MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME XIII
FASCICULE 3
H. Perkiek de la Bathie
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
DE MADAGASCAR ET DES COMORES
PARIS
ÉDUnONS DU MUSÉUM
36, rue Geolfroy-Saint-Hilaire (V®)
1940
Décembre 1940
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé
d’un nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne
contenant qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux
d’une certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux
qui sont destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être
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Les auteurs reçoivent aS tirages à part de leurs travaux,
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nal d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le D’’
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MEMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Nouvelle série, tome XIII, fascicule 3, pages 261 à 302.
Publié le décembre 19i0.
REVISION DES FLACOURTIACÉES
DE MADAGASCAR ET DES COMORES
par H. Pekkier de la Bathie
.Membre corresijoiulant de l’Institut, Assoeii' du Muséum.
Nous suivrons ici Gilg\ qui, avec raison, a réuni les Samydacées au.v
Macourtiacees. Aucun caractère constant ne permet en elîet do séparer ces
2 faniilles. A Aladagascar surtout, où certains genres présentent toutes les
transitions possibles entre l’insertion liypogyniquo ou périgynique des éta¬
mines, leur distinction n’est pas possible. L’intrication des caractères géné¬
riques, que nous résumons dans le synopsis qui suit, établit si nettement
I étroit enchaînement des genres attribués à l’un ou l’autre de ces groupes
de plantes qu’il nous paraît inutile d’insister davantage sur ce point.
Les Flacourtiacées ainsi comprises sont représentées à Madagascar et aux
Comores par les 15 genres suivants : Physena, Flacourlia, Aphloia, Pro-
ckiopsis, Erylhrospermum, Casearia, Tisonia, Scolopia, Ludia, Bmnia,
Calantica, Homalium, Homaliopsis, Bembicia et Bembiciopsis (n. g.) 2 .
1. In Exgi.er et Piiantl, iXal. Planzenf., 3, Ga : 1.
^‘'kreaefolia Baker, in Journ. Llnn. Soc., \XI
1 .84, 3J.)) de Madagascar, mais le Upe de cette espèce (Baron 2355) est un Turraea IMc'.
lacees) en fruit. Il y a bien dans l’herbier du Muséum un spécimen dot"™mr
(Ildsengera) nUidum (Ilallier), mais ce spécimen n’est qu’un échantillon .sans Heur et sans
Bn., parfois a été attribuT feeUe
am lie, est une Rubiacee. Quant au Rhododada Baker, c’est, d’après l’auteur lui-méine
un Aslaopeia, genre attribue par Bâillon, avec justes raisons, aux Ternstroeniiacée.s.
JIE.MOIIŒS DU .MUSÉUM, NOUVELLE SÉRIE, TOME XllI. J-
m
H. PERRIER DE LA RATIIIE
Tahi.kau synoptique des genues
1. Ovaire libre.
2. Fleurs dioïques.
R. Graine sans albumen; cotylédons très épais et très inégaux,
ovaire I-loculaire, à 2 placenlas biovulés ; ovules campylo-
tropes, insérés à la base de la loge et des placentas ; 2 st) les
libres; anthères linéaires, allongées; fruit sec, indéhiscent,
presque vésiculeux et monosperine. 1- Physena.
3'. Graines albuminées; cotylédons minces, larges, égaux et su¬
perposés : ovaire à 3-8 loges incomplètes et autant de styles ;
ovules anatropes pendants; anthères petites et globuleuses;
drupe bacciforme à 3-8 noyaux.2. Flacourtia.
2'. Fleurs hermaphrodites; ovaire toujours 1-loculaire; étamines
hypogynes ou insérées sur un disque hypogyne à la base ; grai¬
nes toujours albuminées; cotylédons minces et superposés.
4. Ovaire à un seul placenta; stigmate sfssile ou subsessile, pres¬
que discoïdal, un peu excentrique, échancré au bord interne:
ovules campylotropes; graines courbées en 3/4 de cercle; em¬
bryon amphitrope ; colylédons étroits. 3- Aphloia.
4'. Ovaire à 2-6 placentas; un ou plusieurs styles; ovules anatro¬
pes; embryon homotrope; cotylédons larges.
5. Bouton lloral fermé avant l’anlhèse ; anthères grandes, allon¬
gées; un seul style plus ou moins divisé ou lobé au sommet;
étamines hypogynes; fruit globuleux, finement verruqueux.
6. Sépales 3, caducs, en calypire; pétales 6, manifestes;
étamines très nombreuses à filets grêles, portant de longs
poils; anthères linéaires-oblonguos; fleurs <à longs pédicel-
les grêles... 4. Prockiopsis.
6'. Sépales et pétales peu distincts, 9-12, en 3-4 séries, les plus
externes petits et persistants ; étamines 5-10, en nombre
moindre que les divisions du périanthe, a filets épais courts
et glabres; anthères deltoïdes-sagittées, recourbées et
appliquées sur l’ovaire. ... 5. Erythrospermum.
5'. Bouton floial ouvert avant l’anthèse; anthères petites, glo¬
buleuses, ovales ou oblongues, parfois dolabriformes.
7. Pas de glandes externes au disque, ou des glandes petites,
plus nombreuses que les sépales, non régulièrement oppo-
sitisépales.
8. Étamines en nombre double des sépales, nettement péri-
gynes, alternant avec autant de staminodes membraneux
(dents ou lobules plus ou moins développés); capsule;
graines arillées ; feuilles ponctuées-pellucides. 6. Casearia.
8'. Étamines en nombre indéfini, insérées sur un disque
hypogyne; fruit indéhiscent; graines sans arille; feuilles
non poncluée.s-pellucides.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
9. Sépales 3, colorés, plus ou moins décurrents sur le
pédicelle, accrescents, scarieux et persistants sur le
fruit; pétales 3, souvent nuis, étroits, allongés, per¬
sistants mais non accrescents lorsqu’ils existent;
2-6 styles libres. 7 . Tisonia.
9'. Sépales 4 au moins, verts et petits, ni accrescents ni
décurrents; un seul style, divisé ou lobulé au sommet.
10. Sépales 4-8; pétales 4-8: feuilles plus ou moins net¬
tement 3-5 nerves, rarement régulièrement penni-
nerves; anthères presque dolabriformes à connectif
prolongé au-dessus des sacs par un apicule ou un
appendice un peu recourbé, parfois cependant à
connectif ne dépassant pas les sacs (à anthères
de Ludia) . 8. Scolopia.
10'. Sépales 3; pas de pétales; feuilles régulièrement
penninerves; anthères ni apiculées ni appendicu-
lées, à connectif plus court que les sacs. 9. Ludia.
y. Glandes en nombre égal aux sépales, grosses, solitaires à
la base de chaque sépale; capsule; graines couvertes de
longs poils mous.
11. Pas do pétales; étamines inséiées sur un disque hypo-
gyne, groupées par 6-8 en faisceaux altcrnisépales.. 10. Bivinia.
11'. Des pétales ; étamines en même nombre que les pétales,
isolées, unisériées et toutes hypogynes, ou plus nombreu¬
ses, groupées par 3-5 et bisériées, ou trisériées, la série
externe périgyne et la plus interne liy pogyne. 11. Calantica.
1 . Ovaire plus ou moins infère, [dus ou moins adhérent au réceptacle
plus ou moins profond, obconique, campanulé ou urcéolé ; fleurs
hermaphrodites; ovules anatropes.
12. Une grosse glande isolée à la base de chaque sépale; étamines
allernant régulièrement avec les glandes, isolées ou groupées
P®*’^. 12. Homalium.
12. Pas de glandes, ou glandes petites, nombreuses, insérées sur
le disque ou sur son bord extoi ne, non régulièrement oppositisé-
pales; étamines en nombre indéfini, groupées ou non.
13. Ovaire totalementinfère ; fleurs en courtes panicules axillaires ;
sépales 5; pétales 5; étamines groupées par 15 en 5 phalanges
oppositipétales; disque épigyne couvert de petites glandes;
1 style indivis à stigmate capité; ovaire l-loculaire à 2 placen¬
tas multiovulés ; feuilles ponctuées-pellucides. 13. Homaliopsis.
13'. Ovaire non complètement infère, libre au moins sur le quart
supérieur; inflorescences en capitule strobiliforme, sessile et
axillaire, involucré de no/nbreuses bractées imbriquées; feuil¬
les non ponctuées-pellucides; réceptacle prolongé en tube
court au-dessus de la partie adnée à l’ovaire.
14. Ovaire aux 3/4 infère, l-loculaire: 2, rarement 3 placentas
2-3 ovulés; 5 pétales; glandes nombreuses, rapprochées
par 2-4 en 5 groupes opposilisepales; étamines groupées en
2G4
H. PERRIER DE LA BATIIIE
phalanges alternant avec les groupes de glandes ; capitules
plurlflores; Heurs entourées de 2-3 bractéoles, les latérales
pliées en carène et portant do longs poils sur le dos.. 14. Bembicia.
14'. Ovaire aux 3/4 supère, triloculaire, les cloisons très épaissies
au centre; loges 3-ovulées; ovules insérés tout au sommet
des loges; pas de glandes; étamines non groupées, les
externes avortées en petits staminodes glanduliformes;
capitules unitlores; Heur sans bractéoles, terminant le
capitule; pas de pétales. lô. Bembiciopsis.
Les caractères communs à tous ces genres sont, en somme, très peu
nombreux : feuilles normalement alternes ; très petites stipules, précoce¬
ment caduques, n’étant visibles le plus souvent que sur les très jeunes pousses ;
ovaire uniloculaire à placentation pariétale (exceptions : Flacourtia, Bembi¬
ciopsis]] ovules anatropes (exceptions : Physena, Aphloia)] graines albu¬
minées (exception ; Physena)] embryon homotrope (exceptions : Physena,
Aphloia). Leurs caractères particuliers sont, par contre, très tranchés, si
tranchés môme qu’on pourrait considérer chacun de ces genres, Calantica,
Bivinia' et Ludia"^ exceptés, comme autant de tribus distinctes h Le plus
anormal est Physena que nous ne laissons dans les Flacourtiacées qu’à
titre de genre tout à fait aberrantbien que ses feuilles soient très semblables
à celles du Prockiopsis et ses ovules analogues à ceux de Y Aphloia. Ce
dernier genre, que son ovaire unicarpellé et ses ovules campylotropes
rendent presque aussi anormal, est pourtant nettement relié aux autres
Flacourtiacées par le genre Guya Frappier, des Mascareignes, dont le type
a également un style excentrique et un ovaire à un seul placenta, mais dont les
ovules sont anatropes et l’embryon droit. Dans 1 ensemble, ces gemes sont
donc assez disparates, mais ces quelques caractères constants et quelques
autres qui réapparaissent çà et là sur des types très différents par ailleurs :
feuilles à points translucides, glandes sur le rebord externe du disque,
réceptacle plus ou moins concave et, en conséquence, insertion variable
(d’hypogyne à périgyne) des organes lloraux, et adhérence de l’ovairo au
réceptacle lorsque celui-ci est très profond; ces caractères, disons-nous,
semblent bien établir la commune origine de tous ces types, certes très
anciennement différenciés, mais descendant néanmoins d’un môme tronc.
1. Genres affines des Homalium, et ne pouvant en être séparés, malgré leur ovairi
Sll-
perc.
2. Genre peu distinct des Scolopia. .,
3. Phvscnées Elacourtiées, Aphloiées, Erythrosperinécs, l’rockiopsidees, Tisoniees, Sco-
lopiées (Scolopia et Ludia), Caséariées, lloinaliées (Homalium, Calantica et Bivinia), lloma-
liopsidées. Bembieiées et Bembiciopsidées, soit 12 tribus pour 15 genres. ^
4. Les Physena ont été rapprochés par IL^llier (Bcth. Bol. Cenlrbl., L)-l, 3,1) de l'oi-
chhammeria (Capparidacées), mais ce dernier genre, d’ailleurs très different dos Physena
n’est lui-même qu’une Capparidacée douteuse, que Benth.vm et IIookeii ont rapproche do,
Drupeles (Euphorbiacées) et que B.4ii.lon considère avec doute comme une Ma vacee.
Devant ces incertitudes nous avons laissé les Physena dans les Flacourtiacées, lamille que
certains genres (Dovyalis, Drypetes) semblent rapprocher des Euphorbiacees.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
205
1. Gen. PHYSENA Norli.
Genre endémique, comprenant 2 espèces ;
1. Physena madagascariensis Norli.
Grand arbuste ou petit arbre largement répandu, assez commun dans les
forêts ombrophiles de l’Est, du Centre et du Sambirano.
2. Physena sessiliflora Tul. [P. olivaeformis Tul. in sched.).
Buisson de 1 — 2 m. de haut, largement répandu sur les terrains sédimen-
taires de l’Ouest et du Sud-Ouest.
2. Gen. FLACOURTIA C omm.
Ce genre est surtout représenté à Madagascar et aux Comores par F.
Ramontchi. Nous lui rapportons avec doute une espèce, dont les fleurs ne
sont pas connues. Flacourtia cataphracta Roxb. a bien été indiqué de
Madagascar par Clos^ mais les seuls spécimens provenant certainement de
la Grande-Ile attribués par cet auteur à cette espèce [Peivillé, 900, Nossibé),
sont des F. Ramontchi à feuilles ovales-lancéolées, acuminées, comme ce
dernier en porte parfois sur les pieds luxuriants, croissant sur des sols fer¬
tiles. Le F. cataphracta est bien très voisin du F Ramontchi, mais s’en
distingue assez facilement par scs parties jeunes à pubescence rousse beau-
couj) plus dense et abondante et ses feuilles plus grandes (7,5-13, 5 X 3-4
cm.), à nervures secondaires saillantes en dessous.
1 . Flacourtia Ramontchi L’Hérit.
Cet arbuste est commun sur le littoral de Madagascar et des Comores et
remonte parfois sur les sols sablonneux jusqu’à 100 kil. des côtes. Il est
en outre souvent planté près des villages par les indigènes de ces îles. Il est
un peu variable quant à la forme des feuilles, la grosseur et la saveur des
fruits.
Vernac. : Prune de Madagascar, Lamonty, Lamoty.
2. Flacourtia? ludiaefolia, sp. nov.
l'rutex 3 — 5 ni. altus, ramulis gracilibus, inlerdum aculeis paucis 5 — 10 mm.
lüngis praeditis, junioribus pilis brevibus curvulis vestitis. Folia decidua; petiolo
juveni piloso, dein subglabro, brevissimo (1 — 2 mm.); lamina rigidiuscula, subtus
in nervo medio plus minus pilosa, obovato vel oblongo-cuneiformi (1,5 — 3 X 0,7
— 1,5 cm.) obtusa, basi aculissima, supra medium dentibus latis obtusisque ornata ;
nervis tenuiter pinnato-reticulatis, utrinque conspicuis. Flores.? Drupae bacci-
lormes polypyrenae, solitariae, axillares vel e ligne ortae, breviter po licellatae
1. Clos in Ann. Sc. Nal., sn-ie 4, VIII (1857).
20Ô
II. PERKIER DE LA BATIilE
aessilesve. globosae (2 — 2,5 cm. diam.), basi disco persistento cinctae; pyrenis
5— 6 durissimis; tegumento intimo rubeo tenuiter papyraceo; albumine crassius-
culo; cotyledonibus tenuibus late ovato-cordatis.
Bois tropophiles, sur basalte; tr. février.
Ouest : plateau d’Antanimena, rive gauche de la Mahavavy (Ambongo ,
Perrier 1512.
Endémique.
3. Gen. APHLOIA (DC.) Benn.
Ce genre ne comprend qu’une seule espèce, très variable, hétéromorphe et
polymorphe, présentant d'innombrables formes ou variétés, largement
répandue à Madagascar, sur les Mascareignes, les Comores, les Seychelles et
en Afrique australe :
Aphloia theaeformis Benn., PL Jav. Rar. (1838-1840), 192. — Prockia
theaeformis Wind., Sp. PL, 11 (1799), 1214.
Nous groupons les formes de cette espèce en 4 sous-espèces peu distinctes,
mais dont l’aire géographique est relativement bien définie :
1. Fleurs grandes (12-15 ram. diam. sur le sec).
2. Feuilles des Individus jeunes ni laciniées ni pennatilobées (hétéro¬
morphisme faible ou nul). a. Subsp. mauritiana.
2'. Feuilles des individus jeunes fortement laciniées, pcnnatipartites
ou pennatilobées. b. Subsp. laciniatn.
1'. Fleurs plus petites (moins de 10 mm. de diam. sur le sec).
3. Feuilles largement deltoïdes (1,5 —3,8 X 0,8 — 3,4 cm.), à pétiole
allongé, égalant au moins le tiers de la longueur du limbe c. Subsp. deltoïdes.
3'. Feuilles très variables de forme et de dimensions, mais non
largement deltoïdes et à pétiole relativement beaucoup plus
court. d. Subsp. madagascariensis.
a) Subsp. mauritiana Baker pro sp.
Cette sous-espèce, spéciale à l’île Maurice, présente plusieurs variétés ou
formes (var. ovata Clos, var. sessilifolia Baker) mais les individus jeunes
n’ont pas les feuilles profondément lobées ou laciniées de la ssp. suivante.
b) Subsp. laciniata Poiret pro sp. —Prockia laciniata Poir.
Sous-espèce spéciale à la Réunion, remarquable par son hétéromorphisme
très accusé.
c) Subsp. deltoides Clos prosp. — xiphloia deltoïdes Ciosin Ann. Sc. Aat.,
sér. IV, VIII (1857), 269; Prockia deltoides Poir. in Lamck. EncycL, V (1804),
626.
Sous-espèce localisée aux environs de Fort-Dauphin, peu variable.
Endémique.
d) Subsp. madagascariensis Clos pro sp. — Aphloia madagascariensis
Clos in Ann. Sc. JSat., sér. 4, VIII (1857).
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
2(;7
Nous groupons sous ce nom toutes les formes (accommodats stationiiels,
climatériques ou altitudinaires d’aires non définies) et toutes les variétés
(formes plus distinctes, peut-être races locales ou sous-espèces, mais dont
l’aire est indéterminée) qui croissent à Madagascar, sur les Comores, les
Seychelles et en Afrique australe.
Principales formes ou variétés de cette sous-espèce :
1. Feuilles grandes et larges (7 — 12 X 2,6 — 5 cm.).
O. Var. latifolia Boivin in sched.
Feuilles plus ou moins en coin à la base et acuminées au sommet; fleurs
solitaires ou fasciculées; pédicelles de 10-12 mm. de long; ovaire atténué en
style de près de 1 mm. de long.
Forme des forêts chaudes et humides, de 0 à 1000 m. d'alt., sans aire
définie, assez commune : Madagascar (Est, Sambirano et Centre) et Comores.
1'. Feuilles moins grandes et moins la rges.
2. Fleurs en grappe pauciflore :
p. Var. racemosa, nov.
Cette variété, assez distincte par ses inflorescences, des montagnes de
Madagascar, se présente sous 2 formes assez variables :
Forma andringitrensis', grappe de 5-7 fleurs atteignant 3 cm. de long et
feuilles obovales, assez grandes (5 — 6,5 X 2,5 — 3,2 cm.), fortement dentées.
Centre (S.) : massif d’Andringitra, Heim] haute vallée de la Riainana,
Flumbert 3513.
Forma Tsaratananae\ grappe de 2-3 fleurs ne dépassant pas 1 cm. de
long; feuilles plus courtes (3,7 — 4,7 X 2,4— 2,8 cm.), à dents plus petites.
Centre : Mt Tsaratanana, Perrier 5106 ; vallée d’Ihosy, Perrier 5095 ; Isalo,
Perrier 5093; Ankaratra, Perrier Mt Papanga, Humbert 6402.
2'. Fleurs isolées ou fasciculées.
3. Feuilles de 6-12 cm. de long.
4. Fleurs très petites (4-5 mm. de diam.).
Var. angusta Boivin, in sched.
Feuilles étroites (5 — 11,5 X 1,8 — 3,3 cm.), à plus grande largeur au
milieu ou au-dessous, longuement et étroitement acuminées, en coin à la base
et à pétiole très court (2-3 mm.) ; fleurs parfois sessiles ou à pédicelles ne
dépassant pas 5 mm. de long.
Sambirano et montagnes du N. et du N. W., de 100 à 1000 m. d’alt. ; a. c.
Types : Nossy-Komba, près Nossibé, Boivin 2123; Nossibé, Hildebrandt
3289.
S. Var. mierantha Tul. in. Ann. Sc. Nat., sér. V, IX (1868), 332.
Feuilles de grandeur analogue, mais moins étroites, peu acuminées et à
plus grande largeur au-dessus du milieu; fleurs aussi petites, mais plus lon¬
guement (5-6 mm.), pédicellées.
Forêts humides du versant Est, de 0 à 1200 m. d’alt. ; a. c.
Type : île Sainte-.Marie, Boivin 1843.
2U8
H. PERRIER DE LA BATIIIE
Forma obcuneata : Fleurs de var. micrantha, mais feuilles obovales-
cunéiformes, très obtuses.
Est : Mananjary, Geay 7497, 7498, 7704, 7801, 7804. 7867 et 7868.
4'. Fleurs plus grandes (6-10 mm. de diam.).
c. Var. Closii Tul.,in.dw«. Sc. Nat., sér. b, IX (1868), 331. — ^1. jnadagas-
cariensis Clos var. Seychellarum Clos in Sc. Nat., sér. 4, VIII (1857),
273; ^1. myrtifolia Galp., in Kew Bull. (1895), 142.
Feuilles assez grandes (6 — 8x2 — 3 cm.), à plus grande largeur vers
le milieu, moins étroites et plus courtement acuminécs que sur la var.
angusta', pédicelles de 8-12 mm.
Forêts, rocailles, surtout sur les montagnes.
Madagascar (Est, Centre et Sambiranoj.
Seychelles.
Afrique australe.
3'. Feuilles au plus de 6 cm. de long.
5. Ovaire et fruit nettement stipités.
Z. Var. caeruleseens, nov.
Ovaire et fruit munis d’un stipe court (1 mm. au plus) et étroit; feuilles
allongées, oblancéolées (3,5 — 6,2 X 1,1 — 1,6 cm.), à plus grande largeur
au tiers ou au quart supérieur, à limbe d’un vert bleuâtre en herbier.
Eorêts, de 1100 â 1300 m. d’alt.
Centre (S. E.) : Pic d’Ivohibe, Decary 5281 et 5293.
b'. Ovaire et fruit sessiles.
6. Fleurs petites (au plus 5 mm. de diam. sur le sec) ; anthères brunes
et petites (0 mm. 4 diam.).
T|. Var. mierantbera, nov.
Fleurs courtement (3-4 mm.) pédicellées; petites feuilles oblongues-lan-
céolées (2 — 4 X 1,1 — 1,6 mm.), à plus grande largeur un peu au-dessus
du milieu, acuminées-obtuses au sommet et plus ou moins en cœur à la base.
F’orêt humide, vers 1400 m. d’alL
Centre (E.) : forêt d’Andasibe sur l’Onivé, Perrier 5094.
6 ’. Fleurs plus grandes; anthères au moins 2 fois plus grosses,
blanches ou jaunâtres.
0. Var. minima Baker, pro sp. — A. minima Baker, in Journ. Linn. Soc.,
XXII (1887), 444.
Feuilles variables déformé, mais toujours petites (moins de 4 cm. de long
et de 2 cm. de large), à dents peu nombreuses et toutes au-dessus du milieu
du limbe; pétiole très court, n’excédant pas le 1/8“ de la longueur du limbe;
petit arbuste de moins de 2 m. de haut.
Rocailles et sous-bois des forêts des montagnes, de 800 à 2700 m. d’alt.;
très commun.
Variété altitudinaire spéciale aux montagnes de Madagascar; couvrant tout
le Centre du N. au S., très variable quant à la forme et aux dimensions des
feuilles. Sur les 30 spécimens qui représentent cette variété dans l'Herbier
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
269
du Muséum de Paris il n’y en a pas 2 dont les feuilles soient identiques.
î. Var. angustissima, var. nov.
Port delà var. minima, mais feuilles étroites et très allongées (4,5 — 6 X
0,7 — 1 cm.), oblancéolées-aiguës, atténuées du quart ou du tiers supérieur
au pétiole en coin très aigu.
Centre (S.) : massif d’Andringitra, Perrier 5100; Pic d’Ivohibe (Bara),
Ilumhert 3339; entre Vondrozo et Ivohibe, Decary 5316.
Obs. — \j' Aphloia theaeformis Benn. est un exemple très remarquable d’un
type en voie de différenciation spécifique. Ses nombreuses formes sont peut-
être bybridogènes ; pourtant toutes sont remarquablement fertiles et fructifient
très copieusement. Parmi ces formes apparaissent cà et là des caractères
aberrants, anormaux, presque nouveaux pour le genre : un style (var. lati-
folia], des Heurs disposées en grappe (var. raceinosa), un stipe à l’ovaire
var. caerulescens), des anthères 2 fois plus petites et d’une autre coloration
;var. micranthera), sans que l’on puisse voir en eux des caractères spéci¬
fiques car ils sont inconstants et plus ou moins indiqués ou latents sur
d’autres formes.
Le genre Aphloia est relié aux autres Flacourtiacées par le genre Guy a
Frappier ex Cordem., Fl. Réunion (1895), 350, qui a comme lui un stigmate
un peu excentrique, large et sessile et parfois un seul placenta, mais qui en
diffère beaucoup par ses fleurs dioïques, le placenta ou les 2 placentas à
2 ovules anatropes pendants, insérés au sommet, le fruit, qui est une grosse
drupe uniséminéo, et la graine à embryon droit et à larges cotylédons. Le
type du genre est Guy a caustica Frapp., loc. ciL, de la Réunion, mais ce
genre est également représenté à Maurice par une autre espèce, attribuée au
genre Prockiapd.v Willdenow, au genre Aphloia par Bennet ou Boivin,
et parfois même (spécimens incomplets) confondue avec des exemplaires
A'Erythrosperjnuju polyniorphuni Clos. Voici, d’après les exemplaires très
complets de Boivin, une description rectifiée de cette espèce, qui diffère
beaucoup de celle de La Réunion par ses feuilles arrondies ou très largement
ovales, presque aussi larges que longues, ses fleurs fasciculées par 2-4; et
surtout son ovaire à 2 placentas 2-4-ovulés.
Guya integrifolia comb. nov.; Prockia integrifolia Willd., Sp. PL, II (1789),
1215 ; Aphloia integrifolia Benn., PL Jav. Rar., 19'2 ; A. integrifolia Boivin, in sclied. ;
A. mauritiann Baker var. integrifolia Baker, FL Maurit. (1877), 12.
Arbuste glabre; rameaux un peu verruqueux, les ultimes de 1-2 mm. de diamètre.
Stipules subnulles. Feuilles jeunes finement denticulées sur les bords, ensuite
entières, coriaces et homochromes; pétiole épais, de 5-6 mm. de long; limbe large¬
ment ovale ou suborbiculaire (3,5 — 6,5 X 2,8 — 5 cm.), très obtus ou arrondi aux
(leux extrémités, penninerve; nervures toutes ennoyoes, même la médiane; réseau
très fin, visible sur les 2 faces, donnant au limbe un aspect chagriné. Fascicules de
2-1 fleurs, parfois courtement pédoncules; pédicelles de 6-10 mm., articulés près
do la base et portant, au-dossous de l’articulation, quelques petites bractées écail¬
leuses un peu pubérulentes. Sépales 5, très Imbriqués, inégaux, arrondis, le plus
270
II. PERRIER DE LA RATHIE
grand de 5 X 4 mm. Pétales nuis. Étamines très nombreuses, insérées sur un disque
mince, liypogyne; anthères globuleuses ; un rudiment d’ovaire dans la fleur cf. Ovaire
libre, glabre, à 2 placentas 2-4-ovulés; stigmate large, pelté, sessile, un peu excen¬
trique. Fruit globuleux (12-15 mm.), uniséminé, indéhiscent; péricarpe cimrnu subé¬
reux; endocarpe mince, crustacé; graine ovoïde (10 X 5 mm.) ; albumen épais; coty¬
lédons minces et larges.
Ile Maurice ; Crête de la montagne de Port-Louis, à l’extrémité, vers le fond de
l’anse Courtois, octobre 1849, Boivin; sans localité, Commerson (en mélange avec
Erythrospermum polymorphum Clos).
4. Gcn. PROCKIOPSIS H. Bn.
Ce genre endénnique monotype est en somme assez voisin des Erythrosper¬
mum, dont il a les fruits et les divisions du périanthe sériées par 3. 11 en
dillère d’ailleurs beaucoup par ses feuilles qui ressemblent à celles du Physena
madagascariensis, ses sépales caducs en calyptre et ses étamines en nombre
indéfini, à anthères presque linéaires. P. Hildebrandtii 11. Bn. est un arbuste
ou un petit arbre des forêts tropophiles du îs’ord-Ouest, assez i-are et assez
étroitement localisé de 0 à 600 m. d’altitude, entreNossibé etle Cap St-André.
L’espèce est un peu variable quant aux dimensions des feuilles et des bractées
et quant à la longueur du pédoncule et des pédicelles, variations somatiques
souvent observables sur un même rameau.
5. Gon. ERYTHROSPERMUM Lam.
Le genre Erythrospermum est très pauvrement représenté à Madagascar.
Les 2 espèces, qui seules en proviennent authentiquement, ne sont repré¬
sentées l’une et l’autre dans F Herbier du Muséum que par un unique spécimen
très incomplet et ces 2 espèces, observées par Chapelier sur la Côte orien¬
tale, il y a quelque 120 ans, n’y ont pas été retrouvées depuis. La Côte orien¬
tale, surtout dans la région où Chapelier a récolté ses plantes, ayant été bien
étudiée récemment par divers botanistes, ou peut en conclure que le genre
n’est plus actuellement représenté dans la Grande-Ile. Ses derniers repré¬
sentants malgaches ont été vraisemblablement détruits avec la forêt littorale
orientale, dont il ne reste plus, dans cette région, que quelques rares vestiges.
1. Erythrospermum cordifolium Clos, pr. var. — E. amplexicaule DC. var.
cordifolium Clos, in Ann.Sc. Nat., sér. 4, Vlll (1857), 257.
Est : bassin inférieur de Flvondro, Chapelier.
Espèce différant nettement à'E. amplexicaule DC. parla forme, la nerva¬
tion et la consistance des feuilles et surtout par ses inflorescences très grêles
eten grappe simple. h'E. amplevicaule DC. n’a d’ailleurs jamais été observé
à Madagascar, et c'est le type même de cette espèce, récolté par Commerson
à Maurice, qui est figuré par Bâillon dans l’Atlas Grandidier (t. 51) sous le
nom à'E. amplifoliumThou. [nomen nudum).
RÉVISION DES FLACOüRTIACÉES 271
2 . Erythrospermum coronarium Tul., in Ann. Sc. Nat., sér. 5, IX (1868),
338.
Est : bassin inférieur de l’Ivondro, Chapelier.
6 . Gen. CASEARIA Jacq.
Le genre Casearia est représenté à Madagascar par 5 espèces extrême¬
ment voisines, difficiles à distinguer, très variables, caractérisées par leurs
feuilles et n’étant vraisemblablement que des accommodats d’une même
espèce à feuilles grandes et coriaces sous le climat humide et chaud du
versant oriental, plus minces et de taille moyenne sous le climat du centre
froid et humide, plus petites et coriaces sous celui du N.-W., chaud et sec.
La clef suivante montrera le peu de valeur des caractères qui distinguent
ces 5 espèces :
1. Feuilles petites (4 X 1,6 cm. au plus), oblancéolées ou oblongues-
cunéiformes, arrondies au sommet et longuement atténuées en coin
surfe pétiole; glomérules pauciflores (1-3 fleurs); Nord.. 1. C. Tulasneana.
1’. Feuilles plus grandes; glomérules à fleurs nombreuses (au moins
12 ).
2. Feuilles développées d’un vert sombre et terne, homochromes en
général; limbe assez mince, les points translucides visibles par
transparence sur les feuilles adultes et à l’état sec; Centre et
montagne.s du versant Nord-Ouest.. 2. C. lucida.
2'. Feuilles plus coriaces, à ponctuation non visible sur les feuilles
adulles et sèches, visible seulement après ramollissement à l’eau
bouillante ou amincissement du limbe.
3. Feuilles (en herbier) d’un vert noirâtre terne, homochromes,
en général plus de 2 fois plus longues que larges.... 3. C. nigrescens.
3'. Feuilles adultes très coriaces, d’un vert plus ou moins sombre
en dessus et plus ou moins rougeâtres en dessous.
4. Feuilles très grandes (21-26 X 8,8-11 cm.), 3 fois environ plus
longues que larges; pédicelles un peu tétragones.. 4. G. amplissima.
4'. Feuilles en général moins de 2 fois plus longues que larges,
ou jusqu’à 3 fois plus longues que larges, mais dans ce cas
n’atteignant pas 21 cm. de long. 5. C. elliptica.
Sur tous ces Casearia, les rameaux sont plus ou moins comprimés et un
peu en zigzag et les staminodes ont toujours une forme variable.
Considéré dans son ensemble, le type Caseai-ias& présente à Madagascar
à un stade de différenciation spécifique à peine plus avancé que celui du
genre Aphloia, Des aires plus définies et surtout les caractères de l’arille
(à maturité tantôt jaune et tantôt rouge-vif, tantôt entier et tantôt lacéré)
que l’absence de fruit ne nous a pas permis d’observer sur un grand nombre
de spécimens nous ont néanmoins incité à conserver ici ces 5 espèces
anciennement décrites, mais il est probable que des observations plus
272
H. PERRIER DE LA BATHIE
précises amèneront au moins la réunion de C. Tulasneana à C. lucida et
celle de C. amplissima à C. elliptica.
1. Casearia Tulasneana Warb. — C. parvifolia'\v\.\ Guidonia Tulasneana
Bn.
Connu seulement par un échantillon de Boivin, récolté aux environs do
la baie de Rigny (Nord).
2 . Casearia lucida Hils. et Bojer.
Petit arbre ou arbuste très commun dans tout le Centre, du N. au S., et
descendant sur le versant N.-W. jusqu’à 100 m. d’altitude. Certains exem¬
plaires du Nord-Ouest (Mt Ambohipiraka, Perrier 18702 et 18814; bords de
la Loza, Perrier 4602; ont des feuilles pas beaucoup plus grandes que celles
de C. Tulasneana. Nom vulg. : Hazomalefaka.^ Voalatakakolahy.
3. Casearia nigrescens Tul.
Arbre de 10-15 m. ou grand arbuste commun sur le versant oriental de
0 à 1000 m. d’altitude. Noms vulg. : Hazonialaina, Hazoïnalano, Hazoni-
heta, Beniofo.
Cette espèce est très variable. On peut distinguer du type et des formes
voisines les 3 variétés suivantes :
a. Var. ovata, nov.
Feuilles ovales (7,5 X à cm.), acuminées-subaiguës ; capsule aiguë.
Centre (Est) : Analamazoatra, Perrier 4453.
p. Var. onivensis, nov.
Rameaux très grêles; feuilles étroites et longues (6,5-10,5 X 2-3 cm).
Centre (E.) : Andasibe sur l’Onivé, Perrier 17050; Analamazoatra, Louvel
150.
y. Var. subtrinervia, nov.
Feuilles rougeâtres en dessous, se terminant brusquement en un coin
court à la base, arrondies, orbiculaires ou largement ovales (4-7 X 2,5-
4 cm.), les deux paires de nervures latérales inférieures atteignant souvent
le milieu du limbe.
Centre (E.) : Analamazoatra, Perrier 4653.
4. Casearia amplissima Tul.
Arbre connu seulement par un exemplaire de Richakd, recueilli aux
environs de la baie d'Antongil, à inflorescences anormales, déformées par
un champignon ou des piqûres d’insectes.
5. Casearia elliptica Tul.
Arbre de 10-20 m., habitant la même région que C. nigrescens mais plus
fréquent dans la forêt littorale orientale. Les feuilles sont très variables de
grandeur et de forme. On observe dans le N.-E. la forme suivante, qui relie
C. elliptica à C. amplissima :
Forma elongata, nov.
RÉVISION DES FLACÜÜRTIACÉES
Feuilles oblongucs, grandes (10-21 X 3,5-6,5 cm.).
Est : sur le Bcmarivo, près de Sambava (N.-E.), Perrier 18575.
La variété suivante est plus distincte et provient d’une région où C. elliptica
n’existe pas.
Var. macrocarpa, nov.
Feuilles oblongues (10-15 X 4,5-5 cm.) ; glomérulcs très gros, très denses,
à très nombreuses Heurs; capsule globuleuse (2 cm. diam.) ou oblongue
;3 X 1 cm.) 2 fois plus grosse que sur le type, obscurément costulée,
déhiscente en 3 valves épaisses; graines orbiculaires (4,5-5,4 mm. diam.) ou
ovales (8 X 4 mm.'), enveloppées d’un arille rouge.
Centre (S.) : forêt à mousses, vers 1200 m. d’alt., massif d’Andringitra,
Perrier 14439.
Bâillon a bien décrit très sommairement de Madagascar une 6" espèce,
C. [Guidonid] gelonioides H. Bn. in Bull. Soc. Linn. Paris, I (1886), 567,
mais cette espèce semble avoir été créée sur des spécimens disparates
(fleurs de Casearia et feuilles d’un arbuste indéterminé) et le spécimen type
en outre ne provient très probablement pas de Madagascar. Ce spécimen
type est un rameau sans fleurs, récolté par Co.m.merson, provenant peut-être
de Maurice, ne paraissant pas être un Casearia. D’après une note de Bâillon
lui-même [in sched.), les fleurs décrites accompagnaient un spécimen
semblable de l’Herbier Jussieu. Bâillon en outre a attribué [in sched.] à cette
espèce d’autres spécimens récoltés à Maurice par Néraud et Com.\ierson'.
Il est donc très probable que le type provient lui-même de Maurice. Nous
ne considérerons donc pas cette espèce, d’ailleurs égnimatique, comme
appartenant à notre Flore.
7. Gen. TISONIA H. Bn.
Ce genre endémique comprend 9 espèces, disséminées dans tous les
Domaines do l’Ile, le Sud-Ouest excepté. Ce sont des arbustes ou de grands
arbres, à feuilles caduques, bien qu’habitant en majorité les forêts les plus
arrosées de l'Ile, très variables d’aspect et très hétéromorplies, les feuilles
variant considérablement au cours de leur développement quant à la
vestiture, la consistance du limbe, la nervation et les dents marginales; les
inflorescences étant portées par des rameaux tantôt complètement dépourvus
de feuillage, tantôt pourvus encore de leurs feuilles anciennes, et les
sépales, très accresccnts et persistants sur le fruit tout en conservant leur
coloration, étant très différents selon qu’on les observe sur des fleurs encore
jeunes ou des fleurs passées. Ces mêmes organes observés au même degré
de développement présentent en outre des variations assez considérables,
presque toujours d’ailleurs d’ordre somatique, c’est-à-dire observables,
I. Scott Elliot a rapporté aussi (m sched.) un spécimou sans fleurs à C. gelonioides,
mais ce spécimen ne semble pas être un Casearia.
274
II. PEItRIER DE LA BATIIIE
sur les différents rameaux d’un même arbre. Si l’on ne possède pas de
nombreux spécimens montrant l’espèce sous ses différents états, la déter¬
mination de ces Tisonia est par suite difficile sur de simples échantillons
d’herbier, qui, pour ces arbres hétéromorphes, sont toujours plus ou moins
incomplets. Ces difficultés n’existent pas lorsqu’on a pu étudier de telles
plantes sur le vif, mais ceci nous a amené à réduire en synonymie quelques-
unes des espèces antérieurement décrites. Ainsi réduit, le nombre des
espèces du genre s’élève encore à 9, dont 3, d’un type biologique nouveau
pour le genre, nous paraissent nouvelles.
1 . Tisonia Baronii P. Danguy, in Not. Syst., III (1915), 106.
Espèce très distincte, localisée dans le secteur Nord du Domaine occi¬
dental.
2. Tisonia rubescens P. Danguy, in Not. Syst., III (1915), 106.
Espèce spéciale au Domaine du Sambirano, très distincte.
3. Tisonia Danguyana, sp. nov.
Frutex 4-5 tn. allus, ramulis grarilibus nigrescenlibus, lenticellis albis minuits
conspei’sis, junioribus vix puberulis. Folia juvenia vix puberula et paucidentata,
dein glabra et subintegr a ; petiolo brevi (4-7 mm.): lamina membranacea tenui,
oblongo-lanceolata (3,5-9 X 1,2-3,2 cm.), subacuminata, utrinque obtusa. Flores
1-6 fasciculati suborbiculati (15-16 mm.), in genere paroi; bracteis minuits pube¬
rulis pubescenlibus; pedicellis gracilibas 12-15 mm. longis. Sepala obtusa, extus
glabra, intus vie puberula, staminibus longiora, anticum conspicue pennatinervium,
basi vix cordata in pedicellum salis longe (3 mm.) decurrente. Pelala 3, lanceolata
(5 X 3 mm.), falcata, carinata, brcviler unguiculata, vix pubescentia, slaminibus
breviora. Stamina inclusa, plamentis glabris 10 mm. longis, anllieris orbicularibus
(0 mm. 4). Ovariiim elongatum, stylis duplo tongius, alis ciliolatis 4 (raro 5)
ornatum; placentis pauciovulatis 4 [raro 5): stylis brevibus (2 mm.2) ima basi saepe
coalitis.
Bois tropophiles, surdos sables littoraux; 11. : septembre-décembre.
Oi EST (Secteur Ambongo-Boina) : environs de Majunga, Perrier 14662
et 13005.
Cette espèce et la suivante diffèrent de tous les autres Tisonia par leurs
rameaux plus grêles et leurs petites feuilles minces, précocement caduques.
Elles constituent dans le genre un type biologique particulier, plus nette¬
ment tropophile, bien adapté au climat (saison des pluies brève et très
humide, longue saison sèche) du Domaine occidental.
4. Tisonia Leandriana, sp. nov.
Arbor 5-10 m. alla, lenticellis, foliis, inporescentiis pubique T. Danguyanae, at
floribus parvioribus (12 mm.) etsepaVs divaricatis staminibus exsertis brevioribus.
Sepala intus tomentosa, 10 mm. longa, extimum in pedicellum longe (5-6 mm.)
cuneato-decurrens. Pelala auguste lanceolata (7X2 mm.), acuta, carinata, extus
RÉVISION DES KLACOüRTIACÉES
m
liirsuta, intus subglabra. Disciis birsutiusculus, extus taxe trisinuatus. Stamina
10 mm, longa, extima interdum abordva. O^arium glabrum, 6 (raro 5) costulatum,
6 mm. altum, apiccm versus attenatum; slylis 3-3, 5 mm. longis; placentis 6 (raro 5),
'i-6 ovulatis.
Forêt tropophile sur rocailles calcaires ; 11. : novembre. Nom vulg. : Tatani-
borandroa.
Ouest (Secteur du Ménibé) : Tsingy du Bemiralia (9’ réserve), lisières
N., àl’E. d’Andranoboka, Leandri 569.
Cette espece est voisine du T. Danguyana, mais elle en diffère par
plusieurs caractères, notamment par les sépales divariqués, un peu plus
courts que les étamines exsertes, ce qui la distingue de tous les autres
Tisonia.. Les 8 autres espèces du genre ont en effet leurs sépales toujours
dressés et plus longs que les étamines incluses.
5. Tisonia Humberti, sp. nov.
FriUex ramulis gracilibiis. Folia mcmbranacea glabra, decidua, brevissime
(2-.J mm.) peliolata, lanceolata vel oblongo-lanceolata (1-12 X 2,5-4,4 cm,), acumi-
nata, basi plus minus acule cuneata, marginibus vatde dentnlis dentibus obtusis
adscendentibus superne majoribus. Cymae subterminales parvae. 3-5 florae, pubes-
centes, bracteis mimais angustisque;pedicellis pubescentibus 1-8 mm. longis; floribus
albidis salis magnis (cire. 2 cm. altis). Receptaculum subtrilobum crassum. Sepala
iilrinque pubescenlia, oblusa breviterque mucronata, laxe reticulato-nervosn,
e.cterna suborbicularia (2 X 1,1 cm.), ima basi vi.x subcordata haud decurrentia.
Petala nulla. Discus inter staminum bases pilis brevissimis conspersus. Stamina
0 mm. longa, fdamentis ftlif'ormibus infra medium minute pubescentibus, antheris
obovalo-suborbicularibus (1 X 0,8 mm.) obtusissimis. Ovarium hirsutum, crasse
breviterque stipitatum; stylo unico glabro, 3 mm. longo, apice trifido; placentis 3,
5-6 ovulatis. Capsula monosperma ovato-lanceolata (6X3 mm.), acuta, hirsutn,
crassissime stipitala. Semen acute ovatum (5 X 2,2 mm.), glabrum, radicula
crassa subclavata, cotyledonibus latis subcordatisque.
Forêt tropophile, sur terrains calcaires, vers 200-300 m. d’altitude.
Ouest (N.) : forêt d’Analamera, rive droite de l’Analabe, affluent du Rodo,
Humbert 19187.
Cette espèce se distingue de tous les autres Tisonia par ses styles soudés
en un style unique, seulement trifide au sommet. C’est un arbuste tropophile,
à rameaux grêles et à feuilles membraneuses et minces, du môme type bio-
logique que T. Danguyana et T. Leandriana, mais sans pétales et très
different par ailleurs.
6 . Tisonia Cloiseli P. Danguy in Not. Syst., III (1915), 105.
Espèce sans pétales, localisée aux environs de Fort-Dauphin.
7. Tisonia glabrata H. Bn., in Bull. Soc. Linn. Paris, I (1886), 571. —
T. Bailloni Scott Elliot, in Journ. Linn. Soc., XXIX (1891), 3.
Espèce sans pétales.
H. PERRIEIi DE LA BATHIE
■2;o
Est : île Sainte-Marie, Bernier 381, type; Scott. Elliot 2590, type de 7.
Bailloni Sc. Eli.
Le spécimen de Scott Elliot (N“ 2590) n’est qu’un T. glabrata II. Bn., à
fleurs non complètement développées et à feuilles plus petites. L’hétéromor-
phisme habituel des Tisonia ne permet pas de l’en distinguer, même à
titre de simple variété.
8 . Tisonia ficulnea II. Bn., in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n“ 71 (1886), 368.
■— T. velutina H. Bn., loc. cit., n“ 72 (1886), 572.
Espèce sans pétales, du Nord-Est de la Grande-Ile, facilement reconnais¬
sable à la forte villosité rousse de ses parties jeunes.
Est (N. E.) : Humhlot (sans n" et sans localité), type du genre et du
T. ficulnea H. Bn.; Siralalana, Humblot 619, type du T. velutina, 11. Bn. ;
environs de la baie d’Antongil, Février 2079, exemplaires constitués par
des rameaux de rejets d’une souche recépée, à fleurs j>lus petites (non
complètement développées), à feuilles jeunes et à bractées iiilerieures parfois
dentées.
Le type de T. ficulnea ne diffère de celui du T. velutina que par des
feuilles moins développées et quelques fleurs à sépales plus longuement
décurrents sur le pédicelle, comme l’on peut en observer d'ailleurs aussi
sur certaines inllorcscences du T. velutina, car rien n’est plus variable que
la base des sépales sur les Tisonia. Au reste certains indices -aspect de tous
ces spécimens, préparation identique, absence d’indication sur le spécimen
de T. ficulnea, nullement dans les habitudes d’Ilu.xiBLOT) semblent bien
indiquer que le premier n’est qu’une part à'Huniblot 619, séparée par
hasard ou arbitrairement, et, comme il s’agit d’un grand arbre, abattu par
les bûcherons d’IluMBLOT (1), il est presque certain que les types des deux
espèces de Bâillon proviennent en réalité d’un seul et même arbre.
9. Tisonia coriacea Sc. Elliol, in Journ. Linn. Soc., XXIX (1891), 3. —
T. FauchereiŸ. Danguy, in Bull. Mus. Paris, XXVI (1920), 252.
Espèce très voisine de T. ficulnea, s’en distinguant surtout par les feuilles
presque glabres à l’état adulte, les poils beaucoup plus rares et plus courts
des parties jeunes et scs feuilles jeunes bien plus fortement dentées, variable
d’ailleurs, en plus de l’bétéromorpbisme habituel, quant à la forme et aux
dimensions des feuilles adultes et des sépales entièrement développés, va¬
riations observables sur les différents rameaux d’un même arbre. Ces varia¬
tions, bien représentées actuellement dans l’herbier du Muséum par de
nombreux spécimens, ne permettent plus de distinguer le type de T. Fau-
cherei P. Danguy (en feuilles nouvelles), du type de T. coriacea Sc. Elliot
(on feuilles adultes).
F’orêt orientale, de 0 à 800 m. d’altitude, assez largement répandu, mais
1 IIiMBLOT étudiait alor.s l’exploitabilité et la valeur de.s bois des forêts du N.-E. de
Madagascar.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
277
toujours par pied isolé, toujours séparé par de grandes distances de tout
autre représentant de l’espèce; 11. : août-décembre. Noms vulg. : Hazomba-
ratra, Tanntanapotsy.
Est : sans localité, Baron 6009; bassin du Mananara iN.-E.), Perrier 2095;
Analamazoatra, Thouvenot, 54, type du T. Fnucherei P. Danguy; même
localité, Perrier 4675 et 4673; bassin inférieur du Mangoro, Perrier 13321
et 18163; environs de Fort-Dauphin, Scott Elliot 2744, type de l’espèce;
même localité, Cloisel 210 et 217. Ces 2 derniers exemplaires ont des feuilles
adultes plus petites que d’ordinaire.
Var. Louveli, nov.
Nous rattachons au T. coriacea à titre de variété un spécimen qui n’en
diiîère guère que par un seul caractère, mais singulier : la présence fré¬
quente, mais non constante (30 % environ des fleurs sont apétales) de
3 pétales linéaires, pubescents et longs de 10 mm. Les fleurs, en outre,
sont dites blanches et le sépale externe orbiculaire, avec les variations habi¬
tuelles de la base, atteint 22 mm. de diamètre, mais l’exemplaire est en
fruit et les sépales très accrus sont probablement simplement décolorés.
Est : forêt orientale, Louvel 74.
Pent-être espèce nouvelle, mais qu’un seul exemplaire incomplet ne permet
pas de caractériser. La présence inconstante des pétales ne peut, en tout
cas, résulter d'une hybridation, car les 4 Tisonia munis de pétales sont
localisés sur le versant occidental, et 4 des 5 apétales sur le versant opposé,
le 5“, d’un type biologique différent, n’étant connu que d’une localité de
l’extrême Nord de l’île.
8 . Gen. SCOLOPIA Schreb.
Ce genre est représenté aux Comores par une espèce et à Madagascar,
où il n’avait pas encore été indiqué, par les 9 espèces nouvelles que nous
décrivons plus loin. Les Nco/o/jfa sont ordinairement des arbres ou des ar¬
bustes souvent épineux, à feuilles plus ou moins nettement 3-5-nervcs, à
fleurs hermaphrodites, à 4-6 sépales, autant de pétales et à anthères presque
dolabriformes, le connectif prolongé par un appendice souvent recourbé et
plus long que les sacs; mais ces caractères, qui distinguent ce genre des
Ludia, ne sont pas toujours présents sur les Scolopia de notre Hore. Beau¬
coup sont inermes, certains ont des feuilles régulièrement penninerves et
d’autres des anthères globuleuses, à connectif ne dépassant pas les sacs, la
présence de pétales distinguant seule alors ces derniers des Ludia.
1. Scolopia erythrocarpa, sp. nov.
Arbuscula velarbor parva i-8 m. alla, inermis, ramulis junioribus vix puberulis.
Folia persistentia glabra; petLolo i-9 mm. longo, lainina vulgo obovato-cuneiformi
(2-6 X 7, 5-3, 2 cm.), obtiisissima vel emarginata, basi acutata subtrinervia, inter-
dum lanceolata (2, 1 y<, 1, 5 cm.) et penninervia. Racorni 1, 5-3 cm. longi, cymis 1-3
MÉ.MOmES DU .MUS1ÎU.H, NOUVELLE SÉItlE, TOME XIII. 18
278
n. PEKRIER DE LA BaTHIE
(loris compositi, glabri, axillares, solitarii vel 2-3-ni; pedicellis brevibus (2-4 mm.)
basin versus arüculalis. Sepala 4-5, imbricata, pubescentia. Petala 4-5, pilosa,
oblonga, obtusa, sepalis angustiora. Discas sparsim hirsuliusculus, glandulisparvis
giabris 8-10 circumdatus. Stamina numerosissima, filamentis glabris, antheris longe
appendicalatis, appendiculo acute attenuato locutis longiore. Ovarium glabrum,
stylo 3-i mm. longo, apice breviter 3-i-lobalato. Bacca rubra, ovata vel subglobosa
{11-16 X 10-13 mm.), seminibus paucis (4-5), cotyledonibus subcordatis.
t’orêt ombrophile (sous-bois), vers 900 m. d’altitude; fl. et fr. : décembre.
Nom. vulg. : Voatroiiakala.
Centre (E.) : Analamazoatra, Perrier 5976, Louvel 213.
2 . Seolopia inappendiculata, sp. nov.
b'rulex ramosissimus,omninoglaber, ramulis sparsim aculeatis. Folia decidua pe-
tiolo gracili ô-l mm.longo; lamina subtrinervia, ovata [1, 5-'7yi.l, 1-1, 7 cm,), obtusa,
basi breviter cuneata, marginibus valdc dentalis, dente apicali lateralibus bene
majore ; nervis immersis, lateralibus laminae medium attingentibus. Flores solitarii,
spurie terminales, pedicello infra articulum ad internodium inferiorem adnato,
supra libero et 0-6 mm. longo. Sepala 4-5, obtusa, ciliata, petalis totidem similia.
Discus crassus hirsutiusculus, extus glandulis numerosis (25-30) circumdatus. Sta¬
mina 5-7 mm. longa, glabra, antheris globosis vel subquadratis (0 mm. 6 ), inap-
pendiculatis. Ovarium glabrum, ovale; stylo 3 mm. 5 longo, apice breviter i-5-lobu-
lato; placentis 4-5, biovulatis.
Forêt tropopbile (sous-bois), sur sables littoraux; 11. : novembre.
Ouest : environs de Majunga, Perrier 1612 bis.
3. Seolopia ürschi, sp. nov.
Arbor inermis omnino glabra, ramulis comprcssiuscalis. Folia persistentia co-
riacea, petiolo brevissiuio (.3-4 mm.) lato {2 mm.); lamina obscure 5-nervia, subo-
bovato-cuneiformi (4-7 ;X 2, 3-4 cm.), basi acuta subobtusave, apice obtusissimo
interdum marginato, marginibus supra basin dense crenulato-serratis. Flores scs-
siles b-o-fasciculati. Sepala 5-6, minuta, squamiformia, conenva, valde inaequalia,
petalis totidem similia. Discus hirsutiusculus extus glandulis minutis numerosis-
simis dense circumdatus. Stamina numerosissima, e.rtima plus minus abortiva, in¬
tima 2 - 2,5 mm. longa ; antheris globulosis, aliis inappendiculatis, aliis obtuse api-
culalis. Ovarium glabrum ; stylo crasso, 3 mm. longo, apice i- 6 -lobulato ; placentis
b- 6 , 2-3-ovulntis.
Forêt orientale.
Est : Tampina, au S. de ïamatave, Ursch 33.
4. Seolopia pinnatinervia, sp. nov.
Arbor inermis parva, 5-10 m. alta, ramulis satis crassis (3-4 mm. diam.), cortice
fusco lenticellis albidulis angustis consperso. Folia coriacea persistentia ; petiolo
ruginoso sparsim puberulo, 5-8 mm. longo ; lamina pennalinervia glabra, ellip-
tica ( 3 , 2 - 6 ,7 X 1,7-3 cm.) vel interdum subobovata (3,8 y<. 2 ,3 cm.), utrinque atte-
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
279
nuata, obtusa, basi cuneata, marginibus praecipue supra medium dense obtuseque
serratis. Flores sessiles, solitarii vol geminati; bracCeis 2-4, minutissimis, in floris
basin insertis. Sepala peta/aque 10, oalde inaequalia, ma.xima orbicularia {1mm.),
ciliolata et extus pilosa. Discus liirsutiusculus crassus, extus inaequaliter crenu-
latiis. Stamina 7-8 mm. longa, antheris inappendiculatis ovatis vel subquadratis.
Ovarium conico-ovale pilosum; stylo crassissimo, brevissimo, apice k-O-diviso,
stigmatibus ipsis bilobulatis; placentis 4-5 biovulatis; ooulis in loculi apicem in¬
sertis (l).
Bois des Pentes occidentales, entre 1200 et 1400 m. d’altitude, rare; 11. :
septembre-novembre.
Centre (S.) : bassin inférieur de l’Andrantsay, à 1W. d’Antsirabe, Perrier
13959; Mt Bolambana, entre Ambalavao et Ibosy, Perrier 2156.
5. Scolopia coriacea Tul., in Ann. Sc. Nat., sér. 5, IX (1868), 336.
Arbre inerme ; feuilles 3-5-nervcs; fleurs à nombreuses (12-20) pièces, les
pétales peu distincts des sépales, à disque entouré de 6-10 petites glandes
et à anthères courtement apiculées.
Comores : Mayotte, Boivin 3300
6 . Scolopia Louveli, sp. nov.
Arbor omnino glabra, ramulis gracilibus (1 mm. diam.). Folia persistentia,
pcliolo gracili 4-5 mm. longo ; lamina obscure 5-nervia, oblonga vel oblanceolata
{1,7-3.2 y<. 0,9-2,2 cm.], obtusissima, e tertia parte superiore basin versus cuneato-
nttenuata ; nervulis taxe reticulatis, utrinque conspicuis. Inflorescentiae racemi-
formes brevissimae {3-li mm.), valde coarctatae; pedicellis saepe 3-li-verticillatis,
brevissimis {0 mm. 4), crassis, apice articulatis, bracteas squamiformes vix cons-
picuas 2-3 gerentibus; floribus bibracteolatis. Sepala 5, obtuse deltoidea, 2 mm.
longa. Petalab, oblonga, sepalis angustiora. Discus tenais glaber. Stamina nume-
rosissima, circa 4 mm. longa, antheris dolabriformibus, appendice conico loculis ae-
([uilongo auctis. Ovarium glabrum, stylo 3 mm. 5 longo apice trilobulato', placentis
3. 2-3-ovulalis.
Forêt ombropliilc vers 900 m. d’altitude. Nom vulg. : Voatsimaka.
Centre (E.) : Analamazoatra, Louvel 204.
7. Scolopia taimbarina, sp. nov.
Arbor omnino glabra, ramulis rubentibus. Folia persistentia ; petiolo transverse
rugoso, 4-6’ mm. longo ; lamina ovata (2-3, 5 X 1,2-1,8 cm.), obtusa vel emarginala,
basi rotundata vel obtusissima, diverse 3-6-nervia. Racemi axillares brèves
{.7-10 mm.), 3-7-flori; bracteis marginiformibus inconspicuis; pedicellis 2-3 mm.
longis medium versus articulatis. Sepala 5, obtuse deltoidea, ciliolata, 2 mm. longa,
petalis duplo latiora. Petala 5, angustata, acuta, ciliolata, sepalis aequilonga.
Discus pilosus, extus glandulis minutis numerosissimis circumdatus. Stamina
I. Cette espèce, à feuilles penninerves et à anthères sans appendice, ne dilTère des Ludia
que par la pi'ésence de 5 pétales, d’ailleurs semblables au.x sépales.
280
II. PERRIER DE LA BATHIE
glabra 3-3,5 mm. longa; antheris dolabriformibus minulis (0 mm. 5), appendice
recurvo-delloideo loculis aequilongo. Ovarium glabrum in stylum 3-i-gonum apice
obscure lobulatum attenuatum; placentis 3, pauciovulatis.
Forêt ombrophile, vers 900 m. d’altitude. Nom vulg : Taimbarina.
Centre (E.) : Analamazoatra, Louvel 117.
8 . Scolopia hazomby, sp. nov.
Arbor ramulis rubentibus lenticellis orbicularibus albis conspersis. Folia persis-
tentia, coriacea, glabra; peliolo ruginoso 10-12 mm. longo; lamina obovata vel
oblongo-lanceolata [1-1,5 X 2,1-3,5 em.), salis longe acuminata, basin versus aciUe,
allenuata, trinervia, nervis lateralibus submarginalibus. Racemi brèves [5-15 mm.)
glabri 5-1-flori, ad foliorum axillam 2-k-fasciculati; bracteis bracteolisque minulis
deltoideis; pedicellis brevibus (1-3 mm.), supra articulum erassis lelragonisque.
Sepala 4-5, subobtuse deltoidea, basi incrassata, ciliolata, 1 mm. longa. Petala
4-5, ovalia, eiliolata, sepalis aequilongo. Disons glaber, glandulis 10 circumdatus.
Slaminn 3 mm. longa, filamentis gracillimis, antheris dolabriformibus minulis
(0 mm. 4), appendice crasso acute attenuato loculis aequilongo auctis. Ovarium
glabrum; stylo crasso 3-4 mm. longo, apice stigmatoso 3-ii-lobulato; placentis 3-4,
2-S-ovulatis.
Forêt ombrophile, vers 900 m. d’alt. ; fl. : octobre. Noms vulg. : Hazomby,
Longotromena.
Centre (E.) : Analamazoatra, Louvel 51, type; même localité, Louvel 112
et Gouvernement de Madagascar 30. Ces 2 derniers spécimens ont joarfois
des inflorescences plus longues (3-5 cm.) et pubescentes et les bractées
inférieures linéaires, atteignant jusqu’à 3-4 mm. de long.
9. Scolopia Thauvenoti, sp. nov.
Arbor 20-25 m. alla, ramulis glabris gracilibus [1-2 mm. diam.). Folia persis-
tenlia glabra, subtus rubentia; petiolo b-6 mm . longo ; lamina ovalo-acuminata (1,5-
3,6 IK 0,8-l,9 em.), basi rotundata, vulgo subquinquenervia. Inflorescentiae pani-
culatae brèves [10-12 mm), 6-12-florae, solitariae vel raro geminatae ad foliorum
superiorum axillam; ramulis brevissimis in apiee flores sessiles 1-2 saepe 3 geren-
tibus; bracteis oblongis, obtusis, ciliolatis, paniculae ramulis aequilongis. Sepala
4-5, oblusa, vi.r ciliolata, late deltoidea [usque 1,5 X 1 mm.). Petala 4-5, sepalis
aequilongo, angustiora, subobovata. Discus tenais, hirsuliusculus, glandulis
10 circumdatus. Stamina 30-40, filamentis fdiformibus; antheris minutis [0 mm. 6)
dolabriformibus, appendice obtuse incurvato loculis brevissimis duplo longiorc.
Ovarium glabrum, stylo 3 mm. longo, apice stigmatoso 3-k-lobulato; placentis 3-4,
biovulatis. Bacca late ovoiden globosave, seminibus 3-6 plus minus compressis
rubentibus.
Forêt ombrophile, vers 900 m. d’altitude; fl. et fr. : octobre-décembre. Nom
vulg. : Timbarilra.
Centre (E.i : Analamazoatra, Louvel 119 et 190, Perrier 4661, Thouvenot
84.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
281
10 . Scolopia manongarivae, sp. nov.
Arbor l'2-15 ni. alla. Folia persistentia, petiolo i-6 mm. longo; lamina elliptica
i7,5-8,5 X cm.), obtuse acuminata, basi rotiindata oblusave, trinervia. Inflo-
rescentiae racemiformes, 3-1-florae, brèves, 12-16 mm. longue, ad foliorum supe-
riorum axillam 2-1-fasciculotae ; bracleis delloideis, ciliolatis, 0 mm. 6 longis;
pcdicellis glabris, 6-7,5 mm. longis. Sepala i-5, obtuse-deltoidea, ciliolata. Petala
i-S, obtusissima, ciliolata, sepalis latiora. Discus glandulis rubris globosis 8-10
circumdatus. Stamina numerosissima,pauca (2-3) oppositisepala, alla in fasciculos
oppositipetalos perdense conforta, antheris dolabriformibus, appendice obtuso lato
auctis. Ovarium glabriim; stylo brevi, apice capitato-trilobulato.
Bords des torrents, forêt ombrophile, vers 1900 m. d’altitude; fl. : avril.
Centre (N. W.) : massif de Manongarivo, Perrier 4608.
9. Geri. LUDIA Comm.
Les Ludia diffèrent normalement des Scolopia par des feuilles réguliè¬
rement penninerves, des fleurs apétales et des anthères non appendiculées,
mais nous avons vu que des Scolopia do notre flore avaient parfois des
feuilles penninerves ou des anthères sans appendice. La seule différence
constante qui séparerait les 2 genres serait donc l’absence ou la présence de
pétales. C’est peu, car les pétales des Scolopia sont parfois peu distincts des
sépales et n’alternent pas toujours nettement avec eux. Comme les 2 genres
ont en outre beaucoup de caractères communs et qu’ils comprennent l’un et
l’autre des espèces inermes ou aiguillonnées, à disque entouré ou non de
glandes, à étamines de la périphérie avortées ou non, nous considérerions
volontiers les Ludia comme une simple section des Scolopia.
Les Ludia sont représentés à Maurice par L. sessiliflora Lamk. [L. hele-
rophylla Lamk., L. hivalvis Clos); à La Réunion, par L. myrtifolia Lamk.,
espèce voisine de la précédente mais distincte par son style capité, ses
anthères réniformes et quelques autres caractères; à Madagascar, par 5
espèces, dont 4 nous paraissent nouvelles ; aux Comores par une espèce déter¬
minée à tort Scolopia coriacea Tul. ; enfin à Zanzibar par une forme très
incomplètement connue, rapportée par Tulasne à L. sessiliflora.
Espèces de Madagascar et des Comores :
1 . Ludia dracaenoides, sp. nov.
Arbor parva, ramulis gracilibus rigidis sparsim pubescentibus. Folia rigide
coriacea, glaberrima, breviter 1,5-3 mm. petiolata, anguste lanceolata
(2,4-7 X 0,8-l,8 cm.), utrinque attenuata, basi abrupte angusteque rotundata,
apicem mucronatum subpungentem versus acute attenuata, tenuiter at conspicue
reticulata; nervo medio immerso; nervis secundariis reticulo liaitd distinctis; reti-
culi maculis angustissimis in lineas subparallelas conspicue ordinatis. Flores
axillares solitarii, subsessiles vel brevissime pedicellati, pedicello bracteis squami-
H. PERRIER DE LA BATHIE
m
formibus minutissimis insiructo. Sepala glabra, orbiculata (0/) — 0,6 mm. lata),
valde concava. Stamina numerosissima, 6 mm. longa, in discum crassum pilis bre-
vissimis instructum inserta ; filamentis fîliformibus, basin versus sparsim pubescen-
tibus; antheris globosis minutis (0 mm. 2). Ovarium glabrum, placenlis 3, l-'2-ovu-
latis; stylo brevi (1 mm.), apice longe (1 mm. 5) trifido. Bacca globosa (15-17 mm.
diam.), crasse stipilata, 2-i-sperma. Semina subreni/brmia, laliora quant altiora
(5yC 6 mm.), crassa, kilo orbiculato magno; radicula crassa brevique; cotyledonibus
lalissimis subcordatisque.
Forêts Iropophiles sur terrains calcaires, entre 50 et 400 m. d’altitude;
i'r. ; janvier.
Ouest (N.) : Analamera, Humbert 19150; vallée de l’Analabe, affluent du
Rodo, Humbert sans n".
Ces spécimens ne portent que des fruits à divers degrés de maturité,
mais l’absence de cicatrices d’insertion de pétales sur les bords du disque,
la forme des anthères et la nervation si particulière des feuilles ne peuvent
laisser de doute sur l’attribution de cette espèce au genre Ludia. Les
mailles étroites du réseau sont disposées de telle sorte que des feuilles
paraissent rectinerves et ressemblent un peu à celles de certains Dra-
caena.
2. Ludia madagascariensis Clos, in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII(1857), 244.
Cette espèce, à feuilles variables, à disque sans glandes et portant de
longs poils, est voisine de L. sessili/lora, mais s’en distingue très nettement
par ses sépales plus grands et plus minces, ses anthères orbiculaires et scs
placentas uniovulés, rarement biovulés. Ses rameaux sont parfois épineux.
Versant Est du littoral à 900 m. d’altitude, assez commun.
3. Ludia arborea, sp. nov.
Arbor 15-20 m. alta omnino glabra, ramulis subverrucosis. Folia subcoriacea,
nigrescentia, peliolo rugoso brevi (5-6 mm.), lamina ovata (6-10,3 X d-6 cm.), obtuse
attenuata vel subacuminata, basi breviter cuneata, subtrinervia, laœe reticulata,
nervulis utrinque satis conspicuis. Flores sessiles, solitarii vel geminati, basi
bracteolis minutis orbiculatis vi.x ciliolatis 2 instructi. Sepala 5, valde inaequalia,
extima rotundata, ciliolata extus pubeseentia, usque 1 mm. 4 longa et lata. Disons
glaber tenuissimus. Stamina numerosissima, e.xtima plus minus abortiva ; filamentis
gracilibits glabris usque ad 3 mm. longis; antheris minute globulosis (0 mm. 5),
conneetivo angusto. Ovarium glabrum; stylo crassissimo 2 mm. longo, apice longe
(1 mm. 2) k-fido; plaeentis 4, 2-3-ovulatis; ovulis in loculi apicem inserlis.
Forêt orientale, vers 500 m. d’altitude; fl. : novembre.
Est (N.-E.) : haut bassin du Bemarivo du N.-E., Perrier 2197.
4. Ludia ambrensis, sp. nov.
Arbor 10-15 m. alta, ramulis dense verrucosis et lenticellisprominenlibus minutis
conspersis. Folia coriacea persistentia, glaberrima ; petiolo brevi crassissimo
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
28:î
(2-4 X mm.); lamina oblanceolata vel oblongo-cuneiformi (2,5-7,8 X 7-5 cm.},
interdum obovato-cuneiformi, breviter obtuseque attenuata, basi acute cuneata ;
nervissubconfluentibusperdense reticulatis, utrinqiie prominentibiis, reiicuti maculis
angiistissime elongatis. Flores sessiles, solitarii, geminati vel terni, bracteolis oppo-
sitis dense pubescentibus 4, iisque ad 3 mm. latis, instructi. Sepala 5, orbicularia
(usque ad 3 mm. lata), extus subtomentosa, intus pubescenlia. Disons liirsutiusculus,
glandulis conspicuis 25-30 circumdatus. Stamina 1 mm. longa, filamentis glabris,
antheris oblongis vel subrectangularibus. Ovarium glabrum 3 mm. altum; stylo
elongato (5 mm.), apice capitato trilobulato; placentis 2-4, uni vel pluriovulatis.
Bacca late conico-ovata (2X^.7 cm.) globosave {12 mm. diam.), seminibus 4-12
plus minus compressis.
Forêts ombrophiles, de 0 à 1200 m. d’altitude; fl. et îr. : décembre-
janvier.
Centre (N.) : Montagne d’Ambre, Perrier 18889 et 17555; Centre (S.) :
vallée d’Ihosy, Humbert 3023; Mt Vohipolaka, au N. de Betroka, Humbert
11661.
Est (N.) : environs d’Antalalia, Perrier 10032, forme à très larges leuilles
obovales-cunéiformes ou oblongues-cunéiformes (6,5-7,5 X 3-5,2 cm.'.
5. Ludia boinensis, sp. nov.
Frute.v 2-4 m. altus, inermis, ramulis juvenibus glabris, lenticellis minutis dense
conspersis. Folia decidua memhranacea, petiolo gracili 5-8 mm. longo; lamina
oblongo-lnnceolata ellipticave (3,5-6,5 X 2-2,6 cm.) e medio basin versus cuneato-
attenuata, supra medium attenuata dein breviter obtuse acuminata; nervo medio
in pagina inf 'eriore rubente ; nervis secundariis tenuibus sed cum nervulis reticula¬
tis utrinque satis conspicuis. Flores axillares breviter (2 mm.) pedicellati; pedicel-
lis in medio articulatis, infra articulum bracteas oppositas orbiculatas ciliolatas-
que 6 gerentibus. Sepala ii-5, ciliolata, usque ad 3 mm. 5 lata. Disons glaber,
glandulis numerosis in fascicules 5 confertis circumdatus. Stamina 5-7 mm. longa,
antheris minute globulosis. Ovarium glabrum; stylo 4 mm. longo, apice satis
longe (1-1,2 mm.) 3-4 fido ; placentis 3-i, 1-3. ovulatis. Bacca late ovoidea globo¬
save (12-16 mm. diam.); seminibus 4-6, plano-convexis, 5-6 mm. latis ; cotylcdoni-
bus viridibus tenuibus latissimisque.
Forêts tropophiles, à basse altitude, sur terrains sédimentaires; 11. : sep¬
tembre-novembre .
Ouest (Ambongo-Boina) : Plateau d’Ankara (Boina), Perrier 1389 et
1158 bis; Stampiky (Ambongo), Perrier 1612; environs de Majunga,
Perrier 4525 et 13456.
6 . Ludia comorensis, sp. nov.
Arbor inermis, glabra, ramulis (1-3 mm. diam.) lenticellis angustis ornatis.
Folia persistentia supra lucidiuscula; petiolo gracili (1 mm. lato), transverse
rugoso, 7-10 mm. longo; lamina ovato-lanceolata (2,6-6,5 X 1,8-3,5 cm.}, subacute
attenuata, basi rotundata vel obtuse cuneata; nervis tenuibus utrinque satis cons¬
picuis. Flores a.villares solitarii; pedicellis 6-8 mm. longis, supra basin articula-
284
ir. PERRIER DE LA BATHIE
lis, infra articulum hracteas minutissimas fi-5 gerentibus. Sepala 5, spatulata
X mm.), inaequalia, exlus praecipue ad margines pubescentia. Discus gla-
ber glandulis 12 circumdalus. Stamina 1 mm. longa, antlieris globulosis lalis
(2 mm.). Ovarium globosum glabrum, stylo 4 mm. longo, apice breviter (0 mm. 6)
3-5-fido; placentis 3-5, 3-5-ovulatis.
Comores : Grandc-Comore, Humblot 1366.
10. Gen. BIVINIA Jaub. ex Tul.
Ce genre, monotype et endémique, est très voisin des Calantica, dont
il est pourtant bien distinct non seulement par l’absence de pétales, mais
aussi par scs très nombreuses étamines, repliées-contournées dans le bou¬
ton, groupées par 6-8 en faisceaux alternant avec les grosses glandes épisé-
pales et insérées en somme comme sur les Liidia. De ce dernier genre, il
diffère surtout par ses grosses glandes épisépales, ses capsules et ses
graines de Calantica.
L’espèce, B. Jalberti Tul., est un arbre de 10-25 m. de haut, à feuilles
caduques, commun dans les forêts tropophiles de tout le versant occi¬
dental, de Oà 600 m. d’altitnde. Son bois, léger et de bon usage, est très
recherché pour les constructions. Noms vulg. : Lalopito, Hazoambo.
11. Gen. CALANTICA Tul.
Ce genre comprend 9 espèces, dont 5 endémiques de Madagascar, les
autres de Mozambique et des autres îles de la Région Malgache. Les fleurs
des 5 espèces de notre Flore ont les étamines tantôt en même nombre que
les pétales, tantôt plus nombreuses et groupées par 3-5. Dans le l""' cas les
étamines sont hypogynes et oppositipétales, dans le 2“ cas bisériées, les
10 externes périgynes et insérées de chaque côté de la base des sépales, les
autres oppositipétales et hypogynes. Le fruit est une capsule à 3-6 valves et
à graines couvertes de longs poils blancs. Ce sont en général de beaux
arbres, plus rarement des arbustes, à feuilles persistantes ou tardivement
caduques, fournissant de bons bois de construction.
A. Etamines et pétales en même nombre.
1. Calantica lucida Sc. Elliot.
Cette espèce, spéciale aux environs de Fort-Dauphin, est bien distincte
des autres espèces de ce groupe par ses petites feuilles et ses petites fleurs.
Est (S.) : environs de Eort-Dauphin, Scott Elliot 2.834, Decary 4.228.
2. Calantica cerasifolia Tul.
Arbre assez répandu de 0 à 1.500 m. d’altitude dans les forêts do l’Est, du
Centre, du Sambirano et de la moitié Nord du Domaine occidental. Feuilles,
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
285
SOUS les divers climats de ces Domaines, assez variables de forme et de
dimensions. Noms vulg. : Silamhinantoa, Hazoambo, Hazombato.
3. Calantica grandiflora Tul.
Espèce remarquable par ses grandes fleurs, localisée dans les forêts litto¬
rales ou sublittorales de l’Est, surtout dans la moitié Nord. Noms vulg. :
Tandrifany, Hazoambo.
B. Etamines 3-5 fois plus nombreuses que les pétales.
4. Calantica biseriata, sp. nov.
Arbor 10-12 m. alta, ramulis gracilibus (1-2,0 mm. diam.) fulvo-pubescenlibus.
Stipulae lineares, subfiliformes, 5 mm. longue. Folia decidua, petiolo gracili
7-10 mm. longo, primiim pubescente dein glabro; lamina membranacea subtus
sparsim pilosa, elliptico-ovata (5,2-10 X 1,5-6 cm.), auguste acuteque acuminata,
basi obtusa vel hreviter cuneata, marginihus valde dentato-crenulatis; nervis
secundariis l'2-li utrinque conspicuis. Inflorescentiae cymosae dense 10-20 florae,
breviter (5-10 mm.) peduneulatae, pubeseentes, bracteis deciduis stipuliformibus,
pedicellis gracilibus, 3-8 mm. longis, supra basin articulatis ; floribus pubescenti-
hus 10 mm. diametientibus. Receptaculum suhplanum, vix concavum. Sepala val-
vata 5, ovato-lanceolata {3 X 1,5 mm.), subacuta, crassa, petalis duplo parviora.
Pctnla sepalis obtusiora, majora (i,5 X 3 mm.), trinervia. Glandulae magnae
concaviusculae, dense pubeseentes. Stamina 15, sepalis aequilonga, biseriata, 10
in sepalorum basin utrincpie a ffi.xa, 5 oppositipetala ad ovarii basin inserta ; fila-
mentis glabris apicem versus attenuatis ; antlieris transverse reniformibus, obtusis-
simis, duplo latioribus quam altioribus. Ovarium pubescens, stylis 3 apicem ver¬
sus attenuatis ; placentis 3,l2-li-ovulatis.
Eorèt tropophile sur rocailles calcaires, près des rivières, rare ; fl. : décem¬
bre-février.
Ouest (Secteur Ambongo-Boina) : Kay, près de Kimadio, sur le plateau
d’Ankai’a (Boina), Perrier 6730; bords de la Kapiloza (Ambongo), Per-
rier 1799.
5. Calantica Decaryana, sp. nov.
Frutex ramosissimus, ramulis gracilibus (1-2 mm. diam.) primum pilis minutis
fulvis instructis, deinde glabris. Stipulae minutae (0 mm. k) deltoi leae, pilosulae.
Folia parva, decidua ; petiolo brevi (2-3 mm.) pilis adpressis subdense vestito ; lamina
subtus praecipue in nervo medio sparsim pilosa, oblanceolata (12-25 yi.6-12 mm.)
ellipticave (27 X 11 mm.), obtusissima, basi obtusa vel cuneata, marginihus ple-
rumque integris, vel dentibus obsoletis paucis interdum ornatis ; nervis secundariis
6-8, subinconspicuis. Flores solitarii vel geminati, a.villares, in bracteae stipuli-
forrnis axillam inserti, parvi (8 mm. diam.], e.xtus pilosi ; pedicellis gracilibus
pubescentibus 8-10 mm. longis, basin versus articulatis. Sepala 6-7, petalis totidem
similia, deltoideo lanccolata, 4 mm. longa, apicem versus subacule attenuata.
Glandulae magnae, pilosissimae. Stamina 30-35, quina in fasciculos oppositipe-
talos subconferta, obscure triseriata ; fîlamentis glabris k mm. longis; antlieris
286
H. PERRIER DE LA BATHIE
minute gtobosis (0 mm. 4), loculis luteis, connectivo incrassato nigro-purpureo. Ovn-
rium globosiim, pilis lon ’is vestitum; stylis 3-4,2 mm. longis, basin versus pilis pnu-
cis instructis ; placentis 3-i,8-ovulatis.
Buissons à xéropliytes; fl. : mai.
SoD-OuEST : Antanimora, à l’Est d’Ambovombe, Decary 3.825.
Obs. — L’e.vistence dans le genre Calantica d’une section analogue à celle
des Myriantheia parmi les Homalium renforce singulièrement les allinités
de ces 2 genres et montre nettement le peu de valeur dans ce groupe des
caractères basés sur l’adhérence de l’ovaire à la coupe réceptaculairc et sur
l’insertion plus ou moins haute sur celte coupe des étamines et des autres
organes de la fleur.
12. Gen. HOMALIUM Jacq.
Ce genre est représenté à Madagascar par 34 espèces, parmi lesquelles
nous distinguons les 4 sections suivantes ;
1. Étamines isolées opposées aux pétales et en même nombre qu’eux.
2. Bractées petites, non accrescentes, toujours bien plus courtes que la Heur.
3. Sépales et pétales petits, non ou peu accrescents sur le fruit, sou¬
vent semblables, minces et de consistance herbacée, ne dépassant
pas 3 mm. de long-. g I. Blackwellia.
3'. Sépales et pétales très inégaux et très différents, les uns ou les
autres accrescents, scarieux, rigides et de couleur paille (en her¬
bier) sur le fruit, étalés en étoile. Îî 2. Nisa.
2'. Bractées très accrescentes, à la fin très grandes, cachantentièrement,
dès l'anthèse, la fleur ou les fascicules de fleurs. § 3. Antinisa.
1'. Étamines plus nombreuses que les pétales, groupées par 3-5 en
faisceaux alternisépales. ,§ 4. Myriantheia.
Section I. Blackwellia Comm.
16 espèces endémiques de Madagascar, dont une [H. erianthum) trèsaflinc
d’une espèce des Mascareignes [H.paniculatum], et 6 nouvelles.
A.) Réceptacle [ou loge de l’ovaire] plus haut ou tout au moins aussi
haut que large', sommet de l’ovaire conique et nettement saillant au-des¬
sus du disque.
1. Homalium buxifolium, sp. nov.
Arbuscula 1-2 m. alla, ramulis gracilibus {1 mm. diam.) pubescentibus. Stipulae
deciduae minutissimae (0 mm. 1), pubescentes. Folia persistentia, subtus rubentiu :
petiolo brevissimo (Imm.) pubescente ; lamina glabra, ovata vel ovato-lanceolata
(7-24 X 6-12 mm.), utrinque obtusa, valde dentata, dentibus circa 12-16 glanduln
nitida fusca ornatis; nervis tenuissimis, utrinque salis conspicuis. Spicae axillares
brevissimae (7-10 mm.) i-6-florae, pubescentes; bracteis minutissimis ; floribus
RÉVISION DES FLACÜUKTIACÉES
287
minutis {3 mm. diam.). lîeceptaculum obconicum [1 X 0,8 mm.), ecostulatum, pilis
brevibus rigidis extus conspersum. Sepala 5-6 petalis totidem similia, linearia,
2 mm. longa, pilis longis rigidisque ciliata. Glandulae hirsutae. Staminum fîla-
menti pilispaucis supra medium instructi. Ovarii pars apicalis conico-ovata, 1mm.
alla, hirsutiuscula. Styli 3-i,0 mm. 8 longi, imx basi sparsimpilosi.
Bords des torrents, sur syénite et basalte, vers 500 m. d’alt. ; 11. : mai.
Sa.mbirano : base du massif de Manongarivo, versant du Sambirano, Per-
rier 4.620.
2. Homalium Viguieri, sp. nov.
Arbuscula vel arbor parva, rainulis nigrescenlibus lenticellis vi.ic conspicuis
conspersis, junioribus pubertilis. Stipulae minutae (1 mm.), deciduae, pubescentes.
Folia persisteniia submembranacea ; petiolo brevissimo (1,5-3 mm.) puberulo :
lamina plus minus late ovata vel suboblonga (2,i-5 X 1,1-3,5 mm.)', obtusa vel vix
obtuse acuminata, basi rotundata subtruncata obtusave, marginibus densissime
denticulato-crenulatis. Spicae solitariae geminatae vel ternae, axi fulvo-pubes-
cente; bracteis 1-2-floris minute oblanceolatis (0,5-0,8 mm.); floribus rubescentibus
4 mm. lotis. Receplaculum lato campanulatum (1,3 X 1-1,2 mm.), basin versus
vix attenuatum, subglabrum. Sepala 5-6 breviter ciliolata, petalis angustiora.
Petala 5-6 late obovata (i,,7-2X 1-1,2 mm.), breviter ciliolata. Glandulae parvac
fulvo-Inrsutiusciilae. Stamina glabra petalis longiora. Ovarii pars apicalis libéra
1 mm. b alta, hirsutiuscula. Styli lk-5, glabri.
Forêt orientale, vers 600-800 m. d’alt. ; 11. : novembre-janvier.
Est ; berges du Mangoro, près d’Ankarefo, Viguier et Humbert 1.188 ;
Ambatovola sur la Vohitra, Perrier 18.374 ; Nord-Est, Huinhlot 609.
Espèce à feuilles assez variables et à Heurs parfois courtement (1 mm.)
pédicellées, distincte des autres Blackwellia à ovaire (ou loge) ovoïde ou
oblong (plus haut que large) par la pubescence des jeunes rameaux et des
jeunes pétioles,les feuilles à dents très nombreuses (14-17 sur chaque bord)
et scs jietitcs glandes d’//. micranthum.
3. Homalium longistaminum, sp. nov.
Arbor 6-10 m. alta. Folia decidua glabra, breviter (lt-8 mm.) petiolata, late
ovalo-lanceolata ovatave (5-1,2 X 2,2-5 cm.), obtusa, utrinque satis breviter atte-
nuata. marginibus la.xe valdeque crenulatis. Spicae axillares solitariae satis den-
siflorae, axi vie puberulento; floribus straminicoloribus sessilibus parvis
(3 mm. diam.), 6-8 meris, omnino pubescentibus, in bracteae minutae angus-
lae axillam 2-3-confertis. Sepala auguste oblonga, obtusa, 0 mm. 5 longa, utrin¬
que pubescentia, petalis multo parviora. Petala subobovata (1 X 0,8 mm.), ohtu-
sissima, utrinque dense pubescentia. Glandulae inconspicuae, pubescentes, latiores
quam altiores. Stamina petalis duplo longiora, filamentis glabris, antlieris minutis
concoloribus biglobulosis. Ovarium dense villosum, discum bene (1 mm.) superans,
loculo inlus glahro; placentis ti-5,5-ovulatis; stylis i-5, divergentibus, glabris.
0 mm. 5 longis.
288
II. PERRIER DE L.4 RATIIIE
Forêts, entre 400 et 900 m. d’altitude; fl. : décembre. Vernac. : Tsima-
lamba.
Ouest (S. W.) : environs d’Isomono, vallée de la Manambolo, bassin du
Mandrare, Humbert 12914.
Espèce bien distincte dans le groupe des Blackwellia à ovaire saillant au-
dessus de la coupe réceptaculaire par ses sépales beaucoup plus petits que
les pétales et ses longues étamines.
4. Homalium Decaryanum, sp. nov.
Arhor parva, ramulis verrucosis lenticellis prominentibiis densissiine praedilis,
junioribus vix puberiilis. Stipulae deciduae minutissimae. Folia pcrsistentia
coriacea, glabra; peliolo brevi (1-3 mni.); lamina angusle oblongo-lanceolata
{1,6-i X O/t-0,6 cm.), e medio basin versus acule cuneato-altenuata, obtusa,
dentibus magnis ascendentibus 8-10 marginata; nervis lenuibus subtus immersis,
in pagina superiore satis conspicuis. Spicae graciles 3-Ô cm. longue, vulgo
axillares solitariaeque, interdum in paniculas parvas e ligna ortas dispositae;
axepiloso; bracteis oblanceolato-linearibus,pilosis, dcciduis, 3-4 mm. longis; floribus
3 mm. 5 latis, dense albo-pilosis. Receptaculum obconicum (l,.i X l,'2mm.), basin
versus valde altenuatum. Sepala 8, petalis totidem similin, linearia, 2 mm.
longa, extus intiisque pilis albis longis vestita. Glandulae glabrae; stamina
petalis duplo vel tripla breviora. Ovarii pars libéra conico-ovata, 1 mm. alta, pilis
albis longis obtecta ; stylis 3-b, brevibus, ima basi pilis longis praeditis; placentis
3-k-ovulatis; loculo inlus piloso.
Bords d’un torrent; fl. : août. Nom vulg. : Kidravy.
Est (S.) : Befotaka, Province de Farafangana, Decary 4776.
5. Homalium micranthum O. HofTm., Sert. PI. Madag. (1881), 18. —
Blackwellia micrantha Boivin mss. ex Tul. in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII
(1857), 63.
Type : Pervillé 389 (comm. par Behxier à Boivin sous N“ 2125).
Arbre de taille médiocre ou grande (pouvant atteindre 20 m. de haut),
assez fréquent dans le N.-W., de Diégo-Suarez à Maromandia, observé
aussi dans le S.-E. (vallée de l’Itomampy). Espèce bien distincte de
//. erianthiim par ses petites feuilles, ses fleurs plus petites à l’anthèse et
ses glandes plus grosses, hérissées et d’un blanc cendré. Les divisions du
périantbe, égales, linéaires et longues de 2 mm. à l’anthèse, sont inégales
et atteignent 4 mm. sur le fruit.
6. Homalium microphyllum O. Hoffm., Sert. PL Madag. (1881), 18.
Cette espèce, qui diffère de H. micranthum par ses petites feuilles et les
filets staminaux glabres et de H. Viguieri par ses parties jeunes toujours
glabres, ses feuilles entières ou paucidentées (5-7 dents au plus sur chaque
bord), les fleurs à cils bien plus courts et bien plus rares et les sépales et
pétales semblables, tous linéaires, présente 2 variétés géographiques un
peu différentes :
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
289
a. Var. typicum.
Feuilles souvent entières et glandes hérissées.
Sambirano : Vavatobe [ATahAva.tohj), Ilildebrandt 3329.
p. Yar. delphinense, nov.
Feuilles bien plus souvent dentées (5 grosses dents par bord) et glandes
glabres.
Est (S.) : Fort-Dauphin, Scott Elliot 3041, Decary 10864 et 10912, Cloiscl
180 et 199; Mt Vohibaria, vallée moyenne du Mandrare, Humbert 12626.
Nom vulg. : Fotsivony.
7. Homalium Thuarsianum Bâillon in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72
(1886), 574. — Blackwellia Thuarsiana ïul. in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII
(1857), 60.
Espèce très voisine à'H. erianthum, n’en différant que par les feuilles très
entières et plus coriaces, les fleurs rouges, les glandes hérissées et les
styles un peu plus courts.
Est : du Petit-Thouars; Mananara (N.-E.), Decary 63. Sur ces derniers
exemplaires quelques feuilles sont un peu crénelées.
8. Homalium Humblotii Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72 (1886),
574; H. Lecomte, Bois Forêt d’Analamazaotra (1922), 93.
Egalement très voisin d'H. erianthum mais inflorescences non paniculées,
feuilles et glandes différentes. Nom vulg. : Marankoditra.
Est : Nord-Est, Humblot 582.
Centre (E.) : Analamazaotra, Thouvenot 42, Louvel 63, Perrier 6724.
9. Homalium axillare Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72 (1886),
574. — Blackwellia axillaris Lamk., Encycl., I (1789), 428.
Distinct surtout des 2 précédents et du suivant par ses fleurs disposées
en épis (fleurs sessiles sur l’axe) et quelques autres petites différences dans
les feuilles et les glandes.
Sans localité : du Petit-Thouars, Bojer.
Centre (E.) : Analamazaotra, Ursch 62 et 72.
10. Homalium erianthum Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, \, n“ 72
(1886), 574. — Blackwellia eriantha Tul., in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII
(1857), 62.
Simple forme à'Homalium paniculatum des Mascareignes, n’en différant
que par les divisions du périanthe plus étroites et plus longues et par la
longueur des poils et des cils des sépales, ces derniers toujours plus longs
que la largeur du limbe des sépales. Tous 1-es exemplaires de Madagascar
(attribués les uns à H. paniculatum, les autres à H. erianthum) appar¬
tiennent à cette forme géographique et la représentent sous ses différents
états de développement. Elle est localisée sur le littoral N.-W. de la Grande-
Ile.
II. PERRIER DE LA B.vnilE
aïK)
Ouest (Nord) : Diego-Suarez, Ursch 157.
Sambirano : bords de la riv. Djabal, à Nossibé, Boivin 2125; Sakatia,
près de Nossibé, Hildehrandt 3361 cl 3361 a\ bords de la riv. Ankarankely,
cl Nossibé, Peri'ier 6706.
A’.) Réceptacle [ou loge de l’ovaire) plus large que haut; ovaire plan ou
à peine saillant en dôme arrondi au-dessus du disque.
11. Homalium cauliflorum, sp. nov.
Arhor i-lQ m. alla, ramulis nigrescentibus crassis (4-5 mm. dinm.), lenticelUs
atbidis conspersis, juvenioribus glaberrimis. Stipulée minutissimae (0 mm. 2)
obtuse deltoideae. Folia persistentia glabra, petiolo crnsso brevi (2-5 mm.); lamina
anguste elliptico-lanceolata (5-11 yC l,‘2-3 cm.), utrinquc cuneato-attenuata, mar-
ginibus integris vcl obsolète crenulatis. Inflorcscentiae e ligna ortae raccmiformes,
interruptac, 4-7 cm. longue, dense albido-iomentosae, solitariae vel ‘i-k-nae,
interdum subpaniculatae; floribus parvis (4 mm. diam.), sessilibus vel breviter
(1-2 mm.) pcdicellatis : bracteis 1-2 floris, ovato-lanceolatis (2-5 X 1-2 mm.),
albido-villosis : bracteolis nullis. Receptaculum obconicurn, 2 mm. latum et altum,
dense hirsutum, pilis longis rigidis albidis obtectum. Sepala 8-10, petalis totidem
similia, linearia, 2 mm. longa, utriiKjue pilis longis perdensc obtecta. Glandulac
parvae antheris similes, pallide lutescentes, pilis longis obtectne. Stamina sepalis
breviora, fîlamentis longe pilosis. Ovnrium densepilosum ; stylis brevibus (0 mm. 5)
4-6; placentis 3-5-ovulatis; loculo intus piloso.
Forêts ombrophiles sur les bords des torrents, vers 100 m. d’altitude; fl. :
septembre-novembre.
Sambirano : bords rocailleux de l’Ambahatra, affluent de gaucbe du
Sambirano, Perrier 2325;
Est (N.-E.) : bassin du Bemarivo, en amont de Sambava, Perrier 2199.
12. Homalium brachystylum Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, 1, n“ 72
(1886). — Blackwellia brachijstylis Tul. in Ann. Sc. Nat., série 4, VIII
il857!, 59.
Espèce voisine de //. planiflorum mais en différant nettement par ses
fleurs en épi, isolées sur un axe glabre et entourées d’un calicule de 3 brac¬
tées.
Ouest (Nord) : Voliémar, Richard G'i,81 et 561, Boivin 2568.
Centre (S. W.) ; environs d’Iliosy, Perrier 19272. Les exemplaires de
cette localité très éloignée de celle des types, ont des feuilles plus petites et
plus étroites et un réceptacle plus glabre.
13. Homalium Humberti, sp. nov.
Frutex vel nrbor ramosissima, 3-0 m. alla, ramulis gracilibus glabris. Folia
persistentia corincea glaberrimn, brevissime (1mm.) petiolnta, anguste lanceolata
oblanceolatave (1,8-2,0 X 0,5-0,G cm.), e medio vel e tertia parte superiore basin
versus acute cuneata, npicem versus attenuata, dentibus prominentibus obtusis 2-3
RÉVISIOX DES FLACOUKTIACÉES
^91
supra medium utrinque marginata. Spicae solitariae axillares, 10-15-florae, breviter
pcdunculutae, foliis hrepiores vel paulo longiores; axe gracili valde sinuato;
lloribus solitariis sessilibus, parvis (3,5-4 mm. diam.), laxe dispositis, 6-8-meris,
bracteis coriaceis obtusissimis 3 circumdatis ; bractea antica laleralïbus duplo vel
iriplo parviore. Receptaculum glabrum latins quam altius (1 X 1>5 mm.). Sepala
petalaque angusta lanceolata {1,3 X 0,4 mm.), utrinque glabra sed dense brevi-
terque ciliata ; petala sepalis paulo latiora et ohtusiora. Glandulae parvae, liites-
centes, tenuiter pilosulae. Stamina petnlis duplo breviora, filamentis glabris 0 mm. 4
tongis, antlieris biglobosuUs, connectivo obsoleto. Ovarium vertice planum dense
pilosum; stylis 2, brevibus (0 mm. 2), glabris; loculo intus piloso; placentis 2,5-
ovulatis.
Bois des pentes occidentales, sur latérites et rocailles (gneiss), vers
800-950 in. (J’altitude; fl. : février.
Centre (S. W.) : bassin de réception de la Mananara, affluent du
ÎNIandrare, au Vatazo, Humbert 14077; Mt Vohitrosy, vallée moyenne du
!Mandrare, près d’Anadabolava, Humbert 12655.
Espèce voisine de //. brachystylum Bn., mais en différant par les fleurs
plus petites, des épis plus courts et des feuilles plus étroites et d’une tout
autre forme.
14. Homalium planiflorum Bâillon, in Bull. Soc. Limi. Paris, I, n" 72
(1886), 574; Atlas Grandidier,!. 133. — Blackwelliaplaniflora Boiv. ex Tul.,
in Ann. Sc. Nat., sér. 4, Vlll (1857), 64.
Arbre de 6-15 m. assez commun dans la forêt littorale, orientale de Sam-
bava (N.) à F'ort-Dauphin (S.). Noms vulg. : Haraka, Hazombatovavy,
Soaravina.
15. Homalium lucidum Sc. Elliot in. Journ. Linn. Soc., XXIX (1890), 24.
Espèce facilement reconnaissable à ses sépales 5-6 fois plus petits que
les pétales.
Est ; Fort-Dauphin, Scott Elliot 2661; env. du confluent de l'Onivé et du
Mangoro, Perrier 17012.
16. Homalium moniliforme, sp. nov.
Arbor 10-12 m. alta, ramulis glabris. Stipulae nigrescentes minulissimae. Folia
jiersistcntia, coriacea, glabra, subtus rubentia, breviter (2-5 mm.) petiolata;
lamina oblanceolato-cuneiformia (2-6 X 1-2 cm.), obtusissima, e tertia parte supe-
riorc basin versus acute attenuata, marginibus crenulato-dentatis, dentibus
glandula apicali nigra conspicua ornatis ; nervis secundariis tenuibus sublus satis
conspicuis. Spicae moniliformes 7-12 cm. longue, floribus parvissimis (2 mm. diam.)
in glomerulos 5-10-floros densissime confertis; glomerulis 2-12 mm. inter se dis-
lantibus; axe dense pubescente; glomerulorum bracteis marginiformibus. Recep¬
taculum obconicum, 1 mm. 2 altiim, 1 mm. 5 latum, extuspubescens. Sepala 5, minu-
tissima, vix conspicua. Petala 5, glabra, suborbiculata (1 mm. diam.). Glandulae
parvae, pilis longis vestitae. Stamina petnlis breviora. Ovarium apice pilosum;
stylis 3, capitatis; placentis biovulatis.
H. PERRIER DE LA BATIIIE
ai»2
Forêt orientale, de 0 à 600 m. d’altitude; fl. : novembre-décembre. Noms
vulg. : Rohitra, Hazontsindrano.
Espèce distincte entre toutes par ses épis de denses glomérules irrégulière¬
ment distants.
17. Homalium Parkeri, Baker, in Journ. Linn. Soc., XX (1882), 150.
Arbre de 7-15 m., assez fréquent dans les forêts du versant E. du Domaine
central. Nom vulg. : Hazoïnhatofotsy.
Centre (E.) : Imerina, Dr Parker, Baron 1295 et 5301; Andrangaloaka,
Hildehrandt, 4102; Ambatoloana, Perrier, 6720; Analamazoatra, Louvel
43, Gouvernement Général 19.
18. Homalium Louvelianum, sp. nov. ^
Arbor 10-15 m. alla, ramulis glabris. Folia coriacea glabra, breoiler G,! mm.)
petiolata; lamina oblongo-cuneiformi (6,7-7,4 X 2, 3 4 cm.) vel oblongo-lanceolatn
(9,5-18 X 2,()-3,4 cm.), utrinque obtuse atlenuata, interdum breviler acuminatn,
marginibus integris, nervis rubentibus immersis. Spicac axillares brèves {15-30
X 1-8 mm.), densae, interdum breviter pedunculatae ; a.re glabro: bracteis uni-
vel bifloris, suborbiculatis (2 mm. diam.), glabris; floribus sessilibus bibractco-
latis 6-7 mm. lads, extus glabrescentibus. Receptaculum 5-costulatum duplo latins
quam aidas. Sepala 5-6, obtuso-ovata (2-3 yc 1-1,1 mm.), coriacea, extra subglabra.
Petala 5-6, sepalis subsimilia tenuiora et pilis auratis utrinque veslita. Glandulae
lalae (1 mm.), tenuitcr areolalae, sparsim pilosulae. Stamina petalis duplo breviora,
filamends glabris basi incrassatis, ant/ieris globosis (0 mm. 4), interdum breviter
apiculads. Ovarium semi-superum, supra medium fulvopilosum et 5-6-costulatum;
stÿlis 3-4, brevibus (1 mm.), crassis, basin versus pilis paucis instructis; placentis
biovulatis; loculo intus piloso, valde latiore quam altiore.
Forêt littorale orientale. Noms vulg. : Goviala, Gaviala.
Est ; Tampina au S. de Tamatave, Louvel 87 et 109; Ambilo, Decary
6381; Mananjary, Geay 8069, 7427, 7425, 7428 et 7426.
Section II. Nisa Torr.
Cette section, caractérisée par les sépales et les pétales très inégaux,
persistants et plus ou moins accrescents, comprend dans notre Flore
6 espèces. Ces 6 espèces se divisent en 2 groupes. Dans le 1'"^ de ces
groupes (4 espèces), les sépales sont beaucoup plus grands que les pétales
et s’accroissent notablement sur le fruit. Dans le second (2 esp.) ce sont au
contraire les pétales qui sont accrescents et beaucoup plus grands que les
sépales.
A. Sépales beaucoup plus grands que les pétales; réceptacle aussi large
ou plus large au sommet que haut; graines glabres.
17. Homalium scleroxyloa Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I (1886),
575; Atlas Grandidier, t. 121. — Nisa scleroxylon Tul., in Ann. Sc. Nat.,
sér. 4, VIII (1857), 69.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
21*3
Espèce bien distincte par ses inflorescences souvent paniculées, à axe
pubescent, ses filets staminaux et ses styles libres et glabres.
Forêt orientale, non loin du littoral. Noms vulg. : Marantoditra,
Voapaka.
Est : Ste-Marie, Bernier 173; Andakola (N.-E.). Humblot^Z. Ces derniers
exemplaires diffèrent de ceux de Dernier, par les feuilles à nervures plus
saillantes et à dents marginales plus petites et 2 fois plus nombreuses.
18. Homalium stelliferum, sp. nov.
Arhor alla, ramulis aibidis glabris. Folia persistentia, coriacea, glabra, brecitcr
petiolata; lamina oblonga vel elliptico-oblonga (b,^-8,6 X 2,5-3 cm.) obutsa <>el
brevissime obtuseque acuminala, basin obtusissimam versus vix attenuata, margi-
nibus integris, nervis laxe dispositis in pagina superiore vix conspicuis. Spicae
5-20 mm. longue; axe dense pubeseenle; bracleis unifloris, dense pubescentibus,
orbiculatis (3 mm. diam.). Receptaculum cupulatum, duplo latius quam longius,
extus pilis paucis brevibus conspersum. Sepala 5-7, crassa, sub anthesim linearia
(Sycl mm.), dein oblanceolato-linearia (10 X 2 mm.), obtusa, basin versus et in nervo
mediopilis adpressispaucis instructa. Petala ovato-lanceolala (3X 1,5mm.), utrin-
que tomentosa et dense ciliata. Glandulae hirsutae 2 mm. latae, disco tenui extra
insertac. Stamina in disci marginem inserta, 3 mm. longa, filamentis pilis longis
instrurtis. Ovarium fere omnino inferum, apice piano fulvo-tomentoso; stylo unico
fulvo-hirsuto, in apicem 3-4 divisa; loculo transversali, duplo latiore quam altiore,
intus sparsissime piloso ; placentis biovulatis.
Forêt littorale orientale, Louvel (in Herb. Perr. 14920). Nom vulg. : Tana-
tanapotsy.
Espèce très distincte, très différente de la précédente par les styles soudés
en une colonne centrale.
19. Homalium confertum Baker, in Journ. Linn. Soc., XXI (1884), 341.
Arbre à feuilles probablement caduques, provenant peut-être (d’après les
n®* de Baron] de la presqu’île d’Ampasimena (Sambirano). Espèce très
distincte des 2 précédentes par ses épis courts, pauciflores et à axe glabre,
son réceptacle obtriangulaire et ses pétales tomenteux. Les styles, comme
sur H. stelliferum, sont unis en une colonne centrale courtement trifide au
sommet.
Sans localité : Baron 3185 et 3256.
20. Homalium nudiflorum Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n® 72
(1886), 575. — Nisa nudifloraTlC., Prodr., II (1825|, 55.
Diffère beaucoup du précédent par les feuilles presque entières, la coupe
réceptaculaire transversale, 2 fois plus large que haute, ses filets staminaux
glabres, ses épis plus longs, etc. Arbre des forêts ombrophiles du Nord,
jirobablement sur les 2 versants. Styles très courtement soudés à la base.
Sans localité : du Petit-Thouars, Baron 6251.
Centre (N.) ; Montagne d’Ambre, Perrier 2307 et Ursch 239; Mt Tsara-
tanana, Perrier 6697 et 6705.
MÉMOinES DU MUSÉUM, NOUVELLE SÉRIE, TOME .XIII.
19
11. PEimiER DE LA BATHIE
:."J1
B. Pétales beaucoup plus grands que les sépales; réceptacle cylindri¬
que plus haut que large; graines portant de longs poils sur la face
interne.
21. Homalium sanguineum Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72
(1886)j 575. — Nisa sanguinea Boivin ex Tul., in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII
(1857), 70.
Espèce voisine de la suivante, en différant par scs petites fleurs rouges
(sur le vif), disposées en panicule très lâche de 3-5 épis ou grappes spici-
formes grêles et allongées (5-20 cm.) et le réceptacle Iruclilére court, ne
dépassant pas 2 mm. de long.
Forêt orientale, de 0 à 800 m. d’altitude. Nom vulg. : Zanahy.
Est : Boraha, près de Tanambao, dans l’île de Ste-Maric, Boivin 1846;
Ambatovola, sur la Vohitra, Perrier 18411.
Centre (E.) : Analamazaotra, Louvel 26.
22. Homalium albiflorum O. Hofïm., Sert. PI. Madag. (1881), Atlas
Grandidier, t. 123. — Nisa albiflora Boivin ex Tul., in Ann. Ne. Nat.,
sér. 4, VIII (1857), 71; N. leucophlea Tul., loc. cit., 72; Homalium tetra-
merum Baker, in Trimen’s Journ. (1882), 110; H. Hoffmannianum Bâillon,
in Bull. Soc. Linn. Paris,!, n“ 72 (1886), 575; H. leucophleum Bâillon, loc.
cit., 576; //. Bailloni Sc. Elliot, in Journ. Linn. Soc., XXIX (1890), 23.
Les types de Nisa albiflora Boiv., N. leucophlea Tul., Homalium Hoff¬
mannianum,BaSAon, H. tetramerum Baker et //. Bailloni Sc. Elliot ne sont
que des différents stades de végétation d’une même espèce très variable, à
la fois hétéromorphe (variations d’âge et de saisons, accommodations,
accrescence des pétales) et polymorphe (formes peu stables, sans aire
définie, variations individuelles ou sur les différentes parties d’un même
individu). Cette espèce n’est distincte de la précédente que par ses fleurs
blanches (sur le vif) et plus grandes, les inflorescences en épi ou grappe
spiciformes, jamais groupés en panicule et le réceptacle toujours plus
allongé (2, 5-4 mm.). C’est un arbre à feuilles tardivement caduques ou en
l)artic persistantes, largement répandu dans les forêts de l’Est, du Centre,
du Sambirano et d’une partie de l’Ouest, entre 0 et 1700 m. d’altitude. Ses
noms vulgaires, Hazomby, Hazoambo, Malazavoavy, Hazombato, varient
selon les régions où il croît.
Les formes de cette espèce peuvent être groupées en 2 variétés clima¬
tériques, l’une des climats chauds et relativement plus secs, l’autre des
forêts plus humides de l’Est ou des montagnes, variétés d'ailleurs peu dis¬
tinctes et passant de l’une à l’autre :
a. Var. typicum.
Inflorescences jeunes courtement pubescentes ; fleurs groupées sur l’axe
par 2-6, les unes sessiles, les autres subsessiles ou courtement pédicellées;
feuilles plus ou moins caduques, à limbe plus mince.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
205
Centre (N.) : Bemanevika, Decary 1030; Mt Tsaratanana, Perrier%im al
6704.
Sajubirano ; Nossibé, Pervillé 480 [Boivin 2124), type de N. alhiflora
Tul.; Sakatia, près Nossibé, Hildehrandt, de Y H. Hoffmannianiim,
Bâillon; sans localité. Baron 5551; Nossy-Mitsiou, Perrier 18767.
OüEST : Ankarafantsika, Service Forestier 88; env. deMajunga, Humbert
4054, Perrier 12350; plateau d’Ankara (Boina), Perrier 1090; Bemazava,
près de l’embouchure de la Mahavavy, Perrier 2264 ; Morondava, Louvel 168.
|3. Var. leucophleum (Tul.) Bâillon pro sp.
Inflorescences jeunes glabres ; fleurs groupées sur l’axe par 1-4, toutes
sessiles; fouilles plus ou moins persistantes, à limbe en général plus coriace
et plus petit.
Sans localité : Baron 858 (type de H. tetramerum Baker) et 6224.
Est : Sur le Fanantara, Lantz; Fort-Dauphin, Scott Elliot 2853 (type de
H. Bailloni Sc. Elliot), Decary 4182, et 4245; pointe Itaperina, près Fort-
Dauphin, Decary 10126.
Centre : Imerina, Catat, Goudot[tjpe àeH. leucophleum (Tul.) Bâillon),
Decary 6243, Perrier 6107, 6708 et 6709; Carion, Decary 6026; Ambo-
bitrazo, B. P. Campenon; Ambatofinandrano, Perrier 6710; Ankafina (S.
Betsiléo), Hildebrandt'è01%.
Ouest (Nord) ; forêt d’Analamera, Ursch 164 b; Ambavahibe, Ursch 164a;
Montagne d’Ambre, Perrier 17699.
Section III. Antinisa Tul.
Cette section, caractérisée par des fleurs de Blackwellia, mais cachées
par de grandes bractées accrescentes, ne comprend que 2 espèces très
voisines, arbres à feuilles caduques, dont les feuilles et les inflorescences
varient beaucoup d’aspect au cours de leur développement.
23. Homalium involucratum O. Holîm., Sert. Madag. (1881), 18; Bâillon,
in Bull. Soc. Linn. Paris, I (1886), 576; Atlas Grandidier, t. 124. — Nisa
involucrataDC., Prodr., Il (1825), 55; N. spicata Noronh. mss.; Homalium
HildehrandliiBA\\\.ot\., in Bull. Soc. Linn. Paris, I (1886), 576.
Grand arbuste ou petit arbre atteignant 10 m. de haut, des forêts chaudes
et humides, à basse altitude. Noms vulg. : Zarnalotra, Silambolambolahy.
Espèce variable quant à la forme et aux dimensions des feuilles :
Forma typica. Feuilles courtement pétiolées (7-10 mm.), elliptiques,
elliptiques-oblongues ou parfois un peu obovales (3-7 X 2-4 cm.), obtuses
ou courtement acuminées-obtuses, à bords entiers ou, surtout sur les jeunes
feuilles, munis de quelques dents espacées.
Est ; sans localité. Poivre, du Petit-Thouars; Manahary (N.-E.), Hum-
è/oï 202; Tampinaau S. de 1 amatave, LouvelbO, Ursch \.0ô] Fort-Dauphin,
Cloisel 211.
H. PERRIER DE LA HATHIE
2!)6
Forma Hildehrandtii Bâillon pro sp. — Diffère de la forme typique par
ses feuilles à pétiole plus long (12-15 mm.) et à limbe plus grand (4,5-10
X 2,6-5 cm.), souvent ovale, plus longuement acuminé, les bords, lorsqu ils
sont dentés, à quelques larges crénelures irrégulières.
Sambirano : Belinta, Ilildebrandt 3310 (Février 1880).
Forma lucidum Sc. Elliot in Journ. Linn. Soc., XXIX (1890), 23, pio
par. — Feuilles en général plus coriaces, arrondies ou un peu en cœur à la
base, presque toujours arrondies ou très obtuses au sommet.
Est : Fort-Dauphin, Scott Elliot 2304, Decary 10067, 4226 et 9825.
Forma Cloiseli. — Feuilles étroitement elliptiques ou ovales-lancéolées
(3-8 X 1,8-2,8 cm.), à dents plus saillantes.
Est : Fort-Dauphin, Cloisel 179.
Forma viride. — Feuilles vertes sur les 2 faces, allongées (4,5-9 X 2.8-
4 cm.), à dents saillantes, jamais à bords entiers.
Est : Fort-Dauphin, Decary 2446.
24. Homalium Vatkeanum O. Hoffm., Sert. Mad. (1881), 19.
Cette espèce, qui n’est connue que par des exemplaires en feuilles cl
inflorescences jeunes, diffère à peine de VH. involucratum au même stade
de développement par les stipules aciculaires, longues de 1 mm. 5, les
feuilles à pétiole plus grêle et à limbe atténué-aigu ou acuminé-aigu au
sommet, les bractéoles des fleurs beaucoup plus petites (0 mm. 5), le
périanthe à 16-18 divisions, à l’anthèse toutes égales et semblables, les
pétales plus aigus, les glandes petites et velues et les anthères à connectif
noir.
Sambirano ; Forêt de Lokobe, à Nossibé, Hildehrandt 3291. (Décembre
1879).
Obs. — Les feuilles, les inflorescences et les fleurs des Homalium de
cette section varient tellement au cours de leur développement que l’on
peut douter que le type de //. Vatkeanum (en feuilles et inflorescences très
jeunes) soit réellement dilîérent du type de //. involucratum var. Hilde-
brandtii, qui provient de la même région. Les caractères des stipules, des
sépales, des pétales, des bactéoles et des anthères, permettent néanmoins
de distinguer //. Vatkeanum, mais il faudra peut-être lui rapporter Hilde-
brandt 3310, dont nous ne connaissons que les fruits et les feuilles adultes.
Section IV. Myriantheia Thou.
Cette section, que caractérisent ses étamines plus nombreuses que les
sépales et disposées par 3-5 en groupes alternant avec les glandes, comprend
à Madagascar 8 espèces. Elle relie les Homalium aux Calantica à étamines
plurisériées, dont elle ne diffère que par la coupe réceptaculaire plus pro¬
fonde et adhérente plus ou moins hautement à l’ovaire. Comme dans la
RÉVISION DES FLACOURÏIACÉES 2!I7
section correspondante des Calantica, les étamines sont plus ou moins nette¬
ment bi-ou même trisériées.
A. Etamines 5 fois plus nombreuses que les sépales, groupées par 5.
25. Homalium boinense, sp. nov.
Arbor pnrva, ramulis jurenioribus pubescentibus. Stipulée minutae, deltoidcae,
pubescentes. Folia alterna opposilave, primum sparsim pubescentia, dein glabra,
petiolo 5-10 mm. longo; lamina elliptica, oblongo vel siibobovata {5,2-12 X 3,5-5,5 cm),
obtusa vel breoiter acuminata, basi obtusa vcl breviter cuneata ; nervis utrinque
conspicuis. Inflorescentiae cymosae multiflorae, 8-12 cm., longae, satis longe (2 cm. 5),
pedunculatae, omninocinereo-tomentosae ; bracteis bracteolisque anguste acuto-deltoi-
deis, l-l,5mm. longis;pedicellis 3-bmm. longis, supra medium articulatis;floribus in
genere magnis (12-li mm. diam.), 5-6meris, e.vtra cinereo-tomentosis. Sepala oblonga
[3,5-5 y^2-2,5 mm.), k-costidota, petalis breviora. Petala oblanceolata (7 X 2-4 mm.)
e.rtra dense pilosa. Glandulae pilosae, duplo latiores quam altiores. Stamina 25-30,
in fascicules alternisepalos 5-6 disposita, 3 mm. longa, filamentis glabris, antlieris
globosis, bicoloratis, loculis luteis, dorso incrassato nigro. Ovarium semi-inferum,
supra medium liherum conicum et tomentoso-hirsutum; stylis i,1,5-2 mm. longis,
pilis paucis basin versus instructis ; placentis 10-ovulatis.
Forêts tropophiles, entre 100 et 600 m. d’altitude; fl. : février-août.
Ouest (Secteur Ambongo-Boina) : environs de Mahamavo, Ouest du Mont
Namakia, entre le Mahazamba et le Betsiboka, Perrier 14833; environs de
Mévétanane, Perrier 6729; Le Beritzoka, entre Mévétanane et Andriba,
Perrier 338; Firingalava, entre Mévétanane et Andriba, Perrier 699.
A' Étamines 3 fois plus nombreuses que les sépales, groupées par 3.
B. Réceptacle cylindrique-urcéolé, arrondi ou très obtus à labase.
26. Homalium urceolatum Sc. Elliot, ’mJourn. Linn. Soc., XXIX (1890), 22.
Cette espèce, bien distincte de tous ses congénères par son réceptacle
cylindrique-urcéolé et son ovaire complètement infère, est, bien que rare,
largement répandue sur une aire très vaste. Elle varie quelque peu quant à la
pubescence, plus dense sur les exemplaires du Nord de l’île que sur ceux du
Sud-Est. Grand arbuste ou petit arbre des forêts plus ou moins humides de
0 à 1.500 m. d’altitude.
Est (S.-E.) : Fort-Dauphin, Scott Elliot 2662 et 3037; Vondrozo, Recary
4874 et 5075 ; Mananjary, Geay 8019, 8020, 8021.
Centre (S.) : environs d’Ambatofinandrano, Decary 12946.
Ouest (S.) : sur la Mania, Perrier 12547. Ouest (N.) : haute Mananjeby,
Perrier 6701 ; bassin inférieur de la Loky, Perrier 6713.
B' Réceptacle obeonique fortement atténué du sommet sur la base ou
le pédicelle.
C. Glandes glabres; filets staminaux glabres.
298
II. PERRIER DE LA RATIIIE
27. Homalium nobile Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72 (188G), 575;
Atlas Grandidier, t. 127.
Grand arbre de la forôt orientale; espèce bien distincte par ses grandes
fleurs (15 mm. diam.) et ses grandes feuilles (8-13 X 4-8 cm.).
Bst : Ampasimbola, //«;hZ-/oï33; Antsianaka, Iluinblot&b9\ Ambilo, au S.
de Tamatave, Decary 6494.
28. Homalium laxiflorum Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n" 72
(1886), i>lO-, Atlas Grandidier, t. 128. — Myriantheia laxifloral\x\.,m Ann.
Sc. Nat., sér. 4, VIII (1857), 66.
Petit arbre ou grand arbuste de la forêt littorale orientale, bien distinct de
l’espèce précédente par ses fleurs et ses feuilles plus petites et de la suivante
par ses inflorescences grêles, de 5-12 cm. de long, ses fleurs pédicellées et
ses glandes transversales. Commun. Nom vulg. : Tsitakonala.
29. Homalium brevepedunculatum Sc. Elliot, in Journ. Linn. Soc., XXIX
(1890), 21.
Espèce paraissant spéciale aux environs de Fort-Dauphin, distincte de la
précédente par ses inflorescences très courtes (2-3 cm.), velues-tomenteuses
et d’un fauve-doré, à axe épais, tétragone, portant presque toutes les fleurs à
son sommet, et ses fleurs subsessiles.
Est (S.) : Fort-Dauphin. 2600.
C' Glandes hérissées,
30. Homalium Maringitra, sp. nov.
Arhor QONo tn. alto., ramulis junioribiis ^laberriniis, Folia persistentia coriacea.
alterna siibopposita ternalave, breviter {2-6 mm.)petiolata ; lamina oblongn cel obo-
vata (2,S-4 X 1,5-3 cm.), obtusa interdumve breviter scuminata, basi obtiisa vel
subcuneata, marginibus integris velpauci-dentatis, dentibiis irregularibus glandula
apicali minuta auctis. Racemi axillares terminalesve 3-5 cm. longue, dense 8-12 florae;
pedunculo 1,5-2,5 cm. longo; bracteis minutissimis unifloris raro bifloris \ pedicellis
3 mm. longis tenuiter pubescentibus, supra medium articulatis ; floribus i-5-meris,
5-6 mm. latis, e.xtra glabris. Receptaeulum obconicum b-coslulatum, 1 mm. 5 latum
et altum. Sepala glabra crassa obtiiso-ovata (3-4 X 7-2 mm.). Petala oblonga
i5-6 X 2,5 mm.), obtusa, palabra. Glandulae subquadratae griseo-tomentosae. Sto-
mina 12-15, biseriata, 2-2,5 mm. longa, filomentis glabris, antlieris minute globcsis
(0 mm. 3). Ovarium semi-superum, supra medium griseo-lomentosum; stylum tetrago-
num sparsim pilosum plus minus alte 3-lifidum; loculo intus glabro ; placentis
3-4, 4-S ovulatis.
Forêt ombrophile, de 900 à 1000 m. d’altitude; fl. : janvier. Noms vulg. :
Maringitra, Ampitsikahitra.
Centre (E.) ; Analamazaotra, Perrier Q12o ei Louvel IbH.
Espèce bien distincte des 2 suivantes par ses petites feuilles, son récep¬
tacle obconique-tétragone, ses fleurs et ses filets staminaux glabres.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
^9!)
31. Homalium lanceolatum Sc. Elliot, in Journ. Linn. Soc., XXIX (1890), 23.
Espèce paraissant localisée dans la région de Fort-Dauphin, à réceptacle
obconique et à filets staminaux portant de longs poils, distincte de la suivante
par ses feuilles lancéolées-aiguës, ses inflorescences grêles plus courtes que
la feuille axillante, ses fleurs plus petites, les sépales et pétales hirsutes sur
les 2 faces.
Est (S.), Fort-Dauphin, Scott Elliot 3056.
32. Homalium oppositifolium Bâillon, in Bull. Soc. Linn. Paris, I, n“ 72
(1886), 575. — Myriantheia oppositifolia Tul., in Ann. Sc. Nat., sér. 4, VIII
(1857), 65; Homalium fasciculatum Sc. Elliot, in Journ. Linn. Soc., XXIX
(1890), 21; //. cymosulum Sc. Elliot, loc. cit., 22, t. VI.
Arbres à feuilles alternes, opposées ou subverticillées par 3 Espèce un peu
variable quant à la pilosité des différentes pièces de la fleur, la forme et les
dimensions des feuilles, variations se réduisant le plus souvent à de simples
stades de végétation. Les 2 espèces de Scott Elliot sont fondées notamment
l’une [H. fasciculatum) sur des exemplaires en très jeunes fleurs, l’autre
H. cymosulum) sur des spécimens en fruit.
Forêts ombrophiles de 0 à 1000 m. d’altitude, sur le versant oriental; fl. :
août-décembre. Xoms vulg. ; Kasaka, Sana, Tavolo.
Est : sans localité, du Petit-Thouars -,
Tampina, Louvel 76; Ht Anosivola (bassin du Mangoro), Perrier 6711;
^onAtmo,Decary 3852; Befotaka, prov. de F'arafangana, Decary 5151; Fort-
Dauphin, Scott Elliot 3037, 2617 et 2639, Cloisel2'N), Decary 4027 et 4270.
Centre (E.) : Analamazoatra, Perrier 15476; vallée de l’Itomampy,
Perrier Yl<oôk-, Midongy du Sud, Decary 5044 et 5127.
13. Gen. HOMALIOPSIS Sp. Moore.
Nous ne connaissons pas le type (//. Forbesii Spencer Moore) de ce genre
endémique, mais d’après la description très complète de Spencer Moore, il
semble pouvoir être rapproché du Bembicia dont il diffère d’ailleurs beaucoup
par les feuilles à points translucides, l’inflorescence, l’ovaire complètement
infère et le disque épigyne.
La localité où Forbes a observé cette plante n’est pas indiquée.
14. Gen. BEMBICIA Oliv.
Ce genre endémique monotype a été décrit d’après des spécimens en jeunes
fruits. Des spécimens en bonnes fleurs nous permettent aujourd’hui de rec¬
tifier la description initiale sur quelques points : les bractéoles ne sont pas
toujours soudées par leur base et placées à l’opposé de la bractée mère, elles
sont parfois libres et latérales et il y en a souvent 3, 2 latérales, pliées-
carénées et pourvues de longs poils sur la carène, et 1 postérieure, opposée
300
H. PERRIER DE LA BATIIIE
à la bractée-mère, spatulée, plus petite et glabre; la fleur a 5 sépales
imbriqués, très inégaux, et 5 pétales étroits et égaux; le disque est bordé à
l’extérieur de nombreuses glandes, groupées par 2 à la base des sépales plus
petits, par 3 et même 4 à la base des sépales plus larges; les étamines sont
groupées en phalanges irrégulières alternant avec les groupes de glandes;
l’ovaire est aux 3/4 infère, et le sommet libre, conique, est atténué en un style
plus ou moins divisé au sommet en 2-3 branches filiformes; les parois de la
loge sont velues-liérissées ; enfin la graine est albuminée et l’embryon droit.
B. axillaris esinïi arbre de 15-20 m., à feuilles tardivement caduques, assez
rare, vivant dans les forêts ombrophiles, de 600 à 1000 m. d’altitude.
Centre (E.) : entre l’Ankay et la côte Est, Baron 891, 1637 et 2495; Ana-
lamazaotra, Lomel 247 et Ursch 12.
Sambirano : surle Sahandrakoto, pentes W. de l’Ankaizina, Perrier 15144.
Obs. — Cette espèce est indiquée par erreur sur Y Index de Kew et Lemée,
Dict. des Genres, comme de Malaisie.
15. Gen. BEMBICIOPSIS gen. nov.
Habitus, folia, inflorescentiae, stamina ovulaque Bembiciae. Capitula uniflora.
Flos apetalus ebracteolatus. Receptaculum ovarii basi adnatum, superne tubulo-
sum. Disons annulatus, haud glandulis circumdatus. Stamina numerosissima,
liaud fasciculata. Ovarium Iji inferum, triloculare, loculis triovulatis, septis in
centra incrassatis adnatisque. Ovula in loculorum apicem inserta. Fructus ignotus.
Genre endémique monotype.
Bembiciopsis uniflora, sp. nov.
Frutex arborvc? ramulis albidis, junioribus tenuiter puberulentis. Folia satis
coriacea, petiolo brevi (3-7 mm.) pubcrulo ; lamina glabra, ovato-lanceolata (3,5-1
>< 1,1-3,5 cm.), supra medium attenuata dein breviter acuminata, basi brevitcr
cuneata, niarginibus tenuissime denticulatis, dentibus glandula nigra terminatis.
Capitula axillaria, sessilia, strobiliformin, ovoidea (15-18 y<.10-l'2 mm.), uniflora ;
axe crassissimo (5X4 mm.) obconieo; braeteis 12-15, rigidis, arete imbrieatis, fusco-
scariosis, extra tenuiter puberulentis et apicem versus pubescentibus, intus glabris
et basin versus verrucosulis, intimis late orbiculatis (10 mm. diam.) ovatisve (13 yC 0-
10mm.), obtusissimis vcl truncatis, concavis, subcucullatis, e.rtimis multo majoribus.
Flos lerminalis, haud bracteolntus. Receptaculum^ auguste campanulatum, supra
partem adnatam lubulosum. Receptaculi tubus brevis (3 mm.], perlatus (5 mm.),
5-gonus, intus glaber et apicem versus sepaln, discum staminaque gérons. Sepala
5 valde imbricata, braeteis similia sed breviora latioraque, ciliolata et pilis Julvis
apiculata, apice cucullata inaequalia, c.xtimum intimis majus (9 mm.). Sta¬
mina numerosissima tenuissime papillosa in discum annulatum inserta, extima plus
1. Organe désigné ordinairement comme tube du calice, terme ici impropre, puisque cet
organe porte le disque et les étamines.
RÉVISION DES FLACOURTIACÉES
301
minus ahortiva; filamentis gracilibus in alabastro plicato-contortis; antlieris ellip-
ticis (2 X mm.), subbasiftxis, connectivo incrassnto. Ovarium Iji inferum, su-
penne cum stylo tenuissime pupilloso; stylo 6 mm. longo, apicc trifido, sîigmutibiis
minute capitatis.
Centre (E.) : sans localité, Le Myre de Vilers.
Malgré l’ovaire triloculaire, les afTinités de cette plante et de Bemhicia
a.cillaris sont tellement grandes que nous l’avons tout d’abord considérée
comme une seconde espèce de Bemhicia. L’étude du fruit et du développe¬
ment de l’ovaire, malheureusement impossible sur l’unique spécimen très
pauvre qui représente ce type, pourra seule nous fixer sur la réalité de ces
affinités.
1
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL DTIISTOIRE NATURELLE
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris.
Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (commencées en 1802 comme
Annales du Muséum national d'Histoire naturelle). (Un vol. par an, 300 fr.)
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (commencé en 1895). (Un vol.
par an, 80 fr.)
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans pério¬
dicité fixe; abonnement pour un volume, 230 fr.)
Publications du Muséum national d'Histoire naturelle. (Sans périodicité fixe;
paraît depuis 1933).
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de Cul¬
ture; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Pbanérogamie;
paraît depuis 1909; abonnement au volume, 65 fr.)
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le D'' R. Jeannel, laboratoire
d’Entomologie; paraît depuis 1934; abonnement annuel France, 60 fr..
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lier, laboratoire d’Âgronomie coloniale; paraît depuis 1921; abonnement
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Cryptogamie; paraît depuis 1924; abonnement France, 150 fr.. Étranger,
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Cryptogamie ; paraît depuis 1874; abonnement France, 60 fr.. Étranger, 80 fr.)
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MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de Cryptogamie; paraît
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Mammalia. (Directeur M. F. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammifères
et Oiseaux; paraît depuis 1936; abonnement France, 50 fr.. Étranger, 55 fr.)
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Binard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard; suite du
même Bulletin à Saint-Servan; paraît depuis 1928; prix variable par fasci¬
cule.)
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paraît depuis 1931) ; n’est envoyé qu’aux membres de l’Association des Amis
du Musée de l’homme.
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de Phy¬
sique végétale; paraît depuis 1927; échange.)
Travaux du Laboratoire d'Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie; paraît
depuis 1934; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du Muséum
et la Société nationale d’Acclimatation. (Rédaction, 57, rue Cuvier, Paris, 5®;
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Tome I. — R. Jeannel. Monographie des Catopidae, 438 p., janv. 1936.. 230 fr.
Tome II. — Mission scientifique de l’Omo, II (Zoologie), 320 p., 9 pL, avril
1935 . 230 »
Tome III. — E.-L. Bouvier. Étude des Saturnioïdes normaux. Fam. des
Saturniidés. 354 p., 10 pl., déc. 1936. 230 »
Tome IV. — Mission scientifique de l’Omo, III (Zoologie), 347 p., juill. 1936. 230
TomeV.—P. Lemoine. L’Ile-de-France. 442 p., janv. 1938. 75
Tome VI. — Fasc. 1. A. Brunel. Contribution à l’étude du métabolisme de
l’azote purique chez les Champignons, 186 p., déc. 1936. 74
Fasc. 2. C. Attems. Die von D'^C. Dawidoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Myriopoden, p. 187-354, janv. 1938. 138 »
Fasc. 3. G. Stiasny. Die von D*' C. Dawydoff in franzôsisch Indochina gesam-
melten Gorgonarien, p. 355-368, févr. 1938.. 18 »
Tome VII. — Fasc. 1. P. Lemoine. L’Ile-de-France, 2® partie, chap. III,
Valois et Multien, 176 p. 30 »
Tome VIII.—Mission scientifique de l’Omo, IV (Zoologie), 416 p. févr. 1938. 230 »
Tome IX. — Mission scientifique de l’Omo, V (Zoologie), 370 p., juin 1939. 230 »
T orne X. — Fasc. l.L. Leroux. Contribution à l’étude de l’aldéhyde formique,
68 p., janv. 1938. 46 »
Fasc. 2. V. Redikortzev. Les Pseudoscorpions de l’Indochine française re¬
cueillis par M. C. Dawydoff, p. 69-115, juillet 1938. 28 »
Fasc. 3. M. Friant. Morphologie, développement et évolution du cerveau
des Ongulés artiodactyles sélénodontes, p. 114-188 (avec 5 pl.), mars 1939. 58 »
Fasc. 4. Cécile Sosa-Bourdouil. Hérédité des caractères biochimiques chez
les végétaux, p. 189-236 (avec 1 planche), mars 1939. 40 »
Fasc. 5. H. Perrier de la Bathie. — Les Orchidées de la région malgache,
p. 237-298, mars 1939. 34 »
Fasc 6. P. DE Beauchamp. Planaires terrestres de l’Indochine française récol¬
tées par C. Dawydoff, p. 299-388, une planche, juin 1939. 24 »
TomeXI. — Paul Lemoine, René Humery et Robert Soyer. Les forages pro¬
fonds du Bassin de Paris. La nappe artésienne des Sables verts, juillet 1939. 230 »
Tome XII. — Fasc. 1. Pierre Marie. Contribution à l’étude des Foraminifères
du Crétacé du Bassin de Paris (à l'impression).
Fasc. 2. Berland et Millot. Araignées de l’A. O. F. 1. Salticides (en prépa¬
ration) .
Tome XIII. — Fasc. 1. R. Jeannel. Les Calosomes, p. 1-240, 8 planches,
mai 1940. 175 »
Fasc. 2. M. Vachon. Sur la systématique des Scorpions, p. 241-260. 25 »
Fasc. 3. H. Perrier de la Bathie. Révision des Flacourtiacées de Mada¬
gascar et des Comores, p. 261 à 302. 20 »
Tome XIV. — Croisière du Bougainville aux îles australes françaises, 328 p.,
10 pl., octobre 1940. 230 »
Le Gérant ; R. Jeannel.
•- Imprime en France ■■
TYPOGRAPHIE FIR.’VI IN-DIDOT ET C*”. — MESML (EURE) — 1940.