MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME XII
FASCICULE PREMIER
Pierre Marie
LES FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
A BELEMNITELLA MUCRONATA
DU BASSIN DE PARIS
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1941
Mars 1941
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire natu¬
relle paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé
d’un nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne conte¬
nant qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont des¬
tinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux mêmes
conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le com¬
merce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le D r R. Jeannel,
45 bis , rue de Buffon, Paris (5 3 ), ou à tout autre professeur du Mu¬
séum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à une
décision de l’Assemblée des Professeurs.
Le prix de l’abonnement, pour un volume, est de 230 francs.
Le montant des abonnements et les demandes de fascicules doi¬
vent être adressés au Muséum nalional d’Histoire naturelle, service
des ventes, 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5 e ).
Compte chèques postaux : Paris 124-03.
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Nouvelle série. Tome XII, Fascicule 1, pages 1 à 296.
Publié le 31 mars 194-1.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
LES FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
A RELEMNITELLA MUCRONATA
DU DASSIN DE PARIS
I. — ZONE A BELEMNITELLA MUCRONATA
(avec 37 planches )
PAR
Pierre Marie
Collaborateur au Service de la Carte Géologique de France
SOMMAIRE
Avant-propos,..
Introduction,.
Essai de stratigraphie par les Foraminifères, p. 5. — But du travail, p. 6. —
Matériel examiné, p. 6. — Méthode utilisée, p. 6. — Plan du travail, p. 8.
—- Conclusions, p. 10.
Partie descriptive,.
Classification par famille,.
Première partie. —- Foraminifères à test agglutiné,.
Hyperamminidae,.
Classification générique, p. 14.— Hippocrepina, p. 15.
Ammodiscidae,.
Classification générique, p. 16. — Ammodiscus, p. 17. — Glomos-
pira, p. 18.
Lituoiidae,.
Classification générique, p. 19. — Haplophragmoides, p. 21. —
—- Ammobaculites, p. 22. — Frankeina, p. 23. — Orbignyna,
p. 24. —• Lituola, p. 27. — Cribrospirella, p. 28.
Valvulinidae,.
Classification générique, p. 30. — Eggereilina, p. 31. — Coprolo-
thina, p. 37.—- Tritaxilina, p. 38.—- Hagenowella, p. 41.— Are-
nobulimina, p. 43. — Ataxogyroidina, p. 53.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
p. 3
p. 4
p. 10
p. 10
p. 13
p. 13
p. 16
p. 19
p. 29
1
2
PIERRE MARIE
Textulariidae,. P- 60
Classification générique, p. 61. —- Textularia, p. 61.
Verneuilinidae,.t.. P- 64
Classification générique, p. 64.—■ Gaudryina, p. 64.—• Heterosto-
raella, p. 67. — Gaudryinella, p. 69.
Deuxième partie. —• Foraminifères à test calcaire perforé,. p. 71
Lagenidae,. P- 71
Classification générique, p. 72. —- Lagena, p. 73. —• Nodosaria,
p. 82. — Dentalina, p. 88. — Lenticulina, p. 95. — Marginu-
lina, p. 105. — Saracenaria, p. 110. — Citharina, p. 112. —
Frondicularia, p. 113. —• Citharinella, p. 134. — Flabellina,
p. 136.
Enantiomorphinidae,. P- 142
Classification générique, p. 143. —- Enantiomorphina, p. 144. —
Enantiodentalina, p. 149. — Svenia, p. 155. — Enantiovaginu-
lina, p. 160. — Polymorphinella, p. 161. — Enantiocristellaria,
p. 162.— Enantiomarginulina, p. 163.
Polymorphinidae,. P- 165
Classification générique, p. 165. — Quadrulina, p. 166. —- Globu-
lina, p. 167. — Pyrulinoides, p. 169. — Polymorphina, p. 174.
Pyrulina, 174.—■ Dimorphina, p. 175. —• Glandulina, p. 176.—■
Ramulina, p. 177.
Heterohelicidae, . P- 178
Classification générique, p. 179. — Spiroplectoides, p. 180. —-
Gumbelina, p. 181. — Pseudotextularia, p. 185. —■ Ventila-
brella, p. 184.—■ Bolivinoides, p. 187. — Bolivinitella,p. 189.—-
Eouvigerina, p. 192.
Buliminidae, . P- 166
Classification générique, p. 195. —■ Buliminella, p. 197. —• Buli-
mina, p. 202. — Bolivina, p. 205.
Ellipsoidinidae,. P-
Classification générique, p. 207. — Dentalinoides, p. 207.
Rotaliidae,. P- 2 09
Classification générique, p. 209. —• Discorbis, p. 211. —- Stensioina,
p. 217. — Gyroidina, p. 219. — Eponides, p. 223.
Cassidulinidae,. P- 22 ^
Classification générique, p. 225. —• Geratobulimina, p. 226. —•
Pulvinulinella, p. 227.
Chilostoinellidae,. P- 22 ®
Classification générique, p. 229. — Allomorphina, p. 229. — Gyro-
morphina, p. 230. —■ Pullenia, p. 231.
Globigerinidae,. P- 2 ^3
Classification générique, p. 233.—- Globigerina, p. 234.—• Globige-
rinella, p. 235.
Globorotaliidae, . P- 2 66
Classification générique, p. 236.—• Rosalinella, p. 237.
Anomalinidae,. P- 2 42
Classication générique, p. 242.—■ Anomalina, p. 243.—■ Planulina
p. 245. —• Cibicides, p. 246.
Conclusions. P- 2 ®0
. FORAMINIFÈRES DR LA CRAIE 3
Paléontologie,. p, 251
Composition du test, p. 251. — Structure interne, p. 252. — Groupe¬
ment unisérial alterne. Nouvelle famille. Enantiomorphinidae, p. 253.
— Genres nouveaux, p. 254. — Genre rectifié, p. 256. — Genres à
diagnose émondée, p. 257. —• Genres à diagnose étendue, p. 257. —■
Genres abandonnés, p. 258. — Modifications relatives aux types
génériques, p. 258.
Stratigraphie, . p. 2 59
Modifications apportées à la répartition stratigraphique des genres et
familles rencontrés, p: 259. — Répartition générale des principales
espèces rencontrées, p. 259. —- Répartition stratigraphique des princi¬
paux Foraminifères caractéristiques de la zoneù Belemnitellamucro-
nata du Bassin de Paris, p. 263.
Comparaison des faunes du Bassin de Paris avec celles des Bassins
Nord-Européens,. p 265
Comparaison avec la Mésogée,. p_ 268
Comparaison avec les Bassins Américains, p. 271, — Mexique, p. 271.__
Etats-Unis, p. 272. —■ Trinité, p. 273.
Conclusion,. p 274
Liste BIBLIOGRAPHIQUE DES TRAVAUX CONSULTÉS .. p. 275
Index des familles, genres et espèces citées et décrites ,. p. 268
Planches I a XXXVlf.
AYANT-PROPOS
Avant d’aborder la matière même de ce travail, je tiens à rappeler que j’ai
reçu auprès de M. Paul Lemoine, professeur au Muséum, l’accueil le plus
obligeant. Spécialisé depuis plusieurs années dans l’étude des Foraminifères
microscopiques, je désirais entreprendre un travail de stratigraphie basé
sur ces organismes. C’est ce maître de la Géologie du Bassin de Paris qui m’a
orienté vers l’étude de la Craie de cette région, où l’absence de macrofossiles
rendait difficile l’établissement d’une échelle stratigraphique précise, ce que
pouvait permettre l’abondance de la microfaune. L’aide que m’a apportée
mon maître ne s’est pas bornée à des directives scientifiques ; il a eu la bien¬
veillance d’appuyer la demande d’aide matérielle qui m’était d’une impé¬
rieuse nécessité. Je suis particulièrement heureux de lui exprimer ici ma
très grande reconnaissance.
M. Charles Jacob, membre de l’Institut, professeur à la Faculté des
Sciences de Paris, a bien voulu témoigner l’intérêt qu’il portait à mes recher¬
ches, en me faisant entrer dans les cadres de la Recherche Scientifique. Très
sensible à ce témoignage d’estime, il m’est agréable de pouvoir l’assurer de
ma profonde gratitude.
M. Arambourg, professeur de Paléontologie au Muséum et M. Cottreau
sous-directeur de son laboratoire, m’ont facilité l’étude des types de la col¬
lection d’Orbigny, me permettant ainsi d’éviter les erreurs d’interprétation
trop fréquentes jusqu ici, a cause de l’imperfection des figures que ce grand
4
PIERRE MARIE
précurseur en avait données ; je tiens à leur exprimer mes remerciements les
plus vifs ainsi qu’à M. Bigot, membre correspondant de l’Institut, et M. Dan-
geard, professeur à la Faculté des Sciences de Caen, qui m’ont aimablement
communiqué les spécimens originaux de la collection Defrance.
Je remercie mon collègue Jean Lacoste, qui avait bien voulu m’aider de
ses conseils, à l’époque où à Rabat je débutais dans l’étude des Foramini-
fères.
Je ne voudrais pas oublier mon ami Yovanovitch, qui s’est toujours mis à
mon entière disposition pour me procurer tous les matériaux de comparai¬
son nécessaires à mes recherches.
Mes confrères, MM. Abrard, Agalède, Furon, Laffitte, Morellet,
Nassans, Soyer, m’ont aidé de manières différentes, soit en me procurant
des matériaux, soit en me soutenant de leurs conseils, dans l’atmosphère si
cordiale du Laboratoire de Géologie du Muséum ; je leur en garde toute ma
gratitude.
INTRODUCTION
Ce mémoire est le premier d’une série dont l’ensemble constituera la mono¬
graphie des Foraminifères crétacés du Bassin de Paris. Il est spécialement
consacré à l’étude de la microfaune de la zone à Belemnitella mucronala et ser¬
vira de base aux études ultérieures concernant les autres horizons.
Parmi les travaux relatifs à la faune de Foraminifères du Crétacé, on peut
citer, en France, ceux de Lamarck (1) et de d’Orbigny (2) pour la Craie et
pour le crétacé inférieur, les mémoires de Berthelin (3), sur l’Albien de
Montcley, et de Cornuel (4), sur les argiles ostréennes (Barrémien) de Wassy.
En Europe, divers paléontologistes comme Rf.uss, Egger, Beissel, Marsson,
Franke, Chapman, Héron Allen and Earland poursuivent des recher¬
ches sur la même formation. Malheureusement, par suite de diagnoses origi¬
nales, souvent insuffisantes, jointes à des figurations défectueuses, de nom¬
breuses erreurs se sont glissées dans ces travaux et s’opposèrent à l’utilisation
pratique de ces recherches. Je n’en citerai qu’une : en 1804, Lamarck créa
Liluola nauliloidea sur un Foraminifère de la zone à Belemnitella mucronala
de Meudon. Cette espèce reçut de d’Orbigny une diagnose erronée, fut reprise
ainsi et parfois modifiée par les auteurs suivants, à tel point qu’actuellement,
(1) Mémoires sur les Fossiles des environs de Paris. Annales du Muséum, vol 5 1804
pp. 237-245, et vol. 9, pl. XVII. ’
(2) Mémoire sur les Foraminifères de la Craie blanche du Bassin de Paris. Mém Soc
Géol. France, vol. 4, 1840, pp. 1-51, pl. I-IV.
(3) Sur les Foraminifères de l’étage Albien de Montcley. Mém. Soc. Géol. France sér 3
vol. 1, 1880, pp. 1-87, pl. I-III. ’ ' ’
(4) Description de nouveaux fossiles microscopiques du terrain crétacé inférieur du
departement de la Haute-Marne. Mém. Soc. Géol. France, sér. 2, vol. 3,1848, pp. 241-263,
FORAMINIFÉRES DE LA CRAIE
5
la désignation spécifique et générique de Lamarck est attribuée à un Forami-
nifère totalement différent, qui existe dans le Crétacé moyen et le Sénonien
inférieur, mais non dans la zone à Belemnitella mncronata, alors que l’espèce
originale, spéciale à l’horizon de Meudon, a reçu depuis Reuss, des noms
différents.
Cette espèce, qui constitue le type générique du genre Lituola, est très
différente de la diagnose admise jusqu’ici, dans les classifications.
ESSAI DE STRATIGRAPHIE PAR LES FORAMINIFÉRES
On comprendra aisément, par cet exemple, combien il est difficile, sinon
même impossible, en se reportant aux travaux antérieurs, d’établir une
échelle stratigraphique rigoureuse du Crétacé, à l’aide des petits Foramini-
fères.
Ce travail, qui serait d’un intérêt universel, car il pourrait permettre des
corrélations précises dans toutes les recherches de géologie profonde, même
en l’absence des Macro fossiles, a été tenté récemment en Allemagne, par
le Dr. A. Franke (1 ) ; mais il ne semble pas lui avoir fourni les résultats
escomptés.
Grâce à ses travaux personnels et à ceux des paléontologist es qui l’ont pré¬
cédé, cet auteur a rassemblé dans un mémoire tout ce qui avait rapport à la
faune de Foraminifères'du Crétacé moyen et supérieur d’Allemagne. Malheu¬
reusement, sa conception par trop large de la diagnose spécifique, qui rap¬
pelle celle des disciples de l’Ecole anglaise de Parker-Jones, mais s’écarte
très nettement de celle des premiers spécialistes en Foraminifères, comme
d’Orbigny ou Reuss, ne lui a guère permis de reconnaître plus d’une dizaine
d’espèces spéciales aux horizons de la Craie à Belemnitella. Pour lui, toutes ou
à peu près toutes les espèces du Crétacé moyen se retrouvent dans le Crétacé
supérieur et seraient encore représentées dans les mers actuelles.
Le résultat de mes études sur la faune de Foraminifères des Bassins Euro¬
péens et de la Mésogée (2), me conduit à une opinion tout à fait opposée. En
effet, la grande variation de certaines espèces, au cours du Crétacé, jointe à la
constance de leurs détails à une époque déterminée et dans des régions sou¬
vent très éloignées les unes des autres, comme l’Afrique du Nord et le Mexique,
montrent que les Foraminifères sont aussi bien que les Macrofossiles, aptes à
faciliter l’établissement d’une échelle stratigraphique des assises crétacées.
(1) Die Foraminiferen der Oberen Kreide Nord und Mitteldeutschlands. Abh. Pr. Geol.
L. A., Berlin, 1928, pp. 1-208, pi. I-XVIII.
(2) —- Sur la Microfaune du Crétacé moyen et supérieur à faciès bathyal du Nord Maro¬
cain. Comptes rendus Ac. Sc., t. 202, 1936, pp. 145-147.
— Sur la Microfaune Crétacée du Sud-Est du Bassin de Paris. Comptes rendus Ac. Sc.,
t. 203, 1936, pp. 97-99. , „ „
— Zones à Foraminifères de l’Aturien dans la Mésogée. Comptes rendus Somm. Soc. Geol.
France, 1938, pp. 341-343.
6
PIERRE MARIE
BUT DU TRAVAIL
Pour établir une échelle stratigraphique précise des assises crétacées, en se
basant uniquement sur les Foraminifères, il est nécessaire de partir de dia¬
gnoses initiales, rigoureusement exactes. Cette condition essentielle ne peut
être obtenue qu’en reprenant l’étude d’un horizon déjà connu par une publi¬
cation antérieure.
Dans le Bassin de Paris, les travaux de Lamarck et de d’Orbigny sur la
Craie blanche de Meudon, présentent le double avantage d’être à la fois à
l’origine de la classification des Foraminifères et à celle des études relatives
à la microfaune du Crétacé. Il semble donc plus normal d’en reprendre l’étude,
ce qui permettra, par la même occasion, de vérifier lescaract.ères des diverses
espèces créées par ces auteurs et au besoin de rectifier les erreurs qui auraient
pu se glisser dans les travaux plus récents.
MATÉRIEL EXAMINÉ
Les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle m’ont fourni deux
des prélèvements originaux de d’Orf.igny, à Meudon, dont l’étude lui avait
servi de matière pour son mémoire sur les Foraminifères de la Craie Blanche.
Le gisement de Meudon ayant disparu, par suite du développement de la
Banlieue parisienne, j’ai cherché à me procurer les échantillons nécessaires
à cette étude dans d’autres localités du Bassin de Paris.
A Montereau, dans les déblais d’un puits effectués par le Service des Ponts
et Chaussées, j’ai découvert une microfaune très comparable à celle de Meu¬
don (1).
Le gisement de La Fontaine aux Bois, commune du Mériot (Aube),m’a
fourni une faune très légèrement supérieure et semblable à celle que l’on
rencontre en surface, à Montereau (carrière de Surville.)
J’ai recueilli divers prélèvements dans les affleurements de Craie à Belem-
nilella mucronala suivants : Saint-Aignan, Nemours, Tachy, Joches (Seine-et-
Marne), Pont-sur-Seine (Aube),Bois de la Houppe, Châlons-sur-Vesles(Marne),
Arpenty, Vigny, Longuesse, Themericourt (Seine-et-Oise). Enfin, à Vincennes
(Seine), le sondage du Parc Zoologique m’a procuré un matériel intéressant.
MÉTHODE UTILISÉE
L’examen en lame mince ne permettant que très rarement d’obtenir la
précision désirée, j’ai repris l’ancienne méthode par lévigation sur tamis fin,
qui peut être employée avec succès sur toutes les roches sédimentaires autres
(1) Deux niveaux distingués à l’aide des Foraminifères dans le Maëstrichtien du Bassin
de Paris. Bull. Soc. Géol. France, sér. 5, t. VII, 1937, pp. 257-270.
Fig. 1. — Carte géologique de la partie centrale du Bassin de Paris montrant remplacement des localités citées dans ce mémoire.
8
PIERRE MARIE
que les calcaires. Elle offre le très important avantage de permettre la recon¬
naissance et la détermination des Foraminifères, grâce à leurs caractères extér
rieurs, devenus aussi visibles que s’il s’agissait d’espèces actuelles.
PLAN DU TRAVAIL
Classification. — Au début de la partie descriptive, se trouve un tableau
des différentes familles, qui constitue un résumé de la classification suivie
dans ce travail. L’une d’elles, celle des Enaniiomorphinidae, est nouvelle et
forme le passage entre les Layenidae et les Polymnrphinidae.
A la suite des diagnoses des familles étudiées, des tableaux semblables sont
établis pour leurs divers genres. Il en est de même pour les espèces rapportées
à ceux-ci.
Cette classification est le résultat d’une série d’observations personnelles et
s’inspire des plus récents travaux. Elle est établie sur la variation de quel¬
ques-uns des principaux caractères particuliers aux familles, genres ou espèces
considérées.
Dans la partie descriptive, le plan suivi pour l’étude des familles est iden¬
tique à celui utilisé pour les genres ou les espèces. Il comprend, pour ces der¬
nières où il est plus complet : une figuration, des références bibliographiques,
une diagnose, une série de mesures, la répartition de l’espèce dans les gise¬
ments étudiés et enfin les rapports et différences avec les espèces voisines.
Ces divers paragraphes méritent une mention spéciale.
Figuration. — Toutes les illustrations de ce mémoire ont été effectuées
personnellement à la chambre claire et ne renferment que les détails princi¬
paux nécessaires à leur identification complète. Pour diminuer les chances
d’erreurs, dues à la figuration d’individus voisins, sous des angles différents,
je n’ai utilisé pour chaque espèce, qu’un seul et même individu, que j’ai
orienté et représenté sous autant d’angles différents qu’il était nécessaire pour
son identification complète.
Afin d’éviter toute ambiguïté, les diverses figurations, se référant à un
même spécimen, portent le même numéro, suivi d’une lettre correspondant à
la vue figurée.
De plus, tous les individus représentés dans ce mémoire sont notés de 1 à
3o4, pour éliminer les causes d’erreurs dues au rappel des planches.
Ce travail comporte un millier de dessins.
Chez certaines familles, comme les Polymorphinidae ou les Enaniiomorphi¬
nidae, les sutures séparant les loges ne sont pas toujours visibles par un exa¬
men direct, bien que leur disposition soit un caractère générique. Celles-ci
ont été indiquées sur les figures correspondantes, après les avoir fait appa¬
raître par 1 inclusion des échantillons, dans un liquide approprié.
Bibliographie. — Pour diminuer autant que possible la place occupée
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
9
par les références bibliographiques, seules seront indiquées celles des ouvrages
consultés, où l’espèce étudiée est figurée et celles des publications où l’espèce
est notée d’une façon certaine.
Chaque référence sera réduite au nom de l’auteur, suivi de quelques mots
empruntés au titre de la publication et destinés à rappeler la localité étudiée
ou le sujet traité. L’année de parution sera notée ensuite, ainsi que les in¬
dications de pagination, planches et figures correspondant à l’espèce consi¬
dérée.
Les références détaillées seront données à la fin de ce mémoire, dans une
partie bibliographique spéciale.
Di agnoses. —• Toutes les espèces seront décrites, même quand elles corres¬
pondent à des espèces déjà connues. Leur diagnose sera aussi brève et aussi
précise que possible. Quant à la description des espèces anciennes, créées par
Lamarck ou d’Orbigny et rencontrées au cours de cette étude, elle sera pré¬
cisée et complétée par des observations nouvelles.
Mesures et indices. — Dans la plupart des travaux relatifs aux Forami-
nifères, quelques indications seulement sont données, quant à la hauteur, la
largeur et l’épaisseur des échantillons décrits. Ces mesures sont intéressantes,
mais totalement insuffisantes, car elles peuvent varier del à 10, suivant les
conditions d’existence auxquelles furent soumis les individus étudiés. Par
contre, certains rapports restent assez constants, malgré la variation de ces
dimensions. Ce sont, en général, ceux qui ont trait au volume du test, à celui
des loges ou même au pas des Foraminifères spiralés.
Ces caractères traduisent nettement les propriétés mêmes du protoplasme
qui remplissait les coquilles. Les anciens paléontologistes qui les avaient dis¬
tingués, comme le prouve la grande subdivision de leurs espèces, ne semblent
les avoir observés qu’imparfaitement, comme tendraient à le montrer leurs
diagnoses, dans lesquelles certains détails sont indiqués comme plus ou moins
marqués dans une espèce que dans une autre.
Ces mesures correspondent aux proportions que les anciens dessinateurs
ont conservées, malgré l’enjolivement ou la stylisation de leur figuration.
Elles se retrouvent également sur des reproductions photographiques, même
retouchées, et peuvent être déduites de l’examen de sections orientées et
rendre ainsi d’éminents services dans l’étude en plaque mince.
Il m’a donc paru intéressant d’indiquer la plupart des mesures et rapports
qui présentent un intérêt réel et peuvent être aisément effectués sur chacune
des espèces décrites. Leur ensemble constitue une véritable fiche micromé¬
trique, relative aux spécimens considérés.
Des études ultérieures montreront quelles sont parmi ces valeurs celles
qui resteront constantes pour une espèce particulière et celles qui devront
être délaissées.
Répartition. — Après cette énumération, le numéro de la préparation
renfermant le spécimen figuré sera indiqué, ainsi que son origine. Sa réparti-
10
PIERRE MARIE
tion dans la craie à Belemnitella mucronala du Bassin de Paris, sera donnée
ensuite ainsi que les localités remarquables où se retrouve cette espèce.
Rapports et différences. — A la fin de la partie descriptive de chaque
espèce, les rapports et différences existant avec des espèces voisines, seront
précisés.
CONCLUSIONS
Dans un chapitre spécial qui servira de conclusion à ce travail, seront
réunies les principales observations relatives à la paléontologie et à la strati¬
graphie de la faune étudiée, dont les rapports,, et synchronismes aveccelle des
Bassins mondiaux y seront discutés.
Une liste bibliographique détaillée des diverses publications consultées,
ainsi qu’une table des matières renfermant les noms de toutes les familles,
genres et espèces, citées ou décrites, viendront en terminaison.
PARTIE DESCRIPTIVE
CLASSIFICATION PAR FAMILLE ADOPTÉE
DANS CE MÉMOIRE (1)
I. Test absent ou constitué par une mince membrane chitineuse.
. Allogromiidae.
IL Test composé d’éléments étrangers agglutinés.
A. Test constitué par une seule chambre ou plus rarement par un
groupement irrégulier de chambres semblables.
1. Test formé d’une chambre centrale munie de deux ou
plusieurs appendices. Astrorhizidae.
2. Test sans chambre centrale, allongé, ouvert à ses deux
extrémités . Iihizamminidae.
3. Test formé d’une seule chambre, ou plus rarement d’une
série de chambres semblables grossièrement réunies, et
muni normalement d’une ouverture simple. Saccamminidae.
B. Test composé de deux chambres, unproloculum et une seconde
chambre allongée, tubulaire et non divisée.
1. Seconde chambre simple ou digitée, mais non enroulée.
. Hyperamminidae (2).
(1) D’après J.-A. Gushman, Foraminifera, their Classification and Economie Use.
Public, spec. n° 4-5 du Cushman Laboratori/ for Foraminiferal Research, 2 e édit., 1933,
Sharon, Mass., pp. 1-349.
(2) Les familles indiquées en caractères gras, sont représentées dans la Craie à Belem-
nitella et décrites dans ce mémoire.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
11
2. Seconde chambre enroulée au moins dans le jeune.
a. Test en partie calcaire, à ciment abondant.
. Ammodiscidae.
b. Test entièrement siliceux, seconde chambre partielle¬
ment divisée.. Silicinidae.
C. Test multiloculaire.
1. Régulier.
a. Groupement unisérial.
1 ’. Rectiligne. Beophacidae.
2’. Spiralé.
a”. Dans un plan.
1”. Axe d’enroulement court, loges
adultes parfois en crosse. Lituolidae.
2”. Axe d’enroulement allongé, loges
entièrement enroulées,
a”. Intérieur simple. . Fusulinidae.
b". Intérieur labyrinthique. Loflusiidae.
6”. Sur une spire hélicoïdale conique.
1”. Peu élevée. Trochamminidae.
2”. Allongée. Valvulinidae.
3”. Loges adultes en calottes entièrement
subdivisées par des poutrelles.
. Orbiiolinidae.
b. Groupement bisérial. Textulariidae.
c. Groupement trisérial, ouverture dénuée de dent.
. Verneuilinidae.
2. Irrégulier.
a. Formes fixées. Placopsilinidae.
b. Formes libres.
1’. Comprimées ou cylindriques. Neusinidae.
2’. Fusiformes, loges disposées dans des plans verti¬
caux différents.
a’. Test entièrement siliceux. Silicinidae.
b’. Test calcaire imperforé, à surface formée
d’éléments agglutinés étrangers.
. Miliolidae (part).
III. Test calcaire, imperforé et porcelané.
A. Loges groupées, au moins dans le jeune, dans des plans verti¬
caux différents. Miliolidae (part).
B. Test trochoïde. Fischerinidae.
C. Test planispiral, au moins dans les stages jeunes.
1. Axe très court, chambres généralement simples.
. Ophlhalmidiidae.
12
PIERRE MARIE
2. Axe court, test comprimé, souvent discoïde, chambres
souvent subdivisées. Peneroplidae.
3. Axe nettement allongé, division en logettes très déve¬
loppée. Alveolinellidae.
D. Test globulaire, ouvertures petites. Keramosphaeridae
IV. Test calcaire perforé.
A. Test vitreux à lustre brillant, non trochoïde, ouverture radiée.
1. Test formé d’une ou plusieurs chambres simples, réunies
sur un axe allongé ou enroulées sur une spire plane.
a. Groupement rigoureusement unisérial. ... Lagenidae.
b. Groupement unisérial alterne. Enantiomorphinidae.
2. Test bisérial ou polysérial, formé de chambres spiralées
autour d’un axe allongé. Polymorphinidae.
B. Test non vitreux, ouverture non radiée.
1. Test généralement planispiral, parfois légèrement tro¬
choïde .
a. Dénué de système canaliculaire, parois septales
simples.
1’. Loges simples ou munies à l’arrière d’une série
de griffes. Nonionidae.
2’. Loges munies d’une épine périphérique.
. Hanlkeninidne.
b. Système canaliculaire développé, parois septales
doubles. Camerinidae.
2. Test polysérial, devenant parfois unisérial dans l’adulte.
a. Sans canal siphonal interne. Heterohelicidae.
b. Canal siphonal interne développé.
1 ’. Ouverture virgulaire, ou circulaire et à l’extré¬
mité d’un petit goulot. Buliminidae.
2’. Ouverture elliptique. Ellipsoidinidae.
3. Test à chambres bombées, groupées en paires opposées.
. Pcgidiidae.
4. Test trochoïde, au moins dans le jeune.
a. Test entièrement trochoïde, ouverture ventrale.
1’. Groupement unisérial simple.... Rotaliidae.
2’. Groupement unisérial alterne. . . Amphisieginidae.
b. Test trochoïde et ouverture ventrale au moins dans
le jeune.
1’. Test muni de larges épines indépendantes des
chambres. Calcarinidae.
2’. Loges adultes globuleuses ou formant une série
annulaire, ne recouvrant pas le jeune. Ouver¬
tures multiples. Cymbaloporidae.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
13
3’. Loges unisériales alternes, ouverture allongée
près de la périphérie du stage spiralé.
. Cassidulinidae.
4’. Loges enveloppantes, ouverture allongée, semi-
circulaire ou circulaire, suivant les espèces. ...
.. Chilostomellidae.
u’. Loges globuleuses, à ouvertures particulières
placées [sur les sutures ou dans une dépres¬
sion ombilicale. Globigerinidae.
G’. Chambres jeunes de Globigerines, adultes com¬
primées ou polyédriques. Globorotaliidae.
c. Test trochoïde au moins dans le jeune, ouverture
périphérique, pouvant devenir dorsale.
]’. Souvent fixé, côté dorsal aplani. Anomalinidae.
2’. Chambres adultes groupées dans des séries an¬
nulaires. Planorbnlinidae.
d. Test trochoïde dans le très jeune, croissant ensuite
en hauteur.
1'. Test fixé, chambres adultes enroulées en spirale
hélicoïdale. Rupertiidae.
2’. Test libre, chambres adultes formant une masse
irrégulièrement arrondie . Vicloriellidae.
2’. Test fixé, chambres adultes formant une masse
irrégulière et arborescente. Homotremidae.
e. Test trochoïde dans le très jeune stage des formes
microsphériques, présentant dans l’adulte des loges
équatoriales et latérales distinctes : souvent muni de
piliers. Orbiloididae.
PREMIÈRE PARTIE
FORAMINIFÈRES A TEST AGGLUTINÉ
Famille HYPERAMMINIDAE
Test libre ou fixé, composé d’un proloculum globulaire et d’une seconde
chambre tubulaire, allongée, parfois branchue et non enroulée. Parois à
revêtement interne chitineux, formées de matériaux étrangers, agglutinés.
Ouverture constituée par l’extrémité ouverte de la partie tubulaire.
Répartition : Primaire — Actuel.
14
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Cette famille se distingue des Astrorhizidae (1)
et Rhizamminidae (2) par l’existence d’un proloculum défini et des Reopha-
cidae (3) par sa seconde chambre tubulaire plus ou moins arborescente. Elle
se compose, d’après Cushman (4), d’un ensemble de formes dans lesquelles la
partie tubulaire, tout d’abord simple, tend, chez les genres les plus dévelop¬
pés, à se subdiviser en loges par une série d’étranglements plus ou moins pro¬
noncés et souvent irrégulièrement espacés.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test libre, généralement rectiligne.
A. Seconde chambre cylindrique, allongée.
1. Test chitineux, à rares grains de sable. Nubeculariella.
2. Test arénacé.
a. Test simple, généralement droit. Hyperammind.
b. Test en masses entrelacées. Normanina.
B. Seconde chambre effilée et allongée.
1. Grossièrement arénacée avec peu de ciment. .. Jaculella.
2. Finement arénacée à ciment abondant.
a. Ouverture, au ras de la surface supérieure du tube,
entourée d’une lèvre épaissie... . Hippocrepina (5).
b. Ouverture non entourée d’une lèvre, ciment généra¬
lement siliceux. Hyperamminoides.
3. Matériel agglutiné et ciment calcaire. Earlandia.
II. Test libre, brancbu. Saccorhiza..
III. Test généralement fixé, branchu.
A. Test dichotome.
1. Complètement fixé. Sagenina.
2. Fixé seulement par le proloculum, à partie tubulaire
libre . Psammalodendron.
B. Test irrégulièrement arborescent, en majeure partie libre.
1. Le plus souvent arénacé, sans spiculés. Dendrophrya.
2. Test fusiforme ou effilé avec quelques spiculés au sommet.
a. Test simple, ou légèrement arborescent. . Haliphysema.
b. Test à forme arborescente complexe. Dendronina.
C. Test formé d’une masse de tubes arénacés anastomosés.
. Syringammina.
D. Tests chitineux, fixés à l’intérieur d’autres Foraminifères.
(1) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 67-70.
(2) Cushman, ibid., pp. 70-71.
(3) Cushman, ibid., pp. 84-87.
(4) Cushman, ibid., pp. 79-83.
(5) Les genres inscrits en caractères gras dans les classifications génériques des diverses
familles, sont représentés dans la Craie à Belemnitella et décrits dans ce mémoire.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 15
1. Test arborescent et sinueux. Ophioluba.
2. Test anastomosé. Dendrotuba.
Genre HIPPOCREPINA Parker, 1870
Type générique, Hippoc.repina indivisa, Parker
Hippocrepina ParKER, in Dawson, St. Lawrence, 1870, p. 176.
Test libre, allongé, effilé, à extrémité aperturale parfois contractée. Parois
formées de sable agglutiné. Ouverture étroite, courbe ou irrégulière, entourée
quelquefois d’une légère lèvre.
Répartition : Pennsylvanien — Actuel.
Rapports et différences : Ce genre qui n’est représenté dans nos échan¬
tillons que par une seule espèce, se distingue des Hippocrepinella (1) et
Balhysiphon (2) par son proloculum et son unique ouverture terminale,
entourée d’une lèvre, et par son test rigide et peu épais; des Earlandia (3),
par son ouverture étranglée et des Nodosinella (4) par une portion tubulaire
cylindrique, non étirée à son sommet et par ses parois simples.
Hippocrepina vertebralis, n. sp.
(PI. I, figs. 1-4.)
Rhizammina cf. algaeformis et Balhysiphon sp., Marie, Maëstrichtien,
1937, p. 261.
Test libre, à proloculum globulaire, suivi d’une série rectiligne ou digitée,
de loges cylindriques, peu distinctes extérieurement, croissantes en hauteur
dans le jeune, légèrement renflées ensuite. Sutures au ras de la surface ou
faiblement déprimées dans l’adulte qui présente de place en place quelques
étranglements plus prononcés. Ouverture constituée par une perforation cir¬
culaire centrale de la face supérieure de la loge. Parois minces, épaissies au
voisinage de l’orifice et constituées d’éléments arénaeés très fins réunis par
un ciment abondant . Surface à peine rugueuse.
Dimensions : Individu jeune, hauteur : 0,530 mm. — Diamètre du prolo¬
culum : 0,165 mm. — Diamètre de la partie tubulaire : 0,100 mm. — Dia¬
mètre de l’ouverture : 0,025 mm. — Fragments adultes, diamètre des loges :
0,150-0,250 mm. — Diamètre de l’ouverture : 0,055 mm.
Holotype : Collection personnelle n° 6000 ( Monlereau .)
Répartition : Assez commun à l’état fragmentaire à Monlereau , La Fon-
taine-aux-Bois, Tachy.
(1) Heron-Allen, A. E. Earlan», South Georgia, 1932, p. 257.
(2) Saks M., in Cushman, Foraminifera, 1933, p. 71.
(3) Plummer H. J., Brownwoocl Shale, 1930, p. 12.
(4) Brady H. B., Permian Foram., 1876, p. 102.
16
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Par son proloculum et sa série de loges plus ou
moins régulièrement étranglées et parfois digitées, cette espèce se rattache aux
Hyperamminidae et s’écarte en plus des Beophacidae par son proloculum
nettement plus large que la première chambre sériale et par son ouverture
dénuée de goulot, au sommet rétréci, mais non étiré de la dernière loge. Elle
se distingue de 1 ’Hyperammina (1) sp. figurée par Franke par ses dimensions
beaucoup plus faibles, son proloculum séparé de la partie tubulaire par un
étranglement net et par ses parois plus finement arénacées. Elle se rapproche
un peu de Nodosinella perelegans Plummer (2) et de Earlandia perparva
Plummer (3) du Pennsylvanien du Texas, mais s’éloigne de lapremièrepar ses
sutures moins déprimées, ses loges non étirées à leur sommet, et son prolocu¬
lum nettement plus large que la premièr loge sériale et de la seconde par ses
loges moins croissantes en hauteur, ses étranglements nets et son ouverture
relativement étroite.
Famille AMMODTSCIDAE
Test composé d’un proloculum globulaire et d’une longue chambre tubu¬
laire, non divisée, enroulée ou pelotonnée, au moins dans le jeune. Parois
finement arénacées, à ciment abondant. Orifice constitué par l’extrémité
ouverte de la chambre tubulaire.
Répartition : Cambrien —• Actuel.
Rapports et différences : Cette famille se distingue des Aslrorhizidae,
Rhizamminidae et Hyperamminidae (4) par son proloculum globulaire et sa
seconde chambre tubulaire non branchue;des Reophacidae (5), par son enrou¬
lement et son test non divisé en loges et des Lituolidae (6), par sa seconde
chambre entièrement tubulaire. Par contre elle présente de grandes analogies
avec les Cornuspirinae , sous-Famille des Ophlhalmidiidae (7), mais s’en
différencie par la composition de ses parois, qui n’est pas porcelanée, mais
composée d’éléments étrangers divers agglomérés par un ciment plus ou moins
abondant.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test libre.
A. Toujours complètement enroulé ;
1. Planispiral, au moins dans le jeune ;
a. Entièrement planispiral ;
(1) Franke A., Ober Kr., 1928, p. 13, pl. I, flg. 12.
(2) Cushman, Key, 1933, pl. III, fig. 29.
(3) Cushman, ibid., pl. III, fig. 6.
(4) Cushman, Foraminifera, 1933, pp. 67-70, 70-71, 79-83.
(5) Cushman, ibid., pp. 84-87.
(6) Cushman,' ibid., pp. 94-104.
(7) Cushman, ibid., pp. 157-162.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE 17
1’. Chambre tubulaire simple. Ammodiscus.
2’. Chambre tubulaire à intérieur labyrinthique. . .
. Discammina.
b. Planispiral dans le jeune ; tours adultes recouvrant
partiellement une des faces. Hemidiscus.
2. Conico-spiral au moins dans le jeune ;
a. Entièrement conique. Turrilellella.
b. Planispiral dans l’adulte. Ammodiscoides.
3. Pelotonné irrégulièrement. G’omospira.
B. Partiellement déroulé.
1 . Chambre tubulaire non comprimée. Liiuoloba.
2. Chambre tubulaire comprimée latéralement... Psanvnonyx.
II. Test fixé.
A. Spire jeune, non allongée.
1. Adulte irrégulier. Tolypammina.
2. Adulte sinueux. Ammoverlella.
B. Spire jeune allongée. Trepeilopsis.
C. Jeune non spiralé composé d’un large proloculum ; chambre
adulte à peu près droite. Ammolagena.
Genre AMMODISCUS Reuss, 1861
Type générique, Operculina incerta d’Orbigny
Ammodiscus Reuss, Beitrage, 1861, p. 365.
Operculina (part) d’Orbigny, 1839. — Orbis Strickland, 1848 (non Phi-
lipps). -— Spirillina Williamson, 1858(non Ehrenberg). — Trochammina
(part), Cornuspira (part) des auteurs. — Involutina (part) Terquem.
Test libre, régulier, entièrement planispiral ; à proloculum globulaire suivi
d’une longue chambre tubulaire, complètement enroulée et non subdivisée.
Parois agglutinées, constituées d’éléments divers, généralement arénacés,
réunis par un ciment plus ou moins abondant. Orifice formé par l’extrémité
ouverte de la chambre tubulaire.
Répartition : Cambrien — Actuel.
Rapports et différences : Ce genre n’est dans nos échantillons repré¬
senté que par une seule espèce. Il se distingue des autres genres de sa famille,
par son enroulement toujours régulier et planispiral dès le jeune et des Cor¬
nuspira (1) par ses parois, non calcaires, composées d’éléments étrangers
agglomérés par un ciment sécrété par l’organisme lui-même.
(1) Schultze, Polytha]., 1854, p. 40.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
2
18
PIERRE MARIE
Ammodiscus cretacea (Reuss)
(PI. I, figs. 5-6).
Operculina cretacea Reuss, Rômischen Kr., 1845, p. 35, pl. XIII, figs. 64-65.
Cornuspira cretacea Reüss, Westphal. Kr., 1860, p. 177, pl. I, fig. 1.
— — Cushman, Cornuspira, 1934, p. 44 (Ribliographie).
Spirillina cretacea Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test discoïdal, complètement enroulé en spire plane, à chambre tubulaire
légèrement enveloppante, régulièrement croissante et présentant à sa surface
des stries de croissance. Suture spirale nette et déprimée. Parois très finement
arénacées, à ciment prédominant. Surface unie.
Dimensions (1) : Spécimen microsphérique (fig. 5). Diamètre terminal (2R)
= 0,630 mm. — Diamètre initial (2 r) — 92 % (2). — Diamètre moyen
(2Rm) = 96 %. — Pas ( w ) = 1,17.
Spécimen macrosphérique (fig. 6). Diamètre terminal (2R) = 0,730 m/m. —•
Diamètre initial (2 r) = 86 %. — Diamètre moyen (2Rm) = 93 %. — Épais¬
seur (e) = 12,5 %. — Pas (n) = 1,4.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6001-6002 ( Montereau).
Répartition : Zones I-V (3), peu commune, Montereau, MeucLon, Vin-
cennes, etc.
Rapports et différences : Les individus rapportés à cette espèce sont
plus ou moins réguliers. La croissance de leur loge tubulaire varie suivant
leur stage originel. Par suite de leur conservation dans la Craie, leur surface
n’est pas absolument unie et présente par place des zones normalement lisses,
comme chez les Cornuspira ; tandis que d’autres, légèrement corrodées, lais¬
sent voir, dans la paroi du test, les granulations arénacées caractéristiques
des Ammodiscus.
Genre GLOMOSPIRA Rzehak, 1888
Type générique, Trochammina gordialis Jones and Parker
Glomospira Rzehak, Verh. K. K. Geol. Reisch., 1888, p. 91.
Trochammina (part) Jones and Parker, 1890. —- Ammodiscus (part) des
auteurs. — Gordiammina Rhumbler, 1895.
Test libre, composé d’un proloculum et d’une seconde chambre tubulaire,
longue et non divisée, pelotonnée dans des plans divers autour des premiers
tours. Parois agglutinées, avec un ciment abondant. Surface unie. Ouverture
à l’extrémité terminale du tube.
Répartition : Pennsylvanien — Actuel.
( 1 ) Gomme pour les formes planispirales, voir plus loin, article Lenliculina.
(2) Du diamètre terminal pris pour 100 unités.
(3) Pour le détail des diverses zones de la craie Belemnitella mucronala, voir les conclu¬
sions stratigraphiques de ce mémoire.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
19
Rapports et différences : Ce genre qui n’est représenté, dans nos échan¬
tillons, que par une seule espèce, se distingue d’Ammodiscus par l’enroulement
pelotonné de sa chambre tubulaire, alors qu’il était régulièrement planispiral
dans le genre précédent. Il s’écarte des Hemigordius (1) et des Gordiospira (2)
par son test non porcelané, composé d’éléments étrangers agglutinés par un
ciment abondant.
Glomospira charoides Parker and Jones, var. corona Cushman and Jarvis
(PI. I, fig. 7 a-c .)
Glomospira charoides Franke, Ober Kr., 1928, p. 15, pl. I, fig. 16.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 260.
Glomospira charoides var. corona Cushman and Jarvis, Cret Trinidad 1928
p. 89, pl. XII, figs. 9-11.
Test formé par l’enroulement régulièrement sphéroïdal de la chambre tubu¬
laire, tout d’abord autour du proloculum, puis autour d’elle-même. Parois
arénacées à ciment abondant. Surface unie.
Dimensions : Diamètre total : 0,315 mm. — Diamètre de la chambre
tubulaire : 0,03-0,05 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6003 (Montereau).
Répartition : Zones II-V, toujours rare.
Rapports et différences : Cette petite variété présente un enroulement
constamment sphéroïdal, en couches concentriques, qui ne tend pas à devenir
planispiral comme dans Gl. charoides Parker and Jones (3).
Famille LITUOLIDAE
Test libre, planispiral, au moins chez le jeune, pouvant ensuite présenter
chez certains genres une partie adulte déroulée, ou même devenir discoïde.
Chambres nombreuses, à intérieur simple ou labyrinthique. Parois aggluti¬
nées par un ciment plus ou moins abondant suivant les genres ou les espèces.
Ouverture simple ou multiple.
Répartition : Dévonien — Actuel.
Rapports et différences : Cette famille se distingue des autres familles
de Foraminifères agglutinés, par son enroulement initial planispiral com¬
posé de nombreuses loges.
classification générique
I. Test à chambres simples, non labyrinthiques.
A. Parois à matériel étranger prédominant.
(1) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 158.
(2) Heron-Allen and Earland, South Georgia, 1932, p. 254
(3) Cushman and Jarvis, Trinidad, 1928, p. 88, pl. XII, figs. 7-8
20
PIERRE MARIE
1. Test complètement spiralé.
a. Ouverture simple à la base de la face aperturale.
1’. Loges peu enveloppantes. Trochamminoid.es .
2’. Loges plus ou moins enveloppantes.
. Haplophragraoides.
b. Ouvertures multiples à la base de la face aperturale.
. Cribrostomoides.
2. Test spiralé dans le jeune, déroulé dans l’adulte.
a. Ouverture simple.
1’. Test comprimé, dans l’adulte.
a’. Loges non en chevrons... Ammomarginulina.
b’. Loges en chevrons. Flabellammina.
2’. Test peu comprimé.
a’. Loges adultes à section circulaire.
. Ammobaculites.
b’. Loges adultes à section polygonale.
1”. Jeune nettement spiralé.. Frankeina.
2”. Jeune unisérial. Triplasia.
b. Ouvertures multiples. Haplophragmium.
B. Parois agglutinées à ciment prédominant.
1. Test complètement spiralé.
a. Ouverture simple à la base de la face aperturale
. Endothgra.
b. Ouvertures en croissant.
1’. Nombreuses et régulières. Bradyina.
2’. Peu nombreuses et irrégulières.. Glyphoslomella.
2. Adulte non spiralé.
a. Ouverture simple.
1’. Sutures déprimées. Endolhyranella.
2’. Sutures au ras du test. Orbignyna.
b. Ouvertures multiples.
1’. Formées de quelques grosses perforations.
a’. Sutures déprimées. Lituola.
b’. Siltures auras du test. Septammina.
2’. Formées de petites perforations vermiculées.
a’. Sutures déprimées. Cribrospira.
b’. Sutures au ras du test... Cribrospirella.
IL Test à chambres labyrinthiques.
A. Entièrement spiralé.
1. Peu comprimé. Cyclammina.
2. Fortement comprimé.
a. Intérieur des loges peu divisé. Choffaleiîa.
b. Intérieur des loges complexe.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 21
1’. Formant un réseau réticulé....... Dictyopsella.
2’. Formant un réseau damassé. Yaberinella.
B. Adulte non spiralé.
1. Irrégulier. Pseudolituola.
2. Régulier. Pseudocyclammina.
C. Loges adultes annulaires.
1. Disposées dans un seul plan.
a. Périphérie non épaissie.
1’. Subdivision interne simple. Cyclolina.
2’. Subdivision interne irrégulière. Spirocyclina.
b. Périphérie épaisse. Orbitopsella.
2. Disposées dans deux plans superposés. Cyclopsinella.
Dans cette classification qui est inspirée de celle de M. J. A. Cushman (1),
j’ai changé de place le genre Liluola Lamarck, qui possède des loges simples,
et propose pour les espèces à loges labyrinthiques confondues avec le genre
de Lamarck depuis Carpenter le nouveau genre Pseudolituola.
J’ai introduit un nouveau genre, Cribrospirella, et étendu la diagnose des
Orbignyna v. Hagenow.
Genre HAPLOPRAGMOIDES Cushman, 1910
Type générique, Nonionina canariensis d’Orbigny
Haplophragmoides Cushman, Pacific Océan, 1910, p. 99.
Nonionina (part) d’Orbigny, 1839. — Placopsilina (part) Parker and Jones,
1857. — Liluola (part) et Trochammina (part) des auteurs. — Ammochilo-
stoma (part) Eimer and Fickert, 1899.
Tesl libre, planispiral, composé de quelques tours généralement incom¬
plètement enveloppants ; chambres simples ; parois formées de matériel
étranger agglutiné par un ciment fin. Ouverture simple à la base de la faee
aperturale de la dernière loge.
Répartition : Carbonifère — Actuel.
Rapports et différences : Ce genre se distingue : des Orbignyna par ses
loges non embrassantes et ses parois arénacées, des Liluola , Cribrospira et
Cribrospirella par son ouverture simple et des Cyclammina et Choffatella par
l’absence d’excroissances labyrinthiques à l’intérieur des loges.
Haplophragmoides sp.
(PI. I, fig. 8 a-b.)
Trochamminoides proteus Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test planispiral, à périphérie arrondie. Loges nombreuses, croissantes,
{!) Foraminifera, 1933, pp. 96-105.
22
PIERRE MARIE
incomplètement embrassantes, peu régulières et originellement bombées.
Sutures déprimées. Flancs présentant une dépression centrale. Ouverture en
croissant allongé, à la base de la dernière loge. Parois rugueuses constituées
par de très petits grains de sable de grosseur uniforme, réunis par un ciment
rare.
Dimensions : Diamètre : 0,500 mm. — Épaisseur : 0,250 mm.
Répartition : Spécimen figuré, coll. pers. n° 6004 ( Montereau).
Rapports et différences : Cet individu se rapproche par sa forme géné¬
rale de Nonionina canariensis d’Orbigny (1), mais s’en distingue par un test
plus finement arénacé, qui est voisin de ceux de H. glabra Cushman and
Waters (2) et de H. subglobosum (Sars) (3). Malheureusement les déforma¬
tions subies par ce spécimen s’opposent à une identification plus complète.
Genre AMMOBACULITES Cushman, 1910
Type générique, Spirolina agglutinons d’Orbigny
Ammobaculites Cushman, Pacific Océan, pt. I, 1910, p. 114.
Haplophragmium (part) des auteurs. — Spirolina (part) d’Orbigny, 1846,
Test libre, à stade initial planispiral, suivi de chambres adultes simples
groupées sur un axe droit. Parois arénacées. Ouverture simple à la base de la
face aperturale dans le stade jeune et devenant ronde et terminale dans
l’adulte.
Répartition : Carbonifère-Actuel.
Rapports et différences : Par ses loges non encapuchonnantes, ne reve¬
nant pas en arrière des deux côtés du test et par son ouverture simple, ce
genre se distingue de la plupart des Foraminifères agglutinés, à enroulement
initial planispiral. Il ne se rapproche que des Orbignyna et des Endolhyranella,
dont il se distingue par la composition de son test qui est arénacé et revêtu
intérieurement d’une couche chitineuse, alors que ces deux genres le sont exté¬
rieurement. De plus, le premier présente une partie adulte généralement ré¬
duite et des loges encapuchonnantes.
Ammobaculites Beisseli, n. sp.
(PI. I, fig. 11 a-c.)
Haplophragmium compressum Beissel, Aachener Kr., 1891 p 16 pl IV
fig. 16.
Ammobaculites compressum Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test subcylindrique, formé de chambres jeunes spiralées, séparées par des
(1) CUshman, Key, 1933, pl. IV, fig. 26.
(2) Arenaceous, Foram., Texas, 1927, p. 83, pl. X, fig 6
(3) Cret. Trinidad, 1928, pl. XII, fig. 13.
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
23
sutures à peine marquées à la surface ; chambres adultes superposées à section
subcirculaire, limitées par des sutures planes, perpendiculaires à l’axe et très
faiblement déprimées. Ouverture en fente, courte et large, située au centre de
la partie supérieure de la dernière loge qui est légèrement étirée. Parois
arénacées, formées d’éléments de dimensions variées.
Dimensions : Hauteur : 1,40 mm. — Largeur : 0,60 mm. — Épaisseur :
0,55 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6007 ( Montereau).
Répartition : Zones I-III. Assez rare, Saint-Aignan , Montereau, La Fon-
laine-aux-Bois.
Rapports et différences : Nos échantillons sont très semblables au seul
Haplophragmium compressurn Beissel qui ne correspond pas à la diagnose
de cet auteur, puisqlie ses sutures sont droites et non en chevrons.
Genre FRANKEINA Cushman and Alexander, 1929
Type générique, Frankeina goodlandensis Cushman and Alexander
Frankeina Cushman and Alexander, Frankeina, 1929, p. 61.
Ammobaculiles (part) Franke, 1928. — Haplophragmium (part) et Triplasia
(part) des auteurs.
Tesflibre, à partie initiale planispiraleet comprimée; adulte à section trian¬
gulaire ou quadrangulaire composé de loges simples unisériales. Parois gros¬
sièrement agglutinées, à ciment abondant. Ouverture terminale simple, dans
l’adulte.
Répartition : Crétacé.
Rapports et différences : Ce genre, qui se distingue de Triplasia par sa
partie initiale spiralée, n’est représenté dans nos échantillons que par l’es¬
pèce suivante :
Frankeina Beisseli, n. sp.
(PI. II, fig. 12 a-c.)
Haplophragmium Murchisoni Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 15, pl. IV,
fig. 1-10.
Test allongé, prismatique, à section triangulaire et quadrangulaire ; flancs
plats ou légèrement concaves, arêtes tronquées. Sutures à peine déprimées,
masquées par les rugosités de la surface. Parois épaisses, constituées d’élé¬
ments étrangers divers, de dimensions variables et réunis par un ciment cal¬
caire abondant. Ouverture en fente, au sommet aplani de la dernière loge.
Holotype : Coll. pers. n° 6008 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III, très rare, Meudon, La Fontaine-aux-Bois, etc.
Rapports et différences : Cette espèce, dont un fragment est figuré dans
24
PIERRE MARIE
ce mémoire est identique aux spécimens représentés par Beissel, comme
Ftaplophragmium Miirchisoni, mais se distingue dè Gaudryina carinata
Franke (1) par un stade adulte plus régulier, muni d’une ouverture en fente
allongée, des flancs peu concaves et des loges revenant fortement vers la base.
Elle s’écarte de Ammobaculites Murchisoni (2) du même auteur, par des
flancs moins concaves et des loges à sommet non étiré. Elle se rapproche de
Frankeina taylorensis Cushman and Waters (3) et de Fr. goodlandensis (4)
mais présente des sutures moins déprimées et moins inclinées vers la base et
des loges non bombées et s’écarte de Fr. Cushmani Alexander and Smith (5)
par sa forme allongée, ses flancs presque plats, ses sutures au ras du test et
sa partie initiale rarement visible.
Genre ORBIGNYNA v. Hagenow, 1842
Type générique, Orbignyna ovala v. Hagenow
Orbignyna v. Hagenow, Rügen, 1842, p. 573.
Bulimina (part) d’Orbigny, 1840. — Alaxophragmiitm (part) Reuss, 1861.
— Liütola Beissel, 1891, et Franke.
Test libre, composé d’un stade jeune planispiral et d’un adulte rectiligne.
Loges enveloppantes en calotte dans l’adulte, occupées par une série circu¬
laire d’arcs-boutants internes plus ou moins développés. Sutures au ras du
test ou faiblement déprimées. Parois formées de vase crayeuse agglutinée par
un ciment calcaire abondant, formant un revêtement uni à la surlace des
individus bien conservés. Ouverture simple, au milieu de la face aperturale des
loges jeunes, ou terminale au sommet des adultes.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Dans la diagnose de ce genre donnée par
J. A. Cushman (6), seuls l’enroulement initial indiqué par v. Hagenow et la
surface rugueuse des échantillons figurés par Marsson (7) sont notés. Par
contre les figures originales (8) représentent des individus à surface unie,
tandis que ceux de Rügen, représentés par Marsson, montrent un stade adulte
bien développé. Il y a donc lieu de compléter et rectifier la diagnose de
Cushman par les caractères de l’adulte et par ceux de la surface qui est nor¬
malement unie dans les spécimens bien conservés.
Ce genre se rapproche par sa forme et la composition de son test des Endo-
thgranella et Lituola, mais se distingue du premier par des loges encapuchon-
£1) Ober Kr., 1928, p. 144, pl. XIII, fig. 10.
(2) Ibid., p. 165, pl. XV, fig. 5.
(3) Arenaceous Foram. Texas, 1929, p. 63, pl. X, fig. 3.
(4) Cushman and Alexander, Frankeina, 1929, p. 62, pl. X, figs. 1-2.
(5) Flabellamina et Frankeina, 1932, p. 309, pl. XLVII, figs. 10-11.
(6) Foraminifera, 1933, p. 96.
(7) Rügen, 1878, p. 171, pl. V, fig. 40.
(8) Rügen, 1842, p. 573, pl. IX, fig. 26.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
25
liantes et des sutures à peine déprimées, et du second par son ouverture simple
et non multiple. Il est représenté dans nos échantillons par les espèces sui¬
vantes :
I. ■— Loges adultes à croissance stabilisée :
a. — Section circulaire.. O. variabilis (d’Orb.).
b. —- Section ovale..'.. O. ouata,v. ruegensis (Franke.)
II. —Loges adultes croissantes en largeur. O. ouata, \ ar. conica nov.
Orbignÿna ovata i. Hagenow var. ruegensis Franke
(PI. I, fig. 9, a-d.)
Lituola ouata Marsson, Rügen, 1878, p. 171, pl. V, fig. 40.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 82 , pl. VII, fig. 5.
—- —- Ober Kr., 1928, p. 171, pl. XV, fig. 18.
— — var. ruegensis Franke, Ober. Kr., 1928, p. 172.
Orbignÿna ouata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 216.
Coquille ovoïde, comprimée latéralement, à section ovale, flancs parallèles
et enroulement planispiral. Loges croissantes, encapuchonnantes, recouvrant
à la fois les précédentes et la partie supérieure de la spire initiale. Sutures
légèrement déprimées, peu distinctes, souvent masquées par l’altération
superficielle du test et devenant latéralement sinueuses à la base des dernières
loges. Face aperturale légèrement bombée, [occupée en son centre par une
ouverture allongée d’arrière en avant. Parois épaisses, rugueuses, formées de
vase crayeuse agglutinée.
Dimensions : Hauteur : 1,00 mm. — Largeur : 0,80 mm. —• Épaisseur :
0,70 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6005 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III. Montereau , La Fontaine-aux-Bois, Vincennes,
Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce qui semble localisée dans les
horizons supérieurs de la craie d’Europe, présente, d’après Franke (1), deux
variétés, l’une typica est finement sableuse, et l’autre ruegensis est calcaire
et possède des gerçures superficielles, dues vraisemblablement à une altéra¬
tion du test, dont la surface devait être lisse à l’origine, comme celle des
Arenobulimina.
Notre variété se rapproche plus de la forme représentée par Cushman (2)
ou de celle de Marsson, que de celle figurée par Franke.
Orbignÿna ovata v. Hagenow var. conica, nov.
(Pl. I, fig. 10 a-c .)
Test à flancs inclinés sur le plan d’enroulement médian et à section circu-
(1) Ober Kr., 1928, p. 172.
(2) Key, 1933, pl. V, fig. 9.
26
PIERRE MARIE
laire. Loges croissantes en hauteur et largeur. Ouverture large et ronde, au
centre de la surface aperturale de la dernière loge. Surface rugueuse.
Dimensions : Hauteur : 0,80 mm. — Largeur : 0,75 mm. — Épaisseur :
0,75 mm. à hauteur de la dernière loge.
Hodotype : Coll. pers. n° 6006 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III, Meudon, Vincennes, La Fonlaine-aux-Bois.
Rapports et différences : Par sa forme, cette variété rappelle Lituola
aequigranensis, var. conica Beissel(I), mais s’en distingue par un stade adulte
enroulé et non rectiligne, des loges à sommet bombé, une ouverture centrale
non logée dans une dépression de la surface supérieure de la dernière loge,
des sutures sinueuses sur les flancs et par la partie avant de la spire qui est
préservée par la dernière loge.
Orbignyna variabilis (d’Orbigny)
(PI. VI, fig. 61-65.)
Bulimina variabilis d’Orbigny, craie blanche, 1840, p. 40, pl. IV, fig. 12
(non fig. 9-11).
Ataxophragmium variabilis Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
— — —• Pisolithique, 1937, p. 291.
Test libre, allongé, a jeune planispiral parfois légèrement dyssymétrique et
adulte subcylindrique à section circulaire. Loges embrassantes, croissantes, en
calotte dans l’adulte, à surface aperturale et sommet convexes. Sutures au
ras de la surface ou très faiblement déprimées. Paroi calcaire, peu épaisse,
composée de vase crayeuse réunie par un ciment abondant. Surface unie'
lisse. Ouverture simple au milieu de la face aperturale dans la partie spira¬
lée, devenant terminale dans l’adulte, au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale : 0,90 mm. — Hauteur de la partie spiralée :
0,45 mm. — Largeur de l’adulte : 0,50-0,60 mm. — Pas de la spire : 3.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6058 ( Montereau).
Répartition : Zones I-V, commun.
Rapports et différences : Cette espèce était considérée par d’Orbigny
comme représentant la forme adulte de ses Bulimina variabilis. En fait, si elle
possède des parois semblables et une surface également unie, elles’en distingue
par son enroulement initial symétrique et non trochoïde, par ses loges
adultes en calotte, par son ouverture toujourssituéeau milieu de la face aper¬
turale et par une répartition différente. Cette forme, qui appartient au Lituo-
lidae par ses loges jeunes planispirales, semble avoir été confondue depuis
v. Hagenow avec l’espèce précédente dont la surface est souvent corrodés
dans les prélèvements par trop superficiels. Elle ne s’en distingue guère que
(1) Aachener Kr., 1891, p. 33, pl. III, %. 17-32 et pl. XVI, flg. 33-34.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
27
par une spire plus nette, renfermant des loges un peu moins embrassantes
et par la section circulaire de son stage adulte.
Genre LITUOLA Lamarck, 1804
Type générique, Lituola nauliloidea Lamarck
Liluola Lamarck, Environs Paris, 1804, p. 243.
Liluola d’Orbigny, 1840. — Spirolina (part) Roemer, 1841, et Reuss, 1845-
1854. — Haplophragmium (part) Reuss, 1865, et autres auteurs.
Tesl libre, à symétrie bilatérale, entièrement et régulièrement planispiral,
pouvant accidentellement présenter deux à trois loges adultes non enroulées*
Loges embrassantes, simples,à intérieur nonlabyrinthique. Satures déprimées.
Surface rugueuse. Parois épaisses, formées d’éléments divers, agglutinés par
un ciment calcaire abondant. Ouvertures multiples, constituées par quelques
perforations traversant la face aperturale des loges.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre très particulier rappelle beaucoup
par sa forme extérieure les Cyclammina et Pseudocyclammina ; mais s’en dis¬
tingue par ses loges simples, à intérieur non labyrinthique. Il s’écarte des
Hiplophragmium avec lesquels il fut confondu depuis Reuss, par sa spire
initiale régulière et non pelotonnéeVomme dans Spirolina aequalis Roemer (1 )
et par sa hampe courte, due généralement à une déformation accidentelle du
test.
Lituola nautiloidea Lamarck
(PL IJ, fig. 13-14.)
Lituola nauliloidea Lamarck, Environs Paris, 1804, p. 243, pl. LXII,fig. 12
— — d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 29, pl. II, figs. 30-31
— — Cushman, Defrance, 1927, p. 142, pl. XXVIII, figs. 8-9
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
— — — Pisolithique, 1937, p. 290.
Spirolina irregularis Roemer, Norddeutsch. Kr.,1841,p. 98, pl. XV, fig. 29.
Spirolina inaequalis Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 35, pl. VIII, fig. 62.
Haplophragmium grande Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 18,pl. IV, fig. 31-40.
— — Egger, Oberbayr. Alp., 1899, p. 144, pl. III,
figs. 14-16.
—- — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 169, pl. XV, fig. 19.
(1) Cushman, Key, 1933, pl. V, fig. 19.
28
PIERRE MARIE
Haplophragmium irregularis Eggér, Oberbayr. Alp., 1899, p. 144, pl. III,
figs. 4-7 et 23-24.
Coquille large, planispirale, à symétrie bilatérale ; périphérie régulière ou
légèrement lobée. Loges embrassantes, à face cintrée, revenant jusqu’au centre
de chaque flanc, qui est déprimé. Suhires droites ou légèrement recourbées en
arrière et faiblement déprimées. Face aperlurale plane revêtue d’une couche
calcaréo-chitineuse plus fine que le reste du test, percée dans sa région mé¬
diane de 3 à 6 trous, plus ou moins régulièrement disposés de part et d’autre
du plan de symétrie. Surface extérieure finement rugueuse.
Dimensions : Diamètre terminal : 1,75 mm. —Diamètre initial : 1,30mm.
^—Épaisseur : 0,80-1,20 mm. — Pas : 1,9.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6009-6010 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-III, très commune. Seule, cette espèce caractérise
la zone I ; associée à Cribrospirella difformis, elle caractérise les zones II-III.
Rapports et différences : Cette espèce, qui ne se rencontre que dans la
partie inférieure de la craie à Belemnitella mucronata, fut confondue depuis
Carpenter avec un Foraminifère du Crétacé moyen, dont l’intérieur est
occupé par des excroissances labyrinthiques.
L’observation de Beissel (1) concernant la proportion très faible des indi¬
vidus à loges adultes déroulées par rapport à ceux qui sont entièrement spira¬
lés est très exacte. La plupart de nos spécimens sont dans le même cas et ceux
à loges non enroulées semblent en général résulter d’une déformation acci¬
dentelle ; la coquille cesse alors de s’accroître après le développement dans la
partie rectiligne d’une ou deux loges avortées. Par leur forme extérieure, nos
échantillons rappellent beaucoup les Cyclammina et Pseudocyclammin mais
ils s’en distinguent nettement par l'intérieur de leurs loges qui est simple et
non labyrinthique.
Genre CRIBROSPIRELLA, n. g.
Type générique, Liluola difformis Lamarck
Coquille grossièrement ovoïde, à symétrie bilatérale. Loges encapuchon-
nantes, à intérieur simple, enroulées en spire plane régulière à la base, puis
superposées sur un axe rectiligne dans l’adulte. Sutures à peine visibles au ras
du test ou faiblement déprimées. Ouverture terminale formée par une multi¬
tude de petites perforations vermiculées traversant la paroi supérieure de la
dernière loge et dont le nombre augmente des chambres jeunes aux adultes.
Parois formées d’éléments étrangers et de vase crayeuse agglutinés par un
ciment calcaire. Surface unie.
Répartition : Sénonien supérieur.
Rapports et différences : Ce genre appartient aux Lituolidce par son
(1) Aachener Kr., 1891, p. 18.
FORAMIN IPÈRES DE LA CRAIE
29
enroulement initial planispiral et se distingue des Liluola par sa forme géné'
raie, ses sutures peu nettes et ses loges encapuchonnantes. Il se rapproche des
Cribrospira (1) par son ouverture, mais s’en éloigne par sa symétrie bilatérale,
son stade jeune planispiral, ses sutures non déprimées et ses loges encapu-
ehonnantes.
Cribrospirella difïoimis (Lamarck)
(PI. Il, fig. 15-17.)
Liluola difformis Lamarck, Environs Paris, 1804, p. 273, pl. LXII, lig. 13.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
— — — Pisolithique, 1937, p. 290.
Coquille ovoïde, irrégulière. Loges encapuchonnantes, à intérieur simple et
sommet arrondi, enroulées en spire plane dans le jeune, puis superposées en
crosse dans l’adulte. Sutures très peu visibles, au ras de la surface ou faible¬
ment déprimées. Ouverture criblée, formée de très nombreuses petites perfo¬
rations traversant le sommet des loges et dont le nombre augmente nettement
des jeunes aux adultes. Parois épaisses, composées d’éléments étrangers divers
(test de Foraminifères, sable, vase crayeuse, etc....) agglomérés par un ciment
calcaire formant à l’intérieur un revêtement finement 'grumeleux. Surface
unie.
Dimensions : Hauteur : 2,15 mm. — Largeur : 0,90 mm. — Épaisseur :
0,90-1,25 mm.
Spécimens figurés : Coll, pers., n° 6011-6012 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-V, très commune è Meudon, Montereau , La Fon-
taine-aux-Bois, etc. Cette espèce, associée avec Liluola nautiloidea , caracté¬
rise les zones II et III, et seule, les zones IV et V.
Rapports et différences : Cette espèce a très vraisemblablement été
confondue avec Cribrospira grande Reuss (2), dont certaines figures présen¬
tent une ouverture semblable. Cependant les sutures, nettement déprimées
des spécimens de Gosaü et la dissymétrie de leur spire initiale par rapport à la
hampe adulte, ne permettent pas de les rattacher à l’espèce de Lamarck.
Famille VALVULINIDAE
Test de forme variée, ovoïde, conique, triangulaire ou discoïde, débutant
par un stade jeune polysérial, pouvant être trisérial chez les formes les plus
primitives, qui se réduit progressivement dans la plupart des genres pour
devenir dans l’adulte trisérial, bisérial et même unisérial. Chambres simples
ou plus ou moins subdivisées intérieurement. Parois formées de matériel
(1) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 102.
(2) Cushman, Key, 1933, pl. V, fig. 8.
30
PIERRE MARIE
étranger, agglutiné par un ciment calcaire enduit intérieurement et parfois
extérieurement d’une couche chitineuse. Ouverture simple ou criblée.
Répartition : Jurassique-Actuel.
Rapports et différences : Cette famille se distingue des Verneuilinidae,
par son jeune trisérial a section non triangulaire, des Trochamminidae par son
ouverture généralement complexe et préservée par une dent ou une lèvre
développée et des Textulariidae par son stade jeune trochcïde.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test à stade initial trisérial.
A. Stade terminal unisérial. Clavulina.
B. Stade terminal trisérial.
1 . Loges à intérieur simple.
a. Munies d’une forte épine. Flourensina.
b. Bombées.
1’. Ouverture simple, arquée. Eggerellina.
2’. Ouverture préservée par une lèvre... Valvulina.
3’. Ouverture criblée. Chrysalidina
2. Loges munies d’arcs-boutants internes, ouverture cri¬
blée. Goprolithina.
C. Stade terminal polysérial, ouverture criblée.... Cribrobulimina.
II. Stade initial polysérial, se réduisant progressivement.
A. Stade terminal trisérial.. Eggerelta.
B. Stade terminal bisérial.
1. Ouverture simple.
c. Dans la face aperturale.
1’. A l’extrémité d’un petit goulot. Karreriella.
2’. Au niveau de la surface de la loge. . . . Pleclina-
b. Le long de la suture interne.
1’. Loges à intérieur simple.
a’. Face aperturale concave. Marssonella.
b’. Face aperturale convexe. Dorolhia.
2’. Loges subdivisées par des parois secondaires. . .
. Texlulariella.
2. Ouverture criblée, le long de la suture interne.
a. Test en forme de coin. Cuneolina.
b. Test en forme d’éventail. Gunlheria.
c. Test discoïde. Dicyclina.
C. Stade terminal unisérial.
1. Ouverture simple, loges simples. Goëselta.
2. Ouverture munie d’un col court.
a. Stade bisérial développé. Lislerella.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 31
b. Stade bisérial réduit .
1’. Loges simples. Marlinolliella.
2’. Loges intérieurement divisées.... Tritaxilina.
3. Ouverture criblée, loges à intérieur labyrinthique. Liebusella.
III. Stades jeune et adulte polysériaux.
A. Loges à intérieur simple, ouverture munie d’une large dent. . .
. Valvulammina t
B. Loges munies d’arcs-boutants internes plus ou moins déve¬
loppés.
1 . Ouverture simple spatuliforme. Hagenowella.
2. Ouverture munie d’une dent.
a. Base du test effilée. Arenobulimina.
b. Base du test convexe. Ataxogyroidina.
C. Loges munies de piliers internes. Pernerina.
D. Loges terminales en calottes circulaires, ouvertures criblées.
1. Intérieur occupé par des piliers. Lilaonella.
2. Intérieur comprenant des piliers et des logettes secon¬
daires. Coskinolina.
2. Intérieur comprenant des piliers, des chambres périphé¬
riques et un réseau épidermique. Didyoconus.
Genre EGGERELLINA, n. g.
Type générique, Bulimina b revis d’Orbigny
Bulimina (part) d’Orbigny, 1840, Reuss, Cushman and Parker, 1934. —
Valvulina Franke, 1928. — Eggerella Marie, 1937. — Verneuilina (part)
des auteurs.
Coquille libre, conique ou ovoïde, entièrementtrisériale, à spire trochoïde,
plus ou moins inclinée sur l’axe vertical, constituée par trois à quatre tours
larges de 3 loges latéralement embrassantes, en forme de calottes sphériques
ou ovoïdes, non déprimées au voisinage de l’ouverture et a l’intérieur simple.
Sutures limbées, nettement déprimées. Ouverture simple, en fente étroite,
arquée, recourbée en arrière et communiquant par sa base avec la partie de la
marge interne en contact avec le sommet de l’avant-dernière loge. Parois
imperforées, peu épaisses, composées de matériel étranger, en majorité cal¬
caire (vase crayeuse) réuni par un ciment abondant. Surface lisse.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre est établi pour des coquilles spiralées,
dont le nombre des loges par tour est constant et égal à 3, mais dont le recou¬
vrement, plus ou moins prononcé suivant les espèces, ne laisse apparaître
à leur sommet qu’une partie de la surface supérieure de 2 ou 3 loges et ainsi
crée l’illusion d’une réduction progressive de leur nombre par tour de spire.
32
PIERRE MARIE
Pour rappeler ce caractère qui est effectif chez les Eggerella (1), où le nombre
des loges décroît réellement dans les divers tours d’un même individu et pour
en distinguer nos spécimens crétacés, je propose la dénomination générique
nouvelle d ’ Eggerellina.
Ce genre, qui dérive des Vclvulina (2) par simplification de l’ouverture,
appartient aux Valvulinidae. Il se rapproche, par sa forme générale, de la
plupart des genres de cette famille, et s’en distingue par son ouverture simple,
en fente étroite arquée et dénuée de dent qui, chez les individus détériorés,
peut être légèrement spatuliforme. De plus, il se différencie des Verneuilina (3)
par un test non pyramidal et des loges bombées ; des Valvulina par son ouver¬
ture dénuée de dent ; des Hagenowella par des tours de trois loges et non
quatre ; des Valvülammina (4) par un nombre de loges constant, égal à trois,
par tour de spire et par une ouverture simple exempte de dent ; des Areno-
bulimina et Alaxogyroidina , par des tours de spire à loges moins nombreuses
et latéralement embrassantes, et enfin des Bulimina par la forme de l’ouverture
et par un test agglutiné et imperforé.
Alors que le dimorphisme des Foraminifères leur était inconnu, les anciens
auteurs ne créèrent leurs espèces que d’après la forme générale de leurs indi¬
vidus et non d’après les caractères intrinsèques de leurs divers constituants.
Toutes les coquilles appartenant à ce genre furent rapportées soit à Buli¬
mina brevis d’Orbigny (5) si leur base était convexe, soit à B. intermedia
Reuss (6) si elle était conique. Ce classement simple, mais fictif, ne correspond
très vraisemblablement qu’à l’assemblage des stades micro ou macrosphé¬
riques appartenant à des espèces différentes. A ce sujet, les illustrations origi¬
nales ne nous renseignent qu’imparfaitement, car les divers dessins ont été
exécutés d’après des individus préalablement immobilisés, qui présentaient
une forme générale assez voisine, maisnon pas toujours une identité complète.
Il me paraît plus rigoureux non pas de rassembler, comme mes prédéces¬
seurs, des coquilles de forme générale voisine, mais de m’attacher à ne grou¬
per que des formes présentant une spire et un sommet semblables. Ainsi,
deux individus, l’un conique, et l’autre globuleux possédant des tours adultes
comparables et des sommets identiques, auront beaucoup de chance pour
n’être que les deux stades d’une même espèce. Les caractères déduits de la
forme de la coquille ne viendront qu’en seconde ligne pour les subdiviser.
Ainsi les E. inlermedia (Reuss) seront caractérisées par un sommet formé de
trois loges, peu embrassantes, visibles, dont deux sensiblement égales, et une
troisième, à peu près double des précédentes ; tandis qu’au contraire celui
de E. brevis (d’Orbigny) n’en présentera que trois inégales. L’examen des
(1) Cushman, New Généra, 1933, p. 33.
(2) d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 270.
(3) d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 39.
(4) Cushman, New Généra, 1933, p. 37.
(5) d’Orbigny, Craie blanche, 1840, pl. 41, pl. IV, fig. 15-15’.
(6) Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 37, pl. XIII, fig. 71.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
33
faunes observées montre qu’à Montereau il existe entre autre une E. brevis
conique et une E. intermedia globuleuse qui semblent être respectivement les
stades micro et macrosphériques de ces deux espèces.
Je proposerai donc d’attribuer momentanément à chacun des stades sup¬
posés, l’un des noms de variétés suivants : globulosa ou conica, me réservant,
pour plus tard, d’élucider complètement cette question, quand le matériel
isolé permettra d’en soustraire suffisamment pour effectuer les sections néces¬
saires.
Les espèces rencontrées dans la craie à Belemnitella mucronala, qui se rap¬
portent à ce genre, peuvent être classées de la façon suivante :
A. Coquilles à sommet formé par trois loges.
1. Toutes visibles.
a. La dernière est à peu près double des deux autres qu
sont sensiblement égales entre elles.
. E. intermedia Rss.
b. Toutes sont inégales mais nettement visibles.
. E. brevis d’Orb.
2. L’une d’elles est presque masquée.
a. La coquille est régulière et bombée. . E. ovoidea, n. sp.
b. La coquille est étroite et ventrue. E. ventricosa , n. sp.
B. Coquille dissymétrique à sommet et formé par deux loges. . . .
. E. gibbosa, n. sp.
Eggerellina intermedia (Reuss) var. globulosa, nov.
(PI. VII, fig. 69 a-d.)
Coquille guttiforme, presque aussi haute que large, à extrémité inférieure
faiblement conique et base obtuse. Spire élevée composée de trois à quatre
tours, larges de trois loges, dont le dernier recouvre le test sur un peu plus des
trois quarts de sa hauteur. Loges croissantes, peu embrassantes, ne se recou¬
vrant guère que sur une moitié de leur surface supérieure, ce qui en laisse voir
trois, dont deux égales au sommet de la coquille. Ouverture courte, légèrement
recourbée en arrière, dont la base atteint latéralement la marge interne.
Dimensions : Hauteur : 0,8 mm. (1). — Largeur de face : 0,7 mm. —
Épaisseur de profil : 0,75 mm. — Hauteur du dernier tour : 0,62 mm. —
Hauteur de la dernière loge : 0,6 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6027 ( Montereau ).
Répartition : Montereau, La Fontaine-aux-Bois , Meudon.
Rapports et différences : Bien que présentant une forme générale
nettement différente de celle du type figuré par Reuss, nos individus en
(1) Toutes les mesures de hauteur sont faites suivant l’axe vertical passant par l’ouver¬
ture et la loge initiale.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 3
34
PIERRE MARIE
possèdent néanmoins tous les autres caractères : une spire élevée, des loges
peu embrassantes et un sommet montrant trois loges, dont deux sensiblement
égales. Ces caractères, qui me paraissentde première importance, me condui¬
sent à rapporter cette espèce à E. intermedia (Reuss) et à en faire la variété
globulosa pour rappeler sa forme générale. Cette variété se distingue de
E. brevis (d’Orbigny), dont le sommet montre trois loges inégales. Elle pré¬
sente, de plus, de grandes analogies avec E. ( Valvulina ) inflata (Franke) (1) et
Bulimina trilobata Franke (2) autant que les figures de l’auteur permettent
de le constater, mais elle se distingue de la première par des sutures moins
déprimées et une ouverture moins développée et de la seconde, par une ouver¬
ture légèrement recourbée dont la base n’atteint pas, sur la marge interne, le
point de contact de la suture séparant les deux autres loges du tour.
Eggerellina brevis (d’Orbigny) var. conica. nov.
(PL VII, fig. 70, a-c.)
Bulimina intermedia Franke, Ober Kr., 1928, p. 160, pl. XIV, fig. 23.
Bulimina Murchisoniana Cushman and Parker, Original Bulimina, 1934,
p. 29, pl. V, fig. 7.
Coquille guttiforme allongée, environ une fois et demie plus haute cjue large,
à extrémité inférieure conique et base pointue. Spire élevée, formée de trois à
quatre tours, dont le dernier recouvre à peu près les neuf dixièmes de la hau¬
teur du test. Loges croissantes, assez embrassantes, marquant, à la hauteur de
la dernière, les deux tiers de la longueur totale du test. Sommet constitué par
trois portions inégales de la surface supérieure des loges du dernier tour
Ouverture courte, légèrement arquée, atteignant latéralement la marge interne
de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,75 mm. — Largeur de face : 0,55 mm. — Épais¬
seur de profil : 0,65 mm. —■ Hauteur du dernier tour . 0,65 mm. —■ Hauteur
de la dernière loge : 0,5 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6028 ( Montereau).
Répartition : Montereau , La Fontaine-aux-Bois, Meudon, Vincerwes.
Rapports et différences : Je ne rapporte pas, comme Cushman and
Parker, cette espèce à Bulimina Murchisoniana d’Orbigny, qui est une
Bulimina ou une Buliminella, ni à Eggerellina inlermedia (Reuss) dont elle
possède la forme générale, mais à Bulimina brevis d’Orbigny qui présente
un sommet semblable, constitué par trois portions inégales de la surface supé¬
rieure des loges du dernier tour. Pour rappeler sa forme initiale conique, je
propose d’en faire la variété conica qui n’est, peut-être que le stade micro¬
sphérique de l’espèce de d’Orbigny.
(1) Ober Kr., 1928, p. 162, pl. XV, fis. 1.
(2) Ibid., p. 161, pl. XIV, fig. 26.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
35
Eggerellina gibbosa, n. sp.
(PI. VII, fig. 71 et 73.)
Coquille conique ou ovoïde, latéralement bossue, ne laissant voir à son
sommet que deux loges. Spire très inclinée, formée de quelques tours élevés,
le dernier étant presque aussi haut que large. Loges en calotte sphérique, très
embrassantes et fortement croissantes en hauteur, décalées et inclinées par
rapport à l’axe et se recouvrant notablement l’une l’autre. Ouverture déve¬
loppée, étroite, nettement arquée au milieu de la marge interne et située au-
dessus de l’avant-dernière loge.
Répartition : Assez rare à Montereau , Meudon, Vincennes.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue nettement des précé¬
dentes par ses loges inclinées, sa dissymétrie faciale et son sommet, où les
deux dernières loges du dernier tour sont seules visibles. Elle semble repré¬
sentée, dans les gisements examinés, par deux variétés qui ne sont peut-être
que les deux stades de la même espèce.
Eggerellina gibbosa var. conica, nov.
(PI. VII, fig. 71 c-d.)
Coquille allongée à extrémité inférieure conique, plus haute que large d’un
tiers, recouverte sur les cinq sixièmes de sa hauteur par le dernier tour de
spire, dont la dernière loge couvre à elle seule à peu près les deux tiers.
Dimensions : Hauteur : 0,9 mm. — Largeur de face: 0,62 mm. — Épais¬
seur de profil : 0,75 mm. — Hauteur du dernier tour : 0,75 mm. — Hauteur
de la dernière loge : 0,57 mm.
Holotype : Coll. pers. n°6030 ( Montereau ).
Rapports et différences : Cette variété, qui n’est peut-être que le stade
microsphérique de E. gibbosa , se distingue de E. brevis var. conica et de
E. inlermedia (Reuss), par une spire plus inclinée, des loges plus croissantes
et plus embrassantes et surtout par un sommet où seules les deux dernières
loges sont visibles.
Eggerellina gibbosa var. globulosa, nov.
(PI. VII, fig. 73 a-d.)
Coquille subsphérique, à base faiblement convexe, presque aussi haute que
large, recouverte dans sa presque totalité par le dernier tour et sur les huit
neuvièmes de la hauteur, par la loge terminale.
Dimensions : Hauteur : 0,9 mm. — Largeur de face : 0,8 mm. — Épaisseur
de profil : 0,95 mm. — Hauteur du dernier tour : 0,85 mm. — Hauteur de la
dernière loge : 0,8 mm.
36
PIERRE MARIE
Holotype : Coll. pers. n° 6031 ( Montereau ).
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la précédente
par une forme plus globuleuse et des tours de spire plus recouvrants. Elle
représente vraisemblablement le stade macrosphérique de E. gibbosa et se
distingue aisément des variétés correspondantes telles que E. brevis (d’Or-
bigny) et E. intermedia v. globulosa par ses loges en calotte, inclinées et très
croissantes et par son sommet sur lequel seules les deux dernières loges sont
visibles.
Eggerellina ventricosa, n. sp.
(PI. VII, fig. 72 a-d.)
Coquille étroite, sensiblement une fois et demie plus haute que large, légè¬
rement renflée de face, au niveau de l’avant-dernière loge, à extrémités forte¬
ment convexes et section sensiblement constante sur toute la longueur du
test. Sommet formé par des portions très inégales delà surface supérieure des
trois dernières loges, l’une d’elles étant presque entièrement masquée par les
deux suivantes. Spire nettement inclinée sur l’axe vertical, constituée par
quelques tours larges, dont le dernier recouvre plus des neuf dixièmes de la
hauteur totale du test. Loges en calottes ovoïdes, croissantes, bombées, très
embrassantes, inclinées sur l’axe vertical et se recouvrant presque entière¬
ment l’une l’autre. Ouverture typique, nettement recourbée, atteignant le
milieu de la portion de la marge interne, au contact de l’avant-dernière loge.
Dimensions : Hauteur :0,85 mm. — Largeur de face : 0,6 mm.—-Épaisseur
de profd : 0,65 mm. — Hauteur du dernier tour : 0,8 mm. — Hauteur de la
dernière loge : 0,45 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6032 ( Montereau).
Répartition : Rare à Montereau , Meudon , Vincennes.
Rapports et différences : Les caractères des loges et de la spire sont
chez cecte espèce, comme chez la suivante, intermédiaires entre ceux des
E. brevis (d’Orbigny) et de E. gibbosa. L’individu décrit ci-dessus correspond
aux variétés globulosa des autres espèces et s’en distingue aisément par sa
forme étroite, allongée et par ses loges ovoïdes, décalées sur une spire nette¬
ment inclinée.
Eggerellina ovoidea, n. sp.
(PI. VII, fig. 74 a-d.)
Coquille ovoïde, régulièrement renflée, un peu plus haute que large, à
extrémité supérieure plus fortement convexe qu’à la base. Sommet constitué
par trois portions croissantes et très inégales des surfaces supérieures des
loges du dernier tour ; la première étant presque entièrement masquée par les
deux suivantes. Spire formée de tours très larges, embrassant toute la hau¬
teur du test. Loges très croissantes, en calottes ovoïdes allongées et très em-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
37
brassantes, recouvrant à peu près les sept neuvièmes de la hauteur totale.
Salures limbées peu déprimées ; marge interne régulièrement courbée dans sa
partie en contact avec les deux premières loges du dernier tour. Ouverture
typique très arquée et très développée, abordant la marge interne de la der¬
nière loge dans la partie médiane de sa portion en contact avec le sommet de
l’avant-dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 1,15 mm. — Largeur de face : 0,95 mm. —■ Lar¬
geur de profd : 1,00 m.m — Hauteur du dernier tour : 1,10 mm. — Hau¬
teur de la dernière loge : 0,85 mm.
Holotype : Coll, pers., n° 6033 ( Montereau).
Répartition : Peu commune à Montereau , Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce, qui correspond comme la précé¬
dente à une variété globulosa, se distingue de toutes celles décrites par sa
forme renflée, ovoïde, ses loges très hautes et sa marge interne non anguleuse
au passage de la suture séparant les deux premières loges du dernier tour.
Genre COPROLITHINA, n. g.
Type générique, Coprolilhina subcylindrica, n. sp.
Coquille allongée, irrégulièrement réniforme, a section circulaire. Loges
encapuchonnantes, groupées dans le jeune en spirale trochoïde, puis devenant
progressivement unisériales et rectilignes dans l’adulte. Intérieur des loges
occupé par une série circulaire d’arcs-boutants développés le long de la suture
inférieure. Ouverture complexe, terminale au sommet de la dernière loge.
Parois épaisses, composées d’éléments étrangers divers agglutinés par un
ciment calcaire abondant.
Rapports et différences : Ce genre, dont la forme générale rappelle un
coprolithe, semble appartenir aux Valvülinidae par son groupement initial
et par le développement d’arcs-boutants internes, comme ceux que l’on ob¬
serve chez les Arenobulimina. Il se distingue cependant de ce dernier par
son stade adulte et par son ouverture complexe.
Coprolithina subcylindrica, n. sp.
(PI. VI, fig. 58 a-g .)
Coquille subcylindrique, en forme de coprolithe, à section grossièrement
circulaire, base irrégulièrement bombée et sommet légèrement aplati. Loges
encapuchonnantes, enroulées en spirale trochoïde dans la partie initiale, puis
groupées dans l’adulte sur un axe rectiligne et occupées à l’intérieur par une
série d’arcs-boutants rayonnants, maintenant la paroi externe et reposant le
long de la suture à la surface supérieure de la loge précédente. Sutures
38
PIERRE MARIE
toujours très légèrement déprimées. Ouverture complexe, terminale, parais¬
sant étoilée dans les spécimens usés, mais constituée par une grosse perfo¬
ration centrale de forme ovale traversant toute la paroi supérieure de la
loge et communiquant en tunnel au travers de celle-ci, avec 6 ou 8 fentes
rayonnantes. Parois épaisses composées d’un mélange d’éléments étrangers
(test de Foraminifères, grains de phosphate, sable, vase crayeuse, etc...)
agglutinés par un ciment calcaire abondant, qui rend la surface externe presque
unie.
Dimensions : Longueur supérieure à 2,30 mm. — Largeur : 1,25 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6036 (Montereaü).
Répartition : Très rare à Montereaü (un exemplaire brisé).
Rapports et différences : Par sa forme extérieure, cette espèce rappelle
Liluola difformis Lamarck, mais s’en distingue cependant nettement par son
début initial, son ouverture plus simplifiée et par ses excroissances secon¬
daires à l’intérieur des loges.
Genre TRITAXILINA Cushman, 1911
Type générique, Clavulina caperata, H. B. Brady
Tritaxilina Cushman, Pacific Océan, 1911, p. 71.
Clavulina (part), H. B. Brady, 1881. — Trilaxia (part) H. B. Brady, 1884.—
Clavulinella Schubert, 1920.
Coquille à spire trochoïde, dont le nombre des loges par tour décroît pro¬
gressivement, de 5 pour le premier, à 4, 3, 2, pour former finalement dans
l’adulte de certaines espèces, une série unisériale rectiligne. Loges à intérieur
labyrinthique. Parois imperforées, agglutinées, arénacées ou calcaires. Ouver¬
ture ronde et terminale dans l’adulte, préservée par une lèvre mince ou une
série de dents allongées obturant partiellement l’orifice.
Répartition Éocène —- Actuel.
Rapports et différences : Ce genre, dont les représentants, aussi bien
fossiles qu’actuels, sont très semblables entre eux, présente un groupement
de loges comparable à celui des divers genres caractérisés par un nombre de
loges décroissant progressivement du jeune à l'adulte, tels que Pledina,
Dorolhia, etc., mais il s’en distingue cependant, par une persistance beaucoup
plus longue des divers stades, quadrisérial, trisérial, bisérial, etc..., par une
forme généralement conique ou pyramidale et surtout par des loges rarement
bombées, à sections polygonales.
Ce genre, qui n’a jamais encore été signalé dans le Crétacé, se trouve repré¬
senté dans la Craie à Belemnitella mücronata de l’Yonne par les espèces sui¬
vantes :
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
39
I. — Coquille à section polygonale.
a. Surface supérieure des loges plane.
. T. polygonalis, n. sp. forma typica.
b. Surface supérieure des loges légèrement cintrée.
. T. polygonalis var. irregularis, nov.
II. — Coquille à section circulaire. T. laevigata , n. sp.
Tritaxilina polygonalis, n. sp.
(PI. VIII, fig. 77-78.)
Coquille spiralée en cône irrégulier ou pyramide renversée, à peu près une
fois et demie plus haute que large, à section polygonale, base effilée et som¬
met caractéristique, constitué par les surfaces supérieures planes des loges
du dernier tour, qui sont limitées entre elles, tout le long de leurs sutures
internes, par des abrupts verticaux. Spire trochoïde, croissante en hauteur et
largeur, renfermant dans chaque tour un nombre de loges qui se réduit lente¬
ment et progressivement de 5 à 4, puis 3 dans l’adulte. Loges polyédriques, en
secteur cylindrique, à angle d’ouverture et dimensions régulièrement crois¬
santes des jeunes aux adultes, disposées en marches d’escalier dans chaque
tour de spire et limitées par des arêtes vives et des surfaces polygonales sensi¬
blement planes, et bordées à leur périphérie externe, par un bourrelet muni,
au milieu de sa portion inférieure, d’un ergot anguleux et, à son sommet,
d’une petite dépression médiane, destinée à recevoir l’ergot d’une des loges du
tour suivant. Sutures peu distinctes au ras du test, droites entre deux loges
consécutives et en forme d’accolades juxtaposées le long de la suture spirale,
qui est soulignée par la légère saillie des loges et par le bourrelet inférieur
de chacune d’elles. Ouverture simple, semi-circulaire, à la base de la marge
interne de la dernière loge et au contact de la suture séparant les deux autres
loges du tour.
Cette espèce est, dans nos gisements, représentée par la forme type et la
variété suivante :
Tritaxilina polygonalis forma typica.
(PI. VIII, fig. 77 a-d et 78 a.)
Coquille pyramidale, une fois et demie plus haute que large, régulièrement
croissante, à section polygonale. Sommet sensiblement plan et angle d’ouver¬
ture, à la base, voisin de 30°. Loges limitées par des surfaces planes et des
arêtes vives, bordées, sur tout leur contour latéral, par un léger bourrelet plus
développé au sommet qu’à la base. Ergot et dépression médiane du sillon
nettement visibles.
Dimensions : Hauteur : 0,75 mm. — Largeur : 0,5 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6037 ( Montereau).
40
PIERRE MARIE
Répartition : Rare à Motilereau et Vincennes.
Rapports et différences : Cette espèce, dont je n’ai pu observer ni les
stades adultes à groupement unisérial, ni l’ouverture terminale, se distingue
aisément de toutes celles décrites dans ce mémoire, par sa forme nettement
conique et ses loges polyédriques. Par contre, elle montre de grandes affinités
avec T. cubensis Cushman and Bermudez (1), mais en diffère par une forme
non ovoïde, des loges non bombées, des sutures au ras du test et une surface
de révolution régulière.
Tritaxilina polygonalis var. irregularis. nov.
(PI. VIII, fig. 78 b-d.)
Test conique dans le jeune, ovoïde dans l’adulte. Loges à surface supérieure
légèrement convexe, limitées par des bourrelets latéraux plus développés à
leur base qu’à leur sommet. Ergots ou échancrures médianes peu marquées.
Dimensions : Hauteur : 1 mm. — Largeur : 0,62 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6038 (Montereau).
Répartition : Montereau , La Fontaine-aux-Bois.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la précédente par
une irrégularité générale de tous ses caractères. Elle se rapproche par sa
forme générale de T. cubensis Cushman and Bermudez, mais en diffère par
tous ses autres caractères.
Tritaxilina laevigata, n. sp.
(PI. VIII, fig. 79-81.)
Coquille ovoïde, allongée, deux fois plus haute que large, à extrémité infé¬
rieure conique, sommet convexe et section régulièrement circulaire. Loges
nombreuses, croissantes,à sommet convexe, limitées par des surfaces courbes.
Sutures peu distinctes, au ras du test, à peine déprimées dans la partie adulte,
mais semblables comme forme à celles de l’espèce précédente. Ouverture
allongée, simple, le long de la marge interne de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 1 mm. — Largeur : 0,5 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6039 ( Montereau ).
Répartition : Monterec.u, La Fontaine-aux-Bois, Meudon,
Rapports et différences : Les individus les plus développés de cette
espèce possèdent, dans l’adulte, des loges bisériales et une ouverture simple ;
ils se distinguent nettement de ceux de l’espèce précédente, par une forme
générale allongée, une surface unie, des sutures au ras du test et surtout par
l’absence de bourrelets à la périphérie latérale des loges.
(I) New Sp. Forara. Cuba, 1936, pl. X, figs. 25-26 el Further New Sp. Foram. Cuba, 1937,
p. 7.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
41
Ces diverses espèces que j’ai rapportées aux Tritaxilina, par suite de leurs
analogies avec le type du genre, ainsi qu’avec Tr. cubensis, ne semblent pas
posséder tous les caractères indiqués par Cushman dans sa diagnose géné¬
rique ; en particulier, je n’ai jamais observé d’ouvertures compliquées, soit
par une lèvre protectrice, soit par une série de dents masquant plus ou moins
l’orifice de ces coquilles : les ouvertures de nos espèces se sont toujours mon¬
trées extrêmement simples.
Genre HAGENOWELLA Cushman, 1933
Type générique, Globigerina elevata d’Orbigny
Hagenowella Cushman, Pernerina-Hagenowella, 1933, p. 21.
Globigerina (part) et Valvulina (part) d’Orbigny, 1840. — Haplophragmium
(part) Beissel, 1891. —• Arenobulimina (part) Cushman and Parker,
1934. — Bulimina ( part) des auteurs.
Coquille dissymétrique, spiralée, è extrémité inférieure obtuse. Spire tro-
choïde, composée d’un nombre de loges constant par tour, égal ou supérieur à
3. Loges globuleuses, à intérieur simple ou occupé par une série d’arcs-bou¬
tants, le long de la suture. Face aperturale déprimée au voisinage de l’ouver¬
ture. Sutures nettement déprimées dans le dernier tour. Ouverture en fente ar¬
quée, compliquée d’une dent et communiquant avec la suture. Parois imper-
forées minces, composées d’éléments siliceux et calcaires agglutinés par un
ciment abondant. Surface lisse.
Répartition : Crétacé.
Rapports et différences : Ce genre voisin des Arenobulimina par son
enroulement spiralé, s’en distingue par ses loges globuleuses, ses sutures dé¬
primées et son extrémité inférieure obtuse.
Si l’on s’en tenait aux règles strictes de la nomenclature, ce genre devrait
être abandonné, car il est établi sur un type générique défectueux, qui ne
présente pas tous les caractères indiqués par l'auteur. A l’origine, ce genre
créé par Cushman, avec Valvulina gibbosa d’Orbigny comme type, ne. de¬
vait comprendre que des Foraminifères possédant un réseau d’arcs-boutants
internes, comme ceux de l’espèce américaine représentée ; or, les spécimens
correspondants de la craie, tout comme ceux de Meudon ou de Montereau,en
sont exempts et doivent être rapportés, non à Valvulina gibbosa qui ne peut
être conservé comme type générique (1), mais à Globigerina elevata d’Orbi-
(1) La préparation de d’Orbigny renferme deux individus correspondant chacun à une
partie des figures originales. L’un d’eux, petit, globuleux et englué de colle est douteux et
peut être une Alaxogyroidina ou une Globigerina elevata. Il a servi à établir la forme géné¬
rale des figures de d’ORBiGNY. L’autre assez grand, à extrémité inférieure conique, est une
Arenobulimina bossue, dont la dernière loge est anormale. Son ouverture très spéciale est
représentée, mais modifiée dans la figuration originale.
42
PIERRE MARIE
GNY. C’est pour cette raison et parce que j’ai constaté également chez d’autres
genres de la même famille, que les caractères internes pouvaient être plus ou
moins développés suivant leurs diverses espèces, que je n’hésite pas à ras¬
sembler dans le même genre, des Foraminifères à loges, munies ou non d’arcs-
boutants internes, mais dont la forme extérieure et les autres caractères res¬
tent semblables à ceux du type générique.
Les espèces rencontrées peuvent être classées d’après la forme du test :
h — Plus haut que large. H. elevala d’Orbignt.
IL — Aussi haut que large. H. subsphaerica Reuss.
III. — Moins haut que large. H. couda, n. sp.
Hagenowella elevata (d’Orbigny)
(PI. VII, fîg. 66 a-b et 67.)
Globigerina elevala d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 34, pl. III,flg. 15-16.
Iiaplophragmium inflatüm Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 19, pl. IV,
fig. 41-45.
Hagenowella inflalum, Marie Maëstrichtien, 1937, p. 261.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
Coquille ovoïde, une fois et demie plus haute que large. Spire élevée, régu¬
lière, composée de tours de 4 loges, globuleuses, hémisphériques ou semi-
ovoïdes, à intérieur simple. Salures limbées. Ouverture virgulaire à la base de
la face aperturale, communiquant avec la suture interne, au point de contact
commun des 3 dernières loges.
Dimensions : Hauteur : 0,42-0,47 mm. — Largeur : 0,31-0,37 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6040 ( Montereau ).
Répartition : Abondante à Montereau, La Fontaine-aux-Bois, Meudon,
plus rare à Longuesse, ThéméricoUrl et Vigny.
Rapports et différences : Cette espèce, qui fut à l’étranger confondue
avec Valvulina gibbosa d’Orbigny, passe à Montereau à la suivante, par toute
une série d’intermédiaires et s’en distingue par sa forme ovoïde nettement
allongée et sa spire fortement inclinée. Assez voisine de Hagenowella brevicona
(Perner) (1), elle en diffère, cependant, par une extrémité inférieure plus
obtuse, des loges plus globuleuses et des sutures plus déprimées.
Hagenowella subsphaerica (Reuss)
(PI. VII, fig. 66 c-f.)
Bulimina subsphaerica Reuss,, Bohmischen Kr., 1845, p. 109, pl. XXXIV,
fig. 52.
(1) Ceskeho, 1892, p. 54, pl. III, flg. 1 a-b.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
43
Bulimina siibsphaerica Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 27, pi. II, fig. 25.
— — — Ober Kr., 1928, p. 161, pl. XIV, fig. 24.
Arenobulimina subsphaerica Cushman and Parker, Original Bulmina, 1934,
p. 30, pl. V, fig. 16.
Hagenowella subsphaerica, Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Coquille globulaire, à base fortement convexe et sommet tronqué, aussi
haute que large. Spire trochoïde, nettement croissante en largeur, inclinée et
composée de tours de 4 loges croissantes et globuleuses, à intérieur simple.
Sutures limbées et déprimées. Ouverture virgulaire au milieu de la marge
interne de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,40 mm. — Largeur : 0,40 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6041 ( Montereau ).
Répartition : Abondante à Montereau. Commune à la Fonlaine-aux-Bois
et Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue facilement de tout es
les autres par sa coquille aussi haute que large.
Hagenowella courta, n. sp.
(Pl. VII, fig. 68 a-b.)
Coquille globulaire, surbaissée, à base faiblement convexe, nettement moins
haute que large. Spire trochoïde, presque plane, composée de tours de 4 loges
croissantes, hémisphériques, développées d’un seul côté de la coquille et
recouvrant latéralement celles du tour précédent qu’elles masquent presque
complètement. Sutures limbées et déprimées. Ouverture semblable à celle des
espèces précédentes, au milieu de la marge interne de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,27 mm. — Largeur : 0,35 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6042 ( Montereau ).
Répartition : Rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue des précédentes,
par sa spire presque plane et ses loges très recouvrantes latéralement et de
Hagenowella ( Bulimina ) obesa (Reuss) (1) par sa largeur supérieure à sa hau¬
teur et par ses loges à section ovale et non semi-circulaire.
Genre ARENOBULIMINA Cushman, 1927
Type générique, Bulimina Presli Reuss
Arenobulimina Cushman, New généra, 1927, p. 80.
(1) Lemberg, 1850, p. 40, pl. IV, fig. 12 et pl. V, fig. 1.
44
PIERRE MARIE
Bulimina (part) d’Orbigny, 1840 ; Reuss et autres auteurs. — Alaxophrag-
mitim (part) Reuss et autres auteurs.
Coquille libre spiralée, plus haute que large, en cône irrégulier renversé, à
base oblique. Spire conique, allongée et inclinée, composée de quelques tours
renfermant un nombre de loges constant, égal ou supérieur à trois, suivant les
espèces. Loges réniformes, croissantes, peu élevées et peu saillantes, inclinées
sur la spire et se recouvrant nettement sur une grande partie de leur surface,
à côté dorsal régulièrement cintré. Face aperturale inclinée sur le sommet de
la coquille, limitée latéralement par deux lobes et évidée au voisinage de la
selle médiane. Intérieur occupé par une série régulière d’arcs-boutants, plus
ou moins développés. Sutures nettes et déprimées dans les derniers tours.
Ouverture simple généralement spatuliforme, parfois compliquée d’une dent
triangulaire, étroite, située dans l’évidement de la dernière loge et en com¬
munication avec la suture interne. Parois imperforées, composées par un
élément étranger (sable ou vase crayeuse) agglutiné par un ciment plus ou
moins abondant. Surface lisse ou rugueuse.
Répartition : Crétacé moyen et supérieur — Tertiaire (?).
Rapports et différences: Dans sa classification, Cushman (1) range ce
genre dans les Valvulinidae à loges simples, en utilisant un type, dont il ne
semble pas avoir observé les caractères internes. Plus tard, avec Parker (2),
il lui rapporte toute une série de formes, présentant à l’intérieur des loges une
série d’arcs-boutantsplus ou moins complètement développés, mais régulière¬
ment disposés le long de la suture, qui doivent, au contraire, le faire rentrer
dans les Valvulinidae, à loges labyrinthiques.
Par sa forme générale, ce genre se rapproche des Gaudryinella, mais s’en
distingue par un nombre de loges constant dans tous les tours d’un même
individu. Par sa surface, sa spire et la forme de ses loges, il rappelle les Ataxa-
gyroidina, mais s’en écarte par son extrémité inférieure conique et non
cintrée.
Ce genre, très développé dans les faciès crayeux du Crétacé moyen et supé¬
rieur des Bassins Nord Européen et Nord Américains, se compose d’une série
très étendue d’espèces, de formes assez voisines, qui semblent avoir été sou¬
vent confondues les unes avec les autres.
MESURES EFFECTUÉES SUR LES ARENORULIMINA
Afin de pouvoir comparer plus aisément entre elles les espèces de ce genre,
il m’a paru avantageux d’établir pour chacune d’elles une série de mesures,
qu’il est facile d’obtenir, soit sur les spécimens isolés, soit sur les reproduc¬
tions exactes.
(1) Foraminifera, 1933, p. 120.
(2) Original Bulimina, 1934.
FORAMINIFÈRES DE L\ CRAIE
15
Parmi celles-ci, seule la hauteur totale sera indiquée en millimètres et les
angles en degrés. Toutes les autres mesures linéaires seront remplacées par
leur pourcentage calculé par rapport à la hauteur totale. La coquille étant
orientée, comme sur les figures ci-jointes, de façon que l’axe vertical passe par
l’ouverture terminale et l’extrémité inférieure effilée. La projection verticale
de la coquille, vue de face (fig. 2 a), permettra les mesures suivantes :
a
c.
&
Fig. 2. — Schéma des mesures effectuées sur les Arenobulimina.
Projections verticales : a, de face ; b , de profil ; c, projection horizontale du sommet.
Hauteur totale. AB
Largeur maxima. CD
Intervalle entre la base et le maximum de largeur . BO
Largeur de la dernière loge. EF
Hauteur de la dernière loge de face. O’S
Hauteur du dernier tour de spire. AG
Largeur de la partie visible d’une loge sériale traversée
par la projection de l’axe vertical . PN
Hauteur de la partie visible de la même loge. LM
Angle à la base. F
Inclinaison de la dernière loge sur l’horizontale. A
Inclinaison de la suture spirale inférieure sur l’horizontale. S
Inclinaison des sutures sur la suture spirale. G
46
PIERRE MARIE
La projection verticale du profil renfermant l’oreillette avant de la loge
terminale (fig. 2 b) fournira :
Epaisseur maxima totale. IH
Intervalle entre la base et le maximum d’épaisseur .... BK
Longueur de l’oreillette avant . A’R
Largeur de l’oreillette avant . TL
Inclinaison de la face aperturale sur l’horizontale. D
La projection horizontale (fig. 2 c) du sommet du test donnera
Diamètre maximum de la dernière loge . VX
Diamètre minimum de la dernière loge. YZ
Les différentes espèces rapportées à ce genre sont les suivantes :
I. Test à tours de 5 loges.
A. Test plus haut que large . A. obliqua d’Orb.
B. Test aussi haut que large.
1. Angle de base de 90°. A. conica, n. sp.
2. Angle de base compris entre 110° et 120°. A.sphaerica, n. sp.
IL Test à tours de 4 lobes.
A. Sutures déprimées. A. pseudorbigmji , n. sp
B. Sutures au ras du test.
1. Ouverture spatuliforme. A. guita, n. sp .
2. Ouverture virgulaire. A. cylherea, n. sp.
III. Test à tours de 3 loges. A. ovoidea, n. sp.
ÉVOLUTION DES CARACTÈRES APERTURAUX CHEZ LES ARENOBUI.IMINA
à Belemnitella mucronata.
L’ouverture des diverses Arenobulimina de la Craie à Belemnitella mucro-
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
47
nata est généralement logée au fond d’une dépression, à bord raide, située
au sommet de la dernière loge. Elle peut être en forme de spatule simple, à
base large : A. ovoideci, A. gulla{ fig. 3 a) ou étranglée au voisinage de la suture
par une dent formée par le prolongement du lobe arrière. Celle-ci est peu
visible et recourbée vers l’intérieur du test chez A. conica (fig. 3 b) ou très
apparente et allongée entre les deux lobes : A. obliqua (fig. 3 c).
Par le rapprochement des deux bords de la selle, l’ouverture se réduit à une
fente plus ou moins étroite qui peut être rectiligne : A. sphaerica (fig. 3 d) ou
cintrée : A. cytherea (fig. 3 e).
Seule l’ouverture spatuliforme dLl. pseudorbignyi (fig. 3 /) est située à
l’extrémité d’un léger goulot enrelief qui ne dépasse pas en hauteur le rebord
supérieur de la dépression aperturale.
Arenobulimina obliqua (d’Orbigny)
(PI. IV, fig. 34 a-f.)
Bulimina obliqua d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 40, pl. IV, fig. 78.
— Franke, Ober Kr., 1928, p. 156, pl. XIV, fig. 11.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Coquille ovoïde, en cône renversé de 70° d’ouverture, à côtés convexes et
base plane inclinée de 20° sur le plan horizontal. Largeur maxima dépassant
les 3/5 de la hauteur totale et située dans la partie moyenne du dernier tour.
Spire formée de quelques tours de cinq loges, à pente de 15°, dont le dernier
atteint de face une hauteur égale aux 3/4 de celle du test. Loges réniformes,
obliques, peu élevées, très larges, à surface supérieure limitée latéralement
par deux lobes jointifs recouvrant presque entièrement la partie supérieure du
tour de spire formé par les précédentes qui, dans leur partie visible, comprise
entre deux sutures spirales, sont trois fois plus larges que hautes. Intérieur
occupé par une série d’arcs-boutants, peu élevés, localisés à la base des loges.
Sutures inclinées à 38° sur la spire, très peu visibles dans la partie inférieure
du test, mais nettement déprimées dans les derniers tours. Ouverture spatuli¬
forme, presque complètement étranglée à sa base par une dent très appa¬
rente, allongée entre les deux lobes. Surface lisse. Parois imperforées, for¬
mées de vase crayeuse agglutinée par un ciment abondant.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 1,050 mm. — Largeur maxima (CD)
= 62,5. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 82-85.
•— Épaisseur maxima (IH) = 65. — Intervalle entre la base et le maximum
d'épaisseur (BK) = 55. — Angle de base (B) = 70°. — Loge terminale :
Inclinaison de la dernière loge sur l’horizontale (A) = 20°. — Inclinaison de
la face aperturale sur l’horizontale (D) = 0°. -— Largeur de face (EF) = 60.—
Hauteur de face (O’S) = 10. — Longueur de l’oreillette avant de profil (A’R)
= 50. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 25-17,5. — Grand diamètre
(VX) = 65. —Petit diamètre (YZ) = 50. — Partie visible d’uneloge sériale
48
PIERRE MARIE
(LM/PN) = 1/3. — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) = 75. —Inclinai¬
son de la suture spirale sur l’horizontale (S) = 10°-20°.— Inclinaison des
sutures sur la suture spirale (G) = 38°.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6043 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II. Très commune à Meudon, Monlereau.
Rapports et différences: Cette espèce,qui semble caractériser l’horizon
de Meudon, se rencontre également en Allemagne, où elle semble avoir été
rapportée à Arenobulimiria presli, avec qui, d’ailleurs, elle présente certaines
affinités. Par contre, elle diffère totalement des espèces figurées sous son nom
par Cushman and Parker (1). Celles-ci sont plus larges, plus régulièrement
ovoïdes, et leurs côtés sont assez régulièrement courbés, ainsi que leurs loges
qui, dans leur partie visible, entre deux tours de spire, sont presque aussi
larges que hautes. De plus, l’inclinaison de leurs sutures sur la spire est nette¬
ment plus forte, 55» au üeu de 38°.
Arenobulimina conic-a, n. sp.
(PI. IV, fig. 35 a-d')
Coquille régulière, guttiforme, évasée, presque aussi haute que large aux
3 /4 de la hauteur à partir de la base, débutant par un cône de 90° d’ouverture
et sommet peu incliné de 20° à 25° sur le plan horizontal. Spire inclinée de 20°
environ, composée de tours larges de cinq loges dont le dernier recouvre les
5 /6 de la hauteur du test. Loges surbaissées, obliques à 25° sur l’horizontale, à
sommet cintré et côté dorsal courbe. Partie visible de face, trois fois plus
longue que haute. Face aperturale légèrement concave inclinée à 20° sur le
sommet du test, limitée par deux lobes sensiblement égaux, séparant une selle
très réduite. Intérieur non observé. Omerlure spatuliforme, étroite, étranglée
à sa base par une dent réduite et recourbée vers l’intérieur de la loge avant.
Sutures droites, au ras du test, peu distinctes, inclinées de 55°-60°sur la spire.
Paroi imperforée, composée de vase crayeuse. Surface unie ou lisse.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 0,600 mm. — Largeur maxima (CD)
= 91,5. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 70,8. —
Epaisseur maxima (IH) = 87,5. — Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BK) = 41,6. — Angle de base (B) = 90°. — Loge terminale :
Inclinaison de la dernière loge sur l’horizontale (A) = 25°. — Inclinaison de la
face aperturale sur l’horizontale (D) = 20°. — Largeur de face (EF) = 87,5.—
Hauteur de face (O’S) = 37,5. — Longueur de l'oreillette avant de profil =
(A’R) = 75. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 33. — Grand diamètre
(VX) = 81 — Petit diamètre (YZ) = 67. — Partie visible d’une loge sériale
(LM /NP) = 1/3. — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) = 83. — Inclinai¬
son de la suture spirale sur l’horizontale (S) = 20°. — Inclinaison des sutures
sur la suture spirale (G) = 55°.
(1) Original Bulimina, 1934, p. 28, pl. V, flgs. 1 a-b.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
4&
Holotype : Coll. pers. n° 6044 (Montereau).
Répartition : Zone II, assez rare. Montereau , Meudon.
Rapports et différences : Par sa forme conique, très évasée, cette espèce
se distingue de toutes les autres. Sa face aperturale rappelle un peu celle de
A. obliqua, mais est nettement déprimée et son ouverture est différente. Elle
est également beaucoup plus évasée que A. presti (Reuss) (1) et présente des
sutures plus inclinées sur la spire (55° aulieu de 20°), un sommet moinsoblique
(25° au lieu de 40°) et un angle d’ouverture plus fort (90° au lieu de 70°).
Arenobulimina sphaerica, n. sp.
(PI. IV, fig. 36 a-e.)
Coquille sphéroïdale, presque aussi haute que large à mi-hauteur, sommet
et côtés cintrés. Spire conique à peine perceptible, largement ouverte de 110°
à 120°, inclinée de 10° environ sur le plan horizontal et composée de tours de
cinq loges recouvrant plus des 9 /10 e de la hauteur totale. Loges surbaissées,
obliques, inclinées à leur sommet de 25° sur le plan horizontal. Face aperturale
à peu près plane, limitée par deux lobes jointifs, inégaux, dissymétriques, dont
l’antérieur, plus large à son extrémité inférieure, est fortement rabattu sur le
côté du tour précédent. Partie visible des loges trois fois plus longues que
hautes de face. Intérieur non observé. Ouverture réduite à une fente à peu près
rectiligne, étranglée le long de la marge interne delà dernière chambre par une
légère dent mettant en contact les deux lobes. Sutures inclinées sur la spire
d’un angle croissant de 40° à 80°, légèrement cintrées et au ras du test. Paroi
imperforée, composée de vase crayeuse agglutinée. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 0,450 mm. — Largeur maxima (CD)
= 91,7. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 55. —
Épaisseur maxima (IH) = 89. — Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BK) = 44,4. — Angle de base (B) = 110°. — Loge terminale :
Inclinaison de la dernière loge sur l’horizontale (A) = 25°. — Inclinaison de
la face aperturale sur l’horizontale (D) = 30 °. — Largeur de face (EF) = 89.
■— Hauteur de face (O’S) = 19,5. — Longueur de l’oreillette avant de profil
(A’R) = 83,3 .— Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 38,8. — Diamètre
maximum (VX) = 88. — Diamètre minimum (YZ) = 55. — Partie visible
d’une loge sériale (LM /PN) = 1/3. — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) =
92. — Inclinaison de la suture spirale sur l’horizontale (S) = 10°. — Inclinai¬
son des sutures sur la suture spirale (G) = 40°-80°.
Holotype : Coll. pers. n° 6045 ( Montereau ).
RÉPARTiTion : Zone II, extrêmement rare, Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de toutes les autres
par sa forme. Elle rappelle par son ouverture Bulimina rimosa Marsson (2)
mais sa surface unie, riche en ciment, et sa spire initiale conique l’en éloigne
(1) Lemberg, 1850, p. 39, pi. III, flg. 10.
(2) Rügen, 1876, p. 153, pl. III, flg. 21.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 4
50
PIERRE MARIE
Arenobulimina pseudorbignyi, n. sp.
(PL IV, fig. 37 a-e.)
Arenobulimina d’Orbignyi, Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Coquille en cône renversé, à ouverture initiale de 70° se réduisant rapide¬
ment à 30° dès les premiers tours de spire, à côtés rectilignes et base oblique ;
largeur maxima égale aux 3/5 de la hauteur totale et située au niveau de la
dernière loge. Spire à pente de 10°, composée de quelques tours de quatre loges,
dont le dernier recouvre, de face, les 3/5 du test. Loges réniformes, obliques ;
à surface aperturale bombée, évidée en son centre et limitée latéralement
par deux lobes écartés, ne recouvrant guère que les 3 /4 de la surface supé¬
rieure du dernier tour. Partie visible de face, deux fois plus large que haute.
Intérieur occupé, sur le trajet de la suture inférieure, par une série de petits
arcs-boutants. Sutures déprimées dans les derniers tours et inclinées de 48° sur
la spire. Ouverture ronde ou spatuliforme à l'extrémité d’un léger goulot, ne
dépassant pas en hauteur le rebord supérieur de la dépression aperturale.
Parois composées de sable siliceux fin, agglutiné par un ciment peu abondant.
Surface finement rugueuse.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 1,00 mm. — Largeur maxima (CD)
= 60. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 85. —
Épaisseur maxima (IH) = 60. — Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BK) = 60. — Angle de base (B) = 70°. — Loge terminale : Incli¬
naison de la dernière loge sur l'horizontale (A) = 15°. — Inclinaison de la face
aperturale sur l’horizontale (D) = 45°. — Largeur de face (EF) = 57,5. —-
Hauteur de face (O’S) = 10. — Longueur de l’oreillette avant de profil (A’R)
= 50. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 35. — Grand diamètre (VX)
= 60. — Petit diamètre (YZ) = 45. — Partie visible d’une loge seriale
(LM /NP) = 1/2. — Spire. : Hauteur du dernier tour (AG) = 60. — Inclinai¬
son de la suture spirale sur l’horizontale (S) = 10°. — Inclinaison des sutures
sur la suture spirale (G) = 48°.
Holotype : Coll. pers. n° 6046 (. Monlereau).
Répartition : Cette espèce se rencontre dans de nombreuses localités :
Meudon, Vigng, Longuesse, Vincennes (sondage), Monlereau, La Fontaine-
aux-Bois, où elle est la plus abondante.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
une forme moins renflée, une surface rugueuse, une loge terminale bombée et
des loges sériales plus larges.
Elle se rapproche beaucoup de Arenobulimina Orbignyi (Reuss) (1), avec
laquelle elle a souvent été confondue, mais elle s’en distingue cependant par
une largeur plus forte, un angle d’ouverture plus grand (70° au lieu de 40°)
des loges moins inclinées (15° au lieu de 35°), une surface plus fine et surtout
(I) ÙUSHMAN and Parker, Original Bulimina, 1934, p. 30, pl. Y, figs. 14-15.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
51
par les arcs-boutants internes qui sont très réduits ici, alors qu’ils occupent
presque toute la loge dans les espèces du Turonien.
Arenobulimina gutta, n. sp.
(PI. IV, fig. 38 a-e.)
Coquille régulière guttii'orme, en cône renversé de 60° d’ouverture, base
oblique, plus large aux 7/10 e de la hauteur, à partir de la base. Spire, en pente
de 10°, composée de tours de quatre loges, dont le dernier recouvre les 3 /5 e du
test. Loges obliques, ne recouvrant guère que la moitié de la surface supérieure
du dernier tour. Surface aperturale plane inclinée à 40° sur le plan horizontal
et limitée par deux lobes égaux légèrement écartés. Partie visible sensible¬
ment deux fois plus large que haute. Intérieur occupé par une série de petits
arcs-boutants localisés au voisinage de la suture inférieure. Sutures droites,
très faiblement déprimées dans les derniers tours, inclinées de 52° sur la spire.
Ouverture simple, spatuliforme à la base de la dernière loge. Parois imper-
forées, composées de sable quartzeux fin agglutiné par un ciment calcaire
moyennement abondant. Surface rugueuse.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 0,700 mm. — Largeur maxima(CD)
= 60. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 67. —
Épaisseur maxima (IH) = 60. —- Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BM) = 67. —Angle de base (B) = 60°. ■— Loge terminale : Incli¬
naison de la dernière loge sur l’horizontale (A). = 15°. — Inclinaison de la face
aperturale sur l’horizontale (D) = 40°. — Largeur de face (EF) = 53. — Hau¬
teur de face (O’S) = 13. — Longueur de l’oreillette avant de profil (A’R) =
40. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 20. — Grand diamètre (VX) =
60. — Petit diamètre (YZ) = 36,75. — Partie visible d’une loge sériale (LM /
PN) = 7 /12. — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) = 60. — Inclinaison de
la suture spirale sur l’horizontale (S) = 10°. — Inclinaison des sutures sur la
suture spirale (G) = 52°.
Holotype : Coll. pers. n° 6047 ( Monlereau ).
Répartition : Assez rare à la Fonlaine-aux-Bois et à Meudon.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue aisément des
précédentes par ses dimensions, ses loges peu recouvrantes et relativement
hautes et par sa face aperturale inclinée.
Arenobulimina ovoidea, n. sp.
(PI. IV, fig. 39 a-e.)
Arenobulimina puschi, Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Coquille allongée, conique, deux fois plus haute que large, à angle d’ouver¬
ture initial de 56° et côtés légèrement courbes, devenant presque parallèles de
face dans la moitié supérieure. Spire à pente de'25°, composée de tours de trois
52
PIERRE MARIE
loges, dont le dernier recouvre un peu plus des 3 /5 du test. Loges réniformes,
élevées, à sommet cintré, obliques de 25° sur le plan horizontal. Surface aper-
turale plane, inclinée de 50°, limitée latéralement par deux lobes légèrement
inégaux et écartés et ne recouvrant guère que la moitié de la surface supé¬
rieure du dernier tour. Hauteur de la partie visible des loges sériales, égale aux
5 /12 de leur largeur. Intérieur non observé. Salures au ras du test, droites et
inclinées de 50° sur la spire, devenant légèrement courbes dans les dernières
loges. Ouverture simple, spatuliforme à la base de la dernière loge. Parois
imperforées, formées de sable quarlzeux fin agglutiné par un ciment cal¬
caire peu abondant. Surface finement rugueuse.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 0,800 mm. — Largeur maxima (CD)
_ 50 . — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 69. —
Epaisseur maxima (IH) = 56. — Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BK) = 69. — Angle de base (B) = 56°. — Loge terminale : Incli¬
naison de la dernière loge sur l’borizontale (A) = 25°. — Inclinaison de la face
aperturale sur l’horizontale (D) = 50°.— Largeur de face (EF) = 50. — Hau¬
teur de face (O’S) = 22. — Longueur de l’oreillette avant de profil (A’R) =
44. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 35. — Grand diamètre (VX) =
r, 6 . — Petit diamètre (YZ) = 37. — Partie visible d'une loge sériale (LM /NP)
— 5 j\ 2 _ — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) = 62,5. — Inclinaison de la
suture spirale sur l’horizontale (S) = 25°. — Inclinaison des sutures sur la
suture spirale (G) = 50°.
Holotype : Coll. pers. n° 6048 (Monlereau).
Répartition : Commune à Monlereau, La Fontaine-aux-Bois, Vigny,
Théméricourt, Zoo de Vincennes.
Rapports et différences : Par sa spire nettement inclinée et ses tours de
trois loges, cette petite espèce se différencie aisément des précédentes. Par
contre, elle se rapproche à’Arenobulimina puschi (Reuss) (1), qui est égale¬
ment deux fois plus haute que large et qui possède des tours de trois loges,
mais s'en distingue par une extrémité inférieure nettement acuminée, un
angle d’ouverture élevé (56° au lieu de 30°) et une pente plus faible de la spire.
Arenobulimina cytherea, n. sp.
(PL IV. fig. 40 a-e.)
Coquille régulière, trapue, conique à angle initial de 55°, côtés rectilignes,
base nettement oblique, largeur maxima égale aux 5/7 de la longueur totale
du test et située à une distance semblable de l’extrémité initiale. Spire en
pente de 15°, composée de fours larges de 4 loges, dont le dernier recouvre
presque entièrement les 4 /5 du test. Loges réniformes, très élevées, ne recou¬
vrant guère que le 1 /3 de la surface supérieure du dernier tour, obliques de
20 ° sur le plan horizontal, à arête supérieure nette et côté dorsal régulièrement
(1) Lemberg, 1850, p. 37, pl. III, fig. 6.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
53
courbe. Face aperturale plane, inclinée à 60° sur lesommetdu test et limitée
par deux lobes inégaux jointifs. Hauteur de la partie visible des loges sériales
égale à la moitié de leur largeur. Intérieur non observé. Sutures à peine dépri¬
mées ou au ras de la paroi, droites ou légèrement ondulées, inclinées à 32°sur
la spire. Ouverture arquée, étroite au milieu de la base de la face aperturale.
Parois imperforées, constituées par du sable quart.zeux fin, agglutiné par un
ciment peu abondant. Surface finement rugueuse.
Dimensions : Hauteur totale (AB) = 0,700 mm. — Largeur maxima (CD)
= 71,5. — Intervalle entre la base et le maximum de largeur (BO) = 71,5. —■
Epaisseur maxima (IH) = 57. — Intervalle entre la base et le maximum
d’épaisseur (BK) = 57. — Angle de base (B) = 55°. — Loge terminale : Incli¬
naison de la dernière loge sur l’horizontale (A) = 20°. — Inclinaison de la
face aperturale sur l’horizontale (D) = 60°. — Largeur de face (EF) = 65. —■
Hauteur de face(O’S) = 36.—Longueur de l’oreillette avant de profil (A’R)
= 57. — Hauteur de l’oreillette de profil (TU) = 29,5. — Grand diamètre
(VX) = 50. ■— Petit diamètre (YZ) = 42,7. — Partie visible d’une loge sériale
(LM /NP) = 1 /2. — Spire : Hauteur du dernier tour (AG) = 78,5. — Incli¬
naison de la suture spirale sur l’horizontale (S) = 15°. — Inclinaison des
sutures sur la suture spirale (G) = 32°.
Holotype : Coll. pers. n° 6049 ( Monlereau ).
Répartition : Rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue de toutes les
autres par ses loges ne recouvrant qu’une faible partie de la spire, sa face
aperturale plane, très fortement inclinée et son ouverture réduite à une simple
fente arquée. Elle diffère des Arenobulimina presti (Reuss) qui possèdent
une forme générale assez voisine, par des loges beaucoup moins larges, des
tours moins bombés et une ouverture très différente.
Genre ATAXOGYROIDINA , n. g.
Type générique, Bulimina variabilis d’Orbigny
Bulimina (part) d’Orbigny, 1840. — Nonionina (part) et Rolalia (part)
V. Hagenow, 1842, — Alaxophraginium (part) Reuss. — Disr.orbina (part)
Marsson, 1876. — Polyphragma (part) Beissel, 1891.
Coquille libre, spiralée, sphérique ou ovoïde, à extrémités obtuses. Spire
trochoïde surbaissée, complètement enroulée autour d’un axe vertical passant
par la loge initiale et le centre de la spire, pouvant devenir rectiligne et oblique
à l’axe chez certaines espèces très développées. Loges peu bombées, à côté
dorsal cintré et face aperturale réniforme, occupées dans leur intérieur par
une série d’arcs-boutants, plus ou moins développés, localisés au contact de
la suture inférieure. Sutures au ras du test parfois déprimées. Ouverture simple
souvent compliquée d’une dent étroite, en fente ou spatuliforme, à la base
de la face aperturale et en relation avec la suture. Parois imperforées, épaisses
54
PIERRE MARIE
composées de vase crayeuse agglutinée par un ciment calcaire abondant for¬
mant une surface lisse.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre, qui semble spécial au Crétacé supé¬
rieur, ne comprend que des formes voisines de celles considérées par d’Orbi-
gny comme de « jeunes » Bulimina variabilis (1 ). Les « adultes » appartenant
nettement à un phylum différent. Sans vérifier la détermination initiale,
Reuss (2) créa pourl’espèce de d’Orbigny, le genre Ataxophragmium. Depuis,
tous les micropaléontologistes acceptèrent, sans discussion, ce nouveau genre,
certains mêmes crurent bon d’assimiler les individus « jeunes » de d’Orbigny
au stade macrosphérique et ses « adultes» (3) au microsphérique. Cette parenté
me semble plus que douteuse, car les deux stades présentent des caractères
complètement différents et ne sont reliés par aucun intermédiaire. Dans
les « adultes «, que je considère comme des Orbignyna, les loges, à section circu¬
laire et intérieure simple, ont une ouverture centrale à leur sommet et leur
stade adulte est rectilignejet non spiralé. Dans les « jeunes », au contraire, les
loges sont réniformes et leur intérieur est généralement labyrinthique. Leur
ouverture, toujours à la base de la loge, est en contact avec la suture et leur
stade adulte est spiralé.
A mon avis, et par suite des très grandes analogies qui existent entre les
Ataxogyroidina et les Arenobulimina , je crois qu’il y aurait lieu de rechercher,
au moins pour certaines de leurs espèces, qui coexistent dans des faunes de
même âge, si les Ataxogyroidina ne constituent pas le stade macrosphérique
des Arenobulimina correspondantes, car, si ces deux genres possèdent une
base différente qui est convexe chez l’un et conique chez l’autre, tous leurs
autres caractères (enroulement initial trochoïde, loges réniformes, fortement
inclinées, munies d’arcs-boutants, internes, ouverture spatuliforme étranglée
par une dent à sa base, etc...) sont semblables.
Les espèces très développées de ce genre se différencient encore des Copro-
lilhina par leur ouverture simple et par un test composé d’un seul élément
étranger et des Orbignyna , par un'enroulement initial trochoïde, une ouverture
communiquant toujours avec la suture interne et une partie rectiligne formée
de loges très obliques et nettement spiralées.
Les espèces rapportées à ce genre peuvent être classées d’après la forme de
leur loge terminale et celle de l’ouverture, qui est généralement compliquée
d’une dent formée par l’étirement de l’un des lobes, le long de la suture interne :
I. Loge terminale à lobes inégaux.
A. Séparés.
1 . Dent entièrement visible.
a. Face aperturale concave. A. concava, n. sp.
A) Craie blanche, 1840, p. 40, pl. IV, flgs. 9-11.
2) Verz. Gypsmodellen Foraminiferen, 1861, n 08 8-9.
,3) Craie blanche, 1840, p. 40, pl. IV, fig. 12.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
55
b. Face aperturale plane.
1’. Ouverture en fente arquée.. A. variabilis D’Orb.
2’. Ouverture en fente droite.... A. cylindrica, n. sp.
2. Dent partiellement masquée ; face aperturale
convexe... A. ovoidea, n.sp.
B. Soudés ; ouverture terminale. .... A. gibbosa, n. sp.
II. Loge terminale à lobes égaux très écartés.
A. Ouverture large, compliquée d’une fente oblique ;
surface lisse . A. globosa v. Hag.
B. Ouverture large, sans fente, surface généralement
rugueuse . A. crassa d’Orb.
ÉVOLUTION DES CARACTÈRES APERTURAUX CHEZ LES ATAXOGYROIDINA
Dans ce genre, l’ouverture, qui communique en général par sa base avec
la suture de la dernière loge, est normalement étranglée par un prolongement
appendiforme du lobe arrière.
Fig. 4. — Évolution de l'ouverture des Ataxogyroidina de la Craie
à Belemnitella mucronata.
a, Ataxogyroidina jeune. — b, A. variabilis. — c, A. concava. — d, A. crassa.
e, A. cylindrica. — f. A. ovoidea. — g, A. gibbosa. — h. A. globosa.
Chez les individus jeunes, elle est réduite à une fente droite ou arquée, sui¬
vant les espèces (fig. 4 a). Chez les adultes, elle peut être cintrée et étroite :
A. variabilis, A. concava (fig. 4 b et c), ou droite et allongée A. cylindrica
56
PIERRE MARIE
(fig. 4 e), ou écourtée A. ovoidea (fig. 4 /) ou même large et peu ou pas étran¬
glée : A. crassa, A. globosa (fig. 4 d et h).
La base de l’ouverture peut être en contact avec la surface de l’avant-der¬
nière loge : A. cylindrica, A. ovoidea (fig. 4 e-/) ou avec celle de la troisième
avant-dernière loge : A. crassa (fig. 4 d), ou même avec la suture séparant
deux loges consécutives, comme la première et la deuxième avant-dernière :
A. variabilis (fig. 4 a-b), la deuxième et la troisième avant-dernière : .4. con-
cava (fig. 4 e), ou la troisième et quatrième : A. globosa (fig. 4 h).
Le prolongement du lobe arrière, assez souvent visible, peut être partielle¬
ment masqué par le lobe avant : A. ovoidea (fig. 4 /) ou même complètement
soudé à ce dernier : A. gibbosa (fig. 4 g).
Ataxogÿroidina variabilis (d’Orbigny)
(PI. IV, fig. 41-42 et PI. V, fig. 43-44 et 47.)
Bulimina variabilis d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 40, pl. IV, figs. 9-11.
Ataxophragmium variabilis Cushman-Parker, Original Bulimina, 1934,
p. 28, pl. V, figs. 2 et 4.
Arenobulimina variabilis Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261 et note infra-
paginale, p. 266.
Coquille dissymétrique, spiralée, irrégulièrement ovoïde, à jeune subsphé¬
rique et adulte allongé, présentant un côté spiral et un côté ombilical convexe.
Spire conique, débutant par un tour initial de 6 loges, surbaissée,entièrement
visible du côté spiral et développée, dans l’adulte, le long d’un axe légèrement
recourbé. Loges croissantes, réniformes, non renflées, plus larges que hautes ;
accolées, dans le jeune, contre le côté ombilical des loges du tour précédent et
devenant très obliques dans la partie adulte. Face aperturale aplatie, limitée
par deux lobes inégaux, écartés, dont le plus long est rabattu contre la paroi
latérale des loges précédentes. Intérieur occupé par une série d’arcs-boutants
peu développés, localisés au voisinage de la suture interne. Sulures au ras
du test, parfois légèrement déprimées. Parois imperforées composées de vase
calcaire, agglutinée par une grande quantité de ciment, qui donne à l’exté¬
rieur une surface lisse. Ouverture en fente simple et légèrement arquée,
dans le jeune, puis compliquée d’une dent étroite dans l’adulte et communi¬
quant avec la marge interne par la commissure des deux lobes de la face
aperturale, où viennent converger une ou deux sutures.
Dimensions : Hauteur : 0,750-0,950 mm. — Largeur : 0,600 -0,750 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6051 (Monlereau).
Répartition : Zones I-IV. Très commune à Monlereau, La Fonlaine-aux-
Bois, Meudon, etc...
Rapports et différences : Les jeunes individus de cette espèce, tout
comme ceux de la plupart des Alaxogyroidina, sont assez difficiles à distin-
FOR AMIN IFËRES DE LA CRAIE
57
guer de Bulimina rimosa Marsson (1). Ce n’est d’ailleurs qu’au cours du déve¬
loppement des stades adultes, que l’ouverture, comme la plupart des autres
caractères, acquièrent leurs propriétés définitives.
Ataxogyroidina cÿlindrica, n. sp.
(PI. V, fig. 46 a-b.)
Coquille spiralée, régulière, à jeune hémisphérique et adulte subcylindrique
à section circulaire, de diamètre constant. Spire composée de six loges, grou¬
pées dans l’adulte autour d’un axe rectiligne. Loges croissantes, à arcs-boutants
internes, encapuchonnantes, très obliques, et recouvrant complètement dans
l’adulte la surface supérieure du derniertour.Face aperturale légèrement apla¬
tie, limitée par deux lobes inégaux écartés. Sutures au ras du test, paral¬
lèles dans la portion droite et n’abordant jamais la base de l’ouverture termi¬
nale. Ouverture en fente rectiligne large, presque parallèle à la suture de la
dernière loge et communiquant avec elle par un étranglement occupé par une
dent entièrement visible. Parois imperforées composées de vase crayeuse
agglutinée par un ciment calcaire abondant formant à l’extérieur une surface
lisse.
Dimensions : Hauteur : 1,00 mm. — Largeur : 0,625 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6052 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III ; assez commun eh Monlereau, La Fonlaine-aux-
Bois.
Rapports et différences : Cette espèce, assez voisine de la précédente,
ne semble pas avoir une répartition aussi étendue et s’en distingue par une
plus grande régularité, un adulte presque cylindrique à base et sommet
hémisphériques, des sutures parallèles n’atteignant jamais la base de l’ouver¬
ture qui est très différente et formée par une fente allongée droite et inclinée.
Les jeunes individus de cette espèce semblent avoir été rapportés, ainsi que
ceux de A. variabilis, aux Bulimina rimosa Marsson ; leur distinction est
plus compliquée que pour les adultes, car la courbure des fentes apertu-
rales n’est pas toujours très saisissable. La forme générale permet de les dis¬
tinguer, ainsi que la position des sutures. Ainsi A. variabilis est nettement
ovoïde et une ou deux sutures atteignent la base de son ouverture, à la com¬
missure des lobes, tandis que A. cÿlindrica est sphérique et aucune suture
autre que celle de la dernière loge n’aborde l’ouverture.
Ataxogyroidina ovoidea, n. sp.
(PL V, fig. 48 a-b.)
Coquille régulière, ovoïde, à extrémités convexes et section circulaire dans
l’adulte. Loges encapuchonnantes, très obliques, croissantes, à arcs-boutants
(1) Rügen, 1878, p. 153, pl. III, flg. 2.
58
PIERRE MARIE
internes. Surface aperturale nettement convexe, limitée par des lobes latéraux
inégaux, rapprochés et partiellement chevauchants. Sutures au ras du test.
Ouverture en fente droite, large et courte, communiquant avec la suture par
un étranglement occupé par une dent large, partiellement visible de l’exté¬
rieur et s’engageant sous l’un des deux lobes. Parois imperforées, composées
de vase crayeuse agglutinée par un ciment calcaire abondant. Surface externe
lisse.
Dimensions : Hauteur : 0,750 mm. — Diamètre : 0,600 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6053, ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III. Rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de toutes les précé¬
dentes, par sa face aperturale convexe, son ouverture rectiligne courte et sa
dent large partiellement masquée.
Ataxogyroidina concava. n. sp.
(PI. V, fig. 45 a-b.)
Coquille adulte ovoïde, peu régulière, à section circulaire dans sa partie
ectiligne. Loges complètement encapuchonnantes, très obliques, croissantes.
Surface aperturale concave, limitée par deux lobes inégaux écartés. Sutures
au ras du test, parallèles. Ouverture en fente arquée, logée dans la dépression
longitudinale du sommet de la loge et communiquant directement avec la
suture sans l’interposition d’une dent. Parois imperforées, de vase crayeuse,
agglutinée par un ciment calcaire abondant. Surface lisse.
Dimensions : Hauteur, Largeur, Épaisseur : 0,700 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6050 ( Montereau).
Répartition : Montereau très rare.
Rapports et différences : Cette espèce, qui se distingue nettement des
précédentes par sa face aperturale concave et son ouverture allongée, dé¬
nuée de dent, paraît être une des formes extrêmes de ce genre.
Ataxogyroidina gibbosa. n. sp.
(PI. V, fig. 49 a-e.)
Coquille ovoïde, peu régulière, à portion rectiligne de section constante.
Loges encapuchonnantes, obliques, croissantes. Surface aperturale irrégulière¬
ment bombée, limitée par des lobes inégaux soudés ensemble au voisinage de
leur commissure. Ouverture en fente étroite et allongée au sommet de la der¬
nière loge, sans communication directe avec la suture. Parois imperforées de
vase crayeuse agglutinée par un ciment abondant. Surface lisse.
Dimensions : Hauteur : 0,500 mm. — Largeur : 0,500 mm. — Épaisseur :
0,450 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6054 ( Montereau ).
Répartition : Zone II-III. Peu commune à Montereau , Meudon, Théme-
ricourt.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 59
Rapports et différences : Cette espèce, tout à fait distincte des précé¬
dentes par son ouverture terminale, sans relation directe avec la suture, ne
semble pas être une anomalie, puisqu’elle se rencontre avec des caractères
identiques dans plusieurs localités du Bassin de Paris.
Sa dénomination spécifique n’est peut-être pas très judicieuse, mais elle a
pour but de rappeler que son ouverture est très semblable à celle du type de
Valvulina gibbosa d’Orbigny, qui n’est autre qu’une Arenobuhmina.
Ataxogyroidina globosa (v. Hagenow)
(PI. V, fig. 50-57.)
Nonionirm globosa v. Hagenow, Rügen, 1842, p. 574.
Botalia globosa Reuss, Beitrage Rügen, 1861, p. 350, pl. VII, fig. 2
_ —. Franke, Pommersche Kreide, 1925, p. 89, pl. VIII, fig. 3.
_ _ — Ober Kr., 1928, p. 187, pl. XVII, fig. 12.
Discorbina globosa Marsson, Rügen, 1876, p. 163, pl. IV, fig. 32.
Arenobulimina globosa Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Haplophragmium bulloides Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 17, pl. IV,
fig. 24-30.
Coquille rotaliforme, globulaire, à peu près aussi haute que large, à côtés
spiral et ombilical convexes. Spire conique, surbaissée, composée de tours de
six loges, toutes visibles sur la face spirale. Loges simples, sans arcs-boutants
internes, croissantes, appliquées sur le côté ombilical de celles du tour précé¬
dent. Seules les loges du dernier tour sont visibles du côté ombilical. Face
aperturale plane, réniforme, limitée par deux lobes latéraux écartés et sensi¬
blement égaux. Sutures, au ras du test. Ouverture large, à la base de la face
aperturale, généralement compliquée d’une dent courte et d’une fente recti¬
ligne oblique. Parois imperforées de vase crayeuse agglutinée par un ciment
calcaire abondant. Surface lisse.
Dimensions : Hauteur : 0,350-0,400 mm. — Largeur; Épaisseur : 0,450 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6055 (. Montereau ).
Répartition : Zones II-III. Assez commune à Meudon, Montereau, La
Fontaine-aux-Bois, Vigny, Vincennes (sondage) ; plus rare à Thémencourl,
Ambleville.
Rapports et différences : Cette petite espèce, qui se distingue facilement
de toutes les autres par sa forme et celle de son ouverture, ne semble guère
connue, jusqu’à ce jour, que par un stade jeune. Par contre, elle se rapproche
assez de la suivante dont la position générique est imprécise.
Ataxogyroidina crassa (d’Orbigny)
(Pl. VI, fig. 59-60.)
Botalia crassa d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 32, pl. III, fig. 7-8.
Polyphragma variabilis Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 21, pl. IV, fig. 46-48.
CO PIERRE MARIE
Haplophragmoides variabilis Franke, Aachener Kr., 1927, p. 689.
Pernerina crassa Franke, Ober Kr., 1928, p. 171, pl. XV, fig. 16,
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille rotaliforme, dissymétrique, convexe du côté ombilical, à peine
bombée du côté spiral, irrégulièrement ovoïde et nettement spiralée. Spire
conique surbaissée, composée de tours de six loges, disposées comme dans
l’espèce précédente. Loges simples croissantes, sans arc-boutant ou pilier
interne, toutes visibles du côté spiral. Face aperturale plane, limitée par deux
lobes sensiblement égaux. Sutures peu apparentes, légèrement déprimées.
Ouverture simple, haute et étroite, le long de la suture, à la base de la face
aperturale. Parois imperforées, composées d’un mélange de vase crayeuse et
de grains de sable siliceux relativement grossiers, réunis par un ciment cal¬
caire. Surface rugueuse, parsemée de dépressions laissées par le départ des
grains sableux.
Dimensions : Hauteur : 0,850 mm. — Largeur : 1,050 mm. — Épaisseur :
0,850 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6057 ( Monlereau ).
Répartition : Zones II-V. Commune dans tous les gisements étudiés :
Monlereau , Meudon , La Foniaine-aux-Bois, Vincetines (sondage), etc...
Rapports et différences : Cette espèce très voisine de Ataxogyroidina
globosa s’en distingue par une forme un peu plus dissymétrique, presque plan-
convexe, une ouverture plus étroite, une face aperturale non déprimée, plane
et plus haute, une surface ^rugueuse et des parois partiellement arénacées. Il
ne s agit vraisemblablement pas de variétés d une même espèce car, bien que
coexistant ensemble dans la plupart des gisements examinés, aucun intermé¬
diaire n’existe entre elles. Par contre, Ataxogyroidina crassa ne se distingue
des Pernerina (1) dont la forme est très voisine, que par ses loges à l’inté¬
rieur simple, exemptes de piliers internes.
Famille TEXTULARIIDAE
Tesl de forme variée, caractérisé par un adulte bisérial développé, pouvant
être précédé chez les formes primitives, d’un stade jeune planispiral et suivi
parfois d’un stage terminal unisérial dans les genres les plus spécialisés. Parois
arénacées, agglomérées par un ciment plus ou moins abondant suivant les
genres ou les espèces. Ouverture située le long de la suture interne des chambres
de la partie bisériale et devenant terminale dans les formes unisériales.
Répartition : Cambrien — Actuel.
Rapports et différences : Par son stage bisérial développé, précédé ou
non d’un jeune planispiral, cette famille se distingue aisément des Verneui-
linidae, dont le stage initial est trisérial.
(1) Cushman, Pernerina-Hagenowella, 1933, p. 19.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
61
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Coquille à jeune planispiral suivi de loges bisériales pouvant devenir
unisériales.
B. Adulte bisérial. Spiropleciammina.
B. Adulte unisérial en éventail. Ammospirata.
C. Adulte unisérial étroit. Ammobaculoides.
II. Coquilles généralement bisériales sans stage unisérital.
A. Formes fixées. Textularioides.
B. Formes libres.
1 . Ouverture simple. Textularia.
2 . Ouverture criblée. Cribrostomum.
III. Coquilles nettement bisériales puis unisériales.
A. Ouverture simple.
1. Forme non comprimée, ouverture simple.. Bigenerina.
2. Forme très comprimée, ouverture allongée_ Vulvulina.
B. Ouverture multiple composée de :
1. Quelques perfections rondes. Climacammina.
2. Deux perforations elliptiques. Deckerella.
IV. Coquilles toujours unisériales au moins dans la forme macrosphérique.
A. Ouverture simple.
1 . Non fortement comprimée. Monogenerina.
2. Jeune stage, au moins comprimé.
a. Flancs fortement concaves. Geinitzina
b. Flancs plats ou convexes. Spandelina
B. Ouverture criblée. Cribrogenerina.
Genre TEXTULARIA Defrance, 1824
Type générique, Textularia sagithila Defrance
Textularia Defrance, Dict. Sc. Nat., Vol. 32, 1824, p. 177.
Textularia Ehrenberg et autres auteurs. — Plecanium Reuss, 1862. —•
Grammostommum (part) des auteurs. — Paleotexhilaria Schubert, 1920.
Test libre, allongé, pointu, possédant un stade initial planispiral très réduit,
suivi dans l’adulte de loges bisériales simples, non labyrinthiques. Suture
médiane en zig-zag. Parois agglutinées par des ciments variables, tant en
composition qu’en quantité. Ouverture typique allongée, le long de la suture
interne de la dernière chambre.
Répartition : Cambrien — Actuel.
Rapports et différences : Tout récemment, M. E. Lacroix (1) a montré
que le type de Textularia sagiituta Defrance possédait un stade initial
spiralé, aussi bien dans les individus microsphériques, que dans les macro-
(1) Textularia sagittula, 1933, pp. 1-23.
62
PIERRE MARIE
sphériques, mais que ceux-ci sont extrêmement réduits en comparaison de
ceux de Spiropledammina biformis, type du genre Spiroplectammina.
Les espèces rencontrées dans la Craie à Belemnitella mucronata , présentent
une forme générale conique et sont les suivantes :
I. Test à flancs triangulaires.
a. Sutures arquées légèrement inclinées sur l’horizontale.
. T. cf. agglutinans d’Orb.
b. Sutures droites, horizontales.
1 . Section ovale légèrement comprimée- T. turris d'Orb.
2. Section régulièrement circulaire. T. conoidea, n. sp.
II. Flancs rectangulaires.
Sutures arquées, légèrement inclinées. Section rhombique.•
. T. Baudoüiniana d’Orb.
Textularia turris d’Orbigny
(PL II, fig. 18 a-c.)
Textularia turris d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 46, pl. I\ , fig. 27-28.
Coquille régulièrement conique, à section ovale trèslarge, peu comprimée.
Loges croissantes, trois fois plus larges que hautes, planes à leur partie supé¬
rieure. Salures au ras du test, rigoureusement horizontales. Ouverture large
à la base de la suture interne. Paroi très finement arénacée, paraissant lisse.
Dimensions : Angle du cône : 30° environ. — Hauteur : 0,8 mm. Dia¬
mètre de la base : 0,3 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n°6013 ( Montereau ).
Répartition : Commune à Monlereau, La Fonlaine-aux-Bois , plus rare à
Meiidon.
Rapports et Différences : Par sa forme régulièrement conique, cette
espèce rappelle beaucoup Gaudrgina oxgcona Reuss (1) qui s’en distingue
par son stade initial proéminent.
Textularia cf. agglutinans d’Orbigny
(Pl. II, fig. 19 a-c.)
Coquille conique, allongée, à section ovale, très faiblement comprimée.
Loges croissantes, une fois et demie à deux fois plus larges que hautes, à sur¬
face aperlurale bombée. Salures courbées, nettement inclinées à 15° environ
sur le plan horizontal. Ouverture étroite, à la base de la suture interne. Parois
nettement rugueuses, formées de grains de sable anguleux, agglomérés par un
ciment calcaire.
Dimensions : Angle du cône : 15° environ. — Hauteur : 1,25 mm. Lar¬
geur maximum : 0,6 mm. — Épaisseur de la dernière loge : 0,45 mm.
(1) Westphalische Kr., 1860, p. 85, pl. XII, fig. 3.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
G8
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6014 ( Montereau ).
Répartition : Assez commune à la Fonlaine-aux-Bois et Montereau, plus
rare à Meudon.
Rapports et différences : Se distingue de Textularia turris par une face
aperturale bombée, des sutures arquées, un test nettement rugueux et une
ouverture plus étroite.
Textularia conoidea, n. sp.
(PI. II, fig. 20 a-d.)
Coquille conoïde, régulière, à base arrondie, côtés cintrés et section circu¬
laire. Loges croissantes, quatre fois plus longues que hautes, limitées par une
face aperturale rigoureusement plane. Sutures planes disposées dans des plans
horizontaux. Ouverture petite, arrondie, à la base de la face supérieure de la
dernière loge et communiquant avec la suture interne. Paroi rugueuse, très
finement arénacée, à ciment calcaire.
Dimensions : Ouverture du cône : 30° environ. — Hauteur : 0,6 mm. —
Diamètre au sommet : 0,4 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6015 ( Montereau ).
Répartition : Se rencontre à Montereau, Meudon, La Fonlaine-aux-Bois
où elle est peu commune.
Rapports et différences : Se distingue nettement de T. cf. agglulinans
par ses sutures planes et horizontales et sa section circulaire et de T. turris par
une paroi rugueuse et un contour général courbe.
Textularia Baudouiniana d’Orbigny
(PI. II, fig. 21 a-b.)
Textularia Baudouiniana d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 46, pl. IV
fig. 29-30.
Coquille à section rhombique, très épaisse dans la partie axiale et amincie
à la périphérie. Loges jeunes, régulièrement croissantes ; loges adultes à crois¬
sance stabilisée, trois fois plus longues que hautes, limitées par une surface
supérieure bombée. Sutures au ras du test, légèrement arquées et inclinées
à 10° sur le plan horizontal. Ouverture large dans la suture interne des deux
dernières loges. Parois agglutinées, à ciment calcaire abondant. Surface lisse.
Dimensions : Hauteur : 0,60 mm. — Largeur : 0,40 mm. — Épaisseur :
0,27 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6016 ( Montereau ).
Répartition : Assez rare dans les diverses localités.
Rapports et Différences : Cette espèce se distingue nettement des pré¬
cédentes par sa section rhombique, mais rappelle beaucoup les Spiroplec-
loides, par sa forme générale et l’arrêt de croissance de son stade bilasérial.
Elle s’en différencie cependant par une partie initiale indistinctement spira¬
lée et par un test nettement agglutiné.
64
PIERRE MARIE
Famille VERNEUILINIDAE
Test trisérial, à section triangulaire, au moins dans le stage jeune, suivi
dans quelques genres, d’une partie bisériale et pouvant même devenir unisé-
rial chez quelques formes particulières. Parois arénacées, à ciment plus ou
moins abondant suivant les genres ou les espèces. Ouverture simple, dénuée
de dent.
Répartition : Jurassique —Actuel.
Rapports et différences : Par son stade initial trisérial, cette famille se
distingue des Texiulariidae où il est soit planispiral, soit bisérial et des Valou-
linidae chez qui il est généralement multisérialet trochoïde. Elle se différencie,
de plus, de cettedernière,parson ouverture généralement simple et dénuée de
dent.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test trisérial, sans stage bisérial.
A. Entièrement trisérial. Verneuilina
B. Trisérial, sauf la dernière chambre qui est encapuchonnante
. Trilaxia.
II. Test trisérial, puis bisérial.
A. Ouverture dans la marge interne de la dernière loge. Gaudryina.
B. Ouverture terminale au sommet d'un col court. Heterostomella.
III. Test trisérial, puis bisérial et enfin unisérial.
A. Stage bisérial court et irrégulier. Gaudryinella.
B. Stage bisérial long et régulier. Spiropleclinala.
Genre GAUDRYINA d’Orbigny, 1839
Type générique, Gaudryina rugosa d’Orbigny
Gaudryina d’Orbigny, Cuba, 1839, p. 109.
Test trisérial devenant bisérial. Adulte à section polygonale ou circulaire.
Parois agglutinées souvent riches en ciment. Ouverture en arc surbaissé le
long de la suture interne de la dernière loge.
Répartition : Jurassique —-Actuel.
Rapports et différences : Ce genre, parfois très voisin des Textularia,
s’en distingue par son stade initial trisérial. Il est représenté à Montereau
par les espèces suivantes :
I. Stage initial pyramidal. G. rugosa d’Orb.
II. Stage initial conique.
a. Partie bisériale croissante, sutures non
déprimées. G. pupoides d’Orb.
b. Partie bisériale stabilisée, sutures déprimées. G. gradala Berth.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
65
Gaudryina rugosa d’Orbigny
(PI. II, fig. 22-23.)
Gaudryina rugosa d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 44, pl. IY, fig. 20-21.
—■ — • Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
— —- —- Pisolithique, 1937, p. 292.
Coquille allongée, composée d’un stage jeune trisérial de forme pyramidale,
à trois faces latérales planes et triangulaires, arêtes émoussées et section irré¬
gulièrement triangulaire. Loges à sommet légèrement bombé. Sutures planes
et horizontales. Ouverture au point de contact commun des trois dernières
loges. Stage adulte entièrement bisérial, à flancs grossièrement parallèles,
périphérie lobée et section irrégulièrement ovale, formé de loges faiblement
convexes à leur partie supérieure et presque trois fois plus larges que hautes.
Sutures planes, légèrement déprimées, inclinées à 30° environ sur le plan
horizontal. Ouverture semi-circulaire le long de la marge interne de la dernière
loge et communiquant avec le milieu de sa suture interne.
Dimensions : Hauteur du stade trisérial : 0,80 mm. — Hauteur totale :
1,35 mm. — Largeur, à hauteur des deux dernières loges : 0,45 mm. — Épais¬
seur des deux dernières loges : 0,65 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6017 ( Montereau ).
Répartition : Commune dans les divers gisements étudiés.
Rapports et différences : Parmi les très nombreuses références relatives
à cette espèce, un grand nombre semblent établies sur des identifications
douteuses.
Gaudryina cf. pupoides d’Orbigny
(Pl. III, fig. 24-27.)
Gaudryina pupoides d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 44 pl IV fig 22-
24.
— Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test petit, trapu, ovoïde, à section toujours circulaire. Loges trisériales,
nettement croissantes dans le jeune qui est très réduit ; loges bisériales, à
surface supérieure nettement convexe et à croissance réduite en largeur. Su¬
tures planes, horizontales, très faiblement déprimées dans l’adulte. Ouverture
constituée par une fente cintrée, surbaissée à la base de la suture interne de la
dernière loge. Parois finement agglutinées par un ciment abondant. Surface
lisse.
Dimensions : Partie initiale : Hauteur : 0,15-0,25 mm. — Diamètre : 0,25-
0,40 mm. — Individu complet : Hauteur :0,60-1,00 mm.—Diamètre maxima :
0,35-0,65 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6018 ( Montereau ).
Répartition : Peu commune dans les divers gisements examinés. Rare à
Meudon.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
5
GO
PIERRE MARIE
Rapports et Différences : La projection de la partie extérieure visible
des loges jeunes, sur un plan horizontal, est intéressante et instructive , seule,
celle de la loge initiale est circulaire, tandis que toutes les autres sont réguliè¬
rement réniformes. De plus, ces dernières sont nettement trisériales, mais
également spiralées, ce qui permettrait de rapporter cette espèce aux T alvuli-
nidae, dont elle se distingue cependant par l’ouverture, qui n’est pas située
dans la face aperturale, mais, au contraire, le long de sa suture.
Gaudrÿina aff. gradata Berthelin
(PI. III, fig. 28-29.)
Gaudrÿina gradaia Berthelin, Montcley, 1880, p. 24, pl. I, fig. 6.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 142, pl. XIII, fig. 4.
Test allongé, subcylindrique, légèrement comprimé, à section subcirculaire,
lobée dans le jeune et ovale dans la partie rectiligne. Loges renflées nette¬
ment croissantes au début, puis à croissance stabilisée dans l’adulte, limitées
à leur partie supérieure par une surface convexe, devenant plane et inclinée
sur l’axe vertical, au voisinage de l’ouverture. Sutures longitudinales, peu
visibles à la base, nettement déprimées, horizontales et faiblement arquées
dans la portion bisériale. Ouverture semi-circulaire ou spatuliforme à la base
de la face aperturale et communiquant avec la suture interne de la dernière
loge. Parois agglutinées, à ciment abondant. Surface presque lisse, sauf dans
la partie initiale qui est un peu plus rugueuse.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue des précédentes
par moins de régularité, des loges bombées dès le jeune, des sutures nettement
déprimées et une surfaceaperturaleplane. Elle est représentée dans nos échan¬
tillons par les deux variétés suivantes.
Gaudrÿina aff. gradata var. gracilis, nov.
(Pl. III, fig. 28 a-c .)
Test à partie inférieure arrondie. Stade bisérial à section ovale. Loges une
fois et demie plus longues que larges. Sutures nettement déprimées. Ouver¬
ture devenant spatuliforme.
Dimensions : Hauteur de la partie initiale : 0,35 mm. Hauteur totale .
1,45 mm. — Diamètre maximum de la partie bisériale (semblable à celui de
la partie jeune ) : 0,65 mm. — Diamètre minimum: 0,50 mm.
Hdlotype : Coll. pers. n° 6019 ( Monlereau).
Répartition : Commune dans les divers gisements étudiés.
Gaudrÿina gradata, var. crassa, nov.
(Pl. ni, fig. 29 a-c.)
Test à partie inférieure plus pointue de face que de profil. Stage bisérial
réduit, peu comprimé latéralement, à section presque circulaire. Loges adultes
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
67
deux fois plus larges que hautes de profil. Ouverture large, demi-circulaire à
la base de la surface aperturale.
Dimensions : Hauteur du stade trisérial : 0,55 mm.— Diamètre maximum :
0,65 mm. — Hauteur totale : 1,40 mm. — Diamètre minimum : 0,60 mm.
Holotype : Coll. pers. n» 6020 ( Montereau).
Répartition : Rare à Montereau , La Fonlaine-aux-Bois.
Rapports et Différences : Cette variété se rapproche de Gaudryina
pupoides par sa forme générale, mais elle s’en distingue par moins de régula¬
rité, des sutures déprimées, presque longitudinales dans le stade jeune, une
section légèrement comprimée, une ouverture demi-circulaire et une face
aperturale plane.
Genre HETEROSTOMELLA Reuss, 1865
Type générique, Sagrina rugosa D’Orrigny
Heleroslomella Reuss, Kanara See, 1865, p. 448.
Sagrina (part) d’Orrigny, 1840. — Gaudryina (part) des auteurs. — Tri-
taxia Marsson, 1878 (non Reuss).
Test à stage jeune trisérial, suivi d’un adulte bisérial, à section variable,
souvent polygonale. Parois agglutinées. Ouverture normale au sommet de la
dernière loge ou le long de la suture interne. Ouvertures secondaires le long
des arêtes latérales du test.
Répartition : Crétacé — Actuel.
Rapports et différences : Ce genre se distingue aisément de tous les
autres, grâce à ses ouvertures secondaires, disposées le long des arêtes du test.
Il est représenté dans nos échantillons par les espèces suivantes :
I. Test subconique ; ouverture terminale à l’extrémité
d’un goulot . H. rugosa d’Orbigny.
II. Test prismatique.
1. Régulier à ouverture terminale dénuée de goulot.
a. Dernière loge à section polygonale. . . H. minuta Marsson.
b. Dernière loge à section circulaire.. . H. laevigata, n. sp.
2. Irrégulier, ouverture à la base de la dernière loge.
. H. heticoidalis, n. sp.
Heterostomella rugosa (d’Orbigny)
(PI. III, fig. 30 a-f.)
Sagrina rugosa d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 47, pl. IV, fig. 31-32.
Heleroslomella rugosa Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test en forme de coin, régulièrement croissant, à extrémité inférieure poin¬
tue et supérieure bombée. Section triangulaire dans le jeune, polygonale dans
68
PIERRE MARIE
la partie moyenne et ovale au sommet. Loges à sommet convexe et périphérie
souvent tronquée dans les toutes dernières, munies de plusieurs ouvertures
latérales secondaires, situées aux angles et d’une ouverture principale termi¬
nale, en fente étroite, à l’extrémité d’un col court. Sutures faiblement dépri¬
mées, masquées par les rugosités de la paroi externe du test. Flancs plats ou
légèrement concaves, limités dans la partie initiale, par trois rangées longitu¬
dinales d’ouvertures secondaires, qui se poursuivent plus ou moins régulière¬
ment en se bifurquant parfois dans l’adulte. Parois agglutinées, à sable pré¬
dominant, réuni par un ciment peu abondant. Surface nettement rugueuse.
Dimensions : Hauteur totale : 0,82 mm. — Largeur maxima : 0,41 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6021 ( Montereau ).
Répartition : Commune à Montereau, La Fontaine-aux-Bois, Meudon
Vincennes et dans la zone à Belemnilella mucronata des divers bassins Nord
Alpins.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière se distingue aisé¬
ment de toutes les autres, par sa forme évasée, ses loges adultes à périphérie
tronquée et son goulot apertural. Il semble qu’elle ait été souvent confondue
avec Tritaxia foveolala Marsson (1).
Heterostomella cf. minuta (Marsson)
(PL III, fig. 31 a-e.)
Tritaxia minuta Marsson, Rügen, 1878, p. 162, pl. IV, fig. 31.
— — Fran'ke, Ober. Kr., 1928, p. 138, pl. XII, fig. 19.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261.
Test prismatique droit, à section polygonale, triangulaire dans le jeune,
rectangulaire dans l’adulte. Flancs plats ou légèrement concaves, limités par
trois rangées longitudinales d’ouvertures secondaires entre lesquelles une ou
deux autres rangées longitudinales prennent naissance. Loges bombées, non
croissantes dans la partie bisériale. Sutures très légèrement déprimées dans la
partie supérieure. Ouverture ronde dénuée de col au sommet de la dernière
loge. Parois rugueuses, composées de sable fin réuni par du ciment peu abon¬
dant.
Dimensions : Hauteur : 0,60 mm. — Largeur : 0,22 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6022 [Montereau).
Répartition : Commune à Montereau , La Fontaine-aux-Bois, Vincennes,
rare à Meudon. Se rencontre également en Europe dans les bassins Nord Al¬
pins.
Rapports et différences : Se différencie nettement de H. rugosa par sa
forme générale prismatique, ses parois moins rugueuses et son ouverture dé¬
nuée de col.
(1) Rügen, 1878, p. 161, pl. III, fig. 30.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
69
Heterostomella laevigata, n. sp.
(Pi. III, fig. 32 a-d.)
Test petit, droit, prismatique, présentant un stade bisérial développé, à
section triangulaire, suivi d’une ou deux loges unisériales à section circulaire.
Flancs plats, limités dans les stages bi et trisériaux par trois rangées longitu¬
dinales d’ouvertures secondaires, qui se réduisent à deux au niveau des der¬
nières chambres. Loges à surface supérieure bombée et sommet faiblement
étiré, possédant chacune deux ouvertures secondaires latérales. Sutures au
ras du test, peu visibles dans les stages bi et trisériaux, mais nettement dépri¬
mées à la base des loges unisériales. Ouverture terminale petite, ronde et sans
col, au sommet de la dernière loge. Parois de sable fin, agglutiné par un
ciment calcaire peu abondant. Surface presque lisse.
Dimensions : Hauteur : 0,45 mm. — Largeur : 0,15 mm.
Holotype Coll. pers. n° 6024 ( Montereau ).
Répartition : Montereau , La Fonlaine-aux-Bois , très rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue de toutes les
autres Heterostomella, par une amorce de stade unisérial, une loge terminale
à section circulaire, trois rangées d’ouvertures secondaires qui se réduisent à
deux dans la partie unisériale et une surface presque lisse.
Heterostomella helicoidalis, n. sp.
(PL III, fig. 33 a-e.)
Test allongé, à flancs concaves, limités par trois rangées d’ouvertures
secondaires, latérales, toutes régulièrement tordues en hélice ; stage trisérial
réduit, peu net ; stage bisérial développé, à section triangulaire. Loges à sur¬
face supérieure bombée, sommet légèrement étiré et section semi-circulaire,
toutes décalées deux à deux d’un même angle et dans le même sens, autour de
l’axe vertical. Sutures très légèrement déprimées. Ouverture terminale petite,
semi-circulaire, logée dans une faible dépression à la base de la loge et com¬
muniquant avec le milieu de la suture interne. Parois de sable fin, agglutiné
par un ciment calcaire peu abondant. Surface finement rugueuse.
Dimensions : Hauteur : 0,65 mm. — Largeur : 0,25 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6023 ( Montereau).
Répartition : Cette petite espèce se rencontre dans les divers gisements
étudiés.
Rapports et différences : Cette espèce se rapproche de H. minuta par
sa dimension et la composition de ses parois. Elle s’en distingue, ainsi que de
toutes les autres, par le décalage hélicoïdal de ses loges.
Genre GAUDRYINELLA Plummer, 1931
Type générique, Gaudryinella delrioensis Plummer
Gaudryinella Plummer, Gaudryinella, 1931, p. 341.
70
PIERRE MARIE
Coquille à stade jeune trisérial et section triangulaire, devenant ensuite
bisériale, puis unisériale dans l'adulte. Parois agglutinées. Ouverture arrondie
et terminale dans l’adulte.
Répartition : Crétacé inférieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se rapproche des Dorolhia{ 1) et des
Plectina (2), par le groupement de ses loges dans le stage adulte, mais s’en
distingue par un nombre de loges plus réduit , trois au lieu de cinq dans les
tours initiaux, et des Gaudryina par l’existence d'un stage unisérial et une
ouverture terminale arrondie, à la surface de la dernière loge.
Les espèces rencontrées dans la Craie ne ressemblent à aucune de celles
figurées par J. A. Cushman dans ses nombreux travaux ; par contre, elles
montrent parfois de grandes affinités avec certaines de ses Plectina. Elles
peuvent être classées d’après leur forme générale.
I. Coquille petite, ovoïde. G. ovoidea, n. sp.
II. Coquille allongée, à loges adultes obliques. G. elongala, n. sp.
Gaudryinella ovoidea. n. sp.
(PI. VIII, fig. 75 a-d.)
Plectina ruthenica var. rhenana, Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille petite, ovoïde, deux fois plus haute que large, à section circu¬
laire dans la partie adulte, qui est trois fois plus longue que la portion trisé-
riale. Loges jeunes indistinctes, tendant à se bomber dans le stage lusérial
qui est légèrement spiralé. Sutures à peine visibles dans les premières loges,
mais se déprimant faiblement dans les dernières. Parois rugueuses, consti¬
tuées par des éléments arénacés, agglutinés par un ciment assez abondant.
Ouverture arrondie à la base interne de la surface de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,9 mm. —- Largeur : 0,45 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6025 ( Monlereau .)
Répartition : Monlereau , La Fontaine-aux-Bois.
Rapports et différences : Cette petite espèce ressemble par sa forme
générale à une Arenobulimina, mais s’en distingue par sa spire adulte, qui ne
renferme plus que deux loges, et par son ouverture terminale arrondie et
sans communication avec la suture. Elle présente également certaines affi¬
nités avec les Polymorphinci silicea Schultze figurées par Beissel (3) dont
le stade initial est peu distinct et la partie bisériale plus régulière.
Sa ressemblance avec Plectina Torrei Cushman and Bermudez (4), de l’Eo-
cène supérieur de Cuba, est assez frappante ; sa forme générale et le groupe¬
ment de ses loges sont très semblables à ceux de l’espèce américaine, mais
(1) Plummek H. J., Cretaceous Foram, 1931, p. 130.
(2) Marsson, Rügen, 1878, p. 160.
(3) Beissel, Aachener, Kr., 1891, pl. V, figs. 4-15.
(4) New Sp. Foram. Cuba, 1936, p. 57. pl. X. flgs. 12-14.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
71
chez nos échantillons, le contour des individus est régulier et non lobé, l’extré¬
mité inférieure plus pointue, les loges à peine bombées et les sutures beaucoup
moins déprimées et plus obscures dans la portion initiale. Elle se distingue de
Gaudryina ruthenica (Reuss) var. rhenana Franke (1), à laquelle je l’avais
tout d’abord rapportée, par un stade jeune nettement trisérial, des loges
adultes bisériales, légèrement spiralées et à peine bombées, et par des sutures
peü déprimées.
Gaudryinella elongata, n. sp.
(PI. VIII, fig. 76 a-d.)
Coquille allongée, deux fois et demie plus haute que large, à extrémité
inférieure irrégulièrement pointue et sommet convexe, constituée par un
groupement initial nettement trisérial, presque aussi développé que le reste
du test, qui est bisérial, légèrement spiralé et dont la section est circulaire.
Loges croissantes, peu distinctes dans la partie trisériale, mais devenant nette¬
ment bombées ensuite et inclinées l’une par rapport à 1 autre à la partie supé¬
rieure du test. Sutures faiblement déprimées à la base, mais le devenant très
nettement dès le début du stade bisérial. Parois rugueuses à ciment assez
abondant. Ouverture spatuliforme a la surface de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 1,25 mm. Largeur . 0,5 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6026 (. Montereau ).
Répartition ; Montereau , La Fontaine-aux-Bois , Meudon.
Rapports et différences : Par sa forme générale et le groupement de ses
loges cette espèce rappelle tout à fait les Neobulimina (2), qui en diffèrent
cependant par un test calcaire et une ouverture en contact avec la marge
interne de la dernière loge. Elle se rapproche également de Pleclina Watersi
Cushman (3) qui présente un stade trisérial très développé, mais s’en écarte
par sa coquille plus régulière en largeur et la section circulaire de sa partie
bisériale.
DEUXIÈME PARTIE
FORAMINIFÈRES A TEST CALCAIRE PERFORÉ
Famille LAGENIDAE
Test unisérial régulier, de formes variées, à symétrie bilatérale, composé
d’une ou plusieurs loges simples, disposées sur un axe droit ou spiralé.
(1) Ober Kr., 1928, p. 146, pl. XIII, flg. 11.
(2) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 110 ; Key, pl. XXVII, flg. 15.
(3) New Cretaceous Foram., 1933, p. 57, pl. VII, flg. 1.
72
PIERRE MARIE
Ouverture terminale, généralement rayonnée à l’extrémité de la dernière
loge. Parois calcaires à lustre vitreux dans la plupart des genres.
Répartition : Trias — Actuel.
Rapports et Différences : Cette famille ne se rapproche que des Enan-
iiomorphinidae et des Polymorphinidac, mais s’en distingue par le groupement
régulièrement unisérial de ses loges.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test monothalame... Lagena.
II. Test polythalame.
A. Formes simples, semblables dans les stades micro et macrosphé-
riques.
1. Loges groupées sur un axe rectiligne.
a. Section circulaire.
1 ’. Ouverture simple. Nodosaria.
2’. Ouverture criblée. Chrysalgonium.
b. Section ovale.
1’. Loges non enveloppantes. Lingulina.
2’. Loges enveloppantes. Pseudoglandulina.
c. Section rectangulaire, loges en chevrons. Frondicularia.
d. Section étoilée à 3 ou 4 pointes. Pthabdogonium .
2. Loges groupées sur un axe arqué.
a. Section circulaire ou ovale. Dentalia.
b. Section rectangulaire.
1’. Loges obliques. Citharina.
2’. Loges en chevrons. Githarinella.
3. Jeune légèrement spiralé, suivi d’un adulte rectiligne ou arqué-
a. Section circulaire ou ovale. Marginulina.
b. Section triangulaire. Saracenaria.
c. Section rectangulaire.
1 ’. Loges adultes obliques. Vaginulina •
2’. Loges adultes en chevrons. Flabellinella.
4. Jeune enroulé en spire plane serrée.
a. Adulte devenant trochoïde. Darbyella.
b. Adulte planispiral, flancs convexes... Lenticulina.
c. Adulte rectiligne ou arqué, à section rectangulaire.
]’. Loges adultes obliques. Planularia.
2’. Loges adultes en chevrons. Flabellina.
B. Formes complexes à stades micro et macrosphériques différents
1 . Jeune très comprimé, à loges obliques, suivi d’un adulte
rectiligne, à loges globuleuses. Amphicoryna.
2. Jeune spiralé dans le stade microsphérique.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
73
a. Loges suivantes alternantes. Kyphopyxa.
b. Loges suivantes en chevrons ; la forme macrosphé¬
rique étant semblable à une Frondicularia. .. Pamula.
Afin de faciliter la comparaison des divers Lagenidae entre eux, ceux-ci
seront étudiés dans l’ordre suivant : Lagena, Nodosaria, Dentalina, Lenlicu-
lina , Marginulina, Saracenaria, Citharina , Frondicularia, Cilharinella, Fla-
bellina , qui permet en partant des genres les plus simples, pour terminer
par ceux dont l’organisation est plus complexe, d’étudier successivement des
genres présentant entre eux certaines analogies de formes extérieures.
Genre LAGENA Walher and Jacob, 1798
Type générique, Serpula ( Lagena) sulcata Walker and Jacob
Lagena Walker and Jacob, Essays on Micros., 1798, p. 634.
Vermicitlum Montagu, 1803. — Lagenula (?) Montfort, 1808. — Oolina
d’Orbigny, 1839. — Amphorina d’Orbigny, 1849. — Fissurina Reuss,
1850. — Ovulina Ehrenberg, 1854. —- Phialinae t Hyaleina Costa, 1856.
— Tetragonulina, Trigonülina et Obliquina Seguenza, 1862. — Ovolina
Terquem, 1866. — Lagenulina Terquem, 1876. — Capitellina Marsson,
1876.
Coquille formée d’une loge unique, simple, souvent très ornée. Ouverture
terminale parfois radiée, ronde, elliptique ou en fente, au ras du test ou à l’ex¬
trémité d’un petit col, plus ou moins allongé. Parois calcaires, perforées plus
ou moins grossièrement.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Les divers auteurs semblent avoir rapporté
à ce genre toutes les coquilles uniloculaires qu’ils ont pu rencontrer au cours
de leurs investigations. En fait, celles-ci n’appartiennent pas toujours au
même genre ni même à la même famille. S’il en est qui sont de véritables
Lagena, d’autres ne sont que les loges initiales de certaines espèces apparte¬
nant aux Nodosaria, Dentalina, Frondicularia, etc... Enfin, d’autres possédant
une ouverture simple, non radiée, ronde ou en fente arquée, peuvent être des
représentants simples des Heterohelicidae, Ellipsoidinidae ou de toute autre
famille. Les espèces observées dans la Craie à Belemnilella mucronala de Mon-
tereau sont les suivantes :
A. Coquilles ornées de :
I. Stries longitudinales.
a. Parcourant toute la surface de la loge.
1 . Loge munie d’un goulot et de forme :
a’. Sphérique. L. Cayeuxi, n. sp.
b’. Ovoïde. . . L. raricosla d’Orb. v. gracilina. n. v.
c’. Subcylindrique. L. amphora Rss. v. cylindrica. n. v.
74
PIERRE MARIE
2. Loge dénuée de col. L. amphora Rss. v. paneieosta Fr.
b. Parcourant une partie de la surface :
1. Stries parcourant la moitié de la loge.. . L.Jacobi, n. sp.
2. Stries localisées sur une carène circulaire.
. L. strialocarinala, n. sp.
II. Épines :
a. Loge munie d’un goulot et de forme :
1. Sphérique.
a’. A épine basale. . . L. hispida Rss. f. typica Fr.
b’. Sans épine basale .
. L. hispida Rss. v. subsphaerica, n. v.
2. Ovoïde. L. hispida Rss. v. ovoidea, n. v.
b. Loge sphérique dénuée de col. L. aspera Rss.
III. Réseau polygonal . L. odogona, n. sp.
B. Coquilles lisses, dénuées d’ornementation :
I. Sans goulot apertural.
a. Loge cylindrique. L. ovum Ehrb. v. mucronata, n. v.
b. Guttiforme. L. apiculala Rss. v. mucronina, n. v.
c. Ovoïde.
1 . Épine basale centrée. L. apiculala Rss. v. ovoidea, n. v.
2. Épine obtuse et oblique. L. apiculala Rss v. obliqua, n. v.
IL Goulot très réduit
L. spliaerica, n. sp.
Espèces ornées
Lagena Cayeuxi, n. sp.
(PI. IX, fig. 82-83 a-b.)
Lagena multistriata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille sphéricrue, supportant à sa partie supérieure une petite pyramide
à quatre faces planes, suivie d’un goulot cylindrique long et grêle, à l’extré¬
mité duquel se trouve une ouverture circulaire. Parois calcaires, ornées, sur
toute la surface de la loge, par 12 côtes longitudinales, continues, très nette¬
ment en relief, qui n’abordent pas les faces de la pyramide, mais se soudent
entre elles deux à deux à la partie inférieure de la loge, avant de se réunir au
centre de la base, qui est parfois muni d’un rudiment d’épine.
Dimensions : Longueur : 0,400-0,450 mm. —• Largeur : 0,225-0,300 mm.
Holotypf : Coll. pers. n° 6059 (Monlereau).
Répartition : Zones II-III. Assez commune à Meudon, Monlereau, La
Fonlaine-aux-Bois.
Rapports et différences . Cette espèce se distingue de Lagena multi-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
75
striata (Marsson) (1) et de L. acuticosta Reuss (2), avec qui elle pourrait être
confondue, par sa petite pyramide et par des striesmoins nombreuses, aiguës,
ayant un relief nettement plus prononcé.
Lagena raricosta d’Orbigny var. gracilina, nov.
(PI. IX, fig. 85.)
L. isabella Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille ovoïde, allongée, à extrémités pointues. Ouverture circulaire située
à l’extrémité d’un col, long et étroit. Ornementation constituée par huit côtes
longitudinales, très en relief et continues sur toute la longueur de la loge.
Dimensions : Longueur : 0,400 mm. — Largeur : 0,175 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6060 ( Montereau ).
Répartition : Montereau , rare.
Rapports et différences : Cette variété, plus étroite que l’espèce type,
qui est vivante, possède des côtes moins larges et plus aiguës.
Lagena amphora Reuss var. cylindrica, nov.
(PI. IX, fig. 84.)
Coquille subcylindrique allongée, base arrondie, sommet étiré en col. Loges
deux fois et demie plus hautes que larges. Ouverture ronde à l’extrémité du
goulot. Surface ornée de 6 à 8 côtes longitudinales, aiguës, nettement en relief
et continues sur toute la longueur de la loge.
Dimensions: Longueur totale : 0,412 mm.—Hauteurde la loge : 0,312 mm.
Largeur : 0,125 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6061 ( Montereau).
Répartition : Zone II, Montereau, très rare.
Rapports et différences :Cettepetite espèce passe facilement inaperçue,
par suite de ses faibles dimensions et se distingue : de l’espèce type (3), par un
nombre de rides plus réduit ; de la variété paucicosta Franke, par sa forme
subcylindrique ; de Lagena gracilis Wili.. (4), par sa base arrondie et de la
variété précédente par sa forme subcylindrique.
(1) Rügen, 1876, p. 123, pl. X, fig. 3.
(2) Lagenideen, 1862, p. 331, pl. V, fig. 63.
(3) Lagenideen, 1862, p. 330, pl. IV, fig. 57.
(4) Ibid., p. 331, pl. IV, figs. 58-61.
76
PIERRE MARIE
Lagena amphora Reuss var. paucicosta Fbanke
(PI. IX, fig. 86.)
Lagena amphora Reuss var. paucicosta Franke, Ober Kr., 1928,p.87, pl. VII,
fig. 38.
Coquille guRiforme, allongée, à base arrondie et sommet légèrement étiré,
à peine deux fois plus haute que large, le maximum de largeur étant au voisi¬
nage du premier tiers à partir de la base. Ouverture ronde, radiée, à l’extré¬
mité pointue de la loge. Ornementation peu visible, formée de quelques stries
longitudinales continues, à relief très faible, qui parcourent toute la surface
et viennent se réunir à l’ouverture.
Dimensions : Hauteur : 0,250 mm. — Largeur : 0,150 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6062 (Montereau).
Répartition : Montereau , très rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce peut facilement passer
inaperçue, par suite de ses faibles dimensions. Elle se distingue de l’espèce
type et de L. gracilis par les mêmes caractères que la variété précédente et se
différencie de cette dernière par une forme plus ovoïde et par une ornemen¬
tation moins prononcée.
Lagena hispida Reuss form. typica Franke
(Pl. IX, fig. 89.)
Lagena hispida form. typica Franke, Ober Kr., 1928, pl. 88, pl. VIII, fig. 6.
Loge sphérique, munie d’une épine courte à sa base et prolongée à son som¬
met par un goulot cylindrique, long et large. Ouverture ronde au sommet du
col. Surface couverte de nombreuses petites épines, ornant également la sur¬
face externe du goulot.
Dimensions : Hauteur totale : 0,500 mm. — Hauteur de la loge sans l’épine
basale ni le goulot : 0,300 mm. — Diamètre de la loge : 0,300 mm. — Dia¬
mètre du goulot : 0,050 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6063 ( Montereau ).
Répartition : Montereau, Meüdon, La Fonlaine-aux-Bois. Assez commune.
Rapports et différences : Cette forme, très semblable à celle figurée par
Franke se différencie cependant de l’espèce type de Reuss (1), par son épine
basale.
(I) Lagenideen, 1862, p. 335, pl. VI, fig. 80.
FORAMIN1FÈRES DE LA CRAIE
Tl
Lagena hispida Reuss var. subsphærica, nov.
(PI. IX, fig. 90.)
Loge ovoïde, plus large que haute, munie à sa base d’un simple renflement
arrondi remplaçant l’épine et a son sommet d un goulot cylindrique, long et
large, portant une ouverture circulaire à son extrémité. Ornementation généra¬
lisée, constituée par de nombreuses petites épines acérées disposées sur toute
la surface du test.
Dimensions : Hauteur totale : 0,34 mm. — Hauteur de la loge : 0,17 mm. —
Diamètre de la loge : 0,2 mm. — Diamètre du goulot apertural : 0,05 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6064 ( Montereau).
Répartition : Rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette petite variété possède une ornement a¬
tion et un col semblables à ceux de l’espèce type, mais s’en distingue par une
loge plus petite, dont le diamètre est supérieur à la hauteur et par l’absence
d’épine basale.
Lagena hispida Reuss var. ovoidea, nov.
(PI. IX, fig. 91.)
Loge ovoïde, plus longue que large, terminée à sa base par une pointe effilée
et à son sommet par un col cylindrique large, sensiblement égal en longueui à
la moitié de celle de la loge. Ouverture circulaire, à l’extrémité libre du goulot.
Ornementation généralisée, semblable à celle de l’espèce type.
Dimensions : Hauteur totale : 0,47 mm. — Hauteur de la loge : 0,3 mm. —
Diamètre de la loge : 0,24 mm. — Diamètre du goulot : 0,06 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6065 ( Montereau ).
Répartition : Commune à Montereau, La Fontaine-aux-Bois.
Rapports et difféfences : Cette variété se distingue des autres Lagena
hispida par sa loge ovoïde, nettement plus haute que large et de Lagena
spinosa Franke (1), par la présence d’une épine basale et par 1 absence d un
renflement cylindrique intermédiaire entre la loge et son goulot apertural.
Lagena aspera Reuss
(PL IX, fig. 92.)
Lagena aspera Reuss, Beitrâge, Mastricht, 1861, p. 305, pl. I, fig. 5.
— — Reuss, Lagenideen, 1862, p. 335, pl. VI, fig. 81.
— — Franke, Ober Kr., 1928, p. 98, pl. A III, fig. 7.
(1) Ober Kr., 1928, p. 89, pl. VIII, fiî. 1.
78
PIERRE MARIE
Loge globulaire, légèrement plus haute que large, très légèrement étirée à
ses deux extrémités. Ouverture ronde. Ornementation généralisée, formée
d’épines courtes et larges réparties sur toute la surface.
Dimensions : Hauteur : 0,5 mm. — Diamètre : 0,4 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6066 (Monlereau).
Répartition : Monlereau, La Fonlaine-aux-Bois.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue facilement de toutes
les autres espèces épineuses rencontrées dans la craie, par l’absence d’épine
basale et de goulot et par sa surface recouverte d’épines grossières - Elle est
cependant moins régulière et possède des épines plus acérées que Lagena
rudis Reuss (1).
Lagena Jacobi, n. sp.
(PI- IX, fig. 87-88.)
Loge guttiforme, une fois et demie plus haute que large, à sommet légère¬
ment étiré et base arrondie, munie d’une collerette circulaire d’où partent de
nombreuses stries longitudinales, très fines et à relief extrêmement faible, qui
parcourent la surface inférieure de la loge et s’arrêtent en s’estompant au
niveau de largeur maxima. Surface supérieure lisse- Ouverture circulaire
rayonnée, au sommet étiré de la coquille.
Dimensions : Hauteur : 0,25 mm.— Largeur maxima : 0,16-0,17 mm.
située aux deux cinquièmes de la hauteur à partir de la base.
Holotype : Coll. pers. n° 6067 ( Monlereau ).
Répartition : Moniereau , La Fonlaine-aux-Bois , Vincennes (sondage)
assez rare.
Rapports et Différences : Cette petite espèce présente une ornementa¬
tion assez comparable à celle d’un grand nombre de Lagena, tels que :L. vul-
garis Will., L. caudala D’Orb., L. tenuis Bornem., L. Haidingeri Cziz.,
L. gracilicosta Reuss et L. striata D’Orb. (2), mais elle s’en distingue par l’ab¬
sence de goulot apertural et par son ornementation partielle qui n’affecte
que la surface inférieure de la loge.
Lagena octogona, n, sp.
(PI. IX, fig. 93.)
Lagena scalariformis Marie, Maëstrichtien 1937, p. 262.
Loge globulaire, peu régulière, à sommet légèrement étiré, ornée de carènes,
tranchantes, très nettement en relief, qui s’entrecroisent et divisent la sur¬
face en un réseau de mailles irrégulièrement octogonales. Ouverture peu dis¬
tincte.
(1) Lagenideen, 1862, p. 336, pl. VI, fig. 82
(2) Reuss, Lagenideen, 1862.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
79
Dimensions : Hauteur 0,24 mm. — Largeur : 0,21 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6068 ( Montereau).
Répartition : Montereau, très rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue aisément de
tous les Lagena h surface réticulée, comme L. foveolala Reuss, L. catenulata
Will , L. reticulata Maggill , L. scalariformisWiLL., L. favosa Reuss (1). etc.
par sa forme générale, rappelant un polyèdre régulier, par son rudiment de
eol apertural et par son réseau à mailles irrégulièrement octogonales, limitées
par des carènes à fort relief. Il paraît intéressant de noter la présence pour la
première fois dans la Craie, d’un Lagena à surface réticulée et de la rapprocher
de la répartition actuelle de ces formes qui semblent exclusivement canton¬
nées dans les régions baignées par des eaux froides : Norvège, Suède, Grande-
Bretagne (Écosse, Irlande), Amérique du Sud. Cette observation confirme les
conclusions déduites de l’étude des Belemnitella et montre que des influences
boréales régnaient dans le Bassin de Paris, au cours du Crétacé supérieur.
Lagena striatocarinata, n. sp.
(PI. IX, fig. 94.)
Loge en forme de clochette, deux fois plus haute que large, à base convexe
et sommet étiré, terminé par un petit col très élancé. Ouverture circulaire à
l’extrémité libre du goulot apertural. Surface unie. Ornementation constituée
par une carène circulaire très finement striée qui encercle la loge au cin¬
quième de sa hauteur à partir de sa base.
Dimensions : Hauteur : 0,21 mm. •—- Largeur maxima : 0,11 mm. — Dia¬
mètre du goulot : 0,025 à 0,020 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6069 ( Montereau ).
Répartition ; Montereau, très rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce très particulière ne peut
être rapprochée d’aucune autre.
ESPÈCES DÉNUÉES D’ORNEMENTATION
Lagena ovum (Ehrenrerg) var. mucronata, nov.
(PI. IX, fig. 95.)
Loge subcylindrique, deux fois plus haute que large, à base terminée par
une très petite pointe courte et sommet régulièrement arrondi. Ouverture
circulaire, radiée, au ras du test, Surface lisse, non ornée.
Dimensions : Hauteur totale : 0,225 mm.— Hauteur de la loge: 0,200 mm.
— Largeur : 0,100 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6070 [Montereau).
(1) Reuss, Lagenideen, 1862.
80
PIERRE MARIE
Répartition : Moniereau, La Fonlaine-aux-Bois, rare.
Rapports et différences : Par sa forme générale et sa surface lisse cette
espèce rappelle bien celle de Riigen (1), mais elle s’en distingue cependant par
sa petite épine basale.
Lagena apieulata Reuss
Oolina apiculala Reuss, Lemberg, 1830, p. 22, pl. I, fig. 1.
Lagena apieulata Reuss, Lagenideen, 1862, p. 318, pl. I, fig. 4-8, 10-11.
— — Egger, Oberbayer. Alp., 1899, p. 103, pl. V, fig. 32.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 59, pl. IV, fig. 37.
— — Franke, Ober Kr., 1928, p. 86, pl. VII. fig. 34-35.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille ovoïde, munie d’une épine basale et à sommet étiré, mais non
prolongé par un col. Ouverture ronde et radiée, à l’extrémité supérieure du
test. Surface lisse et porcelanée, dénuée de toute ornementation.
Répartition : Cette espèce se rencontre dans tout le Crétacé et passe dans
le Tertiaire.
Rapports et différences : Dans sa monographie des Lagena, Reuss
semble avoir rapporté à cette espèce tout un ensemble de formes voisines,
ayant peut-être des caractères communs, mais des répartitions stratigra-
phiques souvent différentes. Dans la craie à Belemnilella mucronala, elle est
représentée par les variétés suivantes :
Lagena apieulata Reuss var. mucronina, nov.
(Pl. IX, fig. 96-97.)
Loge ovoïde nettement renflée, dont la largeur est sensiblement égale aux
trois quarts de la hauteur, à base hémisphérique, terminée par une pointe
conique très courte et à sommet conique, dont l’angle oscille entre 65° et 80°.
Dimensions : Hauteur totale : 0,440-0,425 mm. — Hauteur sans l’épine :
0,400 mm. —• Largeur maxima : 0,390-0,340 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6071 (Moniereau).
Répartition : Assez commune à Moniereau , La Fonlaine-aux-Bois, Meu-
don, Vincennes.
Rapports et différences : Cette petite variété ne se rapproche d’aucun
des spécimens figurés par Reuss. Par contre, elle est très voisine des individus
du Sénonien supérieur de Poméranie, rapportés par Franke (2) à l’espèce
type. Elle n’en diffère guère que par un angle au sommet légèrement plus fort,
une loge un peu plus trapue et une épine beaucoup plus réduite. Elle se rap-
(1) Mahsson, Rügen, 1878, p. 120, pl. I, fig. 1.
(2) Ober Kr., 1928, p. 86, pl. VII, fig. 34.
FOR AMINIFÈRES DE LA CRAIE
81
proche, également beaucoup, de L. globosa Walker (1), qui ne possède pas
d’épine basale, mais dont la forme générale est très voisine.
Lagena apiculata Reuss var. ovoidea, nov.
(PI. IX, fig. 98.)
Loge ovoïde, allongée, sensiblement deux fois plushauteque large, munie
à sa base d’une forte et longue épine et terminée à son sommet en cône d’en¬
viron 60°. Section verticale ogivale dans sa moitié inférieure.
Dimensions : Hauteur totale: 0,600 mm. —Hauteur sans épine : 0,425 mm.
— Largeur maxima : 0,225 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6072.
Répartition : Monlereau, très rare.
Rapports et différences : Cette variété se rapproche des Lagena apicu-
lala figurés par Reuss, sous les numéros 6 et 7 de sa monographie ; mais elle
se distingue cependant de la première, par la hauteur de sa part ie conique qui
est égale à la moitié de celle de la loge et non aux quatre cinquièmes, et de la
seconde, par une épine plus allongée et par la terminaison conique de son som¬
met.
Lagena apiculata Reuss var. obliqua, nov.
(PI. IX, fig. 99.)
Loge ovoïde allongée, à section verticale elliptique, sensiblement deux
fois plus haute que large, et munie à sa base d’une épine oblique, large et
courte, dont la pointe est émoussée.
Dimensions : Hauteur avec l’épine : 0,575 mm. — Hauteur de la loge :
0,500 mm. •—■ Largeur maxima : 0,275 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6073 [Monlereau).
Répartition : Monlereau , Vincennes (sondage), très rare.
Rapports et différences : Cette variété se rapproche des figures 3 et 7
de Reuss (Lagenideen), par sa forme générale elliptique, mais s’en distingue
par un etirement plus prononcé de ses extrémités et par sa forte épine basale
qui est oblique.
Lagena sphaerica, n. sp.
(PI. IX, fig. 100.)
Loge sphérique, très faiblement étirée au centre de sa base et terminée à
son sommet par un petit goulot cylindrique, aussi haut que large. Ouverlure
circulaire, rayonnée, à l’extrémité libre du col. Surface lisse, dénuée d’orne¬
mentation.
(1) Reuss, Lageniden, 1862, p. 318, pl. I, fig. 3 .
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 6
82
PIERRE MARIE
Dimensions : Hauteur : 0,275 mm. — Largeur maxima : 0,200 mm. —
Hauteur ou diamètre du goulot : 0,025 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6074.
Répartition : Très rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette petite espèce se rapproche de L. inor-
nala d’Orbigny (1), mais s’en différencie par sa forme sphérique et non
ovoïde, par son rudiment d’épine basale et par un goulot non conique.
Genre NODOSARIA Lamarck, 1812
Type générique, Naulihis radicula Linné
Noclosaria Lamarck, Extrait cours Zool., 1812, p. 121.
Lagenonodosaria et Glandülonodosaria Silvestri, 1900.
Test composé d’une série de chambres, non embrassantes, groupées sur un
axe rectiligne pouvant être courbé dans le stage jeune des formes microsphé¬
riques de quelques espèces. Satures déprimées, perpendiculaires à l’axe dans
l’adulte. Ouverture terminale, rayonnée.
Répartition : Trias — Actuel (peut-être plus ancien).
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Reophax (2) par son
test entièrement calcaire ; des Denlalina par ses sutures perpendiculaires à
l’axe et par son ouverture terminale non excentrée ; des Svenia par des loges
jeunes non alternantes et des autres formes voisines par les caractères de
l’ouverture et l’absence du siphon à l’intérieurdes loges. Ce genre est dans la
craie à Belemnitella mücronata, représenté par les espèces suivantes :
I. Test à ornementation partielle, stries n’atteignant
pas la loge terminale. N. bilobala, n. sp.
II. Test à ornementation généralisée formée de :
A. Stries longitudinales, traversant les sutures et à :
1. Relief prononcé et stries intercalaires.... N. polygona Rss.
2. Relief faible.
a . Sans stries intercalaires.
. N. raphanistrum var. bacitlum Defp..
b. Stries intercalaires localisées sur les
loges. N. intercosiala Rss.
B. Stries ne traversant pas les sutures. N. Eggeri, n. sp.
C. Épines nombreuses.
1. Grossières. N. hislrix, n. sp.
2. Fines.
a. Sutures faiblement déprimées. N. asperaRss.
b. Etranglementssuturauxallongés. N. ramuliformis, n.sp.
(1) Amer. Méridionale, 1839, p. 21, pl. Y, fîg. 13.
(2) Cushman, Foraminifera, 2 e édit., 1933, p. 85.
PORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
83
Nodosaria bilobata, n. sp.
(PI. XI, fig. 117.)
Coquille constituée par une loge initiale, à peu près aussi haute que large,
munie d’une pointe basale courte et d’une seconde chambre, de même dimen¬
sion que la précédente, terminée par un goulot cylindrique allongé. Sutures
déprimées. Ouverture à l’extrémité du goulot terminal de la deuxième loge.
Ornementation formée de stries longitudinales, étroites et en relief, qui partent
du sommet de la pointe basale et parcourent toute la hauteur de la loge ini¬
tiale en s arrêtant presque toutes à la suture, qu elles traversent parfois
exceptionnellement pour venir s’estomper à la base de la deuxième loge.
Dimensions : Hauteur totale, avec les pointes : 0,623 mm., pour 2 loges. —
Hauteur sans les pointes : 0,450 mm. — Hauteur de la première loge sans
pointe basale : 0,225 mm. ; de la deuxième loge : 0,225 mm. — Largeur de la
première loge : 0,250 mm. ; de la deuxième loge : 0,225 mm., de l’étranglement
suturai : 0,175
Holotype : Coll. pers. n° 6076 (Monlereau).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage), Pont-sur-Seine.
Rapports et Différences : Cette petite espèce se distingue aisément de la
suivante par des loges sensiblement égales en largeur, une ouverture située à
l’extrémité d’un goulot étroit et allongé et surtout une ornementation beau¬
coup moins prononcée.
Nodosaria polygona Reuss
(PI. XI, fig. 118-119.)
Nodosaria polygona Reuss. Meklenburg, 1855, p. 5 (265), pl. VIII, fig. 7-9.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 41, pl. III, fig. 35-
Zippei Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 30. pl. IV, fig. 10-29 (part).
raphanisirum v. polygona Franke, Ober Kr., 1928, pl. III, fig. 31.
— raphanisirum Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille subcylindrique à base étirée en pointe et sommet arrondi. Loge
initiale globuleuse, plus grosse que les suivantes, munie d’une courte et large
épine basale, à extrémité émoussée. Loges sériales, moins hautes que larges,
diminuant parfois de diamètre au fur et à mesure du développement du test.
Sutures faiblement déprimées. Ouverture circulaire et rayonnée au sommet de
la dernière loge. Ornementation composée de côtes longitudinales, étroites et à
très fort relief, dont six ou huit traversent entièrement le test d’une extrémité
a 1 autre, tandis que d’autres, intercalaires, prennent naissance en un point
quelconque et ne se poursuivent guère que sur deux ou trois loges avant de
disparaître complètement.
Dimensions : Hauteur totale, sans la pointe basale : 1,850 mm., pour
4 loges. — Largeur : 0,400-0,500 mm. — Hauteur d’une loge sériale : 0,350-
84
PIERRE MARIE
0,550 mm. — Indices de croissance des loges, en hauteur (1) ( ih ) = ( 2/10)
à 0 mm. (2) — en largeur (i'2r) = (— 1 /10) à ( + 1 /10) mm. des étrangle¬
ments suturaux (is) = (— 3 /40) à ( + 3 /40) mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6077. Montereau.
Répartition : Zones I-V, plus ou moins rare et souvent à l’état fragmen¬
taire. Montereau, Meudon, Vincarnes, etc...
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément de la piécé-
dente par ses côtes à très fort relief et son extrémité basale terminée par une
large pointe émoussée.
Nodosaria raphanistrum Linné var. bacillum Defrance
(PI. XI, fig. 120.)
Nodosaria raphanistrum v. bacillum Franke, Ober. Kr., 1928, p. 44, pl. III,
fig. 32.
— raphanus v. baclroides Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille subcylindrique terminée à sa base par une pointe large relative¬
ment allongée et à sommet étiré. Loges et sutures peu distinctes. Ouverture
terminale, circulaire, rayonnée. Ornementation constituée par 10 stries longi¬
tudinales,’continues, étroites et à faible relief, qui partent de la loge initiale
et traversent sans interruption le test dans toute sa longueur, sans se pour¬
suivre sur le sommet de la dernière loge ni le long de l’épine basale.
Dimensions : Hauteur sans l’épine basale : 0,375 mm., pour 2 loges. —
Diamètre : 0,125 mm. — Epine basale : Longueur : 0,150 mm. — Diamètre .
0,025-0,050 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. prépar. n° 6078 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare, souvent à l'état de fragment. Montereau,
Pont-sur-Seine.
Rapports et différences : La forme générale et l’ornementation de nos
individus, toujours à l’état fragmentaire, sont analogues à celles des Nodo-
(1) Les indices de croissance, en hauteur (ih) ou largeur (i2r), des loges iet-celui en lar¬
geur des étranglements suturaux (is), représentent 1 augmentation des dimensions corres
pondantes pour une longueur axiale de 1 mm. dirigée dans le sens proloculum-loge termi¬
nale.
Ceux-ci sont obtenus aisément par la formule :
dl —■ do
l
une dis-
de la
où do et dt représentent les valeurs d’une même dimension mesurée, sur le test, à un
tance l l’une de l’autre et telle que do corresponde à celle qui est la plus rapprochée
loge initiale et dl à la plus éloignée. . ,. .
Ces indices représentent une fraction de millimètre et seront négatifs, s il y a décroissance,
positifs s’il y a croissance, et nuis si la dimension envisagée reste constante maigre le deve-
l0 ^2) 6 Dans les indices de cette espèce, la première valeur correspond aux spécimens sem¬
blables à ceux de la figure 118.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
85
saria raphanisirum var. bacillum Defrance observés à Aix-la-Chapelle par
Frankr ; seules leurs dimensions sont très nettement plus faibles. Ils se dis¬
tinguent des N . raphanus v. baciroides Reuss (1), auxquels je les avais précé¬
demment rattachés, par un nombre de stries plus élevé, une épine basale plus
prononcée et surtout par des loges non croissantes en largeur.
Nodosaria intercostata Reuss
(PI. XI, fig. 121-122.)
Nodosaria inlercosiala Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 179, pl. I, lig. 4.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille subcylindrique, légèrement étirée à ses deux extrémités. Loges
croissantes surtout en hauteur, plus larges que hautes dans la partie inférieure
du test et devenant ensuite globuleuses et presque aussi hautes que larges.
Sulures au ras du test dans la première partie, puis nettement déprimées
ensuite. Ornementation constituée par deux systèmes de rides longitudinales
étroites et à relief très faible, qui alternent régulièrement l’un avec l’autre et
comprennent respectivement 6 à 7 rides qui sont continues dans l’un et vont
d’une extrémité à l’autre du test et discontinues dans l’autre où elles n’affec¬
tent que la surface externe des loges, sans traverser les sutures.
Dimensions : Hauteur totale, supérieure à 1,100 mm. — Rapport entre la
hauteur et la largeur d’une loge de la partie inférieure du test : (h je) — 1,14 ;
— de la partie supérieure : ( h ’ /e’) = 1. — Indices de croissance des loges en
largeur (ï2r) = (-J- 1 /20) mm. ; — des étranglements suturaux, dans la par¬
tie des loges ovoïdes ( is ) = ( -j- 1 /40) mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6079 ( Montereau ).
Répartition : Zone I, III, rare et à l’état de fragment, Monlereau , La Fon -
taine - aux - Bois , Vincennes , Meudon .
Rapports et différences : La figure 121 est constituée en majeure partie
par des loges non bombées, séparées par des sutures au ras du test, seule la
dernière montre une tendance nette à devenir globuleuse comme celles de la
figure 122. Celles-ci peuvent se rencontrer dans un seul et même individu et
constituent les formes macrosphériques qui ont été prises comme type de
cette espèce. Elles peuvent également dans les spécimens microsphériques se
trouver associées à celles de la figure 121.
Nodosaria Eggeri. n. sp.
(Pl. XI, fig. 123.)
Nodosaria prismatica Egger (non Reuss), Bayer, Alpen, 1899, p. 77, pl. VIII,
fig. 5-8.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
(1) Franke, Ober. Kr., 1928, p. 47, pl. IV, fig. 4.
86
PIERRE MARIE
Coquille fuselée, étroite, étirée à ses deux extrémités. Loges nettement crois¬
santes, en forme de clochettes pyramidales à 6 faces, emboîtées les unes au-
dessus des autres, et terminées à leur sommet par une petite pyramide à base
carrée, séparée de la loge terminale par un léger étranglement. Salures mas¬
quées par le rebord inférieur des loges. Ornemenlation généralisée constituée
par 12 à 14 stries longitudinales étroites, à faible relief, qui recouvrent la
surface des loges mais ne traversent pas les sutures.
Dimensions : Hauteur totale, pour 5 loges : 0,700 mm. — Largeur maxima :
0,165 mm. ■—• Diamètre de l’étranglement, sous-apertural de la dernière loge :
0,125 mm. — Indices de croissance des loges en hauteur (ih) = ( -j-4 /10)mm.
— des loges en largeur (i2r) = ( 2 /10) mm. ; — des étranglements sutu-
raux (is) — ( -f- 2/10) mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6080 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, rare, Monlereau , Meudon.
Rapports et différences : Nos échantillons très caractéristiques par leur
forme générale, sont tout à fait semblables à ceux figurés par Egger, mais
diffèrent de ceux de Reuss (1) ainsi que de N. sceplrum (2) par des loges en
clochettes, plus trapues, des sutures fortement déprimées et une forme géné¬
rale moins allongée, croissant plus rapidement en largeur.
Nodosaria histrix, n. sp.
(PL XI, fig. 124.)
Coquille large et trapue, à base et sommet arrondis. Loge initiale hémisphé¬
rique dans sa partie visible. Loges sériales globuleuses, nettement croissantes
en hauteur et peu en largeur. Sutures légèrement déprimées. Ouverture circu¬
laire et radiée. Ornementation constituée par un grand nombre de courtes
épines coniques réparties régulièrement sur toute la surface extérieure du test.
Dimensions : Hauteur pour 4 loges : 1,075 mm. — Diamètre du prolocu-
lum : 0,350 mm. ; —de la dernière loge : 0,450 mm. — Indices de croissance
des loges en hauteur (ih) = ( + 1 /10) mm. ; — en largeur (i'2r) = ( -f 2/10)
mm. ; — des étranglements suturaux (is) = ( -j-1 /10) mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6081 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, Monlereau (très rare).
Rapports et différences : Très différent des espèces à ornementation
semblable, cet individu présente une surface rugueuse rappelant celle des
Lagena histrix Reuss (3). Il se distingue de Dentalina aculeata d’Orrigny (4)
par sa forme générale, par l’absence de connexions tubulaires entre les loges
et par des épines superficielles nettement plus grossières.
(1) Westphalische Kr., 1860, p. 180, pl. II, fig. 2.
(2) Hils u. Gault, 1862, p. 37, pl. II, fig. 3.
(3) Lagenideen, 1862, p. 335, pl. VI, fig. 80.
(4) Craie blanche, 1840, p. 13, pl. I, fig. 23.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
87
Nodosaria aspera Reuss
(PL XI, fig. 125.)
Nodosaria aspera Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 26, pl. XIII, fig. 14-15.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 50, pl. IV, fig. 14.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille allongée, à base hémisphérique et sommet étiré. Loges globuleuses
nettement croissantes en hauteur et largeur. Salures déprimées, surtout entre
les dernières loges. Ouverlure à l’extrémité étirée de la dernière loge. Orne-
menlalion généralisée à toute la surface du test et constituée par un très grand
nombre de très petites épines acérées.
Dimensions : Hauteur pour 7 loges : 1,450 mm. —Diamètre du prolocu-
lum : 0,160 mm. ; — de la dernière loge : 0,350 mm. — Indices de croissance
des loges en hauteur : (ih) = ( +3 /10) mm. ; — en largeur (i2r) = ( + 1,5/10)
mm. ; — des écartements suturaux (fs) = ( + 5/10) mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6082 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-V. Rare.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément delà précé¬
dente par son ornementation beaucoup plus fine et par la faible croissance
de ses loges en largeur. Elle est très semblable à celle figurée par Franke,
mais se distingue des individus rapportés par cet auteur à Marginulina
hirsula d’Orbigny (1) par une croissance en largeur plus réduite.
Nodosaria ramuliformis, n. sp.
(Pl. XI, fig. 126.)
Denlalina aculeala Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Coquille fragile, allongée. Loges globuleuses croissantes, séparées par des
étranglements étroits et très allongés. Ouverlure circulaire à l’extrémité de la
dernière loge. Ornementation généralisée à toute la surface et constituée par
une multitude de très fines épines.
Dimensions : Indices de croissance : {ih) —(i'2r) — {is ) = ( + 1 /10) mm.
.— Rapport entre le diamètre d’un étranglement suturai et la largeur de la
loge suivante = 1 /3.
Holotype : Coll. pers. n° 6083 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-V ; très rare et toujours brisé. Meudon, Monlereau,
La Fontaine-aux-Bois , etc...
Rapports et différences : Par ses loges espacées, séparées par de longs
étranglements, cet individu rappelle les Ramulina (2) dont le test est plus
mince et l’ornementation irrégulière. Il se distingue des Denlalina aculeala
(1) Ober. Kr., 1928, p. 77, pl. VII, fig. 11.
(2) Gushman, Key, 1933, pl. XXII, fig. 23.
88
PIERRE MARIE
d’Orbigny par des loges globuleuses, non ovoïdes et nettement écartées les
unes des autres ; et des deux sepèces précédentes par des étranglements
allongés.
Genre DENTALINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Noclosaria ( Dentalina) obliqua d’Orbigny
Denlalina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 254.
Nodosaria (part) des auteurs.
Test arqué, allongé. Chambres nombreuses, groupées sur une série linéaire.
Sutures déprimées, généralement obliques à l’axe d’allongement, au moins
dans la portion jeune. Ouverture terminale radiée généralement excentrée.
Répartition : Jurassique — Actuel.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Nodosaria par sa
forme généralement arquée et son ouverture terminale excentrée, et des
Marginütina par son stade jeune non spiralé. Il s’éloigne des Enantiodentalina
n. g. par ses loges jeunes régulièrement superposées et non unisériales alternes,
ainsi que par ses sutures généralement déprimées. Ce genre est représenté dans
la craie à Belemnilella mucronala par les espèces suivantes :
I. Coquilles à ornementation inexistante.
A. Sutures simples.
1. Sutures très déprimées.
a. Loges aussi hautes que larges. Dentalina monile v. Hag.
b. Loges plus hautes que larges. D. ovoidea, n. sp.
2. Sutures à peine déprimées, loge initiale plus longue que
large.
a. Ouverture étroite. D. cylindracea Rss.
b. Ouverture large. D. cylindroides Rss.
B. Sutures en collerettes.
1. Très déprimées.
a. Loges bombées aussi hautes que larges.
. D. et. lilli Rss.
b. Loges plus longues que larges. D. dislincia Rss.
2. Peu déprimées.
a. Loges cylindriques plus hautes que larges.
. D. cf. discrepans Rss.
b. Loges presque aussi hautes que larges.
IL
Coquilles ornées de stries longitudinales.
A. Localisées sur les sutures.
B. Développées.
1. Sur les premières loges.
2. Sur toute la longueur du test
. .. D. recta, n. sp.
D. rarisiriala Chai\
D. majuscula Marss.
D. sulcata Nilss
FORAMINIFËRES DE LA CRAIE
89
Dentalina monile (v. Hagenow)
(PL XI, fig. 127-130.)
Nodosaria monile v. Hagenow, Rügen, 1842, p. 568.
Dentalina monile Reuss, Rôhmischen Kr., 1846, p. 27, pl. VIII, fig. 7.
— — Reissel, Aachener Kr., 1891, p. 31, pl. VI, fig. 30, 32-
40 (part).
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 34, pl. III, fig. 11.
_ — — Ober. Kr., 1928, p. 31, pl. II, fig. 27.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test lisse, allongé, faiblement arqué. Proloculum sphérique, terminé parfois
par une petite pointe basale très courte. Loges sériales, croissantes, globuleuses
presque aussi hautes que larges et faiblement étirées à leur sommet. Sutures
simples, déprimées. Ouverture légèrement excentrée à l’extrémité supérieure
de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale pour 2 loges = 0,750 mm. ; — pour 3 loges =
0,950 mm. ; — pour 5 loges = 1,350 mm. — Proloculum. Hauteur ( h ’) =
0,225-0,325 mm. — Diamètre (2 r’) = 0,250-0,350 mm. — Rapport ( h ’ /2r) =
0,90-0,92. — Diamètre de la l re suture (s’) = 0,200-0,250 mm. — Loge
sériale. Rapport (h j2r) = 0,8-1. — Loge terminale. Hauteur (h) = 0,400-
0,825 mm. — Diamètre (2 r) = 0,325-0,450 mm. — Rapport (h /2 r) = 1,1-1,4.
— Diamètre de la suture terminale (s) = 0,225-0,250. — Indices de croissance
des loges, en hauteur (i/i) = 4 /30 mm. (fig. 128) ; en largeur (i2r) = 1 /10 mm.
— des étranglements suturaux ( is ) =5/8 mm. (fig. 128).
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6086 ( Monlereau ).
Répartition : Zones II-III, assez rare à Monlereau. (Ne se rencontre guère
que dans les faciès pauvres en Bryozoaires.)
Rapports et différences : Par ses loges globuleuses aussi haules que
larges, cette espèce se distingue aisément de toutes les autres.
Dentalina ovoidea, n. sp.
(Pl. XI, fig. 131-134.)
Coquille non ornée allongée et faiblement arquée. Proloculum ovoïde, ter¬
miné par une pointe basale, plus ou moins nette. Loges sériales croissantes,
plus hautes que larges dans leur partie visible et nettement étirées à leur som¬
met. Sutures simples et déprimées. Ouverture terminale légèrement excentrée-
Dimensions : Hauteur totale pour 2 loges = 0,525-0,750 mm. Prolocu¬
lum. Hauteur [h’) = 0,200-0,250 mm. — Diamètre (2F) = 0,225-0,250 mm.—
Rapport (h’ /2 r) = 0,8 à 1. — Loges sériales. Rapport (. hfôr) = 1,2 à 1,5. —
Loge terminale. Hauteur [h) = 0,325-0,500 mm. — Diamètre (2 r) = 0,210-
0,335 mm. — Rapport ( h /2 r) = 1,45-1,65. — Indices de croissance (fig. 133-
134) des loges en largeur (i'2r) = 1,7 /10 mm. ; — des étranglements suturaux
(is) = 1 /10 mm.
90
PIERRE MARIE
Holotype : Coll. pers. n° 6087 (. Monlereau ).
Répartition : Identique à celle de l’espèce précédente.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue nettement de la pré¬
cédente par ses loges ovoïdes plus hautes que larges.
Dentalina cylindracea (Reuss)
(PI. XII, fig. 135.)
Glandulina cylindracea Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, pl. 25, p. XIII, fig.1-2.
— — — Lemberg, 1850, p. 23, pl. II, fig. 1.
—' — — Westphalische Kr., 1860, p. 46, pl. IV, fig. 1.
— — Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 27, pl. VI, fig. 7-9.
Franke, Ober. Kr., 1928, p. 52, pl. IV, fig. 22-23.
Coquille subcylindrique, non ornée. Loge initiale étirée en pointe à sa base,
deux fois plus longue que large, suivie d’une loge semblable un peu moins
large à sommet étiré. Sutures simples, à peine déprimées. Ouverture légèrement
excentrée au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale pour 2 loges = 0,675 mm. — Proloculum.
Hauteur (h’) = 0,325 mm. — Largeur (2 r') = 0,200 mm. — Rapport (b’ /2r’) =
1,625. — Loge terminale. Hauteur (h) = 0,300 mm. — Largeur (2 r) =
0,175 mm. — Rapport (h /2 r) = 1,7.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6088.
Répartition : Zone II, Monlereau (sondage), très rare.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de celle rapportée
par d Orrigny, Nodosaria limbata (1 ), par ses loges beaucoup plus hautes que
larges et par ses étranglements suturaux moins prononcés.
Dentalina cylindroides Reuss
(PL XII, fig. 136.)
Dentalina cylindroides Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 41, pl. I, fig. 8.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 28, pl. II, fig. 14.
— — Marie, Maëstrichtien, 1927, p. 264.
Coquille lisse, faiblement arquée, légèrement étirée à sa base et tronquée à
son sommet. Loge initiale subcylindrique, deux fois plus haute que large.
Loges sériales, de même largeur, mais de longueur inférieure à celle du prolo¬
culum. Ouverture large, légèrement excentrée. Sutures simples, à peine dépri¬
mées.
Dimensions : Hauteur totale pour 3 loges = 1,250 mm. — Proloculum.
Hauteur (h’) = 0,450 mm. — Largeur (2 r’) = 0,250 mm. — Rapport ( h ’ /2 r’)
= 1,8. — Première loge sériale. Hauteur (h) = 0,300 mm. — Largeur (2r) =
(1) Craie blanche, 1840, p. 12, pl. I, fig. 1.
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
91
0,275 mm. — Rapport ( h /2 r) = 1,1. — Loge terminale. Hauteur (fc) = 0,500
mm. — Largeur (2r) = 0,290 mm. — Rapport (fc/2r) = 1,74 — Indice de
croissance des loges en largeur (i2r) = 1 /20 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6089 ( Monterean).
Répartition : Semblable à celle de l’espèce précédente.
Rapports et différences : Cette espèce, très voisine de D. cylindracea,
s’en distingue par des loges de largeur constante, peu étirées à leur sommet et
par une ouverture large.
Dentalina cf. lilli Reuss
(PI. XII, fig. 137-141.)
Dentalina lilli Reuss, Lemberg, 1850, p. 25, pi. II, fig. 11.
— Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 34, pl. III, fig. 13.
— -— — Ober Kr., 1928, p. 32, pl. II, fig. 30.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Coquille lisse, à peine arquée, à base régulièrement bombée et sommet
étiré. Loges sensiblement aussi hautes que larges, peu croissantes en largeur,
mais surtout en hauteur. Loge terminale, une fois et demie plus haute que large.
Sutures en collerette, peu élevées et fortement déprimées. Ouverture excentrée.
Dimensions : Hauteur pour des spécimens de 2 loges = 0,575-1,150 mm. —
Proloculum. Hauteur (fc’) = 0,200-0,500 mm. — Largeur (2F) = 0,200-
0,425 mm. — 1 er étranglement suturai (s’) = 0,150-0,250 mm. — Rapports
(fc’ /2F) = 1-1,17 : —(2F/s’) = 1,3-1,7. — Loge sériale. Rapport (fc/2r) =
0,9-1,1. — Loge terminale. Hauteur (fc) = 0,350-0,675 mm. — Largeur (2r) =
0,250-0,535 mm. ; — dernier étranglement suturai (s) = 0,150-0,310 mm. —■
Rapports (fc/2 r) = 1,4 : — (2r/s) = 1,65. — Indices de croissance : des loges
en largeur = 2/10 mm. ; — des écartements suturaux = 4 /20 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6090 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-III (surtout dans les faciès pauvres en bryozoaires),
Monlereau, Meudon.
Rapports et différences : Les spécimens rencontrés dans le Bassin de
Paris sont très voisins de D. lilli Reuss, mais s’en distinguent cependant
par des sutures plus déprimées et par des loges plus croissantes en hauteur.
Ils s’écartent également de D. monile v. Hag par des sutures en collerette et
une loge terminale plus allongée.
Dentalina distincta Reuss
(Pl. XII, fig. 142-144.)
Dentalina distincta Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 40, pl. II, fig. 5.
— Franke, Ober. Kr., 1928, p. 26, pl. II, fig. 13.
Nodosaria distincta Reuss, Elbthalegb., pt. II, 1875, p. 84.
Coquille droite, lisse. Proloculum ovoïde, 1,5 fois plus long que large, étiré
92
PIERRE MARIE
à sa base, en pointe plus ou moins nette. Loges sériales plus hautes que larges.
Loge terminale ovoïde à sommet fortement étiré, 1,5 à 2 fois plus longue que
large. Sutures déprimées formant des collerettes peu élevées. Ouverture nette¬
ment excentrée.
Dimensions : Hauteur pour 3 loges = 0,85 -2 mm. — Proloculum. Hauteur
( h’) — 0,300-0,450 mm. — Largeur (2 r’) = 0,175-0,310 mm. — Première
suture (s’) = 0,150-0,225 mm. — Rapports ( h’ j2r’) = 1,4-1,7 : — (2r’ /s’) =
1,1-1,4. — Loges sériales. Rapport (h /2r) = 1,13-14. — Loge terminale. Hau¬
teur (/?) = 0,400-0,700 mm. — Largeur (2r) =0,250-0,375 mm. — Dernière
suture (s) = 0,165-0,250 mm. — Rapports (h /2r) = 1,35-2; — (2r/s) = 1,5-2.
— Indices de croissance des loges en largeur (ï 2r) = 1 /10-2,5 /10 mm. ; —•
Des étranglements suturaux (is) = 2/30-4 /30 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6091 (Montereau).
Répartition : Zones I-II. Montereau (rare).
Rapports et différences : Très voisine de D. discrepans Reuss, cette
espèce s’en distingue par des loges ovoïdes moins allongées et de D. catenula
Reuss (1), par des sutures plus profondes, des loges sériales plus globuleuses
et une loge terminale beaucoup moins longue.
Dentalina cf. discrepans Reuss
(PI. XII, fig. 145-148.)
Dentalina discrepans Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 40, pl. III, fig. 7.
Coquille droite, sans ornementation. Loges subcylindriques, croissant peu
en largeur mais fortement en hauteur, faiblement bombées et plus hautes que
larges. Proloculum sphérique ou subcylindrique, muni d’une petite pointe
basale. Sutures déprimées en larges collerettes, légèrement inclinées sur
l’axe vertical. Ouverture excentrée dans le jeune, et devenant presque dorsale
dans l’adulte.
Dimensions : Hauteur pour 2 loges = 0,700-1,125 mm. ; — pour 3 loges =
0,950-1,250 mm. — Proloculum. Hauteur (/i’) = 0,200-0,275 mm. — Largeur
(2r’) = 0,175-0,2 mm. — Première suture (s’) = 0,135-0,175 mm. —Rapports
(/i'/2r’) = 1,14-1,37 ; — (2r’/s’) : 1,14-1,27. — Loges sériales. Rapports
[h 12r ) = 0,65-0,9. — Loge terminale. Hauteur (h) = 0,350-0,600 mm. — Lar¬
geur (2 r) = 0,210-0,335 mm. — Dernière suture (s) = 0,150-0,250 mm.—
Rapports ( h /2 r) = 1,65-1,80 ; — (2r /s) = 1,1-1,6. -—- Indices de croissance des
loges en largeur(i'2r) = 0,05-0,12 mm. ;—Des étranglements suturaux (is) =
0,05-0,15 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6093 ( Montereau).
Répartition : Semblable à celle de l’espèce précédente.
Rapports et différences : Ces individus se rattachent à l’espèce de
Reuss, par la forme de leurs loges initiale et terminale ; mais elle se distingue
(1) Westphalische Kr., 1860, p. 41, pl. III, fig. 6.
FORAMINJFÈRES DE LA CRAIE
93
des figures originales par l’orientaLion de leurs sutures qui sont ici inclinées
sur l’axe et non perpendiculaires. Dans le type, la dernière loge est plus forte
que les précédentes. Ces individus présentent également quelques rapports
avec D. cognata Reuss (1) par la forme de leurs loges, mais s’en écartent par
leurs larges collerettes suturales.
Dentalina recta, n. sp.
(PI. XII, fig. 149.)
Coquille subcylindrique, droite, à surface unie. Loges croissantes en hau¬
teur, mais très peu en largeur. Proloculum sphérique. Loge terminale une fois
et demie plus haute que large, légèrement étirée. Sutures en collerettes
étroites, très faiblement déprimées et presque perpendiculaires à l’axe. Ouver¬
ture excentrée.
Dimensions : Hauteur pour 3 loges = 1,225 mm. — Proloculum. Hauteur
(h’) = 0,325 mm. — Largeur (2 r’) = 0,310 mm. — Première suture (s’) =
0,260 mm. — Rapports ( h ’ /2 r’) = 1 ; — (2 r’ /s’) = 1,2, — Loge sériale. Rap¬
port (h /2 r) — 1. — Loge terminale. Hauteur (h) = 0,525 mm. —Largeur (2 r)
— 0,360 mm. — Dernière suture (s) = 0,260 mm. — Rapports [h/2r) = 1,44 ;
— (2r/s) = 1,26. — Indices de croissance des loges en largeur (i/2r) =
0,08 mm; — des étranglements suturaux ( is) = 0,10.
Holotype : Coll. pers. n° 6094 ( Montereau).
Répartition : Zone II, très rare. Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce, voisine de la précédente, s’en dis¬
tingue par des loges sériales presque aussi hautes que larges, une loge termi¬
nale moins allongée et de forme différente et par des sutures presque perpen¬
diculaires à l’axe vertical.
Dentalina raristriata (Chapman)
(PL XII, fig. 150.)
Nodosaria raristriata Chapman, Folkestone, 1893,pt. IV, p. 591, pl. IX, fig.4.
Dentalina raristriata Franke, Ober. Kr., 1928, p. 37, pl. III, fig. 22.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Coquille rectiligne allongée. Loges bombées presque aussi hautes que larges.
Sutures fortement déprimées. Ouverture excentrée. Ornementation constituée
par quelques petites rides longitudinales, en relief, qui n’affectent que les
sutures, et tendent à disparaître sur la dernière.
Dimensions : Hauteur pour les 3 dernières loges = 0,875 mm. — Loge 1er _
minale. Hauteur ( h ) = 0,350 mm. — Largeur (2r) = 0,350 mm. — Dernière
suture (s) = 0,285 mm. — Rapports (ft/2r) = 1 ; — (2 r /s) = 1,21. — Loge
sériale. Rapport (h /2 r) — 0,78. — Indices de croissance, des loges en haut eur
(1) Westphalische Kr., 1860, p. 39, pl. I, fig. 9.
94
PIERRE MARIE
( ih ) — 1 /20 mm. ; — en largeur (i2r) = 1 /10 mm. ; — des étranglements
suturaux (is) = 0.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6095 (Monterait).
Répartition : Zone II, très rare. Cette espèce n’est connue que par un seul
fragment à Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément de toutes
les autres par son ornementation très spéciale. Elle apparaît dès le Gault,
à Folkestone, persiste en Allemagne dans le Sénonien où elle est rare et
semble s’éteindre dans la craie à Belemnitella mucronata à Aix-la-Chapelle.
Dentalina majuscula (Marsson)
(PI. XII, fig. 151.)
Nodosaria majuscula Marsson, Rügen, 1876, pl. 130, pl. I, fig. 7.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 28, pl. III, fig. 28.
Dentalina majuscula Franke, Ober. Lr., 1928, p. 39, pl. III, fig. 21.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Coquille rectiligne, subcylindrique et ornée. Loges légèrement bombées,
presque aussi hautes que larges. Proloculum sphérique, terminé à sa base
par un court appendice cylindrique excentré. Loge terminale ovoïde. Sutures
déprimées presque perpendiculaires à l’axe vertical. Ouverture terminale,
centrale. Ornementation constituée par 13 à 14 rides à faible relief, continues
dans la partie inférieure du test et discontinues ensuite, qui se poursuivent à
peu près longitudinalement sans recouvrir la pointe basale et sans atteindre
la surface supérieure de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale, pour 5 loges = 1,550 mm. — Proloculum.
Hauteur (h’) — 0,250 mm. — Largeur (2r’) = 0,275 mm. — Première suture
(s’) = 0,235 mm. — Rapports (h’ /2r’) — 0,9 ; — (2r’/s’) = 1,15. — Loges
sériales. Rapport (h/2r) = 0,8-0,9. — Loge terminale. Hauteur (h) =0,450mm.
■— Largeur (2r) = 0,325 mm. — Dernière suture = 0,250 mm. — Rapports
(hj'lr) = 1,38 ; — (2r/s) = 1,8. •—■ Indices de croissance, des loges en hauteur
(ih) = 1 /20 = 0,05 mm. ; — en largeur (i /2 r) = 2/30 = 0,066 mm. ; —
des étranglements suturaux (is) = 1 /60 = 0,016 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6096 (Monlereau).
Répartition : Zones I-III. Rare. Monlereau , La Fontaine-aux-Bois, Vin-
cennes.
Rapports et Différences : Cette espèce pourrait être considérée comme
un Nodosaria par son ouverture terminale centrée, mais sa pointe basale
excentrée et son ornementation légèrement hélicoïdale la rattachent aux Den¬
talina. Elle se distingue de D. sulcala par un nombre de stries plus réduit, qui
n’atteignent pas la surface supérieure de la loge terminale.
F0RAMINIFÈRE8 DE LA CRAIE
95
Dentalina sulcata (Nilsson)
(PI. XII, fig. 152.)
Nodosaria sulcala Nilsson, Snâckor, 1825, p. 341.
—- — — Pétrit. Suecana, 1827, p. 8, pl. IX, fig. 19.
Dentalina sulcala Reuss, Mecklemburg, 1855, p. 269, pl. VIII, fig. 14.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 36, pl. III, fig. 26.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 38, pl. III, fig. 18.
— — Brotzen, Nilsson Foram., 1937, p. 71, pl. II, fig. 8-16.
— Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— polyphragma Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 189, pl. III, fig. 1.
— — Beissel, Aachener Kr., 1891 ,p. 38, pl. VII, fig. 56-65.
— laticosta Marsson, Rügen, 1876, p. 131, pl. I, fig. 9.
Coquille rectiligne, ornée. Loges bombées, peu croissantes et légèrement
plus larges que hautes. Proloculum terminé par une large pointe conique non
ornée. Sutures faiblement déprimées à la base, plus nettement au sommet et
perpendiculaires à l’axe vertical. Ouverture excentrée. Ornementation consti¬
tuée par 20-25 rides longitudinales à très faible relief, continues dans la partie
inférieure du test et interrompues ensuite au passage des sutures, qui tra¬
versent entièrement le test d’une extrémité à l’autre en s’anastomosant
parfois deux à deux.
Dimensions : Proloculum. Hauteur (h’) — 0,300 mm. — Largeur (2r’) =
0,350 mm. — Suture initiale (s’) = 0,285 mm. —- Rapports (h’ /2r’) = 0,85 ;
— (2r’/s’) = 1,21.— Loges sériales. Rapport (/t /2 r) =0,7-0,85. — Loge termi¬
nale. Hauteur (h) = 0,550 mm. — Largeur (2 r) = 0,460 mm. — Suture termi¬
nale (s) = 0,250 mm. — Rapports (h /2 r) = 1,18; — (2 r /s) = 1,31. — Indices
de croissance des loges en largeur (;/2r) = 1 /10 =0,1 mm. ; —- des écarte¬
ments suturaux ( is) = 1 /40 = 0,025 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6097 ( Monlereau).
Répartition : Zones II-V, le plus souvent à l’état fragmentaire.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
des stries plus nombreuses qui atteignent le sommet de la dernière loge.
Genre LENTICULINA Lamarck, 1804
Type générique Lenticulina rolulala Lamarck
Lenticulina Lamarck, Ann. Mus., vol. 5,1804, p. 185.
Antenor, Oreas (?), Clisiphontes (?), Robulus, Phonemus, Pharamum, Pa-
Irocles, Spinderules, Herion , Rhinocurus, Lampas, Scortimus, Linthuris,
Astacolus (?), Périples, Montfort, 1808. —Robulina d’Orbigny, 1826. —
Cristellaria Lamarck, 1816, et la plupart des auteurs.
L'est planispiral, à symétrie bilatérale, complètement enroulé. Chambres
nombreuses, embrassantes, à profil triangulaire. Parois très finement per-
96
PIERRE MARIE
forées. Ouverture circulaire ou en fente allongée, entourée ou non de stries
rayonnantes, située au sommet de la face aperturale.
Répartition : Permien — Actuel ; peut-être plus ancien.
Rapports et différences : Certains auteurs ont cru bon de subdiviser
les Lagenidae à enroulement planispiral en plusieurs genres. Actuellement
encore, l’École Américaine rapporte ces formes aux Robulus (1), dont le test
toujours complètement enroulé possède une ouverture circulaire, ou en fente
allongée, qui peut être simple ou rayonnée ; aux Lenticulina (2), dont le der¬
nier tour tendrait à se séparer de la spire et chez qui l’ouverture serait exclusi¬
vement rayonnée, et aux Astacolus (3), qui ne devraient comprendre que des
formes chez qui les dernières loges ne seraient plus enroulées. Cette subdivi¬
sion serait admissible, si l’on ne s’en tenait qu’à une variable, telle que la
forme extérieure ou les détails de l’ouverture, mais elle devient arbitraire et
irrationnelle, si l’on fixe les caractères génériques d’après deux variables,
dont les évolutions sont indépendantes l’une de l’autre. Elle ne satisfait
d’ailleurs pas aux conditions établies par les classifications récentes, puisque
les Ctisiphontes Montfort (4) dont l’enroulement est semblable à celui des
Robulus sont mis en synonymie avec les Lenticulina et que les Astacolus et
Périples de Montfort (5) sont rattachés aux Robulus par Cushman, alors
qu ils possèdent une spire semblable à celle que devraient, d’après sa classi¬
fication, présenter les Lenticulina. Enfin, cette subdivision est entachée d’er¬
reur, car l’examen des espèces originales renfermées dans la collection De-
france, montre que le type du genre Lenticulina rotulata Lamarck n’est pas,
comme le laisserait supposer la diagnose actuellement admise, partiellement
déroulé, mais au contraire complètement spiralé, comme les Robulus Mont¬
fort, qui doivent pour cette raison tomber en synonymie avec le genre de
Lamarck.
Les diverses espèces suivantes, rencontrées dans la Craie à Belemnitella
mucronata, furent presque toutes confondues par d’Orbigny avec L. rotulata
Lamarck.
I. Test à ouverture simple non rayonnée.
A. Sans renflement central. Lenticulina lobala Rss.
B. A. renflement central.
1. Carène réduite. L. ovalis Rss.
2. Sans carène. L. pseudovalis, n. sp.
II. Test à ouverture rayonnée.
A. Sans carène.
1. Sutures renflées. L. ci. Comptoni Nilss.
(1) Cushman, Foraminifera, 1933, p. J 77 .
(2) Cushman, l . c ., p. 177.
(3) Galloway, Foraminifera, 1933, p. 184.
(4) Conchyliologie, t. I, 1808, p. 227.
(5) Conchyliologie, t. I, pp. 262 et 270.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
97
2. Sutures 3u rss de lu surface... L. F ratilici n sp
B. A bourrelet carénai.
1. Régulier.
a. Face aperturale ogivale.. L. subangulata Rss.
b. Face aperturale en pointe de flèche. L.potygonalis, n.sp.
2. Décroissant. L. incrassata, n. sp.
3. Interrompu.
a. Spire à pas réduit. L. pseudovortex, n. sp.
b. Spire à pas développé. L. cristella Nilss,
C. Carène tranchante. L. rotulata Lam.
Mesures et indices des foraminifères spiralés.
Les mesures suivantes, effectuées sur des Foraminifères planispiralés, préa¬
lablement orientés (fig. 5a-è),sont destinéesà préciserlescaractèresspécifiques
des espèces rencontrées et à faciliter leur comparaison ultérieure.
A IA
A B
Fig. 5. — Mesures effectuées sur un Foraminifère planispiralé.
A, profil ; B, face.
Grand diamètre ou diamètre terminal (2 r) _ AB (fig. 5 a-b)
Diamètre moyen (2 rm) . EF (fig. 5 a)
Petit diamètre ou diamètre initial (2 r) . BG (fig. 5 a)
Diamètre du renflement ombilical (o). IJ (fig. 5 b)
Hauteur du dernier tour (h) . AC (fig. 5 a)
Largeur (/). GH (fig. 5 b)
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 7
98
PIERRE MARIE
Parmi celles-ci, seul le grand diamètre sera exprimé en millimètres. Quant
aux autres dimensions, elles seront remplacées par leurs indices correspon¬
dants en centièmes du diamètre terminal pris comme terme de comparaison.
Pour une dimension a l’indice correspondant i sera donné par la formule :
100 a.
1 ~ 2R
En plus de ces valeurs, le pas P de l’hélice, qui correspond à l’accroissement
en hauteur d’un tour de spire quelconque pour une révolution complète, sera
AC
indiqué. Il peut s’exprimer par le rapport P = dont la valeur approchée
est fournie par la relation :
dans laquelle n’interviennent que des mesures faciles à effectuer.
Lenticulina lobata (Reuss)
(PI. IX, fig. 101 a-b.)
Crislellaria lobata Reuss, Bôhmische Kr., 1846, p. 34, pl. XII, fig. 59.
— — — Elbthal., 1875, p. 104, pl. XXII, fig. 12 ; —
Pl. XXIII, fig. 1.
— — Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 119, pl. XI, fig. 15-16.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 73, pl. VI, fig. 6.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 109, pl. X, fig. 4.
Coquille lenticulaire, biconvexe, à périphérie régulièrement spiralée, munie
d’un bourrelet carénai réduit et uniforme ; flancs à partie centrale déprimée ;
face elliptique, 2, 5 fois plus haute que large. Spire au pas de 2,56, à tours écar¬
tés d’environ 1 /3 du diamètre maxima. Loges croissantes recouvrant entière¬
ment celle des tours précédents et se recourbant brusquement à proximité
du centre des flancs où elles déterminent un ressaut spiralé, dont la saillie
augmente progressivement au cours du dernier tour. Face aperturale bombée
en forme de cœur comprimé latéralement. Sutures faiblement arquées et très
légèrement déprimées. Ouverture circulaire, non rayonnée.
Dimensions : Grand diamètre, 2r = 0,6 mm — Petit diamètre, i 2 r =
62,5 — Hauteur du dernier tour, ih = 37,5 —• Largeur, il = 43,75
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6106 (Montereau).
Répartition : Zones II-III, très rare. Monlereau, La Fontaine-aux- Bois.
Rapports et différences : Cette espèce est la seule à ne pas avoir de ren¬
flement central et à présenter sur chaque flanc une saillie spiralée à la base
des dernières loges.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
99
Lenticulina pseudovalis, n. sp.
(PL IX, fig. 102 a-b.)
Coquille lenticulaire, biconvexe à périphérie régulièrement spiralée, occupée
par un très faible bourrelet régulier ; face elliptique à extrémités arrondies,
deux fois plus haute que large ; flancs convexes présentant dans leur partie
centrale un large renflement polygonal. Spire à pas de 3,24. Loges croissantes,
partiellement embrassantes, reliées, par leurs extrémités inférieures, aux
renflements centraux des deux flancs. Face aperlurale bombée, en forme de
cœur. Sutures simples, au ras du test, légèrement sinueuses, abordant tangen-
tiellement le disque central et formant avec la périphérie un angle de 115°.
Ouverture circulaire, non rayonnée.
Dimensions : Grand diamètre, 2b = 0,45 mm. — Diamètre moyen,
i 2 rm = 83,3. — Petit diamètre, i2 r = 55,5. — Diamètre du renflement
central, io = 39. — Hauteur du dernier tour, ih = 44,5. — Largeur, il = 44.
Holotype : Coll. pers. n° 6107 (. Montereau ).
Répartition : Zone II très rare, Montereau, Tachy.
Rapports et différences : Cette petite espèce se rapproche de Crislellaria
ovalis Reuss, mais s’en distingue par une périphérie arrondie, une ouverture
circulaire, une face aperturale bombée, en forme de cœur et une largeur beau¬
coup plus faible.
Lenticulina ovalis (Reuss)
(PI. IX, fig. 103 a-b.)
Crislellaria ovalis Reuss, Rôhmische Kr., 1846, p.34,pl. VIII, fig. 49;pl. XII,
fig. 19 ; pl. XIII, fig. 60-68.
— — — Elbthal., 1875, p. 103.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 72, pl. VI, fig. 2.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 107, pl. X, fig. 1.
Test épais, à périphérie régulièrement spiralée, munie d’un bourrelet caré¬
nai, aminci dans sa partie moyenne ; flancs convexes, occupés en leur centre
par un large renflement central ; face elliptique, à extrémités arrondies, à
peu près deux fois plus haute que large. Spire, à pas relativement élevé, de
3,61. Loges croissantes, au nombre de 6 dans le dernier tour ; face aperlurale
plane et ogivale. Sutures arquées, au ras de la surface, partant tangentielle-
ment du renflement central des flancs et abordant la périphérie sous un
angle de 110-120°. Ouverture réduite, circulaire et non rayonnée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2 r = 0,475 mm. — Diamètre initial, i2r
= 52,6. — Diamètre du renflement central, io = 36,8. — Hauteur du dernier
tour, ih = 47,3. — Largeur, il = 58.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6108 [Montereau).
Répartition : Assez rare à Montereau (sondage), Tachy, Joches.
100
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
un pas plus élevé, une face aperturale plane de forme triangulaire et par une
épaisseur beaucoup plus forte.
Lenticulina cf. Comptoni Nilsson
(PL IX, fig. 104 a-b.)
Lenticulina Comptoni Nilsson, Snâckor, 1825, p. 337.
— — — Petrif. Suecana, 1827, p. 7, p. 1. II, figs. 3
a-b , d et g.
— — Brotzen, Foram. Nilsson, 1937, p. 61, figs. 1-2, pl. I,
fig. 5.
Crislellaria rotulala d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 26, pl. II, figs. 15-16
(non fig. 17-18).
Test biconvexe, renflé, à périphérie très régulière, sans bourrelet, ni carène ;
flancs bombés, à renflements circulaires centraux assez réduits ; face ellip¬
tique, sensiblement deux fois plus haute que large. Spire à pas très faible (1,77).
Loges peu croissantes, étroites au nombre de 10 dans le dernier tour ; à face
aperturale triangulaire, allongée, déprimée et bordée par deux bourrelets laté¬
raux. Sutures très peu arquées, à relief décroissant du centre à la périphérie,
épaissies à proximité des renflements centraux, qu’elles abordent tangentiel-
lement, puis limbées et au ras de la surface dans leur moitié dorsale. Ouver¬
ture circulaire, rayonnée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 1,200 mm. — Diamètre initial, ï2r
= 66,6. Diamètre du renflement central, io = 17. — Hauteur du dernier
tour : ih = 33,4. — Largeur, il = 52.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6109 ( Montereau ).
Répartition : Peu commune à Montereau, La Fontaine-aux-Bois, Taclig,
Joches, Meudon, Vigny.
Rapports et différences : Cette espèce est très semblable à celle de
Nilsson, par sa forme générale. Son renflement ombilical, ainsi que les
épaississements des sutures, ne sont pas toujours perceptibles par un simple
examen direct, ils apparaissent plus aisément, par l’immersion des spécimens
bien conservés dans un liquide quelconque. De même, le très léger relief de la
partie élargie des sutures, se traduit par un faible bombement à la surface des
flancs, qui peut parfois disparaître, presque complètement, par suite de l’atta¬
que partielle du test par les solutions en circulation dans les zones superfi¬
cielles de la Craie.
Lenticulina Frankei. n. sp.
(PL IX, fig. 105 a-b.)
Crislellaria rotulata Franke '(non Lamarck), Ober Kr., 1928, p. 108, pl. X,
fig. 2.
Test à périphérie régulière, sans carène, ni bourrelet, muni sur chaque flanc
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
101
d’un renflement central réduit, ne faisant pas saillie à leur surface ; face
rhombique 2 fois plus haute que large. Spire à pas de 2,25. Loges, au nombre
de 9 dans le dernier tour, croissantes. Face aperturale, déprimée, en pointe de
flèche. Sutures arquées et légèrement déprimées, abordant la périphérie sous
un angle décroissant de 120° à 100°. Ouverture rayonnée, à fente médiane déve¬
loppée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 0,600 mm. — Diamètre initial, i2r
= 66,6. — Diamètre du renflement central, io = 25. — Hauteur du dernier
tour, ih — 33,4. — Largeur, il = 52.
Holotype : Coll. pers. n° 6110 (Monlereau).
Répartition :Peu commune à Monlereau, Tachy, La Fontaine-aux-Bois,
Vigny.
Rapports et différences : Bien que présentant des proportions sembla¬
bles à celles de l’espèce précédente, celle-ci s’en distingue cependant par des
dimensions plus faibles de moitié, des loges moins nombreuses dans le dernier
tour, des sutures non épaissies à leurs extrémités et déprimées sur toute leur
longueur, une face aperturale plus anguleuse, une ouverture munie d’une fente
médiane et surtout une périphérie moins régulière, à hauteur des dernières
loges. Elle se distingue de L. rotulata Lamarck, avec laquelle elle fut souvent
confondue depuis d’Orbigny, par sa périphérie anguleuse, mais non carénée,
ses sutures non épaissies, sa largeur proportionnellement plus forte et son
ouverture en fente rayonnée.
Lenticulina subangulata (Reuss)
(PI. IX, fig. 106 a-b.)
Crislellaria subangulata Reuss, Hills und Gault, 1862, p. 74, pl. VIII, fig. 7.
— Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 74, pl. VI, fig. 2.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 112, pl. X, fig. 13.
Test biconvexe à face elliptique plus de 2 fois plus haute que large, flancs
régulièrement bombés, occupés en leur centre par un renflement polygonal.
Périphérie régulière à l’origine du dernier tour, polygonale à hauteur des der¬
nières loges et limitée par un bourrelet carénai étroit. Spire au pas de 2,52.
Loges croissantes, au nombre de 8 dans le dernier tour ; à face aperturale ogi¬
vale et déprimée. Sutures droites, déprimées, prolongeant les côtés du renfle¬
ment central des flancs et abordant la périphérie sous un angle décroissant
de 100° à 90°. Ouverture rayonnée, à fente médiane développée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 0,675 mm. — Diamètre initial,
i'2r = 63. — Diamètre du renflement central, io = 33. — Hauteur du dernier
tour, ih = 37. — Largeur, il = 44.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6111 ( Monlereau).
Répartition : Zones I-III, Monlereau, La Fontaine-aux-Bois „ Tachy, Jo-
ches, Meudon, Vigny, Vincennes.
102
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément des deux
précédentes par son pas plus élevé, sa périphérie polygonale à hauteur des
dernières loges, son bourrelet carénai et le renflement polygonal du centre de
ses flancs.
Lenticulina polygonalis, n. sp.
(PI. X, fig. 107 a-b.)
Test biconvexe, à périphérie régulièrement spiralée, limitée par un bour¬
relet carénai ; face elliptique, deux fois plus haute que large ; flancs bombés,
occupés en leur centre par un large renflement polygonal ne faisant pas saillie
à leur surface. Spire à pas de 2. Loges nombreuses, croissantes au nombre de
10-11 pour le dernier tour ; à face aperlurale plane, en point de flèche. Sutures
droites au ras du test, abordant la périphérie sous un angle diminuant de 120°
à 110°. Ouverture rayonnée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2 R = 0,80 mm. — Diamètre initial,
i'2r = 68,7. — Diamètre moyen, i2m = 84,4. — Diamètre du renflement
central, io = 37,5. —- Hauteur du dernier tour, ih = 32,25. — Largeur, il =
50.
Holotype : Coll. pers. n° 6112 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, rare, Montereau, Vincennes, Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce possède, comme la précédente,
des renflements centraux polygonaux, mais elle s’en différencie par ses propor¬
tions différentes, ses sutures au ras de la surface, sa face aperturale en pointe
de flèche, son pas nettement plus faible et surtout sa périphérie régulièrement
spiralée.
Lenticulina incrassata. n. sp.
(PI. X, fig. 108 a-b.)
Test à la face irrégulièrement rhombique, deux fois plus haute que large,
muni de deux renflements circulaires assez réduits formant saillie au centre
des flancs et limité par une périphérie régulièrement spiralée, bordée à l’ori¬
gine du dernier tour par un large bourrelet carénai décroissant, qui se trans¬
forme peu à peu en une simple carène n’atteignant pas les dernières loges.
Spire au pas de 2,50. Loges, au nombre de 8 dans le dernier tour, nettement
croissantes, à face aperlurale plane, en pointe de flèche. Sutures droites, au
ras de la surface, recourbées seulement à proximité des renflements centraux
et abordant la périphérie sous un angle de 100°. Ouverture circulaire rayonnée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 0,675 mm. — Diamètre initial,
i'2r = 63. — Diamètre moyen, clrm = 81,4. — Diamètre du renflement cen¬
tral : io = 33,3. — Hauteur du dernier tour, ih = 37. — Largeur : il = 48.
Holotype : Coll. pers. n°6113 ( Montereau).
Répartition : rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce présente un pas semblable à celui
de Lenticulina lobata, ainsi que des proportions voisines, mais elle s’en écarte
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
103
par la forme de ses sutures, sa face aperturale en pointe de flèche, et surtout
par ses renflements circulaires en saillie à la surface des flancs.
Lenticulina pseudovortex, n. sp.
(PI. X, fig. 109 a-b.)
Test biconvexe, à face elliptique, 2 fois plus haute que large, muni sur chaque
flanc d’un large renflement central, circulaire et à périphérie régulière non
carénée. Spire à pas réduit de 1,4. Loges croissantes, au nombre de 10 dans le
dernier tour, à face aperturale subtriangulaire, plane et limitée latéralement
par deux bourrelets. Sutures au ras de la surface, nettement arquées et re¬
courbées en arrière, partant tangentiellement du contour des renflements cen¬
traux et formant avec la périphérie un angle obtus de près de 140». Surface
unie, dénuée d’ornementation. Ouverture en fente allongée et rayonnée.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 0,75 mm. — Diamètre initial,
i2r = 83. — Diamètre moyen, i2rm = 93. — Hauteur du dernier tour, ih =
17. — Diamètre des renflements centraux, io = 40. — Largeur, il = 50.
Holotype : Coll. pers. n° 6114 [Monlereau).
Répartition : Zone II, très rare, Monlereau, Vigny, Théméricourt.
Rapports et différences. Cette espèce se distingue aisément par sa
forme générale de toutes les autres Lenticulines observées jusqu à ce jour dans
la Craie du Bassin de Paris. Elle se rapproche par sa forme et celle de ses sutu¬
res de Lenticulina cortex (Fichtel-Moll) (1) et de L. orbicularis (d Orbi-
gny) (2)trouvée à Rügen, mais s’éloigne de la première, par un pas plus réduit
et par des sutures moins recourbées en arrière et de la seconde par son disque
central très développé. Elle s’écarte également des formes rapportées à
L. Marcki par Franke, par des sutures plus recourbées, une forme nette¬
ment elliptique de face et un disque central moins large et non en saillie à la
surface des flancs.
Lenticulina cf. cristella Nilsson
(PL X, fig. 110 a-b.)
Lenticulina cristella Nilsson, Snâckor, 1825, p. 337.
— —- — Petrif. Suecana, 1827, p. 3, pl. II, fig. 4 a-b.
— .— Hisinger, Lethea, 1837, p. 32, pl. VIII, figs. 2 a-b.
— — Brotzen, Foram. Nilsson, 1937, p. 63, tabl. I, fig. 2 ;
tabl. III ; pl. II, fig. 4 a-b.
Cristellaria umbilicala Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 56, pl. X, figs. 44-47
Cristellaria Marcki Franke, Ober Kr., 1928, p. 103, pl. IX, fig. 20.
Lenticulina Marcki Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
— — -— Pisolithique, 1937, p. 291.
(1) Testacea, 1798, p. 33, pl. II, figs. d-i.
(2) Franke, Ober, Kr., 1928, p. 113, pl. X, fig. 11.
104
PIERRE MARIE
Test à partie centrale épaisse, bords comprimés, muni de deux larges ren¬
flements circulaires en saillie à la surface des flancs ; périphérie limitée par
un bourrelet carénai régulièrement spiralé. Spire à pas relativement élevé,
voisin de 4. Loges croissant nettement en hauteur, tandis qu’elles se com¬
priment latéralement au fur et à mesure du développement du test, au nom¬
bre de 12 dans le dernier tour. Face aperlurale elliptique dans les dernières
loges. Sutures droites, au ras de la surface, sauf à leur extrémité périphé¬
rique qui est. fortement épaissie et en relief. Ouverture en fente allongée et
rayonnée. Ornementation constituée par les renflements situés aux extrémités
des sutures.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 1,15 mm. Diamètre initial, i2r —
52. — Diamètre moyen, i2rm = 70. — Hauteur du dernier tour, ih = 48.
— Diamètre du renflement central, io = 30,5. — Largeur, il = 32,5.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° ô 115 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau, Vigny, Thémcricourl.
Rapports et différences : Je rattache momentanément ces individus aux
Lenticuhna, car je n’en ai pas rencontré présentant des loges adultes nette¬
ment déroulées. Ces specimens se iapprochent, par leur forme générale, leur
renflement central et les protubérances périphériques de l’espèce de Nilsson,
reprécisee par Brotzen, mais ils se distinguent des Marginulina pseuclomarcki
Cushman (1), par des loges beaucoup plus réduites en hauteur et surtout par
leur ornementation très nette.
Lenticulina rotulata Lamarck
(PI. X, fig. 111-112.)
Lenticulina rotulata Lamarck, Environs de Paris, 1804, p. 186 et 1806,
pl. I XII, fig. 11.
— — Cushman, Early Foram. Généra, 1927, p. 124.
— — — Coll. Defrance, 1927, p. 142, pl. XXVIII, fig. 7.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
— — —- Pisolithique, 1937, p. 292.
Cristellaria subalata Franke (part), Ober. Kr., 1928 p. 110, pl. X, fig. 5.
Test lenticulaire, à flancs convexes, munis d’un renflement central réduit
légèrement en saillie à leur surface ; face rhombique et périphérie tranchante,
régulièrement spiralée, prolongée par une carène transparente, large et imper-
forée qui n atteint pas le côté dorsal de la dernière loge. Spire au pas de 2,25.
Loges croissantes, au nombre de 9-10 dans le dernier tour, terminées à
1 arrière par une échancrure, en regard de l’ouverture précédente, et par un
appendice allongé soutenant la carène et venant s’adapter sur celle de la loge
immédiatement voisine. Face aperlurale en pointe de flèche, déprimée et
bordée latéralement par deux arêtes épaissies. Sutures faiblement arquées en
(1) Marginulina, 1937, p. 94, pl. XIII, fig. 19-20.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
105
arrière, au ras de la surface dans leur moitié externe, puis épaissies progressi¬
vement, en augmentant de relief à proximité des renflements centraux.
Ouverture rayonnée. Ornementation réduite à la partie centrale des flancs et
constituée par les renflements suturaux en relief.
Dimensions : Diamètre terminal, 2r = 1,40 mm. — Diamètre moyen,
i'irm — 81,5. — Diamètre initial, i'2r — 66,6. —- Hauteur du dernier tour,
ih = 33,4. —■ Largeur, il = 46,4. — Diamètre des renflements centraux,
io = 25.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6116 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V assez commune.
Rapports et différences : Cette espèce, qui est l’une des plus ancienne¬
ment décrites de la Craie du Bassin de Paris, n’en est pas pour cela une des
mieux connues. D’Orbigny est le premier à avoir confondu avec cette forme
nettement carénée, toute une série de formes dénuées de carène périphérique.
Par la suite les divers paléontologistes semblent avoir adopté son interpréta¬
tion sans la vérifier et ont rapporté l’espèce de Lamarck à Cristellaria suba-
lala Reuss. Elle ne se rapproche guère que de L. cf. Comploni dont les sutures
sont également épaissies à proximité du centre des flancs, mais elle s’en dis¬
tingue par sa carène tranchante, sa face rhombique à extrémités anguleuses
et son pas plus élevé.
|Genre MARGINULINA d’Orbigny, 1826
Type générique (proposé), Naulilus raphanus Linné
Marginulini d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 258.
.Cristellaria (part), des auteurs. — Hemicristellaria (part) et Hemirobi lina
(part) Stache, 1864.
Test composé de loges entièrement unisériales, débutant par un stade jeune
complètement enroulé en spirale plane à symétrie bilatérale, suivi d'un stade
adulte rectiligne souvent comprimé latéralement. Ouverture rayonnée péri¬
phérique dans la portion spiralée, devenant ensuite terminale et excentrée.
Répartition : Trias — Actuel (peut-être plus ancien).
Rapports et différences : D’après Cushman, les formes microsphéri¬
ques, de certaines espèces de ce genre, débuteraient par un enroulement pla-
nispiral, tandis que leurs stades macrosphériques seraient toujours rectilignes
et ressembleraient à des Denlalina. En fait, il ne semble pas qu’il y ait lieu de
grouper ainsi ces formes ensemble. Les premières considérées comme micro¬
sphériques peuvent être des Marginülina si leur stade jeune est symétrique
et si leurs loges sont régulièrement unisériales ou, au contraire, des Enantio-
marginulina , si elles sont unisériales alternes et si la spire est irrégulière. Les
secondes, au contraire, se rapportent en majorité aux Enantiomorphina qui
ne présentent qu’une pseudo-symétrie et dont les loges sont unisériales
alternes.
106
PIERRE MARIE
Le type de ce genre, fixé en 1913, Marginulina glabra d’Orbigny, est dou¬
teux. Il correspond très vraisemblablement à une Enantiomarginulina. Je
proposerai donc à sa place pour éviter des confusions, Nautilus raphanus
Linné, qui est la première espèce rapportée à ce genre par d’Orbigny (1).
Les diverses espèces observées dans la craie à Belemnilella mucronata, sont
les suivantes :
I. Test lisse.
A. Section circulaire dans l’adulte.. Marginulina hamulus Chapm.
B. Section ovale dans l’adulte. M. ovalis, n. sp.
C. Section ovoïde dans l’adulte.
1. Peu comprimée latéralement. M. d’Orbignyi, n. sp.
2. Très comprimée. M. ouoidea , n. sp.
D. Section triangulaire dans l’adulte.. . . M. aequilateralis, n. sp.
IL Test orné de renflements snturaux.
A. Développés dans l’adulte. M. tribolala d’Orb.
B. Localisés sur la spire. Marginulina, n. sp.
Marginulina hamulus Chapman
(PI. XIII, fig. 153 a-d.)
Marginulina hamulus Chapman, Folkestone, 1894, pt. 5, p. 161, pl. IV, fig. 13.
Marginulina elongata Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 107, pl. XXIV,
fig. 31-34 (part.).
— —■ Franke, Ober. Kr., 1928, p. 75, pl. VI, fig. 26-27.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille ovoïde, unie, à section circulaire. Spire initiale très réduite. Loges
croissantes inclinées, étirées à leur extrémité supérieure et revenant s’appuyer
sur la spire initiale, par la base de leur face ventrale qui est bombée. Sutures
au ras du test. Ouverture terminale centrée.
Dimensions : Hauteur : 0,275 mm. — Largeur des flancs à la base de la
partie non enroulée : 0,125 mm. -— Largeur maxima des flancs : 0,175 mm. —
Épaisseur maxima : 0,160 mm. —• Pas de la partie spiralée : 81. — Angle
des sutures avec la tangents à la périphérie à leurs extrémités : croissant de
50 à 80o.
Spécimen figuré : Coll. pers. prépar. n° 6098 ( Montereau).
Répartition : Zones I-V, assez commune.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de Marginulina elon¬
gata d'Orbigny (2) par la forme de sa loge terminale et par son ouverture
centrée.
(1) Tableau Méthodique, 1826, p. 258, modèle n° 6, l re livraison.
(2) Craie blanche, 1840, p. 17, pl. I, fig. 20-22.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
107
Marginulina ovalis, n. sp.
(PI. XIII, flg. 154 a-b.)
Coquille lisse, à section ovale, comprimée latéralement. Spire initiale nette,
recouverte par les loges suivantes et munie à sa périphérie d’une petite
carène réduite. Loges croissantes inclinées, à sommet étiré et face ventrale
ovale à peine bombée. Sutures au ras du test, faisant avec le côté dorsal un
angle décroissant. Ouverture périphérique.
Dimensions : Hauteur : 0,875 mm. — Largeur des flancs à la base de la
partie droite : 0,325 mm. — Largeur maxima des flancs : 0,400 mm. —
Épaisseur de face : 0,250 mm. — Angle des sutures à la périphérie : décrois¬
sant de 90 à 55°. — Pas de la partie spiralée : 16.
Holotype : Coll. pers. n°6099 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-II, rare. Montereau, Ponl-sur-Seine.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue aisément de
toutes les autres par sa section régulièrement ovale et sa légère carène à la
périphérie de la spire.
Marginulina Orbignyi. n. sp.
(PL XIII, flg. 155 a-c.)
Marginulina elongata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Coquille lisse, trapue, à côtés convexes, face elliptique et section ovoïde,
peu comprimée latéralement. Loges peu nombreuses, croissantes, larges, à
surface ventrale bombée, formant au début une spire initiale assez haute d’un
pas de 81 et superposées dans l’adulte. Sutures courbes au ras du test. Ou¬
verture à fente médiane développée, à l’angle dorsal supérieur.
Dimensions : Hauteur . 0,400 mm. — Largeur des flancs à la base de la
partie droite : 0,200 mm. — Largeur maxima des flancs : 0,350 mm. —
Épaisseur de face : 0,175 mm. — Angle des sutures à la périphérie : 80°. —
Pas de la partie spiralée : 81.
Holotype : Coll. pers. n° 6100 (Montereau).
Répartition : Assez commune dans les zones I-III, rare au-dessus.
Rapports et différences : Le stade jeune de cette espèce possède des
flancs et un nombre de loges assez semblable à celui de M. hamulüs, mais il
s’en distingue par sa section qui est franchement ovoïde et par sa compres¬
sion latérale.
Marginulina ovoidea, n. sp.
(PL XIII, fig. 156 a-c.)
Coquille lisse, allongée, à périphérie dorsale fortement convexe, côté ven¬
tral presque droit et section ovoïde nettement comprimée. Loges nombreuses,
étroites, très inclinées, étirées à leur extrémité supérieure et fixées par leur
108
PIERRE îytARIE
base à la spire initiale qui est très réduite. Face ventrale elliptique et réguliè¬
rement bombée. Sutures auras du test, formant un angle aigu avec le côté dor¬
sal. Ouverture périphérique à fente médiane très développée.
Dimensions : Hauteur : 0,400 mm. — Largeur à la base de la partie droite
des flancs : 0,100 mm. — Largeur maxima des flancs : 0,175 mm. —• Épais¬
seur de face : 0,125 mm. — Angle des sutures à la périphérie : 45°-50°. — Pas
de la partie spiralée : 256.
Holotype : Coll. pers. n° 6101 (Montereau).
Répartition : Zones I-II, rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue nettement de
toutes les autres par sasection ovoïde comprimée, sa spire réduite et ses loges
étroites et très inclinées.
Marginulina aequilateralis, n. sp.
(PL XIII, fig. 157 a-c .)
Coquille lisse, sensiblement elliptique de profil, à flancs légèrement convexes
et section triangulaire, presque équilatérale. Loges inclinées, longues et peu
élevées, formant une spire initiale au pas de 16. Face aperturale plane, en
forme d’ellipse, tronquée à sa base et limitée par des arêtes nettes. Sutures au
ras du test, peu distinctes dans la partie spiralée et formant un angle aigu
avec le côté dorsal. Ouverture périphérique à fente médiane peu distincte.
Dimensions : Hauteur : 0,575 mm. •— Largeur à la base des flancs :
0,150 mm. —Largeur maxima : 0,235 mm. — Épaisseur de face : 0,210 mm.
— Angle des sutures à la périphérie, décroissant de 60° à 50°. — Pas de la
partie spiralée : 16.
Holotype : Coll. pers. n° 6102 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare ( Montereau ).
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue aisément par
sa section triangulaire presque équilatérale.
Marginulina trilobata (d’Orbigny)
(PI. XIII, fig. 158-159.)
Vaginulina trilobata d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 16, pl. I, fig. 16-17.
Marginulina bacillum Reuss, Westphalische Kr., 1860, p. 64, pl. VI, fig. 8.
Crislellaria trilobata Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 68, pl. V, fig. 18.
— — Ober. Kr., 1928, p. 98, pl. IX, fig. 4.
Marginulina trilobata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
— austinana Cushman, Marginulina, 1937, p. 92,pl. XIII,fig.1-4.
—• Plummerae Cushman, Marginulina, 1937, p. 97, pl. XIII,
fig. 21-23.
Tesballongé, débutant par une partie planispirale présentant, au centre de
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
109
ses flancs, des épaississements ombilicaux et suivi d’un adulte rectiligne, à
compression latérale uniforme et section ovale. Loges nombreuses, à crois¬
sance stabilisée dans l’adulte ; face aperturale elliptique, légèrement bombée_
Sutures droites, nettement épaissies dans la partie moyenne des flancs et dans
la deuxième moitié du dernier tour de spire. Ouverture circulaire radiée,
à l’angle périphérique de la dernière loge. Ornementation constituée par les
épaississements suturaux.
Dimensions : Hauteur . 1,45-3,50 mm. (1) — Largeur de la partie non
enroulée : 0,85-0,575 mm. — Angle des sutures à la périphérie dans la partie
droite : 65°. — Pas de la partie spiralée (fig. 159) : 8,25.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6103 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V, peu commune, mais assez constante.
Rapports et différences : Cette espèce se rencontre en Amérique dans
tout l’Austin et le Navaro, où elle a reçu trois noms différents : Marginulina
silicula (Plummer) (2), M. austinana et M. Ptummerae qui se semblent cons¬
tituer que des variétés de l’espèce française. En effet, M. silicula possède
comme M. trilobala des renflements latéraux à l’origine de la spire et des
épaississements suturaux dans la partie moyenne des flancs, mais s’en diffé¬
rencie par la périphérie de son jeune qui est épineuse.
M. austinana et M. Ptummerae présentent comme l’espèce de d’Orbigny,
une périphérie jeune régulière et des épaississements suturaux. La première
montre, comme nos individus, une compression latérale uniforme et des renfle¬
ments latéraux à l’origine de la spire, mais elle s’en écarte pas des épaississe¬
ments suturaux localisés sur les flancs, aux extrémités dorsales des sutures.
La seconde ne possède pas de renflement à l’origine de la spire et sa compres¬
sion latérale est variable, mais ses épaississements suturaux sont disposés
dans la partie moyenne des flancs, comme chez nos spécimens.
Marginulina sp.
(PL XIII, fig. 162 a-b.)
Test allongé, elliptique, à compression latérale prononcée et uniforme, aussi ’
large dans l’adulte que dans la partie spiralée. Périphérie tranchante et ca¬
rénée à l’origine, légèrement arrondies hauteur des dernières loges. Spire
initiale nette, à renflement ombilical réduit, composé d’un seul tour. Loges
croissantes en hauteur, peu en largeur, étirées à leur sommet. Sutures droites
épaissies et limbées dans la partie spiralée, faiblement déprimées dans l’a¬
dulte et formant avec la périphérie un angle décroissant de 90° (dans la spire)
à 40° (dans la portion non enroulée). Ouverture rayonnée, a l’angle périphé¬
rique avant de la dernière loge.
(1) Dans ces dimensions la première valeur se rapporte toujours au spécimen de la
figure 159.
(2) Cushman, Marginulina, 1937, p. 97, pl. XIV, fig. 19-22.
110
PIERRE MARIE
Dimensions : Hauteur : 0,310 mm. — Largeur à la base des flancs :
0,185 mm. — Épaisseur de la partie spiralée : 0,100 mm. — Épaisseur de la
partie droite : 0,075 mm. — Angle des sutures avec la périphérie, décroissant
de 90° dans la spire à 40° dans la partie rectiligne. — Pas de la spire : 7,7.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6104 ( Montereau).
Répartition : Zone II, extrêmement rare. Montereau (sondage).
Rapport et différences : Par sa très forte compression latérale cet indi¬
vidu rappelle un peu les VaginUlina du Crétacé inférieur, mais il s’en écarte
par sa section elliptique et non rectangulaire. Il se distingue aisément, par le
même caractère, des autres espèces rencontrées dans la craie à Belemnilella
mucronala et s’écarte de Planularia crepidula (Fichtel u. Moll) (1) par ses
côtés moins cintrés et ses flancs beaucoup plus étroits.
Genre SARACENARIA Defrance, 1824
Type générique, Saracenaria italien Defrance
Saracenaria Defrance, Dict. Sci. Nat., vol. 32, 1824, p. 177.
Cristellaria (part.) des auteurs. — Hemirobulina (part.) Stache, 1864.
Test dont les chambres jeunes sont entièrement enroulées, principalement
dans la forme microsphérique, puis déroulées dansl’adulte et à section géné¬
ralement triangulaire. Ouverture radiée à l’angle périphérique, munie d’une
fente médiane généralement développée.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se distingue aisément des Lagenidae
spiralés à partie adulte rectiligne, par sa section triangulaire. Il est représenté
dans nos échantillons par les formes suivantes :
A. Coquilles à côté dorsal continuellement arqué.
1. Sutures arquées. Saracenaria pseudonavicula, n. sp.
2. Sutures sigmoïdes. S. triangularis d’Orb.
B. Coquille à côté dorsal rectiligne. S. meudonensis, n. sp.
Saracenaria pseudonavicula, n. sp.
(PI. X, fig. 113-114.)
Robülus navicula Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 232.
Coquille allongée, à partie spiralée très développée, représentant les 3/8
de la hauteur totale ; arête dorsale aiguë et fortement cintrée ; flancs plats ;
face de forme elliptique, plus large dans sa partie moyenne et à peu près deux
fois plus haute. Loges nombreuses, nettement croissantes, à face aperturale
bombée, en forme de cœur, se rattachant par leur base à la spire. Salures au
(1) Testacea, 1798, pi. XIX, fig. g, h, i.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
111
ras du test, faiblement arquées en arrière et abordant l’arête dorsale sous un
angle de 9C° à 100°. Ouverture circulaire rayonnée.
Dimensions : Hauteur totale : 0,625-0,700 mm. — Largeur maxima des
flancs : 0,40 mm. — Largeur de face : 0,35 mm.-—Hauteur de la partie spira¬
lée : 0,25 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6117 (Monlereau).
Répartition : Rare à Meudon, Monlereau. (Sond.), La Fontaine-atix-Jiois.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de Saracenaria
'{Cristellaria) iriangularis (d’Orbigny) par des loges moitié moins larges, une
arête dorsale plus fortement cintrée et des sutures arquées et non sinueuses
et de Cristellaria navicula d’Orbigny, qui est une Enanliocristellaria , par sa
forme, ses sutures toutes visibles et ses loges régulièrement superposées.
Saracenaria triangularis (d’Orbigny)
(PL X, fig. 115 a-b.)
Crisiellaria Iriangularis d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 27, pl. II, fig
21 - 22 .
— — Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 34, pl. VIII, fig. 48.
— — Egger, Oberbayer. Alpen, 1899, p. 117, pl. XII,
fig. 5-6.
— — Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 53, pl. X, fig. 1-9
-— italica Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 70, pl. V, fig. 26.
v. triangularis Franke. Ober. Kr., 1928, p. 102, pl. XI,
fig. 16.
Robulus cf. triangularis Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Coquille courte et trapue, à spire initiale réduite, comprimée latéralement
et ne représentant guère que le 1/5 de la hauteur totale ; partie déroulée
nette et peu développée ; arête dorsale tranchante et cintrée ; flancs plats ou
faiblement bombés ; face rhombique, à extrémités aiguës et devenant concave
dans sa partie ventrale. Largeur maxima, située au milieu de la face et égale
aux 2/3 de la hauteur. Loges nombreuses, croissant rapidement en largeur.
Face aperturale bombée, triangulaire, échancrée à la base et terminée latéra¬
lement par deux appendices qui embrassent la spire, ou s’adaptent sur ceux
des loges précédentes, de façon à former deux sillons en relief qui bordent lon¬
gitudinalement la face ventrale du test. Sutures légèrement sinueuses au ras
de la surface, abordant l’arête dorsale sous un angle de 60°. Ouverture circu¬
laire rayonnée.
Dimensions : Hauteur totale : 0,70 mm. — Largeur maxima de profil :
0,40 mm. — Largeur de face : 0,425 mm. — Hauteur de la partie spiralée :
0,15 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6118 [Monlereau).
(1) Craie blanche, 1840, p. 27, pi. II, fig. 19-20.
112
PIERRE MARIE
Répartition : Zones I-II, rares à Meüdori , Montereaii (sond.).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément de toutes
les autres par sa grande largeur égale aux deux tiers de sa hauteur.
Saracenaria meudonensis, n. sp.
(PI. X, fig. 116 a-c.)
Coquille allongée en forme de prisme triangulaire. Spire initiale, assez haute
(1/3 de la hauteur totale), peu proéminente, à périphérie carénée. Partie
déroulée, très développée, à section nettement triangulaire, arête dorsale
aiguë, tendant à devenir rectiligne et carénée à sa partie inférieure. Flancs
légèrement bombés. Face rectangulaire, conservant à peu près la largeur de
la dernière loge sériale. Côté ventral concave, limité latéralement par deux
sillons arrondis et à fort relief. Loges nombreuses, croissantes dans la spire
et conservant ensuite, dans le stade rectiligne, la même largeur que celle de la
dernière loge spiralée. Face aperturale ogivale, très légèrement bombée à sa
partie supérieure et terminée à ses extrémités inférieures par deux appendices
latéraux allongés. Sutures inclinées de 70-80° sur l’arête dorsale, droites et au
ras du test sur les 4 /5 de leur parcours, puis s’incurvant brusquement en
s’épaississant au voisinage du côté ventral. Ouverture circulaire, radiée. Sur¬
face latérale partiellement ornée par le renflement des extrémités ventrales
des sutures.
Dimensions : Hauteur totale : 1,55 mm. — Largeur maxima du profil :
0,8 mm. -— Largeur de face : 0,8 mm. — Hauteur de la spire : 0,5 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6119 ( Meudon).
Répartition : Zone II, Meudon, Montereau (sond.), rare.
Rapport et différences : Se distingue de S. ilalica Defrance (1) par
le renflement de ses sutures et par des arêtes moins aiguës etd eCristellaria
hamata Franke (2) par sa section nettement triangulaire et non elliptique.
Genre CITHARINA d’Orbigny, 1839
Type générique, Vaginulina strialula Roemer
Citharina d’Orbigny, in Marie, Foram. nouv., 1938, p. 93.
Planularia Cornuel, 1848. — Vaginulina (part) Roemer et autres auteurs.
—- Frondicularia (part) Beissel.
Test très comprimé latéralement, de forme généralement triangulaire, à
bord dorsal droit ou faiblement convexe et bord ventral nettement plus
convexe. Loges nombreuses, obliques, longues et étroites, unisériales et jamais
spiralées, ne revenant nettement en arrière que d’un seul côté de l’axe du
test. Loge initiale ovoïde, munie d’une épine à sa base. Sutures nettes, pouvant
(1) Brada, Challenger, 1884, p. 544, pl. LXVIII, fig. 17-18, 20 et 23.
(2) Rugaard, 1927, p. 24, pl. II, fig. 12 a-c.
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
113
être plus ou moins obscurcies par l’ornementation. Ouverture terminale
rayonnée à l’angle dorsal supérieur.
Répartition : Jurassique — Crétacé supérieur.
Rapports et Différences : Ce genre voisin des Vaginulina s’en distingue
par une partie initiale non spiralée. Il n’est représenté dans la Craie à Belem-
nilella mucronala que par l’espèce suivante :
Citharina gracilina, n. sp.
(PI. XIII, fig. 160 a-b.) ’
Test grêle, subtriangulaire, étiré à ses deux extrémités ; côté dorsal recti¬
ligne à périphérie cintrée ; côté ventral fortement convexe devenant dans sa
partie médiane parallèle à l’axe du test. Flancs plats et parallèles. Loge ini¬
tiale étroite et allongée. Loges sériales nombreuses, longues et étroites, incli¬
nées et revenant vers la base, à proximité du proloculum. Sutures très faible¬
ment en relief dans leur partie inférieure qui est droite et parallèle au côté
dorsal, puis s’estompant ensuite, en s’incurvant progressivement, pour
aborder le côté dorsal sous un angle voisin de 30°. Ornementation généralisée,
constituée par un faisceau divergeant de rides longitudinales très fines, paral¬
lèles et d égal et très faible relief, qui partent du proloculum, lui-même orné
d une longue ride semblable aux autres, et traversent entièrement le dessus
des loges dans leur partie cintrée et se relaient, les unes les autres, au passage
des sutures. Sur le côté dorsal, une ride longitudinale, médiane et continue à
relief très faible, va de la base de la loge initiale à l’ouverture terminale ;
tandis que, de place en place, deux rides inclinées partent de chaquesuture,
pour venir se réunir à la ride longitudinale à hauteur de l’ouverture des di¬
verses loges. Ouverture terminale rayonnée.
Dimensions : Longueur : 1,900 mm. — Largeur : 0,400 mm. — Épaisseur :
0,100 mm. i
Holotype : Coll. pers. n» 6120 (Meudon).
Répartition : Zone II, très rare, Meudon.
Rapports et différences : Par sa forme et son ornementation, cette
espèce se distingue aisément de la plupart des Citharina du Crétacé supérieur,
qui furent généralement rapportées à Cith. strigillala Reuss, dont la figura¬
tion originale est malheureusement assez défectueuse (1).
Genre FRONDICULARIA Defrance, 1826
Type générique, Frondicularia complanala Defrance
Frondicularia Defrance, in d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 256
Test fortement comprimé, à proloculum sphérique ou ovoïde, suivi d’une
série régulière de loges en chevrons disposées le long d’un axe droit. Ouverture
terminale radiée.
(1) Bôhmischen Kr., 1846, p. 106, pl. XXIV, fig. 29.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
114
PIERRE MARIE
Répartition : Jurassique — Actuel.
Rapports et différences : Les Frondicularia, très développées dans tout
le Crétacé, se distinguent aisément des autres genres voisins par leurs loges
sériales, toutes en chevrons et par leur groupement rigoureusement unisérial
Elles sont représentées, dans la craie à Belemnitella mucronaia, par un nombre
très réduit d’individus, se rattachant aux espèces suivantes :
I. Test en forme de lancette allongée, à côtés parallèles et largeur sensi¬
blement constante.
A. Section elliptique (flancs convexes et bords anguleux).
1. Sutures renflées dans leur partie médiane.
. Frondicularia laevis Marss.
2. Sutures en auvent. Fr. sagillula , n. sp
3. Sutures ornées de renflements
longitudinaux. Fr. Frankei Cushm.
B. Section rectangulaire (flancs plats, bords tronqués).
1. Sutures déprimées. Fr. cf. biformis Marss
2. Sutures en relief.
a. Loges sériales non ornées. Fr. recta, n. sp.
b. Loges sériales ornées de 3 stries. Fr. Iristriala, n. sp.
3. Sutures au ras du test, loges ornées de stries longitu¬
dinales continues.
a. A relief constant. Fr. orlocarena, n. sp.
b. Relief plus fort au passage des sutures. Fr. linearis Fr.
If. Test de forme rhombique.
.4. Flancs déprimés longitudinalement. . . . Fr. aff. pulchella Karr.
B. Proloculum muni d’une épine et orné de 2 rides.
1 . Sutures en relief, inclinées l’une sur l’autre de 90°.
a. Sutures sigmoïdes. Fr. relrogradata , n. sp.
b. Sutures arquées.
1’. Sur toutes les loges. Fr. ogivalis, n. sp.
2’. Sur les premières loges. .. Fr. pedunculata, n. sp.
2. Sutures en relief, formant un angle de 45°.
. Fr. pedicellaris, n. sp.
3. Sutures légèrement déprimées, formant un angle égal
ou inférieur à 45°.
a. Première loge sériale 1,5 fois plus haute que large.
. Fr. cf. Clarki Bagg.
b. Première loge sériale 2,5 fois plus haute que large. Fr. sp.
C. Proloculum muni de 2 épines et orné d’une ride. Fr. bicornis Rss.
III. Test en pointe de flèche, elliptique.
A. Sutures déprimées, sauf près de leur sommet. Fr. incrassata, n. sp.
B. Sutures en relief dans les premières loges, au ras du test
dans les dernières. Fr. sepiolaris, n. sp.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
115
C. Sutures à relief faible, prolongées à leur sommet par de très
fines stries longitudinales. Fr. monterelensis, n. sp.
Mesures effectuées sur les Foraminifères a loges adultes
en chevrons :
Les représentants des genres Frondicularia , Flabellina et Citharinella
a
b
Fig. 6. — Mesures relatives aux Foraminifères à loges adultes en chevrons.
étant disposées comme le montrent les figures 6a-b, il est aisé d’en déter¬
miner les dimensions et proportions suivantes :
Hauteur totale, sans l’épine basale (H). AB’
Hauteur totale, avec l’épine basale. FB’
Largeur maxima de la dernière loge . CD
Distance axiale de la base au maximum de largeur. AE
Épaisseur du test à la base et au maximum de largeur.
Angle au sommet des loges. CB’D
Angle des côtés à la base des loges ou angle du biseau basal DAC
116
PIERRE MARIE
Loge terminale : Hauteur totale (h) .
Intervalle apertural total.
Hauteur réduite (1).
Intervalle apertural réduit.
Largeur maxima ( Im ) . ..
Largeur à la base de la loge .
Écartement suturai, mesuré sur une perpendiculaire com-
MB’
LB’
MB
LB
CD
NP
mune aux deux sutures. QR
Angle des sutures entre elles. CBD
Proloculum : Hauteur.
HP
Largeur.
Épaisseur.
Rapports déduits de ces mesures :
Entre la hauteur totale du test et la largeur maxima (H jim) ;
Entre la hauteur des loges et leur largeur maxima (h jim) ;
Entre la hauteur des loges et leur largeur à la base [hjl) ;
Partie du test occupée en hauteur par une loge (h j H).
Toutes les mesures en hauteur sont faites parallèlement à 1 axe longitu
dinal.
Dans certains cas particuliers, des loges peuvent être anormales ou meme
avortées et interrompues à une certaine hauteur. Leur hauteur réelle, ou
(hr), est celle qui peut être mesurée sur l’échantillon examiné. Leur hauteur
corrigée [hc] est celle que posséderait la loge si elle était normale.
Celle-ci peut être calculée par rapport à la croissance en hauteur des loges
précédentes ou même obtenue plus simplement en prolongeant les côtés du
test à la base des loges, ainsi que les sutures de la loge considérée. Le point
d’intersection de ces deux lignes correspondra sensiblement à la position
qu’aurait atteinte la loge si elle eût été normale (fig. 6 b).
Frondicularia laevis Marsson, var. inîlata, nov.
(PI. XIV, fig. 163.)
Fr. laevis Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Test allongé, à section elliptique et périphérie arrondie, plus épais dans sa
partie axiale qu’à ses bords. Côtés rectilignes, divergeant de 7° l’un par rap-
(1) Toutes ces mesures peuvent être effectuées pour une loge sériale quelconque, mais en
tenant compte que le sommet de la loge considérée n’est plus l’extrémité supérieure du
goulot apertural, généralement masquée par encapuchonnement, mais sa base qui est mar¬
quée par la pointe du chevron suturai supérieur et à laquelle correspond sur les flancs de la
loge terminale un léger dénivellement de la surface. La hauteur et 1 intervalle aperturale
ainsi mesurés se rapportent, non à la totalité de la loge, mais seulement a sa X 1S p. e
ou non encapuchonnée et ne peuvent être comparés qu’à la hauteur réduite (MB) et a 1 in¬
tervalle apertural réduit (LB) 4e la loge terminale. .
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
117
port à l’autre. Flancs régulièrement convexes. Loges à contour polygonal,
plus hautes que larges (h /Z = 1,33), peu croissantes. Sutures rectilignes, au ras
du test dans leur partie périphérique, épaissies et légèrement en relief au voisi¬
nage de leur extrémité aperturale. Angle suturai compris entre 60 et 6<>°.
Ornementation constituée par les renflements suturaux.
Dimensions : Pour une loge : intervalle apertural : 0,237 mm. — Hauteur :
0,45 mm. — Largeur maxima : 0,325 mm. — Largeur à la base : 0,3 mm. —
Écartement suturai : 0,125 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6121 ( Montereau).
Répartition : Zone IL Très rare et toujours à l’état de fragment à Mon¬
tereau, Vincennes.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de l’espèce de
Marsson (1) par des flancs régulièrement bombés, dénués de sillon longitu¬
dinal dans leur partie axiale et des individus généralement rattachés à
Fr. Verneuilina d’Orb. (2) par la présence de renflements en relief aux extré¬
mités supérieures de ses sutures et par sa périphérie arrondie et non tran¬
chante.
Frondicularia sagittula, n. sp.
(PI. XIV, fig. 164 a-b.)
Test en forme de lancette allongée, à extrémité supérieure étirée. Côtés
sensiblement rect ilignes, divergent entre eux de 10°. Périphérie tranchante.
Flancs bombés, plus épais dans leur zone axiale qu’à leurs bords. Section
rhombique, aiguë aux extrémités du grand diamètre. Loges à profil rhom-
bique, encapuchonnantes, peu croissantes, en pointe de flèche, à extrémités
très étirées, plus épaisses au voisinage de l’ouverture de la loge précédente et à
peu près deux fois plus hautes que larges dans leur partie visible, à surface
latérale bombée, faiblement inclinée vers le sommet, plus fortement vers la
base, à proximité de la suture inférieure, qu’elle protège ainsi qu’un auvent
en chevron dont l’arête, avec la surface de la loge, forme un angle de 40°.
Sutures droites ou légèrement cintrées, inclinées l’une sur l’autre de 60°.
Surface unie, interrompue régulièrement par les divers rebords suturaux.
Dimensions : Pour une loge : intervalle apertural : 0,2 mm. — Hauteur :
0,45 mm. — Largeur maxima : 0,225 mm. — Écartement suturai : 0,1 mm.
— Épaisseur : 0,15 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6122 [Montereau].
Répartition : Zone II, Montereau , très rare, toujours à l’état de fragment .
Rapports et différences : Par ses auvents suturaux, cette forme se dis-
ti ngue aisément de toutes les espèces connues jusqu’à ce jour.
(1) Rügen, 1878, p. 136, pl. II, fig. 16.
(2) Cushman, Frondicularia, 1936, p. 9, pl. IV, fig. 11.
118
PIERRE MARIE
Frondicularia Frankei Cushman
(PI. XIV, fig. 165 a-b, 166.)
Frondicularia Frankei Cushman, Frondicularia, 1936, p. 18, pi. IV, fig. 6-7.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
— angusta Reuss, Westph. Kr., 1860, p. 196, pi. IV, fig. 5.
Archiaciana var. strigillata Bagg, New-Jersey, 1898, p. 47,
pl. III, fig. 5.
gracilis Franke, Pommersche Kr., 1925, p.50, pl. IV, fig. 9.
— — Cushman, Vaginulina-Frondicularia, 1930, p. 37,
pl. V, fig. 16.
Test en forme de lancette étroite et allongée, plus large à son extrémité
aperturale et graduellement effilé jusqu’à sa loge initiale. Côtés droits ou lé¬
gèrement cintrés, divergents entre eux de 15°. Périphérie tronquée, moins
épaisse que la partie axiale des flancs. Loge initiale sphérique, saillante, ornée
de deux côtes longitudinales en relief et terminée à sa base par une forte et
courte épine. Loges sériales encapuchonnantes, nombreuses, régulièrement
croissantes, à sommet étiré à 30°, deux fois plus hautes que larges dans leur
partie visible et à surface unie, reliées entre elles par une série de larges et
courtes digitations longitudinales, qui masquent les sutures et dont le relief
est d’autant plus prononcé qu’elles sont plus rapprochées de la partie axiale
des flancs. Ornementation généralisée, constituée par les digitations précé¬
dentes, qui traversent les sutures sans affecter le dessus des loges.
Dimensions : Longueur totale atteignant parfois 5 mm. —• Loge initiale,
hauteur ou largeur : 0,2 mm. — Épaisseur : 0,225 mm. — Première loge
sériale , épaisseur : 0,125 mm. -—- Dernière loge, hauteur totale : 1 mm. —■
Largeur maxima : 0,6 mm. —• Largeur à la base : 0,4 mm. — Intervalle aper-
tural total : 0,5 mm. —Intervalle apertural delà partie non encapuchonnée :
0,3 mm. — Écartement suturai : 0,125 mm. — Épaisseur : 0,175 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6123 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, Montereau (sondage) et Vincennes (sondage).
Rapports et différences : Par sa forme élancée et son ornementation,
cette espèce fut souvent confondue avec diverses formes à stries longitudi¬
nales interrompues. Elle s’en distingue cependant par le nombre des côtes
du proloculum et par des sutures toujours masquées.
Frondicularia ci. biîormis Marsson
(Pl. XIV, fig. 167 a-b.)
Test allongé, en forme de lancette large à côtés rectilignes inclinés l’un sur
l’autre de 10°. Périphérie tronquée, de même épaisseur que le reste du test.
Flancs plats et parallèles, parfois très légèrement déprimés dans leur partie
axiale. Loges en chevrons, faiblement croissantes, presque aussi hautes que
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
119
larges (h // = 1,15) et non encapuchonnantes. Sutures rigoureusement droites,
au ras du test ou très faiblement en relief, formant un angle voisin de 75°-
Ornementation inexistante.
Dimensions : Relatives à une loge sériale de l’individu figuré : intervalle
apertural : 0,15 mm. — Hauteur : 0,5 mm. — Largeur maxima : 0,42 mm. —
Largeur à la base : 0,40 mm. — Écartement suturai : 0,125 mm. — Épais¬
seur : 0,1 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6124 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, Montereau, très rare, Meudon (coll. d’Orbigny).
Rapports et différences : Cette espèce rappelle beaucoup par sa forme
générale et par celle de ses sutures la Frondicularia biformis Marsson (1),
mais elle s’en distingue cependant par ses côtés rectilignes et non lobés, sa
périphérie tronquée et non cintrée et par sa section rectangulaire.
Frondicularia recta, n. sp.
(PI. XIV, fig. 168.)
Frondicularia angulosa Franke, Ober. Kr., 1928, p. 71, pl. VI, fig. 13.
— angulala Reuss, Rôhmischen Kr., 1846, part. I, p. 31, pl. XIII,
fig. 40 et part. II, p. 107, pl. XXIV, fig. 42.
Test allongé, à côtés rectilignes et parallèles, flancs plats, de même épaisseur
que le reste du test, limités par de petites carènes en relief, constituées par le
prolongement des sutures. Section rectangulaire. Loge initiale sphérique, proé¬
minente, ornée de deux fortes côtes en relief et terminée à sa base par une pe¬
tite épine centrale. Loges sériales en chevrons, non encapuchonnantes et non
croissantes, un peu plus hautes que larges (h/l = 1,15). Sutures droites en relief
s’interrompant brusquement au milieu des flancs et inclinées l’une sur l’autre
d’un angle de 60°. Ornementation inexistante, en dehors des filets suturaux.
Dimensions : Hauteur totale pour 5 loges sériales : 1,175 mm., avec l’épine
basale et 1,125 mm., sans l’épine. — Largeur : 0,337 mm. — Proloculum, hau¬
teur : 0,275 mm. ; — largeur : 0,3 mm. — Avant-dernière loge sériale, hau¬
teur : 0,4 mm. ; largeur : 0,337 mm. — Intervalle apertural : 0,15 mm. —-
Écartement suturai : 0,1 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6125 (Montereau).
Répartition : Zone II, très rare à Montereau.
Rapports et différences : Par leur forme générale, nos échantillons rap¬
pellent ceux rapportés par Franke à Frondicularia angulosa d’Orbigny, mais
leurs loges sont plus larges et moins élevées et s’ils possèdent, comme le type
de d’Orbigny (2), un proloculum orné de deux côtes longitudinales qui est
terminé à sa base par une petite épine, ils en diffèrent totalement par leurs
autres caractères.
(1) Marsson, Rügen, 1878, p. 137, pl. II, fig. 17.
(2) Craie blanche, 1840, p. 22, pl. II, fig. 39.
120
PIERRE MARIE
Frondicularia tristriata, n. sp.
(PI. XIV, fig. 169-170 a-b.)
Frondicularia Decheni Ma.rie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Test allongé, à côtés rectilignes parallèles ou très faiblement inclinés de 4°
l’un sur l’autre ; à périphérie tronquée, aussi épaisse que le reste du test et
bordée par des carènes nettes, qui se rejoignent aux deux extrémités en con¬
tournant le proloculum. Flancs plats et section rectangulaire. Loge initiale
sphérique, proéminente, terminée par une épine basale et ornée sur chacune
de ses faces par 5 côtes longitudinales à fort relief, dont deux sont formées
par le prolongement des carènes latérales de la périphérie et entre lesquelles
s’intercalent, à partir du milieu de la loge, des costules de moindre relief.
Loges sériales en chevrons, croissantes, plus hautes que larges (h/l = 1,3
à 1,5), limitées sur le contour de leurs flancs par une carène en relief qui
donne naissance à des sutures sigmoïdes, inclinées entre elles de 60° à 65°.
Ornementation formée sur chaque flanc par les filets suturaux en relief et à la
surface de chaque loge, par un groupe de trois petites rides divergentes, à
faible relief et, sur chaque côté, par une ride longitudinale médiane, inter¬
rompue au passage des sutures, qui part de l’épine basale et disparait à proxi¬
mité du sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale pour un spécimen de deux loges sériales, avec
l’épine basale : 1,05 mm. — Sans l’épine : 0,95 mm. — Proloculum , hauteur :
0,325 mm. — Largeur : 0,3 mm. — Épaisseur : 0,3 mm. — Loge sériale, hau¬
teur : 0,425 mm. — Largeur : 0,35 mm. — Épaisseur : 0,15 mm. — Intervalle
apertural : 0,25 mm. — Écartement suturai : 0,15 mm.
Holottpe : Coll. pers. n<> 6126 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, rare, Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se rapproche de Frondicularia
Decheni Reuss (1) par sa forme générale et son ornementation, mais s’en
distingue par des flancs plats, non bombés et par son proloculum beaucoup
plus orné. Elle possède une loge initiale semblable à celle de Frondicularia
slrialula Reuss (2), mais son ornementation est beaucoup plus simple et sa
forme générale moins évasée. Elle se distingue également de Frondicularia
solea v. Hagenow (3) dont les flancs sont plats, par une loge initiale plus cos-
tulée et une forme plus étroite, et par le nombre de ses stries qui reste
constant et égal à trois sur chaque loge.
Frondicularia ortocarena, n. sp.
(PI. XIV, fig. 171 a-b 172.)
Frondicularia cf. linearis Marie (non Franke), Maëstrichtien, 1937, p. 263 ; .
(1) Westphal. Kr., 1860. p. 47, pl. IV, fig. 3.
(2) Bôhmischen Kr., 1846, p. 30, pl. VIII, fig. 23 et p. 107, pl. XLIII, fig. 11.
(3) Rügen, 1842, p. 569, pl. IX, fig. 20.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
121
Test prismatique, allongé, à extrémités étirées ; faces planes et section rec¬
tangulaire presque carrée ; limité le long de chaque arête par un renflement
carénai longitudinal, qui se prolonge, d’une part, jusqu’à l’ouverture de la
dernière loge et, d’autre part, sur le proloculum, à la base duquel ils se réu¬
nissent sans donner naissance à aucune épine. Loge initiale non proéminente,
à section rectangulaire. Loges sériales encapuchonnantes, croissant surtout
en hauteur et peu en largeur, étirées à leur extrémité aperturale de 40 à 45
et tendant à devenir deux fois plus hautes que larges. Sutures droites, incli¬
nées entre elles de 60°, déprimées ou au ras du test, visibles par transpa¬
rence et plus ou moins masquées par l’ornementation générale qui, sur toutes
les faces, est constituée par ungrandnombre de très fines stries longitudinales,
continues, partant de la base de la loge initiale et traversant sans interrup¬
tion toute la coquille pour s’estomper et disparaître, sur les flancs, à proximité
du sommet de la dernière loge et sur les côtés à hauteur de la dernière suture.
Dimensions : Hauteur totale pour 5 loges sériales: 0,925mm. à 1,35mm. (1 ).
— Largeur de la première loge sériale : 0.15 mm. — Largeur de la cinquième
et dernière loge : 0,175 mm. —- Épaisseur de l’individu de la figure 171 :
0,125 mm. — Loge terminale , hauteur : 0,325 mm.-0,450 mm. — Intervalle
apertural : 0,225-0,300 mm. — Intervalle apertural de l’avant-dernière loge :
0,15-0,225 mm. — Proloculum , hauteur : 0,225-0,300 mm. — Largeur :
0,125-0,150 mm. — Écartement suturai : 0,100-0,125 mm. — Le rapport h /l
est éminemment variable et croît de la première à la dernière loge de 1,3 à
2 et même 2,5 pour les individus étroits et allongés.
Holotype : Coll. pers. n° 6127 (fig. 171) ( Montereau ).
Répartition: Zones 11—III, très rare, a Montereau et a La Fonlaine-aux-
Bois.
Cette petite espèce, qui rappelle un gros prisme d’Inocerame, est représen¬
tée également par plusieurs variétés dans tout le Sénonien supérieur à faciès
marneux de la Mésogée, où je l’ai personnellement observée au Maroc et en
Tunisie. Bien que rare, elle parait cependant y être plus commune que dans
le Bassin de Paris.
Rapports et différences : Nos individus possèdent un certain nombre de
caractères semblables : Largeur, épaisseur, angle suturai, proloculum au ras
du test, etc. et des différences, en relation très certaine avec les caractères de
leur stade initial : la longueur totale pour le même nombre de loges sériales
est variable. Dans l’un (fig. 171) la loge initiale est plus trapue, moins effilée,
les loges sériales plus hautes que dans 1 autre (fig. 1/2) où le proloculum est
plus grêle et nettement plus étiré à sa base.
Notre espèce ne se rapproche guère que des spécimens rapportés par
Franke au stade microsphérique de sa Frondicularia linearis (2), dont la
(1) Dans cette énumération le premier nombre correspond toujours a la mesure effectuée
sur les petits individus, semblables à ceux de la figure 172, le second a ceux de la figure 171.
(2) Ober. Kr., 1928, p. 72, pl. VI, fig. 17.
122
PIERRE MARTE
forme générale, les proportions, les flancs plats et la loge initiale non saillante,
sont semblables. Elle s’en distingue cependant nettement par l’absence de
côte en relief sur le proloculum, une première loge sériale non embrassante,
mais simplement superposée, et par un angle suturai de 60° et non 30°. Par
contre, elle ne présente aucun rapport ni avec le stade macrosphérique de
cette espèce (1), ni avec les individus américains figurés par Cushman (2)
qui possèdent une forme en lancette allongée, des loges proportionnellement
plus comprimées et un proloculum en saillie, orné de deux côtes en relief et
muni d’une épine basale.
Frondicularia linearis Franke
(PI. XIV, fig. 173 a-b, 174 a-b, 175.)
Frondicularia linearis Franke, Ober. Kr., 1928, p. 72, pl. VI, fig. 18 a-b.
■ — linguiformis Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Test en forme de lancette allongée, à section rectangulaire, aussi épais dans
sa zone médiane qu’à ses bords, à côtés droits, inclinés, de 10° à 15°, l’un sur
l’autre ; flancs plats et périphérie tronquée limitée le long des arêtes longitu¬
dinales par des renflements carénaux qui entourent la loge initiale et donnent
naissance à une forte épine basale. Proloculum légèrement ovoïde, orné sur
ses faces de deux fortes côtes en relief. Loges sériales encapuchonnantes,
croissantes, étirées de 40° à leur extrémité aperturale, et plus hautes que
larges dans leur partie visible chez les individus à côtés nettement diver¬
gents (h // = 1,5 à 1,8) ou aussi hautes que larges dans les formes étroites
[h/l = 1). Sutures masquées par l’ornementation, mais soulignées par de
légers bourrelets droits, se rencontrant dans la région médiane des flancs
sous un angle de 60° à 65°. Ornementation généralisée, composée de très nom¬
breuses stries longitudinales très fines et légèrement épaissies au passage des
bourrelets suturaux, qui partent de la base des flancs et traversent sans in¬
terruption les loges et les sutures pour s’arrêter à celle de la dernière loge
sans aborder sa surface.
Dimensions : Hauteur totale supérieure à 2 mm. — Hauteur pour trois
loges sériales, avec la pointe basale : 1,125 mm. — Sans la pointe : 1 mm. —
Proloculum, hauteur : 0,325 mm. — Largeur : 0,275 mm. — Épaisseur :
0,300 mm. — 3 e loge sériale, hauteur : 0,5 mm. — Largeur : 0,375 mm. —
Épaisseur : 0,1 mm. — Intervalle apertural : 0,225 mm. — Écartement sutu¬
rai : 0,15 mm. — Dernière loge, hauteur : 0,65 mm. — Largeur : 0,387 mm. —
Épaisseur : 0,125 mm. — Intervalle apertural : 0,312 mm. — Écartement
suturai : 0,125 mm.
Spécimens figurés : Coll, pers., prépar., n° 6128 ( Monlereau).
(1) Ober. Kr., 1928, p. 72, pl. VI, fig. 18.
(2) Frondicularia, 1936, p. 21, pl. IV, fig. 19-20.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
123
Répartition : Zones II-III, généralement à l’état de fragments et assez
rares à Montereau (sondage) et à La Fonlaine-aux-Bois.
Rapports et Différences : Cette espèce se rapproche par son ornementa¬
tion de Fr. angustissima Reuss (1), Fr. lanceola Reuss (2), Fr. capillaris
Reuss (3), Fr. linguiformis Marsson (4), Fr. affinis Marsson (5), Fr. muliis-
Iriala Marsson (6), mais s’en distingue par sa périphérie tronquée, ses flancs
plats et sa section rectangulaire ; elle se différencie également de Fr. solea
v. Hagenow (7), par son ornementation différente dans laquelle les filets sutu-
raux sont invisibles et continus, et de Fr. orlocarena dont l’ornementation
est voisine, par un proloculum saillant, orné de deux côtes et d’une épine ba¬
sale et surtout par sa forme générale qui est nettement plus large qu’épaisse.
Par contre elle présente une grande analogie avec la forme macrosphérique
de Fr. linearis Franke à laquelle je crois pouvoir la rattacher, bien qu’elle
soit un peu plus grande que le type figuré, elle en possède cependant toutes les
proportions.
Frondicularia pulchella Karrer
(PI. XV, fig. 176 a-b .)
Frondicularia pulchella Karrer, Leitzerdorf, 1870, p. 171, pl. I, fig. 8.
Tesl allongé, en pointe de flèche, étiré à ses extrémités, un peu plus de deux
fois plus haut que large. Flancs déprimés suivant leur zone axiale ; côtés infé¬
rieurs concaves et supérieurs convexes ; périphérie tronquée, plus épaisse que
le reste du test et limitée le long des arêtes par de faibles renflements caré-
naux. Section biconcave. Loges sériales en chevrons étroits, ogivales, croissant
plus rapidement en hauteur qu’en largeur (h /Zpasse de 0,9 à 1,6). Sutures en
filets à faible relief, formant entre elles un angle qui diminue progressivement
de 80° à 65°. Ouverture à l’extrémité d’un petit goulot. Ornementation réduite
aux seuls filets suturaux.
Dimensions : Longueur d’un fragment de 8 loges sériales : 1,25 mm. —
Largeur à la base : 0,2 mm. — Largeur maxima de la dernière loge : 0,5 mm.
— Loge terminale, hauteur : 0,825 mm. — Écartement suturai : 0,082 mm. —-
Intervalle apertural : 0,25 mm. — Épaisseur : 0,075 mm.
Spécimen figuré : Coll, pers., n° 6129 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare, un seul fragment à Montereau (sondage).
(1) Westphal. Kr., 1860, p. 53, pl. IV, fig. 6.
(2) Loc. cil., p. 54, pl. V, fig. 1.
(3) Lemberg, 1850, p. 29, pl. II, fig. 20.
(4) Rügen, 1878, p. 135, pl. II, fig. 1.
(5) Loc. cil., p. 136, pl. III, fig. 15.
(6) Loc. cil., p. 134, pl. II, fig. 13.
(7) Rügen, 1842, p. 569, pl. IX, fig. 20.
124
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Cette espèce ne présente guère d’analogies
qu’avec celle de KARRER,dont le type figuré paraît être beaucoup plus large-
Par sa forme générale et son ornementation, elle ressemble à Frondicularia
canaliculala Reuss (1) et à Frondicularia marginala Reuss (2), mais s’en
éloigne par ses flancs nettement déprimés et non bombés.
Frondicularia retrogradata, n. sp.
(PL XV, fig. 177 a-b.)
Frondicularia archiaciana Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Test elliptique légèrement étiré à ses extrémités, à flancs plats et parallèles,
côtés faiblement cintrés, divergeant entre eux de 15 à 20° ; section rectangu¬
laire et périphérie tronquée, limitée le long des arêtes par des renflements
carénaux contournant la loge initiale. Proloculum globuleux, plus large que
haut et en forte saillie sur les flancs, orné de trois côtes à fort relief et terminé
à sa base par une épine centrale émoussée. Loges sériales, en chevrons recour¬
bés, à surface plane, plus larges au sommet de leur tiers inférieur qu’à leur
base et plus hautes que larges, mais croissant plus rapidement en largeur qu’en
hauteur (h/l décroît de 1,55 à 1,38 de la première à la troisième loge, tandis
que h llm passe de 1,27 à 1,20 ). Sutures sigmoïdes, à relief uniforme sur toute
leur longueur, inclinées entre elles de 70° et devenant sur un très petit es¬
pace, à leur extrémité supérieure, parallèle à l’axe de symétrie des flancs.
Ornementation réduite aux trois côtés de la loge initiale et aux filets suturaux
en relief.
Dimensions : Longueur totale pour un individu à trois loges sériales :
0,85 mm. — Largeur maxima du même : 0,375 mm. -— Le rapport entre la
longueur totale et la largeur maxima du test pour 1-2 et 3 loges sériales croît
normalement de 1,72 à 2,26. — Épaisseur : 0,15 mm. — Loge initiale, hau¬
teur : 0,225 mm. — Largeur : 0,25 mm. -— Épaisseur : 0,275 mm. — Loge sé¬
riale n° 3, hauteur : 0,45 mm. — Largeur maxima : 0,375 mm. — Largeur à
la base : 0,35 mm. — Intervalle apertural : 0,175 mm. — Écartement suturai :
0,15.
Holotype : Coll. pers. n° 6130 ( Montereau ).
Répartition : Zone I-I1I. Peu commune à Meudon , Montereau (sondage
et Surville), Vincennes (sondage), La Fonlaine-aux-Bois , Longueville, etc...
Rapports et différences : Par ses caractères, cette espèce se rapporte à
la diagnose généralement admise pour Frondicularia archiaciana d’Or-
bigny (3), mais elle ne correspond à aucun des spécimens originaux de cet
auteur.
(1) Westphal. Kr., 1860, p. 150, pl. VI, flg. 1.
(2) Loc. cil., p. 49, pl. V, flg. 3.
(3) Cushman, Frondicularia, 1936, p. 19, pl. IV, fig. 8-10.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
125
Frondicularia ogivalis, n. sp.
(PI. XV, fig. 178-179 a-b.)
Test trapu, en forme de lancette, étiré à ses extrémités, à section rectangu¬
laire, côtés droits, divergeant de 15 à 20° ; flancs plats et parallèles ; périphé¬
rie tronquée, limitée par des arêtes carénées. Proloculum globuleux, en sailli e
à la base des flancs, orné de deux côtes longitudinales en relief et muni d’une
épine basale. Loges sériales en chevrons cintrés, à surface plane, un peu plus
hautes que larges, croissant régulièrement et plus rapidement en hauteur
qu’en largeur (h // augmente de 1 à 1,40 pour les quatre premières loges), et
terminées par un goulot apertural court et plus étroit que le reste de la loge.
Sutures en arc de cercle régulier, à relief uniforme, interrompues brusquement
de part et d’autre de l’axe médian et inclinées entre elles d’un angle décrois¬
sant régulièrement de 90° à 60°. Ornementation réduite aux filets suturaux
et aux deux côtes du pr oloculum.
Dimensions : Pour l’individu à quatre loges sériales de la figure 479,
longueur maxima (H) : 1,175 mm. — Largeur maxima ( tm ) : 0,425 mm. —
(H /tm) croit de 1,6 à 2,8. — Proloculum , hauteur : 0,35 mm. — Largeur :
0,275 mm. — Loge sériale n°4, hauteur (h) : 0,525 mm. Largeur à la base (/) :
0,4 mm. — Intervalle apertural : 0,275 mm. — Écartement suturai:0,15 mm.
— [h /l) croît de 1 à 4, tandis que (h /lm) passe de 0,9 à 1,3.
Holotype : Coll. pers. n° 6131 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, Montereau, La Fontaine-aux-Bois, Longue¬
ville, rare.
Rapports et différences : Par ses caractères, cette espèce se rapporte,
comme la précédente, à la diagnose actuellement admise pour Frondicularia
archiaciana d’Orbigny, mais non au type original, qui a des loges deux fois
plus hautes que larges, des sutures rectilignes, toutes inclinées à 50° et un
proloculum orné d’une seule côte. Elle se distingue de l’espèce précédente par
ses sutures non sigmoïdes et par la croissance régulière de ses loges, de Fron¬
dicularia recta, n. sp., par ses côtés divergents et ses sutures cintrées et de
Frondicularia angulosa d’Orbigny (1) par ses loges proportionnellement plus
hautes, ses sutures non sigmoïdes et ses côtés non lobés.
Frondicularia pedunculata, n. sp.
(PI. XV, fig. 180.)
Test petit, en forme de fer de lance, légèrement évasé, à base pédonculée,
plus large dans son tiers supérieur ; à section rectangulaire ; flancs plats et
parallèles, légèrement déprimés le long de leur ligne de symétrie ; périphérie
tronquée, limitée par deux faibles carènes entourant le proloculum ; côtés
parallèles entre eux au voisinage de la base, puis cintrés ensuite et s’incli-
(1) Craie blanche, 1840, p. 22, pi. I, flg. 39.
126
PIERRE MARIE
nant alors à 35° l’un sur l’autre au sommet de la coquille. Proloculum sphé¬
rique, fortement saillant, muni d’une forte épine basale et orné de deux côtes
longitudinales en relief. Loges sériales régulièrement croissantes, en chevrons,
plus hautes que larges (h // croit de la première loge à la troisième, de 1 à 1,7
puis se stabilise ensuite). Satures droites, sauf celles de la première loge sériale
qui sont cintrées et toutes inclinées entre elles de 55° ; à relief uniforme, mais
d’autant moins prononcé que les sutures sont plus proches du sommet du test.
Ornementation réduite aux filets suturaux et aux deux côtes du proloculum.
Dimensions : Longueur totale pour quatre loges sériales : 1 mm. 10. —
Largeur maxima : 0,425 mm., située à 0,625 mm. de la base du proloculum.—
Hauteur ou largeur du proloculum : 0,225 mm. — Longueur de l’épine basale :
0,10 mm. — Dernière loge sériale, hauteur : 0,55 mm. — Largeur de base :
0,325 mm. — Intervalle apertural :0,225 mm.—Écartement suturai :0,15 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6132 (Montereau).
Répartition : Zone II, Montereau (sondage), rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue des individus
jeunes de Fr. archiaciana d’Orbigny, par sa forme générale, ses côtés forte¬
ment divergents, ses sutures à relief décroissant et ses loges proportionnelle¬
ment moins élevées. Ces deux derniers caractères la différencient également
des jeunes Fr. tenuis Reuss (1).
Frondicularia pedicellaris, n. sp.
(PI. XV, fig. 181.)
Test petit, en forme de fer de lance évasé, d’épaisseur uniforme, à sommet
étiré plus large dans sa moitié supérieure qu’à sa base ; à section rectangu¬
laire, flancs plats et parallèles ; périphérie tronquée, limitée le long des arêtes
par des renflements carénaux ; côtés concaves et inclinés entre eux de 34° à
la base des loges. Proloculum sphérique, fortement saillant, muni d’une épine
basale grêle et allongée et orné de deux côtes en relief venant se réunir au
sommet de la loge, où elles déterminent un petit renflement. Loges sériales, à
surface plane, nettement croissantes en largeur et deux fois et demie plus
hautes que larges; entourées, sur chaque face, par un bourrelet carénai à
relief net et uniforme. Sutures droites formant à leur sommet un angle de 55°.
Ornementation réduite aux filets suturaux et aux côtes en relief du proloculum.
Dimensions : Pour un individu à deux loges sériales. Longueur totale :
0,75 mm. —Longueur sans l’épine : 0,65 mm. — Largeur maxima : 0,25 mm.,
située à 0,40 mm. de la base de la loge initiale. — Proloculum, hauteur ou lar¬
geur : 0,20 mm. •— Dernière loge sériale, hauteur : 0,45 mm. — Largeur de
base : 0,175 mm. — Intervalle apertural : 0,25 mm. — Écartement suturai :
0,125.
Holotype : Coll. pers. n° 6133 ( Montereau ).
(I) Bôhmischen. Kr., 1846, p. 30, pl. VIII, fig. 25.
FORAMINIFÉRES DE LA CRAIE
127
Répartition : Zone II, Monlereau, très rare.
Rapports et différences : Très voisine de l’espèce précédente, mais beau¬
coup plus grêle ; elle s’en distingue aisément par ses loges plus croissantes
et proportionnellement plus élevées, ses flancs non déprimés dans leur par¬
tie axiale, ses sutures à relief uniforme, son épine basale plus élancée et par
les côtés de sa première loge sériale qui partent du sommet du proloculum.
Elle se différencie également des jeunes Fr. archiaciana d’OrbignY, par sa
forme évasée et par le relief et la courbure de ses sutures.
Frondicularia aff. Clarki Ragg
(PL XV, fig. 182.)
Frondicularia Clarki Bagg, New-Jersey, 1898, p. 48, pl. III, fig. 4.
— Weller, Cret. Pal. New-Jersey, 1907, p. 227, pl. II,
fig. 23.
— —■ Cushman, Vaginulina-Frondicularia, 1930, p. 34, pl. V,
fig. 1-2.
— —■ Plummer, Cret. Foram. Texas, 1931, p. 171, pl. IX,
fig. 17 (non 16).
— —• Cushman, Frondicularia, 1936, p. 12, pl. III, fig. 4-6.
Test étroit et allongé, à extrémité supérieure étirée, section rectangulaire ;
flancs plats ; périphérie tronquée et d’épaisseur uniforme, sauf à hauteur du
proloculum. Côtés irrégulièrement conc aves à la base des loges et divergeant
de 0° à 20°. Proloculum ovoïde, saillant, orné de trois costules longitudinales
à faible relief et terminé à sa partie inférieure par une épine. Loges sériales,
plus de deux fois plus hautes que larges (h jim = 2,25 pour la 3 e loge), crois¬
santes ; à sommet étiré et surface plane. Sutures faiblement cintrées, inclinées
entre elles de 40° et à relief à peine sensible. Ornementation réduite aux costules
de la loge initiale.
Dimensions : Longueur totale pour un individu à trois loges sériales et sans
l’épine basale : 0,70 mm. — Largeur maxima : 0,20 mm., située à 0,375 mm.
de la base. — Proloculum, hauteur : 0,175 mm. — Largeur : 0,15 mm. —
Dernière loge sériale, hauteur : 0,45 mm. — Largeur de base : 0,15 mm. —
Intervalle apertural : 0,225 mm. — Écartement suturai : 0,075 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6134 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, Monlereau, très rare.
Rapports et différences : Cette petite espèce, représentée par un indi¬
vidu jeune, peut très aisément passer inaperçue ; elle présente la plupart des
caractéristiques des types de Bagg, sauf peut-être les costules et l’épine du
proloculum qui ne sont pas indiquées dans la description originale. Elle res¬
semble assez aux espèces actuellement attribuées à Fr. verneuilina d’Or-
bigny (1), mais s’en éloigne par sa périphérie tronquée.
(1) Cushman, Vaginulina-Frondicularia, 1930, p. 36, pl. V, fig. 5-6.
128
PIERRE MARIE
Frondicularia sp.
(PI. XV, fig. 183.)
Très jeune individu composé : d’un proloculum ovoïde, orné de deux côtes
longitudinales à fort relief et muni d’une courte épine basale, suivi d’une
loge sériale allongée, plus de deux fois plus haute que large (h/l == 2,25),
limitée par des côtés faiblement cintrés s’inclinant de 38° au sommet ; surface
latérale plane et périphérie tronquée.
Dimensions : Longueur totale sans l’épine : 0,625 mm. — Largeur : 0,20 mm.
— Proloculum, hauteur : 0,30 mm. — Largeur : 0,20 mm. — Loge sériale,
hauteur : 0,45 mm. — Intervalle apertural : 0,315 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6135 (Montereau).
Répartition : Zone II, Monlereau, très rare.
Rapports et différences : Ce très jeune individu rappelle beaucoup l’es¬
pèce précédente, mais s’en distingue cependant par un proloculum orné
de deux côtes et non trois et par une première loge sériale nettement plus
élevée dont le rapport h/l est ici de 2,25, tandis qu il n’est plus que de 1,4
pour la première loge sériale de Fr. aff. Clarki Bagg.
Frondicularia bicornis (Reuss)
(PI. XV, fig. 184-185 a-b.)
Frondicularia bicornis Reuss, Bôhmischen Kr., 1840,part. I,p.32,pl. XIII,
fig. 45, part. II, p. 108, pl. XXIV, fig. 57.
— —■ Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 49, pl. IV, fig. 4.
Ober. Kr., 1928, p. 63, pl. V, fig. 8-9 a-b.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Tesl rhombique, assez épais, plus large à mi-hauteur, à côtés sensiblement
rectilignes ; flancs plats et parallèles, légèrement déprimés dans leur zone
axiale ; périphérie tronquée, limitée par deux fortes carènes en relief, étroites
et tranchantes, entourant complètement le proloculum, à la base duquel elles
donnent naissance à deux petites épines. Section rectangulaire. Proloculum
fortement saillant, ovoïde, orné d’une côte longitudinale en relief. Loges
sériales croissantes, en chevrons, revenant en arrière jusqu’à la moitié de la
longueur totale du test ; à surface plane et sommet légèrement étiré d’un
angle un peu plus faible que celui des sutures. Sutures droites, sensiblement
parallèles, à relief uniforme, généralement prononcé et à inclinaison cons¬
tante pour un même individu. Ornementation réduite aux filets suturaux
et à l’unique côte du proloculum.
Dimensions : Assez variables. L’examen des figurations originales de
Reuss, montre que :
Les tests de cette espèce peuvent être aussi hauts que larges (pl. XIII.
fig. 45) ou même un peu plus hauts, h/l — 1,33 (pl. XXIV, fig. 57).
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
129
Les extrémités inférieures des loges reviennent fortement en arrière soit
dans le premier tiers (pl. XIII, fig. 45), soit même dans le quart inférieur
(pl. XXIV, fig. 57).
Enfin la largeur des loges peut être égale à la hauteur ( h/l = 1) (pl. XXIV,
fig. 57) ou même supérieure ( h // = 0,7) (pl. XIII, fig. 45).
D’après Franke, la hauteur totale peut varier de 0,7 à 3 mm., tandis que
la largeur passe de 0,37 à 1,5 mm.Le rapport de H /L m est compris entre 1,8
et 2, tandis que celui h // des loges est de 1,2.
Répartition : en Allemagne : Sénonien.
Rapports et différences : Cette espèce, caractérisée par ses deux épines
basales, ne peut être rapprochée que de Frondicularia microsphera Reuss (1)
dont elle se distingue aisément par l’absence d’ornementation à la surface des
loges. Elle est représentée dans la Craie à Belemnitella mucronata par les deux
variétés suivantes :
Frondicularia bicornis Reuss, var. rhomboidalis, nov.
(Pl. XV, fig. 184 a-b.)
Test régulier, rhombique, plus large à mi-hauteur et sensiblement deux fois
plus haut, limité par deux carènes tranchantes et terminé à sa base par deux
petites épines pointues. Loges une fois et demie plus hautes que larges. Su¬
tures rectilignes fortement en relief.
Dimensions : Hauteur totale, sans l’épine, pour quatre loges sériales :
1,05 mm. — Épaisseur : 0,125 mm. — Largeur maxima : 0,45 mm. — (H /L ni
= 2,15;. — Épine = 0,12 mm. — Angle basal : 40°.—Angle du sommet : 55°.
— Angle suturai : 60°. — Proloculum, hauteur : 0,20 mm. —- Largeur
0,15 mm. — Épaisseur : 0,25 mm. — Loge sériale n° 4, hauteur : 0,625 mm.
— Largeur de base : 0,40 mm. — (h/l = 1,5). — Intervalle apertural : 0,225
mm. — Écartement suturai : 0,112 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6136 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-IV, assez commune à Montereau, Vincennes, La
Foniaine-aux-Bois, Longueville, Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue des types de Reuss
par sa forme, sa faible largeur et ses épines basales nettes et assez allongées.
Frondicularia bicornis var. étiola, nov.
(Pl. XV, fig. 185 a-b.)
Test plus large à mi-hauteur et sensiblement trois fois plus long, muni de
deux épines à pointes émoussées et entouré par deux carènes arrondies. Loges
presque deux fois plus hautes que larges. Sutures à relief peu prononcé.
Dimensions : Hauteur totale, sans épines, pour 5 loges sériales : 1,125 mm.
(1) Elbthalgeb., 1875, pt. II, p. 9, pl. XXI, flg. 4.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
9
130
PIERRE MARIE
— Largeur maxima : 0,35 ram. — (H /L m = 3,2). Épine : 0,08 mm. —- Angle
basal : 25°. -— Angle au sommet : 35°. — Angle suturai : 40°-45°. —-Épaisseur :
0,125 mm. -— Proloculani : hauteur : 0,175 mm. — Largeur : 0,125 mm. —
Épaisseur : 0,20 mm. — Loge sériale n° 5, hauteur : 0,60 mm. — Largeur :
0,35 mm. — [h /Z = 1,7). — Intervalle apertural : 0,225 mm. -— Écartement
suturai : 0,10 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6137 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, rare à Montereau, Vincennes.
Rapports et différences : Cette variété se distingue des types et de la pré¬
cédente par une forme elliptique très étroite, des carènes émoussées, des
sutures à faible relief et des épines assez grossières.
Frondicularia incrassata, n. sp.
(PI. XV, fig. 186.)
T est en forme de lancette allongée, d’épaisseur uniforme, à sommet étiré ;
plus large dans sa moitié supérieure qu’à sa base et quatre fois plus haut ; à
section ovale, comprimée, flancs plats et parallèles, limités à la base des loges
par des côtés irrégulièrement ondulés, divergeant de 20° à partir de la loge
initiale : périphérie arrondie. Proloculum ovoïde, fortement saillant, orné sur
chaque face par deux côtes à relief notable et terminé à la base par une forte
épine et à son sommet par deux renflements situés de part et d’autre de son
goulot apertural. Loges sériales étroites et allongées, revenant très fortement
en arrière jusqu’à proximité du proloculum, croissant plus rapidement en
hauteur qu’en largeur et très nettement plus hautes que larges (le rapport h //
croît régulièrement, et passe successivement de 2 à 2,7 et à 3,5 de la première
à la troisième loge); à côtés cintrés partant parallèlement à l’axe médian, puis
s’incurvant ensuite progressivement dans leur tiers supérieur, pour s’incliner
l’un sur l’autre à 32° au voisinage de l’ouverture. Sutures recourbées en ogive
et débutant dans leur partie droite par un petit filet étroit, dont le relief dimi¬
nue, tandis qu’elles s’élargissent à leurs extrémités aperturales. Ornementa¬
tion confinée à la base des flancs et réduite aux deux côtés de la loge initiale,
aux filets suturaux et aux épaississements aperturaux.
Dimensions : pour un individu à 3 loges sériales, hauteur totale sans l’épine :
1,05 mm. — Largeur maxima : 0,275 mm. — H /L m oscille entre 4 et 3,8. —
Proloculum, hauteur : 0,35 mm. — Largeur : 0,25 mm. — Loge sériale n° 3,
hauteur : 0,875 mm. —■ Largeur de base : 0,25 mm. — Intervalle apertural :
0,225 mm. — Écartement suturai : 0,1 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6138 ( Montereau).
Répartition : Zone II, rare, Montereau.
Rapports et différences : Par ses côtés ondulés, cette espèce peut être
rapprochée de Fr. undulosa Cushman (1) ; mais elle s’en distingue aisément
(1) Frondicularia, 1936, p. 13, pi. III, fig. 7-11.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
131
par son proloculum orné de deux côtes et surtout par ses loges beaucoup plus
étroites, dont les côtés sont parallèles à l’axe du test.
Frondicularia sepiolaris, n. sp.
(PI. XV-XYI, fig. 187-188.)
Test elliptique, étroit et allongé, plus large dans sa partie médiane et trois
fois et demie plus long. A épaisseur légèrement croissante, flancs plats, péri¬
phérie tronquée, mais non bordée, et à section ovale fortement comprimée et
limitée par des côtés, divergeant à la base des loges de 60°, puis cintrés et
sensiblement parallèles à l’axe longitudinal dans leur partie médiane et con¬
vergeant de 40° au voisinage de l’ouverture. Proloculum ovoïde, saillant, muni
d’une forte épine basale et orné sur chacune de ses faces de deux côtes à fort
relief. Loges sériales régulièrement croissantes, en chevrons, peu ouverts,
étroites et allongées, trois fois à trois fois et demie plus hautes que larges,
revenant fortement en arrière au voisinage du proloculum ; à surface plane,
ornée dans la partie axiale des premières loges sériales d’une ride longitudi¬
nale à faible relief. Sutures cintrées en ogive, formant à leurs extrémités
supérieures un angle constant, égal à 40°. Ornementation réduite aux côtés du
proloculum et à la ride médiane des loges.
Dimensions : Hauteur totale : 1,6 à 2,9 mm. pour une largeur maxima de
0,45 à 0,80 mm. — (H /L m = 3,5).
Répartition : Zone II, assez rare à Montereau, où elle est représentée par
la forme type et une variété.
Rapports et différences : Par sa forme elliptique, qui rappelle un sépion
de Céphalopode, cette espèce peut être rapprochée de Fr. pyrum Karrer (1),
de Fr. Becksi Reuss (2) et de l’individu de Bohême rapportée par Reuss,
Fr. angulosa d’Orbigny (3) ; ,elle se distingue cependant de la première par la
forme de ses sutures dont le sommet est anguleux et non semi-circulaire ; de la
seconde, par une forme plus étroite, un proloculum non enveloppé par les
premières loges sériales, une ornementation beaucoup plus réduite et une
périphérie dénuée de carènes ; et de la troisième par un proloculum ovoïde non
entouré par des carènes.
Frondicularia sepiolaris, form. typica, nov.
(PL XVI, fig. 188.)
Test à loges sériales plus larges à leur base, ornées dans leur partie axiale
d’une faible ride longitudinale, qui disparaît sur les dernières loges et à filets
suturaux uniformes sur tout leur trajet et tous d’égal mais faible relief.
(1) Leitzerdorf, 1870, p. 174, pl. II, fig. 4.
(2) Westphal. Kr., 1860, p. 48, pl. IV, fig. 4.
(3) Bôhmischen Kr., 1846, p. 107, pl. XXIV, fig. 42.
132
PIERRE MARIE
Dimensions : Pour un individu à 7 loges sériales, hauteur totale sans l’épine :
2,875 mm. ■— Largeur maxima : 0,8 mm. — Longueur de l’épine basale :
0,05 mm. — H /L m oscille entre 3,4 et 3,6 (moyenne : 3,5). — Angle des côtés
à la base des loges : 62°. — Proloculum , hauteur : 0,5 mm. —■ Largeur ;
0,275 mm. ■—- Loge sériale n° 7 : hauteur réelle ( hr) : 1,875 mm. —■ Hauteur
corrigé ( hc ) : 2,350 mm.— hr/l oscille entre 2,7 et 2,3 par suite de l’interrup¬
tion de la base des loges à une distance variable du prolongement des côtés
inférieurs du test. — hc /l croît régulièrement de 2,7 à 2,9. —■ Intervalle
apertural : 0,4 mm. — Écartement suturai : 0,15 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6140 ( Montereau ).
Frondicularia sepiolaris, var. laevigata, nov.
(PI. XV, fig. 187 a-b.)
Test à loges sériales plus larges, au sommet de leur tiers inférieur, qu’à leur
base, dont la première possède seule une ride longitudinale ; filets suturaux à
relief faible et uniforme sur tout leur trajet, mais décroissant rapidement de
l’un à l’autre, pour donner naissance à partir de la troisième loge à des su¬
tures déprimées.
Dimensions : pour un individu à 5 loges sériales, hauteur totale sans l’épine
basale : 1,625 mm. — Largeur maxima : 0,45 mm. — Épaisseur de la première
loge sériale : 0,05 mm. —Épaisseur delà dernière loge : 0,1 mm. — Longueur
de l’épine basale : 0,075 mm. — H /L m oscille entre 3,37 et 3,66 (moyenne =
3,5). — Angle des côtés à la base des loges: 60°. — Proloculum , hauteur :
0,25 mm. — Largeur : 0,175 mm. — Épaisseur : 0,125 mm. —Logesériale n°5,
hauteur : 1,4 mm. — Largeur de base : 0,375 mm. — h/Lm — 2,84. — Inter¬
valle apertural : 0,45 mm. —- Écartement suturai : 0,175 mm. Au cours du
développement du test, le rapport h/lm croît de2,6 à 3,11, tandis que h //passe
de 2,6 à 3,73.
Holotype : Coll. pers. n°6139 (Montereau).
Frondicularia monterelensis, n. sp.
(PI. XVI, fig. 189.)
Tesl elliptique, étroit et très mince, un peu plus de trois fois plus long que
large (H /L m =3,3), limité à la base des loges, par des côtés rectilignes diver¬
geant de 72°, qui deviennent droits et sensiblement parallèles à l’axe longitudi¬
nal dans la partie moyenne et se cintrent au sommet en s’inclinant à 45° l’un
sur l’autre, à flancs plats, périphérie tronquée à arêtes arrondies et section
ovale fortement comprimée. Proloculum ovoïde, saillant, muni d’une épine
basale, orné de deux côtes en relief et encerclé complètement par les extrémités
inférieures de la première loge sériale, à la surface de laquelle les deux côtes se
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
133
poursuivent en s’estompant. Loges sériales allongées, à peine trois fois plus
longues que larges (h // = 2,78), revenant fortement en arrière à proximité du
proloculum et occupant les 6 /7 de la longueur totale;à surface concave, nette¬
ment déprimée à leur extrémité supérieure. Sutures cintrées en ogive à relief
faible et décroissant de leur base à leur sommet, où elles s’élargissent et s’or¬
nent d’une multitude de très petites stries longitudinales, extrêmement fines,
qui se poursuivent sur la moitié inférieure de la surface des loges. Ornementa¬
tion composée par les deux côtes du proloculum, les rides de la première loge
sériale, les stries des sutures localisées dans la zone axiale des flancs et les
dépressions sus-aperturales des loges.
Dimensions : Pour un individu à 6 loges sériales ; hauteur totale sans l’épine
basale : 2,15 mm. — Largeur : 0,625 mm. — Longueur de l’épine : 0,075 mm.
— H /Lm oscille entre 3 et 3,44 (moyenne : 3,27). — Proloculum , hauteur :
0,25 mm. — Largeur : 0,20 mm. — Loge sériale n° 6, hauteur : 1,8 mm —
Largeur : 0,625 mm. — h/l oscille entre 2,58 et 2,92 (moyenne : 2,78). —
Intervalle apertural : 0,35 mm. —- Écartement suturai : 0,175 mm. — Dis¬
tance entre la base du proloculum et les extrémités inférieures de la dernière
loge sériale : 0,375 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6141 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, très rare, Monlereau.
Rapports et différences : Par sa forme générale cette espèce ne se rap¬
proche guère que de Fr. angulosa Reuss (non d’Orbigny) (1), Fr. Becksi
Reuss (2) et surtout Fr. sepiolaris. Elle se distingue cependant des deux pre¬
mières par une forme plus étroite, plus allongée, des sutures à relief décrois¬
sant et une ornementation très différente et de la troisième par des extrémi¬
tés moins étirées, une coquille plus large au 1 /7 de sa hauteur à partir de sa
base, des sutures rectilignes sur la moitié de leur longueur et à relief décrois¬
sant, un proloculum encerclé par la première loge sériale, une ornementation
différente, une épaisseur plus faible et des rapports H /Lm et h // un peu plus
faibles et plus constants.
Par contre elle présente de grandes affinités avec la plupart des Cilharinella
du Sénonien, comme C. austinana (Cushman (3), C. Watersi (Cushman (4),
et C. inversa (Reuss) (5),par la forme de ses loges très étroites, qui revien¬
nent fortement en arrière au niveau du proloculum. Elle s’en différencie ce¬
pendant par sa forme générale symétrique, et par un proloculum ovoïde et
saillant, enveloppé par une première loge sériale en chevron.
(1) Bühmischen Kr., 1846, p. 107, pl. XXIV, fig. 42.
(2) Westphal. Kr., 1860, p. 48, pl. XIV, fig. 4.
(3) Frondicularia, 1936, p. 13, pl. III, fig. 12-13.
(4) Loc. cil., p. 14, pl. III, fig. 14-15.
(5) Loc. cil., p. 16, pl. III, fig. 23-24.
134
PIERRE MARIE
Genre C1THARINELLA Marie, 1938
Type générique, Flabellina Karreri Berthelin
Citharinella Marie, Foram. nouv., 1938, p. 99.
Test dont l’individu jeune est semblable à une Citharina par ses loges ne
revenant que d’un seul côté duproloculum, tandis qu’elles sont symétriques et
en chevrons dans l’adulte. Ouverture terminale rayonnée à l’extrémité étirée
de la dernière loge.
Répartition : Ce genre apparaît dans le Bassin de Paris, dans le Boulon¬
nais (Wissant) et en Angleterre (Folkestone) en même temps que les premiers
Mortoniceras inflatum Sow., puis se poursuit ensuite en Europe et Amérique
du Nord jusqu’au sommet du Sénonien.
Rapports et différences : Les Citharinella se distinguent des Frondicu-
laria avec lesquelles elles furent souvent confondues par leur stade jeune formé
de loges non en chevrons et des Flabellina et Flabellinella par leur groupe¬
ment initial rectiligne et non spiralé. Les représentants sénoniens de ce genre
furent généralement rattachés à Frondicularia inversa et Frondicularia stri-
gillata, bien que les figurations originales très défectueuses correspondent à
de véritables Frondicularia. Actuellement, ceux-ci sont rapportés aux trois
espèces suivantes :
I. Sutures au ras du test, ornées de petites
costules à leur partie supérieure ;
a. Surface des loges lisse et forme géné¬
rale à côtés parallèles. Citharinella Watersi (Cush.).
b. Surface des loges ornée de petites
costules, forme générale elliptique. Cith. inversa (Rss.).
IL Sutures dénuées d’ornementation à leurs
extrémités, surface des loges costu-
lée, flancs à côtés parallèles. Ciih. austinana (Cush.)
Les deux espèces suivantes, rencontrées dans la craie à Belemnitella mucro-
nata, ne peuvent être assimilées à aucune des trois précédentes. Elles sont,
en fait, caractérisées par des sutures très légèrement en relief à leurs extré¬
mités inférieures et ornées de costules à leur sommet et dont l’ornementation
à la surface des loges est :
a. Généralisée. Cith. Watersi var. ornata n. v.
b. Localisée sur les premières loges. Cith. elongala nov. sp-
Citharinella Watersi (Cushman), var. ornata, nov.
(PI. XVI, fig. 190 a-b .)
Flabellinella cf. Watersi (Cushman), Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
135
Tesl fragile, d’épaisseur faible et uniforme, terminé par une forte épine
basale ;à flancs plats et parallèles, de forme ovale, régulièrement cintrés à
leur partie inférieure ; à sommet étiré en pointe et à périphérie entièrement et
faiblement tronquée. Loges adultes symétriques, croissantes, étroites, à sur¬
face bombée, ornées dans leur partie supérieure de très nombreuses petites
stries divergentes ; plus évasées à mi-hauteur et sensiblement deux fois plus
hautes que larges et revenant toutes en arrière, au même niveau, au sommet
du quart inférieur du proloculum, sauf la première qui se réunit à l’épine basaleet
enveloppe entièrement la partie initiale. Loges jeunes, peu nombreuses, étroites,
asymétriques, également ornées. Proloculum fusiforme, huit à neuf fois plus
long que large, légèrement oblique par rapport à l’axe du test, et orné d’une
côte longitudinale à très faible relief. Sutures en ogive, inclinées de 50°-60°,
très légèrement déprimées, régulièrement cintrées ; bordées dans leur moitié
inférieure par un très léger filet en relief, qui est remplacé jusqu’à leur som¬
met par une série de petites costules dont le relief est un peu plus prononcé
que celui de l’ornementation des loges. Ouverture à l’extrémité effilée de la
dernière loge.
Dimensions : Pour un individu à dix loges sériales ; hauteur : 2,150 mm. •—
Largeur : 0,900 mm. — Épaisseur : 0,10-0,15 mm. — Proloculum , hauteur
0,325 mm. — Largeur : 0,037 mm. —■ h // = 8,7. -—- Loge sériale n° 10, hauteur
1,95 mm. — h /L = 2,16. —- Portion du test embrassée : h j H = 0,90 —
Intervalle apertural : 0,30 mm. — Écartement suturai : 0,125 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6142 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II et III, assez rare, Monlereau (Sondage et Surville),
La Fonlaine-aux-Bois, Meudon, Vigny, Théméricourl, etc.
Rapports et différences : Cette variété rappelle Citharinella Walersi
(Gushman) (1), par sa forme générale, son épine basale, sa base tronquée et
ses sutures à sommet strié ; elle s’en différencie cependant par son proloculum
étroit, allongé, et orné d’une côte longitudinale, par ses filets en relief à la
base des sutures et par son ornementation générale qui est assez comparable
à celle de la Cilharinella inversa (Reuss) décrite par Cushman (2).
Citharinella elongata, n. sp.
(PL XVI, fig. 191 6-192 et PL XVII, fig. 191 a.)
Test elliptique, étroit et allongé, terminé par une base en biseau régulier
et par un sommet étiré, à côtés sensiblement rectilignes ; flancs plats à péri¬
phérie faiblement tronquée. Proloculum ovoïde ou fusiforme, orné d’une côte
médiane et environ cinq fois plus haut que large, suivi d’une ou deux loges
jeunes asymétriques, puis de loges adultes en chevrons, à surface bombée,
(1) Frondicularia, 1936, p. 14, pl. III, fig. 14-15.
(2) Loc. cil., p. 16, pl. III, fig. 23-24.
136
PIERRE MARIE
dont la première seulement revient jusqu’à la base du proloculum, tandis que
les suivantes se décalent régulièrement l’une par rapporté l’autre et dont le
sommet, tout d’abord simplement étiré, se termine peu à peu par un large
goulot, dont la longueur augmente progressivement avec le développement
du test. Sutures en ogive, soulignées par un très léger filet en relief à leursextré-
mités inférieures longitudinales, puis déprimées et ornées dans leur partie
cintrée. Ouverture à l’extrémité du goulot apertural de la dernière loge. Orne¬
mentation comparable à celle de l’espèce précédente, mais localisée à la base
des flancs sur les loges et au sommet sur les sutures.
Dimensions : Nombre de loges sériales : 11-12. — Hauteur : 2,75 mm. —
Largeur : 0,775 mm. — H/L = 3,55. — Épaisseur : 0,10-0,15. — Proloculum,
hauteur : 0,325 mm.—Largeur : 0,075 mm. — h/l = 4,3. — Loge sériale n°10,
hauteur : 2,05 mm. — Largeur : 0,07 mm. — H // == 3. — Portion du test
embrassée : 8,6. — Intervalle apertural : 0,35 mm. — Écartement suturai :
0,15 mm. — Angle du biseau basal : 90°. — Inclinaison des sutures au som¬
met : 40°-50°.
Holotype : Coll. pers. n° 6143 ( Montereau Sondage).
Répartition : Zones II-III, assez rare : Montereau, Pont-sur-Seine, Ta-
chy , etc...
Rapports et différences : Cette espèce possède un ensemble de caractères
qui se retrouvent séparément dans chacun des représentants sénoniens de ce
genre. Sa forme générale et son biseau basal sont semblables à ceux de C. aus-
linana (Cushman) (1). Son ornementation est comparable pour la partie supé¬
rieure de ses flancs à celle de C. Watersi et pour leur base à celle de C. inversa.
Elle se distingue cependant de toutes celles-ci par : des filets très faiblement
en relief à la base des sutures et par la côte longitudinale de son prolocu¬
lum et en particulier des deux premières par son ornementation générale
et de la troisième par sa forme à côtés parallèles et ses extrémités peu éti¬
rées. Enfin elle s’écarte de la variété précédente par sa forme générale, son
biseau de base, ses loges munies d’un goulot apertural, son proloculum nette¬
ment plus large, dénué d’épine basale et par des premières loges relativement
plus élevées.
Genre FLABELLINA d’Orbigny, 1839
Type générique, Flabellina rugosa d’Orbigny
Flabellina d’Orbigny, Cuba, 1839, p. 42.
Frondicularia (part) des auteurs. — Frondiculina Munster, 1838 (non
Lamarck).
Test fortement comprimé, à loges jeunes spiralées, suivies de loges adultes
en chevrons, dont les extrémités inférieures reviennent en arrière vers la
(1) Loc. cil., p. 13, pl. III, flg. 12-13.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
137
partie spiralée. Ouverture rayonnée à l’extrémité supérieure de la dernière loge.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se rapproche par ses loges adultes en
chevrons, des Frondicularia , Flabellinella, Cilharinella et Kyphopyxa, mais
s’en distingue par ses loges jeunes spiralées.
Il est représenté dans nos échantillons par les espèces suivantes :
I. Spire initiale visible extérieurement :
A. Loges adultes recouvrant plus de la
moitié de la longueur totale du test.
1. Surface des loges pustuleuse... Flabellina rugosa d’Orb.
2. Surface lisse. Fl. suturalis Cush.
B. Loges adultes réduites.
1. Loges jeunes d’épaisseur uniforme. Fl. Gaudryana (d’Orb.
2. Loges jeunesd’épaisseur décroissante. Fl. vertebralis, n. sp).
IL Spire initiale masquée extérieurement.
A. Ornementation généralisée à toute la surface
des flancs . Fl. radiala (d’Orb.).
B. Ornementation localisée à la moitié inférieure
des flancs. Fl. pavoninoides, n. sp.
Flabellina rugosa d’Orbigny
(PI. XVII, fig. 193-194.)
Flabellina rugosa d’Orbigny, Cuba, 1839, p. 42, pl. XXI, fig. 13-14.
— — — Craie blanche, 1840, p. 23, pl. II, fig. 4-7.
— — Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 47, pl. IX, fig. 20-24 et
pl. XVI, fig. 30-31.
■— Egger, Oberbayer. Alp. 1899, p. 108, pl. X, fig. 5-6 et
pl. XIII, fig. 1-2.
— — — Regentsburg, 1907, p. 30, pl. I, fig. 8.
- — — Klahn, Foraminifer., 1921, p. 69, pl. V, fig. 21.
— Cushman, Flabellina, 1935, p. 83, pl. XIII, fig. 1-6.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
-— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
interpunclata Reuss, Westphal. Kr., 1860, p. 216, pl. IX, fig. 1.
■—■ — Héron Allen and Earland, Selsey Bill, 1910,
p. 422, pl. VIII, fig. 5.
— — Chapman, Gingin Chlk., 1917, p. 34, pl. X, fig. 91.
— — Cushman, Vaginulina-Frondicularia, 1930, p. 30,
pl. IV, fig. 16-17.
— — — Saratoga, 1931, p. 307, pl. XXXV, fig. 9-
-— — Plummer, Texas, 1931, p. 163, pl. XII, fig. 1-3.
138
PIERRE MARIE
Flabellina inlerpunclala Sandidge, Ripley Form., 1932, p. 194, pl. XIX,
fig. 12-14.
— — — Ripley, 1932, p. 279, pl. XLII, fig. 21
Frondicularia projecla Carsey, Central Texas, 1926, p. 41, pl. VI, fig. 5.
Flabellina projecla Plummer, Texas, 1931, p. 165, pl. XII, fig. 5-8.
Frondicularia Baudouiniana Cushman, Mendez, 1926, p. 21, pl. III, fig. 5.
— — — Mexican Foram., 1927, p. 155,
pl. XXIV, fig. 13.
Test de forme variée, sagittée, rhombique ou ovoïde ; très fortement com¬
primé, d’épaisseur sensiblement constante ; à base arrondie et sommet étiré ;
flancs plats, parallèles, une fois et demie à deux fois plus longs que larges ;
périphérie tronquée et section rectangulaire. Loges initiales spiralées, sui¬
vies de loges adultes en chevrons, étroites et croissantes, terminées à leur
extrémité supérieure par un goulot apertural ; une fois à une fois et demie plus
hautes que larges et revenant en arrière dans la moitié inférieure des flancs.
Sutures continues, à relief uniforme, inclinées entre elles de 50 à 60° et parfois
bouclées à la base de l’étranglement supérieur des loges. Ornementation géné¬
ralisée, constituée par les filets suturaux et par une multitude de petites pus¬
tules réparties à la surface des loges.
Dimensions : Hauteur totale : 1,200-1,575 mm. — Largeur maxima :
0,625-1,2 mm. — Hauteur de la dernière loge : 0,90-1,125 mm. — Hauteur
de la spirale : 0,3 mm. — Nombre de loges sériales correspondantes : 7-11.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6144 ( Montereau ).
Répartition : Sénonien, plus ou moins rare dans les diverses zones de la
Craie à Belemnitella mucronata des bassins Nord-Européens et dans l’en¬
semble de ses équivalents américains (Taylor, Craies de Saratoga, Pecan Gap,
Annona).
Rapports et différences : Cette espèce très particulière par son ornemen¬
tation ne se rapproche guère que de Fl. inlerpunclala von d. Marck (1) et
de Fl. Jarvisy Cushman (2) qui est proportionnellement plus étroite, plus
épaisse dans la partie axiale des flancs et beaucoup plus ornée à l’angle supé¬
rieur de ses sutures.
Flabellina suturalis Cushman
Flabellina suturalis Cushman, Flabellina, 1935, p. 86, pl. XIII, fig. 9-18.
— rugosa Héron Allen and Earland, Selsey Bill, 1910, p. 422.
— — Franke, Pommersche, Kr., 1925, p. 64, pl. V, fig. 12.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 92, pl. 8, fig. 18 a-b.
— — Cushman, Vaginulina-Frondicularia, 1930, p. 32, pl. IV,
fig. 15.
1) Munster, 1858, p. 53, pl. I, üg. 5.
2) Flabellina, 1935, p. 85, pl. XIII, fig. 7-8.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
139
Flabellina rugosa Cushman, Saratoga, 1931, p. 207, pl. XXXV, fig. 10
— — Plummer, Texas, 1931, p. 166, pl. XII, fig. 4.
— —- Cushman, Antiqua, 1931, p. 38, pl. V, fig. 3.
— — Sandidge, Ripley, 1932, p. 279, pl. XLII, fig. 22.
Test très semblable au précédent, mais à surface des loges dénuée de pus¬
tules.
Répartition : Très rare dans la Craie à Beleninitella mucronata du Bassin
de Paris, sauf à Arpentg (Seine-et-Oise).
Rapports et différences : Cette espèce, longtemps confondue avec
Fl. rugosa d’OrbignY, s’en distingue aisément par des sutures plus simples»
plus rarement bouclées à hauteur des ouvertures et surtout par des loges à
surface unie.
Flabellina Gaudryana (d’Orbigny)
Crisiellaria Gaudryana d’Orbigny, CraieBlanche, 1840, p.28, pl. II, fig.26-27.
Flabellina Archiaci Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 4, pl. IX, fig. 10-14.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Test jeune nettement spiralé, épais, à côté dorsal semi-circulaire ; flancs
plats, périphérie tronquée. Proloculum guttiforme, comprimé latéralement, à
pustule centrale conique et à fort relief. Loges sériales bombées, non crois¬
santes, aussi hautes que larges, plus épaisses au sommet qu’à la base ; en che¬
vrons, peu réguliers, revenant à peine en arrière et ne se recouvrant pas laté¬
ralement ; à surface latérale plane ou convexe, limitée par des bourrelets caré
naux épais. Sutures larges et en relief dans les premières loges, puis dépri¬
mées dans la portion rectiligne du test. Ouverture au sommet non étiré de la
dernière loge. Ornementation constituée par les filets suturaux et par de
grosses pustules situées à la surface des loges et dont le nombre croît progres¬
sivement.
Répartition : Zone III, très rare, Monlereau , Surville, La Fontaine-aux-
Bois, Meudon.
Rapports et différences : Par sa forme étroite, cette espèce se distingue
aisément de la plupart des Flabellina ; cependant elle se rapproche assez des
Fl. ornala Reuss (1), du Crétacé moyen qui possèdent dans leur partie spira¬
lée, des sutures franchement anguleuses, constituées par des séries de pustules
dont le relief décroît du centre à la périphérie et chez lesquelles les flancs de la
partie adulte sont plats, parallèles et croissent en largeur.
Flabellina vertebralis, n. sp.
(PI. XIII, fig. 161 a-c .)
Vaginulina Gaudryana Marie (non d’Orbigny), Maëstrichtien, 1937, p. 262.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
(1) Bôhmischen Kr., 1846, p. 32, pl. XIII, fig. 28 et p. 108, pl. XXIV, fig. 13.
140
PIERRE MARIE
Test jeune, nettement spiralé, épais, à pustule centrale fortement en relief.
Loges à surface plane, diminuant rapidement d’épaisseur en cours de crois¬
sance, à sommet légèrement étiré, périphérie tronquée, limitée le long des
arêtes par des bourrelets carénaux particuliers à chaque loge qui s’imbriquent
le long du côté dorsal. Sutures interrompues à hauteur de l’ouverture des loges
e t masquées par les bourrelets carénaux. Ouverture circulaire à l’extrémité
polygonale d’un petit goulot légèrement étranglé à sa base. Ornementation très
spéciale, donnant à la coquille vue de face ou de dos un aspect particulier
rappelant celui d’une petite vertèbre et constituée uniquement par la pus¬
tule centrale du proloculum et par les filets suturaux dont le relief très pro¬
noncé à l’origine de la spire diminue rapidement à la fois delà première à la
dernière loge et de la périphérie au centre de la spire.
Dimensions : De la partie spiralée : Hauteur : 0,55 mm. —Largeur : 0,45 m,
Pas : 4,84. ■— Proloculum, Épaisseur totale, avec les renflements centraux :
0,325 mm. —Épaisseur sans renflements : 0,200 mm. — Hauteur : 0,475 mm.
Largeur : 0,25 mm. -— Loge spirale n° 3, Intervalle apertural : 0,225 mm.—
Longueur : 0,35 mm. — Epaisseur : 0,175 mm.
Holotype : Coll. pers. n» 6145 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, assez rare. Montereau (Sondage et Surville).
La Fonlaine-aux-Bois, Meudon, Vigny (Sénonien), Théméricourt, etc.
Rapports et différences : Cette petite forme très spéciale par son orne¬
mentation, mais dont les loges adultes en chevrons ne sont pas encore connues,
ne se rapproche guère que de la partie spiralée de Fl. Gaudryana (d’Orbigny) ;
elle s’en distingue par des dimensions beaucoup plus réduites, une spire plus
régulière, des sutures interrompues à hauteur des couvertures, des loges à sur¬
face unie et une ornementation tout à fait particulière.
Flabellina radiata (d’Orbigny)
(PI. XVII, fig. 195.)
Frondicularia radiata d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 19, pl. I, fig. 26-28.
— — Beissel, Aachener, Kr., 1891,p. 45, pl. VIII, fig. 54-58.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 64, pl. V, fig. 13.
— Schwageri Stolley, Schweswig-Holstein, 1892, p. 90, pl. X,
fig. 15.
—■ radiata var. Sch vageri — in Franke, Ober Kr., 1928, p. 64-
Flabellina radiata Beissel, Aachener, Kr., p. 48, pl. IX, fig. 16-19.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
Test rhombique, épais, un peu plus haut que large, à périphérie arrondie ;
flancs plats, parfois légèrement déprimés dans leur zone axiale,à base arrondie
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
141
et sommet légèrement étiré. Partie initiale sphérique, fortement saillante et
plus épaisse que le reste du test ; à enroulement spiralé plus ou moins déve¬
loppé, mais toujours masqué à l’extérieur. Loges adultes peu nombreuses,
légèrement plus larges que hautes, et recouvrant la moitié ou les deux tiers
de la coquille ; à surface bombée, ornée de nombreuses rides longitudinales
en relief. Sulures légèrement déprimées, inclinées à 80°-90°. Ouverture en fente
rayonnée au sommet de la dernière loge. Ornementation plus ou moins déve¬
loppée, constituée par une série de rides toutes d’égal relief qui contournent la
base du test et se poursuivent ensuite longitudinalement à travers les flancs
pour venir s’estomper et disparaître sur les dernières loges.
Dimensions : Pour l’individu figuré, hauteur : 1,625 mm. — Largeur :
1,275 mm. —• H /L = 1,3 — Hauteur de la 5 e loge adulte : 1,05 mm. —- h /L =
0,8. — Intervalle apertural : 0,25 mm. — Écartement suturai : 0,20 mm,
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6146 ( Montereau ).
Répartition : Rare, mais constante dans la zone II, qu’elle caractérise.
Montereau (Sondage), Meudon, Vigny, Théméricourt, Vincennes (Sondage)
Rapports et différences : Cette espèce peut être considérée comme une
forme de passage des Flabellina aux Palmula ; car ses stades micro et macro-
sphériques sont très différents l’un de l’autre, bien que la forme extérieure des
coquilles reste sensiblement la même et que leur partie initiale soit dans les
deux cas fortement bombée. Des sections effectuées dans un certain nombre
d’individus montrent que les formesmicrosphériques,généralement très rares,
présentent une spire très nette à nombreuses loges ; tandis que les individus
macrosphériques, de beaucoup les plus communs, montrent un proloculum
sphérique, légèrement incliné par rapport à la première loge en chevron, qui
est suivi par une série de loges adultes, dont l’axe médian passant par le
centre des ouvertures successives n’est pas rigoureusement rectiligne comme
celui des Frondicularia mais au contraire légèrement incurvé.
Flabellina pavoninoides, n. sp.
(PI. XVII, fig. 196.)
Flabellina cf. radiala Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Test en éventail, aussi haut que large, débutant par une partie initiale angu¬
leuse, puis s’évasant ensuite en demi-cercle ; à flancs plats, périphérie carénée
et tranchante le long des côtés de l’angle basal, puis cintrée à la partie supé¬
rieure. Loges sériales à surface bombée, passant de l’ogive au plein cintre.
Sutures déprimées ou au ras du test. Ouverture en fente rayonnée, au sommet,
non étiré de la dernière loge. Ornementation localisée à la base du test et cons¬
tituée par quelques carènes divergentes, affectant les bords de la périphérie de
la partie anguleuse du test et entre lesquelles se développent sur les flancs un
certain nombre de rides flamulées, plus ou moins discontinues qui dispa¬
raissent rapidement et sont remplacées sur les sutures en ogive par de nom¬
breuses petites stries à faible relief.
142
PIERRE MARIE
Dimensions : Hauteur : 2,20 mm. — Largeur : 2,15 mm. — H/L = 1. —
Partie anguleuse initiale, hauteur : 0,60 mm. — Largeur : 1 mm. — Loge
sériale n° 12, hauteur : 1,60 mm. — h/H — h [L = 0,72. — Intervalle aper-
tural = Ecartement suturai = 0,15 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6147 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, Montereau (sondage) un seul individu.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de Fl. radiata par sa
forme générale, ses loges adultes en plein cintre, sa périphérie carénée et ses
rides flamulées.
Famille ENANTIOM ORPHINIDAE
Test composé d’une série unisériale alterne de loges semblables et insuper¬
posables, groupées sur un axe rectiligne ou spiralé. Sutures peu nettes, au ras
du test. Ouverture radiée terminale. Parois calcaires, très finement perforées,
à surface unie.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Cette famille est constituée par un ensemble de
formes, considérées jusqu’alors comme des Lagenidae anormaux ou déformés.
Elle est caractérisée par une série plus ou moins développée de loges unisé-
riales alternes dissymétriques, dans laquelle chaque loge est, avant décalage,
l’image de la précédente par rapport au plan théorique de symétrie. Il en ré¬
sulte que si l’une d’elles présente sur l’une de ses faces un caractère parties
lier, celui-ci se retrouvera sur la face opposée des deux loges immédiatement
voisines. Les ouvertures, toutes du côté dorsal, seront alternativement d’un
côté ou de l’autre du plan de symétrie théorique. Les sutures, générale¬
ment plus inclinées d’un côté des loges que de l’autre, se retrouveront de
deux en deux, dans une position identique sur chacun des flancs du test.
Parfois chez certains représentants de cette famille, le décalage des ouver¬
tures sur le côté dorsal du test peut ne pas être toujours exactement coin,
pensé par le suivant ; la concordance d’orientation au lieu de se reproduire
toutes les deux loges peut, tout en suivant une loi mathématique simple,
ne s’effectuer que toutes les quatre ou six loges.
Si ce décalage, toujours réduit à quelques degrés dans les échantillons
examinés, augmentait notablement à 90° ou plus, il provoquerait la rotation
des loges les unes par rapport aux autres autour de l’axe longitudinal et don¬
nerait naissance aux Polymorphinidae.
En plus de ce groupement de loges, unisérial alterne, qui n’est pas spécial
à cette famille, puisqu’il se retrouve chez les Cassidulinidae, les divers genres
de cette famille montrent encore d’autres caractères, peut-être moins nets,
mais tout aussi stables qui les différencient des Lagenidae. Ce sont des sutures
indistinctes presque toujours au ras du test, et une surface généralement
dénuée d’ornementation.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
143
Afin de rappeler le caractère spécial des loges de cette famille qui est com¬
parable à celui que l’on observe, entre les troncatures des cristaux enantio-
morphes, ainsi que sa parenté avec les Polymorphinidae et les Lagenidae, je
propose pour cette nouvelle famille le nom d ’Enantiomorphinidae :
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test à stade initial droit.
A. Adulte rectiligne à loges unisériales alternes. Enantiomorphina.
B. Adulte à loges non ou peu alternantes.
1. Sutures obliques. Enantiodentalina.
2. Sutures perpendiculaires à l’axe. Svenia.
II. Test à stade initial cintré ou arqué.
A. Adulte à section triangulaire. Enantiovaginulina.
B. Adulte à section elliptique. Polymorphinella.
III. Test à stade initial planispiral.
A. Adulte planispiral. Enantiocristellaria .
B. Adulte non spiralé.
1 . A section circulaire . Enantiomarginulina.
2. A section ovale. Polymorphinoides.
Mesures effectuées sur les coquilles de la famille des Enantio¬
morphinidae.
Les divers représentants de la famille des Enantiomorphinidae étant orien¬
tés comme le montrent les figures 7 a-c, les mesures suivantes peuvent être
aisément effectuées :
D’après les figures 7 a et c :
Hauteur totale (H) (fig. a et c).
Loge terminale : Hauteur ( h ).
Largeur (/).
Rapport entre la hauteur du test et la dernière loge : (H /h).
Rapport entre la hauteur et la largeur ( h jl).
Avant-dernière loge : Hauteur (h’) de la partie visible.
Largeur (/’) de la partie visible.
Écartement suturai (e’) mesuré sur une perpendiculaire commune aux deux
sutures consécutives.
Étranglement suturai ( b ’) à la base de la loge (fig. 7 c).
Rapport entrelahauteur et la largeur de la loge dans sa partie visible (/ï’ //’).
Rapport entre la hauteur et l’écartement suturai (fi’/e’).
Rapport entre l’écartement suturai de la partie visible et l’étranglement à
hauteur de la suture de base (e’ /b’).
Inclinaison des sutures, de profil, sur le côté dorsal des flancs (s).
144
PIERRE MARIE
D’après la figure 7 b :
Inclinaison des sutures par rapport à l’axe longitudinal du côté dorsal,
Angle des sutures visibles (su) = (XAN).
Angle des sutures masquées (sm) = (XBM).
|X'
A b c
Fig. 7. Schéma des mesures relatives aux Enantiomorphinidae,
Enantiomorphina a, profil ; b, côté dorsal. — Enantiodentalina c, profil ;
XX', axe théorique ou de pseudosymétrie.
Inclinaison des sutures entre elles sur le côté dorsal (S = su + sm).
En plus de ces mesures, le pas des formes spiralées est déterminé comme
pour les Lenticulitv: (cf. p. 98), ainsi parfois que les indices de croissance en
largeur ou hauteur (cf. p. 84).
Genre ENANTIOMORPHINA, n. g.
Type générique, Enantiomorphina Lemoinei, n. sp.
Marginulina (part) et Dentalina (part) des auteurs.
Test subcylindrique, à section circulaire, entièrement constitué par un
groupement unisérial alterne de loges encapuchonnantes. Sutures au ras du
test, peu visibles, parfois légèrement déprimées au sommet ; nettement incli¬
nées vers la base et alternativement et partiellement masquées l’une par
l’autre, sur chaque flanc. Parois calcaires, très finement perforées, à surface
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 145
unie. Ouverture terminale, rayonnée, légèrement excentrée au sommet de la
dernière loge.
Répartition : Crétacé.
Rapports et différences : Ce genre fut toujours confondu avec les
Dentalina et les Marginulina. Il s’en distingue aisément par son groupement
unisérial alterne, par ses loges très encapuchonnantes et par ses sutures peu
visibles, au ras de la surface. Très développé dans le Crétacé, il est représenté
dans nos échantillons par les espèces suivantes :
I. Test trapu, 3 à 4 fois plus long que large.
Enanliomorphina Lemoinei, n. sp.
II. Test allongé, environ 5 fois plus long que large.
A. Sutures parallèles. E. Cayeuxi, n. sp.
B. Sutures à inclinaison croissante. E. Jacobi, n. sp.
Enantiomorphina Lemoinei, n. sp.
(PI. XVIII, fïg. 197-200 et 202.)
Test subcylindrique ou subconique, régulier, à section circulaire, environ
3 fois plus haut que large ; composé d’un groupement unisérial alterne de
loges encapuchonnantes, très obliques, 2 fois à 2 fois et demie plus hautes
que larges, laissant à la surface des précédentes un espace libre plus ou moins
large. Sutures inégalement inclinées sur l’axe longitudinal, très obliques de
Profil et généralement hmbées et au ras du test. Ouverture terminale, légè¬
rement excentrée. Parois très finement perforées, surface unie.
Dimensions : Hauteur : 0,330-0,575 mm. — Largeur : 0,115-0 165 mm _
H/L. = 2,85-3,85.
Rapports et différences : Cette espèce, qui est représentée dans la Craie
par les variétés suivantes, se distingue de Enanliomorphina ( Marginulina)
hamulus (Chapman) (1),par sa forme plus élancée et par sa section circulaire.
I. Test régulier.
A. Subcylindrique. E. Lemoinei forma tgpica.
B. Subconique.
1. Large . E. Lemoinei var. conica n. v.
2. Etroit. E. Lemoineivar. elongala n. \\
II. Test régulier. £. Lemoinei var. inflala n. v.
Enantiomorphina Lemoinei forma typica
(PI. XVIII, fîg.|197 a-/.)
Test subcylindrique régulier, 3, 4 fois plus long que large. Loge terminale
2,5 fois plus haute que large ; partie visible des loges sériales. 3 fois plus haute
qu’étroite. Sutures planes, toutes au ras du test; inclinées, de profil,à 35» sur
le bord dorsal et à 31° et 36» de l’axe longitudinal sur lecôté dorsal du test.
(1) Folkestone, 1894, p. 161, pl. IV, flg.'l3.
mémoires du muséum, nouvelle série,'tome XII.
10
146
PIERRE MARIE
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,450 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,335 mm. —Largeur (/) = 0,135 mm. — Rapports (H /l) = 3,4. —
(h jl) = 2,5.— Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur (h’) = 0,250
mm. — Largeur (/’) = 0,130 mm. — Écartement suturai (e’) = 0,085 mm.
— Rapport (h’ / e ’) =3. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des
flancs (s) = 35°. — Inclinaison des sutures par rapport à l’axe longitudinal
du côté dorsal. Sutures visibles (su) = 31°, 40°, 26°, 40° (1). — Sutures mas¬
quées (sm) =36°, 32°, 46°, 32°. — Inclinaison des sutures entre elles sur le
côté dorsal (S) = 66°, 72°, 72°, 72°.
Holotype : Coll. pers. n° 6148 (Monlereau).
Répartition : Zones II-V, rare ; assez bien conservée à Monlereau.
Rapports et différences : Cette forme est la plus régulière de toutes
celles de cette espèce. Par la disposition de ses sutures sur son côté dorsal, elle
rappelle celle des flancs des Pyrulinoides (2), mais elle s’en distingue par ses
loges toutes unisériales.
Enantiomorphina Lemoinei var. conica, nov.
(PI. XVIII, fig. 198 a-e.)
Test subconique, régulier, trapu, à peine 2,5 fois plus long que large. Loge
terminale une fois et demie plus haute que large ; partie visible des loges
sériales, semblables à celles de la forme type. Sutures, toutes au ras de la
surface, devenant légèrement onduleuses à la base des dernières loges, incli¬
nées sur les flancs à 47° du bord dorsal du test et à l’arrière des loges à environ
35° et 60° sur l’axe longitudinal.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,335 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,215 mm. — Largeur (l) = 0,115 mm. — Rapports (H/Z) = 2,85. —
(h jl) = 1,85. — Avant-dernière loge, partie visible: Hauteur (h’) =0,115 mm.
-— Largeur (/’) = 0,100 mm. — Écartement suturai (e’) = 0,040 mm. —
Rapport (h’ je’) = 2,8. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs
(s) = 47°. — Inclinaison des sutures par rapport à l’axe longitudinal du côté
dorsal ; Sutures visibles (sv) = 35°, 38°, 30°, 40° (moyenne 36°). — Sutures
masquées (sm) = 42°, 60°, 70°, 66° (moyenne 60°). — Inclinaison des sutures
entre elles sur le côté dorsal (S) = 77°, 98°, 100°, 106°.
Holotype : Coll. pers. n° 6149 (Monlereau.)
Répartition : Semblable à la forme type, toujours assez rare.
Rapports et différences : Cette petite variété est, de toutes, celle qui se
rapproche le plus de Marginulina hamulus Chapman, avec laquelle elle fut
certainement confondue. Elle s’en distingue par sa section presque circulaire
et son extrémité initiale moins étirée.
(1) Mesures effectuées dans l’ordre de croissance normale.
(2) Cf. p. 169.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
147
Enantiomorphina Lemoinei var. elongata, nov.
(PI. XVIII, fig. 202.)
Tesl allongé, étroit, subconique régulier ; 3,85 fois plus long que large,
loue terminale 2,5 fois plus haute que large ; partie visible des loges sériales
3,5 fois plus haute qu étroite. Sutures au ras du test, parallèles et inclinées de
profil à 45° sur le bord dorsal.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,575 mm. — Loge terminale : Hau¬
teur (h) = 0,375 mm. — Largeur (!) = 0,150 mm. — Rapports (H //) = 3,83 ;
{h II )= 2,50. — Avant-dernière loge , partie visible : Hauteur ( h ’) = 0,175 mm.
Largeur (!’) =0,125 mm. — Écartement suturai(e’) =0,050 mm.—Rapport
[h’ /e) = 3,50. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 45°.
Holotype : Coll. pers. n° 6150 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette variété se distingue des autres de la
même espèce, par sa forme générale subconique, allongée et par ses loges très
cncapuchonnantes qui ne laissent à la surface des loges sériales que des por-
1 ions visibles très étroites. Par sa forme générale elle se rapproche de la Denla-
lina nana Reuss (1) figurée par Franke mais s’en écarte par sa loge terminale
plus allongée et ses sutures beaucoup plus rapprochées.
Enantiomorphina Lemoinei var. inflata, nov.
(PL XVIII, fig. 199 a-g et 200 a-e.)
Test subcylindrique, allongé, devenant irrégulier à hauteur des dernières
loges, qui sont plus ou moins bombées ; portion visible des loges sériales
arges. Sutures au ras de la surface à la base du test, déprimées dans l’adulte
et plus ou moins courbées.
Dimensions (fig. 199) : Hauteur totale (H) = 0,515 mm .—Loge termi¬
nale : Hauteur (h) = 0,385 mm. — Largeur (!) = 0,150 mm. — Rapports
(H /!) = 3,45.— [h II) = 2,55. — Avant-dernière loge , partie visible: Hauteur
(/f) = 0,285 mm. — Largeur (!’) = 0,135 mm. — Écartement suturai (e’) =
0,065 mm. Rapport (h’/e’) = 4,25. — Inclinaison des sutures sur le côté
dorsal des flancs (s) = 45°. — Inclinaison des sutures par rapport à l’axe lon¬
gitudinal du côté dorsal : Sutures visibles ( sv) = 27°, 25°,30° (moyenne 27°).
— Sutures masquées (sm) = 30°, 40°, 40° (moyenne 37°). — Inclinaison
des sutures entre elles sur le côté dorsal (s) = 60°, 65°, 70°.
(Fig. 200) : Hauteur totale (H) = 0,515 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,400 mm. — Largeur (!) = 0,165 mm. -— Rapports (H //) = 3,1.—-
(h l) = 2,3.— Avant-dernière loge , partie visible : Hauteur (h’) = 0,315 mm.
—- Largeur (/’) = 0,165 mm. -—Écartement suturai (e’) = 0,090 mm.— Rap-
(1) Ober. Kr., 1928, p. 36, pl. III, fig. 2.
148
PIERRE MARIE
port (h’ e’) = 3,5. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) =
470 . _ Inclinaison des sutures par rapport à l’axe longitudunal du côté dorsal :
Sutures visibles {sv) = 40°, 47°, 38°, 47° (moyenne 43°). — Sutures masquées
( sm ) = 49 °, 38°, 45°, 35° (moyenne 41°). — Inclinaison des sutures entre elles
sur le côté dorsal (S) = 89°, 85°, 83°, 82°. Dans ce spécimen l’angle des
sutures visibles n’est pas comme à l’ordinaire, inférieur à celui des sutures
masquées correspondantes ; cela résulte du fait que le sommet des sutures
visibles est cintré au voisinage de l’axe longitudinal et l’angle mesuré est
celui fait par l’axe avec les tangentes aux sommets des sutures.
Holotype (fig. 199). Coll. pers. prép. n° 6151 ( Montereaü .)
Répartition. Zone II, rare à Montereaü , Meiidon.
Rapports et différences. Cette variété se distingue des précédentes par
ses loges adultes légèrement bombées, son irrégularité générale et ses sutures
adultes faiblement déprimées. L’individu de la figure 199 correspond à une
forme microsphérique intermédiaire entre l’espèce type et le spécimen de la
figure. 200. L’analogie de la disposition des sutures, sur le côté dorsal de ce
dernier, avec celle des flancs des Pyrulina est frappante.
Enantiomorpliina Cayeuxi, n. sp.
(PL XVIII, fig. 201.)
Test subcylindrique, étroit, allongé, plus de 4 fois et demi plus long que
large ; à section circulaire, côté dorsal droit et côté ventral régulièrement et
légèrement cintré. Loges , 2,5 fois plus hautes que larges, encapuchonnan-
tes, laissant à la surface des précédentes des parties visibles larges. Sutures
planes, parallèles, au ras de la surface, inclinées de profil à 42° du bord dorsal.
Ouverture excentrée et rayonnée au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,425 mm. — Loge terminale. Hauteur
(/,) = 0,225 mm. — Largeur (/) = 0,085 mm. — Rapports (H/Z) = 4,85.
_ //, //) = 9 , 6 . — Partie visible de Vavant-dernière loge : Hauteur (*’) =
0,185 mm. — Largeur (/’) = 0,C80. — Écartement suturai (e’) = 0,060 mm.
— Rapports ( h ’ /e’) =3. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des
flancs (s) = 42°.
Holotype : Coll. pers. n° 6152 ( Montereaü .)
Répartition : Zones II-V, très rare, Montereaü , Tachy, Joches, etc.
Rapports et différences : Cette petite espèce se distingue des précédentes
par sa forme étroite et allongée et par ses sutures parallèles.
Enantiomorphina Jacobi, n. sp.
(PL XVIII, fig. 203.)
Test subcylindrique, étroit et allongé, plus de 5 fois plus long que large , à
section circulaire, côté dorsal droit et côté ventral faiblement et irrégulière¬
ment lobés. Loges croissant en hauteur et peu en largeur. Salures planes, à
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
149
obliquité croissante, au ras du test à la base et très légèrement déprimées au
sommet. Ouverture terminale, excentrée au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,550 mm. —• Loge terminale : Hauteur
[h) = 0,225 mm. — Largeur (/) = 0,100 mm. — Rapports (H fl) — 5,50. —
[h //) = 2,25.—Partie visible del’ avant-dernière loge : Hauteur [h’) =0,135 mm.
—-Largeur (/’) = 0,100. — Écartement suturai (e’) = 0,060 mm. — Rap-
ports(/i’/e’) = 2,20. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) =
40o-62 o .
Holotype : Coll. pers. n° 6153 (MonlereaU).
Répartition : Zone II, très rare è Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de toutes les précé¬
dentes par ses sutures à obliquité croissante. Elle constitue une forme de pas¬
sage aux Enaniiodenialina.
Genre ENANTIODENTALINA n. g.
Type générique Dentalina commuais d’Orbigny
Denialina (part), Nodosaria (part) des auteurs. — Svenia (part) Brotzen-
1937.
Test allongé, subcylindrique, droit ou légèrement arqué, composé d’une
série unisériale alterne tendant à devenir régulière dans l’adulte. Loges nom¬
breuses, croissant rapidement en hauteur et peu en largeur, devenant en
cours de croissance, de moins en moins encapuchonnantes. Sutures obliques,
planes, généralement au ras du test, et partiellement masquées, à raison de
une sur deux, dans la partie initiale et devenant toutes visibles et parfois dé¬
primées au sommet de l’adulte. Ouverture terminale, rayonnée, excentrée au
sommet de la dernière loge. Surface unie.
Répartition : Jurassique (?), Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Enanliomorphina
par son adulte, formé de loges presque régulièrement unisériales, dont les
sutures sont toutes visibles et des Dentalin i par sa partie initiale formée de
loges unisériales alternes et par ses sutures peu visibles au ras du test.
Ce genre est représenté dans nos échantillons par les espèces suivantes :
I. Sutures inclinées à 60°.
A. Obliquité constante.
1. Sutures au ras du test sur presque
toute la longueur. ... Enaniiodenialina commuais (d’Orb.).
2. Sutures déprimées dans l’adulte.
a. Extrémité inférieure arrondie. Ed. scalaris, n. sp. (part)
b. Extrémité inférieure pointue. Ed. unguis, n. sp.
B. Obliquité variable, décroissante. Ed. variabilis, n. sp.
II. Sutures inclinées à 50°. Ed. monterelensis, n. sp.
150
PIERRE MARIE
III. Sutures inclinées à 70°.
A Sutures au ras du test. Ed. aff. siliqiia, (Rss).
B. Sutures déprimées dans l’adulte.
1. Extrémité inférieure arrondie. Ed. scalaris n. sp. (part.)
2. Extrémité inférieure effilée. . Ed. acuminata (Rss)-
Enantiodentalina communis (d’Orbigny)
(PI. XIX, fig. 204-211.)
Dentalina commünis d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 13, pl. I, fig. 4.
— — Reuss, Bohmischen Kr., 1846, p. 28, pl. XII, fig. 21.
— -—- Beissel, Aachener Kr., 1891 ,p. 32, pl. VI, fig.41-65 (pari)-
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 33, pl. III, fig. 9.
— — — Ob. Kr., 1928, p. 31, pl. II, fig. 26.
Dentalina inornata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test subcylindrique allongé, étroit, légèrement arqué en arrière ; à section
presque circulaire ; côté dorsal droit ou faiblement concave ; côté ventral
convexe. Stage unisérial alterne plus ou moins réduit. Loges nombreuses, crois¬
santes, une fois et demie à deux fois plus longues que larges. Espaces libres
un peu plus larges que hauts, limités par des sutures dont l’écartement est
égal aux 3 /4 de leur longueur apparente de profil. Sutures peu visibles, au
ras du test, ou légèrement déprimées à la base des dernières loges, et inclinées!
toutes de profil, à 60° sur le bord dorsal. Ouverture terminale, radiée, ex¬
centrée au sommet de la dernière loge. Parois unies.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,700-2,000 mm. — Loge terminale ’■
Hauteur (h) = 0,200-0,600 mm.—-Largeur ( l ) = 0,100-0,325 mm. — Rap¬
ports (H / 1) = 4,3-7,4 ; — (h il) = 1,7-2,2. — Avant-dernière loge, partie
visible : Hauteur (h’) = 0,150-0,450 mm. — Largeur (/’) = 0,085-0,300 mm.
— Écartement suturai (e’) = 0,075-0,250 mm. — Étranglement suturai infé¬
rieur (b’) = 0,075-0,300 mm. — Rapport (e’ /b’) = 0,75-1,4. — Inclinaison des
sutures sur le côté dorsal des flancs ( s ) = 60°.
Répartition : Zones I-V, commune dans tous les prélèvements.
Rapports et différences : Cette espèce comprenait à l’origine toutes les
formes à sutures obliques peu visibles ainsi que les Svenia. Elle est nettement
caractérisée par ses sutures toujours inclinées de profil à 60° sur la projection
du côté dorsal et par leur écartement égal aux 3 ,4 de leur longueur dans la
partie régulière de la coquille. Elle est représentée dans les divers gisements
par les variétés suivantes :
I. Test à sutures au ras de la surface dans l’adulte.
A. Loges croissant régulièrement en
hauteur et largeur. En. communis f. typica.
B. Loges croissant plus rapidement en
hauteur qu’en largeur. En. communis v. giganlea, nov.
II. Test à sutures déprimées dans l’adulte. En. communis v. irregularis, nov.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
151
Enantiodentalina communis, forma typica, nov.
(PI. XIX, fig. 204-205 a-d et 206.)
Test régulier ; loge terminale 1,75 fois plus longue que large ; loges sériales
régulièrement croissantes en hauteur et largeur. Sutures toutes au ras de la
surface, sauf la dernière, qui est légèrement déprimée.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,975-1,300 mm. — Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,300 à 0,400 mm. —- Largeur (/) = 0,175-0,225 mm. — Rap¬
ports (H //) = 4,3-7,4; — (h //) = 1,75. ■— Avant-dernière loge, partie visible :
Hauteur (h’) . 0,250-0,300 mm. — Largeur (/’) = 0,175-0,200 mm. —Écar¬
tement suturai (e’) = 0,150-0,200 mm. — Étranglement suturai (b’) =
0,175-,0,225 mm. — Rapports {e’/b’) = 0,7. — Inclinaison des sutures sur le
côté dorsal des flancs (s) = 60°.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6154 (fig. 205) ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-V, commune.
Rapports et différences : Cette forme se différencie des variétés de la
même espèce par sa grande régularité.
Enantiodentalina communis var. irregularis, nov.
(PI. XIX, fig. 207-209.)
Test irrégulier dans l’adulte. Loges, au moins 2 fois plus longues que larges,
plus croissantes en hauteur qu’en largeur ; devenant légèrement bombées au
sommet du test et limitées alors à leur base par des sutures déprimées.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,575-1,00 mm. —- Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,2-0,3 mm. — Largeur (/) = 0,10-0,15 mm. — Rapports :
(H //) = 5,75-7,0 ; — [h II) = 2-2,25. — Avant-dernière loge, partie visible :
Hauteur (h’) = 0,15 -0,275 mm. — Largeur (Z’) = 0,085-0,135 mm. — Écar¬
tement suturai (e’) = 0,075-0,200 mm. — Étranglement suturai (b') = 0,075
à 0,125 mm. — Rapports (e'-b’) = 0,7-1,4. — Inclinaison des sutures sur le
côté dorsal des flancs (s) = 60°.
Holotype : Coll. pers. n° 6155 (fig. 207) ( Monlereau ).
Répartition : Semblable à celle de la forme type.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la forme type par
son irrégularité de croissance et de En. scalaris n. sp. par ses loges adultes
diminuant de largeur.
Enantiodentalina communis var. gigantea, nov.
(PL XIX, fig. 210-211.)
Test régulier, à loge terminale 2 fois plus longue que large et loges sériales
croissant plus rapidement en hauteur qu’en largeur. Sutures toutes au ras de
la surface,sauf la dernière qui est déprimée. Écartement suturai croissant.
152
PIERRE MARIE
Dimensions : Hauteur totale (H) = 1,375-2,000 mm. — Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,425-0,600 mm. — Largeur (Z) = 0,185-0,325 mm. — Rap¬
ports (H //) = 6,1-7,4 ; -—- (h/l) — 3,2-3,3. — Avant-dernière loge, partie
visible : Hauteur (Zi’) = 0,300-0,450 mm. — Largeur (Z’) =0,150-0,300 mm.
Écartement suturai (e’) = 0,175-0,300 mm. — Étranglement suturai (b’)
= 0,175-0,300 mm. — Rapport (e’ b’) = 0,7-1. — Inclinaison des sutures
sur le côté dorsal des flancs (s) = 60°.
Hoi.otype : Coll. pers. n° 6158 (fig. 211) ( Montereau ).
Répartition : Semblable à celle des variétés précédentes.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la forme typica
par ses loges plus allongées, croissant plus rapidement en hauteur qu’en lar¬
geur.
Enantiodentalina aff. siliqua (Reuss)
(PI. XIX, fig. 212-214.)
Dentalina siliqna Reuss, Hils u. Gault, 1862, p. 39, pl. II, fig. 11.
— —• Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 33, pl. III, fig. 10.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 30, pl. II, fig. 25.
Test régulier, subcylindrique, étroit et allongé, à côté dorsal à peu près
rectiligne et base légèrement effilée. Stage unisérial alterne réduit. Loges
adultes, nombreuses, non bombées, régulièrement croissantes et séparées par
des sutures, au ras de la surface, inclinées, de profil, à 70° sur la projection du
côté dorsal, ou légèrement déprimées vers le sommet, à la base des dernières
loges qui sont bombées. Ouverture terminale rayonnée et excentrée. Surface
unie.
Dimensions : Hauteur totale (H), = 0,550-0,925 mm. — Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,250-0,425 mm. — Largeur (Z) = 0,150-0,200 mm. — Rap¬
ports (H/Z) = 3,7-5,3 ; — (h /l) = 1,5-2,4. — Avant-dernière loge, partie
visible : Hauteur (h’) = 0,150-0,225 mm. — Largeur (Z’) = 0,125-0,185 mm.
— Écartement suturai (e’) = 0,100-0,150 mm. — Étranglement suturai (b')
— 0,125-0,175 mm. -— Rapport ( e ’ jb ) = 0,8-0,9. — Inclinaison des sutures
sur le côté dorsal des flancs (s) = 70°.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6157 (Montereau).
Répartition : Rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
sa forme plus étroite, ses loges sériales presque aussi hautes que larges et ses
sutures inclinées de profil, à 70°sur le bord dorsal. Un de ces spécimens (fig. 214)
montre plusieurs loges bombées dans l’adulte.
Enantiodentalina variabilis, n. sp.
(PI. XIX, fig. 215.)
Test étroit, allongé, a base et sommet arrondis et section circulaire. Loges
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
153
fortement encapuchonnantes, 2 fois plus hautes que larges, laissant à la sur¬
face des précédentes des espaces visibles très étroits. Sutures au ras du test, à
obliquité variable, décroissante de la base au sommet. Ouverture terminale
rayonnée, excentrée au sommet arrondi de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,450 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,275 mm. — Largeur (Z) = 0,125 mm. — Rapports (H /l) = 3,6 ; —
[h/l) = 2,2. — Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur (h’) = 0,150 mm.
— Largeur (Z’) = 0,100 mm. — Écartement suturai (e’) — 0,035 mm. —Étran¬
glement suturai inférieur (Z)’) = 0,125 mm. — Rapport (e’ /b’) = 0,30. —
Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 60° à 40°.
Holotype : Coll. pers. n° 6158 (Montereau).
Répartition : Très rare à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de Enantiomorphina
Jacobi par une forme plus large, une loge terminale nettement différente, des
espaces visibles plus étroits et une inclinaison décroissante des sutures.
Enantiodentalina monterelensis, n. sp.
(PI. XIX, fig. 216.)
Test étroit, allongé, à côtés droits, basse arrondie et sommet légèrement
étiré. Loges 2 fois plus longues que larges, encapuchonnantes, peu croissantes
et laissant à la surface des précédentes des espaces visibles moitié moins hauts
que larges. Sutures au ras de la surface ou très faiblement déprimées à la base
des dernières loges, inclinées de profil à 50° sur le bord dorsal. Ouverture
rayonnée, excentrée, à l’extrémité étirée de la loge terminale. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,525 mm. —Loge terminale: Hau¬
teur (h) = 0,250. -—Largeur (Z) = 0,125 mm. —• Rapports (H /Z) = 4,2 ; —-
(Zi /Z) = 2. — Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur (h’) = 0,175 mm. —
Largeur (Z’) = 0,110 mm. •— Écartement suturai (e’) = 0,065 mm. — Étran¬
glement suturai inférieur [b’) = 0,125 mm. —■ Rapport (e’ /b’) = 0,5. — Incli¬
naison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 50°.
Holotype : Coll. pers. n° 6159 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, rare à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
sa forme générale plus régulière, sa loge terminale moins allongée, ses espaces
visibles plus larges et une obliquité constante des sutures et de Ena. aff. sili-
qua (Reuss) par une base arrondie, des espaces visibles moitié plus réduits et
une inclinaison différente des sutures.
Enantiodentalina scalaris, n. sp.
(PI. XIX, fig. 217-220.)
Test subcylindrique, étroit, allongé, à côté dorsal droit, côté ventral légè¬
rement lobé et section circulaire ; composé d’un stage unisérial alterne appa-
154
PIERRE MARIE
rent, suivi d’un adulte nettement plus large. Loges environ deux fois plu s
hautes que larges, à croissance stabilisée, pouvant être parfois suivies d’une ou
de plusieurs autres loges nettement plus larges que celles de la série précé¬
dente. Espaces visibles à la surface des loges sériales, aussi hauts que larges.
Satures au ras de la surface dans la partie initiale, déprimées dans l’adulte et
inclinées, de profil, à 60° ou 70° sur la projection du bord dorsal. Ouverture
excentrée et rayonnée, à l’extrémité dorsale de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (II) = 0,575-1,125 mm. —■ Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,210-0,550 mm. — Largeur (l) = 0,110-0,300 mm. — Rap¬
ports ( H-l ) 3,7-5,6 ; — (h /l) = 1,7-2,1. —- Avant-dernière loge , partie visible :
Hauteur ( h ’) = 0,125-0,450 mm. — Largeur (/’) = 0,075-0,275 mm. —
Écartement suturai (e’) = 0,075-0,300 mm. — Étranglement suturai infé¬
rieur (b’) = 0,075-0,225 mm. — Rapport (e’ /b’) = 1,1-1,4. — Inclinaison
des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 60°-70°.
Holotype : Coll. pers. n° 6160 (fîg. 219) ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, très rare, Montereau (sondage), La Foniaine-
aux-Bois, Tachy.
Rapports et différences : Par ses accès de croissance, suivis de périodes
d’arrêt, cette espèce ne se rapproche d’aucune autre.
Enantiodentalina aff. acuminata (Reuss)
(PI. XIX, fig. 221.)
Denlalina acuminata Reuss, Westphal. Kr., 1860, p. 37, pl. I, fig. 7.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 32, pl. II, fig. 31.
Test allongé, étroit, effilé à son extrémité inférieure ; à côté dorsal droit ou
légèrement arqué. Loges nombreuses, régulièrement croissantes, 1,5 fois plus
longues que larges, peu encapuchonnantes, devenant bombées dans l’adulte et
laissant entre elles des espaces visibles un peu plus hauts que larges. Sutures
au ras de la surface dans la moitié inférieure, déprimées dans l’adulte et incli¬
nées de profil a 70° sur le côté dorsal. Ouverture excentrée et rayonnée au
sommet légèrement étiré de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Loge terminale : Hauteur (h) = 0,275 mm. — Largeur (/) =
0,175 mm. — Rapport (h //) = 1,55. — Avant-dernière loge , partie visible :
Hauteur (h’) = 0,200 mm. — Largeur (/’) = 0,150 mm. —écartement suturai
(e’) = 0,150 mm. — Étranglement suturai inférieur (b’) = 0,125 mm. — Rap¬
port (e’ /b’) = 1,2. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) —
70°.
Holotype : Coll. pers. n° 6161 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-V, toujours très rare.
Rapports et différences : Par sa forme nettement effilée, cette espèce ne
se rapproche que de Denlalina acuminata Reuss, mais s’en écarte cependant
par ses loges étirées au sommet, sa partie inférieure plus grêle et par ses su¬
tures plus obliques.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
155
Enantiodentalina unguis, n. sp.
(PI. XIX, fig. 222.)
Marginulina apicülala Marie (non Reuss), Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Test petit, étroit, allongé, étiré obliquement en pointe à sa base ; à côté
dorsal droit et section à peu près circulaire. Loges adultes, peu nombreuses,
2 fois plus hautes que larges, peu encapuchonnantes, laissant à la surface des
précédentes des espaces visibles plus hauts que larges. Sutures au ras de la
surface et peu visibles dans la partie initiale ; nettement déprimées dans
l’adulte et inclinées de profil à 60° sur le bord dorsal. Ouverture excentrée et
rayonnée au sommet légèrement étiré de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,500 mm. Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,250 mm. — Largeur (Z) = 0,125 mm. — Rapports (H/Z) =4. —-
(h /l) = 2. — Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur (h') = 0,225 mm.—•
Largeur (Z’) = 0,125 mm. —■ Écartement suturai (e’) = 0,125 mm. — Étran¬
glement suturai inférieur ( b ’) = 0,100 mm. — Rapport (e’ /b’) = 1,25. —-
Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 60°.
Holotype : Coll. pers. n° 6162 (Montereau).
Répartition : Zones II-III, très rare à Montereau, La Fonlaine-aüx-Bois,
Tachg, Meudon.
Rapports et différences : Cette petite espèce se rapproche de Marginu¬
lina apicülala Reuss (1), mais s’en distingue par une forme plus trapue, une
base plus effilée et des loges moins croissantes et de Marginulina excimia Neu-
geroben (2) par ses loges plus étroites et beaucoup moins apparentes dans
la partie initiale.
Genre SVENIA Brotzen, 1937
Type générique, Nodosaria laevigala Nilsson
Svenia Brotzen, Forain. Nilsson, 1937, p. 66.
Nodosaria et Denlalina (part) des auteurs.
Test allongé droit ou arqué, à section circulaire ou ovale, composé d un
stade initial, unisérial alterne, suivi dans l’adulte de loges unisériales, enca¬
puchonnantes. Sutures planes, perpendiculaires, à l’axe longitudinal, peu appa¬
rentes et au ras de la surface, et parfois légèrement déprimées dans l’adulte.
Ouverture rayonnée, excentrée au sommet de la dernière loge. Surface externe
unie.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre se distingue du précédent par ses
(1) Lemberg, 1850, p. 28, pl. II, fig. 18.
(2) Cusiiman and Ponton, Alabama, 1932, p. 58, pl. VII, fig. 8.
156
PIERRE MARIE
loges adultes plus régulières et par ses sutures perpendiculaires au côté dor¬
sal ; et des Nodosaria par son stade initial unisérial alterne.
Les caractères extérieurs, généralement utilisés dans la plupart des classifi¬
cations spécifiques, ne peuvent rendre dans l’étude de ce genre les services que
l’on serait en droit d’espérer. Par contre, la détermination des indices de crois'
sance en largeur (1), jointe à la forme des loges terminales et aux proportions
des espaces visibles à la surface des loges sériales, permettent la classification
suivante :
I. Test à indice de croissance en largeur de 5 /40 de mm.
A. Loge terminale à sommet arrondi. S. laevigata (Nils.)
B. Loge terminale étirée.
1. Espaces libres plus hauts que larges. S. recta, n. sp.
2. Espaces libres moins hauts que larges. S. pseudochrysalis(Rss.)
IL Indice de croissance de 6,5 /40 de mm. S. debilis, n. sp.
III. Indice de croissance inférieur à 5 /40 de mm.
A. Loge terminale à sommet arrondi. S. afï. lenuicollis (Rss.)
B. Loge terminale étirée. S. afï. filiformis (Rss.)
Svenia laevigata (Nilsson)
(PL XIX, fig. 223 a-d et pl. XX, fig. 230.)
Nodosaria laevigata Nilsson, Petrificata suecana, 1827, p. 8, pl. IX, fig. 20.
Dentalina commuais Beissel (non d’Orbigny), Aachener Kr.,1891,p. 32,
pl. VI, fig. 44, 47-48, 50, 52, 54, 59, 61.
Nodosaria Réussi Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 57, pl. VI, fig. 34.
Dentalina annulata Franke (non Reuss), Pommersche Kr., 1925, p. 35.
pl. III, fig. 17.
— laevigata Franke, Ob. Kr., 1928, p. 34, pl. II, fig. 32.
Svenii laevigata Brotzen, Fofam. Nilsson, 1937, p. 66, pl. II, fig. 3,6, 7. Text
fig. 1 et 4.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
Test subcylindrique, allongé, à base et sommet arrondis ; section légère¬
ment ovale ; composé d’un stade initial unisérial alterne réduit et peu appa¬
rent. Loges adultes irrégulièrement superposées et légèrement renflées vers
l’extrémité supérieure. Loge terminale un peu plus haute que large, à sommet
(1) L’indice de croissance en largeur (le), de la partie régulière du test, est égal à la diffé¬
rence des largeurs ou diamètres de deux sections perpendiculaires au côté dorsal et distantes
de 1 mm. Il est donné par la formule :
le
2(R-r)
L
dans laquelle 2 R et 2 r sont les largeurs de deux sections normales au côté dorsal et dis¬
tantes entre elles de L mm.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
157
arrondi. Indice de croissance en largeur 5 /40. Espaces libres à la surface des
loges, peu réguliers, généralement plus larges que hauts. Sutures au ras de la
surface, peu visibles dans la majeure partie du test, légèrement déprimées à
la base des dernières loges. Ouverture rayonnée, excentrée. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 1,200 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,300 mm. — Largeur (l) = 0,225 mm. — Rapports {HJl) = 5,33 ; —
(h /l) = 1,33. — Avant-dernière loge , partie visible : Hauteur (h’) =0,225 mm.
— Largeur (F) = 0,225 mm. — Écartement suturai (e’) = 0,125-0,225 mm.
— Étranglement suturai inférieur ( b ’) = 0,200 mm. — Rapports {h’/F) = 1 ;
— (h’ /e’) = 1,8-1; {e’/b’) = 0,6-1.— Indice de croissance en largeur (ic) =
5 /40 = 0,125 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6163 (Montereail).
Répartition : Zones I-V, commune.
Rapports et différences : Cette espèce se rapproche de Ena. commuais
par sa forme générale, mais s’en distingue par des sutures à peu près circu¬
laires à la base des loges adultes et par leur inclinaison différente.
Svenia recta, n. sp.
(PI. XX, fig. 224.)
Test subcylindrique, régulier, étiré à ses deux extrémités, è côtés droits,
section presque circulaire et indice de croissance en largeur semblable à celui
de l’espèce précédente. Loge terminale, plus de 1,5 fois plus haute que large.
Espaces libres, réguliers, un peu plus hauts que larges. Sutures au ras de la
surface, sauf è la base de la dernière loge, inclinées à 80° sur le côté dorsal.
Ouverture excentrée et rayonnée au sommet de la loge terminale. Surface
unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,825 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,325 mm. — Largeur (/) = 0,175 mm. — Rapports (H/Z) = 4,7 ; —
[h /l) — 1,85.-—-Partie visible de V avant-dernière loge. Hauteur (h’) =0,200 mm-
— Largeur (F) = 0,160. — Écartement suturai (e’) = 0,160 mm. — Étran¬
glement suturai inférieur ( b ’) = 0,150 mm. — Rapport (e’ /b’) = 1,10. —
Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs (s) = 80°. — Indice de
croissance en largeur (ic) = 5,40 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6164 ( Monlereau ) .
Répartition : Zone II, rare è Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de la précédente par
ses sutures inclinées, ses extrémités étirées et par sa plus grande régularité, et
de Denlalina cylindroides Reuss (1) par ses côtés droits et ses sutures au ras
du test.
(1) Westphalisch. Kr., 1860, p. 41, pl. I, flg. 8.
158
PIERRE MARIE
Svenia cf. pseudochrysalis (Reuss)
(PL XX, fig. 225-226.)
Dentalina pseudochrysalis Reuss, Hils u. Gault, 1863, p. 40, pl. II, fig. 12.
— ■—- EGGER,Oberbayr. Alpen, 1889, p. 58, pl. VI, fig. 15.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925. p. 35, pl. III,
fig. 16.
— — — Ober Kr., 1928, p. 34, pl. II, fig. 8.
Tesl subcylindrique, à base arrondie, sommet légèrement étiré, section
circulaire ou faiblement ovale, à indice de crcissance en largeur semblable à
celui de l’espèce précédente. Loge terminale 1,5 fois plus longue que large.
Espaces libres, régulièrement croissants et plus larges que hauts. Satures
toutes au ras de la surface, perpendiculaires au côté dorsal sauf la dernière
qui est légèrement déprimée et inclinée d’environ 80°. Ouverture excentrée et
rayonnée. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,825-0,850 mm. — Loge terminale :
Hauteur (h) = 0,325-0,350 mm. — Largeur (Z) = 0,200-0,210 mm. — Rap¬
ports (H //) =4 ; — (h //) = 1,5.-— Partie visible de Vavant-dernière loge. Hau¬
teur (h’) = 0,175-0,200 mm. — Largeur (Z’) = 0,185. — Écartement suturai
(e’) = 0,14-0,15 mm. — Étranglement suturai inférieur ( b ’) =0,175-0,185 mm.
— Rapport (e’/Z>’) = 0,9. — Indice de croissance en largeur (Zc) = 5 /'40 =
0,125 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6165 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, rare à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Rien qu’un peu plus étroits que ceux figurés
par Reuss, ce a individus s’en rapprochent par tous leurs autres caractères.
Us se distinguent de S. recta par leur base non étirée, leurs côtés moins régu¬
liers, leurs espaces visibles plus larges que hauts et leurs sutures perpendicu¬
laires au côté dorsal, et de S. laevigata par leur loge terminale, plus allongée,
àsommet nettement étiré etparleurs espaceslibres à croissance plus régulière.
Svenia debilis, n. sp.
(Pl. XX, fig. 227.)
Test allongé, arqué, croissant nettement en largeur, à section circulaire,
côtés dorsal et ventral cintrés, extrémités arrondies et indice de croissance en
largeur élevé (ic = 6,5 ,40). Loge terminale plus haute que large et dernières
loges sériales légèrement bombées. Espaces libres régulièrement croissants et
sensiblement aussi hauts que larges. Sutures perpendiculaires au côté dorsal,
au ras de la surface et faiblement déprimées à la base des dernières loges.
Ouverture rayonnée et excentrée. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,675 mm. —• Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,225 mm. — Largeur (Z) = 0,135 mm. — Rapports (H /Z) = 5 ; —
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
159
(h jl) = 1,8. —• Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur (h’) — 0,125 mm.
— Largeur (/’) = 0,125 mm. —■ Écartement suturai (e’) = 0,1 lu mm. —
Étranglement suturai inférieur (b’) = 0,100 mm. — Rapport ( e ’ / b ’) = 1,1.
Indice de croissance en largeur (te) = 6,5 /40 = 0,160 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6166 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, très rare, Monlereau , La Fontaine-aux-Bois ,
Tachy.
Rapports et différences : Cette petite espèce généralement confondue
avec S. laevigata s’en distingue par sa plus grande régularité, sa loge terminale
plus allongée et son indice de croissance nettement supérieur.
Svenia aff. tenuicollis (Reuss)
(PI. XX, fig. 228.)
Denlalina tenuicollis Reuss, Mecklemburgs, 1855, p. 267, pl. VIII, fig. 11.
— —- — Kanarasee, 1865, p. 452, fig. 6.
— — Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 67, pl. VII, fig. 31.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 34, pl. III, fig. 15
_ — _ Ober. Kr., 1928, p. 34, pl. III, fig. 6.
Test allongé, étroit, subcylindrique et régulier dans sa partie inférieure, à
section circulaire, terminé par deux loges bombées, nettement plus larges que
les précédentes. Loge terminale un peu plus haute que large. Espaces libres
plus larges que hauts dans la portion régulière dont l’indice de croissance en
largeur est réduit (le = 4 /40). Sutures au ras du test perpendiculaires au côté
dorsal, sauf à la base des deux dernières loges. Ouverture rayonnée et excentrée
au sommet non étiré de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Loge terminale : Hauteur (h) =0,175 mm. —- Largeur(Z)
= 0,150 mm. —- Rapport (h //) = 1,15.— Avanl-dernièreloge, partie visible :
Hauteur ( h ’) = 0,175 mm. — Largeur (/’) = 0,175 mm. — Avant avani-dem
nière loge, partie visible : Hauteur [h”) = 0,075 mm. — Largeur (/”) = 0,100
nmi. — Écartement suturai (e”) — 0,075 mm. — Étranglement suturai infé¬
rieur (&”) = 0,085 mm. — Rapport (e” /b”) = 0,85. — Indice de croissance
en largeur (ic) — 4 /40 = 0,100 mm. —■ Inclinaison des sutures sur le côté
dorsal des flancs (s) = 90°.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6167 ( Monlereau).
Répartition : Un fragment à Montereau (sondage).
Rapports et différences : En dehors de ses deux dernières loges, nette¬
ment plus larges que les précédentes, qui peuvent être considérées comme
anormales, ce fragment est assez comparable à l’espèce de Reuss ; par contre,
il s’écarte de Marginulina ensis Reuss (1), qui lui ressemble beaucoup par
son indice de croissance en largeur plus faible (4 /40 au lieu de 6 /50) et par ses
espaces libres proportionnellement plus élevés.
(1) Cushman, Marginulina, 1937, pl. XIV, fig. 23-25.
160
PIERRE MARIE
Svenia cf. îiliïormis (Reuss)
(PI. XX, fig. 229.)
Denlalina filiformis Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, pl. I, p. 28, pl. XII,
fig. 28.
— — — Westphalische Kr., p. 44, pl. III, fig. 8.
— — — Kanarasee, 1865, p. 541.
— — — Franke, Ober Kr., 1928, p. 29, pl. II, fig. 9.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test arqué, étroit et allongé, à section circulaire et indice de croissance très
faible (le = 0,060 mm.). Loge terminale trois fois plus haute que large, étirée
en goulot à son extrémité. Espaces libres irréguliers, généralement plus hauts
que larges. Sutures au ras du test, perpendiculaires au côté dorsal vers la base,
s’inclinant légèrement en se déprimant peu à peu au sommet. Ouverture
rayonnée à l’extrémité du goulot apertural delà dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Loge terminale : Hauteur ( h ) = 0,400 mm. — Largeur (l)
= 0,125 mm. — Rapport (h //) = 3,2. — Avant-dernière loge , partie visible :
Hauteur (h’) = 0,150 mm. — Largeur (/’) = 0,135 mm. — Écartement sutu¬
rai (e’) = 0,150 mm. — Étranglement suturai inférieur (&’) = 0,125 mm. —
Rapport (e’/6’) = 1,2. — Avant-dernière loge, partie visible : Hauteur [h”)
= 0,250 mm. —• Largeur (f”) = 0,125 mm. — Écartement suturai (e”)
= 0,250 mm. -— Étranglement suturai inférieur (6”) = 0,100 mm. —
Rapport (e” / b ”) = 2,5. —- Inclinaison des sutures sur le côté dorsal
des flancs (s) = 90°-80°. — Indice de croissance en largeur (ic) = 2,5 /40 =
0,062 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6168 (Monlereau).
Répartition : Montereau (sondage) un fragment.
Rapports et différences : Ce fragment se distingue des spécimens figurés
par Franke par ses sutures au ras du test et par des espaces visibles propor¬
tionnellement moins élevés. L’irrégularité de ses loges et ses sutures au ras
du test, l’apparentent aux espèces précédentes et l’éloignent des Denlalina.
Genre ENANTIOVAGINULINA, n. g.
Type générique, Cristellaria recta d’Orbigny
Cristellaria (part) d’Orbigny, 1840. — Aslacolus (part), Hemicrislellaria
(part) et Hemirobulina (part) des auteurs.
Test allongé, latéralement comprimé, à section triangulaire, entièrement
composé d’une série légèrement cintrée de loges unisériales alternes. Sutures
obliques, au ras de la surface, partiellement masquées, deux à deux vers leurs
extrémités inférieures. Ouverture rayonnée, au sommet de la dernière loge.
Surface unie.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
161
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre qui n’est, clans nos échantillons,
représenté que par l’espèce générique, se distingue des Enantiomorphina, par
sa forte compression latérale, sa section triangulaire, ses loges plus allongées
et ses sutures toutes partiellement visibles sur le côté dorsal et les flancs ;
des Polymorphinella par sa partie initiale moins spiralée et surtout par sa sec¬
tion non ovale. Par sa forme générale, il ressemble aux Vaginulina et aux As-
tacolus Montfort, mais s’en écarte par des loges unisériales alternes dénuées
d’ornementation superficielle, par ses sutures au ras de la surface, son stade
initial à peine spiralé, sa section triangulaire et son ouverture terminale et
non latérale.
Enantiovaginulina recta (d’Orbigny)
(PI. XXI, fig. 235 a-e.)
Cristellaria recta d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 28, pl. II, fig. 23-25.
— — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 98, pl. IX, fig. 6 et 7 (?).
Aslacolus recla Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 262.
Test allongé, comprimé latéralement, à section triangulaire curviligne, base
arrondie et sommet légèrement étiré. Côté dorsal régulièrement cintré et côté
ventral presque rectiligne. Loges très obliques, croissantes, à face ventrale
faiblement bombée. Sutures masquées de deux en deux, l’une par l’autre, à
leurs extrémités inférieures ; toutes au ras de la surface, peu apparentes, mais
visibles du côté dorsal et sur les flancs et inclinées de profil d’un angle variant
en cours de croissance de 60° à 40°. Ouverture terminale, rayonnée au sommet
de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 1,125 mm. — Loge terminale : Hauteur
(h) = 0,825 mm. — Largeur (l) = 0,375 mm. — Rapports (H //) = 3 ; —■
( h/l) = 2,2. — Avanl-derni'ere loge, partie visible : Hauteur (h’) = 0,775 mm.
— Largeur (/’) = 0,325 mm. — Écartement suturai (e) = 0,200 mm. — Rap¬
port (h’ //’) = 2,4. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal des flancs («)=•
60° (base) à 40° (sommet).
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6169 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III, rare, Montereau,La Fonlaine-aux-Bois, Tachy,
Meudon, Vincennes (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce correspond bien au spécimen
original de d’Orbigny, comme j’ai pu m’en assurer par l’examen de son type.
Genre POLYMORPHINELLA Cushman and Hanzawa, 1936
Type générique Polymorphinella vaginulinaeformis Cushman and Hanzawa.
Polymorphinella Cushman and Hanzawa, New généra, 1936, p. 466.
Cristellaria (part) des auteurs.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 11
162
PIERRE MARIE
Test allongé entièrement composé d’une série de loges unisériales alternes,
nettement cintrée dans sa partie initiale ; à section ovale ou elliptique. Sutures
au ras de la surface ou légèrement déprimées vers le sommet. Ouverture
rayonnée, à l’angle dorsal supérieur de la dernière loge. Surface unie.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre, qui n’était connu fossile que dans le
Pleistocène du Japon se retrouve déjà dans le Crétacé supérieur du Bassin de
Paris, où il est représenté par l’espèce suivante. Il se distingue des Crislellaria
et Vaginulina par ses loges alternes et des Enanliomorphina dont le côté dor¬
sal est comparable, par sa section ovale et sa série délogés nettement cintrée
au moins à la base.
Polymorphinella Lemoinei, n. sp.
(PI. XXI, fig. 234 a-e.)
Test ovoïde, régulier, à sommet étiré, base arrondie et section ovale. Loges
inclinées vers la base, à face ventrale convexe. Sutures obliques, au ras de la
surface, peu visibles, toutes apparentes, du côté dorsal, masquées alternative¬
ment l’une par l’autre à leurs extrémités inférieures sur les flancs et la face
ventrale. Ouverture rayonnée au sommet de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,565 mm. — Loge terminale : Hauteur
( h ) = 0,480 mm. — Largeur (/) = 0,265 mm. —Épaisseur (ep) = 0,105 mm.
— Rapports (H/Z) = 2,1 ; — ( h/l) =1,8. — Avant-dernière loge : Hauteur
(h’) = 0,230 mm. -— Largeur (Z’) = 0,230 mm. — Inclinaison des sutures
sur le cô é dorsal des flancs (s) = 40° et 60°. — Angle des sutures entre elles
sur le côté dorsal (S) = 90°.
Holotype : Coll. pers. n° 6170 ( Moniereau).
Répartition : Zones II-III, rare, Moniereau, La Fontaine-aux-Bois, Meu-
don.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière se distingue de
toutes les autres, par sa forme nettement ovoïde et sa grande régularité. Elle
se rapproche du type de Crislellaria navicula (d’Orbigny) par la disposition
des sutures mais s’en distingue par une forme générale moins comprimée et
moins spiralée, une face ventrale ovale et non irrégulièrement triangulaire et
par des flancs plus larges.
Genre ENANTIOCRISTELLARIA, n. g.
Type générique, Crislellaria navicula d’Orbigny
Crislellaria (part) des auteurs. — Lenticulina (part) des auteurs
(non Lamarck).
Test libre, lenticulaire, composé d’une série planispirale de loges unisériales
alternes, complètement enroulée. Sutures au ras de la surface alternativement
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
163
masquées l’une par l’autre à leurs extrémités ventrales. Ouverture rayonnée,
à l’angle dorsal supérieur de la dernière loge. Surface unie.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre qui n’est représenté dans nos échan¬
tillons que par l’espèce suivante se distingue des Lenticulina par ses loges uni-
sériales alternes et des autres genres spiralés des Lagenidae par son groupe¬
ment planispiral complètement enroulé.
Enantiocristellaria Cayeuxi, n. sp.
(PI. XX, fig. 231 a-e.)
Test libre, lenticulaire, composé d’une série unisériale alterne complète¬
ment enroulée en spirale plane. Loges nombreuses, peu décalées du côté dorsal,
mais inclinées alternativement d’un côté ou de l’autre du plan de symétrie
théorique. Face aperturale, en triangle curviligne, à base concave et oblique
sur le plan de la spire, limitée le long des flancs par des arêtes arrondies. Su¬
tures régulièrement cintrées, au ras du test, toutes visibles du côté dorsal et
sur la moitié arrière des flancs, et masquées alternativement l’une par l’autre,
à l’une de leurs extrémités ventrales. Ouverture rayonnée, à l’angle périphé¬
rique de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Diamètre terminal : 1,050 mm. -— Diamètre initial du dernier
tour de spire : 0,350 mm. — Hauteur de la face aperturale : 0,750 mm. —
Largeur : 0,550 mm. -— Pas = 9.
Holotype : Coll. pers. n° 6171 ( Montereau ).
Répartiton : Zone II, très rare, Montereau (sondage) et Meudon (prélève¬
ment n° 174 de la collection de d’Orbigny).
Rapports et différences : Cette espèce, très voisine du type de Cristellaria
navicula d’Orbigny, qui présente un groupement de loges semblables, s’en
distingue par une largeur beaucoup plus forte, une face aperturale proportion¬
nellement moins haute et une spire plus réduite.
Genre ENANTIOMARGINULINA, n. g.
Type générique, Enantiomarginulina d’Orbignyi, n. sp.
Marginulina (part) des auteurs.
Test composé d’un stade jeune spiralé à loges unisériales alternes et d’un
stade adulte en crosse formé de loges superposées à section sensiblement
circulaire. Sutures au ras de la surface et plus ou moins masquées dans le
jeune à leurs extrémités ventrales. Ouverture rayonnée, terminale et excentrée
au sommet de la dernière loge. Surface unie.
Répartition : Crétacé supérieur.
164
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Marginulina par
ses loges jeunes unisériales alternes ; des Polymorphinoid.es (1) par ses loges
adultes à section circulaire et des Polymorphinella et Enanliovaginulina par
son stade jeune complètement enroulé et par son adulte à section circulaire.
Il n’est guère représenté dans les horizons supérieurs de la Craie que par
l’espèce suivante.
Enantiomarginulina d Orbignyi, n. sp.
(PI. XX, fig. 232 a-f et pl. XXI, fig. 233 a-f .)
Marqinulina elongata d’Oreigny, Craie Blanche, 1840, p. 17, pl. I, fig. 22
(non fig. 20 et 21.)
_ — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 263.
Test droit, à base arrondie, sommet étiré et section circulaire, composé d’une
série de logés unisériales alternes, complètement enroulées en spire dans le
jeune et déroulées dans l’adulte, où le décalage des loges devient moins sen¬
sible. Loges à sommet étiré, très encapuchonnantes, masquant à la base du
test, la moitié supérieure de la spire et laissant dans 1 adulte, à la surface des
loges précédentes, des espaces libres 2,5 à 3 fois plus larges que hauts. Sutures
au ras du test, masquées les unes par les autres à leurs extrémités ventrales
dans la partie spiralée, et toutes entièrement visibles et à peu près perpendi¬
culaires à l’axe longitudinal dans l’adulte, où elles sont parfois légèrement dé¬
primées à la base des dernières loges. Ouverture terminale, rayonnée, au som¬
met excentré, et étiré de la dernière loge. Surface unie.
Dimensions : Hauteur totale (H) = 0,525-0,925 mm.-— Loge terminale,
hauteur ( h) = 0,350-0,425 mm. — Largeur (l) = 0,325-0,375 mm.— Rapports
= i ; 5-2,5 ; — h II) = 1-1,2. — Avant-dernière loge, partie visible :
Hauteur [h’) = 0,175-0,250 mm. — Largeur (V) = Étranglement suturai
inférieur (V) =0,300-0,375 mm. —Écartement sutural(e’) =0,115-0,160mm.
— Rapport (e’/6’) = 2,3-2,4. — Inclinaison des sutures sur le côté dorsal
des flancs (s) = 80°-85°. —- Angle des sutures entre elles du côté dorsal (S)
= 110 °- 120 °.
Holotype : Coll. pers. n° 6172 (Montereau).
Répartition : Zones II-IV, rare: Montereau,La Fontaine-aux-Bois, Tachy,
Vincennes (sondage), Meudon, Thémericourt, etc.
Rapports et différences : Ces spécimens sont identiques aux larges Mar¬
ginulina elongata de Meudon, mais non aux formes allongées représentées
par les figures 20 et 21 de d’Orbigny. Ils se distinguent des formes du Texas
rapportées à Marginula bullala (2), par leur partie initiale nettement encapu¬
chonnée et par leurs sutures non déprimées dans l’adulte.
(1) Qushman and Hanzawa, New Généra, 1936, p. 48.
(2) Qushman, Key, 1933, pl. XXI, fig. 7.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
165
Famille POLYMORPHINIDAE
Test généralement libre, parfois fixé chez certains genres; de forme variée,
globuleuse, cylindrique ou comprimée. Loges encapuchonnantes, enroulées
en spirale autour d’un axe vertical passant par leurs ouvertures ou groupées
sur une série linéaire chez les formes fixées. Sutures au ras du test. Parois
calcaires très finement perforées, à lustre vitreux. Ouverture rayonnée deve¬
nant circulaire dans les genres dégénérés.
Répartition : Trias (?), Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Par ses ouvertures rayonnées, cette famille se
rapproche des Lagenidae dont elle dérive par l’intermédiaire des Enanliomor-
phinidae. Elle se distingue de ces deux familles par ses loges spiralées autour
d’un axe vertical.
CLASSEMENT GÉNÉRIQUE
I. Test libre :
A. Stades jeune et adulte semblables formés des tours de :
1. Cinq loges ou plus. Angle de rotation entre deux loges
consécutives, a < 90°. Eoguttulina
2. Quatre loges, « = 90°. Quadrulina.
3. Trois loges, a = 120° et 144° > a > 90°. Globulina.
4. Deux loges et demie, a = 144°. Tullulina.
5. Deux loges, a = 180°.
a. Groupement bisérial régulier.
1’. Section circulaire. Pyrulinoides
2’. Section très comprimée. Polymorphina (part.).
b. Groupement sigmoïdal.
1’. Chambres courtes. Sigmomorphina.
2’. Chambres allongées.
a’. Non enveloppantes. Sigmoidella.
b’. Enveloppantes. Sigmoidina.
B. Stades jeune et adulte différents.
1. Adulte bisérial.
a. Jeune spiralé. Paleopolgmorphina.
b. Jeune trisérial. Pyrulina (part.).
c. Jeune pentasérial.
1’. Adulte à section circulaire... Pyrulina (part.).
2’. Adulte à section comprimée. Pseudopolyporphina.
d. Jeune bisérial sigmoïdal. Polymorphina (part.).
166
PIERRE MARIE
2. Adulte unisérial.
a. Jeune trisérial. Dimorphina.
b. Jeune bisérial. Glandulina.
II. Test fixés ;
A. Loges définies formant une ou plusieurs séries linéaires. Bullopora.
B. Chambres irrégulièrement tubulaires. Ramulina.
Genre QUADRULINA Cushman and Ozawa, 1930
Type générique, Polymorphina rhabdogonoides Chapman
Quadrulina Cushman and Ozawa, Polymorphinidae, 1930, p. 18.
Polymorphina (part) des auteurs (non d’Orbigny).
Test dont les chambres sont groupées en une série tétraloculaire et dispo¬
sées à 90° l’une de l’autre.
Répartition : Jurassique — Crétacé.
Ce genre qui n’était connu que jusqu’au Crétacé inférieur est représenté
dans la Craie à Belemnitella par les deux espèces suivantes.
Coquilles allongées :
A. Loges à base effilée. Q. analififormis, n. sp.
B. Loges à base arrondie. Q. virgulinoides, n. sp.
Rapports et différences : Ce genre se distingue aisément de tous les
autres par sa spire régulière, comprenant des tours de quatre loges.
Quadrulina anati&formis, n. sp.
(PL XXII, fig. 236 a-f .)
Test subcylindrique, allongé, à section circulaire, sommet hémisphérique
et base étirée. Loges nombreuses, au nombre de quatre par tour, encapuchon-
nantes, allongées, à section circulaire, terminées en pointe à leur base dans la
moitié supérieure de leur partie dorsale et ornées d’un sillon rectiligne, dépri¬
mé, limité par deux bordures en relief qui rendent pyramidale l’extrémité
inférieure de la coquille. Sutures au ras de la surface, horizontales à l’avant
des loges puis fortement inclinées vers la base sur les côtés. Ouverture rayon-
née, très large, occupant toute la surface supérieure de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 1,40 mm. — Largeur : 0,45 mm. — Hauteur de la
dernière loge de face (H/) : 0,375 mm., de dos (Hd) : 0,90 mm.
Holotype : Coll. pers. n°6173 ( Monlereau ).
Répartiton : Zone II, très rare, un seul individu à Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce très particulière se différencie très
nettement de tous les autres représentants de ce genre, par sa forme générale
et sa section circulaire. Par contre, elle rappelle un peu le galbe de Polymor-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
167
phina cylindroides Roemer ( 1 ) et les loges de Guttulina Paalzowi Cushman and
Ozawa (2) du Maëstrichtien du Limbourg, mais elle s’en distingue aisément
par le groupement spiralé et tétraloculaire de ses chambres.
Quadrulina (?) virgulinoides, n. sp.
(PI. XXII, fig. 237 a-c.)
Test subcylindrique, allongé, à section circulaire et extrémités arrondies.
Loges nombreuses, encapuchonnantes en forme d’onglet, terminées à leur base
par un contour cintré. Sutures limbées, au ras du test, sigmoïdes sur les côtés
des loges et presque parallèles à l’axe longitudinal dans leur partie moyenne.
Ouverture circulaire rayonnée au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,566 mm. — Largeur : 0,124 mm. — Epaisseur :
0,116 mm. — Hauteur de la dernière loge de face (H/) : 0,100 mm. ; — de
dos (Hd) : 0,400 mm.
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cet individu ayant été détruit en cours d’é¬
tude, il m’a été impossible de me rendre compte du nombre exact de loges par
tour, nombre voisin de quatre. En tous les cas, par la forme très particulière
des loges et par celle du test, cet individu ne se rapproche d’aucune espèce
connue ; par contre, il présente quelques analogies avec certaines Virgulina.
Genre GLOBULINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Polymorphina ( Globulina) gibba d’Orbigny
« Globulines, Les » d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 266.
Globulina d’Orbigny, Cuba, 1839, p. 134.
Test globulaire ou quelque peu allongé, à section circulaire ou légèrement
comprimée. Loges très enveloppantes, paraissant trisériales, mais disposées
dans des plans verticaux, inclinés d’un angle compris entre 90° et 144°. Su¬
tures généralement au ras du test.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre, de forme assez voisine des Gutiulina,
s’en distingue par le groupement trisérial de ses loges.
Il est représenté dans nos échantillons par quelques rares individus se rap¬
portant aux deux espèces suivantes :
I. Test fusiforme étroit à base pointue. G. prisca (Reuss).
II. Test guttiforme fortement renflé. G. gravis (Karrer).
(1) Cushman and Ozawa, Monograph Polymorphinidae, 1930, pl. XIV, fig. 3-4.
(2) Ibid., p. 84, pl. XI, fig. 4.
168
PIERRE MARIE
Globulina prisca (Reuss)
(PI. XXII, fig. 238 a-b et 239 a-e.)
Globulina prisca Reuss, Hils und Gault 1862 (1863), p. 79, pl. IX, fig. 8.
— Cushman and Ozawa, Polymorphinidae, 1930, p. 73,
pl. XII, fig. 6 a-c.
Polymorpliina acula Olszewshi, Zapiski, 1875, p. 120, pl. I, fig. 13.
Polymorphina fusiformis Chapman (non Roemer), Folkestone, 1896, p. 11,
pl. II, fig. 9 (non fig. 10).
Test fusiforme, allongé légèrement comprimé, pointu à ses deux extrémités
et deux fois et demie plus haut que large ; loges allongées, groupées en une sé¬
rie trisériale. Sutures limbées, très légèrement déprimées. Parois unies. Ouver¬
ture radiée à l’extrémité pointue de la dernière loge.
Dimensions : Hauteur : 0,516-0,533 mm. — Largeur : 0,21-0,224 mm.
Ï3PÉCIMENS figurés : Coll. pers. n° 6174 ( Monlereau).
Répartition : Zone II, extrêmement rare, Monlereau (sondage).
Rapports et différences : L’individu de la figure 238, détruit en cours
d examen, possédait une forme tout à fait semblable à celle des spécimens
anglais figurés par Cushman et Ozawa. L’autre est une forme fistuleuse de
la même espèce. Elle se rapproche de la Globulina minuta (Roemer) (1) du
tertiaire par une forme voisine, mais s’en éloigne par ses loges plus inclinées
descendant beaucoup plus près de la base.
Globulina gravis (Karrer)
(Pl. XXIII, fig. 240-242 a-e.)
Polymorphina gravis Karrer, Leitzersdorf, 1870, p. 181, pl. II, fig. 12.
Globulina grains Cushman and Ozawa, Polymorphinidae, 1930, p. 84, p. XXI,
fig. 2 a-c.
Tesl guttiforme sensiblement deux fois plus haut que large, fortement
renflé dans sa partie moyenne, à extrémités légèrement effilées, section circu¬
laire ou légèrement trilobée, à côté ventral convexe et côté dorsal ondulé.
Loges renflées, plus hautes que larges. Sutures déprimées au ras du test, forte¬
ment inclinées sur les côtés des loges, régulièrement cintrées en arrière, lors¬
qu’elles se trouvent sous la partie la plus large du test, ou droites ou même
presque concaves quand elles se trouvent au-dessus. Ouverture rayonnée à
l’extrémité de la dernière loge.
(1) Cushman and Ozawa, loc. cit., p. 83, pi. XX, fig. 3-4.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
169
Dimensions : Hauteur : 0,900 -1,200 mm. — Largeur : 0,400-0,600 mm. —
Epaisseur : 0,425-0,600 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6175-6177 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-III, assez commun, Montereau , Pont-sur-Seine,
La Fonlaine-aux-Bois, Tachy.
Rapports et différences : Cette espèce à loges très renflées, côté dorsal
ondulé ou presque droit et section presque circulaire, se distingue aisément de
toutes les autres. Elle présente dans les individus réguliers (fig. 240) des loges
disposées exactement à 120° l’une de l’autre, mais les irrégularités dans la pro¬
jection des sutures sur le plan horizontal sont nombreuses et dues générale¬
ment au bombement plus prononcé de l’une d’elles (fig. 241-242).
Genre PYRULINOIDES, n. g.
Type générique, Pyrulina acuminata d’Orbigny
Pyrulina et Paleopolymorphina (part) Cushman 1930.—• Pyrulinella (part)
Cushman 1928.
Test allongé, constitué par une spire régulière, composée de tours de deux
loges, disposées à 180° les unes des autres. Loges allongées, obliques, très em¬
brassantes. Sutures se rencontrant toutes sur les deux flancs. Ouverture rayon-
née à l’extrémité de la dernière loge.
Répartition : Crétacé.
Rapports et différences: Ce genre fut confondu avec Pyrulina et Paleo¬
polymorphina dont les stades adultes possèdent des tours de deux loges, mais il
s’en distingue aisément par un jeune toujours bisérial et non spiralé comme
chez Paleopolymorphina ou quinqueloculinaire comme chez Pyrulina. Il se
distingue du genre Polymorphina toujours bisérial, par une section circulaire
et non aplatie.
Accidentellement, un tour, ou un ensemble de tours, peuvent être décalés
d’un angle différent de 180° et communiquer ainsi à l’ensemble l’apparence
d’une Pyrulina.
Les diverses espèces rencontrées à Montereau sont les suivantes :
I. Flancs à côtés dissymétriques.
A. Effilés aux deux extrémités.
1. Test 3 fois plus haut de profil que large.
. P. acuminata (d’Orb.) forma typica.
2. Test 2,5 fois plus haut que large. P.acuminatav.crassa, nov.
3. Test 2 fois plus haut que large. . P. acuminata v. nana, nov.
B. Effilé à une extrémité.
1. Base effilée, sommet tronqué. P. obesa , n. sp.
2. Sommet plus effilé que la base.
a. Loges peu recouvrantes. P. oualis, n. sp.
170
PIERRE MARIE
b. Loges très recouvrantes. P. pseudogutta, n. sp.
II. Flancs à côtés symétriques. p, elliptica, n. sp.
Pyrulinoides acuminata (d’Orbignv)
Pyrulina acuminata d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 43, pl. IV, fig. 18-19.
— — Reuss, Geinitz, 1845-1846, p. 670, pl.’ XXIV, fig. 64.
— — Beissel, Aachen Kr., 1891, p. 63, pl. X, fig. 54-59.
Cushman and Ozawa, Polymorphinidae, 1930, p. 58,
pl. XIV, fig. 7 a-c.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
— ovulurn Ehrenberg, Mikrogeol., 1854, pl. XXI, fig. 35-36.
Polymorphina acuminata H. B. Brady, Parker and Jones (non d’Orbigny)
Polymorphina, 1870, p. 219, pl. XXXIX, fig. a-b.
— — Egger, Münster Beck., 1899, p. 130, pl. XVII, fig.3.
( Pyrula ) acuminata Egger, Bayer. Wald, 1907, p. 40, pl. IV
fig. 27.
Test ovale, allongé ou fusiforme, étiré à ses deux extrémités, à section circu¬
laire ou faiblement ovale, à côtés dorsal et ventral cintrés. Loges nombreuses
alternantes, disposées régulièrement à 180° l’une par rapport à l’autre, enca-
puchonnantes, fortement inclinées, à sommet tronqué ou arrondi. Sutures
limbées, au ras du test, fortement inclinées, cintrées sur tout leur trajet sur le
côté des loges. Ouverture allongée et rayonnée, à l’extrémité obtuse de la der¬
nière loge. Flancs irrégulièrement elliptiques, à côté ventral bombé dans sa
moitié inférieure et sensiblement rectiligne ensuite, côté dorsal presque droit
à sa base et cintré vers son sommet.
Dimensions très variables : Hauteur de 0,400 à 1,300 mm. — Largeur : de
0,150 à 0,400 mm., ainsi que le nombre des loges.
Répartition : Zones I-V ; plus abondante dans la zone II, où elle est repré¬
sentée par les variétés suivantes.
Rapports et différences : Par sa forme effilée à ses deux extrémités,
plus pointue à sa base qu’à son sommet qui est tronqué et oblique, cette
espèce se distingue aisément de toutes les autres.
Pyrulinoides acuminata (d’Orbigny) forma typica
(Pl. XXIV, fig. 243 a-c, 246 a-e .)
Test presque trois fois plus haut que large et côté dorsal régulièrement cin¬
tré, section légèrement ovale.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
171
Dimensions : Hauteur pour un individu de 10 loges : 0,433-0,766 mm. —
Largeur : 0,150-0,266 mm. — Épaisseur : 0,166-0,283 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6179 (fig. 245) ( Montereau ).
Répartition : Zones I-Y, assez commune dans la zone II. Cette variété
présente en plus des formes normales (fig. 243), de nombreuses anomalies.
Rapports et différences : Le décalage du plan de symétrie des loges
jeunes par rapport à celui de l’adulte peut être brusque et voisin de 90°
(fig. 244-245) ou faible et progressif et montrer une tendance à devenir sig¬
moïde (fig. 246).
Pyrulinoides acuminata (d’Orbigny) var. crassa, nov.
(PL XXIV, fig. 247 a-e et pi. XXV, fig. 248-249 a-e.)
Test deux fois et demie plus haut que large, à sommet arrondi ; section circu¬
laire. Loges très embrassantes. Sutures inclinées à 45°-50° sur l’axe vertical.
Dimensions : Hauteur totale : 0,800-1,300 mm. — Largeur ou épaisseur :
0,316-0,400 mm. — Dernière loge sériale (fig. 247), hauteur faciale (H/) :
0,300 mm. — Hauteur dorsale (Hd) : 0,600 mm. — Hauteur du dernier écar¬
tement suturai (Hs) = 0,100 mm. — (fig. 248) ; H/ = 0,366 mm. ; Hd =
0,750 mm. ; Hs = 0,183 mm. —■ (fig. 249) ; H/ = 0,200 mm. ; Hd =
0,550 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6180 (fig. 247) ( Montereau).
Répartition : Zone II assez commune.
Rapports et différences : Cette variété se distingue aisément de la pré¬
cédente par sa section circulaire, ses loges plus larges, plus embrassantes, mais
ne revenant pas autant vers la base que celles de la forme typique.
Pyrulinoides acuminata (d’Orbigny) var. nana, nov.
(PI. XXV, fig. 250 a-e.)
Test trapu, deux fois plus haut que large, à section ovale, terminé par une
pointe courte à la base.
Dimensions : Hauteur : 0,400 mm. — Largeur : 0,166 mm. — Épaisseur :
0,200 mm. — Dernière loge sériale : H/ = 0,133 mm. ; Hd = 0,300 mm. ;
Hs = 0,050 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6181 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare.
Rapports et différences : Cette variété se distingue aisément des deux
précédentes par ses proportions et surtout de la variété crassa par sa section
ovale.
172
PIERRE MARIE
Pyrulinoides elliptica, n. sp.
(PL XXVI, fig. 251 a-e et 252 a-c.)
Test fusiforme, à côtés dorsal et ventral régulièrement cintrés ; à flancs
elliptiques, symétriques, deux fois et demie plus hauts que larges, arrondis à
leurs extrémités, sauf à la base du stade microsphérique qui est légèrement
pointu. Section ovale. Loges inclinées, peu nombreuses. Sutures limbées au ras
du test, droites ou faiblement cintrées vers leur base. Ouverture allongée et
rayonnée au sommet de la dernière loge.
Dimensions : Pour six loges, hauteur : 0,483 mm. —- Largeur 0,166 mm. -—•
Épaisseur : 0,183 mm. — Dernière loge : H/ = 0,15 mm. ; H d = 0,333 mm.
Hs = 0,083 mm.
HolotYpe : Coll. pers. n° 6182 (fig. 251) (Monlereau).
Répartition : Zone II, Monlereau , très rare.
Rapports et différences : Assez voisine de l’espèce précédente, elle s’en
distingue cependant par la forme de ses flancs elliptiques, ses côtés régulière¬
ment cintrés à leurs extrémités. Elle se rapproche également un peu de Pyru-
lina cylindroides (Roemer) (l),mais elle s’en écarte par le groupement de ses
loges.
Pyrulinoides obesa, n. sp.
(PL XXVI, fig. 253 a-f .)
Test fusiforme, trapu, deux fois plus haut que large, à section légèrement
ovale, flancs ovales, face et dos régulièrement elliptiques, base pointue et
sommet arrondi. Loges peu nombreuses, renflées, peu recouvrantes, spiralées
à l’origine, puis devenant bisériales dans les derniers tours. Sutures limbées
légèrement déprimées, concaves dans les premières loges puis convexes en¬
suite et inclinées de 60° à 100°. Ouverture allongée et rayonnée au sommet
tronqué de la dernière loge.
Dimensions : Nombre de loges : 6. — Hauteur : 0,600 mm. —• Largeur :
0,250 mm. —épaisseur : 0,300 mm. — Dernière loge, H / = 0,166 mm. ; H d—
0,366 mm. ; Hs = 0,150-0,183 mm.
HolotYpe : Coll. pers. n° 6183 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, très rare, Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Par le groupement initial de ses loges cette
espèce semble devoir être rattachée aux Paleopolymorphina. Par sa forme, elle
rappelle les Pyrulina cylindroides (Roemer) du Gault inférieur, de Barwell pit,
Cambridge et celles de l’Oligocène moyen d’Hernsdorf, près de Berlin. Elle
(1) Cushman-Ozawa, l. c., p. 56, pl. XIV, flg. 1.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAJE
173
s’en distingue néanmoins par des flancs beaucoup plus larges, des loges plus
renflées et moins allongées, des sutures cintrées, un sommet tronqué et une
ouverture allongée.
Pyrulinoides ovalis, n. sp.
(PL XXVI, fig. 254 a-c.)
Tesi court et trapu, plus large dans sa moitié inférieure. Flancs ovales, effilés
à leur sommet et presque cintrés à leur base. Section circulaire. Loges peu
nombreuses, régulières, se recouvrant faiblement à leur base. Sutures au ras
du test, légèrement cintrées à leurs extrémités inférieures et inclinées à 90°.
Dimensions : Hauteur (approchée) : 0,500 mm. Largeur : 0,200 mm.
Épaisseur : 0,213 mm. — Hauteur de l’espace libre à la base de la première
loge : 0,066 mm. ; de la deuxième loge : 0,050 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6184 (. Montereau).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette espèce se distingue des précédentes par
ses loges à peine effilées et peu recouvrantes et par ses flancs de forme régu¬
lièrement ovale.
Pyrulinoides pseudogutta, n. sp.
(PI. XXVI, fig. 255 a-e.)
Test court, trapu, à section circulaire, base arrondie, sommet effilé. Loges
nombreuses se recouvrant régulièrement à leur base. Sutures droites, au ras du
test, inclinées à 45° et se rencontrant à angle droit.
Dimensions : Nombre de loges : 12-13. -— Hauteur : 0,433 mm. Lar¬
geur : 0,150 mm. — Épaisseur : 0,166 mm. — Écartement suturai de la
partie non recouverte de la 8 e loge sériale : 0,05 mm.
Cet individu est irrégulier, le groupement de ses loges tend d’un côté à
devenir sigmoïde, tandis qu’il reste régulier de l’autre ; de plus, la dernière
loge est anormalement inclinée.
Holotype : Coll. pers. n° 6185 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, très rare, Montereau , La Fontaine-aux-Bois.
Rapports et différences : Cette espèce, très différente de toutes les autres
de la Craie à Belemnitella mucronata, rappelle beaucoup par sa forme la Pyru-
lina gutta d’Orbigny (1). Elle s’en distingue cependant par une forme plus
trapue, des loges beaucoup plus nombreuses, très recouvrantes et des sutures
rectilignes à leur base.
(1) Qushman and Ozawa, l. c., p. 51, pl. XIII, fig. 1.
174
PIERRE MARIE
Genre POLYMORPHINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Polymorphina burdigalensis d’Orbigny
Polymorphina d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 265.
Test généralement large et comprimé, pouvant être entièrement bisérial ou
formé d’un stade jeune sigmoïde, suivi par un adulte bisérial.
Répartition : Tertiaire — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se distingue assez aisément des autres
genres bisériaux de cette famille, par la compression de son test. Cependant,
les formes extrêmes, légèrement comprimées des Pyrulina, peuvent être par¬
fois rattachées à ce genre, comme c’est le cas pour l’individu suivant :
Polymorphina (?) sp.
(PI. XXVI, fig. 256 a-e.)
Test trapu, à peu près deux fois plus haut que large, à sommet plus effilé
que la base. Section ovale, comprimée latéralement. Loges bisériales, légère¬
ment renflées, irrégulières, disposées, à l’origine, dans un plan perpendiculaire
à celui des loges adultes. Sutures irrégulières, légèrement déprimées, recti¬
lignes sur l’un des flancs, cintrées sur l’autre et inclinées à 35° sur l’axe lon¬
gitudinal.
Dimensions : Hauteur supposée : 0,400 mm. — Largeur : 0,150 mm.
Épaisseur : 0,200 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n°6186 ( Montereau).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Par suite de ses irrégularités nombreuses, cette
forme semble difficile à rattacher à une espèce ou même à un genre particulier
comme Pyrulina ou Polymorphina avec lesquels elle présente de nombreuses
analogies. Elle rappelle un peu Pyrulinoides pseudoguita, mais s’en éloigne
par sa compression et ses irrégularités.
Genre PYRULINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Pyrulina gulla d’Orbigny
« Pyrulines » d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 267.
Pyrulina d’Orbigny, Cuba, 1839, p. 107.
Pyrulinella Cushman and Ozawa, 1928.
Test allongé ou fusiforme, à stade jeune quinqueloculinaire dans la forme
microsphérique et triloculinaire dans les formes macrosphériques, et stage
adulte bisérial.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
175
Rapports et différences : Ce genre rappelle les Pyrulinoides, Paleopo-
lymorphina et les Pseudopolymorphina dont les stages adultes sont également
bisériaux ; mais il s’en distingue par son stage jeune, qui comprend trois à
cinq loges, alors que celui du premier n’en a que deux, et que dans le second
elles sont spiralées. Enfin il s’éloigne du troisième par sa section circulaire on
faiblement ovale.
Ce genre n’est guère représenté dans la craie à Belemnitella mucronata que
par l’espèce suivante :
Pyrulina cylindroides (Roemer) var. apiculata, nov.
(PI. XXVII, fig. 257-258 a-e.)
T'est fusiforme, trois fois plus haut que large, peu régulier, étiré à ses deux
extrémités, à section à peu près circulaire. Loges nombreuses, peu embras¬
santes, groupées dans le jeune, en une série quinqueloculinaire, qui devient
bisériale, tout en restant décalée en spirale dans l’adulte. Sutures légèrement
déprimées. Surface unie. Ouverture terminale centrée.
Dimensions : Individus à 10-11 loges, hauteur : 0,633-0,700 mm. — Lar¬
geur : 0,200 mm. — Épaisseur : 0,216 mm. — Dernière loge (H/) : 0,100 mm. ;
(Hd) : 0,400 mm.
Holotype : Coll. pers. n°6187 ( Monlereau ) (fig. 257).
Répartition : Zones I-IV, peu commune.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de l’espèce de Roe¬
mer (1) par ses extrémités très effilées qui l’ont fait confondre avec la P. acu-
minala d’Orbigny. Elle s’en éloigne cependant par un groupement initial
très différent, des flancs symétriques et des loges moins allongées et moins
embrassantes.
Genre DIMORPHINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Dimorphina tuberosa d’Orbigny
Dimorphina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 264.
Test à chambres jeunes trisériales, comme chez Globulina et chambres
adultes unisériales.
Répartition : Crétacé — Récent.
Ce genre n’était connu jusqu’à ces derniers temps qu’à partir du tertiaire ;
mais l’existence d’une de ses espèces dans la craie à Belemnitella mucronata
montre que sa répartition doit être étendue au Crétacé supérieur.
(1) Cushman and Ozawa, l. c., p. 56, pl. XIV, fig. 1-5.
176
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Par ses loges adultes unisériales, ce genre se
rapproche des Glandulina ; il s’en distingue par le groupement initial de ses
loges qui est non pas bisérial, mais trisérial.
Dimorphina globuliniformis, n. sp.
(PI. XXVII, fig. 259 me.)
Test ovoïde, à base hémisphérique, sommet étiré et section circulaire, plus
renflé dans sa partie moyenne, composé d’un premier tour de trois loges et
d’une quatrième loge en clochette, renflée, embrassant complètement la
moitié supérieure de la coquille. Sutures au ras du test, puis nettement dépri¬
mées et horizontales à la base de la dernière loge. Surface irrégulièrement
pustuleuse. Ouverture terminale et centrale, à l’extrémité pointue de la coquille.
Dimensions : Hauteur totale : 0,366 mm. — Largeur : 0,266 mm. Hau¬
teur de la dernière loge : 0,233 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6188 (Montereau).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences: Cette espèce très particulière par son ornemen¬
tation et ses loges peu croissantes, ne se rapproche d’aucune autre espèce
connue.
Genre GLANDULINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Nodosaria ( Glandulina ) laevigala d’Orbigny
Glandulina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 251.
Guitulina et Polymorphina (part) des auteurs. — Psecadium Neugeboren,
1856. — Astracolina v. Schlicht, 1870.
Test à chambres jeunes bisériales, au moins dans la forme microsphérique,
devenant ensuite unisériale. Sutures généralement horizontales et parallèles,
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre très semblable à Pseudoglandulina (1)
par sa forme externe, s’en distingue par ses loges jeunes alternantes et par son
ouverture simplement rayonnée et non perforée. Certains auteurs ont pu
croire, d’après les figures défectueuses de Psecadiitm et d’ Astracolina, que les
loges initiales étaient enroulées en spirale, mais l’étude du matériel original a
montré qu’il n’en était rien et qu’elles étaient bien bisériales.
Ce genre, qui n’était signalé qu’à partir du tertiaire, est déjà représenté
dans la Craie à Belemnitellu par l’espèce suivante :
(1) Cushman, Late Tertiary fauna Venezuela, 1929, p. 87.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
177
Glandulina ornata, n. sp.
(PL XXVII, fig. 260 a-b.)
Test régulier, ovoïde, terminé en pointe à ses deux extrémités et plus large
dans sa moitié supérieure. Loges très encapuchonnantes,enformedeclochette.
Sutures horizontales, planes dans les premières loges, puis finalement feston¬
nées dans les dernières. Ouverture circulaire rayonnée, dont les rayons se pro¬
longent à la surface de la dernière loge par des sillons très faiblement dépri¬
més, qui disparaissent à proximité de la suture de façon à laisser unie la surface
inférieure qui ne doit pas être recouverte par la loge suivante.
Dimensions : Hauteur totale : 0,400 mm. — Largeur : 0,200 mm. — Hau¬
teur de la dernière loge : 0,216 mm. — Hauteur de l’espace libre entre les deux
dernières sutures : 0,050 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6189 ( Montereau).
Répartition : Zone II, très rare (1 exemplaire), Montereau (sondage).
Rapports et différences : Bien que la base de cet échantillon soit dété¬
riorée, il ne fait aucun doute qu’il se rapporte bien aux Glandulina. Il ne se
rapproche guère par sa forme, que de Glandulina laevigata d’Orbigny (1)
mais il est beaucoup plus étroit, très orné et présente des sutures festonnées
qui n’existent pas dans le type de d’Orbigny.
Genre RAMULINA Rupert Jones, 1875
Type générique, Ramulina laevis Rupert Jones
Ramulina Rupert Jones, in Wright, North-Ireland, 1873-1874 App III
1875, p. 88 (90).
Test généralement libre, branchu, composé de renflements plus ou moins
arrondis réunis par des tubes ; parois calcaires, finement perforées. Ouvertures
rondes constituées par les extrémités des tubes.
Répartition : Jurassique —- Récent.
Rapports et différences : Ce genre ne peut être rapproché que des Asche-
jnonella, Brady 1879 (2) dont le test est arénacé, mais dont les loges plus
régulières sont nettement mieux définies. Les organismes très fragiles appelés
Ramulina se rencontrent toujours à l’état fragmentaire et semblent résulter
de la destruction des terminaisons fistuleuses de certains Polymorphinidae,
tels que Globulina, Guttalina, Pyrulina, etc... que l’on peut d’ailleurs très
exceptionnellement observer à l’une de leurs extrémités tubulaires. Pour cette
(1) Tableau Méthodique, 1826, p. 252, pl. X, flg. 1-3.
(2) Gushman, Foraminifera, 1933, p. 84.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 12
178
PIERRE MARIE
raison, il parait difficile de conserver ce nom, en tant qu’entité générique, mais
plutôt le considérer comme désignant un groupe d’éléments appartenant à
plusieurs genres différents de la famille des Polymorphinidae.
Ces organismes, assez communs dans la Craie à Belemnitella mucronata,
n'y sont représentés que par une seule forme.
Ramulina aculeata (Wright)
(PI. XXVII, fig. 261-264.)
Ramulina aculeata (Wright), North Ireland, 1875, p. 88.
- — — Chapman, Folkestone, 1896, p. 583, pl. XII, fig. 7-9.
— —• Burrows, Sherborns, A. Bailey, Red Chalk, 1888,
p. 561, pl. XI, fig. 16.
— — Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 135, pl. II, fig. 3.
— Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 80, pl. VI, fig. 25.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 124, pl. XI, fig. 16-17.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
Polymorpliina proteus Beissel, Aachener Kr., 1891, pl. XII, fig. 13.
Fragments tubulaires irrégulièrement branchus, présentant de place en
place des renflements de dimensions variables, d’où partent dans un plan
généralement perpendiculaire au tube principal : un, deux et même cinq autres
tubes semblables. Surface parsemée de petites épines à pointes émoussées.
Dimensions : Diamètre des renflements : variable de 0,3 à 0,75 mm. —
Diamètre des tubes : 0,15-0,25 mm. —Épaisseur de la paroi tubulaire : de
0,037 à 0,05 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6190 ( Montereau).
Répartition : Commun dans toutes les zones de la craie à Belemnitella
mucronata.
Rapports et différences : Cette espèce ne peut être' confondue avec
Ramulina globulifera Brady (1), qui est beaucoup plus grêle et dont la surface
est entièrement recouverte de très petites et très nombreuses épines.
Famille HETEROHELICIDAE
Test à groupement bisérial développé, précédé, chez les genres les plus pri¬
mitifs, d’un stage initial planispiral et suivi parfois de loges de forme et de
disposition variées. Parois calcaires perforées. Ouverture large, dénuée de dent,
à la base de la face aperturale, ou plus rarement étroite et à l’extrémité d’un
petit goulot terminal.
(1) Challenger, 1884, p. 587, pl. LXXVII, fig. 22-28.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
179
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Cette famille très particulière, présente par
certains de ses genres des analogies avec les Lagenidae ou le Buliminidaze ,
mais elle s’en distingue toujours par son stade bisérial, plus ou moins déve¬
loppé, et son ouverture.
Classification générique.
I. Test à stage planispiral développé dans le jeune.
A. Chambres bisériales peu nombreuses, croissantes. Heterohelix.
B. Chambres bisériales nombreuses, de dimensions uniformes.
. Spiroplectoides.
II. Stage bisérial prédominant dans le jeune.
A. Adulte entièrement bisérial.
1. Loges globuleuses. Gumbelina.
2. Loges compressées.
a. Périphérie très épaissie. Bolivinoides.
b. Périphérie plane, bicarénée.
1’. Ouverture latérale, normale. Bolivinita.
2’. Ouverture terminale. Bolivinitella.
c. Périphérie tranchante, loges allongées... Bolivinellu.
B. Adulte unisérial.
1. Test non compressé.
a. Chambres régulières; ouverture terminale.
. Recto gumbelina.
b. Chambres irrégulières, ouverture parfois latérale.
. Tubitexlularia.
2. Test compressé. Pleclofrondicularia.
C. Adulte multisérial.
1. Développé en spire conique. Pseudotextularia.
2. Débutant par une spire conique suivie de loges dispo¬
sées en éventail. Planoglobulina.
3. Loges disposées en éventail, aussitôt après le stage
bisérial. V entilabrella .
D. Adulte trisérial
Eouvigerina.
III. Stage initial trisérial.
A. Adulte entièrement trisérial.
1. Chambres anguleuses, ouverture terminale. Pseudouvigerina.
2. Chambres globuleuses, ouverture à la base de la cham¬
bre terminale. Gumbelitria.
B. Adulte unisérial. Siphogenerinoides .
180
PIERRE MARIE
IV. Test entièrement unisérial.
A. Portion jeune compressée, ouverture simple.
1. Portion jeune concave. Amphimorphina.
2. Portion jeune non concave. Nodomorpbina
E. Portion jeune non comprimée, ouverture munie d’une
lè vre . Nodogenerina.
Genre SPIROPLECTOIDES Cushman, 1927
Type générique, Spiropledc rosula Ehrenberg
Spiroplecloides Cushman, New Généra, 1927, p. 77.
Spiropleda (part) et Texlularia (part) des auteurs.
Test allongé, formé d’un stade initial nettement planispiral, suivi d un
adulte bisérial, rectiligne, à compression latérale prononcée. Loges nombreu¬
ses, peu croissantes. Ouverture large communiquant avec la ma.ge interne de
la dernière loge. Parois calcaires, perforées.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre ne peut être confondu qu’avec les
Spiropledammina (1) ou les Helerohelix (2), m ais il se distingue du premier par
son test calcaire et du second par un stade bisérial beaucoup plus développe,
dont les loges nombreuses ne sont pas globuleuses. Seule, l’espèce suivante
se rencontre dans les horizons supérieurs de la Craie du Bassin de Paris.
Spiroplectoides ïlexuosa (Reuss)
(PI. XXVIII, flg. 265-272.1
Texlularia articulala Reuss (non d’Orbigny), Lemberg, 1850, p. 45, pl. IV,
fig. 14.
Texlularia flexuosa Reuss, Westphal. Kr., 1860, p. 235.
Spiropledoides articvlata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 234.
_ . •—■ Pisolithique, 1937, p. 391.
Spiropleda aneclens Franke, Ober Kr., 1928, p. 149, pl. XIII, fig.,17.
Spiropledoides flexuosa Cushman, Textularia, 1932, p. 91.
_ _ — Spiroplectoides, 1934, p. 41, pl.
fig. 14-18.
VI,
Test allongé, composé d’un seul tour de spire, muni sur chaque flanc d’un
petit renflement circulaire central et suivi d’un adulte bisérial très développe,
(1) Cushman,
(2) Cushman,
Re-Classiflcation, 1927, p. 23.
Foraminifera, 2 e édit., 1933, p. 208.
FORA MINIPÈRES DE LA CRAIE
181
étranglé de place en place par de légères constrictions et à section elliptique,
deux fois plus longue que large. Loges nombreuses, distinctes, légèrement
enveloppantes, à croissance irrégulière, terminées à leur sommet par une sur¬
face plane inclinée et par une face aperturale hexagonal e. Salures nettes, légè¬
rement déprimées à leur extrémité, puis épaissies au voisinage de la partie
médiane du test et faisant un angle voisin de 25° avec l’horizontale. Surface
ornée dans la partie médiane de la coquille d’un renflement épineux, à relief
plus ou moins prononcé. Ouverture semi-circulaire à la base de la face apertu¬
rale de la dernière loge.
Chez les individus microsphériques, les côtés des flancs sont très finement
lobés, et divergent environ de 10° ; les loges assez régulièrement croissantes
sont étroites et quatre a cinq fois plus larges que hautes et la surface exté¬
rieure à peu près unie. Chez les formes macrosphériques au contraire, les côtés
sont sensiblement parallèles, moins nettement lobés, les loges alternativement
croissantes et décroissantes sont une ou deux fois plus larges que hautes et la
surface extérieure est généralement ornée.
Dimensions : Forme microsphérique : Hauteur totale : 0,600 mm., pour
environ 100 loges bisériales. — Largeur à la base : 0,065 mm. Largeur au
sommet : 0,130 mm. — Épaisseur à la base : 0,050 mm. ;au sommet : 0,100 mm-
—- Diamètre de la partie spiralée : 0,080 mm. — Soixantième loge bisériale .
Hauteur : 0,012 mm. — Largeur :0,080 mm. —Épaisseur : 0,080 mm. — F orme
macro sphérique : Hauteur totale : supérieure è 1,500 mm. — Largeur au
sommet : 0,180-0,300 mm. — Épaisseur correspondante : 0,135 mm. — Partie
spiralée : Diamètre : 0,230-0,280 mm. — Loge bisériale : Hauteur 0,050-
0,130 mm. — Largeur 0,075-0,165 mm.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6191 ( Monlereau).
Répartition : Zone II, forme macrosphérique, assez commune à Monle¬
reau (sondage), Meudon, Vigny, par contre la forme microsphérique est très
rare (deux individus seulement à Monlereau.)
Rapports et différences : Ces individus, qui furent souvent rapportés
à Spiroplecta aneclens, ne peuvent être confondus avec Sp. rosula (Ehren-
rerg) (1), qui est plus étroite et présente des loges presque aussi hautes que
larges ; ni avec Sp. clotho (Grzybowski) (2) dont les loges plus étroites et plus
larges sont séparées par des sutures, à peine épaissies, dans la partie médiane
du test.
Genre GUMBELINA Egger, 1899
Type générique, Texlülaria globulosa Ehrenberg
Gümbelina Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 31.
Texlularia (part) et Texlilaria (part) des auteurs (non Defrance).
' 1 ) Cushman, Spiroplecloides, 1934, p. 38, pl. VI, fig. 10-13.
|2) Cushman, Ibid., 1934, p. 42, pl. VI, flg. 19-23.
182
PIERRE MARIE
Test bisérial, sauf peut-être dans la partie initiale des formes microsphé¬
riques. Loges généralment globuleuses, croissantes, séparées par des sutures
déprimées. Parois calcaires, perforées. Ouverture large et arquée à la base de
la marge interne de la dernière loge.
Répartition : Crétacé supérieur — (?) Eocène-Oligocène.
Rapports et différences : Ce genre, qui débuterait dans ses formes micro¬
sphériques par un très petit stage planispiral, dont l’existence est plus que
douteuse, se distingue des Helerohelix par l’absence de tout stage planispiral
développé. Il peut être aisément confondu avec les jeunes formes micro¬
sphériques des genres dérivés de Gumbelina qui sont entièrement bisériales
et qui ne peuvent en être distinguées que par l’examen d’une série complète
d’échantillons renfermant à la fois les deux formes micro et macrosphériques.
Très développé dans le Crétacé, ce genre est représenté dans nos échantillons
par les espèces suivantes :
I. Test à loges globuleuses. Gumbelina globùlosa var. slriatula, n. v.
II. Test à loges comprimées latéralement. G. complanala, n. sp.
Gumbelina globùlosa (Ehrenberg) var. striatula, nov.
(PI. XXVIII, fig 273-275 a-b.)
Textilaria globùlosa Ehrenberg, Abhandl. K. preuss. Akad. Wiss. Berlin,
1838, p. 135, pl. IV fig. 4 b.
— — — Mikrogeologie, 1854, pl. XXI, fig. 87.
Reuss, Bôhmisch. Kr., 1845-46, p. 39, pl. XII fig. 23.
— globifera Reuss, Westphal. Kr., 1860, p. 232, pl. XIII, fig. 7 (?)-
Gumbelina slriata Cushman (part) (non Ehrenberg), Cret. Gumbelina,
1938, p. 8, pl. I, fig. 39 a-b.
— Fteussi Cushman (part), Cret. Gumbelina, p. 11, pl. II, fig. 7.
— globùlosa Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— — Pisolithique, 1937, p. 291.
Test à extrémité initiale aiguë, flancs 1 fois 1 /2 plus hauts que larges et
périphérie entièrement lobée. Loges régulièrement croissantes, globuleuses,
presque sphériques, toujours tangentes entre elles dans la partie médiane du
test et sur chacune des deux séries latérales (inclinées entre elles d’environ
50°), mais pouvant parfois s’y recouvrir légèrement les unes les autres.
Sutures latérales, déprimées, cintrées et inclinées d’environ 25° sur l’horizon¬
tale, lorsque les loges sont tangentes ; rect ilignes et perpendiculaires à l’axe de
symétrie du test quand les loges se recouvrent. Suture médiane en zigzag,
fortement déprimée. Ouverture assez large, demi-circulaire, d’un diamètre égal
au 1 /3 ou à la moitié de celui de la dernière loge, limitée de chaque côté, par
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
183
deux appendices testacés effilés venant s’adapter à la surface supérieure de
l’avant-dernière loge. Ornementation constituée par de très fines stries longi¬
tudinales à peine visibles.
Dimensions : Nombre de loges : 12. — Hauteur : 0,50 mm. — Largeur :
0,375 mm. -—- Épaisseur : 0,225 mm. — Loge n° 10, partie visible : Hauteur
(h) : 0,125 mm. — Diamètre (2 R) : 0,150 mm. — h /2 R = 5,6.
Holotype : Coll. pers. n° 6192 (Monlereaü).
Répartition : Zones I-V, assez commune, Montereaü , La Fonlaine-aux-
Bois, Taehy, Joches , etc.
Rapports et différences : Dans lespréparations originales d’EHRENBERG,
les spécimens inclus dans le baume ne montrent bien que leurs caractères
internes qui ont peut-être été quelque peu stylisés dans ses figurations. Ce¬
pendant il est possible de déduire d’après eux certains des caractères ex¬
ternes de ces coquilles.
Chez Textilaria globülosa, les loges sensiblement sphériques sont tangentes
entre elles le long de l’axe des flancs et parfois, même sur les séries latérales ;
leurs parois ne se chevauchent pas et l’angle de base du test est relativement
élevé. La suture médiane doit être profonde et présenter, au contact des su¬
tures latérales, des dépressions triangulaires plus ou moins caractérisées. Chez
T. striata , au contraire, les parois des loges se recouvrent partiellement suivant
l’axe des flancs, ainsi que sur les deux séries latérales. L’angle de base du test
est assez faible. Les futures visibles extérieurement doivent être plus
régulières et formées dans la zone axiale d’éléments assez droits et moins
profonds que dans l’espèce précédente. Les contacts entre trois loges voisines
doivent être réduits à un point et non à une dépression de forme triangu¬
laire.
Dans la plupart de nos échantillons (fig. 273-274), les contacts entre trois
loges voisines, tendent à former de légères dépressions triangulaires, à bords
raides, réunies par une suture médiane relativement profonde. Les loges sont
tangentes entre elles, le long de l’axe des flancs, comme chez T. globülosa, et
l’angle de base du test est plus voisin de celui de cette espèce que de T. striata-
Ce dernier reste d’ailleurs assez fort, même dans les très rares spécimens,
comme ceux de la figure 275 où les loges tendent à se chevaucher légèrement
sur le trajet de l’axe des flancs. L’ornementation formée de petites rugosités
allongées, disposées sur des alignements parallèles, paraît moins prononcée
que celle de T. pachyaulala, mais ne peut être comparée à celle de T. striata,
non représentée sur les figurations d’EHRENBERG. Par contre, elle s’éloigne
de celle de T. globülosa qui est lisse.
En fait, nos individus se distinguent de T. striata (Ehrb.), par leurs
loges écartées, globuleuses, non chevauchantes dans la zone axiale et par leur
suture médiane, profonde, reliant entre elles de petites dépressions triangu¬
laires.
184
PIERRE MARIE
Gumbelina complanata, n. sp.
(PL XXVIII, fig. 276 a-c .)
Test fortement comprimé, à périphérie peu lobée ; flancs évasés, 1 fois 1 /2
plus haut que large. Loges renflées en bonnet phrygien, régulièrement crois¬
santes et très chevauchantes, à section ovale, terminées à la base de leur face
aperturale par deux petits appendices latéraux, protégeant une ouverture
demi-circulaire étroite. Sutures déprimées, légèrement cintrées à la base des
loges et fortement inclinées de 60° sur l’axe de symétrie. Suture médiane com¬
posée d’éléments rectilignes, faisant avec l’axe vertical des angles de 25°.
Ornementation constituée par de très petites et très nombreuses rugosités,
disposées sans ordre apparent à la surface du flanc des loges, mais alignées à
leur périphérie, où elles déterminent quelques petites stries longitudinales.
Dimensions : Nombre de loges : 13. — Hauteur : 0,450 mm. — Largeur :
0,275 mm. -—- Épaisseur : 0,112 mm. — Loge n° 11, partie visible de flanc :
Hauteur : 0,087 mm. — Largeur : 0,125 mm. — ht = 7 10. = 0,70. — Angle
de base des flancs : 45°.
Holotype : Coll. pers. n° 6193 ( Monlerean).
Répartition : Zone II, très rare, un seul individu à Montereau (sondage)-
Rapports et différences : Cette espèce très particulière se distingue de
G. planala Cushman (1) dont les sutures sont assez semblables par une com¬
pression beaucoup plus forte des flancs, des loges plus embrassantes et moins
globuleuses, une suture médiane simple, dénuée d’aires triangulaires et par
l’absence de carène à la périphérie des premières loges et des autres espèces
comprimées comme G. pulchra Brotzen (2), G. pseudolessera Cushman (3),
G. glabrans Cushman (4), G. costulata Cushman (5) et G. paucistriata Albrit-
ton (6), par une régularité beaucoup plus grande, une périphérie peu lobée
des sutures à peu près rectilignes et des loges moins globuleuses dont l’épais¬
seur ne décroît pas au sommet.
Genre VENTILABRELLA Cushman, 1928.
Type générique, Ventilabrella Eggeri Cushman
Venlilabrella Cushman, Addition. Généra, 1928, p. 2.
Gumbelina (part) des auteurs.
(1) Gumbelina, 1938, p. 12, pl. Il, fig. 13-14.
(2) Ibid., p. 12, pl. II, flg. 12.
(3) Ibid., p. 14, pl. II, flg. 19-21.
4) Ibid., p. 15, pl. III, flg. 1-2.
(5) Ibid., p. 16, pl. III, fig. 7-9.
(6) Ibid., p. 18, pl. III, flg. 12-13.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
185
Test à stage jeune, semblable à Gumbelina, suivi aussitôt d’un adulte
évasé en éventail, dont les chambres nombreuses sont réparties dans un seul
plan. Ouverture simple dans les loges bisériales, puis au nombre de deux par
loges dans l’adulte (une à chaque extrémité). Parois calcaires perforées.
Répartition : Crétacé supérieur, Europe et Amérique ; Campanien et
Maëstrichtien de la Mésogée. Très rare dans le faciès crayeux, plus abondant
dans les marnes.
Rapports et différences : Ce genre se distingue de Planoglobulina
Cushman par l’absence de stage multisérial entre la partie jeune bisériale et
l’adulte en éventail.
Dans nos échantillons, il n’est représenté que par l’espèce suivante :
Ventilabrella reniformis, n. sp.
(PI. XXVIII, fig. 227 a-c .)
Planoglobulina acervulinoides, Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test h partie initiale réduite et effilée, composée de loges nettement crois¬
santes, suivies dans l’adulte de loges croissantes, presque globuleuses et assez
régulières à la périphérie des flancs, nettement allongées et réniformes à leur
intérieur. Surface très finement striée longitudinalement.
Dimensions : Individu très petit constitué par six rangées de loges, hau¬
teur : 0,200 mm. — Largeur : 0,230 mm. — Épaisseur : 0,100 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6194 ( Montereau ).
Répartition : Extrêmement rare, zone II, un seul individu dans la craie
marneuse du sondage de Montereau.
Rapports et différences : Ce petit spécimen microsphérique, très particu¬
lier par ses loges latérales globuleuses et ses loges internes réniformes, ne peut
être rattaché à aucune autre espèce de ce genre.
Genre PSEUDOTEXTULARIA Rzehak, 1886
Type générique, Pseudotexlularia varions Rzehak
Pseüdotextularia Rzehak, Ver. Nat. Var. Brünn., vol. 24, 1885 (1886) p. 8.
Pseudotextülaria Cushman, 1925. — Gumbelina (part) des auteurs.
Test conique, dont le stage jeune, bisérial, semblable à Gumbelina est suivi
d’un adulte, constitué par une série de loges globuleuses plus ou moins spira¬
lées. Parois calcaires, perforées, à surface généralement ornée. Ouvertures nom¬
breuses, à raison de deux par loge et situées à leurs extrémités latérales.
186
PIERRE MARIE
Répartition : Horizons supérieurs du Sénonien. Europe, Amérique,
Mésogée.
Rapports et différences : Ce genre se dist ingue aisément des Gümbelina
Pianoglobiilina et Ventrilabrella, par son stage adulte spiralé.
Il n’est représenté dans la Craie à Belemnita mucronala du Bassin de
Paris que par l’espèce suivante :
Pseudotextularia trilocula, n. sp.
(PI. XXVIII, fig. 278 a-d.)
Pseudotextularia frudicosa Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test à base effilée, composé de loges bisériales réniformes, suivies brusque¬
ment par quelques groupes de trois grosses loges globuleuses disposées dans
des plans perpendiculaires à l’axe d’allongement de la portion bisériale.
Sutures déprimées, à peu près horizontales dans la partie initiale du test. Ou¬
vertures situées au voisinage de la dépression centrale du test et dans la marge
interne des loges. Ornementation constituée par de très petites rugosités, ali¬
gnées longitudinalement sur le dos des loges de la partie jeune où elles déter¬
minent de très fines stries, mais disposées sans ordre apparent sur leur flanc
et à la surface des loges spiralées.
Dimensions : 15-16 loges. Hauteur : 0,265 mm. — Largeur : 0,200 mm. —
Partie bisériale : Hauteur : 0,100 mm. •— Largeur 0,090 mm. —- Épais¬
seur :0,050 mm. : angle d’ouverture à la base des flancs : 40° environ.
Holotype : Coll. pers. n° 6195 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, extrêmement rare. Deux individus dans la Craie
marneuse du sondage de Montereau.
Rapports et différences : Par son individu jeune, cette espèce rappelle
un peu GUmbelina Moremani Gushman (1), mais elle s’en distingue par des
loges légèrement réniformes et par son stage spiralé, qui débute par des ran¬
gées de trois loges globuleuses à 120°. Son ornementation l’apparente à P. va¬
rions Rzehak (2) mais ses loges réniformes beaucoup plus étroites et son stade
jeune nettement plus effilé l’en éloigne. Elle présente de grandes affinités avec
Gumbelitria cretacea Cushman (3), mais s’en différencie par son stage initial
bisérial et non trisérial, par ses ouvertures particulières à chaque loge et par
son ornementation.
(1) Gümbelina, 1938, p. 10, pl. II, flg. 1-3.
(2) Ibid., p. 21, pl. IV, fig. 1-4.
(3) New généra, 1933, p. 37, pl. IV, fig. 12 a-b.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
187
Genre BOLIVINOIDES Cushman, 1927
Type générique, Bolivina draco Marsson
Bolivinoides Cushman, Upper Cret. Bolivina, 1927, p. 89.
Bolivina (part des auteurs.
Test comprimé, rhomboïde, plus épais et plus large au voisinage de l’extré¬
mité aperturale ; à surface supérieure unie et flancs généralement ornés par
des costules en relief traversant les sutures à angle droit. Stage initial plani-
spiral très réduit dans la forme microsphérique, suivi aussitôt après de loges
bisériales ; parois calcaires perforées. Ouverture relativement large dans la
marge interne.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre se rapproche beaucoup des Bolivina
dont la surface est dénuée d’ornementation et l’ouverture quelque peu oblique.
Il ne semble représenté dans la Craie à Belemnitella mucronata que par
l’espèce suivante.
Bolivinoides decorata (Jones)
(PI. XXIX, fig. 279-281.)
Bolivina decorata Jones, in Wright, Iîeady Hill 1885-1886, p.330, pl.XXVII
fig. 7-8.
— lalticea Carsey, Central Texas, 1926, p. 27, pl. IV, fig. 9.
Bolivinoides decorata Cushman, Up. Cret. Bolivina, 1927, p.89, pl. XII, fig. 9.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
—- — — Pisolithique, 1937, p. 291.
Test bisérial, irrégulièrement rhombique, sensiblement deux fois plus haut
que large et à section ovale. Loges alternantes, obliques, à surface unie,
terminées à la base de chacun de leurs flancs par une série de digitations, en
dents de peigne, arrondies à leur extrémité inférieure, qui s’agrippent à la
surface des loges précédentes. Sutures déprimées, masquées par l’ornemen¬
tation. Ouverture en fente rectangulaire, communiquant avec la suture interne
de la dernière loge.
Dimensions : Variables avec les variétés.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière par son ornemen¬
tation régulière ne peut être confondue avec aucune autre. Elle est représentée
dans la Craie à Belemnitella mucronata par les variétés suivantes :
1. Test trapu,
A. Ornementation généralisée. B. decorata f. typica.
B. Ornementation réduite, peu perceptible.
. B. decorata var. laevigata, nov.
188
PIERRE MARIE
IL Test allongé, ornementation épaisse et réduite.
. B. decorata var. delicatüla Cushm.
Bolivinoides decorata (Jones), forma typica.
(PI. XXIX, fïg.279 a-d.)
Test sensiblement deux fois plus haut que large, à section régulièrement
elliptique, environ une fois et demie plus large qu’épaisse ; à périphérie cintrée)
Ornementation généralisée dans la partie moyenne des flancs et constituée par
des séries de 4 à 5 digitations à fort relief qui partent de la base des loges et
viennent s’encastrer entre les extrémités supérieures de celles des loges pré¬
cédentes.
Dimensions : Hauteur : 0,650 mm. — Largeur : 0,350 mm. — Épaisseur :
0,200 mm. — Angle à la base des flancs : 50°. — Inclinaison des sutures
avec l’axe de symétrie : 55°.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6196 (Monlereaü).
Répartition : Zones I-III, très commune. Zone IV, rare.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de toutes les autres
par son ornementation fortement en relief et très développée. Elle s’éloigne de
Bolivinoides draco (Marsson) (1.) dont l’ornementation est réduite à de simples
carènes.
Bolivinoides decorata (Jones) var. delicatüla Cushman
(PI. XXIX, fig. 280 a-c.)
Bolivina decorata Cushman, Velasco, 1926, p. 582, pl. XV, fig. 11.
Bolivinoides decorata v. delicatüla Cushman, Up. cret. Bolivina, 1927, p. 90,
pl. XII, fig. 8.
—• —- Mexican Foram., 1927, p. 158,
pl. XXVIII, fig. 7.
— — — Cushman et Jarvis, Cret. Trinidad, 1928,
p. 99, pl. XIV, fig. 9.
Test robuste, à extrémité initiale arrondie, périphérie cintrée et flancs irré¬
gulièrement ovales. Ornementation constituée dans la moitié supérieure par
quelques larges digitations, à faible relief qui ne viennent pas au contact de
celles de la rangée précédente et laissent entre elles une portion non ornée, à
la surface supérieure des loges.
Dimensions : Hauteur : 0,800 mm. — Largeur : 0,425 mm. — Épaisseur :
0,287 mm. — Angle à la base des flancs :35°. — Inclinaison des sutures sur
l’axe de symétrie : 55°.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6197 (Montereau).
(1) Rügen, 1878, p. 157, pl. III, fig. 25.
FORAMINIFERES DE LA CRAIE
189
Répartition : Zone II, très rare, un seul individu à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Notre échantillon se rapproche plus de celui
du Texas par sa forme générale et son ornementation que de ceux de la Tri¬
nité et du Mexique qui sont plus étroits et dont les digitations plus dévelop¬
pées rappellent celles de la forme typica. Il se distingue aisément de cette der¬
nière par ses rugosités longitudinales, son ornementation plus grossière et
ses digitations larges et à faible relief qui n’atteignent pas celles des rangées
inférieures.
Bolivinoides decorata (Jones) var. laevigata, nov.
(PI. XXIX, fig. 281 a-c.)
Test court, à flancs ovales presque symétriques, une fois et demie plus
haut que large ; à périphérie aiguë et section elliptique, deux fois plus large
qu’épaisse. Loges étroites, nombreuses, étirées en pointe effilée à leur extré¬
mité latérale et prolongées au voisinage de la partie médiane des flancs, par
des rangées de deux à trois digitations à peine perceptibles et à très faible
relief. Sutures limbées, déprimées, légèrement arquées et inclinées vers la
base. Ornementation très réduite, localisée dans la partie axiale du test.
Dimensions : Hauteur :0,625mm.-—-Largeur : 0,300mm. — Épaisseur :
0,150 mm. — Angle è la base des flancs : 47°. — Inclinaison sur l’axe de sy¬
métrie des tangentes au sommet des sutures : 55°.
Holotype : Coll. pers. n° 6198 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare ( Montereau) (sondage).
Rapports et différences: Ce spécimen se distingue de la forme typica
par sa surface à peu près lisse, sa périphérie aiguë et ses loges très effilées à
leur extrémité latérale et de Bolivina Wcitersi (Cushman ) (1) et Bolivinoides
lexana Cushman (2), par sa forme générale, moins élancée, ses loges plus sur¬
baissées et plus effilées à leur extrémité inférieure et son ornementation plus
prononcée, formée par deux à trois digitations de la base des loges et non
réduite à une simple dent comme dans la première ou même à une série de
sinuosités comme dans la seconde.
Genre BOLIVINITELLA , n. g.
Type générique, Bolinivita Eleyi (Cushman)
Bolivinita (part) Cushman. — Bolivina (part) et Textularia (part) des auteurs.
Test bisérial, fortement comprimé, à flancs plats ou concaves, limités par
des arêtes vives, généralement carénées ; périphérie tronquée et section
(1) Upper Gret. Bolivina, 1927, p. 88, pi. XII, fig. 6.
(2) New Species Gret. 1937, p. 104, pi. XV, fig. 12 a-b.
190
PIERRE MARIE
quadrangulaire biconcave. Parois calcaires, perforées. Ouverture étroite et
allongée à l’extrémité d’un goulot formé par un étranglement du sommet de
la loge terminale.
Répartition : Sénonien supérieur.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Bolivinila par son
ouverture étroite, allongée et terminale, non en relation aver la marge interne
de la dernière loge, comme le supposait Cushman qui semble n’avoir établi
ses diagnoses que d’après des individus à extrémité aperturale détériorée,
ainsi que le prouvent d’ailleurs toutes ses figurations ; et des autres genres bisé-
riaux calcaires, par une forte compression latérale, des côtés plats ou concaves
et des arêtes carénées.
Les Bolivinilella constituent un terme de transition entre les Bolivinila, qui
sont beaucoup moins comprimées, et les Eouvigerina chez qui des chambres
irrégulièrement spiralées font suite aux loges bisériales, tandis que l’étrangle¬
ment supérieur de ces dernières se transforme en goulot apertural. Ce genre
est représenté dans la craie à Belemnilella mücronata du Bassin de Paris par
l’espèce générique et la variété suivante :
I. Loges à sutures courbées. Bolivitinella Eleyi (Cushm.).
II. Loges à sutures polygonales. B. Eleyi v. polygonalis, nov.
Bolivinitella Eleyi (Cushman) forma typica
(PI. XXIX, fig. 282 a-c.)
Textularia obsolela Eley (non Reuss), Garden, 1859, p. 202, pl. VIII, fig. 11
C ; (?) p. 195.pl. II, fig. 11.
— —- Chapman, Gin Gin Chalk, 1917, p. 16, pl. XII, fig. 116.
(?) Bolivina linearis Marsson, Rügen, 1878, p. 155, pl. III, fig. 22.
_ _ Franke, Ober Kr., 1928, p. 152, pl. XIV, fig. 1.
Bolivinita Eleyi Cushman, Up. Cret. Bolivinia, 1927, p. 91, pl. XII, fig.
11 a-b.
—• —■ — Antigua, 1931, p. 39, pl. V, fig. 8 a-b.
— — — Annona, 1932, p. 338, pl. LI, fig. 7, a-b.
— — — Key, 1933, pl. XXVI, fig. 21.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— — — Pisolithique, 1937, p. 291.
Tesl allongé, très fortement comprimé, à périphérie plane, section bicon¬
cave ; flancs fortement déprimés, 3 à 6 fois plus hauts que larges, à base angu¬
leuse, sommet arrondi et côtés légèrement onduleux et sensiblement parallèles j
limités par des arêtes vives, très fortement carénées. Loges croissantes, s’amin¬
cissant progressivement vers leur sommet ; à section triangulaire, côté dorsal
large et face réduite à une arête bicarénée, formée par la réunion des deux
carènes latérales limitant le côté correspondant du test. Salures limbées )
très légèrement en relief, cintrées et s’abordant tangentiellement dans la ré¬
gion axiale ou sous un angle aigu. Ouverture terminale en fente étroite,
FORAMIISIIFÈRES DE LA CRAIE
191
allongée, dans le plan d’aplatissement, au sommet étranglé de la dernière
loge et revenant légèrement sur le côté, sans atteindre la marge interne.
Dimensions : Nombre de loges visibles : 10. — Hauteur : 0,950 mm. —
Largeur : 0,312 mm. — Avant-dernière loge : Longueur : 0,375 mm. —■ Hau¬
teur aperturale : 0,100 mm. — Largeur : 0,250 mm. — Épaisseur sans carènes :
0,100 mm. — Angle de base des flancs : 40°. —- Inclinaison de la partie allon¬
gée des sutures avec l’axe longitudinal : 30° à la base, 45° au sommet. — Angle
de rencontre dans la partie axiale du test de deux sutures successives : 0° à la
base, 20° au sommet du test.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6199 (Montereau).
Répartition : Zones I et II, assez communes, Monlereau (sondage), Ponl-
sur-Seine, Meiidon, Vincennes (de 92 à 114 M.), Arpenty , Longilesse, Thémé-
ricourl, Vigny , etc.
Rapports et différences : Bien qu’à base un peu plus anguleuse que
celle des spécimens américains, nos individus ne paraissent pas devoir en
être séparés, car ils possèdent comme eux des sutures cintrées, qui tendent à
se rencontrer dans la partie médiane du test sous un angle aigu assez faible. Ils
se distinguent également de Bolivinilella planala (Cushman) (1) par une
forme plus étroite et plus allongée.
Bolivinitella Eleyi (Cushman) var. polygonalis, nov.
(PL XXIX üg. 283 a-c.)
Test allongé, voisin du précédent par sa forme générale, à côtés presque
rectilignes, sauf à hauteur des toutes dernières chambres. Loges croissantes, à
section trapézoïdale, et face en ogive surbaissée ou triangulaire, amincie à sa
base et fortement étranglée à son sommet. Sutures légèrement en relief, à
contour polygonal, présentant deux petits épaississements au niveau de
l’étranglement ; pertural et abordant parallèlement à l’axe, le sommet des
précédentes, sous un angle de 90°. Arêtes fortement carénées. Ouverture ter¬
minale en fente étroite, au sommet étranglé de la dernière loge.
Dimensions : Nombre de loges visibles : 14. ■— Hauteur : 0,850 mm. —
Largeur : 0,250 mm. — Dernière loge, face aperturale : Hauteur: 0,087 mm. —
Largeur : 0,050 mm. — Avant-dernière loge, hauteur aperturale : 0,125 mm.
•— Longueur : 0,300 mm. —- Largeur : 0,200 mm. — Épaisseur : 0.100 mm. —-
Angle à la base des flancs : 37°. — Angle d’inclinaison des sutures sur l’axe
longitudinal : 50-60°.
Holotype : Coll. pers. n° 6200 ( Montereau).
Répartition : Zone II, très commune à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette variété se distingue aisément des autres
formes de ce genre par ses épaississements suturaux et surtout par ses sutures
polygonales dont les extrémités supérieures deviennent longitudinales.
(1) New Foram Mexico, 1927, p. 115, pl. XXIII, fig. 9.
192
PIERRE MARIE
Genre EOUVIGERINA Cushman, 1926.
Type générique, Eouvigerina americana Cushman
Eouvigerina Cushman, Eouvigerina, 1926, p. 3-6.
Sagrina (part) et Uvigerina (part) des auteurs.
Testlibre, composé d’un stage initial bisérial, dont les plus jeunes chambres
des individus microsphériques sont planispirales et de loges adultes irréguliè¬
rement trisériales. Parois calcaires, perforées. Ouverture circulaire ou rhom-
bique, à l’extrémité d’un petit goulot, généralement entouré d’une lèvre unie-
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Pseuclouvigerina (1)
par ses loges adultes à section non triangulaire. Il est représenté dans nos
échantillons par l’espèce suivante :
Eouvigerina aspera (Marsson)
(PI. XXIX, fig. 284-289.)
Sagrina aspera Marsson, Rügen, 1878, p. 157, pl. III, fig. 26 a-d.
— — Egger, Oberbayer Alp., 1899, p. 134, pl. XV, fig. 11-12 et 57.
Uvigerina weslphalica FRANKE,!Münterschen Beck., 1912, p. 280, pl. IV, fig. 6.
•—- — — Pommersche Kr., 1925, p. 79, pl. VI, fig. 23.
— — — Ober. Kr.,1928,p. 122, pl. XI, fig. 14.
Eouvigerina aspera Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
— westphalica Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test très petit, 2 à 3 fois plus long que large. Stage bisérial développé, occu¬
pant le tiers ou la moitié de la coquille, régulier dans les formes microsphé¬
riques et légèrement comprimé, à section rectangulaire, périphérie plane,
flancs anguleux et légèrement concaves, arêtes rectilignes légèrementcarénées,
composé de loges nombreuses, visibles par transparence, sur le flanc des¬
quelles se développe au sommet du stage, une très petite carène périphérique.
Sutures limbées au ras de la surface, et dans les formes macrosphériques, à
périphérie et flancs ondulés, dénués de carènes longitudinales et composés de
quelques loges globuleuses régulièrement croissantes, séparées par des sutures
déprimées. Stage adulte, débutant brusquement par des loges fortement sail¬
lantes, de forme variable suivant leur position, régulièrement superposées et
terminées à l’avant par une pointe recourbée en crochet ; à surface supé¬
rieure convexe et flancs concaves, limités par un dièdre périphérique plus ou
moins cintré. Ouverture circulaire ou rhombique, entourée d’une petite lèvre
épaissie, à l’extrémité d’un goulot apertural prolongeant le sommet étiré de la
(1) Cushman, New Généra, 1927, p. 81.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
193
loge terminale. Ornementation très finement rugueuse dans le jeune, variable
dans l’adulte.
Dimensions : Hauteur maximum : 0,400 mm. — Largeur maximum :
0,130 mm.
Répartition : Zones I-V, commune.
Rapports et différences : Par leur goulot apertural, la forme et la cour¬
bure des loges, nos échantillons se rattachent nettement aux diverses espèces
du Crétacé européen et plus particulièrement à l’espèce de Marsson par
l’ornementation très fine de leur stage bisérial. Cette dernière, assez com¬
mune dans les gisements étudiés, s’y trouve représentée par les variétés sui¬
vantes :
I. Loges adultes à périphérie carénée :
1. Surface unie. E. aspera, v. laevigata, nov.
2. Surface rugueuse. E. asp. v. denliculocarinata, nov.
II. Loges adultes non carénées, mais entourées par un :
1. Dièdre simple. E. asp. v. westphalica (Fr.).
2. Méplat périphérique. E. asp. v. inflata , nov.
Eouvigerina aspera (Marsson) var. laevigata, nov.
(PI. XXIX, fig. 284 a-c.)
Test étroit et allongé, assez régulier. Loges adultes surélevées, fortement
et régulièrement incurvées de profil, cintrées à l’arrière, nettement recour¬
bées en crochet aux deux extrémités et limitées par un dièdre périphérique,
souligné par une carène étroite et unie, dont l’inclinaison avec l’axe vertical
est, sur les flancs des premières loges adultes, voisin de 60°. Salures pro¬
fondes. Ornementation inexistante à la surface des loges adultes.
Dimensions : Hauteur totale : 0,385 mm. -— Largeur : 0,125 mm. — Épais¬
seur : 0,115 mm. — Stage initial : Hauteur : 0,115 mm.— Largeur: 0,083 mm.
— Épaisseur : 0,040 mm. — Angle à la base des flancs : 22°.
Holotype : Coll. pers. n° 6201 ( Montereau).
Répartition : Zone II, assez rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Par sa surface unie cette variété se rapproche
de Sagrina crelacea H. Allen et Earland (1), mais s’en distingue aisément
par le rebroussement en crochet de l’extrémité antérieure étirée, de ses loges
adultes.
Eouvigerina aspera (Marsson) var. denticulocarinata, nov.
(PI. XXIX, fig. 285 a-c.)
Sagrina aspera Marsson, Rügen, 1878, p. 157, pl. III, fig. 26 a-d.
Eouvigerina aspera (Marsson), Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
(1) Selsey'Bill, 1910, p. 423, pl. VIII, fig. 8-10.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
13
194
PIERRE MARIE
Test trapu, évasé. Loges adultes larges, peu élevées, tronquées largement à
l’arrière et limitées par un dièdre périphérique tranchant à carène finement
denticulée, cintrée de profil et inclinée à plus de 45° sur l’axe longitudinal.
Ornementation finement rugueuse dans le stage jeune, plus grossière dans
l'adulte, constituée par de petites épines à pointes émoussées,réparties sans
ordre apparent à la surface des loges.
Dimensions : Pour des individus de 7-8 loges adultes : hauteur : 0,365
0,385 mm. — Largeur : 0,125-0,200 mm. — Épaisseur maxima : 0,115-
0,166 mm. — Stage bisérial : Hauteur : 0,115-0,133 mm. — Largeur : 0,085 mm-
— Épaisseur : 0,040 mm. — Angle à la base des flancs : 22°-40°.
Holotype : Coll. pers. n° 6202 (Montereau).
Répartition : Zones I-1I, assez commune, Théméricourt, Longuesse, etc.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la précédente par
son test plus évasé, son angle de base plus prononcé, ses loges larges, nette¬
ment tronquées en arièrre et non recourbées en crochet à leurs extrémités et
surtout par leur forte carène denticulée.
Eouvigerina aspera (Marsson), var. westphalica (Franke)
(PI. XXIX, fig. 286 a-c et 287 a-b .)
Uvigerina westphalica Franke, Münsterschen Reck., 1912, p. 280,pl. VI,fig.6
— — —- Pommersche Kr., 1925, p. 79, pl. VI, fig. 23.
Ober. Kr., 1928, p. 122, pl. XI, fig. 144.
Eouvigerina westphalica Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test étroit , allongé, fusiforme dans les formes régulières, étiré à ses extré¬
mités. Loges adultes, inclinées à moins de 45° sur l’axe longitudinal, peu
saillantes, à surface supérieure fortement convexe, tronquées ou cintrées à
leur extrémité postérieure ; à flancs concaves peu inclinés, limités par un dièdre
périphérique dénué de carène. Sutures peu profondes. Ornementation généra¬
lisée à toute la surface supérieure des loges, et constituée par de petites épines
à pointes émoussées inclinées longitudinalement .
Dimensions : Spécimens à 6 loges adultes : Hauteur : 0,330-0,365 mm. —
Largeur : 0,130-0,165 mm. — Épaisseur : 0,100 mm. — Stage bisérial : Hau¬
teur : 0,116 mm. — Largeur : 0,058 mm. — Épaisseur : 0,041 mm. — Angle
à la base des flancs : 30°.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6203 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-V, assez rare, sauf à Montereau (sondage), La
Fontaine-aux-Bois, Tachy.
Rapports et différences : Cette variété très comparable à Uvigerina
westphalica Franke, appartient à la même espèce que les précédentes par son
stage bisérial, dont les dernières loges sont très nettement mais faiblement
carénées. Ce n’est que dès les premières loges adultes, que ces faibles carènes
se transforment en un simple dièdre périphérique. Par celui-ci et par ses loges
FORAMINIFÉRES DE LA CRAIE
195
moins cintrées, peu inclinées sur l’axe longitudinal et par ses sutures peu pro¬
fondes, cette variété se distingue des précédentes.
Eouvigerina aspera (Marsson) var. inflata, nov.
(PL XXIX, fig. 288-289 a-b.)
Sagrina aspera Egger, Oberbayer Alp., 1899, p. 134, pl. XV, fig. 11-12,57.
Test légèrement évasé ; à stage jeune caréné dans les spécimens micro¬
sphériques ou lobé et constitué par quelques loges globuleuses peu crois¬
santes dans les formes macrosphériques. Loges adultes globuleuses, peu cour¬
bées, inclinées à 45° sur l’axe vertical, cintrées ou étirées à leur extrémité pos¬
térieure, à flancs sensiblement plats, limités de la surface supérieure convexe
par un simple méplat périphérique tendant à se transformer en un dièdre
dans les toutes dernières loges des individus macrosphériques, ou en une très
légère carène dans celles des formes microsphériques. Sutures peu profondes.
Ornementation semblable à celle de la variété précédente, mais généralisée
à toute la surface des loges.
Dimensions : Spécimen microsphérique, à 7 loges adultes : Hauteur :
0,400 mm. — Largeur : 0,200 mm. — Stage bisérial : Hauteur : 0,100 mm. —
Largeur : 0,080 mm. — Angle à la base des flancs : 40°.
Spécimen macrosphérique : Nombre de loges : 11. — Hauteur : 0,350 mm.
Largeur : 0,166 mm. Epaisseur : 0,116 mm. — Stage bisérial régulier :
Hauteur : 0,133 mm. — Largeur : 0,080 mm. — Épaisseur : 0,050 mm. —
Angle à la base des flancs 26°.
Holotype : Coll. pers. prépar. n° 6204 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare ; Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette variété se distingue des précédentes par
les dernières loges de son stage jeune microsphérique qui sont globuleuses
ainsi que celles de l’adulte.
Famille BULIMINIDAE
Test à loges munies d’un siphon interne, groupées sur une spire hélicoïdale
allongée. Parois calcaires, perforées. Ouverture virgulaire généralement com¬
pliquée d’une dent.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Par sa spire hélicoïdale, cette famile rappelle
les Valvulinidae avec lesquels certains de ces genres présentent de grandes
analogies. Elle s en distingue cependant par ses tests calcaires perforés.
classification générique
1. Test spiralé, allongé.
A. Chambre adulte tubulaire
Terebralina.
196
PIERRE MARIE
B. Chambres adultes nombreuses.
1 . Tours de plus de trois loges.
a. Ouverture à base large. Turrilina.
b. Ouverture en virgule.
I’. Spire formée d’une série simple.. Buliminella.
2’. Spire formée d’une série double. Roberlina.
2. Loges terminales unisériales.
a. Ouverture circulaire . Buliminoides.
b. Ouverture virgulaire. Ungulalella.
II. Test trisérial, au moins dans le jeune.
A. Ouverture virgulaire.
1. Loges subglobulaires, test à section arrondie.
a. Fortement enveloppantes. Globobulimina.
b. Peu enveloppantes.
1’. Adulte trisérial. Bulimina.
2’. Adulte bisérial. Neobulimina.
2. Test anguleux, à section triangulaire. Beussella.
B. Ouverture criblée.
1. Test toujours trisérial, à section triangulaire. Chrysalidinella.
2. Jeune trisérial, adulte en éventail. Pavonina.
C. Ouverture à collerette, excentrée, avec une dent. . .. Uvigerinella.
D. Ouverture à l’extrémité d’un goulot cylindrique, bordé
d’une lèvre circulaire.
1. Test entièrement trisérial.
a. Loges à sections anguleuses.
1’. Prolongées par une forte épine. Trimosina.
2’. Dénuées d’épine. Angulogerina.
b. Loges à section arrondie. Uvigerina.
2. Stage terminal, bisérial.
a. Ouverture terminale. Hopkinsina
b. Ouverture latérale à la base de la loge., . . Mimosina.
3. Stage terminal, unisérial.
a. Loges simples.
F. Anguleuses. Trifarina.
2’. Arrondies. Siphogenerina.
b. Loges subdivisées. Schuberlia.
III. Test toujours unisérial.
A. Stage jeune anguleux, adulte circulaire. Denlalinopsis.
B. Section toujours arrondie.
1. Ouverture à l’extrémité d’un goulot à sommet épaissi.
. Siphonodosaria.
2. Ouverture irrégulière, parfois latérale. . Sporadogenerina.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
197
IV. Test formé d’une loge simple, à siphon interne et ouverture ter¬
minale. Entosolenia.
V. Test bisérial dans l’adulte ou au moins dans les stages jeunes.
A. Adulte bisérial, jeune tordu ou en spirale allongée.
1. Section circulaire. Virgulina.
2. Section comprimée. Bolivina.
B. Test devenant unisérial dans l’adulte, ouverture terminale.
1 . Dernières chambres devenant unisériales, ouverture
élargie. Loxosloma.
2. Adulte nettement unisérial.
a. Ouverture simple, terminale.
1 ’. Adulte légèrement comprimé, léger col.
. Reciobolivina.
2’. Adulte non comprimé, goulot fortement déve¬
loppé. Bifarina.
b. Ouverture criblée, parfois disposée en cercle.
. Tubulogenerina.
Genre BULIMINELLA Cushman, 1911
Type générique, Bulimina elegantissima d’Orbigny
Buliminella Cushman, North Pacific, 1911, p. 88.
Bulimina (part) des auteurs.
Test formé d’une spire hélicoïdale allongée, à tours de 3 loges ou plus.
Salure spirale déprimée. Parois calcaires, perforées. Ouverlure allongée, vir-
gulaire, souvent un peu tordue.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences: Ce genre, très voisin des Bulimina, ne s’en dis¬
tingue guère, que par son ouverture allongée et préservée par une ou plusieurs
lèvres périphériques. Ses espèces de la Craie à Belemnitella mucronata sont
les suivantes :
I. Test à tours de 4 loges.
A. Suture spirale lobée. Buliminella obtusa (d’Orb.).
B. Suture spirale à éléments rectilignes. B. gulliformis, n. sp.
II. Test à tours de 3 loges. B. vitlum (Reuss).
Buliminella obtusa (d’Orbigny)
(PI. XXX, fig. 290 a-f à 294 a-e.)
Bulimina obtusa d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 39, pl. IV, fig. 5-6.
— —- — Prodrome, vol. 2, 1850, p. 282, n° 1399.
— laevis Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 66, pl. XII, fig. 38-43.
—* ovulum Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 25, pl. fl, fig. 17.
— — —- Ober. Kr., 1928, p. 157, pl. XIV, fig. 14.
198
PIERRE MARIE
Buliminella laevis Cushman and Parker, Buliminella, 1936, p. 6, pl. II,
fig. 3 a-c.
— obtusa Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 264.
Test large, ovoïde ou guttiforme environ 1 fois 1 /2 plus haut que large,
formé de quelques tours de spire de quatre loges, plus ou moins renflées. Su¬
ture, spirale lobée, au ras du test dans les premiers tours, déprimée ensuite.
Parois unies, finement perforées. Ouverture virgulaire en Y, dans une dépres¬
sion à bords raides de la dernière loge, limitée par une lèvre triangulaire ou
rhombique à angle obtus, à la base du lobe postérieur et par deux lèvres plus
ou moins nettes, étroites et allongées de part et d’autre de la suture commune
aux loges du dernier tour.
Dimensions : Hauteur : 0,465-0,565 mm. — Diamètre au sommet : 0,300,
0,365 mm.
Répartition : Zones I-V, très commune dans tous les gisements étudiés.
Rapports et différences : Cette espèce est représentée dans nos échan¬
tillons par un grand nombre d’individus, ayant constitué pour d’Orbigny une
seule et même espèce, et dont les formes évoluent entre les variétés extrêmes
suivantes, qu’il est difficile de considérer comme spécifiquement distinctes,
puisqu’elles se rencontrent avec tous leurs intermédiaires dans les mêmes
gisements.
I. Test ovoïde.
A. Loges peu bombées. Buliminella obtusa f. typica.
B. Loges nettement renflées. B. obtusa var. inflala, nov.
IL Test guttiforme. B. obtusa var. laevis Beissel.
Buliminella obtusa (d’Orbigny), forma typica
(Pl. XXX, fig. 290 a-f, 291 a-e.)
Bulimina obtusa d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 39, pl. IV, fig. 5-6.
— — — Prodrome, vol. 2, 1850, p. 282, n° 1399.
Test ovoïde, légèrement effilé à sa base, 1 fois 1 /2 plus haut que large.
Loges faiblement bombées, ovales ou subtrapézoïdales en projection hori¬
zontale, présentant une selle aperturale étroite et peu profonde, limitée par
deux lobes aigus inégaux, dont le plus en arrière est fortement développé.
Sutures cintrées, faiblement déprimées. Ouverture virgulaire, partiellement
masquée à l’arrière par une lèvre transparente, s’étendant tout le long de
la suture interne, commune aux deux dernières loges.
Dimensions : Hauteur : 0,450-0,485 mm. — Diamètre : 0,300 mm. —-
Dernier tour, hauteur de face : 0,350 mm., hauteur de la dernière loge :
0,250 mm. (fig. 291) — 0,300 mm. — Angle de base : 80° environ. Inclinai¬
son de la dernière suture sur l’axe vertical (de face) : 40° environ.
Spécimens figurés r Coll. pers. n° 6205 (fig. 291) ( Montereau ).
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
199
Répartition : Zones II-V, très commune, Montereau, Tachy, La Fontaine-
aüx-Bois, Meudon, Vigny, etc.
Rapports et différences : Cette espèce qui passe par des transitions
presque insensibles aux variétés suivantes se distingue des spécimens de Bou-
gival, figurés par Cushman and Parker (1), par une forme beaucoup plus
gracieuse, légèrement effilée à sa base et par des loges faiblement renflées
séparées par des sutures nettement cintrées et dont la projection sur le plan
horizontal est différente.
Buliminella obtusa (d’Orrigny) var. inflata, nov.
(PI. XXX, fig. 292 a-e.)
Test semblable au précédent, à contour nettement lobé. Loges renflées, à
projection hémicirculaire, présentant une selle aperturale large et peu pro¬
fonde, limitée par un lobe postérieur, non proéminent, régulièrement cintré
et un lobe antérieur rectiligne, sensiblement perpendiculaire à la bissectrice
de la selle. Sutures cintrées, nettement déprimées. Ouverture semblable à celle
de la variété précédente.
Dimensions : Hauteur : 0,485 mm. — Diamètre : 0,285 mm. Hauteur du
dernier tour : 0,365 mm. ;de la dernière loge : 0,215 mm. — Angle de base :
.50°. — Inclinaison de la dernière suture sur l’axe vertical : 38°.
Holotype : Coll. pers. n° 6206 ( Montereau).
Répartition : Zone II, assez commune à Montereau, Meudon, Tachy, etc.
Rapports et différences : Cette variété, qui dérive de la forme type par
ses loges peu globuleuses, se distingue de Buliminella imbricala (Reuss) (2)
par ses sutures plus cintrées, ses loges plus renflées, moins inclinées sur 1 axe
et par sa forme générale plus effilée.
Buliminella obtusa (d’Orbigny) var. laevis (Beissel)
(PI. XXX, fig. 293 a-e et pl. XXXI, fig. 294 a-e.)
Bulimina laevis Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 66, pl. XII, fig. 39-43.
— ovulum Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 25, pl. II, fig. 17.
_ — — Ober. Ivr., 1928, p. 157, pl. XIV, fig. 14.
Buliminella laevis Cushman and Parker, Buliminella, 1936, p. 6, pl. II,
fig. 3 a-c.
Test guttiforme, à base nettement effilée, un peu plus d’une fois et demie
plus haute que large. Loges légèrement plus renflees dans les derniers tours ,
à projection horizontale hémicirculaire, selle étroite et profonde, lobe posté-
(1) Original Bulimina, 1934, p. 28, pl. V, flg. 1 , et Buliminella, 1936, p. 6, pl. II, fig. 1.
(2) Cushman and Parker, Buliminella, 1936, p. 6, pl. II, flg. 2 a-c.
200
PIERRE MARIE
rieur large et régulièrement cintré, lobe antérieur rectiligne. Sutures spirale et
latérale déprimées. Ouverture s’étendant parfois le long de la suture interne,
au sommet des deux avant-dernières loges.
Dimensions : Hauteur : 0,535-0,565 mm. — Diamètre : 0,315-0,350 mm.
— Hauteur du dernier tour : 0,385-0,435 mm., de la dernière loge : 0,250-
0,265 mm. — Angle de base : 65°-72° environ. •— Inclinaison sur l’axe de la
dernière suture : 30°.
Spécimen figuré : Coll. pers. prépar. n° 6207 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V, assez communes à Montereau, La Fontaine-aux-
Bois, Tachy, Joches, Vincenn.es, Meudon, Vigny, Théméricourl, etc.
Rapports et différences : Cette variété dérive de la forme type par le
renflement plus accusé de ses loges et par l’étirement de son extrémité infé¬
rieure. Elle présente peut-être une forme un peu plus effilée que l’espèce de
Beissel, dont elle possède l’ouverture. De plus elle est très comparable à B.
Carseyi Plummer (1) par sa forme générale et ses loges renflées, mais s’en
éloigne par ses dimensions nettement plus fortes et une projection moins
ovale des loges.
Buliminella guttiformis, n. sp.
(PI. XXXI, fig. 295 a-e.)
Buliminella murchisoniana Marie (non d’Orbigny), Maëstrichtien, 1937,
p. 264.
Test guttiforme, à base nettement effilée, deux fois plus haut que large ;
composé de cinq à six tours de quatre loges. Loges élevées, à base arrière
tronquée horizontalement ; projection irrégulièrement ovale, à selle large
étranglée par un petit prolongement latéral du lobe antérieur ; lobe postérieur
large, régulièrement courbé. Sutures cintrées à la surface du dernier tour et
rectilignes dans la partie conique de la coquille ; suture spirale, constituée
d’éléments perpendiculaires à l’axe longitudinal. Ouverture virgulaire en Y,
située dans une dépression à bords raides de la dernière loge et limitée par une
seule lèvre triangulaire à angle aigu, bien développée à la base du lobe posté¬
rieur.
Dimensions : Hauteur : 0,385 mm. — Diamètre : 0,250 mm. — Hauteur
du dernier tour : 0,235 mm. ; — de la dernière loge : 0,200 mm. —■ Angle de
base : 50°. — Inclinaison avec l’axe de la suture à la base de la dernière loge :
35°.
Holotype : Coll. pers. n° 6208 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, très rare, Montereau (sondage), La Fontaine-
aux-Bois, Meudon.
Rapports et différences : Bien qu’ayant une ouverture assez voisine de
celle de l’espèce précédente, elle s’en différencie nettement par sa forme plus
(1) Cushman and Parker, Buliminella, 1936, p. 8, pl. II, fig. 6 a-c.
201
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
effilée, ses nombreux tours de spire et surtout par ses sutures rectilignes, qui
l’éloignent également de toutes les autres espèces connues de ce genre.
Buliminella ovulum (Reuss)
(PL XXXI, fig. 296-299 a-g.)
Bulimina ovulum Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 37, pl. VIII, fig. 57 ; et
pl. XIII, fig. 73.
— — Cushman and Parker, Original. Bulimina, 1934, p. 29,
pl. V, fig. 10.
Bulimina brevis Franke (non d’Orbigny), Pommersche Kr., 1925, p. 23,
pl. II, fig. 18.
— — Ober. Kr., 1928, p. 157, pl. XIV, fig. 12.
Test subglobuleux ou guttiforme un peu plus haut que large, à base arrondie
ou effilée suivant le stade de polymorphisme ; composé de quelques tours
de trois loges dont le dernier recouvre environ les 2 /3 de la hauteur du
test et masque presque entièrement les précédents. Loges embrassantes, très
recouvrantes, légèrement bombées, à base cintrée, présentant en projection
une selle large, peu profonde, limitée par deux lobes inégalement saillants,
dont le plus en arrière est terminé par une petite pointe aiguë. Sutures dépri¬
mées. Ouverture virgulaire en fente étroite, allongée, le long de la suture in¬
terne, à la base de la loge terminale et entourée d’une lèvre périphérique
continue, obstruant presque complètement la selle aperturale.
Dimensions : Hauteur : 0,200-0,285 mm. — Diamètre : 0,160-0,210 mm.
Répartition : Semblable pour les deux variétés : Zones I-V, assez com¬
mune à Montereau , Tachy, Joches , La Fontaine-aux-Bois, Longueville , Meu-
don, Vincennes, Vigny , etc.
Rapports et différences : Cette espèce est représentée dans nos échan¬
tillons, par deux variétés, présentant de grandes analogies avec celles de
B. obtusa (d’Orbigny) ; pour cette raison et malgré ses tours de trois loges et
son ouverture en fente allongée, dérivant de celle des espèces précédentes,
par la suppression d’un des bras supérieurs de l’Y, qui résulte de la réunion
des trois lèvres en une seule périphérique, il paraît difficile de séparer cette
espèce des autres et de la rattacher à un genre différent comme Bulimina,
dont l’ouverture virgulaire est généralement beaucoup plus régulière et pres¬
que spatuliforme.
I. Loges à projection horizontale :
A. Semi-circulaire.. Buliminella ovulum var. hemicircularis, nov.
B. Subtriangulaire. B. ovulum var. iriangularis, nov.
202
PIERRE MARIE
Buliminella ovulum (Reuss), var. hemicircularis, nov.
(PI. XXXI, fig. 296 a-g et 297 a-e.)
Loges fortement embrassantes, masquant à leur sommet la moitié de la
surface supérieure du test et à projection horizontale semi-circulaire.
Dimensions : Individus microsphériques : Hauteur : 0,235 mm. — Dia¬
mètre : 0,165 mm. — Dernier tour, hauteur : 0,165 mm. — Portion du test
masquée : 71 %. — Dernière loge, hauteur : 0,150 mm. — Angle debase:40°.
—■ Inclinaison de la marge interne terminale sur l’axe : 45°.
Individus macrosphériques : Hauteur : 0,265 mm. — Diamètre : 0,200 mm.
—• Portion de test masquée par le dernier tour : 81 % ; — hauteur : 0,215 mm.
—• Dernière loge, hauteur : 0,185 mm. — Angle de base : 115°. — Inclinaison,
sur l’axe, de la marge interne terminale : 54°.
Holotype : Coll, pers., prépar. n° 6209 (Montereau).
Rapports et différences : Cette variété, qui est très comparable au spé¬
cimen de Luschitz (Bohême) figuré par Cushman, correspond par la projec¬
tion horizontale de ses loges aux variétés laevis et inflaia de B. ohiusa.
Buliminella ovulum (Reuss), var. triangularis, nov.
(PI. XXXI, fig- 298 a-e et 299 a-g.)
Loges peu embrassantes, ne masquant qu’un tiers du sommet du test, à
projection horizontale en secteur circulaire subtriangulaire, ouvert d’environ
120°.
Dimensions : Individus microsphériques : Hauteur : 0,280 mm. — Dia¬
mètre : 0,210 mm. — Portion de test masquée par le dernier tour : 76 % ; —
hauteur : 0,215 mm. -— Dernière loge, hauteur : 0,175 mm.—- Angle de base :
51°. — Inclinaison sur l’axe de la marge interne terminale : 45°.
Individus macrosphériques : Hauteur : 0,200 mm. — Diamètre : 0,160 mm.
— Portion de test masquée par le dernier tour : 91 % ; — hauteur : 0,185 mm.
— Dernière loge, hauteur : 0,150 mm. — Angle de base : 108°. — Inclinaison
sur l’axe de la marge interne terminale : 49°.
Holotype : Coll. pers. prépar. n° 6210 ( Montereau ).
Rapports et différences : Cette variété qui correspond à B. oblusa f.
lypica, se distingue de la précédente par la projection triangulaire de ses loges
et des individus jeunes de B. obtusa par des loges de formes différentes et
surtout par l’inclinaison sur l’axe de la marge interne de la dernière loge qui
est comprise entre 45° et 55°, au lieu d’être voisine de 35°.
Genre BULIMINA d’Orrigny, 1826
Type générique, Bulimina marginala d’Orbigny
Bulimina d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 269.
Pleurites Ehrenberg, 1854. — Cucurbilina Costa, 1856.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
203
Test formé d’une spire hélicoïdale allongée, généralement trisériale. Loges
bombées. Salure spirale plus ou moins obscure. Parois calcaires perforées.
Ouverture spatuliforme régulière, munie d’une dent ou d’une lèvre latérale,
en relation avec un siphon interne réunissant les ouvertures des autres loges.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Ce genre très voisin du précédent ne s’en dis¬
tingue que par une ouverture plus large et plus régulière. Il est représenté
dans nos échantillons par les espèces suivantes :
I. Test à section circulaire. B. pseudoacula, n. sp.
II. Test à section triangulaire.
A. Loges supérieures à surface unie. B. Iriangularis Cushm.-Parker
B. Loges très ornées. B. strobila, n. sp.
Bulimina pseudoacuta, n. sp.
(PI. XXXII, fig. 300 a-e.)
Virgulina imbricata Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Test trisérial, fusiforme, à section circulaire, allongé, étroit, légèrement plus
étiré à sa base qu’à son sommet et quatre fois plus haut que large ; composé de
3 tours de spire. Loges allongées, sensiblement deux fois plus hautes que
larges, encapuchonnant complètement le sommet du test, arrondies à leur
extrémité dorsale et à projection horizontale circulaire, présentant une selle
spatuliforme étranglée par deux lobes égaux, jointifs. Sutures très faiblement
déprimées, à peu près rectilignes ou légèrement cintrées sur le côté des loges
et fortement recourbées à leur base. Ouverture spatuliforme, à l’intérieur de la
selle aperturale.
Dimensions : Hauteur : 0,450 mm. —■ Diamètre : 0,115 mm. — Portion
de test masquée par le dernier tour de spire : 63 % ; — hauteur : 0,285 mm.
—• Dernière loge, hauteur : 0,200 mm. ■— Angle de base : 30° se réduisant à 20°.
—■ Inclinaison sur l’axe longitudinal de la marge interne terminale : 25°.
Holotype : Coll. pers. n°6211 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, très rare sauf à Monlereau (sondage).
Rapports et différences : Par l’étroitesse de son test, cette espèce rap¬
pelle les Virgulina, mais s’en distingue par ses tours de trois loges et sa sec¬
tion circulaire. Elle se rapproche un peu de B. imbricata Reuss (1) et de B.
acuta Reuss (2), qui sont assez étroites, mais s’en distingue par une forme plus
élancée, une extrémité inférieure nettement plus effilée, des sutures légère¬
ment déprimées et des loges plus étroites et plus longues.
(1) Lemberg, 1850, p. 38, pl. IV, flg. 7.
(2) Lemberg, 1850, p. 38, pl. IV, flg. 8.
204
PIERRE MARIE
Bulimina triangularis Cushman and Parker
(PI. XXXII, fig. 301 a-d.)
Bulimina iriangularis Cushman and Parker, Cret. Bulimina, 1935, p. 97,
pl. XV, fig. 6 a- b.
Tesl entièrement trisérial, petit, une fois et demi plus haut que large, à
section triangulaire, à angles arrondis et à côtés légèrement concaves ; com¬
posé de cinq à six tours de spire. Loges peu distinctes, à projection horizon-
tale presque circulaire, montrant une selle étroite limitée par deux lobes
arrondis, inégalement développés. Sutures très peu distinctes, apparaissant
comme des lignes un peu plus sombres que le reste du test, inclinées d’environ
•'0° sur l’axe longitudinal. Paroi unie et lisse sauf à proximité de l’extrémité
inférieure qui est couverte de petites rides longitudinales irrégulières, deve¬
nant parfois épineuses. Onverlure spatuliforme.
Dimensions : Hauteur : 0,235 mm. — Largeur : 0,150 mm. — Portion du
test occupée en hauteur par le dernier tour : 53 % ; — hauteur : 0,125 mm.
—• Angle de base : 50°. — Inclinaison sur l’axe de la marge interne termi¬
nale : 40°.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6212 ( Montereau).
Répartition : Zione II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Ce très petit spécimen est intéressant, car
il est tout à fait semblable à l’espèce américaine qui se rencontre dans le
Taylor supérieur du Texas, le Navarro et les Craies de Selma et d’Alabama.
Il peut être confondu avec les stages jeunes de B. prolixa Cushman and
Parker (1) dont la section est triangulaire, mais il s’en écarte par : sa forme
plus évasée, arrondie à son extrémité inférieure, ses loges non globuleuses et
ses sutures nettement inclinées en arrière et à peu près rectilignes.
Bulimina strobila, n. sp.
(Pl. XXXII, fig. 302 a-d.)
Reussella tricarinata Marie (non d’Orbigny), Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Test trisérial, petit, deux fois plus haut que large, plus étiré à sa base qu’à
son sommet ; à section triangulaire à angles arrondis et côtés légèrement con¬
caves ; composé de cinq à six tours. Loges croissantes peu distinctes, à pro¬
jection étoilée, constituée par trois lobes arrondis et sensiblement égaux,
limitant entre eux deux larges selles latérales concaves et une selle aperturale
étroite. Ouverture spatuliforme entourée d’une lèvre très mince. Sutures peu
distinctes, masquées par une ornementation généralisée constituée par de
très nombreuses petites rides longitudinales en relief, qui s’estompent pro~
gressivement et n’atteignent pas la surface supérieure de la dernière loge.
(1) Gret. Bulimina, 1935, p. 93, pl. XV, fig. 5 a-b.
FORAMINIPÈRES DE LA CRAIE
205
Dimensions : Hauteur : 0,300 mm. —Largeur : 0,165 mm. — Dernier tour,
portion du test occupée en hauteur : 55 %. — Hauteur du tour : 0,165 mm.
— Angle à la base : 70°. — Inclinaison de la marge interne terminale sur
l'axe : 40°.
Holotype : Coll. pers. n° 6213 [Montereau).
Répartition : Zones II-III, assez commune, principalement à Montereau
(sondage), Tachy, Joches, Vigny, Longuesse, Théméricourl.
Rapports et différences : Cette espèce assez voisine de la précédenle
s’en distingue cependant par : son ornementation généralisée, la projection
étoilée de ses loges, un sommet légèrement étiré, une extrémité inférieure
effilée et non arrondie et par sa forme générale en pomme de pin.
Elle se rapproche également de B. ornala Cushman and Parker (1) par
la projection horizontale de ses loges, mais s’en distingue par sa forme géné¬
rale moins évasée et par une ornementation non pustuleuse.
Genre BOLIVINA d’Orbigny, 1839
Type générique, Bolivina plicala d’Orbigny
Bolivina d’Orbigny, Amer. Mérid., 1839, p. 61.
Sagrina d’Orbigny, 1839. — Grammostomum Ehrenberg, 1840; — Proro-
porus Ehrenberg, 1844. — Clidostomum Ehrenberg, 1845. — Brizalina
Costa, 1856. — Vulvulina (part) et Virgulina (part) des auteurs.
Test allongé, généralement comprimé, plus ou moins régulier. Loges bisé-
riales. Parois calcaires, finement ou grossièrement perforées. Ouverture allon¬
gée, généralement oblique, parfois spatuliforme, souvent en relation, par une
dent plane, avec un tube siphonal interne.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Par sa forme générale, sa compression latérale
et son groupement bisérial, ce genre ne se rapproche guère que de Loxostoma
Ehrenberg (2), dans lequel les dernières loges sont unisériales et l’ouverture
terminale.
Bolivina incrassata Reuss, var. limonensis Cushman
(PI. XXXII, fig. 303-306.)
Virgulina legulala Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 40, pl. XIII, fig. 81.
— — Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 65, pl. XIII, fig. 1-7.
Bolivina elongala Egger, Oberbayer. Alp., 1899, p. 44, pl. XVI, fig. 12-13.
—- legulala Reuss, Elbthalgeb., 1871-75, p. 109, pl. XXIII, fig. 6.
— — Egger, Oberbayer. Alp., 1899, p. 45, pl. XVI, fig. 10-11.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
(1) Cret. Bulimina, 1935, p. 97, pl. XV, fig. 4 a-b.
(2) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 222.
206
PIERRE MARIE
Bolivina incrassala v. limonensis Cushman, Mendez shale, 1926, p. 19, pl. II,
fig. 2.
— — Upper Cret. Bolivina, 1927, p. 86.
Test bisérial, étroit, allongé, peu croissant, en largeur, comprimé latérale¬
ment et à section ovale. Sutures limbées, droites et inclinées sensiblement à 45
sur l’axe du test. Ouverture variable spatuliforme, entourée d’un rebord imper_
foré, et en relation avec la suture dans les individus jeunes, puis devenant
progressivement ovale et terminale par étranglement de sa base dans les spé¬
cimens très développés.
Dimensions : Hauteur : 0,383-0,650 mm. — Largeur : 0,100-0,150 mm. —
Épaisseur : 0,065-0,090 mm. — Inclinaison des sutures sur l’axe longitudi¬
nal : 40°.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6214 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-V, plus commune dans les zones II et III, Monte¬
reau, Tachy, La Fontaine-aux-Bois, Vincennes (sondage), Versailles (sondage).
Rapports et différences : Bien que présentant des loges très légèrement
plus longues et sensiblement plus étroites que celles des spécimens améri¬
cains, nos individus ne paraissent pas devoir en être séparés. Ils se rappro¬
chent par leur forme élancée des B. tegulata (Reuss) avec lesquelles ils furent
parfois confondus mais s’en distinguent au moins en ce qui concerne les spéci¬
mens de Lemberg( 1 ), par l’inclinaison prononcée et constante de leurs sutures,
qui sont entièrement rectilignes et non anguleuses.
Par les caractères de l’ouverture, qui, chez les individus complètement
développés des formes macrosphériques, est spatuliforme et étranglée à la
base des dernières loges, tandis qu’elle devient plus rapidement terminale
et ovale dans les formes microsphériques, cette variété constitue un terme
de passage au genre Loxostoma Ehrenberg.
Famille ELLIPSOIDINIDAE
Test bisérial, pouvant parfois présenter un stage adulte unisérial ou même
l’être complètement dans certains genres particuliers. Loges croissantes,
nombreuses. Ouverture caractéristique, excentrée et adossée à un prolonge¬
ment en forme de visière de la surface supérieure de la dernière loge ou large
et généralement préservée d’une lèvre plane, bilobée en relation, par l’inté¬
rieur du test, avec les ouvertures successives des diverses loges. Parois cal¬
caires.
Répartition : Crétacé — Tertiaire.
Rapports et différences : Par ses ouvertures caractéristiques cette
famille constitue un ensemble assez cohérent qui se distingue aisément de
toutes les autres et dérive très certainement de la précédente.
(1) Reuss, Lemberg, 1850, p. 45, pl. IV, fig. 12 à-b.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
207
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test à chambres nombreuses.
A. Entièrement bisérial. Pleuroslomella.
B. Loges jeunes bisériales, adultes unisériales.
1. Complètement enveloppantes. Ellipsobulimina.
2. Partiellement enveloppantes.
a. Loges adultes constituant un test allongé. Nodosarella.
b. Test globulaire. Ellipsopleurostomella.
C. Entièrement unisérial.
1. Loges complètement enveloppantes. Ellipsoidina.
2. Loges partiellement enveloppantes.
a. Test non comprimé, ouvertures semi-elliptique.
. Ellipsoglandulina.
b. Test légèrement comprimé, ouverture elliptique.
. Gonalosphera.
3. Loges non enveloppantes.
a. Test non comprimé.
1’. Ouverture semi-elliptique. Ellipsonodosaria.
2’. Ouverture large, à dent bilobée. Pleuroslomellina.
3’. Ouverture ovale dénuée de dent. Dentalinoides.
b. Test comprimé. Ouverture elliptique. Ellipsolingulina.
IL Test monotbalame. Ellipsolagena.
Cette famille n’est représentée dans la Craie à Belemnitella mucronata que
par le genre suivant.
Genre DENTALINOIDES, n. g.
Type générique, Dentalinoides canulina , n. sp.
Test libre, unisérial, allongé, non comprimé, à section circulaire, composé
d’une série rectiligne ou faiblement cintrée de loges, terminées par une large
perforation ovale ou circulaire, dénuée de lèvre apparente, et s’ouvrant laté¬
ralement, au sommet de la dernière loge. Parois calcaires.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Ce genre se rattache aux Ellipsoidinidae
par son ouverture excentrée, ovale, au sommet de la dernière loge. Par sa
forme générale rappelant celle d’une Dentalina, il pourrait être assimilé aux
Ellipsonodosaria ou aux Nodosarella ; mais il se distingue aisément du pre¬
mier par son ouverture excentrée et dénuée de dent et du second par des
loges régulièrement unisériales qui sont terminées par une ouverture ovale
et non simplement arquée.
Ce genre est représenté dans les échantillons étudiés par les deux espèces
suivantes :
308
PIERRE MARIE
I. Test régulier, sutures au ras du test. . . . Dentalinoides canulina, n. sp.
II. Test irrégulier, sutures déprimées. D. anlennula, n. sp.
Dentalinoides canulina, n. sp.
(PI. XXXII, fig. 306 a-b et 307.)
Test régulièrement arqué, étroit, allongé, croissant faiblement en largeur,
à section circulaire. Proloculum globuleux. Loges sériales, régulièrement crois¬
santes, à peu près aussi hautes que larges dans leur partie visible. Loge ter¬
minale à sommet légèrement étiré, deux fois plus haute que large. Sutures
perpendiculaires à l’axe longitudinal, limbées et au ras du test, sauf à la base
des toutes dernières loges où elles sont très légèrement déprimées. Ouverture
ovale, simple, s’ouvrant à fleur de surface et latéralement au sommet de la
dernière loge sur le côté concave du test.
Dimensions : Hauteur : 1,000-1,075 mm. —- Diamètre : 0,110-0,125 mm.
—- Proloculum : Hauteur : 0,060-0,075 mm. — Diamètre : 0,060 mm. -—
Avant-dernière loge : Hauteur de la partie visible : 0,150 mm. — Loge termi¬
nale : Hauteur 0,225-0,250 mm. — Diamètre : 0,110-0,125 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6215 (fig. 306). Montereau.
Répartition : Zones II-II'I, très rare, Montereau (sondage), La Fonlaine-
aux-Bois.
Rapports et différences : Par sa forme générale, cette petite espèce
peut être aisément confondue avec un grand nombre de foraminifères uni-
sériaux, tels que les Dentalina ou même les Enanliodenlalina qui présentent
des sutures très comparables, mais elle s’en distingue facilement par son ouver¬
ture qui rappelle celle d’une petite canule.
Dentalinoides antennula, n. sp.
(PI. XXXII, fig. 308.)
Test semblable au précédent, moins régulier, plus étroit, croissant peu en
largeur et sensiblement droit. Proloculum globulaire. Lo^es sériales légèrement
bombées, irrégulièrement croissantes en hauteur, deux fois plus hautes que
larges dans leur partie visible; loge terminale ovoïde, deux fois et demie plus
haute que large. Sutures déprimées, perpendiculaires à l’axe d’allongement.
Ouverture subcirculaire excentrée.
Dimensions : Hauteur : 0,550 mm. — Diamètre : 0,085 mm. -— Prolocu¬
lum : Hauteur ou diamètre : 0,050 mm. — Avant-dernière loge : Hauteur d e
la partie visible : 0,110 mm. — Loge terminale : Hauteur : 0,215 mm.
Holotype : Coll. pers. n° 6216 ( Montereau).
Répartition : Zone II, un seul individu à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Par sa forme plus irrégulière, rappelant celle
d’une petite antenne d’insecte, ses sutures déprimées, ses loges ovoïdes, deux
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE
209
fois plus hautes que larges dans leur partie visible et sa largeur à peu près
uniforme, cette petite espèce se distingue aisément de la précédente.
Famille ROTALIIDAE
Test généralement trochoïde, présentant un côté dorsal sur lequel toutes les
loges sont visibles et un côté ventral où seules celles du dernier tour sont
apparentes. Ouverture ventrale typique, allongée à la base de la face apertu-
raie de la dernière loge, contre la surface du tour précédent.
Répartition : Cambrien — Récent.
Rapports et différences : Cet ensemble de genres, à test trochoïde, se
distingue des autres familles à enroulement semblable, par la position de
l’ouverture, qui est toujours située dans la face ventrale, et des Globigeri-
nidae et Globorolaliidae par leurs loges communiquant entre elles par l’inté¬
rieur du test, leur ouverture terminale et surtout par leur dépression ombi¬
licale généralement obstruée.
classification générique
I. Test tubulaire, non divisé.
A. Test planispiral. Spirillina.
B. Test trochoïde.
1. Côté ventral creux, ombiliqué. Turrispirillina.
2. Côté ventral plein.
a. Sans piliers.
1’. Surface ventrale non lobée... Conicospirillina.
2’. Côté ventral lobé. Paalzowella.
b. A piliers. Trocliolina.
II. Test à chambres nombreuses.
A. Adulte à chambres annulaires. Annulopatellina.
B. Adulte à tours de deux loges.
1. Loges simples, non subdivisées.
a. Spire élevée, périphérie épaissie. Patellinella.
b. Spire basse, périphérie non épaissie... Patellinoides.
2. Loges subdivisées. Patellina.
C. Adultes à tours de plus de deux loges.
1 . Ombilic généralement ouvert.
a. Chambres prolongées vers ou sur la dépression
ombilicale.
Test plan convexe, ombilic profond.
a' . Ombilic ouvert.
1”. Côté ventral uni. Lamarckina.
2”. Orné de stries. Heronallenia.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 14
210
PIERRE MARIE
b’. Loges prolongées vers l’ombilic.
1”. Ouverture normale à la base de la
loge. Discorbis.
2”. Ouverture étirée dans le plan
d’aplatissement au sommet delà loge.
. Discorbinella.
2’. Test fortement biconvexe. Valvulineria.
b. Côté ventral sans prolongations vers l’ombilic.
1’. Spire surbaissée. Gyroidina.
2’. Spire élevée. Rotalialina.
2. Ombilic plein ou couvert.
a. Par des piliers ou un tampon net.
1’. Test à côté spiral plat. Stensioina
2’. Test à côté spiral convexe.
a’. Test étroit sans tours supplémentaires.
1”. Piliers peu nombreux. Rolalia.
2”. Piliers nombreux. Lockhartia.
b’. Test large à tours intercalaires Diclyoconoides.
b. Sans piliers ni tampons nets.
1’. Ouverture préservée par un prolongement
de la paroi de la loge.
a’. Ouverture simple.
1 ”. Test non enveloppé du côté dorsal. Cancris.
2”. Test fortement enveloppé du côté
dorsal. Baggina.
b'. Ouverture criblée. Neocribrella.
2’. Ouverture non préservée.
a’. Ouverture unique.
1”. Dénuée de goulot.
a” . Adulte complètement enroulé.
. Eponides.
b”. Adulte unisérial déroulé....
. Rectoeponides.
c”. Adulte irrégulier. Planopulvinulina.
2”. Ouverture munie d’un goulot.
a”. Test globulaire... Siphonvnoides.
b”. Test biconvexe, entièrement
spiralé. Siphonina.
c”. Test biconvexe.adulte déroulé.
. Siphoninella.
b’. Ouvertures supplémentaires.
1”. Du côté dorsal. Epislomaria.
2”. Du côté ventral. Epislomina.
o”. Des deux côté6 à la fois. Mississippina.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
211
Genre DISCORBIS Lamarck, 1804
Type générique, Discorbis vesicularis Lamarck
Discorbis Lamarck, Ann. Mus., 1804, vol. 5, p. 183.
Bosalina d’Orbigny, 1826. — Turbinulina (part) d’Orbigny, 1826. —
Allotheca, Phanerostomum Ehrenberg, 1843.— Plalyoecus Ehrenberg,
1854. —■ Aristerospira Ehrenberg, 1858. — Discorbina Parker and
Jones, 1862. — Valvulineria { part) Cushman, 1926. — Anomalina (part)
Egger et autres auteurs.
Test entièrement trochoïde, ventralement ombiliqué. Loges prolongées vers
l’ombilic, qu’elles recouvrent parfois partiellement. Ouverture ventrale, en
communication directe avec l’ombilic, allongée à la base de la face aperturale
de la dernière loge et préservée sur toute son étendue par une lèvre plus ou
moins développée. Parois calcaires perforées plus grossièrement du côté
ventral.
Répartition : Jurassique — Récent.
Rapports et différences : Ce genre doit être caractérisé par son ouver-
(ure ventrale préservée par une lèvre testacée et en communication directe
avec la dépression ombilicale et non par la forme plus ou moins bombée ou
déprimée de l’un ou de l’autre de ses côtés, sans quoi on se voit conduit à rat¬
tacher à des familles différentes, des formes appartenant par leur ouverture
aux Rolaliidae. Il est représenté dans les horizons supérieurs de la Craie du
Rassin de Paris, par les deux espèces suivantes :
I. Test à ombilic large et pustuleux. D. Clementiana (d’Orb.).
11. Test à ombilic profond et vide . D. Lorneiana (d’Orb.),
Il semble nécessaire de repréciser les diagnoses de ces espèces, car elles sont
assez voisines et se montrent affectées par un phénomène de convergence
très marqué, qui résulte d’une évolution parallèle de leur ornementation,
coïncidant à peu près avec les mêmes époques. Cette particularité a conduit
d’Orbigny à grouper ensemble les variétés ornées, qui se rencontrent asso¬
ciées dans les mêmes gisements, pour en faire la première espèce et inverse¬
ment les variétés lisses pour la seconde, mais, comme malgré tout chacune
d’elles prédomine plus dans un horizon que dans l’autre, ses diagnoses sont
assez exact es. On pourra cependant remarquer par la comparaison des figure-
originales avec celles de ce mémoire, qu’au côté spiral (1) et au profil (2) de
Bosalina Lorneiana, correspond un côté ombilical semblable par son orne¬
mentation à celui de B. Clementiana (3), tandis qu’au côté spiral de cette
dernière (4) se rapporte un côté ombilical comparable à celui de la première
espèce.
(1) D’Orbigny, Craie blanche, pl. III, fig. 20.
(2 Ibid., fig. 22.
212
PIERRE MARIE
Discorbis Clementiana (d’Orbigny)
(PI. XXXIII, fig. 309-313.)
Bosalina Clementiana d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 37, pl. III, fi g. 23-23.
Test suborbiculaire, limité par un contour régulièrement courbé, devenant
lobé à hauteur des dernières loges et par une périphérie arrondie. Côté spiral
plan ou concave et côté ombilical, convexe à ombilic obstrué. Spire jeune,
conique, suivie de deux à trois tours de 8-9 loges, dont les toutes dernières
forment une légère saillie à la surface dorsale du test. Loges nombreuses,
entièrement soudées entre elles du côté spiral, étirées du côté ventral vers
l’ombilic et bordées à leur base par une lèvre sus-aperturale développée.
Face aperturale réniforme et bombée. Sutures visibles et déprimées sur les
deux faces du test à hauteur des dernières loges, nettement arquées et recour¬
bées en arrière du côté ombilical et sensiblement rectilignes et inclinées sur
la spire du côté dorsal. Ouverture à la base de la loge terminale, allongée de l’om¬
bilic à la périphérie. Ornementation variable du côté spiral et composée, sur le
côté ombilical, de rugosités ovoïdes, juxtaposées ou soudées entre elles à la
surface des sutures, dont le relief décroît du centre à la périphérie et de pus¬
tules irrégulières, disposées sans ordre apparent au-dessus de l’ombilic. Sur¬
face unie du côté dorsal, grossièrement perforée du côté ventral.
Dimensions moyennes : Grand diamètre : 0,550-0,925 mm. — Petit dia¬
mètre : 0,375-0,750 mm. — Épaisseur : 0,175-0,400 mm.
Répartition : Zones 1-V, très commune dans toutes les localités.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière, se distingue de
la plupart des autres formes qui lui furent rapportées, par son ornementation
très spéciale et de D. Lorneiana d’Orbigny par son ombilic obstrué. Elle est
représentée dans nos échantillons par les variétés suivantes :
I. Test à côté spiral dénué d’ornementation. Clementiana v. laevigala, nov.
II. Test à côté spiral orné par :
A. Pustules coniques. D. Clemenlianav. rugosa, nov.
B. Costules en relief. D. Clementiana v. costala , nov.
C. Pustules et costules. D. Clementiana f. typica.
Discorbis Clementiana (d’Orbigny) var. laevigata, nov.
(PI. XXXIII, fig. 309 a-c.)
Test à côté spiral uni, à peine perforé, occupé en son centre et au-dessus
de l’amorce de la spire par une protubérance conique nettement saillante.
Côté ombilical, très grossièrement perforé, à sutures déprimées, présentant
au-dessus de l’ombilic quelques rugosités à faible relief, associées à des petites
surfaces unies et imperforées, constituées par les extrémités retroussées de
quelques-unes des lèvres sus-aperturales.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
213
Dimensions : Diamètre à l’origine du dernier tour : 0,625 mm. — Dia¬
mètre terminal : 0,825 mm. — Épaisseur : 0,400 mm. — Pas de la spire
(approché) : 1,7.
Holotype : Coll. pers. n° 6217 ( Montereau).
Répartition : Zones I-II, assez rare, Montereau, Villethiery, Saint-Aignan.
Plus commune dans la zone I, Saint-Germain.
Rapports et différences : Cette variété, très caractéristique par l’ab¬
sence d’ornementation de son côté spiral, se distingue aisément des autres
variétés de la même espèce. Son côté spiral et le profil de la face aperturale
de sa dernière loge sont très semblables à ceux figurés par d’Orbigny (PI. III,
fig. 22 et 24) comme appartenant à D. Lorneiana, seul, le côté ombilical est
différent.
Discorbis Clementiana (d’Orbigny), var. rugosa, nov.
(PI. XXXIII, fig. 310-311.)
Test à côté spiral orné de quelques pustules coniques saillantes, à sommet
arrondi, réparties à la surface des tours internes et sur les premières loges du
dernier tour, où leur relief diminue rapidement à la fois, au fur et à mesure
du développement du test et du centre à la périphérie. Côté ombilical orné
sur l’ombilic, comme dans la variété précédente, de rugosités et de surfaces
unies et sur les premières sutures du dernier tour par quelques épaississemenls
ovoïdes juxtaposés dont le relief varie comme celui de l’ornementation spirale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,750 mm. — Dia¬
mètre terminal : 0,925 mm. — Pas de la spire (approché) : 1,5.
Holotype : Coll. pers. n° 6218 (fig. 310), Montereau.
Répartition : Zone II, assez rare, Montereau et Meudon.
Rapports et différences : Cette variété se distingue aisément de la pré¬
cédente par ses protubérances, mais il ne semble pas que l’ornementation du
côté ombilical puisse être prise en considération, car elle varie avec les indi¬
vidus.
Discorbis Clementiana (d’Orbigny), form. typica
(PI. XXXIII, fig. 312 a-c.)
Test à côté spiral orné, à la surface des premiers tours, de protubérances
coniques en saillie, qui passent sur la première moitié des loges du dernier
tour, à de larges renflements allongés et cintrés, à relief notable, qui dispa¬
raissent assez rapidement sans atteindre les loges de la seconde moitié du der¬
nier tour de spire. Côté ombilical semblable à celui de la variété précédente,
mais présentant près du centre de l’ombilic, quelques grosses pustules.
Dimensions : Dernier tour de spire : Diamètre initial : 0,600 mm. —■ Dia¬
mètre terminal : 0,800 mm. — Épaisseur : 0,275 mm. — Pas de la spire (ap¬
proché) : 1,75.
214
PIERRE MARIE
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6219 ( Monlereau).
Répartition : Zone I, rare, commune dans les zones 1I-V.
Rapports et différences : Cette forme, qui est la plus commune à Meu-
don, est de toutes celle qui se rapproche le plus des figurations originales et
des types de d’Orbigny.
Discorbis Clementiana (d’Orbigny), var. costata, nov.
(PI. XXXIII, fig. 313 a-c .)
Tesl petit, à côté spiral plan, orné de la surface des premiers tours et sur la
moitié des premières sutures du dernier tour d’arêtes étroites, cintrées et
allongées, à faible relief. Côté ombilical plus simplement orné que dans les
autres variétés, d’une ou plusieurs pustules centrales en relief, vers lesquelles
convergent des épaississements suturaux à surface unie, effilés à leur extré¬
mité périphérique et arrondis vers l’ombilic. Loges^ peu renflées, à surface
perforée du côté ombilical et à face aperturale bombée, dont le contour tend
à devenir polygonal.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,375 mm. — Dia¬
mètre terminal : 0,550 mm. — Épaisseur : 0,175 mm. — Pas de la spire (ap¬
proché) : 2,1.
Holotype : Coll. pers. n° 6220 ( Monlereau ).
Répartition : Comparable à la précédente.
Rapports et différences : Bien que présentant une ornementation assez
voisine de celle de la f. typica, cette petite coquille s’en distingue par ses
dimensions notablement plus faibles, son pas plus élevé, sa loge terminale per¬
forée du côté ombilical et surtout par sa face aperturale polygonale et non
arrondie et réniforme comme celle des autres variétés de la même espèce.
Discorbis Lorneiana (d’Orbigny)
(PI. XXXIII, fig. 314. — PI. XXXIV, fig. 315-316.)
Rosalina Lorneiana d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 36, pl. III, fig. 20-22
Discorbina perlusa Marsson, Rügen, 1878, p. 166, pi. IV, fig. 35 a-e.
Anomalina Lorneiana (?) Cushman, Antigua, 1931, p. 45, pl. VI, fig. 9 a-c.
■—- Clemenliana Cushman, Antigua, 1931, p. 46, pl. VI, fig. 10 a-c.
— perlusa Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 86, pl. IV, fig. 16 a-b.
— — — Ober Kr., 1928, p. 182, pl. XVII, fig. 4 a-b.
■— — Cushman, Annona, 1932, p. 345, pl. LI, fig. 15 a-c.
— Tennesseensis W. Berry, Ripley, 1929, p. 13, pl. II, fig. 13-15.
Discorbis Lorneiana Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
215
Test suborbiculaire, à contour régulier, à peine lobé dans la dernière partie
de la spire et périphérie arrondie. Côté spiral plan ou très légèrement bombé
et côté ombilical fortement convexe, occupé en son centre par un ombilic
vide, à bords plus ou moins raides. Spire plane, composée de deux à trois
tours de 9 à 11 loges, dont le dernier forme une légère saillie à la surface dor¬
sale du test. Loges nombreuses, entièrement soudées entre elles du côté spi¬
ral, étirées vers l’ombilic et bordées à l’avant de la périphérie à leur extré¬
mité ombilicale, par une petite lèvre sus-aperturale épaisse. Face aperturale
bombée, plane ou concave, limitée par un contour arrondi, non réniforme.
Sutures parfois masquées par l’ornementation, déprimées et régulièrement
arquées en arrière sur les deux faces du test et partant à peu près normale¬
ment de la suture spirale qui est déprimée, pour aborder tangentiellement le
contour extérieur. Ouverture allongée, de la périphérie à l’ombilic, à la base de
la face aperturale de la dernière loge. Parois calcaires, perforées plus gros¬
sièrement à la surface non ornée du côté ombilical, que sur la face spirale et la
loge terminale. Ornementation variable, composée de larges épaississements
allongés, plus ou moins en relief, à sommet cintré, développés à la surface des
loges sur l’une ou les deux faces de la coquille.
Dimensions moyennes : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,475-
0,825 mm. — Diamètre initial : 0,350-0,650 mm. — Épaisseur : 0,150-
0,350 mm. — Pas : 1,6 à 1,8.
Répartition : Zones I-V de la Craie à B. mucronata.
Rapports et différences : Cette espèce très commune à Meudon où elle
présente d’assez grandes dimensions, fut confondue par d’Orbigny, avec la
variété laevigala de l’espèce précédente, mais lui servit cependant à établir
ses figures 21 et 22, ainsi que sa diagnose spécifique dans laquelle il note l’om¬
bilic large et profond, que ne présente pas D. Clementiana.
Elle se distingue des formes du Crétacé moyen qui lui furent rapportées
par Franke (1), par son ornementation beaucoup plus grossière, composée de
larges côtes à surface arrondie et non de simples carènes saillantes ; ainsi que
de D. Clementiana par ses loges moins renflées, à face aperturale non réni¬
forme, ses sutures nettement arquées, à peu près perpendiculaires à la suture
spirale et surtout par son ombilic déprimé et son ornementation différente,
localisée sur les loges du dernier tour et non sur la spire initiale.
Elle est représentée dans nos échantillons par les variétés suivantes :
I. Test à ornementation généralisée sur les deux faces.
. Discorbis Lorneiana v. costulata , nov.
II. Ornementation localisée sur une seule face du test.
A. Côté ombilical orné. D. Lorneiana f. lypica.
B. Côté spiral orné. D. Lorneiana v. perlusa (Marsson.)
(1) Ober Kr., 1928, p. 181, pl. XVII, fig. 3 n-b.
216
PIERRE MARIE
Discorbis Lorneiana (d’Orbigny), form. lypica
(PL XXXIII, fig. 314 a-c.)
Test à côté spiral dénué d’ornementation et à côté ombilical orné, à la'sur-
face des loges, de grosses côtes larges, imperforées, à sommet arrondi, occu¬
pant toutes leurs extrémités ombilicales et disparaissant brusquement avant
les trois dernières, mais dont le relief, notable vers le centre du test, diminue
rapidement à la périphérie. Loges à face aperturale bombée. Ombilic pro¬
fond à bords inclinés.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,650 mm. — Dia¬
mètre terminal : 0,825 mm. — Épaisseur : 0,350 mm. — Pas (approché) :
1 , 6 .
Spécimen figuré : Coll. pers. n°6221 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-II, assez commune à Monlereau, Tachy, Meudon ,
Saint-Germain, Vigny, Longuesse, Théméricourt.
Rapports et différences : Cette forme, à côté spiral dénué d’ornementa¬
tion, se distingue de la var. laevigala de l’espèce précédente par sa spire ini¬
tiale plane, ses larges côtes, à la surface centrale des loges et par son ombilic
profond à bords inclinés.
Discorbis Lorneiana (d’Orbigny), var. costulata, nov.
(PI. XXXIV, fig. 315 a-c.)
Test à ornementation développée sur ses deux faces, constituée sur le côté
ombilical, comme dans la variété précédente, par des côtes larges, dont le
relief s’estompe progressivement pour disparaître sur l’avant-dernière loge ;
et sur le côté spiral par des épaississements arqués au-dessus des sutures de la
partie moyenne du dernier tour, dont le relief, faible, décroît à la fois aux
deux extrémités du tour et du centre à la périphérie. Face aperturale concave;
ombilic profond, à bords inclinés.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,475 mm. — Dia¬
mètre terminal ; 0,600 mm. — Épaisseur : 0,200 mm. — Pas (approché) •
1 , 6 .
Holotype : Coll. pers. n° 6222 ( Monlereau).
Répartition : Semblable à celle de la variété précédente, mais assez rare.
Rapports et différences : Cette variété à ornementation généralisée
correspond aux f. lypica et v. costata de l’espèce précédente, mais s’en dis¬
lingue par l’ornementation différente de son côté spiral, qui est localisée sur
les sutures de la partie moyenne du dernier tour de spire et non sur les tours
jeunes. C’est à cette variété que doivent être rapportés les individus figurés
par Cushman, de la Craie blanche de l’île d’ Antigua, comme Anomalina
Clemenliana, ainsi, très vraisemblablement, que VAnomalina Tennesseensis
W. Berry.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
217
Discorbis Borneiana (d’Orbigny), var. pertusa (Marsson)
(PL XXXIV, fig. 316 a-c.)
Discorbina pertusa Marsson, Rügen, 1878, p. 166, pl. IV, fig. 35 a-e.
Anomalina pertusa Franke, Pommersclie Kr., 1925, p. 85, pl. IV, fig. 16 a-b.
— — — Ober Kr., 1928, p. 182, pl. XVII, fig. 4 a-b.
— — Cushman, Annona, 1932, p. 345, pl. LI, fig. 15 a-c.
Test petit, légèrement comprimé, à spire plane formant, dans le dernier
tour, saillie sur les deux faces, qui sont à peu près symétriques et légèrement
convexes. Loges entièrement soudées entre elles du côté spiral et face aper-
Lurale à tendance polygonale. Ouverture allongée de la périphérie à l’ombilic,
qui est large, profond et à bords raides. Ornementation localisée au côté spiral
et constituée comme celle de la variété précédente.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,350 mm. Dia¬
mètre terminal : 0,475 mm. — Épaisseur : 0,150 mm. Pas (approché) . 1,8.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6223 ( Montereau).
Répartition : Zones I-II, assez rare à Montereau.
Rapports et différences : Cette petite variété, nettement apparentée
aux précédentes par sa forme et son ornementation, fut décrite par Marsson
comme Discorbina pertusa et constitue un stade de passage des Discorbis aux
Anomalina, et montre que l’évolution de l’espèce de d’Orbigny résulte d une
compression qui se traduit par le rabattement progressif des loges vers le côté
spiral et par l’élargissement et l’approfondissement de la dépression ombili¬
cale. Une compression plus accentuée amènerait très certainement les loges
à se libérer du test le long de la suture spirale et communiquerait ainsi aux
coquilles de cette espèce les divers caractères génériques des Anomalina.
Genre STENSIOINA Brotzen, 1936
Type générique, Ftoialia exsculpta Reuss
Stensioina Brotzen, Eriksdal, 1936, p. 164.
Botalia (part) Reuss. — Discorbis (part) Marsson. — Truncatulina (part)
et Cibicides (part) Cushman. — Gyroidina (part) des auteurs (non d’Or¬
bigny).
Test trochoïde, à côté spiral plan généralement orné et côté ventral con¬
vexe, muni en son centre d’une large dépression ombilicale obstruée par du
matériel testacé dénué de piliers ou d’épaississements. Loges nombreuses,
croissantes, entièrement soudées à la surface du test le long de la suture spi¬
rale. Ouverture ventrale n’atteignant pas la périphérie du tour précédent.
Parois calcaires finement perforées.
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Par son ouverture ventrale, à la base de la
face aperturale et par ses loges entièrement soudées entre elles le long de la
■218
PIERRE MARIE
suture spirale, ce genre s’éloigne des Anomalinidae et surtout des Cibicides
auxquels ses représentants furent rattachés par Cushman et se rattache aux
Rotaliidae. Il se distingue cependant des autres genres de cette famille, par
son côté spiral plan et orné et par son ombilic large, normalement obstrué
par un matériel testacé, non translucide et dénué de piliers. A ce genre, qui
est dans notre Craie représenté par l'espèce suivante, se rapporte toute une
série de formes, exclusivement crétacées, généralement attribuées en Amé¬
rique à Cibicides excolata Cushman.
Stensioina pommerana Brotzen
(PI. XXXIV, fig. 317 a-c.)
Discorbis exsculpla Marsson, Rügen, 1878, p. 164.
Rotalia exsculpla Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 90, pl. VIII, fig. 6.
— — — Ober. Kr., 1928, p. 189, pl. XVIII, fig. 3 a-c.
Gyroidina exsculpla Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
Stensioina pommerana Brotzen, Eriksdal, 1936, p. 166.
Test plan convexe, à côté spiral plan et côté ombilical régulièrement con¬
vexe ; composé de 2 à 3 tours d’une spire élevée, dont le dernier renferme de
11-12 loges. Loges nombreuses, croissantes. Sutures régulièrement cintrées et
recourbées en arrière, limbées et déprimées du côté ombilical ; ornées et sur¬
montées du côté spiral par une petite carène étroite, finement ondulée et à
relief notable. Ombilic large, étoilé, obstrué par un matériel finement saccha-
roïde. Ouverture allongée, à la base de l’extrémité ombilicale de la dernière
loge. Ornementation développée sur le côté spiral, et constituée par les carènes
suturales qui se prolongent à la périphérie spirale des loges et par quelques
petites pustules en relief réparties sans ordre apparent à la surface des loges.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre initial : 0,300 mm. — Dia¬
mètre terminal : 0,475 mm. — Épaisseur : 0,250 mm. — Pas : 2,5.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6224 [Monlere.au).
Répartition : Zones I-IV, très commune dans tous les gisements étudiés
de la Craie à Belemnilella du Bassin de Paris.
Rapports et différences : Par son ornementation très stable du côté spi¬
ral et par sa forme, cette petite espèce se distingue aisément de toutes les
autres espèces voisines de la Craie. Elle ne peut être rapprochée que de Rola-
lia exsculpla Reuss (1), mais s’en différencie par son côté ombilical plus con¬
vexe, ses sutures limbées et son ombilic large et généralement obstrué par
un matériel saccharoïde, qui, lorsqu’il a disparu, laisse apercevoir les extré¬
mités fortement en relief des premières loges du dernier tour.
(1) Westphalische Kr., 1860, p. 78, pl. XI, fig. 4.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
219
Genre GYROIDINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Gyroidina orbicularis d’Orbigny
Gyroidina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 278.
Rotalina (part) des auteurs.
Test trochoïde, à côté ventral généralement convexe, ombilic étroit et
profond. Suture spirale déprimée. Parois calcaires, finement perforées. Ouver¬
ture étroite, allongée du côté ventral, jusque vers l’ombilic.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Rotaliatina , qui se
développent à l’Éocène par une spire beaucoup moins élevée ; mais par l’étude
de ses représentants crétacés on pourra constater que si l’ombilic est étroit ,
il n’est pas forcément très profond, bien souvent même il se trouve protégé
par un prolongement de l’extrémité ombilicale de la loge terminale, comme
chez Valvulineria. Ce genre est représenté dans nos échantillons par les
espèces suivantes :
I. Test à face aperturale à contour courbe.
.4. Spire élevée.
1. Sutures obliques sur la spire. Gyroidina umbilicata ( d’Orb.).
2. Sutures perpendiculaires à la spire. ... G. aff. nitida (Rss.).
B. Spire surbaissée. G. aff. depressa (Alth).
II. Test à face aperturale anguleuse ou polygonale.
A. Ombilic large. G. aff. Girardana (Rss.).
B. Ombilic étroit. G. Micheliniana (d’Orb.).
La faible variation des caractères spécifiques des représentants de ce genre,
jointe à des figurations défectueuses et à des diagnoses souvent insuffisantes,
fait obstacle à l’identification précise de la plupart de ces espcèes.
Gyroidina umbilicata (d’Orbigny)
(PI. XXXIV, fig. 318 a-c.)
Botalina umbilicata d’Orbigny, Craie Rlanche, 1840, p. 32, pl. III, fig. 4-6.
Botalia Soldanii, v. umbilicata Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 89,
pl. VIII, fig. 2.
— — — Ober Ivr., 1928, p. 186, p. XVIII, fig. 2 a-b.
Gyroidina umbilicata Gushman, Antigua, 1931, p. 43, pl. VI, fig. 3 a-c.
— —- — Annona, 1932, p. 1923, p. 341.
— Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
Test relativement grand, une fois et demie plus large que haut, à côté spiral
presque plan, bombé en son centre, et sur le trajet du dernier tour de spire
fortement déprimé le long de la suture spirale ; à côté ventral fortement
relevé, limité par une périphérie subanguleuse. Spire élevée, à tours étroits
et nombreux, tous masqués du côté spiral, sauf le dernier, par un large épais-
220
PIERRE MARIE
sissement central. Loges croissantes au nombre de 8 à 9 par tour, à face aper-
turale réniforme, plane, régulièrement cintrée, légèrement inclinée sur la spire
et présentant un très léger sillon déprimé, partant du sommet périphérique
de l’ouverture, pour aboutir et disparaître à mi-hauteur. Sutures rectilignes*
nettement inclinées sur la suture spirale, droites et rayonnantes du côté ombi¬
lical. Ombilic étroit, obstrué par un prolongement de l’extrémité ventrale
de la dernière loge. Ouverture en fente étroite, allongée à la base de la face
aperturale de la périphérie à l’ombilic.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,575 mm. —
Diamètre initial : 0,450 mm. Épaisseur, de face suivant l’axe : 0,400 mm.
— Hauteur du côté ombilical : 0,335 mm. — Hauteur de la dernière loge :
0,400 mm. — Inclinaison des sutures sur la spire : 50°. — Pas : 1,6.
Spécimen figuré : Coll, pers., n° 6225 ( Montereau ).
Répartition : Zones 1-IV, assez commun dans tous les prélèvements.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de G. Soldanii
d’Orbigny par ses loges plus courtes, ses tours plus étroits, sa suture spirale
moins déprimée, sa face aperturale réniforme, régulièrement recourbée et
plus inclinée sur la surface du tour précédent et par son ombilic préservé.
Gyroidina aff. nitida (Reuss)
(PI. XXXIV, fig. 319 a-c.)
Botalia nitida Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 35,pl. VIII, fig. 52, et pl.XJI,
fig. 8 et 20.
Botalia umbilicaia v. nitida Reuss, Elbthalbeg., 1871-1875, part. II, p. 116,
pl. XXIII, fig. 12.
Botalia soldanii v. nitida Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 89, pl. VIII,
fig. 3.
— —■ — — Ober Kr., 1928, p. 186, pl. XVIII, fig. la-b.
Test voisin du précédent, plus petit, à côtés moins bombés, limité par une
périphérie nettement arrondie ; spire plus surbaissée, à tours proportionnelle¬
ment plus larges, composés dans le dernier de 6 loges ; face aperturale, plane
ou légèrement concave, inclinée en arrière sur la spire. Sutures à peu près
droites, perpendiculaires à leur base sur la tangente au point de contact avec
la suture spirale. Ombilic obstrué par un prolongement de la surface de la
loge terminale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,375 mm. —
Diamètre initial : 0,275 mm. — Épaisseur totale, de face suivant l’axe :
0,250 mm. — Hauteur du côté ombilical : 0,225 mm. — Hauteur de la der¬
nière loge : 0,275 mm. — Inclinaison des sutures sur la spire : 120° ; sur la
t angente au point de contact : 90°. —• Pas : 1,8.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6226 ( Montereau).
Répartition : Zones II-III, peu commune.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
221
Rapports et différences : Cette petite espèce, qu’il est difficile d’iden¬
tifier avec certitude, d’après ses figurations originales qui sont défectueuses,
présente cependant, d’accord avec Fr anke, un côté spiral dont le renflement
central est à peine plus saillant que le dernier tour despire. Elle se distingue
de la précédente, par ses dimensions plus faibles, sa spire moins élevée, son
nombre de loges plus réduit par tour, sa périphérie arrondie et surtout ses
sutures à peu près perpendiculaires à la spire.
Gyroidina cf. depressa (Alth)
(PI. XXXIV, fig. 320 a-c.)
Boialina depressa Alth, Lemberg, 1850, p. 266, pl. XIII, fig. 21.
Gyroidina depressa Cushman and Church, Upper Cret. Coalinga, 1929,
p. 515, pl. XLI, fig. 4-6.
— — ■ Cushman and Jarvis, Trinidad, 1932, p. 46, pl. XIV,
fig. 1 a-c.
— —■ Cushman, Annona, 1932, p. 341.
— —- — Key, 1933, pl. XXX, fig. 4 a-c.
Botalia crelacea Carsey, Central Texas, 1926, p. 48, pl. V, fig. 7 a-b.
— Beccarii var. ripleyensis Berry, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 76, art. 19,
1929, p. 15, pl. IX, fig. 10-12.
Tesl fortement comprimé, presque lenticulaire, à côté spiral à peu près plan,
légèrement en saillie dans la moitié terminale du dernier tour et à suture spi¬
rale limbée, ou légèrement déprimée mais entièrement visible. Côté ombilical
faiblement convexe et périphérie arrondie. Spire très surbaissée, composée
d’un dernier tour de 9 loges. Face aperturale plane, nettement inclinée en
arrière, présentant un léger sillon déprimé, partant de l’angle périphérique
interne, pour venir s’épanouir mi-hauteur. Sutures légèrement et régulière¬
ment recourbées en arrière, à peu près normales à la suture spirale. Ombilic
relativement large, obstrué comme dans les espèces précédentes.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,375 mm. -—
Diamètre initial : 0,250 mm. — Épaisseur totale de face, suivant l’axe :
0,135 mm. — Hauteur de la dernière loge : 0,162 mm. — Inclinaison des su¬
tures sur la spire : 90°. —■ Pas : 1,5.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6227 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-III, rare, à Montereau , La Fonlaine-aux-Bois,
Tachy.
Rapports et différences : Gomme pour l’espèce précédente, dont elle se
distingue par sa forte compression, son identification rigoureuse est assez
compliquée sinon même impossible d’après les seules figures originales. Elle
se rapproche beaucoup des spécimens américains de la Trinité ou de la craie
de Saraloga, qui lui furent rapportés, mais présente cependant des loges moins
allongées du côté spiral, une forme et une inclinaison différentes de leur face
aperturale et un ombilic obstrué.
222
PIERRE MARIE
Gyroidina ci. Girardana (Reuss)
(PI. XXXIV, fig. 321-322 ci-c.)
Rolalia Girardana Reuss, Septarienthone Berlin, 1851, p. 73, pl. V, fig. 34.
Gyroidina Girardana Cushman, Key, 1933, pl. XXX, fig. 3 a-c.
Test petit, tronconique, à périphérie tranchante. Côté spiral plat ou légère¬
ment concave, présentant un faible renflement central, masquant les pre¬
miers tours de spire et, au sommet du dernier tour, une surface de révolution
plane, légèrement inclinée vers le centre et limitée à sa base par une suture
spirale déprimée. Côté ombilical fortement relevé, incliné d’environ 60° sur
le précédent. Spire élevée, composée de 2 à 3 tours, dont le dernier renferme
10-12 loges croissantes. Face aperturale polygonale. Sutures plus ou moins
recourbées en arrière sur les deux côtés du test et nettement inclinée sur la
suture spirale. Ombilic obstrué.
Dimensions (1) : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,285-0,350 mm.
— Diamètre initial : 0,210-0,275 mm. — Épaisseur de face suivant l’axe :
0,150-0,185 mm. — Hauteur du côté ombilical : 0,125-0,160 mm. — Hau¬
teur de la dernière loge : 0,150-0,210 mm. — Inclinaison des sutures sur la su¬
ture spirale : 75°-50°. — Pas : 1,6 à 1,8.
Spécimens figurés : Coll. pers. prépar. n° 6228 ( Monlereau).
Répartition : Zone II, très rare, Montereau (sondage).
Rapports et différences : Comme pour les précédentes, dont elle se dis¬
tingue par sa périphérie tranchante et sa face aperturale polygonale, son
identification précise est à peu près impossible, autrement que par l’étude
du matériel original. Elle se rapproche beaucoup des spécimens de l’Arkansas
figurés par Cushman, mais s’en écarte par sa face aperturale plus anguleuse
et plus inclinée sur l’axe, par ses loges plus nombreusesetparses sutures nette¬
ment obliques sur la spire. A Montereau, elle semble comprendre deux varié¬
tés, dont les caractères distinctifs ne peuvent encore être fixés définitivement
par suite du trop petit nombre d’exemplaires isolés ; l’une d’elles, assez
grande (fig. 321 ), présente un ombilic relativement développé, et du côté spi¬
ral, des sutures presque rectilignes inclinées à 50° sur la spire ; l’autre, au con¬
traire (fig. 322), plus petite, possède un ombilic étroit, et des sutures dor¬
sales régulièrement arquées en arrière et inclinées à 75° seulement sur la spire.
Gyroidina Micheliniana (d’Orbigny)
(Pl. XXXIV, fig. 323 a-c.)
Rotalina Micheliniana d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 31, pl. III, fig. 1-3.
Rolalia Micheliniana Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 36, pl. XII, fig. 31.
—- — Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 73, pl. XIII, fig. 7-10.
(1) Le premier nombre correspond aux dimensions des petits individus, tels que celui de
la figure 322.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
223
Bolalia Micheliniana, Eggkr, Oberbayer Alp., 1899, p. 153, pl. XX, fig. 1-3.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 90, pl. VIII, fig. 4.
— — — Aachener Kr., 1927, p. 691.
— — — Ober Kr., 1928, p. 188, pl. XVII, fig. 11 a-b.
Discorbina Micheliniana Reuss, Kanarasee, 1865, p. 455.
Globorolalia Micheliniana Cushman, Antigua, 1931, p. 45, pl. VI, fig. 8 a-c.
— — — Key, 1933, pl. XXXV, fig. 13 a-c.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
Gyroidina Micheliniana Cushman, Annona, 1932, p. 342, pl. LI, fig. 12 a-c.
Test subconique, à côté spiral presque plan, côté ombilical fortement
relevé, incliné à 55°-60° sur le précédent et périphérie tranchante. Loges
nombreuses, croissantes, élevées, au nombre de 7-8 dans le dernier tour de
spire. Face aperturale allongée, rhombique, arrondie à son extrémité ombi¬
licale. Satures peu visibles, au ras du test ou faiblement déprimées, nette¬
ment recourbées en arrière et inclinées, à leur base, de 30° sur la suture spi¬
rale, qui est à peu près entièrement visible. Ombilic étroit, profond. Ouver¬
ture étroite, allongée, de'la périphérie à l’ombilic.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,600 mm. —
Diamètre initial : 0,450 mm. — Épaisseur de face suivant l’axe : 0,310 mm.
— Hauteur du côté ombilical : 0,285 mm. — Hauteur de la dernière loge :
0,350 mm. — Pas : 1,77.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6229 (Montereau).
Répartition : Zones I-V, très commune partout.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue de toutes les autres
par sa spire très élevée, sa face aperturale rhombique et son côté spiral plan.
Elle fut rapportée au cours de ces dernières années aux Globorolalia , car
sa forme rappelle un peu celle de certains représentants de ce genre, mais elle
n’en possède pas les loges initiales globuleuses ni même l’ouverture ; de plus
toutes les espèces trochoïdes de la famille des Globorotaliidae sont exclusive¬
ment pélagiques, or cette espèce manque à peu près totalement dans les faciès
profonds, tandis qu’elle abonde au contraire dans les faciès néritiques et
crayeux. Par contre, par son ouverture ventrale, allongée contre la surface
du tour précédent, de la périphérie à l’ombilic et par sa spire élevée, ses su¬
tures et son côté spiral à peu près plan sur lequel les tours jeunes sont mas¬
qués par un faible renflement central, elle se rattache nettement aux Gyroi¬
dina.
Genre EPONIDES Montfort, 1808
Type générique, Naulilus répandus Fichtel and Moll
Eponides Montfort, Conch. Syst., vol. I, 1808, p. 127.
Nautilus (part) et Rolalina (part) des auteurs. — Pulvinulina Parker and
224
PIERRE MARIE
Jones, 1862. — Placenlula (part) Berthelin (non Lamarck). — Cyclo-
spira Eimer and Fickert, 1899.
Test trochoïde, généralement biconvexe, dénué d’ombilic. Parois calcaires
perforées. Ouverture étroite, allongée entre la périphérie et la région ombili¬
cale.
Répartition : Jurassique —• Récent.
Rapports et différences : Ce genre qui est le seul de la famille des Rola-
liidae à présenter une ouverture normale et un côté ombilical dénué d’ombi¬
lic, est dans nos échantillons représenté par deux espèces aisément recon¬
naissables par la forme de la face dorsale de leurs loges.
I. Loges subrectangulaires, sur le côté spiral. E.biconvexa, n. sp-
II. Loges en croissant. E. monterelensis, n. sp .
Eponides biconvexa, n. sp.
(PI. XXXIV, fig. 324 a-c.)
Test lenticulaire biconvexe, à périphérie légèrement anguleuse, composé de
trois tours de spire étroits, de 7 loges, toutes visibles du côté spiral. Loges, à
surface dorsale subrectangulaires, étirées en pointe du côté ombilical et
interrompues à proximité du centre qui est vitreux. Face aperturale triangu¬
laire, étroite et allongée. Sutures au ras du test, perpendiculaires à la spire
sur le côté dorsal, rayonnantes et à peu près rectilignes au début du dernier
tour, puis nettement arquées ensuite et recourbées en arrière sur le côté om¬
bilical. Ouverture en fente étroite, allongée, de la périphérie vers l’extrémité
ombilicale à la base de la face aperturale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,265 mm. — Dia¬
mètre initial : 0,215 mm. — Épaisseur : 0,150 mm. — Pas : 1,5.
Holotype : Coll. pers. n° 6230 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare, 2 individus à Montereau (sondage).
Rapports et différences : Cette petite espèce rappelle beaucoup E. lenera
(Brady) (1), ainsi que E. umbonata (Reuss) (2), mais se distingue de la pre¬
mière par sa forme biconvexe et ses sutures au ras du test et de la seconde
par ses loges plus nombreuses n’atteignant pas le centre du côté ombilical,
sa périphérie moins lobée et moins tranchante, ses sutures non ondulées du
côté ombilical et son ombilic obstrué par du matériel testacé vitreux.
Eponides monterelensis, n. sp.
(PI. XXXIV, fig. 325 a-c.)
Test sensiblement tronconique, à côté spiral surbaissé et côté ventral nette¬
ment tronqué, limité par un contour régulièrement lobé et une périphérie
(1) Cushman, Key, 1933, pl. XXX, fig. 7.
(2) Septarienthone-Berlin, 1851, p. 75, pl. V, fig. 35.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
225
t ranchante, non carénée ; spire élevée, composée de trois à quatre tours étroits
de cinq loges , très enveloppantes, è face dorsale en croissant régulier, toutes
réunies par leur extrémité pointue au centre du côté ombilical. Sutures au ras
du test, fortement cintrées et recourbées en arrière sur le côté ventral, limbées
et peu courbées du côté spiral. Ouverture ventrale, allongée à la base de la
dernière loge, contre la surface du tour précédent. Parois calcaires, transpa¬
rentes, très finement perforées du côté ombilical.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,300 mm.
Diamètre initial : 0,265 mm. — Épaisseur : 0,140 mm. Hauteur du côté
ombilical : 0,100 mm. —• Pas : 1,27.
Holotype : Coll. pers. n° 6231 (Montereau).
Répartition : Zone I-III, assez commune à Montereau (sondage), La
Fontaine-aux-Bois , Meudon.
Rapports et différences : Par la forme du côte dorsal de ses loges, cette
petite espèce se distingue bien de la précédente, mais elle se rapproche beau¬
coup des Asterigerina (1) et principalement de A. crassaforniis Cushman and
Siegfus (2), elle s’en écarte cependant par sa spire plus simple, dénuée de
loges supplémentaires, sa forme différente et une plus grande régularité de
son côté spiral.
Famille CASSIDULINIDAE
Test trochoïde, au moins dans les stages jeunes, suivi, chez les genres plus
spécialisés, d’une série spiralée de loges alternantes ; pouvant devenir rec¬
tiligne dans les formes les plus évoluées. Parois calcaires, perforées. Ouverture
allongée, parallèle au plan de la spire, ou au plan de compression, s’arrondis¬
sant dans les genres déroulés.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Cette famille, qui dérive des Rotaliidae par,
son groupement original trochoïde, s’en distingue par son ouverture allongée
parallèlement au plan de la spire et non contre la surface du dernier tour, et
par sa série de loges alternantes.
classification générique
I. Test unisérial, entièrement trochoïde.
A. Ouverture ombilicale préservée. Ceratobulimina.
B. Ouverture ventrale non préservée. Pulvinulinella.
II. Test à loges alternantes.
A. Complètement enroulé. Cassidulina.
[1) Cushman, Foraminifera, 1933, p. 245.
|2) Kreyenhagen, sh., 1935, p. 95, pl. XIV, fig. 10 a. c.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
15
226
PIERRE MARIE
B. Déroulé dans l'adulte.
1. Chambres irrégulières, sutures non déprimées. Orthopleda.
2. Chambres régulières, sutures déprimées.
a. Loges non épineuses, à section arrondie. Cassidulinoides.
b. Loges souvent épineuses, à section
triangulaire. Ehrenbergina
Genre CERATOBULIMINA Toula, 1915
Type générique, Rolalma contraria Reuss
Ceralobulimina Toula, in Cushman, Foraminifera, 1933, p. 254.
Rolalina (part) Reuss, 1851 (non d’Orbigny). — Cassidulina (part) H. Bra-
dy, 1881 (non d'Orbigny). — Bulimina (part) des auteurs (non d’Orbigny).
— Ruliminella (part) Cushman, 1911. — Pulvinulina (part) Rzehak,
1888 (non Parker and .Jones). — Roialia (part) Plummer, 1927 (non
Lamarck).
Test trochoïde,rotaliforme, complètement enroulé, ventralement ombiliqué.
Parois calcaires, finement perforées, composées de couches successives. Sur¬
face extérieure polie. Ouverture ventrale, allongée, préservée par une lèvre
convexe, mince, peu distincte de la surface de la loge.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre, très voisin des Gyroidina , Valvuli-
neria et Lamarckina s’en distingue par son ouverture allongée parallèlement au
plan de la spire, par sa lèvre protectrice peu apparente et par l’absence de face
aperturale définie. Il n’est, dans nos échantillons, représenté que par l’espèce
suivante.
Ceratobulimina lenticula (Reuss)
(PI. XXXV, fig. 326-328.)
Roialia lenticula Reuss, Bôhmisch. Kr., 1846, p. 35, pl. XII, fig. 17.
_ — — Hils u. Gault, 1862, p. 82, pl. X, fig. 3.
Planorbulina lenticula Reuss. Elbthalgeb., 1875, p. 115, pl. XXIII, fig. 11.
Discorbina lenticula Egger, Oberbayer. Alp., 1899, p. 166, pl. XVIII, fig. 22-
24.
Anomalina lenticula Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 87, pl. VII, fig. 15.
_ _ — Ober. Kr., 1928, p. 183, pl. XVI, fig. 11.
Placenlula nitida Berthelin, Montcley, 1880, p. 69, pl. IV, fig. 11.
Test petit, biconvexe, comprimé, une fois et demie à deux fois plus large que
haut ; à périphérie légèrement arrondie au début du tour puis devenant
tranchante à hauteur des dernières loges. Côté spiral faiblement convexe,
parfois aplani à la surface du dernier tour ; côté ombilical plus élevé, à ombilic
large, partiellement protégé par un prolongement pelliculaire de la surface
de la loge terminale. Spire régulière composée de 2-3 tours de /-8 loges crois-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
22?
santés, subconiques, paraissant, du côté ventral, entièrement soudées à la
surface du tour précédent. Sutures au ras du test, régulièrement recourbées en
arrière du côté spiral ; nettement limbées et rayonnantes du côté ventral.
Ouverture ventrale masquée à l’extérieur.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,325 mm. — Dia¬
mètre initial : 0,250 mm. — Épaisseur, de face, suivant l’axe : 0,150 mm. —
Épaisseur du côté spiral : 0,100 mm. — Hauteur de la dernièréloge : 0,150 mm.
—- Pas : 1,3.
Spécimen figuré : Coll. pers. n°6232 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare (3 exempl.) à Montereau (sondage).
Rapports et différences : La lèvre protectrice, translucide, bien déve¬
loppée à l’avant de la loge terminale, est presque entièrement soudée à la sur¬
face ventrale du dernier tour et masque complètement l’ouverture caracté¬
ristique de cette espèce. Celle-ci parait être située, à proximité du sommet
ombilical de la loge, dans unrentrant large et arrondi limité par une zone plus
opaque correspondant à la paroi normale du test. Dans un spécimen à loge
terminale latéralement détériorée, on peut constater que la lèvre protectrice
de la loge précédente est nettement écartée, entre la périphérie et l’ombilic,
de la surface du tour précédent. Cependant par leurs caractères extérieurs,
leur forme générale, leurs sutures limbées et leur ombilic large et profond, ces
individus se rattachent bien auxCeralobulimina et présentent même comme
C. cretacea Cushman and Harris (1) des sutures arrière limbées, mais ils
s’en différencient par leur compression notable, leur spire régulière, et surtout
leur côté spiral, dont les sutures, très recourbées en arrière, sont, à leur base,
perpendiculaires à la suture spirale. Par contre ils sont très comparables, par
leur forme générale, leur côté spiral et la courburede leurssutures aux spéci¬
mens du Gault, rapportés par Reuss à Botalia lenticula.
Genre PULVINULINELLA Cushman, 1926
Type générique, Pulvinulinella subperuviana Cushman
Pulvinulinella Cushman, Typic. Monterey, 1926, p. 62.
Rosalina (part) et Trüncalulina (part) des auteurs. -—- Planorbulina (part)
Parker and Jones, 1865. — Anomalina (part) Schwager, 1866 (non
d’Orbigny).
Test trochoïde, rotaliforme, complètement enroulé ; à sutures obliques
du côté dorsal, et à peu près rayonnantes du côté ventral. Parois calcaires
perforées. Ouverture ventrale, étroite, allongée, dans la face aperturale de
la dernière loge et généralement parallèle à la périphérie.
Répartition : Crétacé Récent.
Rapports et différences : Ce genre, qui n’est dans la Craie à B. mucronala
(1) Ceratobulimina, 1927, p. 173, pl. XXIX, fig. 1 et pl. XXX, flg. 11.
228
PIERRE MARIE
représenté que par une seule espèce, se distingue des Eponides par son ouver¬
ture ventrale allongée dans la face aperturale et non en contact avec la sur¬
face externe du tour précédent, et des Ceralobulimina par sa compression
générale et son ouverture apparente, généralement dénuée de lèvre protec-
1 rice.
Pulvinulinella Cordieriana (d’Orbigny)
(PL XXXV, fig. 329 a-c et 330.)
Rolalina Cordieriana d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 33, pl. III, fig. 9-11.
Pulvinulinella Cordieriana Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Test biconvexe, légèrement comprimé, à profil rhombique et périphérie
tranchante, fortement carénée ; côté spiral subconique et face ventrale plus
surbaissée, occupée en son centre par un tampon ombilical large ne faisant
pas saillie. Spire régulière, étroite, composée de quelques tours, tous sauf
le dernier masqués, du côté spiral. Loges au nombre de 9-10 dans le dernier
1 our, nettement inclinées en arrière sur la spire, à surface ventrale bombée.
Sutures obliques, sur la suture spirale et le tampon ombilical, faiblement re¬
courbées en arrière et très légèrement déprimées du côté ventral. Ouverture
ventrale, complexe, composée de deux fentes ; l’une normale, étroite, allongée
contre la surface du tour précédent et l’autre, supplémentaire, à bords paral¬
lèles, issue du sommet de l’angle périphérique interne et dirigée suivant sa
bissectrice, au milieu de la face aperturale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,425 mm. — Dia¬
mètre initial : 0,325 mm. — Épaisseur :0,200 mm. — Hauteur du côté ombi¬
lical : 0,075 mm. — Pas : 1,7.
Spécimen figuré : Coll. pers. prépar. n° 6233 ( Monlereau ).
Répartition : Zones I-II, commune à Montereau (sondage), Meudon.
Rapports et différences : Cette petite espèce, dont l’ouverture n’avait
pas été figurée par d’Orbigny, correspond tout à fait à celle de sa préparation
originale. Elle se rapproche assez par sa forme générale de la plupart des
Pulvinulinella , mais s’en distingue très nettement par son large tampon ombi¬
lical et par son ouverture dirigée suivant la bissectrice de l’angle périphérique
interne de la face aperturale.
Famille CHILOSTOMELLIDAE
Test de forme variable généralement trochoïde, dans les jeunes stages des
genres les plus simples ; suivis chez d autres plus évolués de loges très enve¬
loppantes, recouvrant parfois totalement les plus jeunes et groupées de di¬
verses façons. Parois calcaires, perforées. Ouverture typique, ducôtéventral, au
moins dans les stages jeunes, devenant médiane dans les formes planispirales.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent .
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
229
Rapports et différences : Cette famille, dont l’ancêtre est encore inconnu,
paraît assez hétéroclite au premier abord, puisque certains de ses genres ont
été rattachés aux Nonionidae, aux Baliminidae ou même aux Globigerinidae.
Cependant, l’étude des stages initiaux des formes microsphériques des
divers genres constituant cette famille, montre, d après Cushman, de grandes
analogies et permet de saisir 1 unité de son groupement générique, ainsi que
son évolution aux diverses époques géologiques.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test entièrement trochoïde.
A. Tours de 3 loges. Allomorphina.
B. Tours de plus de 3 loges. Gyromorphina.
II. Test trochoïde dans le jeune, planispiral dans l’adulte.
A. Tours de 2 loges.
1. Ouverture latérale.
a. Ouverture étroite. Chilostomella.
b. Ouverture arrondie. Chilostomelloides.
2. Ouverture terminale. Seabrookia.
B. Tours de plus de 2 loges.
1. Loges élevées.
a. Ouverture simple, étroite. Allomorphinella.
b. Ouverture dentelée. Chiloslomellina.
2. Loges surbaissées. .,
a. Ouverture large, peu élevée ; loges régulières. Pullenia.
b. Ouverture étroite, semi-elliptique, loges
irrégulièrement spiralées. Sphaeroidina.
Genre ALLOMORPHINA Reuss, 1850
Type générique, Allomorphina Irigona Reuss
Allomorphina Reuss, Osterreich, Tertiârbeck., 1850, p. 380.
Globigerina (part) Reuss, 1846-1850. — Valvulina (part) Franke, 1928. —
Turrilina White, 1929, et Galloway and Morrey, 1931.
Test trochoïde, composé de tours adultes de trois loges, renflées, croissant
rapidement en largeur et très enveloppantes. Parois calcaires perforées.
Ouverture en arc allongé, sous le bord ventral de la dernière chambre, parfois
partiellement présentée par une petite lèvre.
Répartition : Crétacé supérieur — Récent.
Rapports et différences : L’ouverture de ce genre rappelle celle d une
poche de tablier de jardinier ; elle est simplement constituée par une partie
du bord ventral de la loge terminale, qui n’adhère pas à la surface du test.
L’inobservation de ce caractère a conduit Reuss, comme de nombreux micro-
330
PIERRE MARIE
paléontologistes, à rattacher les représentants de ce genre à des familles très
diverses. Seule l’espèce suivante se rencontre dans la Craie d BelemnUella
mucronata.
Allomorphina trochoides (Reuss)
(PI. XXXV, fig. 331 a-f.)
Globigerina trochoides Reuss, Bôhmischen Kr., 1845-46, p. 36 pl XII
fig. 32.
— — — Lemberg, 1850, p. 37, pl. IV, fig. 5 a-c.
Valvulina trochoides Franke, Ober Kr., 1928, p. 162, pl. XV, fig. 2 a-c.
Turrilina trochoides Write, Tampico, 1929, p. 46, pl. V, fig. 4.
— — Galloway andMoRREY, Tabasco, 1931, p. 350, pl. XL
fig.5 a-b.
Test irrégulièrement ovoïde, à peu près aussi haut que large, à croissance
très rapide, et a extrémité inférieure effilée. Spire élevée composée de tours de
trois loges, semi-ovoïdes, enveloppantes, très bombées, revenant à proximité
de la partie initiale du test. Sutures déprimées. Ouverture en fente allongée le
long de la marge interne de la dernière loge. Parois calcaires, perforées, très
finement cristallisées, à aspect miroitant.
Dimensions : Hauteur : 0,335 mm. — Largeur : 0,315 mm. — Épaisseur :
0,250 mm. — Hauteur de la dernière loge : 0,300 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. prép. n» 6234 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V, assez rare, se rencontre à Meudon et Montereau.
Rapports et différences : Ces individus semblent, par leur partie initiale
assez réduite, constituer un terme intermédiaire entre A. cretacea Reuss (1),
dont le stage jeune n’est pas effilé, et A. trochoides (Reuss) (2) qui est assez
pointu à sa base ; d’ailleurs dans les spécimens isolés de Montereau il en est
de plus allongés et d’autres de plus trapus, celui figuré ici correspond à la
forme la plus commune.
Genre GYROMORPHINA, n. g.
Type générique, Valvulina allomorphinoides Reuss
\ alvulina Reuss, 1860. — Discorbina (part) Brady, 1884, et autres auteurs.
Test entièrement trochoïde, composé d’une spire à tours de plus de trois
loges très enveloppantes, dont seules celles du dernier tour sont visibles à
1 extérieur sur les deux côtés de la coquille. Ouverture ventrale en fente allon¬
gée le long de la marge interne de la dernière chambre. Parois calcaires, per¬
forées.
(1) Reuss, Lemberg, 1850, p. 42, pl. V, fig. 6.
(2) Ibid., p. 37, pl. IV, fig! 5.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
281
Répartition : Crétacé supérieur.
Rapports et différences : Par sa spire très enveloppante, dont seules
les loges du dernier tour sont visibles à l’extérieur, sur les deux côtés du test,
ainsi que par son test calcaire perforé, ce genre s’écarte de tous les autres
genres trochoïdes connus. Par contre il se rattache bien aux Chilostomellidae,
par ses loges très embarrassantes et son ouverture, comparable à celle des
Allomorphina ; mais il se distingue de ce dernier, par ses toursdespire déplus
de trois loges, des Sphaeroidina, par ses loges plus recouvrantes et son ouver¬
ture allongée à la base du bord ventral de la loge terminale et des Allomor-
pliinella , Chiloslomellina et Pullenia par son groupement trochoïde.
Gyromorphina monterelensis, n. sp.
(PI. XXXV, fig. 332 a-e .)
Test subglobulaire, trochoïde, composé d’une spire terminale à 4 loges,
globuleuses, croissantes et très enveloppantes, masquant entièrement celles
des tours précédents. Sutures au ras du test ou légèrement déprimées. Parois
calcaires, finement perforées, à reflet miroitant. Ouverture ventrale, allongée
le long de la marge interne de la loge terminale, qui est légèrement fendue en
son milieu.
Dimensions : Hauteur : 0,213 mm. — Largeur : 0,235 mm. — Épaisseur :
0,200 mm. — Hauteur de la première loge visible : 0,135 mm.
Hoi.otype : Coll. pers. n° 6235 ( Monlereau ).
Répartition : Zone II, extrêmement rare (2 spécimens) à Monlereau
(sond.).
Rapports et différences : Cette petite espèce peut très aisément être
confondue avec les stages jeunes de certains Alaxoggroidina comme A. crassa
(d’Orr.) ou A. globosa(v. Hag.), mais elle s’en distingue par une ouverture
plus nettement définie, des tours jeunes complètement masqués et par son
test calcaire transparent et très finement perforé.
Genre PULLENIA Parker and Jones, 1862
Type générique, Nonionina sphaeroides (d’Orbigny)
Pullenia Parker and Jones, Introd. Foram., 1862, p. 184.
Nonionina (part) d’Orbigny, 1826.
Test planispiral, complètement enroulé dans l’adulte. Loges entièrement
enveloppantes, peu élevées. Parois calcaires perforées. Ouverture en croissant,
allongée le long de la marge interne de la dernière loge.
Répartition : Crétacé supérieur— Récent.
Rapports et différences : Par sa forme à symétrie bilatérale, ce genre
est souvent rattaché aux Nonionidae ; mais il s’en distingue par son stage
232
PIERRE MARIE
microsphérique initial, ses loges surbaissées, très enveloppantes, son ouver¬
ture et la nature de son test qui est presque porcelané.
Ce genre est représenté dans nos échantillons par deux espèces nettement
différentes.
I. Test subsphérique. Püllenia crelacea Cushman.
II. Test comprimé latéralement, à 5 loges apparentes. P. Jarvisi Cushman.
Püllenia cretacea Cushman
(PI. XXXV, fig. 333 a-b.)
Püllenia qüaternaria Cushman, Tennessee, 1931, p. 57, pl. X, fig. 5 a-b.
— — — Saratoga, 1931, p. 313, pl. XXXVI, fig. 4
a-b.
— — — Annona, 1932, p. 343.
— — Sandidge, West. Alabama, 1932, p. 284, pl. XLIV,
fig. 16-17.
Püllenia sphaeroides Marie (non d’Orbigny), Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Püllenia cretacea Cushman, Chilostomellidae, 1936, p. 75, pl. XIII, fig. 8 a-b■
Test globuleux, subsphérique, à spire surbaissée, composée de tours de
4 loges, très embrassantes, à face aperturale plane, en croissant hémicir¬
culaire. Sülures presque rectilignes, à peine déprimées. Parois calcaires, à
lustre porcelané. Ouverture étroite, allongée sur presque toute la longueur de
la marge interne de la loge terminale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal = 0,400 mm. —-
Diamètre initial : 0,335 mm. ■— Épaisseur du dernier tour : 0,225-0,310 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6236 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V, très rare.
Rapports et différences : Cette espèce est plus renflée et plus globu¬
leuse que la P. qüaternaria de Lemberg, figurée par Reuss (1), ses sutures sont
plus droites, à peine cintrées et sa face aperturale est plane. Par contre elle est
plus étroite que les spécimens de la Craie de Saratoga et sa face aperturale est
proportionnellement plus élevée sur la spire.
Püllenia Jarvisi Cushman
(P l.XXXV, fig. 334 a-b.)
Püllenia qüinqueloba Cushman and Jarvis, Trinidad, 1932, p. 49, pl. XV,
fig. 4 a-b.
—- — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— —- — Pisolithique, 1937, p. 292.
Püllenia Jarvisi Cushman, Chilostomellidae, 1936, p. 77, pl. XIII, fig. 6 a-b.
(1) Lemberg, 1850, p. 34, pl. III, flg. 13 a-b.
i
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
233
Test subglobuleux, comprimé latéralement, à périphérie arrondie, contour
externe lobé, à flancs aplanis, très nettement ombiliqués à leur centre.
Spire plane surbaissée. Loges, au nombre de 5 dans le dernier tour, très en\< -
loppantes, à face aperturale, bombée, en croissant semi-circulaire régulier.
Sutures déprimées rectilignes ou très faiblement cintrées. Parois calcaires,
finement perforées, à lustre porcelané. Ouverture étroite, peu élevée, allant
d’un ombilic à l’autre.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal . 0,500 mm.
Diamètre initial : 0,400 mm. — Épaisseur : 0,250-0,325 mm. — Écart entre
les extrémités de l’ouverture : 0,100 mm. —- Pas : l,2o.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6237 ( Montereau ).
Répartition : Zones I-V, rare, mais plus commune que 1 espèce précédente.
Rapports et différences : Tout comme les spécimens de la Trinité, nos
individus présentent un contour lobé, une face aperturale bombée en bour¬
relet et de profondes et étroites dépressions au centre des flancs ; cependant
leurs loges sont moins renflées et leurs sutures plus faiblement déprimées.
Ils se distinguent des formes actuelles rapportées à Pullenia quinqueloba (1)
et auxquelles ils furent souvent assimilés, par leur face aperturale non trian¬
gulaire et par leurs loges dont les extrémités latérales ne recouvrent pas b
centre des flancs.
Famille GLOBIGERINIDAE
Test trochoïde, nettement ombiliqué, au moins dans le stage jeune, deve¬
nant ensuite planispiral, globulaire ou même plus ou moins enveloppant chez
les genres plus évolués. Loges généralement globuleuses. Parois calcaires,
grossièrement perforées, à surface généralement épineuse. Ouverture variable,
constituée par les perforations de la surface ou par un ou plusieurs orifices,
particuliers aux diverses loges, qui débouchent dans l’ombilic ou le long des
sutures.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Par ses loges généralement globuleuses, à
surface très perforée dont les ouvertures particulières s’ouvrent directement
dans l’ombilic ou sur les sutures externes, cette famille s’écarte très nettement
de toutes les autres à groupement trochoïde, sauf peut-être des Globorotaliidae
qui en dérivent par une compression générale assez prononcée.
CLASSIFICATION GÉNÉRIQUE
I. Test entièrement trochoïde.
A. Loges non enveloppantes.
1. Ouvertures donnant toutes dans l’ombilic. Globigerina.
(1) Brady, Challenger, 1884, p. 647, pl. LXXXIV, fig. 14-15.
2:34
PIERRE MARIE
2. Ouvertures placées sur les sutures extérieures.
a. Ouvertures larges, dont une ombilicale. Globigerinoides.
b. Ouverture ombilicale inexistante. Candeina.
B. Loges enveloppantes.
1. Ouverture unique au ras de la surface du test.. Pullenialina.
2. Ouverture dans une forte dépression. Sphaeroiditxella.
II. Test partiellement trochoïde.
A. Adulte planispiral.
1. Spire à tours libres,non soudésentre eux. Globigerinella.
2. Spire à tours soudés entre eux. Hasligerina.
B. Spire adulte irrégulière, loges étirées. Hastigerinellci.
C. Test à chambre terminale sphérique, recouvrant
complètement les plus jeunes. Orbulina.
Genre GLOBIGERINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Globigerina bulloides d’Orbigny
Gtobigerina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 277.
Botalia (part) des auteurs. — Bhyncospira Ehrenberg, 1845. — Plianeros-
tomum (part) et Ptygostomum (part) Ehrenberg, 1854. — Planulina
(part) Ehrenberg, 1854 (non d'ORBiGNY). — Pylodexa Ehrenberg, 1858.
Test entièrement trochoïde, ombiliqué. Loges globuleuses. Parois calcaires,
épaisses et rugueuses, couvertes dans les spécimens pélagiques bien con¬
servés, de longues et minces épines. Ouverture large, donnant dans l’ombilic.
Répartition : Crétacé moyen — Récent.
Rapports et différences : Par son groupement de loges globuleuses et
ses ouvertures ombilicales, ce genre se distingue aisément des Globigerinoides
et des Candeina chez lesquels des ouvertures secondaires sont développées
sur les sutures. Il n’est guère, dans nos échantillons, représenté que par G. cre-
lacea d’Orbigny, l’autre espèce de Meudon décrite en 1840, comme Globi¬
gerina elevata n’étant en fait qu’une Hagenowella.
Globigerina cretacea d’Orbigny
(PI. XXXVI, fig. 335 a-c.)
Globigerina cretacea
d’Orbigny, Craie blanche, 1840, p. 34, pl. III, fig. 12-14.
Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 36, pl. VIII, fig. 55.
Perner, Ceskeho, 1892, p. 64, pl. IX, fig. 7-10.
Chapman, Folkestone, 1896, p. 588, pl. XIII, fig. 5-6.
Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 71, pl. XIII, fig. 43-47.
Egger, Oberbayer. Alp., 1899, p. 169, pl. XXI, fig. 1-3,
10 .
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
235
Globigerina crelacea Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 93, pl. VIII, fig. 15.
— — — Ober Kr., 1928, p. 192, pl. XVIII, fig. 8 a-c.
— — Cushman, Tennessee, 1931, p. 58, pl. X, fig. 6-7.
— — — Annona, 1932, p. 342.
— — — Antigua, 1933, p. 44, pl. VI, fig. 6 a-c.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Tesl trochoïde, à côté spiral faiblement convexe et côté ventral fortement
ombiliqué ; spire surbaissée, entièrement visible du côté dorsal, composée de
trois tours. Loges globuleuses, nettement croissantes à l’origine, assez uni¬
formes dans le dernier tour. Salures très déprimées. Surface couverte de pe¬
tites rugosités. Ouvertures larges et préservées par une lèvre étroite à l’extré¬
mité ombilicale des loges du dernier tour.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,375 mm. —
Diamètre initial : 0,250 mm. —- Épaisseur totale aux extrémités du tour :
0,125-0,250 mm. — Diamètre de la première loge du dernier tour : 0,087 mm. ;
de la dernière : 0,175 mm. — Diamètre de l’ombilic : 0,100 mm. — Pas : 1,5.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6238 ( Montereaü ).
Répartition : Zones I-V, assez commune, mais toujours de petites dimen¬
sions.
Rapports et différences : Cette espèce ne se rapproche guère que de
G. bülloides d’Orhigny, mais s’en distingue par ses loges moins croissantes
et surtout par sa spire plus surbaissée.
Genre GLOBIGERINELLA Cushman, 1927
Type générique, Globigerinella aequilateralis H. B. Brady
Globigerinella, Cushman, Reclassification, 1927, p. 87.
Globigerina (part) des auteurs. — Phanerostomum (part) Ehrenberg, 1854.
—- Rolalia (part) Beissel, 1891.
Tesl trochoïde dans le jeune de la forme miscrosphérique, devenant en¬
suite planispiral dans l’adulte. Ouverture simple, large, ombilicale dans la
partie initiale, devenant médiane dans l’adulte.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre, qui est représenté dans nos échan¬
tillons par l’espèce suivante, se distingue des Hastigerinella par ses loges non
enveloppantes, qui ne masquent pas les premiers tours de spire.
Globigerinella aspera (Ehrenberg)
(Pl. XXXVI, fig. 336 a-b.)
Phanerostomum asperüm Ehrenberg, Microgeologie, 1854, pl. XXX, fig. 26 a-
b ; pl. XXXII, pt. 2, fig. 42.
236
PIERRE MARIE
Rolalia aspera Beissel, Aachener Kr., 1891, p. 73, pl. XIV, fig. 1-6.
Globigerina aspera Egger, Oberbayer. Alp., 1899,p. 170, pl. XXI, fig. 18-20.
— — — Regensburg, 1907, p. 49, pl. VII, fig. 27.
— - — Franke, Ober Kr., 1928, p. 192, pl. XVIII, fig. 10 a-c.
— — Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Globigerinella aspera Carman, Niobrara, 1929, p. 315, pl. XXXIV, fig. 6.
— — Cushman, Tennessee, 1931, p. 59, pl. XI, fig. 5 a-b.
— —- — Anaona, 1932, p. 342.
— — — Antigua, 1931, p. 44, pl. VI, fig. 6 a-c.
Test planispiral, à symétrie bilatérale, composé de tours jointifs. Loges
globuleuses, nombreuses, faiblement embrassantes et nettement croissantes,
devenant légèrement ovoïdes dans l’adulte. Face aperturale aplanie. Sutures
fortement déprimées. Surface finement rugueuse. Ouverture semi-circulaire,
large, visible de face, à la base de la loge terminale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,325 mm. ■—
Diamètre initial : 0,175 mm. — Épaisseur aux extrémités : 0,050-0,175 mm.
— Hauteur de la première loge du dernier tour : 0,050 mm., de la dernière :
0,150 mm. — Pas : 3,4.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6239 ( MontereaU ).
Répartition : Zones I-V, rare, plus commune dans les zones I et II.
Rapports et différences : Cette petite espèce se rapproche beaucoup de
G. aeqUilateralis (Brady), mais s’en distingue par ses tours de spire plus serrés,
ses loges adultes ovoïdes, à face aperturale aplanie et sa surface nettement
plus rugueuse.
Famille GLOBOROTALIIDAE
Test trochoïde, plus ou moins comprimé, à loges globuleuses, souvent caré¬
nées ; devenant parfois discoïde dans l’adulte de certains genres récents très
évolués. Parois calcaires, perforées ; surface souvent rugueuse. Ouverture
ventrale, simple ou multiple, débouchant à proximité de l’ombilic des formes
trochoïdes, ou réduite aux simples perforations superficielles du test chez
l’adulte des genres discoïdes.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Cette famille dérive directement des Globi-
gerinidae, et se compose comme elle de genres presque exclusivement péla¬
giques. Elle ne s’en distingue guère que par sa compression générale, qui a
provoqué sur les loges, des formes trochoïdes, l’apparition d’une ou deux
carènes périphériques.
classification générique
I. Test entièrement trochoïde.
A. Ouverture terminale, à l’avant de la dernière loge.
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE 237
1. Ouverture unique. Globorolalia.
2. Ouverture multiple. Cribrogloborolalia.
B. Ouvertures, particulières aux loges du dernier tour, débouchant
dans l’ombilic. Rosalinella.
II. Test devenant annulaire.
A. Loges annulaires apparentes. Cycloloculina.
B. Loges annulaires masquées par des logettes supplémentaires.
. Sherbornina.
Genre ROSALINELLA, n. g.
Type générique, Bosalina Linneiana d’Orbigny
Bosalina J. de Lapparent. — Globolruncana Cushman, 1927. —■ Globoro¬
lalia (part) Cushman. —■ Bosalina (part), Discorbina (part), Globigerina
(part), Rolalia (part) et Trüncalulina (part) des auteurs.
Tesl entièrement trochoïde, à ombilic large et profond, parfois partielle¬
ment préservé et généralement limité, le long du côté ombilical du test par
le retour du bourrelet périphérique ventral. Loges globuleuses ou polyédriques,
sans communication directe de l’une à l’autre, par l’intérieur du test, entou¬
rées complètement sur leurs deux faces par un ou deux épaississements caré-
naux, limitant un bandeau périphérique, imperforé, qui peut être plus ou
moins large, ou réduit à une simple carène. Parois calcaires, finement perfo¬
rées, sauf sur le bandeau et les carènes. Ouvertures particulières à chaque loge,
débouchant toutes dans la dépression ombilicale.
Répartition : Vraconien. — Eocène moyen, mais surtout Crétacé.
Rapports et différences : Ce nouveau genre, qui futtrèsbien étudié par
J. de Lapparent, en 1918 (1), et auquel il attribua le nom générique de
Bosalina, déjà préemployé par d’Orgigny, comprend à la fois des espèces à
une et deux carènes latérales, que Cushman répartit entre Globorolalia et
Globolruncana (2) (genres qui ne doivent avoir qu’une ouverture ven¬
trale). Une étude en cours montre qu’il n’y a pas lieu de séparer ces formes en
deux genres différents et que celles à carène unique se différencient très net¬
tement par leur large ombilic et leurs nombreuses ouvertures, des Globoro¬
lalia dont les représentants actuels, pris comme type générique, n’ont qu’un
ombilic étroit, non bordé de carènes, une ouverture terminale et des loges
communiquant directement entre elles par l’intérieur du test.
Ce nouveau genre peut être subdivisé, d’après les caractères périphériques
et la forme de ses coquilles, en 4 sous-genres dont les types sous-génériques
ne sont souvent que des associations spécifiques présentant certaines propriétés
communes. Ce sont :
(1) Hendaye, 1918, pp. 1-17.
(2) Raclassifioation, 1927, p. 91.
238
PIERRE MARIE
I. Test à périphérie tronquée, limitée par deux bourrelets carénaux.
. Sous-genre à Rosalinella Linnei (d’Orb.).
II. Test à périphérie tranchante, limitée par un seul bourrelet carénai.
A. Contour régulièrement spiralé.
1. Ombiliclarge. Sous-genre à R. Stuarli (J. de Lapp).
2. Ombilic étroit. Sous-genre à R. velascoensis (Cushm.).
jB. Contour lobé. Sous-genre à R. appennica (Renz).
Au premier de ces sous-genres correspondent la plupart des espèces rap¬
portées par Cushman aux Globolrüncana et aux trois autres se rattachent
la grande majorité des Globorolalia crétacés et éocènes de cet auteur.
Leur répartition dans les faciès relativement profonds de la Mésogée et
des Bassins européens est la suivante :
Sous-genre à R. appennica = Vraconien — Turonien moyen.
Sous-genre à R. Linnei = Turonien supérieur — Maëstrichtien moyen.
Sous-genre à R. Stuarli = Maëstrichtien.
Sous-genre à R. velascoensis = Maëstrichtien supérieur — Éocène moyen.
Seul le sous-genre à R. Linnei est représenté dans la Craie à Belemnilella
mUcronala du Bassin de Paris, par les espèces suivantes dont les répartitions
particulières n’ont pu être précisées par suite de leur très grande rareté.
I. Test à loges subsphériques.
A. Bandeau carénai étroit et peu apparent . R. cf. marginata (Rss).
B. Bandeau carénai large et net. R. globigerinoid.es, n. sp.
IL Test à loges à peu près planes du côté dorsal.
A. Bandeau carénai large à carènes parallèles.. . R. rugosa, n. sp.
B. Bandeau carénai étroità carènes divergentes. R. Lapparenti, n. sp.
Rosalinella cf. marginata (Reuss)
(PI. XXXVI, fig.337 a-c .)
Rosalina marginata Reuss, Bôhmischen Kr., 1846, p. 36, pl. VIII, fig. 54
(non pl.VIII, fig. 74 ni pl. XIII, fig. 68).
Globigerina marginata Franke, Ober Kr., 1928, p. 192, pl. XVIII, fig. 9 a-c.
Test à côté spiral convexe, ombilic large. Loges sphériques, à peu près uni¬
formes dans tout le dernier tour, bordées du côté spiral, par un faible bour¬
relet dorsal visible sur les tours jeunes et les premières loges du dernier
tour et de profil par 2 bourrelets inégalement saillants dont le relief s’affaiblit
rapidement sur les dernières loges. Bandeau carénai périphérique, composé
d’éléments rectangulaires juxtaposés, inclinés du côté ombilical par rapport
à la périphérie du test et limités à l’extérieur des loges par des carènes sensi¬
blement parallèles au plan de la spire, mais dont l’écartement croît peu k
peu, tandis qu’elles s’estompent et disparaissent sur les dernières loges.
Sutures presque rectilignes et rayonnantes du côté ombilical. Surface fine¬
ment rugueuse.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
2 39
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,500 mm. —
Diamètre initial : 0,375 mm. — Diamètre des loges du dernier tour : 0,112-
0,150 mm. — Diamètre de l’ombilic : 0,150 mm. — Épaisseur moyenne
totale : 0,200 mm. — Épaisseur du bandeau carénai : 0,050 mm. Longueur
dorsale de la dernière loge : 0,175 mm. — Pas : 1,8.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6240, très rare ( Monlereau).
Répartition : Monlereau, La Fonlaine-aUx-Bois, Meudon.
Rapports et différences : Cette petite espèce rappelle assez la première
des figurations originales de Bosalina marginala Reuss dont les carènes
périphériques sont peu visibles. Elle se rapproche également de la Globige-
rina marginala, figurée par Franke, et de la «double keeled Globigerina » de
Write (1), mais s’en distingue par ses deux bourrelets carénaux, qui s’écar¬
tent de plus en plus en s’estompant au cours du dernier tour. Elle s’éloigne
également de Globigerina cretacea d’Orbigny qui lui ressemble beaucoup par
ses dimensions un peu plus fortes et surtout par son faible bandeau carénai.
Rosalinella globigerinoides, n. sp.
(PL XXXVI, fig. 338-339.)
Bosalina Linnei (type n° 3), J. de Lapparent (non d’Orbigny), Hendaye,
1918, p. 7, fig. 1 h et 2 e.
Tesl à côté spiral convexe. Loges globuleuses, presque sphériques, crois¬
santes, entourées par une carène dorsale entièrement visible du côté spiral
et par une carène ventrale masquée à l’avant des loges sur le côté ombilical.
Bandeau carénai périphérique, large, composé d’éléments rectangulaires
imbriqués les uns par rapport aux autres et limités par deux bourrelets caré¬
naux sensiblement parallèles entre eux et inclinés sur le plan de la spire.
Parois finement perforées. Surface des loges, unie.
Dimensions : Diamètre terminal : 0,350-0,450 mm. — Épaisseur : 0,190-
0,200 mm. — Pas : 2,25.
Répartition : Rare à Monlereau, Meudon, La Fonlaine-aüx-Bois.
Rapports et différences : Bien que très semblables aux individus d’Hen-
daye, les nôtres présentent un côté spiral un peu plus bombé. Ils sont, dans
nos échantillons, représentés par les deux formes suivantes qui se distinguent
aisément de R. marginala par leur large bandeau carénai, incliné sur le plan
de la spire.
I. Bourrelets périphériques également saillants R. globigerinoides f. typica.
II. Bourrelets périphériques inégalement saillants.
. R. globigerinoides var.sublaevigata, nov.
(1) Tampico, 1928, p. 284, pl. XXXVIII, fig. 4.
240
PIERRE MARIE
Rosalinella globigerinoides form. typica nov.
(PI. XXXVI, fig. 338 a-c.)
Test à carènes également saillantes et fortement inclinées sur le plan de la
spire, de telle façon qu’à la périphérie, la carène ventrale d’une loge soit
relayée par la carène dorsale de la loge suivante.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,450 mm. —
Diamètre initial : 0,300 mm. — Largeur des loges du dernier tour du côté
ombilical : 0,090-0,130 mm. — Longueur dorsale de la dernière loge :0,200 mm.
— Diamètre de l’ombilic : 0,150 mm. —■ Épaisseur totale moyenne . 0,200 mm.
— Hauteur du bandeau carénai : 0,075 mm. — Pas : 2,25.
Holotype : Coll. pers. n° 6241 ( Montereau ).
Répartition : Rare à Monlereo.il , Meudon , La Fonlaine-aiix-Bois.
Rapports et différences : Cette forme ne se distingue de la suivante
que par son bandeau carénai plus net et plus incliné sur la spire.
Rosanilella globigerinoides var. sublaevigata. nov.
(PI. XXXVI, fig. 339 a-c.)
Test à carènes plus saillantes du côté spiral que du côté ombilical et assez
inclinées sur le plan de la spire, de façon qu’à la périphérie externe du test,
le bourrelet ventral d’une loge aborde sensiblement, par son extrémité anté¬
rieure, le milieu du bandeau carénai de la loge suivante.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,375 mm. —
Diamètre initial : 0,250 mm. — Largeur des loges du dernier tour, du côté
ombilical : 0,112-0,150 mm. — Longueur dorsale de la dernière loge : 0,150 mm.
— Diamètre de l’ombilic : 0,100 mm. — Épaisseur totale moyenne : 0,190 mm.
— Hauteur du bandeau carénai : 0,075 mm. — Pas : 2,25.
Holotype : Coll. pers. n° 6242 (Montereau).
Répartition : Montereau, très rare.
Rapports et différences : Cette variété se distingue de la précédente par
son bandeau carénai plus estompé et moins incliné sur le plan de la spire.
Rosalinella rugosa, n. sp.
(PI. XXXVI, fig. 340 a-c.)
Test épais, à côté spiral fortement convexe et côté ventral tronconique, à
ombilic large et profond. Loges à surface plane, semi-circulaires du côté dorsal,
légèrement réniformes et nettement inclinées sur la périphérie du côté ombi¬
lical et bordées sur leurs deux faces par des bourrelets entièrement visibles.
Bandeau carénai périphérique, composé d’éléments rectangulaires, juxtaposés
les uns à la suite des autres et limités à l’extérieur des loges, par deux carènes
sensiblement parallèles. Parois finement perforées. Surface rugueuse et pus-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
241
tuleuse du côté spiral, au-dessus des premiers tours de spire, unie et presque
lisse, sur le dernier tour et sur le côté ombilical.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,500 mm. —
Diamètre initial : 0,400 mm. — Largeur des loges du dernier tour sur le côté
ombilical : 0,100-0,175 mm.—Longueur dorsale de la dernière loge : 0,200 mm.
— Diamètre de l’ombilic : 0,150 mm. — Épaisseur moyenne totale : 0,275 mm.
—• Hauteur du bandeau carénai : 0,075 mm. — Pas : 1,56.
Holotype : Coll. pers. n° 6243 ( Montereau).
Répartition : Montereau, peu commune.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue aisément des pré¬
cédentes par ses loges adultes non globuleuses, son côté spiral pustuleux au-
dessus des premiers tours de spire et par ses carènes, parallèles à la périphé¬
rie et dans le prolongement les unes des autres. Elle se rapproche également
de la mutation de Rosalina Linnei à loges « coniques» de J. de Lapparent (1)
par sa forme générale et ses loges à plancher très relevé, mais s’en distingue
par un bandeau périphérique net et non réduit à une simple carène.
Rosalinella Lapparenti, n. sp.
(PI. XXXVI, fig. 341 a-c.)
Test comprimé, à côté spiral faiblement convexe et ombilic large. Loges
à surface ondulée, réniformes du côté ombilical, arquées en griffe du côté
spiral et bordées sur leurs deux faces par des bourrelets entièrement appa¬
rents, au moins sur les dernières loges. Bandeau carénai périphérique étroit,
composé d’éléments triangulaires emboîtés les uns dans les autres et limités
à l’extérieur des loges par deux carènes divergentes, inclinées sur le plan de
la spire et en contact entre elles, mais non soudées à leur extrémité posté¬
rieure. Parois finement perforées. Surface à peu près lisse.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,560 mm. —
Diamètre initial : 0,425 mm.—Largeur ombilicale des loges du dernier tour :
0,100-0,175 mm. — Longueur dorsale de la loge terminale : 0,350 mm. —•
Diamètre de l’ombilic : 0,200 mm. — Épaisseur totale moyenne : 0,250 mm.
— Hauteur du bandeau carénai (d’une loge) : 0,050-0,125 mm. — Pas: 1,75.
Holotype : Coll. pers. n° 6244 ( Montereau).
Répartition : Rare à Montereau, La Fontaine-aux-Bois, Tachy, Meudon.
Rapports et différences : Cette espèce se rapproche beaucoup de la
« 4 e variété de Rosalina Linnei en couronne de feuilles imbriquées » de J. de
Lapparent (2) par son côté spiral peu convexe et ses loges allongées, mais elle
s’en distingue par des loges plus surbaissées, moins étirées à leur extrémité
ombilicale et surtout par son bandeau à carènes toujours distinctes et non
soudées à leur extrémité périphérique arrière.
(1) Hendaye, 1918, p. 8, et p. 13, fig. 5 d.
(2) Hendaye, 1918, p. 7, fig. 1 g.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XIT.
16
242
PIERRE MARIE
Famille ANOMALINIDAE
Test libre ou fixé par le côté dorsal, qui est normalement plat ou concave.
Loges groupées sur une série trochoïde, au moins dans les stages jeunes.
Parois calcaires, grossièrement perforées. Ouverture simple à la base de la
face aperturale et s’étendant d’un côté à l’autre du test des formes tro-
choïdes ou multiples et composée de pores plus ou moins nombreux, au ras
de la surface ou à l’extrémité de goulots cylindriques à la périphérie externe
des loges adultes des genres discoïdes ou irrégulièrement déroulés.
Répartition : Crétacé inférieur — Récent.
Rapports et différences : Par son groupement initial trochoïde cette
famille dérive directement des Rolaliidae et principalement du genre Dis-
eorbis. Celui-ci présente d’ailleurs, aux époques anciennes, comme le Crétacé,
toute une série d’intermédiaires entre deux variétés extrêmes qui possèdent,
l’une les caractères des Rolaliidae et l’autre des modifications qui caracté¬
risent les Anomalinidae. Elle ne s’en distingue d’ailleurs que par son ouver¬
ture, qui est périphérique et s’ouvre à la fois sur les deux côtés du test alors
qu’elle est ventrale chez les Rolaliidae.
classification générique
I. Test à peu près symétrique.
A. Loges plus ou moins enveloppantes.
1. Ouverture médiane unique. Anomalina.
2. Ouverture double, dont l’une périphérique. . Anomalinella.
B. Loges non enveloppantes, très comprimées.
1. Test sans carène. Planulina.
2. Test entouré d’une large carène. Lalicarinina.
IL Test plan-convexe ou concave-convexe.
A. Enroulement initial régulier.
1. Test complètement enroulé.
a. Ouverture presque périphérique. Ruttetua.
b. Ouverture devenant dorsale. Gibicides.
2. Adulte devenant annulaire.
a. Ouvertures constituées par les perforations
superficielles. Cyclocibicides.
b. Ouvertures tubulées à la périphérie. . Annulocibicides.
3. Adulte déroulé à loges unisériales.
a. Ouverture terminale simple. Stichocibicides.
b. Ouvertures tubulées, nombreuses. Reclocibicides.
4. Adulte déroulé, à loges bisériales. Dyocibicides.
5. Adulte à loges, irrégulièrement groupées. Cibicidella.
B. Enroulement initial irrégulier. Webbina.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
243
Genre ANOMALINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Anomalina pünctulata d’Orbigny
Anomalina d’Orbigny, Tableau Méthodique, 1826, p. 282.
Aspidospira et Porospira Ehrenberg, 1844. Rosalina (part), Rotalia (part).
Discorbina (part), Planorbulina (part) et Truncalulina (part) des auteurs.
Test trochoïde, presque planispiral. Loges adultes embrassantes, s’éten¬
dant plus ou moins sur les deux faces du test et masquant partiellement,
du côté spiral, celles du tour précédent. Spire généralement préservée du
côté spiral par un renflement central recouvrant les premiers tours. Parois
calcaires, perforées. Ouverture située à la base de la face aperturale, contre
la périphérie du tour précédent et s’étendant, parfois du côté dorsal, jusqu’à
la suture spirale du dernier tour.
Répartition : Crétacé inférieur — Récent.
Rapports et différences : Ce genre peut être considéré comme inter¬
médiaire entre les Discorbis , dont il dérive directement, et les Cibicides , aux¬
quels il donne naissance, par suite d’une déformation générale, qui amène
la fixation des loges adultes a la surface ventrale du test et provoque leur
décollement progressif du côté dorsal. Le côté ventral ou ombilical, plat ou
concave, chez les Discorbis , se bombe peu à peu et devient fortement con¬
vexe chez les Cibicides ; tandis que le côté dorsal évolue en sens inverse et
s’aplatit chez ce dernier genre. L’ouverture, tout d’abord ventrale chez le
premier, devient dorsale chez le second ; tandis qu elle est à cheval sur la pé¬
riphérie de 1 avant-dernier tour chez les Anomalina. Tous les intermédiaires
entre ces divers genres peuvent parfois se rencontrer dans certains gisements
et ainsi rendre assez compliqué leur rattachement à un genre particulier.
Les Anomalina ne sont guère représentés dans la Craie à Belemnitella mucro-
nala que par les deux espèces suivantes, dont l’une est encore très voisine des
Discorbis.
I. Test subsymétrique à tampon ombilical. A. monterelensis, n. sp.
IL Test symétrique, à dépressions ombilicales sur les
deux faces. A. anomalinoides (White) .
Anomalina monterelensis, n. sp.
(PI. XXXVII, fig. 342 a-c.)
Test trochoïde, comprimé, à périphérie arrondie, limitée par un bourrelet
carénai s’estompant sur les dernières loges. Côté spiral légèrement convexe ;
occupé en son centre par un large renflement conique, masquant totalement
les premiers tours de spire, dont le dernier, seul partiellement visible, forme
une légère saillie à la surface. Suture spirale déprimée à hauteur du dernier
tour. Côté ombilical tronconique, peu élevé, muni d’une large pustule cen¬
trale en relief, séparée des loges du dernier tour par un sillon profond. Spire
244
PIERRE MARIE
surbaissée, presque plane, renfermant 14 loges dans son dernier tour. Loges
nombreuses, étroites, croissantes, revenant vers la pustule ombilicale, oii
elles sont terminées par un léger crochet. Sutures nettement et régulièrement
recourbées en arrière, déprimées sur les deux faces à hauteur des dernières
loges et masquées par des renflements imperforés en relief du côté ombilical
sur la première moitié du dernier tour. Ouverture ventrale, partant de la
suture spirale, sur le côté dorsal, et revenant par la base delà face aperturale
de la dernière loge jusqu’à l’extrémité ombilicale. Parois unies du côté dor¬
sal, plus grossièrement perforées à la surface des loges du côté ventral.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,700 mm. —• Dia¬
mètre initial : 0,500 mm. — Épaisseur : 0,250 mm. — Pas : 1,95.
Holotype : Coll. pers. n° 6245 ( Montereau ).
Répartition : Zones II-IV, assez commun, Montereau , La Fonlaine-aux-
Bois , Tacluj, Joches, Meudon, etc.
Rapports et différences : Cette espèce très voisine des Discorbis par
son côté ombilical, s’en distingue par son ouverture qui se prolonge à la base
de la dernière loge, jusqu’à la suture spirale. Par sa forme générale, elle se
rapproche des Planulina laylorensis Carsey (1) et Cibicides conslrida (v.
Hagenow) (2) de la Craie de Saratoga, mais s’en distingue par ses tours de
spire à loges nombreuses, régulières, terminées en crochet à leur extrémité
ombilicale, par ses suturefe masquées par des renflements imperforés et sur¬
tout de la première par sa périphérie arrondie et son large tampon ombilical.
Anomalina anomalinoides (White)
(PL XXXVII, fig. 343 a-c.)
Gyroidina anomalinoides White, Tampico, pt. II, 1928, p. 291, p. XXXVIII,
fig. 11 a-c.
Test biconvexe, subsymétrique, presque planispiral, à périphérie arrondie
et flancs régulièrement bombés, occupés en leur centre par une légère dépres¬
sion ombilicale, plus étroite et plus profonde du côté ventral. Loges très
embrassantes, revenant presque jusqu’aux centres des deux côtés du test.
Face aperturale inclinée sur la spire, visible du côté ombilical. Sutures trans¬
parentes, à peu près droites et rayonnantes. Ouverture à cheval sur la périphé¬
rie du tour précédent communiquant du côté dorsal avec la suture spirale
limitant la plus large des deux dépressions centrales. Parois calcaires, nette¬
ment perforées à la surface des loges, mais non sur le trajet des sutures.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,290 mm. —
Diamètre initial : 0,210 mm. — Épaisseur : 0,135 mm. — Pas : 1,9.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6246 ( Montereau).
Répartition : Zone II, très rare ( Montereau).
(1) Gushman, Saratoga, 1931, p. 314, pl. XXXVI, fig. 6.
(2) Ibid., p. 315, pl. XXXVI, fig. 7.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
245
Rapports et différences : Cette petite espèce rappelle beaucoup les
Nonionella (1) par la disposition générale de ses loges et les Gyroidina par sa
face aperturale oblique et son ombilic étroit. Elle s’en sépare cependant par
son ouverture qui aborde la suture spirale et contourne légèrement l’extré¬
mité de la loge terminale. Elle est de même très voisine, par sa forme générale,
ses sutures et ses perforations de Nonion umbilicaiula (Montagu) (2), N.
nicobarensis Cushman (3), N. Halkyardi Cushman (4) et Pullenia puente -
piedraensis Galloway and MorreY (5), mais s’en écarte par l’obliquité de
sa face aperturale, ses dépressions centrales inégales et sa légère dissymétrie.
Elle présente également quelques analogies avec Planulina scrobicularia
Galloway and MorreY (6), mais s’en distingue par ses loges moins élevées
sur la spire et plus embrassantes du côté spiral et par ses ombilics plus réduits.
Genre PLANULINA d’Orbigny, 1826
Type générique, Planulina ariminensis d’Orbigny
Planulina d’Orbigny, Tableau méthodique, 1826, p. 280.
Anomalina (part) et Truncatulina (part) des auteurs.
Tesl trochoïde dans le jeune, fortement compressé dans l’adulte. Loges
peu embrassantes. Parois calcaires, grossièrement perforées. Ouverture à la
base de la face aperturale, à cheval sur la périphérie du tour précédent.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre est très voisin des Anomalina dont
il ne se distingue guère que par sa forte compression. Il n’est représenté dans
nos échantillons que par l’espèce suivante.
Planulina stelligera, n. sp.
(PI. XXXVII, fig. 344 a-c.)
Test à peu près planispiral, dissymétrique, à périphérie légèrement angu¬
leuse ; flancs plats ou concaves. Loges au nombre de 12-13 dans le dernier
tour, étroites, régulièrement et fortement recourbées en arrière, élevées sur
la spire et ne se recouvrant qu’incomplètement du côté spiral, mais atteignant
le centre du côté ombilical où elles sont prolongées par une lèvre étroite,
allongée en forme de crochet très retroussé. Face aperturale rhombique, limi¬
tée sur les flancs par un bourrelet périphérique en relief, plus prononcé du
côté spiral. Suturés au ras de la surface, ou faiblement déprimées. Ouverture
(1) Cushman, Monterey, 1926, p. 64.
(2) Brady, Challenger, 1884, p. 726, pl. GIX, flg. 8.
(3) Nonion, 1936, p. 67, pl. XII, flg. 9.
4) Ibid., p. 63, pl. XII, flg. 1.
(5) Tabasco, 1931, p. 342, pl. XXXVIII, flg. 11.
(6) Ibid., p. 346, pl. XXXIX, flg. 8.
246
PIERRE MARIE
allant de la suture spirale à l’extrémité ombilicale de la loge terminale. Parois
finement perforées à la surface des loges.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,425 mm. — Dia¬
mètre initial : 0,300 mm. ■— Épaisseur : 0,125 mm. — Pas : 2.
Holotype : Coll. pers. n° 6247 ( Montereau ).
Répartition : Zone II, très rare (3 expi.) Montereau.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière, qui rappelle
les Astrononion (1), par son côté ombilical, semble dériver de Discorbis per-
lusa (Marsson) par le développement de ses lèvres en crochet à la surface
d’un ombilic large et profond. D’ailleurs certains individus, intermédiaires
entre notre espèce et celle de Marsson, présentent des prolongements ombi¬
licaux moins accentués que ceux du spécimen figuré.
Genre CIBICIDES Montfort, 1808
Type générique, Cibicides refulgens Montfort
Cibicides Montfort, Conch. Syst., vol. I, 1808, p. 123.
Slorilus et Polyxenes Montfort, 1808. — Nautilus (part) des auteurs. —
Trunealulina d’Orbigny, 1826. — Lobatula Fleming, 1828. — Posalina
et Botalina (part) des auteurs. -— Aristeropora Ehrenberg, 1858. —- Hele-
rolepa Franzenau, 1884. — Pseudotruncatulina Andreae, 1884. — Kar-
reria White, 1928.
Test trochoïde généralement et souvent plan convexe, fixé par sa face dor¬
sale, aplanie. Parois calcaires, grossièrement perforées. Ouverture dorsale,
à la base de la face aperturale, partant de la périphérie et se prolongeant par
la suture spirale jusqu’à l’arrière de la loge terminale.
Répartition : Crétacé — Récent.
Rapports et différences : Ce genre se distingue des Stensioina par son
ouverture dorsale et non ventrale et surtout par ses dernières loges non adhé¬
rentes au test, le long de la suture spirale. Il est représenté dans nos échan¬
tillons par les espèces suivantes :
I. Test régulier.
A. Périphérie arrondie. Cibicides Voliziana (d’Orb.).
B. Périphérie tranchante. C. bembix (Marsson).
II. Test irrégulier. C. Beaumonliana (d’Orb.).
Cibicides Voltziana (d’Orbigny)
(PI. XXXVII, fig. 345-349.)
Botalina Voltziana d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 31, pl. II, fig. 32-34.
Cibicides Voltziana Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
— — — Pisolithique, 1937, p. 292.
(1) Gushman and Edwards, Astrononion, 1937, pp. 29-35.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
247
Test trochoïde, plan convexe ou biconvexe ; à périphérie arrondie ou fai¬
blement tranchante, limitée par un bourrelet plus ou moins épais. — Côté
spiral, plat ou légèrement convexe, orné d’une pustule centrale épaisse se
prolongeant par un ou plusieurs renflements situés sur la première partie du
trajet de la suture spirale. Côté ombilical fortement convexe, uni, occupé
en son centre par un tampon ombilical plus ou moins large, ne faisant pas
ou peu saillie à la surface. Loges nombreuses, croissantes, au nombre de 8-10
dans le dernier tour ; se séparant de la surface dorsale du test dans la seconde
moitié du dernier tour. Face aperturale ogivale, bombée. Sutures recourbées
en arrière, au ras du test sur le côté ventral, déprimées sur la face dorsale.
Ouverture dorsale, allant de la périphérie à l’extrémité arrière de la suture
spirale. Parois unies du côté ombilical, grossièrement perforées de l’autre,
sauf à la surface de la dernière loge, qui l’est plus finement.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,450-0,650 mm.
— Diamètre initial : 0,350-0,525 mm. — Épaisseur (assez constante) : 0,275-
0,300 mm. —- Pas : 1,5 à 2.
Répartition : Zones I-V, assez commune dans tous les gisements.
Rapports et différences : Cette espèce très particulière ne se rapproche
guère que des Planulina Dayi White (1), qui ont une forme générale sem¬
blable et deux tampons ombilicaux, mais dont l’ornementation spirale est
inexistante. Par ce dernier caractère, elle ressemble à V Anomalina rubiginosa
Cushman (2), qui s’en distingue par une forme beaucoup plus biconvexe
et par l’absence de tampon au centre de son côté ombilical. Elle est repré¬
sentée dans nos échantillons par les variétés suivantes :
I. Test plan convexe. Cibicides Vollziana, form. typica.
Il Test biconvexe. C. Vollziana, var. denticulaia.
Cibicides Voltziana (d’Orbigny), form. typica
(PL XXXVII, fig. 345 a-c 347.)
Tesl plan convexe, à côté ventral fortement convexe, occupé en son centre
par un large tampon ombilical ne saillant pas à sa surface. Côté dorsal plan
à large pustule centrale en relief, prolongée sur la première moitié de la suture
spirale par un renflement épais, également en relief, sur lequel se greffent,
au contact des sutures rayonnantes, quelques petits appendices à relief décrois¬
sant à la fois vers la périphérie et vers l’extrémité terminale de la spire.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,650 mm. —Dia¬
mètre initial : 0,525 mm. — Épaisseur : 0,275 mm. (0,300 mm. pour le spéci¬
men de la figure 346). — Pas : 1,5.
Spécimen figuré : Coll. pers. (fig. 345) n° 6248 (Monlereau).
Répartition : Zones I-V, assez commune.
Tampico, 1928, p. 300, pl. XLI, fig. 3-5
Sataroga, 1931, p. 319, pl. XXXVI, fig. 9
248
PIERRE MARIE
Rapports et différences : Bien qu’assez différente des figurations origi¬
nales, cette forme correspond tout à fait aux spécimens isolés par d’Orbigny
et possède comme eux un côté dorsal plan occupé en son centre par une pus¬
tule saillante et une face ombilicale fortement relevée.
Cibicides Voltziana (d’Orbigny), var. denticulata, nov.
(PI. XXXVII, fig. 348 a-c-349.)
Test biconvexe à périphérie arrondie, présentant un petit tampon ombi¬
lical saillant au centre du côté ventral et un côté dorsal plus ou moins con¬
vexe, à pustule centrale en relief, suivie dans la première moitié du dernier
tour, d’une série d’épaississements juxtaposés, en forme de virgule, situés à
1 origine dorsale des sutures. Loges nettement étirées à leur extrémité ombi¬
licale.
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal : 0,525-0,575 mm.
•— Diamètre initial : 0,400-0,450 mm. — Épaisseur : 0,275 mm. — Pas : 2.
Holotype : Coll. pers. (fig. 348), n° 6249 ( Montereau ).
Répartition : Semblable à la forme précédente.
Rapports et différences : Cette variété se rapproche de C. bembix
(Marsson) par sa forme générale, mais s’en écarte par sa périphérie plus
arrondie et surtout par son ornementation dorsale.
Cibicides bembix (Marsson)
(PL XXXVII, fig. 350 a-c-351.)
Discorbina bembix Marsson, Rügen, 1878, p. 167, pl. V, fig. 37.
Rotalia bembix Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 155, pl. XX, fig. 29-31.
— — Franke, Pommersche Kr., 1925, p. 90, pl. VIII, fig. 5.
— Ober Kr., 1938, p. 188, pl. XVII, fig. 10 a-c.
Gyroidina minuta White, Tampico, 1928, pl. II, p. 294, pl. XXXVIII, fig. 12.
Test irrégulièrement biconvexe, à périphérie tranchante, limitée par un
faible bourrelet carénai, estompé sur les dernières loges. Côtés inégalement
bombés, occupés en leur centre par deux tampons ombilicaux, au ras de la
surface, dont le plus large est situé sur le côté ventral le plus courbé. Loges
groupées sur une spire plane, au nombre de 10-12 par tour, étroites, crois¬
santes, très embrassantes et revenant sur les deux flancs, jusqu’aux tampons
centraux, où elles n’adhèrent qu’au plus large. Sutures cintrées, régulière¬
ment recourbées en arrière, au ras de la surface ou très faiblement déprimées
entre les dernières loges et légèrement limbéesdu côté spiral. Ouverture étroite,
allongée d’une extrémité à l’autre de la face aperturale, et revenant à l’arrière
de la dernière loge par la suture spirale, du côté le moins cintré du test. Parois
très finement perforées.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE 249
Dimensions : Dernier tour de spire, diamètre terminal :0,d7o mm. Dia¬
mètre initial : 0,275 mm. — Épaisseur : 0,150 mm. — Pas : 3,4.
Spécimens figurés : Coll. pers. n° 6250 ( Montereau).
Répartition : Zones II-V, assez commune à Montereau, La Fontaine-aux -
Bois, Tachy, Joches, Meudon, Vigny, Théméricourl, etc.
Rapports et différences : Cette petite espèce se rencontre sous des
formes plus ou moins coniques et ressemble beaucoup à la précédente avec
laquelle d’Orbigny l’avait confondue. Elle s’en distingue cependant par sa
périphérie tranchante, ses dimensions plus faibles et sa surface dénuée d orne¬
mentation en relief. Elle paraît être identique à Gyroidina minuta White
et montre également de grandes analogies avec la Tnincatulina tenuissima
Reuss (1) de Maëstricht qui est peut-être un peu plus comprimée.
Cibicides Beaumontiana (d’Orbigny)
(PI. XXXVII, fig. 352-354 a-c.)
Tnincatulina Beaumontiana d’Orbigny, Craie Blanche, 1840, p. 35, pl. III,
fig. 17-19.
_ — Franke, Ober. Kr., 1928, p. 176, pl. XVI,
fig. 6 a-c (?)
— convexa Reuss, Lemberg, 18o0, p. 36, pl. I\ , fig- 4.
_ — Egger, Oberbayr. Alpen, 1899, p. 149, pl. XVIII,
fig. 25-27.
— lobaiula Marsson, Rügen, 1876, p. 167, pl. V, fig. 38.
_ .— Franke, Pommersche Kr., 192o, p. 83, pl. VII, fig-7.
Karreria fallax White, Tampico, 1928, pl. II, p. 299, pl. XLI, fig. 2.
Cibicides Beaumontiana Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 265.
Test trochoïde, originellement fixé, très irrégulier ; côté spiral plat ou con¬
cave, à loges à peu près toutes visibles ; côté ombilical bombé sur lequel
seules les loges du dernier tour sont apparentes. Loges nombreuses, très irré¬
gulières, croissantes, planes ou concaves sur leur face dorsale et nettement
bombées du côté ventral. Sutures au ras de la surface du côté spiral et profon¬
dément déprimées de l’autre. Ouverture ventrale, communiquant parfois
avec la suture spirale. Parois finement perforées, constituées par une seult
couche de matière testacée.
Dimensions : Longueur : environ 0,450 mm. Largeur : 0,250-0,325 mm.
— Épaisseur : 0,150-0,275 mm.
Spécimen figuré : Coll. pers. n° 6251 (Montereau).
Répartition : Zones I-V, assez rare dans les divers gisements.
Rapports et différences : Cette espèce se distingue des formes actuelles
rapportées à Truncatulina lobatula Walker and Jacob (2), parsoncôté spiral
250
PIERRE MARIE
plat ou concave sur lequel les sutures sont très indistinctes et par ses loges
généralement adhérentes au test le long de la suture spirale. Elle s’écarte
très nettement de tous les autres représentants crétacés de ce genre par son
test généralement très mince et ses formes très irrégulières.
Ces différences dans la forme générale du test des représentants de ce genre
résultent de leurs conditions d’existence. Alors que les coquilles régulières,
capables de déplacements dans le milieu marin, avaient la possibilité de se
poser momentanément sur le fond ou sur un organisme étranger quelconque
et de s’en libérer à volonté, les autres, irrégulières, étaient fixées à vie sur
un support quelconque (algue, coquille, roche, etc...) et en épousaient ainsi
les irrégularités.
CONCLUSIONS
Les diverses observations qui constituent les conclusions de ce travail,
sont à la fois paléontologiques et stratigraphiques. Elles sont rassemblées
dans les chapitres et paragraphes suivants.
PALÉONTOLOGIE
Composition de la Faune étudiée.
Composition du test.
Structure interne.
Groupement unisérial alterne, nouvelle famille : Enantiomorphinidae.
Genres nouveaux.
Genre rectifié.
Genres à diagnose émondée.
Genres à diagnose étendue.
Genres abandonnés.
Modifications relatives aux types génériques.
STRATIGRAPHIE
Modifications apportées à la répartition stratigraphique des genres et familles
rencontrés.
Répartition mondiale des principaux Foraminifères reconnus dans la Craie
à Belemnilella mucronata du Bassin de Paris.
Espèces communes à tous les bassins.
Espèces communes à deux bassins.
Europe et Mésogée.
Europe et Amérique.
Mésogée et Amérique.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
251
Espèces spéciales à un seul bassin.
Europe.
Mésogée.
Amérique.
Répartition stratigraphique européenne des principaux Foraminifères carac¬
téristiques de la zone à Belemnitella mucronala.
Comparaison de la faune de Foraminifères de Montereau avec celle du Cré¬
tacé des principaux bassins mondiaux.
Bassins européens.
Poméranie.
Galicie.
Westphalie.
Rhénanie.
Mésogée.
Bassins américains.
Mexique.
États-Unis.
Trinité.
L’âge de la Craie à Belemnitella mucronala du bassin de Paris et sa posi¬
tion dans l’échelle statigraphique.
Conclusions.
PALÉONTOLOGIE
Composition de la Faune étudiée. — Ce travail comprend la descrip¬
tion de :
241 espèces ou variétés de Foraminifères (dont 148 sont nouvelles)
qui se rapportent à
71 genres (dont ib nouveaux) et
18 familles (dont 1 nouvelle).
Parmi les 93 espèces déjà connues dans le Crétacé et rencontrées au cours
de cette étude, 30 furent décrites de Meudon par Lamarck et d’Orbigny.
Quant aux 63 autres, elles furent presque toutes reconnues en Europe , par
Reuss, Nilsson, v. Hagenow, Marsson.
Cet ensemble représente ce qu’il est possible de rencontrer dans un prélève¬
ment de craie de la zone à Belemnitella mucronata, mais ne constitue pas la
totalité de la faune de cet horizon. Certaines espèces, non décrites ici, par
suite de leur rareté ou de leur mauvaise conservation dans les prélèvements
examinés, feront l’objet d’un complément à ce mémoire.
Composition du test. — Depuis 1848 et à la suite de Williamson, tous
les micro-paléontologistes qui eurent à s’occuper des Foraminifères, répar¬
tirent ceux-ci avant toute classification, par familles, d’après la nature et
la composition de leur test. Ils établirent les groupements suivants qui
sont encore conservés dans les classifications actuelles :
252
PIERRE MARIE
I. Foraminifères à test chitineux,
II. Foraminifères à test siliceux,
III. Foraminifères à test calcaire,
1 . Imperforé à lustre porcelané,
2. Perforé à lustre vitreux,
IV. Foraminifères à test arénacé.
Au trois premiers correspondent des Foraminifères dont le test est entière¬
ment sécrété par l’organisme lui-même.
Au dernier groupe, au contraire, se rapportent des Foraminifères qui uti¬
lisent des matériaux étrangers divers pour l’élaboration de leurs tests. Celui-ci
fut improprement qualifié d’« arénacé » car dans de très nombreux gisements
le matériel étranger n’est pas exclusivement sableux, mais plus souvent formé
de vase ou de débris divers.
Dans la craie de Montereau, sur une cinquantaine d’espèces ou variétés
appartenant à ces Foraminifères dits « arénacés », il n’y en a guère que :
3 (6 %) entièrement arénacés : Haplophragmoid.es Sp. Arenobulimina
pseudorbignyi et Ataxogyroidina crassa.
2 (4 %) sont arénacés et recouverts par un ciment calcaire abondant :
Ammodiscus cretacea et Glornospira charoides.
45 (90 %) sont entièrement calcaires. Parmi ces derniers, 25 n’utilisent que
de la vase crayeuse triée : Arenobulimina, Ataxogyroidina, Hagenowella,
llippocrepina, Eggerellina, et 20 emploient de la vase brute renfermant des
débris divers : Lituola, Cribrospirella, Coprolilhina , Orbignyna, etc...
Il serait donc plus normal, afin d’éviter toute ambiguïté, d’employer le
terme agglutiné au lieu d’arénacé, pour caractériser ces Foraminifères qui
se distinguent aisément de ceux, calcaires du troisième groupe, par leur test
épais, toujours trouble en plaque mince et jamais cristallisé.
Il est remarquable de constater que les genres qui ont la faculté d’édifier
leur test avec un matériel étranger trié, comme Arenobulimina et Ataxogy¬
roidina, sont souvent représentés dans un même gisement par une associa¬
tion d’espèces présentant les unes un test calcaire agglutiné et les autres un
test exclusivement arénacé, formé de grains de sable de dimension uniforme.
A Montereau on peut citer parmi ces dernières : Arenobulimina pseudorbi¬
gnyi, n. sp. et Ataxogyroidina crassa (d’Orbigny).
Cette spécialisation dans le matériel étranger employé par certains genres,
pour la construction de leurs coquilles, laisse penser qu’ils sont à un stade
d évolution particulier et en plein développement.
Structure interne. — Les caractères internes contribuent à appuyer
cette hypothèse. Alors que la plupart des Foraminifères agglutinés, utilisant
un matériel quelconque ou de dimensions variables, sont sujets, au cours
de leur existence, à des modifications de forme extérieure nombreuses pro¬
voquées par des causes diverses.
Les genres précédents, qui donneront naissance aux Coskinolina et Lituo-
PO R AMIN IFÈRES DE LA ORALE
253
nella au Dano-Montien ou à l’Eocène et seraient aisément déformés, par suite
de la faiblesse relative de leurs parois, conservent au contraire une forme régu¬
lière car leurs loges sont intérieurement étayées, le long de leur suture, par
une série d’arcs-boutants, maintenant leurs parois dans une position cons¬
tante.
Ceux-ci peuvent être observés dans la plupart des formes à loges réniformes
ou en calotte et donnent lieu, par développement, à des poutrelles ou à des
piliers internes, entre lesquels une structure supplémentaire peut prendre
naissance et constituer le réseau sous-épidermique des genres coniques adap¬
tés à une vie sédentaire. Ces arcs-boutants ne sont pas spéciaux à la seule
famille des Valvulinidae . Ils se rencontrent encore chez les Lituolidae ( Orbi -
gnyna), chez les Texiulariidae , les Fusulinidae, etc...
Groupement unisérial alterne, nouvelle famille : Enantiomorphi-
nidae. — Parmi les Foraminifères, à test calcaire perforé, certains lurent
r'apportés jusqu’à ce jour aux Lagenidae , car ils présentaient en plus d une
ouverture terminale rayonnée, une série unisériale de loges, groupées sur un
axe droit, arqué ou spiralé et dont les côtés dorsaux et ventraux coïncidaient
respectivement avec ceux du test.
Mais par suite de la disposition toute spéciale des loges ou des sutures,
ces formes furent toujours considérées comme des anomalies ; en fait, leur
étude montre qu’elles sont très régulières et que cette apparence d irrégula¬
rité n’est due qu’à une illusion provoquée par la forme et la disposition de
leurs divers éléments qui suivent cependant une loi mathématique simple.
Leurs loges sont dissymétriques par rapport au plan vertical (qui passe par
l’ouverture terminale et le milieu des côtés dorsal et ventral du test) et pré¬
sentent deux flancs dissemblables, dont l’un s’abaisse généralement plus que
l’autre vers l’extrémité inférieure de la coquille. Leurs sutures latérales sont
également plus cintrées ou plus inclinées d’un côté que de 1 autre. De plus,
leur plan d’aplatissement, passant par leur ouverture et le milieu de leurs
faces ventrale et dorsale, est généralement incliné légèrement et affecté d’un
faible décalage angulaire par rapport à l’axe vertical du test.
En outre, chaque loge présente des caractères inverses de ceux de sa voi¬
sine ; si le flanc le plus développé de l’une est à gauche, il sera à droite dans
l’autre (et inversement) ; la suture la plus oblique de l’une se retrouvera, sur
l’autre, du côté opposé.
Cette inversion continuelle provoque sur chacun des flancs du test, 1 alter¬
nance des caractères latéraux des diverses loges. Chaque flanc réduit de l’une
d’elles sera immédiatement suivi, d’un même côté du test,par le flanc déve¬
loppé de la loge suivante qui le recouvrira partiellement. Celui-ci sera à son
tour suivi d’un nouveau flanc réduit et ainsi de suite. Les sutures les moins
inclinées seront intercalées entre des sutures plus obliques qui les recoupe¬
ront. La rotation et l’inclinaison des loges par rapport à l’axe vertical du test
seront également influencées par l’inversion. Dans la plupart des cas reneon-
254
PIERRE MARIE
très, celles-ci sont égales et de signe contraire entre loges consécutives et
repassent ainsi par les mêmes valeurs pour une période simple égale à 2,
mais parfois cette périodicité peut être différente et égale à 3, 4 ou 5 loges.
Par suite de leur dissymétrie et de l’inversion de leurs caractères : 2 loges
voisines sont toujours semblables enlre elles, mais non superposables. Cette
propriété rappelle celle présentée par les troncatures des cristaux énantio-
morphes ou par un objet et son image vue à travers un miroir. Par contre :
2 loges séparées par une troisième sont semblables el superposables.
Pour distinguer ce groupement de loges de celui unisérial régulier des Lage-
nidae, je propose de le qualifier d 'unisérial alterne et de rassembler les co¬
quilles qui le présentent dans la nouvelle famille des Enantiomorphi-
nidae (cf. p. 142).
L’angle de rotation des plans longitudinaux d’aplatissement de deux
loges consécutives est :
nul chez les Lagenidae,
assez faible chez les Enanliomorphinidae,
notable chez les Polymorphinidae.
S’il atteint 144° pour une période de 5 il donne naissance
dans cette dernière famille aux .
— 72° pour une période de 5 il donne naissance
dans cette dernière famille aux .
—• 90° pour une période de 4 il donne naissance
dans cette dernière famille aux .
—• 120° pour une période de 3 il donne naissance
dans cette dernière famille aux.
— 180° pour une période de 2 il donne naissance
dans cette dernière famille aux .
Gullulina.
Eogullulina à 5 loges.
Quadrulina.
Globulina.
l Pyrulinoides.
< Paleopolymorphina.
\ Polymorphina.
Par contre, si sa valeur est voisine, en plus ou en moins, des maxima pré¬
cédents, les formes définitives obtenues chez les Polymorphinidae présente¬
ront des irrégularités. En ce qui concerne plus particulièrement les coquilles
dont la période est égale à 2, le groupement obtenu sera sigmoïdal et don¬
nera naissance aux Sigmoidina, Sigmomorphina, etc.
Ce groupement unisérial alterne n’est pas spécial à la famille des Enanlio¬
morphinidae. Il se retrouve également chez les Cassidulinidae , les Amphiste-
ginidae, ainsi que chez les Robertina d’Orbigny.
Genres nouveaux.
1° Famille des Lituolidae :
Cribrospirella d’après Liluola difformis Lamarck (cf. p. 28) comme type.
Ce genre se distingue des Cribrospira Môller par son enroulement plani-
spiral, son adulte en crosse, ses loges encapuchonnantes et ses sutures au ras
du test.
2° Famille des Valvulinidae :
Eggerellina d’après Bulimina brevis d’Orbigny (cf. p. 3).
Ce genre se distingue des Eggerella Cushman actuelles par un nombre de
loges constant dans les divers tours de spire d’un même individu.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
255
Coprolithina, d’après C. sübcylindrica , n. sp. (cf. p. 37).
Ce genre se distingue des Liiuola Lamarck adultes et des Haplophrag-
moides par sa spire initiale oblique, invisible extérieurement et par sa série
d’arcs-boutants internes.
Ataxogyroidina d’après Bulimina variabilis d’Orbigny (Craie Blanche,
1840, p. 40, pl. IV, fig. 9-11.) (cf. p. 35).
Ce genre est destiné à remplacer les Alaxophragmium de Reuss et se dis¬
tingue des Orbignyna v. Hagenow, avec lesquels ils furent confondus depuis
d’Orbigny, par une spire initiale oblique par rapport à l’axe du test, des
loges réniformes et une ouverture virgulaire en communication avec la suture
de la dernière loge.
3° Famille des Enantiomorphinidae :
Enantiomorphina avec E. Lemoinei, n. sp. (cf. p. 144).
Ce genre se distingue des Polymorphinoides Cushman and Hanzava par
sa série rectiligne, unisériale alterne et par un adulte à section circulaire.
Enantiodentalina d’après Denialina communis d’Orbigny (cf. p. 149).
Ce genre, quifut confondu avec les Denlalina d’Orbigny, s’en écarte par
ses sutures généralement au ras du test ou peu déprimées, son ornementation
inexistante et ses loges jeunes unisériales alternes. Il s’éloigne des Svenia
Brotzen, qui présentent une disposition de loges analogue, par ses sutures
obliques et son ouverture excentrée dans l’adulte.
Enantiovaginulina d’après Crisiellaria recta d’Orbigny (cf. p. 160).
Ce genre se rapproche des Aslacolus Montfort, mais s’en distingue par son
groupement unisérial alterne. Il se différencie des Polymorphinella Cushman
and Hanzava par sa forte compression latérale, sa spire initiale à peine
amorcée, sa section triangulaire et ses sutures très obliques.
Enantiocristellaria d’après Cristellaria navicula d’Orbigny (cf. p. 162).
Ce genre fut en général rattaché aux Lenticulina Lamarck ou à l’un des
genres spiralés des Lagenidae, mais il s’en éloigne par son groupement de
loges unisérial alterne, sa face aperturale légèrement oblique par rapport au
plan de la spire et sa périphérie dénuée de carènes.
Enantiomarginulina d’après Marginulina elongata d’Orbigny (cf. p. 163).
Ce genre fut confondu avec les Marginulina depuis d’Orbigny mais il s’en
sépare par son enroulement initial unisérial alterne et son ornementation
inexistante.
4° Famille des Polymorphinidae :
Pyrulinoides d’après Pyrulina acutninaia d’Orbigny (cf. p. 169).
Ce genre était rattaché aux Pyrulina d’Orbigny dont la diagnose géné¬
rique fut précisée par Cushman and Hanzawa. Il s’en distingue par le grou¬
pement de ses loges qui est bisérial et non trisérial ou pentasérial. Il s’écarte
également des Paleopolymorphina Cushman, par ses loges fortement inclinées
et très embrassantes et par ses sutures au ras du test.
‘256
PIERRE MARIE
5» Famille des Heterohelicidae :
Bolivinitella d’après Bolivinita Eleyi Cushman (cf. p. 189).
Les représentant s de ce genre se différencient des Bolivinita avec lesquels
Cushman les assimilait par leur ouverture qui est terminale et non en commu¬
nication avec la suture de la dernière loge.
6° Famille des Ellipsoidinidae :
Dentalinoides d’après D. canulina n. sp. (cf. p. 207).
Ce genre pourrait être confondu avec les Dentalina d’Orbigny ou les
Nodosaria d’Orbigny, ainsi d’ailleurs qu’avec la plupart des Foraminifères
unisériaux allongés, mais il s’en distingue par son ouverture très spéciale dont
la forme et la position rappellent celle d’une petite canule.
7° Famille des Chilostomellidae :
Gyromorphina d’après Discorbis allomorphinoides Reuss (cf. p. 230).
Ce genre avait été rattaché aux Discorbis Lamarck par son ouverture ombi¬
licale, mais il s’en éloigne par ses loges presque hémisphériques, très encapu-
chonnantes et non étirées vers le centre de l’ombilic et par son ouverture
localisée le long de la suture au-dessus de la dépression ombilicale et non à
l’avant de la loge contre la paroi du tour précédent.
8° Famille des Globorotaliidae :
Rosalinella d’après Rosalina Linnei d’Orbigny (cf. p. 237).
Ce genre, très bien étudié par J. de Lapparent sous le nom de Rosalina (1 ),
créé par d’Orbigny pour d’autres formes, mais tombé depuis en désuétude,
comprend un ensemble d’espèces rattachées par Cushman, soit à Globotrun-
cana, soit à Globorolalia. Il se distingue de ces deux genres et principalement
du type générique du second, par sa large dépression ombilicale dans laquelle
s’ouvrent les différentes loges, entre lesquelles aucune communication directe
11 ’existe par l’intérieur du test.
Genre rectifié.
Famille des Lituolidae :
Lituola Lamarck, d’après L. nauliloidea Lamarck, est rectifié, et ne com¬
prend plus que des formes planispirales dont l’intérieur des loges est vide et
non plein et divisé irrégulièrement, comme le supposait d’Orbigny (2). Cette
confusion résulte du fait que l’illustre paléontologiste ayant exécuté une sec-
(ion dans l’un de ses échantillons, l’a examinée sans l’avoir lavée. La vase
crayeuse constituant le test, avait partiellement colmaté les loges et donnait
l’impression d’un remplissage « criblé ou poreux ».
Pseudolituola est proposé (cf. p. 21) pour des formes non représentées dans
la craie à Belemnitella mucronata, mais qui furent, jusqu’à ce jour, confon-
(1) 19X8. Études de la région d’Hendaye. Mém. Serv. Carie Géol. Fr.
(2) Craie blanche, 1840, p. 39, lignes 1, 4 et 27.
FORAMIN]PÈRES DE LA CRAIE
257
dues avec le genre précédent et dont l’intérieur des loges est occupé par des
excroissances secondaires.
Ces modifications conduisent à abandonner le nom Lituolinae pour la sous-
famille des Liluolidae caractérisée par des loges à excroissances labyrinthiques
internes. Il serait préférable, puisque le genreLituola n’en fait plus partie, de
remplacer son nom par celui de Cyclammininae.
Genres à diagnose émondée.
1° Famille des Lagenidae.
Les Nodosaria, Dentalina, Marginulina, Vaginulina, créés par d’Orbigny,
sont conservés pour les Foraminifères symétriques à groupement unisérial
régulier. Ceux présentant un groupement unisérial alterne étant rattachés
aux Enantiomorphinidae.
2° Famille des Polymorphinidae.
Pyrulina d’Orbigny est maintenu pour les formes à début penta ou Lrisé-
rial, celles à début bisérial constituant les Pyrulinoides n. g.
3° Famille des Heterohelicidae.
Bolivinita Cushman est conservé avec sa diagnose originelle, c’est-à-dire
pour les seules formes à ouverture en communication avec la suture de la der¬
nière loge. Celles dont l’ouverture est au sommet d’un étranglement de la loge
terminale se rapportant aux Bolivinilella, n. g.
4° Famille des Rotaliidae.
Discorbis Lamarck est émondé des Gyromorphina n. g., à loges enve¬
loppantes, et ne comprend que des formes à ouverture ventrale contournant
l’extrémité généralement étirée des loges vers l’ombilic.
5° Famille des Globorotaliidae.
Globorotalia est émondé des formes à une carène dont les ouvertures
particulières à chaque loge débouchent dans un ombilic large et profond
et qui constituent avec les Globotruncana le nouveau genre Rosalinella.
6° Famille des Anomalinidae.
Anomalina d’Orbigny est conservé pour les Foraminifères dont l’ouver¬
ture est à cheval sur la périphérie du tour précédent. Toutes celles à ouverture
ventrale, comme celle des Rotaliidae, sont rapportées aux Discorbis La¬
marck.
Genres à diagnose étendue.
1° Famille des Lituolidae.
Orbignyna v.Hagenow est étendu aux formes dont l'adulte déroulé pré¬
sente des loges en calotte et une paroi externe unie. Je lui rattache les indi¬
vidus de Bulimina variabilis considérés comme adultes par d’Orbigny (cf.
Craie Blanche, 1840, p. 40, pl. IV, fig. 12).
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII. 17
PIERRE MARTE
‘258
2° Famille des Valvulinidae.
Tritaxilina Cushman est étendu aux formes crétacées à ouverture simple
non préservée par une lèvre ou une dent sus-aperturale.
Hagenowella Cushman fut établi sur une espèce américaine assimilée à
Valvulina gibbosa d’Orbigny et possédant à l’intérieur des loges une série
d’arcs-boutants internes. Ce genre est étendu aux formes dénuées d aics-
boutants internes comme celles représentées par l’espèce originale de la craie
du Bassin de Paris.
Arenobulimina Cushman était caractérisé dans sa diagnose originale par
les loges à intérieur simple. Pour éviter une pulvérisation inutile des genres
de formes semblables, j’ai étendu celui-ci aux formes dont l’intérieur des
loges est occupé par un réseau d’arcs-boutants internes.
3° Famille des Lagenidae.
Lenticulina Lamarck est conservé pour tous les Foraminifères biconvexes,
complètement enroulés, que leur ouverture, rayonnée ou non, soit ronde ou
allongée en fente.
4° Famille des Rotaliidae.
Discorbis Lamarck est conservé pour les formes dont 1 ouverture ventrale
plus ou moins préservée par une lèvre mince, s’étend a la base de la face aper-
turale, contre la surface du tour précédent et contourne parfois l’extremite
ombilicale de la loge terminale.
Genres abandonnés.
Ataxophragmium Reuss est abandonné, car ilfutétabh sur une espece dé¬
fectueuse de d’Orbigny : Bulimina variabilis, dans laquelle l’auteur avait
réuni des Lituolidae et des Valvulinidae qui sont respectivement rattachés aux
Orbiqnuna v. Hagenow et aux Alaxogyroidina, n. g. — Robulus Montfort
fait double emploi avec Lenticulina Lamarck. - Globotruncana Cushman
est conservé comme sous-genre des Bosalinella.
Modifications relatives aux types génériques.
Au cours de ce mémoire, il m’est apparu que certains types génériques
devaient être abandonnés ou remplacés par d’autres :
1° Bulimina variabilis d’Orbigny, comme type A’ Alaxophragnuum Reuss.
2° Valvulina gibbosa d’Orbigny comme type A’Hagenowella Cushman.
Ce type dont la représentation originale est extrêmement stylisée, n est
d’après le spécimen conservé dans la collection de d’Orbigny, qu’une Areno¬
bulimina spéciale, rappelant par son ouverture celle des Alaxogyroidina
gibbosa n. sp. Le Foraminifère le plus comparable à la figuration originale,
ainsi qu’à l’espèce américaine figurée par Cushman et considérée comme
Valvulina gibbosa, est en fait la Globigerina elevata d’Orbigny qui doit la
remplacer comme type générique des Hagenowella Cushman.
3« Dans les Lagenidae, le type du genre Marginulina d’Orbigny a ete
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
259
fixé en 1913, d’après Marginulina glabra d’Orbigny. Cependant,, il paraît
douteux et pourrait vraisemblablement n’être qu’une Enanliomarginulina.
Je proposerai donc à sa place la première espèce rapportée à ce genre dans le
« Tableau méthodique », c’est-à-dire Marginulina raphanus Linné, qui parait
plus régulière et plus conforme à la diagnose originale.
STRATIGRAPHIE
Modifications apportées à la répartition stratigraphique des genres
et familles rencontrés.
Enantiomorphinidae -.Jurassique —■ Actuel. Cette famille, très bien représen¬
tée dans le Crétacé supérieur,paraîtexisterdéjàau Jurassique où certains de
ses genres semblent s’y être développés plus particulièrement (espèces citées
par Terquem). Elle se rencontre encore actuellement dans les Océans (Rrady).
Parmi les genres déjà connus dont la répartition stratigraphique doit être
modifiée, on peut citer :
Quadrulina : Jurassique — Sénonien Supérieur. Ce genre n’était connu que
jusqu’au Crétacé inférieur. Il est encore représenté par une ou deux espèces
dans le Sénonien supérieur.
Tritaxilina, Polymorphinella, Polymorphina, Dimorphina, Glandulina :
Sénonien Supérieur — Acluel. Ces genres n’étaient signalés qu’à partir du
Tertiaire, mais ils se rencontrent déjà dans la Craie à Belemnitella mucronala.
Les spécimens Sénoniens rapportés à Polymorphina et Dimorphina ne présen¬
tent cependant pas la forte compression dont ils sont affectés dans le Tertiaire.
Ceratobulimina : Gault — Actuel. Ce genre très développé dans le Tertiaire
existe en Europe dès le Gault avec C. lenticula (Reuss) (Wissant-Folkestone).
Rosalinella : Vraconien — Eocène moyen.
Cribrospirella, Coprolithina, Ataxogyroidina, Pyrulinoides, Bolivinitella,
Dentalinoides et Gyromorphina : Crétacé Supérieur. Ces genres semblent
présenter une répartition réduite aux seuls horizons supérieurs du Sénonien.
Quant à celle des genres suivants :
Enantiomorphina, Enantiodentalina, Svenia, Enantiocristellaria, Enantio-
marginulina,Enantiovaginulina, elle est encore trop peu connue pour être préci¬
sée, bien qu’elle paraisse cependant être assez étendue puisque de nombreuses
espèces se rapportant à ces genres ont été décrites dans le Jurassique parTER-
ouem, tandis que d’autres se rencontrent encore de nos jours dans les Océans.
Répartition mondiale des principaux Foraminifères reconnus
dans la Craie à Belemnitella mucronala du Bassin de Paris.
Il n’est pas inutile de présenter sous forme de tableau la liste des diverses
espèces ou variétés communes à la craie à Belemnitella mucronala du Bassin
de Paris et aux formations crétacées d’autres régions, car cela permet de se
rendre compte à la fois de leur répartition géographique et stratigraphique.
ESPÈCES DE LA CRAIE
a Belemnilella mucronata
rencontrées dans le Bassin de Paris et en
Ammodiscus cretâcea (Reuss).
Glosmospira charoides, v. corona Cushman
Orbignyna ovata V. Hagenow.
Frankeina Beisseli n. sp.
Lituola nautiloidea Lamarck.
Textularia Baudouiniana d’Orbigny.
Gaudryina rugosa d’Orbigny.
G. pupoides Reuss.
Heterostomella rugosa (d’Orbigny).
Eggrellina intermedia (Reuss).
Hagenowella elevata (d’Orbigny). ......
H. subsphaerica (Reuss).
Arenobulimina obliqua (d’Orbigny).
Ataxogyroidina variabilis (d’Orbigny). ..
A. globosa (v. Hagenow).
A. crassa (d’Orbigny).
Nodosaria raphanistrum (Linné).
N. raphanistrum v. bacillum (Defrance).
N. intercostata Reuss.
Dentalina monile V. Hagenow.
D. cylindraceq Reuss.
D. cylindroidea Reuss.
D. Lilli Reuss.
D. discreçans Reuss.
D. raristriata (Chapman).
D. sulcata (Nilsson).
Marginulina hamulus (Chapman).
M. d’Orbignf, n. sp.
M. trilobata (d’ORBiGNY).
Lenticulina Spacholzi (Reuss).
L. comptoni (Nilsson).
L. subangulata (Reuss).
L. pseudovortex, n. sp.
L. cristella Nilsson.
Frondicularia laevis Marsson.
Fr. bilormis Marsson.
Fr. ortocarena, n. sp.
260 PIERRE MARIE
Fr. linearis Franke.
Fr. bicornis Reuss.
Citharinella Watersi (Cushman).
Flabellina rugosa d’Orbigny. ...
Fl. Baudouiniana d’Orbigny (2).
F!, radiata d’Orbigny.
Fl. reticulata Reuss (3).
Globulina gravis Karrer.
Pyrulina cylindroides Reuss.
Spiroplectoides Ilexuosa Reuss.
Gumbelina globulosa (Ehrenberg).
G. pseudotessera Cushman.
Ventilabrella sp.
Pseudotextularia sp.
Bolivinoides decorata (Parker-Jones). . .
B. decorata v. delicatula (Cushman).
Bolivina Watersi Cushman-Parker.
Bolivinitella Eleyi (Cushman).
Eouvigerina aspera (Marsson).
Buliminella obtusa v. laevis (Beissel). . ..
B. ovulum (Reuss).
Bulimina triangularis Cushman.
Bolivina incrassata v. limonensis Cushman
Discorbis Clementiana (d’Orbigny).
D. Lorneiana (d’Orbigny).
Stensioina exsculpta (Reuss).
Discorbis lorneiana v. pertusa (Marsson).
Gyroidina umbilicata d’Orbigny.
G. nitida (Reuss).
G. depressa (Alth).
G. Girardana (Reuss).
G. Micheliniana (d’Orbigny).
Pullenia cretacea Cushman.
P. Jarvisi Cushman.
Globigerina cretacea d’Orbigny.
Globigerinella aspera (Ehrenherg).
Anomalina anomalinoides (White).
Cibicides Voltziana (d’Orbigny).
C. Bembix (Marsson)..
C. Beaumontiana (d’Orbigny).
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A-T
P-M
+
+
A-T
M
+
+
An-S
M-Y
+
+
S
N
+
+
Br
+
T
M
+
+
+
?
+
A-N
+
+
+
—
—
Ts
+
+
+
+
M
+
V
+
+
+
—
+
—
—
—
An-S
M
+
+
An
+
+
+
+
An
+
+
+
+
+
S
+
S
+
+
+
T
+
?
?
+
+
Ts-Ns
M-V
+
+
?
+
+
Ts-Ns
+
+
+
+
+
+
+
+
An
P-V
+
+
+
+
+
+
+
An
M-V
+
+
+
M-V
+
+
+
+
+
V
+
+
+
i i i
Explication des signes et lettres utilisés : (-[-) : Présence certaine, — (?) : Présence douteuse.
Initiales correspondant aux étages américains : pour le Texas : (A) : Craie d’Austin; (An) : Craie d’Annona; (Br) : Marnes de Browns-
tone ; (N) : Navarro ; (Ns) : Navarro supérieur ; (S) : Craie de Saratoga ; (T) : Taylor ; (Ts) : Taylor supérieur. — Pour le Mexique,
(M) : Mendez ; (P) : Papagallos ; (Ps) : Papagallos supérieur ; (F) : Velasco ; (Fi) & ( Vm) : Velasco inférieur et Velasco moyen.
(1) OberKr., 1928, pp. 1-208.
(2) Celte espèce ne se rencontre que dans la Craie à B quadrala.
(3) Cette espèce ne se rencontre pas dans la Craie à B■ macronala du Bassin de Paris.
FOR AMIN IFÈRES DE LA CRAIE
262
PIERRE MARIE
L’examen du tableau précédent permet de rassembler les espèces com¬
munes au Bassin de Paris et à une ou plusieurs régions dans l’un des grou¬
pements suivants :
Espèces communes à tous les bassins :
Ammodiscus cretacea (Reuss) ; Glomospira charoides (Parker and .Jones) ;
Heleroslomella rugosa (d’Orbigny) ; Hagenowella elevala (d’Orb.) ; Nodo-
saria raphanislmm (Linné) ; Marginulina Irilobata (d’Orb.) ; Citharinella
Walersi (Cushman) ; Flabellina rugosa d’Orb. ; Fl. reliculala Rss. (sauf
Bassin de Paris) ; Gumbelina globulosa (Ehrbg.) ; Buliminella oblusa var.
laevis (Beissel) ; B. ovulum (Rss.) ; Boliuinoides decorata (P. and J.) ; Bolivi-
nitella Eleyi (Cushm) ; Bolivina incrassata (Ehrbg.) ; Stensioina exsculpta
(Rss.) ; Gyroidina Micheliniana (d’Orb.); Pullenia cretacea Cushm. ; P. Jar-
visi Cushm. ; Globigerina cretacea d’Orb. ; Globigerinella aspera Ehrg.
Espèces communes à deux bassins :
1° Europe et Mésogée : Lenticulina cristella (Marsson) ; Frondicularia
oilocarena , n. sp.
2° Europe et Amérique : Frankeina Beisseli, n. sp. ; Gaudryina pupoides
d’Orb. ; Arenobulimina obliqua (d’Orb.) ; Ataxogyroidina variabilis (d’Orb.) ;
Nodosaria intercoslala Rss. ; Denlalina monile v. Hagenow ; Marginulina
d’Orbignyi n. sp. ; Lenticulina pseuclovortex n. sp. ; Frondicularia linearis
Franke ; Discorbis Clemenliana (d’Orb.); D. Lorneiana (d’Orb.) ; D. Lor-
neiana v. pertusa (Marsson) ; Gyroidina umbilicata d’Orb. ; Cibicides beni-
bix (Marss.).
3° Mésogée et Amérique : Gumbelina pseudotessera Cushm ; Venlilabrella
sp. ; Pseudotextularia sp. ; Anomalina anomalinoides (White).
Espèces spéciales à un seul bassin :
1° Europe : Lituola nauliloidea Lamarck ; Orbignyna ouata v. Hag. ; Alaxo-
gyroidina crassa (d’Orb.) ; Eggerellina intermedia (Rss.) ; Hagenovella sub-
sphaerica (Rss.) ; Flabellina radiata (d’Orb.) ; Globulina gravis Karrer ;
Pyrulina cylindroides Rss. ; Spiroplecloides flexuosa Rss. ; Gyroidina nitida
(Rss.) ; Cibicides Voltziana (d’Orb) et nombreuses espèces de : Denlalina,
Lenticulina, Frondicularia.
2° Mésogée : aucune espèce spéciale.
3° Amérique : Bolivina Walersi Cushm. ; Bulimina triangularis Cushm.
et Gyroidina Gyrardana (Rss.).
Cette classification, établie .d’après la répartition géographique des prin¬
cipales espèces rencontrées au cours de cette étude, facilitera les corrélations
entre les faunes crétacées des divers Bassins sédimentaires mondiaux et
celle de la Craie à Belemnitella mucronata du Bassin de Paris.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
268
Répartition stratrigraphique européenne des principaux Forami-
nifères caractéristiques de la zone à Belemnitella mucronala.
Parmi les espèces de Foraminifères de la Craie à Belemnitella mucronala
qui se retrouvent dans les divers Bassins Européens, certaines peuvent être
considérées comme d’excellents repères stratigraphiques grâce à leur exten¬
sion verticale réduite et à la stabilité de leur ornementation.
Leur répartition en France et en Europe peut être résumée dans le t ableau
suivant.
FORAMINIFÈRES
CARACTÉRISTIQUES
Z A
B. QUA-
DRATA
ZONE DE LA CRAIE A BELEMNITELLA MUCRONATA
EN FRANCE ET EN EUROPE
Zones :
Eq
Lituola sp.
L. nautiloidea (Lamarck). . ..
L. nauliloidea var.
Cribrospirella difformis (La
marck).
Bolivinoides decorata (P. et J.).
Bolivinitella Eleyi (Cushm.). .
Bolivina sp.
Arenobulimina sp.
Ataxogyroidina sp.
Flabellina rugosa (d’Orbigny)
Fl. Baudouiniana[o'ORBiGNY)
Fl. radiata 'd’Orbigny).
Fl. Gaudrgana (d’Orbigny). .
Fl. reticulata (Reuss).
Frondicularia solea (V. Hage-
now).
Fr. ortocarena, n. sp.
Fr. trislriala , n. p.
Em-1
Em-2
Em- 3
i i
i_ i
Em-4
Em-5
Em-S
Au-dessus de la Craie à Belemnitella quadrala constituant la zone Eq et
caractérisée par :
Zone Eq : Lituola sp., Arenobulimina sp., Flabellina rugosa d’Orbigny et
Flabellina Baudouiniana d’Orbigny.
Les zones suivantes apparaissent de bas en haut, dans la Craie à Belem-
nilella mucronala :
Zone Em-1: Lituola nauliloidea Lamarck ; Bolivinitella Eleyi (Cushman);
Bolivinoides decorata (Parker-Jones) ; Arenobulimina sp.
(ab) ; Ataxogyroidina sp.
Zone Em-2 : L. nauliloidea Lam. ; Cribrospirella difformis (Lamarck) ; Fla¬
bellina radiata (d’Orbigny) ; B. Eleyi (Cushm.) ; B. deco-
rala (P.-J.) ; Arenobulimina sp. (ab.) ; Ataxogyroidina sp.
264
PIERRE MARIE
Zone Em-3 : L. nautiloidea Lam. ; L. nauiiloidea var. ; Cr. difformis (Lam.) ;
Fl. Gaüdryana d’Orbigny ; Frondicularia solea v. Hage-
now ; B. decorala (P. -J.) ; Bolivina sp. (ab.) ; Arenobuli-
mina sp.
Zone Em-4 : L. nautiloidea Lam. ; Cr. difformis (Lam.) ; Fr. solea v. Hag. ;
B. decorala (P.-J.) ; Bolivina sp. ; Arenobulimina sp. (rares).
Zone Em-5 : Cribrospirella difformis (Lam.) ; Fr. solea v. Hag.
Zone Em-S : Flabellina reliculala Reuss.
La répartition géographique de ces diverses zones dans le Bassin de Paris
est résumée dans le tableau suivant :
SEINE-ET-OISE
MARNE
AUBE
YONNE
Em-5
Vincennes,
de 70-81 m.
Longueville,
Le Four.
Em-4
de 82-87 m.
Longueville.
H
de 88-92 m.
Meudon.
Etoges.
Longueville,
Montereau
(Surville),
Tachy.
LaFontaine-
aux-Bois.
Em-2
de 93-97 m.
Meudon,
Vigny,
Théméricourt.
Joches,
Bois de la
Houppe,
Mont-Aimé.
Montereau
(sondage),
Longueville.
Em-1
de 98-115 m.
de profon¬
deur.
Longuesse,
St-Germain,
Arpenty.
Châlons-
sur-Vesles.
Nemours,
St-Aignan,
Villethierry,
Montereau
(sondage).
Pont-sur-
Seine.
Eq.
Pont-sur-
Yonne,
Sens.
La zone Em-S est la seule à ne pas être représentée dans le Bassin de Paris.
Par contre elle se rencontre en divers endroits en Europe où elle semble
caractériser certains niveaux supérieurs de la Craie à Belemnitella mucronala.
Elle ne pourrait être intercalée entre les zones Eq et Em-5 entre lesquelles
aucune lacune sédimentaire n’existe dans les régions étudiées. De plus, s’il
en était ainsi, son association caractéristique devrait renfermer Liluola nau-
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
265
tiloidea, Cvibrospirella difformis qui prédominent entre les zones Em-1 et
Em-5. D’autre part, l’absence de ces espèces dans la zone Em S et la pré¬
sence de Flabellitia reticulata qui ne se rencontre pas dans le Bassin de Paris
conduit bien à la placer au-dessus de la zone Em-5.
Comparaison de la Faune de Foraminiîères de Montereau avec celle
du Crétacé des principaux bassins mondiaux.
Bassins européens.
La faune de Foraminifères de la Craie à Belemniiella mucronata de Mon¬
tereau peut être parallélisée avec celle de Meudon, puisqu’elles possèdent
plus de 80 espèces communes (1) et renferment toutes deux l’association
caractéristique de la zone Em-2. Elles présentent, en outre, de très grandes
analogies avec les faunes des Bassins Nord-Européens ; puisque sur une
soixantaine d’espèces communes à la fois à ces dernières et à Montereau :
39 se retrouvent à Rügen (dont 1 douteuse),
38
—
à Friedrichsberg, dont 3 douteuses
33
—
à Preussberg, ■— 3 —
30
—
en Westphalie, — 3 —
13
—
à Lemberg, — 2 —
3
—■
en Suède.
Parmi celles-ci, certaines comme Lituola nautiloidea Lam, Ataxogyroidina
globosa (v. Hag.), A. crassa (d’Orb.) et Flabellina radiala (d’Orb.) offrent
un réel intérêt au point de vue stratigraphique, par suite de leur extension
à d’autres Bassins Européens et de leur répartition verticale réduite à quelques
horizons inférieurs de la craie à Belemniiella mucronata.
1° Poméranie. — Si les craies de Rügen et de Montereau renferment un
grand nombre d’espèces communes parmi lesquelles on peut citer : Hageno-
wella subsphaerica (Rss.), Frondicularia laevis Marss., Fr. bicornis Marss.,
Spiropledoides flexuosa (Rss.), Buliminella ovulum (Rss.), Pullenia cretacea
Cushm., P. jarvisi Cushm., et Cibicides bembix (Marss.), leur synchronisme
ne peut être tenté car elles diffèrent par leurs associations caractéristiques.
En effet, Lituola nautiloidea Lam., Cribrospirella difformis (Lam.), Ataxogy-
roidina crassa (d’Orb.), et Flabellina radiala d’Orb. qui caractérisent les
zones Em. 2 et 3 dans le Bassin de Paris et prédominent à Montereau et Meu¬
don, ne se rencontrent pas à Rügen où abonde par contre une espèce spéciale
à la zone Em. S. : Flabellina reliculata.
2° Galicie. — La présence de Flabellina reticulata Rss. dans les niveaux les
plus supérieurs du Crétacé de Lemberg, permet de les synchroniser avec ceux
(1) Marie, Maëstrichtien, 1937, p. 261 et suivantes.
PIERRE MARIE
2(6
de Rügen. Par contre, l’existence d’ Ataxogyroidina crassa (d’Orb.), dans
les horizons immédiatement inférieurs aux précédents, autorise leur parallé¬
lisme avec l’une des zones Em. 1-3 de la Craie à Belemnitella mucronata.
3° Westphalie. — Les couches crétacées d’Hilgenberge. de Dacbeck et
de Drensteinîurt (A. Reuss, A. Franke) renferment la même association
caractéristique que les zones Em. 2-3 du Bassin de Paris. L’existence dans
ces affleurements d’une abondante faune d Ammonites contenant entre
autres A. coesfeldiensis Schluter, A. palagiosus Schl. et A. vari Schl.,
permet de synchroniser la Craie à V. mucronata du Bassin de Paris avec la
zone à A. coesfeldie sis Schl. (= zone à A. vari de E. Haug).
4° Rhénanie. — Certaines zones de la Craie à Belemnitella peuvent être
retrouvées dans la région d’Aix-la-Chapelle, dont l’étude donna lieu aux
travaux de Beissel et de Franke (1).
Les marnes au sommet du Friedrichsberg, qui renferment Flabellina reti-
culala mais où Lituola nautiloidea n’existe pas, se rapportent à la zone Em. S.
et peuvent être parallélisées avec les craies de Rügen et les niveaux supérieurs
du Crétacé de Lemberg.
Les marnes de Preussberg, caractérisées par l’association : Lituola nautiloi¬
dea, Ataxogyroidina crassa, Flabellina rugosa, Fl. radiata et Fl. Gaudryana
(Archiaci Beissel) représentent les deux zones Em. 2 et 3, puisque Fl. ra¬
diata se rencontre dans la première et Fl. Gaudryana (Archiaci Beissel)
dans la seconde. Il en est de même pour les marnes de base du Friedrichsberg ;
quant à celles de la partie moyenne de cette colline, elles semblent, par la
réduction de leur faune, devoir être rapportées aux zones Em. 4-5.
Mais il est à noter que si la macrofaune de Preussberg est assez pauvre en
Ammonites, elle renferme cependant « Desmoceras Stobei Nilss. (Musée de
Bruxelles), qui ne diffère pas des échantillons des marnes à B. mucronata de
Coesfeld, qui ont servi au D r Schluter pour son A. palagiosus » (2). La
présence de cette espèce spéciale à la zone à A. coesfeldiensis Schl., jointe
a l’analogie de sa microfaune, confirment le synchronisme de l’unter mucro-
naten Kreide avec les craies de Meudon, Montereau et la Fontaine-aux-Bois.
Enfin, la Glauconie d’Aix-la-Chapelle, qui ne renferme plus guère que des
Ataxogyroidina, paraît devoir être rattachée à la zone Eq.
Quant aux faunes de la Craie à Belemnitella mucronata de Vaals, Branden-
berg et Henry-Chapelle, elles sont trop pauvres en formes caractéristiques
pour que leur parallélisme mérite d’être tenté.
La succession stratigraphique des assises du Crétacé rhénan proposée par
Beissel et réduite à ses principales espèces est la suivante :
(1) Beissel, I., Aachener Kr., 1891, et Franke A., Aachener Kr., 1927.
(2) de Grossouvre, Stratigraphie de la Craie supérieuie, Mém. Sera
Fronce, 190), p. i,20.
Carie Géol.
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
2C7
GLAU¬
CONIE
MARNES A B. MUCRONATA
INFÉRIEURES
MARNES
à B. muer,
sup.
Fried¬
richsberg.
Preuss¬
berg.
Vaals.
Brand-
enberg.
Ilenry
Chapelle
Liluola nautiloidea Lam.
(H. grande Rss.).
Ataxodgroïdina .
Orbigmjna .
-:-
Bolivina .
Bulimina Laevis. Beissel. . . .
1
Fl. reiiculata. Reuss.
Fl. Gaudrgiana d’ORB. (Ar-
Frondicularia Archiaciana
d’Orb. (solea part.B eissel.)
I
Cette répartition ne parait pas très exacte, car elle est en contradiction avec
l’évolution mondiale de la microfaune Crétacée. En effet, la faune de Frie-
drichsberg à Flabellina reiiculata (zone Em. S.) est groupée avec celle des
couches moyennes de cette colline (zone Em. 4-5) et intercalée entre la Glau¬
conie à Belemnilella qucidrata (zone Eq) et, les marnes crayeuses de Preuss-
berg, dont la faune est identique à celle de Montereau et de la Fontaine-aux-
Bois (zones Em. 2-3). D’ailleurs, il semble que Beissel se soit uniquement
basé sur des analogies de faciès pour établir ses corrélations. Poui lui, toutes
les craies marneuses sans silex représentaient la base de la zone à Belemni-
tella mucronaia tandis que les craies à silex devaient en former la partie
moyenne.
Rien n’autorise-donc à maintenir Friedrichsberg au-dessous de Preussberg ,
au contraire, sa faune qui renferme Flabellina reiiculata ne se rencontre pas
en France, ni dans le monde entier, au-dessous de celle de Meudon qui est
synchronique de Preussberg. Il paraît donc plus normal et plus rigoureux
de placer Friedrichsberg au-dessus de Preussberg et d’adopter pour les assises
du Crétacé rhénan, la succession suivante de haut en bas :
Marnes de Friedrichsberg à B. mucronaia.
— Preussberg — —
Glauconie d’Aix-la-Chapelle à B. quadrata.
A l’exception de la Suède et du Danemark, sur lesquels mes 1 enseigne
ments sont par trop incomplets, la corrélation de la craie à Belemmtella mu¬
cronaia du Bassin de Paris avec celle des principaux bassins européens peut
être résumée par le tableau suivant :
208
PIERRE MARIE
BASSIN-PARIS
POMÉRANIE
galicie
Em-S
0
Friedrichsberg
(sommet)
Rügen.
Lemberg.
Em-4-5
Longueville
Friedrichsberg
'part, moyenne
?
.
1
Meudon.
Preussberg,
Friedrichsberg
(base)
Dasbeck,
Drensteinfurt,
Hilgenberge
Em-2
Meudon.
Em-1
St-Germain.
?
?
Eq.
Pont-s.-Yonne.
Aix-la-Chapelle
(Glauconie).
Zone à B. Qua-
drata.~
Explication. — (0), la zone n’est pas représentée. — (?), la zone n’a pas été recon¬
nue mais peut exister.
Mésogée.
Si la faune de Montereau présente de très grandes analogies avec celle
des Bassins Nord-Européens, par ses Foraminifères à tests agglutinés, elle
se rapproche de celle du Crétacé de la Mésogée, par une trentaine d’espèces
à test calcaire.
Parmi lesquelles certaines sont communes à tous les bassins et se rapportent
aux Bolivinitella, Bolivinoides, Stensioina, Flabellina et Frondicularia, tan¬
dis que d’autres sont plus spéciales à la microfaune méditerranéenne, où
elles abondent, comme Venlilabrella, Pseudotexlularia et Bosalinella.
Leur répartition dans l’Aturien du Bassin méditerranéen, déjà exposée
dans diverses publications (1 ), est résumée par le tableau suivant. Elle fut
établie par l’étude du Crétacé affleurant dans les régions de Téboursouk
(Tunisie), de Tizeroutine (Maroc oriental) et d’Ouezzan (Maroc Occidental;.
(1) P. Marie, Nord Marocain, 1936, et Aturien, 1938.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
269
FORAMINIFÈRES
ZONES DE l’atuRIEN DANS LA MÉSOGÉE
At-I
At-IV
_
R. Linrtei, mut. en couronne de feuilles
1
R. calcarata (Cushm).
- |
1
1
Bolivinilella Eleiji (Cushman).
1 - 1 -
1 1
Les zones suivantes peuvent être distinguées à l’aide des Flabellina et des
Frondicularia qui se retrouvent dans tous les bassins et par des Rosalinella,
rares dans la Craie du Bassin de Paris, mais abondantes dans la Mésogée. Ce
sont de haut en bas :
Zone At-IV.. .
' Flabellina reliculata Rss.,
< ab. ; Fl. cf. uiicksburgensis
( Howe, ab.
' Fl.rugosa d’Orb., ab. :Fl. re-
, ticulata, r. : Frondicularia
+
( Rosalinella velascoensis (Cush.) ab.
Zone At-III...
+
)
j jR. Sluarli (J. de Lapparent), ab.
■ R. Linnei, mut. caliciforme (J. de
) Lapp.), com.
) R. Linnei, mut. en couronne de
) feuilles (J. de Lapp.), ab.
Zone At-II. . .
( orlocarena n. sp., rare.
( Fl. rugosa, ab. Fr. ortoca-
l rena, r.
+
Zone At-I .
. J Ff. rugosa, com.
+
) R. marginala (Rss.), ab.
) R. globigerinoides n. sp., ab.
En plus de ces espèces, les Stensioina et Bolivinoides apparaissent spora¬
diquement dans toute la zone At-I, puis s’associent vers son sommet aux
Venlilabrella. Ces genres sont représentés dans la zone suivante par de nom¬
breux individus tandis que les Bolivinilella et les Pseudoiextularia font leur
apparition ; les premiers vers la base de At-II et les autres au sommet.
Cette association se poursuit encore dans toute la zone At-III, à la fin de
laquelle presque tous les genres disparaissent à l’exception des Bolivinoides,
qui ne s’éteignent définitivement que dans la partie moyenne de la zone
At-IV.
L’absence ou la rareté des macrofossiles dans le Crétacé supérieur de ces
régions ne permet pas encore de préciser l’âge exact de ces diverses subdivi-
270
PIERRE MARIE
sions. Cependant la zone At-I, qui représente vraisemblablement le Gampa-
nien inférieur, est à sa base caractérisée par un horizon à Ftosalinella calca-
rata (Cushman), généralement très constant et réduit de quelques mètres, qui
se retrouve au Maroc, en Algérie, Tunisie, Espagne et au Mexique.
La limite entre les zones At-II (Campanien supérieur probable) et At-III
(Maëstrichtien), est également assez rigoureuse. Elle correspond, en Afrique
du Nord, en Italie et dans le Bassin d’Aquitaine à l’appariiion des premiers
Orbitoides. Les niveaux inférieurs de At-III sont de plus datés au Maroc, en
Algérie et à Ilendaye par Parapachydiscus colligatas, Stegasler sp. et sa limite
supérieure coïncide avec une exondation générale assez nette s’accompagnant
suivant les régions de variations plus ou moins brusques de faciès et de faune.
La zone At-IV, la plus supérieure de tout le Crétacé des provinces méditer¬
ranéennes, semble pouvoir être attribuée au Danien. Elle vient en concor¬
dance sur la précédente et se trouve souvent au Maroc séparée de l’Eocène
par une surface ravinée, présentant parfois des traces certaines d’émersion.
Ses faciès relativement profonds, qui renferment une faune de Foraminifères
calcaires, ne sont actuellement connus que dans la Mésogée occidentale [Pays
Basque, Maroc, Italie, Algérie (?)].
Dans le Bassin méditerranéen, les Flabellina reliculala Reuss, qui se ren¬
contrent déjà en Europe dans les niveaux élevés du Crétacé, se retrouvent
associés dans la moitié inférieure de la zone At-IV, à Ftosalinella velascoensis
(Cushman), Rzehakina epigona (Rzeh.) et à une Flabellina spéciale : Fl.
wicksburgensis Howe, rappelant un peu l’espèce de Reuss, mais dont la
répartition différente s’étend à toute la zone At-IV.
Par contre dans toute la zone At-III, Flabellina reliculala Reuss n’est
plus associée aux espèces précédentes, mais à Fl. rugosa d’Orbigny et à
des Ftosalinella comme B. Sluarti (J. de Lapp.) et la mutation caliciforme
de B. Linnei (J. de Lapp.).
L’absence de Fl. rugosa à Friedrichsberg et la présence de F'I. reliculala Rss
(= Fl. favosa Beissel) permettent, jusqu’à preuve du contraire, de ratta¬
cher la faune de ce gisement à celle des niveaux inférieurs de la zone At-IV.
Par contre, la présence de Fl. rugosa d’Orbigny et de Fl. reliculala Reuss, qui
se trouvent associées à Rügen et dans les horizons supérieurs de Lemberg,
autorisent leur parallélisme avec la moitié supérieure de la zone At-III.
Les zones Em-1 à Em-5 ne renfermant plus ni Fl. reliculala Reuss nf
B. Sluarli (J. de L.), ni même la mutation caliciforme de B. Linnei (J. de L.),
ne peuvent être rapportées qu’aux zones At-I ou At-II.
En ce qui concerne plus particulièrement Montereau et la Fontaine-aux-
Bois (Zones Em-2 et Em-3), l’existence dans leur faune de Frondicularia
orlocarena n. sp., conduit à éliminer toute idée de synchronisme avec la zone
At-I, où cette espèce ne se retrouve pas. Mais la présence à Montereau de
rares Venlilabrella et Pseudotexlularia amène à paralléliser sa faune avec
celle de la partie supérieure de la zone At-II, où ces deux genres sont associés
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
271
dans la Mésogée. De même la zone Em-1, qui est très voisine des précédentes,
doit vraisemblablement appartenir à la partie inférieure de At-II.
Quant à la zone Eq. qui vient immédiatement au-dessous et dont l’étude
détaillée fera l’objet d’un prochain mémoire, son synchronisme avec la zone
At-I paraît sinon certain, du moins très plausible.
Une précision plus grande pourrait être obtenue, s’il était établi que la
répartition et l’évolution des Bosalinella fussent semblables dans le Bassin
de Paris à celles de la Mésogée. Malheureusement malgré de multiples obser¬
vations, il ne m’a pas encore été permis de le montrer, ni de rencontrer dans
le Bassin de Paris: la mutation calciforme de R. Linnei (J. de L.), R. Sluarli
(J. de L.) ou même R. calcciraia (Cushman), si communes dans les horizons
supérieurs du Crétacé des provinces méditerranéennes. Différences d’ailleurs
imputables à la fermeture du détroit Morvano-Yosgien qui mettait en com¬
munication la Mésogée avec le Bassin de Paris, avant le dépôt de la Craie
à Relemnitella quadrala.
Bassins américains.
1° Mexique. — L’essai de stratigraphie de M. P. White (1) permet de
dresser le tableau suivant avec les principales espèces qui nous ont déjà servi
dans la Mésogée :
SÉNONIEN SUPÉRIEUR AU MEXIQUE
FORAMINIFÈRES
Parpagallos
(part).
Mendez.
Velasco.
Flabellina reticulata Reuss.
Fl. rugosa d’Orb. ( inlerpunctata Wh.). .
Bosalinella velascoensis (Cushm).
R. canaliculala (R. sp. -}- R. Sluarli). . . .
R. conica v. plicala (White) (mut. cali¬
ciforme et mut. en couronne ).
R. calcarata (Cushm).
Bolivinoid.es decorala (P. et J.).
B. dracco (Marsson).
Eouvigerina aspera (Marss). [E. creta-
cea Wh.).
Venlilabrella et Pianoglobulina .
Pseudotextularia .
Bolinina incrassata (Ehrbg).
Pullenia cretacea Cushm.
Allomorphina trochoides (Rss).
Gyroidina florealis White.
Slensioina excolala (Cushm).
Anomalina anomalinoides (White).
(I) Tampico, 1928-1929.
272
PIERRE MARIE
D’une façon générale, la répartition mexicaine des divers Foraminifères
est assez comparable à celle reconnue dans le Bassin méditerranéen. Quelques
légères dissemblances existent cependant et tiennent plutôt à la rareté des
individus pris comme repères, qu’à leur absence ; ou, comme pour les Rosa -
linella, à l’emploi en Amérique d’espèces différentes de celles utilisées dans
la Mésogée.
En tous les cas les deux subdivisions établies par la présence ou l’absence
de Flabellina reticulala (Reuss) existent également au Mexique et corres¬
pondent l’une au Velasco et l’autre au Mendez de White.
En outre, il est possible de constater qu’au Mexique :
1° L’association : Bolivinoides decorata (P. et J.), B. dracco (Marsson), et
Stensioina excolata (Cushman) très voisine de St. exsculpta (Reuss) se ren¬
contre dans tout le Mendez.
2° L’apparition échelonnée des Ventilabrella et Pseudotexiularia est com¬
parable à celle de la Mésogée.
3° Que la base du Mendez est caractérisée par un horizon à Rosalinella
calcarala (Cushman), qui se retrouve dans tout le Bassin méditerranéen et y
constitue la limite inférieure de la zone At-I.
4° Et que l’extinction des Rosalinella Stuarti (J. de L.), (= Globolruncana
canaliculaia (part) (White) et des R. Linnei, mut. caliciforme J. deL.( = G/.
conica v. plicata (part) (White), s’effectue à l’extrémité supérieure du Men¬
dez, comme dans la Mésogée, au sommet de la zone At-III.
Ces observations permettent donc de paralléliser : nos zones At-I et II
avec le Mendez inférieur de White, notre zone At-III avec le Mendez moyen
et supérieur du même auteur et la zone At-IV avec son Velasco ; et de syn¬
chroniser la microfaune de Montereau qui renferme en plus des espèces pré¬
cédentes : Anomalina anomalinoides (White), Truncalulina monlerelensis n.
sp. (très voisine de Gyroidinaflorealis (White), Eouvigerina aspera (Marsson),
confondue avec E. crelacea (Héron-Allen), Pullenia cretacea Cushman
(= P. Coryelli White) et Allomorphina Irochoides (Reuss) ; avec les couches
de passage du Mendez inférieur au Mendez moyen, où se rencontre l’associa¬
tion Veniilabrella-Pseudolexlu laria.
2° Etats-Unis. — Malgré une abondante documentation, les renseignements
stratigraphiques sont rares et peu précis, ainsi que les travaux d’ensemble.
Cela paraît résulter principalement des conditionsdegisement des formations
types. Au Texas, le Crétacé supérieur est composé d’une série de faciès très
variés, dont les faunes de même âge peuvent être totalement différentes
entre elles. Celles des marnes profondes sont comparables aux faunes de la
Mésogée et riches en Rosalinella, Heterohelicidae , Lagenidae, tandis que celles
des argiles sableuses n’en renferment plus et ne fournissent guère quequelques
Foraminifères arénacés sans grand intérêt. Enfin, les faunes des craies ou
calcaires marneux sont totalement différentes des deux premières et res¬
semblent par l’abondance des Rolaliidae et la rareté des Rosalinella à celles
FORAMINIFÊRES DE LA CRAIE 273
des Bassins européens. Ces variations continuelles de faune, compliquées de
nombreuses récurrences, entravent, aux Etats-Unis, toute tentative de
stratigraphie.
Cependant, grâce à quelques publications de Cushman (1) et à la lumière
r es etudes précédentes, il est aisé de reconnaître dans les horizons supérieurs
du Crétacé du Texas : le Navarro, qui renferme comme le Velasco du Mexique
et notre zone At-IV de la Mésogée, de nombreuses Flabellina reliculala et dans
les assises du Taylor, qui viennent immédiatement au-dessous et sont carac¬
térisées par l’association Bolivinoides decorata, Slensioina excolata, nos trois
autres zones, auxquelles correspondent à la zone At-III, les craies de Sara-
toga et d Annona et aux zones At-I et II, les niveaux inférieurs du Taylor
sur lesquels je ne possède que très peu de renseignements. Mais si le grand
nombre d espèces communes aux niveaux les plus supérieurs du Crétacé du
assm de Paris et a la Craie d’Annona : Gumbelina pseudotessera (Cushman)
Bolivinoides decorata (P. J.), Bolivinilella Eleyi (Cushman), Eouvigerina sp
Buhminella sp., Gyroidina umbilicata (d’Orb.), G. depressa (Alth.) G Mi-
chehmana (d’Orb.), Anomalina perlasa (Marss,), etc..., permettent de’les con¬
sidérer comme très voisines. L’absence, en France, des Rosalinella Stuarti qui
existent déjà dans la craie d’Annona, conduit à paralléliser la craie de Mon-
tereau avec le sommet des horizons inférieurs du Taylor.
Corrélation des zones de la craie à B. mucronala d'Europe
avec les formations crétacées d’Amérique et de la Mésogée.
EUROPE
MÉSOGÉE
MEXIQUE
TRINITÉ
TEXAS
Em-S
At-IV
Velasco
Niveaux supérieurs.
Navarro.
At-Ill
Meniez sup.
Niveaux inférieurs.
Cr. ie Saratoga.
Meniez moy.
Cr. i’Annona.
Em-4-5
Em-2-3
Em-1
At-Il
Eq-
At-I
Meniez inf.
Taylor inf.
o° Trinité. Le manque de renseignements précis concernant les localités
el la succession des assises crét acées étudiées par Cushman and Jarvis à la
(1) Saratoga, 1931, et Annona, 1932.
mémoires du muséum, nouvelle série, tome XII.
18
274
PIERRE MARIE
Trinité (1), gêne un peu les corrélations.Seuls les niveaux à Flabellina reti-
culata semblent représentés à la Trinité et comprennent, comme dans la
Mésogée, deux subdivisions qui se rapportent respectivement à la zone At-IV.
caractérisée par Eosalinella velascoensis (Cushman) et Rzehakina epigona
(Rzehah) et à la moitié supérieure de la zone At-III qui renferme Eosalinella
Stuarli (J. de Lapp.) ( Globolruncana area Cushman) et de nombreuses Fron-
dicularia.
La corrélation des zones de la craie à Belemnilella mucronata d’Europe,
avec celles des formations équivalentes de la Mésogée et de l’Amérique, est
résumée dans le tableau général ci-dessus.
CONCLUSIONS
Si l’étude de la Craie de Montereau avait été pratiquée par le seul examen
des roches en plaques minces, on aurait pu y reconnaître certains Foramim-
fères agglutinés, de nombreux Rotaliidae et peut-être quelques Gumbelina.
Mais dans l’impossibilité d’en préciser aucune espèce, on eût été amené à
conclure, tout au plus, à l’âge vraisemblablement Sénonien de sa faune.
Par contre, la méthode par lavage sur tamis fin nous a permis de rassem¬
bler une faune abondante et d’en déterminer les espèces avec précision, et
par conséquent l’âge. Je considère cet âge comme Campanien, la Craie a
B. mucronata du Bassin de Paris étant synchronique de la zone à Ammonite
coesfeldiensis Schl. (= zone à A. vari de E. Haug) à laquelle semble devoir
se rapporter : en Amérique, le sommet du Taylor inférieur (Texas) ou a
celui du Mendez inférieur (Mexique) et dans la Mésogée africano-européenne
les horizons terminaux de la zone At II.
De plus, cette étude nous a montré que la succession stratigraphique, pro¬
posée par le Crétacé de la région d’Aix-la-Chapelle, était plus conforme à la
réalité, puisque dans le monde entier, la zone à Flabellina reiiciilala (a laquelle
se rattachent les gisements de Rügen et du sommet du Friedrichsberg), est
toujours située au sommet du Crétacé au-dessus d’une zone à Flabellina
rugosa (à laquelle se rapportent, entre autres, les craies de Montereau, Meudon
et Preussberg).
(1) Cret. Trinidad, 1928 et Trinitad, 1932.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
275
LISTE BIBLIOGRAPHIQUE DES OUVRAGES CONSULTÉS
En général, la référence du périodique dans lequel se trouve la publication
est indiquée en abrégé, comme dans les catalogues internationaux. Un e
seule exception concerne les « Contributions of the Cushman Laboratory
for foraminiferal Research » notées par les initiales : C. C. L. F. R.
Les titres en abrégé, utilisés dans les diverses références de ce mémoire,
sont inscrits en caractères gras.
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INDEX
Dans la liste ci-dessous, tous les noms en « égyptiennes » se rapportent à
des Familles, Genres, Espèces ou Variétés nouvelles ; ceux en « Romain », à
des Familles, Genres, Espèces ou Variétés déjà décrites et retrouvées au cours
de ce travail ; enfin ceux en « italiques » se rattachent à des formes citées, mais
non décrites ou à des dénominations tombées en désuétude. Les nombres en
caractères gras correspondent à la pagination de la description, et ceux entre
parenthèses à la figuration.
Allomorphina, 229, 231.
— cretacea, 230.
— trochoides, 230. — (331 a-f).
Allomorphinella, 229, 231.
Allotheca, 211.
Ammobaculites, 20, 22, 23.
— Beisseli, 22. —- (11 a-c).
Ammobaculoides, 61.
Ammoclnlostoma, 16.
Ammodiscidae, 17.
Ammodiscus, 17, 18.
— cretaoea, 19. -— (5-6).
Ammodiscoides, 17.
Ammolagena, 17.
Ammomarginulinci, 20.
Ammospirata, 61.
Ammovertella, 17.
Amphicorynct, 72.
Ampkimorphina, 180.
Amphorina, 73.
Angulogerina, 196.
Annulocibicides, 242.
Annulopatellina, 209.
Anomalina, 211, 217, 227, 242, 243, 245.
— anomalinoides, 243, 244. -— (343 a-c).
—- Glementiana, 214, 216.
— lenticula, 226.
— Lorneiana, 214.
— monterelensis, 243. — (342 a-c).
— pertusa, 214, 217.
— rubiginosa, 247.
— tennesseensis, 214, 216.
Anomalinella, 242.
Anomalinidae, 218, 242.
Antenor, 95.
Arenobulimina, 25, 31, 32, 37. 41, 45, 54,
60.
— conica, 46, 47, 48. —■ (35 a-d).
—• cytherea, 46, 47, 58. — (40 a-c).
— globosa, 59.
— gutta, 46, 47, 51. — (38 a-e).
—- obliqua, 46, 47, 49. -—- (34 a-f).
—• Orbignyi, 50.
— ovoidea, 46, 47, 51. — (39 a-e).
— presli, 48, 49, 53.
— pseudorbignyi, 46, 47, 50. — (37 a-e).
— puschi, 51, 52.
— sphaerica, 46, 47, 49. — (36 a-e).
— subsphaerica, 44.
— variabilis, 56.
Aristeropoi'a, 246.
Aristerospira, 211.
Aschemonella, 177.
Aspidospira, 243.
Astacolus, 95, 96, 160.
— recta, 161.
Astracolina, 176.
Asterigerina, 225.
—• crassaformis, 225.
Astrononion, 246.
Astrorhizidae, 14, 16, 18.
Ataxogyroidina, 31, 32, 41. 53, 54, 231.
— concava, 54, 55, 56, 50. — (45 a-b).
— crassa, 55, 56, 59, 231. — (59-60).
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
287
-— cylindrica, 55, 56, 57. — (46 a-b).
— gibbosa, 55, 56, 58. — (49 e-a).
— globosa, 55, 56, 59, 60, 231. — (50-57).
— ovoidea, 55, 56, 57, 58. — (48 a-b).
— variabilis, 55, 56, 57. — (41-44 et 47)-
Ataxophragmium, 24, 44, 53, 54.
—■ variabilis, 26, 50.
Baggina, 210.
Bathysiphon, 15.
Bifarina, 197.
Bigenerina, 61.
Bolivina, 187, 189, 197, 205.
— decorata, 187, 188.
— elongata, 205.
■— incrassata, v. limonensis, 205. — (303-
304).
— latticea, 187.
— linearis, 190.
— tegulata. 205.
— Watersi, 189.
Bolivinella, 179.
Bolivinita, 179, 189.
— Eleyi, 190.
Bolivinitella, 179, 189.
— Eleyi v. polygonalis, 191. —- (283 a-c).
-f. typica. 190. — (282 a-c).
— planata, 191.
Bolivinoides, 179, 187.
— decorata, 187. — (279-281).
-- v. delicatula, 188. — (280 a-c).
-— v. laevigata, 187, 189. — (281 a-c).
-f. typica, 187, 188. — (279 a-d).
— dracco, 188.
— texana, 189.
Bradyina, 25.
Brizalina, 205.
Bulimina, 24, 31, 41, 44, 53, 179, 196,
197, 202, 226.
— acuta, 203.
— brevis, 30, 201.
— imbricata, 203.
— intermedia, 32, 34, 35.
— la&vis, 197. 199.
— Murchisoniana, 34.
— obliqua, 47.
—■ obtusa, 197,198.
— ornata, 205.
— ovulum, 197,199, 201.
— prolixa, 204.
— pseudoacuta, 203. — (300 d-e).
— rimosa, 49, 57, 58.
— strobila, 203, 204. — (302 a-d).
— subsphaerica, 42, 43.
— triangularis, 203, 204. — (301 a-d).
— trilobata, 34.
—• variabilis, 26, 54, 56.
Buliminella, 34, 196, 197, 226.
—• Carseyi, 200.
— guttiîormis, 197, 200. —- (295 a-e).
— imbricata, 199.
—- laevis, 198, 199.
— Murchisoniana, 200.
— obtusa, 107, 201. — (290-294 a-e).
-v. inflata, 198, 199, 202. — (292.
a-e).
-v. laevis, 198, 199, 202. — (293-
294 a-e).
-- f. typica. 198, 202. — (290-291 a-e).
— ovulum, 197, 201. — (296-299).
— — v. hemicircularis, 201, 202. — (296-
297 a-e).
-v. triangularis, 201, 202. — (298-
299 a-g).
Buliminidae, 195, 229.
Buliminoides, 196.
Bullopora, 166.
Cancris, 210.
Candeina, 234.
Capitellina, 73.
Cassidulina, 225.
Cassidulinidae, 142, 225.
Cassidulinoides, 226.
Ceratobulimina, 225, 226, 228.
—■ cretacea, 227.
— lenticula, 226. — (326-328).
Ghilostomella, 229.
Chilostomellidae, 228.
Chilostomellina, 229, 231.
Chilostomelloides, 229.
Ghoffatella, 20, 21.
Chrysalgonium, 72.
Chrysalidina, 30.
Chrysalidinella, 196.
Gibicidclla, 242.
Cibicides, 218, 242. 243, 246.
— Beaumontiana, 246, 249. — (352-354
a-c).
— bembix, 246, 248. — (350-351).
— constricta, 244.
-— excolata, 218.
— Voltziana, 246. — (345-349).
-v. denticulata, 247, 248. — (348-
349).
-f. typica, 247. — (345-347).
PIERRE MARIE
288
Citharimi, 72, 112.
— gracilina, 113. — (160 a-b).
— strigillata, 113.
Citharinella, 72, 133, 134, 137.
— austinana, 133, 135, 136, 137.
—• elongata, 133,135. — (191 a-b et 192).
— inversa, 133, 135, 136, 137.
— Watersi, 133, 135, 136, 137.
— —■ v. ornata, 134. — (190 a-b).
Clavulina, 30, 38.
Clavulinella, 38.
Glidostomum, 205.
Climacammina, 61.
Clisiphontes, 95.
Conicospirillina, 209.
Coprolithina, 30, 37, 54.
—■ subcylindrica, 37, 38. — (58 a-g).
Cornuspira, 17, 18.
— cretacea, 18.
Coskinolina, 31.
Cribrobulimina, 30.
Cribrogenerina, 61.
Cribrogloborotalia, 237.
Cribrostomoides, 20.
Oribrostomum, 61.
Cribrospira, 20, 21, 30.
— grande, 29.
Cribrospirella, 20, 21, 28.
— difform's, 29. —- (15-17).
Cristellaria, 35, 105, 110, 160, 161, 162.
— Gaudryana, 139.
—- hamata, 112.
— italica, 111.
— lobata, 98.
—- Marcki, 103.
—- navicula, 111, 162, 163.
— ovalis, 99.
— recta, 161.
— rotulata, 100, 101, 105.
— subalata, 104.
—- subangulata, 101.
—■ umbilicata, 103.
— triangularis, 111.
— trilobata, 108.
Gucurbitina, 202.
Guneolina, 30.
Cyclammina, 20, 21, 27, 28.
Cyclocibicides, 242.
Cyclolina, 21.
Cycloloculina, 237.
Cyclopsinella, 21.
Cyclospira, 224.
Darbyella, 72.
Deckerella, 61.
Dendronina, 14.
Dendrophrya, 15.
Dendrotuba, 16.
Dentalina, 72, 73, 82, 88. 105, 144, 149.
155.
—- aculeata, 86, 87.
— acuminata, 154.
—■ annulata, 156.
— catenula, 92.
— cognata, 93.
— communis, 150, 156.
-—■ cylindracea, 88, 90, 91. — (135).
— cylindroides, 88, 90, 157. — (136).
— disorepans, 88, 92. — (145-148).
— distinota, 88, 91. — (142-144).
— filiformis, 160.
— inornata, 150.
— laevigata, 156.
— laticosta, 95.
— Lilli, 88, 91. — (137, 141).
— majuscula, 88, 94. — (151).
— monile, 88, 89, 91. — (127-130).
— nana, 147.
— ovoidea, 89, 90. — (131-134).
— polyphragma, 95.
— pseudochrysalis, 158.
— raristriata, 88, 93. — (150).
— recta, 88, 93. — (149).
•— siliqua, 153.
— sulcata, 88, 95. — (152).
— tenuicollis, 159.
Dentalinoides, 207.
— antennula, 208. — (308).
— canulina. 208. —- (306 a-b, 307).
Dentalinopsis, 196.
Dictyoconoides, 210.
Dictyoconus, 31.
Dictyopsella, 21.
Dicyclina, 30.
Dimorpiiina, 166, 175.
— globuliniîormis, 176. — (259 a-e).
Discammina, 17.
Discorbina, 53, 211, 230, 237, 243.
— bembix, 248.
— globosa, 59.
— lenticula, 226.
— pertusa, 214, 217, 246.
— Micheliniana, 223.
Discorbine'lla, 210.
Discorbis, 210, 211, 217, 243.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
289
— Clementiana, 211, 212, 215. — (309-
313).
-v. costata, 212, 214, 216. — (313
a-c).
-v. laevigata, 212, 216. — (309 a-c).
-v. rugosa. 212, 213, 214. — (310-
311).
-f. typica, 212, 213. 216. — (312
a-c).
— exsculpta, 218.
— Lorneiana, 211, 212, 213, 214.—(314-
316).
-v. costulata, 215, 216. — (315 a-c).
— —■ v. pertusa, 215, 217. — (316 a-c).
—— f. typica, 215, 216. — (314 a-c).
Dorothia, 30, 38, 71.
Dyocibides, 242.
Earlandia, 14, 15.
— perparva, 16.
Eggerella, 30, 31, 33.
Eggerellina, 30, 31.
— brevis, 32, 33, 34, 35, 36.
-v. conica, 34, 35. -— (70 a-c).
— gibbosa, 33, 35, 36.— (71-73).
-- v. conica, 35. — (71 a-d).
-v. globulosa, 35. — (73 a-d).
— inflata, 34.
— intermedia, 32, 33, 34, 35.
--v. globulosa, 33, 36. —- (69 a-d),
— ovoidea, 33, 36. — (74 a-d).
— ventricosa, 33, 36. — (72 a-d).
Ehrenbergina, 226.
Ellipsobulimina, 207.
Ellipsoglandulina, 207.
Ellipsoidina, 207.
Ellipsoidinidae, 73, 206.
Ellipsolagena, 207.
Ellipsolingulina, 207.
Ellipsonodosaria, 207.
Ellipsopleurostomella, 207.
Enantiocristellaria, 112, 143, 169.
— Cayeuxi, 164. — (231 a-e).
Enantiodentalina, 88, 143, 149.
— acuminata, 150, 154. — (221).
— communis, 149, 150. 157. — (204-211).
-v. irregularis, 150, 151. — (207-
209).
-v. gigantea, 150, 151. — (210-211).
— — f. typica, 150, 151. — (204-206).
— monterelensis, 149, 153. — (216).
— scalaris, 149, 151, 154. — (217-220).
— siliqua, 150, 152, 153. — (212-214).
mémoires du muséum, nouvelle série
— unguis, 149, 155. — (222).
— variabilis, 149, 152. — (215).
Enantiomarginulina, 105, 143, 163.
— d'Orbignyi, 164. — (232-233 a-f).
Enantiomorphina, 105,143, 144, 150,161.
— Cayeuxi, 145, 148. — (201).
— Jacobi, 145, 148, 153. — (203).
— Lemoinei, 145. — (197-200 et 202).
-v. conica, 145, 146. — (198 a-e).
-v. elongata, 145, 147. — (202).
-v. inïlata, 145, 147. — (199 a-g et
200 a-e).
-f. typica, 145. —• (197 a-f).
Enantiomorpliinidae, 72, 142, 165.
Enantiovaginulina, 143, 160, 164.
-recta, 161. — (235 a-e).
Endothyra, 20.
Endothyranella, 20, 22, 24.
Entosolenia, 197.
Eoguttulina, 165.
Eouvigerina, 179, 190, 192.
— aspera, 192, 193. — (284-289).
-v. inïlata, 193, 195. — (288-289
a-b).
— -v. denticulocarinata, 193. — (285-
a-c).
-v. laevigata, 193. — (284-a-c).
--v. westphalica, 193, 194. — (286-
287 a-b).
— westphalica, 192, 194.
Epistomaria, 210.
Epistomina, 210.
Eponides, 210, 223, 228.
— biconvexa, 224. — (324 a-c).
— monterelensis, 224. — (325 a-c).
— tenera, 224.
— umbonata , 224.
Fissurina, 73.
Flabellammina, 20.
Flabellina, 72, 134, 136.
— Archiaci, 139.
— Gaudryana, 137, 139, 140.
— interpunctata, 137, 138.
— Jarvisi, 138.
— Karreri, 135.
— ornata, 139.
— pavoninoides, 137,141. — (196).
— projecta, 138.
— radiata, 137, 140, 141, 142. — (195
— rugosa, 137, 138. — (193-194).
— suturalis, 137, 138.
— vertebralis, 137, 139. — (161 a-c).
tome XII. 19
290
PIERRE MARIE
Flabellinella, 72, 134, 137.
— Watersi, 134.
Flourensina, 30.
Frankeina, 20, 23.
— Beisseli, 23. — (12 a-c).
— Eushmani, 24.
— goodlandensis, 24.
— taylorensis 24.
Frondicularia, 72,112 ; 113, 134,136,137,
141.
— affinis, 123.
— angulata, 119.
— angulosa, 119, 125, 131, 133.
— angusta, 118.
— angustîssima, 123.
— Arcliiaciana, 118, 124, 125, 126, 127.
— Baudouiniana, 138.
— Becksi, 131, 133.
— • bicornis, 114, 128. — (184-185).
- v. étiola, 129.
-v. rhomboidalis, 129. — (184 a-b).
— biformis, 114, 118. — (167 a-b).
— canaliculata, 124.
— capillaris, 123.
— Clarki, 114, 127, 128. — (182).
— Decheni, 120.
— Frankei, 114, 118. — (165 a-b et 166).
— gracilis, 118.
— incrassata, 14, 130. — (186).
— inversa, 134.
—■ laevis, 114, 117.
—-— v. inîlata, 116. — (163).
— lanceola, 123.
— linearis, 114, 120, 121, 122, 124. —
(173-175).
— linguiformis, 122, 123.
— marginata, 124.
— microspfiaera, 129.
—- monterelensis, 115, 132. — (189).
— multistriata, 123.
— ogivalis, 114, 125. — (178-179 a-b).
— ortocarena, 114, 120, 123. — (171
a-b et 172).
— pedicellaris, 114, 126. —- (181).
— pedunculatus. 114, 125. — (180).
— project a, 138.
— pulchella, 114, 123. — (176 a-b).
— pyrum, 131.
— radiata, 140.
— recta. 114, 119, 125. — (168).
— retrogradata, 114, 124. — (177 a-b).
■— sagittula, 114, 117. — (164 a-b).
— Schwageri, 140.
— sepiolaris, 114, 131, 133. — (187-188).
-v. laevigata, 132. — (187 a-b).
-f. typica, 131. — (188).
— solea, 120, 124.
— sp., 114, 128. — (183).
— striatula, 120.
— strigillata, 134.
— tenuis, 126.
— tristriata, 114, 120. — (169-170 a-b).
— undulosa, 130.
— Verneuilina, 117, 127.
Frondiculina, 136.
Gaudryina, 64, 67.
— carinata , 24.
— gradata, 64, 66. — (28-29).
-y. crassa, 67. — (29 a-c).
- v. gracilis, 67. — (28 a-c).
— oxycona, 62.
— pupoides, 64, 65, 67. — (24-27).
— rugosa, 64, 65. — (22-23).
— ruthenica, v, rhenana, 72.
Gaudryinella, 44, 64, 69.
— elongata, 70, 71. — (76 a-d).
— ovoidea, 70. — (75 a-d).
Geinitzina, 61.
Glandulina, 166, 176.
— cylindracea, 91.
— laevigata, 177.
— ornata, 177. — (260 a-b).
Glandülonodosaria, 82.
Globigerina, 41, 229, 233, 234, 235, 237.
— aequilateralis, 236.
— aspera, 236.
— bulloides, 235.
— cretacea, 234, 239. — (335 a-c).
— elevata, 41, 42, 234.
— marginata, 238.
— trochoides, 230.
Globigerinella, 234, 235.
— aequilateralis, 236.
— aspera, 235. — (236 a-b).
Globigerinidae, 209, 229, 233, 236.
Globigerinoides, 234.
Globobulimina, 196.
Globorotalia, 223, 237.
— Micheliniana, 223.
Globorotaliidae, 209, 223, 233, 236.
Globotruncana, 237.
Globulina, 165, 167, 177.
— gravis, 167, 168. — (240-242 a-e).
— minuta, 168.
— prisca, 167, 168. — (238 a-b — 239 a-e).
Glomospira, 17, 18.
— charoides, 194.
F0RAM1NIFÈRES DE LA CRAIE
291
-v. oorona, 19. — (7 a-c).
Glyphostomella, 20.
Goësella, 30.
Gonatosphaera, 207.
Gordiammina, 18.
Gordiospira, 19.
Grammostomum, 61, 205.
Gumbelina, 179, 181. 184.
—- complanata, 182, 184. — (270 a-c). .
—• costulata, 184.
— glabrans, 184.
— globulosa v. striatula, 182. — (273-
275 a-b).
— Moremani, 186.
— planata, 184.
— paucistriata, 184.
— pseudotessera, 184.
— pulchra, 184.
— Réussi, 182.
— striata, 182.
Gumbelitria, 179.
—■ cretacea, 186.
Guntheria, 30.
Guttulina, 165, 167, 176, 177.
— Paalzowi, 167.
Gyroidina, 210, 217, 219, 226, 245.
— anomalinoides, 244.
— depressa, 219, 221. — (320 a-c).
— exsculpta, 218.
— Girardana, 219,222. — (321-322 a-c).
— Micheliniana, 219, 222. — (233 a-c).
— minuta, 248.
— nitida, 219, 220. — (319 a-c).
— Soldanii, 220.
— umbilicata, 219. •—■ (318 a-c).
Gyromorphina, 219, 230.
— monterelensis, 231. — (332 a-e).
Hagenowella, 31, 32, 41, 234.
— brevicona, 42.
— courta, 42, 43. — (68 a-b).
— elevata, 42. — (66 a-b et 67).
— inflatum, 42.
— obesa, 43.
— subsphaerica, 42. — (66 c-f).
Haliphysema, 15.
Haplophragmium, 20, 22, 23, 27, 41.
— bulloides, 59.
— compressum, 22, 23.
— grande, 27.
— inflatum, 42.
— irregularis, 28.
— Murchisoni, 23.
Haplophragmoides, 20, 21.
— glabra, 22.
—- sp., 21. — (8 a-b).
— subglobosum, 22.
— variabilis, 60.
Hastigerina, 234.
Hastigerinella, 234, 235.
Hemirobulina, 105, 110, 160.
Hemicristellaria, 105, 160.
Hemidicus, 17.
Hemigordius , 19.
Herion, 95.
Heronallenia, 209.
Heterohelicidae, 73, 178.
Heterohelix, 179, 182.
Heterolepa, 246.
Heterostomella, 64, 67.
— helieoidalis, 67, 69. — (33 a-e).
—- laevigata, 67, 69. — (32 a-d).
—■ minuta, 67, 68. — (31 a-e).
— rugosa, 67, 68. — (30 a-f).
Hippocrepina, 14, 15.
— vertebralis, 15. — (1-4).
Hippocrepinélla, 15.
Hopkinsina, 196.
Hyaleina, 73.
Hyperammina, 14, 16.
Hyperamminidae, 15, 18.
Hyperamminoides, 14.
Involutina, 17.
Jaculella, 14.
Karreria, 246.
— fallax, 249.
Karreriella, 30.
Kyphopyxa, 73, 137.
Lagena, 72, 73.
— acuticosta, 75.
— amphora v. cylindrica, 73, 75. — (84).
-v. pauoicosta, 74, 76. — (86).
— apiculata, 80, 81.
-v. mucronina. 74, 80. — (96-97).
-v. obliqua, 74, 81. — (99).
-v. ovoidea, 74, 81. — (98).
— aspera, 74, 77. — (92).
— catenulata, 79.
— caudata, 78.
—- Cayeuxi, 73, 74. — (82-83 a-b).
— favosa, 80.
— foveolata, 79.
— globosa, 81.
292
PIERRE MARIE
— gracilicosta, 78.
— gracilis, 75, 76.
— Haidingeri, 78.
— hispida v. ovoidea, 74. 77. — (91).
-v. subsphaerica. 74, 77. — (90).
-f. typica, 74, 76. — (89).
— histrix, 86.
— inornata, 82.
— isabélla, 75.
— Jacobi, 74, 78. — (87-88).
— multistriata, 74.
— octogona, 74, 78. — (93).
—- ovum v. mucronata, 74, 79. — (95).
— raricosta v. gracilina, 73, 75. — (85).
—- reticulata, 79.
— rudis, 78.
— scalariformis, 78, 79.
— sphaerica, 74, 81. — (100).
— spinosa, 77.
— striata, 78.
— striatocarinata, 74, 79. — (94).
— tenuis, 78.
— vulgaris, 78.
Lagenidae, 71, 97, 142, 165.
Lagenonodosaria, 82.
Lagenula, 73.
Lagenulina, 73.
Lamarckina, 209, 226.
Lampas, 95.
Laticarinina, 242.
Lenticulina, 72, 95, 96, 165.
— Comptoni, 96, 100. — (104 a-b).
— oristella, 97, 103. — (110 a-b).
— Frankei, 97, 100. — (105 a-b).
—■ incrassata, 97, 102. — (108 a-b).
— lobata, 96, 98, 102. — (101 a-b).
— Marcki, 103.
— orbicularis, 103.
— ovalis, 96, 99. — (103 a-b).
— polygonalis, 97, 102. — (107 a-b).
— pseudovalis, 96, 99. — (102 a-b'.
— pseudovortex, 97, 103. — (109 a-b).
— rotulata, 97, 104. — (111-112).
— subangulata, 97, 101. — (106 a-b).
— vortex, 103.
Liebusella, 31.
Lingulina, 72.
Lmthuris, 95.
Listerella, 30.
Lituola, 20, 21, 24, 27, 29.
— aequigranensis v. conica, 26.
— difformis, 29, 38.
— nautiloidea, 27, 29. — (13-14).
— ovata, 25.
Lituolidae, 16, 19, 28, 30.
LituoneUa, 31.
Lituotuba, 17.
Lobatula, 246.
Lockhartia, 210.
Loxostoma, 197, 205.
Marginulina, 72, 88, 105. 144, 163.
— aenuilateralis, 106, 108. — (157 a-c).
— apiculata, 155.
— austinana, 108, 109.
— bacillum, 108.
— bullata, 164.
— élongata, 106, 164.
— ensis, 159.
— eximia, 155.
— glabra, 106.
— hamulus, 106, 107, 145, 146. — (153
a-d).
— hirsuta, 87.
— Orbignyi, 106, 107. — (155 a-c).
— ovalis, 106, 107. — (154 a-b).
— ovoidea, 106, 107. — (156 a-c).
— Plummerae, 108, 109.
— pseudomarcki, 104.
— silicula, 109.
— sp., 106, 109. — (162 a-b).
— trilobata, 106, 108. (158-159).
Marssonnella, 30.
Martinottiella, 31.
Mimosina, 196.
Mississippina, 210.
Monogenerina, 61.
Nautilus, 223, 246.
Neobulimina, 71, 196.
Neocribrella, 210.
Nodogenerina, 180.
Nodomorphina, 180.
Nodosarella, 207.
Nodosaria, 72, 82, 88, 95, 149, 155.
— aspera, 82, 87. — (125).
— bilobata, 82, 83. — (117).
— distincta, 91.
— Eggeri, 82, 85. — (123).
— histrix, 82, 86 . — (124).
— interoostata, 82, 85. — (121-122).
— laevigata, 156.
— limbata, 90.
— majuscula, 94.
— monile, 89, 92.
— polygona, 82, 83. — (118-119).
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
293
— prismatica, 85.
■— ramuliîormis, 82, 81. — (126).
— raphanistrum, 83.
-v. bacillum, 82, 84. — (120).
-v. polygona, 83.
—• raphanus v. bactroides, 84.
— Réussi, 153.
— sceptrum, 86.
— sulcata, 95.
— Zippei, 83.
Nodosinella, 15.
■— perelegans, 16.
Nonion Halkyardi, 245.
— nicobarensis, 235.
— umbilicatula, 245.
Nonionella, 245.
Nonionidae, 229.
Nonionina, 21, 53, 231.
■—■ canariensis 22.
— globosa, 59.
Normanina, 14.
Nubeoulariella, 14.
Obliquina, 73.
Oolina, 73.
— apiculata, 80.
Operculina, 17.
-— cretacea, 18.
Ophiotuba, 15.
Ophthalmidiidae, 16.
Orbignyna, 20, 21, 22, 24, 54.
— ovata v. conica, 25. — (10 a-c).
-v. ruegensis, 25. — (9 a-d ).
-f. t, ypica, 25.
— variabilis, 25, 26. — (61-65).
Orbitopsella, 21.
Orbis, 17.
Orbulina, 234.
Oreas, 95.
Orthoplecta, 226.
Ovolina, 73.
Ovulina, 73.
Paalzowella, 209.
Paleopolymorphina, 165, 169, 172, 175.
Paleotextularia, 61.
Palmula, 73, 141.
Patellina, 209.
Patellinella, 209.
Patellinoides, 209.
Patrocles, 95.
Pavonina, 196.
Périples, 95, 96.
Pernerina, 31, 60.
— crassa, 59.
Phanerostomum, 211, 234, 235.
—■ asperum, 235.
Pharamum , 95.
Phialina, 73.
Phonemus, 95.
Placentula, 224.
—• nitida, 26.
Placopsilina, 21.
Piano globulmci, 179, 185, 186.
— acervulinoides, 185,.
Planopulvinulina, 210.
Planorbulina, 227, 243.
—- lenticula, 226.
Planularia, 72, 112.
— crepidula, 110.
Planulina, 234, 242, 245.
— Dayi, 247.
— scrobicularia, 245.
— stelligera. 245. — (334 a-e).
— taylorensis, 244.
Platyoecus, 211.
Plecanium, 61.
Plectina, 30, 38, 70.
—■ ruthenica v. rhenana, 71.
— Torrei, 70.
— Watersi, 71.
Plectofrondicularia, 179.
Pleurites, 202.
Pleurostomella, 207.
Pleurostomellina, 207.
Polymorphina, 165, 166, 169, 174, 176.
—- acuminata, 170.
— acuta, 168.
— cylindroides, 167.
— fusiformis, 168.
—• gravis, 168.
— proteus , 178.
— silicea, 71.
— sp., 174. — (256 a-e).
Polymorphinella, 143, 161, 164.
— Lemoinei, 162. — (234 a-e).
Polymorphinidae, 72, 142, 165.
Polymorphinoides, 143, 164.
Polyphragma, 53.
— variabilis, 59.
Polyxenes, 246.
Porospira, 243.
Proroporus, 205.
Psammatodendron, 14,
Psammonyx, 18.
Psecadium, 18, 176.
Pseudocyclammina, 21, 27, 28.
294
PIERRE MARIE
Pseudoglandulina, 72, 176.
Pseudolituola, 21.
Pseudopolymorphina, 166, 173, 175.
Pseudotextularia, 179, 185.
— fructicosa, 186.
— trilocula, 186. — (278 a-d).
— varions, 186.
Pseudotruncatulina, 246.
Pseudouvigerina, 179.
Ptygostomum, 234.
Pullenia, 229, 231.
— oretaoea, 232. — (333 a-b).
— Jarvisi, 232. — (334 a-b).
— puentepiedraensis, 245.
— quaternaria, 232.
— quinqueloba, 232.
— sphaeroides, 232.
Pulleniatina, 234.
Pulvinulina, 223, 226.
Pulvinulinella, 225, 227.
— Cordieriana, 328. — (329 ct-c-330).
Pylodexa, 234.
Pyrulina, 148, 165, 169, 174, 177.
—• acuminata, 170, 175.
— cylindroides, 172, 173.
-v. apiculata, 175. — (257-258 a-e).
— gutta, 173.
— ovulum, 170.
Pyrulines (les), 174.
Pyrulinella, 169, 174.
Pyrulinoides, 146, 165, 170, 175.
— acuminata, 170.
-v. crassa, 169,171. — 0247-249 a-e).
— -v. nana, 169, 171. — (250 a-e).
-v. typica, 169. 170. — (243 a-c —
246 a-e).
-elliptica, 170,172. — (251-252).
— obesa, 169, 171, 172. — (253 a-f).
— ovalis, 169, 171, 173. — (254 a-e).
— pseudogutta, 170,173,174. — (255 a-e).
Quadrulina, 165, 166.
— anatiîiîormis, 166. — (236 a-f).
— virgulinoides, 166, 167. — (237 a-e).
Ramulina, 87, 166, 177.
— aculeata, 178. — (261-264).
— globulifera, 178.
Rectobolivina, 197.
Rectocibicides , 242.
Rectoeponides , 210.
Rectogumbelina, 179.
Reophacidae, 14, 16, 18.
Reophax, 82.
Reussella , 196.
— tricarinata, 204.
Rhabdogonium , 72.
Rhinocurus, 95.
Rhizammina algaeformis, 15.
Rkizamminidae, 14, 16, 18.
Rhyncospira, 234.
Roberlina, 196.
Robulina, 95.
Robulus, 95, 96.
— navicula, 110.
— triangularis, 111.
Rosalina, 211, 227, 237, 243, 246.
— Clementiana, 211, 212.
— Linnei, 239.
— Lorneiana, 211,214.
— marginata, 238.
Rosalinella, 237.
— appennica, 238.
— globigerinoides, 238, 239. — (338-339)
-v. sublaevigata, 239, 240. —- (339
a-c).
— — f. typica, 239, 240. — (338 a-c).
— Lapparenti, 238, 241. — (341 a-c).
— Linnei, 238, 241.
— marginata, 238. — (337 a-c).
— rugosa, 238, 240. — (340 a-c).
— Stwarti, 238.
— velascoensis, 238.
Rotalia, 53, 210, 217, 224, 226, 234, 235,
237, 243.
— aspera, 236.
— Beccarii y. ripleyensis, 221.
— bembix, 248.
— crassa, 59.
— cretacea, 221.
— exsculpta, 218.
—• Girardana, 222.
— globosa, 59.
— lenticula, 226.
— Micheliniana, 222.
— nitida, 220.
— Soldanii v. nitida, 220.
-v. umbilicata, 219.
— umbilicata v. nitida, 220.
Rotatiatina, 210, 219.
Rotaliidae, 209, 225, 242.
Rotalina, 219, 223, 226, 246.
— Cordieriana, 228.
— depressa, 221.
— Micheliniana, 222.
— umbilicata, 219.
FORAMINIFÈRES DE LA CRAIE
295
— Voltziana, 246.
Ruttenia, 242.
Saccorhiza, 14.
Sagenina, 14.
Sagrina, 67, 192, 205.
— aspera, 192, 193, 195.
— cretacea, 193.
— rugosa, 67.
Saracenaria, 72, 110.
—- italica, 112, 113.
— meudonensis, 111. 112. — (116 a-c).
— pseudonavicula, 110. — (113-114).
— triangularis, 110, 111. — (115 a-b).
Schubertia, 196.
Scortimus, 95.
Seabrookia, 229.
Septammina, 20.
Sherbornina, 237.
Sigmoidella, 165.
Sigmoidina, 165.
Sigmomorphina, 165.
Siphogenerina, 196.
Siphogenerinoides, 179.
Siphonina, 210.
Siphoninella, 210.
Siphoninoides, 210.
Siphonodosaria, 196.
Spandelina, 61.
Sphaeroidina, 229, 231.
Sphaeroidinella, 234.
Spincterules, 95.
Spirillina, 17.
— cretacea, 18.
Spirocyclina, 21.
Spirolina, 22, 27.
— aequalis, 27.
— inaequalis, 27.
— irregularis, 27.
Spiroplecta, 180.
— anectens, 180.
Spiroplectammina, 61, 62, 180.
— biformis, 62.
Spiroplectinata, 64.
Spiroplectoides, 63, 179, 180.
— articulata, 180.
— clotho, 181.
— flexuosa, 180. — (265-272).
— rosula, 181.
Sporadogenerina, 196.
Stensioina, 210, 217, 246.
— pommerana, 218. — (317 a-c).
Stichocibicides, 242.
Storilus, 246.
Svenia, 82, 143. 149, 155.
— debilis, 157, 159. — (227).
— filiformis, 156, 160. — (229).
— laevigata, 156, 158. — (223 a-d et 230).
— pseudochrysalis, 156, 158. — (225-
226).
— recta, 156, 157, 159. — (224).
— tenuicollis, 156, 159. — (228).
Syringammina, 14.
Terebralina, 195.
Tetragonulina, 73.
Textilaria, 61, 181.
— globifera, 182.
— globulosa, 182, 183.
— pachyaulata, 183.
— striata, 183, 184.
Textularia, 61, 64, 180, 189.
— agglutinans, 62, 63. — (19 a-c).
— articulata, 180.
— Baudouiniana, 62, 63. — (21 a-d).
— conoidea, 62, 63. — (20 a-d).
— flexuosa, 180.
— obsoleta, 190.
— sagittula, 61.
— turris, 63, 62. — (18 a-e).
Textulariella, 30.
Textulariidae, 30, 60, 65.
Textularioides, 61.
Tolypammina, 18.
Trepeilopsis, 17.
Trifarina, 196.
Trigonulina, 73.
Trimosina, 196.
Triplasia, 20, 23, 25.
Tritaxia, 38, 64, 67.
—• foveolata, 68.
— minuta, 68, 70.
Tritaxilina, 31, 38, 42.
— cubensis, 40, 41.
— laevigata, 39, 40. — (79-81).
— polygonalis, 39. — (77-78).
-v. irregularis, 39, 41. — (78 b-d).
-f. typica, 39. — (77 a-d et 78 a).
Trochammina, 17, 18, 21.
Trochamminidae, 30.
Trochamminoides, 20.
— proteus, 21.
Trocholina, 209.
Truncatulina, 217, 227, 237, 243, 245, 246.
— Beaumontiana, 249.
— convexa, 249.
296
PIERRE MARIE
— lobatula, 249.
— tenuissima, 249.
Tubitextularia, 179.
Tubulogenerina, 197.
Turbinulina, 211.
Turrilina, 196, 229.
— trochoides, 230.
Turrispirillina, 209.
Turritellella, 17.
Ungulatella, 196.
Uvigerina, 192, 196.
—• westphalica, 192, 194.
Uvigerinella, 196.
Vaginulina, 72, 110, 112, 161, 162.
— Gaudryana, 139.
— striatula, 112.
— trilobata, 108.
Valvulammina, 31, 32. .
Valvulina, 30, 31, 32, 41, 229, 230
— allomorphinoides, 230.
— gibbosa, 41, 42, 60.
— inflata, 25.
— trochoides, 230.
Valvulineria, 210, 211, 219, 226.
Valvulinidae, 29, 37, 64, 66, 195.
Ventilabrella, 179, 184, 186.
— remîormis, 185. — (277 a-c).
Vermiculum, 73.
Verneuilina, 31, 33, 64.
Verneuilinidae, 30, 32, 60, 64.
Virgulina, 167, 197, 203, 205.
— imbricata, 203.
— tegulata, 205.
Vulvulina, 61, 205.
Webbina, 242.
Yaberinella, 21.
PLANCHE I
Fig. 1. — Hippocrepina verlebralis, n. sp., fragment digité (x 19).
Fig. 2. — Hippocrepina vertebralis, n. sp., fragment simple (x 19).
Fig. 3 a-b. — Hippocrepina verlebralis, n. sp., a. Fragment adulte à extrémité
détériorée (X 19), b. Sommet du même montrant l’épaississement
des parois au voisinage de l’ouverture ( X 38).
Fig. 4 a-b. — Hippocrepina'verlebralis n. sp., individu jeune ; a. Profil, b. Sommet
(X 38).!... P- 15
Fig. 5. — Ammodiscus cretacea Rss., spécimen micr., profil ( X 19).
Fig. 6 a-b. — Ammodiscus cretacea Rss. sp. macr. ; a. Profil, b. Face ( X 19)... p. 18
Fig. 7 a-c. — Glomospira charoides Park.-Jones, v.corona Cush.-Jarvis ; a. Face
supérieure, b. Profil, c. Face inférieure (x 19). p. 19
Fig. 8 a-b. — Haplophragmoides sp. ; a. Profil (1), b. Face (X 19). p. 21
Fig. 9 a-d. •— Orbignyna ovala v. Hag., v. ruegensis Franke ; a. Profil, b. Face,
c. Côté dorsal, d. Sommet (x 19). p. 25
Fig. 10 a-c. — Orbignyna ouata v. Hag., v. conica, n. v. ; a. Profil, b. Face, c. Som¬
met ( x 19) . p. 25
Fig. 11 a-c. — Ammobaculiles[Beisseli, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet ( x 19). p. 22
(1) Toutes les orientations, indiquées dans les explications de ces planches, sont éta¬
blies par rapport à la loge terminale des tests considérés.
HYPERAMMINIDAE, AMMODISCIDAE, UTUOLIDAE
PLANCHE II
Fig. 12 a-c.. — Frankeina Beisseli, n. sp.; a et 6. Vues longitudinales à 60° l’une
de l’autre, c. Sommet (x 19). p. 23
Fig. 13 a-b. — Liluola nautiloidea Lam., spécimen régulier ; a. Profil, b. Face
(X 19).
Fig. 14 a-b. — Liluola nautiloidea Lam., spécimen irrégulier montrant une
amorce de hampe due à l’avortement des dernières loges ; a. Profil,
b. Face (X 19) . p. 27
Fig. 15. — Cribrospirella difformis Lam. ; Profil ( X 19).
Fig. 16. — Cribrospirella difformis Lam. ; Face d’un autre individu (x 19).
Fig. 17. — Cribrospirella difformis Lam. ; Profil d’un spécimen adulte présen¬
tant une portion adulte déroulée (X 19). p. 29
Fig. 18 a-c. — Texlularia lurris d’Orb. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet (x 19)... p. 62
Fig. 19 a-c. —• Texlularia cf. agglutinons d’Orb. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet
(X 19). .. P- 62
Fig. 20 a-d. — Texlularia conoidea , n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Face vue oblique,
montrant l’ouverture, d. Sommet (x 19) . p. 63
Fig. 21 a-b. —• Texlularia Baudouiniana d’Orb. ; a. Profil, b. Sommet ( X 19).. . p. 63
Fig. 22 a-d. — Gaudryina rugosa d’Ohb., spécimen adulte ; a. Côté dorsal, b. Pro¬
fil, c. Sommet, d. Face (x 19).
Fig. 23 a-b. — Gaudryina rugosa d’Orb., spécimen jeune ; a. Vue latérale, b.
Sommet (x 19). P- 65
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. Il
PLANCHE III
Fig. 24 a-b. — Gaudrijina pupoides d’Orb., grand spécimen adulte ; a. Profil,
b. Projection des sutures sur le plan horizontal ( x 19).
Fig. 25 a-b. — Gaudryina pupoides d’Orb., adulte ; a. Face, b. Sommet (x 19).
Fig. 26 a-b. — Gaudryina pupoides d’Orb., petit spécimen adulte ; a. Profil, b.
Face ( x 19).
Fig. 27. — Gaudryina pupoides d’Orb., sommet d’un stage trisérial ( x 19).... p. 65
Fig. 28 a-c. — Gaudryina gradata Berth., v. gracilis, n. v. ; a. Profil, b. Face, c.
Sommet ( x 19). p. 66
\
Fig. 29 a-c. — Gaudryina gradata Berth., v. crassa, n. v., ; a. Profil, b. Face, c.
Sommet (x 19).. p. 66
Fig. 30 a-f. — Helerostomella rugosa d’Orb. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil d oit, c. Sommet, /. Base (X 38). p. 67
Fig. 31 a-e. — Heteroslomella cf. minuta Marss. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 38). p. 68
Fig. 32 a-d. — Heteroslomella laevigala, n. sp. ; a.-c. Vues longitudinales à 120°
l’une de l’autre, d. Sommet (x 38). p. 69
Fig. 33 a-e. — Helerostomella helicoidalis , n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 38)... . p. 69
*
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. III
VERNEUILINIDAE {suite).
P. Marie, deî.
PLANCHE IV
Fig. 34 a-f. —■ Arenobulimina obliqua d’Orb. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 18,5), /. Détail de l’ouverture
(X 37) . p. 47
Fig. 35 a-d. —- Arenobulimina conica, n. sp. ; a. Face, b. [Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit (x 37) . p. 48
Fig. 36 a-e. — Arenobulimina sphaerica, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet ( X 37). p. 45
Fig. 37 a-e. —• Arenobulimina pseudorbignÿi, n. sp. ; a. F’ace, b. Profil gauche,
c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Sommet. La surface supérieure du
lobe avant de la dernière loge ayant été détruite, la série d’arcs-
boutants internes est visible le long de la suture ( X 18,5). p. 50
Fig. 38 a-e. — Arenobulimina gulta, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dor¬
sal, d. Profil droit, e. Sommet (x 18,5).. p. 51
Fig. 39 a-e. — Arenobulimina ovoidea, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 18,5). p. 51
Fig. 40 a-e. — Arenobulimina cytherea, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet ( X 18,5). p. 52
Fig. 41 a-b. Ataxogyroidina variabilis d’Orb., spécimen adulte ; a. Face (X
18,5), b. Sommet, détail de l’ouverture ( X 37).
Fig. 42 a-d. ■—- Ataxogyroidina variabilis d’Orb., spécimen jeune ; a. Face, b. Pro¬
fil gauche, c. Côté dorsal (x 18,5)..
56
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. IV
VALVULINIDAE
P. Marie, del.
PLANCHE V
Fig. 43 a-b. — Alaxogyroidina variabilis d’Orb. ; a. Base, b. Sommet, la dernière
loge étant détruite, la série d’arcs-boutants internes est visible le
long de la suture ( X 20).
Fig. 44. ■— Ataxogyroidina variabilis d’Orb., sommet d’un très jeune individu
(X 40) ...
Fig. 45 a-b. — Ataxogyroidina concava, n. sp. ; a. Face ( X 20), b. Sommet mon¬
trant le détail de l’ouverture (X 40).
Fig. 46 a-b. — Ataxogyroidina cylindrica, n. sp. ; a. Face d’un adulte (X 20),
b. Sommet montrant le détail de l’ouverture (x 40).
Fig. 47. — Alaxogyroidina variabilis d’Orb, sommet d’un très jeune individu,
(X 40) .
Fig. 48 a-b. — Alaxoqyroidina ovoidea, n. sp. ; a. Face ( X 20), b. Détail de l’ou¬
verture (x 40) .
Fig. 49 a-e. — Ataxogyroidina gibbosa, n. sp. ; a. Face b. Profil gauche c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 40).
Fig. 50 a-d. — Ataxogyroidina globosa v. Hag. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, c. Profil droit (x 20).
Fig. 51-52. — Ataxogyroidina globosa v. Hag., Faces de divers individus ( x 20).
Fig. 53-57. — Ataxogyroidina globosa v. Hag., Ouvertures de divers spécimens
(X 40) .
DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
VALVULINIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE VI
Fig. 58 a-g. ■— Coprolilhina subcylindrica, n. sp. ; a.-d. Vues longitudinales à 90°
l’une de l’autre, e. Base, f.-g. Sections naturelles montrant l’ouver¬
ture criblée et la série d’arcs-boutants internes (X 20).
Fig. 59 a-c. — Ataxogyroidina crassa d’Orb. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal ( x 20).
Fig. 60. — Ataxogyroidina crassa d’Orb., Face d’un autre spécimen ( x 20). . ..
Fig. 61 a-d. — Orbignyna variabilis d’Orb., adulte ; a. Face, b. Profil droit, c.
( Côté dorsal, d. Sommet ( x 20).
Fig. 62-64. — Orbignyna variabilis d’Orb., Profils divers ( x 20).
Fig. 65 a-b. — Orbignyna variabilis d’Orb., spécimen jeune; a. Profil, b. Base
(X 20) .
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. VI
VALVUL1NIDAE {suite), LITUOLIDAE (part.).
P. Marie, del.
PLANCHE VII
Fig. 66 a-b.—■ Hagenowella elevata d’Orb. ; a Face, b Profil ( x 20). p. 42
Fig. 66 c-f. — Hagenowella subsphaerica Rss. ; c Côté dorsal, d Profil droit, e
Sommet, /. Base (x 20). p. 42
Fig. 67. — Hagenowella elevata d’Orb., Face d’un autre individu ( x 20). p. 42
Fig. 68 a-b. — Hagenowella curia, n. sp. ; a. Sommet, b. Pro,fil gauche ( x 20). p. 43
Fig. 69 a-d. — Eggerellina intermedia Rss., v. globulosa, n. v. • a Face b Profil
gauche, c. Profil droit, d. Sommet (x 20).’.’. ) p 33
Fig. 70 a-c. — Eggerellina brevis d’Orb., n. v. conica, n. v. ; a. Face b. Profil
droit, c. Sommet d’un autre individu (x 20).’. p 34
Fig. 71 a-d. • Eggerellina gibbosa, n. sp., v. conica, n . v. ■ a Face b Profil
droit, c. Profil gauche, d. Sommet ( x 20).’ . . p, 35
Fig. 72 a-d. — Eggerellina ventricosa, n. sp. ; a. Face, b. Côté dorsal, c Profil
gauche, d. Sommet (x 20 ). p 3g
Fig. 73 a-d. — Eggerellina gibbosa, n. sp., v. globulosa, n. v. ; a. Face b Profil
gauche, c. Profil droit, d. Sommet (x 20) ..’ p 35
Fig. 74 a-d. — Eggerellina ovoidea, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche c Profil
droit, d. Sommet ( x 20) .’ ' p 3g
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. VII
VALVULINIDAE {suite).
P. Marje, del.
PLANCHE VIII
Fig. 75 a-e. — Gaudryinella ovoidea, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dor¬
sal, d. Profil droit, e. Sommet (x 20). p. 70
Fig. 76 a-e. — Gaudryinella elongala, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dor¬
sal, d. Profil droit, e. Sommet (X 20). p. 71
Fig. 77 a-d. — Trilaxilina polygonalis, n. sp., f. typica ; a. Profil gauche, b. Face,
c. Profil droit, d. Sommet ( x 40).
Fig. 78 a. — Trilaxilina polygonalis, n. sp., f. typica ; a. Profil droit d’un autre
spécimen (x 40). p. 39
Fig. 78 b-d. — Trilaxilina polygonalis, n. sp., v. irregularis, n. v. ;j b. Côté dorsal,
c. Profil droit, d. Sommet d’un spécimen jeune (x 40). p. 40
Fig. 79 a-e. — Trilaxilina laevigata,n. sp.,spécimen adulte; a. Face, b. Profil droit,
c. Sommet ( x 40).
Fig. 80 a-b. — Trilaxilina laevigata,n. sp., spécimen jeune à tours de spire de
3 loges, a. Sommet, b. Face ( x 40).
Fig. 81. ■ Trilaxilina laevigala, n. sp., Sommet d’un très jeune spécimen à tours
de spire de 4 loges (x 40). p. 49
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. VIII
PLANCHE IX
Fig. 82. —- Lagena Cayeuxi, n. sp., spécimen présentant une amorce d’épine ba¬
sale ( X 38).
Fig. 83 a-b. — Lagena Cayeuxi, n. sp., holotype ; a. Vue longitudinale, b. Base
(X 38) . p. 74
Fig. 84. — Lagena amphora Rss., v. cglindrica, n. v. ( X 33). p. 75
Fig. 85. — Lagena raricosla d’Orb., v. gracilina, n. v. ( X 33). p. 75
Fig. 86. —• Lagena amphora Rss., v. paucicosta Franke ( X 33) . p. 76
Fig. 87. — Lagena Jacobi, n. sp., holotype ( X 38).
Fig. 88. - Lagena Jacobi, n. sp., spécimen plus trapu ( X 33). p. 78
Fig. 89. - Lagena hispida Rss., f. iypica Franke (X 33). p. 76
Fig. 90. - Lagena hispida Rss., v. subsphaerica, n. v. (X 33). p. 77
Fig. 91. — Lagena hispida Rss., v. ovoidea, n. v. (X 33). P- 77
Fig. 92. — Lagena aspera Rss. (X 38). P- 77
Fig. 93. — Lagena oclogena, n. sp. ( X 38). P- 7s
Fig. 94. — Lagena slriatocdrinala, n. sp. ( X 33) . P- 79
Fig. 95. — Lagena ovum Ehrb., v. mucronata n. v. (X 33). p. 79
Fig. 96. — Lagena apiculala Rss., v. mucronina, n. v., holotype ( X 33).
Fig. 97. — Ldgena apiculala Rss., v. mucronina, n. v. ( X 33). p. 80
Fig. 98. —• Lagena apiculala Rss., v. ovoidea, n. v. ( X 33). p. 81
Fig. 99. —- Lagena apiculala Rss., v. obliqua, n. v. ( X 33) . p. 81
Fig. 100. —• Lagena sphaerica Kaufm. (X 33) . P- 81
Fig. 101 a-b. —- Lenliculina lobata Rss. ; a. Profil, b. Face ( X 38). p. 98
Fig. 102 a-b. — Lenliculina pseudovalis, n. sp. ; a. Profil, b. Face (x 33). p. 99
Fig. 103 a-b. —- Lenliculina ovalis Rss.; a. Profil, b. Face (X 38). p. 99
Fig. 104 a-b. —■ Lenliculina Comptoni Nilss. ; a. Profil, b. Face (X 19). p. 100
Fig. 105 a-b. — Lenliculina Frankei, n. sp. ; a. Profil, b. Face ( X 33). p. 100
Fig. 106 a-b. — Lenliculina subangulala Rss. ; a. Profil, b. Face ( X 38). p. 101
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. IX
P. Marie, del.
LAGENIDAE
PLANCHE X
Fig. 107 a-b. — Lenticulina polygonalis, n. sp. ; a. Profil, b. Face ( X 38,5) .... p. 102
Fig. 108 a-b.— Lenticulina incrassala, n. sp. ; a. Profil, b. Face (X 38,5) . p. 102
Fig. 109 a-b. — Lenticulina pseudovorlex, n. sp. ; a. Profil, b. Face ( X 38,5). p. 103
Fig. 110 a-b. —- Lenticulina crisiella Nilss. ; a- Profil, b. Face ( X 38,5). p. 103
Fig. 111 a-b. —- Lenticulina rolulala Lam. ; a. Profil, b. Face (X 19).
Fig. 112.—• Lenticulina rolulala Lam., detail de la carène du même spécimen
(X 38,5). P- 104
Fig. 113 a-b. —• Saracenaria pseudonavicula, n. sp., holotype ; a. Profil, b. Face
(X 38, 5). ,
Fig. 114.— -Saracenaria pseudonavicula, n. sp., face d’un autre individu. p. 110
Fig. 115 a-b. — Saracenaria triangularis d’Orb. ; a. Profil, b. Face ( X 38,5) ... p. 111
Fig. 116 a-c. — Saracenaria meudonensis, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet
(X 19) . P- 112
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. X
LAGENIDAE {suite).
PLANCHE XI
Fig. 117.—■ Nodosaria bilobala, n. sp. (x 39). p. 83
Fig. 118. —• Nodosaria polygona Rss., individu jeune ( X 19,5).
Fig. 119. —- Nodosaria polygona Rss., fragment d’adulte (X 19,5). p. 83
Fig. 120. — Nodosaria raphanistrum Lin., v. bacillum Defr. ( X 39). p. 84
Fig. 121. —■ Nodosaria intercostala Rss., sp. micr., fragment (X 39).
Fig. 122. —- Nodosaria intercostala Rss., fragment adulte ( X 39). p. 85
Fig. 123. —• Nodosaria Eggeri, n. sp. ( X 39). p. 85
Fig. 124.—• Nodosaria histrix, n. sp. (X 39) . p. 86
Fig. 125. —■ Nodosaria aspera Rss. (X 39) . p. 87
Fig. 126. —• Nodosaria ramuliformis, n. sp. (X 39) . p. 87
Fig. 127-130.— Dentalina monile v. Hag. (x 39). p. 89
Fig. 131-134. — Dentalina ovoidea, n. sp. (X 39). p. 89
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XI
LAGENIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XII
Fig. 135.—• Denlalina cylindracea Rss. (x 38) . .. p. 90
Fig. 136. — Denlalina cylindroides Rss. ( X 38). p. 90
Fig. 137-141.—- Denlalina Lilli Rss. (x 38) . p. 91
Fig. 142-144. — Denlalina distincla Rss. ( X 38) . p. 91
Fig. 145-148. —- Denlalina ci. discrepans Rss. ( X 38).. p. 92
Fig. 149. — Denlalina recla, n. sp. ( x 38) . p. 93
Fig. 150 .—■ Denlalina rarislriala Chapm. ( x 38).... p. 93
Fig. 151 .—•Denlalina majuscula Marss. (x 38) . p. 94
Fig. 152. — Denlalina suclala Nn.ss. ( x 38). p. 95
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XII
LAGENIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XIII
Fig. 153 a-d. —• Marginulina hamulus Ghap.m. ; a. Profil, b. Côté dorsal, c. Face,
d. Sommet (x 40) . p. 106
Fig. 154 a-b. —- Marginulina ovalis, n. sp. ; a. Profil, b. Face ( X 40). p. 107
Fig. 155 a-c. —- Marginulina Orbignyi, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet
(X 40) . p. 107
Fig. 156 a-c. — Marginulina ovoidea, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet ( x 40). p. 107
Fig. 157 a-c. —- Marginulina aequilateralis, n. sp. ; a. Profil, b . Face, c. Sommet
(X 40) . p. 108
Fig. 158-159. —- Marginulina trilobata d’Orb. ( x 20). p. 108
Fig. 160 a-b. —- Citharina gracilina, n. sp. ; a. Profil, b. Côté dorsal ( X 40). ... p. 113
Fig. 161 a-c. — Flabellina verlebralis, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Côté dorsal
(X 40) . p. 139
Fig. 162 a-b. - Marginulina sp. ; a. Profil, b. Face (x 40). p. 109
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XIII
LAGENIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XIV
Fig. 163. — Frondicularia laevis Marss.,. v. inflala, n. v. ( x 40). p. 116
Fig. 164 a-b. - - Frondicularias agittula, n. sp. ; a. Flanc, b. Profil ( x 40). p. 117
Fig. 165 a-b. —• Frondicularia Frankei Qushm. ; a. Flanc, b. Profil ( x 20).
Fig. 166. —• Frondicularia Frankei Cushm., détail de l’ornementation ( x 40).. . . p. 118
Fig. 167 a-b. —- Frondicularia cf. biformis Marss. ; a. Flanc, b. Profil ( x 40). . . p. 118
Fig. 168. — Frondicularia recta, n. sp. (x 40). p. 119
Fig. 169. — Frondicularia tristriata, n. sp. fragment de flanc ( X 40).
Fig. 170 a-b. — Frondicularia tristriata, n. sp. ; a. Profil, b. Flanc ( X 40). p. 120
Fig. 171. a-b. — Frondicularia orlhocarena, n. sp., holotype ; a. Flanc, b. Profil
(X 40).
Fig. 172.— Frondicularia orlhocarena, n. sp., flanc d’un individu plus trapu
(X 40 ). p. 120
Fig. 173 a-b.—Frondicularia linearis Franke, fragment adulte : a. Flanc, b.
Profil ( x 40).
Fig. 174 a-b. — Frondicularia linearis Franke, fragment montrant le prolo-
culum et les trois premières loges sériales ; a. Flanc, b. Profil ( x 40).
Fig. 175. — Frondicularia linearis Franke, fragment d’un flanc adulte (x 40).. p. 122
X X, X>
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XIV
LAGENIDAE (suite).
PLANCHE XV
Fig. 176 a-b. — Frondicularia pulchella Kar. ; a. Flanc, b. Profil (x 40). p. 123
Fig. 177 a-b. — Frondicularia retrogradala, n. sp. ; a. Flanc, b. Profil (x 40).. . . p. 124
Fig. 178. — Frondicularia ogivalis, n. sp., flanc d’un fragment adulte ( X 40).
Fig. 179. — Frondicularia ogivalis, n. sp. holotype, flanc (x 40). p. 125
Fig. 180. —■ Frondicularia pedunculalus, n. sp., flanc (x 40). p. 125
Fig. 181. —- Frondicularia pedicellaris, n. sp., flanc (X 40). p. 126
Fig. 182. —• Frondicularia afï. Clarki Bagg., flanc (X 40) . p. 127
Fig. 183. —• Frondicularia sp., flanc ( X 40) . p. 128
Fig. 184 a-b. —- Frondicularia bicornis Rss., v. rhomboidalis, n. v. ; a. Flanc,
b. Profil (x 40).. p. 129
Fig. 185 a-b. —■ Frondicularia bicornis Rss., v. eliola, n. v. ; a. Flanc, b. Profil
(X 40).. P- 129
Fig. 186. — Frondicularia incrassala, n. sp., flanc (X 40) . p. 130
Fig. 187 a-b. —- Frondicularia sepiolaris n. sp., v. laevigala, n. v. ; a. Flanc,
b. Profil (X 40).. p. 132
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XV
PLANCHE XVI
\
Fig. 188. —- Frondicularia sepiolaris, n. sp., f. typica, flanc ( x 40). p. 131
Fig. 189. —• Frondicularia monterelensis, n. sp., flanc ( X 40).... p. 132
Fig. 190 a-b. — Citharinella ci. Walersi Cushm., v. ornata, n. v. ; a. Flanc, b. Par¬
tie intitiale du même par transparence (X 40). p. 134
Fig. 191 b. ^ Citharinella elongata, n. sp. ; Partie initiale, par transparence de
l’individu de la figure 191 a (pl. XVII) (x 40).
Fig. 192. — Citharinella elongata, n. sp., individu jeune, par transparence, d’un
autre spécimen (x 40)...;;. p. 135
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XVI
LAGENIDAE (suite).
PLANCHE XVII
Fig. 191 a .— Cilharinella elongala, n. sp., holotype, flanc (X 40). .,... p. 135
Fig. 193. — Flabellina rugosa d’Orb., spécimen à sutiires simples (X 40).
Fig. 194.— Flabellina rugosa d’Orb., spécimen à sutures bouclées (X 40). p. 137
Fig. 195. — Flabellina radiata d’Orb. ( x 40). p. 140
Fig. 196. — Flabellina pavoninoides, n. sp. (X 20). P- 141
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XVII
LAGENIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XVIII
Note. — Toutes les figures des planches XVIII à XXVII ont été dessinées
d’après des spécimens préalablement immergés, sauf celles précédées
de : (sec).
Fig. 197 a-f. — Enanliomorphina Lemoinei, n. sp., f. typica ; a. Côté dorsal,
b. Profil droit, c. Face, d. Profil gauche, e. Côté dorsal, f. (sec). Sec¬
tion ( x 60)...
Fig. 198 a-e .— Enanliomorphina Lemoinei, n. sp., v. conica, n. v. ; a. Profil gauche,
b. Côté dorsal, c. Profil droit, d. Face, e. (sec). Section ( x 60).
Fig. 199 a-g. — Enanliomorphina Lemoinei, n. sp., v. inflala, n. v., holotype. Les
figures a-f correspondent aux aspects présentés par le même spéci¬
men après une rotation d’environ 60° autour de l’axe longitudinal ;
a-b. Profil gauche sous 2 orientations, c. Côté dorsal, d.-e. Profil droit
sous 2 orientations, f. Face, g. (sec). Section (x 60).
p. 146
p. 147
Fig. 200 a-e. — Enanliomorphina Lemoinei, n. sp., v. in/lata n. v., spécimen irré¬
gulier ; a. Profil gauche, b. Côté dorsal, c. Profil droit, d. Face,
e. Projection conique des sutures sur le plan horizontal de base
(X 60) ... p. 147
Fig. 201. — Enanliomorphina Cayeuxi, n. sp. (sec). Profil gauche ( x 40). p. 148
Fig. 202. —■ Enanliomorphina Lemoinei, n. sp., v. elongata n. v. (sec). Profil droit
(X 40). p. 147
Fig. 203. — Enanliomorphina Jacobi, n. sp. (sec). Profil droit (x 40). p. 148
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XVIII
ENANTIOMORPHINIDAE
P. Marie, del.
PLANCHE XIX
* Fig. 204 a-d. —- Enantiodenlalina communis d’Orb., f. lypica, sp. micr. ; a. Côté
dorsal, b'. Profil gauche, c. Face, d. Profil droit ( x 40).
Fig. 205 a-e. — Enantiodenlalina communis d’Orb., f. lypica, sp. macr.; a. Face,
b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. (sec). Section
(X 40).
Fig. 206. —- Enantiodenlalina communis d’Orb., f. lypica, Profil droit d’un autre
individu (sec) ( X 40) . P- 151
Fig. 207-209. — Enantiodenlalina communis d’Oru., v. irrcgularis, n. v. ; Holo-
type : fîg. 207, Profils droits (sec) ( x 40). p. 151
Fig. 210-211. —- Enantiodenlalina communis d’Orb., v. giganiea, n. v. ; Holotype:
fig. 211, Profils droits (sec) ( x 40). p. 151
Fig. 212-214. — Enantiodenlalina aff. siliqua Rss., Profils droits (sec) ( X 40).p. 152
Fig. 215. — Enantiodenlalina variabilis, n. sp., Profil droit (sec) ( X 40). p. 152
Fig. 216. — Enantiodentalina monlerelensis, n. sp., Profil droit (seé) ( X 40). ... p. 153
Fig. 217-220. — Enantiodenlalina scalaris, n. sp., Holotype : fig. 219, Profils
droits (sec) ( x 40). P- 153
Fig. 221. — Enaniiodenlalina aff. acuminata Rss., Profil droit (sec) (X 40).p. 154
Fig. 222.— Enaniiodenlalina unguis, n. sp., Profil droit (sec) (x -40). p. 155
Fig. 223 a-d. — Svenia laevigata Nilss. ; a. Profil gauche, b. Côté dorsal, c. Profil
droit, d. Côté ventral (x40). p. 156
ENANTIOMORPHINIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XX
Fig. 224. — -Svenia recla, n. sp., Profil droit (sec) (X 40). p. 157
Fig. 225-226. — Svenia pseudochrysalis Rss., Profils droits (sec) ( x 40). p. 158
Fig. 227. —■ Svenia debilis, n. sp., Profil gauche (sec) ( x 40). p. 158
Fig. 228. ■—■ Sveni lenuicollis Rss., Profil gauche (sec) (x 40). p. 159
Fig. 229. —- (?) Svenia filiformis Rss., Profil droit (sec) (x 40). p. 160
Fig. 230.—- Svenia laevigala Nilss., Profil droit, fragment (sec) (x 40). p. 156
Fig. 231 a-e. —■ Enantiocrislellaria Cayeuxi, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche,
c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Base ( x 40).’ p. 163
Fig. 232 a-f. — Enanliomarginulina d'Orbignyi, n. sp. ; a. Profil gauche, b. Côté
dorsal, c. Profil droit, d. Face, e. Base, projection des sutures sur le
plan horizontal, /. (sec), Sommet ( x 40). p. 164
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL, XX
ENANTIOMORPHINIDAE (suite)
P. Marie, del.
PLANCHE XXI
Fjg. 233 a-f. — Enanliomarginulina d'Orbignyi, n. sp., Holotype ; a. Profil gau¬
che, b. Côté ventral, c. Profil droit, d. Côté dorsal, e. Base, projec¬
tion des sutures sur le plan horizontal, /. (sec). Sommet ( x 40).... p. 164
Fig. 234 a-e. —• Polymorphinella Lemoinei, n. sp. ; a. Profil gauche, b. Côté ven¬
tral, c. Profil droit, d. Côté dorsal, e. Base, projection des sutures
sur le plan horizontal (x 60). p. 162
Fig. 235 a-e. —■ Enanliovargiriulina recla d’Orb. ; a. Profil droit, b. Côté ventral,
c. Profil gauche, d. Côté dorsal, e. (sec). Sommet (x 40). p. 161
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
ENANTIOMORPHINIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXII
Fig. 236 a-f. —■ Quadrulina anatiftformis,'n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet, /. Base, projection cylindrique
des sutures sur le plan horizontal (la ligne en pointillé correspond
à la projection conique de la suture de la dernière loge ( x 40). p. 166
Fig. 237 a-e. — (?) Quadrulina virgulinoides, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche,
c. Qôté dorsal, d. Profil droit, e. (sec). Section (x 60). p. 167
Fig. 233 a-b. —- Globulina prisca Rss., spécimen à ouverture simple ; a. Face,
b. Profil gauche (x 60).
Fig. 239 a-e. —• Globulina prisca Rss., spécimen à ouverture flstuleuse ; a. Face,
b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projection des su¬
tures sur le plan horizontal de base (x 60) . p. 168
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXII
POLYMORPHINIDAE
P. Marie, de!.
PLANCHE XXIII
Fig. 240 a-e. - Globulina gravis Kar., spécimen régulier ; a. Face, b. Profil
gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projection des sutures sur le
plan horizontal de base ( X 40).
Fig. 241 a-e. - Globulina gravis Kar., spécimen irrégulier par le développe¬
ment plus prononcé de l’une des loges ; a-e. Comme pour la figure
240 ( X 40).
Fig. 242 a-e. - Globulina gravis Kar., spécimen irrégulier ; a-e. Comme pour
la figure 240 ( X 40)...
p. 168
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXIII
POLYMORPHINIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXIV
Fig. 243 a-c. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., f. iypica, spécimen régulier ; a.
Côté dorsal, b. Profil gacuhe, c. Projection des sutures sur le plan
horizontal de base ( X 56).
Fig. 244-245 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., f. Iypica, spécimens irrégu¬
liers par le décallage à 90° des loges jeunes par rapport aux adultes ;
a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projec¬
tion des sutures sur le plan horizontal de base ( X 56).
Fig. 246 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., f. Iypica, spécimen irrégulier par
le décallage sigmoïde des loges jeunes ; a-e. Gomme pour la figure
244 ( X 56).
Fig. 247 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., v. crassa, n. v., Holotype, spéci¬
men régulier ; a-e. Gomme pour la figure 244 ( X 56). ...
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXIV
POIYMORPHINIDAE (suite).
****
PLANCHE XXV
Fig. 248 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., v. crassa, n. v., spécimen irrégu¬
lier par suite du décalage en spirale des divers groupes de loges ;
a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projection
des sutures sur le pian horizontal de base ( x 58).
Fig. 249 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., v crassa, n. v., spécimen irré¬
gulier par décalage à 90° du plan de symétrie des premières loges
par rapport à celui des dernières loges ; a-e. Gomme pour la figure
248 (x 58).. p. 171
Fig. 250 a-e. — Pyrulinoides acuminata d’Orb., v. nana, n. v., spécimen régu¬
lier ; a-e. Comme pour la figure 248 ( x 58) . p. 171
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXV
POLYMORPHINIDAE {suite).
Fig. 251 a-e.
Fig. 252 a-c.
Fig. 253 a-f.
Fig. 254 a-b.
Fig. 255 a-e.
Fig. 256 a-e.
PLANCHE XXVI
— Purulinoides elliplica, n. sp., sp. macr. ; a. Face, b. Profil gauche,
c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projection des sutures sur le plan
horizontal de base ( X 58).
— Pyrulinoides elliplica, n. sp., micr. détérioré ; a. Côté dorsal, b. Pro¬
fil gauche, c. Profil droit (X 58).
— Pyrulinoides obesa, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dor¬
sal, d. Profil droit, e. Projection des sutures sur le plan horizontal
de'base, /. (sec). Sommet (X 58).
— Pyrulinoides ovalis, n. sp. ; a. Face, b. Profil droit (X 58).
— Pyrulinoides pseudogulta, n. sp. ; a. Côté dorsal, b. Profil droit,
c. Face, d. Profil gauche, e. Projection des sutures sur le plan hori¬
zontal de base ( X 58).
— (?) Polymorphina sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dorsal,
d. Profil droit, e. Projection des sutures sur le plan horizontal de
base ( X 58) .
.. 172
i. 172
i. 173
i. 173
). 174
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXVI
POLYMORPHYNIDAE (suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXVII
Fig. 257 a-e. — Pyrulina cylindroides Roem., v. apiculala, n. v., sp. micr. ;
a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Projec¬
tion des sutures sur le plan horizontal de base ( x 56).
Fig. 258 a-e. — Pyrulina cylindroides Roem., v. apiculala, n. v., sp. macr. ; a-e.
Gomme pour la figure 257 (X 56). p. 175
Fig. 259 a-e. — Dimorphina globuliformis, n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche,
c. Côté dorsal, d.. Profil droit, c. Projection des sutures sur le plan
horizontal de base (x 56). p. 176
Fig. 260 a-b. — Glandulina ornata, n. sp. ; a. (sec). Vue longitudinale, b. (sec).
Sommet ( X 56). p. 177
Fig. 261-264.— Ramulina aculeala Wright, Fragments divers (x 18,5).... p. 178
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXVII
POLYMORPH1NIDAE (suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXVIII
Fig. 265 a-b. — Spiroplectoides flexupsa Rss., sp. micr. ; a. Flanc, b. Profil ( x 56'.
Fig. 266. — Spiroplectoides flexuosa Rss., sp. macr., flanc ( X 56).
Fig. 267 a-c. — Spiroplectoides flexuosa Rss. ; a. Flanc d’un fragment adulte,
b. Face de la dernière loge montrant l’ouverture, c. Sommet ( x 56).
Fig. 268-270. — Spiroplectoides flexuosa Rss., Fragment d’adultes ( X 56).
Fig. 271-272.— Spiroplectoides flexuosa Rss., sp. macr., stages spiralés (X 56). p. 180
Fig. 273 a-c. — Gumbelina globulosa Ehrb., v. slriatula, n. v.,Holotype; a. Profil,
b. Face, c. Sommet ( x 56).
Fig. 274-275. — Gumbelina globulosa Ehrb., v. slriatula, n. v. ; a. Profils, b. Som¬
mets ( x 56). p. 182
Fig. 276 a-c. — Gumbelina complanala, n. sp. ; a. Profil, b. Face, c. Sommet
( X 56)... p. 184
Fig. 277 a-c. — Ventilabrella reniformis, n. sp. ; a. Flanc, b. Face, c. Sommet
(X 56) .. p. 185
Fig. 278 a-d. Pseudolexlularia trilocula, n. sp. ; a-c. Vues longitudinales à 120
l’une de l’autre, d. Sommet. Un autre tour de trois loges devait
exister comme le montrent les traces laissées au sommet de ce test
( X [56). . p. 186
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
P. Marie, del.
HETEROHELICIDAE.
PLANCHE XXIX
Fig. 279 a-c. — Bolivinoid.es decorata Jon., f. typica ; a. Profil, b. Face, c. Som¬
met ( x 56) .'. p. 188
Fig. 280 a-c. — Bolivinoides decorata Jon., v. delicalula Cushm. ; a. Profil,
b. Face, c. Sommet ( x 56) . p. 188
Fig. 281 a-c. — B livinides decorata Jon., v. laevigata, n. v. ; a. Profil, b. Face,
c. Sommet ( x 56). p. 189
Fig. 282 a-c. — Bolivinilella Eleyi Cushm., f. typica ; a. Profil, b. Face, c. Som¬
met ( X 56). p. 190
Fig. 283 a-c. — Bolivinilella Eleyi Cushm., v. polygonalis, n. v. ; a. Profil, b. Face
c. Sommet ( x 56)... .. ’ p. 191
Fig. 284 a-c. — Eouvigerina aspera Marss., v. laevigata, n. v. ; a. Profil, b. Face
c. Sommet (x 56).’ p 193
Fig. 285 a-c. — Eouvigerina aspera Marss., v. denliculocarinata, n. v. ; a. Profil,
b. Face, c. Sommet (x 56)..’ p. 193
Fig. 286 a-c. Eouvigerina aspera Marss., v. westphalica Franke ; sp. régulière¬
ment bisérial ; a. Face, b. Profil, c. Sommet (x 56).
Fig. 287 a-b. — Eouvigerina aspera Marss., v. westphalica Franke, sp. irrégu¬
lier dans son stage adulte ; a. Profil, b. Sommet ( x 56) . p. 194
Fig. 288. — Eouvigerina aspera Marss., v. inflala, n. v., sp. micr. ( x 56).
Fig. 289 a-b. — Eouvigerina aspera Marss., v. inflala, n. v., sp. macr. ; a. Profil,
b. Côté dorsal (x 56)..,. p. 195
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXIX
HETEROHELICIDAE (suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXX
Fig. 290 a-f. — Bu.limine.lla oblasa d’Orb., spécimen légèrement renflé ; a. Face,
vue oblique montrant l’ouverture, b. Face, vue parallèle à l’axe
longitudinal, c. Profil gauche, d. Côté dorsal, e. Profil droit, /. Som¬
met ( x 56) ... P- 197
Fig. 291 a-e. — Buliminella obtusa d’Orb., f. typica, spécimen très comparable
aux types originaux de Meudon ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x 56). p. .198
Fig. 292 a-e. — Buliminella obtusa d’Orb., v. inflala, n. v. ; a. Face, b. Profil droit,
c. Côté dorsal, d. Profil gauche, e. Sommet (X 56). p. 199
Fig. 293 a-e. — Buliminella oblusa d’Orb., v. laevis Beiss., sp. macr. ; a. Face,
b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Sommet ( x 56). p. 199
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL
BULIMINIDAE
PLANCHE XXXI
Fig. 294 a-e. — Buliminella oblusa d’Orb., v. laevis Beiss., sp. micr. ; a. Face,
b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Sommet ( x 55.).’ p. 199
Fig. 295 a-e. — Buliminella gultiformis n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Sommet (x.55) . p. 200
Fig. 296 a-g. — Buliminella ovulum Rss., v. hemicircularis, n. v. sp. macr. ;
a. Face, vue oblique, b. Face, vue longitudinale, c. Profil gauche,
d. Côté dorsal, e. Profil droit, f. Sommet, g. Projection des su¬
tures sur le plan horizontal de base ( x 55).
Fig. 297 a-e. -— Buliminella ovulum Rss., v. hemicircularis , n. v., sp. micr. ;
a. Face, b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Sommet
( X 55) . p. 202
Fig. 298 a-e. — Buliminella ovulum Rss., v. triangularis, n. v., sp. micr. ; a. Face,
■b. Profil gauche, c. Côté dorsal, d. Profil droit, e. Sommet ( x 55).
Fig. 299 a-g. — Buliminella ovulum Rss., v. triangularis, n. v., sp. macr. ; a. Face,
vue oblique, b. Face, vue longitudinale, c. Profil gauche, d. Côté
dorsal, e. Profil droit, f. Sommet, g. Projection des sutures sur le
plan horizontal de base (x 55).
p. 202
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXXI
294 a
294 b
294 C
294 cl
BULIMINIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXXII
Fig. 300 a-c. — Balimina pseudoacuta, n. sp. ; a. Face, b. Côté dorsal, c. Profil
gauche, d. Profil droit, e. Sommet (x 55).
Fig. 301 a-c. — Bulimina triangularis Cushm. — Park. ; a. Face, c. Vue à 60° de
la précédente, b. Sommet (x 55).
Fig. 302 a-d. — Bulimina strobila, n. sp. ; a. Face, b-c. Vues à 60° et 120° de la
précédente, d. Sommet (x 55).
Fig. 303. — Bolivina incrassala Rss., v. limonensis Cushm., spécimen jeune
(ouverture en relation avec la suture) (X 55).
Fig. 304 a-c. — Bolivina incrassala Rss., v. limonensis Cushm., sp. macr. adulte
(ouverture en relation avec la suture) ; a. Flanc, b. Face, c. Sommet
(X 55).
Fig. 305 a-b. — Bolivina incrassala Rss., v. limonensis Cushm., sp. micr. adulte
(ouverture terminale ovale) ; a. Face, b. Profil ( X 55)..
Fig. 306 a-b. —Dentalinoides canulina, n. sp. Holotype ; a. Profil, b. Côté dorsal
de la dernière loge montrant l’ouverture elliptique, oblique par
rapport au sommet ( x 36).
Fig. 307 . — Dentalinoides canulina, n. sp., Profil d’un autre spécimen (x 36)..
p. 203
p. 204
p. 204
p. 205
p. 208
Fig. 308. — Dentalinoides antennula, n. sp., Profil (X 36)
p. 208
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXXII
*****
PLANCHE XXXIII
Fig. 309 a-c. — Discorbis Clementiana d’Orb., v. laevigala, n. v. ; a. Côté ombi¬
lical, b. Côté spiral, c. Face (X 36). P- 214
Fig. 310-311. — Discorbis Clementiana d’Orb., v. rugosa, n. v. ; F. 310. Côté spi¬
ral, F. 311. Côté ombilical d’un autre spécimen ( x 36). p. 213
Fig. 312 a-c. — Discorbis Clementiana d’Orb., f. lypica ; a. Côté spiral, b. Côté
ombilical, c. Face ( X 36). P- 213
Fig. 313 a-c. — Discorbis Clementiana d’Orb., v. coslala, n. v. ; a. Côté dorsal,
b. Côté ombilical, c. Face ( X 36). P- 214
Fig. 314 a-c.— Discorbis Lorneiana d’Orb., f. lypica ; a. Côté spiral, b. Côté
ombilical, c. Face ( X 36) . p. 216
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXXIII
ROTALIIDAE
P. Marie, del.
PLANCHE XXXIV
Fig. 315 a-c.—Discorbis Lorneiana, d’Orb. v. coslulaia, n. v. ; a. Côté spiral,
b. Côté ombilical, c. Face ( x 36). p. 216
Fig. 316 a-c. ■ — Discorbis Lorneiana d’Orb., v. pertusa Marss. ; a. Côté spiral,
b. Côté ombilical, c. Face (X 36). p. 217
Fig. 317 a-c. — Siensioina pommerana Brotz. ; a. Côté spiral, b. Côté ombilical,
c. Face (* 36). p. 218
Fig. 318 a-c. — Gyroidina umbilicala d’Orb. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté om¬
bilical (x 36). p. 219
Fig. 319 a-c. — Gyroidina aff. nilida Rss. ; a. Côté spiral, b. Face. c. Côté ombi¬
lical (x 36).... p. 220
Fig. 320 a-C. — Gyroidina cf. depressa Alth ; a. Côté ombilical, b. Face, c. Côté
spiral ( x 36) . p. 221
Fig. 321 a-c. — Gyroidina cf. Girardana Rss. ; a. Côté ombilical, b. Face, c. Côté
spiral ( x 36).
Fig. 322 a-c. — Gyroidina cf. Girardana Rss. ; a. Côté ombilical, b. Face, c. Côté
spiral (x 36) . p. 222
Fig. 323 a-c. — Gyroidina Micheliniana d’Orb. ; a. Côté spiral, b. Côté ombili¬
cal, c. Face ( x 36) ...\. p. 222
Fig. 324 a-c. — Eponides biconvexa, n. sp. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté ombi¬
lical ( x 55). p. 224
Fig. 325 a-c. — Eponides monlerelensis, n. sp. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté
ombilical ( x 55).. p. 224
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série). TOME XII
PL. XXXIV
ROTALIIDAE {suite).
P. Marie, del.
PLANCHE XXXV
Fig. 326 a-d. — Ceraiobulimina lenlicula Rss. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté
dorsal, d. Côté ombilical ( x 37).
Fig. 327 a-b. — Ceraiobulimina lenlicula Rss. ; a. Côté ombilical, b. Face ( X 37).
Fig. 328. — Ceraiobulimina lenlicula Rss., Spécimen vu de profil montrant au
travers de sa dernière loge l’ouverture précédente qui s’étend à la
base de la face aperturale ( x 37).:. p. 226
Fig. 329 a-c. — Pulvinulinella Cordieriana d’Orb. ; a. Côté spiral, b. Côté ombi¬
lical, c. Face ( x 37).
Fig. 330. — Pulvinulinella Cordieriana d’Orb., ouverture d’un autre spécimen
(X 56) . p. 228
Fig. 331 a-f. — Allomorphina trochoides Rss. ; a. Face, b. Profil gauche, c. Côté
dorsal, d. Profil droit, e. Base, /. Sommet (x 56). p. 230
Fig. 332 a-f. — Gyromorphina monlerelensis n. sp. ; a. Face, b. Profil gauche,
c. Côté dorsal, d. Prolil droit, e. Base, /. Sommet (x 56). p. 231
Fig. 333 a-b. — Pullenia cretacea Gushm. ; a. Profil, b. Face ( X 37).-. p. 232
Fig. 334 a-b. — Pullenia Jarvisi Cush.m. ; a. Profil, b. Face ( X 37). p. 232
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXXV
CASSIDULINIDAE, CHILOSTOMELLIDAE
P. Marie, del.
PLANCHE XXXVI
Fig. 335 a-c. — Globigerina crelacea d’Orb. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté ombi¬
lical (x 36,5). P- 234
Fig. 336 a-b. — Globigerinella aspera Ehrb. ; a. Flanc droit, b. Face ( x 36,5).. . p. 235
Fig. 337 a-c. — Bosalinella marginaia Rss. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté ombi¬
lical ( x 36,5). p. 238
Fig. 338 a-c. — Bosalinella globigerinoides, n. sp. f. typica ; a. Côté spiral, b. Profil
dorsal, c. Côté ombilical (x 36,5). p. 240
Fig. 339 a-C. — Bosalinella globigerinoides, n. sp., v. sublaevigala, n. v. ; a. Côté
spiral, b. Profil dorsal, c. Côté ombilical (x 36,5). p. 240
Fig. 340 a-c. — Bosalinella rugosa, n. sp. ; a. Côté spiral, b. Face, c. Côté ombilical
(X 36,5). p. 240
Fig. 341 a-c. — Bosalinella Lapparenti, n. sp. ; a. Côté spiral, b. Profil dorsal,
e. Côté ombilical ( x 36,5). p. 24]
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XII
PL. XXXVI
GLOBIGERINIDAE, GLOBOROTALIIDAE
Marie, tfel.
PLANCHE XXXVII
Fig. 342 a-c. — Anomalina monterelensis, n. sp. ; a. Côté ombilical, b. Profil
avant, c. Côté spiral (x 36,5). p. 243
Fig. 343 a-c. — Anomalina anomalinoides White ; a. Côté ombilical, b. Profil
avant, c. Côté spiral (x 55,5). p. 244
Fig. 344 a-c. — Planulina stelligera, n. sp. ; a. Côté ombilical, b. Profil avant,
c. Côté spiral ( x 36,5).. p. 245
Fig. 345 a-c. — Cibicidcs Vollziana d’Orb., f. lypica ; a. Côté spiral, b. Côté om¬
bilical, c. Profil avant ( x 36,5).
Fig. 346-347. — Cibicides Vollziana d’Orb., f. lypica, spécimens différents,
F. 346. Profil avant, F. 347. Côté spiral (x 36,5). p. 247
Fig. 348 a-c. — Cibicides Vollziana d’Orb., v. denticulala, n. v. ; a. Côté dorsal,
b. Profil avant, c. Côté ventral (x 36,5).
Fig. 349. — Cibicides Vollziana d’Orb., v. denticulala, n. v., Profil avant d’un
autre individu ( x 36,5). p. 248
Fig. 350 a-c. — Cibicides bembix Marss. ; a. Côté dorsal, b. Profil avant, c. Côté
ventral ( x 36,5).
Fig. 351. — Cibicides bembix Marss. ; Profil avant d’un autre individu ( x 36,5). p. 248
Fig. 352-353. — Cibicides Beaumontiana d’Orb.; Spécimens de formes variées ;
a. Côté spiral, b. Profil avant, c. Côté ombilical ( x 36,5).
Fig. 354 a-c. — Cibicides Beaumontiana d’Orb. ; a. Côté ombilical, b. Profil avant,
c. Côté spiral ( x 36,5). p. 249
MÉMOIRES DU MUSÉUM (Nouvelle Série), TOME XI
PL. XXXVII
ANOMALINIDAE
P. Marie, del.
Editions du muséum national d'histoire naturelle
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris.
Archives du Muséum nalional d’Histoire naturelle (commencées en
1802 comme Annales du Muséum nalional d’Hisloire naturelle).
(Un vol. par an, 300 fr.).
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en
1895) (Un vol. par an, 80 fr.).
Mémoires du Muséum nalional d’Hisloire naturelle, nouvelle série
(Sans périodicité fixe ; abonnement pour un volume : 230 fr.).
Publications du Muséum national d’Histoire naturelle ( Sans pério¬
dicité fixe ; paraît depuis 1933).
Index Seminum in Horlis Musaei parisiensis colleclorum (Labo¬
ratoire de Culture ; paraît depuis 1822 ; échange).
Holulae Syslemalicae (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de
Phanérogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume,
65 fr.).
Revue française d’Entomologie (Directeur M. le D r R. Jeannel,
laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement
annuel : France, 60 fr., Etranger, 70 fr.).
Revue de Botanique appliquée et d’Agriculture coloniale (Directeur :
M. A. Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît de¬
puis 1921 ; abonnement pour la France : 130 fr., Étranger, 145
et 160).
Revue Algologique (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, labora¬
toire de Cryptogamie; paraît depuis 1924; abonnement: France,
150 fr., Etranger, 200 fr.).
Revue Bryologique et Lichénologique (Directeur M. P. Allorge, la¬
boratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement:
France, 60 fr., Étranger, 80 fr.).
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exo¬
tique) (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, labo¬
ratoire de Cryptogamie; paraît depuis 1928 ; abonnement : France,
60 fr., Étranger, 80 et 100 fr.).
Mammalia (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie,
Mammifères et Oiseaux; paraît depuis 1936; abonnement: France,
50 fr., Étranger, 55 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire
naturelle à Dinard (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire mari¬
time de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît
depuis 1928 ; prix variable par fascicule).
Bulletin du Musée de l’Homme (Directeur M. P. Rivet, Place du
Trocadéro ; paraît depuis 1931) ; n’est envoyé qu’aux membres
de l’Association des Amis du Musée de l’homme.
Recueil des Travaux du Laboratoire de Physique végétale (Labo¬
ratoire de Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange).
Travaux du Laboratoire d’Entomologie (Laboratoire d’Entomolo¬
gie ; paraît depuis 1934 ; échange).
MÉMOIRES DU MUSÉUM
Tome I. — R. Jeannel. Monographie des Catopidae, 438 p., janv. 1936... 230 fr.
Tome II. — Mission scientifique de l'Omo, II (Zoologie), 320 p., 9 pl.,
avril 1935... 230 »
Tome III. — E.-L. Bouvier. Etude des Saturuioïdes normaux. Fam. des
Saturniidés, 354 p., 10 pl., déc. 1936. 230 »
Tome IV.— Mission scientifique de l’Omo, III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 230 »
Tome V. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France, 442 p., janv. 1938... 75 »
Tome VI — Fasc- 1. A. Bhunel. Contribution à l’étude du métabolisme de
l’azote purique chez les Champignons, 186 p., déc 1936. 74 »
Fasc. 2. C. Attems. Die von D r C. Dawidoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938. 138 »
Fasc. 3. G. Stiasny. Die von D r C. Dawydoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938. 18 »
Tome VII. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France. 2 e partie. Chap. III,
Valois et Multien, 176 p. 30 »
Tome VIII. — Mission scientifique de l’Omo, IV (Zoologie), 416 p., févr. 1938.. 230 »
Tome IX. — Mission scientifique de l’Omo, V (Zoologie), 370 p., juin 1939. 230 »
Tome X. — Fasc. 1. L. Leroux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde for¬
mique, 68 p., janv. 1938..... 46 »
Fasc. 2. V. Redikortzev. Les Pseudoscorpions de l’Indochine française re¬
cueillis par M. C. Dawydoff, p. 69-115, juillet 1938. 28 »
Fasc. 3. M. Friant. Morphologie, développement et évolution du cerveau
des Ongulés artiodactyles sélénodontes, p. 114-188 (avec 5 pl.), mars 1939. 58 »
Fasc. 4. Cécile Sosa-Bourdouil. Hérédité des caractères biochimiques chez
les végétaux, p. 189-236 (avec 1 planche), mars 1939. 40 »
Fasc. 5. H. Perrier de la Bathie. Les Orchidées de la région malgache.
p. 237-298, mars 1939.*.. 34 »
Fasc. 6. P. de Beauchamp. Planaires terrestres de l’Indochine française,
récoltées par C. Dawydoff, p. 299-388, une planche, juin 1939. 24 )>
Tome XI. — Paul Lemoine, René Humery et Robert Soyer. Les forages
profonds du Bassin de Paris La nappe artésienne des Sables verts, juillet
1939. 230 »
Tome XII. — Fasc. 1. Pierre Marie. Les Foraminifères de la Craie à
Belemnitella mucronata. du Bassin de Paris, p. 1 à 296, 38 planches,
mars 1941. 180 »
Fasc. 2 L. Berland et J. Millot. Les Araignées de 1’ A. O. F., I. —Les
Salticides, p. 297 à 424, mars 1941. 50 »
Tome XIII. — Fasc. 1. R- Jeannel. Les Calosomes, p. 1-240, 8 planches,
mai 1940. 175 »
Fasc. 2. M. Vachon. Sur la systématique des Scorpions, p. 241-260. 25 »
Fasc. 3. H. Perrier de la Bathie. Révision des Lacourtiacées de Madagascar
et des Comores, p. 291 à 302. 20 »
Fasc. 4. Ch. Boursin. Nouveaux Agrotidae paléarctiques, p. 303 à 330. 30 »
Fasc. 5. E. Seguy. Etudes sur les Diptères Hippélatoïdes pathogènes, p. 331
à 357 . 20 »
Tome XIV. — Croisière du Bougainville aux îles australes françaises, 328 p.,
10 pl., octobre 1940. 230 »
Le Gérant : R. Jeannel.
Imprimé en France. — 1941. — Pierre André, 244, boul. Raspail, Paria.