MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME IV
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO. III (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
r >~, rue Cuvier (Y*;
Juillet 1936
M ;
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tiragesà part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
commerce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d'Histoire naturelle doivent êtres remis à M. le D r R. Jkannel,
45 bis, rue de Buffon, Paris (5 e ), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
une décision de l’Assemblée des Professeurs.
Le prix de l’abonnement pour un volume, est de 150 francs.
Le montant des abonnements et les demandes de fascicules
doivent être adressés m. Muséum national d'Histoire naturelle,
37 , rue Cuvier, Paris (5 e ).
Compte chèques postaux : Paris 134-03.
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME IV
FASCICULE UNIQUE
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO, III (Zoologie)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
57, rue Cuvier (V e )
Juillet 1936
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Tome III
ZOOLOGIE
PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE
R. JEANNEL
PROFESSEUR AU MUSEUM
PARIS
ÉDITIONS DU MUSEUM
5 j, Rue Cuvier (V e )
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 18
Pages.
A. Seyrig. Hymenoptera. It, Ichneumonidae : Cryptinae, Pimplinae, Try-
phoninae et Ophioninae.. 1-100
Fascicule 19
R. P. Longin Navas. Neuroptera, Embioptera, Plecoptera, Ephemerop-
tera et Trichoptera. . 101-128
Fascicule 20
A. Vayssiëre. Ephemeroptera. II, Formes larvaires. 129-132
Fascicule 21
W. IIorn. Coleoptera. VIII, Cicindelidae. 133-135
Fascicule 22
L. Bgrgeon. Coleoptera. IX, Carabidae : Panagaeini. 136-140
Fascicule 23
P. de Beaüchamp. Turbellariés et Bryozoaires. 141-153
Fascicule 24
A. Badonnel. Psocoptères. 155-156
Fascicule 25
J. Roux. Reptilia et Amphibia. . 157-190
Fascicule 26
R. Poisson. Hemiptera. I, Aquatica. 191-218
Fascicule 27
H. ITarant et P. Vernières. Hirudinea. 219-226
Fascicule 28
G. IIeinrich. Hymenoptera. III, Ichneumonidae : Ichneumoninae. 227-244
VIII TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 29
P. A. Chappuis. Crustacea. III, Gopepoda : Harpacticoidae. 245-292
Fascicule 30
L. Fage et Simon. Arachnida. III, Pedipalpi, Scorpiones, Solifuga et Ara-
neae (l re partie). 293 340
Index alphabétique des espèces et genres cités. 341-347
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 18.
7" r septembre 7955.
UYMENOPTERA
II. ICHNEUMONIDAE :
CRYPTINAE, PIMPLINAE, TRYPHONINAE ET OPHIONINAE
PAR
André Seyrig.
Les insectes ayant servi de base à la présente étude comprennent non
seulement ceux qu’a rapportés la Mission de l’Omo, mais aussi le matériel
récolté antérieurement en Afrique orientale par d’autres missions scienti¬
fiques. C’est ainsi qu’on verra figurer ici les récoltes d’ALLUAUD en 1904 et
1909, d’ALLUAuo et Jbannel en 1911 et 1912, et les miennes propres, faites
pendant une excursion au Kénya en juin 1932. A cela, il convient encore
d’ajouter quelques insectes isolés, capturés accessoirement par divers
voyageurs qui ont passé dans la même région et ont donné au Muséum de
Paris le produit de leurs chasses : Raffray (1882), Ch. Michel (1899),
Dr. Fernique (1900), Poncins et Lambertye (1912), Dr. Gromier (1912), Mar¬
chand (1919), Babadlt (1922 à 1934).
L’ensemble forme un tout homogène, représentant bien la faune de la
colonie anglaise du Kénya et des régions immédiatement voisines, et il nous
a paru intéressant, puisque rien n’a été publié sur les Ichneumonides rap¬
portés par les naturalistes précités, de grouper le tout, et de l’ajouter au
matériel de la Mission de l’Omo, pour en faire une étude générale.
Dans ce qui suit, la sous-famille des Ichneumoninae a été séparée du
reste, et étudiée à part par G. IIeinrich, dont on trouvera le texte plus loin.
Quant aux autres sous-familles, elles sont en principe toutes passées en
revue ici, mais nous devons signaler quelques lacunes, en particulier en ce
qui concerne les Cryptinae et les tribus des Paniscini, Cremastini, Plec-
tiscini et Porizonini. Dans ces groupes, des descriptions d’espèces isolées
nouvelles ne pourraient pour le moment qu’accroître la confusion qui y
règne déjà, et nous les avons laissées de côté, en attendant de reprendre
l’ensemble de leur systématique sur de nouvelles bases.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III.
I
A. SEYRIG
•2
Pour conduire à bien la présente étude, nous avons été amené à revoir
les types africains de certains auteurs. C’est ainsi que nous avons pu exa¬
miner au British Muséum, ceux de Cameron et de Morley, grâce à l’obligeance
de M. J. F. Perkins, qui nous a d’ailleurs, par ses conseils, grandement aidé
à élucider la question des Hemipimpla et des Delaulax. De même à Berlin,
M. le professeur Bischoff nous a facilité l’étude des types de Tosquinet et
d’ENDERLEiN, et à Stettin, M. Kastner celle d’autres types d’ENDERLEiN, qu’il
aurait été difficile de situer sans les avoir eus sous les yeux. En ce qui con¬
cerne les types de Szepligeti (insectes rapportés du Kilimandjaro par l’expé¬
dition Sjôstedt), nous avons pu avoir tous les éclaircissements désirables,
grâce à l’obligeance de M. le Dr. A. Roman, de Stockholm, qui a bien voulu
comparer certains de nos exemplaires avec ceux qui avaient servi pour la
description originale. — A tous, nous adressons ici nos remerciements les
plus chaleureux, sans oublier le Muséum de Paris où nous trouvons depuis
des années l’hospitalité la plus large et la plus bienveillante.
Caractères de la faune des hautes montagnes de l’Est Africain. — Le
trait qui frappe le plus, dans la faune qui nous occupe, c’est la présence
sur les montagnes, d’espèces ayant des affinités nettement paléarctiques.
Il s’agit en général de groupes (par exemple les Polysphinctini, Bas-
sini, etc.) qui comprennent de nombreuses espèces dans les régions
tempérées de l'hémisphère nord, qui manquent dans presque toute l’Afrique
au sud du Sahara, mais dont quelques représentants se retrouvent sur le
Kénya, l’EIgon ou sur d’autres montagnes de l'Est Africain.
Nous avons déjà signalé un fait analogue pour les montagnes de Mada¬
gascar, et émis à ce moment là l’hypothèse d’un peuplement d’origine
aérienne ( Mém. Acad. Malgache, fasc. XIX, 1934). Il convient de signaler
que les groupes ainsi représentés à Madagascar sont les mêmes que ceux
qu’on trouve représentés sur le Kénya ou l’Elgon. Ces dernières montagnes
seraient donc, si l’hypothèse se confirme, les jalons ayant servi de relais
aux espèces migratrices lorsqu’elles se sont transportées d’Europe ou
d’Afrique du Nord jusqu’à Madagascar.
Une remarque qui renforce d’ailleurs notre hypothèse, c’est qu’en
Afrique Orientale comme à Madagascar, toutes les espèces à affinités palé¬
arctiques sont de petite taille (moins de 10 mm.), volant mal, et par consé¬
quent facilement entraînées par le vent ou les courants ascendants.
Bien différentes sont les espèces d’affinités nettement éthiopiennes. Ici
nous avons affaire à des formes souvent hautement spécialisées, ou de
grande taille, et qui, à Madagascar comme en Afrique, atteignent leur plein
développement dans les régions basses ou d’altitude moyenne, et se raré¬
fient à mesure qu’on s’élève.
Nous ne nous étendrons pas ici sur ces remarques, sur lesquelles nous
avons déjà insisté ailleurs (Soc. de Biogéographie, séance de janvier 1935).
Notre but aujourd’hui est simplement de mentionner en quelques lignes
HYMENOPTERA, JCHNEUMONJDAE
3
une opinion encore isolée, pour permettre de la confronter avec celles qui
découleront de l’étude d’autres groupes d’insectes.
Subfam. CRYPTINAE
Trib. Cryptini
Osprynchotus gigas Kriechbaumer
Trois $ de Kibwézi, de Boura et de Nairobi (Alluaud, 1904). — 3 $ de
Neu Moschi, au pied du Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel, avril 1912). —
Une 9 de Voi (Alluaud et Jeannel, mars 1911). — Un çf de Fort-Hall
(Alluaud et Jeannel, janvier 1911). En outre 3 çf rapportés de Kisumu par
la mission M. de Rothschild, et signalées par Szepligeti sous le nom de
O. capcnsis, sont à placer ici.
Osprynchotus capensis Spinola, subsp. ruficeps, nov.
Diffère de la forme type par la tête rouge, ainsi que le prothorax et les
pattes I, et par le 1 er article des tarses III, avec seulement l'extrême base
noire, les articles suivants entièrement jaunes, le 5 e seul brun. L’extrémité
de l’abdomen est largement tachée de jaune chez la 9 comme dans la
forme type.
Une 9 d’Abyssinie (Raffray, 1882). — Une 9 de Diré-Daoua, Abyssinie
(Marchand, 1919). —Un çf du Harrar (M de Rothschild, 1905), signalé par
Szepligeti sous le nom correct de capensis. —Un çf deTheka Falls, Kikuyu,
1.700 m. (Mission de l’Omo, st. 7).
Cryptus africanus Szepligeti
9 cf. Nairobi, Méru, Nyéri et Nanyuki (juin 1932). — Le çf, non encore
décrit, ressemble à la 9. mais les apophyses du segment-médian sont
presque nulles, le 2 e tergite est 1,8 fois plus long que large, le 3 e sub-carré.
Antennes épaisses à la base, atténuées vers l’extrémité, le 1 er article du
funicule 4 fois plus long que large, le 2 e 3 fois. Face rouge, les orbites
internes parfois étroitement jaunes. Antennes rousses, devenant brunes à
l’extrémité, sans anneau blanc. Sutures thoraciques plus ou moins lavées
de noir, comme chez la 9- Tarses III noirs, les articles 2 à 4 blancs.
Brachycoryphus rufithorax Szepligeti
Une 9 de Nyangnori, Nandi occidental (Alluaud, 1904). Cet insecte n’a
rien à voir avec le genre Gambrus où l’a placé Szepligeti, et c’est avec
raison que Roman l’en a sorti.
4
A. SEYRIG
Oneillella analis Tosquinet
Un de la région de Kisumu, sur la rivière Yala (Babault, sep¬
tembre 1916).
Trib. Phygadeuonini
Leptocryptus speculator, n. sp.
9- Tempes passablement plus courtes que les yeux vus d’en haut,
rétrécies en lignes courbe, recouverte d’une pilosité assez éparse, argentée,
comme sur la face. Front lisse et luisant. Face brillante, très finement cha¬
grinée, avec deux faibles sillons longitudinaux qui la divisent en trois lobes,
et un sillon transversal qui la sépare du clypéus. Joues très courtes, mais
pas nulles. Funicule grêle, presque aussi long que le corps, composé de
26 articles, le l or 4 fois plus long que large, le 2 e de mêmes proportions, les
6 à 8 avant-derniers sub-carrés.
Mésonotum lisse et luisant ; les notaules nets et fins s’étendant jusqu’à la
fossette scutellaire. Ecusson non rebordé, lisse, ainsi que les pro-et méso-
pleures. Segment médian entièrement aréolé, longuement pileux ; le fond
assez brillant, faiblement sculpté, mais non lisse; l’aire basale grande, en
forme de trapèze ; l’aire centrale 1,2 fois plus longue que large, recevant la
coslule tout en avant, ses côtés parallèles à partir de cet endroit; l aire
postérieure très basse, non divisée, limitée par une carène faiblement
recourbée.
1 er tergite linéaire ; les spiracules saillants, situés au milieu; le postpé¬
tiole 2,5 fois plus long que large, lisse avec tendance à la formation de rides
longitudinales sur les côtés. 2 e tergite bombé, sub-triangulaire, légèrement
plus long que large en arrière, lisse, pubescent, avec à la base deux petites
thyridies. 3 e tergite 2 fois plus large que long. Tarière un peu plus longue
que le I er tergite, son extrémité nettement en lancette.
Aréole de 1 aile petite, irrégulière, ouverte à l’extérieur. Nervure récur¬
rente recourbée percée de deux fenêtres éloignées ; son extrémité aboutis¬
sant très loin sur la nervure parallèle de façon que la deuxième abscisse
de celle-ci soit à peine aussi longue que la moitié de la première. Nervulus
interstitiel. Nervellus brisé en son tiers inférieur.
Taille 4 mm. Noir. Mandibules roux-jaune. Scape testacé ; le funicule
sans anneau. Écusson, postécusson et la région qui les entoure rouge
foncé, ainsi que le prothorax et le mésosternum. 1 er tergite avec une tache
jaune-roux en arrière ; le 2 e avec un long triangle médian et la marge posté¬
rieure de même couleur ; le 3 e avec une fine bande médiane et la marge
postérieure pâles. Pattes jaunâtres; la 3 e paire brune à partir du 2 e article
des trochanters. Ailes hyalines; le stigina gris brun.
Une 9 de Nanyuki, au pied du mont Kénya (juin 1932).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
5
Subfam. PIMPLINAE
Trib. Calliclisini
Gabunia togoensis Krieger
Une Ç de Nyangnori, Nandi occidental (Alluaud, 1904).
L’espèce, décrite d’après des exemplaires du Togo, est donc largement
répandue, quoique sans doute rare partout. Le présent exemplaire corres¬
pond jusque dans les moindres détails avec la longue description de
Krieger.
Tribu Phytodietini
Phytodietus varicolor, n. sp.
Espèce voisine de P. concolor Szepl., rapporté du Kilimandjaro par
l’expédition Sjôstedt. Diffère de cette forme par le front brillant, le méso-
notum presque lisse, les notaules profonds en avant, et par la coloration
noire et jaune de la tête et du thorax.
$ . Tempes courtes, fortement rétrécies derrière les yeux, en ligne légè¬
rement courbe. Front brillant, très finement chagriné, sans carène médiane.
Ponctuation de la face superficielle, mais distincte ; le fond assez brillant.
Joues très excavées, environ aussi longues que la largeur de base des
mandibules. Clypéus petit, à peine plus large que haut, bombé, profondé¬
ment séparé de la face, avec une petite fovéole au milieu ; son bord anté¬
rieur largement arrondi et un peu relevé. Funicule de 36 arlicles chez le
type, tous plus longs que larges, le l sr presque 6 fois, le 2 e plus de 4 fois,
les avant-derniers encore 1,5 fois.
Mésonotum très brillant, avec de faibles vestiges de points à la base des
poils. Notaules profonds en avant, mais disparaissant tout à fait sur le dessus,
déterminant un lobe médian prolongé loin en avant des autres. Segment
médian assez peu brillant, très finement ridé en travers.
Abdomen lisse et luisant; le 1 er tergite étroit, un peu plus de 2 fois plus
long que large, très aminci à la base ; les spiracules assez saillants. Tarière
aussi longue que les tergites 1 et 2 réunis.
Nervure récurrente aboutissant presque dans l’angle externe de l’aréole.
Angle externe de la cellule discoïdo-cubitale droit. Nervulus un peu en
arrière de la nervure basale.
Taille 7+2 mm. environ. Tête et thorax noirs ornés de jaune. Sont
jaunes : la moitié inférieure du clypéus, la bouche, les mandibules, l’extré¬
mité arrière des propleures, deux crochets huméraux sur le mésonotum,
les tégulae, la racine de l’aile, le calus en haut des mésopleures, l’extrémité
de l’écusson, le postécusson, les hanches I et II et les trochanters corres-
6
A. SEYRIG
pondants. Segment médian et abdomen roux, celui-ci passant au noir vers
l’extrémité, à partir du 4 e tergite chez le type, un peu plus loin chez les
autres exemplaires. Antennes brunes. Pattes rousses, les hanches III
parfois maculées de noir en dessus, les fémurs et tibias I et II avec, chez
l’un des exemplaires, une fine ligne noire, sur la crête. Extrémité des
tibias III et tarses rembrunis. Ailes hyalines, le stigma roux-jaune clair.
cf. Diffère de la 9 par le funicule plus robuste, les premiers articles
moins allongée, les avant-derniers subcarrés. Abdomen grêle, le 1 er tergite
bien 2,5 fois plus long que large, le 2° un peu plus long que large, le 3 e sub¬
carré. Taches noires plus réduites que chez la 9 ; fête, thorax et toutes les
hanches, jaune clair. Une tache noire céphalique englobe le milieu du
front, le stemmaticum et l’occiput, et atteint les yeux sur une certaine
longueur en haut des tempes. Mésonotum noir au milieu. Fossettes laté¬
rales de l’écusson et du postécusson, haut des mésopleures et dessus des
hanches III tachés de noir. Abdomen entièrement rouge. Antennes jaunes
en dessous à la base.
Une 9 0 e type) et un capturés à Meru, à Test du mont Kénya, dans la
région à Podocarpus (juin 1732). Deux autres 9 de Nairobi, et une der¬
nière du Kivu (Babault).
Trib. Polysphinctini.
Clistopyga incitator Fabricius, var. haemorrhoidalis Gravenhorst
Une 9 de la maison forestière du Kinangop, sur le versant ouest du
mt. Aberdare, vers 2.600 m. d’altitude (Mission de l’Omo, st. 45).
L’exemplaire est identique, jusqu’aux moindres détails de coloration, à
ceux qu’on trouve dans le sud de l’Europe. Cette variété rouge, d'une espèce
habituellement noire, est répandue dans tout le bassin méditerranéen, et
plus exceptionnellement en Europe centrale.
Polysphincta curvicauda, n. sp.
Insecte remarquable par son abdomen presque lisse, aussi dépourvu de
sculpture que de plastique, par sa tarière recourbée vers le haut et par ses
tarses, dont le 5 e article est très grand et muni d’un pulville anormalement
développé. L’ensemble de ces caractères serait presque suffisant pour auto¬
riser la création d’un genre nouveau.
9- Tempes longues, rétrécies en ligne légèrement courbe. Face sub¬
carrée, lisse avec quelques points épars. Clypéus très bombé, profondé¬
ment séparé de la face. Joues obliques, non excavées, dépourvues de
sillon longitudinal, aussi longues que la largeur de base des mandibules.
Funicule grêle, environ aussi long que l’abdomen, composé de 22 articles,
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
assez noduleux aux extrémités'; le 1 er 5 fois plus long que large, le 2 e un peu
plus de 3 fois, l'avant-dernier encore 1,5 fois.
Thorax lisse ; le mésonotum sensiblement plus long que large, trilobé;
les notaulestrès profonds, se rejoignant en arrière dans une cuvette cen¬
trale. Segment-médian dépourvu d’aréolation sur le dessus, mais avec des
vestiges irréguliers de sculpture donnant en arrière quelques rides semi-
circulaires, qui déterminent une petite aire postérieure fermée. Carènes
métapleurales fortes.
Abdomen lisse et luisant; le 1 er tergite 1,7 fois plus long que large
environ ; les spiracules très saillants vers le tiers antérieur, délimitant un
postpétiole carré, deux fois plus large que la base du pétiole; les carènes
sur le dessus tout à fait effacées. 2 e tergite en trapèze transversal, sans
sillon ni tubercules. Tergites suivants également transversaux et à peine
pourvus de dénivellations à l’endroit habituel des tubercules. Tarière rela¬
tivement grêle, très aiguë, recourbée vers le haut, sa partie exserte un peu
plus longue que le 1 er tergite.
Ailes très grandes et larges, dépassant de beaucoup l’extrémité de l’ab¬
domen ; la l ro abscisse radiale un peu recourbée, la 2° environ 2,5 fois plus
longue, très faiblement sinuée, ne formant pas d’angle avec la l re . Nervure
aréolaire courte, mais pas nulle ; l’abscisse qui la sépare de la récurrente
2 fois plus longue. Angle externe de la cellule discoïdale un peu aigu. Ner¬
vure parallèle issue sensiblement en dessous du milieu de la cellule bra¬
chiale. Nervulus interstitiel. Nervellus brisé nettement, un peu en dessous
du milieu, mais n’émettant aucune nervure distincte.
Pattes robustes et courtes, les fémurs I dilatés, mais sans saillant angu¬
leux en dessous. 5° article de tous les tarses très grand et dilaté, spéciale¬
ment aux deux paires antérieures, où il est aussi long que le métatarse et
deux fois plus large. Ongles courts, constitués par un grand lobe denti-
forme suivi d’une petite pointe fortement recourbée, les pulvilles bien deux
fois plus longs.
Taille 6 mm. environ. Tête noire, le clypéus et les mandibules roux-
bruns. Palpes testacés. Antennes brunes avec le dessous du scape et des
annelets jaunâtres. Thorax roux clair avec des taches noires sur le pro¬
sternum, les propleures, le mésosternum et les métapleures. Abdomen
entièrement roux-clair. Valves de la tarière noires. Pattes, y compris les
hanches, jaune blanc. Fémurs et tibias III faiblement ombrés de brun
trouble sur le dessus et vers les extrémités. Tarses II et III passant au
roux, les pulvilles noirs. Ailes hyalines, le stigma blanc-jaune.
Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, versant est, 3.500 m. (Mission de
l’Omo, st. 18).
Cet insecte est le premier représentant du genre Polysphincta repéré sur
le continent africain, au sud du Sahara. D'autres espèces (en dehors des
régions tempérées du nord) sont connues des montagnes de Madagascar,
et une dernière a été trouvée aux Seychelles.
8
A. SEYRIG
Trib. Pimplini
Gen. HEMIPIMPLA Saussure
Syn. : Pleurodontoplax Enderlein
Nous considérons que seules doivent se placer ici les espèces ayant, en
plus des caractères habituellement mentionnés : les tempes courtes, très
rétrécies derrière les yeux, en ligne presque droite, le thorax lisse,
l’abdomen par contre fortement ponctué-granuleux, le 1 er tergite en trapèze,
environ aussi long que large, avec une grande fossette basale, rebordée sur
les côtés, le 2 e tergite transversal, ni plus court ni plus long que le 1 er , les
tergites centraux avec deux sillons tranversaux courbes, déterminant au
milieu une aire élevée sub-rhombique, la tarière en principe plus courte que
l’abdomen, rarement aussi longue, et enfin le ncrvellus brisé vers le bas.
Hemipimpla vipioides Brullé
Segment médian normal, bombé. Tarière aussi longue que l’abdomen.
Tête et corps roux ainsi que les pattes, les tibias III noirs, sauf l’extrême
base, les tarses lit également noirs, mais avec le 4 e et le 5 e articles passant
au jaune.
Une 9 de Theka Falls, Kikuyu (Mission de l’Omo, st. 7).
Hemipimpla caffra Saussure
Espèce se rattachant au groupe de H. pulchripennis Sauss. et vipioides
Brullé. Elle se distingue principalement par son segment médian court,
déclive presque sur un seul plan, au lieu d’être bombé. Tarière plus courte
que la moitié de l’abdomen. Ailes jaunes avec seulement la marge apicale
brune, et un petit nuage de même couleur à côté du stigma. Chez le spé¬
cimen ci-dessous, le nuage est plus marqué que chez les individus typiques.
Une 9 de Neu-Moschi, vers 800 m. d’altitude, sur le versant sud-est du
Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel, avril 1912).
Hemipimpla calliptera Saussure
Reconnaissable parmi les espèces noires, à sa tarière environ aussi longue
que le tiers de l’abdomen, et à ses ailes jaunes avec l’apex, à partir du
stigma, à peu près uniformément brun. Chez le spécimen ci-dessous, la
tête et les pattes I sont entièrement noires, alors qu’elles passent plus ou
moins au jaune chez les individus typiques.
Une 9 de Nairobi (G. Babault).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
9
Gen. DELAULAX Cameron
Genre ressemblant beaucoup à Hemipimpla Sauss. par son aspect exté¬
rieur et ses ailes en général bariolées de jaune et de brun, mais en diffère,
par les tempes longues, non rétrécies immédiatement derrière les yeux,
par les tergites abdominaux munis de deux tubercules séparés et non d’une
aire surélevée unique, et par la tarière environ aussi longue que lé corps, de
section subcirculaire. Voisin aussi de Xanthophenax Sauss. (joues presque
nulles) et de Holcopimpla Cam. (joues longues), mais en diffère par les ailes
colorées et surtout par le 1 er tergite environ aussi long que large, pas ou à
peine plus long que le 2 e , et muni à la base d’une large fossette rebordée
sur les côtés, au moins à la base.
Un certain nombre d’espèces appartenant à Delaulax ont été placées par
Morliy dans le genre Hemipimpla.
Delaulax pseudopterum Morley
Tête, corps, antennes et pattes entièrement noirs, y compris la bouche ef
le devant des pattes I. Seuls les palpes sont brunâtres. Ailes jaune vif,
l’extrémité brune à partir du stigma, mais cette zone brune avec elle-mèpiç
un œil ovale, jaune clair, au milieu. Stigma noir, jaune à la base.
Une 9 de Kijabé, Kikuyu escarpment (Alluaud et Jeannel, décembre 1911),
et une autre, sensiblement plus petite, de Nairobi (juin 1932).
Delaulax natalensis Cameron
Corps et pattes roux, la tête passant au jaune-roux, ainsi que le sternum
et les pattes I et II. Abdomen au contraire plus foncé. Antennes, valves de
la tarière et tibias et tarses III noirs. Ailes jaune vif avec une bande apicale
brune, et une autre de môme couleur qui traverse l’aile antérieure au niveau
du stigma, celui-ci jaune à la base, noir derrière.
Une 9 capturée sur le versant est de l’Elgon, au Camp I, vers 2.100 m.
d’altitude (Mission de l'Omo, st. 13).
Delaulax Jeanneli, n. sp.
9- Tempes un peu plus longues que chez D. pseudopterum. Ocelles plus’
petits, se touchant entre eux. Face transversale, dépourvue de sillons longi¬
tudinaux, bombée et formant sous les antennes une éminence assez élevée.
Joues un peu plus courtes que la largeur de base des mandibules, celles-ci
très robustes, peu amincies vers l’extrémité. Clypéus transversal avec deux
fortes pointes bordant de part et d’autre l’échancrure centrale. Funicule
composé de 34 articles, le 1 er quatre fois plus long que large, le 2 e un peu
plus de 2 fois, les 3 avant-derniers seuls subcarrés.
10
A. SEYR1G
Mésonotum un peu allongé, les notaules profonds en avant, disparaissant
sur le dessus. Segment-médian sub-sphérique, lisse, avec à peine quelques
vestiges de points autour du spiracule, qui est relativement grand et ovale.
1 er tergite en trapèze légèrement transversal; la fossette basale attei¬
gnant le milieu, rebordée seulement à la base par des carènes franches; le
dessus du segment arrondi, lisse, avec quelques points épars, en particulier
dans la dépression transversale qui précède l’extrémité. Tergites suivants à
ponctuation grossière et dense, le 2 e cependant lisse à l’extrême base.
Tubercules peu marqués sur le 2 e tergite, plus forts et transversaux sur les
suivants; 3 e tergite 2 fois plus large que long. Tarière légèrement plus longue
que le corps.
Aréole de l’aile franchement sessile. Nervulus interstitiel. Nervellus
brisé à peine en dessous du milieu. — Pattes médiocres, le 5 e article des
tarses III 2 fois plus long que large, le 3 e pas tout à fait autant.
Taille 21+23 mm. Tête, prosternum, marge antérieure du pronotum et
pattes I jaune clair. Reste du thorax et pattes II et III noirs. Abdomen rouge
vif. Stemmaticum, antennes, extrémité des mandibules et valves de la
tarière noirs, le dernier article des antennes cependant roux. Ailes jaune
foncé avec la marge apicale brune et une bande transversale de même
couleur aux ailes antérieures, au niveau du stigma; celui-ci noir, sauf la
base, qui est jaune.
Une 9 de l’Elgon Saw Mill, Camp II, 2.470 m. (Mission de l’Omo, st. la).
Gen. HOLCOPIMPLA Cameron
Genre formant la transition entre Xanthophenax Sauss. et Delaulax Cam.
Il diffère du premier par le corps plus trapu, les joues relativement
longues, la tarière plus courte, le 1 er tergite à peine plus long que large, la
fossette basale du 1 er tergite plus grande et parfois rebordée à l’extrême
base ; mais il faut avouer que ce sont là des caractères à peine génériques.
De Delaulax il diffère par la tarière plus courte, la fossette basale du
1 er tergite non ou à peine rebordée sur les côtés et en général plus petite,
par l’aréole de l’aile plus petite et plus régulière, par la 2 e abscisse radiale
presque droite, et par les ailes non bariolées.
Il est probable que Holcopimpla représente la souche originale dont le
genre Delaulax est issu d’une part, et le phylum Xanthophenax-Pimplae-
tus d’autre part.
Holcopimpla nigricornis Cameron
Une 9 de Meru, au pied du mont Kénya en juin 1932.
L’espèce semble largement répandue sur tout le continent africain,
jusqu’au Gabon et au Cap de Bonne-Espérance, mais comme on observe de
légères variations dans la longueur de la tarière, la ponctuation, etc., il se
HYMENOPTERA, 1CHNEUMONIDAE 11
peut que nous ayons affaire à des espèces séparées. A Madagascar, le
représentant du groupe est //. Olsoufieffi, si toutefois cette forme est dis¬
tincte de l’espèce continentale.
Holcopimpla annulicornis, n. sp.
9- Tempes longues et dilatées ; la tête à peine plus étroite à leur niveau
qu’à celui des yeux, moins de 2 fois plus large que longue. Vertex, front et
face lisses et luisants ; celle-ci subcarrée. Joues environ aussi longues que
les 2/3 de la largeur de base des mandibules; celles-ci très larges à la base,
les dents terminales égales entre elles. Funicule composé de 30 articles,
le 1 er 5 fois plus long que large, le 2 e 3,5 fois, les 4 avant-derniers seuls
carrés.
Mésonotum allongé, les notaules longs et profonds, le lobe médian
ponctué en avant, le reste lisse. Écusson, pleures, et segment médian lisses
et luisants ; ce dernier arrondi, sans autre carène que la métapleurale.
Abdomen très densément ponctué. 1 er tergite 2 fois plus long que large
très aminci en avant, mais cependant avec une petite fossette basale bien
nette. 2“ tergite en trapèze aussi long que large ; le 3 e transversal, les
tubercules très nets. Tarière un peu plus courte que le corps.
Aréole de l’aile brièvement pétiolée. l re abscisse radiale courbée en dedans,
la 2 e courbée relativement fort vers l’extérieur. Nervulus un peu en arrière
de la nervure basale. Nervellus brisé au milieu. — Pattes normales, le
5 f article des tarses III grand, mais pas plus que chez les autres espèces du
genre.
Taille 12+10 mm. environ. Tête, corps et pattes entièrement roux clair,
sauf le stemmaticum et 2 points en arrière du 2 e tergite, qui sont noirs.
Antennes brun-noir, le scape et la base du funicule roux, les 13 derniers
articles blancs.
Une 9 de Kitembo, Kivu (G. Babault).
Charitopimpla sericata Kriechbaumer
Pimpla sericata Krbm., Ber. Nat. Ges. Leipzig, 1893-1894, p. 135.
Pimpla areolaris Szepl., Sjôst. Kilim., II, p. 81 (1907).
Exeristes areolaris Roman, Ent. Tid., 1910, p. 135.
La synonymie ci-dessus ressort de l’examen d’un couple de cotypes
de Szepligeti, aimablement donnés au Muséum de Paris par celui de
Stockholm. En dehors du Natal, d’où Kriechbaumer l’avait décrite, et du
Kilimandjaro, d’où provenaient les spécimens décrits par Szepligeti, l’espèce
est répandue jusqu’à Madagascar, où j’en ai trouvé un çf. D’autre part
Roman en a signalé une variété venant du Congo.
Son attribution au genre Charitopimpla Cam. (= Philopsyche Cam.) me
semble légitimée par les yeux échancrés, la tête fortement rétrécie en
12
A. SEYRIG
arrière, les joues nulles, le mésonotum allongé, fortement ponctué, avec
des notaules nets, les mésopleures dilatées, le 1 er tergite subcarré, arrondi
en dessus, avec une fossette basale transversale et courte, et les tubercules
des tergites suivants séparés et obliques. Le fait de parasiter un Psychide
(.Eumeta Moddermanni, d’après Kriechbaumer, et d’après un exemplaire du
Muséum de Paris) confirme l’étroite parenté avec les Philopsyche asiatiques.
Iseropus provocator, n. sp.
Très petite espèce, reconnaissable à son abdomen rouge et à ses pattes
noires, les fémurs III seuls rouges, les tibias et tarses annelés de blanc.
Tempes assez longues, mais progressivement rétrécies en ligne légè¬
rement courbe. Yeux un peu concaves vers l’intérieur, mais non échancrés
à proprement parler. Face un peu transversale, densément ponctuée. Joues
sensiblement plus longues que la largeur de base des mandibules, rétrécies
vers le bas en ligne presque droite. Funicule de 22 articles, le I er 3,5 fois
plus long que large, le 2° 2,5 fois, les avant derniers encore 1,5 fois.
Mésonotum arrondi, brillant, quoique régulièrement ponctué, les notaules
presque nuis. Pleures lisses. Segment-médian granuleux avec deux carènes
longitudinales fines et nettes partant de la base et divergeant vers l’arrière.
1 er Tergite un peu plus long que large; la fossette basale n’atteignant pas
le milieu, rebordée sur les côtés ; le dessus du segment simplement convexe,
densément ponctué, sans gouttière médiane ni sillon transversal. Tergites
suivants transversaux, densément ponctués; les tubercules bien nets.
Cellule radiale triangulaire, à peine 2 fois plus longue que large;
l’aréole fermée en haut, mais non pétiolée, la branche externe pas plus
longue que l’interne ; la nervure récurrente aboutissant au milieu. Nervulus
interstitiel. Nervellus brisé sensiblement en dessus du milieu.
Taille 5 mm. Tête et thorax noirs, les tégulae seules blanches. Abdomen
rouge ; le 1 er tergite, une tache arrondie sur le 2 e , une autre sur le 6 e et les
suivants, noirs. Pattes I brunes, passant au blanchâtre en avant. Pattes II
et hanches et trochanters III noirs. Fémurs III rouges. Tibias III noirs avec
un anneau blanc au dessus du milieu. Tarses II et III noirs, les divers articles
blancs à la base. Ailes hyalines, le stigma gris.
Mont Kénya, versant ouest, prairies alpines à Senecio arborescent, entre
4.000 et 4.100 m. (Alluaud et Jeannel, 1912).
Gen. PIMPLA Fabricius
Tableau des espèces
t. Fcusson blanc ou roux clair. 2.
— Écusson noir ou métallique.. 6.
2. Adomen roux, au moins en partie. 3.
— Abdomen entièrement noir ou métallique. 4.
HYMENOPTERA, ICHNEUMON1DAE
3. Écusson, calus sous l’aile et pattes roux clair. Ailes jaunis¬
santes. P. crocata Tosq.
— Écusson et calus sous l’aile blancs. Pattes III noires. Ailes
hyalines. P. properata Tosq.
4. Pattes I et II roux-jaune. Ailes jaunissantes... . P. spectabilis Szepl.
— Pattes I seules claires, les pattes II noires. Ailes hyalines.... 5.
5. Calus sous l’aile clair. Thorax noir pur, non métallique. Abdo¬
men assez faiblement bleuissant. P. calliptera Morl.
— Calus sous l’aile d’un noir très fortement bleuissant, comme tout
le reste du thorax et de l’abdomen. P. elegantissima Szepl.
6. Abdomen noir ou métallique. 7.
— Abdomen roux, au moins en partie.. P. bicolor Br.
7. Tête, corps et pattes d'un noir très bleuissant. Ailes jaunes
. P cyanea Szepl.
— Tête et corps noir pur. Pattes roux clair. Ailes hyalines
. P. rubripes Hlgr.
Pimpla crocata Tosquinet
Syn. : P. scutellaris Szepligeti.
Nombreux exemplaires de diverses localités : Kitale, Uasin-Gishu (Mission
de l’Omo, st. 12). — Mombasa (Dr. Fernique, 1900). — Nyéri (VI-1932). —
Abyssinie (Michel, 1899). — Bassin inférieur du Zambèze (Vasse, 1905). —
Province du Cap (Ellenberger, 1915). — Kivu (Babault, 1932).
Pimpla properata Tosquinet, subsp. aequatorialis, nov.
Diffère de la forme type par les propleures ornées seulement d’une petite
tache blanche en trapèze, dans l'angle postérieur (au heu d’une large bande),
par les fémurs et tibias I et II entièrement roux (et non blancs par devant)
et par la ponctuation du 7° tergite plus fine.
Une 9 de Wambogo, dans le pays Kikuyu, Colonie du Kénya, vers
1.750 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel, 1912).
Pimpla spectabilis Szepligeti
Deux Ç? du camp III de l’Elgon, dans la zone des bruyères, versant est,
3.500 m. d’altitude (Mission de l’Omo, st. 18).
Espèce probablement spéciale aux régions de grande altitude, décrite
d’après des exemplaires trouvés par l’expédition Sjostedt dans le massif du
Kilimandjaro, entre 3.000 et 3.500 m.
Pimpla calliphora Morley
Une Ç de Meru, au pied du mont Kénya (juin 1932).
U
A. SEYRIG
Pimpla elegantissima Szepligeti
DeuxÇ de la forêt de bambous du Kinangop, dans le massif de l’Aberdare,
entre 2.500 et 3.000 m. d’allitude (Mission de l’Omo, st. 46). Une autre Ç
étiquetée « Ruaza (Babault) ».
L’espèce avait été décrite d’après un <j? unique, rapporté par la mission
Maurice de Rothschild, et étiqueté « Afr. Or. Angl., Escarpement ».
La 9 (non encore décrite) ne diffère du çf que par les caractères sexuels.
En outre de sa coloration bleu vif, elle se signale par le mésonotum brillant,
non ponctué, mais assez fortement et irrégulièrement chagriné. Segment
médian ridé en travers sur le dessus, lisse en arrière, sans carène trans¬
versale. Tarière aussi longue que les tergites 1 et 2 réunis.
Pimpla cyanea Szepligeti
2 $ de la forêt à Podocarpus, au pied du mont Kenya (ouest), vers 2.400 m.
d’altitude (Alluaud et Jeannel, 1912). — L’espèce ne semble pas avoir été
retrouvée depuis la capture des types, par l’expédition Sjôstedt, dans la
zone de cultures et la forêt au pied du Kilimandjaro, jusqu’à 3.000 m.
d’altitude.
Pimpla rubripes Ilolmgren
Syn. : P. hyalinipennis Szepligeti.
Une 9 du « Rismarckhtigel », 2.700 à 2.800 m. dans le Kilimandjaro
(Alluaud et Jeannel, 1912). — Une 9 des prairies de la zone alpine entre
2.800 et 3.000 m. dans le même massif montagneux (Alluaud, 1909).
Espèce de caractère tout à fait « européen », voisine du groupe de
P. spuria Hlgr.
Pimpla bicolor Brullé
Syn. : P.rufiventris Szepligeti. — Le type de Brullé, encore reconnais¬
sable, permet d’affirmer la présente synonymie.
Espèce largement répandue en Afrique : Gap de Bonne-Espérance
(Verreaux, 1835, spécimen ayant servi de type à Brullé). — Abyssinie
(Ch. Michel, 1899). —Kivu (Babault) — Nairobi et Meru, dans la colonie du
Kenya (juin 1932). — Espèce rapportée aussi par Sjôstedt du Kilimandjaro.
Chez le çf les tégulae sont toujours blanches, alors que chez la 9 elles
passent au brunâtre clair.
D’après J. F. Perkins, il y aurait là deux espèces distinctes, l’une à ponc¬
tuation forte, l’autre à ponctuation faible. Je lui laisse le plaisir de publier
lui-même sa découverte.
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
la
Itoplectis luteus, n. sp.
9- Tempes presque nulles, encore plus courtes que chez les espèces
habituelles du genre, rétrécies en ligne droite. Face brillante, régulièrement
et profondément ponctuée. Yeux avec une petite échancrure bien nette et
profonde au niveau des antennes. Joues nulles. Clypéus profondément
déprimé. Antennes aussi longues que le corps, légèrement épaissies vers
l’extrémité, le funicule composé de 2b articles, tous plus longs que larges,
le 1 er presque 6 fois, le 2 e 4 fois, l’antépénultième 1,3 fois environ.
Mésonotum arrondi, dépourvu de ponctuation ; les notaules tout à fait
nuis. Pleures lisses et luisantes; les mésopleures anormalement dilatées,
sans épiknémies. Mésosternum finement ponctué. Segment médian entière¬
ment lisse et luisant, dépourvu de carènes, sauf la métapleurale, qui est
très fine ; les spiracules assez petits, mais bien ovales.
Abdomen grossièrement ponctué; le 1 er tergite un peu plus long que
large ; les suivants transversaux, avec des sillons bien marqués dans les
angles. Tarière relativement longue, un peu plus longue que les tergites 1
et 2 réunis.
Ailes normales, l’aréole sessile, la 2 e abscisse radiale droite, le nervulus
interstitiel, le nervellus brisé en son tiers supérieur. —Pattes robustes,
les ongles des pattes I avec un lobe dentiforme à la base, ceux des autres
pattes simples.
Taille 7,b mm. environ. Tête et antennes entièrement noires, les palpes
seuls jaune citron. Thorax jaune clair avec les propleures noires, à l’exclu¬
sion de leur marge supérieure, le mésonotum également lavé de noir
dans la partie postérieure. Abdomen jaune à la base, puis roux-jaune, plus
foncé à l’extrémité. Valves de la tarière noires. Pattes jaune clair, les
tarses III seuls rembrunis.
Une Ç de Meru, au pied du mont Kénya (juin 1932).
Espèce voisine de Pimpla Tosquineti D.T. (=atriceps Tosq.), qui est
certainement aussi un Itoplectis, mais chez celle-ci le mésonotum est
ponctué, ainsi que les côtés du segment-médian ; la taille est plus
grande, et enfin le thorax est dépourvu de taches noires. De même Pimpla
suada Tosq. semble être un Itoplectis jaune du même groupe, mais il a le
mésonotum « à ponctuations fines et serrées».
Echthromorpha variegata Brullé
Espèce commune sur tout le plateau de l’Est Africain et rapportée par
tous les naturalistes qui l’ont parcouru. Vers le sud, on la retrouve jusqu’au
Zambèze (P. Lesne,1929) et vers l’ouest,elle vajusqu’auCongo (Dybowsky,
1896), en passant par la région du Kivu (G. Babault).
16
A. SEYRIG
Xanthopimpla luteola Tosquinet
Une 9 capturée à Voi par Alluaud en 1909.
La question se pose de savoir si cette espèce, qui appartient au sous-
genre Chrysopimpla Sauss., est distincte de Chrysopimpla dorsigera Sauss.
deMadagascar. Les seules différences entre les deux formes portent surdes
détails de ponctuation insigniliants et d’ailleurs inconstants, et sur la lon¬
gueur de la tarière, qui est un peu plus courte chez les exemplaires conti¬
nentaux.
Neotheronia abyssinica Jacobson
Revue Russe d'Entomologie, VII, 1907, p. 7.
Espèce probablement identique à celle qui a été décrite l’année suivante
sous le nom de concolor par Szbpligkti, dans son travail relatif aux Ichneu-
monides rapportés du Kilimandjaro par l’expédition Sjôstedt. Elle est carac¬
térisée par I’aréolation du segment médian (fig. 1).
Une 9 e ^®cfcf trouvés à Nyéri, au pied du mont Ivénya, en juin 1932,
volant sous des Eucalyptus.
La forme de la tête semble très variable chez ces çfçf. Tantôt elle est
plus ou moins rétrécie derrière les yeux, tantôt au contraire dilatée. Sur
Fig. 1. — Neotheronia abyssinica Jacob. Segment médian. — Fig. 2. — Theronia univittata,
n. sp. Segment médian.
les 6 exemplaires, il n'y en a pas deux pareils, mais comme ils ont été
capturés ensemble, ils me semblent bien appartenir à une seule et même
espèce.
Theronia univittata, n. sp.
9- Tête rétrécie derrière les yeux en oblique, en ligne légèrement courbe.
Face assez transversale, élevée au milieu ; la ponctuation grossière, sauf
sur les bords où elle devient fine et éparse. Joues presque nulles. Glypéus
un peu élevé au milieu, mais sans carène transversale Dents des mandi¬
bules égales. Funicule de 38-39 articles, le l or plus de 2,5 fois, le 2 e plus de
1,5 fois plus long que large, les avant-derniers un peu transversaux.
HYMENUPTERA, ICIINEUMONIDAE
17
Mésonotum dépourvu de notaules, même en avant, finement ponctué-
chagriné, brillant, densément pubescent. Écusson élevé, gibbeux, avec des
carènes élevées à la base, s’étendant jusqu'au milieu, Fpiknémies fortes en
bas, mais disparaissant rapidement. Aire centrale du segment médian
réunie à la basale, mais plus ou moins fermée en arrière, l’ensemble sub¬
carré ou un peu plus long que large. Apophyses aiguës et assez élevées
(fig- _ . .
T’ r tergite étroit, faiblement sillonné en arrière, environ 2 fois plus long
que large. Tergites suivants avec, de part et d’autre, des mamelons bordés
en arrière par de petits sillons qui ne se réunissent pas au milieu. Tarière
aussi longue que les tibias et les deux premiers articles des tarses III réunis.
Taille Tl -f- 3,8 mm. chez le type. Corps roux ; le thorax passant au jaune
sur les côtés et en dessous ; la tête dépourvue de dessins noirs, même sur
le stemmaticum ; le mésonotum avec en avant une bande médiane noire, et
sur les lobes latéraux des bandes d’un roux un peu plus foncé que le fond.
Pattes jaune-roux, les tarses Itl d’un roux plus marqué. Antennes et valves
de la tarière brun-noir, le scape jaune en dessous. Ailes hyalines, un peu
enfumées vers l’extrémité, le stigma roux-jaune. i
Décrit d’après 4 $$ récoltées au Kivu (Babault).
Trib. Lissonotini
Gen. TELEUTAEA Fôrster
Carène occipitale simple, aboutissant sur la carène buccale à une cer¬
taine distance de la base des mandibules. Front sans cornes. Aréolationdu
segment médian réduite chez le génotype à la seule carène postérieure et
aux carènes métapleurales, mais comprenant en outre chez l’espèce décrite
ci-dessous une carène antérieure bien nette et sinueuse. Tergites 2 à 4 avec
deux sillons obliques, comme dans le genre Glypta, mais pas de carène
longitudinale. Éperons des pattes I normaux. Ongles pectinés chez le
génotype, mais pas chez l’espèce du Kénya. Aréole de l’aile triangulaire,
pétiolée chez le génotype, sessile et avec la nervure externe faible chez l’es¬
pèce ci-dessous. Nervellus brisé en son milieu chez le génotype, presque
droit et émettant une faible nervure tout en bas (comme chez Syzeuctus),
chez l’espèce décrite ici. , !
Ces différences entre le génotype (T. striata Grav.) et l’espèce du Kénya
suffiraient peut-être pour créer un genre nouveau à l’usage de cette der¬
nière. Nous n’avons pas voulu le faire sans en connaître la 9-
Teleutaea minor, n. sp.
çf. Tempes presque nulles, droites en arrière. Front brillant, très fine¬
ment chagriné, sans ponctuation. Face et clypéus sculptés de même, mais
MISSION SCIENTIFIQUE DE I.'OMO. — T. III. 2
18
A. SEYR1G
avec des vestiges de ponctuation au milieu sous les antennes. Clypéus
bombé, glabre, séparé de la face, presque aussi haut que large, son bord
antérieur largement arrondi, les fossettes clypéales un peu plus éloignées
entre elles que des yeux. Joues mates, chagrinées, un peu convexes,
dépourvues de sillon, presque 2 fois aussi longues que la largeur de base
des mandibules, celles-ci petites, amincies vers l’extrémité, la dent supé¬
rieure un peu plus longue que l’inférieure. Funicule plus long que le corps,
composé de 38 articles, le 1 er 6 fois environ plus long que large, le 2 e près
de 3 fois, les avant-derniers à peine plus longs que larges.
Mésonotum allongé, mat; la ponctuation tout à fait confluente, assez
line, en avant, plus grossière en arrière; les notaules nets, longs et fins.
Pleures brillantes, la ponctuation éparse, le fond presque lisse, le spéculum
grand et totalement dépourvu de sculpture. Segment médian mat, granu¬
leux; la carène antérieure fine et nette, faisant au milieu un fort saillant
vers l’avant ; la carène postérieure forte, en courbe simple ; les carènes
métapleurales bien distinctes. Ponctuation des métapleures très éparse; le
fond brillant, finement chagriné.
1 er tergite 2,5 fois plus long que large, mat, densément strié en long, sans
carènes longitudinales, même à la base, les tubercules peu saillants. Ter-
gites 2 et 3 subcarrés, mats, la sculpture ayant une tendance à se grouper
sur les côtés en rides obliques, les sillons ordinaires se rejoignant en avant
à une petite distance du bord.
Ongles des pattes simples. 2 e abscisse radiale parfaitement droite.
Aréole assez grande, subsessile, la nervure externe faible. Nervulus à peine
postfurcal. Nervellus presque droit, émettant tout en bas une très faible
nervure.
Taille 6 à 7 mm. Tête noire, avec la face, les pièces buccales, les joues
jusqu’au milieu des tempes, les orbites frontales et deux larges triangles au
vertex, blanc-jaune. Thorax noir en dessus, l’écusson taché de roussàtre,
les pleures d'un blanchâtre testacé avec des taches noires en haut des
propleures et sous les ailes, le sternum entièrement clair. Abdomen noir,
les tergites 1 à 3 marginés de blanchâtre en arrière. Pattes blanchâtres,
passant au brunâtre en dessus. Antennes et tibias et tarses III noirs.
Ailes hyalines, le stigma clair.
Décrit d’après 2 çf capturés sous bois, aux environs de Nairobi
(juin 1932).
Sjbstedtella pulchella Szepligeti
L’espèce, décrite du Kilimandjaro, s’étend à l’ouest jusqu’à Sam-Quito, au
Gabon (J. Bouyssou, 1900), en passant par le Kivu (Babault). Il y a peut-
être là diverses sous-espèces géographiques, mais il est prématuré de vou¬
loir les difiérencier avant d’avoir des séries d’individus plus importantes.
En tout cas, les fémurs III sont rouges chez les spécimens du Kivu et du
HYMËiNOPTERA, ICHNEUMONIDAE
19
Gabon, alors qu’ils sont noirs chez la forme type. En outre, le spécimen du
Kivu a le fond de la coloration des ailes d’un jaune beaucoup plus vif que
la forme type, avec les bandes brunes plus fortement marquées. Au con¬
traire, le spécimen du Congo a les ailes grisâtres avec les bandes foncées
floues.
Diceratops kenyensis, n. sp.
9. Tempes très courtes, presque dans le même plan vertical. Front lisse,
profondément excavé sous l’ocelle antérieur, qui est par le fait spécialement
saillant ; les deux côtés munis chacun d'un carène lamellaire oblique pas¬
sant par-dessus l’insertion du scape et formant en haut une dent élevée,
aiguë et aplatie, séparée par un trou profond de la partie supérieure du
front. Face profondément et très densément ponctuée, non séparée du
clypéus, qui est plus éparsement ponctué, laissant voir entre les points un
fond assez fortement chagriné. Joues plus courtes que la largeur de base
des mandibules. Antennes aussi longues que le corps, le funicule composé
de 46 à 48 articles, le 1 er presque 6 fois plus long que large, le 2 e moitié
moins long, les avant-derniers presque carrés.
Thorax profondément et assez densément ponctué, les intervalles entre
les points lisses, aussi larges que les points eux-mêmes sur le mésonotum
et les mésopleures, plus étroits sur les propleures et le segment médian;
les mésopleures avec une bande lisse oblique, qui part au-dessus de l’inser¬
tion des hanches II et s’arrête devant le spiracule ; l’éminence au-dessus de
celui-ci par conséquent entièrement ponctuée. Carène postérieure du seg¬
ment médian forte ; les carènes métapleurales complètement effacées ; les
spiracules largement ouverts, en ovale peu allongé.
Abdomen très brillant ; le l or tergite lisse, rectangulaire, bien 2 fois plus
ong que large ; le 2° et le 3 e tergites 1,5 fois environ plus longs que larges,
très finement et éparsément ponctués ; le 4 e tergite encore un peu allongé,
plus densément, mais toujours très finement ponclué. Tarière aussi longue
environ que l’abdomen et la moitié du thorax réunis.
2 e abscisse radiale droite, à peine incurvée tout à l'extrémité. Aréole de
l’aile étroite, un peu plus haute que large, sa branche externe courbe, son
pétiole aussi long qu’elle, la nervure récurrente aboutissant au voisinage
de l’angle externe. Nervulus légèrement en arrière de la nervure basale
— Hanches III lisses. Ongles assez longuement pectinés, la première paire-
avec 3 dents de peigne, la deuxième paire avec 4 et la troisième avec 5 de
ces dents.
Taille 10 8 mm. environ. Tête jaune avec la face devenant un peu
rousse ; l’occiput avec une tache noire, qui se prolonge en avant, sur le
milieu du front, jusqu’aux antennes. Reste du corps et pattes roux ; le méso¬
notum noir, laissant de larges crochets huméraux et une tache centrale
carrée jaunes ou roux ; le sternum lavé de noir sur les côtés et parfois de
20
A. SEYRIG
jaune au milieu ; le segment-médian avec deux taches circulaires noires en
haut sur les côtés, qui peuvent disparaître ou au contraire s’agrandir en
bandes descendant plus ou moins bas en s’incurvant vers l’extérieur ; les
tergites 1 à 3 avec parfois deux taches estompées noires sur les côtés.
Valves de la tarière et antennes noires, le dessous duscape jaune. Tibias III
et parfois le dessus des trochanters et des fémurs, rembrunis. Ailes hya¬
lines, un peu jaunissante, l’extrémité un peu plus foncée, mais sans tache
nettement délimitée ; le stigma brun, devenant un peu roux dans sa partie
inférieure.
çf semblable à la 9, mais le fond de la coloration jaune clair au lieu
d’être roux, les taches noires du mésonotum réduites à trois bandes longi¬
tudinales, celle du milieu située plus en avant que les deux autres, qui
rejoignent en arrière une bande transversale dans la fossette scutellaire.
1 er tergite 3 fois plus long que large, le 2 e et le 3° encore presque 2 fois.
Extrémité de l’abdomen noire.
Décrit d’après 6 9 et 6 çf capturés à Meru (type), au pied du mont Kénya,
vers 2.000 m. d’altitude et aux environs de Nairobi (juin 1932), et une Ç de
Bura, Wa-Taita (Ch. Alluaud, janv. 1904).
Gen. ASPHRAGIS Fôrster
Genre représenté par de très nombreuses espèces, dans la région éthio¬
pienne. Aucune des 5 espèces décrites par Szepligeti, d'après les spécimens
rapportés du Kilimandjaro par l’expédition Sjôstedt, ne se trouve dans les
collections examinées ici.
Tableau des espèces
4. 1 er tergite sculpté, avec soit des rides longitudinales, soit un
système de points enfoncés bien nets, au moins en arrière... 2.
— 1 er tergite uni, sans rides ni ponctuation différenciée, simple¬
ment recouvert d'un fin chagrinage. S.
2. 1 er tergite ridé en long. Tarière plus longue que l’abdomen.
Petite espèce grêle, noire avec des dessins jaunes, et les pattes
jaune-rouge. A. humeralis, n. sp.
— 1 er tergite ponctué. Tarière environ aussi longue que les ter¬
gites 1 et 2 réunis, ou même plus courte. Thorax plus ou moins
roux. 3.
3. 1 er tergite fortement granuleux jusqu’à la base. Ongles petits
et robustes, simples. Tête noire avec des dessins jaunes aux
orbites du front et du vertex (mais pas de la face). Corps roux
clair, l’extrémité de l’abdomen noire. Antennes sans anneau
blanc.. A. Chappuisi, n. sp
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
21
— 1 er tergite ponctué seulement en arrière et sur les côtés.
Ongles plus longs, grêles, avec 3 ou 4 dents de peigne bien
nettes. Côtés de la face et anneau des antennes blancs.
Abdomen, et souvent le thorax en partie, noirs. 4.
4. Tarière très épaisse, comprimée, d’un diamètre supérieur à
celui de la base des tibias. Face entièrement jaune. Thorax tri¬
colore. A facialis, n. sp.
— Tarière normalement grêle, pas plus large que la base des tibias.
Face noire au milieu, au moins chez la $, les côtés plus ou
moins largement blancs, mais non jaunes. Thorax rouge ou
rouge et noir. A. antennalis, n. sp.
5. Segment médian sans carène transversale. Ongles simples.
Tarière un peu plus longue que les tergites l à 3 réunis. Insecte
noir avec des dessins jaunes. A. Jeanneli, n. sp.
— Segment médian caréné. Ongles longuement pectinés. Tarière
environ aussi longue que les tergites 1 et 2 réunis, ou même
plus courte. Thorax plus ou moins rouge. 6.
6. Tête rouge avec des dessins jaunes. Antennes épaissies un peu
avant l’extrémité, les avant-derniers articles sub-carrés ou
légèrement transversaux. A. Alluaudi, n. sp.
— Tête noire et blanche. Antennes grêles à l’extrémité, les avant-
derniers articles un peu plus longs que larges. . A. Arambourgi, n. sp.
Asphragis humeralis, n. sp.
Ç. Vertex et front brillants, très finement chagrinés, sans points enfoncés.
Face assez brillante, avec des vestiges de ponctuation assez nets. Joues
aussi longues que la largeur de base des mandibules. Funicule de 29 ou
30 artics,le le 1 er plus de 4 fois plus long que large, le 2 e plus de 3 fois, les
avant-derniers encore un peu allongés mais assez épais.
Mésonotum brillant, très finement chagriné, sans ponctuation différenciée,
ou avec des points seulement tout en avant, au milieu. Toutes les pleures
finement ponctuées; les intervalles entre les points assez brillants, fine¬
ment chagrinés. Segment médian grossièrement rugueux sur le dessus, avec
une tendance des rugosités à donner des rides transversales, mais sans
ponctuation. Carène postérieure très forte. Carènes métapleurales fines,
mais bien marquées.
1 er tergite environ 2 fois plus long que large, aminci vers l’avant, les spi-
racules assez saillants, ridé en long sur toute son étendue, assez brillant.
2 e tergite sub-carré, de même sculpture. 3 e tergite à peine plus court, fine¬
ment chagriné et peu brillant. Tarière aussi longue que l’abdomen et la
moitié du thorax réunis.
J3
A. SEYRIG
Ongles des pattes petits et simples. Nervure aréolaire à peu près aussi
longue que la distance qui la sépare de la récurrente.
Taille 4 à 5 mm. Noir orné de dessins jaune clair. Sont de cette couleur :
le clypéus, les pièces buccales, le pourtour des yeux, avec parfois une
petite interruption aux tempes, et au contraire un élargissement au vertex,
deux longues lignes au milieu du mésonotum, communiquant en avant avec
des bandes qui en longent les côtés, deux lignes sur les bords latéraux de
l’écusson, la marge supérieure et l’angle inférieur des propleures, une large
bande, plus ou moins sinueuse, en bas des mésopleures, la marge posté¬
rieure des tergites 2 et 3 et l’extrême base de 3 et 4. Côtés de l’abdomen
roux à l’extrémité. Antennes noires. Pattes roux clair, les hanches I et II
jaune clair, les hanches III noires tachées de jaune en dessus. Stigma brun.
çf, Semblable à la $, mais le mésonotum parfois envahi par une ponc¬
tuation assez forte, le rendant mat. Face jaune.
2 9 (dont le type) et 3 çf de Méru, au pied du versant est du mont lvénya.
— 1 9 et 2 çf de Nanyuki, sur le versant ouest de la même montagne. —
2 ç? de Nairobi (juin 1932).
Il est possible qu’une partie des variétés de ce que Szepligeti appelle
A. striata viennent se placer ici.
Asphragis Chappuisi, n. sp.
9- Vertex et front mats, densément chagrinés, avec des vestiges super¬
ficiels de ponctuation. Face plus transversale que d’habitude, mate, sub¬
granuleuse. Joues environ aussi longues que la largeur de base des mandi¬
bules. Funicule de 30 articles, le 1 er presque 5 fois plus long que large, le
2 e plus de 3 fois, les avant-derniers encore un peu allongés, plutôt grêles.
Mésonotum mat, avec des points enfoncés bien distincts, séparés par des
intervalles aussi larges qu’eux, densément chagrinés. Pleures ponctuées de
même, mais plus densément. Segment médian granuleux en dessus, la
carène transversale très forte. Carène métapleurale très fine.
1 er tergite bien 2 fois plus long que large, aminci progressivement vers
l’avant; les tubercules peu marqués; le dessus régulièrement bombé, à
ponctuation forte et dense, tournant en rugosités. 2 e tergite un peu plus
long que large, densément granuleux. Tarière assez large, un peu plus
courte que les tergites 1 et 2 réunis, à peine plus longue que le métatarse III.
Ongles des pattes petits, épais et simples. Nervure aréolaire à peine aussi
longue que la distance qui la sépare de la récurrente.
Taille 5 mm. environ. Tête noire, le bord du clypéus, les mandibules, les
palpes et l’extrémité des joues jaune clair, ainsi qu’un petit trait aux orbites
frontales et un autre aux orbites du vertex. Thorax, abdomen et pattes roux
clair, les tergites S et suivants noirs. Antennes brun-noir.
Naivasha, Rift Valley, 1.900 m. d’altitude (Mission de TOmo, st. 49).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE iî
Asphragis facialis, n. sp.
Q. Vertex et front mats, très densément chagrinés, avec des points
enfoncés assez épars. Face mate, de sculpture analogue, les points enfoncés
séparés par des intervalles beaucoup plus larges qu’eux. Joues aussi longues
que la largeur de base des mandibules. Funicule composé de 34 articles,
le 1 er plus de o fois plus long que large, le 2° plus de 3 fois, les avant-
derniers non épaissis, à peine plus longs que larges.
Mésonotum mat, finement et densément ponctué; les intervalles entre les
points en général plus étroits qu’eux, densément chagrinés. Pleures de
ponctuation analogue. Segment médian mat, densément chagriné avec, sur
le dessus, des vestiges de points enfoncés, larges et assez serrés, mais peu
profonds. Carène postérieure très forte. Carène métapleurale fine.
l tr tergite 2 lois plus long que large, régulièrement aminci vers l’avant,
sans tubercules saillants, mat, finement chagriné, avec sur les côtés et en
arrière des points enfoncés bien nets. 2 e et 3 e tergites subcarrés, nettement
et densément ponctués; le fond mat, chagriné. Tarière épaisse, comprimée,
plus large que la base des tibias III ; sa partie exserte plus courte que les
tergites 1 et 2 réunis.
Ongles des pattes assez longs et grêles avec 2 ou 3 dents de peigne
presque aussi longues que le crochet terminal. Nervure aréolaire presque
aussi longue que la distance qui la sépare de la récurrente.
Taille 3,5 mm. Tête noire, avec la face, la bouche et le pourtour des yeux
jaunes, ce pourtour dilaté au vertex et interrompu sur un petit espace en
haut des tempes. Antennes noires avec un large anneau blanc sur les
articles 9 à 13 du funicule. Mésonotum noir avec des triangles huméraux
jaunes et deux lignes longitudinales rouges, aboutissant vers l’arrière dans
un carré de même couleur. Fcusson rouge avec deux petits points jaunes à
la base. Segment médian noir en dessus. Reste du thorax roux-jaune, toutes
les pleures lavées de jaune clair en bas. Abdomen noir, tous les tergites
bordés de jaune-roux en arrière et en avant, les côtés rouges en arrière.
Pattes roux-jaune clair, la base des deux premières paires passant au jaune.
Stigma jaunâtre.
Une Ç de Nairobi, en juin 1932.
Asphragis antennalis, n. sp.
9- Front mat, à ponctuation dense, les intervalles entre les points plus
étroits qu'eux et densément chagrinés. Face de même sculpture, les points
serrés, presque confluents au milieu. Joues plus courtes que la largeur de
base des mandibules. Funicule de 40 articles environ, le 1 er plus de 5 fois
plus long que large, le 2 e 3,5 fois, les avant-derniers encore 1,5 fois, grêles
et un peu atténués par rapport à ceux qui les précèdent.
Mésonotum mat, à ponctuation très fine et très dense, mais avec, entre
24
A. SEYRIG
les points, des intervalles chagrinés encore perceptibles. Pleures de sculp¬
ture analogue. Segment médian finement granuleux sur le dessus, la
sculpture très serrée trahissant des vestiges de ponctuation, la carène
postérieure bien nette mais peu élevée, les carènes mêtapleurales presque
nulies.
1 er tergite un peu plus de 2 fois plus long que large, aminci en avant, les
tubercules assez saillants, le dessus très finement chagriné, avec en arrière
et sur les côtés des points enfoncés bien nets et assez serrés. Tarière
presque aussi longue que les tergites 1 et 2 réunis, plus grêle que chez
l’espèce précédente, moins large que la base des tibias III.
Ongles des pattes longs et grêles, avec 2 ou 3 dents de peigne espacées,
mais bien nettes. —• Nervure aréolaire plus longue que la distance qui la
sépare de la récurrente.
Taille 7 mm. environ. Tête noire avec la bouche, le clypéus, les joues, la
base des tempes, les côtés de la face, le bas des côtés du front, deux
triangles isolés au vertex et l’anneau des antennes, blancs. Thorax roux,
souvent plus clair en dessous, et avec chez le type une bande longitudi¬
nale sur le mésonotum et le dessus du segment médian, noirs. Abdomen
noir avec les articulations des tergites rousses. Pattes rousses, les posté¬
rieures lavées de brun en dessus. Stigma très transparent.
çf comme la $, mais le thorax noir en dessus, avec seulement l’écusson
roux et deux triangles huméraux jaunes. Abdomen noir avec les articula¬
tions blanchâtres. Pattes III en grande partie noires. Stigma foncé.
Variété. — Thorax entièrement rouge foncé. Abdomen noir avec les arti¬
culations blanches chez la 9- Bordure blanche des yeux plus étroite en
bas, mais remontant jusqu’au vertex (peut-être une espèce distincte).
4 9 (dont le type) et 3 çf de Suam Fishing Hut, sur le versant est du mont
Elgon, vers 2.400 m. (Mission de l’Omo, st. 34). — 49 appartenant à la
variété, de Nairobi et de Nanyuki (juin 1932).
Asphragis Jeanneli, n. sp.
9- Vertex et front mats, très densément chagrinés, mais sans vestiges de
ponctuation. Face de même sculpture, sans points différenciés. Joues aussi
longues que la largeur de base des mandibules. Funicule composé de
34 articles, le 1 er plus de 5 fois plus long que large, le 2 e 3,5 fois, les avant-
derniers épais, encore légèrement allongés, assez profondément séparés les
uns des autres.
Mésonotum mat, très densément chagriné, sans ponctuation. Pleures
mates, densément chagrinées, avec un réseau de points superficiels et peu
serrés. Segment médian chagriné de même, mat, les points enfoncés assez
distincts sur le dessus, la carène postérieure nulle, les carènes mêtapleurales
fines et nettes.
1 er tergite environ 2 fois plus long que large, finement chagriné, à peine
HYMENOPTERA, 1CHNEUMONIDAE
25
plus brillant que le thorax, dépourvu de ponctuation, peu aminci vers
l’avant, les tubercules nuis, 2 e et 3 e tergites de même sculpture, le 2 e sub¬
carré, le 3 e transversal. Tarière un peu plus courte que l’abdomen, environ
aussi longue que les 4 premiers tergites réunis.
Ongles des pattes assez longs, simples. Nervure aréolaire beaucoup plus
courte que la distance qui la sépare de la récurrente.
Taille 5,5 mm. Noir orné de dessins jaune clair. Sont de cette couleur :
les pièces buccales, le clypéus, les orbites faciales, les joues jusque vers
le milieu des orbites externes, la base des orbites frontales, 2 triangles au
vertex, 2 longues lignes au milieu du mésonotum, se rabattant en crochets
en avant le long des bords, les côtés de l’écusson (mais pas le poslécusson),
la marge supérieure des propleures et une tache dans leur angle inférieur,
le prosternum, 2 larges bandes longitudinales en bas des mésopleures,
2 taches en arrière des métapleures et la marge postérieure de tous les
tergites. Antennes noires. Pattes jaunâtres, claires à la base, brunâtres en
dessus et à l’extrémité. Stigma jaune-gris.
Décrit d’après une Ç capturée vers 2.400 m. d’altitude, dans la zone des
forêts, sur le versant ouest du mont Kénya (Alluaud et Jeannel, février 1912).
Asphragis Alluaudi, n. sp.
Ç. Front et face mats, finement chagrinés, sans aucune ponctuation. Joues
sensiblement plus courtes que la largeur de base des mandibules. Funicule
plus court que le corps, composé de 33 articles, le 1 er 4 fois plus long que
large, le 2 e 2 fois, les 12 avant-derniers sub-carrés, un peu épaissis par
rapport aux précédents.
Mésonotum finement chagriné, mat, sans aucune ponctuation. Pleures
sculptées de mêmes, le chagrinage ayant une tendance à se grouper en
petits points densément serrés. Segment médian mat, densément chagriné,
mais sans ponctuation, la carène postérieure forte, la carène métapleurale
obsolète.
1 er tergite plus de 2 fois plus long que large, assez aminci en avant, fine¬
ment chagriné, mat, sans ponctuation. 2 e et 3 e tergites de même sculpture,
subcarrés. Tarière légèrement plus longue que les tergites 1 et 2 réunis.
Ongles des pattes avec 3 ou 4 fortes dents de peigne presque aussi
longues que le crochet terminal. Nervure aréolaire un peu plus longue que
la distance qui la sépare delà récurrente.
Taille 5,5 mm. Tête rousse avec le pourtour des yeux passant au jaune.
Thorax roux avec 3 bandes sur le mésonotum et le dessus du segment
médian noirs. Tergites 1 et 2 noirs bordés de roux en arrière, les suivants
entièrement roux. Antennes noires. Pattes rousses. Ailes un peu grisâtres,
le stigma jaune-brun.
Une 9 du massif du Ruwenzori : Makitawa, zone des forêts, 2.H50 m.
d’altitude (Alluaud 1909).
A. SEYRIG
36
Asphragis Arambourgi, n. sp.
Espèce voisine de la précédente comme forme et comme sculpture. En
diffère par les caractères suivants :
Face avec quelques vestiges de ponctuation superficielle. Antennes beau¬
coup plus grêles, aussi longues que le corps, le funicule composé de
37 articles chez le type, le 1 er 4 fois plus long que large, le 2 e presque
3 fois, les 5 ou 6 avant-derniers seuls sub-carrés et uon épaissis par rapport
aux précédents. — 1 er tergite 2 fois plus long que large, le 2° sub-carré, le
3 e transversal. Tarière un peu plus courte que les lergites 1 et 2 réunis.
Ongles avec 2 ou 3 dents de peigne espacées.
Taille 6 mm. environ. Tête noire avec les pièces buccales, la marge du
clypéus et le pourtour des yeux blancs, ce dernier interrompu sur un petit
espace en haut du front. Thorax roux, le mésonotum avec 3 bandes brunes,
les triangles huméraux jaunes chez deux des individus examinés, ainsi que la
marge supérieure des propleures. Segment médian noir en dessus. Tergites
1 à 3 noirs bordés de roux, les suivants entièrement roux. Antennes noires
Pattes rousses, les trochanters III plus ou moins noirs.
Trois 9» Suam fishingHut, versant est de l’Elgon, 2.400 m. (Mission de
l'Omo, st, 34).
L’un des exemplaires est aberrant par son abdomen, qui est un peu
ponctué sur les deux premiers tergites.
Trib. Atrophini
Atropha Babaulti, n. sp.
9- Tempes presque nulles, sensiblement dans le même plan vertical.
Front lisse et luisant, avec au milieu un sillon profond et assez étroit, qui
va depuis l’ocelle antérieur jusqu’entre les antennes. Ponctuation de la
face profonde et régulière, mais pas dense. Joues aussi longues que la
largeur de base des mandibules. Funicule de 46 articles chez le type, le 1 er
bien six fois plus long que large, double du second, les avant-derniers encore
un peu rectangulaires.
Mésonotum densément et profondément ponctué, le fond chagriné, mat.
Pro- et mésopleures un peu plus éparsement ponctuées, mais sans plage
lisse sur le spéculum; le fond brillant, la gouttière antérieure des propleures
ridée en travers d’un bout à l’autre. Segment médian sub-carré vu de
dessus, finement ridé en travers, avec des vestiges de ponctuation visibles
entre les rides. Métapleures régulièrement et profondément ponctuées.
1 er tergite lisse et luisant, les spiracules situés plutôt un peu en avant du
milieu, le postpétiole bombé, presque 2 fois plus large que le pétiole, un
peu plus de 2 fois plus long que large. Tergites suivants finement clia-
HYMENOPTERA, ICHNEÜMONIDAE 27
grinés, moins brillants, le 2 e un peu moins de 2 fois, le 3 e 1,5 fois plus long
que large. Tarière un peu plus courte que l'abdomen.
Aréole de l’aile pétiolée, recevant la nervure récurrente non loin de
l'angle externe. Nervulus interstitiel. Nervellus brisé peu en dessous du
milieu. Hanches III régulièrement ponctuées, le fond très finement chagriné,
peu brillant.
Taille 10 ~f- 5,5 mm. Noir. Articles 12 à 17 du funicule blancs. Face avec
deux minces petits traits blancs le long des yeux. Pattes noires, la première
paire à peine brunâtre en avant, les fémurs III d’un beau roux, sauf leur
extrémité, qui est noire, et les articles 2 à 4 des tarses III blancs. Ailes
hyalines avec toute l’extrémité à partir du niveau de l’aréole, d’un brun
foncé.
Décrit d’après 3 9 de Kadjudju, Kivu (Babault).
Trib. Banchini
Tetractenion luteum, n. sp.
C?. Très voisin, comme morphologie, du génotype, que j'ai décrit de
Madagascar. Comme lui, il se signale par ses mandibules, où la dent supé¬
rieure, un peu plus courte que l’autre, est comme tronquée; par ses pattes
exceptionnellement longues, avec les ongles I et II pectinés, tandis que
ceux des pattes III sont simples; enfin par la sculpture, qui est la même à
quelques détails près.
Tempes courtes, rétrécies vers l’arrière en ligne un peu courbe. Clypéus
très convexe, rabattu en dessous à l’extrémité. Joues un peu plus courtes
que la largeur de base des mandibules. Funicule presque aussi long que le
corps, aminci vers l’extrémité, composé de 45 articles. Segment médian
assez brillant, un peu plus finement sculpté que chez le génotype, la carène
postérieure très fine, mais cependant distincte.
Taille 9 mm. Tète blanche avec une tache noire qui englobe l’occiput,
sans toucher nulle part les yeux, et s’étend vers l’avant par dessus le
stemmaticum jusque sur le milieu du front. Thorax et abdomen uniformément
roux-jaune clair, de même que les pattes, où seuls les tarses III sont rem¬
brunis. Ailes hyalines, le stigma brunâtre.
Décrit d’après un çf capturé à Nyéri, au pied du mont Kénya, en juin 1932.
Subfam. TRYPHONINAE
Trib. Perilissini
Gen. PERILISSUS Holmgren
Tempes longues, peu ou pas rétrécies vers barrière. Carène occipitale
nette, située très haut, l’occiput excavé en dessous. Vertex élevé, beaucoup
28
A. SEYRIG
plus haut-au milieu que le sommet des yeux, qui sont petits et ovales.
Mandibules longues, la dent inférieure plus longue et robuste que l’autre.
Antertnes grêles et fines, les deux premiers articles presque de même lon¬
gueur. Sculpture de la tête dense, granuleuse.
Notaules 1 faiblement indiqués en avant. Spéculum lisse. Segment médian
entièrement aréolé, l’aire centrale en général allongée, la costule nette,
l’aire postérieure petite et basse.
Abdomen très finement sculpté, parfois presque lisse; le l or tergite très
aminci vers la base, canaliculé sur les côtés, mais simplement convexe en
dessus, sans carènes ni sillon. Tergites suivants dépourvus de modelé, les
derniers un peu comprimés chez la $. Tarière à peine exserte, avec sur le
dessus, un peu au delà du milieu, une large dépression, qui remplace l'en¬
coche habituelle des Ophionoides.
Pattes grêles, les tarses I très longs, les éperons III plus courts que la
moitié du métatarse, les ongles simples. Ailes munies d’une aréole fermée,
plus ou moins quadrangulaire, parfois brièvement pétiolée. Nervure paral¬
lèle issue en bas de la cellule brachiale. Nervellus brisé au-dessus du milieu,
rarement au milieu même.
Genre comprenant de nombreuses espèces dans les régions tempérées de
l’hémisphère nord, et quelques autres en Afrique tropicale. Probablement
toujours parasites de larves de Tenthrédinides.
Perilissus nyerinus, n. sp.
Ç. Tempes un peu plus longues que les yeux vus d’en haut, finement et
densément ponctuées, pubescentes de blanc. Front bombé, long, les
antennes situées au milieu de la hauteur des yeux. Face très transversale,
2 fois plus large que longue, si l’on exclut le clypéus; celui-ci grand, arrondi
au bord, assez convexe. Joues plus longues que la largeur de base des
mandibules, qui sont cependant larges à la base. Funicule grêle, à peu
près aussi long que le corps, composé de 35 articles, le / P r et le 2 e environ
3.5 fois plus longs que larges, les avant-derniers encore 2 fois, l’extrémité
très fine et atténuée.
Ponctuation du mésonotum fine et dense, le fond brillant cependant
encore, bien visible entre les points. Propleures densément ponctuées, sans
rides longitudinales. Mésopleures densément ponctuées en avant, plus
éparsement en arrière, le spéculum grand et lisse. Aire centrale en hexagone,
3 fois plus longue que large, non séparée de là basale, lisse, recevant la cos¬
tule un peu en arrière du milieu. Reste du segment médian ponctué quoique
brillant, l’aire postérieure semi-circulaire. Métapleures mates, très finement
et densément ponctuées, limitées par une forte carène.
Abdomen plus trapu que chez les autres espèces du genre, presque
lisse, la ponctuation tout juste visible au grossissement 35. 1 er tergite
1.5 fois plus long que large, très aminci en avant, les spiracules à peine
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE 29
saillants. 2 e tergite en trapèze très transversal. 3° tergite 2 fois plus large
que long.
Aréole de l’aile quadrangulaire, recevant la nervure récurrente au milieu.
Nervulus interstitiel. Nervellus brisé en son tiers supérieur. .
Taille 6 mm. environ. Tête, bouche, antennes, thorax et pattes entièrement
noirs, y compris les palpes et le devant des pattes I. Abdomen jaune-roux
clair. Ailes grandes, légèrement grisâtres, plus jaunâtres vers la base, le
stigma transparent dans sa moitié basale, trouble en arrière.
Décrit d’après une Q capturée à Nyéri, au sud du mont Kénya (juin 1932).
Gen. DAUGNA , nov.
(Étym. : anagramme de Uganda).
Genre de Périlissien, voisin de LophyroplectusThs. par le miroir dépourvu
de poils, au milieu de l’aile antérieure, mais en diffère principalement par
les mandibules longues et avec la dent inférieure beaucoup plus forte que
l’autre, le segment médian avec une carène transversale lamellaire en
arrière, et par les ongles des pattes longuement pectinés.
Tête subcubique, les tempes fortes. Ocelles grands et assez rapprochés
des yeux chez le qU plus petits et plus éloignés chez laÇ, formant un triangle
équilatéral. Face plane à peine séparée du clypéus, dont les fossettes sont
cependant profondes. Mandibules longues et très robustes ; la dent infé¬
rieure plus épaisse,dépassant sensiblement l’autre (fig. 3). Anteiines aussi
longues que le corps.
Mésonotum arrondi, sans notaules. Écusson étroit, rebordé presque
jusqu’au milieu. Segment médian avec Taréolation nette à la base, la costule
forte ; puis en arrière une carène transversale lamellaire qui va de l’extré¬
mité d’une métapleure à l’autre, en se maintenant à une distance constante
de lacarène bordant le segment médian, qui est d’ailleurs, elle aussi, lamel¬
laire (fig. 4).
1 er tergite très allongé, formant un pétiole étroit jusqu’aux spiracules
qui sont saillants, puis faiblement et progressivement dilaté au delà, les
glymmens profonds et longs sur les côtés delà base. 2 e tergite plus long que
large, les suivants fortement comprimés. Tarière brièvement exserte, avec
en dessus l’encoche caractéristique des Perilissini ; ses valves linéaires,
recouvertes à la base par le dernier sternite, qui est grand et atteint
l’extrémité de l’abdomen. Chez le çf les valves génitales sont normales,
ovales.
Pattes normales, les ongles longuement pectinés. Ailes avec une petite
aréole oblique, un miroir dépourvu de poils en haut delà cellule discoïdale,
mais pas de tache cornée, la cellule discoïdo-cubitale rectangulaire,, le
ramellus court, mais bien formé, le nervulus légèrement postfurcal et le
nervellus brisé au-dessus du milieu (fig. S).
Génotype : Daugna Alluaudi , n. sp.
30
A. SEÏRIG
Daugna Alluaudi, n. sp.
Ç. Tempes aussi longues que les yeux vus d’en haut, d’abord droites,
puis fortement recourbées tout en arrière; la tête un peu plus étroite à leur
niveau qu’à celui des yeux. Ocelles postérieurs situés à une distance des
yeux un peu supérieure à leur petit diamètre, la distance entre ces ocelles
égale à leur grand diamètre ; le stemmaticum un peu surélevé. Vertex
presque lisse, mais front grossièrement rugueux. Face et clypéus à ponc¬
tuation grossière et conlluente, ce dernier arrondi et crénelé au bord.
Mandibules robustes, bien 3 fois plus longues que larges au milieu (la base
Fig. 3 à 5. — Daugna Alluaudi, n. gen., n. sp. — Fig. 3. — Segment médian. —
Fig. 4. — Mandibule gauche. — Fig. 5. — Nervulation des ailes.
encore plus large), la dent inférieure dépassant beaucoup l’autre. Funicule
aussi long que le corps, composé de 48 articles, le 1 er 3 fois plus long que
large, le 2 e 2,5 fois, ceux du milieu encore 2 fois, et les derniers amincis et
de nouveau un peu plus allongés.
Mésonotum brillant, profondément ponctué. Kcusson lisse et luisant,
avec des carènes élevées à la base, mais disparaissant avant le milieu.
Mésopleurcs lisses avec quelques points très épars vers le bas. Segment
médian lisse, avec de fortes carènes (fig. 4).
Ongles des pattes avec 4 ou 5 dents de peigne presque aussi longues que
le crochet terminal.
Taille 9 mm. Tête, corps, antennes et pattes d’un roux très clair, le stem¬
maticum seul noir. Ailes hyalines avec un très léger petit nuage jaunâtre
sous le miroir. Stigma jaunâtre, transparent.
çf comme Ç, le funicule de 51 articles, de mêmes proportions, les ocelles
postérieurs plus rapprochés des yeux.
HYMENOPTKRA ICHNEUMONIDAE
31
Décritd’après une $ (le type) de l’Uganda central (Alluaud, janv.-févr. 1909)
et un a* de la forêt de Nairobi (Alluaud et Jeannel, février 1912).
Trib. Metopiini
Metopius lugubris Tosquinet
Espèce reconnaissable à l’absence presque totale de dessins clairs, tant
sur la tète que sur le thorax et l’abdomen, les ailes entièrement enfu¬
mées.
9 (non encore décrite et associée au çf de Tosquinet sous toutes réserves).
Chez la présente 9, les dessins blancs de la tête et des pattes sont encore
plus réduits que chez le çf, et en outre l’abdomen est très nettement bleuis¬
sant. — Sont blancs : Deux traits le long des bords de l’écu facial, un point
à la base de la carène inter-antennaire, denx points obsolètes aux orbites
frontales, une large bande en arrière du 4 e tergite, interrompue seulement
au milieu sur un étroit espace noir, un point à l’extrémité des fémurs I et le
devant des tibias et tarses I. Thorax, écusson, pièces buccales, etc.,
entièrement noirs.
Tavéta, 750 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel, mars 1912).
Metopius brevicornis, n. sp.
9- Tempes très courtes, arrondies. Carène interantennaire présentant en
haut une petite échancrure, ébauchant ainsi la petite dent qui caractérise le
sous-genre Ceratopius. Front mat, sans carène médiane. Écu facial relative¬
ment petit, plus long que haut, sub-triangulaire, presque en ogive; les côtés
convergeant vers le bas dès le début ; l’extrémité arrondie, sans carène de
connection avec le bord du clypéus. Labre longuement exserte, arrondi,
ponctué. Antennes très épaisses, sensiblement plus courtes que l’abdomen ;
le funicule composé de 46 articles, ceux de la base sub-carrés, les suivants
transversaux, l’extrémité un peu dilatée.
Thorax mat, densément ponctué, pubescent de blanc. Épines en arrière de
l’écusson relativement courtes. Segment médian avec, au milieu, deux
carènes nettes, d’abord divergentes, puis fortement convergentes, et dispa¬
raissant un peu avant de se réunir, déterminant ainsi une aire subpentago¬
nale, environ aussi longue que large, la costule nulle.
1 er tergite petit, subcarré, peu recourbé, dépourvu de carènes et de
mamelon central, ponctué, ridé à la base, puis brillant et plus éparsement
sculpté en arrière. 2° tergite un peu plus long que large, le 3 e sub-carré, les
suivants transversaux, tous mats, le 6 e un peu plus brillant, mais encore
densément ponctué jusqu’à l’extrémité.
Ailes et pattes normales.
Taille 12 mm. environ. Noir avec des dessins rouges et blanc-jaune. Sont
32
A. SEYRIG
rouges : les antennes, y compris le scape, le clypéus, les joues, les pièces
buccales, les sutures des propleures, les tégulae, les marges latérales de
l'écusson, une étroite bande sur chaque côté du 1 er tergite (mais non en
arrière), le 2° tergite presque en entier, sauf une tache arrondie au milieu,
dans la moitié basale, 2 taches triangulaires sur les côtés du 3 e tergite, les
hanches et pattes I et 11, les trochanters et la base des fémurs 111, et les
tibias et tarses III. Sont blanc-jaune : les côtés de l’écu facial, les orbites
internes jusqu’au haut du front, la carène transversale sous-antennaire, un
petit point passant au rougeâtre sous chaque aile, les carènes basales de
l’écusson, sa marge postérieure, le postécusson, 2 taches en arrière du
segment médian, une grande tache sur les hanches III, qui au demeurant
sont noires, une tache sur les trochanters III et un point à l’extrême base
des fémurs III. Ailes un peu enfumées, surtout le long de la côte, dans la
cellule radiale et dans la moitié supérieure de la cellule cubitale externe.
Stigma roux-jaune clair.
Décrit d’après une 9 capturée à Molo, Mau escarpment, en décembre 1911
(Alluaud et Jeannel).
Trib. Iborniini, nov.
Tribu se rattachant au groupe des Metopiinae, principalement caractérisé
par les trochanters uni-articulés, et accessoirement aussi par le scape non
excavé, les mandibules étroites, le clypéus plus ou moins dans le prolonge¬
ment de la face, la tarière cachée outrés courte, grêle, simple.
Provisoirement les caractères de la présente tribu sont les mêmes que
ceux du seul genre Ibornia, auquel elle se réduit. Elle est remarquable
surtout par la forme de l'abdomen replié sur lui-même, avec chez la 9 une
tarière un peu exserte, les ongles pectinés, et enfin le fait que tous les
trochanters sont uni articulés, etnon pas seulement ceux des deuxpremières
paires.
Gen. IBORNIA, nov.
(Etym. : anagramme de Nairobi.)
Tête transversale, la carène occipitale nette, mais située bas. Front
profondément enfoncé au-dessus de chaque antenne, avec au milieu une
élévation cariniforme, qui commence entre les antennes et se sépare vers
le haut en deux lamelles plus ou moins divergentes. Yeux médiocres, non
échancrés, éloignés des ocelles. Face transversale. Joues pas spécialement
réduites. Clypéus très large, séparé de la face par deux profondes fossettes,
situées à une distance des yeux du même ordre de grandeur que la longueur
des joues, son bord antérieur presque droit, mais crénelé tout le long.
Bouche large, les mandibules par conséquent longues, assez robustes,
terminées par une seule dent. Palpes tellement courts qu’ils sont à peine
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
33
visibles. Antennes très courtes, raides, non enroulées, assez épaisses, les
articles du milieu subcarrés ou transversaux.
Thorax court et robuste. Mésonotum déprimé, sans notaules en avant,
mais avec au centre une dépression longitudinale séparant deux mamelons
allongés et aboutissant en arrière dans une sorte de cuvette ridée en long ;
les notaules vrais situés en dehors de ces mamelons et ne commençant
que vers le tiers antérieur. Fossette scutellaire traversée par de fortes rides
et séparée de la dépression précédente par une carène transversale.
Écusson grand, plus ou moins transversal, non caréné sur les côtés. Pro¬
pleures normales, les épomies nettes. Mésopleures peu renflées ; les
épiknémies bien formées, se prolongeant en bas vers l’arrière par une carène
longitudinale qui suit les sternaules ; ceux-ci bien marqués en avant, plus
faibles à partir du moment où ils sont rejoints par les épiknémies. Méso¬
sternum transversal ; le mésolcus assez profond, non limité par des carènes
transversales. Segment médian court, avec une forte carène transversale
en arrière ; Faire centrale limitée sur les côtés, mais non séparée de la
basale, la costule effacée; les aires spiraculaires délimitées des deux côtés;
les spiracules arrondis ou brièvement ovales.
Abdomen fortement replié sur lui-même, enroulé à l’extrémité ; les divers
tergites transversaux, profondément séparés les uns des autres ; le 5 e et le
6 e tout à fait bossus par le fait qu’ils se trouvent à l’endroit de la courbure.
Épipleures petites.
Chez la $ le 6 8 tergite est encore grand, mais le 7 e très petit, le 8 e à peine
exserte avec de tout petits cerques ; les valves de la tarière enfin forment
deux appendices larges et rigides, environ aussi longs que le 2 e tergite,
mais entièrement cachés sous l’abdomen dans la position normale.
Tarière assez robuste, simple à l’extrémité, longuement atténuée, fortement
recourbée vers le bas.
Chez le cf> l’abdomen est moins replié sur lui-même, mais cependant
encore fortement recourbé, les tergites 6 et 7 décroissant progressivement,
les valves génitales très petites.
Pattes robustes, mais non dilatées, assez courtes, les 3 paires de tro¬
chanters uniarticulés. Éperons des pattes II et III à peu près égaux entre
eux, robustes, droits, un peu plus courts que la largeur des tibias à l’extré¬
mité. Tarses plus courts ou aussi longs que les tibias, le métatarse presque
aussi long que tous les articles suivant réunis. Ongles pectinés.
Ailes grandes et larges, l’aréole située près du stigma. 2 e abscisse
radiale bien trois fois plus longue que la l re , aboutissant sur la côte loin de
l’extrémité de l'aile. Aréole très oblique, recevant la nervure récurrente
près de son angle externe. Nervure récurrente un peu sinuée, percée de
deux fenêtres Nervulus interstitiel. Nervure discoïdo-cubitale courbe,
sans ramellus. Nervure parallèle issue tout en bas de la cellule brachiale
qui est en forme de trapèze, avec son côté externe spécialement allongé. Aux
ailes postérieures le nervellus est brisé tout en bas.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III. 3
34
A. SEYRIG
Insectes ayant tout à fait l’apparence de certains Tenthrédinides des
genres Athalia, Hylotoma, etc.
Génotype : Ibornia bicolor, n. sp.
Tableau des espèces
1. Tête entièrement jaune, y compris le stemmaticum. Ailes d’un
brun uniforme. Funicule composé de 21 articles, à peine aussi
long que la tète et le thorax réunis. Ponctuation plus faible :
en particulier la partie du vertex comprise entre le stemmati¬
cum et la carène occipitale est lisse avec la base des poils
à peine enfoncée. I. unicolor, n. sp.
— Au moins le stemmaticum noir. Ailes pâles à la base, plus fon¬
cées à l’extrémité. Antennes plus longues, composées d’un
plus grand nombre d’articles. Ponctuation plus forte : en parti¬
culier la partie comprise entre le stemmaticum et la carène
occipitale avec des points réguliers et profonds. 2.
2. Insecte jaune, le stemmaticum seul noir. Ailes gris-brun à la
base, plus foncées à l’extrémité. Écusson presque plat, la ponc¬
tuation dense et confluente. Aire postérieure du segment mé¬
dian densément granuleuse, sans rides longitudinales.
Ongles pectinés seulement dans leurs deux tiers basaux,
. I. Andersoni, n. sp.
— Tête et moitié antérieure du thorax noirs. Ailes jaunes à la base,
brunes à partir du stigma. Écusson convexe, brillant, finement
ponctué. Aire postérieure du segment médian avec quelques
fortes rides longitudinales au milieu. Ongles pectinés jusqu’à
l’extrémité. I. bicolor, n. sp.
Ibornia bicolor, n. sp.
$. (fig. 6). Tempes assez courtes, peu rétrécies derrière les yeux. Occi¬
put régulièrement et assez profondément ponctué entre les ocelles et la
carène postérieure. Front lisse dans le creux au-dessus de chaque antenne,
ponctué autour; les intervalles entre les points lisses, plutôt plus larges
qu’eux. Branches terminales de la carène interantennaire plus élevée et
moins divergentes (vues de devant) que chez les espèces suivantes. Face et
clypéus fortement et densément ponctués. Joues un peu plus courtes que la
largeur de base des mandibules. Funicule composé de 26 à 29 articles, le
I er moins de deux fois plus long que large, les suivants subcarrés, puis
transversaux à partir du 6 e ou du 8 e .
Mésonotum superficiellement et densément ponctué, le fond lisse, l’en¬
semble paraissant cependant presque mat par suite de la présence d’une
HYMENOPTERA, ICHNEUMON1DAE
35
pubescence dense, courte dressée, brune. Fossette scutellaire traversée
par 5 ou 6 rides longitudinales. Ecusson brillant, transversal, finement et
régulièrement ponctué. Pleures presque lisses, la ponctuation très fine et
superficielle. Aire centrale subcarrée. Aire postérieure avec au milieu deux
fortes rides longitudinales, souvent doublées vers l'extérieur par deux
autres rides parallèles.
Abdomen très grossièrement et densément ponctué, les points ayant une
tendance à se grouper en séries longitudinales. 1 er tergite transversal, avec
■deux carènes bien nettes allant jusqu’à l’extrémité. 2° tergite déjà 2 fois
plus large que long.
Tarses III plus courts que les tibias, le métatarse sensiblement plus épais
que les articles suivants. Ongles avec 4 ou S dents de peigne presque aussi
longues que le crochet terminal, et occupant au moins les 3/4 basaux.
2 ” abscisse radiale droite, recourbée en dedans seulement à l’extrémité.
Aréole subsessile.
Taille 7 à 8 mm. (l’abdomen recourbé dans sa position naturelle). Ailes
8 à 9 mm.
Tête, antennes, pièces buccales, pro- et mésonolum, écusson, propleures,
prosternum et moitié supérieure des mésopleures, noirs, le reste du corps
et les pattes roux-jaune clair, le 5 e article des tarses brun. Ailes jaunes à
la base, puis brunes à partir du niveau du stigma, celui-ci noir, ainsi que la
côte et les tégulae. Chez l’un des exemplaires, plus petit que les autres, les
36
A. SEYRIG
côtés du clypéus et les joues sont tachés de roux, et la moitié basale des
ailes est moins franchement jaune.
Type de Nairobi (juin 1932). — Paratypes de la Masai Reserve.
(T. J. Anderson, 20 IV 1913, et capt. A. O. Luchman, 12 V 1914.)
Ibornia unicolor, n. sp.
çf. Tempes comme l’espèce précédente. Occiput presque lisse entre les
ocelles et la carène postérieure, les points réduits à des fossettes insigni¬
fiantes à la base des poils. Front lisse au-dessus des antennes, éparsement
ponctué sur le pourtour, les intervalles entre les points sensiblement plus
larges qu’eux. Branches terminales de la carène interantennaire sensible¬
ment divergentes, vues de devant. Face à ponctuation profonde et assez
dense, mais non confluente. Joues presque aussi longues que la largeur de
base des mandibules. Antennes très courtes, à peine aussi longues que la
tête et le thorax réunis, le funicule composé de 21 articles, le l or 1,5 fois
plus long que large, les 4 ou 3 suivants encore très légèrement allongés, les
6 à 8 avant-derniers seuls transversaux.
Mésonotum assez brillant, la ponctuation très fine, la pilosité jaune
serrée, mais moins opaque que chez l’espèce précédente. Écusson brillant,
finement ponctué. Fossette scutellaire traversée par 8 ou 9 rides longitudi¬
nales. Pleures lisses. Aire centrale un peu transversale. Aire postérieure
ridée en long au milieu.
Abdomen comme chez l’espèce précédente, sauf que le 1 er tergite est
plus transversal, avec des rides longitudinales s’arrêtant à une certaine dis¬
tance de l’extrémité.
Tarses 111 aussi longs que les tibias, le métatarse à peine plus épais que
les articles suivants.Ongles avec 3 ou 4 petites dents de peigne grêles dans
la moitié basale. 2 e abscisse radiale fortement recourbée à partir du
milieu. Aréole brièvement pétiolée.
Taille 5,5 mm. (l’abdomen étant replié dans sa position normale).
Tête, corps et pattes entièrement jaune-roux, y compris le stemmaticum
et le dernier article des tarses. Scape et funicule noirs. Ailes uniformément
enfumées de brun clair, les tégulae rousses, le stigma gris-brun terne.
Un çf capturé à Nyéri, au sud du mont Kénya, en juin 1932.
Ibornia Andersoni, n. sp.
Q. Tempes comme chez Ibornia bicolor. Occiput assez fortement ponctué
en arrière des ocelles. Front densément ponctué sur le pourtour, les points
jointifs. Branches terminales de la carène interantennaire assez fortement
divergentes, vues de devant. Face et clypéus à ponctuation très forte et
dense, confluente. Joues presque aussi longues que la largeur de base des
mandibules. 1 er article du funicule 1,5 fois plus long que large, le 2 e et les
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
37
suivants subcarrés (l’extrémité brisée à partir du 23" article, mais le 22“ ne
laissant pas encore pressentir que l’extrémité soit proche).
Mésonotum mat, finement, mais très densément ponctué, la pubescence
très drue, courte, jaune. Écusson subtriangulaire, presque aussi long que
large, plat, très densément ponctué ; les côtés non pas carénés, mais
anguleux, surtout en arrière. Pleures brillantes, mais régulièrement ponc¬
tuées. Aire centrale subcarrée. Aire postérieure entièrement granuleuse,
sans rides longitudinales.
Abdomen comme chez les espèces précédentes, les carènes du 1 er ter-
gite atteignant presque l’extrémité.
Tarses Iü plus courts que les tibias, le métatarse sensiblement plus épais
que les articles suivants. Ongles avec 3 ou 4 fortes dents de peigne dans la
moitié basale. 2 e abscisse radiale très faiblement recourbée dans toute son
étendue, un peu plus fortement à l’extrémité. Aréole subsessile.
Taille 6,5 mm. (l’abdomen dans sa position naturelle).
Tête, corps et pattes jaunes-roux, sauf une tache qui occupe le slemma-
ticum et ses alentours. Scape et funicule noirs. Dernier article de tous les
tarses brun. Ailes enfumées avec une tache en arrière du stigma et une
bande le long du bord externe, plus foncées. Tégulae, côte et stigma
brunâtres.
Masai Reserve (T. J. Anderson) (type au British Muséum).
Trib. Exochini
Triclistus bicolor Szepligeti
A la description assez sommaire de Szepligeti, on peut encore ajouter :
9- Ponctuation de la face éparse et superficielle, sur un fond finement et
densément chagriné, mat; la pilosité éparse, longue, blanche. Front brillant,
très éparsement et finement ponctué, la fossette sous-antennaire grande,
en triangle allongé, s’amincissant vers le bas en un profond sillon qui se
termine dans le canal de la carène interantennaire, celui-ci relativement
court, avec des carènes divergeant vers le haut. Joues presque aussi longues
que la moitié de la largeur de base des mandibules. Funicule composé de
22 à 23 articles, le 1 er 2,5 fois plus long que large, le 3 e un peu moins de
2 fois, les avant-derniers, presque carrés profondément séparés les uns des
autres, tous recouverts d’une pilosité longue et raide, surtout vers l’intérieur,
où les poils sont aussi longs que le diamètre de l’antenne. Mésosternum ter¬
miné en arrière par deux petites dents poilues , mais non par des épines
linéaires.
çf. Diffère de la 9 par les mandibules, les hanches et les fémurs III plus ou
moins noirs. Articles terminaux encore 1,5 fois plus longs que larges, moins
fortement séparés que chez la Ç, et dans leur ensemble dépourvus de la
pilosité qui caractérise l’autre sexe.
38
A. SEYRIG
2 9 et 1 çf de Méru, au pied du mont Kénya (juin 1932). — Une $ de Nairobi
(juin 1932). — Un Ç de Kitembo dans la région du lac Kivu (Babault).
L’espèce descend jusqu’aux Comores, où j’en ai trouvé une race à peine
différente de celle du Kénya, mais à Madagascar elle est jusqu’ici inconnue.
Metacoelus amicus Seyrig
Sous le nom de Exochus amicus, j’ai décrit une espèce de Madagascar,
qui se place en réalité mieux dans le présent genre, malgré le fait que sa
tête n’est pas aussi tranchante derrière les ocelles que chez le typique Meta¬
coelus mansuetor d’Europe.
Le M. amicus se retrouve sur le continent : une $ de Nairobi (juin 1932).
Metacoelus conviva, n. sp.
Sous ce nom doit paraître prochainement la description d’une espèce
nouvelle de Madagascar, qui diffère essentiellement de M. amicus par
l’écusson nettement ponctué, les aires dentipares ponctuées au milieu et
non lisses, les antennes de la 9 un peu plus longues, les pattes rouges au
lieu d’être noires, et la taille plus grande : 6 mm. Elle est facile à confondre
avec la var. ruficoxa de M. amicus, mais les caractères plastiques sus¬
mentionnés semblent bien stables et permettent à coup sûr de la recon¬
naître.
M. conviva, subsp. kenyensis, nov.
Diffère de la forme type par les pattes jaunâtres au lieu d’être rousses,
les tibias lit foncés à la base et à l’extrémité. Taillle 4 à 5 mm. seulement.
Antennes du çf plus longues que le corps, alors qu’elles sont à peu près
aussi longues chez la forme type.
2 9 (type) et 4 cf de Nairobi (juin 1932). — Une 9 de la forêt à Podocarpus
sur le versant ouest du Kénya, vers 2.100 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel,
janvier-février 1912). Celte dernière est un peu aberrante par les hanches III
qui passent au noirâtre.
Exochus Passaventi Seyrig
Une 9 de Mombasa (novembre 1931) diffère de la forme type, de Mada¬
gascar, par le funicule jaune roussàtre à la base, ne devenant brun qu’à
l’extrémité, au lieu d’être entièrement noir. Cette 9 est par ailleurs très
typique : elle a le funicule composé de 30 articles, ceux du milieu encore
1,8 fois plus longs que larges, le mésosternum terminé en arrière par deux
petites dents, et l’abdomen assez fortement ponctué, comme les spécimens
de Madagascar.
HYMENOPTERA, JCHNEUMONIRAE
39
Trib. Orthocentrini
Orthocentrus longiceps, n. sp.
$. Tète plus longue que large (fig. 7), les tempes faiblement rétrécies, en
ligne presque droite, plus courtes que la moitié de la longueur des yeux, vus
d’en haut. Ocelles postérieurs légèrement plus éloignés entre eux que des
yeux, l’ocelle antérieur formant avec eux un triangle isocèle plus long que
large. Front finement et éparsement ponctué. Face très proéminente sous
les antennes, longue, droite, vue de côté, mais comme comprimée en long;
la ponctuation très fine, laissant voir le fond brillant. Joues très brillantes,
presque aussi longues que les yeux, les sillons faibles. Yeux glabres.
Antennes courtes, atteignant à peine l’extrémité du thorax, le funicule com¬
posé de 32 articles, le 1 er subcarré, les suivants transversaux, les avant-
derniers un peu amincis et plus longs que larges.
Mésonotum beaucoup plus long que large, très bombé, sans trace de
notaules, la ponctuation fine et superficielle, laissant voirie fond, qui est très
brillant. Pleures lisses et luisantes. Segment médian brillant, très finement
chagriné, l’aire postérieure en forme de petite ellipse transversale, l’aire
centrale faiblement délimitée, étroite, plus de 3 fois plus longue que large.
1 er tergite 2 fois plus long que large, presque mat, granuleux, à peine
aminci en avant, avec deux fines carènes longitudinales, visibles surtout à
l’endroit où elles franchissent la dépression transversale. 2 e tergite un peu
plus long que large, également granuleux et mat, avec quelques stries lon¬
gitudinales à la base, le sillon postérieur net et presque droit. 3 e tergite sub¬
carré, granuleux à la base, brillant à l’extrémité, sans sillon transversal, sa
partie arrière déjà un peu comprimée. Tergites suivants brillants et de plus
en plus comprimés.
Pattes robustes, les fémurs III atteignant l’extrémité de l’abdomen. Ailes
avec l’aréole fermée par un soupçon de nervure translucide lui donnant la
forme d’un pentagone transversal, irrégulier, un peu oblique, recevant la
nervure récurrente au delà du milieu. 2° abscisse radiale droite. Nervure
parallèle issue tout en bas de la cellule brachiale. Nervulus légèrement en
arrière de la nervure basale.
Taille 3 mm. environ. Noir, les pattes I et II jaunes, y compris les hanches.
Pattes III noires à la base, puis brunâtres avec les articulations plus claires.
Palpes jaune-blanc.
Décrit d’après une $ capturée à Marakwet, dans l’Elgeyo Escarpment,
vers 2.500 m. (Mission de l’Omo, st. 30).
Orthocentrus semiflavus, n. sp.
9- Tête transversale (fig. 8), les tempes très rétrécies en oblique vers
l’arrière, presque nulles. Ocelles formant un triangle aplati, les postérieurs
40
A. SEYR1G
plus éloignés entre eux que des yeux, auxquels ils sont reliés par de petits
sillons bien marqués. Face peu bombée, assez brillante, la ponctuation gros¬
sière et profonde, mais peu serrée, le fond brillant apparaissant partout,
surtout vers le bas. Clypéus presque lisse. Joues environ aussi longues que
la moitié de la longueur des yeux, le sillon profond et linéaire. Yeux épar-
sement pileux. Antennes grêles, dépassant un peu le thorax en arrière; le
funicule composé de 25 articles, tous plus longs que larges, le 1 er 2 fois
environ, le 2 e et les suivants près de 1,5 fois, les derniers, qui sont très
amincis, de nouveau 2 fois et plus.
Mésonotum un peu plus long que large, les notaules indiqués en avant
par des points enfoncés, la ponctuation fine et superficielle. Pleures
lisses et luisantes. Segment médian brillant, finement et irrégulièrement
sculpté, les carènes fortes; l’aire postérieure basse et très transversale;
Fig. 7 à 9. — Tète vue de dessus. — Fig. 7. — Orthocentrus longiceps, n. sp.
Fig. 8. — Orthocentrus semiflavus, n.sp. — Fig. 9. — Orthocentrus limpidus, n. sp.
faire centrale rectangulaire, 2 fois plus longue que large environ; la costule
nulle.
1 er tergite 1,5 fois plus long que large, assez .finement sculpté, les carènes
longitudinales bien marquées jusqu'à l’extrémité, le sillon transversal repré¬
senté sur les côtés seulement par deux impressions obliques. 2 e tergite de
même sculpture, le sillon transversal profond et recourbé. 3 e tergite sculpté
seulement à la base, sans sillon transversal, lisse en arrière et déjà un peu
comprimé, les suivants lisses et fortement comprimés.
Pattes normales, les fémurs III n’atteignant pas l’extrémité de l’abdomen.
— Aréole de l'aile manquante, la nervure aréolaire un peu plus courte que
la distance qui la sépare de la récurrente. Nervulus interstitiel. Nervure
parallèle issue tout en bas de la cellule brachiale.
Taille 4 mm. environ. Noir, la face, les joues, la bouche, toutes les pattes
et le mésosternum jaune-roux. Orbites frontales largement jaune clair,
jusqu’au vertex, où cette bande se dilate en triangle. Antennes brunes, un
peu plus pâles à la base. Tibias III rembrunis en dessus.
Décrit d’après une Ç capturée à Nairobi, en juin 1932.
HYMENOPTERA, 1CHNEUMONIDAE
41
Orthocentrus limpidus, n. sp.
Voisin de O. urbanus, décrit de Madagascar, auquel il ressemble par les
antennes courtes chez la Ç, allongées chez le cf, avec le funicule composé
de 28 articles, par les yeux longuement et densément pileux chez la 9> plus
éparsement chez le çf, et par le front dépourvu de dessins clairs dans les
deux sexes. Diffère cependant de cette espèce par la face mate, très densé¬
ment sculptée et par le 3 e tergite granuleux, et non lisse, muni d’un sillon
transversal bien net.
9- Tête transversale (fig. 9), mais un peu globuleuse, les tempes très
courtes, rétrécies en courbe tout de suite derrière les yeux. Front régulière¬
ment ponctué, le fond brillant. Ocelles en triangle équilatéral. Face mate,
assez bombée, cependant droite vue de côté, la ponctuation très line et
serrée, donnant presque un chagrinage uniforme. Joues courbes, un peu
plus longues que l'ensemble des deux mandibules, le sillon bien marqué.
Antennes courtes, très enroulées sur elles-mêmes, le funicule composé de
28 articles, le 1 er et le 2 e subcarrés, les derniers un peu atténués et légère¬
ment plus longs que larges.
Mésonotum passablement plus long que large, un peu brillant, les notaules
nuis, la ponctuation serrée et fine. Pleures lisses et luisantes. Segment
médian brillant, très finement chagriné, l’aire postérieure très petite, l’aire
centrale 2,5 fois plus longue que large, nettement rebordée, la costule
effacée.
1 er tergite presque 2 fois plus long que large, un peu aminci vers l’avant;
les spiracules légèrement saillants, déterminant un postpétiole subcarré;
le sillon transversal bien net, un peu recourbé, traversé par deux fines
carènes longitudinales, qui ne sont guère visibles qu’en cet endroit-là; le
fond finement et densément granuleux, mat. 2 e tergite subcarré, le 3 e trans¬
versal; tous deux mats et finement granuleux, ornés en arrière d’un sillon
transversal légèrement courbe. Extrémité de l’abdomen plus faiblement
comprimée que chez les espèces précédentes.
Pattes normales, les fémurs III n’atteignant pas l’extrémité de l’ab¬
domen.
Taille 4 mm. environ. Noir. Face passant au roussâtre sous les antennes
et aux alentours de la bouche. Scape brunâtre, un peu plus clair en dessous.
Bouche, sternum et pattes roux-jaune, les tibias III foncés en dessus. Pro¬
pleures plus ou moins rouges vers le bas.
cf. Funicule grêle, aussi long que le corps, atténué à l’extrémité, tous les
articles environ 2 fois plus longs que larges. — Face jaune, le front entière¬
ment noir, sans aucune tache claire aux orbites.
Décrit d’après un couple (9 type) capturé à Nairobi, et une 9 venant de
Méru, au pied du mont Kénya (juin 1932).
42
A. SEYR1G
Trib. Bassini
Bassus ruwenzoriensis, n. sp.
cf. Tempes courtes, mais relativement larges, d’abord parallèles, puis
régulièrement arrondies. Face densément chagrinée, peu brillante, mais
sans véritable ponctuation. Clypéus formant en haut une carène en arc de
cercle, puis déprimé, et enfin relevé au bord, où il se termine par deux lobes
séparés par une faible échancrure. Joues presque aussi longues que la
largeur de base des mandibules. Funicule grêle (l’extrémité brisée chez le
type unique), les divers articles plus longs que larges, le 1 er plus de 3 fois,
le 12 e encore 2 fois.
Mésonotum brillant, arrondi, la ponctuation très fine et assez dense, les
notaules profonds en avant ; se prolongeant sur le dessus par de faibles
dépressions. Écusson assez densément ponctué. Pleures mates, densément
chagrinées, avec de faibles vestiges de ponctuation, le spéculum seul lisse
sur une petite plage. Segment médian granuleux, court, mais bombé, avec
de faibles vestiges de la carène postérieure, les carènes métapleurales plus
nettes.
Abdomen à côtés parallèles. 1 er tergite rectangulaire, 1,5 fois plus long
que large, densément granuleux, mat, sans carènes, sillonné transversa¬
lement un peu avant l’extrémité. 2° tergite subcarré, mat, avec en arrière
un sillon courbe tournant sa concavité vers l’avant. 3 e tergite de même
sculpture, transversal, le sillon un peu plus faible et moins recourbé.
Tergites suivants de plus en plus brillants, mais non lisses, le 4° avec
encore une faible trace de sillon transversal.
Pattes relativement longues et grêles, les fémurs III atteignant presque
l’extrémité de l’abdomen. Ailes grandes, dépassant beaucoup l’anus, la
2 e abscisse radiale droite, la nervure aréolaire courte, plus courte que la
distance qui la sépare de la récurrente. Nervulus presque interstitiel.
Nervure parallèle issue un peu en dessous du milieu de la cellule brachiale,
Nervellus brisé tout en bas. Nervure cubitale de l’aile postérieure coudée
un peu au delà du nervellus, en donnant naissance vers le haut, à un petit
ramellus (peut-être une simple aberration).
Taille 5,5 mm. environ. Noir orné de dessins jaune clair. Sont de cette
couleur : les palpes, les mandibules, l’extrémité des joues, le clypéus,
deux larges bandes de part et d’autre de la face, qui s’étendent en s’amin¬
cissant le long des orbites jusqu'au milieu du front, une tache au milieu de
la face, en contact avec le clypéus, deux petits traits le long des bords
antérieurs du mésonotum, deux autres sur le dessus, une large bande à
l'extrémité des tergites 2, 3 et 4, la marge des tergites suivants, les hanches
et trochanters I et II, le devant de ces deux paires de pattes, et enfin un
anneau aux tibias III, qui commence un peu en arrière de la base, et se
llYMENOPTERA, ICHNEUMON1DAE
43
termine vers le tiers apical, tout en laissant l’arête supérieure noire. Ailes
assez enfumées, les tégulae roussàtres, le stigma d’un roux translucide et
terne.
Décrit d’après un çf capturé par Ch. Alluaud, en janvier 1909, àBuemba,
vers 3.500 m. d’altitude, dans la zone alpine, sur le versant est du Ruwen-
zori.
Bassus marakwetensis, n. sp.
$. Tempes courtes et relativement larges, d’abord parallèles, puis arron¬
dies en arrière. Face mate, très densément chagrinée, sans ponctuation
différenciée. Clypéus convexe, mais sans carène transversale, bilobé à
l’extrémité, avec une petite échancrure entre les lobes. Joues mates, passa¬
blement plus courtes que la largeur de base des mandibules. Funicule
assez robuste, environ aussi long que l’abdomen, composé de 16 articles,
le 1 er près de 4 fois plus long que large, le 2 e 3 fois, le 12 e 1,5 fois.
Mésonotum arrondi, bombé, finement ponctué, les notaules profonds et
nets tout en avant, disparaissant sur le dessus. Écusson lisse et luisant.
Propleures densément chagrinées. Mésopleures brillantes, irrégulièrement
sculptées. Segment médian bombé, finement granuleux, la carène transver¬
sale bien marquée, quoique fine, la carène métapleurale par contre dispa¬
raissant dans les granulosités.
Abdomen ovale, un peu plus allongé que chez les espèces habituelles du
genre, l’extrémité comprimée. 1 er tergite pas plus long que large, mat, sans
carènes, très faiblement sillonné en arrière. Tergites 2 et 3 transversaux,
finement chagrinés, avec des sillons transversaux courbes, fins et nets.
4 e tergite plus brillant, le sillon encore net.
Pattes médiocres, les fémurs III atteignant l’extrémité du 4° tergite. Ailes
normales, c'est-à-dire ne dépassant que peu l’extrémité de l’abdomen, la
2 e abscisse radiale très faiblement recourbée, la nervure aréolaire très
courte, séparée de la récurrente par une abscisse 2 fois plus longue qu’elle»
le nervulus presque interstitiel, la nervure parallèle issue en-dessous du
milieu de la cellule brachiale; le nervellus brisé tout en bas, la 2 e abscisse
cubitale de l’aile postérieure normale.
Taille 5 mm. environ. Tête et thorax noirs ornés de dessins jaunes. Sont
de cette couleur : les palpes, les mandibules, le clypéus, deux larges bandes
de part et d’autre de la face, remontant le long des orbites jusqu’en haut du
front, deux triangles huméraux, les tégulae et leurs alentours, une large
tache carrée sur l’écusson, et le postécusson. Tergites 1 à 3 noirs, le 1 er avec
un petit trait jaune le long de sa marge postérieure, les 2 suivants largement
bordés de roux. Tergites 4 et 5 roux, les suivants noirs. Pattes I et II jaunes,
le dessus des tibias et des fémurs rembruni, ainsi que les tarses II. Pattes III
noires, l’extrémité des hanches et les trochanters jaunes, les tibias avec un
anneau blanc au milieu.
44
A. SEYRIG
Décrit d’après une 9 rapportée par la Mission de l’Omo : Chip Cherangani,
3.500 m. d’altitude, massif du Marakwet, st. 32.
Homotropus kenyensis, n. sp.
Ç. Tempes très courtes, arrondies immédiatement derrière les yeux.
Face brillante, la ponctuation régulière et éparse au milieu, plus superfi¬
cielle sur les côtés, où elle se fond en un fin chagrinage. Clypéus faiblement
bilobé, avec une légère échancrure au milieu, Joues mates, très faiblement
sillonnées, un peu plus courtes que la largeur de base des mandibules.
Funicule assez robuste, un peu plus court que l’abdomeD, composé de
18 articles, tous plus longs que larges, le 1 er plus de 3 fois, le 2 e un peu
moins, l'avant-dernier encore 1,5 fois environ.
Mésonotum arrondi, bombé, très brillant, la ponctuation fine, mais régu¬
lière, les notaules nuis. Écusson bombé, lisse, non ponctué. Propleures
brillantes, mais entièrement chagrinées. Mésopleures brillantes, finement
ponctuées. Segment médian granuleux, déclive presque sur un seul plan,
totalement dépourvu de carènes. Métapleures granuleuses, non délimi¬
tées.
l tr tergite rectangulaire, un peu plus long que large, granuleux, sans
carènes. 2 e tergite en trapèze légèrement transversal, entièrement chagriné,
sans sillon transversal. 3 e tergite finement chagriné dans sa moitié basale,
lisse en arrière, ainsi que les tergites suivants, qui sont un peu com¬
primés.
Pattes normales, les fémurs III densément sculptés, peu brillants à l’exté¬
rieur, n’atteignant pas l’extrémité de l’abdomen. Ailes sans aréole, la
2 e abscisse radiale droite, sauf à l’extrémité, où elle s’incurve légèrement
vers l'intérieur. Nervure aréolaire presque interstitielle. Nervure discoïdo-
cubitale coudée, mais sans ramellus. Nervulus situé en arrière de la nervure
basale. Nervure parallèle issue vers le tiers inférieur de la cellule brachiale.
Nervellus faiblement brisé en son quart inférieur.
Taille 6 mm. environ. Tète et thorax noirs, ornés de dessins jaunes. Sont de
cette couleur : le milieu des mandibules, le milieu du clypéus, deux larges
bandes sur les côtés de la face, remontant le long des orbites jusqu’en haut
du front, deux larges crochets huméraux, les tégulae et les angles des
pièces thoraciques en contact avec elles, l’écusson en entier et le posté¬
cusson. Abdomen rouge, le 1 er tergite et l’anus noirs. Pattes I et II roux
clair, les hanches et trochanters jaunes. Pattes III noires, avec une tache
sur le dessus des hanches et les trochanters en entier, jaunes, les tibias III
annelés de blanc. Ailes hyalines, le stigma brun-noir.
Décrit d’après une 9 capturée à Nanyuki, au pied du mont Kénya, vers
2.000 m. d’altitude, en juin 1932.
IIYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
45
Subfam. OPHIONINAE
Trib. Ophionini
Nototrachys punctatulus, n. sp.
Diffère de N. foliator F. par la face brillante, le mésonotum ponctué et
non réticulé, la carène antérieure du segment médian bien différenciée et
élevée, et par la coloration.
Ç. Tempes à peu près aussi longues que la moitié de la longueur des
yeux, vus d’en haut, fortement rétrécies vers l’arrière, en ligne légèrement
courbe. Verlex finement et éparsement ponctué. Front régulièrement et
profondément ponctué sur les côtés, finement ridé transversalement au
milieu. Face brillante, très régulièrement et assez finement ponctuée, les
yeux un peu convergents vers le bas. Clypéus subarrondi au bord, sans
fovéole, bien séparé de la face. Dent supérieure des mandibules très légè¬
rement plus longue que l’autre. Funicule un peu plus long que la tête et le
thorax réunis, composé de 21 articles chez le type, le 1 er 4 fois plus long
que large, le 2° plus de 3 fois, les 2 avant-dernier subcarrés.
Mésonotum assez densément ponctué, mais les points séparés et bien
formés, ne se fondant en rugosités que dans le quadrilatère qui précède
l’écusson. Ecusson plus grossièrement sculpté, rugueux. Pleures un peu
brillantes, densément ponctuées, le spéculum lisse. Segment médian avec
une carène transversale élevée à la base; la zone qui le précède brillante,
presque lisse ; la partie déclive assez grossièrement réticulée, avec le fond
finement chagriné, un peu brillant.
Abdomen normal, la tarière 1,5 fois aussi longue que le 1 er tergite.
Taille 7 mm. environ. Tête noire avec les mandibules blanchâtres, une
tache blanche aux joues et une fine bordure blanche le long des orbites de
la face, du front et du vertex, redescendant un peu le long des tempes.
Thorax noir, y compris les tégulae, avec seulement 2 petits triangles humé¬
raux blancs. Abdomen et pattes noirs, les pattes I seulement un peu bru¬
nissantes. Ailes hyalines, le stigma noir.
çf. Coloration comme chez la $, sauf que le clypéus (parfois seulement
ses côtés), les tégulae, l’écusson et la base du pétiole peuvent passer au
blanc. Pattes I et II roussàtres, les hanches et trochanters blanchâtres, les
hanches II toutefois noires à la base.' 3 e et 4 e tergites rufescents sur les
côtés.
Nairobi, Nyéri, Nanyuki (juin 1932).
Eremotylus distans, n. sp.
çf. Tempes assez courtes, fortement arrondies, la tête beaucoup plus
étroite à leur niveau qu’à celui des yeux. Carène occipitale nulle. Ocelles
46
A. SEYRIG
postérieurs touchant presque les yeux. Ocelle antérieur situé à une distance
des yeux presque égale à son plus petit diamètre. Face médiocrement
brillante, très densément ponctuée. Clypéus peu convexe, H fois plus large
que haut; son bord antérieur tronqué, subéchancré, formant deux angles bien
nets sur les côtés. Mandibules grêles, amincies comme chez les Enicospilus
typiques, mais peu tordues, la dent supérieure beaucoup plus longue que
l’inférieure (ce qui excluerait l’espèce du genre Eremotylus tel que Mobley
l’entendait). Funicule presque aussi long que le corps, composé de 67 articles,
le 1 er 3 fois plus long que large, le 2 e 2 fois, ceux du milieu un peu moins,
mais les derniers très minces, de nouveau 3 fois plus longs que larges.
Fig. 10. — Eremotylus distans, n. sp. Nervulation des ailes.
Mésonotum assez brillant, finement et densément ponctué. Écusson à
peine plus long que large, profondément ponctué, convexe, simplement
anguleux sur les côtés, sans carènes latérales. Postécusson en forme de
tubercule simple, élevé, à peine plus large que long. Pleures brillantes,
ponctuées comme le mésonotum. Segment médian court, un peu bombé,
mat et granuleux, sans trace de carène transversale.
Pectination des ongles normale, les dents de peigne plus courtes que la
dent terminale. Ailes remarquables par la longueur de l’abscisse inférieure
de la cellule discoïdo-cubitale (fig. 10).
Taille 20 mm. Roux clair, sans aucun dessin jaune ou blanc, même sur la
face ou les orbites. Stemmaticum noir. Antennes brunes. Ailes hyalines, le
stigma brun-roux.
Un çf (type) de Fort-Hall, district deMaranga, Colonie du Kénya (Alluaud,
novembre 1909). —L’espèce est encore représentée au Muséum de Paris
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
47
par 2 Ç de Fort-Crampel (coll. J. de Gaulle), par une autre du Mozambique
(G. Vasse, 1905), et une troisième de la côte d’ivoire (Delafosse, 1897).
Eremotylus pollutus, n. sp.
9- Tempes robustes, moyennement longues, fortement arrondies, la tête
presque aussi large à leur niveau qu’à celui des yeux. Occiput nettement
caréné. Ocelles postérieurs touchant presque les yeux; ocelle antérieur
situé à une distance des yeux presque égale à son plus petit diamètre. Face
à ponctuation profonde et dense, presque confluente. Clypéus plus éparse-
ment ponctué, un peu plus de 2 fois plus large que haut; son bord antérieur
tronqué droit et terminé par une carène, les angles légèrement arrondis.
Mandibules très robustes, non amincies, les deux dents égales entre elles.
Funicule robuste, un peu plus court que le corps, composé de 44 articles,
le 1 er plus de 3 fois plus long que large, le 2 e 2 fois, les avant-derniers
presque carrés, peu atténués.
Mésonotum assez brillant, très finement et densément ponctué. Écusson
brillant, ponctué de même, régulièrement convexe, sans trace de carènes
latérales, ni même d’angle sur les côtés. Postécusson transversal, bas.
Toutes les pleures à ponctuation confluente, peu brillantes. Segment médian
très court, séparé du postécusson par une fente profonde, et vertical tout
de suite en arrière, comme chez les Trogini, le dessus finement granuleux,
sans carène transversale, la partie déclive grossièrement réticulée.
Ongles avec environ 6 robustes dents de peigne, arrivant presque à la
même hauteur que la dent terminale. — Ailes (fig.lt).
Taille 15 mm. Roux foncé, sans aucun dessin clair. Tergites passant au
brun à partir du 3°, leur base cependant restant rousse. Antennes roux clair.
48
A. SEYRIG
Ailes assez enfumées, les miroirs seuls hyalins, celui de l’aile antérieure
bordé d’une tache foncée à cheval sur la nervure basale et d’une autre
également foncée au milieu de la cellule radiale, le'miroir de l’aile posté¬
rieure bordé aussi d’une tache sombre vers l’extérieur, le stigma et la côte
roussâtres, clairs.
çj* inconnu.
Neu-Moschi, versant sud-est du Kilimandjaro, altitude 800 m. (Alluaud et
Jeannel, avril!912).
Eremotylus fractus, n. sp.
Ç. Tempes à peu près aussi longues que les 2/3 de la longueur des yeux,
vus d’en haut, non rétrécies immédiatement, mais fortement recourbées
en arrière. Ocelles postérieurs touchant presque les yeux et séparés l’un de
l’autre par une distance un peu inférieure à leur petit diamètre. Ocelle
antérieur situé à une distance des yeux presque égale à son petit diamètre.
Ensemble de la face et du clypéus subcarré; la face densément et assez
profondément ponctuée; le clypéus lisse, très large et court, élevé en
carène transversale un peu avant son bord, qui est complètement droit
d’un côté à l’autre. Mandibules très robustes, non amincies, moins de 2 fois
plus longues que larges, fortement recourbées, les dents terminales sub¬
égales. 1 er article du funicule S fois plus long que large, le 2 e 2,5 fois, le
o 1,8 fois seulement (les suivants manquants).
Mésonotum très brillant, presque lisse, avec des vestiges de points très
petits à la base des poils. Écusson lisse, un peu convexe, à peine plus long
que large à la base, fortement caréné sur les côtés, les carènes très conver¬
gentes vers l’arrière. Pleures très brillantes, mais la ponctuation cependant
régulière quoique très fine et peu dense. Segment médian court, arrondi,
non dilaté, brillant, presque lisse, même en arrière, la carène à peine
IIYMENOPTERA, ICHNEUMOMDAE 49
indiquée au milieu, suivie dans la partie médiane de quelques rides irrégu¬
lières et superficielles.
Ongles des pattes avec 7 ou 8 dents de peigne serrées et. presque aussi
longues que le crochet terminal. Ailes (fig. 12).
Taille 16 mm. environ. Roux, y compris le pourtour des yeux et les
antennes, le stemmaticum seul noir. Ailes hyalines, le stigma et les ner¬
vures brun-foncé.
Une Ç de Neu-Moschi, à 800 m. d’altitude, au pied du Kilimandjaro
(Alluaud et Jeannel, avril 1912).
Gen. RH0PAL0PHI0N, nov.
Voisin de Ophion comme allure générale, mais caractérisé par l’extraor¬
dinaire nervulation des ailes indiquée par la ligure 13, et par le segment
médian peu recourbé, à la manière des Enicospilus, mais avec deux carènes
transversales.
Tempes courtes, rétrécies en arrière. Occiput rebordé. Ocelles très
grands, les postérieurs louchant les yeux, ceux-ci fortement échancrés au
niveau des antennes. Glypéus légèrement convexe, un peu arrondi au bord.
Joues presque nulles. Mandibules robustes, peu ou pas tordues, ni amincies
en arrière de la base, les dents terminales égales entre elles. Antennes très
longues.
Thorax et abdomen comme chez les autres Ophionini, le segment médian
seul caractéristique, faiblement bombé, sans sillon en avant, la carène
postérieure nette, basse, légèrement arrondie, comme chez les Lissonota et
Asphragis , la carène antérieure en général nette aussi, mais moins forte
que l’autre.
Pattes longues et grêles, ongles pectinés. l re abscisse radiale droite, à
peine épaissie. Nervure discoïdo cubitale remontant très haut, jusqu’au
voisinage du stigma, donnant à la cellule discoïdale la forme d’un quadri¬
latère presque aussi haut que long, émettant un ramellus long et en forme
de massue. Cellule discoïdo-cubitale avec un miroir dépourvu de poils au-
dessus du ramellus, mais sans aucune tache cornée. 2° abscisse radiale des
ailes postérieures droite ou très légèrement sinuée (contrairement au genre
Ophion où elle est fortement recourbée à la base).
En dehors du génotype décrit ci-dessous {R. curvus ), le genre comprend
une espèce du Congo Belge et deux autres de Madagascar, dont les descrip¬
tions paraîtront sous peu.
Rhopalophion curvus, n. sp.
9- Tempes très courtes, rétrécies fortement, en ligne légèrement courbe.
Ocelle antérieur situé à une distance des yeux inférieure à son plus petit
MISSION SCIENTIFIQUE DE l'oMO. — T. III.
4
50
A. SEYRIG
diamètre. Face très distinctement ponctuée, les intervalles entre les points
finement chagrinés, assez brillants. Clypéus dans le plan de la face. Man¬
dibules à peine 1,5 fois plus longues que larges, presque aussi larges à
l’extrémité qu’à la base. I er article du funicule 4 fois plus long que large, le
2 e 2 fois environ, le 16 e encore de mêmes proportions (les suivants manquent
chez le type unique).
Mésonotum brillant, mais densément et finement ponctué. Ecusson
allongé, brillant, très superficiellement ponctué, rebordé jusqu’à l’extrémité.
Postécusson presque aussi long que large, relativement bas. Pleures bril¬
lantes, ponctuées comme le mésonotum. Segment médian faiblement
arrondi sur une seule courbe, divisé en trois par les carènes transversales,
l’aire antérieure chagrinée, brillante, occupant environ le tiers basal; l’aire
centrale un plus longue, chagrinée plus fortement, mais toujours brillante ;
l’aire postérieure moitié moins longue que la médiane, ridée en long sur
les côtés.
Ongles des pattes avec 6 à 8 dents de peigne chitinisées, un peu plus
courtes que le crochet terminal. Ailes (fig. 13).
Taille 15 mm. Roux jaune-clair. Stemmaticum noir. Pourtour des yeux et
front passant au jaune-blanchâtre. Bas de la face et clypéus restant toute¬
fois roux. Ailes hyalines, le stigma jaune-brun.
Une 9 de Neu-Moschi, altitude 800 m., au pied du Kilimandjaro (Alluaud
et Jeannel, avril 1912).
Allocamptus rapax, n. sp.
Ç. Tempes très courtes et étroites, plus courtes que la moitié de la lon¬
gueur des yeux, vus d’en haut, très fortement rétrécies vers l’arrière en
IIYMËNOPTERA, ICHNEUMONIDAE 51
ligne légèrement courbe. Ocelles postérieurs touchant les yeux et séparés
l’un de l’autre par une distance inférieure à leur petit diamètre. Ocelle
antérieur séparé des yeux par une très courte distance. Ensemble de la
face et du clypéus sensiblement plus long que large, brillant, finement
mais distinctement ponctué ; le clypéus lisse, tout à fait dans le prolonge¬
ment de la face, son bord antérieur recourbé dans les angles, droit au
milieu. Mandibules réduites des 2/3 vers le milieu, fortement tordues sur
elles-mêmes, la dent supérieure un peu plus longue que l inférieure. Funicule
à peine plus long que le corps, composé de 60 articles, le I er un peu plus de
b fois plus long que large, le 2 e moins de 3 fois, les avant-derniers amincis
et de nouveau 3 fois plus longs que larges.
Mésonotum peu brillant, densément ponctué sur fond chagriné. Écusson
rebordé jusqu’à l’extrémité, densément sculpté. Pleures très densément
Fig. 14. — Allocamptus rapax, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
ponctuées, avec tendance à la formation de rides longitudinales. Segment
médian peu bombé, à peine dilaté, la carène antérieure forte, un peu
sinueuse, rapprochée du postécusson, la partie antérieure brillante, sub¬
chagrinée, la partie postérieure grossièrement et irrégulièrement ridée en
travers.
Ongles des pattes avec 5 à 6 fortes dents de peigne aussi longues que le
crochet terminal. —Ailes (fig. 14).
Taille 22 mm. Corps d’un roux tirant sur le jaune-brun, les côtés de la
face, le stemmaticum et les orbites externes jaunâtres. Antennes roux clair.
Ailes hyalines.
Trois $ d'Abyssinie (Mission de Bonchamps, Ch. Michel et M. Pottier,
1899).
Gen. AMESOSPILUS Enderlein
Genre créé par Enderlein pour les espèces d 'Enicospilus n’ayant, pas de
tache cornée au milieu du miroir alaire. Le problème qui se pose ici n’est
A. SEYRJG
52
pas simple. Nous nous trouvons, pour le genre Enicospilus dans son ancienne
acception, devant un nombre d’espèces imposant qui atteindra sans doute
1.000 ou 2 000 pour l'ensemble du globe, le jour où on les aura toutes
repérées; et parmi elles on ne peut guère distinguer de groupes naturels
ayant réellement une valeur générique. Cependant il faut les ordonner d’une
manière ou d’une autre, et c’est ce que les auteurs qui se sont occupés de
la question ont bien senti. Szepligeti a essayé, en créant le genre Dicamptus ,
de faire au moins une grande division basée sur les sinuosités, ou l’absence
de sinuosités, de la nervure radiale. Morley, un peu plus tarda, essayé de
baser sa classification sur la forme des mandibules, et enfin Enderlein a
créé une nouvelle division d’après les taches cornées de l’aile. Que faut-il
penser de ces divers essais?
Il est d’abord évident que les sinuosités de la nervure radiale ne peuvent
pas être prises en considération. Les intermédiaires entre une nervure
vraiment rectiligne et une nervure franchement courbée constituent la
grande majorité des cas, comme on pourra le voir sur les croquis ci-dessous.
La forme des mandibules pourrait fournir une division plus sérieuse,
quoiqu’on trouve aussi des intermédiaires entre les mandibules fortement
rétrécies et celles qui ne le sont pas du tout ( Enicospilus médius, Ameso-
spilus pescator). Mais malheureusement, si l’on met d’un côté les espèces à
mandibules non rétrécies et de l’autre côté le reste, on ne séparera guère
qu’une espèce sur dix, et le problème restera inchangé pour le gros.
C’est pourquoi, comme de toute façon la division sera artificielle,
nous avons préféré suivre Enderlein et diviser l’ensemble en deux parties
à peu près égales, la première sans tache centrale, la deuxième avec
tache.
Pour déterminer une espèce, le mieux est de leuilleter les dessins repré¬
sentant la nervulation de l’aile antérieure, que nous donnons pour chacune
de celles qui sont décrites ou citées ici. Cette nervulation est très stable. La
forme des taches et leur situation ne varie que d’une façon insignifiante
d'un individu à l’autre, comme on peut le constater quand on en a de
grandes séries. De même la valeur des angles (angle externe de la cellule
discoïdale, etc.) et le rapport de longueur des diverses abscisses sont
très constants. Seule la situation du nervulus devra inspirer quelque
méfiance.
Pour ne pas faire double emploi avec les figures, nous donnons ici un
tableau dichotomique général pour les deux genres Amesospilus et Eni¬
cospilus, où les caractères de nervulation ont été systématiquement
écartés ou rejetés tout à la fin. Notons aussi que, pour épargner de la place,
on n’a pas décrit par des mots la nervulation des ailes des espèces
nouvelles, puisqu’elle était chaque fois représentée par un dessin. Cela ne
veut pas dire que nous ne considérions pas les caractères de nervulation
comme primordiaux pour la définition de ces espèces.
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
53
Tableau des espèces poub les genres
Amesospilus, Enicospilus et Schizospilus.
1. Stemmaticum noir, tranchant avec la couleur claire duvertex
et des tempes. 2.
— Stemmaticum roux ou jaune, delà même couleur que les orbites
du vertex, ou brun-noir, comme le vertex. 12.
2. Ocelles postérieurs séparés des yeux par une distance supé¬
rieure au tiers de leur petit diamètre. 3.
— Ocelles postérieurs touchant les yeux, ou séparés d’eux par une
distance insigniliante. 5.
3. Écusson indistinctement rebordé. Ensemble de la face et du
clypéus plus long que large. Tache centrale présente.
. Enicospilus mollis, n. sp.
— Écusson nettement rebordé. Ensemble de la face et du clypéus
subcarré ou transversal. Tache centrale nulle. 4.
4. Mandibules non amincies. Funicule de 49articles chez le type.
Ecusson allongé. Miroir de l’aile plus court que la distance qui
le sépare du bout de la cellule. Petite espece.
. Amesospilus laevis, n. sp
— Mandibules normales, amincies. Funicule de 66 articles chez
le type. Écusson subcarré. Miroir de l’aile plus long que la
distance qui le sépare du bout de la cellule. Grande espèce...
. Amesospilus fortis, n. sp.
5 Dent supérieure des mandibules beaucoup plus longue que
l’autre. 6.
— Dents des mandibules subégales, ou l’inférieure plus grande.. 7.
6. Face jaune. Mésonotum mat. Tache centrale nulle.
. Amesospilus communis Szepl.
— Face rousse Mésonotum assez brillant. Tache centrale nette.
. Enicospilus congestus Szepl.
7. Mandibules peu ou pas rétrécies, à peine tordues sur elles-
mêmes, ayant, au milieu, au moins les 2/3 de leur largeur de
base. 8.
— Mandibules normales, fortement rétrécies et plus ou moins
tordues sur elles-mêmes. 10.
8. Dent supérieure des mandibules toute petite, l’inférieure au
contraire anormalement longue et large.
. Enicospilus unidens, n. sp.
— Dents des mandibules subégales. 9.
9. Nervure radiale fortement sinuée. Tache centrale nulle.
. Amesospilus pulchellus Morl.
54
A. SEYRIG
— Nervure radiale peu sinuée. Tache centrale présente.
. Enicospilus médius, n. sp.
10. Ensemble de la face et du clypéus plus long que large. Tache
centrale nette. Enicospilus furius, n. sp.
— Ensemble de la face et du clypéus subcarré. Tache centrale
nulle. 11.
11. Segment médian finement sculpté, brillant. Âbdomen noir à
l’extrémité. Miroir de l’aile à peine aussi long que la distance
qui le sépare du bout de la cellule. Amesospilus justus, n. sp.
— Segment médian fortement sculpté, peu brillant. Abdomen roux
à l’extrémité. Miroir de l’aile sensiblement plus long que la
distance qui le sépare du bout de la cellule.
. Amesospilus rupeus, n. sp.
12. Stemmaticum jaune clair ou blanc, d’une couleur tranchant
nettement avec celle du mésonotum. 13.
— Stemmaticum roux, à peu près de la même couleur que le
mésonotum... 20.
13. Écusson nettement ponctué. Tache centrale présente. 14.
— Écusson lisse outrés finement chagriné. 16.
14. Mésonotum grossièrement ponctué. Antennes filiformes jusqu’à
l’extrémité, sensiblement plus courtes que le corps.
. Enicospilus rufus Brullé.
— Mésonotum très finement ponctué, plus brillant. Antennes au
moins aussi longues que le corps, atténuées vers l’extrémité.. 13.
15. Tache proximale triangulaire, séparée de la distale.
. Enicospilus obnoxius, n. sp.
— Tache proximale de l’aile en rectangle allongé, prolongé de
côté par un long fouet qui contourne le miroir.
. Enicospilus lahimierus, n. sp.
16. Funicule composé de 37 à 4L articles chez les types, les avant-
derniers moins de 1,5 fois plus longs que larges. 17.
— Funicule composé de 53 à 57 articles chez les types, les avant-
derniers plus de 1,5 fois plus longs que larges. 18.
17. Ocelle antérieur séparé des yeux par une distance un peu infé¬
rieure à son petit diamètre. Tache centrale nulle.
. Amesospilus tsigegeus, n. sp.
— Ocelle antérieur touchant les yeux. Tache centrale nette.
.. Enicospilus oculatus, n. sp.
18. 2 e article du funicule 2 fois plus long que large seulement. Tache
centrale nulle.. Amesospilus capensisSzepl.
— 2 e article du funicule beaucoup plus long. Tache centrale nette,
parfois divisée en plusieurs tronçons
19 .
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
49. Ocelle antérieur séparé des yeux par une distance à peine
égale à la moitié de son petit diamètre. Tache centrale
séparée en deux arcs de cercle. Schizospilus divisus, n. sp.
— Ocelle antérieur séparé des yeux par une distance presque aussi
grande que son petit diamètre. Tache centrale simple.
. Enicospilus menamena, n. sp.
20. Écusson lisse. 24.
— Écusson nettement ponctué. 23.
24. Ailes jaunissantes à la base. Segment médian très brillant,
superficiellement sculpté. Tache centrale nette, en forme de
virgule.. Enicospilus interstitialis Szepl.
—• Ailes hyalines. Segment médian plus fortement granuleux.
Tache centrale nulle. 22.
22. Face lisse et luisante. Bordure externe du miroir avec tout en
haut un petit arc de cercle chitinisé. Amesospilus gulosus, n. sp.
— Face finement ponctuée. Bordure externe du miroir non chiti-
nisée. Amesospilus anceps Tosq.
23. Segment médian fortement ridé en travers, les rides affectant
la forme de chevrons... 24.
— Segment-médian granuleux ou rugueux en arrière. 25.
24. Dents des mandibules très inégales. Tache centrale simple,
plus ou moins nuageuse. Tache basale réduite à une petite
lunule. Coloration roux foncé. Enicospilus rubens Tosq.
— Dents des mandibules égales entre elles. Tache centrale divi¬
sée en trois tronçons. Tache basale grande, triangulaire. Colo¬
ration roux clair. Schizospilus Babaulti, n. ap.
25. Mandibules peu amincies, ayant au milieu une largeur supé¬
rieure à la moitié de celle de la base. 26.
— Mandibules normales, très amincies. 27.
26. Tête et thorax en grande partie brun-noir. Tache centrale
réduite à un tout petit point obsolète.. Amesospilus pescator, n. sp.
— Tète et thorax roux clair. Tache centrale bien formée.
. Enicospilus médius, n. sp.
27. Écusson à peine rebordé. Segment médian dilaté, court, la
carène visible seulement au milieu. Tache centrale nulle
.. Amesospilus quietus, n. sp.
— Écusson nettement rebordé. Segment médian normal, caréné.
Tache centrale nette. 28.
28 . Ocelle antérieur touchant presque les yeux. Tache centrale
des ailes grande. Enicospilus vorax, n. sp.
— Ocelle antérieur distant des yeux. Tache centrale des ailes
petite
29 .
b(i
A. SEYBIG
29. Tache basale des ailes triangulaire, la bordure du miroir faible¬
ment chitinisée, et seulement à une certaine distance de là.
Tache centrale en forme de virgule.... Enicospilus rundiensis Bisch.
— Tache basale des ailes en rectangle allongé, se poursuivant
par un fouet ebitinisé qui contourne tout le miroir.
. Enicospilus lahimierus aethiopicus, n. subsp.
Amesospilus pulchellus Morley
2 Ç de Tavela, Colonie du Kénya, à 750 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel,
1912).
Morley (Revis. Ichn,, I, p. 27) décrit cette espèce dans le genre
Allocamptus à cause de ses mandibules robustes. — Ailes (fig. 18).
Fig. 15. ■— Amesospilus pulchellus Mort. Nervulation de l’aile antérieure.
Amesospilus communis Szepligeti
Syn. : A. Hammersteini Enderlein.
Un çf de Neu-Moschi, à 800 m. d’altitude, au pied du Kilimandjaro (Alluaud
et Jeannel, avril 1912). — Une Q de Kilema, à 1.400 m. d’altitude, sur le
Fig. 16. — Amesospilus communis] Szepl. Nervulation de l'aile antérieure.
flanc du même massif (Alluaud et Jeannel, février 1912). —5 Ç et un de
Nyéri, au pied du mont Kénya (juin 1932). — 2 $ de Nairobi (juin 1932).
HYMENOPTERA, 1C11NEUMONIDAE
57
Espèce largement répandue sur le continent africain, commune à Mada¬
gascar et allant jusqu’à l’île Maurice (P. Carié).
Ailes (fig. 16). Une petite tache enfumée à la base de la cellule radiale,
qui existe chez les individus typiques, manque chez le çf du Kilimandjaro
et est indistincte chez deux des 9 de Nyéri.
Amesospilus anceps Tosquinet
Syn. : A. angustatus Szepligeti.
Fig. 17. — Amesospilus anceps Tosqu. Nervulation de l’aile antérieure.
4 o* de Nairobi et de Nanyuki, Méru et Nyéri, au pied du mont Kénya
(juin 1932).
Espèce largement répandue, jusqu’à Madagascar et aux Mascareignes. —
Ailes (fig. 17).
Amesospilus capensis Szepligeti
D’après un çf étiqueté de la main de Szepligeti (et que cet auteur a d’ail¬
leurs signalé dans son travail sur les Ichneumonides rapportés par la
Fig. 18 . — Amesospilus capensis Szepl. Nervulation de l'aile antérieure.
mission M. de Rothschild), provenant du sud du lac Rodolphe, l’espèce serait
caractérisée, en dehors de la nervulation des ailes, par les tempes assez
58
A. SEYRJG
robustes, les ocelles postérieurs touchant les yeux, mais éloignés entre eux,
par le stemmaticum et la face jaunes, et surtout par les articles de la base
des antennes plus courts que d'habitude : le 1 er article 3.5 fois plus long que
large, le 2 e 2 fois seulement. Ailes (fig. 18). — L’espèce est répandue jus¬
qu’à Madagascar.
Enderlein a décrit sous le nom de A. herrero (Beitr. Land. Süssw. Faun.
Südivestafr. Hambourg, p. 222, 1914), une espèce très voisine de celle-ci,
avec laquelle il ne la compare pas. Les seules différences ressortant de la
description sont l’abdomen plus ou moins noir à l’extrémité chez l’espèce
d’ExDERLEiN, et la tache externe de l'aile plus nette.
Amesospilus tsigegeus, n. sp.
Petite espèce, facile à reconnaître à la nervulation des ailes, à l’écusson
lisse, blanc, et aux antennes relativement courtes, fdiformes.
Çcf. Tempes étroites, très courtes, rétrécies en ligne presque droite.
Ocelles postérieurs touchant les yeux, l’ocelle antérieur séparé de ceux-ci
Fig. 19. — Amesospilus tsigegeus, n, sp. Nervulation de l’aile antérieure.
par un intervalle un peu inférieur à son petit diamètre, cet intervalle sillonné
obliquement. Face un peu plus longue que large, même en en excluant le
clvpéus, brillante avec quelques points épars. Clypéus assez arrondi au
bord. Mandibules courtes, moins de 2 fois plus longues que larges à labase,
rétrécies de moitié, mais seulement vers le tiers apical, la dent supérieure
plus longue que l’autre. Funicule à peu près aussi long que le corps, non
atténué vers l’extrémité, composé de 37 à 40 articles, le 1 er 4 fois plus long
que large, le 2 e un peu moins de 3 fois, les avant-derniers à peine 1,5 fois.
Mésonotum très brillant, la ponctuation fine et superficielle. Écusson lisse
et luisant, rebordé jusqu'à l'extrémité, les carènes très convergentes, de telle
façon que sa largeur de base est triple de celle de l’extrémité. Pleures assez
peu brillantes, densément et assez fortement ponctuées. Segment médian
bombé et un peu dilaté, la carène nulle ou faible, la partie antérieure bril¬
lante, la partie postérieure grossièrement granuleuse.
Ongles des pattes avec 7 à 8 dents de peigne robustes, chitinisées, noires,
aussi longues que le crochet terminal. — Ailes (fig. 19).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
59
Taille 12 à 13 mm. Tête et thorax roux vif, les orbites étroitemenlblanches,
le stemmaticum et le pourtour des ocelles également blancs, ainsi que
l’écusson et le calus sous l’aile. Antennes roux clair. Abdomen clair à la
base, d’un roux un peu foncé vers l’extrémité. Ailes hyalines, le stigma jau¬
nâtre, les nervures plus foncées, la tache rousse.
Une $ de Neu-Moschi, au pied du Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel,
avril 1912). —Une $ de Voi (Alluaud et Jeannel, mars 1911).
L’espèce est répandue jusqu’à Madagascar, où j’en ai récolté dans le sud
des séries des deux sexes (dont la 9 prise comme type).
Amesospilus laevis, n. sp.
Espèce remarquable par la distance entre les yeux et les ocelles, mais
différant des autres, espèces présentant ce caractère par la taille plus
Fig. 20. — Amesospilus laevis, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
petite, le funicule plus court, composé de 49 articles seulement, les dents
des mandibules égales entre elles.
9- Tempes presque aussi longues que les yeux vus d’en haut, étroites,
rétrécies fortement, mais en courbe peu accentuée. Ocelles postérieurs
séparés des yeux par un intervalle presque égal à leur petit diamètre,
l’ocelle antérieur à une distance des yeux supérieure à son petit diamètre.
Ensemble de la face et du clypéus subcarré, presque transversal ; la face
brillante avec quelques points très fins et épars ; le clypéus assez arrondi au
bord. Mandibules courtes, recourbées, amincies de moitié à partir du milieu,
les dents subégales. Funicule à peu près aussi long que le corps, composé
de 49 articles, le 1 er 5 fois plus long que large, le 2 e 3,5 fois, les avant-der¬
niers encore 2 fois.
Mésonotum brillant, très finement ponctué. Écusson brillant, mais densé¬
ment et finement ponctué, nettement caréné jusqu’à l’extrémité, celle-ci
beaucoup plus étroite que la base. Pleures très finement aciculées-. Segment
médian faiblement bombé, lisse, en avant de la carène, qui est bien nette,
recourbée vers l’avant au milieu, la partie postérieure granuleuse, mais
cependant encore un peu brillante.
60
A. SEYRIG
Ongles des pattes avec des dents de peigne beaucoup plus courtes que le
crochet terminal. — Ailes (fig. 20).
Taille 11 mm. Roux, sans dessins jaunes, même aux orbites externes; le
stemmaticum noir, les antennes à peine obscurcies. Ailes hyalines.
Une Ç de Molo, Mau Escarpment (Alluaud et Jeannel, déc. 1911).
Amesospilus gulosus, n. sp.
Reconnaissable à la bordure du miroir alaire, chitinisée seulement sur un
tout petit espace, au voisinage immédiat de la nervure radiale, à la face
lisse et luisante, sans aucune ponctuation, et à l’écusson lisse, subcarré.
9- Tempes courtes et étroites, fortement rétrécies en ligne courbe.
Ocelles postérieurs séparés des yeux par une très courte distance, l’ocelle
Fig. 21. — Amesospilus gulosus, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
antérieur séparé de ceux-ci par un intervalle presque égal à son petit dia¬
mètre. Face sensiblement plus longue que large, si on y inclut le clypéus,
lisse et luisante. Clypéus droit au bord, un peu arrondi dans les angles, peu
saillant. Mandibules rétrécies, tout de suite derrière la base, à une largeur
inférieure à la moitié de celle-ci, la dent supérieure très légèrement plus
forte que l’autre. Funicule 1,3 fois plus long que le corps, composé de
55 articles, le 1 er 5 fois plus long que large, le 2 e 3 fois, les avant-derniers
un peu plus de 2 fois.
Mésonotum brillant, très finement ponctué. Écusson lisse, fortement
rebordé, mais les carènes s’arrêtant après avoir englobé un espace sub¬
carré en arrière duquel commence la partie déclive. Pleures assez brillantes,
finement ridées en long. Segment médian bas, peu recourbé, presque mat,
la carène nette d’un côté à l’autre, la partie antérieure finement chagrinée,
la partie postérieure granuleuse.
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne très robustes, aussi longues
que le crochet terminal aux deux premières paires, un peu plus courtes à
la 3 e . — Ailes (fig. 21).
HYMENOPTERA, ICIINEUMONIDAE
61
Entièrement roux clair, y compris le stemmaticum et les antennes, les
orbites externes à peine jaunissantes. Ailes hyalines.
LJne $ de Nyéri, au sud du mont Kénya (juin 1932).
Amesopilus quietus, n. sp.
Espèce reconnaissable, en dehors de la nervulation des ailes, aux sillons
qui séparent les yeux de l’ocelle antérieur, à la forte ponctuation du méso-
notum, aux notaules bien nets, à l’écusson faiblement rebordé et au segment
médian relativement court, dilaté, et avec un vestige de carène visible seu¬
lement au milieu, tout près du postécusson.
Ç. Tempes pas spécialement courtes ni étroites, arrondies tout de suite
derrière les yeux, ceux-ci séparés des ocelles postérieurs par une très petite
distance, et de l’ocelle antérieur par un intervalle presque égal à son petit
diamètre et traversé par un sillon oblique qui borde là le triangle du stem¬
maticum. Ensemble de la face et du clypéus subcarré, brillant, mais assez
fortement et régulièrement ponctué; le clypéus transversal, faiblement
arrondi au bord. Mandibules amincies au tiers de leur largeur de base, à
partir du milieu, la dent supérieure plus forte et légèrement plus longue
que l’autre. Funicule à peine aussi long que le corps, composé de
61 articles, le 1 er plus de 5 fois plus long que large, le 2 e 3 fois, ceux du
milieu 1,5 fois, les 8 ou 10 avant-derniers amincis et de nouveau 2 fois plus
longs que larges.
Mésonotum fortement et densément ponctué, le fond brillant, les notaules
nets, quoique peu profonds, jusqu’au milieu. Ecusson fortement sculpté,
anguleux sur les côtés, mais pas vraiment caréné, l’extrémité un peu ridée
en long. Pleures profondément et densément ponctuées, sans rides longitu¬
dinales. Segment médian relativement court, un peu dilaté à la base, la
carène nulle, sauf un vestige au milieu, près du postécusson, la partie anté¬
rieure brillante, mais très étroite, le reste fortement granuleux.
62
A. SEYRIG
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne assez longues, mais le
crochet terminal encore plus long. —■ Ailes (fig. 2:2).
Taille 20 mm. environ. Roux clair, les orbites externes jaunes, le stemma-
ticum et la face d’un roux légèrement jaunissant. Antennes brunes dans
leur tiers apical. Ailes hyalines.
Une Ç des monts N’Gombé, non loin de Nairobi (Poncins et Lam-
bertye, 1912).
Amesospilus fortis, n. sp.
Espèce remarquable par ses ocelles assez éloignés des yeux, ses mandi¬
bules non rétrécies et son écusson à peine plus long que large.
9(5*. Tempes relativement longues, plutôt plus longues que les yeux vus
d’en haut, la tête pas beaucoup plus étroite à leur niveau qu'à celui des
yeux, non rétrécie immédiatement derrière ceux-ci, mais fortement
arrondie un peu plus loin. Ocelles postérieurs séparés des yeux par une
distance égale aux 2/3 de leur petit diamètre, l’ocelle antérieur à une distance
de ceux-ci égale à son grand diamètre. Face mate, finement et densément
granuleuse, transversale, même en y incluant le clypéus ; celui-ci égale¬
ment granuleux, tronqué presque droit au bord. Mandibules très robustes,
à peine amincies, non tordues sur elles-mêmes, terminées par deux dents
égales entre elles. Funicule aussi long que le corps, composé de 66 articles
chez le type, le 1 er 4,S fois plus long que large, le 2 e plus de 3 fois, les
avant-derniers encore bien 2 fois.
Mésonotum peu brillant, finement et densément ponctué. Écusson sculpté
de même, rebordé jusqu’à l’extrémité, à peine 1,2 fois plus long que large à
la base. Segment médian peu dilaté, presque mat, même en avant de la
carène, densément rugueux-granuleux, les rugosités plus grossières sur la
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
63
partie déclive, la carène nette seulement au milieu, eflacée sur les côtés,
parfois indistincte même au milieu.
Ongles avec 7 ou 8 dents de peigne obliques, à peine plus courtes que le
crochet terminal. — Ailes (fig. 23).
Taille 21 mm. chez le type. Tête et corps roux assez clair, sans aucun
dessin jaune, même aux orbites, le stemmaticum noir, les antennes d’un
roux foncé, les tergites 5 et 6 brun-noir sur les côtés, mais pas sur le dos.
Décrit d’après uneÇ (le type) et un çf capturés dans les monts N’Gombé,
près de Nairobi (Poncins et Lambertye, 1912) et une $ de Nairobi (Alluaud
et Jeannel, 1912). (Jne $ a aussi été rapportée du Mozambique : vallée de
Revoué, environs d’Andrada, par G. Vasse en 1903. Chez cette dernière, les
tergites b et suivants sont entièrement noirs.
Amesospilus justus, n. sp.
Espèce voisine de la précédente, mais les ocelles moins éloignés des
yeux, la nervulation des ailes différente, les mandibules amincies à partir du
Fig. 24. — Amesospilus justus, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
milieu, et le segment médian très brillant, faiblement sculpté. Ressemble
aussi à A. apicalis Szepl., mais chez cette dernière espèce les pleures sont
mates, alors qu’ici elles sont brillantes. En outre, d’après une lettre de
Roman, qui a vu le type de Szepugeti, le miroir de l’aile, chez apicalis , est
plus long que la distance qui le sépare de l’extrémité de la cellule, alors que
c’est le contraire pour la nouvelle espèce.
Çcf. Tempes un peu plus courtes que les yeux vus d’en haut, fortement
arrondies; la tête beaucoup plus étroite à leur niveau qu'à celui des yeux,
ceux-ci séparés des ocelles postérieurs par une petite distance, qui, chez le
type, atteint le quart de leur petit diamètre, mais qui chez les autres spé¬
cimens est plus faible. Face subcarrée si on y inclut le clypéus, brillante,
finement chagrinée, mais sans points définis. Clypéus presque droit au bord.
Mandibules assez robustes, mais amincies à partir du milieu à la moitié de
€4
A. SEYRJG
leur largeur de base ; les dénis terminales subégales. Funicule plus long que
le corps, composé de 64 articles, le l or 6 fois plus long que large, le 2 e un
peu moins de 4 fois, les avant-derniers encore 1 ,5 fois.
Mésonotum brillant, avec des vestiges de ponctuation très fine, superfi¬
cielle et assez dense. Ecusson presque lisse, fortement rebordé jusqu’à
l’extrémité, étroit, 2 fois plus large à la base qu’à l’extrémité. Pleures
brillantes, finement chagrinées, avec des vestiges de ponctuation assez
indistincts, et une tendance à la formation de fines rides longitudinales.
Segment médian très brillant, la sculpture superficielle et vague, donnant
en arrière des rides longitudinales irrégulières; la carène fine, mais nette,
sauf sur les côtés, où elle disparaît.
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne assez robustes, un peu plus
courtes que le crochet terminal. — Ailes (fig. 24).
Taille 16 à 18 mm. Roux clair, les orbites passant à peine au jaunâtre, le
stemmaticum et les tergites 6 et 7 noirs. Ailes un peu jaunissantes à la
base. Antennes rousses, passant au roux-brun à partir du milieu.
Une 9 (^ e tyP e ) un cf de l a maison forestière du Kinangop, sur le
versant ouest des monts Abcrdare, à 2.600 m. d’altitude (Mission de l’Omo,
st. 45). — Une 9 du. mont Ivénya, versant ouest, forêt à Podocarpus, vers
2.400 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel, février 1912).
Amesospilus rupeus, n. sp.
Espèce voisine de la précédente par les ocelles, les mandibules, etc.,
mais en diffère par le segment médian plus fortement sculpté, par l’extré¬
mité de l’abdomen rouge et surtout par la nervulation des ailes, le miroir
étant plus grand que la distance qui le sépare de l’extrémité de la cellule
discoïdo-cubitale, les deux abscisses qui limitent cette cellule à l’extrémité
peu inégales, la l re abscisse radiale plus largement (quoique faiblement)
recourbée.
9cf. Tempes un peu plus courtes que les yeux vus d’en haut, fortement
rétrécies en ligne courbe, la tête beaucoup plus étroite à leur niveau qu’à
celui des yeux, ceux-ci séparés des ocelles postérieurs par une distance à
peu près égale au quart de leur petit diamètre, et de l’ocelle antérieur par
une distance presque égale à son petit diamètre. Face subcarrée si on y
inclut le clypéus, brillante, finement mais très distinctement ponctuée, le
fond très finement chagriné. Mandibules assez robustes, amincies de
moitié à partir du milieu, la dent supérieure à peine plus longue que
l’inférieure. Funicule presque 1,5 fois aussi long que le corps, composé
d’une soixantaine d’articles, tous très allongés, le 1 er 4,5 fois environ,
le 2 e un peu plus de 3 fois, les avant-derniers encore 2,5 fois plus longs que
larges.
Mésonotum brillant, finement et assez densément ponctué. Ecusson bril¬
lant, finement chagriné, rebordé jusqu’à l’extrémité, mais moins rétréci vers
HYMENOPTERA, ICHNEUMON1DAE
65
l’arrière que chez l’espèce précédente, environ 1,5 fois plus large en avant
qu’en arrière. Mésopleures assez brillantes, très finement sculptées, la
sculpture ayant une tendance plus marquée que chez l’espèce précédente à
se résoudre en une aciculation longitudinale. Segment médian assez
brillant, peu sculpté en avant de la carène qui est bien nette, même sur les
côtés, plus rugueux en arrière, avec formation de rides longitudinales irré¬
gulières.
Ongles des pattes avec 5 ou 5 dents de peigne robustes, sensiblement
plus courtes que le crochet terminai. — Ailes (fig. 25).
Taille 14 à 15 mm. (antennes 20 mm.). Roux clair, les orbites à peine
teintées de jaunâtre à l’extérieur, le stemmaticum noir, les derniers
Fig. 25. — Amesospilus rupeus, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
tergites d’un roux légèrement plus toncé, les antennes roux-brun à partir du
milieu.
Un c? de l’Elgon SawMill, versant est de l’EIgon, vers 2.500 m. d’altitude
(Mission de l’Omo, st. 15). — Un de Timboroa, Mau Escarpment, vers
3.000 m. d’altitude (Mission de l’Omo, st. 10). — Une Ç (type) de Nanyuki,
au pied du mont Kénya, vers 2.000 m. d’altitude (juin 1932).
Amesospilus pescator, n. sp.
Espèce remarquable par sa coloration en grande partie brun foncé, par ses
mandibules robustes, peu rétrécies, et par son écusson non rebordé.
çf. Tempes assez courtes, arrondies, la tête beaucoup plus étroite à leur
niveau qu’à celui des yeux, qui sont par conséquent très saillants. Ocelles
très grands, les postérieurs touchant les yeux, l’antérieur séparé d’eux par
une distance légèrement inférieure à son petit diamètre. Échancrure des
yeux plus largement ouverte que chez les espèces habituelles du genre.
Face brillante, très finement et régulièrement ponctuée. Joues presque
nulles. Mandibules très robustes, à peine amincies, non retournées sur
elles-mêmes, terminées par deux dents égales. Funicule de 63 articles,
tous plus longs que larges, le 1 er presque 4 fois, le 2 e plus de 2 fois, les
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III. 5
66
A. SEYRIG
avant-derniers encore 2 fois, l'ensemble sensiblement plus long que le corps.
Mésonotum brillant, très finement ponctué, sans notaules. Écusson brillant,
densément ponctué, sans carènes latérales. Pleures assez brillantes, fine¬
ment et densément ponctuées. Segment médian peu dilaté, assez long, très
brillant, la carène transversale nette, la partie antérieure presque lisse, la
partie déclive régulièrement sculptée.
Ongles des pattes munis de 6 à 8 petites dents de peigne fines, translu¬
cides et relativement courtes. — Ailes (fig. 26) avec dans le miroir un petit
point, à peine chitinisé, qui représente un rudiment de tache centrale, et
fait de la présente espèce une forme de transition entre Amesospilus et
Enicospilus.
Taille 14 mm. Face, pièces buccales, joues et moitié inférieure des
tempes blanchâtres. Front, stemmaticum, vertex, occiput et partie supé-
Fig. 26. — Amesospilus pescator, n. sp. Nervulation de l'aile antérieure.
rieure des tempes brun foncé. Antennes brun-noir. Thorax brun foncé, avec
le prosternum blanchâtre et les propleures et le sternum lavés de pâle.
Abdomen brun foncé à la base, puis roux à partir du 4 e tergite. Hanches I
et II blanchâtres, les pattes correspondantes brunâtres. Pattes III brun-noir,
les hanches plus claires. Ailes hyalines, le stigma et les nervures bruns, les
taches alaires noires.
Suam fishing Hut, mont Elgon versant est, 2.400 m. (Mission de l’Omo,
st. 34).
Gen. ENICOSPILUS Stephens
On trouvera au début du genre Amesospilus End., une discussion rela¬
tive aux diverses manières de diviser l’ancien genre Enicospilus des auteurs.
De même les espèces qui lui appartiennent sont incluses dans le tableau
dichotomique des Amesospilus.
Enicospilus interstitialis Szepligeti
Commun en diverses localités : Prairies alpines du Kilimandjaro, 2.800-
3.000 m. (Alluaud, 1900) ; Bismarck-Hügel, massif du Kilimandjaro, 2,700 m.
HYMENOPTERA, 1CHNEUMONIDAE
67
(Allaaud et Jeannel, avril 1912). — Versant ouest du Kénya, zone des forêts
Fig. 27. — Enicospilus interstitialis Szepl. Nervulation de l'aile antérieure.
(juin 1932). — Nyéri, au sud du mont Kénya (juin 1932). — Nairobi
(juin 1932).
E. interstitialis, var. nigricauda, nov.
Qçf. Abdomen noir à l’extrémité.
Abyssinie, mission de Bonchainp(Ch. Michel, 1899). —Elgon Saw Mill,
Camp II de l’Elgon, 2.470 m. (Mission de l’Omo, st. 15). — Marakwet,
Elgeyo Escarpment, 2.500 m. (Mission de l’Omo, st. 30). — Nairobi
(juin 1932).
Enicospilus congestus Szepligeti
Syn. : E. cmtefurcalis Szepligeti (sec. Roman).
£_3 Ç de Tavéta, Colonie du Kénya (Alluaud et Jeannel, mars 1912). —
Fig. 28. — Enicospilus congestus Szepl. Nervulation de l’aile antérieure.
1J9 des bords de la rivière Himo, sur le versant sud-est du Kilimanajaro,
ait. 1.000 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912).
<58
A. SEYRIG
Enicospilus rufus Brullé
Syn. : Ophion antancarus Saussure.
L’identité de l’espèce de Brullé à celle de Saussure ressort de l’examen
des types, qui se trouvent tous deux au Muséum de Paris. Comme la sui¬
vante, l’espèce a l’écusson densément ponctué et l’aire antérieure du seg¬
ment médian subgranuleuse, mate ; mais ici la nervulation des ailes est
différente, comme on peut le voirsur la ligure 29.
Une 9 de Kiboscho, à 1.700 m. d’altitude dans le massif du Kilimandjaro
(Alluaud, mars 1904). — 2 9 de Bura, Wa-Taita, dans la Colonie du Kénya
Fig. 29. — Enicospilus rufus Brullé. Nervulation de l’aile antérieure.
(Alluaud, avril 1904). — Une 9 de Kilema, à 1.400 m. d’altitude, dans le
Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel, mars 1912). — Une 9 de Nairobi (G. Babault,
octobre 1722)
L’aire de dispersion de l’espèce s’étend jusqu’à Madagascar, où on la
trouve depuis le niveau de la mer jusqu’aux sommets du plateau, à
La Réunion (P. Carié) et à l’ile Maurice (P. Carié, 1921.)
Enicospilus rundiensis Bischoff
Espèce caractérisée, en outre de la nervulation des ailes (fîg. 30), par la
ponctuation dense et forte de l’écusson, la forte sculpture de la zone anté¬
rieure du segment médian, et par la couleur d’un rouge assez foncé.
Les types de Bischohf avaient été capturés en Afrique orientale allemande
par Meyer (Mitt. Zool. Mus. Berlin. 1915, p. 476). — Une 9 rapportée de la
colonie du Kénya par la mission M. de Rothschild, en 1905, a été nommée
par Szepliueti « Enicospilus rufus Brullé », qui est une espèce tout à fait
distincte.
Une 9 et un ç? de Kijabé, Kikuyu Escarpment, 2.100 m. d’altitude
(Alluaud et Jeannel, décembre 1911). — Une 9 des prairies alpines, sur le
HYMENOPTERA, ICHNEUMO.NIDAE
69
versant est du mont Ivinangop et une autre du versant sud-ouest des mêmes
montagnes, entre2.600et2.700m.d’altitude(Alluaud et Jeannel, février 1912).
— 5 Ç du Marakwett, st. 30, vers 2.500 m. et 1 $ et 5 de Timboroa,
st. 10, dans le MauEscarpment (Mission de l’Omo). — Il 9 et 9çf de l’Elgon
Saw Mill (Mission de l’Omo, st. 15). — Enfin 1 cJ'de Nanyuki (juin 1932.)
Enicospilus rubens Tosquinet, subsp. nubeculatus, nov.
L’espèce de Tosquinet est bien caractérisée par la nervulation des ailes,
avec un très grand miroir et une petite tache basale en forme de croissant;
mais tandis que chez la forme type (du Togo) la tache centrale est repré¬
sentée par un petit point corné, rond, bien délimité, situé tout en haut et
vers l’apex du miroir et prolongé vers le bas par des nuages faiblement
enfumés et non chitinisés, il n’y a plus chez la sous-espèce d’Afrique orien¬
tale que la nébulosité, sans tache cornée. En outre de la nervulation (fig. 31),
l’espèce se signale par les tempes assez fortes, les mandibules ayant la dent
70
A. SEYRIG
supérieure plus longue que l’autre, l’écusson large, subcarré, et le
segment médian en général couvert de fortes rides en chevron, se trans¬
formant exceptionnellement en réticulation irrégulière.
Une 9 de Nyéri et une autre de Nanyuki, au pied du mont Kénya
(juin 1932).
La sous-espèce se retrouve à Madagascar, d’où j’ai rapporté des séries
d’exemplaires des deux sexes (y compris la 9 prise comme type),
Enicospilus vorax, n. sp.
Espèce caractérisée, en dehors de la nervulation des ailes, par les mandi¬
bules très petites et très amincies, par l’ocelle antérieur touchant presque
les yeux et par le mésonotun tout à fait mat.
9- Tempes très courtes, très étroites et fortement rétrécies en ligne légè-
Fig. 32. — Enicospilus vorax, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
rement courbe tout de suite derrière les yeux, ceux-ci arrivant au contact
des ocelles postérieurs et à une distance de Pocelle antérieur égale au
quart environ de son petit diamètre. Face plus rétrécie vers le bas que
chez la majorité des autres espèces; le clypéus plus profondément séparé
d’elle, presque aussi haut que large, un peu relevé vers le bas. Mandibules
à peine 2 fois plus longues que larges à la base, très fortement rétrécies et
tordues sur elles-mêmes, ayant au milieu seulement le quart de la largeur
de la base; les dents terminales très petites, séparées par une profonde
rainure, l’inférieure un peu plus courte que l’autre. Funicule plus long que
le corps, composé de 66 articles, le 1 er plus de 5 fois plus long que large,
le 2 e environ 3 fois, les avant-derniers très minces, également 3 fois plus
longs que larges.
Mésonotum mat, finement chagriné, la ponctuation à peine différenciée du
chagrinage, très dense. Écusson mat, subgranuleux, fortement caréné sur
les côtés, environ 2 fois plus large devant que derrière. Pleures mates,
très finement aciculées en long. Segment médian mat, chagriné en avant
IIYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
71
de la carène, qui est bien visible jusque sur les côtés, granuleux en arrière
avec quelques débuts de rides partant de la carène.
Ongles des pattes avec 5 ou 6 dents de peigne, robustes, moitié moins
longues que le crochet terminal. Ailes (fig. 32).
Taille 18 à 20 mm. Roux assez foncé, le stemmaticum de la même couleur,
les orbites sans dessins jaunes. Ailes hyalines. Antennes rousses.
2 $ dont l’une de Méru (type), au sud du montKénya, l’autre de Nairobi
(juin 1932).
Enicospilus unidens, n. sp.
Espèce remarquable par ses mandibules très robustes, avec la dent
inférieure spécialement forte, mais la dent supérieure à peine développée,
Ç. Tempes plus courtes que les yeux, vus d’en haut, mais larges et presque
Fig. 33 et 34. — Enicospilus unidens, n. sp. — Fig. 33 . — Mandibule gauche.
Fig. 34. — Nervulation de l’aile antérieure.
dilatées, non rétrécies tout de suite, lorlement arrondies en arrière, la tête
pas beaucoup plus étroite à leur niveau qu’à celui des yeux, ceux-ci séparés
des ocelles postérieurs par une très courte distance et de l’ocelle antérieur
par une distance un peu inférieure à son petit diamètre. Ensemble de la
face et du clypéus subcarré, celle-ci très brillante, finement et nettement
ponctuée au milieu, lisse et luisante sur les bords. Clypéus relativement
petit, transversal, très relevé au milieu, ayant de profil l’apparence d’un
nez, mais l’élévation formant en réalité une grosse carène obtuse, transver¬
sale. Mandibules environ 2 fois plus longues que larges à la base, fortement
recourbées sur elles-mêmes, la dent inférieure longue et très robuste,
quoique obtuse, la dent supérieure insignifiante, reculée très en arrière
(fig. 33). 1 er article du funicule 4,3 fois plus long que large, le 2° 2,5 fois
(l’extrémité manquante).
Mésonotum très brillant, presque lisse, avec de faibles vestiges de points
fins et épars. Écusson brillant de même, fortement caréné sur les côtés,
2 fois plus large à la base qu’à l’extrémité. Pleures brillantes, avec des
points fins et épars et une tendance à la formation de très fines rides longi¬
tudinales. Segment médian assez brillant, presque lisse en avant de la
72
A. SE Y R IG
carène, qui est bien marquée sans être forte, rugueux en arrière, lesrugosités
se groupant en rides irrégulières en forme de demi-cercles concentriques.
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne beaucoup plus courtes que le
crochet terminal —Ailes (fig. 34).
Taille 13 mm. Roux clair, le stemmaticum noir, le pourtour des yeux
jaune, plus nettement du côté des tempes, plus vaguement sur les côtés de
la face, celle-ci roussâtre clair au milieu, le clypéus passant au jaune. Extré¬
mité de l’abdomen concolore. Ailes hyalines.
Une 9 de Landjoro, dans le Pori de Seringhéti, colonie du Kénya (Alluaud
et Jeannel, mars 1912).
Enicospilus médius, n. sp.
Espèce caractérisée, en dehors de la nervulation des ailes, par les mandi¬
bules moins amincies que d’habitude, parla dépression médiane en avant
Fig. 35. — Enicospilus meclius, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
du segment médian et par la faible pectination des ongles des pattes III.
çf. Tempes courtes et étroites, rétrécies en ligne légèrement courbe. Yeux
touchant les ocelles postérieurs et arrivant à une distance de l’ocelle anté¬
rieur égale aux 2/3 de son petit diamètre. Ensemble de la face et du clypéus
un peu plus long que large, brillant, mais densément et finement ponctué.
Mandibules longues, fortement recourbées, ayant au milieu plus des 2/3 de
leur largeur de base, les dents subégales. Funicule beaucoup plus long que
large, le 2 e plus de 3 fois, les avants-derniers 2,5 fois.
Mésonotum brillant, très superficiellement ponctué. Écusson rebordé
jusqu’à l’extrémité, finement ponctué, étroit, à peine 1,5 fois plus large
devant que derrière. Pleures très finement sculptées, assez brillantes, le
chagrinage se résolvant plus ou moins en fine aciculation longitudinale.
Segment médian petit, un peu arrondi, la carène nette jusque sur les
côtés, un peu recourbée vers l’avant au milieu et aboutissant là à une
dépression qui occupe le centre delà zone antérieure; celle-ci brillante,
finement chagrinée ; la zone déclive granuleuse avec une ou deux fines
rides médianes allant de la carène à l’extrémité.
Pectination des ongles très courte, spécialement ceux de la 3 e paire, qui
IIYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE 73
n’ont que de petits embryons de dents de peigne souvent difficiles à trouver.
— Ailes (fig. 35).
Taille 15 mm. environ (antennes 18 mm.). Roux clair, le stemmaticum
marqué de noir, la face et les orbites un peu lavées de jaune, les antennes
rousses. Ailes hyalines.
Décrit d’après 6 çf de Nairobi (type), Nyéri et Méru, au pied du mont
Kénya (juin 1932).
Enicospilus mollis, n. sp.
Espèce caractérisée, en dehors de la nervulation des ailes, par les yeux
éloignés des ocelles, les antennes très longues, l’écusson indistinctement
rebordé et par le segment médian bas, presque sur un seul plan, brillant et
très faiblement caréné.
$cf. Tempes un peu plus courtes que les yeux vus d’en haut, étroites.
Fig 36. — Enicospilus mollis, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
arrondies. Yeux séparés des ocelles postérieurs par un intervalle un peu
plus étroit que la moitié de leur petit diamètre, et de l’ocelle antérieur par
une distance nettement supérieure à son petit diamètre. Ensemble de la
face et du clypéus un peu plus long que large, finement ponctué, brillant
Mandibules environ 2 fois plus longues que larges à la base, amincies de
moitié à partir du milieu, la dent supérieure à peine plus longue que l’autre.
Funicule plus long de moitié que le corps, composé de 64 articles très
allongés, le 1 er presque 6 fois plus long que large, le 2 e 4 fois, les avant-
derniers 2,5 fois environ.
Mésonotum brillant, mais finement et densément ponctué. Ecusson
rebordé à la base, mais les carènes latérales s’abaissant ensuite progressi¬
vement pour disparaître à peu près complètement à partir du milieu.
Pleures brillantes, superficiellement sculptées, avec une fine aciculation
longitudinale. Segment médian bas, déclive presque sur un plan, à peu
près lisse en avant, la carène faiblement indiquée au milieu, effacée sur les
côtés, la partie postérieure subrugueuse.
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne un peu plus courtes que le
crochet terminal. — Ailes (fig. 36).
74
A. SEYRIG
Taille 13 à 14 mm. (antennes 20 mm ). Roux clair, le stemmaticum et
l’extrémité de l’abdomen noirs. Extrémité des antennes brune. Ailes
hyalines.
ÎÇ et 2çf du mont Kenya, versant ouest, forêt à Podocarpus, 2.400 m.
d’altitude (Alluaud et Jeannel, février 1912).
Enicospilus furius, n. sp.
Espèce voisine de VE. merdarius Gr., commun en Europe, mais le
miroir de l’aile plus court, à peine plus long que la distance qui le sépare
de l’extrémité de la cellule doscoïdo-cubitale, la tache externe plus forte -
ment chitinisée, les antennes plus longues. A part cela l'espèce se signale
surtout par l’absence de caractères saillants, tous ses traits correspondant
Fig. 37. — Enicospilus furius, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
à peu près à la moyenne de ce qu’on rencontre chez les autres espèces du
genre.
9- Tempes courtes et très étroites, fortement rétrécies en ligne courbe
derrière les yeux, ceux-ci séparés des ocelles postérieurs par une très
courte distance, et de l’ocelle antérieur par un intervalle un peu inférieur à
la moitié de son petit diamètre. Ensemble de la face et du clypéus plus long
que large, assez brillant, très linement ponctué. Mandibules relativement
longues, recourbées, amincies à la moitié de leur largeur de base à partir
du 1 er tiers, les dents longues et aiguës, l’inférieure à peine plus courte que
l’autre. Funicule plus long que le corps, composé de 66 articles, le I er plus
de 0 fois plus long que large, le 2 e 3 fois environ, les avant-derniers près de
2,5 fois.
Mésonotum brillant, la ponctuation très line et superficielle. Ecusson très
finement sculpté, rebordé jusqu’à l’extrémité, 1,5 fois plus large à la base
qu’à l’extrémité. Pleures brillantes, mais densément sculptées, l’aciculation
longitudinale nette. Segment médian légèrement recourbé, la carène forte,
la partie antérieure brillante, finement chagrinée, la partie postérieure gra-
HYMENOPTERA. ICHNEUMONIDAE
75
nuleuse, avec une très faible tendance à la formation de rides longitudinales
au milieu.
Ongles des pattes avec b ou 6 dents de peigne très courtes et peu chiti-
nisées. — Ailes (fîg. 37).
Taille 17 à 18 mm. Roux, sans dessins jaunes, même derrière les yeux,
le stemmaticum noir. Antennes roux clair à la base, puis plus foncées. Ailes
hyalines.
Décrit d’après 3 9 do Nairobi, l’une capturée par Ch. Alluaud en
août 1904, et les deux autres par moi en juin 1931.
Enicospilus obnoxius, n. sp.
Espèce reconnaissable, en dehors de la nervulation des ailes, aux mandi¬
bules, dont la dent supérieure est beaucoup plus longue que l’autre, et au
segment médian totalement dépourvu de carène.
9- Tempes courtes, mais non rétrécies immédiatement derrière les yeux,
Fig. 38. — Enicospilus obnoxius, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
fortement recourbées, la tête beaucoup plus étroite à leur niveau qu’à celui
des yeux. Yeux touchant les ocelles postérieurs et arrivant à une très
courte distance de l’ocelle antérieur. Face brillante, mais très distincte¬
ment ponctuée, subcarrée si on y inclut le clypéus, celui-ci très transver¬
sal, brusquement rabattu en dessous à l’extrémité, son bord tout à fait
droit d’un côté à l’autre. Mandibules longues, fortement recourbées,
amincies à la moitié de leur largeur de base à partir du milieu, la dent
supérieure très longue et assez large, dépassant beaucoup l’inférieure, qui
est petite, 1 er article du funicule 4 fois plus long que large, le 2 e 3 fois, le
33“ 1,§ fois seulement (les suivants manquants).
Mésonotum très finement et densément ponctué, un peu brillant. Ecusson
densément sculpté, caréné jusqu’à l’extrémité, mais les carènes faibles
à partir du milieu. Ponctuation des pleures dense et relativement forte, la
tendance à la formation de rides très peu marquée. Segment médian
arrondi, plutôt court, sans aucune carène, très finement ponctué et brillant
en avant, granuleux dans sa partie déclive.
76
A. SEYRIG
Ongles des pattes avec 6 ou 8 dents de peigne presque aussi longues que
le crochet terminal. — Ailes (fig. 38).
Taille 16 mm. environ. Roux clair, les orbites et le stemmaticum jaune
pâle. Antennes brunes à partir du milieu. Ailes hyalines.
2 Ç de Tavéta (Alluaud et Jeannel, mars 1912).
Enicospilus oculator, n. sp.
9- Tempes presque nulles, situées pour ainsi dire dans le même plan
vertical. Carène occipitale nette. Yeux très grands, touchant non seulement
les ocelles postérieurs, mais aussi l’ocelle antérieur, celui-ci situé très en
avant, plus près des trous antennaires que des ocelles postérieurs, le
stemmaticum grand, lisse, et avec au milieuu ne profonde impression. Face
brillante, étroite, sans ponctuation définie, mais avec des vestiges d’un fin
chagrinage. Clypéus plus haut que large, un peu comprimé, limité sur les
Fig. 39. — Enicospilus oculator, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
côtés par des fossettes très allongées, situées tout près des yeux, son bord
antérieur droit, légèrement recourbé dans les angles. Mandibules courtes,
environ 1,5 fois plus longues que larges à la base, fortement rétrécies tout
de suite en arrière de la base, légèrement tordues sur elles-mêmes, la dent
supérieure un peu plus longue que l’inférieure. Antennes épaisses, un peu
plus courtes que l’abdomen, le funicule composé de 41 articles, le I er
presque 4 fois plus long que large, le 2° un peu plus de 2 fois, les 18 ou
20 derniers subcarrés, légèrement plus épais que ceux de la base.
Mésonotum brillant, presque lisse, avec des vestiges très superficiels de
ponctuation. Écusson lisse, fortement rebordé sur les côtés, plus long que
large, les carènes presque 2 fois plus éloignées entre elles à la base
qu’à l’extrémité. Pleures densément ponctuées, cependant assez bril¬
lantes. Segment médian peu bombé, brillant, presque lisse et très finement
chagriné en avant de la carène qui est nette, granuleux et encore assez
brillant en arrière.
Ongles des pattes avec o ou 6 fortes dents de peigne chitinisées, un peu
plus courtes que le crochet terminal. — Ailes (fig. 39).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
77
Taille 12 mm. Tête et thorax rouge foncé, ornés de dessins blanc-crème,
bien délimités. Sont de cette couleur : une fine ligne aux orbites des joues
et des tempes, le pourtour des ocelles, le stemmaticum, le front, les
orbites de la face (mais pas le milieu de celle-ci), la plus grande partie du
clypéus, la marge inférieure des propleures, un petit trait à leur marge
supérieure, quatre lignes longitudinales sur le mésonotum, dont deux sur
le milieu et les deux autres le long des bords latéraux, l’écusson, le posté¬
cusson, le calus sous l’aile, une bande verticale en arrière des épiknémies,
une courte bande longitudinale en avant du spéculum, une tache au-dessus
des hanches II, la bosse qui se trouve entre les mésopleures et le segment
médian sous les ailes postérieures, une tache en arrière des métapleures
et deux autres, de chaque côté de l’extrémité du segment médian. Abdo¬
men roux-brun foncé, lavé de jaunâtre sur les tergites 2 et 3 et en arrière
des suivants. Antennes et pattes roux clair.
Une 9 de Voi, Colonie du Kénya (Alluaud, avril 1904).
Enicospilus lahimierus, n. sp.
11 s’agit ici d’une espèce (ou peut-être deux), facile à reconnaître à ses
taches alaires très spéciales et qui semblent parfaitement constantes. .J’ai
Fig. 40. — Enicospilus lahimierus, n. sp. Nervulation de l'aile antérieure.
devant les yeux 34 exemplaires des deux sexes provenant du sud de
Madagascar, et constituant une série bien homogène que je considère
comme la forme type. — A côté de cela 2 çf du Kénya s’y rattachent très
étroitement et il m’est impossible de trouver autre chose que des diffé¬
rences individuelles entre eux et les exemplaires de Madagascar. Par
contre 3 9 également du Kénya, dont 2 capturées en même temps que l’un
des çf précités, ont quelques caractères différents, quoique la nervulation
des ailes sont identique. — Le problème est encore compliqué du fait qu’une
9, provenant du Congo et actuellement au Muséum de Paris, nous montre
qu'en Afrique occidentale c’est de nouveau la race de Madagascar qu’on
rencontre.
On trouvera donc décrit ici, en attendant que le problème puisse être
78
A. SEYRIG
éclairci, d’abord l’espèce de Madagascar, qui est bien stable et à laquelle
appartiennent peut-être les deux çf du Kénya et la 9 du Congo, puis, sous
forme de race géographique, les deux 9 aberrantes du Kénya.
9c? (forme type). Tempes très courtes et très étroites, fortement rétrécies
en ligne courbe tout de suite derrière les yeux, ceux-ci touchant presque
les ocelles postérieurs et séparés de l’antérieur par une distance presque
égale à la moitié de son petit diamètre. Face un peu brillante, finement et
régulièrement ponctuée, l’ensemble de la face et du clypéus plus long que
large. Mandibules amincies vers le milieu à la moitié de leur largeur de
base, la dent supérieure dépassant nettement l’autre. Antennes beaucoup
plus longues que le corps, le funicule composé de 64 à 69 articles, le 1 er
b fois environ plus long que large, le 2 e 3 fois, les avant-derniers encore un
peu plus de 2 fois.
Mésonotum assez brillant, finement et superficiellement ponctué. Écusson
nettement ponctué, cependant encore brillant, caréné jusqu'à l’extrémité.
Pleures finement aciculées en long, assez brillantes. Segment médian con¬
vexe, la carène nette jusque sur les côtés, la partie antérieure brillante,
finement sculptée, la partie postérieure grossièrement rugueuse.
Ongles des pattes avec 6 à 8 dents de peigne courtes. — Ailes (fig. 40).
Taille 18 mm. en moyenne. Roux, le stemmaticum et les orbites fran¬
chement jaune-blanc, le clypéus et la face en grande partie jaunes (cepen¬
dant roux chez les exemplaires du Kénya).
Un cf de Nanyuki et un autre de Nyéri, au pied du mont Kénya (juin 1932).
Enicospilus lahimierus, subsp. aethiopicus, nov.
9- Semblable à la forme type, en particulier en ce qui concerne la nervu-
lation des ailes, mais l’ocelle antérieur un peu plus éloigné des yeux, les
dents des mandibules subégales, le funicule à peine plus long que le corps,
composé de 54 à 58 articles seulement, la face et le mésonotum densément
ponctués, celui-ci beaucoup moins brillant, les mésopleures plus granu¬
leuses, les orbites et le stemmaticum d’un jaune très vague, et le thorax
d’un roux assez foncé.
Il se peut que les deux çf du Kénya cités plus haut appartiennent à la
présente forme, mais dans ce cas, ils ne différeraient de la forme type que
par la face et les orbites à peine teintées de jaune, tandis qu’ils différeraient
de leurs propres Ç par un ensemble de caractères morphologiques plus
important.
4 9 de Nairobi, Nyéri et Méru, au pied du mont Kénya (juin 1932).
Enicospilus menamena, n. sp.
Espèce reconnaissable à la nervulation des ailes, qui sans être très diffé¬
rente de celle des autres espèces, présente quelques particularités cons-
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
19
tantes, qu’on peut voir sur la figure. En outre, les mandibules courtes et
très étroites avec la dent supérieure un peu plus longue que l’autre, et le
mésonotum mat, peuvent aussi la caractériser.
Ççf. Tempes très courtes et très étroites, fortement rétrécies vers l’ar¬
rière en ligne légèrement courbe. Yeux touchant les ocelles postérieurs,
mais séparés de l’antérieur par une distance presque égale à son petit dia¬
mètre. Ensemble delà face et du clypéus plus long que large, brillant, la
ponctuation de la face fine, mais distincte, le clypéus droit au bord,
arrondi dans les angles. Mandibules courtes, moins de 2 fois plus longues
que leur largeur de base, rétrécies au tiers de cette largeur un peu avant
le milieu, les dents terminales petites, l’inférieure passablement plus
courte que l’autre. Funicule un peu plus long que le corps, composé de
Fig. 41. —Enicospilus menamena, n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
57 articles, le 1 er o fois plus long que large, le 2 e 2,8 fois, les avant-derniers
amincis et environ 2,8 fois plus longs que larges.
Mésonotum mat, très densément ponctué-chagriné. Ecusson étroit,
presque 2 fois plus long que large, fortement rebordé sur les côtés jusqu’à
l'extrémité. Pleures mates, finement aciculées en long. Segment médian
bas et peu recourbé, la carène bien nette, la partie antérieure finement
ponctuée, assez brillante, la partie postérieure densément et irrégulière¬
ment rugueuse, avec tendance à la formation de rides transversales.
Ongles des pattes avec 6 à 7 dents de peigne épaisses, chitinisées, aussi
longues que la moitié du crochet terminal. — Ailes (fig. 41).
Taille 16 à 18 mm. Roux clair, les côtés de la face, le stemmaticum et les
orbites externes jaune-blanc. Antennes roux foncé. Ailes hyalines.
2 $ de Nairobi (juin 1932).
L’espèce est répandue jusqu’à Madagascar, d’où j’ai rapporté les deux
sexes (dont le type).
Gen. SCHIZOSPILUS, nov.
Il s’agit ici d’une section de l’ancien genre Enicospilus, qui ne mériterait
pas d’être séparée, si nous ne nous trouvions en face d’un nombre
80
A. SEYRIG
d’espèces tellement grand qu’une division en groupes naturels s’impose.
La caractéristique du genre Schizospilus est d’avoir le miroir de la cel¬
lule discoïdo-cubitale pourvu : 1° de la tache cornée proximale, plus ou
moins triangulaire, située à la base et souvent prolongée par un appendice
qui longe la partie inférieure du miroir; 2° de la tache cornée terminale (qui
peut d’ailleurs manquer), et qui n’est qu’un épaississement de l’appendice
précédent, du côté apical du miroir; 3° de la tache centrale, qui est ici,
contrairement à ce qui a eu lieu chez Enicospilus, séparée en deux ou plu¬
sieurs tronçons, disposés plus on moins en couronne, à une certaine dis¬
tance du bord. —Génotype : Schizospilus divisus, n. sp.
Schizospilus divisus, n. sp.
Ç. Tempes très courtes et très étroites, rétrécies en oblique tout de
suite derrière les yeux, qui sont très saillants par rapport à elles. Carène
Fig. 42. — Schizospilus divisus, n. gen., n. sp. Nervulation de l’aile antérieure.
occipitale nette. Ocelles postérieurs touchant les yeux. Ocelle antérieur
situé à une distance des yeux inférieure à la moitié de son petit diamètre.
Face peu brillante, très finement ponctuée. Clypéus transversal, légèrement
arrondi au bord, peu bombé. Mandibules près de 2 fois plus longues que
larges à la base, très amincies, presque 3 fois plus larges à la base qu’au
milieu, la dent supérieure à peine plus longue que l’inférieure. Funicule
presque aussi long que le corps, composé de 57 articles, le 1“ plus de
5 fois plus long que large, le 2 e bien 3 fois, les avant derniers encore près
de 2 fois et atténués par rapport aux précédents.
Thorax très finement chagriné, mais sans ponctuation différenciée. Méso-
notum peu brillant, un peu déprimé le long de sa marge antérieure. Kcusson
sculpté comme le reste, sans ponctuation, rebordé sur les côtés, un peu
convexe et relativement court, à peine plus long que large en avant Post¬
écusson à peine saillant Pleures un peu plus brillantes que le mésonotum.
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
81
Segment médian déclive sur un seul plan, la carène bien nette, l’aire anté¬
rieure linement chagrinée, presque mate, l’aire postérieure de même sculp¬
ture à la base, mais plus fortement rugueuse en arrière au milieu.
Ongles des pattes avec 7 à 8 dents de peigne robustes et aussi longues
que le crochet terminal. — Ailes (fig. 42).
Taille 21 mm. Roux, le pourtour des yeux, le stemmaticum, la face et le
clypéus passant au jaunâtre. Abdomen lavé de brun. Ailes hyalines, le
stigma roux.
Abyssinie (Mission de Bonchamps, Ch. Michel, 1899).
Schizospilus Babaulti, n. sp.
cf. Tempes très rétrécies vers l’arrière, mais sensiblement plus longues
que chez l’espèce précédente, légèrement courbes. Carène occipitale forte.
Fig. 43. — Schizospilus Babaulti, n. gen., n. sp. Taches et nervures
de l'aile antérieure.
Ocelles postérieurs presque au contact des yeux. Ocelle antérieur situé à
une distance des yeux à peu près égale aux 3/4 de son petit diamètre. Face
et clypéus finement et assez densément ponctués, le fond assez brillant,
très finement chagriné. Clypéus à peine bombé, arrondi au bord. Mandi¬
bules pas tout à fait deux fois aussi longues que larges à la base, très rétré¬
cies, 2 fois plus larges à la base qu’au milieu, les dents terminales égales
entre elles. Funicule composé de 63 articles, le l ep b fois plus long que
large, le 2 e 2,5 fois, les avant-derniers très atténués et de nouveau presque
3 fois plus longs que larges.
Mésonotum finement et densément ponctué, le fond mat, finement cha¬
griné. Écusson plus brillant, irrégulièrement ponctué, un peu convexe, à
peine plus long que large, avec deux carènes latérales à peine conver-
MISSION SCIENTIFIQUE DE l'oSIO. — T. III.
6
A. SEYRIG
82
gentes et plus ou moins nettement reliées entre elles en arrière par un pli
cariniforme courbe. Postécusson insignifiant. Pleures mates, très densé¬
ment ponctuées-granuleuses. Segment médian profondément séparé du
postécusson, un peu en forme d’oignon, la partie basale courte, chagrinée,
peu brillante, la carène forte, surtout au milieu et au voisinage des spira-
cules, où elle donne naissance à des saillants lamellaires, la partie déclive
plane, fortement ridée en chevrons.
Ongles grands, avec une douzaine de petites dents de peigne qui n’at¬
teignent pas comme longueur le tiers du crochet terminal. — Ailes (fig. 43).
Taille 26 à 28 mm. Roux clair, y compris le stemmaticum. Orbites
externes légèrement lavées de jaune. Ailes assez jaunissantes, le stigma et
les taches alaires roux clair.
2 çf de Nairobi (Babault, mai 1923).
Trib. Campoplegini
Viereckiana anomala, n. sp.
$. Tempes relativement longues, fortement rétrécies vers l’arrière, en
ligne généralement courbe. Front granuleux, mat, avec une fine carène
longitudinale. Face tout à fait mate, la ponctuation presque confluente et
le fond fortement chagriné. Joues bien aussi longues de la moitié de la lar¬
geur de base des mandibules. Funicule composé de 31 articles, le 1 er presque
3 fois plus long que large, le 2 e un peu moins de 2 fois, ceux du milieu sub¬
carrés, les avant-derniers un peu amincis et de nouveau légèrement
allongés, l'ensemble relativement court, pas plus long que l’abdomen.
Mésonolum mat, à ponctuation confluente. Propleures sculptées de
même, avec dans le fond des vestiges de courtes rides. Mésopleures un
peu plus brillantes, la ponctuation confluente en avant et en arrière, plus
éparse au milieu où les points sont fins et séparés par des intervalles au
moins aussi larges qu’eux, très finement chagrinés. Segment médian avec à
la base deux carènes assez longues, droites, divergentes, l’extrémité mate
et granuleuse comme le reste, la tendance à former des rides transversales
peu marquée.
2 e abscisse radiale faiblement sinuée. Aréole pétiolée, recevant la nervure
récurrente au milieu. Nervulus un peu en arrière de la nervure basale. Ner¬
vure parallèle issue du milieu de la cellule brachiale. Nervellus oblique, à
peine brisé vers son tiers inférieur et n’émettant pas de nervure chitinisée
distincte.
Taille i l mm. Tête et thorax noirs, les palpes, les mandibules et les
tégulae roux-jaune Antennes roux jaune clair, y compris le scape. Pattes
entièrement de cette couleur, sauf la base des hanches II et une grande partie
des hanches RI qui passent au noir. Abdomen roux clair, le 2 e tergite noir
sur le dos et bordé sur les côtés d’une fine ligne de môme couleur, qui se
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE 83
prolonge sur le 3 ! tergite jusqu’au spiracule, qu’elle vient toucher. Tergite
5 et suivants noirs.
Mont Kénya, versant ouest, zone des forêts à Podocarpus, 2.400 m.
d’altitude (Alluaud etJeannel, janvier-février 1912).
Gen. CHAROPS Grav.
Tableau des espèces
1. Abdomen et pattes III noirs. 2 e abscisse radiale d’abord droite,
puis lortement recourbée à l’extrémité. 2.
— Abdomen et pattes III n’étant pas simultanément noirs, 2 e abs¬
cisse radiale soit entièrement droite, soit d’une courbure plus
faible et presque uniforme. 3.
2. Pattes I et II noires. Mésosternum terminé en arrière par deux
faibles lobes arrondis. C ater Szepl.
— Pattes I et II jaune-blanc. Mésosternum terminé en arrière par
deux dents anguleuses . C. diversipes Rn.
3. Abdomen roux clair, avec seulement le dessus destergites 2 et
3 noir et le pétiole plus ou moins blanc. Joues presque nulles.
2 a abscisse radiale droite. C- tegularis Szepl.
— Abdomen plus ou moins noir, au moins à l’extrémité. Joues plus
longues. 2 e abscisse radiale légèrement courbée. 4.
4. Pattes en grande partie rouges. Mandibules noires. Segment
médian dépourvu de carènes transversales à la base. Nervulus
poslfurcal. C. fuliginosus Szepl.
— Pattes I et II blanches, les hanches noires et les fémurs II plus
ou moins noircis en dessus. Pattes 111 noires, les trochantelles
seuls blancs. Segment médian presque entièrement caréné, les
carènes basales au moins très nettes. Nervulus interstitiel ou
presque.. C. armatus, n. sp.
Charops ater Szepligeti
Une $ du Marakwett, Elgeyo Escarpment, 2.500 m. (Mission de l’Omo,
st., 30). — 3 c? de Nanypki et un de Nyéri, au pied du mont Kénya, vers
2.000 m. (juin 1932). — 2 $ de Nairobi (juin 1932).
Charops diversipes Roman
Une Ç de Nanyuki, au pied du mont Kénya (juin 1932).
Charops tegularis Szepigleti
2 9 de Nanyuki, au pied du mont Kénya (juin 1932).
84
A. SEYIUG
Charops fuliginosus Szepligeti
Espèce décrite par Szepliüeti, d’après des exemplaires du Kilimandjaro.
Un cotype, envoyé au Muséum de Paris, se signale par ses joues plus
longues que chez les autres espèces et un peu plus brillantes, et par son
segment médian dépourvu des deux tronçons de carène basale habituels.
Charops armatus, n. sp.
Espèce bien caractérisée, en dehors des points signalés au tableau
dichotomique, par les épines spécialement longues et aiguës qui terminent
en arrière son mésosternum.
9cf. Tempes très courtes, arrondies. Front sans carène. Joues presque
aussi longues que la moitié de la largeur de base des mandibules. Funicule
de 34 articles chez le type, le l or 3,3 fois plus long que large, le 2 e environ
2 fois et tous les suivants encore un peu plus longs que larges.
Épomies donnant en haut deux branches nettes, mais pas lamellaires, la
postérieure n’atteignant pas la marge supérieure du pronotum. Propleures
ridées dans leurs deux tiers inférieurs. Mésopleures granuleuses, sans sculp¬
ture différente sur le spéculum, la zone en-dessous avec quelques rudi¬
ments de rides longitudinales. Mésosternum terminé en arrière par deux
pointes bien nettes. Segment médian avec au moins les deux branches de
la costule bien visibles et souvent aussi des carènes longitudinales au
milieu. Aire spiraculaire rebordée en dessous et en arrière plus nettement
qu’en dessus.
Nervure aréolaire presque exactement aussi longue que la récurrente,
double de la distance qui l’en sépare. 2° abscisse radiale faiblement
recourbée.
Taille 8 mm. environ. Tète, thorax, antennes en entier et toutes les
hanches, noires. Mandibules tachées de blanc. Palpes et pattes I et II à
partir des trochanters de même couleur, les fémurs II et parfois aussi les
fémurs I plus ou moins lavés de brun ou de noir. Pattes III noires, le 2° article
des trochanters, l’extrême base des tibias et les éperons, clairs. Abdomen
noir, les tergites 3, 4 et S passant au roux sur les côtés.
Décrit d’après S 9 et 3 çf capturés à Mombasa en novembre 1931 et
juin 1932, et une 9 identique trouvée à Zanzibar en décembre de l’année
suivante.
Gen. DELTOPS, nov.
Genre voisin de Charops et de Viereckiana, avec lesquels il a en commun
le segment médian prolongé au-dessus des hanches III, le 2 e tergite avec
des thyridies bien nettes, ovales, situées plus près du milieu que de la base,
et par l’extrémité de l’abdomen fortement comprimée. Diffère du premier
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
85
par la présence d’une aréole aux ailes antérieures, l’absence d’apophyses en
arrière du mésosternum, l’écusson plus élevé et moins large, la tarière plus
courte, etc. Diffère de Viereckiana par l’aréole de l’aile petite et longuement
pétiolée, par le postpétiole bombé et relativement court, le pétiole avec une
line carène longitudinale, et par la tarière plus courte. 11 est possible que
les 3 espèces du Kilimandjaro décrites par Szbpligeti dans le genre Campo-
plex, et présentées comme ayant une petite aréole, viennent se placer dans
le présent genre. En tous cas aucune d’elles n’a simultanément le scape
noir, les tégulae blanches et l’abdomen en grande partie noir, comme l’es¬
pèce présentement décrite.
Tête lenticulaire, très courte, appliqués contre le thorax. Yeux avec une
échancrure bien prononcée. Ocelles formant un triangle aplati. Fossettes
clypéales petites. Mandibules robustes mais très courtes, à peine plus
longues que larges chez le génotype, terminées par deux dents égales entre
elles. Antennes relativement courtes, pas plus longues que l’abdomen.
Branche antérieure des épomies nette, lamellaire, recourbée en haut vers
l’avant, la branche postérieure plus faible ou nulle. Mésosternum convexe,
transversal, le mésolcus peu profond, les carènes postérieure et antérieure
bien marquées, fines, simples. Segment médian peu abrupt, déclive presque
sur un seul plan, non excavé, prolongé en arrière au delà du milieu des
hanches III, l’aréolation réduite à deux petits tronçons de carène basale
(parfois même obsolètes), et à la carène métapleurale.
1 er tergite beaucoup plus long que le 2 e , faiblement recourbé vers le haut,
le pétiole de section presque ronde, mais avec une fine carène latérale, les
glymmens nuis, le postpétiole pas beaucoup plus long que large, bombé et
un peu dilaté (alors que chez Viereckiana il est rectangulaire, presque plan
et beaucoup plus long que large). 2 e tergite très grêle et allongé, les spira-
cules situés vers le tiers postérieur, les thyridies ovales, plus ou moins
translucides, plus rapprochées du milieu que de la base. Extrémité de
l’abdomen très comprimée, la tarière à peine aussi longue que le 2 e article
des tarses III
Ongles des pattes très petits, dépassant à peine les pulvilles. Aréole de
l’aile petite, deltoïde, longuement pétiolée, recevant la nervure récurrente
en dehors du milieu. Nervure basale inclinée, rectiligne. Nervellus faible¬
ment recourbé, n’émettant aucune nervure nette.
Génotype : Deltops granulicoxis, n. sp.
Deltops granulicoxis, n. sp.
$. Tempes presque nulles. Ocelles postérieurs séparés des yeux par un
intervalle presque égal à leur diamètre et séparés l’un de l’autre par une
distance à peu près double. Ensemble de la face et du clypéus légèrement
plus long que large, fortement granuleux, mat. Joues un peu plus courtes
que la moitié de la largeur de base des mandibules. Funicule aussi long
86
A. SEYRIG
que l’abdomen, filiforme, composé de 41 articles, le 1 er 3,5 fois plus long
que large, le 2 e pas tout à fait 2 fois, les 12 à 14 avant-derniers subcarrés.
Mésonotum arrondi, bombé, granuleux, mat. Propleures fortement
ridées en long vers le bas, finement granuleuses, mates en haut. Méso-
pleures granuleuses, le spéculum d’une sculpture à peine plus fine, précédé
d’un sillon crénelé. Segment médian de même sculpture, les tronçons de
carène antérieure presque nuis. Spiracules petits, presque ronds.
Hanches III granuleuses, mates en dessous. Éperon interne des pattes III
bien aussi long que les 3/4 du métatarse.
Taille 6 mm. Tête et thorax noirs, les mandibules, les palpes et les
tégulae blancs. Antennes noires, y compris le scape. Abdomen noir lavé
de brun-rouge au milieu et sur les côtés. Aux pattes I, les hanches sont
noires, les trochanters blancs et le reste roux-clair, sauf une tache brune en
dessous des fémurs. Les pattes II sont de même coloration mais les fémurs
entièrement noirs et les tarses rembrunis. Pattes III noires, y compris les épe¬
rons, le.2 e article des trochanters seul blanc. Ailes hyalines, le stigma brun.
Une 9 de Nairobi (juin 1932).
Xanthocampoplex continentalis, n. sp.
9c?• Tempes très rétrécies vers l’arrière, courbes. Front finement et
assez densément ponctué, avec une carène médiane assez nette en bas,
mais n’atteignant pas l’ocelle antérieur. Face à ponctuation forte et
confluente. Funicule de 3o à 38 articles, le 1 er 3 fois plus long que large,
le 2 e 2 fois, les avant-derniers presque carrés.
Mésonotum sensiblement plus long que large, densément granuleux.
Écusson bombé, mais pas très élevé, non rebordé latéralement. Propleures
finement ridées longitudinalement. Mésopleures régulièrement ponctuées
en bas, éparsement en haut, le fond chagriné, peu brillant. Segment médian
fortement sculpté, la carène antérieure nette, réduite à deux branches laté¬
rales courbes, la carène métapleurale également nette.
Pétiole totalement dépourvu de glymmens, le postpétiole étroit, à peine
plus large que le pétiole, peu bombé, ses côtés presque droits. Tarière à
peine plus longue que le 2 e tergite.
Aréole de l’aile relativement grande, subpétiolée, recevant la nervure
récurrente près de son extrémité.
Taille 7 à 8 mm. Entièrement jaune roux, y compris le stemmaticum.
Funicule et une petite tache sur le dessus du scape seuls noirs. Tarses lü
rembrunis. Ailes hyalines, le stigma trouble, translucide.
Une 9 et 3 c? de Mombasa (juin 1932).
Nepiera obliqua, n. sp.
Espèce très voisine de N. collector Thunb. (= continua Hlgr.), avec
laquelle elle a en commun non seulement la forme générale et un certain
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
87
nombre de détails de sculpture, mais aussi la coloration. En diffère par
les antennes plus longues, l’aréole de l’aile plus oblique et surtout par
le segment médian totalement dépourvu de carènes chez le çf, et avec une
aérolation très incomplète chez laÇ.
9- Tête, thorax et abdomen mats, très finement granuleux, sans ponc¬
tuation différenciée. Tempes très rétrécies derrière les yeux, d’abord en
ligne droite, puis recourbées en arrière. Face non séparée du clypéus ;
celui-ci un peu bombé, arrondi au bord, les fossettes très petites. Joues
aussi longues que la largeur de base des mandibules. Funicule un peu
plus court que le corps, composé de 34 articles, le 1 er près de 3,5 fois plus
long que large, le 2 e 2 fois, les avant-derniers subcarrés, profondément
séparés les uns des autres.
Spéculum mat comme le reste des mésopleures. Aréolation du segment
médian réduite en avant à deux fins tronçons de carène obliques, se rejoi¬
gnant au milieu derrière le postécusson, et à deux autres tronçons encore
plus obliques limitant les côtés de l’aire postérieure. L’aire centrale est
ainsi tout à fait nulle, mais on peut mesurer que l’endroit qu’elle occuperait
est sensiblement plus long que large. Carène supérieure de l’aire spiracu-
laire obsolète. Carène métapleurale fine et nette.
1 er tergite aussi long que les hanches et le 1 er article des trochanters III
réunis, le pétiole avec des glymmens petits mais nets, le postpétiole à peine
plus long que large, bombé, mat. 2 e . ter gîte 1,5 fois plus long que large
derrière, les thyridies nettes sur les côtés, un peu en arrière de la base,
mais non translucides, les spiracules situés un peu en arrière du milieu.
3 e tergite un peu plus long que large, les suivants fortement comprimés.
Tarière aussi longue que le postpétiole.
Pattes normales, les éperons III aussi longs que la moitié du métatarse.
Aréole oblique, assez longuement pétiolée, recevant la nervure récurrente
vers le tiers externe. Nervulus presque interstitiel. Nervellus légèrement
recourbé.
Taille 5 mm. environ. Noir, le dessous du scape roux clair; les mandi¬
bules, les palpes et les hanches et trochanters I et II blancs, ainsi que les
tégulae et la cheville qui se trouve devant. Reste des pattes roux, les
hanches III noires, les trochanters III clairs. Fémurs et tibias III plus ou
moins rembrunis, les tibias à peine plus roux au milieu qu’aux extrémités.
Tergite 2 et suivants finement bordés de roux clair, le 3 e un peu plus
largement que les autres, le 4 e et les suivants également roux sur les côtés.
Ailes un peu grisâtres, le stigma jaune brun.
Cf. Tête moins rétrécie que la 9- Segment médian sans aucune aréolation,
régulièrement subsphérique, très finement granuleux. Coloration comme
la 9 . mais l’abdomen plus faiblement teinté de roux en arrière, les fémurs
et tibias III plus bruns.
29 et 6 çf de Nanyuki, au pied du mont Kénya (juin 1932).
88
A. SliïRIG
Nepiera solitaria, n. sp.
Espèce également très voisine de N. collector Thunb., mais en diffère
par les fossettes clypéales presque nulles (ce qui est aussi le cas de l’espèce
précédente) et par la coloration. Diffère de N. obliqua m. par le segment
médian et par la coloration.
$. Tète comme l'espèce précédente, mais le funiculede 29 articles seule¬
ment. Segment médian avec l’aire centrale rebordée sur les côtés, sub¬
pentagonale, un peu plus longue que large, ouverte en arrière, recevant la
costule en avant du milieu, et confluente avec l’aire basale, qui est étroite,
fortement rebordée, en forme de trapèze. Costule nette, à peine oblique.
Aire postérieure remontant jusque vers le tiers antérieur. l" tergite sensi¬
blement plus long que les hanches et trochanters III, les glymmens nuis (ce
qui pourrait faire écarter l'espèce du présent genre). Thyridies bien nettes,
translucides, situées un peu avant le tiers antérieur du 2° tergite. Aréole de
l’aile deltoïde petite, longuement pétiolée, recevant la nervure récurrente
en avant du milieu. Nervulus assez oblique, un peu postfurcal. Nervellus
très faiblement brisé vers le tiers inférieur.
Taille 5 mm. Tête et thorax noirs, les palpes, les mandibules et les
tégulae blancs (la cheville en avant de celles-ci noire). Antennes brun-noir,
y compris le scape. Tergites 1 et 2 noirs, ce dernier bordé de jaune-roux,
les suivants roux clair, tachés de noir sur le dos, les taches noires devenant
de plus en plus petites à mesure qu'on se rapproche de l’extrémité. Aux
pattes I et U les hanches sont roux clair, les trochanters blancs, les fémurs
et tibias roux, les tibias 11 cependant largement tachés de blanc, les tarses
un peu rembrunis. Aux pattes III les hanches et le 1 er article des trochan¬
ters sont noirs, les trochantelles blancs, les fémurs roux avec la base et
l’extrémité noirs, les tibias brun-noir avec l’extrême base et un anneau au
milieu blanchâtres, les tarses bruns avec la base du métatarse claire.
Stigma jaunâtre.
Une Ç (type) de Naivasha, Rift Valley (Mission de l’Omo, st. 49). — Une 9
d’Éthiopie méridionale (Mission M. de Rothschild, 1905).
Cette dernière, soumise à Szepligeti, avait été étiquetée de sa main :
« Sagaritis sp. ». Mais comme le clypéus est arrondi et sans dent terminale,
elle ne peut pas en tout cas appartenir à ce genre.
Gen. EBIICHA, nov.
Etym : anagramme arrangé de Kijabé.
Genre remarquable : 1° par son segment médian un peu comprimé longitu¬
dinalement, avec en avant une forte carène transversale presque droite,
comme chez les Enicospilus, et en arrière l’aréolation complètement nulle;
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
89
2 ° par la tarière de la 9 très épaisse et courte, recourbée en crochet et
complètement cachée au repos.
Tempes très courtes et rétrécies vers l’arrière. Yeux à peine échancrés.
Côtés de la face parallèles, le clypéus non séparé de la face, bombé vers le
bas, son bord arrondi, sans dent terminale, les fossettes clypéales imper¬
ceptibles. Joues aussi longues que la largeur de base des mandibules,
celles-ci petites, un peu rétrécies vers l’extrémité, terminées par deux dents
égales entre elles.
Mésonotum sans notaules. Écusson assez fortement bombé, non rebordé.
Épomies indistinctes. Épiknémies bien marquées. Mésolcus peu profond,
terminé en avant et en arrière par des carènes transversales bien formées,
droites, sans apophyses. Segment médian comme il vient d’être dit, se pro¬
longeant un peu au-dessus des hanches III, les spiracules très petits et
ronds, la carène métapleurale nette.
Pétiole non excavé sur les côtés, mais avec de petits glymmens en arrière.
Postpétiole arrondi, bombé, assez large. 2 e (ergite pas beaucoup plus long
que large, avec légèrement en arrière des angles antérieurs de petites
thyridies translucides, les spiracules vers le milieu. Tarière comme il vient
d’être dit, ses valves réduites à de petites pièces étroites et courtes, à peine
plus longues que le 2 e article des tarses III (fig. 44).
Pattes normales, les ongles petits, brièvement pectinés. — Aréole de
l’aile fermée, oblique, pétiolée, recevant la nervure récurrente près de
l’extrémité. Angle externe de la cellule diseoïdale très aigu. Nervure basale
faiblement recourbée, arrivant presque perpendiculairement sur la nervure
médiane. Nervulus un peu postfurcal. Nervellus perpendiculaire, faiblement
recourbé.
Génotype : Ebiicha croccata. n. sp.
Ebiicha croccata, n. sp.
9- Tête mate, dépourvue de ponctuation et finement granuleuse, comme
le thorax. Tempes aussi longues que la moitié de la longueur des yeux, vus
d’en haut, fortement rétrécies vers l’arrière, en ligne légèrement courbe.
Ocelles en triangle aplati, les postérieurs séparés des yeux par une distance
un peu inférieure à celle qui les sépare entre eux. Ensemble de la face et du
clypéus subcarré, la pubescence blanche. Funicule un peu plus long que
l’abdomen, composé de 33 articles, le 1 er un peu moins de 4 fois plus long
que large, le 2 e moins de 3 fois, les 1S avant-derniers subcarrés.
Reste du corps comme il a été spécifié dans la description du genre, le
segment médian prolongé jusque vers le tiers antérieur des hanches III, le
2 e tergite environ 1,4 fois plus long que large, l’extrémité de l’abdomen
assez brillante, les éperons III aussi longs que les 2/3 du métatarse, la
2 e abscisse radiale presque droite.
Taille 6 mm. Tête et thorax noirs, les palpes, les mandibules, le scape,
90
A. SEY1UG
les tégulae et un point devant blanchâtres. Abdomen roux clair, les tergites
1 et 2 et la base du 3 e noirs. Pattes I et II roux clair, les hanches et tro¬
chanters blancs. Aux pattes III les hanches sont noires, les trochanters
blancs, les fémurs roux, les tibias roux-blanc au milieu et largement roux-
Fig. 44. — Ebiicha croccata, n. gen., n. sp. Abdomen vu de côté.
brun à la base et à l’extrémité (sans anneau pâle à l’articulation basale),
et les tarses entièrement roux-brun. Stigma brunâtre.
Une Q de Kijabé, Kikuyu escarpement, 2.100 m. (Alluaud et Jeannel,
février 1912).
Nemeritis ejecta. n. sp.
Espèce reconnaissable, parmi celles qui ont l’abdomen rouge, à ses
tégulae noires, au segment médian dépourvu d’aréolation, sauf à l’extrême
base, et au nervellus très nettement brisé aumilieu.
$. Tempes un peu plus longues que la moitié des yeux, vus d’en haut,
assez fortement rétrécies vers l’arrière en ligne droite. Distance entre les
yeux et les ocelles postérieurs égale au diamètre de ceux-ci; la distance
qui les sépare entre eux à peu près double. Ensemble de la face et du
clypéus subcarré, mat, un peu bombé, la ponctuation assez large, con¬
fluente, le fond chagriné. Fossettes clypéales presque nulles. Joues à peine
aussi longues que la moitié de la largeur de base des mandibules. 1 er article
du funicule plus de 3 fois plus long que large, le 2 e plus de 2 fois, le
14 e presque autant (les suivants manquants).
Mésonotum fortement ponctué, la ponctuation en grande partie confluente,
sur fond mat, chagriné. Propleures fortement ridées dans le fond, plus fine¬
ment en haut. Ponctuation des mésopleures assez éparse, les points séparés
par des intervalles presque aussi larges qu’eux, très finement chagrinés,
assez brillant; le spéculum avec une petite plage brillante, presque lisse; la
dépression en avant fortement ridée. Segment médian rugueux, densément
réticulé, avec à la base les deux carènes recourbées bordant les aires supéro-
externes, et deux petits tronçons longitudinaux, parallèles, bordant la base
de Taire centrale. Aire basale insignifiante. Extrémité du segment médian
se prolongeant au delà de la moitié des hanches III.
HYMENOPTERA, JCHNEUMONIDAE
91
Pétiole finement canaliculé sur les côtés, sans glymmens, le postpétiole
assez bombé, plus long que large, brillant. 2 e tergite un peu plus de 2 fois
plus long que large, les thyridies faibles, situées un peu avant le milieu, les
spiracules un peu au delà du milieu. Tarière presque aussi longue que
les tergites 2 à 7 réunis.
Aréole de l’aile pétiolée, recevant la nervure récurrente dans l’angle
externe. Nervulus interstitiel. Nervellus brisé nettement au milieu, mais
n’émettant qu’une nervure très indistincte.
Taille 9+4 mm. environ. Tête et thorax noirs, y compris le scape, le
funicule et les tégulae. Mandibules et palpes seuls roux clair. Tergites 1 et
2 noirs, un peu roux en arrière, les suivants roux clair, le 3° noir à la base.
Pattes I rousses, les hanches noires. Pattes II et III noires, les tibias et
tarses II d’un brun un peu moins foncé.
Une $ de Kampala (J. Surcouf, 1927).
Nemeritis pulsator, n. sp.
Espèce caractérisée par ses antennes courtes, de couleur claire,
l’abdomen noir avec les tergites 3 à 7 bordés de jaunâtre à l’extrémité et sur
les côtés, par la pilosité blanche du thorax plus longue que d’habitude, et
par l’aréole de l’aile très petite et oblique.
Ç. Tempes plus courtes que la moitié de la longueur des yeux, vus d’en
haut. Distance entre les yeux et les ocelles postérieurs égale au diamètre de
ceux-ci, la distance entre eux presque triple. Ensemble de la face et du
clypéus subcarré, mat, la ponctuation confluente, la marge du clypéus
légèrement relevée. Joues plus courtes que la moitié de la largeur de base
des mandibules. Funicule plus court que l’abdomen, composé de 28articles,
le 1 er 3,5 fois plus long que large, le 2 e un peu plus de 2 fois, les avant-
derniers encore légèrement allongés.
Thorax mat, ponctué comme la face, les propleures presque entièrement
ridées en long, les rides bien régulières. Spéculum lisse et luisant, la
dépression qui le précède ridée en long. Segment médian entièrement
aréolé ; l’aire basale en trapèze aussi long que large ; l’aire centrale
allongée, ouverte en arrière ; l’aire postérieure fortement ridée transversa¬
lement ; l’extrémité se prolongeant au delà du milieu des hanches III.
1 er tergite linéaire, le postpétiole à peine plus large que le pétiole, celui-ci
finement canaliculé sur les côtés, sans glymmens. 2 e tergite 2,5 fois plus
long que large, les thyridies assez nettes, un peu avant le milieu, les spira¬
cules situés vers le tiers postérieur. Tarière à peine aussi longue que les
tergites 1 et 2 réunis.
Aréole de l’aile très petite et très oblique. Nervulus interstitiel. Nervellus
imperceptiblement brisé tout en bas.
Taille 4 à 5 mm. Tête et thorax noirs, les palpes, les mandibules, le scape,
le funicule et les tégulae d’un roussàtre très clair. Abdomen noir, les tergites
A. SEYR1G
92
3 à 7 ou 4 à 7 étroitement bordés de jaunâtre clair en arrière et sur les
côtés. Hanches 1 à III noires, les trochanters de toutes les pattes clairs, le
reste des pattes I et II roux-jaune, les fémurs, tibias et tarses III bruns, les
tibias largement tachés de blanc en dessus, à partir de la base et jusque
vers le quart postérieur, avec une petite ombre en arrière delà base.
2 9 des bords de la rivière Amboni, vers 1.800 m., au pied du mont Kénya
(Alluaud et Jeannel).
Dioctes regulator, n. sp.
Petite espèce noire, d’apparence tout à fait analogue aux nombreuses
Angitia européennes, dont elle diffère par l’absence d’aréole. — Parmi les
espèces actuellement décrites de Dioctes, elle se signale surtout par la
ponctuation bien différenciée sur le fond finement granuleux et mat du méso-
notum, et par la tarière aussi longue que les tergites 1 à 3 réunis.
9- Tempes aussi longues que les 2/3 de la longueur des yeux, vus d’en
haut, médiocrement rétrécies en ligne d’abord droite, puis recourbée en
arrière. Distance entre les yeux et les ocelles postérieurs environ 1,5 fois
aussi grande que le diamètre de ceux-ci, leur distance entre eux à peine
supérieure. Ensemble delà face et du clypéus subcarré, un peu convexe,
avec des points enfoncés bien nets, assez serrés, sur un fond chagriné,
mat. Fossettes clypéales nulles. Joues à peu près aussi longues que la
moitié de la largeur de base des mandibules. Funicule à peine plus long
que l’abdomen, composé de 27 articles, le 1 er un peu plus de 3 fois plus long
que large, le 2 e presque autant, les avant-derniers encore légèrement
allongés.
Mésonotum ponctué, les points séparés par des intervalles presque aussi
larges qu’eux, densément chagrinés, mats. Écusson de même sculpture.
Propleures densément ponctuées, dépourvues de rides. Mésopleures plus
fortement ponctuées, les points serrés, ne disparaissant que sur le spéculum,
qui est mat, finement granuleux. Segment médian densément chagriné,
mat, la ponctuation superficielle et éparse en avant, plus forte en arrière,
l’aire basale bien formée, triangulaire, l’aire centrale pentagonale, légère¬
ment plus longue que large, ouverte en arrière, émettant la costule un peu
en avant du milieu.
Pétiole non excavé sur les côtés, mais avec en arrière, des glymmens
bien nets, en forme de fossette ovale assez grande. Postpétiole bombé, très
finement chagriné, presque 3 fois plus large que le pétiole. 2 e tergite 1,6 à
1,7 fois plus long que large derrière, les spiracules situés un peu en arrière
du milieu, les thyridies peu profondes, non translucides. Tarière fine,
recourbée vers le haut, aussi longue que les tergites 1 à 3 réunis.
Taille 5 à 6 mm. Noir, les palpes, les mandibules et les tégulae blanc-
jaune, ainsi qu’une tache sur le dessous du scape. Pli ventral jaune, non
chitinisé. Aux pattes I et II les hanches et trochanters sont jaune-blanc, les
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
93
hanches II brunâtres à la base, le reste roux clair. Pattes 111 noires, les
trochanters blancs, les tibias III largement blancs au milieu, mais pas à la
base. Ailes hyalines, le stigma brun.
3 $ de Nairobi (juin 1932).
Trib. Mavandini, nov.
Groupe d’insectes très homogène, comprenant en outre des espèces
décrites ci-dessous, une série de formes, encore inédites, de la région éthio¬
pienne et de Madagascar. — Ma première idée avait été de ne créer pour
elles qu’un genre nouveau à inclure dans la grande tribu des Campoplegini ,
où il serait venu se placer à côté du genre Cymodusa Hlgr. Les Mavandia et
Mavandiella, qui comprennent ces nouvelles espèces, ont en effet les yeux
fortement convergents vers le bas et plus ou moins pileux, tout comme les
Cymodusa, mais à regarder les choses de près, on s'aperçoit que c’est bien
là le seul trait qu’elles ont en commun. Alors que tous les caractères de
tribu, comme la nervulation des ailes, l’aréolation du segment médian, la
forme du 1 er tergite et jusqu’à la sculpture de la tête et du thorax, sont les
mômes chez les Cymodusa que chez les autres Campoplegini, ces carac¬
tères sont différents chez les Mavandia et Mavandiella. Il n’y aurait donc
comme raison de les placer dans les Campoplegini, que le seul caractère
des yeux, qui est justement une particularité très aberrante du genre
Cymodusa, ne se retrouvant nulle part ailleurs dans la tribu. Nous
pensons donc que les Mavandini méritent bien d’être séparés, et que la
forme des yeux n’indique qu’une convergence, qu’on retrouve d'ailleurs dans
les groupes les plus divers parmi les Ichneumonides ( Thymaridini , certains
Plectiscini, etc.).
Tempes très courtes. Ocelles éloignés des yeux. Antennes insérées à
égale distance des ocelles et du clypéus. Yeux très convergents vers le bas,
en général pileux, se touchant presque au dessus du clypéus, ne laissant
qu’un tout petit triangle en guise de face, le clypéus lui même très petit
aussi, comprimé, bombé. Joues nulles. Mandibules très petites, les dents
égales. Antennes presque aussi longues que le corps, filiformes, amincies
vers la base, annelées de blanc, le scape souvent blanc aussi.
Mésonotum allongé, les notaules bien nets. Épomies faiblement indiquées
ou nulles, situées en tout cas très en avant. Mésopleures et mésosternum
allongés, ce dernier limité en avant et en arrière par des carènes simples,
les sternaules nuis, le mésolcus très profond. Aréolation du segment
médian souvent complète, mais parfois aussi effacée, l’aire centrale et
Faire basale en tous cas allongées quand elles existent, la costule toujours
plus forte que les autres carènes. Faire postérieure basse, n’atteignant pas
le milieu du segment, contrairement à la règle générale des Campoplegini.
1 er tergite linéaire, sans glymmens ni excavation latérale, le pétiole de
section presque ronde, le postpétiole à peine plus large, allongé, non
94
A. SEYRIG
rebordé sur les côtés, peu recourbé, les spiracules légèrement en arrière
du milieu. 2 e tergite linéaire, très allongé, sans thyridies, les spiracules en
arrière du milieu. Tergites suivants fortement comprimés. Dernier sternite
très éloigné de l’extrémité de l’abdomen. Tarière comprimée, assez longue¬
ment exserte, avec une toute petite encoche en dessus, juste avant l’extré¬
mité.
Stigma presque nul, linéaire. Cellule discoïdale grande, beaucoup plus
longue que la brachiale, la nervure récurrente recourbée vers l’extérieur,
ce qui est tout à fait exceptionnel parmi les Ophioninae, percée d’une
seule petite fenêtre vers le milieu. Cellule brachiale émettant la nervure
parallèle vers le haut. — Pattes longues, les trochanters III spécialement
allongés, plus longs que les hanches correspondantes. Tibias III très
allongés par rapport aux fémurs. Ongles petits, parfois brièvement pectinés.
Deux genres, ne différant que par quelques caractères faciles à voir,
indiqués pour chacun d’eux.
Gen. MAVANDIA, nov.
Etym. : de «mavandy », qui veut dire menteur en malgache.
Notaules effacés à partir du milieu du mésonolum. Écusson rebordé sur
les côtés. Spiracules du segment médian allongés. Aréole des ailes rhom-
bique, plus large que haute, recevant la nervure récurrente vers le milieu,
la nervure externe parfois obsolète, mais dans ce cas la nervure interne très
oblique. Nervellus nettement brisé, émettant une nervure nette, chitinisée.
Nervure anale de l’aile postérieure au contraire effacée à partir du nervellus.
Tibias I plus ou moins dilatés.
Genre représenté, en dehors de la région étudiée, par de nombreuses
formes de Madagascar et au moins une du Mozambique. — Génotype :
M nanyukiana, n. sp.
Deux espèces du Kénya :
4. Aréole de l’aile fermée. Mésonotum ponctué. Tarière deux fois
plus longue que le 1 er tergite. M. nanyukiana, n. sp.
— Nervure externe de l’aréole obsolète Mésonotum linement cha¬
griné, sans ponctuation. Tarière à peine plus longue que le
I er tergite. M. incomplète, n. sp.
Mavandia nanyukiana, n. sp.
$. Tempes très courtes, à peine aussi longues que le tiers de la longueur
des yeux vus d’en haut, étroites, très fortement rétrécies vers l’arrière.
Yeux pileux. Front et lace fortement chagrinés, peu brillants, le front avec
en outre, des points enfoncés. Largeur de la face à l’endroit le plus étroit
environ 1,5 fois aussi large que le scape (fig. 45). Funicule de 27 à 28
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
95
articles, le 1 er à peine 4 fois plus long que large, le 2 e presque autant, les
avant-derniers épaissis et encore légèrement plus longs que larges.
Mésonotum profondément et éparsement ponctué, le fond chagriné, mais
cependant encore un peu brillant, les notaules disparaissant un peu avant
la ligne qui joint l’avant des tégulae. Ecusson finement chagriné, avec en
général quelques points épars. Propleures fortement ridées en long. Méso-
pleures avec un spéculum très allongé, lisse, précédé en avant d’une zone
densément ridée en long, la partie inférieure profondément ponctuée.
Segment médian presque entièrement recouvert de grosses rides transver¬
sales, le fond mat; la carène antérieure en général seule nette; l’aire basale
parfois délimitée par deux fines carènes convergeant vers l’arrière, qui lui
donnent alors la forme d’un trapèze 2 fois plus long que large; l’air centrale,
quand elle est rebordée, environ 3 fois plus longue que large, émettant la
Fig. 45 et 45. — Mavandia nanyukiana, n. gen,, n. sp.
Fig. 45. — Têle vue de devant. — Fig. 46. — Nervulation des ailes.
costule presque dans le prolongement de sa base; la carène postérieure
nulle. Métapleures nettement délimitées, profondément et assez densément
ponctuées.
Postpétiole à peine plus large que le pétiole, à peine chagriné, presque
lisse. 2 e tergite beaucoup plus long que le '1 er , linéaire, presque 5 fois plus
long que large, un peu rétréci vers l’avant, finement chagriné et peu bril¬
lant, les tergites suivants comprimés en lame de couteau. Tarière grêle,
2 fois plus longue que le 1 er tergite, légèrement recourbée vers le haut à la
base, puis vers le bas à l’extrémité.
Trochanters III sensiblement plus longs que les hanches, aussi longs
que les 2/3 des fémurs III. Ongles très brièvement pectinés. — Aréole
de l’aile complète, subpéliolée. Nervellus brisé en son tiers inférieur
(fig. 46).
Taille environ 7 mm. Tête noire, la bouche plus ou moins testacée.
Antennes noires, les annelets, le dessous des premiers articles du funicule
et les articles 1 1 à 14 blancs. Thorax testacé, le mésonotum et le dessus du
segment-médian noirs. Tergites 1 et 2 noirs, roussâtres à la base, le milieu
de l’abdomen lavé de roux, les derniers tergites noirs. Pattes testacées, la
96
A. SEYRIG
dernière paire lavée de brunâtre, surtout sur le dessus des hanches et des
trochanters. Ailes grisâtres, le stigma assez loncé.
Décrit d’après 10 9 capturées dans des feuillages, à l’ombre, à Nanyuki,
au pied du mont Ivénya (juin 1932).
Mavandia incompleta, n. sp.
9- Tempes légèrement plus longues que chez l'espèce précédente, plus
arrondies. Yeux pileux. Front et face mats, densément chagrinés, sans
points enfoncés. Largeur de la face à l’endroit le plus étroit égale au dia¬
mètre du scape. Funicule composé de 25 articles, le 'l or à peine 4 fois plus
long que large, le 2° presque autant, les avant-derniers légèrement épaissis,
encore un peu plus longs que larges.
Mésonotum densément chagriné, presque mat, sans points enfoncés.
Écusson brillant, presque lisse. Pro- et mésopleures comme chez l’espèce
Fig. 47. — Mavandia incompleta, n. gen., n. sp. Nervulation des ailes.
précédente, mais les rides beaucoup moins nettes. Segment médian gros¬
sièrement et assez irrégulièrement sculpté, sans véritables rides transver¬
sales, la carène antérieure seule nette sur les côtés, effacée au milieu.
Métapleures distinctement rebordées, subgranuleuses.
Abdomen comme l’espèce précédente, mais le 2 e tergite à peine plus long
que le 1 er , à peine 4 fois plus long que large. Tarière fortement comprimée,
plus haute que le diamètre du métatarse 111, environ 1,2 fois plus longue
que le 1 er tergite, légèrement sinuée.
Pattes comme l’espèce précédente, les fémurs III cependant un peu plus
longs par rapport aux trochanters. — Nervure externe de l’aréole peu dis¬
tincte, mais cependant pas complètement effacée. Nervellus brisé tout en
bas (fig. 47).
Taille 5 mm. Tête noire, la bouche pâle. Antennes noires, le scape et les
deux premiers articles du funicule testacé clair, les articles 10 à 12 portant
un anneau blanc. Thorax testacé, les lobes latéraux du mésonotum lavés de
noir, le segment médian de la même couleur en dessus. Abdomen noir, les
tergites 3 et 4 lavés de roux sur les côtés. Pattes testacées, les hanches 111
noires en dessus, les trochanters et fémurs III rembrunis en dessus.
Décrit d’après une 9 capturée avec celles de l’espèce précédente, à
Nanyuki (juin 1932).
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
97
Gen. MAVANDIELLA, nov.
Diffère de Mavandia par les notaules plus profonds, se rejoignant en
arrière en un sinus crénelé, l’écusson non rebordé, les spiracules du
segment médian petits et ronds, l’aréole des ailes ouverte à l'extérieur et
affectant, la forme de celle d’un Hemiteles , la nervure interne de l’aréole
courte, droite ou légèrement oblique, le nervellus très oblique, non brisé,
n’émettant aucune nervure nette. — Génotype : Mavandiella hemitelina,
n. sp.
Mavandiella hemitelina, n. sp.
9- Tempes environ aussi longues que le tiers des yeux vus d'en haut.
Front et face finement chagrinés, sans ponctuation. Yeux densément
Fig. 48. — Mavandiella hemitelina, n. gen., n. sp. Nervulation des ailes.
pileux, leur espacement, à l’endroit le plus étroit à peine aussi large que le
scape. Funicule de 26 articles, le 1 er plus de 5 fois plus long que large, le
2 e un peu moins, les avant-derniers légèrement épaissis, encore un peu
allongés.
Mésonolum brillant, finement chagriné, les notaules profonds, linéaires,
se rejoignant en courbe vers l’arrière à une certaine distance de l’écusson.
Pro- et mésopleures brillantes, finement granuleuses; le spéculum allongé
et lisse; les sternaules un peu plus nets que chez les espèces du genre
Mavandia. Segment médian assez brillant, finement sculpté, l’aréolation
complète et fine; l’aire basale en trapèze, passablement plus longue que
large ; Faire centrale environ 2 fois plus longue que large, recevant la cos-
tule tout en avant, un peu rétrécie vers l’arrière ; Faire postérieure environ
aussi longue que Faire centrale; les apophyses nulles. Métapleures fine¬
ment et densément granuleuses, presque mates.
Postpétiole un peu bombé. 2 e tergite environ 3,2 fois plus long que
large, à peine plus long que le I er , recourbé vers le haut, brillant. Tarière
très faiblement sinueuse, aussi longue que le 1 er tergite et la moitié du 2 e .
Taille S mm. environ. Noir, le 3 6 tergite roussàtre clair, la bouche et la
base des antennes également roussâtres, les articles 11 à 13 du funicule
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III. 7
A. SEYRIG
blancs. Pattes testacées, les hanches III en grande partie noires, le reste
des pattes III passant au brun.
Décrit d’après une 9 0 e type) de Nanyuki, au pied du mont Kénya
(juin 1932). — Une autre 9 de Nairobi (juin 1932) en diffère par le segment
médian plus fortement sculpté, l’aire basale plus longue et plus rectangu¬
laire, et les pattes III en grande partie noires. L’identité spécifique de ces
deux individus me paraît cependant certaine.
Trib. Mesochorini
Neurogenia appendiculata Tosquinet
Mesoleius appendiculatus Tosqu. — Mém. Soc. Ent. Belg., V, p. 352,
1896. — Prionopoda testacea Szepl. Sjôstedt Kilim., II, p. 90,1907. — Neuro¬
genia testacea Roman, Ent. Tid.,3\, p. 179, 1910.
Rouan a certainement eu raison de créer un genre nouveau pour l’espèce
Fig. 49 à 51. — Neurogenia appendiculata Tosq. — Fig. 49. — Extrémité de l’abdo¬
men du mâle. — Fig. 50. — Tarière de la femelle. — Fig. 51. — Nervulation des
ailes.
que Szepligeti avait placée (avec un point d’interrogation) dans le genre
Prionopoda. Et ce genre comprend certainement aussi le Mesoleius
appendiculatus Tosquinet. Au point de vue spécifique l’identité des
deux espèces ne pourrait être établie avec certitude qu’en comparant les
types, mais comme les descriptions ne présentent aucune différence, et que,
de plus, trois spécimens, que nous avons sous les yeux, correspondent
autant à l’une qu’à l’autre, la synonymie nous paraît extrêmement probable.
A notre sens cet insecte, placé dans les Trypboniens par les trois
auteurs qui l’ont étudié, doit faire partie de la tribu des Mesochorini.
Chez le çf les valves génitales (fig. 49) sont, comme dit Tosquinet,
« étroites, aiguës à l'extrémité », ce qu’on aurait aussi bien pu traduire par
HYMENOPTERA, ICHNEÜMONIDAE
99
le qualificatif de «bacillaire ». Quant à la tarière de la $ (fig. 50) elle est
tout à fait simple à l’extrémité, sans l’encoche qui caractérise les Perilissini
et Mesoleini.
Une 9 de Tavéta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, mars 1912). — Une 9 de la
riv. Tsavo, colonie du Kénya (D r Gromier, 1912). — Un de Mombasa
(juin 1932).
Ophtalmochorus crassus, n. sp.
Espèce ressemblant à première vue à Ophtalmochorus ( Plesiophtalmus )
melanocephalus Habm., qui a également la tête noire et le corps entière¬
ment roux. En diffère par de nombreux détails, en particulier par l’aire cen-
Fig. 52. — Ophtalmochorus crassus, n. sp. Nervulation des ailes.
traie très allongée et étroite, séparée de la basale, et recevant la costule en
avant du milieu.
9- Tempes plus courtes que les yeux vus d’en haut, rétrécies en courbe
oblique. Yeux touchant les ocelles postérieurs et arrivant à une distance de
l’ocelle antérieur égale au tiers de son petit diamètre; cet ocelle presque
aussi rapproché des trous antennaires que des ocelles postérieurs. Yeux
échancrés au niveau des antennes. Ensemble de la face et du clypéus sub¬
carré, brillant, mais régulièrement et assez profondément ponctué ; le
clypéus peu nettement séparé de la face, légèrement arrondi au bord; ses
fossettes profondes et grandes, plus rapprochées des yeux que du bord.
Joues tout à fait nulles. Mandibules robustes, épaisses, assez recourbées,
environ 2 fois plus longues que larges, les deux dents terminales égales
entre elles. Funicule plus long que le corps, composé probablement d'environ
55 articles (brisés à partir du 49 e chez le type, mais cet article déjà très
atténué, laissant prévoir qu’il y en a plus beaucoup derrière), le 1 er article
100
A. SEYR1G
3,5 fois plus long que large environ, le 2 e un peu moins de 2 fois, ceux du
milieu à peine 1,2 fois, mais les derniers de nouveau allongés et amincis, le
49 e deux fois plus long que large.
Mésonotum brillant, allongé, les notaules bien marqués en avant, la
ponctuation très fine, superficielle et indistincte. Kcusson brillant, presque
2 fois plus long que large, fortement rebordé sur les côtés jusqu’au milieu.
Pleures brillantes, presque lisses ; les épomies bien marquées, non bifur-
quées, mais s’arrêtant assez loin de la marge supérieure; les épiknémies
également nettes, non incurvées au sommet. Sternaules profonds, atteignant
le milieu des mésopleures. Segment médian brillant, complètement aréolé ;
l’aire basale en forme de trapèze un peu plus long que large, séparée de
l’aire centrale qui est subrugueuse, 2 fois plus longue que large, et qui
reçoit la costule tout en avant ; l’aire postérieure basse, n’atteignant pas le
milieu, divisée en trois parties subcarrées, presque égales entre elles, celle
du milieu fortement ridée en long.
1 er tergite avec sur les côtés de la base deux grandes et profondes fos¬
settes, se rejoignant presque au milieu et ne laissant sur le dessus qu’un
isthme étroit. Pospétiole pas tout à fait deux fois plus long que large, lisse.
2° tergite en trapèze, 1,8 fois plus long que large, avec à la base 2 profonds
gastrocèles un peu allongés. Tergites suivants de plus en plus comprimés.
Dernier sternite grand, dépassant un peu l’extrémité de l’abdomen. Valves
de la tarière larges, aussi longues que le 2° tergite.
Nervulation des ailes indiquée par la figure 52 (noter la forme particulière
de la cellule brachiale et de la nervure postérieure). —Tibias III très relevés
à l’extrémité, leur éperon le plus long dépassant un peu le milieu du
métatarse. Ongles avec 8 à 9 dents de peigne à peine plus courtes que le
crochet terminal.
Taille 14 mm. Tête noire, sauf la marge du clypéus, les mandibules et les
palpes, qui passent au roux. Reste du corps et pattes d’un roux clair.
Antennes noir-brun. Ailes hyalines, le stigma roux foncé.
Décrit d’après une $ capturée à Tavéta, colonie du Kénya, 750 m. d’alti¬
tude (Alluaud et Jeannel, mars 1912).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 19.
15 février 1936.
NEUROPTERA, EMBIOPTERA,
PLECOPTERA, EPHEMEROPTERA
ET TRICHOPTERA
PAR LE
R. P. Longin N a vas
Les Insectes confiés à mon étude appartiennent à l’ancien ordre des
Névroptères, divisé actuellement en plusieurs ordres autonomes. Ce qui
d’abord frappe l’attention, en parcourant leur liste, est le grand nombre des
nouveautés, plus du 56 pour 100 de la totalité. Ce pourcentage très élevé tient
surtout à ce que les régions parcourues par la mission de l’Omo étaient
jusqu’à présent à peu près inexplorées.
Presque toutes les espèces connues antérieurement font partie de la faune
éthiopienne ; une espèce, le Morter hyalinus Oliv. ( Neuroptera , Myrmeleonidae)
se trouve dans toute la sous-région méditerranéenne et une autre, Oligotoma
Saundersi Westw. ( Embioptera , Oligotomidae) est répandu par les zones
chaudes de l’ancien et du nouveau monde.
NEUROPTERA
Fam. ASCALAPHIDAE
Protmesibasis Ierbergeri Weele
Van der Weele, Ascalaphiden, 1908, p. 83, fig. 51, Ç.
La Ç seulement était connue.
Cf. Caput fulvum, pilis longis fulvis et fuscis; fronte fusca; oculis fuscis,
antennis fuscis, fulvo annulatis, ala anteriore multo brevioribus, 18 mm.
longis, clava elongata pyriformi ; pilis verticillatis basalibus longis, fuscis
fulvisque.
Thorax fuscus, testaceo maculatus. Abdomen fuscum, maculis testaceis
in medio anteriore grandibus ; pilis plerisque albidis, aliis fuscis ; ad medium
102
R. P. LONGIN NA VAS
incrassatum ; tergitis primis (2-4) apice pilis longis erectis ; oercis brevibus,
valvaeformibus.
Pedes fusco et albido longiter pilosi, fusci ; tarsis testaceis ; caloaribus levi-
ter arcuatis, posterioribus duos primos tarsorum articulos superantibus, arti-
culis tarsorum apice fuscis.
Alae hyalinae, immaculatae, stigmate pallido, parum sensibili ; reticula-
tione fusca; margine posteriore prope basim late eoncavo; area apicali fere
triareolata.
Ala anterior (fig. 1) venulis radiabbus ad radium, procubitalibus mediis
totis, marginalibus posterioribus ad marginem fusco limbatis ; 7 venulis radia-
Fig. 1. Prolmesibasis lerbergeri Weele, base de l’aile antérieure du mâle.
libus internis ; 4 ramis sectoris radii ; appendice axillari prominente, apice
obtuso.
Ala posterior pallidior, solum venulis radiabbus ad radium angustissime
fusco limbatis ; 4 venulis radiabbus internis, 5 ramis sectoris radii.
Long. corp. ç?. 18,5 mm.
Long. al. ant. 17 —
Long. al. post. 15,5 —
Kenya : Désert du Turkana : environs de Lokitanyalla, West-Suk, st. 21,
1.200 m.
Fam. MYRMELEONIDAE
Palpares Klugi Kolbe
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Palpares interioris Kolbe
Kenya : bords du lac Rodolphe, monts Lubur, st. 25, 600 m. — Monts
Muruéris, Turkana N., st. 23, 800-1.000 m. — Lokitang, Turkana N., st. 24,
750 m.
NEUROPTERA
103
Sogra infernalis Navas
Kenya : Naivasha, Rift Valley, st. 49, 1.900 m.
Morter hyalinus Olivier
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Gen. HYPS0LE0N, nov.
Similis generi Myrmeleon Westw.
Caput antennis clavatis, insertione distantibus.
Pronotum transversum.
Abdomen cylindricum, alisbrevibus, appendicibus apicalibusbrevibus, stylis
$ cylindricis, brevibus.
Pedes médiocres, calcaribus parum arcuatis, metatarso brevioribus, arti-
culis tarsorum intermediis brevibus, extremis longis, 5 primo longiore.
Alae angustae, area costali angusta, simplice, venulis plerisque simplicibus,
area apicali lata, sérié venularum gradatarum divisa; nulla linea plicata,
sed vena intercalata pone ramum anteriorem cubiti, area inter illam et
rarnum anteriorem fere biareolata in ala anteriore, uniareolata in posteriore;
inter illam et marginem posteriorem pluriareolata ; ramo cubiti obliquo brevi ;
sectore radii ultra divisionem cubiti orto ; reticulatione densa, areolis
plerisque rectangularibus, in area cubitali externa pone venam intercalatam
polygonalibus ; areis cubitali interna et axillari simplicibus.
Ala anterior area apicali duplici sérié venularum gradatarum ; ramo
spurio cubiti brevi, parum primam venulam cubitalem excedente, axillaribus
2 et 3 brevi tractu fusis.
Ala posterior area apicali una sérié venularum divisa.
Il se distingue du genre Myrmeleon L. et voisins par la forme des éperons des
tibias, des tarses, et surtout par la structure des ailes étroites, par la présence
d’une vraie veine intercalaire, au lieu de la ligne plissée derrière la branche
antérieure du cubitus ; en outre, par la double série de veinules en gradins au
champ apical de l’aile antérieure, etc.
Hypsoleon Chappuisinus, n. sp.
Caput fulvum, macula grandi nigra nitente in fronte ante antennas ; vertice
fusco, opaco ; occipite fulvo, maculis in sériés transversas nigris ; palpis fulvis,
nigro late annulatis; antennis 6 mm. longis, fuscis, fulvo anguste annulatis.
Thorax fuscus, marginibus fulvis, pubescentia grisea ; pronoto transverso,
disco maculis fulvis parum conspicuis, sulco transverso profundo, ante me¬
dium sito ; pilis lateralibus fuscis.
104
R. P. LONGIN NAVAS
Abdomen fuscum, albido pilosum, macula testacea basali in pluribus ter-
gitis ; stylis 9 brevibus, cylindricis, nigris nigroque pilosis.
Pedes fulvi, nigro setosi, apice femorum, tibiarum et articulorum tarso-
rum nigro ; femoribus ad medium partim nigris ; calcaribus debilibus, leviter
arcuatis, metatarso brevioribus, fulvis.
Alae angustae, apice acutae, hyalinae, immaculatae ; stigmate albido ;
reticulatione plerumque nigra, venis ramisque fulvo striatis.
Ala anterior (fig. 2) stigmate interne ad subcostam ferrugineo limitato ;
area radiali interna 8 venulis; sectore radii 12 ramis ; area inter venam
intercalatam et ramum anteriorem cubiti interne uniareolata, externe bia-
Fig. 2. Hypsoleon Chappuisinus 9 Nav. Base de l'aile antérieure.
reolata, 7 ramis secundariis rami anterioris ; margine externo leviter
sinuoso.
Ala posterior 5 venulis radialibus internis ; sectore radii 12 ramis ; una sérié
areolarum inter ramum anteriorem cubiti et venam intercalatam, ultra hanc
3 ramis secundariis anterioris.
Long. corp. 9. 32 mm.
Long. al. ant. 40 —
Long. al. post... 36,5 —
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, 2.500 m.
Gen. NELNEJA, nov. (*)
Similis generi Grocus Nav.
Caput antennis insertione distantibus, clava forti, elongata. longitudine
thorace brevioribus.
Pronotum transversum.
Abdomen cylindricum, alis brevibus, in çf lamina subgenitali prominente,
cercis superioribus brevibus, valvaeformibus ; in 9 stylis cylindricis.
(1) Anagramme de « Jeanne! », en souvenir de M. R. Jeannel, inventeur de l’espèce
typique.
NEUROPTliRA
105
Pedes médiocres, calcaribus rectis, brevibus, medium metatarsi vix superan¬
tibus vei attingentibus ; tarsis articulis 1 et 5 longis, longitudine subaequalibus,
tribus intermediis longitudine decrescentibus.
Alae lanceolatae, acutae; area radiali interna pluribus venulis dotata>
ramo cubiti aperto, brevi ; area costali angusta, simplice.
Ala anterior area apicali duplici sérié venularum gradatarum ; cubito sine
ramo spurio, venulis directe cum axillari connexo ; linea plicata cubitali ma¬
nifesta, 2-5 areolis inter ipsam et cubitum.
Ala posterior linea plicata posteriore (cubitali) parum distincta, una sérié
areolarum pone cubitum ; pilula axillari in rf .
Ce genre est voisin du vrai Myrmeleon L. restr. et du Grocus Nav. Il se dis¬
tingue aisément de celui-ci par la brièveté des éperons et la différente longueur
des articles tarsaux, et surtout par l’aile antérieure, avec une double série de
veinules en gradins au champ apical et par l’absence du rameau bâtard du
cubitus.
Le type est l’espèce suivante.
Nelneja guttata, n. sp.
Fusca, fulvo varia.
Caput (fig. 3) fulvum, labro antice medio emarginato, linea transversa
in labro, alia in clypeo, medio superne in triangulum dilatata, aliis in vertice
et occipite, fuscis ; palpis fulvis, articulo ultimo
fusco-nigro ; antennis 4 mm. longis, clava pyri-
formi elongata, fuscis, fulvo anguste annu-
latis.
Thorax l’uscus, fusco pilosus, superne 4 gut-
tis in pronoto (fig. 3), 4 striis longitudinalibus
brevibus in mesonoto, vel 2 longitudinaliter
divisis, 2 maculis in metanoto, testaceis.
Abdomen fuscum, superne macula elongata,
in minore in plerisque segmentis, testacea;
lamina subgenitali rf testacea, triangulari elon¬
gata ; stylis 9 fuscis.
Pedes llavo-fulvi, atomis minutissimis fuscis
respersi ; fusco setosi ; calcaribus fulvis, rectis, medium metatarsi subaequan-
tibus.
Alae hyalinae, irideae, stigmate pallido, in ala anteriore gutta fusca cons-
picua interne limitato ; reticulatione fusca, fulvo striata ; pilis fuscis.
Ala anterior venulis apicalibus gradatis fuscis vel nigris in duas sériés mani¬
festas dispositis; 8 venulis radialibus internis, 10 ramis sectoris radii; area
cubitali interna angusta, simplice, axillari venulis gradatis in medio in¬
terno. ' !| ■
Fig. 3. Nelneja guttata cf Nav.
Tète et prothorax.
4 06
R. P. LONGIN NA VAS
A]a posterior 8 venulis radialibus internis, 11 ramis sectoris radii ; pilula
axillari rf pedunculata, capite globoso, fusco.
cf
9
Long, corp.
23 mm.
Long. al. ant.
. 22 —
25 —
Long. al. post.
. 20 —
22,5 —
Kenya : Lodwar, Turkana sud, st. 37, 600 m.
J’appelle gultala cette espèce par allusion à la goutte brune, stigmate de
l’aile antérieure, et aux autres taches plus ou moins gouttiformes testacées du
thorax et de l’abdomen.
Cueta mysteriosa Gerstaecker
Kenya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m. — Nepau
escarpment, Turkana sud, st. 36, 1.000 m. — Éthiopie méridionale : Bou-
rillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Les exemplaires des deux dernières localités sont plus pâles.
Cueta acuta Navas
Kenya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m.
Myrmecaelurus atomarius Rambur
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.
— Kénya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m. — Bord du lac
Rodolphe, monts Lubur, st. 25, 560 m.
Nelees princeps, n. sp.
Similis imperatori Nav. Minor. Flavo-citrinus, fusco varius.
Capot facie flava, macula fusca subtriangulari seu antice acuta inter et
pone antennas ; vertice et occipite fulvis, leviter fuscatis ; oculis fuscis ; palpis
fl avis, ultimo articulo labialium lineola externa longitudinali fusca ; antennis
4’5 mm. longis, fulvis, ferrugineo anguste annulatis, clava elongata, "obscu-
riore ; articulo 2 globoso, nigro.
Thorax inferne punctis fuscis, superne linea longitudinali posteriore laterali
in pronoto, alia subintegra longitudinali nigra, alia transversa anteriore in
praescuto, duabus obliquis in lobis humeralibus metanoti. Pronotum trans-
versum, angulis anterioribus rotundatis.
Abdomen flavum, fllavo pilosum, ultimis sternitis subtotïs, primo tergito et
4-6 fascia lata basali, nigris.
Pedes flavi, nigro setosi, I, II atomis fuscis parce respersi, femoribus III
NEUROPTËRA
107
parte media longa fusca; calcaribus fulvis apice arcuatis, anterioribus duos
primos tarsorum articulos leviter excedentibus, posterioribus aequantibus.
Aiae apice acutae, membrana hyalina, iridea ; stigmate flavido, parum sensi-
bili ; area apicali paucis venulis gradatis ; reticuiatione fere flavida; pilis
fuscis.
Aia anterior (fig. 4) venis ramisque ante cubitum fusco striatis, paucis
venulis discalibus fuscis ; maculis pluribus fuscis pone radium, partim orbi-
Fig. 4. Nelees princeps Nav. Aile antérieure (schématique).
cularibus, partim in fascias brèves transversas coalescentibus ; 5 venulis
radialibus internis, 8 ramis sectoris radii.
Ala posterior pallidior ; duobus punctis ad rhegma et quatuor umbris fuscis ;
una venula radiali interna, 9 ramis sectoris radii.
Long, corp. 23 mm.
Long. al. ant. 26 —-
Long. al. post. 24,5 —
Kenya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m.
Nelees tristictus, n. sp.
Fulvus, fusco varius.
Caput fulvo-pallidum, linea transversa in fronte ante antennas, alia in
vertice pone antennas ex punctis contiguis, duabus in occipite ex punctis dis-
cretis, fuscis ; oculis fuscis ; palpis fulvis, fusco annulatis ; antennis fortibus,
clava robusta, fuscis, fulvo annulatis, in tertio basali et apice clavae late,
5 mm. longis.
Thorax superne 3 lineis longitudinalibus fuscis, interruptis, media latiore
longitudinaliter divisa.
Abdomen inferne fulvum, superne fuscum, macula basali et alia laterali,
fulvis, in plerisque segmentis ; cercis superioribus çf transversis, valvaeformi-
bus, fulvis.
Pedes flavo-albi, fusco setosi, I et II atomis fuscis respersi, apice tibiarum
et tarsorum fusco ; calcaribus fulvis, leviter arcuatis, anterioribus duos primos
tarsorum articulos, posterioribus primum longitudine aequantibus aut superan¬
tibus.
108
R. P. LONGIN NAVAS
Alae angustae, acutae; stigmate pallido, parum sensibili; membrana
hyalina; reticulatione plerumque fulva, subcosta et cubito fusco [éviter
striatis.
Ala anterior (fig. 5) venulis pluribus fuscis, aliquot fusco limbatis, duabus
ultimis radialibus, sérié discali margini externo subparallela, tribus punctis
Fig. 5. Nelees tristictus Nav. Aile antérieure (schématique).
in venulis procubitalibus ad insertionem in cubitum ; stigmate interne fusco
limitato ; 7 venulis radialibus internis, 10 ramis sectoris radii.
Ala posterior pallidior, nulla venula fusco limbata ; 9 ramis sectoris radiii ;
area eu bit ali externa interne biareolata.
Long. corp. çf . 16 mm.
Long. al. ant. 20 —■
Long. al. post... 18,1 mm.
Kenya : Maji-ya-Moto, Kikuyu Escarpment, st. 3, 1.900 m.
Ganussa lodwarina. n. sp.
Similis leptaleae Navas.
Caput labro et clypeo flavis ; fronte et vertice fuscis, puncto pallido inter
antennas ; occipite fulvo, punctis fuscis ; palpis flavis 1
antennis 2’7 mm. longis, fuscis, fulvo annulatis, clava
inferne pallidiore.
Thorax fulvus, fusco varius, superne 3 striis lon-
gitudinalibus fuscis, media longitudinaliter subtota
divisa (fig. 6). Meso et metanotum alia striola fusca
longitudinali intercalata.
Abdomen fuscum, fulvo breviter pilosum, superne
macula grandi laterali fulva in pluribus segmentis-
Pedes flavidi, fusco punctati et setosi ; apice tibia-
rum et articulorum tarsorum fusco; calcaribus tes-
taceis, posterioribus metatarso multo brevioribus.
Alae apice acutae, membrana hyalina, stigmate
pallido, vix sensibili ; reticulatione fusca, pallido
striata ; praeter marginem externum axillis furcularum fuscis, ramisque
earum fusco breviter limbatis.
NEOROPTERA
109
AJ a anterior stria externa fusca tenui longula, interna seu ad anastomosim
rami obliqui cubiti brevi ; 7 venulis radialibus internis, 6 ramis sectoris radii ;
in area cubitali externa 5-6 ramis secundariis cubiti initio curvatis.
Ala posterior pallidior ; 5 ramis sectoris radii.
Long. corp...
Long al. ant..
Long al. post
Kenya : Lodwar, Turkana sud, st. 37, 800 m.
Ganussa podagrica, n. sp.
Corpus fuscum, fulvo varium.
Caput fulvo-flavum ; macula fusca grandi in vertice, antrorsum et extrorsum
ante antennas expansa; occipite fulvo, duabus striis transversis fuscis, in
Fig. 7. Ganussa podagrica Nav. — a : pronotum; — b : patte II.
15,5 mm
14,4 —
14,2 —
medio conjunctis fere in H ; palpis flavidis, fusco variis ; antennis 2 mm. longis,
fuscis, fulvo annulatis, clava grandi, lata, pyriformi, apice acuta.
Thorax inferne subtotus fuscus, fulvo parce maculatus, superne fulvus,
tribus striis longitudinalibus fuscis, media antice furcata in tribus segmentis
(fig- 7, a).
Abdomen fuscum, cinereo pilosum (apex deest).
Pedes médiocres, flavidi, fusco setosi, apice tibiarum et articulorum tarso-
rum fusco; femoribus fuscis, cylindricis, tibiis inflatis, praecipue mediis
(fig. 7, b) ; calcaribus brevissimis, rectis, fuscis.
Alae angustae, acutae ; membrana hyalina ; stigmate albido, parum sensibili ;
reticulatione plerumque fusca ; area apicali angusta, nullis venulis gradatis
divisa.
Ala anterior venis ramisque fulvo striatis ; 7 venulis radialibus internis,
7 ramis sectoris radii ; duplici stria obliqua, venulis fuscis fuscoque limbatis,
interna ad anastomosim rami obliqui cubiti, brevi, nec ramum anteriorem
cubiti attingente, externa, ad rhegma longa, margini externo subparallela ;
axillis furcularum marginalium fuscis.
Ala posterior pallidior, nullis venulis fusco limbatis ; una venula radiali
110
R. P. LONGIN NAVAS
interna, sectore radii 8 ramis ; area cubitali interna simplice, externa in medio
interno biareolata.
Long. al. ant.
Long. al. post
Kenya : Lodwar, Turkana sud, st. 37, 800 m.
Je l’appelle podagrica par allusion à la dilatation considérable des tibias,
surtout des intermédiaires.
13.5 mm.
12.6 —
Gen. 0M0LE0N, nov.
Similis generi Dendroleon Brau.
Caput antennis thorace brevioribus, insertione distantibus, clava elongata.
Prothorax longior latitudine, metazona latiore, sulco transverso fere
obsoleto.
Pedes graciles ; calcaribus duos primos tarsorum articulos subaequantibus ;
articulis tarsorum elongatis, primo longiore secundo, intermediis brevibus,
quinto longiore primo, subaequali duobus primis.
Alae angustae, apice subacutae, area apicali angustata, paucis venulis gra-
datis dotata ; linea plicata anteriore subobsoleta, posteriore nulla.
Ala anterior area radiali interna simplice, fere 4 venulis divisa ; ramo
obliquo cubiti paulo ultra sectorem radii orto ; ramo spurio cubiti brevi, pri-
mam venulam cubitalem excedente (fîg. 8, c).
Ala posterior una venula radiali interna.
Cetera ut in généré Dendroleon Brau.
Le type est l’espèce suivante.
Les dessins des ailes l’assimilent aux vrais Dendroleon , mais leur structure est
différente. Elles sont plus étroites, le champ apical plus simple, la ligne plissée
antérieure, très sensible chez le Dendroleon, effacée ou presque; à l’aile anté¬
rieure le rameau bâtard du cubitus très court, n’excédant que la première
veinule cubitale. En outre, la forme des tarses est différente : l’article premier est
plus court, les trois suivants plus longs, et le cinquième est beaucoup plus
long que le premier. Le sillon transversal du pronotum, très marqué chez le
Dendroleon pantherinus F. type du genre, est ici effacé.
Le nom Omoleon rappelle la région d’origine du type : Omo.
Omoleon Jeanneli. n. sp.
Caput fulvum, vertice elevato, facie fulvo-alba; macula nigra nitente ante,
inter et pone antennas ; occipite linea transversa anteriore subfusca ; oculis
ferrugineis ; palpis fulvo-pallidis, articulo ultimo labialium fusiformi ; antennis
4,5 mm. longis, thorace brevioribus, testaceis, pallido anguste annulatis, primo
articulo basi nigro.
NEUROPTERA
t il
Thorax fulvus, inferne stria longitudinali laterali fusca ; superne puncto
fusco posteriore in pronoto (fig. 8, a), fascia lata longitudinali fusca a prae-
scuto ad apicem et striola tenui brevique juxta illam.
Abdomen deest.
Pedes fulvi, fusco setosi, apice tibiarum et articutorum tarsorum fusco,
femoribus anterioribus subfuscis ; calcaribus fulvis, parum arcuatis, duos
primos tarsorum articulos haud aequantibus.
Alae angustae, subacutae, margine externo convexo, vix sinuato, meinbrana
hyalina, fusco-ferrugineo picta; stigmate insensibili; reticulatione plerumque
fusca, pilis fimbriisque fuscis.
Ala anterior (fig. 8, c) stria fusca praeter radium et subcostam, in area api-
cali in ramos dilatata ; alia stria parabolica ad apicem axillaris primae extror-
Fig. 8. Omoleon Jeanneli Nav. — a : pronotum;— b : tarse; — c : aile antérieure
(schématique).
sum evanescente ; ultra illam alia longa arcuata justa marginem postériorem ;
aliis maculis punctisque prope marginem externum et posteriorem ; punctis
striisve fuscis ad insertionem venularum cubitalium cubito ; 4 venulis radia-
libus internis ; sectore radii paulo citra divisionem cubiti orto.
Ala posterior pallidior; stria ferruginea ad aream costalem ultra medium
et ad apicalem ; punctis fuscis ad marginem externum prope apicem, et
]itura transversa fusca a rhegmate ad marginem posteriorem ; sectore radii
2 venulis sive areolis citra divisionem cubiti orto, 11 ramis dotato.
Long. al. ant. 26,5 mm.
Long. al. post. 24 —
Lat. al. ant. 6,5 —
Lat. al. post. 5,4 —
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 800 m
Greoleon nubifer Kolbe
Kénya : Camp I de l’Elgon, mont Elgon, versant est, 2.100 m.
112
R. P. L.0NG1N NA VAS
Creoleon decussatus Navas
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.600 m.
Creoleon falcatus Navas
Kenya : monts Muruéris, Turkana nord, st. 23, 800-1.000 m. — West-Suk,
prov. du Turkana, st. 21,1.200 m. — Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m.
Creoleon Chappuisi, n. sp.
Similis cinerascenti Navas.
Caput facie flava, vertice et occipite fulvis, macula grandi anteriore in ver-
tice, punctis in duas sériés transversas et aliis posterioribus in occipite fuscis ;
Fig. 9. Creoleon Chappuisi çf
Nav. Tète et prothorax.
oculis fuscis ; palpis flavis, articulo ultimo
labialium puncto externo fusco ; antennis 6 mm.
longis, fuscis, fusco annulatis, duobus primis
articulis flavidis, primo puncto interno (fig. 9),
secundo annulo basali, fuscis.
Thorax fuscus, fulvo varius. Pronotum
(fig. 9) transversum, fulvum stria longitudinali
media, antice subdivisa et alia ad margines
latérales, fuscis, striola media inter utramque ;
pilis lateralibus albis.
Abdomen fuscum, albido breviter pilosum;
lamina subgenitali c? triangulari, fusca ; cercis
superioribus fulvis, transversis, sursum pro-
minentibus.
Pedes fulvi, fusco setosi et punctati ; calcaribus fulvis, anterioribus très,
posterioribus duos tarsorum articulos aequantibus ; apice articulorum tarsa-
lium fusco.
Alae angustae, acutae, margine externo leviter concavo ; area apicali
venulis gradatis fuscis divisa ; stigmate albido ; reticulatione plerumque
fulva, venis ramisque fusco striatis ; venulis fere ad insertionem fuscis ; axillis
furcularum marginalium fuscis.
Ala anterior striis obliquis fuscis obsoletis, externa atomo rhegmali fusco
indicata ; stigmate interne fusco ad subcostam limitato ; 7 venulis radialibus
internis, 10 ramis sectoris radii ; vena intercalata inter ramos cubiti subtota
albida.
Ala posterior pallidior, nullis venulis fusco limbatis ; sectore radii 12 ramis ;
area cubitali externa biareolata.
Long. corp. çf. 29,5 mm.
Long. al. ant. 23,5 —
Long. al. post. 22,5 —
Long, abdom. 24,5 —
NEÜROPTERA
H 3
Kenya : Nepau escarpment, Turkana sud, st. 36, 1.000 m.
Dédié à M. Chappuis, un des entomologistes de la Mission scientifique de
l’Omo.
Tahulus sordidatus, n. sp.
Similis nobili Nav. (Pseudoformicaleo nobilis. Navas, Bull. Soc. entom.
Égypte, 1927, p. 53, f. 11).
Caput fulvum, macula grandi pone antennas, duahus striis transversis ex
punctis et occipite subtotis fuscis; oculis fuscis.
Thorax fuscus, fulvo et albido pilosus, maculis testaceis in pro- et mesonoto.
Abdomen fuscum, fulvo pilosum.
Pedes subtoti fusci, fusco setosi, fulvo pilosi ; tibiis posterioribus fulvis ;
calcaribus testaceis, subrectis, metatarsumlongumlongitudine subaequantibus •
Alae angustae, acutae, margine externo concavo, membrana hyalina ;
Fig. 10. Tahulus sordidatus Ç Nav. Aile anterieure (schématique).
stigmate albido, interne longiter fusco limitato ; reticulatione plerumque
fusca, venis ramisque fulvo-albo striatis, praecipue subcosta longius palli-
diusque ; area apicali sérié venularum gradatarum divisa.
Ala anterior (fîg. 10) 3 maculis fuscis in area radiali, alia in procubitali ad
ramum procubiti, grandioribus, aliis angustis inter et pone duas ultimas ra¬
diales minoribus ; pluribus venulis ultra illas et rhegmate anguste fusco lim-
batis ; 7 venulis radialibus internis ; 11 ramis sectoris radii ; area cubitali
externa ultra anastomosim 5 ramis cubiti secundariis initio curvatis.
Ala posterior pallidior, rhegmate vix sensibili ; 9-10 ramis sectoris radii.
Long. corp. $,
Long. al. ant.
Long al. post.
Long abdom.
22.5 mm.
22,2 —
20.5 —
18 —
Kenya : Lodwar, Turkana sud, st. 37, 600 m.
Fam. NEMOPTERIDAE
Nina Berlandi, n. sp.
Similis Withycombei Navas. Caput albo-flavum; oculis fuscis, inter se lon¬
gius propria latitudine distantibus ; prosostomate longiore latitudine capitis
MISSION SCIENTIFIQUE DE l.’OMO. — T. III.
8
114
R. P. LONGIN' NAYAS
cum oculis, striola basali longitudinali fusca ; palpis pallidis ; antennis fuscis,
pallido annulatis, 4 mm. longis.
Thorax pallidus, superne duabus lineis longitudinalibus fulvo-ferrugineis.
Pronotum retrorsum dilatatum, margine posteriore longiore pronoti longitu-
dine.
Abdomen pallidum, inferne lineis transversis, superne linea longitudinali
ad latera et transversa ad segmentorum apicem, subfuscis ; pilis plerisque
fuscis ; lamina subgenit ali çf grandi, triangulari, apice rotundata, abdominis
apicem haud excedente; cercis superioribus longioribus latitudine, abdo¬
minis apicem excedentibus, apice rotundatis. Pili apicales abdominis longi
nigrique.
Pedes teretes, pallidi, primo articulo tarsorum sesquilongiore ceteris simul
sumptis.
Al a anterior hyalina, iridea, stigmate albo, int erne fusco limitato (fîg. 11),
Fig. 11. Nina llerlandi c? Nav. Aile antérieure.
tribus venulis fuscis ; venis praecipuis fuscis albo striatis ; venulis ramisque
fere fuscis; fere 13 venulis costalibus citra stigma,una vel altéra gradata in
area apicali ; 2 venulis radialibus internis, 12 externis ; sectore radii 8 ramis,
interno furcato; 8 venulis axillaribus; bulla interne seu antice ad mem-
branam anguste nigra, ciliis marginalibus longis, aequalibus, albis, apice
griseis.
Ala posterior filiformis, alba, in tertio basali et ultra fulva, venis, venulis
pilisque fuscis ; bulla in quarto basali sita, elongata, elliptica, tumida, interne
subfusca.
Long. corp. çf. 7 mm.
Long. al. ant..... 9,4 —
Long. al. post.... 29 —
Kenya : Lodwar, Turkana sud, st. 37, 800 m.
C’est avec plaisir que je dédie cette espèce à M. Lucien Berland, qui m’avait
signalé sa présence parmi les insectes de la Mission de l’Omo. Cet échantillon
a été étalé avec un soin et un goût exquis et fera honneur à la collection très
riche des Némoptérides du Muséum.
NEUROPTERA
115
Fam. CHRYSOPIDAE
25. Chrysopa umbrosa Navas
Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afr. Or., 1914. Planipennia et
Mecoptera, p. 34, f. 15.
Kenya : Nairobi, st. 2,1.660 m.— Eigon Saw mil], mont Elgon, versant est
(camp II), st. 151, 2.470 m. — Suam fishing Hut, mont Elgon, versant est,
st. 34, 2.400 m. — Campi Cheramgani, Marakwet, st. 31, 3.000 m. — Éthiopie
méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.
Chrysopa turkanensis, n. sp.
Similis vulgari Schn. Minor obscuriorque. Flavo-viridis.
Caput macula sanguinea in fronte juxta oculos, ante singulas antennas;
vertice depresso ; oculis grandibus, nigris ; palpis 11a-
vidis, fusco variis; antennis flavidis, primis articulis
(ceteri desunt) externe rubro sufïusis (fig. 12).
Thorax superne ad latera rubro-fuscus. Pronotum
(fig. 12) transversum, marginibus parallelis.
Abdomen flavido pilosum, margine posteriore ter-
gitorum late ferrugineo.
Pedes teretes, tibiis posterioribus haud compressis ;
unguibus nigris, arcuatis, basi fortiter dilatatis.
Alae hyalinae, apice acutae, stigmate parum sensi-
bili ; venulis subfuscis.
Ala anterior venulis gradatis 2 /3, intermediis 4,
interna ultra cellulam discalem procubito inserta. Fl f' Chrysopa lu J-
1 kanensis Nav. Partie
Ala posterior pallidior, venulis gradatis 1 /2, inter- amérieure du c orps
mediis 3.
Long. corp...
Long. al. ant.
Long. al. post
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m.
Je l’ai rapprochéede la valgaris Schn. en raison de la structure de l’aile anté¬
rieure, où la cellule discale est isolée et où elle finit avant la première veinule
intermédiaire ; mais pour le reste l’espèce est très différente de la vulgaris
Schn. ; par la taille elle rappelle la nana Mac Lachl. et d’autres très petites
espèces.
Chrysopa incerta, n. sp.
Viridi-flava.
Caput striola rubra ante singulas antennas et fusca ad clypei latera ; oculis
116
R. P. LONGIN N AV AS
fuscis ; palpis fusco annulatis ; antennis ala anteriore paulo brevioribus.
Thorax duobus punctis fuscis in praescuto, interdum obsoletis.
Abdomen pilosum, pilis concoloribus.
Pedes teretes, tarsis flavescentibus.
Alae angustae, apice subacutae ; membrana hyalina, iridea ; reticulatione
viridi ; stigmate elongato, viridescente.
Ala anterior venulis plerisque ad apices fuscis ; gradatis 4 /5 vel 6 /7 aliquot
juxta alae basim et ultima procubitali totis fuscis ; intermediis 4, prima ad
quartum apicale cellulae discalis inserta.
Ala posterior pallidior, reticulatione tota vel subtota viridi; venulis gradatis
fere 5 /7, intermediis 3.
Long, corp... 8 mm.
Long. al. ant... 13 —
Long. al. post.. 11,5 —
Kenya : Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30, 2.500 m.
Le nombre des veinules en gradins étant assez incertain ou variable, je l’ap¬
pelle incerta.
Chrysopa socia, n. sp.
Similis incertae Nav. Major. Viridi-flava.
Caput macula rubra inter oculos et os ; oculis fuscis ; antennis ala anteriore
brevioribus.
Thorax superne fascia media longitudinali flava. Pronotum transversum,
angulis anterioribus truncatis; ante et pone sulcum duae striolae longitudi¬
nales fusco-rubrae.
Abdomen inferne leviter fulvescens, superne linea media longitudinali
flavo-viridi ; pilis viridibus.
Pedes virides, teretes, coxis posterioribus flavidis.
Alae grandes nec angustatae, apice acutae ; reticulatione, stigmate, pilis
fimbriisque viridibus ; venulis gradatis, in sériés parallelas dispositis medio-
criter distantes, in ala anteriore extrosum leviter convergentes, in posteriore
leviter divergentes.
Ala anterior venulis radialibus ad radium, gradatis 7 /8 vel 8/8 et aliquot
juxta basim totis fuscis ; intermediis 5, prima fusca, ad quartum apicale
cellulae discalis inserta.
Ala posterior pallidior, venulis gradatis 7 /8, fuscatis, intermediis, 4.
Long, corp. 9,5 mm.
Long. al. ant..... 15 —
Long. al. post.. — .. 13,6 —
Kenya : Marakwet, Elgeyo Escarpment, st. 30, 2.500 m.
NliUROPTISRA
117
Ancylopteryx elgonica, n. sp.
Similis venustae Hag. et tetrastictae Nav.
Caput (fig. 13, a) viridi-flavum, stria nigra in vertice pone antennas in A»
ramis apice incrassatis ; oculis nigris ; palpis flavidis ; antennis ala anteriore
longioribus, tenuibus, flavidis, apicem versus obscuratis; articulo primo
grandi, margine externo recto, interno convexo.
Thorax (fig. 13, a) viridi-flavidus, pronoto transverso, marginibus anteriore
et posteriore rectis, lateralibus retrorsum leviter divergentibus ; mesonoto
piceo.
Abdomen flavidum, flavido pilosum, segmentis intermediis partim ferru-
gineis.
Pedes viridi-albi, pilis concoloribus.
Alae apice acutae, membrana hyalina, stigmate insensibili; reticulatione,
Fig. 13. Ancylopteryx elgonica Nav. — a : tète et thorax (partiel) ; — b : Aile
antérieure (schématique).
pilis fimbriisque brevibus flavo-viridibus ; furculis ad marginem externum
atomis fuscis ; venulis costalibus ad costam, radialibus ad radium fusco notatis ;
gradatis fuscis.
Ala anterior (fig. 13, b) quatuor maculis fuscis in disco, posteriore ad margi¬
nem posteriorem, media ad initium seriei internae venularum gradatarum,
duabus anterioribus ad ultimas venulas gradatas seriei internae ; praeterea
atomis fuscis ad ultimas venulas radiales, ad primam intermediam ; venulis
gradatis fuscis, fere 6/8, sérié interna extrorsum concava; 4 venulis inter¬
mediis.
Ala posterior 4 atomis fuscis, duobus posterioribus ad marginem posterio¬
rem, duobus anterioribus ad ultimam venulam radialem et ad ultimam gra¬
datarum seriei internae ; gradatis fere 5 /6.
Long, corp. 9,5 mm.
Long. al. ant... 15 —
Long. al. post. 13,6 —
Kenya : Suam fishing Hut, mont Elgon, versant est, st. 34, 2.400 m.
118
R. 1>. LONGIN NAVAS
Fam. HEMEROBIIDAE
Hemerobius reconditus Navas
Voy. Alluaud et Jeannel, Planipennia et Mecoptera, 1914, p. 29, f. 12.
Kenya : Elgon Saw mil], mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,2.470 m.,
— Camp III de l’Elgon, zone des bruyères, st. 18, 3.500 m. Un échantillon
de cette station, une trentaine de la précédente (camp II).
Hemerobius (Boriomyia) obscuratus, n. sp.
Similis subnebuloso Steph. Obscurior. Corpus fuscum, fulvo pilosum.
Caput vertice et occipite testaceis, fusco maculatis ; antennis fuscis, fulvo
anguste annulatis, articulo primo antice subtoto fulvo.
Thorax superne ad latera testaceo maculatus. Pronotum transversum,
duplici stria longitudinali testacea.
Abdomen hispidum ; cercis rf subtriangularibus, elongatis, laminaribus,
horizontalibus, apice acutis, subfuscis.
Pedes straminei, stramineo pilosi, tarsis fulvescentibus ; tibiis posterioribus
leviter compressis.
Alae membrana hyalina, iridea.
Ala anterior (fig. 14) apice parabolico, reticulatione plerumque fusca, fulvo-
Fig. 14. Hemerobius obscuratus çf Nav. Aile antérieure.
pallido striata, venis ramisque discalibus umbris penniformibus griseis lim-
batis ; radio 3 ramis, ultimo bis furcato ; procubito ultra ortum primi rami
furcato, cubito prope basim ; 2 venulis cubitalibus, seu secunda cellula
cubitali clausa.
Ala posterior apice elliptice rotundata ; reticulatione fulva, extrorsum et
retrorsum fuscata ; radii sectore 3 ramis ; venulis gradatis 2 /6.
Long. corp. çf. 6 mm.
Long, al ant....... 8’5 —
Long. al. post. 7,9 —
Kenya : Saw mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15, 2.740 m.
NEUROPTERA
119
Gen. Nenus Navas
Mem. R. Acad. Cienc. Art. Barcelona, 1912, t. X, p. 199.
Dans la caractéristique du genre, on dit : « Ala anterior... radio 5 sectoribus. »
Par l’inspection de la figure de la forme typique on peut voir qu’en réalité il
n’y a que 4 rameaux du radius, l’intérieur étant une veine principale, le pro¬
cubitus (media). On corrigera donc ainsi :
« Ala anterior... radio 4 sectoribus sive ramis... ; disco triplici sérié venula-
rum gradatarum... »
Le genre était jusqu’à présent connu de la faune orientale ; une autre
espèce que je vais décrire étend son aire de dispersion à la région éthiopique.
Nenus parallelus, n. sp.
Fulvus, fulvo pilosus.
Caput oculis fuscis, palpis antennisque fulvis.
Thorax superne ad latera fuscus. Pronotum transversum, marginibus sub-
parallelis.
Abdomen subtotum fuscum, fulvo pilosum, apice et linea dorsali media
fulvis.
Pedes straminei, stramineo pilosi, apice tarsorum fusco.
Alae (fig. 15) angustae, apice elliptice rotundatae, margine anteriore et
posteriore subparallelis ; membrana hyalina, iridea ; stigmate inconspicuo.
Fig. 15. Nenus parallelus Nav. Ailes.
Ala anterior membrana leviter fulvo tincta, fascia media longitudinal,
obliqua praeter venulas gradatas, interne conjuncta cum alia posteriore praeter
marginem posteriorem, fulvis; reticulatione fulva, venis ramisque fusco punc-
tatis ; venulis gradatis fuscis, fere 4, 5, 3 ; radio 4 ramis.
Ala posterior pallidior, subtota fulva, in disco fuscata in II.
Long. corp. çf. 4 mm.
Long. al. ant.. 6 —
Long. al. post. 5,7 —
Kenya : Elgon Saw mill, mont Elgon, versant est (camp II), st. 15,2.470. m.
120 R. P. LONGLN' N A VAS
Fam. BEROTHIDAE
Berotha squamulata, n. sp.
Similis leroianae E. Pet.
Corpus fulvum, fusco varium, fulvo pilosum.
Caput atomis ferrugineis in vertice et occipite; oculis fuscis; pilis longis,
pluribus in vertice fuscis ; palpis fulvis ; antennis fulvis, articulo primo capite
longiore, longiter fulvo piloso.
Thorax superne stria media longitudinali et punctis lateralibus fuscis. Pro-
notum transversum, marginibus subparallelis.
Abdomen superne fusco maculatum ; cercis superioribus çf brevibus, latis,
apice rotundatis, fulvis fulvoque pilosis ; lamina subgenitali abdominis apicem
Fig. 16. Berotha squamulata 9 Nav. Aile postérieure.
excedente, flavida, laevi, apice rotundata ; stylis 9 fulvo-flavis, cylindricis,
fulvo pilosis.
Pedes atomis fuscis respersi.
Alae hyalinae, reticulatione fulva, membrana levissime fulvo tincta; apice
acuto ; margine externo concavo, profundius latiusque in ala anteriore ; in Ç
squamulis nigris elongatis in utraque ala, praecipue in sectore radii, procubito
et cubito (fig. 16); stigmate elongato, distinctissimo, fulvo, venulis ejus inter-
nis fuscis.
Ala anterior venis ramisque venulisque costalibus atomis fuscis ad pilorum
insertionem ; fascia fulva praeter marginem externum et posteriorem et ad
venulas gradatas fuscas 7, ultima (externa) pone venulam radialem 3 sita ;
venulis radialibus fuscis, 1 et 2 ad radium fusco limbatis ; sectore radii
5 ramis ; procubito citra ortum sectoris radii furcato, cubito interius ; una
venula cubitali, pluribus ramis secundariis.
Ala posterior (fig. 16) pallidior, reticulatione haud punctata; venulis 3 gra-
datis et substigmali fuscis fuscoque leviter limbatis; sectore radii 3 ramis,
apice furcatis.
cf 9
5 mm. 5,5 mm.
6,5 — 7,6 —
6 — 6,5 —
Long. corp...
Long. al. ant
Long. al. post,
NEUROPTERA
121
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Plusieurs échantillons Ç, un çf.
Nodalla lineata, n. sp.
Similis sinaiticae Navas.
Caput fulvum, fulvo pilosum, atomis in labro et in vertice, linea transversa
in clypeo et in fronte ante antennas, fuscis; palpis fulvis; antennis fulvis,
anguste ferrugineo annulatis, articulo primo grandi, cylindrico, multo lon-
giore capite, testaceo-ferrugineo, externe obscuriore.
Thorax fulvus, fulvo pilosus, superne ad latera Iate fuscus, atomis fuscis
in medio. Pronotum paulo longius latitudine, marginibus parallelis.
Fig. 17. Nodalla lineata c? Nav. Aile postérieure.
Abdomen subfuscum, griseo et fusco pilosum ; cercis superioribus çf bre-
vibus, declivibus, fulvis.
Pedes fulvo-albi, teretes, atomis fuscis respersi.
Alae apice subacutae, margine externo convexo, reticulatione pilisque fulvo-
albis ; venulis stigmalibus fuscis.
Ala anterior reticulatione atomis fuscis respersa ; membrana hyalina, in
tertio externo umbris subfuscis fere in fascias transversas obliquas parum dis-
tinctas dispositis ; venulis radialibus fuscis, interna citra ortum sectoris tenui,
duabus externis fortibus, fuscis fuscoque limbatis ; sectore radii 3 ramis ; pro-
cubito sub ortum sectoris furcato, cubito interius ; una venula cubitali fusca
fuscoque limbata, cum prima intermedia simili striolam sive lineolam inter¬
nam formante ; venulis discalibus gradatis 5 fuscis fuscoque limbatis, a cubito
antrorsum striam conspicuam formantibus.
Ala posterior (fig. 17) pallidior, venis ad margines fuscis, 2 venulis radiali¬
bus fuscis aliisque tribus posterioribus, inter ramos procubiti paulo ultra
intermediam et procubitali multo interiore ; sectore radii 3 ramis ; procubito
citra ortum primi rami sectoris, sub prima venula radiali furcato.
Cf
9
Long, corps.
4,5 mm.
Long. al. ant.
. 6 —
6,5 —
Long. al. post.
. 5,3 —
5,5 —
Kenya : Lokitang, Turkana nord,
nale : Bourillé, bords de la rivière Omo,
st. 24, 750 m. —
st. 28,600 m.
Éthiopie méridio-
122
R. P. LONGIN NAVAS
Je l’appelle lineata à cause des lignes noirâtres de la face et de l’aile anté¬
rieure très visibles chez le çf.
Nodalla striatella, n. sp.
Similis lineatae Navas. Fulva, fulvo pilosa.
Caput oculis et palpis labialibus fuscis, antennis articulo primo cylindrico,
vix capite longiore.
Thorax superne duobus punctis fuscis in meso- et metanoto, atomis in pro-
noto transverso, marginibus anteriore et lateralibus leviter convexis.
Abdomen inferne fulvo-ferrugineum, superne subfuscum, pilis fulvis ; stylis
$ fulvis.
Pedes fulvi, fulvo pilosi, fusco setosi et maculati.
Alae apice elliptice rotundatae, membrana hyalina, reticulatione, pilis
fimbriisque stramineis.
Ala anterior (fig. 18) reticulatione atomis fuscis respersa, umbris subfuscis
Fig. 18. Nodalla strialella ç? Nav. Aile antérieure.
ad venulas discales fuscas; venula radiali interna pallida, duabus externis
fuscis, ferrugineo limbatis ; sectore radii 3 ramis ; procubito citra ortum sec-
toris furcato, cubito interius ; una venula cubitali ; ramo anteriore alios 4
secundarios emittente
Ala posterior pallidior, sine atomis fuscis ; venula radiali externa fusca
fuscoque limbata, 3 posterioribus fuscis; sectore radii 3 ramis longis.
Long. corp. $. 3,6 mm.
Long. al. ant. 5,3 —
Long. al. post... 4,6 —
Kenya : Turkana, partie sud, sables, st. 22, 800-1.000 m. Un échantillon 9'
L’espèce est semblable à lineata Nav., mais plus petite, plus pâle, les stries
brunes des ailes moins marquées et plus courtes, interrompues; les ailes plus
étroites, mais plus largement arrondies au bout.
Gen. P0DALLEA. nov.
Je forme ce nom en hommage au célèbre naturaliste Poda.
Similis generi Costachillea Nav.
NEUROPTERA
123
Pedes tarsis longis, articulo primo ceteris simul sumptis longiore.
Alae angustae, apice subacutae, margine externo convexo vel sub apicem
leviter concavo; subcosta et radio penitus discretis, solum venula connexis,
sectore radii fere 3 ramis ; una sérié venularum gradatarum.
Ala anterior 1 venula radiali interna, 2 externis.
Ala posterior nulla venula radiali interna, una externa.
Cetera ut in Costachillea Nav.
Je suis contraint de former ce nouveau genre, très voisin de Costachillea,
mais distinct parce que quelques caractères de celui-ci, établis dans ma Mono¬
graphie des Bérothides (1929, p. 73), ne lui conviennent pas, savoir :
Alae apice rotundato, margine externo convexo.
Ala anterior 3 venulis radialibus inter radium ejusque sectorem, nulla
praevia inter radium et procubitum ; sectore radii fere 4 ramis.
Ala posterior 2 venulis inter radium et sectorem.
La veinule radiale interne de l’aile antérieure, chez l’échantillon type, étant
très pâle et fine, est difficile à saisir, mais elle y existe un peu séparée de l’ori¬
gine du secteur (fig. 19).
Podallea seriata, n. sp.
Fulva, fulvo pilosa.
Caput facie flava, 3 atomis in lineam transversam supra labrum, macula in
vertice, 2 striis longitudinalibus in occipite, fuscis; oculis fuscis; palpis flavidis;
Fig. 19. Podallea seriata cf Nav. Aile antérieure et partie apicale de la postérieure.
antennis fulvo-flavis, pilis concoloribus, primo articulo grandi, cylindrico,
subduplo longiore capite, longiter piloso, pilis antrorsum directis.
Thorax superne fascia media longitudinali lata, fere longitudinaliter divisa,
atomis lateralibus fuscis. Pronotum leviter transversum, margine anteriore
convexo, lateralibus rectis, parallelis ; sulco transverso ante medium sito,
puncto laterali posteriore fusco.
Abdomen stramineo pilosum, interne fulvo-stramineum, superne subfus-
cum ; cercis superioribus cf brevibus latisque, apice rotundatis, stramineis.
Pedes straminei, atomis fuscis respersi, pilis stramineis longis ; calcaribus
posterioribus subfuscis, subrectis, longis, metatarso brevioribus.
124
K. P. LONGIN NAVAS
Alae (fig. 19) angustae, apice acutae, margine externo convexo, sub apicem
leviter concavo ; reticulatione, pilis fimbriisque fulvo-stramineis ; membrana
hyalina, iridea ; stigmate ferrugineo pallido, ad apices fusco.
Ala anterior reticulatione atomis fuscis respersa, puncto fusco ad duas
venulas radiales ad radium ; 5 venulis gradatis in seriem obliquam, fuscis,
subfusco leviter limbatis ; sectore radii 3 ramis longis, vel 4, sed ultimo brevi
instar furcae ; procubito paulo ultra ortum sectoris radii furcato, cubito inte-
rius, utroque ramo longiter furcato ; una venula inter ipsos.
Ala posterior pallidior, sine atomis fuscis ; 3 venulis gradatis fuscis levi-
terque limbatis ; venula radiali fusca fuscoque limbata.
Long. corp. .. 5 mm.
Long. al. ant... 6,6 —
Long. al. post. 5 —
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
Un échantillon.
EMBIOPTERA
Fam. OLIGOTOMIDAE
Oligotoma Saundersi Westwod
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m. —
Kenya : Turkana, partie sud, sables, st. 22, 800-1.000 m.
Espèce presque cosmopolite, déjà citée de l’Afrique orientale. Plusieurs
échantillons.
PLECOPTERA
Fam. PERLIDAE
Neoperla Arambourgana, n. sp.
Similis leroianae Klap. Major.
Caput, interne fulvum, superne testaceum, antice obscurius; oculis fuscis,
drominentibus ; ocellis parvis, fuscis, maculae nigrae transversae impositis,
parum illos excedenti, in $ proximis, in çf minus niter se quam ab oculis dis-
tantibus ; palpis fuscis ; antennis subfuscis, anguste fulvo annulatis.
Thorax interne ochraceus. Pronotum transversum, retrorsum leviter angus-
tatum, testaceo-ferrugineum, disco rugoso. Meso- et metanotum testacea,
nitentia.
Abdomen totum ochraceum, ochraceo pilosum, in çf (fîg. 20) apice et ad
latera testaceum ; VIII tergito cf lamina linguaeformi erecta, sursum angus-
EPHEMEROPTERA,
125
tata, subtriangulari ; X tergito medio diviso, in lobos internes rotundatos
expanso, antrorsum processu bacilliformi; urodiis fulvis, fulvo pilosis, apicem
versus obscurioribus.
Pedes fulvi, fulvo pilosi, inferne fulvo-flavi.
Alae membrana hyalina, leviter fulvo-flavo tincta, area apicali fere 4 venulis
divisa, reticulatione fulva.
Ala anterior fere 3 ramis sectoris radii; 5 venulis procubitalibus, 4 cubita-
libus. In cf reticulatio subfusca, membrana obscurius tincta.
Fig. 20, Neoperla Arambourgana c? Nav. Extrémité de l’abdomen. — a : vue par
dessus ; — b : de côté.
Ala posterior cellula discali paulo breviore suo pedunculo ; axillari 2, fere
uno ramo, venula cum sequente connexo.
cf 9
Long, corp. 8,5 mm. 13,5 mm.
Long. al. ant. 12,6 — 19 —
Long. al. post. 11 — 16,4 —
Kenya : Suam fishing Hut, mont Elgon, versant est, st. 34, 2.400 m. Plu¬
sieurs échantillons.
Je l’ai appelée Arambourgana en hommage au Directeur de la Mission scien¬
tifique, M. C. Arambourg. C’est l’unique espèce de Plécoptères qui m’a été
envoyée en étude.
EPHEMEROPTERA
Fam. OLIGONEURIIDAE
Oligoneuriella grandaeva, n. sp.
Similis rhenanae Pict. Major obscuriorque.
Corpus inferne fulvo-pallidum, superne obscurius.
Caput superne subfuscum, labro, clypeo, genis fulvis ; oculis fuscis.
126
R. P. LONGIN NAVAS
Pronotum fortiter transversum, fusco-ferrugineum. Mesonotum ferrugi-
neum, nitens, stria longitudinali media et alia laterali minus sensibili, fuscis ;
fdamento marginis posterions ad latera, metanotum excedente, griseo-fusco,
sensim attenuato. Metanotum ferrugineo-fuscum.
Abdomen superne subfuscum, basi pallidius ; ultimo tergito postice obtuse
angulato ; stylis ultimi sterniti spinaeformibus ; 3 urodiis fuscis, laevibus
(maxima pars deest). Massa ovorum flavo-aurantiaca.
Pedes subfusci, tarsis elongatis, fdamento similibus, fulvis.
Alae membrana hyalina, leviter fusco tincta, reticulatione fusca.
Ala anterior (fig. 21) piuribus venulis in tribus areis anterioribus, subfuscis,
vel pallido limbatis, fere 15 in area subcostali, 8 inter radium et sectorem,
Fig. 21. Oligoneuriella grandaeva Ç Nav. Aile antérieure.
paucioribus et pallidioribus pone sectorem ; ramo cubiti longo ; axillaris
1 furca longa.
Ala posterior simplicior, venulis obsoletis.
Long. corp. $... 22 mm.
Long. al. ant. ... 26 —
Long. al. post. 12,5 —
Kenya : Suam fishing Hut, mont Elgon, versant est, st. 34, 2 400. m.
Je l’appelle grandaeva à cause de sa grande taille en comparaison de la
rhenana Pict.
Fam. ECDYONURIDAE
Ecdyonurus aethereus, n. sp.
Corpus fulvum, fusco varium.
Caput oculis nigris, vertice et occipite testaceis. Thorax fascia longitudinali
in pro- et mesonoto, in apice interrupta et in aliam continuata in 7 in meso-
scutello, in metanoto fascia transversa lata, fuscis.
TRICHOPTERA
127
Abdomen inferne fulvo-flavum, superne testaceum, stria longitudinali
fusca ad latera in plerisque segmentis ; ultimo tergito postice producto, trun -
cato (fig. 22) ; ultimo sternito postice convexo (fig. 22), rotundato ; lobis copu-
latoris parum prominentibus, brevibus, apice
rotundatis et angustatis, subacutis ; cercis flavis,
articulo primo brevi, transverso, secundo longo
sensim attenuato, leviter arcuato, tertio et quarto
brevibus ; urodiis fulvis, fusco anguste annu-
latis.
Pedes fulvi, femoribus, testaceo-ferrugineis,
apice puncto fusco notatis.
Alae membrana hyalina, reticulatione tenui,
fulva; procubito ultra alae medium, cubito citra
medium furcato.
Ala anterior venula humerali fusca, areis
costali et subcostali levissime flavo tinctis ; area
apicali simplice, venulis (fere 13) perpendicula-
ribus.
Ala posterior apice parabolico ; vena interca-
, , . . .... , .... Fig. 22. Ecdyonurus aethe
lata mter ramos procubiti et cubiti. reus ^ Nav Extrémité de
Subimago. Obscurior, reticulatione subfusca, l’abdomen par dessous,
venulis leviter fusco limbatis.
Long. corp. çf... 10 mm.
Long. al. ant. 12,4 —
Long. al. post. 4 —
Kenya : Suam fîshing Hut, mont Elgon, versant est, st. 34, 2.400 m. Plu¬
sieurs échantillons, la plupart assez détériorés.
TRICHOPTERA
Fam. LEPTOCERIDAE
Oecetis caudata, n. sp.
Fulva, fulvo pilosa.
Caput pilis longis ; oculis nigris ; palpis fuscis, fusco et fulvo longiter pilosis ;
antennis fulvis, articulo primo capite longiore, bulboso, leviter ferrugineo
tincto, sequentibus cylindricis, leviter obscuratis (maxima pars deest).
Thorax in mesonoto duabus striis longitudinalibus ferrugineis parum dis-
tinctis.
Abdomen superne leviter ferrugineo pictum; cercis inferioribus çf longis,
cylindricis, sursum leviter arcuatis ; processu ultimi tergiti tenui, longo,
deorsum arcuato.
128
R. P. L0NG1N NAVAS
Pedes fulvo-albi, albido pilosi.
Alae hyalinae, irideae, apice acutae, reticulatione, pilis fimbriisque ple-
rumque fulvis.
Ala anterior immaculata, venulis anastomosis anteriore externa, duabus
posterioribus paulo interioribus, in iineam rectam positis, tribus leviter sub-
fusco limbatis ; fimbriis externis subfuscis.
Ala posterior (fig. 23) fortiter iridea, fimbriis externis sive apicalibus sub¬
fuscis, axillaribus longis, fulvis, marginalibus ad medium marginis posterions
Fig. 23. Oecelis caudata cf Nav. Aile postérieure.
longis, fusco-nigris; furca apicali 1 brevi; venula intermedia perpendiculari
ad alae medium ; furca apicali 5 longa nec lata, plus duplo longiore latitudine.
Long. corp. ç?. 4,8 mm.
Long, ant. 7,2 —
Long. al. post.. 6 —
Kenya : Kacheliba, West Suk, Turkana, st. 35, 1.300 m.
Le nom caudata est une allusion aux cerques inférieurs du cf, allongés et
cylindriques, en forme de queue.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 20.
1S février 1936.
EPI1EMER0PTERA
II. FORMES LARVAIRES
PAR
A. Vayssière
Les naturalistes de la Mission de l’Omo ont pris dans les cours d’eau du
mont Elgon et du Rift Valley diverses larves nymphales de l’ordre des Éphe-
méroptères, larves qui nous ont été confiées par le professeur Jeannel du Mu¬
séum de Paris ; je le remercie de m’avoir permis d’examiner ces insectes du
centre africain. J’adresse aussi mes remerciements à son collaborateur, le
D r P.-A. Chappuis qui a récolté lui-même ces bestioles.
Fam. PROSOPISTOMATIDAE
Prosopistoma De Guernei A. Vayssière
Quatre individus appartenant à cette espèce m’ont été confiés en juin 1933
par M. le professeur Jeannel du Muséum qui les avait rapportés de son expé¬
dition à l’Omo.
C’est le 17 décembre 1932, sur le versant sud-est du mont Elgon, à la lisière
inférieure de la forêt, dans un torrent, par 2.450 mètres d’altitude, que son
collaborateur, M. Chappuis, les a capturés avec beaucoup d’autres larves
d’insectes.
Ces quatre exemplaires appartiennent bien à la forme larvo-nymphale
africaine que j’ai décrite en 1893, sous la dénomination de Prosopistoma De
Guernei ; tous ces individus étaient deux ou trois fois plus grands que l’unique
spécimen qui m’avait été envoyée par mon ami De Guerne, exemplaire d’un
millimètre de longueur, pris au Sénégal, à 270 milles en amont de Saint-Louis.
Le plus grand individu trouvé sur le mont Elgon a 3 mm. de longueur sur
2 mm. de largeur ; le plus petit 2 mm. sur 1 mm.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L OMO. — T. III.
9
130
A. VAYSSIERE
Le P. De Guernei a beaucoup de ressemblance avec le P. foliaceum
Fourcroy 1785 ; les différences constatées entre ces deux types de larves sont
si peu importantes que je crois devoir faire du De Guernei une simple variété
du foliaceum. L’individu du Sénégal était très jeune, ses téguments imparfai¬
tement constitués et l’animal était inclus dans une préparation, ce qui lui
donnait un aspect particulier (Ann. Sc. natur. Zool., t. XV, 1893, p. 324,
fig. 1-3).
Une dissection d’un des spécimens du mont Elgon m’a permis de préciser
les petites différences existantes et c’est seulement en s’appuyant sur ces
caractères que l’on peut maintenir le De Guernei comme variété du foliaceum.
Voici la diagnose rectifiée de cette variété, à l’état de larve nymphale :
Surface tégumentaire d’un jaune ambré, d’aspect écailleux ou plutôt verru-
queux, verrues irrégulièrement disposées, presque de la même grosseur, ayant
entre elles des poils simples et quelque-uns plumeux; yeux proportionnelle¬
ment réduits, ocelles volumineux.
La carapace thoraco-abdominale a une largeur maxima presque égale à la
longueur de sa suture médiane ; les quatre derniers anneaux de l’abdomen
formant la région caudale présentent à peu près les mêmes dimensions pro¬
portionnelles que chez les autres espèces (le P. foliaceum type d’Europe et le
P. variegatum de Madagascar), mais les quatre anneaux n’offrent pas sur
les côtés les dentelures observées chez le petit spécimen du Sénégal, ce qui
semble indiquer que leurs téguments sont plus complètement constitués.
Le bord interne des tibias des pattes de la l re paire possède bien, comme chez
le foliaceum type, 8 à 9 piquants, mais chacun de ceux-ci offre 17 à 18 dente¬
lures longues et grêles, au lieu de 6 massives et courtes.
Les mâchoires ont à leur extrémité supérieure interne 7 à 8 crochets chiti-
neux, un peu plus longs et surtout plus grêles que les 4 du foliaceum.
La coloration jaune ambrée des téguments est assez accentuée et prend une
teinte d’un brun-noirâtre le long du bord postérieur de la carapace thoracique.
Il est à désirer que pendant d’autres explorations de cette région tropicale,
on puisse trouver en nombre des individus à un stade larvo-nymphal très
avancé du P. De Guernei , ce qui permettrait d’assister à sa transformation en
subimago et en imago ; on pourrait ainsi comparer ces spécimens avec les
2 subimagos 9 du P. foliaceum du Rhône que j’ai obtenus en 1880 et qui ont
été déposés par moi dans le service de l’Entomologie du Muséum de Paris.
Fam. OLIGONEURIIDAE
Gen. 0LIG0NEURIA Pictet, 1843
Sept individus capturés dans un torrent du mont Elgon, versant est, à la
lisière de la forêt, à une altitude de 2.450 mètres, station 15, le 11 dé¬
cembre 1932.
EPHEMEROPTERA, FORMES LARVAIRES
131
Toutes ces bestioles possèdent de volumineuses houppes trachéo-branchiales
insérées sur la base des mâchoires ; elles offrent en outre sept paires de petits
organes respiratoires lenticulaires, attachés aux bords de la face dorsale des
segments abdominaux, sauf ceux de la l re paire qui sont ventraux. Les organes
de cette l re paire sont constitués par une lame chitineuse en forme de cuiller
portant à sa base une petite houppe trachéo-branchiale ; dans les six autres
paires les lames forment une sorte de boîte lenticulaire, offrant une grande
ouverture à sa face ventrale, permettant d’apercevoir à son intérieur une
petite houppe respiratoire.
D’après la forme générale du corps de ces larves nymphales et la structure de
leurs diverses parties extérieures, le type du mont Elgon me paraît être très
voisin, peut-être même identique à la larve de VOligoneuria garumnica ou
rhenana , Pictet 1843.
Fam. HEPTAGENIIDAE
Gen. ECDYURUS Eaton, 1868
Les six spécimens de larves nymphales appartenant à ce genre ont été cap¬
turées par le D r Chappuis dans le même torrent du mont Elgon, à 2.450 mètres
d’altitude, station 15.
Ces Ephémères ont le faciès des Baetis, avec toutes leurs trachéo-branchies
localisées dans les parties latérales de l’abdomen ; chacune d’elles est consti¬
tuée par une lame chitineuse portant à sa base, près de son insertion sur le
côté de l’anneau abdominal, une houppe digitée assez fournie dans les organes
de la l re paire ; mais chez les autres, de la 2 e à la 4 e , les houppes sont progressi¬
vement moins fortes en longueur et en nombre de digitations ; chez les 5 e et 6 e
on constate qu’il n’y a plus que quelques digitations. La dernière paire est
réduite à deux lames sans trace de digitations.
Fam. BAETIDAE
Gen. GL0E0N Leacli, 1815
Il a été pris dans cette même station 15, le 11 décembre 1932, six individus
de dimensions différentes, appartenant à ce genre, 4 ont une longueur totale
de 8 à 10 mm., les deux autres n’ont que 5 à 6 mm.
Ces larves nymphales présentent sept paires de trachéo-branchies complè¬
tement lamelleuses, sans trace de houppes digitées, mais de dimensions très
différentes ; celles de la l re paire ont à peine la moitié de la longueur du
2 e anneau de l’abdomen ; celles de la 2 e paire égalent la longueur du 3 e anneau,
celles des 3 e , 4 e et 5 e paires sont plus longues que les 2 anneaux qui suivent ;
celles de la 6 e et celles de la 7 e paire n’ont guère plus que la longueur du 7 e ou
132 A. A r AYSSIÈRE
du 8 e anneau abdominal. La soie caudale médiane n’a pas la moitié de la lon¬
gueur des soies latérales.
Gen. CAENIS, Stephens, 1835
Deux individus (l’un de 6 mm., l’autre de 9 mm. de longueur totale) ont été
pris le 28 novembre 1932, à 2.100 m. d’altitude, dans une source chaude, dans
le Rift Valley, près de Kijabé, st. 8. (29°C.).
L’appareil respiratoire de ces larves nymphales se compose : pour la
i re paire, d’un organe antenniforme, inséré sur les côtés du premier segment
abdominal ; la 2 e paire est représentée, de chaque côté du dos de l’animal, par
une grande lame chitineuse, presque carrée, très résistante qui a son point
d’insertion sur le 2 e anneau, mais qui, vu sa taille, se prolonge sur la moitié
(droite ou gauche) de la face dorsale du 2 e au 6 e segment de l’abdomen. Ces
deux grandes lames ne sont que des organes de protection pour les trois paires
de trachéo-branchies lamelleuses portées par les 3 e , 4 e et 5 e anneaux de l’abdo¬
men. Ces six lames respiratoires de forme ovale, dirigées obliquement, des
bords vers la ligne médiane, possèdent sur leur pourtour une rangée de digi¬
tations.
Ces deux larves offrent une grande analogie avec celles du Caenis grisea
Pictet, 1843, du Rhône, dont l’existence est aussi signalée dans de nombreuses
localités de l’Europe (Écosse, Allemagne, Suisse, Italie, Portugal).
Mélangées à ces larves nymphales d’Ephémérines se trouvaient quelques
larves de Perlarides et surtout de nombreuses larves des Phrvganides que des
spécialistes pourront étudier.
En terminant cette note nous devons faire remarquer que tous les types de
l’Elgon ont des représentants en Europe, en Asie Mineure et en Afrique
(Maroc, Égypte et le Cap), tandis que ceux-ci, sauf le genre Prosopistoma, font
défaut dans l’île de Madagascar, malgré la proximité de celle-ci; cela confirme
le fait de l’unité de la faune de cette grande île, faune qui se rapproche davan¬
tage de celle de l’archipel Malais que de celle de l’Afrique.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 21.
15 février 1936.
VIII. CICINDELIDAE
VON
D r Walther Horn
(Berlin Dahlem)
Gen. CICINDELA Linné
Cicindela melancholica Fabricius
Diese Art ist bisher bekannt vom ganzen Kontinent von Afrika sowie den
Insel-Gruppen Cap Verden, Fernando-Po, Principe, Sao Thomé und Anna-
bom. Weiterhin kommt sie im ganzen Mittelmeer-Gebiet, Arabien, Mesopota-
mien, Transkaukasien, Turkestan, Persien bis Karachi, von Kashmir und dem
Punjab bis Bengalen vor.
1 Exemplar von Nanoropus, 565 m., St. 26.
Cicindela octoguttata rectangularis Klug
Diese Rasse ist bisher bekannt von den Gebieten zwischen Nubien, Eritrea,
Somali-Land, Tanganyika-Territorium, Portugiesisch-Ostafrika, Nordwest-
Nyassa-See und Südwest-Arabien.
Die gesammelten Exemplare stammen von Lodwar, St. 34 (Turkana Süd :
600 m.), dem Diinen-Teil von Turkana Süd, St. 22, in Hôhe von 800-1000 m.,
Nanoropus, St. 26 (565 m.), Bourillé, St. 28 (600 m.).
Cicindela dongalensis abyssinica W. Horn
Diese Rasse ist bisher bekannt von Eritrea und Nord-Abessinien.
Die gesammelten Exemplare, welche zum grossen Teil eine etwas hellere
Farbung der Oberseite zeigen, als seinerzeit von mir beschrieben worden ist,
134
W. HORN
stammen vom Delta des Omo, St. 27 (570 m.), Nanoropus, St. 2(3 (565 m.),
Mt. Lubur, St. 25 (560 m.).
Cicindela alboguttata Ivlug
Diese Art. ist bisher bekannt von Eritrea, Abessinien, dem italienisehen
Somali-Land, den Küsten des Roten und Arabischen Meeres bis Lahadj ira
Siiden.
Die gesammelten Exemplare stammen aile von Lokitang, St. 24 (750 m).
Cicindela nilotica Dejean
Die Art bewohnt das kontinentale Afrika nôrdlich der Delagoa Bai und dem
Sandfisch-Hafen mit Ausnahme des Gebietes von Marokko bis Tripolis.
Ausserdem ist sie bisher bekannt von Rio-de-Oro, dem Sinai, Insel Sansibar
und Principe.
Die gesammelten Exemplare stammen von Bourillé, St. 28 (600 m.), Nanoro-
pus, St. 26 (565 m.) und Mt. Lubur, St. 25 (560 m.).
Cicindela brevicollis boreo-dilatata VV. Horn
Diese im Entomologischen Nachrichtenblatt , Bd. III, 1929, p. 7, besehrie-
bene Rasse war bisher bekannt von Britisch-Ostafrika (Lombwa) und dem
südlichen Abessinien (Galana, Gandjule) sowie von Hora Abjata.
Die gesammelten Exemplare stammen von Nanoropus, St. 26 (565 m.),
Mt. Lubur, St. 25 (560 m.) und Lodwar, St. 34 (600 m.).
Cicindela regalis Dejean
Die Art ist bisher bekannt von dem ganzen Gebiet zwischen Sénégal, Ober-
Guinea, Kongo-Mündung, Kassai-Land, Loangwa, Mashona-Land, Natal,
Eritrea, Blauem Nil und Manyema.
Die 2 von der Expédition gesammelten Exemplare wurden bei Lodwar,
St. 34 (600 m.), gefunden.
Gen. MEGACEPHALA Latreille
Megacephala regalis angulicollis Kolbe
Diese Rasse ist bisher bekannt vom Kenya-Protektorat (Nairobi) iiber das
Tanganjika-Territorium bis Katanga (Elisabethville).
Das einzige von der Expédition gesammelte Exemplar stammt von Machacos,
St. 5 (Va-Kamba = Ukarnba : 600 m.). Der Fundort liegt süd-ostlich von
Nairobi.
COLEOPTERA, CIGINDELIDAE
135
Wie aus der obigen Zusammenstellung hervorgeht, reihen sich samtliche
Fundorte aller von der Expédition erbeuteten Cicindeliden ohne weiteres
in die bisher bekannten Verbreitungs-Gebiete ein.
Uber die vertikale Verbreitung gestattet das gesammelte Material keinerlei
Rückschlüsse.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 22.
15 février 1936.
CARABIDAE
IX. PANAGAEINI
PAR
L. Burgeon
(Tervueren)
Les Panagaeini , dont le D r Jeannel a bien voulu me confier l’étude, com¬
prennent 83 spécimens se répartissant en 5 formes, dont deux nouvelles,
décrites ci-après. Les genres représentés dans la série sont propres à l’Afrique
ou indo-africains ; les formes récoltées à haute altitude sont donc des immi¬
grants venus de la plaine.
Gen. TEFFLUS Latreille
Tefflus juvenilis Gerstaecker
Tefflus [Archote/flus Kolbe] juvenilis Gerst., Arch. /. Nat., XXXII, 1870,
I, p. 42 ; — Id. Decken’s Reise O. Afr., 1878, p. 67.
Kenya : Camp I de l’Elgon, versant est, st. 13, 2.100 m. Un individu ayant
le pronotum plus large que long et pouvant se rapporter à la var. rotundicollis
Sternb. (?).
L’espèce, variable quant à la forme du pronotum, est très répandue en
Afrique tropicale Orientale. Elle a été prise abondamment chez les Wa-
Kamba (à Kibwézi), dans le Pori de Sérenghéti, et dans la zone des cultures
du Kilimandjaro par M. Alluaud en 1903-1904.
Gen. CRASPED0PH0RUS Hope
Le genre Craspedophorus ne compte qu’un nombre restreint d’espèces en
Afrique orientale ; il est mieux représenté dans la région guinéenne ; répandu
138
L. BllliGKON
dans la zone tropicale de l’ancien monde jusqu’en Australie, il ne paraît pas
avoir développé de formes spéciales de hautes montagnes.
Craspedophorus Jeanneli Alluaud
Kenya : Camp I de l’Elgon, st. 13 (2.100 m.) ; Camp II, Elgon Saw
Mill, st. 15 (2.470 m.) ; vallée du Rongaï, st. 14 (2.500 m.) ; Kitale, st. 12
(2.100 m.).
Espèce décrite sur un individu récolté par Alluaud et Jeannel aux envi¬
rons du lac Nakuro (1.800 m.), en octobre 1911.
Taille variant de 14 à 16,5 mm. Du groupe festivus Kl. mais n'ayant pas les
arceaux ventraux crénelés à l’avant. La tête étroite et allongée rappelle sténo-
cephalus Reiche et galla Raffr. ; les côtés du pronotum sont largement et
régulièrement arrondis chez le type et chez quelques spécimens, un peu atté¬
nués en avant en courbe oblique chez les autres qui ne diffèrent pas autrement .
La fascie antérieure des élytres compte des bandes d’un jaune clair sur les
intervalles 4 à 8, celles de 5 et 7 plus courtes que les autres ; la fascie pos¬
térieure a approximativement la même disposition que chez stenoce-
phalus.
Ces taches claires qui se détachent si bien sur la coloration noire des Craspe¬
dophorus existent chez presque toutes les espèces du genre ; cert ains Chlaenius
et d’autres Carabidae (notamment un Lébien, Diacoptodera panagaeoides,
récemment décrit par Alluaud) en possèdent d’analogues; c’est vraisembla¬
blement un dispositif avertisseur renseignant les ennemis de F « impalati-
bilité » de leur proie. Les Craspedophorus se voient souvent en plein jour sur
les chemins et le dispositif avertisseur leur est probablement utile.
Gen. PSECADIUS Alluaud
Le genre Psecadius Ail. est propre à l’Afrique orientale ; il diffère beaucoup
par l’aspect du genre précédent dont il semble être un faciès de cychrisation
(adaptation à la consommation de petits Gastéropodes). Péringuey rap¬
porte que Raffray a trouvé P. eustalactus dévorant un mollusque sur un
buisson ; M. Ghesquière me dit avoir vu, au Congo Belge, des Tefflus , se nourrir
d’Acbatines qui, par leur taille, ne nécessitent pas un allongement spécial de
l’avant-corps chez leurs prédateurs, mais la forme remarquable des palpes des
Tefflus dépend, peut-être, de ce genre de vie. Dans la tribu, on trouve des ten¬
dances à la cychrisation chez plusieurs espèces, indiquées même par les noms
spécifiques : Tefflus cychroides Bâtes, Craspedophorus stenocephalus Reiche,
mais c’est chez Psecadius que le faciès est le mieux développé. Les gouttes
jaunes translucides des élytres sont une ornementation monitrice, analogue
à celle des Craspedophorus , mais ayant une disposition très spéciale chez
Psecadius.
CARABIDAE, PANAGAEtNI
139
Psecadius eustalactus Gerstaecker
Kenya : Naivasha, st. 49, 1.900 m. ; Kikuyu escarpment, st. 4, 2.300 m. ;
Machacos, st. 5 1.600 m.
L’espèce, décrite des rives du lac Jipe, est répandue depuis Mombasa jus¬
qu’aux rives occidentales du lac Albert ; on en a décrit deux races de
l’Abyssinie. Dans la série récoltée par la mission de l'Omo, les angles médians
du pronotum sont plus ou moins arrondis et les taches jaunes des élytres,
parfois ovalaires, rappellent la race pusliilosus d’Abyssinie.
Gen. MICR0C0SMUS Chaudoir
Le genre Microcosmus diffère essentiellement des Craspedophorus par les
tarses antérieurs un peu élargis chez les mâles, mais sans bosse en dessous ;
l’article 4 n’est pas bilobé contrairement à Dischissus et les soies de la série
ombiliquée moins nombreuses que dans ce genre. Selon Leconte, les Pana-
gaeini sont caractérisés par l’absence de points ocellés sur le bord des élytres ;
dans les genres africains, la série ombiliquée existe et les Psecadius , notamment?
ont de grands points ocellés. Dans le catalogue de Csiki, Microcosmus
compte quinze espèces dont une asiatique, une de Nossibé, cinq d’Afrique
méridionale, six d’Afrique occidentale et deux d’Abyssinie ; aucune n’est
citée d’Afrique orientale. Les espèces décrites se différencient surtout par la
forme des taches des élytres ; plusieurs d’entre elles ne sont, peut-être, que
des formes locales.
Microcosmus marakwetiauus, n. sp.
Long. 6,5 à 7 mm. Ressemble à Chaudoiri Raff. d’Abyssinie, mais contrai¬
rement au caractère principal de la description, la tache antérieure des élytres
arrive jusqu’à l’intervalle 7 et la postérieure occupe cinq intervalles.
La tête est moins ponctuée que chez Chaudoiri , la suture du clypéus non
visible; le pronotum est plus étroit, sa largeur maxima après le milieu, les
côtés longuement rétrécis en ligne droite vers l’avant où les angles sont abaissés,
plus faiblement rétrécis en courbe vers l’arrière. Les taches des élytres sont
ovalaires, leurs bords peu découpés, l’antérieure commence à l’intervalle 5,
augmente de longueur sur les suivants et va jusqu’au neuvième, sans teinter
l’épipleure ; la tache postérieure, assez longue, occupe les intervalles 4 à 8.
L’espèce occidentale, à laquelle Chaudoiri a été comparée par Chaudoir, a la
tête beaucoup plus fortement sculptée, le pronotum très transversal, les bandes
externes de la tache antérieure des élytres fort allongées, la ponctuation des
stries plus grosse et la pilosité du dessus bien plus longue.
Kenya : Marakwet : Campi Cherangani, st. 31, 3.000 m. et Chip Cherangani,
st. 32, 3.500 m.
140
L. BURGEO^ 1
Microcosmus cheranganensis, n. sp.
Long. 8 à 9 mm. ; larg. 3,2 à 3,8 mm. Voisin de Chaudoiri, de taille supé¬
rieure, la disposition des taches des élytres un peu différente. La tête est de
forme semblable, moins ponctuée au milieu et sur le cou ; il y a une suture
arquée bien visible entre le front et le clypéus. Pronotum plus large, moins
rétréci à l’avant, les angles antérieurs moins abaissés, côtés de la base un peu
sinués, sculpture semblable. Élytres de même forme, un peu plus plans sur le
disque, striés et sculptés de même, les fascies jaunes plus découpées; à l’an¬
térieure, les bandes sur les intervalles 4 et 5 courtes, longuement dépassées à
l’avant par celle de 6 et des deux côtés parcelle de 7, la bande sur l’intervalle 8
un peu plus courte que celle de 7, pas de bande sur 9 ; la fascie postérieure com¬
prend des taches sur les intervalles 4 à 8, petites et rarement toutes présentes.
Kenya : Cinq exemplaires du Chip Cherangani, st. 32, 3.500 m.
Trois spécimens récoltés à la maison forestière du Kinangop, versant ouest
des monts Aberdare, st. 45, 2.600 m., semblent devoir se rapporter à la même
espèce. Ils ont une taille de 9 mm., la tête sculptée de même, le cou lisse, la
suture du clypéus bien visible ; le pronotum est plus rétréci vers l’apex, les
élytres un peu ovalaires, les fascies composées de bandes placées de même sur
les intervalles 4 à 8, mais ces bandes notablement plus longues, surtout à la
fascie postérieure.
Il s’agit, peut-être, d’une forme localisée. Cheranganensis et la forme du
Kinangop diffèrent de tenuipunctatus Laf. par la longueur bien moindre des
fascies des élytres qui ne dépassent pas l’intervalle 8 ; la pubescence du dessus
est plus courte ; la tête est un peu plus ponctuée, les yeux moins saillants, le
pronotum moins rétréci vers la base. Malgré l’espace immense qui sépare les
sommets de l’Afrique orientale de la Colonie du Cap, c’est de tenuipunctatus
que ces formes se rapprochent le plus.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 23.
15 février 1936.
TURRELLARIÉS ET RRYOZOAIRES
PAR
P. DE BeAUCHAMP
TRICLADES TERRIGOLES
Les animaux recueillis par la Mission dans deux stations différentes appar¬
tiennent au genre Artiocotylus Gralï, ainsi que presque toutes les espèces
connues en Afrique orientale et australe. Je renvoie à ce sujet à mon travail
sur les Triclades de l’Inde méridionale où l’on verra comment les travaux de
Heinzel et les miens ont conduit à leur réunion dans ce genre de Rhyncliodé-
midés, appartenant à la tribu des Rhynchodéminés, et peu différent, d’ail¬
leurs des espèces de l’Inde et de Madagascar laissées provisoirement dans le
genre type de celle-ci; le g. Amblyplana où la plupart des espèces africaines
avaient été décrites, notamment mon Art. cylindricus de la mission Alluaud
et Jeannel dont j’ai précisé les caractères à cette occasion, dans le même travail,
est tombé en synonymie. J’y renvoie aussi pour l’extension et la valeur systé¬
matique des particularités de l’appareil copulateur dans cette famillle, notam¬
ment le double canal génital femelle (nous allons en décrire un triple) et la
communication génito-intestinale.
Au point de vue géographique, ces deux espèces nouvelles n'apportent rien
de plus que la confirmation de l’homogénéité en Planaires terrestres de la
bandes qui s’étend de l’Abyssinie au Cap et sans doute du reste de l’Afrique
tropicale car VArt. notabilis Graff du Cameroun, seul bien connu dans sa
partie occidentale, appartient au même type. Il serait prématuré d’y tenter
des subdivisions en latitude ou altitude.
Artiocotylus macrothylax, n. sp.
Station 45, maison forestière du Kinangop, 7-IV-33. Sous écorce d’arbres.
Trois exemplaires.
Le plus grand individu, qui a fourni les coupes d’appareil copulateur, est
142
P. DE BEAUCHAMP
enroulé sur lui-même, long d’environ 32 mm. sur 4 de large, avec une sec¬
tion assez aplatie. Bouche à 15 mm. de l’extrémité céphalique, pore génital à
9 d’elle. Les deux bouts sont obtus surtout le supérieur. Le dos est gris noir
légèrement marbré, avec une mince raie blanche médiane et deux latérales
beaucoup plus estompées. La sole ventrale prend de 1 /3 à 1/4 de la largeur,
elle est limitée par deux traînées noires bordées elles-même de bandes claires
où vient s’estomper la teinte dorsale. Elles s’arrêtent brusquement un peu en-
dessous de la tête, où la sole, amincie, se termine dans un petit espace apical
clair, avec un pore au milieu, bordé dorsalement d’un croissant pigmenté où se
trouvent les deux petits yeux, puis en dehors d’une bande plus claire.
Cette apparence, qui se trouve presque identique dans notre seconde espèce,
est banale pour un Rhynchodémidé ; elle ne correspond exactement à aucune
de celles actuellement décrites chez les Artiocotylus (et les anciennes Ambly-
plana d’anatomie inconnue susceptibles d’être rangées dans ce genre) ; on verra
toutefois sur les planches de von Grafï que plusieurs d’entre elles ont deux
bandes dorsales noires sur un fond plus clair, notamment VArt. notabilis du
Cameroun qui offre aussi avec le nôtre quelques affinités dans l’appareil copu-
lateur.
Le second exemplaire mesure 24 mm. sur 3, la bouche est à 12 et le pore
génital à 7 d’elle, la raie dorsale médiane est moins nette (peut-être parce que
l’épiderme est mieux conservé). Enfin, le troisième, de 16 mm. sur 2,5 avec
la bouche à 10, pas de pore génital visible, a les trois raies dorsales bien nettes
et le ventre clair jusqu’au bord.
L’appareil copulateur comporte un organe mâle très allongé et recourbé sur
lui-même, la partie réfléchie ventralement ayant environ la moitié de la lon¬
gueur totale du reste, où le pénis libre ne compte guère que pour 1 /5. Cette
partie réfléchie est à peu près cylindrique, formée d’un canal éjaculateur dont
l’épithélium a de hautes papilles tronquées, entouré de couches alternatives
assez minces de fibres longitudinales et circulaires. La même structure se
retrouve sur la première moitié de la partie directe, qui décrit deux larges
circonvolutions dans le plan frontal (fig. 2); elle va en s’amincissant, ainsi
que son épithélium. L’ensemble des deux parties est entouré d’un manchon
glandulaire dense, un peu plus épais que la musculature, prenant l’éosine.
Vient ensuite un bulbe ovoïde où la musculature s’épaissit mais devient
presque exclusivement circulaire, avec épithélium encore papilleux bien que
plus plat; le tout s’amincit progressivement dans le cône pénien. Celui-ci a
à sa périphérie une couche musculaire circulaire et une ou deux longitudinales.
Il est entouré d’un atrium étroit (dans le sens antéro-postérieur) et régulier
autour duquel la musculature garde à peu près la même disposition, et l’épi¬
thélium est épais en dehors, mince sur le pénis même.
Dans cet atrium, qui est commun, s’ouvre caudalement la partie femelle,
par trois conduits dont la disposition rappelle en plus symétrique ce qui est
connu dans maintes formes d’Afrique et de l’Inde qui n’en ont que deux, avec
une autre particularité, le développement extraordinaire de la bourse copu-
TURBELLARIÉS
143
Fig. 1. — Artiocotylus macrothylax. Fig. 2.— Arliocotylus macothylax. Sché-
Schéma de l'appareil copulateur en ma de l'appareil copulateur en vue dor-
coupe sagittale. sale. L’accolade embrasse la partie
comprise dans la figure 1.
Lettres communes à toutes les figures : a : atrium commun ; — bc : bourse copulatricc ;
— ca : canaux accessoires de l’appareil Ç); —cd : canal déférent ; — ce .-canal éjaculateur; —
i : intestin ; •— od : oviductes pairs ; — og : canal Ç principal ; — ov : ovaire; — p : pénis ;
— vs: vésicule séminale ; — x : point de réunion des canaux déférents pairs ; çfQ, orifice
génital commun.
144
P. 1)E BEAUCHAMP
latrice. Celle-ci occupe la partie médiane de toute la queue de l’animal en des¬
sous du pore génital, c’est-à-dire qu’elle a 6 ou 7 mm. de longueur et 2 fois 1 /2
celle de l’organe çf. Elle a une forme assez régulière sauf quelques constric-
tions et une légère déviation du fond, avec une incurvation vers la face ven¬
trale en-dessous du pore. L’épithélium très haut, anfractueux et vacuolaire,
mais sans sécrétion figurée, laisse une lumière étroite renfermant des paquets
de spermatozoïdes et de sécrétion rose. Il a à première vue une certaine
analogie avec l’épithélium digestif, mais une étude attentive les montre assez
différents.
Il y a d’ailleurs contiguité en quelques rares points de la bourse avec les
branches intestinales voisines, mais nulle part continuité de lumière. Ces deux
branches inférieures en effet (fig. 2) sont assez étroites sur toute leur longueur et
présentent de petits cæcums en dehors seulement; tout à fait en bas, il y en a
aussi quelques-uns en dedans, qui contractent au moins une anastomose mince
au dessous du fond de la bourse. Celle-ci ne peut donc être regardée comme
une partie de l’appareil digestif, comme c’est le cas pour celle de mon Rhyn-
chodemus kukkal. Je ne préjuge d’ailleurs rien de son origine ontogénique
et phylogénique. Elle est entourée d’une musculature faible et irrégu¬
lière.
Ventralement à son extrémité supérieure, elle présente une sorte de gouttière
transversale dont l’épithélium plus rose s’encastre au milieu du reste. Aux
deux extrémités cet épithélium se prolonge en s’amincissant dans les conduits
pairs, à musculature très faible, qui vont déboucher à droite et à gauche dans
l’atrium. Un troisième part du milieu de la gouttière, reçoit par en bas le court
tronçon formé par la réunion des deux oviductes latéraux entourés de glandes
coquillières, et débouche aussi dans l’atrium un peu plus bas que les autres.
Il possède une couche régulière de muscles circulaires.
Artiocotylus cherangani, n. sp.
Station 31, Campi Cherangani, 10-III-33. Dans du bois pourri. Trois exem¬
plaires.
Le plus grand spécimen, qui a été coupé, a environ 40 mm. sur 3 mm., la
bouche à 18 mm. de l’extrémité supérieure, le pore génital à 5 d’elle. L’extré¬
mité caudale est plus effilée que l’autre. Le dos est gris de plomb, tout à fait
noir là où l’épithélium est tombé, il porte une mince raie blanche médiane
flanquée de deux bandes noires un peu plus larges, puis de deux blanches
aussi larges que l’ensemble des précédentes. Le type est donc essentielle¬
ment le même que chez A. macrothylax. Le tout s’estompe sur la tête, qui
est jaunâtre ainsi que l’autre extrémité, et où l’on distingue seulement
après éclaircissement les yeux assez écartés. Ventralement la sole ne prend
que 1 /5 de la largeur, bordée de deux traînées à peine plus foncées que le
reste.
Le second individu de 23 mm. sur 2,5 mm. et brisé devant la bouche qui est
TUllBIÎLLARIÉS 145
à 13,5 mm. appartient au même type (raie médiane un peu moins large, une
Fig. 3. — Artiocotylus cherangani. Schéma de l’appareil copulateur en coupe sagittale.
bande foncée sur le côté), ainsi que le dernier, d’environ 8x1. Ils ne parais¬
sent pas sexués.
MISSION SCIENTIFIQUE DE l.'oMO. — T. III.
10
146
P. DE BEAUC11 AMP
L’appareil copulateur a sensiblement le même plan que dans l'autre espèce.
L’organe çf a toutefois une structure plus homogène, comportant une couche
musculaire très épaisse en haut, à alternance régulière des fibres circulaires et
longitudinales, autour de l’épithélium éjaculateur à papilles aplaties. Peu ou
pas de glandes. La partie réfléchie n’est, qu’ébauchée, à moins qu’on n’y com¬
prenne un court segment commun formé par la réunion des deux canaux
déférents avant d’y déboucher. Le pénis est par contre long (plus que ne l’in¬
dique la figure, car il est fortement dévié en dehors du plan médian), et ren¬
ferme des fibres radiaires bien marquées, mais peu de longitudinales.
Du côté Ç, la bourse se trouvait crevée dorsalement et son épithélium étalé,
mais son étendue est bien moindre que dans l’autre espèce et n’a rien d’anor¬
mal pour le genre. Elle est entourée de petits éléments musculaires et glandu¬
laires. Je n’ai pu trouver de communication intestinale, bien qu’elle envoie
latéralement vers le haut deux petits culs-de-sac qui pourraient en être une
amorce. Il n’y a aussi qu’un seul canal de communication avec l’atrium, qui
reçoit le très court oviducte commun. Il débouche dans la bourse par un petit
orifice que n’envahit pas l’épithélium de celle-ci, mais s’entoure près de l’atrium
d’un sphincter bien individualisé.
Gomme je l’ai dit en commençant, les deux espèces ne prennent pas une posi¬
tion spéciale parmi celles décrites jusqu’à présent : un coup d’œil sur les
ligures de Jameson et de Mell, qui en ont décrit la plupart, montrera que la
silhouette de l’organe (jQd’une part (sous réserve de la disposition exacte des
couches musculaires), de l’appareil Ç de l’autre (pour A. cherangani ), se
retrouvent chez plusieurs, mais sans se combiner de la même façon. Plus
aberrante est l’hypertrophie de la bourse chez A. macrothylax, mais celle-ci
est déjà fort grande chez les A. notabilis et speciosus de von Graff, où son
allongement et les plis de l’épithélium s’opposent à la forme arrondie et à la
paroi mince de la plupart des autres. Quant à la parité du canal que j’ai appelé
le second ou l’accessoire, qui porte à trois le nombre des conduits Q chez cette
espèce, on peut se demander si elle représente un trait primitif, étant donné le
caractère généralement asymétrique de ce conduit, et si d’ailleurs un matériel
plus étendu la montrerait constante dans tous les exemplaires.
TRICLADES PALUDICOLES
Euplanaria gonocephala (Dugès)
Toutes les stations au voisinage du n° 20, camp IV de l’Elgon :
7. I. 33. Lavages de mousses au pied d’une cascade près du camp, ait.
4.100 m. — 1 exemplaire.
8.1. 33. Lavages de mousses dans une cascade auS.-W. du pic du Koitobbos
(4.000 m.). — 3 exemplaires.
TURBELLARIES
147
10 1.33. Lavages de mousses dans le Swan River, au fond de la caldera du
mont Elgon, ait. 3.600 m., temp. 12° C. — 4 exemplaires.
11. I. 33. Lavages de mousses dans un ruisseau au nord du camp (4.000 m.).
Tous ces individus non sexués et petits, 7 mm. de long au plus, paraissent
bien se rapporter, autant qu’on peut l’affirmer en l’absence de l’appareil
génital, à cette espèce européenne banale que M. Chappuis avait d’ailleurs
déterminée sur le vivant. J’ai eu plusieurs fois l’occasion, depuis son identifi¬
cation dans les matériaux d’Alluaud et Jeannel (1913), de rappeler qu’elle est
universellement répandue dans les régions chaudes de l’Ancien Monde et
paraît souvent en être le seul Paludicole (voir notamment : de B. 1931). J’en ai
encore reçu récemment de M. Leruth, de Liège, des exemplaires sexués
recueillis par M. Creppe dans les grottes de Tschetro-Saka et de Yanapae j
territoire de Sankuru, Congo belge (n os C. B. 26 et 28 des matériaux spéléo-
logiques de M. Leruth). Sa présence à F Elgon comme au Kénya dans la zone
alpine semble autoriser la conclusion qu’il n’existe pas en Afrique une faune
de véritables Planaires de montagne en dehors de ma Planaria Jeanneli , du
Kilimandjaro, espèce de caractères très spéciaux dont il aurait été fort intéres¬
sant de trouver d’autres stations et qui bien entendu ne saurait rester dans les
Planaria s. str. dont le type est PI. torva Millier quand il sera possible de
tenter une révision des espèces exotiques.
RHABDOCOELES
Les formes de ce groupe sont fort difficiles à identifier sûrement à l’état
conservé, et la répartition des genres, voire des espèces, étant fort étendue, il
n’y a guère lieu d’entrer dans des considérations chorologiques à leur égard.
Les espèces qui vont être énumérées se trouvent en Europe et en plaine, ou
n’y détoneraient pas.
Macrostomum viride E. Beneden var. elgonense, n. var.
Station 20, camp IV du mont Elgon, pour toutes les captures :
7. I. 33. Lavage de mousses et pêche au filet au pied d’une cascade près du
camp, ait. 4.100 m.
8. I. 33. Lavage de mousses et pêche au filet fin dans une cascade au S.-W.
du pic du Ivoitobbos (4.000 m.).
10. I. 33. Lavage de mousses et pêche au filet fin dans le Swan River, au
fond de la caldera (3.600 m., temp. 12°).
L’aspect de cette espèce ne diffère pas de celui du banal M. appendiculatum
(O. Fabr.) et des autres espèces qui vivent partout dans les mêmes condi¬
tions que lui : mousses humides, eaux douces et salées, et sont parmi les plus
ubiquistes des Rhabdocoeles. Seule la forme du tube cuticulaire de l’organe
copulateur permet de la distinguer, et il est fort possible qu’une étude de la
148
P. DE BEAUCHAMP
variabilité assez considérable de ce tube amène à réunir plusieurs espèces.
Les trois stations renfermaient des individus de grande taille, environ
2 mm., et des petits de 0,5 mm. ou 0,6 mm., plus nombreux et d’ailleurs sexués
et semblables à la taille près ainsi que leur tube : forme assez trapue, queue
un peu spatulée, pharynx représentant environ 1 /5 de la longueur, les deux
petits yeux au-dessus, rhabdites en faisceaux sur toute la surface dorsale,
orifice Ç vers le tiers inférieur, donnant dans un atrium entouré d’une forte
musculature.
Le tube pénien atteint une longueur de 0,55 mm. chez
les grands, donc plus du quart de la longueur totale, sa
partie moyenne est droite et régulièrement atténuée, l’ex¬
trémité mince se courbe à angle droit ou plutôt avec une
légère torsion hélicoïdale et présente du côté convexe une
petite crête de renforcement. Elle s’ouvre par un orifice
terminal, mais taillé en biseau. La base (comptée dans
la longueur) est renflée et fléchie sur le reste, donnant
l’apparence exacte d’une cornue dont le fond porterait
un petit goulot. Celui-ci se continue par un canal éjacu-
lateur mou, entouré d’une couche musculaire, qui un
peu plus loin se renfle en une vésicule peu cuticularisée
renfermant la sécrétion granuleuse habituelle, puis se
rétrécit de nouveau. La vésicule séminale proprement
dite, avec, les spermatozoïdes, est accolée à cet organe et
l’entoure en partie ; une enveloppe de fibres musculaires
spiralées qui l’entoure se prolonge autour du stylet tubu¬
laire.
Si l’on compare cette description à celles qu’a résumées
von Graff en 1913, on constate que ce tube est ici plus long
que dans aucune autre espèce, sauf les forme d’eau salée
M. gracile (Pereyasl.) et M.timavi Graff, d’ailleurs très voi¬
sines, où l’extrémité par contre est courte et renflée. De plus, sans toutes,
l’extrémité proximale est figurée tronquée et ouverte en entonnoir, sans la vési¬
cule qui forme la panse de la cornue et représente ici un prolongement de la cuti¬
cule sur le dernier renflement du canal éjaculateur (chez M . sensitiviwi , d après
von Graff, c’est la vésicule des grains, ici plus éloignée, qui confine au stylet).
Ces différences sont vraisemblablement peu importantes et il est préférable
jusqu’à plus ample informé d'admettre une simple variété nouvelle, qui serait
à peu près à viride ce qu’est celui-ci à appendiculatum.
Le type viride est connu d’Europe et de Sibérie et a été observé jusqu’à
1.168 m. dans les Riesengebirge.
Phaenocora Ghappuisi, n. sp.
Station 20, camp IV de l’Elgon, 7. I. 33. Petit lac de 30 m. de long sur 10 m.
de large et 0,5 m. de profondeur au S. W. du pic de Koitobbos. Alt. 4.000 m.,
Fig. 4. — Macrosto-
mum viride var.
elgoneme , tube
chitineux du pé¬
nis X 125.
TURBELLARIÉS
149
temp. 9°. Beaucoup de plantes submergées. — Nombreux exemplaires.
Station 49, Naivasha ( J ), 12. IV. 33, dans la zone des Myriophyllum au bord
du lac. Alt. 1.900 m., temp. 26°, pH 8,1-9, eau presque douce.— Trois exem¬
plaires.
Les espèces de ce genre banal, et qui paraît ubiquiste (quoiqu’il n’eut pas
encore été signalé en Afrique à ma connaissance), sont malheureusement diffi¬
ciles à identifier à l’état fixé ; les descriptions actuelles quoique suffisantes
manquent souvent de figures bien comparables et il m’aurait fallu un maté¬
riel de comparaison que je n’avais pas sous la main. La conservation n’était
d’ailleurs pas parfaite.
L’animal atteint 3,5 mm. X 1,5 mm. avec une forme qui est caractéristique
de la plupart des espèces du genre : assez large au moins à l’état rétracté, mais
aplatie, concave ventralement, tête acuminée et queue tronquée avec pointe
médiane plus ou moins distincte. La teinte verte signalée par M. Chappuis sur
le vivant tient évidemment à des Zoochlorelles, qui ont été signalées dans les
Ph. galiziana (O. Schmidt), baltica (M. Braun) et typhlops (Vejdovsky) où elles
ne sont d’ailleurs pas constantes. Elles sont ici localisées dans le parenchyme
sous l’épiderme. Les yeux manquent complètement et je n’ai pas observé de
rhabdites. Le pharynx est volumineux, il occupe au moins 1 /6 de la longueur.
A la surface de l’intestin, très large, on distingue de part et d’autre les vitel-
logènes dont la disposition est peut-être spécifique. Chez les autres espèces, en
effet, ils sont indiqués comme « en réseau » et éventuellement fusionnés, sans
figures précises malheureusement. Ici, chacun a une disposition bipennée, le
tronc latéral embrassant l’intestin par ses branches dorsales et ventrales paral¬
lèles et faiblement ramifiées. Quelques-unes seulement vont jusqu'à la ligne
médiane et s’y anastomosent éventuellement avec une de l’autre côté. Chez
Ph. davigera Hofsten, que j’ai pu lui comparer, les branches sont plus grosses,
moins régulières et plus anastomosées au moins dans le bas. Le réseau est
serré dans Ph. unipunctata (Oerst.). Les testicules occupent toute la région
latérale sous forme de petits follicules épars.
L’appareil copulateur a la topographie générale du genre avec de petites
différences sans doute spécifiques, autant que j’ai pu les établir dans les con¬
ditions où se présentait le matériel. En particulier, le pénis est très réduit
surtout dans sa musculature ; c’est un cône à paroi mince, faiblement saillant
dans l’orifice et rempli par un canal éjaculateur à épithélium peu régulier, qui
paraît fort peu dévaginable et ne présente pas d’épines (dans les espèces où
celles-ci existe leur disposition est caractéristique, mais s’apprécie difficile¬
ment à l’état invaginé). Il se dilate immédiatement en arrière en une vésicule
séminale très spacieuse, à paroi mince également, qui doit correspondre dans
sa plus grande partie à la vésicule des grains des auteurs bien qu’elle ne ren-
(1) J'ai étudié pour deux expéditions anglaises (de B. 1932 a et b) les Rotifères de ce
lac et des lacs voisins comme le Crater Lake, l’Elmenteita et le Rodolphe, également
visités par MM. Chappüis et Jèannel, et suis heureux d’apporter quelques données sur un
autre groupe.
I>. DK BEAUCHAMP
150
ferme guère que des spermatozoïdes épars. On distingue en effet un récessus
plus dorsal et à paroi un peu plus épaisse où vient s’ouvrir le canal déférent.
Le cône pénien est entouré d’une collerette également conique assez étroi¬
tement appliquée et saillante avec lui à l’orifice ; le mince espace qui les sépare
et dont le revêtement paraît glandulaire latéralement représente l’atrium
commun, car le canal femelle (ductus communis des auteurs) vient y aboutir
tandis que dans Ph. gracilis (Vejd.), d’après von Hofsten, il aboutit en dehors
Fig. a. — Phœnocora Chappuisi. Schéma de l'appareil copulateuren coupe sagittale.
de la collerette. Celle-ci est très réduite et le pénis un peu plus grand chez
Ph. unipunctata, différent d’ailleurs parla présence d’yeux. Le canal 9 a des
parois épaisses et musculeuses, il remonte dorsalement à la vésicule séminale
et forme un coude au niveau duquel s’en détache un court oviducte propre¬
ment dit, à paroi très mince, qui rejoint l’ovaire placé sur le côté droit de
celle-ci. Un vitelloducte aboutit à ce niveau, mais il n’y a pas de réceptacle
séminal distinct. Passé le coude, le canal principal redescend en s’amincissant
et débouche dans une bourse copulatrice spacieuse (dans l’exemplaire qui a
fourni le schéma fig. 4, elle est dilatée et remplie de sperme) ; à l’état de
vacuité sa paroi est verruqueuse. Elle est complètement enchâssée dans l’épi¬
thélium de l’intestin et s’ouvre dans sa lumière par un orifice bien indivi-
TURRRLLARIÉS
151
dualisé d’où s’échappe le sperme. Cette communication génito-intestinale si
fréquente dans les Platodes a été découverte par Bendl chez Phaenocora
unipunctata (Oerst.) et soupçonnée par Meixner chez sa Ph. variodentata.
Dalyellia, sp.
Station 20, camp IV de l’Elgon, 10.1. 33. Lavage de mousses et pêche au
filet fin dans le Swan River, au fond de la caldera. Alt. 3.600 m., temp. 12°. —
Un exemplaire.
Station 49, lac Naivasha, 12. IV. 33, avec l’espèce précédente. Un exemplaire.
Les deux petits individus (0,5 mm. ou 0,6 mm.) peuvent ou non appartenir à
la même espèce ; ils ont l’apparence générale du genre sans traits particuliers.
Bien que sexués, l’armature de l’organe copulateur qui fournit les caractères
spécifiques n’était pas nettement visible in toto et paraissait peu différenciée.
Olisthanella, sp. ?
Station 42, Mau Escarpment, 6. IV. 33. Source (limnocrène) en dessous de
l’embranchement de la route de Londiani. Alt. 2.500 m. — Quatre exem¬
plaires.
Je ne me risque pas à une détermination générique sûre de ce Typhloplanidé.
Le g. Olisthanella est suggéré par la position très caudale du pharynx qui
existe dans certaines de ses espèces. Mais à la suite des travaux de Sekera,
Reisinger, Findenegg, divers genres créés à ses dépens ont été répartis dans des
tribus distinctes de la famille. Le caractère sur lequel se fonde principale¬
ment cette division en tribus, la position exacte des orifices excréteurs, est
extrêmement difficile à préciser sur matériel fixé et je n’ai pu m’en assurer.
L’espèce pourrait être intéressante, une bonne partie des formes de cette
apparence étant localisée dans les mousses ou le terreau forestier, les sources
ou les eaux souterraines, éventuellement en montagne.
L’animal long au maximum de 1 mm. est incolore et transparent, régulière¬
ment lancéolé aux deux bouts. Le supérieur, à cils plus différenciés, reçoit les
glandes à rhabdites qui s’étendent dorsalement au cerveau, ceux-ci sont bacilli-
formes et il n’en existe pas dans le reste du tégument. Pas trace d’yeux. Le.
grand pharynx en rosette occupe environ l’avant-dernier sixième du corps,
les organes copulateurs sont juste en-dessous. On distingue un germigène à
droite, l’organe çf est peu différencié. Les vitellogènes s’étendent en cordons
chargés d’inclusions brunâtres latéralement à l’intestin, pas tout à fait jus¬
qu’en haut. Les testicules forment deux masses ovoïdes dorsales (ce qui permet
d’éliminer la tribu des Protoplanellines) au niveau où ils s’arrêtent.
Mesostoma lingua (Abildgaard)
Station 49, lac Naivasha, 12. IV. 33. avec les précédents. — Trois exem¬
plaires.
152
P. DE BEAUCilAMP
C’est à la plus banale des espèces européennes que je dois, en l’état de mon
matériel, rapporter ces exemplaires, qui ne dépassent pas 2 mm. La forme
trapue, à peu près circulaire en coupe transversale à l’état rétracté, la colora¬
tion brunâtre diffuse mais due en partie aux rhabdites (caractère du M. chro-
mobactrum M. Braun, qui n’en serait qu’une variété d’après von Hofsten) sont
déjà des présomptions. La topographie génitale d’un individu mis en coupe ne
les dément pas : l’orifice génital est distinct de la bouche, bien que voisin ; la
bourse copulatrice était petite et vide, par contre le réceptacle séminal extrê¬
mement gonflé de sperme touchait la vésicule séminale qui l’était également.
Les utérus n’étaient pas développés.
Geocentrophora baltica (Kennel)
Station 20, camp IV de l’Elgon, 10.1. 33. Swan River, au fond de la caldera
comme précédemment. — Un exemplaire long de 2 mm.
Prorhynchidé banal en Europe dans le terreau et les mousses, les sources et
flaques d’eau comme je l’ai rappelé en 1932.
BRYOZOAIRES PHYLAGTOLÈMES
Lophopodella Carteri (Hyatt)
Station 6, Athi River, station du chemin de fer près Nairobi, entre plantes
aquatiques. 20. XI. 32. Alt. environ 1.500 m.
Petites colonies peu ramifiées, d’une dizaine de polvpides au plus, à grands
lophophores bien étalés, peu caractéristiques par elles-mêmes. Elles renfer¬
ment heureusement une demi-douzaine de statoblastes que la localisation aux
deux extrémités des épines, elles-mêmes pourvues de crochets secondaires,
permet de rapporter au genre tropical Lophopodella qui a été révisé en ce
qui concerne l’Afrique par Kraepelin 1914. Les auteurs indiquent dans chacun
des deux groupes 14 à 20 épines pour les spécimens africains de L. Carteri
(Ugogo) ; mais Annandale en figure 8 à 12 sur un spécimen des Indes et y
rapporte comme variété la Pectinatella Davenporti Oka du Japon où elles sont
plus nombreuses; Takahasi 1934 en trouve également une douzaine à For-
mose. C’est plutôt des indiens que se rapprocheraient les nôtres où j’en ai
compté 8 ou 9. L. Thomasi Rousselet trouvée une fois en Rhodésie n’en a
que 3 à 6 portées sur un rétrécissement du bout, et il n’est pas impossible
qu’elle soit une forme extrême de sa variation.
Ces statoblastes sont aplatis, mais non dans un plan. Comme ceux de Pec¬
tinatella gelatinosa Oka, ils présentent une double courbure en selle, la trans¬
versale de plus faible rayon que la longitudinale. La suite des exemplaires
montre bien le développement des processus terminaux qui chez les plus jeunes,
encore faiblement cuticularisés, n’apparaissent que comme plis longitudinaux
BRYOZOAIRES
153
d’une membrane marginale débordant le contour de l’organite. Ces stries
s’épaississent, ainsi que leurs ramifications qui forment les crochets, en restant
incluses dans la membrane qui se déchire finalement et les laisse libres. La
variété himalayana d’Annandale à processus évanescents est peut-être fondée
sur des exemplaires jeunes ou arrêtés à ce stade.
Dans la préparation a été trouvée une valve d’un statoblaste beaucoup plus
petit, fortement elliptique, sans épines qui provient certainement d’une autre
espèce, Plumatelle sans doute.
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MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome 111. — Fascicule 24.
PSOCOPTÈRES
PAR
A. Badonnel
Une seule chasse a fourni des Psoques : les tamisages effectués au Camp II
de l’Elgon, le 30 XII 1932, sur le bord du torrent (ait. 2.470 m.).
Deux espèces seulement sont représentées : la première par 4 nymphes de
Psocidae (?) indéterminables actuellement; la seconde par 4 Ç et 11 nymphes
à divers stades :
Ectopsocus Briggsi Mac Lachlan
L’examen détaillé des genitalia (plaque subgénitale et gonapophyses) et des
plaques anales n’a révélé aucune différence avec les mêmes pièces des formes
européennes.
La présence d’i?. Briggsi dans le résultat d’un tamisage est tout à fait nor¬
male, les espèces à'Ectopsocus étant fréquemment géophiles, et même parfois
commensales d’insectes ou d’Araignées vivant dans des nids souterrains (cf.
stations d’i?. myrmecophilus Enderlein, E. mozambicus Badonnel) (*).
La description qu’adonnée récemment Chapman ( l 2 ) d 'Ectopsocus calijornicus
Banks, 1903, s’applique exactement à E. Briggsi , et les figures des genitalia çf
et Ç, encore qu’incomplètes par suite de l’échelle trop petite, ne laissent
subsister aucun doute : E. californiens Banks doit, à mon avis, être mis en
synonymie avec E. Briggsi. Cette espèce se révèle ainsi comme une forme
ubiquiste. On la connaît d’Europe (Angleterre, Allemagne, Belgique, France,
Italie, Suisse), d’Australie, d’Afrique (Mozambique, Omo), et d’Amérique
(États-Unis).
(1) Badonnel A. (1931). — Contribution à l’étude de la faune du Mozambique. Copéo-
gnathes [Ann. Sc. nat., Zool., 10 e Sér. XIY, p. 246).
(2) Chapman P. J. (1930). — Gorrodentia of the United States of America ( Journ . N. 1'.
ent. Soc., 38, p. 277 ; fïg. 13, pl. XVI ; — fig. 10, pl. XIX; — fîg 8, pl. XXI).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 25.
15 février 1936.
REPTILIA ET AMPHIBIA
PAR
Jean Roux
(Musée d’Histoire naturelle de Bâle)
La collection herpétologique formée par MM. P.-A. Chappuis et R. Jeannel
au cours du voyage d’exploration de la « Mission de l’Omo » comprend 34
espèces de Reptiles et 17 espèces d’Amphibiens.
La faune herpétologique de cette région de l’Afrique orientale étant déjà
connue par de nombreux travaux (voir liste bibliographique), il fallait s’at¬
tendre à ce que cette collection ne renfermât pas beaucoup d’inédit. Nous décri¬
vons plus loin 1 espèce et 1 sous-espèce de Bufo qui nous paraissent nouvelles.
Cependant, il nous a semblé utile de consacrer à l’étude des matériaux rap¬
portés les pages qui suivent, soit pour préciser quelques descriptions d’espèces
dont nous avions entre les mains un abondant matériel parfaitement bien con¬
servé et étiqueté, soit pour noter aussi, comme l’ont déjà fait quelques auteurs,
en quels points quelques-uns des individus étudiés diffèrent de la description
originale de l’espèce à laquelle on doit les attribuer. La collection rapportée
par la Mission de l’Omo reflète bien les données que l’on a sur la composition
de la faune herpétologique des régions visitées. Celle-ci est formée, pour la plus
grande partie, d’éléments appartenant aux régions tropicales du continent
africain, éléments auxquels viennent s’associer, d’une part plusieurs formes
particulières aux massifs montagneux (diverses sous-espèces d’Agames et de
Caméléons) et d’autre part un faible contingent d’espèces venues du Nord
ou du Nord-Ouest (Soudan, Abyssinie). Parmi ces dernières nous citerons :
Hemidactylus isolepis Blger, Agama Riippelli occidentalis Park., Eryx colu-
brina (L ,),Echis carinatus (Schm.) que la Mission a rapportés des régions avoi¬
sinant le lac Rodolphe (W. Suk, S. Turkana). Ces contrées arides hébergent
aussi des formes dont la dispersion est générale sur le continent africain.
Nous donnons ici la liste des espèces rapportées, en indiquant dans quelle
région ou dans quel massif montagneux elles ont été recueillies.
158
J. ROUX
REPTILIA
I Lacertilia
Geckonidae
Hemidaclylus Brooki Gray.
Hemidactylus isolepis Blgr.
Lygodaetylus pictur. picturatus Ptrs..
J*
3
X
I
I
Agamidae
Agama agama lionotus Blgr. I
Agama agama elgonis Lônnbg. . . .
Agama agama caudospina Meek. . .
Agama atricollis Smith.
Agama Rüppelli occidentalis Park. . j I
I
Lacertidae
Lacerta Jacksoni Blgr.
Algiroides Alleni Barb.
Eremias Spekei sexlineata Stjngr. . .
Scincidae
Mabuia quinquetaeniata (Licht.) . .
Mabuia varia Ptrs.
Mabuia irregularis Lônnbg.
Mabuia striata (Smith).
Lygosoma Sundevalli Sundevalli
(Smith).
Chamaeleontidae
Chamaeleon Jacksoni Blgr.
Chamaeleon senegalensis laevigatus
(Gray).
Chamaeleon bitaeniatus bitaeniatus
(Fisch).
Chamaeleon bitaeniatus Ellioti Gthr.
Chamaeleon bitaeniatus Hôhneli
Stdner.
Chamaleeon bitaeniatus Schubotzi
Strfd .
I
I
II. Ophidia
Boidae
Eryx colubrina (L.) . .
M l * Marakwet
(Cherangani).
REPTJL1A ET AMPHIBIA
159
W. Suk
Turkana.
Uasin-Gishu,
Naivasha, etc.
M< Elgon.
"qJ -4
£ B
£4 ce
ce tL
« g
« Ê
« -c
S S
M*> Aberdare
(Kinangop).
CoLUBRID AE
Boaedon lineatus D. B.
Lycophidium capense Smith.
Thrasops Jacksoni Gthr.
Dasypeltis scaber L.
Crotaphopeltis hotamboeia hotamboeia
(Laur).
Psammophis subtaeniatus Ptrs.. . .
Aparallactus Jacksoni Gthr.
Naja nigricollis Reinh.
VlPERID AE
Echis carinatus (Schm.).
Bitis arietans (Merr.).
Bitis Worthingtoni Parker.
AMPHIBIA
PlPIDAE
Xenopus laevis (Daud.).
Xenopus Muelleri Ptrs.
Bufonidae
Bufo regularis regularis Reuss . . .
Bufo regularis marakwetensis , n.
subsp.
Bufo polycerus Wern.
Bufo Mocquardi Angel.
Bufo Chappuisi , n. sp.
Ranidae
Bana mascareniensis D. B.
Rana oxyrhynchus Smith.
Rana Delalandi D. B.
Rana Nutti Blgr.
Rana aberdariensis Angel.
Rana fuscigula D. B.
Hyperolius marmoratus Rapp. . . .
Hyperolius symetricus Mocq.
Arthrolepis minutus Blgr.
Phrynobatrachus acridoides Gope.. .
!
I
1
1
1
1
l
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
!
1
1
1
160
J. ROUX
REPTILIA
Fam. GECKONIDAE
Hemidactylus Brooki Gray
Localités : Lokitang, 28-1-33, st. 24, 750 m., 1 çf, 1 juv. ; Kalodeke, st. 22,
20-1-33, ca. 800 m., 1 cf ; West Suk, st. 21, 20-1-33, 1 juv. Toutes ces localités
sont situées dans le désert du Turkana, à l’ouest du lac Rodolphe.
Chez le grand çf de Lokitang (museau-anus 62 mm., queue 58 mm.) on compte
18 rangées longitudinales de tubercules dorsaux. Les supralabiales sont au
nombre de 10, les infralabiales de 8. Sous le doigt et sous l’orteil médian
5 paires de lamelles divisées et 3 paires sous le doigt et l’orteil interne. Cet
individu possède 16 pores fémoraux de chaque côté.
Le nombre des supralabiales varie de 9 à 10, celui des infralabiales de 7 à 8
chez les autres spécimens.
Cette espèce est largement répandue en Afrique tropicale.
Hemidactylus isolepis Boulenger
Localité : Todoniang, 24-11-33, bords du lac Rodolphe, à la frontière
d’Abyssinie, 1 ç?.
Ce çf mesure 31 mm. du museau à l’anus, la queue manque. Longueur de la
tête jusqu’à l’oreille 7,5 mm., Iargeur6 mm. La tête entière est un peu moins de
deux fois aussi longue que large et le museau légèrement plus long que la dis¬
tance œil-oreille.
Comme le remarque Andersson (1910, p. 202) ce ne sont pas des granules,
mais des écailles juxtaposées qui recouvrent la partie antérieure de la tête ;
on compte 8 écailles de la narine à l’œil. Le dessus de la tête et de la nuque est
couvert de granules juxtaposés beaucoup plus petits que les écailles du museau
et que celles recouvrant le corps. Ces dernières sont lisses, imbriquées, toutes
semblables ; on compte 65 écailles autour du milieu du corps. Les suprala¬
biales sont au nombre de 7, les sous-labiales de 6. Les doigts et orteils sont
modérément élargis ; 4-5 lamelles sous le doigt et l’orteil interne, 8-9 sous le
doigt et l’orteil médian, les 3 ou 4 plus grandes, divisées et cordiformes. Cet
individu porte seulement 4 pores préanaux.
La couleur générale du corps, au lieu d’être d’un brun plus ou moins foncé,
est d’un gris clair, avec des taches foncées sur le dos et les membres, celles du
dos, plus ou moins élargies transversalement. La tête est ponctuée de gris
foncé. Un trait foncé occupe la région frênaie et se continue, en arrière de
l’œil en s’interrompant plus ou moins, jusque sur les côtés du cou. La rostrale
et les labiales sont tachées de noir.
Espèce connue de l’Abyssinie et du nord de la Colonie du Kénya.
REl’TILIA
161
Lygodactylus picturatus picturatus Ptrs.
Localités : Lokitang. Turkana, st. 24, 26-11-33, 1 $ ; Bourillé, bords de
rOmo, st. 28, 11-33, 4 cf.
A l’aide d’un nombreux matériel, Tornier (1897, p. 15) a établi plusieurs
variétés de coloration de cette espèce de l’Afrique orientale ; nos individus
appartiennent à sa variété quinquestriatus. Les ç? de l’Omo ont les 2 /3 posté¬
rieurs du dos de couleur grise, le 1 /3 antérieur ainsi que la tête ont une teinte
jaune sur laquelle se détachent des lignes brunâtres, comme suit : une ligne
frênaie, partant de la narine et se continuant, en arrière de l’œil, jusque sur les
côtés du cou. Cette ligne frênaie peut être réunie à sa congénère par une com¬
missure arquée sur le museau ; elle peut en rester aussi séparée, auquel cas on
trouve une tache arrondie, foncée, sur le milieu du museau. Il existe en outre
deux lignes foncées, parallèles, sur le dessus de la tête, réunies par une commis¬
sure transversale, au devant des yeux ; entre ces deux lignes, sur l’occiput, une
tache noire allongée forme la cinquième strie longitudinale. Les pattes sont
grisâtres, le ventre gris blanchâtre. Le menton est presque entièrement noir,
avec quelques petites taches blanches ; souvent la couleur noire forme un des¬
sin en fer de lance épais, quelques écailles blanches se trouvant de chaque
côté de la tige médiane, dans la partie postérieure du menton. Les écailles
infralabiales forment un liseré clair à ce dessin. Chez la $ de Lokitang, les
stries de la partie antérieure du corps sont peu visibles, car elles se détachent
sur un fond gris et non jaune ; la partie postérieure du corps est grise, ornée
de macules irrégulières un peu plus foncées, mais assez indistinctes. Sur le
menton, on remarque en dedans des sous-labiales un chevron noirâtre externe,
suivant plus ou moins le contour du menton, et en dedans de ce chevron une
tache foncée en forme d’Y renversé. On aperçoit, en outre, quelques taches
foncées sur le cou.
Werner (1907, p. 1834) a déjà relevé la différence de coloration qui existe
entre cette sous-espèce et L. picturatus gutturalis Boc. habitant l’Afrique occi¬
dentale et qui se retrouve au Soudan et dans l’Uganda. Nous avons pu, à notre
tour, vérifier cette constatation en comparant nos exemplaires avec deux spé¬
cimens Ç provenant de Lui, Soudan (Coll. Bâle, n os 8309, 8310, de P. A. Chap
puis) et qui présentent sous le menton deux chevrons parallèles grisâtres, à
pointe tournée en avant.
11 semble qu’on ne puisse pas établir de distinction bien marquée entre les
deux sous-espèces quant à leur pholidose, et Tornier a même réuni la forme
gutturalis à la forme picturatus. Il nous paraît toutefois que la différence con¬
stante de coloration, signalée par Werner, motive en faveur de la conservation
de deux sous-espèces distinctes.
Chez tous nos spécimens la rostrale ne touche pas la narine ; les supra-nasales
sont séparées, en arrière de la rostrale, par 1 ou 2 écailles. Sauf chez un cf de
l’Omo, ils présentent tous 3 postmentales, le cf en question n’en a que 2. Chez
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’oIIO. — T. III. 11
les exemplaires de Lui (Soudan), la narine est aussi séparée de la rostrale et
l’on compte 3 post-mentales chez l’un d’eux, tandis que l’autre n’en possède
que 2. Ce dernier caractère varie donc chez les deux sous-espèces. Les çf pos¬
sèdent 7 à 8 pores anaux ; l'un d’eux mesure 31 mm. (museau-anus) et 25 mm.
pour la queue. Nos spécimens de l’Omo ont la queue entière, bien que souvent
à demi-brisée. Sur 3 d’entre eux, on aperçoit distinctement que la partie ter¬
minale est élargie et munie inférieurement de lamelles paires ; on sait que ce
disque caudal est utilisé par l’animal comme organe de fixation supplémentaire.
Le dessous de la queue est garni d’une rangée d’écailles élargies transversale¬
ment; cette série commence à une petite distance de la fente cloacale et se
termine en avant du disque caudal.
La sous-espèce picluratus n’avait pas encore été signalée aussi loin au nord
dans le territoire de la colonie du Kenya ; tandis qu’on la connaissait du sud
de cette colonie. Elle se rencontre aussi dans l’Ouganda, le territoire du Tan-
ganyika et dans l’est de la colonie du Congo (région du Kivu).
Avec Schmidt (1919, p. 463) nous pensons que la sous-espèce gutturalis
Ëoc., bien qu’ayant été décrite primitivement de l’Ouest africain, est une forme
soudanaise qui s’est répandue vers les régions occidentales du continent et
également vers le sud, dans l’Ouganda et l’est du Congo belge.
Récemment Parker (1932 B, p. 223) a identifié comme appartenant à la
race gutturalis Boc. des individus provenant des bords du lac Baringo et des
plaines du Turkana.
D’autre part Loveridge (1933, p. 289-291) a décrit de l’île deMombasa et
d’une île du lac Victoria (Ukerewe) des individus intermédiaires entre p. pic-
turatus et p. gutturalis.
Fam. AGAMIDAE
Agama agama lionotus Boulenger
Localités : Kacheliba, Turkana, st. 21, 1-33, 4 çf.
Le plus grand des çf de Kacheliba a les dimensions suivantes : museau-anus
122 mm., queue incomplète 120 mm. + ?.
Par la plupart des caractères, ces exemplaires çf répondent bien à la diagnose
que Boulenger (1896, p. 214, pl. 8) a donné de son A. lionotus. La tête est
assez fortement déprimée ainsi que le corps ; elle est plus longue que large (').
Une faible crête nuchale existe tandis qu’il n’y a aucune crête dorsale. La queue
élargie et déprimée à la base, est ensuite légèrement comprimée, mais sans
crête distincte. Les rangées d’écailles du milieu du dos sont arrondies, dépour¬
vues de carène et de mucro ; on compte 8-10 de ces rangées médianes qui for-
(1) Gomme l a fait remarquer Loveridge (1929, p. 49), c'est certainement par erreur que
Boulenger a décrit la tète comme étant aussi large que longue. Sur la planche 8 on voit
distinctement qu’elle est plus longue que large.
REPTILIA
163
ment, en général, une zone un peu plus claire, de même teinte que la tête. Le
reste du dos est moucheté de gris clair et foncé ; la queue est ornée d’anneaux
clairs (largeur d’une écaille) séparés par des anneaux gris bleuâtre (largeur
de 2 écailles). Dans l’alcool, la gorge est d’un jaune orangé et le ventre bleu
foncé.
On compte 9 à 10 pores anaux chez ces spécimens. Ajoutons que le nombre
des écailles autour du corps est de 75 à 80, supérieur au nombre indiqué par
Boulenger (65) dans sa description originale; mais ce nombre peut varier,
comme du reste l’a montré Loveridge (1920, p. 141).
Agama agama elgonis Loennberg
Localité : mont Elgon, camp II, st. 15, 2.200-2.400 m., 2 cf, 1 $, 1 juv.
L’espèce décrite sous le nom d 'Agama elgonis par Loennberg (1922,
p. 2) représente sans aucun doute une forme dérivée de A. a. lionotus Blgr.
comme l’auteur suédois l’a du reste lui-même indiqué. La différence la plus
marquante est celle du nombre plus grand des écailles du corps et des pores
anaux. Les deux ç$ de cette collection ont les dimensions suivantes :
museau-anus 122 mm., queue (incomplète) 150 mm. -f ?.
museau-anus 110 mm., queue complète 162 mm.
Le nombre des écailles autour du corps est 90 ou 92 ; un nombre à peu près
égal se trouve entre la gorge et les pores anaux. Les 10 ou 12 rangées d’écailles
médio-dorsales sont arrondies, dépourvues de mucro, et leur surface est lisse
ou munie, dans les rangées les plus latérales de cette zone, d’une faible carène.
Les autres écailles dorsales sont carénées et mucronées, mais moins fortement
que chez A. a. lionotus, surtout dans la moitié postérieure du corps. Par contre,
celles des membres sont fortement carénées et mucronées. Le devant du museau
porte en son milieu l’écaille allongée qu’on trouve aussi chez lionotus; en
arrière de celle-ci, une ou deux écailles plus grandes. L’occipitale est plus
ou moins élargie.
La crête nuchale, basse, est formée de 15 à 18 denticules triangulaires. La
queue est aplatie à la base, puis cylindrique ou très légèrement comprimée
ensuite ; il n’y a pas de crête supra-caudale. Dans l’alcool, ces individus ont une
tête gris foncé, le dos gris-noirâtre avec une strie médio-dorsale plus claire.
Sur les côtés, des petites taches gris clair n’occupant en général qu’une écaille.
Queue d’un gris-bleuâtre avec anneaux clairs (largeur 1 écaille) séparés par
deux séries d’écailles plus foncées. Gorge orange avec une tache semi-lunaire
noire au devant des plis gulaires. Ventre et dessous des membres bleu foncé.
Le dessous de la queue gris verdâtre avec anneaux plus clairs.
On compte 13 ou 14 pores anaux.
La $ a les dimensions suivantes : longueur museau-anus 100 mm., queue
entière 130 mm. Elle possède 92 écailles autour du corps et autant du cou au-
devant de la fente anale. Les 5 ou 6 rangées médianes d’écailles dorsales, un
peu plus petites que les autres, sont lisses ou faiblement carénées ; les laté-
164
J ROUX
raies, par contre, sont carénées et munies d’un mucro plus ou moins développé.
Une crête nuchale est faiblement accusée.
Couleur générale d’un brun foncé avec une strie médiane un peu plus
claire. De chaque côté de cette ligne, quelques taches transversales d’un brun
noir, visibles surtout dans la moitié postérieure du corps et sur la queue. Queue
avec écailles mucronées brunes. Face ventrale gris jaunâtre, quelques vermicu-
lations grises sous la gorge. Le jeune est de couleur grise ; la tête, le cou et le dos
sont ornés de petites taches blanches entourées de quelques écailles plus
foncées. Queue grise, mouchetée de noir. Face inférieure gris blanchâtre. Chez
le jeune, la tête est presque aussi large que longue.
Les œufs récoltés (22-XII-32) ont une longueur de 11 mm. et un diamètre
de 9,5 mm.
La forme décrite par Loveridge (1932 A., p. 376) sous le-nom d’A. a. tur-
uensis est très voisine de l 'A. a. elgonis par sa coloration. Elle en diffère selon
cet auteur par un nombre d’écailles un peu plus petit autour du corps. (Voir
Loveridge 1933, p. 299).
Agama agama caudospina Meek
Localité : Sergoit, massif du Marakwet, st. 33, 1.800 m.. 19-111-1933, 2 Q.
Comme le fait remarquer Loveridge (1929, p. 55) cette forme est l’une des
mieux caractérisées de toutes celles du groupe A. agama. La tête et le corps
sont fortement déprimés ; la queue, trapue, et dont la largeur basale ne
diminue que progressivement, est recouverte de grosses écailles se distin¬
guant au premier coup d’œil de celles du corps.
Voici les dimensions de ces deux spécimens :
Tête et corps, long. 115 mm., queue (incomplète) 122 mm.
Tête et corps, long. 89 mm., queue (incomplète) 75 mm.
Sur le museau pas d’écaille allongée, mais une plaque polygonale suivie en
arrière de quelques autres un peu plus grandes que leurs voisines ; narine
dirigée latéralement, située en dessous du canthus rostralis. Occipitale peu
élargie. On compte 90 écailles autour du corps et 85 de la gorge à l’anus.
Ainsi que l’a déjà relevé Meek (1910, p. 407) les écailles du dos sont très
faiblement carénées et elles sont plus larges que les latérales, mais plus petites
que les caudales. Les groupes d’écailles épineuses, en arrière des ouïes sont
faiblement développés et il n’y a pas de crête nuchale distincte. Couleur bru¬
nâtre ; une ligne claire part de la narine et se continue jusqu’à la partie infé¬
rieure du tympan. Des stries blanchâtres, larges de deux séries d’écailles, se
voient sur la partie postérieure du corps et sur la queue, dont les écailles sont
carénées et fortement mucronées.
Face ventrale d’un blanc jaunâtre, quelques vermiculations grises sous la
gorge. Le membre postérieur, étendu en avant, atteint à peine le tympan.
Ainsi que le remarque Loveridge ( loc. cit.) l’exemplaire de Soy décrit par
Loennberg (1922, p. 3) comme A. lionotus doit être rapporté à la sous-espèce
REP I ILIA
165
de Meek ; il en est de même pour ceux du Kénya qu’ANGEL (1925, p. 12) a
dénommés A. planiceps. Grâce à l’amabilité de M. Angel nous avons pu com¬
parer les spécimens rapportés du Kénya par Alluaud et Jeannel et constater
leur parfaite similitude avec caudospina Meek.
Au sujet de la dénomination de cette espèce, nous pouvons ajouter que c’est
bien celle de Meek qui doit être adoptée et non flavicauda Werner (1897 A.,
p. 264). Nous avons pu, grâce à l’obligeance de notre confrère E. Ahl du Musée
de Berlin, examiner un des spécimens dénommés A. flavicauda par Werner.
Il s’agit là d’une forme dont l’occipitale n’est pas élargie et qui nous semble
devoir être placée près d’Agama annectens Blfd.
Agama atricollis Smith
Localité : Kitale, plateau du Uasin Gishu, st. 12, 2-111- 33, 4 çf, 5 Ç>.
Le plus grand çf mesure : tête et corps 125 mm, queue 165 mm.
La plus grande Q mesure : tête et corps 96 mm.
Chez ces spécimens les écailles ventrales sont lisses. La coloration des çf est
la suivante : gris bleuâtre sur le dos et le ventre, gorge avec taches claires
arrondies, peu apparentes. Les Ç sont de couleur brune en dessus, la queue
annelée de brun et de gris. Ventre gris clair, gorge avec quelques vermicula-
tions grises. Chez tous les spécimens, la tache gulaire noire de chaque côté de
la gorge est bien indiquée. Chez les exemplaires jeunes, le dessus du corps est
gris et la partie médio-dorsale porte quelques taches claires entourées d’écailles
plus foncées ; le ventre est gris-jaunâtre. Espèce répandue dans l’Afrique tro¬
picale et australe.
Agama Rüppelli occidentalis Parker
Localités : Kacheliba, Turkana, st. 21, 1-33, 1 $ grav. ; Lokitanyalla,
Turkana, 1 Ç.
Les dimensions de cette 9 gravide sont : longueur museau-anus 80 mm.,
queue complète 140 mm.
On compte 72 écailles autour du corps, 38-40 sur la ligne médio-dorsale
entre l’origine des pattes antérieures et les postérieures. Ces écailles possèdent
une carène nette, un peu plus faible sur les rangées médianes, mais elles sont
dépourvues de mucros. La coloration est la suivante : tête gris-brun, avec
quelques taches arrondies, plus claires ; dos brun avec 5 taches trapézoïdales
plus foncées, disposées transversalement sur le milieu du corps, chaque tache
possédant une portion médiane un peu plus claire. Des taches foncées alternent
sur la queue avec des taches claires, formant des anneaux plus larges que ces
dernières. Face inférieure blanchâtre, quelques vermiculations grises sous la
gorge. Un œuf dans l’utérus mesure 20 mm. de long sur 10 mm. de large.
Récemment Parker (1932 A, p. 352) a réuni Agama Vaillanti Blgr. à
A. Rüppelli Vaill. et distingue dans cette dernière espèce plusieurs races géo-
166
J. ROUX
graphiques. C’est avec sa sous-espèce occidentalis (1932 B, p. 225) que notre
exemplaire s’accorde le mieux.
Fam. LACERTIDAE
Lacerta Jacksoni Boulenger
Localités : Kitale, st. 12. 2.100 m., 2-III-1933, 1 juv. ; Marakwet, st. 30,
2.500 m., 6-111-1933,1 rf , 1 $; mont Cherangani, sommet, st. 32,3.400-3.500 m.,
15-111-1933, 2 cf, 2 9; mont Elgon, camp II, st. 15, 2.300-2.500 m., XII-1932,
1 Ç grav., 1 $ juv. ; id., Suam fishing Ilut, st. 34, 2.400 m., 111-1933, 1 çf.
Un grand ç ? de Marakwet a une longueur totale de 207 mm. dont 75 mm. pour
la tête et le corps et 132 mm. pour la queue. On compte 18 pores préanaux. La
teinte générale de la partie médio-dorsale est verte avec un semis de points
noirs; les côtés sont d’un brun-verdâtre, avec quelques écailles bleuâtres
du côté de la face ventrale. Cette dernière est bleue, sauf le dessous des cuisses
et la région post-anale qui sont jaunâtres.
Un des spécimens çf de Kitale est entièrement noir en dessus et d’un bleu
foncé en dessous ; sa pholidose est semblable à celle des autres exemplaires.
Chez l’un des cf du Cherangani, le contraste entre la partie médio-dorsale et
les côtés du corps est plus accusé que chez les autres spécimens, les parties
latérales étant ici d’un brun plus sombre ; en outre, les écailles claires dissé¬
minées dans ces parties du corps sont aussi plus nombreuses.
Cette espèce est connue des divers massifs montagneux de l’Afrique orien¬
tale; par la capture signalée au sommet du Cherangani à 3.400-3.500 m., on
voit qu’elle ne craint pas l’altitude.
Algiroides Alleni Barbour
Localités: mont Elgon, zone des Bruyères, st. 18, 3.500-3.700 m., 3-1-1933,
3 cf, 3 $, 2 juv. ; mont Elgon, prairies alpines, st. 19, 3.900-4.000 in., 6-1-1933,
1 dC 1 9 grav. ; mont Kinangop, zone des Alchemilles, st. 47, 3.100 m.,
9-IV-1933, 1 cf-
Les plaques nasales forment une courte suture médiane en arrière de la ros-
trale ou ne se touchent que par leur pointe, de sorte que la fronto-nasale est
dans ce cas en contact étroit avec la rostrale. La narine est percée sur la suture
séparant les deux nasales; elle touche la l re sus-labiale ou n’est séparée d’elle
que par un espace extrêmement étroit.
Chez les spécimens de l’Elgon on compte 27-28 écailles autour du corps. Il
y a 4 sus-labiales avant la sub-oculaire et le collier compte 5 ou 6 plaques. Les
7-9 séries dorsales d’éc.ailles sont pourvues de carènes moins vives que chez
A. africanus\ le reste des écailles est lisse. On compte 24-26 rangées transver¬
sales d’écailles ventrales et 18 plaques sous le 4 e orteil. Les pores fémoraux sont
au nombre de 11 à 13 chez les cf et de 10-11 chez les Ç.
La coloration des parties supérieures du corps est d’un vert olive chez les
REPT1LIA
167
spécimens de l’Elgon ; quelques écailles de la gorge et des côtés du cou pos¬
sèdent une macule noire. Chez les çf le ventre, le dessous des cuisses et la région
anale sont teintés de rouge brique.
Les dimensions des plus grands spécimens de l’Elgon sont :
çf longueur tête et corps : 51 mm., queue : 88 mm.
9 longueur tête et corps : 52 mm., queue : 81 mm. (extrémité remplacée).
L’exemplaire du Kinangop diffère un peu par sa coloration de ceux de
l’Elgon. La teinte générale de la face supérieure est brune au lieu de verdâtre.
En outre, les écailles latérales sont pourvues — sauf les 2 ou 3 rangées infé¬
rieures — d’une carène assez nette. Chez ce spécimen, la narine est un peu plus
éloignée de la l re sus-labiale que ce n’est le cas chez les individus capturés à
l’Elgon ; il ne possède en outre que 3 sus-labiales au lieu de 4 en avant de la
sub-oculaire, enfin on ne compte que 26 écailles autour du corps et 9 pores
fémoraux de chaque côté. Les séries transversales d’écailles ventrales sont au
nombre de 24 et on compte 18 lamelles sous le 4 e orteil.
Comme nous l’avons déjà relevé, la coloration de la partie dorsale est brune ;
la ligne médio-dorsale brun foncé est bien accusée, elle s’étend de la région
scapulaire à la queue où elle se résout en taches allongées. L’extrémité de la
queue est régénérée. La zone latérale de chaque côté du corps est moins foncée
que chez les exemplaires de l’Elgon et les écailles bordant cette zone ont une
teinte foncée avec un bord clair peu développé, formant une ligne blanchâtre
mal définie de chaque côté de la zone médio-dorsale.
Malgré les différences constatées entre cet individu et ceux de l’Elgon, nous
ne le séparons pas de la forme de Barbour, ces différences entrant dans le
cadre des variations individuelles ainsi que nous l’avons constaté en le compa¬
rant aux spécimens qu’ÂNGEL a décrits de la même localité (1925, p. 16 et 17).
Les auteurs ont déjà relevé les affinités de cette espèce avec celles des
régions méditerranéennes appartenant au même genre.
Eremias Spekei sexlineata Stejneger
Localité : West-Suk, déserts du Turkana, st. 21, 1.200 m., 20-1-1933,
1 exemplaire; idem, st.38,2-IV-1933,2 exemplaires. Brousse épineuse, sans eau.
Les exemplaires se rapportent à la forme sexlineata Stjgr. (Stejneger)
1893, p. 717). La suboculaire ne touche pas la fente buccale, mais repose sur 3
des sus-labiales. La post-nasale est en contact avec la l re sus-labiale. Les stries
médianes blanchâtres sont parallèles sur la plus grande partie du corps, ne se
rapprochant qu’à la base de la queue pour ne former qu’une seule ligne.
Chez ces exemplaires, la ligne claire la plus apparente est la plus inférieure
de chaque côté du corps ; elle est plus ou moins interrompue en taches allon¬
gées dans sa partie antérieure. Des macules transversales noires se succèdent
sur le dos, entre les lignes claires et se détachent sur un fond vert grisâtre. La
tête est de teinte brune, la queue gris-beige.
Tornier (1905, p. 379 ff) a déjà montré que les caractères distinctifs invo-
168
J, ROUX
qués pour séparer la forme sexiineata de la forme type ne se trouvent pas tou¬
jours tous ensemble; certains individus sont intermédiaires et forment le pas¬
sage entre les deux races. Il semble cependant que la forme sexiineata prévale
dans les parties septentrionales de l’Afrique orientale alors que la forme
Spekei se trouve plus au sud. (Voir aussi Loveridge, 1929, p. 64-65).
Fam. SC1NCIDAE
Mabuia quinquetaeniata (Licht.)
Localités : Lokitang, monts Lubur, st. 24,750 m., 1-1933,1 çf 2 Ç ; Kache-
liba, st. 38, 1200 m., 1V-1933, 1 c?> 1 C? juv., 2 9 juv. ; Kapenguria, st. 40,
2.300 m., 1V-1933, 1
La différence de livrée des adultes çf et 9 de cette espèce a été déjà relevée
par divers auteurs, entre autre par Schmidt (1919, p. 545, pl. 27, fig. 1 et 2)
et par Loveridge (1929, p. 71 et 72). Les mâles adultes de cette collection sont
aussi d’un brun uniforme sur la tête et le corps, la teinte devenant cependant
un peu plus claire dans la moitié postérieure du tronc et sur la queue. Les côtés
du cou sont ornés, en arrière de l’oreille, de 2 à 4 taches noirâtres séparéés par
1 ou 2 séries verticales d’écailles piquées de clair. Ces écailles tachées de blanc
peuvent aussi être disséminées sur les flancs.
Un jeune çf de Kacheliba a gardé encore la livrée avec les 5 stries. Chez le
çf ad. de Lokitang, la gorge est fortement maculée de noir, alors qu’on ne
remarque aucune tache chez les autres çf dont la taille dépasse celle du çf
de Lokitang.
Nos exemplaires ont tous 4 supralabiales en avant de la suboculaire ; les
cf ont en général 38 écailles autour du corps, les 9 36 ou 37. Les premiers
rangs d’écailles dorsales sont en général multicarénés, les autres possèdent
3 carènes bien nettes.
Cette espèce est très répandue sur le continent africain.
Mabuia varia Ptrs.
Localités : Eldoma ravine, Elgeyo escarpment, st. 9, 29-XI-1932, 2.500 m.,
6 exemplaires; Marakwet, Elgeyo escarpment, st. 30, 6-111-1933, 1 juv.;
Cherangani, st. 31, 10-111-1933, 2.900-3.000 m., 12 exemplaires; plateau du
Kinangop, st. 45, 8-11-1933, 2.500-2.600 m., 2 exemplaires ; mont Elgon, zone
des Bruyères, st. 18, 3-1-1933, 3.500-3.700 m., 30 exemplaires ; mont Elgon,
prairies alpines, st. 19, 3.900-4.000 m., 6 exemplaires.
Cette espèce est très répandue dans les parties montagneuses de la Colonie
du Kénya et les auteurs ont déjà fait remarquer qu’elle ne craint pas les hautes
altitudes, ce que prouvent à nouveau les récoltes faites dans la région alpine
de l’Elgon à environ 4.000 m.
Angel (1925, p. 19 et 20) a déjà relevé les variations de coloration et de
dessin des taches que présente cette espèce.
REPTILIA
169
Chez les exemplaires du Cherangani, la raie médio-dorsale garde plus ou
moins une teinte foncée et est encadrée soit par une ligne noire continue, soit
par des taches séparées, allongées. C’est toujours la ligne latérale inférieure
qui est la plus claire et, partant, la mieux marquée.
Le jeune individu de Marakwet est, sur le dos, d’une teinte brune uniforme
sur laquelle se détachent des macules noires, occupant le bord des écailles et
disposées plus ou moins en lignes longitudinales ; la raie supérieure latérale est
peu prononcée. La coloration des spécimens de Kinangop est semblable à celle
des individus du Cherangani ; les stries sont visibles et quelques taches claires
ou noirâtres ponctuent les écailles des flancs.
Chez les sujets de l’Elgeyo escarpment la raie médio-dorsale est peu dis¬
tincte, parfois même absente ; elle est alors remplacée par des taches noires,
allongées, disposées irrégulièrement sur le milieu du dos.
La grande majorité des exemplaires examinés présentent 32 écailles autour
du corps ; un faible pourcentage en possède 31 ou 34.
Les préfrontales sont tantôt légèrement séparées, tantôt en contact sur la
ligne médiane ; on compte, en général, 4 labiales supérieures en avant de la
sous-oculaire. Les fronto-pariétales sont au nombre de 2 ; l’interpariétale sépare
parfois en arrière les pariétales, mais le plus souvent ces dernières forment une
très courte suture postérieure.
Chez les spécimens de l’Elgon la coloration est la même que celle décrite
pour ceux du mont Cherangani. On remarque que chez les individus de la
région du sommet, les écailles maculées de noir sont plus nombreuses et que les
côtés du corps, assombris, sont parsemés de points blanchâtres au-dessus et
au-dessous de la ligne latérale inférieure. Le ventre est bleuâtre, la gorge fine¬
ment striée en long de noir. Région périanale et dessous des cuisses jaunâtre.
Les femelles sont presque toutes gravides ; chez elles, le membre postérieur est
un peu plus court que chez les mâles.
Fait intéressant à noter, nous avons trouvé parmi les exemplaires capturés
à l’Elgon (3.500-3.700 m.) deux individus qui présentent 3 préfrontales au lieu
de 2 ; par contre, leur fronto-nasale n’est pas divisée comme c’est le cas chez
M. irregularis Loennb. La plaque préfrontale médiane surnuméraire est,
dans les deux cas, plus petite que les deux adjacentes; plus large en avant
qu’en arrière, elle forme une large suture avec la fronto-nasale et une plus
courte avec la frontale. A part cela, les plaques céphaliques sont de forme et
de nombre normaux.
Mabuia irregularis Loennberg
Localité : massif du Marakwet : Chip Cherangani, zone du sommet, st. 32,
3.400-3.500 m., 15-111-1933, 7 exemplaires dont 1 cf, 3 cf juv., 1 $ juv.
Ces spécimens concordent bien avec la description des auteurs, nous avons
noté quelques variations dans la pholidose de la tète, semblables à celles qui
ont été déjà mentionnées par Loveridge (1923, p. 962). Notre plus grand cf a
•170
J. ROUX
exactement les dimensions indiquées par cet auteur pour un çf du Kenya ;
long, museau-anus 69 mm., long, queue 85 mm. Chez cet exemplaire la largeur
de la tête est de 12 mm. et la longueur respective des membres antérieur et
postérieur 19 mm. et 23 mm.; la loréale antérieure n’est pas en contact avec
la l re sus-labiale et les pariétales ne sont pas en contact derrière l'interparié-
tale; de plus, l’une des nuchales (une seule paire) est divisée en 2 plaques, au
côté gauche. On compte 32 écailles autour du corps.
Chez quelques-uns des jeunes, on compte 34 écailles autour du corps ; l’un
deux possède 2 paires de plaques nuchales comme chez le type de Loennberg
(1922, p. 4). Chez un tout jeune individu, la l re loréale touche encore la l re sus-
labiale; chez un autre jeune les pariétales forment une courte suture derrière
l’interpariétale. La coloration des jeunes correspond à celle de l’adulte.
Cette belle espèce, décrite tout d’abord de la région de Soy, a été retrouvée au
Kénya (Loveridge, loc. cit.), signalée au mont Kinangop et dans la chaîne de
l’Aberdare par Angel sous le nom de Mabuia Jeanneli (Angel, 1925, p. 21) ;
sa présence dans le massif du Marakwet montre qu’elle est assez répandue dans
les régions montagneuses de la colonie du Kénya.
Mabuia striata (Smith)
Localités : mont Elgon, camp. II, st. 15, 2.300-2.500 m., XI1-1932, 1 Ç,
2 juv. ; Elgeyo escarpment, st. 9, 2.500 m., 29-XI-1932, 1 çf ; Marakwet,
st. 30, 2.500 m., 6-111-1933, 1 cf, Kacheliba, Turkana, st. 39, 1.300 m., 2-1V-
1933, 1 Ç juv.
Ces spécimens présentent 36 écailles tricarénées autour du corps. Leur cou¬
leur générale est d’un brun foncé, avec les deux stries latérales d’un brun ou
d’un gris plus clair. Chez l’exemplaire de Marakwet les écailles du milieu du
dos et celles des flancs sont ponctuées de petites taches claires et foncées. Les
cf ont la gorge piquée de macules foncées. Cette espèce est très répandue, du
sud de l’Afrique jusqu’en Abyssinie.
Lygosoma Sundevalli Sundevalli Smith
Localités : Kikuyu escarpment, st. 4, 2.000 m., 17-XII-32, 1 juv. ; idem.,
st. 52,12-IV-33,19)3 juv; Turkana Sud, st. 22,800-1.000 m., 20-1-1933,1 cf juv.
La 9 du Kikuyu escarpment a une longueur totale de 170 mm., dont 92 mm.
pour la tête et le corps et 78 mm. pour la queue. Elle possède 24 écailles autour
du milieu du corps ; chez 3 des jeunes on en compte 26, tandis qu’un autre en
compte 24.
Chez tous ces exemplaires les supranasales sont présentes, formant une su¬
ture médiane en arrière de la rostrale. La narine est percée entre 2 nasales,
juste au-dessous de la supranasale. La plaque frontonasale est beaucoup plus
large que longue. Au-dessous de la l re supraciliaire, on remarque 2 préoculaires
superposées. La 9 possède d’un côté une plaque nuchale, tandis que de l’autre
BEPTILIA
171
cette plaque est divisée, comme c’est normalement le cas chez cette espèce.
La couleur de ces individus du Kikuyu est d’un brun foncé sur la face supé¬
rieure. Les plaques de la tête portent des macules noires ; sur le dos, des écailles
sont traversées par une strie noire et ces stries forment des lignes interrompues
longitudinales. Chez la Ç le ventre et la gorge sont aussi striés de noir, tandis
que chez les jeunes la partie inférieure est d’un blanc uniforme ; on voit
seulement quelques macules foncées sur les sous-labiales.
Chez l’exemplaire çf juv. de Turkana les supranasales forment aussi une
suture médiane et sont distinctes des nasales. Cet individu, possédant 26 écailles
autour du corps, est d’une tout autre couleur que les précédents. En dessus,
il est d’un jaune grisâtre, avec le bord des écailles un peu plus foncé ; la ponc¬
tuation noire, si développée chez les spécimens du Kikuyu, est ici totalement
absente.
Cette coloration est probablement en relation avec le caractère désertique
des plaines environnant le lac Rodolphe. L. Snndevalli Sm. est répandu dans
toute l’Afrique orientale et australe.
Fam. CHAMAELEONTIDAE
Ghamaeleon Jacksoni Boulenger
Localité : Nairobi, st. 53, 20-IV-1933, 2 çf.
Chez ces spécimens la corne rostrale a approximativemeut la même lon¬
gueur (21 mm.) que les cornes préorbitaires (23 mm.). Le plus grand mesure
en longueur : tête et corps 112 mm., queue 122 mm.
Espèce déjà connue pour la région de Nairobi (Angel, 1922, p. 356).
Chamaeleon senegalensis laevigatus (Gray)
Localité : Kitale, plateau du Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m , 4-111-1933, 1 Q.
Longueur tête-corps 75 mm., queue 50 mm.
La couleur de ce spécimen est d’un gris foncé uniforme ; les deux lignes
longitudinales latérales sont à peine perceptibles. La ligne médio-ventrale est
d’un jaune blanchâtre. Cette espèce a déjà été signalée dans la même région
(Loennberg, 1929, p. 6).
Chamaeleon bitaeniatus bitaeniatus Fischer
Localité : Soy, plateau du Uasin Gishu, st. 11,1.800 m., 3-XII-1932, 1 çf.
Cet exemplaire répond absolument à la description initiale de Fischer
(1884, p. 23). Parmi les écailles de grosseur irrégulière sur les flancs, les 2 ran¬
gées de plaques aplaties se remarquent à première vue, grâce à leur coloration
un peu plus claire que celle du fond. La rangée supérieure commence en arrière
de l’arête temporale, l’inférieure fait suite à la tache claire placée en dessus de
J. ROUX
17 2
la commissure buccale et, passant au-dessus du membre antérieur, elle se con¬
tinue en arrière pour se perdre au devant du membre postérieur.
Chamaeleon bitaeniatus Ellioti Guenther
Localité : mont Elgon, camp II, st. 15, 2.300-2.500 m., XI1-1932, 6 çf, 6 Ç.
Ces spécimens ont été récoltés au mont Elgon à une altitude inférieure à
celle où a été trouvée l’espèce suivante.
Sternfeld (1912 C., p. 256) a signalé un cas analogue au Ruwenzori, où
Chamaeleon bit. Ellioti se rencontre aussi à une altitude moyenne, puis est rem¬
placé plus haut par la forme radis Blgr.
Nous avons pu comparer les spécimens de l’Elgon avec Cham. bit. Ellioti
du Ruwenzori et les identifier sans aucun doute.
Chez tous ces spécimens on trouve, de chaque côté de la gorge, un repli
longitudinal de la peau qui peut être plus ou moins masqué par les rangées
d’écailles environnantes. Ce repli, de couleur noire, est couvert d’écailles très
petites et se rencontre aussi bien chez les cf que chez les 9 dans la région gulaire,
se poursuivant jusqu’au-dessous de l’attache du membre antérieur.
Le casque est relativement bas; la crête dorsale est formée d’épines subé¬
gales. Sur les flancs, les écailles sont de grosseur inégale, mais on ne trouve pas,
chez ces exemplaires, des plaques plus grandes formant des séries longitudi¬
nales, comme c’est le cas chez Ch. bit. bitaeniatus. Les écailles des membres
sont subégales.
On remarque parfois une ligne longitudinale claire sur le tiers supérieur des
flancs ; une autre peut se trouver dans la région subtemporale et se continuer
sur la partie inférieure des côtés du corps. Une tache blanche est généralement
présente au-dessous de l’oeil.
Dimensions : ç? ou Ç, long, tête-corps 61 mm., queue 68 mm.
Chamaeleon bitaeniatus Hôhneli Stdnr.
Localités : mont Elgon, camp II, st. 15, 2.300-2.500 m., 19-XII-1932,
7 exemplaires; zone des Bruyères, st. 18, 3.500-3.700 m., 1-1933, 20 exem¬
plaires; Cherangani, st. 31, 2.900-3.000 m., 10-III-1933, 4 exemplaires;
Marakwet, st. 30, 2.500 m., 6-111-1933, 4 exemplaires; mont Kinangop,
maison forestière, st. 45, 2.500-2.600 m., 7-IV-1933, 6 exemplaires.
Loveridge (1929, p. 87 ff) a donné dans son travail la liste des sous-espèces
ou formes distinguées par les divers auteurs et qu’il fait rentrer, avec raison
croyons-nous, dans la synonymie de Ch. bit. Hôhneli Stdnr., dont plusieurs
caractères : forme du casque, conformation de la crête dorsale, etc., sont va¬
riables. Il indique aussi les diverses localités où cette race a été récoltée. Dans
la belle série rapportée du mont Elgon, on peut constater que la taille des indi¬
vidus tend à diminuer avec l’altitude. Tandis qu’à 2.500 m., les cf et les 9 grav.
ont en moyenne une longueur de 65 mm. à 72 mm., pour la tête et le corps, les
exemplaires récoltés dans les régions supérieures (3.700 m.) n'atteignent que
REPTILIA
113
50 mm. à 62 mm. pour la même distance museau-anus ; il se trouve même
des 9 grav. qui n’ont que 47 mm. de longueur. De même, le nombre des œufs
semble être aussi plus faible (4-5 dans chaque oviducte au lieu de 6-8) (').
On peut noter aussi une petite différence dans la conformation de la crête
dorsale. Celle-ci est formée de séries de 2-3 écailles, dont la dernière est beau¬
coup plus haute que les précédentes. Chez les individus de haute altitude, les
groupes de 3 écailles sont moins distants les uns des autres que chez les spéci¬
mens d’altitude inférieure et l’écaille postérieure, la plus grande de chaque
groupe, est dirigée plus verticalement. Cependant le nombre de ces groupes est
le même chez tous les exemplaires.
Les çf adultes ont les côtés du casque plus renflés que chez les 9- Les exem¬
plaires jeunes présentent déjà les mêmes caractères que les adultes.
Dans l’alcool, ces spécimens sont d’un gris uniforme et la région médio-
dorsale a parfois une teinte rouge brique.
Notons ici que nous n’avons trouvé que cette race de Caméléon parmi le
matériel provenant des régions supérieures de l’Elgon. Chez les spécimens du
Cherangani et du Kinangop, on peut distinguer parmi les écailles irrégulières
deux lignes longitudinales de gros tubercules. Une 9 grav. a 6 œufs dans chaque
utérus (long, tête-corps, 78 mm.).
Parmi les individus de Marakwet se trouve une 9 grav. de 77 mm. de lon¬
gueur (tête et corps) qui contient 13 œufs.
Chez ces spécimens, le casque élevé a un angle supérieur plus aigu que chez
ceux de l’Elgon ; on remarque aussi chez eux, sur les flancs, les deux séries
longitudinales de grosses plaques arrondies. La queue et le corps sont approxi¬
mativement de même longueur chez tous ces exemplaires qui ont 68 mm. à
77 mm. (tête et corps).
Chamaeleon bitaeniatus Schubotzi Sternfeld
Localité : mont Kinangop, 3.500 m, st. 48, prairies alpines, sur herbages
et buissons, 9-IV-1933, 4 q*, 2 9-
Ces spécimens se distinguent à première vue de la race précédente par leur
casque beaucoup moins développé, qui rappelle celui de bit. bitaeniatus ou bit.
Ellioti.
Nous les rapportons à la sous-espèce Schubotzi Stfd. avec laquelle ils s’ac¬
cordent bien. La tête est courte et large, la distance de la commissure des mâ¬
choires à la pointe du casque est plus grande que celle séparant la commissure
du bout du museau.
(1) Pendant l'impression de ce travail a paru une notice de A. Loveridge : Scientific
Results of an Expédition to rain forest régions in Eastern Africa. I. New Reptiles and
Amphibians from East Africa : Ballet. Muséum Compar. Zoülogy, Cambridge, Mass. Vol. 79,
n° 1. Febr. 1935).
Dans cette notice, p. 15, Loveridge décrit comme sous-espèce spéciale, qu'il nomme
Ch. bit. altaeelgonis des petits individus du sommet de l’Elgon qui ne diffèrent que par
leur taille du Ch. bitaeniatus Hôhneli. C’est à cette nouvelle forme que se rapportent les
exemplaires nains dont il est ici question.
174
J. ROUX
La taille de cette sous espèce est petite ; voici les dimensions de 2 individus :
Cf
$
Tête, longueur.
15 mm.
17,5 mm.
Tête, hauteur.
.. 12,5
13
Tête corps, longueur . . . .
. . 56
59 —
Queue, longueur.
. . 42 —
40 —
La crête occipitale du casque se divise en deux crêtes formant un angle
moins aigu que chez Ch. hit. Ellioti et rejoignant le bord susorbitaire. La crête
temporale est indiquée, mais peu saillante. La crête dorsale est formée de séries
de 3 languettes dont la postérieure est de beaucoup la plus forte. Les crêtes
gulaire et ventrale ont des tubercules coniques, courts, serrés, dirigés oblique¬
ment en arrière, de couleur gris-blancbâtre. Dans la partie postérieure du
ventre, ces tubercules se raccourcissent en granules. Les flancs sont garnis de
petites écailles assez saillantes, arrondies, parsemées d’écailles plus grandes,
distribuées irrégulièrement et de 2 séries de grosses plaques. L’une de ces
séries, la supérieure, est plus ou moins parallèle à la crête dorsale, l’autre se
trouve entre la naissance du membre antérieur et du membre postérieur. Dans
cette dernière, les plaques sont parfois plus grandes que celles de la rangée
supérieure et souvent groupées par paires. La queue est plutôt courte, la crête
dorsale s’y continue en se rapetissant, sur les 2 /3 environ de la longueur.
Remarque. — Les auteurs qui se sont occupé des Caméléons du groupe
hitaeniatus ont déjà relevé la diversité des formes qui le composent et fait
remarquer que plusieurs d’entre elles se rencontrent soit sur le plateau, soit
sur les pentes des montagnes à des altitudes différentes.
Dans le travail spécial qu’il a consacré à ce groupe, Sternfeld (1912 B,
p. 382) relève le caractère artificiel des essais de classification pour des orga¬
nismes aussi plastique que les Caméléons. Il pense que ce sont surtout les modi¬
fications du milieu, concomittantes à l’altitude, qui sont le facteur pri¬
mordial des variations morphologiques. Disposant d’un abondant matériel, il
a donné des reproductions photographiques de différentes sous-espèces et de
formes dont la position intermédiaire montre que les variations s’effectuent
peu à peu, ce qui n’exclut pas pour lui la possibilité de mutations brusques.
Dans un autre travail, le même auteur (1902 C, p. 255) cherche à s’expliquer,
par un arbre généalogique, la parenté supposée des diverses formes. Par¬
tant d’une des sous-espèces la plus répandue sur le plateau de l’Est africain,
hit. Ellioti , il reconnaît 9 formes qu’il groupe en 2 branches principales dont l’un
porte b. Graueri , b. rudis et b. Schubotzi et dont l’autre comprend, avec bitae-
niatus hitaeniatus les formes b. leikipiensis , b. Hôhneli et b. Bergeri.
Parker (1932 B, p. 227) répartit les formes du hitaeniatus en 4 groupes prin¬
cipaux comprenant chacun plusieurs sous-espèces.
I. Ch. hitaeniatus hitaeniatus avec les formes Ellioti , Graueri et Tornieri
IL Ch. hitaeniatus rudis , se rapprochant du groupe I par Graueri.
REPTILIA
175
III. Ch. bitaeniatus Hôhneli , avec les formes leikipiensis , et Bergen, se rap¬
prochant du groupe I par bitaeniatus.
IV. Ch. bitaeniatus Schubotzi.
Parker remarque qu’alors que dans la partie occidentale de la région consi¬
dérée (Colonie du Kénya, N. Tanganyika) les formes du groupe I passent insen¬
siblement au groupe II, dans la région orientale, la différenciation que l’on
observe à mesure qu’augmente l’altitude, se produit dans une autre direction
(élévation du casque, propre au groupe III).
Quant au groupe IV, Schubotzi , se rencontrant à des altitudes encore supé¬
rieures dans les massifs de l’est de la Colonie du Kénia, il présente des carac¬
tères d’écaillure du groupe III, combinés avec les caractères de la tête propres
an groupe II, sans qu’aucune forme de passage ne puisse être indiquée avec
les autres sous-espèces.
Il semble à première vue, dit Parker, que les formes rudis et Schubotzi
soient le résultat d’une évolution convergente, due à la similitude des condi¬
tions d’existence à de très hautes altitudes. Si c’était le cas, continue-t-il on
serait en droit d’attendre des formes analogues aux altitudes moyennes dans les
deux massifs montagneux considérés (Ruwenzori et Kénia) ; ce n’est cepen¬
dant pas le cas puisque l’on trouve dans cette zone moyenne une forme à haut
casque (Hôhneli) au Kénia et une forme à casque bas au Ruvenzori ( Graueri ).
La forme Schubotzi , trouvée dans la région supérieure du Kénia et qui
semble apparentée par la plupart de ses caractères avec les formes des régions
inférieures (groupe I bitaeniatus ), est en fait isolée d’elles par la forme à haut
casque ( Hôhneli) occupant la zone moyenne de la montagne. Au contraire, au
Ruwenzori la forme des hautes régions (rudis) est en continuité avec Graueri
qui forme le passage entre le groupe bitaeniatus et rudis.
Parker pense qu’on peut expliquer l’isolement de Schubotzi ou bien par une
mutation atavique de Hôhneli ou bien en admettant que Hôhneli (forme à
haut casque) est le produit d’une évolution secondaire, sortie de la forme pri¬
mitive qui aurait supplanté les intermédiaires ayant pu exister entre les
formes des régions basses et celle des hautes altitudes.
Dans l’état actuel de nos connaissances, il n’est pas possible de répondre
d’une façon certaine à ces probabilités ; des recherches, faites systématique¬
ment des régions allant de la base au sommet du Kilimandjaro, par exemple,
sont des plus souhaitables.
Nous croyons pouvoir dire, cependant, que nous penchons plus volontiers
à admettre la seconde hypothèse que la première, d’après les observations que
nous avons pu faire sur les matériaux rapportés par la Mission de l’Omo.
Pour le massif du Kinangop, nous avons noté la même succession qu’au
Kénya (Hôhneli, régions moyennes, Schubotzi , région du sommet). Les deux
massifs montagneux étant relativement voisins, il est probable que les condi¬
tions d’existence y sont semblables.
Les matériaux récoltés à l’Elgon ne nous ont par contre livré aucune forme
spéciale « de sommet » ; les individus récoltés aux hautes altitudes appartien-
176
J. ROUX
nent sans conteste à la forme Hôhneli , tout en présentant des dimensions
moindres. Nous inclinons à croire que, si une autre forme de Caméléon s’était
rencontrée dans les régions élevées de ce massif, elle n’aurait pas échappé au
zèle de la Mission. Il faut alors admettre que la forme Hôhneli, en s’avançant
vers les régions alpines de l’Elgon, a supplanté les formes qui ont pu les précéder
dans ces hautes altitudes ou que ces formes n’v existaient pas, et que, par
contre, pour une raison qui nous échappe encore (conditions d’existence diffé¬
rentes ?) la forme Hôhneli n’a pas pu atteindre la zone du sommet des monts
Kinangop et Kenya, où vit encore la forme Schubotzi.
On voit donc que pour les massifs montagneux de la région qui nous
occupe, la succession, avec l’altitude, de la faune caméléonienne n’est pas
part out la même et que les différences observées n’ont pas encore trouvé une
explication satisfaisante ( J ).
Fam. BOIDAE
Eryx colubrina (Linné)
Localité : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m., 30-1-1933
1 exemplaire.
Cet exemplaire possède 189 ventrales, 25 subcaudales. Les écailles sont
au nombre de 49 séries au milieu du corps. On compte 12 écailles entre les
yeux et 14 supralabiales.
Espèce habitant la Haute-Égypte et l’Est africain.
Fam. COLUBRIDAE
Boaedon lineatus D. B.
Localités : mont Elgon, camp II, st. 15,2.400 m., XII-1932, 1 exemplaire;
Nairobi, st. 2, 1.600 m., 15-X1-1932, 1 juv.
Chez l’exemplaire de l’Elgon on compte 31 séries d’écailles autour du corps,
chez le jeune de Nairobi 33.
Espèce très répandue sur le continent africain.
Lycophidium capense Smith
Localité : Maji va Moto, Rift Valley, st. 3,1.900 m., XI-1932,2 exemplaires.
Exemplaires d'un gris noirâtre uniforme ; côtés de la tête et du cou tachetés de
gris.
Espèce très répandue en Afrique tropicale et australe.
(1) D’après ce qui a été dit dans la note de la page 173, on peut regarder la nouvelle
sous-espèce altaeelgonis de Loveridge, forme naine de Hôhneli, comme sous-espèce spé¬
ciale du sommet de l'Elgon.
REPU LIA
177
Thrasops Jacksoni Guenther
Localité : mont Elgon, camp II, st. 15, 2.400 m., X1I-1932,1 exemplaire, ad.
Ce magnifique spécimen a une longueur totale de 195 cm. dont 56 cm. pour
la queue. Il est d’une coloration noire uniforme. La rostrale est distinctement
plus large que haute ; la nasale repose sur les l re et 2 e supralabiales. La loréale
est peu plus longue que haute ; il y a 2 préoculaires, dont la supérieure, plus
grande que ,1’autre, atteint le dessus de la tête où jelle forme une suture avec
la frontale. On compte 3 postoculaires, 8 supralabiales dont les 4 e et 5 e sont
situées sous l’œil. La frontale, plus courte que sa distance au bout du museau,
est aussi légèrement plus courte que la pariétale. En arrière de cette dernière
2 ou 3 écailles un peu plus grandes que les dorsales voisines, mais non contiguës.
Écailles du corps en 19 séries, toutes carénées, la série vertébrale légèrement
élargie. Cet individu possède 188 ventrales, l’anale est divisée et l’on compte
126 urostèges, mais ce nombre doit être un peu augmenté étant donné que l’ex¬
trémité de la queue manque.
J’incline à penser que la forme décrite par Mocquard (1905, p. 286) sous le
nom de Thrasops Rothschildi doit être regardée comme une sous-espèce de la
forme de Guenther. Les différences à noter seraient les suivantes pour Roths¬
childi : Écailles en 17 séries, la rangée vertébrale non dilatée, les sept rangées
médio-dorsale seules carénées, frontale un peu plus longue que la pariétale.
C’est cette forme qu’a signalée aussi Loennberg (1911, p. 22, fig. 4) pour la
région du Kénia.
Notons que parmi les spécimens désignés par Schmidt (1919, p. 87) sous le
nom de T. Jacksoni , il s’en trouve un qui ne possède que 17 séries d’écailles.
Un matériel plus considérable permettra d’établir les rapports exacts entre
ces deux formes très voisines.
Dasypeltis scaber Linné
Localité : Naivasha, st. 49, 1.900 m., IV-1933, 1 juv.
Espèce très répandue en Afrique.
Crotaphopeltis hotamboeia hotamboeia Laur.
Localité : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26,565 m., 30-1-1933,1 juv.
Écailles en 19 rangées ; ventrales 165, subcaudales 36.
Espèce commune en Afrique.
Psammophis subtaeniatus Ptrs.
Localité : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26,565 m., 30-1-1933,1 juv.
Ventrale 164 ; subcaudales 100 + ?
Coloration typique; la fine ligne noire est présente de chaque côté sur le
bord des ventrales.
Espèce de l’Est africain.
MISSION SCIENTIFIQUE DE l/OMO. — T. III.
12
178
J. ROUX
Aparallactus Jacksoni Guenther
Localité : Naivasha, st. 49, 1.900 m., IV-1933, 1 juv.
Exemplaire en mauvais état.
Espèce de l’Est africain.
Naja nigricollis Reinh.
Localité : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m., 30-1-1933,
1 juv.
Ce jeune spécimen, en mauvais état de conservation, appartient à la
variété de coloration pallida (Boulenger Cat. Liz., III, p. 379). Il est d’un
brun clair uniforme, le collier noir occupe 9 plaques sur la face ventrale.
Répandu en Afrique tropicale et australe.
Fam. VIPERIDAE
Echis carinatus (Schn.)
Localité : Todonyang, monts Lubur, st. 24, 560 m., 24-1-1933. 1 juv.
Cet exemplaire a 28 séries d’écailles autour du corps. Les ventrales sont au
nombre de 172, les sous-caudales de 30.
Comme la précédente, cette espèce a été signalée par Boulenger (1896,
p. 217) et par Parker (1932 B, p. 221) pour la région du lac Rodolphe.
Espèce des régions désertiques du Nord de l’Afrique, Sud-Ouest de l’Asie.
Bitis arietans (Merr.)
Localité : Naivasha, st. 49, 1.900 m., IV-1933, 1 juv.
Cet individu a 35 séries d’écailles au milieu du corps ; on compte 138 ven¬
trales et 35 subcaudales.
Répandu largement sur le continent africain.
Bitis Worthingtoni Parker
Localité : Naivasha, st. 49, 1.900 m., IV-1933, 1 juv.
Ce jeune spécimen répond bien à la diagnose que Parker (1932 B, p. 221)
a donnée récemment de cette intéressante espèce. La narine, dirigée en dehors
est percée dans une seule plaque nasale qui touche la rostrale et la l re labiale
supérieure. Chez notre exemplaire on remarque aussi l’indication d’une suture
sur le bord supérieur, en avant de la narine et qui montre, en effet, que l’on a
affaire ici en réalité à une plaque naso-rostrale qui aurait fusionné avec la
nasale. La rostrale, plus longue que haute, présente près de son bord inférieur
un creux semi-lunaire bien indiqué.
AMPI1JBIA
179
Entre ces supranasales se trouve tout d’abord une série transversale de
3 écailles, puis en arrière 2 écailles seulement. Il y a 12 écailles sur le dessus
de la tête transversalement entre les yeux. L’écaille comprimée, érigée en
épine au-dessus de l’œil est bien développée. On compte 2 séries d’écailles
entre l’œil et les labiales supérieures; 17-18 écailles entourent le globe de l’œil.
D’un côté, on compte 11 sus-labiales, de l’autre 12 (la 2 e est divisée) ; 5 infra-
labiales, en contact de chaque côté avec la paire de plaques gulaires. Au
milieu du corps, 29 séries d’écailles, toutes carénées. Ventrales au nombre de
138 ; anale entière, 25 urostèges simples et une pointe cornée terminale. La
coloration est celle qu’indique Parker.
La longueur totale de ce jeune est 200 mm. dont 20 mm. pour la queue.
Comme Parker l’a relevé, cette espèce possède aussi, dissimulé entre la
partie supérieure de la nasale et la supranasale légèrement surplombante, un sac
supranasal que cet auteur a retrouvé également chez les autres espèces de Bitis.
AMPHIBIA
Fam. PIPIDAE
Xenopus laevis (Daud.)
Localité : Nairobi, st. 53, 1.660 m., 19-IV-1933, 7 exemplaires.
Les plus grands spécimens mesurent environ 50 cent, (museau-anus). Ainsi
que l’a déjà fait remarquer Loveridge (1929, p. 92) le tubercule métatarsien est
un peu plus proéminent chez les exemplaires de l’Est africain que chez ceux du
sud. Nous considérons cependant ces individus comme appartenant à l’espèce
de Daudin à cause de la forme des ongles, plutôt courts et élargis à leur base.
Espèce commune de l’Est et du Sud africain.
Xenopus Muelleri Ptrs.
Localités : plateau du Ivinangop, st. 45, 2.600 m., ll-IV-1933, 6 exem¬
plaires; Sergoit, st. 33. 2.100 m., 7-111-33, 7 exemplaires; Kitale, Uasin
Gishu, st. 12, 2.100 m., 3-111-33, 8 exemplaires.
Chez ces exemplaires, dont la taille est un peu plus faible que celle des indi¬
vidus précédents, les ongles noirs des orteils sont allongés et peu élargis à leur
base. Les Ç de Sergoït, pleines d’œufs, ont une longueur de 40 mm. seulement,
du museau à l’anus. La face ventrale n’est, pas tachetée chez ces spécimens.
Répandu dans l’Afrique tropicale.
Fam. BUFONIDAE
Bufo regularis regularis Reuss
Localités : Elgeyo escarpment, entre Timboroa et Soy, st. 11, 2.500 m.,
29-X1-1932, 1 9; mont. Elgon, camp I, st. 13, 2.300 m., Xll-1932, 1 çf ; idem,
180
J. ROUX
Suam fishing Hut, st. 34, 2.400 m., 23-III-1933, 1 9; Nanoropus. st. 26
565 m., 25-1-1933, 1 cf , 3 Q; delta de l’Omo, st. 27, 570 m., 29-1-1933,3 cf ;
Naivasha, st. 49, 1.900 m., ll-IV-1933, 1 cf.
Loveridge (1929, p. 93 et 94) a déjà relevé l’extraordinaire variation que
présente cette espèce dans sa coloration comme aussi dans la forme des
glandes parotoïdes. La petite série que nous avons étudiée donne une nouvelle
preuve de cette variation.
L’exemplaire d’Elgevo est d’un gris foncé uniforme ; de même celui de
l’Elgon (2.300 m.), mais chez ce dernier les taches brunâtres se voient encore
indistinctement. Comme chez les autres cf la gorge est noirâtre ; ces exem¬
plaires sont très verruqueux, même sur la tête, les paupières et la région frê¬
naie. L’espace interorbitaire est de même largeur que la paupière.
L’individu capturé sur l’Elgon, à Suam fishing Hut est, par contre, d’un
brun clair, avec taches foncées bien marquées ; une fine ligne claire médio-
dorsale est présente. Tête très peu verruqueuse.
Les spécimens de Nanoropus sont de couleur gris clair; sur ce fond les
taches brunes symétriques du dos se détachent distinctement ; on peut en dire
autant des exemplaires des bords de l’Omo. Chez ces derniers, l’espace inter¬
orbitaire est plus large que la paupière.
Le cf de Naivasha a une longueur totale de 90 mm. ; de couleur grise sur le
dos, il présente les taches typiques symétriques; les cuisses et les tibias ont
des barres transversales foncées bien marquées.
Espèce largement répandue en Afrique.
Bufo regularis marakwetensis, n. subsp.
Localité : Marakwet, st. 30, 2.500 m., III-1933, 2 cf-
Nous pensions tout d’abord rattacher ces deux individus à l’espèce précé¬
dente, mais à la suite de leur étude nous préférons les envisager comme repré¬
sentant une sous-espèce distincte de l’espèce de Reuss.
La tête est plus large que longue, mais le museau est moins largement
arrondi et aussi coupé moins abruptement en avant que chez B. regularis ; il
s’incline progressivement et fait légèrement saillie. La longueur de la mâ¬
choire inférieure égale environ les 2 /3 de la largeur entre les commissures.
Narine à égale distance entre l’oeil et le bout du museau. L’espace interor¬
bitaire est égal en largeur à la paupière; le tympan, verticlement ovale, a
un peu moins des 2 /3 de la largeur de l’œil. Glande parotoïde allongée, envi¬
ron deux fois plus longue que large. Membres postérieurs modérément longs,
l’articulation tarso-métatarsienne atteint le devant de l’œil ou entre l’œil et la
narine. Les orteils sont à demi palmés, mais la membrane se continue en une
bande bien visible le long de la moitié distale des orteils. Les tubercules sous-
articulaires, simples, et les métatarsiens sont proéminents, parfois de couleur
brune. Le pli tarsien est bien développé ; le tarse présente en outre quelques
verrues avec pointe brune.
AMPHIBfA
181
Ces deux individus portent aux doigts I et II des aspérités nuptiales, très
fines, de couleur noire.
Le dessus de la tête est lisse, sauf les paupières que recouvrent des verrues
pavimenteuses. Sur le dos, des verrues aplaties, peu saillantes, ne portant pas
d’aspérités pointues. Sur les côtés du corps, les verrues sont beaucoup plus
nombreuses, plus saillantes et forment des sortes de cordons sinueux serrés,
dont les supérieurs sont les plus larges. Membres recouverts en dessus de
verrues arrondies, bien visibles surtout sur les cuisses. Dessous du corps gros¬
sièrement granuleux. Chez ces individus çf, pourtant adultes, la gorge n’est
pas teintée de brun-noirâtre comme c’est le cas chez B. regularis typique.
Ils sont tous deux d’un gris uniforme sur le dos, blanc jaunâtre en dessous.
Dimensions du plus grand :
Longueur museau-anus. 65 mm. Membre antérieur.... 39 mm.
Longueur tête. 17 — Membre postérieur... 80 —
Largeur tète. 22 —
Cette race diffère de B. regularis typique par la forme de la tête, la palmure
un peu plus complète des orteils et la coloration.
Bufo polycerus Werner
Localité : Marakwet, st. 20, 2.500 m., 5-111-1933, 2 $.
Ces deux Q adultes nous semblent devoir être rapportées à l’espèce de
Werner dont elles présentent les caractères principaux. L’espace interorbi¬
taire est, en effet, beaucoup plus large que la paupière ; en outre, les pustules
latérales, quoique dépourvues d’épine cornée, sont isolées, arrangées plus ou
moins en ligne longitudinale. Les verrues des autres parties du corps ont une
extrémité pointue, brune bien développée. Le dos est verruqueux, de même
la région post-tympanique. Les glandes parotoïdes, allongées, sont environ
2 1/3 fois plus longues que larges. Aux orteils, la membrane est un peu plus
développée que chez B. regularis, elle intéresse la moitié basale des orteils,
mais se prolonge en ourlet le long des phalanges terminales. Tubercules sous-
articulaires et métatarsiens proéminents, pli tarsien présent. Couleur générale
brune sur le dos, avec une ligne vertébrale claire; une tache claire entre les
yeux, bordée en avant et en arrière de macules noires. Sur le dos, de chaque
côté de la ligne vertébrale, 2 paires de taches noires, étroites, allongées ; en
outre, d’autres taches foncées, irrégulièrement distribuées. Région frênaie,
près des narines, bordée de brun foncé; une tache sous l’œil, de même teinte;
quelques macules claires et foncées en dessous des parotoïdes. En arrière de
celles-ci, une ligne claire, sinueuse, plus ou moins bien accusée, bordée en
dessous de noirâtre, se dirigeant obliquement en dehors presque jusque dans
la région lombaire.
Ces individus Ç ont respectivement 66 mm. et 72 mm. de longueur (museau-
anus).
182
J. ROI X
Nous pensions tout d’abord que ces 2 exemplaires $ se rapportaient aux
2 c? décrits plus haut, mais l’examen détaillé nous a montré que, malgré
quelques caractères communs, il fallait les considérer comme deux espèces
distinctes. La coloration des 2 $ de Marakwet est un peu différente de celle
d’autres Bufo polycerus du Cameroun avec lesquels nous les avons comparées.
Cette espèce décrite tout d’abord de l’Afrique occidentale (Werner 1897 B,
p. 211) a été déjà signalée dans l’Est africain par Angel (1925, p. 56) sous le
nom de B. latifrons Blgr, synonyme de B. polycerus Wern.
Bufo Mocquardi Angel
Localités : Mau escarpment, st. 9, 2.500 m., 29-XI-1932, 1 9; Marakwet,
st. 30, 2.500 m., 5-111-1932, 2 exemplaires ; mont Kinangop, maison forestière,
st. 45, 2.500 m., 2 cf, 2 Qi idem, zone des Alchemilles, st. 47, 3.100 m., 9-IV-
1933, 1 cf-
Ces exemplaires répondent parfaitement à la description qu’AxGEL (1925,
p. 56) a donnée de cette espèce. Les 9 sont d’un gris foncé uniforme, avec la
ligne claire médio-dorsale bien développée ; leur ventre présente parfois
quelques macules noirâtres. Les çf sont de teinte un peu plus claire et l’on
aperçoit de chaque côté de la strie vertébrale quelques taches plus sombres.
Contrairement aux autres spécimens, le çf capturé au Kinangop, à 3.100 m.
d’altitude a la gorge lisse.
Montagnes de l’Afrique orientale.
Bufo Chappuisi, n. sp.
Localité : Delta de l’Omo, st. 27, 570 m., 29-1-1933,1 çf prob. juv.
Fig. 1-4. — La tête, dépourvue de bords osseux, est un peu plus longue que
large ; le museau, quoique obliquement tronqué, est plutôt pointu et assez
haut. Le canthus rostralis n’est pas développé. La narine est située beaucoup
plus près du bout du museau que de l’œil. La distance séparant la narine de
l’œil est plus petite que le diamètre de ce dernier. L’espace interorbitaire, aplati,
est beaucoup plus large qu’une paupière supérieure. Le tympan est caché. Les
glandes parotoïdes ne sont pas visibles. La peau, sans verrues, est recouverte
entièrement en dessus de fines aspérités lui donnant un aspect chagriné. La
face ventrale est finement granuleuse, les granules sont un peu plus grossiers
sous les cuisses. Les doigts sont modérément longs, le premier légèrement
plus court que le 2 e ; 2 tubercules métacarpiens, l’interne large et plat, le
second plus petit. Aux orteils, dont le 1 /3 basal est palmé, les tubercules subar¬
ticulaires sont simples, assez saillants ; 2 tubercules métatarsiens, l’externe
ovale, l’interne arrondi. Il n’y a pas de pli tarsien et la surface du tarse ne
présente que quelques tubercules.
Ramené le long du corps, le membre postérieur atteint, avec l’articulation
tarso-métatarsienne, le bord antérieur de l’œil. Corps d’un brun foncé uni-
AMPHIBIA
183
forme en dessus ; face ventrale blanchâtre, lavée de gris sur la gorge et le
ventre.
Longueur museau-anus 10 mm.
Cette espèce se rapproche d eBufo Loennbergi Anders. (Lonnberg et And ers-
son, 1911, p. 35) et de Bufo Osgoodi Loveridge (1932 B, p. 47). Elle diffère de
Fig. 1-4. Bufo Chappuisi, n. sp. — Fig. 1. Animal entier, x 6- — Fig- 2. Tête, de pro¬
fil, x 6. — Fig. 3. Animal entier, grandeur naturelle. — Fig. 4. Patte postérieure,
X 10.
la première de ces espèces par le manque de canthus rostralis et de parotoïdes,
par la palmure plus large aux orteils. Elle diffère à'Osgoodi par ses orteils
palmés et par la texture de sa peau.
Fam. RANIDAE
Rana mascareniensis D. B.
Localités : Kitale, st. 12, 2.100 m., XII-32, 2 exemplaires ; Sergoit,
st, 33, 2.200 m., 19-III-33, 2 exemplaires ; mont Elgon, camp II, st. 15,
184
J. ROUX
2.400 m., 17-XII-32, 2 juv. ; delta de l’Omo, st. 27, 570 m., 29-1-33, 1 juv.
Les spécimens de Kitale et de l’Elgon sont d’une teinte gris clair et les
taches dorsales sont bien apparentes. Les individus de Sergoit sont d’une cou¬
leur gris sombre, mais présentent une bande médio-dorsale claire ; de même
les jeunes du delta de l’Omo sont assez foncés et pourvus de la bande verté¬
brale claire.
Espèce répandue de l’Égypte en Afrique tropicale.
Rana oxyrhynchus Smith
Localités : mont Elgon,camp II, st. 15, 2.400 m., 17-XII-32,4 exemplaires ;
Lokitang, st. 24, 750 m., 23-1-33, 9 exemplaires ; delta de l’Omo, st. 27, 570 m.,
29-1-33, 2 exemplaires.
En avant des orbites, la tête est d’un gris clair ; cette couleur est limitée en
arrière par une bande interoculaire foncée commençant au 1 /3 antérieur de la
paupière supérieure ; sur les côtés elle est limitée par la ligne sombre qui marque
le canthus rostralis.
Aux pattes antérieures les doigts II et IV sont égaux. Chez les çf les fentes
externes du sac vocal sont très apparentes de chaque côté de la gorge, se ter¬
minant au devant du membre antérieur. La mâchoire inférieure est bordée de
gris; face ventrale blanche.
Afrique tropicale et australe.
Rana Delalandi D. B.
Localité : Lodwar, st. 37, 750 m., 30-111-33 ; 1 juv.
Afrique tropicale et australe.
Rana Nutti Blgr.
Localités : Kitale, st. 12, 2.100 m., 3-III-33, 1 cf; Marakwet, st. 30,
2.500 m., 5-III-33, 2 juv.; Campi Cherangani, st. 31, 2.500 m., 5-111-33, 1 cf,
Nairobi, st. 53, 1.600 m., 19-IV-33, 3 juv.
Angel (1925, p. 41) a déjà relevé les variations qu’on peut observer dans la
largeur de l’espace interorbitraire qui peut être aussi grand ou plus étroit que
la paupière supérieure. Chez les cf adultes étudiés, la longueur du tibia est con¬
tenue 12/3 fois dans la distance museau-anus et l’articulation tibio-tarsienne
atteint le bout du museau. Ces individus ont le pouce très renflé à la base, et
l’on remarque à la loupe, sur les paupières et sur la face dorsale, de minuscules
protubérances terminées par une pointe cornée ; ces petites aspérités représen¬
tent vraisemblablement une parure de noces. Les taches foncées du dos sont
visibles surtout chez les jeunes, de même que la bande sombre interoculaire.
Dimensions d’un cf ad., long, museau-anus 47 mm. ; long, tibia 28 mm.
Espèce répandue dans l’Afrique orientale.
AMPI11BIA
185
Rana aberdariensis Angel
Localité : Campi Cherangani, st. 31, 3.000 m., 10-III-33; 1 ç ?, 1 Q, juv.
Ces deux spécimens répondent bien à la description qu’ Angel (1925, p. 42, fig).
donne de cette espèce, voisine de la précédente.
La tête est aussi longue que large ; le bout du museau dépasse légèrement la
bouche et est 1 1 /4 plus long que le diamètre de l’œil. La narine est plus près
de ce dernier que du bout du museau. Quant à l’espace interorbitaire, il est
un peu plus étroit que la paupière supérieure. Le tympan mesure les 2 /3 du
diamètre de l’orbite.
Chez ces exemplaires, l’articulation tibio-tarsienne atteint entre l’œil et la
narine ; les talons se recouvrent largement lorsque les membres postérieurs
sont placés à angle droit et repliés l’un vers l’autre.
La membrane des orteils est échancrée et laisse 2 phalanges libres sur la
longueur de 1 1 /2 phalange environ. Le tubercule métatarsien est petit, ovale.
Les plis glandulaires de la face dorsale sont bien développés ; plusieurs
d’entre eux sont interrompus et forment des secteurs séparés par de courts
intervalles'; c’est le pli dorso-latéral qui, de chaque côté, est le mieux déve¬
loppé. Sur les côtés du corps on voit quelques plis courts, plus ou moins nom¬
breux.
La coloration générale répond aussi aux indications d’ Angel ; les mar¬
brures foncées des faces latérales sont bien accusées. Le çf possède une large
bande vertébrale claire. La région frênaie est claire, avec une bordure foncée
sous l’œil et la narine et le long de la lèvre supérieure. La tache temporale est
bien accusée. La face inférieure est blanchâtre. Chez le d*, le ventre est granu¬
leux dans sa moitié postérieure et la base de son doigt interne est fortement
renflée.
Cette espèce était connue jusqu’ici de la chaîne de l’Aberdare ; son existence
dans les hautes altitudes des monts Marakwet n’a rien de surprenant, attendu
que ces massifs montagneux sont relativement voisins et doivent présenter des
conditions d’existence semblables.
Montagnes de l’Afrique orientale (Kenya Colony).
Rana fuscigula D. B.
Localité : mont Kinangop, st. 45, ll-IV-33, 2 exemplaires Q.
Nous rapportons à cette espèce ces 2 Q dont les dents vomériennes forment
2 séries obliques, assez longues, au niveau du bord postérieur des choanes et
dont les membres postérieurs sont relativement courts.
Chez ces spécimens, la tête est aussi longue que large ; le museau, dont la
longueur est plus grande que celle de l’orbite, est arrondi. La narine est située
un peu plus près de l’œil que du bout du museau. L’espace interorbitaire est
un peu plus étroit que la paupière supérieure; quant au tympan, il mesure les
2 /3 de l’orbite.
186
J. ROUX
La peau du dos est ornée de plis glandulaires parallèles, plus ou moins longs,
se résolvant dans la partie postérieure en tubercules allongés. Un pli glandu¬
laire borde le tympan en dessus.
A la patte antérieure le 1 er doigt est égal au second.
Au membre postérieur la membrane ne laisse libre que la dernière phalange, car
elle se prolonge le long de l’avant-dernière en une lisière bien visible. Un tuber¬
cule métatarsien, ovale, allongé. L’articulation tibio-tarsienne atteint l’œil.
Coloration : D’un gris clair sur le dos avec taches foncées plutôt petites,
distribuées irrégulièrement. Tache tympanique bien distincte ; un trait sombre
réunit l’orbite à la narine. Membres avec barres transversales assez étroites.
Cette espèce est connue de l’Ouganda et du Tanganyika, comme aussi de
l’Afrique australe.
Hyperolius marmoratus Rapp.
Localité : Naivasha, st. 49, 1.900 m., 12-IV-1933, 2 ex.
L’un des spécimens est d’une teinte uniforme gris clair (en alcool), l’autre
est de même teinte, mais a le dos et la face supérieure des membres ponctués de
petits points noirs.
L’articulation tibio-tarsienne atteint entre l’œil et la narine ; les orteils
sont palmés jusqu’à la base des disques terminaux.
Espèce très répandue en Afrique équatoriale.
Hyperolius symetricus Mocq.
Localité : Nairobi, st. 53, 1.600 m., 19-IV-1933, 1 ex.
Cet exemplaire a une longueur de 30 mm. (museau-anus). La couleur géné¬
rale est d’un brun cannelle ; sur ce fonds se détachent en noirâtre des macules
dorsales tels que les a décrites Mocquard (1902, p. 407). La ligne oblique
blanche est très visible de l’œil à l’épaule. Région frênaie marquée de noir
seulement. Gorge avec sac vocal fortement ponctué de gris.
Espèce connue de la Colonie du Kénya.
Arthroleptis minutus Blgr.
Localités : Mau escarpment, st. 42, 2.500 m., 5-IV-1933, 8 çf 2 Ç ; plateau
du Kinangop, st. 45, 2.600 m., 7-IV-1933, 1 $.
Les spécimens du Mau escarpment sont tous d’une teinte gris-brunâtre ;
chez 2 individus (1 çf, 1 $) une fine ligne vertébrale claire est présente. Le
dessus du museau jusqu’à l’œil est parfois d’un gris clair; en outre, on voit
souvent , entre les orbites, une tache brunâtre triangulaire dont deux pointes
se trouvent sur les paupières et la troisième en arrière. Sur les côtés du corps,
des taches brunâtres plus ou moins grandes ; des bandes transversales de
même teinte, plus ou moins développées, sur les cuisses et les tibias. Parfois
A11 PII 1B I A
187
quelques taches sombres dans la région lombaire. Face ventrale maculée de
brun, chez les çf plus abondamment que chez les Ç, où elles se trouvent sur¬
tout sur les côtés du corps et le long du maxillaire inférieur.
La peau n’est pas entièrement lisse sur le dos, mais porte des verrucosités
dont les plus souvent présentes sont : 2 longitudinales dans la région scapu¬
laire, 2 en angle sur la partie antérieure du dos et quelques verrues dans la
région lombaire, ces dernières entourées parfois d’un liséré noirâtre.
On remarque souvent aussi un léger pli glandulaire oblique, de teinte foncée
en arrière de l’œil.
Les çf ont un grand sac vocal médian.
Chez ces spécimens le museau est égal à l’orbite ou un peu plus long ; la
narine se trouve à égale distance du bout du museau et de l’œil, la langue pos¬
sède une papille médiane. Les orteils sont palmés à la base seulement.
Cette espèce est connue des montagnes de l’Est africain (Kenya Colony,
Tanganyika Territ.) et du Zambèze.
Phrynobatrachus [acridoides Cope
Localité : plateau du Kinangop, st. 45, 2.500 m., 7-IV-1933, 3 çf, 1 $.
Ces exemplaires ont 19-20 mm. de longueur. Chez les çf le dos est de couleur
gris-brunâtre uniforme. Un trait foncé marque le canthus rostralis, s’élargit
en arrière de l’œil sur le tympan, qui est visible, puis se rétrécit de nouveau
pour se terminer au devant de l’épaule.
La face ventrale est d’un blanc-jaunâtre uniforme. Cuisses lavées de gris
en-dessous, mouchetées de brun sur leur face postérieure.
La peau n’est pas tout à fait lisse; on aperçoit vaguement dans la région
scapulaire deux courts cordons glandulaires peu proéminents, plus ou moins
développés. Sous la loupe on remarque, en outre, surtout dans la région lom¬
baire, de nombreuses petites aspérités.
La tête peut être aussi large ou un peu plus large que longue; l’espace
interorbitaire est plus large que la paupière supérieure. La longueur du tibia
est contenue 2 2 /9 à 2 1 /3 fois dans celle du corps; l’articulation t.ibio-tarsienne
atteint le devant de l’œil.
Les trois orteils externes sont palmés jusqu’aux 2 /3, les deux internes jus¬
qu’à la base des disques terminaux. Le tubercule métatarsien interne, ovale,
est assez proéminent ; l’externe, plus petit et arrondi, est relié à la base de
l’orteil par un repli cutané. Le tubercule tarsien antérieur est assez saillant,
un repli cutané lui fait suite, se dirigeant vers le tubercule métatarsien interne.
On remarque, près du talon, un 2 e tubercule tarsien, arrondi et peu proéminent.
Les çf possèdent un sac vocal gulaire peu développé.
La Ç, longue de 20 mm. également, est de teinte plus sombre ; sur le dos, elle
est d’un brun foncé uniforme, sauf la région médiane qui est occupée, sur la
tête comme sur le corps, par une bande claire large de 1,5 mm. La région tem¬
porale est noirâtre avec, en-dessous, une aire claire ; côtés du corps marbrés
188
J. ROUX
de bran et blanc. La face ventrale, de couleur blanchâtre, est semée de macules
brunes, irrégulièrement distribuées. Chez cette Q , la tête est aussi longue que
large.
Nous pensions tout d’abord rapporter ces exemplaires du mont Kinangop
à l’espèce P. kinangopensis Angel ; n’ayant aucun terme de comparaison, nous
avons pris l’avis de notre collègue M. H. W. Parker à qui nous avons soumis
l’un des ç? décrits plus haut. Après examen et comparaison avec les topotypes
de P. acridoides et de P. kinangopensis , M. Parker a trouvé que cet individu
s’accordait mieux avec la première de ces espèces qu’avec la seconde. La diffé¬
rence principale est tirée de l’ampleur de la membrane palmaire entre les
orteils. On constatera, en comparant les fig. 2, 3 et 4 que donne Parker
(1932 B., p. 218) que la discriminatinon n’est pas aisée! Loverigde (1930,
p. 41) essaie de séparer les 2 espèces en utilisant le rapport entre la longueur
du maxillaire inférieur et la largeur séparant les commissures buccales ; or, ce
caractère peut varier, ainsi que le montrent nos exemplaires.
Quant au critère tiré des taches de la face ventrale, il est également variable.
Ces taches existent chez notre individu Q, mais non chez les cf que nous avons
entre les mains ; il est probable qu’on a affaire ici à une différence sexuelle.
Comme Angel (1925, p. 49) indique la présence de taches brunes sur le ventre
et l’absence d’un sac vocal, il est à présumer qu’il a décrit son espèce d’après
un individu Q.
Loveridge (1929, p. 105) reconnaît que les deux formes dont il est question
sont extrêmement voisines et que P. kinangopensis représente P. acridoides
dans la région montagneuse de l’Est africain.
Nous sommes pleinement de cet avis et pensons que P. kinangopensis
devrait être considéré comme une sous-espèce de P. acridoides Cope.
OUVRAGES CITÉS
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190
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Frôsche der zoolog. Sammlung des Staates in München. ( Silzungs-
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nach dem Aegyptischen Sudan und Nord-Uganda. (Sitzungsber.
kais. Akad. Wiss. mat.-naturw. Fiasse, Bd. CXVI.)
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 26.
15 février 1936.
HEMIPTERA
I. AQUATICA
PAR
R. Poisson
(Faculté des Sciences de Rennes)
Les Hémiptères aquatiques recueillis par la Mission de l’Omo représentent
33 espèces se rapportant aux genres Hydrometra, Gerris, Naucoris , Macrocoris,
Laccocoris , Diplonychus (Sphaerodema ), Laccolrephes, Ranatra , Helotrephes ,
Plea, Enithares , Anisops , Sigara, Stenocorixa, Micronecta. Toutes ces captures
viennent compléter d’une manière heureuse celles faites précédemment en
Afrique orientale (Ch. Alluaud et R. Jeannel, 1911-1912) et apportent une
intéressante contribution à la faune hémiptérologique de ces contrées dont
un bon nombre d’espèces ne sont connues que depuis peu d’années.
Fam. HYDROMETRIDAE (Billb., 1820)
Gen. HYDROMETRA Latreille
Hydrometra albolineolata Reuter
Reuter : Oefv. Finska Vet. Soc. Fôrh., 25, 1882-83, p. 38.
Jaczewski : Stylops, I, part 5, 1932, p. 100.
Poisson R. : Bull. Soc. zool. Fr., LIX, n° 1, 1934, p. 91.
llungerford and Evans : Ann. Mus. Nat. Hung., XXVIII, 1934, p. 50.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 7 exem¬
plaires cfc? $Ç.
L’espèce est connue de l’Afrique équatoriale et du Sud : Guinée, Afrique
orientale, Ouganda, Abyssinie, Dahomey, etc.
192
R. POISSON
Hydrometra gracilenta Horvâth
Horvâth : Term. Füz ., XXII, 1899, p. 450.
Reuter O. M. : Medd. af. Soc. pro Fauna et Flora Fennica, 1900, 26, p. 162,
Fig. 1. Hydrometra gracilenta Horv.; —
A : antenne; — D : une dent sternale
du mâle ; — C : femelle (vue dorsale
partielle).
fig. 3 à 5.
Ribaut. Bull. Soc. Hist. nat. Tou¬
louse, 61, fasc. 2, 1931, p. 280.
Hungerford et Evans : Ann. Mus.
nat. Hung., XXVIII, 1934, p. 67.
Ethiopie méridionale : Bourillé,
bords de la rivière Omo, st. 28, 600
m., 1 cf, 1 $.
H. gracilenta (fig. 1. c) a été
Fig. 2. Hydrometra gracilenta Horv. Seg¬
ments génitaux du mâle; — A : vue
centrale ; — B : vue latérale; d : dents
sternales.
capturé en Suède, en Finlande, en Russie (Transcaucasie) ; il est connu
également d’Allemagne, de Hongrie, de Roumanie, de France ; c’est, à ma
connaissance, la première capture signalée d’Afrique.
Malgré que l’unique mâle examiné soit mutilé (la tête manque), les carac¬
tères de l’armature génitale (fig. 2, A. B.) sont exactement ceux de gracilenta
(fig. in Hungerford and Evans, p. 63, op. cit.). Il en est de même des
HEMIPTERA, AQUATICA
193
caractères de l’exemplaire femelle. Les hémélytres atteignent le bord posté¬
rieur du segment prégénital. Long. : 7-8,5 mm.
Hydrometra aegyptia Hungerford and Evans 1934
Ann. Mus. nat. Hung ., XXVIII, 1934, p. 83, fig. pl. vu.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, 600 m., 1 çf.
H. aegyptia a été signalé d’Égypte, aux pyramides (Rolle), 1 mâle ; de la
Guinée française (Chabanaud, 1919), 1 mâle. Cet Hydromètre appartient au
groupe H. Greeni Kirkaldy 1898 (Hungerford and Evans, op. cit.) qui est
une forme de Ceylan et du S. de l’Inde.
Fam. GERRIDAE Leach. 1807
Gen. GERRIS Fabricius
Gerris (Gerris) diversa (Mavr)
Hydrometra diversa Mayr : Reise Novara , Hem., 1866, p. 172, fig. 52 ;
Verh. zool. bot. Ges. Wien, 1866, Bd. 16, p. 365.
Fig. 3. Gerris diversa ( Mayr.); — A : hémélytre droit (en pointillé la région coriace);
B : patte antérieure droite (face externe).
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 2 mâles, 1 femelle.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III.
13
194
R. POISSON
Le faciès général est celui du G. lacustris paléarctique. Le dessus du corps est
brun noirâtre avec une pilosité dorée dense. Un trait médian ocré s’observe
sur le disque du pronotum, et un autre, de même teinte, guttiforme, existe de
chaque côté. Les pattes et les antennes (fîg. 4, A) sont d’un brun noirâtre
enfumé ; les pattes antérieures présentent des bandes noires externe (fig. 3, B).
La face ventrale est noire (çf), avec une pilosité dense, argentée à la
lumière. Le pore glandulaire métasternal est à peine indiqué. Le proster-
B
Fig. 4. G. diversa (Mayr.); — A : antenne; B : segments génitaux mâles.
num et le bord postérieur du 7 e sternite ainsi que les segments génitaux
sont flaves.
La pointe du rostre dépasse légèrement le bord antérieur du mésosternum.
Les pattes intermédiaires sont plus longues que les postérieures et dépassent
ces dernières.
Les hémélytres sont en grande partie membraneux, mais opaques (fig. 3, A).
Il existe une fine carène médiane sur le scutellum. Les segments génitaux
mâles sont représentés figure 4, B ; le 7 e sternite est échancré média-
nement.
Long. : 6,5-7 mm. ; (6,6-8,5 mm., de Mayr).
Espèce d’origine sud africaine, voisine de swakopensis Stal.
HEMIPTERA, AQÜAT1CA
195
Fam. NAUCORIDAE Stal
Gen. NAUCORIS Fabricius
Naucoris obscuratus Montandon
Naucoris obscuratus Montandon : Bull. Soc. Sc. A c. Boum., 1912-13, n° 4
p.220; VoyageAlluaudet Jeannel en Afr. Orientale. Hemiptera, II, 1914, p. 118
Fig. 5. Naucoris obscuratus Mont, mâle; — A : ædeagus; B : style gauche;
C : style droit; D : embase de Yædeagus.
Kenya : maison forestière du Kinangop, versant ouest, st. 45, 2.600 m. ;
L’espèce a été signalée jusqu’ici de la Haute-Egypte, de l’Ouganda, du
Kénya, du Soudan, Tanganyika, Lagos, Zululand; elle fait partie du groupe
N. maculatus Fabr. d’origine paléarctique. Ce groupe comprend : N. maculatus
maculatus Fabr. et N. maculatus conspersus Stal de l’Italie du sud, d’Espagne
et de l’Afrique du Nord.
Long. : 8-8,5 mm. (fig. 5).
196
R. POISSON
Gen. MACROCORIS Signoret
Macrocoris flavicollis Signoret
Macrocoris flavicollis Signoret : Ann. Soc. ent. Fr. (3) VIII, 1860, p. 971.
Macrocoris flavicollis Montandon : Voyage Alluaud et Jeannel en Afr. Orien¬
tale. Hemiptera , II, 1914 ; p. 118.
Kenya : Nairobi, st. 2, 1.660 m., 1 exemplaire de 9 mm.
L’espèce a été signalée de l’Ouganda, de l’Afrique orientale anglaise (Alluaud
et Jeannel, 1913) et de Zanzibar (Signoret).
Macrocoris convexus Montandon
Macrocoris convexus Montandon : Ann. Soc. ent. Belg ., 1897, p. 63.
Kenya : Kijabé, Kikuyu, st. 8, 2.100 m., 1 exemplaire de 10,5 mm.
M. convexus a été capturé en Afrique orientale : rivière Bénué, en Haute-
Égypte, au Congo, au Zoulouland (Montandon), en Ouganda : lacs Vijongo
(Alluaud, 1909).
Gen. LACC0C0RIS Stal
Laccocoris limigenus Stal
Laccocoris limigenus Stal : En Hem., 6, 1876, p. 142.
Laccocoris limigenus Poisson : Bull. Soc. zool. Fr., LIX, n° 1, 1934, p. 98.
Fig. 6. Laccocoris limigenus Stal ; — A et B : styles droit et gauche;
C : prolongement droit du 8* tergite abdominal.
Kenya : Maji-ya-Moto, Kikuyu, escarpement, st. 3, 1.900 m. ; Kijabé,
Kikuyu, st. 8, 2.100 m.
HEMIPTERA, AQUATICA 197
L. limigenus (fig. 6 et 7) appartient à la faune de l’Afrique intertropicale et
australe.
Laccocoris spurcus Stal
Laccocoris spurcus Stal : Hemipt. Afr ., III, 1865, p. 177.
Laccocoris spurcus Montandon : Verh. Zool. bot. gesell. Wien, 1897, p. 5.
Fig. 8-10. — Teinte de fond d’un jaune flave ocreux avec des taches noires
Fis. 7. Laccocoris limiqenus Stàl, Aedeaqus. — Fis- 8. Laccocoris spurcus
Stal, femelle.
punctiformes plus ou moins denses et distribuées comme l’indique la figure 8.
Ces taches sont si denses sur le disque des hémélytres et sur la membrane que
ces régions paraissent noires. La suture de la membrane est d’un flave ocreux
ainsi que le bord scutellaire des hémélytres et l’extrême marge, laissée a décou¬
vert par les élytres, des tergites 3 et 4.
La longueur du pronotum est sensiblement égale à celle du scutellum et
1,18 fois plus grande que celle de la tête (vertex). L’extrémité du labrum est
triangulaire et aiguë (fig. 9, C). La morphologie des pattes antérieures est repré¬
sentée figure 9, B. La longueur du fémur est égale à 1,58 fois celle du tibia,
198
R. POISSON
laquelle vaut un peu plus ‘de 3 fois celle du tarse. Le mésosternum présente
Fig. 9. Laccocoris spurcus Stâl, femelle ; — A: région métasternale ; x : xiphus;
y : carène; B ; patte antérieure; C ; labrum.
un tubercule pileux, conique, antéro postérieur et fissuré médianement. Le
Fig. 10. Laccocoris spurcus Stâl. — Antenne.
xiphus métasternal (fîg. 9, A x) est brusquement acuminé et il existe une
carène médiane tranchante sur le 1 er segment abdominal visible (fig. 9. A y)-
HEMIPTERA, AQUATICA
199
Le deuxième article des antennes est élargi (fig. 10). Long. 11-11,5 mm.
Kenya : Nairobi, st. 53, 1.660 m., 2 exemplaires femelles.
Espèce originaire du Sud africain qui se distingue des autres Laccocoris
d’Afrique par sa taille plus grande. La commissure du clavus est sensiblement
de même longueur que l’écusson ; chez L. discas Mont. (long. 9-10 mm.), du
Cameroun, cette commissure est 1 fois 1 /2 plus longue que l’écusson.
Fam. BELOSTOMIDAE Ivirkaldy
Gen. DIPLONYCHUS Amyot et Serville
Diplonychus (Sphaerodema) procerus (Gerstaecker)
Sphaerodema procera Gerstaecker : Gliederthiere in von derDecken’s Reisen
in Ost Afrika. Leipzig, 1873.
Sphaerodema procera Montandon : Voyage Alluaud et Jeannel en Afr.
Orient. Hemipt. II, 1914, p. 123.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 1200 m., 2 exemplaires.
Fig. 11. .4 et B : styles droit et gauche de Diplonychus nepoides (Fabr.) ; C et D : styles
droit et gauche de D. quadrivittatus (Berg.).
D. procerus est une espèce de l’Afrique orientale et du Sud : Afrique orientale
anglaise (Alluaud 1903), Ouganda central (Alluaud, 1909).
D. ( Sphaerodema) Severini Montandon n’est sans doute pas différent de cette
espèce.
Diplonychus (Sphaerodema) nepoides Fabricius
Naucoris nepoides Fabricius : Syst. Rhyng., 1803, p. 111.
Diplonychus aegyptius H. Sch. : Wanz. Ins. VIII, 1848, p. 26.
200
R. POISSON
Apposas natator Am. et Serv., Ann. Soc. ent. Fr. (4) III, 1863, p. 393; Stal,
Hem. Afr., III, 1865, p. 184.
Diplonychus coenosus Stal : Oefv. Vet. Ak. Fôrh., XII, 1895, p. 46.
Appasus urinator Dufour : Ann. Soc. ent. Fr. (4) III, 1863, p. 393.
Appasus luridus Stal : Hem. Afr., III, 1865, p. 184.
Sphaerodema nepoides Montandon : Kilim.-Meru Exp., II, 12,1910, p. 17 et
Voyage Alluaud et Jeannel en Afr. Orient., Hemiptera , II, 1911, p. 124.
Diplonychus nepoides Poisson : Faune des Colonies françaises. III, 1929,
p. 147 et Bull. Soc. zool. Fr., LIX, n° 1, 1934, p. 98.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bords du lac Rodolphe, st. 26, 565 m.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
L’espèce est très largement répandue en Afrique, jusqu’au Hoggar et en
Égypte et elle est assez variable dans sa taille et sa pigmentation. Les
ligures 11, A et B, représentent la morphologie des gonapophvses mâles d’exem¬
plaires éthiopiens, et les figures 11, C et D, celle des gonapophyses de D. qua-
drivittatus (Bergroth) de Madagascar (Rev. d'Ent., 12,1893, p. 213). Il est aisé
de constater que ces deux espèces sont bien différentes comme le supposait
Bergroth (contra Montandon, 1914). L’existence de D. nepoides à Mada¬
gascar reste à vérifier.
Fam. NEPIDAE Curtis
Gen. LACGOTREPHES Stal
Laccotrephes Fabricii Stal
Laccotrephes Fabricii Stal : K. Sv. Vet. Ac. Handl. Stocholm, VII, 1868, p. 24.
Laccotrephes Fabricii Jaczewski : Ann. Zool. Mus. Pol. Hist. Nat. V, 1926,
p. 75.
Laccotrephes Fabricii Poisson : Faune des Colonies françaises, III, 1929,
p. 147.
Kenya : mont Elgon, camp III, zone des Bruyères, st. 18, 3.500 m., 1 exem¬
plaire.
Cette espèce est très caractéristique par la longueur de son siphon : elle
est répandue dans toute l’Afrique centrale et du Sud ; elle remonte vers
l’Afrique du nord jusque dans le Tassili des Adjers (R. Poisson, 1929).
Laccotrephes vicinus Signoret
Laccotrephes vicinus Signoret : Ann. Soc. ent. Fr. (8) 1860, p. 179.
Laccotrephes vicinus Montandon : Voyage Alluaud et Jeannel, 1914, p. 126.
Laccotrephes vicinus Poisson : Bull. Soc. zool. Fr., LIX, 1934, p. 99.
Kenya : Elgon Saw Mill, mont Elgon versant est, camp II, st. 15,
HEMIPTERA, AQUATICA
201
2.470 m. ; Nairobi, st. 53, 1.660 m. ; maison forestière du Kinangop, monts
Aberdare vers, ouest, st. 45, 2.600 m.
L. vicinus est une espèce de l’Afrique intertropicale et australe qui existe¬
rait (?) aussi à Madagascar, aux îles Maurice et de la Réunion (fig. 12, E).
Laccotrephes vicinus dissimulatus Montandon
Laccotrephes dissimulatus Montandon : Bull. Soc. sc. Bucarest , XX, 1911,
et Voyage Alluaud et Jeannel, etc., 1914, p. 128.
Kenya : maison forestière du Kinangop, monts Aberdare vers, ouest, st. 4,
2.600 m., 2 exemplaires çf.
La longueur du corps est de 30 mm. ; celle des appendices 33 mm. ; les carac-
Fig. 12. E / antenne de Laccotrephes vicinus Sign. F : antenne de Laccotrephes
vicinus dissimulatus Mont.
tères tirés du prosternum me paraissent variables et l’espèce de Montandon ne
me semble être qu’une forme naine du L. vicinus (fig. 12, F) ; les variations de la
taille sont très fréquentes chez les Népides.
Gen. Ranatra Fabricius
Ranatra parvipes Signoret
Ranatra parvipes Signoret : Ann. Soc. ent. Fr. (3) 8, 1860, p. 970.
Ranatra parvipes Jaczewski: Ann. Zool. Mus. Pol. Hist. Nat., V, n° 2,1926,
p. 76.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bord du Rodolphe, st. 26, 565 m.
La description de Jaczewski (1926) se rapporte à peu près exactement aux
2 exemplaires capturés, dont les fémurs, toutefois, ne sont pas annelés de brun
pâle. Par ce dernier caractère les deux individus de l’Omo se rapprochent de
202
R. POISSON
la forme type de R. vicina Sign., 1880, d’Égypte. Étant donné que ces exem-
Fig. 13. Ranatra parvipes Sign. mâle.
A : style ; B : antenne.
plaires éthiopiens possèdent,
d’autre part, une ébauche de
petit tubercule entre les yeux,
au milieu du vertex, comme les
R. vicina d’Égypte, je considère
que les deux espèces sont syno¬
nymes, parvipes ayant la priorité.
Fam. HELOTROPHIDAE
Esaki et China, 1927
Gen. HELOTREPHES Stâl
Helotrephes Hancocki China
Helotrephes Hancocki China :
Ann. Mag. Nat. Hist. (10), V,
1930, p. 170.
Kenya : Nairobi, st. 53,
1.660 m., 2 çf, 4 $.
H. Hancocki a été capturé
pour la première fois à Kampala,
Ouganda, dans le lac Victoria
(G. L. R. Hancock, 1929). (Fig. 14 : carène médiane
thoraco-abdominale). Long. : 2 mm.
On distingue actuellement deux espèces afri¬
caines d’ Helotrephes :
H. Hancocki China et H. Hungerfordi Esaki et
China (1928) : Afrique équatoriale française, Ou-
bangui, Chari ; lac Bunyoni. Long. 2,58 mm. Il
existe une espèce à Madagascar : H. eremita Horv.
(1899) (baie d’Antongil). Long. : 2,41 mm.
Fam. PLEIDAE Esaki et China, 1928
Gen. PLEA Leach
Plea (paraplea) pullula Stal
Plea pullula Stal : Oefv. Vet. Ak. Fôrh , 1855, p. 89.
Plea Letourneuxi Signoret : Bull. Soc. ent. Fr. (5)
1880, p. CXXXV.
Plea ( Paraplea ) pullula Hutchinson : Proc. Zool.
Fig. 14. Helotrephes Han-
coc&iCbina,mâle.Carène
thoraco-abdominale.
Soc. Lond., 1930, p. 450 (= Letourneuxi).
Plea pullula Poisson : Bull. Soc. zool. Fr., LIX, 1934, p. 100.
HEMIPTERA, AQÜATICA
203
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28; Nanoro-
pus, bord du Rodolphe, st. 26, 565 m.
Espèce de l’Égypte, de l’Afrique centrale et du Sud.
Plea (Paraplea) piccanina Hutchinson
Plea piccanina Hutchinson : Ann. South Afr. Mus. XXV, part 3,1929, p. 419.
Kenya : Nairobi, st. 53, 1.600 m. ; maison forestière du Kinangop, monts
Aberdare vers, ouest, st. 45, 2.600 m., 8 exemplaires.
P. piccanina , forme très répandue dans l’Afrique du Sud, est morphologi¬
quement voisin du Plea Leachi Mc Gregor et Kirkaldy, paléarctique.
Fam. NOTONECTIDAE Curtis
Gen. ENITHARES Spinosa
Enithares glauca Bolivar
Enithares glauca Bolivar : Ann. Soc. Esp. Hist. Nat., VIII, 1879, p. 145.
Enithares v. flavum Reuter : Oefv. Fin. Vet. Fôrh., XXV, 1884, p. 41.
Fig. lb. Enithares mâles. Lobes postérieurs de la capsule génitale ; — A : E. Jeanneli
nov. sp. ; — B : E. glauça Bolivar; — C : E. Daigrei nov. sp. : D : E. perseus Hutch. ;
— E : E. sobria (Stâl) ; — F : E. rhodopis Hutch. ; — G : E. Chinai Jacz.
Enithares v. flavum Kirkaldy : Wien ent. Zeit., XXIII, 1904, p. 103.
Enithares glauca Hutchinson : Proc. Zool. Soc. Lond, ., 1930, p. 442.
Enithares v. flavum Poisson ; Bull. Soc. zool. Fr., LIX, 1934, p. 99.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
Cette espèce est répandue en Afrique équatoriale et australe.
204
R. POISSON
Enithares sobria (Stal)
Notonecta sobria Stal. : Oefv. Vet. Ak. Finn., XII, 1855, p. 89.
Enithares sobria Stal : Hem. Afr. III , 1865, p. 191.
Enithares sobria Jaczewski : Ann. Zool. Mus. Pol. Hist. Nat., V, 1926, p. 78.
Enithares sobria Hutchinson : Ann. South. Afr. Mus., 1929, XXV, p. 372.
Fig. 16. Enithares sobria (Stal), mâle. Capsule génitale d’un exemplaire
de Madagascar ; — p : style.
Fig. 17. A : E. rhodopis Hutch., mâle, style; — B : E. sobria (Stal),
mâle (Madagascar), style.
Kenya : Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m., 1 femelle.
Espèce de l’Afrique équatoriale et du sud, s’observant également à Mada¬
gascar (fig. 15 E, 16 et 17 B).
HEMIPTERA, AQUATICA
205
Enithares rhodopis Hutchinson
Enithares rhodopis Hutchinson : Ann. Mag. Nat. Hist. (10), I, 1928, p. 156.
Éthyopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
L’espèce a été décrite d’après un exemplaire mâle provenant du Nil Blanc
(Loat) (Hutchinson, op. cit.).
Tous les exemplaires de l’Omoont les foveae du pronotum flaves comme le
disque (fig. 15 F et 17 A).
Enithares Jeanneli, n. sp.
Fig. 18 et 19. — Yeux chocolats; clypeus orange bordé de noir; face
orangée avec une tache médiane transversale d’un noir chocolat et une bande '
Fig. 18. E. Jeanneli, n. sp. mâle. Patte antérieure droite.
médiane de même teinte. Vertex avec 2 taches antérieures translucides;
pronotum, scutellum, hémélytres laiteux sur fond noirâtre; une nébulosité
transverse au niveau de l’angle interne des 2 hémélytres. Embolium d’un flave
jaunâtre opaque. Foveae du pronotum noires, sauf la périphérie et le 1 /3 infé¬
rieur flaves ; 3 e plaque coxale flave. Sternites thoraciques et abdominau x
tergites abdominaux noirs ou noirâtres.
La largeur du vertex est égale à un peu plus de deux fois celle du synthlipsis.
La largeur du pronotum est 2,85 fois plus grande que sa longueur et 1,6 fois
plus grande que la longueur du scutellum.
Pattes antérieures (fîg. 18) : griffes et face interne des tibias d’un noir
sépia. Les dimensions relatives des différents articles sont les suivants :
Fémur Tibia tarse
100 102 68
Capsule génitale (fig. 19, A) voisine de celle d'E. perseus Hutch. rhodopis
20Ü
R. POISSON
Hutch, glauca Bolivar (Hutchinson, 1929, pl. xxvm, fig. 8, mais s’en diffé¬
renciant en particulier par la conformation des lobes postérieurs (fig. 15, A
et 19, A).
La morphologie des gonapophyses mâles (fig. 19, B) se rapproche de celle
Fig. 19. E Jeanneli, n. sp. mâle ; — A : capsule génitale ; — Ji : style.
des gonapophyses d’E. Chinai Jaczewski (Ann. Mag. Nat. Hist. (9), XX,
Fig. 20. E. üaiqrei , n. sp. mâle.
Patte antérieure droite ; fémur, tibia,
tarse.
1927, fig. 5, p. 438, Hutchinson 1929,
pl. xxviii, fig. 5). Long. : 7,5 mm.
Kenya : Nairobi, st. 53, IV-33, 1.660
m., 1 mâle.
Enithares Daigrei, n. sp. — Enithares
rhodopis Poisson : Bull. Soc. Hist. nat.
Afr. nord, 20, 1929, p. 113 (nec Hutchin¬
son).
Cette espèce n’a pas été capturée
par M. le professeur Jeannel, mais sa
description a été rendue possible grâce
aux récoltées de la Mission de l’Omo.
Fig. 20 et 21. — Jaune flave ou jaune
rougeâtre avec des hémélytres translu¬
cides ; région postérieure dorso-abdomi-
nale noire, si bien que cette région appa¬
raît noire par transparence au travers des
hémélytres. Yeux chocolats ou bruns
noirâtres. Pronotum et scutellum en
général d’un jaune opaque, quelquefois
translucides et dans ce cas la teinte de
fond noirâtre apparaît. Foveae du pronotum entièrement flaves sur la plupart
des exemplaires, parfois légèrement enfumées antérieurement. Pattes flaves en
général ; les tibias antérieurs des mâles sont noirs sur leur face interne. Les
HEMIPTERA, AQÜATICA
207
longueurs relatives de la tête, du pronotum et du scutellum sont les suivantes :
Fig. 21. E. Daigrei, n. sp. mâle; — A et C : styles; — B : capsule génitale.
Dimensions relatives des différents articles des pattes antérieures (fig. 20) :
F. T. t.
100 107 66 (sans les griffes.)
Pattes intermédiaires :
F. T. t.
100 75 53
La morphologie de la capsule mâle et des paramères est représentée fig. 21 ( 1 ).
Long. : mâle, 7 mm. ; femelle, 8 mm.
Tassili des Ajjers (Dr. Daigre); Tin Tahart (source du Figuier) (L. Seurat,
1928).
Cette espèce est voisine de E. perseus et E. rhodopis.
Liste des Enithares africains actuellement connus :
E. glauca Bolivar 1879 (= v. flavum Reut. 1884). — Abyssinie; Afrique
équatoriale et du Sud.
(1) A noter que la morphologie des styles, droit et gauche, dans une espèce donnée,
est sensiblement la même chez les Enithares africano-malgaches ; ils sont nettement
dimorphes chez la seule espèce américaine, actuellement connue ; E. brasiliensis Spinola
(Hungerford 1933, p. 11).
208
R. POISSON
E. sobria sobria (Stal) 1855. —Caffrerie, Afrique équatoriale et du Sud;
Madagascar.
E. sobria Danae Hutchinson 1929 (op. cit.). — Colonie du Cap ; Rhodésie
du Sud.
E. Chinai Jaczewski 1927 (op. cit.). — Afrique du Sud; Ouganda; Soudan.
E. rhodopis Hutchinson 1928 (op. cit.). — Nil Blanc; Éthiopie.
E. perseus Hutchinson 1930 (op. cit.). — Abyssinie.
E. Jeannçli , n. sp. — Kénya.
E. Daigrei, n. sp. — Hoggar; Tripolitaine.
En outre, E. compacta Gerstaecker (1892), de Zanzibar, serait synonyme de
E. blandula Signoret 1860, de Madagascar (Kirkaldy, 1904) (synonymie à véri¬
fier) et E. cincta Gerstaecker (1860), de Mombasa, serait une forme demeurée
indéterminable jusqu’ici.
Ajoutons que d’après G. W. Kirkaldy (Sjôstedts-Kilimandjaro Meru Expé¬
dition, etc., 1910), E. blandula (Sign.) existerait dans le Kilimandjaro en com¬
pagnie de sobria. Ce fait est douteux ( J ).
Gen. ANISOPS Spinola
Anisops (Anisops) varia Fieber
Anisops varias Fieber ; Abh. Bôhm. Ges. Wiss. (5), 7, 1852, p. 483.
Anisops perpulcher Stal. Oefv. Vet. Ak. Fôrh. XX, 1858, p. 89.
Notonocta nanuta Waek : Zoologist., 1870, p. 2381 (Horv., Rev. d'Ent ., 1888,
p. 189).
a) A. varia varia Fieber, 1852. — Syn. : var. sigillata Fieb. (op. cit.) Hut¬
chinson : Ann. South Afr. Mus., XXV, 1929, p. 396.
(Tache rouge de la marge antérieure du pronotum présente.)
b) A. varia scutellata Fieb. (op. cit.) ; Hutchinson : ibid., p. 396. — Syn. ■
A. perpulcher Stal (op. cit.).
(Tache rouge de la marge antérieure du pronotum toujours absente.)
Ces deux formes sont mélangées dans le Kénya avec prédominance, d’après
les captures de la Mission de l’Omo, d’M. varia scutellata Fieb.
A. v. scutellata et A. v. varia semblent répandus dans toute l’Afrique du
Sud et équatoriale, mais A. v. scutellata paraît seul exister en Égypte et dans
la péninsule du Sinaï, tandis que A. v. varia est surtout commun au Soudan.
Anisops (Anisops) sardea sardea Herr. Schaffer
A. sardea Herrich Schaffer : Wanz. Ins. IX, 1849, tab. 294, fig. 904.
A. productus Fieber : Abh. Bôhm. Ges. Wiss (5), VII, 1852, p. 484; Stal.
Hemipt. Afr., III, 1865, p. 191.
(I) Outre E. blandula. Sign. on connaît encore de la région malgache les espèces sui¬
vantes : E. maculata Distant : Trans. Ent. Soc. Lond., i879, p. 216 pi. V. fig. 7 (Mada¬
gascar) ; E. concolor (Fieber) : Abh. Bôhm. Ges. Wiss. (5), 7, p. 471, 1852 (lie Maurice).
HEMIPTERA, AQUATICA 209
A. natalensis Stal : Oefv. Vet. Ak. Fôrh., XII, 1858, p. 89.
Anisops producta Poisson : Arch. Zool. exp. gen., 65, 1926, p. 181.
A. ( Anisops ) sardea Hutchinson : Ann. South Afr. Mus., XXV, 1929, p. 381.
Fig. 22. A : tète et pronotum &’Anisops sardea madayascariensis nov. subsp., mâle.
B : tête et pronotum d\4. sardea sardea H. Sch., mâle (Afr. du Nord).
Fig. 23. A : patte antérieure d’,4. sardea madayascariensis , nov. subsp., mâle ;
B : patte antérieure d ' A . sardea sardea ; 2 : deuxième grosse soie ; mâle.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.
L’espèce était déjà connue du Rodolphe ainsi que des lacs Naivasha, Baringo,
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. UI.
14
210
R. POISSON
Edward, George (Jaczewski, 1933 : Linn. Soc. Journ. Z ool., XXXVIII,
p. 343) (flg. 22 B, 23 B, 24 A).
J’ai donné ailleurs (1926, op. cit.) des indications sur la très vaste distribu¬
tion géographique de cet Anisops (paléarctique, éthiopienne, malgache, orien¬
tale et peut-être néarctique). J’ai insisté sur le fait que l’Hémiptère se loca¬
lise de préférence dans les eaux supralittorales maritimes, parfois quelque peu
saumâtres, et que sa vaste répartition est peut-être en rapport avec ce compor¬
tement. En Afrique, il est répandu dans toute l’Afrique du Nord (surtout
Fig. 24. ^1 : grosses soies des pattes antérieures d’A sardea sardea, mâle ; B : grosses
soies des pattes antérieures d’A. sardea madagascariensis , mâle.
Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Égypte) ; dans l’est, depuis le Natal ; il est
connu aussi du S.-O. africain; Gabon, territoire du fleuve Kuisib (Stal). Mais
l’espèce, en Afrique du Sud (Transvaal), s’observe jusqu’à plus de 300 milles
des côtes (Man Drift and Gorge near Messina) (Hutchinson) et dans l’Est
nous la voyons aussi remonter jusqu’aux lacs du Kénya.
Il est curieux de constater que les A. sardea de l’Omo sont morphologique¬
ment plus voisins des sardea malgaches que de ceux de l’Afrique du Nord
(comparer les figures 23 A et B représentant d’une part une patte antérieure
d’un mâle de l’Afrique du nord et celle d’un mâle malgache ; la robus¬
tesse de la patte ainsi que la morphologie des grosses soies n’est pas la même
dans les deux cas (fig. 24). A cet égard les exemplaires de l’Omo sont intermé¬
diaires : leur chétotaxie les rapproche des exemplaires de Madagascar, leur
taille des exemplaires de l’Afrique du Nord.
Les Anisops sardea de Madagascar peuvent être considérés comme repré-
HEMIPTERA, AQUAT1CA
211
sentant une sous-espèce : A. sardea madagascariensis, nov. subsp. Long. :
9,5-10,3 mm. (Les exemplaires examinés ont été capturés par G. Petit, 1927 ;
in coll. Mus. Nat. Paris.)
Anisops (Anisops) Worthingtoni Jaczewski
Anisops ( Anisops ) Worthingtoni Jaczewski : Linn. Soc. Journ. Zool., XXXV,
III, 1933, p. 343.
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m.
Fig. 25. Anisops Worthingtoni Jacz., mâle ; — A : tète et pronotum vus dorsalement ;
1} : tète vue latéralement.
L’espèce a été décrite d’après 1 cf et 1 $ capturés dans le lac Rodolphe
par Worthington, en 1932 (Fig. 25).
Anisops (Anisops) psyché Hutcliinson
Anisops psyché Hutchinson : Ann. Mag. Nat. Hist. (10), 1928, p. 159.
A. ( Anisops ) psyché Hutchinson ; Ann. South Afr. Mus., XXV, 1929, p. 400.
Kenya Lokintang, Turkana nord, st. 24, 750 m.
Cet Anisops est connu du Transvaal, de la Rhodésie, de l’Ouganda ; c’est
une espèce de l’Afrique centrale et du Sud.
Anisops (Anisops) debilis Gerstaecker
Anisops debilis Gerstaecher, in Decken’s Reisen in Ost-Afrika, 1873,
p. 425.
212
R. POISSON
Anisops debilis Jaczewski : Ann. Zool. Mus. Pol. Hist. Nat., 1926, p. 86.
A. ( Anisops) debilis Hutchinson : Ann. South. Afr. Mus., XXV, 1929, p. 391.
Fig. 26. Anisops debilis Gerst., mâle; — A : tète vue latéralement; z : éperon
du 3 e article rostral ; B ; lôte vue dorsalement.
Éthiopie méridionale : delta de l’Omo, st. 27 ; Bourillé, bords de la rivière
Omo, st. 28.
Fig. 27. A : debilis Gerst., mâle ; — A et B : pattes antérieures (deux aspects un peu
différents du tibio-tarse) ; C .■ 3 8 article rostral; D : peigne (appareil stridulant).
Kenya : Lokitang, Turkana nord, st. 24, 750 m.
L’espèce est connue de la Colonie du Cap, du Transvaal, de la Rhodésie,
HEMIPTERA, AQUATICA
213
du Bechuanaland, de l’Afrique orientale portugaise, du Sénégal. Les exem¬
plaires éthiopiens ressemblent par leur coloration à PA. sardea; ils paraissent
plus proches de ceux du Sénégal (Jaczewski) que de [ceux de l’Afrique du
Sud (Hutchinson) ; la variation géographique est toutefois assez faible dans
cette espèce (Fig. 26 et 27).
Anisops (Anisops) Hungerfordi, n. sp.
Fig. 28. — Yeux brunâtres ; Notocephalon et scutellum jaunâtres; hémé-
lytres hyalins; dessus de l’abdomen très faiblement rougeâtre; dessous de
l’abdomen ainsi que ses côtés postérieurs et son extrémité, noirs ; tibias et
tarses postérieurs noirs inférieurement.
Aspect court et trapu. Thorax et milieu de l’abdomen sensiblement de même
largeur. Tête un peu moins large que le thorax au niveau du scutellum.
Synthlipsis égale au 5 /12 de la largeur du vertex ; la plus grande largeur du
pronotum est égale au 5 /7 de celle du scutellum. Le tubercule facial est à peine
Fig-, 28. Anisops Hungerfordi, n. sp. mâle ; — A : patte antérieure ; B : 3» article
rostral; C : appareil stridulant (peigne).
indiqué. Pronotum à peu près deux fois plus long que large et un peu plus,
long que la tête. Troisième article rostral avec de courts éperons (fig. 28 B).
Pattes antérieures (fig. 28 A) ; dimensions relatives des articles :
F. T. t. griffes
100 118 92 30.
Appareil stridulant (fig. 28 C) pourvu de 16 dents de longueur croissante ;
des spinules arment le tibia en regard du peigne.
Pattes postérieures : fémur à peu près de même longueur que le tibia,
lequel est 1,75 fois plus long que le tarse.
Long, du corps sans les hémélytres : 5,1 mm. ; avec les hémélytres : 6 mm.
Anisops Hungerfordi est voisin de kampalensis Hutch. (1828) de l’Ouganda
et aussi d 'aphrodite Kirk. (1900) du Congo.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.,
2 exemplaires, ç? et Ç.
214
R. POISSON
Fam. CORIXIDAE (Leach), 1815
Gen. SIGARA Fabricius
Sigara (Sigara) hoggarica Poisson
Sigara (Arctocorisa) hoggarica Poisson : Bull. Soc. Hist. nat. Afr. Nord.
20, 1929, p. 93.
Sigara ( Sigara ) lundbladiana Hutchinson : Proc. zool. Soc. Lond ., 1932,
p. 128.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m.>
1 mâle.
L’espèce est connue du Sahara : Mouydir Atakar-n-Ahaggar, Tefedest
Tassili occidental (R. Poisson, 1929) ; boucle du Niger à Bourem (capt.
Fig. 29. Sigara ( Sigara) hoggarica Poisson, mâle ; — A : style droit : — B : patte
antérieure ; — C : tarse antérieur et dents stridulantes.
Monod, 1928); Abyssinie : Muger River, 5.500 ft., 1 mâle (H. Scott, 1926)
(Hutchinson, 1932) : c’est une forme de l’Afrique subéquatoriale.
S. hoggarica varie dans sa taille (5 mm. à 6,5 mm.), dans son ornementation
(6 à 8 lignes {laves sur le pronotum), dans sa pigmentation générale plus ou
moins foncée, dans le nombre des dents stridulantes de la palette (lig. 29 C)
(26 à 34 dents, avec deux fréquences à 28 et à 33, dans une même station).
11 y aurait lieu de rechercher si le Corisa sexlineata Reuter 1882 (1 mâle de
5 mm. 2 /3, capturé à Addah) ne se rapporterait pas au S. hoggarica (Reuter :
Oejv. F. V. S. F., 25, Helsingfors, 1882). Jaczewski (1926) a donné la figure
des hémélytres de 2 femelles capturées à Dakar, mesurant 7,25 mm. et qu’il
rapporte, avec doute, à cette espèce de Reuter.
Par la conformation de la gonapophyse droite du mâle (fîg. 29, A), S. hog¬
garica se rapproche non seulement du S. (S.) serpentis Hutch. africain (Proc.
HEMIPTERA, AQUATICA
215
zool. Soc. London , 1930, p. 463), mais encore des espèces australiennes : S. (S.)
australis (Fieb), S. (S.) arguta (B. White), S. (S.) truncatipala (Haie) et aussi
de la forme chinoise (S. (S.) fissa Lundblad (Jaczewski, Hutchinson). Nous nous
trouvons là en présence d’un ensemble d’espèces dont la distribution est com¬
parable à celle des espèces du genre Agraptocorixa Kirk. (Jaczewski).
Sigara (Sigara) pectoralis (Fieber)
Corisa pectoralis Fieber : Abh. Bohm. Ges. Wiss. 5, 1851, p. 52.
Arctocorisa Sjoestedti Kirkaldy : Sjôstedts Kilimandjaro-Meru Exp., II,
Uppsala, 1910, p. 12.
Arctocorisa Sjôstedti Lundblad : Arkiv jbr Zool. 20 (8). 1928, p. 1.
Sigara Sjôstedti Hutchinson ; Ann. S ; Afr. Mus., 25, 1929, p. 449.
Sigara (S.) pectoralis Hutchinson : Stylops, I, part 2, 1932, p. 40.
Kenya: maison forestière du Kinangop, monts Aberdare vers, ouest, st. 45,
2.600 m. ; Kitale, Uasin Gishu, st. 12, 2.100 m.
S. pectoralis a été signalé de l’Ouganda, de la Colonie du Cap, du Transvaal,
de la Rhodésie du Sud (Hutchinson, 1929-1932); il appartient à la faune de
l’Afrique du Sud et s’étend jusqu’à l’Afrique équatoriale. S. pectoralis est voi¬
sin du \S. (S.) abyssinica Jacz. d’Abyssinie (Ann. Mus. Nat. Hung., XXV,
1928, p. 212).
Gen. STEN0C0RIXA Horvath
Stenocorixa protrusa Horvath
Stenocorixa protrusa Horvath, Arkiv. Zool., Stockholm, 18 A, 1926, p. 2
(femelle).
Stenocorixa protrusa Poisson et Jaczewski : Ann. Mus. Zool. Pol., VII (4)
1928, p. 115.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de la rivière Omo, st. 28, 600 m. ;
Nanoropus, bords du Rodolphe, st. 26,565 m. ; delta de l’Omo, lac Rodolphe,
st. 27, 570 m.
Cette espèce est largement distribuée dans toute la zone nord de la région
éthiopienne (Sénégal, Niger, Chari, Soudan, Abyssinie) (Poisson et Jaczewski,
op. cit.).
Gen. MICR0NECTA Kirkaldy
Micronecta scutellaris (Stal)
Sigara scutellaris Stal : O. V. A. F., 1858, p. 319.
Micronecta pharaonum Horvath : Rev. d'Ent., Caen, 1899, 18, p. 102.
Micronecta Signoreti J acze W ski : Ann. Zool. Mus. Pol. Hist. Nat., V, 1926,
p. 102 (nec Reuter).
216
R. POISSON
Micronecta Thomasseti Jaczewski : Ann. Mag. Nat. Hist., (9) XX, 1927,
p. 443.
Micronecta scutellaris Hutchinson : Ann. South. Afr. Mus., XXV, 1929,
p. 424.
Micronecta scutellaris Poisson : Bull. Soc. zool. Fr., LIX, 1934, p. 101.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bord du Rodolphe, st. 26, 565 m.
Espèce très largement répandue en Afrique depuis le sud jusqu’en Égypte
(R. Poisson, 1934).
La longueur des exemplaires de l’Omo varie entre 3 mm. et 4,5 mm.
Micronecta Bleekiana abyssinica Hutchinson
Micronecta Bleekiana Hutchinson : Ann. South Afr. Mus., XXV, 1929,
p. 437.
Micronecta abyssinica Hutchinson : Proc. Zool. Soc. Lond., 1932, p. 126.
Éthiopie méridionale : Nanoropus, bord du Rodolphe, st. 26, 565 m. —
Kenya : cratère de l’Elgon, pied du Kottobbos, st. 20, 4.000 m.
La taille des exemplaires examinés (Kénya) varie entre 2 mm. et 2,5 mm. et
certains de leurs caractères sont si voisins de ceux de l’espèce Bleekiana Hutch.,
du Transvaal et de la Rhodésie du Sud, alors que d’autres caractères les rap¬
prochent du M. abyssinica Hutch., qu’il nous semble bien qu’ abyssinica n’est
qu’une variété, ou une sous-espèce géographique, de Bleekiana.
Le groupe Bleekiana comprendrait dès lors les formes suivantes :
M. Bleekiana Bleekiana Hutch. (Afrique du Sud).
M. Bleekiana abyssinica Hutch. (Abyssinie, Kénya).
M. eupompe Hutch. (Abyssinie centrale).
M. jenkinae Hutch. (Kénya).
Micronecta dimidiata Poisson
Micronecta dimidiata Poisson : Bull. Soc. ent. Fr., n° 4, 1928, p. 65. —
Faune des Colonies françaises, 1929, p. 156 (fîg. ).
Micronecta piccanin Hutchinson : Ann. South Afr. Mus., XXV, 1929,
p. 192.
Kénya : maison forestière du Kinangop, monts Aberdare vers, ouest,
st. 45, 2.600 m., 2 mâles.
Il n’est pas douteux que M. dimidiata et M. piccanin représentent une même
espèce largement répandue en Afrique du Sud et centrale, de l’est à l’ouest.
Hutchinson (1929-32) en a décrit une dizaine de formes différentes et ce
nombre pourrait être augmenté. M. dimidiata est une espèce présentant du
polymorphisme alaire et, par conséquent, assez variable. La variation
s’observe dans la morphologie de la tête, plus ou moins proéminante, dans la
longueur des hémélytres et du pronotum, dans la pigmentation, etc. Ce poly-
HEMIPTERA, AQUATICA
217
morphisme n’est d’ailleurs pas uniquement géographique, car il s’observe aussi
parmi les exemplaires d’une même région.
Décrite pour la première fois du Cameroun (R. Poisson, 1928), l’espèce a
été capturée en grand nombre dans de nombreuses stations de l’Afrique du
Sud(HuTCHiNSON,1929), puis dans différents lacs de l’Est africain (Jaczewski,
1933 : Linn. Soc. Journ. Zool. , XXXVIII, n° 259, p. 346) et de la Somalie
française (Hutchinson 1932 : Proc. Zool. Soc. Lond., I, 1932, p. 128).
La forme qui semble la plus voisine de M. dimidiata est M. Youngiana
Hutch. du Transvaal {Ann. Mag. Nat. Hist. (10) IX, 1932, p. 323).
CONCLUSIONS
1° Parmi les 33 espèces d’Hémiptères aquatiques capturées au cours de la
Mission de l’Omo, 2 seulement : Enithares Jeanneli et Anisops Hungerfordi
nous semblent nouvelles. Ce fait ne doit pas nous surprendre, car de nom¬
breuses espèces appartenant précisément à l’Afrique du Sud, du Sud-Est et
de l’Est ont été décrites ces dernières années (China, Hutchinson, Hunger-
ford, Esaki, Jaczewski, Lundblad, R. Poisson, etc.). Les genres Hydro-
metra , Enithares , Anisops , Corixa sens lato , Micronecta ont été particulière¬
ment étudiés.
2° Nous remarquerons dans le lot d’Hémiptères examinés :
a) L’absence de représentants du genre Notonecta , surtout paléarctique et
néarctique. Les espèces de ce genre ont, en Afrique, une distribution très par¬
ticulière. La faune de l’Afrique du Nord possède presque toutes les formes
paléarctiques (R. Poisson : Ann. Soc. ent. Fr ., Cil, 1933). Une espèce N. Mei-
nertzhageni Poisson, apparentée au N. maculata Fabr. s’observe encore dans le
massif d’Ahaggar (Hoggar) ('). Quant à l’Afrique éthiopienne (occidentale,
australe, orientale et centrale), elle semble ne posséder qu’une espèce :
N. {Paranecta) lactitans Kirk. (Hutchinson, 1929) dont la distribution est
d’ailleurs discontinue (Cap, Guinée, Gabon). N. lactitans manque dans tout
le Sud-Est et l’Est africain et les résultats des chasses de l’Omo viennent à
nouveau confirmer cette absence.
h) Le fait que les espèces rapportées, à part les Laccotrephes , sont de taille
moyenne ou petite. De même que dans les chasses effectuées en Afrique orien¬
tale en 1911-1912, aucune des grandes espèces des genres Lethocerus ( Belostoma),
Limnogeton , Hydrocyrius n’ont été capturées, bien que des représentants
appartenant à ces trois genres s’observent jusqu’en Égypte ( Limnogeton Fieheri
Mayr, Lethocerus niloticus Stal) et même en Algérie : Hydrocyrius colombiae
Spin. (R. Poisson, 1928). Mais il convient de remarquer que les Hydrocyrius
(1) N. canariensis Kirk. étroitement affilié au N. maculata Fabr. n'a pas encore été
observé au Hoggar, pas plus d'ailleurs que dans le reste du continent africain.
218
R. POISSON
par exemple semblent surtout être localisés en Afrique équatoriale française,
au Congo Belge, dans le Tanganyika, dans la région du Kilimandjaro. Il est
possible aussi que ces grandes formes, nageuses, chasseuses et très carnassières
soient toujours peu nombreuses dans une même station, ce qui rend leur cap¬
ture plus difficile et occasionnelle.
3° D’après les résultats qui précèdent, la faune hémiptérologique de la région
de l’Omo se caractérise surtout (en dehors d’espèces autochtones ou tout au
moins propres à l’Afrique orientale ou centrale) :
a) par des apports de l’Afrique australe auxquels sont venues s’ajouter des
espèces sahariennes et soudanaises ;
b) par l’existence de lignées d’affinités asiatiques : Hydrometra aegyptia
qui appartient à la série H. Greeni de Ceylan et du sud de l’Inde, Sigara
hoggarica qui présente certains caractères de formes chinoises et même aus¬
traliennes ;
c) par l’existence de lignées d’origine paléarctique : Naucoris obscuratus
Mont., affilié au groupe paléarctique N. maculatus Fabr., Hydrometra graci-
lenta Horv. qui est une forme paléarctique actuelle (*).
4° Accessoirement ont été décrites dans ce mémoire une espèce nouvelle
(VEnithares (E. Daigrei du Tassili des Ajjers), ainsi qu’une sous-espèce
d'Anisops (A. sardea madagascariensis).
(1) La présence A’H. gracilenta (esp. paléarctique) dans la région de l'Omo est à mettre
en parallèle avec celle de Mesovelia vittigera Horv. (esp. africaine), en Europe (R. Pois¬
son, 1933, Bull. Soc. enl. Fr. XXXVIII, n» 12, p. 184).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 27.
15 février 1936.
I1IRUDINEA
PAR
Hervé Harant et Paulette Vernières
MM. R. Jeannel et P.-A. Chappuisiious ont fait l’honneur de nous confier
l’étude des Hirudinées récoltées par la Mission de l’Omo. Bien que ce matériel
ne comprenne qu’un assez petit nombre d’individus répartis en quelques
espèces, il était particulièrement intéressant ; car rares sont les études consa¬
crées aux Hirudinées de l’Afrique centrale et même aux Hirudinées africaines
en général. Aussi nous paraît-il nécessaire de rappeler les quelques résultats
solidement établis dans l’étude de la faune hirudinologique du grand continent.
Quatre mémoires principaux résument nos connaissances sur cette question :
R. Blanchard consacre en 1898 quelques pages aux Hirudinées de l’Afrique
orientale allemande et décrit quatre espèces nouvelles. Ce sont Glossosiphonia
Stuhlmanni (désignée actuellement Glossiphonia Stuhlmanni Blanchard),
Helobdella tricarinata (actuellement Glossiphonia tricarinata Blanchard),
Hirudo Hildebrandti et Salifa perspicax.
Johansson en 1928, [étudiant les Hirudinées de l’Expédition déjà lointaine
du Nil Blanc (Jagerskiold, 1901), décrit Clepsine Jâgerskioldi rangée aujour¬
d’hui dans le genre Placobdella ; Clepsine fimbriata et multistriata appartenant
également au genre Placobdella ; enfin Clepsine nilotica qui est une Glossi¬
phonia. Il fait, en outre, connaître une Gnathobdellide : Limnatis oligodonta
et propose d’incorporer Salifa perspicax au genre Trematobdella.
Plus récemment Harding (1932) signale dans les eaux douces d’Abyssinie
(Hugh Scott Expédition) deux nouvelles espèces : Glossiphonia Garoui et
Placobdella Cooperi.
Enfin J. Percy Moore (1933) ajoute à la faune d’eau douce de l’Est, afri¬
cain l’espèce nouvelle Glossiphonia conifera ; cet auteur a d’ailleurs revu un
certain nombre des formes précédemment décrites ; nous tiendrons compte de
ses références dans la liste que nous donnons à la fin de ce travail.
La plupart des auteurs actuels sont d’accord pour souligner la difficulté de
l’étude morphologique des Hirudinées non préalablement anesthésiées, ni
préparées par les fixateurs de choix. Nous nous sommes heurtés aux mêmes
220
H. IIARANT ET P. VERNIÈRES
difficultés en étudiant un matériel conservé dans l’alcool ; aussi dans bien des
cas notre description n’est pas aussi complète que nous l’aurions désiré ; mais
nous sommes toujours restés dans nos déterminations dans la sage réserve
que nous imposait l’objectivité des faits : nous avons surtout agi ainsi lorsque
nous nous sommes trouvés en présence d’animaux n’ayant pas atteint la matu¬
rité sexuelle.
Nous avons adopté la classification générale révisée par l’un de nous dans
une récente monographie (1929), en tenant compte toutefois des modifications
introduites, dans la systématique des Hirudinées par Harding et Moore
dans leur très savante monographie de la Faune des Indes Britanniques qui,
bien que datée de 1927, n’était pas connue de nous lors de la terminaison
du manuscrit que nous venons de citer (Harant, 1929).
Subord. ARH'YNCHOBDELLA
Fam. HIRUDINIDAE
Hirudo Granviki, n. sp.
Kenya : Station G2, marécages entre Eldoret et Soy (leg. Granvik, 27-VII-
1920).
Cinq individus présentant les caractères suivants : Le plus grand individu
mesure 35 mm. de long et 6 mm. de large ; les autres ont des dimensions sen¬
siblement voisines ; la couleur générale uniforme est brun verdâtre foncé aussi
bien sur le dos que sur le ventre. Sept lignes noires parcourent la face dorsale
d’un bout à l’autre du corps : l’une est médio-dorsale, les six autres latérales,
symétriques deux à deux. Le corps est couvert de sensilles nombreuses, qui lui
donnent un aspect verruqueux ; ces sensilles sont disposées en lignes irrégu¬
lières, mais elles sont en nombre constant sur chaque anneau : 8 dorsales,
10 ventrales. Les bords sont arrondis et non marqués de lignes colorées. La
ventouse postérieure est petite et ne déborde guère les deux côtés de l’extré¬
mité postérieure du corps ; l’extrémité antérieure n’est pas effilée et la bouche
est largement percée ventralement dans la ventouse. Le nombre total des
anneaux est de 102 ; l’anus est placé après le dernier anneau ; le somite moyen
est pentamère ; les orifices génitaux sont respectivement placés entre le 24 e et
le 25 e anneau d’une part, et entre le 30 e et le 31 e d’autre part : ils sont donc
séparés par 6 anneaux. Il y a cinq paires d’yeux dont la disposition ne présente
pas de caractère spécifique ; comme dans d’autres espèces du genre les trois
premières paires sont placées sur trois anneaux successifs alors que la quatrième
paire est séparée par un anneau de la troisième et par deux de la cinquième.
Les mâchoires, petites et profondément situées, ont leurs faces lisses et ne
portent qu’une rangée de dents aiguës dont le nombre est d'environ trente-cinq.
Les caractères que nous venons de décrire font de notre Sangsue une Hirudo
HIRUDINEA 221
authentique, bien qu’il soit classique de noter dans la définition même de ce
genre un nombre de dents compris entre 40 et 100 ; nous nous trouvons donc en
présence d’une espèce dont le nombre de dents est légèrement inférieur à
celui des espèces d'Hirudo actuellement connues. Il n’est pas douteux néan¬
moins que l’ensemble des autres caractères l’emporte et qu’en particulier l’ab¬
sence de papilles sur les faces des mâchoires doit faire rejeter complètement la
diagnose de Limnatis, genre chez lequel le nombre de dents, peut, il est vrai,
s’abaisser jusqu’à 30.
Si l’on tente de comparer notre espèce aux Hirudo pourvues d’un nombre
relativement faible de dents, il faut examiner les caractères de H. Hildebrandti
Blanchard dont les mâchoires sont pourvues de 56 dents, de H. asiatica
Blanchard avec 52 dents, de H. amorensis Blanchard avec 42 ou 43 dents,
enfin de H. Chavesi, que Blanchard avait bien maintenu dans le genre Hirudo
malgré ses 33 dents. Aucune de ces espèces n’a un ensemble de caractères exac¬
tement superposables à ceux de H. Granviki. H. Chavesi des Açores est un
animal sans papilles, entièrement noir et dont les yeux sont restés invisibles.
H. Hildebrandti a des caractères très voisins de ceux de notre espèce, avec ses
19 papilles par anneau et ses 101 anneaux; de plus, signalée par Blanchard
dans le lac Victoria-Nyanza, elle a été retrouvée récemment par Percy
Moore en Uganda dans le lac Nabugabo. Mais le nombre de dents aux mâ¬
choires justifie la séparation des deux espèces.
Whitmania, sp.
Kenya : station 12, Kitale (4-XII-32), altitude 1.100 mètres, à 12 milles au
pied de l’Elgon.
Un individu en mauvais état à faciès d’Herpobdellide, de coloration vert
sombre, ayant 45 mm. de longueur. La présence de trois mâchoires dépourvues
de papilles et de dents rend certaine la détermination du genre.
Subord. RHYNCHOBDELLA
Fam. GLOSSIPHONIIDAE
Bouche au fond de la ventouse antérieure.
Helobdella Jeanneli, n. sp.
Kenya : station 20 a, 7-1-33, petit lac dans le cratère du mont Elgon,
4.000 m., température : 9°C.
Nous décrivons cette espèce sur un individu de petite taille dont la longueur
n’excède pas un centimètre, et la largeur au milieu du corps atteint 3 milli¬
mètres. La coloration générale en alcool est d’un brun clair uniforme sur le
222 H. HARANT ET P. VERKIÈRES
dos et sur le ventre. Dans la région antérieure apparaît au premier coup d’oeil
un point brun foncé très visible qui correspond à une plaque chitineuse dor¬
sale. Le nombre des anneaux visibles dorsalement est de 63 ; l’anus étant
placé immédiatement après ce 63 e anneau, on peut encore compter entre lui
et la ventouse anale trois petits anneaux terminaux. L’extrémité antérieure
présente deux petites incisures qui donnent à la région céphalique un aspect
vaguement trilobé ; il y a un seul anneau préoculaire, les yeux au nombre de
deux sont strictement punctiformes. Le somite moyen est trimère. L’appareil
digestif, visible par transparence, ne présente pas de caractères spécifiques. Le
corps est absolument dépourvu de papilles; il ne montre aucun accident de
surface à l’exception de la plaque dorsale chitineuse déjà
signalée et qui revêt comme le montre un examen plus
attentif la forme dessinée dans la figure 1 ; elle occupe une
petite surface médio-dorsale s’étendant sur le 9 e et le 10 e
anneaux post-oculaires.
Le genre Helobdella comprend de nombreux représen¬
tants. Harant en a signalé vingt-deux espèces en 1929.
Il conviendrait d’ajouter depuis lors Helobdella Bancrofti
Best 1931, parasite d’une tortue du Queensland. Au sens
de la systématique actuelle une seule espèce d 'Helobdella
a été signalée jusqu’à ce jour en Afrique. Il s’agit à'Helob¬
della algira connue en Algérie. Il importe pour nous de
comparer notre Helobdelle à plaque chitineuse de
l’Afrique centrale avec les Helobdelles à bouclier du monde
entier : H. stagnalis (L.) connue en Europe et en Amé¬
rique du Sud, dont le bouclier est placé entre le 12 e et le 13 e anneau;
H. scutifera Bl. dont le bouclier est placé entre les anneaux 6 et 7. Les dimen¬
sions de la plaque dorsale de notre espèce et sa position suffisent à la dis¬
tinguer de ces espèces que nous venons de citer.
Il n’est pas inutile de signaler qu 'Helobdella Jeanneli a été trouvée à plus
de 4.000 mètres d’altitude dans une eau ayant une température de 9° C. Les
espèces de ce genre ont, en général, une grande aptitude à vivre dans des faciès
très variés; en France même, la cosmopolite H. stagnalis que l’on trouve dans
des bassins chauds de la région méditerranéenne a été signalée sur le Canigou.
Glossiphonia Chappuisi, n. sp.
Kenya : station 20 b , 7-1-33, petit lac au nord-ouest du pic du Koitobbos,
dans le cratère du mont Elgon, altitude env. 4.000 m., température 9°C.
Le petit individu que nous décrivons ne possède pas d’organes génitaux
visibles ; néanmoins sa morphologie externe le sépare nettement des espèces
de Glossiphonia décrites jusqu’à ce jour, son incorporation à ce genre s’impo¬
sant d’ailleurs par le nombre des yeux et la structure du tube digestif. Notre
Sangsue, d’une coloration verdâtre uniforme, est d’une opacité assez exception-
Fig. 1. Helobdella
Jeanneli, n. sp.,
partie antérieure
dorsale.
HIRUDINEA
223
nelle chez les Glossiphoniides de petite taille ; la paroi du corps ne montre aucun
accident de surface ni aucun dessin spécial : le dos et le ventre sont lisses et
unicolores. Les dimensions sont de 6 mm. de longueur sur 2 mm. de plus
grande largeur. La ventouse postérieure est très nettement circulaire et non
moins nettement détachée de la face ventrale de l’animal. Le somite moyen
est de trois anneaux ; il y a 65 anneaux. La caractéristique essentielle de
cette espèce réside dans la disposition des yeux. Il n’y
a pas d’anneau préoculaire ; les deux premiers anneaux
portent chacun une paire de gros yeux arrondis. De
chaque côté du cinquième anneau existe une large tache
pigmentaire grossièrement losangique : chacune de ces
taches s’étend également sur la face dorsale et sur la
face ventrale formant de part et d’autre du corps de
corps de l’animal comme l’amorce d’un collier (fig. 2).
Ce dispositif très particulier n’est réalisé que dans la
Sangsue africaine Glossiphonia Stuhlmanni Blanchard,
qui d’ailleurs diffère de notre espèce par la présence d’un anneau préocu¬
laire, par l’inégalité des deux premières paires d’yeux et par la présence entre
ces deux premières paires de deux anneaux inter-oculaires.
Glossiphonia, sp.
Kenya : station 45, maison forestière du Kinangop, 7-IV-33, ait. 2.600 m.,
à 25 milles de Naivasha, sur la lisière inférieure de la forêt du versant ouest
de l’Aberdare.
De cette station ont été rapportées quatre sangsues, dont un individu
immature, répondant parfaitement à la diagnose du genre Glossiphonia par la
présence de six yeux et l’anatomie du tube digestif, sans qu’il puisse être
question de la rapporter avec certitude à une espèce déterminée de ce genre.
Glossiphonia, sp.
Kenya : station 2, marécage près de Nairobi, 22-XI-32.
Très jeune individu de couleur brun clair, transparent, sans ornement seg¬
mentaire, pourvu de chaque côté de 8 caecums bilobés, somite moyen trimère.
Ventouse buccale en cuiller avec bouche au fond de la ventouse. A rapprocher,
à cause de l’absence d’yeux, du genre Ancyrobdella Oka des lagunes japonaises.
Trompe bien visible. Longueur 2,5 mm.
Subfam. Haementeriinae.
Bouche percée dans la lèvre antérieure.
Haementeria omoensis, n. sp.
Éthiopie méridionale : Bourillé, bords de l’Omo, station 28, 16-11-1933,
sur une Tortue.
Fig. 2. Glossiphonia
Chappuisi, n. sp.,
partie antérieure dor¬
sale.
224 H, IIARANT ET P. VERNIÈRES
Nous n’hésitons pas, àla suite deMicHAELSEN, à réunir les genres Placodbelta
et Haemenleria dont les différences concernant le dédoublement dorsal des
deuxième et troisième anneaux de chaque somite sont sujettes à variations et
en tous cas insuffisantes pour imposer une coupure générique.
Les quatre individus correspondent aux caractères du genre. Ils ont été
trouvés sur la carapace d’un jeune Trionyx triunguis (Forsk.) ; la bouche est
percée dans la lèvre antérieure, le somite moyen est trimère, il y a deux yeux
en forme de croissant, ce qui se rencontre dans un
certain nombre d’espèces de Placobdelles et en
particulier chez Placobdella emyade, espèce com¬
mune en Asie sur les Tortues et avec laquelle
notre Sangsue présente quelque ressemblance.
Toutefois les caractères suivants nous parais¬
sent suffisants pour définir une nouvelle espèce.
Le corps blanc laiteux est absolument dépourvu
de papilles et de toute ornementation segmen¬
taire. Le plus grand des individus atteint 10 mm.
de longueur sur 3 mm. de plus grande largeur. Le
plus petit individu ne mesure que 6 mm. Il y a
de 60 à 63 anneaux dont deux anneaux préocu¬
laires. Le premier orifice génital est situé entre
les 33 e et 34 e anneaux ; le deuxième est séparé
du premier par 3 anneaux. Le tube digestif offre
un dessin caractéristique : il y a d’abord six paires
de caecums latéraux présentant en général quatre
petits lobes supérieurs ; il y a, en outre, deux
caecums postérieurs présentant au moins trois
grandes ramifications du côté externe. La ven¬
touse postérieure, relativement grande (1 mm.), a
un bord légèrement festonné.
Raementeria, sp.
Kenya : station 49, Lake Naivasha, 12-IV-33.
Jeune forme de 5 mm., immature, intéres¬
sante à cause de la présence de six métacercaires
enkystés (fig. 3). Notons que des parasites
du même groupe, cercaires d 'Holostomum (Di-
cranocercaria bdellocystis), ont été signalés au Brésil dans Haementaria Lutzi
(Pinto).
Kenya : station 2, Nairobi, 22-XI-32.
Individu de 7 mm. de longueur sur 1 mm. de largeur. Deux yeux. Bouche
percée dans la lèvre antérieure. 64 anneaux. Orifices génitaux séparés par
deux anneaux. Individu immature.
Fig. 3. Haementeria sp., avec
six métacercaires enkys¬
tés.
HIRUDINEA
225
Gen. GRANELIA, nov.
Granelia naivashae, n. sp.
Kenya : Lac Naivasha, station 49, 12-IV-1933.
Nous décrivons cette espèce que nous considérons comme le type d’un genre
nouveau sur un individu de petite taille en assez bon état de conservation. Le
corps légèrement contracté atteint 5 mm. de longueur sur 3 mm. de plus grande
largeur ; il est grossièrement ovale, mais non mince et foliacé, comme cela se
voit souvent dans les Glossiphoniides, globuleux, trapu et opaque. La ventouse
antérieure, en continuité directe avec le reste du corps, ne
marque pas d’étranglement collaire; la ventouse postérieure
n’est pas ventrale ; c’est un disque convexe, terminal, sensi¬
blement perpendiculaire au grand axe du corps de l’animal
et séparé de lui par un étranglement bien marqué (fig. 4).
Le corps est pourvu de 60 anneaux, le somite moyen est
trimère. 11 n’y a pas d’yeux. Le tube digestif compte sept
caecums, les six premiers étant régulièrement trilobés (fig. 5) ;
la dernière paire dirigée vers la région postérieure est plus
abondamment ramifiée. La bouche subterminale est percée
dans la lèvre antérieure, au dessous de laquelle la ventouse
est miperforée. Ce dernier caractère qui fait de notre Sangsue une Haemen-
teriinae authentique, uni à l’absence d’yeux, la rapproche singulièrement du
genre A noculobdella Weber 1915, des eaux douces d’Amérique du Sud. Mais
notre nouveau genre se distingue nettement du précédent par le nombre et
la forme des caecums par la forme du corps et l’absence de papilles.
Nous nous faisons un pieux devoir de dédier ce genre à la mémoire du pro-
Fig. 4. — Grane¬
lia naivashae,
n. g., n, sp.
Fig. o. — Granelia naivashae, n. g., n. sp., caecums trilobés.
fesseur Maurice Granel qui a occupé pendant de longues années la chaire
d’Histoire naturelle médicale à la Faculté de Médecine de Montpellier.
*
En résumé, l’étude des Hirudinées de la mission scientifique de l’Omo nous
a permis de compléter les connaissances lacunaires que nous possédions sur
MISSION SCIENTIFIQUE DE l'oMO. — T. III.
15
226
H. IIARANT ET P. A r ERNIERES
la faune hirudinologique africaine. Si nous avons réservé la diagnose spéci¬
fique de quelques individus (Glossiphoniides des stations 45 et 2, Haementeria
des stations 49 et 2) nous avons montré la présence en Afrique du genre
Whitmania (station 12) et nous avons décrit les espèces nouvelles : Hirudo
Granviki , Helobdella Jeanneli , Glossiphonia Chappuisi, Haementeria omoensis,
et enfin Granelia naivashae, pour laquelle nous avons créé un genre nouveau.
Dans le domaine parasitologiqué nous n’avons pu fournir des données
exactes que sur Haementeria omoensis , parasite de la tortue Trionyx triun-
guis (Forsk.), et nous avons en outre noté la présence de métacercaires dans
Haementaria sp. de la station 49.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 28.
15 février 1956.
III. ICHNEUMONIDAE : ICHNEUMONIMAE
VON
G. Heiniîicii
(Borowki, Polen)
Gegenstand der nachfolgenden Bearbeitung ist eine Collection von Ichneu-
moninae , die samtlich in Britiscli Ost-Afrika, am Kenya erbeutet wurden
und zwar nicht nur von der «Mission de l’Omo», sondern auch von Alldaud
und Jeannel auf ihren verschiedenen Reisen in dieses Gebiet und ferner
von A. Seyrig auf seiner Reise dorthin im Jahre 1932.
Wir finden in diesem Material den grôssten Teil, der von Szepligeti von
Sjôstedt’s Kilimandjaro-Meru Expédition beschriebenen Species, insbe-
sondere seiner « Hoplismenus » Arten wieder. Auf Grand des neuen Materials
und meiner vorherigen Bearbeitung der 1chneumoninae von Madagaskar
wird nunmehr eine richtige generische Einreihung vieler dieser Species môglich.
Hierbei zeigt sich erneut der enge Zusammenhang zwisehen der 1 chneumo¬
ninae Fauna von Madagaskar und derjenigen des zentralen Afrikas (z. B.
Subgen. Seyrigichneumon Ileinr., Subgen. Neocratichneumon Heinr., Gen.
Foveosculum Heinr., Cratichneumon stenopygus Heinr. und meruensis, n. sp.,
u. a.).
Zwei Généra werden in nachfolgenden neu beschrieben : Afrectopius , eine
Platylabine mit fehlenden Gastrocoelen und fehlender Felderung des Propo-
deum sowie runden Luftlôchern desselben, die jedoch im iibrigen sich eng an die
bekannten Généra des Tribus anschliesst. Sehr überraschend ist dagegen die
Morphologie des gen. nov. Genaemirum , das in der Bildung der Wangen und
Stirn vôllig unike Merkmale aufweist. Dieses interessanteste Tier der Collec¬
tion stammt aus der Heidezone des Hochgebirges.
Ganz besonders bemerkenswert ist ein neues markantes Beispiel regio-
naler Fiirbungskonvergenz, auf welches bei der Beschreibung des Afrocoel-
ichneumon Jeanneli, n. sp. hingewiesen wird.
228
G. liliINRICH
Die Typen der aus der Collection Seyrig beschriebenen Species befinden
sich in meiner Sammlung, aile übrigen im Muséum national d’Histoire
Naturelle in Paris.
Afrocoelichneumon Jeanneli, n. sp.
Ç. Die Species stimrnt morphologisch, insbesondere in der Gestalt und
Felderung des Propodeum, der Gestalt und Punktierung des Postpetiolus
und der Form der Gastrocoelen gut mit der in meiner Bearbeitung der Ichneu-
moninae von Madagaskar gegebenen Gattungsdiagnose überein und weicht
lediglich durch das rundlich convexe ungerandete Scutellum ab.
Auf Grund der sehr auffalligen Fârbung hàtte ieh sie für identisch mit
Corymbichneumon carinifer Morl. (Proc. Zool. Soc., London , 1919, p. 136)
gehalten, wenn nicht bei dieser Species der Postpetiolus lângsrissig, bei
Jeanneli sp. nov. dagegen dicht und regelmàssig punktiert wàre. Àusserdem
ist bei C. carinifer Morl. das ganze Mesonotum ebenso wie das Scutellum
und Postscutellum zitronengelb, bei Jeanneli dagegen nur eine grosse, etwa
4eckige Makel, die sich an den Vorderrand des Scutellum anscliliesst
wahrend der Rest des Mesonotum schwarz ist.
Wangen etwa so lang wie die Breite der Mandibelbasis, nach unten zu
leicht verschmâlert. Mandibeln normal, schmal. Schlâfen geradlinig ver-
schmâlert. Clypeus normal. Gesicht in der Mitte etwas gewôlbt. Gesicht und
Clypeus dicht und fein punktiert, ebenso die Stirn.
Fühlergeissel lang, schlank, hinter der Mitte kaum verbreitert, gegen das
Ende allmàhlich verjüngt, mit 44 Gliedern. Glied 1 etwa 3 mal so lang als
am Ende breit, das 13. etwa quadratisch, Glied 11-20 mit weissem Ring.
Mesonotum sehr fein punktiert, etwas glânzend. Scutellum glatt und
glànzend. Meso- und Metapleuren sowie die Hüften III sehr dicht punktiert,
fast matt. Propodeum runzlig-punktiert, nur die breite, mit der Area basalis
verschmolzene, zum Postscutellum vorspringende, nahezu parallelseitige Area
superomedia fast glatt.
Postpetiolus sehr dicht punktiert, mit deutlichem Mittelfeld. Auch das 2.
und die grôsste Halfte des 3. Tergit ziemlich dicht punktiert, àusserdem in
der Mitte deutlich lângsrissig. Gastrocoelen mittelgross, ziemlich tief.
Kopf, Thorax und Beine von schwarzer Grundfarbe.
Dunkelweinrot ist das Abdomen (gegen die Spitze verdunkelt). sowie zum
Teil die Meso- und Metapleuren.
Zitronengelb sind : die obéré Halfte der Propleuren, ein etwa 4eckiger
Fleck des Mesonotum, der von der Schildchengrube bis etwa zur Mitte reicht,
Wülste unter den Flügeln, Scutellum und Postscutellum, sowie eine ver-
schwommene Zeichnung der inneren Augenrànder.
Lange : 15 mm.
Mont Elgon, Camp II, 2.400 m. (Mission de l’Omo, St. 15).
Die ivombination einer dunkelroten Farbung des Abdomen mit zitronen-
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
229
gelher Fârbung des Mesonotum (ganz oder teilweise) und des Scutellum
dürfte bei den Ichneumoninae in dieser Art auf der ganzen Welt nicht wieder
vorkommen. Wir kennen sie dagegen nunmehr bereits in 3 Fâllen aus Osta-
frika : Corymbichneumon carinifer Morl., Evirchoma excellens, n. sp. und
Afrocoelichneumon Jeanneli , n. sp. Es ist dies eines der aufïalligsten und
schnônsten Beispiele regionaler Farbungskonvergenz, eines bisher noch
ungeklàrten Phaenomens, das invielen Fallen irrtümlich als Mimikri gedeutet
werden dürfte.
Afromelamchneumon rufiventris Szepligeti
Hoplismenus rufiventris , Kilim.-Meru Exped., 8, 1908, p. 60.
Ein typischer Vertreter der Gattung.
Kenya : Nairobi (Sevrig, 10-VI-32), 2 cTcf •
Ein Exemplar wurde von Herrn Dr. A. Roman mit dem Typus verglichen
und die Identitât festgestellt.
Die Ausbeute enthâlt noch eine ganze Reihe von cfçf, die morphologisch
durchaus mit rufiventris Szepl. übereinstimmen, aber selir verschieden in
der Farbung sind. Einige liaben ganz schwarzen Thorax und Abdomen. Andere
rotes Abdomen und schwarze Beine. Dabei kommen Fühlerfàrbungen vor
von schwarz mit Andeutung eines weissen Ringes bis fast ganz gelbrot mit
weisser Aufhellung in der Mitte. Môglicherweise handelt es sich um Varietâten
derselben Art, vielleicht auch um verschiedene sehr nahe verwandte Species.
Ohne grôssere Serien von Ç9 kann diese Frage nicht geklârt werden.
Gen. GENAEMIRUM, nov.
Die Gattung gehôrt in den Tribus Protichneumonini Heinr. und schliesst
sich morphologisch ziemlich eng an Coelichneumon Thoms. an. Sie ist von die-
sem Genus in drei Punkten verschieden, welche demnach als ihre morpholo-
gischen Kennzeichen zu betrachten sind :
1. Die Areae dentiparae wôlben sich wie bei Coelichneumon Thoms. bis
nahezu an die Einlenkung der Hüften III hinab, jedoch nicht in der steilen
Rundung der genannten Gattung, sondern in langer, Hacher Kurve. Das Pro-
podeum ist also langer und allmàhlicher nach liinten zu abfallend. Die Area
superomedia ist aufïallend langgestreckt, mit der Area basalis verschmolzen
und schliesst sich, nach vorne sich verjüngend, dicht an das Postscutellum
an. Der Raum der Area posteromedia, die von den posteroexternae nicht
durch Leisten abgegerenzt ist, ist aufïallend kurz, kaum halb so lang als der
Lângsdurchmesser der Area supreromedia.
2. Die Wangen zeigen eine einzigartige Sonderbildung. Sie sind aufïal¬
lend kurz — der Abstand vom unteren Augenrand zur Mandibelbasis ist
kaum ein Drittel so lang wie die Breite der letzteren — nach hinten zu
230
G. HEIXRICH
aber stark verbreitert, und der ganze Endrand ist leistenartig hochgebogen.
Gegenüber der Mandibelbasis ist auf diese Weise beiderseits ein zurückge-
bogenes Dreieek entstanden, den umgebogenen Ecken eines Stehkragens ver-
gleichbar.
3. Die Stirn ist unterhalb der Nebenaugen etwas vorgewôlbt, die Fühler-
gruben sind tief ausgehôhlt. An der Grenze zwischen Stirn und Fühlergruben
springen 2 kriiftige, dreieckige Hôcker hornartig vor.
Génotype : Genaemirum mesoleucum , n. sp.
Genaemirum mesoleucum, n. sp.
Ç. Fühlergeissel schlank, fadenfôrmig, durchweg cylindrisch gebaut, d. h.
hinter der Mitte weder erweitert noch einseitig abgeflacht, mit 33 Gliedern, das
lOte etwa quadratisch, die Glieder 12-14 mit Spuren weisslicher Basis.
Gesicht und Clypeus zerstreut und ziemlich grob punktiert, ersteres in der
Mitte zwischen den Fühlerwurzeln mit hôckerartigem Vorsprung. Clypeus
geradlinig abgeschnitten. Stirn runzlig matt.
Parapsiden an der Basis deutlich. Scutellum ganz flach, ungerandet.
Postpetiolus lângsrunzlig mit Mittelfeld. Gastrocoelen dreieckig, ziemlich
tief, der Zwischenraum langsrissig, ebenso die Basis des 2. und 3. Tergit.
Schwarz. Weiss sind : Ecken des Clypeus, Fleckchen beiderseits des Gesichts-
hôckers, Gesichtsseiten, breite Augenrander ringsherum mit einer schmalen
Unterbrechung am oberen hinteren Augenrand, breiter obérer und unterer
Pronotumrand, Fleckchen der Epiknemien, Wülste unter den Flügeln. Fleck¬
chen auf der Oberseite der Hiiften I und II und auf der Innenseite der Spitze
der Schenkel und Schienen I, Scutellum und Postscutellum und eine grosse,
etwa viereckige Makel, die den hinteren Teil des Mittellappens des Mesonotum
einnimmt.
Lange : 14 mm.
Mont Elgon, zone des Bruyères, Camp III, 3.500 m. (Mission de l’Omo, st. 18).
Liojoppa lucida Szepligeti
Kilim-Meru Exped., 1908, 8, p. 66, $.
Mont Elgon, Camp II, Elgon Saw Mill, 2.470 m. (Mission de l’Omo, st. 15)
1 a*. — Kenya : Nairobi (Seyrig, Juni 1932), 1 c? und 3 Ç.
Beim çf ist die Fühlergeissel einfarbig schwarz und deutlich knotig. Die
letzten 3 Tergiten sind gebraunt. Im übrigen stimmt es mit dem $ iiberein.
Compsophorus albifasciatus, n. sp.
C?. Ein typischer Vertreter dieses Genus, das ich in der Bearbeitung der
Iehneumoninae von Madagaskar ausfiihrlich behandelte. Die Species steht
dér Beschreibung nach zu urteilen veilleicht Epijoppa striatifrons Morl.
(von Uganda) nahe, weicht aber coloristisch, unter anderem durch die
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
231
einheitlich blauschwarze Grundfarbe des Abdomen und die schwarze Grund-
farbe des Kopfes, zu stark ab, als dass an eine spezifische Zusammengehô-
rigkeit gedacbt werden kônnte.
Eine verhâltnismassig kleine Species mit rotem Mesonotum, Scutellum und
Mesopleuren, coloristisch auffallend gekennzeichnet durch die gelblich-
weissen Apicalbinden sâmtlicher Tergiten mit Ausnahme des 4., das nur ganz
fein und undeutlicb bell gesâumt ist.
Gesicht, Clypeus und Wangen fein und dicht punktiert. Stirn unterhalb der
Nebenaugen mit Andeutung eines Mittelkiels, beiderseits undeutlich quer-
runzlig. Mesonotum und Scutellum gleichmâssig grob und dicht runzlig punk¬
tiert, ganz matt, letzteres rundlich konvex, seitlich scharf gerandet. Pro-
pleuren querrunzlig, Meso- und Metapleuren wie das Mesosternum dicht
runzlig punktiert, matt. Mesopleuren mit kleinem, glatten Spéculum. Propo-
deum unregelmassig gerunzelt, an der Basis ein wenig glanzend, ziemlich lang
weisslich behaart. Postpetiolus mit wenigen zerstreuten Punkten und Spuren
feiner Langsrunzeln. Tergit 2 und 3 dicht und grob runzlig punktiert, matt, die
hinteren Segmente mehr glatt und etwas glanzend.
Weiss sind : Mandibelbasis, breite Gesichtsseiten und innere Orbiten, das
âusserste Ende des Scutellum, das Postscutellum, die Tegulae, die Aussenseite
der Tibien und Tarsen I und II, die âusserste Spitze aller Scbenkel, die âus-
serste Basis der Tibien III, breite Apicalbinden von Tergit 1-3 und 5-7, ein
undeutlicher Saum von Tergit 4.
Bot sind : Mesonotum und Scutellum, Mesopleuren und der obéré Rand der
Propleuren, sowie die Unterseite der Fühlergeissel, nach der Basis hin auch
mehr oder weniger die Oberseite, die Tibien und Tarsen III und verschwommen
die Schenkel III.
Der Rest von Thorax und Abdomen blauschwarz, ebenso die Hüften. Die
Grundfarbe des Kopfes und der Fühler schwarz.
Lange : 10 mm.
Kenya Colony : Nakuru, Rift-Valley, Dezember 1904 (Ch. Alluaud), 1 çf.
Pyramidellus corrugatus, subsp. eucoeleus Morley
Joppa corrugata Tosqu., Mem. Soc. ent. Belg., 1896, p. 99, çf.
Epijoppa eucoelea Morley, Revis. Ichn., IV, p. 52, 1915, çf.
Die Species eucoelea Morl. aus Ostafrika (Kenya, 6.500 F.) und die Species
corrugata Tosq. von Westafrika (Togo) sind zweifellos als Vicarianten aufzu-
fassen, denn wie Morley selbst betont, besteht der einzige Unterschied
zwischen ihnen in der Verschiedenartigkeit der Flügeltrübung, wâhrend die
morphologische Uebereinstimmung im übrigen eine vollkommene, die coloris-
tische eine fast vôllige ist.
Das vorliegende Exemplar, ebenfalls ein çf, hat ein trübrôtliches Scutellum.
Nur das 7te Tergit hat eine weisse Apicalbinde.
Kenya : Kitale, Uasin-Gishu, 2.100 m. (Mission de l’Omo, st. 10).
232
G. IlEINRICII
Pyramidellus verecundus Tosquinet
Joppa verecunda, Mem. Soc. ent. Belg., 1896, p. 101-103, cf.
Pyramidellus metallicus Szepl., Sjôstedt’s Kilim-Meru, Exped., 1908,
p. 64-65, cf.
Ich fmde keine Môglichkeit, die beiden Species von Tosquinet und Szepli-
geti der Beschreibung nach zu trennen. Diese schwarz-blaue Species mit
rotem Kopf, Fühlerschaft, Pronotum, Mesonotum und Scutellum und einheit-
lich tief schwarzblau getrübten Flügeln scheint demnach eine weite Verbrei-
tung in Afrika zu besitzen (cf. Morley, Revis. Ich., 1915, p. 51).
Die Farbe der Hüften scheint variabel. Bei dem vorliegenden Exemplar
sind sie schwarz, ebenso wie die Beine. Fühlergeissel ohne weisse Zeichnung.
Kenya : Taveta, 750 m. (Alluaud et Jeannel, Miirz 1912).
Pepsijoppa( 1 ) gryps Morley
Trogus gryps Morley, Proc. zool. Soc. London , 1919, p. 122.
Ein Paratypus des Trogus gryps Morl. liegt mir vor. Es besteht kein Zweifel,
dass das hier behandelt.e çf das bisher unbekannte andere Geschlecht dieser
auffallendsten aller afrikanischen Ichneumoninae reprâsentiert.
Stimmt mit dem Q morphologisch ebenso wie in der Fârbung vôllig überein :
Beine gelbrot, Kôrper mit Einschluss der Hüften und Trochanteren sowie die
Fühler einfarbig schwarz. Gesicht verschwommen dunkelrot schimmernd.
Flügel gleichmassig violettschwarz getrübt.
Fühlergeissel schwach knotig. Glied 28-32 auf der Unterseite rôtlich auf-
gehellt.
Lange : 25 mm.
Kilimandjaro : Kilema, Südwestseite, 1.440 m., Mârz 1912 (Ch. Alluaud
und Jeannel).
Gen. AFRECT0PIUS, nov.
Eine echte Platylabini- Gattung mit den für die Nachbargattungen tvpischen
Merkmalen : Petiolus breiter aïs hoch. Clypeus gewôlbt. Mandibeln verschma-
lert. Fühlergeissel Ç ausserordentlich lang, dünn, borstenfôrmig. Scutellum
erhaben, scharf gerandet.
Luftlocher des Propodeum klein und kreisrund, wie bei Ectopius Wesm.,
Apaeleticus Wesm. Cyclolabus Heinr. i. 1. und Notoplatylabus Heinr. Von
den letzteren 3 genannten Généra verschieden durch das vôllige Fehlen der
Gastrocoelen. Von allen 4 verschieden durch das ganz ungefelderte, lei-
(1) Das Genus wurde von mir vor einer Reihe von Monaten beschrieben im Rahmen
eines Manuscripts, das der Deutschen Entomologiscken Zeitschrift zur Verôffentlichung
vorliegt.
HYMENOPTERA, 1CRNEUMONIDAE
233
stenlose, matte Propodeum, an demlediglich die Pleuralleiste vorhanden ist.—
Génotype : Afrectopius kenyae , n. sp.
Afrectopius kenyae, n. sp.
9- Von schwarzer Grundfarbe sind : Kopf, Abdomen, Oberseite des Pro¬
podeum. Schwarzbraun ferner : das Prosternum, zum Teil das Pronotum, die
Oberseite der Hüften III, der Schenkel und Tibien III und Tarsen.
Weiss sind : breite Gesichtsseiten, Fühlersattel vom Glied 7-9, unterer Pro-
notumrand, Wülste unter den Flügeln, Analzeichnung des 6. und 7. Tergit,
auch das 5. schmal weiss gerandet.
Der Rest trübrot, an den Seiten des Mesonotum verschwommen in Braun
übergehend.
Bauchfalte hell.
Fühlergeissel mit 32 Gliedern, das 1. Glied auffallend lang, beinahe doppelt
so lang als das 2. Sâmtliche Glieder deutlich langer als breit.
Gesicht und Clypeus, Stirn und Schlafen sehr fein und dicht punktiert, fast
matt. Ebenso das Mesonotum, die Pleuren und das 2. Tergit. Metanotum und
Postpetiolus lederartig matt, Wangen verschmalert,, etwas langer als die
Breite der Mandibelbasis. Schlafen ziemlich stark verschmalert und nach
hinten zu abfallend.
Parapsiden deutlich. Scutellum verhâltnismàssig wenig iiber das Postscu-
tellum erhaben, rings scharf gerandet, etwas glanzend.
Postpetiolus flachgedrückt, etwas langer als breit, mit hervortretenden
Luftlôchern. Thyridien kaum angedeutet. Abdomen lânglichoval, abge-
stumpft, vom Ende des 2. Tergit an etwas glanzend.
Lange : 6 mm.
Mont Kenya (A. Seyrig, J uni 1932).
Phaisura nigriceps Szepligeti
Hoplojoppa nigriceps, Ivilim-Meru Exped., 1908, p. 55, r?Q-
Das vorliegende Exemplar wurde von Herrn Dr. A. Roman mit dem Typus
verglichen und die spezifîsche Identitiit festgestellt.
Der blâttchenartig verdünnte Clypeus, die Mandibeln mit einwârts gertick-
ten zweiten Zahn, das ungefelderte Propodeum und die Form des Scutellum
kennzeichnen die Species zur Genüge als zum Genus Phaisura Cam, gehôrig,
dessen Typus ich in London untersuchte. Die Beziehungen dieser Gattung, von
der ich 2 madagassische Arten in der Bearbeitung der Ichneumoninae dieses
Gebietes in dem gen. nov. Phaisurella abtrennte, erôrterte ich bei dieser Gele-
genheit. Sie bestehen in erster Linie zu dem orientalischen Genus Allonotus
Cam.
Das Genus Hoplojoppa Kriechb. ist aus Südamerika beschrieben und
wahrscheinlich in der aethiopischen Région überhaupt nicht vertreten. Die
234
G. IIEINRICH
Génotype H. parvispina Kriechb. habe ich nicht gefunden, wohl aber den
Typus von H. erythromera Kriechb. in der Sammlung des Autors in München.
Diese Species besitzt gekâmmte Klauen und gehôrt zum Genus Matara
Holmgr., wovon demnach Hoplojoppa Kriechb. hôchstwahrscheinhch ein
Synonym sein dürfte.
Kenya : Nairobi (A. Seyrig, VI-32).
Apatetor Alluaudi, n. sp.
Eine grosse, nahezu einfarbig gelbrote Species, die sowohl im Habitus wie
auch tatsâchlich morphologisch Lagenesta triplicator Morley sehr nahe steht.
Sie unterscbeidet sich coloristiscb vor allem durch die gleichmâssig grau-
violett getrübten Flügel, das Fehlen deutlicher weisser Apicalzeichnimg des
Abdomen und die dreifarbige Fühlergeissel.
Das Scutellum ist ein klein wenig stàrker gewôlbt als bei triplicator Morl.,
das Mesonotum sparsamer punktiert und glânzender. Andere morphologische
Unterschiede fînde ich nicht.
Fühlergeissel lang, borstenfôrmig, binter derMitte kaum erweitert, mit 49
Gliedern, Glied 1-10 rot, dann in Weisslich übergehend bis Glied 20, der Rest
schwarz. Das 13. Glied etwa quadratisch.
Gesicht uned Clypeus grob und zerstreut punktiert, etwas glânzend. Mitte
von Gesicht und Clypeus etwas gewôlbt, beiderseits Andeutung einer von den
Clypeusgruben sich nach oben hinziehenden Vertiefung. Endrand des Cly¬
peus gerade, Seiten abgerundet. Mandibeln breit, mit kraftigen Endzahnen.
Schlafen breit.
Mesonotum und Scutellum fast unpunktiert, etwas glânzend. Propleuren
glânzend, unten gerunzelt, oben punktiert, in der Mitte glatt. Meso- und
Metapleuren dicht runzlig-punktiert, Spéculum glatt. Propodeum dicht und
unregelmâssig runzlig-punktiert, matt. Area supero-media langgestreckt, nach
hinten zu stark verschmâlert und undeutlich werdend. Costulae deutlich.
Postpetiolus fast glatt, ohne Mittelfeld, mit einigen undeutlichen Punkten
und Andeutung feiner Runzelung. 2. Tergit ist gegen das Ende dicht punk¬
tiert, fast matt, 3. Tergit an der Basis sehr fein und ziemlich dicht punktiert,
Abdominalende fast glatt.
Hüften mit auffallend grosser, roter Bürste.
Lange : 18 mm.
Kenya : Waldzone, Westhang, 2.400 m., Januar bis Februar 1912 (Alluaud
und Jeanne!).
Apatetor sinifer Morley
Lagenesta sinifer Morl., Proc. Zool. Soc., London, 1919, p. 145-146.
Das Scutellum ist bei dem vorliegenden Exemplar über das Propodeum
erhaben, seine Oberflache flach gewôlbt. Morley gibt in seiner Originalbe-
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE 235
schreibung an « Scutellum deplanate ». Abgesehen hiervon trifït die Beschrei-
bung genau zu.
Mont Elgon, Camp II, Elgon Saw Mill, 2.470 m. (Mission de l'Omo, st. 15).
A n me hk un g. — Die Species âhnelt aufïallend dem Apatetor rubricaput
Morl. (Catadelphus rubricaput , Proc. Zool. Soc. London , 1919, p. 123), der ein
wenig grosser ist und schwarze Tarsen III hat.
Gen. MUSAKIA Strand
Mitth. zool. Mus. Berlin , V, Heft 3, 1911, p. 485-486.
Das Genus wàre nach der Originalbeschreibung unmôglich zu deuten, zumal
der Autor es mit zwei so fernstehenden Gattungen wie Camarota Kriechb. und
Ischnojoppa Kriechb. in Beziehung setzt. Durch Untersuchung der Génotype,
die sich im Berliner Muséum befmdet, konnte ich jedoch Klarheit erhalten.
Musakia Strand ist nahezu identisch mit Apatetor Sauss. von Madagaskar.
Der einzige Unterschied liegt in einem etwas anderen Felderungstyp des
Propodeum. Die Area superomedia ist bei Musakia Strand nach vorne und
hinten zu begrenzt, nimmt die Costulae hinter der Mitte auf, ist schmal und
nach hinten zu, vielfach auch nach vorne hin verschmàlert. Die Areae denti-
parae sind ringsum scharf begrenzt.
In allen übrigen wesentlichen Merkmalen stimmt Musakia Strand mit
Apatetor Sauss. überein, insbesondere in der Form des flachen, allmahlich,
sich verbreiternden Postpetiolus ohne Mittelfeld, der glatt oder fein lângs-
gerunzelt ist ; in der Gestalt der flachen Gastrocoelen, der Form des Propo¬
deum, das von der Seite gesehen in deutlicher Rundung nach hinten abfâllt,
und dem zumeist convexen und scharf gerandeten Scutellum.
Wie es scheint, ist der Felderungstyp von Musakia Strand fur zahlreiche
Arten des afrikanischen Kontinents typisch. Inwieweit Musakia Strand von
Apatetor Sauss. getrennt werden kann, wird noch festzustellen sein.
Musakia subtilis Szepligeti
Hoplismenus subtilis , Kilim-Meru Exped., 8, 1908, p. 57.
Die Art. ist morphologisch besonders gekennzeichnet durch einen an der
Basis etwas gewôlbten, am Ende leicht niedergedrückten Clypeus. Mandibeln
an der Basis breit, nach dem Ende zu sich schnell verschmâlernd, der obéré
Zahn viel langer und kraftiger als der untere. Postpetiolus in der Mitte fein
langsrissig.
Einfarbig gelbrot. Flügel gleichmâssig dunkelgrau getrübt. Fühlergeissel
schwarz, beim cf Glied 16-18, beim 9 Glied 9-14 mit weissem Sattel.
9- Fühlergeissel hinter dem weissen Sattel stark verbreitert und am Ende
scharf zugespitzt, mit 41 Gliedern, das erste etwa drei mal so lang wie breit,
das zehnte quadratisch.
236
G. HliINRICH
Ein Exemplar wurde von Herrn Dr. A. Roman mit dem Tvpus verglichen
und die Identitât festgestellt.
Kenya : Nairobi (Seyrig, 10-VI-32,) 1 çf und 2 99-
Musakia bilineata, n. sp.
Kràftige Art von 15 mm Lange, von strohgelber Grundfarbe mit sohwarzer
Làngsstrieme beiderseits auf' dem Mesonotum und mit schwarzem Ocellen-
raum.
9- Clypeus an der Basis ein klein wenig gewôlbt, am Ende niedergedrückt,
ebenso wie das Gesioht ziemlioh grob punktiert. Wangen so lang wie die
Breite der Mandibelbasis, nach unten etwas verschmàlert. Sohlàfen stark
rundlich verschmàlert.
Fühlergeissel wie bei subtilis Szepl. geformt, mit 40 Gliedern, Glied 9-14mit
weissem Sattel, das 9te quadratisch.
Mesonotum kurz und dicht behaart und dicht punktiert, matt. Scutellum
ziemlich stark convex, zerstreut punktiert und glànzend, lang behaart, seit-
lich hoch gerandet. Propodeum dicht runzlig-punktiert, vollstàndig gefel-
dert. Area supero-media langer als breit, die Costula hinter der Mitte, von
deren Einlenkung an nach hinten stark, nach vorne kaum verschmàlert.
Pleuren dicht und grob punktiert.
Postpetiolus in der Mitte fein làngsrunzlig, an den Seiten punktiert, flach.
Abdomen, besonders die vorderen Tergiten dicht und kurz behaart, matt.
Areola im Vorderflügel geschlossen.
Strohgelb. Die beiden Seitenlappen des Mesonotum zum grôssten Teil,
Ocellenraum und Fühler mit Ausnahme des weissen Sattels und des Schaftes
schwarz. Auch dir Tibien III auf der Innenseite und die Tarsen III
geschwàrzt.
Cf. Gesicht, vordere Hüften, Mesosternum und Mesopleuren heller gelb.
Fühlergeissel ganz schwarz. Im übrigen mit dem 9 übereinstimmend.
Lange : 15 mm.
Kenya : Nairobi (Seyrig, 10-VI-32), 1 çf und 1 9-
Melanichneumon (Bystra) sinuatus Szepligeti
Hoplismenus sinuatus , Kilim-Meru Exped., 1908, p. 58.
Die Species gehort zweifellos in die Grappe Melanichneumon Thoms. und
zwar ist sie ein durchaus typischer Yertreter des Subgen. Bystra Cam. mit
scharf gerandetem Scutellum und sehr fein punktierter Sculptur des Post¬
petiolus.
9- Die zierliche weisse Zeichnung des Thorax ist aus der Beschreibung Szepli¬
geti nicht klar erkennbar. Weiss sind : der obéré und untere Pronotumrand,
Wülste unter den Flügeln, 2 nach hinten leicht convergierende Lângsstriemen
des Mesonotum, die Prâscutellarleisten, die Seiten und die Spitze des Scutel-
HYMENOPTERA, ICHNEUMONIDAE
237
lum, das Postscutellum und der grôsste Teil der Pleuren. Sehr charakteri-
stisch ist die Fàrbung des Propodeum, das in derMitte von der Basis bis zum
Ende der Area posteromedia rôtlichweiss gefârbt ist, wàhrend die beiden
Seiten, also der Raum der Areae supero-externae, dentiparae, postero-externae
und spiraculiferae schwarz ist.
Fühlergeissel mit 45 Gliedern, das erste etwa 2 mal so lang als breit, das
9te quadratisch, Glied 11-17 mit weissem Sattel, hinter der Mitte stark verbrei-
tert und am Ende scharf zugespitzt.
çf. Das cf wurde von Szepligeti noch nioht beschrieben. Es stimmt in der
Farbung mit dem $ überein, doch ist der Fühlerschaft unten weiss statt
rôtlich und tràgt die Fühlergeissel nur auf Glied 15-18 einen weissen Sattel.
Sie ist deutlich knotig. Das Scutellum ist stârker gewôlbt als beim. $.
Ein Exemplar wurde von Hern Dr. A. Roman mit dem Typus verglichen und
die spezifische Identitât festgestellt.
Kenya : Nairobi (Seyrig, VI-32).
Foveosculum Seyrigi, n. sp.
çfÇ. Ein typischer Vertreter der von mir aus Madagaskar besohriebenen
Gattung, der von der Génotype jedoch durch deutlich làngsrissige Sculptur
der Mitte des ersten und zweiten Tergit abweicht. Vertiefung in der Mitte
des Clypeus deutlich.
Ç. Wangen nach unten deutlich verschmâlert, etwa so lang wie die Breite
der Mandibelbasis. Schlâfen rundlich verschmâlert. Scheitel schrâg nach hin-
ten abfallend. Gesicht und Clypeus ziemlich dicht seicht punktiert, ebenso die
Stirn.
Fühlergeissel mit 37 Gliedern, borstenfôrmig, hinter der Mitte deutlich
verbreitert, Glied 12 etwa quadratisch, Glied 8-14 mit weissem Sattel.
Mesonotum glânzend, seicht und zerstreut punktiert. Scutellum über das
Postscutellum erhaben, glânzend, seitlich scharf gerandet. Felderung und
Gestalt des Propodeum wie bei F. salebrosum Heinr. aus Madagascar.
Rôtlichgelb, Hinterhaupt, Ocellenram und Mesonotum sowie auf der Ober-
flâche des Propodeum beiderseits der Raum der Areae supero-externae und
dentiparae schwarz.
Zwei Lângsstriemen des Mesonotum, Prâscutellarleisten, Scutellum und
Postscutellum gelb.
Beine rôtlichgelb, an dem mittleren und hintersten Beinpaar die Spitze der
Tibien, der Tarsenglieder 1-3 und Tarsenglied 4 und 5 schwarz.
çf. Farbton heller gelb. Fühlergeissel ganz schwarz, knotig. Tarsen II und
III ganz schwarzbraun, Tibien III grosstenteils. Lange : 10 mm.
Nach Mitteilung von Dr. A. Roman, dem ein Exemplar vorlag, âhnelt die
Species demHoplismenuspolyaenoides Szepl., ist aberkleiner und hat gestreck-
tere Fühlerglieder.
Kenya : Nairobi, 1 $, und Meru, 1 c? (Seyrig, VI-32).
238
G. HËINRICH
Procerochasmias rufithorax, n. sp.
$. Die Sepcies nâhert sich insofern bereits den palâarktischen echten Chas-
nuas-Species, als die Area superomedia nach vorne zu bogig begrenzt und
also nicbt mit der Area basalis verschmolzen ist. Die übrigen Merkmale, ins-
besondere die punktierte Sculptur des Postpetiolus und der verdickte, d. h.
der Quere nach etwas gewôlbte und am Endrand niedergedrückte, fast
geradlinig abgeschnittene Clypeus, stimmen mit Procerochasmias Heinr. von
Madagaskar überein.
Wangen etwas aufgetrieben, langer als die Breite der Mandibelbasis. Mandi-
beln normal. Schlàfen breit, nach hinten rundlich verschmâlert. Gesicht und
Clypeus unregelmâssig und nicht sehr dicht punktiert, ebenso wie das Meso-
notum deutlich glanzend. Stirn ziemlich dicht punktiert. Wangen fast glatt.
Fühlergeissel ziemlich kurz, annâhernd fadenfôrmig, d. h. nur wenig nach
der Spitze verjüngt, mit 30 Gliedern, das erste etwa 3 mal so lang wie am Ende
breit, das 14. etwa quadratisch, die Basis bis etwa zum 9. Glied rot, dann bis
zum 12. Glied in Rôtlichweiss, dann in Braun und an der Spitze in Schwarz
übergehend.
Area superomedia langer als breit, nach vorne zu ein wenig verschmâlert
und begrenzt, die Costulae in der Mitte. Meso- und Metapleuren sehr dicht und
ziemlich grob punktiert, matt.
Postpetiolus deutlich glanzend, mit zerstreuten Punkten. Gastrocoelen
etwas langer als breit, 3 eckig. 2. Tergit und die Basis des 3. dicht und fein
punktiert, fast matt. Abdomen schlank, scharf zugespitzt, gegen das Ende
glanzend. Bohrer vorragend.
Schwarz. Lebhaft rot sind : der ganze Kopf, das Mesonotum mit Ausschluss
des Scutellum und der grôsste Teil des Pronotum, sowie aile Beine mit Aus-
nahme der Hüften und Trochanteren. Lange : 8 mm.
Kenya : Timboroa, « Mau Escapment », 3.000 m. (Mission de l’Omo, st. 10).
Stenophorus scutellaris Szepligeti
Ctenochares scutellaris , Kilim-Meru Exped., 1908, p. 53, Çcf.
Die Species gleicht St. vigilator Fabr. (Syn., Ctenochares metallicus Szepl,
C? und Cten. Sjostedti Szepl. 9 (cf. Heinrich, Mitt. Zool. Mus. Berlin, 1933,
XIX, p. 163) zum Verwechseln.
Sie unterscheidet sich morphologisch durch das an das Spitze abwârts
gewôlbte und nicht gerandete Scutellum und durch das Vorhandensein kleiner
Propodeumzâhnchen, sowie die viel dichtere Punktierung des Gesichtes und
Mesonotum ; coloristisch durch eine weisse Binde auch des letzten Tergit,
einheitlich hellrote Fârbung fast des ganzen Thorax und geringere Ausdeh-
nung der Trübung an der Flügelspitze, die nicht einmal auf die Radialzelle
übergreift.
Kenya : Mombasa (Seyrig, VI-32).
HYMENOPTERA, ICHNEUMOKIDAE
239
Stenophorus testaceus Szepligeti.
Ctenochares testaceus Kilim-Meru Exped., 8, 1908, p. 54, Çcf.
Kenya : Nairobi und Nyeri sowie Meru, Anfang Juni 1932, mehrere rfrf
und 99 (Seyrig). —2 cfc? Kilimandjaro, Waldzone oberhalb Merangu 1.800-
2.600 m. Mârz-April 1912 (Alluaud und Jeannel), und Nairobi, Juli 1904
(Alluaud).
Evirchoma variabilis Szepligeti
Hoplismenus variabilis çf, Kilim-Meru Exped., 1908, p. 59.
Eine grosse, krâftige Speeies der Gattung, bei der der horizontale Raum des
Propodeum im Verhàltnis zu dem abschüssigenetwas langer ist als gewôhnlioh.
Sie unterscheidet sich von Togea Uch. lediglich durch die scharfe Randung
des Scutellum. Der Clypeus ist durchaus normal, geradlinig abgestutzt, nicht
gewôlbt, weshalb die Art nicht bei Hoplismenus Wesm. untergebracht werden
kônnte. Die Dornen des Propodeum sind — wie zumeist — beim 9 erheblich
starker als beim çf. Das 9 war bisher noch nicht bekannt. Es ist einfarbig
braunrot, nur an den inneren Augenrândern beidereits des unteren Nebenauges
befindet sich ein grosser gelblicher Fleck. Das 6te und 7te Tergit ist sehr
schmal gelblich gerandet. Es fehlt also die dem rf eigentümliche helle Zeich-
nung des Gesicht, der Clypeusseiten, der Hüften I, des Endsaumes des 2ten
Tergit und die Analmakel des 7ten Tergit. Mesosternum ist mit Einschluss
der Epicnemien genau wie bei dem rf schwarz.
Fühlergeissel borstenfôrmig, sehr lang und schlank, hinter der Mitte nicht
verbreitert, mit 43 Gliedern, das lte etwa 5 mal so lang als breit, das 17te etwa
quadratisch, Glied 10-16 mit weissem Sattel, Glied 1-7 rotbraun.
Abdomen oval-lanzettlich, genau wie bei Hoplismenus Wesm. geformt.
Bohrer kaum so lang wie das letzte Segment, Hinterbeine auffallend lang.
Lange : 16 mm.
Das ç f wurde von Herrn Dr. A. Roman freundlichst mit dem Typus vergli-
chen und die Identitat festgestellt.
Kenya : Nanyuki, 1 9 ; Nyeri, 1 çf (Seyrig, VI-32).
Evirchoma excellens. n. sp.
9- Morphologisch, habituel! und in der Grosse E. variabilis Szepl. sehr nahe-
stehend, aber durch die ganz aufïâllige Fârbung auf den ersten Blick gekenn-
zeichnet :
Mesonotum, Scutellum und Postscutellum zitronengelb. Der Rest des Tho¬
rax mit Einschluss der Hüften und Trochanteren I und der Kopf einfarbig
schwarz. Abdomen einfarbig braunrot, ebenso die Beine mit Einschluss der
Hüften II und III. Tibien und Tarsen III verdunkelt.
Fühlergeissel mit 42 Gliedern, schwarz, Glied 11-17 mit weissem Sattel, das
20te etwa quadratisch, das lte etwa 4 1/2 mal so lang als breit.
240
G. IIEIXRICII
Gesicht und Clypeus normal, dicht und fein punktiert. Wangen nach
unten geradlinig verschmâlert, etwa so lang wie die Breite der Mandibelbasis
Stirn weniger dicht punktiert als das Gesicht, Schlâfen stark verschmâlert.
Mesonotum ziemlich dicht punktiert, etwas glânzend. Scutellum convex.
fast bis zur Spitze gerandet. Pleuren und Mesosternum sehr dicht und fein
punktiert, matt. Felderungdes Propodeum scharf und deutlich. Area supero-
media erheblich langer als breit, Gostulae im ersten Drittel, von deren Ein-
lenkung an nach hinten zu gleichmâssig verengt, 6eckig. Starke Dornen
vorhanden. Horizontaler und abschüssiger Raum unregelmâssig gerunzelt,
Metapleuren dicht und fein runzlig-punktiert.
Postpetiolus mit Andeutung eines Mittelfeldes, fast glatt und glânzend,
nur an den Seiten deutlich punktiert. Gastrocoelen kaum angedeutet. Tergit
2-4 sehr fein und dicht punktiert, matt. Bohrer kaum so lang als das letzte
Tergit. Beine III auffallend lang.
Lange : 14 mm.
Kenya : Nyeri, 1 Ç (Seyrig, VI-32).
Longichneumon attenuatus Tosquinet
lschnus attenuatus, Mém. Soc. ent. Belg., 1896, p. 119-120 Ç.
Der Typus der Species konnte im Berliner Muséum von mir untersueht
werden. Die vorliegenden Exemplare der Collection A. Seyrig stimmen mit
ihm überein, weichen jedoch von der Originalbeschreibung durch eine um
6 Glieder langere Fühlergeissel ab. Leider besitzt der Typus keine Fühler
mehr, so dass die Fühlerproportionen nicht verglichen werden konnten.
Ebenso wie Longichn. madagascariensis Heinr. weicht der morphologisch
nahestehende L. attenuatus Tosq. von der celebesischen Génotype durch lange
Wangen und weniger steil nach hinten abfallendem Scheitel ab. Die Areola
im Vorderflügel ist jedoch ganz oder fast ganz geschlossen, das Propodeum
hat keine Zàhnchen.
Fârbung einfarbig gelbrot mit ausgedehnter gelblichweisser Zeichnung am
Kopf.
Fühlergeissel lang und schlank, hinter der Mitte etwas verbreitert, am
Ende wenig scharf zugespitzt, mit 36 Gliedern, Glied 8-14 mit weissem Ring,
das 14te etwa quadratisch.
cf. Das çj stimmt in der Fârbung fast vollstândig mit dem 9 überein, doch
ist Glied 3-4 der Tarsen III weiss, — ein Fârbungsmoment, das für die çfcf
diseser Gattung im allgemeinen charakteristisch zu sein scheint. Der weisse
Fühlerring liegt auf Glied 14-21.
Kenya : Nairobi, 4 $9 and 3 cfc? (Seyrig, VI-32).
Gratichneumon lucidus, Szepligeti
Hoplismenus lucidus, Kilim-Meru Exped., 1908, p. 62-63.
Hoplismenus trochanteratus Szepl., rf, loc. cit., p. 63.
Hoplismenus fuscitarsis Szepl, çf, loc. cit., p. 63.
IIYMEN’OPTERA, 1CHNEUMONIDAE
m
(f. Nur eines der 8 vorliegenden çfçf hat ebenso wie die 99 ei ne dunkel-
rote Grundfârbung des Kopfes. Unter H. trochanteratus Szepl. ist also die
Beschreibung des typischen çf gegeben worden. Nicht angegeben ist die
weisse Zeichnung der Füblergeissel, die auf dem 14-18. Glied liegt.
Kenya : Meru, 5 99 und 8 tfç? (Seyrig, VI-32).
Cratichneumon meruensis, n. sp.
9- Steht morphologisch dem C. stenopygus Heinr. von Madagaskar sehr
nahe, doch ist die Fiihlergeissel schlanker und langer.
Wangen kaum so lang wie die Breite der Mandibelbasis, nach unten ein
wenig verschmàlert. Mandibeln robust, gestreckt, fast parallelseitig, mit
normalen Endzàhnen. Clypeus normal, glanzend und nur sehr zerstreut
punktiert. Gesiclit dicht punktiert. Schlafen rundlich verschmàlert, allmâh-
lich nach hinten abfallend.
Fühlergeissel lang und schlank, fadenfôrmig, im Enddrittel kaum verdickt,
mit 35-36 Glieder. Glied 11-16 mit weissem Sattel, das llte etwa quadra-
tisch.
Mesonotum dicht und fein punktiert, fast malt. Scutellum glanzend, nicht
erhaben, nur an der âussersten Basis scharf gerandet. Propodeum runzlig-
punktiert, mit sehr klarer und vollstândiger Felderung. Area supero-media
lânglich-oval, die Costulae in der Mitte.
Postpetiolus flach, das Mittelfeld nur an der Beugungsstelle deutlich, sehr
fein lângsrunzlig. Gastrocoelen fehlend. 2te Tergit an der Basis sehr fein und
ziemlich dicht punktiert, fast matt. Abdomen vom 3ten Tergit an gegen das
Ende mehr und mehr an Glanz zunehmend, die letzten Tergiten fast poliert.
Bohrer nur wenig vorragend.
Dunkel rotbraun. Hellgelb sind : Gesichtsseiten, Wangen, Augenrânder
ringsherum, obéré und untere Pronotumwülste, Wülste unter den Flügeln,
Flecken am Vorder- und Hinterrand der Mesopleuren und auf der Oberseite
der Hüften II, sowie die Seiten des Scutellum. Lange : 9-11 mm.
cf. Fiihlergeissel ganz schwarz. Hell gelblichweiss sind : Gesicht und Clypeus
ganz, Augenrânder mit einer Unterbrechung an den Schlafen, obérer und
unterer Pronotumrand, Wülste unter den Flügeln, die unterer Hàlfte der
Mesopleuren, Hüften und Trochanteren I und II, Flecke auf der Oberseite
der Hüften III, Scutellum mit Ausnahme der Mitte. Das Braunrot der Stirn,
des Thorax und der Beine III mehr oder weniger ausgedehnt in Schwarzbraun
übergehend.
Kenya : Meru 3 99 î Nairobi, 1 9 und 2 cfc? (Seyrig, VI-32).
Cratichneumon (Neocratichneumon) frontalis Szepligeti
Hoplismenus frontalis, Kilim-Meru Exped., 8, 1908, p. 61-62.
Iloplismenus albomarginatus Szepl., loc. cit., p. 63.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’oilO. — T. III.
16
iki
G. HEINRICII
Hoplismenus bipunctatus Szepl., loc. cit., p. 63.
Hoplismenus dubius Szepl., loc. cit., p. 64.
Die Species steht Neocratichneumon albotrochanteratus Heinr. von Madagas-
kar morphologisch und auch in einigen typischen Farbungsmerkmalen nahe, so
in der weissen Fârbung der Trochanteren III beim cf, der rôtlichen (beim çf
allerdings stets weissen) Farbung der Hüften I und II im Gegensatz zu der
dunklen Farbung der Hüften III. Ich vermute, dass beide Arten Vicarianten
darstellen.
Ç. Nach Szepligeti’s Beschreibung müsste man annehmen, dass beim 9
die vorderen Beinpaare dunkle Hüften und Trochanteren haben. Bei den
beiden vorliegenden Exemplaren sind Hüften und Trochanteren I und II
jedoch rotlich, ebenso das erste Segment und die Basis der Hüften III auf der
Oberseite. Der weisse Fühlersattel erstreckt sich von der Spitze des 7ten
bis zum Ende des 13ten oder 14ten Gliedes, das 15te Glied etwa quadra-
tisch.
çf. Die Variationsbreite ist im mànnlichen Geschlecht erheblich. Von
7 Exemplaren haben2 ein schwarzes Mesosternum, 5 ein rotes; 5 einen mehr
oder weniger breiten weissen Endsaum des 2ten Tergit, 2 ein ganz schwarzes
2tes Tergit ; 6 einen weissen Clypeus, 1 nur weisse Clypeusseiten.
Kenya : Meru und Nairobi, 2 99 und 7 çfçf (Seyrig VI-32).
Ein Exemplar wurde freundlicherweise von Herrn Dr. A. Roman mit dem
Typus verglichen und die Identitat festgestellt.
Cratichneumon (Neocratichneumon) nairobiensis, n. sp.
Ein typischer Vertreter des Subgenus, dem frontalis Szepl. nahestehend.
Coloristisch unter anderem verschieden durch die gelblichweisse Spitze des
Scutellum und die eben so gefàrbten oberen Pronotumwülste. Morphologisch
durch noch kürzere Wangen.
9- Wangen kürzer als die halbe Breite der Mandibelbasis. Gesicht und Cly¬
peus dicht punktiert. Stirn glanzend, zerstreut und fein punktiert. Schlafen
rundlich verschmalert.
Fühlergeissel lang und schlank, hinter der Mitte 'etwas verdickt, fast
fadenfôrmig, mit 32 Gliedern, Glied 8-14 mit weissem Sattel, das lOte etwa
quadratisch.
Mesonotum etwas glanzend, ziemlich dicht und fein punktiert. Scutellum
glanzend, zerstreut punktiert, flach, seitlich bis fast zum Ende scharf gerandet.
Pleuren dicht querrunzlig-punktiert. Propodeum runzlig-punktiert. Area
superomedia 6eckig, Costulae vor der Mitte, nach hinten zu verschmalert.
Abschüssiger Teil deutlich kürzer als der horizontale.
Postpetiolus ziemlich breit, mit undeutlichem Mittelfeld, undeutlich ge-
runzelt. Tergit 2 und 3 sehr dicht und fein punktiert, matt. Bohrer so lang wie
das letzte Tergit. Gastrocoelen kaum angedeutet.
Kopf und Thorax trübrot. Innere Augenrander bis zum Scheitel hinauf
il YMENOPTERA, ICHXEUMONIDAE 2i3
breit hellgelb. Weisslichgelb sind : Collare, obérer Pronotumrand, Wülste
unter den Flügeln und Spitze des Scutellum.
Abdomen schwarz, Endsaum von Tergit 5, Tergit 6 und 7 grôsstenteils
weiss. Beine mit Einschluss der Hüften und Mesosternum grôsstenteils
schwarzbraun.
çf. Gesicht und Clypeus, Wangen, Unterseite des Schaftes, Augenrander mit
einer Unterbrechung an den Schlâfen, Geisselglied 15-18, obérer und unterer
Pronotumrand, Spitze des Scutellum, Hüften und Trochanteren I und II,
Zeichnung auf der unteren Hâlfte der Mesopleuren, Flecke auf der Oberseite
der Hüften III und Makel auf Tergit 7 weiss. Kôrper und Beine im übrigen
dunkelbraunrot, auch Abdomen ebenso gefârbt. Pro- und Mesosternum und
Unterseite der Hüften III verdunkelt, auch die Mitte der Stirn schwarz.
Lange : Ç 8 mm., cf 9 mm.
Kenya : Nairobi, 1 Ç und 1 ç? (Seyrig, VI-32).
Cratichneumon (Seyrigichneumon) gracilis Szepligeti
Hoplismenus gracilis, Kilim-Meru Exped., 8, 1908, p. 60.
Die Species schliesst sich morphologisch eng an Seyrigichneumon curticauda
Heinr. aus Madagaskar an und ist demnach ein durchaus typischer Vertreter
dieser systematischen Gruppe. Scutellum ist etwas flacher gebaut, die Fühler-
geissel langer als bei curticauda.
Fühlergeissel lang, schlank, schwach borstenfôrmig, mit 35 Gliedern, das
llte etwa quadratisch, Glied 10-14 1/2 mit weissem Sattel.
Das Exemplar wurde von Dr. A. Roman mit dem Typus verglichen und
dessen Identitât festgestellt.
Kenya : Nairobi, 1 9 (Seyrig, VI-32). —1 $ Kenya, Westseite, Walzone
2.400-2.800 m., Januar 1912 (Alluaud und Jeannel).
Die helle Zeichnung der Fühlergeissel ist bei diesem letzten Exemplar sehr
undeutlich.
Cratichneumon (Seyrigichneumon) persimilis Szepligeti
Hoplismenus persimilis , Kilim-Meru Exped., 1908, p. 57.
Die Species gehôrt gewiss nicht in die Gattung Hoplismenus Wesm., da der
Clypeus durchaus « normal », d. h. nicht gewôlbt ist und zudem jegliche Dor-
nenbildung des Propodeum fehlt.
Sie passt noch am besten zu dem von mir auf einige madagassische Species
basierten und zu Cratichneumon Thoms. gestellten Subgenus Seyrigichneumon ,
doch ist die Fühlergeissel des 9 langer und schlanker borstenfôrmig als bei
den bisher hierher gezogenen Arten, hinter der Mitte nicht verbreitert und ist
derBohrer vollstandig versteckt. Auch die einheitlich gelbrote Fârbung ohne
Analmakeln weicht von den madagassischen Arten ab.
Cf9- Einfarbig gelbrot, nur Gesicht, Wangen und Pleuren etwas mehr ins
îii
G HEINRICH
Gelbliche spielend. Fühlergeissel schwarz, beim, cf der Schaft, beim 9 auch
noch das erste Geisselglied rôtlich. Beim Ç Glied 8-14 mit weissem Sattel,
beim cf nur Glied 15-17-18. Tarsen III beim cf gebràunt.
Fühlergeissel des 9 mit 40 Gliedern, das erste Glied sehr gestreckt, etwa
fünf mal so lang als breit, das 18te etwa quadratisch, hinter der Mitte
nicht verbreitert.
Kenya : Nyeri, Meru und Nairobi, 9 9$ und 5 cf cf (Seyrig, VI-32).
Triptognathus mandibularis Szepligeti
Amblyteles mandibularis Szepl. Bull. Mus. Hist. Nat., Paris 1907, p. 138.
Herr A. Seyrig verglich das vorliegende Exemplar mit der Type im Pari-
ser Muséum d’Histoire Naturelle und stellte die Identitât fest.
Der Bau der Mandibeln und auch die iibrige Morphologie stellen die Species
zum Genus Triptognathus Berth., obwohl der Postpetiolus nicht langsrissig
ist und nur noch undeutliche Spuren feiner Lângsrunzeln aufweist.
Kenya : « Kikuvu Escarpment », 2.300 m., 1 9 (Mission de l’Omo, st. 4.)
Ischnojoppa similis Szepligeti
Syn. : Ischnojoppa dubia Szepligeti, Kilim-Meru Exp., 1908, 8, p. 65,
Kenya : Nairobi, 2 cf cf und 1 9 (Seyrig, VI-32). — Mont Elgon, Camp II,
2.470 m. (Mission de l’Omo), st. 15.
Dieses Exemplar ist durch einen weissen Fühlerring ausgezeichnet, stimmt
aber im iibrigen mit dem typischen similis Mànnchen überein.
Aethiopischnus africanus, n. sp.
cf9- Dem Ae. Olsoufieffi. Heinr. nahestehend, aber von dunklerer, unbe-
stimmterer Grundfarbe, Fühlergeissel ohne weisse Zeichnung. Schlàfen relativ
schmaler. Wangen und Schlàfen dichter punktiert. Thyridien kaum noch
angedeutet.
Fühlergeissel des 9 mit 32 Gliedern, einfarbig schwarzbraun. Schaft und
-Wendeglied auf der Unterseite heller. Die des cf von gleicher Farbung.
Kopf von schwarzer, Thorax und Abdomen von verschwommen schwarz-
brâunlicher Grundfarbe, die sich im hinteren Teil des Propodeum und an
dessen Seiten, auf dem Scutellum und lângs der Parapsiden und der Nâhte des
Thorax in deutliches Rot aufhellt. Die Endsaume allerTergiten verschwommen
in Schmutziggelb aufgehellt.
Gelb sind : der Oberrand des Pronotum, die Tegulae, Hüften und Trochan-
teren I und II, verschwommen der untere Teil der Mesopleuren und zum Teil
das Mesosternum, Beine schmutzig rotlichbraun.
Lange : 7 mm.
Kenya: Westhang,2.200m., 19und 1 cf (Alluaud und Jeannel, Januar 1912).
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome lit. — Fascicule 29.
15 mai 1936
CRUSTACEA
III. COPEPODA : HARPACTICOIDAE
PAH
P.-A. Ciiappuis
Nombreuses sont les missions scientifiques et expéditions qui nous ont
rapporté des Copépodes d’eau douce des différentes parties du globe. C’est
grâce à elles que nous pouvons maintenant nous faire une idée de la dis¬
tribution géographique des espèces des familles des Centropagides et Cyclo-
pides. De la troisième famille de cet ordre par contre, des Harpacticoidae,
peu d’espèces exotiques sont connues et la récolte de ces espèces était un
des buts de mes deux derniers voyages en Afrique.
Les résultats du dernier voyage, de la Mission scientifique de l’Omo, ne
changent rien aux conclusions biogéographiques que j’avais formulées dans
mon travail sur les Harpacticoïdes de l’Afrique occidentale. Ils augmentent
seulement Faire de distribution connue de quelques genres, nous font con¬
naître quelques nouvelles espèces ainsi que la faune qui peuple les hautes
montagnes.
On peut considérer que maintenant la faune des Harpacticoïdes de l’Afrique
est connue dans ses grandes lignes. Nous ne pouvons pas prétendre la même
chose de l’Amérique du Sud, de l’Australie et de l’Océanie, car ce que nous
en connaissons est encore complètement insuffisant. Espérons que de futures
expéditions dans ces pays en rapporteront un matériel bien récolté à l'aide
duquel nous pourrons au moins savoir quel sont les genres qui y vivent.
Mais tout le monde n’est pas de mon avis. Il y a des collègues qui croient
que la taxonomie ne peut pas, à elle seule, mener à un but raisonnable et
qu’il faut la doubler d’expériences génétiques si l’on veut être sûr de son
résultat.
Dans l’introduction de son rapport sur les Copépodes d’une expédition
au Brésil et Paraguay, recueillis par M. G. S. Carter, A. G. Lownoes pré¬
sente quelques-unes de ses opinions sur la taxonomie en général et la valeur
246
P.-A. CHAPPUIS
«les travaux sur les collections de pays étrangers, que nous ne pouvons pas
laisser sans réplique.
Nous sommes du même avis que lui en ce qui concerne la première partie
de ses idées. Des collections hydrobiologiques faites en pays étrangers par
des personnes qui ne sont pas « du métier » ne valent pas toujours la peine
que se donne le spécialiste pour la détermination du matériel. Quand on
sait combien de ces collections M. Lowndes a déjà travaillé et est en train
d’examiner, on comprend bien qu’il en soit fatigué et qu’il reproche aux
collectionneurs de pouvoir en quelques heures ramasser suffisamment de
matériel pour occuper complètement une douzaine de taxonomistes pendant
quelques semaines.
Mais on ne peut pas le suivre, quand il conclut de ceci qu’un collectionneur
« ne devrait ramasser ni plus ni moins que ce qu’il est prêt à essayer d’iden¬
tifier lui-même ». Une collection qui contient des animaux de groupes diffé¬
rents, comme c’est le cas pour les collections hydrobiologiques, si petites
qu’elles soient, ne peut être étudiée par une seule personne. Ou bien celui
qui la travaille est un spécialiste dans certains groupes, et les autres groupes
devront être confiés à d’autres spécialistes, ou alors si une seule personne
se charge de toute la collection, il est à craindre que ses résultats ne satis¬
feront personne, comme c’est le cas pour les travaux de Daday. Du reste,
si on a l’impression que la collection que l’on vous demande d’étudier n’est
pas intéressante, il est bien simple d’en refuser l’examen.
M. Lowndes, qui a fait beaucoup d’expériences d’élevage de Cyclopides
européens, commence à avoir le mépris du génétiste pour la taxonomie. Il
prétend que, sans avoir suivi les variations qu’une espèce pourrait montrer
pendant trois générations successives, la description d’une nouvelle forme
est sans valeur. Bien qu’il avoue que la plus grande partie des Cyclopides
connus sont des espèces fixes et que l’on ne trouvera pas de plus grandes
différences dans l’amplitude de variation parmi une centaine d’individus
d’une espèce bien connue, qu’ils proviennent d’Angleterre ou de différentes
autres contrées de la terre, dès qu’il trouve dans une collection provenant
d’un pays exotique une espèce inconnue, il croit avoir une monstruosité
devant lui. Il admet que des mutations doivent se produire constamment et
que la nouvelle espèce trouvée n’est justement qu’un produit de cette muta¬
tion, probablement destinée à périr et n’ayant qu’une faible valeur taxono¬
mique.
« To sum up » dit-il plus loin, « then, in these foreign collections one may
get some useful information about the well-known species, and occasionallv
one may fmd a new species, but the description of the latter is quite worth-
less in a large number of cases, while the majority of individuals in the col¬
lections are unsatisfactory for any sort of description...., etc. »
Cette idée défaitiste et décourageante pour le taxonomiste est dans la
suite encore développée par Lowndes et culmine dans la phrase : « As taxo-
nomy progresses, more detail is incorporated, with the resuit that spécifie
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTIGOIDAE
247
distinction, unless they are carefully tested by breeding experiments become
more and more unreliable. Finally, one can not deny that whenever genetics
bas been applied to some particular group of organisms it has almost without.
exeption made drastic changes in the taxonomy of the group necessary. »
Je ne connais pas de cas où la taxonomie du groupe a dû être changée par
suite d’expériences par des génétistes ; mais différents cas sont connus
où des génétistes sont arrivés à des résultats très surprenants, parce qu’ils
ne connaissaient pas le matériel avec lequel ils faisaient leurs expériences,
ou l’avaient tout simplement mal déterminé.
En outre, j’espère que Lowndes est seul à juger que plus la description
d’un animal est détaillée, plus l’animal devient méconnaissable. Il a donné,
autant que je puis en juger, de bonnes descriptions des Diaptomides et Cyclo-
pides trouvés dans son matériel, mais en ce qui concerne le seul Harpacticide,
sa description est si sommaire qu’il sera bien difficile de le reconnaître ; il
n’a pas suivi les progrès de la taxonomie, il donne des renseignements d’ordre
secondaire et, par contre, ne parle pas de l’endopodite P 2 et P :! de la femelle,
enfin il décrit le mâle en deux lignes.
En effet, si la taxonomie est comprise de cette façon, la connaissance
d’espèces nouvelles ne mène à rien ; au contraire, elle embrouille et rend
extrêmement difficile la tâche des autres taxonomistes, qui essayent d’or¬
donner les espèces connues dans un système raisonné. Mais M. Lowndes
ne se soucie guère de la valeur du système qu’il a adopté ; il se sert de celui
de Sars, parce que le livre de cet auteur contient de belles planches et des¬
criptions et est, en outre, écrit en anglais.
Des 73 localités différentes qui furent examinées au cours du voyage,
45 étaient habitées par des Harpacticides. A ces 45 stations j’en ajoute encore
5 qui furent visitées par MM. Granvik et Lovén, en 1920, et dont le matériel
m’a été confié. Ces 5 stations se trouvent toutes ou sur le Mont Elgon lui-
même (3), ou alors dans la plaine à une altitude de plus de 2.000 m., trois
de ces stations contenaient des Harpacticides. J’ajoute encore ici un échan¬
tillon de tamisage de mousses qui fut recueilli par ma sœur, M lle Isabelle
Chappuis, dans une cascade sur le Manguele, montagne à la frontière du
nord du Transvaal. Dans cet échantillon furent trouvés outre les Harpacti¬
cides mentionnés plus bas quelques Hydracariens de la famille des Halacarides.
LISTE UES STATIONS AVEC ENUMERATION DES ESPÈCES TROUVEES (')
Slalion.
2 a. Elaphoidella bidens coronata (Sars).
Echinocamptus vulgaris , n. sp.
2 b. Elaphoidelia Grandidieri (Gnome eiWich&rd).
Elaphoidella bidens coronata (Sars).
2 c. — bidens coronata (Sars).
SlatioD.
3 a. Elaphoidella bidens c oronota (Sars).
3 b. Echinocamptus veri'ucosus , n. sp.
7 a. Elaphoidella crassicaudis, n. sp.
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
Epactophanes Richardi Mrazek.
(I) Les N» des stations se rapportent à ceux donnés dans la liste des stations. Voir
Mission Scientifique de l'Omo, t. Il, Zoologie, p. 3-22.
248
P.-A. CHAPPUIS
Station.
7 b. Elaphoidella crassicaudis , n. sp.
massai, u. sp.
Echinocamptus vulgaris. n. sp.
— verrucosus, u. sp.
Maraenobiotus Brucei africanus, u.
7 c. Elap/widella bidens coronata (Sars).
— crassicaudis, n. sp.
8. Echinocamptus vulgaris , n. sp.
12. Echinocamptus verrucosus , u. sp.
vulgaris, n. sp.
H a. Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
11 b Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
13 a . Elaphoidella massai, n. sp.
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— verrucosus, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonmsis, u.
— Brucei africanus, n.
13 b. Elaphoidella Aramlouvgi, n. sp.
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
15 c. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis. n.
15 e. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— verrucosus, n. sp.
— Jeanneli. n. sp.
— Icamerunensis t'iMosuô Chapp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
18 a, Echinocamptus Jeanneli, n. sp.
18 b. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— monliccla, n. sp.
18 c. Echinocamptus Jeanneli, n. sp.
— kamerunensis rillosus Cli a pp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
10 a. Echinocamptus vulgaris, u. sp.
kamerunensis cillosus Chapp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
in b. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
Jeanneli, n. sp.
— kamerunensis villsous Cj\\h\*\u
M araenobiotus insignipes elgonensis , n.
20 /■. Elaphoidella elgonensis, u. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis , n.
20 d. Echinocamptus kamerunensis cillosus Chapp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, u.
2 i e. Echinocamptus kamerunensis cillosus Chapp.
— monticola, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
20 /'. Echinocamptus Jeanneli. n. sp.
— kamerunensis rillosus Chapp.
— monticola, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
20 g Elaphoidella dispersa Chapp.
Echinocamptus Jeanneli, u. sp.
Icamerunensis cillosus Chapp.
monticola, u. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
Epactophanes Richardi Mrazek.
20 i. Echinocamptus vulgaris, u. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
Station.
20 k. Echinocamptus kamerunensis cillosus Chapp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
— Brucei africanus, n.
20. Echinocamptus vulgaris , n. sp.
verrucosus, u. sp.
30 a. Maraenobiotus insignipes elgonensis , n.
30 b. Echinocamptus verrucosus, n. sp.
30 c. Elaphoidella massai, n. sp.
Echinocamptus vulgaris. u. sp.
^ — verrucosus, n. sp.
31 b. — vulgaris , n, sp.
31 c. Elaphoidella kenyensis, n. sp.
Echinocamptus Jeanneli, u. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
34 a. Echinocamplus kamerunensis villosus Chapp.
— Jeanneli, u. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
34 b. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— verrucosus, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis , n.
31 c. Ec h i n ocam plus ka m erunensis v il losus Chapp.
vulgai'is, n. sp.
— Jeanneli, n. sp.
monticola, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis. u.
34 d. Echinocamptus vulgaris , n. sp.
— monticola , n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
34 e. Elaphoidella Arambourgi, n. sp.
34 f. Elaphoidella massai, n. sp
Echinocamptus vulgaris, u. sp.
— monticola, n. sp.
15 a. Elaphoidella bidens coronata iSars).
45 e. Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— Jeanneli, n. sp.
— verrucosus, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis , n.
Epactophanes Richardi Mrazek.
15 d. E' hinocumptus vulgaris, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis , u.
45 e. Elaphoidella dispersa Chapp.
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
verrucosus, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, u.
Epactophanes Richarai Mrazek.
18. Elaphoidella dispersa Chapp.
kenyensis, u. sp.
— crassicaudis, u. sp.
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
— verrucosus, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
Paraslenocaris af ricana, u. sp.
C. 1. Elaphoidella elgonensis, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
G. 3. Elaphoidella elgonensis, n. sp.
Maraenobiotus insignipes elgonensis, n.
Epactophanes Richardi Mrazek
G. 5. Trigriopus angulatus Sang.
Manguele. Elaphoidella bidens coronula (Sais).
Echinocamptus vulgaris, n. sp.
Maraenobiotus Brucei africanus, u.
Epactophanes Richardi Mrazek.
Parastenocaris caffer, n. sp.
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOLDAE
HO
LISTE DES ESPÈCES AVEC
Elaphoidella Grandidieri (Guerne et Richard):2 b.
Elaphoidella bidens coronala (Sars): 2 a, b, c, 3 a,
7 c, 45 a, Manguele.
Elaphoidella Arambouryi, n. sp. : l.'i b, 34 e.
Elaphoidella elyonensis , n. sp. : 20 b, G. i, G. 3.
Elaphoidella kenyensis, n. sp. : 31 c, 48.
E la phoidella massai, n. sp. : 7 b, l.'i a, 30 c, 34 I'.
Elaphoidella dispersa. Chappuis : 20 g, 43 e, 48.
Elaphoidella crassicaudis , u. sp. : 7 a, 7 b, c, 43.
Echinocamplus kamerunensis villosus Chappuis :
13 e, 18 c, 10 a, b, 20 d, e. f, g, k, 34 a, c.
Echinocamptus vulgaris, n. sp. : 2 a, 7 a, b, 8. 12,
13 a, h, c, e, 18 b, 10 a,b,20i, 20, 30 c, 31 b. 34 b,
c, d, f, 45 c, d, e, 48, Manguele.
Echinocamplus ,/eanneli, n. sp. : 15 e, 18 a, c,
10 b, 20 f, g, 31 c, 34 a, c, 45 c.
LEUR NUMÉRO DE STATION
Echinocamptus verrucosus, il sp. : 3 b, 7 I». 12.
15 a, e, 20, 30 b, c, 31 b, 3 4 b, 45 c, e. 48.
Echinocamplus monticolu , n. sp. : 18 b, 20 e, f, g,
34 c, d, r.
Maraenobiotus insignipes elyonensis. n. subsp. :
14 a, b, 15 a, c. e, LS c, 10 a b, 20 b, d. e. f. g, i.
k, 30 a, 31 c, 34 a, b, c, d, 43 c, d, e, 48, G. 1, G. 3.
Maraenobiotus Brucei africanus, u. subsp. : 7 I»,
1 4 a, 13 a, e, 20 e, f, g, k, MaDguole.
E paclophanes Rie hardi Mrazek : 7 a, 20 g. 45 c, r,
G. 3, Manguele.
Paraslenocaris africana, n. sp 48.
Parastenocaris caffer , n. sp. : Manguele.
Tigriopus anyulatus Lang : G. 5.
Fam. CANTHOCAMPTIDAE
Gen. ELAPHOIDELLA Chappuis
Dès Tinstitution du genre Elaphoidella , il était évident qu’il se composait
d’un certain nombre de lignées dérivant d’une souche commune. Le nombre
restreint d’espèces alors connues ne m’avait pas permis de préciser ces
différentes lignées évolutives et j’avais réuni les espèces alliées dans des
groupes qui me semblaient correspondre chacun à une lignée. Aujourd’hui,
le nombre d’espèces englobées dans le genre Elaphoidella a plus que doublé,
mais il est toujours encore impossible de les répartir en sous-genres. Les
Elaphoidella de vastes contrées, même de certains continents sont encore
d’ailleurs inconnus.
Je maintiens donc ici la division du genre en trois groupes : 1° le groupe
E. Grandidieri-E. bidens , 2° le groupe E. elaphoidella-E. Sewelli , 3° le groupe
E. Winkleri-E. unidens. Ce dernier n’est pas un groupe naturel, mais réunit
toutes les espèces qui ont un endopodite de la première paire de pattes nata¬
toires biarticulé et qui ne peuvent être rangées dans un des deux autres
groupes.
Les Elaphoidella connus d’Afrique sont les suivants :
Groupe I
E. Grandidieri (Guerne et Richard) : Nil, Niger, Côte d’ivoire, Ogowe
(Gabon), Kenya. — E. longipedis Chappuis : Côte d’ivoire. — E. natalis
(Brady) : Natal. — E. Finni (Bourne) : Zanzibar. — E. hyalina Chappuis :
Côte d’ivoire. — E. Arambourgi. n. sp. : Kenya. — E. bidens coronala (Sars) :
Cap, Transvaal, Kenya.
250
P.-A. CHAPPU1S
Groupe II
E. elgonensis , n. sp. : Kenya. — E. Sewelli africana Chappuis : Côte d’ivoire.
— E. Sewelli occidentalis : Chappuis : Haute Volta, Côte d’ivoire. — E. Sewelli
minuta Chappuis : Ubangui-Chari. — E. kenyensis , n. sp. : Kenya. — E. massai,
n. sp. : Kenya. — E. dispersa Chappuis : Kenya.
Groupe III
E. crassicaudis , n. sp. : Kenya. — E. Cliffordae Chappuis : Côte d’ivoire. —-
E. unidens Menzel : Tanganyika Territory.
De ces 17 espèces, quelques-unes ont aussi été trouvées dans d’autres con¬
tinents ; ce sont pour la plupart des formes cosmopolites qui ne présentent
aucun intérêt du point de vue biogéographique.
E. natalis et E. Finni sont les seules Elaphoidella d’Afrique mal décrites
elles ressemblent beaucoup à E. Grandidieri, mais il est à craindre que l’on
ne puisse jamais être fixé sur leur exacte identité.
Elaphoidella Arambourgi, n. sp.
Fig. 1-13.
La femelle mesure 0,7 mm. sans les soies furcales et 1 mm. avec ces soies
Fis?. 1-5. —Elaphoidella Arambourgi, n. sp., Ç, 500 x. — Fig. 1. Endopodite P a . —
Fig. 2. Endopodite P 3 . — Fig. 3. Endopodite P,. — Fig. 4. P 5 de la station 15. —
Fig. 5. Furca et segments anal face dorsale.
et ressemble, en général, à E. Grandidieri. Bord postérieur des segments du
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
251
corps lisse. Au bord postérieur du premier segment abdominal, de chaque
côté, une courte rangée d’épines latérales. Au second segment ces rangées
se prolongent du côté ventral et se réunissent au troisième segment sur la
ligne médiane. Au dernier segment, de chaque côté, quelques épines latérales,
et, près de la base des branches furcales, de chaque côté de la ligne médiane,
un groupe de 2-3 fortes épines. Opercule anal peu prononcé, avec une tren¬
taine d’épines. Branches furcales cylindriques, environ 2 fois plus longues
que larges, avec une seule soie apicale, la médiane, bien développée. Des
Fig. 6-9. — Elaphoidella Arambourgi, n. sp., 500 X- — Fig. 6. P„ Q de la station 34. —
Fig. 7. Endopodite P. cf. — Fig. 8. Endopodite l‘ 3 cT. — Fig. 9. Endopodite P 4 cf-
2 autres l’externe est 3 fois plus longue que l’interne. Des 2 groupes d’épines
du bord extérieur des branches furcales, le groupe distal seul est bien déve¬
loppé ; il s’insère à mi-hauteur de la branche. Crête chitineuse dorsale peu
développée.
Les premières antennes de 8 articles ; exopodite de la seconde antenne de
1 article. Endopodite P, triarticulé ; il dépasse l’exopodite de la longueur de
son dernier article. Endopodite P., biarticulé, relativement court. Au premier
article une soie à l’angle interne et distal ; le second article avec 2 soies au
bord interne et 2 soies et épines apicales. Endopodite P 3 comme chez P.,
avec la seule différence que le second article est plus long et porte 3 soies à
son bord interne. Endopodite P, avec une forte épine à l’angle distal et interne
du premier article. Le second article avec 2 longues soies distales au bord
interne et une soie et une épine apicales.
P .-A. CHAPPU1S
P s à article basal large ; son lobe interne peu prononcé porte 2 ou 3 fortes
soies et une petite épine. Les individus du Swam n’ont que 2 soies et une épine
à l'article basal et entre ces 2 soies une protubérance chitineuse. Les individus
de l’Elgon Saw Mill par contre portent 3 soies et une petite épine. Ici aussi
une protubérance chitineuse entre la grande soie médiane et l’interne. Second
article P s de forme ovale, presque aussi long que large avec 2 soies de diffé¬
rente longueur et 3 épines.
Le mâle est un peu plus petit que la femelle ; bord postérieur du premier
segment abdominal avec de chaque côté une courte rangée d’épines latérales.
Fig. 10-13. — Elupliuidella Aramüourr/i. n. sp , cf. 300 X. — Fig. 10. Dernier article de
i'exopodite P,. — Fig. 11. 1\ et P.,. — Fig. 12. Ftirea et segment anal face dorsale. —
Fig. 13. Branche furcale gauche, profd.
Les 3 segments suivants avec une rangée latérale et ventrale ininterrompue.
Le segment anal comme chez la femelle. Opercule anal avec une lamelle
hyaline très arquée, bordée de cils. Branches furcales courtes, aussi larges
que longues, coniques. Des 3 soies terminales, la médiane est plus de 2 fois
plus longue que l’externe, qui est environ 4 fois plus longue que l’interne.
Crête chitineuse du côté dorsal des branches furcales non développée.
Endopodite P! comme chez la femelle. Endopodite P, avec une épine à
l'angle interne et distal du premier article. Le second article avec 2 soies au
bord interne et 2 soies apicales. Endopodite P., avec 1 soie au premier article.
Apophyse épineuse du second article beaucoup plus longue que le troisième
article, se terminant en petite pointe de hameçon. Troisième article de forme
ovale avec 2 longues soies apicales. Les épines des angles distaux et externes
CRUSTACEA COPERODA, UARPACTICOIDAE
de l’exopodite sont plus longues mais pas plus grosses que celles que l'on trouve
chez la femelle. Endopodite P, sans épine à son premier article. Le second
article avec une soie qui s’insère au dernier quart du bord interne et une
épine et une soie apicales. Dernier article de l’expodite sans soies ni épines
modifiées.
P 3 à article basal sans lobe interne et ne portant pas d'épine ; second article
rectangulaire avec une longue soie et 3 épines. P s une lamelle chitineuse
portant deux petites épines.
Elaphoidella Arambourgi appartient au groupe des E. Grandidieri-E. bidens,
plus exactement dans le voisinage des espèces E. hyalin a , E. Proserpina et
E. trisaetosa. C’est une espèce qui semble vivre seulement dans l’eau libre
et qui ne se trouve pas dans les mousses. Les deux localités où elle fut trouvée
sont situées dans la zone des forêts du mont Elgon, à environ 2.400 m. d’alti¬
tude.
Elaphoidella elgonensis, n. sp.
Fig. 14-23.
Femelle. — Longueur sans les soies furcales 0.65 mm. et 0,9 avec ces soies.
Corps 4 fois plus long que large. Rostre presque inexistant. Bord postérieur
des segments du céphalothorax lisse, celui des segments abdominaux très
fortement dentelé du côté ventral. Au premier segment abdominal, de chaque
côté du corps, une courte rangée d’épines distales. Au second segment, à la
même hauteur, outre ces rangées latérales une rangée ventrale. Au troisième
segment ces rangées se touchent et forment une rangée ininterrompue. Le
dernier segment avec une courte rangée d’épines latérales et, près de la base
des branches furcales, des deux côtés de la ligne médiane, une rangée de
5 grosses épines.
Opercule anal peu prononcé, avec 15 à 20 dents courtes et obtuses. Branches
furcales peu divergentes et faiblement coniques, avec une seule soie, la médiane
bien développée ; les deux autres courtes, l’externe environ 2 fois plus longue
que l’interne.
Lamelle chitineuse dorsale se terminant au dernier quart de la longueur
des branches furcales en une dent bien distincte qui ne dépasse pas l’extrémité
de la furca.
Premières antennes de 8 articles, courtes. Exopodite de la seconde antenne
uniarticulé. Endopodite P 4 de 3 articles, un peu plus long que son exopodite.
Endopodite P,, court, son premier article sans épine, le second avec une soie
apicale, une épine au bord interne et une autre; ainsi que quelques petites
dents, au bord externe. Endopodite P :i ressemblant au précédent mais avec
en plus deux courtes soies s’insérant l’une près de l’autre à mi-hauteur du
bord interne du second article. Endopodite P 4 avec un premier article très
P.-A. CIIAPPU1S
i54
court, second article avec une soie apicale, une soie distale au bord interne
et une épine distale au bord externe.
Lobe interne de l’article basal P ;i étroit, aussi long que le second article,
avec 4 soies, dont les 2 médianes presque d’égale longueur, l’interne fortement
barbelée. Le second article de forme ovale avec 3 soies extérieures grêles,
une longue soie apicale et une courte soie au bord interne.
Fig. 14-18. — lilaphoidella elgonensis, n. sp., 500 x. — Fig. 18. Endopodite P, Ç. —
Fig. 15. Endopodile P 3 Q. — Fig. 16. Endopodite P, Ç>. — Fig. 17. P 5 Q. — Fig. 18
Endopodite P 2 çf-
Mâle. — Environ aussi grand que la femelle, mais plus svelte. Bord posté¬
rieur des segments du corps dentelé, aussi du côté dorsal mais moins que
du côté ventral. Premier segment abdominal sans rangée d’épines. Au bord
postérieur des trois segments suivants, une rangée ininterrompue d’épines
latérales et ventrales. Dernier segment, opercule anal et branches furcales
comme chez la femelle, avec la seule exception que sur ces dernières la soie
apicale externe est beaucoup mieux développée et trois fois plus longue que
l’interne.
Premières antennes à 4 e article fortement renflé. Endopodite P. court ;
son premier article sans soie au bord interne, le second article avec une soie
interne et une autre soie apicale.
Exopodite P 3 avec de fortes épines à l’angle distal et externe des deux
premiers articles. L’endopodite avec une apophyse épineuse bien développée,
relativement courte et se terminant en double pointe de hameçon. Exopo-
CRUSTACEA COPEPODA, IIARPAGTICOIDAE
255
dite P 4 à troisième article court (1 /2 du second article) portant 3 épines et
3 soies normales. Endopodite à premier article très petit ; le second article
rectangulaire, avec une épine et une soie apicales.
Lobe interne de l’article basal P 5 à peine marqué, sans épine. Le second
Fig. 19-23. — ElaplioideUa elgonensis, n. sp , 500 x. — Fig. 19. P 3 Ç$. — Fig. 20. P, Cf-
— Fig. 21. Segment anal et furca Ç face dorsale. — Fig. 22. Branche furcale droite
Ç> de profil. — Fig. 23. P 5 cf-
article large, avec 2 soies du côté externe, une grosse et longue soie apicale
et une courte épine du côté interne.
E. elgonensis a seulement été trouvé dans les petits lacs permanents de la
zone alpine du mont Elgon. Il manque complètement dans les mousses prises
à la même altitude. Nous ne pouvons prétendre que cette espèce soit une
forme endémique propre seulement au mont Elgon, parce que nous n’avons
pas rencontré de localités analogues sur les autres montagnes que nous avons
visitées.
Sa parenté est difficile à établir ; d’un côté E. elgonensis ressemble, surtout
par la conformation du mâle, à E. kenyensis du groupe E. elaphoida-E. Sewelli ;
d’un autre côté, par son habitat au groupe du E. Grandidieri qui se trouve,
en Afrique surtout, dans les eaux libres.
P.-A. GH APPUIS
2o6
Elaphoidella kenyensis, n. sp.
Fig. 24-33.
Femelle. — Longueur 0,7 mm. sans les soies furcales et 8,8 mm. avec ces
soies. Bord postérieur des segments du corps lisse, ornementation des segments
abdominaux comme chez E. massai, mais les épines un peu plus longues.
Opercule anal arqué, avec 25 à 30 dents fines et longues. Branches lurcales
de forme conique, presque aussi longues que le dernier segment abdominal
et convergentes. Soies furcales divergentes, seule la médiane bien développée ;
Fig. 24-28. — Elaphoidella kenyensis, n. sp., 500 x. — Fig. 24. Endopodite P a Ç. —
Fig. 25. Endopodite P 3 Ç. — Fig. 26. Endopodite P, Q. — Fig. 27. P 5 Ç. — Fig. 28.
Endopodite P 2 cf-
l’interne à peine aussi longue que la furca, l’externe trois fois plus longue que
l’interne.
Endopodite Pi triarticulé, environ aussi long que son exopodite. P 2 , P 3 et P,
ainsi que P 5 comme chez E. massai.
Mâle. — Segments du corps et ornementation comme chez E. massai.
Opercule anal arqué, avec une vingtaine de dents obtuses. Branches furcales
allongées, plus de deux fois plus longues que larges, coniques.
La lamelle chitineuse dorsale se termine au dernier quart en une pointe
qui atteint presque l’extrémité de la furca. Endopodite P 2 avec, au second
article, une seule soie apicale et une autre soie au bord interne. Le bord
externe avec 2 épines marginales. Endopodite P-, rectangulaire, avec une
forte épine et une soie apicale. L’exopodite P 4 avec un dernier article très
court, de moitié moins long que l’article précédent. De ses six soies et épines
aucune n’est modifiée.
P 5 à lobe interne très peu prononcé ; le second article large, avec 4 soies.
CRÜSTACEA COPEPODA, HARPACT1C01DA E
E. kenyensis semble être un très proche parent d'E. massai. Les caractères
qui distinguent ces deux formes se trouvent surtout chez le mâle : ce sont les
branches furcales, l’endopodite P_. et le dernier article de l’exopodite P,,.
Cette espèce fut trouvée seulement à deux endroits. Dans des mousses
de la source de la Moyben à 3.300 m. d’altitude et dans la mousse d’une
source sur le Kinangop à 3.500 m. Un mâle qui ressemble beaucoup à celui
d'E. kenyensis , mais qui n’a pas les branches furcales aussi longues et dont le
dernier article de l’exopodite P 4 diffère un peu, fut trouvé dans la mousse
Eig. 29-33. — Elaplioidella kenyensis, n. sp., 500 X- — Fig. 29. P, cf- — Fig. 30. Seg¬
ment anal et furca Q face ventrale. — Fig. 31. Segment anal et furca cf face dor¬
sale. — Fig. 32. Branche furcale droite Q vue de profil. — Fig. 33. P 0 c?•
d’une cascade à 4.100 m. au mont Elgon. La pauvreté du matériel ne permet
pas de savoir si cet individu est un E. kenyensis anormal ou s’il s’agit ici d’une
race géographique.
Elaphoidella massai, n. sp.
Fig. 34-43.
Femelle. — Longueur 0,60 mm. sans les soies furcales et 0,8 mm. avec ces
soies. Bord postérieur des segments lisse. Au premier segment abdominal,
de chaque côté une courte rangée distale d’épines. Au second et troisième
segments, une rangée ventrale d’épines qui se continue sur les deux côtés.
Segment anal avec une courte rangée latérale et, près de la base des branches
MISSION SCIENTIFIQUE DE LOSIO. — T. III.
17
258
P.-A. CHAPPUIS
furcales, des deux côtés de la ligne médiane, une courte rangée de 5 épines.
Opercule anal peu arqué, avec 20 à 30 petites épines. Branches furcales
parallèles. Des trois soies apicales la médiane est bien développée ; l’externe
est deux fois plus longue que l’interne qui a la forme d’un dard et est quel¬
quefois un peu recourbée. Lamelle chitineuse dorsale courte, se terminant
en une pointe obtuse qui n’atteint jamais l’extrémité de la branche furcale.
Endopodite Pi triarticulé, un peu plus long que son exopodite. Endopodite
Pi biarticulé ; le premier article sans épine, le second avec une soie à mi-
Fig. 34-38. — Elaphoidella massai, n. sp., 500 x. — Fig. 34. Endopodite P, Ç>. Fig. 35.
Endopodite P 3 Ç. — Fig. 36. Endopodite P, 9- — Fig- 37. P t Q- — Fig. 38. Endo-
dite Pj cf.
hauteur du bord interne et 2 soies et 1 épine apicales. Au bord externe quel¬
ques petites épines. Endopodite P 3 comme le précédent, mais avec 2 soies
au bord interne du second article au lieu d’une seule. Endopodite P-, avec
une soie médiane au second article et une épine et une soie apicales.
P 6 à lobe interne de l’article basal bien développé (il atteint l’extrémité
de l’article 2) et portant 4 soies. La seconde soie du bord interne est la mieux
développée ; elle s’insère entre deux petits monticules. Second article large*
avec 5 soies bien développées.
Mâle. — Le mâle n’est qu’un peu plus petit que la femelle. Bord postérieur
du premier segment abdominal inerme. Au second et troisième segments,
des deux côtés, une courte rangée latérale et du côté ventral une rangée
ininterrompue d’épines. Au quatrième segment ces rangées se touchent et
forment une rangée latérale et ventrale ininterrompue. Segment anal comme
chez la femelle. Opercule anal petit, peu arqué, avec une vingtaine de petites
CRUSTACEA COPEPODA, IIARPACTICOIDAE 259
dents. Branches furcales parallèles, coniques, la soie interne moins forte que
chez la femelle.
Endopodite P 2 avec, au second article, une soie s’insérant à mi-hauteur
du bord interne et deux soies apicales. Au bord externe quelques épines margi¬
nales. Endopodite P>, court, biarticulé. Le second article avec deux soies api-
Fig. 39-45. — Elaphoidella massai, n. sp., 500 x. — Fig. 39. P 4 çf. — Fig. 40. Seg¬
ment anal et furca Q face dorsale. — Fig. 41. Branche l'urcale droite cf de profil. —
Fig. 42. Segment anal et furca cf, face dorsale. — Fig. 43. P 5 et P 6 cf.
cales et une petite épine. L’article terminal de l’exopodite sans soie ou épine
modifiées.
Ps à article basal sans lobe interne marqué ; second article de forme cir¬
culaire, avec 4 soies. P 6 une simple lamelle chitineuse sans épine.
E. massai se range dans le groupe des espèces voisines de E. Sewelli.
Elaphoidella dispersa Chappuis
Fig. 44-52.
La femelle de cette espèce a déjà été décrite dans une note sur les Harpac-
ticides des Iles Hawaï. Tous les exemplaires des trois localités africaines
montrent une telle ressemblance avec E. dispersa qu’il est impossible de trou¬
ver un caractère distinctif. Il faut donc admettre que nous avons dans les
montagnes africaines la même espèce qu’aux Iles Hawaï.
Nous trouvons dans le genre Elaphoidella plusieurs espèces à dispersion
P.-A. CHAPPUIS
260
équatoriale ; ce sont toutes des formes appartenant au groupe d 'E. Grandi-
dieri-E. bidens. Elles sont de grande taille, habitent les rivières, lacs et maré¬
cages et leur mâle, quand il est connu, n'a pas d’épine modifiée au dernier
article de l’exopodite P,. Seule sa petite taille distingue E. dispersa du groupe
d 'E. Grandidieri; mais ce caractère est peut-être une conséquence de son
habitat qui semble être les mousses.
Sans les soies furcales, la femelle mesure 0,3 à 0,4 mm. et 0,45 à 0,55 mm.
avec ces soies. Bord postérieur des segments du corps faiblement dentelé du
côté dorsal. Au premier segment abdominal une courte rangée d’épines laté-
Fig. 44-52. — Elapkoidella dispersa Chappuis, oÛU x. — Fig. 44. Endopodite P, Q —
Fig. 45. Endopodite P 3 9. — Fig. 46. Endopodite P, Ç. — Fig. 47. P 6 9- — Fig. 48.
Segment anal et furca 9 face dorsale. — Fig. 49. Segment anal et furea cf, face
dorsale. — Fig. 50. P 5 et P,, cf. — Fig. 51. Endopodite P, cf. — Fig. 52. Branche
furcale gauche 9 de profil.
raies et distales. Au second segment une même rangée et une courte rangée
ventrale. Le troisième segment porte une rangée ventrale et latérale ininter¬
rompue. Segment anal avec une courte rangée latérale et du côté ventral,
près de la base des branches furcales, de chaque côté de la ligne médiane
un groupe de 4 épines.
Opercule anal peu développé, cilié à son bord libre. Branches furcales diver¬
gentes, de forme ovale, 1,2 à 1,5 fois plus longues que larges. La lamelle chi-
tineuse dorsale se termine au dernier quart en une pointe obtuse qui atteint
presque l’extrémité de la furca.
Endopodite Pi biarticulé, environ aussi long que son exopodite. Endopo¬
dite P* avec une soie à mi-hauteur du bord interne du second article. 2 soies
CRUSTACEA COPEPODA, HARPAGTICOIDAE
261
apicales et une épine subapicale au bord externe. Chez quelques exemplaires,
la soie du bord interne manquait.
Endopodite P :! sans aucune soie au bord interne ; deux soies apicales et une
épine subapicale au bord externe. Endopodite P, avec 2 soies et une épine distales.
P 5 de forme allongée. Le lobe interne du basal étiré, avec 4 soies dont la
plus longue n’est jamais ciliée. Second article allongé, avec 4 longues soies
et une plus courte au bord interne. Cette dernière peut être quelques fois
très courte. La longue soie apicale est la seule qui soit ciliée.
Mâle. — Le mâle a la même taille que la femelle. Opercule anal peu arqué,
avec 13 à 17 épines. Branches furcales un peu plus courtes que celles de la
femelle. Endopodite P 2 avec une soie au bord interne et deux soies apicales ;
au bord externe quelques épines marginales. Endopodite P, petit, avec une
épine et une soie apicales au second article. Le dernier article de l’exopodite
sans épine ou soie modifiée. P s à article basal deux fois plus large que long,
son lobe interne peu prononcé et sans soies. Second article avec 4 soies et épines,
ces dernières quelquefois très petites. P B une lamelle chitineuse.
Elaphoidella crassicaudis, n. sp.
Fig. 53-63.
Femelle. — Petite espèce ; longueur 0,5 mm. sans les soies furcales, et 0,75
avec ces soies. Bord postérieur de l’abdomen dentelé, mais cette dentelure
est difficile à voir à cause de la transparence de la chitine. Au premier seg¬
ment abdominal de chaque côté, une courte rangée distale de petites épines.
Au bord postérieur du second segment la rangée latérale est composée d’épines
plus longues ; on trouve, en outre, une rangée d’épines ventrales interrompue
en son milieu. Au troisième segment les rangées se touchent et forment une
rangée ininterrompue. Au dernier segment, de chaque côté, une courte rangée
de longues épines et, près de la base des branches furcales de chaque côté de
la ligne médiane, un groupe de 2-3 fortes épines.
Opercule anal peu arqué, portant à son bord libre 10-15 petites dents
pointues. Branches furcales coniques, divergentes, environ deux fois plus
longues que larges. Crête chitineuse dorsale bien développée, se terminant
en une pointe qui atteint l’extrémité de la furca.
Endopodite P ( Inarticulé, aussi long que son exopodite. Endopodite P 2
à premier article très court ; le second article avec une soie à mi-hauteur du
bord interne et une soie et une épine apicales. Le bord externe porte quelques
petites épines. Endopodite P 3 comme le précédent, mais avec 2 soies à mi-
hauteur du bord interne du second article. Endopodite P, à premier article
très petit ; le second article rectangulaire avec une soie au bord interne et
deux courtes soies apicales.
Lobe interne de l’article basal P 5 atteignant l’extrémité du second article,
avec 4 soies, dont les deux médianes sont les plus longues. Second article de
forme ovale avec 4 soies de différentes longueurs.
262
P.-A. CHAPPUIS
Fig. 53-60. — Elaphoidella crassicaudis, n. sp., 500 x. — Fig. 53. Endopodite P. Q. —
Fig. 54. Endopodite P 3 Q. — Fig. 5b. P, Ç. — Fig. 56. P 5 Q. — Fig. 57. Branche
furcale droite cf, de profil. — Fig. 58. Endopodite P, cf- — Fig. 59. Endopodite
P. cf. — Fig. 60. P s et P„ cf-
Le mâle est presque de même grandeur que la femelle. Au bord postérieur
Fig. 61-63. — Elaphoidella crassicaudis, n. sp., 500 x. — Fig. 61. Segment anal et
furca 9, face dorsale. — Fig. 62. Branche furcale gauche Ç, de profil. — Fig. 63.
Segment anal et furca cf face dorsale.
du second et troisième segment de chaque côté, une courte rangée d’épines
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
263
latérales et une rangée ventrale d’épines. Au quatrième segment ces rangées
se touchent et forment une rangée d’épines ininterrompues. Segment anal,
opercule et branches furcales comme chez la femelle. Les individus mâles
provenant de la cascade de la Thika diffèrent un peu, en ce qui concerne
l’opercule anal et les branches furcales de ceux des autres localités. Chez
eux l’opercule est plus arqué et ne porte que 8-10 dents et la crête chitineuse
dorsale de la furca est beaucoup moins bien développée.
Endopodite court, le second article avec une soie médiane au bord interne
et une soie apicale. Le bord externe avec quelques petites épines. Endopodite
P, avec 2 soies apicales et deux petites épines au bord externe. Le dernier
article de l’exopodite sans épine modifiée. Comme chez la femelle les 3 épines
et 3 soies de cet article s’insèrent toutes dans la seconde moitié de cet article.
Au P 5 le lobe interne de l’article basal est peu prononcé et inerme. Le second
article avec 3 soies dont la médiane est la plus longue. P 6 une simple lamelle
chitineuse sans soie ni épine.
Gen. ECHINOCAMPTUS Chappuis
La grande majorité des Harpacticoïdes d’eau douce africains appartient
à ce genre, en particulier au sous-genre Echinocamptus , s. str. qui se distingue
de l’autre sous-genre (Limocamptus), surtout par la tendance chez la femelle
à l’allongement des branches furcales, par l’accroissement excessif de la soie
médiane au dépens des deux autres et par la réduction des soies du lobe
interne de l’article basal P 5 de 6 à 5. Chez le mâle : réduction et finalement
perte de l’épine externe du lobe interne de l’article basal P s .
Les espèces africaines de ce genre se ressemblent beaucoup, surtout en ce
qui concerne les pattes natatoires. Elles ont toutes subi les mêmes réductions,
de sorte qu’il est impossible de distinguer les espèces à l’aide des extrémités
thoracales seules.
Ici ce sont les branches furcales et leurs soies qui nous donnent les meilleurs
caractères distinctifs.
Les espèces africaines connues jusqu’ici sont :
E. Schr'oderi (van Douwe, 1914). Cette espèce fut trouvée en trois individus
seulement dans un échantillon de plankton du lac Victoria Nyanza. Plus
tard, Menzel crut la reconnaître dans des exemplaires mâles et femelles
provenant de mousses desséchées recueillies à Amani, dans l’Usambara
oriental (Tanganyika Territory).
Dans mon travail sur les Copépodes du Voyage Alluaud-Chappuis en
Afrique occidentale française, j’émettais quelques doutes sur l’identité de
ces deux formes. Mes récoltes en Afrique orientale anglaise m’ont montré
que les Echinocamptus de cette contrée se ressemblent tellement, qu’il est
fort probable que les deux formes de E. Schr 'oderi ne sont pas identiques. Seules
des recherches aux localités typiques pourront éclaircir cette question. En
Î6i
l'.-A. CHAPPU1S
tout cas aucune des deux formes, d’après leur description, correspond à
E. vulgaris , l’espèce la plus répandue en Afrique orientale.
E. kamerunensis (Kiefer, 1928) est originaire du lac Eboga (Manengoula,
Cameroun). Elle n’a pas encore été retrouvée dans sa forme type, mais il
existe en Côte d’ivoire une sous-espèce, E. kamerunensis villosus Chappuis,
qui vit dans les mousses au pied des cascades, au nord de la forêt vierge.
Cette espèce a été retrouvée au Kénya.
Les trois espèces E. africanus , E. trichotus et E. Alluaudi se trouvent
toutes en Côte d’ivoire. E. africanus et E. Alluaudi tout autant dans les
mousses des cours d’eau et cascades de la forêt vierge que dans ceux de la
partie de la colonie qui a un climat soudanais, E. trichotus seulement aux
environs de Man, à la lisière nord de la grande forêt.
Dans le matériel récolté par la Mission scientifique de l’Omo, 5 espèces
d’ Echinocamptus furent trouvées dont 4 nouvelles : E. vulgaris, E. Jeanneli,
E. verrucosus et E. monticola. Cette dernière est peut-être une forme endémique
propre au mont Elgon ; en tous cas elle ne fut trouvée qu’en quatre endroits
dont trois sont situés dans la caldéra, à 4.000 m. d’altitude et un dans la vallée
du Swam, fleuve qui prend naissance dans la caldéra. Ce qui distingue E. mon¬
ticola de tous les autres Echinocamptus est que l’endopodite Pi est biarticulé,
que l’opercule anal ne porte pas d’épines, mais est étiré en quelques dents
grossières, et que les branches furcales sont courtes et ne portent que de
faibles soies. Je reviendrais sur ces différences lors de la description de l’espèce.
Parmi les Echinocamptus d’Afrique il nous faut encore citer quelques
espèces incertaines. Le Canihocamptus Brunnthaleri Brehm, du Zambèze,
pourrait appartenir à ce genre, mais le seul exemplaire trouvé n’est pas adulte
et nous ne pouvons pas nous prononcer avec certitude.
Nous pouvons dire la même chose de Attheyella Warreni Brady (1913).
Brady semble avoir confondu 2 espèces, 1 Elaphoidella et 1 Echinocamptus ,
dans sa description. En effet, la figure 5 qui représente la troisième paire de
pattes natatoires est un P,, typique A'Echinocamptus : le dernier article de
l’exopodite porte 7 soies et épines et est plus long que les deux premiers
articles réunis ; de même l’endopodite est d’une forme que l’on rencontre
souvent chez ce genre. Les figures 7 et 8 par contre, représentant le P, et P ; ,
de la nouvelle forme, montrent des appendices A' Elaphoidella : le dernier
article de l’exopodite Pi est relativement court, plus court que l’article 2
et porte seulement 6 soies et épines, tandis que son endopodite et le P s res¬
semblent beaucoup aux mêmes extrémités A' Elaphoidella Grandidieri. Aussi
les figures 1 et 9 de l’abdomen de profil et du dos montrent une grande diffé¬
rence dans la longueur des branches furcales et de l’opercule anal.
Brady, ayant trouvé 6 femelles dans l’échantillon provenant des environs
de la chute du Zambèze (Victoria Falls), n’aura pas remarqué qu’elles appar¬
tenaient à deux espèces différentes et a dû faire sa description et ses dessins
d’après des individus différents. E. Warreni est donc une espèce inexistante.
En 1914, Rühe décrivait Attheyella capensis provenant du Cap de Bonne
CRUSTACEA UOPEPODA, HARPAGT1COIDAE
203
Espérance. Kiefer (1934) pense que cette espèce n’est pas une Attheyella
et qu’elle pourrait être rattachée à Echinocamptus. Je ne suis pas de son avis
et considère que A. capensis est vraiment une Attheyella qui pourrait très
bien se ranger dans le sous-genre Delachauxiella. Il est vrai que le dernier
article des exopodites, surtout de P, de VA. capensis sont plus longs que les
2 premiers articles réunis ; mais ce caractère n’est pas propre seulement à
Echinocamptus, il se trouve aussi chez beaucoup A'Attheyella. L’opercule
anal n'est pas triangulaire comme chez la grande majorité des Delachauxiella.
mais ceci aussi est un caractère secondaire. L’aspect du IL Q, surtout du
second article, ainsi que les endopodites P, et P : „ les seules appendices dont
Rühe donne la description, nous montrent que A. capensis a plus de ressem¬
blance avec une Attheyella qu’avec un Echinocamptus. Nous ne pouvons pas
nous prononcer avec certitude sur l’identité dLl. capensis ; espérons que bien¬
tôt un matériel autre que ce seul individu insuffisamment décrit permettra
d’établir si le genre Attheyella se trouve au Cap. L’intérêt que présente cette
question du point de vue biogéographique dépasse beaucoup celui d’ordre
systématique.
Depuis ma révision de la sous-fam. des Canthocamptinae le nombre des
espèces du sous-genre Echinocamptus, s. str. a plus que doublé. J e donne ici
un tableau dichotomique des espèces connues.
Tableau des espèces du sous-genre Echinocamptus, s. str.
1. Premières antennes à 7 articles. Georgevitchi (Chapp.)
— Premières antennes à 8 articles. 2.
2. La grande soie furcale fortement renflée à sa base. 3.
— Cette soie normale ou peu renflée. 9.
3. Endopodite P 2 ç? avec 4 soies et épines. 5.
— Endopodite IL çf avec moins de 4 soies et épines. 4.
4. Endopodite P. çf avec 3 soies ; la furca $ avec lamelle chiti-
neuse ne se terminant pas en une dent. trichotus Chapp.
— Endopodite IL ç? avec 2 soies ; lamelle chitineuse de la furca $
se terminant en une forte dent qui dépasse l’extrémité de la
furca. Alluaudi Chapp.
5. Lamelle chitineuse de la furca Ç se terminant en une dent. .
. africanus Chapp.
— Lamelle chitineuse de la furca 9 ne se terminant pas en une dent. 6.
6. La partie proximale de la grande soie furcale forme un bulbe
très prononcé . 7.
— Cette partie, seulement renflée, s’amincit peu à peu. verrucosus, n. sp.
7. Bord postérieur du segment anal 9 avec une rangée d’épines
ventrales ininterrompue. Schroderi (van Douwe
— Bord postérieur du segment anal 9 sans rangée d'épines ven¬
trales . 8.
266
P.-A. CHAPPUIS
8. Segment anal Ç avec une courte rangée latérale d’épines, vulgaris, n. sp.
— Segment anal Ç sans rangée d’épines. Jeanneli, n. sp.
9. Endopodite P, triarticulé.. 10.
— Endopodite P, inarticulé . monticola, n. sp.
10. Endopodite P. Ç avec 5 soies et épines. pilosus (van Douwe)
— Endopodite P 2 9 avec 4 soies et épines. H.
11. Basal du P s çf avec 2 épines ; basal du P s 9 avec 5 soies.
. echinatus (Mrazek)
— Basal P 5 ç? avec moins de 2 épines ; basal du P s 9 avec 5 soies.. 12.
12. Bangée ventrale du 3 e segment abdominal 9 interrompue,
4 e segment sans rangée d’épines ventrales.. kamerunensis b. typ . Kiefer
— Rangée ventrale du 3 e segment abdominal ininterrompue ; au
4 e segment une rangée ventrale d’épines, kamerunensis villosus (Chapp.)
Remarque : Echinocamptus (E.) uniciis (Kiefer) (= Elaphoidella unica) est
identique à E. (E.) pilosus (van Douwe).
Echinocamptus kamerunensis, subsp. villosus Chappuis
Fig. 64-74.
Les exemplaires de l’Afrique orientale diffèrent si peu de ceux de la Côte
Fig. 6i-69. — Echinocamptus kamerunensis subsp. villosus Chappuis, 500 x. — Fig. 64.
Endopodite P s Q. — Fig. 65. Endopodite P 3 Q. — Fig. 66. Endopodite P 4 Ç. —
Fig. 67. Endopodite P, cf. — Fig. 68. P t (f anormal de station 19 a. — Fig. 69. Endo¬
podite P, cf.
d’ivoire qu’il ne me semble pas indiqué de les réunir dans une nouvelle
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
267
sous-espèce. Il semble que E. kamerunensis varie un peu, surtout les mâles.
Un exemplaire provenant du mont Elgon (3.800 m. d’alt.) par exemple ne
porte pas d’épine au lobe interne de l’article basal P 5 et n’a, au second article
de l’endopodite P 4 , qu’une soie et une épine, tandis qu’un second exemplaire
du même endroit est semblable à ceux de la Côte d’ivoire. Déjà dans la des¬
cription du mâle d'E. kamerunensis villosus j’avais signalé que celui-ci peut
avoir 2 ou une seule épine au bord interne du second article de l’endopo-
Fig. 70-71. — Echinocamptus kamerunensis subsp. villosus Chappuis, 500 X. — Fis- 70.
P 5 9- — Fig. 71. P s cf normal de station 19 a et P 0 .
dite P t ; on ne peut donc pas donner au nombre d’épines de cet article une
grande importance chez cette espèce.
Je n’avais pas signalé que l’armature de cet article varie aussi chez la seule
femelle connue du E. kamerunensis f. typ.
Cet exemplaire porte en effet à la patte droite 4 soies et épines et à la patte
gauche 3 ; le second article de l’endopodite P : , varie également : la patte
gauche ayant 2 soies internes et la patte droite 3.
De ces constatations, il résulte que le seul exemplaire trouvé A'E. kameru¬
nensis est peut-être un individu anormal et que c’est au fond sa sous-espèce
villosus qui représente la forme normale, répandue dans toute l’Afrique
tropicale.
E. kamerunensis semblerait fournir un argument à l’appui de la théorie
de M. Lowndes, affirmant qu’une espèce nouvelle ne devrait pas être décrite
sans qu’on ait au préalable fait des élevages, parce qu’elle pourrait bien être
208
P.-A. CHAPPU1S
le produit d’une mutation spontanée destinée à disparaitre. Mais si l’on
suivait ce principe, on ne pourrait certainement jamais connaître la compo¬
sition d’une faune, surtout dans les pays exotiques. Les espèces variables
comme E. kamerunensis sont du reste fort rares, et si l’on a quelque peu le
Fig. 72-74. — Kchinucamptus kamerunensis subsp. villosus Chappuis, 500 x. — Fig. 72.
9 de station 19 a.— Fig. 73. Branche furcale gauche Q, de prolil. — Fig. 74. Seg¬
ment anal el furca 9» face dorsale; autre individu que la figure précédente.
sens de la systématique, on aperçoit facilement les affinités réelles de ces
espèces.
Echinocamptus (s. str.) vulgaris, n. sp. ; Jeanneli, n. sp. ;
et verrucosus, n. sp.
Fig. 75 97.
Ces trois espèces se ressemblent beaucoup et ne se distinguent l’une de
l’autre que par l’armature du segment anal et par la conformation de la furca
des femelles. Chez les mâles, seul le segment anal montre quelques différences.
Mais malgré la pauvreté des caractères distinctifs, ce sont bien des espèces
distinctes, car, bien que cohabitant souvent, il ne s’est jamais trouvé de
formes intermédiaires. Des nombreux exemplaires examinés beaucoup
étaient en copulation et toujours le même type de mâle était accouplé aA r ec
le même type de femelle.
CRUSTACEA GOPEPODA, UARPACÏLCOIDAE
269
A première vue, les trois espèces se distinguent déjà par leur taille : E. vul¬
garis est toujours la plus grande espèce, E. verrucosus la moyenne et E. Jean¬
neli la plus petite, quand ils vivent ensemble. E. vulgaris peut varier entre
0,72 mm. et 0,54 mm. sans les soies furcales selon les localités, mais alors les
autres espèces cohabitantes varient aussi, approximativement dans les mêmes
proportions.
Caractères communs. — Femelle. — Bord postérieur des segments du
corps lisse. Au premier segment abdominal des deux côtés, une courte rangée
<Fig. 75. — Endopodite P, çf d’Eckinocamplus Jeanneli, n. sp. — Fig. 76. Endopodite
P, C f d ’Echinocamptus vulgaris. — Fig. 77. Endopodile P, O d'E. vulgaris. Fig. 78.
P 5 9 E. vulgaris. — Fig. 79. P. 9 d E. Jeanneli. — Fig. 80. P 5 cf d’E. vulgaris.
Toutes les Fig. oÛO x.
latérale et distale d’épines. Au second segment ces rangées se prolongent
du côté ventral sans toutefois se réunir. Au troisième segment se trouve une
rangée latéro-ventrale ininterrompue.
Opercule anal cintré, cilié à son bord libre.
Premières antennes de 8 articles. L’endopodite P t Inarticulé.
Exopodite P 2 avec 6 soies et épines au dernier article ; 7 aux P., et P,.
Endopodite P, sans épine au premier article ; le second article avec 2 soies
au bord interne et 2 soies et une épine apicales. Endopodite P :t comme le pré¬
cédent, mais avec 3 soies au bord interne. Endopodite P-, : premier article
sans épine, second article avec 2 soies au bord interne et une soie et une
épine apicales.
Ps à article basal large, le lobe interne presque aussi long que le second
270
P.-A. CHAPPUIS
article, avec 5 soies ; le second article de forme ovale, avec 4 soies, la seconde
à partir du bord interne la plus longue.
Le mâle est un peu plus petit que la femelle. Bord postérieur du premier
segment abdominal sans rangée d’épines ; au segment 2-4 une rangée latérale
et ventrale d’épines ininterrompue. Opercule anal cilié ; branches furcales
courtes, un peu plus longues que larges, avec 2 soies terminales bien déve¬
loppées.
P, et exopodites P.-P, comme chez la femelle ; épines de l’angle externe
Fig. 81-82. — Echinocamptus Jeanneli, n. sp., 500 x. — Fig. 81. Segment anal et furca
9, face dorsale. — Fig. 82. Segment anal et branche furcale droite de profd.
Fig. 83-81. — Echinocamptus vulgaris, n. sp., 500 x. — Fig. 83. Segment anal et branche
furcale droite 9 de profil. — Fig. 84. Segment anal et branche furcale 9 de face.
et distal des deux premiers articles 1 J : , pas plus développés que chez la
femelle.
Endopodite IL avec 2 soies au bord interne et 2 soies apicales. Article 3 de
l’endopodite P 3 oblong, avec 2 longues soies terminales. Apophyse épineuse
du second article aussi long que l’exopodite. Endopodite P, avec un premier
article très court. Le second article avec une soie au bord interne et une soie
et une épine apicales.
P b à lobe interne de l’article basal bien développé, avec une longue épine ;
second article de forme ovale, avec 4 soies et épines. P 6 une simple lamelle
chitineuse.
Caractères qui séparent les trois espèces.— Segment anal Ce segment
ne porte chez E. Jeanneli aucune rangée d’épines ; chez E. vulgaris se trouvent
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTIGOIDAE
271
Fig. 85-88. — Eckinocamptus Jeanneli, n. sp., 500 X 9- — Fig- 85. Endopodile P,. —
Fig. 86. Endopodite P 3 . — Fig. 87. Endopodile P 4 . — Fig. 88. P 5 .
de chaque côté une courte rangée latérale d’épines, quelquefois très petites,
Fig. 89-93. — Eckinocamptus verrucosus, n. sp., 500 x. — Fig. 89. Endopodite P, 9-—
Fig. 90. Endopodite P 3 9 • — Fig. 91. Endopodite P, 9- — Fig. 92. P s 9- Fig. 93.
Endopodite P, cf.
et sur tous les segments du corps des rangées d’épines minuscules. Enfin,
P.-A. GilAPPÜIS
272
E. verrucosus porte une courte rangée latérale et une autre ventrale d’épines
plutôt longues.
Branches furcales Ç. Chez E. Jeanneli les branches furcales sont rectangu¬
laires, 1,5 fois plus longues que larges. Bord interne légèrement convexe. Sur
le bord externe une rangée d’épines qui s’étend de l’angle externe et distal
vers la soie dorsale. Bord distal et dorsal nettement séparé de la grande soie
furcale. Cette soie, très grosse à sa base, s’amincit rapidement, mais progres¬
sivement, sans former une nodosité. La soie externe un peu plus longue que
la branche furcale ; l’interne 1 /2 fois cette soie.
Chez E. vtilgaris la furca est 1,7 fois plus longue que large. Bord interne
Fig. 94-97. — Echinocamplus verrucosus, n. sp., 5U9 X- — Fig. 94. Endopodite I’, cf. —
Fig. 95. Segment anal et branche furcale droite Ç, de profil. — Fig. 96. Segment anal
et furca 9 • face dorsale. — Fig. 97. P s et P„ cf.
concave, bord externe légèrement convexe dans sa seconde moitié. Une
rangée d'épines borde l’extrémité ventrale et distale, puis s’étend en arrière
vers la soie dorsale. Le bord dorsal et distal de la branche furcale ramené
vers la base de la grande soie apicale et médiane. Cette dernière forme un
gros bulbe qui. vu de face, est plus large que sa base. Les soies apicales
externes et internes ont aussi une base très élargie. La première est un peu
plus longue que la branche furcale, la seconde est très courte.
Chez E. verrucosus la furca a un bord interne fortement convexe. Quelques
très courtes rangées d’épines sur le côté externe. Entre le bord distal et dorsal
de la furca et la soie apicale et médiane, une masse chitineuse forme comme
une verrue. La grande soie apicale est, à sa base, un peu plus grosse que
normalement, mais ne forme pas de nodosité. La soie externe et la soie interne
normales mais très courtes.
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
273
Les différences entre les mâles sont si petites, qu’il est difficile de distinguer
les espèces d’après eux-seuls.
Echinocamptus monticola, n. sp.
Fig. 98-107.
Petite espèce ; la jemelle mesure 0,45 mm. sans les soies furcales. Bord pos¬
térieur des segments lisse. Au premier segment abdominal une rangée d’épines
distale interrompue du côté ventral et dorsal. Aux deux segments suivants
cette rangée n’est interrompue que du côté dorsal. Segment anal court, avec
Fig. 98-107. —Echinocamptus monticola, n. sp., 500 x. — Fig. 98. Endopoditè P* 9. —
Fig. 99. P 3 Ç. — Fig. 100. P 5 9- — Fig. 101. Endopoditè P, cf. — Fig. 102. Segment
anal et furca 9> face dorsale. — Fig. 103. Endopoditè P, 9 - — Fig. 104. Endopoditè
P, <f • — Fig. 103. P 5 et P 0 cf. — Fig. 106 . Segment abdominal et furca cf, face dor¬
sale. — Fig. 107. Segment abdominal et branche furcale 9» face ventrale.
une rangée d’épines distale et ventrale ; une autre rangée très courte sur les
bords latéraux.
Opercule anal peu arqué, étiré en quelques (8-12) dents obtuses. Branches
furcales courtes, aussi longues que larges. Chez quelques exemplaires les
grandes soies apicales sont représentées par 2 petits mamelons ; chez les autres
ces soies sont développées, mais courtes.
Premières antennes à 8 articles, courtes. Exopodite de la seconde antenne
uniarticulé. Les exopodites Pi-P-, du type Echinocamptus. Endopoditè Pi
biarticulé ; endopoditè P-> avec une soie au bord interne du second article et
une soie et une épine apicales. L’endopodite P : , avec, au second article, trois
soies au bord interne, une soie et une épine apicales. L’endopodite P : , à premier
MISSION SCIENTIFIQUE DE 1,'OMO. — T. III.
18
â 74
P.-A. CHAPPUIS
article très court, le second article avec une soie au bord interne et une soie
et une épine apicales. L’endopodite P t à premier article très court le second
article avec une soie au bord interne et une soie et une épine apicales.
Lobe interne de l’article basal P 5 bien développé avec 5 soies ; le second
article de forme ovale avec 4 soies dont la seconde du côté interne est la
plus longue.
Le mâle est environ aussi grand que la femelle. Bord postérieur du premier
segment abdominal sans épines. Au segment 2-4 une rangée distale d’épines
interrompue seulement du côté dorsal. Segment anal comme chez la femelle.
Opercule anal étiré en 4 à 6 fortes dents. Branches furcales un peu plus
longues que larges, avec les soies apicales bien développées.
Exopodites Pi-P 4 et endopodite P 4 comme chez la femelle. Endopodite P.
avec une soie au bord interne du second article et une soie apicale. Dernier
article de l’endopodite P 3 avec une seule soie apicale. Endopodite P 4 petit,
avec au second article une soie et une épine.
P 6 à lobe interne du basal bien développé, portant une seule longue épine.
Second article rectangulaire avec trois soies et une épine au bord interne.
P s une petite lamelle chitineuse sans soies.
E. monticola est la seule espèce de ce genre qui ait un endopodite P 4 biar-
ticulé. Ceci et les branches furcales très courtes la distinguent de tous les
autres Echinocamptus africains. Chez 2 femelles trouvées dans la mousse au
bord d’un petit ruisseau à 3.800 m., sur le bord extérieur de la Caldera de
l’Elgon, les soies furcales étaient atrophiées, comme par exemple celles du
Bryocamptus alpinus. Cette atrophie n’est pas provoquée, je pense, par l’alti¬
tude. Elle a aussi été observée chez une colonie de MaraenobiotusVejdovskyi
en Angleterre. C’est plutôt le milieu qui pourrait produire de telles atrophies
chez des formes qui déjà ont des soies furcales peu développées ; les 2 espèces
européennes et aussi VE monticola vivent dans des tourbières ou des mousses
riches en acide humique.
A part les trois caractères : endopodite Pi biatriculé, opercule anal étiré en
dents et branches furcales très courtes, E. monticola est un Echinocamptus
portant tous les caractères des autres espèces africaines. Le troisième article
des exopodites porte 6 (P-) ou 7 (P 3 et P.) soies et épines et est aussi long que
les 2 premiers réunis ; l’armature des endopodites est normale, ainsi que celle
du P s $, qui porte 5 soies au lobe interne du basal et 4 soies au second article.
Si la femelle ne montrait pas déjà qu’il s’agit ici d’un Echinocamptus on s’en
apercevrait bien à l’examen du mâle qui, sauf l’endopodite P t et l’opercule
anal, est un mâle à'Echinocamptus.
Gen. MARAEN0BI0TUS Mrazek
Jusqu’à ces derniers temps, le genre Maraenobiotus était considéré comme
étant d’origine paléarctique, ses espèces se trouvant surtout dans la région
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
arctico-alpine. Ce sont : M. Vejdovskyi en Europe du nord et centrale,
M. Brucei au Spitzberg, Grônland et terre François-Joseph, et ses sous-
espèces carpathicus dans les Carpathes et himalayicus dans F Himalaya occi¬
dental ; M. insignipes dans le Finnmarken, embouchure du Jenissei, au
Grônland et en Mongolie, avec sa sous-espèce indicus dans F Himalaya occi¬
dental ; le M. alpinus et sa sous-espèce Pelossei dans les Alpes du Dauphiné
et de Savoie; M. Zschokkei dans les Alpes des Grisons, M. afjînis dans le
Tukestan.
Seul M. naticochensis décrit par Delachaux d’un lac situé à env. 5.000 m.
Fig. 108-111. — Maraenobiotus insignipes subsp. elgonensis, n., Q, 500 X. — Fig. 108.
Endopodite P*. — Fig. 109. Endopodite P 3 . — Fig. 110. Endopodite P, — Fig. 111. P...
d’altitude dans les Andes péruviennes apportait une discordance dans cette
répartition essentiellement paléarctique.
La découverte d’une sous-espèce de M. Brucei dans les mousses humides
de Java et Sumatra compliqua considérablement la question. Les individus
de Java furent trouvés dans des mousses à une altitude d’environ 1.800 m.
Mais ceux de Sumatra furent recueillis dans des mousses au pied de la grande
cascade dans la Harau-Klooft à une altitude de 500 m. seulement et où l’eau
avait une température de 22° lors de la capture. Ce fait empêche de le tenir
pour un genre sténotherme d’eau froide. En réalité, Maraenobiotus doit être
un genre à distribution géographique très vaste et n’est pas lié à des tempé¬
ratures basses.
En Afrique, la présence de Maraenobiotus n’avait pas encore été signalée ;
mais mes recherches au cours de cette mission ont montré que ce genre y
était représenté par deux formes qui se trouvent dans les mousses très humides
276
P.-A. CHAPPUIS
de la partie montagneuse de la Colonie du Kénya ainsi que dans les montagnes
du nord-est du Transvaal.
Bien que, lors de mon voyage en Afrique occidentale française je n’aie
trouvé aucune espèce de ce genre dans les mousses humides de la partie mon¬
tagneuse de la Côte d’ivoire, je ne puis pas encre nier sa présence en Afrique
occidentale ; il n’est pas exclu que l’on trouve des Maraenobiotus dans le
massif du Fouta-Djallon ou sur le mont Cameroun.
Les nouveaux M araenobiotus tropicaux diffèrent si peu de M. Brucei et
de M. insignipes qu’il est impossible de les considérer comme espèces dis¬
tinctes ; aussi cela suggère-t-il l’idée que les six espèces décrites d’Europe ne
sont pas toutes de « bonnes espèces ».
Les caractères qui servent chez les autres Harpacticoïdes à séparer les
espèces ne sont pas toujours constants chez M araenobiotus et on ne peut
pas appliquer la même hiérarchie de caractères distinctifs. Ainsi, le P 3 qui
chez la plupart des Harpacticoïdes est un caractère très stable, est sujet
chez M araenobiotus à de grandes variations (voir Oloffson). On peut dire
la même chose de l’opercule anal qui, chez des individus de la même colonie,
peut être inerme ou armé d’un nombre plus ou moins grand d’épines plus
ou moins développées. Les rangées d’épines des segments abdominaux et la
longueur des soies furcales sont aussi sujettes à caution.
Il ne reste donc pour distinguer les espèces, et ici Gurney est du même
avis que moi, que le nombre d’épines et de soies des pattes natatoires.
La première espèce qui fut décrite est M. VejcLovskyi Mrazek 1894, puis
vinrent M. Brucei (Richard) 1898 et M. insignipes (Lilljeborg) 1902. Ces
trois espèces sont distinctes l’une de l’autre, comme le montre le tableau
suivant :
NOMBRE DE SOIES
et épines au dernier.
M. Vejdovskyi
M. Bhucei
M. INSIGNIPES
p.
P !
P 3
P 4
P,
P 2
P 3
P 4
P.
P.
P 3
P 4
Segment de l'exopodite Ç . .
4
5
B
Segment de I’endopodite Ç. .
3
4
5
4
3
4
5
5
3
4
b
5
Furca.
aussi longue
que large.
plus longue
que large.
plus longue
que large.
En 1909, Keilhack décrit M. alpinus des Alpes du Dauphiné. Dans sa
description, il compare sa nouvelle espèce aux espèces déjà connues. Mais il
n’avait de M. insignipes que la description insuffisante de Lilljeborg et
ne put reconnaître la grande ressemblance entre ces deux espèces. En plus,
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
il attachait trop d’importance à des caractères variables, comme l’ornementa¬
tion du corps et de l’opercule anal.
Dans les tableaux dichotomiques d’OLOFFSON, qui a révisé les espèces
Brucei et insignipes, M. alpinus est dès le début éliminé par son absence de
dents à l’opercule anal. Si Oloffson n’avait pas choisi ce caractère, il est
certain qu’il n’aurait pas manqué de voir que M. alpinus et M. insignipes
étaient extrêmement difficiles à séparer. La sous-espèce Pelossei du M. alpi¬
nus décrite par Thiebaud (1927 et 1931) des Alpes de Savoie en fait la
preuve, car elle est définie « surtout par les caractères de l’opercule anal qui
Fig. 112-116. — Maraenobiolus insignipes subsp. elgonetisis, n. — Fig. 112. Endopodite
P 4 cf, 500 x. — Fig. 113. P 5 cf> 500 x. — Fig. 114. Segment anal et branche furcale
9, face dorsale 500 x. — Fig. 115. Palpe de la mandibule 900 x. — Fig. 116. Endo¬
podite P, cf, 500 x.
peut être denté, par la disposition des soies furcales superposées et la confor¬
mation des pattes de la 5 e paire », alors que tous ces caractères sont préci¬
sément ceux qui distinguent M. alpinus de M. insignipes.
M. alpinus Pelossei est identique à M. insignipes Libljeborg et je ne crois
pas me tromper en considérant aussi M. alpinus s. str. comme synonyme
de l’espèce de Lilljeborg.
Une autre espèce décrite d’Europe fut le M. Zschokkei de Kreis (1920).
Il compara dans sa description sa nouvelle espèce aux deux Maraenobiotus
« arctiques » et trouva de notables différences. Si par contre il l’avait comparé
à M. Vejdovskyi il aurait sans doute remarqué leur grande ressemblance.
De M. Vejdovskyi différentes races, qui sont peut-être moins géographiques
qu’écologiques, ont été décrites : la var. tenuispina Roy et les sous-espèces
278
P.-A. CHAPPUIS
anglicus et truncatus Gurney. On peut y ajouter encore le M. Zschokkei des
Alpes du Grisons.
Parmi les espèces qui furent trouvées hors d’Europe, le M. affinis Daday
se distingue de toutes les autres espèces du genre par l’armature de l’exopo-
dite Pi qui porte 6 soies et épines. A part ce caractère, il semble se ranger
dans le groupe du M. insignipes. Le M. naticochensis des Andes péruviennes
est complètement à part et ne peut être rattaché à aucun autre.
Le genre Maraenobiotus se compose donc actuellement des espèces suivantes :
1° M. Vejdovskyi , s. str. Mrazek et ses races : subsp. Zschokkei Kreis, subsp.
tenuispina Roy, subsp. anglicus Gurney et subsp. truncatus Gurney.
2° M. Brucei , s. str. (Richard), et ses races : subsp. carpathicus Chappuis,
subsp. himalayicus Chappuis, subsp. malayicus Chappuis et subsp. africanus,
n. subsp.
3° M. insignipes (Lilljeborg) [Syn. M. alpinus Keilhack et M. alpinus
Pelossei Thiebaud], et ses races : subsp. indicus Chappuis, et subsp. elgo-
nensis, n. snbsp.
4° M. affinis Daday.
5° M. naticochensis Delachaux.
Tableau bes sous-espèces de M. insignipes et M. Brucei.
1. Dernier article de l’exopodite P. avec 4 soies et épines, celui de
P 3 avec 5 soies (Brucei, s. 1.) . 2.
— Dernier article de l’exopodite P 2 avec 5 soies et épines, celui de
P 3 avec 6 (insignipes, s. 1.). 6.
2. Palpe de la mandibule rudimentaire. 3.
-— Palpe de la mandibule biarticulé. 4.
3. Premier article endopodite P 2 avec une épine interne. Brucei, s. str.
— Cet article sans épine. Brucei carpathicus.
4. Premier article endopodite P 2 avec une épine interne. 5.
— Cet article sans épine interne. Brucei africanus.
5. Second article de l’endopodite P 2 avec 4 soies et épines.
. Brucei himalayicus.
— Cet article avec 3 soies et épines. Brucei malayicus.
6. Palpe de la mandibule rudimentaire. insignipes, s. str.
— Palpe de la mandibule articulé. 7.
7. Palpe de la mandibule uniarticulé. insignipes indicus.
Palpe de la mandibule biarticulé. insignipes elgonensis.
Maraenobiotus insignipes, subsp. elgonensis, nov.
Fig. 108-116.
Femelle. — Les différences avec l’espèce type d’après la révision d’OLOFFSox
sont les suivantes : Chez M. insignipes elgonensis il existe une rangée d’épines
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
279
sur le 3 e et 4 e segments thoracique ; la rangée du 5 e segment est ininter¬
rompue et la proximale du premier segment abdominal est interrompue
seulement du côté ventral. Opercule anal avec 7 à 10 longues dents. Palpe
de la mandibule biarticulé, avec une soie au premier article et quatre au
second.
Le mâle se distingue du M. insignipes f. typ. par les mêmes caractères.
Du M. insignipes indiens notre nouvelle forme se distingue par sa grande
taille (0,72 mm. sans les soies furcales au lieu de 0,4 seulement), l’ornementa¬
tion du corps, le palpe de la mandibule et, chez le mâle, par le dernier article
de l’endopodite P., qui porte une épine distale au bord extérieur.
Maraenobotius Brucei subsp. africanus nov.
Fig. 117-124.
La femelle se distingue de la femelle du M. Brucei f. typ. par les caractères
suivants : Taille un peu plus petite, 0,57 mm. sans les soies furcales. Rangée
d’épines du premier segment abdominal ininterrompue du côté dorsal ; de
courtes rangées latérales à mi-hauteur de ce segment. Palpe de la mandibule
de 2 articles, comme chez M. Brucei malayieus. Exopodites P 2 -Pi avec au
dernier article la soie apicale interne très courte et frêle. A l’endopodite P 2
il manque au premier article l’épine de l’angle distal et interne ; la soie apicale
P.-A. CHAPPUIS
280
médiane du second article des endopodites P-. et P 3 est réduite, sans pourtant
disparaître comme chez M. Brucei malayicus.
Le mâle se distingue par les mêmes caractères que la femelle; en outre, l’en-
dopodite P,. ne porte pas d’épine interne et distale à son second article.
Fam. PARASTENOCARIDAE
Gen. PARASTENOCARIS Kessler
Le genre Parastenocaris n’était, jusqu’ici, pas encore connu d’Afrique.
Ses représentants ont été rencontrés rarement, mais en grande variété d’es¬
pèces, dans les eaux souterraines d’Europe (11 esp.), puis dans les mousses
humides des Iles de la Sonde (5 esp. à Java et Sumatra) et en Amérique du
Sud (2 espèces au Surinam). Il n’v avait donc aucune raison pour que ce genre
n’exista pas aussi en Afrique.
Dans le matériel récolté par la Mission scientifique de l’Omo, un mâle et
une femelle furent trouvés dans un échantillon provenant du Kinangop
(3.500 m.). Mais Parastenocaris n’est pas localisé dans la région montagneuse
de l’Afrique orientale. Une autre espèce fut rencontrée dans l’envoi que je
reçus du nord du Transvaal et, dans mon matériel rapporté du voyage Al-
luaud-Chappuis en A. O. F., il existe un copépodite que j’hésitais jusqu’ici
à identifier avec Parastenocaris avant d’avoir l’assurance de l’existence de ce
genre en Afrique.
Les deux espèces africaines connues ont quelques caractères communs :
c’est ainsi que nous trouvons chez les mâles des deux formes à l’exopodite P,
un article terminal court qui ne dépasse pas l’extrémité de l’apophyse du
premier article. De plus l’endopodite I\ des deux mâles porte une série de
soies qui le font ressembler à une brosse ou à un peigne.
La rareté des Parastenocaris rend la systématique du genre très difficile.
Seuls P. brevipes et P. fontinalis ont été trouvés en grande quantité, les
autres espèces en très petit nombre d’exemplaires, soit seulement le mâle,
d’autres fois seulement la femelle. Dans ces conditions, il est très difficile
d’établir un tableau dichotomique des espèces connues. Je l’ai essayé quand
même pour faciliter les déterminaisons futures.
Les femelles de toutes les espèces se ressemblent beaucoup et les caractères
distinctifs sont rares et peu sûr. Chez le mâle par contre l’exopodite P-, ainsi
que l’endopodite P t et le P s donnent d’excellents critériums pour séparer les
espèces.
CilUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
281
Tableau des espèces du genre Parastenocaris
Femelles
Branches furcales aussi longues ou plus longues que le dernier
segment abdominal. 2.
Branches furcales plus courtes que le segment anal. 6.
P 3 aussi long que le 5 e segment thoracique. 3.
P 3 plus court que ce segment. 5.
Branches furcales avec 1 ou 2 soies à mi-hauteur du bord externe. 4.
Branches furcales sans soie au bord externe. Jeanneli Ghapp.
Branches furcales avec 2 soies à mi-hauteur du bord externe.
. caffer, n. sp.
Branches furcales avec 1 soie à mi-hauteur du bord externe...
. fontinalis Sch. et Ch.
P ;i très court, avec 3 soies apicales. clujensis Chapp.
P» triangulaire avec une pointe au bord distal ; les soies sur le
bord externe . nana Chapp.
L’endopodite P s ne dépasse pas le premier quart, du second
article de l’exopodite. 7.
L’endopodite P, dépasse le premier quart du second article de
l’exopodite . 13.
P 5 se terminant en pointe. 9.
P 3 ne se terminant pas en pointe. 8.
P s rectangulaire avec 5 soies distales. fonticola Bor.
P 5 en forme de trapèze, 3 soies distales, une longue médiane
au bord externe. vicesima Klie.
P 5 avec une longue soie à mi-hauteur du bord externe et quel¬
ques (2-3) petites soies et épines. 10.
P ; , avec 3 longues soies à mi-hauteur du bord externe, sans petites
soies et épines . Leuwenii Menz.
Branches furcales avec de longues soies apicales. 11.
Branches furcales avec de très courtes soies apicales, mirabilis Kief.
Branches furcales avec 2 soies à mi-hauteur. 12.
Branches furcales avec 1 soie au dernier quart. minuta Chapp.
Branches furcales avec 2 soies à mi-hauteur du côté ventral et
une série d’épines du côté dorsal près de la base . aquaeductus Chapp.
Branches furcales avec à mi-hauteur 1 soie de chaque côté...
. muscicola, n. sp.
P 6 avec 4 soies et épines. Feuerborni Chapp.
P 6 avec 3 soies et épines. 14.
Opercule anal convexe à son bord libre. 15.
- Opercule anal concave à son bord libre. longicaudis Chapp.
282
P.-A. CH APPUIS
15. L’endopodite P t dépasse l’extrémité du second article de l’exo-
podite . brevipes Kessl.
■— L’endopodite P* atteint seulement l’extrémité du second article
. chelifer Del.
Mâles
1. Apophyse de l’article 1 de l’exopodite P 3 beaucoup plus courte
que l’article 2. 2.
— Apophyse de l’article 1 de l’exopodite P :j plus longue ou égale
en longueur à l’article 2. 4.
2. P 6 se terminant en une pointe. 3.
— P r , ne se terminant pas en une pointe. aquaeductus Chapp.
3. Endopodite P 4 aussi long que le premier article de son exopo-
dite. chelifer Del.
— Endopodite P. plus court que le premier article de son exopo-
dite. Staheli Menz.
4. Endopodite Pi développé, quelques fois représenté par quelques
soies seulement . 5.
— Endopodite P 4 manque complètement. clujensis Chapp.
5. Endopodite P t de un article portant des soies. 6.
— Endopodite P v quelques soies seulement.. 7.
6. Endopodite P. un article portant 4-6 soies en forme de peigne
ou cilié . 8.
— Endopodite P, un article portant outre des soies une épine api¬
cale ou des formations chitineuses compliquées. 10.
7. P 5 avec deux longues soies et une petite épine. nana Chapp.
— P 5 avec 3 courtes épines de même longueur. incerta Chapp.
— P 5 avec 3 soies apicales et une autre à mi-hauteur du bord
externe... vicesima Klie.
8. Branches furcales plus courtes que le dernier segment abdo¬
minal . 9.
— Branches furcales plus longues que ce segment. caffer, n. sp.
9. Apophyse du premier article P :! beaucoup plus longue que le
second article. minuta Chapp.
— Apophyse du premier article P :i aussi longue que le second
article. muscicola, n. sp.
10. Apophyse du premier article P : , beaucoup plus longue que le
second article . 11.
•— Apophyse du premier article aussi longue que le second article.. 12.
11. Endopodite P, avec une épine apicale, sans formations chiti¬
neuses à sa base. dubia Kief.
— Endopodite P, sans épine apicale et avec formations chitineuses
à sa base. Feuerborni Chapp.
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTICOIDAE
583
12. Endopodite P 4 avec une épine apicale. 13.
— Endopodite P. v sans épine apicale. brevipes Kessl.
13. Endopodite P, avec 2 soies à sa base, P 5 rectangulaire.. elegans Iiief.
— Endopodite P , sans soies à sa base, P.-, de forme ovale, fontinalis Sch. et Ch.
Les 2 espèces P. surinamensis Menzel et P. Dammermani Menzel, dont on
ne connaît que des mâles, sont trop mal décrites pour que l’on puisse les
reconnaître.
Parastenocaris muscicola, n. sp.
Fig. 125-132.
La femelle mesure 0,5 mm. sans les soies furcales. Corps allongé, 10 fois
plus long que large ; tous les segments et les branches furcales finement
Fig. 123-135. — Parastenocaris africanus, a. sp., 500 x. — Fig. 125. Segment anal et
branches furcales cf, face dorsale. — Fig. 126. P 3 cf- — Fig- 127. P» cf- — Fig. 128.
P, 9- — Fig- 129. P s cf. — Fig. 130. Endopodite P 4 9- — Fig. 131. Endopodite P..
9. — Fig. 132. Endopodite P 3 Q.
pointillées. Opercule anal dépassant l’extrémité du segment anal, son bord
distal convexe. Branches furcales aussi longues que le dernier segment
abdominal. Au dernier tiers du bord extérieur s’insèrent 3 petites épines,
à la même hauteur, du côté dorsal une soie. Des 3 soies apicales seule la mé¬
diane est bien développée.
Premières antennes de 7 articles. La seconde antenne est conforme au type
du genre ainsi que les exopodites P r P 4 . L’endopodite P, est un peu plus long
284
P-A. CHAPPÜIS
que son exopodite. L’endopodite P 2 est une petite lamelle qui n’atteint pas
la moitié du premier article de son exopodite et qui porte une soie et 3 très
petites épines apicales. Endopodites P., et P t composés d’un seul article por¬
tant une grosse épine apicale, le tout environ égal à la moitié du premier
article de l’exopodite. P s une lamelle trapézoïde portant au bord externe et
distal une longue et 3 courtes soies.
Le mâle est aussi long que la femelle. Ornementation du corps, opercule
anal, branches furcales, P^ P^ et exopodite P* comme chez la femelle. Basi-
podite P., avec un endopodite en forme d’épine. L’exopodite biarticulé. Le
premier article long ; à son bord extérieur deux petits groupes de cils, l’apo¬
physe terminale élargie distalement, dépassant d’un quart le second article
qui est digitiforme. Endopodite P t lamelleux, deux fois plus long que large
et portant à son bord distal 6 soies disposées en peigne. P 5 en lamelle trian¬
gulaire portant au bord externe 4 soies groupées deux à deux sur un minus¬
cule mamelon.
Parastenocaris caffer, n. sp.
Fig. 133-136.
Femelle. — Environ de même taille que l’espèce précédente ; la surface du
Fig. 133-136. — Parastenocaris caffer , n. sp., 300 X. — Fig. 133. P 3 C?. — Fig 134. P,
<3■ — Fig. 135. Les 2 derniers segments et les branches furcales c?> face ventrale
Cf. — Fig. 136. P, O*.
corps et des branches furcales est aussi finement pointillée. Opercule anal
atteignant l’extrémité du segment anal, convexe à son bord libre. Branches
CRUSTACEA COPEPODA, I1ARPACT1C01DAE 285
furcales un peu plus longues que le segment anal. Au bord intérieur une
lamelle chitineuse ; au bord extérieur, au second tiers, deux petites épines.
Des trois soies apicales une seule est bien développée ; les deux autres plus
courtes que la furca. Celle-ci se termine en une pointe dirigée vers la ligne
médiane.
Pi-Pv comme chez l’espèce précédente. P 5 en lamelle triangulaire portant
3 soies de différentes longueurs près de l’angle externe.
Mâle. — Aussi grand que la femelle et présentant les mêmes caractères
en ce qui concerne le corps, l’opercule anal, les branches furcales, les P t et P 2 .
P : , court et trapu, l’endopodite réduit à un très petit article qui porte une
fine soie. Premier article de l’exopodite large, avec une série de cils à son
bord externe ; l’apophyse en doigt recourbé vers le côté externe, aussi grand
que le second article. Celui-ci aussi digitiforme et recourbé du côté externe.
Endopodite P 4 court, en lamelle portant 5 à 6 soies sur son bord externe de
façon à former un peigne. P 3 en lamelle triangulaire, avec le bord externe et
distal concave ; 4 soies s’insèrent près de l’angle externe.
Fam. HARPACTICIDAE
Gen. TIGRIOPUS Normann
Fig. 137.
Tigriopus fulvus , type du genre, fut décrit en 1853 par Lilljeborg qui
par erreur l’identifia au Harpacticus chelijer. Depuis, jusqu’en 1929, cette
espèce et une sous-espèce (adriaticus v. Douwe) furent les seuls à être connus
et ont été rapportés des « rock pools » et du littoral des Iles Britanniques, de
Suède, de Norvège, de France, de l’Adriatique, de Madère et des Iles Ker¬
guelen.
En 1929, Miss. H. Campbell décrivait une nouvelle espèce, T. triangulatus
de File de Vancouvert; en 1932, Smirnov en décrivait une autre, T. incertus ,
de la Terre de François-Joseph et en 1933 K. Lang une troisième, T. angu-
latus, des lies Macquaries et de Tasmanie.
De ces 3 nouvelles espèces nous pouvons éliminer le T. incertus de Smirnov.
En effet, d’après la conformation de l’endopodite P 2 cf, ce n’est pas un vrai
Tigriopus. Les deux autres espèces par contre se ressemblent singulièrement.
D’après les figures de Campbell le T. angulatus Lang ne se distingue guère
du T. triangulatus Campbell et il est fort probable que ces 2 espèces sont
identiques. Les caractères principaux les séparant du T. fulvus sont la con¬
formation du P s Ç qui au lieu d’être trapézoïde est putôt triangulaire ; le
P 6 c? qui n’a que 4 soies chez T. fulvus et 5 chez les 2 autres formes et enfin
le troisième article de l’exopodite P 4 qui porte 5 épines chez T. fulvus et
seulement 4 chez l’espèce de Lang.
286
P.-A. CH APPUIS
Ce sont de petites différences et il se peut très bien que le T. julvus de
Brady, des Iles Kerguelen, appartienne en réalité à l’une des deux nouvelles
espèces, car du temps de cet auteur le mâle n’était pas examiné très attenti¬
vement et de si petits détails comme la forme du P s Ç n’entraient pas en
considération.
J’ai été fort étonné de trouver dans un des tubes rapportés en 1920 par
M. Granvile d’Afrique orientale anglaise, et étiqueté « Sumbwa, 2.300 m.,
petite mare dans un bois d’acacias » un mâle et deux femelles d’un Tigriopus
correspondant à la description du T. angulatus Lang. Sumbwa est situé à
vol d’oiseau à environ 800 km. de la côte et la pré¬
sence d’un Tigriopus si loin à l’intérieur est seulement
expliquable si l’on admet qu’il y a été transporté par
des oiseaux. Les Tigriopus étant des animaux du lit¬
toral et surtout des « rock pools », anfractuosités des
rochers des bords de la mer qui ne sont remplies que
par les embruns des fortes marées ou par l’eau des
pluies, ils doivent forcément avoir la faculté de s’adapter
aux fortes différences de salinité de leurs milieux, à de
grandes variations de température et aussi à la dessic¬
cation éventuelle.
Le transport accidentel par des oiseaux migrateurs,
canards ou autres aquatiques, est donc possible. Évi¬
demment, nous ne connaissons que fort peu la faune
des eaux des grandes steppes qui s’étendent au sud de
la Colonie du Kénya et il est fort possible qu’on
puisse y trouver des Tigriopus, leurs eaux étant
souvent salées.
N’ayant à ma disposition qu’une très mauvaise copie
des dessins de Campbell, je ne puis décider si le
T. angulatus est identique à T. triangulatus. En tout cas la description que
donne Lang des Tigriopus des Iles Kerguelen est très bonne et nos animaux
correspondent à cette description, exception faite de l’article terminal de
l’exopodite P t . Tous les auteurs parlent d’un exopodite P[ triarticulé, dont
l’article terminal, qui porte 4 ( angulatus) ou 5 (fulvus) épines crochues, est
distinctement séparé du second article. Chez les individus de Sumbwa, le
troisième article est enchâssé dans la partie terminale du second article
et n’est visible que par transparence. Cette singularité se voit bien sur la
figure 137. Chez nos individus l’article terminal de l’exopodite Pi porte
5 épines.
Fig. 137. — Tigriopus
angulatus Lang. 500.
— Partie terminale
du second article et
troisième arlicle de
l’exopodite P, çf.
CRUSTACEA COPEPODA, HARPACTIGOIDAE
287
ÉCOLOGIE ET BIOGÉOGRAPHIE
Les travaux de différents auteurs sur les résultats scientifiques de la Mission
de l’Omo, spécialement celui de Jeannel sur les Trechinae du mont Elgon,
nous ont montré que les hautes montagnes de l’Afrique orientale sont peu¬
plées par des espèces de provenance très différentes. On y trouve des espèces
de la plaine qui se sont adaptées aux hautes altitudes, des lignées d’origine
australe ainsi que des lignées paléarctiques.
La faune des eaux douces des hautes montagnes d’Afrique n’a jusqu’ici
jamais été étudiée ; on ne pouvait donc se faire une idée de sa composition.
Il est vrai que les résultats de la « Deutsche limnologische Sundaexpedition »
nous avait montré qu’il n’existait pas à Java et Sumatra de faune spéciale
aux hautes altitudes ; mais les recherches de Thienemann et de ses collabo¬
rateurs n’avaient pas dépassé des altitudes de 2.000 m. D’un autre côté,
Delachaux nous avait fait connaître toute une série de nouvelles espèces
provenant d’un lac des Andes péruviennes situé à 5.000 m. d’altitude. Mais
n’ayant aucune connaissance des espèces vivant à de plus basses altitudes
nous ne pouvons pas savoir si les espèces de Delachaux sont exclusivement
alpines ou si elles sont aussi répandues dans les eaux du pied des Andes. Nos
connaissances de la faune des eaux douces de la zone alpine des régions tro¬
picales sont donc fort pauvres et un des buts de la Mission de l’Omo était
celui de constater s’il existe ou non une faune d’eau douce spéciale aux hautes
altitudes tropicales en Afrique.
Nous trouvons en Europe et sans doute dans toute la région holarctique
des espèces alpines. Ce sont des formes dérivant d’espèces qui vivent aux
basses altitudes et qui se sont adaptées aux conditions climatériques des
hautes altitudes. Ces conditions, pour la faune d’eau douce, ne sont pas aussi
complexes que pour la faune terrestre. L’air raréfié, les rayonnements
solaires, etc., jouent un plus petit rôle dans l’écologie des aquatiques. La
température est pour eux un des seuls facteurs importants et c’est pour cela
que des formes alpines peuvent aussi se trouver à de basses altitudes si la
température de l’eau leur convient.
Mais tandis que nous trouvons fréquemment, en Europe, des sources froides
à température constante, à de basses altitudes, il n’en existe en Afrique que
sur les hautes montagnes. Il était donc permis de s’attendre à trouver aux
altitudes dépassant les 3.000 m. une faune spéciale qui se distingue de celle
des plaines.
En ce qui concerne les Crustacés en général et spécialement les Copépodes
Harpacticoïdes, cette attente fut quelque peu déçue. Sur le mont Elgon,
à 4.000 m. d’altitude, la composition de la faune ne diffère guère de celle que
nous trouvons au pied de cette montagne. Si nous comparons la liste des
espèces rencontrées à des altitudes comprises entre 1.600 et 3.000 m., donc
en dessous de la lisière supérieure de la forêt, à la liste des espèces trouvées
288
P.-A. CHAPPUIS
dans des localités entre 3.000 et 4.000 m., nous voyons que l’altitude a peu
d’influence sur un grand nombre d’espèces.
Voici ces listes avec le nombre des localités :
30 STATIONS 17 STATIONS
NOM 1)E L ESPÈCE on dessous de 3.000 m.
en dessus de 3 0)0 m.
Elaphoidella Grandidieri .
1
— bidens coronata . . .
6
— Arambourgi .
0
— elgonensis .
3 (Elgon.)
— kenyensis .
2 (Marakwet, Kinangop).
— massai .
4
— dispersa .
1
2
—• crassicaudis .
3
1 (Kinangop, Thika Falls
Echinocamptus kamerunensis . . .
3
8
— vulgaris .
18
6
— Jeanneli .
4
6
verrucosus .
11
2
— monticola .
3
4 (Elgon.).
M iraenobiotus insignipes elgonensis.
12
15
— brucei africanus . .
4
4
E. Grandidieri, E. bidens, E. Arambourgi et E. massai manquent aux
hautes altitudes et les E. kenyensis et E. elgonensis en dessous de 3.000 m.
Les autres Elaphoidella et tous les Echinocamplus et Maraenobiotus se trouvent
à toutes les altitudes.
Cette uniformité de la faune peut s’expliquer par le fait que les ruisseaux
qui descendent des montagnes ont un cours rapide et ne peuvent pas pour
cela se réchauffer. D’ailleurs, la température moyenne de l’air entre 1.600
et 2.400 n’est pas très élevée.
Nous obtenons un autre résultat, si nous comparons la faune des mousses
des cours d’eau qui viennent des montagnes élevées à celle des mousses
des ruisseaux qui ont leur source à basse altitude.
De ces derniers, 3 seulement purent être examinés : 1° Maji ya Moto, dans
le Rift-Valley, forte résurgence qui a une température de 26° C ; les mousses
qui croissent sur les pierres d’une cascade près de la source ne contenaient
que Echinocamptus vulgaris. — 2° Kijabé, où une source d’une température
de 25° C ruisselle sur une paroi rocheuse ; les mousses qui croissent sur cette
paroi contenaient E. verrucosus. — 3° Mousses d’une cascade du ruisseau qui
prend naissance au pied de la colline sur laquelle est bâti Kitale ; la tempé¬
rature est d’environ 17° C et E. vulgaris et E. verrucosus y furent trouvés.
Le manque complet des genres Maraenobiotus et Elaphoidella dans ces
trois localités est un fait qui semble indiquer que les espèces de ces deux
genres, communs dans les eaux des montagnes, ne peuvent exister à des
températures un peu élevées.
Si, pour les animaux terrestres nous pouvons admettre que la limite entre
CRUSTACEA GOPEPODA, HARPACTICOIDAE
289
la faune tropicale et la faune des hautes montagnes correspond environ à la
lisière supérieure de la forêt, donc environ à l’altitude de 3.000 m., il nous
faut abaisser cette limite considérablement pour les animaux aquatiques,
et la fixer là où la température moyenne de l’eau dépasse 15° C. Donc environ
là où les torrents entrent en plaine. Cette limite correspond assez exactement
au point où les Truites arc-en-ciel, qui furent introduites il y a quelques
années dans les eaux du mont Elgon, commencent à devenir rares et sont
remplacées dans les eaux plus chaudes par des poissons indigènes.
La faune des eaux stagnantes diffère complètement de celle des mousses.
Entre 1.600 et 2.400, nous trouvons dans ces eaux : Elaphoidella Grandidieri,
E. bidens et E. Arambourgi. Les deux premières espèces sont très répandues.
On les trouve dans toutes les régions tropicales ; ce sont des espèces des eaux
stagnantes des basses altitudes. E. Arambourgi par contre est nouveau et
n’a été récolté qu’en deux endroits : dans une source à 2.400 m. (mont Elgon
Saw-Mill) et dans le Suam-River, près du Suam-Fishing Hut. C’est une espèce
qui, d’après sa forme extérieure et ses affinités, doit habiter les marécages et
les étangs. Peut-être est-elle localisée aux environs du mont Elgon, puisqu’elle
n’a pas été retrouvée autre part. D’un autre côté le petit nombre de maré¬
cages que nous avons pu examiner dans cette région ne permet pas de se
prononcer avec certitude.
Dans la zone alpine, les lacs et marécages que nous avons pu examiner se
trouvent à une altitude de 4.000 m. environ, dans la Caldera de l’Elgon. Là,
deux espèces seulement furent capturées : Elaphoidella elgonensis et Maraeno-
biotus insignipes subsp. elgonensis.
La première semble vivre exclusivement dans les eaux qui ont une certaine
étendue, puisque nous ne la trouvons pas dans les mousses. Mais nous ne
pouvons prétendre que ce soit une forme purement alpine, parce que nous
n’avons pas pu examiner de biotopes analogues à une moindre altitude.
En ce qui concerne la seconde espèce, Maraenobiotus insignipes elgonensis ,
elle ne semble pas être exigeante et vit indifféremment dans les mousses et
dans les rassemblements d’eau étendus.
11 est à remarquer que le genre Echinocamptus n’a jamais été trouvé dans
les marécages et étangs.
Une espèce muscicole qui pourrait être une forme d’eaux froides est Ela¬
phoidella kenyensis qui se rencontre seulement à des altitudes dépassant
3.000 m. Elle vit dans les mousses des massifs qui bordent le Rift-Valley
(Marakwet, Kinangop) et semble y être très répandue, puisqu’elle se trouvait
dans les deux seuls échantillons recueillis dans ces montagnes à plus de
3.000 m. Au mont Elgon, d’où nous avons un matériel beaucoup plus impor.
tant, cette espèce manquait complètement.
La répartition d 'Elaphoidella crassicaudis est analogue mais plus restreinte.
Nous trouvons cette espèce sur le Kinangop, dans une source à 3.500 m.
ainsi que dans les mousses et sur les feuilles mouillées au pied des cascades
de la Thika et de la Chania. Or ces deux cours d’eau descendent du massif
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO. — T. [II.
19
P.-A. CH APPUIS
2'JO
des Aberdares dont le Kinangop est un des points culminants. Cette espèce
pourrait aussi être considérée comme forme d’eau froide, la température
au pied de ces cascades étant basse à cause de la forte évaporation provoquée
par le courant d’air.
Elaphoidella massai par contre, semble être une espèce des basses altitudes
(1.700-2.400) et être également répartie dans les trois massifs que nous avons
visités.
Parmi les espèces du genre Echinocamptus , il n’est qu’une seule espèce qui
pourrait être endémique sur le mont Elgon : E. monticola. Nous l’avons
seulement des mousses de l’Elgon, tant des échantillons provenant de 4.000 m.
d’altitude que des mousses du Suam, aux environs du Suam-Fishing Hut
(2.400). Le Suam a, à cet endroit, une température de 13° environ ; il est
en outre en communication directe avec la Caldera, puisqu’il y prend nais¬
sance. La présence de E. monticola dans les mousses du Suam ne peut donc
pas nous empêcher de considérer cette espèce comme étant une espèce d’eau
froide du sommet de l’Elgon.
Les travaux de van Douwe et Menzel et mes recherches en A. O. F.
avaient montré que l’Afrique, en ce qui concerne les Copépodes Harpacti-
coïdes, est peuplée, aux basses altitudes, surtout par les genres Echinocamptus
et Elaphoidella. La présence de ce dernier genre dans la région tropicale ne
peut donner lieu à aucun commentaire : c’est un genre essentiellement tro¬
pical, à grande dispersion.
Les Echinocamptus par contre n’ont jusqu’ici été trouvés que dans la région
paléarctique et en Afrique : son sous-genre Echinocamptus (Limocamptus)
en Europe, Sibérie et Amérique du Nord, le sous-genre Echinocamptus , s. str.
en Europe et Afrique. Les nouvelles recherches de la Mission de l’Omo n’ont
apporté aucune modification. Exception faite des genres Maraenobiotus,
Epactophanes , Parastenocaris et Tigriopus dont la répartition géographique
est cosmopolite, aucun autre genre n’a été constaté dans les régions monta¬
gneuses de l’Afrique. La faune des hautes montagnes se compose des mêmes
deux genres que celle des plaines.
On aurait pu s’attendre à y trouver peut-être des espèces du genre Bryo-
camptus qui auraient pu atteindre la zone des hautes montagnes en même
temps et par les mêmes chemins que les coléoptères d’origine paléarctique
(Trechus , etc.), ou encore des espèces du genre Attheyella qui auraient pu
envahir ces régions en venant du nord (Attheyella, s. str.), ou du Sud (Subg.
Chappuisiella ou Delachauxiella). Dans d’autres groupes d’eau douce, les
Hydracariens par exemple, la faune des Indes et de Malaisie montre
bien quelques analogies avec celle de l’Afrique tropicale. Mais il n’en est
pas ainsi pour les Haspacticides, autres que les Elaphoidella parthénogéné-
tiques.
J’avais montré que les Attheyella du sous-genre Chappuisiella , originaires
du Gondwana, s’étaient avancés jusque dans les îles de la Sonde (Java et
Sumatra) ; et qu’il était même possible qu’ils aient aussi atteint les Indes,
GRUSTACEA COPEPODA, IIARPAGTIGOIDAE
291
dont les Harpacticides ne sont pas encore connus, à part dans quelques endroits
de F Himalaya.
La répartition du sous-genre Canthosella et de quelques Elaphoidella du
second groupe permettent cette supposition. Mais aucun des sous-genres
d 'Attheyella ne se trouve en Afrique, abstraction faite de l’Afrique du Nord
qui, elle, a une faune méditerranéenne.
AUTEURS CITÉS
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P.-A. CHAPPUIS
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MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO
Tome III. — Fascicule 30.
15 mai 1936
ARACHNIDA
III. PEDIPALPI, SCORPIONES, SOLIFUGA
ET ARANEAE (l re partie)
PAR
L. F âge et E. Simon
Ce premier mémoire est consacré d’une part aux Pédipalpes, Scorpions et
Solifuges recueillis en Afrique orientale par Ch. Alluaud (1904-1908), par
Alluaud et Jeannel (1911-1912) et par la Mission de l’Omo (1932-1933),
et d’autre part aux Araignées appartenant aux familles des Ctenizidae , Oono-
pidae , Pholcidae et Erigotieae, provenant de ce dernier voyage ou du précé¬
dent.
L’étude des Pédipalpes est entièrement due au regretté E. Simon, dont le
manuscrit, dont on appréciera l’importance, trouve seulement aujourd’hui
l’occasion d’être publié. Le savant arachnologiste avait également entrepris
la détermination des Scorpions. J’ai continué ce travail en y ajoutant le riche
matériel provenant de la région du Turkana et des plaines de l’Omo. Pour les
Araignées, si j’ai dû, pour l’instant, me limiter à l’étude de quelques familles,
je dois dire que ce choix n’a pas été fait au hasard. Il a été déterminé par ce
fait que les espèces appartenant surtout aux Oonopides et aux Erigones sont
rarement rapportées par les voyageurs en raison de leur petite taille et de leur
habitat souvent difficile à déceler. C’est, le plus souvent, en tamisant la terre
à la base des plantes, en cherchant avec soin sous les grosses pierres enfoncées
qu’on peut en récolter quelques exemplaires. J’ai donc voulu, tout d’abord,
tirer parti de ce matériel exceptionnel que seuls des entomologistes rompus
à tous les secrets du métier, comme Ch. Alluaud, P. A. Chappuis, R. Jeannel
ont pu récolter. On verra, au surplus, par les remarques qui terminent ce
mémoire, combien ces espèces sont représentatives de la faune des hauts
sommets de l’Afrique orientale et leur intérêt pour la discussion de l’origine
de cette faune.
Mon collègue L. Berland, à qui nous devons l’étude des Araignées du
294
li. SIMON
Voyage (I’Alluaud et Jeannel, m’a remis les descriptions de trois espèces
nouvelles qui figureront ici à leur place et sous son nom.
L. F.
Ordo PEDIPALPI
(par E. Simon)
L’ordre des Pedipalpi n’était jusqu’ici connu en Afrique que par quelques
espèces des genres Damon et Tarantula (Phrynichus). Nous donnons les descrip¬
tions de deux espèces cavernicoles de la famille des Charontidae, appartenant
au genre polynésien Charinus, dont une espèce a été également signalée aux
îles Séchelles.
Nous avons cru devoir diviser le genre Tarantula (Phrynichus) et nous
avons proposé le genre Myodalis pour les espèces (scabra Gerv. Deflersi E. S. etc.)
dont le tibia offre deux paires d’épines secondaires en arrière des longues
épines apicales ; nous avons ajouté à ce genre le M. tenella de la faune des
cavernes. Enfin, il nous a semblé que les auteurs confondaient plusieurs
espèces voisines sous le nom de Tarantula bacillifera Gerstaecker et nous en
avons donné la révision.
Dans le présent travail nous avons suivi, pour la nomenclature, les règles
de la plus stricte priorité.
Fam. TARANTULIDAE
(Subfam. Phrynichinae E. Simon, 1892)
Ce que nous avons dit (Ann. Soc. ent. Fr ., 1892, p. 52) du Phalangium
reniforme Linné est à modifier, la citation de Brown (History of Jamaica)
et la mention « Habitat in America » nous avaient induit en erreur. E. Lonn-
berg en 1898 et R. L. Pocock en 1903 ont fait remarquer que ces deux men¬
tions sont erronées et que la diagnose de Linné était faite d’après un spécimen
du Muséum Ludovicae Ulricae Reginae, indiqué à la suite de la phrase des¬
criptive, par les lettres M. L. U. Ce specimen existe encore dans les collections
zoologiques de l’Université d’Upsal où E. Lonnberg a pu l’étudier ; il corres¬
pond à l’espèce indienne figurée plus tard par Herbst sous le nom de Pha¬
langium lunatum (ex Pallas et Fabricius). Cette espèce est le type du genre
Tarantula de Fabricius qui correspond ainsi au genre Phrynichus Karsch.
Les auteurs modernes admettent deux genres dans cette famille : Tarantula
(ou Phrynichus) dont le tibia de la 4 e paire de pattes est indivis et le genre
Damon (C. Koch, type Phalangium medium Herbst) dont le tibia de la 4 e paire
est divisé en deux articles.
Ces deux genres doivent à notre avis devenir les types de deux sous-familles.
ARACHNIDA, PEDIPALPI
295
Subfam. Tarantulinae
Nous rapportons les espèces de cette sous-famille à deux genres :
1. Tibia de la patte-mâchoire armé au côté interne, au-dessous
des deux longues apophyses apicales supéro-internes géminées,
d’une seule apophyse située à son bord inférieur, précédée d’une
dent arquée. Tarse (main) ne présentant au bord supéro-externe
aucune dent basale ( l ) avant la longue apophyse courbe sub¬
médiane. Gen. Tarantula F.
— Tibia de la patte-mâchoire armé au côté interne, au-dessous
des deux longues apophyses supéro-internes géminées, de deux
apophyses plus courtes, l’une située au bord supérieur, l’autre (au
même niveau) au bord inférieur, celle-ci précédée d’une dent
courbe ou d’une apophyse aiguë plus petite ( 2 ). Tarse (main) armé
au bord supéro-externe, près de la base, d’une dent conique,
largement séparée de la longue apophyse courbe submédiane
. Gen. Myodalis, nov.
1. Gen. TARANTULA Fabricius
Tarantula Fabricius, Ent. Syst., II, 1793, p. 432 ; type Phalangium reni-
forme L. — Phrynus C. Koch, Ar., X, 1843, p. 336 (ad max. partem). —
Phrynichus Karsch, Arch. Naturg., XLV, 1879, I, p. 190. — Phrynichas
(Phryniscus lapso) E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1892, p. 50. Id., Pocock, Ann.
Nat. Hist., (6), XIV, p. 294.— Tarantula Kraepelin, Abh. Nat. Ver. Hamb.,
XIII, 1895, p. 9. — Phrynichus Kraepelin, Fiel]., Sc. a. Ped., 1899, p. 236.
— Tarantula Pocock, Ann. Nat. Hist. (7) IX, 1902, p. 157.
Les espèces du genre Tarantula , tel que je le réduis ici, peuvent se rapporter
à deux groupes : dans le premier, qui a pour type le T. reniformis L. de
Ceylan, le fémur de la patte-mâchoire offre, sur sa face antérieure, tout à fait
à la base, un peu en dessous, 1, 2 ou 3 petites épines aiguës ; dans le second,
ayant pour type le T. bacillifer Gerstaecker, le fémur offre sur sa face anté¬
rieure, dans la moitié basale, un peu en dessus, 1, 2 ou 3 petites apophyses
bacilliformes obtuses ou renflées en massue, rouges et très lisses. Le premier
groupe est surtout asiatique, mais quelques espèces voisines de T. reniformis
existent aussi en Afrique, surtout occidentale, mais elles sont, je crois
toutes inédites.
(1) La dent basale des Myodalis est parfois représentée dans les Tarantula par une
granulation un peu plus forte que les autres.
(2) Dans la sous-famille des Damoninae cette dent existe, mais elle est accolée à l’apo¬
physe médiane et dirigée en arrière.
296
E. SIMON
Les Tarantula trouvés dans les grottes de l’Afrique orientale par Alluaud
et Jeannel appartiennent tous au second groupe; celui que je rapporte
au T. bacillifera Gerstaecker (comme étant le plus répandu dans l’île de
Fig. 1. Tarantula Alluaudi E. S. : a, épistome vu en avant; b, fémur de la patte:
mâchoire; c, apophyse fémorale basale plus grossie. — Tarantula bacillifera Gerst-
d, épistome vu en avant; e, apophyses tibiales vues en dessus; f, fémur de la patte-
mâchoire; g, apophyse fémorale médiane plus grossie, vue en avant. — Tarantula
telekii E. S. : h, apophyses tibiales vues en dessus; i, fémur de la patte-mâchoire; j,
ibid., grand développement; k, apophyse fémorale médiane plus grossie vue en avant.
Zanzibar) n’y figure pas ; en revanche le T. Telekii E. Simon, qui n’était
connu jusqu’ici que de la région du lac Rodolphe, habite l’une des grottes
du Kulumuzi à Tanga, et une très belle espèce nouvelle a été trouvée dans
celles de Shimoni et dans celle de Haitajwa.
ARACHNIDA, PEDIPALP1
297
Nous résumons dans le tableau suivant les caractères des trois espèces du
groupe de T. bacillifera Gerst.
Tableau des espèces
1. Mamelon oculaire entièrement lisse. Épistome, vu en avant, en
triangle au moins aussi large à la base que long, plan et parsemé
de granulations piligères, mais prolongé par une pointe conique,
convexe, glabre et fauve, échancrée à la base (fig. 1, a). Fémur
de la patte-mâchoire pourvu d’une ou deux apophyses bacilli-
formes, plus de trois fois plus longues que le diamètre de l’article
(fig. 1, b) grêles, cylindriques (non renflées au sommet), presque
droites et piligères (fig. 1, c). Apophyses tibiales comme celles
de T. bacillifera . Alluaudi E. S., n. sp.
— Mamelon oculaire pourvu au sommet, entre les yeux, de quel¬
ques granulations très obtuses ; sur sa face antérieure verticale
et sur sa pente postérieure, de granulations plus petites irré¬
gulières. Épistome, vu en avant, en triangle beaucoup plus long
que large et très aigu (fig. 1, d), presque plan et parsemé de gra¬
nulations piligères, très finement rebordé au moins à l’extré¬
mité . 2.
2. Apophyse supéro-interne du tibia de la patte-mâchoire un peu
plus grêle que l’apophyse inféro-interne et environ de 1 /6 plus
courte, de même forme, cylindrique mais graduellement atté¬
nuée à l’extrémité aiguë, armé en dessous de denticules assez
forts, inégaux, peu régulièrement sériés (fig. 1, e). Apophyse
bacilliforme du fémur au moins de 1 /3 plus courte que le dia¬
mètre de l’article, cylindrique obtuse, non renflée (fig. 1, / et g.)
. bacillifera Gerst.
-— Apophyse supéro-interne du tibia de la patte-mâchoire un peu
plus épaisse que l’inféro-interne, fusiforme, atténuée à la base
subpédiculée, plus longuement à l’extrémité très aiguë, environ
de 1 /5 plus courte, très lisse en dessus, armée en dessous de den¬
ticules aigus, régulièrement unisériés, graduellement plus petits
et plus espacés vers l’extrémité (fig. 1, h). Apophyse bacilliforme
du fémur un peu plus longue que le diamètre de l’article, un
peu dilatée, comprimée et tronquée à l’extrémité (fig. 1, i,j et k).
. Telekii E. S.
Tarantula Alluaudi E. S., n. sp.
Zanzibar : Grotte Haitajwa, 24 avril 1912 (Alluaud et Jeannel, n° 75 ;
Biosp., n° 537).
Kenya : Grotte A de Shimoni, 10 novembre 1911 (Alluaud et Jeannel, n° 9;
Biosp. n° 532).
298
E. SIMON
Tarantula Telekii (E. Simon)
Phryniscus Telekii E. Simon, in Ann. Soc. ent. France, 1892, p. 129.
Tanganyika : Grotte C du Kulumuzi, à Tanga, 16 avril 1912 (Alluaud
et Jeannel, n° 74 ; Biosp., n° 536) (‘).
Nota. — Quelques très jeunes Tarantula indéterminables ont été recueillis
à une grande altitude sur le Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel, avril 1912,
n° 70 et 72).
2. Gen. MYODALIS, nov. (E. S.)
Phrynichus auct. recent, (ad partem) ; type Phrynus scaber Gervais.
Tableau des espèces africaines ( 1 2 )
1. Apophyses tibiales secondaires presque aussi longues que les
deux apicales géminées (fig. 2, a) l’inférieure précédée d’une apo¬
physe plus petite, grêle aiguë et presque droite (fig. 2, b) ; apo¬
physe supéro-basale de la main conique, assez grêle. Second
article des tarses des pattes au moins aussi long que les trois
apicaux réunis (fig. 2, c). tenella E. S.
— Apophyses tibiales secondaires beaucoup plus courtes que les
deux apicales géminées (fig. 2, d et /), l’inférieure précédée d’une
apophyse beaucoup plus courte et plus épaisse, courbée en
avant (fig. 2, e et g). Apophyse supéro-basale de la main courte,
épaisse et conique (fig. 2, h). Second article des tarses des pattes
plus court que les trois apicaux réunis (fig. 2, i) . 2.
2. Apophyses tibiales secondaires séparées des apicales géminées
à peine du diamètre de celles-ci, à la base (fig. 2, /). Fémur
pourvu sur la face antérieure, dans le tiers basal, de deux ou
trois épines aiguës, plus de moitié plus courtes que leur dia¬
mètre. Deflersi (E. S.)( 3 )
— Apophyses tibiales secondaires plus reculées, séparées des api¬
cales géminées beaucoup plus que du diamètre de celles-ci, à la
(1) C’est vraisemblablement l'espèce indiquée par Tullgren des grottes de Tanga sous
le nom de Phrynichus bacillifer (Gerst.).
(2) Nous ne tenons pas compte ici de la forme du céphalothorax, ni de la nature des
téguments, caractères qui tiennent très probablement à l’àge, M. tenella n’étant connu
que par un jeune individu.
(3) M. Deflersi (Ë. Simon) a été décrit d'Obock et d’Aden (Bull. Soc. Zool. Fr., XII, 1887,
p. 454), nous l’avons reçu depuis de Massoua; P Jayakari de Mascat (Ann. Nat. Hisl. (6),
XV, p. 294, tab. 8, f. 3) parait voisin de P. Deflersi.
Le genre Myodalis est aussi représenté dans l'Asie tropicale et orientale.
ARACHNIDA, PEDIPALPI
299
base (fig. 2, d). Fémur armé sur sa face antérieure, dans son tiers
basal, d’épines à peine d’un tiers plus courtes que son diamètre.
... scabra (Gervais) ( s )
Fig. 2. Myodalis lenella E. S. : a, apophyses tibiales vues en dessus; b, apophyses
inféro-apicales du tibia vues en dessous; c, tarses d'une patte de la 4* paire. — Myo¬
dalis scabra Gervais : d, apophyses tibiales vues en dessus; e, apophyses inféro-
apicales du tibia vues en dessous. — Myodalis Deflersi E. S. : f, apophyses tibiales vues
en dessus; g. apophyses inféro-apicales du tibia vues en dessous; h, main (tarse) de
la patte-mâchoire vue en dessous ; i, tarse d'une patte de la 4* paire.
Myodalis tenella E. S., n. sp.
Pullus : long. 15 mm. Céphalothorax brun fauve, très finement chagriné,
opaque, non granuleux, fortement impressionné sur les côtés, convexe dans
le milieu en gros lobe presque arrondi ; mamelon oculaire noir opaque, pourvu
au sommet de 2 très petites granulations, marge membraneuse lisse et mutique.
Patte-mâchoire fauve olivâtre, opaque, non granuleuse ; fémur pourvu sur
sa face antérieure de 2 petites épines aiguës, suivies d’une série de très petits
(1) M. ( Phrynus) scabra Gervais (in Walckenaer, Apt. III, p. 3) est commun aux
Séchelles, nous l'avons reçu aussi de Barawa (Somalie méridionale) ; mais les spécimens
du continent diffèrent un peu de ceux des Séchelles par les épines internes de leur fémur
plus denses, très inégales, quelques-unes plus longues, et pourrait former une sous-
espèce bien caractérisée, M. scabra longespina E. S. subsp. nova.
300
E. SIMON
spiculés à peine visibles. Apophyses tibiales rougeâtres, les deux supéro-
externes géminées très longues, grêles, aiguës, égales et semblables, leur bord
inférieur armé de 6 ou 7 dents noires aiguës, espacées, presque équidistantes ;
les deux apophyses suivantes presque égales, longues et aiguës, à peine de
1 /6 plus courtes que les apicales géminées, l’inférieure précédée d’une apo¬
physe plus de moitié plus courte, également grêle et aiguë mais noire, isolée ;
tarse (main) presque lisse, son apophyse basale supéro-externe conique, aiguë,
assez grêle. Pattes fauves olivâtre, vaguement annelées ; article basal du
tarse aussi long que les trois apicaux réunis, au moins à la 4 e paire.
Grotte A. de Shimoni (n° 532).
Un jeune, mêlé à Taranlula Alluaudi E. S.
Fam. CHARONTIDAE
La famille des Charontidae était jusqu’ici propre à la région océanienne,
sauf une espèce décrite des Iles Séchelles par le prof. Kraepelin, Charinus
Seychellarum Krp. Aussi, est-ce avec une grande surprise que nous avons trouvé
deux espèces du genre Charinus parmi les Arachnides recueillis dans les grottes
de l’Afrique orientale anglaise par Alluaud et Jeannel; nous les avions
prises tout d’abord pour de très jeunes Tarantula à cause de leurs téguments
incolores et de leur petite taille ; elles offrent en effet au plus haut degré le
faciès des Arthropodes cavernicoles et, dans l’une d’elles, C. diblemma , les
yeux des groupes latéraux sont même complètement oblitérés.
Nous n’avons pu les comparer qu’au Charinus neocaledonicus E. S., espèce
lucicole, que nous avons reçue en nombre de Nouvelle-Calédonie ; mais
d’après le tableau que Kraepelin a donné des trois espèces connues ( Tierr.
p. 249), elles se rapprochent davantage du C. auslralianus (L. Koch) des Iles
Viti et Samoa.
Gen. CHARINUS E. Simon
Charinus Jeanneli, E. S., n. sp.
Long. 4 à 5 mm. Téguments fauve-testacé pâle, ceux du céphalothorax
et des pattes-mâchoires très finement, à peine distinctement, chagrinés,
opaques, non granuleux. Céphalothorax convexe dans le milieu, rebord latéral
épais et très lisse, son bord frontal tronqué droit, armé de 6 épines rougeâtres
fines et très aiguës, presque égales et presque équidistantes. Tubercule ocu¬
laire médian noir, très petit, bas, non canaliculé, séparé du bord frontal envi¬
ron de son diamètre. Yeux des groupes latéraux petits, finement lisérés de
noir. Patte-mâchoire : trochanter vu en dessus pourvu, à son bord antérieur,
d’une seule épine submédiane assez petite et grêle, vu en dessous pourvu,
à son bord antérieur, d’une épine subbasale petite, suivie de deux granula-
ARACHNIDA, SCORPIONLS
3U1
tions piligères, et, à son bord apical, d’une très longue apophyse droite (beau¬
coup plus longue que celle de C. neocaledonicus E. S.), atténuée et brusque¬
ment terminée par une très petite pointe aiguë, garnie, sur sa face interne, de
cinq longues soies spiniformes ; fémur, vu en dessus, pourvu, à son bord
interne dilaté, d’une longue épine submédiane aiguë, suivie d’une épine d’un
tiers plus courte, et précédée d’un crin spiniforme présentant, de plus, une
épine dentiforme noire et courte au milieu de sa face supérieure ; vu en des¬
sous, pourvu à son bord antérieur de deux épines, bien séparées de la base,
la l re au moins de un tiers plus longue que la 2 e ; tibia, vu en dessus, armé
au bord antérieur de 3 épines diminuant fortement de longueur vers la base
(sans denticule obtus apical), vu en dessous, pourvu au bord antérieur de deux
épines inégales assez rapprochées entre elles, éloignées des extrémités ; main,
vue en dessus, pourvue d’une longue épine subapicale (celle de C. neocaledo¬
nicus est tout à fait apicale), vue en dessous, armée de deux épines, la basale
beaucoup plus courte et plus grêle que l’apicale (celles de C. neocaledonicus
beaucoup plus épaisses et courbées sinueuses).
Tanganyika : Grotte C du Kulumuzi à Tanga, 16 avril 1912 (Alluaud et
Jeanne], n° 74 ; Biosp., n° 536).
Charinus diblemma E. S., n. sp.
Long. 4 mm. 1 /2 Voisin de C. Jeanneli dont il diffère cependant à première
vue par l’oblitération complète des yeux latéraux, tandis que le groupe médian
est presque semblable ; par l’apophyse apicale du trochanter de la patte-
mâchoire un peu plus courte et terminée par une pointe aiguë plus longue, en
forme de griffe incurvée ; par le fémur de la patte-mâchoire, vu en dessus,
pourvu au bord antérieur de 4 épines (au lieu de deux) : la l re (basale) petite,
la 2 e longue, la 3 e environ d’un tiers plus courte, la 4 e très petite, rudimen¬
taire ; par le tibia, vu en dessus, offrant à son bord antérieur, indépendam¬
ment de deux longues épines subapicales, d’une épine apicale angulaire plus
courte et grêle.
Zanzibar : Grotte de Haitajwa, 24 avril 1912 (Alluaud et Jeannel, n° 75 ;
Biosp., n° 537).
Ordo SGORPIONES
Fam. BUTHIDAE
Gen. BUTHUS Leach
Buthus Eminii Pocock, 1890
Uganda : Rivière Waki, près de son embouchure dans le lac Albert-Nyanza
(Ch. Alluaud, 1908).
Kenya : Turkana méridional : St. n° 21, Lokitanyalla, altit., 1.200 m.,
L. FAGE ET E. SIMON
302
19-1-33 : 1 ex. — St, n° 22, Kalodeke, ait., 800 à 1.000 m., 20-1-33 : 1 pullus.
Éthiopie méridionale : Bord de l’Omo : St. n° 28, Bourillé, 1 à 20-11-33,
altit. 600 m. : 2 ex.
Kraepelin (1929) a parfaitement reconnu la validité de cette forme qu’il
confondait auparavant avec le B. minax L. Koch. Elle est plus difficile à dis¬
tinguer du B. polysticus Pocock qui est cependant, d’une façon générale,
plus fortement granuleux et a les segments caudaux plus grêles et moins
élevés. Ces trois formes représentent à elles seules le groupe hottentota dans
l’Est africain : le B. minax se trouve dans le Nord de l’Érythrée, en Abyssinie
et dans l’Uganda; le B. polysticus , dans la Somalie, en Abyssinie dans le
Shoa, et aussi dans le district du Kenia ; le B. Eminii est répandu dans
l’Afrique orientale anglaise où il est particulièrement abondant, on le trouve
aussi dans l’Afrique orientale allemande et dans la Somalie britannique.
Gen. PARABUTHUS Pocock
Parabuthus granimanus Pocock, 1895
Kenya : Turkana méridional : St. n° 22, Kalodeke, 20-1-33 : 1 Ç, 1 juv.
Éthiopie méridionale : Plaine de l’Omo : St. n° 26, Nanoropus, plage
du lac Rodolphe 25 à 30-1-33 : 1 çf, 4 Ç ; — St, n° 28, Bourillé, au bord de
l’Omo 1 à 20-1-33 : 1 $.
Cette espèce appartient au groupe du P. liosoma (H. et E.) dont la forme
type paraît spéciale à l’Arabie, le Yemen, Aden. Le P. granimanus , dont on
ne sait si l’on doit en faire une simple variété, se distingue principalement
par la présence de granulations sur la main de la patte-mâchoire. Il existe
également à Aden ; mais on le trouve principalement sur le bord africain de
la Mer Rouge. Il est signalé au Kilimanjaro (Coll, du British Mus. d’après
Pocock) et Eue. Simon l’a cité du pays Bouma, sur la rive droite de l’Omo
(Mission du Bourg de Bozas). Il ne paraît pas rare sur les bords du lac Ro¬
dolphe. Nos exemplaires sont bien typiques, cependant l’unique mâle récolté
est dépourvu de tubercule au doigt de la patte-mâchoire.
Parabuthus pallidus Pocock, 1895
Ivénya : sur la Route de Bura à Tavéta (Alluaud 1904 et Alluaud et J eannel).
— Turkana méridional : St. n° 21, Lokitanyalla, 1.200 m. d’altit., 19-1-33 :
2 cf, 2 9> pulli. — St., n° 22, Kalodeke, 20-1-33 : 1 çf, 1 Ç; — Turkana
septentrional : St., n° 23, monts Murueris, 800 à 1.000 m. d’altit., 21-1-33: 4 $.
Éthiopie méridionale : Plaine de l’Omo : Stn., n° 26, Nanaropus, plage
du lac Rodolphe 25 à 30-1-33 : 8 çfÇ. St. n° 28 ; Bourillé, au bord de l’Omo,
1 à 20-11-33 : 2 9 .
ARACHNIDA, SC0RP10NES
3U3
Cette espèce, parfaitement caractérisée, a été décrite de Mombasa; elle a
été rapportée du Kilimandjaro ; elle est connue aussi bien du N. que du S. de
l’Afrique orientale anglaise. Elle est vraiment abondante au bord de l’Omo.
C’est elle qui, rapportée du Turkana par la mission du Bourg de Bozas, fut
signalée par E. Simon sous le nom de P. villosus (Peters). Il ne s’agissait donc
pas comme le pensait Pocock (1895) du P. granimanus, ni comme le pensait
Birula (1915) du P. Hunteri (Poe.).
Gen. ODONTURUS Karsch
Odonturus dentatus Karsch
Kenya : Samburu (C. Alluaud, IV-1904) ; Gazi, village situé à 45 k.
au sud de Mombasa près de la mer (4 nov. 1911); Mbuyuni, sur la route de
Bura à Taveta (13 mars 1912).
Espèce déjà indiquée de Mombasa et de Tanga.
Je rappelle que l’autre espèce du genre, O. Baroni (Pocock) est propre à
Madagascar (cf. Fage 1929).
Gen. BABYGURUS Karsch
Babycurus gigas Kraepelin
Tanganyika : Grotte de Kulumuzi près Tanga (C. Alluaud, avril 1909).
Cet individu s’était sans doute réfugié accidentellement dans la grotte.
L’espèce est répandue dans l’Afrique orientale et déjà indiquée de Tanga.
Babycurus pictus R. L. Pocock, 1896
Kenya : Landjoro entre Mbuyuni et Taveta, 15 mars 1912 (Ch. Alluaud
et R. Jeannel, n° 64).
Décrit sur une seule femelle de Athi Plains. L’auteur indique deux autres
specimens de Niomkolo, sur le lac Tanganyika, et il suppose que l’espèce
pourrait être synonyme de B. centrurimorphus Karsch (in Berl. ent. Zeitsch.,
XXX, 1886, p. 78, tab. 3, t. 8), ce qui est loin d’être certain.
Gen. UROPLECTES Peters
Uroplectes Fischeri Karsch, 1879
Kenya : Pori entre Bura et Tavéta (Alluaud, 1904).
Espèce très répandue et très variable ; les deux individus (Ç) provenant
304
L. FAGE ET E. SIMON
du voyage de M. Ch. Alluaud en 1904, sont tout à fait semblables au type
du Tityus tricolor E. Simon, du voyage de Boano et correspondent à la figure
donnée par R. L. Pocock (1890) du Lepreus Fischeri nigrimanus , d’après une
femelle recueillie à Mombasa par G. Smith.
Fam. SCORPIONIDAE
Gen. PANDINUS Thorell, 1877
Pandinus pallidus Kraepelin, 1894
Kenya : Déserts du Turkana : St., n° 21, Pays « West Suk » entre Kache-
liba et Lokitanyalla, 19-1-33, ait. 1.200 m. : 1 $, 1 juv. ; — Turkana Nord,
st., n° 23, monts Murueris, 21-1-33, ait. 800-1.000 m. : 1 çf.
Nous partageons complètement la manière de voir de Birula (1927, p. 86)
et nous sommes persuadés que la systématique de ce genre demande une
sérieuse révision qui fera apparaître sans doute une synonymie abondante.
Il n’est pas douteux, par exemple, que les caractères de coloration, ceux
tirés de la disposition et du nombre des épines sur le lobe tarsal, caractères
que les taxonomistes emploient couramment, sont sujets à de nombreuses
variations.
Les deux exemplaires adultes du Turkana sont caractérisés par : 1° la
position reculée du tubercule oculaire, plus rapproché du bord postérieur du
céphalothorax que du fond de l’échancrure du bord antérieur, caractère
notablement accentué chez le çf ; 2° le fémur de la patte-mâchoire lisse en
dessous ; 3° les tares ornés, à la partie terminale, d’une simple soie suivie du
côté interne de 7 épines.
Ces caractères sont ceux du groupe du Pandinus pallidus. Celui-ci com¬
prend, outre l’espèce de Kraepelin (de Somali et du N. de l’Afr. orient,
angl.) : le P. bellicosus (L. Koch, 1875) d’Érythrée et d’Abyssinie, caractérisé
par ses carènes dorsales de la queue lisses, la rareté des granulations sur la
face supérieure de la main, et sa couleur brun rouge, pattes jaune clair ; le
P. Gregoryi (Poe., 1896) de l’Afrique orientale anglaise et probablement
d’Abyssinie qui est d’une couleur uniforme, brun-olive, avec les pattes brun
rouge ; le P. Citernii Borelli, 1919, de la Somalie italienne.
Ces trois formes ne sont que des variations du Pandinus pallidus. Ce ne
sont même pas des races locales, car, précisément, les individus du Turkana,
qui sont géographiquement les plus voisins du P. Gregoryi , ont la coloration
du P. bellicosus.
Quant au P. Phillipsi (Poe., 1896) de la Somalie britannique, il ne diffère
des précédents que par la présence d’une faible épine (au lieu d’une soie)
à l’extrémité du lobe tarsal.
ARACHNIDA, SOUFUGAE
3o;i
Pour le P. Smithi Poe.. 1897, également de la Somalie britannique, il aurait,
à cette place, tantôt une soie, tantôt une épine.
Pour le P. pugilator Poe., 1900, du N-W delà Somalie, il est caractérisé
par la segmentation du 4 e segment caudal dont les crêtes inférieures dispa¬
raissent au milieu des tubercules qui couvrent tout le segment.
En résumé, ce groupe n’est actuellement connu dans l’Afrique orientale
anglaise que par le P. pallidus et le P. Gregoryi. Morphologiquement c’est
de cette dernière forme du P. pallidus , également signalée en Abyssinie que
se rapprochent le plus nos individus, malgré leur coloration qui rappelle celle
du P. bellicosiis.
Dans l’Afrique orientale anglaise se trouve aussi le P. cavimanus Poe., qui
appartient à un tout autre groupe et dont la distribution s’étend dans le Sud
jusqu’au Mozambique.
Donc les affinités de cette faune sont surtout avec l’Abyssinie, la Somalie
et l’Érythrée. Mais il est remarquable que, de toutes ces espèces, le P. pallidus
s’étend le plus vers le Nord, puisque Birula le signale au Soudan Anglo-
Égyptien (Kordofan) et que Kraepelin, 1901, le cite d’Égypte (Sandale).
Ordo SOLIFUGAE
Fam. des RHAGODIDAE
Gen. RHAG0D0CA Roewer, 1933
Rhagodoca ornata (Pocock, 1895)
Rhax omata R. L. Pocock in Ann. Nat. Ilist. (6), AVI, 1893. p. 93 — Rhagodes
ornât us K. Kraepelin, in Tierr., Solif., 1901, p. 40.
Kenya : Voï, au pied des Monts Taïta (mars 1912, n° 60) ; Mbuyuni, sur
la route de Bura à Taveta (13, 14 mars 1912, n° 63) (Alluaud et Jeannel 1912).
Espèce également signalée d’Abyssinie.
Fam. CEROMIDAE
Gen. CEROMA Karsch
Ceroma ornatum Karsch, 1885
Kenya : Rift Valley, St. n° 49, Naivasha, 12-IV-33 : 1 $.
Conforme à la description des auteurs et aux caractères retenus par Roewer
sauf : sur le doigt fixe, la dent jugale proximale interne est divisée presque
jusqu’à la base, donnant l’impression que la rangée jugale interne se compose
MISSION SCIENTIFIQUE DE l’OMO. — T. III.
20
306 G. F AGE
en réalité de 4 dents ; la dent distale étant largement séparée des deux autres
contiguës.
En outre, la dent proximale de la rangée latérale est plus grosse que les
deux précédentes.
Cette espèce est propre à l’Afrique orientale, de même que le C. hessei Row.
Fam. DAESIIDAE
Gen. BITON Karsch
Biton velox (E. S., 1885)
Kenya : Turkana méridional : St. n° 22, Kalodeke, altit. 800 à 1.000 m.,
20-1-33 : 1 cf-
Éthiopie méridionale : Plaine de l’Omo, St. n° 28, Bourillé, 2-11-33 :
1 Cf. — Turkana septentrional : St. n° 22, monts Muruéris, 21-1-33 : 1 Ç (?).
Fam. SOLPUGIDAE
Gen. ZERIASSA Pocock
Zeriassa Ruspolii Pavesi, 1897
Kenya : Désert du Turkana : St. n° 21, entre Kacheliba et Lokitanyalla.
19-1-33 : 1 cf- — St. 35, Kacheliba, 30-III-33, 1 Ç.
Éthiopie méridionale : Plaines de l’Omo : St. n° 28, Bourillé, 1 Q.
RoeweR (1933, p. 424) a décrit un Zeriassa inflexa n. sp. provenant d’Usam-
bara (Afrique orientale) dont le cf est caractérisé par, outre la forme spéciale
de son flagellum, la présence, au doigt fixe des chélicères, de 2 dents intermé¬
diaires, de 3 dents jugales latérales, de 2 dents internes et de 4 poils spini-
formes internes en avant de la base du flagellum ; à la face ventrale du pédi-
palpe, de 3 épines apicales au fémur, de 7 paires au tibia, de 16-20 épines
dispersées au métatarse et de 5 au tarse. Seul le tibia du pédipalpe est entiè¬
rement noir, et seuls les fémurs et tibias des pattes III et IV sont ornés de
larges stries longitudinales de même couleur. La longueur du corps mesure
15 mm.
Or, parmi les Solifuges recueillis dans le Turkana méridional, entre Kache¬
liba et Lokitanyalla, se trouve un Zeriassa cf, long de 16 mm. dont les carac¬
tères s’écartent de l’espèce de Roewer seulement sur les points suivants : le
doigt ( fig. 3) fixe porte 4 dents j ugales latérales et 3 dents internes ; son extrémité
est obtuse et nullement infléchie (comme chez Z. jurcicornis Lawr.) ; la vésicule
du flagellum est longuement piriforme et le point d’inflexion est reporté plus
en avant, à égale distance de l’extrémité du doigt et de la première dent
ARACNIDA, SOLIFLFGAE
307
antérieure. Le pédipalpe a des épines plus nombreuses et irrégulièrement
disposées aussi bien à la partie apicale du fémur qu’au tibia, au métatarse
et au tarse. Enfin, la coloration répond dans son ensemble à celle du Z. Rus-
polii Pav. Q, c’est-à-dire que le tibia, le métatarse et le tarse du pédipalpe,
le fémur et la partie distale des tibias II et III, le fémur, le tibia et la base
du métatarse IV sont noirs.
Si j’ajoute que ces caractères de coloration et cette disposition des dents
des chélicères se retrouvent chez deux jeunes $, longues de 13 et 14 mm.,
Fig. 3. Zeriassa Huspolii Pav. çf. Extrémité de la chélicéte, face interne.
dont l’une provient également de Kacheliba et l’autre de Bourillé, au bord
de l’Omo, que l’on n’hésiterait pas à considérer comme des jeunes de Z. Rus-
polii , je pense que le cf adulte décrit ici est le cf encore inconnu de cette
espèce.
Le Z. Ruspolii n’a été jusqu’ici signalé qu’en Somalie.
Zeriassa bicolor Pocock, 1897
Kenya : Turkana méridional : St. n° 22, Kalodeke, 20-1-33 : 1 $.
Espèce connue de la Somalie, d’Abyssinie et de l’Afrique orientale.
Zeriassa spinulosa Pocock, 1898
Kenya : Voï (Alluaud et Jeannel, mars 1912, n° 60). Décrit du désert
de Taru (Afr. orient, anglaise) et connu également d’Abyssinie.
Gen. SOLPUGA Lichtenstein (part.)
Solpuga Roeweri Fage, n. sp.
Kenya : Turkana septentrional : St. n° 23, monts Murueris, 20-1-33, 1 cf
type de l’espèce. — Turkana méridional : St. n° 22, Kalodeke, 20-1-33, 1 $.
308
L. FAGE
cf. Couleur générale blanc jaunâtre ; appendices clairs ; mandibules avec
en dessus quelques traces de 2 bandes longitudinales légèrement pigmentées ;
tête montrant aussi quelques traces de pigmentation surtout au bord frontal ;
abdomen gris sale ; tergites plus fortement rembrunis recouverts de longs poils
blanchâtres.
Tibia, métatarse et tarse pourvus de soies cylindriques, particulièrement
denses sur ces deux derniers articles.
Chélicères (fig. 4) armées d’épines en dessus. Doigt mobile : 2 dents anté¬
rieures égales, 1 dent intermédiaire plus rapprochée de la dent principale ;
Fi«. 4. Solpuga Roewe i, n. sp. cf : a, extrémité de la ehélicère, face interne;
b, ehélicère droite vue en dessus.
4 dents jugales latérales ; 4 dents jugales internes ; un denticule interne en
avant du flagellum. Doigt fixe : 1 dent intermédiaire près de la dent posté¬
rieure, 2 groupes d’épines obliques au niveau de la dent antérieure. Flagellum,
inséré à l’aplomb de la seconde dent antérieure, obliquement redressé en arrière
son extrémité arrivant à l’aplomb des dents jugales, épais et canaliculé sur
son tiers basal qui se termine par un lobe denticulé, plus effilé et ondulé
dans son tiers médian également denticulé à l’extrémité, tiers distal graduel¬
lement aminci et terminé en pointe filiforme dirigé du côté externe.
Long, du corps : 30 mm.
$. Même coloration générale, mais sans trace de pigment sur le corps et
les appendices ; malléoles blanches ; même disposition des dents sur les ché¬
licères ; soies cylindriques plus rares et sur le métatarse seulement.
Long, du corps ; 32 mm.
Cette espèce, dont le flagelle rappelle — au moins par la pointe filiforme
et recourbée qui le termine — le S. Persephone E. S. d’Algérie, est en réalité
ARACHNIDA, SOMFUGAE
SOS
beaucoup plus voisine de S. Parkinsoni Poe. de Somalie et d’Abyssinie, et
de S. Fordi Hirst d’Afrique orientale anglaise, dont elle diffère non seulement
par le détail de l’organisation du flagellum, mais aussi par la coloration plus
pâle, surtout chez la femelle. Nous rappelons, en outre que la chélicère du
S. Fordi a 2 dents intermédiaires.
Solpuga meruensis Tullgren, 1907
Éthiopie mérioionale : Plaines de l’Omo : St. n° 28, Bourillé, 2-II-33,
i 9.
Déjà connu de l’Afrique orientale, au pied du Meru.
Solpuga semifusca Pocock, 1898
Kenya : Athi Plains : St. n° 5, Machacos, en pays Ukamba, au sud-est
de Nairobi, 20-XI-32 : 1
Espèce répandue en Rhodésie, Congo Belge (Tanganyika), Afrique orien¬
tale, Abyssinie.
Solpuga merope (E. S., 1897)
Kenya : Turkana méridional : St. n° 21, Pays West Suk, Lokitanyalla,
19-1-33 : 2 $ juv.
Espèce propre à l’Afrique orientale.
Fam. GALEODIDAE
Gen. GALEODES Olivier (part.)
Galeodes arabs C. L. Kock, 1842
Kenya : Turkana septentrional : St. n° 23, monts Murueris, 21-1-33 : 5 9-
Éthiopie méridionale : Plaines de l’Omo : St. n° 26, Nanoropus, plage
du lac Rodolphe : 2 9 ; — St. n° 28, Bourillé, au bord de l’Omo : 1 9-
Tous les exemplaires provenant du Turkana septentrional ont pour formule
de l’armure des tarses : 1.2.2./2. 1.2.2. /2. 2.2.2./2./O., sauf un individu
où je trouve : 1.1.2. /2. 1.2.2./2. 2.2.2./2./O.
A Nanoropus, ces deux formules sont représentées, chacune par un indi¬
vidu. L’unique femelle de Bourillé a : 1.1.2./2. 1.2.2./2. 2.2.2./2./O.
Donc, dans cette région, tandis que les formules des tarses III et IV sont
constantes, celle du tarse II est variable.
Mais ce qu’il y a de remarquable, c’est que cette disposition ne correspond
à aucune des formules données par Roewer (p. 507) pour le genre Galeodes :
à savoir : 1.1.2./2. 1.1.2. /2. 2.2.2./2 ./O.
2 . 2 . 2 . 12 . 2 . 2 . 2 . 12 . 2.2.2./2./O.
ou
310
L. FAGE
Roewer dit bien qu’aux tarses II et III l’épine basale, et plus rarement
la médiane, peut être unique ; mais ici nous constatons que la basale est tou¬
jours unique et que la médiane l’est fréquemment (3 fois sur 8) au tarse II.
Nous constatons de plus que la médiane est toujours paire au tarse III.
Il faut donc conclure à une grande variabilité de la spinulation, au moins
au premier article des tarses II et III, et à son peu de valeur systématique.
Cette espèce est extrêmement répandue : on la trouve en Mésopotamie,
Syrie, Palestine, Arabie, Égypte, Soudan, Abyssinie ; elle est déjà signalée
près du lac Rodolphe, Kordofan, Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Cyrénaïque.
Ordo ARANEAE
Fam. CTENISIDAE
Gen. ANCYLOTRYPA E. Simon, 1889
Ancylotrypa fasciata Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon, St. n° 18, Camp III, janvier 1933, altitude 3.500 m.
2 9 adultes, 2 Ç juv.
Céphalothorax brun rougeâtre ; chélicères plus foncées ; pattes plus claires,
surtout les postérieures ; sternum fauve grisâtre ; abdomen en dessus : sur
un fond blanc testacé, cinq bandes transverses brunes, dilatées et se rejoi¬
gnant sur la ligne médiane, les deux antérieures les plus larges, la deuxième
marquée de chaque côté d’une petite tache ovale transverse blanche ; flancs
et partie postérieure de l’abdomen blanchâtres ; ventre uniformément brun ;
filières testacées.
Yeux médians antérieurs deux fois plus petits que les latéraux, séparés
entre eux par un intervalle égal à leur rayon, et des latéraux, par un inter¬
valle égal à leur diamètre. Ligne des yeux postérieurs à peine plus large que
la première, les médians également plus petits que les latéraux auxquels ils
sont presque contigus, séparés entre eux par un intervalle au moins égal à
trois fois leur diamètre. Yeux latéraux des deux lignes presque contigus.
Marge supérieure des chélicères armée, en son milieu, de sept dents dimi¬
nuant progressivement de taille de la distale à la proximale ; marge inférieure,
d’une dizaine de dents granuliformes localisées dans sa partie proximale ;
rateau bien développé, les épines internes les plus fortes. Tarse de la patte-
mâchoire scopulé et armé en dessous de 1-2, 2 épines ; tarses I et II scopulés
armés respectivement d’une et de 2 épines externes infères, tarse III de
2 épines et tarse IV de 8 à 9 épines. Métatarses I et II scopulés dans leur partie
distale et armés de 6 à 7 épines infères. Fémurs inermes en dessus, mais
pourvus d’un rateau composé d’épines courtes et robustes au fémur IV.
Partie proximale de la patella III, patella, tibia et métatarse IV pourvus de
ARACHNIDA, ARANEAE
3H
nombreuses et courtes épines en dessus. Griffes des tarses a deux rangées de
dents, la rangée externe réduite à une ou deux denticulations au tarse IV.
Sigillas postérieures marginales, très espacées l’une de l’autre.
Articles deux et trois des fdières supérieurs subégaux, article un peu plus
long ; tous les articles, ainsi que les fdières inférieures, pourvues en dessous
de grosses fusules à base sphérique.
Longueur totale : 13 mm.
Remarques sur le genre Ancylotrypa. — Le genre Ancylotrypa E. Si¬
mon 1889 a pour type A. fossor E. S. connu par une seule femelle provenant
de Landana (Congo) ; mais, en même temps que cette espèce, E. Simon
a décrit l’A. spinosa çf provenant de Port-Elisabeth (Afrique du Sud). Or t
en examinant le type de cette espèce j’ai pu m’assurer que cette dernière
était identique kVA. cornula Purcell, 1904, qui, d’après Hewitt (1923) est
synonyme de Pelmatorycter Crudeni Hewitt, 1915.
Ce genre Pelmatorycter , proposé par Pocock pour le Cyrtauchenius flavi-
ceps Poe. connu par une Ç provenant de l’Afrique orientale, serait caractérisé
par la ligne postérieure des yeux à peine plus large que l’antérieure, celle-ci
légèrement procurvée ; les filières supérieures à deuxième et troisième articles
plus longs que larges, le troisième acuminé, égal au second ou à peine plus long,
tous ces articles étant pourvus de nombreuses fusules à base sphérique ; la
présence d’un rateau à l’extrémité distale du fémur et à l’extrémité proximale
de la patella IV. Or, tous ces caractères se retrouvent chez les deux espèces
de E. Simon. Le genre Pelmatorycter , comme le pensait Hewitt (1916), doit
donc tomber en synonymie avec le genre Ancylotrypa.
Sauf VA. flaviceps de l’Afrique orientale anglaise et l’A. atra Strand, 1906,
d’Abyssinie (Addis-Abeba), toutes les autres espèces de ce genre habitent
l’Afrique du Sud. L’A. fasciata se distingue facilement au premier coup d’œil,
par sa coloration et en particulier par les bandes transverses qui ornent son
abdomen. Toutefois, l’A. {Cyrtauchenius) zébra E.S. duZululand, espèce très mal
caractérisée, semble dans certaines de ses parties présenter un dessin analogue.
J’ajouterai que Petrukenvitch (1925) a décrit récemment un Ancylotrypa
de Panama (A. panamana). Le fait n’est pas pour nous surprendre, car il
s’agit d’un groupe qui a des représentants dans l’Amérique du Sud. Il est
beaucoup plus remarquable de trouver une espèce de ce genre à 3.500 m. dans
les prairies de la zone alpine de l’Elgon.
Fam. OONOPIDAE
Gen. TRIAERIS E. Simon, 1891
Triaeris macrophtalmus Berland, 1914
Kenya : mont Elgon, St., n° 15, Camp II, XII-1932 ; 2 Ç, 1 çf.
Je nai rien à ajouter à l’excellente description de Berland basée sur des
312
L. FAGE
exemplaires provenant des forêts du Kenya et du cratère de Longonot dans
le Rift Valley. Berland a décrit différentes formes de cette espèce ; les 2 9 de
l’Elgon appartiennent à la forme typique. J’en figure la plaque épigastrique,
remarquable par le réceptacle séminal unique et médian, fortement chitinisé
et visible ainsi par transparence. Le çf appartient à la forme media , surtout
Fig. 5. Triaeris macrophlhalmus Berl., épigyne.
caractérisée par ses yeux moins pigmentés et l’extrémité du bulbe particu
fièrement allongée.
Gen. GAMASOMORPHA Karsch, 1881
Gamasomorpha hoplites Berland, 1914
Kenya : mont Elgon : St. n° 18, Camp III, 5-1-1933 ; 2 $, 1 c?. — Massif
du Marakwet : St. n° 31, 13-111-1933 ; Campi Cherangani : 2 çf , 2 9-
Les exemplaires étudiés par Berland proviennent de la chaîne de l’Aber-
dare, dans les prairies alpines du mont Kinangop, à une altitude de 3.100 m.
Le camp III de l’Elgon fut établi dans les prairies alpines, à 3.500 m. d’altitude
et le Campi Cherangani se trouve à 3.000 m. dans le massif du Marakwet.
Gamasomorpha Jeanneli Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon : St. n° 18 : Camp III, 5-1-1933 ; 8 9, 8 c?• — Massif
du Marakwet : St. n° 31 ; 13-III-1933 ; 1 cf , 1 9-
9- Céphalothorax, sternum, pièces buccales, appendices et scuta testacé
rougeâtre ; parties nues de l’abdomen blanchâtres.
Céphalothorax fortement convexe, brusquement incliné en arrière, sternum
orné de très petits points enfoncés, largement espacés.
Yeux subégaux, ou les latéraux antérieurs à peine plus gros, séparés l’un
de l’autre par un intervalle au moins égal à leur diamètre ; ligne postérieure
des yeux légèrement récurvée, les médians contigus aux latéraux des deux
lignes.
Angle interne de la marge inférieure des chélicères prolongé en dent obtuse.
Lames maxillaires inclinées sur la pièce labiale, largement séparées l’une de
l’autre (fig. 6, a).
ARACHNIDA, ARANEAE
3(3
Scutum dorsal en ovale très allongé s’étendant en arrière bien au delà du
milieu de l’abdomen. Scutum ventral (fîg. 6, b) coupé en son milieu par la
fente épigastrique ; sa partie antérieure limitée en arrière par une échancrure
plus ou moins large pourvue de chaque côté d’une forte dent et parfois d’une
dent interne plus petite. Un étroit scutum annulaire à la base des filières. On
observe, suivant les échantillons, probablement suivant leur âge, de grandes
variations dans le degré de chitinisation de ces différentes parties ; les dents
c, c? lame maxillaire et patte-mâchoire gauche ; d. çj extrémité du bulbe.
internes de la fente épigastrique sont parfois absentes et les dents externes
très éloignées de la ligne médiane.
Longueur : 2 mm.
çf. Scuta mieux développés, ne laissant à découvert que 1 /5 de l’abdomen.
Lames-maxillaires très déformées (fîg. 6, c), divisées au sommet en deux
apophyses fortement chitinisées : une antérieure épaisse et contournée, coudée
en dedans, une externe plus basse et plus aiguë. Chez les jeunes c?, l’ébauche
de ces modifications apparaît avant la formation des scuta.
Patte-mâchoire du même type que celle de G. pusilla Berl., mais le bulbe
plus gros, son extrémité conforme à la figure 6, d.
Longueur : 2,3 mm.
Espèce voisine de G. pusilla Berl. des prairies alpines du Kilimandjaro,
mais très facile à distinguer par la forme de la plaque épigastrique de la $ ;
par la déformation des lames maxillaires et la terminaison du bulbe du ç?.
Les types étudiés ici ont été récoltés dans des tamisages exécutés dans les
prairies à Bruyères et à Helychrysums de la zone alpine de l’Elgon, vers
3.500 m.
L. PAGE
an
Gen. DYSDERINA E. Simon, 1891
Dysderina perarmata Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon : St. n° 15, Camp II, XII-1932, 1 Q.
Couleur : rougeâtre foncé ; extrémité des métatarses et des tarses plus claire.
Céphalothorax orné sur ses pentes de grosses granulations ; au sommet de
la partie déclive une paire de granulations plus saillantes donnant chacune
insertion à un crin rigide dressé.
Yeux subégaux ; les antérieurs séparés l’un de l’autre par un intervalle
presque égal à 1 fois 1 /2 leur diamètre ; ligne des yeux postérieurs procurvée.
Sternum fortement sculpté, orné au milieu d’une plage allongée de fines gra¬
nulations s’irradiant vers les hanches ; les quatre granulations piligères pos¬
térieures, au niveau des hanches IV, particulièrement saillantes et prolongées
en carène.
Scutum dorsal lisse, brillant, percé de pores piligères largement espacés,
de la longueur des soies ; partie antérieure du scutum ventral granuleuse,
partie postérieure lisse, pourvue de pores piligères ; scutum des filières bien
développé.
Fémurs inermes, géniculés à la base ; patellas inermes ; tibias I et II armés
en dessous, du côté interne, de 6 longues épines couchées et, du côté externe
de 5 épines semblables ; métatarses I et II armés de 2-2 épines dont la proxi¬
male aussi longue que l’article ; pattes postérieures inermes.
Longueur : 2 mm.
Cette espèce se place dans le même groupe que le D. loricata (E. S., 1873)
et offre quelque ressemblance avec le D. granulosa E. S. et Fage (1922) de
l’Afrique orientale anglaise, mais elle se rapproche surtout du D. scutata
Cambr. (1876) d’Alexandrie.
Les co-types de cette dernière espèce, que j’ai pu examiner, comparés à
l'espèce de l’Elgon, apparaissent beaucoup plus clairs ; leurs yeux antérieurs
sont plus resserrés, distants tout au plus de leur diamètre, le sternum est
moins profondément sculpté et enfin, ils n’ont que 5-5 épines à la face infé¬
rieure des tibias I et IL
Dysderina straba Fage, n. sp.
Kenya : massif du Marakwet, Campi Cherangani : Stn. n° 31, 13-III-1933,
altitude 3.000 m. : 1 rf.
cf. Couleur rougeâtre foncé ; appendices et pièces buccales plus clairs.
Céphalothorax uniformément granuleux ; sternum marqué de points
enfoncés donnant à la cuticule, à un faible grossissement, une apparence réti¬
culée. Scuta lisses, recouvrant le corps en entier ; scutum infra-mamillaire
ARACHNIDA, ARANEAE
315
bien développé. Bandeau étroit, pas plus haut que le rayon des yeux antérieurs
Yeux antérieurs très resserrés (flg. 7, a), séparés par un intervalle inférieur
à leur rayon ; yeux postérieurs en ligne récurvée, les médians, contigus, à
peine plus gros.
Fémurs I armés à la face antérieure de 2 fortes épines ; fémurs II, d’une
seule épine ; les autres inermes. Tibias antérieurs portant en dessous 4-4 et
métatarses 2-2 longues épines couchées.
Patte-mâchoire (fig. 7, b) : articles courts et épais ; fémur pas plus long
que le tarse ; patella et tibia subsphériques, pédiculés ; bulbe plus allongé
Fig. 7. Dyderina slraba, n. sp. c? : groupe oculaire vu en dessus: b, patte-mâchoire.
que le tarse, piriforme, terminé par un style large et lamelleux à la base, rétréci
au sommet en pointe aiguë légèrement contournée.
Longueur 2 mm.
Espèce remarquable par la disposition du groupe oculaire, qui, avec les
yeux antérieurs très rapprochés, rappelle celle du genre Ischnothyreus ; par
l’armure des fémurs antérieurs, caractère exceptionnel chez les Dysderina
de l’ancien monde ; par la forme des articles de la patte-mâchoire et du bulbe.
Gen. OONOPS Templeton, 1834
Oonops citrinus Berland, 1914
Kenya : massif du Marakwet, Campi Cherangani : St. n° 31, 13-III-1933 :
ait. 3.000 m. : 2 Ç>.
Espèce décrite du mont Kénya, à 2.400 m. d’altitude.
Fam. PHOLCIDAE
Gen. PH0LCUS Walkenaer
Pholcus Chappuis Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon : St. n° 15, Camp II, XII-1932, 3 ç? ; Stn. n° 13 :
Grotte Shimo Kapseta, zone inférieure du mont Elgon, 14-XI1-1932 ; 3 $
immatures.
316
L. FAGE
Cf9. Céphalothorax (fig. 8, a) fauve clair ; partie céphalique élevée,
brune ; partie thoracique marquée d’une large tache obscure arrondie, den¬
telée sur les bords, interrompue au milieu sur toute sa longueur par une
étroite ligne longitudinale fauve et, se continuant de chaque côté, en arrière,
pour rejoindre la bordure submarginale de même couleur. Abdomen cylin¬
drique, gris fauve, orné en dessus d’une bande médiane brune dessinant une
sorte d’étroit folium, irrégulier sur ses bords et divisé par des étranglements
en une série de 5 taches successives. Ventre orné d’une bande médiane à bords
parallèles, coupée, non loin des filières d’une étroite ligne transversale blanche.
Sternum brunâtre, éclairci au milieu et sur les bords.
Cf • Groupe oculaire très saillant, pédonculé ; yeux disposés comme chez
P. phalangioides , mais plus petits et les latéraux plus écartés des médians
antérieurs. Chélicères inermes en avant.
Patte-mâchoire (fig. 8, b et c) : trochanter armé d’une apophyse conique
Fig. 8. Hholcus Chappuisi, n. sp., c? : a. céphalothorax et abdomen vus en dessus;
b, patte-mâchoire: c, tarse et paracymbium face interne.
dirigée en avant, à pointe aiguë, nettement plus longue que l’article ; fémur
presque de même longueur que le tibia ; tarse un peu plus long que la patella ;
le paracymbium environ deux fois plus long que l’article, arqué en avant et
terminé par une série de processus chitineux et membraneux comme l’indique
la figure 8 ; bulbe arrondi pourvu d’une seule apophyse, épaisse, noire, vague¬
ment triangulaire à pointe antérieure, masquant du côté interne le style à
pointe bifide.
Longueur : 5 mm.
Cette espèce est du même groupe que le P. phalangioides (Fuess.) et se rap¬
proche beaucoup du P. lucifugus E. Simon et Fage qui peuple les grottes de la
province de Tanga et de l’île de Zanzibar. Il s’en distingue par sa taille moindre,
par la coloration différente du céphalothorax, par le groupe oculaire beaucoup
plus saillant, la forme très spéciale du paracymbium et la présence d’une
seule apophyse au bulbe.
Le P. lucifugus et le P. Chappuisi représentent à eux seuls le groupe du
P. phalangioides en Afrique tropicale.
ARACHNIDA, ARANEAE
317
Gen. SPERMOPHORA Hentz, 1832
Spermophora sp.
Kenya : mont Elgon : St. n° 15, Camp II, XII-1932, 1 $ (adulte ?)
Cet individu qui rappelle beaucoup par sa coloration, mais en plus clair,
le S. nigreseens Berland du Kenya montre, en arrière de la plaque épigastrique
(fig. 9), cinq gros bourrelets saillants séparés par autant de crêtes transver-
Fig. 9. Spermophora sp. ?, profil de l'abdomen.
sales chitinisées. Le crochet de l’épigyne transparent, à peine visible, semble
indiquer que nous avons affaire à un individu jeune. Dans ce genre, les carac¬
tères distinctifs des femelles sont si peu nets que la découverte du mâle seule
permettra avec certitude l’identification de cet individu.
Spermophora Berlandi Fage, n. sp.
Kenya : massif du Marakwet, Campi Cherangani : St. n° 31, 10-111-1933 ;
altitude 3.000 m. ; 3 çf, 2 Q.
cf Ç. Céphalothorax jaune testacé, de chaque côté une large bande brunâtre
n’atteignant pas le bord marginal et atténuée
en avant et en arrière ; base du groupe ocu¬
laire et bandeau teintés de noir, celui-ci un
peu éclairci au milieu ; pièce labiale et sternum
entièrement noirs ; abdomen portant le même
dessin que S. nigreseens Berland.
Cf. Groupe oculaire (fig. 10) avec, de chaque
côté, l’œil médian prolongé à l’angle interne
par une apophyse épaisse, cylindrique, environ
aussi longue que le diamètre de l’œil, arrondie
et déprimée au sommet, dirigée obliquement en
haut et en avant, aucune autre apophyse
oculaire.
Chélicères (fig. 11, a) dépourvues de saillie conique antérieure à la base,
mais armée du côté interne et en avant d’une forte lamelle dentiforme à base
Fig. 10. Spermophora Berlandi,
n. sp. çf : groupe oculaire vu
en dessus.
318
L. PAGE
longue et granuleuse, à extrémité légèrement bifide, suivie d’une dent plus
petite.
Patte-mâchoire (fig. 11, b) : du même type que celle de S. minotaura Ber¬
land (fig. 11, d) ; mais apophyse du trochanter obtuse et contournée, et bulbe
dépourvu de dent conique, style en forme de bâtonnet rectiligne, nullement
échancré à l’extrémité.
$. Même coloration que le çf. Plaque épigastrique saillante (fig. 11, c),
bulbe, face externe.
prolongée par un crochet irrégulièrement plissé transversalement, très allongé
et bifide à l’extrémité, région sous-épigastrique en plaque transverse indurée.
Long. 3 mm.
De même que l’individu provenant de l’Elgon, cette espèce rappelle beau¬
coup par sa coloration le S. nigrescens du Kénya dont une Ç seule est connue,
et je ne serais pas étonné que tous ces exemplaires appartiennent finalement
à une même espèce, seul l’examen des çf est susceptible de nous renseigner à
ce sujet.
En tout cas, le S. Berlandi est très voisin du S. minotaura du Kénya dont il
ARACHNIDA, ARANEAE
319
se distingue nettement par la coloration, spécialement celle du céphalothorax,
et par la forme du bulbe et de ses apophyses.
Gen. SMERINGOPUS E. Simon, 1890
Smeringopus Arambourgi Fage, n. sp.
Éthiopie mérieionale : plaines de l’Omo : St. n° 28, Bourillé, 2-11-1933,
altitude 600 m. : 2 cf, types de l’espèce.
Kenya : Turkana méridional : St. n° 21, entre Kacheliba et Lokitanyalla,
altitude 1.200 m., 19-1-1933 : 1 $. — Lokitang : St. n° 24, 23-1-1933, altit.
570 m., 1 Ç.
Céphalothorax fauve testacé, avec une bande médiane brun noirâtre
rétrécie au niveau de la fossette médiane, dilatée en arrière, réduite dans la
Fig. 12. Smeringopus Arambourgi, n. sp. cf : a, patte-mâchoire; b, extrémité
du tarse et bulbe vus en avant; Ç : c, plaque épigastrique.
partie antérieure à deux lignes divergentes en forme de V, atteignant le bord
externe des yeux médians et se prolongeant sur le bandeau ; taches latérales
triangulaires bien marquées. Sternum tacheté de même couleur. Pattes jaunes
avec anneau blanc subterminal aux fémurs et aux tibias, celui des tibias
limité en arrière par un anneau brun foncé et en avant par un anneau noir,
patellas rembrunies. Abdomen blanc testacé, marqué en dessus d’une bande
médiane brun noirâtre plus ou moins nettement segmenté et sur les côtés
de lignes brunâtres ondulées. Ventre testacé avec chaque côté une étroite
ligne noire longitudinale, largement interrompue, les deux lignes convergeant
graduellement vers les filières.
çf. Chélicères pourvues en avant d’une apophyse dentiforme médiocre
au niveau de la base du crochet. Patte-mâchoire (fig. 12, a et b) avec le tibia
extrêmement convexe ; tarse vu en avant rétréci au milieu, élargi à l’extré¬
mité qui est fortement chitinisée et déprimée ; bulbe émettant deux apophyses
soudées par la base, l’une supérieure cylindrique, droite, montrant quelques
320
L. FAGE
stries spiralées, l’autre inférieure, d’abord droite, puis recourbée en crochet
noir à l’extrémité.
$. Plaque épigastrique large (fig. 12, c) présentant une tache brune
médiane trapézoïde, laissant voir de chaque côté sous forme d’un point chiti-
nisé noir le réceptacle séminal ; en arrière de la fente génitale cinq taches
brunes triangulaires radiantes.
Longueur : 7 ($) et 8 (<j*) mm.
Parmi les six espèces actuellement décrites de l’Afrique centrale ou orien¬
tale nous ne connaissons le mâle que du S. Carli de Less. de l’Ouganda, du
S. pholcicus Strand d’Aden, du S. rubrotinctus Strand d’Afrique centrale, et
du S. peregrinus Strand d’Afrique orientale. De toutes ces espèces le S. Aram-
bourgi se distingue facilement, non seulement par la coloration de la face ven¬
trale de l’abdomen, mais surtout par la forme si spéciale des apophyses du
bulbe.
Fam. ARGIOPIDAE
Subfam. Erigoneae
Gen. STRONGYLICEPS Fage, nov.
Voisin de Peponocranium : Bandeau et céphalothorax très élevés, celui
du mâle pourvu d’un lobe céphalique portant les yeux médians postérieurs
et limité de chaque côté par une profonde impression ; yeux antérieurs en
ligne droite, yeux postérieurs en ligne récurvée ; bulbe pourvu d’une lamelle
caractéristique très développée et d’un style court non enroulé.
Espèce type : Strongyliceps Alluaudi, n. sp.
Strongyliceps Alluaudi Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon : St. 15, Camp II, 17-XII-32, altit. 2.470 m., à la
lisière inférieure de la forêt, 3 çf, 7 Q-
9- Céphalothorax brun foncé, presque noir, chagriné mat ; partie cépha¬
lique très élevée (fig. 13, a). Yeux postérieurs équidistants, en ligne récurvée,
séparés par le diamètre des médians un peu plus gros. Yeux antérieurs, vus
en avant, en ligne droite, les médians deux fois plus petits que les latéraux
et deux fois plus rapprochés l’un de l’autre que des latéraux distants de leur
diamètre. Yeux latéraux des deux lignes contigus. Yeux médians formant
un trapèze beaucoup plus long que large et plus court que la hauteur du ban¬
deau. Sternum brunâtre à pointe postérieure tronquée, aussi large que les
hanches de la quatrième paire. Pattes fauves. Crin supérieur des tibias très
fin, non spiniforme beaucoup plus long que le diamètre de l’article. Abdomen
grisâtre sans scuta.
ARACHNIDA, ARANEAE
321
Plaque épigastrique convexe (fig. 13, b), vue en arrière, bordée par une
pièce chitineuse en forme de chevron, surmontée des deux réceptacles arrondis.
çf. Lobe céphalique très saillant (fig. 13, c), sa hauteur inférieure à celle
du bandeau, se raccordant en arrière par une courte pente abrupte au cépha¬
lothorax et marqué de chaque côté, au-dessus des yeux latéraux, d’une pro¬
fonde fossette ; vu en dessus plus long que large, un peu atténué en arrière,
portant à son bord antérieur les yeux médians postérieurs séparés entre eux
de deux diamètres, bandeau proéminent et pileux.
Tibia de la patte-mâchoire (fig. 13 bis, d et e), vu en dessus, deux fois plus
fig. 13. Slrongyliceps Alluaudi, n. g., n. sp. Ç : a, céphalothorax vu de profil ; b, épigyne;
Cf : c, céphalothorax vu de profil : — Peponocranium ludicrum Ç : f, épigyne.
court que la patella, deux fois plus court que large au bord antérieur, prolongé,
du côté externe par une longue apophyse recourbée à l’extrémité, et, du côté
interne, par une pointe aiguë ; tarse obtus à l’extrémité, non échancrée. Bulbe
vu en avant montrant, de chaque côté, une pointe chitinisée noire dirigée
en avant et pourvue du côté externe d’une lamelle caractéristique épaisse
et très brune. Style court non enroulé.
Longueur : 1,5 mm.
Ce genre voisin de Peponocranium E. Simon (1884) (fig. 13, /) auquel il
ressemble par l’absence de scutum, la première ligne oculaire droite, la dis¬
position générale des organes sexuels, se rapproche également du genre
Lophocarenum par son sternum à pointe postérieure large et par la disposition
MISSION SCIENTIFIQUE DE L’OMO. — T. III. 21
L. FAGli
322
du lobe céphalique du mâle. Mais, il se distingue nettement de ces deux genres
par le céphalothorax de la femelle très développé en hauteur, son bandeau
élevé et proéminent, par les yeux postérieurs en ligne récurvée et par la con¬
formation du bulbe pourvu d’une importante lamelle caractéristique et d’un
style court, dégagé, mais nullement enroulé.
Rappelons que le genre Peponocranium n’est connu que de France, Angle¬
terre et Allemagne et que le genre Lophocarenum, bien que s’étendant au Nord
de l’Afrique, était jusqu’à présent inconnu en Afrique orientale.
Gen. LOPHOCARENUM Menge, 1866
Lophocarenum alticola Berland, n. sp.
Kenya : Chaîne de l’Aberdare (Alluaud et Jeannel), prairies alpines du
mont Kinangop, ait. 3.100 m., 19-20 février 1912, 1 çf (type).
çf. Couleur : céphalothorax fauve, avec des lignes grises radiantes peu
nettes ; pattes fauve rougeâtre, scutum châtain, bordé de brun. Scutum
dorsal de l’abdomen châtain très foncé, face ventrale grisâtre avec une plaque
fauve près des filières.
Céphalothorax : protubérance céphalique très élevée (fig. 14, a et b), aussi
haute que large, sa face antérieure droite, à peine oblique en avant, sa face
ARACHNIDA, ARANEAE
;i23
postérieure courbe ; bord frontal arqué, dépassant en avant les chélicères.
Yeux (fig. 14, c) : première ligne récurvée, les médians petits, très rapprochés,
séparés de moins que leur diamètre ; seconde ligne fortement procurvée,
ses yeux assez petits, séparés par au moins cinq fois leur diamètre; groupe de
médians plus long que large en arrière.
Scutum abdominal couvrant presque toute la face dorsale, sauf l’extrémité
postérieure.
Patte-mâchoire (fig. 14, de te): tarse armé à son extrémité d’une seule
Fig. 14. I.ophocarenum allicola Berl., n. sp. c? : a, vu de profil; b, partie céphalique vue
en avant; c, céphalothorax, en dessus; d, patte-mâchoire ; e, tibia, en dessus.
apophyse, couchée sur le tarse, graduellement amincie à partir de la base, un
peu crochue à l’extrémité, son côté externe oblique, avec de petites incisions
près de la base. (L. B.).
Lophocarenum Pasteuri Berland, n. sp.
Tanganyika. Kilimandjaro, Stn. n° 70, lisière supérieure de la forêt auprès
du Bismarckhügel, de 2.700 à 2.800 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel),
1-3 avril 1922, 1 cf, 1 Q (types) 1 c? jeune.
Cf. Couleur : céphalothorax brun, avec des lignes radiantes, grises peu
nettes, sternum fauve, rembruni sur les bords ; chélicères, pièces buccales
et pattes fauve-jaune pâle ; abdomen noir, la région épigastrique testacée,
une plaque luisante, fauve, en avant des filières.
Céphalothorax à partie céphalique très élevée (fig. 15, a et b) en une protu¬
bérance perpendiculaire, à partie antérieure rectiligne, postérieure un peu
324
L. FAGE
inclinée en arrière, sommet arrondi ; une petite fossette profonde en arrière
des latéraux, et, lorsqu’on regarde en avant, deux enfoncements verticaux,
à bords un peu courbes.
Yeux : première ligne (vue en avant) procurvée, les médians plus petits,
très rapprochés entre eux, mais bien séparés des latéraux ; seconde ligne
(vue en dessus, fîg. 15, c) fortement procurvée, les médians assez petits,
séparés au moins de 3 fois leur diamètre, placés très près du bord antérieur :
Fig. 15. Lophocarenum l'asteuri Berl., n. sp. çf : a. céphalothorax vu de profil ; b, partie
céphalique vue en avant; c, céphalothorax en dessus; d, patte-mâchoire; e, tibia vu
en dessus ; Q : f, épigyne.
groupe des médians plus long que large et beaucoup plus étroit en avant.
Bandeau large, mais cependant moins que le groupe oculaire.
Abdomen recouvert d’un scutum qui occupe toute la face dorsale, sauf un
très petit espace à l’extrémité postérieure.
Patte-mâchoire (fig. 15, d et e), tibia plus long que large, portant à l’extré¬
mité une apophyse très plate représentant une sorte de croissant dont la
branche interne est beaucoup plus grosse et un peu plus longue que l’externe ;
bulbe avec une sorte de lame, contournée, à l’extrémité.
9- Un peu plus foncée que le çf, notamment le sternum. Abdomen avec un
scutum dorsal qui recouvre à peine plus de la moitié de la longueur.
Épigyne peu saillant (fîg. 15, /).
Dimensions. Long, tôt., çf 1,3 mm. ; 9 1)8. (L. B.).
Lophocarenum physeter Fage, n. sp.
Kenya : massif du Marakwet : St. n° 31, Campi Cherangani, altitude
3.000 m., 13-111-1933 ; 1 cf, 2 9> types de l’espèce.
ARACHNIDA, ARANEAE
325
Ç. Céphalothorax brun noirâtre avec une fine ligne noire marginale,
marqué de quelques points disposés en lignes radiantes ; sternum grisâtre ;
abdomen brun, éclairci par places, dépourvu de scutum, mais à téguments
coriacés.
Yeux antérieurs en ligne droite, les médians deux fois plus petits que les
latéraux et presque contigus, séparés de ces derniers par leur diamètre. Yeux
postérieurs très fortement procurvés, subégaux, les médians un peu plus
écartés. Yeux latéraux des deux lignes égaux et contigus ; trapèze des yeux
Fig. 10. Lophocarenum physeter, n. sp. Ç : a, épigyne; cf, céphalothorax vu de
profil; c. patte-mâchoire. — L. pyrenaeum E. S. cf '■ d, tibia de la patte-mâchoire, de
profil.
médians plus long que large en arrière, de même longueur que la hauteur de
bandeau.
Sternum lisse, aussi large que long, largement tronqué entre les hanches
de la quatrième paire.
Tarses antérieurs fusiformes, un peu plus courts que les métatarses ; tibia IV
pourvu d’un seul crin dressé plus petit que le diamètre de l’article.
Plaque épigastrique convexe (fig. 16, a), environ deux fois plus large que
longue, limitée en arrière par un rebord saillant interrompu au milieu par un
court hiatus ; de chaque côté, un gros réceptacle séminal arrondi.
cf. Lobe céphalique très développé (fig. 16, b), portant les yeux médians
postérieurs, rappelant un peu par sa forme celui de L. parallelum, vu en dessus
plus long que large en arrière, atténué dans la partie postérieure qui se relie
en pente douce à la partie thoracique et se prolonge en avant, en courbe
régulière, avec le bandeau arrondi ; impressions latérales très profondes,
noires avec un point clair au milieu, arrondies en avant, progressivement
326
L. PAGE
atténuées vers l’arrière. Partie thoracique avec quelques rares points, vague¬
ment disposés en lignes radiantes.
Yeux médians antérieurs très rapprochés l’un de l’autre, presque contigus
séparés des latéraux par la largeur de la paire médiane.
Abdomen entièrement recouvert d’un scutum dorsal criblé de gros points
enfoncés.
Tibia de la patte-mâchoire (fig. 16, c) rappelant beaucoup celui de L. pyra-
neum E. S. (fig. 16, d), muni d’une longue apophyse supérieure, dressée sur
le tarse, épaissie et noire à son extrémité et d’une apophyse inférieure trian¬
gulaire, membraneuse et difficile à voir prenant naissance sur la face antérieure
du tibia en prolongement de l’angle inférieur ; bord antérieur convexe entre
les deux apophyses pourvu de 5 crins épais dirigés sur le tarse, portés chacun
par une forte granulation. Tarse déprimé vers la base du côté externe. Bulbe
épais, terminé à sa partie postérieure par une apophyse à pointe aiguë, dirigée
en arrière, une apophyse semblablement située se trouve chez le Minyriolus
nicaensis (E. S.) ; à sa partie antérieure, une autre apophyse noire, carrée
membraneuse et redressée. Style épais, lié à un conducteur véliforme figurant
une grosse boucle apicale.
Longueur : 1,8 mm.
Par la forme du lobe céphalique du mâle, cette espèce se rapproche beau
coup des L. parallelum (Wider) et ineditum (Cb.) ; mais par le tarse de la patte-
mâchoire, il fait le passage entre ces espèces et celles qui, comme le L. nemo-
rale (Bl.) et pyrenaeum E. S. possèdent en outre une apophyse infère.
Le L. ineditum est non seulement répandu en France, mais aussi en Italie,
en Sicile et dans le Nord de l’Afrique. Il est connu d’Égypte et le groupe
auquel il appartient se trouve représenté dans l’Afrique australe par quelques
espèces non décrites. Le P. pyreneaeum est spécial aux Pyrénées centrales où
il fréquente surtout les hauts sommets.
Gen. ARAEONCUS E. Simon, 1874.
Araeoncus victorianyanzae Berland, n. sp.
Kenya : Bords du lac Victoria-Nyanza : Kisumu, ait. 1.112 m., Alluaud et
Jeannel). 6 décembre 1911 ; 1 cf, 1 Ç (types), 5 $ (cotypes).
cf. Couleur : Céphalothorax fauve, avec une fine ligne médiane et des
lignes radiantes brunes, l’extrémité du prolongement céphalique plus pâle ;
sternum fauve grisâtre, pattes fauve rougeâtre, abdomen luisant.
Céphalothorax lisse prolongé en avant par une partie oblique (fig. 17, a
et b) un peu étranglée à la base, portant les yeux au sommet, qui est couvert
de poils fins.
Yeux : première ligne fortement récurvée, les médians très petits, très rap¬
prochés entre eux, très largement écartés des latéraux ; deuxième ligne pro-
ARACHNIDA, ARANEAE
327
curvée, la ligne qui passe par le sommet antérieur des médians passe un peu
en arrière du milieu des latéraux, les yeux de la deuxième ligne assez petits,
égaux, équidistants ; groupe des médians plus long que large en arrière, et
beaucoup plus étroit en avant.
Sternum aussi large que long ; convexe, légèrement rebordé.
Pattes normales, les tibias I sont droits, et ne possèdent pas de brosse
de poils en dessous.
Patte-mâchoire (fig. 17, c et d) : patella plus longue que large, tibia sans
partie libre, transformé en entier en une longue lame qui recouvre la moitié
du tarse et qui est profondément échancré au sommet avec les angles très
Fig. 17. Araeoncus victorianyaitzae Rerl., n. sp. cf : a, céphalothorax de profil ;
b, ici.,en dessus; c, patte-mâchoire, face externe; d,id., face interne; Ç : e, épigyne.
saillants, l'interne un peu tordu sur lui-même ; tarse arrondi, en cupule, l’or¬
gane copulateur le dépasse en avant en une pièce transparente, contre laquelle
vient s’appuyer un long style partant du côté postérieur.
9- Outre l’absence de caractères sexuels secondaires, se distingue de la
façon suivante : yeux ayant dans l’ensmeble la même disposition que chez
le cf j mais plus gros, de sorte qu’à la deuxième ligne les espaces interoculaires
sont à peine égaux au diamètre d’un œil ; groupe des médians plus long que
large, et plus étroit en avant ; épigyne assez fortement en saillie (fig. 17, e).
Dimensions : Long. tôt. cf et 9» 2,2 mm.
Cet Araeoncus est tout à fait voisin d’espèces de nos pays, et notamment de
VA. altissimus E. Simon, connu des Pyrénées ; mais le prolongement cépha¬
lique est un peu moins élevé, et plus large au sommet ; la patte-mâchoire est
entièrement différente et le tibia a une forme tout à fait spéciale (Comparer
les fig. 17, c et d à celles données par E. Simon dans : Les Arachnides de
France, V, 3 e partie, p. 641). (L. B).
:ï28
L. F AGE
Genre RHAEBOTHORAX E. Simon, 1926
Rhaebothorax elgonensis Fage, n. sp.
Kenya : mont Elgon : St. 18 : Camp III, 5-1-33 ; altitude 3.500 m. dans
les prairies de la zone alpine, 1 c?, 2 Q.
Ç. Céphalothorax noir brillant, peu élevé. Yeux antérieurs en ligne droite,
les médians subcontigus plus petits que les latéraux et séparés de ceux-ci
de la patte-mâchoire, en dessus ; d, patte-mâchoire, côté externe.
par un peu plus de leur diamètre ; yeux postérieurs en ligne droite, égaux,
équidistants, séparés par un intervalle supérieur à leur diamètre ; yeux laté¬
raux des deux lignes contigus ; trapèze des yeux médians aussi long que large
en arrière. Bandeau droit, à peine moins haut que la longueur de l’aire ocu¬
laire.
Chélicères (fîg. 18, a) armées à la marge inférieure de 3 longues dents sub¬
contiguës et, à la marge inférieure, de 4 dents resserrées; leur face antérieure,
légèrement convexe, pourvue près de la marge de 3 grosses granulations pili-
gères, la plus interne dentiforme. Lames maxillaires à côté externe très oblique,
de même longueur que le bord apical, dépourvues de granulation piligère.
ARACIINIDA, ARANEAE 329
Sternum convexe, lisse, noir brillant ; sa pointe postérieure aussi large que
les hanches.
Pattes courtes, fauve clair, liserées de noir à l’articulation des coxas ; tibia
pourvu d’un seul crin spiniforme dressé tout à fait proximal.
Abdomen ovale, acuminé en arrière, noir avec quelques lignes étroites
transverses, marrons, dans sa moitié postérieure. Épigyne (fig. 18, b) marqué
d’une petite plaque membraneuse triangulaire à sommet antérieur, plus
longue que large ; de chaque côté, un réceptacle arrondi.
çf. Semblable à laÇ sauf : Granulations piligères de la face antérieure des ché-
licères plus saillantes. Hanches de la quatrième paire prolongées en une petite
dent conique à l’angle apical interne (organe stridulatoire). Patte-mâchoire
(fig. 18, cet d) : tibia un peu plus long que la patella, élargi de la base à l’extré¬
mité, prolongé sur le tarse en une large apophyse redressée, son bord externe
pourvu de quelques fortes soies sériées ; tarse oval court, paracymbium luni-
forme ; bulbe terminé par un style court, noir, épais et dirigé en avant, accom¬
pagné d’un conducteur membraneux.
Longueur 1,2 mm.
Les quelques espèces réunies par E. Simon (1926) dans le genre Rhaebo-
thorax sont ou des formes alpines comme les R. paetutus (Cb.) et broccha (L. K.),
ou des formes fréquentant les endroits humides.
Rappelons que ce genre est très voisin du g. Asthenargus E. S. et Fage (1922)
qui a en Europe les mêmes habitudes et dont nous avons décrit un repré¬
sentant habitant la zone alpine du Kenya (A. inermis), retrouvé dans les
prairies Alpines du Marakwet.
Gen. ASTHENARGUS E. Simon et L. Fage, 1922
Asthenargus inermis E. Simon et L. Fage
Kenya, massif du Marakwet : St. 31, Campi Cherangani, 13-111-33, altit.
3.000 m., dans les prairies alpines, 1 çf. — Mont Kénya, au pied de Senecio ,
à 3.650 m. (Alluaud et Jeanne]), 31 janv.
1912 : 2 $.
Tanganyika, Kilimandjaro : lisière supé¬
rieure de la forêt, Alluaud et Jeannel,
avril 1912, entre 2.700 et 2.800, 1 çf.
La 9 d° cette espèce était jusque-là
inconnue, aussi nous donnons une figure de
l’épigyne (fig. 19). Elle ne diffère, par aucun
autre caractère, du çj* que nous avions déjà
fait connaître de la zone alpine du Kénya.
Le mâle du Kilimandjaro est semblable à celui du Kénya et du Marakwet
sauf par les yeux moins pigmentés, les médians supérieurs un peu plus rap-
Fig. 19. Asthenargus inermis E. S.
et Fage, 9 '■ épigyne.
330
L. PAGE
prochés des latéraux et par l’apophyse inférieure du bulbe un peu moins
longue que le style.
La présence de cette espèce sur le Kilimandjaro, le Kénya et le Marakwet
est particulièrement intéressante.
Genre CALLITRICHIA Fage, nov.
cf i 9- Yeux antérieurs en ligne droite ou légèrement procurvée ; yeux posté¬
rieurs très fortement procurvés ; trapèze des yeux médians beaucoup plus long
que large et plus large en arrière qu’en avant. Chélicères armées à la marge
supérieure de 5 dents coniques, la proximale, isolée, plus grosse, et, à la marge
inférieure, de 5 petites dents granuliformes. Tibias antérieurs pourvus de
2 crins spiniformes dressés; tibias postérieurs d’un seul; ces crins beaucoup
plus longs que le diamètre de l’article. Tarses antérieurs un peu plus courts
que les métatarses. Sternum large, à pointe postérieure tronquée un peu plus
étroite que les hanches de la quatrième paire. — çf. Au-dessus du bandeau
deux crêtes longitudinales parallèles de crins épais, brillants, terminés en
boule, s’étendant au-dessus des yeux médians antérieurs. Apophyse tibiale
droite, dressée, doublée du côté interne d’une saillie cariniforme parallèle,
chitinisée noire. Paracymbium volumineux comme celui des Linyphies.
Espèce-type : C. hamifer n. sp.
Ce genre qui se rapproche, par certains caractères, du genre Troxochrus
E. S. (1884) de l’Europe tempérée et froide, et aussi, spécialement par la forme
arquée de la patella de la patte-mâchoire et celle de l'apophyse tibiale, du
genre américain Dietrichia Crosby a. Bishop (1933), se distingue facilement
de tous les genres de cette série par le paracymbium dont la forme est tout
à fait particulière dans le groupe des Erigonides, et rappelle le paracymbium
des Linyphiides. L’armure des pattes et des chélicères contribue à le rappro¬
cher des groupes intermédiaires entre ces deux sous-familles, tel que celui où
prennent place les g. Phaulothrix et Donacochara.
Callitrichia hamifer Fage, n. sp.
Kenya, mont Elgon : St. 18, Camp III, 5-1-33 ; altit. 3.500 m., dans les
prairies de la zone alpine : 3 cf, 3 9-
9- Céphalothorax brunâtre, bordé d’une line ligne noire marginale un peu
effacée en avant. Yeux antérieurs vus en avant en ligne presque droite par
la base, très légèrement procurvée ; les médians subcontigus, deux fois plus
petits que les latéraux et séparés de ceux-ci par un intervalle égal à leur dia¬
mètre. Yeux postérieurs en ligne très fortement procurvée, équidistants,
subégaux, séparés entre eux par un intervalle plus petit que leur diamètre.
Yeux latéraux des deux lignes égaux et contigus ; trapèze des yeux médians
ARACHNIDA, ARANEAE
331
beaucoup plus long que large et beaucoup plus large en arrière qu’en avant.
Bandeau étroit, à peine plus haut que le diamètre des yeux latéraux. Sternum
brun, finement vermiculé ; sa pointe postérieure, tronquée, un peu plus
étroite que les hanches de la quatrième paire.
Pattes fauves, fines et longues.
Abdomen oval allongé, brunâtre, éclairci sur
les flancs et sur le ventre, orné en dessus d’une
large bande longitudinale blanc testacé, coupée,
à partir du milieu, de six bandes transverses de
même couleur. Épigyne (fig. 20) en plaque trans¬
verse, petite, à bord postérieur droit.
Cf. Bandeau élevé, vertical, surmonté au-dessus
des yeux médians antérieurs de deux séries denses
Fig. 20. Callilrichia hamifer,
n. g., n. sp. $ : épigyne.
de gros crins extrêmement brillants et rabattus
de chaque côté en dehors, de manière à former une raie très nette sur la ligne
médiane ; lobe céphalique ovale limité de chaque côté par une impression
Fig. 21. Callitrichia hamifer , n. g., ra. sp. nov. cf : «. céphalothorax de profil; b, id., en
dessus; c, partie céphaliqueen avant : d, patte-mâchoire ; e, tibia et bulbe, en-dessous;
f, apophyse tibiale, vue en arrière.
latérale, obliquement incliné en avant, portant les yeux médians postérieurs
distants de trois fois leur diamètre (fig. 21, a, b et c).
Patte-mâchoire longue (fig. 21, d et e) ; patella cylindrique et courbe,
presqu’aussi longue que le fémur et plus de deux fois plus longue que le tibia ;
celui-ci pourvu en dessus d’une apophyse verticale presqu’aussi large que
l’article à sa base (fig. 21, /), deux fois plus haute, concave sur sa face anté-
332
L. FAGE
rieure, aiguë au sommet et armée de deux crochets dirigés en dedans et en
bas. Tarse plus court que la patella, convexe, pourvu d’un large paracymbium
rappelant celui des Linyphies.
Style court, non spiralé à pointe aiguë dirigée en avant.
Longueur : 2,5-3 mm.
Callitrichia marakweti Fage, n. sp.
Kenya, massif du Marakwet, Campi Cherangani : St. 31, 13-III-33 ; altit.
3.000 m. ; dans les prairies alpines : 1 çf, 4 $.
9- Céphalothorax gris fauve, marqué d’une fine ligne noire marginale
effacée en avant. Yeux antérieurs en ligne légèrement procurvée ; les médians
Fig. iï. Callitrichia marakweti, n. sp. Ç : a, epigyne; cf : b, céphalothorax, de profil;
c, patte-mâchoire; cl, apophyse tibiale, en dessus.
de un tiers plus petits que les latéraux, séparés entre eux par leur rayon, et,
des latéraux par leur diamètre. Yeux postérieurs en ligne très fortement
procurvée, équidistants, subégaux, séparés entre eux par un intervalle au
moins égal à leur diamètre. Bandeau fauve, clair, aussi haut que deux fois
le diamètre des yeux latéraux. Sternum gris clair. Pattes fauves.
Abdomen oval allongé, brunâtre, orné en dessus d’une étroite bande longi¬
tudinale blanc testacé atteignant les filières et sur les flancs d’une bande
semblable ; région ventrale éclaircie surtout dans la partie postérieure. Plaque
génitale légèrement échancrée au bord postérieur (fig. 22, a).
cf. Bandeau élevé (fig. 22, b), surmonté au-dessus des yeux médians anté¬
rieurs de deux séries de crins épais, dressés, terminés en boule et se rejoignant
ARACHNIDA, ARANEAE
338
-au sommet, de manière à limiter une sorte de tunnel bien visible en avant ;
lobe frontal très atténué, sans impression latérale. Yeux médians postérieurs
séparés l’un de l’autre par un intervalle à peine supérieur à deux fois leur
diamètre.
Patte-mâchoire (fig. 22, c) comme dans l’espèce précédente ; l’apophyse
tibiale beaucoup moins longue, aiguë, armée sur sa face antérieure de trois
petits crochets et doublée du côté interne (fig. 22, d) d’une saillie cariniforme
noire l’accompagnant jusqu’à la base, comme une seconde apophyse. Tarse
•et bulbe comme l’espèce précédente.
Longueur : çf 2 mm., 9 jusqu’à 3 mm.
Cette espèce se distingue du C. hamifer , espèce type du genre, par sa colo¬
ration, par la structure des organes copulateurs et les caractères sexuels du
mâle.
Callitrichia kenyae Fage, n. sp.
Kenya, mont Kénya : Camp II, sous les grosses pierres enfoncées, au bord
d’un ruisseau, à 2.800 m. d’altitude (Alluaud et Jeannel), janvier 1912 :
2 cf, 3 $.
9- Céphalothorax brunâtre, marqué de lignes radiantes plus foncées et
-d’une fine ligne noire marginale. Yeux antérieurs en ligne légèrement pro-
‘Fig. 23. Callitrichia kenyae , n. sp. 9 : «> épigyne; c? : b , céphalothorax de profil; c, id.,
en dessus ; d, patte-mâchoire ; e, apophyse tibiale en dessus.
curvée, les médians de un tiers plus petits que les latéraux, séparés l’un de
l’autre par un intervalle un peu plus grand que leur rayon, et des latéraux
par un intervalle égal à deux fois leur diamètre. Yeux postérieurs en ligne très
fortement procurvée, équidistants, subégaux, séparés entre eux par un inter-
valle au moins égal à leur diamètre. Trapèze des yeux médians beaucoup plus
long que large, mais à peine plus large en arrière qu’en avant. Bandeau bru¬
nâtre, sa hauteur plus grande que deux fois le diamètre des yeux latéraux.
Sternum brun foncé. Pattes fauves.
Abdomen oval allongé, gris sombre, sans dessin défini, à peine éclairci sur
la ligne dorsale. Plaque génitale à bord postérieur prolongée en pointe courte f
médiane, obtuse (fig. 23, à).
Cf. Bandeau vertical (fig. 23, b et c) surmonté de chaque côté, au-dessus
des yeux médians antérieurs, d’une crête longitudinale flanquée d’une série-
de crins dressés épais, terminés en boule, se prolongeant en arrière jusqu’à
la protubérance courte, à sommet arrondi qui porte latéralement les yeux
médians postérieurs. Partie céphalique limitée de chaque côté par une forte
ligne noire allant des yeux latéraux à la face postérieure du tubercule.
Apophyse tibiale de la patte-mâchoire (fig. 23, d et e) du même type que
celle de C. Marakweti mais dépourvue de crochets sur sa face antérieure,
et doublée du côté interne d’une saillie cariniforme très épaisse, convexe et
fortement chitinisée. Apophyse antérieure du bulbe dirigée obliquement
en bas.
Longueur : 1,5 (cf) à 2 mm. ($).
Espèce très voisine de celle du Marakwet, mais plus petite, sans dessins
abdominaux et bien distincte par les organes copulateurs et les caractères
sexuels du cf.
REMARQUES SUR LE PEUPLEMENT
DES HAUTS MASSIFS MONTAGNEUX DE L’AFRIQUE ORIENTALE
Même ainsi restreinte aux trois familles des Oonopides, des Pholcides et
des Erigones, l’étude des Araignées qui peuplent les hauts sommets de
l’Afrique orientale suggère quelques remarques utiles pour l’histoire de ce
peuplement. On regrette seulement que le D r Jeannel et ses collaborateurs
auxquels nous devons de si belles récoltes, n’aient pu explorer ni le Ruwen-
zon, ni le Méru et que nous manquions ainsi de documents pour étendre à ces
deux massifs nos comparaisons.
Si nous examinons le tableau ci-joint, où sont résumées nos connaissances
sur ce sujet, nous constatons d’abord qu’aucun des sommets envisagés n’est
exclusivement peuplé d’endémiques. Je veux dire qu’un grand nombre des
espèces caractéristiques se retrouvent identiques sur plusieurs sommets.
Pour les Oonopides, le Triaeris macrophtalmus se trouve sur le Kénya,
le Marakwet et l’Elgon ; les Gamasomorpha hoplites et Jeanneli, à l’Elgon,
au Marakwet ; le G. Simoni, au Kilimandjaro, dans l’Aberdare et au mont
Kénya ; VOonops citrinus , au mont Kénya et au Marakwet. De même, parmi
les Erigones, VAsthenargnus inermis est commun au mont Kénya, au Marak¬
wet et au Kilimandjaro.
ARACHNIDA, ARANKAK
H3o
Et l’on pourrait ajouter à cette liste : parmi les Drassides, Anagrina alticola
Berl. du Kénya et de l’Aberdare ; parmi les Théridides, Teutana singoides
Tullgr. du Méru, du Kilimandjaro et du Kénya ; parmi les Agélénides, Hahnia
Rouleti E. S. et Fage du Méru et du Kénya.
KILIMANDJARO
ABERDA UK
KENYA
MAR AK W RT
ELOON
Oonopiues :
Triaeris macrophthahnus. .
Gamasomorplia hoplites . .
— Jeanneii.
— pnsilln. .
— testudinella
— Stiiiimi . .
Dysderina straba .
— perarmata . .
Kijabe paradoxa . . .
C inops citrinus .
—• alticol i .
— lorigipes .
! | ! 1 1
1 1 1 ! 1
1 l III
1 1 1 ! 1
1 III
l 1 I !
I’holcides :
Pholcus Chappuisi .
Spermophora Berlandi. .
— minotaura. .
— nigrescem . .
— ensifera . . .
— globosa . . .
Eriuones :
Lophocarenum physeter . .
— alticola. . .
— Pasteuri . .
Strongyliceps Alluaudi . .
Rhaebothorax elgonensts . .
Asthenargus inermis. . . .
Callitrichia hamifer ....
— Maraktveti. . .
— Kenyae ....
Or, étant donné les difficultés de récolte de ces Araignées minuscules, il
est très vraisemblable que ces similitudes de faunes sont encore beaucoup
plus grandes que nous ne pouvons l’affirmer. Cette constatation est d’autant
plus intéressante que ces massifs sont actuellement séparés par des régions
steppiques équatoriales, où les conditions sont absolument défavorables à
la vie de ces espèces, qui ont avant tout besoin d’humidité, se tiennent dans
les détritus végétaux, à la base des plantes, sous les pierres enfoncées. Il faut
donc admettre que le peuplement de ces différents sommets s’est fait à un
moment où des conditions également favorables permettaient l’existence
336
L. F AG K
de ces espèces dans les régions qui les séparent. En tout cas, elles se trouvent
aujourd’hui définitivement isolées et prisonnières, comme des insulaires sur
leur île.
Mais il est remarquable que deux d’entre elles, le Triaeris macrophthalmus
et le Kijabe paradoxa, vivent actuellement dans la plaine.
Le Triaeris qui a été pris en abondance dans les forêts du mont Kénva
entre 2.500 et 2.800 m. d’altitude, sur le cratère de Longonot, dans le Rift
Valley, entre 2.400 et 2.700 m., a été également capturé par Alluaud et
Jeannel dans la grotte de Ilaitajwa qui s’ouvre à 25 m. au-dessus du niveau
de la mer dans l’île de Zanzibar, où il se trouve là en compagnie notamment
du Pholcus lucifugus E. S. et Fage, dont nous parlerons dans un moment.
Le Kijabe paradoxa , commun sur le Kikuyu escarpment et près de Nai-
vasha dans le Rift Valley, à 2.000 m. d’altitude, a été retrouvé dans la grotte
de Shimoni qui s’ouvre au bord de la mer à 80 km. au sud de Mombasa. Avec
lui ont été capturés deux Gamasomorpha , les G. Berlandi E. S. et Fage et
G. Kulczynskii Berland et le Dysderina granulosa E. S. et Fage, qu’on ren¬
contrera, sans doute, un jour, sur les hauts sommets que nous étudions.
Ainsi, voilà deux espèces qui montrent de la façon la plus nette que le
facteur important de leur distribution, le facteur essentiel pour leur existence,
est l’humidité qu’ils trouvent indifféremment dans les forêts des hautes
montagnes et dans les grottes voisines de la mer.
Un autre exemple, également net, nous est fourni par un petit Théridide
aberrant, VHexablemma cataphractum , décrit par Berlano d’après une
femelle rapportée par ALLüAun et Jeannel du pays Kikuyu à 1.520 m. d’al¬
titude. Le mâle, en effet, que E. Simon et moi-même avons fait connaître (1922),
provient de cette même grotte de Shimoni des environs de Mombasa. Ce divorce
symbolique, que rend aujourd’hui définitif les steppes interposées de l’Uganda,
marque d’une façon saisissante la fragmentation de l’aire ancienne de dis¬
persion d’une espèce, par suite des modifications climatiques.
N’est-il pas intéressant aussi de trouver sur l’Elgon, à 2.500 m. d’altitude,
un Pholcus ( Ph. Chappuisi , n. sp.) qui s’apparente étroitement au Ph. luci¬
fugus E. S. et Fage qui peuple les grottes de la province de Tanga et de Zan¬
zibar, quand on sait que ces deux espèces représentent à elles seules, sous les
tropiques, le groupe du Ph. phalangioides de chez nous ?
Notons enfin, que la grotte de Shimoni abrite également un Palpimanide,
Hybosida scabra E. S. et Fage, extrêmement voisin de VH. Lesserti Berland,
qui vit dans les prairies alpines à Lobelia du mont Kinangop, dans l’Aberdare.
Bien d’autres exemples pourraient être invoqués — et je ne doute pas
qu’ils se multiplient par la suite — qui montrent que les hauts sommets sont,
au même titre que les grottes humides, des zones de refuge où les espèces,
largement répandues alors que les conditions climatiques étaient autres, se
sont conservées.
Je rappelle que j’ai signalé (1931) un phénomène tout à fait analogue pour
le genre Porrhomma d’Europe, dont les espèces mènent dans les régions sep-
ARACHNÏDA, ARANEAE
337
tentrionales une existence épigée, tandis que plus au sud, elles se réfugient
en partie sur les hautes montagnes, en partie dans les cavernes. Il nous plaît
de constater, à ce propos, qu’en partant à la découverte de la faune des hautes
montagnes de l’Afrique tropicale, le D r Jeannel était encore guidé, sans qu’il
s’en doutât peut-être, par son sûr instinct de spéologue.
Nous devons donc admettre que, pour toutes ces espèces, leur isolement
date seulement de la fin des grandes périodes pluviales contemporaines du
glaciaire d’Europe. On est d’accord, en effet, pour reconnaître l’existence en
Afrique de deux grandes périodes de précipitations atmosphériques intenses
en concordance, l’une avec la première et la deuxième glaciation, l’autre
avec le Rissien et le Wurmien. A cette époque, les espèces véritables « reliques
pluviales », comme les appelle Hutchinson (1933), que nous voyons réfugiées
aujourd’hui dans les zones humides des différents sommets ou dans les grottes,
pouvaient sans doute coloniser la plaine.
Mais, c’est aussi à la faveur de ces conditions exceptionnelles que certains
représentants de la faune paléarctique ont pu atteindre la zone tropicale. Il
est en effet remarquable de constater combien est richement représentée
cette faune dans les régions que nous étudions. Nous en citerons seulement
quelques exemples.
Parmi les Oonopides, le Dysderina perarmata de l’Elgon appartient au
même groupe que le D. loricata (E. S.) du midi de la France et se range tout à
côté d’une espèce actuellement représentée en Égypte, D. scutata Cb., qui
semble jalonner une étape de cette migration Nord-Sud.
Je rappelle que les Pholcus Chappuisi et lucifugus s’apparentent étroite¬
ment à notre Ph. phalangioides et par ce caractère se distinguent complète¬
ment des autres Pholcus tropicaux.
Mais, c’est surtout parmi les Érigones que les exemples de ces relations
faunistiques abondent : les genres Asthenargus , Lophocarenum, Araeoncus,
Rhaebothorax sont tous des genres européens. L’ Asthenargus inermis repré¬
sente, au Kilimandjaro, au Kénya et au Marakwet, un genre dont les trois
autres espèces sont propres à la faune française. Le Lophocarenum physeter
du Marakwet est étroitement allié au L. ineditum qui, commun en France,
se retrouve aussi en Égypte. L 'Araeoncus victorianyanzae est extrêmement
voisin de VA. altissimus des Pyrénées. Le Rhaebothorax elgonensis est, en
Afrique, le seul représentant d’un genre dont toutes les spèces sont alpines
ou fréquentent, en Europe, les régions humides.
Rappelons aussi que le Leptyphantes biseriatus E. S. et Fage du Kénya et
le L. tropicalis Tullgr, du Kilimandjaro appartiennent précisément au groupe
des Leptyphantes alpins, si richement représentés dans notre faune ; que la
famille des Telemidae comprend en tout deux espèces dont l’une ( Telema
tenella E. S.) est propre aux grottes des Pyrénées et l’autre ( Apneumonella
oculata Fage) habite une grotte de la province de Tanga ; que le Malthonica
africana E. S. et Fage du mont Kénya est le correspondant du M. lusitanica
E. S. de l’Europe sud-occidentale.
MISSION SCIENTIFIQUE DE L'OMO. — T. III. 22
338
L. FAGE
Il n’est donc pas exagéré de dire qu’au moins une partie notable de la faune
de l’Est-Africain, celle qui nous intéresse ici directement, a été empruntée
à la région paléarctique à un moment où les migrations étaient facilitées par
l’humidité et les basses températures des périodes pluvieuses. On trouvera
d’ailleurs dans les travaux de Lundblad (1927), de Lônnberg (1929) et de
Hutchinson (1933), pour ne citer que les plus récents, de nombreux exemples
de ces emprunts faits à des groupes les plus divers.
Quand, à ce climat froid et humide, a succédé, par diverses étapes dont
chacune a dû raréfier cette faune septentrionale, le climat chaud et sec actuel,
les survivants n’ont pu se maintenir que dans les grottes de la plaine ou sur les
massifs montagneux auxquels ils avaient alors librement accès, et l’on com¬
prend que la même espèce ait pu coloniser plusieurs sommets ou à la fois la
grotte et la montagne. Mais lorsque ces refuges ont été définitivement isolés
par des plaines au climat hostile, il s’est produit, pour les espèces particuliè¬
rement malléables, des différenciations sur place qui ont entraîné la formation
d’endémiques propres à chaque refuge. C’est par ce processus, sans doute,
que se sont différenciées les trois espèces du genre Callitrichia. C’est aussi le
cas, du genre Spermophora dont aucune espèce n’est commune aux différents
sommets, mais dont les caractères spécifiques sont très faiblement accusés ;
c’est le cas également du Gamasomorpha pusilla propre au Kilimandjaro,
mais extrêmement voisin du G. Jeanneli qui est demeuré sans changement à
la fois sur l’Elgon et le Marakwet. J’ai signalé plus haut que V Asthenargus
inermis , dont les exemplaires du Kénya sont identiques à ceux du Marakwet,
montre un début de variation sur le Kilimandjaro. C’est pourquoi nous pen¬
sons que tous ces endémiques appartenant à une faune importée sont de for¬
mation relativement récente.
Il existe, bien entendu à côté de cette faune d’importation récente, une
faune autochtone, une faune primitive à laquelle celle que nous étudions
s’est superposée, et il est même possible que, parmi les Érigones, ce genre
Callitrichia , aux caractères si particuliers, lui appartienne. En tout cas, les
espèces en sont nombreuses dans la plaine aux basses altitudes et se rattachent
facilement à l’ensemble des formes caractéristiques de la région éthiopienne.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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INDEX DES ESPÈCES
GENRES ET AUTRES GROUPES CITÉS
REPTILIA
(Agamidae, Chamaeleontidae, Geckonidae, Lacertidae, Scincidae ;
Boidae, Colubridae, Viperidae)
agaraa (Agama), 162.
Agama (genre), 162.
Algiroides (genre), 166.
Alleni (Algiroides), 166.
Aparallactus (genre), 178.
arietans (Bitis), 178.
atricollis (Agama), 166.
bitaeniatus (Chamaeleon), 171.
Bitis (genre), 178.
Boaedon (genre), 176.
Brooki (Hemidactylus), 160.
capense (Lycophidium), 176.
carinatus (Echis), 178.
caudospina (Agama), 164.
Chamaeleon (genre), 171.
colubrina (Eryx), 176.
Crotaphopeltis (genre), 177.
Dasypeltis (genre), 177.
Echis (genre), 178.
elgonis (Agama), 163.
Ellioti (Chamaeleon bitaeniatus), 172.
Eremias (genre), 167.
Eryx (genre), 176.
Hemidactylus (genre), 160.
Hôhneli (Chamaeleon bitaeniatus), 172.
hotamboeia (Crotaphopeltis), 177.
irregularis (Mabuia), 169.
isolepis (Hemidactylus), 160.
Jacksoni (Aparallactus), 178.
Jacksoni (Chamaeleon), 171.
Jacksoni (Lacerta), 166.
Jacksoni (Thrasops), 177.
Lacerta (genre), 166.
laevigatus (Chamaeleon senegalensis), 171.
lineatus (Boaedon), 176.
lionotus (Agama), 162.
Lycophidium (genre), 176.
Lygodactylus (genre), 161.
Mabuia (genre), 168.
Naja (genre), 178.
nigricollis (Naja), 178.
occidentalis (Agama), 165.
picturatus (Lygodactylus), 161.
Psammophis (genre), 177.
quinquetaeniata (Mabuia), 168.
Rüppeli (Agama), 165.
scaber (Dasypeltis), 177.
Schubotzi (Chamaeleon bitaeniatus), 173.
senegalensis (Chamaeleon), 171.
sexlineata (Eremias Spekei), 167.
Spekei (Eremias), 167.
striata (Mabuia), 170.
subtaeniatus (Psammophis), 177.
Sundevalli (Mabuia), 170.
Thrasops (genre), 177.
varia (Mabuia), 168.
Worthingtoni (Bitis), 178.
AMPHIBIA
(Bufonidae,
aberdariensis (Rana), 183.
acridoides (Phrynobatrachus), 187.
Arthroleptis (genre), 186.
Bufo (genre), 179.
Chappuisi, n. sp. (Bufo), 182.
Delalandi (Rana), 184.
Pipidae, Ranidae)
fuscigula (Rana), 185.
Hyperolius (genre), 186.
lævis (Xenopus), 179.
marakwelensis, n. subsp. (Bufo regula-
ris), 180.
marmoratus (Hyperolius), 186.
22 *
342
INDEX DES ESPÈCES
mascareniensis (Rana), 183.
minutus (Arthroleptis), 186.
Mocquardi (Bufo), 182.
Muelleri (Xenopus), 179.
Nutti (Rana), 184.
oxyrrhynchus (Rana), 184.
Phrynobatrachus (genre), 187,
polycerus (Bufo), 181.
Rana (genre), 183.
regularis (Bufo), 179.
symetricus (Hyperolius), 186.
Xenopus (genre), 179.
(Harpacticoidae
africanus, n. subsp. (Maraenobiotus Bru-
cei), 279.
Arambourgi, n. sp. (Elaphoidella), 250.
Brucei (Maraenobiotus), 279.
caffer (Parastenocaris), 284.
crassicaudis, n. sp. (Elaphoidella), 261.
dispersa, n. sp. (Elaphoidella), 259.
Echinocamptus (genre), 263.
Elaphoidella (genre), 249.
elgonensis, n. sp. (Elaphoidella), 253.
elgonensis, n. subsp. (Maraenobiotusinsi-
gnipes), 278.
insignipes (Maraenobiotus), 278.
(Charontidae,
Alluaudi.n. sp. (Tarentuia), 297.
bacillifera (Tarentuia), 297.
Charinus (genre), 300.
Deflersi (Myodalis), 298.
diblemma, n. sp. (Charinus), 301.
COPEPODA
Harpacticidae)
Jeanneli, n. sp. (Echinocamptus), 268.
kamerunensis (Echinocamptus), 266.
kenyensis, n. sp. (Elaphoidella), 256.
Maraenobiotus (genre), 274.
massai, n. sp. (Elaphoidella), 257.
monticola, n. sp. (Echinocamptus), 273.
muscicola, n. sp. (Parastenocaris), 283.
Parastenocaris (genre), 280.
Tigriopus (genre), 285.
verrucosus, n. sp. (Echinocamptus), 268.
villosus (Echinocamptus), 266.
vuigaris, n. sp. (Echinocamptus), 268.
. PEDIPALPI
Tarentulidae)
Jeanneli, n. sp. (Charinus), 300.
Myodalis (nov. gen.), 295, 298.
Tarantula (genre), 295.
Telekii (Tarentuia), 298.
tenella, n. sp. (Myodalis), 299.
ARACHNIDA SCORPIONES
(Buthidae, Scorpionidae)
Babycurus (genre), 303.
Buthus (genre), 301.
dentatus (Odonturus), 303.
Emini (Buthus), 301.
Fischeri (Uroplectes), 303.
gigas (Babycurus), 303.
granimanus (Parabuthus), 302.
Odonturus (genre), 303.
pallidus (Pandinus), 304.
pallidus (Parabuthus), 302.
Pandinus (genre), 304.
Parabuthus (genre), 302.
pictus (Babycurus), 303.
Uroplectes (genre), 303.
ARACHNIDA SOLIFUGAE
(Ceromidae, Daesiidae, Galeodidae, Rhagodidae, Solpugidae)
arabs (Galeodes), 309.
bicolor (Zeriassa), 307.
Biton (genre), 306.
Ceroma (genre), 305.
Galeodes (genre), 309.
meruensis (Solpuga), 309.
merope (Solpuga), 309.
ornata (Rhagodoca), 305.
ornatum (Ceroma), 305.
Rhagodoca (genre), 305.
Roeweri, n. sp. (Solpuga), 307.
Ruspolii (Zeriassa), 306.
semifusca (Solpuga), 309.
Solpuga (genre), 307.
spinulosa (Zeriassa), 307.
velox (Biton), 306.
Zeriassa (genre), 306.
INDEX DES ESPÈCES
343
ARACHNIDA ARANEAE
(Argiopidae, Ctenisidae, Oonopidae, Pholcidae)
Alluaudi, n. sp. (Strongyliceps), 320.
alticola, n. sp. (Lophocarenum), 322.
Ancylotrypa (genre), 310.
Araeoncus (genre), 326.
Arambourgi, n. sp. (Smeringopus), 319.
Asthenargus (genre), 329.
Berlandi, n. sp. (Spermophora), 317.
Chappuisi, n. sp. (Pholcus), 315.
Callitrichia (nov. gen.), 330.
citrinus (Oonops), 315.
Dysderina (genre), 314.
elgonensis, n. sp. (Rhaebothorax), 328.
fasciata, n. sp. (Ancylotrypa), 310.
Gamasomorpha (genre), 312.
hamifer, n. sp. (Callitrichia), 330.
hoplites (Gamasomorpha), 312.
inermis (Asthenargus), 329.
Jeanneli, n. sp. (Gamasomorpha), 312.
kenyae, n. sp. (Callitrichia), 333.
Lophocarenum (genre), 322.
macrophthalmus (Triaeris), 311.
marakweti, n. sp. (Callitrichia), 332.
Oonops (genre), 31a.
Pasteuri, n. sp. (Lophocarenum), 323.
perarmata, n. sp. (Dysderina), 314.
Pholcus (genre), 315.
physeter, n. sp. (Lophocarenum, 324).
Rhaebothorax (genre), 328.
Smeringopus (genre), 319.
Spermophora (genre), 317.
straba, n. sp. (Dysderina), 314.
Strongyliceps (nov. gen.), 320.
Triaeris (genre), 311.
victorianyanzae, n. sp. (Araeoncus), 326.
INSECTA COLEOPTERA
(Cieindelidae, Carabidae Panagaeini)
abyssinica (Cicindela), 133.
alboguttata (Cicindela), 134.
angulicollis (Megacephala), 134.
boreodilatata (Cicindela), 134.
brevicollis (Cicindela), 134.
cheranganensis, n. sp. (Microcosmus),
140.
Cicindela (genre), 133.
Craspedophorus (genre), 137.
dongalensis (Cicindela), 133.
eustalactus (Psecadius), 139.
Jeanneli (Craspedophorus), 138.
juvenilis (Tefflus), 137.
marakwetianus, n. sp. (Microcosmus), 139.
Megacephala (genre), 134.
melancholica (Cicindela), 133.
Microcosmus (genre), 139.
nilolica (Cicindela), 134.
octoguttata (Cicindela), 133.
Psecadius (genre), 138.
rectangularis (Cicindela), 133.
regalis (Cicindela), 134.
regalis (Megacephala), 134.
Tefllus (genre), 137.
INSECTA HYMENOPTERA
(Ichneumonidae)
abyssinica (Neotheronia), 16.
aequatorialis, n. subsp. (Pimpla prope-
rata), 13.
Aelhiopischnus (genre), 244.
aethiopicus, n. subsp. (Enicospilus lahi-
mierus), 78.
Afrectopius (nov. gen.), 232.
africanus, n. sp. (Aethiopischnus), 244.
africanus (Cryptus), 3.
Afrocoelichneumon (genre), 228.
Afromelanichneumon (genre), 229.
albifasciatus, n. sp. (Compsophorus),
230.
Allocamptus f genre), 50.
Alluaudi, n. sp. (Apatetor), 234.
Alluaudi, n. sp. (Asphragis), 25.
Alluaudi, n. sp. (Daugna), 30.
Amesospilus (genre), 51.
amicus (Metacoelus), 38.
analis (Oneillella), 4.
anceps (Amesospilus), 57.
Andersoni, n. sp. (Ibornia), 36.
annulicornis (Holcopimpla), 11.
anomala, n. sp. (Viereckiana), 82.
antennalis, n. sp. (Asphragis), 23.
Apatetor (genre), 234.
appendiculata (Neurogenia), 98.
Arambourgi, n. sp. (Asphragis), 26.
armatus, n. sp. (Charops), 84.
Asphragis (genre), 20.
ater (Charops), 83.
Atropha (genre), 26.
attenuatus (Longichneumon), 240.
Babaulti, n. sp. (Atropha), 26.
344
INDEX DES ESPÈCES
Babaulti, n. sp. (Schizospilus), 81.
Bassus (genre), 42.
bicolor, n. sp. (Ibornia), 34.
bilineata, n. sp. (Musakia), 236.
bicolor (Pimpla), 14.
bicolor (Triclistus), 37.
Brachycoryphus (genre), 3.
brevicornis, n. sp. (Metopius), 31.
caffra (Ilemipimpla), 8.
calliphora (Pimpla), 13.
calliptera (Hemipimpla), 8.
capensis (Amesopilus), 57.
capensis (Osprynchotus), 3.
Chappuisi, n. sp. (Asphragis), 22.
Cbaritopimpla (genre), 11.
Charops (genre), 83.
Clistopyga (genre), 6.
communis (Amesospilus), 56.
Compsophorus (genre), 230.
congestus (Enicospilus), 67.
continentalis, n. sp. (Xanthocampoplex),
86 .
conviva. n. sp. (Metacoelus), 38.
corrugatus (Pyramidellus), 231.
Cratichneumon (genre), 240.
crocata (Pimpla), 13.
croccata, n. sp. (Ebiicha), 89.
crassus, n. sp. (Ophthalmochorus), 99.
curvicauda, n. sp. (Polysphincta), 6.
Cryptas (genre), 3.
curvus, n. sp. (Rhopalophion), 49.
cyanea (Pimpla), 14.
Daugna (nov. gen.), 29.
Delaulax (genre), 9.
Deltops (nov. gen.), 84.
Diceratops (genre), 19.
Dioctes (genre), 92.
distans, n. sp. (Eremotylus), 43.
diversipes (Charops), 83.
divisus, n. sp. (Schizospilus), 79.
Ebiicha (nov. gen.), 88.
Echthromorpha (genre), 15.
ejecta, n. sp. (Nemeritis), 90.
elegantissima (Pimpla), 14.
Enicospilus (genre), 66.
Eremotylus (genre), 45.
eucoeleus (Pyramidellus), 231.
Evirchoma (genre), 239.
excellens, n. sp. (Evirchoma), 239.
Exochus (genre), 38.
facialis, n. sp. (Asphragis), 23.
fortis, n. sp. (Amesospilus), 53, 62.
Foveosculum (genre), 237.
fractus, n. sp. (Eremotylus), 48.
frontalis (Cratichneumon), 241.
fuiiginosus (Charops), 84.
furius, n. sp. (Enicospilus), 74.
Gabunia (genre), 5.
Genàemirum (nov. gen.), 229.
gigas (Osprynchotus), 3.
gracilis (Cratichneumon), 243.
granulicoxis, n. sp. (Deltops), 85.
gulosus. n. sp. (Amesospilus), 55, 60.
gryps (Pepsijoppus), 232.
haemorrhoidalis (Clistopyga), 6.
Hemipimpla (genre), 8.
hemitelina, n. sp. (Mavandiella), 97.
Ilolcopimpla (genre), 10,
Homotropus (genre), 44.
humeralis, n. sp. (Asphragis), 21.
Ibornia (nov. gen.), 32.
incitator (Clistopyga), 6.
incompleta, n. sp. (Mavandia), 96.
Ischnojoppa (genre), 214.
Iseropus (genre), 12.
interstitialis (Enicospilus), 66.
Itoplectis (genre), 15.
Jeanneli, n. sp. (Afrocoelichneumon), 228.
Jeanneli, n. sp. (Asphragis), 24.
Jeanneli, n. sp (Delaulax), 9.
justus, n. sp. (Amesospilus), 54, 63.
kenyae, n. sp. (Afrectopius), 233.
kenyensis, n. sp. (Diceratops), 19.
kenyensis, n. sp. (Homotropus). 44.
kenyensis. n. subsp. (Metacoelus con¬
viva), 38.
laevis, n. sp. (Amesospilus), 53, 59.
lahimierus, n. sp. (Enicospilus), 77.
Leptocryptus (genre), 4.
limpidus, n. sp. (Orthocentrus), 41.
Liojoppa (genre), 230.
longiceps, n. sp. (Orthocentrus), 39.
Longichneumon (genre), 240.
lucida (Liojoppa), 230.
lucidus (Cratichneumon), 240.
lugubris (Metopius), 31.
luteola (Xanthopimpla), 16.
luteum (Tetractenion), 27.
luteus, n. sp. (Itoplectis), 15.
mandibularis (Triptognathus), 244.
Mavandia (nov. gen.), 94.
Mavandiella (nov. gen.), 97.
marakwetensis, n. sp. (Bassus), 43.
médius, n. sp. (Enicospilus), 72.
Melanichneumon (genre), 236.
menamena, n. sp. (Enicospilus), 78.
Metacoelus (genre), 38.
meruensis, n. sp. (Cratichneumon), 241.
mesoleucum, n. sp. (Genàemirum), 230.
Metopius (genre), 31.
minor, n. sp. (Teleutaea), 17.
mollis, n. sp. (Enicospilus), 73.
Musakia (genre), 235.
nairobiensis, n. sp. (Cratichneumon),
242.
nanyukiana, n. sp. (Mavandia), 94.
natalensis (Delaulax), 9.
Nemeritis (genre), 90.
Neotheronia (genre), 16.
Nepiera (genre), 86.
INDEX DES ESPÈCES
345
Neurogenia (genre), 98.
nigricauda, n. subsp. (Enicospilus inters-
titialis), 67.
nigriceps (Phaisura), 233.
nigricornis (Holcopimpla), 10.
Nototrachys (genre), 45.
nubeculatus, n. subsp. (Enicospilus ru-
bens), 69.
nyerinus, n. sp. (Perilissus), 28.
obliqua, n. sp. (Nepiera), 86.
obnoxius, n. sp. (Enicospilus), 75.
oculator, n. sp. (Enicospilus), 76.
Oneillella (genre), 4.
Ophthalmochorus (genre), 99.
Orthocentrus (genre), 39.
Osprynchotus (genre). 3.
Passaventi (Exochus), 38.
Perilissus (genre), 27.
Pepsijoppa (genre), 232.
persimilis (Cratichneumon), 243.
pescator, n. sp. (Amesospilus), 65.
Pimpla (genre), 12.
Phaisura (genre), 233.
Phytodietus (genre), 5.
Pleurodontoplax (genre), 8.
pollutus, n. sp. (Eremotylus), 47.
Polysphincta (genre), 6.
Procerochasmias (genre), 238.
properata (Pimpla), 13.
provocator. n. sp. (Iseropus), 12.
pseudopterum (Delaulax), 9.
pulchelia (Sjôstedtella), 18.
pulchellus (Amesospilus), 56.
pulsator, n. sp. (Nemeritis), 91.
punctatulus, n. sp. (Nototrachys). 45.
Pyramidellus (genre), 231.
quietus, n. sp. (Amesospilus), 55, 61.
rapax, n. sp. (Allocamptus), 50.
regulator, n. sp. (Dioctes), 92.
Rhopalophion (nov. gen.), 49.
rubens (Enicospilus), 69.
rubripes (Pimpla), 14.
rufipes, n. subsp. (Osprynchotus capen-
sis), 3.
rufithorax (Brachycoryphus), 3.
rufithorax, n. sp. (Procerochasmias),
238.
rufiventris (Afromelanichneumon), 229.
rufus (Enicospilus), 68.
rundiensis (Enicospilus), 68.
rupeus, n. sp. (Amesospilus), 54, 64.
ruwenzoriensis, n. sp. (Bassus). 42.
Schizospilus (nov. gen ), 79.
scutellaris (Stenophorus), 238.
semiflavus, n. sp. (Orthocentrus), 39.
sericata (Charitopimpla), 11.
Seyrigi, n. sp. (Foveosculum), 237.
similis (Ischnojoppa), 244.
sinifer (Apatetor), 234.
sinuatus (Melanichneumon), 236.
Sjôstedtella (genre), 18.
solitaria, n. sp. (Nepiera), 88.
spectabilis (Pimpla), 73.
speculator, n. sp. (Leptocryptus), 4.
Stenophorus (genre), 238.
subtilis (Musakia), 235.
tegularis (Charops), 83.
Teleutaea (genre), 17.
testaceus (Stenophorus), 239.
Tetractenion (genre), 27.
Theronia (genre), 16.
togoensis (Gabunia), 5.
Triclistus (genre), 37.
Triptognathus (genre), 244.
tsigegeus, n. sp. (Amesospilus), 54, 58.
unicoior, n. sp. (lbornia), 36.
unidens, n. sp. (Enicospilus), 71.
univittata, n. sp. (Theronia), 16.
variabilis (Evirchoma), 239.
varicolor, n. sp. (Phytodietus), 5.
variegata (Echthromorpha), 15.
verecundus (Pyramidellus), 232.
Viereckiana (genre), 82.
vipioides (Hemipimpla), 8.
vorax, n. sp. (Enicospilus), 70.
Xanthocampoplex (genre), 86.
Xanthopimpla (genre), 16.
INSECTA NEUROPTERA
(Ascalaphidae, Berothidae, Chrysopidae, Hemerobiidae,
Myrmeleonidae, Nemopteridae)
acuta (Cueta), 106.
Ancylopteryx (genre), 117.
atomarius (Myrmecaelurus), 106.
Berlandi, n. sp. (Nina), 113.
Berotha (genre), 120.
Chappuisi, n. sp. (Creolon), 112.
Chappuisinus, n. sp. (tlypsoleon), 103.
Chrysopa (genre), 115.
Creoleon (genre), 111.
Cueta (genre), 106.
decussatus (Creoleon), 112.
elgonica, n. sp. (Ancylopteryx), 117.
falcatus (Creoleon), 112.
Ganussa (genre), 108.
guttata, n. sp. (Nelneja), 105.
Hemerobius (genre), 118.
hyalinus (Morter), 103.
Hypsoleon (nov. gen.), 103.
Ierbergeri (Protmesibasis), 101.
incerta, n. sp. (Chrysopa), 115.
346
INDEX DES ESPÈCES
infernalis (Sogra), 103.
interioris (Palpares), 102.
Jeanneli, n. sp. (Omoleon), HO.
Klugi (Palpares), 102.
lineata, n. sp. (Nodalla), 121.
lodwarina, n. sp. (Ganussa), 108.
Morter (genre), 103.
Myrmecaelurus (genre), 106.
mysteriosa (Cueta), 106.
Nelees (genre), 106.
Nelneja (nov. gen.), 104
Nenus (genre), 119.
Nina (genre), 113.
Nodalla (genre), 121.
nubifer (Creoleon), 111.
obscuratus, n. sp. (llemerobius), 118.
Omoleon (nov. gen.), 110.
Palpares (genre), 102.
parallelus, n sp. (Nenus), 119.
podagrica, n. sp. (Ganussa), 109
Podallea (nov. gen.), 122.
princeps, n. sp. (Nelees), 106.
Protmesibasis (genre), 101.
reconditus (llemerobius), 118.
seriata, n. sp. (Podallea), 123.
socia, n. sp. (Chrysopa), 116.
Sogra (genre), 103.
sordidatus, n. sp. (Tahulus), 113.
squamulata, n. sp. (Berotha), 120.
striatella, n. sp. (Nodalla), 122.
Tahulus (genre), 113,
tristictus, n. sp. (Nelees), 107.
turkanensis, n. sp. (Chrysopa), 113.
umbrosa (Chrysopa), 113.
INSECTA EMBIOPTERA
(Oligotomidae)
Oligotoma (genre), 124. | Saundersi (Oligotoma), 124.
INSECTA EPHEMEROPTERA
(Baetidae, Ecdyonuridae, Heptagenidae, Oligoneuridae, Prosopistomatidae)
aelhereus, n. sp. (Ëcdyonurus), 126.
Caenis (genre), 132.
Cloeon (genre), 131.
De Guernei (Prosopistoma), 129.
Ëcdyonurus (genre), 126.
Ecdyurus (genre), 131.
grandaeva, n. sp. (Oligoneuriella), 125.
Oligoneuriella (genre), 12a.
Oligoneuria (genre), 130.
Prosopistoma (genre), 129.
INSECTA PLECOPTERA
(Perlidae)
Arambourgana, n. sp. (Neoperla), 124. | Neoperla (genre), 124.
INSECTA TRICHOPTERA
(Leptoceridae)
caudata, n. sp. (Oecetis), 127. | Oecetis (genre), 127.
INSECTA HEMIPTERA, AQUATICA
(Belostomidae, Corixidae, Gerridae, Helotrephidae, Hydrometridae,
Naucoridae, Nepidae, Notonectidae, Pleidae)
abyssinica (Micronecta), 216.
aegyptia (Hgdrometra), 193.
albolineolata (Hydrometra), 191.
Anisops (genre), 208.
Bleekiana (Micronecta), 216.
convexus (Macrocoris), 196.
Daigrei, n. sp. (Enithares), 206.
debilis (Anisops), 211.
dimidiata (Micronecta), 216.
Diplonychus (genre), 199.
dissimulatus (Laccotrephes), 201.
diversa (Gerris), 193.
Enithares (genre), 203.
Fabricii (Laccotrephes), 200.
flavicollis (Macrocoris), 196.
Gerris (genre), 193.
glauca (Enithares), 203.
gracilenta (Hydrometra), 192.
llancocki (Helotrephes), 202.
Helotrephes (genre), 202.
INDEX DES ESPÈCES
347
hoggarica (Sigara), 214.
Hungerfordi, n. sp. (Anisops), 213.
Hydrometra (genre), 191.
Jeanneli, n. sp. (Enithares), 205.
Laccocoris (genre), 196.
Laccotrephes (genre), 200.
limigenus (Laccocoris), 196.
Macrocoris (genre), 196.
Micronecta (genre), 215.
Naucoris (genre), 195.
nepoides (Diplonychus), 199.
obscuratus (Naucoris), 195.
parvipes (Ranatra), 20).
pectoralis (Sigara), 215.
piccanina (Plea), 203.
Plea (genre), 202.
procerus (Diplonychus), 199.
protrusa (Stenocorixa), 213.
psyché (Anisops), 211.
pullula (Plea), 202.
Ranatra (genre), 201.
rhodopis (Enithares), 205.
sardea (Anisops), 208.
scutollaris (Micronecta), 215.
Sigara (genre), 214.
sobria (Enithares), 204.
spurcus (Laccocoris), 196.
Stenocorixa (genre), 215.
varia (Anisops), 208.
vicinus (Laccotrephes), 200.
Worthingtoni (Anisops), 211.
INSECTA PSOCOPTERA
(Psocidae)
Briggsi (Ectopsocus), 155. | Ectopsocus (genre), 155.
HIRUDINEA
(Arhynchobdella, Rhynchobdella)
Chappuisi, n. sp. (Glossiphonia), 222.
Glossiphonia (genre), 222.
Granelia (nov. gen.), 225.
Granviki, n. sp. (Hirudo), 220.
Haementeria(genre), 223.
Helobdella (genre), 221.
Hirudo (genre), 220.
Jeanneli, n. sp. (Helobdella), 221.
naivashae, n. sp. (Granelia), 225.
omoensis, n. sp. (Haementeria), 223
Whitmania (genre), 221.
TDRBELLARIA
(Triclades terricoles et paludicoles, Rhabdocoeles)
Artiocotylus (genre), 141.
baltica (Geocentrophora), 152.
Chappuisi, n. sp. (Phaenocora), 148.
cherangani, n. sp. (Artiocotylus), 144.
Dalyellia (genre), 151.
elgonense, n. var. (Macrostomumviride),
147.
Euplanaria (genre), 146.
Geocentrophora (genre), 152.
gonocephala (Euplanaria), 146.
lingua (Mesostoma). 151.
Macrostomum (genre), 147.
macrothylax, n. sp. (Artiocotylus), 141
Mesostoma (genre), 151.
Olisthanella (genre), 151.
Phaenocora (genre), 148.
viride (Macrostomum), 147.
BRYOZOA
(Phylactolèmes)
Carteri (Lophopodella), 152. | Lophopodella (genre), 152.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commen¬
cées en 1802 comme Annales du Muséum national a Histoire
naturelle ). (Un vol. par an, 200 fr.).
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (com¬
mencé en i 8 g 5 ). (Un vol. par an, 5 o fr.).
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle, nouvelle
série. (Sans périodicité fixe; abonnement pour un volume :
i 5 o fr.).
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum.
(Laboratoire de culture; paraît depuis 1822; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire
de Phanérogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume,
4 o fr.).
Revue française d'Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel,
laboratoire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement
annuel France, 5 o fr.. Etranger, 60 fr.).
Revue de Botanique appliquée et d'Agriculture coloniale.
(Directeur : M. A. Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale;
paraît depuis 1921 ; abonnement pour la France, 100 fr.).
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami,
laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1924; abonnement
France, 5 ofr., Etranger, 100 fr.).
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge,
laboratoire de Cryptogamie; parait depuis 1874; abonnement
France, 5 o fr., Étranger, 100 fr.).
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie
exotique). (Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malen-
çon, laboratoire de Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonne¬
ment France, 80 fr., Etranger, 100 fr.).
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national
d’Histoire naturelle à Dinar d. (Directeur M. A. Gruvel, labo¬
ratoire maritime de Dinard ; suite du même Bulletin à Saint-
Servan; paraît depuis 1928; prix variable par fascicule).
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadèro. (Directeur
M. P. Rivet, Musée du Trocadèro; paraît depuis ig 3 i ; prix
du numéro : 5 fr.).
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale.
(Laboratoire de Physique végétale; parait depuis 1927; échange).
Travaux du Laboratoire d’Entomologie. (Laboratoire d’Entomo¬
logie ; paraît depuis 1934 ; échange).
La Terre et la Vie , publiée en collaboration par la Société des
Amis du Muséum et la Société nationale d’Acclimatation.
Rédacteur en chef : M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris 5 *;
abonnement : 3 o fr.).
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