum (Fc) V/s Penicillium nigricans (Pn). 4 : White sterile mycelium (Wsm) V/s
Penicillium nigricans (Pn).
As it is clear from the Plates 1 & 2, growth was not checked in — Cladospo-
rium herbarum V/s Alternaria alternata and Aspergillus nidulans V/s white sterile
mycelium combinations until mycelia of the pathogen and the antagonists
came together and there was absence of clearly defined zones of inhibition
In all other cases, growth was prevented at a distance with substantial zones
Source : MNHN, Paris
INTERRELATIONSHIPS AMONG SOYBEAN FUNGI 295
Plate 2 showing antagonism among fungi. — 1 : Aspergillus fumigatus (Af) V/s Fusarium
oxysporum (Fo). 2. : Aspergillus nidulans (An) V/s White sterile mycelium (Wsm). 3
Aspergillus flavus (Af) V/s Penicillium nigricans (Pn). 4 : Alternaria alternata (Aa) V/s
Cladosporium herbarum (Ch).
f inhibition. Percentage inhibition of radial growth of Fusarium oxysporum
Fo), Curvularia lunata (Cl), white sterile mycelium (Wsm) and Aspergillus
flavus (Af) due to the antagonist Penicillium nigricans (Pn) was 9.31 %, 26.54%,
17.30% and 10.89%, respectively after 7 days. Antagonistic effects differed
according to species of test fungi whereas percentage inhibitions of the radial
growths of Aspergillus nidulans (An) due to Wsm, of Alternaria alternata (Aa)
due to Cladosporium herbarum (Ch), of Aspergillus fumigatus (Af) due to
Fusarium culmorum (Fc) and of Curvularia lunata (CI) due to Fusarium oxy-
sporum (Fo) were 18.80, 19.30, 15.4 and 20.89%, respectively. Interaction
Source : MNHN, Paris
R.P. SINGH, L. SINGH 8: V.S. VERMA
e
=
INHIBITION PERCENTAGE OF TEST FUNGI
ANTAGONIST FUNGAL EXUDATES
Sop
45
40r
o
2 35r
5
E
DEOR
D
NC
8
a 20F
E
E ISP
a
ecd
ANE
E
3
5 sk
E
orar TPn
Source : MNHN, Paris.
INTERRELATIONSHIPS AMONG SOYBEAN FUNGI 297
scores of Penicillium nigricans, Fusarium oxysporum and Cladosporium clado-
sporioides (Cc) and C. herbarum were between 4-5 whereas those of other
antagonists were between 1-3. Width of zone inhibition (mm) in the antagonistic
interactions between P. nigricans V/s. C. lunata, F. oxysporum V/s A. fumigatus,
D. nigricans V/s F. culmorum and F. oxysporum V/s C. lunata (Plate 1 & 2)
were 2.5, 1.4, 2.2 and 1,0 mm, respectively.
Data regarding the effect of exudates (non-volatile metabolites) of antago-
nistic fungi on the percentage of dry weight of those fungi whose growth was
suppressed, are presented in Figures 5 and 6. It is clear that, in general, 1) per-
cent reduction in the dry weight of fungi due to antagonist metabolites of 15
days old culture was more substantial than that of 7 days old culture, 2)
reduction in dry weight increased gradually with the increasing concentration
of culture filtrates of antagonists. However, wise ratio exceptions to above
generalization were also observed. Memnoniella echinata (Me) and Cladospo-
rium cladosporioides were interesting in as much that in the former more growth
inhibition was observed in 7 days old culture at 1% conc. whereas in the latter
more growth inhibition was observed at 1% and 10% than at 5% conc. (Fig.
5 and 6).
DISCUSSION
During the course of present investigation 18 fungal species were found to
exhibit antagonistic action. Out of these, Penicillium nigricans and species of
Cladosporium, Aspergillus and Fusarium were most successful antagonists
followed by Epicoccum. Antagonistic actions were observed between certain
saprophytic and pathogenic fungi between weak pathogens and non-pathogens
and within pathogens. Antagonism was also observed between saprophytes
as well as within species and even strains of the same fungus. These observations
are in accordance with those earlier reported by TVEIT & WOOD (1955),
AHMAD (1970), LAST & WARREN (1972), MUKERJI (1974), SHARMA et
al., (1979) and DICKINSON (1981). Additional examples of antagonistic
interactions on aerial plant surfaces are documented in DICKINSON & PREECE
(1976). The antagonistic role of successful antagonists of the present study,
z.. species of Penicillium, Cladosporium, Aspergillus and Epicoccum has been
recognized by several early workers (HEUVEL, 1970; PACE & CAMPBELL,
1970. SHARMA, et al., 1979). BHATT & VAUGHAN (1963) reported antago-
nistic actions of Penicillium and Cladosporium against the pathogens Botrytis
cinerea and Alternaria zinniae in vivo and on agar media. NEWHOOK (1957)
found the same action of Cladosporium against B. cinerea. DIEM (1969) obser-
ved the substantial control of Cochliobolus sativus whereas SKIDMORE &
5 and 6, — Percentage inhibition of the growth of test fungi by antagonists 7 and 15
days old culture exudates, respectively.
Source : MNHN, Paris
298 R.P. SINGH, L. SINGH & V.S. VERMA
DICKINSON (1976) and ZWATZ (1976) reported control of Leptosphaeria
nodorum and Fusarium by the antagonist Cladosporium. Aspergilli were noted
to check the growth of Helminthosporium spiciferum by CHAUHAN & GRO-
VER (1973) whereas Fusarium was reported as antagonist of Puccinia pennei-
setti by KAPOORIA & SINHA (1969). Penicillium as an antagonist has also
been reported earlier by SHARMA et al. (1979) and SHARMA & MUKHERJI
(1976). RAI & SINGH (1980) reported antagonistic action of Epicoccum
and Aspergillus spp. against the pathogens Alternaria brassicae and Drechslera
graminea.
Some microfungal interactions are due to physical hyphal contact and compe-
tition for space and nutrient, whereas others are due to chemical inhibition,
toxins or antibiotics. In the present investigation, antagonism between A.
nidulans and white sterile mycelium, Cl. herbarum and A. alternata, Penicillium
nigricans and white sterile mycelium were basically due to hyphal contact.
Interactions between C. lunata and F. oxysporum, C. lunata and P. nigricans, F.
culmorum and P. nigricans, F. oxysporum and A. fumigatus and P. nigricans
and A. flavus were basically due to non-volatile metabolites and in the latter, well
defined zones of inhibition were demonstrable. Antagonism due to antibiotics,
and inhibitory substances (volatile and non-volatile) has already been reported
by HEUVEL (1971), DENNIS & WEBSTER (1971). RAI & SINGH (1980)
reported that the metabolites of Aspergillus terreus and Cladosporium clado-
sporioides are successful inhibitors of the pathogen Alternaria brassicae whereas
those of Epicoccum purpurascens reduce the activity of Drechslera graminea.
Differences in the antagonistic effects of fungi according to species can be due
to the fact that production of metabolites may vary from species to species and
between strain to strain of the same species as reported by NORSE (1972). Accor
ding to DUBES & KESSLER (1963) one or more specific or non-specific meta-
bolic substance(s) may be responsible for antagonism.
Differences in growth reduction due to antagonist in the two methods may be
due to altered environmental conditions (pH, temperature and nutrients) as it
has been reported by GROVER (1971) and FOKKEMA (1976).
As far as reduction in growth and/or dry weight of fungi due to increasing
concentration and age of antagonist is concerned, KAPOORIA & SINHA (1969)
and MISHRA & TEWARI (1976) have already reported the increase in inhibition
of lesion development of Puccinia penniseti and P. graminis in proportion to
the increasing spore concentrations of the antagonists.
ACKNOWLEDGEMENT
Thanks are due to University Grants commission, New Delhi, for financial assistance to
one of us (RPS).
Source - MNHN. Paris
INTERRELATIONSHIPS AMONG SOYBEAN FUNGI 299
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Source : MNHN, Paris
301
ÉTUDE DE LA POLARITÉ SEXUELLE
DES ARMILLAIRES DU GROUPE 1
LLEA
par J.J. GUILLAUMIN, S, BERTHELAY et V.SAVIN*
RÉSUMÉ. — Nous avons étudié la polarité de dix-huit récoltes d'Armillaires se répartissant
entre les quatre espèces Armillaria obscura (Secrétan) Romagn. (l'eespéce C» sensu Korho-
nen), A. mellea (Vahl) Karst («espèce D»), A. bulbosa (Barla) Romagn. («espèce E») et A.
pseudobulbosa nomen nudum («espèce B»).
Les diplontes des Armillaires étant diploides et non dicaryotiques, le critère utilisé pour
juger de la réussite d'une confrontation est l'apparition d'une morphologie particulière du
thalle mixte (aspect croûteux du thalle) et non la présence de boucles.
Toutes les espèces et toutes les récoltes ont manifesté un comportement hétérothalle et
tétrapolaire. Les deux loci d'incompatibilité jouent des rôles différents : la présence d'allèles
identiques sur l'un des deux loci (appelé locus A) se traduit par l'incompatibilité, quelle
que soit la situation sur l'autre locus, désigné par B. La communauté d’allèles sur le locus B
(les alléles A étant différents) entraine dans de nombreux cas une situation de «semi-com-
patilibité» caractérisée par l'apparition d’un diplonte particulier, instable, à croissance
lente, et s'installant plus difficilement que le diplonte typique aux dépens de l'état haploïde.
Des carpophores ont pu être obtenus in vitro, de façon régulière pour les espèces A.
obscura et A. borealis («espèce A» sensu Korhonen), de façon plus épisodique pour A.
mellea et A. bulbosa. Ces carpophores étaient fertiles, les cultures monospermes qui en ont
été tirées ont reproduit le comportement hétérothalle et tétrapolaire manifesté par les
mycéliums monospermes d'origine naturelle.
Chez A. obscura et A. borealis trés souvent (mais pas dans tous les cas), les carpophores
obtenus in vitro ne montrent pas de retour au stade dicaryotique dans le sous-hymenium,
leur cycle caryologique in vitro diffère donc du cycle observé dans la nature.
Chez l'espèce A. obscura, on a, à plusieurs reprises, obtenu des carpophores à partir
de diplontes synthétiques, ce qui a permis de «boucler» au laboratoire le cycle de cette
espèce.
t SS Station de Pathologie Végétale, 12, avenue du Brézet, 63039 Clermont-Ferrand
lex.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptog., Mycol.) TOME 4 (1983).
Source : MNHN. Paris
302 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
SUMMARY. — The sexual behaviour of single spore cultures of the Armillaria mellea
group was studied. These cultures were isolated from eighteen basidiocarps belonging to
four species : Armillaria pseudobulbosa nomen nudum, A, obscura (Sectétan) Romagn..
å. mellea (Vahl) Karst sensu stricto, A. bulbosa (Barla) Romagn. (also referred to by Ko-
rhonen as species «B, C, D, E» respectively).
The polysporous cultures of Armillaria are not dikaryotic but diploid. Clamp connec-
tions are not found in the vegetative mycelium. Thus the only criterion available to detect
the successful mating of two monosporous cultures is the crustaceous aspect of the resultant
diploid thallus.
All the fungal specimens concerned in this study were heterothallic and tetrapolar. The
two incompatibility loci play different roles : the matings are incompatible if the same
genes are present on one of the loci (called «locus A» by the authors), whatever the condi-
tion on the other locus «B». If the same genes are present on B (and different genes on A),
hemicompatibility can be obtained. Hemicompatibility results in the formation of a special
diploid mycelium which is unstable and slow grow!
Fruitbodies could be obtained in pure culture, mostly with species A. obscura and A
borealis (species «A» according to Korhonen). These fertile fruitbodies gave rise to single
spore cultures which have followed in subsequent matings, an heterothallic and tetrapolar
pattern (as do the natural haploid strains).
The life cycle of A. obscura and A. borealis in vitro was sometimes found to be different
to that observed in nature. Dikaryons and clamp connections could not be observed in the
subhymenium of many of the basidiocarps obtained in pure culture.
Fruitbodies were obtained from «synthetic» diplonts of A. obscura (diplonts obtained
from compatible matings carried out in the laboratory). Thus it is possible to reproduce
in vitro a complete cycle of an Armillaria species.
INTRODUCTION
La classe des Basidiomycétes se caractérise par un cycle caryologique trés
particulier dont l'un des traits réside dans l'absence de fusion entre les noyaux
haploides complémentaires aprés anastomose entre mycéliums compatibles :
les deux noyaux restent associés dans le mycélium, constituant un «dicaryon»
dont les deux éléments se divisent de façon conjuguée. Cette division conjuguée
se traduit assez souvent par l'apparition sur le thalle d'anses d'anastomoses
ou «boucles», critère le plus souvent utilisé par les auteurs pour juger de la
réussite d’une confrontation entre deux cultures monospermes.
Une autre caractéristique des Basidiomycétes est la fréquence, à l'intérieur
du groupe, d'un comportement dit «hétérothallique tétrapolaire», qui traduit
l'existence d'un système d'incompatibilité homogénique porté par deux loci
indépendants et susceptibles d'être occupés par des allèles multiples.
Ce schéma, très général, peut subir des variations de détail dont l'exposé
à fait l'objet de nombreuses synthèses, la plus récente étant due à BOIDIN
(1980).
Source : MNHN, Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 303
Toutefois, parmi les Basidiomycétes, le groupe des Armillaires pose un pro-
bléme particulier; leur cycle présente, en effet, un ensemble de traits que ne
peut expliquer le schéma valable pour l'ensemble du groupe :
1) les mycéliums vé;
tatifs indifférenciés, quelle que soit leur origine, sont
constitués d'articles régulièrement uninucléés (KUHNER, 1946). Quant aux
organes agrégés, les articles qui les composent sont fréquemment plurinucléés,
mais ces noyaux multiples n’apparaissent pas associés en dicaryons (CHAHSA-
VAN, 1974);
2) les produits de la méiose présentent cependant une grande variabilité
génétique (RAABE, 1966);
3) la présence de boucles n’a jamais été mise en évidence dans le mycélium
végétatif, par contre on a pu en observer au pied des basides et sur les cloisons
du sous-hyménium, mais sur certains carpophores seulement; c’est un des critéres
qu'a utilisés ROMAGNESI (1973) pour procéder au découpage de l'espèce
irmillaria mellea
Pour expliquer l'ensemble de ces caractères RAPER (1966) suggérait un
cycle asexué et CHAHSAVAN (1974) faisait appel à l'hétérocaryose. Ces ex-
plications n'étaient pas convaincantes.
En 1973, HINTIKKA, renongant à la recherche des boucles, s'attacha exclu-
sivement à l'étude de la morphologie macroscopique des thalles résultant de la
confrontation entre souches monobasidiosporiques. Il put montrer que ces
confrontations donnaient naissance, dans un quart des cas, à des thalles recou-
verts d'une croúte mélanisée, ce qui suggérait un comportement hétérothallique
et tétrapolaire. Pour expliquer l'absence de boucles et de dicaryons dans les
thalles issus de confrontations compatibles, HINTIKKA émit l'hypothèse de la
nature diploide des noyaux des diplontes. Cette hypothése a été, depuis, con-
firmée par les travaux de KORHONEN et HINTIKKA (1974), TOMMERUP
et BROADBENT (1975), ULLRICH et ANDERSON (1978).
Dans une publication datée de 1978, KORHONEN mettait en évidence :
1) l'existence de séries d'alléles multiples sur les deux loci d'incompatibilité;
2) l'existence de confrontations semi-compatibles («hemicompatible ma-
tings») dans certains cas, où un seulement des deux loci d'incompatibilité
(le locus A selon KORHONEN) était occupé par un même facteur;
3) l'existence, à l'intérieur de l'ancienne espéce 4. mellea, de groupe inter-
incompatibles, au nombre de cinq pour le continent européen. Ce démantéle-
ment de l'espéce recoupe en partie celui effectué par ROMAGNESI en 1973
sur la seule base de la morphologie des carpophores. KORHONEN (1978, publ.
citée) suggérait l'existence, entre ces espéces, de différences d'ordre écologique
et phytopathologique, suggestion confirmée par les travaux effectués récemment
en France (GUILLAUMIN et BERTHELAY, 1981) et en Grande-Bretagne
RISHBETH, 1982).
Source : MNHN, Paris
304 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
Le travail que nous présentons ici poursuivait trois objectifs :
1) étudier le comportement sexuel de différentes souches, récoltées princi-
palement en France, et dont nous avons montré (1981) qu'elles appartiennent
à quatre des espéces définies par KORHONEN : B, C, D et E;
2) étudier l'existence du phénoméne de semi-compatibilité à l'intérieur de
ces quatre espèces;
3) tenter d'obtenir des carpophores in vitro, tant à partir de diplontes
naturels qu’à partir de ceux résultant de confrontations effectuées au laboratoire
entre haplontes complémentaires, et étudier également le comportement sexuel
des monospermes haploides issues de ces carpophores.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
I. — MATÉRIEL FONGIQUE ÉTUDIÉ
Tableau n9 1 — Carpophores d'origine naturelle
Désignation Magis `
ae m Origine géographique
MB 79-16 Col de la Moréno (Puy-de-Dôme)
Espèce B MB 80-16 id.
sensu KORHONEN MB 80-38 id.
MB 81-23 — Forét de Trongais (Allier)
MC672 Aixla-Fayette (Livradois-Puy-de-Dóme)
Espèce C MC744 Fournols (Livradois-Puy-de-Dôme)
= Armillaria obscura MC 80-39 Carinthie (Autriche)
MC 81-11 — Beskides (Pologne)
MC 81-12 Raon-la-Plaine (Vosges)
MD 71-3 Le Touquet (Pas-de-Calais)
Espéce D MD781 Caumont (Vaucluse)
= Armillaria mellea MD79-13 Montesquieu (Pyrénées-Orientales)
sensu stricto MD 81-1 département de l'Isère
MD 81-29 — Boisséde (Haute-Garonne)
ME 70-1 Les Ancizes (Puy-de-Dôme)
ME 79-17 St Victor-Montvianneix (Puy-de-Dôme)
Espèce E ME 80-15 — St Genés-Champanelle (Puy-de-Dôme)
= Armillaria bulbosa ME81-24 La Mazière (Corrèze)
ME 81-26 Felletin (Creuse)
ME 81-27 Courmangoux (Ain)
Les récoltes MC 80-39, MD 81-29, ME 81-26 et ME 81-27 ont été faites par le Pr
LAMOURE, de l'Université de Lyon, et les mycéliums d'origine monosperme obtenus et
fournis par elle.
Source : MNHN, Paris
axoydod1eo op 114) 340 STISSAS ouguo (P10N) quewy-3uTes AP 13204 2-12 ad a
291094 quesstagdap gtnouopad ougup (39T11V) steóuoaL 41-18 da F
srog 32ou o[neg auTeTIA-3a-aTTI 92-08 qd
sog quessiiodgp 104934 sele3uerig-soguaiéd) so1dsy-[op-sinKueg 22-08 da 1
exoqdodieo op iieu juesstiodop 104033 (sateauaTi0-saauaxAd) nafnbsaduoR E1-6L ad a
291099 13 sTog quesstiedop 1040N (suSopaoq) seusrtes 1-69 dd a
201023 quesstagdap ey1ts ep egord: (sugg-sp-Ánd) exoroq-ans-uoqueuy ZI-18 Dd "
aioqdodaeo op 11840 suririeu uq (sapueT) sozey 7-08 Dd
921022 39 sTog quesstagdep euririeu uta (9puox19) sexso) $-6L 2d V
stog 310% ata Tae ura aunar (sopue1) biog ua uafTnT 3S 1-64 0d 2
921099 32 Stor 3uessigdgp [no[l1l (9uoq-ep-£ng) xreuuera3Uojg-10321A Ig 12-12 dd a
» i u à 12-08 va
291099 19 Stog xnoursgi ap euonog SpueTuza 07-08 va Y
unjpga&u np aoueuoAo1q aaeH onbryde13098 oui8140 E sadadsg
sep uoreuñrsoq
sIrenaeu ouiSi20,p sapyoldrp sunji[goA - 7 LU NESIQEL
Source : MNHN, Paris
306 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
Les différentes souches! que nous avons utilisées ont été déterminées par
la méthode de KORHONEN (confrontation avec des testeurs haploides appar-
tenant aux 5 espéces européennes d'Armillaires), comme décrit dans une publi-
cation précédente (GUILLAUMIN et BERTHELAY, 1981).
L'origine de ces souches est indiquée dans les tableaux nO 1, 2 et 3.
Tableau n° 3 — Mycéliums diploides obtenus au laboratoire
par croisement entre deux haplontes compatibles et utilisés pour l'obtention
de carpophores en culture pure
Espèce Désignation des haplontes Observations
Haplontes compatibles
£ MUS d'un méme carpophore
a compatib
e Moose Eu compet les
un méme carpophore
Ç MC 74-4-19xKC2 A Morse
géographique éloignée
Haplontes compatibles
D MD 79-13-2x10 d'un même carpophore
A1B2 x A2B1
Même carpophore
D MD 79-13-7x8 que le précédent
(A1B1 x A2B2)
Haplontes d'origine
a eS géographique éloignée
Note sur la nomencla: ure des haplontes
— ha lettre M indique qu'il s'agit d'une souche d'origine monobasidiosporique
— la seconde lettre indique l'espéce
— les trois chiffres indiquent successivement l'année d'isolement, le numéro d'isolement
dans l'année et le numéro de l'haplonte dans la série
—KC2 et KDI sont des haplontes d'origine finlandaise (KORHONEN) utilisés comme
testeurs dans les déterminations spécifiques.
II. — MÉTHODES
A) Obtention des mycéliums d'origine monosperme
Nous utilisons une méthode par semis de microgouttes déjà décrite dans
d'autres publications (GUILLAUMIN et BERTHELAY, publ. citée).
1. Dans cet article, nous emploierons le terme de «souche» dans le sens qui lui est donné
par les spécialistes des champignons supérieurs (1 souche = 1 carpophore ayant donné
naissance à une série d'haplontes, par isolement monosperme). Cette acception du mot
«souche» est différente de celle des phytopathologistes.
Source : MNHN. Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 307
B) Confrontations
Les deux haplontes confrontés sont cultivés en boite de Petri de 9 cm de
diamétre, sur un milieu contenant 2 p. 100 de malt et solidifié par 1,5 p. 100
d'agar. Les implants des deux souches sont constitués par des cubes de milieu
gélosé prélevés sur la marge de précultures effectuées sur le méme milieu. Ces
implants sont placés cóte à cóte au centre de la boite.
C) Obtention de carpophores
1) Milieux de culture
Deux milieux de culture ont été utilisés :
a) cultures sur demi-oranges. Cette technique a été empruntée à JACQUES-
FELIX (1968); un grand tube de verre (40 x 8 cm), en position verticale, con-
tient une demi-orange placée au milieu du tube, surmontant une colonne d'eau
de 20 cm de hauteur et surmontée par une colonne d'air. Le systéme est stérilisé.
La demi-orange est ensemencée sur sa tranche, le champignon colonise d'abord
l'orange, puis initie des rhizomorphes qui croissent dans la colonne d'eau.
b) cultures sur baguettes de noisetier. Ce milieu, utilisé habituellement pour
les inoculations par l'Armillaire (GUILLAUMIN, 1977), consiste en des frag-
ments de rejets de noisetier, de dimensions standardisées (50 x 12-15 mm) em-
pilés dans des flacons d'un litre et subissant deux stérilisations successives, la
premiére en présence d'eau, la seconde aprés adjonction de 250 ml de milieu
a base de malt et de tomate.
2) Conditions de culture
Aprés ensemencement, les cultures sont maintenues a l’obscurité et A 22°C,
jusqu’a ce que la colonisation des milieux soit suffisamment avancée (rhizo-
morphes atteignant le fond de la colonne d’eau pour les cultures sur orange,
colonisation complete de l'écorce et du cambium pour les cultures sur baguettes).
Les récipients de culture sont alors transférés à 14^C et sous un éclairage d'envi-
ron 500 lux appliqué selon un rythme de 10h de jour pour 14h d’obscurité.
Dans ces conditions, les carpophores apparaissent au bout de délais variant
selon les espèces et les isolats, entre 15 jours et 2 mois après transfert en condi-
tions fraîches.
RÉSULTATS
I. — DÉTERMINATION DES POLARITÉS DES DIFFÉRENTES RÉCOLTES
À) Morphologie des confrontations
1) Confrontations compatibles
Les critères de la compatibilité ont déjà été décrits dans notre article de
1981. La morphologie des thalles mixtes relève de l'un des trois types suivants :
Source : MNHN, Paris.
308 J.J. GUILLAUMIN, S$. BERTHELAY & V. SAVIN
a) le type décrit par HINTIKKA (1973) qui est le plus fréquent et se carac-
térise par l'apparition précoce d'une croúte mélanisée s'étendant sur tout le
thalle, ainsi que par la stimulation de la production de rhizomorphes.
b) un second type correspond à l'apparition de mycélium indifférencié ras
et hyalin à la périphérie du thalle. Ce mycélium pousse de façon irrégulière et
se recouvre tardivement et incomplêtement d’une croûte mélanisée,
c) un troisième type, assez rare, se traduit par la croissance d'un mycélium
cotonneux, beaucoup plus lente que celle des témoins. Dans ce cas, la rhizo-
morphogenése est faible et la croúte mélanisée apparait très tard (au-delà de
20 jours).
2) Confrontations incompatibles
Deux cas sont à considérer :
a) les thalles poussent cóte à cóte sans modification de leur morphologie,
aucun autre phénomène n'est observé.
b) à la frontière entre les deux thalles, il apparaît dans le milieu de culture,
une ligne pigmentée visible surtout sur la face inférieure de la boîte de Pétri.
Ce phénomène, qui est général dans les confrontations incompatibles entre
espèces d'Armillaires différentes (KORHONEN 1978), se manifeste dans 20 %
des cas environ dans les confrontations incompatibles entre haplontes de la
même espèce (porteurs d’allèles d'incompatibilité identiques).
3) Confrontations semi-compatibles
Sur les confrontations jeunes (entre 8 et 15 jours), la «semi-compatibilité»
se manifeste par la présence d’une «tranchée» séparant les deux thalles et corres-
pondant à une zone où le mycélium présente une faible densité.
Avec l'âge, l'évolution peut être trés variable. On a pu distinguer trois types
d'évolution :
a) disparition totale de la tranchée : la confrontation semble de type incom-
patible; dans ce cas, la semi-compatibilité peut passer inapergue si l'on n'a pas
procédé à des observations précoces.
b) apparition du mycélium ras, puis de la croûte mélanisée qui caractérisent
l'état diploide, mais seulement sur certaines parties du thalle mixte (par exemple,
selon deux secteurs opposés).
c) enfin, la croûte peut recouvrir presque tout le thalle mixte, c'est alors
avec une confrontation compatible qu'il peut y avoir confusion.
Les cas a) et c) restent des situations moins fréquentes que le cas b).
Les réactions compatibles, incompatibles ou semi-compatibles se traduisent
différemment selon les souches, une réaction de compatibilité peu marquée
dans une souche peut ressembler à une réaction de semi-compatibilité dans une
autre souche. On ne peut juger d'une confrontation de façon définitive qu'après
avoir observé l'ensemble des croisements et effectué certains recoupements.
Source - MNHN. Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES
B) Comportement des différentes espéces
309
Les tableaux 4 à 21 illustrent les résultats des confrontations et indiquent,
pour chaque série, l'interprétation de ces confrontations en termes de formules
alléliques.
| diplome?
Tableau n^ 4
miei lis
Tableau n* 7
Polarite de MB RI-23
Tableau n° 10
Polarité de MC 80-39
AB) a
33
15
A,
Pee
24
AB, 29
A,B, 1
Tableau n* 13
Polarité de Mn 78-1
bz
À AB ou AB, 14
A,B, ov A,B,
18
9
2
4
6
a
Tableau n° 5
Polarité de MB 80-16
D
hs
Tableau n° 8
Polarité de NC 74-4
Tableau n° 11
Polarité de MC 81-11
Tableau n° 14
Polarité de MD 79-13
AB,
3
s
E
e
5
7
Tableau n° 6
Polarité de MB 80-38
Tableau n° 9
Polarité de Mc 79-15
12 17 47 579 24 25 14
Tableau n° 12
Polarité de MD 71-3
Tableau n° 15
Polarité de MD Bl-1
Source : MNHN. Paris
310 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
2 9 19 19 18 18 12 20
2
AiB 9
19
13
A, Ba} 15
18
A,B, 12
AB, 20
Tableau n* 16 Tale 7, Tableau 9" 18
Poda ite de MD #1-79 Polarite de ME 79-17
Polarite de Me 80-15
Tableau n° 19 Tableau n° 20 Tableau n° 21
Polarité de ME 1-24 Polarité de ME 81-26 Polarite de ME 81-27
La compatibilité a été notée +, la semi-compatibilité S. Les différentes
morphologies des confrontations compatibles et semi-compatibles n'ont pas
été indiquées, afin de ne pas compliquer la lecture.
L'incompatibilité a été notée © quand il y avait présence d'une ligne pig-
mentée entre les deux thalles, O dans le cas contraire.
Les symboles (+) et (s) correspondent à des cas de compatibilité et de semi-
compatibilité que la lecture directe des confrontations n’avait pas mis en évi-
dence et qui n'ont été décelés que par recoupements.
Dans les schémas interprétatifs, à l'intérieur de chaque série, les alléles d’in-
compatibilité ont été, provisoirement, désignés par A1, Aa, B1 et Ba. Les rósul-
tats des croisements inter-séries, exposés dans le paragraphe IV, nous ont ensuite
permis d’attribuer des formules définitives.
Nous avons considéré la semi-compatibilité comme correspondant à une
situation où le facteur B était commun, nous nous en expliquons dans la conclu-
sion de cet article.
1) Espèce B
Cette espéce était représentée par 4 récoltes (tableaux 4 à 7). Dans tous les
cas, la tétrapolarité a été mise en évidence et des représentants des quatre póles
ont été trouvés. La semi-compatibilité se manifestait réguliérement
Les confrontations compatibles et semi-compatibles étaient, la plupart du
temps, facilement décelées. Dans les confrontations incompatibles, les cas
d'apparition de lignes pigmentées étaient rares (7 sur 51 au total, et absence
complete dans 2 séries sur 4).
Source : MNHN. Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 311
2) Espèce © (= Armillaria ostoyae Romagn.
A. obscura (Pers. ex Secretan) Romagn.)
Espèce représentée par quatre récoltes (tableaux 8 à 11). La situation est
un peu plus complexe. L'espéce apparait tétrapolaire, mais les confrontations
entre 8 haplontes n'ont livré des représentants des 4 póles que dans 2 cas. Pour
les récoltes 80-39 et 81-11, on n'a décelé que 3 póles.
Pour la 80-39, nous avons cherché à trouver des représentants du 4e póle en
confrontant 10 haplontes restants avec des haplontes représentant les 3 póles
mis en évidence. Cet essai fut vain, les 10 haplontes supplémentaires s'étant
répartis entre les 3 póles déjà décelés. Par ailleurs, ces confrontations ont montré
que, dans de nombreux cas, le phénoméne de semi-compatibilité nc se mani-
festait pas.
Cette situation apparait encore plus nettement pour la récolte MC 74-4.
Dans ce cas, les 4 póles ont été trouvés, mais aucune réaction de semi-compati-
bilité ne s’est manifestée. Les formules A; B5 et A; Bj ont donc été, provisoi-
rement, attribuées de façon arbitraire.
Dans le but de voir si l'absence de semi-compatibilité s'étendait à tous les
haplontes de ce carpophore, nous avons confronté 10 autres haplontes de MC
74-4 aux représentants des 4 póles décelés. Les 10 haplontes se sont répartis
entre les 4 pôles, mais aucune réaction semi-compatible n'a été mise en évidence
dans ces croisements. L'absence de semi-compatibilité semble donc bien carac-
tériser la récolte MC 74-4.
3) Espèce D (= Armillaria mellea sensu stricto)
Cette espèce était représentée par 5 récoltes (tableaux n9 12 à 16). La tétra-
polarité est apparue clairement, des représentants des 4 pôles ont été trouvés
dans chaque cas, le phénomène de semi-compatibilité s'est toujours manifesté,
et en général assez nettement.
Dans les confrontations incompatibles, on a observé des barriéres pigmentées
dans 8 cas sur 11 pour la série MD 78-1. Par contre, ces lignes pigmentées ne sont
apparues dans aucune des confrontations incompatibles des 4 autres séries.
Pour MD 79-13, on a pu procéder à la détermination de 18 autres haplontes
en les confrontant avec des représentants des 4 póles. Ces 18 haplontes se sont
répartis entre les 4 póles avec des réactions de compatibilité et de semi-compa-
tibilité bien nettes.
4) Espèce E (= Armillaria bulbosa (Barla) Romagn.)
Les haplontes de 5 récoltes ont été étudiés (tableaux n° 17 à 21). L'espèce
est tétrapolaire, la semi-compatibilité existe dans toutes les séries.
Pour 4 récoltes, la confrontation de 8 haplontes a suffi à la mise en évidence
des 4 pôles. Pour le n° 79-17 où on n'avait trouvé que des représentants de 3
pôles, le test de 6 haplontes restant a fait apparaitre 3 représentants du
4e pôle
Source : MNHN, Paris
312 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
Il. — OBTENTION DE CARPOPHORES IN VITRO
Des carpophores ont été obtenus sur 12 diplontes appartenant 4 4 des 5
espèces d'Armillaires :
Espèce A : dans 2 cas sur 2 Espèce D : dans 2 cas sur 8
Espèce C : dans 7 cas sur 7 Espèce E : dans 1 cas sur 1
L'unique diplonte représentant l'espèce B n'a pas fructifié.
Pour l'espèce C, on a notamment obtenu des carpophores à partir des 3
diplontes «synthétiques» (c'est-à-dire issus de croisements effectués au labora-
toire entre haplontes compatibles).
Le tableau 22 indique les caractéristiques de l'hyménium des carpophores
obtenus pour les différentes souches.
Tableau 22 — Caractéristiques des carpophores obtenus in vitro
Nom Présence de Nombre de Présence de
du Espèce boucles vraies stérigmates basidiospores
diplonte À la base des basides par baside mares
PA 80-20 A + ou — selon les cas 4 二
PA 80-21 A ? ? 2
PC 79-1 C +ou— selon les cas 4 E
PC 79-4 C — -ou- selon les cas 4 E
PC 80-4 e ? 4 十
PC 81-12 E + 4 +
MC 74-4-17x19 € E 4 -
MC 80-39-1x12 e W ? -
MC74419xKC2 C + 4 +
PD 80-22 D = 4 +
PD 81-17 D - 4 *
PE 712 E + " M
Des isolements monobasidiosporés ont été effectués sur les carpophores
issus des diplontes PC 79-4 (carpophore numéro «VC 81-3»), PC 81-12 («VC
81-5»), PC 79-1 (2 carpophores, «VC 80-41» et VC 814» ont été obtenus à
1 an d'intervalle, en 1980 et 1981), PD 80-22 (n° «VD 80-40») et enfin MC
74-4-19 x KC; (n9 «VC 8122»).
IIl. — DÉTERMINATION DES POLARITÉS DES SOUCHES
MONOBASIDIOSPORÉES ISSUES DE CARPOPHORES OBTENUS /N VITRO
A) Carpophores VC 81-3 et VC 81-5 (espèce C). Les résultats sont donnés
par les tableaux n9 23 et 24. La tétrapolarité se manifeste, la semi-compatibilité
existe. Le croisement des 8 premiers haplontes a permis de trouver les 4 poles
chez VC 81-3. Pour VC 81-5, il a été nécessaire de confronter d'autres haplontes
Source : MNHN, Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 313
du même carpophore avec des représentants des 3 pôles mis en évidence.
B) Carpophores VC 80-41 et VC 8144 (issus du méme diplonte-espéce C).
On a d'abord procédé à des confrontations internes à chacune des 2 séries.
(tableaux n9 25 et 26). Les 4 pôles ont été trouvés avec 8 haplontes pour le
29 VC 814. Pour VC 80-41, il a été nécessaire de faire appel à d'autres ha-
plontes.
Les 2 séries ont ensuite été croisées entre elles : 4 haplontes représentant cha-
cun 4 póles ont été confrontés avec 4 représentant les póles de l'autre série.
Ces confrontations ont montré que les 2 carpophores (issus du même diplonte)
portaient les mêmes facteurs d'incompatibilité; par exemple VC 80-41(7, 10 et
25) ont les mêmes allèles que VC 81-4-(2 et 3).
C) Carpophore VC 81-2 (espèce C)
Ce carpophore est issu d’un diplonte «artificiel provenant du croisement
des haplontes KC; et MC 74-4-19.
Les haplontes de cette série ont tout d'abord été croisés entre eux. Le tableau
n0 27 montre que 7 des 8 haplontes se répartissent en 3 pôles. Le monosperme
n9 4, compatible avec tous les autres, est vraisemblablement un diplonte, poten-
tiellement porteur de A, Ba et Az By aussi bien que de A,B, et ArBo, donc
capable de «bullériser» les 4 póles.
Ces haplontes ont également été croisés avec les 2 parents KC; et MC 74-4-19;
ainsi qu'avec 3 représentants des 3 autres pôles de la série MC 74-4.
Tableau n* 23
Polorite de VC 81-2
Tableau n° 24 Tableau n° 25
Pelarité de VC 81-5 Polarité de VC 80-41
nS mE
Tableau n° 26 Tableau n° 27
Polarite de VE 81-4 Polarité de VC B1-2
Tableau n° 28
Polarsté de VO 80-40
Source : MNHN. Paris
314 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
Si l'on attribue les formules A; B1, A2B2, ArB2 et Ay By aux 4 pôles de la
souche MC 74-4 et la formule A3B3 à KC», le tableau n9 29 permet de déter-
miner les formules des haplontes issus de VC 81-2 :
Tableau n9 29 — VC 81-2 (KC; xMC 744-19)
A AS EE
KC (A3B3) 一 一 ib d s
MC 744-19. X E TES
(A1B1)
e RN rc PL EET
(A2B2)
MEA Ws o L4e orbe SNC A aun
(A1 B2 ou A2B1)
MC 74-418
HO + + + + = +
(Ap By ou A1B>)
— le mycélium n9 4 se comporte effectivement comme un diplonte
— les monospermes 1, 2, 3 et 5 sont compatibles avec les 4 póles de MC 74-4:
elles ont donc la méme formule que KC» (A5 B5)
— le monosperme 7 est A; Ba (méme alléle B que KC2, donc B3. et même
alléle A que 744-19, donc A1)
— les monospermes 6 et 8 sont A3B, (méme alléle A que KCz. même allèle
B que 744-19).
Cet essai permet, du méme coup, d'attribuer sans ambiguité les formules
A5B; à MC 744-14 (semi-compatible avec A3B; ) et donc A; B; à MC 74-4-18,
ce que l'absence de semi-compatibilité dans la série 744 n'avait pas permis
de faire.
D) Carpophore VD 80-40 (espéce D)
On n'a trouvé que 3 póles. Le croisement de représentants de ces 3 póles par
10 haplontes restants du méme carpophore n'a pas permis de trouver le 4e póle.
La répartition finale des 18 haplontes testés, est assez surprenante (A, Bj — 10
haplontes, A; Bj — 8, Ai Bz = 1, A3 Bi — 0).
IV. — CROISEMENTS ENTRE SOUCHES APPARTENANT
A LA MEME ESPECE ET GÉOGRAPHIQUEMENT PROCHES
Notre objectif était la mise en évidence d'alléles d'incompatibilité communs
à plusieurs souches. Il a été jugé inutile d'effectuer des confrontations entre
des souches géographiquement très éloignées. Nous avons confronté seulement :
pour l'espèce D, les souches MD 79-13 et VD 80-40, issues de 2 stations
Source : MNHN. Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 315
situées à 2 km environ l'une de l'autre
— pour l'espéce C, les souches MC 74-4 et VC 81-5 (4 km de distance)
— pour l'espéce B, les 3 souches MB 79-16, MB 80-16 et MB 80-38; il y avait
environ 1 km entre les carpophores 80-16 et 80-38 d'une part, 79-16 et 80-38
d'autre part, mais seulement 60 à 80 métres entre les carpophores 79-16 et
80-16.
Toutes les confrontations entre les 4 póles de :
— MD 79-13 et VD 8040 — MB 79-16 et MB 80-38
— MC74-4 et VC 81-5 — MB 80-16 et MB 80-38 ...
. se sont avérées compatibles. Ces séries ne possèdent donc pas d'allèles
d'incompatibilité communs.
Les résultats des confrontations entre MB 79-16 et MB 80-16 sont données
par le tableau n° 30 :
Tableau n° 30
Ces deux séries ont donc en commun un alléle B et un seul. L'autre alléle
B et les deux alléles A sont différents.
L'ensemble de ces résultats nous permet donc de proposer, pour les diffé-
ventes souches étudiées, les formules regroupées dans le tableau 31.
CONCLUSIONS ET DISCUSSION
1) Le comportement hétérothallique tétrapolaire est confirmé pour les 4
espèces d’armillaires françaises B, C, D et E.
2) Le phénomène de semi-compatibilité existe chez les 4 espèces, il se mani-
feste quand il y a communauté de facteurs sur l'un des deux loci (mais non
sur l'autre).
Chez les Basidiomycétes oi le diplonte est dicaryotique, on considére que la
communauté du facteur A limite (ou empéche) l'appariement des noyaux alors
que la communauté du facteur B limite leur migration. Chez de nombreuses
espéces, il peut se produire des «copulations illégitimes» dans la zone de contact
entre deux haplontes ayant un facteur B commun, ces croisements aménent
à l'apparition d'un diplonte «B commun» qui peut méme quelquefois s'avérer
fertile (QUINTANILHA, 1935). Le phénoméne de semi-compatibilité chez les
Source : MNHN, Paris
316 J.J. GUILLAUMIN, S. BERTHELAY & V. SAVIN
Tableau n° 31 - Formules allèliques de l'ensemble
des souches étudiées
Espèce B MB 79-16
P Ap. Ay By» Ba
MB 80-16 : A4, Aj, Bj, B4
MB 80-38 : Aj, Ag, By, Bs
MB 81-23 : AJ, Ags Bes
MC 74-4 2 Aly Ay» By > By
Kes 1 A43
VE 81-2 i A5 8,9 By Ba
MG 79-15 i A, a As B »
MC 80-39 tA, 4 A» Be » BY
MC BI=11 3 Ag s Aga Bg By
p g
yc sics + Aiz Ay ha 才
ve 80-41
et AW VAs Ba oes:
Vu 1r Ais? Ata? 15
Espèce D M0 79-13 : Àj > 47, B,> 3,
FAST CL ES
MD 78=1 Aly Ag B. s Be
MD 81-1 + Aj, Ag + B7 > Ba
MD 81-29 : Ag + Aygs Bg » Bio
VD 80-40 : Apis Apo Bis Bhp
Espèce E ME 79-17 : A À, S Bp B
ae Fe ME 80-15: Àj , A, » B.» Bi
ME 81-24 2 A; s Ag > Bg > By
ME 81-26: A, 4 Ag » By » Bg
ME 81-27 : À, 4 Ajgs Bo Bjo
armillaires nous apparaît, mutatis mutandis, tout à fait comparable aux «copu-
lations illégitimes» étudiées par QUINTANILHA. En désaccord avec KORHO-
NEN, nous proposons donc d'appeler B le locus pour lequel la communauté
allélique entraîne la semi-compatibilité, l'autre locus étant donc désigné par la
lettre A.
Les situations «A et B communs» sont indiscernables morphologiquement. Elles
conduisent l'une et l'autre à une incompatibilité absolue. En particulier, l'appa-
rition d’une ligne pigmentée entre les deux thalles se produit avec une égale
fréquence dans les deux types de situation.
3) Toutes les souches des espèces B, D et E ont montré le phénomène de
semi-compatibilité. Par contre, chez l'espèce C, ce phénomène n'apparaît pas
pour le MC 7444 : les situations «A commun», «B commun», «A et B commun»
Source : MNHN, Paris
POLARITÉ SEXUELLE DES ARMILLAIRES 317
y sont ici indiscernables. Dans la méme espéce C, la souche MC 80-39 a présenté
plusieurs cas oà la communauté des facteurs B se traduisait également par
l'incompatibilité.
Nous avons montré que les situations semi-compatibles pouvaient évoluer
de façon très variable, jusqu'à évoquer, sur des confrontations âgées, des mor-
phologies de type soit compatibles, soit incompatibles, tous les intermédiaires
pouvant étre rencontrés. La communauté des allèles B se traduit donc par
une restriction à la compatibilité dont la force est variable, l'absence de la réac-
tion semi-compatible correspondant à un cas limite où cette «force» est parti-
culièrement élevée.
Remarquons que cette «force» ne dépend pas de la nature des alléles B
eux-mêmes : en effet, l'analyse de la série VC 81-2 nous a montré qu'un méme
facteur By entraînait l'incompatibilité dans les croisements A; B; x A2B: et
la semicompatibilité dans les croisements A1B; x A3R1. C'est l’ensemble
du contexte génétique qui semble déterminer l'expression d'une confrontation
«B commun».
4) Les croisements entre souches géographiquement proches ont confirmé
la trés faible extension spatiale des alléles d'incompatibilité des armillaires,
phénoméne qui avait déjà été mis en évidence par KORHONEN (1978) et
ULLRICH et ANDERSON (1978) : il a fallu descendre à des distances infé-
rieures à 100 métres pour trouver deux carpophores possédant un alléle d'in-
compatibilité commun.
5) Nous avons pu obtenir des carpophores in vitro pour quatre espéces, et,
en ce qui concerne l'espéce C, pour toutes les souches utilisées.
Ces carpophores étaient, dans huit cas sur douze, suffisamment développés
pour produire des basidiospores viables. Le caractére tétrasporique des basides
et la grande variabilité morphologique des haplontes issus d'un méme carpophore
indiquent un cycle normal, comportant la méiose.
Dans la nature, l'espéce C montre des boucles à la base des basides, mais
non l'espéce D. In vitro, des carpophores de D obtenus à partir de l'isolat PD
80-22 étaient effectivement dépourvus de boucles.
En ce qui concerne l'espèce C, les carpophores obtenus en culture pure ont
montré, dans certains cas, un cycle semblable au cycle naturel, c'est-à-dire
que de vraies boucles étaient présentes à la base des basides et dans le sou-
hyménium. Mais sur d'autres fructifications, on n'observait pas de boucles à la
base des basides, mais seulement des crochets non anastomosés avec l'article
inférieur («fausses boucles»), Dans ce second cas, l'espèce C avait donc parcouru,
in vitro, un cycle raccourci ne comportant pas le retour au stade dicaryotique
dans le sous-hyménium, comportement qui est celui de l'espèce D dans la nature.
Ce phénomène avait déjà été signalé par KORHONEN (1980). Mais, alors
que cet auteur observait le raccourcissement du cycle de l'espèce C in vitro
dans toutes ses cultures, nous avons, quant à nous, obtenu dans certains cas un
cycle normal, caractérisé par l'existence de vraies boucles dans le sous-hymé-
nium. L’obtention de l'un ou l'autre type de carpophores est, dans l'état actuel
Source : MNHN, Paris
COLLOQUE \
INTERNATIONAL
J CNRS / NASA
THIORÉDOXINES
Structure et fonctions
Dir. : Pierre Gadal
Berkeley — juin 1981
mise au point des connaissances sur les thiorédoxines, protéines
de faible masse molaire dont l’importance physiologique est
de plus en plus reconnue dans l’ensemble du monde vivant
e propriétés des thiorédoxines et leurs interventions dans le
fonctionnement cellulaire.
e propriétés des thiorédoxines
e leursrólesdans — la synthése de l'ADN et la réplication
Passimilation de l'azote et du soufre
— la photosynthése
(30 communications dont 24 en anglais)
résumés anglais français
16 x 24 / 288 p. / broché
87 fig. / 55 tabl. / 8 phot. 230 F
ISBN 2-222-03182-6 |
Editions du CNRS
15 quai Anatole France. 75700 Paris
librairie, ventes, publicité 295, rue saint jacques, 75005 paris tel. 326 56.11
Source : MNHN, Paris
Dépôt légal n* 11925 - Imprimerie de Montligeon
Sorti de presses le 15 décembre 1983
Source : MNHN. Paris
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NO 2 (1942). Les matiéres colorantes des champignons, par l:
Pastac, 88 pages : 15,F,
N© 3 (1943). Les constituants de la membrane chez les champignons
par R, Ulrich. 44 pages : 15 F.
No 7 (1959). Les champignansiet ‘nous (Chroniques) (Ii par Gi
Becker. 04 pages :25 F.
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gamie du Muséum National d'Histoire Naturelle. (I) Micto-
mycètes. Macromycètes (première partie): 68 pages : 25 F.
NO 9 (1967). Table des Matiéres (1936-1965) 85 p.20 F. — (1966-
1975) 40 p. 10 Fy
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Tome 1. Les Lactario-Russilés, par Roger HEIM (1938) CN
Tome Il. Les Rhodophylles, par H, Romagnesi (1941), 164) pages,
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Tome V. Les Urédinées, par Gilbért Bouriquet et J.P. Bassino
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