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DE LA FLORE DU CONGO
PLANCHE I
VERNONIA CRUDA Klatt
in Bulletin de l'Herbier Boissier IV (1896) p. 456.
Plante sous-frutescente, à rameaux minces, pubérulents, d'un brun jaunâtre,
très rameuse au sommet, feuillée à la base. Feuilles sessiles de 5 cm. de long et
de 2 cm. de large, ovales-lancéolées, très entières, réticulées-veinées, à veines centrales
épaisses et saillantes, d’un beau vert sur les deux faces, même à l’état sec, à poils
fins et nombreux sur les nervures de la face inférieure, glabres sur la face
supérieure. Capitules petits en corymbe paniculé, à dix fleurs longuement pédicellées
(5 mm.), à pédicelles couverts de poils fins et nombreux. Soies intérieures de
l'aigrette de 4 mm. environ de long, les extérieures à peine de 1 mm. Écailles de
l'involucre au nombre de vingt environ, disposées en quatre séries, ovales-lancéolées,
scarieuses, striées de vert au centre, ciliées sur les bords, les plus grandes
atteignant 4 mm. de long et 1,5 mm. de large. Akènes glabres de 1 mm. de long,
soies de l’aigrette blanchâtres.
Lubudi, 1891 (Capt. Descamps).
OBs. — Le genre Vernonia, dont plus de sept cents espèces sont répandues dans toutes les
régions tropicales ou chaudes du monde entier, est aussi le plus riche de la famille des
Compositaceae, dans l'État Indépendant. Il y compte vingt-cinq représentants d'aspect bien différent,
depuis le V. conferta Benth., du Bas-Congo, sous-arbrisseau de plusieurs mètres de haut, à feuilles
ayant 50 em. de long sur 20 de large, jusqu'au V. suwprafastligiala Klait (voir pl. II) dont
les feuilles ont 1 cm. de long et 4 mm. de large.
OCTOBRE 1898. 1
Dans le Congo austro-oriental, le capitaine Descamps n’a pas trouvé moins de cinq Vernonia
nouveaux pour la science, et il est permis de supposer que les explorations qui se poursuivent au
Katanga enrichiront encore ce genre d'espèces intéressantes.
!
EX P'LIC'ADLON.-D'E -L'A"P'L'ASN'C'HEu T
Fig. 1. — Rameau avec feuilles et fleurs, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe du capitule florifère privé de ses fleurons, destinée à montrer la manière dont
sont disposées les écailles et grossie 8 fois.
Fig. 3, — Fleur complète grossie 8 fois.
Fig. 4. — Style, montrant l'insertion particulière au sommet de l’akène, grossi 14 fois.
Fig. 5. — Tube staminal déployé, grossi 14 fois.
Fig. 6. — Une des soies de l’aigrette, grossissement de 100 diamètres.
Fig. 7. — Écailles du capitule, prises à différents niveaux et grossies 8 fois.
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Ch. Cuisin ad nat. del.et lith. Impr. Lemercier, Paris.
VERNONIA CRUDA Klatt.
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PLANCHE II
DEWEVREA M. Micheli
in Th. Dur. et De Wald. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 4 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVII, 1 {1898) p. 47).
Calice à tube court et large et à limbe bilabié, lèvres presque égales entre
elles et entières. Corolle papilionacée. Étendard réfléchi pendant la floraison, largement
ovale émarginé, brièvement onguiculé et portant deux callosités à la base. Aïles
largement ovales, libres. Carène large et obtuse à pétales libres entre eux mais
légèrement imbriqués. Étamines diadelphes, la supérieure entièrement libre; anthères
oscillantes. Ovaire presque sessile, renfermant 3 ou 4 ovules et entouré à la base
d'un disque élevé, à 10 lobes. Style allongé surmonté d'un petit stigmate. Fruit
inconnu. Arbre glabre sauf dans les parties jeunes couvertes d’une pubescence ferrugineuse.
Feuilles amples imparipennées, à stipules ovales, caduques et dépourvues de stipelles.
Folioles trijuguées, ovales et coriaces. Fleurs jaunes disposées en grandes grappes
axillaires et terminales. Bractées et bractéoles: très petites et tombant de bonne heure.
Ce genre est dédié à Alfred Dewèvre, docteur en sciences naturelles, chargé d’une mission
scientifique au Congo et décédé à Léopoldville le 27 février 1897.
DEWEVREA BILABIATA M. Michel
in Th. Dur. et De Wald. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 5 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVII, 1 (1898) p. 48).
Arbre élevé à rameaux cylindriques et à écorce lisse. Stipules scarieuses,
coriaces, ovales, aiguës, caduques, longues de 1,5 à 2 cm. Pétiole commun long
de 20 cm., anguleux, glabre. Folioles trijuguées, glabres, coriaces, brillantes en dessus,
plus pâles et à nervures saillantes en dessous. Foliole terminale plus grande que les
autres, obovale, sensiblement rétrécie vers la base, longue de 16 à 18 em. et large
de 8 à 10. Folioles latérales plus étroites. Grappe longue de 30 à 40 cm. Fleurs
portées sur des pédicelles grêles de 7 à 8 mm., étalés ou même réfléchis. Calice
ferrugineux, tomenteux, long de 10 à 12 mm., à tube court, à lèvre supérieure
4
étroite et binerviée et à lèvre inférieure étalée pendant la floraison et trinerviée.
Etendard long de 12 à 15 mm. pubescent en dehors, ailes et carènes un peu plus
longues. Ovaire tomenteux.
Forêts près de Stanleyville (Ém. Laurent et Alf. Dewèvre).
OBs. — Cette plante nous a paru offrir des caractères assez spéciaux pour justifier la
création d'un genre nouveau qui appartiendra à la tribu des Galégées ou à celle des Dalbergiées
suivant la nature du fruit qui, pour le moment, nous est inconnu. Parmi les Dalbergiées, le Dewevrea
se rapproche surtout de la sous-tribu des Géoffrées à cause des pétales libres de la carène. Deux
genres de cette sous-tribu, Dipterixæ et Plerodon, ont un calice bilabié, mais les lèvres ne sont
pas entières et l'ovaire n'a qu'un ovule au lieu de 3 ou 4. Parmi les Galégées, le Dewevrea se
distingue des genres les plus voisins, Alletia et Platysepalum par la structure du calice, par
les ailes et les pétales de la carène libres et non soudés et par le nombre des ovules. Du
Platysepalum, il a le disque élevé qui entoure la base de l’ovaire. C’est à la suite de ce genre, que
pour le moment et jusqu'à plus ample information, nous proposons de le placer.
M. MICHEN.
EXPLICATION. DE LA PLANCHE II
Fig. 1. — Rameau florifère, un peu réduit.
Fig. 2. — Fragments d'inflorescence à peu près de grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton.
Fig. 4. — Fleur épanouie.
Fig. 5. — Calice déployé.
Fig. 6. — Étendard.
Fig. 7. — Aile.
Fig. 8. — Carène.
Fig. 9. — Étamine.
Fig. 10. — Ovaire.
Obs. — Les figures 3 à 10 sont grossies.
Fig. 11. — Stipules de grandeur naturelle,
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Impr. Lemercier, Paris .
B. Herincg. del.et lith.
DEWEVREA BILABIATA M. Micheli
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PLANCHE III
VERNONIA SUPRAFASTIGIATA Klatt
in Bulletin de l’Herbier Boissier IV (1896) p. 458.
Tige frutescente, tétragone, sillonnée, glabre, très rameuse, à rameaux hérissés,
d’un brun verdâtre, en corymbe-paniculé au sommet. Feuilles à peine pétiolulées,
petites, longues de 1 em., larges de 4 mm., coriaces, elliptiques, rugueuses, aiguës, un
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peu dentées au sommet, visqueuses sur la face supérieure, à nervure centrale
proéminente sur la face inférieure. Capitules à 5 fleurs, longuement pédonculées, à
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pédoncules munis de bractées à la base. Ecailles de linvolucre au nombre de 10,
bisériées, scarieuses, ovales, concaves, carénées, à apicule d’un brun verdàtre. Les plus
grandes écailles de l'involucre du second rang ont 3 mm. de long et 1 mm. de
large et portent dans la partie supérieure un trait court brun foncé qui s'étend:
jusqu’à la pointe. Akène anguleux, long de 2 mm., hérissé, épaissi à la base. Aigrette
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de 5 mm. de long, à soies au nombre de 40, blanchâtres, dépassant légèrement
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la corolle. Corolle sensiblement comprimée circulairement, blanche, glanduleuse.
Luengue 15 juin 1891 (Capt. Descamps).
OBS. — La campagne du Capitaine Descamps dans le Katanga en 1891 a été fructueuse pour
la science. Au milieu de ses multiples préoccupations de chef d'expédition, le vaillant officier a
6
trouvé le temps de former un petit herbier riche en nouveautés. Nous aurons l’occasion de publier
un bon nombre de ses découvertes dans les Z{ustrations.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. III
Fig. 1. — Rameau floritère, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Trois écailles de l’involucre, grossies 8 fois.
°
Fig. 3. — Fleur entière, grossie 8 fois.
Fig. 4. — Coupe de la fleur, grossie $ fois.
Fig. 5. — Étamines étalées, grossissement 14 diamètres.
Fig. 6. — Sommet d'un des poils de l’aigrette, grossissement 100 .diamètres.
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Ch. Cuisin ad. nat. del.et kth. Impr. Lemercier, Paris .
VERNONIA SUPRAFASTIGIATA Klatt.
PLANCHE IV
VERNONIA VERRUCATA Klatt
in Annal. Naturh. Hofmus. Wien VII (1892) p. 100.
Plante herbacée ou sous-arbrisseau à rameaux striés, scabres, à poils brunâtres
à la base. Feuilles inférieures pétiolées, à pétiolules largement ailés, elliptiques,
atténuées à la base, roncinées, vertes sur les deux faces, scabres et papilleuses en
dessous, hispides sur les nervures principales, de grandeur très variable, les plus
erandes mesurant 8 à 10 cm. de long et 3 à 5 cm. de large. Capitules peu
nombreux ou solitaires à l'extrémité des rameaux, de 2 à 4 cm. de diamètre, à
pédicelles de 5 à 9 cm. de long. Involucre composé de bractées ovales-lancéolées
plus ou moins rétrécies à la partie médiane, scarieuses à la base surtout dans les
parties internes, vertes au sommet, plus ou moins dentées, cillées à leur extrémité,
à nervures longitudinales bien marquées. Bractées de 9 à 17 mm. de long, celles
de Ja base du capitule assez distantes les unes des autres et espacées jusqu'à un
certain point le long du pédoncule floral en dessous du capitule. Fleurons à tube
droit, fleur complète mesurant environ 23 mm. de long. Akènes à dix côtes, glabres,
surmontés d'une aigrette à soies fortement hérissées de dents, celles de la série
externe plus courtes; soies d’un beau brun jaunâtre. Akène mesurant 5 à 8 mm.
de long et 16 à 17 mm. muni de son aigrette.
Vallée de la Luila, 1891 (Capt. Descamps).
VERNONIA ACROCEPHALA Klatt
in Annal. Naturh. Hofmus. Wien VIL (1892) p. 100.
Plante herbacée, à rameaux pubescents, à poils blanchâtres soyeux. Feuilles
sessiles ou subsessiles ovales-spatulées, de 6 à 10 cm. de long et de 3 à 4,5 cm. de
large, entières ou à bords crénelés, tomenteuses sur les deux faces surtout sur les
nervures, la face supérieure un peu plus foncée, velues sur les bords. Capitule
largement campanulé, mulüflore, de 3,5 em. environ de large, solitaire à l'extrémité
8
d'un pédoncule de 13 à 25: cm. de longueur, muni d'une bractée spatulée étroite
vers la partie médiane de 2 cm. de long et de 2 mm, de large. Involucre composé
de bractées de formes très diverses, elliptiques, avec. rétrétissement vers la base ou
vers le sommet, ou avec extrémité large spatulée. Bractées à nervation réticulée
dans la partie supérieure, se recouvrant assez lâchement.‘et très lécérement denticulées
au sommet, de 9 à 12 mm. de long et de 3 à 7 mm. de large, velues extérieurement.
Fleurons bleus à tube généralement courbé au-dessous de la partie élargie ; fleur
complète mesurant 23 mm. environ de long. Akènes polygonaux par pression
mutuelle, hérissés de poils courts, surmontés d’une aigrette à soies d’un brun jaunâtre
fortement hérissées de dents, soies les plus longues obtuses-élargies au sommet; akène
mesurant 2 mm. environ de long, soies de 5 à 12 mm. de long,
Samba, 1891 (Capt. Descamps).
EXPLICATION DE LA PLANCHE IV
VERNONIA VERRUCATA Klatt. — Fig. 1-5.
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Quatre écailles de l’involucre, grossies 4 fois.
Fig. 3. — Fleur entière, grossie 4. fois.
Fig. 4. — Etamines étalées, grossissement 8 diamètres.
Fig. 5. — Sommet d'un des poils de l’aigrette, grossi 50 fois.
© VERNONIA ACROCEPHALA Klatt. — Fig. 6-12.
Fig. 6. — Extrémité d’un r'ameau florifère, grandeur naturelle,
Fig. 7. — Quatre écailles de l’involucre, grossies 2 fois.
‘Fig. 8. — Fleur entière, grossie 4 fois.
Fig. 9. — Étamines étalées. grossissement 8 diamètres.
Fig. 10. — Poil externe de la base de l’aigrette, grossissement 50 diamètres.
Fig. 11-12. — Sommets de poils de l’aigrette, grossissement 50 diamètres.
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Liusrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris.
Ch. Cuisin ad. nat. del.et lith.
VERNONIA VERRUCATA Klatt._ Fig. 1-5.
VERNONIA ACROCEPHALA Klatt._ Mis. 6-12.
PLANCHE V
COGNIAUXIA TRILOBATA Cogniaux,
in Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 141
(Mém. Acad. roy. de Belgique, LIIL (1896) p. 141).
Feuilles ovales-triangulaires, très glabres sur les deux faces et très faiblement
réticulées, plus ou moins profondément trilobées ou quinquélobées, lobes brièvement
acuminés, presque entiers sur les bords ou ondulés-crénelés. Grappes mâles un peu
plus courtes que les feuilles, à 10-20 fleurs terminales, pédicelles assez longs,
munis de bractées à la partie supérieure; calice densément pubérulent roussâtre; filets
des étamines assez longs. Racine perpendiculaire. Rameaux glabres assez grèles,
erimpants, anguleux-sillonnés, tongs de 5 à 6 mètres. Pétioles longs de 3 à 6 cm.
Feuilles un peu rigides, d’un vert intense à la face supérieure, plus pales à la face
inférieure, longues de 11 à 16 em., larges de 8 à 13 em.; échancrure de la base
assez étroite, profonde de 2? à 3 cem.; nervures fortement marquées à la face
inférieure, les latérales bordant le sommet de l’échancrure. Vrilles assez fortes,
allongées, profondément bifides. Pédoncule commun de l'inflorescence mâle assez
orêle, strié, glabre, long de 10 à 15 cm.; pédicelles étalés-dressés, grèles, densément
pubérulents roussâtres, longs de 1,5 à 2,5
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cm.. Bractées linéaires pointues, fortement
arquées, longues de 6 à 9 mm. Calice long de 14 à 17 mm. à tube étroitement
cylindrique, brusquement dilaté au sommet, large de 1,5 mm. au milieu et de 4 mm.
au sommet; dents du calice triangulaires-subulées, écartées à la base, étalées, longues
de 2 mm. Pétales étalés, jaunes-orangés, oblongs-lancéolés, étroitement acuminés,
trinerviés, membraneux, légèrement farineux sur les deux faces, longs de 20 à 28 mm.,
larges de 6 à 9 mm. (un seul des exemplaires présentant des pétales atteignant 35 mm.
de long sur 18 mm. de large). Étamines exsertes à filaments un peu épaissis, longs
de 6 mm.; anthères au nombre de trois, une uniloculaire, les autres biloculaires, ou
bien au nombre de cinq et alors toutes uniloculaires, longues de 5 à 6 mm. à loges
flexueuses. Fruit elliptico-ovoïde, cylindrique, arrondi à la base, et brusquement
terminé en pointe au sommet, jaunâtre à nombreuses stries vertes, long de 10 cm.,
épais de 5 à 6 cm., triloculaire et polysperme. Graines blanchâtres, presque lisses,
OCTOBRE 1898. 2
10
obliquement oblongues, très obtuses à bord entier, à base obscurément bilobée, assez
atténuées au sommet, longues de 28 à 29 mm. larges dé 13 mm. et épaisses de 7 mm.
Fleurit de juin à septembre.
Lieux humides et sablonneux des forêts, pays des Bangala à 330 mètres
d'altitude, 1888 (Fr. Hens).
Congo, sans indication de localité (Demeuse).
EXPLICATION DE LA PLANCHE V
Fig. 1. — Fragment de tige portant plusieurs feuilles à divers états de développement et une
inflorescence mâle, grandeur naturelle.
Fig, 2. — Coupe de la fleur mâle montrant 3 étamines.
Fig. 3. — Deux étamines vues de profil et sous un grossissement de 5 diamètres.
Fig. 4. — Diagramme floral.
Fig. 5. — Bouton jeune, grossi 3 fois.
Fig. 6. — Bouton prêt à s'épanouir, vu sous un grossissement de 4 diamètres.
Lzusrr. FL. Conco
18
Impr. Lemercier, Paris .
1, ad nat. del. et lith.
À. d'Apreva
COGNIAUXIA TRILOBATA Cogn.
11
PLANCHE VI
COGNIAUXIA PODOLAENA Baillon
in Bull. Soc. Linn. Paris I (1884) p. 423; Alf. Cogniaux in Bull. Acad. roy. de Belg. sér. 8
XVI /1888) p. 236; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo,
1e partie p. 141 (Mém. Acad. roy. de Belg. LXII (1896) p. 141).
Feuilles grandes, ovales-cordées, subhastées, aiguës au sommet et brièvement
acuminées, tantôt obscurément, tantôt plus fortement sinuées-anguleuses, glabres et
très finement réticulées sur les deux faces. Grappes mâles nues dans la partie
inférieure et pourvues supérieurement de bractées florales peu écartées, placées à
l’aisselle d’une feuille qu’elles dépassent un peu. Calice à ponctuation roussâtre, très
dense et très fine. Rameaux robustes, allongés, anguleux-sillonnés, légèrement roussâtres
à l'état jeune puis devenant très glabres. Pétioles longs de 2 à 4 cm., assez
robustes, légèrement sillonnés, à pubescence assez dense, roussâtre. Feuilles longues
de 15 à 20 cm., larges de 12 à 18 cm., submembraneuses, d'un beau vert à la
face supérieure, un peu plus pâles en dessous; échancrure arrondie atteignant 3 à
5 cm. de profondeur et 2 à 4 cm. de largeur; nervures latérales longeant
presque le bord supérieur de l’échancrure. Vrilles tantôt simples tantôt bifides,
robustes, allongées, légèrement sillonnées, à faible pubescence roussâtre. Pédoncule
des fleurs mâles long d'environ 20 cm., robuste, à nombreuses stries, glabre
ou légèrement roussàätre. Pédicelles d’une longueur variant de 0,5 à 1,5 cm.,
dressés-étalés, assez grêles à pubescence roussâtre assez dense. Bractées longues de
8 à 12 mm., larges de 0,5 à 1 mm., linéaires-subulées, légèrement flexueuses, assez
rigides, à pubescence roussâtre très faible. Calice à tube de 14 à 18 mm. de
longueur, large de 1,5 mm. dans sa partie moyenne et de 5 à 7 mm. au sommet,
muni de 10 côtes légères, souvent à peine renflé à la partie inférieure, mais assez
brusquement dilaté au sommet. Dents du calice longues de 2 à 3 mm.
triangulaires, aiguës ou brièvement acuminées, écartées à la base. Pétales longs de
2,9 à 3,0 cm., larges de 1,5 à 2 cm., jaunes, étalés, légèrement membraneux,
étroitement obovales ou obovales-oblongs, un peu asymétriques presque égaux, pourvus
de 3 à 5 nervures grossières, glabres à l’intérieur, extérieurement à peine ponctués.
roussâtres, presque arrondis au sommet et brièvement apiculés. Étamines à filaments
très courts; anthères libres, biloculaires, longues de 6 à 7 mm. et larges de 4 mm.
12
Fleurs femelles solitaires, sur un pédoncule long de 2 em. Ovaire linéaire-oblong,
atténué inférieurement, glabre, long de 18 mm., épais de 4 mm. Dents du calice
triangulaires-subulées, longues de 4 mm. Pétales étroitement acuminés, longs de
4 cm., larges de 2 cm. Pas de staminodes. Style dressé, assez épais, long de
1,5 cm., terminé par trois stigmates courts et épais, légèrement bilobés, formant
ensemble un plateau large de 1 cm.
Stanley-Pool, 15 août 1888 (Fr. Hens). Forêts du Mayombe, août 1893
(Ém. Laurent).
OBs. — Dans l’Herbier Boissier, le numéro de la collection de Hens se compose de trois
rameaux; deux avec fleurs mâles, un avec fleurs femelles. C'est la première fois que la fleur
femelle à été observée. Nous nous empressons de remercier M. Alf. Cogniaux, qui à bien voulu
nous signaler ce fait et nous envoyer la description de cette fleur d’après l'échantillon qu'il à vu
dans la collection Boissier-Barbey.
Cette espèce, en dehors de l'État Indépendant, a été observée au Kameroun, au Congo
français et dans le Gabon.
Le genre Cogniauxia, dédié par le botaniste français Baillon à M. Alf. Cogniaux, le
distingué monographe belge, est propre à l'Afrique tropicale, il comprend einq espèces dont
trois, les C. cordifolia Cogn., podolaena Bail. et trilobata Cogn., ont seules été jusqu'ici
rencontrées au Congo.
EXPLICATION DE LA PLANCHE VI
Fig. 1. — Fragment de tige avec feuilles à plusieurs états de développement et deux inflorescences
mâles.
Fig. 2. — Bouton, grossi 3 fois.
Fig. 3. — Coupe de la'fleur mâle, sous un grossissement de 2 diamètres.
Fig. 4. — Deux étamines vues de profil et grossies 4 fois.
PL.VI
liusrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
COGNIAUXIA PODOLAENA Bail.
13
PLANCHE VII
SCAPHOPETALUM THONNERI De Wildeman et Th. Durand
ex De Wäild. in Bulletin de l'Herbier Boissier V (1897) p. 521 pl. 21.
Arbrisseau de 2 m. de hauteur. Feuilles à pétioles courts de 6 à 8 mm. de
longueur, velus, plus courts que les stipules. Stipules subulées à nervures parallèles
bien marquées, parfois caduques. Extrémité des rameaux couverte de poils bruns,
dressés. Feuilles alternes, oblongues, acuminées, entières, vertes, luisantes sur la face
supérieure, coriaces, -glabres sauf le long de la nervure médiane de la face
supérieure où la pilosité du pétiole se continue, mais bien moins marquée. Feuille
de 9 à 23 cm. de longueur et de 2,5 à 7,5 cm. de diamètre. Feuilles asymétriques ;
côté droit des feuilles situées sur la droite, et côté gauche de celles situées sur la
gauche des rameaux contracté vers la base. Nervures pennées. Face supérieure de
la feuille présentant du côté contracté et à la base un repli en forme de bourse
dont l'ouverture se trouve à la face inférieure contre la nervure médiane, Nervures
de la face inférieure asymétriques, la première nervure de droite ou de gauche, au
lieu de s'écarter de la nervure médiane à peu près à angle droit, forme avec celle-ci
un angle très aigu et se rattache à une distance de 20 à 25 mm. de sa base par
une petite nervure à la seconde nervure latérale, près de la nervure médiane. Entre
la nervure principale et cette nervure latérale, se trouve l'ouverture de la bourse,
celle-ci n'est donc pas ouverte par un pore (1). Fleurs petites, 5 mm. environ de
longueur, réunies en fascicules dressés, ramifiés plus ou moins en dichotomie, de
10 à 20 mm. de longueur, à l’aisselle des feuilles encore existantes et cachées
généralement sous celles-ci; feuilles recouvrant souvent une partie du rameau par
leur base élargie. Pédicelles floraux de 5 à 6 mm. de longueur, munis de petites
bractées subulées. Boutons ovoïdes-elliptiques à cinq côtes bien marquées, terminés
en pointe obtuse à l'extrémité et se rétrécissant vers le pétiole. Sépales 5, libres
presque jusqu'à la base, oblongs, velus extérieurement, plus ou moins carénés, à
trois nervures bien marquées. Pétales 5, verts, de même longueur environ que les
sépales, oblongs-obtus, recourbés en capuchon vers leur extrémité, nettement striés.
Tube staminal membraneux, pentagonal, divisé en dix segments, les cinq coins sont
(1) Ce repli de la feuille est habité par des fourmis, ce dont on peut s'assurer en fendant les bourses;
on y retrouve souvent les habitants,
14
fertiles, les intermédiaires stériles ; lobes fertiles recouverts dans le bouton par les
pétales, portant à leur extrémité vers l'extérieur six loges polliniques ; lobes stériles
un peu recourbés vers l'extrémité et présentant à gauche et à droite de la partie
médiane près des anthères une petite corne. Ovaire oblong à cinq lobes peu
marqués et à cinq loges. Style simple, dressé ou légèrement recourbé à son extrémité.
Fruit étoilé, à cinq loges bien marquées, proéminentes au sommet ; chacune des
loges contenant quatre graines, placentation centrale. Fruit rouge.
Clairières des forêts : Bobi, près de Gali (Bangala) sept. 1896 (Fr. Thonner).
Matshatsha 13 novembre 1896 (AI. Dewèvre).
Ogs. — Cette espèce se rapproche surtout du S. longipedunculatum Mast. comme nous
l’avons signalé dans le Bulletin de l’Herbier Boissier (V p. 524), mais elle s’en distingue facilement
par la forme de l'inflorescence et par la présence du repli à la base des feuilles, ce qui en fait
une plante myrmécophile très curieuse.
Nous avons dédié cette espèce au botaniste allemand, M. Fr. Thonner, de Dresde, qui à fait
don au Jardin Botanique de Bruxelles, des plantes rapportées de son voyage dans le Haut-Congo.
Nous avons donné les caractères du fruit d’après les échantillons récoltés par Dewèvre.
Quelques semaines après l'apparition de notre mémoire dans le Bulletin de l'Herbier Boissier,
le célèbre botaniste de Berlin, M. le D' K. Schumann, semble avoir décrit le S. Thonneri sous le
nom de S. monophysca (conf. Engl. et Prantl, Natürl. Pflanzenfam. Nachtrag zu Teil II à IV,
p.247);
EXPLICATION DE LA PLANCHE VII
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle, vu par la face supérieure, la logette basillaire des feuilles
se marquant en relief.
Fig. 2. — Rameau de même grandeur, montrant la face inférieure des feuilles, à la base de
celles-ci le sillon d'accès des pochettes.
Fig. 3. — Coupe de la cavité basilaire de la feuille, grossie 2 fois.
Fig. 4. — Une inflorescence, avec des fleurs à divers états de développement, vue sous un
grossissement de 6 diamètres.
Fig. 5. — Un bouton, grossi 8 fois.
Fig. 6. — Une fleur, grossie 7 fois, montrant la disposition relative des sépales, pétales, couronne
staminale et ovaire.
Fig. 7. — Coupe de la fleur, grossie 5 fois.
Fig. 8. — Un jeune pétale, grossi 10 fois.
Fig. 9. — Ovaire surmonté de son style, grossi 15 fois.
Fig. 10. — Une étamine, sous un grossissement de 20 diamètres.
Fig. 11. — Fruit entier, grossi 3 fois.
Fig. 12. — Fruit coupé, montrant la disposition des ovules, grossissement 3 diamètres.
Fig. 13. — Graine mûre, grossie 8 fois.
Fig. 14. — Poils étoilés de la tige, grossissement 30 diamètres.
Fig. 15. — Diagramme floral.
PL.VII
lavstr. FL. CoNco
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval ad. nat. del. et lith.
SCAPHOPETALUM THONNERI De Wild. et Th Dur.
15
PLANCHE VIII
CYPERUS HENSII C, B. Clarke
in Th. Dur. et Schinz: Études sur la flore de l’État Indépendant du Congo, 1° partie p. 289
(Mém. Acad. roy. de Belg. LIII {1896} p. 289).
Feuilles étroites enroulées à l'état sec. Ombelle presque simple, dense ;
épillets au nombre de douze à vingt, digités, linéaires, composés de seize à vingt-quatre
fleurs, comprimées, d’un brun blanchâtre. Style très court à trois branches linéaires ;
utricule largement oblong, trigone, d’un brun châtain. Plante glabre. Tiges décombantes
à la base (non annuelles), longues de 40 cm. et de 2 mm. de diamètre, presque
cylindriques. Feuilles égalant environ le tiers de la longueur de la tige; gaines à bords
scarieux, fendues jusqu'à la base. Ombelle de 1 à 6 rayons de 0 à 1,5 mm. environ
de long. Bractées au nombre de quatre à cinq, atteignant jusqu'à 7 em. de long,
semblables aux feuilles et dilatées à la base. Épillets longs de 10'à 12 mm. et larges
de 1 à 1,5 mm., axe légèrement excavé à ailes hyalines. Écailles obtuses, presque
uninerviées étroitement appliquées sur le rachis secondaire «et lâchement imbriquées.
Style rouge à branches dépassant un peu les écailles. Utricules égalant la moitié
de la longueur des écailles, lisses, poncticulés.
Lisha, 10 juillet 1888 (Fr. Hens).
OBS. — Le genre Cyperus, créé par Linné en 1735, est l’un des plus grands du règne
végétal, car, à l'heure actuelle, il compte au moins sept cents espèces, et parmi elles le ©. Papyrus
Linné (le Papyrus des anciens) qui existe au Congo.
L'éminent monographe anglais, le baron C. B. Clarke, croit que ce genre doit être
démembré et il le divise en Cyperus proprement dit, Mariscus, Pycreus et Juncellus.
16
Ces genres sont représentés dans l'État Indépendant par plus de soixante espèces. M. Fr. Hens en
a rapporté une fort belle série.
EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII
Fig. 1. — Plante, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Une des grappes d'épillets de l’inflorescence terminale, grossissement 3 diamètres.
Fig. 3. — Épillet, grossi 8 fois.
Fig. 4. — Diagramme floral.
Fig. 5. — Fleur complète, sous un grossissement de 25 diamètres.
Fig. 6. — Ovaire surmonté de son style, grossi 25 fois.
Fig. 7. — Ovaire mûr, à surface ponctuée, grossi 25 fois.
Fig. 8. — Une étamine, très fortement grossie.
Fig. 9. — Deux écailles vues de profil, grossies 20 fois.
Fig. 10, — Une écaille vue par la face externe, grossie 20 fois.
Laiusrr. FL. Coco PL VII
4: 3
1
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. 3 Impr. Lemercier, Pris .
CYPERUS HENSII C.B Clarke.
Il
PLANCHE IX
LONCHOCARPUS EETVELDEANUS M. Micheli
in Th. Dur. et De Wäild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I p. 21 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVI, 2 (1897) p. 67).
Grand arbre répandu dans les forêts près des chutes du Congo (district des
Cataräctes). Rameaux portant une pubescence ferrugineuse peu abondante ; stipules
petites, lancéolées, aiguës. Feuilles alternes, imparipennées, à pétiole grêle ; folioles
opposées en six à huit paires, la terminale plus étroite, ovale-lancéolée, acuminée, les
latérales pétiolulées ovales ou largement ovales, acuminées, arrondies vers la base;
membraneuses, brillantes en dessus, glabres en dessous sauf quelques traces
de pubescence vers les nervures. Grappes axillaires, laxiflores à fleurs pédicellées,
géminées vers les nœuds du rachis. Bractées inconnues. Bractéoles très petites.
Pédicelles tomenteux, roussâtres, égalant le calice. Calice largement turbiné, oblique
à la base du tube, à dents deltoïdes, les supérieures soudées. Étendard largement
rhomboïdal, brusquement stipité à la base, marqué de deux petites callosités,
émarginé au sommet, réfléchi pendant la floraison, légèrement soyeux à la face
extérieure ; ailes oblongues, obtuses, faiblement adhérentes à la carène ; carène
large, obtuse, stipitée, égalant les ailes. Étamine vexillaire libre à la base et
soudée plus haut comme dans les autres espèces du genre Lonchocarpus. Ovaire
sessile, tomenteux, pluriovulé, surmonté d'un style recourbé avec un petit stigmate.
Fruit inconnu. Longueur du pétiole 10 em., des folioles 2 à 4, sur 1 à 2 de large.
Longueur des grappes 15 à 20 cm., des pédicelles 5 à 6 mm., du calice 5 mm.,
de l’étendard 13 à 14, des ailes et de la carène 20 mm.
Bas-Congo : route des caravanes près des cataractes, oct. 1895 (Ém. Laurent).
OCTOBRE 1898. ù 3
18
OBs. — Nous n'avons pu étudier qu'un seul échantillon de cette espèce.
Le genre Zonchocarpus compte, avec les Dalbergia et les Machaerium, parmi les genres les
plus riches en espèces de la iribu des Dalbergiées. On en connait de 50 à 60 espèces à peu près
également réparties entre l'Amérique et l'Afrique tropicales. Le contingent des espèces africaines
est vraisemblablement destiné à augmenter, puisque parmi celles que nous avons eu l’occasion
d'examiner, il s’en est trouvé trois nouvelles. Le Z. Æetveldeanus se rapproche surtout du
L. sericeus, espèce à grande aire géographique qu'on a rencontrée dans l'Amérique tropicale où elle
est abondante et dans l'Afrique équatoriale occidentale, il s’en distingue surtout par les feuilles et par
l’inflorescence.
Nous avons été heureux de dédier cette belle espèce à l’éminent Secrétaire d'État de l'État
Indépendant du Congo, M. le Baron van Eetvelde, qui a donné une si grande impulsion à l'exploration
scientifique de cette vaste région.
M. MICHEL.
EXPLICATION DE LA PLANCHE IX
Fig. 1. — Rameau fleuri de grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton grossi.
Fig. 3 — Fleur épanouie, grossie.
Fig. 4,5 et 6. — Étendard, aile et carène, les figures 2 à 6 grossies environ 2 fois.
Fig, 7. — Étamines grossies 4 à 5 fois.
Fig, S — Ovaire grossi 4 à 5 fois.
Fig. 9, — Calice ouvert.
liusrr. fz. Conco PrEAIX
B. Herincg del.et lith. Impr. Lemercier, Paris.
LONCHOCARPUS EETVELDEANUS M.Micheli.
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19
PLANCHE X
DISSOTIS HENSIT Cogniaux
in de- Candolle Monog. Phanerog. VII (1891) p. 372; Th. Dur. et Schinz Études sur la
flore de l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 133 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIII (1896) p. 133).
Arbrisseau de 1,5 mêtre de haut, à rameaux grêles, obscurément tétragones,
à poils courts et épars. Feuilles membraneuses, étroitement ovales ou ovales-oblongues,
7-nerviées, finement serrulées et munies de quelques poils raides sur la face
supérieure, ainsi que sur les nervures de la face inférieure, et présentant du reste
une pilosité très courte et éparse, longues de 7 à 10 cm., larges de 3,5 à 5 cm.
Panicule étroite, pauciflore, d’une longueur de 5 à 8 cm. Fleurs subsessiles, paraissant
dépourvues de bractées. Tube du calice ovoïde, de 5 à 6 mm. de long, lobes du
calice triangulaires-subulés, de moitié plus courts que le tube. Pétales d'un lilas
foncé, de 7 à 8 mm. de long. Anthères grandes, longues de 4 mm. à connectif
prolongé sous les loges (2,5 à 5 mm.).
Pays des Bangala, 5 juin 1888 (Fr. Hens).
OBs. — Il y à près d'un demi-siècle que le célèbre botaniste anglais Bentham fit connaître
la première espèce du genre Dissotis (in Hooker, Niger Flora (1849) p. 346). C’est un genre
essentiellement africain comptant environ trente deux espèces réparties de la Sénégambie à Natal et
au Transvaal et de l’Abyssinie à l’Angola, la contrée qui en renferme le plus. Le Congo en possède
sept, les D. Hensii Cogn. (voir la planche), decumbens Triana, prostrata Triana, rotundifolia
Triana, Brazzaei Cogn., Thollonii Cogn. et Zrvingiana Hook., mais il est certain que plusieurs
20
des espèces observées, soit dans l’Angola, soit dans le Congo français, se retrouveront dans les
limites de l’État Indépendant.
Le Dissotis Hensii rappelle le nom du peintre anversois Frans Hens, dont le voyage, en
1888 (1), fut aussi profitable à la Botanique qu'aux Beaux-Arts.
Fig.
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Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
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Fig.
1.
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Fig. 10.
EXP LILC'A TI ON D'E L'A PLANCHE X
— Deux rameaux florifères, grandeur naturelle.
— Une fleur épanouie, grossie 2 fois.
. — Calice fructifère, grossissement 4 diamètres.
. — Le même calice, déchiré pour montrer les carpelles, grossi 4 fois.
— Bouton, grossi G fois.
. — Bouton coupé longitudinalement, grossissement 8 diamètres.
— Un pétale, grossi 5 fois.
— Étamines, grossies 8 fois. A gauche une étamine alterne, à droite une étamine opposée
aux pièces de la corolle.
— Placenta et ovules, grossis 10 fois.
— Un ovule, grossi 50 fois.
(1) TH. DurAND et HEScHINz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1° partie (1896) p. 44.
Lavstr. FL. Conco PL.X
À. d'Apreval, ad nat. del. et Jith. Impr. Lemercier, Paris .
DISSOTIS HENSII Cogn.
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PLANCHE XI
BULBOSTYLIS LANICEPS C. B. Clarke
in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Africae V, 1894 (1895) p. 614 nomen et in 7h. Dur. et Schinz
Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1" partie p. 306 (Mém. Acad. roy. Belg. LUI
(1896) p. 306).
Tiges densément cespiteuses, de 3 à 4 dm. de long, presque cylindriques,
glabres ou finement ciliées-poilues au sommet, monocéphales. Feuilles capillaires,
hérissées de poils petits et épars, à gaines barbues à l'ouverture. Capitule étoïlé-globuleux
de 7 mm. de diamètre et formé de vingt épillets, d’un brun laineux entre les
épillets. Épillets lancéolés, de six à dix fleurs. Glumes ovales, mucronées, d’un brun
roussâtre, poilues, souvent blanches-ciliées vers le sommet. Style trifide. Utricule
petit, étroitement obovoïde, presque triquètre, lisse, d’un brun verdâtre,
Lukolela, 1888 et Stanley-Pool, 1888 (Fr. Hens).
OBs. — Les espèces du genre Bulbostylis Kunth sont souvent fondues dans les genres
Scirpus ou Fimbristylis, mais le baron C. B. Clarke, le botaniste qui fait autorité dans toutes
les questions se rapportant à l’immense famille des Cypéracées, croit qu'il est préférable de les
en séparer.
Le genre Bulbostylis est bien représenté au Congo, mais les autres espèces congolaises,
au nombre de six, appartiennent à des types encore plus largement représentés en Afrique, voire
même dans l'Asie et l'Amérique tropicales.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XI
Fig. 1. — Touffe, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Base dune plantule dont les feuilles ont été coupées un peu au dessus de la gaine,
grossissement 5 diamètres.
Fig. 3. — Fragment de chaume, montrant le sillonnement longitudinal, grossi T fois.
Fig, 4. — Fragments de feuilles : à gauche la face supérieure, à droite la face inférieure.
Fig. 5. — Grappe d'épillets, sous un grossissement de 5 diamètres.
Fig. 6. — Une fleur complète, grossie 10 fois.
Fig. 7. — Utricule, grossi 20 fois.
Fig. 8. — Ecaille de la fleur vue de profil, grossie 10 fois.
Fig. 9. — Une étamine, grossie 20 fois.
Fig. 10. — Bractée de la base des épillets, grossie 15 fois.
Fig, 11. — Une autre bractée de la base des épillets, méme grossissement.
Fig. 12. — Utricule grossi 20 fois, vu sous un aspect un peu différent de celui de la figure 7.
luvsrr. FL. Conwco PL.XI
BULBOSTYLIS LANICEPS C.B.Clarke.
PLANCHE XII
OSBECKIA CONGOLENSIS Cogniaux
in Verhandl. bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1889) p. 95 et in de Candolle Monog. Phanerog.
VIL (1891) p. 314; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo,
1e partie p. 131 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIT (1896; p. 131).
Tige grêle, dressée ou procombante, de 2 à 3 dm. de haut, à rameaux
tétragones assez nettement marqués, à pubescence assez longue et éparse formée de
poils étalés. Feuilles membraneuses, oblongues, subaiguës, de 1,5 à 4 cm. de large,
obscurément crénelées, revêtues d’une pubescence assez longue et éparse sur les
deux faces, à pétioles longs de 2 à 3 mm. environ. Panicule pauciflore. Calice couvert
de poils assez denses, allongés, étalés-dressés, à tube long de 3 mm. à lobes
persistants, ovales-oblongs longs de 2 mm. Pétales obcordés, ciliolés, longs de
8 à 10 mm. Style long de 5 à 6 mm. Capsule subglobuleuse, large de 4 mm.
Cette espèce, découverte pour la première fois au Congo vers 1885, par le
voyageur allemand Büttner, à Kibaka, a été retrouvée en décembre 1895 par
Alf. Dewèvre près de Léopoldville.
OBs. — L'O. congolensis présente une variété que M. Alf. Cogniaux à appelée 7'obustior et
qui, ainsi que son nom l'indique, se distingue du type par le port plus robuste, la taille élevée
(4 à 5 dm.), la villosité plus abondante et les pétales d'un blanc lilas. Cette variété à aussi été
récoltée par Büttner à Bolobo et à Lukolela et par Fr. Hens au Stanley-Pool. Elle a été retrouvée
dans le Loango.
Le genre Osbeckia n'est pas confiné dans l’Afrique tropicale comme le genre Déssofis;
il compte plus de cinquante espèces disséminées dans toutes les régions tropicales de l'Ancien Monde.
OSBECKIA CREPINIANA Cogniaux (nov. sp.).
Plante à rameaux dressés, obtusément tétragones et légèrement sillonnés, à
poils étalés, allongés, rigides, denses. Feuilles oblongues;lancéolées, aiguës, à bord
à peine ondulés, crénelées, trinerviées, munies de poils longs et apprimés. Cymes
florifères courtes, pauciflores. Fleurs pentamères, calice à tube ovoïde, à poils
de la base simples, étalés, allongés, les supérieurs étoilés, à segments membraneux,
caduques, oblongs, obtus, courtement ciliés, à extrémité munie d'un pinceau de
longs poils. Anthères longuement atténuées vers le sommet, à connectif dépassant
24
à peine la base des loges. Tige dressée ou ascendante, robuste, peu rameuse, de
25 cm. environ de haut. Pétiole grêle de 2 à 3 mm.
&
de long, muni de longs
poils. Feuilles étalées, submembraneuses de 3 à 4 cm. de long et de 7 à 10 mm.
[a
de large. Bractées pellucides, oblongues, souvent caduques, de 3 à 4 mm. de long.
Tube du calice de 5 mm. de long, lobes dressés de 3 à 4 mm. de long. Pétales
rougeâtres, obovales, ciliés, de 1 em. environ de long. Anthères de 5 mm. de long.
Bas-Congo : Zambi (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Cette espèce est très voisine de l'O. congolensis Cogn. dont elle diffère surtout par
les fleurs plus grandes, par le calice dont la moitié supérieure est couverte de poils étoilés, et
dont les lobes cadues sont terminés par un pinceau de longs poils; elle rappelle un peu par son
port la variété robustior de l'O. congolensis.
Nous sommes heureux de figurer cette intéressante espèce dédiée par M. Alfr. Cogniaux à
M. Fr. Crépin, le savant directeur du Jardin botanique de l'Etat, à Bruxelles.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XII
OSBECKTA CONGOLENSIS Cogniaux. — Fig. 1-9.
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 3. — Calice BTOSSI 6 fois.
Fig. 4, — Bouton coupé longitudinalement, grossi G fois.
Fig. 5. — Fruit mûr, déhiscent, grossi 10 fois.
Fig. 6. — Un pétale, grossi 3 fois.
Fig. 7. — Une étamine, grossie 6 fois.
Fig. 8. — Coupe de l'ovaire, montrant la disposition des placentas et des feuilles carpellaires,
grossissement 10 diamètres.
Fig, 9, — Une graine mûre, grossie 14 fois.
OSBECKIA CREPINIANA Cogniaux. — Fig. 10-11.
Fig. 10. — Plante, grandeur naturelle.
Fig. 11. — Calice grossi 6 fois, montrant les pinceaux de poils terminant les lobes.
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À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. lnpe. Lemercier, Paris.
OSBECKIA CONGOLENSIS Cogn.- Fig. 1-9.
OSBECKIA CREPINIANA Cogn.- Fig. 10-11.
25
PLANCHE XII
ACROCEPHALUS MASUIANUS Briquet
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 35 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVII [1898] f. 80).
Plante herbacée (ou suffrutescente?) élevée. Tige robuste, rameuse, à rameaux
rigides, divergents-ascendants, toute couverte de poils plus ou moins ferrugineux,
ascendants-appliqués. Feuilles lancéolées aiguës ou acuminées, atténuées en coin à
la base, d’un vert peu intense et mollement velues, de 6 à 7 em. de long, et de
1 à 1,5 cm. de large, à crénelures fines et nombreuses; nervures simples,
proéminentes sur la face inférieure. Capitules nombreux, courtement pédonculés ou
sessiles, en corymbes denses, très velus, globuleux-déprimés, à bractées extérieures
largement ovales, grossièrement crénelées, blanches-velues. Calice ovoïde, entièrement
recouvert de longs poils avant l’anthèse; calice fructifère de 4 à 5 mm. de long,
tubuleux, cartilagineux, membraneux, à nombreux poils latéraux de 3 mm. de long,
profondément bilabié, labre oblong courtement tridenté, à dent médiane triangulaire,
ovale, grande, les latérales petites, labiole aussi long que le labre, à sommet
courtement bidenté, tube du calice de 1 mm. et lèvres de 4 mm. de long. Corolle
exserte, à tube cylindrique mince, sensiblement élargi au sommet, labre grand,
trilobé, à lobe médian légèrement convexe, largement obovale, muni extérieurement
de petites glandes blanches, sessiles; lobes latéraux ovales, obtus ou arrondis au
sommet, plus courts que le médian; labiole réfléchi, oblong, entier. Étamines et style
normalement exserts; étamines protérandriques. Corolle dépassant de 5 mm. environ
l'ouverture du calice, à tube de 3 mm. de long, à labre de 2,5 mm. de long.
Forêts du Mayombe, juillet 1893 (lieut. P. Dupuis).
OBs. — La description que nous venons de donner diffère, sur quelques points, de celle des
Matériaux (loc. cit.); nous l'avons modifiée d'après des renseignements complémentaires que le
créateur de l'espèce nous a obligeamment fournis.
Cette espèce, dédiée à M. Th. Masui, l'actif et distingué Directeur du Musée du Congo, se
DÉCEMBRE 1898. 4
26
rapproche de l'A. Zlacinus Oliver, plante récoltée, il y à près de quarante ans, dans le voisinage
du Victoria Nyanza, un peu à l'est de la frontière actuelle de l'État Indépendant, lors de la
mémorable expédition de Speke et Grant.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XIII
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur entière, grossie 12 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 12 fois.
Fig. 4. — Calice fructifère entier, grossi 10 fois.
Fig. 5. — Calice fructifère ouvert montrant le tétrakène, grossissement 12 diamètres.
Fig. 6. — Une des bractées entourant les fascicules floraux, PRE 4 fois.
Fig. 7. — Une des bractées rapprochées des fleurs, grossie 7 fois.
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lzvsrr. FL. Conco 21, XIII
À d'Apreval, aé nat. del et lith
Impr. Lemercier, Paris.
ACROCEPHALUS MASUIANUS Briquet.
PLANCHE XIV
TRISTEMMA LEIOCALYX Cogniaux
in de Candolle Monog. Phanerog. VII (1891) p. 1179; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore
de l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 131 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIT [1896] p. 131);
Th.-Dur. et De Wald. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 69 (Bull. Soc. roy.
de bot. de Belg. XXXVII [1898] p. 114).
Arbrisseau de 1 m. de haut, à rameaux grêles, obscurément tétragones, les
plus jeunes présentant des poils squamiformes courts et épars, puis devenant glabres.
Feuilles membraneuses, ovales-elliptiques, aiguës aux deux bouts, 5-nerviées, à poils
squamiformes courts et épars en dessus, à la fin à peine sétuleuses en dessous, de 4 à
6,5 em. de long et 2 à 3 cm. de large. Bractées florifères largement ovales,
aiguës, concaves, membraneuses, courtement ciliées, à peine sétuleuses sur le dos,
de 2 à 3 mm. de long. Fleurs petites, solitaires, géminées, ou réunies par trois.
Tube du calice oblong-campanulé, très glabre, lisse, à lobes étroitement triangulaires,
aigus, de 2 à 3 mm. de long, denticulés sur les bords. Pétales blancs, obovales,
arrondis au sommet, légèrement denticulés, de 6 mm. environ de long. Étamines
à filets de 2 à 3 mm. de long, à anthères de 1,5 à 2 mm. de long. Style épais,
dilaté dans la partie supérieure et tronqué au sommet, de 5 mm. environ
de long.
Stanley-Pool, 1887 (Fr. Hens); Kimuenza, 7 oct. 1895 (Alf. Dewévre).
OBS. — Le nombre des Mélastomacées connues dans l’État Indépendant augmente rapidement ;
le genre Tristemma y est assez bien représenté, car déjà six des quinze espèces qui le
composent savoir les 7. hirlum P. Beauv., leiocalyxæ Cogn., littorale Benth., roseum Gilg,
28
Schumacheri Guill. et Perr. et vèncoides Gilg, y ont été rencontrées. Tous les Zristemma semblent
originaires de l'Afrique tropicale, surtout occidentale, à l'exception du 7!
endémique dans les Iles Mascareignes.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
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. mirusanum Comm. qui est
EXPLICATION DE. L'A PIL'A NN CITE XIV
1. — Rameau florifère, grandeur naturelle,
2. — Une fleur épanouie et deux boutons avec une colorette de bractées à la base, grossis
5 fois.
3. — Un bouton, grossi 7 fois.
4. — Coupe longitudinale du bouton, grossie 8 fois.
5. — Placenta garni d'ovules, grossi 15 fois.
6. — Un ovule, grossi 70 fois.
1. — Un pétale, grossi 6 fois.
8. — Deux étamines, à gauche une étamine oppositipétale, à droite une étamine alternatipétale,
les deux étamines grossies 10 fois.
9, — Diagramme floral.
liustr. FL. Conco : PL.XIV
À. d'Apreval, «4 nat, del. et Jith. Ë Inpr. Lemercier, Paris.
TRISTEMMA LEIOCALYX Cogn.
PLANCHE XV
DISSOTIS BRAZZAET Cogniaux
in de Candolle, Monog. Phanerog. VII {1891) p. 372; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore
de l'Etat Indépendant du Congo, 1° partie p. 132 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIT [1896]
p. 132); Th. Dur. et Schinz Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 69 (Bull. Soc.
0
roy. de bot. de Belg. XXXVII [1898] p. 114).
Sous-arbrisseau dressé, de 6 à 8 dm. de haut, assez rameux, à rameaux
nettement tétragones, assez robustes, allongés, presque simples, couverts d'une
sétulosité très courte et grêle. Feuilles assez rigides, ovales-lancéolées, de 4 à 5 cm.
de long et de 1,5 à 2,5 cm. de large, opposées ou ternées, 7-nerviées, obscurément
crénelées, finement sétuleuses en dessus, à pubescence plus longue, éparse et
appliquée en dessous. Panicule multiflore, assez nse, de 5 à 10 cm. de long.
Fleurs sessiles, à bractées pellucides, ovales ;ues, de 3 à 5 mm. de long.
Tube du calice ovoïde-oblong, de 6 mm. d: ng, à poils shnples à la base,
fasciculés, pédiculés, caducs dans la partie su, eure; lobes calicinaux de moitié
plus courts, de 2,5 à 3 mm. de long, triangulaires, lancéolés, acuminés, caducs à la
maturité. Pétales obovés, de 7 à 8 mm. de long, finement denticulés. Anthères
orandes, 6 mm. de long, à connectif atteignant, en dessous des loges dans les
étamines alternatipétales, jusqu'à 3 mm. de long, à base épaissie et plus ou moins
bilobée. Graines verruculeuses.
Lutete, janv. 1888 (Fr. Hens); Bingila, 1895 (lieut. P. Dupuis); Sanga,
1897 (capt. Cabra); environs de Dembo, 1897 (J. Gilet).
OBs. — Le nom de cette plante rappelle celui de de Brazza, le célèbre explorateur africain.
Elle a d’abord été récoltée à Franceville dans le bassin de l'Ogowé (Congo français) et semble
assez répandue dans le Bas-Congo.
30
Le D. Brazzaei formerait, dans le grand genre Daissotis, avec les D. Melleri Hook. f. et Hensii
Cogn. (Illustr. fl. Congo, pl. X) un sous groupe caractérisé par les soies simples de Ja base du
calice florifère.
Il est facile de distinguer les deux espèces congolaises, le D. Brazzaei présentant seul des
poils fasciculés, pédiculés, cadues dans la partie supérieure du tubé calycinal. Toutefois dans un
mémoire récent (Monogr. Afrikan. Pflanz.-Fam. und Gatt. Pars II Melastomataceae [18981
M. E. Gilg réunit le 2. Brazszaei Cogn. au D. mulliflora Triana.
EX PSI C'ANDIIO NN D EL A NN PDA NNICHPE "XV.
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle, forme à feuilles opposées.
Fig. 2. — Rameau, grandeur naturelle, forme à feuilles verticillées par trois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Un bouton, grossi 7 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale du bouton, grossi 9 fois.
Fig. 6. — Calice fructifère, grossi 4 fois.
Fig. 7. — Fruit, carpelles mûrs séparés du calice persistant, grossi 6 fois.
Fig. 8. — Deux étamines, grossies 7 fois; à droite une étamine alternatipétale, à gauche une étamine
oppositipétale.
Fig. 9. — Un pétale, grossi 9 fois.
Fig. 10, — Poil fasciculé et étoilé, grossi 40 fois.
Fig. 11. — Placenta portant les ovules, grossi 20 fois:
Laiusrr. FL. Conco ’ PL. XV
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. Impr. Lemercier, Paris .
DissoTis BRAZZAEI Cogn.
EE
FA
x
91
PLANCHE XVI
TURRAEA CABRAE De Wildeman et Th. Durand (nov. sp.).
Plante ligneuse. Feuilles brièvement pétiolées, à pétiole grêle de 4 à 6 mm.
de long, membraneuses, plus ou moins obovées-cunéiformes entières, bi-, tri-, quadri-
ou quinquélobées au sommet, lobes plus ou moins profonds et plus ou moins
fortement acuminés, glabres sur les deux faces et luisantes, à nervures proéminentes
sur la face inférieure. Feuilles très variables, de 4 à 14 em. de long et de 2,5 à
7 em. de large. Fleurs blanches inodores de 3,5 cm. environ de long, réunies en
fascicules de 4 à 6 fleurs à l'aisselle des feuilles supérieures et portées sur un
pédoncule commun court, de 4 mm. environ de long; fleurs longuement pédicellées;
pédicelles de 1,5 à 2 cm. de long, munis de petites bractées à la base. Calice à
cinq lobes triangulaires, aigus, légèrement ciliés sur les bords. Pétales obovales
longuement lancéolés de 2,5 à 3,5 cm. de long et de 3,5 mm. environ de large
au sommet et de 1,5 mm. environ à la base. Tube staminal glabre de 3 cm.
environ de long, s'évasant au sommet, strié; 10 étamines exsertes, biloculaires,
mucronées, insérées à l'extrémité du tube; sous l'insertion des étamines, le tube
porte une collerette entière, ondulée, formant gouttière. Style longuement exsert à
maturité, pouvant dépasser la corolle de la moitié de sa longueur. Ovaire globuleux,
sillonné, à 8 loges biovulées, stigmate capité, ovoïde-conique, légèrement velu. Fruit
inconnu.
Bas-Congo, 1897 (capt. Cabra); Chimbete et Chinganga, avril 1895 (Alfr.
Dewèvre).
OBS. — Par la forme des feuilles le Turraea Cabrae rappelle le T. helerophylla Sm. de
la Haute-Guinée, dont il diffère notamment par les fleurs en glomérules. Il appartient à la section
32
Calodryopsis Harms, et dans cette section une seule espèce, le 7. anomala (0. Hoffm.) Harms, de
Madagascar, présente aussi un ovaire à 8 loges, mais notre espèce s’en distingue facilement par
la gouttière qui entoure le tube staminal un peu au-dessous du point d'attache des étamines et par
les feuilles plus ou moins profondément lobées au sommet.
Nous dédions, avec plaisir, cette curieuse espèce au capitaine d'état-major Cabra, qui, chargé
d'une mission géodésique dans le Bas-Congo, à trouvé le temps de faire un petit herbier renfermant
quelques nouveautés fort remarquables.
Fig,
Fig,
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig’,
Fig,
Fig.
Fig.
Fig.
4
EXPLICATION DE LA PLANCHE XVI
1. — Plante grandeur naturelle, feuilles de formes diverses.
2. — Fleur entière, grossie 3 fois.
3. — Extrémité du tube staminal avec stigmate, grossie 9 fois.
4. — Fleur jeune entière, grossie 4 fois, le stigmate ne dépasse pas encore fortement le tube
staminal.
5. — Tube staminal fendu et déployé pour faire voir l'insertion des étamines et la gouttière
entourant le tube; grossissement 4 diamètres.
6. — Bouton jeune, grossi 4 fois,
7. — Ovaire enveloppé de la base du tube staminal et de la base des pétales, grossi 12 fois.
8. — Coupe longitudinale de l'ovaire, montrant la disposition des deux ovules dans chaque loge.
9. — Deux étamines, celle de droite après déhiscence des loges polliniques, celle de gauche
non mûre,
10, — Trois feuilles destinées à montrer le polymorphisme foliaire. La feuille inférieure de
gauche est grandeur naturelle, les deux autres sont réduites de moitié.
11. — Coupe de l'ovaire, montrant les huit loges biovulées.
PL. XVI
LausrTr. ÎL. Coco
Impr. Lemercier, Paris
A. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
TURRAEA CABRAE De Wild. et ThDurand.
33
PLANCHE XVII
ACROSTICHUM LAURENTII Christ
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I p. 48 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 94).
Rhizome robuste, court, rampant, à écailles éparses, subulées, d’un brun
noirâtre, émettant plusieurs frondes, les unes fertiles, les autres stériles. Stipes
rigides, sillonnés, de 20 cm. et plus de long, à écailles nombreuses dans la partie
inférieure, plus éparses dans le haut. Fronde stérile ovale-allongée, glabre, papyracée,
d'un beau vert, de 20 à 50 cm. de long et de 12 à 15 cm. de large au milieu,
largement pennée; lobe terminal constituant presque toute la fronde dans la plante
jeune, de 20 cm. de long, et ovale-acuminé dans la plante adulte, profondément et
obtusément lobé à la partie inférieure, à lobes largement décurrents à la base, à
sinus arrondis. Pinnules latérales au nombre de 3 à 5 nettement séparées de chaque
côté du rachis, de 5 à 12 em. de long et de 2 à 3 cm. de large, ovales-elliptiques,
subobtuses ou parfois acuminées au sommet, atténuées inférieurement mais à base
dilatée, décurrente. Nervures latérales flexueuses, distinctes, mais décomposées vers
le bord, les secondaires formant des aréoles irrégulières, allongées présentant souvent
des nervures incluses, libres, bifides. Fronde fertile beaucoup plus courte, plus
étroite, longuement stipitée, pinnatifide et pennée, à lobes libres, obtus, et couverte
de sores sur toute la face inférieure.
Lusambo, déc. 1895 et Bamanga (Lualaba), janv. 1896 (Ém. Laurent).
OBS. — Cette espèce est voisine de l’Acros{ichum gabonense Hook., dont elle diffère à
première vue par les frondes tant fertiles que stériles grossièrement lobées et même pennées à la
base, et par la nervation plus régulière.
C'est avec raison que M. H. Christ, de Bâle, a dédié cette belle espèce au distingué
professeur de l’Institut agricole de l'État, à Gembloux. Pendant les deux voyages si fructueux pour
la science qu'il à faits au Congo en 1893 et 1895, M. Ém. Laurent a collectionné les Fougères avec
DÉCEMBRE 1898. 5
34
un soin tout particulier, et c'est en grande partie, grâce à ses recherches, que la classe des Filicinées
est déjà représentée dans l'État Indépendant par plus de cent espèces dont plusieurs tout à fait
nouvelles.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XVII
1. — Fronde stérile, grandeur naturelle,
2. — Extrémité de la fronde fertile, grandeur naturelle.
3. — Sommet d’une des pinnules de la fronde fertile, vu par dessous et grossie 5 fois.
4. — Deux sporanges à divers états, grossis 90 fois.
5. — Plante complète (trois frondes stériles très différentes et une fronde fertile) réduite
au quart de la grandeur naturelle. Sur la fronde de gauche et vers son extrémité se
trouve un bourgeon adventif.
PL. XVI
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Impr. Lemerccier, Paris .
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Liusrr. FL. Conüo
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À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
ACROSTICHUM LAURENTII Christ.
PLANCHE XVIII
VERNONIA POTAMOPHILA Klatt
in Annal. Naturh. Hofmus. Wien VII (1892) p. 100; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore
de État Indépendant du Congo, L'® partie p. 172 {Mém. Acad. roy. de Belg. LIIL [1896]
p. 172); Th. Dur. et De Wild. Maiériaux pour la flore du Congo, Fasc. I p. 33 (Bull. Soc.
roy. de bot. de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 79).
Tige herbacée, de 1,5 m. de haut, cylindracée, feuillée jusqu'au sommet,
revêtue d'une pubescence très courte, dun brun jaunâtre. Feuilles alternes,
rapprochées, spatulées, en coin à la base, courtement pétiolées, aiguës, très entières,
olabres en dessus, réticulées et à tomentum d'un brun jaunâtre en dessous, de
6 cm. environ de long et de 2 em. de large, à pétiole, de 6 mm. de long.
Capitules terminaux à cinq fleurs pédicellées, à pédicelles de 3 mm. environ de
long, formant une panicule ample, très rameuse, à rameaux fourchus, courbés,
pourvus de bractées. Corolle de 6 mm. de long, pourpre, infundibuliforme, à
divisions cuspidées. Écailles de l’'involucre trisériées, ovales-oblongues, concaves,
coriaces, dentées et cartilagineuses, brunâtres au sommet, tomenteuses en dessus.
Style à rameaux exserts, bulbeux à la base. Akène turbiné à côtes saillantes,
fortement velu, de 1 à 2 mm. de long. Aïgrette blanche, longue de 5 mm., à
soies de la série externe courtes.
Lutete, 1888 (Fr, Hens); Bingila, 1895 (lieut. P. Dupuis); Bas-Congo, 1897
(capt. Cabra).
OBs. — Au point de vue botanique, le Bas-Congo et le Congo central semblent constituer
une zone de démarcation bien tranchée ; c'est dans cette zone qu’un bon nombre de types tropicaux
occidentaux ont leur extrême limite de dispersion boréale ou australe. Ces espèces occidentales sont
36
déjà au nombre de plus de 250 dont plus des deux tiers ne se rencontrent, en dehors de l'État,
que plus au nord, dans les contrées avoisinant l'Océan Atlantique jusqu'au Sénégal. Il faut
peut-être considérer aussi le V. potamophila, qui n'était connu qu'au Gabon, comme une de
ces plantes boréales.
EPL LC"ANDT ON" D'E-L'ANN PLAN CAE XVIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Folioles de l’involucre, grossies 8 fois.
Fig. 3. — Fleur entière, grossie 8 fois.
Fig. 4. — Corolle étalée montrant une légère inégalité dans la profondeur des lobes, vue sous un
grossissement de 8 diamètres.
Fig. 5. — Tube staminal déployé, grossi 16 fois.
Fig. 6. — Style et stigmate vus en coupe longitudinale, grossis 16 fois.
Fig, 7. — Akène muni de son aigrette, grossi 8 fois,
Fig. 8. — Sommet d’un poil de l’aigrette, grossi 100 fois.
Pz.XVIHI
Impr. Lemercier, Paris .
VERNONIA POTAMOPHILA Klatt.
Ch Luisin ad nat del.et Lth.
Lavsrr. /1. Conco
37
PLANCHE XIX
PYCREUS SUBTRIGONUS C. B. Clarke
in Th. Durand et Schinz Conspectus florae Africae V, 1894 (1895) p. 542 nomen, et Études sur
la flore de l’État Indépendant du Congo, l'° partie p. 282 (Mém. Acad. roy. de Belg. LUI
[1896] p. 282).
Plante glabre, à racines fibreuses, à tiges trigones, décombantes à la base, de
20 à 40 em. de long, grêles, à feuilles sétacées-acuminées, de 10 à 20 cm. de long
et de 2 à 4 mm. de large, beaucoup plus courtes que la tige. Involucre à 3 folioles
étroitement lancéolées, aiguës, dépassant longuement les épillets. Ombelle à rayons
nombreux, ramifiés. Épillets nombreux, linéaires, comprimés, contenant de 20 à 36
fleurs d’un jaune brunâtre ; glumes mutiques, caduques, étroitement imbriquées. Style
allongé, profondément bifide. Étamines 2, à peu près aussi longues que la glume,
persistantes, à anthères linéaires-oblongues, apiculées. Utricule petit, trois ou quatre
fois plus court que la glume, obovale, subtrigone, à sommet obtus, cellules extérieures
longitudinalement oblongues.
D
Tombi (Lutete), 27 février 1888; Stanley-Pool 1888 ; Équateurville, 9 mai 1889
(Fr. Hens).
OBs. — Espèce de Pycreus bien caractérisée dont l'utricule renflé épais sur chacun des
côtés et portant sur la face postérieure une ligne brune longitudinale, se rapproche beaucoup de
celui du P. globosus Reichb.
Déjà au commencement du siècle, Vahl, en 1806, (1) et Palisot de Beauvois, en 1807, (2)
avaient proposé de subdiviser le grand genre Cyperus linnéen en Cyperus proprement dit,
Mariscus et Pycreus.
() Enum. pl. I p. 372.
(2) Flore d'Oware et de Bénin, II p. 48.
38
En 1886, M. C. B. Clarke, dans: un mémoire sur les Cyperus de l'Inde anglaise, écrit tout
spécialement en vue d'établir les divisions du genre, ne considérait encore les VUS :
Pycreus que comme des sous-genres (1). En 1893, dans le tome V de la Flora of the B eus
India de Hooker, et dans le grand mémoire sur les Cypéracées africaines rédigé RO notre
Conspectus fl. Africae, revenant à l'ancienne conception du genre, il a admis Mariscus et
ai "enre J' us, créé primitivement par
Pycreus comme genres autonomes en leur adjoignant le genre Juncellus, cree prin pt
Kunth comme section des Cyperus.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XIX
Fig. 1. — Plante, grandeur naturelle.
Fig. 2
. — Grappe d'épillets, grossie 3 fois.
Fig. 3. — Un épillet, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Une fleur complète, grossie 15 fois.
Fig. 5. — Une écaille de la fleur, sous le même grossissement.
Fig. 6. — Une étamine, grossie 35 fois.
Fig. 7. —
Ovaire surmonté du style.
Akène mûr, vu sous un grossissement de 20 diamètres.
Fig. 9. — Coupe transversale de l’akène.
(1) Journ, Linn. Soc. Lond. XXI (1884) p. 1-202.
PL.XIX
Luivsrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
PYCREUS SUBTRIGONUS C.B. Clarke.
PLANCHE XX
PTEROPETALUM KLINGII Pax
in Ængler et Prantl Die Natürlichen Pfanzenfamilien III, 2 (1891) p. 228 et in Ængler Bot.
Jahrb. XIV (1892) p. 295.
Arbrisseau glabre. Feuilles membraneuses, trifoliolées, très glabres, longuement
pétiolées, à pétiole égalant ou plus long que la feuille, de 9 em. environ de
long. Foliole médiane elliptique, atténuée en pétiole, acuminée au sommet; les
latérales inégales, obliquement ovales, acuminées ; folioles de 10 à 11 cm. de long
et de 4 à 5 em. de large. Grappes multiflores de 15 cm. de long. Fleurs jaunes
à pédoncule de 2 em. environ de long. Sépales linéaires - lancéolés, acuminés
de 1,5 à 2 cm. de long et de 2 à 3 mm. de large. Pétales étroitement spatulés,
longuement onguiculés, égalant d'abord les sépales, accrescents, les deux supérieurs
devenant trois ou quatre fois plus longs que les sépales, de 5 à 7 em. de long et
d'environ 6 mm. de large. Étamines au nombre de 4 à 6. Appendice du gymnostème
filiforme, bilobé, l’un des lobes terminé par des glandes infundibuliformes, l’autre
par une glande entière plus ou moins réniforme. Filets des étamines persistants,
violacés, dilatés à la base, surmontés d'anthères caduques, à 2 loges. Ovaire
porté par un gynophore pouvant atteindre 2,5 em. de long. Fruit capsulaire
de 3 à 5 mm. de long à 2 placentas multiovulés.
Lokandu, sur la rive gauche, 21 novembre 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Cette planche était déjà tirée lorsque nous l'avons soumise à M. le Professeur Pax.
Le savant botaniste de Breslau nous a écrit que le genre Pleropetalum, créé sur des échantillons
récoltés dans le Togoland par le voyageur allemand Kling en 1889, doit être réuni au genre
Euadenia (E. Klingii |[Pax] Hua), comme l'avait proposé M. Hua (1), et comme il l'avait fait lui-
(1) Deux types intéressants de Capparidacées africaines, in Bull. Soc. philom. Paris, sér. 8, VII (1895) p. 79, 80.
40
même dans les Naturlichen Pflanzenfamilien, Nachtrag. zu Teil II-IV p. 178. Mais il croit, tout en
conservant encore le nom de Z. Alingü, que la plante de Kling, comme celle du Congo, est
une variété autonome de l'Zuadenia trifoliolata Oliv. M. Hua, à qui la même planche a été
communiquée, voit plutôt dans la plante de Dewêvre un représentant de son ÆZuadenia alimensis
observé sur les bords de la rivière Alima, au Congo français, par M. Thollon en 1888. La principale
différence qui existe entre notre plante et celle décrite par M. Pax, réside dans le nombre des
étamines; nous ne nous étions pas arrêtés à ce caractère sur lequel M. Hua a fondé l'Z alimensis
et qui n’a peut-être pas l'importance qu'on lui à accordé. Il semble que les Z alimensis Hua,
ÆE. major Hua (1) et Æ. eminens Hook. f., dont on peut trouver une bonne figure dans le
Botanical Magazine t. 6578, doivent être rapportés tous, ainsi que le Pleropelalum Klingü,
à l'Zuadenia trifoliolata Oliv.
EXPLICATION SSD IE NI AMP EAN CEE EX
Fig. 1. — Extrémité d’un rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur en coupe longitudinale, grossie 2 fois.
Fig, 83. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 12 fois.
Fig, 4. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 14 fois.
Fig. 5. — Sommet d’une étamine, grossi 5 fois.
Fig. 6. — Ovaire entier, grossi 8 fois.
Fig, 7. — Appendice du gymnostème, grossi 3 fois.
Fig. 8. — Extrémité de l’appendice du gymnostème, grossie 9 fois et faisant mieux voir la
constitution bizarre de cet organe.
Fig. 9. — Diagramme floral.
(1) Note complémentaire ; in Bull. Soc. philom. Paris, sér. 8, VII (1895) p. 82.
PL.XX
luustr. FL. Coco
ED D A 0 ES de er À 2
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ESS
Impr. Lemercier, Paris.
A. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
PTEROPETALUM KLINGII Pax.
Al
PLANCHE XXI
VERNONIA HAMATA Klatt
in Bulletin de l'Herbier Boissier IV (1896) p. 456.
Tige anguleuse, sillonnée, velue, rameuse, à rameaux supérieurs dichotomes,
feuillés, rameaux inférieurs allongés, de 10 à 15 cm. de long, terminés par deux
capitules, dont un seul généralement bien développé, à feuilles alternes ; rameaux
supérieurs constitués par le pédoncule floral un peu recourhé, de 4 à 7 em. de
long et muni inférieurement d’une feuille bractéale de 2 em. environ de long.
Feuilles oblongues-lancéolées, sessiles ou subsessiles à base subarrondie ou atténuée
en pétiole, vertes sur les deux faces, ponctuées, entières à bords réfléchis, atteignant
9 em. de long et 1-1,5 cm. de large. Capitules campanulés, pédonculés, en
corymbe, écailles de l’involucre oblongues-lancéolées, où linéaires-lancéolées, carénées,
à extrémité velue, ciliée, et terminée par un mucron noir. Corolle pourpre, tube
allongé plus ou moins genouillé, à lobes allongés, glabres. Style bifide, à lobes
recourbés. Akène de 2 mm. environ de long, à base calleuse, à pubescence dense,
soyeuse. Aigrette formée de 10 à 11 soies intérieures, pourpres, pubescentes, à
extrémité recourbée en crochet et de soies extérieures scarieuses, d’un jaune paille,
ovales-lancéolées, denticulées sur les bords, courtes, planes.
Vallée de la Luila, 1891 (capt. Descamps).
OBs. — Ce Vernonia est, d'après notre regretté collaborateur le D' F. W. Klatt, un
des plus caractéristiques du genre. Il se reconnait facilement à son aigrette bicolore et à ses
soies internes en crochet.
Nous avons cru utile de figurer, dans les deux premiers fascicules des Zlustrations,
plusieurs Vernonia appartenant à des groupes fort différents, car ce genre comprend plus de sep
DÉCEMBRE 1898. 6
42
cents espèces et dans l'immense famille des Composilacées ; il n'est dépassé, quant à l'importance
numérique, que par les genres Æupatorium (800 espèces) et Senecio (1000 espèces environ), mais
ces derniers genres sont loin d'être exclusivement tropicaux ou subtropicaux ; leur aire s'étend
jusque dans les régions les plus froides.
Nous avons déjà donné le chiffre des espèces congolaises du genre Vernonia (Ilustr. fl.
Congo p. 1). On n'a encore signalé aucun Æupalorium dans les limites de l'État Indépendant et
les Senecio n'y sont représentés que par deux espèces.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXI
Fig. 1. — Fragment de la plante florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Folioles de l'involucre, vues sous un grossissement de 8 diamètres.
Fig. 3. — Coupe longitudinale du réceptacle, grossie 4 fois.
Fig. 4. — Fleur entière, grossie 8 fois.
Fig. 5. — Tube staminal étalé, sous un grossissement de 16 diamètres.
Fig. 6. — Base du style en coupe longitudinale, grossie 16 fois.
Fig. 7. — Stigmate en coupe longitudinale, grossi 16 fois.
Fig. 8. — Akène, grossi 8 fois.
Fig. 9. — Paillette du verticille externe de l’aigrette, grossie 32 fois.
Fig, 10, — Sommet de l’un des poils du verticille interne de l’aigrette, grossi 32 fois.
PL.XXI
Impr. Lemercier, Paris
Ch. Guisin ad nat. del.et Jith.
Laiusrr. FL. Coco
VERNONIA HAMATA Klatt.
GEL 2 pi —
43
PLANCHE XXII
MSUATA BUETTNERI O. Hoffmann
in Ængl. ct Prantll, Die Natürlichen Pflanzenfamilien IV, 5 (1893) p. 388.
Plante frutescente, atteignant 1,5 m. de haut, à feuilles pétiolées, à pétiole
de 1 cm. environ de long, alternes, ovales-lancéolées, longuement atténuées à la base,
dentées en scie, légèrement scabres, d’un vert foncé sur la face supérieure, plus
pâles et velues sur la face inférieure, de 5,5 à 7 em. de long et de 2,5 à 3,9
de large; feuilles et parties jeunes des tiges à poils pédiculés, plus ou moins
denses. Capitules florifères petits, de 3 mm. environ de large. Bractées de linvolucre
sur deux rangs, ovales-acuminées, ciliées sur les bords, lâchement imbriquées d'environ
1 à 2 mm. de long. Corolle étroitement tubuleuse, campanulée, de 3,5 mm. environ
de long, à dents égalant le tiers de sa longueur. Akène de 1 mm. environ de
long à 5 côtes, surmonté de cinq dents égales, subulées, un peu plus courtes que
l’akène.
Msuata (Buettner); bord du Stanley-Pool, 1888 (Fr. Hens); Lac Léopold I,
mai 1892 (Fern. Demeuse).
OBS. — Le nom de ce genre est tiré du nom de la localité (Msuata ou Suata, rive
gauche du Congo, en aval du confluent du Kassai) dans laquelle cette espèce a été découverte
pour la première fois, vers 1885, par le botaniste allemand Rich. Buettner, lors de son grand voyage
dans le Bas-Congo et le Congo central (1).
Le Msuata est un genre monotype, voisin des Æerderia, mais tandis que le M. Buetlineri
est une assez grande plante frutescente, les Aerderia sont de modestes plantes herbacées. Ce
n'est pas seulement par l'aspect extérieur que ces genres diffèrent : dans le Msuala le
sommet de l’akène est simplement pourvu de cinq dents, tandis que chez les Æerderia l'akène
est couronné par une véritable collerette scarieuse divisée profondément en huit écailles chez
H. truncata Cass., presque entière chez le Æ. stellulifera Benth.
sur plusieurs points de l’État Indépendant.
le
je dernier à été rencontré
(1) Th. Durand et Schinz, Etudes sur la flore de l'État Indépendant du Congo, l'e partie, p. 42.
A4
D'après M. O. Hoffmann, qui a sommairement décrit le genre Msuala dans les Natürlichen
Pflanzenfamilien, ce genre aurait des fleurs blanches, mais d’après les notes prises sur le vif
8 Il
par le peintre anversois Fr. Hens, elles sont lilas foncé.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXII
Fig. 1. — Rameau jeune, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Jeune capitule, grossi 4 fois.
Fig. 3. — Coupe du réceptacle florifère, grossie 6 fois.
Fig. 4. — Deux folioles de l’involucre, grossissement 16 diamètres.
Fig. 5. — Fleur entière, grossie 16 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 16 fois.
Fig. 7. — Tube staminal déployé, grossissement 35 diamètres.
Fig. 8. — Poils pédiculés de la tige, des pédicelles et des feuilles, grossissement 100 diamètres.
Fig. 9. — Akène isolé, montrant les cinq lobes persistants de l'enveloppe calicinale, grossissement
16 diamètres.
PL. X XII
Luusrr. FL. Conco
lupr. Lemercier, Paris .
Ch. Cuisin ad nat. del.et th.
MSUATA BUETTNERI ©.Hoffm.
Ps
St jee
5 ' GR)
a EAERE
pay
45
PLANCHE XXIII
PITTOSPORUM BICRURIUM Schinz et Th. Durand
in Études sur la flore de l’État Indépendant du Congo, 1" partie, p. 65 (Mém. Acad. roy. de Belg.
LIT 1896] p. 141).
Feuilles oblongues-obovées, courtement pétiolées, atténuées à la base et au
sommet, aiguës, presque glabres, de 17 cm. environ de long et de 8 cm. de large.
Fleurs axillaires en cymes plus ou moins dichotomes, à pédoncule de 2 em.
environ de long. Sépales oblongs-obovés, obtus, connés à la base, poilus, ayant
environ 21/2 mm. de long et 1 mm. de large. Pétales glabres, blancs, hyalins, de
1 à 3 mm. de long, profondément bifides, Ovaire velu, à 2 loges biovulées. Style
bifide, de 2 1/2 mm. environ de long.
Jawubu, 1891 (Fern. Demeuse).
OBs. — La présence de Pittosporacées en Afrique est fort intéressante au point de vue
de la géo-botanique, car cette famille est considérée à bon droit comme caractéristique de l'Australie,
de la Nouvelle-Zélande et des Iles du Pacifique; en effet, huit genres sur neuf sont endémiques
dans cette partie du monde. Le genre Chalepoa Hook., de la Terre de Magellan, rangé par
Bentham cet Hooker dans les Pittosporacées est réuni aux Saxifragacées dans les Natürlichen
Pflanzenfamilien.
Le genre Pillosporum, le seul connu en Afrique, comprend environ 80 espèces disséminées
dans les régions tropicales et subtropicales de l'Ancien Monde et dans l'Afrique australe, où il
est représenté par le P. wiridiflorum Sims et ÆXyuegeri Engl. Il ne compte dans l'Afrique
tropicale que trois espèces : les P. abyssinicum Delile, Mannii Hook. et celui dont nous donnons
la figure. Par contre, l'Ile de Madagascar possède au moins cinq Pillosporum endémiques.
Le P. bicrurium se distingue facilement de ses congénères de l'Afrique tropicale par les
46
pétales profondément bilobés ; en outre il se différencie à première vue du P. abyssinicum
Delile, par les pétales libres jusqu'à la base, le style bifide et les élamines dépassant le style et
les pétales et du P. Mannii Hook. par le calice et l'ovaire fortement velus.
EX PAT C/ANDIIOIN DIEM LAN PI ASNICED X CNT:
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 3
Fig. 4
Fig. 6.
Fig. 7.
Fleur entière, grossie 10 fois.
Coupe de la fleur, grossie 14 fois.
Ovaire surmonté du style, enveloppes florales et étamines enlevées; grossissement
14 diamètres.
Coupe longitudinale de l'ovaire biloculaire.
Coupe transversale de l'ovaire, cette coupe et la précédente grossies 30 fois.
Pétale, grossi 20 fois.
Fig. 8. — Etamine, assez fortement grossie.
Luustr. FL. Conco PL.X XHI
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith: Impr. Lemercier, Paris.
PITTOSPORUM BICRURIUM Schinz et Th. Durand.
PLANCHE XXIV
CYPERUS MAPANIOIDES C. B. Clarke
in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Africae V, 1894 (1895) p. 568 et Études sur la flore de l'État
Indépendant du Congo, 1" partie, p. 280, nomen (Bull. Acad. roy. de Belg. LIII {1896| p. 290).
Plante robuste, atteignant environ 40 em. de haut, à feuilles larges,
subtrinerviées égalant ou dépassant le capitule. Bractées au nombre de 5-6, semblables
aux feuilles et pouvant atteindre 25 em. de long. Capitule florifère globuleux, dense,
formé d’une cinquantaine d’épillets. Épillets oblongs, subelliptiques, légèrement
comprimés, d’un brun pâle, ferrugineux, multiflores. Glumes lâchement imbriquées,
multistriées, sétuleuses-scabres sur le bord, mais à scabréité ne s’apercevant qu'au
microscope. Trois étamines apiculées. Style trifide. Utricule petit, égalant à peine
le tiers de la glume, à la maturité. ;
Boma, décembre 1887, et Stanley-Pool, avril 1888 (Fr. Hens).
OBs. — Cette espèce se rapproche du C. dichromenaeformis. Kunth var. major Boeck.
(in Flora LXII {1879} p. 549), trouvé au Stanley-Pool et dans le pays des Mombutu, mais en
diffère en premier lieu par les glumes très fortement imbriquées chez cette dernière espèce.
Le C. mapanioides n'avait pas encore été décrit. M. C. B. Clarke a bien voulu nous en envoyer
la description latine qui paraîtra dans notre prochain mémoire Contributions à la flore du Congo.
Nous avons déjà expliqué {Illustr. fl. Congo, p. 38) comment l’éminent spécialiste comprend les
subdivisions de l’ancien genre Cyperus Linn. Nous croyons bon de donner, d'après ses travaux
quelques caractères permettant de reconnaitre facilement si l’on à affaire à un Cyperus vrai ou à
une espèce appartenant à l'un ou l'autre des genres démembrés.
Dans les Juncellus et les Pycreus, le style est bifide, sauf de rares exceptions, et le
48
rachis des épillets toujours persistant, mais tandis que l'utricule ‘est comprimé
les Juncellus il l'est latéralement chez les Pycreus. Les Cyperus et les Mariscus possèdent
un style trifide, mais le rachis des épillets, toujours persistant chez les Cyperus, est caduc chez
les Mariscus.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIWY.
Plante entière, grandeur naturelle,
Un des épillets, grossi G fois.
Fleur complète munie de sa glume, grossie 9 fois.
Fleur privée de son enveloppe florale, grossie 15 fois.
Sommet d’une des étamines, grossi 20 fois.
Akènes, vus de côtés différents, grossis 18 fois.
dorsalement
chez
EL MER) VE
Dry er. =:
LLusTRr. FL. CoNco
A. d'Apreval, ad nat. del. et lith. Impr. Lemercier, Paris.
CYPERUS MAPANIOIDES C.B.Clerke.
bis
EVE
49
PLANCHE XXV
COLEUS EETVELDEANUS Briquet
in Th. Dur. et De Wald. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 28 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVII [1898] p. 73).
Plante herbacée de plus de 50 cm. de haut, d’un vert noirâtre, à tiges
dressées, rameuses, à rameaux ascendants, à entre-nœuds courts, les moyens
atteignant environ 6 em., velus, à poils apprimés. Feuilles atteignant environ 3 cm.
de long et 2 cm. de large, largement triangulaires-ovales, aiguës, à base tronquée
subcordée et à coins arrondis, d’un vert noirâtre et à poils épars sur la face
supérieure, pubérulentes-elanduleuses et d’un vert plus pâle à la face inférieure, à
pétiole allongé, de 3 cm. environ, élargi-ailé, de 1,5 à 3° mm. de large vers le
sommet; nervation simple ou réticulée à peine proéminente; feuilles dentées-crénelées,
à dents nombreuses, de 0,8 à 1,5 mm. de profondeur et distantes de 1,5 à 4 mm.,
assez régulières, petites, obtuses ou subobtuses. Inflorescence d'environ 20 cm. de long,
ample, très florifère, formée de panicules terminales et axillaires, à bractées et
bractéoles caduques; fleurs pédonculées, à pédoncule de 1 à 2 mm. de long. Calice
campanulé, d'abord petit, de 1 mm. environ de long et à poils nombreux, puis
s’accroissant fortement jusqu'à la maturité et atteignant 4 à 4,5 mm. de long,
olabrescent, muni de glandes noires, sessiles, à tube de 2 mm. de long; labre
membraneux, de 2 mm. de long, largement ovale, obtus, parfois courtement apiculé,
lobes latéraux plus courts, obtus et légèrement tronqués au sommet, de 1,5 mm.
de long et de 1 mm. de large; labiole membraneux, assez grand de 2 à 2,5 mm.
de long, divisé en deux dents acuminées présentant entre elles un sinus de 0,6 mm.
de long. Corolle petite dépassant à peine de 1 à 1,5 mm. l'ouverture du calice, tube
d'abord dressé, cylindrique, de 1 mm. de long, puis légèrement descendant et
élargi de 0,5 mm. de long; labre dressé, de 1 mm. de haut, légèrement quadrilobé,
à lobes de 0,5 mm. de long; labiole de 1 mm. de long, séparé du tube par un
sinus étroit et une contraction du limbe, profondément cymbiforme, de 0,4 mm. de
profondeur, à sommet subaigu, à peine plus long que le labre. Nucules petites, d'un
jaune brunâtre, lisses.
Towa, mai 1895 (Capt. Descamps).
OBs. — Le savant directeur du Jardin botanique de Genève à fait suivre des observations
suivantes (loc. cit.) la description de cette Labiée, dédiée à M. le baron van Eetvelde. Cette
MARS 1899.
1
50
plante est remarquable par ses feuilles à limbe tronqué et à pétiole ailé. Elle ne peut être étroitement
rapprochée d'aucune espèce connue; la corolle minuscule à labre couvrant presque entièrement le
labiole qui le dépasse à peine, exagère encore son isolement, car ce caractère n'existe chez aucune
espèce africaine du groupe.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXV
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur à corolle non complètement ouverte, grossie 22 fois.
Fig. 3. — Corolle non encore ouverte, privée de calice, grossissement 20 diamètres.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 30 diamètres.
Fig. 5. — Calice fructifère, grossi 5 fois.
Fig. 6. — Calice développé, grossi 20 fois.
Fig. 7. — Étamines, l'une vue de face, l’autre de dos, grossissement 50 diamètres.
Fig. 8. — Nucule mûre, grossie 12 fois.
luiusrr. FL. Conco PL.XXV.
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
Impr. Lemercier, Paris .
COLEUS EETVELDEANUS Briquet.
51
PLANCHE XXVI
COLEUS DUPUISII Briquet
in Th. Dur. et De Wäild. Matériaux pour .la flore du Congo, Fasc. II p. 25 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVII [1898] p. 70).
Plante herbacée, à base munie de nombreuses racines, rameuse, à rameaux
divariqués-ascendants, à entre-nœuds inférieurs allongés, velue, d'un vert sale.
Feuilles de 2 à 3 em. de long et de 1,2 à 2 em. de large, elliptiques ou subarrondies,
à sommet arrondi ou obtus, légèrement atténuées ou subcordées à la base, les supérieures
subsessiles, les inférieures pétiolées, à pétiole poilu, de 5 à 8 mm. de long, vertes sur
les deux faces, munies à la face supérieure de poils crépus, épars, et présentant
à la face inférieure une villosité plus ou moins abondante et des glandes sessiles ;
nervation simple ou réticulée, peu proéminente; feuilles à serrature constante, légèrement
crénelées ou ondulées sur les bords, à crénelures du sommet ne dépassant pas 1 mm.
de profondeur. Épis allongés en verticilles lâches, les supérieurs rapprochés, multiflores,
à bractées oblongues, caduques, plus courtes que les fleurs; pédicelles égalant environ
la longueur du calice fructifère, à poils apprimés. Calice campanulé, d'abord petit, de
1,5 mm. de long, puis s’accroissant fortement jusqu'à la maturité et atteignant
4 mm. de long, légèrement pubescent, à glandes noires, sessiles, et à tube de 2 mm.
de long ; labre largement ovale de 2 mm. environ de long, à base légèrement
décurrente, lobes latéraux plus courts, de 1 mm. de long, élargis, obtus, un- peu
tronqués; labiole allongé, de 2 mm. environ de long, membraneux, divisé en deux
dents acuminées, présentant entre elles un sinus de 0,3 mm. de profondeur. Corolle
petite, longuement exserte, dépassant l'ouverture du calice de 3 à 4 mm., tube d’abord
dressé et cylindrique de 1 mm. environ de long, puis brusquement coudé et élargi
de 1,5 à 2 mm. de long; labre de 0,5 mm. de long, dressé, légèrement quadrilobé;
labiole de 2 à 3 mm. de long, séparé du labre par un sinus profond et une
contraction du tube. Style et étamines légérement exserts.
Forêts du Mayombe, juillet 1893 (P. Dupuis).
OBs. — C’est avec raison que M. le D' J. Briquet a dédié cette gracieuse Labiée au lieutenant
belge P. Dupuis, tout à la fois officier distingué et fervent botaniste, et qui en est à son second séjour
.
au Congo. De 1893 à 1896, M. Dupuis a résidé dans le Bas-Congo et il a exploré tout spécialement
le Mayombe, formant un herbier déjà considérable qui fut malheureusement en grande partie détruit
lors d'une petite révolte des indigènes; la partie sauvée offre un grand intérêt et augmente les
regrets que l’on doit éprouver de tant de travail perdu. Pendant son séjour actuel, M. Dupuis a
presque tout le temps résidé dans le Haut-Congo, à Nyangwe, et il nous apportera sans doute de
précieux matériaux sur cette région pour ainsi dire inconnue au point de vue botanique.
Le Coleus Dupuisii se rapproche d’une espèce récoltée par Pogge, dans une tout autre
région, le C. nervosus Briq. du Lomami.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XX VI
Fig. 1. — Fragment de la plante, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur non complètement ouverte, grossie 16 fois,
Fig. 3. — Fleur épanouie, ot 14 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 14 diamètres. -
Fig. 5. — Calice fructifère, grossi 5 fois.
Fig. 6. — Calice florifère, grossi 16 fois.
Fig. 7. — Tube staminal vu de côté, grossi 15 fois.
Fig. 8. — Tube staminal vu de face, grossi 20 fois.
Fig. 9. — Sommet du style divisé en deux stigmates, grossissement 9 diamètres.
Fig. 10. — Nucule, grossie 16 fois.
PL. XXVI
Luiusrr. FL. Conco
Impv. Lemercien, Paris .
À. d'Apreval, ad nal. del. et lith.
COLEUS DUPUISII Briquet.
PLANCHE XXVII
ASPLENIUM CRENATO-SERRATUM J.-É. Bommer
ex J.-É. Bommer et Christ in Bulletin de l'Herbier Boissier IV {1896) p. 662; Th. Dur. et Schinz
Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1 partie p. 344 (Bull. Acad. roy. de Belg.
LIIL [1896] p. 344).
Fougère ample, élevée, à fronde pennée, portant de 10 à 15 pinnules de chaque
côté du rachis, à lobe terminal allongé, pennatifide à la base, de 17 em. environ
de long. Pinnules herbacées, de & à 20 cm. de long et de 2 à 3,5 cm. de large,
longuement aiguës-acuminées, alternes, presque pellucides, d'un beau vert, glabres,
luisantes, plissées, distantes, subsessiles, les basilaires souvent munies à la base
d’un ou deux lobes plus où moins marqués, doublement dentées sur tout le pourtour,
c'est-à-dire à crénelures assez profondes, denticulées, à deux ou trois dents par lobes,
chaque lobe muni de 3 à 4 nervures réunies à la base, la première portant un
sore étroitement linéaire, brun, s'étendant presque de la côte médiane au bord,
à indusium étroit parfois unilatéral, grisätre, la seconde portant parfois aussi un
sore unilatéral moins développé.
Forêts humides du Mayombe, sept. 1896 (Ém. Laurent).
OBS. — Le regretté prof. J.-É. Bommer, conservateur au Jardin botanique de l'État, est
surtout connu par ses études sur les Fougères. Il avait commencé la détermination des Ptéridophytes
rapportés du Congo, et reconnu que la belle espèce dont nous donnons la figure était nouvelle
pour la science; à sa mort, arrivée brusquement au mois de février 1896, M. le D' Christ, de Bâle,
voulut bien reprendre la tâche et il mit un soin jaloux à faire connaître les observations restées
inédites du monographe bruxellois; c’est ce qui explique comment l'Asplenium crenato-serralum
et d’autres Fougères congolaises ont d’abord été décrites dans le beau périodique suisse, le Bulletin
de l’'Herbier Boissier.
Cette Fougère, découverte par M. Ém. Laurent, lors de son premier voyage, appartient au
sous-genre Diplazium, que quelques auteurs et notamment Swariz considéraient comme un genre
distinct, et présente cette curieuse particularité d’être surtout voisine, non point d’une autre espèce
54
africaine, mais d’une espèce américaine l’'Asplenium flavescens Mett., dont elle se différencie facilement
par la serrature aiguë et double des pinnules.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXVII
Fig. 1. — sxtrémité d’une fronde, grandeur naturelle.
2
|
Fig. Face inférieure d’un fragment de pinnule portant un sore recouvert par son indusium,
grossissement 12 diamètres.
Fig. 3. — Fragment de fronde, face inférieure, grossissement 2 diamètres.
Fig. 4. — Fragment de fronde, face supérieure, même grossissement.
PL. XXVII
Lausrr. F1. Conco
Anprr. Lemercier, Paris.
À. d'Apreval, ad nat, del. et Jith.
J.E.Bommer.
ASPLENIUM CRENATO-SERRATUM
Qt
Qt
PLANCHE XXVIIT
TETRACERA FRAGRANS De Wild. et Th. Durand (nov. sp.).
Axbrisseau à rameaux glabres, à écorce blanchâtre, lisse ; feuilles ovales-oblongues,
acuminées, entières, penninerviées, nervures alternes, s’anastomosant vers le bord,
glabres, mais à pubescence éparse sur les nervures de la face inférieure, courtement
pétiolées, de 2,5 à 9,5 em. de long (pétiole compris) et de 1,5 à 3,5 cm. de large,
pétiole légèrement ailé. Fleurs pédicellées, paniculées, panicules pauciflores formées
de 3 à © fleurs blanches de 2,5 cm. de large, odorantes, pédicelles munis de
petites bractées lancéolées, de 3 à 4 mm. de long; calice à 4 sépales persistants,
ovales-obtus, glabres extérieurement et velus-soyeux intérieurement, ciliés sur les
bords ; corolle à 4 pétales, pétales obovales de 12 mm. environ de long, émarginés
à nervation bien marquée, environ deux fois aussi longs que les sépales, caducs;
étamines très nombreuses, légèrement dilatées au sommet; 4 ovaires, glabres, ovoïdes,
munis chacun d’un style glabre, allongé, à stigmate très légèrement renflé.
Bumba (district des Bangala), juin 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — La famille des Dilléniacées est comprise de façons fort diverses par les auteurs.
Les Dilléniacées vraies existent dans l’ancien ‘et le nouveau monde, mais tandis que l'Asie et
l'Amérique tropicales et aussi l'Australie en possèdent une belle série, l'Afrique tropicale continentale
ne compte que le seul genre Tetracera représenté jusqu'ici par les T. oblusata Planch., alnifolia
Willd. et Boiviniana Baïill. On voit par là combien est intéressante la découverte des T. fragr'ans
et Masuiana, les deux espèces nouvelles que nous figurons maintenant.
Si l’on admet les subdivisions du genre Tetracera adoptées par M. Gilg dans les Natürl.
Pflanzenfam. I, 6 p. 111, le T. fragrans doit se classer dans le voisinage du 7. obtusala
Planchon; il en diffère par la forme des feuilles, acuminées et non arrondies au sommet, par
les pédoncules floraux dépassant longuement les petites bractées et par les pétales émarginés.
Ce nouveau Telracera ne peut en aucune façon être confondu avec le T. alnifolia Wild. : la
56
nervation des feuilles, la grandeur des panicules florifères en éloignent complètement cette dernière
espèce. Les fleurs possèdent, d’après les notes manuscrites d’Alfr. Dewèvre, une odeur rappelant
assez fortement la Rose thé, c’est ce qui nous à fait choisir l’épithète fragrans pour cette jolie
plante.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXVIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 3 diamètres.
Fig. 3. — Pétale isolé, grossi 4 fois.
Fig. 4. — Gynécée, les 4 ovaires monostyles, gr'ossi 5 fois.
Fig. 5. — Sommet d’une étamine, grossie 30 fois.
Fig. 6. — Etamine, grossie 10 fois.
Fig. 7. — Coupe longitudinale d’un carpelle, grossissement 6 diamètres.
Fig. 8. — Ovule, grossi 10 fois.
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Impr. L ier, Paris -
À. d'Apreval, ad nat. del. et Jith. ; inpr. Lemercier, Paris
TÉTRACERA FRAGRANS De Wild et Th. Durand.
57
PLANCHE XXIX
CARPODINUS TURBINATA Stapf
in Kew Bulletin of miscellaneous information (1898) p. 304.
Arbrisseau gerimpant, glabre, à rameaux munis de petites lenticelles et privés de
cirres. Feuilles oblongues, pétiolées, courtement et obtusément acuminées, subarrondies
à la base, glabres, assez pâles, un peu révolutées sur les bords, de 6 à 8 cm. de
long et de 2,5 à 3,2 cm. de large; à 7-9 nervures secondaires de chaque côté
de la nervure médiane, peu visibles sur la face süpérieure, proéminentes à la face
inférieure, et s’anastomosant avec les nervilles ; pétiole assez grêle, de 5 à 7 mm.
de long. Fleurs axillaires, rarement terminales ou extra-axillaires par suite de la chute
des feuilles, caduques, solitaires, subsessiles ; bractées petites, ovales, faiblement
pubérulentes. Calice profondément quadripartite, de 2 à 3 mm. de long, à segments
ovales-obtus, glauques, glabres, mais légèrement ciliés sur les bords. Corolle glabre,
à tube étroit et allongé, de 20 à 24 mm. de long et d'environ 1 mm. de large
vers le milieu, légèrement renflé sous la gorge, à 5 lobes étroitement linéaires-aigus,
de 18 à 24 mm. de long et d'environ 1 mm. de large. Anthères subaiguës,
courtement pédiculées, de 2 mm. environ de long, insérées dans la partie élargie
du tube de la corolle. Ovaire ovale-lancéolé, glabre ou légèrement velu, uniloculaire,
à deux placentas latéraux, à ovules nombreux, à style très allongé de 14 à 18 mm.
de long, un peu velu, à stigmate renflé, bilobulé. Fruit turbiné d'environ 7,5 cm.
de long, à base tronquée de plus de 5 cm. de large. Graines nombreuses irrégulièrement
disposées, de 8 mm. environ de long.
Congo (Alfr. Dewèvre).
Os. — Cette intéressante Apocynée est voisine du Carpodinus Barleri Stapf, trouvé à
Lagos et au Vieux-Calabar et décrit en janvier 1894 (1); elle en diffère par les feuilles plus
distinctement acuminées, à réticulation de la face inférieure plus proéminente et par les fleurs solitaires
() Kew Bull. miscell. inform. (1894) p. 19.
MARS 1899.
58
et plus grandes. Moloney, qui a découvert le Carpodinus Barteri, dit que c’est une plante à
caoutchouc. Le C. turbinala sera sans doute aussi une plante utile, mais nous manquons de
renseignements à son sujet.
Le genre Carpodinus est bien représenté au Congo. Le savant spécialiste de Kew, M. le
D' O. Stapf, n’a pas trouvé moins de cinq espèces nouvelles pour la science dans les matériaux
que nous avons soumis à son examen.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIX
Fig, 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur épanouie, grossie 4 fois.
Fig. 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 5 diamètres.
Fig. 4. — Pistil isolé, grossi 5 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 25 fois.
Fig. 6. — Sommet du style avec stigmate, grossi 25 fois.
Fig. 7. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 25 fois.
Fig. 8. — Deux étamines, l’une vue de profil, l’autre de dos, grossissement 12 diamètres.
Fig. 9. — Calice et bractées, td 6 diamètres.
Fig. 10. — Fruit, grandeur naturelle,
Fig. 11. — Coupe longitudinale du fruit, grandeur naturelle,
Fig. 12. — Diagramme floral.
PL. XXIX
luusrr. FL. Coco
Te]
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
CARPODINUS TURBINATA Stapf.
PLANCHE XXX
INDIGOFERA DEWEVREI M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, I p. 8 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 54).
Plante herbacée ou sous-ligneuse, à tiges droites, anguleuses, couvertes de
appliqués. Stipules linéaires ou même sétacées, de 2 à 3 mm. de long.
simples de 4 à 7 em. de long et de 4 à 5 cm. de large, brièvement
étroitement lancéolées-aiguës et mucronées,
la face inférieure.
poils
Feuilles
pétiolées, à pétiole de 2 à 3 cm. de long,
uninerviées, pubescentes sur les deux faces, mais - surtout à
Inflorescences en grappes axillaires, plus courtes que la feuille, de 2 à 3 em. de long
et portant quelques feuilles vers la base. Fleurs serrées au sommet du pédoncule, à
pédicelles de 4 à 5 mm. de long. Bractées scarieuses, bipartites, longues de 2 à
3 mm., bractéoles linéaires. Lobes du calice 3 à 4 fois plus longs que le tube,
linéaires-lancéolés, aigus, fortement pubescents. Étendard ovale, sessile, aigu, pubescent
sur la face externe. Aïles presque droites, obtuses, glabres. Carène droite, munie
d’appendices latéraux, pubescente-soyeuse à l'extérieur. Calice et pétales à peu près
égaux, longs de 4 mm. environ. Ovaire petit, biovulé, style allongé, légèrement
renflé, stigmate capité. Fruit inconnu.
Bords du Lualaba, 1895 (Capt. Descamps).
Congo (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le genre Zndigofera compte plus de 300 espèces répandues dans toutes les régions
chaudes; il est particulièrement abondant dans l'Afrique australe et tropicale. Baker, dans le Flora
tropical Africa d'Oliver, en énumère près de 200. L'espèce qui nous occupe rentre dans le groupe
peu nombreux des Zuindigofera à feuilles simples et se distingue de la plupart des autres par
son ovaire biovulé {M. Micheli).
Le genre Zndigofera est déjà représenté dans l’État Indépendant par 12 espèces. Les unes
sont des plantes à aire fort vaste et répandues dans toute l'Afrique tropicale comme les Z. capilala,
telrasperma et hirsula, ce dernier se retrouve en outre en Australie. D’autres, comme l'Z. Dewevrei,
60
que nous figurons aujourd'hui, paraissent au contraire localisées. Les Zndigofera Binderi, Descampsti,
trila semblent plutôt des espèces orientales, les Z. Dupuistii, Heudelotii et erythrogramma des
plantes occidentales.
EXP LIL C'ANDINION D'EAU PIT ANNIC HE XXUX
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Fleur, grossie 6 fois.
Fig. 3. — Calice déployé, grossi 6 à 7 fois.
Fig. 4. — Étendard, grossi 7 fois.
Fig. 5. — Aile, même grossissement.
Fig. 6. — Carène, même grossissement. ‘
Fig. 7. — Ovaire surmonté du style, grossi environ 8 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie environ 15 fois.
PL.XXX
NS
%
AN
Liusrr. FL. CoNco
Impr. Lemercier, Paris.
L.Herineq. del. et lith.
M.Micheli.
INDIGOFERA . DEWEVREI
61
PLANCHE XXXI
TETRACERA MASUIANA De Wild. et Th. Durand (nov. sp.).
Arbrisseau à rameaux dressés, cylindriques, pubescents à l'état jeune, poils
allongés, jaunâtres, étalés. Feuilles plus ou moins brièvement pétiolées, à pétiole ailé, à
limbe obovale, spatulé, de 3 à 11 em. de long et de 1,2 à 4 em. de large, longuement
atténué à la base, arrondi au sommet, penninervié, vert et muni de quelques poils
pales, apprimés, épars, sur la face supérieure, d’un blanc villeux sur la face inférieure,
crénelé-denté sur les bords, à dentelure régulière égale; nervures primaires au nombre
de 7 à 12, soyeuses, proéminentes sur la face inférieure, nervures dentiformes à
leur extrémité, proéminentes et subglanduleuses au bord du limbe. Fleurs terminant
les ramifications supérieures de la tige, disposées en cymes pauciflores, à pédicelles
munis de bractées lancéolées, de 7 mm. environ de long. Calice à 4 sépales, inégaux,
villeux extérieurement et moins velus intérieurement, de 1 em. environ de long.
Pétales plus longs que le calice, glabres, blancs, de 2,3 em. environ de long, bilobés
à sinus étroit. Étamines fertiles, toutes plus ou moins égales, à filets blanes, à
extrémités renflées, portant des anthères jaunes à loges divergentes. Carpelles 4.
Lubunda, octobre 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBS. — A la fin de 1896, lors de l'apparition des Æfudes sur la flore du Congo, on ne
connaissait encore aucune Dilléniacée sur le territoire de l’État Indépendant. Toutefois la présence
du Tetracera alnifolia Wild. constatée à Shark Point (embouchure du Congo, rive gauche)
par le botaniste allemand Naumaun, en 1874, permettait d'espérer la découverte d'espèces du même
genre dans l’intérieur des terres.
Le T. Masuiana semble se rapprocher fortement du 7. Boiviniana Baill., mais il en
62
diffère surtout par la forme du limbe des feuilles, et par les fleurs relativement beaucoup plus
grandes. Cette belle espèce constitue un petit arbuste de la brousse.
Nous avons dédié avec plaisir cette jolie plante à M. Th. Masui, organisateur du Musée
du Congo, sous la direction de qui sont publiées les Annales du Musée du Congo.
EXPLICATION .DE LA PLANCHE XXXI
Fig. 1. et 2. — Rameaux fleuris, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Coupe longitudinale du bouton montrant la disposition relative des divers organes
floraux, grossissement 6 diamètres.
Fig. 4. — Coupe du gynécée passant par le milieu de deux carpelles opposés, grossie 7 fois.
Fig. 5. — Pétale isolé, grossi 2 fois.
Fig. 6. — Sommet d’une étamine, grossi 25 fois.
Fig. 7. — Etamine complète, grossie 12 fois.
Fig. 8. — Ovule, grossi 20 fois.
PL. XXXI
Laiusrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
TETRACERA MASUIANA De Wild.et Th.Durand.
63
PLANCHE XXXII
PSEUDERANTHEMUM LUDOVICIANUM (Buettn.) Lindau
in Ængl. et Prantl Die Natürlichen Pflanzenfamilien IV, 3b (1895; p. 330; Th. Dur. et
Schinz Études sur la flore de l’État Indépendant du Congo, 1° partie p. 220 (Mém. Acad.
roy. de Belg. LIIT 1896] p. 220:
ERANTHEMUM LUDOVICIANUM. Bueltner in Verhandl. Bot. Ver. Prov. Brandenburg
XXXII (1890) p.37:
Sous-arbrisseau de 1 m. environ de haut, à tiges quadrangulaires, glabres,
renflées aux articulations. Feuilles pétiolées, ovales-elliptiques, cunéiformes à la base,
cuspidées au sommet, membraneuses, ponctuées par transparence, glabres, luisantes,
lécèrement scabres à l’état sec, de 8 à 30 em. de long et de 4 à II em. de large,
à nervures médiane et latérales assez proéminentes et s'anastomosant vers le bord.
Épi terminal, simple, atteignant 20 cm. de long, pédonculé, légèrement pubescent,
formé de cymes pluriflores, espacées à la base, plus rapprochées au sommet, naissant
à l’aisselle de bractées opposées. Bractées de 5 mm. et braciéoles de 2,5 mm. environ
de long, ovales, subulées. Calice à cinq divisions profondes, lancéolées, subulées, de
2 mm. environ de long. Corolle hypocratériforme, blanche ponctuée de violet, à lèvre
inférieure légèrement jaunâtre, à tube allongé, étroit, de 3 mm. environ de long
et de 1 mm. environ de large, à limbe quinquélobé, les trois lobes inférieurs
ovales-arrondis au sommet, les deux supérieurs plus étroits et plus courts. Deux
étamines fertiles, insérées à la gorge de la corolle, exsertes, à filets de 5 à 6 mm.
de long, anthères à deux loges. Ovaire biloculaire, bilobé, lagéniforme, entouré à la
base d’un disque épais et surmonté d'un style très long dépassant légèrement la
corse de la corolle. Capsule de 26 mm. environ de long, en massue, à extrémité
aiguë, à 4 graines comprimées, d'environ 3 mm. de large.
Cette espèce découverte le 3 juillet 1885, par R. Buettner, dans les buissons
des bords de la Ganga près de Muene Putu Kassongo, a été retrouvée depuis à
Riba-Riba, janv. 1896 (Ém. Laurent) et à Bolombo près de Gali, 21 sept. 1896
(Fr. Thonner).
OBS. — En 1883, M. L. Radikofer ayant reconnu que le genre ÆZyanthemum T. Anders.
est différent du genre ÆZranthemum Linn. lui a donné le nom de Pseuderanthemum (1) et sa
manière de voir à été partagée par tous les botanistes.
En 1896, dans les Études sur la flore du Congo, nous avons fait entrer dans le genre
(1) Sitzb. Kôün. Bayer. Akad. (1883) p. 232. :
64
Pseuderanthemum, VÆranthemum Ludovicianum Buctin., nous ne savions pas alors que
M. Lindau venait d'effectuer ce transfert (1).
Notre planche a été exécutée d'après les échantillons récoltés par M. Fr. Thonner. Les
feuilles sont peut-être un peu plus longuement pétiolées et moins brusquement cuspidées au sommet
que ne l'indique le créateur de l'espèce dans sa description, mais ces légères différences nous ont
paru insuflisantes pour séparer notre plante du type. \
Dans l'Afrique tropicale occidentale, les Pseuderanthemum ne sont représentés que par
trois espèces, les P. hypocrateriforme (Vahl) Radik., nigrilianum (T. Anders.) Radik.. et
Ludovicianum (Buetin.) Lindau. Les feuillés des deux premiers sont beaucoup plus petites et plus
coriaces; en outre la grappe du P. hypocrateriforme est plus courtement pédoneulée, le calice
presque glabre, les lobes de la corolle plus réguliers et plus pointus. Quant au P. nigrilianum,
il se différencie non-seulement par le port général et par la forme des feuilles, mais par la panicule
pauciflore et ramifice, les fleurs plus petites et les anthères incluses; c'est une espèce à aire fort
vaste puisqu'elle à été trouvée à Fernando-Po, au Gabon, dans le Bas-Congo, le Loango
et l’Angola.
Le P. Ludovicianum a été dédié par M. R. Buetiner à S. M. Louis I, roi de Portugal.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXII
Fig. 1. — Extrémité d’un rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur complète, grossie 2 fois.
Fig. 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 2 fois.
Fig. 4. — Corolle fendue et étalée, grossie 2 fois.
Fig. 5. — Ovaire, style et stigmate dans le bouton, grossissement 3 diamètres.
Fig. 6. — Extrémité du style, grossie 8 fois.
Fig. 7. — Étamine. grossie 4 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de l'ovaire jeune, grossie 8 fois.
Fig. 9. — Coupe longitudinale de l'ovaire dans la fleur épanouie, grossie 8 fois.
Fig. 10. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 6 fois.
Fig. 11. — Poils simples de la corolle, grossis 40 fois.
Fig. 12. — Poils capités du calice, grossis 35 fois.
(1) Lindau in Engl. et Prantl, Die Natürl. Pflanzenfam. IV, 3b (1895) p. 330.
PL. XXXII
Lausrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris.
À. d'Apreval, ad nat, del. et lith
STYLARTHROPUS LAURENTII Lindau.
vd. \
A6
65
PLANCHE XXXIIT
STYLARTHROPUS LAURENTII Lindau
in Zngl. Botanische Jahrbücher XXIV (1897) p. 317.
Plante buissonnante, à rameaux cylindriques, velus à l’état jeune puis glabres,
à feuilles pétiolées, ovales, rétrécies à la base, longuement acuminées au sommet,
glabres, de 4 à 20 cm. environ de long et de 2 à 10 cm. de large, irrégulièrement
ondulées sur les bords, à cystolithes punctiformes; pétiole glabre ou finement
pubescent, de 1 cm. environ de long. Panicule terminale, rameuse, aussi longue ou
plus longue que les feuilles, bractées filiformes de 3 mm. environ de long, bractéoles
ovales, aiguës, de 9 mm. de long et de 5 mm. environ de large, glabres. Calice
quinquélobé, à lobes lancéolés, de 16 mm. environ de long et de 2 mm. de large,
à poils glanduleux-capités. Corolle tubuleuse-campanulée de 30 mm. environ de long
et de 12 mm. de large au sommet, formée à la base d'un tube cylindrique de 10 mm.
environ de long et de 4 mm. de large, velue extérieurement, à lobes obtus, les
trois antérieurs égaux, de 5 mm. environ de long et de large, les deux postérieurs
plus fortement soudés, de 3 mm. de long et d'environ 4 mm. de large. Cinq étamines à
filaments de 15 mm. environ de long, fixés au sommet et à la partie cylindrique
étroite du tube sur un anneau corné. Anthères de 5 mm. de long. Grains
polliniques de 57 micromillimèêtres de long et de 46 micromillimètres de large.
Ovaire elliptique, émarginé au sommet, de 2 mm. de long, à deux placentas portant
chacun deux ovules, entouré d’un disque de 1,5 mm. de haut, surmonté d’un style
allongé, recourbé au sommet, de 28 mm. environ de long, à stigmate capité.
Forêts des environs de Stanleyville, janv. 1896 (Ém. Laurent).
OBs. — Le célèbre botaniste français H. Baiïllon a créé en 1890 le genre Séylarthropus (1)
et en a décrit trois espèces, les S. Brazzaei, Tholloni et lenuiflora. Les deux derniers ont été
trouvés à Brazzaville et se rencontreront probablement dans les environs du Stanley-Pool. Le
monographe allemand M. Lindau a fait connaitre deux autres espèces du genre, le S. Preussii, du
Kamerun, et le S. Stuhlmannii de l'Afrique tropicale orientale allemande.
Le S. Laurentii Lindau se sépare de tous les autres Sylarthropus par la forme si
(1) Bull. de la Soc. Linn. de Paris II (1890) p. 822.
MARS 1899.
66
caractéristique de la panicule florale terminale; il se rapproche du $S. Stuhlmanni, par la villosité
des diverses parties de la fleur, mais cette dernière espèce a les bractéoles velues et les inflorescences
axillaires et pauciflores.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Bouton, grossi 2 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 2 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 3 fois.
Fig. 5. — Fleur après la chute de la corolle, grossie 4 fois.
Fig. 6. — Extrémité du style avec les deux lobes du stigmate, grossissement 20 diamètres.
Fig. 7. — Étamine de la fleur épanouie, grossie 7 fois.
Fig. 8. — Anthère vue de face, grossie 8 fois.
Fig. 9. — Ovaire entier, grossi 10 fois.
Fig. 10. — Ovaire coupé longitudinalement, grossi 10 fois.
Fig. 11. — Ovule, grossi 20 fois.
PL.XXXIII
À.d'Apreval, ad nat. del. et lith. Impr. Lemercier, Paris .
PSEUDERANTHEMUM LUDOVICIANUM (Buettn) Lindau.
167%
% on
67
PLANCHE XXXIV
HIPPOCRATEA CYMOSA De Wild. et Th. Durand (nov. sp.).
Liane de 3 à 4 mètres de haut, ramifications à écorce grisàätre, subcylindriques,
olabres. Feuilles opposées, pétiolées, de 4,5 à 11,5 em. de long et 1,5 à 4,5 de large,
ovales-oblongues, plus ou moins obtuses au sommet et à la base, entières ou à bord
un peu serrulé, coriaces, d’un vert plus ou moins pâle, à côtes proéminentes, à
nervures secondaires au nombre de 7 à 9, proéminentes sur les deux faces de même
que les nervilles, et anastomosées en arc vers le bord de la feuille; pétiole de 1 à
1,5 cm. de long, à stipules caduques. Cymes florifères pendantes, pédonculées,
plusieurs fois dichotomes, corymbiformes, généralement plus courtes que les feuilles,
à pédoncules pubérulents. Fleurs pédicellées, pédicelles de 3 mm. environ de long,
sépales arrondis, verts, pétales verts, de 5 mm. environ de long et de 1,5 mm. de
large, ovales-lancéolés, apiculés, légèrement imbriqués; disque cupuliforme grisâtre ;
étamines insérées dans le disque contre l'ovaire, filets élargis à la base, courts,
portant une anthère rouge. Ovaire conique, à loges pluriovulées, stigmate entier,
légèrement capité. Fruit inconnu.
Lukolela, mars 1896 (Alfr, Dewèvre).
OBs. — La petite famille des Æippocraléacées compte, d'après Loesener qui en a fait la
monographie dans les Natürlichen Pflanzenfamilien, 3 genres et environ 150 espèces. Le genre
Campylostemon, endémique dans l’Angola, est monotype. Les genres Salacia et Hippocratea ont
par contre une aire fort vaste et se rencontrent dans toute la région tropicale de l’ancien et du
nouveau monde. S
L'Hippocratea cymosa est, d'après les renseignements manuscrits de Dewèvre, une liane
qui peut atteindre 3 à 4 mètres de hauteur et dont les grappes de fleurs vertes, à étamines
rouges, font très bel effet. La nouvelle espèce du Congo est voisine de l'A. Xirki Oliv., mais
elle en diffère surtout par la pubescence des diverses parties de la fleur et parce qu’elle possède
un disque cupuliforme que l’on voit nettement dans les figures 4 et 5 de notre planche; ce disque
manque chez un grand nombre d'espèces de l'Afrique tropicale; il existe chez l'A. parvifolia Oliv.
68
qui semble aussi avoir’ quelque affinité avec notre plante, mais ici un caractère important, le
nombre des ovules contenus dans chacune des loges du fruit, vient différencier les deux espèces;
les loges sont biovulées dans l’Æippocratea parvifolia et pluriovulées chez l'A. cymosa.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXIY
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Fragment du bord d’une feuille, grossi 3 fois.
Fig. 3. — Bouton, grossi 7 fois.
Fig. 4. — Fleur épanouie, grossie 7 fois, un pétale abaissé pour laisser voir la disposition des
organes floraux et le disque cupuliforme.
Fig. 5. — Coupe longitudinale de la fleur non épanouie, grossie 8 fois.
Fig. 6. — Étamines avant l’anthèse, vues de face et de dos, grossies 14 fois.
Fig. 7. — Étamine après l’anthèse, vue de face, grossissement 8 diamètres.
Fig. 8. — Ovaire entier, grossi 16 fois.
Fig. 9. — Ovaire montrant la disposition des ovules, grossi 16 fois.
Fig. 10. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 20 fois.
Fig. 11. — Ovule, grossi 70 fois.
Fig. 12. — Diagramme floral.
Lavsrr. FL. Conco
PL. XXXIV
À d'Apreval, ad nat. del. et lith. k ,
Impr. Lemercier, Paris.
HiPPOCRATEA CYMOSA De Wild.et Th.Durand.
69
PLANCHE XXXV
CROTALARIA DESCAMPSI M. Michel
in Th. Dur. et De Wäild. Matériaux pour la flore du Congo, I p. 7 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 53.
Tiges ligneuses à la base, striées, pubescentes, très ramifiées. Stipules très
petites,. caduques. Feuilles trifoliolées, briévement pétiolées, à pétiole de 2 à 3 mm.
de long, à folioles de 6 à 12 mm. de long et de 3 mm. de large, à pétiole
pubescent, folioles petites, étroitement lancéolées, mucronées au sommet, pubescentes.
Inflorescences en grappes courtes ou en capitules groupés au sommet des rameaux
ou à l’aisselle des feuilles supérieures. Bractées et bractéoles inconnues. Calice de
4 à D mm. de long, à tube court, à lobes aigus dépassant le tube, portant
quelques poils raides. Étendard de 10 mm. de long, oblong, obtus, sessile, portant
deux petites callosités à la base, ailes de 7 à 8 mm. de long, étroites, marquées
de petits plis latéraux, carène de 10 mm. environ de long, élargie vers la base,
terminée par un bec allongé. Anthères alternativement plus longues et plus courtes.
Ovaire petit, biovulé, pubescent, style allongé, replié au-dessus de la base. Fruit
inconnu.
Haut-Marungu (1), 1895 (Capt. Descamps).
OBs. — Un seul échantillon de cette espèce a été récolté par le capt. Descamps dans le
Haut-Marungu.
Le genre Crotalaria est représenté par un grand nombre d'espèces qui sont répandues un
peu partout dans les régions chaudes. Dans le Ælora of the tropical Africa d'Oliver, Baker en
énumère plus de 100. On en a déjà trouvé seize au Congo parmi lesquelles trois nouvelles pour la
science, celle figurée sous ce numéro et les Cratalaria Cornetli Taub. et Dewèvre, et kalangensis
Dewèvre (2). L'espèce qui nous occupe rentre dans le groupe des Chrysocalycinées, caractérisé par le
(1) Il ne faut pas confondre le Haut-Marungu, congolais situé au N-0, du Tanganika, avec la contrée
de même nom qui existe dans la région du Kilima N'djaro.
(2) Le C. katangensis Dewèvre a été publié sans description dans le Bull. de la Soc. roy. de Bot. de
Belg. XXXIII, 2 (1894) p. 99 ainsi que le C. Corneti, mais dans la suite Dewèvre et Taubert ont longuement
décrit ce dernier dans un mémoire inséré dans le même Bulletin, tome XXXIV, 2 (1895) p. 94,
70
légume petit, arrondi ou oblong et par les fleurs disposées en têtes serrées. Le C. Descampsti
se distingue de l'espèce la plus voisine (C. Perrottetii), par les feuilles brièvement pétiolées et
non sessiles, par le calice plus petit, par les pétales plus longs et plus exserts (M. Micheli;.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
EXPLICATION DE LA.PLANCHE XXXV
1. — Rameau fleuri, de grandeur naturelle,
2. — Bouton, grossi 5 à 7 fois.
3. — Fleur, grossie 5 à 7 fois.
4, — Calice déployé, grossissement environ 6 diamètres.
5. — Étendard vu de face, grossi 5 à 7 fois.
6. — Une aile, grossie 5 à 7 fois.
7. — Carène vue de profil, grossie 5 à 7 fois.
8. — Étamines monadelphes déployées, grossies 5 à 7 fois.
9. — Ovaire surmonté du style, grossi environ 6 fois.
lausrr. FL. Coco
PL.XXXV
sc He Ce UE Impr. Lemercier, Paris.
CROTALARIA DESCAMPSII M Micheli
71
PLANCHE XXXVI
ROUREA INODORA De Wild. et Th. Durand (nov. sp.).
Arbrisseau grimpant, à bois muni de lenticelles blanchâtres, allongées. Feuilles
imparipennées, à »-6 paires de folioles, à pétioles brunâtres à la base, à villosité
éparse, à poils courts, rachis de 5 à 10 cm. de long; folioles distinctement articulées,
pétiolées, pétiolule d'environ 1 mm. de long, ovales-oblongues, papyracées, glabres,
arrondies au sommet et parfois légèrement subcordées, non apiculées, foliole terminale
de même grandeur: et de même forme que les latérales, de 8 à 18 mm. de long
et de 3,5 à 10 mm. de large, à nervure médiane disposée au milieu de la feuille.
Inflorescences axillaires, pédonculées, paniculées, pauciflores, 3 à 5 fleurs par panicule,
pédoncules et pédicelles munis de poils courts et peu nombreux, pédoncules de
1 à 1,5 em. de long, pédicelles de 0,7 à 1,2 em. de long, bractées lancéolées,
carénées, en capuchon au sommet et munies de poils brunâtres nombreux, surtout
sur les bords, sur le dos et au sommet. Calice quinquépartite, à lobes largement
imbriqués, largement ovales, arrondis, poilus sur la face extérieure surtout sur les
bords et au sommet, glabres ou à poils très ténus sur la face intérieure, de
1,5 mm. de long et de 2 mm. environ de large. Pétales imbriqués dans le bouton,
au moins 3 fois aussi longs que le calice dans la fleur épanouie, lancéolés-obovés,
retrécis vers le milieu et un peu dilatés vers la base, de 6 mm. environ de long,
très glabres, blancs; étamines au nombre de 10, toutes fertiles, 5 légèrement plus
courtes, alternant avec les étamines longues; 5 carpelles, petits, très velus, surmontés
d’un style à stigmate en forme de plateau. Fruit inconnu.
Kembo, 20 octobre 1895 (Alfr. Dewèvre).
Os. — Le Rourea inodora est voisin du À. (Byrsocarpus) ovalifoholata Gilg. Le port,
la forme et la pubescence des lobes calicinaux, les panicules florifères courtes et peu denses, le
moins grand nombre de lenticelles du bois séparent nettement la nouvelle espèce de celle de M. Gilg.
Notre Connaracée semble avoir une certaine affinité avec le À. orientalis Baïll. de la côte orientale
72
d'Afrique. Le Rourea inodora forme, d'après les notes manuscrites d'Alfr. Dewèvre, une liane,
tandis que le À. ovalifoliolala est un arbre.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXVI
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Fleur épanouie montrant l'articulation du pédoncule, grossie 6 fois.
Fig. 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 7 diamètres.
Fig. 4. — Ovaires et étamines, sépales et pétales enlevési étamines soudées à la base, 5 plus
courtes alternant avec les étamines plus longues ; grossissement 9 diamètres.
Fig. 5. — Carpelles très velus, styles surmontés d’un stigmate en plateau, grossissement 20 diamètres.
Fig. 6. — Coupe longitudinale d’un carpelle, grossie 20 fois.
Fig. 7. — Sépale isolé, face externe, grossi 10 fois.
Fig. 8. — Bractée florale, grossie 15 fois.
Fig. 9. — Bractée de la base du rameau floral, grossie 20 fois.
luvsrr. FL. Conco
PL.XXXVI
à
à
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
ROUREA INODORA De Wild.et Th.Durand.
73
PLANCHE XXXVII
ORTHOSIPHON LIEBRECHTSIANUM Briquet
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 39 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVII [1898] p. 84).
Plante herbacée ou suffrutescente, à rameaux herbacés, ascendants, pubérulents
ou glabrescents, à entre-nœuds de 3 à 6 cm. de long, les moyens allongés. Feuilles
de 2 à 2,5 em. de long et de 1 em. de large, oblongues-lancéolées, à sommet obtus,
arrondies latéralement, membraneuses, d'un vert foncé au-dessus, plus pâles en
dessous, glabrescentes ou légèrement velues, à base entière cunéiforme atténuée en
un pétiole légèrement velu de 1 cm. environ de long, à nervation simple ou légèrement
réticulée, non proéminente en dessous, à serrature constante, formée de crénelures,
de 1 à 1,5 mm. de profondeur et distantes de 2 à 3 mm., trigones plus ou moins
convexes, à sommet obtus. Inflorescence terminale en épi de 5 à 7 cm. de long,
à verticilles d'environ 6 fleurs, plus ou moins distants, à bractées petites lancéolées,
à pédicelles courts, à pubescence courte et apprimée. Calice campanulé ou tubuleux,
campanulé avant l’anthèse, de 3 à 5 mm. de long, à tube glabre à l'intérieur, de
2 à 3 mm. de long, velu, à labre ovale, à bords décurrents de 1 à 1,2 mm. de
long, à lobes latéraux acuminés, les inférieurs subulés plus longs que les latéraux, de
1 à 1,5 mm. de long. Corolle blanche longuement exserte, dépassant de 7 à 10 mm.
l'ouverture du calice, à tube cylindrique, étroit à la base, élargi au sommet, de 6 mm.
env. de long, pubérulent extérieurement, presque droit ou légèrement recourbé; labre
dressé quadrilobé, lobes ovales-arrondis, labiole obovale étalé, un peu plus long que
le labre. Étamines et style exserts, sommet du style renflé en massue et légèrement
bilobulé.
Mossanze, septembre 1895 et Towa, octobre 1894 (Capt. Descamps).
Os. — Le genre Orthosiphon, créé par Bentham en 1849, est un des genres importants des
Labiées. Il a une vaste extension géographique puisqu'on le trouve jusqu'en Chine et dans l’Archipel
JUIN 1899. 10
74
Malais; c'est dans l'Afrique qu'il présente le plus grand nombre d'espèces, et dans ces dernières années
on en a décrit plus de vingt provenant de la région tropicale de ce continent.
L'intéressant O. Liebrechlsianum, qui se range dans le voisinage de l'O. Schimperi, est
dédié à l'honorable Secrétaire du département de l'Intérieur de l’État Indépendant.
EXPLICATION DE LA. PLANCHE XXXVII
Fig. 1 et 2. — Deux rameaux florifères, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fleur avec calice, grossie T fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 7 fois,
Fig. 5 et 6. — Deux boutons à des stades différents de développement et grossis, lefpremier 12 fois,
le second 8 fois.
Fig. 7. — Corolle ouverte et étalée, grossie 7 fois,
Fig. 8. — Calice ouvert et étalé, face intérieure, grossi 12 fois.
Fig. 9. — Calice ouvert et étalé, face extérieure, grossi 12 fois.
Fig. 10. — Ovaire surmonté du style, grossi 15 fois.
Fig. 11. — Sommet du style avec les deux lobes stigmatiques, grossi 50 fois.
Fig. 12. — Sommet du style, grossi 30 fois.
Fig. 13. — Étamines vues de face et de dos avant la déhiscence, grossissement 25 diamètres.
Fig. 14 — Étamines vues de face et de dos pendant la déhiscence, grossies 25 fois.
PL. XXXVII
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PANAS SP CD 4 RS 2e LAS \
dt
= rx RS RS —
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Impr. Lemercier, Paris.
lzusrr. FL. CoNao
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
ORTHOSIPHON LIEBRECHTSIANUM Briquet.
PLANCHE XXX VIII
ROUREA FOENUM-GRAECUM De Wildeman et Th. Durand
in De Wild. et Th. Dur. Contributions à la flore du Congo I p. 18 (Annal. Mus. du Congo, sér. IV, I
[1899] p. 18). ;
Arbrisseau non grimpant. Feuilles imparipennées à 5 folioles, à pétiole à villosité
éparse, velues, folioles adultes de forme et de grandeur inconnues, se développant après
les fleurs. Inflorescences en panicules ramifiées, pédonculées, pauciflores, généralement
à 3 fleurs, à pédoncules et pédicelles glabres ou présentant quelques poils courts épars,
pédoncules de 7 mm. environ de long, pédicelles de 12 à 20 mm. de long, munis à leur
base de bractées ovales, scarieuses de 4 mm. environ de long et de 1,5 à 2 mm. de
large, velues. Calice quinquépartite, à lobes largement imbriqués, largement ovales,
arrondis, extérieurement glabres ou à poils courts et épars, ciliés sur les bords, de
1,7 à 2 mm. de large; pétales environ trois fois plus longs que le calice, de 7 mm.
environ de long, blancs, longuement obovales, glabres; étamines au nombre de 10,
toutes fertiles, 5 légèrement plus courtes’alternant avec les étamines longues ; 5 carpelles
petits, très velus surmontés d'un style à stigmate en forme de plateau.
Boma, 6 octobre 1895 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — La famille des Connaracées proprement dite compte seize genres, dont cinq sont représentés
dans la flore congolaise (Agelaea, Rourea, Connarus, Manotes et Cnestis). Le genre Rourea appartient
à la famille des Connaracées, sous-famille des Connarées; il comprend une cinquantaine d'espèces dissé-
minées dans les régions tropicales de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Australie. On en connait
déjà neuf au Congo, dont l’une, le À. énodora, a été figurée dans les zUustrations (1).
La forme des bractées et leur villosité, la forme des lobes calicinaux séparent ce Rowrea des
espèces voisines.
Le À. Foenum-graecum que nous avons trouvé en fleurs seulement dans les collections d’Alfr.
Dewèvre, et dont les feuilles ne se développent qu'après la floraison, possède une odeur de coumarine
très accentuée. C’est ce caractère qui nous à surtout poussés à séparer spécifiquement la plante de Boma
() Cf. Illustrations de la Flore du Congo I p. 71, pl. 36.
76
des autres espèces du même genre; c’est aussi pour le rappeler que nous lui avons donné le nom
spécifique de Fenu-grec.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXWIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur entière, grossie 8 fois.
Fig. 3. — Coupe longitudinale d’une fleur jeune, grossie 8 fois.
Fig. 4. — Étamines soudées à la base, étalées, grossies 8 fois.
Fig. 5. — Carpelles entiers, grossis 20 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale d’un carpelle, grossissement 20 diamètres.
Fig. 7. — Sépale, grossi 12 fois.
Fig. 8. — Bractée de la base du pédicelle floral, grossie 10 fois.
Fig. 9. — Bractée de la base des fascicules floraux, grossie 15 fois.
Luusrr. FL. Coco PL.XXXVIN
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith, Impr. Lemercier, Paris .
ROUREA FOENUM - GRAECUM De Wild.et Th.Durand.
PLANCHE XXXIX
VOACANGA SCHWEINFURTHIT Stapf
in Kew Bulletin of Miscellaneous Information (1894; p. 21.
Arbrisseau de 4 à 5 mètres de haut, à rameaux grêles. Feuilles oblancéolées ou
oblongues atténuées en pétiole, les inférieures brusquement contractées, subsessiles,
aiguës ou subacuminées, membraneuses, -glabres, de 12 à 20 em. de long et de 4 à
10 em. de large, à pétiole atteignant 8 mm. de long. Cymes disposées en pseudo-
ombelles pédonculées, à pédoncule de 3,5 à 6,5 cm. de long, portant 4 à 6 fleurs, à
pédicelles grêles de 12 à 25 mm. de long, bractées oblongues très caduques. Calice
tubuleux-campanulé, de 10 à 14 mm. de long, à lobes obovales-arrondis, obtus environ
de même longueur que le tube. Corolle jaune, à lobes de 1S mm. environ de long, à
tube de 10 à 14 mm. de long rétréci au niveau de la gorge. Étamines insérées dans
le tube de la corolle non proéminentes, sessiles, anthères divergentes à la base,
conniventes au sommet. Ovaire globuleux, biloculaire, à style allongé capité et entouré,
sous l’extrémité, d’une collerette dont les lobes se disposent entre les bases divergentes
des anthères. Fruit bacciforme à 2 baies ovales-elobuleuses, de 3 em. environ de long
et de 2 à 2,5 cm. de large à une seule loge à graines nombreuses enchassées dans
une pulpe.
Léopoldville, 3 décembre 1895 (Alfr. Dewèvre) et 13 mars 1896 (Ém. Laurent).
Ogs.— En 1876, le genre Voacanga Thouars, de la famille des Apocynacées, bien que décrit depuis
1804 (1), était encore imparfaitement connu et rapporté avec doute aux Tabernaemontana (2).
Vingt ans après, le D' K. Schumann considère non seulement ce genre comme autonome mais
il y fait rentrer, comme synonymes, les Orchipeda Blume, Pootia Miq., ete., de l'Extrême-Orient et
il lui assigne le nombre de vingt espèces dont quinze découvertes dans l'Afrique continentale et l'Ile de
Madagascar (3;.
(1) Thouars, Nov. gen. pl. Madag. (1804) p. 10.
(2) Bentham in Bentham et Hooker f., Gen. pl. II (1876) p. 707.
(3) K. Schumann in Engl. et Prantl, Die Natürlichen Pflanzenfamilien IV, 2 (1896) p. 149.
78
Le Voacanga Schweinfurthii, dédié par le D' Stapf au célèbre naturaliste G. Schweinfurth,
qui l'avait trouvé un peu au nord des limites de l’État Indépendant dans la région des Niamniam, à
été retrouvé à quelques mois d'intervalle par ‘Alfr. Dewèvre vt par M. Ém. Laurent, à Léopoldville,
donc à une distance énorme de l'endroit où l'explorateur allemand l'avait primitivement découvert.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXXIX
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur coupée longitudinalement, grossissement 4 diamètres.
Fig. 3. — Bouton, calice ouvert et étalé, grossissement 3 diamètres,
Fig. 4. — Ovaire, style et stigmates, grossis 5 fois.
Fig. 5. — Ovaire dont un fragment de la paroi a été enlevé pour laisser voir les ovules, grossi
10 fois.
Fig. 6. — Etamines vues de face et de dos, grossies 6 fois.
PL.XXXIX
lursrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris .
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
VOACANGA SCHWEINFURTHIL Stapf.
79
PLANCHE XL
TEPHROSIA MEGALANTHA M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, I p. 7 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 57!.
Sous-arbrisseau couvert d'un tomentum grisâtre, à rameaux obscurément
anguleux. Stipules linéaires lancéolées de 3 à 4 mm. de long. Feuilles longues de 10 à
12 em. portant 7 à 9 paires de folioles, à pétiole étalé, tomenteux; folioles étroitement
ovales, obtuses ou même légèrement émarginées, mucronées, longues de 2 à 4 cm.,
larges de 6 à 8 mm., brièvement pétiolulées, couvertes sur les deux faces mais surtout
sur la face inférieure d’une pubescence courte et appliquée. Inflorescence terminale,
disposée au moment de la floraison en un capitule condensé, allongée plus tard en grappe.
Fleurs disposées par paires le long du rachis, d’abord sessiles puis brièvement pédicellées,
à bractées très courtes et caduques; calice de 15 mm. de long, tube du calice très
court, lobes inférieurs soudés presque jusqu'au sommet, lobes latéraux larges et obtus,
lobe supérieur deux fois plus long que le tube, aigu; corolle dépassant beaucoup le
calice: pétales sensiblement égaux entre eux, longs de 2 cm. environ, étendard très large,
arrondi, auriculé à la base, émarginé au sommet, couvert extérieurement d’une
pubescence soyeuse abondante, ailes largement ovales, obtuses; carène large, droite,
obtuse, légèrement pubescente. Étamine vexillaire libre à la base, légèrement adhérente
au milieu de sa longueur; ovaire sessile, tomenteux, surmonté d’un style aplati, faiblement
pubescent. Fruit (avant la maturité) tomenteux, polysperme.
Entre Kimuenza et Léopoldville, 13 décembre 1895 (Alfr. Dewèvre); Lusambo,
1895 (Ém. Laurent).
OBs. — Le genre Tephrosia, de la famille des Légumineuses, compte près de cent espèces
réparties dans toutes les régions chaudes du globe et particulièrement abondantes en Australie et
dans l'Afrique tropicale et australe. Les feuilles sont le plus souvent aisément reconnaissables à leurs
nervures latérales rapprochées et parallèles, se détachant obliquement de la nervure médiane. Le
Tephrosia megalantha appartient à la section Reineria. caractérisée surtout par la longueur du lobe
80
inférieur du calice et par la forme du style; elle est très voisine du Tephrosia Vogelit Hook. dont
elle se distingue surtout par la grandeur des fleurs et par l’inflorescence, et à laquelle elle devra
peut-être être réunie lorsque des matériaux abondants en auront permis une étude encore plus com-
plète (M. MICHEL.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XL
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur, grossie 1 1/2 fois.
9
Fig. 3. — Calice étalé, grossi 2 fois.
Fig. 4, 5 et 6. — Étendard, aile et carène, grossis 2 fois.
. — Étamines, grossies 3 fois.
a
Fig.
Fig. 8. — Ovaire, grossi 3 fois.
Fig. 9. — Jeune fruit, grandeur naturelle.
PL. XL.
ONGO
+
,
luuvsrr. FL. (
Impr. Lemercier, Paris :
2. Herincg.del. et lith.
TEPHROSIA MEGALANTHA M.Micheli
TE CT rTLRR
L 78
81
PLANCHE XLI
TABERNANTHE ALBIFLORA Stapf
in Kew Bulletin of Miscellaneous Information (1898) p. 305 et in De Wald. et Th. Dur. Contributions
à la flore du Congo I p. 38 (Annal. Mus. du Congo, sér. IV, I [1899] p. 38).
Arbrisseau glabre, de 1 à 1,5 m. de haut, à rameaux grêles, bruns, à lenticelles
pâles. Feuilles oblongues, acuminées à la base et au sommet, ou à base aiguë, acumen
aigu où obtus, mince, de 6 à 14 mm. de long, plus pâles sur la face inférieure, de 7,5
à 12,5 cm. de long et de 2,5 à 4 cm. de large, pétiole de 2 à 6 cm. de long,
mince, de 6 à 9 nervures latérales de chaque côté de la nervure médiane, plus ou
moins distinctes ainsi que les nervules sur la face inférieure, Cymes longuement
pédonculées, à pédoncules grêles de 1,2 à 3,5 em. de long, lâches, pauciflores, dichotomes,
plus courtes que les feuilles, obscurément bractéolées; pédicelles inégaux, les plus longs
mesurant environt 6 mm. Calice profondément quinquépartite, persistant, réfléchi, de
1,5 mm. environ de long, à segments ovales-arrondis légèrement ciliolés, à lobes
intérieurs munis de 1 ou 2 glandes basilaires. Corolle blanche, ponctuée de rose, à tube
subcylindrique de 5 mm. environ de long, légèrement dilaté au milieu, à lobes obovales
de 3 mm. environ de long. Étamines fixées par le milieu, à anthères sagittées, aiguës,
atteignant à peine la gorge de la corolle, d’un peu plus de 2 mm. de long. Disque nul
ou presque nul. Ovaire globuleux, ovoïde, glabre, entier, à style de 2 mm. de long
surmonté d’un stigmate capité, apiculé, entouré à la base d’une membrane refléchie,
Placenta garni d’ovules nombreux. Fruit citriforme (non mûr) de 1 cm. environ de long,
couronné par le style persistant, péricarpe très lisse, subcoriace, graines verruqueuses
de 5 mm. environ de long, logées dans une masse pulpeuse.
Coquilhatville, 5 février 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBS. — Jusque dans ces derniers temps le Tabernanthe passait pour un genre monotype
d’Apocynacées; la seule espèce qui le formait avait été découverte à la fois dans l’Angola et le Kamerun.
JUIN 1899 11
once 2 »
82
Baillon lui avait donné le nom de Tabernanthe Iboga (1) et le D' K. Schumann celui d’Zboga
Vateriana (2). Ce dernier nom à dû être abandonné, son créateur ayant loyalement reconnu que le
genre de Baillon a la priorité.
On lit dans le Xew Bulletin (année 1895, p. 37) que d’après le D' H. Mueller, le 7. Zboga
porte dans le Bas-Congo le nom de « Bocali + et qu'il y est considéré comme un fébrifuge de valeur. Ce
Tabernanthe existe bien dans cette partie de l’État; nous en avons en herbier des échantillons récoltés
par MM. Dupuis et Cabra.
Par l'étude des collections d’Alfr. Dewèvre, le D’ Stapf vient d'enrichir le genre de deux espèces :
le T. albiflora, que nous figurons aujourd'hui, et le T. {enuifolia.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLI
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 8. — Bouton, grossi 8 fois.
Fig. 4. — Fleur, grossie 6 fois.
Fig. 5. — Fleur coupée longitudinalement, grossissement $ diamètres.
Fig. 6. — Lobe de la corolle, grossi 8 fois.
Fig. 7. — Étamine vue de face, grossie 14 fois.
Fig. 8. — Ovaire, style et stigmate, grossis 15 fois.
Fig. 9. — Calice développé, grossi 15 fois.
Fig. 10. — Ovaire dont une portion de la paroi a été enlevée pour laisser voir la disposition des
ovules, grossi 15 fois.
Fig. 11. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 15 fois.
Fig. 12. — Fruit, grossi 2 fois.
(1) Baillon in Bull. Soc. Linn. Paris I (1889) p. 782; Stapf in Kew Bull. (1895) p. 37 cum icone et in
Hooker Icon. plant. XXIV (1895) tab. 2337.
(2) J. Braun et K. Schumann in Ber. d. deutsch. Schützgeb. II (1889) p. 157.
PL.XLI
Liusrr. FL. CoNco
A. d'Apreval, ad nat. del. et lith. : Impr. Lemercier, Paris .
TABERNANTHE ALBIFLORA Stapf.
83
PLANCHE XLII
ALVESIA ROSMARINIFOLIA Welwitsch
in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 55 t. 19; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État
Indépendant du Congo 1° partie p. 229 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIT [1896] p. 229).
Sous-arbrisseau à tiges pérennantes, naissant en plus ou moins grand nombre
d'une seule et même souche, à tige ligneuse, de 90 em. de 1,50 m. de haut,
obtusément anguleuses, munies de poils courts, tomenteuses, densément feuillues,
rameuses, à rameaux opposés. Feuilles opposées, lancéolées ou oblongues lancéolées,
parfois presque linéaires, courtement aiguës, à bord réfléchi, entier, d'un beau vert
sur la face supérieure, tomenteuses inférieurement, de 25 à 35 mm. de long et de
4 à 8 mm. de large, penninerves, à nervures proéminentes sur la face intérieure.
Fleurs en verticilles de 6, à bractées ovales, obtuses, plus courtes que les pédicelles
caduques, réunies en racèmes denses, ovoïdes, pyramidaux, puis allongés cylindriques
souvent ramifiés. Pédicelles florifères de 4 à 6 mm. de long, les fructifères un peu
plus longs recourbés au sommet. Calice de 4 à 6 mm. de long avant l’anthèse, fortement
tomenteux à l'extérieur, nu à l'intérieur, à bords des lèvres densément ciliés, fimbriés.
Corolle de 18 à 22 mm. de long, lâchement tomenteuse ou lanugineuse extérieurement, à
l'exception du tube inclus, et nu intérieurement. Étamines à filaments soudés en grande
partie à la corolle, anthères, ovaire et style glabres. Calice fructifère fortement accrescent,:
vésiculeux-renflé, de 3 à 4 em. de long et de 15 à 25 mm. de large, ovoïde-elliptique,
labre ou légérement pubérulent, d’un vert-violacé, sillonné de nervures lâchement
réticulées, lèvres obtusément apiculées. Nucules généralement solitaires par suite
d'avortement, rarement au nombre de deux, largement obovales ou globuleuses, sessiles,
munies de glandes, petites, punctiformes et peu proéminentes, logées dans le fond du
calice accrescent et portées sur un gynophore dont le bord supérieur entoure la base
des nucules.
Stanley-Pool, 10 juillet 1888 (Fr. Hens, sér. B n. 88).
OBs. — Cette Labiée si curieuse a été découverte en 1857, par le botaniste autrichien Welwitsch,
à Huilla dans l’Angola. Welwitsch l’a dédiée à un horticulteur portugais B. Ant. Alves; la description
84
en à été publiée ainsi que la figure dans le Sertum Angolense (1). Toutefois nous avons cru nécessaire
de donner une nouvelle planche de cet A/vesia en attirant particulièrement l'attention sur les caractères
. de la fleur avant l’anthèse. En effet on trouve des panicules florales sur lesquelles toutes les corolles
sont tombées et qui ne présentent plus que des calices accrescents ou des boutons tout jeunes, on
pourrait alors croire que l’on se trouve en présence d’une espèce bien différente de celle de Welwitsch, à
corolle courte et incluse dans le calice. Nous avons donné la représentation du calice et de la corolle à
leur premier stade de développement; la planche du Sertum Angolense montre les stades ultérieurs.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLII
Fig. 1. — Rameau à boutons jeunes et à boutons fructifères, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Jeune bouton complet, grossi 12 fois.
Fig. 3. — Jeune bouton, calice enlevé, grossi 12 fois.
Fig. 4. — Fleur à corolle tombée, grossie 12 fois.
Fig. 5. — Corolle jeune fendue et développée, grossie 15 fois.
Fig. 6. — Calice fendu et déployé, face intérieure, grossi 15 fois.
Fig. 7. — Calice fructifère, fendu longitudinalement, grossi 2 fois.
Fig. 8. — Calice fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 9. — Gynecée dans le bouton, grossi 20 fois.
Q) Trans. Linn. Soc. XX VII (1869) p. 55 t. 19.
luivsrr. FL. CoNco
Pz.XLII
A. d'Apreval, ad nat. del. et Jith.
Impr. Lemercier, Paris .
ALVESIA ROSMARINIFOLIA Welw.
* PLANCHE XLIII
SALACIA CONGOLENSIS De Wildeman et Th. Durand
in De Wild. et Th. Dur. Contributions à l'étude de la flore du Congo, I p. 16. (Annal. Mus. du
Congo, sér. IV, I [1899] p. 16).
Arbrisseau très glabre, de 1 à 1,5 m. de haut, à rameaux cylindriques, sillonnés,
à écorce lisse brune. Feuilles opposées, pétiolées, elliptiques-oblongues, acuminées,
rétrécies à la base, coriaces, à bord denticulé, luisantes au-dessus, brunâtres à l’état
sec, plus pâles au-dessous, à nervures réticulées, de 5 à 11 em. de long et de 2 à
o cm. de large, à pétiole de 5 mm. environ de long, canaliculé à la face supérieure.
Fleurs jaunes disposées en fascicules à l’aisselle des feuilles, peu nombreuses, de 3
à » par fascicule, à pédicelle de 4 à 5,5 mm. de long. Sépales au nombre de cinq, de 1 mm.
environ de long, largement arrondis, pétales en même nombre que les sépales, environ
3 fois aussi longs, largement oblongs, glabres, obtus; disque plus ou moins conique;
filaments des étamines dilatés à la base et irrégulièrement tordus vers le sommet, anthères
conniventes au sommet, divergentes à la base, plus longues que le style. Ovaire pyriforme
terminé par un style court entier, entouré à la base par le rebord supérieur du disque,
à 3 loges biovulées.
Mongo, 16 septembre 1896 (Fr. Thonner).
OBs.— La famille des Hippocratéacées, à laquelle appartient notre plante, est représentée au Congo
par quelques espèces intéressantes. Nous avons eu l’occasion de décrire et de figurer un Æippocratea
cymosa provenant des collections d’Alfr. Dewêvre (1).
Le S. congolensis se rapproche surtout des S. cornifolia Hook. et prinoides DC., comme
nous l'avons indiqué dans les Contributions à la flore du Congo {loc. cit.|; il a été rapporté du Congo
par le botaniste allemand Fr. Thonner, dont la petite mais très intéressante collection nous à permis de
décrire bien des espèces nouvelles dans l'ouvrage Plantae Thonnerianae Congolenses actuellement
(1) Illustrations de la flore du Congol p. 67, pl. XXXIV.
86
sous presse. M. Fr. Thonner à publié une magnifique relation de son voyage d'exploration sous le titre 2m
afrikanischen Urwaild (1) dont la traduction française paraîtra sous peu en Belgique.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur, grossie 10 fois.
Fig. 3: — Coupe longitudinale de la fleur jeune, grossie 14 fois.
Fig. 4. — Fleur après la chute des pétales, grossie 10 fois.
Fig. 5. — Pétale, grossi 10 fois.
Fig. 6. — Étamine, anthères extrorses, grossie 20 fois.
Fig. 7. — Sommet d'une étamine jeune, grossi 25 fois.
Fig. 8. — Ovaire, grossi 25 fois; une partie de la paroi externe a été enlevée pour faire voir la
disposition des ovules.
Fig. 9. — Coupe transversale de l'ovaire, grossissement 30 diamètres,
Q) Un vol. gr. in-8 de 116 pages avec 20 figures dans le texte, 87 planches et 3 cartes. Berlin 1898.
luusrr. FL. Conco
P£.X LI
À. d'Apreval, 44 nat, del. et lith. ;
Impr. Lemarcier, Paris .
SALACIA CONGOLENSIS De Wild.et Th.Durand.
87
PLANCHE XLIV
POLYGALA CABRAE Chodat
in Bulletin de l’Herbier Boissier VI (1898) p. 838 et in De Wild. et Th. Dur. Contributions à la flore
du Congo I p. 10 (Annal. Mus. du Congo, sér. IV, I [1899] p. 10}.
Herbe à racine petite, rameuse, fibreuse, à tige cylindrique, simple à la base
ou peu rameuse, de 20 à 50 cm. de haut, à base se lignifiant, de 3 à 4 mm. d'épaisseur,
olabrescente ou à peine poilue à la base et munie de poils étalés, hispide vers le
sommet et sur l’inflorescence, nue sur la plus grande partie de sa longueur, et garnie
à son sommet de 5 à 10 feuilles plus ou moins distantes. Feuilles de 6 à 10 cm.
de long et de 1,8 à 4 cm. de large, à pétiole herbacé étroit, de 1 em. de long et
de 1 mm. environ de large, plus ou moins velu, à limbe lancéolé, ovale-lancéolé ou
subrhomboïdal, cunéiforme à la base et au sommet, souvent apiculé et mucronulé,
muni sur la face supérieure de poils brillants visibles à l'œil nu, glabrescent sur la
face inférieure ou à nervures velues, à poils à peine visibles; nervures non proéminentes,
au nombre d'environ 5 de chaque côté de la nervure médiane, plus ou moins étalées
ou ascendantes. Racèmes terminaux ou pseudoaxillaires plus courts que les feuilles, à
rachis débile, de 3 à 6 em. de long, laxiflores, munis de bractées caduques. Sépale
supérieur renflé à la base, mucroné, ample, à bord cilié, l’inférieur bidenté au sommet
et cilié sur les bords; ailes elliptiques trinervées, à nervures à peine anastomosées. Pétale
supérieur linguiforme égalant la carène, sans crête longitudinale; crète formée d'environ 4
lobes largement arrondis, les extérieurs lobés, les intérieurs entiers ou presque entiers.
Ovaire cordiforme à style allongé recourbé et élargi au sommet, étamines réunies en
2 faisceaux de 4, à anthères uniloculaires. Capsule étroitement marginée, obcordée, à
graines fortement hirsutes, munies d'une arille papyracée dont les lobes plus ou moins
dentés, atteignent la moitié de la graine.
Bas-Congo (Capt. Cabra).
OBS. — La famille des Polygalacées ne compte qu'un petit nombre de genres, mais tandis que
88
certains d’entre eux sont nettement cantonnés, comme les Mwrallia, dans l'Afrique australe, les Polygala
semblent se plaire dans les milieux les plus divers, on les rencontre aussi bien dans les régions arctiques
ou sur les hauts sommets des Alpes que dans les régions les plus chaudes du globe.
Le P. Cabrae montre une fois de plus combien le capitaine Cabra a eu la main heureuse, car la
découverte qu’il à faite, dans le Bas-Congo, d'une espèce à feuilles persistantes a, ainsi que l’a dit le professeur
R. Chodat (loc. cit.), une importance non seulement phytographique mais géobotanique.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLIV
Fig. 1. — Plante, grandeur naturelle.
. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 8 fois.
el
5
La]
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. — Corolle adulte, grossie 8 fois.
Fig. 4. — Corolle jeune, grossie 8 fois.
Fig. 5. — Aïle, grossie 10 fois.
12. — Calice, sépales extérieurs, grossi 10 fois.
gl
(ES
S
Fig. 7. — Sépale supérieur, grossi 10 fois.
Fig. 8. — Sépale inférieur, grossi 10 fois.
Fig. 9. — Bractée florale, grossie 17 fois.
Fig. 10. — Ovaire, style et stigmate, grossis 10 fois.
Fig. 11. — Étamine, grossie 35 fois.
Fig. 13. — Ovaire coupé longitudinalement, grossi 15 fois,
Fig. 14. — Fruit, grossi 8 fois; une loge ouverte laisse voir la disposition de la graine.
Fig. 15. — Graine poilue et arillée, grossie 8 fois.
luusrr. FL. CoNGo
Pz.XLIV
À.d'Apreval, ad nat. del. et Jith. r —
POLYGALA ÆCABRAE Chodat.
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89
PLANCHE XLV
DISSOTIS AUTRANIANA Cogniaux
in de Candolle Monog. Phanerog. VII (1891) p. 1180; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de
l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 132 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIL [1896] p. 132) ;
E. Gilg in Engl. Monog. Afrik. Pflanzenfam. und Gattung. II Melastomataceae (1898) p. 11 et 18.
Arbrisseau de 2 m. environ de haut, à rameaux assez grêles, les plus jeunes
munis de poils longs, étalés ou réfléchis. Feuilles pétiolées, à pétiole longuement et
densément velu, de 3 à 6 mm. de long, ovales, pointues, à base arrondie, à 7 nervures,
à poils épars et apprimés sur la face supérieure, velues principalement sur les nervures
à la face inférieure, de 6 à 10 cm. de long et de 4 à 6 cm. de large, à bractées
extérieures presque foliacées, étroitement obovales plus ou moins aiguës et trinervées,
de 3 à 3,5 cm. de long, à villosité éparse sur le dos, bractées intérieures scarieuses,
glabres, plus courtes. Calice à tube oblong de 16 à 17 mm. de long, muni jusque
vers le milieu de squames longuement sétuleuses-ciliées entourant le tube, glabre
supérieurement, lobes triangulaires-lancéolés, plus courts que le tube, glabres, de 8 à
9 mm. de long. Pétales lilas, suborbiculaires, de 1,5 à 2 cm. de long. Anthères
alternatipétales et oppositipétales légèrement inégales, les plus grandes plus ou moins
fortement arquées, de 11 à 12 mm. de long, connectif prolongé de 5 à 7 mm. en
dessous des loges polliniques, anthères petites presque droites de 8 à 9 mm. de long, à
connectif peu prolongé sous les loges. Ovaire muni de deux anneaux de poils sétuleux
vers le sommet, à style allongé, exsert, à stigmate non capité, légèrement poilu.
Forêts humides des environs de Lutété, 1886 (Fr. Hens).
OBS. — Ce joli Dissotis, dédié à M. Eug. Autran, le savant conservateur de l'Herbier Boissier-
Barbey, a été découvert en 1886 à Lutété, par M. Franz Hens et publié dans son Herbier de plantes
du Congo, série À n. 32, mais il est important de remarquer que sous ce numéro il a été distribué
deux Mélastomacées bien différentes : le Tristemma Schumacheri Guill. et Perr. espèce déjà ancienne
découverte d’abord en Sénégambie puis retrouvée sur divers points de l'Afrique tropicale, notamment au
JUIN 1899 12
‘90
Congo, et le Dissotis Autraniana, endémique dans l'État Indépendant, et qui vient se classer à côté du
D. cornifolia Hook. f., espèce de la Nigritie et de Sierra-Leone dont les poils entourant la partie
inférieure du calice sont simples.
Fig.
Fig.
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Fig.
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Fig.
EXPLICATION DE ‘LA PLANCHE XLV
1. — Rameau, fleur présentée de face, grandeur naturelle,
2. — Rameau à fleur vue par la face inférieure des pétales et laissant voir les boutons et
leurs bractées, grandeur naturelle.
3. — Bouton, grossi 3 fois.
4, — Coupe longitudinale du bouton, grossie 3 fois.
5. — Fleur épanouie, grossie 2 fois. |
6. — Calice, une partie de la paroi enlevée laisse voir l'ovaire libre, grossi 3 fois.
7. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 3 fois.
8. — Placenta garni d’ovules, grossi 3 fois.
9. — Ovule, grossi 30 fois.
10. — Étamine alternatipétale, grossie 3 fois.
11. — Étamine oppositipétale, grossie 3 fois.
12. — pétale, grossi 2 fois.
13. — Disposition des pétales dans le bouton, grossissement 3 Anétees
14 à 17. — Bractées de l’'inflorescence, grandeur naturelle.
50
or
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LLusTR. FL. Conco
PL.XLV
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. le Lemercier, Paris.
DissOTis AUTRANIANA Cogn.
91
PLANCHE XLVI
PLEIOCARPA TUBICINA Stapf
in Kew Bulletin of Miscellaneous Information (1898) p. 204 et in De Wild. et Th. Dur. Contributions
à la flore du Congo I p. 37 {(Annal. Mus. du Congo, sér. IV, I [1899] p. 37).
Plante très glabre, à rameaux bruns, les plus âgés à écorce fissurée longitu-
dinalement. Feuilles ternées, oblongues, courtement et souvent obtusément acuminées,
à base aiguë, coriaces, de 8,5 à 11,5 cm. de long et de 2,5 à 32 cm. de large, luisantes
sur la face supérieure, à nervures secondaires nombreuses, fines, distantes d'environ
6 mm., proéminentes sur les deux faces, étalées, nervures secondaires entreméêlées de
nervures tertiaires peu distinctes anastomosées avec les nervures primaires et secondaires,
pétiole de 12 à 16 mm. de long. Cymes multiflores, denses, en forme de glomérules
sessiles se développant sur la portion des rameaux privée de feuilles. Calice de 1,5 mm.
environ de long, glabre, d'un blanc verdâtre, à segments oblongs-obtus. Corolle d'un
jaune blanchâtre, à tube cylindrique de 7 mm. environ de long, mince, à lobes ovales,
obtus, de 1,5 mm. environ de long. Anthères de 0,17 mm. environ de long, insérées
sous la gorge de la corolle. Ovaire bicarpellé, chacun des carpelles à deux graines,
style allongé atteignant à peu près la gorge de la corolle, de 4 mm. de long, à stigmate
lévèrement renflé et bilobulé.
Au bord du Congo à Coquilhatville, 2 janvier 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le genre Pleiocarpa, de la famille des Apocynacées. a été créé en 1876 par Bentham.
Les deux espèces alors connues, les P. mutica et rostrata Benth., découvertes au Kameroun, par
G. Mann, furent nommées, décrites et figurées la même année dans les Zcones plantarum de Hooker
sous les n°5 1181 et 1182. En 1894 le genre s'enrichit d’une troisième espèce, le P. bicarpelleta Stapf,
établie sur un échantillon récolté par Barter, dans la même région.
Alfred Dewèvre, pendant son exploration du Congo, avait donné une attention toute particulière
à la recherche des plantes à caoutchouc et spécialement des Apocynacées; cela explique le grand nombre
92
de nouveautés pour cette famille que contient son herbier, nouveautés décrites par le p' 0. Stapf (IL. ce.)
La découverte du P. fubicina étend beaucoup vers le Sud l'aire de dispersion du genre Pleiocarpa.
Fig.
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EXPLICATION DE LA PLANCHE XLVI
1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
2. — Fascicule de fleurs, grossi 8 fois.
3. — Fleur isolée, grossie 12 fois.
4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 15 fois.
F5: Se Étamines à divers états de développement, grossies 50 fois.
6. — Ovaire et style, grossis 15 fois.
7. — Stigmate bilobé, grossi 70 fois. à
8. — Ovaire, grossi 25 fois; une partie de l'enveloppe externe enlevée pour faire voir la
disposition des ovules.
9. — Diagramme floral.
PL.XLVI
LiustTr. FL. CoNco
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À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. Impr. Lemercier, Paris.
= PLEIOCARPA TUBICINA Stapf.
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93
PLANCHE XLVIT
SCUTELLARIA DEBEERSTII Briquet
in Th. Dur. et De Wäld. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 12 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXX VII [1898] p. 57).
Herbe à tige robuste, rameuse, pubérulente, d'un vert foncé, à entre-nœuds
de 2 em. environ de long. Feuilles à lame d'environ 1,5 em. de long et 0,8 cm. de
large, à pétiole de 0,7 mm. de long, ovales-elliptiques, à sommet obtus, à bords
régulièrement convexes, à serrature constante formée de crénelures de 0,5 à 1 mm.
de haut et distantes de 2 à 4 mm., glabres, à nervation simple, proéminente. Épi
de 18 em. environ de long, à verticilles biflores, rapprochés, bractées ovales-lancéolées,
de 3 mm. environ de long. Pédicelles floraux de 4 à 5 mm. de long, calice glabrescent
de 4 mm. environ de long avant l’anthèse, companulé, à tube ovale, à labre arrondi
plus long que le labiole, scutelle développée presque égale au labre, de 6 mm. environ
de long, calice renflé après l’anthèse. Corolle violacée à l’état sec, courtement pubéru-
lente, exserte, dépassant de 1,5 em. la gorge du calice, à tube gibbeux à la base, de 3 à
4 mm. de long, puis brusquement redressé, d’abord rétréci, s'élargissant au sommet, de
1 cm. environ de long; labre convexe courbé, ovale, labiole étalé, à lobes ovales arrondis,
le médian obovale émarginé, plus large. Étamines et style inclus. Nucules de 1,5 mm.
environ de long, granuleux-réticulés.
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Pala, novembre 1894 (R. P. Debeerst).
SCUTELLARIA POLYADENA Briquet
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fase. II p. 11 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXXVII [1898] p. 56).
Herbe de 50 em. environ de haut, à tige droite, simple ou peu ramifiée. à poils
étalés, à entre-nœuds allongés de 3 à 7 em. de long. Feuilles supérieures entières ou
presque entières, les inférieures dentées, lancéolées, allongées, acuminées au sommet, à
bords, sauf dans les feuilles inférieures, à peine convexes, atténuées à la base, de 3 à
‘ 94
Dr rs 7 em. de long et de 1 à 0,5 cm. de large, à pétiole velu-glanduleux, court, atteignant
, dans les feuilles inférieures 5 mm. de long, nervation simple peu proéminente, serrature
constante formée de dents robustes de 1 à 2 mm. de long et distantes de 3 à 7 mm.
Verticilles floraux biflores distants de 4,3 cm., peu nombreux, pédicelles dressés,
densément elanduleux poilus. Calice largement campanulé, de 4 mm. de long avant
- l’anthèse, à scutelle mesurant environ 2 mm. de long, glanduleux poilu. Corolle bleu-
violacée à l’état sec, longuement exserte, dépassant de 2 cm. la gorge du calice, partie
horizontale du tube de 5 mm. environ de long, portion dressée de 1,5 cm. de long
et élargie au sommet, labre convexe, recourbé, labiole de même grandeur à peu près que
le labre, plus ou moins étalé, à lobe médian plus large. Étamines et style inclus.
Nucules ovoïdes.
Haut-Marangu, 1894 (R. P. Debeerst).
OBs. — Ces deux espèces de Labiées appartiennent à un genre largement représenté, non
seulement dans les régions chaudes, mais aussi dans les contrées tempérées de l’Ancien et du Nouveau
Monde.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLVII
SCUTELLARIA DEBEERSTI Briquet. — Fig. 1-7.
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur coupée longitudinalement, grossie 3 fois.
Fig. 3. — Calice florifère entier, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Calice fructifère entier, grossi 3 fois.
Fig. 5. — Labre supérieur du calice fructifère, grossi 3 fois.
5
Fig. 6. — Labre inférieur du calice fructifère, grossi 3 fois.
Fig. 7. — Nucules à divers états de développement, grossis 3 fois.
SCUTELLARIA POLYADENIA Briquet. — Fig. 8-10.
Fig. 8. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 9. — Fleur, grossie 3 fois.
6 Fig. 10. — Poils glanduleux du calice et de la corolle, grossis 50 fois.
LAS ANAT NORSET, | A
luiusrr. FL. Coco
Ch. Cuisin ad nat. del.et th.
SCUTELLARIA DEBEERSTIL JBriquet._ Fig. 1-7.
SCUTELLARIA POLYADENA: J.Briquet._ Fig. 8-10.
PL. XL VII
Imp. Lemercier, Paris.
95
PLANCHE XLVIII
AEOLANTHUS PETASATUS Briquet
in Th. Dur. et De Wäild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. IT p. 17 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXXVII [1898] p. 62).
Herbe à tige robuste, légèrement pubérulente, à rameaux ascendants, à entre-
nœuds allongés. Feuilles oblongues de 1,5 à 2 em. de long et de 0,8 em. environ de
large, à pétiole de 0,5 à 0,8 cm. de long, à sommet obtus, à base atténuée en pétiole,
pubérulentes sur les deux faces, entières ou obscurément denticulées. Inflorescences
terminales, à verticilles uniflores, séparés par des entre-nœuds courts, bractéoles
solitaires, lancéolées, bractées obovales, de 3 à 5 mm. de long et de 0,5 à 0,8 mm. de
large. Calice campanulé avant l’anthèse, d'environ 1,5 em. de long, pubescent, indistinc-
tement bilobé; calice mûr de 3 mm. Tube de 2 mm. environ de long, distinctement
bilobé, à lobes entiers. Corolle dépassant la gorge du calice de 6 mm. environ, à tube
droit ou un peu courbé, de 5 mm. environ de long, labre de 1,5 mm. de long, dressé,
à 4 lobes petits, distincts, arrondis, égaux, labiole étalé, cymbiforme, peu profond,
arrondi au sommet plus long que le labre. Étamines protérandriques, style légèrement
-bifide au sommet. Nucules ovoïdes, lisses.
Ubwoire, mai 1895 (Capt. Descamps).
LEUCAS DESCAMPSIT Briquet
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 14 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXX VII [1898] p. 59!.
Petite herbe à tige robuste, à entre-nœuds allongés, à poils étalés ou ascendants,
rigides, à base dilatée, scabre. Feuilles de 4 à 5 em. de long et de 0,6 à 0,8 mm. de
large, oblongues-lancéolées, allongées, acuminées au sommet, sessiles ou subsessiles,
d'un vert foncé sur la face supérieure, plus pâle en dessous, à poils longs et épars
sur les deux faces, à crénelures aiguës. Capitules terminaux denses, à bractées lancéolées,
longuement acuminées, ciliées, de 1,3 em. environ de long, cils de 1 mm. de long. Calice
sessile, tubuleux avant l’anthèse, à tube de 8 à 9 mm. de long, violacé à la base,
96
labre tridenté, à dents linéaires-lancéolées, de 4 mm. environ de long, labiole générale-
ment à 7 dents de 1,2 mm. de long réunies par une membrane commune, à gorge
velue intérieurement. Corolle dépassant la gorge du calice de 7 mm. environ, à tube de
11 mm. environ de long, à labre couvert extérieurement de poils blancs, labiole légè-
rement velu, étalé, de 5 à 7 mm. de long. Étamines et style logés dans le labre
ascendant et non exserts.
Moliro, mars 1895 (Capt. Descamps).
PYCNOSTACHYS DESCAMPSII Briquet
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. II p. 63 (Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg. XXXVII | 1898] p. 18).
Herbe à tige cylindrique, striée, à entre-nœuds de 4 à 5 cm. de long. Feuilles
verticillées par 5-6, de 4 à 6 cm. de long et de 0,2 à 0,3 cm. de large, à extrémité très
aiguës, plissées, rétrécies à la base, à poils apprimés, à dents distantes peu distinctes,
nervures latérales presque parallèles, proéminentes. Épi terminal, oblong conique, à
verticilles rapprochés multiflores, bractées linéaires, dépassant les fleurs d’abord et
les égalant seulement après l’anthèse. Calice campanulé avant l’anthèse, pubescent, à
tube de 1,5 mm. de long, à dents de 4 à 5 mm. de long. Corolle dépassant la gorge du
tube du calice de 1 cm., à tube de 4 mm. environ de long, brusquement infléchi,
labre dressé, de 2,5 mm. de long, à lobes postérieurs dentiformes, les latéraux ovales,
labiole de 4,5 mm. environ de long à dent terminale recourbée de 1 mm. environ de
long. Étamines libres entre elles jusqu'à leur soudure avec le tube, logées dans le labiole
cymbiforme, stigmate légèrement bilobé.
Risobi, rivière Lufunga, mars 1895 (Capt. Descamps).
OBs. — Au Congo, la partie orientale de la zone tropicale africaine paraît de beaucoup la
plus riche en Labiées.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLVIII
AEOLANTHUS PETASATUS Briquet. — Fig, 1-7.
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur épanouie, grossie 4 fois.
Fig. 3. — Calice avant la maturité, grossi 4 fois.
Fig. 4. — Calice florifère étalé, grossi 4 fois.
Fig. 5. et 6. — Parties supérieure et inférieure du calice fructifère, grossies 4 fois.
Fig. 7. — Nucules à divers états de développement, grossis 4 fois.
LEUCAS DESCAMPSIT Briquet. — Fig. 8-10.
Fig. 8. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 9. — Fleur munie de sa bractée, coupe longitudinale, grossie 2 fois.
Fig. 10. — Calice ouvert et étalé, grossi 2 fois.
PYCNOSTACHYS DESCAMPSII Briquet. — Fig. 11-15.
Fig. 11. — Rameau, grandeur naturelle,
Fig. 12. — Calice et bractée basilaire, groissis 3 fois.
Fig. 13. — Fleur privée de calice, grossie 3 fois.
Fig. 14. — Fleur et calice, coupe longitudinale, grossissement 3 diamètres.
Fig. 15. — Etamines, grossies 3 fois.
lustre. FL. CoNc0O Pi.X LVIII
Ch. Cuisin ad. nat. del. et Jth.
Impr. Lemercier, Paris .
AEOLANTHUS PETASATUS J.Briquet._ Fig 1-7. LEUCAS DESCAMPSI J.Briquet.… Fig. 8-10.
PYCNOSTACHYS DESCAMPSIT JBriquet._ Fig. 11-15.
1h
97
PLANCHE XLIX
INDIGOFERA DUPUISIT M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I (1897) p. 9 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 55).
Sous-arbrisseau à tiges plus où moins couchées, à rameaux anguleux, couverts
de poils mous et blanchâtres. Stipules linéaires, étalées. Feuilles supérieures simples,
trifoliolées ou imparipennées, de 3 à 5 cm. de long, presque sessiles, à folioles
disposées en 2 à 7 paires, opposées, obovales-lancéolées, obtuses ou émarginées,
mucronées, de 7 * 8 mm. de long et de 3 à 4 mm. de large, recouvertes sur
les deux faces d'une pubescence appliquée. Fleurs petites, de 5 mm. environ de longueur,
courtement pédicellées, à pédicelle de 4 à 5 mm. de long, disposées en grappes
composées, axillaires, dépassant un peu la feuille et portant quelques feuilles simples
de même forme que les folioles bractées trifides, aiguës, poilues, à peu près égales au
pédicelle; bractéoles linéaires, insérées au-dessous du calice. Calice de 5 mm. environ
de long à tube très court, à lobes égaux entre eux, étroitement lancéolés, aigus,
couverts de poils rigides. Corolle petite, un peu plus courte que le calice; étendard
de 4 à 5 mm. de long, arrondi, mucroné, soyeux à l'extérieur; ailes légèrement
courbées ; carène assez longuement onguiculée, légèrement pubescente sur la face dorsale,
munie de deux appendices latéraux. Étamines en 2 faisceaux, 1 étamine solitaire,
les neuf autres sondées sur la plus grande partie de leur longueur. Ovaire poilu,
biovulé surmonté d’un style recourbé à angle droit et terminé par un stigmate capité.
Fruit égalant les lobes du calice, oblong, pubescent à l'extérieur terminé souvent par
le style persistant et renfermant deux graines.
Nous ne connaissons qu'un seul échantillon de cette espèce recueilli, près de
Bingila, par M. P. Dupuis, en juin 1895.
OBs. — Cette espèce rentre dans le groupe désigné par Baker sous le nom d'Zwindigoferae
dissitiflorae (1) et se rapproche en bien des points de l’Indigofera grisea Baker, dont elle se
() Cf. Baker in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 66.
DÉCEMBRE 1899. 13
98
distingue par sa taille plus élevée, ses tiges ligneuses et ses folioles plus nombreuses et plus petites.
(M. Micheli).
Tandis que chez l'Z. grisea les feuilles possèdent 5 folioles dont 2 paires opposées, on trouve
chez l'IZ. Dupuisii, comme le montre fort bien la figure 1 de notre planche XLIX, des feuilles
supérieures simples et des feuilles inférieures qui peuvent présenter 7 paires de folioles opposées ;
entre ces deux extrêmes on trouve tous les stades de passage.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLIX
1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
2. — Fleur entière, grossie 6 fois.
3. — Calice étalé, grossi 6 fois.
4,5 et 6. — Étendard, aile et carène grossis environ 7 fois.
7. — Étamines diadelphes, grossies 10 fois.
8. — Ovaire surmonté du style, glossi 10 fois,
9. — Fruit entouré du calice, grossi environ 7 fois.
Fig. 10. — Fruit ouvert, grossi environ 6 fois.
Livsrr. FL. CoNGo PL. XLIX.
Impn. Lemercier, Paris.
8. Herincq. del.et lith.
INDIGOFERA DUPUISII M.Micheli.
99
PLANCHE L
EREMANTHUS DESCAMPSII Klatt
Plante herbacée à tige dressée, velue, scabre, à poils ondulés, sétacés, feuillue
jusqu'au sommet. Feuilles alternes, ovales-allongées, aiguës, sessiles ou très brièvement
pétiolées, atteignant 6,5 em. environ de long et 2,5 cm. de large, à dentelures
inégales, peu profondes, à nervures latérales proéminentes sur la face inférieure et
anastomosées avec des nerviles saillantes réticulées. Capitules florifères nombreux,
sessiles ou subsessiles, de 1,5 em. de long et 5 mm. environ de large, involucre
à plusieurs séries d’écailles, réunis en une tête compacte au sommet de la tige,
ovales-allongées ou lancéolées, légèrement ciliées, scabres sur les bords vers l'extrémité,
et portant au sommet des glandes arrondies. Fleurons tous tubuleux, dépassant
l'involucre, à corolle à 5 divisions égales, triangulaires-aiguës, style allongé,
cylindrique peu ou pas renflé à la base, muni au sommet de deux stigmates,
divergents, ondulés, velus, légèrement exserts; tube staminal à cinq dents arrondies
au sommet, anthères munies à la base d’appendices allongés, entiers, glabres.
Akènes velus, à poils sétacés, dressés, portant au sommet une collerette externe de
paillettes courtes, ovales-allongées, dentées sur les bords, entourant une collerette
interne d'une vingtaine de poils ciliés, environ deux fois aussi longs que l’akène.
Katanga, 1891 (Capt. Descamps).
OBs. — C'est sous le nom d'Æyemanthus Descampsii que notre regretté collaborateur le
D' F, W. Klatt nous a renvoyé cette Composée. Lorsque nous nous proposions de lui demander des
renseignements détaillés sur l’assimilation de cette espèce au genre Æremanthus, jusqu'ici uniquement
américain, le savant botaniste mourut. C’est donc sous le nom d’Æremanthus, qui sera à ratifier par les
spécialistes que nous avons publié cette plante.
Nous avons soumis cette planche à M. le D' O. Hoffmann, de Berlin, le spécialiste incontesté
de la famille des Composées, qui a bien voulu nous donner son avis; celui-ci a été défavorable
quant à la détermination générique. D’après M. Hoffmann, l'ÆyYemanthus Descamps aurait peut-
100
être de l’analogie avec le Vernonia sculptifolia Hiern, dont la description cadre assez bien avec
le dessin de notre plante, sauf pour l’aigrette, dont la série externe est formée de soies dans la
plante de Hiern et de paillettes dans la plante étudiée par Klatt.
EXPLICATION DE LA PLANCHE L
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale du réceptacle, grossie 4 fois.
Fig. 3. 4 et 5. — Folioles de l’involucre, prises à différents niveaux et grossies 8 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 8 fois.
Fig. 7. — Tube staminal fendu longitudinalement et étalé, grossi 16 fois.
Fig. À 8. — Akène entier, grossi 8 fois.
Fig. 9. — Poils de l’akène, grossis 50 fois.
Fig. 10. — Paillette du pourtour de l’aigrette, grossie 50 fois.
Fig. 11. — Extrémité d’une des soies de l’aigrette, grossie 50 fois.
Fig. 12. — Poils de la tige, grossis 16 fois.
Pre
Luvstr. FL. ConGo
PET?
PLAT
Le
——,
Impr. Lemercier, Paris.
Ch. Cuisin ad nat. del.et lith.
EREMANTHUS DESCAMPSII Klat.
101
PLANCHE LI
HYPOLYTRUM CONGENSE C. B. Clarke
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. IV (1899) p. 38 (Bull. Soc. roy. de bot
de Belg. XXX VIII, 2 [1899] p. 115).
Plante herbacée, stolonifère, à stolons courts, donnant naissance à des rameaux
latéraux. Tiges dressées de 10 à 20 cm. de long, grêles, portant deux feuilles
situées un peu- au-dessus de la base, velues ou scabres comme les ramifications
du corymbe. Feuilles basilaires dépassant le sommet des tiges, parfois violacées à
la base et à la partie inférieure, de 8 à 12 mm. de largeur, trinerviées, à sommet
triangulaire, lancéolé, aigu, scabres, denticulées sur les bords; feuilles du sommet
des tiges semblables à celles de la base, mais plus courtes, dépassant l'extrémité
des tiges. Corymbe brun de 3 à 4 cm. de diam. formé par 15 à 25 épillets, bractées
dépassant le corymbe, atteignant jusque 1 cm. de diam., et semblables aux feuilles.
Épillets florifères de 3 mm. de long, elliptiques, brunâtres; fleurs à écaille externe
largement elliptique, mucronée, écaille intérieure enroulée entourant les organes
reproducteurs. Étamines au nombre de deux, blanches ou rosées, à filets allongés
dépassant longuement les écailles. Style à deux stigmates surmontant un ovaire
elliptique-allongé, stigmates plumeux plus courts que les filets des étamines.
Dans les sables aux environs de Lukolela, 1896, et près de la Kassuku,
2 novembre 1896 (Alfr. Dewèvre).
Os. — Le genre Aypolytrum de la famille des Cypéracées comprenait cinq espèces en Afrique
continentale et dans les Iles Mascareignes (Maurice, Réunion et Madagascar); de ces cinq espèces
deux existent uniquement sur le continent et se retrouvent au Congo, ce sont les Æ. africanum
Nees et Æ. nemorum (P. Beauv.) C. B. Clarke {1). Comme on peut le voir en étudiant la description
(1) Cf. Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V p. 666 et Etud. fl. Congo I p.309 ; De Wild. et Th. Dur. Contrib.
fl. Congo I p. 65. ‘
102
la plante est très variable dans sa grandeur, les échantillons de Lukolela, qui croissaient aux
bords du Congo sont beaucoup plus grands que ceux que Dewèvre à récoltés près des bords de la
Kassuku.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LI
Fig. 1. — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Épillet florifère, grossi 8 fois.
Fig. 3. — Fleur isolée privée de ses écailles, grossie 16 fois.
Fig. 4. — Fleur isolée, grossie 8 fois.
Fig. 5. — Écaille florifère externe, grossie 16 fois.
Fig. 6. — Écaille florifère interne, grossie 16 fois.
Fig. 7. — Extrémité d’une feuille grossie montrant la scabrosté des bords.
Fig. 8. — Diagramme floral.
se PL.LI
Laiusrr. FL. Conco
Impr. Lemercier, Paris .
Un. Cuisin ad nat. del. et lth.
HYPOILYTRUM CONGENSE C.B. Clarke,
AL.
103
PLANCHE LIT
ISONEMA INFUNDIBULIFLORUM Stapf
in Kew Bull. (1898) p. 306 et in De Wild. et Th. Dur. Contributions à la flore du Congo I (1899) p. 40
(Ann. Mus. Congo, Bot. sér. 2, I [1899] p. 40).
Arbuste de 1 m. environ de hauteur, à rameaux cylindriques, tomenteux, à
tomentum brunâtre à l’état jeune, devenant glabres et noirâtres avec l’âge. Feuilles
oblongues acuminées, aiguës, arrondies à la base, coriaces, glabres supérieurement,
légèrement hirsutes sur les nervures de la face inférieure, de 7,5 à 11 em. de long
et de 3 à 5 cm. de large, celles de l’extrémité des rameaux souvent plus petites,
pétiolées, à pétiole légèrement hispide, de 5 à 6 mm. de long, nervures secondaires
au nombre de 5 à 6 de chaque côté de la nervure médiane, proéminentes sur la
face supérieure, lâchement anastomosées, peu visibles sur la face inférieure.
Inflorescence paniculée, panicule terminale, courte, tomenteuse, brunâtre, à rameaux
inférieurs portant trois à six fleurs, les supérieurs plus petits à fleurs moins nombreuses,
bractées petites caduques. Calice pubérulent vert, à 5 segments ovales, acuminés,
denticulés sur les bords, munis à leur base et à l’intérieur de glandes courtes
subulées. Corolle carminée légèrement tomenteuse à l'extérieur, à tube infundibuliforme,
à lobes asymétriques et bordés de jaune, celui de gauche portant une sorte d’aile
latérale, arrondie et plissée. Cône staminal légèrement exsert, filaments staminaux
fortement proéminents dans le tube de la corolle, décurrents, hirsutes, loges
polliniques petites, connectif élargi vers la base et muni de deux cornes allongées
et légèrement recourbées vers la base. Ovaire biloculaire, à sommet garni de poils
roussâtres, loges à ovules nombreux, placenta proéminent, disposé contre la paroi
de contact des deux loges. Style allongé, cadue, portant une collerette à cinq
ondulations dans lesquelles viennent s’engrener les étamines, stigmate terminal bilobulé.
Équateur, décembre 1895 (Alfr. Dewèvre).
104
OBs. — Cette Apocynée est voisine de l’Z. Smeathmanni Roem. et Schult., mais les feuilles de ce
dernier sont plus grandes, plus longuement acuminées et le tube de la corolle est plus largement
infundibuliforme. Ce dernier caractère surtout ne permet pas de confondre les deux espèces.
L'Isonema infundibulifiorum est appelé N'Gando par les indigènes. Il est en tout semblable
aux plantes à caoutchouc, mais ne donne point de latex ; il parait localisé sur les termitières où il
forme un petit arbuste de 1 m. environ de haut, mais d’après les notes manuscrites que nous à laissées
Dewèvre la même plante serait une liane dans les forêts. Il serait intéressant de vérifier le fait, la
station influe peut-être sur la formation du latex, la ‘plante de forêt en donnerait-elle ?
EXPLICATION DE LA PLANCHE LII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur entière, grossie 5 fois.
Fig. 3. — Bouton, grossi 5 fois.
Fig. 4. — Bouton en coupe longitudinale, grossi 6 fois.
Fig. 5. — Division de la corolle, grossie 8 fois.
Fig. 6. — Étamines vues de face et de profil, grossissement 12 diamètres.
.— Étamine et stigmate, disposés pour montrer l’adhérence de la collerette du stigmate
el
CE
=
avec la base de l’étamine, grossissement 20 diamètres.
Fig. 8. — Étamine vue par la face dorsale et grossie 12 fois.
Fo
Fig. 9. — Ovaire, style et stigmate, grossis 15 fois.
Fig. 10. — Calice après floraison montrant l'ovaire biloculaire et les glandes alternatisépales,
grossi 10 fois.
Fig. 11. — Portion de calice étalée pour montrer la disposition des glandes alternatisépales, gros-
sissement 14 diamètres.
Fig. 12. — Ovaire dont une partie de la paroi a été enlevée pour laisser voir la disposition des
graines, grossi 25 fois.
Fig. 13. — Coupe transversale d’une des loges de l'ovaire montrant la disposition des ovules,
grossissement 40 diamètres.
Fig. 14. — Ovule, grossi 60 fois.
Fig. 15, — Diagramme floral.
Pz.LII
Lzustr. FL. CoNco
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. Inpr. Lemercier, Paris.
ISONEMA INFUNDIBULIFLORUM Stapf.
PLANCHE LIII
ERYTHROCEPHALUM ERECTUM Klatt
in Bulletin de l’Herbier Boissier IV (1896) p. 472.
Plante herbacée à tige densément velue, ferrugineuse, feuillue jusqu’au sommet,
à poils allongés, aigus, pluricellulaires, plus ou moins renflés à la base. Feuilles
alternes, rapprochées, ovales, aiguës, amplexicaules, à dentelures inégales, ferrugineuses,
séricées-villeuses_ sur les deux faces, densément et longuement ciliées sur les bords,
ou légèrement striées, presque glabres et bleuâtres, sur la face supérieure, atteignant
3 cm. de large et 6 cm. de long. Capitule florifère terminal, solitaire, sessile,
assez grand, atteignant 6 cm. de diamètre, involucre à plusieurs séries d’écailles
ferrugineuses, villeuses sur la face dorsale, longuement ciliées sur les bords, cuspidées,
les extérieures ovales-lancéolées, de 3 em. de long et de 1 cm. de large, les intérieures
plus étroites, lancéolées, moins velues surtout vers la base, de 4 mm. et même
moins de diamètre. leurs de la périphérie ligulées, ligule trifide au sommet, à
lobes inégaux, à villosité éparse sur la face extérieure, dépassant à peine l’involucre,
lobes de 1,5 mm. environ de long; fleurons du centre tubuleux, courts à cinq
divisions peu profondes, munies de quelques poils sur la face externe. Style bulbeux
à la base, muni au sommet de deux stigmates papilleux sur la face interne, applatis,
légèrement exserts dans les fleurs ligulées, inclus dans les fleurs tubuleuses. Tube
staminal à cinq dents au sommet, anthères munies à la base d’appendices allongés,
divergents, terminés en 2 à 3 pointes acérées vers la base et munis latéralement
de poils en crochets, recourbés et redressés. Paillettes du réceptacle, linéaires,
ciliées, uninerviées, de 2 mm. environ de long et de 1 mm. de diamêtre. Akènes
glabres, striés longitudinalement, atteignant 2 mm. de long et portant au sommet
une collerette d'environ vingt-quatre soies ciliées, atteignant 8 mm. de long.
Samba, 1891 (Capt. Descamps).
DÉCEMBRE 1899. 14
106
Ogs. — Le genre EZrythrocephalum de la famille des Composées est uniquement africain;
sur les 7 ou 8 espèces qui le composent actuellement, 4 ou 5 paraissent plus spéciales à l’est de
l'Afrique, 3 semblent plutôt localisées dans la partie occidentale.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale du réceptacle, grandeur naturelle.
Fig. 3, 4, 5. — Folioles de l'involucre, grossies 4 fois.
Fig. 6. — Fleur du pourtour du capitule, grossie 4 fois.
Fig. 7. — Fleur du centre du capitule, grossie 4 fois.
Fig. 8. — Base renflée du style, grossie 16 fois.
Fig. 9. — Sommet du style et stigmate, grossis 16 fois.
Fig. 10. — Appendices staminaux, grossis 32 fois.
Fig. 11. — Tube staminal fendu et étalé, grossi 16 fois.
Fig. 12. — Coupe longitudinale d’une fleur du centre du capitule, grossie 8 fois, .
Fig. 13. — Sommet d’un poil de l’aigrette, grossi 50 fois.
Fig. 14. — Poils de la tige des feuilles et des bractées, grossis 16 fois.
PL. LI
Liustr. FL. ConNco
jh
ji
Impr. Lemercier, Paris:
Ch.Cuisin ad nat. del.et Xth.
ERYTHROCEPHALUM ERECTUM Klat.
107
PLANCHE LIV
ARISTOLOCHIA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. III (1899) p. 38 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXIII, 2 [1899] p. 46).
Plante volubile. Feuilles distantes de 8 à 9 cm., pétiolées, à pétiole plus
court que la lame foliaire, de 2 à 4 cm. de long ; lame herbacée, verte, glabre
supérieurement et inférieurement, cordée à la base et aiguë au sommet, de 9 à
11 cm. de longueur et de 4 à 8 cm. de largeur à la base, lobes inférieurs larges,
se superposant parfois, séparés par un sinus largement arrondi, lobe antérieur plus
ou moins aigu, apiculé; une seule nervure latérale basïlaire de chaque côté de la nervure
médiane, formant avec cette dernière un angle aigu à la base, nervures médiane et
latérales de même épaisseur vers la base, proéminentes sur la face inférieure, nervure
latérale émettant vers le bord de la feuille quatre ou cinq nerviles secondaires, plus
iénues, réunies entre elles et avec les nervures principales par des nerviles assez fortes,
densément réticulées, proéminentes sur la face inférieure. Inflorescences dépassant la
moitié de la longueur de la feuille, solitaires ou réunies par deux, formées de deux
à trois fleurs, distantes de 1,5 à 2 cm.; bractées florifères cordées à la base, de
forme semblable à celle des feuilles, mais plus petites, les inférieures de 2 cm.
environ de longueur et de 1,5 cm. de largeur; ovaire allongé-claviforme, d'environ
1 cm. de long et 1,5 mm. de diamètre. Tube du périanthe vert, globuleux inférieurement,
de 4 mm. environ de diamètre, infundibuliforme et dressé supérieurement, de 1,5 em.
de long et de 1,5 mm. de large, limbe du périanthe unilatéral, oblong, de 2 cm.
environ de long et de 8 mm. de large, d'un brun noirâtre à cinq nervures
longitudinales. Gynmostème court, entouré de six anthères, thèques ovales à prolongements
du connectif légèrement ondulés, cohérents latéralement. Stigmates au nombre de six
dépassant le prolongement du connectif des étamines de près de 2 mm. Ovaire à six
loges, ovules nombreux disposés dans chaque loge sur deux rangs.
Zambi, 27 juillet 1895 (Alfr. Dewèvre).
108
OBS. — Cette plante dont nous avons publié la description dans les « Matériaux pour la flore du
Congo», (vid. supra) se rapproche des A. densivenia Engl. et Petersiana Klotzsch. (1), et présente certains
caractères communs avec l'A. bracteata Retz., mais les feuilles plus petites, les fleurs moins nombreuses,
les ovaires plus gros et moins longs de cette dernière espèce permettent de la distinguer facilement de notre
plante. Les À. densivenia et Petersiana se séparent de l'A. Dewevrei par la forme de leurs feuilles
dont les lobes basilaires sont beaucoup moins développés et ne se recouvrent jamais, par les hampes florales
à bractées plus réduites, les fleurs plus nombreuses, à pédicelles plus allongés. Chez l'A. densivenia il n'y
a-qu'une Cyme florale, chez l'A. Dewevrei, il peut y en'‘avoir deux comme chez l'A. Petersiana, mais
chacune des cymes porte au maximum trois fleurs; la seconde cyme ne naït pas en réalité à l’aisselle de la
première feuille axillaire, mais bien à l’aisselle d’une feuille qui se développe entre le premier pédoncule
floral et la tige, de sorte que la seconde cyme est munie, comme la première, d’une feuille basilaire; ce
caractère ne semble pas exister chez l'A. Petersiana tel que nous le trouvons figuré dans le Bot. Jahrb.
du D’ Engler. Un autre caractère différencie encore l'A. Dewevrei de l'A. densivenia, c'est la forme du
connectif peu proéminent et légèrement ondulé au-dessus des loges polliniques; dans l'A. densivenia ce
connectif est un peu plus développé et cache plus fortement les six stigmates qui sont à peine proéminents
au-dessus de la collerette des étamines, tandis que les stigmates forment chez l'A. Dewevrei un dôme qui
dépasse de 2 millimètres environ les anthères. Ce caractère, par suite d’une interversion, a été tout à
fait mal donné dans la description princeps et dans les observations qui l’accompagnent (Matériaux loc.
cit. p. 39), ce qui a rendu la compréhension du texte impossible, On peut encore citer comme caractères
distinctifs de l'A. Dewevrei, la rectitude du tube du périanthe qui n’est pas coudé à la base et la faible
longueur du style qui surmonte l'ovaire et porte le périanthe.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LIW
Fig. 1 et 2. — Deux rameaux florifères s’enroulant l’un sur l’autre, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Périanthe et partie supérieure de l'ovaire d’une fleur grossie 2 fois.
Fig. 4. — Base du périanthe dont la partie antérieure a été enlevée pour laisser voir: la collerette
staminale, grossissement 8 diamètres.
Fig. 5. — Coupe longitudinale d’une fleur jeune, la partie supérieure de l'ovaire est seule visible,
D 4
grossissement 2 diamètres.
Fig. 6. — Coupe longitudinale d’une fleur,, la plus grande partie du périanthe a été enlevée,
grossie 7 fois.
Fig. 7. — Coupe transversale de l'ovaire, la cloison antérieure de la loge d'avant a été enlevée
pour laisser voir la disposition des ovules, grossissement 12 diamètres.
() Bot. Jahrb, XXIV (1898) p. 489 pl. X fig. A-H.
PL. LIV
Impr. Lemercier, Paris .
Wi d.et Th. Durand.
De
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AA
ARISTOLOCHIA DEWEVREI
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
liusrr. FL. CoNco
109
PANCHE LV
DIOSCOREA THONNERI De Wild. et Th. Dur. nov. sp.
Plante grimpante, à rameaux flexueux, polygonaux, ailés ; ailes membraneuses
assez nombreuses, généralement au nombre de six, entre-nœuds allongés. Feuilles adultes
alternes, molles, longuement pétiolées, à pétiole robuste de 14 cm. environ de long,
canaliculé supérieurement, un peu plus court que la feuille et à poils épars; lame foliaire
profondément cordée à la base, longuement apiculée, de 18 em. environ de longueur
y compris l’acumen et de 18 em. environ de largeur, à neuf nervures principales,
la nervure inférieure de droite et de gauche bifurquée, légèrement velues sur les
nervures de la face supérieure, subtomenteuses sur la face inférieure. Inflorescences
en épis, épis mâles de deux à quatre à l’aisselle de feuilles petites et jeunes,
tomenteux, allongés, de 7 à 15 cm. de long. Fleurs d'un jaune verdâtre, pédicellées,
à pédicelle court, de 1 mm. environ de long, bractéolé vers le milieu ou au sommet,
bractée solitaire, linéaire, de 1 mm. environ de long, tomenteuse; segments du
périgone au nombre de six, ovales, trois plus larges correspondant aux pétales,
elliptiques, légèrement denticulés au sommet, velus sur la face inférieure, trois plus
étroits correspondant aux sépales, allongés, aigus au sommet et plus fortement velus
sur la face inférieure, segments d'environ 2 mm. de longueur et de 0,7 à 1 mm. de
largeur. Étamines six, trois fertiles, oppositisépales, biloculaires, à filets légèrement
élargis à la base et plus courts que les lobes du périgone, trois stériles réduites
aux filets. Ovaire avorté, surmonté de trois styles réduits, chacun d'eux bilobulés.
Upoto, 22 août 1896 (Fr. Thonner).
OBs. — Cette Dioscoréacée, dont nous n'avons eu que des fragments d’un pied mâle, est peut-être
la même que celle que nous figurons dans la planche suivante et qui porte le nom de 2. plerocaulon.
Comme les deux plantes n’ont pas été trouvées dans la même localité, que les feuilles sont de forme
différente et que l'échantillon décrit sous le nom de 2. plerocaulon est constitué par des fragments d’une
plante femelle, nous avons préféré considérer le Dioscoreu rapporté par M. Fr. Thonner comme constituant
110
une espèce nouvelle. Le D. Thonneri possède, ainsi que le montre bien la planche, une feuille franchement
cordée et longuement retrécie au sommet en un acumen, le D. plerocaulon, au contraire, possède une
feuille nettement réniforme, assez longuement mais brusquement apiculée, plus large et par suite
proportionnellement plus courte. Les lobes basilaires de la feuille très arrondis chez le D. pterocaulon,
sont plus anguleux chez le D. Thonneri, aussi le sinus est-il plus élargi chez cette dernière espèce. Le
caractère fourni par les ailes membraneuses qui entourent la tige est des plus intéressants et ne se rencontre
que chez peu d’espèces du genre; nous reviendrons sur ce point dans les observations qui accompagnent le
texte de la planche suivante.
EXPLICATION DE LA PLANCHE Lw.
Fig. 1. — Fragment de rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 15 fois.
Fragment de l'inflorescence portant trois fleurs vues de face, de dos et de profil, gros-
sissement 10 diamètres. 5
Fig. 4. — Coupe longitudinale d’une fleur, grossie 15 fois.
Fig. 5. — Étamine, grossie 20 fois.
Fig. 6. — Ovaire stérile, grossi 50 fois.
Fragment de tige entouré de 6 ailes membraneuses, grossissement 4 diamètres.
Fig. 8. — Diagramme floral.
lustre. FL. ConGo
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith. Impr. Lemercier, Paris.
DIOSCOREA THONNERI De Wild. et Th. Durand.
111
PLANCHE LVI
DIOSCOREA PTEROCAULON De Wild. et Th. Dur.
Contributions à la flore du Congo I (1899) p. 58 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 58).
Plante grimpante, à rameaux flexueux, ailés, à ailes membraneuses nombreuses,
au nombre de six à sept et larges de 2 mm. environ, entre-nœuds allongés. Feuilles
alternes, molles, longuement pétiolées, pétiole robuste de 15 cm. environ de long,
canaliculé supérieurement, un peu plus court que la lame, limbe foliaire profondément
cordé, brusquement apiculé, de 15 à 18 cm. de long y compris l’apicule, et de 20 à
22 cm. de large, à poils épars, à neuf nervures principales se perdant dans le bord de
la feuille, nervure inférieure de chaque côté de la nervure médiane, bifurquée, poils
épars sur les nervures de la face supérieure; feuilles légèrement tomenteuses à la face
inférieure. [Inflorescences en épis axillaires, solitaires, tomenteux, de 35 à 55 cm. de
longs. Fleurs espacées vertes, munies à la bace d’une ou de deux bractéoles linéaires,
acuminées, tomenteuses, la plus grande de 4 mm. environ de long; segments du
périgone ovales, trois plus larges, plus épais et à extrémité un peu recourbée en
crochet, trois un peu plus étroits, tous velus extérieurement, de 3 mm. environ de
long et de 1,5 mm. de diamètre. Étamines six, à filets réduits et à anthères avortées.
Ovaire triangulaire, de 5 mm. environ de long, à trois loges biovulées, ovules pendants,
placentation centrale, ovaire surmonté d’un style à trois lobes recourbés. Fruits ailés,
couronnés par les lobes du périgone persistants, à trois ailes membraneuses
développées.
Lukolela, mars 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Nous n'avons vu qu'un fragment d’un pied femelle de cette plante; comme nous le faisons
remarquer dans les « Contributions à la flore du Congo » 1. c., Alfr. Dewèvre a décrit dans ses notes, la
fleur mâle de ce Dioscorea, mais n’en ayant point vu d'échantillon nous ne pouvons tenir compte des données
de Dewèvre, ni intercaler les caractères de ces fleurs dans notre description. Le D. pterocaulon se
112
rapproche du D. Preussit créé en 1893 par M. le prof. Pax sur des échantillons du Kameroun; il à
comme cette dernière espèce des feuilles alternes, grandes, profondément cordées à la base, des épis florifères
très allongés, mais sa tige à ailes membraneuses l’écarte à première vue de la plante trouvée par Preuss.
On ne connaissait en Afrique tropicale que deux espèces du genre Dioscorea possédant une tige aïlée,
les D. alala L. et colocasiaefolia Pax. M. Baker (1) distribue les vingt espèces africaines du genre
en trois groupes basés sur la forme et la disposition des feuilles :
Espèces à feuilles simples, toutes alternes.
Espèces à feuilles simples, généralement opposées.
Espèces à feuilles composées.
Les D). Thonneri et plerocaulon rentrent donc dans le premier groupe et viennent se classer
par suite de la pilosité de leurs fleurs dans le voisinage des D. hrtiflora Benth., rubiginosa Benth. et
Preussii Pax, mais aucune de ces espèces ne possède une tige ailée. Quant aux 2. alata et colocasiaefolia,
la disposition opposée des feuilles les fait écarter immédiatement; en outre les tiges de ces deux espèces
sont quadrangulaires, à quatre ailes, et non polygonales et entourées d'au moins six ailes comme
dans les deux espêces que nous figurons ici.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LVI
Fig. 1. — Fragment de- tige portant une feuille et une inflorescence, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur entière, grossie 6 fois.
Fig. 3. — Fleur en coupe longitudinale, grossie 7 fois.
Fig. 4. — Sommet d’une fleur épanouie, montrant le style à trois stigmates et les étamines avortées.
Fig. 5. — Étamine réduite oppositisépale, grossie 30 fois.
Fig. 6. — Étamine réduite et avortée oppositipétale, grossie 30 fois.
Fig. 7. — Fruit ailé, grossi 3 fois.
Fig. 8. — Fragment de tige ailée, grossi 5 fois.
(1) Bakerin This.-Dyer F1. trop. Afr. VII (1898) p. 414.
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À. d'Apreval, ad nat. del. et lith.
DIOSCOREA PTEROCAULON De Wild.et Th.Durand.
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113
PLANCHE LVII
SOLANUM SYMPHYOSTEMON De Wild. et Th. Dur.
Contributions à la flore du Congo I (1899) p. 44 (Ann. Mus. du Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 44).
Arbrisseau grimpant, à tige cylindrique lisse. Feuilles oblongues, subcordées,
glabres supérieurement, velues sur la face inférieure, de 2 à 10 cm. de long et de
1,5 à 7 cm. de large, pétiolées, à pétiole de 1 à 4 cm. de long. Panicule dressée,
terminale. Fleurs pédicellées, fasciculées par 3 à 8, fascicules sessiles ou courtement
pédicellés, pédicelle floral de 7 à 10 mm. de long. Calice cupuliforme, de 2 mm. environ de
long, velu, à cinq dents. Corolle d'environ 9 mm. de long, profondément quinquélobée,
à lobes lancéolés, aigus, velus extérieurement. Étamines au nombre de cinq, soudées
par les filets et les anthères en un tube soudé lui-même à la base tubuleuse de
la corolle; anthères s’ouvrant par une fente au sommet. Ovaire biloculaire à ovules
nombreux. Style à stigmate capité et légèrement bilobulé, dépassant le tube staminal
d'environ la moitié de la longueur de ce dernier. Fruit ovoïde, à graines nombreuses
enfermées dans une pulpe.
Bolombo près Gali, septembre 1896 (Fr. Thonner).
OBs. — L'intéressant Solanum dont nous venons de donner la description a été trouvé par
M. Fr. Thonner dans une plaine humide dans des plantations ; il possède un caractère si particulier
dans la soudure des filets des étamines constituant un tube autour du style, qu'il s’écarte au premier
examen de toutes les espèces que l’on connaissait jusqu'à ce jour dans le genre. Ce caractère, dont
nous avons tiré le nom spécifique de la nouvelle espèce serait très suffisant pour créer une section
dans le genre, mais l’on peut se demander si l’on ne se trouve pas en présence d’un caractère
accidentel? La découverte du S. symphyostemon forcera néanmoins les auteurs à modifier dans
une certaine mesure la diagnose générique des Solanum. Quant aux autres caractères ils cadrent
bien avec ceux des espèces de la section Pachystemon Dun. sous-section Dulcamara Dun. subdivision
Subdulcamara Dun.
DÉCEMBRE 1899. S 15
114
La corolle profondément lobée, qui semble même à première vue polypétale, les. feuilles
cordiformes à la base et à limbe un peu décurrent le long du pétiole constituent également de bons
caractères spécifiques.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LWII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 7 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 4 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale antéro-postérieure de la fleur, grossie 12 fois.
Fig. 5. — Tube staminal fendu et développé, grossi 7 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 15 fois.
Fig. 7. — Partie supérieure du style, grossie 15 fois.
Fig. 8. — Fruit entier, grossi 8 fois.
Fig. 9. — Fruit ouvert, montrant la disposition des graines.
PL.LVII
Liusrr. FL. Conco
Inpr. Lemercier, Paris.
À. d'Apreval, ad nat. del. et hth.
De Wild. et Th.Durand.
SOLANUM SYMPHYOSTEMON
115
PLANCHE LVII
UVARIA MOCOLI De Wild. et Th. Dur.
Contributions à la flore du Congo I (1899) p. 3 (Ann. Mus. du Congo, Bot. sér. 2, I [1899] p. 3).
_ Arbrisseau grimpant, à rameaux épais, à écorce noirâtre ponctuée de blanc.
Feuilles courtement pétiolées de 14 à 24 cm. de long et de 6 à 9 cm. de large,
ovales ou oblongues elliptiques, assez brusquement acuminées au sommet et plus ou moins
arrondies à la base, luisantes sur la face supérieure, nervures principales au nombre
de 15 environ de chaque côté de la nervure médiane, proéminentes sur la
face inférieure, s’anastomosant en arc vers le bord de la feuille et anastomosées
transversalement entre elles par des nerviles proéminentes sur la face inférieure, pétioles
épais, de 7 mm. environ de long. Fleurs extra axillaires, fasciculées par quatre ou cinq
sur les vieux rameaux, à sépales connés en une cupule de 12 mm. environ de
diamètre, velue, roussâtre, 6 pétales de même longueur, charnus, rosés, ovales-
elliptiques, rétrécis à la base, cunéiformes au sommet, de 18 mm. environ de long
et de 8 em. de large, velus. Étamines nombreuses, d’un rose brunâtre, à anthères
presque aussi longues que le filet, à connectif épaissi, et à loges linéaires, latérales, filet
tronqué au sommet. Ovaires nombreux, dépassant légèrement les étamines, surmontés
d'un style tronqué en forme de plateau; ovules latéraux sur un rang.
Environs de Lukolela, mars 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le Mocoli, nom appliqué à l’Anonacée dont Dewèvre a récolté un échantillon, sert à
confectionner des lacets que les indigènes emploient pour capturer les animaux; c’est une liane qui
appartient au groupe peu nombreux des espèces du genre Uvaria dont les sépales sont soudés en un
calice cupuliforme; elle se rapproche donc des Uvaria Chamae P. Beauv. et angolensis Welw., mais
sans pouvoir être confondue avec eux. LU. Mocoli diffère de l'U. Chamae par le calice plus fortement
cupuliforme, à lobes nuls ou très faiblement marqués, par la forme et la grandeur des feuilles; il se
distingue de l'U. angolensis Welw. par les feuilles et par la structure des étamines dont le filet se
termine brusquement au-dessus des loges polliniques. Il faut aussi que nous attirions l'attention sur la
couleur des fleurs de notre Uvaria. La couleur rose chair des pétales n'existe chez aucune des espèces
116
décrites, une coloration analogue semble exister chez une espèce que M. Oliver n’a pas dénommée, mais
qu'il a sommairement décrite (F1. trop. afr. I p. 23), et chez laquelle les pétales blancs seraient maculés
intérieurement de pourpre; malheureusement l'échantillon de la plante récoltée par Mann, à Fernando-Po,
est trop imparfait nous ne pouvons donc discuter l'affinité de l’'U. Mocoli avec cet Uvaria.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LVIII
1. — Rameau feuillu, grandeur naturelle.
2. — Rameau plus âgé portant un fascicule de fleurs, grandeur naturelle.
3. — Coupe transversale de la fleur, grossie environ 2 fois.
4. — Pétale isolé, grandeur naturelle.
5. — Ovaire en coupe longitudinale, grossi 9 fois,
6. — Ovaire en coupe transversale, grossi environ 18 fois.
7. — Étamines, grossies vues de face et de profil.
8. — Poils fasciculés, fortement grossis.
luustr. FL. Conco : PL. LVII
dd ri, Impr. Lemercier Paris.
UVARIA MOCOII De Wild.et Th. Durand.
117
PLANCHE LIX
VIGNA PUNCTATA Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fase. I 1897) p. 16 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 62).
Sous-arbrisseau grimpant, à tige et rameaux scabres. Stipules très petites,
linéaires, caduques. Pétioles couverts d’une pubescence appliquée, anguleux, étalés
au moment de la floraison, de 3 à 4 cm. de long. Folioles pétiolulées (la terminale
stipellée), étroitement ovales, rétrécies à la base, obtuses et mucronées au sommet,
glabres à la face supérieure, couvertes à la face inférieure d’une pubescence appliquée
et ornées de points résineux, foliole terminale de 5 em. environ de long et de
3 cm. de large, folioles latérales un peu plus petites. Inflorescences axillaires et
terminales de 20 à 25 cm. de long, disposées en grappes pauciflores, longuement
pédonculées. Fleurs de grandeur moyenne, d'environ 12 mm. de long, pédicellées, de
couleur pourpre foncé. Bractées petites et caduques, bractéoles linéaires-filiformes,
placées au-dessous du calice. Calice de 7 à 8 mm. de long, couvert d'une pubescence
appliquée, de texture coriace, à lobes plus longs que le tube, linéaires-lancéolés,
aigus, l’inférieur plus long, les supérieurs soudés presque jusqu'au sommet. Étendard
deux fois plus long que le calice, glabre, brièvement stipité, portant au-dessus de
la base deux auricules infléchies et deux protubérances. Aïles légèrement adhérentes
à la carène, obtuses, portant un long appendice latéral. Carène droite, obtuse.
Pétales presque égaux entre eux, de 11 à 12 mm. de long. Étamine vexillaire
libre, géniculée au-dessus de Ja base. Ovaire tomenteux, style aplati et barbu
longitudinalement. Fruit inconnu.
Un seul échantillon de cette espèce à été récolté, par le capt. Descamps, en
mai 1895, près de Towa.
OBs. — Le genre Vigna se rencontre dans toutes les régions chaudes du globe; il comprend
plus de 50 espèces, mais c’est en Afrique qu'il est le plus largement représenté. Un petit nombre
118
seulement de ses espèces présente les lobes supérieurs du calice soudés et ce sont des plantes grèles
et herbacées et non pas sous-frutescentes comme celle que nous venons de décrire. Le V. punclala
se distingue du V. longepedunculala Taub. qui appartient au même groupe, par la forme et la
dimension des pétales. Le genre Vigna est représenté actuellement dans la flore de l'État
Indépendant du Congo par 8 espèces. (M. Micheli.)
EXPLICATION DE LA PLANCHE LIX
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité d'une foliole vue par la face inférieure, et montrant les points résineux,
grossie 3 fois.
Fig. 3. — Calice ouvert et étalé, grossi environ 6 fois.
Fig. 4,5 et 6. — Étendard, aile et carène, grossis 6 fois.
Fig. 7. — Étamines diadelphes.
Fig. 8. — Ovaire surmonté du style.
laiusrr. FL. CoNco
PL PIX
Inpr.. Lemercier, Paris:
2. Herineg, del.et lith.
VIGNA PUNCTATA M. Michel.
119
PLANCHE LX
CLITORIA TANGANICENSIS M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I (1897) p. 14 (Bull. Soc. roy. de
bot. de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 60).
Plante herbacée ou sous-ligneuse, à tiges couchées, glabres. Stipules érigées
persistantes, lancéolées, aiguës, striées, pubescentes extérieurement, longues de 5 à
6 mm. Feuilles pennées, 5 à 7 foliolées, à stipelles sétacées, pétiole légèrement
pubescent de 3,5 à 4 em. de long, folioles pétiolulées, de 2 à 2,5 cm. de long et de
6 à 10 mm. de large, ovales-lancéolées arrondies aux deux extrémités, mucronées,
coriaces, glabres en’ dessus, pubescentes en dessous vers les nervures saillantes. Fleurs
axillaires, solitaires, portant au milieu du pédicelle deux bractées stipuliformes,
bractéoles’ enveloppant la base du calice, persistantes, membraneuses, largement
ovales, de 5 à 6 mm. de long. Calice membraneux, persistant et enveloppant la
base du fruit, à tube allongé de 2 cm. environ de long, à lobes à peu près égaux,
les supérieurs soudés presque jusqu'au sommet, étendard de 2,5 em. de long, oblong,
brièvement stipité, ailes et carène longuement stipitées, les premières obliquement
ovales, la seconde droite, acuminée au sommet. Ovaire pubescent, brièvement stipité,
à style aplati vers le sommet et barbu longitudinalement. Fruit mûr inconnu.
Un seul échantillon de cette espèce a été récolté par le capt. Descamps, à
Uzighe, au N.-E. du lac Tanganika en 1891.
OBs. — Les Clitoria du sous-genre Ternalea se distinguent de toutes les autres Phaséolées par
leurs feuilles à 5-7 folioles. L'espèce la plus connue est le C. ternatea L., elle se rencontre partout
sous les tropiques où elle est fréquemment cultivée à cause de la beauté de ses fleurs. Les quelques
autres espèces de ce groupe sont toutes asiatiques ou africaines. Les espèces américaines (sous-genre
Neurocarpum) n'ont que 3 folioles. (M. Micheli.)
DESMODIUM TENUIFLORUM M. Micheli
in Th. Dur. et De Wäild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I (1897) p. 13 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 59).
Plante fréle et délicate à tige herbacée, couchée; stipules scarieuses, dressées,
soudées postérieurement. Inflorescences axillaires, allongées, très grêles, pauciflores,
120
bractées dépassant les boutons, mais tombant avant la floraison. Fleurs petites ténues,
longuement pédicellées. Calice à peine long de 2 mm., à dents aiguës, étendard
largement ovale presque sessile, long de 4 mm., ailes brièvement stipitées, ovales,
obtuses, carène obtuse aussi longue que l’étendard.
Nous avons vu deux échantillons de cette petite espèce récoltés l’un par
Fr. Thonner dans des prairies près de Mondumba (Bangala), l’autre par M. P. Dupuis
près de Bingila (Bas-Congo).
OBs. — Le genre Desmodiuwm, riche en espèces imparfaitement définies et peu distinctes, a une
synonymie fort embrouillée. Le port très particulier de la plante que nous avons eue sous les yeux
nous a cependant décidé à la décrire comme espèce nouvelle, malgré l’imperfection des matériaux. La
figure 11 de la planche LX donne une idée de son port. (M. Micheli.)
EXPLICATION DE LA PLANCHE LX
CLITORIA TANGANICENSIS M. Micheli. — Fig. 1-10.
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fragment de rameau portant un fruit.
Fig 3. — Bouton, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Calice fendu et étalé, grossi 3 fois.
Üt
Fig. — Bractéole entourant la base du calice, grossie 3 fois.
Fig. 6,7 et 8. — Étendard, aile et carène, grossis 3 fois.
Fig. 9. — Étamines diadelphes, grossies 3 fois.
Fig. 10. — Ovaire surmonté du style, grossi 3 fois.
DESMODIUM TENUIFLORUM M. Micheli. — Fig. 11.
Fig. 11. — Rameau florifère et fructifère, grandeur naturelle.
Luusrr. FL. Coco
PE LX
8. Herincg,.del. ;
2. Herineg del.et lith. Impr. Lemercier, Paris .
CLITORIA TANGANICENSIS M. Micheli._ Fig.1_10.
DESMODIUM TENUIFLORUM M. Micheli._ Fig.11.
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PLANCHE LXI
ABUTILON EETVELDEANUM De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo III (1899) p. 9 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXX VIII, 2
[1899] p. 17).
Arbrisseau de 1,5 à 2 mètres de haut, à rameaux subcylindriques ou obscurément
anguleux, à tomentum mince. Feuilles cordées, amples, longuement pétiolées, à pétiole
plus long ou plus court que le limbe, plus ou moins anguleux, de 2 à 16 cm. de long ; lame
foliaire entière ou brièvement serrulée sur les bords, acuminée, à pointe obtuse, à 7-9 ner-
vures principales, herbacée, d’un vert jaunâtre au-dessus, mollement veloutée, plus pâle et
tomenteuse en-dessous, de 5 à 15 em. de long et de 3 à 16 em. de large; stipules lancéolées,
de 8 mm. environ de long et de environ 1 mm. de large, très rapidement caduques.
Fleurs axillaires, solitaires, disposées en panicules feuillées terminales ; fleurs longuement
pédonculées, à pédoncule dépassant souvent le pétiole de la feuille réduite à l’aiselle de
laquelle il s’est développé, cylindrique, articulé un peu en dessous de l'extrémité, à articu-
lation légèrement épaissie; pédoncule de 2 à 3,5 cm. de long. Calice campanulé, à 5 lobes
oblongs-triangulaires, aigus, tomenteux extérieurement, villeux sur la face interne, de
9 mm. environ de long. Corolle à 5 pétales soudés à la base, deux fois au moins aussi longs
que le calice, obovales, subconcaves, de 1-3 em. de long, jaunes, glabres. Étamines nom-
breuses, égalant ou un peu plus courtes que les pétales, à tube conique, velu. Ovaire multi-
carpidié, villeux, noircissant, recouvert de poils étoilés, caducs et surmonté d’un style,
divisé en plusieurs stigmates allongés, à loges uniovulées, ovales, à sommet subarrondi,
courtement aigu, de 8 mm. environ de long et de 5 mm. environ de large, à graines
ovales-réniformes, d'un brun noirâtre, rugueuses, de 2,5 mm. environ de long et de 2 mm.
de large.
Boma, juillet 1895 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Nous avons été heureux de dédier ce joli arbuste, dont les rameaux sont terminés
par de belles panicules de fleurs d’un jaune brillant, à M. le baron van Eetvelde, Secrétaire
d'État de l’État Indépendant du Congo.
SEPTEMBRE 1900. 16
122
Comme nous l'avons dit dans les « Matériaux pour la Flore du Congo » (loc. cit.), l'A. Zetvel-
deanum doit se classer dans le voisinage de l'A. angulatum (Guill. et Perr.) Masters (1). L'espèce
que nous avons l'occasion de figurer ici forme le passage entre les Abutilon à tiges nettement
anguleuses comme l'A. angulatum et celles à tiges arrondies; notre plante présente en effet des
côtes saillantes qui rendent ses rameaux polygonaux. Mais ce n’est pas le seul caractère qui
permet la différenciation des deux espèces: les carpelles de l'A. Zelveldeanum sont ovales et non
longuement elliptiques comme chez l'A. angulatum et la pointe émoussée qui les termine se trouve
au centre de la partie supérieure, tandis que le même prolongement est rejeté un peu sur le
côté dans les loges du fruit de l'A. angulatum. Pour bien faire saisir ce caractère nous avons
fait représenter sous un même grossissement et côte à côte les carpelles de ces deux espèces;
la figure 11 représente un carpelle de l'A. angulatum, la figure 9 un carpelle de l'A. Zetveldeanum.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXI
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Feuille, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 2 fois.
Fig. 4, — pétale isolé, grossi 2 fois.
Fig. 5, — Fragment du faisceau d'étamines, grossi 4 fois.
Fig. 6.,— Extrémité du style divisée en six stigmates, grossissement 4 diamètres
Fig. 7. — Coupe longitudinale du fruit, grossie environ 2 fois.
Fig. 8.— Un poil fortement grossi.
Fig. 9.— Loge du fruit vue de face, grossie environ 2 fois.
Fi. 10.— Graine, grossie 2 fois.
Fig. 11, — Loge du fruit de l'Abutilon angulatum (Guill. et Perr.) Mast., grossie 2 fois environ.
Q) In Ov. F1, trop. Afr. I p. 183.
Laiusrr. FL. CoNio
lrapr. Lemercier, Paris.
Ch. Cuisin ad nat. del.et lith.
ABUTILON ÉETVELDEANUM De Wild. et Th. Durand.
123!
PLANCHE LXII
ONCOBA CREPINIANA De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 7 (Ann, Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899; p. 7).
Arbre de 10 à 15 mètres de haut, à tronc rameux, rameaux argentés, plus ou moins
rugueux. Feuilles alternes, ovales-lancéolées ou oblongues, glabres, plus ou moins
longuement acuminées, les plus jeunes mesurant de 4 à 7 cm. de long et de 2 à
3, cm. de large, les adultes atteignant 26 em. de long et 15 em. de large,
pétiolées, à pétiole de 0,10 à 18 em. de long, muni de stipules, petites, linéaires
de 5 mm. environ de long, caduques ;' limbe membraneux ou coriace, plus pâle sur
la face inférieure, à bord entier, à base plus ou moins arrondie, à sommet aigu ;
nervures principales au nombre de 6-7 de chaque côté de la’ nervure médiane, réunies
en arc avant d'atteindre la marge, nervation réticulée, proéminente sur la face
inférieure. Fleurs odorantes, solitaires, naissant sur le bois de l’année précédente,
hermaphrodites ou mâles, à pédoncule rugueux, brunissant à l’état sec, de 3,5 cm.
environ de long et de 2-5 mm. de large. Calice à 3 sépales légèrement pubérulents
sur la face externe, verts, concaves, brunissant à l’état sec, de 2,5 cm. de long et
de 17 mm. environ de large, blanchâtres à l’intérieur. Corolle blanche à pétales au
nombre de 12, de 5,5 cm. environ de long, blancs, onguiculés, de 4 mm. environ
de diamètre à la base et de 23 mm. environ de large vers le sommet, plurinerviés.
Étamines nombreuses, à filaments allongés, jaunâtres, à anthères ovales-allongées,
sagittées, d’un jaune brunâtre, de 5 mm. environ de long. Ovaire elliptique à
8 côtes peu marquées, surmonté d’un style plus long que l'ovaire, mince, de 18 mm.
environ de long, divisé assez profondément en 8 lobes stigmatiques filiformes, de 4 mm.
environ de long; ovaire uniloculaire, à ovules disposés sur 8 placentas pariétaux
proéminents. Fruits déhiscents, ovoïdes-globuleux ou pyriformes, plus ou moins
rugueux extérieurement, d’un vert brunâtre, de 7,5 cm. environ de long et de
6,5 em. de large, à péricarpe épais, fibreux, de 1 em. environ d'épaisseur. Graines
nombreuses remplissant complètement la cavité, entourées d’une pulpe jaunâtre.
Lukolela, 8 avril 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Cette jolie Bixacée, que nous avons dédiée à M. Fr. Crépin, Directeur du Jardin Botanique
124
de l'État à Bruxelles, possède de grandes fleurs blanches qui exhalent, paraît-il, une fort bonne
odeur.
L'O. Crepiniana parait devoir se rapporter au groupe des espèces du genre Oncoba carac-
térisé par des fleurs solitaires, naissant sur le bois de l'année précédente et des feuilles glabres,
entières.’ Dans cette subdivision du genre M. Oliver (cf. F1. trop. Afr. I p. 115) range les O. Kiria,
spinosa, Kraussiana, glauca, Welwitschit et lophocarpa.
Par ses stigmates moins épais que le style, la présence d’écailles, l’absence de poils et d’épines
et ses fruits non armés, l'O. Crepiniana appartient à la section Zepidoncoba subdiv. Psiloncoba
Warburg (in Engl. et Prantl Natürl. Pflanzenfam. 6 a p.. 18), et se classe dans le voisinage de
l'O. lophocarpa Oliv., mais la plante que nous figurons se différencie facilement de l'espèce créée
par M. Oliver, et qui a été trouvée dans les montagnes du Cameroon par Mann, par la grandeur
de ses fleurs et par son style divisé assez profondément en 8 stigmates.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXII
Fig. 1. — Extrémité d’un rameau fiorifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Pétales de forme un peu différente, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Étamine grossie environ 3 fois.
Fig. 5.— Ovaire, style et stigmates, grossis 8 fois.
Fig. 6.— Coupe longitudinale de l'ovaire, avec placentas pariétaux, grossie 4 fois.
Fig. 7. — Coupe du fruit jeune, grandeur naturelle.
Fig. 8.— Ovule, grossi 80 fois.
Fig. 9. — Fruit entier, grandeur naturelle.
Fig. 10. — Coupe longitudinale du fruit, grandeur naturelle
Fig. 11. — Coupe transversale du fruit, grandeur naturelle.
Pr.LXII
liusrr. FL. ConGo
F Impr: Lemercier, Paris.
A. d'Apreval, ad nat del. et Jin. 11
ONcoBA CREPINIANA De Wild.et Th. Durand.
125
PLANCHE LXIII
ENTANDROPHRAGMA CANDOLLEANA De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 14 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 14).
Grand arbre atteignant 30 mètres de haut, ample, à feuilles caduques,
à rameaux glabres, montrant de nombreuses cicatrices de feuilles. Feuilles longuement
pétiolées, de 25 à 40 cm. de long pétiole compris, paripennées, à 6-8 paires de
folioles opposées ou subopposées, subsessiles ou très courtement pétiolées,
oblongues-elliptiques, cunéiformes-aiguës à la base, à sommet aigu, subcoriaces,
opaques, de 7 à 12 cm. de long et de 3,5 à 5,5 em. de large, glabres et luisantes
sur la face supérieure, plus pâles en dessous, rudes au toucher, et légèrement
hirsutes sur la nervure médiane; à nervures secondaires alternes ou opposées, au
nombre de 6 à 8 de chaque côté de la nervure médiane; rachis subcylindrique,
glabre, légèrement aplati-biangulaire à la base. Panicules florifères longuement pédon-
culées, ramifiées, généralement plus courtes que les feuilles, de 18 à 26 cm. de long,
glabres ou très légèrement pubérulentes. Fleurs odorantes pédicellées, à pédicelle de
2 mm. environ de long. Calice glabre, à lobes peu profonds, plus ou moins arrondis,
subobtus, beaucoup plus court que la corolle. Pétales au nombre de 5, d’un blanc
verdâtre, glabres, oblongs-ovales, plus ou moins concaves, plus ou moins obtus au
sommet, de 6 mm. environ de long et de 2 mm. environ de large. Tube staminal
subovoïde, cylindrique, obtusément lobulé au sommet, glabre à l'extérieur et à l’inté-
rieur. Anthères oblongues-rectangulaires, tronquées à la base et au sommet, portées
sur un court filet inséré sur le bord du tube, au milieu d’un des lobules, s’ouvrant
par une fente latérale. Ovaire elliptique, à 10 côtes peu saïllantes, à 5 loges contenant
chacune environ 8 ovules, portant au sommet un style court, couronné par un
stigmate capité. Ovaire et tube staminal réunis dans la moitié inférieure par dix
cloisons longitudinales, formant autour de l'ovaire 10 cavités étroites.
Région des Stanley-Falls, décembre 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — L'Entandrophragma Candolleana constituait, croyions-nous, la seconde espèce d’un
genre créé en 1894 par M. C. de Candolle, le savant monographe de la famille des Méliacées,
pour une plante récoltée dans l’Angola, et qui avait été rapportée par Welwitsch au genre Swielenia
126 ;
sous le nom de S. angolensis. Le S. angnlensis, comme d’ailleurs l’espèce que nous figurons ici, possédant
à la base du tube staminal, 10 cloisons réunissant le tube à l'ovaire, M. de Candolle le sépara
avec raison du genre Swielenia et en constitua le type du genre Zntandrophragma (1). La plante
récoltée par Dewèvre est, comme nous le rapportons dans la description, un grand arbre, pouvant
atteindre 30 mètres de haut. Il semblerait, d’après les notes manuscrites délaissées par notre
regretté confrère, porter le nom de Cail-Cedra qui a, comme on le sait, été appliqué à une autre
espèce de la même famille, le Xhaya senegalensis, celui-ci n’a pas encore été observé dans les limites
de l'État Indépendant du Congo, mais aurait été trouvé tout près de ses frontières, dans
l'Angola et le Nyassaland. On peut se demander si le nom de Cail-Cedra n’a pas été appliqué à
plusieurs arbres de port semblable, mais appartenant à des espèces botaniques différentes. Il est
assez probable que le bois de l'Zntandrophragma Candolleana a une certaine, importance au point
de vue économique, il pourrait peut-être comme le Xhaya donner un acajou.
L'Entandrophragma Candolleana se différencie facilement de l'Z. angolense C.DC. par la forme
des folioles, chez cette dernière espèce elles sont obovales, obtuses au sommet, mais la nervure
médiane forme à son extrémité un acumen caractéristique, tandis que chez notre plante les folioles
sont oblongues, moins rétrécies vers la base, franchement -cunéiformes au sommet, mais à
extrémité subobtuse. Les autres caractères sont très semblables dans les deux éspèces, comme l’on
s'en apercevra aisément en comparant la planche que nous consacrons à cette plante et celle dont
M. de Candolle à accompagné sa notice dans le Bulletin de l’Herbier Boissier.
L’'F. Candolleana a plus d'affinité avec l'ÆZ. Candollei Gilg, décrit en 1895, et que nous
avions perdu de vue (2), mais autant que l'on peut en juger par la description, notre plante diffère
de celle de M. Gilg. Reste la similitude de nom, si l'on ne pouvait accepter les vocables spécifiques
Candollei et Candolleana, nous proposerions pour notre plante le nom de Z. Casimiriana.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXIII
Fig. 1. — Feuille et panicule florale, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 7 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 7 fois.
Fig. 4.— Pétale isolé, grossi 10 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement 12 diamètres.
Fig. 6. — Fleur dont la corolle a été enlevée pour laisser voir le tube formé par les filaments staminaux,
grossissement 10 diamètres.
Fig, 7. — Gynécée et androcée grossis 12 fois; androcée écarté pour laisser voir les cloisons
réunissant l'ovaire et le tube staminal.
Fig. 8. — Anthères fixées au sommet du tube, vues de face, grossies 20 fois.
Fig. 9.— Anthère vue de dos, grossie 25 fois.
Fig. 10. — Coupe transversale de l'ovaire, les ovules sont disposés alternativement et sur deux rangs
très rapprochés, grossissement 14 diamètres.
Fig. 11. — Diagramme floral.
(1) Bull. Herb. Boissier II (1894) p. 582; cf. etiam DC. Monog. phan. I p. 724 et Hiern Cat. Welw. afr.
plants I p. 135.
(2) Notizblatt ‘des Konigl. bot. Gart. Berlin (1895) p. 70.
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Pz.L XII
l&iustTr. FL. ConNco
RRN C0
Par:
Impr. Lemercier,
A. d'Apreval, ad nat, del. et lith.
ENTANDOPHRAGMA CANDOLLEANA De Wild.et ‘Th. Durand.
127
PLANCHE LXIV
XYLOPIA WILWERTHII De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 5 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 5.
Arbre ou arbrisseau à rameaux jeunes velus ainsi que les pétioles, devenant glabres
avec l’âge. Feuilles ovales, assez longuement acuminées, obtuses et légèrement
échancrées au sommet, de 18-27 mm. de large et de 5 à 9 cm. de long, pétiolées,
à pétiole court, de 2 mm. environ de long, à limbe coriace, luisant sur la face
supérieure, plus pâle en dessous qu'au-dessus, nervures latérales assez nombreuses,
réticulées avec-les nervures secondaires et anastomosées en are vers le bord de la
feuille, légèrement proéminentes à la face inférieure. Fleurs axillaires, solitaires,
longuement pédicellées, à pédicelle dressé, de 15 mm. environ de long, bractéolé, à
bractéoles petites, au nombre 2 à 3 dans la moitié supérieure du pédicelle. Bouton
ovoiïde-allongé, renflé à la base. Calice à 3 lobes, triangulaires, de 4 mm. environ
de long. Pétales au nombre de 6, sur deux rangs, valvaires, entourant en général
assez fortement les organes reproducteurs. Pétales extérieurs linéaires, de 2,5 cm.
environ de long, légèrement dilatés et concaves à la base, de 3,5 mm. de diamètre ;
pétales intérieurs un peu plus courts que les extérieurs, de 18 mm. environ de
long, onguiculés à la base, élargis au niveau des étamines, lancéolés et de 2,5 mm.
environ de large vers le milieu du limbe. Étamines nombreuses, petites, celles
du rang extérieur staminoïdales, les internes pollinifères, à 2 loges, à connectif
prolongé au delà des loges, obtus, à filet court, élargi. Torus concave renfermant
les ovaires, elliptiques, velus, surmontés de styles allongés, divisés profondément en
deux stigmates ; stigmates formant par leur agglutination un pinceau qui dépasse
seul la cavité du torus et les étamines.
Upoto, 1896 (Capt. Wilwerth).
OBS. — Le genre Xylopia, créé par Linné, est représenté au Congo par plusieurs espèces.
La plante que nous a rapporté M. le Capt. Wilwerth, de son second voyage au Congo, et qui lui
128
a été dédiée, présente de l’analogie avec le Xylopia acutiflora Rich. (Unona acutiflora Dun. —
Coelocline acutiflora DC.). Mais chez cette dernière espèce, comme on peut le voir par l'examen
des dessins qui accompagnent les mémoires de Dunal et d'Alph. De Candolle, les fleurs sont sessiles ou
_subsessiles. M. Oliver sépare dans la Flore de l'Afrique tropicale (1), le Xylopia acutiflora
Rich. des autres espèces du genre par la présence d’un pédicelle floral de 3 à 6 lignes, c’est-à-dire
de 6 à 12 mm. environ de long. Il y a donc opposition entre les figures de Dunal et de De Candolle
et la description de M. Oliver. En présence de cette divergence nous avons prié M. C. de Candolle
de bien vouloir comparer notre plante au type étudié par A. de Candolle, et son avis a été favorable
à notre idée de considérer la plante récoltée par M. Wilwerth comme une espèce nouvelle, car elle
diffère de l'Unona acutifiora par la pubescence des rameaux formée de poils allongés, par les
feuilles plus longuement acuminées et légèrement échancrées au sommet.
Nous tenons à faire remarquer qu'il y a entre la description que nous avons donnée plus haut et
celle qui à paru dans les « Contributions à la flore du Congo + une légère différence dans les men-
surations des pétales. Les données numériques de notre première description étaient un peu en dessous
de la réalité.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXIY
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
LC]
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 2 fois.
Fig. 3. — Pétale du verticille externe, grossi environ 2 fois.
Fig. 4.— Pétale du verticille interne, grossi environ 2 fois.
Fig. 5. — Staminode grossi 8 fois.
Fig. 6.— Étamine des rangs internes vue de face, grossie 8 fois environ.
Fig. 7. — Étamine des rangs internes vue de dos, grossie 8 fois environ.
Fig. 8. — Ovaire isolé, grossi 8 fois environ.
(1) F1 trop. Afr, I p. 31.
Pr.LXIV
Jus. FL. Conco
Anpr. Lemercier, Paris.
Ch. Cuisin ad nat del.et hit,
De Wild. et Th. Durand.
XvLoPpiA WiLWERTHII
129
PLANCHE. LXV
CNESTIS EMARGINATA De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 4 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg.
XXXVIII, 2 [1899] p. 81).
Arbrisseau grimpant à rameaux ferrugineux-tomenteux, à tomentum formé
de poils allongés, unicellulaires. Feuilles imparinennées, à 8-10 paires de: folioles, à
rachis cylindrique, ferrugineux, velu, légèrement renflé à la base, de 17. à 26 cm.
de long; folioles membraneuses, subsessiles, à poils bruns épars sur la face supé-
rieure, à face inférieure fortement velue, surtout sur les nervures, subcordées à la
base, acuminées au sommet, de 3,5 à 7,9 em. de long et de 16 à 26 mm. de
large. Fleurs blanches, disposées en racèmes courts, fasciculés à l’aiselle des feuilles
tombées de l’année précédente ; racômes de 3 cm. environ de long, velus, à poils
jaunâtres ; fleurs pédicellées, à pédicelle de 2,5 mm. environ de long, bractéolé, une
bractéole à la base et généralement deux bractéoles espacées le long dn pédicelle,
bractéoles de 2 mm. environ de long, linéaires, velues-ciliées. Sépales lancéolés,
subaigus, plus courts que les pétales, jaunâtres extérieurement à l’état sec, velus
et ciliés sur les bords, d’un brun rougeñtre et glabres à l’intérieur, de 2 mm.
environ de long. Pétales plus longs que le calice, linéaires-elliptiques, blancs, deve-
nant d'un rouge brunâtre par la dessiccation, glabres, à sommet émarginé, de 2,5. mm.
environ de long. Étamines au nombre de 10, sur deux rangs, 5 petites et 5 grandes,
ces dernières alternatipétales, les plus courtes oppositipétales. Ovaires au nombre de
5, libres entre eux, elliptiques, velus surtout sur la face dorsale, à une loge
uniovulée, à style allongé, dépassant les étamines et surmonté d'un stigmate étroit,
légèrement en plateau.
Environs du Stanley-Pool, sur la rive française du Congo, février 1896
(Alfr. Dewèvre).
Ogs. — Le Cnestis emarginala se rapproche du C: setosa Gilg décrit par le monographe
allemand, sur des matériaux très incomplets rapportés par le professeur Em. Laurent de son voyage
SEPTEMBRE 1900 17
130
dans le Bas-Congo (1). Comme le C. selosa, la plante récoltée par Dewèvre a les fleurs situées à l’aisselle
de feuilles tombées, mais la forme, le nombre et la grandeur des folioles, la villosité très forte des
rachis et des jeunes pousses sont des caractères qui permettent de différencier déjà nettement ces
deux espèces.
Il reste à rechercher, disions-nous (Mat. fl. Congo loc. cit. p. 5), si le vrai C. sétosa, qui
semble assez répandu dans le Bas-Congo, a comme le C. emarginata, des pétales blancs, émarginés
au sommet et si ce dernier possède des capsules munies d’un bec réfléchi et hérissées de poils longs
et aigus.
Le premier de ces points est élucidé, nous avons reçu du Congo des échantillons du
Unestis selosa en fleurs, et nous avons pu observer la forme des pétales, chez cette espèce comme
dans la plupart de celles du genre, les pétales sont entiers au sommet. Quant à la forme du fruit
de notre C. emarginatla elle reste inconnue, aucun des Cnestis que nous avons reçu en fruits du
Congo, ne pouvant se rapporter à cette espèce. Le caractère du pétale, duquel nous avons tiré
le nom spécifique, ajouté aux notes distinctives que nous avons rappelées plus haut, permet de
distinguer facilement le C. emarginala.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXV
Fig. 1. — Rameau feuillu et fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur étalée, vue de face, grossie 4 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 8 fois.
Fig. 4.— Sépale vu par la face externe, grossi 8 fois.
Fig. 5.— Pétale émarginé, grossissement 8 diamètres.
Fig. 6.— Étamines jeunes avant l’anthèse, grossies 16 fois.
Fig. 7. — Étamines adultes dans diverses positions, grossissement 16 diamètres.
Fig. 8. — Ovaire velu surmonté du style, à stigmate légèrement eapité, grossissement 16 diamètres.
Fig. 9. — Ovule et ses téguments, grossi 50 fois.
Fig. 10. — Poils des feuilles et des tiges, grossis 50 fois.
(1) Notizblatt des Konigl. bot. Gart. Berlin (1895) p. 70.
Laiusrr. FL, Coco
Impr. Lemercier, Paris .
Ch. Cuisin ad nat del.et th.
CNÉSTIS EMARGINATA De Wild et Th Durand.
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M.
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131
PLANCHE LXVI
DIMORPHOCHLAMYS CABRAEI Cogn.
in De Waild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I (1899) p. 24 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, L
[1899] p. 24).
Plante grimpante à rameaux grêles, anguleux, sillonnés, scabres. Feuilles à
pétiole grêle, subcylindrique, tortueux, ponctué, scabre, de 1 à 2 cm. de long;
limbe de 8-16 cm. de long et de 5-11 cm. de diamètre, rigide, ovale-cordé,
indivis ou obcurément trilobé, 5-nervié, longuement et étroitement acuminé, au
sommet et profondément émarginé à la base, d’un vert foncé, ponctué, scabre à
la face supérieure, plus pâle et à nervures réticulées, nettement marquées sur la face
inférieure, spinuleux-denté sur les bords, à dents petites et espacées. Cirrhes assez
robustes, allongées, sillonnées, lisses, toutes bifides. Inflorescences mâles (les seules
connues) portées sur un pédoncule commun, assez robuste, de 5-6 em. de long;
fleurs pédicellées, à pédicelle grêle, plus ou moins comprimé, dressé-étalé, légèrement
flexueux, de 3-4 cm. de long, non ailé, privé de bractées à la base. Calice charnu,
largement ailé, à 2 ailes, à tube étroitement campanulé, de 20-22 mm. de long, à
seements triangulaires-aigus, dressés, de 8-16 mm. de long et de 4-5 mm. de large
à la base; ailes oblongues, charnues, obscurément réticulées, rigides, de 5-6 mm.
de diamètre. Corolle à 5 lobes, dressés, oblongs-ligulés, légèrement 7-nerviés,
glabres, subarrondis et apiculés au sommet, de 30-32 mm. de long et de 11-12 mm.
de diamètre. Étamines à filaments épais, glabres, atteignant 2 mm. environ de long,
à loges inégalement développées, ovaire nul. Fleurs femelles et fruits inconnus.
Entre Sombo et Gandayanga, 1898 (Capt. Cabra).
OBs. — Le genre Dimorphochlamys créé par Sir J.-D. Hooker est exclusivement africain, il ne
renfermait jusque dans ces derniers temps qu’une seule espèce (1), dont la figure a été publiée en
(1) Cf. Cogn. Monog. Cucurb. in DC Monog. phan. III p. 514.
132
1880 dans les Icones plantarum t, 1322. Le Capitaine Cabra, à qui nous sommes redevables d’un
grand nombre de découvertes botaniques, en a trouvé deux espèces nouvelles, les D. Cabraei et
Crepiniana (1), dans le Bas-Congo, toutes deux dans la même localité, et représentées uniquement
en herbier par des fragments de pied mâle.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXVI
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur coupée longitudinalement, grossie 1,5 fois.
Fig. 8. — Pétale isolé, grossi 1,5 fois.
Fig. 4.— Poils toruleux, grossis 40 fois.
Fig. 5. — Étamines biloculaires vues de face et de dos, grossies 7 fois.
Fig. 6. — Étamines quadriloculaires vues de face et de dos, grossies 7 fois.
Fig. 7. — Diagramme floral.
() Cf. De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I p. 24-25.
Lzusrr. ÎL. Conco
A. d'Apreval, ad na. del. et lith.…
PL.LXVI
Impr: Lemercier, Parrs
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AIS
4?
133
PLANCHE LXVII
XYLOPIA LONGIPETALA De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 4 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 4).
Arbre de 10-12 mètres de haut, à rameaux jeunes et à pétioles velus, devenant
glabres avec l’âge. Feuilles ovales, subaiguës au sommet, obtuses et arrondies à la
base, de 3 à 7,5 em. de long et de 1 à 2,5 cm. de large, coriaces, luisantes sur la
face supérieure, brunes et mates à la face inférieure, à poils apprimés, localisés
principalement sur la nervure médiane, nervures latérales minces, étalées, finement
réticulées avec les nervures secondaires, peu proéminentes en dessous, pétiolées, à
pétiole de 4-5 mm. environ de long. Fleurs axillaires, pédicellées, solitaires, allongées,
renflées à la base, pédicelle recourbé, de 1 cm. environ de long, bractéolé vers le
milieu, à bractéoles très petites. Calice urcéolé, à 3 lobes triangulaires-aigus, ciliolés,
de 3 mm. environ de long. Corolle à 6 pétales, bisériés, valvaires, densément velus,
dont la base entoure assez fortement les étamines; pétales extérieurs arrondis à la
base, longuement acuminés, les intérieurs de 3,5 cm. de long, d’un vert-jaunâtre,
rougeûtres à la base et brusquement rétrécis en un onglet de 1 mm. environ de
diamètre, dilatés au-dessus de l'onglet et de 4 mm. environ de large, linéaires
au-dessus du niveau des organes de reproduction. Étamines nombreuses, disposées
sur plusieurs rangs, celles du rang externe stériles, transformées en staminodes,
filaments courts, aplatis, anthères linéaires, latérales, rouges. Ovaires nombreux,
logés dans le disque, libres entre eux, surmontés d'un style blanc, allongé, velu,
styles plus ou moins réunis en pinceau.
Bangala, mai 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBS. — Il ne semble pas que l’on ait signalé en Afrique une seule espèce de ce genre possé-
dant des fleurs à pétales aussi allongés.
134
Dans le Conspectus Florae Africae, MM. Th. Durand et Schinz ont suivi M. Kuntze et adopté
le nom de Xylopicum P. Br. antérieur à celui de Xylopia admis par Linné. Comme nous ne
sommes pas d'accord sur le bien fondé de ce changement nous avons préféré conserver ici le nom
de Xylopia qui continue à être admis par la presque totalité des botanistes.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
2
3
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EXPLICATION DE LA PLANCHE LXVII
. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 2 fois.
. — Calice, au centre la cupule dans laquelle sont insérés les ovaires, grossissement 2 diamètres.
. — Pétale du verticille externe, grossi 2 fois.
. — Pétale du verticille interne, grossi 2 fois.
. — Staminode, grossi 8 fois.
. — Étamines vues de face et de dos, grossies 8 fois.
. — Carpelles surmontés des styles, grossis 8 fois.
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Ch Cuisin ad nat. del.et th. Impr. Lemercier, Paris .
XYLOPIA LONGIPETALA De Wild. et Th. Durand.
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135
PLANCHE LXVIII
SAKERSIA LAURENTII Cogn.
in De Waild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I (1899) p. 23 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 23).
Arbrisseau à rameaux assez robustes, d’un gris brunâtre, non épaissis, mais
garnis de soies allongées, nettement tétragones aux nœuds à l’état jeune, et garnis
de même que les pétioles et les pédoncules de soies courtes, épaisses et fortement
apprimées, devenant obscurément tétragones, glabres et lisses avec l’âge. Pétioles assez
orêles, de 1,5 2,5 cm. de long. Feuilles étalées ou plus ou moins réfléchies, rigides,
à 5 nervures principales, d'un vert intense sur la face supérieure, d’un vert grisâtre
à la face inférieure, de 7-10 cm. de long et de 4-5,5 em. de large, ovales,
brusquement et très courtement aiguës, arrondies ou rarement à peine émarginées
à la base, à poils raides épars sur les deux faces, surtout sur les nervures.
Inflorescence paniculée; panicule largement pyramidale, multiflore, de 1-1,5 em.
de long, à rameaux étalés ou étalés-dressés, assez ramifiée. Calice campanulé d'un
brun foncé, arrondi, à peine contracté vers le sommet, de 5 mm. environ de
long et de la même largeur environ au sommet, à limbe obscurément 4-lobulé,
couvert de soies courtes, renflées à la base, longuement acuminées au sommet, appri-
mées, papilleuses. Pétales rouges, étroitement obovales ou ovales, arrondis au sommet,
atteignant presque 1 em. de long. Étamines exsertes, blanches, de 8-9 mm. de long,
les alternatipétales et oppositipétales presque semblables, à loges ondulées, recourbées
au sommet. Ovaire ovoïde, réuni au calice par des cloisons, muni au sommet de
soies courtes, entourant une sorte de cavité dans laquelle s’insère le style dressé,
indivis, de 1,5-2 cm. de long. Fruit capsulaire, à 4 loges, à graines nombreuses,
insérées sur un placenta central.
Forêt à Bumba, 15 février 1896 (Ém. Laurent).
Ogs. — Le Sakersia Laurentii que M. A. Cogniaux a étudié sur les matériaux qui ont
136
servi à faire la planche ci-jointe, ressemble au Barbeyastrum corymbosum Cogn., mais il n’est
pas difficile de différencier ces deux espèces, car l'ovaire du Barbeyastrum est surmonté de
quatre longues écailles bifides et ciliées qui manquent dans notre plante, comme le montrent les
. figures 4, 10 et 11; elle est seulement munie de quelques poils rigides garnissant les bords de la
cavité dans laquelle s’insère le style.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXVIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Nœud de la tige, grossi environ 3 fois.
Fig. 3. — Bouton, grossi 5 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale du bouton, grossie 7 fois.
Fig. 5. — Fleur épanouie, grossie 2 fois.
Fig 6.— Bouton dont la corolle a été enlevée.
Fig. 7. — Pétale isolé, grossissement 4 diamètres.
Fig. 8. — Étamines, grossies 5 fois.
Fig, 9. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 10 fois.
Fig. 10. — Calice fructifère, grossi 3 fois. :
Fig. 11. — Calice fructifère, une partie enlevée pour permettre de voir les quatre lobes du fruit
réunis au calice par des sutures.
Fig. 12. — Poïils du calice à base renflée, grossissemant 30 diamètres. 7
Fig. 13. — Ovule, grossi 50 fois.
Luustr. FL. Coco PL XVII
À. d'Apreval, ad nat. del. et lith
SAKERSIA LAURENTIL Cogn.
_
PLANCHE LXIX
XYLOPIA AURANTIIODORA De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 4 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 4).
Arbrisseau à rameaux jeunes et à pétioles velus, devenant glabres avec l'âge.
Feuilles ovales, subobtuses au sommet, cunéiformes à la base, du 6-11 em. de long
et de 3-5 cm. de large, pétiolées, à pétiole court, noircissant par la dessiccation,
de 5 mm. environ de long, à limbe coriace, vert et brillant sur la face supérieure,
brunâtre à la face inférieure, velu principalement sur la nervure médiane; nervures
latérales au nombre de 10 environ de chaque côté de la nervure médiane, fines, assez
obliques, finement réticulées avec les nerviles et anastomosées en arc avant
d'atteindre le bord de la feuille, peu proéminentes sur la face inférieure. Fleurs
axillaires, fasciculées par 10 environ, à forte odeur de fleur d'oranger, renflées à
la base, pédicellées, à pédicelle dressé, de 5 mm. environ de long, muni de petites
bractées. Calice trilobé, à lobes ovales-triangulaires, subaigus, légèrement et courte-
ment velus, de 2 mm. environ de long et de la même largeur. Pétales au nombre
de 6, sur deux rangs, valvaires, densément velus, à base entourant fortement les
étamines et les styles, pétales extérieurs linéaires, de 12-13 mm. de long, dilatés à
la base, épaissis, d'environ 3 mm. de diamètre, plus étroits au-dessus du niveau
des organes de reproduction, et d'environ 2 mm. de diamètre; pétales intérieurs de
11 mm. environ de long, onguiculés, à base rétrécie, de 1 mm. environ de large,
dilatés au-dessus de la base, atteignant 1,5 mm. de large, épaissis, munis d’une
ligule, linéaires au-dessus du niveau des étamines, trigones, claviformes, de 1,5 mm.
environ de large au sommet. Étamines nombreuses, petites, celles du rang extérieur
modifiées en staminodes, filet aplati, anthères jaunes. Ovaires au nombre de 5,
velus, surmontés chacun d’un style allongé, plus ou moins claviforme, styles réunis
en pinceau. Torus plan.
Coquilhatville, 24 janvier 1896 (Alfr. Dewèvre).…
OBs. — Les fleurs de ce Xylopia exhalent, d'après les notes manuscrites d'Alfr. Dewèvre,
SEPTEMBRE 1900 18
138
une forte odeur de fleur d'oranger. La constitution des fleurs rappelle en certains points celle
des Oxymitra, les trois pétales internes laissent entre eux, à la base, des vides par lesquels on
peut voir les étamines; au-dessus de ces dernières les trois pétales sont contigus.
Par ses feuilles atténuées en un pétiole bien marquée, le X. aurantiiodora paraît se rapprocher
du X. africana Oliv. (1) mais il s’en distingue par ses fascicules floraux plus compacts, ses
carpelles moins nombreux et ses feuilles en général moins grandes.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXIX
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 2 fois.
Fig. 3.— Pétale du rang externe, grossi 2 fois.
Fig. 4. — Pétale du rang interne, grossi 2 fois.
Fig. 5. — Staminode, grossi 8 fois.
Fig. 6. — Étamine vue par la face externe, grossie 8 fois.
Fig. 7. — Étamine vue de dos, grossie 8 fois.
Fig. 8. — Carpelle surmonté du style, grossi 8 fois.
Fig. 9. — Fleur dont on a enlevé la corolle et les étamines, grossie 2 fois.
() Oliv. F1. trop. Afr. I p. 30.
PL.LXIX
luiusrr. FL. CoNco
Impr. Lemercier, Paris.
Ch. Cuisin ad. nat del. et lith.
XYLOPIA AURANTIHIODORA De Wild. et Th Durand.
139
PLANCHE LXX
TRECULIA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 54 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 54).
Grand arbre, à branches glabres. Feuilles courtement pétiolées, mais à pétiole
assez épais, canaliculé supérieurement, de 1 cm. environ de long et de 3 mm.
d'épaisseur; limbe oblong-ovale ou oblong-lancéolé, très entier, obtusément cunéiforme
ou subarrondi à la base, obtuse ou plus ou moins acuminé au sommet, épais, coriace,
luisant sur la face supérieure, à bord souvent légèrement recourbé, de 18-27 cm. de
long et de 7-10 em. de large; nervure médiane très accusée, en creux sur la face
supérieure, en relief à la face inférieure, nervures secondaires proéminentes à Ja
face inférieure, peu ou point proéminentes sur la face supérieure, s’anastomosant en
arc vers le bord de la feuille, nervules réticulées. Fleurs réunies en chatons globu-
leux, en général monoïques, les chatons femelles renfermant parfois quelques fleurs
mâles isolées, supportés par un court pédoncule, épaissi, portant au sommet des
bractées orbiculaires, coriaces. Chatons mâles de 28 mm. environ de diamètre, en y
comprenant la longueur des anthères; chatons femelles également globuleux, plus
petits, de 23 mm. environ de diamètre. Périanthe de la fleur mâle campanulé,
bilobé, de 7 mm. environ de long, à lobes triangulaires subaigus, ciliés-denticulés
sur les bords; étamines au nombre de deux, à filaments épais, soudés au tube du
périanthe, et en dépassant les lobes, anthères attachées par le milieu du dos, à deux
loges, de 2,5 mm. de long, à connectif apiculé, à apicule court, subglobuleux,
muni de squames piliformes. Ovaire oblong à ovule unique, se terminant en un style
allongé, à deux stigmates épais, persistants, exserts. Fleurs mâles et fleurs femelles
entourées de nombreuses bractées peltées, soudées sur les deux tiers de leur longueur
environ, à plateau irrégulièrement circulaire, de grandeur très diverse, cilié-denticulé
sur les bords.
Hab. — Dans une île près de Umangi, 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Nous avions été amenés à croire (Contributions à la flore du Congo loc. cit. p. 55),
que le 7. Dewevrei était identique au T7. africana Decne, tel que le comprend M. Engler
(cf. Monog. Afrik. Pflanzen I, pl. XII, XIII et XIV B); mais une étude plus approfondie et
140
x
l'examen de matériaux reçus récemment du Congo, provenant des récoltes de M. J. Gillet, à
Kisantu, nous ont fait voir que notre plante ne peut être confondue avec celle qui a été
figurée par le Prof. Engler. Un coup d'œil comparatif jeté sur les deux séries de dessins
fera nettement saisir les différences. Les échantillons de M. Gillet sont en tout comparables
à ceux qui ont servi de modèle pour les dessins de la monographie des 7reculia de
l'Afrique et semblables à ceux récoltés par Welwitsch dans l’Angola, dont M. C. de Candolle à
bien voulu nous communiquer des fragments de fleurs et un calque des feuilles. Il reste cependant
un doute au sujet de la plante signalée par M. Engler, est-ce bien le 7. africana Decne? Il est
permis d'en douter. En effet, Decaisne dans le travail original publié dans les Annales des Sciences
naturelles (Bot. sér. 3, VIII [1847] p. 108 pl. 3 fig. 86-99), signale trois étamines et trois lobes
au périanthe; il en est de même dans la planche donnée par Sir Hooker dans le Bot. Mag.
(t. 5986). Le nombre d’étamines et celui des lobes au périanthe semblent constituer des caractères
spécifiques de certaine valeur, aussi croyons-nous que la plante figurée par M. Engler, celle récoltée
par Welwitsch et celle envoyée récemment par Gillet à Kisantu, appartiennent à une même espèce
différant à première vue de notre 7. Dewevrei par des caractères tels que la grandeur des
inflorescences, la forme des feuilles et à une espèce différant nettement du 7. africana Decne type
par le nombre d’étamines. Nous proposerions de conserver au Treculia à 3 étamines le nom de
T. africana qui lui a été donné par Decaisne; dès lors, la plante figurée par M. Engler, celles
récoltées par Welwitsch et Gillet constitueraient une espèce que nous dédierions avec plaisir à
M. le Prof. Engler sous le nom de 7. Engleriana De Wild. et Th. Dur. Nous ne pouvons
rapporter avec certitude au 7. africana Decne la plante figurée sous ce nom dans le Bot. Mag.
(t. 5986), car elle semble différer par certains détails du type. Nous aurons peut-être l’occasion
de revenir plus tard sur les diverses espèces de ce genre.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXX
Fig. 1. — Rameau feuillu, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Chaton de fleurs mâles entier, grandeur naturelle.
Fig. 3.— Coupe d’un chaton de fleurs mâles de grandeur naturelle; à la base les bractées terminant
le pédoncule.
Fig. 4. — Fleur mâle jeune, les étamines encore incluses, grossie 10 fois.
Fig. 5.— Coupe longitudinale d’une fleur mâle adulte, grossie 10 fois.
Fig. 6.— Fleur mâle entière entourée des bractées peltées du chaton; grossissement 8 diamètres.
Fig. 7.— Étamine isolée, loges ouvertes; connectif terminé par un apicule cilié; grossissement
10 diamètres.
Fig. 8.— Deux bractées peltées entourant les fleurs dans les chatons mâles et femelles, grossies 25 fois.
Fig. 9. — Chaton presque exclusivement femelle, grandeur naturelle.
Fig. 10, — Coupe longitudinale du même chaton, grandeur naturelle.
Fig. 11. — Fragment du même chaton, montrant un ovaire surmonté du style se terminant en deux
stigmates dépassant les bractées peltées, grossi 8 fois.
Fig. 12. — Ovaire isolé, grossi 10 fois.
Pr.LXX.
"
Conüo
LLLUSTR. FL.
Impr. Lemercier, Paris.
1 et lith.
À. d'Apreval, ad nat. de.
De Wild. et Th. Durand.
TRECULIA DEWEVREI
141
PLANCHE LXXI
CAMPYLOSTEMON DUCHESNEI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo VII (1900) p. 5 (Bull. Soc. roy. Bot. de Belg. XXXIX,
2 [1900] p. 57).
Arbre ou arbrisseau glabre, à rameaux cylindriques. Feuilles opposées, pétiolées,
pétiole grêle, de 8 à 9 mm. environ de long, canaliculé supérieurement; limbe
de 8-13 cm. de long et de 23,5 em. de large, membraneux, longuement elliptique,
cunéiforme à la base, acuminé au sommet, aigu, ondulé sur les bords, et à dents
écartées; nervures latérales au nombre de 7 à 9 de chaque côté de la nervure
médiane, peu proéminentes sur les deux faces. Inflorescences de 2-3,5 cm. de‘long,
axillaires, opposées, dichotomes, à pédoncule de 13-18 mm. de long, à ramifica-
tions bractéolées à la base, bractéoles ovales, aiguës; fleurs hermaphrodites, pédicellées,
à pédicelles de 3 mm. environ de long. Calice 5-partite, à lobes ovales-arrondis,
denticulés, de 0,2 mm. environ de long. Pétales 5, plus longs que les sépales, étalés,
oblongs-elliptiques, imbriqués dans le bouton, de 2 mm. environ de long et de 0,7 mm.
de large. Étamines alternatipétales, insérées sur un disque peu marqué, recourbées
vers l’intérieur de la fleur, à filaments courts, à anthères petites, introrses, déhis-
centes transversalement. Ovaire glabre, triloculaire, surmonté d’un stigmate trilobé,
à lobes sessiles, ovales, divergents ; ovules disposés sur deux rangs dans chacune
des loges.
Lusambo, 1892 (Jos. Duchesne).
OBs. — Le Campylostemon Duchesnei, dont nous publions ici la figure, constitue la
seconde espèce du genre. Ce genre, créé par Welwitsch pour une plante trouvée dans l’Angola, a été
142
décrit en 1869 dans un travail de M. le D' Oliver (1). Le C. angolense Welw. qui était jusqu’à ce
jour l'unique espèce du genre, a également été retrouvée dans l'État Indépendant du Congo, il se
trouve en effet dans la belle collection formée par Alfr. Dewèvre. La plante récoltée à Lusambo
par M. Duchesne diffère de la plante de Welwitsch que nous avons eu
dans l’Herbier De Candolle, à Genève, et de la forme de la collection de Dewèvre par des feuilles
plus allongées, moins coriaces, atténuées en coin au sommet et à la base ce qui lui donne un
aspect particulier,
que notre planche rend très nettement.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXI
. 1. — Fragment du rameau florifère, grandeur naturelle.
2. — Inflorescence, grossie 5 fois.
. 3. — Sépale, grossi 8 fois.
. 4. — Pétale, grossi 8 fois.
5. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 8 fois.
. 6. — Étamines vues de profil, de face et de dos, avant l’anthèse, grossies 16 fois.
7. — Etamines vues de profil, de face et de dos, après l’anthèse, grossies 16 fois.
+ 8. — Grain de pollen, grossissement 150 diamètres.
- 9. — Sommet de l'ovaire surmonté des 8 lobes stigmatiques, grossi 16 fois.
Fig. 10. — Coupe transversale de l'ovaire vers le sommet, grossie 16 fois.
(1) Oliv. in Journ. Linn. Soc. X (1869) p. 44.
l'occasion d'étudier
Liustr. FL. Conco PL.LXXI
Ch. Cuisin ad nat. del.et th. Impr. Lemercier, Paris
CAMPYLOSTEMON DUCHESNEI De Wild et Th Durand.
143
PLANCHE LXXII
AMPHIBLEMMA WILDEMANIANUM Cogn.
in De Wild. et Th. Dur. Contrib. fi. Congo I (1899) p. 22 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I
[1899] p. 22).
Plante de 50 à 60 cm. de haut, à tige herbacée, robuste, peu rameuse, à
rameaux obtusément tétragones, légèrement pubérulents-furfuracés à l’état jeune,
devenant très glabres avec l’âge. Feuilles pétiolées, membraneuses, ovales, cordées
à la base, subaiguës au sommet, à bords ondulés-denticulés et très courtement ciliés,
munies de quelques poils courts et épars sur la face supérieure, légèrement velus et
furfuracés sur les nervures et les nervules de la face inférieure, glabres ou à peine
pubérulentes sur le reste de la face, à 7-9 nervures principales, nervures secondaires
transversales, assez rapprochées, à pétiole légèrement velu, grêle, de 6-14 cm. de long.
Fleurs subsessiles en cymes terminales, souvent bifurquées, pauci- ou pluriflores,
de 1 à 3 cm. de long, à rameaux courts. Tube calicinal très faiblement brunâtre,
campanulé, de 4-5 mm. de long, lobes dressés, largement triangulaires, aigus, de
1-5 à 2 mm. de long, garnis vers le sommet de longs poils capités, glanduleux.
Pétales d’un rose pâle, elliptiques ou obovales, de 1 em. environ de long, nettement
nerviés, munis sur la face extérieure vers le sommet et d’un seul côté de longs
poils elanduleux-capités. Étamines insérées au sommet du tube calicinal, au nombre
de 10, dont 5 grandes et 5 petites, les plus grandes alternatipétales, de 6,5 mm.
environ de long, les plus petites de 4,5-5 mm. environ de long, oppositipétales.
Style capillaire, dressé, entouré à la base d’une collerette à 5 lobes ciliés sur
les bords, de 12 à 13 mm. de long, surmontant un ovaire semiinfère, à ovules
nombreux.
Sur les bords du Congo, au nord du Stanley-Pool, janvier 1896 (Alfr.
Dewèvre).
OBs. — Le genre Amphiblemma Naud. comprenait trois espèces, les A. cilialum Cogn.,
cymosum Naud. et selosum Hook. f.; de ces trois espèces, une seule, l'A. selosum Hook. f., avait
144
été indiquée au Congo, à Nyangwe par Pogge (cf. Th. Dur. et Schinz Étud. fl. Congo I p. 135),
et se retrouve en dehors des frontières de l'État Indépendant du Congo, dans le Congo français.
L'espèce que nous figurons ici est presque exactement intermédiaire entre les A. ciiatum Cogn. et
A. cymosum Naud.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 4 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 4.— Pétale, face extérieure, montrant au sommet, sur un des côtés, quelques poils capités,
gr'ossi 3 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale du bouton peu avant l'épanouissement; étamines encore infléchies ;
grossissement 4 diamètres.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, corolle et étamines enlevées montrant nettement la
cupule à cinq lobes fimbriées entourant la base du style; grossissement 7 diamètres.
Fig. 7. — Extrémité du style, grossie 8 fois.
Fig. 8. — Poils capités des lobes du calice et de la corolle, grossis 3,5 fois.
Fig. 9. — Étamines oppositipétale et alternatipétale, grossies 3 fois.
Ne. ANNEE ee
PL. LXXI
Lemercier, Paris .
Impr.
Liusrr. FL. Conco
A. d'Apreval, ad nat. del et Jith.
L
AMPHIBLEMMA WILDEMANIANUM Cogn.
PLANCHE LXXIIT
COPAIBA ARNOLDIANA De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wäüld. Mat. fl. Congo VIH {1900) p. 12 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXIX, 2
[1900] p. 64).
Arbre élevé, à rameaux pubescents à l'état jeune, devenant glabres avec l’âge,
à écorce grisätre ou brunâtre, striée, munie de lenticelles. Feuilles alternes, sans stipules,
pétiolées, à pétiole de 5 à 8 mm. de long, courtement velu, formées de deux folioles
sessiles, articulées à la base, ovales-falciformes, à nervure médiane excentrique, entières,
coriaces, devenant noires à l’état sec, de 5 à 8 cm. de long et de 15 à 35 mm. de large,
glabres sur la face supérieure à l’état adulte ou munies de quelques poils épars, glabres
sur la face inférieure sauf sur la nervure médiane qui est velue, glanduleuses sur les deux
faces, arrondies à la base, acuminées au sommet, à acumen subaigu ; nervures
basilaires au nombre de 3, nervures latérales de 3 à 5, anastomosées en arc avant
d'atteindre les bords de la feuille, et anastomosées entre elles par des nervures réticulées,
peu proéminentes sur la face supérieure, distinctement proéminentes sur la face inférieure.
Inflorescences terminales ou naissant à l’aisselle de feuilles supérieures, disposées en
racèmes divariqués, velus. Kleurs sessiles, noircissant à l’état sec; bouton globuleux, de
2 mm. environ de diamètre, glabre; sépales au nombre de 4 : les deux extérieurs plus
orands, glabres extérieurement, de 3,5 mm. de long et de 2,5 mm. environ de large,
courtement velus à l'intérieur; les deux intérieurs de 3 mm. environ de long et de
1,75 mm. de large, l'un à côte médiane glabre extérieurement, à bords courtement velus,
et légèrement velu à l'intérieur, l’autre velu seulement sur un des bords, recouvert dans le
bouton par le bord d'un des grands sépales, légèrement velu à l'intérieur. Pétales nuls.
Étamines au nombre de 10, dont 5 plus courtes, toutes à filaments filiformes, plus longs
que les lobes du calice, atteignant 1 cm. de long, à anthères suhglobuleuses, biloculaires,
de 0,7 mm. de diamètre. Ovaire uniovulé, ovale, rétréci à la base, velu, de 1,5 mm. de
long, surmonté d’un style allongé, doublement coudé, à stigmate capité. Fruit inconnu.
Mayombe, 1899 (Capt. Cabra).
OBs. — Cette belle espèce, que nous avons dédiée à M. Arnold, directeur de l'Agriculture au
Gouvernement de l’État Indépendant du Congo, forme dans la forêt du Mayombe des arbres d'assez
JANVIER 1901. 19
126
grande taille; elle fleurit à la fin de la saison des pluies et porte le nom indigène de « Muntene +.
Le Copaiba Arnoldianu est voisin du C. conjugata (Bolle) 0. Kuntze figuré sous le nom de Gorskia
conjugala Bolle in Peters Reise nach Mossamb. I pl. II (cf. etiam Oliv. F1. trop. Afr. IT p. 315),
mais il est facile de le distinguer de cette espèce. Tandis que le C. comjugala à les sépales
velus extérieurement, mais les 2 intérieurs glabres sur les parties recouvertes dans le bouton,
l'ovaire glabre, le style court; le C. Aynoldiana à les sépales glabres extérieurement, sauf dans les
portions des deux intérieurs recouvertes dans le bouton, l’ovaire velu, à poils bruns, longs et le style
allongé. Les folioles ont en outre une forme un peu différente; elles sont proportionnellement plus
étroites dans notre espèce, car elles sont toujours plus allongées, et aussi plus courtement pétiolées.
XPLICATION DE LA PLANCHE LXXIII
Fig. 1 — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Ramuscule de l’inflorescence avec boutons, grossis 6 fois.
Fig. 2 — Coupe longitudinale du bouton peu avant l'épanouissement, grossie 20 fois environ.
Fig 4. — Ovaire dans le bouton surmonté du style coudé; grossissement 20 diamètres environ.
Fig. 5. — Etamines dans le bouton, grossies environ 20 fois.
Fig. 6. — Deux fleurs, vues l’une de face, l’autre de profil, grossies 7 fois.
Fig. 7. — Fleur dont la corolle et les élamines ont été enlevées, grossie 20 fois.
Fig. 8. — Sépale médian isolé, vu par la face interne, grossi 20 fois.
Fig. 9.— Ovaire et style pris dans la fleur épanouie, grossis 15 fois.
Fig. 10. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 15 fois.
Fig. 11. — Ovule. fortement grossi.
Fig. 42, — Étamines vues de face et de dos, grossies 10 fois.
Fig. 13, — Diagramme floral.
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PL. LXXIII
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À. d'Apréval, ad nat. del. et lith.
Lrpr. Lemercier, Paris:
COPAIBA ARNOLDIANA De Wild.et Th.Durand.
PLANCHE LXXIV
THOMANDERSIA CONGOLANA De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat fl. Congo IV (1889) p. 30 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVII, 2
[1899] p. 107).
Arbrisseau légèrement velu, à rameaux devenant glabres. Feuilles ovales-ellip-
tiques, longuement cunéiformes à la base, brusquement acuminées au sommet, à acumen
long et aigu, pétiolées, à pétiole de 4-12 mm. de long, coriaces, luisantes sr la face
supérieure, plus pâles sur la face inférieure, les deux feuilles opposées, assez fortement
inégales : les plus grandes de 5 à 12 em. de long et de 18 à 40 mm. de large, à
poils épars principalement sur les nervures de la face inférieure, glabres sur la
face supérieure, les plus petites de 12 à 30 mm. de long et de 10 à 17 mm. de large,
à poils épars sur les nervures de la face inférieure. Inflorescences terminales
axillaires, spiciformes, de 2,5 à 5 em. de long, à bractées de 1 mm. environ de long,
à fleurs opposées ou éparses, courtement pédicellées, à pédicelle de 1 mm. environ de long.
Calice campanulé, à poils courts et épars sur la face externe, de 2 mm. de long,
à lobes triangulaires-aigus, de 1 mm. environ de long. Corolle d'un rouge-brun, à tube
lécèrement subgibbeux à la base, presque cylindrique, de 4 mm. environ de long, à 5 lobes,
à deux lèvres peu marquées, à lobes arrondis, lèvre postérieure très légèrement bilobulée,
lèvre antérieure étalée, courtement trilobée. Etamines légèrement exsertes, à filaments
soudés à la base avec le tube de la corolle, garnis dans la partie soudée de poils allongés,
étalés, et munis de poils courts subglanduleux dans la partie libre, anthères biloculaires,
à grains de pollen lenticulaires, de 31 à 35 4 de diamètre, à 4 ou 5 pores. Ovaire conique,
ovale, biloculaire, à loges biovulées, à style grêle, égalant ou dépassant légèrement les
étamines, à stigmate lobulé au sommet. Fruit inconnu.
Entre Salembao et Léopoldville, 24 novembre 1895 (Alfr. Dewèvre); Bas-Congo
(Capt. Cabra).
OBS. — Ainsi que le montre la planche ci-contre, le Thomandersix congolana possède des
feuilles opposées, en général dissemblables comme dans le type du genre 7. lawrifolia (Anders.)
128
Baill., figuré dans les Icones plantarum, pl. 1093, mais comme on peut s'en convaincre en compa-
rant notre description avec celle de Bentham dans les Icones plantarum, loc. cit., les fleurs du
T. congolana, tout en ayant la même couleur, sont beaucoup plus petites. Le 7. congolana et le
T. Hensii (pl LXXVI), sont faciles à différencier; chez ces deux espèces la grandeur des fleurs et
le port est très différent, il suflit, pour s'en convraincre, de mettre les deux planches en regard, on
en saisir'a rapidement les différences.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXIV
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur nalurelle.
Fig. 2? — Kleur en bouton, grossie 8 fois.
l'ig. 3. — Corolle jeune, fendue et étalée, grossie $ fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur.
Fig. 5. — Étamines vues de face et de dos, grossissement de 8 diamètres.
Fig. 6. — Extrémité du style avec stigmates, grossie 20 fois.
Fig. 7. — Coupe transversale de l’ovaire, grossie 20 fois.
Fig. 8. — Ovule, grossi 50 fois.
D)
Laiusrr. FL. Conüo Fe PL. LXXIV
lnpr. Lemercier, Paris .
Ch Cuisin ad nat. del. et Nth.
THOMANDERSIA CONGOLANA De Wild.et Th Durand.
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129
PLANCHE LXXV
HIBISCUS CORNETI De Wild. et Th. Dur.
iu Th. Dur. et De Wäild. Mat. fl. Congo IL (1899) p. 10 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXX VIII, 2
[1899] p. 18).
Sous-arbrisseau à tige hérissée. Feuilles. pétiolées, celles de la base largement
ovales, entières, crénelées, subcunéiformes à la base, rugueuses sur la face supérieure,
velues sur la face inférieure, trinerviées, à nervures primaires proéminentes sur la face
inférieure, de 10 em. environ de long et de 3,5 à 4 em. de large; les supérieures étroite-
ment elliptiques, denticulées vers le sommet, rétrécies vers la base, subeunéiformes, de
2 à 8 cm, de long et de 4 à 8 mm. de large, trinerviées, à nervures primaires proéminentes
et velues sur la face inférieure; nervures secondaires anastomosées vers le bord de la
feuille. Stipules linéaires-subulées, de 4 mm. environ de long, hirsutes, plus ou moins
rapidement caduques. leurs solitaires ou fasciculées à l’aisselle des feuilles supérieures,
formant un corymbe pauciflore, à pédoncule de 2 em. environ de long, velu, à poils
étoilés à 4 branches ; involucre formé d'environ 8 folioles, linéaires-subulées, hispides,
de 4 mm. de long. Calice de 9 mm. environ de long, au moins deux fois aussi long que
l'involucre, plus où moins cupuliforme, divisé jusqu’au delà du milieu en 5 lobes, trian-
gulaires-allongés, aigus, hérissés, uninerviés, à nervure extérieurement proéminente.
Corolle à 5 pétales obovales, glabres intérieurement, velus extérieurement au moins sur
une des moitiés, 2 à 3 fois plus longs que le calice, rouges, de 17 mm. environ de long.
Tube staminal deux fois plus court que les pétales, d'environ 5 mm. de long, filet libre
des étamines grêle, court; anthères réniformes, Ovaire ovale, velu vers le sommet,
à loges uni- ou pluriovulées, surmonté d'un style de 15 mm. environ de long, glabre,
terminé par 9 stigmates à tête globuleuse et velue. Fruits et graines inconnus.
Lualaba supérieur (D' Cornet); vallée du Bulechi 1891 (Capit. Descamps).
OBs. — L'A. Corneli appartient à la section Bombicella et se rapproche de V7. micrantlrus L.
avec lequel il ne peut cependant être confondu. Une des caractéristiques de lZZ. Corneli est la présence
de deux sortes de feuilles, les inférieures élargies, ovales, à pétiole assez nettement marqué, dentées
130
sur la plus grande partie de leur pourtour, les supérieures étroites, à nervure médiane forte, très
proéminente sur la face inférieure, et munies de crénelures vers le sommet seulement; les pointes
séparant les crénelures sont formées par l'extrémité des nervures secondaires qui s’infléchissent vers
le bord.
Nous avons étéiheureux de dédier cette plante à M. le docteur Cornet, qui le premier nous à
rapporté cet Hibuscus du Congo.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXV
Kig.1et?2 — Rameaux fleuris, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Feuille de la base d’un rameau, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Feuille prise vers le milieu de la tige, grandeur naturelle.
Fig. 5 et6. — Poils étoilés,"grossis 45 à 50 fois.
Fig. 7. — Bouton, grossi 4 fois. |
Fig. 8 — Pétale isolé, grossissement de 3 diamètres.
Fig 9. — Étamines et styles pris dans le bouton, grossissement de 4 diamètres.
Fig. 10. — Élamine isolée, grossie 15 fois.
Fig. 11. — Ovaire à style surmonté des stigmates, grossi 4 fois
Fig. 12. — Coupe longitudinale de l'ovaire.
luusrr. FL. Conco ; PL.LXXV.
Impr. Lemercier, Paris .
B. Herincg, del. et Hth:
Higiscus CORNETI De Wild.et Th.Durand.
PLANCHE LXXVI
ONCINOTIS TENUILOBA Stapf
in Kew Bull, (1898) p. 307 et in De Wäld. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I, 1 (1899) p 41 (Ann. Mus.
Congo, Bot. sér. II, 1 [1899] p. 41).
Arbrisseau grimpant, à rameaux jeunes tomenteux, rarement glabres, minces.
Feuilles opposées, lancéolées-oblongues, aiguës à la base, acuminées, à acumen aigu
papyracées, de 7 cm.env. de long et de 2,5 cm. de large, pétiolées, à pétiole grêle de
4 à 6 mm. de long; nervures principales au nombre de 5 de chaque côté de la nervure
médiane, assez fortement obliques, nervules transversales lâches. Inflorescences paniculées,
axillaires, de 3,5 à 5 cm. de long, grêles, plus courtes que les feuilles, à pubescence brune,
tomenteuse, courte. Fleurs pédicellées, à pédicelle de 3 mm. env. de long, munies de bractées
petites, caduques. Calice profondément 5-partite de 1,5 mm. env. de long, à segments ovales-
oblongs, aigus, pubescents, privés de glandes. Corolle d’un jaune verdâtre, à indument tomen-
teux mince, à tube courtement cylindrique, de 3 mm. de long, velu à l’intérieur, à lobes en-
viron deux fois aussi longs que le tube, étalés, étroitement linéaires, de 6 mm. env. de long ;
écailles de la gorge de la corolle linéaires, de 1 mm. env. de long, obtuses, velues,
dressées. Étamines insérées dans le tube de la corolle, incluses, très courtement stipitées,
aiguës au sommet, de 2 mm. env. de long, entourant étroitement le style. Ovaire
biloculaire, entouré à la base d’un disque, plus court que les loges, celles-ci à ovules
nombreux, à placentation axile; style renflé, subcylindrique, subpolygonal, brusquement
rétréci au sommet et terminé par deux stigmates divergents, subulés.
Environs de Lukassa, juin 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le genre Oncinolis, créé en 1849 par Bentham, a longtemps passé pour un genre
monotype. La découverte de l'O. tenuiloba Stapf est fort intéressante et porte à quatre le nombre de
ses espèces.
La tribu des Echitidées à laquelle appartient le genre Oncènotis, ne comprend pas moins de
132
60 genres et ce qui est remarquable c'est que tous ces genres, à une exception près, sont cantonnés
exclusivement dans l'Ancien [34] où le Nouveau-Monde [25]. Seul le genre Malouelia qui est plutôt
américain comme les genres voisins Preslonia, Thenarda et Forsleronia, à deux représentants sur
l'Ancien Continent le M. asiatica Sieb. et Zucc. du Japon et le M. Heudelotii À. DC. de l'Afrique
tropicale occidentale.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXVI
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Nœud avec bractées, grossi 6 fois.
Fig. 3. — Fleur entière épanouie, grossie 7 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossissement de 15 diamôtres.
Fig. 5. — Fleur réduite au calice, grossie 10 fois.
Fig. 6. — Corolle fendue et étalée, grossie 15 fois.
Fig. 7 — Étamine isolée, grossie 30 fois.
Fig. 8.— Ovaire surmonté du style ct du stigmate et entouré à la base d’un disque eupuliforme:; gros-
sissement de 30 diamètres.
Fig. 9. — Coupe longitudinale de l'ovaire et du style, grossie 30 fois.
Fig. 10. — Diagramme floral,
lausrr. FL. Conio PEXXVI
Inpr. Lemercie.. Paris.
À. d'Apreval, ad. nat. del, et lith.
ONCINOTIS TENUILOBA Stapf.
133
PLANCHE LXXVII
THOMANDERSIA HENSII De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wüld, Mat. fl. Congo IV (1899) p. 31 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVIIT, 2
[1899] p. 108).
Arbrisseau de 1 à 2 m. de haut, à rameaux d’abord légèrement velus à l’état jeune,
mais devenant rapidement glabres. Feuilles ovales-elliptiques, pétiolées, brusquement et
étroitement acuminées au sommet, à acumen de 6 à 8 mm. de long et de 1,5 mm. environ
de large, cunéiformes à la base, coriaces, luisantes sur la face supérieure, plus pâles sur
la face inférieure, opposées, les deux feuilles de la paire égales ou très peu inégales, de
6 à 11 cm. de long et de 2,5 à 4,5 cm. de large, à pétiole de 12 à 25 mm. de long.
Rameaux supérieurs dichotomes, terminés par des racèmes simples de 10 à 15 em. de
long; bractées florales de 1 mm. de long, aiguës. Fleurs opposées, verticillées ou éparses,
subsessiles. Calice campanulé, renflé unilatéralement, de 2 mm. environ de long, à 5 lobes,
triangulaires-aigus, de 1 mm. environ de long, accrescents et atteignant après la floraison
3,9 mm. de iong. Corolle blanche, à tube à base subgibbeuse, presque cylindrique,
courtement velu à l’intérieur, de 8 mm. environ de long, à limbe 5-lobé, bilabié, à lobe
postérieur courtement bilabié, de 4 mm. environ de long, à lobe antérieur trilobé, de
G mm. environ de long. Étamines presque incluses, à filaments soudés avec le tube,
glabres dans leur partie libre, à anthères jaunes, biloculaires, à grains de pollen de 31
à 38 & de diamètre, à 4 ou 5 pores. Ovaire subglobuleux, biloculaire, terminé par un
style grêle ne dépassant pas les étamines, courtement bilobulé au sommet, de 5,5 mm. de
long. Capsule elliptique-arrondie, comprimée, se lignifiant, de 11 mm. environ de long
et de 7,5 mm. de large, non contractée en pédicule; graines au nombre de 2 dans chaque
loge, ovoïdes-elliptiques, écailleuses.
Coquilhatville, 5 février 1896 (Alfr. Dewèvre); Bangala, mai (Hens, sér. C, n. 113).
OBs. — Comme nous le disions dans les « Matériaux pour la flore du Congo » (loc. cit.,) nous avons
hésité longtemps avant de considérer cette plante comme nouvelle. Le Thomandersia Hensii est très
JANVIER 1901 | 20
134
voisin du 7. laurifolia (Anders.) Bail. tel qu'il est décrit par Bentham et Hooker dans le tome II du
Gen, PI, p. 1093 et par Bentham dans les Icones plantarum XIII, p. 8; mais le 2!, Hensti diffère fortement
de la plante figurée, tab. 1209 des Icones. Outre les caractères tirés des feuilles, qui semblent très variables
chez les espèces de ce genre, comme la déjà fait ressortir Bentham, notre plante possède des fleurs
blanches et non rouges ou brunes et des graines qui tout en étant non müres se montrent nettement
écailleuses; celles du T. lawrifolia seraient rugueuses. La ramification de la plante dont les épis floraux,
jamais latéraux, terminent les branches où occupent le centre de la dichotomie, et l’aplatissement des
rameaux à la naissance de ces dichotomies donnent à notre plante un port particulier.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXVWVII
Fig. 1. — Rameau avec fleurs et fruits, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Bouton, grossi 4 fois.
Fig. 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 3 fois.
Fig. 4et5. — Étamines vues de face et de dos, grossies 8 fois.
Fig. 6. — Corolle du bouton fendue et étalée, grossie 4 fois,
Fig. 7. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 20 fois.
Fig. 8. — Stigmate, grossi 8 fois.
Fig. 9. — Ovule, grossi environ 50 fois.
Fig. 10. — Valve du fruit après déhiscence, montrant les rétinacles, grossie 4 fois.
Fig, 11. — Graine, grossie 8 fois.
Liustr. FL. CoNco A PL.LXXVII
Ch. Cuisin ad nat. del.et lith. ; lnpr-. Lemercier, Paris.
THOMANDERSIA HENSII De Wild.et Th.Durand.
135
PLANCHE LXX VIII
HIBISCUS DEBEERSTII De Wild. et Th, Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo III (1899) p. 13 (Bull. Soc. roy. de Bot, de Belg. XXVII, 2
[18991 p. 21).
Plante buissonnante, à tige hérissée, à poils étoilés, roux. Feuilles pétiolées, les
supérieures elliptiques, à bords denticulés, entières ou subtrilobées, à base plus ou moins
cunéiforme on arrondie, de 2 à 4,5 em. de long et de 0,5 à 1,5 cm. de large, velues sur les
deux faces, vertes, à 3-5 nervures; nervures principales et secondaires proéminentes sur
la face inférieure. Stipules linéaires-subulées atteignant 4 mm. de long, hirsutes. Fleurs
axillaires, solitaires à l’aisselle des feuilles terminales, longuement pédonculées, à pédoncule
florifère de 2,5 cm. de long, atteignant 6 cm. dans le fruit, articulé, à articulation un peu
renflée. Involucre formé d'environ 7 folioles, linéaires-subulées, hispides, de 4 mm. de
long ; calice, suivant l’âge, plus court, égalant ou plus long que les folioles de l'involucre,
profondément 5-fide, à lobes longuement triangulaires, étroits, aigus, velus, de 4 mm.
de long. Pétales plus longs que les lobes du calice, rouges, velus extérieurement, de
17 mm. env. de long. Tube staminal plus court que les pétales, de 11 mm. de long, à
étamines disposées en deux anneaux. Ovaire ovoïde, velu, portant un style allongé,
dépassant assez longuement les étamines, aussi long ou un peu plus long que les pétales,
de 17 mm. env. de long, terminé par » stigmates, à sommet globuleux, velu. Capsule
glabrescente, plus longue que le calice, s’ouvrant en 5 valves; graines nombreuses
subréniformes, de 2,5 mm. de long, à poils longs, blancs, de 6 mm. de long.
Pala, 1895, bords du Tanganika (Debeerst).
OBs. — Nous n'avons eu pour l'étude de cette jolie petite plante qu'un seul échantillon, Nous l'avons
dédiée au R. P. Debcerst, de la mission des Pères blancs, mort sur les bords du Tanganika en 1896, et qui
y avait commencé une collection botanique dont une partie nous à été transmise par le capitaine Descamps,
le reste, après la mort du missionnaire, par l’intermédiaire du Gouvernement de l’État Indépendant du Congo.
136
L'Hibiscus Debeerstii appartient sans le moindre doute à la section Bombicella ; ! a Héeucoun d’aftinité,
semble-t-il, avec l'Æ. micranthus et les espèces immédiatement voisines.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXVIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité d’un ramuscule florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fragment de tige avec fruit mûr, grandeur naturelle.
Fig. 4, — Calice et calicule, grossis 5 iois.
Fig. 5. — Étamines entourant le style surmonté des stigmales, grossies 5 ois.
Fig. 6. — Pétale isolé, grossi 5 fois.
Fig. 7. — Ovaire isolé, grossissement de 5 diamètres.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 8 fois.
Fig. 9, — Graine isolée, grossie 5 fois.
Fig. 10. — Fragment de tiges avec poils étoilés, grossi environ 3 fois
Fig. 11. — Poil pris sur un pétale, grossi de 45 à 50 fois.
Luivsrr. Fi. Coxco PLi.LXXVII
B, Herincg.del. et Jith. ÿ Impr. Lemercier, Paris .
HiBiscus DEBEERSTII De Wild.et Th. Durand.
137
PLANCHE LXXIX
PTEROCARPUS GRANDIFLORUS M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild Mat. fl. Congo, I (1897) p. 13 (Bull. Soc. bot. roy. de Belg. XXXVI, 2 [1897]
p. 65.)
Grand arbre à rameaux couverts dans la partie supérieure d’un tomentum ferru-
gineux. Stipules courtes, épaisses, pubescentes, ferrugineuses. Feuilles alternes, pétiole
commun de 15 à 20 cm. de long, strié-anguleux, pubescent; folioles au nombre de 9,
alternes, pétiolulées, étroitement ovales, arrondies vers la base, longuement aiguës-
acuminées au sommet, membraneuses, glabres sur les deux faces ou faiblement pubes-
centes sur les nervures de la face inférieure, de 10 à 12 cm. de long et de 3 à 4 cm. de
large. Grappes opposées aux feuilles et beaucoup plus courtes qu'elles (5 à 6 cm), rachis
florifère couvert d’un épais tomentum ferrugineux dans sa moitié inférieure. Fleurs isolées
ou disposées par paires, portées sur un pédicelle de 5 à 6 mm. de long. Bractées très
caduques ; bractéoles lancéolées-linéaires, aiguës, pubescentes extérieurement, égalant la
moitié du tube du calice. Calice à tube turbiné, coriace, surmonté de dents très courtes,
long de 8 à 9 mm. Étendard légèrement réfléchi, largement ovale ou orbiculaire, de
2,5 em. de long. Ailes allongées, dilatées à la partie supérieure, auriculées d’un côté, aussi
longues que l’étendard. Carène recourbée, obtuse, portant une poche latérale, un peu plus
courte que l’étendard. Étamine vexillaire libre, les autres soudées en une gaine fendue
antérieurement. Ovaire stipité, allongé, fusiforme, velouté, renfermant 5 ovules. Fruit
inconnu.
Nous n'avons vu qu’un seul échantillon de cette espèce récolté par M. le professeur
Em. Laurent près des Stanley-Falls.
OBs. — La distinction des genres de la tribu des Dalbergiées est essentiellement basée sur la forme
du fruit. En son absence, il reste toujours une certaine incertitude dans la détermination. C’est le cas
pour la plante qui nous occupe ici; elle me parait présenter tous les caractères des Plerocarpus,
mais n'ayant eu sous les yeux que des ovaires et pas de légume formé, il m'est impossible d'en être abso-
138
lument sûr. Le genre Plerocarpus se compose d'une quinzaine d'espèces arborescentes et répandues sous
les tropiques en Afrique, en Asie et en Amérique.
M. MICHELI
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXIX
Fig, 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle,
Fig. 2. — Bouton et bractéoles, grossis 3 fois.
Fig. 3. — Calice ouvert, grossi 3 fois.
Fig. 4. -— Étendard, grossi 2,5 fois.
Fig. 5. — Aile, grossie 2,5 fois.
Fig. 6. — Carène, grossie 2,5 fois.
Fig. T. — Étamines, grossies 3 fois.
Fig. 8. — Ovaire, grossi 3 fois.
Fig. 9. — Coupe longitudinale de l'ovaire.
Lausrr. FL. Conco
PL.LXXIX
2. Herincg. del.et lith.
Impr. Lemercier, Paris
PTEROCARPUS GRANDIFLORUS M.Micheli.
L
a
+
SAME:
139
PLANCHE LXXX
PERISTROPHE DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 26 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belge. XXX VIII, 2
[1899] p. 103).
Plante herbacée, à rameaux plus ou moins nettement hexagones, glabres, renflés
au-dessus des nœuds. Feuilles ovales, cunéiformes-aiguës au sommet, subobtuses ou
subarrondies à la base, de 2 à 5 em. de long et de 1,5 à 4 cm. de large, pétiolées, à pétiole
de 2 à 15 mm. de long. Inflorescences axillaires, pédonculées, à pédoncules dichotomes,
munis de bractées étroites, de 2 à 4 mm. de long, aiguës; capitules uniflores, pédicellés,
pédicelles à villosité éparse, de 6 à 30 mm. de long; involucre commun monophylle,
à villosité éparse, de 10 à 12 mm. de long et de 1,5 à 4 mm. de large, dépassant légère-
ment les autres bractées, folioles de l’involucre propre inégales, de 8 à 9 mm. de long et
de 1 mm. environ de large, linéaires-lancéolées, acuminées, membraneuses, entourant
deux fleurs dont une avortée. Calice plus court que l'involucre, quinquéfide, divisé au
delà de la moitié, de 4 à 6 mm. de long. Corolle d’un rose carminé, de 16 mm.
environ de long, pubescente, à lèvre supérieure ovale, parfois obscurément bidentée, de
8 mm. environ de long et de 2,5 mm. dé large, à lèvre inférieure elliptique, tridentée au
sommet, à dents petites, obtuses, de 9 mm. de long et de 1,5 mm. environ de large.
Étamines à peu près aussi longues que la corolle, divergentes, à loges de l’anthère distantes.
Ovaire elliptique à 2 loges biovulées, surmonté d’un style grêle aussi long que les étamines,
à stigmate bilobulé. Capsule pédicellée, velue, de 8 mm. environ de long et de 2 mm.
de large, contenant 4 graines noires, arrondies, comprimées, courtement échinulées.
Zobi, 18 août 1895 (Alfr. Dewèvre).
Ogs. — Le Perislrophe Dewevrei est voisin du P. bicalyculala Nees, mais la forme et la
grandeur de la feuille involucrale permettent de distinguer aisément les deux espèces ; chez le P. bicaly-
culala, cette feuille est étroite, dépasse assez longuement les bractées internes et atteint généralement
deux fois la longueur de ces dernières ; par contre chez le P. Dewcevrei, comme le montrent nettement les
détails de la figure 1 et la figure 2, la feuille involucrale est à peine plus longue que les bractées internes
140
pendant la floraison; après la chute de la corolle elle les dépasse assez nettement, mais sans jamais
atteindre le double de leur longueur, elle est en outre beaucoup plus large. Les larges bractées de
l'involucre donnent à la plante de Dewèvre un aspect très particulier qui ne permet pas non plus de
la confondre avec le P. bicalyculata.
+ 6.
1
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXX
. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
. — Fleur isolée entourée des bractées, grossie 5 fois.
— Corolle fendue et étalée, grossissement de 5 diamètres.
— Ovaire surmonté du style à deux stigmates, grossi 5 fois.
— Fruit entouré du calice persistant, grossi 5 fois.
— Valve du fruit, avec graines encore attachées sur le rétinacle, grossi 5 fois.
. — Ovule sur le rétinacle, assez fortement grossi.
. — Graine, grossie 12 fois environ.
PL.LXXX
Lust. FL. Coco
lnpr. Lemercier
B. Herincg,del. et lith.
De Wild.et Th. Durand.
PERISTROPHE DEWEVREI
141
PLANCHE LXXXI
HIBISCUS LIEBRECHTSIANUS De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wüild. Mat. fl. Congo II (1899) p. 14 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXX VII, 2
[1899] p. 22).
Sous-arbrisseau de 1 à 1,50 m. de haut, à tige recouverte de poils bi-trifurqués
ou étoilés. Feuilles pétiolées, celles de la base allongées-elliptiques, entières ou légèrement
crénelées sur les bords, aiguës à la base, subaiguës au sommet, rugueuses sur la face
supérieure, velues sur la face inférieure, de 11 cm. env. de long et de 16 mm. de large à
l’état adulte, pétiolées, à pétiole d'environ 7 mm. de long, 3-nerviées à la base, à nervures
primaires et secondaires proéminentes sur la face inférieure, anastomosées vers le bord de
la feuille; les- supérieures étroitement elliptiques, linéaires, denticulées au sommet,
crénelées sur les bords, cunéiformes à la base, de 3 à 5 cm. de long et de 4 mm. env. de
large, velues, plus ou moins obscurément trinerviées à la base, à nervures primaires et
secondaires proéminentes à la face inférieure, anastomosées vers le bord de la feuille.
Stipules linéaires-subulées, de 3 mm. env. de long, caduques, hirsutes. Fleurs assez
longuement pédonculées, à pédoncule solitaire à l’aisselle des feuilles supérieures, plus
court que la feuille à l’aisselle de laquelle il s’est développé, de 3,5 cm. de long, articulé
au-dessus du milieu, genouillé et légèrement renflé au-dessus de l'articulation. Involucre
composé d'environ 10 folioles linéaires-subulées, hispides, de 4 mm. env. de long. Calice
dépassant l'involucre, divisé jusque vers le milieu en 5 lobes triangulaires, aigus, velus, de
6 mm. de long. Pétales environ trois fois plus longs que le calice, jaunes ou blancs, velus
extérieurement, de 16 mm. environ de long. Tube staminal un peu plus court que les
pétales, de 11 mm. env. de long, à étamines dispersées sur toute la longueur du tube.
Ovaire subglobuleux, velu, surmonté d’un style dépassant le tube staminal, environ aussi
long que les pétales, de 14 mm. de long, terminé par 5 stigmates capités. Fruit et graines
inconnues.
Plaine de Mussima, Lualaba supérieur (D' Cornet); environs de Bumba, juin 1895
(Alfr. Dewèvre).
Ogs. — Cette plante nous a été rapportée du Haut-Congo par M. le D' Cornet, puis du Bas-Congo
JANVIER 1901, 21
142
par Alfr. Dewèvre; ce n’est qu'à la réception de ces derniers échantillons qu'il nous a été possible de déter
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miner cette espèce que nous ayons dédiée à M. Ch. Licbrechts, secrétaire général du département de
l'intérieur de l'État Indépendant du Congo.
Bien que nous n’ayons point vu de fruits de cette plante, nous n’hésitons pas à la placer dans la
€ [e
section « Bombicella + dont elle possède les caractères. C’est dans le voisinage de l’ZZ, micranthus et de
l'A. Corneli, dont nous avons donné la description et des figures p. 129 et pl. LXXV de ce fascicule que
se classe l'Æ. Licbrechtsianus. Chez l'A. Corneli les fleurs sont rouges, chez l'espèce qui nous Deoupe
elles sont jaunes ou blanchâtres. Un coup d'œil jeté sur les planches représentant les Z. Licbrecht-
sianus et Corneli en fera facilement saisir les différences.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXI
Fig. 1. — Fragment d'une tige avec fleurs et jeunes. fruits, grandeur naturelle,
— Poils ramifiés de diverses parties de la plante, grossis environ 45 fois.
Fig. 2.
Fig. 3. — Calice muni à la base du calicule, grossi 5 fois environ.
Fig. 4. — Calice entourant le jeune fruit, vu sous un grossissement de 5 diamètres.
Fig, 5. — Pétale isolé, grossi environ 3 fois,
6. — Colonne staminale entourant le style terminé par les stigmates globuleux, grossie environ
; eux, grossic
4 fois.
Fig. 7. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie environ 4 fois. -
|
Lavsrr. FL. Conüo
PL. LXXXI
2. Herincq, del. et lith.
HiBiscus LIEBRECHTSIANUS De Wild.et Th. Durand.
Impr. Lemervier, Paris
L Ju
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L 143
PLANCHE LXXXII
DUVERNOYA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wüld. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 25 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg, XXX VII, 2
[1899] p. 102).
Plante herbacée de 60 à 70 cm. de hauteur, à rameaux cylindriques, légèrement
pubérulents et contractés un peu au-dessus des nœuds. Feuilles pétiolées, oblongues,
assez brusquement rétrécies vers la base, celle-ci arrondie ou subcordée, acuminées au
sommet, aiguës, glabres sur la face supérieure, courtement pubescentes sur les nervures
de la face inférieure, de 3 à 9 cm. de long et de 1,5 à 4 cm. de large, pétiolées, à pétiole de
6 à 26 mm. de long, courtement velu ; nervures latérales au nombre de 6 à 7 de chaque
côté de la nervure médiane, proéminentes à la face inférieure. Inflorescences en dicho-
tomies disposées à laisselle des feuilles supérieures souvent réduites, bractéiformes,
formant une panicule de 4 à 12 cm. de long, bractéoles petites de 2 mm. environ de
long, velues. Fleurs courtement pédicellées, à pédicelle de 1 mm. de long. Calice à 5 lobes
égaux, linéaires, de 5 mm. environ de long. Corolle bilabiée, de 11 mm. de long, à tube
subeylindrique de 7 mm. de long et de 2 mm. environ de large; lèvre supérieure blanche
striée de rouge, de 6 mm. environ de long, bidentée au sommet, dressée, de 4 mm. environ
de large, lèvre inférieure 3-fide, étalée à angle droit, d’un blanc verdâtre, de 5 mm. environ
de long, à lobes presque égaux. Étamines libres à partir du sommet du tube, plus courtes
que la lèvre supérieure, à anthères biloculaires, à loges disposées sur deux niveaux et
appendiculées à la base : loge inférieure à appendice de 0,5 mm. de long, celui de la loge
supérieure toujours beaucoup plus court, parfois nul. Ovaire elliptique, velu, incomplète-
ment biloculaire, à loges biovulées, entouré à la base d’un disque cupuliforme à bord lobulé,
surmonté d'un style aussi long que les étamines, à stigmate légèrement capité. Fruit
inconnu.
Bassan-Kussu, février 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBS. — La plante dont nous donnons ci-contre la figure, paraît cultivée par les indigènes ; les
feuilles rapées et jetées dans l’eau servent, dit Dewèvre, à prendre le poisson. Le Duvernoya
Dervevrei semble très voisin du D. Stuhtinanni Lindau {1); notre plante pourrait peut-être se rapporter
144
à une espèce indéterminée que Johnston à observée au Congo et qui se différencierait du D. Stuhimanni
par la grandeur du calice, un des caractère qui sert à séparer notre plante de cette dernière espèce.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXII
Fig. 1. — Extrémité d'un rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 4 fois.
Fig. 3 et 4 — Étamines jeunes vues de face, grossies 10 fois.
Fig. 5. — Étamine jeune vue de dos, grossie 5 fois.
Fig. 6. — Étamine adulte vue de face, grossie 5 fois.
Fig. 7. — Ovaire entouré à la base d’un disque et surmonté du style, grossissement de 8 diamètres.
Fig. 8. — Coupe transversale de l'ovaire vers le sommet, grossie 10 fois.
Fig. 9. — Coupe transversale de l'ovaire vers la base, grossie 10 fois.
(1) in Engler Bot. Jahrb. XX (1894) p. 43.
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145
PLANCHE LXXXIII
ARTABOTRYS CONGOLENSIS De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo I (1899) p. 2 (Ann. Mus. Congo, Bot. sér. 2, I [1899] p. 2).
Arbrisseau grimpant à rameaux grêles, glabres. Feuilles glabres, ovales-elliptiques
ou oblongues, obtuses à la base ou légèrement anguleuses, brusquement acuminées au
sommet, à acumen triangulaire-obtus, atteignant 15 mm. de long, coriaces, luisantes sur
la face supérieure, plus pâles sur la face inférieure, de 7 à 20 cm. de long et de 3 à
10 em. de large, à nervures proéminentes, anastomosées en arc vers le bord de la feuille,
pétiolées, à pétiole épais, canaliculé supérieurement, de 10 mm. env. de long. Inflores-
cences latérales, à pédoncule commun portant 2 ou plusieurs fleurs, épais, recourbé en
hamecon, de 17 mm. env. de long, glabre; pédicelles de 9 mm. env. de long, charnus,
bractéolés à la base. Fleurs verdâtres, calice à 3 sépales soudés jusque vers le milieu, à
lobes triangulaires-obtus, de 6 mm. env. de long et de 7 mm. de large à la base,
à villosité éparse. Pétales verdâtres plus longs que le calice, disposés sur deux rangs; les
externes larges, épais, ovales-allongés, velus sur les deux faces, de 25 mm. env. de
long et de 9 mm. de large, les internes alternes, opposés aux sépales, plus petits et plus
étroits, velus, charnus, linéaires, épaissis vers la base, et munis vers le milieu sur la face
interne d’une lame charnue recouvrant les organes centraux, rétrécis au-dessus de la
lame et divergents, de 21 mm. env. de long et de 3,5 mm. de large vers le milieu, de
7 mm. vers la base. Torus légèrement convexe, garni de poils. Étamines disposées sur
plusieurs rangs, à filets raccourcis, à anthères biloculaires, à filet tronqué, dilaté au-dessus
des loges. Ovaires ovales-elliptiques, aplatis sur une des faces, nombreux, uniloculaires, à
ovules disposés sur deux rangs, surmontés d’un style en forme de massue, dépassant les
étamines.
Lukolela, 31 mars 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le genre Aylabotrys est surtout représenté dans l'Asie tropicale et subtropicale, quelques
espèces en ont été observées en Afrique, même en dehors de la zone tropicale. Les espèces signalées jusqu’à
ce jour dans l'Afrique tropicale sont : À. brachypelala Benth., Thomsoni Oliv., macrophylla Hook. f.
146
et nilida Engl. La plante récoltée par Dewèvre forme avec ces trois dernières espèces un groupe dont les
représentants ont des pétales au moins deux fois aussi longs que les sépales, s’écartant ainsi de l'A. brachy-
pelala dont les pétales dépassent à peine les sépales. Nous avons, dans les Contributions à la flore du
Congo (fasc. I, p. 3) fait ressortir dans un tableau les caractères distinctifs de ces diverses espèces, nous
ne croyons donc pas devoir y revenir ici.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXIII
Fig. 1. — Deux rameaux avec fleurs, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 1,5 fois.
Fig. 3. — Pétale externe isolé et vu de face, grossi 2 fois.
Fig. 4. — Pétale interne isolé et vu de face, grossi 2 fois.
Fig. 5. — Étamines vues de face et de dos, grossies 8 fois.
Fig. 6. — Ovaire isolé surmonté du style, grossi 8 fois.
Fig. 7. — Coupe transversale d’un ovaire, grossissement de 20 diamètres.
s
luusrr. FL. Conco
PL.LXXXHNI
ad. nat. del. et Jth.
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DS
S
AÂRTABOTRYS CONGOLENSIS De Wild.et Th. Durand.
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an
+3
147
PLANCHE LXXXIV
HIBISCUS LANCIBRACTEATUS De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wäild. Mat. fl. Congo II (1899) p. 17 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXX VIII, 2
[1899] p. 25).
»
Sous-arbrisseau de 1 mètre de haut à tige velue et munie d’acicules. Feuilles
longuement pétiolées, à pétiole velu, de 3 à 5 cm. de long, profondément 3-5 lobées, plus
ou rhoins cunéiformes à la base, de 7 à 12 cm. de long, à lobes de 0,5 à 2 em. de large
denticulés sur les bords, velues sur les deux faces, vertes au-dessus, plus pâles en dessous,
trinerviées à la base, à nervures primaires très proéminentes sur la face inférieure,
la médiane munie à la face inférieure d'une glande allongée, elliptique-oblongue, fendue
longitudinalement ; nervures secondaires moins proéminentes. Stipules linéaires-subulées,
de 1,5 cm. de long et de 0,7 mm. de large, velues, caduques. Fleurs solitaires à l’aisselle
des feuilles, courtement pédonculées, à pédoncule de 1,5 cm. de long, assez épais, velu,
articulé, mais à articulation peu ou pas renflée, plus court que le pétiole de la feuille
à l’aisselle de laquelle il se développe. Involucre à 10 folioles lancéolées, élargies à l'extrémité,
lanciformes, atteignant 17 mm. de long, munies d’acicules. Calice de 2,5 em. de long. plus
long que l’involucre, profondément lobé, à 5 lobes triangulaires-allongés, de 1,5 cm. de
long, courtement velus à l'intérieur, à poils longs sur le dos et les bords. Pétales jaunes,
environ deux fois aussi longs que le calice. Tube staminal plus court que les pétales.
Ovaire velu, surmonté de 5 styles courts, coniques, à ovules nombreux dans chaque loge.
Capsule velue, aiguë de 2 cm. environ de long, à graines triangulaires, Subcunéiformes
de 4,5 mm. de long, brunes, courtement velues ou glabrescentes.
Environs de Coquilhatville, 1895 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Il nous faut tout d'abord faire remarquer que dans la description originale que nous avons
donnée de cette espèce (loc. cit.), il s’est glissé une petite erreur ; en effet nous avons donné aux lobes
du calice une longueur de 2,5 em., cette longueur se rapporte au calice entier, les lobes ne mesurant
que 1,5 cm., comme nous l'avons rappelé dans la description ci-dessus.
L'IHibiscus lancibraclealus, caractérisé par l'élargissement en fer de lance de l'extrémité des folioles
de l’involucre, appartient à la section Æwrcaria, bien que les bractées ne soient pas fourchues comme
148
semble l'indiquer le nom de la section. Mais on ne peut ranger cette espèce dans une autre section du
genre, car chez les espèces de la section Bombicella les graines sont munies de longs poils et chez
celles des sections Kebmnia, Azanza et Trionum les bractées ne sont par élargies au sommet.
L'espèce que nous figurons ici se distingue des autres espèces de la section Fwrcaria par la forme
des lobes du calicule; c’est de l'AZ. suratllensis qu'elle se rapproche le plus; comme chez cette dernière
espèce, le sommet de la bractée est ‘élargi, mais dans une moins grande proportion et de plus, au
centre de cet élargissement, il ne se trouve pas chez l'A. lancibracteatus une pointe dressée. Elle ne
peut être confondue avec les Æ. furcatus, rostellatus et Belveldeanus De Wild. et Th. Dur., qui
tous ont des bractées bifurquées au sommet.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXIV
Fig. 1. — Extrémité d'une tige florale, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi environ 3 fois.
Fig. 3. — Jeune fruit, calice fendu et étalé, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Lobe du calicule vu de profil, grossi 5 fois.
Fig. 5. — Lobe du calicule vu de face, grossi 5 fois.
Fig. 6. — Fragment de tige avec poils-aiguillons, grossi 40 fois environ.
Fig. 7. — Htamines dans le bouton, grossies environ 3 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 3 fois.
Fig. 9. — Graine mûre, grossie 10 fois environ.
Lavstr. FL. Conco
PL. LXXXIV
2. Herineg,del. et lith. Impr. Lemercier, Paris .
HIBISCUS LANCIBRACTEATUS De Wild.et ThDurand.
169
PLANCHE LXXXV
RANDIA EETVELDEANA De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo VI (1899) p. 24 (Bull. Soc. roy. de bot.
de Belg. XXXVIII [1899] p. 194); De Wald. et Th. Dur. Reliquieæ Dewevreanæ p. 115.
Arbrisseau de 3 à 4 m. de haut, très ramifié, à rameaux velus à l’état jeune,
devenant glabres avec l'âge, à écorce grise. Feuilles opposées, pétiolées, à pétiole
court de 5 à 20 mm. de long, luisantes au-dessus, plus pâles en-dessous, brunâtres à
l’état sec, elliptiques ou obovales-elliptiques, acuminées au sommet, aiguës, cunéiformes
à la base, courtement pubérulentes sur les nervures de la face inférieure, de 16-25 cm.
de long et de 6,5-9 cm. de large, à environ 10 nervures secondaires de chaque côté
de la nervure médiane, anastomosées en arc vers le bord de la feuille et réticulées-
anastomosées avec les nerviles secondaires, non proéminentes au-dessus mais assez
nettement proéminentes en-dessous. Fleurs terminales, solitaires, odorantes, blanches,
charnues. Calice de 6-7 cm. de long et de 7 mm. environ de diamètre, velu-ferru-
gineux, à tube d'environ 2 cm. de long, contracté vers la base, à lobes étroits,
allongés, subulés, plus où moins flexueux, de 5 em. environ de long et de 1,5 mm.
de large vers la base; bractéolé à la base, à bractées ovales-triangulaires, plus ou
moins trifides au sommet, à lobe médian parfois allongé-aigu, de 6-8 mm. de long
et de 4-8 mm. de large. Corolle de 18 cm. environ de long, velue-ferrugineuse sur la face
externe à l’état sec, à tube allongé de 4-6 mm. de large, s'élargissant vers le sommet,
largement campanulé, à divisions ovales-subaiguës, plus ou moins étalées, de 2,5 à
3 cm. de long et de 2-3 cm. de large, pubescentes-brunâtres à l'extérieur et à l'état
sec, pubescentes intérieurement. Anthères insérées vers le sommet du tube par le
milieu du dos, oppositipétales, incluses, allongées, obovales-elliptiques, aiguës au
sommet et à la base, biloculaires. Style longuement exsert, à stigmate épais en forme
de massue, sillonné, de 6 mm. de diamètre. Ovaire biloculaire, à 10 côtes, à loges
contenant chacune deux placentas garnis de nombreux ovules, Fruits globuleux, velus,
couronnés par le calice persistant, à 10 côtes arrondies, nettement proéminentes, de
3,0 cm. de long et presque aussi large.
Chinganga, 29 août 1895 (Alfr. Dewèvre).
Ocrogre 1902, 22:
170
OBs. — De même que le Randia Licbrechtsiana De Wild. et Th. Dur. décrit dans la publica-
tion citée plus haut, le À. Æelveldeana appartient à la section ÆZuclinia du genre Randia. Comme
nous l'avons fait ressortir dans les « Matériaux pour la flore du Congo VI p. 26 » le Randia que nous
avons dédié à M. le baron van Eetvelde, l’ancien Secrétaire d'État de l'État Indépendant du Congo,
est voisin du À. malleifera, mais deux caractères principaux permettent de séparer facilement ces
deux espèces; ce sont : la longueur des lobes libres du calice et les 10 côtes très marquées du fruit ;
nous devons aussi attirer l'attention sur la forme des bractées qui entourent la base du calice et qui
sont trilobées au sommet.
Dans la subdivision du genre Randia caractérisée par les lobes libres du calice subulés-allon-
gés, non foliacés, les R. Zelveldeana et R. Liebrechtsiana se différencient comme suit des espèces
plus anciennes :
Limbe du calice à lobes subulés-allongés, non foliacés.
Tube de la corolle légèrement velu ou glabre; fruit ovoide ou fusiforme.
Feuilles de 22-27,5 cm. de long; fruit cylindrique lisse, de
9: DDC TONNES EE EE 10 COCHE
Feuille de 7-15 em. de long; fruit elliptique lisse à 5 côtes,
de 3 cm. de diam. . . . SN UP out 7 CORCCRISTUNCE
Tube de la corolle velu; fruit globuleux.
Feuilles de 11-22,5 cm. de long; lobes du calice environ «
aussi longs que le tube; fruit à 5 angles peu marqués . À. malleifera.
Feuilles de 16-25 cm. de long; lobes du calice environ deux
fois aussi longs que le tube; fruit à 10 côtes saillantes. Z. Zetveldeana.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXV
Fig. 1. — Extrémité d’un rameau avec fleurs, grandeur naturelle.
Fig, 2. — Rameau avec fruit, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Coupe longitudinale d’un bouton peu avant l'épanouissement, grossie 1,5 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de l'ovaire et du calice, passant par un plan perpendiculaire à la
cloison médiane, grossie 3 fois.
Fig. 5. — Extrémité en massuc du style, grossie 1,5 fais.
Fig. 6. — Klamines vues de face et de dos, sous le même grossissement,
Fig. 7. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 5 fois
Fig 8. — Ovule isolé, grossi 25 fois.
Fig. 9. — Coupe longitudinale du fruit, les graines sont plongées dans une masse, qui s’est con-
tractée en se desséchant, grandeur naturelle.
171
PLANCHE LXXXVI
LORANTHUS LUJAEI De Wild. et Th. Dur.
Contrib. FI. Congo, 2 (1900) p. 55 (Ann. Musée du Congo, Bot. sér. Il, 2 [1900] p. 55).
Plante parasite, à rameaux fasciculés, à écorce grise, glabre, se crevassant et
devenant brune avec l’âge, non lenticellée. Feuilles vertes, devenant noirâtres par la
dessiccation, coriaces, épaisses, opposées, glabres sur les 2 faces, aiguës au sommet, arron-
dies à la base, de 10-14 cm. de long et de 6-8 cm. de large, contractées en un pétiole court,
ailé, de 5 mm. environ de long, à ailes plus ou moins sacciformes, de 3 mm. environ de
large, à 5-7 nervures partant de la base, ascendantes, plus ou moins fortement proémi-
nentes sur les 2 faces, à nervation secondaire peu marquée. Inflorescences en ombelles
axillaires, opposées, multiflores, sessiles. Fleurs subsessiles, blanchâtres puis rosées, SUp-
portées par une cupule courte, oblique, glabre, plus ou moins carénée sur le dos, légère-
ment ciliée sur le bord, de 2 mm. environ de long. Calice turbiné, tronqué, de 3,5 mm. de
long et de 2 mm. de large. Périgone à tube allongé, longuement infondibuliforme, légère-
ment renflé unilatéralement vers la base et se fendant plus ou moins profondément d'un
seul côté vers le sommet, de 4 em. environ de long, de 3 mm environ de large vers la
base, de 2 mm. de large en dessous du milieu et de 4 mm. de large environ vers le sommet,
à 5 lobes linéaires, élargis à la base, de 5 mm. de long et de 0,6 mm. de large. Filaments
staminaux dressés, linéaires, se réfléchissant après l’anthèse, de 2 mm. environ de long.
Anthères linéaires, de 1,5 mm. de long, dépassées légèrement par le connectif. Style grêle,
filiforme, anguleux, de 4,5 em. environ de long, se terminant en un stigmate subglo-
buleux. Fruit de 5 mm. environ de long et de 4 mm. environ de large, à paroi externe
rugueuse, couronné par le calice persistant.
Bena-Dibele (Kasai), 26 avril 1899 (Éd. Luja).
OBs. — La jolie espèce que nous venons de figurer, et qui a été dédiée à M. Éd. Luja, forme,
d'après les renseignements que ce collecteur à bien voulu nous fournir, de grosses touffes sur les
branches de plusieurs arbres des bords du Kasai. Sa végétation est si luxuriante, qu'elle amène souvent
la mort de la branche sur laquelle elle s'est fixée et peut même amener celle de tout l'arbre. D'après
les notes de M. Luja, ses fleurs sont d'abord blanches, à nervures vertes, et deviennent par la suite
roses, à nervures verdàtres.
172
D'après les caractères que nous avons exposés plus haut et qui se trouvent figurés dans la
planche ci-contre, on voit que cette plante appartient à la section Dendrophtoë Mart. (Cf. Engl. in Bot.
Jahrb. XX [1894] p. 81) et à la sous-sect. /nfundibuliformes Engl. (1. c. p. 82) formant pour ainsi
dire une transition entre les sous-sections Znfundibuliformes et Inflati Engl.; le renflement basilaire
est peu accusé et rappelle ce que M. le prof. Engler a figuré (loc. cit. tab. I c, a) chez le L. djurensis
Engl. Il n’est pas facile de différencier ces deux sections, mais, que l’on rapporte le Z. Lujaei à l'une
ou à l’autre, il ne constitue pas moins une espèce intéressante, caractérisée, en tout premier lieu, par
la forme de ses feuilles et par les annexes de leurs pétioles. Celles-ci sont probablement en rapport
avec la myrmécophilie et M. Luja a vu de très nombreuses fourmis parcourir les rameaux.
Le Lorantlrus Lujaei doit se classer dans le voisinage des Z. »acrosolen Steud., djurensis
Engl., wussuiensis Oliv. (1), si l'on considère cette plante comme appartenant à la section Znfundibuli-
formes, et près du Z. leplolobus Benth. (2), si on la fait passer dans la sous-section Zn/lati.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXX VI
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — l'euille isolée, vue de face, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton, grossi 2 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale du bouton, grossie 2 fois.
Fig. 5. — Fleur entière, au début de épanouissement, grossie 2 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la base de la fleur, grossie 5 fois.
Fig. 7. — Portion supérieure du tube, au moment de l'épanouissement, fendue et étalée, grossie 5 fois.
lig. 8. — Cupule de Ja fleur, grossie 5 fois.
lig 9. — Cupule et calice, le tube du périgone est enlevé, grossis 5 fois.
Lig. 10. — Htamines vues de face et de dos, grossics 8 fois. ;
Fig 11, — Extrémité du style légèrement renflé et portant au sommet le stigmate subglobuleux, grossi
8 fois.
Fig. 12. — l'ruit entier à maturité, grossi 6 fois.
Fig. 13. — Coupe lougiludinale du fruit, grossi 6 fois.
(1) In Trans. Linn. Soc. XXIX p. 8 tab, 44.
@) ‘Niger Flora p. 375.
PLANCHE LXXXVII
CISTANTHERA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo VI (1899) p. 4 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVIIT
[1899] p. 175).
«
Arbre de petite taille, à rameaux jeunes tomenteux, roussätres, à poils étoilés ou
fasciculés, devenant ultérieurement glabres, cylindriques. Feuilles alternes, ovales, ellip-
tiques ou obovales, cunéiformes ou plus où moins arrondies à la base, plus ou moins
brusquement acuminées au sommet, à acumen apiculé, pétiolées, à pétiole roussâtre-
tomenteux, de 5 à 12 mm. de long, glabres sur la face supérieure ou éparsement velues
sur les nervures principales, luisantes au-dessus, éparsement velues sur la face inférieure,
principalement sur les nervures. Nervures non proéminentes au-dessus, légèrement proé-
minentes en dessous, anastomosées en arc avant d'atteindre le bord, de 4,7 em. de long et
de 1,3 à 3,5 em. de large; stipules allongées de’7 mm. environ de long, rapidement caduques.
Inflorescences axillaires, formées de 2 ou 3 fleurs ou en fascicules, subterminales,
pédonculées, à pédoncules plus longs que les pétioles et bruns-tomenteux comme eux.
Fleurs hermaphrodites, odorantes, pédicellées, à pédicelle de 5,7 mm. de long, articulé
vers le milieu et légèrement renflé au niveau de cette articulation; sépales au nombre
de 5, libres entre eux, valvaires, d’un vert jaunâtre et velus extérieurement, à poils étoilés,
de 7 mm. environ de long et de 2,5 mm. environ de large, ovales, lancéolés-subaigus,
pétales au nombre de cinq, alternatisépales, fortement contournés et imbriqués dans la
préfloraison, obovales-elliptiques, un peu irréguliers, de 9 mm. environ de long et de
3-4 mm de large, plus ou moins charnus, glabres, libres; étamines au nombre de 15, par
9 groupes de 3, oppositisépales, à filaments très courts, à anthères lancéolées-allongées,
de 2 mm. environ de long, à connectif plus ou moins apiculé, à déhiscence longitudinale ;
staminodes internes au nombre de 5, oppositipétales, allongés, environ deux fois aussi
longs que les étamines, de 5,6 mm. de long et de 0,4 mm. de large; ovaire sessile,
à » loges biovulées, à 5 côtes, velu extérieurement, surmonté de 5 stigmates verts, aussi
longs que l'ovaire.
Monsembe, avril 1896 (Alfr. Dewèvre).
174
OBs. — Le Cislanthera Dererrei se rapproche fortement, comme nous l'avons fait remarquer
dans les « Matériaux + (loc. cit. p. 5) du C. kabinguensis, décrit par M. le prof. K. Schumann, du Jar-
din botanique de Berlin, sur un échantillon rapporté des bords du Sankuru par M. le prof. Ém. Laurent.
Si nous Comparons la description très sommaire de M. K. Schumann (in Engl. et Prantl Natürl.
Pflanzenfum. Nachh:. p. 234) avec celle que nous venons de donner, on ne remarquera guère de
différence, mais en comparant les échantillons, on voit certains caractères qui frappent et militent en
faveur d'une distinction spécifique. L'échantillon authentique du C. kabingaensis est en fleurs, de
même que ceux qui nous ont servi pour faire la description de cette nouvelle espèce, ils sont donc
comparables, Tandis que la plante de M. Laurent possède des feuilles longuement pétiolées, à pétioles
de 2,5 à 3 cm. de long, des feuilles variant entre 6,5-8 em. de long et 3-3,5 cm. de large, chez le
C. Dewevrei, les pédicelles atteignent au maximum 12 mm. de long cetäles fleurs sont plus petites.
Les sépales mesurent 1 em. environ de long et ne sont pas dépassés par les pétales chez le C. kabin-
gaensis, tandis que chez le C. Dewevrei les pétales sont nettement plus longs que les sépales. Le
C. habingaensis: serait, d'après les notes de M. Laurent et d'après des observations de Dewèvre, un
arbre élevé, très touffu, tandis que le C. Dewevrei aurait un tout autre aspect, car il ne forme
qu'un arbre très peu élevé.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXVII
Fig. 1, — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2, — Bouton, grossi 4 fois.
Bouton dont les sépales ont été enlevés, pour faire voir la préfloraison, grossi 5 fois.
Fig. 4, — leur Cpanouic, grossie 4 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale de la fleur, grossic 8 Lois.
Fig. 6. — Pétale isolé, grossissement de 6 diamètres
Fig, 7. — Élamines vues de face et de dos, grossies 12 fois.
Fig. 8. — Slaminode isolé, grossi 10 fois.
Fig. 9. — Ovaire entier surmonté des stigmates subsessiles, grossi 12 fois.
Fig. 10. — Coupe longitudinale de l'ovaire, grossie 12 fois.
Fig. 11. — Ovule isolé.
Fig. 12, — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 15 fois.
Fig. 13. — Poil fasciculé de l'ovaire isolé, grossi 70 fois.
Fig. 14. — Poil étoilé, grossi 100 fois.
Fig. 15. — Diagramme floral.
PLANCHE LXXXVIIT
BRACHYSTEGIA MPALENSIS M. Micheli
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 27 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXX VI, 2 [1897]
p. 73).
Arbre de grande taille, à bois dur; stipules inconnues. Feuilles alternes, paripen-
nées, paucijuguées, longues de 6 à 8 em., à pétiole commun canaliculé en dessus. Folioles
en trois paires, les supérieures plus grandes que les autres, toutes largement ovales,
obtuses et émarginées au sommet, obliques et obscurément cordées à la base, brièvement
pétiolées, glabres sur les deux faces, brillantes à la face supérieure, longues de 2,5
à 5,5 cm., larges de 2 à 3 cm. Inflorescences en grappes courtes, serrées, disposées au
sommet des rameaux, portant des fleurs presque jusqu’à leur base. Bractées inconnues.
Fleurs petites, pédicellées. Bractéoles obovales, stipitées, très développées et enveloppant
complètement la fleur comme un calice, avant l'épanouissement, légèrement pubescentes
extérieurement, longues de 5 à 6 mm. Calice nul; pétales fort petits, en forme d'écailles
ciliées, inégales entre elles, longues de 2 mm. ; filaments des étamines soudés en tube à la
base. Ovaire longuement stipité, obliquement ovale, couvert d'une pubescence longue et
ferrugineuse, renfermant 3 ou 4 ovules ; style allongé, stigmate capité. Fruit inconnu.
Cette plante a été récoltée deux fois par le capt. Descamps, près de M'pala (n. 27)
et en août 1895 à M'towa.
OBS. — Le genre Brachyslegia de Bentham ne comptait jusqu'ici que deux espèces indi-
gènes de l'Afrique tropicale. Le B. mpalensis se distingue de l’une (B. appendiculala) par ses
feuilles, de l’autre (B. spicaeformis) par ses fleurs pédicellées.
(M. MICHEL)
176
Depuis la publication de cette espèce, par notre regretté collaborateur M. M. Micheli, une autre
espèce nouvelle à été récoltée dans le Kaianga par le Ct Verdick, qui a également retrouvé la plante
récoltée par le Capt. Descamps.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXVIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur épanouie, grossie environ 3 fois.
Fig. 3, 4, 5 et 6. — Pétales.
Fig. T. — Ovaire, grossi environ 3 fois.
PLANCHE LXXXIX
LORANTHUS NIGRESCENS De Wild. et Th. Dur. nov. Sp.
Plante parasite, ramifiée, à écorce d'un gris verdâtre à létat jeune, glabre,
devenant brune et présentant de nombreuses lenticelles. Rameau à entre-nœuds de
2,9-7 em. de long. Feuilles vertes, devenant légèrement brunâtres par la dessiccation,
papyracées, verticillées par 3, glabres sur les deux faces, ovales, aiguës au sommet,
arrondies à la base, de 4 à 9 cm. de long et de 2,2 à 6,5 cm. de large, à pétiole assez
épais, canaliculé, de 7 mm. environ de long, à nervures latérales au nombre de 4 à 5
de chaque côté de la nervure médiane, les inférieures ascendantes, se perdant souvent
assez haut dans‘le limbe, peu proéminentes sur les deux faces; nervation secondaire
peu marquée. Inflorescences en ombelles axillaires; opposées, multiflores, sessiles, dispo-
sées fréquemment sur les rameaux dépourvus de feuilles. Fleurs courtement pédicellées,
à pédicelle grêle, de 1 mm. environ de large. Cupule oblique, bidentée au sommet,
ciliée sur les bords. Périgone à tube allongé de 34£ mm. environ de long, glabre
extérieurement, renflé à la base en une ampoule atteignant 2,8 mm. de large et
3 mm. de haut, brusquement rétréci au-dessus de cette ampoule, où le tube ne mesure
plus que 1 mm. de largeur, élargi de nouveau brusquement et formant alors un tube
subcylindrique de 2,5 mm. de large, fendu unilatéralement jusque vers la moitié,
glabre intérieurement, sauf au niveau du rétrécissement où se trouvent des poils
glandudeux, fermant la chambre inférieure du tube; lobes ovales-aigus, de 2 mm. de
large et de 3 mm. environ de long, devenant noirâtres après l’anthèse, le reste du
tube restant blanchâtre à l'état frais et devenant légèrement brunâtre à l'état sec.
Filaments staminaux, libres à partir du milieu du tube, à anthères largement cunéi-
formes, de 1,5 mm. de long, à connectif bilobé, dépassant les loges des anthères.
Ovaire uniloculaire surmonté d’un disque épais, à concavité centrale dans laquelle est
inséré le style de 38 mm. environ de long, épais, polygonal, assez brusquement rétréci
vers le sommet et terminé par un stigmate élargi, convexe, de 1,5 mm. de diamètre.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1310).
OCTOBRE 1902.
178
OBs. — Le ZLoranthus nigrescens que nous venons de décrire, se rapproche fortement du
Loranthus Laurenti cité par M. le prof. Engler in Natürt. Pflansenfam. Nachtr. p. 132 et décrit
dans les Mal. fl. Congo fase. VIT p. 2 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXIX, 2 [1900] p. 25).
Il nous à semblé qu'il y avait cependant entre la plante récoltée à Bumba en 1896 par M. le
prof. Ém. Laurent et celle trouvée par J. Gillet, certaines différences, sur lesquelles nous allons attirer
l'attention. 11 n'existe pas, dans la plante étiquetée Loranthus Laurentii par M. le prof. Engler, une
contraction aussi forte du tube, au-dessus du renflement basilaire, celui-ci est par suite moins marqué et
généralement plus allongé. Dans la plante de Bumba, le tube et les lobes ovales qui le terminent se colorent :
en brun à l'état sec, tandis que dans le Z. nigrescens, la couleur du tube reste beaucoup plus pâle après
dessiccation, que celle des lobes. Il semble qu'il y ait, en outre, dans la consistance des feuilles, un caractère
différentiel; celles du Z. Lauwrentlii sont beaucoup plus coriaces, opaques, tandis que celles du Z. nigres-
cens sont plus papyracées et laissent passer une certaine quantité de lumière. Si l’on tenait compte
uniquement des données de la description que M. le prof. Engler à bien voulu nous fournir, on pourrait
croire qu'il y a dans les feuilles un caractère différentiel, mais par suite d'erreur d'impression, l’on a donné
aux fouilles une mensuration de 4,5 à 5 cm: de long et 2-3 cm. de large, alors que les véritables
mensurations sont, pour les feuilles du. Z. ZLauwrentit authentiqué dans l'Herbier du Jardin Botanique
de l'État à Bruxelles, de 4,5 à 8,5 em. de long et 2-5,1 em. de large. Il n’y a done guère, entre les
deux espèces que nous venons d'étudier, de différence quant à la grandeur des organes foliaires.
EXPLICATION DE LA PLANCHE LXXXIX
Lig, 1, — Rameau avec feuilles et fleurs.
Fig. 2. — Bouton, grossi 3 fois. É
Fig. 3. — lleur après l’anthèse, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Cupule de la base de la fleur, grossie 40 fois.
Fig. 5. — Cupule et calice, grossis 12 fois.
Fig, 6, — Base de la fleur, montrant le renflement et l’étranglement du tube, grossie 8 fois.
Fig. 7. — Coupe longitudinale de la base de la fleur (au niveau de l'élranglement et sur la face
interne, on voit les poils entourant le style) grossie 12 fois.
Fig. 8. — Extrémité du tube du périgone, au moment de la séparation des lobes, grossie 7 fois.
Fig, 9. — Tube formé par les étamines entourant le style, avant l’anthèse, grossi 12 fois,
Fig. 10. — Extrémité des étamines vues de face et de dos, grossie 20 fois.
K'ig, 11, — Extrémité du style à sligmate en plateau légèrement convexe, grossie 12 fois.
PLANCHE XC
DICHAPETALUM:LOLO De Wild. et Th. Dur.
Reliquiae Dewevreanae [1901] p. 42. (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 3, I [1901] p. 42).
Arbrisseau grimpant, à rameaux jeunes cylindriques, munis de poils bruns,
devenant glabres et sillonnés à l’état adulte, lenticellés ; entrenœuds de 15-30 mm.
de long. Feuilles courtement pétiolées, à pétiole de 2-3 mm. de long, coriaces,
munies à l'état jeune de poils roussàâtres, devenant glabres mais présentant une
villosité éparse sur les nervures de la face inférieure, luisantes sur la face supérieure,
plus pâles en dessous, ovales ou elliptiques, arrondies ou subcordées à la base,
aiguës au sommet, de 12-18 em. de long et de 6 cm. de large environ, à l'état
adulte, nervures au nombre de 7 à 8 de chaque côté de la nervure médiane,
anastomosées en arc avant d'atteindre le bord, en creux sur la face supérieure,
proéminentes sur la face inférieure, nervules réticulées très peu proéminentes sur la
face inférieure. Inflorescences axillaires, gloméruliformes, de 1 cm. environ de
diamètre, à pédoncule nul, à pédicelles courts, velus, de 2-3 mm. de long, brac-
téolés à la base, bractée lancéolée, velue; fleur à 5 sépales, velus extérieurement,
verts, ovales, lancéolés, de 2,5 mm. de long, obtus, brunâtres, légèrement et
courtement velus intérieurement; pétales alternatisépales, blancs, de 5 mm. environ
de long, rétrécis vers la base, de 0,5 mm. de large vers la base et de 1 mm.
vers le sommet, fendus jusque vers le milieu en deux laciniures ovales,
obtuses, munis à la base d’une appendice dressé, lobulé au sommet. Étamines
filiformes, plus longues que les pétales, de 4 mm. env. de long, à anthères bilocu-
laires. Ovaire ovoïde, velu, triloculaire, à loges biovulées, surmonté d'un style
allongé, filiforme, plus long que les étamines et terminé par trois petits stigmates
,
recourbés en crochet.
Bassankoussou, février 1896 (Alfr. Dewèvre n. 777).
OBs. — L'écorce de cette liane, grattée et infusée, sert à combattre les maux de ventre, elle porte
dans la région le nom indigène « Lolo +, que nous lui avons conservé comme nom spécifique.
180
Le Dichapelulum Lolo appartient à la mème section du genre que le D. Dewevrei qui à été
également décrit par nous dans les « Reliquiac Dewevreanae, p. 41 », il est donc, comme lui, voisin des
D. aculisepalum Engl., cuneifolium Engl., Johnslonii (Oliv.) Engl. et Poggei Engl. (cf. Engl. in
Engl. et Prantl Natiürt. Pflanzenfam. UI, 4 p. 348, subdvision C. b. B. I).
Nous avons, dans des observations à propos de ces deux espèces nouvelles, discuté les caractères
différentiels de ces espèces et fait ressortir qu'aucune des espèces décrites ne semble cadrer avec notre
plante. Le genre Dichapelalum est très embrouillé, il faudrait un travail d'ensemble dans lequel
chaque espèce serait étudiée d’une manière complète et comparative.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XC
Fig, 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 20 fois.
Fig. 3.— lleur épanouie entière, grossie 10 fois.
Fig, 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 18 fois.
— Bractée, grossic 20 fois.
03
ot
Fig. 6. — Pétale isolé vu de face, grossi 20 fois.
Fig. 7. — Appendice de la base du pélale, grossi 20 fois.
Fig. 8. — Ovaire entier surmonté du style: et de 3 sligmates, grossi 25 fois.
Fig. 9,— Coupe transversale de l'ovaire, grossice: 25 fois.
Fig. 10. — Ovulc isolé, grossi 25 fois.
Fig, 11. — Klamines vues de dos et de face, grossies 20 fois.
Fig. 12. — Diagramme floral.
181
PLANCOTIE XCI
VISCUM GILLETII De Wild.
in De Wäld. ct Th. Dur. Plantac Gilletianae congolenses I (1900) p. 44 (Bull. Herbier Boissier,
sér. 2, I [1900] p. 44).
. Plante parasite à rameaux jeunes grêles, anguleux, à 6 côtes; rameaux adultes
épaissis, subcylindriques, à écorce sillonnée longitudinalement ; entrenœuds de 5-7 cm.
de long, feuilles opposées, coriaces, elliptiques, à base assez longuement cunéiforme,
atténuée en pétiole, subaiguës au sommet ou obtuses, de 8-11 em. de long, pétiole compris,
et de 2,5 à 4,5 cm. de large, à 3 nervures naissant de la base, peu proéminentes sur
les deux faces, nervures secondaires peu marquées. Inflorescences mâles, axillaires,
disposées en un ou plusieurs fascicules pédonculés, de 3 ou 4 fleurs sessiles, pédon-
cule de 1 mm. environ de long, portant au sommet une paire de bractées triangulaires,
connées à la base et de 1 mm. environ de long. Lobes du périgone subtriangulaires,
portant les anthères sur la face interne, inégaux, égaux par paires opposées, les deux
plus grands obtus au sommet, contigus dans le bouton, les deux autres subaigus
distants entre eux de 0,5 mm. au sommet, bouton de 2,5 mm. environ de long; fleurs
femelles inconnues.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 485).
OBS. — Nous ne connaissons que les fleurs males du: V. Gillelii qui se présente comme une
plante très ramifiée. Sa tige anguleuse à l'état jeune, privée de lenticelles, permet de le différencier
du V. lenticellatum De Wild. (cf. pl. XCIV) et de le rapprocher des V. congolensis De Wild., Y.
nervosum Hochst. et V. Wicoslalum Meyer. Mais la forme si caractéristique des lobes du périgone
fait reconnaitre aisément cette espèce; en effet, tandis que chez les trois espèces citées en dernier
lieu les 4 tépales sont égaux, les pointes se touchant dans le bouton et représentant en dessin un carré
coupé par les deux diagonales, chez le V. Gillelit les tépales sont égaux deux à deux, deux se tou-
chant au sommet, deux ayant leurs extrémités distantes, de sorte que le dessin du bouton représente un
rectangle dans lequel les lignes de soudure des tépales rappellent le dos d'une enveloppe à lettre.
182
Dans les Plante Gillelianæ nous avons donné une clef analytique des 5 espèces citées plus
haut, comme suit :
Feuilles à 3 nervures principales, assez saillantes.
Tiges cylindriques, lenticellées . . . k . V. lenlicellulum.
Tiges anguleuses au moins à l’état jeune “ privées de lenticelles.
Lobes du périgone de la fleur mâle inégaux, égaux deux à
deux, coupe transversale du bouton rectangulaire. . . V. Gillelii.
Lobes du périgone de la fleur mâle égaux, coupe transver sale
du bouton carrée.
Feuilles de 5-9 em. de long et 2,5-5 cm. de large . . V. congolense.
Feuilles de 2,5-4,5 cm. de long et 1-2,5 em. de large . V. nervosum.
Feuilles de 10-14 mm. de long et 4-8 mm. de large. . VW. ricoslalum.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XCI
(
Fig. 1. — Lragment de vicille tige; grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fragment de jeune rameau, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton vu de profil, grossi 12 fois.
Fig. 4 — Bouton vu de dessus, grossi 12 fois.
Fig. 5. — Fascicule floral, comprenant 4 fleurs, grossissement de 7 diamètres.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 1? fois.
183
PLANCHE XCII
LONCHOCARPUS COMOSUS M. Micheli
1]
in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 23 (Bull. Soc. roy. bot. de Belg, XXXVI,
[1897] p. 69); De Wäld. et Th. Dur. Reliquiæ Dewevreanæ p. 72.
Arbre de hauteur moyenne, à rameaux munis de stipules allongées, linéaires,
pubescentes. Feuilles imparipennées, longues de 8 à 10 em , à pétiole couvert d’une pubes-
cence ferrugineuse ; folioles au nombre de 9, longues de 8 à 10 cm. larges de 2 à 4 cm.,
(les supérieures plus grandes que les inférieures), pétiolulées, de structure membraneuse,
obovales, rétrécies graduellement vers la base, acuminées au sommet, glabres sur la face
supérieure, couvertes en-dessous d'une pubescence soyeuse, dorée. Grappe simple,
terminale, longue de 25 à 30 cm. avant la floraison complète ; fleurs disposées le long du
rachis en fascicules denses; bractées linéaires, insérées au-dessous du calice et égalant
le tube de celui-ci. Calice à tube obtus à la base, coriace, velouté, à dents très courtes,
presque nulles. Corolle longue de 10 à 12 mm., à pétales presque égaux entre eux,
dépassant notablement le calice; étendard largement ovale, nu à la base, couvert sur
la face externe d'une pubescence soyeuse, abondante ; ailes étroitement ovales-lancéolées,
longuement stipitées, adhérant légèrement à la carène; carène obtuse, soyeuse; ovaire
allongé, tomenteux, renfermant 4 à 5 ovules.
La Lemba, septembre 1895 et environs des Stanley-Falls, 1896 (Alf. Dewèvre).
OBs. — Cette description à été faite d’après un seul échantillon, malheureusement un peu trop
jeune. Quelques fleurs seulement sont bien épanouies et nous n'avons aucune connaissance du fruit.
Nous n'avons cependant pas hésité à y reconnaître une espèce nouvelle, aucun Zonchocarpus ne
présentant le caractère des bractées dépassant les fleurs au sommet de l’inflorescence, Nous avons déjà
parlé du genre Lonchocarpus à propos du ZL. Zelveldeanus publié dans le premier fascicule de cet
ouvrage,
(M. MICHEU).
184
Dewèvre avait récolté trois espèces de Lonchocurpus au Congo. M. le D' Harms qui à étudié
depuis quelques années avec grand soin les Léguminosacées africaines, croit pouvoir aflirmer que le
L. Dewervrei M. Mich. est voisin du Milletia versicolor Welw. Les deux plantes sont certainement
très affines mais leur feuillage diffère légèrement, avant de les considérer comme identiques, il faudrait
avoir plus de matériaux pour l'étude comparative.
EXPLICATION DE LA" PLANCHE XCII
Fig. 4. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur grossie 2? fois.
Fig. 3. — Calice ouvert, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Étendard, grossi 3 lois.
Fig. 5. — Aïle, grossie 3 fois.
Fig. 6. — Carène, grossie 3 fois.
Fig. 7. — Ntamines, grossies 4 à 5 fois.
>
+
#2]
Ovaire, grossi 4 à 5 fois.
185
PLANCHE XCIIL
ACIOA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
Contrib. fl. Congo II (1900) p. 19 (Ann. Musée du Congo Bot. sér. I, II [1900] p. 19); De Wätd. et
Th. Dur. Reliquiæ Dewevreanæ p. 81.
Petit arbre de 4 à 5 m. de haut, à rameaux décombants, cylindriques, à écorce
brunâtre, plus ou moins ferrugineux, velus à l’état jeune. Feuilles courtement pétiolées, à
pétiole de 3 mm. de long, stipulées, à stipules linéaires, velues, de 3 mm. environ de long,
à limbe oblong-ovale, arrondi à la base, aigu au sommet, de 6-11 cm. de long et de
3-D cm. de large, entier et à bord souvent légèrement recourbé, coriace, glabre supérieu-
rement, non luisant, brunâtre à l’état sec, plus pâle en dessous, presque glabre mais à
villosité éparse sur la nervure principale et les nervures secondaires, proéminentes et au
nombre de 5-6 de chaque côté de la médiane, se perdant dans le bord, nervules peu visibles
sur les deux faces. Inflorescences terminales ou axillaires, formant des grappes com-
pactes, simples, pouvant atteindre plus de 10 cm. de long, à pubescence éparse. Fleurs
odorantes, pédicellées, solitaires à l’aisselle d'une bractée ovale-oblongue, aiguë, pubéru-
lente sur la face externe, glanduleuse sur les bords, de 3-4 mm. de long et de 1 mm.
environ de large à la base; pédicelle articulé vers la base, grêle, glabre, de 1-2 em. de long,
bractéolé, à bractéoles au nombre de 2, subopposées, digitées-lobées, de 1 mm. environ
de long, à lobes glanduleux-capités au sommet; tube du réceptacle de 6-8 mm. de long,
renflé à la base; sépales oblongs, glanduleux sur les bords, arrondis au sommet, glabres-
cents, canescents-blanchâtres sur leur face interne, de 5 mm. environ de long et de
1,5-2 mm. environ de large, pétales blancs, oblongs-ovales, de 5 mm. environ de long et
de 3 mm. environ de large, les 2 supérieurs généralement plus grands que les inférieurs ;
ovaire inséré sur un des côtés du tube, garni de longs poils, muni d'un style basilaire,
égalant les étamines, capillaire, légèrement renflé au sommet, de 3-3,5 cm. de long,
Étamines soudées en un seul faisceau de 3-3,5 em. de long, semi-cylindrique vers la base
qui entoure l'ovaire, de 1 mm. environ de large, glabre; filaments staminaux libres vers
le sommet, capillaires, portant chacun une anthère biloculaire. Fruits elliptiques, dressés,
uniloculaires, monospermes, velus.
Environs de Lukolela, février 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 743).
Ocroëre 1902. 24.
186
Ogs. — L’Aciou Deiwevrei est voisin de l'A. Bellayana Baill. décrit dans Adansonia VII (1886)
p. 224. Il forme avec cette espèce et les A. incondere Baill. et campestris Engl. (in Bot. Jahrb.
XVII [1893] p. 87) un petit groupe caractérisé par la présence de bractées palmatifides dont les lobes
sont glanduleux à leur extrémité.
Les quatre espèces ne sont guère difficiles à différencier, surtout quand on peut les comparer
sur de beaux matériaux, L’A. incondere Baill. est caractérisé, en tout premier lieu, par ses feuilles
_auriculées à la base, ce qui permet de le reconnaitre aisément. Quant aux trois autres espèces, les
caractères distinctifs sont tirés surtout de la forme et de la grandeur des feuilles et de la glabréité ou
de la villosité des tiges, l'A. Dewvevrei tenant, par ce dernier caractère, le milieu entre le A. campestris
et Bellayana. l
Nous avons dans les « Contributions + citées plus haut, donné de ce groupe d’espèces un tableau
analytique, qui permet de se rendre compte de leurs principaux caractères.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XCIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton floral, grossi 8 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 5 fois.
Fig, 4, — Coupe longitudinale de la fleur épanouie, grossie 10 fois.
Fig. 5. — Pétale antérieur isolé, grossi 10 fois.
Fig. 6. — Pétale postérieur isolé, grossi 10 fois.
Fig. 7. — Étamines vues de face et de dos, grossies 20 fois.
Fig. 8. — Coupe longitudinale du fruit, grossie 4 fois,
Fig. 9. — Coupe transversale de l'ovaire, grossie 5 fois.
Fig. 10. — Embryon isolé, grossi 5 fois.
Fig. 11 — Bractée de la base du pédicelle, grossie 15 fois.
Fig. 12. — Bractée accompagnant le pédicelle, grossie 25 fois.
Fig. 13. — Fruit, grossi 4 fois.
187
PLANCHE XCIV
VISCUM LENTICELLATUM De Wild.
in De Waild. et Th. Dur. Plantæ Gilletianæ congolenses I (1900) p. 45 (Bull. Herbier Boissier
sér. 2, I [1900] p. 45).
Rameaux cylindriques, bruns, à lenticelles rapprochées et nombreuses, non sillonnés
longitudinalement, à entrenœuds de 2 à 3,5 cm. de long, à feuilles alternes ou presque
opposées, ovales, arrondies à la base et atténuées en un court pétiole, épais; longue-
ment aiguës au sommet, de 7-12 cm. de long et de 2,5 à 5,5 cm. de large, épaisses,
à nervures peu proéminentes sur les deux faces, partant de la base de la feuille, les
nervures latérales se bifurquant encore une fois, mais à division peu marquée. Fleurs
femelles axillaires, réunies par trois, à pédoncule commun court; bractées..……. :
périgone..…….. Fruits bacciformes, luisants, ovoïdes, rétrécis vers la base, de 8 mm. de
long et de 4 mm. environ de large, irrégulièrement tuberculeux, à pédoncule de
1,5 mm. environ de long.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 686).
Ogs. — Le V. lenticellatum a été décrit en même temps que le V. congolense et le V. Gilletii
dont nous avons donné pl. XCI une figure. Ces trois espèces appartiennent à la section Pleionuxia
Korth. (cf. Engl. in Engl. et Prantl Natürl. Pflanzenfam. ll, 1 p. 192 et in Bot. Jahrb. XX
p. 130 et suivantes). Elles se classent, par la forme de leurs feuilles plus ou moins cunéiformes à leurs
extrémités et à trois nervures, dans le voisinage immédiat des V. nervosum Hochst. et {ricostatum
Meyer. Nous avons (in Plantæ Gilletianæ), dans les observations présentées à propos du V. lenti-
cellatum, fait ressortir le désaccord qui règne entre les auteurs, à propos du V. nervosum Hochst. Nous
ne reviendrons plus ici en détail sur cette discussion. Le V. lenticellatum est très bien caractérisé par
ses rameaux à écorce brune mate, à lenticelles petites, rapprochées et nombreuses, et par ses
feuilles ovales, aiguës au sommet. Ces caractères, et particulièrement celui des tiges cylindriques lenti-
cellées, écartent cette espèce des V. Gilleti, V. congolense, V. nervosum et V. tricostalum, qui
tous les quatre ont, au moins à l’état jeune, des tiges anguleuses et, privées de lenticelles.
188
Dans les observations relatives à la planche XCI nous avons donné un tableau résumant les
caractères de ces diverses espèces et permettant de se rendre compte de leurs aflinités.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XCIV
Fig. 1. — Rameau fructifère, grandeur naturelle
Fig 2 — Pédoncule et les trois :upules caliculaires, grossis 5 fois.
Fig. 3. — Glomérule fructifère complet, grossi 5 fois.
Fig. 4, — Coupe longitudinale du fruit, grossie 8 fois.
Fig. 5. — Embryon isolé, grossi 6 fois.
em mn
189
PLANCHE XCV
TRIUMFETTA HENSII De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wild. Mat. Congo, fasc. IX (1900) p. 1 (Bull. Soc. roy. de bot. de Belg. XXXIX, 2
[1900] p. 93).
. Arbrisseau de 1 m. de hauteur environ, à rameaux couverts de poils brunâtres
étoilés, pédicellés ou sessiles. Feuilles alternes courtement pétiolées, à pétiole de 3-5 mm.
de long, à poils brunâtres, ovales-lancéolées, de 2,5 à 5 cm. de long et de 8-15 mm. de
large, irréculièrement dentées, arrondies ou subcordées à la base, subaiguës au sommet,
d’un vert sombre au-dessus, velues, à poils simples et à poils étoilés mélangés, plus pâles en
dessous, blanchâtres-veloutées, à poils étoilés très nombreux. Fleurs jaunes, axillaires, fas-
culées, fascicules courtement pédonculés, fleurs pédicellées munies à la base des pédicelles de
bractées formant collerette, à pédicelles velus, de 1 mm. de long environ mais s’accroissant
après l’anthèse, sépales linéaires-oblongs, de 3,5 mm. environ delong, apiculés, à poils étoilés
sur la face externe ; pétales oblongs plus courts que les sépales, glabres sauf à la base, où se
trouvent quelques poils courts insérés dans le fond du calice; organes reproducteurs stipités ;
étamines plus longues que les pétales eten nombre double de ceux-ci, 5 plus longues opposées
aux sépales, 5 plus courtes opposées aux pétales, entourées à la base d’une collerette fran-
gée ; ovaire globuleux, quadriloculaire, à loges biovulées, hérissé de poils épineux. Fruits
globuleux déhiscents, quadriloculaires, à loges renfermant 2 graines dressées, ovoïdes, de
1,5 à 2 mm. de long, attachées près de la base des loges, de 1 em. environ de diamètre, y
compris les épines. Épines rigides de 3 mm. de long environ, brunes, garnies de soies éta-
lées, grêles, blanchâtres et terminées au sommet par un, deux ou trois prolongements
courts mais assez forts, épineux, parfois plus nombreux, divergents, dressés-étalés, non
recourbés.
N’'Gombi-Luteté, mars 1888 (Hens, sér. À n. 260).
OBS. — Cette plante avait été signalée antérieurement sous le nom de 7. orlhacantha Welw.,
dont elle diffère par les fleurs disposées en fascicules axilläires; les feuilles du 7. Hensii ne portent pas
uniquement des poils simples sur la face supérieure, on y rencontre aussi des poils étoilés en mélange
190
avec les poils simples. Les fruits ne sont pas garnis d’épines terminées par une pointe étalée, mais
bien munies en général, au sommet, comme le montrent très nettement les figures 13, 14, 16 et 17
de notre planche, de deux ou trois pointes divergentes et plus ou moins étalées, mais non recourbées
en crochet.
Par son fruit déhiscent le Triumfella Hensii appartient à la section Bartramea (cf. Masters
in Oliv. F1. trop. Afr. I p. 254), mais pour classer nettement l'espèce nouvelle dans cette section du
genre il faudrait y admettre trois subdivisions. Les caractères de cette section et des trois subdivisions
seraient les suivants :
Bartramea. — Épines droites, rigides, ou presque droites au sommet, lisses ou velues à la base.
I. Épines simples au sommet.
II. Épines à 2 ou 3 pointes dressées-étalées au sommet, parfois quelques épines à une pointe.
III. Épines terminées par une touffe de poils fins.
Il est presque inutile d'ajouter que le 7. Hensii appartient à la subdivision Il, par suite de la
ramification terminale des épines qui entourent le fruit.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XCV
Fig. 1. — Rameau feuillé et fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau dont la partie basilaire est privée de feuilles, les fleurs qui se trouvaient à l’aisselle
des feuilles tombées ont formé des fruits ; grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fascicule de boutons floraux, grossi 12 fois.
Fig. 4. — Bouton floral isclé, grossi 15 fois.
Fig. 5. — Poils étoilés; grossissement 100 diamètres.
Fig. 6. — Fleur complète, un sépale replié pour faire voir les rapports des divers organes; grossisse-
ment 12 diamètres.
Fig. 7. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 15 fois.
Fig. 8. — Pétale isolé, grossi 24 fois.
Fig. 9. — Anthères vues de face et de dos, grossies 50 fois.
Fig. 10. — Fascicules de fleurs dont les sépales, pétales et étamines sont tombés, grossis 10 fois.
Fig. 11. — Coupe longitudinale de l'ovaire entouré à la base de la collerette; grossissement 25 diamètres.
Fig. 12. — Ovuleisolé, grossi 40 fois.
Fig. 13. — Fruit entier, grossi 5 fois.
Fig. 14. — Coupe longitudinale du fruit, passant par le milieu de deux loges opposées, grossie 7 fois.
Fig. 15. — Coupe transversale du fruit, grossie 6 fois.
Fig. 16. — Une épine isolée, grossie 15 fois.
191
PLANCHE XCVI
STRIGA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wald. Mat. fi. Congo IV (1899) p. 22 (Bul. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVIII
[1899] p. 99); De Wild. et Th. Dur. Reliquiæ Dewevreanæ p. 170.
Petite plante herbacée, de 20 à 30 cm. de haut, à tige dressée, non rameuse où à
rameaux très raccourcis, velue-rugueuse, à cause de petits aiguillons crochus. Feuilles
oblongues, obtuses, les inférieures petites, ovales ou oblongues, squamiformes, entières,
les supérieures crénelées sur les bords, sessiles, rétrécies-cunéiformes vers la base, plus
ou moins arrondies au sommet, opposées ou alternes, de 2 à 4 em. de long et de
5-9 mm. de large, velues-scabres, à nervure médiane bien marquée, parfois trinerviées,
à entrenœuds de 3 à 6 cm. Fleurs roses, axillaires, solitaires, portant à la base du
calice deux bractées lancéolées, plus courtes que le calice, de 6-9 mm. de long;
calice à 10 sillons, à côtes scabres, à 5 dents allongées, linéaires, à une nervure bien
marquée, les antérieures atteignant 10 mm. de long, la postérieure plus courte, ne
mesurant que 4-5 mm. de long. Tube calicinal de 5 mm. environ de long. Tube de
la corolle courtement velu, à poils étalés environ deux fois aussi long que le calice,
atteignant environ 20 mm. de long, renflé vers le sommet et brusquement coudé ;
limbe bilabié, à lèvre supérieure ovale-oblongue, entière, de 6 mm. environ de long et
presque aussi large, lèvre inférieure à trois segments ovales-arrondis, obtus, de 1 cm.
environ de long et de large. Étamines insérées dans le renflement du tube de la corolle,
à filets courts, à anthères biloculaires, incluses, ovaire aplati, biloculaire, à ovules
1
nombreux attachés sur la cloison médiane; style allongé, inclus, à stigmate fusiforme.
Environs de Loubounda, septembre 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Le Striga Dewevrei appartient à la section Polypleuræ Wetist., caractérisée par les
10 à 15 sillons du calice.
192
Il semble s'éloigner de tout ce qui a été décrit dans le genre par la grandeur de ses fleurs
et de ses feuilles, et par la crénelure de ces dernières.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XGWI
Fig. 1. — Tige à feuilles alternes, grandeur naturelle.
2. — Tige à feuilles opposées, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton floral peu avant l'épanouissement, grossi 4 fois.
Fig. 4. — Fleur épanouie vue de face, grossie 3 fois.
Fig. 5 — Fleur épanouie vue de profil, grossie 3 fois.
lig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 4,5 fois.
Fig. 7. — Fleur dont la corolle est enlevée, grossie 5 fois.
Fig. 8. — Étamines isolées, vues de face et de dos, grossies 12 fois.
Fig. 9. — Ovaire entier vu de face, grossi 8 fois.
Fig. 10. — Ovaire en coupe longitudinale, grossi 8 fois.
Fig. 11. — Ovaire en coupe transversale, grossi 12 fois.
Fig. 12. — Ovaire dont la paroi antérieure enlevée laisse voir la disposition des ovules ; grossissement
8 diamètres.
Fig. 13. — Aiguillons crochus des feuilles et du calice, grossis 200 fois.
Fig. 14. — Préfloraison de la corolle.
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