CRYPTOGAMIIE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
12,RUE BUFFON, 75005 PARIS
аст TRIMESTRIELLE Juin 1986
x *
SOMMAIRE
* p. JOLY — Georges VIENNOT-BOURGIN (17 avril 1906 - 8 février
EE E AE. 95
A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER — Les asques bi-
tuniqués du Lecanidion atratum (Hedw.) Rabenh. [= Patellaria atrata
(Hedw.) Fr.] (Lecanidiaceae) : étude ultrastructurale de la paroi au
cours du développement et à la dehiscence. . . .
D.B. OLUFOLAJI — Optimum temperature and relative humidity for
spore germination and germ tube growth of Curvularia pallescens on
glass slides and maize leaf. «eee eee ЫЕ 149
ЈР. SCHRANTZ — Influence d'une bactérie Pseudomonas sur la crois-
sance et la reproduction d’un champignon discomycéte Scutellinia
KEE EE 157
C. RAMIREZ — Species concept in Penicillium based on morphological
ICE Na REN E HM upto Ee 181
CONTENTS
P.JOLY — Georges VIENNOT-BOURGIN (1906 -1986) + 2000000000: 95
A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER — The bituni-
cate asci of Lecanidion atratum (Hedw.) Rabenh. [= Patellaria atrata
(Hedw.) Fr.] (Lecanidiaceae) : ultrastructural study of the wall during
the development and at the dehiscence (In French). .........::.: 113
D.B. OLUFOLAJI — Optimum temperature and relative humidity for
spore germination and germ tube growth of Curvularia pallescens on
See Ic DE 149
J-P. SCHRANTZ — Influence of a bacterium Pseudomonas on the myce-
lial growth and reproduction of a discomycete fungus Scutellinia
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C. RAMIREZ — Species concept in Penicillium based on morphological
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Source : MNHN. Paris
СВУРТОСАМИЕ
MYCOLOGIE
TOME 7 Fascicule 2 1986
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION: Madame J. NICOT
ADMINISTRATION : Mme LOCQUIN-LINARD M et M. ZAMBETTAKIS Ch
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Мте М.С. BOISSELIER. ÉDITEUR : А D.A.C
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE est indexé par Biological Abstracts, Current Contents,
Publications bibliographiques du CDST (Pascal)
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3 3001 00226875S8Durce : MNHN, Paris
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Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (2) : 95-112 95
Georges VIENNOT-BOURGIN
(17 avril 1906 - 8 février 1986)
par Patrick JOLY
0
Né en Bourgogne, à Fontaine-Frangaise (Côte d'Or), le jeune Georges vécut
chez ses parents adoptifs, son oncle Hubert et sa tante Marguerite BOURGIN;
le premier enseignait les Lettres au Lycée Louis-le-Grand, la seconde les Sciences
au Lycée Fénelon. Il leur demeura profondément attaché, accordant avec une
fierté reconnaissante une valeur extrême à porter leur patronyme uni au sien,
et affirmant volontiers qu'il leur devait à tous les deux le goût des études, qui
Гассотрарпега tout au long de sa vie scientifique, ainsi que sa vocation d'ensei
gnant. S'il apprit surtout d’Hubert BOURGIN l’art de s'exprimer et de traduire
sa pensée, art qu'il cultivait amoureusement dans ses exposés magistraux, mais
aussi dans sa correspondance personnelle, c'est peut-être plutôt Marguerite
BOURGIN qui éveilla de bonne heure son intérêt pour les Sciences Naturelles;
ágé d'une quinzaine d'années, à peine, il constitue déjà un herbier et compose
une collection d'insectes déterminés avec l'aide de Pierre LESNE, au Muséum
National d'Histoire Naturelle.
Source : MNHN, Paris
96 P. JOLY
Ses études générales achevées, il est admis en 1925 à l'École Nationale d'Agri-
culture de Grignon; c'est sa «seconde période heureuse», le temps oà il vit prés
de la nature, hante les bois, herborise à loisir, fréquente la «falunière». Il est
Ingénieur agricole en 1927 et, quelques semaines plus tard, entre comme prépa-
rateur-stagiaire à la Station de Pathologie végétale, alors annexée au Laboratoire
de Botanique de l'Institut National Agronomique. Il débute ainsi sa carrière de
chercheur, guidé par Vital DUCOMET qui se préoccupe à cette époque du com-
portement des blés à l'égard des rouilles, de la lutte contre les piétins des cé-
réales, et des «maladies de dégénérescence» de la pomme de terre. Ses obliga-
tions militaires accomplies, Georges VIENNOT-BOURGIN devient en 1929
répétiteur de la chaire de Botanique et Pathologie Végétale de l'École Nationale
d'Agriculture de Grignon et, dès l’année suivante, en 1930, est nommé chef de
travaux de cette même chaire.
En 1931, Vital DUCOMET signale l'apparition en France du mildiou du
houblon qui causera des ravages considérables en Bourgogne et en Alsace, ainsi
qu'en Grande-Bretagne et en Bavière. Ayant apprécié les qualités de Georges
VIENNOT-BOURGIN, il lui confie l'étude de ce problème et lui demande, en
particulier, de vérifier l'hypothèse émise par SALMON, au Collège de Wye, selon
laquelle il pourrait s'agir d'une extension fortuite d'un Peronospora spontané,
jusqu'ici inféodé à l'Urtica urens. Précisant l'existence de deux espèces de Péro-
nosporales, au moins, capables de parasiter le genre Urtica, il montre que le
passage de lune d'elles au houblon ne saurait étre qu’occasionnel et, en tout
état de cause, ne peut être à l'origine de l'épidémie. S'agissant donc d'une
introduction, ce que montrent les études systématiques, il faut orienter les
recherches vers la lutte préventive.
Ce travail à peine achevé, l'extension rapide en Europe de la carie du seigle
constitue une nouvelle menace. S'agirait-il d'une race physiologique du Tilletia
caries du blé récemment adaptée au seigle ? Georges VIENNOT-BOURGIN a
fait ses preuves; Vital DUCOMET fait confiance et láche résolument la bride :
c'est le départ de l'essor personnel, les recherches sur les Ustilaginales et les
maladies charbonneuses qui le mèneront à sa thèse de doctorat de l'Université
de Paris, soutenue en 1937 sur le thème : «Les déformations parasitaires provo-
quées par les Ustilaginées». Chemin faisant, il se persuade peu à peu de la néces-
sité, soupçonnée dès son travail sur le mildiou du houblon, d'une identification
précise des champignons parasites, concept qu'il érigera plus tard en principe :
«Nous avons établi définitivement que la rigueur systématique, lorsqu'elle n'est
pas diminuée par la discussion stérile, constitue l'un des éléments essentiels
qui conférent à la Pathologie végétale son rang de Science». (Notice de candi-
dature à l'Académie d'Agriculture de France, 1963).
Il lui faut donc, conjointement à ses recherches de Pathologie végétale, deve-
nir systématicien des champignons parasites. II le fera d'abord en herborisant :
de 1931 à 1938, il publie une huitaine de travaux sur la systématique et la flo-
ristique des micromycétes de I'lle de France, une note sur la flore cryptogamique
du Valais suisse et deux sur celle de l'Ile de Madère où il effectue un séjour en
1936. Mais il lui faut aller au delà, se perfectionner : par l'entremise de Louis
Source : MNHN, Paris
G. VIENNOT-BOURGIN (1906 - 1986) 97
MANGIN qui avait ¿sé autrefois professeur au Lycée Louis-le-Grand comme
l'était Hubert BOURGIN, il prend contact avec son successeur à la Chaire de
Cryptogamie du Muséum National d'Histoire Naturelle, Pierre ALLORGE, qui
Paccueille et le dirige vers Roger HEIM. Non seulement Georges VIENNOT-
BOURGIN, devenu Correspondant du Muséum à partir de 1941, fréquentera ce
laboratoire jusqu'à la fin de sa vie, méme aprés avoir quitté celui de l'Institut
National Agronomique, mais il nouera avec Roger HEIM une amitié profonde
et durable.
Ainsi, dés avant 1938, se profile la silhouette de la personnalité scientifique
de Georges VIENNOT-BOURGIN : le pathologiste plaçant en préalable à toute
étude la connaissance précise et rigoureuse des champignons parasites impliqués
ou potentiels, et le mycologue herborisant dès que ses occupations lui en laissent
le loisir, tant par «goüt des études» dans une nature qui l'attire que pour satis-
faire à son axiome de nécessité de toujours mieux connaitre le monde des cryp-
togames parasites. «... Pour l'instant, je cherche un peu à oublier tout cela
devant le magnifique décor de la flore alpine. Le soleil splendide incite en pro-
menades qui ne sont en fait que de longues herborisations; mes dossiers se rem-
plissent en méme temps que les camets de notes. J'ai déjà trouvé des choses
interessantes sur Sesleria et Melica. Mon séjour sera prolongé cet hiver par le
dépouillement au micro.» (in litt., Pelvoux, 17 août 1948).
A partir de 1938, l'année qui suit la soutenance de sa thèse et l'attribution
d'une médaille d’or de l'Académie d'Agriculture de France, Georges VIENNOT-
BOURGIN cumule à l'École Nationale d’Agriculture de Grignon la fonction de
maître de conférences de Zoologie et de Géologie avec celle de chef de travaux
Source : MNHN, Paris
98 P. JOLY
de Botanique et Pathologie végétale qu'il exerçait depuis 1930. Poursuivant ses
travaux de floristique métropolitaine qui lui font recueillir en 1939 le prix
Gandoger de la Société Botanique de France, achevant ceux concernant l'Ile
de Madère et abordant le problème de la protection sanitaire des cultures de lin,
il développe encore, pendant cette période, ses importantes recherches sur les
rouilles jaunes des céréales et des Graminées et, surtout, sur les tavelures des
Rosacées et la «morphose cladosporioide» du Fusicladium pirinum. Pour ces
travaux, i| recevra le prix Montagne de l'Institut de France (Académie des
Sciences) en 1944, alors qu'il vient de quitter provisoirement l'enseignement :
détaché dans un laboratoire privé pendant un peu plus de quatre années, il y
participera à la transposition dans le domaine industriel des données théoriques
acquises à propos des produits anticryptogamiques er étudiera le probléme
du désherbage sélectif des cultures de céréales et de lin; il obtiendra pour cela,
en 1950, la médaille Jollivet de la Société d'Encouragement pour l'Industrie
nationale.
Chargé de cours à l'Office de la Recherche scientifique Outre-Mer en 1946,
alors qu'il est encore détaché dans l'industrie, Georges VIENNOT-BOURGIN
revient définitivement à l’enseignement en 1948, étant nommé maître de confé-
rences de Botanique et Pathologie végétale à l'Institut National Agronomique. Il
achève à cette époque la rédaction de son traité magistral de Pathologie végé-
tale : «Les champignons parasites des plantes cultivées», somme de 1848 pages
en deux volumes, publié en 1949 par les éditions Masson. Cette œuvre lui fera
recevoir en 1950 une seconde médaille d'or de l’Académie d'Agriculture de
France et constituera pendant plusieurs décennies l'ouvrage de référence concer-
nant la Pathologie végétale métropolitaine. Nommé directeur du laboratoire de
recherche annexé au Laboratoire de Botanique et Pathologie végétale de l'Insti-
tut Agronomique en 1950, exerçant à partir de là même année les fonctions
d'Inspecteur délégué du Service de la Protection des Végétaux et celles d'expert
près les Tribunaux, il succèdera en 1951 à André MAUBLANC comme profes-
seur de Botanique et Pathologie végétale à l'Institut National Agronomique,
charge qu'il assumera jusqu’à son départ à la retraite en 1977.
Accédant pleinement à lenseignement supérieur agronomique, Georges
VIENNOT-BOURGIN va pouvoir révéler ses remarquables qualités pédagogiques.
Mais il aura aussi à cœur de faire rayonner son enseignement largement en dehors
de l'Institut National Agronomique : en 1956, il est chargé de mission au Con-
grès de l'Enseignement agricole à Rome; de 1960 à 1976, il participe chaque
année au cours de Mycologie médicale dispensé par l’Institut Pasteur: il le fera
également de 1962 à 1975 à l'Institut National Agronomique de Tunis et de
1969 à 1979 à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan Il de Rabat; il en-
seigne encore en Iran (juillet 1957, mars-avril 1968, juillet 1974, mai 1977),
en Israél (mai 1961, mai 1965), aux Facultés des Sciences d’Alger (1962, 1970)
et de New Delhi (1971).
Il rédige à l'intention des étudiants en agronomie un «Cours de Pathologie
végétale» (éditions C.D.U., 1956) et des monographies sur les champignons,
bactéries et virus nuisibles aux arbres fruitiers (ibid., 1961), à la vigne (ibid.,
Source -MNHN Paris
G. VIENNOT-BOURGIN (1906 -1986) 99
1961), à la pomme de terre (ibid., 1963). Bien plus, ila voulu étendre son acti-
vité pédagogique au dela du monde étudiant : au cours de son détachement dans
l'industrie, il avait perçu le besoin ressenti par les agriculteurs et les horticulteurs
de pouvoir bénéficier de cet enseignement particulier, mais véritable, qu'est
une large diffusion du message scientifique et de l'amélioration des pratiques
qu'il peut engendrer, Il tint à le faire d'abord, au travers de revues profession
nelles (L’Ile-de-France agricole, Agriculture, L'Agriculture pratique), sur les
thèmes mêmes qui avaient motivé son détachement : défense des cultures marai-
chères et des plantes de grande culture, lutte contre la carie du blé, l'ergot du
seigle, etc. Mais son domaine d'élection deviendra rapidement celui des produc-
tions fruitiéres, encore par le canal de revues (Agriculture, Fruits d'Outre-Mer,
Phytoma, ...) ou par celui de sa participation active à des congrés d'arboricul-
ture (Congrés pomologiques de France à Perpignan en 1947, Angers en 1948,
Bourges en 1949, .,., 5ème Congrès d'agrumiculture en Israél, en 1956, etc.).
Enfin, il tint à mettre entre les mains des arboriculteurs une série de trois remar-
quables ouvrages portant respectivement sur «Les champignons parasites des
arbres fruitiers à pépins» (édit. Ponsot, 1966), «Les champignons parasites des
arbres fruitiers à noyau» (ibid., 1966) et «Bacterioses et viroses des arbres frui-
tiers» (ibid., 1968).
Tel fut l'enseignant : Georges VIENNOT-BOURGIN a souhaité s'adresser à la.
fois aux étudiants en agronomie, de France et de l'étranger, et aux profession-
nels, tant en donnant de sa personne pendant ses cours, ses conférences ou dans
les congrès, qu'en s’astreignant à rédiger des polycopiés, des articles de revues
ou des ouvrages. Force est de constater que, face aux deux auditoires et sous les
diverses formes qu'il a utilisées, il a pleinement réussi gráce à ses qualités d'ex-
pression, de travail, de conscience.
Viennent aussi les charges diverses, malheureusement assorties des «hantises
de l'agenda où s'alignent trop souvent dans une décevante chronologie, les de-
voirs, les obligations absurdes, et bien peu de moments utilement consacrés»
(in litt., Viroflay, 12 mai 1967). Georges VIENNOT-BOURGIN les a toutes
acceptées mais nous n'évoquerons ici que les premiéres en nous attachant aux
principales : chef de la division phytosanitaire à l'Office de la Recherche Scienti-
fique et Technique d'Outre-Mer de 1959 à 1967; membre du Comité National
de la Recherche Scientifique (Section de Botanique et Biologie végétale) de 1960
à 1965; membre du Conseil Supérieur de la Recherche Agronomique de 1965 à
1973. Ajoutons encore, parmi les nombreuses missions officielles, quelques-unes
de celles qu'il a accomplies à l'étranger : Liban (1959), Madagascar (1962) et
Côte d’Ivoire (1963) pour le compte de l'O.R.S.T.O.M., Israël (1961, 1974) pour
étudier l'extension de la tristeza des agrumes dans le Bassin méditerranéen,
Algérie et Maroc (1962, 1972) pour estimer les dégáts du bayoud des palmiers-
dattiers, Turquie (1965) pour examiner l'état sanitaire des vergers d'abricotiers
et de pommiers, Italie (1965) pour évaluer l'impact des maladies des péchers,
Guadeloupe et Martinique (1969) pour PLN.R.A., Gréce (1980) pour une
enquéte sur le dépérissement des chátaigniers, etc.
L'activité scientifique de Georges VIENNOT-BOURGIN, pour sa part, n'est
Source - MNHN. Paris
100 P. JOLY
nullement ralentie par les efforts et le temps qu'il consacre à son enseignement;
ni par le soin avec lequel il assume toutes ses charges: Elle se développe, au
contraire, mais va progressivement s'infléchir vers la systématique, sous l'effet de
sa conviction, déjà évoquée mais qui s'intègre maintenant à sa personnalité
scientifique, selon laquelle «la connaissance des organismes pathogènes est le
fondement indispensable des recherches en Pathologie végétale» (loc. cit., 1963).
De surcroît, ayant déjà étudié la flore cryptogamique du Valais suisse (1936,
1944), il tient à participer en 1948 au Colloque franco-suisse de Neuchâtel et y
rencontre Eugène MAYOR qui possède une longue expérience de la systéma-
tique des micromycètes parasites et, plus particulièrement, des groupes auxquels
s'intéresse Georges VIENNOT-BOURGIN : Péronosporales, Urédinales, Ustila-
ginales, Erysiphacées et Taphrinacées. Il s'établit immédiatement une collabo-
ration amicale, vite assortie d'une amitié vraie, qui se traduira par des publica-
tions conjointes sur la flore mycologique de la région de Neuchâtel (1948), du
Languedoc et de Provence (1949), de Corse (1950), du Valais (1960), etc.
Aussi, si Georges VIENNOT-BOURGIN publie encore de nombreux travaux de
recherche sur les maladies cryptogamiques des arbres fruitiers, des céréales, de l'oi-
gnon, de la pivoine, du bégonia, de la pensée, du glaïeul, des rhododendrons et
autres plantes ornementales, du haricot, du lin, du cyprès, du palmier à huile, etc.,
ou encore sur la flore du sol et de la rhizosphere, il va de plus en plus s'atta-
cher à la systématique des micromycétes parasites dont il deviendra rapidement
le meilleur spécialiste de la flore métropolitaine spontanée et introduite, et cela
non seulement pour les groupes qu'il affectionne mais aussi pour l'ensemble des
micromycétes. Cette orientation de ses recherches culmine avec la publication
en 1956, sept ans seulement aprés «Les champignons parasites des plantes
cultivées», de sa seconde ceuvre magistrale qui, cette fois, est d'ordre systéma-
tique : «Mildious, oïdiums, caries, charbons, rouilles des plantes de France»
(édit. Lechevalier), comportant un volume de texte et un atlas regroupant 1800
dessins au trait.
En même temps, la double amitié que Georges VIENNOT-BOURGIN avait
nouée avec Roger HEIM d'une part, avec Eugéne MAYOR d'autre part, l'avait
amené à s'intéresser à la systématique des flores tropicales : en 1949, l'un et
l'autre lui confient pour étude des récoltes africaines, en partie personnelles pour
le premier, faites par Claude FAVARGER en Côte d'Ivoire pour le second.
Viennent alors les missions de prospection botanique, en Cóte d'Ivoire (juillet à
septembre 1951), en Guinée (décembre 1956 - janvier 1957), en Iran (juillet à
septembre 1957), missions lointaines enrichissantes mais dures, et dont parait
doux le retour : «Après près de deux mois passés dans la poussière chaude des
plateaux d'Iran, dans la senteur des ruelles au long des mosquées ventrues, dans
une société inquiète, mystérieuse et mystique, mon grand bonheur a été de re-
trouver l'occident, les Alpes, les lacs jurassiens, le bleu voilé du ciel de Paris,
ma famille, mon laboratoire». (in litt., Viroflay, 14 septembre 1957). Le fruit
de ces missions et l'examen de matériel confié par d'autres prospecteurs a permis
à Georges VIENNOT-BOURGIN de publier non seulement son importante
série de travaux sur les Urédinales d'Afrique, mais encore divers mémoires sur
Source : MNHN, Paris
G. VIENNOT-BOURGIN (1906 - 1986) 101
les Ustilaginales et micromycétes variés d'Afrique, de Madagascar, d'Iran, du
Viét-Nam, etc.
Nul ne fut donc surpris que cette immense activité, tant pédagogique et ad-
ministrative que scientifique, ait été sanctionnée de distinctions pleinement
méritées : il est Officier du Mérite Agricole en 1951, Officier des Palmes Acadé-
miques en 1953, Chevalier (1954) puis Officier (1983) de la Légion d'Honneur.
L'Académie d'Agriculture de France, qui par deux fois lui avait attribué une
médaille d'or, le choisit comme membre correspondant en 1959, le fait entrer
pleinement en son sein en 1963 et l’élit président pour l'année 1983. Il était
également membre de l'Académie Nationale d'Agriculture Italienne, lauréat de
l’Académie des Sciences (1968) pour l'ensemble de son œuvre. Enfin, en 1980,
l'Union Phytopathologique méditerranéenne lui attribue une médaille d'or au
cours de son congrès de Patras (Grèce) et, la même année, l'American Phyto-
pathological Society le nomme «membre émérite».
Toutefois, l’œuvre accomplie par Georges VIENNOT-BOURGIN, et son
cheminement scientifique tel que je viens d’essayer de le retracer, montrent bien
le soin, la volonté de rigueur, voire de perfection, qu'il apportait à ce qu'il fai-
sait, mais ne constituent que la face apparente de ce qu'il était réellement.
D'aucuns ont pu croire ses qualités excessives, trompés par cette image super-
ficielle d'un homme un peu solennel dans ses exposés ou ses fonctions officielles,
ou quelque peu distant lorsqu'il s'enfermait dans son laboratoire. Ils n'ont vu
que l'enseignant hanté par le désir de faire toujours mieux, au risque d'aller trop
loin, ou le scientifique accaparé par son travail, mais ils n'ont pas connu l'homme
Source : MNHN, Paris
102 P. JOLY
qui ressurgissait, aussitôt la fonction remplie ou la tâche accomplie, disponible,
prêt à livrer ses connaissances encyclopédiques, affable, plein de gentillesse, en
réalité assoiffé de contact humain car pour lui, au plus profond de lui-même, ce
qu'il faisait avec tant de cœur était indissociable de ce qu'il vivait : l'évocation
de ses rapports avec Roger HEIM et Eugène MAYOR montre bien, et je l'ai
également vécu, qu'il était dominé par la nécessité de fondre intérét scientifique
commun et amitié profonde.
Georges VIENNOT-BOURGIN était homme de dialogue, et son attachement
pour les Sociétés scientifiques venait de ce besoin qu'il avait de rencontrer les
autres. Dès le début de sa carrière, il fréquente volontiers la Société de Patho-
logie végétale et d'Entomologie agricole et, dès 1937, la Société Botanique de
France. Si la seconde mit ses activités en sommeil pendant la guerre pour repren-
dre une vie normale aprés 1945, la première s'éteignit. Désemparé, il chercha
désespérément à la faire renaître, bousculant Roger HEIM, Alfred BALACHOW-
SKY et Paul VAYSSIÈRE pour qu'ils l’aident à reconstituer la liste des membres
dispersés, puis se résignant à le faire seul, essayant de réunir quelques fonds,
constituant un bureau provisoire, élaborant un projet de statuts d'une revue
qu'il souhaitait voir paraître à nouveau. Il parvint à ressusciter la société et sa
revue, mais elles s'orientérent peu á peu vers la seule Zoologie : alors il vint en
1949 vers la Société Mycologique de France. Sociétaire toujours actif, il prési-
dera la Société Botanique de France de 1959 4 1961, la Société Mycologique de
France de 1964 à 1967 et en sera nommé membre d'honneur en 1980. Se joi-
gnant encore à l'Union Phytopathologique méditerranéenne, il la présidera de
1971 à 1976. Enfin, lorsque la Société de Pathologie végétale et d'Entomologie
agricole, qu'il avait fait renaître, abandonnera définitivement la Pathologie
végétale pour se fondre avec la Société Entomologique de France, il n'aura de
cesse de reconstituer un forum au sein duquel il puisse rencontrer les patholo-
gistes, dialoguer, vivre avec eux : c'est la Société Française de Phytopathologie,
fondée le 12 mai 1971, dont il fut le président-fondateur de 1971 à 1974.
Homme de contact humain, il lui était impossible de nous apercevoir, nous
«les jeunes» pour reprendre son expression familiére, sans nous appeler et sortir
d'une poche un échantillon fraichement récolté dans son jardin de Viroflay ou
dans celui de Crosne, ou encore rapporté de quelque excursion, nous le montrer,
le commenter, solliciter éventuellement notre avis ou nous demander de l'étudier
et, naturellement, nous en remettre un fragment «pour notre herbier». Ou bien
s'il me trouvait le soir, venant rejoindre quelque compagnon dans son laboratoire
presque vide, il nous entraînait dans son bureau pour nous présenter une prépa-
ration microscopique, où tout autre objet de son travail de la journée; puis nous
parlions, de ce qu'il faisait et de ce que nous faisions. Ce n'était pas le maître,
c'était l'homme qui avait besoin de partager ce qu'il vivait et ce que nous vivions.
Source : MNHN, Paris
G. VIENNOT-BOURGIN (1906 - 1986) 103
LISTE DES PUBLICATIONS DE G. VIENNOT-BOURGIN
compilée par D. LAMY
1928 - Note sur un Vincetoxicum officinale Moench, Bull. Soc. Sci. Nat. Seine-et-Oise
ser. 2,9 :115.
1929 - Note sur le Bremia lactucae (Regel) ou Meunier des Laitues. Bull. Soc. Sci. Nat.
Seine-et-Oise sér. 2, 10 : 4-5,
1931 - Pseudoperonospora et Peronospora des Orties. Rev. Pathol. Vég. Entomol. Agric.
France 18 : 151-153, pl, 8,
1931 - Récoltes pathologiques du mois de mars 1931 sur le domaine de l’École de Grignon
(S.et-O.) ou aux environs, Ibidem 18 : 111-112.
1931 - Idem (mois d'avril 1931). Ibidem 18 :168-169.
1931 - Idem (mois de mai 1931). Ibidem 18 : 234-235.
1931 - Idem (mois de juin 1931). Ibidem 18 :236-238.
1931 - Idem (mois de juillet, aoát, septembre 1931). Ibidem 18 : 299-302.
1931 - Un mode particulier d'attaque de Cystopus candidus (Pers.). Ibidem 18 :239.
1932 - Une Ustilaginée nouvelle pour la France : Ustilago oxalidis Ellis et Tracy parasite
d'Oxalis stricta L. Ibidem 19 :17-23,
1932 - Le comportement de quelques variétés de blé à l'égard du froid. Ibidem 19 :238-
247, pl. 8.
1932 - Essais sur la carie du blé. Ibidem 19 :257-284, pl. 10.
1932 - Les effets secondaires de la carie du blé. Dommages causés aux feuilles et aux feuil-
lages. Compt, Rend. Séances Acad. Agric. France 18 : 1144-1146.
1933 - Les Urédinées de l'Adoxa moschatellina L. Rev. Pathol, Vég. Entomol. Agric.
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vergers d'agrumes contaminés par Spiroplasma citri au Maroc. Fruits 34 : 341-348,
1 tabl. (G. VIENNOT-BOURGIN, G. MOUTOUS, J. BONFILS, C. SAILLARD,
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Sér. D, 288 : 335-338, 1 fig., 1 tabl. (J.M. BOVE, G. MOUTOUS, C. SAILLARD,
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HAFIDI, C. PUCHES et G. VIENNOT-BOURGIN).
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geraies malades, et contamination probable du chiendent (Cynodon dactylon (L.)
Pers.) par le Spiroplasma. Ibidem, Sér. D, 288 : 399-402, 1 pl. (J.M. BOVE, A.
Source: MNHN. Paris
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LES ASQUES BITUNIQUES
DU LECANIDION ATRATUM (HEDW.) RABENH.
[= PATELLARIA ATRATA (HEDW.) FR.] (LECANIDIACEAE) :
ETUDE ULTRASTRUCTURALE DE LA PAROI
AU COURS DU DEVELOPPEMENT ET A LA DEHISCENCE
A. BELLEMERE*, M.-C. MALHERBE** et J. HAFELLNER***
RESUME. — Les asques du Lecanidion atratum ont une déhiscence typiquement fissitu-
niquée du méme type que celle de l'Hysterographium fraxini et des Abrothallus, la couche d
de la paroi formant l'endotunica. Ce caractère, ainsi que la présence de paraphyses vraies
dans l'ascocarpe, doit être pris en compte dans la definition des Lecanidiaceae. Celles.ci sont
proches des Hysteriaceae par leurs asques. Au début la déhiscence fissituniquée présente
des points communs avec celle des asques du type Lecanora et du type Rhizocarpon.
ZUSAMMENFASSUNG. — Die Offnungsweise der Asci von Lecanidion atratum ist typisch
fissitunicat, etwa wie bei Hysterographium fraxini und Abrothallus-Arten. Die Schicht d
der Ascuswand bildet die Endotunica. Die fissitunicaten Asci sowie das Auftreten von ech-
ten Paraphysen in den discocarpen Ascomata miissen bei der Definition der Lecanidiaceae
berücksichtigt werden. In Anbetracht des Ascustyps müssen die Lecanidiaceae als den
Hysteriaceae ziemlich nahestehend betrachtet werden. In den frühen ontogenetischen
Stadien zeigen sich Gemeinsamkeiten zwischen Asci mit fissitunicater Öffnungsweise und
lecanoralen Asci vom Lecanora- und Rhizocarpon-Typ.
SUMMARY. — The dehiscence of the asci in Lecanidion atratum is typically fissitunicate
as in Hysterographium fraxini and Abrothallus, where the d layer of the wall forms the
endotunica. The fissitunicate asci, as well as the presence of true paraphyses in the ascocarp,
have to be considered to define the Lecanidiaceae. Concerning their asci these are closed
to the Hysteriaceae. At the beginning, the fissitunicate dehiscence has common features
with the dehiscence of the asci of the Lecanora-type and the Rhizocarpon-type.
MOTS CLES : asque, déhiscence, paroi, Lecanidion, Lecanidiaceae, Hysteriaceae.
* Laboratoire de Mycologie-Lichénologie, École Normale Supérieure de Saint-Cloud, Grille
d'Honneur, Parc de Saint-Cloud, F-92211 Saint-Cloud Cédex, France.
** Assistance technique, ENS Saint-Cloud.
*** Institut für Botanik der Karl-Franzens Universitat, Holteigasse 6, A-8010 Graz, Osterreich.
Source : MNHN. Paris
114 A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Les Discomycètes à asques bituniqués ont été peu étudiés en microscopie
électronique (BELLEMERE, 1971; BEZERRA & KIMBROUGH, 1982; BELLE-
MERE & al., 1986). Le présent travail concerne l'un des plus typiques d'entre-
eux, le Lecanidion atratum (= Patellaria atrata) (HAWKSWORTH, 1982; CAN-
NON & al., 1985) type du genre Lecanidion, luiméme type de la famille des
Lecanidiaceae (ERIKSSON, 1981 à 1984; CANNON & al., 1985). Le caractère
bituniqué des asques et leur déhiscence ont été clairement illustrés depuis long-
temps en microscopie photonique par BUTLER (1939) puis par CHADEFAUD
(1942).
MATERIEL ET METHODES
Les échantillons étudiés sont les suivants : Lecanidion atratum (Hedw.),
Rabhn., sur Tamarix gallica, France, Camargue, entre le Sambuc et Salins (Bou-
ches-du-Rhóne), marais d'eau saumátre, ca Om, 10.5.81, leg. Hafellner et Belle-
mère (n0-8350 GZU).
Le matériel a été fixé selon des méthodes classiques en microscopie électro-
nique par transmission (cf. BELLEMERE, 1977 : 234) après une réhydratation
d'environ 12 heures. L'inclusion est faite selon SPURR (1969). Les coupes
obtenues à l'aide d'un ultramicrotome Reichert OMU2 sont contrastées par la
technique de THIERY (1967) (= réaction Patag) qui révéle certains polysaccha-
rides. Elles sont observées au moyen d’un microscope JEOL Jem7 sous tension
de 80k V.
L'interprétation de l'ultrastructure de la paroi des asques ou des ascospores
est celle qui a été utilisée dans des publications antérieures (cf. BELLEMERE
& HAFELLNER, 1982, 1983).
RÉSULTATS
1- Le jeune asque à paroi mince (РІ. П).
Les asques naissent d'anses latérales des hyphes ascogénes (Pl. I). Les jeunes
asques en cours d’allongement, uninucléés (Pl. ILB), ont une paroi mince (ca
0,2. um), pratiquement réduite à l'exotunica qui comporte au moins trois cou-
ches : une couche externe réactive au test de Thiéry (environ le tiers de l'épais-
seur de la paroi), une mince couche médiane d’aspect clair et une couche pro-
fonde finement granuleuse. Sous cette derniére, le dépót de la couche d (endo-
tunica) commence à s'amorcer probablement par le jeu de corps paramuraux,
qui, à ce stade, sont nombreux à la périphérie de l'épiplasme apical (Pl. II-A).
A Vapex de l'asque, la. paroi est amincie, essentiellement au niveau de sa
couche la plus interne; la réactivité de sa partie externe est renforcée.
Dans l'épiplasme, les mitochondries (parfois en haltére) sont nombreuses.
Source - MNHN. Paris
LECANIDION ASCUS 115
Le reticulum endoplasmique est abondant; prós de l'apex ses éléments courts
sont densément serrés en une masse qui évoque le «Spitzenkórper» signalé prós
du sommet des hyphes d’Ascomycetes. De petits amas de glycogéne sont disper-
sés dans l'épiplasme sous-apical ainsi que quelques globules Hpidiques.
2 - L'épaississement de la paroi ascale (Pl. 111).
Avant la formation de la vésicule ascale, l'épaisseur de la paroi de l'asque a
plus que doublé (ca 0,4 à 0,5 um), essentiellement par l'accroissement de l’exo-
tunica dont la structure n’est pas modifiée. Au début, la couche d (= endotu-
піса), а encore une texture analogue à celle de la couche profonde de l'exotunica
(Pl. III-A). Ensuite, elle est mieux individualisée et séparée de cette dernière par
une fine strate claire (Pl. III-B); elle reste cependant encore mince.
Dans l'épiplasme, le reticulum endoplasmique est bien développé, le glyco-
gene est plus abondant et les globules lipidiques sont plus gros (Pl. III-B). Vers
Ta base de l'asque des vacuoles se forment (Pl. Ш.А).
3 - La formation du déme apical de Pasque (Pl. IV-A).
Alors que les ascospores ne sont pas encore individualisées, le dóme apical se
forme par ópaississement de la couche d de la paroi autour de la chambre ocu-
laire. Celle-ci de forme trapézoïdale en section frontale, contient un amas dense
de vésicules et de reticulum endoplasmique. La partie externe de la couche d,
plus transparente aux électrons, constitue une mince lamelle claire sous la cou.
che profonde de l'exotunica (c3). Celle-ci est recouverte par la couche moyenne
plus claire (c2) et par la couche externe assez réactive dont les trois strates
constitutives (c1 + b + a) ne sont pas toujours distinctes, à ce stade, en raison
de leur minceur.
Fig. 1. — Lecanidion atratum. Structure de la paroi de l'asque (schéma).
Fig. 1. — Lecanidion atratum. Schema des Baus der Ascuswand.
Fig. 1.— Lecanidion atratum. Structure of the ascus wall (schema).
Source : MNHN, Paris
116 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
4 - La différenciation du dôme apical (Pl. IV-B, V, VI-A).
Peu avant l'individualisation de la vésicule ascale la couche d de la paroi
(endotunica), aussi bien sur le flanc de Vasque (Fig. 1) que dans le dôme apical,
se subdivise en deux sous-couches séparées par une mince lamelle claire. La
sous-couche interne (d2) plus nettement fibrilleuse est finement stratifiée. Sur
les coupes un peu obliques, elle présente une structure en «accordéon» (cf.
BELLEMERE & HAFELLNER, 1982). La sous-couche externe (d1), qui reste
granuleuse, est souvent un peu plus réactive dans sa partie profonde; au contact
de l'exotunica, elle forme au contraire une fine strate claire. Celle-ci contraste
avec l'aspect sombre de la sous-couche c3 de l'exotunica, qui est aussi bordée
extérieurement par la lamelle claire correspondant à la sous-couche c2. La partie
externe de l'exotunica (c1 + b + a), qui reste mince, est réactive surtout à l'ex-
tréme sommet de l’asque (Pl. V-B).
La chambre oculaire forme des replis longitudinaux qui se révèlent sur les
coupes non axiales (Pl. V-A). Ce sont probablement eux qui dans les observa-
tions en microscopie photonique donnent les figures de «nasse apicale» (CHA-
DEFAUD, 1942).
Au début de la différenciation des ascospores l’épiplasme s'enrichit en glyco-
gène. Celui-ci est assez abondant chez les jeunes spores (Pl. VI-A).
5 - L'amincissement du dóme apical (Pl. VI).
Au cours de la maturation des ascospores, leur périspore, transparente aux
électrons, devient importante (Pl. VI-A); les cloisons transversales qu’elles ac-
quièrent ont une structure classique.
Le dôme apical de l'asque devient moins important par amincissement de la
couche d dont la stratification est plus apparente. La chambre oculaire, moins
profonde, s'élargit.
Sur le flanc de l'asque, la paroi est également amincie en raison de la moindre
épaisseur de la couche d.
Le glycogéne reste abondant dans l'épiplasme mais disparait pratiquement
des ascospores. Dans celles-ci, les globules lipidiques, riches en fins granules
Patag+, sont plus abondants. Ils grossissent et finissent par confluer en occupant
la plus grande partie des cellules (Pl. VI-B).
6 - L'asque proche de la déhiscence (Pl. VII).
A ce stade la stratification et la réactivité de la couche d de la paroi de l'asque
n'est plus aussi apparente, en particulier dans le dôme apical. La distinction
entre les sous-couches di et d2 devient alors plus délicate car d2 est moins
nettement fibrilleuse. La réactivité de l'exotunica est également plus faible. C'est
l'indice d'une modification de la texture de la paroi. Il arrive méme que, çà et
là, quelques plages nettement délimitées de la paroi, ne fixent plus le contrastant
et restent transparentes bien que leur fixation soit normale.
Source - MNHN. Paris
LECANIDION ASCUS 117
7 - Le début de la déhiscence de Vasque (PI. VIII, IX).
L'exotunica se rompt à l'apex de l'asque. L'endotunica du dôme apical fait
alors saillie à l'extérieur er s'allonge sans encore se rompre au sommet (Pl. IX).
Sa réactivité est affaiblie; on peut cependant y distinguer encore les deux sous.
couches di et d2 (PI. УШЕВ).
L'endotunica est au contraire plus réactive, particulièrement au niveau de
la partie externe de la sous-couche c3 qui constitue une fine strate fortement
Patag- (Pl. VIII-B).
8 - L’asque en cours de déhiscence (PI. X).
Dans l'endotunica évaginée les deux sous-couches d1 et d2 restent distinctes
(Pl. X-C). L'exotunica s'épaissit un peu, surtout au niveau de c3, fortement
Patag- et trés granuleuse.
Au niveau de la rupture de l'exotunica un début de fissuration se fait entre
celle-ci et l'endotunica sur l'emplacement de la fine lamelle claire qui les unissait.
Un sillon se marque ainsi autour de la base de l'endotunica évagince. Au-dessous
de celui-ci, il m'y a pas de discontinuité apparente entre l'exotunica et Pendo-
tunica. C'est donc seulement la partie apicale de l'endotunica, occupant le
sommet du dôme apical, qui s’est allongée et évaginée, sans qu'il y ait de glisse-
ment important de l'endotunica sur l'exotunica. Il se produit probablement
des remaniements à l'échelle moléculaire dans l'endotunica qui permettent une
sorte d'écoulement des substances pariétales constitutives.
9 - L’asque en fin de dehiscence (Pl. XI) (Fig. 2).
La fissuration entre l'exotunica et l'endotunica S'est étendue vers le bas, le
long de la paroi latérale de l'asque (Pl. XI-B). L'exotunica s'est séparée de l'endo-
tunica et, fortement gonflée, plisse vers la base de l'asque et se replie sur elle-
même en ondulations Caractéristiques. Le caractère fissituniqué de la déhiscence
est désormais réalisé. L'endotunica subit un important gonflement; la distinction
entre les sous-couches d1 et d2 y devient délicate. L'exotunica reste structurée
et très réactive.
DISCUSSION
A — LA DÉHISCENCE DES ASQUES.
La déhiscence des asques du Lecanidion atratum est typiquement fissituni-
quée. Il y a évagination de la couche d de la paroi (endotunica) à l'extérieur de
Pexotunica préalablement rompue. C'est au niveau d'une mince strate claire
assurant le contact entre les couches c et d que s'effectue la rupture. Celle-ci
à donc lieu sur le méme emplacement que chez l'Hysterographium fraxini (BEL-
LEMERE & HAFELLNER, 1982) et les Abrothallus (BELLEMERE & al.,
1986).
Source : MNHN, Paris
118 A, BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Fig. 2. — Lecanidion atratum. Debut de
déhiscence fissituniquée. L'endotunica
(di+d2) aprés s’étre évaginée vers le
haut commence á se séparer de l'exotu-
nica (atbtc1+te2+c3) en direction ba
sipéte, au niveau de la mince lamelle (se).
l
1
|
|
1
1
|
| Big. 2. — Lecanidion atratum. Beginn der
| fissitunicaten Offnung des Ascus. Die
| Endotunica (d1+d2) fängt an, nach-
| dem sie sich hochgestülpt hat, sich von
der Exotunica (a+b+c1+c2+c3) auf
| dem Niveau der dünnen Lamelle (se)
1 gegen die Basis hin abzulösen.
|
І
1
І
|
1
|
|
Fig. 2. — Lecanidion atratum. Beginning
of the fissitunicate dehiscence. After
its evagination towards the top, the en-
dotunica (d1+d2) begins to separate
from the exotunica (atb+c1+c2+c3)
in a basipetal direction at the place of
thin sheath (se).
Au moment de la déhiscence se produit un important gonflement de la
couche det, dans une moindre mesure, des différentes sous-couches de la couche
с. La couche d garde un aspect massif après la dehiscence en conservant une
certaine rigidité due probablement à la partie la plus externe de di.
L'exotunica (partie non évaginée de l'asque) n'est pas seulement formée par
la mince partie externe de la paroi de l'asque plus réactive au test de Thiéry.
Elle comporte aussi les sous-couches sous-jacentes c2 et c3. Comme il n'est pas
sûr qu'en microscopie photonique celles-ci soient effectivement comprises dans
Pexoascus réfringent des asques immatures, il convient d'étre prudent dans
l'emploi des termes exoascus et endoascus en microscopie électronique (cf.
BELLEMERE & HAFELLNER, 1982).
Lors de la déhiscence, la fissuration compléte entre l'exotunica et l'endotu-
nica ne se produit pas d'emblée aprés la rupture de l'exotunica (Fig. 3). Elle
reste d'abord limitée à la partie supérieure de l'asque oà se forme seulement
un sillon annulaire entre ces deux éléments. Ce n'est qu'un peu plus tard, vers la
fin de la déhiscence, que cette fissuration s'étend vers la base de l'asque puisque
s'effectue la compléte séparation de l'endo- et de l'exotunica et que la déhis-
cence devient véritablement fissituniquée. A son début, la déhiscence ne différe
donc pas fondamentalement de celle des asques du type Lecanora. Il y a dans
les deux cas une extrusion de la partie supérieure de la paroi interne de l'asque
Source : MNHN. Paris
LECANIDION ASCUS 119
exo
end
Fig. 3. — Lecanidion atratum. Etapes successives de la déhiscence fissituniquée. — À : Som-
met d'asque avant la déhiscence. — B : Rupture de l'exotunica au sommet de l'asque. —
C : Extension vers le haut de la partie supérieure de l'endotunica qui, vers le bas, sc
sépare de l'exotunica de facon basipéte avec la formation d'un sillon annulaire. — D ¿La
fissuration entre l'endotunica et l'exotunica progresse de facon basipéte; l'exotunica
s'affaisse vers le bas.
Fig. 3. — Lecanidion atratum. Aufeinanderfolgende Stadien der fissitunicaten Öffnungs-
weise. — A : Ascusspitze vor der Öffnung. — B : Aufreissen der Exotunica an der Ascus-
Spitze. — C : Ausdehnung des oberen Teils der Endotunica in Richtung Hymenium-
oberfläche; die Endotunica lóst sich nach unten hin in Form eines ringförmigen Schlitzes
yon der Exotunica. — D : Der Spalt zwischen Exo- und Endotunica verlängert sich gegen
die Basis hin. Die Exotunica sinkt gegen die Ascusbasis ab.
Fig. 3. — Lecanidion atratum. Successive stages of the fissitunicate dehiscence. — A : Apex
of an ascus before the dehiscence. — B : The exotunica is broken at the top of the ascus.
— C : Extension towards the top of the upper part of the endotunica; at the base, the
splitting of the exotunica in a basipetal way results in an annular furrow. — D : The
splitting between the endotunica and the exotunica advances in a basipetal manner:
the exotunica collapses downwards.
hors de la paroi externe rompue. Mais chez les Lecanora il n'y a pas de fissura-
tion, méme minime, entre l'exo- et l'endotunica et l'importance de l'extrusion de
l'endotunica reste limitée. L'élongation considérable du dóme apical chez le
Lecanidion résulte de remaniements importants de l'endotunica évaginée, vrai-
semblablement par glissements de proche en proche de feuillets pariétaux les
Source : MNHN, Paris
120 A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
uns sur les autres en direction de l'évagination (comme un empilement de feuilles
de papier qui perd son équilibre). Ce processus se développe probablement
depuis apex de l'asque et gagne en direction de sa base avec, comme consé-
quence, la séparation de l'exo- et de l'endotunica restées longtemps solidaires.
Chez les Lecanora au contraire les remaniements sont plus modestes et n'affec-
tent pratiquement que la seule partie évaginée de l'endotunica. Dans ces condi-
tions on peut envisager que le plan structural de l'apex des asques des Lécano-
rales et des asques fissituniqués du type Lecanidion sont similaires. Par suite
Pinterprétation de Гарех des asques bituniqués de type Lecanidion jusqu'ici
incertaine (cf. BELLEMERE, 1977 : 256) peut étre faite sans ambiguité, et on
peut envisager que les asques des Lécanorales typiques et ceux des Bituniqués
fissituniqués se rattachent à un même type d'origine. Avec HONEGGER (1978,
1980) on peut considérer celui-ci comme proche de celui des types Rhizocarpon
ou Catolechia (BELLEMERE & HAFELLNER, 1983). A partir de ce type,
l'évolution a pu se faire, d'une part, vers la réduction de l'extrusion de l'endo-
tunica au cours de la déhiscence avec perte du caractére fissituniqué (Lécano-
rales typiques) et, d'autre part, au contraire, vers le développement de l'extru-
sion et du caractère fissituniqué qui a conduit aux fissituniqués typiques. S'il
en est bien ainsi des Rhizocarpaceae (HAFELLNER, 1984) mériteraient d'être
placées sur le même plan que les Lécanorales et que les Bituniqués-Fissituniqués
en constituant un ordre distinct (Rhizocarpales).
В — LES PROBLÈMES SYSTÉMATIQUES POSÉS PAR LE GENRE
LECANIDION.
1 -Le problème de la famille des Lecanidiaceae.
Puisque le genre Lecanidion est le genre type de la famille des Lecanidiaceae
Eriks. (ERIKSSON, 1982) on ne doit inclure dans les Patellariaceae que des
genres dont les asques ont une déhiscence fissituniquée typique. Le genre Rhizo-
carpon doit done étre exclu de cette famille, contrairement à ce qu'ont fait
BARR (1979) et ERIKSSON (1981 : 79).
D’autre part, on ne peut placer dans les Lecanidiaceae que des genres dont
les fructifications à asques se développent comme celle du Lecanidion atratum.
Or, celles-ci sont des apothécies qui, à maturité, contiennent une large part de
paraphyses vraies méme si leurs jeunes stades n'ont que des filaments paraphy-
soides (BELLEMERE, 1967). La présence de paraphyses vraies dans les apothe-
cies du genre type de la famille n'a généralement pas été prise en considération
par les auteurs pour définir les Lecanidiaceae (LUTTRELL, 1973; KAMAT &
ANAHOSUR, 1975) et des genres où des paraphyses vraies n'ont pas été men-
tionnées y ont été placés (cf. ERIKSSON, 1981 : 79; BEZERRA & KIM-
BROUGH, 1982). Les Discomycètes qui doivent être placés dans les Patellaria-
ceae parce qu'ils ont à la fois des asques bituniqués-fissituniqués et des apothé-
cies á paraphyses vraies (au moins á un stade avancé) sont peu nombreux. En
dehors des Lecanidion il s'agit essentiellement du Tryblidiella clavispora (MU-
Source : MNHN, Paris
LECANIDION ASCUS 121
THAPPA, 1970), du Rhytidhysterium rufulum (BELLEMERE, 1971) (oà la
présence de paraphyses vraies est cependant contestée, cf. BEZERRA & KIM.
BROUGH, 1982), et du genre Schrakia (HAFELLNER, 1979).
Le genre Abrothallus ne peut être rangé dans les Lecanidiaceae. En effet, ses
asques différent de ceux des Lecanidion par la structure de l'exotunica et de
l'endotunica, par la pigmentation des ascospores et la structure fine de leur
périspore (BELLEMERE & al., 1986). De plus il est très probablement dépourvu
de paraphyses vraies. Enfin, la présence d'anamorphes et le mode de vie para-
symbiotique le distinguent aussi des Lecanidiaceae.
2 - La place des Lecanidiaceae parmi les Ascomycétes.
La déhiscence fissituniquée des asques du Lecanidion atratum est du méme
type que celle des asques de l'Hysterographium fraxini (BELLEMERE & HA-
FELLNER, 1982). Il y a en outre une grande analogie de structure de la paroi
des asques de ces deux espéces au cours de leur développement. Eu égard à leurs
asques, les Lecanidiaceae ressemblent donc aux Hysteriaceae. Certains auteurs
ont d'ailleurs rapproché ces deux familles (LUTTRELL, 1973; von ARX &
MULLER, 1975; BARR, 1979).
Toutefois les Lecanidiaceae se séparent nettement des Hysteriaceae par la
structure des ascocarpes (développement de type Pleospora chez l'Hystero-
graphium fraxini) (LUTTRELL, 1973). Il y a aussi des différences de détail de
Pultrastructure des asques (couronne de fibrilles dans l'endotunica de l'apex,
sous-couche cl plus mince et moins bien individualisée de la partie externe de
Pexotunica). Ces deux familles ont été placées dans un méme ordre (Hystériales)
par LUTTRELL (1973). Mais celui-ci a aussi envisagé de les ranger dans deux
ordres différents (d° : 194). ERIKSSON (1982 a-b, 1983, 1984) les a classé
respectivement dans les Lecanidiales (= Patellariales) et dans les Hysteriales.
En raison de la parenté structurale des asques ceci est peut-être excessif.
Liultrastructure des asques des Arthroraphidaceae et des Phillipsiellaceae,
placées prés des Lecanidiaceae dans les Lécanidiales (= Patellariales) par ERIK-
SSON (1983, 1984) n’est malheureusement pas connue.
Les relations des Lecanidiaceae avec les autres Ascomycètes à asques bituni-
qués-fissituniqués restent difficiles à envisager de façon satisfaisante faute de
données suffisantes.
Lultrastructure des asques des Loculoascomycétes n'a été étudiée que chez
un petit nombre d'espèces (références in PARGUEY-LEDUC & JANEX-FAVRE,
1982); de plus les figures correspondent souvent à des coupes obliques car les
structures «en accordéon» (REYNOLDS, 1971 ; BELLEMERE & HAFELLNER,
1983) y sont fréquentes. La déhiscence n'a pas été observée au niveau ultrastruc.
tural. Pour y voir plus clair, il faudrait multiplier les études cytologiques fines
des asques bituniqués.
Source : MNHN, Paris
122 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
REMERCIEMENTS
Nous remercions bien vivement pour leur assistance technique M. Letalnet et E. Vast
pour le tirage des photographies, T. Casses pour les dessins et M. André pour la frappe du
manuscrit.
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LECANIDION ASCUS 123
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Source : MNHN, Paris
124
SS
an:
ar:
el:
c2
SE
co:
41:
A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
couche a
apex de l'asque
anse latérale
amas de reticulum endoplasmique
ascospore
couche b
couche c
sous-couche cl
sous-couche c2
sous-couche c3
chambre oculaire
couche d
sous-couche di
sous-couche d2
end
ABRÉVIATIONS DES LÉGENDES DES PLANCHES ET DES FIGURES
: endotunica
épiplasme
:exotunica
glycogène
hyphe ascogène
lipides
mitochondrie
noyau
périspore
reticulum endoplasmique
strate externe claire de la couche d
vacuole
ensemble des couches atb+c1
(Toutes les planches concernent le Lecanidion atratum)
IN DEN ABBILDUNGEN VERWENDETE ABKURZUNGEN
Schicht a der Ascuswand
Ascusspitze
Haken
gehäuftes endoplasmatisches
Reticulum
Ascospore
Ascuswandschicht b
Ascuswandschicht c
Unterschicht cl der Ascus-
wandschicht c
Unterschicht c2 der Ascus-
wandschicht c
Unterschicht c3 der Ascus-
wandschicht c
«chambre oculaire»
Ascuswandschicht d
Unterschicht d1 der Ascus-
wandschicht d
42:
Unterschicht d2 der Ascus-
wandschicht d
: Endotunica
Epiplasma
: Exotunica
Glycogen
ascogene Hyphe
Lipidglobuli
Mitochondrium
Kern
Perispor
endoplasmatisches Reticulum
äusserer, heller Teil der Wand-
schicht d
Vakuole
Wandschichtgruppe a + b + cl
(Alle Tafeln beziehen sich auf Lecanidion atratum)
Source : MNHN. Paris
LECANIDION ASCUS
125
ABBREVIATIONS OF LEGENDS IN PLATES AND FIGURES
a layer
apex of the ascus
crozier
piled up endoplasmic reticulum
ascospore
b layer
c layer
cl underlayer
c2 underlayer
c3 underlayer
ocular chamber
d layer
d1 underlayer
d2 underlayer
end:
ep:
exo
Ee RE a
endotunica
epiplasm
: exotunica
glycogen
ascogenous hyphae
lipids
mitochondria
nucleus
perispore
endoplasmic reticulum
clear external sheath of the d layer
vacuole
a +b + c1 united layers
(All the plates concern Lecanidion atratum)
Source : MNHN, Paris
126
A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche 1. — Hyphe ascogéne avec anse latérale (Рагав).
Tafel 1. — Ascogene Hyphe mit Haken (Patag).
Plate I. — Ascogenous hypha with a crozier (Patag).
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN, Paris
128 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche II. — Jeune asque à paroi encore peu épaisse (Patag). — A l'apex la paroi est
amincie; sa partie externe est plus réactive; le reticulum endoplasmique est en amas dense.
Noter la présence de plusieurs corps paramuraux à la périphérie de l'épiplasme (fléches).
Tafel ll. — Junger Ascus mit noch dünner Wand (Patag). — An der Ascusspitze ist die
Wand dünner, ihr äusserer Teil reagiert stärker; das ER ist nicht gehäuft. Man beachte das
Vorhandensein von mehreren mauerähnlichen Körpern im peripheren Epiplasma (Pfeile).
Plate II. — Young ascus with the wall not yet very thick (Patag). — The wall, at the
apex, is still thin; its external part is more reactive; the endoplasmic reticulum is densely
piled up. Note the presence of several paramural bodies in the periphery of the epiplasm
(arrows).
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN, Paris
130 A, BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche II. — Asque avant la formation de la vésicule ascale (Рагав). — A : Partie basi
laire d'un asque. Le reticulum endoplasmique et les vacuoles sont abondants. Dans la paroi,
on ne distingue pas la couche d de la sous-couche c3; plusieurs corps paramuraux sont
distincts à la périphérie de l'épiplasme (flèches). — B : Partie moyenne d'un asque. Dans
la paroi la couche d est distincte de la sous-couche c3 dont elle est séparée par une lamelle
claire. Reticulum endoplasmique et glycogéne sont abondants.
Tafel III. — Ascus vor der Bildung des Ascusvesikels (Patag). — A : Unterer Teil eines
‘Ascus. ER und Vakuolen sind reichlich vorhanden, Im Wandbau kann man die Schicht d
von der Unterschicht c3 noch nicht unterscheiden. Mehrere mauerähnliche Körper sind
im peripheren Epiplasma deutlich zu erkennen (Pfeile). — B : Mittlerer Teil eines Ascus. Im
Wandbau ist die Schicht d von der Unterschicht c3 durch eine helle Lamelle getrennt. ER
und Glykogen sind reichlich vorhanden.
Plate III. — Ascus before the formation of the ascus vesicle (Patag). — A : Basilar part of
an ascus. The endoplasmic reticulum and the vacuoles are abundant. In the wall the d layer
is not distinct of the c3 underlayer; several paramural bodies are distinct in the periphery
of the epiplasm (arrows). — B : Median part of an ascus. In the wall the d layer and the c3
underlayer are distinct and separated by a clear sheath. Endoplasmic reticulum and glycogen
are abundant.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
132 A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche IV. — Apex d'un asque avant la formation de la vésicule ascale (Patág): А:
Coupe subaxiale. La couche d (endotunica) constitue le dôme apical. elle es; faiblement
différenciée au-dessus de la chambre oculaire dans laquelle le reticulum endoplasmique
forme un amas dense. — B : Coupe oblique à un stade un peu plus âgé que A. La couche d
EE diea En sanan de labuan: de соцра е
Structure en «accordéon» apparaît dans d2. L'épiplasme est riche en glycogène-
Tafel IV. — Spitze eines Ascus vor der Bildung des Ascusvesikels (Patag). © À * Fast
axialer Schnitt, Die Schicht d (Endotunica) bildet den apikalen Dom (Tholus). Sie itt ober
aae ombre oculare» nur wenig differenziert, In der «chambre oculaire» liegt das ER
dicht gehäuft. — B : Schiefer Schnitt in einem etwas späteren Entwicklungsstadium als A.
Die Wandschicht d hat sich in die 2 Unterschichten di und d2 differenziert. Weger der
Deis Schnittführung erscheint in der Unterschicht 42 die «Ziehharmonika» Struktur.
Das Epiplasma ist reich an Glykogen.
Plate IV. — Apex of an ascus before the formation of the ascus vesicle (Patag). — À : Sub-
axial section. The d layer (endotunica) which forms the apical dome is slightly differentiated
Siue the ocular chamber in which endoplasmic reticulum forms a dense mass. — B : Sta-
diam not so old as A. Oblique section. In the d layer two underlayers dl and d2 are now
distinct, Due to the oblique section, the d2 underlayer has a banded-pattern appearance
(= waccordeon like structure). Abundance of glycogen is seen in the epiplasm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
134 A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche V. — Apex d'un asque á dóme apical différencié (Patag). — A : Stade antérieur
à l'individualisation des ascospores. La couche d (endotunica) est subdivisce en deux sous-
couches d1 et d2. Cette coupe paraxiale montre l'existence de replis longitudinaux le long
de la chambre oculaire. — B : Stade à ascospores individualisées (stade primaire). La sub-
division de d en deux sous-couches d1 et d2, persiste. Dans l'épiplasme et le sporoplasme
le glycogène est abondant.
Tafel V. — Spitze eines Ascus mit ausdifferenzierter, apikaler Kuppel (Patag). — A :
Stadium, bevor sich die Ascosporen individualisieren. Die Wandschicht d (Endotunica) ist
in 2 Unterschichten d1 und d2 unterteilt. Dieser fast axiale Schnitt zeigt, dass in der «cham-
bre oculaire» longitudinale Falten vorhanden sind. — B : Stadium mit sehr jungen Ascospo-
ren. Die Unterteilung der Wandschicht d in 2 Unterschichten (d1, d2) ist weiterhin erkenn-
bar. Im Epiplasma und Sporoplasma ist reichlich Gly kogen vorhanden.
Plate V. — Apex of an ascus with a differentiated apical dome. — A : Before ascospore
individualisation. The d layer (endotunica) shows two underlayers d1 and d2. This paraxial
section shows longitudinal foldings along the ocular chamber. — B : Stadium with indivi-
dualised ascospores (primary stadium). The d layer is subdivised in two underlayers d1 and
42. Glycogen is abundant in the epiplasm and in the sporoplasm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
136 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche VI. — Asques au cours de la maturation des ascospores (Patag). — A : Stade de
début de maturation des ascospores. Dans le dôme apical la couche d (endotunica), amincie,
est nettement stratifiée; la chambre oculaire est très surbaissée. L'ascospore cloisonnée a une
importante périspore transparente aux électrons. L'épiplasme est riche en glycogène. — B :
Stade de fin de maturation des ascospores. La paroi latérale de l'asque est amincie. Les
ascospores ont de volumineux globules lipidiques; leur périspore transparente aux électrons
est trés développée.
Tafel Vl. — Asci mit reifenden Ascosporen (Patag). — A : Stadium am Beginn der
Sporenreife. In der apikalen Kuppel ist die hier dünnere Wandschicht d (Endotunica)
deutlich geschichtet; die «chambre oculaire» ist stark abgeflacht. Die septierte Ascospore
ist von einem deutlichen, elektronentransparenten Perispor umgeben. Das Epiplasma ist
reich an Glykogen. — B : Stadium am Ende des Reifungsprozesses der Ascosporen. Die
Wand an den Flanken des Ascus ist dünn geworden. Die Ascosporenzellen enthalten volumi-
nóse Lipidglobuli; ihr elektronentransparentes Perispor ist gut entwickelt.
Plate VI. — Asci during the maturation of the ascospores (Patag). — A : Stadium at the
beginning of maturation of the ascospores. In the apical dome the d layer (endotunica) is
thinner and clearly layered; the ocular chamber is now large and shallow. The septate asco-
spore has a well developed electron transparent perispore. Glycogen is abundant in the
epiplasm. — B : Stadium at the end of the ascospore maturation. The lateral wall of the
ascus is thinner. The ascospores have important lipid bodies and their electron transparent
perispore is well developed.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
138 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
— A : Partie supérieure de l'asque.
t faible. La périspore de l'asco-
n épaisseur parait artificielle-
Planche VII. — Asque proche de la déhiscence (Pata
La stratification du dóme apical est effacée, et sa réactivité es
spore trés transparente aux électrons est bien développée (so
ment augmentée car l'ascospore est coupée de façon tangentielle et la périspore s'est un реч
décollée de l'épiplasme au moment de la fixation). L'exotunica apicale est fortement réac-
H B, € : Paroi latérale de l'asque. Les divers constituants de l'exotuniea sont bien dis
D Une ébauche de stratification apparaît dans la sous-couche c3. Dans Pendotunica on
distingue les deux sous-couches d1 et d2 dans lesquelles on ne discerne pas de stratification.
Tafel VII. — Ascus kurz vor der Sporenabgabe (Patag). — A : Oberer Teil eines Ascus.
Die Schichtung in der apikalen Kuppel ist verwischt und die Reaktivität ist gering, Das
vehr elektronentransparente Perispore der Ascospore ist gut entwickelt (Dessen Dicke
scheint durch tangentielle Schnittführung und dadurch, dass es sich im Augenblick der
Fixierung etwas vom Epiplasma abgehoben hat, virtuell vergrössert). Die Exotunica ist
apikal sehr reaktiv. — B, C : Wand an den Flanken des Ascus. Die verschiedenen Anteile der
Totunica sind deutlich sichtbar. Die Unterschicht c3 erscheint leicht gestreift. In der Endo-
tunica kann man die beiden Unterschichten (d1, d2) unterscheiden, beide sind aber nicht
lamelliert.
Plate VII. — Ascus just before dehiscence (Patag): — A : Upper part of the ascus. The
apical dome is faintly reactive and shows no stratification. The perispore of the ascospore
is well developed and very much transparent to the electrons. (With the tangential section
of the ascospore the thickness of the perispore is artificially increased; the perispore has
been somewhat separated from the epiplasm during the fixation). The apical exotunica is
strongly reactive. — B, C : Lateral wall of an ascus. The different parts of the exotunica are
well distinct. Some stratification is seen in the c3 underlayer. In the endotunica the two
underlayers d1 and d2 are distinct; they show no stratification.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
140 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche VIII. — Début de déhiscence de l'asque (Patag). — A : Ensemble, coupe oblique
et paraxiale. L'endotunica peu réactive fait saillie hors de l'exotunica rompue et plus forte-
ment Patag + (en particulier la strate externe de c3). La colorabilité de l'exotunica est anor-
male dans sa partie supérieure séparée de l'endotunica (voir le texte). — B : Détail de A.
Tafel VIII. — Ascus am Beginn der Sporenabgabe (Patag). — A : Übersicht (Schnitt
schief und etwas ausserhalb der Längsachse). Die wenig reaktive Endotunica tritt gerade
aus der gerissenen, stärker Patag-positiven Exotunica aus. Die Kontrastierbarkeit der Exo-
tunica ist im oberen Teil, wo sie sich von der Endotunica gelöst hat, abnorm (siehe im Text).
— B : Detail von A.
Plate VIII. — Beginning of the ascus dehiscence (Patag). — A : General view, oblique and
paraxial section. Endotunica which is faintly reactive bursts out of the ruptured exotunica
Which is more firmly Patag + (specially the external layer of c3). The reactivity of the exo-
tunica is abnormal in its upper part which is separated of the endotunica (see the text). —
B : Detail of A.
Source - MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
142 A. BELLEMERE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche IX. — Déhiscence de l'asque (suite) (Patag). L'endotunica saillante n'est pas
encore rompue. La déhiscence est typiquement fissituniquée. Autour de chaque ascospore
la périspore est abondante et dense.
Tafel IX. — Ascus bei der Sporenabgabe (Fortsetzung) (Patag). Die austretende Endo-
tunica ist noch nicht gerissen. Die Öffnungsweise ist typisch fissitunicat. Um jede Ascospore
ist ein deutliches, dichtes Perispor entwickelt.
Plate IX. — Dehiscence of the ascus (continuation) (Patag). — The bursting endotunica
is nor yet ruptured. The dehiscence is typically fissitunicate. Around each of the ascospores
the perispore is dense and abundant.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
144 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche X. — Asque au cours de la déhiscence (Patag). — A : Endotunica (couche d)
dévaginée hors de l'exotunica. Les sous-couches di et d2 sont encore distinctes. — B et C :
Détails de A. Dans l'exotunica la partie externe de la sous-couche c3 est particulièrement
réactive. L'indentation marquant la rupture entre l'exotunica et l'endotunica se trouve sur
l'emplacement de la lamelle claire qui est au contact de ces deux formations. Cette inden-
tation peu profonde ne se prolonge pas vers la base de l'asque.
Tafel X. — Ascus im Zuge der Sporenabgabe (Patag). — A : Aus der Exotunica austre-
tende Endotunica (Schicht d). Die Unterschichten d1 und d2 sind noch deutlich. — B. C :
Details von A. In der Exotunica ist der äussere Teil der Unterschicht c3 besonders reaktiv.
Der Schlitz, der die Rissstelle zwischen Exo- und Endotunica anzeigt, findet sich auf dem
Niveau der hellen Lamelle, die im Kontaktbereich zwisvhen den beiden funktionellen Teilen
vorhanden ist. Dieser wenig tiefe Schlitz verlängert sich nicht gegen die Ascusbasis.
Plate X. — Ascus during the dehiscence (Patag). — A : Endotunica (d layer) is devagina-
ted out of the exotunica. The underlayers dl and d2 are still distinct. — B and C : Details
of A. In the exotunica the external part of the c3 underlayer is specially reactive. The in-
dentation which results of the split between the exo- and the endotunica is at the place of
the clear sheath which binded these two formations. This shallow indentation does not
lengthen towards the ascus base.
Source : MNHN, Paris.
Source : MNHN. Paris
146 A. BELLEMÈRE, M.-C. MALHERBE et J. HAFELLNER
Planche XI. — Asque en fin de déhiscence (Patag). — A : Ensemble. — B : Détail. Endo-
tunica et exotunica sont maintenant séparées sur toute la longueur de Pasque. L'exotunica
épaissie se replie vers la base de l'asque. Dans l'endotunica on distingue mal les deux sous-
couches d1 et d2.
Tafel XL. — Ascus nach der Sporenabgabe (Patag). — A : Übersicht. — B : Detail. Die
Exo- und Endotunica haben sich nun auf der ganzen Lange des Ascus getrennt. Die ver-
dickte Exotunica faltet sich gegen die Basis des Ascus hin zusammen. In der Endotunica
sind die beiden Unterschichten (d1,d2) nur noch schlecht erkennbar.
Plate XI. - Ascus at the end of the dehiscence (Patag). — A : General view. — B : Detail.
The endo- and the exotunica stay separated all along the ascus. The thickened endotunica
is folded towards the base of the ascus. In the endotunica the two underlayers d1 and d2
are not clearly distinct.
Source : MNHN, Paris
Source - MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (2) : 149-156
149
OPTIMUM TEMPERATURE AND RELATIVE HUMIDITY
FOR SPORE GERMINATION AND GERM TUBE GROWTH
OF CURVULARIA PALLESCENS
ON GLASS SLIDES AND MAIZE LEAF
by D.B. OLUFOLAJI*
ABSTRACT. — Germination of spores and growth of ensuing germ tubes of Curvularia
pallescens, were investigated on glass slides and on excised maize leaves. Investigations were
carried out under temperatures of 15, 20, 25, 30, 35 and 40°C and relative humidity va-
lues of 70, 75, 80, 85, 90, 95 and 100 95. The results showed that optimum conditions of
temperature and relative humidity for spore germination and germ tube growth of the
fungus on both glass slides and excised maize leaves were 25 to 30°C and 95 to 100 % RH
respectively. However, germination was greater on maize leaves than on glass slides.
RÉSUMÉ. — La germination des spores et la croissance des tubes germinatifs de Curvularia
pallescens sont examinées sur lames de verre et sur feuilles de maïs excisées. Les examens
sont réalisés à l'air libre, à des températures de 15, 20, 25, 30, 35 et 40°C, et à des humidi-
tés relatives de 70, 75, 80, 85, 90, 95 et 100 %. Les résultats montrent que les conditions
optimales de température et d'humidité relative, pour la germination de la spore et la crois-
sance du tube germinatif du champignon, sur lames de verre et sur feuilles de mais excisées,
sont respectivement de 25 à 30°C et de 95 à 100 %. Toutefois, on obtient une meilleure
germination sur feuilles de maïs que sur lames de verre.
KEY WORDS: Curvularia pallescens, spore germination, germ tube growth.
INTRODUCTION
Curvularia leaf spot is a disease of maize and has in the last twenty years
been reported to occur in most maize growing areas of the world (MABADEJE,
1969). In most studies of this disease, emphasis has been given on symptomato-
logy and identification of the causal agent, Curvularia pallescens Boed. (FAJE-
MISIN, 1975; MABADEJE, 1969). However, environmental factors affecting
spore germination and germ tube growth have not been investigated in detail
* Department of Agricultural Biology, University of Ibadan, Ibadan, Nigeria.
Present address : Sugar Research Institute, University of Ilorin, Nigeria.
Source : MNHN. Paris
150 D.B. OLUFOLAJI
even though such informations could aid to understand the physiology and its
relationship to its host.
In this paper, we sought to determine temperature and relative humidity
conditions required for optimum germination and germ tube growth of C.
pallescens either on the surfaces of glass slides or maize leaves.
MATERIALS AND METHODS
The isolates of Curvularia pallescens used during this study was obtained from
diseased maize leaves at the National Cereals Research Institute, Moor Planta-
tion, Ibadan, Nigeria. It was maintained in culture by repeated transfers on
potato dextrose agar in standard petri-dishes.
Whenever it was desired to use spore suspension, a small quantity (10 ml) of
sterile distilled water was poured on to each of 12 days old sporulating cultures
with the aid of a bent glass rod, the spores were dislodged and put into suspen”
sion in the water. Spore suspensions were filtered through a double layer of
sterile fine muslin cloth to remove the hyphae. Filtrates were then poured into
McCartney bottles and centrifuged at 2750 x g for five minutes. The supernatant
was discarded and the spore suspension was concentrated by centrifuging as
required with distilled water. Fusch’s Rosenthal haemocytometer was used
for the standardization of the spores suspension.
‘The relative humidity (RH) values used were 70, 75, 80, 85, 90, 95 and
100 %. They were obtained by preparing saturated solutions of various salts in
accordance with the method of WINSTON & BATES (1960). The temperature
used : 15, 20, 25, 30, 35, and 40°C, were obtained by adjusting the settings
on a series of Gallenkamp incubators. For each desired RH value, three quarters
of the basement parts of separate desiccators were filled with the appropriate
salt solutions and a piece of wire gauze placed at the constricted region, few
centimeter above the liquid. The desiccators were covered and opened only
when specimens were put in or taken out. The edge of the desiccators lids
were smeared with vaseline before closing in order to maintain the desired RH
values and then placed inside the incubator for the desired temperature values.
Spore germination on glass slides, was determined by placing a drop (0-1 ml)
of the spore suspension containing 1.0 x 10* spores/ml of sterile distilled water
at the centre of a clean microscope slide. Slides were air dried for approximately
ten minutes and the inoculated sites were inverted on the cavity of specimen
glass cubes in the desiccators containing the appropriate RH salt solutions.
Five replicates were made with all combinations of temperature and RH values.
Germination and germ tube growth were determined after 24 hours incu-
bation. For germination counts, a total of 400 to 500 spores were examined
at random per replicate and percentage germination was determined.
Spore germination on maize leaves was carried out on four 21 days old maize
cultivar leaves. The cultivars were Msc-02, Milho, T.T. and Igbira. For each
Source : MNHN, Paris
CURVULARIA PALLESCENS 151
cultivar, leaves were cut into 3 x 7 cm
spore suspension similar to those on thi
investigated on both upper and lower sur
in the tests.
pieces and treated with a drop of the
e glass slides. Spore germination was
faces of the four maize cultivars used
In one set of experiments, spore germination was carried out at a constant
temperature of 25°C but at RH values of 95 and 100 %. In another, RH of
100 % but at temperature of 15, 20, 25, 30, 35 and 40°C.
Following incubation, the leaves were placed on glass slides, stained with
lactophenol cotton blue and warmed on a hot plate for a few seconds to clear
the leaves and stain the spores. Spores were then examined and the percentage
germination determined.
RESULTS
Spore germination on glass slides occurred at all temperatures except 40°C.
Of the seven RH values used, germination occurred only at 95 and 100 %; conse-
quently, only the results for 95 and 100 % RH are shown in Tables 1 and 2.
Table 1 = Effect of temperature and relative humidity on spore germination and germ tube
growth of Curvularia pallescens, on glass slides.
Tableau 1 — Effet de la température et de l'humi
relative sur la germination des spores
et sur la croissance des tubes germinatifs de Curv:
ularia pallescens, sur lames de verre.
Incubation Temperature °C
Relative В.Н. Mean
Humidity (%) 15 20 25 30 35 40
Germination (%)
28 53 88 89 40 4 49.8 b
100 48 66 92 93 50 3 58.7 a
Temp. mean 38.0c 59.55 90.0а 910a 45.5c 354
Intercalary germination (%)
95 31 50 61 60 40 0 40.3 b
100 a 78 80 78 53 0 55.0 à
Temp. mean 36.04 64.06 70.5а 69.0а 45.5с 0.0 c
Germ tube branching (%)
95 41 60 72 61 36 1 45.2 b
100 46 70 79 60 50 1 51.0 a
Temp. mean 43.5 с 65.06 75,5a 60.56 43.0¢ 10d
Length of germ tubes (um)
95 200 281 362 408 316 31 281 b
100 216 416 764 871 394 41 450 a
Temp. mean 208a 348 с 563b 639a 355a 36e
Nota : — Mean values not followed by the same letter are significantly different (P = 0.05)
according to Duncan’s multiple range test.
— Data were obtained from a total of about 400 spores counted after 24 hours of
incubation.
Source : MNHN. Paris
152 D.B. OLUFOLAJI
Table 2 — Variance analysis for the effect of temperature and relative humidity on spore
germination and germ tube growth of Curvularia pallescens, on glass slides.
Tableau 2 — Analyses de variance pour l'effet de la température et de l'humidité relative sur
la germination des spores et sur la croissance des tubes germinatifs de Curvularia palles-
cens, sur lames de verre.
Mean — squares
Source of ^ Degrees of Intercalary Germ tube Length of
variation freedom Germination germination branching germ tube
RH. 1 108.69 * 2089.26 ® 3638.44 546 219.84 ™*
Error (a) 4 16.73 23.16 24.11 489.43
Temperature 4 4951.65 * 9 297.88 ** 17 522.19 ** 1 340 066.50 "*
В.Н. х Temp. 4 628.00 ** 3 634.80 * 5821.62 ** 442 330.45 **
Error (b) 32 48.91 51.31 62.31 8 890.64
*
significant at P=0,05
AR = significant at P=0.01
Temperature and RH had considerable individual and combined effects on
percentage germination, ability to germinate in more than one of the spore cells
(intercalary germination), branching and length of the germ tubes (Tab. 1, 2).
Table 3 — Effect of relative humidity and maize cultivars (at 25°C) on spore germination
and germ tube growth of Curvularia pallescens.
Tableau 3 — Effet de l'humidité relative et de différents cultivars de maïs (à 25°C) sur la
germination des spores et sur la croissance des tubes germinatifs de Curvularia pallescens.
Incubation Maize cultivars
Relative Humidity (X) ^ Msc-02 Milho Igbira Т.Т.
Germination (%)
95 89b 9b ap 86b
100 97а 10а 99a 99а
Intercalary germination (%)
95 64b 65b 60b 6lb
100 7а 0а Ва 79a
Germ tube branching (%)
95 80b 78b 77b 79b
100 91a Ba 89а 92а
Length of germ tubes (um)
95 390b 403b 389b 420 b
100 890a 9162 881a 9892
Nota: — For each trait and within each column, values not followed by the same letter
are significantly different at P — 0.05 (Duncan's multiple range test).
— Data were obtained from a total of about 400 spores counted after 24 hours of
incubation.
Source : MNHN. Paris
CURVULARIA PALLESCENS 153
Relative humidity of 100 % was significantly better for spore germination
than 95 % RH. Temperature of 25 and 30°C were optimum for germination and
germ tube growth. However, when temperature regimes were considered along
with RH, the optimum temperature was narrower with 95 % than 100 % (Tab.
1). Generally, temperature and RH regimes for germination were wider than
those for germ tube growth.
In the case of maize leaves, germination and growth parameters were opti-
mum at 100 % RH (Tab. 3). With these leaves, no significant effect of the
cultivar on any of the spore germination traits measured could be observed
(Tab. 3, 4). However, effects of RH and the cultivars x RH interaction were
significant, For the germination and germ tube growth parameters, 100 % RH
was optimum (Tab. 3).
Table 4 — Variance analysis for the effect of relative humidity and maize cultivars (at 25°C)
оп spore germination and germ tube growth of Curvularia pallescens,
Tableau 4 — Analyses de variance pour l'effet de l'humidité relative de différents cultivars
de mais (à 25 C) sur la germination des spores et sur la croissance des tubes germinatifs
de Curvularia pallescens.
Mean squares
Source of Degrees of Intercalary Germ tube Length of
variation _ freedom Germination germination branching germ tube
Cultivars 3 9.29 61.11 48.07 5 774.50
Error (a) 12 18.24 29.10 24.91 2 916.42
RH. 1 145.00 * 569.19 ** 1572.01 % 128 664.09 #
Cult. x R.H, 3 88.60 * 123.41 * 177.87 ** — 33 180,00 **
Error (b) 13 21.61 30.10 24.90 3 084.73
x
Significant at P-0.05
significant at P=0,
Temperature had a significant effect on spore germination and germ tube
growth. But, the cultivar on which spores germinated had no effect on those
phenomena (Tab. 5, 6). Temperature regimes of 25-30°C were the optimum for
spore germination and germ tube growth whereas intercalary germination and
germ tube branching had their optimum at 25°C.
Spore germination on glass slide was significantly different from those
on maize leaves surfaces (Tab. 7). Furthermore, spore germination and growth
of germ tubes on adaxial surfaces of maize leaves were not different from
those on the abaxial surfaces, thus results were shown for one surface only.
Source : MNHN, Paris
Table 5 — Effect of temperature and maize cultivars (at 100 % R.H.) on spore germination
and germ tube growth of Curvularia pallescens.
Tableau 5 — Effet de la température et de différents cultivars de mais (à 100 % R.H.) sur la
germination des spores et sur la croissance des tubes germinatifs de Curvularia pallescens
Maize cultivars
Temperature °C Msc-02 Milho 19
Germination (%)
15 52d 50d 48d 554
20 76b 8b 7b 8b
25 98a 9d 10а 9а
30 a Фа 97а 97а
35 ГЕТО 707
Intercalary germination (%)
15 4d 434 Se De
20 71b 70b 8b 79а
25 80а 79а 78а Ba
30 69b — 68b 71b 68b
35 de Sc Sec 53c
Germ tube branching (£)
15 51d Ad 39e Md
20 78b 70b 70b 72b
25 91a 89a Ba 94а
30 ee 71b 66c 77b
35 44d 5lc 528 49d
Length of germ tubes (ym)
15 391e 40c 38e 419 с
20 492b 580b 556 600b
25 894a 90а 100а 991a
30 1009 а 1001 a 1100а 998 a
35 600b 59h 608b 596b
Nota: — For each trait and within each column, values not followed by same letter are
significantly different at P — 0.05 (Duncan's multiple range test).
— Data were obtained from a total of about 400 spores counted after 24 hours of.
incubation.
Table 6 — Variance analysis for the effect of temperature and maize cultivars (at 100 % R.
Н.) оп spore germination and germ tube growth of Curvularia pallescens
Tableau 6 — Analyses de variance pour l'effet de la température et de différents cultivars
de mais (à 100 75 R.H.) sur la germination des spores et sur la croissance des tubes ger-
minatifs de Curvularia pallescens.
Mean squares
Source of Degrees of Intercalary Germ tube Length of
variation freedom Germination ^ germination branching germ tube
Cultivars 3 12.99 30.85 19.48 4 475.52
Error (a) 16 6.10 5.93 9.91 2 121.10
Temperature 4 95.42% 565,18 ** 348.40 * 103 158.10 **
Cult. x Tem. 12 65.20 ** 66.87 ** 49.91 * 20 214.39 **
Error (b) 80 10.14 21.16 16.10 66 100.42
*
significant at P=0.05
** _ significant at P=0.01
Source - MNHN. Paris
CURVULARIA PALLESCENS 155
Table 7 — Comparison of s
pore germination of Curvularia pallescens on glass slides and
maize leaves surfaces.
Tableau 7 — Comparaison de la
germination des spores de Curvularia pallescens sur lames de
verre et feuilles de mais.
Temperature Relative Humidity Germination (%)
РЕ x Glass slide Maize leaves
25 95 84 с 90 b
25 100 89 be 98 а
30 95 87 с 97 а
30 100 86 c 93 b
Nota : — Mean values in the same column not. followed b
y the same letter are significantl
different at P = 0.05 (Duncan's multiple range text). = H
DISCUSSION
In this study the optimum temperature for germination was between 25 and
30°C. This is similar to the results of COCHRANE (1958) who found that opti-
mum temperature for germination and growth of many non-pathogenic fungi
маз 25-30°С. Branching and germ tube elongation also had optimum tempera-
ture range of 25-30°C.
It has been recognized that most fungal spores must absorb water and swell
before germination can occur (BONNER, 1948), it follows that water would
be vital in the germination of fungal spores. Therefore it is possible that good
germination and profuse germ tube growth of Curvularia pallescens spores at
high RH (95 and 100 %) was due to the availability of enough moisture for
imbibition and swelling prior to spore germination.
Based on the temperature - humidity interaction demonstrated in this study,
it is inferred that neither temperature nor RH could be treated in isolation in
studies of fungal spores involving germination of germ tube growth. GROOM &
PANISSET (1933) noted that the optimum temperature range for Penicillium
chrysogenum became narrower at lower RH. Also, BONNER (1948) found that
RH for optimum germination of Aspergillus niger spores increased with increase
in temperature. These results were also confirmed in this study where optimum
temperature range for spore germination and germ tube growth was narrower
at 95 % (25-30°C) than at 100 % (20-30°C). Thus a higher humidity may be
needed to compensate for a higher temperature effect on biochemical activities
prior to spore germination. It might be true that the temperature optima were
governed by hydrolytic enzymes required to drive an enzymatic reaction to a
stage which could in turn trigger the germination processes.
Germination of Curvularia pallescens spores on glass slides was significantly
lower than that on leaf surfaces. Also, the maize cultivar from which the leaves
Source : MNHN, Paris
156 D.B. OLUFOLAJI
were obtained did not affect spore germination. It had been reported by KO-
SUGE & HEWITT (1964), that glucose and fructose which accumulate in water
placed on grape leaves are sufficient to stimulate germination of spores as well
as growth of Botrytis cinerea. A similar phenomenon may contribute to the
greater spore germination and germ tube growth of C. pallescens on maize leaf
surfaces than on glass slides. This opens up an area which deserves more study in
order to know the type and amount of the compounds that affect spore ger-
mination on maize leaf surfaces.
REFERENCES
BONNER J.T., 1948 — A study of the temperature and humidity requirements of Aspergil-
lus niger. Mycologia 40 : 728-738.
COCHRANE V.W., 1958 — Physiology of fungi. New York, J. Wiley and Sons Inc., 542 p.
FAJEMISIN J.M., 1975 — Resistance to Curvularia leaf spot of maize (Zea mays L.). Pro-
ceedings of 3rd annual conference of genetics Society of Nigeria, 1975 : 59-62
GROOM P. and PANISSET T., 1933 — Studies of Penicillium chrysogenum Thom. in rela-
tion to temperature and relative humidity of the air. Ann. Appl. Biol. 20 : 633-660.
KOSUGE T. and HEWITT B.W., 1964 — Exudates of grape berries and their effect on ger-
mination of conidia of Botrytis cinerea. Photopathology 54 : 167-172.
MABADEJE S.A., 1969 — Curvularia leaf spot of maize. Trans. Brit. Mycol. Soc. 52 :267-
271.
WINSTON P.W. and BATES D.H., 1960 — Saturated solutions for the control of humidity
in biological research. Ecology 41 : 232-237.
Source - MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (2) : 157-180 157
INFLUENCE D’UNE BACTERIE PSEUDOMONAS
SUR LA CROISSANCE ET LA REPRODUCTION
D’UN CHAMPIGNON DISCOMYCETE
SCUTELLINIA UMBRARUM
par J.P. SCHRANTZ*
RESUME. — Le Scutellinia umbrarum produit des chlamydospores et des apothécies fertiles
lorsqu'il est cultivé ауес un Pseudomonas. Le mycélium pur, récemment séparé de la colonie
bactérienne, produit des chlamydospores et des apothécies stériles. 11 devient complètement
stérile au deuxième repiquage. La croissance pondérale du mycélium contaminé, comparée à
celle du mycélium pur, est fortement inhibée, Au contraire la colonie bactérienne s déve.
loppe mieux en compagnie du champignon. Elle supprime la zonation et les caroténoïdes
qui apparaissent dans les cultures de mycélium pur. Le rôle possible des caroténoïdes est
discuté. L'examen microscopique des cultures montre que le Pseudomonas entr
diminution du développement mycélien, une baisse des réserves (lipides et glycogène) et la
mort d'un grand nombre d'articles. Les bactéries sont liées aux parois, elles ne pénètrent
pas dans les hyphes vivantes. Les caractéristiques ultrastructurales des hyphes ne sont pas
modifiées. Le Pseudomonas se comporte comme un antagoniste du Scutellinia
ine une
SUMMARY. — Seutellinia umbrarum produces chlamydospores and fertile apothecia when
it is cultivated with Pseudomonas sp. The pure mycelium, recently separated from the
bacterial colony, produces chlamydospores and sterile apothecia, It becomes entirely
sterile at the second transplanting. The ponderal growth of the contaminated mycelium,
as compared with that of pure mycelium, is strongly inhibited. On the contrary the bacterial
colony grows better when it is in the presence of the fungus. Bacteria removes zonation and
carotenoids which appear in cultures of pure mycelium. The possible role of carotenoids
is discussed. The microscopic study of cultures shows that Pseudomonas induces decrease of
fungal growth, decline of lipids and glycogen, and death of numerous hyphae. Bacteria
are fixed at the wall of hyphae, they do not enter into living hyphae. The ultrastructural
features of hyphae are not modified. Pseudomonas behaves like an antagonist of Scutellinia.
MOTS CLÉS : Discomycètes, culture, reproduction sexuée, chlamydospores, Pseudomonas,
Scutellinia, interaction bactérie - champignon
* Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) UER 59. Laboratoire de Biologie Vegetale,
77300 Fontainebleau, France,
Source : MNHN, Paris
158 J.P. SCHRANTZ
INTRODUCTION
Dans une publication antérieure (SCHRANTZ, 1980) nous avons signalé la
production d'apothécies et de chlamydospores par un Scutellinia (Discomycète)
cultivé in vitro en presence de plusieurs bactéries parmi lesquelles un Aeromonas
et un Arthrobacter avaient pu être isolés. Par son caractère original cette asso
ciation nous a paru intéressante à étudier notamment afin de déterminer les
rapports existant entre les partenaires. De telles associations sont peu connues:
Dans le cas des Ascomycétes, MOLLIARD (1903) avait observé que les Ascobolus
ne produisaient des fructifications que lorsque les cultures étaient contaminées
par des bactéries. Il souligna l'importance de cette association au point de vue
théorique et pratique, mais malheureusement ces expériences ne furent pas
poursuivies, sans doute parce que les Ascobolus se cultivent et fructifient facile-
ment sur des milieux naturels et synthétiques (Van BRUMMELEN, 1967). On
trouve d'autres cas où la reproduction d'un champignon est seulement stimulée
par un autre microorganisme (SARTORY, 1916, 1918; McCORMICK, 1925;
WILSON, 1927; ASTHANA & HAWKER, 1936). Dans le cas des Basidiomycetes
PARK & AGNIHORTI (1969) ont montré que plusieurs bactéries du sol stimu-
laient la production des carpophores de l'Agaricus bisporus.
Plus récemment AL-ALI & al. (1979) en cherchant à mettre au point une
méthode de lutte biologique contre l'Helminthosporium teres, parasite de l'orge,
ont rencontré plusieurs champignons ayant une bonne action inhibitrice sur la
croissance mycélienne de ce champignon mais induisant la formation de péri-
théces ou de chlamydospores.
Notre travail a d'abord consisté à rechercher si toutes les souches bactériennes
isolées avaient la méme action sur le Scutellinia umbrarum. Ensuite nous avons
entrepris une étude comparée du champignon cultivé avec ou sans bactéries. Ce
travail a porté sur l'étude de la croissance des points de vue cinétique et pondé-
ral, sur la morphogenése des cultures et sur leurs caracteres cytologiques. Enfin
des confrontations ont été effectuées afin de mettre en évidence un éventuel
antagonisme.
MATERIEL ET METHODES
1. Techniques de culture.
Les cultures contaminées dérivent toutes de la souche qui a servi dans notre
premier travail : elle était issue d'une sporée de plusieurs apothécies apparues sur
des fragments de bois en décomposition, mélés à du terreau, dans une serre
chaude. Les inoculums sont constitués par des fragments de cultures âgées de 2 à 12
mois, portant des apothécies mûres et des bactéries. Les ensemencements sont
effectués en tube à essai de 25 x 200 mm contenant 20 ml de milieu incliné,
à 1 % d'extrait de malt et 1,5 % d'agar-agar. Pour l'étude de l’antazonisme nous
avons utilisé des boîtes de Pétri de 90 mm avec 30 ml de milieu.
Source : MNHN Paris
INFLUENCE D'UNE BACTERIE SUR UN DISCOMYCETE 159
hampignon. Aprés avoir eu recours
aux antibiotiques (péniciline + streptomycine puis colistine) nous avons préféré
réaliser une séparation mécanique en prélevant le front des cultures, mettant à
profit le fait que le champignon s'accroît plus vite que les bactéries au début du
développement, et ne les entraîne pas toujours. De nombreux prélèvements
Lisolement des bactéries est plus aisé. En effer.
: en milieu liquide, le dévelop-
pement du champignon est totalement inhibé
d'un Arthrobacter. Ces souches évélées inacti
monas, qui n'avait pas été identifié
l'Institut National. Agronomique de Paris. Ce Pee
capable d'induire la reproduction sexué
contributions taxinomiques de LE GAL (1966, 1968, 1971)en vue d’une impor,
ante monographie à l'échelle mondiale restée inachevée. Las publications
existantes ont permis de rapporter le champignon isolé à l'espèce S. umbrarum
(Fr.) Lambotte.
L'incubation des cultures est ré,
reste voisine de 25°. La lumière est fournie par des tubes fluorescents Philips et
la photopériode est de 9 heures,
2. Mesures de la croissance.
Croissance pondérale : pour l'estimation de la croissance pondérale les cul-
tures sont lavées plusieurs fois à leau chauffée au bain marie bouillant afin d'éli-
miner l'agar-agar. Le mycélium est pesé après Séchage. Les courbes représentent
le poids moyen en milligrammes de 12 cultures en fonction du temps. Ce traite-
ment des cultures par l'eau chaude, en entrainant les molécules hydrosolubles,
7 Ге décès de Mme LE GAL n'a malheureusement pas permis l'achèvement de cette mise au
point.
Source : MNHN. Paris
160 J.P. SCHRANTZ
ne permet pas d'atteindre un haut degré de précision dans la mesure de la masse
mycélienne, il permet cependant d'effectuer des comparaisons.
3. Étude de l'antagonisme.
Champignon et bactérie sont repiqués à 50 mm l'un de l'autre dans des
boites de Pétri de 90 mm. La croissance des colonies est suivie chaque jour.
L'inhibition de la croissance s'évalue en pourcentage en appliquant la relation
de VAN DEN HEUVEL comme l'ont fait AL-ALI & al. (1979).
i
Rx 100
où R est le rayon de la colonie fongique, dans une direction ne passant pas par
la colonie bactérienne et r le rayon de la même colonie passant par la colonie
bactérienne.
1(%) =
4. Techniques cytologiques.
Des fragments de culture sur gélose sont fixés pendant 5 h dans le glutaral-
déhyde a 3 % dans un tampon phosphate 0,1 M de pH 7,2 à la température
ambiante. Aprés plusieurs lavages soigneux quelques fragments sont post-fixés
par le tétroxyde d’osmium a 1% durant 2h, rincés, déshydratés par l'éthanol
et aprés trois bains d'oxyde de propyléne inclus dans un mélange epon-araldite
ou dans le milieu de SPURR (1969). Les coupes obtenues au microtome SER-
VALL sont contrastées par l'acétate d'uranyle en solution aqueuse saturée, à
40? pendant 1 h, puis par le citrate de plomb suivant VENABLE & COGGES-
HALL (1965). Pour la mise en évidence des polysaccharides les coupes sont trai-
tées suivant la méthode originale de THIERY (1967). Elles sont ensuite obser-
vées avec un microscope électronique SIEMENS ELMISKOP I.
Pour la microscopie optique les autres fragments, fixés seulement par le glu-
taraldéhyde et rincés, servent à la confection de coupes à main levée que l'on
dépose sur des lames de verre. Après séchage à l'air ambiant, ces coupes peuvent
être traitées par la plupart des colorants. Elles donnent une image de la texture
des cultures plus fidèle que celle obtenue avec des coupes à la paraffine, tout en
permettant l'étude fine des constituants cellulaires. L'inclusion à la paraffine а
cependant été utilisée pour l'étude des apothécies. La coloration au «nuclear
fast red»/bleu alcian de BENES & KAMINEK (1973) met bien en évidence
LARN, les noyaux et les corps de Woronin. Le bleu de toluidine à pH 6,5, en
donnant une bonne coloration d’ensemble, permet d’estimer le développement
mycélien des cultures. Pour localiser les lipides nous avons employé le noir
Soudan dans l'alcool à 60° à saturation, ainsi que le tétroxyde d'osmium à
1 %. Le montage est effectué dans le sirop d’Apathy qui évite la déshydratation.
La gomme iodée (LANGERON, 1949) révèle le glycogéne par sa coloration brun
acajou. Le bleu de toluidine à pH 4,4 suivi d’un rinçage dans HCI 0,1 N met en
évidence les polyphosphates par leur métachromasie (WIAME, 1949). L'amido-
black 10 B (FISHER, 1968) colore spécifiquement les protéines. Des digestions
Source - MNHN. Paris
INFLUENCE D'UNE BACTÉRIE SUR UN DISCOMYCETE 161
cnzymatiques de contréle sont effectuées par la pronase Calbiochem en solution
à 0,2 % dans un tampon phosphate 0,05 M, PH 74, à 37°
Fluka, trois fois cristallisée, en solution 4 0,2 %
3 h. Les pigments caroténoïdes sont recherchés
ration, et aprés action de la solution iodo-io
concentré. Nous utilisons également le proc
ARPIN (1968).
‚ou par la pepsine
dans HCI 0,1 N, à 37°, pendant
sur le matériel vivant sans colo-
durée ou de l'acide sulfurique
édé d'extraction préconisé par
RÉSULTATS
1 - Étude de la croissance mycélienne.
La croissance radiale (Fig. 1) est mesurée à
du mycélium pur (courbe en trait plein)
contaminé (courbe en tirets)
lieu)
partir du 4ème jour : les colonies
ont alors 18 mm et celles du mycélium
23 mm. Les 100 mm (recouvrement total du mi-
sont atteints vers le 13ème jour par le mycélium contaminé tandis qu'il
l
100
10
4 10 Е
Fig. 1. — Progression du front du mycélium du Scutellinia. 1: longueur d'une culture en mil.
limètres, t: temps en jours. Chaque point représente la valeur moyenne de 30 mesures;
chaque barre verticale correspond à l'écart-type. Courbe en trait plein : mycélium pur.
Courbe en tirets : mycélium contaminé.
Fig. 1. — Progression of the front of the mycelium of Scutellinia. 1: length of a culture in
mm, t: time in days. Each point is the average of 30 data; the bars indicate the standard
deviation. Solid line : pure mycelium. Dashed line : contaminated mycelium.
Source : MNHN, Paris
162 J.P. SCHRANTZ
faut plus de 16 jours au mycélium pur pour y parvenir. Le calcul de 'écart-réduit
€ entre les deux points d'un méme jour montre que la différence entre ces deux
moyennes est toujours significative (écart-réduit € > 1,96) méme pour le 4ème
jour (e = 5,57) et le 5ème jour (e = 7,62) où les variations des deux moyennes
se recouvrent.
Les vitesses de croissance des fronts mycéliens calculées entre les 4ème et
13ème jour et exprimées en mm jour !, sont pour le mycélium pur : 5,47 - 1,53 -
4,5 - 9,07 - 1,2 - 5,63 - 4,5 - 8,1 - 10,57 et pour le mycélium contaminé : 7,53 -
9,64 - 5,4 - 8,7 - 7,93 - 8,3 - 7,13 - 2,91 - 14,83. Mis à part les 7ème et 11ème
jour, la vitesse de croissance du mycélium contaminé est toujours supérieure à
celle du mycélium pur. Les moyennes des deux séries sont respectivement 5,61
et 8,04. Ces chiffres montrent que la croissance radiale est stimulée par la colo-
nie bactérienne. Si l'on se réfère à l'échelle établie par BERTHET (1964) quia
cultivé de nombreux Discomycètes, la vitesse de croissance du mycélium du
7 10 15 20 30 t
Fig. 2. — Croissance pondérale du mycélium du Scutellinia. p : poids en milligrammes de
12 cultures, t : temps en jours. Chaque point représente la valeur moyenne de 6 mesures;
chaque barre verticale correspond à l'écart-type. Courbe en trait plein : mycélium pur.
Courbe en tirets : mycélium contaminé.
Fig. 2. — Ponderal growth of the mycelium of Scutellinia. p : weight of 12 cultures in mg, t:
time in days. Each point is the average of 6 data; the bars indicate the standard devia-
tion. Solid line : pure mycelium. Dashed line : contaminated mycelium.
Source : MNHN. Paris
INFLUENCE D'UNE BACTÉRIE SUR UN DISCOMYCETE 163
Scutellinia est rapide lors
qu'il est pur et très rapide lorsqu'il est en présence du
Pseudomonas.
Les courbes de la croissance pondérale (
et le 35ème jour qui correspond à l'appari
<ontaminées: Ces courbes ont des profils comparables app
tement qu'à tout moment la masse de matiére produite par les cultures conta-
minées (courbe en tirets) est trés nettement inférieure à celle que produisent les
cultures pures (courbe en trait plein). Ici, comme le nombre des mesures est petit
(6 à 8), le test de comparaison n'est plus fondé sur la valeur de l'écart-réduit c
mais sur la valeur de £. Ces calculs montrent que pour tous les points, la diffe.
rence des moyennes est significative à mieux que 1 %o.
La colonie bactérienne inhiberait donc
vue pondéral alors qu'elle stimulerait la vite:
Fig. 2) ont été établies entre le 7ème
tion des apothécies dans les cultures
la croissance mycélienne du point de
55e de croissance du front mycélien.
2 - Etude macroscopique des cultures,
A partir de Pinoculum, situé à la base du tube,
bactérienne S'accroissent en même temps jusqu'au
mycélium émerge de la colonie bactérienne.
Le mycélium pur prend très tôt une coloration orangée. En même temps se
développe une zonation formée par une alternance de bandes claires et de bandes
fortement colorées disposées sur des ares de cercles concentriques ayant pour
centre Pinoculum. Cette zonation débute près du front de la culture et s'étend
ensuite jusque vers l'inoculum (Pl. 1-1). La plupart des cultures pures n'évoluent
plus, elles conservent cet aspect jusqu'au desséchement. Cependant celles issues
du premier repiquage, c'està-dire celles dont l'inoculum est constitué par des
hyphes prélevées dans le front d'une culture contaminée, perdent pigmentation
et zonation aprés 2 ou 3 mois et produisent des apothécies dépourvues d'asques
(cf. infra).
le mycélium et la colonie
quatriéme jour. Ensuite le
Chez le mycélium contaminé la pigmentation est limitée aux parties frontales
ой la colonie bactérienne n'est pas apparente. Comme dans le cas du mycclium
pur elle s'accompagne d'une zonation qui ne comporte pas plus de 3 à 5 bandes.
Vers le 35ème jour de culture, parfois avant, des ébauches d/apothécies appa.
raissent à la surface de la culture, dans la zone claire,
c'est-à-dire là où la colonie
bactérienne est bien développée (PI. 1-2)
+ Par la suite, après 2 ou même 3 mois de
culture, la pigmentation et la zonation qui affectaient la zone frontale, dispa-
raissent en méme temps que naissent des apothécies (Pl. 1-3)
Afin de déterminer les causes de la zonation certaines cultures ont été sou-
mises à un éclairage continu à température constante, d'autres à l'obscurité
totale mais avec les mémes variations de température qu'entrainent le fonction-
nement et l'arrêt des tubes fluorescents. Dans la première expérience la zonation
est totalement absente des cultures qui sont cependant orangées, dans la seconde
la zonation est présente mais non la pigmentation. Nous n’avons pu mesurer
l'effet des alternances lumiére/obscurité à température constante. Néanmoins
il est évident qu'il s'agit là d'un cas banal de rythme exogéne puisque les zona-
Source
MNHN, Paris
164 J.P. SCHRANTZ
tions disparaissent lorsque les variations de température cessent. La croissance
mycélienne est différente pour deux températures données (JEREBZOFF, 1961).
Quant à la pigmentation, étant due à des caroténoides (cf. infra) elle est sous
le contróle de la lumiére comme cela est le cas chez beaucoup de Champignons
(RAU, 1976).
3. Étude de l'antagonisme.
Le champignon et la bactérie sont mis en présence dans des boites de Pétri
de 90 mm en disposant les inoculums à 50 mm l'un de l'autre. Le mycélium
s'étend beaucoup plus vite que la colonie bactérienne. Le rayon de la colonie
fongique reste constant dans toutes les directions, méme dans celle de la colonie
bactérienne. Le taux d'inhibition est donc nul. Le champignon pénétre ensuite
dans la colonie bactérienne. A partir de ce stade on constate que celle-ci s'accroît
plus dans la direction de l'inoculum fongique que dans les autres. Ceci montre
que les bactéries ne sont pas entrai nées passivement par les hyphes en croissance,
elles remontent vers les articles plus äges, plus riches en réserves. La traversée
de la colonie bactérienne provoque un faible retard dans la croissance mycé-
lienne. Évalué en taux d'inhibition (formule de VAN DEN HEUVEL) il atteint
4,6 %. Au bout de 10 jours le champignon couvre toute la surface de la boite de
Pétri. Vers le 15éme jour toute la surface de la culture est recouverte par la
colonie bactérienne. Aprés 2 mois de nombreuses apothécies apparaissent au
niveau de l'inoculum bactérien (PI. 1-4).
On peut conclure de ces confrontations que la bactérie n’inhibe pas le cham-
pignon à distance et que la moindre croissance du champignon au niveau de la
colonie bactérienne résulte soit de l'affrontement physique des deux organismes
et d'une compétition pour la nutrition, soit de la production de substances anti-
biotiques non diffusibles dans le milieu. Enfin il est important de noter que la
bactérie trouve dans la colonie fongique un milieu particulièrement favorable
puisqu'elle remonte vers la base des hyphes et que finalement son développe-
ment est manifestement supérieur à celui qu'elle atteint lorsqu'elle est cultivée
seule.
Étude microscopique des cultures, caractères cytologiques des
hyphes, évolution.
Les coupes verticales radiales des cultures de 7 jours pures et contaminées
montrent que le mycélium se développe à la surface et dans le substrat. Le
mycélium aérien est totalement absent (Pl. 11-5).
La zonation, bien apparente dans les cultures pures, est due à une alternance
de bandes dans lesquelles les hyphes sont trés denses, car trés ramifiées, avec des
bandes où les hyphes le sont moins (Pl. II-6).
La présence du Pseudomonas n'affecte pas la structure cytologique des hy-
phes jusque vers le 20ème jour. Les articles contiennent de nombreux globules
lipidiques et d'importantes plages de glycogéne (Pl. VI-16). 1l s'en suit que le
hyaloplasme est réduit à de fines travées (Pl. III-7) contenant peu de ribosomes
Source - MNHN. Paris
INFLUENCE D'UNE BACTÉRIE SUR UN DISCOMYCETE 165
(Pl. VI-17). Les vacuoles qui restent de petite taille (1 um) contiennent un dépôt
trés dense aprés Vacétate d'uranyle (polyphosphates) (PI. VIL-18) et une fine
granulation aprés le protéinate d'argent (polysaccharides) (PI. VII-20). La pré-
sence de polyphosphates dans les d
: pots vacuolaires est confirmée par la méta-
chromasie avec le bleu de toluidine à pH 1 (Pl. 11-10). Tous les articles (Pl. 111.7)
ps de Woronin qui accompa-
gnent les pores septaux : nature protéique (digestion par la Pronase et la pepsine,
coloration par l'amidoblack) structure fine identique (contenu dense, simple
membrane limitante) (Pl. VII-18, 19).
Les différences apparaissent aprés la 3ème semaine :
— dans les cultures pures les hy
phes superficielles régressent, les hyphes pro-
fondes deviennent très denses et |
leurs réserves augmentent. Il s’en suit que le
a forme d'un gros
» les réserves n'augmentent pas.
- Des chlamydospores apparaissent. Les
hyphes superficielles sont très nombreuses
Certains articles se vident et meurent
bactéries fixées sur les parois des
(Pl. 111-8).
Par la suite ces phénoménes de nécrose dans les cultures contaminées vont
S'accentuer. L'examen de coupes pratiquées dans une culture contamince (Pl. IV-
11) et dans une culture pure (Pl. IV-12) du méme áge (1 mois) traitées par le té-
troxyde d'osmium qui met en évidence les lipides insaturés, montre que les
hyphes sont beaucoup plus denses dans la culture Pure et, qu’en outre, de nom-
breuses hyphes sont vides dans la culture contaminée. A ce stade les bactéries
sont nombreuses dans le voisinage des parois fongiques, elles sont liées aux fi-
brilles de la strate externe (Pl. VIII-21). Leur présence à l'intérieur des hyphes
n'a été observée que dans les hyphes presque vides à paroi trés amincie (РІ. УШ-
22). C'est à ce moment que se forment les ascogones et les chlamydospores que
nous avons déja décrits (SCHRANTZ, 1980).
De tels phénomènes ne se produisent pas dans les cultures pures. La plupart
d'entre elles restent stériles, seules celles issues d’un premier repiquage, c'est-à-
dire celles dont l'inoculum est constitué par des hyphes prélevées dans le front
d'une jeune culture contaminée, produisent des chlamydospores et des apothé-
cies stériles. Ces fructifications sont morphologiquement normales, bien que de
taille plus petite, mais leur hyménium ne contient que des paraphyses, les asques
font toujours défaut (Pl. V-13). Leur développement débute de la même manière
que celui des apothécies normales. Les ascogones bourgeonnent des boyaux
d’où naissent quelques hyphes ascogènes (PI. V-15) mais celles-ci n’évoluent pas
et dégénérent, si bien que dans les apothécies adultes on ne trouve aucune trace
du sous-hyménium générateur d'asques qui existe dans les apothécies normales
(Pl. V-14).
Cette production d'apothécies stériles par du mycélium pur, de méme que la
production d’apothécies normales par du mycélium contaminé, s'accompagnent
Source : MNHN, París
166 J-P. SCHRANTZ
toujours de la disparition de la coloration orangée des cultures au profit des
apothécies. Bien que la pigmentation des hyphes végétatives ne présente pas les
réactions cytochimiques habituelles des caroténoïdes (coloration bleu intense
avec l'acide sulfurique, coloration verte avec une solution iodo-iodurée) sa nature
caroténoidique ne fait aucun doute puisqu'après extraction par l'acétone,
addition d'eau puis d'éther de pétrole, elle se révèle totalement épiphasique (AR-
PIN, 1968). On peut penser que les pigments des hyphes végétatives migrent
dans les apothécies. Mais néanmoins il est probable que des modifications chi-
miques ou physico-chimiques se produisent à ce moment car les pigments des
apothécies présentent les réactions classiques des caroténoides. En outre un róle
des caroténoides dans la reproduction sexuée pourrait étre envisagé, nous en
discuterons dans les conclusions.
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
L'examen des courbes de croissance montre clairement que la croissance ra-
diale est stimulée par la colonie bactérienne dans la phase initiale, lors du recou-
vrement de la surface du milieu. Par contre, la croissance pondérale est relati-
vement inhibée puisque la masse de matiére produite par les cultures contami-
nées est toujours sensiblement égale à la moitié de celle produite par les cultures
pures.
Du point de vue macroscopique la présence du Pseudomonas entraine la dis-
parition de la zonation et de la pigmentation par les caroténoides qui se dévelop-
pent dans les cultures pures. Il permet la production de chlamydospores et
d'apothécies fertiles (avec asques contenant des ascospores capables de germer)
alors que la plupart des cultures pures restent stériles. Cependant lorsqu'il vient
d'être séparé de la bactérie le mycélium pur est capable de produire des apothé-
cies stériles (dépourvues d’asques).
Au point de vue cytologique on constate que les bactéries sont fixées aux
fibrilles externes des parois fongiques. Elles ne pénètrent pas dans les hyphes
vivantes, mais seulement dans les hyphes mortes. Le Pseudomonas paraît donc
être un épiphyte du Scutellinia. Il entraîne la diminution des réserves des articles
contaminés et la mort d’un nombre important d’entre eux alors que le mycélium
pur accumule les réserves (lipides, glycogéne). Ces observations montrent claire-
ment que le Pseudomonas induit les reproductions sexuée et asexuée du Scutel-
linia, elles ne permettent pas néanmoins de connaître le mode d'action de cette
bactérie. On ne peut pas en effet savoir si la diminution des réserves et la destruc-
tion partielle des hyphes sont les causes réelles du déclenchement des phéno-
ménes de la reproduction ou seulement les conséquences, la bactéries provo-
quant une modification plus intime du métabolisme fongique. Dans cet ordre
d'idée, la production d'apothécies stériles par du mycélium pur normalement
développé peut faire penser que le déclenchement des phénomènes de reproduc-
tion n'est pas dû à la réduction du mycélium végétatif.
Source : MNHN, Paris
INFLUENCE D'UNE BACTÉRIE SUR. UN DISCOMYCETE 167
On peut aussi se demander
disparaissent du myc
vent été considér
pou! quelles raisons les pigments caroténoïdes
ium végétatif lorsque naissent les apothécies. Ils ont sou.
comme des photorécepteurs chez les champignons dont la
reproduction sexuée est photo-dépendante (CARLILE, 1970; LEACH, 1971)
Plus récemment MOORE-LANDECKER
lumiére sur le Pyronema domesticum ne
tel róle aux caroténoide
(1981) qui a étudié l'action de la
voit aucune raison pour attribuer un
D'ailleurs actuellement d'autres substances telles les
mycosporines sont considérées comme photorécepteurs dans le cas de certaines
espéces (ARPIN & BOUILLANT, 1981). Selon HSIAO & MOLLER (1984) qui
ont localisé des caroténoïdes sur les membranes mitochondriales du Verticil
lium agaricinum, ces pigments pourraient, en changeant les propriétés de ces mem.
branes, modifier la respiration. Lorsque l'on sait qu'une stimulation du тети.
bolisme oxydatif favorise la reproduction sexuée du Leptosphaeria typhae
(VIALA & VIDAL, 1972) on peut envisager comme possible un réle inhibiceur
des caroténoïdes dans la reproduction du Scutellinia dans la mesure où une
partie d'entre eux seraient lies aux mitochondries.
Du point de vue de la mor
intéressantes. Elles montrent
(hyphes de la chair et paraph
phogenése des apothécies ces observations sont
que le systéme haploide gamétophytique stérile
yses nées du pied de l'ascogone) est indépendant
du systéme sporophytique dicaryotique issu de l'ascogone fécondé. En effet des
apothécies stériles, mais macroscopiquement normales,
que le système ascogène ne se développe pas.
deux systèmes est conditionnée par la
peuvent s'édifier alors
Généralement l'initiation des
formation et l'évolution des ascogones.
On sait que chez de nombreux Discomycètes il y a apogamie (CHADEFAUD,
1960), les ascogones ne sont pas fécondés mais se comportent comme s'il l'a.
vaient été et engendrent un appareil sporophytique dicaryotique. Nous n'avons
pas étudié les phénomènes nucléaires dans les ascogones du Scutellinia mais la
dégénérescence des hyphes ascogènes dans les apothécies stériles laisse penser
que le déroulement normal des processus nucléaires est bloqué lors de l'apparie-
ment des noyaux complémentaires, bien avant la formation du crochet. La
présence de la colonie bactérienne se révèle alors indispensable pour l'accomplis-
sement de ces phénomènes, Finalement on peut considérer le Pseudomonas
comme un antagoniste du Scutellinia comparable à certains champignons induc-
teurs d'organes sexués chez l'Helminthosporium teres étudiés par AL-ALI & al.
(loc. cit.).
Nos observations ne permettent pas de savoir quelle est la véritable action du.
Pseudomonas sur le champignon puisque les métabolites bactériens n'ont pas été
recherchés, Dans ce domaine les résultats sont fragmentaires et parfois contra-
dictoires. Selon HAYES & al. (1969) le Pseudomonas putida favoriserait la fruc-
tification de Agaricus bisporus en permettant la capture des ions métalliques
toxiques présents dans le milieu. Plus tard, WOOD (1976) n'a pas confirmé
cette stimulation. Pour d'autres auteurs l'Agaricus bisporus utiliserait préfé-
rentiellement des polysaccharides bactériens (STANEK, 1972; EDDY & JACOBS,
1976). Le Gaeumannomyces graminis pousse mieux en présence de polysaccha-
rides bactériens (LASIK & al., 1979).
Source : MNHN, Paris
168 J.P. SCHRANTZ
Quoi qu'il en soit il est bon de rappeler que de nombreuses espéces du genre
Pseudomonas, qui colonisent facilement les racines sont considérées comme
bénéfiques pour les plantes (plant growth-promoting rhizobacteria de SCHROTH
& HANCOCK, 1982). Cette action n'a pas reçu d'explication. Les Pseudomonas
produiraient un grand nombre de métabolites secondaires, d'acides aminés
rares et de peptides dont le róle n'est pas connu. C'est en identifiant ces sub-
stances que l'on pourra mieux comprendre la nature de ces interactions entre
les microorganismes du sol.
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Source : MNHN. Paris
170 J-P. SCHRANTZ
EXPLICATIONS DES PLANCHES
Planche I — Macrophotos de cultures.
1 — Culture de mycélium pur ágée de 45 jours. La zonation est apparente sur toute la
surface.
2 — Culture de mycélium contaminé par Pseudomonas âgée de 45 jours. La zonation est
légèrement perceptible dans la partie frontale. Des apothécies sont présentes au niveau
de la colonie bactérienne où la zonation est absente.
3 — Culture de mycélium contaminé par Pseudomonas âgée de 60 jours. La zonation a
complètement disparu, Des apothécies sont présentes sur toute la surface.
4 — Confrontation entre le mycélium pur (à gauche) et le Pseudomonas (à droite). De
nombreuses apothécies se sont formées au niveau de la colonie bactérienne.
Plate I — Macrophotos of cultures.
1 — Culture of pure mycelium 45 days old. Zonation appears on the whole surface.
2 — Culture of mycelium contaminated by Pseudomonas 45 days old. Zonation is per
ceptible only in front. Apothecia are present on level with the bacterial colony where
zonation is absent.
3 — Culture of mycelium contaminated only by Pseudomonas 60 days old. Zonation
have entirely disappeared. Apothecia are present on the whole surface.
4 — Confrontation between the pure mycelium (on the left) and Pseudomonas (on the
right). Numerous apothecia are formed on level with the bacterial colony.
Planche II — Micrographies optiques.
5 — Coupe radiale d'une culture de mycélium contaminé âgée de 15 jours. Les hyphes
se développent à la surface, mais surtout dans le substrat. Le mycélium aérien est absent.
Bleu de toluidine pH 6,5.
6 — Coupe radiale d'une culture zonée de mycélium pur âgée de 15 jours, montrant les
hyphes densément ramifiées à gauche, peu ramifiées au centre. Bleu de toluidine pH 6,5.
Plate Il — Optic micrographies.
5 — Radial section through a culture of contaminated mycelium 15 days old. Hyphae
are growing to the surface but principally inside the medium. Aerial hyphae fail. Tolui-
dine blue pH 6,5.
6 — Radial section through a zonate culture of pure mycelium 15 days old, SE dense-
ly branched mycelia on the left and less-branched hyphae in the middle. Toluidine blue pH
6,5.
Planche III — Micrographies optiques.
7 — Hyphes d'une culture contaminée montrant les fines travées cytoplasmiques, les
noyaux (N) et les corps de Woronin (W) libres ou contre les septums. Les lipides et le
glycogène ne sont pas conservés. Bleu alcian/nuclear fast red.
8 — Hyphes d'une culture contaminée âgée de 30 jours. Les bactéries sont très abon-
dantes contre les parois du champignon. Noir Soudan.
9 — Hyphe d'une culture pure ágée de 30 jours. Le cytoplasme est concentré au centre
de la cellule. Bleu alcian/nuclear fast red.
10— Mise en évidence des granules métachromatiques (polyphosphates) dans une hyphe
d'une culture pure. Bleu de toluidine pH 4,4 - HCl 0,1 M.
Source : MNHN. Paris
INFLUENCE D'UNE BACTÉRIE SUR UN DISCOMYCETE 171
Plate III — Optic micrographies.
A Hl of a contaminated culture showing fine cytoplasmic bays, nuclei (N) and
Woronin bodies (W) along the septum (some are free in the cytoplasm). Lipids and glyco-
gen are not preserved. Alcian blue/nuclear fast red.
8 — Hyphae of a contaminated culture 30 days old. Bacteria ar s
P y teria are very numerous on
9 — Hypha ofa pure culture 30 d;
cell. Alcian blue/ nuclear fast red.
10 — Hypha of a pure culture stained for metachromatic anules (polyphosphate).
Toluidine blue pH 4,4 + HCI 0,1 M. gr (polyphosphate)
ys old. Cytoplasm is concentrated in the centre of the
Planche IV — Micrographies optiques.
11 = Соцре radiale dans une culture de mycélium contaminé, âgée de 30 jours. Les
hyphes vides sont nombreuses, Os O4 + bleu alcian.
12 — Coupe radiale dans une culture de m.
Ycélium pur âgée de 30 jours. Les hyphes
vivantes sont très denses. Os O4 +bleu alcian.
Plate IV — Optic micrographies.
11 — Radial section through a culture of con
hyphae are numerous. Os Og +alcian blue.
12 — Radial section through a culture о)
very dense. OsO4 + alcian blue.
taminated mycelium, 30 days old. Empty
f pure mycelium, 30 days old. Living hyphae are
Planche V — Micrographies optiques.
13— Coupe longitudinale dans une apothécie stérile produite par une culture pure
L'hyménium ne contient que des paraphyses. Bleu alcian / nuclear fast red.
14 — Coupe longitudinale dans une apothécie fertile produite par une culture contami-
née. L'hyménium contient des paraphyses et des asques octosporés. Bleu alcian/ nuclear
fast red.
15 — Coupe longitudinale dans une trés jeune apothécie produite par une culture pure
et montrant les cellules ascogoniales (As) et les hyphes ascogénes (Ha). Bleu al tan)
nuclear fast red.
Plate V — Optic micrographies.
13 — Longitudinal section of a sterile apothecium produced by a pure culture. Hyme-
nium includes only paraphyses. Alcian blue/ nuclear fast red.
14 — Longitudinal section of a fertile apothecium produced by a contaminated culture.
Hymenium includes paraphyses and octospored asci. Alcian blue / nuclear fast red.
15 — Longitudinal section of a very young apothecium produced by a pure culture and
showing cells of ascogonium (As) and ascogenous hyphae (Ha). Alcian blue/ nuclear
fast red.
Planche VI — Micrographies électroniques.
16 — Coupe d'une hyphe d'une culture pure âgée de 9 jours. Les globules lipidiques (L)
et le glycogene (G) sont abondants. Technique de Thiéry.
17 — Hyphe semblable mais contrastée par l'acétate d'uranyle et le citrate de plomb. Les
ribosomes (R) sont rares. Le glycogéne est dissous.
Source : MNHN. Paris
172 J.P. SCHRANTZ
Plate VI — Electronic micrographies.
16 — Section of a hypha of a pure culture 9 days old. Lipid globules (L) and glycogenic
granules (G) are numerous. Technique of Thiéry.
17 — Similar hypha but contrasted with uranyl acetate and with lead citrate. Ribosomes
(R) are scarce. Glycogen is dissolved.
Planche VII — Micrographies électroniques.
18 — Coupe dans une hyphe d'une culture pure âgée de 30 jours, contrastée par l'acétate
d'uranyle et le citrate de plomb. Les vacuoles contiennent une grosse inclusion opaque
aux électrons (P). Un corps de Woronin libre (W), semblable à ceux des septums, est
présent.
19 — Coupe au niveau d'un septum montrant la structure des corps de Woronin. Acétate
d'uranyle et citrate de plomb.
20 — Coupe dans une hyphe d'une culture pure ágée de 20 jours (technique de Thiéry).
Le contenu des vacuoles est marqué par le protéinate d'argent.
Plate VII — Electronic micrographies.
18 — Section of a hypha of a pure culture 30 days old, contrasted with uranyl acetate
and with lead citrate. Vacuoles include a large electron-dense inclusion (P). A free Wo-
ronin body (W), similar to those of septae, is present.
19 — Section through a septum showing the structure of Woronin bodies. Uranyl
acetate and lead citrate.
20 — Section of a hypha of a pure culture 20 days old (Technique of Thiéry). Reaction
product is deposited over the inclusion of vacuoles.
Planche VIII — Micrographies électroniques.
21 — Coupe montrant la liaison des Pseudomonas à la paroi des hyphes. Acétate d’ura-
nyle, citrate de plomb.
22 — Coupe montrant des bactéries à l'intérieur d’une hyphe morte, (P = paroi du
champignon). Acétate d'uranyle, citrate de plomb.
Plate VIII — Electronic micrographies.
21 — Section showing Pseudomonas fixed at the wall of hyphae. Uranyl acetate, lead
citrate.
22 — Section showing bacteria inside a dead hypha (P = hyphal wall). Uranyl acetate,
lead citrate.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
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Source : MNHN. Paris
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7(2) : 181-187 181
SPECIES CONCEPT IN PENICILLI UM
BASED ON MORPHOLOGICAL CHARACTERS
by Carlos RAMIREZ*
SUMMARY. — A recommendation that mo:
the first instance when identifying species
demands the greatest care in valuating criteri
phological characters should be employed in
of Penicillium is presented here. This of itself
a, particularly assuming their range of variation.
of a Penicillium species will depend upon the valuation of the sum of their morphological
characteristics and upon the recognition of valid levels of differences in criteria selected as
definitive. Criteria should show sufficient degrees of differences and possess a considerable
measure of constancy to allow effective separation of species. The ranges of variation within
the criterion should be known. Ideally, criteria should be obtained from the whole body
structures of individuals but because of the complexity, and actual gaps of many life cycles,
this is not always possible.
RÉSUMÉ. — L'auteur recommande l'emploi prioritaire des caractéres morphologiques lors
de l'identification des espèces de Penicillium. Ceci requiert le plus grand soin dans evalua,
tion des critères, spécialement en précisant leur degré de variation. Les critères morpholo-
giques peuvent étre choisis parmi toutes les phases du cycle biologique du champignon.
Leur valeur dans la définition d'une espéce dépend de leur stabilité et de l'exactitude avec
laquelle ils peuvent étre décrits en termes tant qualitatifs que quantitatifs. La définition
d'une espèce de Penicillium dépendra donc de l'évaluation de la totalité de ses caractères
morphologiques et de la reconnaissance des niveaux de validité des différences entre les
critères choisis comme définitifs. Ces critères devront montrer des degrés de différence
suffisants et présenter un grand degré de constance afin de permettre une séparation réelle
des espèces. Mais la complexité et les lacunes existant dans nombre de cycles biologiques,
ne permettent pas toujours de parvenir à ce but.
KEY WORDS : Penicillium, species concept, morphology.
Charles DARWIN (1859) wrote in his «Origin of species»... : «I look at the
term species as one atbitrarily given for the sake of convenience to set of indi-
viduals closely resembling each other».
* Laboratory of General and Applied Mycology, Instituto « Jaime Ferrán» de Microbiología,
C.S.L.C., Joaquin Costa 32, 28006 Madrid, Spain.
Source : MNHN, Paris
182 C. RAMIREZ
Similarly, some taxonomists regard species as arbitrarily defined, artificial
categories, without existence in nature; but other taxonomists believe that spe-
cies have an objective reality; that organisms are not abstract species. Instead,
with the help of morphological methods, there have been demonstrated comple-
tely real groups or organisms, differing between themselves within the limits of
each genus by conditions of life (the habitat occupied by them) and also accor-
ding to the totality of their specific adaptation to these conditions.
It is well known that when a group of organisms reproduces sexually, those
classified as belonging to the same species can usually interbreed and produce
fully fertile offspring; but those assigned to different species either cannot be
cross at all or, if they can, produce infertile offspring such as the case of mules,
for example. These observations have led to the notion that interfertility can be
a test of whether two individuals belong to the same species, thence the defini-
tion of species by MAYR (1965) «as a group of actually of potentially inter-
breeding natural populations, which are reproductively isolated from other such
groups».
Now, what constitutes a species of Penicillium ? No answer will satisfy all
requirements. The species concept in fungi is a very delicate problem. This is
certainly to a large extent due to a very limited use of general characters to test
the stability of the morphological criteria employed. That these criteria should
be morphological for the vast majority of fungi cannot be disputed. From the
standpoint of the mycologists, two or more organisms may be regarded as be-
longing to the same species if they have the same morphology, including both
cultural and microscopical characteristics. However, it must never be forgotten
that the morphology of an individual is the ultimate expression of its growth
processes, the final display of all its complex relationships with its normal
habitat.
Taxonomy is fundamental to all branches of biology that are condensed by
sound «natural» classification of the nature of the organisms to be classified and
on detailed knowledge of their morphology, physiology, life history, and eco-
logy. Classifications, therefore, develop towards greater stability and become
more informative as knowledge of any particular group of organisms deepens.
The modern taxonomic approach in mycology has constantly emphasized
the importance of developmental criteria and the necessity of discovering the
basic genotypic characteristics of the individual, recognizing that the kinds of
substrate on which the fungus grows and the habitat conditions to which it is
exposed result in different phenotypic expressions of the genotype. Emphasis
has been placed on a search for these criteria less subject to pressures arising
from differences in substrate or habitat. But the definition of valid taxa must
take into account as wide a range of criteria as possible and the valuation of the
degree of variation which may be expected of each criterion.
In nature, the majority of fungi, with the exception of obligate parasites,
live in communities of organisms exposed to competition pressures which of
necessity have a limited effect upon the degree of expression of their genotypic
potentialities. For those fungi easily cultivated on laboratory media, which is
Source - MNHN. Paris
SPECIES CONCEPT IN PENICILLIUM 183
the case of Penicillia, freedom from competition pressures allows the individual
to express other aspects of its genotype, to display different morphological
criteria or at least different degrees of already recognized criteria. This of itself
demands of the taxonomist who must attempt to define the species from labora-
tory cultures the greatest care in valuatin
g criteria, particularly with respect to
assessing their range of variation
:an agar medium not only differs from the ma-
Jority of natural substrates in chemical composition, but also possesses entirely
different physical properties. But these criteria cannot stand alone as the control
of taxa, particularly at the specific level; where possible they should be referred
to a final court of appeal before a name is assigned, to the authentic herbarium
material lodged by the author of a species name. Equally for the new species,
published descriptions, illustrations, and measurements should be supplemented
by dried specimens lodged in permanent herbaria. Live cultures of Penicillium
properly named, have their uses as references, but a fungus relieved of the pres-
sures of its native habitat often becomes attenuated, partly because of the un-
natural conditions of pure cultures, partly because of its intrinsic variability,
and partly because of the hazards of transfer techniques.
Morphological criteria may be selected from all stages of the life cycle of the
fungus. Their value in the definition of the species depends upon their constancy
and upon the accuracy with which they can be described in qualitative and
quantitative terms. If a fungus can be cultivated on laboratory media, the mor-
phology of its mycelium, its branching, the degree of constancy of septation,
and measurement of hyphal width, can all be obtained with precision and are
valid for that individual medium at that time. They are valuable so long as it
is realized that they refer to a particular individual under a defined set of culture
conditions and their value increases with the accuracy of definition of these
conditions and with comparative studies of their constancy under related condi-
tions for the same individual and for closely related individuals.
The definition of Penicillium species depends upon the valuation of the sum
of their morphological characteristics and upon the recognition of valid levels
of differences in criteria selected as defini
ive, Not all criteria are of equal
value at the same level of taxonomic separation. Spore producing members and
the stage of development through which they pass, and the spores which they
bear, are more constant than many of the characteristics of the mycelium that
produced them.
The important requirements demanded of morphological criteria for taxono-
mic purposes may be stated as follows :
1) Criteria should show sufficient degrees of differences and possess a consi-
derable measure of constancy to allow effective separation of species.
2) Ranges of variation within a criterion should be known.
3) Within limits, each criterion should be capable of being observed accura-
tely.
Ideally, criteria should be obtained from the whole body structures of indi-
viduals but, because of the complexity and actual gaps of many life cycles, this
Source : MNHN. Paris
184 C. RAMIREZ
is not always possible.
While mycologists faced with the identification of fungi must applaud the in-
crease in morphological data that can be used to separate species, they must be
constantly aware of the frustrations implicit in much of this knowledge.
‘Taxonomy of living organisms cannot remain static as the limits of knowledge
continually expand, but the very rate of expansion brings problems in its wake
because much of the knowledge concerns individuals and can be accounted of
real value only when the volume of it allows generalization on a sound firm
basis
It is customary to select morphological criteria from consideration of the
several distinctive features of individuals. For Penicillium species this should
involve a consideration of the structure of the conidiophore and its several
parts of the way in which it reaches its mature form. It must also involve the
consideration of any sporing structure which the conidiophores produces, their
development and final anatomical structure, and the origin and morphology
of the spores which they carry. While the conidiophore can show marked chan-
ges in relation to the environment, sporing structures remain remarkably cons-
tant for every individual included in a single species concept. The criteria derived
from the morphology of the spore producing members constitute, thus the
major factor for the separation of Penicillium species.
Where an individual can be cultivated on laboratory media, the difficulties
inherent in the close relationship of the mycelial hyphae with the natural sub-
strate are avoided and hyphal morphology can be examined on and in the myce-
lium. But the value of mycelial data requires careful scrutiny, not only with
respect to its precise taxonomic status but also with respect to the degree of
accuracy with which such information can be communicated to other investigators.
While it is possible to relate mycelial colour and any pigment changes produ-
ced in the culture media to standard colour charts, it is not always possible to
ensure that two observers match colour values with the same degree of accuracy.
When it comes to the description of the gross appearance of the colony, diffi-
culties are magnified because of a lack of precise terms to describe the form and
colour of colony, hence the use of colour photographs by myself in my identifi-
cations. The advent of colour photography spread a ray of hope, although the
cost of reproduction has proved prohibitive. However, colour reproductions
have much to recommend them as worthy of confidence where differences in
gross colony characters are really essential for a definition of a species.
By contrast, measurements of hyphal diameters, degree of branching, angles
of divergence of branches, and intervals between primary branches and secon-
dary ones may be combined with the information on the constancy and degree
of septation, the occurrence of particular cell shapes, and all can be accurately
recorded and illustrated. Insofar as mycelium is concerned, it is the detail of
its component parts which is more important than the gross characters of the
whole, but even these criteria must be used with care and their use must be ac-
companied by detailed facts about the conditions under which they were ob-
served.
Source - MNHN. Paris
SPECIES CONCEPT IN PENICILLIUM. 185
One of the great difficulties in tracin
g the borderlines between species closely
related
is the variability of Penicillium species, derived from the incredible
capacity of the genetic endowment to generate random variations which are
either conserved or eliminated under the selective pressures imposed by the
environment,
The Penicillia indeed represent an unusually variable group of moulds, and
actually, no mycologist needs to be told that any species of fungus is highly
variable. Polygenic systems are rather prominent as a major basis for variability,
and this is to be expected in haploid organisms lacking a diploid basis of hetero-
sis. Although successful taxonomy and nomenclature must be based upon strains
considered to be «normal», the mycologist must recognize that variations and
mutations often occur. In laboratory cultures, these usually arise in one or two
ways. They may develop as a result of progressive change under continued labo-
ratory cultivation and appear as sectors or areas of altered col
texture, or rate or habit of growth. On the other hand, they may appear as
limited sectors or areas showing an abrupt change in some conspicuous charac-
ters such as colour of ripe conidia or an inability to develop normal conidial
structures upon the substratum employed. The latter type of change commonly
remains stable through subsequent recultivation, hence may be regarded as a
true mutation; the former type often continues to show further change in
the same or in some other direction, hence is usually regarded as representing
a sort of step in a process of progressive variation. Strains believed to represent
both types of development may be isolated from natural sources. If reason
exist for believing them to represent merely different aspects assumed by a com-
mon and cosmopolitan species, such variations or mutations are usually not
accorded taxonomic status.
jouration, colony
Culture appearance and morphology must then be expected to vary within
certain range, governed by limits established for the species, and these limits
should represent the product of observation, experience, and good judgement.
In any elaborate study of a particular species, the range of variation in structure
is important.
SPECIES DEFINITION
A definition of species, the unit of classification, is hard to find. Asa matter
of fact, definitions will inevitably vary with individual opinion.
COWAN (1965) defined Taxonomy as composed of three parts :
1) Classification,
2) Nomenclature, and
3) Identification of the unknown.
Nomenclature, which is the least important part, has its Code and Rules,
whereas classification, the most important part of Taxonomy has nothing.
In my opinion, a definition of microbial species that was first published by
GORDON & MIHN (1962) could be a good starting point to reach an agreement
Source : MNHN. Paris
186 C. RAMIREZ
on a definition of species. Currently the definition is as follows :
«A microbial species is a concept represented by a group of strains from a
variety of sources, or by a population of strains, that contain freshly isolated
strains, stock strains maintained in collections for varying periods of time, and
their variants (strains not identical with their parents in all characteristics) which
have in common a set of correlating stable properties that separate the group
from the other groups of strains».
To delineate a species according to this definition, therefore one must study
strains from a variety of sources and include newly isolated strains, old stock
strains, and as many as their variants as possible; select the characteristics these
strains have in common for describing the species they represent; and stress the
similarities of all these strains, not their differences.
Now we ask : why include old stock strain ?
1) Our nomenclature is tied to old strains or to strains that are rapidly get-
ting older because the first or one of the first strains given a new species name
by an author becomes the nomenclatural type strain of the species. The nomen-
clatural type strain must always belong to the species and be recognizable from
the species description. In applying new tests and observations that result in
the emendation of a species description, therefore one must include the nomen-
clatural type strain.
2) The old stock strains are also important in taxonomy because they repre-
sent the history of taxonomy of the work of a taxonomist who preceded us, and
history forms an important part of every branch of knowledge and experience.
3) The most important reason, however, for including old strains in the
taxonomic study of a species is the relative stability of their characteristics as
compared with those of the characteristics of newly isolated strains.
Fungal strains possess many properties of varying degrees of stability. In our
own experience, characteristics that persist after years of cultivation in test
tubes are the most stable characteristics.
Why are variants (adapted strains and mutants) incluede in the present defi-
nition ?
Variants, developed in nature or in the laboratory, are part of a population of
strains, and because they are there, they have as much right to a species name as
the nomenclatural type or the newest isolate from nature. Variants as well as
old strains, can contribute to the determination of the more stable properties of
the species. The selection of properties common to new isolates, old strains, and
their variants will result in a more reliable description of the species.
Fungal variation and the spectrum-like relationship of the strains have to be
kept in mind as two of the facts of life. We can compensate for these by inclu-
ding many correlating properties of the strain as possible in the distinctive set,
or pattern, used to delineate the species. The distinguishing pattern of correla-
ting properties must be large enough to permit variations by a strain in a few
properties (one, two, or three, perhaps) without excluding the strain from the
Source : MNHN. Paris
SPECIES CONCEPT IN PENICILLIUM 187
species; that is, despite some variation,
the overall pattern is that of the species.
It is the similarities of the strains that ar
stressed rather than their differences.
This paper is based on one read on 30 August 1983 in Tokyo, Japan, at the Symposium.
«Taxonomy of food-borne fungi» organized at the Third International Mycological Con-
gress.
REFERENCES
COWAN: S.T., 1965 =,Principles and Practice of Bacterial Taxonomy - A forward look.
J. Gen. Microbiol. 39 : 143-153.
DARWIN C., 1859 —
Murray, 502 p.
GORDON R.E. and MIHN J.M..
Microbiol. 27 : 1-10.
On the origin of species by means of natural selection. London, John
» 1962 — The type Species of the Genus Nocardia. J. Gen
MAYR E., 1965 — Evolution and Diversity of Life
Selected Essays. Cambridge, Massa-
chusetts, Harvard University Press.
Source : MNHN, Paris
Commission paritaire no 58611
Dépôt légal n° 12893 - Imprimerie de Montligeon
Sortie des presses le 30 juin 1986
Imprimé en France
DirecteufMe-# Rublication : Ј. Nicot
BIBL.DU
MUSEUM)
PARIS
*
Source : MNHN. Paris
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43, Bd du 11 Novembre 1918, 69622 Villeurbanne Cedex (France).
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Laboratoire de Génétique, Université de Paris Sud,
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Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris (France).
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Les manuscrits doivent être adressés (en 3 exemplaires) directement à un
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MEMOIRES HORS-SERIE DISPONIBLES
NO 2 (1942). Les matières colorantes des champignons, par 1.
Pastac. 88 pages : 15 F.
NO 3 (1943). Les constituants de la membrane chez les champi-
gnons, par R. Ulrich. 44 pages : 15 F.
N9 6 (1958). Essai biotaxonomique sur les Hydnés résupinés et les
Corticiés, par J. Boidin. 390 pages, pl. et fig. : 120 F.
N? 7 (1959). Les champignons et nous (Chroniques) (11), par G.
Becker, 94 pages : 25 Е.
NO 8 (1966). Catalogue de la Mycothöque de la Chaire de Cryptoga
mie du Muséum National d'Histoire Naturelle. (I) Micromy-
cétes. Macromycétes (premiére partie). 68 pages : 25 F
NO 9 (1967). Table des Matiéres (1936-1965). 85 pages : 20 F. —
(1966-1975). 30 pages : 10 F.
FLORE MYCOLOGIQUE DE MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
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Tome il. Les Rhodophylles, par Henri Romagnesi (1941). 164 pages,
46 fig. : 90 F.
Tome Ill. Les Mycénes, par Georges Métrod (1949). 144 pages,
#8 бш. 90Р, m ker
Tome IV. Les Discomycètes de Madagascar , par Marcelle Le Gal
(1953). 465 pages, 172 fig. :150 F.
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(1965). 180 pages, 97 fig., 4 pl. hors-texte : 90 F.
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