MEMOIRES
DU
xJ U
‘MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série B, Botanique
TOME XII
FASCICULE 2
E. MANGUIN
CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE
DES DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoflroy-Saint-Hilaire (V«)
1964
Source rMNHN, Paris
2 ï" 4 .
J
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série B. Botanique. Tome XII, fascicule 2, Pages 41 à 98
. CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES DIATOMÉES
DES ANDES DD PÉROU
par
E. MANGUIN
Au cours d’une mission botanique effectuée au Pérou, en 1954, M. le
professeur W. Rauh, de l’Université d’Heidelberg (Allemagne), a bien voulu
récolter à notre intention le matériel faisant l’objet du présent travail.
Nous lui exprimons ici notre vive reconnaissance, d’autant plus qu’avec ce
matériel d’étude il a bien voulu aimablement y joindre bon nombre d’obser¬
vations relevées sur le terrain même de ses investigations sur la flore du
Pérou, accompagnées des très belles photographies des paysages andins
que nous sommes heureux de présenter ici.
Le plissement andin atteint son plus haut degré de complexité orogra¬
phique dans les régions visitées par le professeur W. Rauh, régions d’accès
souvent difficile et encore peu connues au point de vue qui nous intéresse.
D’une façon générale et toute schématique, parce qu’il serait vain de fixer
un tracé régulièrement parallèle des deux grandes Cordillères qui consti¬
tuent la gigantesque ossature des Andes, l’on peut énoncer que l’orientation
générale des vallées et des crêtes indique une direction tectonique prédo¬
minante Nord-Ouest-Sud-Est, parallèle à la côte du Pacifique. Ces deux
grands axes se poursuivent d’une manière plus ou moins continue sur plus
de 7 500 km. En longitude, ces axes constituent les deux grandes Cordil¬
lères qui s’étendent depuis la Patagonie jusqu’à la Colombie. En latitude
et sur le versant Ouest, se dressent à l’infini les sierras de la Cordillère occi¬
dentale, dont l’orientation détermine tout au long de la zone côtière un
régime climatique sec et froid. A l’Est, c’est-à-dire sur le versant ama¬
zonien, s’élèvent les cimes de la Cordillère orientale, avec ses vallées chaudes
et humides des affluents de l’Amazone, jusqu’aux plus hauts sommets
éternellement enneigés.
Mémoires du Muséum. Botanique, t. XII 4
Source : MNHN, Paris
42
E. MANGUIN
Entre ces hauts sommets des deux principales Cordillères, dont certains
atteignent 7 000 m d’altitude, s’étendent, en forme de couloirs plus ou moins
parallèles aux chaînes qui les bordent, de vastes étendues situées en moyenne
à 4 000 m d’altitude. Ce sont là les hauts plateaux andins, ou puna péru¬
vienne : paysages alpestres de grandiose solitude, où, durant le jour, régnent
des températures relativement élevées, suivies de nuits glaciales. A peu près
dépourvus de végétation arborescente, l’aspect botanique de ces hauts
plateaux rappelle la steppe à Graminées.
La plus grande partie des récoltes de Diatomées provient de stations’
appartenant à la puna. Pour préciser les conditions écologiques générales
régnant en ces lieux, nous ne pouvons mieux faire que d’exposer dans les
lignes suivantes les observations communiquées par le professeur W. Rauh :
Presque toutes les stations où nous avons fait des prélèvements de Diatomées
reposent sur des formations acides très anciennes, telles que des roches grani¬
tiques et gneissiques. Ces stations se situant entre 3 000 et 4 000 m d’altitude
dans la puna (àltiplaine), sont soumises à l’alternance d’une saison pluvieuse
correspondant à l’été et à une saison hivernale sèche. Pendant cette dernière,
s’étendant de mai à octobre, la température est très basse la nuit (jusqu’à 20°
au-dessous de zéro, tous les lacs et les rivières sont encore couverts de glace peu
avant midi, les heures suivantes la température peut monter jusqu’à
20° au-dessus de zéro. Au cours de l’été, les maxima sont encore plus élevés;
cependant, toutes les précipitations en cette dernière saison restent neigeuses
dans la zone au-dessus de 3 000 m. Dans les régions situées entre 1 000 et
2 000 m, c’est-à-dire dans la Cordillère occidentale, le climat reste chaud et sec
toute l’année.
A ces données générales du professeur \V. Rauh, s’ajoutent les indi¬
cations portées plus loin concernant la situation et la nature des biotopes
d’où proviennent les récoltes.
Le nombre primitif des récoltes reçues s’élevait à 17, mais ainsi que l’on
pourra le vérifier dans l’inventaire général des trouvailles systématiques,
ce nombre a été réduit à 10, après examen de leur contenu, en raison que
plusieurs de celles-ci ne contenaient pas de Diatomées. D’autre part, certaines
de ces récoltes provenant de biotopes identiques se sont trouvées quantita¬
tivement et qualitativement semblables dans l’inventaire de leurs Diato¬
mées in situ.
Voici l’énumération portée en chiffres romains des 17 récoltes primi¬
tivement reçues, les chiffres ordinaires entre parenthèses sont ceux défini¬
tivement établis après les défalcations qui viennent d’être motivées.
I (1). — Paucartambo, province de Cerro de Pasco (Pérou central), marais
à Dislichia muscoides Nees et Meyen. Ce type de marais à Juncacées
correspond comme milieu biologique à nos tourbières à Sphaignes de
l’Europe.
II (1). — Sampi-Bajo, également dans la vallée du Rio Paucartambo,
même type de marais à Juncacées que la précédente station située à
4 000 m d’altitude. La florale diatomique est, en tout point, semblable
à la première récolte.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
43
III et IV (2). — Carhuamayo, province de Cerro de Pasco. Cette localité
distante de 30 km de Paucartambo est située sur la ligne de partage
des eaux continentales entre le plateau central et les Andes de l’Est.
Marais à Dislichia muscoides situé entre 4 000 et 4 100 m d’altitude.
V (3). — Même localité, marais à Planlago rigida H. B. et K. à 4 400 m
d’altitude. Cette Plantaginacée hydrophyte forme d’énormes bombe¬
ments à la surface du marais. (Planches I et II, photos 1, 2 et 3.)
VI (4.) — Rio Fortaleza, à environ 180 km de Lima, sur le versant ouest
des Andes centrales. La récolte a été prélevée sur un rocher suintant,
à 1 400 m d’altitude, dans la zone à Cactacées.
VII et VIII (5). — Cordillera Negra, province d’Ancash, à 250 km au
nord de Lima. Station à Dislichia muscoides, située à quelques kilo¬
mètres à l’ouest de la Punta Callan. Ces deux récoltes, qualitativement
et quantitativement identiques dans le recensement de leurs Diatomées,
ont été prélevées à 3 800 et 4 300 m d'altitude.
IX et X (6). — Capricosa, province de Lima. Les deux stations sont situées
dans une vallée du Rio Rimac, ce sont également des marais à Distichia
muscoides à 4 800 m d’altitude. C’est en ces lieux que fut trouvé par
le professeur W. Rauh, un nouveau genre d’Isoétacées : le Stglites
andicola. (Planche II, photo 4.)
XI (7). — Huancabamba, province de Piura, au nord du Pérou, rochers
suintants à 2 000 m d’altitude.
XII. — Heta Taulis, province de Picera, au nord du Pérou, cette localité
est située dans la vallée du Rio Sanà. Terreau contenu dans des rosettes
de Broméliacées ( Tillandsia ). L’examen microscopique de ce terreau
organique n’a révélé aucune Diatomée, mais uniquement des Bactéries,
des spores de Champignons et quelques rares Thécamæbiens du genre
ArceJla.
XIII. — Canchaque, province de Piura. La récolte provenant de cette
localité située dans la vallée du Rio Huancabamba ne contenait aucune
Diatomée.
XIV. — Hacienda de Taulis. Cette récolte ne contenait pas de Diatomées.
XV (8). — Oroya, province de Cerro de Pasco, au nord du Pérou, station
humide à Alchemilla diplophglla Diels, à 4 200 m d’altitude.
XVI (9). — Churin, vallée du Rio Huanra, à 130 km de Lima. Sources
chaudes volcaniques près du village de Churin, à l’altitude de 4 000 m,
température de l’eau 42°.
XVII (10). — Récolte portant seulement la mention « expression de Nilella
sp. », sans indication de localité et de station.
Source : MNHN, Paris
INVENTAIRE SYSTÉMATIQUE
Signification des abréviatifs quantitatifs : tr = très rare, r — rare,
ar = assez rare, ac = assez commun, c = commun, te = très commun, abd = abondant.
Melosira ambigua (Grun.) O. Müll. .
— distans (Ehr.) Ktz.
— — var. alpina Grun.. .
— — var. lævissima Grun.
— palagonica (O. MOU.) Freng.
— Rœseana Rab.
— varions Ag.
Cyctotella comla (Ehr.) Ktz.. .
— Kulzingiana Thw.. .
— operculala (Ag.) Ktz.
— Meneghiniana Ktz. .
'. unipunclata Hust
Tabellaria flocculosa (Roth.) Ktz.
Dialoma anceps (Ehr.) Kirch. fo. subconstricla
— hiemale (Lyng.) Heib.
— — var. mesodon (Ehr.) Grun.. .
— vu Ig are Bory.
— — var. grandis (W. Sm.) Grun..
— — var. linearis Grun.
— — var. producla Grun.
Meridion circulare Ag. var . conslricla (Ralfs) V
Ceraioneis arcus Ktz.
— — var. amphioxys (Rabh.) Brun.
— — var. linearis Holnib.
Fragilaria capucina Desmaz.
— — fo. sublanceolata nov. fo..
— — var. lanceolala Grun.. . .
— inflata (Heid.) Hust. var. subltnearis
— pinnata Ehr.
— —- var. lancetlula (Schum.) Hust.
— — var. robusta nov. var.. . .
— vaucheriœ (Ktz.) B. Peters.
— — fo. undulala A. May.. .
— — var. capilellala (Grun.) A.
— — var. taltax (Grun.) A. Cl.
— virescens Ralfs fo. anguslala nov. fo
s Ktz..
. anguslissima Grun.
amphicephala Ktz.
— var. intermedia nov. fo.
— var. pusilla A. Cl.
nanti Meist. fo. capitata nov. fo. . .
pseudogoulardii nov. sp.
rumpens Ktz.
— var. familiaris (Ktz.) Grun..
— var. robusta nov. var.
— var. scolica Grun.
ulna (Nitz.) Ehr.
— —iphirhynchus (Ehr.) Grun.
biceps Ktz.
oxyrliynclius (Ktz.) V. H.
platycephala nov. var.. .
spatlmlijera Grun. fo.. .
Amphicampa hemicyclus (Ehr.) Karst.
Pseudoperonia andina nov. gcn. et nov
sp.
Eunolia alpina (Nage.) Hust.
— capilellala nov. sp.
— didyma Grun. var. eleganlula Hust. fo. oblusa n
— diodon Ehr.
— exigua (Bréb.) Rabh.
— — var. bidens Hust.
— — var. Iriundulala nov. var.
— /aba (Ehr.) Grun.
— jlexuosa Ktz.
— gracilis (Ehr.) Rabh.
— inepta nov. sp.
— lunaris (Ehr.) Grun.
.— — var. lanceolala nov. var.
— — var. subarcuata (Naeg.) Grun.
— Meisterii Hust.
— monodon Ehr. var. Iropica Hust.
— microcephala Krasske.
— — var. tridentula (A. May.) Hust. . .
—• Mullerii Hust. fo. major nov. fo.
— parallela Ehr.
— paruviana nov. sp.
— — fo. abrupla nov. fo.
— — fo. allenuata nov. fo.
— polydentula Brun.
— — var. complanala nov. var.
Source : MNHN, Paris
Eunoli præruptaa Ehr.
— fo. minor nov. fo.
— — var. bldens (W. Sm.) Grun.
— -— — — fo. intermedia nov. fo. .
— — var. laticephala nov. var.
—- — var. taticeps Grun.
— — — — fo. concamerata nov. fo.
— pseudogtacialis nov. sp„.
pyramidata Hust.
— — fo. robusta nov. fo.
— — var. undulata Freng.
— — — — fo. heplaodon nov.
— — -— fo. truncata nov. fo.
Rauhii nov. sp.
— robusta Ralfs.
— var. diadema (Ehr.) Ralfs
— sudetica O. Müll.
— tenelta (Grun.) Hust.
— — fo. undulata Hust.
— trigibba Hust.
trinacria Krasske.
— valida Hust.
— veneris (Ktz.) O. Müll.
— var. tenuirostris nov. var. . .
fo.
Cocconeis pediculus Ehr.
—- ptacentula Ehr.
— var. euglypta (Ehr.) Cl.
— — var. lineata (Ehr.) Cl. .
— sp. cf. C. rudis Freng.
Eucoeconeis lapponica Hust.
Achnanthes coarctata Bréb.
— exigua Grun.
hungarica Grun.
— kryophila B. Peters.
lanceolata Bréb.
-— — var. rostrata Hust.
— minutissima Ktz.
— — var. cryptocephala Grun.
Mastogloia elliptica Ag., var. dansei (Thw.) Grun.
Frustulia Frenguellii nov. sp.
— rhomboïdes (Ehr.) de Toni, var. saxonica (Rabh.) de Toni.
— — — fo. capitata A. May.
— — — fo. undulata Hust.
— vulgaris Thw.
— — var. capitata Krasske.
Diploneis ovalis (Hilse) Cl.
—• -— var. oblongella (Naeg.) Cl.
— subovalis Cl.
Anomœoneis exilis (Ktz.) Cl.
— — var. lanceolata A. May.
— serions (Bréb.) Cl., var. brachysira (Bréb.) Hust.
— — — fo. thermalis (Grun.) Hust.. .
— sphærophora (Ktz.) Pflt., var. Ountherii O. Müll.
Stauroneis acuta W. Sm., var. inflata (Hcid.) Freng.
— anceps Ehr.
— — fo. gracilis (Ehr.) Cl.
— — fo. linearis (Elir.) Cl.
■—• — var. conslricta nov. var.
—- cuneata nov. sp.
— deperdila nov. sp.
— obtusa Lagerst., var. medioundata nov. var.
— phcenicenteron Ehr.
— fo. gracilis (Dippel) Hust.
— subtilis nov. sp.
Navicula amœna nov. sp.
— amœnæformis nov. sp.
— calvata nov. sp.
— Charlatii M. Perag.
— confervacea (Ktz.) Grun.
— cryptocephala Ktz.
— — var. intermedia Grun.
— — var. venter (Ktz.) Grun.
— cuspidata Ktz.
— — var. ambigua (Ehr.) Cl.
— var. Heribaudii M. Perag.
— Denizolii nov. sp.
— dicephala (Ehr.) W. Sm.
— — var. neglecta (Krasske) Hust.
— — var. undulata Ostr., fo. capitata nov. fo. .
— dispensata Hust. et Manguin.
— — var. rostrata Manguin.
— dolosa nov. sp.
— inculta nov. sp.
— Lagerheimii Cl., var. nomismatiformis nov. var. . .
— lapidosa Krasske.
— mutica Ktz.
— — var. Cohnii (Hilse) Grun.
Source : MNHN, Paris
Naoteula mulica
peruviana nov. var.
— var. tropica Hust. . .
muticopsis V. H., var. producla
nubila nov. sp.
. sp. .
v. sp.
— pseudonaumannii
— pseudoscutijormis Hust. . . .
pupula Ktz.
— — var. capitata Hust.. .
— — var. rectangularis (Greg.
— quadrimaculala nov. sp. . . .
— radiosa Ktz.
— Rauhii nov. sp.
— rhynchocephala Ktz.
— — var. amphiceros
— seminulum Grun.
— — var. capitata nov. vî
— subdeliberata nov. sp.
subtilissima Cl.
— suecorum Caris., var. capitata il
— viridula Ktz.
—■ Wittrockii (Lagerst.) A. Cl.. .
— — fo. justiculus (Üstr.)
Caloneis absoluta nov. sp.
— alpestris (Grun.) Cl.
— — var. corditlerarum nov.
•— — var. elliptica nov. var..
— baciltum (Grun.) Cl.
— Cleveii (Lagerst.) Cl.
— — fo. minor nov. fo. . . .
— concisa nov. sp.
— incognito Hust.
— macedonica Hust.
. sp.
peruviana n
Rauhii nov. sp. .
silicula (Ehr.) Cl.,
strictissima nov. sp
ampulliformis n
. sp. .
appendiculata (Ag.) Cl.
— fo. inlermedia nov. fo.
bioculala nov. sp.
bogotensis Grun., var. andina nov. var.
borealis Ehr.
— var. congolcnsis Zanon.
borealis lanceolata Hust.
— var. linearis Hérib., fo. rostrata nov. fo.
Braunii (Grun.) Cl., var. amphicephala (A. May.) Hust..
conjerta nov. sp.
corrugata nov. sp.
-— var. linearis nov. var.
dactylus Ehr., var. peruviana nov. var.
divergeas W. Sm.
— var. elliptica Grun.
— var. Fonlellii (Fontel.) A. Cl.
— var. linearis Fontel.
divergentissima (Grun.) Cl.
dubitabilis Hust.
gibba W. Sm.
— fo. genuina A. May.
— var. inlerrupta Cl.
— var. linearis Hust.
— var. parva (Ehr.) Grun.
— var. subsancta nov. var.
globiceps Grun.
hemiptera (Ktz.) Cl.
.sidios,
• sp. .
interrupta W. Sm.
— fo. minor B. Peters.
Kneuckerii Hust.
— fo. linearis nov. fo.
lata (Bréb.) W. Sm., fo. thuringiana (Rabh.) A. May..
— — var. amplissima nov. var.
— — var. bacillijormis nov. var.
— — var. rostrata nov. var.
leptosoma Grun.
major (Ktz.) Cl.
-— var. iacustris Meist.
— var. linearis Cl.
meandrala nov. sp.
microstauron (Ehr.) Cl.
— fo. altitudinalis nov. fo.
— fo. dubia nov. fo.
— var. Brebissonii (Ktz.) Hust.
— — — fo. diminuta Grun. . . .
— — — fo. minulissima nov. fo..
molaris Grun.
molesta nov. sp.
opulenta nov. sp.
4 5 6 7 8 9 10
00
Source : MNHN, Paris
s
Pinnularia parallelistriata
— peruviana nov.
— pseudobalfouriana
sp..
sp..
r. débats nov. var. .'
Rauhii nov. sp.
strictissima nov. sp.
subcapitata Greg.
■—- var. Hilseana (Janisch) O. Müll. .
sublinearis (Grun.) Cl., var. lanceolata nov.
subsolaris (Grun.) Cl.
viridis (Nitz.) Ehr.
— var. lallax Cl.
— var. leplogongyla (Ehr. ?, Grun.) Cl. .
ti a/fine (Ehr.) Cl.
-—- var. amphirhynchus (Ehr.) Cl.. . .
— var. longipes (Greg.) Cl.
apiculalum C. W. Reim., var. australis r
bisulcatum (Lagerst.) Cl.
tridis (Ehr.) Cl.
— fo. vernalis Reich.
— var. amphigomphus (Ehr.) V. H. .
— var. ampliata (Ehr.) Cl.
magellanicum Cl.
peruvianum nov. sp.
produclum (W. Sm.) Cl.
Amphora ovalis Ktz., var. libyca (Ehr.) Cl..
— — var. pediculus Ktz.
— veneta Ktz.
Cymbella acuta (A. S.) CI.
— a/finis Ktz.
— aspera (Ehr.) Cl.
— Cesatii (Rabh.) Grun.
—• — fo.
— cistula (Hempr.) Grun.
— — var. maculala (Ktz.) V. H., fo.
Ctericii Freng., var. andina nov. var.
— cymbi/ormis (Ag., Ktz. ?) V. H.
— — var. mullipunctata A. Cl.
— gracills (Rabh.) Cl.
— heteropleura (Ehr.) Ktz., var. lanceolata A. Cl., fo. minor n<
lœvis Naeg., fo. compacta nov. fo.
margarili/era nov. sp.
— Mamierh nov. sp.
— microcepliala Grun.
— — fo. robusla Hust.
naviculi/ormis Auers.
norvegica Grun.
— var. linearis nov. var.
pseudonorvegica nov. sp.
subhybrida nov. sp.
ventricosa Ktz.
turgida (Greg.) Cl.
— var. intermedia nov. vai
Wittrockii O. M011., fo. minor n
— var. subrecta nov. va
i anguslatum (Ktz.) Rabh.
— var. æqualis (Greg.) Grun.
constrictum Ehr.
— var. capitata (Ehr.) CI.
— var. peruviana nov. var.
gracile Ehr.
imper/ecta nov. sp.
intricatum Ktz.
— var. dichotomum (Ktz.) Grun.
— var. pumila Grun.
lanceolatum Ehr.
— var. insignis (Greg.) Cl., fo. intermedia m
longipes Ehr., fo. cuneata nov. fo.
— var. subclavata Grun.
longipes var. subclavata fo. bicapitellata nov. fo. .
— — — fo. gractlis Hust.
olivœ/ormis nov. sp.
parvulum (Ktz.) Grun.
— var. lagenula (Grun.) Hust.
— var. micropus (Ktz.) Cl.
tergeslinum Grun., fo. subroslrata nov. fo.
Denticula elegans Ktz.
— — var. linearis nov. vî
— tenuis Grun., fo. diminula n
. fo..
Epithemla argus Ktz., var. alpeslris Grun.
— — var. longicornis Grun.
— turgida (Ehr.) Ktz., var. capitata Frickc .
— zébra (Ehr.) Ktz.
— — var. porcellus (Ktz.) Grun.
Rhopalodia gibba (Ehr.) O. Müll .
— — var. ventricosa (Ehr.) Grun.
— gibberula (Ehr.) O. Müll .
— var. vanheurckii O. Müll. . . .
Hantzschia amphioxys (Ehr.) Grun.
— — fo. capitata O. Müll.. . .
— — var. vivax (Hantz.) Grun.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES
52
E. MANGUIN
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
53
Le total des trouvailles observées dans les 10 récoltes s’élève à 754,
avec un montant qualitatif de 392 taxa différents, parmi lesquels sont
représentés 35 genres répartis en 201 espèces, 132 variétés et 52 formes
systématiques. Avec ces 392 taxa sont comprises 139 nouveautés pour la
Science, dont 1 genre, 61 espèces, 40 variétés et 38 formes inédites. Le taux
relativement élevé de ces nouveautés représente 32,81 % du total des
valeurs systématiques trouvées dans les 10 stations portées à l'en-tête
des colonnes de notre inventaire général.
Jusqu’à d’éventuelles découvertes, toujours possibles en d’autres lieux
géographiques, nous considérerons ces nouveautés comme endémiques des
territoires andins.
Un fait très particulier à signaler est le polymorphisme remarquable
de certaines espèces, en particulier chez les Eunotia, dont, parfois, l’apparte¬
nance spécifique est rendue malaisée. Ces variations de caractère phénoty¬
pique ne sont pas seulement spéciales à une seule station, elles se retrouvent
également ailleurs, mais toujours en des biotopes de même nature écolo¬
gique. La présence de ces phénotypes résulte probablement des conditions
écologiques locales, celles-ci ayant déterminé leur ségrégation stationnelle
par l’isolement géographique particulier aux barrières naturelles que pré¬
sentent les hautes montagnes.
RÉPARTITION DES TAXA POUR CHAQUE STATION
Le nombre de taxa de chaque genre, pour les dix stations, est repré¬
senté par le tableau de la page 54. Dans cette estimation numérique figurent
également les nouveautés systématiques.
CONSIDÉRATIONS ÉCOLOGIQUES
Les quelques données écologiques sommaires qu’il est 'possible de
formuler de l’étude des différentes récoltes, reposent sur quatre types de
biotopes : les marais ou tourbières à hygrophytes supérieures, les rochers
suintants, un lieu humide et des sources chaudes. Quant aux Diatomées
provenant d’une expression de Nitella sp., le genre de station où croissait
cette algue Characée ne nous étant pas connu, il n’est pas possible de fixer
une quelconque désignation du milieu d’origine, si ce n’est de déduire que
les Diatomées trouvées dans celui-ci témoignent de sa nature alcaline.
Les marais à Dislihia muscoides et celui à Plantago rigida sont compa¬
rables par leurs peuplements diatomiques aux tourbières à sphaignes des
régions montagneuses de l’Europe occidentale. Parmi toutes les récoltes
recueillies dans les différents types de biotopes ci-dessus mentionnés, les
marais sont les plus riches en formes acidophiles et acidobiontes (alcali-
phobes). De ces deux différentes formations végétales d’hygrophytes supé¬
rieures, le marais à Plantago rigida paraît être l’habitat d’élection à peu près
Source : MNHN, Paris
54
MANGUIN
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
55
exclusif des formes acidophiles préférentielles des eaux riches en acide
humique. Par contre, les marais à Distichia muscoides comptent un nombre
plus important de formes alcaliphiles et indifférentes quant au pH, ainsi
que quelques très rares alcalibiontes probablement accidentelles. La présence,
apparemment anormale de ces formes préférentielles des eaux à réaction
alcaline, peut résulter de certains processus chimiques, ou biochimiques,
modifiant partiellement les biocénoses localisées entre les bombements
d’hygrophytes.
Les rochers suintants, dont la microflore épilithique qui les revêt est
caractéristique de la composition chimique de la roche, de sa structure
physique et de l’orientation de leurs surfaces. Deux récoltes de provenance
différente représentent, ici, ce biotope aérophile, elles sont principalement
représentées par des Diatomées accusant une certaine alcalinité du substra¬
tum rocheux.
Le matériel recueilli sur un lieu humide, près Oroya, station à Alchemilla
diplophylla, ne comprend que des formes alcaliphiles ou enryoniques.
Pour terminer, les Diatomées provenant des sources chaudes de Churin
sont, pour la plupart, des alcaliphiles et des indifférentes au pH. Cependant,
en compagnie de ces dernières ont été relevées 9 formes acidophiles, toutes
quantitativement rares et probablement allochtones au thermocrénobionte.
Le tableau suivant donne un aperçu quantitatif de répartition des
formes indicatrices de l’alcalinité ou de l’acidité du biotope d’origine des
Stations
<
i
<
|
•<
X
a.
X
«
1. — a) Paurcatambo, marais à Distichia
muscoides .
1
5
2
6
5
b) Sampi Bajo, marais à Disti¬
chia muscoides .
2. — Carhuamayo, marais à Distichia
muscoides .
10
19
8
34
1
34
3. — Carhuamayo, marais à Plantago
3
_
19
3
20
_
31
4. — Rio Fortaleza, rocher suintant . .
13
2
—
—
6
—
5
5. — Cordillera Negra, marais à Distichia
muscoides .
30
4
17
!
39
73
6. — Caprichosa, marais à Distichia
muscoides .
31
8
11
4
38
_
75
7. — Huancabamba, rocher suintant. . .
5
—
2
—
6
—
13
S. — Oroya, lieu humide à Alchemilla
diplophylla .
7
2
_
_
8
_
5
9. — Churin, sources chaudes.
26
2
9
1
31
—
37
10. — Expression d’une Nilella sp.
11
2
3
-
8
-
18
Source : MNHN, Paris
56
E. MANGUIN
dix récoltes. Ces chiffres sont tout à fait relatifs par rapport à la totalité
des Diatomées relevées pour chacune des stations, ils représentent uni¬
quement les formes dont nous connaissons bien le comportement écologique,
toutes celles contestables à ce sujet, y compris les nouveautés systématiques,
ne sont pas intégrées dans ces estimations.
Au sujet des différents modes de vie en corrélation avec l'habitat dans
lequel les Diatomées ont été observées, le plus fréquent est représenté par
les formes benthiques, avec 41,85 % des taxa portés sur l’inventaire
systématique, les nouveautés n’étant pas comprises dans cette estimation.
La plus grande partie de ces formes benthiques, ou littorales, sont surtout
présentes dans les marais à Dislichia et Plaiago, un bon nombre sont égale¬
ment aérophiles, aussi les retrouve-t-on sur les rochers suintants et dans
les sources du Chuni. Les formes tychoplanctoniques, par contre, sont rares
dans ces mêmes marais, où elles apparaissent très disséminées, exception
faite cependant pour Melosira distans et la var. lævissima, assez abondantes.
Contrairement à l’habituelle abondance et à la grande diversité des
Diatomées peuplant les rochers suintants, les deux récoltes provenant de ce
type de station en sont relativement pauvres. Le relevé qualitatif de ces
Diatomées rupicoles pour les deux récoltes provenant de localités différentes,
est de 47 taxa, pour la plupart ubiquistes, mais cependant préférentiels
de milieux fortement aérés. A l’exception des Diatomées qui suivent, toutes
les autres sont rares :
Synedra ulna var. oxyrhynchus (4) Gomphonema parvulum
var. lagenula (7)
Cocconeis placentnla var. lineata (4) Rhopalodia gibba (4)
Navicula mutica var. tropica (7) — gibbemla (4)
La récolte des sources chaudes de Churin est, par contre, plus abon¬
dante en Diatomées que les deux précédentes, elle vient après celles des
marais avec ses 106 taxa, dont 74 sont des formes littorales, pour la plupart
présentes dans les marais. Au point de vue du caractère écologique de ces
sources, leur peuplement diatomique apparaît assez hétérogène : 83 espèces
ou variétés se retrouvent également dans d’autres biotopes, seules les treize
suivantes paraissent présenter, par leur grande abondance, une certaine
prédilection pour le crénobionte :
Ceraloneis arcus
Synedra ulna
— var. andina
Achnanlhes minutissima
var. cryptocephala
Diploneis ovalis
Navicula cryptocephala
var. venter
Caloneis bacillum
Cymbella ventricosa
— turgida
Gomphonema parvulum
var. lagenula
Rhopalodia gibberula
Nitzschia palea
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
57
Enfin 17 Diatomées parmi lesquelles plusieurs nouveautés systématiques
sont uniquement localisées dans ces sources :
Diploneis ovalis var. oblongella
Nauicula lapidosa
— muticopsis var. producta
— pseudolapidosa
Caloneis macedonica
— silicula var. elliplica
fo. minor
Pinnularia globiceps
— Kneuckerii
Pinnularia Kneuckerii var. linearis
Cgmbella microcephala fo. robusta
Gomphonema lanceolatum
Rhopalodia gibberula
var. vanheurckii
Nitzschia chuniana
— frustulum var. perminula
fo. curta
— frusluloides
— microcephala.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
Les éléments cosmopolites occupent ici la première place par leur
nombre, ils représentent à eux seuls 52,55 % des Diatomées trouvées dans
toutes les récoltes. Leur répartition universelle résulte de la faculté d’ubi-
quisme qu’ils possèdent de vivre indifféremment dans des milieux écolo¬
giquement très différents, de même que leur eurythermie permet une disper¬
sion géographique sous toutes les latitudes.
Après ces éléments cosmopolites viennent ensuite, par leur importance
numérique, les 139 taxa nouveaux pour lesquels le qualificatif d’éléments
endémiques est applicable, tout au moins au plus grand nombre, certains
pouvant être retrouvés en d’autres parties du monde. Ces éléments endé¬
miques nouveaux comprennent à la fois des espèces d’origine ancienne
(paléoendémiques) et des éléments néoendémiques, ces derniers pouvant
provenir d’espèces vicariantes, originaires de contrées voisines, mais d’habi¬
tats différents de ceux qu’elles occupent actuellement.
Les éléments boréo-alpins ou holarctiques de l’hémisphère nord, embras¬
sant l’Eurasie et l’Amérique septentrionale, sont représentés, ici, par les
27 espèces suivantes :
Melosira distans var. alpigena
— — var. lævissima
— M. lævissima
Amphicampa hemicgclus
Eunotia alpina
— diodon
— faba
— Meisterii
— microcephala
var. Iridentula
Eunotia valida
— veneris
Eucocconeis lapponica
Achnanthes kryophila
Pinnularia divergeas var. Fontellii
— — var. linearis
— major var. lacustris
— — var. linearis
— molaris
j Muséum. Botanique, t. XII
Source : MNHN, Paris
58
E. MANGUIN
parallela
robusla
Cymbella acuta
var. diadema
Cesatii
cymbiformis
var. multipunctala
sudetica
trinacria
norvegica
heleropleura
var. lanceolata fo. minor.
Denticula elegans
Les éléments provenant des régions froides de l’Amérique australe
et des îles subantarctiques sont représentés par ces quatre apports :
Navicula mulicopsis var. producta
Neidium magellanicum
Melosira patagonica
Navicula Charlalii
La voie de pénétration de ces éléments a dû suivre, depuis l’extrême
Sud de la Magellanie et des îles circumvoisines jusqu’aux régions qui nous
intéressent, les couloirs de la puna tout au long du versant occidental des
Andes.
Les apports de ces zones froides des deux hémisphères se sont établis
ici grâce à l’équivalence des conditions climatiques thermiques entre la
latitude du lieu d’origine et l’altitude de ces hautes régions andines.
A première vue, les éléments néotropicaux représentés par Eunotia
pyramidata et sa variété undulata, ainsi que E. trigibba ( E . tecta) apparais¬
sent peu nombreux, si l’on ne tient pas compte des éléments néoendémiques
signalés plus haut, ces derniers provenant probablement d’espèces appar¬
tenant aux régions chaudes du continent sud-américain. Tous ces éléments,
qu’ils soient autochtones ou allochtones, et d’origine ancienne, n’ont pu
s’établir ici qu’à la faveur des microclimats si particuliers aux montagnes.
Leur voie de passage d’est en ouest a pu se faire par les ponts climatiques
que constituent les crêtes montagneuses, ou encore par les vallées chaudes
des affluents andins de l’Amazone. Enfin, le rôle disséminateur que peut jouer
la faune avienne n’est pas moins négligeable dans l’introduction de ces
microphytes.
En compagnie de ces éléments néotropicaux sont présentes des Diato¬
mées répandues dans les régions tropicales, chaudes et tempérées des autres
continents ; en voici l’énumération accompagnée de leur répartition géogra¬
phique :
Eunotia monodon var. tropica, Asie et Afrique tropicales.
Diploneis subovalis, Amérique du Sud et Afrique tropicale.
Stauroneis acuta var. inflata, connue comme fossile marine et saumâtre
en Australie, Nouvelle-Zélande et Afrique ; actuelle dans les eaux
douces et saumâtres de Nouvelle-Calédonie et d’Amérique du Sud
(Argentine).
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PEROU
59
Navicula confervacea, répandue dans toutes les régions chaudes et tropi¬
cales du monde.
Navicula dispensata, Açores.
Caloneis incognila, Afrique tropicale et îles de la Sonde (Sumatra et Célèbes).
Caloneis macedonica, Europe centrale.
Pinnularia acoricola, Asie, Afrique et Amérique tropicales.
Pinnularia borealis var. congolensis, Afrique tropicale.
Pinnularia dubitabilis, Asie et Afrique tropicales.
Pinnularia Kneuckerii, Macédoine.
Nilzschia bacata, Asie et Afrique tropicales, Indonésie et Nouvelle-Calédonie.
Nilzschia bacata var. linearis, même répartition que l’espèce.
PARTIE SYSTÉMATIQUE
Melosira distans Ktz., var. lævissima Grun. (pl. III, fig. 1 a-e).
M. lævissima Grun.
H. Van Heurck, 1880-1885, pl. 86, fig. 24.
A. Schmidt, 1874-1944, pl. 182, fig. 10-12.
Hauteur des demi-cellules 9-10 n, diamètre 9,5-17 n ; environ 18-20 lignes
parallèles de pores très fins en 10 n ; sillon du sulcus anguleux et profond,
pseudosulcus bien apparent.
Europe septentrionale, Amérique du Nord. Écologie probablement
semblable à celle de l’espèce.
Melosira patagonica (O. Müll.) Freng. (pl. III, fig. 2).
J. Frenguelli, 1942, p. 214, pl. X, fig. 57-58, et pl. XII, fig. 4-6.
O. Muller, Melosira lineolata Grun., var. patagonica O. Müll., 1909, p. 2.
Cellules avec col et sulcus remarquablement développés en hauteur,
ce dernier en un sillon notablement profond. Manteau valvaire parcouru
par des lignes parallèles de pores se continuant ± régulièrement le long
du col ; pseudosulcus peu apparent. Longueur des demi-cellules 21-25 |x,
diamètre 21 |x ; environ 16-18 lignes de pores en 10 tx, ces derniers en même
nombre en 10 |x.
Amérique du Sud : Neuquén, Patagonie, Sud du Chili. Forme vraisem¬
blablement préférentielle des biotopes fortement aérés.
Cyclotella operculata (Ag.) Ktz., var. unipunctata Hust. (pl. III, fig. 3).
Diamètre des valves 10,5 n ; environ 16-18 stries marginales en 10 n ;
zone centrale avec un point isolé bien apparent ; une rangée circulaire de
points est visible sur la ligne ombrée submarginale.
Cosmopolite. Forme littorale et tychoplanctonique des marais, étangs
et lacs.
Source : MNHN, Paris
60
E. MANGUIN
Diatoma anceps (Ehr.) Kirch., fo. subconstricta A. May. (pl. III, fig. 4).
Valves ± resserrées dans la partie médiane. Longueur 46-48,5 ix, largeur
9-9,5 |i ; environ 3-4 côtes robustes et 10-13 stries en 10 jx.
Cosmopolite et ubiquiste.
Diatoma hiemale (Lyngb.) Heiberg., var. mesodon (Ehr.) Grun. (pl. IV,
fig- O-
Valves elliptiques — lancéolées, parfois diminuées et subrostrées aux
extrémités. Longueur 22-24 fx, largeur 10-11 jx ; côtes robustes 2-3 et
18-19 stries en 10 jx.
Répandue dans les montagnes de l’Europe. Forme Théophile et crénophile,
préférentielle des eaux froides, sources, ruisseaux et marais.
Fragilaria capucina Desmaz., fo. sublanceolata nov. fo. (pl. IV, fig. 2).
Valves sublancéolées à pôles capités ; pseudoraphé linéaire étroit, aire
centrale unilatérale bordée sur un des bords de stries courtes et moins
apparentes que les autres. Longueur 58-59 [x, largeur 2,6 |x ; environ
16-18 stries en 10 [x.
Fragilaria inflata (Heid.) Hust., var. sublinearis nov. var. (pl. IV,
fig. 3 a et b).
Cellules associées en bandes rectangulaires. Valves linéaires, tumides
dans leur partie médiane, resserrées et subcapitées aux extrémités. Aire
axiale étroitement lancéolée ; aire centrale largement elliptique. Stries
perpendiculaires au pseudoraphé, 14-15 en 10 |x. Longueur des valves
30-48 (x, largeur 4-5 ix.
Fragilaria pinnata Ehr., var. robusta nov. var. (pl. IV, fig. 4 a et b).
Valves linéaires — elliptiques, proportionnellement plus larges que chez
l’espèce. Stries également plus robustes, non visiblement lignées, perpen¬
diculaires au pseudoraphé et opposées alternes, les terminales radiales.
Longueur des valves 20 n, largeur 6,5-7,5 fx ; environ 14-15 stries en 10 jx.
Fragilaria vaucheriæ (Ktz.) B. Peters., fo. undulata A. May. (pl. IV,
fig- 5).
Valves ± tumides dans leur partie médiane, longueur 19,5 |i, lar¬
geur 4,5 ix ; environ 13-14 stries en 10 [x.
Cosmopolite. Forme littorale oligohablobe.
Fragilaria virescens Ralfs, fo. angustata nov. fo. (pl. IV, fig. 6).
Valves linéaires de largeur inférieure à celle de l’espèce type : 2,5-3 [x,
longueur 31-35 |x ; 14-15 stries en 10 (x.
Synedra amphicephala Ktz., var. intermedia nov. var. (pl. IV, fig. 7).
Valves linéaires ± atténuées et subcapitées aux extrémités, longueur
30-36 (x, largeur 2-2,5 (x ; environ 13-16 stries en 10 [x.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
61
Synedra amphicephala Ktz., var. pusilla A. Cl. (pl. IV, fig. 8).
Valves linéaires longuement étirées et capitées aux extrémités, longueur
39-41 (z, largeur 2,5 [a ; 13-17 stries en 10 |a.
Scandinavie. Forme littorale.
Synedra nana Meist., fo. capitata nov. fo. (pl. IV, fig. 9 a et b).
Valves plus nettement capitées que chez l’espèce, stries également
moins serrées, longueur 58,5-86 n, largeur 1,5-3 n, près des pôles 1-1,5 p;
environ 18-26 stries en 10 n.
Synedra pseudogoulardii nov. sp. (pl. IV, fig. 10).
Valves longuement subrhomboïdes-lancéolées, resserrées dans la partie
médiane et subaiguës aux extrémités. Pseudoraphé étroit, lancéolé ; aire
centrale elliptique allongée. Longueur des valves 93-96 n, largeur 6-6,5 |a ;
environ 12-13 stries en 10 |a.
Notre espèce, très voisine de S. Goulardii Bréb., diffère en particulier
de celle-ci par la présence constante des stries écourtées entourant l’aire
centrale.
Synedra rumpens Ktz., var. robusta nov. var. (pl. IV, fig. 11).
Valves proportionnellement plus robustes que chez l’espèce. Longueur
des valves 23,5-25,5 n, largeur 4 ja ; 16-18 stries en 10 [a.
Synedra ulna (Nitz.) Ehr., var. andina nov. var. (pl. V, fig. 1).
Valves lancéolées nettement resserrées au milieu. Aire centrale prolongée
jusqu’aux bords valvaires et notablement développée en hauteur. Longueur
des valves 105-131 n, largeur 4-4,5 n ; 12-13 stries en 10 ia.
Synedra ulna (Nitz.) Ehr., var. platycephala nov. var. (pl. V, fig. 2 a et b).
Valves longuement linéaires —lancéolées, étirées aux extrémités et large¬
ment capitées, à pôles aplatis. Aire centrale absente ou apparente et rhom¬
boïde. Longueur des valves 100-131 ia, largeur 4-4,5 |a ; environ 12-13 stries
en 10 (a.
Synedra ulna (Nitz.) Ehr., var. spathulifera Grun., fo. (pl. IV, fig. 12).
Longueur des valves 91-94 n, largeur 6 ia ; 10-11 stries en 10 [a.
Cosmopolite. Forme planctonique des eaux dormantes.
Amphicampa hemicyclus (Ehr.) Karst. (pl. V, fig. 3).
Longueur des valves 33-34 (a, largeur 4,5 |a ; 9-10 stries en 10 |a.
Nord-alpine des hautes montagnes de l’Europe septentrionale et cen¬
trale ; Amérique du Nord : Alaska, Saint-Pierre-et-Miquelon. Forme litto¬
rale des eaux dystrophes : lacs, marais, étangs et ruisseaux.
Source : MNHN, Paris
62
E. MANGUIN
Genre PSEUDOPERONIA nov. gen.
Cellules en face connective avec les axes apical, transapical et perval-
vaire droits et isopolaires. Valves à bords parallèles, celle à raphé avec
branches courtes, l’opposée avec un pseudoraphé étroit.
Le caractère principal qui sépare ce genre nouveau de Peronia est
l’isopolarité de la cellule. En conséquence, les valves ont un contour linéaire
et non cunéiforme des Peronia.
F. Hustedt, 1952, p. 134, fig. 1 et 2, donne la description d’une nouvelle
espèce de Peronia : P. brasiliensis Hust., dont il mentionne la faible hétéro¬
polarité des valves. Cette forme d’Amazonie présente des dimensions voi¬
sines de notre Pseudoperonia, mais les stries terminales de ses valves sont
faiblement radiales, alors que, chez tous les exemplaires de notre genre,
elles sont toutes perpendiculaires à la ligne médiane.
Pseudoperonia andina nov. sp. (pl. V, fig. 4 a-d).
Cellules en face connective rectangulaires étroites. Valves linéaires à
bords parallèles, plus ou moins longuement atténuées et largement arrondies
obtuses aux extrémités. Valve avec un raphé à branches très courtes, courant
à l’intérieur d’une aire axiale étroite. Valve à pseudoraphé avec une aire
axiale semblable à celle de la valve opposée. Stries en nombre égal sur les
deux valves, environ 20-23 en 10 n, toutes perpendiculaires à la ligne
médiane. Longueur des valves 13-16 n, largeur 2,5-3 |x.
Eunotia capitellata nov. sp. (pl. V, fig. 5).
Valves arquées, concaves sur le côté ventral, convexes sur le côté
dorsal avec 5 ondulations arrondies obtuses, d’égale dimension ; ligne dorsale
fortement déclive aux extrémités, celles-ci resserrées et capitées, àvec pôles
arrondis — obtus, courbure polaire infléchie vers le bord ventral. Nodules
terminaux situés au long de la paroi polaire. Longueur 52-55 n, largeur 10 [i ;
13-14 stries en 10 n.
Cette espèce proche de E. polyglyphis Grun. s’en différencie par la
concavité de son bord ventral, également par le déplacement des nodules
terminaux vers les pôles. Ce dernier caractère se retrouve chez E. subpoly¬
glyphis Kras. (Krasske, 1948, p. 426, pl. I, fig. 19); par contre, chez cette
espèce, les extrémités des valves sont moins fortement capitées, de même
les ondulations dorsales au nombre de 4 (?) sont aiguës, enfin les stries
plus distantes.
Eunotia didyma Grun., var. elegantula Hust., fo. obtusa nov. fo. (pl. V,
fig. 6).
Valves à bords plus profondément et plus largement rentrants dans la
partie médiane que chez la variété, les extrémités sont de même plus large¬
ment arrondies, et les deux bosses dorsales sont remarquablement plus
proéminentes. Longueur 41-43 n, largeur dans la partie médiane resserrée
10-11 n; environ 13-16 stries en 10 n, très irrégulièrement prolongées.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU 63
La variété est connue de Java, Sumatra, également en Amérique : Rio
Demerara, Argentine, Brésil, Paraguay. Forme préférentielle des eaux à
pH faible.
Eunotia exigua (Bréb.) Rabh. (pl. V, fig. 11).
Bord ventral concave, le dorsal ± convexe ; extrémités resserrées,
puis recourbées du côté dorsal, largement capitées et comme aplaties sur
le bord apical. Longueur 19-21 jx, largeur 2 |x ; environ 18-20 stries en 10 |x.
Cosmopolite. Forme euryonique croissant dans des eaux à pH 4,3
jusqu’à 8 (Hustedt), mais avec maximum de développement dans l’aci-
dobionte.
Eunotia exigua (Bréb.) Rabh., var. triundulata nov. var. (pl. V, fig. 12).
Valves triondulées sur le bord dorsal, largement arrondies et capitées
aux extrémités. Longueur 16 [x, largeur 3 [x ; 19-20 stries en 10 jx.
Eunotia inepta nov. sp. (pl. V, fig. 7).
Valves semi-lancéolées, rectilignes sur le côté ventral, convexes sur
le dorsal, arrondies — obtuses aux extrémités. Nodules terminaux bien appa¬
rents, décurrents au long de la paroi polaire. Longueur 43-45 n, largeur
5-6 (x ; environ 15-17 en 10 (x, parallèles, les terminales nettement diver¬
gentes.
Diffère de E. veneris (Ktz.) O. Müll. par la position voisine des pôles
des nodules terminaux, alors que, chez cette dernière espèce, ils sont nota¬
blement situés en arrière sur le bord ventral. Enfin, la direction divergente
des stries terminales est bien particulière à notre espèce.
Eunotia lunaris (Ehr.) Grun., var. lanceolata nov. var. (pl. VIII, fig. 7).
Valves faiblement arquées, atténuées insensiblement de la partie
médiane jusqu’aux extrémités, arrondies aiguës aux pôles. Fentes polaires
dirigées en arrière de l’axe apical comme chez l’espèce. Longueur 64-73 ;x,
largeur médiane 2,5-2,6 (x ; 15-20 stries en 10 |x.
Eunotia Meisterii Hust. (pl. V, fig. 8 ).
Bord ventral droit, le dorsal hautement voûté ; extrémités resserrées et
largement arrondies — capitées. Longueur 12 (x, largeur 4 n ; environ 15-18
stries en 10 |x.
Montagnes de l’Europe. Forme aérophile, rochers suintants et marécages.
Eunotia microcephala Krasske, var. tridentata (A. May.) Hust. (pl. V,
fig. 9).
Bord ventral faiblement rentrant dans la partie médiane, bord dorsal
avec 3 ondulations dont la médiane plus proéminente, les deux latérales
étant peu apparentes ; extrémités resserrées et ± capitées. Longueur 15,5 n,
largeur médiane 2,5-3 ;x ; environ 15-18 stries en 10 jx, parallèles.
Source : MNHN, Paris
64
E. MANGUIN
Montagnes de l’Europe, Brésil (G. Krasske). Forme aérophile vivant
en particulier dans les coussinets des mousses humides.
Eunotia Mullerii Hust., fo. major nov. fo. (pl. VI, fig. 1).
Bord ventral concave, le dorsal convexe avec 5 ondulations arrondies
— obtuses d'égale dimension ; extrémités valvaires ± resserrées sur le
côté dorsal avec pôles largement arrondis — obtus. Longueur 80-82 [x,
largeur 8,5-10 |x ; environ 12-14 stries en 10 jx.
Les exemplaires observés par nous présentent des dimensions supérieures
à celles que donne G. Krasske (1948, p. 425, pl. I, fig. 14-15).
Espèce sud-américaine : Rio Demerara, Minas Geraes (Brésil). Forme
aérophile et bryophile.
Eunotia peruviana nov. sp. (pl. VI, fig. 2 a-e).
Valves ± arquées, concaves du côté ventral, convexes sur le dorsal
avec 5 ondulations largement arrondies, les terminales souvent moins
proéminentes que les trois médianes. Pôles largement arrondis — tronqués.
Pseudoraphé î apparent. Nodules terminaux situés au long de la paroi
apicale. Longueur 40-56 ix, largeur 10,5-14,5 (x ; stries en tirets punctiformes,
environ 8-14 en 10 |x.
Cette espèce est très proche de E. robusia Ehr., elle présente comme
celle-ci une certaine variabilité du contour valvaire, dont les formes ci-après
décrites représentent les termes extrêmes. Les caractères qui séparent ces
deux espèces voisines sont les suivants : pôles des valves largement arrondis —
tronqués chez notre espèce, tandis que ceux-ci sont obtus jusqu’à devenir
modérément arrondis — aigus et comme productes chez E. robusta. Également,
les stries subterminales de cette dernière espèce et les variétés qui y sont
rattachées ont une courbure plus accentuée; leurs nodules terminaux situés
notablement plus en retrait de la paroi apicale sont entourés par de courtes
stries fortement radiales. Chez E. peruviana les stries terminales sont toutes
obliques et à courbure moins accentuée autour des nodules terminaux.
Eunotia peruviana fo. abrupta nov. fo. (pl. VI, fig. 3 et pl. VII, fig. 1).
Valves fortement voûtées sur le côté dorsal avec 3 ondulations médianes
bien apparentes, les deux terminales à peine proéminentes et très
décombentes sur les pôles. Longueur 34-43 y., largeur 10,5-13,5 n ; 9-12 stries
en 10 y.
Eunotia peruviana fo. attenuata nov. fo. (pl. VI, fig. 4, et pl. VII, fig. 2).
Côté dorsal avec 5 ondulations, les deux terminales un peu plus atté¬
nuées ; extrémités ± arrondies — cunéiformes. Longueur 35-53 ix, largeur
9,5-10,5 sx ; environ 10-15 stries en 10 (x.
Eunotia polydentula Brun. (pl. V, fig. 13).
Valves linéaires faiblement courbées, à peine concaves sur le bord
ventral et avec 2 ondulations près de chacune des extrémités, bord dorsal
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
65
avec 3 ondulations ; extrémités notablement resserrées et capitées, à pôles
largement arrondis. Longueur 18,5 n, largeur 4,5 jx ; environ 18-21 stries
en 10 (x.
Cosmopolite. Forme crénophile, rochers suintants, marais, vivant dans
les eaux à pH moyen jusqu’à légèrement acide.
Eunotia polydentula var. complanata nov. var. (pl. V, fig. 14).
Bord ventral des valves avec 2 ondulations peu apparentes, faiblement
concave ; bord dorsal plan ; extrémités resserrées et largement arrondies
— capitées. Longueur 13-14 fx, largeur 2,6-3 n ; environ 22-25 stries
en 10 |x.
Eunotia prærupta Ehr., var. bidons Grun., fo. intermedia nov. fo.
(pl. VII, fig. 3).
Valves à bord ventral concave hautement voûtées et ± déprimées
au milieu du bord dorsal, resserrées et très largement arrondies — capitées
aux extrémités. Longueur 33-34 [x, largeur à la partie médiane resserrée
6-7,5 ix ; 4-17 stries en 10 n.
Forme de passage entre la variété bidens et la figure décrite par
Grunow sous le nom de E. ( prærupta var. ?) bigibba Ktz. (in Svnopsis de
V. Heurck, 1880-1885, pl. XXXIV, fig. 26).
Eunotia prærupta var. laticephala nov. var. (pl. VII, fig. 4).
Valves hautement voûtées sur le bord dorsal et profondément dépri¬
mées au milieu, notablement resserrées aux extrémités et largement arron¬
dies — capitées. Longueur 30-31 |x, largeur dans la partie médiane resserrée
8-9 )x ; 12-14 stries en 10 |x.
Eunotia prærupta var. laticeps Grun. (pl. VII, fig. 5 a et b).
Longueur des valves 23-34 n, largeur 8-9 |x ; environ 14-19 stries en 10 |x.
Eunotia prærupta var. laticeps fo. concamerata nov. fo. (pl. VII, fig. 6).
Valves plus fortement arquées que chez la variété, à bord dorsal très
hautement voûté, remarquablement élargies et capitées aux extrémités.
Longueur 20,5 [x, largeur 8,5 n ; environ 11 stries en 10 jx, les médianes
alternativement écourtées.
Eunotia pseudoglacialis nov. sp. (pl. IX, fig. 3).
Valves linéaires faiblement arquées, sensiblement élargies et capitées
aux extrémités, à pôles largement arrondis — obtus. Nodules terminaux
situés sur la courbure de la paroi apicale. Longueur 117-124 [x, largeur
8-9 ix ; environ 10-12 stries en 10 (i.
Alliée à la fois à E. glacialis Meist. et E. monodon Ehr., var. major
(W. Sm.) Hust. par la similitude de son contour valvaire, notre espèce diffère
de la première par la structure et la position de ses nodules terminaux ;
Source : MNHN, Paris
E. MANGUIN
d’autre part, elle se distingue de E. monodon var. major par ses extrémités
valvaires arrondies — obtuses et non arrondies — cunéiformes ou
encore obliquement raccourcies.
Eunotia pseudoglacialis var. inflexa nov. var. (pl.-IX, fig. 4).
Valves nettement infléchies du côté ventral, non capitées mais s’élar¬
gissant quelque peu des extrémités jusqu’aux pôles, ces derniers large¬
ment arrondis — obtus. Longueur 102-106 p, largeur 8-9,5 p ; 12-13 stries
en 10 p.
Eunotia pyramidata Hust. (pl. VII, fig. 7).
F. Hustedt in A. A. S., 1874-1944, pl. 286, fig. 20-24 ; G. Krasske,
1939, p. 364, pl. X, fig. 29-31.
Valves faiblement concaves du côté ventral, le dorsal hautement convexe
avec 3 ondulations, dont celle du milieu nettement plus proéminente que les
latérales et largement arrondie, ces dernières souvent peu apparentes et
longuement déclives vers les extrémités valvaires ; pôles largement arrondis
— obtus. Longueur 58-60 p, largeur 10-11 p dans la partie médiane ; 10-12
stries en 10 p.
Cette espèce est distincte de E. triodon Ehr. par la plus grande hauteur
de l’ondulation médiane de la valve, l’espacement plus grand de ses stries
et le faible trajet des branches de son raphé sur la surface de la valve.
Endémique sud-américaine : Rio Demerara, Guyane anglaise, Brésil,
Chili septentrional. Forme aérophile, localisée en particulier dans les coussi¬
nets de Mousses humides.
Eunotia pyramidata fo. robusta nov. fo. (pl. VIII, fig. 1 a et b).
Valves plus trapues avec ondulation médiane proportionnellement plus
saillante que chez l’espèce type. Longueur 29-31 p, largeur médiane 9-10 p ;
environ 10-12 stries en 10 p.
Eunotia pyramidata var. undulata Freng. (pl. VIII, fig. 2).
J. Frenguelli, 1941, p. 306, pl. V, fig. 1.
Bord dorsal des valves avec 5 ondulations peu proéminentes, la médiane
sensiblement plus étendue. Longueur des valves supérieure à celle donnée
par l’auteur, 87-90 p, largeur 11-12 p ; 12 stries en 10 p.
Eunotia pyramidata var. undulata fo. heptaodon nov. var. (pl. VIII,
fig. 3).
Bord dorsal avec 7 ondulations faiblement saillantes, la médiane à cour¬
bure plus longuement tendue. Longueur 80 p, largeur 9 p ; 10-12 stries
en 10 p.
Cette forme peut être confondue avec E. monodon Ehr. var. Iropica
Hust.; seuls la plus large courbure de l’ondulation médiane et le nombre
inférieur de ces dernières l’en différencient.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PEROU
67
Eunotia pyramidata var. undulata fo. truncata nov. fo. (pl. VIII, fig. 4).
Même nombre d’ondulations dorsales que chez la précédente forme, mais
plus saillantes, en particulier la médiane, ce qui accentue la convexité du
bord dorsal ; pôles largement arrondis — tronqués. Longueur 75,5-77,5 [x,
largeur 14-15 ix ; 10-12 stries en 10 |x.
Eunotia Rauhii nov. sp. (pl. VIII, fig. 6).
Valves très faiblement concaves sur le bord ventral, notablement
convexes sur le bord dorsal avec 5 ondulations bien apparentes et d’égale
hauteur, la médiane un peu plus large ; extrémités valvaires médiocrement
prolongées et largement arrondies — obtuses aux pôles ; pseudoraphé
courant parallèlement tout au long du bord ventral. Longueur 52-54 |x,
largeur 11-15 |x ; environ 13-15 stries en 10 (x, robustes et nettement
ponctuées.
Cette espèce est très voisine de E. pyramidata var. undulata, elle en
diffère par la plus forte courbure convexe de la ligne dorsale, les ondulations
sont également plus prononcées.
Cette espèce est dédiée à M. le professeur Werner Rauh, de l’Université
d’Heidelberg, le collecteur du matériel de ce présent travail.
Eunotia robusta Ralfs (pl. IX, fig. 1 a et b).
Valves fortement voûtées sur le côté dorsal, concaves sur le ventral,
ligne dorsale avec 8 ondulations nettement proéminentes et largement
arrondies, et toutes de même ampleur ; extrémités à pôles arrondis productes.
Longueur 66,5-68 n, largeur 15-17 n ; stries finement ponctuées, environ
13-15 en 10 jx, plus serrées vers les extrémités et fortement recourbées.
Forme boréo-alpine : Europe septentrionale, Amérique du Nord ; archi¬
pel indomalais (F. Hustedt). Forme acidophile : marais, tourbières à
sphaignes, rochers suintants.
Eunotia tenella (Grun.) Hust., fo. undulata Hust. (pl. V, fig. 10).
Bord ventral faiblement concave, le dorsal convexe, triondulé, ondu¬
lations peu marquées. Extrémités valvaires obscurément capitées. Longueur
12-13 |x, largeur 3 |x ; 19-20 stries en 10 |x.
Cosmopolite.
Eunotia trigibba Hust. (pl. VIII, fig. 5 a et b).
A. Schmidt, 1874-1944, pl. 286, fig. 16-18 ; E. tecta Krassk. G. Krasske
1939, p. 364, pl. X, fig. 42-43.
Valves ± arquées, concaves sur le bord ventral, convexes sur le dorsal
avec 3 ondulations nettement proéminentes ; extrémités resserrées et capitées.
largement arrondies — obtuses sur le bord apical. Longueur 33-42 (x, largeur
9-12 |x ; environ 12-16 stries en 10 p. Notre figure 5 a représente une forme
plus robuste à stries parallèles et à nodules terminaux plus développés.
Rio Demerara (Guyane anglaise), Brésil, Argentine et Chili. Forme
vivant dans des biotopes très aérés : Mousses humides, cascades, rochers
suintants.
Source : MNHN, Paris
68
E. MANGUIN
Eunotia veneris (Ktz.) O. Miill., fo. (pl. IX, fig. 2.).
Valves semi-lancéolées, rectilignes sur le côté ventral, fortement
convexes sur le dorsal, arrondies — obtuses aux extrémités ; nodules
terminaux situés notablement en retrait des pôles sur le bord ventral.
Longueur 27-29 |x, largeur 6,5 y. ; environ 15-16 stries en 10 |x.
Forme intermédiaire entre le type spécifique et E. faba (Ehr.) Grun.
Eunotia veneris var. tenuirostris nov. var. (pl. V, fig. 15).
Extrémités des valves atténuées et subrostrées ; nodules termi¬
naux très peu apparents, situés sur le bord ventral à quelque distance des
pôles. Longueur 25-27 jx, largeur 3 jx ; 18-21 stries en 10 [x, toutes parallèles.
Cocconeis sp. (cf. C. rudis Freng.) (pl. IX, fig. 5).
J. Frenguelli, 1953, p. 70, pl. I, fig. 11 et 12.
Une unique valve à pseudoraphé, de dimensions inférieures à celles
du C. rudis, a été observée, sa structure en est très proche : mêmes côtes
marginales avec une large aire axiale garnie de grosses ponctuations dispo¬
sées ± régulièrement au long de l’axe apical, ainsi qu’autour de l’aire centrale
unilatérale en forme de fer à cheval s’étendant jusqu’au bord de la valve.
Longueur 22 |x, largeur 13 (x ; environ 7 côtes marginales en 10 (x.
Achnantes kryophila B. Peters (pl. IX, fig. 6 a et b).
Valves linéaires — elliptiques, largement arrondies aux extrémités.
Longueur 13 n, largeur 4 |x ; stries sur les deux valves en même nombre,
environ 23 en 10 (x.
Espèce boréo-alpine. Forme aérophile ; coussinets des Mousses humides,
rochers suintants.
Frustulia Franguellii nov. sp. (pl. X, fig. 1 a-c, et pl. XXV, fig. 1 et 9).
Valves elliptiques — lancéolées à subrhomboldes, arrondies —
obtuses aux extrémités. Côte médiane robuste, resserrée autour du
nodule central, élargie et arrondie — capitée aux extrémités. Fentes
polaires non prolongées apicalement comme chez F. rhomboides, mais
seulement représentées par un très petit bouton polaire à peine visible.
Longueur 74-84 jx, largeur 16-21 |x ; stries transversales environ 30-32 en
10 (x, les longitudinales environ 26-28 en 10 ix.
Nous dédions cette nouvelle espèce à la mémoire de notre regretté
collègue Joachim Franguelli (Argentine).
Diploneis subovalis Cl. (pl. IX, fig. 7, et pl. XXV, fig. 6).
Valves robustes, elliptiques avec pôles largement arrondis. Nodule
central subelliptique. Cornes relativement larges, parallèles ; canal longi¬
tudinal notablement élargi vers le nodule central, traversé par le prolon¬
gement peu apparent des côtes transapicales et garni de pores sur la paroi
Source : MNHM, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
69
externe. Côtes formées par une double rangée d’aréoles disposées en un
quinconce intercostal. Longueur des valves 30-31 n> largeur 14,5-15,5 p. ;
environ 9-10 côtes et 11-15 aréoles en 10 p.
Espèce de répartition géographique étendue, mais plus particulièrement
fréquente dans les régions chaudes. Forme eurytope, mais plus souvent
aérophile et crénophile, également çà et là comme littorale dans les lacs.
Stauroneis anceps Ehr., var. constricta nov. var. (pl. X, fig. 5).
Valves elliptiques — lancéolées, atténuées — rostrées et arrondies —
obtuses aux extrémités, notablement resserrées dans la partie médiane.
Longueur 23-24 p, largeur médiane 6,5 p ; environ 18-22 stries vers les
extrémités, 30 et plus en 10 p.
Stauroneis cuneata nov. sp. (pl. X, fig. 6).
Valves lancéolées — cunéiformes avec pôles largement arrondis —
obtus, visiblement resserrées dans la partie médiane. Pas de pseudo-cloison
polaire. Raphé droit. Aire axiale étroitement lancéolée ; aire centrale
rectangulaire s’élargissant vers les bords de la valve. Longueur 12-14,5 p,
largeur 4,5-5 p ; stries radiales, obscurément ponctuées, environ 22-26
en 10 p.
Stauroneis deperdita nov. sp. (pl. X, fig. 3).
Valves elliptiques — lancéolées, étirées et rostrées aux extrémités.
Aire axiale linéaire, étroite ; aire centrale en une bande rectangulaire
atteignant les bords de la valve. Raphé droit. Longueur 32 p, largeur
6,5 p ; stries non visibles.
Cette espèce diffère de S. anceps Ehr., var. hyalina Brun et Peragal. par
la forme de ses extrémités valvaires rostrées et non étirées — aiguës,
ainsi que par ses stries totalement invisibles avec apo. Leitz, X 90 ouv. 1,40
et oculaire p. p. x 20, montage dans l’Hyrax.
Stauroneis obtusa Lagerst., var. medioundata nov. var. (pl. X, fig. 2).
Valves linéaires — lancéolées, biondulées dans la partie médiane,
diminuées et rostrées aux extrémités avec pôles largement arrondis —
obtus. Longueur 56 jj., largeur lin.
L’espèce est cosmopolite, considérée comme aérophile des Mousses
corticoles humides et des rochers suintants.
Stauroneis subtilis nov. sp. (pl. X, fig. 4).
Valves elliptiques — lancéolées, faiblement étirées aux extrémités, à
pôle arrondis — subaigus. Aire axiale linéaire très étroite ; aire centrale
en un stauros largement arrondi autour du nodule central et s’élargissant
vers le bord valvaire. Raphé filiforme, visible seulement vers les pores
centraux. Longueur 28-30 p, largeur 6-6,5 p ; stries très délicates, environ
30 en 10 p.
Source : MNHN, Paris
70
E. MANGUIN
Navicula amœna nov. sp. (pi. XI, fig. 6).
Valves linéaires à bords parallèles, resserrées et capitées aux extrémités,
à pôles largement arrondis. Aire axiale linéaire, étroite ; aire centrale large¬
ment circulaire. Raphé filiforme. Longueur 22,5 n, largeur 5 n ; stries
médianes 28, les terminales jusqu’à 30, et plus en 10 y-.
Navicula amœnæîormis nov. sp. (pl. XI, fig. 7).
Valves à contour semblable à la précédente espèce, mais de dimensions
un peu inférieures. Raphé linéaire plus robuste ; pores centraux bien appa¬
rents ; aire axiale également linéaire, mais plus large ; aire centrale petite,
circulaire. Longueur 18 n, largeur 3,5 (x ; stries radiales, de 30 à 36 en 10 (x.
Navicula calvata nov. sp. (pl. XII, fig. 5).
Valves linéaires — lancéolées, quelque peu tumides dans la partie
médiane, arrondies et subcunéiformes aux extrémités. Raphé droit,
faiblement infléchiprès des pores centraux. Aire axiale largement lancéolée
et ± sensiblement dilatée vers le nodule central. Longueur 47-50 fx,
largeur 7,5-8 n ; stries radiales finement ponctuées, environ 21 en 10 |x.
Navicula Gharlatii M. Perag. (pl. XI, fig. 1).
M. Peragallo, 1921, p. 15, pl. I, fig. 34 ; F. Hustedt, 1955, p. 127,
fig. 13.
Valves à contour elliptique — quadriondulé, brusquement rétrécies,
puis étirées — rostrées et ± capitées aux extrémités. Aire axiale linéaire,
rétrécie aux extrémités ; aire centrale rectangulaire. Stigma médian figuré
par un tiret bien apparent. Sillon longitudinal bien distinct près de la marge
valvaire. Longueur 37-42 (x, largeur 10-14 jx ; stries très radiales, ponctuées,
environ 18-21 en 10 [x.
Antarctique sud-américain : îles Petermann (M. Peragallo) ; Uruguay,
Salvador (F. Hustedt). Forme aérophile et bryophile.
Navicula confervacea (Ktz.) Grun. (pl. XI, fig. 18).
Frustules associés en longues bandes. Valves elliptiques fréquemment
atténuées aux extrémités, à pôles arrondis — obtus. Longueur 14-15,5 ix,
largeur 6,5-7,5 [x. Aire axiale occupant un large espace lancéolé. Stries
radiales, finement ponctuées, 19-20 en 10 jx.
Répandue dans les régions tropicales et tempérées chaudes. Forme oligo-
halobe (indifférente), vivant dans des eaux de pH 5 jusqu’à 8,2.
Navicula cuspidata Ktz., var. Heribaudii Perag. (pl. XII, fig. 3).
Valves elliptiques — lancéolées, ± étirées et rostrées aux extrémités.
Longueur 61-65 n, largeur 14 [x ; stries radiales, perpendiculaires à la ligne
médiane près des pôles, les médianes plus espacées 14 en 10 |x, vers les extré¬
mités environ 19-20 en 10 n, croisées par de délicates lignes longidudinales.
La forme craticulaire se trouve mélangée à la variété dans la même
station.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
71
Navicula Denizotii nov. sp. (pl. XI, fig. 17).
Valves linéaires — elliptiques, largement arrondies aux extrémités.
Raphé droit, courant à l’intérieur d’une côte centrale ombrée ; pores
centraux notablement distants l’un de l’autre. Aire centrale largement
circulaire. Longueur 19 n, largeur 6 n ; stries radiales, les médianes d’égale
longueur, 22-26 en 10 |x.
Cette nouvelle espèce est dédiée à notre ami et collègue, M. M. Denizot,
Muséum National, Paris.
Navicula dicephala (Ehr.) W. Sm., var. undulata Ostr., fo. capitata nov.
fo. (pl. XI, fig. 5).
= N. dicephala var. neglecla (Krass.) Hust.,
Valves linéaires et triondulées, plus nettement capitées aux extrémités
que chez la variété type. Longueur 36-37 |x, largeur 9-9,5 y. ; 11-16 stries
en 10 [x.
Navicula dispensata Hust. et Manguin, fo. rostrata Manguin (pl. XI,
fig. 20).
Navicula dispersa Manguin fo. rostrata Manguin, 1941, p. 137, pl. II,
fig. 32 ; F. Hustedt, 1962, p. 241, fig. 1366 e, N. dispensata fo. rostrata.
Valves linéaires, faiblement atténuées et rostrées aux extrémités. Aire
axiale étroite, linéaire. Longueur 12-14 |x, largeur 2,5 n ; stries perpendi¬
culaires à la ligne médiane, environ 20 en 10 (x.
Açores (île Flores). Forme aérophile bryophile.
Navicula dolosa nov. sp. (pl. XI, fig. 22 et pl. XII, fig. 2).
Valves elliptiques à linéaires — elliptiques à bords faiblement
convexes, resserrées et capitées aux extrémités. Raphé droit filiforme. Aire
axiale linéaire resserrée aux extrémités ; aire centrale rectangulaire.
Longueur 22-31 |x, largeur 6,5-7,5 [x; stries toutes radiales, ± visiblement
ponctuées, 12-13 dans la partie médiane et jusqu’à 18 vers les extrémités en
10 (x. Un point sigmatique isolé est bien apparent sur un côté du nodule
central.
Le contour des valves, la direction radiale des stries terminales, ainsi
que la forme rectangulaire de l’aire centrale séparent cette espèce des N. decus-
sis Ostr., N. declivis Hust. et N. similis Krass., dont les caractères morpho¬
logiques et structuraux présentent respectivement et en partie d’évidentes
analogies.
Navicula inculta nov. sp. (pl. XI, fig. 12).
Valves linéaires — elliptiques, arrondies — obtuses aux extrémités.
Raphé droit, filiforme ; côte centrale peu marquée. Aire axiale linéaire,
étroite s’élargissant quelque peu près des pôles ; aire centrale transver¬
salement élargie et elliptique à subrectangulaire. Longueur 25 (x, largeur
8 [x ; seules apparaissent les stries situées autour de l’aire centrale, 22-26
en 10 (x, les autres stries restant invisibles sur la paroi cellulaire
apparemment hyaline.
Source : MNHN, Paris
72
E. MANGUIN
Navicula Lagerheimii Cl., var. nomismatiformis nov. var. (pl. XI, fig. 2).
Valves rhomboïdes, notablement dilatées transapicalement dans la
partie médiane, élargies et capitées aux extrémités. Longueur 24-28 y,
largeur 11,5-13 p ; stries ponctuées environ 11-13 en 10 p. Un stigma punc¬
tiforme bien apparent.
Navicula mutica Ktz., var. peruviana nov. var. (pl. X, fig. 7).
Valves linéaires — elliptiques, étirées et subcapitées aux extrémités.
Longueur 36-39 p, largeur 9,5-10,5 a ; environ 19-20 stries en 10 y, ponctuées
et croisées près de la marge valvaire par une ligne hyaline longitudinale. Un
stigma punctiforme.
Très proche N. mutica var. gracilis Hust. (F. Hustedt, 1938-1939,
Bd. VII, p. 233, pl. XVII, fig. 4), cette nouvelle variété en diffère par sa
striation plus délicate et plus serrée, croisée près de la marge valvaire par
une ligne hyaline longitudinale bien visible, enfin les valves sont moins
largement elliptiques.
Navicula mutica var. tropica Hust. (pl. X, fig. 8).
Loc. cit., p. 233, pl. XVII, fig. 6.
Valves elliptiques — lancéolées largement arrondies — obtuses aux
extrémités. Longueur 33-38 p, largeur 9-10,5 y ; environ 17 stries en 10 y.
Un stigma en tiret robuste suivi d’un petit pli terminal arqué.
Java, Sumatra. Forme aérophile.
Navicula muticopsis H. V. H., var. producta (Grun.) Freng. (pl. X, fig. 10).
Valves semblables à celles de la variété type, mais de largeur un peu
inférieure, avec une striation plus serrée. Longueur 21-22 p, largeur 7,5 p ;
stries ponctuées robustes, environ 18-21 en 10 p. Stigma punctiforme bien
apparent.
L’espèce et ses variétés sont localisées dans les îles du secteur antarctique
sud-américain, ce sont des formes aquadulcicoles vivant dans les Mousses
humides, trouvées également dans la glace de banquise.
Navicula nubila nov. sp. (pl. XI, fig. 11).
Valves elliptiques largement arrondies — obtuses aux extrémités. Mem¬
brane cellulaire de structure très délicate. Raphé droit, filiforme. Aire axiale
linéaire relativement large ; aire centrale elliptique. Longueur 13,5-16 n,
largeur 6,5 y ; stries très fines, radiales, les médianes légèrement incurvées
autour de l’aire centrale et de longueur inégale, environ 40 en 10 p.
Navicula pseudobrockmannii nov. sp. (pl. XI, fig. 9).
Valves linéaires à bords parallèles, resserrées et ± capitées aux extré¬
mités, largement arrondies — obtuses aux pôles. Raphé droit, filiforme ;
pores centraux bien apparents et notablement rapprochés ; nodule central
circonscrit par un sillon. Aire axiale linéaire et étroite ; aire centrale rectan-
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES
ANDES DU PÉROU
73
gulaire. Longueur 22,5-24 n, largeur 5-6 fi ; stries radiales, de longueur
inégale autour de l’aire centrale, environ 23-26 dans la partie médiane et
30-32 en 10 |z aux extrémités.
Cette espèce est très proche de N. Brockmannii Hust. (F. Hustedt,
1927-1962, 3 teil, lief. 1, 1961, p. 93, fig. 1240 a-c), mais chez notre espèce
les stries terminales sont radiales et non perpendiculaires à l’axe apical,
comme chez cette dernière, de même que la présence d’une côte entourant
le nodule central lui est particulière.
Navicula pseudodispensata nov. sp. (pl. XI, fig. 21).
Valves linéaires étirées et rostrées aux extrémités, largement arrondies
— obtuses aux pôles. Raphé droit, filiforme, très faiblement incurvé près des
pores centraux. Aire axiale linéaire — lancéolée. Longueur 16-18 n, largeur
2,6-3 |x ; stries courtes faiblement radiales dans la partie médiane, perpen¬
diculaires à un peu convergentes vers les extrémités, environ 21-22 en 10 |i.
Cette espèce diffère de N. dispensala Hust. et Manguin (F. Hustedt,
1927-1962, 3 teil, lief. 2, 1962, p. 240, fig. 1366 a-c) par son aire axiale un
peu plus large et linéaire lancéolée, ainsi que par sa striation à direction
non totalement perpendiculaire à l’axe apical.
Navicula pseudoingrata nov. sp. (pl. XI, fig. 13).
Valves elliptiques — lancéolées étirées et subrostrées aux extrémités.
Raphé droit, filiforme ; pores centraux nettement marqués. Côte centrale
longitudinale bien apparente en particulier autour du nodule central où elle
est faiblement resserrée. Aire axiale linéaire étroite ; aire centrale circulaire.
Longueur 11-12,5 |i, largeur 4-4,5 n ; stries radiales, environ 26-30 en 10 p.
Cette nouvelle petite espèce est apparentée à N. ingrala Krasske
(F. Hustedt, 1927-1962, teil 3, lief. 1, 1961, p. 136, fig. 1270), elle s’en
distingue par la présence bien apparente d’une aire centrale et par ses
stries d’égale épaisseur.
Navicula pseudolapidosa nov. sp. (pl. XI, fig. 10).
Valves elliptiques largement arrondies aux extrémités. Raphé droit.
Pas de côte centrale longitudinale. Aire axiale linéaire ; aire centrale en une
large bande rectangulaire. Longueur 16-18 \x, largeur 7-8 n ; stries radiales,
les médianes d’égale longueur, environ 27-30 en 10 p.
Diffère de N. lapidosa Krasske (F. Hustedt, loc. cit., lief. 2, 1962,
p. 162, fig. 1296) par l’absence d’une côte centrale longitudinale, également
par ses stries médianes d’égale longueur.
Navicula pseudonaumannii nov. sp. (pl. XI, fig. 16).
Valves elliptiques et lancéolées resserrées — capitées aux extrémités.
Raphé droit, filiforme, situé à l’intérieur d’une zone ombrée. Aire axiale s’élar-
gissantvers le milieu en un ample espace lancéolé, bordée extérieurement par
une zone ombrée atteignant les nodules terminaux. Longueur 11,5(1, lar¬
geur 4,5 (i ; stries marginales très courtes, radiales, environ 26-28 en 10 n.
Mémoires du Muséum. Botanique, t. XII 6
Source : MNHN, Paris
74
E. MANGUIN
Cette petite espèce de dimensions inférieures et à stries plus serrées que
N. Naumannii Hust. (F. Hustedt, loc. cit., teil 3, lief. 1, 1961, p. 96, fig. 1242)
ne présente pas le resserrement très caractéristique de la côte médiane autour
du nodule central, caractère observable chez cette dernière espèce.
Navicula pseudoscutiformis Hust. (pl. XI, fig. 14).
= N. scutelloides W. Sm., var. minulissima Cl.
Valves à contour circulaire. Raphé droit filiforme. Aire axiale s’élar¬
gissant quelque peu autour du nodule central. Diamètre 8,5-9 n ; stries
fortement radiales, nettement ponctuées, environ 19-22 en 10
Répartition géographique encore imparfaitement établie, répandue
en Europe, Amérique du Nord, signalée en Amérique du Sud, au Chili et en
Argentine, Afrique (Niger) comme fossile récente (inédit). Forme oligohalobie
(indifférente), euryonique.
Navicula quadrimaculata nov. sp. (pl. XI, fig. 15).
Valves elliptiques — lancéolées étirées et rostrées aux extrémités, à pôles
arrondis — obtus. Raphé droit, filiforme ; pores centraux très rapprochés.
Aire axiale linéaire brusquement fermée vers les extrémités. Paroi cellulaire
présentant dans la partie médiane de la valve et de chaque côté de l’aire
axiale une large bande longitudinale en grisé, terminée à chaque extrémité
par une macule plus foncée. Longueur 13-14 n, largeur 5 (* ; stries radiales,
les centrales 18-20, les terminales plus de 30, en 10 fi.
Navicula Rauhü nov. sp. (pl. XII, fig. 4).
Valves longuement linéaires à bords parallèles, rétrécies et étirées
— rostrées aux extrémités, à pôles largement arrondis — obtus. Raphé droit
avec des fentes polaires longuement et largement recourbées latéralement ;
branches du raphé brusquement infléchies près des pores centraux. Aire
axiale linéaire faiblement resserrée aux extrémités, puis recourbée latéra¬
lement jusqu’au bord de la valve ; aire centrale peu étendue semi-circulaire.
Longueur 61-63 n, largeur 9,5 y. Stries délicates fortement radiales, alter¬
nativement écourtées autour du nodule central, les terminales perpendicu¬
laires jusqu’à convergentes près des pôles, croisées par une ligne longitudi¬
nale hyaline parallèle à la marge valvaire, les médianes environ 26, les
terminales environ 36, en 10 (t.
Cette nouvelle espèce est très proche de N . Hôfleri Choln. (J. Cholnoky
et Hellmuth Schindleb, 1953, p. 607, fig. 34-37 ; F. Hustedt, 1962,
teil 3, lief. 1, 1961, p. 97, fig. 1244), elle en diffère par ses dimensions nette¬
ment supérieures, sa striation plus apparente et moins serrée, croisée par
une ligne longitudinale hyaline située près de la marge, enfin par la courbure
notablement prolongée des fentes polaires et l’inflexion terminale des branches
du raphé sur les pores centraux.
Navicula seminulum Grun., var. capitata nov. var. (pl. XI, fig. 19).
Valves linéaires à bords légèrement convexes, resserrées et capitées aux
extrémités avec pôles largement arrondis — obtus. Aire axiale linéaire un
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
75
peu rétrécie aux extrémités ; aire centrale en une large bande rectangulaire.
Longueur 14,5 |x, largeur 3,5-4 n ; stries radiales, les centrales très réduites,
22 et jusqu’à 26 aux extrémités, en 10 1 1 .
Navicula subdeliberata nov. sp. (pl. XII, fig. 1, et pl. XXV, fig. 8).
Valves longuement linéaires—oblongues et largement arrondies—obtuses
aux pôles. Raphé droit ; pores centraux un peu incurvés latéralement ;
fentes polaires en forme de crochet arrondi terminé par une sorte de bou¬
clette ( fibula ). Côte centrale robuste. Aire axiale linéaire — lancéolée ; aire
centrale elliptique. Nodule central circonscrit par la côte centrale. Longueur
52-97 n, largeur 14-19 [x ; stries radiales ondulées, finement ponctuées,
croisées par un pli longitudinal parallèle à la côte centrale, les médianes
d’inégale longueur, 15-18 en 10 y, les terminales plus serrées.
Cette nouvelle espèce du groupe des Naoiculæ bacillares est proche de
N. déliberala Hust., connue comme fossile (A. A. S., 1934, pl. 396, fig. 4 et 5,
rectification 1936, pl. 405; F. Hustedt, 1927-1962, teil3,1961, lief. 1, p. 115,
fig. 1249). Les caractères séparant ces deux espèces portent en particulier
sur la structure des fentes polaires, l’incurvation des pores centraux chez
notre espèce et sa striation plus serrée, laquelle est traversée par un pli
longitudinal.
Navicula subtilissima Cl. (pl. XI, fig. 8 a-c).
Valves étroitement linéaires, resserrées et capitées aux extrémités.
Structure pariétale très fine, seules apparaissent les stries médianes. Longueur
24-31,5 |i, largeur 3-4,5 y.
Cosmopolite. Forme caractéristique des eaux à faible pH : marais,
tourbières ; fréquemment associée à Fruslulia rhomboides var. saxonica et
aux Eunolia de l’acidobionte.
Navicula suecorum Carlson, var. capitata nov. var. (pl. X, fig. 9).
Valves largement linéaires à bords médians parallèles ou faiblement
convexes, resserrées et capitées aux extrémités, à pôles arrondis — obtus. Aire
axiale linéaire ; aire centrale rectangulaire. Sillon longitudinal hyalin près
du bord valvaire. Longueur 33-34,5 n, largeur 9-10 [i ; environ 19-22 stries
ponctuées en 10 |x. Stigma sous la forme d’une grosse ponctuation isolée.
L’espèce a été signalée en premier dans l’Antarctique : îles Falkland,
Géorgie du Sud (Carlson) ; plus récemment par F. Hustedt sur le Sinaî.
Forme vraisemblablement aérophile. Mousses humides, sources.
Navicula Wittrockii (Lagerst.) A. Cl. (pl. XI, fig. 3).
= N. bacilliformis Grun.
Valves linéaires à bords parallèles largement étirées et rostrées aux
extrémités, à pôles arrondis — obtus. Raphé droit. Aire axiale linéaire ; aire
centrale rectangulaire. Côte centrale longitudinale. Longueur 27 fx, largeur
6 n ; environ 15-18 stries en 10 jx, plus serrées près des extrémités.
Probablement cosmopolite, plus abondante dans les zones alpines du
continent européen.
Source : MNHN, Paris
76
E. MÀNGUIN
Navicula Wittrockii fo. îusticulus (Ostr.) A. Cl. Eul. (pl. XI, fig. 4).
Valves linéaires à bords parallèles, arrondies — obtuses aux extrémités.
Aire centrale longuement elliptique. Longueur 30-32 y, largeur 7 p ; stries
médianes 13, les suivantes 18-20, en 10 p.
Caloneis absoluta nov. sp. (pl. XII, fig. 7).
Valves elliptiques, arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé droit,
incurvé près des pores centraux. Aire axiale lancéolée ± régulièrement
élargie vers le milieu. Longueur 34 p, largeur 12 p ; stries radiales d’inégale
longueur, environ 17-19 en 10 p, croisées près de la marge valvaire par une
étroite bande longitudinale hyaline.
Caloneis alpestris (Grun.) CL, var. cordillerarum nov. var. (pl. XII, fig. 9).
Valves linéaires—elliptiques, arrondies—obtuses aux extrémités. Raphé
droit légèrement incurvé près des pores centraux. Aire axiale largement
linéaire —■ lancéolée, faiblement élargie au milieu en une aire centrale peu
apparente, sur chacun des bords de cette dernière est figurée une zone
ombrée en forme de segment ± allongé. Longueur 34-39,5 p, largeur 8-9,5 p ;
stries radiales d’irrégulière longueur, 21-22 en 10 p, croisées près de la marge
valvaire par une bande longitudinale hyaline.
Caloneis alpestris var. elliptica nov. var. (pl. XII, fig. 10).
Valves largement elliptiques — lancéolées. Aire axiale lancéolée très
étendue ; pas de segment ombré sur chacun des côtés du nodule central
comme chez la précédente variété, mais une bande ombrée étroite atteignant
les extrémités de l’aire axiale. Longueur 26-28 p, largeur 9-10 p ; stries
d’inégale longueur, environ 18-20 en 10 p.
Caloneis concisa nov. sp. (pl. XIII, fig. 6).
Valves linéaires à bords parallèles, arrondies — obtuses aux extrémités.
Raphé droit faiblement incurvé près des pores centraux. Aire axiale linéaire,
brusquement resserrée vers les extrémités ; aire centrale en bande rectan¬
gulaire atteignant les bords de la valve. Longueur 41 p, largeur 6 p ; stries
toutes perpendiculaires à la ligne médiane, environ 21-22 en 10 p, croisées
près de la marge valvaire par une ligne longitudinale hyaline.
Caloneis incognita Hust. (pl. XIII, fig. 4).
F. Hustedt, 1910, p. 373, pl. 3, fig. 7 ; 1937-1939, Bd. XV, p. 284,
pl. XV, fig. 22.
Valves linéaires — lancéolées, arrondies — cunéiformes aux extrémités.
Raphé droit un peu incurvé près des pores centraux. Aire axiale largement
lancéolée ; aire centrale transversalement élargie en une bande rectangu¬
laire atteignant les bords de la valve. Longueur 53-55 p, largeur 13 p ;
stries fortement radiales, environ 13-15 en 10 p, plus serrées aux extrémités,
croisées par une bande longitudinale hyaline.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES
PÉROU
77
Afrique et Asie tropicales, Insulinde. Écologie encore imprécise : observée
à Sumatra dans des eaux à pH 7,8 (F. Hustedt).
Caloneis macedonica Hust. (pl. XII, fig. 6).
F. Hustedt, 1945, p. 934, pl. XLII, fig. 27-28.
Valves linéaires — elliptiques à bords fortement convexes, resserrées et
largement capitées aux extrémités. Raphé droit à peine incurvé sur les pores
centraux. Aire axiale lancéolée ; aire centrale étendue en une bande rectan¬
gulaire atteignant les bords de la valve. Longueur 29-33 |x, largeur 6,5-8 n ;
stries médianes radiales, puis perpendiculaires jusqu’à convergentes aux
extrémités, 19 à 20 en 10 jx, croisées près de la marge valvaire par une bande
longitudinale hyaline.
Afrique tropicale et Macédoine. Forme littorale, également crénophile
et bryophile.
Caloneis paludosa nov. sp. (pl. XIII, fig. 3).
Valves longuement linéaires ± tumides dans la partie médiane, large¬
ment arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé droit faiblement incurvé sur
les pores centraux. Aire axiale linéaire — lancéolée notablement rétrécie aux
extrémités ; aire centrale étendue en une large bande rectangulaire attei¬
gnant les bords de la valve. Longueur 40,5-52 n, largeur 6,5-7,5 |x ; stries
médianes radiales, les suivantes perpendiculaires, 18-20 en 10 |x, croisées
près de la marge valvaire par une bande longitudinale hyaline.
Caloneis peruviana nov. sp. (pl. XIII, fig. 2).
Valves linéaires à bords faiblement convexes, un peu diminuées aux
extrémités et à pôles largement arrondis — obtus. Raphé à branches présen¬
tant une double courbure très tendue ; fentes polaires longuement recourbées.
Aire axiale occupant plus du tiers de la largeur de la valve, lancéolée et
brusquement resserrée près des nodules polaires, faiblement élargie sur un
côté du nodule central. Longueur 60-82 n, largeur 12-15 fx ; stries robustes
d’inégale longueur, radiales, les terminales ± perpendiculaires, 12-15 en 10 n,
croisées par une bande longitudinale hyaline submarginale et relativement
large.
Caloneis Rauhii nov. sp. (pl. XIII, fig. 5).
Valves longuement linéaires à bords parallèles, insensiblement lancéolées
et quelque peu rétrécies subrostrées aux extrémités, à pôles arrondis — cunéi¬
formes. Raphé sensiblement asymétrique, à branches un peu obliques et
incurvées près des pores centraux. Aire axiale linéaire occupant près de la
moitié de la largeur de la valve, resserrée aux extrémités et élargie sur un
des côtés du nodule central en une aire centrale hémicirculaire. Nodule
central marqué par une tache ombrée demi-circulaire et unilatérale. Longueur
84,5-91 (x, largeur 12-14 |i ; stries radiales, environ 16-20 en 10 (x, croisées
près de la marge valvaire par une bande longitudinale hyaline.
Source : MNHN, Paris
78
E. MANGUIN
Galoneis silicula (Ehr.) Cl., var. elliptica Freng., fo. minor nov. fo.
(pl. XII, fig. 8).
Contour et structure des valves identiques à la variété (J. Franguelli,
1941, p. 262, pl. II, fig. 21), mais dimensions nettement inférieures : longueur
15,5 n, largeur 5 jx ; stries également plus serrées, environ 20-24 en 10 |x.
Galoneis strictissima nov. sp. (pl. XIII, fig. 1).
Valves linéaires ± tumides dans la partie médiane, diminuées et sub-
rostrées aux extrémités et à pôles largement arrondis — obtus. Raphé droit,
incurvé près des pores centraux. Aire axiale linéaire, resserrée vers les
extrémités ; aire centrale très développée en hauteur, atteignant les bords
de la valve. Long. 44-46 n, larg. 5,5-6 |x. Stries radiales, les terminales,
convergentes, croisées par une bande longitudinale hyaline peu apparente
environ 9-10 en 10 ;x.
Pinnularia acoricola Hust. (pl. XVII, fig. 6).
Valves elliptiques — lancéolées largement arrondies — obtuses aux extré¬
mités. Raphé droit, filiforme. Aire axiale étroite, largement ouverte sur une
aire centrale rectangulaire, notablement haute et atteignant les bords de la
valve. Longueur 19-20,5 n, largeur 5,2-6 jx ; stries radiales, les terminales
brusquement convergentes, 15-17 en 10 p.
Asie tropicale, Afrique, Amérique. Forme euryonique vivant dans des
biotopes à pH allant de 2,4 à 7,7 avec maxima d’abondance en milieux
fortement humiques.
Pinnularia acrosphæria Bréb., var. linearis nov. var. (pl. XIV, fig. 2).
Valves longuement linéaires à bords parallèles, largement arrondis
— obtuses aux extrémités. Longueur 127-130 n, largeur 16-18 jx ; direction
et nombre des stries comme chez l’espèce : environ 9-11 en 10 |x.
Diffère de la var. bacillaris Hérib. (J. Héribaut, 1903, 2 e partie, p. 64,
pl. XI, fig. 13) par ses stries plus longues et l’aspect grenu de l’aire axiale,
ainsi que ses dimensions valvaires un peu supérieures.
Pinnularia ampulliformis nov. sp. (pl. XVII, fig. 5).
Valves lancéolées fortement resserrées et largement arrondies — capitées
aux extrémités. Raphé droit, filiforme. Aire axiale lancéolée très étendue.
Longueur 17,5 fx, largeur 3,5 (x ; stries très courtes et radiales, les terminales
convergentes, 13-15 en 10 fx.
Diffère de P. Kriegeriana Krasske (G. Krasske, 1943, p. 86, fig. 17)
par ses valves nettement capitées et ses stries non perpendiculaires.
Pinnularia appendiculata (Ag.) CI., fo. intermedia nov. fo. (pl. XV,
fig. 5).
Valves linéaires longuement étirées, rostrées aux extrémités. Raphé
droit filiforme, notablement infléchi sur les pores centraux. Longueur
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
79
30-32 y, largeur 5,5-6,5 n ; stries médianes radiales, les suivantes perpen¬
diculaires, les terminales convergentes, environ 19-22 en 10 n.
Forme intermédiaire entre l’espèce et la var. irrorata Grun.
Pinnularia bioculata nov. sp. (pl. XV, fig. 2).
Valves linéaires notablement tumides dans la partie médiane, rétrécies
et longuement rostrées aux extrémités avec pôles largement arrondis — cunéi¬
formes. Raphé droit, infléchi sur les pores centraux. Aire axiale linéaire à
sublancéolée ; aire centrale transversalement élargie en une bande rectan¬
gulaire atteignant les bords de la valve avec, de chaque côté du nodule
central une forte tache ombrée en forme de segment. Longueur 63-67 |i,
largeur dans la partie médiane 10 n, vers les extrémités 8 n ; stries robustes
(côtes), radiales, les terminales convergentes, 12-14 en 10 n.
Cette espèce est à rattacher au groupe des Tabellariæ par l’ensemble de
ses caractères structuraux proches de P. slomatophora Grun. var. triundulala
Fontell.
Pinnularia bogotensis Grun., var. andina nov. var. (pl. XIII, fig. 8).
Valves linéaires faiblement convexes sur les côtés et arrondies — obtuses
aux extrémités. Raphé à courbure très tendue et notablement recourbée
sur les pores centraux, ces derniers très rapprochés ; fentes polaires en forme
de baïonnette. Aire axiale étroite, puis largement ouverte sur le nodule
central en une aire centrale rectangulaire atteignant les bords de la valve.
Longueur 59-61 |x, largeur 9-10,5 n ; stries radiales, les terminales conver¬
gentes, 10-14 en 10 y.
Pinnularia borealis Ehr., var. congolensis Zan. (pl. XVI, fig. 4, et
pl. XXV, fig. 2).
V. Zanon, 1938, p. 641, fig. 27.
Valves linéaires — lancéolées à bords médians concaves, atténuées et
subrostrées aux extrémités avec pôles largement arrondis — obtus. Raphé
droit excentrique, longuement infléchi sur les pores centraux. Aire axiale
linéaire; aire centrale subcirculaire. Longueur 63-68 y, largeur 11-15 (i;
stries médianes radiales, perpendiculaires, puis convergentes vers les extré¬
mités, 3-5 en 10 y.
Jusqu’ici signalée au Congo ex-belge.
Pinnularia borealis var. lanceolata Hust. (pl. XVI, fig. 5).
F. Hustedt, in A. S., At. d. Diat, 1874-1959 (pl. 388, fig. 16 et 17).
Valves elliptiques — lancéolées. Aire axiale linéaire ; aire centrale rectan¬
gulaire. Longueur 17 n, largeur 7 n ; stries toutes radiales, 6-7 en 10 |*.
Pinnularia borealis var. linearis Hust., fo. rostrata nov. fo. (pl. XVI,
fig. 6).
Valves linéaires rétrécies et rostrées aux extrémités. Longueur 30-34 |i,
largeur 6-7 (i ; environ 5 stries en 10 [*.
Source : MNHN, Paris
80
E. MANGUIN
Pinnularia conlerta nov. sp. (pl. XIV, fig. 5).
Valves elliptiques largement arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé
droit, filiforme, faiblement incurvé sur les pores centraux. Aire axiale linéaire,
très faiblement élargie autour du nodule central. Longueur 15-19,5 (a, largeur
7,5 ix ; stries parallèles à peine convergentes près des pôles, 5-6 en 10 |a.
Cette espèce apparentée aux petites formes de P. borealis s’en distingue
par une plus grande robustesse des stries, ainsi que par l’absence d’une aire
centrale.
Pinnularia corrugata nov. sp. (pl. XV, fig. 3).
Valves linéaires ± tumides dans la partie médiane et très largement
arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé un peu divergent sur la ligne
d’accompagnement, puis incurvé en direction des pores centraux. Aire
axiale linéaire du tiers de la largeur valvaire ; aire centrale transversalement
élargie en une bande rectangulaire atteignant les bords de la valve, avec de
chaque côté du nodule central une zone ombrée ± longuement fusiforme.
Également près des bords extérieurs de l’aire centrale est figuré un pli
longitudinal très apparent. Longueur 84-86 |a, largeur médiane 14 |a, aux
extrémités 11 n; stries radiales, les terminales convergentes, environ 10-12
en 10 (i.
Pinnularia corrugata var. linearis nov. var. (pl. XV, fig. 4).
Valves linéaires à bords parallèles. Aire axiale plus étroite que chez
l'espèce ; pas de pli longitudinal sur les bords extérieurs de l’aire centrale.
Longueur 68 n, largeur 14 ja ; même nombre de stries en 10 (a que l’espèce.
Pinnularia dactylus Ehr., var. peruviana nov. var. (pl. XIV, fig. 1, et
pl. XXV, fig. 3).
Valves linéaires à bords parallèles et arrondies — obtuses aux extrémités.
Raphé modérément complexe. Aire axiale du tiers environ de la largeur
valvaire, un peu élargie circulairement sur un côté du nodule central. Lon¬
gueur 143 (a, largeur 18,5 n ; stries radiales, les terminales convergentes,
environ 7-8 en 10 [a, croisées par une rangée longitudinale de chambres.
Cette nouvelle variété est à la fois intermédiaire avec P. flexuosa Cl.
(P. T. Cleve, 1894, II, p. 93, pl. I, fig. 23) et P. dactylus var. sumalrana
Hust. (F. Hustedt, 1935, p. 162, pl. II, fig. 15).
Pinnularia dubitabilis Hust. (pl. XVI, fig. 7).
F. Hustedt, 1949, p. 105, pl. 6, fig. 11-13.
Valves linéaires, hautement rectangulaires et largement arrondies aux
extrémités. Raphé droit, filiforme, infléchi sur les pores centraux. Aire
axiale linéaire très large, non élargie autour du nodule central. Longueur
30-32,5 (a, largeur 6-7 n ; stries très courtes et robustes, perpendiculaires,
4 1/2 en 10 (a.
Asie et Afrique tropicales.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
81
Pinnularia gibba W. Sm., fo. genuina Mayer (pl. XVII, fig. 2).
Valves longuement linéaires — lancéolées et resserrées — capitées aux
extrémités. Aire axiale linéaire, étroite, faiblement élargie autour du
nodule central. Longueur 54 jx, largeur 7 |i ; stries radiales, les terminales
convergentes, 12-14 en 10 jx.
Cosmopolite. Forme oligohalobie (indifférente), euryonique, oligo-
saprobie.
Pinnularia gibba var. interrupta A. Cl. (pl. XVII, fig. 3).
Aire centrale en une étroite bande rectangulaire atteignant les bords de
la valve. Longueur 51-56,5 |x, largeur 8-8,5 g ; 12-14 stries en 10 |x.
Pinnularia gibba var. subsancta nov. var. (pl. XIII, fig. 7).
Valves linéaires — lancéolées, rétrécies et subrostrées aux extrémités
avec pôles largement arrondis — obtus. Aire axiale très largement lancéolée ;
aire centrale rectangulaire. Longueur 37,5 jx, largeur 7,5-8 |i ; stries radiales
notablement écourtées, les terminales convergentes, 13-15 en 10 jx.
Cette variété est très proche de la var. sancla Grun. (P. T. Cleve, 1894,
II, p. 83 ; F. Hustedt, 1949, p. 107, pl. 6, fig. 17), elle en diffère par ses
dimensions inférieures et une striation plus serrée, de même les extrémités
valvaires sont ici nettement rétrécies subrostrées.
Pinnularia globiceps Grun. (pl. XV, fig. 7).
Valves elliptiques resserrées et capitées aux extrémités. Raphé droit et
filiforme, très peu incurvé sur les pores centraux. Aire axiale étroite s’élar¬
gissant autour du nodule central en une aire centrale rectangulaire d’inégale
hauteur atteignant les bords de la valve. Longueur 20,5-22 |x, largeur 5,5-
6,5 |x ; stries radiales, les terminales convergentes, un peu plus serrées que
chez le type spécifique, 22-26 en 10 g.
Europe, Groenland, Guadeloupe, probablement cosmopolite. Forme
oligohalobie à halophile (?), euryonique.
Pinnularia hemiptera (Ktz.) Cl. (pl. XIII, fig. 9).
Valves linéaires — elliptiques et arrondies — obtuses aux extrémités.
Raphé droit, incurvé sur les pores centraux. Aire axiale linéaire — lancéolée
occupant plus de la moitié de la largeur valvaire. Longueur 23-25 g, largeur
12 jx ; stries très courtes toutes parallèles, 10-11 en 10 g.
Cosmopolite. Forme oligohalobie euryonique.
Pinnularia insidiosa nov. sp. (pl. XVI, fig. 9).
Valves lancéolées et arrondies — aiguës aux extrémités. Raphé droit,
filiforme, incurvé sur les pores centraux. Aire axiale linéaire largement
ouverte près du nodule central en une aire centrale rectangulaire atteignant
les bords de la valve. Longueur 21-23,5 n, largeur 4,5-5 g ; stries robustes,
les médianes radiales, les terminales ± perpendiculaires à la ligne médiane,
10-12 en 10 |x.
Source : MNHN, Paris
82
E. MANGUIN
Pinnularia Kneuckerii Hust. (pl. XIII, fig. 10).
F. Hustedt, 1949 (a.), p. 50, pl. 2, fig. 22-32.
Valves linéaires à bords faiblement convexes dans la partie médiane,
resserrée et largement capitées aux extrémités. Raphé droit, filiforme, un
peu infléchi près des pores centraux. Aire axiale linéaire à lancéolée (dimor¬
phisme valvaire 1) s’élargissant ± vers le nodule central en une aire centrale
rectangulaire atteignant les bords de la valve. Longueur 27-38 ix, largeur 5 jx ;
stries radiales, les terminales convergentes, 15-21 en 10 jx.
Pinnularia Kneuckerii fo. linearis nov. fo. (pl. XIII, fig. 11).
Valves longuement linéaires à bords médians parallèles, puis fortement
resserrées et capitées aux extrémités. Longueur 24,5-26,6 |x, largeur 5,5-7 jx,
même nombre de stries que pour l’espèce.
Le type spécifique a été trouvé en premier en Palestine et au Sinaï.
Forme probablement crénophile.
Pinnularia lata (Bréb.) W. Sm., var. amplissima nov. var. (pl. XVI,
fig. 1).
Valves elliptiques, largement arrondies aux extrémités. Branches du
raphé ayant le même tracé que celles de P. alpina W. Sm., mais nettement
excentriques. Aire axiale linéaire moins large que chez le type ; aire centrale
circulaire. Longueur 58-60 [x, largeur 19-20 n ; stries très robustes, radiales,
terminales ± perpendiculaires, 4-5 en 10 |x.
Dans un précédent travail (P. Bourrely et E. Manguin, 1954 (b„
p. 35, pl. XI, fig. 97), nous avons identifié avec doute, sous le nom de P. alpina
W. Sm., var. kerguelensis (Haid. et Kolbe) Freng., une forme à dimensions
un peu supérieures présentant le même contour valvaire et une structure
identique à cette présente variété péruvienne. En conséquence, la forme
kerguéléenne doit être ramenée à cette dernière.
Pinnularia lata var. bacilliformis nov. var. (pl. XVI, fig. 2).
Valves linéaires à côtés parallèles et arrondies — obtuses aux extrémités.
Tracé des branches du raphé identique à la var. thuringiaca (Rabh.) A. Mayer.
Aire axiale linéaire ; aire centrale circulaire. Longueur 54 p, largeur 11 (x ;
stries radiales, les terminales convergentes, 5-6 1/2 en 10 (x.
P innula ria lata var. rostrata nov. var. (pl. XVI, fig. 3 a et 3 b).
Valves linéaires à côtés parallèles ou faiblement convexes, puis atté¬
nuées — rostrées et très largement arrondies — obtuses aux extrémités.
Longueur 37-47 |x, largeur 9-11 |x ; stries radiales, les terminales ± parallèles,
6 en 10 [x.
Pinnularia mæandrata nov. sp. (pl. XIV, fig. 4).
Valves linéaires — lancéolées faiblement convexes sur les bords médians,
arrondies — obtuses aux extrémités. Branches du raphé à double courbure très
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
83
tendue ; pores centraux très rapprochés. Aire axiale largement lancéolée.
Longueur 67-74 ja, largeur 13-14 jx. Stries robustes, radiales dans la partie
médiane, les suivantes perpendiculaires et de longueur irrégulière, environ
9 en 10 (i, croisées par une rangée marginale de chambres étroites bien
apparentes.
Pinnularia microstauron (Ehr.) Cl., fo. altitudinalis nov. fo. (pl. XV,
fig. H).
Contour valvaire et dimensions semblables à celles de l’espèce, diffère
seulement par la courbure du raphé au niveau du resserrement terminal de
l’aire axiale. Longueur 83-86 |x, largeur 11-12,5 n, stries environ 11-13 en 10 fx.
Pinnularia microstauron fo. dubia nov. fo. (pl. XV, fig. 10).
Aire centrale circulaire assez réduite. Raphé droit. Longueur 70 (x,
largeur 11 |x; 11-12 stries en 10 |x.
Forme intermédiaire entre l’espèce type et P. inlerrupia W. Sm.
Pinnularia microstauron (Ehr.) Cl., var. Brebissonii (Ktz.) Hust.,
fo. minutissima nov. fo. (pl. XVII, fig. 4).
Forme à valves très petites, lancéolées. Longueur 10,5-11 |x, largeur
2.5 [x ; stries délicates, environ 26-30 en 10 jx.
Dimensions encore plus réduites que chez la variété diminuta Grun.,
stries également plus serrées.
Pinnularia molesta nov. sp. (pl. XV, fig. 8).
Valves linéaires notablement étirées et subrostrées aux extrémités. Raphé
droit, filiforme. Aire axiale lancéolée très resserrée aux extrémités, largement
élargie autour du nodule central en une aire centrale transversalement ellip¬
tique. Longueur 34,5-37,5 n, largeur 5,5-6,5 [i ; stries médianes radiales,
les terminales perpendiculaires jusqu’à convergentes, 20-21 en 10 (x.
Pinnularia opulenta nov. sp. (pl. XVII, fig. 1).
Valves linéaires — elliptiques puis resserrées et largement capitées aux
extrémités, à pôles arrondis — obtus. Raphé sans fissure d’accompagnement
avec branches à double courbure très tendue ; fentes polaires en forme de
crochet circulaire remarquablement développé. Aire axiale lancéolée bordée
par une crête siliceuse ; aire centrale subcirculaire ouverte sur un des côtés
par l’absence d’une ou deux stries centrales. Longueur 57-60 |x, largeur
14.5 (x ; stries radiales dans la partie médiane, les suivantes perpendiculaires,
les terminales convergentes, environ 12 en 10 n.
Pinnularia parallelistriata nov. sp. (pl. XV, fig. 6).
Valves elliptiques largement arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé
droit, filiforme et incurvé sur les pores centraux. Aire axiale linéaire très
étroite ; aire centrale circulaire. Longueur 23-25 (x, largeur 8 (x ; stries toutes
perpendiculaires, 12-15 en 10 (x.
Source : MNHN, Paris
E. MANGÜIN
Pinnularia peruviana nov. sp. (pl. XIV, fig. 3).
Valves linéaires faiblement tumides dans la partie médiane, très large¬
ment arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé droit, infléchi vers les pores
centraux, ces derniers assez distants l’un de l’autre ; fentes polaires en forme
de baïonnette notablement prolongées en direction apicale. Aire axiale linéaire,
élargie vers le nodule central, bordée par une crête siliceuse ; aire centrale
rectangulaire atteignant les bords de la valve, croisée apicalement par la
crête siliceuse, laquelle apparaît ici plissée transversalement ; aires polaires
non resserrées et également bordées par la crête siliceuse. Longueur 69 n,
largeur 11 jx ; stries médianes radiales, les suivantes perpendiculaires, les
terminales convergentes, croisées par une rangée de larges chambres, environ
9-11 en 10 |x.
Pinnularia pseudobalfouriana nov. sp. (pl. XIV, fig. 6).
Valves linéaires à bords faiblement convexes et largement arrondies —
obtuses aux extrémités. Raphé droit, filiforme ; pores centraux notablement
éloignés l’un de l’autre. Aire axiale linéaire un peu élargie autour du nodule
central. Longueur 21 n, largeur 7 jx ; stries toutes perpendiculaires, sauf les
terminales qui sont radiales, 5-6 en 10 |x.
Apparentée à P. Balfomiana Grun. par le grand écartement des pores
centraux, cette espèce en diffère par des dimensions supérieures et par ses
stries plus distantes et à peu près toutes perpendiculaires, celles autour du
nodule central étant visiblement écourtées.
Pinnularia pseudobalfouriana var. debilis nov. var. (pl. XIV, fig. 7).
Valves elliptiques. Aire axiale étroite s’élargissant irrégulièrement
autour du nodule central en une aire centrale circulaire assez étendue.
Longueur 13 n, largeur 6,5 n ; stries ± régulièrement parallèles, 8-9 en 10 (x.
P inn ul a ria Rauhii nov. sp. (pl. XV, fig. 1).
Valves linéaires — lancéolées et arrondies — obtuses aux extrémités.
Raphé sinueux longuement infléchi vers les pores centraux. Aire axiale
largement lancéolée ; aire centrale en une étroite bande rectangulaire
s’étendant jusqu’aux bords de la valve. Longueur 60 (x, largeur 15 n ;
stries robustes d’inégale longueur, toutes perpendiculaires et croisées par une
rangée de chambres étroites, mais bien apparentes, environ 8-10 en 10 jx.
Pinnularia strictissima nov. sp. (pl. XVI, fig. 8).
Valves linéaires — lancéolées et arrondies — cunéiformes aux extrémités.
Raphé droit, filiforme, incurvé sur les pores centraux. Aire axiale linéaire ;
aire centrale rectangulaire atteignant les bords de la valve. Longueur 19 (x,
largeur 5 n ; stries relativement robustes et perpendiculaires, un peu plus
courtes sur un des côtés de l’aire centrale, 9-10 en 10 [x.
Distincte de N. affine (Ehr.) Cl. par ses valves tumides au milieu et
nettement cunéiformes — arrondies aux extrémités, également par la direc¬
tion des stries.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
85
Pinnularia sublinearis (Grun.) Cl., var. lanceolata nov. var. (pl. XV,
fig. 9).
Valves linéaires — lancéolées, ± longuement étirées et subrostrées aux
extrémités. Aire axiale linéaire, étroite ; aire centrale petite et circulaire.
Longueur 26-29 n, largeur 5-6 n ; stries radiales, les terminales perpendi¬
culaires, 18-20 en 10 n.
Neidium apiculatum C. W. Reim., var. australis nov. var. (pl. XVII,
fig. 7).
Valves à contour général elliptique — rectangulaire, transapicalement
resserrées dans la partie médiane et sensiblement élargies vers les extré¬
mités, puis notablement étirées jusqu’aux pôles en forme d’apicule. Aire
axiale linéaire, resserrée aux extrémités ; aire centrale transversalement
elliptique. Longueur 51-58 n, largeur 15-17 n ; stries radiales finement
ponctuées, les médianes et les subterminales modérément courbées, les pre¬
mières radiales et les dernières convergentes, 20-22 en 10 p, croisées par une
double ligne marginale hyaline.
Cette variété nouvelle est très proche de N. apiculatum var. conslridum
C. W. Reim. (C. W. Reimer, 1959, I, p. 17, pl. 3, fig. 7), elle s’en distingue
par ses valves plus élancées et les apicules terminaux plus longs, des dimen¬
sions supérieures et une striation un peu moins serrée. A. Cleve-Eulre
(1955, Bd. 5, n° 4, p. 116, fig. 1168 c) décrit une variété rectum du N. Hitch-
cockii (Ehr.) Cl. dont les valves présentent un contour semblable à notre
variété, mais dont les dimensions supérieures et la striation moins serrée
représentent probablement une forme major de cette dernière.
Neidium magellanicum Cl. (pl. XXV, fig. 5).
Valves linéaires à bords triondulés, longuement arrondies — cunéiformes
aux extrémités. Aire axiale élargie entre le milieu de la valve et les extré¬
mités ; aire centrale circulaire. Longueur 205 p, largeur 43 p ; stries à direc¬
tion oblique, finement ponctuées, 12-13 en 10 p, croisées près de la marge
valvaire par 3-5 lignes longitudinales hyalines.
Cette espèce, considérée comme une endémique de l’extrême sud du conti¬
nent américain a été signalée en Terre de Feu, Patagonie et Chili austral ;
plus au nord de l’Argentine, dans les provinces de Buenos-Aires, Ybera et
Corrientes. Dans plusieurs récoltes effectuées par le D r J. Vellard, nous
l’avons observée fréquemment dans le plancton de certains lacs des Andes
du Pérou où elle paraît assez commune (inédit !). Forme littorale des eaux
acides.
Neidium peruvianum nov. sp. (pl. XVII, fig. 8).
Valves linéaires — lancéolées faiblement tumides dans la partie médiane
et cunéiformes — arrondies aux extrémités. Branches du raphé à courbure
assez prolongée et divergente autour des pores centraux. Aire axiale linéaire,
étroite ; aire centrale circulaire. Longueur 24 p, largeur 5,5 p ; stries radiales
Source : MNHN, Paris
E. MANGUIN
autour de l’aire centrale, les suivantes perpendiculaires à la ligne médiane,
environ 23-25 en 10 n, croisées près des bords de la valve par une ligne
longitudinale hyaline.
Cymbella acuta (A. S.) Cl. (pl. XX, fig. 1 a-c).
A. Schmidt, 1874-1959, sous le nom de C. americana A. S., var. acuta
A. S., pl. 9, fig. 15, et pl. 71, fig. 75-78; P. T. Cleve, 1894, I.sous le nom de
C. acuta A. S., p. 164 ; J. Frenguelli, 1924, sous le nom de C. americana A. S.,
p. 28, pl. I, fig. 10-11, et var. acuta A. S., pl. I, fig. 12).
Valves asymétriques, lancéolées à elliptiques-lancéolécs, plus convexes
sur le côté dorsal que sur le ventral, ce dernier parfois presque droit dans sa
partie médiane, faiblement rétrécies et subaiguës jusqu’à largement ros-
trées et arrondies obtuses — aux extrémités. Raphé ± excentrique et oblique.
Aire axiale lancéolée largement ouvert sur le nodule central ; aire centrale
circulaire notablement étendue. Longueur 49-68 n, largeur 13,5-14,5 n ;
stries radiales et ponctuées, 9-13 et les terminales 12-16 en 10 *x.
Scandinavie, Amérique septentrionale ; Amérique du Sud : Demerara
River (comme fossile), Rio de la Plata, Terre de Feu. Écologie encore mal
connue, vraisemblablement préférentielle des eaux acides.
Cymbella Cesatii (Rabh.) Grun., plur. fo. (pl. 20, fig. 3 a-c).
Ces formes sont un peu différentes de l’espèce par leurs dimensions
inférieures, ainsi que par la variabilité du contour de leurs valves : elles
peuvent être plus étroites et longuement lancéolées, ou plus courtes et propor¬
tionnellement plus larges, ± étirées et rostrées ou simplement arrondies
— obtuses aux extrémités. Longueur 19-36 n, largeur 4-5,5 n ; environ 17-
22 stries en 10 n, plus serrées aux extrémités.
L’espèce est principalement localisée dans les régions montagneuses de
l’Europe septentrionale, l’Amérique boréale et australe. Forme oligohalobie
et euryonique.
Cymbella cistula (Hempr.) Cl., var. maculata (Ktz.) V. H., fo. (pl. XVII,
fig. 9 a-b ).
Valves rectilignes sur le côté ventral, fortement voûtées sur le dorsal
et parfois légèrement rétrécies, aux extrémitée puis incurvées vers le bord
ventral. Aire centrale circulaire ou apicalement élargie. Longueur 27-31 (i,
largeur 9-10 n, stries radiales, les dorsales 9-10, les ventrales 10-12 et les
terminales jusqu’à 18, en 10 n.
Cymbella Clericii Freng., var. andina nov. var. (pl. XX, fig. 4).
Valves très faiblement asymétriques, lancéolées, puis ± étirées et arron¬
dies — obtuses aux extrémités. Raphé à peu près central. Aire axiale linéaire
— lancéolée ; aire centrale elliptique, un peu plus étendue et semi-circulaire
du côté ventral. Longueur 78-88 n, largeur 20-22 n ; stries radiales ponctuées,
les médianes 8-9 et les terminales jusqu’à 12 en 10 n.
Source : MNHM, Paris
DIATOMÉES
ANDES DU PÉROU
Les dimensions de nos exemplaires sont inférieures de moitié à celles
minima données par l’auteur (J. Frenguelli, 1924, p. 32, pl. I, fig. 13),
de même l’aire axiale est moins largement lancéolée. L’espèce a été trouvée
dans une lagune d’eau douce près du Rio Grande (Terre de Feu) et de Puntas
Arenas.
Cymbella heteropleura (Ehr.) Ktz., var. lanceolata A. Cl., fo. minor
nov. fo. (pl. XX, fig. 2 a-b, et pl. XXV, fig. 7).
Valves très peu asymétriques, longuement lancéolées, puis ± nette¬
ment étirées et arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé à peu près central.
Aire axiale ± largement lancéolée ; aire centrale elliptique à circulaire,
notablement étendue. Longueur 82-89 |x, largeur 14-15 fx ; stries radiales
finement ponctuées, environ 10-11 en 10 ;x, les terminales jusqu’à 16 en
10 n-
Les exemplaires observés présentaient tous des dimensions faiblement
inférieures à celles données par l’auteur (A. Cleve-Euler, 1952-1955,
IV, p. 149, fig. 1220 d-h).
L’espèce et la variété appartiennent aux régions arctiques.
Cymbella lævis Naeg., f. compacta nov. fo. (pl. XVII, fig. 10).
Contour et structure valvaires comme chez l’espèce, mais à striation
plus serrée, dans la partie médiane du côté dorsal, 16-18 stries en 10 |x, du
côté ventral 20-22, les terminales 26-28 en 10 |x. Longueur 31 (x, largeur 6 jx.
L’espèce est connue des montagnes de l’Europe et du Thibet.
Cymbella margaritifera nov. sp. (pl. XVIII, fig. 1).
Valves à peu près symétriques, lancéolées et arrondies — obtuses aux
extrémités. Raphé droit, faiblement recourbé près des pores centraux et
notablement incurvé sur les fentes polaires. Aire axiale asymétrique
largement lancéolée, s’élargissant semi-circulairement dans la partie médiane
dorsale. Longueur 70-82 |x, largeur 16,5-18 fx ; stries radiales, lignées sur la
marge valvaire puis formées d’une rangée de grosses ponctuations oblongues
croisées par 2-3 bandes longitudinales hyalines, environ 9-10 rangées en 10 y,
les terminales un peu plus serrées.
Cymbella Maraierii nov. sp. (pl. XIX, fig. 2 a-b).
Valves symétriques à très faiblement asymétriques, lancéolées et
arrondies — aiguës aux extrémités. Raphé central droit et incurvé près des
pores centraux. Aire axiale lancéolée occupant le tiers environ de la largeur
valvaire. Longueur 57-71 n, largeur 7,5-9 |i ; stries toutes radiales, les
centrales parfois d’inégale longueur, 11-12 en 10 y, un point isolé bien
visible.
Espèce voisine de C. spicula Hust. (F. Hustedt, 1938, p. 422, pl. 25,
fig. 14), elle en diffère par son raphé droit et sans ligne d’accompagnement,
également par ses stries terminales non perpendiculaires ou convergentes
comme chez l’espèce précitée.
Source : MNHN, Paris
E. MANGUIN
Cette nouvelle espèce est dédiée à notre ami et collègue, M. Julien
Mamier-Lapostolle (Cap Ferrât, A.-M.).
Cymbella naviculiformis Auersw. (pl. XVIII, fig. 4 a-b).
Valves asymétriques elliptiques — lancéolées, étirées et ± resserrées —
capitées aux extrémités. Raphé asymétrique, ± longuement incurvé sur
les pores centraux. Aire axiale linéaire, resserrée vers les extrémités ; aire
centrale circulaire. Longueur 24-42 n, largeur 7-9 |x ; stries radiales ± dis¬
tinctement ponctuées, environ 12-16 en 10 |x.
Cosmopolite, oligohalobe (indifférente) et euryonique.
Cymbella norvegica Grun. (pl. XIX, fig. 4 a-d).
Valves asymétriques à courbure convexe ± tendue sur le côté dorsal,
le côté ventral droit ou très faiblement convexe, arrondies — obtuses et
parfois un peu étirées aux extrémités. Raphé droit, excentrique et incurvé
près des pores centraux. Aire axiale linéaire étroite; aire centrale petite
et subcirculaire. Longueur 28-38 jx, largeur 6,5-8 [x ; stries radiales, les termi¬
nales perpendiculaires, les ventrales parfois divergentes près des pôles, 8-12
en 10 (x. Fentes polaires dirigées vers le côté ventral.
Nord alpine, probablement aérophile.
Cymbella norvegica var. linearis nov. var. (pl. XIX, fig. 5).
Valves symétriques linéaires à bords parallèles, étirées — subrostrées et
largement arrondies —■ obtuses aux extrémités. Longueur 37 |x, largeur 7 n ;
environ 13-15 stries en 10 [x, radiales, les terminales perpendiculaires.
Cymbella pseudonorvegica nov. sp. (pl. XIX, fig. 3 a-b).
Valves symétriques linéaires à bords parallèles, parfois faiblement
convexes sur le côté dorsal et un peu concaves sur le ventral, étirées —
rostrées et largement arrondies — obtuses aux extrémités. Raphé central à
légèrement excentrique. Aire axiale linéaire; aire centrale circulaire. Longueur
37-40 n, largeur 5-7,5 n; stries radiales, les médianes recourbées autour de
l’aire centrale, les terminales nettement convergentes, finement ponctuées,
12-15 en 10 jx.
Cette espèce très proche de C. norvegica var. linearis nov. var. en diffère
par la direction convergente des stries terminales, de même par l’aire centrale
qui est franchement circulaire.
Cymbella pseudohybrida nov. sp. (pl. XVIII, fig. 5).
Valves symétriques linéaires, notablement resserrées — capitées aux
extrémités. Raphé central, filiforme. Aire axiale linéaire se resserrant aux
extrémités ; aire centrale circulaire. Longueur 17-19 n, largeur 3,5-4,5 |x ;
stries radiales, environ 23-26 en 10 jx.
Diffère de C. hybrida Grun. par la parfaite symétrie du contour de ses
valves et par leurs extrémités nettement capitées, également par ses tries
plus serrées.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES
ANDES DU PÉROU
Cymbella turgida (Greg.) Cl. (pl. XVIII, fig. 6).
Valves luniformes à côté dorsal convexe, droites et quelque peu tumides
au milieu sur le côté ventral. Raphé très excentrique, droit ; fentes polaires
remarquablement prolongées vers le bord ventral. Aire axiale linéaire,
± élargie dans la partie médiane dorsale. Longueur 80-82 n, largeur 17-18 n :
stries radiales, les terminales du côté ventral à direction convergente, lignées,
7-9 en 10 n.
Cosmopolite. Forme oligohalobe (indifférente), alcalinophile.
Cymbella turgida var. intermedia nov. var. (pl. XIX, fig. 1).
Diffère de l’espèce par ses valves régulièrement convexes du côté
ventral et non tumides dans la partie médiane, également par la robustesse
des stries. Longueur 54-61 n, largeur 14-16 (i ; 6-8 stries en 10 n, environ
20 ponctuations lignées en 10 n.
Cette variété nouvelle représente une forme de passage entre C. grosse-
striata O. Müll. (F. Hustedt, 1949 a, p. 115, pl. VIII, fig. 16-19) et C. turgida.
Cymbella Wittrockii O. Müll., fo. minor nov. fo. (pl. XVIII, fig. 2 a-b).
Contour et structure valvaires identiques à l’espèce, dimensions infé¬
rieures et stries plus serrées. Longueur 80-85 n, largeur 15-16 n ; stries
médianes dorsales 9-11, les ventrales 10-11 et les terminales 13-15 en 10 |i.
Cymbella Wittrockii var. subrecta nov. var. (pl. XVIII, fig. 3).
Valves moins arquées sur le côté dorsal que chez la précédente forme,
le ventral plus faiblement concave et à peine tumide dans le milieu. Longueur
55 n, largeur 10 n ; stries médianes dorsales 8, les ventrales 9-10 et les termi¬
nales 10-11 en 10 |z, 7-8 points isolés en forme de flammettes du côté ventral
et fréquemment 2 ponctuations isolées du côté dorsal.
L’espèce est connue de la Patagonie australe et de la province du
Neuquen (Argentine).
Gomphonema angustatum (Ktz.) Rabh. (pl. XXI, fig. 9).
Valves claviformes légèrement étirées — rostrées et arrondies — obtuses
au pôle supérieur, resserrées et subcapitées au pôle inférieur. Longueur
29-31 |i, largeur 6-7,5 n ; environ 14 stries en 10 ix.
Cosmopolite et ubiquiste.
Gomphonema angustatum var. æqualis (Greg.) Grun. (pl. XXI, fig. 10).
Valves linéaires — lancéolées, resserrées et subcapitées aux deux pôles.
Longueur 24-26,5 n, largeur 5 n ; environ 10-11 stries en 10 |x.
Gomphonema constrictum Ehr., var. peruvianum nov. sp. (pl. XXI,
fig. 1).
Valves linéaires notablement tumides dans la partie médiane, rétrécies,
puis largement arrondies — capitées au pôle supérieur ; longuement étirées et
Mémoires du Muséum. Botanique, t. XII 7
Source : MNHN, Paris
90
E. MANGUIN
à bords parallèles, puis quelque peu élargies vers le pôle inférieur, celui-ci
arrondi—obtus. Aire axiale relativement étroite s’élargissant autour du nodule
central. Longueur 43-49 p, largeur 6-7,5 p ; stries médianes radiales non
alternativement écourtées comme chez l’espèce, les suivantes perpendicu¬
laires et les terminales à nouveau radiales, environ 12-14 en 10 p, un point
latéral isolé.
Gomphonema imperfecta nov. sp. (pl. XX, fig. 5).
Valves linéaires —claviformes largement arrondies — obtuses au pôle
supérieur, modérément étirées vers le pôle inférieur, ce dernier arrondi —
obtus. Aire axiale lancéolée et faiblement élargie autour du nodule central.
Longueur 25,5 p, largeur 5fi; stries non ponctuées, environ 11-12 en
10 p, pas de point isolé.
Gomphonema intricatum Ktz., var. dichotomum (Ktz.) Grun. (pl. XXI,
fig. 2 a-c).
Valves, linéaires — subclaviformes, largement arrondies—obtuses au pôle
supérieur, arrondies — cunéiformes au pôle inférieur. Longueur 36-41 p,
largeur 6-7,5 p ; stries ± distinctement ponctuées, environ 9-11 en 10 p,
un point isolé.
Cosmopolite et ubiquiste.
Gomphonema intricatum var. pumila Grun. (pl. XXI, fig. 3 a-b).
Valves linéaires — claviformes à subbacilliformes. Longueur 23-27 p,
largeur 3-4,5 p ; environ 13 stries en 10 p, un point isolé.
Cosmopolite et ubiquiste.
Gomphonema lanceolatum Ehr., var. insignis (Greg.) Cl., fo. intermedia
nov. fo. (p. XXI, fig. 8).
Valves lancéolées — cunéiformes et arrondies — aiguës au pôle supérieur,
étirées et arrondies — obtuses au pôle inférieur. Longueur 33,5 p, largeur 6 p ,
stries ponctuées environ 10-12 en 10 p, un point isolé.
Gomphonema longipes Ehr., fo. cuneata nov. fo. (pl. XXI, fig. 5).
Valves lancéolées, tumides dans la partie médiane, arrondies — cunéi¬
formes au pôle supérieur, notablement étirées vers le pôle inférieur, ce
dernier arrondi — obtus. Longueur 35-37 p, largeur 5-6 p ; stries finement
ponctuées environ 12-13 en 10 p, un point isolé.
Gomphonema longipes var. subclavatum Grun., fo. gracilis Hust.
(pl. XXI, fig. 7).
Valves lancéolées, arrondies —obtuses au pôle supérieur, un peu étirées
et parfois subcapitées au pôle inférieur. Longueur 34 p, largeur 5,5 p ;
environ 14 stries en 10 p, un point isolé.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
Gomphonema longipes var. subclavatum fo. bicapitellata nov. fo.
(pl. XXI, fig. 6).
Valves lancéolées, étirées et ± capitées aux deux pôles. Longueur 31-34 |x,
largeur 5-5,5 jx ; environ 13-15 stries en 10 (x, un point isolé.
Gomphonema olivæformis nov. sp. (pl. XIX, fig. 6).
Valves claviformes largement arrondies — obtuses au pôle supérieur,
cunéiformes et arrondies — aiguës au pôle inférieur. Raphé fortement ondu¬
leux. Aire axiale linéaire étroite ; aire centrale unilatéralement ouverte
jusqu’au bord de la valve avec un point isolé sur le côté opposé. Longueur
31-33,5 |x, largeur 6-7 fx ; stries robustes indistinctement ponctuées, environ
7- 9 en 10 fx.
Espèce voisine de G. tergestinum (Grun.) Fricke dont elle se distingue
par les branches fortement onduleuses de son raphé, ainsi que par ses stries
plus robustes et moins serrées.
Gomphonema parvulum (Ktz.) Grun., var. lagenula (Grun.) Hust.
(pl. XXI, fig. 11 a-b).
Valves ovales à ovales — elliptiques fortement resserrées et capitées aux
deux pôles. Longueur 15-27 n, largeur 6-8 [x ; environ 12-15 stries en 10 |x,
un point isolé.
Cosmopolite. Forme oligohalobe (indifférente), euryonique.
Gomphonema tergestinum Grun., fo. subrostrata nov. fo. (pl. XXI,
fig. 4).
Valves claviformes—lancéolées quelque peu étirées et subrostrées au pôle
supérieur arrondi — obtus, l’inférieur arrondi — aigu. Longueur 24-27 n,
largeur 6,5 |x ; environ 10-13 stries en 10 jx, un point isolé.
Denticula elegans Ktz. (pl. XXII, fig. 1 a-d).
Valves proportionnellement moins larges que chez l'espèce européenne,
linéaires à linéaires - lancéolées et ± longuement atténuées vers les extré¬
mités, à pôles arrondis — obtus. Cloisons robustes peu distinctement capitées
à une de leurs extrémités. Longueur 32-34 jx, largeur 3,5-4,5 |i ; 5 côtes
transapicales et environ 17 stries en 10 n, ces dernières ponctuées.
Europe septentrionale et Alpes, Amérique du Nord (Nebraska), Amé¬
rique du Sud (Patagonie et Brésil), forme aérophile.
Denticula elegans var. linearis nov. var. (pl. XXII, fig. 2).
Valves à bords parallèles largement arrondies — obtuses aux pôles. Lon¬
gueur 34 |x, largeur 4,5 [x ; 5-6 côtes et 17-18 stries en 10 |x.
Denticula tenuis (Ktz.) Grun., fo. diminuta nov. fo. (pl. XXI, fig. 12).
Valves lancéolées à pôles aigus. Longueur 12 (x, largeur 2,5 fx ; environ
8- 9 côtes et jusqu’à 24 stries en 10 n, ces dernières très finement ponctuées.
Mémoires du Muséum. Botanique t. x 7*
Source : MNHN, Paris
92
E. MANGUIN
Forme de passage vers la var. frigida (Ktz.) Grun., mais à dimensions
plus réduites.
Nitzschia ambigua nov. sp. (pl. XXII, fig. 6 a-b).
Valves elliptiques — lancéolées, resserrées et capitées aux extrémités. Lon¬
gueur 12-16 ji, largeur 3,5 jx ; points carénaux quadratiques, les deux médians
avec le même espacement que les suivants, 9-10 en 10 |x ; stries finement
mais distinctement ponctuées, 20-24 en 10 (x.
Nitzschia amphibia Grun., var. acutiuscula Grun. (pl. XXIV, fig. 7).
Valves lancéolées, arrondies — aiguës aux extrémités. Longueur 17 |x
largeur 3-4 |x ; points carénaux robustes 7-8 en 10 n ; stries ponctuées envi¬
ron 16-19 avec 20 ponctuations en 10 |x.
Nitzschia bacata Hust. (pl. XXIII, fig. 4 a-b).
F. Hustedt, 1937-1939, p. 485, pl. 41, fig. 345-347.
Valves étroitement linéaires — lancéolées, ± longuement amincies vers
les extrémités, parfois faiblement capitées aux pôles. Longueur 32-95 jx,
largeur 1,6-2,5 n ; points carénaux petits, 13-18 (plus souvent 14-16) en
10 n, les deux médians séparés par un plus grand intervalle que les autres
(ce caractère n’est pas toujours bien apparent) ; stries invisibles en prépa¬
ration avec montage à l’Hyrax et obj. x 90 apochr. à ouv. num. 1,40, ocul.
20 x comp.).
Asie et Afrique tropicales, mais probablement à plus large répartition
géographique. Forme planctonique et littorale des lacs alcalins (F. Hustedt).
Nitzschia bacata fo. linearis Hust. (pl. XXIII fig. 5 a-e).
F. Hustedt, 1949 a, p. 149, pl. 13, fig. 17-20
Valves linéaires à bords parallèles et ± atténuées — subrostrées à sub-
capitées aux extrémités. Longueur 41-85 n, largeur 2-2,5 n ; 14-16 points
carénaux en 10 p.
Congo ex-belge.
Nitzschia Chuniana nov. sp. (pl. XXIV, fig. 11).
Valves lancéolées faiblement convexes sur les bords, puis resserrées
et arrondies — capitées aux extrémités. Longueur 35,5 [x, largeur 4,5 |x. Carène
large, excentrique ; points carénaux en tirets robustes notablement allongés,
8-10 en 10 n ; stries invisibles.
Nitzschia clandestina nov. sp. (pl. XXIV, fig. 12).
Valves largement lancéolées et étirées — rostrées aux extrémités. Lon¬
gueur 15-16,5 p, largeur 3,5 |x ; points carénaux robustes quadratiques, les
deux médians visiblement plus distants l’un de l’autre que les suivants,
environ 12 en 10 jx ; stries invisibles.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU
93
Cette espèce est proche des petites formes de N. fonticola Grun., elle
s’en distingue par le plus grand espacement de ses deux points carénaux
médians, ainsi que par l’invisibilité des stries.
Nitzschia fonticola Grun., fo. (pl. XXIV, fig. 8).
Petite forme à stries moins serrées que celles de type spécifique, environ
23 et 9 points carénaux en 10 |x. Longueur 17 n, largeur 3,5-4 |i.
Cosmopolite. Forme oligohalobe (indifférente), euryonique.
Nitzschia frustulum (Ktz.) Grun., var. perminuta Grun. (pl. XXIV,
fig. 4).
Valves linéaires — lancéolées et arrondies — obtuses aux extrémités. Lon¬
gueur 18-20 |i, largeur 2,5-3 n ; 9-12 points carénaux et 26-28 stries en 10 |x.
Nitzschia frustulum var. perminuta fo. curta Grun. (pl. XXIV, fig. 5).
Très petite forme à valves elliptiques. Longueur 8 n, largeur 3 |x ;
12 points carénaux et environ 26-30 stries en 10 [x.
L’espèce est cosmopolite, elle est également considérée comme oligo¬
halobe (indifférente) et alcaliphile.
Nitzschia frustulum var. rostrata nov. fo. (pl. XXIV, fig. 6).
Valves linéaires à bords parallèles, puis diminuées et rostrées aux extré¬
mités. Longueur 11,5 n, largeur 2,5 n ; 12 points carénaux et 26-30 stries
en 10 p.
Cette variété peut être confondue avec N. microcephala Grun., mais elle
en diffère par la constance de la forme rostrée des extrémités de ses valves,
ainsi que par ses stries moins serrées.
Nitzschia frustuloides nov. sp. (pl. XXIII, fig. 7).
Valves linéaires — lancéolées à bords parallèles dans la partie médiane,
puis resserrées et subcapitées aux extrémités. Longueur 33-37 jx, largeur
3-4 n ; points carénaux quadratiques, 8-9 et 18-20 stries en 10 ix.
Diffère de N. frustulum par ses valves ± sensiblement capitées à leurs
extrémités et à stries moins serrées.
Nitzschia frustuloides var. tenuicollis nov. var. (pl. XXIII, fig. 8).
Valves ± longuement et étroitement étirées et capitées aux extrémités.
Longueur 26,5 |x, largeur 2,5-3 n ; 9 points carénaux et 22-24 stries en 10 jx.
Nitzschia gracilis Hantz. (pl. XXIV, fig. 9 a-b).
Valves très étroitement linéaires — lancéolées, ± longuement étirées et
capitées aux extrémités. Longueur 62-74 [x, largeur 1,5-2 |x ; environ 12-
14 points carénaux en 10 fx, stries invisibles.
Cosmopolite. Forme oligohalobe (indifférente), observée dans des
biotopes à pH 4,5 jusqu’à 7,5.
Source : MNHN, Paris
94
E. MANGUIN
Nitzschia gracilis fo. brevis nov. fo. (pl. XXIV, fig. 10).
Valves largement lancéolées dans la partie médiane et plus étroitement
étirées aux extrémités. Longueur 52-53 p, largeur 3-4 (*, aux extrémités
0,5 p ; 19 points carénaux en 10 p.
Nitzschia molesta nov. sp. (pl. XXII, fig. 3 a-d).
Valves linéaires à bords parallèles, puis ± longuement rétrécies et
quelque peu resserrées —capitées aux extrémités. Longueur 55-118 p, largeur
3,5-6,5 p ; points carénaux en tirets robustes ou encore en grosses ponctua¬
tions selon la position du plan valvaire, 8-14 en 10 p ; stries délicates peu
apparentes environ 22-25 en 10 p.
Nitzschia peruviana nov. sp. (pl. XXII, fig. 4 a-b).
Valves linéaires à bords parallèles faiblement recourbées vers les extré¬
mités, brusquement rétrécies et rostrées aux pôles. Longueur 183-230 p,
largeur 11-13 p; carène peu excentrique avec une crête notablement large
(canal raphé), points carénaux arrondis et irréguliers, les deux médians
séparés par un plus grand espace, environ 4-6 et 16-17 stries en 10 p.
Nitzschia pseudoamphibia nov. sp. (pl. XXIII, fig. 1).
Valves longuement linéaires à bords parallèles dans la partie médiane,
puis insensiblement rétrécies et cunéiformes — aiguës aux extrémités. Lon¬
gueur 71-75 p, largeur 4,5-5 p ; points carénaux robustes quadratiques, 6-7
en 10 p ; stries ponctuées 15-16 en 10 p.
Cette espèce très proche de N. amphibia Grun. s’en différencie par ses
extrémités valvaires plus longuement rétrécies, également par ses stries et
ses points carénaux un peu moins serrés.
Nitzschia pseudoamphibia fo. depressa nov. fo. (pl. XXIII, fig. 2).
Valves ± infléchies sur le côté ventral. Longueur 57-61 p, largeur 4 p.
Nitzschia pseudoamphibia var. capitata nov. var. (pl. XXIII, fig. 3 a-d).
Valves linéaires — lancéolées moins longuement rétrécies aux extrémités
et nettement resserrées — capitées. Longueur 37-47 p, largeur 4-4,5 p ; 6-7
points carénaux en 10 p, les deux médians plus distants que les suivants ;
stries plus finement ponctuées, environ 13-18 en 10 p.
Nitzschia Rauhii nov. sp. (pl. XXII, fig. 5 a-b).
Valves longuement rhomboïdes — lancéolées, plus proéminentes sur le
bord ventral que sur le dorsal, selon la position de la valve : ce dernier peut
apparaître droit; extrémités arrondies — subaiguës à faiblement capitées.
Longueur 138-142 p, largeur 8-9 p ; valves à carènes opposées, points caré¬
naux en tirets, 6-11 en 10p; stries délicates finement ponctuées, environ
19-21 en 10 p.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES DU PÉROU 95
Nitzschia recta Hantz., fo. producta nov. fo. (pl. XXIII, fig. 6).
Valves semblables à celles de type spécifique mais étirées et subcapitées
aux extrémités et non cunéiformes — aiguës. Longueur 93,5-98 n, largeur
5,5 n ; environ 7-8 points carénaux en 10 n ; stries invisibles.
Surirella delicatissima Lewis (pl. XXIV, fig. 3).
Valves linéaires — lancéolées, étroites et arrondies—aiguës aux extré¬
mités. Longueur 65-67 n, largeur 4,5-5 [.i. Projections alaires indistinctes;
40-50 canaux alaires en 100 p. ; côtes plates à peine apparentes ; environ
20-22 stries en 10 y..
Cosmopolite. Forme halophobe, acidophile.
Surirella Rauhii nov. sp. (pl. XXIV, fig. 1 o-c, et pl. XXV, fig. 4).
Frustule à axe apical isopolaire, rectangulaire en vue connective et à
bords parallèles ou faiblement déprimés, largement arrondi aux angles.
Valves linéaires à bords parallèles ou légèrement concaves et largement
arrondies — cunéiformes aux extrémités. Longueur 50-125 n, largeur 9-20 n-
Projections alaires peu apparentes ; canaux alaires 18-20 en 100 n ; côtes
fortement marquées jusqu’à la ligne médiane, perpendiculaires dans la
partie médiane de la valve où elles se rejoignent bilatéralement en zigzag,
les côtes terminales sont libres entre elles et divergentes ; pseudoraphé
linéaire étroit. Paroi faiblement abaissée entre le bord valvaire et la ligne
médiane, finement mais distinctement striée, environ 15-18 stries en 10 {i.
Cette espèce est assez variable; dans une même population l’on trouve
des exemplaires dont la structure des valves est très proche de celle de
S. linearis W. Sm.
Surirella robusta Ehr., var. andina nov. var. (pl. XXIV, fig. 2).
Variété proche de la var. splendida (Ehr.) V. H., mais à dimensions
plus réduites : longueur 44-48,5 ;x, largeur 11-12 [a. Zone centrale hyaline
très largement lancéolée. Environ 20 canaux alaires en 100 (x ; stries déli¬
cates non ponctuées environ 15 en 10 p.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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Laboratoire de Cryptogamie
du Muséum National
d’Histoire naturelle
Paris, 20 Janvier 1964
E. MANGUIN.
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES DES ANDES
DU PÉROU
PLANCHES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
Photo 1. — Marais à Plantago rigida H. B. et K., Carhuamayo.
Photo 2. — Marais à Dislichia muscoides Nees et Meyen, près Carhuamayo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche I
Mémoires
Muséum. Botanique, t. XII
PLANCHE II
Photo 3. — Marais à Dislichia muscoidcs, station type de S tylites andicola Rauh,
lagune de Caprichosa.
Photo 4. — Marais à Dislichia muscoides, en premier plan touffes de Planlago rigida,
Carhuamayo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche II
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
Toutes les figures sont aux échelles de 10 n.
Fio. 1 a-e. — Melosira distans Ktz-, var. læoissima Grun. ; 1 a-c : chaînes de cellules ;
1 d-e : disques valvaires.
Fig. 2. — Melosira patagonica (O. Müll.) Freng.
Fig. 3. — Cyclotella operculala (Ag.) Ktz. var. unipunctata Hust.
Fio. 4. — Diatoma anceps (Ehr.) Kirch., to. subconslricta A. May.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche III
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
Fio. 1. — Diatoma hiemale (Lyngb.) Heib., var. mesodon (Ehr.) Grun.
Fig. 2. — Fragilaria capitcina Desmaz., var. sublanceolata nov. var.
Fig. 3 a et b. — Fragilaria injlata (Heid.) Hust., var. sublinearis nov. var.
Fio. 4 a et b. — Fragilaria pinnala Ehr., var. robusta nov. var., a : valve ; b : colonie
en vue connective.
Fig. 5. Fragilaria vaucheriæ (Ktz.) B. Peters., fo. undulata A. May.
Fig. 6. — Fragilaria virescens Ralfs, fo. anguslala nov. fo.
Fig. 7. Synedra amphicephalu Ktz., var. inlermedia nov. var.
Fig. 8. — Synedra amphicephala var. pusilla A. Cl.
Fio. 9 a et b. — Synedra nana Meist., fo. capilala nov. fo.
Fig. 10. — Synedra pseudogoulardii nov. sp.
Fig. 11. -— Synedra rumpens Ktz., var. robusta nov. var.
Fio. 12. — Synedra ulna (Nitz) Ehr., var. spalhulifera Grun., fo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche IV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
Fig. 1. — Synedra ulna (Nitz.) Ehr., var. andina nov. var.
Fio. 2 a et b. — Synedra ulna var. plalycephala nov. var. ; b : aire centrale pas toujours
apparente.
Fio. 3. — Amphicampa hemicyclus (Ehr.) Karst.
Fio. 4 a-e. — Pseudoperonia andina nov. gen. et nov. sp. ; a et c : valves à raphé ;
b et d : valves à pseudoraphé ; e : vue connective.
Fio. 5. — Eunotia capilellata nov. sp.
Fio. 6. — Eunotia didyma Grun., var. eleganlula Hust., fo. oblusa nov. fo.
Fio. 7. — Eunotia inepla nov. sp.
Fio. 8. — Eunotia Meislerii Hust.
Fio. 9. — Eunotia microcephala Krasske, var. tridentata (A. May.) Hust.
Fio. 10. — Eunotia tenella (Grun.) Hust., var. undutata Hust.
Fio. 11. — Eunotia exigua (Bréb.) Rabh.
Fio. 12. — Eunotia exigua var. triundulata nov. var.
Fio. 13. — Eunotia polydentula Brun.
FlO. 14. — Eunotia polydentula var. complanata nov. var.
Fio. 15. — Eunotia oeneris (Ktz.) O. Müll., var. lenuirostris nov. var.
Source : MNHN, Paris
Mémoires
Muséum. Série B. Tome XII
Planche V
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI
Fio. 1. — Eunotia Mullerii Hust., fo. major nov. fo.
Fio. 2 a-e. — Eunotia peruviana nov. sp.
Fio. 3. — Eunotia peruviana fo. abrupto nov. fo.
Fio. 4. — Eunotia peruviana fo. altenuala nov. fo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche VI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
Fio. 1. — Eunotia peruviana nov. sp., fo. abrupla nov. fo.
Fig. 2. — Eunotia peruviana fo. altenuala nov. fo.
Fig. 3. -— Eunotia prærupta Ehr., var. bidens (W. Sm.) Grun., fo. intermedia nov. fo.
Fig. 4. — Eunotia prærupta var. laticephala nov. fo.
Fig. 5 a et b. — Eunotia prærupta var. taticeps Grun.
Fig. 6. — Eunotia prærupta var. taticeps fo. concamerata nov. fo.
Fig. 7. — Eunotia pyramidata Hust.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche VII
G. Manguin, del.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
Fig. î a et 6. — Eunotia pyramidata Hust., fo. robusta nov. fo.
Fig. 2. — Eunotia pyramidata var. undulata Frang.
Fig. 3. — Eunotia pyramidata var. undulata fo. heptaodon nov. fo.
Fig. 4. — Eunotia pyramidata var. undulata fo. truncata nov. fo.
Fig. 5 a et 6. — Eunotia trigibba Hust.
Fio. 6. — Eunotia Rauhii nov. sp.
Fio. 7. — Eunotia lunaris (Ehr.) Grun., var. anceolata nov. var.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche VIII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IX
Fio. 1 a et 6. — Eunotia robusla Ralfs ; b : structure d’un nodule polaire.
Fia. 2. — Eunotia oeneris (Ktz.) O. MOU., fo.
Fig. 3. — Eunotia pseudoglacialis nov. sp.
Fig. 4. — Eunotia pseudoglacialis var. in/lexa nov. var.
Fio. 5. — Cocconeis sp., cf. C. rudis Freng., valve à pseudoraphé.
Fig. 6 a et b. — Achnanthes kryophila B. Peters. ; a : valve à raphé : b : valve à pscudo-
Fio. 7. — Diploneis suboualis (Hilse) Cl.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du M,uséum. Série B. Tome XII
Planche IX
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Fig. 1 a-c. — I'rustulia Franguellii nov. sp.
Fig. 2. — Stauroneis obtusa Lagerst., var. medioundata nov. var.
Fio. 3. — Stauroneis deperdita nov. sp.
Fig. 4. — Stauroneis subtilis nov. sp.
Fig. 5. — Stauroneis anceps Ehr., var. constricta nov. var.
Fig. 6. - - Stauroneis cuneala nov. sp.
Fig. 7. — Navicula mulica Ktz., var. peruoiana nov. var.
Fig. S. — Naoicuta mulica var. tropica Hust.
Fig. 9. — Naoicula suecorum Caris., var. capitata nov. var.
Fig. 10. — Naoicula muticopsis V. H., var. producta (Grun.) Freng., fo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche X
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
Fig. 1. — Navicala Charlatii M. Pcrag.
Fig. 2. — Naoicula Lagerheimii Cl., var. nomismati/ormis nov. var.
Fig. 3. — Naoicula WiUrockii (Lagerst.) A. Cl.
Fig. 4. — Navicula Wittrockii to. /usliculus (Ostr.) A. Cl.
Fig. 5. — Naoicula dicephala (Ehr.) W. Sm., var. undulala Ostr., fo. capitata nov. fo.
Fig. 6. — Naoicula amœna nov. sp.
Fig. 7. — Naoicula amœnælormis nov. sp.
Fig. 8 a-e. —- Naoicula subtilissima Cl.
Fig. 9. —- Naoicula pseudobrockmannii nov. sp.
Fig. 10. — Naoicula pseudolapidosa nov. sp.
Fig. 11. — Naoicula nubila nov. sp.
Fig. 12. — Naoicula inculta nov. sp.
Fig. 13. — Naoicula pseudoingrata nov. sp.
Fio. 14. —- Naoicula pseudosculi/ormis Hust.
Fig. 15. — Naoicula quadrimaculala nov. sp.
Fig. 16. — Naoicula pseudonaumanuii nov. sp.
Fig. 17. — Naoicula Denizotii nov. sp.
Fig. 18. — Naoicula con/eroacea (Ktz.) Grun.
Fig. 19. — Naoicula seminulum Grun., var. capitata nov. var.
Fig. 20. — Naoicula dispensala Hust. et Manguin to. roslrala .Manguin.
Fio. 21. — Naoicula pseudodispensata nov. sp.
Fig. 22. — Naoicula dolosa nov. sp.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XII
Fio. 1. — Navicula subdeliberala nov. sp.
Fig. 2. — Naoicula dolosa nov. sp.
Fio . 3. — Navicula cuspidala Ktz., var. Heribaudii M. Perag.
Fig. 4. — Naoicula Rauhii nov. sp.
Fig. 5. — Navicula calvata nov. sp.
Fig. 6. — Caloneis macedonica Hust.
Fig. 7. — Caloneis absoluta nov. sp.
Fig. 8. — Caloneis silicula (Ehr.) CI., var. elliptica Freng., fo. minor nov. fo.
Fio. 9. — Caloneis alpeslris (Grun.) Cl., var. cordillerarum nov. var.
Fig. 10. — Caloneis alpeslris var. elliptica nov. var.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XII
Source : MI\IHN, Paris
PLANCHE XIII
Fig. 1. — Caloneis striclissima nov. sp.
Fio. 2. — Caloneis peruviana nov. sp.
Fig. 3. — Caloneis paludosa nov. sp.
Fig. 4. — Caloneis incognito Hust.
Fig. 5. — Caloneis Rauhii nov. sp.
Fio. 6. — Caloneis concisa nov. sp.
Fig. 7. — Pinnularia gibba W. Sm., var. subsancta nov. var.
Fig. 8. — Pinnularia bogolensis Grun., var. andina nov. var.
Fig. 9. — Pinnularia hemiptera (Ktz.) CI.
Fig. 10. — Pinnularia Kneuckerii Hust.
Fio. 11. —• Pinnularia Kneuckerii lo. linearis nov. fo.
Source : MNHN, Paris
Mémoires
Muséum. Série B. Tome XII
Planche XIII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIV
Fia. 1. — Pinnularia daclylus Ehr., var. peraviana nov. var.
Fig. 2. — Pinnularia acrospliæria Bréb., var. linearis nov. var.
Fig. 3. —- Pinnularia peruuiana nov. sp.
Fio. 4. — Pinnularia maeandrata nov. sp.
Fig. 5. — Pinnularia conjerla nov. sp.
Fig. 6. — Pinnularia pseudobal/ouriana nov. sp.
Fig. 7. — Pinnularia pseudobal/ouriana var. debilis nov. var.
Source : MNHN, Paris
Mémoires dit Muséum. Série B. Tome XII
Planche XIV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XV
Fio. 1 . — Pinnularia Rauhii nov. sp.
Fio. 2. — Pinnularia bioculata nov. sp.
Fio. 3. — Pinnularia corrugala nov. sp.
Fio. 4. — Pinnularia corrugala var. linearis nov. var.
Fig. 5. — Pinnularia appendiculala (Ag.) Cl., fo. inlennedia nov. fo
Fig. 6. —- Pinnularia parallelistriala nov. sp.
Fig. 7. — Pinnularia globiceps Grun.
Fig. 8. — Pinnularia molesta nov. sp.
Fig. 9. — Pinnularia sublinearis (Grun.) Cl., var. lanceolala nov. var.
Fio. 10. — Pinnularia microstauron (Ehr.) Cl., fo. dubia nov. fo.
Fig. 11. - - Pinnularia microstauron fo. altitudinalis nov. fo.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVI
Fig. 1. — Pinnularia lata (Bréb.) W. Sm., var. amptissima nov. var.
Fig. 2. — Pinnularia lata var. bacilliformis nov. var.
Fig. 3. — Pinnularia lata var. roslrata nov. var.
Fig. 4. — Pinnularia borealis Ehr., var. congolensis Zanon.
Fig. 5. — Pinnularia borealis var. lanceolata Hust.
Fig. 6. — Pinnularia borealis var. linearis Hérib., fo. rostrala nov. fo
Fig. 7. — Pinnularia dubitabilis Hust.
Fig. 8. — - Pinnularia striclissima nov. sp.
Fig. 9. — Pinnularia insidiosa nov. sp.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XVI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVII
Fig. I. — Pinnularia opulenta nov. sp.
Fig. 2. — Pinnularia gibba W. Sm., fo. genuina A. May.
Fig. 3. — Pinnularia gibba var. inlerrupta Cl.
Fig. 4. — Pinnularia microstauron (Ehr.) Cl., var. Brebissonii (Ktz.) Hust., fo. minu
tissima nov. fo.
Fig. 5. — Pinnularia ampulliformis nov. sp.
Fig. 6. — Pinnularia acoricola Hust.
Fig. 7. — Neidium apiculatum C. W. Reimer var. auslralis nov. var.
Fig. 8. — Neidium peruvianum nov. sp.
Fig. 9 a et 6. — Cymbella cistula (Hempr.) Grun., var. maculala (Ktz.) V. H., fo.
Fig. 10. — Cymbella læois Naeg., fo. compacta nov. fo.
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Planche XVII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVIII
Fig. 1. — Cymbella margaritilera nov. sp.
Fio. 2 a et b. — Cymbella Wittrockii O. Müll., fo. minor nov. fo.
Fio. 3. — Cymbella Wittrockii var. subrecla nov. var.
Fig. 4 a-d. — Cymbella naoiculiformis Auersw.
Fio. 5. — Cymbella pseudokybrida nov. sp.
Fig. 6. — Cymbella turgida (Greg.) Cl.
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XVIII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIX
I-'iG. 1 . — Cymbella turgida (Grcg.) Cl., var. intermedia nov. var.
Fig. 2 a et b. — Cymbella Marnierii nov. sp.
Fig. 3 a et b. — Cymbella pseudonorvegica nov. sp.
Fig. 4 a-d. — Cymbella nornegica Grun.
Fig. 5. — Cymbella norvegica var. linearis nov. var.
Fig. 6. -— Comphonema olivælormis nov. var.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XIX
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PLANCHE XX
Fig. 1 a-c. — Cymbella acuta (A. S.) Cl.
Fig. 2 a et b. — Cymbella heteropleura (Ehr.) Ktz., var. lanceotata A. Cl., fo. minor
nov. fo.
Fig. 3 a-c. — Cymbella Cesatii (Ralfs) Grun., plur. fo.
Fig. 4. — Cymbella Clericii Freng., var. andina nov. var.
Fig. 5. — Gompbonema imper fecta nov. sp.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XX
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PLANCHE XXI
Fig. 1. — Gomphonema constrictum Ehr., var. peruvianum nov. var.
Fig. 2 a-c. — Gomphonema inlricatum Ktz., var. dicholomum (Ktz.) Gruu.
Fig. 3 a et b. — Gomphonema inlricatum var. pumila Grun.
Fig. 4. — Gomphonema lergeslinum Grun., fo. subroslrala nov. fo.
Fig. 5. — Gomphonema longipes Ehr., fo. cuneala nov. fo.
Fig. 6. — Gomphonema longipes var. subclavala Grun., fo. bicapitellala nov. fo.
Fig. 7. — Gomphonema longipes var. subclauata fo. gracilis Hust.
Fig. 8. — Gomphonema lanceolalum Ehr., var. insignis (Greg.) Cl., fo. intermedia nov. io.
Fig. 9. — Gomphonema angustalum (Ktz.) Rabh.
Fig. 10. — Gomphonema angustalum var. æqualis (Greg.) Grun.
Fig. 11 a et b. — Gomphonema paroulum (Ktz.) Grun., var. lagenula (Grun.) Hust.
Fig. 12. — Denlicula lenuis Grun., fo. diminula nov. fo.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XXI
Source : MNHN, Paris
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PLANCHE XXII
Fio. 1 a-d. —Denticula elegans Ktz. ; a : vue corrective: b : cloisons internes: c et d : vues
valvaires.
Fig. 2. — Denticula elegans var. linearis nov. var.
Fio. 3 a-d. —Nilzschia molesta nov. sp. ; a à d : vue valvaires à 3 plans optiques différents.
Fig. 4 a et b. — Nilzschia peruviana nov. sp.
Fig. 5 a et b. — Nilzschia Rauhii nov. sp. : valves vues à 2 pians optiques différents.
Fio. 6 a et 6. — Nilzschia ambigua nov. sp.
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Planche XXII
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PLANCHE XXIII
Fio. 1. — Nitzschia pseudoamphibia nov. sp.
Fia. 2. — Nitzschia pseudoamphibia to. depressa nov. fo.
Fia. 3 a-d. — Nitzschia pseudoamphibia var. capitata nov. var.
Fia. 4 a et b. — Nitzschia bacata Hust.
Fia. 5 a e. — Nitzschia bacata to. linearis Hust.
Fia. 6. — Nitzschia recta Hantz., fo. producta nov. fo.
Fin. 7. — Nitzschia frustuloides nov. sp.
Fio. 8. — Nilzschia frustuloides var. lenuicollis nov. var.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XXIII
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PLANCHE XXIV
Fig. 1 a-c. — Surirella Rauhii nov. sp. ; a et b : vues valvaires, c : vue connective.
Fio. 2. — Surirella robusta Ehr., var. andina nov. var.
Fio. 3. — Surirella delicatissima Lewis.
Fig. 4. — Nitzschia frustulum (Ktz.) Grun., var. perminuta Grun.
Fio. 5. — Nitzschia frustulum var. perminulæ, fo. curia Grun.
Fio. 6. — Nitzschia frustulum var. roslrata nov. var.
Fio. 7. — Nitzschia amphibia Grun., var. aculiuscula Grun.
Fio. 8. — Nitzschia foniicola Grun., fo.
Fio. 9 a et b. — Nitzschia gracilis Hantz.
Fio. 10. — Nitzschia gracilis fo. breois nov. fo.
Fio. 11. — Nitzschia Chuniana nov. sp.
Fio. 12. — Nitzschia clandestina nov. sp.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII
Planche XXIV
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PLANCHE XXV
Toutes les figures sont aux échelles de 10 \i, sauf la figure 9 qui est à l’échelle de 5 u,
Fio. 1 et 9. — Frustulia Franguellii nov. sp., 9 structure valvaire.
Fio. 2. — Pinnularia borealis Ehr., var. congolensis Zanon.
Fio. 3. — Pinnularia daclylus Ehr., var. peruoiana nov. var.
Fio. 4. — Surirella Rauhii nov. sp.
Fio. 5. — Neidium magellanicum Cl.
Fio. 6. — Diploneis subovalis (Hilse) Cl.
Fio. 7. — Cymbella heleropleura (Ehr.) Ktz., var. lanceolala A. Cl., fo. minor nov. fo.
Fio. 8. — Naoicula subdeliberata nov. sp.
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Mémoires du Muséum. Série B. Tome XII Planche XXV
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Achevé d'imprimer le 15 décembre 1964.
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■Gérant : Prof. E. Sftr.uY.
Imp. Lahure, 9, rue de Ficurus, Parls-VI®. — 56841 - 1964.
Dépôt légal. — 4® trimestre 1964.
Source : MNHN, Paris
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1965
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle paraissent
sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un nombre variable de fasci¬
cules, publiés isolément et ne contenant qu'un seul mémoire.
Les auteurs reçoivent 50 tirages à part de leurs travaux, brochés et sous
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Les fascicules sont en vente aux Editions du Muséum National <THistoire
naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5 e ).
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Bulletin du Muséum National d’Bistoire naturelle (commencé en 1895). Un volume ln-8»
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Mémoires du Muséum National d'Bistoire naturelle, nouvelle série (commencée en 1938).
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Publications du Muséum National d'Bistoire naturelle (sans périodicité Oxe). Parait par
fascicules in-8».
Revue française d'Bntomologie (Directeur : Dr R. Jeannel, laboratoire d’Entomologle). Parait
depuis 1934; ln-8».
Adansonia (commencées en 1909 comme Natulae systematicae ). (Directeurs : MM. H. Humbert
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Index seminum fn Sortis Musei parisiensis collectorum (Service de Culture). Parait depuis
1822. Echange.
Journal d"Agriculture tropicale et de Botanique appliquée. (Secrétaires : MM. J.-F. Leroy
et J. Carayon). Parait depuis 1954.
Revue Algologique (Directeurs : MM. R. Lami et P. Bourrelly. laboratoire de Cryptogamie).
Parait depuis 1924; In-8°.
Revue Bryologlque et Lichénologique (Directeur : Mme AUorge, laboratoire de Cryptogamie).
Parait depuis 1874; ln-8».
Revue de Mycologie, anciennement Annales de Cryptogamie exotique (Directeur : M. R. Helm).
Parait depuis 1928; ln-8».
Mammalia (Directeur : M. 1. Dorst. laboratoire de Mammalogie). Parait depuis 1936; ln-8».
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum National d'Bistoire naturelle, à Binard (Direc¬
teur : M. R. Helm). Parait depuis 1928; ln-8».
Travaux du Laboratoire de * La Jayslnia » (Directeur : M. H. Humbert, laboratoire de
Pbanérogamle). Parait par fascicule ln-8».
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