MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE ]N AT U R E L LE
NOUVELLE SÉRIE
TOME CINQUIÈME
L’ILE-DE-FRANCE
FASCICULE I
INTRODUCTION : Définition et grandes divisions de l'Ile-de France
l re PARTIE : Topologie
PARIS
ÉDITION DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V e )
1937
Prix exceptionnel de ce fascicule :
fr.
Août 1931
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Les Mémoires du Muséum national d’IIistoire naturelle
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant
qu’un seul mémoire.
Les Mémoires sont destinés à la publication de travaux d’une
certaine étendue concernant l’Histoire naturelle. Ceux qui sont
destinés à servir de thèses de doctorat peuvent être reçus aux
mêmes conditions que les travaux ordinaires.
Les auteurs reçoivent 25 tirages à part de leurs travaux, brochés
et sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le
commerce.
Les travaux destinés aux Mémoires du Muséum national
d’Histoire naturelle doivent être remis à M. le D r R. Jeannel,
45 bis, rue de Buffon, Paris (5 e ), ou à tout autre professeur du
Muséum. Dans tous les cas, leur publication est subordonnée à
une décision de l’Assemblée des Professeurs.
Le prix de l’abonnement, pour un volume, estdeJSP francs.
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doivent être adressés au Muséum national d’Histoire naturelle,
57, rue Cuvier, Paris (5 e ).
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TABLE DES MATIERES
L’ILE-DE-FRANCE. Étude géologique, topologique et
MORPHOLOGIQUE.
Introduction. Définition et grandes divisions de l’Ile-de-
France. 1-22
Première partie. Topologie. Étude préliminaire de l’origine
et de la répartition des noms de lieux dans l’Ile-de-France. 23-235
Table alphabétique des communes citées. 237-264
Carte en couleurs, hors texte, pl. I.
Deuxième partie. Étude géologique et morphologique des dif¬
férentes régions de V Ile-de-France.
Chapitre I. Le Vexin français. 265-353
Chapitre IL Les pays au nord-ouest de l’Oise. 365-442
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME CINQUIÈME
L’ILE-DE-FRANCE
PAUL LEMOINE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue GeolTroy-Saint-Hilaire (V')
1938
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAU
D’HISTOIRE NATURELLE
MÉMOIRES
DU
MUSEUM NATION A U
D’HISTOIRE NATURELLE
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
TOME CINQUIÈME
L'ILE-DE-FRANCE
FASCICULE I
INTRODUCTION : Définition et grandes divisions de l'Ile-de-France
l re PARTIE : Topologie
PARIS
ÉDITION DU MUSÉUM
57, Rue Cuvier (V e )
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Nouvelle série. Tome V, Fasc. 1.
Paru le 30 août 1937.
L’ILE-DE-FRANCE
ÉTUDE GÉOLOGIQUE, TOPOLOGIQUE
ET MORPHOLOGIQUE
PAR
Paul LEMOINE
PROFESSEUR DE GÉOLOGIE AU MUSÉUM NATIONAL D*HISTOIRE NATURELLE
Introduction. — Définition et grandes divisions de l’Ile-de-
France.
l re partie. — Topologie. — Étude préliminaire de l’origine et de
LA RÉPARTITION DES NOMS DE LIEUX DANS l’Ii.E-DE-FrANCE.
2° partie. — Étude géologique et morphologique des différentes
régions de l’Ile-de-France.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
1
INTRODUCTION
DÉFINITION ET GRANDES DIVISIONS
DE L’ILE-DE-FRANCE
CHAPITRE I
DÉFINITION DE LTLE-DE-FRANCE
Comment elle est caractérisée au point de vue géologique.
Le pourtour de l’Ile-de-France.
I. De Beauvais à Compiègne. — II. De Compïègne à Chauny. — III. De Chauny à
Laon. — IV. De Laon à Reims. — V. La région de Reims. — VI. D’Épernay à
Romilly. — VIL De Romilly à Montereau. — VIII. La limite de l’Ile-de-France,
entre Montereau et Chartres. — IX. La vallée de l’Eure. — X. L’Epte. — X his.
Environs de Gisors. — XL La Troesne. — XII. L’Oise entre Beaumont et Précy.
— XIII. Le bord du pays de Bray, de l’Oise à Beauvais. — XIV. Conclusions.
COMMENT ELLE EST CARACTÉRISÉE
AU POINT DE VUE GÉOLOGIQUE
L’Ile-de-France est une région très naturelle qu’il est impossible de défi¬
nir autrement que géologiquement et géographiquement.
Les recherches de Longnon 1 2 , Gallois 2 et celles de Marc Rloch 3 , etc.,
ont montré combien il était illusoire d’utiliser les méthodes historiques pour
définir des régions naturelles.
Au point de vue historique, elle n’a jamais constitué un tout; si, à un
moment donné, il a existé un Gouvernement général de l’Ile-de-France, ses
limites ne coïncidaient pas avec celles que nous adoptons ici.
1. A. Longnon, L’Ile-de-France; son origine, ses limites, ses gouverneurs. Mém. Soc. Histoire
de PariSy t. 1,1875, p. 193.
2. L. Gallois , Régions naturelles et noms de pays. Étude sur la région parisienne. Paris, 1908.
3. Marc Bloch, Les régions de la France ; IX. L’Ile-de-France (Les pays autour de Paris). Paris
1913.
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CARTE DE L'EXTENSION
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de la mer du Lutetien inférieur! Bruxellien)
Fig. 1. — Extension des dépôts nummulitiques dans le Nord de la France. (D’après Leriche.)
INTRODUCTION
5
Le nom de France, appliqué tout d’abord à la région du Parisis a été
étendu plus tard à toute l’Ile-de-France, puis à toute la France actuelle ;
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Grès de Fontainebleau
llllüll Meulières de Brie
- j Thanetien et Sparnaden
Fig. 2. — Lambeaux témoins en Champagne. (D’après Lemoine et Laurent.)
il a une tendance à s’étendre, même à nos possessions coloniales. C’est un
exemple typique de changement progressif de signification de mot L
Au point de vue administratif et historique, les limites de ses
1. D’après Marcel Bi.och ( loc. cit., p. 10), le mot « Ile-de-France » apparait pour la première fois
dans Froissart (1387).
6
PAUL LEMOINE
diverses parties ont varié maintes fois. De nombreuses discussions ont
eu lieu à cet égard ; je ne veux pas les rappeler ici.
Au point de vue géologique au contraire, l’Ile-de-France est parfaite¬
ment définie sur presque tout son pourtour. C’est « le pays à soubasse¬
ment de terrain tertiaire (Nummulitique) ». Seule sa limite sud, vers la
Beauce et l’Orléanais, difficile à établir, est un peu conventionnelle.
Le Tertiaire du bassin de Paris, est actuellement localisé aux environs
de la capitale. Mais il s’étendait autrefois bien au delà de ses limites
actuelles ; cela est d’ailleurs évident, pour des raisons théoriques. On
ne concevrait pas une mer isolée, au centre du Bassin, telle la Caspienne
actuelle, sans relation avec les autres mers du globe ; car les fossiles des
diverses couches du Tertiaire parisien offrent une analogie, et même une
identité absolue avec ceux des régions voisines, en particulier, de la
Belgique et de l’Angleterre.
On a, d’autre part, des preuves positives de cette extension, car il
reste çà et là, en dehors du massif parisien actuel, des témoins, des
« outliers », des couches qui s’étendaient autrefois à de grandes distances et
qui ont été balayées par l’érosion.
Il convient d’abord de noter que ces témoins sont généralement cons¬
titués par les couches les plus inférieures (Thanétien et Sparnacien).
Cependant, une étude minutieuse des blocs épars à la surface des pla¬
teaux a démontré l’existence ancienne du Lutétien, sur presque toute la sur¬
face des plateaux de Picardie (Leriche), prouvant ainsi l’existence de larges
communications, entre la mer parisienne et la mer belge à cette époque.
Elle a montré, également, l’existence en Champagne (Lemoine et Lau¬
rent) de blocs sannoisiens et stampiens, dont la présence permet d’en¬
trevoir les relations entre la mer stampienne du bassin de Paris et celle
de la vallée du Rhin, dont les faunes ont d’incontestables analogies.
Ces réserves faites, il convient d’étudier seulement la masse principale
du tertiaire parisien.
Elle forme presque partout un massif élevé, homogène malgré sa diver¬
sité, et limité sur presque tous ses abords, par un escarpement très net.
Cet escarpement souvent appelé, improprement, la falaise de l’Ile-de-France,
n’est pas une falaise due à l’érosion marine; elle est une « cuesta » due à
l’action de l’érosion continentale.
Mais il est curieux que, presque en aucun point, cette érosion n’est due
aux grands cours d’eau (Seine, Marne, Oise, Epte). Ceux-ci, au con¬
traire, traversent le massif de part en part, dans des vallées profondes.
II n’v a pas d’affluents secondaires sur l’emplacement, même appro¬
ché, des cuestas. Cependant, le bord de celles-ci est parfaitement déblayé
des débris qu’a dû laisser leur démantèlement.
Il est donc nécessaire de penser que ce démantèlement est dû à des
cours d’eau extrêmement anciens, qui n’ont laissé aucune trace dans la
topographie actuelle.
LES ALLUVIONS MARECAGEUSES DE L'OISE
ENTRE LA FERE ET NOYON
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Fig. 3 .
Les alluvions marécageuses de l’Oise entre La Fère et Noyon.
8 PAUL LEMOINE
LE POURTOUR DE L’ILE-DE-FRANCE
I. — De Beauvais a Compïègne.
A Reauvais, une rivière très importante, le Thérain, vient du pays
crétacé et roule des quantités d’eau importantes. Il pénètre dans le
massif tertiaire, y creuse une vallée encaissée, et va se jeter dans l’Oise
à Creil, laissant, au Nord, un massif isolé, qui porte la forêt de Hez.
Plus loin, à Clermont, une autre rivière, presque aussi importante, la
Brèche, vient également du pays crétacé, et au lieu de suivre la cuesta,
elle s’enfonce de même dans le massif tertiaire, entre Clermont et Creil,
où elle se jette aussi dans l’Oise.
Enfin, à Compiègne, ou plutôt à Verberie, l’Oise, grossie de l’Aisne,
néglige également le bord de la cuesta, traverse un massif tertiaire, pour
aller aboutir à Creil, et y recevoir les deux rivières précédentes.
La cuesta n’est suivie par aucun cours d’eau ; mais, sur une partie
de son parcours, elle est bordée par des marais.
Ce sont d’abord les marais de Rresles et les tourbières de La-Rue-Saint-
Pierre, qui bordent la forêt de Hez. Les marais de Rresles sont par¬
ticulièrement intéressants, parce qu’ils sont bordés, au Nord, par des
buttes témoins fort importantes, le mont. César, la butte de Bourguigne-
mont et la butte de la Justice. On n’a pas de notion précise sur leur âge.
Plus loin, le bord de la forêt de Hez est longé par la Brèche, qui passe à
Litz et Étouy. Au delà de Clermont, vers l’Est, la cuesta est très nette
et forme un éperon, portant l’ancien camp romain de Catenoy qui défend
l’entrée du défilé de la Brèche et le passage de la grande route de Paris à
Amiens.
Ensuite, l’emplacement de la cuesta est bordé à nouveau par des
marais (marais de Sacy-le-Grand). Là, on a des renseignements sur leur
substratum ; en effet, des forages anciens (Graves) ont traversé la tourbe et
reconnu au-dessous l’existence du Thanétien et du Sparnacien ; ils sont
donc établis sur le substratum imperméable que forment les argiles de ce
dernier niveau.
Une série de témoins situés près d’Estrées-Saint-Denis rendent loca¬
lement la cuesta moins nette ; elle est reportée vers le Sud, à hauteur de
Porit-Sainte-Maxence et de Yerberie, où elle est longée par l’Oise, dont la
vallée prend une largeur extrême, et forme une plaine humide, marécageuse
et boisée, très nette, à hauteur de Longueil. On se rend très bien compte
de ce que devaient être les cours d’eau bordant jadis la cuesta ; des rivières
demi-stagnantes, peu travailleuses, qui ont été décapitées par les rivières
actives, poussant leurs cours en amont, à travers les plateaux tertiaires.
Toute cette cuesta, de Beauvais à Compiègne, limite nettement l’Ile-de-
France à substratum de terrains tertiaires, de la Picardie à substratum
crayeux.
INTRODUCTION
9
La végétation, les cultures, jusqu’au mode de construction des mai¬
sons, changent brusquement, et nulle part mieux que là, on ne peut se rendre
compte combien la nature du sous-sol revêt d’importance pratique.
II. — De Compïègne a Chauny.
Le massif tertiaire forme, au delà de la vallée de l’Oise, deux séries
d’avancées, que l’Oise a séparées du massif principal.
Ce massif se termine plus au Nord par une cuesta qui le sépare de
la Picardie crétacée, mais cette cuesta est moins nette ; cependant, en
certains points, elle est longée par un petit affluent de l’Oise, l’Aronde.
Ce petit massif, assez bien individualisé, est le Noyonnais.
L’Oise qui le sépare de l’Ile-de-France proprement dite forme, au
moment où elle s’enfonce dans le massif, une vallée large, marécageuse,
tourbeuse (fig. 3), tout à fait analogue à celle qu’elle forme vers Yerberie.
Il est curieux de constater que la vallée de l’Oise, sinon l’Oise elle-même,
qui a régularisé à peu près son cours, montre une série de parties tourbeuses
sans pentes, séparées par des zones de creusement où la vallée est étroite.
On a partout l’impression d’une rivière récemment établie.
III. — De Chauny a Laon.
L’éperon tertiaire de Saint-Gobain domine la région basse, crétacée,
de Chauny, qui constitue le Vermandois, où existent d’ailleurs de nom¬
breux lambeaux tertiaires.
La cuesta se continue vers Laon, qui forme un nouvel éperon, singu¬
lièrement abrupt (de + 78 à + 181 = 103 m. de dénivellation).
La plaine crétacée est mal drainée ; mais, non loin de la cuesta, la Serre
coule parallèlement à elle.
Or, la Serre est une rivière calme, comme d’ailleurs toutes les rivières de
pays crétacé ; elle se trouve nettement dans le prolongement de la Somme.
Bien plus, on a trouvé dans les alluvions anciennes de la Somme des
cailloutis étrangers à son bassin, qui ne se trouvent que dans le haut
bassin de la Serre.
Ainsi, on a la certitude qu’il existait à une époque ancienne du Pliocène
quaternaire, un vieux réseau hydrographique, tel que Somme-Serre et que
l’Oise, au cours perpendiculaire, est une rivière surajoutée, ayant capté
jusqu’à la Serre, et même au delà.
Cette conception éclaire le rôle de l’Aisne, qui vient se jeter dans l’Oise,
à Compiègne, et que l’on verrait fort bien se prolonger topographiquement
vers Beauvais.
10
PAUL LEMOINE
IV. — Laon a Reims.
De Laon à Reims, la cuesta est également très nette. Elle est bordée à nou¬
veau par une zone marécageuse qui s’étend de la Thiérache au Rémois. La
Souche, affluent de la Serre, y prend son origine, mais la pente générale es^
si faible que rien ne sépare en fait le bassin delà Serre de celui de l’Aisne.
V. — La région de Reims.
Dans toute cette région, la cuesta, toujours très nette, est presque
exactement Nord-Sud. Il convient de dire qu’elle n’a peut-être pas la
même origine que précédemment, et qu’elle n’est peut-être pas due uni¬
quement au démantèlement.
En effet, les couches tertiaires de base (Thanétien, Sparnacien, Cui-
sien, Lutétien, Rartonien) sont ici à la limite de leur extension ; elles
passent latéralement à des faciès lacustres et continentaux ; elles dimi¬
nuent d’épaisseur et finissent par disparaître, de telle sorte que la struc¬
ture géologique entre certainement ici, pour une cause importante, dans
la constitution de la cuesta et que la cuesta est presque originelle. Malgré
cela le processus de dénudation a dû être prédominant, car le massif ter¬
tiaire est traversé, là comme ailleurs, par des rivières, par l’Aisne
d’abord, puis par la Vesle et enfin, vers Épernay, par la Marne.
La montagne de Reims constitue un éperon très important, entre
Reims et Épernay, que la ligne du chemin de fer doit traverser par un long
souterrain (5 kil.).
INTRODUCTION
11
Les pentes de la montagne de Reims sont couvertes de vignobles, qui
s’étagent, non pas sur la craie de Champagne, mais sur les sédiments ter¬
tiaires ou sur leurs produits d’éboulements, de telle sorte, que géologique¬
ment parlant, le vin de Champagne est du vin d’Ile-de-France ; d’ailleurs,
les vignobles se poursuivent assez loin dans le massif tertiaire, tandis qu’à
l’Est, en pays crétacé, les vignobles deviennent rares et ne reprennent
qu’en Champagne humide.
Une butte témoin, isolée à l’Est de Reims, le mont de Berru, montre
nettement que les couches tertiaires se prolongeaient au delà de l’empla¬
cement actuel de la cuesta. Elle montre également la terminaison des
sédiments tertiaires marins, le Thanétien passe à l’état de calcaire lacustre
de Rilly ; le Lutétien et le Bartonien ont disparu. Les meulières de Brie
continuent, seules, inchangées, et elles se prolongent beaucoup plus loin,
au moins jusqu’à Sommepy au N., jusqu’à Sommesous au S., où elles
reposent directement sur la craie (voir fig. 2).
VI.— D’Épernay a Romilly.
Sur ce parcours, la cuesta est constituée par les équivalents lacustres du
T ertiaire inférieur et par la meulière de Brie.
La caractéristique de la cuesta dans cette région est que les rivières ne
la traversent pas, comme dans les régions précédentes, ou plutôt qu’elles ne
la traversent plus ; car, à une époque relativement récente le Grand-Morin,
le Petit-Morin et même le Surmelin, poussaient leurs eaux de tête bien
au delà, de la cuesta. Leurs parties amont, en région crayeuse, ont été cap¬
tées par de petits affluents de la Marne et de l’Aube; l’un des témoins de
cette capture est le marais de Saint-Gond. Il est possible que ces captures
récentes ne fassent que ressusciter un état de choses ancien. De rares îlots,
témoins, subsistent au delà de la cuesta; c’est d’abord le mont Aimé, à l’Est
de Vertus, qui présente cette particularité d’être constitué par des cal¬
caires pisolithiques (étage montien) ; un autre est celui de Sézanne, cons¬
titué par le travertin de Sézanne, équivalent continental du Thanétien et
célèbre par ses belles empreintes de plantes fossiles.
VIL — De Romilly a Montereau.
Cette région est la seule où la cuesta de l’Ile-de-France soit longée par
une rivière, la Seine, qui a ici un fond plat et tourbeux (fig. 4 bis), tout à fait
analogue à celui de l’Oise à Verberie ou à Chauny.
Ce tronçon de Seine a d’ailleurs une situation topographique- très curieuse,
car il relie perpendiculairement les deux tronçons parallèles, de la haute
Seine et de FYonne.
On concevrait très bien que la Haute-Seine et l’Aube s’écoulent parai-
12
PAUL LEMOINE
lèlement au Grand-Morin, et que cette région entre Romilly et Montereau,
au lieu d’être parcourue par la Seine, soit asséchée, abandonnée à l’état de
marais tourbeux, comme ceux que l’on rencontre en beaucoup de points
du pourtour de l’Ile-de-France.
La cuesta forme ici la limite entre la Brie française et le Sénonais ; les
terrains tertiaires sont constitués par des équivalents lacustres du Lutétien,
du Bartonien et du Ludien.
Limites de le Craie
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REGION MARECAGEUSE DE LA SEINE
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Fig. 4 bis. -La vallée marécageuse de la Seine entre Nogent et Montereau.
Au delà de la cuesta, les témoins tertiaires, subsistant sur le Crétacé,
sont très peu importants. Ils ne prennent une réelle signification, que plus
au Sud, aux environs même de Sens, et dans le pays d’Othe.
La vallée delà Seine, entre Romilly et Montereau, est extrêmement large ;
en tenant compte des alluvions anciennes, très développées sur son bord
sud, on arrive à une largeur plus grande et celle-ci devient énorme si on
envisage ce qu’aurait été la vallée avec des alluvions à 30 m. ou 45 m. au-
dessus du niveau actuel.
L’existence de la Seine, dans cette zone, donne beaucoup à réfléchir ; il
paraît, en effet, certain que la Haute-Seine et l’Aube ne se sont jamais
écoulées par l’emplacement du Grand-Morin, qui est une vallée étroite où
l’on ne connaît pas d’importants dépôts d’alluvions.
L’emplacement de la Seine apparaît donc comme très ancien et méritera
dans les chapitres suivants une étude approfondie.
INTRODUCTION
13
VIII. — La limite de l’Ile-de-France
ENTRE MoNTEREAU ET CHARTRES.
Au delà de Montereau la limite sud de l’Ile-de-France est très convention¬
nelle; en effet, les conditions géologiques changent : le massif tertiaire n’est
pas entamé ; toutes les couches subsistent jusqu’à l’Aquitanien (meulière
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1er
Fig. 4 bis. — La vallée marécageuse de la Seine entre Nogent et Montereau.
de Beauce), et même peut-être jusqu’à l’Helvétien (sables de Sologne).
Or, ces diverses couches se suivent jusqu’à Paris où elles forment les
coteaux dominant la capitale au Sud.
Il n’y a donc plus de cuesta. L’Ile-de-France n’apparaît plus en relief ;
elle est même en contre-bas, géologiquement parlant ; il faudrait donc
continuer l’Ile-de-France beaucoup plus loin, vers le Sud, et y annexer la
Beauce et la Sologne.
Historiquement, les rois de France ont vite compris cette nécessité, et
le titre de duc d’Orléans était l’un des plus importants de la Couronne.
Cependant, il est certain que la Beauce et la Sologne ne font pas partie^
ni géologiquement, ni historiquement, de l’Ile-de-France. Ce sont d’autres
terrains (Tertiaire supérieur) qui constituent les deux pays.
Il faut donc trouver une limite sud à l’Ile-de-France. Il semble bien que
l’on puisse admettre que ce soit la limite sud de l’affleurement des sables
14
PAUL LEMOINE
de Fontainebleau, c’est-à-dire une ligne à peu près Est-Ouest, passant par
Montereau, Étarapes et Chartres. Dès que les sables de Fontainebleau ne
'viennent plus en affleurement dans les vallées, on arrive aux plateaux élevés,
continuation de la Beauce.
Mais une telle définition amènerait à laisser de côté des régions mixtes
situées entre les vallées, comme le Hurepoix, sorte de gradin entre la Beauce
et la Brie.
IX. — La vallée de l’Eure.
Le pourtour de l’Ile-de-France réapparaît très net, au Sud de Chartres,
et il est. limité par la vallée de l’Eure, prolongée par la vallée de son
affluent, la Vesgre, laissant à l’Est le Mantois et à l’Ouest le Thimerais et la
plaine de Saint-André.
On est à la limite théorique de l’Ile-de-France et de la Normandie; cette
vallée de l’Eure fut autrefois une ligne stratégique de premier ordre ; les
rois de France conquirent de bonne heure la rive gauche de l’Eure, pays
crétacé encombré de témoins tertiaires, par lequel on peut ensuite s’élan¬
cer, sans obstacle, vers la Normandie proprement dite.
Il convient d’abord de remarquer qu’ici, comme dans la région de Reims,
on est à la limite d’extension des terrains tertiaires. Le Lutétien y revêt
un faciès littoral très curieux ; en particulier à Houdan, il prend la
forme d’un conglomérat coquillier constitué par d’énormes galets roulés
de silex de la craie ; l’on est, ici, en présence de l’ancienne falaise
(falaise marine, cette fois), qui bordait à l’Ouest le golfe marin, à l’époque
lutétienne.
Il convient également de noter, que là comme au Nord de Montereau, la
limite de l’Ile-de-France est suivie par une rivière, l’Eure, prolongée par
la Vesgre. Celle-ci ne reçoit aucun affluent de rive droite venant du
pays tertiaire, ce qui semble indiquer que les escarpements sont très récents,
puisqu’ils ne sont pas entamés par l’érosion. Par contre, les affluents de
rive gauche sont très importants (l’Avre).
11 semble que l’Eure se soit déplacée progressivement vers l’Est, faisant
reculer la cuesta. Il faut noter que l’un des seuls gisements de Pliocène à
Elephas meridionalis se trouve précisément dans la vallée de l’Eure, entre
Chartres et Dreux. Nous sommes donc en présence d’une rivière extrêmement
ancienne, qui paraît s’être maintenue sur son emplacement et presque à son
niveau depuis une époque assez éloignée.
X. — L’Epte.
Au Nord de la Seine, l’Epte forme la limite entre le Vexin français et le
Vexin normand.
INTRODUCTION
15
Bien qu’elle paraisse être la limite de l’Ile-de-France, l’Epte apparaît
à tous égards, comme une rivière captante traversant le plateau, du même
type que l’Oise.
Elle est profondément enfoncée dans la craie à son embouchure (Port-
Villez) puisqu’elle coule à l’ait. +21 m. à Gommecourt et que les plateaux
crayeux sont à l’ait. +120 au signal de la Roche-Guyon.
Elle reçoit vers Ambleville la rivière de Magny, l’Aubette, que prolonge
curieusement la dépression sèche de Molincourt, puis la vallée des Andelys
(le Gainbon).
Malgré cela, la vallée est nettement dissymétrique la rive droite étant
plus abrupte que la rive gauche.
X bis. — Environs de Gisors.
On observe aux environs de Gisors, c’est-à-dire au confluent de l’Epte, de
la Troesne et de la Levrière, un développement considérable d’alluvions
anciennes prouvant des stagnations multipliées des cours d’eau dans cette
région qui est évidemment une région de capture (fig. 5).
L’Epte coule vers + 51 m. Il y a d’abord des alluvions anciennes repo¬
sant sur la craie, et l’on trouve pour elles des cotes telles que 74 sur la route
nationale 14 bis (altitude relative 23 m.). Comme les alluvions montent
nettement plus haut, on peut penser qu’il s’agit d’alluvions du niveau de 30 m.
(altitude absolue + 80 m. environ en ce point), séparées d’elles par les
éboulis du château de Grainville. On trouve un nouveau niveau d’alluvions
vers la cote +92 (ait. relative : 41 m.).
Puis vient l’affleurement du Sparnacien, et sur le plateau des bois de
Gisors régnent des cailloutis pliocènes, dont l’altitude n’est pas indiquée,
mais qui se rattachent à ceux du plateau au N.-E. de Bazincourt dont l’alti¬
tude est de 128 m. (ait. relative : 66 m. à 77 m.).
Il est à noter que ces lambeaux pliocènes élevés se retrouvent à la cote
128, au N.-O. de Villers-sur-Trie, et probablement à une cote analogue au
N.-N.-E. de ce village.
Ce Pliocène élevé doit se trouver sur la rive droite de l’Epte, entre Seri-
fontaine et Amecourt (cote ?) puis au-dessus de Neufmarché (cote entre 184
et 211, l’Epte coulant vers 80 m., ait. rel. 100 m.).
Ces alluvions élevées de Gisors ne se suivent guère en aval de Gisors.
Par contre, on en trouve encore à l’Ouest, au confluent de la Levrière et
de la Bonde, au-dessus de Bezu-Saint-Éloi (cote 102 à la Tuilerie, etc...).
Il faut noter que pour passer de la vallée de la Bonde à celle du Fouille-
broc, le col de Puchay ne paraît pas à une cote supérieure à 128 m. et
qu’ainsi on peut envisager que le cours d’eau qui déposait la terrasse de
100 m. à Gisors s’écoulait parallèlement à la Seine pour aller se jeter
dans l’Andelle à Charleval.
On peut se demander à quelle topographie correspondait un tel réseau
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LES ALLUVIONS PLIOCENES DE LA REGION DE GISORS
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Fig. 5. — Les alluvions pliocènes des environs de Gisors.
INTRODUCTION
17
hydrographique, si l’on suppose qu’aucun mouvement de déformation
importante ne se soit produit depuis cette époque.
On est frappé de ce que la pénéplaine du calcaire grossier se tient aux
environs de 140 m., aussi bien dans le Vexin français que dans le Vexin nor¬
mand, et l’on doit dès lors pouvoir admettre que cette pénéplanation date de
l’époque des terrasses de 100 m.
La plateau crétacé du Thelle, avec des altitudes qui, aux environs de
Gisors, se tiennent également vers +140 et montent progressivement vers
+224 aux. abords de la falaise du pays de Bray, doit dater de cette
époque.
On peut donc supposer que la Troesne-Bonde, rivière principale, recevait
dès ce moment des affluents venant sur sa rive droite du pays crétacé,
affluents tels que l’Aunette, rivière de Labosse, l’Epte, et la Levrière.
Ses affluents de rive gauche étaient beaucoup moins importants. Ils se
réduisaient à des rivières comme le Réveillon, le ru d’Hérouval et proba¬
blement l’Epte jusque vers Guerny.
Les stades plus anciens nous sont à peu près inaccessibles, car les
sables de Sologne ne dépassent guère +130 m. à Tourny. Ils se trouvent
plutôt en contre-bas des lambeaux pliocènes élevés, et rien ne permet
d’analyser la pénéplanation à 200 m., dont les plates-formes subsistent
dans les buttes du Vexin.
XI. — La Troesne.
C’est l’une des rares rivières qui forme actuellement la bordure de l’Ile-
de-France.
C’est dans sa partie haute une rivière large et marécageuse ; elle abou¬
tit dans l’Epte à Gisors.
Le cours de la Troesne est extrêmement marécageux malgré les efforts
d’assèchement que marque le canal de Marquemont. Elle reçoit un grand
nombre d’affluents venant du Nord, du Pays de Thelle. Ce sont de longues
vallées sèches, creusées dans la craie, ne présentant de sources qu’à l’ex¬
trémité de leur parcours. La Troesne n’a aucun affluent de rive gauche,
venant du Sud ; la cuesta est très abrupte et la Troesne en suit exacte¬
ment le bord.
Mais en réalité, les terrains tertiaires s’étendaient beaucoup plus
loin et couvraient le Pays de Thelle. Il y existe encore de nombreux témoins
de sables thanétiens exploités ; le lambeau le plus important est celui de
Villeneuve-les-Sablons (anciennement Villeneuve-le-Rov), et il n’est pas
douteux que presque toutes les couches tertiaires existaient là, jadis,
bien qu’on n’en ait jamais signalé de témoins résiduels.
La limite de la « cuesta » est drainée ensuite pendant quelques kilo¬
mètres par le Sausseron, rivière de Vallangoujard qui a poussé ses eaux
de tête au delà de la cuesta en la traversant.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
2
18
PAUL LEMOINE
Puis c’est l’Esclies, affluent de l’Oise, rivière de Meru, qui forme la
limite de l’Ile-de-France.
Dans toute cette région, la limite de l’Ile-de-France (Vexin français)
et du pays de Thelle est extrêmement nette.
XII. — L’Oise entre Beaumont et Précy.
L’avancée du pays de Thelle et de la craie va jusqu’à l’Oise, de sorte
que cette rivière forme à nouveau, ici, la limite de l’Ile-de-France.
Elle présente un énorme élargissement de son cours, avec un grand déve¬
loppement de marécages (marais du Lys) et d’alluvions anciennes, dont la
présence et l’abondance sont très difficiles à expliquer. La cuesta est
située assez en arrière du cours de l’Oise ; elle est encore très nette, mais
elle présente une série de découpures secondaires (la Thève, etc.), qui
permettent de penser que la topographie est ici, assez ancienne.
XIII. — Le bord du pays de Bray; de l’Oise a Beauvais.
La limite de l’Ile-de-France, c’est-à-dire de la craie et des terrains ter¬
tiaires, est ici très nette et très rectiligne. C’est qu’elle est d’ordre tecto¬
nique. Elle coïncide avec le prolongement de l’accident du pays de Bray,
avec une descente synclinale très rapide des couches, parfois avec une faille.
Aucun cours d’eau ne suit cette limite ; mais il y a une dépression très
nette, et des sondages récents y ont montré l’existence d’alluvions
anciennes, sous d’importants limons.
On arrive ainsi, aux abords de Beauvais, et le tour de l’Ile-de-France
est terminé.
Conclusions.
On arrive à cette conclusion très intéressante, que les bords de la cuesta
de l’Ile-de-France ne sont plus suivis par aucune rivière importante.
Mais, en certains points du pourtour, on trouve des régions marécageuses,
plus ou moins bien drainées, qui ont des prolongements topographiques en
amont et en aval, de telle sorte qu’on est amené à envisager l’existence
d’un réseau hydrographique ancien, très différent du réseau actuel et
aboutissant directement à la mer, à la Manche.
CHAPITRE II
LES GRANDES DIVISIONS
DE L’ILE-DE-FRANCE
Les limites naturelles des subdivisions de l’Ile-de-France sont mar¬
quées d’une part par le cours des grandes rivières (Seine, Oise, Marne,
etc...), d’autre part par l’emplacement des grandes zones forestières,
c’est-à-dire par des zones infranchissables x .
Il se trouve que ces entités géographiques sont en même temps des entités
géologiques, car les grandes rivières se sont établies en des endroits pré¬
destinés, à la limite des grandes formations de terrain ; les grandes forêts
poussent sur des sols spéciaux, généralement sableux, inaptes à d’autres
cultures.
Il ne faut pas essayer de définir ces entités géographiques et géologiques
par des procédés historiques. Gallois, dans une étude magistrale, a mon¬
tré combien la valeur de leurs noms a varié au cours des âges ; tantôt pour
des considérations politiques, un petit pays comme le Pngus Vndensis ,
limité primitivement aux environs de Vez ( Vaduna , à 7 km. à l’Ouest de
Villers-Cotterets), est devenu l’énorme comté de Valois, qui a débordé,
bien au delà des limites qu’on s’accorde à attribuer actuellement au Valois.
Inversement, le Pagus Meldicus ou Meldensis ou Melcianus, primiti¬
vement la région de Meaux, a perdu complètement son sens général et
s’est localisé au Multien, pays situé en dehors de la localité qui lui a donné
son nom.
Le mot Ile-de-France, lui-même, apparu en 1387, n’a plus son sens
primitif qui s’appliquait à la région, située entre la Marne, l’Oise et la
Seine; nous comprenons aujourd’hui ce mot d’une façon beaucoup plus
large.
On peut faire dans l’Ile-de-France un certain nombre de subdivisions.
On peut d’abord admettre dans le bassin de Paris, une coupure prin¬
cipale, formée par la vallée de la Marne et la basse vallée de la Seine.
A. — La partie septentrionale, ainsi distinguée, a des caractères très
1. Paris sera, ici, complètement laissé de côté. Il fera l’objet d’une étude spéciale.
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Fig. 6. — Carte d’ensemble de l’Ile-de-France.
22
PAUL LEMOINE
spéciaux ; le Tertiaire inférieur (jusqu’au Sannoisien) y est bien déve¬
loppé et a très souvent une origine marine.
On peut y reconnaître des subdivisions assez nettes.
Le pays situé à l’Ouest de l’Oise et à l’Est de l’Epte, qui est le Vexin
français (chap. I).
Au nord du Yexin français et sur la rive droite de l’Oise se trouve une
série de petits pays à substratum tertiaire, qui ne portent pas de noms,
sauf le principal d’entre eux, le Noyonnais (chap. II).
Sur la rive gauche de l’Oise se trouve une région très spéciale, le Valois,
séparé de tout le reste du bassin de Paris par d’immenses forêts (chap. III).
Puis au Nord se trouve le Soissonnais, arrosé par la vallée de l’Aisne
(ehap. IV).
La vallée de l’Ailette le sépare du Laonnais (cliap. V).
Au Nord de la Seine et à l’Est de l’Oise se trouve le Parisis (chap. VI).
La région de la Goële, encore très boisée, le sépare du Mulxien.
Enfin, à l’Ouest de l’Ourcq, et jusqu’aux plaines de Champagne,
s’étendent VOrxois et le Tardenois, qui forment une région de passage
entre le Soissonnais et la Brie (chap. VII).
B. — La partie méridionale du bassin de Paris ne présente presque au¬
cune trace de terrains appartenant au Tertiaire inférieur. Ceux-ci ne
s’y sont pas déposés et cette partie du bassin de Paris était à l’état con¬
tinental, pendant ces époques.
Ce n’est guère qu’à partir du Sannoisien qu’elle a été envahie ; les
calcaires, les sables de Fontainebleau, les calcaires de Montmorency et
d’Étampes y occupent une surface considérable.
L’érosion s’étant exercée sur des terrains de natures différentes et ayant
été poussée plus loin, la géomorphologie de cette partie méridionale du
bassin de Paris est assez spéciale.
On y distingue :
La Brie, plateau élevé qui s’étend, entre la Seine et la Marne et dont
le sous-sol est constitué par les calcaires sannoisiens souvent transformés
en meulières (chap. VIII et IX).
Au Sud de la Seine, le pays qui provient du démantèlement de la
Beauce, et qui fait voir son soubassement, est le Hurepoix (chap. XI).
Son prolongement vers le Nord, jusqu’à la Seine porte la forêt de Ram¬
bouillet et le Mantois (chap. XII).
Enfin, on peut considérer comme une annexe du bassin de Paris, le
plateau de Beauce, et celui du Gâtinais, qui s’étendent extrêmement loin,
vers le Sud, jusqu’à la Loire (chap. X).
Chacune de ces grandes régions se subdivise souvent à son tour, en
pays plus petits, dont la différenciation a également des causes géolo¬
giques.
PREMIÈRE PARTIE
ÉTUDE PRÉLIMINAIRE DE L’ORIGINE
ET DE LA RÉPARTITION DES NOMS DE LIEUX
DANS L’ILE-DE-FRANCE
Généralités sur les noms de lieux.
Chapitre I.
Chapitre II.
Chapitre III.
Chapitre IY.
Chapitre V.
Chapitre VI.
Chapitre YII.
Chapitre VIII.
Chapitre IX.
Chapitre X.
Chapitre XI.
Chapitre XII.
Chapitre XIII,
— Vexin.
— Ile-de-France, au Nord-Ouest de l’Oise.
— Valois et Multien.
— Soissonnais.
— Laonnais et W. du Tardenois.
— Parisis.
— Orxois, Tardenois et Montagne de Reims.
— Brie du Nord, au N. du Grand-Morin.
— Brie du Sud, entre le Grand-Morin et la Seine.
— Région entre le Loing et l’Orge.
— Huhepoix et forêt de Rambouillet.
— Nord de la forêt de Rambouillet.
— Méandres de la Seine, en aval de Paris.
Résumé générai..
GÉNÉRALITÉS SUR LES NOMS DE LIEUX
§ 1. Les mots néolithiques, p. 28. — § 2. Les mots d’origine celtiques, p. 29. — § 3. Les
mots d’origine romaine, p. 30. — § 4. Les mots d’origine franque, p. 32. — § 5. Les
mots d’origine ecclésiastique, p. 33. — § 6. Les noms de source et de cours d’eau,
p. 34 ; Les églises bâties sur des sources ; Liste des rivières de l'Ile-de-France. —
§ 7. Noms relatifs à la nature du sol, p. 43. — § 8. Noms à signification forestière,
p. 43 ; Principaux noms de forêts de l’Ile-de-France. — § 9. Noms d’arbres, p. 43.
— § 10. Noms relatifs à la culture, p. 45. — § 11. Les vieilles routes, p. 47.
I. Les grandes routes et les églises. — II. Les évitements de certaines villes, par
les voies romaines. — III. Étude de quelques routes anciennes. — Résumé.
Le géologue qui doit constamment utiliser les noms de lieux, même
les plus petits, est forcément amené à se demander quelle est l’origine
de ces noms ; il est frappé par la coïncidence qui existe entre la struc¬
ture du sol et la répétition de certaines formes de noms.
N’ayant trouvé à cet égard que des documents épars, il m’a paru inté¬
ressant de les grouper ici dans une première partie de ce travail.
J’espère que cette publication rappellera l’attention sur des recherches
qui, depuis la mort de I. ongnon *, n’ont guère été poursuivies.
Les noms de lieux ont une signification très nette, que nous ne saisis¬
sons pas toujours ; car beaucoup, et ce sont les plus intéressants, appar¬
tiennent à des langues très anciennes, que nous ignorons en grande partie.
A cet égard, les mots préromains ont un grand intérêt, parce qu’ils
permettent de reconstituer à peu près ce qu’était l’Ile-de-France, avant
la conquête romaine, qui a changé complètement la face de la Gaule
1. ï. ongnon, Auguste. Les noms de lieu de la France (publié par Paul Marichaj. et Léon Mirot),
Paris, Champion, 1920, 832 p. Tous les renvois à ce livre sont indiqués L.. suivis du numéro de
l’alinea.
Voir aussi Hippolyte Cocheris, Dictionnaire des anciens noms de lieu des communes du départe¬
ment de Seine-et-Oise. Versailles, 1874 (Étymologies paraissant très fantaisistes).
I.ucien Ml.RI. RT, Dictionnaire topographique de l’Eure-et-Loir. Paris, lmp. Nat., 1861.
Matton, Dictionnaire topographique de l’Aisne. Imprimerie nationale, 1871. (Les renseignements
sur les noms anciens de l’Aisne sont empruntés à ce livre.)
Boutiot et Socard, Dictionnaire topographique de l’Aube. Imprimerie nationale, 1874.
de 1 ’i.ossr,yii.i.k. Dictionnaire topographique de l’Eure. Imprimerie nationale, 1878.
Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne. Imprimerie nationale, 1891.
Cocheris, Origine et formation des noms de lieux. Paris, 1883.
Dauzat, Les noms de lieux. Paris, Delagrave.
Dauzat, Les noms de lieux et les noms de personnes. Le Français moderne , 2 e année, n°2, mars-
avril 1934, p. 97-113.
26
PAUL LEMOINE
en y introduisant la culture intensive et en commençant le défrichement,
qui s’est poursuivi activement, pendant le moyen âge.
La difficulté de cette reconstitution réside d’abord dans des questions
de pure linguistique, que des spécialistes, comme Longnon, ont résolu,
dans une assez large mesure ; ensuite, de ce fait que le même mot ancien
a passé dans la langue d’un autre peuple; enfin, dans le phénomène qui
fait que certains mots résultent de la juxtaposition de mots ayant la même
signification, que les générations successives ont oublié. Ainsi, nous disons
la rivière de VAronde, ce qui revient à répéter trois fois le mot rivière,
une fois en celte, une fois en franc, une troisième fois en français.
Malgré ces difficultés, on peut, à l’aide de la toponymie, reconstituer à peu
près ce qu’était l’Ile-de-France avant la conquête romaine.
D’autre part, la géologie peut venir en aide à la toponymie, en indi¬
quant certaines étymologies qui peuvent paraître invraisemblables.
En particulier : il semble que l’on puisse mettre en évidence le déboi¬
sement progressif de l’Ile-de-France :
1° à l’époque gauloise, par des mots comme : Lemos ;
2° à l’époque du moyen âge, par des mots comme : Essarts, Jarric ;
3° à l’époque récente, par les mots plus récents comme : le chêne ;
l’orme.
Une cause d’erreur subsistera toujours, c’est la possibilité de la sub¬
stitution de noms nouveaux, à des noms anciens, les possesseurs de
domaines ayant une tendance à donner leur nom. Cependant, la réparti¬
tion géographique des mots de même date est tellement curieuse, que
ces changements de nom ont dû être assez peu fréquents.
Il est nécessaire de rappeler tout d’abord les grandes lignes de l’histoire
de la France en ce qui intéresse la création des noms de lieu.
I. — Notre pays a été d’abord occupé par des populations ibères,
ligures, puis gauloises.
II. —• Toute la civilisation gauloise correspond au matériel, dit de la
Tène, qui se répartit chronologiquement de la façon suivante (Hubert,
Les Celtes, p. 135).
La Tène A. 500-400.
La Tène la. 400-375.
La Tène I b. 375-325.
La Tène I c. 325-285.
La Tène IL 285-100.
La Tène III. 100-1.
III. — Puis les Romains conquièrent la Gaule avec Jules-César (-59).
Ils y maintiennent longtemps 1 leur autorité ; plusieurs empereurs, dont
Julien (355-361), séjournèrent à Paris.
1. La fondation des églises chrétiennes parait très tardive. Paris, vers 250; Sens, Chartres, Orléans
vers le iv« siècle, Meaux vers 549 (l' r évêque Medovechus). Voir : Marc Bloch, p. 80.
TOPOLOGIE
27
IV. — Ensuite vinrent les invasions franques (Pharamond aurait
passé le Rhin vers 419). La bataille de Tolbiac (497) stabilise la situation
politique, et les Francs, avec la dynastie mérovingienne commencent à
s’installer, à créer des villages, à leur donner leurs noms. Puis les Carolin¬
giens succèdent aux Mérovingiens (752).
V. — On peut dire qu’avec la mort de Charlemagne (742-768, •]*
814) commence la féodalité; son triomphe paraît dater de l’édit de Quier-
zy-sur-Oise (877), qui étendit l’hérédité des fiefs à tout l’empire caro¬
lingien. Elle déclina à partir de Hugues Capet, (987) et surtout de Louis VI
le Gros (1078-1108, *J* 1137) qui institua les communes.
Beaucoup de noms de lieux paraissent dater de cette époque féodale.
V bis. — A ce moment se placent les invasions des Normands, dont les plus
importantes datent de 845, 855, 861. En 863 a lieu le débarquement du
corps de saint Germain, à l’embouchure de la Bièvre (gare d’Austerlitz).
En 885 eut lieu le siège de Paris, qui dura 13 mois. En 890 les Normands
pénètrent jusqu’à Meaux. En 912 ils sont stabilisés dans la Normandie à
la suite du traité de Saint-Clair-sur-Epte (chap. I, § 6) et grâce au mariage
de Rollon (qui se convertit et prit le nom de Robert) avec Gisèle, fille du
roi Charles III le Simple. Les noms de lieu d’origine Scandinave sont fré¬
quents en Normandie, mais rares dans l’Ile-de-France.
VI. — L’apaisement relatif qui a suivi l’avènement des Capétiens (987)
a dû faciliter une découverte fort importante, celle de la ferrure et de
I’attei.age du cheval (début du x e siècle).
Les hommes préhistoriques ne paraissent pas avoir connu l’attelage du
cheval et du bœuf.
L’attelage antique est basé sur le principe de la traction par la gorge, au
moyen d’une large bande de cuir souple. Il remonte à l’an — 2500 ou —
3000 (région de l’Euphrate) et, vers — 1800, en Égypte.
Le maximum de poids susceptible d’être traîné était de 500 kil.
. L'attelage moderne réside dans l’utilisation du collier d’épaules, qui
permet de capter toute la force de l’animal, et dans celle de la ferrure à
clous.
La ferrure à clous date des Carolingiens (premier document figuré au
ix e siècle : un fer d’un dépôt lacustre carolingien, du lac de Poladru).
On voit apparaître le premier attelage moderne au début du x e siècle
(ms. latin 8085 de la bibliothèque Nationale) et ms. latin 135 de la Biblio¬
thèque de Saint-Gall ; au xi e siècle ; il est la règle.
Lefèbvre des Noettes 1 a émis l’hypothèse que cette découverte aurait
pu être faite par un moine de l’Ile-de-France et peut-être du Valois.
Cette découverte a donné des possibilités nouvelles d’énergie et proba¬
blement déterminé une crise de pléthore de main-d’œuvre, analogue à celle
que nous subissons actuellement.
1. Commandant Lefèbvre des Noettes, La force motrice animale à travers les âges. Berger-
Levrault, 1924, p. 1-132, 217 p., 80 pl. hors texte.
28
PAUL LEMOINE
Il semble qu’elle ait été à peu près concomitante avec :
a) la création des grands domaines ecclésiastiques qui ont réalisé, plu¬
tôt que des défrichements, l’exploitation de forêts et de prairies (Roupnel,
p. 135).
On peut noter :
Saint-Thomas, abbaye de Bénédictins, fondée en 1081.
Saint-Nicolas-au x-Bois, Aisne, abbaye de Bénédictins fondée en 1185.
Saint-Paul-aux-Bois, Aisne, — fondée en 1121.
b) La construction des grandes cathédrales :
Notre-Dame de Paris, commencée en 996 (terminée en 1257).
Chartres, xm e siècle.
Seni.is, xn e siècle.
Meaux, xm e siècle.
Soissons, xn e siècle.
Laon, xn e siècle, etc.
c) Des expéditions d’Outre-Mer, où un grand nombre d’hommes furent
sacrifiés ou s’implantèrent en Orient (première croisade, 1095).
d) La création des communes sous Louis le Gros (avènement en 1108).
La « crise » aurait donc duré près de 150 ans ; elle se serait terminée
par ce que nous appellerions aujourd’hui un gouvernement du Front popu¬
laire.
La crise actuelle, déterminée par la découverte de la machine à vapeur
(Stephenson, 1814) et de l’électricité (Ampère, 1820), n’est pas encore ter¬
minée (1936).
VIL — On peut considérer qu’ensuite commence l’époque moderne,
avec les noms français 1 . Les Établissements de saint Louis (1215-1226, *j*
1270) sont rédigés eu français.
§ 1. — Les Néolithiques.
Les Néolithiques, peut-être Ibères ou Ligures, nous ont laissé peu de mots
reconnaissables.
Cependant, ils paraissent avoir joué un grand rôle. On peut signaler :
Le camp néolithique de Catenoy (Oise) qui avait 4 ha. 63 (Voir Déche-
lette, 3, p. 470) :
Le camp néolithique de Pommiers (Aisne), etc.
H enry-Hubert (Des Celtes , p. 14) pense que quelques noms de
1. Pour les noms modernes, voir M. Lenglen, Contribution du Folklore à l’étude du sol. Bull.
Ass. française pour l'étude du sol t II, n° 1, mars 1936, pp. 25-38.
TOPOLOGIE
29
rivière, de montagne et de ville sont d’origine ibère ou ligure, et que ce
sont ces populations qui ont laissé les monuments mégalithiques.
Il signale, p. 96, comme noms ligures :
Rhône
Seine.... Sequana.
Isère.... Isara.
Elbe.... Albis,
§ 2. — Les mots d’origine celtique.
Il est nécessaire de rappeler les très rares mots celtiques que des lin¬
guistes ont pu retrouver, avec leur sens. Les mots suivis de (C) sont indi¬
qués par Cartaillac, les autres par Longnon h
Abr, Avr, ebur, evr, arv, Yer est un mot qui veut dire rivière (C.).
Son diminutif est Abron ou Jabron. — Il aurait donné naissance à un
grand nombre de noms de rivière : Avre, Aure, (Arva), Yevre, Arar, la
Saône (mais Longnon indique une origine franque), Isara, l’Oise.
Andarta, déesse gauloise.
Artaices, dieu gaulois, genre Mercure, d’où Artais (voir aussi Arthé,
limite, p. 44)
Belenus, dieu gaulois, d’où Beaune, Beaulne, E. de Vailly; Beaunay,
S.-E. de Montfort ; Baulne en Brie, près Condé-en-Brie.
Brennos, chef gaulois, d’où Brennacus, Berny (Aisne).
Belisama, déesse gauloise, genre Minerve, d’où Blesmes (Marne).
Bevrait, brevage = castor, d’où Beuvray, Bibracte, Bièvre (rivière,
affluent de la Seine ; Bièvre (commune du Laonnais).
Borvo, dieu gaulois 1 2 , protecteur des eaux thermales, d’où Bourbon,
Bourbonne.
Briga = forteresse.
Briva = pons, pont, d’où Briva Isara, Pontoise; Brie (Aisne), Brières
(Briare), Samarobriva (Amiens).
Condate ou Coudas = confluent, d’oùCoNDÉ, Condets, Condé-sur-Aisne,
au confluent de la Vesle et de l’Aisne. Condé-Saint-Libière, au confluent de
la Marne et du Grand-Morin. Rochy-Condé, au confluent du Therain et du
ruisseau de Laversines. Condé-en-Brie, au confluent du Surmelin et de la
Dhuis. Condé-sur-Vesgre ne paraît être à aucun confluent.
Cricira est un chef gaulois au nom duquel on a trouvé de nombreuses
monnaies (9320/2500) au camp de Pommiers (Aisne).
1. A. Dauzat a indiqué pour Avallon, Yonne, l’étymologie Aballone , de Aballo , pomme, et note
que ialos veut dire clairière.
2. Borvo ou Bormo (serait en réalité un dieu ligure dont le nom signifierait chaud. Il serait associé
à Damona (= daim) et à Epona (= cheval) î voir aussi Allmer, Les dieux de la Gaule. Revue épigra¬
phique , 1895, p. 185.
30
PAUL LEMOINE
Dervos = chêne, d’où Drevant (. Derventum). Der (Aube), etc.
Divona 1 , d’où Fosse Dionne, etc.
Dubron — latin Dubrum = eau, d’où Douvres (S.-et-M.).
Dunos (latin dunum) = montagne, d’où un grand nombre de mots.
Eburos, nom d’homme signifiant le sanglier, d’où Eburiacus et des mots
comme Évry.
Grannus, dieu gaulois, protecteur des eaux.
Epône, déesse gauloise.
Lemos, orme.
Luarn, le renard (C.).
Magos = Campus, champ, d’où Auguslo-magus, Senlis ; Scoto-magus,
Écouen; Caesaromagus, Beauvais; Noviomagus, Noyon; Turnomagus,
Tournan; Rotomagus, Rouen; Rotomagus, Compïègne.
Maroialum, mare, marécage, d’où Mareuil, Mere ou Meri.
Mediolanum, Terre sainte, d’où Molliens, Montmelian, etc.
Nantos, vallée, d’où Nanteuil, Nanteau, Nantouillet.
Nemetis (irlandais nemed ) = sanctuaire, d’où Nanterre ( Nemedodu •
rum), puis Nemptodorum.
Novienturn — latin Novigentum ou Novios = nouveau, d’où Nogent,
Nogentel, Nointel, Nouvion. Ce mot paraît désigner des régions défri¬
chées à la fin de l’époque gauloise.
Onna = latin, fons — fontaine, d’où Aronde ( Aronna ) ; Divonne, etc.
Ritos, gué, d’où Camboritum, Chambors (Oise).
Vellanus, dieu gaulois, genre Mercure.
Vera = gouer, breton = ruisseau, d’où Vendeuvre ( Vindovera ), Dèvre
{Dovera).
Vernos = Aune, d’où Verneuil, Vernouillet, Yer (Oise).
Vintius, dieu de la région alpestre, gaulois ou ligure, d’où Vence.
Virotus, dieu gaulois, d’où Vertus, Yertuelle.
Je crois, que l’on peut ajouter à ces mots, cités par Longnon, un mot
tel que Ros (bas breton) qui signifie butte 2 , qui expliquerait le nom des
buttes de Rosne (S.-et-Oise), etc.
§ 3. — Les mots d’origine romaine.
Au moment delà conquête delà Gaule, par Jules César (—59 à — 51), les
grandes villes de l’Ile-de-France, et de ses abords, semblent avoir été
comme maintenant :
1. Ce mot ne serait pas d’origine celtique (voir Dottin, Manuel celtique).
2. A rapprocher les mots suivants (Hubert, p. 78) :
Allemand : « Rain »,
Irlandais : « Roen »,
Gaélique : ■ Raon »,
qui signifient levée de terre, chemin, limite de champ et de forêt. Est-ce par pure coïncidence qu’un
mot voisin, Ruf ou Rouf , désigne en gaulois le Lynx (Lavauden) p. 54.
TOPOLOGIE
31
Amiens. — Samarobrigus.
Saint-Quentin. — Augusta Vcromandurum (nom gaulois qui subsiste,
dans le mot Vermandois) :
Noyon. — Noviomagus.
Laon. — Lugdunum remorum.
Soissons. — Capitale des Suessiones : Noviodunum (nom romain,
Augusta Suessonum).
Compïègne. — Peut-être Ratomagus, puis Compendium.
Beauvais. — Capitale des Bellovaci (nom romain Caesaromagus).
Senlis. — Siloanectes (nom romain Augustomagus).
Rouen. — Ratumagos, puis Rotomagus.
Évreux. — Capitale des Eburooices, ou Ebroici (nom romain Mediola-
nium).
Chartres. — Capitale des Carnutes (ou Carnotes) ; Cartonenum.
Paris. — Capitale des Parisii, nom romain Lutetia ou Lucotecia (Mon¬
tagne Sainte-Geneviève = Mons Lucoticius).
Meaux. — Capitale des Meldi-, nom romain, Datinum ou Fixtinum.
Melun. — Melodunum.
Sens. — Capitale des Senones, nom romain : Villa Agedinum.
Reims. — Duricortum.
La conquête de la Gaule par Jules César, de l’an— 59 à l’an — 51, fut le
signal d’une transformation profonde du pays, d’un défrichement inten¬
sif, et d’un développement agricole considérable.
On en trouve la trace dans beaucoup de noms de lieux h
Le suffixe Acos, d’origine celtique, latinisé en Acus, s’observe dans un
grand nombre de noms de lieux gallo-romains.
Ainsi :
de Albius, d’où Albiacus ; on a Augy (Aisne) ;
de Alciacus, on a Aussy (S.-et-M.) ;
de Antoniacus, on a Antony (Seine) ;
de Aureliacus, on a Orly (Seine) ;
de Blandiacus, on a Blandy (S.-et-M., S.-et-O.) ;
de Caloiniacus, on a Cauvigny (Oise) ;
de Camponiacus, on a Champigny (Aube, Seine, Yonne) 5
de Cassiacus, 011 a Chessy (S.-et-M.) ;
de Eburiacus (dérivé du gaulois Eburos), on a Évry (S.-et-M., S.-et-O., Y.),
Ivry (Seine, Oise) ;
de Flaviacus, on a Flavy (Oise) ; Saint-Germain de Fly (Oise) ;
de Flaoiniacus, on a Flagny (S.-et-M.) ;
de Floriacus, on a Fleury (Oise, S.-et-O.) ;
1. Henry Corot, A propos des Soulangy de l’Yonne, B. S. Sc. Hist. nat. de Z’Y., vol. 85,1931
(paru 1932), p. 273-274. — Soulangy (Solemniacus en 580). Corot pense que les gentilices gallo-
romains en mnius , représente une désinence mino (gauloise ou peut-être ligure, d’après d’Arbois de
JÙba inville).
32
PAUL LEMOINE
de Juliacus, on a Juilly (S.-et-O.) ;
de Latiniacus , on a Lagny (S.-et-M.). ;
de Liciniacus, on a Lesigny (S.-et-M.) ;
de Marcelliacus, on a Marcilly (S.-et-M.) ;
de Maximiacus, on a Marsangis (Marne, Yonne) ;
de Montaniacus, on a Montagny, Montigny ;
de Pauliacus, on a Poilly (y) ;
de Quintiacus, on a Quincy (Aisne, S.-et-M., S.-et-O.) ;
de Snbiniacus, on a Savignies (Oise), Savigny ;
de Severiacus, on a Sivry (S.-et-M.), Civry (S.-et-O., Yonne) ;
de Tilliacus, on a Tii.ly (S.-et-O.).
D’autres mots latins fondés sur des gentilices (noms de propriétaire).
P ontpoint (Oise), de Pomponius ; Chamouillé (Aisne) ; Luisetaines
(S.-et-O.) ; Marseille (O.) ; Pomponne (S.-et-M.) ; Louveciennes (S.-et-
0 .) ; Verzy (Marne) ; Vierzien (Aisne) ; Ligny (Loiret, Yonne).
Il convient de noter que ce mode de formation s’est quelquefois appli¬
qué à des noms d’origine primitivement gauloise (comme Brennos, d’où
Berny).
Le mot Nigella (voir p. 47) a dû donner Neauphles ou Neaufle et peut-
être Nesles (près de la Fère-en-Tardenois).
Le mot Vadum, gué, a donné (Longnon, n° 732) Wez (Marne) ; Vez
(Oise) ; et j’y ajoute Vezaponin (Aisne).
Le mot Lucus, petite forêt, est (Longnon, ri 08 688-697) à la base de mots
comme Lu (Oise) ; Lhu (Aisne) ; Granlup (Aisne) ; Veslud (Aisne) ;
Andelu (S.-et-O.) ; Bauthelu (S.-et-O.) ; Gandelu (Aisne) ; Retolu
(S.-et-O.).
Les Romains installèrent tout un réseau de routes :
Voies prétoriennes de 6 m. de large, avec des mansiones (relais de che¬
vaux), qui sont l’origine de plusieurs communes portant le nom de
Maisons).
Voies commerciales, 4 m. et 2 m. de large.
Demi-chemins (Semita), 1 m. de large.
Voir plus loin, p. 47.
§ 4. — Les mots d’oRiGiNE franque.
Un certain nombre de noms de lieu sont d’origine franque. On sait que
les Francs apparurent en Gaule vers l’an 240. Ils envahirent progressive¬
ment la Gaule (Clodion en 440, Clovis en 481). Ils adoptèrent rapidement
la langue latine ; mais, de leur arrivée et de leur installation datent les
mots comme :
Ar (radical signifiant rivière). Cortis, cille, mansus.
Le mot Essarts indique un défrichement par le feu. Ce mot remonte au
TOPOLOGIE
33
début du moyen âge de sorte que sa rencontre permet de dater le déboi¬
sement de la région voisine.
Quelques noms en acus sont d’origine franque et ont été latinisés :
Achery (Aisne); Charly (Aisne), de Karl ; Faucouzy (Aisne); Grugis
(Aisne), de Gairehildis ; Grougis (Aisne), de Gairalius\ Landouzy (Aisne);
Lambercy (Aisne); Rahoy (Oise) ; Vaubercry (Aube).
§ 5. — Les mots d’origine ecclésiastique.
Puis les congrégations religieuses se mirent au travail et renouve¬
lèrent le défrichement du pays (v e à x e siècle). Il est facile de s’en rendre
compte par l’examen d’un grand nombre de lieux.
Oratorium. Ce mot a donné naissance à : Orrouy (Oise) ; Oroer (Oise) ;
Oroir (ancien nom de Villeneuve (S.-et-M.) ; Ozouer ; Ozoir (S.-et-M.).
Monaslerium. De ce mot dérivent : Moutiers ; Montivilliers ( Monas -
■ erium villare ) ; Giremoutiers (S.-et-M.).
Monasteriolum (petit monastère), d’où Montreuil ; Montereau.
Cella, synonyme de Monastcrium.
Abbatia, etc.
Dans certains cas particuliers, on peut préciser la date de la fondation.
Basilica, déformé en Basilea, Baselera, a donné Bazoches (S.-et-M.) ;
Bazoches (S.-et-O.).
Paroecia, puis Parochia a donné la Grande-Paroisse (S.-et-M.),
nom qui date du xvi e siècle. Cette localité s’appelait autrefois Cellas, mot
connu dès l’époque mérovingienne.
Ecclesia a donné Glisolle ; Grisolle ; Égriselles (Yonne), jadis
Eclesiola au xi e siècle.
Dominus, d’où Domnus, a été employé dans le sens de saint, aux
époques mérovingienne et carolingienne, vers 700, mais pas après l’an
1000. Le mot a donné Dampierre ; Dammap.tin ; Dammarie.
Certains noms sont particulièrement typiques, ceux qui se rap¬
portent à l’ordre des Templiers (fondés en 1118, répandus en Europe
après la chute du royaume de Jérusalem en 1187 ; arrêtés et condamnés
par Philippe le Bel en 1308), et des ordres analogues.
Le Temple (Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, fondés en 1099);
l’Hopitai. ; Commanderie ; la Chevalerie ; Villedieu..
D’autres rappellent la grande épidémie de lèpre qui, pendant des siècles,
régna sur la France. Maladrerie ; Saint-Ladre.
Enfin, certains mots sont dus aux habitudes spéciales de certains
ordres monastiques : Trinitaires ou Aniers ; Fay-aux-Anes, déformé en
Villeneuve-aux-Aulnes et en Villers-aux-Nceuds.
Mémoires nu Muséum, nouvelle série. — T. V.
3
34
PAUL LEMOINE
§ 6. — Les noms de source et de cours d’eau 1 .
La plupart des noms de localité ont une date bien déterminée ; s’ils
se composent de deux mots, ces deux mots appartiennent presque tou¬
jours à la même langue, sauf quand on a accouplé récemment dans un
même nom de commune, celui de deux hameaux. Les noms de rivière
ne sont pas aussi homogènes, il convient donc de passer en revue leurs
origines :
A. — Maroialum. Ce mot d’origine celte (Longnon, n° 167), a le sens
de mare, marécage.
Il a donné Mareuil ; Mareil ; Mère, nom de beaucoup de sources.
Il semble, que ce mot s’applique à des sources multiples, jaillissant au
milieu de régions marécageuses.
B. — Vera est un mot gaulois (en breton Gouer) qui veut dire ruis¬
seau; Longnon (n° 121) ne signale pas de rivière de l’Ile-de-France ayant
cette origine.
Mais on peut se demander s’il n’y a pas une combinaison du mot Ar
(rivière en franc) avec le mot Vera (ruisseau en celte), pour former
Arverne, Averne, qui est très fréquent dans l’Ile-de-France. Ce mot est
peut-être à rapprocher de Aven et paraît s’appliquer à des gouffres dégor¬
geant de l’eau.
Certains auteurs ont expliqué l’existence de mots de ce genre par des
colonies d’Auvergnats. C’est certainement une interprétation erronée
quand il s’agit de noms de petite rivière, ou même de noms de source.
Et dès lors, on peut se demander si certains noms, provenant par cor¬
ruption de Arverne (comme Auvers-sur-Oise), n’iridiquent pas sim¬
plement des villages installés sur des sources, au lieu d’être des colonies
d’Auvergnats.
C’est un exemple des cas où la géologie peut éclairer la toponymie.
D. — Les mots en Umna, d’origine peut-être ligure, désignent égale¬
ment, sinon des sources, du moins des rivières, Olumna, Garumna.
C’est à une racine voisine que se rattache le mot Omna, qui a le sens de
fontaine et qui se retrouve dans un grand nombre de noms de rivière.
Marne, Matrona ; Aronde, Aronna ; Divonne, et probablement Fosse
Dionne et même Yonne, Icauna.
Il convient peut-être d’y rapporter les mots si fréquents :
dans la Marne, comme SoMMF.-Suippes ; SoMME-Vesles ; SoMME-Bionne ;
Somme-Tourbe; SoMME-Yèvre ; SoMME-Py ; Somme-Sous; Somme-Soîs ;
SoMME-Fontenaise ; Sompuis ; dans l’Aisne, Sommaine; Sommescaut Som-
metans ; dans la Haute-Marne Sommevoire ; Sommelonne ; Souain.
E. — Longnon (n° 2788) rapporte au mot Ductus, les mots suivants :
1. Voir de Felice, Les noms de nos rivières. Paris, 1907.
TOPOLOGIE
35
la Doix ; la Douis (Douy-la-Ramée, S.-et-M.) ; la Dhuis, etc., et
peut-être la Douée.
Les mots de ce genre sont extrêmement fréquents dans toute l’Ile-de-
France et ailleurs.
Je signalerai aussi :
La source de la Seine : Douix; à Châtillon-sur-Seine : Dhuis ; à Mont-
bard : Douille ; à de Moutherie (vallée de l’Aube) : les Duits ; à Bouilly
(Aube) : Cro de Dhuis ; à Soulaines (Aube) : Dhuis ; à Aix-en-Othe :
Duée ; à Pargny : Dhuys.
F. — Le mot celte de Dubron (bas breton, Dour, latin, Dubrum ) signifie
également eau (Longnon, n os 105, 106, 108, 1133, 1339, 1340). Il est l’ori¬
gine de mots assez peu nombreux comme : Dour, Douvres (S.-et-M.).
G. — Longnon (n° 1154) signale que la Saône portait autrefois le nom
de Arar, d’origine franque.
On retrouve cette racine dans I’Aronde, comme si deux noms d’ori¬
gines successives, franque et celte, s’étaient superposés ; la troisième super¬
position se fait actuellement quand nous disons la rivière Aronde.
On peut noter, comme noms de rivière où existent ce radical ar :
Armance ; Armançon ; Armentières.
H. — Il existe un certain nombre de mots qui paraissent se rapporter
à un sens, tel que rivière ou source, mais dont je ne connais pas l’origine,
comme : Rhus ( S.-et-O.) ; Ws (S.-et-O.) ; Wy (S.-et-O.) ; aucun de ces
mots n’est cité dans le travail de Longnon ni dans celui de Capitan.
I. — Beaucoup de rivières de l’Ile-de-France portent le nom de Au-
bette, la rivière blanche, et il est curieux de constater qu’elles sont
localisées dans les pays où affleure la craie.
On peut en rapprocher I’Aubetin ( Alba , au vu e siècle, Ableta en 1313).
Ce sont des mots très récents ; ont-ils supplanté des mots celtes préexis¬
tants et disparus, ou bien, ces rivières n’avaient-elles pas de dénomina¬
tions celtes, parce qu’elles se trouvaient dans des régions peu abordables
pour les Gaulois. Cette hypothèse paraît inacceptable car il y a des traces
gauloises sur le cours de I’Aubetin. Il reste à savoir pourquoi le nom
celte a disparu.
J. — Il y a des rivières qui portent le nom de Serre, d’origine franque
(Longnon, n° 1165) ; Seran, affluent du Rhône (Aisne) ; Serre, affluent du
Seran ; Serein (anciennement Sedena, Sene, Senain).
IG — Le mot Bac germanique (ruisseau), d’où Orbacus, Orbais
(Marne) ; Rebais (S.-et-M.) ; Roubais (Aisne), peut-être la rivière du
cheval ( Ross en allemand) ; Betz (Oise).
L. — Il faut également signaler aussi le mot Nantos, vallée, d’où Nan-
teuil, etc.
N. — Bruch, marécage, d’où laBriche (faubourg de Saint-Denis, Seine).
M. — A côté des noms de source et de rivière, il y a les mots qui se
rapportent à des particularités de ces rivières.
36
PAUL LEMOINE
Par exemple, ceux qui indiquent :
un pont : Briva en celte ; Pons en latin.
un gué : Ritus en celte ; Chambord de Camboritum (S.-et-O.) ; Vadum
en bas latin, d’où Vez (Oise).
un confluent : Condate en celte, d’où Condé; Confions en bas latin, d’où
Conflans.
Les églises bâties sur des sources.
J’ai signalé ailleurs 1 , et plusieurs de mes correspondants à la.suite 2 ,
qu’un certain nombre d’églises étaient bâties exactement sur des sources,
comme si on avait voulu christianiser des dévotions païennes antérieures.
Dans la région étudiée ici, je citerai :
Vertus (Marne), ait. 107 m., à l’origine d’un affluent de la Berle, source
Saint-Martin, dite Gouffre de l’Enfer, sous la crypte.
Bergères-les-Vertus (Marne), à l’origine de la Berle.
Vendeuil, près Breteuil (Oise).
Signy-Sigets (S.-et-M.).
Auneau (E.-et-L.), église du xn e siècle.
Sommelans, à l’origine de l’Allan.
Vaudoué (S.-et-M.), à l’origine de l’École.
Bouillancy, à la source de la Gergogne.
Liste des rivières de VIle-de-France 3 .
Ailette, affluent de l’Oise, rive gauche.
Aisne, Axona ou Axuenna (L. n° 723). — Bad. Ona (à ne pas confondre
avec omna) ; L. n° 119 — source à Sommaisne, Summa Axona-, Meuse;
L. n° 710.
Allant, affluent de l’Ourcq, rive gauche ; source à Sommelans.
Allonne, affluent du Thérain, rive droite.
Almont (ru d’ —), affluent de la Seine ; embouchure à Melun.
Ancœur, partie amont de l’Almont, affluent de la Seine, rive gauche ;
embouchure à Melun.
1. Paul Lemoine, Les églises françaises bâties sur des sources. Feuille des Natur., 1924, p. 55.
Paul Lemoine, Les églises bâties sur des sources. Feuille des Natur., 1924, p. 167.
2. Albert Hughes, Les églises françaises bâties sur des sources. Feuille des Natur., 1924, p. 119.
Ad. Lelu, Les églises bâties sur les sources. Feuille des Natur., 1924, p. 136.
L. Néret, Les sources près des églises. U Écho de chez nous. Vertus, 1929, n°27. Il cite le cas de
Saint-Vrain de Nanterre (Fontaine Sainte-Geneviève), de Dompierre près Avesnes (Saint-Eiton),
de Orbais S.-et-M.
L. Néret, Vertus, Marne. Glanes d’Histoire. Avize, 1916.
3. Malgré le soin que j’ai pris à l’établir, cette liste est probablement encore incomplète ; on trou¬
verait sans doute encore quelques noms en dépouillant méthodiquemant les plans directeurs et les
plans cadastraux.
TOPOLOGIE
37
Arbonne (ru d’ —), affluent de l’École. Radicaux Ar et omna (on
l’appelle aussi ru de Rebais).
Ardon, affluent de l’Oise. Radical Ar.
Ardon, affluent de l’Ailette. Radical Ar.
Ardres, affluent de la Vesle; embouchure à Fismes. Radical Ar.
Ardusson, affluent de la Seine, rive gauche ; embouchure en amont de
Nogent-sur-Seine.
Arnoye, affluent de la Viosne, rive gauche ; embouchure en amont de
Chars ; source vers Chavençon.
Aronde, affluent de l’Oise, rive droite. Aronna (Longnon, n° 118).
Radicaux Ar, omna.
Arran, affluent de la Seine, rive droite ; embouchure à Épinay-sur-
Seine. Radical Ar.
Arre, affluent de la Brèche, rive gauche; embouchure à Clermont (Oise).
Aube, affluent de la Seine. Radical Alba (la blanche ; latin ; L. n° 1156).
Aubetin, affluent du Grand-Morin, rive gauche ; alba, vu e s., puis
Ableta, 1213 (L. n° 1164).
Aubette, affluent de la Seine, rive droite ; embouchure à Meulan. Rad.
Alba.
Aubette, affluent de l’Epte ; source à Nucourt ; rivière de Magny-
en-Yexin. Rad. Alba.
Auges (ru des — ), riv. de Sézanne.
Aunette, affluent de la Troesne, rive droite, riv. de Labosse. Rad.
Alba.
Automne, affluent de l’Oise, rive gauche; riv. de Vez et Villers-Cot-
terets. Rad. omna.
Avelon, affluent du Thérain.
Avenelles (rudes —), affluent du Grand-Morin, rive droite ; source à
Doué.
Avon, affluent de l’Yerre, rive gauche, rivière de Mormant.
Avre, affluent de l’Eure; du celte Avr (rivière).
Avre, affluent de la Brèche ; source à Saint-Just-en-Chaussée
(Oise) ; du celte Avr, rivière.
Berle, affluent de la Marne, rive gauche ; source à Bergères-les-Vertus.
Berne (ru de —), affluent de l’Aisne ; passe à Pierrefonds.
Betz, affluent du Loing, rive gauche; embouchure en aval de Dor-
dives. Radicaux Bac (franc, rivière). L. n° 873.
Beuvronne, affluent de la Marne. Radicaux Biber : castor, et omna :
rivière (L. n° 116.)
Biberonne, affluent de la Beuvronne, rive droite ; source à Moussy-
le-Neuf. Radicaux Biber : castor, et omna : rivière.
Bièvre, affluent de la Seine ; embouchure à Paris (gare d’Auster¬
litz). Radical Biber : Bevrage, castor (Longnon, n° 1491).
Bonde, affluent de l’Epte, rive gauche, embouchure en aval de Gisors.
38
PAUL LEMOINE
Brèche, affluent de l’Oise, rive gauche; source à Reuil. Radical Bruch :
marécage.
Breon, affluent de l’Yerre, rive droite, rivière de Fontenay-Tresigny.
Bruvet, affluent de la Marne, rive gauche; embouchure en aval de
Damery.
Celle, affluent de la Remarde, rive gauche.
Certeau, affluent de la Seine, rive gauche.
Chalouette, affluent de la Juine ; source à Chalou ; passe à Chalo-
Saint-Mars.
Chantereine, affluent de la Marne, rive droite; source à Montfer-
meil.
Clignon, affluent de l’Ourcq, rive gauche ; source à Épaux-Bezu.
Coursel, affluent de la Marne, rive droite; embouchure près de Char-
MENTRAY.
Crise, affluent de l’Aisne, rive gauche; passe à Chacrise (au x e siècle :
Carcarisia. L. n° 699) ; peut-être à rapprocher de Crosa, la rivière creuse
(cf. L. n° 1156).
Croult, affluent de la Seine, rive droite, l’une des rivières de Saint-
Denis.
Cudron, affluent de l’Epte, rive gauche; riv. de Parnes ; embouchure
à Saint-Clair-sur-Epte.
Cygnes (ru des—), affluent de la Marne, rive gauche ; embouchure à
Nanteuil-lès-Meaux.
Diiuys, affluent du Surmelin. Radical Ductus (en latin, rivière).
Divette, affluent de l’Oise, rive droite ; embouchure à Passé ; rivière
de Dives.
Douée (rivière de Avernes). Tête de l’Aubette, affluent de la Seine.
Radical Ductus, latin.
Drouette, affluent de l’Eure, passe à Droué, en amont d’Épernon,
radical Ductus.
Dhouilly, affluent du Grand-Morin, rive gauche. Radical Ductus ;
embouchure en amont de Ferté-Gaucher.
Durteint, affluent de la Voulzie ; rivière de Provins.
Éclimont, affluent de la Juine.
École, affluent de la Seine, rive droite; source à Vaudoué (Église).
Epte, affluent de la Seine.
Érable, partie amont de la Georgette, affluent de la Celle, rive gauche.
Esches, affluent de l’Oise, source à Méru.
Essomnes, affluent de la Marne, rive droite ; embouchure en aval de
Chateau-Thierry. Radical Umna.
Essonnes, affluent de la Seine, rive gauche. Radical Umna.
Eure, anciennement Autura , qui a donné son nom (L. n° 698) à
Chartres (Autricum).
Favières, affluent de l’Ourcq, rive droite.
TOPOLOGIE
39
Fusain, affluent du Loing, rive gauche.
Gally (ru de —), affluent de la Mauldre, rive droite.
Georgette, partie aval de l’Érable ; affluent de la Celle, rive gauche.
Gergogne, affluent de l’Ourcq, rive gauche; source à Bouillancy-
Église.
Gobert, affluent du Clignon, rive gauche ; passe à Belleau.
Gobette, affluent de l’Esches.
Gondoire, affluent de la Marne, rive gauche ; embouchure vers Torcy.
Grivelle, affluent de l’Ourcq, rive gauche; source à Macquelines ;
autre source plus importante à Betz = Bac, rivière (L. n° 873).
Guesle, affluent de la Drouette, rive droite ; embouchure à Épernon.
Guyonne, affluent de la Mauldre, rive gauche ; rivière de Mareil-le-
Guyon.
Hauldres (les —), ou les Haudres ; affluent de la Seine, rive
droite ; embouchure à Etiolles.
Hazier, affluent de l’Aisne, rive droite; embouchure à Vic-sur-Aisne.
Hozain, affluent de la Seine. Ausa en 754 ; passe à la Chapelle d’Oze,
Aube (L. n° 1164).
Hozien (ru d’ —), affluent de l’Aisne, rive droite ; source à Bagneux,
embouchure à Vic-sur-Aisne.
Isieux, affluent de la Thève, rive gauche ; riv. de Luzarches.
Iton, affluent de l’Eure, rive gauche ; rivière d’ÉvREUx.
Javot, affluent de la Seine, rive droite ; embouchure en aval de Héricy.
Juine, affluent de l’Essonnes; source à Juine (prononcez Joigne),
commune de Mereville- (Méré : source).
Juvot, affluent de la Juine (réunion de la Chalouette et de la Louette
à partir de Saint-Martin d’Étampes ; embouchure entre Étampes et
Morigny).
Launette, affluent de la Nonette ; rivière de Chaalis.
Levrière, affluent de la Bonde, rive droite ; embouchure en aval de
Gisors.
Liovette, affluent du Thérain, rive gauche; embouchure à Beauvais.
Livre, affluent de la Marne, rive droite; embouchure à Mareuil-sur-
Ay.
Loing, Lupa, vn e siècle.
Louette, affluent de la Chalouette ; embouchure près de Saint-Mar¬
tin d’Étampes.'
Luisandres, affluent de l’Yerre, rive gauche ; embouchure en amont
de Rozoy.
Lunain, affluent du Loing, rive droite.
Maltorne, affluent de l’Eure, rive droite ; embouchure en aval de
Nogent-le-Roi.
Marne ( Matrona , Matr-omna ).
Marsange, affluent de l’Yerre, rivière de Tournan.
40
PAUL LEMOINE
Matz, affluent de l’Oise, rive droite ; source à Canny-sur-Matz ;
embouchure à Montmacq.
Mauldre, affluent de la Seine, rive gauche .
Maurienne, partie amont de la Superbe, affluent de l’Aube, rive droite.
Merantaise, naît à Magny-les-Hameaux, affluent de l’Yvette, rive
gauche ; embouchure à Gif.
Mère (Vieille-), affluent de la Seine ; rivière de Gonesse.
Mesnil, affluent du Grand-Morin, rive gauche; embouchure à Pont-
aux-Dames.
Mesnil, affluent de la Troesne, rive droite.
Misère, affluent de la Renarde ; embouchure à Villeconin.
Molette, affluent du Croult, rive gauche ; rivière du Bourget.
Montcient, affluent de la Seine, rive droite ; embouchure à Meulan.
Morbr.as, affluent de la Marne; embouchure àBoNNEun..
Morée, affluent du Croult, rive droite; riv. de Saint-Denis.
Morillas, affluent du Grand-Morin, rive droite ; embouchure en aval de
Mouroux.
Morin (Grand-) ; affluent de la Marne, rive gauche ; embouchure à
C.ondé-Sainte-Libière ( Muera ou Mocra), d’où Pons-Mucrae = Pom-
meuse (Seine-et-Marne), jadis Pommeure, sur une voie romaine Meaux-
Troves ; d’où Mœurs (Seine-et-Marne), jadis Meure (cf. L. n 0 * 5 730, 703,
1164).
Morin (Petit-) ; affluent de la Marne, rive gauche; embouchure à la
Ff.rté-sous-Jouarre.
Murton, affluent de la Vesle, rive gauche.
Muze, bassin de la Vesle ; source à Loupeignes.
Nonette, affluent de l’Oise, rive gauche; passe à Senlis; source ùNan-
teuil-le-Haudouin.
Nore, affluent de l’Oise, rive droite; rivière deNovoN.
Noue, affluent du Grand-Morin, rive droite ; source à la Noue; embou¬
chure à Esternay,
Noue, nom générique donné aux bras marécageux de la Seine dans la
région Romilly-Montereau.
Noxe, affluent de la Seine, rive droite, passe à Villenauxe.
Œuf, rivière de Pithiviers ; nom de la partie amont de I’Essonne,
affluent de la Seine, r. g.
Oise, Isara (L. n° 729) ( Is , isas, : bas).
Orge, affluent de la Seine, rive gauche, embouchure en amont d’ABLON.
Orgeval, affluent de la Seine, rive droite ; embouchure aux Mureaux.
Orgueil (ru d’ —), affluent du Thérain, rive droite.
Orillon, affluent de l’Ardre, rive gauche (bassin de la Vesle).
Ornelle (diminutif de Olomna), affluent de la Marne ; source à Som-
melonne (Marrie). Summa olomna (L. 715).
Orvanne, affluent du Loing, rive droite.
TOPOLOGIE
41
Crvin affluent de la Seine, rive gauche, embouchure en aval de Nogent-
stjr-Seine, Aiva 1173 (L. n° 1164).
Ourcq, affluent de la Marne, r. dr.; a donné son nom au pagus
orcensis ou urcensis (Orxois) (L. n° 1161) ; embouchure en aval de Lizy-
sur-Ourcq.
Predecelles, affluent de la Remarde, rive gauche (bassin de l’Orge) ;
rivière de Limours ; sa partie aval est le ru de Briis.
Rabette, affluent de la Remarde, rive gauche (bassin de l’Orge).
Redon (ru de —), affluent de l’Eure; embouchure à Rueil.
Remarde, affluent de l’Orge, rive gauche ; embouchure à Arpajon.
Renarde, affluent de l’Orge, rive droite ; embouchure à Arpajon.
Retz (ru de —), affluent de l’Aisne, rive gauche ; source à Puiseux
(tire son nom de la forêt de Retz).
Réveillon, affluent de l’Epte, rive gauche, source à Boubiers, embou¬
chure à Gisors.
Réveillon, affluent de l’Yerre, rive gauche ; source à Ozouer la Fer¬
rière ; embouchure à l’ancienne abbaye d’YERREs.
Réveillon, affluent de la Luisandre, rive gauche (bassin de l’Yerre) ;
embouchure à Vaudoy.
Riiodon, affluent de l’Yvette, rive gauche ; embouchure à Saint-
Rem y-les-Chevreuse.
Rhony, affluent de l’Oise, rive droite ; rivière de Rieux.
Rimarde, affluent de l’Œuf, rive droite ; rivière de Yèvres-la-Ville.
Rosne, affluent de la Seine, rive droite; rivière d’EzANViLLE et Écouen.
Rouillon, un des bras du Croult ; rivière de Saint-Denis.
Rtjtel, affluent de la Marne, rive droite ; embouchure à Villenoy.
Saillemouille, rivière de Marcoussis; affluent de l’Orge, rive gauche.
Saint-Ouen (ru de —), affluent de la Seine, rive gauche ; rivière de
Saint-Pierre et Saint-Étienne de Bailletjl ; embouchure en aval de
Vernon.
Sausseron, affluent de l’Oise, rive droite ; source à Rhus.
Sausset, affluent de la Morée, rive droite; rivière de Tremblay-les
Gonesse.
Savières, affluent de l’Ourcq, rive gauche; source à Vierzy ; mot à
rapprocher de Savara (L. n° 24).
Seine, Sequana.
Sermoigne, affluent de la Marne, rive droite.
Sillet, affluent du Thérain, rive droite ; source à Silly ; embouchure à
Hermes.
Soissonne, partie amont du Sausseron, affluent de l’Oise.
Somme, ou Som, de summus : sommet de la rivière (L. n os 708-709; voir
aussi p. 24).
Suby, affluent de la Seine, rive droite; source à Orvilliers ; embouchure
à Chatenay (Montois).
42
PAUL LEMOINE
Superbe, affluent de l’Aube, rive droite ; embouchure en amont d’AN-
GLUBE,
Surmelin, affluent de la Marne, rive gauche.
Thé r ain, affluent de l’Oise; rive droite; embouchure à Creil. Thara
en 879 (L. n» 1163).
Thérouanne, affluent de l’Ourcq, rive droite; source à Marchemoret.
Radical : Thère et omna.
Thève, affluent de l’Oise ; rivière de Lamorlaye et Thiers.
Traconne, partie haute de la Voulzie, en amont de Léchelle.
Troesne, affluent de l’Epte ; passe à Ivry-le-Temple.
Yandy, affluent de l’Aisne, rive gauche ; rivière de Cuise-la-Motte.
Vaucouleurs, affluent de la Seine, rive gauche ; rivière de Septeuil.
Yaudessard, affluent du Grand-Morin; emb. à Crécy-en-Brie ; nom
probablement récent : Val des Essarts.
Vaure, affluent de la Superbe (bassin de l’Aube) ; rivière de la Fère-
Champenoise.
Vaurezien, affluent de l’Aisne, rive droite.
Verdonnelle, affluent de la Dhuys, rive droite; rivière de Verdon.
Radical Vera, celte : rivière ; umna, rivière, en ligure.
Verse, affluent de l’Oise ; embouchure à Noyon.
Vesgre, affluent de l’Eure, rive droite; embouchure en aval d’ANET.
Vesle, affluent de l’Aisne, rive gauche ; source à Sommevesle (Marne).
Summa Vidula (L. n° 723) ; embouchure à Condé-sur-Aisne.
Viosne, affluent de la Seine, rive droite.
Visandre, affluent de l’Eure, rive droite ; passe à Gallardon, embou¬
chure à Maintenon.
V oise, affluent de l’Yères.
Volangy, affluent de la Seine, rive droite ; source à Cessoy et à
Sognoles.
Volmerot, affluent de l’Aubetin ; embouchure à Augers.
Voulzie, affluent de la Seine, rive droite; rivière de Provins.
Yerres, affluent de la Seine, rive droite; source à Touquin ; embouchure
à Villeneuve-Saint-Georges.
Yèvre, rivière de Bourges, ou Abr. ou Yer, celtique : rivière (p. 29)
= Avara (d’où Avaricum Bourges).
Yonne, affluent de la Seine, rive gauche. Icauna ; embouchure à Monte-
reau.
Yvron, affluent de l’Yères ; embouchure à Pompières, à rapprocher de
I’Yèvre (riv. de Bourges) et de l’Yèvre, affluent de l’Aisne, source à
Somme-Yèvre (Marne). Summa Evera (L. n° 725).
Yvette, affluent de l’Orge, rive gauche; rivière de Chevreuse et Long¬
jumeau ; source dans la Forêt des Yvelines.
Il est curieux de constater que la plupart des noms de rivière signifient
simplement cours d’eau, dans une langue plus ou moins ancienne.
TOPOLOGIE
43
La répétition différente de deux mots de langues successives a fait des
noms spéciaux.
§ 7. — Noms relatifs a la nature du sol.
Les mots anciens, indiquant la nature du sol, sont peu nombreux.
En celte, il n’y a guère que :
Dunos, montagne, d’où par exemple, Melodunum, Melun ; Diodurum,
Jouarre.
Faut-il ajouter Argent d’où Argenteuil, non pas dans le sens de métal
comme l’a indiqué Longnon (n° 153), ce qui est inadmissible mais dans le
sens de blanc, comme l’a proposé Longnon (n° 1153) pour I’argent double.
Les noms d’origine latine sont plus nombreux. C’est avec la même signi¬
fication que Dunos, que fut employé le mot Firmitas (latin), d’où Ferté,
Fermeté. Ces mots remontent probablement au x e siècle.
Arena, d’où Araine, sable ; Airaine et accessoirement amphithéâtre,
d’où Eraine, etc.
Cavea, partie de théâtre, d’où Chage (abbaye de 1135, près de Meaux).
Figlina, atelier de potier, d’où Fulaine, Flins, Filain.
Ferraria, gisement de fer, d’où Ferrière.
Fabrica, Faber, d’où Forges, Fours.
On a indiqué, pour les mots tels qu’AuTEUiL, l’origine Ad Tegulum,
« vers les tuiles » et effectivement, bien que celte étymologie paraisse invrai¬
semblable, les pays de ce nom se trouvent tous sur des gisements de terre
glaise.
On peut signaler aussi :
Braiosa, nom antéromain (Longnon, n° 676), qui signifie Lutosa, boueux,
d’où Brou ; Briouze et peut-être Brie.
Les noms de signification météorologique et naturaliste n’existent qu’en
français : Heurtebise, Montebise, Chantereine, Chantemerle, etc.
Les noms relatifs aux paysages abondent : Beauvoir ; Beauvais (pas
le chef-lieu de l’Oise) ; Mauregard ; Montepilloy (anciennement Montes-
pillouer, « Montera speculatorium », la montagne d’où l’on voit) ; Mont-
mirail (même origine).
§ 8. — Noms a signification forestière.
Beaucoup de noms ont une signification forestière :
A. — Sylva, latin, forêt. Senlis ( Silvanectum ) est une forme française
de silvacum). — Le même mot aurait donné : la Chapelle-en-Serval (ou
en Servois).
La région est d’ailleurs entièrement forestière.
B. — Goele. Ce mot, qui se retrouve dans Dammartin-en-Goèle, et dans la
ferme de Goële, sur le flanc nord delà butte de Mongé, est, d’après Gallois,
44
PAUL LEMOINE
à rapprocher de celui de laGoHELLE (région d’Arras et de Lens). Gautheria,
Gauharia, dès le xn e siècle. Ce mot voudrait dire taillis, région boisée.
Le mot Goële aurait signifié « toutes les collines » formant une bande
boisée qui interrompait les cultures et servait de limite entre les belles
terres à limon du Multien et celles de la France, du Parisis.
C. — Lar (germanique), friche ou lande, d’où Maffliers (inosf-lare).
Loh (germanique) = bois ( lucus ), d’où Wadrelucus, nom mérovingien
d’une localité du Vexin.
D. —Lucus (latin). Petite forêt, d’où Lu (S.-et-O.) ; Andelu (S.-et-O.) ;
Banthelu (S.-et-O.) ; Retolu (S.-et-O.).
E. — La Fortelle (anciennement Foretelle ), petite forêt. Je ne connais pas
ce mot, ou ses dérivés, en Ile-de-France ; mais c’est très vraisemblable¬
ment lui qui a donné le mot Foiîterre (région entre Clamecv et la Puisaye).
F. — Arthc. Ce mot, d’après de Guerchy 1 , signifie extrémité de pays ou
quelque chose d’analogue. On trouve des mots comme : Arthies, Artimont,
Artedunum ( Arthum ), Artheuil.
Or, Longnon indique que, à l’origine, ce mot a le sens de Ours. Fau¬
drait-il donc penser qu’il s’agit de forêts très écartées qui, à l’époque gau¬
loise, renfermaient encore des ours (forêt d’Arthies). Effectivement,
I’Arthies devait être une région extrêmement difficile d’accès ; elle l’est
encore. Elle semble n’avoir été défrichée que très tardivement.
Dans le même ordre d’idées il faut signaler les mots qui évoquent
l’idée du Loup (Lupus), toujours proches des grandes forêts : Loupièrf. ;
Louvjère ; Louviers. Mais ces noms sont beaucoup plus récents ; je ne
crois pas que l’on connaisse le mot celte qui veut dire loup.
Le Lynx a dû être abondant dans l’Ile-de-France, et le dernier
exemplaire paraît avoir été tué au xvi e siècle dans la forêt de Fontaine¬
bleau 2 . Il a donné son nom à des localités comme Lincel (B.-A.), Leoncel
(Drôme), Luxeuil (Haute-Saône), Luxeol (Doubs), etc. Mais il ne paraît
pas avoir laissé de traces dans la toponymie de l’Ile-de-France (voirp. 30).
Le Sanglier ( Eburos ) ne paraît avoir laissé aucune trace dans la topo¬
nymie. Mais des Gaulois, portant son nom et l’ayant latinisé, ont permis
de garder son souvenir (Ivry).
Principaux noms de forêts dans VIle-de-France.
La plupart dès forêts et des bois portent les noms des villes et villages
qui les avoisinent. Cependant, quelques-uns portent des noms spéciaux,
qui sont probablement fort anciens.
Forêt de Carnelles, près Persan-Beaumont.
1. Il est à noter qu’à Laon, la porte qui commande la route de Soissons s’appelle Porte d’Ar-
don ; il y a en dessous le faubourg d’ARDON.
De Yathaire de Guerchy, Les anciens noms de lieu, dans l’Ouest du diocèse d’Auxerre.
Bull. Soc. sc., hist. nat. Yonne (32 e vol., année 1928, paru 1930, p. 191-206).
2. Lavauden, Essai sur Vhistoire naturelle du Lynx. Grenoble, Allier père et fils, 1930.
TOPOLOGIE
45
Forêt de Riz, au N. de Dormans.
Forêt de Traconne, au S.-W. de Sézanne, Marne.
Forêt du Mans (anciennement Maans), à l’E. de Meaux.
Forêt de Gault, au N. d’Esternay, Marne.
Bois du Tartre.
Forêt de Bierre (F. de Fontainebleau).
Forêt des Yvelines (F. de Rambouillet).
Forêt de Retz (F. de Villers-Cotterets).
Forêt de Laigue (confluent de l’Aisne et de l’Oise).
Forêt de Hez (entre Beauvais et Clermont).
Forêt de Sénart, près Villeneuve-Saint-Georges.
Forêt de Beine [Rosco de Boyne en 1223). Le mot est resté dans Beau-
mont-en-Beine (Région de Guiscard).
Forêt d’Arrouaise, entre Aisne et Vesle ( Araosire , en 1166). Le mot est
resté dans Montigny-en-Arrouaise.
L’étude topographique et topologique des forêts, qui aurait semblé a
priori devoir donner des résultats intéressants, est décevante. L’évolution
culturale est très longue (plusieurs dizaines d’années pour les taillis, plusieurs
siècles pour les forêts), les conditions d’exploitation pour la chasse ne se
modifient guère, puisqu’elles sont liées au mode de vie même des animaux.
Les traits essentiels de la forêt devraient donc être presque immuables.
Il n’en est rien cependant.
A part quelques voies forestières citées ici (p. 50, 53), on n’observe rien
d’authentiquement ancien et il semble que tout un réseau de voies nou¬
velles ait été superposé à un réseau plus ancien par l’Administration
forestière royale quand elle a commencé à se préoccuper de l’organisation
des chasses à courre (xvm e siècle) et de l’exploitation rationnelle du bois
(xix e siècle). Souvent même existent, dans les bois acquis plus ou moins
récemment par des particuliers, des réseaux de chemin, sans relation avec
les routes forestières du grand domaine voisin.
Il faudrait, pour retrouver le réseau ancien, une pratique de la forêt
qu’ont seuls les braconniers et quelques vieux gardes.
D’autre part, les «lieux dits » en forêt sont presque tous d’allure moderne 1
et se rapportent en majeure partie à l’exploitation du bois, laquelle est
relativement récente.
Hormis son nom, quand il est conservé, la forêt semble ne pouvoir
rien nous apprendre sur son passé.
§ 9. — Noms d’arbres
A ces noms désignant la forêt en général, il faut ajouter les noms de
plantes de forêts ou de marécages :
1. Un exemple typique est donné par Pomet, Recherches sur l'étymologie des noms de lieux de
l'ancienne forêt d'Orléans. Orléans, H. Herluison, 1896, 97 pp.
46
PAUL LEMOINE
Lemos, orme en gaulois, d’où Limeuil, Limeil (Longnon, n° 169), et peut-
être Limay.
Ulmus, orme, d’où Ormoy, Osmoy.
Casnetum, chêne (Longnon, n° 617), le Chesnoy, Cesseigne.
Deru, Derw, chêne (celtique), d’où Druide.
Gnrric (ibère), chêne ; variante, Jarrys (Limousin) . Ces mots se trouvent
jusqu’en Seine-et-Marne, le Jarriei..
Robur, le chêne ; d’où Rouvres.
L’Aulne joue un très grand rôle dans la toponymie. Le mot latin a
donné Aulnay ; Launay. Le mot celte (Vernetum) a donné Vernoy (Lon¬
gnon, n° 660), Verneuil, etc.
Spinoculum, Spinogetum, l’épine, a donné Épineuil ; Épinay.
Carpinetum, le charme, d’où Charnoy (S.-et-M.).
Betuletum, le bouleau, d’où Belloy.
Castanetum, le châtaignier, d’où Catenoy, Oise.
Salix, saule, d’où Saulx, S.-et-O.
Rosaria, le roseau, d’où Rozières (Aisne).
Liscaria (cypéracées), laiche, sorte de jonc, d’où Leschères ; Lesche-
rolles ; l’Échelle.
Fagus, latin, le hêtre, d’où Fay, etc. Mot supplanté par le vieux français,
Hestre, du bas-allemand Rester, peut-être au moment de l’arrivée des
Francs.
Buxus, le buis, mot latin. Mais certains noms tels que Buxeuil paraissent
avoir une origine celtique. Ainsi le buis, dans l’Ile-de-France, serait anté¬
rieur aux Romains, qui, d’après certains auteurs, l’y ont introduit. Effec¬
tivement, beaucoup de botanistes pensent que le buis est réellement spon¬
tané, en plusieurs points de l’Ile-de-France.
La Fourdraine, prunelle sauvage, d’où Fourdraine.
§ 10. — Noms relatifs a la culture.
Il est intéressant également de trouver les pays cultivés par les Celtes.
Le mot Magus, qui signifie champ, se retrouve, en effet, dans un certain
nombre de noms de lieu.
Noviomagus, d’où Noyon, Longjumeau ( Nogemellum au xm e siècle).
Rotomagus, d’où Rouen (primitivement Ratumagus).
Turnomagus ou Tornomagus, d’où Tournan (S.-et-M.); au xn e siècle,
T urnomium.
Scotomagus, d’où Écouen (primitivement Escuem ).
Augustornagus, ancien nom de Senlis, avant l’époque mérovingienne.
Il faut y ajouter les noms d’essences cultivées, comme :
Nucetum, le noyer, d’où Noisy, Noisiel.
Cerasoialum, le cerisier, d’où Cerseuil, Aisne.
TOPOLOGIE
47
Mespilus, le néflier.
Sabucetum, le sureau, d’où Sucy.
De même l’Yéble ou Hiéble est une sorte de sureau dont la présence
était considérée comme indiquant une bonne terre à blé ; voir Yebles (S.-
et-M.) ; chap. IX, § c.
Plusieurs noms rappellent les granges où l’on rangeait le blé ou le four¬
rage.
Il est curieux de voir un assez grand nombre de localités (voir p. 32) rap¬
peler le nom de la nielle, Nigella. On sait que cette plante sauvage, qui pousse
dans les cultures de blé et possède une graine noirâtre, à peu près de même
grosseur que les grains de blé, gêne considérablement la culture des céréales.
On dit encore d’un blé qu’il est niellé. Ce mot indique donc des terres à blé.
Il convient d’ajouter le nom d’espèces animales domestiquées, comme :
Apes, l’abeille, d’où Achères, Eppes, etc.
Asinus, l’âne, d’où Asnières.
Capra, la chèvre, d’où Chivres, Chevrigny.
Berbex, brebis, d’où Bergères.
Certains mots remontent aux invasions franques, par exemple :
Cortis, d’où Cour-Giraut, etc.
Ville, d’où Gondreville, etc.
Mansus, d’où le Mée, etc.
D’autres indiquent des installations de colonies agricoles militaires,
constituées par des soldats.
Sarmates, Sermaigne, Sermaizes.
Bretons, Bretignolles.
Goths, Gueux.
Maramans, Marmagne.
Maures, Mortagne.
§ 11. — Les vieilles routes.
I. Les grandes routes et les églises, p. 48. — II. Les évitements de certaines villes
par les voies romaines, p. S9. — III. Étude de quelques routes, p. 62. — Résumé,
p. 70.
L’étude des routes, et de leur disposition, est un autre moyen de recons¬
tituer un état de choses fort ancien.
On ne peut malheureusement faire état, ici, que des très grandes routes,
aux abords des grandes villes ; mais il est probable que l’étude détaillée
des chemins ruraux permettrait de remonter, encore plus loin dans le passé.
Ainsi qu’il a été indiqué (p. 32), quelques noms de lieu jalonnent
des routes romaines.
Maisons-Laffitte. Relais sur une route de Paris à X (?).
Maisons-Ai.fort. Relais sur la route Paris-Melun.
48
PAUL LEMOINE
Pontoise. Pont sur l’Oise de la route Paris-Rouen.
Pontoise-lès-Nogent. Pont ou gué sur l’Oise de la route Noyon-
Soissons.
Vez. Gué sur une route de Compiègne à X.
Yezaponin. Gué sur la route Noyon-Soissons.
Mohains-le-Petit, route Reims à Troyes.
Estrées (strata), route Compiègne-Senlis. Ce nom se retrouve pour la
même raison dans le vieux nom d’un faubourg de Montmirail.
Mœurs. Passage du Morin par la route Esternay-Sezanne.
I. — LES GRANDES ROUTES ET LES ÉGLISES.
Tout le monde, au cours de ses promenades, a remarqué de quelle har¬
monieuse façon certaines routes s’alignaient d’une façon rigoureusement
mathématique sur l’axe des clochers ou des tours de certaines grandes
villes.
Mais je ne crois pas que personne se soit demandé comment une telle
disposition avait pu être obtenue ni qu’ait été dressée la liste des villes où
elle peut être observée.
Des alignements de ce genre peuvent évidemment avoir été réalisés,
à des époques récentes, sur de petites distances, soit au moment de la
construction de l’église, soit au moment de la création de routes nouvelles
ou de la rectification de routes anciennes, mais ce fait est très difficile à
expliquer dans le cas de plusieurs grandes routes à directions divergentes,
s’alignant sur des monuments très importants b
1° Exemple de la cathédrale de Laon (Fig. 7).
La route de la Fère à Laon (R. N. 44) est rigoureusement alignée,
entre Crépy en Laonnais et Laon, sur le plus gros clocher de la cathé¬
drale, et cela sur au moins 9 kilomètres. Un autre morceau de la
route, plus à l’Ouest entre Fressancourt et Vertes-Feuilles a, d’après la
carte, le même alignement.
La route (R. N. 2), se dirigeant vers Maubeuge, a le même alignement
jusqu’à Chambry, soit sur 4 kilomètres 5.
Il faut donc supposer,
ou que ces routes ont été alignées sur le clocher de la cathédrale après
Ta construction de celui-ci, ce qui paraît invraisemblable, car ces routes
sont dans leur ensemble beaucoup plus anciennes que la cathédrale, ou
1. Les abbréviations suivantes sont utilisées ici : R. N. Route nationale ; R. D. Route
départementale; G. C. Chemin de Grande Communication; I. C. Chemin d’intérêt Commun.
TOPOLOGIE
49
que le plus gros clocher de la cathédrale a été construit (xii e -xm e siècles)
rigoureusement au point de croisement des lignes purement théoriques que
forment le prolongement de ces routes, qui ri aboutissent pas, en fait,
dans la dernière partie de leur parcours à la cathédrale. Il ne semble
même pas qu’il y ait de vieux chemins ou de vieilles rues représentant
ce prolongement ancien. Or les architectes de l’époque ne paraissent
guère avoir eu tel souci, car il existe d’autres cathédrales de la même
époque, dans d’autres villes, où cette disposition n’a pas été réalisée,
et où elle aurait été réalisable (par exemple la Fère),
ou enfin que l’alignement soit une disposition très ancienne sur un
emplacement antérieur à celui de la cathédrale, soit sur une église chré¬
tienne primitive, soit plus probablement sur un temple païen (romain,
gaulois ou prégaulois).
2° Cas de Senlis (Fig. 8).
La route de Crépy-en-Valois à Senlis est depuis Duvy, c’est-à-dire sur
20 km. 5, alignée rigoureusement sur le clocher de la cathédrale de Senlis
(xu e -xvi e siècles), sans d’ailleurs aboutir, en fin de compte, à celle-ci, et
sans qu’aucune petite rue n’indique un passage ancien.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 4
50
PAUL LEMOINE
La route nationale R. N. 17 Paris-Senlis 1 , nettement rectiligne à travers
les forêts de Chantilly et Pontarmé, et depuis Pontarmé, soit sur 6 kilo¬
mètres, ne s’aligne pas rigoureusement sur le clocher de la cathédrale.
En venant de Paris, on constate que celui-ci est laissé un peu à droite, à
l’Est. Mais l’alignement se prolonge par la « rue Yieille-de-Paris » jusqu’au
parvis de la cathédrale, et jusqu’à Vieux-Château et à l’enceinte gallo-
romaine.
La route venant de Meaux (R. N. 330) a un alignement très analogue 2 et
elle est prolongée presque jusqu’au point de croisement par la rue Beldon.
1. La Roule de Paris à Senlis, dite chemin de Flandres, passait à Saint-Denis, Gonesse, Goussain-
ville, la Grange des Noves, Louvres, Marly, la Chapelle, et se confondait avec la route actuelle
entre Pontarmé et Senlis.
2. Route de Senlis à Meaux (et peut-être à Troyes). Elle sortait par la porte Saint-Vincent, passait
à Villemétrie. On a constaté des restes en forêt (chemin des Bruyères). De la Chapelle-Chaalis elle
emprunte la route de la Fontaine jusqu’à l’abbaye de Chaalis, passe au poteau de Perthes, s’aligne
sur le clocher de Montagny-Sainte-Félicité, y jjénètre par le chemin de l’Entrée ou de l’Estrées.
Elle emprunte la route actuelle près du Plessis-Belleville, passe à Saint-Pathus, montre près de
Barcy 500 m. de route ferrée, puis passe à Chambry et à Gregy.
TOPOLOGIE
51
La voie forestière en forêt de Halatte (chaussée de Pontpoint) présente
le même alignement 1 .
Il est très curieux de constater que l’exemple de Senlis montre que
l’alignement rigoureux ne se fait pas sur la cathédrale, qui n’a probable¬
ment pas été reconstruite sur l’emplacement ancien, mais qu’il se fait
sur un point de l’enceinte gallo-romaine.
Dans le cas présent, on est ainsi amené à faire remonter ces alignements
jusqu’à l’époque gauloise 2 .
3° Cas de Beauvais.
A Beauvais, la cathédrale n’est dans l’axe d’aucune grande route,
sauf le G. C. 31, sur environ 300 m.
Mais ainsi que le G. C. 93 venant du Champ de tir, et le G. C. 35, la
R. N. 181 (de Beauvais à Breteuil) est, entre Tillé et Beauvais, alignée
exactement sur la place de l’Hôtel-de-Ville (angle sud-ouest).
Cette même route, dans sa partie sud, venant de Gisors, est actuelle¬
ment déviée. Mais il en reste un morceau, dans les bois de Belloy, qui est
également aligné, sur la place du Marché, et ceci n’est pas un hasard, car
ce morceau se prolonge en ligne droite, et pratiquemment jusqu’à Beau¬
vais, par une vieille route qui passe exactement sur l’emplacement de
l’église de Saint-Martin-le-Nœud.
Un vieux chemin, qui semble être l’ancien tracé de la R. N. 31, au droit
de Saint-Paul, est aligné sur ce point. Ce dernier alignement passe par le
clocher de Goincourt.
1. La voie forestière (chaussée de Pontpoint) qui passe par Croix-Saint-Priest, Croix-des-Sablons
(nombreux vestiges romains), Croix-Saint-Rieul est également axée sur la cathédrale de Senlis.
Elle se prolonge en droite ligne par la route du Mont-Pagnotte.
Mais l’abbé Caudel pense qu’elle dévie par le carrefour de la Futaie, le Carrefour du Grand-Maître
et le carrefour Hétéroclite pour aboutir à l’abbaye Moncel et se diriger de là vers l’église de Sarron.
2. Deux autres routes anciennes ont été signalées par l’abbé Caudel, mais elles sont trop mal
connues pour qu’on puisse en faire état ici :
a) Route de Senlis à Beauvais.
Elle empruntait le vieux chemin d’Aumont, passant au gué du Moulin d’Aumont et près de
l’église d’Aumont, elle laissait au N. le vieux camp retranché de Verneuil.
Puis, alignée sur le clocher de Nogent-les-Vierges, et sur l’église de Rousseloy, elle se dirige vers
Bury, Angy-Saint-Félix, Therdonne ; entre cette localité et Beauvais, elle se confond avec la route
moderne.
b) Route Soissons-Beauvais, par Senlis et Lithanobriga [via Cesarea].
Cette route venait de Pierrefonds par Champlieu et Bethizy-Saint.-Martin, passait à Nery, entre
Rully et Raroy, au N. de Bray et de Barberie, traversant l’Aunetteau moulin du Thierry, puis de
Balagny piquant droit sur Senlis [à la croix de Balagny, se détachait vers Barberie un vieux chemin
gaulois : via Barbariœ ] ; on a retrouvé le dallage dans les voies de manœuvre de la gare ; elle passait
à Saint-Étienne, gué du Moulin, croix Spère, et empruntait la rue du Perrier, le jardin de la sous-
préfecture, les rues Sainte-Geneviève et Apport-au-Pain.
La voie romaine sortait de Senlis par le mur Saint-Lazare, l’Hôtel-Dieu des Marais ;en prolon¬
gement du chemin Gouvieux-Avilly, on a retrouvé un fragment de la voie dans le parc de Sylvie.
(Parc du château de Chantilly).
La route traversait l’Oise à gué, empruntant la grande rue de Villers-sous-Saint-Leu, passant à
Ully-Georges.
L’abbé Caudel signale constamment les alignements de voies romaines sur les clochers des églises,
de village.
fir
52
PAUL LEMOINE
La R. N. 31 et la R. N. 1, dans la traversée de la ville, sont rectilignes
et se croisent à l’angle nord-est de la place de l’Hôtel-de-Ville. Par ce
point passent la R. N. 181, vers Tillé, sur une courte section, à partir des
remparts et la R. N. 38 (chaussée Brunehaut).
Actuellement déviée avant d’arriver à Beauvais, elle se prolonge par
une vieille route, jusqu’aux remparts; au delà, il n’existe aucune rue qui
aboutisse à la place’ de l’Hôtel-de-Ville.
La R. N. 1, dans la traversée Sud de la ville, entre le Thérain et la rue
de la Manufacture-Nationale, ainsi que la rue Saint-Jean, semblent
également passer par ce point.
La vieille route, qui longe le champ de tir (G. C. 93), est, malgré ses sinuo¬
sités, approximativement alignée sur le même point de la place de l’Hôtel-
de-Ville.
La route de Saint-Just-en-Chaussée (R. N. 38), dite chaussée Bru¬
nehaut, est également alignée sur ce point.
Enfin, un cas très curieux est celui de l’ancienne chaussée Brunehaut,
actuellement chemin de terre sur toute sa longueur, qui passe au nord de
la butte de la Justice et de Laversines, et au sud de Litz ; elle ne dessert
aucun pays ; il n’y a aucune habitation et aucun vestige d’habitation sur
son parcours. Or, sur une partie de celui-ci, elle est alignée, elle aussi, sur
l’extrémité nord de la place de l’Hôtel-de-Ville.
TOPOLOGIE
53
Cette quintuple convergence ne peut être l’effet du hasard ; comme elle
s’applique en partie à des routes abandonnées depuis longtemps, elle prouve
l’ancienneté du dispositif. Il est certainement gaulois, et on peut même
se demander s’il n’est pas plus ancien.
Villers-Cotterets (Fig. 10). — A Villers-Cotterets, dont le nom est
d’origine franque, mais dont l’ancienneté est peut-être plus considé¬
rable, se produit une très curieuse concentration de routes sur l’extré¬
mité nord de l’esplanade du Châ¬
teau.
Il y a d’abord l’avenue du Châ¬
teau aboutissant au point 221, une
autre avenue qui aboutit à la
Croix-Saint-Georges, une troisième
qui vient du voisinage de Fleury,
le prolongement de la R. N. 36 qui
va à la Ferté-Milon, le prolonge¬
ment de l’I. C. 31 qui va à Bour-
sonne, celui de la R. N. 2 qui va à
Crépy-en-Valois, celui de la laie fo¬
restière du bois d’FIaramont et de
la laie qui va à Pierre-Clouise.
La convergence de trois routes et
cinq laies forestières n’est évidem¬
ment pas due au seul hasard.
Melun (Fig. 11). — La R. N. 5 ve¬
nant de Paris est alignée sur l’église
Saint-Aspais (xv e -xvi e siècles).
On constate également cet alignement pour la route (R. N. 371)
allant à Guignes, au moins dans son tracé général et dans la R. N. 446
allant à Nangis et Provins et enfin sur la route R. N. 5 bis allant à Fon¬
tainebleau.
Gonessf.. — Sur l’église de Gonesse convergent la G. C. 84 qui va à la
Patte-d’Oie, et un chemin de terre qui se dirige vers Fontenay-en-
Parisis.
L’étude détaillée d’un certain nombre de voies romaines montre qu’elles
s’alignent constamment sur des clochers.
Le phénomène de concentration sur les vieilles églises s’observe égale¬
ment dans de grandes villes qui sont légèrement en dehors de la région
étudiée ici.
Rouen. — Trois routes convergent en un point situé approximati¬
vement au coin de la rue Beauvoisine et de la rue Thiers, à environ
400 mètres de la cathédrale, le G. C. 3 (venant d’Évreux), la R. N. 28
(venant de Neufchâtel-en-Bray) et l’ancienne route de Paris passant parle
54
PAUL LEMOINE
Mesnil-Isnard. (Le tracé actuel de la R. N. 14 a été dévié à plusieurs
reprises.)
Il est possible que la rue Tliiers représente un très ancien tracé vers
Deville, de la prolongation duquel on ne voit pas trace.
Je crois qu’on pourrait observer également cette convergence à Amiens,
è Reims, à Orléans.
Breteuii., Oise 1 (Fig. 12). — Ce n’est certainement pas par hasard que
la R. N. 16 est alignée sur le clocher.
En effet, sur 2 km., l’axe de la route passe mathématiquement par
celui-ci. De plus, cette section est prolongée par un chemin de 1 km. de
même direction. Plusieurs autres vieux chemins, par exemple celui au
N. de la ville qui se perd dans les champs et peut-être le G. C. 65, ont
des alignements droits, passant par le clocher.
D’autres routes arrivant à Breteuil, présentent des alignements qui ne
passent pas par le clocher.
Évreux 2 . — Jadis Mediolanum Autercorum.
1. Je remercie très vivement M. Bedeaux et M. Vidrovitch, ingénieur en chef et ingénieur ordi
naire des Ponts et Chaussées à Beauvais, des renseignements qu’ils ont bien voulu me fournir.
2. P. Mejean, Évreux. Notes de géographie urbaine Bull. Soc. Êt. hist. t géogr. et sc. région pari¬
sienne , X, n° 36 janvier-mars 1936, p. 1 (1 carte schématique des voies romaines et préromaines)
d’après Marcel Baudot, Le réseau routier antique de l'Eure ; Normannia , Y, n° 4,1932.
TOPOLOGIE
55
La R. N. 154 venant de Louviers par Gravigny est alignée sur le clo¬
cher de la cathédrale, mais à partir de la traversée de l’Iton, elle a été
déviée.
La R. N. 13, venant de Pacy, ne présente pas le même dispositif ; mais,
il existe au N. un très vieux chemin, passant par le Breuil et Mise-
reys qui, dans son ensemble, est approximativement axé sur la cathédrale.
Le G. C. 52, venant de Saint-
André-de-l’Eure par Précy, est très
tortueux, mais son tracé coïncide
souvent avec la ligne joignant le
clocher de Précy à celui d’Évreux,
notamment dans la région de Mel-
leville.
A l’Ouest, une vieille chaussée
romaine est axée sur la cathédrale,
elle a été déviée à partir du point
133.
Enfin la R. N. 154, venant d’Or¬
léans et de Chartres, se dirige sur
la cathédrale, sauf une déviation
vers le Champ d’Enfer.
Chartres. — La R. N. 10, au
nord de Lèves, est dans l’axe de la
cathédrale.
Le G. C. 6 est à la fois dans
l’axe du clocher de Saint-Prest
et dans celui de la cathédrale.
La R. N. 188, qui va à Paris, est nettement dans l’axe.
Il en est de même d’une partie de la R. N. 154 vers Orléans, du G. C. 14
vers Morancez, qui longe l’église du Coudray, et de la R. N. 10 vers Bon-
neval qui longe l’église de Luisant.
Enfin à l’Ouest le G. C. 24, qui passe au nord de Mainvilliers et le
commencement du G. C. 11 qui va à Châteauneuf-en-Thimerais, présentent
la même disposition. Ce morceau de G. C. 11 est de plus aligné sur le clo¬
cher de Bailleau-l’Evêque.
Autres villes. — De tels alignements s’observent d’ailleurs dans beau¬
coup de villes de France ; je citerai par exemple : Massey, Vatan,
Indre, Brive-la-Gaillarde, Creuse, etc.
A Bourges, la concentration paraît se faire non sur l’emplacement de
la cathédrale, mais sur celui de l’hôtel Lallemand, près de la place Gar-
daine.
formei/Tes _ G C
Fig 12
CONCENTRATION de ROUTES
sur le CLOCHER de BRETEUIL Beauvqjr S
Fig. 12. — Carte
des routes convergeant à Breteuil.
56
PAUL LEMOINE
IL — LES ÉVITEMENTS DE CERTAINES VILLES
PAR LES VOIES ROMAINES.
On sait que les vieilles routes romaines ont un tracé remarquablement
rectiligne, d’une ville à l’autre.
Nos routes nationales ont adopté forcément ce tracé dans ses grandes
lignes, mais des déviations ont été faites, soit pour éviter certains obs¬
tacles naturels, soit pour desservir de nouvelles agglomérations.
Ces déviations, ou les évitements anciens de certaines localités par les
routes romaines, sont très intéressantes à mettre en évidence.
J’en signalerai quelques-unes, relatives à la région étudiée.
Senlis (Fig. 8). — L’exemple le plus typique est encore fourni par
TOPOLOGIE
57
Senlis. Parmi les vieilles routes qui convergent sur la cathédrale, il y a
une exception, l’ancienne voie romaine (la chaussée Brunehaut) qui passe
à Balagny-sur-Aunette, et se dirige vers Nery et sur Champlieu. Elle
est rectiligne sur une vingtaine de kilomètres et n’aboutit pas sur le point
gallo-romain signalé plus haut, mais sur l’ancienne abbaye Saint-Vincent
(xn e siècle). 11 semble que dans ce cas, les Romains aient voulu éviter la
ville, comme nous le faisons quelquefois actuellement.
Fig. 14. — Carte des routes convergeant à Chartres.
Laon (Fig. 7). — La route de Saint-Quentin à Reims évitait Laon
et passait à Chambry à plus de 4 kilomètres au Nord.
Soissons (Fig. 17, 18). — Il est curieux que l’ancienne chaussée romaine,
venant de Saint-Quentin, ne se dirige pas exactement vers Soissons, mais
qu’elle paraît l’éviter ; or, Soissons était une vieille ville gauloise, chef-
lieu d’une tribu.
Nogent-sub-Seine — Il est possible que la route de Paris à Troyes ait
passé directement par Romillv évitant ainsi la ville celtique qu’était
Nogent.
Braisne (Fig. 15). — Le tracé ancien de la route de Reims à Soissons
empruntait la chaussée Brunehaut, passait l’Aisne à hauteur de Sermoise
58
PAUL LEMOINE
(ancien camp romain d’une légion de Sarmates) et évitait Braisne, ville
celtique (de Belenus, dieu gaulois), la laissant à plus de 1 kilomètre au Sud.
Beaune-la-Rolande (Fig. 16). — Sur la limite de l’Ile-de-France,
une grande route romaine, appelée encore chemin de César, allait d’Or¬
léans à Sens.
Il est remarquable qu’elle évite 1 Beaune-la-Rolande, qui était d’ori¬
gine celtique, et qui existait à cette époque.
Elle subit une déviation à Sceaux, pour traverser le Fusain, ce qui
semble indiquer que Sceaux existait à ce moment.
Elle passe au Sud de Château-Landon, ville supposée d’origine féodale,
donc d’origine postérieure.
III. — ÉTUDE DE QUELQUES ROUTES ANCIENNES
Il m’est impossible de faire ici une étude complète des voies romaines
anciennes de l’Ile-de-France. Il y a à leur sujet une abondante bibliogra¬
phie, mais pas de travail d’ensemble.
1. Beaucoup des localités portant le nom de Beaune, ou un nom voisin, présentent le même phéno¬
mène (sauf Beaune, Côte-d’Or).
Je signale par exemple :
Beaune, Haute-Vienne, évitée par la route Limoges-Paris.
Baulne-en-Brie, en amont de Condé-en-Brie, n’est encore actuellement desservie par aucune
route ; G. C. 42 passe sur la r. g. du Surmelin alors que le village est sur la r. d.
Beaunay, Marne, S.-E. de Montfort, est complètement isolé.
Beaulne, Aisne, E. de Vailly, n’est desservi par aucune route.
Il semble que ces agglomérations, dédiées au dieu gaulois Belenus (voir p. 29), aient constitué des
centres de résistance à l’influence romaine.
TOPOLOGIE
59
Certaines routes anciennes sont connues sur de très grandes longueurs.
J’en étudierai quelques-unes qui sont spécialement intéressantes.
J’espère que quelques-unes de leurs particularités attireront à nouveau
l’attention des chercheurs sur les vieilles routes de l’Ile-de-France sur les¬
quelles on n’a que des documents épars.
1. Route Roye-Noyon-Soissons (Fig. 17). — La route qui va en ligne
droite de Roye à Noyon et laisse la cathédrale de Noyon sur son bord
nord, se prolonge au delà, traverse l’Oise, laisse l’église de Pontoise-lès-
Noyon sur son bord nord, mais elle s’arrête à hauteur de la Pommeroye
(commune de Cuts, Oise).
Au delà, on n’en trouve plus aucune trace; cependant il est curieux que
les clochers de Lombroy et celui de Blerancourdelle soient exacte¬
ment sur son prolongement.
Un chemin de terre se trouve encore sur son emplacement au N.-W. de
Vezaponin, avant que son axe ne traverse le ru d’Hozier. Noter que le
village de Vezaponin, qui signifie gué, se trouve très près du passage pré¬
sumé.
Pendant tout ce trajet, le rôle de cette ancienne route est joué actuel¬
lement par le G. C. 132 et le G. C. 6, qui se croisent à Blérancourt.
Mais à l’est de Tartiers, on retrouve son prolongement jusqu’au Mont
de Baslv où elle rencontre la vieille voie venant de Saint-Quentin.
2. Route de Saint-Quentin à Soissons. — Cette route, rigoureusement
rectiligne sur toute sa longueur, présente cette particularité curieuse d’évi¬
ter la plupart des agglomérations, y compris Tergniers.
Elle n’est ni dans l’axe de Saint-Quentin, ni dans celui de Soissons.
Deux communes ont leur clocher sur l’axe de la route Vouel, au Nord,
et Pont-Saint-Mard.
3. Ancienne route de Saint-Denis à Rouen par Pontoise (Fig. 19, 20).—
Cette ancienne route, qui porte encore le nom de chaussée de César, dans
le Vexin, se suit encore sur une grande longueur.
Elle paraît avoir évité Pontoise et s’aligne sur les clochers de Saint-
Ouen-l’Aumone, Pierrelaye, Ermont.
ROUTE SOISSONS-NOYON
ROUTE SOiSSONS-STQUENTIN
ROUTE ST DENIS-ROUEN ROUTE ST DENIS-ROUEN
DANS LA RÉGION DE PONTOISE DANS LA RÉGION DE MAGNY
62
PAUL LEMOINE
Elle a été reconnue 1 depuis Eaubonne (rue delà République, rue de Pon¬
toise, Ermont (chaussée Jules-César), à Beauchamp (chaussée Jules-César),
à Pierrelaye (Grande-Rue), puis presque vers Pontoise.
Les champs sont perpendiculaires à cette voie romaine, conformément
aux dispositions mises en évidence par Gaston Roupnel 2 .
Le problème de son passage sur l’Oise n’est pas élucidé ; je pense qu’elle
évitait et qu’elle traversait l’Oise à gué, un peu en aval du pont actuel.
Le petit chemin qui descend de l’église de Saint-Ouen-1’Aumône lui
devrait son origine.
Les Celtes ont dû construire un pont, Briva Isarae, avec légère dévia¬
tion de la route, de manière à la mettre sous le commandement de l’es¬
carpement de calcaire grossier que couronne le château de Pontoise.
Cette route se continue vers Rouen, et son tracé dans la région de Ma-
gny-en-Vexin et Saint-Clair-sur-Epte est assez curieux.
Au Sud-Est d’Arthieul, on trouve dans l’axe un chemin de terre qui
disparaît à traversée de Magny, sauf peut-être un morceau de chemin sur
la rive droite de l’Aubette.
Les clochers de Saint-Gervais, la Chapelle-en-Vexin, Saint-Clair-
sur-Epte sont exactement sur son axe. Mais une déviation s’observe à
2 km. de Saint-Clair, pour la traversée de l’Epte ; ensuite la route
reprend son tracé en ligne droite vers Rouen.
4. Route hypothétique Compiègne-Vez. — On sait que le mot de Vez
indique un gué sur la rivière Automne ; on ne conçoit pas pourquoi ce
gué parmi beaucoup d’autres a tellement attiré l’attention. Il est curieux
de constater que l’église de Vez se trouve exactement sur le prolonge¬
ment de la R. N. 35 qui traverse Compiègne et passe rigoureusement
par Saint-Jean-aux-Bois.
5. Route Orléans-Sens. — J’ai déjà montré le tracé d’une partie de
cette route à propos de Beaune-la-Rolande (p. 58-59 ; fig. 16).
Cette vieille route est très nette à l’Est de la vallée du Loing ; elle tra¬
verse : Dordives ; Bransles ; Jouy ; Montacher ; Saint-Valérien
(origine ecclésiastique, L. n° 2102).
A partir de ce point, le chemin G. C. 81, qui prolonge cette voie, subit
une déviation importante, mais si elle se prolongeait en ligne droite, elle
aboutirait sur la cathédrale de Sens.
RÉSUMÉ
Beaucoup des vieilles routes de l’Ile-de-France présentent trois carac¬
téristiques très importantes :
1. J. Depoin, La chaussée dite de Jules César et sa véritable origine. Comm. des antiquités et arts
de Seine-et-Oise , t. XXIX, 1909 ; voir aussi Maurice Schone, Une voie romaine près de Paris. La
« chaussée Jules-César ». U Œuvre, 6 sept. 1933.
2. Gaston Roupnel, Histoire de la campagne française.
TOPOLOGIE
63
1° Concentration de leurs axes sur les clochers des grandes cathé¬
drales, qui paraissent avoir pris l’emplacement des temples gaulois.
L’idée du dispositif est donc préromaine ; il est probablement gaulois.
Comme l’alignement avait lieu sur des emplacements qui n’étaient cer¬
tainement pas visibles de très loin, comme le sont les clochers de nos cathé¬
drales, cet alignement témoigne d’ailleurs d’une science géométrique
assez avancée ; il devait avoir une importance religieuse et s’inspirer d’une
croyance voisine de celle qui a amené les Celtes anciens à construire des
alignements comme ceux de Carnac, etc...
Ce qui peut confirmer cette hypothèse, c’est que de tels alignements
ne s’observent guère que dans des villes d’origine très ancienne, certai¬
nement préromaine, chefs-lieux de peuplades gauloises.
2° Cette règle s’applique non seulement aux routes proprement dites,
mais aux laies forestières ; cela implique-t-il une sorte de rôle magique
pour la capture du gibier ?
3° Beaucoup de routes romaines évitent nettement certains centres
celtiques situés sur leur passage.
Il ne paraît pas que la seule cause soit le désir d’avoir des routes rigou¬
reusement rectilignes. Il est probable qu’à l’origine ces villes celtiques
n’étaient pas sûres, et que les militaires consommés qu’étaient les Romains
préféraient les laisser en dehors de leur réseau de routes stratégiques de
rocades de troupes.
Mais ce fait me semble pouvoir démontrer que les Romains n’attachaient,
pas une grande importance au dispositif de convergence et qu’ils voyaient
seulement dans les routes leur intérêt stratégique. Il y a donc là encore
un argument en faveur de l’origine gauloise du dispositif de convergence.
Conclusion. — Deux dispositifs routiers anciens existent dans notre pays,
l’un romain (avec évitement de certains centres celtiques), l’autre gaulois,
ou peut-être même antérieur, avec concentration sur un temple ou un lieu
magique.
Naturellement, dans certains cas, ces dispositifs anciens se superposent,
comme se sont plus ou moins superposés les dispositifs plus modernes.
CHAPITRE I
LE VEXIN FRANÇAIS
a) Massif de l’Arthies. — b) Bassin de l'Epte. — c) Au sud de la route de Pontoise à
Rouen. — d) Hautile. — e) Entre la route Pontoise-Rouen et la zone des buttes
(Route Pontoise-Gisors et à l’Ouest de ces Buttes. — f) Région au Nord et à
l’Est des Buttes.
Le Yexin, ou plutôt le Vexin français, est géographiquement et géologi¬
quement, le pays tertiaire, compris entre l’Oise, la Seine, l’Epte et la Thèves.
Le Vexin est le pays des Veliocasses, tribu gauloise, citée par Longnon
(ultérieurement : pagus vilcassinus ou Velcassinus ; au moyen âge : Veques-
sin, d’où : Vexin).
Cette région du Vexin était probablement la limite entre la tribu des
Parisis, et celle des Rotomagii. Aussi est-il intéressant de noter l’exis-
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 5
66
PAUL LEMOINE
tence d’un certain nombre de mots où entre la racine Arthe (limite) :
Arthies, Artieul, Moulin d’Artimont.
Le Pagus Velcassinus, dépendait de Rouen.
Il v avait encore au xi e siècle, un archidiaconé du Vexin, qui fut divisé
au xm e siècle, et Pontoise dépendit longtemps du diocèse de Rouen.
Au point de vue géologique, le Vexin est essentiellement un grand
plateau de calcaire grossier, surmonté par des limons, résultant du les¬
sivage des sables de Beauchamps. C’est un pays très fertile, que draine la
Viosrie, rivière de Chars, qui débouche à Pontoise.
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LÉGENDE
DES GRAPHIQUES
M . Origine Moderne
A - Féodale
i _ Ecclésiastique
• . Franque
■ . Gallo-Romaine
A _ Celtique
® . Inconnue
Fig. 22 et 24. — Graphique de la répartition des noms de lieux de diverses origines
dans le Vexin français et légende de ces graphiques.
§ a) Le massif d’Arthies.
Ce mot Arthies est à rapprocher de celui d’ARTHÉ (château de la com¬
mune de Parly et Marly-la-Vallée, Yonne, forme ancienne Artadum), qui,
d’après de Guerchy, a une origine antéromaine, probablement gauloise, et
indique une extrémité de pays.
Primitivement, les hauteurs boisées de l’Arthies constituaient la limite
ouest du Vexin français dont plusieurs villages : Breuil-en-Vexin, Clery-en-
Vexin portent le nom.
Ce massif ne constitue plus une véritable forêt mais les bois, quoique
très morcelés, y sont encore extrêmement nombreux, de sorte que l’on
peut se demander, s’il ne faudrait pas évoquer le sens primitif du mot
Arthe, qui est Ours.
TOPOLOGIE
67
I. — Mots d’origine inconnue.
Cherence, S.-et-O., N.-E. de Bonnières.
Haute-Isle, S.-et-O., N.-E. de Bonnières.
Vienne-en-Arthies, S.-et-O., N. de Mantes.
II. — Mots d’origine celtique.
Malgré l’origine celtique du mot « Broialum », Breuil est considéré par
Longnon (n° 963) comme un nom de lieu d’origine franque (Bois clos,
sorte de Parc).
Arthies, S.-et-O., N. de Mantes (voir p. 44).
Avernes, S.-et-O., N.-W. de Meulan. Ce nom paraît lié à l’existence
d’eaux souterraines.
Vetheuil, S.-et-O., N. de Mantes.
III. — Mots d’origine romaine.
Fontenay-Saint-Père, S.-et-O., N. de Mantes, de Fontana, Fontaine,
L. n° 673.
Sailly, S.-et-O., N.-E. de Mantes.
IY. — Mots d’origine franque.
Aincourt, S.-et-O., N. de Mantes, Agianae cortis, L. n° 985.
Brueil-en-Vexin, S.-et-O., N. de Mantes, de Broialum celtique, bois clos ;
mot considéré comme d’origine franque par L. n° 983, n° 3097.
Drocourt, S.-et-O., N. de Mantes.
Foi.lainville, S.-et-O., N. de Mantes.
Frémainville, S.-et-O., N.-E. de Mantes, peut-être comme Fremonville
(M.-et-M.), de Frotmundi cilla, L. n° 1127.
Guitrancourt, S.-et-O., N.-E. de Mantes.
Jambville, S.-et-O., N.-W. de Mantes.
Lainville, S.-et-O., N.-E. de Mantes.
Oinville, S.-et-O., N.-W. de Mantes.
Seraincourt, S.-et-O., N.-W. de Meulan ; peut-être comme Seraincourt,
Ardennes, de Sigradanae curtis, L. n° 985.
Villers-en-Arthies, S.-et-O., N. de Mantes, de Villa, L. n° 955.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Cyr-en-Arthies, S.-et-O., N. de Mantes, de Cyricus ou Quiricus,
L. n° 1688.
68
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Néant.
VII. — Mots d’origine moderne.
Montalet-le-Bois, S.-et-O.
I.
Mots d’origine
inconnue.
. 3
14 %
Total
14%
II.
—
celtique.
. 3
14 %
28 %
III.
—
romaine.
2
10 %
38 %
IV.
—
franque.
. 11
52 %
91 %
V.
—
ecclésiastique.
. 1
5 %
96%
VI.
VII.
—
féodale.
moderne.
. 0
. 1
5%
101 %
2l
C’est un pays essentiellement défriché par les Francs ; nulle part ail¬
leurs, on ne trouve la proportion énorme (52 %) qu’on observe ici.
§ b) Bassin de l’Epte.
I. — Mots d’origine inconnue.
Boubiers, Oise, S. de Chaumont-en-Vexin.
Gisons, Eure, sur l’Epte, en aval du confluent de la Troesne ; ville pro¬
bablement très ancienne, car c’est la capitale du Vexin normand, le
Donjon est de 1182, et dans son château-fort eut lieu, en 1120, une entre¬
vue entre Henri I er d’Angleterre et le pape Calixte IL
Parnes, Oise, S. de Gisors, sur le Cudrori.
Serans-le-Bouteiller, Oise, S. de Chaumont-en-Vexin, a appartenu à
une illustre branche de la maison de Senlis dont plusieurs membres
tinrent la charge de bouteiller (L. n° 2354).
II. — Mots d’origine celtique.
Chambors, S.-E. de Gisors, sur le Beveillon, de Camboritum, Gué, L. n°
104. — Je ne vois pas de quel gué important il peut s’agir ici.
III. — Mots d’origine romaine.
Boury-en-Vexin, Oise, S.-W. de Gisors.
Buhy, S.-et-O., S.-W. de Gisors.
TOPOLOGIE
69
Chaussy, S.-et-O., S.-W. de Magny-en-Vexin.
Magny-en-Vexin, S.-et-O., N. de Mantes, sur l’Aubette et le passage de
la grande route romaine de Pontoise à Rouen. A signaler l’Ermitage de
Saint-Clair et la source qui guérit les maladies d’yeux. C’est là qu’eut
lieu en 912 une entrevue entre Charles le Simple et Rollon, chef des
Normands.
Montagny-en-Vexin, Oise, S. de Gisors, de Montaniacus, L. n° 230.
Reilly, Oise, S.-W. de Chaumont-cn-Vexin, sur le Réveillon.
IV. — Mois d'origine franque.
Ambleville, S.-et-O., W. de Magny-sur-l’Aubette.
Amenucourt, S.-et-O., N.-E. de Bonnières.
Courcelles-les-Gisors, Oise, S.-W. de Gisors, de Corticella, petit do¬
maine, L. n° 940.
Delincourt, Oise, S.-W. de Chaumont.
Genainville, S.-et-O., S. de Magny-en-Vexin.
Hadancourt-le-Haut-Clocher, Oise, N.-E. de Magny.
Lattainville, Oise, S.-W. de Chaumont.
Omerville, S.-et-O., S.-W. de Magny, à rapprocher de Courtomer, Cortis
Audomari, L. n° 759, d’origine Scandinave.
Vaudancourt, Oise, S. de Gisors, de Waldo, nom d’homme, L. n° 1032.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Montreuil-sur-Epte, S.-et-O., E. de Magny, de Monasteriolum, petit
monastère, L. n° 180, 1433 (le village est assez loin de l’Epte).
Saint-Clair-sur-Epte, S.-et-O., N.-W. de Magny de Sanctus Clarus, L.
n° 1671. Mais le pays doit être ancien, car c’est le point de passage sur
l’Epte de la grande voie Paris-Rouen.
Il existe des ruines du château féodal bâti en 1175 par Henri II d’An¬
gleterre, sur l’emplacement d’une villa carolingienne, où fut conclu, en
912, le traité cédant la Normandie à Rollon (Hralf).
Saiint-Gervais, S.-et-O., N.-W. de Magny, de Gervasius, L. n° 1793.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Chaumont-en-Vexin, Oise, sur un promontoire que contourne la Troesne.
Ce nom moderne doit s’appliquer à un pays ancien.
La Chapelle-en-Vexin, S.-et-O., N.-W. de Magny.
Montjavoult, Oise, S. de Gisors.
70
PAUL LEMOINE
I.
Mots d’origine inconnue.
. 4
15 %
Total
II.
— celtique.
. 1
4 %
19 %
III.
— romaine.
. 6
23 %
42 %
IV.
— franque.
. 9
34 %
78 %
V.
— ecclésiastique. . . ,
. 3
12 %
88 %
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 3
12 %
100 %
§ c) Au Sud de la route
26
de Pontoise a
Rouen.
I. — Mots d'origine inconnue.
Longuesse, S.-et-O., N. de Meulan, sur l’Aubette.
II. — Mots d’origine celtique.
Pontoise, S.-et-O., jadis Briva Isara, de Briva, pont (en celtique), et Isara,
l’Oise. Le nom actuel est la traduction du nom ancien (L. n° 96, 700).
Charles VII, en 1442, reprend cette ville sur les Anglais qui s’en étaient
emparés par surprise en 1427.
III. — Mots d’origine romaine.
Banthelu, S.-et-O., S.-W. de Magny, de Lucus, petit bois, L. n° 1696.
Cergy, S.-et-O., S.-W. de Pontoise, sur l’Oise.
Guiry, S.-et-O., S.-W. de Magny-en-Vexin.
Sagy, S.-et-O., W. de Pontoise, sur l’Aubette.
Vigny, S.-et-O., N. de Meulan, sur l’Aubette.
Wy- Joli-Village, S.-et-O., S.-W. de Magny, de Vicus, comme dans
Longwy, L. n° 507.
IV. — Mots d’origine franque.
Courdimanche, S.-et-O., S.-W. de Pontoise, de Cortis dominica, le domaine
seigneurial, L. 943, 2316.
Gadancourt, S.-et-O., S.-E. de Magny, de Waddo, nom d’homme, L. n°1031.
Gondécourt, S.-et-O., N. de Meulan, sur l’Aubette, anciennement Gon-
dercourt, probablement de Gondildis curtis, L. n° 130, 992.
Hodent, S.-et-O., S. de Magny-en-Vexin, de Hosdingus, L. n° 87.
Tessancourt, S.-et-O., N. de Meulan.
Théméricourt, S.-et-O., S.-E. de Magny, sur l’Aubette.
TOPOLOGIE
71
Néant.
Néant.
Maudétour,
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
S.-et-O., S. de Magny-en-Vexin.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 1
7 %
7%
II.
— celtique.
. 1
7 %
14 %
III.
— romaine.
. 6
40 %
54%
IV.
— franque.
. 6
40%
94%
V.
— ecclésiastique.
. 0
VI.
— féodale.
. 0
VII.
— moderne.
. 1
7
101 %
13
§ d) Hautie.
Cette région est encore très boisée et à peine peuplée ; on ne trouve de
villages que sur son pourtour.-
I. — Mots d’origine inconnue.
Meulan, S.-et-O., sur la Seine.
Triel, S.-et-O., sur la Seine, en amont de Meulan.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Andrésy, S.-et-O., N. de Poissv, sur la Seine.
Jouy-le-Moütier, S.-et-O., E. de Meulan, près de l’Oise.
IV. — Mots d’origine franque.
Maurecourt, S.-et-O., près de l’Oise, à son confluent dans la Seine, peut-
être comme Maucourt : Maurcourt (S.-et-O.), Mauri Curtis, L. n° 947.
Menucourt, S.-et-O., N.-E. de Meulan.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Jouy-le-Moutier, S.-et-O., E. de Meulan, près de l’Oise ; Moutier, de
Monasteriolum , petit monastère, L. n° 970.
72
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Evecquemont, S.-et-O., E. de Meulan, de Episcopæ Mons, L. n° 2361.
Yauréal, S.-et-O., S.-W. de Pontoise, sur l’Oise, de Vallis regalis , L.
n° 2327.
VI. — Mots d’origine moderne.
Boisemont, S.-et-O., E. de Meulan.
Chanteloup, S.-et-O., N. de Poissy.
Vaux, S.-et-O.,
E. de Meulan, sur la Seine.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine inconnue.
. 2
17 %
17 %
II. —
celtique.
. 0
III. —
romaine.
. 2
17 %
34 %
IV. —
franque.
. 2
17 %
51 %
V.
ecclésiastique.
. 1
B %
59 %
VI.
féodale.
. 2
17 %
76 %
VII. —
moderne.
. 3
25 %
101 %
12
§ e) Entre la route Pontoise-Rouen et la zone des Buttes
(route Pontoise-Gisors) et a l’ouest de ces Buttes.
I. — Mots d’origine inconnue.
Ableiges, S.-et-O., N.-W. de Pontoise, sur la Viosne.
Cormeilles-en-Vexin, S.-et-O., N.-W. de Pontoise, sur la route de Gisors.
Chars, S.-et-O., W. de Marines, sur la Viosne.
Chavençon, S.-et-O., N. de Marines.
Couzangrez, S.-et-O., S.-W. de Marines.
Le Heaulme, S.-et-O., N. de Marines.
Marines, S.-et-O., sur la route Pontoise-Gisors.
Us, S.-et-O., N.-W. de Pontoise, sur la Viosne.
II. — Mots d’origine celtique.
Arthieul, S.-et-O., E. de Magny, peut être rattaché à la racine Arthe.
Santeuil, S.-et-O., S.-W. de Marines, sur la Viosne ; sources minérales au
niveau du Sparnacien.
III. — Mots d’origine romaine.
Boissy-l’Aillerie, S.-et-O., N.-W. de Pontoise, sur r. g. de la Viosne, de
TOPOLOGIE
73
Buxetum, Buxus, Buis, L. n° 615. Marc Bloch (p. 88) y signale, d’après
Loisel, une enceinte fortifiée.
Commeny, S.-et-O., S.-W. de Marines.
Moussy, S.-et-O., W. de Marines.
Neuilly-en-Vexin, S.-et-O., N. de Marines.
Osny, S.-et-O., W. de Pontoise, sur la Viosne.
Tourly, Oise, S.-W. de Chaumont-en-Vexin.
IV. — Mots d'origine franque.
Blamécourt, S.-et-O., N.-E. de Magny.
Bouconvilliers, Oise, N.-W. de Marines, sur route de Gisors.
Brignancourt, S.-et-O., W. de Marines, sur la Viosne.
Courcelles-sur-Viosne, S.-et-O., E.-N.-E. de Pontoise, de Corticella,
petit domaine, L. n° 940.
Frémécourt, S.-et-O., S.-E. de Marines.
Liancourt-Saint-Pierre, Oise, S.-E. de Chaumont-en-Vexin, près r. d.
de la Troesne.
Lierville, Oise, S. de Chaumont-en-Vexin.
Monneville, Oise, S.-E. de Chaumont-en-Vexin.
Montgeroult, S.-et.-O., N.-W. de Pontoise, domine la Viosne ; peut-être
comme Montgeron, S.-et-O., de Giso, nom d’homme, L. n° 1019.
Nucourt, S.-ct-O., E. de Magny.
Néant.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
VI. — Mots d’origine féodale.
Le Bellay-en-Vexin, S.-et-O., N. de Marines, de Betuletum, Betula, le
Bouleau ; c’est, un nom à allure romaine, mais L. n° 613 pense que la
présence de l’article indique une origine moins ancienne.
Le Tremblay, S.-et-O., de Tremuletum, pour Tremula, le peuplier tremble,
L. n° 631.
Neuville-Bosc, Oise, W. de Marines ; voir L. n° 2417.
VII. — Mots d’origine moderne.
La Villetertre, Oise, S.-E. de Chaumont. Cette commune, avec sa belle
église romane, doit cependant être très ancienne.
Marquemont, Oise, S.-E. de Chaumont.
Monts, Oise, N. de Marines ; L. n° 2727.
Puiseux-Pontoise, S.-et-O., E. de Pontoise, sur route de Gisors, de Pu-
teoli, petits puits.
74
PAUL LEMOINE
Tota
I. Mots
d’origine inconnue.
. 8
23%
23%
II.
— celtique.
. 2
6 %
29%
III.
— romaine.
. 7
21 %
50%
IV.
— franque.
. 10
29%
79%
V.
— ecclésiastique.
. 0
VI.
— féodale.
. 3
8 %
87%
VII.
— moderne.
. 4
12 %
99 %
34
§ /) Région au Nord et a l’Est des Buttes.
I. — Mots d’origine inconnue.
Champagne, S.-et-O., W. de Beaumont-sur-l’Oise.
Valmondois, S.-et-O., S. de l’Isle Adam, sur l’Oise.
II. — Mots d’origine celtique.
Auvers-sur-Oise, S.-et-O., N.-E.-E. de Pontoise, de Alvernis, vraisem¬
blablement de « petites colonies auvergnates », dit L. n° 425. Je crois
plutôt que l’origine du mot est dû à l’existence d’eaux jaillissantes, vori
p. 34.
Rosnel, S.-et-O., N.-W. de Marines (hameau). Ce mot, comme celui des
Buttes de Rosne, signifie butte (voir p. 30).
III. — Mots d’origine romaine.
Ennery, S.-et-O., N. de Pontoise.
Grizy-les-Platres, S.-et-O., S.-E. de Marines.
Jouy-le-Comte, S.-et-O., N. de l’Isle Adam, sur l’Oise.
Nf.sles-la-Vali.ée, S.-et-O., W. del’Isle Adam,sur le Sausseron, de Nigella,
la Nielle.
Ronquerolles, S.-et-O., N.-W. de Beaumont, de Ronca, la Ronce, L. n°
3008.
IV. — Mots d’origine franque.
Amblainville, Oise, S. de Méru, de Ambolenus, Ambo, nom de personne,
L. n° 1039.
Arronville, S.-et-O., S. de Méru.
Berville, S.-et-O., S.-W. de Méru ; de Bero mot Scandinave, L. n° 12.
Frouville, S.-et-O., S. de Méru.
TOPOLOGIE
75
Génicourt, S.-et-O. N.-W. de Pontoise.
Gerocourt, S.-et-O., N.-W. de Pontoise.
Harravilliers, S.-et-O., N.-E. de Marines.
Hedouville, S.-et-O., W. de Beaumont.
PIe.nonville, Oise, S.-W. de Méru.
Herouville, S.-et-O., N.-E. de Pontoise.
Labbeville, S.-et-O., W. de Beaumont, sur le Sausseron.
Livilliers, S.-et-O., N. de Pontoise.
Menouville, S.-et-O., E. de Marines, sur le Sausseron.
Theuville, S.-et-O., E. de Marines.
Vallangoujard, S.-et-O., N. de Pontoise, sur le Sausseron, Vallis Engel-
hardi, L. n° 989.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
Épiais-Rhus ou Épieds, S.-et-O., N.-W. de Pontoise, de Spicarium, Epi,
L. n° 2701, note.
Mézières, S.-et-O., N. de Pontoise, de Maceria, murailles, s’applique à des
localités édifiées au moyen âge auprès de ruines antiques.
VI. — Mots d'origine moderne.
Néant.
Résumé.
Total
I.
Mots d’origine inconnue.
. 2
8%
8 %
II.
— celtique..
. 2
8 %
16%
III.
— romaine.
. 5
19 %
35 %
IV.
— franque..
. 15
57 %
92 %
V.
— ecclésiastique. . . .
. 0
VI.
— féodale..
. 2
8%
100 %
VII.
moderne.
,,,,,,,,
. 0
26
CHAPITRE II
PAYS AU NORD-OUEST DE L’OISE
a) Région de Noailles. — b) Région de Hez. — c) Région des Marais de Sacy. —
d) Massif de Lassigny. — e) Massif de Guiscard.
A l’Ouest de l’Oise se trouvent une série de petites régions naturelles,
séparées les unes des autres par des affluents de cette rivière.
Il convient de les passer successivement en revue.
Fig. 25. 1 — Carte de la répartition des noms de lieux
de diverses origines dans les Pays au Nord-Ouest de l’Oise.
§ a ) La région de Noailles.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cires-les-Mello, Oise, N.-W. de Creil, sur le Thérain.
Foulangues, Oise, W. de Creil.
TOPOLOGIE
77
Heilles, Oise, W. de Mouchy.
Maysel, Oise, W. de Creil, sur le Therain.
Ponchon, Oise, N. de Noailles.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Balagny-sur-Thérain, Oise, S. de Mouy.
Cauvigny, Oise, S.-E. de Noailles, de Calviniacus, L. n° 216.
Cramoisy, Oise. W. de Mouy.
Mouchy-le-Chatel, Oise, E. de ^
Noailles. I f
Mouy, Oise, qui est la ville la plus im- 4 1s
portante de la basse vallée du Thé-
rain.
Thiverny, Oise, S.-W. de Creil, sur
le Thérain.
TJlly-Saint-Georges, Oise, S.-E. de
Noailles.
t
Qc
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2=
©
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®
s;
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IV. — Mots d’origine franque.
Berthecourt, Oise, W. de Noailles.
Blaincourt, Oise, E. de Neuilly-en-
Thelle.
Villers-Saint-Sépulcre, Oise, N.
de Noailles.
Villers-sous-Saint-Leu, Oise, S.-W.
de Creil, près de l’Oise.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
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Chap.IL PAYS au N.O. de TOISE
Fig. 26. — Graphique de la répartition des
noms de lieux de diverses origines dans
les Pays au Nord-Ouest de l’Oise.
Montreuil-sur-Thérain, Oise, S.-E. de Beauvais, de Moncisteriolum,
petit monastère, L. n° 180 et 1433.
Saint-Leu-d’Esserent, Oise, S.-W. de Creil, sur l’Oise, de Sanctus Lupus
(Saint-Loup), L. n° 1873.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Noailles, Oise, S.-E. de Beauvais, le Noailles actuel, bâti le long de la
route (RN 1.) est très artificiel. — Le vicomte de Noailles a bien voulu me
78
PAUL LEMOINE
faire connaître que le nom était effectivement moderne (xix e siècle) et
que le pays dont sa famille est originaire se trouve dans le Massif Cen¬
tral. — Ses trois faubourgs, Boncourt, Longvilliers, Blainville, ont des
noms d’apparence franque.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
.... 5
26%
26 %
celtique.
.... 0
II. —
III. —
romaine.
.... 7
36 %
62 %
IV. —
franque.
.... 4
21 %
82 %
V. —
ecclésiastique.
.... 2
10 %
93 %
VI. —
féodale.
.... 0
VII. —
moderne.
.... 1
5 %
98 %
Ï9
§ b) Région de
IIez
(entre les
VALLÉES DU ThÉRAIN
ET DE LA
Bresles).
Le mot de Hez se relie certainement à Fagus, le Hêtre, qui est l’es¬
sence dominante dans la région. (Cf. Fay-Sous-Bois, Fayel, etc...)
I. —• Mots d’origine inconnue.
Agnetz, Oise, W. de Clermont ; voir § IV, ses hameaux aux noms d’ori¬
gine franque.
Ansacq, Oise, N.-E. de Mouy.
Bresles, Oise, E. de Beauvais ; peut-être à rapprocher de Bray, marais,
étant donné l’importance dans son voisinage immédiat de très importants
marais tourbeux.
Cambronne-lès-Clermont, Oise, S. de Clermont.
Hermes, Oise, S.-E. de Beauvais, sur le Thérain.
Mello, Oise, S. de Mouy, sur le Thérain.
Rousseloy, Oise, S.-E. de Mouy.
II. — Mots d’origine celtique.
Bailleul-sur-Thérain, Oise, S.-E. de Beauvais, de Balioialum, Baliolum,
allée plantée d’arbres.
Nogent-les-Vierges, Oise, actuellement Nogent-sur-Oise (n’est pas
sur l’Oise), N. de Creil, de Novientum, Novios, nouveau.
Condé (Rochy-), Oise, S.-E. de Beauvais, de Condatum, confluent ; ici
de la rivière Laversines et du Thérain.
TOPOLOGIE
79
III. — Mots d’origine romaine.
Angy, Oise, N. de Mouy.
Bury, Oise, S. de Mouy.
Cauffry, Oise, N. de Creil, sur la Brèche.
Fay-sous-Clermont, Oise, S.-W. de Clermont, de Fagus, le Hêtre, L. n°
358.
Neuilly-sous-Clermont, Oise, S. de Clermont.
Rantigny, Oise, N. de Creil, sur la Brèche.
Rochy-Condé, Oise, S.-E. de Beauvais.
Uny, Oise, S. de Clermont, dans la vallée de la Brèche.
IV. — Mots d’origine franque.
Auvilliers, Oise, S. de Clermont.
Hondainville, Oise, N.-W. de Mouy, sur le Thérain.
Laigneville, Oise, N.-W. de Creil, sur la Brèche.
Montataire, Oise, S.-W. de Creil, sur le Thérain ; Mons ad Tharam, Mon¬
tagne sur le Thérain, L. n° 1153.
La Rue-Saint-Pierre, Oise, W. de Clermont, Carli en 1201, puis Courlieu.
On peut noter le grand nombre de hameaux d’origine franque autour
de Agnetz, Oise, W. de Clermont : Agnetz. Anes , 1152 ; Aneth, 1170 ;
Anet, 1190 ; Ennès , 1280 \Agnet, Anest, Agnetz, Aguès, Agnez (Anetum ,
en 1206), Annetum, Anneticum). Ces hameaux sont d’origine franque :
Gicourt (1183, Giscourt).
Boulaincourt ( Bolleincurt , 1202, Boulencurt, 1232, etc.)
Broquier, jadis entre Gicourt et Ronqueroles.
Ramecourt ( Ramericurt , 1152). Cf. Remicourt, Seine-et-Marne, de
Remigi cortis.
Ronquerolles ( Ronckeroles , 1152, Roncroi, 1210), de Ronca, la ronce,
L. 3008.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Félix, Oise, N.-W. de Mouy.
Saint-Vaast-lè.s-Mello, Oise, W. de Creil, de sanctus Vedastus, évêque
d’Arras, au v e siècle, L. n° 2105.
Thury-sous-Clermont, Oise, S.-W. de Clermont, peut-être Tauriacus,de
Sanctus Taurinus, L. n° 2072.
VI. — Mots d’origine féodale.
Clermont 1 , Oise.
1. Sur le rôle de Clermont-de-l'Oise, voir M. Matherat. Les retranchements du Bois des Cotes
et la deuxième campagne de Jules César contre les Bellovaques (51 av. J.-C.). CR. Séances Soc.
Académique Archéologie, Sciences et Arts Beauoais, 1934, p. 21-28.
82
PAUL LEMOINE
La Neuville-en-Hez, Oise, fondée en 1087 ; Saint Louis y serait né en
1215.
VIL — Mots d’origine moderne.
La Rue-Saint-Pierre, Oise, voir IV.
Résumé.
Total
I.
Mots d’origine inconnue.
. 7
24 %
24%
IL
— celtique.
. 3
10 %
34 %
III.
— romaine.
. 8
27 %
61 %
IV.
— franque.
. 5
17 %
78 %
V.
— ecclésiastique.
. 3
10 %
88%
VI.
— féodale.
. 2
7 %
95 %
VIL
— moderne.
. 1
3 %
98 %
29
Annexe :
Au Nord de la région de Hez, mais déjà sur la plaine crétacée de
Picardie, on peut signaler :
Étouy, Oise ; Estoi, 1170 ; Esloy, 1241 et 1303, etc..
Fitz James ; Vuarli, 1186, puis Ouarty, de warty, guéret, terre en jachère.
Litz ; Liz, en 1145 et 1185, etc..., non de lieu indiquant une voie large
(chaussée Brunehaut).
Wariville, Warooilla, 1202, Garivilla ( Gaharivïlla, 1189), Waherioille,
1177.
§ c) Région des marais de Sacy.
I. — Mots d’origine inconnue.
Brenouille, Oise, W. de Pont-Saint.e-Maxence, sur l’Oise.
Cinqueux, Oise, W. de Pont-Sainte-Maxence.
Longueil-Sainte-Marie, Oise, N. de Verberie.
Sarron, Oise, N. de Pont Saint-Maxence, près r. g. de l’Oise.
Verderonne, Oise, près de l’origine de la rivière le Rhoni, peut-être de
Vernos, aune ; omna, rivière.
IL —- Mots d’origine celtique.
Bailleval, Oise, S.-E. de Clermont, vallée de la Brèche, peut-être comme
Bailleul 1 , de Balioialum, Bali, allée plantée d’arbres.
Nointel, Oise, E. de Clermont, de Novientum, nouveau champ, L. n° 143.
1. A signaler un peu plus au Nord, Bailleui,-le-Sec, Oise, W. d’Estrées-Saint-Denis, Ballot
au XII e , puis Baillolum sicum ; même étymologie.
TOPOLOGIE
81
III. — Mots d’origine romaine.
Arsy, Oise, S.-E. d’Estrées-Saint-Denis.
Avrigny, Oise, E. de Clermont.
Canly, Oise, S.-E. d’Estrées-Saint-Denis.
Catenoy, Oise, E. de Clermont.
Chevrières, Oise, N.-W. de Yerberie, de Capraria, la chèvre, L. n° 601.
CïioisY-LA-V ictoire, Oise, N. de Pont-Sainte-Maxence.
Monchy-Saint-Éloi, Oise, N. de Creil.
Montceaux, Oise, N.-W. de Pont-Sainte-Maxence, de Monticellus, petit
tertre, L. n° 2728.
Rosoy, Oise, N. de Creil, à l’origine de la rivière le Rhony, de Raus, roseau,
L. n° 3020.
Sacy-le-Grand, Oise, N.-W. de Pont-Sainte-Maxence.
Sacy-le-Petit, Oise, N.-N.-E. de Pont-Sainte-Maxence.
IV. — Mots d’origine franque.
Armancourt, Oise, S.-W. de Compiègne, de Hermanni ou Harimanni
cortis, L. n° 1115.
Angicourt, Oise, N. de Creil, de Andegiscus, L. n° 1099.
Bazicourt, Oise, N. de Pont-Sainte-Maxence.
Blincourt, Oise, route de Pont-Sainte-Maxence à Estrées-Saint-Denis ;
Belincourt, de Blahini ou Blina curtis (la ferme de Blin).
Breuii,-le-Sec, Oise, S.-E. de Clermont.
Breuil-le-Vert, Oise, S.-E. de Clermont, sur la Brèche.
Houdancourt, Oise, N.-E. de Pont-Sainte-Maxence, L. n° 887, a indiqué
pour Houdan, S.-et-O., l’origine Hosdingus.
Le Meux, Oise, N. de Yerberie.
Liancourt, Oise, N. de Creil, vallée de la Brèche.
Mognf.ville, Oise, N. de Creil.
Rieux, Oise, N.-W. de Creil, sur l’Oise, au confluent du Rhony ; probable¬
ment de Rivas, étymologie indiquée par L. n° 974 pour d’autres localités.
Rivecourt, Oise, N.-E. de Verberie.
Rocourt, Oise, N. de Verberie.
Villers-Saint-Paul, Oise, N.-E. de Creil.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Martin-Longueau, Oise, N. de Pont-Sainte-Maxence.
IV. — Mots d’origine féodale.
Jonquières, Oise, S.-W. de Compiègne, de Juncus, Juncaria (bas latin),
L. n° 595 et 3024.
Fayel, Oise, S.-W. de Compiègne, L. n° 646, 2038.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. Y.
6
82
PAUL LEMOINE
VII. — Mots d’origine moderne x .
Grandfresnoy, Oise, S. d’Estrées-Saint-Denis.
La Bruyère, Oise, S.-E. de Clermont.
Les Ageux, Oise, N. de Pont-Sainte-Maxence.
Bois d’Ageux, Oise, N.-E. de Verberie.
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 5
13 %
Total
13 %
IL
— celtique.
. 2
5 %
18 %
III.
— romaine.
. 11
29 %
47 %
IV.
— franque.
. 14
36 %
83 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
3%
86 %
VI.
— féodale.
. 2
5 %
91 %
VIL
— moderne. .-... . .
. 4
8 %
99 %
39
§ d ) Massif de Lassigny.
I. — Mots d’origine inconnue.
Beaurains, Oise, N. de Noyon, sur r. d. de la Verse.
Boulogne-la-Grasse, Oise, près route Senlis-Roye.
Bus, Somme, près route Senlis-Roye.
Cambronne, Oise, W. de Ribecourt.
Candor, Oise, N.-W. deNoyon, près route de Roye.
Clairoix, Oise, N.-W. de Compiègne, à l’embouchure de l’Aronde dans
l’Oise.
Cuy, Oise, W. de Noyon.
La Berlière, Oise, N. de Ressons, sur le Matz.
Longueil, Oise, N. de Compiègne, sur l’Oise.
Machemonï, Oise, N. de Compiègne, sur versant gauche du Matz.
Melicocq, Oise, N. de Compiègne, sur le Matz (pas sur la carte pl. I).
Passé, Oise, S. de Noyon, à l’embouchure de la Divette dans l’Oise.
Remaugies, Somme, E. de Montdidier.
Ressons-sur-Matz, Oise, N.-W. de Compiègne.
Rollot, Somme, S.-E. de Montdidier.
Roye-sur-Matz, W. de Lassigny.
Suzoy , Oise, W. de Noyon.
1. Plus au Nord, on peut noter : Eraine (Ereu.se, 1296, défrichée vers 1140, par les religieux
d’Ourscamp. Mais, L. n° 575 fait remarquer, que ce mot moderne (de Arena, arène) s’applique
parfois à d’anciennes localités romaines, avec amphithéâtre).
TOPOLOGIE
83
Thourotte, Oise, N.-E. de Compiègne, à l’embouchure du Matz dans
l’Oise.
Ville, Oise, S.-W. de Noyon, sur la Divette.
II. — Mots d'origine celtique.
Antiieuil-Portes, Oise, S. de Ressons-sur-Matz (pas sur la carte pl. I).
Braisnes, Oise, N.-W. de Compiègne, sur l’Aronde ; à rapprocher de Bren-
nos.
Coudun, Oise, N. de Compiègne, sur l’Aroude ; Cosdunum en 657, L. n° 44.
Mareuil-Lamotte, Oise, E. de Ressons ; de Maroialum, marécage, L. u°
167.
II. — Mots d'origine romaine.
Canny-sur-Matz, Oise, W. de Lassigny, à l’origine du Matz.
Chiry, Oise, S.-E. de Noyon, sur route de Ribecourt, dans vallée de l’Oise.
Conchy-les-Pots, Oise, région de poteries, L. n° 2608.
Cuvilly, Oise, W. de Ressons-sur-Matz, E. de Lassigny, sur route Senlis-
Roye.
Dives, Oise, E. de Lassigny, peut-être relais sur la rivière, L. n° 730 (en
réalité la rivière s’appelle la Divette. Je crois plutôt à un nom de source.
Gury, Oise, entre Ressons et Lassigny.
Lagny, Oise, N.-W. de Noyon, près route de Roye, de Latiniacus, L.n° 226.
Lassigny, Oise, E. de Noyon.
Margny-sur-Matz, Oise S.-E. de Ressons.
Sermaize, Oise, emplacement d’une légion de Sarmates, L. n° 632, près
de la route Noyon-Rove.
IV. — Mots d’origine franque.
Bienville, Oise, N. de Compiègne, sur l’Aronde; h rapprocher de Bien-
court, de Baianae curtis, L. n° 985.
Cannectancourt, Oise, S.-W. de Noyon, r. d. de la Divette.
Chevraincourt. Oise, N. de Compiègne, sur le Matz.
Crapeaùmesnil, Oise, entre Roye et Lassigny.
Dreslincourt, Oise, N. de Ribecourt, sur route de Noyon, dans vallée
de l’Oise.
Élincourt-Sainte-Marguerite, Oise, E. de Ressons, r. g. du Matz.
Évricourt, Oise, W. de Noyon, sur la Divette.
Hainvillers, Oise, entre Lassigny et Montdidier.
Orvillers-Sorel, Oise, entre Lassigny et Montdidier.
Porquericourt, Oise, près route Noyon-Roye.
Rirecourt, Oise, entre Compiègne et Noyon, vallée de l’Oise, de Ricbodus,
L. n° 1077.
84
PAUL LEMOINE
Ricquebourg, Oise, N. de Ressons, sur le Matz.
Thiescourt, Oise, W. de Noyon, versant droit de la Divettc.
Vandelicourt, Oise, S.-E. de Ressons, sur le Matz ; à rapprocher de Van-
delainville, de Wandelianus, L. n° 1052.
Villers-sur-Coudun, Oise, N. de Compiègne, entre l’Aronde et le Matz,
L. n° 255, 958.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Marquéglise, Oise, S. de Ressons, près r. d. du Matz.
Vauchelles, Oise, N. de Noyon ; de vallis et de cella , petit monastère, L.
n° 2742.
VI. — Mots d’origine féodale.
Plessis-du-Roye, Oise, S. de Lassigny ; de Plectere, entrelacer, parc fermé
de haies, L. n° 2292.
VII. — Mots d’origine moderne.
Biermont, Oise, N. de Ressons, à l’Ouest du Matz.
Janville, Oise, N. de Compiègne, dans vallée de l’Oise.
La Neuville-sur-Ressons, Oise, N. de Ressons, r. g. du Matz.
Marest-sur-Matz, Oise, N. de Compiègne, L. n° 2808.
Mortemer, Oise, entre Ressons et Montdidier ; dans le sens de marécage,
L. n° 759, 2808.
Tilloloy, Somme, S. de Roye, L. n° 2869.
Vignemont, Oise, N.-W. de Compiègne.
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue.
IL
—
celtique.
III.
—
romaine.
IV.
—
franque.
V.
—
ecclésiastique.
VI.
•—
féodale.
VIL
—
moderne.
Total
19 33 o/ 0 33 °l
4 7 % 40 °/
10 18 % 58 %
16 28 % 86 %
2 3 o/ 0 89 %
1 2 % 91 o/ o
J7 12 % 103 %
57
§ e ) Le Massif de Guiscard.
I. — Mots d’origine inconnue.
Babeuf, Oise, E. de Noyon, v. de l’Oise.
Beaugies-sous-Bois, Oise, N.-W. de Noyon, à l’origine de la Verse.
O O
TOPOLOGIE
85
Beaumont-en-Beine, Oise ; Cortis de Bolmont, Bolmient en 1188 ; L. n°
2478.
Beine, nom d’une forêt ; Bosco de Boyne en 1223.
Caillouel-Crepigny, Aisne, W. de Chauny ; Cailloci en 1153, Calloc, en
1185.
Commenchon, Aisne, N -W. de Chauny ; Caumenchon en 1153.
Frières-Faillouel, Aisne, N. de Chauny; Falloel en 1230; Foilloel en
1263.
Grisolles, Oise, N. de Noyon.
Guiscard, Oise, N.-E. de Noyon.
Mennessis, Aisne, N. de Chauny ; Manassie en 1130, Terra Menessiarum,
en 1133.
Noureuil (Viry-), Aisne, E. de Chauny ; Noernel en 1173.
Ognes, Aisne, S.-W. de Chauny ; Oingnia en 1521 ; Oygne en 1272.
Villequier-Aumont, Aisne, N. de Chauny ; Genli en 1173 ; Genliacum
en 1251. La seigneurie de Genlis a été érigée en duché sous la déno¬
mination de Villequier-Aumont ; la commune reprit son nom de Genlis
de 1790 à 1814, L. n° 531, note 2.
Vouel, Aisne, N.-E. de Chauny ; Voerium en 1132, Voiel en 1145, Voel
en 1174.
IL — Mots d’origine celtique.
Néant.
III. — Mots d’origine romaine.
Appilly, Oise, E. de Noyon.
Chauny, Aisne; vallée de l’Oise, r. d. ; Castrum Cauniaci en 1067 ; Cal-
niacum en 1133.
Crepigny, Aisne, W. de Chauny ; Crispini en 1137.
Cugny, Aisne, N.-W. de Beaumont-en-Beine ; Cuuviniacus vers 954 ;
Caviniacus en 956.
Flavy-le-Martel, Aisne, N.-W. de Beaumont-en-Beine ; Flalevi au
xn e siècle ; Flavi en 1279 ; de Flaviacus, L. n° 231.
Genvry, Oise, N. de Noyon.
Guivry, Oise, W. de Guiscart.
Quesmy, Oise, S. de Guiscart.
Salency, Oise, E. de Noyon.
Tergniers, Aisne, entre Chauny et la Fère; Terniacum au xm e siècle;
Tarigny en 1419.
Ugny-le-Gay, Aisne, N.-W. de Chauny ; Vingnies en 1268 ; Wuignies en
270; Ugnyes-le-Gay en 1535.
Viry-Noureuil, Aisne, N.-E de Chauny ; Viriacum en 1195.
IV. — Mots d’origine franque.
Béhèricourt, Oise, N.-E. de Noyon.
86
PAUL LEMOINE
Béthancoukt-en-Vaux, Aisne, W. de Chauny, Bethencourt en 1153 ; de
Betto, L. n° 1010, 1036.
Maucourt, Oise, S.-E. de Guiscard ; de Mauri curtis, L. n° 947.
Mondescourt, Oise, v. de l’Oise, E. de Noyon.
Dampcourt, Aisne, v. de l’Oise ; Doencourt en 1221, de Dodo, nom d’homme,
L. n° 1015.
Néant.
Néant.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
VI. — Mots d’origine jéodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Caumont, Aisne, N.-W. de Chauny; Calmonl au ix e siècle, Calmunt en 1075.
Grandru, Aisne, N.-E. de Noyon.
Marest-Dampcourt, Aisne, v. de l’Oise ; Mares en 1221 ; Marez en 1482;
de Marais, L. n° 2808.
Neuflieux, Aisne, W. de Chauny ; Neuli en 1153, Neulieu en 1365.
La Neuville-en-Beine, Aisne, N.-W. de Chauny ; Novavilla en 1223.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 14
39%
39 %
II. —
celtique.
. 0
—
III. —
romaine.
. 12
33 %
72 %
IV. —
franque.
. 5
13 %
85 %
V. —
ecclésiastique.
. 0
VI. —
féodale.
. 0
VII. —
moderne.
. 5
13 %
98 %
36
CHAPITRE III
VALOIS ET MULTIEN
a) Valois proprement dit. — b) Bord-Est et Sud-Est de la forêt de Retz. — c) Mul-
tien proprement dit. — d) Forêt de Compiègne. — e) Forêt d’Halatte.
§ a) Valois, proprement dit.
I. — Mots d'origine inconnue.
Barberie, Oise, W. de Senlis.
Baron, Oise, r. d. de la Nonette.
Borest, Oise, sur la Nonette.
Brasseuse, Oise, N.-W. de Senlis.
Fig. 27. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines
dans le Valois et le Multien.
88
PAUL LEMOINE
Bray, Oise, N.-W. de Senlis.
Chamant, Oise, N.-W. de Senlis.
Coyolles, Oise, S.-W. de Villers-Cotterets.
Glaignes, Oise, N.-W. de Crépy-en-Valois.
Le Lu at (Fresnoy-le-), Oise, entre Senlis et Crépy-en-Valois.
Ognon, Oise, N.-W. de Senlis.
Peroy-les-Gombries, Oise, N.-E. de Nanteuil-le-FIaudoin ( Gombries ;
voir aussi Boissy-Fresnoye, § c.
Saintines, Oise, sur l’Automne.
Verberie, Oise, sur l’Oise, résidence des rois mérovingiens aux vin e et
ix e siècles.
IL — Mots d’origine celtique.
N
Bonneuil-en-Valois, Oise, N.-W.
de Villers-Cotterets, de Bonoialum,
puis Bonogelum (vn e siècle) ; L.
n° 156.
Courteuil, Oise, W. de Senlis.
Nanteuil-le-Haudoin, Oise, à l’o¬
rigine de la Nonette, de Nantoia-
lum, dans le sens de Vallestris,
vallée, L. n° 112-169.
Senlis, Oise, des Silvanectes, peu¬
plade gauloise ; la ville a également
porté le nom de Augustomagus,
puis Selnectis, et Senlectis.
Le pays de Senlis était, au Moyen
Age, le Sellentois, L. n° 414. (Voir
aussi n° 529, 555.)
© © © @ ©
Fig. 28. — Graphique de la répartition
des noms de lieux de diverses origines
dans le Valois et le Multien.
III. — Mots d’origine romaine.
Béthizy-Saint-Martin, Oise, v. de l’Automne.
Béthizy-Saint-Pif.rre, Oise, v. de l’Automne.
Crépy-en-Valois, Oise.
Ducy, Oise, entre Senlis et Crépy-en-Valois.
Duvy, Oise, à l’W. de Crépy-en-Valois.
Fresnoy-la-Rivière, Oise, sur l’Automne, de Fraxinetum, Fraxinus, le
Frêne, L. n° 627.
Fresnoy-le-Luat, Oise, entre Senlis et Crépy-en-Valois ; Id.
Largny, Oise, W. de Villers-Cotterets.
Néry, Oise, S.-E. de Verberie.
TOPOLOGIE
89
Ormoy-Villers, Oise, N. de Nanteuil-le-Haudouin, de Ulmetum, Ulmus,
l’Orme, L. n° 632.
K a. ray, Oise, S. de Verberie, de Rathariacus , Ratharius, L. n° 266.
Rosières, Oise, N.-W. de Nanteuil-le-Haudouin, de Rosaria, le Roseau (ou
du gothique Raus, L. n° 595 et 3021).
Rully, Oise, N. de la route Senlis à Crépy.
Russy-Remont, Oise, à l’E. de Crépy-en-Valois.
Sery-Magneval Oise, N.-W. de Crépy-en-Valois.
Trumilly, Oise, N. de la route Senlis-Crépy.
Vauciennes, Oise, S.-W. de Villers-Cotterets, probablement comme Vau¬
ciennes (Marne), de Veltiana, L. n° 530.
Vaumoise, Oise, entre Crépy et Villers-Cotterets.
Versigny, Oise, sur la Nonette.
Vez, Oise, sur l’Automne, de Vadus, gué ; d’où Pagus vadensis, puis Valois
(L. n° 732). Étant donné le grand nombre de gués sur l’Automne, cette
étymologie fait supposer que Vez était sur le passage d’une ancienne
route (voir p. 48).
11 y a lieu également de noter à Champlieu (bord de la forêt de
Compiègne) d’importantes ruines romaines découvertes en 1860 (temple,
théâtre, etc.). Aucune trace dans la toponymie.
IV. — Mots d’origine franque.
Auger-Saint-Vincent, Oise, S. de la route Senlis à Crépy ; dans le Jura,
Auger de Adelgarius est d’origine burgonde, L. n° 839.
Réthancourt-en-Valois, Oise, v. de l’Automne, de Betto, nom d’homme,
^ L. n° 1010.
Éméville, Oise, N.-W. de Villers-Cotterets.
Gilocourt, Oise, N. de la vallée de l’Automne.
Gondrevii.le, Oise, S.-E. de Crépy-en-Valois, de Gundericus, L. n° 1139.
Morienval, Oise, N. de la vallée de l’Automne.
Rouville, Oise, S. de Crépy-en-Valois, de Radulfus, L. n° 1149, 1205.
Villers (Ormoy-), Oise, N. de Nanteuil-le-Haudouin.
Villers-Cotterets, Oise, L. n° 955-958 ; 2327.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Orrouy, Oise, v. de l’Automne, anciennement Orouer, Oratorium, L.
n° 1413.
Saint-Sauveur, Oise, N.-E. de Verberie, L. n° 1513,1514.
Saint-Vaast-de-Longmont, Oise, S. de Verberie, de Vedastus, évêque
d’Arras, au v e siècle, L. n° 2105.
90
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Feigneux, Oise, N.-E. de Crépy-en-Valois ; in villa fenile en 920 ; fenile,
l’endroit où l’on serre le foin, L. n° 2700.
Fontaine-les-Corps-Nuds, actuellement Fontaine-Chaalis (Oise), v.
de la Nonette; de Thomas Cornutus, dominus de Fontanis en 1250;
L. n° 2401.
Montepilloy, Oise, entre Senlis et Crépy; Mons speculatoris, puis Montes-
pillouer (xv e siècle), L. n° 2274.
Montlognon, Oise, vallée de la Nonette ; entre Senlis et Crépy ; de Molinio,
moulin, L. n° 2620.
VII. — Mots d’origine moderne.
Haramont, Oise, N.-W. de Villers-Cotterets.
Mont-l’Évêque, Oise, S.-E. de Senlis.
Pisseleux, Oise, S.-W. de Villers-Cotterets, à l’origine de l’Automne.
Rocquemont, Oise, N.-E. de Crépy-en-Valois.
Villeneuve-sous-Verberie, Oise.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 13
22 %
Total
22%
IL
—• celtique.
. 4
7 %
29 %
III.
— romaine.
. 20
34 %
63 %
IV.
— franque.
. 9
15 %
78 %
V.
-— ecclésiastique.
. 3
5%
83 %
VI.
— féodale.
. 4
7 %
90 %
VIL
moderne.
. 5
9%
99 %
58
Le total des mots d’origine inconnue (probablement préceltique), celtique
et gallo-romaine est de 37 sur 59, soit 63 % environ, ce qui est considé¬
rable.
L’absence des mots à allure franque (15 %) et ecclésiastique (7 %) serait
presque totale si on éliminait les abords des forêts de Villers-Cotterets et
de Compiègne où ils sont cantonnés presque exclusivement.
Le Valois est une vieille région gallo-romaine, où les Francs ne se sont
pas établis et où l’influence des monastères a été minime, parce que tout
était déjà cultivé.
Si on considérait l’Automne comme la limite nord-est du Valois, on
aurait pour le Valois :
TOPOLOGIE
91
I. Mots
d’origine inconnue.
. 13
25 %
Total
25
II.
— celtique.
. 3
6%
31 %
III.
— romaine.
. 18
38 %
69 %
IV.
— franque.
4
8 %
77 %
V.
— ecclésiastique.
.... 2
4 %
81 %
VI.
— féodale.
4
8 %
89 %
VII.
— moderne.
.... 3
6 %
95 %
§ b) Bord Est et Sud-Est de
47"
LA FORÊT
de Betz.
I. — Mots d’origine inconnue.
Boursonne, Oise, N.-E. de la Ferté-Milon.
Ivors, Oise, N.-E. de la Ferté-Milon.
II. — Mots d’origine celtique.
Antheuil-en-Valois, Oise.
III. — Mots d’origine romaine.
Corcy, Aisne, sur la Savière.
Faverolles, Aisne, de Fabaria, Faba, la Fève, L. n° 588, S.-E. de Crépy-
en-Valois.
Fleury, Aisne, E. de Yillers-Cotterets.
Oigny-en-Valois, Aisne, N. de la Ferté Milon.
Silly-la-Poterie, Aisne, N.-E. de la Ferté-Milon.
IV. —- Mots d’origine franque.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Dampleux, Aisne, E. de Villers-Cotterets, de Domnus Lupus, Saint-Loup.
L. n° 1873.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
92
PAUL LEMOINE
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue.
IL
—
celtique.
III.
—
romaine.
IV.
—
franque.
V.
—
ecclésiastique.
VI.
—
féodale.
VIL
—
moderne.
Total
2 22 % 22 %
1 11 % 33 %
5 56 % 89 %
0
1 11 % 100 %
0
0
9~
§ c) Multien proprement dit.
C’est le Pagus Meldicus, ou Meldensis, ou Melcianus, c’est-à-dire primi¬
tivement la région de Meaux.
Ce mot a perdu son sens original ; car Meaux n’est plus considéré comme,
faisant partie du Multien.
Meaux est situé sur la r. d. de la Marne dans une boucle de la rivière,
sur laquelle un éperon de calcaire grossier a permis d’établir un gué,
puis pont.
Mais, il est certain que le Multien dépendait de l’évêque de Meaux,
comme en témoignent les noms : Germigny-1’Évêque, Le Plessis-1’Évêque,
Gesvres-le-Chapitre.
On peut définir le Multien comme le pays compris entre l’Ourcq, les
buttes de Dammartin, et les massifs forestiers, qui dépendent de la forêt
de Chantilly et de la forêt d’Ermenonville.
I. — Mots d’origine inconnue.
Boullare, Oise, entre Gergogne et Grivelle.
Cuvergnon, Oise, N.-E. de Betz.
Échampeu, S.-et-M., N. de Lizy-sur-Ourcq.
Ève, Oise, S.-W. de Nanteuil, près de la Launette.
Levignen, Oise, N.-W. de Betz.
May-en-Multien, S.-et-M., sur route Meaux-la-Ferté, sur la Gergogne.
Ognes, Oise, S. de Nanteuil-le-Haudouin.
Othis, S.-et-M., à l’origine de la Launette.
Reez, Oise, près de l’origine de la Gergogne.
Varinfroy, Oise, S. de la Ferté-Milon, sur l’Ourcq.
IL — Mots d’origine celtique.
Ver, Oise, sur la Launette, de Vernos, l’aune, L. n° 176.
TOPOLOGIE
93
III. — Mots d’origine romaine.
Acy-en-Multien, Oise, r. g. de la Gergogne.
Anthilly, Oise, E. de Betz.
Barcy, S.-et-M., N. de Meaux.
Bargny, Oise, N. de Betz.
Bouillancy, Oise, à l’origine de la Gergogne.
Boissy-Fresnoy, Oise, N.-E. de Nanteuil-Ie-Haudouin, de Buxetum, Buxus,
Buis, L. n° 615 ; de Fraxinatum, Fraxinus, Frêne, L. n° 622. Ce village
a été dit en Gombries (voir § a).
Bregy, Oise, S.-E. de Nanteuil-le-Haudouin.
Cuisy, S.-et-M., S.-E. de Dammartin-en-Goële.
Douy-la-Ramée, S.-et-M., sur un affluent de la Thérouanne ; peut-être de
Ductus, conduit, L. n° 2788, ce nom, désignant toujours de belles sources,
est certainement très ancien.
Etavigny, Oise, entre Gergogne et Grivelle.
Etrêpilly, S.-et-M., sur la Thérouanne.
Forfry, S.-et-M., S. de Nanteuil-le-Haudouin, versant gauche de la Thé¬
rouanne.
Lagny-le-Sec, Oise, sur route Dammartin-Nanteuil, de Latiniacus, L.
n° 226.
Marcilly, S.-et-M., N. de Meaux.
Montagny-Sainte-Félicité, Oise, S.-W. de Nanteuil-le-Haudouin, de Mon-
taniacus, L. n° 230.
Oissery, S.-et-M., S. de Nanteuil-le-Haudoin, rive gauche de la Thérouanne.
Ormoy-le-Davien, N. de Betz, de Ulmetum, Ulmus, l’Orme, L. n° 632.
Placy (Plessis-), S.-et-M., sur route Meaux-la Ferté-Milon ; nom pri¬
mitif de la localité, L. n° 2296.
Rouvres, Oise, entre Gergogne et Grivelle.
Rouvres, S.-et-M., N.-E. de Dammartin-en-Goële.
Sennevières, Oise, S.-E. de Nanteuil-le-Haudouin, de Sinaparia, Senevé,
L. n° 953.
Silly-le-Long, Oise, S. de Nanteuil-le-Haudouin.
Thury-en-Valois, Oise, au N. de la Grivelle, de Tauriacus, L. n° 2072.
Trocy, S.-et-M., N.-W. de Lizy-sur-Ourcq.
Vincy-Manœuvre, S.-et-M., entre la Thérouanne et la Gergogne.
IV. — Mots dorigine franque.
Belleville (le Plessis-), Oise, entre Dammartin-en-Goële et Nanteuil-
le-Haudouin.
Betz, Oise, sur la Grivelle, de Bac rivière, L. n° 873. C’est là que se trouve
dans le château, sinon l’origine, du moins la principale source de la Gri¬
velle.
Chèvreville, Oise, S.-E. de Nanteuil-le-Haudouin.
94
PAUL LEMOINE
Ermenonville, Oise, sur la Launette, à rapprocher de Ermenulfi villa,
nom ancien de Arnouville-les-Gonesse, L. n° 1144.
Rozoy-en-Multien, S.-E. de Betz, sur la Gergogne, du gothique, Raus,
Roseau, L. n° 3020, donne ce mot comme d’origine moderne.
Villers-Saint-Genest, Oise, E. de Nanteuil-le-Haudouin, cf. L. n° 955.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Gesvres-le-Chapitre, S.-et-M., N.-N.-E. de Meaux. Ancienne possession
des chapitres de Meaux, il y a également Gesvres-le-Duc, hameau de
May-en-Multien, sur la route de Meaux à la Ferté-Milon, L. n° 1464.
Saint-Genest (Villers-), Oise, E. de Nanteuil-le-Haudouin, de Genesius.
Saint-Pathus, S.-et-M., N.-W. de Dammartin-en-Goële, de Patus, chanoine
de Meaux au vi e siècle, L. n° 1966.
Saint-Soupplets, S.-et-M., N.-E. de Meaux, de Sulpicius, L. n° 2070.
VI. — Mots d’origine féodale.
Plessy-Placy, S.-et-M., sur route de Meaux à la Ferté-Milon, Plessis, de
plectere, entrelacer = parc fermé de haies, L. n° 2292.
Plessis-Belleville, Oise, entre Dammartin-en-Goële et Nanteuil-le-Idau-
douin.
VII. — Mots d’origine moderne.
Longperrier, S.-et-M., S. de Dammartin-en-Goële, de Longus Pirarius,
le grand poirier, du commencement du Moyen Age, L. n° 655 et 2936.
Marchemoret, S.-et-M., E. de Dammartin-en-Goële ; peut être rapproché
du bas latin marchais, marécage; L. n° 180, 2741, 2771.
Montgé, S.-et-M., S.-E. de Dammartin-en-Goële.
Neufchelles, Oise, v. de l’Ourcq ; en 1353 et 1518, nova casa, de casa,
chaumière, L. n° 2694, S. W. de la Ferté-Milon.
Puisieux, S.-et-M., entre Thérouanne et Gergogne, de Puteoli, petits puits,
L. n° 2803.
Villeneuve-sous-Thury, Oise, S.-W. de la Ferté-Milon.
Résumé.
Total
I.
Mots d’origine
inconnue.
.. 10
19 %
19%
II.
—
celtique.
.. 1
2 %
21 %
III.
—
romaine.
.. 25
46 %
67 %
IV.
—
franque.
.. 6
11 %
78%
V.
—
ecclésiastique.
.. 4
7 %
85 %
VI.
—
féodale.
.. 2
4%
89 %
VII.
—
moderne.
.. 6
54“
11 %
100 %
TOPOLOGIE
95
§ d) Forêt de Compïègne.
I. — Mots d’origine inconnue.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
Compïègne, Oise, de Compendium, Compennium, où l’on retrouve le
mot Dunum, forteresse. Au ix e siècle, Carlopolis, L n° 54, 561.
III. — Mots d’origine romaine.
Trosly-Breuil, Oise, sur route Compiègne-Soissons.
IV. — Mots d’origine franque.
Bretjil (Trosly-), Oise, sur route Compiègne-Soissons.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Croix-Saint-Ouen, Oise, sur route Compiègne-Paris.
Saint- Jean-aux-Bois, Oise, S.-E. de Compiègne.
Saint-Pierre-en-Chastres, Oise, sur route Compiègne-Villers-Cotterets,
de Castrum, forteresse (ancien couvent des Célestins), L. n° 2139,
VI. — Mots d’origine féodale.
Pierrefonds, Oise, sur route Compiègne-Villers-Cotterets.
VII. — Mots d’origine moderne.
Vieux-Moulin, Oise, sur ru de Berne, L. n° 2622.
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 0
0
IL
— celtique.
. 1
12 %
12o/ (
III.
— romaine.
. 1
12%
24o/ (
IV.
— franque.
. 1
12%
36o/ (
V.
— ecclésiastique.
. 3
37%
73°/,
VI.
— féodale.
. 1
12%
85 o/,
VIL
-—• moderne.
. 1
12%
97°/,
8
§ é) Forêt d’Halatte et ses abords immédiats L
I. — Mots d’origine inconnue.
Pont-Sainte-Maxence, Oise, Le mot est récent, mais l’importance de cette
1. Voir Amédée de Caix-de-Saint-Amour. Notes sur un temple romain découvert dans la
forêt d’IIalatte (dép. de l’Oise), Paris, Reinwald, 1874, 35 p.
96
PAUL LEMOINE
localité, sur une voie romaine, prouve son ancienneté, romaine ou cel¬
tique au moins.
Rhuis, Oise, sur l’Oise.
II. — Mots d’origine celtique.
Creil, Oise, sur l’Oise ; Vadum de Credulii en 1236, calceiam de Credulio en
1234 (abbé Caudel.).
Verneuil, Oise, N.-E. de Creil.
III. — Mots d’origine romaine.
Pontpoint, Oise, E.de Pont-Sainte-Maxence, pour Pompoin, de Pomponius,
L. n° 288.
IV. — Mots d’origine franque.
Roberval, Oise, E. de Pont-Sainte-Maxence, de Rodbertus (à l’époque
mérovingienne Chrodobertus ), L. n° 1068.
Villers-Saint-Frambourg, Oise, sur route Senlis-Compiègne.
Yvillers, Oise, sur route Senlis à Compiègne.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Frambourg (Villers-), Oise, sur route Senlis-Compiègne.
Sainte-Maxence (Pont-), Oise, de S. Maxentia, L. n° 1915.
Néant.
VI. — Mot d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Apremont, Oise, S.-E. de Creil.
Aumont, Oise, S.-E. de Creil.
Beaurepaire, Oise, W. de Pont-Sainte-Maxence.
Fleurines, Oise, sur route Senlis à Pont-Sainte-Maxence.
I.
Mots d’origine inconnue.-
. 2
14 %
Total
14%
II.
— celtique.
. 2
14 %
28 %
III.
— romaine.
. 1
7 %
35 %
IV.
— franque.
. 3
21 %
56 %
V.
— ecclésiastique.
. 2
14 %
70%
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 4
28 %
98 %
14
CHAPITRE IV
SOISSONNAIS
a) Plateaux au Nord de l’Aisne. — là l’Ouest de la route Soissons-Laon. — b) II
à l’Est de la route Soissons-Laon.—c) Sud du Soissonnais jusqu’à la vallée de la
Crise. — J) à l’Est de la vallée de la Crise. — e ) Nord du Tardenois. — f) Pays
entre la Vesle et l’Aisne. — g) Pays entre la Vesle et l’Ardre.
§ a ) Plateau au Nord de l’Aisne
a l’Ouest de la route de Soissons-Laon.
I. —- Mots d'origine inconnue.
Autrèches, Oise, N. de Vie-sur-Aisne.
Braye, Aisne, N.-E. de Soissons.
Chavignon, Aisne t S.-E. d’Anizy-le-Château ; Cavinionis en 858.
Fig. 29. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans le Soissonnais.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V. 7
98
PAUL LEMOINE
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Cuffies, Aisne ; Cuphies en 1232.
Nampcel, Oise, N. d’Attichy.
Nouvron-et-Vingré, Aisne, Nouveron en 1412 ; Vingrez en 1573.
Pinon, Aisne, au S. d’Anizy-le-Château ; Pinum en 1143.
Selens, Aisne, S.-W. de Coucy-le-Château, Selenz en 1158 ; Celans en 1258.
Tartiers, Aisne, N.-W. de Soissons ; Tartigerum en 893.
Vassens, Aisne, au N.
! S § _ de la rivière Hazier ;
Vassen en 1139.
Vaudesson, Aisne, à
l’W. de la route
Soissons-Laon, Val-
desson au xn e siècle.
Vezaponin, Aisne, Ap-
poni en 118, Weza-
ponnium en 1542. Le
radical Vez signifie
gué (voir p. 48).
Nota : Pommiers,
Aisne, W. de Sois¬
sons, Pomérium en
1143, est sur l'empla¬
cement d’un grand
camp néolithique de
40 ha. qui paraît être
le Noviodurum des
Suessiones (Déche-
lette, p. 967). On y
a trouvé 2.500 mon¬
naies gauloises dont
932 au nom de Crieira. Il paraît avait été abandonné aussitôt après la
conquête de la Gaule par César.
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Chap.IV. SOISSONNAIS
Fig. 30. — Graphique de la répartition des noms de lieux
de diverses origines dans le Soissonnais.
II. — Mots d’origine celtique.
Berneuil-sur-Aisne, Oise, à l’W. d’Attichy.
III. — Mots d'origine romaine.
Allemant, Aisne, N.-E. de Soissons ; Allemans en 980 ; Prieuré fondé au
ix e s:ècle, par Elephas ; de Alamanni , les Alamans, L. n° 533.
Attichy, Oise.
Bagneux, Aisne, à la source de la rivière Hazier, Altare de Balneolis en 1117.
Berny-Rivière, Aisne ; Bernacum au vn e siècle ; jadis Breny, de Bren-
TOPOLOGIE
99
nacus, ville royale du vi e siècle (nom gaulois Brennos), L. n° 245, N.-E. de
Vic-sur- Aisne.
Bieuxy, Aisne, versant g. de l’Hozier ; Bieuxi en 1122.
Bitry, Oise, à l’E. d’Attichy.
Chavigny, Aisne, N. de Soissons ; Cavenni au xn e siècle, Chaoegni le Sor
en 1260 ; source abondante, dite Fontaine des Templiers.
Clamecy, Aisne, sur route Soissons-Coucy ; Clamici en 1124.
Crécy-au-Mont, Aisne, au S. de Coucy-le-Château, Cre'ci en 1107 ; jadis
Crisciacus, L. n° 275.
Cuisy-en-Almont, Aisne, N.-W. de Soissons ; Cusiacum en 893.
Ëpagny, Aisne, r. d. de l’Hozier ; Espagne en 1131 ; Spanni en 1158.
Fontenoy, Aisne, à l’E. de Vic-sur-Aisne, de Fontanetum, Fontana, L.
n° 673.
Guny, Aisne, W. de Coucy-le-Château ; Guniacus en 858.
Juvigny, Aisne, au N. de Soissons ; Juviniacum ; Altare de Joviniaco en
1110 .
Laffaux, Aisne ; Latofao en 596, Lufao en 679 ; de Lata Fagus, le grand
hêtre, puis Latus Fagus et Latofao, L. n° 2839.
Leuilly, Aisne, S.-E. de Coucy-le-Château ; Luliacum en 530.
Leisry, Aisne, N. de Soissons ; Ville de Loiry en 1383.
Osly-Courtil, Aisne, E. de Soissons ; Oleium en 893 ; Curteium en 893.
Pasly, Aisne, N.-W. de Soissons, Paliacum en 1226.
Terny-et-Sorny, Aisne, sur la route Soissons-Coucy; Terni en 1160;
Tency en 1270 ; Sorny, Sorni en 1263.
Vic-sur-Aisne, Aisne, de Vicus, L. n° 505.
Vuillery, Aisne, Villeresium en 1047,
IV. — Mots d’origine franque.
Audignicourt, Aisne ; Audignecourt en 1199 ; de Aldiniaca cortis, L. n° 948.
Blérancourdelle, Aisne, Blerancourdel en 1679.
Blérancourt, Aisne, Blarencurtis en 1138.
Ces trois communes sont situées à l’extrémité N.-W. du Soissonnais,
dans une région encore forestière.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Aubin, Aisne, W. de Coucy-le-Château ; Sanctus Albinus en 1145 ;
de Albinus, L. n° 1577.
Saint-Ciiristophe-en-Berny, Aisne, sur la rivière Hozier ; Sancto Chris-
tofero en 1269.
Saint-Pierre-lès-Bitry, Oise.
VI. — Mots d’origine féodale.
Néant.
100
PAUI. LEMOINE
VII. — Mots d’origine moderne.
Margival, Aisne, sur route Soissons-Laon ; Margivallis en 1158.
Moulin-sous-Touvent, Aisne, N. de Vic-sur-Aisne.
Neuvtli.e-sur-Margival, Aisne ; Novilla de super Margival en 1289.
Pont-Saint-Mard, Aisne, r. g. de l’Ailette.
Vauxaillon, Aisne, r. g. de l’Ailette ; Altare de Valsalione en 1100 ;
Vallis Selo en 1143.
Vaux-Rezis, Aisne, N.-E. de Soissons.
Résumé.
I. Mots d’origine
inconnue.
. 13
27 %
Total
27 %
II. —
celtique.
. 1
2 %
29 %
III. —
romaine.
. 22
46 %
75 %
IV. —
franque.
. 3
6 %
81 %
V. —
ecclésiastique. . .
. 3
6 %
87 %
VI. —
féodale.
. 0
—
VII. —
moderne.
. 6
12 %
99 %
48
§ b) Plateaux du N
ord de l’Aisne a
l’Est de la route
Laon-Soissons.
I. — Mots d’origine inconnue.
Ailles, Aisne ; villa que dicitur Aquila 1224 ; son nom paraît être en rap¬
port avec la source de l’Ailette ( Aléa en 982 ; Aquila fluminum en 975).
Rraye-en-Laonnais, Aisne, au S. de l’Ailette ; Braium en 1136.
Chavonnes, Aisne, r. d. de l’Aisne ; Chavonnes en 1128 ; Cavonia en 1143.
Courteçon, Aisne, r. d. de l’Ailette.
Craonne, Aisne ; Grauhenna au ix e siècle ; Croona en 906.
Craonnelle, Aisne, Creunella, Creonella en 1140.
Soupir, Aisne, E. de Vailly, r. d. de l’Aisne ; Parochia soupciacensis en
1124 ; Sulpi en 1132. Pierres qui bordent les évêchés de Laon et de
Soissons, citées en 1133.
Vassogne, Aisne, S.-W. de Craonne.
Vendresse-en-Troyon, Aisne, E. de Craonne, Vcnderesse en 1136.
II. — Mots d’origine celtique.
Beaulne et Chivy, Aisne ; N.-E. de Vailly ; Behelna en 1143 ; Belna en
1184 ; de Belenus, dieu celtique, L. n° 464.
Condé-sur-Aisne, Aisne, de Condate, confluent, L. n° 129, 531. Cette loca¬
lité est effectivement au confluent de l’Aisne et de la Vesle.
TOPOLOGIE
101
Nanteuil-la-Fosse, Aisne, N.-W. de Yailly ; Nanthoelus en 850 ; Altare
de villa nontoilo en 1057.
Pargnan, Aisne, S.-W. de Craonne, Pargnant en 1225, de Parronantus,
nantos, vallée, L. n° 1009.
Verneuil-Courtonïne, Aisne, S. de Laon, Vernolium en 1184 ; de vernos,
l’aulne, en celtique, L. n° 175.
III. — Mots d’origine romaine.
Aizy, Aisne, au N. de Vailly, Aziacus en 858 ; Aisiacus en 1147 ; source
d’un ruisseau.
Bourg-et-Comin, Aisne, E. de Vailly.
Bucy-le-Long, Aisne, entre Soissons et Vailly ; Buci en 1132 ; Buciacus
en 1137 ; de Buxetum, Buxus. buis, L. n° 615.
Cerny-en-Laonnais, Aisne, r. d. de l’Ailette ; Cesurnicum en 530 ; Cerni
en 1150.
Chivres, Aisne, entre Soissons et Vailly ; Capra en 877.
Crouy, Aisne, N.-E. de Soissons, Croviacus, puis Croiacus en 870 ; un ruis¬
seau y naît.
Cuiry-les-Chaudardes, Aisne, S. de Craonne.
Cuissy-et-Geny, Aisne, S. de Craonne.
Filain, Aisne, N. de Vailly ; Filaines en 1143, de Figlina, atelier de potier,
L. n° 577.
Jouy, Aisne, N. de Vailly ; Joi en 1147 ; Joaicum en 1184.
Jcmigny, Aisne, S.-W. de Craonne ; Jumigniacum en 1212.
Missy-sur-Aisne, Aisne, entre Vailly et Soissons ; Minciacum au ix e
siècle ; Mincy en 1216.
Moussy, Aisne, entre Vailly et Craonne; Musceium au vm e siècle;
Moissi en 1226.
Œuilly, r. d. de l’Aisne, S.-W. de Craonne.
Paissy, Aisne, W. de Craonne; Paxiacum en 1136; Passi, Passeium en 1146.
Pargny, Aisne, r. g. de l’Ailette ; Patriniacus en 858 ; Parigniacum en
1135.
Sancy, Aisne, N.-W. de Vailly ; Sansi en 1340.
Vailly, Aisne, on prononce Veli ; Vaoliacus en 857 ; Vaesli en 864.
Vregny, Aisne, N.-E. de Soissons; altare de virniaco en 1132 ; verniaco en
1145.
IV. — Mots d’origine franque.
Beaurieux, Aisne; Belru en 1150; de Bellus rivus, beau ruisseau, L.
n° 974.
Chaudardes, Aisne, S. de Craonne, sur l’Aisne ; Villa Kaldarda en 1136 ;
Caldarde en 1146, etc. ; commune instituée en 1216.
102
PAUL LEMOINE
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Celles-sur-Aisne, Aisne, W. de Vaillv ; Cella en 1129, de Cella, petit
monastère (ou grange), L. n° 1146.
Néant.
YI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Moulins, Aisne, S.-E. de Craonne ; Villa Molini en 1136.
Ostel. Aisne, N.-E. de Vailly ; Hostel en 1133 ; Hostellum en 1137 ; de Hos-
pitale, L. n° 2692.
Oulches, Aisne, S.-E. de Craonne ; Uschia en 1146; Usche en 1190 ; Os-
che en 1217 ; Jardin, L. n° 2758.
Pontayert, Aisne, S.-E. de Craonne, v. de l’Aisne; V arocium au xix e siècle;
Pons oarius en 1112.
Vauclerc-et-la-Vallée-Foulon, Aisne, r. g. de l’Ailette ; Valclarus en
1134 ; abbaye de Bernardins établie en 1139.
La Ville-au-Bois, Aisne, W. de Craonne.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 9
21 %
Total
21 %
II.
— celtique.
. 5
12 %
33 %
III.
— romaine.
. 19
45 %
78 %
IV.
— franque.
. 2
5 %
83 %
V.
ecclésiastique.
. 1
2 %
85 %
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 6
14 %
99 %
42
§ c) Sud du Soissonnais a l’Ouest de la vallée de la Crise.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cœuvres, Aisne, sur le ru de Retz, érigé en duché-pairie en 1648 pour Je
maréchal Annibal d’F.strées, frère de la belle Gabrielle.
Courmelles, Aisne, S. de Soissons.
Cuise-la-Motte, Oise, bord de la forêt de Compiègne.
Dommiers, Aisne, près la route Soissons à Villers-Cotterets.
Hartennes, Aisne, sur route Soissons à Oulchy-le-Château.
Mercin, Aisne.
Ressons-le-Long, Aisne, S.-E. de Vic-sur-Aisne.
Taux (Hardennes-et-), Aisne, sur route Soissons à Oulchy-le-Château.
TOPOLOGIE
103
II. — Mots d’origine celtique.
Artesia (actuellement S. Bandry), Aisne, sur le r. de Retz ; Artesia 1110 ;
Arthesia 1123 ; Ecclesia Sancti Bandaridi de Arthaisia 1304. (Noter la
racine Arthé — limite, et cette coïncidence, que le vicomté appartenait
au chapitre de Soissons, tandis que la mairie relevait de Pierrefonds.
Chaudun, Aisne, S.-W. de Soissons ; probablement de Calodunum, puis
Cadunum au xn e siècle, L. n° 44.
Chacrise, Aisne, sur la Crise; de Carcarisia, au x e siècle, sur la rivière
Crise, mot très ancien ; la première partie du mot est inconnue.
Pernant, Aisne, à l’W. de Soissons ; de Parronantus (Nantus , celtique,
vallée) ; il existe aussi Parrodunum , L. n° 111.
Retheuil, Aisne, sur la route Compiègne-Villers-Cotterets.
Soissons, Aisne, des Suessonnes, tribu gauloise (la ville a porté un moment
le nom d’Augusta ; L. n° 410, 555). C’est là qu’a eu lieu, en 486, la victoire
sur le général romain Syagrius qui donna la France à Clovis. Cette ville
fut, en 511, la capitale du royaume de Neustrie.
III. — Mots d’origine romaine.
Ambleny, Aisne, sur le ru de Retz.
Berzy-le-Sec, Aisne, au S. de Soissons.
Buzancy, Aisne, r. g. de la rivière Crise.
Couloisy, Oise, S. d’Attichy.
Cutry, Aisne, r. d. du ru de Retz.
Droizy, Aisne, r. g. de la rivière Crise.
Jaulzy. Oise, S.-W. de Yic-sur-Aisne.
Launoy, Aisne, en amont de la source de la Crise; de Alnetum, Alnus,
l’Aune, L. n° 612.
Missy-aux-Bois, Aisne, sur route Soissons à Villers-Cotterets.
Montigny-l’Engrain, Aisne, S. de Vic-sur-Aisne ; de Montaniacus, L. n°
230.
Muret Aisne, sur la Crise; de Murittum, petit mur, L. n°503.
Parcy, Aisne, S. de Soissons.
Ploisy, Aisne, S. de Soissons.
Puiseux, Aisne, en amont de la source du ru de Retz ; de Puteoli, petits
puits, L. n° 2803. (Il attribue à ce mot une origine récente.)
Rozières, Aisne, sur la rivière Crise; de Rosaria, le roseau, L. n os 595,3021.
Saconin, Aisne, au S.-W. de Soissons, I.. n° 1923.
Soucy, Aisne, N. de Villers-Cotterets.
Vjerzy, Aisne, S. de Soissons ; de Viridio, Viridius, L. n° 371.
IV. — Mots d’origine franque.
Breuil, Aisne, sur route Soissons à Villers-Cotterets.
104
PAUL LEMOINE
Chelles, Oise, sur le Vandy ; de Cella, petit monastère.
Courtieux, Oise, au S. de Vic-sur-Aisne ; L. n° 933 donne pour Courtoin,
Yonne, l’origine Curtus Audoent.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Bandry, Aisne, anciennement Artesia (voir II).
Saint-Étienne, Oise, bord de la forêt de Compiègne, L. n° 2068.
Saint-Pierre-Aigle, Aisne, r. d. du ru de Retz.
VI. — Mots d’origine féodale.
Croutoy, Oise, S. d’Attichy ; noter que les Crouttes, Aisne, et Crouttes ,
Aisne ont pour origine le latin Crypta, souterrain, L. n° 2227.
VIL — Mots d’origine moderne.
Haute-Fontaine, Aisne, S. d’Attichy et de Vic-sur-Aisne.
Laversine, Aisne, r. g. du ru de Retz.
Longpont, Aisne, sur la Savières.
Montgobert, Aisne, r. d. du ru de Retz.
Mortefontaine, Aisne, S. d’Attichy et de Vic-sur-Aisne.
Taillefontaine, Aisne, bord de la forêt de Retz.
Vauxbuin, Aisne, S.-W. de Soissons.
Villemontoire, Aisne, sur route Soissons-Oulchy-le-Château.
Vivières, Aisne, bord de la forêt de Retz ; se rapporte probablement à
une source ; cf. Viviers (Yonne).
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 8
17 %
Total
17 %
II.
— celtique.
. 6
12 %
29 %
III.
— romaine.
. 18
37 %
66 %
IV.
— franque.
. 2
4%
70 %
V.
— ecclésiastique.
. 4
8 %
78%
VI.
— féodale.
. 1
2 %
80 %
VII.
-— moderne.
. 9
19 %
99 %
48
On notera autour de Soissons le groupement des noms d’origine inconnue
ou d’origine celtique.
TOPOLOGIE
105
§ d) Sud du Soissonnais, a l’Est de la Crise.
I. — Mots d’origine inconnue.
Aconin (Noyant-et-), Aisne, r. d. de la Crise.
Ambrief, Aisne, r. d. de la Crise.
Belleu, Aisne, S. de Soissons.
Branges, Aisne, S.-S.-E. de Brame.
Bruys, Aisne, entre Braine et Fère-en-Tardenois.
Couvrelles, Aisne, W. de Braine.
Housse (Cuiry-), Aisne, S.-W. de Braine.
Jouaignes, Aisne, S. de Braine.
Lesges, Aisne, S. de Braine.
Maast, Aisne, S.-E. de Braine. Notez que Maatz (Haute-Marne), Maiascus
au ix e siècle, est considéré par L. n° 16, comme d’origine ligure. —
D’autre part, Maas, est le synonyme de Mosa, la Meuse, dans les dia¬
lectes germaniques, L. n° 1158. Ce village est situé sur le plateau, mais
près de l’une des sources de la Crise.
Serches, Aisne, S.-E. de Soissons.
Tannières, Aisne, S. de Braine.
Venizel, Aisne, E. de Soissons.
II. — Mots d’origine celtique.
Cerseuil, Aisne, S. de Braine ; de Cerasoialum, cerisier, L. n° 182.
Lime, Aisne, S.-E. de Braine ; à rapprocher peut-être de Limeuil, Lùneil,
de Lemos, celtique, l’orme, L. n° 166.
Mxreuil-en-Dole, Aisne, au N.-E. de Fère-en-Tardenois; de Maroialum,
marais, L. n° 167.
Nampteuil-sous-Muret ou les Murets, Aisne, r. d. de la Crise; Nantheul-
soubz-Muret en 1383 ; de Nantus, celtique, vallée, ou de Nantoialum, sis
dans une vallée (L. n os 112, 169). Au confluent des deux vallées qui
forment la Crise.
Noyant-et-Aconin, Aisne, r. d. de la Crise, L. n° 92, indique pour Noyant
(Indre-et-Loire), l’étymologie Noviomagus et (n° 143) l’origine Novientum.
III. — Mots d’origine romaine.
Acy, Aisne, S.-E. de Soissons.
Arcy-Sainte-Restitue, Aisne, N.-E. de la Fère-en-Tardenois.
Augy, Aisne, r. d. de la Vesle, à hauteur de Braine ; de Albiacus, Albus,
L. n° 208.
Billy, Aisne, sur route Soissons à Braine.
Ciry-Salsogne, Aisne, sur route Soissons à Braine.
106
PAUL LEMOINE
Cuiry-Housse, Aisne, S.-W. de Braine.
Lhuys, Aisne; peut-être à rapprocher de Lhu, Aisne, qui dérive de Lucus,
petit bois.
Loupeigne, Aisne, entre Braine et Fère-en-Tardenois ; peut-être, de Lupia-
nus, comme Loupia (Aude), L. n° 322.
Qujncy-sous-le-Mont, Aisne, S. de Braine ; de Quintiacus, L. n° 233.
Sermoise, Aisne, sur route Soissons à Braine; nom laissé par une légion de
Sarmates, L. n° 532.
Vasseny, Aisne, sur route Soissons à Braine.
IV. — Mots d’origine franque.
Néant.
C’est à peine s’il y a quelques noms de hameaux.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Mont-Notre-Dame, Aisne (église placée sous l’invocation de Marie-
Magdeleine, dernier terme tombé en désuétude, d’où confusion avec
Sainte-Marie, L. n° 1880).
Sainte-Restitue (Arcy-), Aisne, N.-E. delà Fère-en-Tardenois, de Sancta
Restituta, L. n° 2010.
Saint-Thibaut, Aisne, W. de Fismes ; de Theobaldus, L. n° 2074.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Septmonts, Aisne, S.-E. de Soissons.
Villeneuve-Saint-Germain, Aisne, E. de Soissons.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 13
38 %
38 %
II.
— celtique.
. 5
15 %
53 %
III.
— romaine.
..... 11
32 %
85 %
IV.
—- franque.
. 0
V.
— ecclésiastique.
. 3
9 %
94 %
VI.
—• féodale.
. 0
VII.
—- moderne.
. 2
6%
100 %
34
TOPOLOGIE
107
§ e) Nord du Tardenois (basse vallée de l’Ardre).
I. — Mots d’origine inconnue.
Arcis-le-Ponsard, Marne, S. de Fismes.
Conan, Aisne,, sur ru d’Orillon.
Courmas, Marne, E. de Ville-en-Tardenois.
Écueil, Marne ; S.-W. de Reims.
Hourges, Marne, S.-E. de Fismes.
Lhéry, Marne, N. de Ville-en-Tardenois.
Marfaux, Marne, sur l’Ardre.
Treslon, Marne, entre Ardre et Vesle.
Unchair, Marne, S.-E. de Fismes.
II. — Mots d’origine celtique.
Vandeuil, Marne, S.-E. de Fismes ; de Vindoialum, celtique, L. n° 177.
III. — Mots d’origine romaine.
Aubilly, Marne, sur l’Ardre.
Bligny, Marne, sur l’Ardre.
Bouleuse, Marne, N.-E. de Ville-en-Tardenois; de Betullosa, bouleau,
L. n° 663.
Bouilly, Marne, E. de Ville-en-Tardenois.
Chamery, Marne, S.-W. de Reims.
Chéry-Chartreuve, Aisne, S.-W. de Fismes.
Coulanges, Aisne, sur ru d’Orillon; de Colonus, Colonica, maison de pay¬
sans, L. n° 518.
Cru g ny, Marne, sur F Ardre.
Dravegny, Aisne, sur ru d’Orillon.
Faverolles, Aisne, sur l’Ardre ; de Faba, Fabaria, fève, L. n° 588.
Fismes, Marne.
Germigny, Marne, W. de Reims.
Lagery, Marne, N.-W. de Ville-en-Tardenois.
Mery, Marne, N.-W. de Ville-en-Tardenois.
Pargny, Marne, route de Reims à Ville-en-Tardenois.
Poilly, Marne, sur l’Ardre.
Pourcy, Marne, sur l’Ardre.
Sacy, Marne, S.-W. de Reims.
Sarcy, Marne, sur l’Ardre.
Savigny, Marne, sur l’Ardre ; de Sabiniacus, L. n° 235.
Sermiers, Marne, S. de Reims ; Sarmedus au ix e siècle, légion de Sar-
mates sur le chemin de Barbarie, L. n° 528-532.
'J 08
PAUL LEMOINE
Serzy, Marne, r. d. de l’Ardre ; peut-être comme Sergy, Cergeolum en 1156,
L. 2303 (note).
Tramery, Marne, sur l’Ardre.
IV. — Mots d’origine franque.
Courville, Marne, v. de l’Ardre.
Magneux, Marne, W. de Fismes ; de la forme plurielle de mansonile, maison,
L. n° 968.
Villedomange, Marne; de pilla dominica, la maison du maître, L. n 08 517.
943.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Euphraise, Marne, N. de la route Reims à Ville-en-Tardenois.
Saint-Gilles, Marne, confluent de l’Ardre et du ru d’Orillon ; de Sanctus
Ægidius, L. n° 1566.
YI. — Mots d’origine féodale.
Brouillet, Marne, N.-E. de Ville-en-Tardenois ; de Breuil , bois clos, L.
n° 3098.
Villesavoye, Aisne, S.-W. de Fismes.
Ville-en-Tardenois, Marne.
VII. — Mots d’origine moderne.
Mont-Saint-Martin, Aisne, S.-W. de Fismes ; L. n° 2727.
Mont-sur-Courville, Marne, S. de Fismes.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 9
22 %
22 %
II. —
celtique.
. 1
2 %
24 %
III.
romaine.
. 22
52 %
76 %
IV. —
franque.
. 3
7 %
83 %
V.
ecclésiastique.
. 2
5 %
88 %
VI. —
féodale.
. 3
7 %
95 %
VII.
moderne.
. 2
5 %
100 %
42
§ /) Pays entre la Vesle et l’Aisne.
I. — Mots d’origine inconnue.
Barbonval, Aisne, N. de Fismes ; Barbepallis en 1169, Barbunoal en 1208.
Chalons-sur-Vesle, N.-W. de Reims.
TOPOLOGIE
109
Cv s-la-Commune, Aisne, à l’E. de Vailly ; Gis au ix e siècle.
Dhuizel, Aisne, N.-E. de Braine ; Dusel en 1146 ; Dusellum en 1147 ;Dui-
sellum en 1225.
Glennes, Aisne, N. de Fismes ; Glanna au ix e siècle ; Glenna en 1123.
Meurival, Aisne, N.-W. de Fismes ; Morival en 1246 ; Merival en 1553.
Perles, Aisne, N.-W. de Fismes ; Perles en 1535.
Revillon, Aisne, N. de Fismes, sur v. g. de l’Aisne ; Revillion en 1528 ;
Ervillon en 1630.
Vaux-Céré, Aisne, N.-W. de Fismes ; Vausérée en 1240.
Vauxtin, Aisne, E. de Braine ; Vauchetin en 1208.
Ventelay, Marne, N.-E. de Fismes.
II. — Mots d'origine celtique.
Baslieux, Marne, N.-E. de Fismes ; de Balioialum, puis Baliolum, rangée
d’arbres, L. n° 154.
Braine, Aisne, sur la Vesle ; Brennacum en 560 ; Brinnacum en 578 ; du
gaulois Brennos, L. n° 245 (L. pense que le mot Brennacus, ville royale
du Soissonnais, ne s’applique pas à Braine, mais à Berny ; cette villa
royale existant au vi e siècle contenait les trésors de Clotaire I er dont Chil-
péric s’empara en 754).
Brenelle, Aisne, N. de Braine ; Branella en 1147 ; Bernelle en 1208 ;
peut-être de Brennos, comme Braine.
III. —— Mots d'origine romaine.
Arrouaise, ancienne grande forêt ; arida gramantia ; aroasia en 1166
(on a dit Montigny-en-Arrouaise).
Blanzy-lès-Fismes, Aisne, au N. de Fismes, de Blandiacus, L. n° 214,
278.
Champigny, Marne, N. de Reims ; de Campiniacus, L. n° 217.
Chassemy, Aisne, N.-W. de Braine ; Cucusma au ix e siècle.
Chenay, Marne, N.-W. de Reims ; de Castanetum, chêne, dans une langue
préromaine.
Cormicy, Marne, bord, est de l’Ile-de-France.
Longueval, Aisne, N.-E. de Fismes ; Longevallis en 1169.
Maizy-sur-Aisne, Aisne; Maisi au xm e siècle, peut-être de maceria,
muraille ; L. n° 1213.
Merfy, Marne, N.-W. de Reims.
Merval, Aisne, N. de Fismes ; Marval en 1224 ; Malval en 1225. (Pas sur
la carte pl. I.)
Montigny-Carotte, Aisne, E. de Fismes ; de Montaniacus, L. n° 230 ;
Montigniacus en 1083 (autrefois Montigny-en-Arrouaise).
Pevy, Marne, E. de Fismes.
110
PAUL LEMOINE
Pontarcy, Aisne, sur l’Aisne ; Pons de Arseio en 1232.
Pouillon, Marne, N.-W. de Reims ; de Pullis, Pullios, gentilice romain,
L. n° 367.
Presles-et-Boves, Aisne, S.-E. de Vailly ; Pracella en 1208 ; Pratella en
1219.
Prouilly, Marne, entre Reims et Fismes, r. d. de la Yesle.
Romain, Marne, N.-E. de Fismes.
Roucy, Aisne, N.-E. de Fismes ; Rauzincus en 851.
Serval, Aisne, N. de Fismes ; Cervi Vallis en 1169.
Thil, Marne, N.-W. de Reims ; de Tilia, le tilleul, L. n° 644.
Trigny, Marne, E. de Fismes; peut-être à rapprocher de Trignée (Bel¬
gique), de Trudoniacus, Trudo, mot gallo-romain, L. n° 270.
Vieil-Arcy, Aisne, N.-E. de Braine ; r. g. de l’Aisne ; vicus arsus en 1297 ;
vêtus arseius au xiv e siècle. — Remarquer le mot Arseio que l’on
retrouve dans Pontarcy et Vieil Arcy.
IV. — Mots d'origine franque.
Bouffignereux ou Buffignereux, Aisne, N.-W. de Fismes, r. g. de
l’Aisne ; Wulfiniaci rivus, Bulfiniaci rivus au ix e siècle, L. n° 974.
Bouvancourt, Marne, N.-W. de Fismes, de Bovo, L. n° 1013.
Breuil, Marne, de Broialum, bois clos, L. n° 983.
Concevreux, Aisne, S. de Craonne, sur l’Aisne ; Superior curtis en 876 ;
curtis superior en 1146 ; Corcevreux en 1275, voir L. n° 939.
Courcelles, Aisne, à l’E. de Braine, de Corticella, petit domaine, L. n°940.
Courlandon, Marne, à l’E. de Fismes, sur la Vesle ; Cortis Landonis, L.
n° 2165.
Gernicourt, Aisne, sur l’Aisne, à la limite de l’Ile-de-France ; de Gerniaca
curtis au vm e s., L. 948 ; métairie mérovingienne donnée en 690 par
Pépin.
Guyencourt, Aisne, S. de Craonne, Guiencourt en 1269 ; de Wido curtis,
L. n° 1035.
Hermonville, Marne, N.-W. de Reims, de Herimundi villa, L. n° 1127.
Muscourt, Aisne, r. g. de l’Aisne, N.-E. de Fismes, Mucecourt en 1246 ;
Mossecorl en 1251 ; de Mutiaca Curtis, L. n° 948.
Villers-Franqueux, Marne, limite E. de l’Ile-de-France ; de Villare
Francorum, L. n° 536.
Villers-en-Prayères, Aisne, N. de Fismes, sur l’Aisne ; de ViUaris,
Villare, L. n os 555, 958 ; Villare en 1137.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Bazoches, Aisne, entre Fismes et Braine ; Ecclesia Basilicarum en 1135 ;
prieuré sur l’emplacement où furent martyrisés saint Rufin et saint
Val ère.
TOPOLOGIE
111
Paars, Aisne, entre Braisne, et Fismes ; Pars en 1176 ; en commun entre
Bazoehes et Courcelles, donc postérieur à Bazoches.
Saint-Mard, Aisne, S.-E. de Vailly, sur l’Aisne ; S. Medardus en 1208,
évêque de Novon au vi e siècle, L. n° 1918.
Saint-Thierry, Marne, limite E. de l’Ile-de-France ; de Theodericus,
L. n° 2078.
Néant.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Total
T.
Mots d’origine inconnue.
. 11
21 %
21
II.
— celtique.
. 3
6 %
27 %
III.
— romaine.
. 22
42 %
69 %
IV.
— franque.
. 12
23 %
92 «Z
V.
— ecclésiastique.
. 4
B %
100 %
VI.
— féodale.
. 0
VII.
— moderne.
. 0
52
§ g) Plateaux a l’ouest de Reims.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bezannes, Marne, S.-W. de Reims.
Coulomne-Malizy, Marne, W. de Reims.
Tinqueux, Marne, W. de Reims.
II. — Mots d’origine celtique.
Rosnay, Marne, W. de Reims, sur la r. g. de la Vesle comme Rosne,
butte, en celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Gueux, Marne, E. de Reims ; Gothi au ix e siècle, colonie d’une légion
romaine, sur le chemin de Barbarie, L. n os 528, 532.
Janvry, Marne, W. de Reims.
Jonchery-sur-Vesles, Marne.
Jouy, Marne ; route de Reims à Ville-en-Tardenois.
Muizon, Marne; sur la Vesle, de Mutatio, relais de poste, sur la route de
Soissons à Reims.
112
PAUL LEMOINE
Thillois, Marne, sur route de Reims à Fismes; de Tilletum, Tillia, le til¬
leul, L. n° 630.
Vrigny, Marne, W. de Reims.
IV. — Mots d’origine franque.
Branscourt, Marne, r. d. de la Vesle.
Courcelles-lès-Rosnay, ou Courcelles-Sapicourt, Marne; de Corti-
cella, petit domaine, L. n° 940.
Les Mesneux, Marne, S. de la route de Reims à Ville-en-Tardenois,
forme plurielle de mansionile, maison, L. n° 968.
Montbré, Marne, S. de Reims ; peut-être de Mons Berulfus, comme Mont-
bron ; L. n° 1145.
Sapic.ourt, Marne, r. d. de la Vesle, partie de la commune de Courcelles-
Sapicourt.
Villers-aux-Nceuds, Marne, S.-W. de Reims; anciennement Villa asi-
norum, puis Villers-Anoers en 1246, L. n° 1485.
Néant.
Néant.
V. — Mots d origine ecclésiastique.
VI. — Mots dorigine féodale.
VIT. — Mots dorigine moderne.
Champfleury, Marne, S. de Reims.
Montchenot, Marne, sur route Reims à Épernay.
Ormes, Marne, W. de Reims ; de Ulmus, orme, L. n° 645.
Trois-Puits, Marne, S. de Reims.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 3
-14 %
14 %
II.
— celtique.
. 1
5 %
19 %
III.
— romaine.
. 7
33 %
52 %
IV.
— franque.
. 6
29 %
81 %
V.
— ecclésiastique.
. 0
VI.
— féodale.
. 0
VII.
— moderne.
. 4
19 %
100 %
21
CHAPITRE V
LAONNAIS
a) Les bords de l’Oise, entre l’Aisne et l’Ailette. — b) Massif de Saint-Gobain.
— c) A l’est de Laon.
Laon est certainement une ville très ancienne, probablement un centre
gaulois d’opposition, car les grandes routes romaines l’évitent (p. 57,
voir aussi fig. 7, p. 49) ; cependant le Bibrax remorum (Vieux Laon) se
trouvait à 20 km. à l’Ouest.
C’est le Lugdunum remorum, puis Laudunum, Louin.
Il y a actuellement à Laon, jusqu’à trois étages de cave, dont le fond
est à 15 ni. du sol.
§ a) Les bords de l’Oise entre l’Aisne et l’Ailette.
I. — Mots d’origine inconnue.
Besme, Aisne, au S. du confluent de l’Ailette dans l’Oise ; Besmez en
1576.
Caisnes, Oise, entre Noyon et Soissons.
Camelin, Aisne, entre Noyon et Soissons ; Camaleio au xi e siècle ; Cameli
en 1160.
Cuts, Oise, entre Noyon et Soissons.
Lombray, Aisne, entre Noyon et Soissons.
Montmacq, Oise, sur l’Oise, en face du confluent du Matz.
Pimprez, Oise, S.-E. de Noyon.
Retiiondes, Oise, sur l’Aisne, E. de Compiègne.
Varesnes, Oise, sur l’Oise en amont de Noyon.
Néant.
IL — Mots d’origine celtique.
III. —- Mots d’origine romaine. 1
Bailly, Oise, sur l’Oise; peut-être à rapprocher de mots tels que Bail -
Mémoires du Muséum, nouvelle série- — T. Y. 8
1 14
PAUL LEMOINE
leul, qui ont gardé une allure celtique (de Balioialum, puis Baliolum,
L. n° 154).
Brf.tigny, Oise, sur l’Oise, en amont de Novon.
Choisy-au-Bac, Oise, sur l’Aisne, au confluent avec l’Oise. Ce mot a peut-
être la même origine que ceux comme Choisei. (moulin, peut-être de
Caucellus, Caucum, coupe ; assemblage des planches autour dè la
roue, L. n° 2624).
Fig. 31. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans le Laonnais.
Pontoise-les-Noyon, Oise, sur l’Oise ; village cité sur le passage de la
voie romaine, de Soissons à Amiens, sous la simple appellation de
Isara, L. n° 700, alors que la ville de Pontoise s’appelle Briva Isarae,
ceci semble indiquer qu’il n’y avait pas ici de pont à l’époque celtique.
Quierzy, Aisne, sur l’Oise, en ainont de Noyon; Carisium, sur monnaie
mérovingienne ; Caricianum, Caraciacum en 605 ; ancien palais méro¬
vingien et carolingien.
Sempigny, Oise, sur l’Oise, au S. de Noyon.
Tracy-le-Mont, Oise, à l’W. de Ribecourt.
Tracy-le-Val, Oise, à l’W. de Ribecourt.
Trosly-Loire, Aisne, W. de Coucy-le-Château ; Trosliacus en 858 ; ThroUi
en 1132.
IV. — Mots d’origine franque.
Bourguignon-sous-Coucy, Aisne, S.-E. de Noyon, L. n° 535 ; Oudan-
court en 1580 ; Doulcencourt en 1689 ; Doucencourt, dict. Bourguignon
en 1694. Seule la cloche de l’église indique ce vieux nom, qui ne
TOPOLOGIE
115
figure même pas au cadastre. Il est très curieux que le mot Bourgui¬
gnon n’apparaisse qu’en 1694 et que depuis il ait complètement sup¬
planté le précédent.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Crépin-aux-Bois, Oise, N.-W. d’Attichv ; de Crispinus, L. n°
1684.
Saint-Léger-aux-Bois, Oise, S.-W. de Ribecourt ; de Leodegarius, L.
n° 1850.
Saint-Paul-aux-Bois, Aisne, r. g. de la vallée de l’Ailette ; Sanctus
Paulus in nemore en 1115 ; prieuré de Bénédictins fondé vers 1096.
Fontaine d’eaux minérales (d’après Lecat).
YI. — Mots d’origine féodale.
Manicamp, Aisne, au confluent de l'Ailette dans
l’Oise ; ma g nus campus, puis Mainechamp en
1252.
Plessis-Brion, Oise, sur l’Oise, de Plectere, entre¬
lacer, L. n° 2292.
VII. — Mots d’origine moderne.
Carlepont, Oise.
Résumé.
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I. Mots d’origine inconnue ....
9
36 %
Total
36 %
IL
III.
— celtique.
— romaine.
0
9
36%
72%
IV.
— franque.
1
4%
76%
V.
— ecclésiastique.
3
12%
88 %
VI.
— féodale.
2
8%
96%
VII.
— moderne.
1
4%
100%
25
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Chap.V
LAON N Al S
Fig. 32. — Graphique de la
répartition des noms de
lieux de diverses ori¬
gines dans le Laonnais.
§ b) Région de la forêt de Saint-Gobain.
I. — Mots d’origine inconnue.
Auffrique-et-Nogent, Aisne, E. de Coucy-le-Château.
Bassoles-Aulers, Aisne, E. de Coucy-le-Château ; Villa de Bascholes en
1228.
116
PAUL LEMOINE
Brie, Aisne, près la route de Laon-la Fère ; Brearia en 855, L. n° 97, dit
de Briva, pont, en celtique. Il n’y a pas de pont en cet endroit.
Cessières, Aisne, W. de Laon; Cesserie en 1125.
Chajllevoy, Aisne, r. d. de l’Ailette, E. d’Anizy-le-Château ; Chatte-
voy en 1174.
Deuillet, Aisne, S. de la Fère ; Duillacus en 1132.
Folembray, Aisne, N.-E. de Coucy ; Altare de Folemhrays en 1059.
Merlieux-et-Fouquerolles, Aisne, N.-E. de Anizy-Ie-Château ; Merli
en 1151.
Molinchart, Aisne, W. de Laon ; Molinchat en 1135.
Pierremande, Aisne, entre Coucy et Chauny ; Petramantula en 867.
IL — Mots d’origine celtique.
Laon, Aisne ; Bibrax de J. César, Bibracina convallis au xn e siècle ;
Longdunum en 530.
Nouent (Auffrique-et-), Aisne, W. de Coucy-le-Château ; Novientum
en 1059 (abbaye de Bénédictins fondée là à cette date).
Verneuil-sous-Coucy, Aisne, N. de Coucy ; Vernulium viculus en 1066 ;
de vernoialum, vernos, l’aulne, L. n° 175.
III. — Mots d’origine romaine.
Amigny-Rouy, Aisne, S.-W. de Chauny ; Aminiacus.
Anizy-le-Chateau, Aisne, sur l’Ailette.
Barisis-aux-Bois, Aisne, S.-W. de Chauny ; Barisiacum en 662.
Bucy-les-C.erny, Aisne, W. de Laon; Altare de Buceio en 1125; Bussia-
cum en 1260 ; de Buxetum, buis, L. n os 158, 615.
Cerny-les-Bucy, Aisne, W. de Laon; Sarniacurn en 1129.
Ciiivy-les-Étouvelles, Aisne, sur la route Soissons-Laon ; Chevis
en 1584.
Clacy-et-Thierret, Aisne, S.-W. de Laon; Claciacum en 1122.
Coucy-le-Chateau, Aisne, r. d. de l’Ailette ; Codicianum en 530 ; L.
n 08 278 et 2192.
Coucy-la-Ville, Aisne, au N. de Coucy-le-Château, Cociacum villa en
1120 ; Codiciaco villa en 1122.
Crépy-en-Laonnais, Aisne, sur route Laon-la Fère ; Crespeium, villa
en 1068.
Foukdrain, Aisne, sur route Laon-la Fère; Fundren en 1166; de la Four-
draine, prunelle sauvage.
Fresnes, Aisne, N.-E. de Coucy ; de Fraxinus.
Lizy, Aisne, N.-E. d’Anizy-le-Château ; Lisi en 1122.
Quincy-Basce, Aisne, à l’E. de Coucv-le-Château ; de Quintiacus, L.
n° 233.
TOPOLOGIE
117
Sinceny, Aisne, sur l’Oise, au S. de Chauny ; Cincinniacus en 877.
Suzy, Aisne, au N. d’Anizv-le-Château ; de Sabucetum, pour Sambucetum
Sambucus, sureau, L. n° 626.
IY. — Mots d'origine franque.
Autreville, Aisne, sur route Chauny-Coucy ; Autreivilla en 867.
Beffecourt, Aisne; Beffricourt en 1270; de Berfredus, L. n° 1083 (pas
sur la carte, pl. I).
Bertancourt-Épourdon, Aisne, S. de la Fère.
Bichancourt, Aisne, S. de Chauny ; Altare de Becencurte en 1059.
Brancourt, Aisne, N.-W. d’Anizy-le-Château ; Brouncourt en 1100; Broi-
curtis en 1121.
Faucoucourt, Aisne, N. d’Anizy-le-Château; Foncourcourt en 1205.
Fressancourt, Aisne, route de Laon-la Fère ; Frescencort en 1232.
Jumencourt, Aisne, S.-E. de Coucy; Injamacourt en 1132.
Landricourt, Aisne, S.-E. de Coucy.
Laniscourt, Aisne, E. de Laon; Lanisicorl en 1152.
Royaucourt, Aisne, au N. du confluent de l’Ailette et de l’Ardon ; Ruil-
curtis en 1139 ; de Riculfi cortis, L. n° 2329.
Servais, Aisne, E. de Chauny ; Silvia cum palatum en 846, 850. Palais
carolingien dont il ne reste aucune trace.
Wissignicourt, Aisne, N. d’Anizy-le-Château ; Flursinicourt au xit e
siècle.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Andelain, Aisne, S. de la Fère; à rapprocher de Saint-Andelain (Nièvre);
Dommolenus, L. n° 1691.
Prémontré, Aisne, N.-E. de Coucy ; Premonstralum en 1120 ; abbaye
fondée en 1121 (Chanoines de Saint-Augustin).
Saint-Gobain, Aisne, S. de la Fère ; Gobbanus, nom d’origine irlandaise,
doit son nom à un saint qui y mourut le 20 juin 670.
Saint-Nicolas-aux-Bois, Aisne, S.-E. de la Fère; Sanctus Nicholaus
en 1089 ; abbaye de Bénédictins fondée en 1085.
Septvaux ; Aisne, Altare de Sevallis en 1152 (marqué comme d’ori¬
gine franque sur la carte pl. I).
YI. — Mots d’origine féodale.
Bourguignon, Aisne; de Burgundiones, L. n° 535; Furnum de Burgensis
en 1123.
Champs, Aisne, sur l’Ailette ; Altare de Charume 1059 ; Chaum en 1089,
etc.
118
PAUL LEMOINE
VII. — Mots d’origine moderne.
Montbavin, Aisne, N. du confluent de l’Ailette et de l’Ardon.
Mons-en-Laonnais, Aisne, S.-W. de Laon, L. n° 2727 ; Montes en 1166.
Vaucelles, Aisne, S.-W. de Laon; de valli.s, vallée, L. n°2742 ; Alodium
de Valcellis en 1125.
I. Mots d’origine inconnue.
. 10
19 %
Total
IL
celtique.
. 3
6 %
25 %
III. —
romaine.
. 16
31 %
56 %
IV. —
franque.
. 13
25%
81 %
V. —
ecclésiastique.
. 5
10 %
91 %
VI.
féodale.
. 2
4%
95 %
VIL —
moderne.
. 3
6%
101 %
§ c) A l’est de
I. — Mots d’origine
52
Laon.
inconnue.
Aizelles, Aisnes,
près route Reims-Laon ; Aisella au
xi e siècle ;
Asella
en 1098.
Berrieux, Aisne, à la limite de la Champagne ; Besru, en 1146 ; Berru
en 1153.
Cheret, Aisne, S.-E. de Laon ; Molendinum de Chere en 1123 ; Chara-
cum en 1129. (Aucune rivière à Cheret; le mot Molendinum ne peut
donc s’appliquer qu’à un moulin à vent.)
Crandelain-et-Malval, Aisne, r. d. de l’Ailette; Cruandelen, Cruande-
lein en 1136.
Étouvelles, Aisne, S.-W. de Laon, sur l’Ardon ; Scambulla, Stovella en
1134.
Festieux, Aisne, sur route Laon-Reims ; Festols en 1125; Festulium en
1121 .
Ployart-et-Vaursein, Aisne, S.-E. de Laon; Pleiar, Ploiarth en 1152.
Urcel, Aisne, près confluent Ailette et Ardon ; Ursel, Urcer en 973.
Vorges, Aisne, S.-E. de Laon ; Vorgia en 1186.
IL — Mots d’origine celtique.
Bièvres, Aisne, S.-E. de Laon, sur un petit affluent de l’Ailette; Beveria
en 1186; Bevra au xn e siècle ; de castor, L. n os 116, 149.
Monampteuil, Aisne, r. d. de l’Ailette ; Mons Nantoilium en 973 ; de Mons
Nantoialum (nantos , vallée, L. n° 112).
TOPOLOGIE
119
Nouvion-le-Vinetjx, Aisne, S. de Laon; Noviant en 985 ; Novigentum
comitis en 1139 ; Noviandum en 1158.
III. — Mots d'origine romaine.
Arrancy, Aisne, S.-E. de Laon, W. de la route Soissons-Reims.
Aubigny, Aisne, sur route Soissons-Reims ; de Albiniacus, Albinius,
Albinus, L. n os 209, 278.
Chamouille, Aisne, S. de Laon ; Camolia en 1151 ; Charmoyte en
1156 ; de Camulia, gentilice féminin, L. n° 389.
Chermizy, Aisne, N.-W. de Craonne ; Charmesius, Calmesius en 1146.
Chevregny, Aisne, S. de Laon, r. d. de l’Ailette ; Capriniacum en 893,
évidemment de la chèvre.
Corbeny, Aisne, N.-E. de Craonne ; Carbonacum, sur monnaie mérovin¬
gienne ; Corbennacum. en 768. Palais des rois carolingiens.
Coucy-les-Eppes, Aisne, E. de Laon ; Cosci en 1164 ; Cocceum, cocia-
cum en 1178 ; L. n° 278.
Cotjrtrizy-et-Fessigny, Aisne, S.-E. de Laon, S.-W. de Sissonne ; Cur-
terie en 1178.
Eppes, Aisnes, E. de Laon, près route de Reims ; Apia en 1147, peut-
être de Apis, abeille.
Martigny, Aisne, S.-E. de Laon ; Martigniacum en 1120.
Mauregny-en-Haye, Aisne, S.-E. de Laon, S.-W. de Sissonne.
Pancy, Aisne, S.-E. de Laon ; Penci en 1114.
Presles et Thierny, Aisne, S. de Laon ; Pratella villa en 1134.
Trucy, Aisne, S. de Laon ; Troissy en 1132.
Veslud, Aisne, S.-E. de Laon, sur route de Reims, de vetatus lucus
(garenne) ; veelis en 1190.
IV. — Mots d’origine franque.
Bouconville, Aisne, près source de l’Ailette ; Buncunvilla en 1153 ;
Bocanis villa en 1155.
Colligis, Aisne, S. de Laon ; Curlegis en 1136.
Goudelancourt-les-Berrieux, Aisne, au bord de la Champagne ;
Gundelencourt en 1173.
Lavai., Aisne, S. de Laon ; de vallis, vallée, L. n os 973-2441.
Lierval, Aisne, S. de Laon ; Lires vallis en 1135 ; Lirivallis en 1137.
Parfondru, Aisne, S.-E. de Laon ; profunde rue en 1150 ; de profundus
rivus, L. n° 974.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Sainte-Croix, Aisne, à l’W. de la route Laon-Reims ; in villa sancti Thome
que vocatur Sancta Crux.
120
PAUI. LEMOINE
Saint-Erme, Outre et Ramecourt, Aisne, bord de la Champagne ;
Ecliaci villa au ix e siècle ; Sanctus Hermes en 1141. Prieuré établi au
xn e siècle.
Saint-Thomas, Aisne, à l’E. de la route Laon-Reims ; prieuré de Béné¬
dictins établi en 1801.
Néant.
VI. — Mots d'origine féodale.
VII. — Mots d'origine moderne.
Bruyères-et-Montberault, Aisne, S.-E. de Laon ; Bruerie en 1098 ;
Bruère en 1160 ; eau minérale sulfureuse, L. n 08 3111-3115.
Montaigu, Aisne, S.-W. de Sissonne ; Mons acutus en 948. Prieuré des
Bénédictins établi en 1145.
Montchalons, Aisne, S.-E. de Laon, près route Laon-Reims.
Monthenault, Aisne, S.-W. de Laon ; Mons Hunoth en 1143 ; Mons
Hunoldi en 1159 (on prononce Moineau).
Neuville, Aisne, r. d. de l’Ailette ; Nova villa en 1150. Prieuré fondé
en 1153, L. n° 1225.
Orgeval, Aisne, S.-E. de Laon ; Orgevallis en 1360.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 9
22 %
Total
22 %
IL
— celtique.
. 3
7 %
29%
III.
— romaine.
. 15
36 %
65 %
IV.
-— franque.
. 6
14 %
79 %
V.
— ecclésiastique.
. 3
7 %
86 %
VI.
VIL
— féodale.
— moderne.
. 0
. 6
14 %
100 %
"42
CHAPITRE VI
PARISIS
a) Région de Saint-Denis. — b) La plaine de France, ou plaine de Gonesse. — c)
L’Aulnoye. — d) Entre Claye et Meaux. — e) Plaine d’Ermont et butte de Cor-
meilles. — f) Forêt de Montmorency. — g) Forêts limitant le Nord du Parisis.
§ a) La Région de Saint-Denis.
I. — Mots d’origine inconnue.
Catolacum, nom primitif de Saint-Denis.
Garges-les-Gonesse, S.-et-O., entre Saint-Denis et Gonesse, sur le
Croult.
Pantin, Seine, limitrophe de Paris.
Fig. 33. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans le Parisis.
122
PAUL LEMOINE
Sarcelles, S.-et-O., S. d’Écouen, sur le Rosne.
Sevran, S.-et-O., E. de Saint-Denis, à l’origine de la Morée.
Stains, Seine, N.-E. de Saint-Denis.
II. — Mots d’origine celtique.
Pierrefite-sur-Seine, Seine, N. de Saint-Denis ; de Petra ficta, menhir,
mot d’origine romaine, indiquant un point celtique, L. n° 562.
| N Bonneuil, S.-et-O.,
N.-E. de Saint-De¬
nis ; de Bonoialum,
puis Bonogelum, vn e
siècle, et Bonogilum
(époque carolingien-
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L.
156.
ChapVI. PARISIS
Fig. 34. — Graphique de la répartition des noms de lieux
de diverses origines dans le Parisis.
III. — Mots
d’origine romaine.
Aulnay-sous-Bois, S.-
et-O., E. de Saint-
Denis ; de Alnetum,
pour Alnus, aune,
L. n° 612.
Bobigny, Seine, S.-E.
de Saint-Denis.
Drancy, Seine, S.-E.
de Saint-Denis.
Dugny, Seine, N.-W.
de Saint-Denis.
Montmagny, S.-et-O., N. de Saint-Denis, sur l’Arran.
IV. — Mots d’origine franque.
Arnouville-les-Gonesse, S.-et O., S.-E. de Gonesse, r. d. du Croult ;
de Ermenovilla en 1295, probablement de ErmenulfL villa, L. n° 1144.
Aubervilliers, Seine, limitrophe de Paris ; peut-être de Adalbertus,
comme dans Aubermesnil, L. n° 1070, ou de Osbernus.
Blanc-Mesnil, S.-et-O., à l’E. de la route Paris-Senlis.
La Courneuve, Seine, S.-E. de Saint-Denis.
Villetaneuse, Seine, W.-N.-W. de Saint-Denis.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Denis, Seine, sur le Croult; de Dionysius, fondateur de l’Église de
TOPOLOGIE
123
Paris, mort en 272 (L. n° 1693), primitivement Catolacum, voir I. L’ab¬
baye de Saint-Denis a été fondée par Dagobert en 630-632.
VI. — Mots d’origine féodale.
Le Bourget, Seine, jadis Pont-la-Reine, était dans le douaire de la
reine Alix de Maurienne, mère de Louis le Jeune (né en 1120). Ce
pont devait être sur la Molette, affluent du Croult.
VII. — Mots d’origine moderne.
Néant.
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue.
. 6
30 %
Total
30 %
IL —
celtique.
. 2
10 %
40 %
III. —
romaine.
. 5
25 %
65 %
IV. —
franque.
. 5
25%
90%
V. —
ecclésiastique.
. 1
5%
95 %
VI.
féodale.
. 1
5%
100 %
VIL —
§ b)
moderne.
Plaine de France ou
. 0
2tT
PLAINE DE Go
NESSE.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bouqueval, S.-et-O., à l’E. d’Éeouen.
Compans-la-Ville, S.-et-O. sur la Biberonne, rivière de Claye.
Fosses, S.-et-O., au S. de la forêt de Chantilly.
Gonesse, S.-et-O., N.-W. de Saint-Denis, sur le Croult.
Louvres, S.-et-O., sur route Paris-Senlis.
Luzarches, S.-et-O., sur la lisière de la forêt de Chantilly.
Moisselles, S.-et-O., sur route Paris-Beaumont.
Vemars, S. -O., à l’E. de la route Paris-Senlis.
Villeron, S.-et-O., à l’E. de la route Paris-Senlis.
Vinantes, S.-et-O., N.-E. de Claye.
IL — Mots d’origine celtique.
Épinay-Champlatreux, S.-et-O. S. de Luzarches ; de Spinoialum, sur
Spinogelum (vn e siècle), formé sur spinetum, épine, L. n° 629.
Mareil-en-France, S.-et-O., à l’E. de la route Paris-Chantilly.
Nantouillet, S.-et-M., entre Claye et Dammartin, diminutif pour le dis-
124
PAUL LEMOINE
tinguer de Nanteuil-le-Haudouin (Oise) ; de Nantoialum, équivalent
de Vallestris, dans une vallée, L. n 08 112-169.
III. — Mots d’origine romaine.
Belloy, S.-et-O., lisière de la forêt de Carnelles ; de Betuletum, pour
Betula, le bouleau, L. n° 613.
Chatenay, S.-et-O., S.-S.-E. de Luzarches ; de Castanetum, Castanea,
châtaignier, L. n° 618.
Chennevières-les-Louvres, S.-et-O., E. de Louvres ; de Cannabaria,
pour Cannabis , chanvre.
Épiais-les-Louvres, S.-et-O., à l’E. de Louvres, de Spicarium, Spica,
épi (équivalent du mot grange), L. n° 2701.
Fontenay-en-Parisis, S.-et-O., entre Gonesse et Luzarches; de Fonta-
netum, Fontana, fontaine, L. n° 673.
Gressy, S.-et-M., N. de Claye.
Jagny-sous-Bois, S.-et-O., S.-S.-E. de Luzarches.
Juilly, S.-et-M., de Juliacus, Julius, gentilice gallo-romain, L. n° 224.
Lassy, S.-et-O., lisière de la forêt de Chantilly, sur Lisieux.
Marly-la-Ville, S.-et-O., à l’W. de la route Paris-Senlis.
Mitry-Mory, S.-et-M., N.-W. de Claye.
Moussy-le-Neuf, S.-et-M., lisière de la forêt de Goële, à l’origine de la
Biberonne.
Moussy-le-Vieux, S.-et-M., Id.
Puiseux-les-Louvres, S.-et-O., entre Gonesse et Luzarches ; de Puteus,
puits, L. n° 2803.
Roissy-en-France, S.-et-O., sur route Paris à Dammartin-en-Goële.
Thieux, S.-et-M., S. de Dammartin-en-Goële, sur la Biberonne; de Tilia,
tilleul, L. n° 2867.
Tremblay-les-Gonesse, E. de Gonesse, à l’origine du Sausset;de Tremu-
letum (Populus tremula, le tremble), L. n° 613.
IV. — Mots d’origine franque.
Attainville, S.-et-O., N.-E. d’Écouen.
Goussainville, S.-et-O., W. de Gonesse, sur le Croult ; Gonzanae villa,
L. n° 985.
Mesnil-Aubry, S.-et-O., sur route Paris-Luzarches ; Mesnil, de Man-
sio, maison.
Mesnil-Amelot, S.-et-M., sur route Paris à Dammartin ; avant le xvm e
siècle, s’appelait Mesnil-Madame-Rance ( Bance, Rancia, vivant au
xn e siècle, L. n° 2351.
Vaudiierland, S.-et-O., sur route Paris-Senlis.
Villaines-sous-Bois, S.-et-O., lisière de la forêt de Carnelle.
TOPOLOGIE
125
Villiers-le-Bel, S.-et-O., S.-E. d’Écouen ; de pilla, L. n° 855.
Villiers-le-Sec, S.-et-O., W. de la route Paris-Luzarches.
V. — Mot d’origine ecclésiastique.
Saint-Mesmes, S.-et-M., N. de Claye ; de Maximus, L. n° 1917.
VI. — Mots d’origine féodale.
Plessis-Gassot, S.-et-O., N.-E. d’Écouen de Plectere, entrelacer. Parc
fermé de haies, L. n° 2292.
Plessis-Luzarches, S.-et-O., S.-E. de Luzarches, sur l’Isieux; id.
VII. — Mots d’origine moderne.
Bellefontaine, S.-et-O., S.-E. de Luzarches, sur Lisieux.
Mauregard, S.-et-M., S.-W. de Dammartin-en-Goële.
Villeneuve-sous-Dammartin, S.-et-M., sur la Biberonne.
Villepinte, S.-et-O., entre Saint-Denis et Claye, sur le Sausset.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 10
22 %
Total
22 %
II.
— celtique.
. 3
7%
29%
III.
— romaine.
. 17
37 %
66 %
IV.
— franque.
. 8
17 %
83 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
2%
85 %
VI.
— féodale.
. 2
4%
89%
VIL
— moderne.
. 4
8%
97 %
45
Il est curieux de ne trouver qu’un très petit nombre de mots celtiques
dans une région qui était certainement très cultivée à l’époque gauloise.
Il est probable qu’un certain nombre de mots d’origine inconnue sont
en réalité préceltiques ; comme Gonesse, Luzarches, Louvres, qui sont
probablement des centres très anciens.
Toute cette région paraît avoir été cultivée dès l’époque néolithique ;
voir Franchet 1 .
§ c) L’Aulnoye.
I. — Mots d’origine inconnue.
Annet-sur-Marne, S.-et-M., en aval du confluent de la Beuvronne.
Brou, S.-et-M., sur route Paris-Lagny.
1. Franchet L., et Grnoux L., Les ateliers néolithiques de la forêt de Montmorency. A. F. A. S.,
Bordeaux, 1923, p. 642 (avec Bibliographie).
126
PAUL LEMOINE
Coubron, S.-et-M., N.-E., du Raincy.
Pantin, Seine, limitrophe de Paris.
Vaires, S.-et-M., W. de Lagny.
Yaujours, S.-et-O., N.-E. du Raincy.
Vincennes, Seine, limitrophe de Paris.
II. — Mots d’origine celtique.
Charenton-le-Pont, Seine ; de Carento magus, étymologie discutable)
L. n° 92.
Nogent-sur-Marne, Seine ; de Noventum, nouveau, L. n° 141.
Rosny-sous-Bois, Seine; de Rosne, butte, en celtique 1 .
III. — Mots d’origine romaine.
Bagnolet, Seine, limitrophe de Paris; de Balineolum, bains, L. n° 570.
Il y a sur cette commune d’importantes sources sur les marnes vertes.
Carnetin, S.-et-M., N. de Lagny; peut-être de Carpinus, le charme,
comme L. n° 2826 l’indique pour Carnet.
Clichy-sous-Bois, S.-et-O., N.-E. du Raincy.
Courtry, S.-et-M., N.-E. du Raincy.
Fontenay-sous-Bois, Seine, sur route Paris-Lagny; de Fontana, fon¬
taine, L. n° 673.
Gagny, S.-et-O., S.-E. du Raincy.
Le Pin, S.-et-M., N.-E. de Lagny, L. n° 640.
Livry-Gargren, S.-et-O., E. du Raincy.
Neuilly-sur-Marne, sur route Paris-Lagny.
Noisy-le-Sec, sur route Paris-Meaux ; de Nucetum, nux, le Noyer, L.
n° 623.
Pomponne, S.-et-M., N.-E. de Lagny ; de Pomponia gentilice féminin, L.
n° 289.
Thorigny, S.-et-M., N. de Lagny.
IY. — Mots d’origine franque.
Joinville-le-Pont, Seine, sur la Marne.
Romainville, Seine, limitrophe de Paris.
Ville paris is, S.-et-M., sur route Paris-Meaux.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Chelles, S.-et-M., sur route Paris-Lagny, probablement de Cella, petit
monastère. (L’abbaye a été fondée par Baldechildis, femme de Cio-
1. Rosny a été marquée sur la carte (pl. I) comme d’origine romaine, à cause de sa ter¬
minaison.
TOPOLOGIE
127
vis II (-j- 656) (sainte Bathilde).) Au moyen âge, on disait : Chelles-
Sainte-Baudour, ou Chelle-Sainte-Baudeur, L. n° 1623.
Dampmart, S.-et-M., à l’E. de Lagny, sur la Marne; de Domnus Medar-
tus, évêque de Noyon au v e siècle, L. n° 1918.
Montreuil-sous-Bois, Seine, limitrophe de Paris ; de Mosteriolum, pour
Monasteriolum, L. n° 1433.
Saint-Mandé, Seine, limitrophe de Paris ; de Mandetus, solitaire breton
du vi e siècle, L. n° 1908.
Saint-Maurice, Seine, sur la Marne, L. n° 1913.
Saint-Maur-les-Fossés, Seine, dans une boucle de la Marne ; L. n° 1913.
En réalité, malgré son nom d’apparence relativement récente, cette
localité doit être extrêmement ancienne.
La situation naturelle de cette presqu'île en faisait une position stratégique de pre¬
mier ordre. Il n’esl donc pas étonnant qu'on y ait trouvé de nombreuses traces
d’habitations préhistoriques.
Des tombes (52) ont été trouvées à Saint-Maur-des-Fossés et fouillées par les
soins du musée de Saint-Germain; on pense qu’elles sont gauloises, d’autres sont
romaines.
Peut-être y a-t-il eu là le combat de Labienus, contre Camulogène en l’an 52, pour
la conquête de Paris, probablement par les IX e et XI e légions dont on a retrouvé les
numéros sur des tuiles romaines.
Après la pacification, c’était l’un des deux forts romains (l’autre était à Andrezy)
qui protégeaient I.utèce. Les Romains avaient construit le château de Saint-Maur
avec des pierres prises sur place, dans le calcaire grossier, et avaient creusé le fossé,
isolant la presqu’île du pays situé au Nord.
Naturellement, une route reliait le camp de Saint-Maur à Lutèce ; on en a retrouvé
les traces dans le plateau de Gravelle.
Une inscription romaine indique qu’il y avait un temple païen (collège de Sylvain);
il a été restauré à une époque inconnue, et l’un des restaurateurs était un « Crypta-
rius), nous dirions aujourd’hui, un inspecteur des carrières. Celte restauration a
dû avoir lieu au m e siècle, et on voyait encore les traces en 1753 (bien que Camille
Jullian ait affirmé le contraire).
La valeur militaire de la presqu’île s’est conservée longtemps.
Au ui e siècle, vers 270, les Bagaudes ( Bagad , celtique, rassemblement) auraient
fait du château de Saint-Maur leur camp retranché ; une grande bataille s’engagea
entre les révoltés et les légions romaines (là fut tué le centurion Maurice de la
légion Thébaine), d’où le nom de la commune voisine de Saint-Maurice.
Le fort bagaude fut repris et rasé en 286. Une trace du combat est resté dans la
toponymie (Presles, pour prælium, combat, lieudit de Joinville; N.-D. de Presles,
ancien pèlerinage).
En 451 les Huns, après avoir été battus, le 24 juin, à Orléans, refluèrent en évitant
Saint-Maur. Une bataille eut lieu au Sud de la presqu’île (île Barlière, chapelle Saint-
Nicolas, sur la r. d. de la Marne).
Les Francs (bataille de Tolbiac 497) ne paraissent pas, par contre, avoir laissé
beaucoup de traces dans cette région.
Villemomble, Seine, S. du Raincy.
Villevaudé, S.-et-M., N.-W. de Lagny, jadis Oroir ; de Oratorium,
L. n° 1411.
128
PAUI. LEMOINE
YI. —- Mots d’origine féodale.
Montfermeil, S.-et-O., W. du Raincy; peut-être de Firmitas, lieu for¬
tifié.
VII. — Mots d’origine moderne.
Les Lilas, Seine, limitrophe de Paris.
Le Raincy, S.-et-O.
L’origine du Raincy remonte/à 1643, année 1 * III. où le Conseiller des Finances
Bordier avait acheté dans la forêt de Livry un domaine, etoùil y fit construire en 1650
un château qui le ruina et fut vendu en 1663.
I. Mots d’origine
inconnue.
. 7
19 %
Total
19 %
IL —
celtique.
. 3
8 %
27 %
III. —
romaine.
. 12
33 %
60 %
IV.
franque.
. 3
8 %
68 %
V. —
ecclésiastique.
. 8
22 %
90 %
VI. —
féodale.
. 1
3 %
93 %
VIL -
moderne.
. 2
6 %
99 %
36
§ d) Pays entre Claye et Meaux.
I. — Mots d’origine inconnue.
Charmentray, S.-et-M., entre Claye et Meaux, r. d. de la Marne.
Chauconin, S.-et-M., sur le Rutel, N.-W. de Meaux.
Claye-Souilly, S.-et-M., sur la Beuvronne.
Meaux, S.-et-M.
Penchard, S.-et-M., sur route Meaux-Senlis.
Trilbardou, S.-et-M., sur la Marne.
Vareddes, S.-et-M., entre Meaux et Lizy-sur-Ourcq.
Villenoy, S.-et-M., S.-E. de Meaux.
Néant.
IL — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Chambry, S.-et-M., N. de Meaux.
1. Ch. Beauquier et J. Tarby, Notice historique et pittoresque, sur le Raincy, 1864.
M«ne Fayel. Le Raincy, étude de la formation d’une agglomération de la banlieue de Paris.
Bull. Soc. Ét. Hist., Géogr. et Scient, de la région parisienne, n° 26, 1933, p. 1-7.
TOPOLOGIE
129
Charny, S.-et-M., N.-E. de Claye; peut-être à rapprocher de Charnoy,
dérivant de Carpinetum, pour Carpinus, charme.
Crégy,' S.-et-M., N. de Meaux; de Crisciacus, puis Criscicus, L. n° 275.
Fresnes-sur-Marne, S.-et-M., E. de Claye; de Fraxinus, le frêne, L. n°
639.
Iverny, S.-et-M., N.-W. de Meaux.
Messy, S.-et-M., N. de Claye.
P oincy, S.-et-M., N.-E. de Meaux, sur la Marne.
Precy-sur-Marne, S.-et-M., entre Claye et Meaux.
Souilly (Claye-), S.-et-M.
Vignely, S.-et-M., sur la Marne.
IV. — Mots d’origine franque.
Monthyon, S.-et-M., N. de Meaux; deEudo, duc d’Aquitaine, sous Charles
Martel (691-741), L. n° 1016.
V. — Mot d’origine ecclésiastique.
Neufmoutier, S.-et-M., sur le Rutel.
VI. — Mots d’origine féodale.
Plessis-au-Bois, S.-et-M., sur le Coursel ; Plessis, de Plectere, entrela¬
cer. Parc fermé de haies, L. n° 2292.
Plessis-l’Évêque, S.-et-M., N. de Meaux, même étymologie ; ayant
appartenu à l’évêque de Meaux, L. n os 2296, 2359.
Villeroy, S.-et-M., sur le Coursel ; Villa regis, L. n° 2321.
Néant.
VII. — Mots d’origine moderne.
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue. 8 35 %
II. — celtique. 0
III. — romaine. 10 44 %
IV. — franque... 1 4%
V. — ecclésiastique. 1 4%
VI. — féodale. 3 13 %
VII. — moderne. 0
23
Total
35 %
79%
83 %
87 %
100 %
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
9
130
PAUL LEMOINE
§ e ) Plaine d’Ermont et les buttes de Cormeilles.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cormeilles-en-Parisis, S.-et-O., à l’E. de la route de Paris-Pontoise.
Mery-sur-Oise, S.-et-O., N.-E. de Pontoise.
Sannois, S.-et-O., N. d’Argenteuil.
II. — Mots d’origine celtique.
Épinay-sur-Seine, N.-W. de Saint-Denis, à l’embouchure de l’Arran;
de Spinoialum, puis Spinogelum (vn e siècle), épine, L. n os 174, 629.
Pie rrelaye, S.-et-O., S.-E. de Pontoise; peut-être de Petra levata, dol¬
men (cf. L. n° 564 pour Pierre-Levée).
III. — Mots d’origine romaine.
Eragny, S.-et-O., S. de Pontoise, sur l’Oise.
Herblay S.-et-O., W. de la route de Paris-Pontoise ; de Adrablus, bas
latin (L. n° 2852 le considère comme moderne).
Montigny-les-Cormeilles, S.-et-O., sur route Paris-Pontoise.
Taverny, S.-et-O., sur route Saint-Denis-Auvers.
IY. — Mots d’origine franque.
Ermont, S.-et-O., N. d’Argenteuil, de Herimundus, mot d’origine ger¬
manique très répandu, L. n os 270, 1126.
Franconville, S.-et-O., N. d’Argenteuil.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Conflans-Sainte-Honorine, S.-et-O., au confluent de la Seine et de
l’Oise, L. n° 1819.
Saint-Gratien, S.-et-O., N.-E. de Saint-Denis, sur route de Taverny.
Saint-Leu-la-Forêt, S.-et-O., sur route Saint-Denis à Taverny.
Saint-Ouen-l’ Aumône, S.-et-O., S.-E. de Pontoise, sur l’Oise.
VI. — Mots d’origine féodale.
Le Plessis-Bouchard, S.-et-O., S. de Taverny, L. n° 2292.
VIL — Mots d’origine moderne.
Beauchamps, S.-et-O., S.-E. de Taverny.
TOPOLOGIE
131
Eaubonne, S.-et-O., sur route Saint-Denis à Taverny.
Enghien, S.-et-O., nom nouveau donné par la famille d’Enghien, origi¬
naire d’Enghien en Hainant, L. n° 2495.
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 3
16%
Total
16 %
II.
— celtique.
. 2
11 %
27 %
III.
— romaine.
. 4
21 %
48 %
IV.
— franque.
. 2
11 %
59%
V.
— ecclésiastique.
. 4
21 %
80 %
VI.
— féodale.
. 1
5%
85 %
VII.
— moderne.
. 3
16 %
101 %
19
/) Massif de la forêt de Montmorency.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bethemont, S.-et-O., N.-W. d’Écouen.
Bouffemont, S.-et-O., N.-W. d’Écouen.
Domont, S.-et-O., N.-W. d’Écouen.
Frepillon, S.-et-O., S. de l’Ile-Adam.
Groslay, S.-et-O., S. d’Écouen, sur l’Arron.
Meriel, S.-et-O., sur l’Oise.
Mours, S.-et-O., S.-W. de Beaumont.
Montsoult, S.-et-O., sur route Paris-Beaumont.
II. — Mots d’origine celtique.
Baillet, S.-et-O., S. de Beaumont, pour Bailleil ; de Balioialum, L.
n° 154.
Écouen, S.-et-O., sur route Paris-Chantilly ; jadis Escuem, de Scotomagus,
le champ des Écossais, L. n° 93.
III. — Mots d’origine romaine.
Andilly, S.-et-O., N. de Saint-Denis.
Chauvry, S.-et-O., E. de Taverny.
Margency, S.-et-O., N.-W. de Saint-Denis.
Presles, S.-et-O., S. de Beaumont.
Soisy, S.-etO., sur route Paris-Taverny.
132
PAUL LEMOINE
IV. — Mots d’origine franque.
Bessancourt, S.-et-O., N. de Taverny.
Ezanville, S.-et-O., N. d’Écouen.
Maffliers, S.-et-O., S. de Beaumont; au moyen âge Masflare, la lande,
la friche, L. n° 881.
Neryille, S.-et-O., S. de Beaumont.
Villiers-Adam, S.-et-O., S. de l’Isle-Adam.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Brice, S.-et-O., sur route Paris-Beaumont ; de Sanctus Brietus,
successeur de saint Martin, comme archevêque de Tours, L. n° 1649.
Saint-Prix, S.-et-O., S.-E. de Taverny, de Sanctus Præjectus, L. n° 1988;
jadis Tour ou Thour (primitif Turnum, L. n° 2250). Marc Bloch, p. 76,
et Aug. Rey, Bull. Soc. hist. de Paris, XXIV, 1902.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
L’Isle-Adam, S.-et-O., sur l’Oise.
Montmorency, S.-et-O., N.-E. de Saint-Denis; s’est appelé Enghien
jusqu’en 1789, L. n° 2495.
Piscop, S.-et-O., W. d’Écouen, jadis Pisse coq, L. n° 2538; probablement
à cause de petites sources sur les marnes vertes.
Résumé.
Total
40 %
60 %
80 %
88 %
100 %
§ g) Forêts limitant le nord du Parisis.
I. — Mots d’origine inconnue.
Chaumontel, S.-et-O., N. de Luzarches.
Coye, Oise, N.-E. de Luzarches.
I. Mots d’origine inconnue. 8 32 %
IL — celtique. 2 8%
III. — romaine. 5 20 %
IV. — franque. 5 20 %
V. — ecclésiastique. 2 8%
VI. — féodale. 0
VIL — moderne. 3 12 %
25
TOPOLOGIE
133
Gouvieux, Oise, E. de Chantilly.
La Morlaye, Oise, entre Chantilly et Luzarches.
Nointel, S.-et-O., S. de Beaumont.
Pontarmé, Oise, S. de Senlis, sur la Thève.
Thiers, Oise, S. de Senlis, sur la Thève.
Viarmes, S.-et-O., entre Beaumont et Luzarches.
Néant.
IL — Mots d'origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Asnières-sur-Oise, S.-et-O., E. de Beaumont; de Asinaria, lieu où on
élève des ânes, L. n° 598.
Chantilly, Oise, sur la Nonette.
Noisy-sur-Oise, S.-et-O., E. de Beaumont; d e'Nucetum, nux, noyer, L.
n° 623.
Plailly, Oise, S. de Senlis.
Seugy, S.-et-O., N.-W. de Luzarches.
IV. — Mots d'origine franque.
Survilliers, S.-et-O., E. de la route Paris-Senlis.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Avilly-Saint-Léonard, Oise, E. de Chantilly.
La Chapelle-en-Serval, Oise, sur route Paris-Senlis, L. n° 1419.
Orry-la-Ville, Oise, S.-E. de Chantilly ; peut-être variante de Orrouy,
de oratorium, lieu de prieuré.
Saint-Firmin, Oise, E. de Chantilly.
Saint-Martin-du-Tertre, S.-et-O., S.-W. de Beaumont, L. n° 1902.
Saint-Maximin, Oise, N. de Chantilly.
Saint-Witz, S.-et-O., entre Luzarches et Dammartin, de Vitus, martyr
sous Dioclétien, L. n° 2121.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VIL — Mots d'origine moderne.
Beaumont-sur-Oise, S.-et-O., L. n° 2478 ; en réalité, Beaumont doit
être une localité extrêmement ancienne.
Mortefontaine, Oise, S. de Senlis, L. n° 785.
134
PAUL LEMOINE
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
..... 8
35 %
35 %
IL
— celtique.
. 0
III.
— romaine.
. 5
22 %
57%
IV.
— franque.
. 1
4%
61 %
V.
— ecclésiastique.
. 7
30 %
91 %
VI.
— féodale.
. 0
VIL
— moderne.
. 2
9 %
100 %
23
Les Francs ont à peine occupé cette région ; le nombre des mots
d’origine ecclésiastique est considérable.
CHAPITRE VII
ORXOIS, TARDENOIS
ET MONTAGNE DE REIMS
a) Nord de l’Orxois. — b) Orxois entre l’Ourcq et le Clignon. — c) L’Orxois entre
le Clignon et la Marne. — d) Tardenois à l’Ouest de la Sermoigne. — e) Tarde-
nois à l’Est de la Sermoigne. — f) Montagne de Reims.
L’Orceois ou Orxois (pagus Orcensis) est le pays à l’Ouest de la Fère-
en-Tardenois. Ce nom est peu usité ; il y a cependant encore : Mahigny-
en-Orxois, au Sud du Clignon, Chezy-en-Orxois, au Nord du Clignon.
Au point de vue géologique, il se caractérise par le fait que le calcaire
de Brie y a été presque complètement enlevé et n’existe plus qu’à l’état
de lambeaux.
Fig. 35. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans l’Orxois,
le Tardenois et la Montagne de Reims.
136
PAUL LEMOINE
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§ a) Orxois, au Nord de l’Ourcq.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cramaille, Aisne, à l’E. d’Oulchy ; Cremelle en 1147 ; Cramelia en
1223 ; une des quatre baronnies du Valois.
LouÂtre, Aisne, au S.-E. de Villers-Cotterets ; Lostria en 1110 ; Loistria
en 1164.
Montgru-Saint-Hilaire, Ais¬
ne, S.-W. d’Oulchy ; Mungru
en 1187 ; Mongru en 1407 ;
Saint-Hilaire en 1507.
II. — Mots d’origine celtique.
Néant.
III. — Mots d’origine romaine.
Billy-sur-Ourcq, Aisne, W.
d’Oulchy-le-Château.
Chouy, Aisne, W. d’Oulchy ;
Choa en 872 ; Choy en 1147.
Cugny, Aisne, E. d’Oulchy ;
Cuigniacus au xu e siècle.
Grand-Rozoy, Aisne, N.-E.
d’Oulchy.
Noroy-sur-Ourcq, Oise, de
Nucarius, pour Nux, noix,
L. n° 2913.
Oulchy-le-Chateau, Aisne,
sur la route Soissons-Thierry ; Ulcheicum castrum ; chef-lieu de l’ancien
Orxois.
Oulchy-la-Ville, Aisne, W. d’Oulchy-le-Château ; Altaria de Ulchiacoj
Villa de Arciaco en 1125.
Rozet-Saint-Albin, Aisne, Rozel en 1407 ; de Raus, roseau, L. n° 3020.
©
©
Chap.VIL ORXOIS,TARDEN0IS, M G ? E DE REIMS
Fig. 36. — Graphique de la répartition des noms de
lieux de diverses origines dans l’Orxois, le Tarde-
nois et la Montagne de Reims.
IV. — Mots d’origine franque.
Ancienville, Oise, r. g. de la Savière.
Beugneux, Aisne, N.-E. d’Oulchy ; Buingnaus au xm e siècle ; Bugneux
en 1464.
Huleu (Plessier-), Aisne, N.-W. d’Oulchy ; Hulieu en Valois en 1624.
Plessier-Huleu, Aisne, N.-W. d’Oulchy ; Plesseium en 1206.
TOPOLOGIE
137
Villers-Hélon, Aisne, r. g. de la Savières; Villeir en 1202; villaris en
1216; Villers le Helon en 1228; Villers Monseigneur Héron en 1255.
Y. —• Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Remy-Blanzy, Aisne, N.-W. d’Oulchy, Altare Sancti Remigii
d’Ivri en 114 ; Y vry-Blanzy en 1206.
VI. — Mots d’origine
féodale.
Néant.
VII. — Mots d’origine
moderne.
Néant.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
... 3
17 %
17 %
II.
— celtique.
... 0
III.
romaine.
... 8
47 %
64 %
IV.
— franque.
... 5
30%
94%
V.
— ecclésiastique.
... 1
5%
99%
VI.
— féodale.
... 0
VII.
— moderne..
... 0
17
§ b) Orxois, entre l’Ourcq et lè Clignon.
Orxois; de Urcum, Ulcum (Ourcq); Pagus Urcensis en 711, ou Orcensis.
Son chef-lieu étant Oulchy-le-ChÂteau, L. n° 1161.
Ourcq, prend sa source dans la forêt de Riz (36 km.) ; Urc en 855, Hure en
1205.
Riz (forêt de), Foresta de Rie en 1165 ; au xvm e siècle.
I. — Mots d’origine inconnue.
Beuvardes, Aisne, N.-E. de Château-Thierry, Beuvardia en 1223.
Bezu-les-Fèves, Aisne ; Baysu, Besu en 1110 ; Bezu-les-Feuvres au
xm e siècle, pour Fesvres (de Faber, charpentier), L. n°2568. A dû deve¬
nir Bezuet.
Bezu-Saint-Germain, Aisne, N. de Château-Thierry ; Bezu-Saint-Ger-
main en 1410.
Bezu (Epaux-), Aisne ; N.-W. de Château-Tierry.
Bonnes, Aisne, N.-W. de Château-Thierry ; Bonnis en 1145 ; Bonniis
en 1210.
138
PAUL LEMOINE
Brasles, Aisne, E. de Château-Thierry, sur la Marne ; Berella en 1145 ;
Berale en 1267.
Brumetz, Aisne, sur le Clignon ; Brumez en 1344.
Gland, Aisne, r. d. de la Marne, E. de Château-Thierry.
Jaulgonne, Aisne, sur la Marne ; Jaugunne en 1223 ; Jargonia en 1224.
Priez, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front.
Sommelans, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front, à l’origine de l’Allant ;
Sommelent en 1201, L. n° 714.
Le ruisseau d’Allarît séparait le comté de Soissons (Église) et le duché de Valois
(Presbytère). Il alimente 3 moulins sur son parcours (16 km.).
Vichel-Nanteuil, Aisne, N.-E. de Neuilly-Saint-Front, sur l’Ourcq.
II. — Mots d’origine celtique.
Chartèves, Aisne, sur la Marne, en amont de Château-Thierry ; Chartorum
en 1242, comme Chartreuves ; de Cartobia au ix e siècle, pour Carto-
briga, L. n° 87.
Mareuil-sur-Ourcq, Oise, entre l’Allant et le Clignon ; de Maroialum,
celtique, marécage, L. n° 167.
Marolles, Aisne, sur l’Ourcq, au N. de l’Allant ; à rapprocher de Mareuil.
Nanteuil-Notre-Dame, Aisne, S.-E. d’Oulchy-le-Château ; Nanthueil
Notre-Dame en 1460 ; de nantos, nantoialum, dans le sens de vallestres
(vallée), L. n<> 112, 169.
Nanteuil (Vichel-), Aisne, N.-E. de Neuilly-Saint-Front, sur l’Ourcq ;
même étymologie.
III. — Mots d’origine romaine.
Armentières, Aisne, r. g. de l’Ourcq, S.-E. d’Oulchy ; Armenterie en
1243 ; de Armentum, gros bétail, L. n° 567.
Brécy, Aisne, à l’E. de la route de Soissons à Château-Thierry ; Brecia-
cus en 1213 ; Breceium en 1223.
Breny-Berny, Aisne, sur l’Ourcq, route Soissons à Château-Thierry ;
en 1654, de Brennacus, ancien village royal du vi e siècle ( Brennos , chef
gaulois), L. n° 245.
Chezy-en-Orxois, Aisne, S.-W. de Neuilly-Saint-Front ; Chesis-en-Ausois
en 1309.
Coincy, Aisne, W. de la route Soissons à Château-Thierry ; Consiacus en
1164 ; prieuré de Bénédictins fondé en 1072.
Épieds, Aisne, N.-E. de Château-Thierry ; Spicarium, Espiers, Espees,
Espiers en Brie en 1342 ; formé sur Spicaria, épi, L. n° 2701, note 2.
Latilly, Aisne, S.-E. de Neuilly-Saint-Front.
Licy-les-Moines, Aisne, S. de Neuilly sur le Clignon ; ancien nom de
Licy-Clignon.
TOPOLOGIE
139
Macogny, Aisne, S.-W. de Neuilly-Saint-Front.
Marizy-Sainte-Geneviève, Aisne, à l’W. de Neuilly-Saint-Front ; Mari-
siacus sous Henri I ; Marysiacus sancte Genovephi en 1232.
Marizy-Saint-Mard, Aisne, à l’W. de Neuilly-Saint-Front ; Marisia-
cus en 879 ; Maresiacum en 1173.
Montigny-l’Allier, Aisne, près de l’embouchure du Clignon dans
l’Ourcq ; de Montaniacus, L. n° 230.
Neuilly-Saint-Front, Aisne, S. de l’Ourcq ; Novilliacum au ix e siècle;
Nemus de Nuelliaco en 1173.
Passy-en-Valois, Aisne, à l’W. de Neuilly ; Capella de Paciaco en 1122.
Verdilly, Aisne, N.-E. de Château-Thierry; Vredilly en 1293.
IV. — Mots d'origine franque.
Rocourt, Aisne, sur route Soissons à Château-Thierry ; Rufficurlis en
1045 ; Rodulficurtis en 1076 ; Radulficurtis en 1092.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Dammard, Aisne, S.-W. de Neuilly-Saint-Front ; Dampmard en Orxois
en 1518, de Domnus Medardus, évêque de Noyon au vi e siècle, L. n° 1918.
Grisolles, Aisne, S.-E. de Neuilly-Saint-Front; Grisolle au xu e siècle;
villa de Glisoriis en 1214 ; de Ecclesiola, petite église, L. n° 1406.
La Croix, Aisne, E. de Neuilly-Saint-Front, La Croix-en-Tardenois en
1573, L. 3131.
Monthiers, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front, sur le Clignon ; Parrochia
de Monasteriis en 1203, L. n° 1426.
Saint-Quentin-sur-Allant, Aisne, près de l’embouchure dans l’Ourcq ;
Saint-Quentin-lès-Louvry en 1680, L. n° 437.
Saint-Gengoulph, Aisne, S.-E. de Neuilly, r. g. de l’Allant ; de sancto
Gingulph en 1353 ; de Gangulfus (Wolfgang), L. n° 1771.
Troesnes, Aisne, N.-E. de la Ferté-Milon, près du confluent de l’Ourcq
et de la Savières. Troyna en 1110; Troisnae n 1181; Troigna en 1216.
On peut noter que Sanctus Troianus était le nom d’un évêque de
Saintes, L. n° 2089.
VI. — Mots d’origine féodale.
Épaux-Bezu, Aisne, N.-W. de Château-Thierry, sur r. d. du Clignon ;
Espaus en 1251 ; de Spaldus, muraille défensive, L. n° 2298.
La Ferté-Milon, Aisne, sur l’Ourcq. Ville probablement très ancienne.
VIL — Mots d’origine moderne.
Courchamps, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front.
140
PAUL LEMOINE
Hautevesne, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front, entre Allant et Clignon ;
Aultevesne en 1411 ; Altavenna en 1573.
Mont-Saint-Père, Aisne, sur la Marne ; Mont-Saint-P erre en 1463.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
.. 12
27 %
Total
27 %
II.
— celtique.
.. 5
11 %
38%
III.
— romaine.
.. 15
33 %
71 %
IV.
— ' franque.
.. 1
2%
73 %
V.
— ecclésiastique.
.. 7
16%
89 %
VI.
— féodale.
.. 2
4 %
93 %
VII.
— moderne.
.. 3
v %
100 %
§ c) Orxois, entre le Clignon
ET LA
Marne.
I. — Mots d'origine inconnue.
Bezu-le-Guery, Aisne, N.-E. de la Ferté-sous-Jouarre ; Besuacus vas-
tatus en 1186; Bezu-les-Guery en 1567.
Bouresches, Aisne, W. de Château-Thierry; Borraches en 1264; Bor-
rachie en 1271.
Changis-sur-Marne, S.-et-M., r. d. de la Marne, à l’W. de la Ferté-sous-
Jouarre.
Cocherel, S.-et-M., à l’E. de Lizy-sur-Ourcq.
Coulombs, S.-et-M., N.-E. de Lizy.
Coupru, Aisne, E. de Château-Thierry sur route Ferté-sous-Jouarre.
Crepoil, S.-et-M., E. de Lizy-sur-Ourcq (pas sur la carte pl. I).
Domptin, Aisne, S.-W. de Château-Thierry ; Dontin en 1323 ; Dontain
en 1606.
Essommes-sur-Marne, Aisne, S.-W. de Château-Thierry; Solma au ix e
siècle.
Jaignes, S.-et-M., E. de Lizy-sur-Ourcq, r. d. de la Marne.
Ocquerre, S.-et-M., N.-E. de Lizy, r. g. de l’Ourcq.
Rademont, S.-et-M., N.-E. de Lizy.
Vendrest-sous-Coulombs, S.-et-M., N.-E. de Lizy.
IL —- Mots d’origine celtique.
Belleau, Aisne, N.-W. de Château-Thierry ; Baliolum en 1231 ; Bayllual
en 1233; Baillue en 1238. L. n° 2778, admet l’origine Bellaigne. Le mot
ancien Balaolum indique au contraire une origine celtique, L. n° 154.
TOPOLOGIE
141
Bonneil, Aisne, S.-W. de Château-Thierry; Bonogilum, villa en 834;
Bonnal en 1122 ; de Bonoialum, celtique, L. n° 156.
Bussiares, Aisne, S. de Neuilly-Saint-Front, sur le Clignon ; Bossere en
1169; Boissuerre en 1204; Boussueria en 1250; d’après L. n° 67;
ce mot n’a aucun rapport avec Buxus, le buis, et viendrait du celtique
Boxodurum.
Nanteuil-sur-Marne, S.-et-M., N.-E. de la Ferté-sous-Jouarre ; de
Nantos, celtique (équivalent vallestris), L. n os 112, 169.
III. — Mots d’origine romaine.
Azy, Aisne, S.-W. de Château-Thierry ; Azyacus, au xn e siècle ; Azi en
1350 ; Azy en 1398.
Chamigny, S.-et-M., N. de la Ferté-sous-Jouarre.
Charly, Aisne, entre la Ferté-sous-Jouarre et Château-Thierry, sur la
Marne ; Carliacus en 852 ; Charliacus en 110 ; voir L. n° 255.
Crouy-sur-Ourcq, S.-et-M., N. de Lizy.
Dhtjizy, S.-et-M., N. de la Ferté-sous-Jouarre ; peut-être en rapport
avec le mot Dhuys, L. n° 2728.
Étrepilly, Aisne, N.-E. de Château-Thierry ; Estrepilli en 1263.
Gandelu, Aisne, S.-W. de Neuilly-Saint-Front ; Wandeluz en 1198,
Vuandelus en 1218 ; de Lucus, petite forêt, L. n° 696.
Germigny-sous-Coulombs, S.-et-M., N. de la Ferté-sous-Jouafre.
Lizy-sur-Ourcq, S.-et-M., près de l’embouchure de la Marne.
Lucy-le-Bocage, Aisne, W. de Château-Thierry ; Lussy en 1233 ; Lu-
cheyus en 1218 ; Lucy en 1383.
Marigny-en-Orxois, Aisne, W. de Château-Thierry, Mareigni, Mari-
gny-les-Gandeluz en 1387.
Mary-sur-Marne, S.-et-M., S.-E. de Lizy-sur-Ourcq.
Mery, S.-et-M., N.-E. de la Ferté-sous-Jouarre.
Romeny, Aisne, S.-W. de Château-Thierry, sur la Marne ; Bomaniacum
au ix e siècle ; Bomeniacus en 1110 ; Bomeny en 1491 ; voir L. n° 234.
Saulchery, Aisne, entre la Ferté-sous-Jouarre et Château-Thierry, sur
la Marne ; Saucheri en 1280 ; Sancheri en 1325.
Torcy, Aisne, N.-W. de Château-Thierry, r. g. du Clignon ; Turci en 1231,
Truci en 1223.
Ussy-sur-Marne, S.-et-M., à l’W. de la Ferté-sous-Jouarre.
Veuilly-la-Poterie, Aisne, sur le Clignon; Veully-la-Poterie en 1534,
L. n° 2607.
IV. — Mots d’origine franque.
Tancrou, S.-et-M., en aval de la Ferté-sous-Jouarre, sur la Marne; peut-
être à rapprocher de Tancreville, Tancredi villa, L. n° 987.
142
PAUL LEMOINE
Villiers-sur-Marne, Aisne, entre Château-Thierry et la Ferté-sous-
Jouarre ; l’agglomération est à 5 km. de la Marne ! ; Villare juxta Char-
liacum en 1247, L. n os 955, 958.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Montreuil-aux-Lions, Aisne, sur route de la Ferté-sous-Jouarre à Châ¬
teau-Thierry ; Monasteriolum en 1573 ; Monstreul aux Lyons en 1607,
de Monasteriolum, petit monastère, L. n° 1433.
Sainte-Aulde, S.-et-M., en amont delà Ferté-sous-Jouarre, sur la Marne ;
de Aida, déformation de Hilcla, L. n° 1578.
YI. — Mots d’origine féodale.
Chateau-Thierry, Aisne, sur la Marne ; Castrum Theodorici en 923,
L. n° 2171. Le château a été bâti par Charles Martel. Le pays est beau¬
coup plus ancien 1 .
Crouttes, Aisne, en amont de la Ferté-sous-Jouarre, sur la Marne ;
Cruttes en 1208 ; de Crypta, grotte, L. n° 2227.
Les Essarts, S.-et-M., N.-W. de la Ferté-sous-Jouarre ; de Exsartum,
défrichement (bas latin du moyen âge), L. n os 980, 2770.
VIL — Mots d’origine moderne.
Vaux-sur-Coulombs, S.-et-M., sur le Clignon.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 13
32 %
Total
32 %
IL
— celtique.
. 4
9%
41 %
III.
— romaine.
. 18
40 %
81 %
IV.
— franque.
. 2
5%
86%
V.
— ecclésiastique.
. 2
5 %
91 %
VI.
— féodale.
. 3
7 %
98 %
VIL
— moderne.
. 1
2 %
100 %
43
§ d) Tardenois, a l’Ouest de la Sermoigne.
Le Tardenois est l’ancien pagus Tarnadensis dont l’oppidum, Tardu-
num, peut être identifié avec Mont-Notre-Dame. Il a subsisté comme comté
1. Longnon (Marne).
TOPOLOGIE
143
jusqu’au ix e siècle [et à ce moment 23 noms de localités étaient dits « en
Tardenois »], puis comme archidiaconé du diocèse de Soissons. Ce nom
n’est plus guère employé.
I. — Mots d’origine inconnue.
Riz (forêt de). On peut tracer à peu près comme suit les limites de la forêt
de Ris à l’époque romaine, en y englobant les territoires de Cergy,
Sergy, Ronchères, le Charmel, Fresnel, qui évoquent des sites
forestiers, et ceux de Villers-sur-Fère, Goussencourt, Villers-
Agron qui paraissent n’avoir été défrichés qu’à l’époque franque.
Elle était bordée à l’Ouest par la route de Château-Thierry à Fère-en-
Tardenois.
Saponais, Aisne, N.-W. de Fère-en-Tardenois.
Seringes, Aisne, N.-E. de Fère-en-Tardenois.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Aiguizy, Aisne, à l’W. de Ville-en-Tardenois.
Aougny, Aisne, à l’W. de Ville-en-Tardenois.
Rarzy-sur-Marne, Aisne, à l’W. de Dormans.
Champvoisy, Aisne, au Nord de Dormans.
Cierges, Aisne, S.-E. de Fère-en-Tardenois ; Cirgis en 1154 ; de Cerous,
cerf, L. n° 3303, note.
Fresnes, Aisne, S.-E. de Fère-en-Tardenois ; de Fraxinus, frêne, L.
n° 639.
Passy-sur-Marne, Aisne, S.-W. de Dormans.
Romigny, Aisne, S.-W. de Fère-en-Tardenois.
Ronchères, Aisne, N.-N.-E. de Dormans, L. n° 3007 (il considère le
mot comme récent).
Sergy, Aisne, S.-E. de Fère-en-Tardenois ; Cergeolum en 1156 ;d eCervus,
cerf, L. n° 3303, note.
Vezilly, Aisne, W. de Ville-en-Tardenois.
Vincelles, Aisne, N. de Dormans, sur la Marne ; de Vinus, le vin, et
cella, cellule, L. n° 1443.
Sur 9 mots, 3 se rapportent à la forêt (cerf, frêne).
IV. — Mots d’origine franque.
Fère-en-Tardenois, Aisne, près de l’origine de l’Ourcq, de Fara, famille
et par extension, domaine, L. n° 875.
144
PAUL LEMOINE
Goussancourt, Aisne, W. de Ville-en-Tardenois ; de Goutis curtus, L.
n° 1020.
Villers-Agron, Aisne, sur la Sermoigne.
Villers-en-Fère, Aisne, au Sud de Fère-en-Tardenois.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Sainte-Gemme, Aisne, r. d. de la Sermoigne ; de Gemma, L. n° 1177.
VI. — Mots d’origine féodale.
Villeneuve-sur-Fère, Aisne, S.-W. de Fère-en-Tardenois.
VII. — Mots d’origine moderne.
Bruyères-Val-Chrétien, Aisne, W. de Fère-en-Tardenois, L. n° 3114.
Courmont, Aisne, S.-E. de Fère-en-Tardenois.
Le Charmel, Aisne, N.-W. de Dormans.
Théloup, Aisne, W. de Dormans.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 2
8 %
Total
8 %
II.
III.
— celtique.
— romaine.
. 0
. 12
50%
58 %
IV.
— franque.
. 4
17 %
75 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
4%
79 %
VI.
— féodale.
. 1
4 %
83 %
VII.
—- moderne.
. 4
17 %
100 %
24
§ e ) Tardenois, a l’Est de la Sermoigne.
I. — Mots d’origine inconnue.
Binson, Marne, sur la Marne, en amont de Dormans. Il y avait un pagus
Bansionensis ou pagus Otmensis.
Cuisles, Marne, N. de Châtillon-sur-Marne.
Cumières, Marne, sur la Marne, en aval d’Épernay.
II. — Mots d’origine celtique.
Baslieux-sous-Chatillon, Marne, N.-E. de Châtillon ; de Balioialum,
puis Baliolum, ix e siècle, L. n° 154.
TOPOLOGIE
145
Nanteuil-la-Fosse, Marne, près de l’origine de l’Ardre, N. d’Épernay, de
Nantos, nantoialum dans le sens de Vallestris , vallée, L. n os 112, 169.
Reuil, Marne, sur la Marne, en amont de Dormans; de Rotoialum, villa
royale, L. n os 172, 186.
Tardunum, oppidum, qui a donné son nom au pagus Tardanensis (proba¬
blement Mont-Notre-Dame actuel).
Vendières, Aisne, N.-W. de Châtillon; cf. Vendeuil, de Vindoialum,
puis Vindoilum, L. n° 177.
Venteuil, Marne, près de r. d. de la Marne, en amont de Dormans.
Verneuil, Marne, sur la Sermoigne, N.-E. de Dormans ; de Vernoialum,
vernos, l’aune, L. n os 175.
III. — Mots d'origine romaine.
Anthenay, Marne, S.-W. de Ville-en-Tardenois.
Chambrecy, Marne, E. de Ville-en-Tardenois.
Chaumuzy, Marne, sur l’Ardre, S.-E. de Ville-en-Tardenois.
Cuchery, Marne, N.-E. de Châtillon-sur-Marne.
Fleury-la-Rivière, Marne, N.-W. d’Épernay ; jadis Floreius, L. n° 277.
Jonquery, Marne ; de Juncus, jonc, L. n° 3028.
Olizy, Marne, S.-W. de Ville-en-Tardenois.
Passy-Grigny, Marne, sur la Sermoigne.
Romery, Marne, N.-W. d’Épernay.
IV. — Mots d’origine franque.
Cormoyeux, Marne, N.-N.-W. d’Épernay.
Courtagnon, Marne, N. d’Épernay ; peut-être de Curtis Abbonis, L.
n° 933.
Hautvillers, Marne, N.-N.-W. d’Épernay.
Villers-sous-ChÂtillon, Marne, E. de Châtillon.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Damery, Marne, près de la Marne, en aval d’Épernay ; de Dominus regius,
sous Charles le Jeune ; Regius, saint inconnu, L. n° 2005.
Saint-Imoge, Marne, N. d’Épernay.
VI. — Mots d’origine féodale.
CiiÂtillon-stjr-Marne, Marne ; de Castellio (Castrum en 940, Munilio
en 947, Castillionem en 959).
La Neuville-aux-Larris, Marne, N.-E. de Châtillon.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
10
146
PAUL LEMOINE
VII. — Mots d’origine moderne.
Belval, Marne, N.-E. de Châtillon.
Champlat, Marne, S.-E. de Ville-en-Tardenois.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 3
11 %
Total
11 %
II.
— celtique.
. 6
21 %
32 %
III.
— romaine.
. 9
32%
64%
IV.
— franque.
. 4
14 %
78%
V.
— ecclésiastique.
. 2
7 %
85 %
VI.
— féodale.
. 2
7 %
92 %
VII.
— moderne.
. 2
7 %
99%
28
§ /) Montagne de Reims.
I. — Mots d’origine inconnue.
Champillon, Marne, sur la route d’Épernay-Reims.
Ludes, Marne, N. de Verzy.
Tauxières, Marne, entre Épernay et Verzy.
Trépail, Marne, S.-S.-E. de Verzy.
Verzenay, Marne, N.-W. de Verzy.
II. — Mots d’origine celtique.
Bisseuil, Marne, E. d’Épernay; de Buxoialum, buis, L. n° 158.
Mareuil-sur-Ay, Marne, E. d’Épernay.
III. — Mots d’origine romaine.
Ambonnay, Marne, S. de Verzy.
Avenay, Marne, N.-E. d’Épernay ; de Avenacus, L. n° 241.
Ay, Marne, N.-E. d’Épernay ; de Agiacus , L. n° 1503.
Bouzy, Marne, S. de Verzy.
Chigny, Marne, W. de Verzy.
Dizy-Magenta, Marne, N. d’Épernay.
Mailly, Marne, N. de Verzy.
Mutigny, Marne, N.-E. d’Épernay.
Mutry, Marne, entre Épernay et Verzy.
Rilly-la-Montagne (Marne).
Verzy, Marne, S.-E. de Reims ; de Viridius, Viridus, L. n° 371.
TOPOLOGIE
147
IV. —: Mots d’origine franque.
Villers-Marmery, Marne, S.-E. de Verzy.
Néant.
Néant.
V. — Mots dorigine ecclésiastique.
VI. — Mots dorigine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Louvois, Marne, au S.-E. d’Épernay.
Germaine, Marne, au N.-N.-E. d’Épernay.
Ville-en-Selve, Marne, entre Épernay et Verzy.
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue. 5 23 %
II. — celtique. 2 9%
III. —- romaine. 11 50 %
IV. — franque. 1 5%
V. — ecclésiastique. 0
VI. — féodale. 0
VII. — moderne. 3 14 %
Total
23 %
32 %
82 %
87%
101 %
CHAPITRE VIII
BRIE DU NORD
Au Nord du Grand-Morin.
a) Région entre la Marne et le Surmelin. — b) Entre le Surmelin et le Petit-Morin.
I. A l'Est de Montmirail. —•c) II. A l’Ouest de Monlmirail. — d) Marais de Saint-
Gond. —■ e) Entre le Petit-Morin et le Grand-Morin. I. A l’Est de Rebais. — f)
II. A l’Ouest de Rebais.
Le nom de Brie est extrêmement ancien (Gallois, p. 130) ; il apparaît
dès le vn e siècle dans les documents relatifs à la fondation de Rebais,
entre les deux Morins. C’était alors, sinon une immense forêt, du moins une
région forestière, avec parties cultivées depuis longtemps, car trois voies
romaines la traversaient :
Meaux, Montmirail, Châlons.
Paris, Melun, Montereau.
Meaux-Sens.
Fig. 37. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans la Brie du Nord.
TOPOLOGIE
149
Son étymologie est douteuse : Berg (montagne) ou Bray (plus vraisem¬
blable).
On ne sait guère quelle fut son extension au cours des temps.
Au xm e siècle, le comte de Champagne (et de Brie) possédait Meaux,
Provins, Coulomniers, mais non Melun, ni Brie-Comte-Robert.
Les limites politiques des régions ont constamment varié ; mais il est
de tradition constante que la
Brie, au sens vulgaire du mot,
ne s’est jamais étendue au
nord de la Marne, ni à Melun.
Pour l’agriculteur, la Brie
est « la région des grandes
cultures ». On en excepte les
pentes de Melun vers la Seine,
la région de Provins et à l’Est
le vignoble d’Épernay.
Beaucoup de géographes an¬
ciens ont mis à part la Brie
pouilleuse ou Gallevesse, c’est-
à-dire la région d’Orbais et de
Montmort. Gallois a enquêté
sur l’origine de ce mot ; il l’a
retrouvé en trois points :
Les Galeesses à Mery-sur-
Marne ;
Les Galles-Vesses à Dagny ;
Les Gahesses à Pecy ; Chap.VIII. BRIE NORD
et ces noms désignent tou- _ ' . „ . . , .... , . „
& Fig. 38. — Graphique de la répartition des noms de lieux
jours de mauvaises terres. de diverses origines dans la Brie du Nord.
§ a) Région entre la Marne et le Surmelin.
I.— Mots d’origine inconnue.
Ablois, Marne, S.-W. d’Épernay.
Avize, Marne, S.-E. d’Épernay.
Chaltrait, Marne, E. de Montmort.
Chavot-Courecourt, Marne, S. d’Épernay.
Connigis, Aisne, sur le Surmelin, en aval de Condé-en-Brie.
Cramant, Marne, S.-E. d’Épernay.
Cuis, Marne, S.-E. d’Épernay.
Dormans, Marne.
Épernay, Marne.
Etoges, Marne, S.-E. de Montmort, à l’origine du Surmelin.
150
PAUL LEMOINE
Gionges, Marne, S.-E. d’Épernay.
Grauves, Marne, S.-E. d’Épernay.
Le Baizil, Marne, N.-W. de Montmort.
Manthelon, Marne, S. d’Épernay.
Meslins, Marne, S. d’Épernay.
Morangis, Marne, S. d’Épernay.
Répons (Nesle-le-), Marne, S.-E. de Dormans.
Soulières, Marne, E. de Montmort.
II. — Mots d’origine celtique.
Baulne-en-Brie, Aisne, sur le Surmelin, en amont de Condé ; de Bele-
nus, dieu celtique, L. n° 464.
Beaunay, Marne, S.-E. de Montmort, de Belenus, dieu celtique, L. n° 464.
Mareuil-en-Brie, Marne, près r. d. du Surmelin, en aval de Montmort.
Vertus, Marne, S.-E. d’Épernay ; de Virotus ou Virotutes, dieu gaulois
assimilé à Apollon, L. n° 467. L’église est sur la source de la rivière qui
va à la Berle
III. — Mots d’origine romaine.
Boursault, Marne, près r. g. de la Marne, en aval d’Épernay ; de Salix>
saule (saule en boule), L. n° 2910.
Brugny-Vaudancourt, Marne, S.-E. d’Épernay.
Chouilly, Marne, S.-E. d’Épernay.
Comblizy, Marne, S.-E. de Dormans.
Courthiezy, Marne, S.-W. de Dormans.
Étréchy, Marne, S.-W. de Vertus.
Festigny, Marne, E. de Dormans.
Givry-les-Loisy, Marne, E. de Montmort.
Igny-le- Jard, Marne, entre Épernay et Condé-en-Brie.
Loisy-en-Brie, Marne, S.-E. de Montmort.
Louvrigny, Marne, E. de Dormans.
Lucy-le-Hameau, Marne, près r. d. du Surmelin, en aval de Mont¬
mort.
Mancy, Marne, S. d’Épernay.
Moussy, Marne, S. d’Épernay.
Nesles-le-Repons, Marne, S.-E. de Dormans.
Œuilly, Marne, sur route Épernay-Dormans.
Pierry, Marne, S. d’Épernay.
Reuilly-Souvigny, Aisne, près de la Marne, S.-W. de Dormans ; peut-
être de Silviniacus comme Souvignardes (Gard), L. n° 372.
Soilly, Marne, S.-W. de Dormans.
Suizy-le-Fr4.nc, Marne, près r. d. du Surmelin, en aval de Montmort.
TOPOLOGIE
151
Le suffixe Franc est dû aux franchises dont jouissait la commune.
Tkoissy, Marne, sur route de Dormans.
Vauciennes, Marne, W. d’Épernay ; de Veltiana, L. n° 350.
Vinay, Marne, S.-W. d’Épernay.
IV. — Mots d’origine franque.
Courecourt (Chavot-), Marne, S.-W. d’Épernay.
Mesnil-sur-Oger, Marne, S. d’Avize ; de Mansionile, maison, L. n°1091.
Oger, Marne, S.-E. d’Épernay ; de Autgarius, L. n° 1091.
Vaudancourt-Brugny, Marne, S.-W. d’Épernay; de Waldo, L. n° 1032.
Villers-aux-Bois, Marne, S. d’Épernay et E. de Montmort.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Celle-les-Condè, Aisne, sur le Surmelin, en face Condé-en-Brie ; de
Cella, petit monastère, L. n os 1446, 1455.
La Chapelle-Monthodon, Aisne, N.-E. de Condé-en-Brie.
Monthurel, Aisne, près r. d. du Surmelin, en aval de Condé-en-Brie ; de
Monasteriolum comme Monthureux (Vosges), L. n° 145.
Saint-Agnan, Aisne, N.-E. de Condé-en-Brie; de Anianus, L. n° 1593.
Il est à noter que ces 4 noms d’origine ecclésiastique sont dans le voi¬
sinage de Condé-en-Brie.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VIL — Mots d’origine moderne.
Courtemont, Aisne, sur r. g. de la Marne, en aval de Dormans.
I. Mots
d’origine inconnue.
.. 18
33 %
Total
33 %
IL
— celtique.
.. 4
7 %
40%
III.
— romaine.
.. 23
43 %
83 %
IV.
— franque.
.. 5
9%
92 %
V.
— ecclésiastique.
.. 4
7%
99%
VI.
VIL
— féodale.
— moderne.
.. 0
.. 1
2
101 %
On notera le curieux groupement de noms
55
d’origine
inconnue
et d’ori-
gine celtique, au voisinage d’Épernay.
152
PAUL LEMOINE
§ b) Région entre Surmelin et Petit-Morin a l’Est de Montmirail.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bannay, Marne, à l’E. de Montmirail.
Baye, Marne, S. de Montmort.
Talus-Saint-Prix, Marne, sur le Petit-Morin, en amont de Montmirail.
Thoult-Trosnay (le-), Marne, sur le Petit-Morin, en amont de Mont¬
mirail.
Verdon, Marne, sur la Verdonnelle, en amont de Condé-en-Brie.
II. — Mots d’origine celtique.
Artonges, Aisne, sur la Dhuys, entre Condé et Montmirail ; Hertongier
en 1308 ; Hertonges en 1214 ; Hartonges en 1503.
Condé-en-Brie, Aisne, Conde en Bria en 1205; Condelum en Bria en 1271 ;
de Condas, Condate, confluent, L. n° 129 ; effectivement au confluent
du Surmelin et de la Dhuys.
Janvilliers, Aisne, N.-E. de Montmirail, pour Nogentvilliers (Nogent),
Nooientum, celtique, L. n° 145.
III. — Mots d’origine romaine.
Bergères-sous-Montmirail, Marne, près du Petit-Morin, peut-être pour
Berchères.
Congy, Marne, S. de Montmort.
Fromentières, Marne, sur route Montmirail-Châlons ; de Frumentum,
blé, L. n os 589, 3069.
La Caure, Marne, S.-W. de Montmort; de Corylus, noisetier, par méta-
thèse, Colurus, L. n os 637, 2921.
Margny, Aisne, S.-E. de Condé-en-Brie.
Montigny-lès-Condé, Aisne, S. de Condé-en-Brie; Montigni en Bria
en 1302 ; de Montiniacus, L. n° 320.
Pargny-la-Dhuys, Aisne, sur la Dhuys, au S. de Condé-en-Brie; Pare-
niacus en 1195 ; Parreigniacus en 1201 ; Pareigui en 1213.
IV. — Mots d’origine franque.
Corribert, Marne, r. g. du Surmelin, en aval de Montmort ; Cortis Bigo-
berti, L. n° 936.
Corrobert, Marne, S.-E. de Condé-en-Brie ; Cortis Robberti, L. n° 936.
Courbeteaux, Marne, sur le Petit-Morin, en amont de Montmirail ;
Cortis Bertoaldi, maire du Palais du Royaume de Bourgogne vers le
vn e siècle.
TOPOLOGIE
153
Férebrianges, Marne, S.-E. de Montmort ; de Fara, famille, puis
domaine, L. n° 875.
Janvilliers, Marne, près route Montmirail-Châlons ; primitivement
Nogentvilliers (voir origines celtiques), L. n° 875.
Orbais, Marne, r. g. du Surmelin, en amont de Condé-en-Brie ; de Bach,
ruisseau ; monastère de Orbacus au ix e siècle, L. n os 865, 871.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Chapelle-sous-Orbais, Marne, S.-W. de Montmort, L. n° 1479.
VI. — Mots d’origine féodale.
Le Breuil, Marne, sur le Surmelin, en amont de Condé-en-Brie.
VIL — Mots d’origine moderne.
Champaubert, Marne, S. de Montmort, sur route Épernay-Sézanne.
L’Échelle-le-Franc, Marne, N.-E. de Montmirail.
Montmort, Marne, sur le Surmelin, au passage de la route Épernay-
Sézanne. Pays probablement ancien.
Vauchamps, Marne, S.-E. de Montmirail, sur route de Châlons.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 5
18 %
Total
18 %
IL
— celtique.
. 3
11 %
29 %
III.
— romaine.
. 7
26 %
55 %
IV.
— franque.
. 6
22 %
77 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
4 %
81 %
VI.
— féodale.
. 1
4 %
85 %
VIL
— moderne.
. 4
15 %
100 %
27
§ c) Région entre le Surmelin et le Petit-Morin,
a l’Ouest de Montmirail.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bessevelle, S.-et-M., E. de la Ferté-sous-Jouarre.
Boitron, S.-et-M., S.-E. de la Ferté.
Essises, Aisne, S.-W. de Condé-en-Brie ; Essise en 1260.
Étampes, Aisne, près r. g. de la Marne, S.-E. de Château-Thierry.
154
PAUL LEMOINE
Fossoy, près r. g. de la Marne, E. de Château-Thierry.
Pavant, Aisne, près r. d. de la Marne, E. de la Ferté ; Penvennum en
855 ; Peuvent en 1242 ; Pcmvant en 1274.
Vendières, Aisne, W. de Montmirail, près r. d. du Petit-Morin.
Verdelot, W. de Montmirail, sur le Petit-Morin.
Viffort, Aisne, S.-W. de Condé-en-Brie.
II. — Mots d'origine celtique.
Blesmes, Aisne, E. de Château-Thierry ; Belesmia en 1131 ; Belesme en
1337 ; de Belisama, déesse celtique, L. n° 471.
Nogent-l’Artaud, Aisne, sur r. g. de la Marne, en aval de Château-
Thierry ; N ovigentus en 829 ; Nogentum au xm e siècle ; Nogent l’Ertaud
en 1311 ; de Novientum, celtique ; Artaud , riche bourgeois du xn e siècle,
L. n° 2382.
Nogentel, Aisne, S. de Château-Thierry,
Reuil, S.-et-M., N.-E. de la Ferté-sous-Jouarre, sur la Marne, L. n os 172,
184.
III. — Mots d’origine romaine.
Bussières, S.-et-M., E. de la Ferté-sous-Jouarre, près la route de Mont¬
mirail, de Buxaria (bas latin) sur Buxus ; le buis, L. n os 595, 3035.
Chezy-l’Abbaye ou Chezy-sur-Marne, Aisne, S.-W. de Château-
Thierry.
Chierry, Aisne, S.-E. de Château-Thierry.
Citry, S.-et-M., sur la Marne, N.-E. de la Ferté-sous-Jouarre.
Luzancy, S.-et-M., sur la Marne, N.-E. de Château-Thierry.
Mezy-Moulins, Aisne, près du confluent de la Marne et du Surmelin.
Nesles-la-Montagne, Aisne, S.-E. de Château-Thierry, près la route de
Montmirail.
Orly-sur-Morin, S.-et-M., S.-W. de la Ferté sous Jouarre.
Saacy-sur-Marne, S.-et-M., E. de la Ferté-sous-Jouarre.
IV. — Mots d’origine franque.
Courboin, Aisne, S.-W. de Château-Thierry; peut-être à rapprocher de
Corban, pour Courbaon ; de Cortis Battonis, L. n° 929.
Hondevilliers, S.-et-M., S.-E. de la Ferté-sous-Jouarre, près la route
de Montmirail.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Chapelle-sur-Chezy, Aisne, S. de Château-Thierry ; Chapelle-sur-
Chesi en 1659.
TOPOLOGIE
155
Saint-Cyr-sur-Morin, S.-et-M., sur le Petit-Morin, S.-E. de la Ferté-
sous-Jouarre ; de Cyricus ou Quiricus, L. n° 1688.
Saint-Eugène, Aisne, N.-W. de Condé, dans la vallée du Surmelin ; de
Eugenia, par changement de genre, L. n° 1720.
Saint-Ouen, S.-et-M., S.-E. de la Ferté-sous-Jouarre, sur le Petit-Morin,
L. n° 1610.
VI. — Mots d’origine féodale.
La Ferté-sous-Jouarre, S.-et-M., au confluent delà Marne et du Petit-
Morin ; de Firmitas, Fermeté, Ferté, aussi la Ferté Ancouel (vers 1150),
de Ansculfus, L. n os 2228, 2229.
Marchais-en-Brie, Aisne, E. de Montmirail; Marchais, Marcheium en
1110 ; Marches en 1383, en bas latin, Mercasium, lieu marécageux,
L. n° 180.
Montmirail, Marne, appelé à tort au moyen âge Mons Mirabilis ; se
prononce Montmiral; a été appelé un moment Louvois-la-Ville, L.
n° 2501.
Rozoy-Bellevalle, Aisne, N.-E. de Montmirail, ou Rozoy-Gatebled',
Rozoy-en-Brie en 1386 ; Rosoy-Gastebled en 1532 ; de Raus, roseau. — Gate-
bled est le nom d’une famille féodale de Champagne au xn e siècle,
L. n o® 2403, 3020.
Vieils-Maisons, Aisne, W. de Montmirail, sur route de la Ferté ; Eccle-
sia de Veteris dominus en 1301 ; Vies Maison-en-Brie en 1379, L. n°
2681.
VII. — Mots d’origine moderne.
L’Épine-aux-Bois, Aisne, E. de Montmirail.
Fontenelles, Aisne, sur route Montmirail-Château-Thierry, L. n° 2784.
Montfaucon, Aisne, S. de Château-Thierry ; Mons falconis en 1238 ;
Montfaulcon en 1629.
Montlevon, Aisne, S.-E. de Condé-en-Brie.
Sablonnières, S.-et-M., E. de la Ferté-sous-
Résumé.
•Jouarre,
sur Petit-
■Morin.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
... 9
23 %
23 %
II.
— celtique.
... 4
10 %
33 %
III.
— romaine.
... 9
23 %
56 %
IV.
— franque.
... 2
5%
61 %
V.
— ecclésiastique.
... 4
10 %
71 %
VI.
— féodale.
... 5
13 %
84 %
VII.
— moderne.
... 6
"39"
15 %
99 %
156
PAUL LEMOINE
§ d ) Marais de Saint-Gond.
I. — Mois d’origine inconnue.
Bannes, Marne, N.-W. de la Fère-Champenoise, S. du Petit-Morin.
Coizard-Joches, Marne, S.-E. de Montinort, N. du Petit-Morin.
Toulon-la-Montagne, Marne, S.-E. de Montinort, N. du Petit-Morin.
II. — Mots d’origine celtique.
Vert-i.a-Gravelle, Marne, N. du Petit-Morin, N.-W. de la Fère-Champe-
noise ; de vernos aulne, L. n° 176.
III. — Mots d’origine romaine.
Aulnay-aux-Pi.anches, Marne, N.-W. de la Fère-Champenoise; de Alne-
tum, Alnus, aune, L. n os 612, 2876.
Aulnizeux, Marne, N.-W. de la Fère-Champenoise, diminutif de Aui.nay,
L. n° 2876.
Bf.rgères-les-Vertus, Marne, N. de la Fère-Champenoise ; de Berbi-
caria, Berbex, brebis, L. n° 599.
Biioussy-le-Grand, Marne, N.-E. de Sézanne, au S. du Petit-Morin.
Broussy-le-Petit, Marne, N.-E. de Sézanne, au S. du Petit-Morin.
Coligny, Marne, N. de la Fère-Champenoise.
Morains-le-Petit, Marne, N. de la Fère-Champenoise, à la source du
Petit-Morin ; relais au passage du Morin, L. n° 730.
Reuves, Marne, N.-E. de Sézanne, S. du Petit-Morin ; de Robur, chêne,
L. n° 647.
IV. — Mots d’origine franque.
Courjeonnet, Marne, N. du Petit-Morin, S.-E. de Montmort.
Fère-Champenoise, Marne, à la limite de l’Ile-de-France ; de Fara,
domaine, L. n os 875, 924.
Néant.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
VI. — Mots d'origine féodale.
Villevenard, Marne, S. de Montmort, N. du Petit-Morin.
Néant.
VII. — Mots d’origine moderne.
TOPOLOGIE
157
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
,. 3
20 %
20 %
IL
— celtique.
, . 1
7 %
27 %
III.
— romaine.
.. 8
53 %
80 %
IV.
— franque.
.. 2
%
94 %
V.
ecclésiastique.
... 0
VI.
— féodale.
.. 1
7 %
101 %
VIL
— moderne.
.. 0
15
§ e) Région entre le Grand-Morin et le Petit-Morin,
a l’Est de Rebais.
I. — Mots d’origine inconnue.
Broyés, Marne, N.-E. de Sézanne.
Joiselle, Marne, N.-W. d’Esternay.
La Noue, Marne, E. d’Esternay, à l’origine de la rivière du même nom.
La Trétoire, S.-et-M., N. de Rebais.
Le Gault, Marne, S.-E. de Montmirail.
Le Vezier, Marne, N.-E. d’Esternay.
Maclaunay, Marne, S. de Montmirail.
Mecringes, Marne, S.-W. de Montmirail.
Mondement-Montgivroux, Marne, N.-E. de Sézanne.
Montenils, S.-et-M., S.-W. de Montmirail.
Oyes, Marne N.-E. de Sézanne.
Péas, Marne, N.-E. de Sézanne.
Sézanne, Marne, sur la route de Vitry-le-François.
Verdey, Marne, N.-E. de Sézanne.
IL — Mots d’origine celtique.
Néant.
III. — Mots d’origine romaine.
Allemant, Marne, N.-E. de Sézanne ; colonie d’Alamans ( Alamanni),
L. n° 533.
Bellot, S.-et-M.. N.-N.-E. de Rebais, sur le Petit-Morin; de Aqua, L.
n° 2778.
Boissy-le-Repos, sur le Petit-Morin, S.-E. de Montmirail; de Buxetum,
le buis, L. n° 615.
Esternay, Marne, près du Grand-Morin, jadis Esternay-le-Franc, à
cause des franchises dont jouissait la commune, L. n° 2440.
158
PAUL LEMOINE
Jouy-sous-Morin, S.-E. de Rebais, sur le Grand-Morin.
Lachy, Marne, N. de Sézanne.
Meilleray, S.-et-M., sur r. d. du Grand-Morin ; de Mespilus, néflier,
L. n° 2961.
Mœurs, Marne, sur route Esternay-Sézanne; jadis Muera, relais sur le
Grand-Morin, L. n os 730, 1164.
Mohsains, Marne, S. de Montmirail ; de Muro cinctus comme des mots
analogues, L. n° 499.
Neuvy-l’ Abbesse, Marne; de Novus viens, nouvelle bourgade ; puis pro¬
priété de l’Abbesse de Saint-Pierre-aux-Darnes de Reims, L. n os 506,
2371.
Soigny, Marne, S.-E. de Montmirail.
Soisy-atix-Bois, Marne, N. de Sézanne
Tréfols, Marne, N.-W. de Esternay ; de Très Fagus, trois hêtres, L.
n° 650.
IV. — Mots d'origine franque.
Charleville, Marne, N.-W. de Sézanne.
Corfelix, Marne, N. de Sézanne ; de Cortis Felicis, L. n° 936.
Les-Essarts-lès-Sezanne, Marne, N.-W. de Sézanne; de Exsartum, bas
latin, défrichement, L. n 08 981, 2770.
Montolivet, S.-et-M., S.-W. de Montmirail; Montaillevert en 1407; de
Aglovertus pour Aglebertus, L. n° 1495.
Rebais, S.-et-M., N.-E. de Goulommiers, et S.-W. de la Ferté-sous-
Jouarre. Abbaye de Bénédictins fondée en 634 ; nom venant de
fluviolus resbacenus ; bac comme bach germanique, ruisseau, L. n° 866.
Effectivement. Rebais est à l’origine d’un petit ruisseau qui aboutit
dans le Grand-Morin, à Chauffrv.
Rieux, Marne, S.-E. de Montmirail ; de Rivus, ruisseau, L. n° 974. 11 y a
un petit ruisseau qui se jette dans le Petit-Morin à Mecringes.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
La Celle, S.-et-M., à l’W. de Montmirail, sur le Petit-Morin.
Saint-Barthélemy, S.-et-M., S.-E. de Montmirail.
Saint-Léger-lès-Rebais, S.-et-M., E. de Rebais.
Saint-Martin-des-Champs, S.-et-M., sur le Grand-Morin, en amont de
la Ferté-Gaucher.
Néant.
VI. — Mots d'origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Champ-Guyon, Marne, N. d’Esternay.
TOPOLOGIE
159
Mont-Dauphin, S.-et-M., du nom d’une personne et non du Dauphin
de France, L. n° 2336.
Villeneuve-sur-Bellot, S.-et-M., N.-E. de Rebais, sur le Petit-Morin.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 14
35 %
35 %
II.
— celtique.
. 0
III.
— romaine.
. 13
33 %
* 68 %
IV.
— franque.
. 6
15 %
83 %
V.
— ecclésiastique.
. 4
10 %
93 %
VI.
— féodale.
. 0
VII.
— moderne.
. 3
7 %
100 %
40
§ /) Région entre le Petit-Morin et le Grand-Morin,
a l’Ouest de Rebais.
I. — Mots d'origine inconnue.
Bouleurs, S.-et-M., N. de Crécy-en-Brie.
Coulomnes, S.-et-M., S.-E. de Meaux.
Fublaines, S.-et-M., S.-E. de Meaux, sur ru des Cygnes.
Mourroux, S.-et-M., W. de Coulommiers.
Sammeron, S.-et-M., S.-W. de la Ferté-sous- Jouarre.
Septs-Sort, S.-et-M., S.-W. de la Ferté-sous-Jouarre.
Trilport, S.-et-M., E. de Meaux.
II. — Mots d’origine celtique.
Condé-Saint-Libif.re, S.-et-M., S.-W. de Meaux ; de Condas, Condate ,
confluent, L. n° 129 ; effectivement au confluent du Grand-Morin et de
la Marne.
Isles-lès-Meldeuses, S.-et-M., S. de Lizy-sur-Ourcq, sur la Marne;
peut-être à rapprocher de Meldunum celtique, comme Meudon, S.-et-O.,
L. n° 45.
Jouarre, S.-et-M., S. de la Ferté-sous-Jouarre ; abbaye importante
au moyen âge ; Jotrum, L. n° 70.
Mareuil-lès-Meaux, S.-et-M., S.-W. de Meaux ; de Maroialum, maré¬
cage, L. n° 167.
Nanteuil-lès-Meaux, S.-et-M., S.-E. de Meaux.
Villemareijil, S.-et-M., S.-E. de Meaux.
160
PAUL LEMOINE
III. — Mots d'origine romaine.
Armentières, S.-et-M., E. de Meaux, sur la Marne ; de Armentaria, gros
bétail, L. n° 597.
Aulnoy, S.-et-M., N. de Coulommiers ; probablement de Alnetum, Alnus,
l’aune, voir L. n° 612.
Boissy-le-Chatel, S.-et-M., W. de Coulommiers ; de Buxetum, Buxus,
le buis, Ii. n° 615.
BouxipNY, S.-et-M., S.-E de Meaux.
Chauffry, S.-et-M., E. de Coulommiers.
Couilly-Pont-aux-Damf.s, S.-et-M., sur le Grand-Morin, en aval de
Crécy-en-Brie.
Crf.cy-en-Brie, S. -et -M., sur le Grand-Morin, de Crisciacus, L. n° 275.
Doué-la-Fontaine, S.-et-M., N.-E. de Rebais ; probablement de Ductus,
conduit, voir L. n° 2788.
Germigny-l’Évêque, S.-et-M., N.-E. de Meaux, sur la Marne ; dépen¬
dait de l’évêque de Meaux, L. n° 2359.
Montceaux, S.-et-M., E. de Meaux ; de Monticellus, petit mont, L. n°
2728.
Quincy-Voisins, S.-et-M., S. de Meaux.
Sancy, S.-et-M., N -E. de Crécy-en-Brie.
Signy-Signets, S.-et-M., S.-W. de la Ferté-sous-Jouarre.
Néant
IV. —• Mots d’origine franque.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Giremoutiers, S.-et-M., N.-W. de Coulommiers, Giroldi Monasteriolum,
de Geroldus, Giraldus ou Gerhildis, L. n° 1430.
La Chapelle-sous-Crécy, S.-et-M., sur r. d. du Grand-Morin, en amont
de Crécy-en-Brie, L. n° 1419.
Saint-Denis-lès-Rebais, S.-et-M., S.-W. de Rebais.
Saint-Fiacre, S.-et-M., S.-E. de Meaux, de Fiacrinus, L. n° 1739.
Saint-Germain-sous-Doué, S.-et-M., N.-E. de Coulommiers.
Saint- Jean-les-deux-Jumeaux, S.-et-M., W. de la Ferté-sous-Jouarre,
sur la Marne.
Saint-Ouen, S.-et-M., sur le Petit-Morin, de Audœnus, L. n° 1610.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mois d’origine moderne.
La IIa ute-Maison, S.-et-M., N.-W. de Coulommers.
TOPOLOGIE
161
Maisoncelles, S.-et-M., N.-W. de Coulommiers ; diminutif de Maison,
L. n° 2683.
Pierre-Levée, S.-et-M., N.-W. de Coulommiers.
Vaucourtois, S.-et-M., N.-E. de Crécy-en-Brie.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 7
19 %
19 %
II.
— celtique.
. 6
17 %
36 %
III.
— romaine.
. 13
36 %
72 %
IV.
— franque.
. 0
V.
— ecclésiastique.
. 6
17 %
89 %
VI.
— féodale.
. 0
VII.
— moderne.
. 4
11 %
100 %
36
On notera le curieux groupement autour de Meaux de noms d’origine
inconnue et d’origine celtique.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
11
CHAPITRE IX
BRIE DU SUD
(Entre le Grand-Morin et la Seine.)
a) Bords du plateau de Brie. — b) Zone des forêts (forêt de Sénart, forêt d’Ar-
mainvilliers). —c) Bassin del’Yères. — d) Bords boisés de la Seine autour de
Melun. — e) Plateau entre le Bassin de l’Yères et le Montois. — f) Le Mon-
tois. — g ) Région de Provins. — h ) Bordure occidentale de la Brie, du Grand-
Morin à la Seine. — i) Région entre le Grand-Morin et l’Aubetin.
§ a) Les bords du plateau de Brie.
I. — Mots d’origine inconnue.
Amboile, S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges ; actuellement
Ormesson, L. n° 2855.
Fig. 39. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans la Brie du Sud.
TOPOLOGIE
163
Brevannes (Limeil-), S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges.
Chalifert, S.-et-M., E. de Meaux ; dominant la Marne.
Collégien, S.-et-M., S.-W. de Lagny.
Conches, S.-et-M., S. de Lagny.
Gouvernes, S.-et-M., S. de Lagny.
Guermantes, S.-et-M., S. de Lagny.
Jablines, S -et-M., N.-E. de Lagny.
Fig. 40. — Graphique de la répartition des noms de lieux
de diverses origines dans la Brie du Sud.
Montevrain, S.-et-M., E. de Lagny, sur route de Meaux.
Serris, S.-et-M., S.-E. de Lagny.
Valenton, S.-et-O., N. de Villeneuve-Saint-Georges.
IL — Mots d’origine celtique.
Bonneuil-sur-Marne, Seine, N. de Villeneuve-Saint-Georges, sur la
Marne; Bonoialum, puis Bonogelum au vu e siècle, L. n° 156.
Cré.teil, Seine, N. de Villeneuve-Saint-Georges, sur la Marne; de Cris-
toialum, L. n° 162.
Limeil-Brevannes, S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges, de
Lemoialum, orme, L. n° 166.
164
PAUL LEMOINE
III. — Mots d'origine romaine.
Boissy-Saint-Léger, S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges ; de
Buxetum, Luis, L. n° 615.
Bry-stjr-Marne, Seine, E. de Paris.
Bussy-sous-Gouvernes, S.-et-M., S.-W. de Lagny.
Champigny-sur-Marne, Seine, E. de Paris ; de Campainacus, L. n° 217.
Ciiennevières-sur-Marne, S.-et-O., S.-E. de Paris; de Cannabaria, sur
Cannabis, chanvre, L. n° 587.
Cjiessy, S.-et-M., E. de Lagny, sur route de Meaux ; de Cassiacus, L.
n° 218.
Esbly, S.-et-M., S.-E. de Meaux, sur le Grand-Morin.
Jossigny, S.-et-M., S.-E. de Lagny.
Lagny, S.-et-M., sur la Marne, entre Meaux et Paris ; de Latiniacus, L.
n° 226.
Magny-le-Hongre, S.-et-M., S.-E. de Lagny.
Maisons-Alfort, Seine; de Mansiones, sur la route Paris-Melun.
Montry, S.-et-M., E. de Lagny, sur route de Meaux.
Noiseau, S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges, de Nucetum ; Nux,
noyer, L. n° 623.
Notsiel, S.-et.-M., sur la Marne, N.-E. de Lagnv;de Nucetum, Nux, noyer,
L. n° 623.
Noisy-le-Grand, S.-et-O., sur la Marne, entre Lagny et Paris ; de Nuce-
lum, Nux, noyer, L. n° 623.
Sucy-en-Brie, S.-et,-0., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges; de Sabuce-
tum, pour Scimbucetum, sur Sambucus, sureau, L. n° 628.
Torcy, S.-et-M., S.-W. de Lagny, près r. g. de la Marne.
IV. — Mots d'origine franque.
Coupvray, S.-et-M., N.-E. de Lagny, de Cortis Lietmari, L. n° 938.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Germain-les-Couilly, ou Saint-Germain-sur-Marne, S.-et-M.,
E. de Lagny, sur route de Meaux (village très éloigné de la Marne) ;
de Germanus, nom porté par plusieurs saints, dont un évêque de Paris
et un évêque de Sens, L. n° 791.
Saint-Thibaud, S.-et-M., S.-E. de Lagny ; de Theobaldus, L. n° 2074.
VI. — Mots d'origine féodale.
Lesches, S.-et-M., N.-E. de Lagny ; de Liscaria, la Laiche (Cypéracées),
L. n° 5957.
TOPOLOGIE
165
VII. — Mots d’origine moderne.
Champs, S.-et-M., de Lagny, sur la Marne.
Chanteloup, S.-et-M., S.-E. de Lagny ; du hurlement du loup, L. n°
2533.
Ormess'on, S.-et-O., N.-E. de Villeneuve-Saint-Georges, jadis Amboile ;
de Lefèbre d’Ormesson, originaire d’Ormesson, écart d’Enghien-les-
Bains, L. n° 2855,.
Villeneuve-Saint-Georges, S.-et-O., sur la Seine, à l’embouchure de
l’Yerres ; en 779 villa nova, L. n° 2416. Probablement un pays très
ancien.
Résumé.
I. Mots d’origine
inconnue.
. 11
28 %
Total
28%
IL
celtique.
. 3
8 %
36%
III.
romaine.
. 17
44 %
80 %
VI.
franque.
. 1
3 %
83 %
V.
ecclésiastique.
. 2
3%
88 %
VI. —
féodale.
. 1
3 %
91 %
VII. —
moderne.
. 4
10 %
101 %
39
§ b) La zone des forêts (forêt de Sénart ;
FORÊT d’ArmAINVILLIERs).
I. — Mots d’origine inconnue.
Brunoy, S.-et-O., S.-E. de Villeneuve-Saint-Georges.
Combault (Pontault-), S.-et-M., N. de Brie-Comte-Robert.
Crosnes, S.-et-O., S.-E. de Villeneuve-Saint-Georges.
Draveil, S.-et-O., S. de Villeneuve-Saint-Georges.
Ferolles-Attilly, S.-et-M., N. de Brie-Comte-Robert.
Gretz, S.-et-M., W. de Tournan-en-Rrie.
Lognes, S.-et-M., S.-W. de Lagny.
Mandres, S.-et-O., N.-E. de Brie-Comte-Robert.
Pontault-Combault, S.-et-M., N. de Brie-Comte-Robert.
Sénart (forêt de).
Servon, S.-et-M., N. de Brie-Comte-Robert.
Tigeaux, S.-et-M., S. de Crécy-en-Brie, sur le Grand-Morin.
Voulangis, S.-et-M., S.-W. de Crécy-en-Brie.
Yerres, S.-et-O., S.-E. de Villeneuve-Saint-Georges ; Edera en 1235.
166
PAUL LEMOINE
II. — Mois d'origine celtique.
Épinay^sous-Senart, vallée de l’Yerres, en amont de Brunov; de Spi-
noialum, puis Spinogelum au vn e siècle, L. n os 174, 629.
Marolles-en-Brie, S.-et-M., N.-W. de Brie-Comte-Robert ; peut-être de
Maroialum, celtique, cf. L. n° 167.
Tournan-en-Brie, S.-et-M., Turnomium au xn e siècle; de Turnomngus
ou Tornomagus, L. n° 92.
Bailla', S.-et-M., S.-E.- de Lagny; peut-être de Balioialum, comm e. Balio-
lum (ix e siècle), comme Bailleul, voir L. n° 154.
III. — Mots d’origine romaine.
Ciievry-Cossigny, S.-et-M., N.-E. de Brie-Comte-Robert.
Croissy-Beaubourg, S.-et-M., S.-E. de Lagny.
Favières, S.-et-M., N. de Tournan-en-Brie; de Fabaria, Faba, fève, L.
n° 588.
Ferrières, S.-et-M., S. de Lagny; de Ferraria, gisement de fer, I/. n° 582.
Lesigny, S.-et-M., de Luciniacus, L. n° 227.
Périgny, S.-et-M., W. de Brie-Comte-Robert.
Presles-en-Brie, S.-et-M., S. de Tournan-en-Brie.
Roissy-en-Brie, S.-et-M., N.-W. de Tournan-en-Brie.
Santeny, S.-et-M., N.-W. de Brie-Comte-Robert.
Yigneux, S.-et-O., S. de Villeneuve-Saint-Georges, vallée de la Seine;
de vicus novus, L. n° 506.
IV. — Mots d’origine franque.
Armainvilliers (forêt d’—), N.-W. de Tournan-en-Brie.
Émerainville, S.-et-M., N.-W. de Tournan-en-Brie.
Montgeron, S.-et-O. ; jadis Montgeson, de Giso, comme dans Gizancourt,
Oise, voir L. n° 1019.
Villecresnes, S.-et-O., E. de Villeneuvc-Saint-Georges.
Villiers-sur-Marne, S.-et-O., E. de Paris, L. n os 955, 958.
Villiers-sur-Morin, S.-et-M., S. de Meaux, L. n os 955, 958.
V. -— Mots d’origine ecclésiastique.
Dammartin-sous-Tigeaux, S.-et-M., S. de Crécv-en-Brie, sur Grand-Morin.
•Neufmoutiers, S.-et-M., N.-E. de Tournan-en-Brie, sur la Marsanges.
Ozoir-la-Ferrière, S.-et-M., E. de Tournan-en-Brie, sur route de Paris,
de Oratorium, petit monastère, L. n° 1414.
VI. — Mots d’origine féodale.
Villeneuve-le-Comte, S.-et-M., N. de Tournan-en-Brie.
TOPOLOGIE
167
Villeneuve-Saint-Denis, S.-et-M., N. de Tournan-en-Brie, sur ru de
la Folie.
VII. — Mots d’origine moderne.
La Queue-en-Brie, S.-et-M., N. de Brie-Comte-Robert, sur le Morbras,
affluent de la Marne.
Mortcerf, S.-et-M., S.-W. de Coulomniers à la lisière de la Forêt de
Crecy.
Pont-Carré, S.-et-M., N.-E. de Tournan-en-Brie, dans la forêt d’Ax-
mainvilliers.
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue..
. 13
32 %
Total
32 %
IL
— celtique.
. 4
10 %
42 %
III.
— romaine.
. 10
24%
66%
IV.
— franque.
. 6
15 %
81 %
V.
ecclésiastique..
. 3
7 %
88%
VI.
féodale.
. 2
5 %
93%
VIL
— moderne.
. 3
7 %
100 %
41
§ c) Bassin de l’Yerres.
I. — Mots d’origine inconnue.
Andrezf.l, S.-et-M., W. de Mormant.
Bannost, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Bernay, S.-et-M., S.-W. de Rozôy-en-Brie, sur l’Yerres.
Boisdon, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Bombon, S.-et-M., S.-W. de Mormant.
Brie-Comte-Robert, S.-et-M., N.-W. de Melun.
Champeaux, S.-et-M., S.-W. de Mormant.
Champdeuil, S.-et-M., N.-E. de Melun; versant gauche de l’Yerres.
Combs-la-Ville, S.-et-M., S. de Brie-Comte-Robert, r. g. de l’Yerres.
Courquetaine, S.-et-M., S. de Tournan-en-Brie, versant droit de l’Yerres.
Crisenoy, S.-et-M., N.-E. de Melun, versant gauche de l’Yerres.
Fouju, S.-et-M., N.-E. de Melun.
Guignes, S.-et-M., N.-E. de Melun, sur route Paris-Provins.
Létang, S.-et-M., sur l’Aron, en aval de Mormant.
Limoges-Fourche, S.-et-M., N. de Melun.
Marles, S.-et-M., E. de Tournan en Brie.
Moisenay, S.-et-M., E. de Melun, sur ru d’Ancœur.
Nangis, S.-et-M., sur route Paris-Provins.
Perray (Saint-Pierre du —), S.-et-O., E. de Corbeil.
1G8
PAUL LEMOINE
Pezarches, S.-et-M., S.-W. de Coulommiers.
Planoy, S.-et-M., E. de Rozoy-en-Brie.
Quiers, S.-et-M., N.-W. de Nangis.
Rubelles, S.-et-M., N.-E. de Melun, sur route de Meaux.
Touquin, S.-et-M., S.-W. de Coulommiers.
Varenne, S.-et-M., S.-E. de Brie-Comte-Robert, sur l’Yerres.
Vaudoy, S.-et-M., E. de Rozoy-en-Brie.
Voinsles, S.-et-M., E. de Rozoy-en-Brie.
Voisenon, S.-et-M., N. de Melun.
Yèbles, S.-et-M., r. d. de l’Yerres, S. de Tournan-en-Brie. Ce mot peut
venir de l’Yeble, sorte de sureau (voir p. 47).
II. — Mots d’origine celtique.
Solers, S.-et-M., S. de Tournan-en-Brie, sur l’Yerres ; se prononce Solère ;
probablement de Salodurum, L. n° 66.
Verneuil, S.-et-M., sur route Melun-Meaux, de Vernoialum, sur Vernos
l’Aune, L. n° 175.
III. — Mots d'origine romaine.
Argentières, S.-et-M., S.-W. de Rozoy-en-Brie, de Argentum, dans le
sens de blanc et non de argent comme le pense L. n° 581. Cette signi¬
fication évoquerait, peut-être, une origine celtique.
Aubigny, S.-et-M., N. de Melun, de Albiniscus, nom d’homme, I.. n° 209,
278.
Bailly-Carrois, S.-et-M., N.-W. de Nangis.
Blandy, S.-et-M., N.-E. de Melun, sur le ru d’Ancœur, de Blandiscus,
L. n° 214.
Châtres, S.-et-M., S.-E: de Tournan-eu-Brie, de Castrum, L. n° 946.
Courtry, S.-et-M., E. de Melun, sur le ru de Châtillon.
Étiolles, S.-et-O., W. de Corbeil, de Atlegiolae, diminutif de Stabulum,
Étable, L. n° 519.
Évry-les-Chateaux, S.-et-M., S.-E. de Brie-Comte-Robert sur versant
gauche de l’Yerres, de Eburiacus sur Eburos, nom gaulois (L. n° 220),
peut-être voulant dire Sanglier, L. n° 60.
Tp.esigny-Fontenay, S.-et-M., N. de Nangis.
Gregy-sur-Yerres, S.-et-M., S.-E. de Brie-Comte-Robert.
Grizy-Suisnes, S.-et-M., E. de Brie-Comte-Robert.
Jouy-le-Chatel, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Lady, S.-et-M., S. de Mormant.
I.issy, S.-et-M., N. de Melun.
Liverdy-en-Brie, S.-et-M., S. de Tournan.
Lumigny, S.-et.-M., N. de Rozoy-en-Brie.
Maincy, S.-et-M., E. de Melun.
TOPOLOGIE
169
Moissy-Cramayel, S.-et-M., S. de Brie-Comte-Robert.
Nesles-la-Gilberte, S.-et-M., N.-E. de Rozoy-en-Brie, de Nigella, La
Nielle.
Pecy, S.-et-M., E. de Rozov-en-Brie.
Saintry, S.-et-O., S. de Corbeil.
Sivry, S.-et-M., E. de Melun, sur route du Châtelet, de Severiacus, L. n°
236.
Soignolles, S.-et-M., N. de Melun, sur l’Yerres, de Ciconia, poutre pour
tirer de l’eau d’un puits avec un seau, L. n° 609.
Soisy-sous-Étiolles, ou Soisy-sur-Seine, S.-et-O., N. de Corbeil.
Suscy, S.-et-M., N.-E. de Melun, sur route de Meaux.
Tigery, S.-et-O., N.-E. de Corbeil.
IV. — Mots d’origine franque.
Bréau, S.-et-M., S. de Mormant dans la vallée sèche du ru d’Aneœur.
Coubf.rt, S.-et-M., E. de Brie-Comte-Robert, sur route de Provins, au
xm e siècle, Corbeard, de Corlis Berlanae, L. n° 938.
Coubpalay, S.-et-M.. N.-W. de Nantis, sur l’Yvron, de Cortis Palladii,
L. 947.
Courtomer, S.-et-M., S.-W. de Rozoy-sur-l’Yerres, peut-être comme la
commune de l’Orne ; Cortis Audomari, L. n° 759, 933, 1120.
La Houssaye, S.-et-M., E. de Tournon, sur route Melun-Meaux, formée sur
l’ancien haut-allemand Huliz, le houx, L. n° 3000.
Rozoy-f.n-Brie, S.-et-M., sur l’Yerres, du gothique, Raus, roseau, L. n°
3020.
Vilbert, S.-et-M., W. de Rozoy, de Villa Bertane, L. n° 950.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
La Celle, S.-et-M., W. de Coulommiers, près du Grand Morin.
Les Chapelles-Bourbon, S.-et-M., E. de Tournan.
La Chapelle-Gauthier, S.-et-M., S. de Mormant.
La Chapelle-Iger, S.-et-M., S.-E. de Rozoy-en-Brie.
La Croix-en-Brie, S.-et-M., N.-E. de Nangis.
Lieusaint, S.-et,-M., N.-W. de Melun, sur route de Paris.
Montereau-sur-le- Jard, S.-et-M., N. de Melun.
Ozouf.r-le-Repos, S.-et-M., N.-E. de Mormant.
Ozouer-le-Voulgis, S.-et-M., S. de Tournan.
Saint-Germain-Laxis, S.-et-M., N.-W. de Melun, sur route de Meaux.
Saint-Germain-lês-Corbeil, S.-et-O., E. de Corbeil.
Saint-Méry, S.-et-M., S.-W. de Mormant.
Saint-Ouen, S.-et-M., W. de Nangis, sur ru d’Ancœur.
Saint-Pierre-du-Perray, S.-et-O., E. de Corbeil.
170
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Ciiatillon-la-Borde, S.-et-M., à l’E. de Melun, de Castellio, diminutif
de Castellum, au moyen âge.
Chaumes-en-Brie, S.-et-M., sur route Melun-Meaux, de Calma, bas latin,
plateau désert où l’on mène paître, L. n° 2738.
Le Plessis-Feu-Aussoux, S.-et-M., N.-E. de Rozoy-en-Brie, de Plectere,
entrelacer, parc fermé de haies ; L. n° 2292.
Réau, S.-et-M., N. de Melun.
VII. — Mots d’origine moderne.
Aubepierre, S.-et-M., au N. de Mormant.
Beauvoir, S.-et-M., N.-W. de Mormant, E. de Tournan.
Champeaux, S.-et-M., sur route Melun-Meaux.
Clos-Fontaine, S.-et-M., au N. de Nangis.
Crèvecœur, S.-et-M., L. n° 2550.
Fontenailles, S.-et-M., W. de Nangis.
Fontenay-Tresigny, S.-et-M., N. de Nangis.
Gastins, S.-et-M., N. de Nangis, comme Gatine, terre vague.
Grand-Puits, S.-et-M., S.-E. de Mormant, sur route de Nangis.
Ormeaux, S.-et-M., N. de Rozoy-en-Brie.
Varennes, S.-et-M., au N. de la Forêt de Jouy ; terre sablonneuse, L.
n° 2753 (pas sur la carte, pl. I).
Villegagnon, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Villeneuve-la-Huréie, S.-et-M., N.-W. de Rozoy.
Résumé.
Total.
I.
Mots
d’origine inconnue .
... 29
31 %
31 %
II.
— celtique .
... 2
2 %
33
III.
— romaine .
... 26
28 %
61 %
IV.
— franque .
... 7
7 %
69 %
V.
— ecclésiastique .
... 14
15 %
84 %
VI.
— féodale .
... 3
3%
87 %
VII.
— moderne .
.. . 13
14%
101 %
94
§ d)
Les bords boisés de la Seine
AUTOUR
de Melun.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cesson, S.-et-M., N.-E. de Melun.
TOPOLOGIE
171
II. — Mots d'origine celtique.
Chahtrettes, S.-et-M., sur la Seine; de Carnotule, Chartres au xu e siècle
et xm e ; des Carnutes, L. n° 402.
Melun, S.-et-M., sur la r. d. delà Seine ; Melodunum, de Dunos, forteresse,
L. n° 51.
Vert-Saint-Denis, S.-et-M., N.-E. de Melun ; de Vernos, l’aulne, L. n°
176.
III. — Mots d’origine romaine.
Boissettes, S.-et-M., S.-W. de Melun, sur le bord de la Seine ; de Buxe-
tum, Buxus, buis, cf. L. n° 1613.
Boissise-la-Bertrand, S.-et-M., W. de Melun, sur le bord de la Seine ;
même étymologie.
Livry, S.-et-M., S.-E. de Melun.
Morsang-sur-Seine, S.-et-O., S. de Corbeil; de Murocintus, L. n° 499.
Nandy, S.-et-M., N.-W. de Melun, sur route Corbeil, peut être rappro¬
ché du celtique Nandus dans le sens de vallée, cf. L. n° 109.
Savigny-le-Temple, S.-et-M., N.-W. de Melun; de Sabiniacus, L. n° 235.
IV. — Mots d’origine franque.
Le Mée, S.-et-M., W. de Melun ; de Mansus, petite ferme, L. n° 964.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Savigny-le-Temple, S.-et-M., N.-W. de Melun; ancienne abbaye de
Templiers.
VI. — Mots d’origine féodale.
Néant.
VII. — Mots d’origine moderne.
Vaux-le-Penil, S.-et-M., E. de Melun.
Seine-Port, S.-et-M., W. de Melun.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 1
7 %
Total
7 %
II.
— celtique.
. 3
21 %
28 %
III.
— romaine.
. 6
43%
71 %
IV.
— franque.
. 1
7 %
78 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
7 %
85 %
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 2
14 %
99%
14
172
PAUL LEMOINE
§ e) Plateau entre le bassin de l’Yerres et le Montois.
C’est une région quasi désertique avec de grands bois.
I. — Mots d’origine inconnue.
Coutençon, S.-et-M., N.-W. de Donnemarie-en-Montois.
Échouboulains, S.-et-M., N. de Montereau.
Les Écrennes, S.-et-M., E. du Châtelet-en-Brie.
Machault, S.-et-M., S. du Châtelet-en-Brie.
Panfou, S.-et-M., sur route du Châtelet-en-Brie à Montereau.
Rampillon, S.-et-M., E. de Nangis.
Valence-en-Brie, S.-et-M., sur route du Châtelet-en-Brie à Montereau, à
la traversée du Javot.
Vulaines-sur-Seine, S.-et-M., N.-E. de Fontainebleau (pas sur la carte,
pl. I).
II. — Mots d’origine celtique.
Néant.
III. — Mots d’origine romaine.
Féricy, S.-et-M., E. du Châtelet-en-Brie.
Héricy, S.-et-M., E. de Châtelet-en-Brie.
Ces deux localités sont à proximité de la Seine.
Néant.
IY. — Mots d’origine franque.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Chapelle-Rablais, S.-et-M., S. de Nangis.
VI. — Mots d’origine féodale.
Villeneuve-les-Bordes, S.-et-M., W. de Donnemarie-en-Montois, L.
n° 2417.
Le C.hatelet-en-Brie, S.-et-M., sur route Melun-Montereau, L. n° 2205.
Les Bordes, dans le sens de métairie, mot usité dès le xi e siècle (Lois
de Guillaume le Conquérant), diffusé au xu e siècle (primitivement
une maison en bois, haut-allemand hort : planche), L. n° 2703.
YII. — Mots d’origine moderne.
Valjouan, S.-et-M., N.-W. de Donnemarie-en-Montois.
TOPOLOGIE
173
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
.. 8
60 %
60 %
IL
— celtique.
. 0
III.
— romaine.
. 2
15%
75 %
IV.
— franque.
. 0
V.
— ecclésiastique.
. 1
8 %
83%
VI.
—- féodale.
. 1
8 %
91 %
VIL
— moderne.
1
8%
99%
13
§ /) Le Montois, a l’Ouest de la Voulzie.
Le Montois est le pays qui forme la rive droite de la vallée de la Seine,
entre le débouché du Darteint et l’embouchure du Loing. Son chef-lieu,
qui lui aurait donné son nom, serait Mons (lieu élevé),, à côté de Donne-
marie-en-Montois, qui est la localité la plus importante.
I. — Mots d’origine inconnue.
Cessoy, S.-et-M., N. de Donnemarie.
Chalautre-la-Reposte, S.-et-M., W. de Donnemarie.
Champagne-sur-Seine, S.-et-M., N.-W. de Montereau.
Lizines, S.-et-M., N.-E. de Donnemarie.
Mejgneux, S.-et-M., N.-W. de Donnemarie.
Paroy, S.-et-M., E. de Donnemarie.
Samoreau, S.-et-M., N.-W. de Montereau, sur la Seine.
Savins, S.-et-M., N.-E. de Donnemarie.
Vimpelles, S.-et-M., N.-W. de Bray-sur-Seine.
IL — Mots d’origine celtique.
Vernou, S.-et-M., N.-E. de Moret, L. n? 2884 dit cependant que ce nom
ne correspond pas au primitif Vernosus (de vernos, celtique, l’aune).
III. — Mots d’origine romaine.
Chatenay-sur-Seine, S.-et-M., N. de Bray-sur-Seine ; de Castanetum,
pour Castanea, châtaignier, L. n° 618.
Dontilly, S.-et-M., S.-W. de Donnemarie.
Égligny, S.-et-M., W. de Bray-sur-Seine.
Gurgy-le-Chatel, S.-et-M., S.-W. de Donnemarie.
Jutigny, S.-et-M., N. de Bray, sur la Voulzie.
174
PAUL LEMOINE
Luisetaines, S.-et-M., S.-E. de Donnemarie ; de Lusitania, L. n 08 289,
546.
Moins, S.-et-M., N.-E. de Donnemarie ; de Mons, lieu élevé ; L. n° 2727
lui donne une origine moderne.
Montigny-Lencoup, S.-et-M., S.-W. de Donnemarie ; de Montaniacus,
L. n° 230 (noter aussi dans cette commune Pheuilly, ancienne abbaye).
Sigy, S.-et-M., S.-E. de Donnemarie.
Sognoles, S.-et-M., N.-E. de Donnemarie; de Ciconia, cigogne, poutre
à bascule pour tirer de l’eau, L. n° 2804 (à l’origine du ru de Yolengy).
Thenizy, S.-et-M., E. de Donnemarie.
III. — Mots d’origine franque.
Courcelles, S.-et-M., E. de Bray-sur-Seine ; de Corticella, petit domaine.
Laval, S.-et-M. ; de Vallis, vallée (L. n° 973), ne semble pas d’origine mo¬
derne (L. n° 274), à cause du féminin La.
Lencoup (Montigny-), S.-et-M., S.-W. de Donnemarie; de Ansculfus,
L. n° 8 2229, 2380.
Y. — Mots d’origine ecclésiastique.
Celles, S.-et-M., W. de Montereau ; Cellas ancien nom de la Grande-
Paroisse, à l’époque mérovingienne, désignant plutôt à ce moment un
grenier qu’un monastère, L. n os 1446, 1397.
Donnemarie-en-Montois, S.-et-M., entre Montereau et Provins ; de
Domna Maria, Madame Marie, L. n os 1527, 1896.
La Celle, S.-et-M., N. de Moret; de Cella, petit monastère.
Saint-Germain-Laval, S.-et-M., N.-E. de Montereau ; de Germanus (un
évêque de Paris différent de l’évêque d’Auxerre), L. n° 1791.
Saint-Sauveur-lès-Bray, S.-et-M. ; de Sanctus Salvator (Dieu le Fils),
L. n° 1513.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Forges, S.-et-M., N. de Montereau ; de Fauréa, pour faurica, fabrica, L.
n° 2565.
La Grande-Paroisse, S.-et-M., N.-W. de Montereau. Nom appliqué depuis
le xv e siècle (la commune a 2.907 habitants) ; jadis Cellas à l’époque
mérovingienne, L. n os 1446, 1397.
Les Ormes-sur-Voulzie, S.-et-M., N. de Bray-sur-Seine, L. n° 2854.
Salins, S.-et-M., N.-E. de Montereau ( Salins en mai 1684 pour Arnould
Garnier, seigneur de Salins), L. n° 2401, et p. 530 ; autrefois, Villeneuve-
la-Cornue. La famille Cornu, au xm e siècle, a donné quatre archevêques
de Sens.
TOPOLOGIE
175
I. Mots
d’origine inconnue .
. 9
27 %
Total
27 %
II.
— celtique .
. I
3 %
30%
III.
— romaine .
. 11
33 %
63 %
IV.
franque .
. 3
9 %
72 %
V.
— ecclésiastique .
. 5
15 %
87 %
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 4
12 %
99%
33
§ g) Région de Provins.
I. — Mots d’origine inconnue.
Chenoise, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Cucharmoy, S.-et-M., N.-N.-W. de Provins.
Flaix, S.-et-M., N.-E. de Provins.
Gimbrois, S.-et-M., N.-E. de Provins.
Louan, S.-et-M., S.-E. de Villiers-Saint-Georges.
Provins, S.-et-M.
Voulton, S.-et-M., N.-E. de Provins.
Vulaines-en-Brie, S.-et-M., E. de Provins, sur route de Paris.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Beauchery, S.-et-M., N.-E. de Provins.
Chateaubleau, S.-et-M., N.-W. de Provins. Reste d’un amphithéâtre
romain, L. n° 2159. Il convient de noter que la route nationale, dans
son tracé actuel de Provins à Mormant, passe par Nangis, mais qu’un
tracé rectiligne passerait rigoureusement par Chateaubleau.
L’Échelle, S.-et-M., N. de Provins ; de Liscaria, la leiche, L. n° 595.
Mortery S.-et-M., N.-W. de Provins.
Provins, S.-et-M., vieille ville romaine et d’origine certainement antérieure.
Rouilly, S.-et-M., N.-W. de Provins.
Il est curieux qu’au moyen âge, le prieur de Saint-Ayoul avait chaque année, pen¬
dant les sept premiers jours de la foire de Saint-Ayoul, droit de justice sur la ville
et la châtellenie de Provins (voir André Barbey, Avocat contre évêque, scène de
mœurs judiciaires au xiv e siècle. B. Soc. Sc. Yonne, année 1930, vol. LXXXIV, paru
en 1931, p. 1-42; voir p. 8, note 1).
176
PAUL LEMOINE
IV. — Mots d'origine franque.
Chateaubleau, S.-et-M., N.-W. de Provins (voir III) ; de Castellum et de
Bleau, femme, germanique ; Bilichildis à l’époque mérovingienne, L. n°
2159.
Courtevroust, S.-et-M., W. de Provins; peut-être à rapprocher de Coute-
vroult (S.-et-M.), Curtis Eberulfi, L. n° 938.
Landoy, S.-et-M., S.-W. de Provins ; à rapprocher de Landonis curtus, L.
n° 938.
Rupéreux, S.-et-M., S.-W. de Villiers-Saint-Georges, presque à l’origine
du Durteint ; de Rivus petrosus, ruisseau pierreux, L. n os 974, 2789.
Vanvillé, S.-et-M., W. de Provins.
VI. — Mots d'origine ecclésiastique.
Chapelle-Saint-Sulpice, S.-et-M., W. de Provins, L. n° 9070.
Saint-Brice, S.-et-M., E. de Provins ; de Brictius, successeur de saint
Martin comme archevêque de Tours, L. n° 1649.
Sainte-Colombe, S.-et-M., S.-W. de Provins, sur route de Bray, L. n°
1676.
Saint-Hilliers, S.-et-M., N.-N.-W. de Provins ; de Iiilarius, L. n° 1813.
Saint-Just, S.-et-M., W. de Provins, au bord de la forêt de Jouy.
Saint-Loup de Naud, S.-et-M., S.-W. de Provins; de Sanctus Lupus, L. n°
1873.
Saint-Martin-des-Champs, S.-et-M., N.-E. de Provins, L. n° 1902.
VI. — Mots d'origine féodale.
Chateaubleau, S.-et-M., N.-W. de Provins (voir III et IV) ; de Castellum,
château. Il y a des restes d’un amphithéâtre romain, L. n° 2151, qui peut
avoir été utilisé comme forteresse.
VII. — Mots d'origine moderne.
Courchamps, S.-et-M., N. de Provins.
Longueville, S.-et-M., S.-W. de Provins, L. n° 1028 émet en certains cas
l’hypothèse d’une origine Scandinave ; elle ne pourrait d’ailleurs pas s’ap¬
pliquer ici.
Maison-Rouge, S.-et-M., W. de Provins.
Vieux-Champagne, S.-et-M., W. de Provins.
TOPOLOGIE
177
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue .
. 8
26%
26%
IL
— celtique .
. 0
III.
— romaine .
. 6
19 %
45 %
IV.
— franque .
. 5
16%
61 %
V.
— ecclésiastique.
. 7
23%
84 %
VI.
féodale.
. 1
3%
87 %
VIL
— moderne.
. 4
13%
100 %
31
§ h ) Bord occidental de la Brie, du Grand-Morin a la Seine.
I. — Mots d’origine inconnue.
Barbonne-Fayel, S.-et-M., S. de Sézanne.
Baudoy, Aube, S. de Sézanne.
Bricot-la-Ville, S.-et-M., S.-E. d’Esternay, sur r. g. du Grand-Morin.
Chalautre-la-Grande, S.-et-M., E. de Provins.
Chalautre-la-Petite, S.-et-M., E. de Provins.
Gouaix, S.-et-M., N. de Bray-sur-Seine.
Le Mériot, S.-et-M., N.-W. de Nogent-sur-Seine, sur route de Paris.
Melz, S.-et-M., W. de Provins.
Sourdun, S.-et-M., S.-E. de Provins, sur route de Nogent-sur-Seine.
Villegruis, S.-et-M., N.-W. de Villenauxe.
Vindé, S.-et-M., S. de Sézanne.
Néant.
II. —■ Mots d’origine celtique.
III.— Mots d’origine romaine.
Barbuise, Aube, N.-E. de Nogent-sur-Seine. Relais sur la rivière de même
nom, L. n° 730 ; étymologie difficile à admettre ; la rivière s’appelle la Noxe.
Everly, S.-et-M., N. de Bray-sur-Seine.
Fayel, dans Barbonne-Fayel, Aube, S. de Sézanne ; de Fagus, hêtre.
La Saulsotte, Aube, N. de Nogent-sur-Seine. Diminutif de Salicea, ou
Salcea, saule, L. n° 659.
Nesle-la-Reposte, Aube, N. de Villenauxe ; de Nigella, la nielle.
Nuisy, dans' Fontaine-Denis-Nuisy, Aube, S. de Sézanne.
Poigny, S.-et-M., S.-W. de Provins.
Soisy-Bouy, S.-et-M., S. de Provins.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
12
178
PAUL I.EMOINE
IV. — Mots d'origine franque.
Bethon, Aube, N. de Villenauxe, peut-être de Betto, comme Bethoncourt
(Doubs), L. n° 1010.
Hermé, S.-et-M., W. de Nogent-sur-Seine ; peut-être de Herimarus, comme
Monthermé (Ardennes), L. n° 1010.
Le Meix-Saint-Époing, Aube, en amont d’Épernay, sur le Grand-Morin.
M. Sancti Hispani, L. n os 962, 964, 1847.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Celle-sous-Chantemerle, Marne, S. de Sézanne; de Cella, petit monas¬
tère, L. n os 1451 et 2528.
Saint-Martin-Chennetron, S.-et-M., N.-E. de Provins.
Saint-Nicolas-la-Chapelle, Aube, N. de Nogent-sur-Marne.
Villenauxe, Aube, N. de Nogent-sur-Seine. En 1153 Villonia ; ville de
l’évêque, L. n° 2361. Noter que cette localité se trouve sur la rivière Noxe.
VI. — Mots | d’origine'féodale.
Chatillon-sur-Morin, Marne, S.-E. d’Esternay ; de Castellio, diminutif
de Castellum, L. n° 2201.
Les Essarts-le-Vicomte, Marne, S. d’Esternay; de Essartum, défriche¬
ment (en bas latin), L. n os 962, 964, 1817.
Plessis-Barbuise, Aube, E. de Villenauxe ; de Plectere, entrelacer, L.
n os 2292, 2296. — Barbuise, du nom de la commune voisine.
Le Plessis-Meriot, S.-et-M., N.-W. de Nogent-sur-Seine.
VIL — Mots d’origine moderne.
Chalmaison, S.-et-M., N. de Bray-sur-Seine. Peut-être des fours à chaux.
Fontaine-Denis-Nuisy, Aube, S. de Sézanne.
Fontaine-sous-Montaiguillon, S.-et-M.
La Forestière, Aube, E. d’Esternay et S.-W. de Sézanne.
Mongenost, Aube, E. de Villenauxe.
Montpothier, Aube, S.-W. de Villenauxe.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 11
31 %
Lotal
31 %
IL
III.
— celtique.
— romaine..
. 0
. 8
22 %
53 %
IV.
— franque.
. 3
8 %
61 %
V.
— ecclésiastique.
. 4
11 %
72 %
VI.
— féodale.
. 4
11 %
83%
VIL
moderne.
. 6
17 %
100 %
36
TOPOLOGIE
179
§ i) Région entre le Grand-Morin et l’Aubetin.
I. — Mots d’origine inconnue.
Amillis, S.-et-M., sur l’Aubetin, S.-E. de Coulommiers.
Cerneux, S.-et-M., N.-W. de Villiers-Saint-Georges, sur route Rozoy-
Esternay.
Champcouelle, S.-et-M., N. de Villiers-Saint-Georges, sur l’Aubetin.
Courtaçon, S.-et-M., S. delà Ferté-Gaucher, surl’Aubetin, sur la route de
Provins.
Escardes, Aube, S. d’Esternay.
Frétoy-sur-Aubetin, S.-et-M., S.-W. de la Ferté-Gaucher.
Montils, S.-et-M., S.-E. de la Ferté-Gaucher, sur route-Esternay.
Réveillon, S.-et-M., S.-E. de la Ferté-Gaucher, sur route d’Esternay.
II. — Mots d’origine celtique.
Augers-en-Rrie, S.-et-M., N.-W. de Villiers-Saint-Georges. Prononcez
Augère ; de Aljotrum, Anjotrum pour Albiederum, L. n° 66.
Chartronges, S.-et-M., S. de la Ferté-Gaucher. Peut-être à rapprocher
de Chartrettes, Chartève, etc.; donc de Carnutus, tribu celtique, L.
n os 85, 87, 402.
Marolles-en-Brie, S.-et-M., S.-E. de Coulommiers, sur route delà Ferté-
Gaucher. Probablement comme Mareuil ; de maroialum, lieu marécageux.
Pierrelez, S.-et-M., N. de Villiers-Saint-Georges, de Petra lata, pierre plate
d’un dolmen, L. n° 565.
III. — Mots d’origine romaine.
Beautheil, S.-et-M., S. de Coulommiers. Theil, de tilia, tilleul, L. n° 644.
Bouciiy-le-Repos, Marne, S. d’Esternay à l’origine de l’Aubetin ; de
Buxetum, Buxus, le buis, L. n° 615.
Chailly-en-Brie, S.-et-M., S.-W. de Coulommiers, sur route de la Ferté-
Gaucher.
Chevru, S.-et-M., S.-W. de la Ferté-Gaucher. Peut-être en relation avec
la chèvre ( capraria ), comme dans Chevrières, etc., L. n os 601, 609.
Choisy-en-Brie, S.-et-M., S.-E. de Coulommiers.
Dagny, S.-et-M., sur l’Aubetin ; au S.-W. de la Ferté-Gaucher.
La Boissière, S.-et-M., versant gauche de l’Aubetin, au S. de Coulom¬
miers, r. g. de l’Aubetin ; de Buxaria, le buis, L. n os 595, 3035.
Lescherolles, S.-et-M., S.-E. delà Ferté-Gaucher, sur route d’Esternay ;
de Liscaria, la laiche, L. n° 595.
Montceaux-lès-Provins, S.-et-M., N. de Villiers-Saint-Georges, sur route
Rozoy-Épernay; de monticellus, petite colline, L. n° 2728 (origine moderne).
180
PAUL LEMOINE
Sancy-lès-Provins, S.-et-M., sur le Volmerot, au N.
Georges.
IV. — Mots d’origine franque.
de
Villiers-Saint-
Courgivaux, Marne, S.-W. d’Esternay, sur route de Rozoy \Cortis Giboaldi,
L. n° 935.
Leudon-en-Brie, S.-et-M., S. de la Ferté-Gaucher.
Villiers-Saint-Georges, S.-et-M., versant gauche de l’Aubetin.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Beton-Bazoches, S.-et-M., sur l’Aubetin et la route Rozoy-Épernay. La
basilique de Betto, nom d’homme franc, L. n os 1388, 1010.
Faremoutiers, S.-et-M., versant gauche de l’Aubetin, près de l’embou¬
chure dans le Grand-Morin ; de sainte F are, sœur de l’évêque de Meaux,
saint Faron (vi e s.), qui fonda là une abbaye de femmes ; Far arme M onaste-
rium au iv e s., L. n° 1430.
La Chapelles-Véronges, S.-et-M., sur le Grand-Morin, E. de la Ferté-
Gaucher.
Saint-Augustin, S.-et-M., sur versant droit de l’Aubetin, S.-W. de Cou-
lommiers ; de Sanctus Augustinus, L. n° 1612.
Saint-Bon, Marne, N. E. de Villiers-Saint-Georges; de Sanctus Bonittus,
L. n° 1646.
Saint-Genest, Marne, N.-E. de Villiers-Saint-Georges; de Sanctus Genesius,
L. n° 1780.
Saint-Mars-en-Brie, S.-et-M., S.-E. delà Ferté-Gaucher ; de Sanctus Medar-
dus, évêque de Noyon au vi e siècle, L. n os 1894, 1918.
Saint-Martin du Boschet, S.-et-M., N. de Villiers Saint-Georges.
Saint-Remy-la-Vanne, S.-et-M., W. de la Ferté-Gaucher, sur route de
Coulommiers ; de Sanctus Remedius, Remegius , Remigius, L. n° 2007.
Saint-Siméon, S.-et-M., sur le Grand-Morin, E. de Coulommiers, L. n°2061.
Saints, S.-et-M., sur l’Aubetin, S. de Coulommiers.
VI. — Mots d’origine féodale.
La Ferté-Gaucher, S.-et-M., sur le Grand-Morin et la route Provins-
Rebais ; de Firmitas, dans le sens forteresse, et de Gaucher seigneur de
la Ferté et Montmirail vers 1125, L. n os 2228 à 2231.
VIL — Mots d’origine moderne.
Champcenet, S.-et-M., N. de Provins.
Les Marets, S.-et-M., N.-W. de Villiers-Saint-Georges.
Maisoncelles, S.-et-M., S.-W. d’Épernay, diminutif de maison, L. n° 2683.
TOPOLOGIE
181
Maupertuis, S.-et-M., S.W. de Coulommiers, r. d. de l’Aubetin.
Vieux-Maison, S.-et-M., S.-E. de la Ferté-Gaucher.
Villeneuve-la-Lionne, Marne, sur Grand-Morin, en aval d’Épernay.
I. Mots
d’origine inconnue .
. 8
18 %
Total
18 %
IL
— celtique .
. 4
9 %
27 %
III.
— romaine .
. 10
23 %
50 %
IV.
—• franque .
. 3
7 %
57 %
V.
— ecclésiastique.
. 11
26 %
83 %
VI.
— féodale.
. 1
2 %
85 %
VII.
— moderne.
. 6
14%
99%
43
CHAPITRE X
RÉGION ENTRE LE LOING ET L’ORGE
(Prolongement de la Brie. Amorce de la Beauce).
a) La Bière. — b) Prolongement du plateau de Brie, entre l’École et l’Essonne. —
c) Entre l’Essonne et l’Orge. — d) Région au Sud de la Chapelle-la-Reine, entre
le Loing et l’Essonne (Gâtinais). — e) Vallée de l'Essonne. — f) Les noms de
lieu dans la vallée de la Juine. — g) Plateau de Beauce, entre l’Essonne et la
Juine. —- h) Plateau de Beauce entre la Juine et l’Orge.
§ a) La Bière.
(Nom de pays.)
La Bière est une petite région naturelle, qui correspond à la forêt de
Fontainebleau et à ses extensions anciennes.
Fig. 41. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines
dans la région entre Loing et Orge.
TOPOLOGIE
183
La forêt de Fontainebleau s’appelait jadis forêt de Bière (Foresta Bier-
rae) sous saint Louis ; forêt de Bière lez Fontainebleau sous Charles IX,
en 1573) : Voir à ce sujet Gallois, p. 115-119. J’ignore l’étymologie de ce
nom.)
Il convient seulement de noter que le suffixe iere, forme française de
Aria, est d’origine gallo-romaine, L. n° 376.
Chap.X. RÉGION ENTRE LOING ET ORGE
Fig. 42. — Graphique de la répartition des noms de lieux de diverses origines
dans la région entre Loing et Orge.
Cette grande forêt est restée à peu près intacte, jusqu’à nos jours, grâce
à ce fait qu’elle a été de tous les temps le domaine de choix des rois de
France, qui l’appréciaient beaucoup comme terrain de chasse, où pullu¬
laient les gibiers rares (le dernier lynx a été tué vers le xvi e siècle d’après
Lavauden), l’influence des Rois se lit dans la toponymie, en dehors de la forêt
proprement dite : Bois-le-Rois, Boissise-le-Roi, la Chapelle-la-Reine.
Le nom de Bière a été gardé par un certain nombre de communes dont
la création est due, dans la plupart des cas, au défrichement progressif
de la forêt. Chailly-en-Bière (romain) ; Villiers-en-Bière (franc) ;
Fleury-en-Bière (romain) ; Saint-Martin-en-Bière.
I. — Mots d'origine inconnue.
Arbonne, S.-et-M., W. de Fontainebleau. C’est le nom de la rivière.
Avon, S.-et-M., E. de Fontainebleau.
m
PAUL LEMOINE
Barbizon, S.-et-M., S.-W. de Fontainebleau (marqué comme moderne sur
la carte pl. I).
Bourron, S.-et-M., S. de Fontainebleau.
Courances, S.-et-M., N. de Milly-sur-École.
Grez-sur-Loing, S.-et-M., S. de Fontainebleau.
Perthes, S.-et-M., S.-W. de Melun.
Becloses, S.-et-M., S.-E. de Fontainebleau.
Veneux-les-Sablons, S.-et-M., W. de Moret, sur route de Fontaine¬
bleau.
II. — Mots d’origine celtique.
Vaudoué, S.-et-M., S.-W. de Fontainebleau. On remarque le radical
Doué ; il est curieux que l’église se trouve sur l’emplacement de la source
de l’École.
III. — Mots d’origine romaine.
Achères-la-Forêt, S.-et-M., S.-W. de Fontainebleau; de Apes, abeille,
L. n° 604.
Cely, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau.
Chailly-en-Bière, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau, sur route de Cor-
beil.
Fleury-en-Bière, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau ; de Floriacus, L.
n° 223.
Milly, S.-et-O., W. de Fontainebleau.
Montigny-sur-Loing, S.-et-M., S.-W. de Moret ; de Montaniacus,
L. n° 230.
Moret, S.-et-M., sur le Loing, près du confluent dans la Seine ; de Murit-
tum, petit mur, L. n° 503.
Noisy-sur-École, S.-et-O., de Nucetum, Nux, noyer, L. n° 623.
Oncy, S.-et-O., E. de Fontainebleau, sur l’École, en amont de Milly.
Pringy, S.-et-M., sur route Fontainebleau-Corbeil, près du confluent de
l’Essonne dans la Seine.
Samois-sur-Seine, S.-et-M., N. de Fontainebleau (dans le voisinage, la
plaine de Sermaize ; d’une Légion romaine de Sarmates, L. n° 532).
Thomery, S.-et-M., E. de Fontainebleau.
Ury, S.-et-M., S.-W. de Fontainebleau, sur route de la Chapelle-la-Beine.
IV. — Mots d’origine franque.
Fontainebleau, S.-et-M., L. n° 2783, Je pense que le mot bleau peut
être rapproché de celui de Bilihildis, femme d’origine germanique. Ce
mot est conservé dans Châteaubleau, S.-et-M. ; voir L. n° 2159, et anté p.
Villiers-en-Bière, S.-et-M., N.-E. de Fontainebleau; de Villaris, ha¬
meau, L. n 08 954, 955.
Villiers-sur-Gretz, S.-et-M., r. g. du Loing, S. de Fontainebleau.
TOPOLOGIE
185
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Dammarie-les-Lys, S.-et-M., S. de Melun; de Domna Maria, Madame
Marie, L. n° 1527, 1896.
Saint-Germain-sur-École, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau.
Saint-Mammès, S.-et-M., N. de Moret, L. n° 1885.
Saint-Martin-en-Bière, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau.
Saint-Sauveur-sur-École, S.-et-M., N.-W. de Fontainebleau, L.
n° 1513.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Bois-le-Roi, S.-et-M., N. de Fontainebleau, L. n° 3090.
Boissise-le-Roi, S.-et-M., S.-W. de Melun.
La Rochette, S.-et-M., S. de Melun, L. n° 2233.
I. Mots
d’origine
inconnue.
. 9
27 %
Total
27 %
II.
—■
celtique.
. 1
3 %
30 %
III.
—
romaine.
. 13
37 %
67 %
IV.
—■
franque.
. 3
8 %
75 %
V.
—
ecclésiastique.. .
. 5
15 %
90 %
VI.
VII.
—
féodale.
moderne.
. 3
8%
98 %
§ b ) Prolongement du plateau
34
de Brie, au Sud
DE LA
Seine,
entre l’École
et l’Essonne.
I. — Mots d’origine inconnue.
Champcueil, S.-et-O., N.-E. de la Ferté-Alais.
Videlles, S.-et-O., S.-E. de la Ferté-Alais.
II. — Mots d’origine celtique.
Auverneaux, S.-et-O., S. de Corbeil, sur route de Milly, non de petites
colonies auvergnates comme le dit L. n° 425, mais d’un abyme (source)
qui se trouve dans la commune.
Baulne, S.-et-O., N. de la Ferté-Alais ; de Belenus, dieu gaulois, L. n° 464.
186
PAUL LEMOINE
III. — Mots d’origine romaine.
Chevannes, S.-et-O., S. de Corbeil; de Capanna, mot bas latin ayant le
sens de cabane, usité au vu e siècle, L. n° 2676.
Coudray-sur-Seine, S.-et-O., S.-E. de Corbeil ; de Corylus, puis Colurus,
coudrier (noisetier), L. n° 2923.
Fontenay-le-Vicomte, S.-et-O., S.-W. de Corbeil, sur route de la Ferté-
Alais ; de Fontana, Fontanetum, fontaine. Le suffixe rappelle le souve¬
nir des vicomtes de Corbeil.
Mennecy, S.-et-O., S.-W. de Corbeil, sur route de la Ferté-Alais.
Moigny, S.-et-O., N. de Milly.
Montceaux, S.-et-O., S. de Corbeil, sur route de Milly.
Ormoy, S.-et-O., S. de Corbeil, sur l’Essonne ; de Ulmetum, Ulmus,
l’orme, L. n° 632.
IV. — Mots d’origine franque.
Ballancourt, S.-et-O., N. de la Ferté-Alais, sur route de Milly.
Mondeville, S.-et-O., E. de la Ferté-Alais.
Nainville, S.-et-O., N. de Milly.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Dannemois, S.-
et-O., N. de Milly, sur route de Corbeil et sur
l’Essonne.
Saint-Fargeau
, S.-et-O., S.-E. de Corbeil,
sur la Seine,
L. n°
1738.
VI. — Mots d’origine
féodale.
Néant.
VII. — Mots d’origine
moderne.
Néant.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine inconnue.
.... 2
12 %
12 %
II. —
celtique.
.... 2
12 %
24 %
III. —
romaine.
.... 7
44 %
68 %
IV. —
franque.
.... 3
19%
87 %
V. —
ecclésiastique.
.... 2
12 %
99 %
VI. —
féodale.
.... 0
VII. —
moderne.
.... 0
16
§ c) Prolongement du plateau de Brie au Sud de la Seine,
entre l’Essonne et l’Orge.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bondoufles, S.-et-O., W. de Corbeil.
TOPOLOGIE
187
Courcour'onnes, S.-et-O., à l’W. de Corbeil.
Écharçon, S.-E. de Corbeil, sur l’Essonne.
IL — Mots d'origine celtique.
Corbeil, S.-et-O., sur la Seine, de Corbocialum, Corboilum, L. n° 161.
L’emplacement ancien était sur la r. d. de la Seine (Vieux Corbeil); le Corbeil
actuel aurait été transféré dans la presqu’île entre Seine et Essonne, vers le x e sièle
pour assurer un refuge aux religieux, chassés par les Normands.
Marollf.s-en-Hurepoix, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon ; peut-être à rappro¬
cher de Mareuil ; de Maroialum, mariage, L. n° 167.
Vert-le-Grand, S.-et-O., S.-W. de Corbeil; de vernos , l’aune, L. n°
176.
Vert-le-Petit, S.-et-O., S.-W. de Corbeil; de vernos, l’aune, L. n° 176.
III. — Mots d'origine romaine.
Bretigny, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon.
Boissy-sous-Saint-Yon, S.-et-O., S.-W. d’Arpajon, sur route d’Étampes,
de Baxetum, Buis, L. n° 615.
Châtres, S.-et-O., ancien nom d’Arpajon (voir A. Boulé, Bull. Soc.Hist.
de Paris, XXIY, 1897, p. 185-190) ; de Castrum, forteresse, L. n° 496.
Essonnes, S.-et-O., S. de Corbeil, du nom de la rivière, lequel est beau¬
coup plus ancien (voir p. 38), L. n° 730.
Evry-sur-Seine, ou Evry-Petit-Bourg, S.-et-O. ; de Eburiacus, Ebu-
ros, nom de chef gaulois ; en 1525 Evriacus super Sequanem, L. n° 220.
Fleury-Merogis, S.-et-O., S. de Longjumeau; de Floriacus, L. n° 223.
Grigny, S.-et-O., N.-W. de Corbeil.
Morsang-sur-Orge, S.-et-O., N.-W. d’Arpajon; de Muro cinctus, L.
n° 499.
Viry-Chatillon, S.-et-O., N.-W. de Corbeil.
IV. — Mots d’origine franque.
Avrainville, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon.
Cheptainville, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon.
Guibeville, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon.
La Norville, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon. Noter que Norville, S.-L, est
d’origine Scandinave, L. n° 1204.
Leudeville, S.-et-O., S.-S.-E. d’Arpajon.
Mérogis (Fleury-), S.-et-O., S. de Longjumeau ; de Rotgisus, L. n° 1104.
Ris-Orangis, S.-et-O., N.-W. de Corbeil, sur route de Paris ; probablement
de rivus, ruisseau, cf. L. n° 974.
188
PAUL LEMOINE
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Sainte-Geneviève-des-Bois, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon, L. n° 1782.
Saint-Michel-sur-Orge, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon, L. n° 1297.
Saint-Vrain, S.-et-O., S.-E. d’Arpajon, sur versant gauche de la Juine.
Saint-Yon, S.-et-O., S.-W. d’Arpajon ; de Eudo, duc d’Aquitaine sous
Charles Martel, L. n° 1016, ou de Eudo, martyr chartrain, L. n° 1718.
VI. — Mots d’origine féodale.
Lisses, S.-et-O., W. de Corbeil, dans le sens de barrière, L. n° 2299.
Plessis-Paté, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon ; de Plectere, entrelacer, L. n°
2292 ; Pâté, de la famille de Pasté, maréchal de France sous saint Louis,
L. n° 2296.
Villabé, S.-et-O., S. de Corbeil.
VII. — Mots d’origine moderne.
Villemoisson, S.-et-O., N.-W. d’Arpajon, sur l’Orge.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue .
. 3
10 %
10 %
IL
— celtique .
. 4
13%
23 %
III.
— romaine .
. 8
29 %
52 %
IV.
— franque .
. 7
23 %
75 %
V.
— ecclésiastique.
. 4
13 %
88 %
VI.
— féodale.
. 4
10 %
98 %
VII.
— moderne.
. 1
3 %
101 %
31
§ d) Région au Sud de la Chapelle-la-Reine,
entre le Loing et l’Essonne.
Ce pays est le Gâtinais : pagus Vastinensis, probablement de Vastina,
Gâtine, espace stérile [Gallois, p. 1081 ; étymologie inadmissible pour Lon-
gnon], ChÂteau-Landon en était probablement le centre. Il y a Mézières-
en-Gâtine, au S.-E. de Beaune-la-Rolande.
I. — Mots d’origine inconnue.
Boynes, Loiret, S.-E. de Pithiviers sur route de Beaune-la-Rolande.
Bromeilles, Loiret, S.-E. de Puiseaux.
TOPOLOGIE
189
Buno-Bonnevaux, S.-et-O., au N. de Malesherbes, sur l’Essonne.
Buthiers-Herbauvillers, S.-et-M., S. de Malesherbes (Herbauvillers
est marqué seul sur la carte pl. I).
Chenou, S.-et-M., N.-W. de Château-Landon.
Échilleuse, Loiret, S.-W. de Puiseaux.
Gaubertin, Loiret, S.-E. de Pithiviers.
Girolles, Loiret,, S.-E. de Château-Landon, entre Loing et Fusain.
Givraines, Loiret, S.-E. de Pithiviers.
Larchant, S.-et-M., W. de Nemours.
Nemours, S.-et-M., sur le Loing.
Nargis, Loiret, S.-W. de Château-Landon (pas sur la carte pl. I).
Ormesson, S.-et-M., S.-W. de Nemours (pas sur la carte pl. I).
Sceaux-du-Gatinais, Loiret, S.-E. de Château-Landon, sur le Fusain.
Tousson, S.-et-M., N.-E. de Malesherbes (pas sur la carte pl. I).
Treilles, Loiret, S.-E. de Château-Landon, entre Loing et Fusain.
Yèvres-le-Chatel, Yèvres-la-Ville, Loiret, E. de Pithiviers, sur la
Rimarde.
L. n° 2192, indique que, dans des cas semblables, la ville (dans le sens de village)
est antérieure au château.
Je ferai remarquer que le nom de Yèvres est identique à celui de deux rivières du
Bassin de Paris. Yèvres, affluent de l’Aisne { Evera , L. n° 72b), Yèvres affluent du
Cher ( Avara , L. n° 698) d’où Avaricum, aujourd’hui Bourges.
Il est possible que le nom de localité soit le nom de la rivière (actuellement la
Remarde) et que, par suite, il soit préromain ou même préceltique.
IL — Mots d'origine celtique.
Beaune-la-Rolande, Loiret, S.-E. de Pithiviers ; de Belenus, divinité
gauloise, L. n° 464.
Corbeilles-en-Gatinais, Loiret, S.-W. de Château-Landon, près de
l’origine de la Rolande.
III. — Mots d’origine romaine.
Auxy, Loiret, N.-W. de Beaune-la-Rolande.
Bagneaux-sur-Loing, S.-et-M., S. de Nemours ; de Balneolum, bain,
L. n° 570.
Batilly-en-Gatinais, Loiret, W. de Beaune-la-Rolande.
Boesse, Loiret, S. de Puiseaux ; de Buxea, pour Buxus, L. n° 656.
Boissy-aux-Cailles, S.-et-M., N.-W. de Malesherbes ; de Buxetum, pour
Buxus, buis, L. n° 615.
Bougligny, S.-et-M., N.-W. de Château-Landon.
Bouilly, Loiret, S. de Pithiviers.
Boijtigny, S.-E. de la Ferté-Alais.
Burcy, S.-et-M., N.-E. de Puiseaux.
190
P AUI- LEMOINE
Chatenoy, S.-et-M., S.-W. de Nemours ; de Castanetum, Castanea, châtai¬
gnier.
Égry, Loiret, N. de Beaune-la-Rolande.
Fay-les-Nemours, S.-et-M., S. de Nemours ; de Fagus, hêtre, L. n° 638.
Ichy, S.-et-M., W. de Puiseaux.
Nancray, Loiret, W. de Beaune-la-Rolande.
Puiseaux, Loiret, S. de Malesherbes ; peut-être de Puteoli, petits puits.
IV. — Mots d’origine franque.
Amponville, S.-et-M., E. de Malesherbes.
Arville, S.-et-M., S. de la Chapelle-la-Reine.
Aufferville, S.-et-M., S.-W. de Nemours.
Barville, Loiret, S.-E. de Pithiviers.
Boulancourt, S.-et-M., S. de Malesherbes, près de l’Essonne.
Chevrainvilliers, S.-et-M., S.-W. de Nemours.
Courcelles, Loiret, S.-E. de Pithiviers.
Dadonville, Loiret, S.-E. de Pithiviers.
Garentreville, S.-et-M., S. de la Chapelle-la-Reine.
Gironville, S.-et-M., S.-E. de Puiseaux.
Guercheville, S.-et-M., E. de Nemours.
Guigneville, S.-O., S. de la Ferté-Alais.
Herbeauvilliers (Butiiiers-), S.-et-M., E. de Malesherbes.
Jacqueville, S.-et-M., S.-W. de la Chapelle-la-Reine.
Mondreville, S.-et-M., W. de Château-Landon.
Obsonville, S.-et-M., N.-E. de Puiseaux.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Chapelle-la-Reine, S.-et-M., S.-W. de Fontainebleau.
VI. — Mots d’origine féodale.
Bordeaux, Loiret, S.-E. de Beaumont, de borde, maison vers le xiii 8 siècle,
L. n° 2708.
Chateau-Landon, S.-et-M., dominant le Fusain.
VII. — Mots d’origine moderne.
Beaumont-du-Gatinais, S.-et-M., probablement une localité plus an¬
cienne que son nom.
Courtempierre, Loiret, S.-W. de Château-Landon, sur r. d. du Fusain
(pas sur la carte, pl. I).
Desmonts, Loiret, N.-E. de Puiseaux.
TOPOLOGIE
191
Fromont, S.-et-M., S.-E. de Malesherbes.
Grangermont, Loiret, S.-W. de Puiseaux.
La Madeleine, S.-et-M., N. de Château-Landon.
Maisoncelles-en-Gatinais, S.-et-M., N.-W. de Château-Landon.
Préfontaines, Loiret, S. de Château-Landon (pas sur la carte, pl. I).
Rumont, S.-et-M., S.-E. de Malesherbes.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 17
27 %
Total
27 %
IL
—• celtique.
. 2
3%
30%
III.
— romaine.
. 15
24%
54%
IV.
— franque.
. 16
26%
80 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
2%
82 %
VI.
— féodale.
. 2
3%
85 %
VIL
— moderne.
. 9
14 %
99 %
§ e) La vallée de
6‘2
l’Essonne.
La partie amont de l’Essonne, s’appelle l’Œuf, rivière de Pithiviers.
En aval de cette ville 1 , l’Œuf arrose successivement :
Bondaroy, Loiret [origine inconnue].
Estouy, Loiret. (Noter l’analogie avec Estout ; de Stolt, Scandinave, L.
n° 1255.)
Aulnay-la-Rivière, Loiret, mot d’origine romaine ; de Alnetum, Alnus,
aune, L. n° 612.
Ondreville, Loiret, origine franque.
On arrive alors au point où la rivière prend le nom d’Essonne.
Briares, Loiret ; de Brivodurum, forteresse celtique, L. n° 67.
Dimancheville, Loiret ; dominica pilla, la demeure du Maître, L. n os 517,
943, 2319, paraît hésiter entre une origine romaine, franque ou féodale.
Je la crois franque.
Orville, Loiret [origine franque].
Augerville-la-Rivière, Loiret ; de Aldagarus, nom d’homme, en franc,
L. 1089.
Je n’ai aucun renseignement sur l’étymolpgie du mot Malesherbes,
Loiret.
Plus en aval se trouvent :
Boigneville, S.-et-O. [origine franque].
1. Pithiviers (Loiret) aurait eu son emplacement primitif à Pithiviers-le-Viel ; la ville actuelle
{Pithiviers-iæ-Gastel) aurait été construite vers le x e siècle pour mettre en sûreté les reliques du
saint roi Salomon (!) menacées par les Normands (Marc Bloch, p. 161).
192
PAUL LEMOINE
Prunay, S.-et-O., mot d’origine romaine; de Prunetum, pour Prunus, le
prunier, L. n° 625.
Gironville, S.-et-O. [origine franque].
Maisse, S.-et-O. [origine inconnue].
Courdimanche, S.-et-O. ; de Cortis Dominica, le domaine seigneurial, mot
franc ou peut-être féodal, L. n os 943, 2316.
Vayres, S.-et-O. [origine inconnue].
Dhuison, S.-et-O. ; peut-être à rapprocher de mots comme Dhuis, de Ductos,
conduit ; voir L. 2788.
L’Essonne arrose alors la Ferté-Alais, S.-et-O., origine féodale, de Fir-
mitas, mot d’origine féodale, antérieur au xm e siècle, probablement du
x e siècle. Primitivement, sous Louis le Gros, Firmitas Balduini. Le mot Alais
vient Adalhagdis ou Adalhaides, nom franc (L. n os 991, 2230), nom dû à
Alais, femme de Guy Trousseau, seigneur de Montlhéry au xu e siècle.
Au delà, on ne trouve plus guère de villages sur l’Essonne, proprement
dite.
§ /) Vallée de la Juine.
La Juine, important affluent de l’Essonne, naît au château de Juine (on
prononce Joigne), un peu en amont de Méréville.
Méréville, S.-et-O.
Noter que le mot Merè désigne souvent l’origine d’une rivière. Méréville, bien que
plus l'approché de Paris etd’lîtampes, est un bourg beaucoup moins considérable que
Sermaize qui est un centre de commerce important. Quoique simple commune, elle
a eu longtemps un juge de paix et a encore un notaire.
La Juine passe ensuite à :
Saclas, S.-et-O. [origine inconnue].
Boissy-la-Rivière, S.-et-O., origine romaine ; de Buxetum, le buis, L. n°
615.
Bierville, S.-et-O. [origine franque].
Ormoy-la-Rivière, S.-et-O., d’origine romaine; de Ulmetum, Ulmus, l’orme.
Avant d’arriver à Étampes, S.-et-O . 1 , origine inconnue, la Juine reçoit le
Juineteau, réunion de la Chalouette et de la Louette, qui confluent près
de la gare de Saint-Martin-d’Étampes, au pied d’une sorte de forteresse
ancienne.
Puis, la Juine arrose
Morigny, S.-et-O. [origine romaine].
Etrechy, S.-et-O. [origine romaine].
1.1/emplacement actuel daterait du x e siècle (Marc Bloch, p. 62), l’emplacement primitif (Vieilles»
Étampes) se trouvait dans la vallée de la Chalouette.
TOPOLOGIE
193
Auvers-Saint-Georges, S.-et-O., L. n° 425 propose comme origine AIverna,
Auvergne, et pense que les noms rappellent des petites colonies auver¬
gnates ; je ne puis admettre cette manière de voir et je pense plutôt qu’il
s’agit de sources souterraines (ici, dans le calcaire de Brie).
Chamarande, S.-et-O., érigé en comté en 1688 pour Gilbert d’Ormesson,
comte de Chamarande [Origine moderne]. Cette commune s’appelait au¬
trefois L. Bonnes, n° 2493. L’étymologie de ce mot est inconnue.
Lardy, S.-et-O. [origine romaine].
Bouray-sur-Juine, S.-et-O. [origine inconnue].
Itteville, S.-et-O. [origine franque].
Résumé.
I. Mots d’origine inconnue
IL
—
celtique.
III.
—
romaine.
IV.
—
franque.
V.
—
ecclésiastique.
VI.
—
féodale.
VIL
—
moderne.
Essonne
Total
Juine
Total
4
23
%
23 %
4
29
%
29 c
1
6
%
29 %
1
7
%
36 c
3
17
%
46 %
5
36
%
72 c
8
46
%
92 %
3
21
%
93
0
0
1
6
%
98 %
0
0
1
7
%
100
17 14
Le cours inférieur de la Juine jalonne approximativement le bord de
l’escarpement de sables de Fontainebleau, surmonté de calcaire de Beauce ;
c’est dans cette région la véritable limite de l’Ile-de-France et d’autres pays,
comme la Beauce, l’Orléanais, le Gâtinais.
A peu de chose près, cette limite géologique a longtemps été une limite de
régions, peut-être même de nations préromaines, et l’on constate à la fois
des traces de la frontière gauloise, qui suit à peu de distance une route de
rocade, jalonnée par les postes romains, comme s’il y avait eu là une
importante frontière militaire.
On sait qu’en gaulois, le mot Arthe, qui, primitivement devait désigner
l’ours, signifie généralement frontière.
Or, ici, nous voyons cette racine intervenir dans un assez grand nombre de
noms.
Ardelu, commune (et peut-être Arnonville près le carrefour de la Grosse-
Borne, à Guillerval-sur-Juine.
Artondu, près Ormoy-la-Rivière.
Ardenay.
Artolu, près la Ferté-Alais.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
13
194
PAUL LEMOINE
§ g) Plateau de Beauce entre l’Essonne et la Juine
(ou plus exactement la route Étampes-Orléans).
La forme ancienne semble être Belsa et nom Belsia et apparaît pour la
première fois au vi e siècle ; c’est un mot d’origine gauloise et peut-être plus
ancienne.
Gallois pense que « l’on n’a pas de preuves, que la région boisée (forêt
d’Orléans) ait jamais dépassé vers le Nord, ses limites actuelles ».
Ainsi il est fort probable que l’ample forêt de Beauce, qu’abattit Gargan¬
tua (chap. xvi), n’a jamais existé que dans l’imagination de Rabelais.
La Beauce a toujours été un pays agricole, mère des grains, Belsia grani-
paris, dit Guillaume le Breton (mort vers 1227).
I. — Mots d’origine inconnue.
Dhuilet, S.-et-O., S. d’Étampes, sur route de Pithiviers.
Estouches, S.-et-O., S.-E. de Méréville.
Panecières, Loiret, S.-E. de Méréville.
Orveau, S.-et-O., E. d’Étampes.
Orveau, Loiret, W. de Malesherbes.
• II. — Mots d’origine celtique.
Marolles, S.-et-O., S.-E. d’Étampes; comparer à Mareuil, nom celtique;
de Maroialum, marécage, L. n° 167. Ce village est sur le plateau ; mais
les mêmes conditions sont exprimées dans le nom récent d’un village voi¬
sin ; Puiselet-le-Marais.
III. — Mots d’origine romaine.
Autruy-sur-Juine, Loiret, S. de Méréville.
Blandy, S.-et-O., W. de Malesherbes ; de Blandiacus, L. n° 215.
Boisseaux, Loiret, S.-W. de Méréville, près la route Étampes-Orléans.
Boissy-le-Cutte, S.-et-O., N.-E. d’Étampes, sur route de la Ferté-Alais.
Brouy, S.-et-O., N.-W. de Malesherbes.
Cerny, S.-et-O., N.-E. d’Étampes, sur la route de la Ferté-Alais.
Coudray, Loiret, S.-W. de Malesherbes, sur route de Pithiviers; d eCorylus,
puis Corulus, le bouleau, origine moderne, d’après L. n° 2922.
Ramoulu, Loiret, N.-E. de Pithiviers, près route de Malesherbes ; de Lucus
petite forêt, L. n° 688.
Rouvres, Loiret, S.-E. d’Étampes, près route de Pithiviers ; de Bobur, le
chêne, L. n° 641.
Sermaises, Loiret, S.-E. d’Étampes, sur route de Pithiviers ; d’une légion
de Sarmates. Ce camp romain est sur le passage d’une route romaine
TOPOLOGIE
195
(chemin des Mathurins), et les villages voisins, à désinence romaine, Autruy,
Blandy et Brouy, devaient le ravitailler.
De même, au Sud de la Ferté-Alais, le camp de la Butte des Audiger,
devait avoir son domaine de ravitaillement à la ferme de Paty.
IV. — Mots d’origine franque.
Abbeville, S.-et-O., N.-E. de Méréville (origine franque, L. n° 944, et féo¬
dale L. n° 2369) ; de Abbatis cortis.
Allainville-en-Beauce, Loiret, S. de Méréville.
Andonville, Loiret, S.-W. de Méréville.
Angerville, S.-et-O., S.-E. d’Étampes, sur route d’Orléans ; de Ansgarius,
L. n° 1090.
Arrancourt, S.-et-O., N.-E. de Méréville, sur l’Éclimont.
Audeville, Loiret, N. de Pithiviers.
Barmainville, Loiret, S.-W. de Méréville, sur route Étampes-Orléans (pas
sur la carte, pl. I).
Bouville, S.-et-O., E. d’Étampes, sur route de Milly ; à comparer à Bouvain-
court ; de Bovanis Curtis, voir L. n° 985.
Bouzonville-en-Beauce, Loiret, N. de Pithiviers, de Bosonis, Villa (Marc
Bloch, p. 76).
Césarville, Loiret, N. de Pithiviers.
Dossainville, Loiret, N. de Pithiviers.
Engenville-Montville, Loiret, N. de Pithiviers.
Erceville, Loiret, S.-W. de Méréville.
Faronville, Loiret, S. de Méréville ; nom franc de saint Faro, évêque de
Meaux au vn e siècle, L. n° 1017.
Grigneville-Bazinville, Loiret, W. de Pithiviers.
Guigneville, Loiret, N.-W. de Pithiviers.
Guignonville, Loiret, W. de Pithiviers.
Intville-la-Guétard, Loiret, N. de Pithiviers.
Landreville, S.-et-O., S. d’Étampes sur la Juine ; de Landericus, nort\
d’homme, L. n° 1140 (ailleurs L. n° 2629 considère Landericus comme
gallo-romain, ayant donné à cette époque la forme Landrecies).
Léouville, Loiret, N.-E. de Pithiviers.
Mainvilliers, Loiret, N. de Pithiviers.
Manchecourt, Loiret, N.-E. de Pithiviers, près route de Malesherbes.
Marsainvilliers, Loiret, N.-E. de Pithiviers.
Monnerville, S.-et-O., S. d’Étampes, sur route d’Orléans.
Montville (Engenville), Loiret, N. de Pittiviers.
Morville-en-Beauce, Loiret, N.-W. de Pithiviers.
Nangeville, Loiret, E. de Malesherbes.
Outarville, Loiret, S.-W. de Méréville.
Roinvilliers, S.-et-O., S.-E. d’Étampes.
196
PAUL LEMOINE
Sebouville, Loiret, W. de Pithiviers.
Tignonville, Loiret, S.-E. de Méréville.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Saint-Peravy-Epreux, Loiret, W. de Pithiviers ; de Sanctus Petrus ad
vicum (sanctuaire de Saint-Pierre, près le bourg), L. n° 1534.
Saint-Cyr-la-Rivière, S.-et-O., N.-E. de Méréville sur la Juine.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VIL — Mots d’origine moderne.
Bois-Herpin, S.-et-O., S.-E. d’Étampes.
Champmotteux, S.-et-O., N.-W. de Malesherbes, sur route d’Étampes.
Charmont, Loiret, N.-W. de Pithiviers.
Fontaine, S.-et-O., S. d’Étampes, sur l’Éclimont (pas sur la carte, pl. I).
Guillerval, S.-et-O., S. d’Étampes.
La Brosse, Loiret, S. de Malesherbes.
La Forêt-Sainte-Croix, S.-et-O., S.-E. d’Étampes, sur route de Malesherbes.
Mespuits, S.-et-O., N.-W. de Malesherbes, sur route d’Étampes.
Puiselet-le-Marais, S.-et-O., S.-E.-E. d’Étampes.
Valpuiseaux, S.-et-O., S.-E.-E. d’Étampes.
Villeneuve-sur-Auvers, S.-et-O., N.-E. d’Étamp
es.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
5
8 %
8%
II.
— celtique.
1
2 %
10%
III.
— romaine.
10
17 %
27 %
IV.
— franque.
31
50 %
77 %
V.
— ecclésiastique.
2
3%
80%
VI.
— féodale.
0
VII.
—- moderne.
80
18%
98 %
69
La proportion de noms francs serait encore plus grande si on faisait
intervenir les noms de hameaux.
Presque tous les noms de commune sont des noms à origine franque 1 ;
sauf les quelques mots gallo-romains signalés autour des camps militaires ;
ils finissent presque tous en ville, villiers, court, etc...
1. Cette prédominance a frappé Marc Bloch (loc. cit., p. 78) après G. (anonyme), Étymologie
géographique de Seine-et-Oise, Paris, 1876.
TOPOLOGIE
197
C’est évidemment là que l’on a fixé la plus grande partie des hordes
franques, arrivant de l’Est et du Nord.
A cet égard, le pays de Beauce, si différent du reste de l’Ile-de-France à
toute sorte d’égards, l’est également au point de vue de la race humaine,
où l’élément gallo-romain joue certainement un rôle très minime.
Je ferai également une remarque de même ordre. On est frappé du petit
nombre de lieux dits d’origine ecclésiastique existant dans ce pays. Si
l’on rapproche cette absence presque totale de la fréquence de ces noms
de lieu dans toute l’Ile-de-France, on est amené à y chercher une cause
profonde. On ne peut guère admettre que l’occupation totale du pays ait
empêché l’établissement d’abbayes, de prieurés, sauf Abbeville, Saint-
Cyr-la-Rivière, Saint-Hilaire ; car la même cause jouait certainement là
comme ailleurs.
Il faut donc que le pays ait été nettement hostile à l’influence chré¬
tienne, et que les Francs de cette région soient restés longtemps païens,
sinon de forme, du moins de cœur. L’étude du folklore comparé, la
recherche des superstitions, encore existant en Beauce, serait donc parti¬
culièrement fructueuse.
§ h) Plateau de Beauce entre la Juine et l’Orge.
Il s’agit ici d’un morceau du plateau de Beauce que découpent en une
sorte de péninsule les vallées des deux rivières.
I. — Mots d’origine inconnue.
Authon-la-Plaine, S.-et-O., E. d’Étampes, sur la route d’Ablis.
Chalo-Saint-Mars, S.-et-O., W. d’Étampes, sur la Chalouette.
Chalou-Moulineux, S.-et-O., E. d’Étampes, à l’origine de la Chalouette
jadis Chalou-la-Reine (voir VI).
Mérobert, S.-et-O., S.-W.-W. d’Étampes.
Pussay, S.-et-O., S.-W. d’Étampes (pas sur la carte, pl. I).
Villeconin, S.-et-O., N. d’Étampes, à la source de la Remarde.
II. — Mots d’origine celtique.
Ardelu, E.-et-L., S.-W. d’Étampes; peut-être de la racine Arthé, et de
lucus, bois (voir III).
Brière-les-Scellés, S.-et-O., N. d’Étampes; de Brioderum, pour Brivo-
durum, comme Brières (Ardennes) ; cf. L. n° 66, mais l’origine moderne
est également plausible (voir VII).
III. — Mots d’origine romaine.
Ardelu, E.-et-L. ; de lucus, petit bois, S.-W. d’Étampes (voir II).
198
PAUL LEMOINE
Boissy-le-Sec, S.-et-O., N.-W. d’Étampes, à l’origine de la Misère ; de
Buxus, bois, L. n° 615.
Orlu, S.-et-O., S.-W. d’Étampes ; de lucus, petit bois.
Souzy-la-Briche, S.-et-O., N. d’Étampes ; sur la Renarde.
Torfou, S.-et-O., N.-E. d’Étampes; de Tortus fagus, le hêtre tordu, L.
n° 650.
IV. — Mots d'origine franque.
Boutervilliers, S.-et-O., W. d’Étampes, sur route d’Ablis.
ChÀtignonville, S.-et-O., S.-W. de Dourdan (pas sur la carte, pl. I).
Congerville, S.-et-O., S.-W. d’Étampes.
Gommerville, E.-et-L., S.-W. d’Étampes.
Granville-Gaudreville, E.-et-L., S.-W. d’Étampes (pas sur la carte, pl. I).
Oysonville, E.-et-L., S.-W.-W. d’Étampes (on a écrit Oisonville).
Richarville, S.-et-O., N.-W. d’Étampes.
Sainville, E.-et-L., E. d’Étampes.
Thionville, S.-et-O. et E.-et-L., S.-W. d’Étampes ; de Theodulfus, voir
L. n° 1150.
Vierville, E.-et-L., S.-W. d’Étampes.
V. — Mots d'origine ecclésiastique.
Sainte-Escobille, S.-et-O., W. d’Étampes; de Scrubiculus, par change¬
ment de genre, L. n° 2038.
Saint-Hilaire, S.-et-O., W. d’Étampes ; de Hilarius, L. n° 1813.
Saint-Sulpice-de-Favières, S.-et-O., N. d’Étampes ; de Sulpicius, L.
n° 2070.
VI. — Mots d'origine féodale.
Chalou-Moulineux, S.-et-O., jadis Chalou-la-Reine, en souvenir de
Ale de Champagne, mère de Philippe Auguste, L. n° 2330 (voir I).
Chauffour-les-Étrechy, N. d’Étampes; de Calcis furnus, four à chaux,
expression remontant au moyen âge, L. n° 2594.
VII. — Mots d'origine moderne.
Brière-les-Scellés, S.-et-O., N. d’Étampes ; de Brugaria, bas latin,
bruyère, L. n° 3114, note 1. On peut envisager aussi une étymologie
celtique, L. (voir II).
La Forêt-le-Roi, S.-et-O., S. de Dourdan.
Les-Granges-le-Roi, S.-et-O., S. de Dourdan.
Mauchamps, S.-et-O., N. d’Étampes, près route de Paris.
TOPOLOGIE
Résumé.
199
Total
I. Mots
d’origine
inconnue.
.. 6
19 %
19 %
IL
—
celtique.
.. 2
6 %
25 %
III.
—
romaine.
.. 5
16%
41 %
IV.
—
franque.
.. 10
31 %
72 %
V.
—
ecclésiastique.
.. 3
9%
81 %
VI.
—
féodale.
.. 2
6 %
87 %
VII.
—
moderne.
Vt 4 C3
CO
13 %
100 %
CHAPITRE XI
HUREPOIX ET FORÊT DE RAMBOUILLET
a) Hurepoix. — h) Forêt de Rambouillet. — c) Plaine de Longboyau. — d) Forêt de
Meudon.
Le mot Hurepoix, Herupe, Herupois, paraît avoir été employé très
anciennement, mais dans un sens tout à fait différent de celui que lui
donnent les géologues et les géographes actuels. (Voir Gallois, chap. LV,
p. 83-100.)
C’est un mot ignoré de la plupart des habitants, mais l’on se moquait
autrefois volontiers des gens du Hurepoix, et dans les chansons de geste
il revient très fréquemment.
Toute la première partie de la chanson des Saxons (xn e siècle) est l’his-
Fig. 43. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines
dans le Hurepoix et la forêt de Rambouillet.
TOPOLOGIE
201
f
toire de la résistance des barons Hérupoix (sic), aux prétentions de
Charlemagne.
Il semble que ce mot ait désigné primitivement, c’est-à-dire aux pre¬
miers siècles de la dynastie capétienne, toute l’ancienne Neustrie, c’est-à-
dire le pays situé au Sud de la Seine. C’est
ainsi que Cosne-sur-Loire a été dit Cosne-
en-Hurepoix.
L’origine du mot est inconnue ; on écrit
Urepoix sur une carte de 1639.
En réalité, ce mot n’a survécu que parce
qu’il a désigné, pendant un certain temps,
un archidiaconé du diocèse de Paris, celui situé
au Sud de la Seine, ultérieurement archidia¬
coné de Josas 1 .
4
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§ a) Le hurepoix,
ENTRE LA ROUTE RAMBOUILLET,
Versailles 2 et l’Orge.
I. — Mots d’origine inconnue.
Auffargis, S.-et-O., N.-E. de Rambouillet.
Ronnelles, S.-et-O., S.-W. de Limours, sur
la route d’Ablis (marqué moderne sur la
carte, pl. I).
Rriis-sous-Forge, S.-et-O., S.-E. de Limours,
sur la Prédecelle.
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ChapXI. HUREPOIX
Fig. 44. — Graphique de la répar¬
tition des noms de lieux de di¬
verses origines dans le Hurepoix
et la forêt de Rambouillet.
Cernay-la-Ville, S.-et-O-., E. de Rambouillet, sur la route de Chevreuse.
Champlan, S.-et-O., E. de Palaiseau.
Gif, S.-et-O., W. de Palaiseau, sur l’Yvette.
Gometz-la-Ville, S.-et-O., entre Limours et Palaiseau.
Gometz-le-Ciiatel, S.-et-O., id.
Lévy-Saint-Nom, S.-et-O., N.-W. de Chevreuse, sur l’Yvette.
Limours, S.-et-O., E. de Rambouillet.
Linas, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon, sur route de Paris.
Marcoussis, S.-et-O., N. d’Arpajon, sur la Saillemouille ; Marcouchiet
en 704 ; E. de Marcocinctocto en 845 (d’après Cocheris).
Palaiseau, S.-et-O., S.-E. de Versailles.
Pecqueuse, S.-et-O., W. de Limours.
Saclay, S.-et-O., N.-W. de Palaiseau.
Senlisse, S.-et-O., près Dampierre.
Sonchamps, S.-et-O., S. de Rambouillet, à la limite W. de la forêt.
1. On dit cependant Marolles-en-Hurepoix, et l’on a dit Limouks-en-Hurepoix.
2. Versailles, Versaliœ en 1095.
202
PAUL LEMOINE
Toussus-le-Noble, S.-et-O., S. de Versailles.
Vauhallan, S.-et-O., N.-W. de Palaiseau.
II. — Mots d’origine celtique.
Bièvres, S.-et-O., sur la Bièvre, point de passage d’une vieille route (Paris-
Gif et au delà sur la rivière Bièvres ; L. n° 730.
Épinay-sur-Orge, S.-et-O., S.-E. de Longjumeau; de Spinoialum, cel¬
tique, l’épine, puis Spinogelum (vu e siècle), L. n os 174, 629.
Longjumeau, S.-et-O. ; au xi e siècle Nuimellum, Noiomellum (d’après
Cocheris) ; au xm e siècle Nogemellurn, peut-être comme Nogent, Nooio-
magus, L. n° 92.
III. — Mots d’origine romaine.
Bullion, S.-et-O., S.-W. de Limours, sur la Celle ; probablement de Bul-
lio, Bullios, nom formé sur un gentilice romain, comme Bouillon
(Belgique), L. n° 93.
Chevreuse, S.-et-O., S.-W. de Versailles ; de Capraria, Caprarita, chèvre,
L. n°s 2671, 601, 609.
Courson-Launoy, S.-et-O., W. d’Arpajon, peut-être comme Courson
(Calvados) ; de Curtis, Curtius, L. n° 361.
Fontenay-les-Briis, S.-et-O., S.-E. de Limours, de Fontanetum, Fontana,
fontaine, L. n os 673, 2784.
Igny, S.-et-O., N.-W. de Palaiseau, sur la Bièvre.
Janvry, S.-et-O., E. de Limours.
Jouy-en-Josas, S.-et-O., S.-E. de Versailles, sur la Bièvre ; le mot de
Josas ne s’applique guère qu’à cette localité ; il serait un pléonasme ;
d’après Gallois (p. 119), il viendrait de gaudiacensis , gaudiacum.
D’après Bloch ce mot viendrait de Jooiacus, Jupiter.
Montigny-le-Bretonneux, S.-et-O., S.-W. de Versailles; de Montania-
cus, L. n° 230.
Nozay, S.-et-O., N. d’Arpajon; probablement de Nucarius, nux, la noix,
comme Nozay (Aube), L. n° 2913.
Orsay, S.-et-O., W. de Palaiseau, sur l’Yvette; de urtica, l’ortie, L. n° 305.
Saulx-les-Chartreux, S.-et-O., W. de Longjumeau ; de Salix, le saule,
L. n° 642.
Sermaize, S.-et-O., E. de Dourdan, sur l’Orge, probablement l’emplace¬
ment d’une légion de Sarmates, L. n° 532.
IV. — Mots d’origine franque.
Angervilliers, S.-et-O., S. de Limours ; de Angarius, L. n° 1090.
Ballainvilliers, S.-et-O., S. de Longjumeau, sur l’Orge.
Breuillet, S.-et-O., sur l’Orge, entre Dourdan et Arpajon ; abréviation
de Breuil, pour Broialum, celtique, bois clos.
TOPOLOGIE
203
Dourdan, S.-et-O., sur l’Orge ; Dordingum en 956, lieu de décès de
Hugues le Grand, père de Hugues Capet.
Guyancourt, S.-et-O., S. de Versailles; de Wido, L n° 1035.
Leuville-sur-Orge, S.-et-O., N. d’Arpajon, sur route de Paris.
Longvilliers, S.-et-O., N.-E. d’Ablis, sur la Remarde.
Magny-les-Hameaux, S.-et-O. ; dans certains cas, le mot Magny dérive
de mansio, mot franc, L. n° 967.
Maincourt, S.-et-O., N.-W. de Chevreuse, sur l’Yvette.
Mesnil-Saint-Denis, S.-et-O., N.-W. de Chevreuse ; de Mansio, mai¬
son, L. n° 956.
Milon-la-Chapelle, S.-et-O., N. de Chevreuse ; peut-être de Milo, comme
la Ferté-Milon (Aisne), L. n° 1026.
Ollainville, S.-et-O., W. d’Arpajon.
Roinville, S.-et-O., E. de Dourdan, sur l’Orge.
Villiers-le-Bacle, S.-et-O., S. de Versailles.
Villiers-sur-Orge, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon.
IV bis. — Annexe.
Bures, S.-et-O., S. de Versailles, sur l’Yvette ; du haut allemand ( Bur ,
maison) et du patois normand.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Dampierre, S.-et-O., de Dominus Petrus, L. n° 1521.
Saint-Arnould-en-Yvelines, S.-et-O., N.-E. d’Ablis, sur la Remarde
et sur la route de Limours ; de Arnulfus, L. n° 1577.
Saint-Aubin, S.-et-O., E. de Chevreuse; de Albinus, L. n° 1609.
Saint-Chéron, S.-et-O., entre Dourdan et Arpajon, sur l’Orge ; de Car-
raunus, martyr chartrain, au vi e siècle, L. n° 1650.
Saint-Cyr-sous-Dourdan, S.-et-O., N. de Dourdan, sur la Remarde; de
Cyricus ou Quirinus, L. n° 1687.
Saint-Forget, S.-et-O.; de Ferreolus, comme Saint-Ferréol, L. n° 1738,
W. de Chevreuse.
Saint-Germain-lès-Arpajon, S.-et-O., N. d’Arpajon, sur l’Orge, L.
n° 1791.
Saint-Germain (le Val-), S.-et-O., S.-E. de Dourdan, sur la Remarde.
Saint- Jean-de-Beauregard, S.-et-O., S.-W. de Palaiseau ; de Joannes,
L. n° 1829.
Saint-Lambert, S.-et-O. ; de Landbertus, L. n° 1840, N.-W. de Chevreuse.
Saint-Maurice, S.-et-O., W. d’Arpajon sur la Remarde ; martyr de la
Légion thébaine.
Saint-Nom (Lévy-), S.-et-O., N.-W. de Chevreuse ; de Nummius, L. n° 1945.
Saint-Remy-lès-Chevreuse, S.-et-O., E. de Chevreuse, sur l’Yvette,
de Remedius, Remegius, Remigius, L. n° 2007.
204
PAUL LEMOINE
La Celle-les-Bordes, S.-et-O., S.-E.-E. de Rambouillet ; de Cella, petit
monastère, L. n° 1448.
Noter aussi les suffixes de noms francs, Mesnil-Saint-Denis, Milon-
la-Chapelle.
VI. — Mots d'origine féodale.
Arpajon-sur-Orge, S.-et-O. ; avant 1720, Châtres de Castrum ; érigé
en marquisat pour Louis de Séverac, L. n° 2487. Position occupée en 582
par Chilpéric contre son frère Gontran, L. n° 2139.
Chateaufort, S.-et-O., S.-W. de Versailles, L. n 08 2123, 2262.
Choisel, S.-et-O., S.-W. de Chevreuse; de Cancellus, caucum, assemblage
de planches formant roue autour des moulins. Effectivement ce village
est à l’origine d’une petite rivière qui débouche dans l’Yvette.
Montlhéry, S.-et-O., N.-E. d’Arpajon, sur route de Paris.
Rochefort-en-Yvelines, S.-et-O., N.-E. d’Ablis, route de Limours.
VIL — Mots d'origine moderne.
Boullay-les-Trous, S.-et-O., S. de Chevreuse.
Bruyères-le-Chatel, S.-et-O., S.-W. d’Arpajon, L. n°3114; Brocaria en
670, d’après Cocheris.
Clairefontaine, S.-et-O., S.-E. de Rambouillet, dans la forêt, L. n° 2785.
Forges, S.-et-O., S.-E. de Limours ; de Fabrica, Faurica, Fauria, L.
n° 2565.
La Verrière, S.-et-O., près la route Rambouillet-Versailles.
Les-Essarts-le-Roi, S.-et-O., N.-E. de Rambouillet.
Les Loges-en-Josas, S.-et-O., S. de Versailles.
Les Molières, S.-et-O., S. de Chevreuse.
Vaugrigneuse, S.-et-O., S.-E. de Limours.
Vieille-Église, S.-et-O., N.-E. de Rambouillet.
Villebon, S.-et-O., S.-E. de Palaiseau.
Ville-du-Bois (la-), S.-et-O., S. de Longjumeau.
Villejust, S.-et-O., S.-W. de Longjumeau.
Voisins-le-Bretonneux, S.-et-O., S.-W. de Versailles.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 19
23 %
Totui
23 %
II.
— celtique.
. 3
4 %
29%
III.
— romaine.
. 12
14 %
43 %
IV.
franque.
. 16
19%
62%
V.
— ecclésiastique.
6%
68%
VI.
— féodale.
. 14
17 %
85 %
VII.
— moderne.
. 14
17%
102 %
83
TOPOLOGIE
205
Il est très curieux de constater l’absence, presque totale, de mots cel¬
tiques. Même la moitié, environ, des mots romains, se rapportant à des
noms d’arbres et d’animaux, indique à cette époque, une occupation encore
très précaire.
Les Francs paraissent, au contraire, avoir joué un rôle important dans
le défrichement.
Celui-ci a été complété dans une mesure presque égale, par les autorités
ecclésiastiques.
Enfin, un très grand nombre de communes paraissent d’origine récente.
Le pays est d’ailleurs encore très boisé.
§ b) Région de la forêt de Rambouillet.
La forêt de Rambouillet, aujourd’hui très morcelée, devait constituer, à
l’origine, un immense massif boisé qui séparait deux tribus gauloises, impor¬
tantes, les Carnutes (Chartres) et les Parisii (Paris).
J’étudierai ici la partie haute, à soubassement de calcaire d’Étampes,
et limitée approximativement au Nord, par la route et la voie ferrée de Ver¬
sailles à Dreux, au Sud, par les premiers versants de l’Hurepoix.
La forêt de Rambouillet porte souvent aussi le nom de forêt des Yve-
lines, et il existe : Saint-Léger-en-Yvelines ; Rochefort-en-Yvelines ;
La Queue-les-Yvelines.
Il semble que ce nom soit le nom ancien de la forêt Aequalina ou Acqua-
lina, plus tard Evlina ; Pépin le Bref (768) et Charlemagne (774) en ont fait
don à l’abbaye de Saint-Denis, mais, déjà à ce moment, il y avait des cul¬
tures et des habitants.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bourdonne, S.-et-O., S.-E. d’Houdan, sur la Vesgre.
Galluis, S.-et-O., N. de Montfort-l’Amaury.
Meré, S.-et-O., N. de Montfort-l’Amaury L
Rambouillet, S.-et-O., sur route Versailles-Chartres.
Trappes, S.-et-O., sur route Versailles-Rambouillet.
IL — Mots d’origine celtique.
Condé-sur-Vesgre, S.-et-O., S.-E. d’Houdan ; de Condatum, confluent. Il
est à noter que Condé-sur-Vesgre n’est pas du tout à un confluent ; malgré
son apparence ancienne, c’est peut-être un mot d’importation récente.
Jouars, S.-et-O., S. de Neauphle ; de Divodurum, forteresse divine, L. n° 70.
Mareil-le-Guyon, S.-et-O., N.-E. de MontfortTAmaury; de Maroialum,
marécage, L. n° 157.
1. Cette commune est l’une des deux qui peuvent avoir donné leur nom au pays de Madric
(pagus madriacencis ) ; voir aussi chap. XII, § 9.
206
PAUL LEMOINE
De plus, il convient de citer en forêt de Rambouillet, près de Saint-Léger,
la Pierre Ardoué (dolmen).
III. — Mots d’origine romaine.
Coignières, S.-et-O., N.-E. de Rambouillet, sur route de Versailles; de
Cydonium, cognassier, L. n° 2938 (il lui attribue une origine moderne).
Poigny, S.-et-O., N.-W. de Rambouillet.
IV. — Mots d’origine franque.
Elancourt, S.-et-O., W. de Versailles.
Gambais, S.-et-O., S.-E. de Houdan; de Nambach, nom franc, L. n° 867.
Gambaiseuil, S.-et-O., S.-W. de Montfort-l’Amaury, diminutif de Gambais.
Gazeran, S.-et-O., S.-W. de Rambouillet; de Wasiringus, nom franc, cité
vers 885 dans une charte du comte Eudes, fils de Robert le Fort, L. n°887.
Les Misnuls, S.-et-O., S.-E. de Montfort-l’Amaury.
Mittainville, S.-et-O., W. de Rambouillet, limite W. de la forêt.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Léger-aux-Bois ou Saint-Léger-en-Yvelines, S.-et-O., N. de Ram¬
bouillet, fondé en 1031 par Robert le Pieux.
Saint-Remy-l’Honoré, S.-et-O., S.-E. de Montfort.
Bazoches-la-Guyonne, S.-et-O., W. de Montfort; de Basilica, L. n° 1388.
VI. — Mots d’origine féodale.
Montfort-l’Amaury, S.-et-O., N. de Rambouillet. Doit son surnom à l’un
des Amaury qui, du xi e au xn e siècle, possédèrent la seigneurie des comtes
de Montfort.
VIL — Mots d’origine moderne.
a) Indiquant un déboisement.
Gros-Rouvre, S.-et-O., N.-W. de Montfort.
Le Tremblay, S.-et-O., E. de Montfort. On trouverait un très grand nombre
de mots de ce genre parmi les noms d’écarts : les Bruyères, les Hautes-
Bruyères, le Boulay, le Rallier, la Grande-Rue-Verte, la Grange-du-Bois,
l’Aunay, N.-D.-du-Chêne, Chenevières.
b) Ayant une autre origine.
Les Bréviaires, S.-et-O., N. de Rambouillet.
Maurepas, S.-et-O., E. de Montfort-1’Amaury.
P ontchartrain, S.-et-O., sur route de Rambouillet à Versailles.
Le Perray, S.-et-O., N. de Rambouillet sur route de Versailles.
Beaucoup de noms d’écarts sont également très récents : la Baraque,
le Cheval-Mort, la Cour-aux-Chemins, Neuville, la Herse, Villeneuve, la
Rue-du-Mat, le Gibet, etc.
TOPOLOGIE
207
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 5
19 %
19%
IL
•— celtique.
.. 3
12%
31 %
III.
— romaine..
.. 2
8%
39 %
IV.
— franque.
.. 6
23%
62 %
V.
— ecclésiastique.
.. 3
12%
74%
VI.
— féodale.
.. 1
4%
78 %
VIL
— moderne.
. 6
23 %
101 %
26
La région de la forêt de Rambouillet apparaît ainsi comme une région
primitivement entièrement boisée (forêt des Yvelines), à peine occupée
par les Celtes et les Romains.
Quelques déboisements remontent à l’époque franque et à l’époque
ecclésiastique ; les derniers sont tout à fait récents, avant laissé encore une
proportion considérable de bois qui, quoique découpés, donnent encore
sur la carte et sur le terrain l’impression d’un pays presque entièrement
boisé.
§ c) La plaine de Longboyau.
C’est la région immédiatement voisine de Paris, limitée à l’Ouest par la
Bièvre, à l’Est par la Seine, allant de Villejuif à Longjumeau.
I. — Mots d’origine inconnue.
Ablon, S.-et-O., sur la Seine.
Cachan, Seine, sur la Bièvre (celtique sur la carte, pl. I).
L’Hay, Seine, E. de Sceaux.
Louans, S.-et-O., N.-E. de Longjumeau (ancien nom de Morangis, proba¬
blement sans rapport avec Louhans qui est d’origine burgonde).
Paray-Vieille-Poste, S.-et-O., sur route Paris-Corbeil.
Rungis, S.-et-O., à l’W. de la route Paris-Corbeil.
Thiais, Seine, à l’E. de la route Paris-Corbeil.
IL — Mots d’origine celtique.
Arcueil, Seine, sur la Bièvre, de Arcoialum (arcus , nom romain combiné
avec le suffixe celtique oialum ), L. n os 152, 573.
Voir aussi Ivry-sur-Seine.
III. — Mots d’origine romaine.
Anthony, Seine, S. de Sceaux, sur la Bièvre ; de Antoniacus, nom d’homme,
L. n°s 211, 278.
208
PAUL LEMOINE
Athis-Mons, S.-et-O., sur la Seine; de Attegia, petites maisons, L. n° 519;
Mons ; montagne, cf. L., n° 2727.
Chevilly, Seine, E. de Sceaux.
Chilly-Mazarin, S.-et-O., N.-E. de Longjumeau.
Choisy-le-Roi, Seine, sur la Seine, E. de Sceaux ; noter que Choysel, peut-
être de caucellas, caucum, désigne les moulins au xm e siècle, L. n°2624.
Fresnes-les-Rungis, Seine, S.-E. de Sceaux; de Fraxinus, le frêne, L.
n° 639.
Gentilly, Seine, limitrophe de Paris.
Iyry-sur-Seine, Seine ; de Eburiacus, Eburos, nom gaulois, L. n° 220.
Juvisy, S.-et-O., dominant la Seine.
Massy, S.-et-O., S. de Sceaux.
Orly-le-Roi, Seine, à l’W. de la route de Corbeil; de Aureliacus, nom
d’homme, L. n° 212.
Savigny-sur-Orge, S.-et-O., S.-E. de Longjumeau ; de Sabiniacus, nom
d’homme.
Vitry-sur-Seine, Seine.
Wissous, S.-et-O.; de Vicus sueoorum, pays des Suèves, L. n° 540.
Néant.
Néant.
Néant.
IV. — Mots d'origine franque.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
VI. — Mots d'origine féodale.
VIL — Mots d’origine moderne.
Villejuif, Seine, sur route Paris-Corbeil.
Villeneuve-le-Roi, S.-et-O., près de la Seine, W. de Villeneuve-Saint-
Georges.
Morangis, N.-E. de Longjumeau, à reçu
en
1689 son nom de
son Sei-
gneur J. Barillon
comte de Morangis
(L.
n° 2508).
Précédemment
Louans (voir I).
Résumé.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 7
27 %
27 %
IL —
celtique.
. 1
4%
31 %
III. —
romaine.
. 15
58%
89%
IV.
franque.
. 0
V. —
ecclésiastique.
. 0
VI. —
féodale.
. 0
VIL —
moderne.
. 3
12 %
101 %
26
TOPOLOGIE
209
On remarquera l’absence complète de noms d’origine franque et ecclé¬
siastique ; il est probable que le pays est tel qu’il était à l’époque romaine
ce qui s’explique par la proximité de la capitale.
§ d) Bois de Meudon.
Cette région se poursuit jusqu’au ru de Sèvres par celle des bois de
Meudon, où le déboisement, bien qu’intense, a été arrêté par l’existence de
domaines royaux (Meudon, Bellevue, Sceaux, etc...).
I. — Mots d’origine inconnue.
Clamart, Seine, N.-W. de Sceaux.
Sceaux, Seine.
Sèvres, S.-et-O., sur la route Paris-Versailles ; un très vieux pays (l’église
a été fondée en 681).
Vanves, Seine, N. de Sceaux.
IL — Mots d’origine celtique.
Meudon, S.-et-O. (au xn e siècle, Meldunum, L. n° 45). D’ailleurs, on
trouve dans son voisinage un grand nombre de vestiges mégalithiques.
Chose curieuse, ce château gaulois ( dunum) est resté jusqu’à nos jours
l’apanage des rois et de la nation h
III. — Mots d’origine romaine.
Bagneux, Seine, sur route Paris-Étampes ; de Balneolum, bain, L. n° 570.
Les sources captées devaient provenir des marnes vertes.
ChÂtenay, Seine, S. de Sceaux; de Castanea, châtaignier, L. n° 618.
Fontenay-aux-Roses, Seine, N. de Sceaux ; de Fontanetum, L. n° 673.
Issy-les-Moulineaux, Seine, limite de Paris.
Vélizy, S.-et-O., W. de Sceaux; Uncinæ en 1804; Ocinæ au xm e siècle;
Visiliacum en 1286 ; Orchines xm e siècle ; Lorsine xvn e siècle.
IV. — Mots d’origine franque.
Chaville, S.-et-O., sur route Paris-Versailles.
Viroflay, S.-et-O., sur route Paris-Versailles ; de Villoflein, Offleni villa ;
de Offolenus, nom d’homme. L. n os 986, 987, 1047.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Néant.
1. Voir A. Longnon. Le nom de Meudon. Lettre à M. Camille Jullian. Rev . des Études anciennes ,
1909, t. XI, p. 177.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. ■— T. V.
14
210
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
ChÂtillon-sous-Bagneux, Seine ; de castellio, château, L. n° 461.
Plessis-Piquet, Seine, N.-W. de Sceaux; jadis, le Plessis-Raoul, devenu
au xv e siècle le Plessis-Piquet de Jean de la Haye, dit Piquet, tré¬
sorier du dauphin, L. n° 2296, actuellement Plessis-Robinson.
VII. — Mots d’origine moderne.
Bellevue, S.-et-O., L. n° 2284.
Bourg-la-Reine, Seine, sur route Paris-Étampes, compris dans le domaine
de la reine Alix de Maurienne, mère de Louis VII le Jeune (1120-1180),
L. n° 2330.
Malakoff, Seine, limite de Paris, L. n° 2477, d’une enseigne de cabaret :
A la Tour de Malakoff.
Montrouge, Seine, limite de Paris.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 4
22 %
22 %
II.
— celtique.
. 1
6%
28 %
III.
— romaine.
. 1
28%
56%
IV.
— franque.
. 1
11 %
67 %
V.
— ecclésiastique.
. 0
VI.
— féodale.
. 2
11 %
78 %
VII.
— moderne.
. 4
22 %
100 %
18
CHAPITRE XII
RÉGION AU NORD
DE LA FORÊT DE RAMBOUILLET
(Au Nord delà route Versailles-Houdan).
a) Région de la forêt de Marly. — b ) Entre le ru de Gally et la l’oute Versailles-
Neauphle. —c) Région au Nord des buttes de Thoiry entre la Mauldre et la
Vaucouleurs. — </) Versant sud des buttes de Thoiry, vers la forêt de Rambouillet
(route Versailles-Houdan), — e) Région au Sud des buttes entre la Vesgre et la
route Mantes-Houdan. — f) Plateau entre la Vaucouleurs et la route Bonnières-
Pacy. — g) Plateau entre la Seine et l’Eure, au Nord de la route Pacy-Bonnières.
— h) Vallée de l’Eure, entre Ivry-la-Bataille et l'embouchure dans la Seine. —
ï) Le décomble entre l’Eure et la Seine.
§ a) La région de la forêt de Marly.
Cette région est très nettement délimitée par la Mauldre et le ru de
Sèvres. Elle est restée essentiellement boisée, car elle comprend les bois de
Saint-Cloud, de Fausses-Reposes, les forêts de Marly et de Saint-Ger¬
main (forêt de Laye), domaines royaux qui ont été conservés à peu près
tels quels, malgré la proximité de la capitale ; des bois particuliers (dans
la région de Marainvilliers) la prolongent au Nord-Ouest.
La forêt a dû rester longtemps continue et le déboisement n’a jamais
été et n’est encore que partiel et très limité.
I. — Mots d’origine inconnue.
Bazemont, S.-et-O., S.-W. de Meulan, près r. d. de la Mauldre.
Chavenay, S.-et-O., N.-E. de Neauphle-le-Château.
Crespières, S.-et-O., N. de Neauphle-le-Château.
Garches, S.-et-O., N.-E. de Versailles.
Nézel, S.-et-O., S.-W. de Meulan, près r. d. de la Mauldre.
IL — Mots d’origine celtique.
Mareil-Marly, S.-et-O., S.-W. de Saint-Germain ; de Maroialum, marécage,
L. n° 167.
212
PAUL LEMOINE
Saint-Cloud, S.-et-O., sur la Seine, nom apparu en 1222, jadis N ovigentum;
Saint-Cloud, d’origine ecclésiastique (de Clodoaldus, fds du roi Clodomir,
retiré au monastère de Novigentum), L. n° 1675. Novigentum, origine
celtique ; de Novios L. n° 140).
III. — Mots d’origine romaine.
Bailly, S.-et-O., N.-W. de Versailles.
Chambourcy, S.-et-O., W. de Saint-Germain.
Ecquevilly, S.-et-O., S. de Meulan, sur route Paris-Mantes.
Fig. 45. — Carte de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans la région
au Nord de la forêt de Rambouillet.
Flins, S.-et-O., S.-E. de Meulan, sur route Paris-Mantes; de Figlina,
atelier de potier, L. n° 577. Effectivement l’argile plastique (Sparna-
cien) affleure en ce point et rend très plausible l’étymologie proposée.
Louveciennes, S.-et-O., N. de Versailles ; de Lupiciana, L. n° 350.
Marly-le-Roi, S.-et-O., S. de Saint-Germain.
Noisy-le-Roi, S.-et-O., N.-W. de Versailles; de Nucetum, Nux, le noyer,
L. n° 623.
IV. —- Mots d’origine franque.
Aubergenville, S.-et-O., S.-W. de Meulan, sur route Paris-Mantes; peut-
être de Osbernus, nom anglo-saxon ; cf. Aubermesnil, L. n° 1070.
Davron, S.-et-O., N. de Neauphle-le-Château, peut-être à rapprochre de
Ville-d’Avray.
TOPOLOGIE
213
Herbeville, S.-et-O., S. de Meulan, près r. g. de la Mauldre ; de Chari-
bertus, nom royal devenu au xi e siècle, Herbertus, L. n° 1065.
Morainvilliers, S.-et-O., S. de Meulan, près route Paris-Mantes.
Rocquencourt, S.-et-O., N. de Versailles ; de Rocco, L. n° 1030.
Ville d’Avray, S.-et-O., N.-E. de Versailles ; jadis VillaDavrein, L. n° 247.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Celle-Saint-Cloud 1 , S.-et-O., N. de Versailles; de Cella, petit-monas¬
tère, L. n° 1448.
Chap.XII N. DE LA FORÊT DE RAMBOUILLET
Fig. 46. — Graphique de la répartition des noms de lieux de diverses origines dans la région
au Nord de la forêt de Rambouillet.
Montreuil, S.-et-O., près Versailles, Monasteriolum, L. n os 180, 143 (pas
sur la carte, pl. I).
Saint-Cloud, S.-et-O., sur la Seine; jadis Nvvigentum, sur emplacement
celtique, L. n° 1675.
Saint-Nom-la-Bretèche, S.-et-O., N.-W. de Versailles ; de Nummius, L.
n° 1945. Noter aussi : Saint-Cucufa ; de Cucufas, martyrisé à Barce¬
lone sous Dioclétien, reliques transférées au ix e siècle à Saint-Denis, L.
n° 1685.
1. Propriété (appelée en 700 et 829 Villaris ) donnée en 700 par l’abbé Waudremar à l’abbaye de
Saint-Germain, puis cella fratrorum .
214
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Bougival, S.-et-O., S.-E. de Saint-Germain-en-Laye ; de Baudegisi val-
lis, L. n° 930 (du bas latin).
Bretèche, S.-et-O., hameau de Saint-Nom-la-Bretèche, S.-et-O., N.-W.
de Versailles ; retranchement formé par des palissades (peut-être de
britto, en breton) ; ce mot remonte au moins à l’époque de Philippe
Auguste, L. n° 2286.
Les Alluets-le-Roi, S.-et-O., S. de Meulan; de Alleu, bien patrimonial,
L. n° 2306.
VII. — Mots d’origine moderne.
Aigremont, S.-et-O., W. de Saint-Germain ; peut-être comme Aigrefeuille,
L. n° 2996, fondé sur Acrifolium, le houx.
Feucherolles, S.-et-O., N.-E. de Neauphle-le-Château, de fougère, L.
n° 3048.
Le Chesnay, S.-et-O., N. de Versailles.
Orgeval, S.-et-O., W. de Saint-Germain.
Marnes-la-Coquette, S.-et-O., N.-E. de Versailles; en 1626, Marna ou
Materna 1 , fondée certainement sur l’emplacement d’une ancienne forêt
par Odon de Sully, évêque de Paris en 1205, et ses hameaux : la Marche ;
la Chapelle-Saint-Leu-Saint-Gilles y a été fondée en 1209 par Jean de Ver-
non, abbé de Saint-Germain-des-Prés. La fontaine Saint-Gilles était
réputée miraculeuse ; Villeneuve-l’Étang, Henri, évêque d’Auxerre, y est
né en 1220.
Jardy, S.-et-O., donné en 1120 aux moines de Saint-Denis, par Girbert,
évêque de Paris (on parle de l’église qui était dans le bois de Jardy, et aussi
d’une partie de terrain labourable).
Vaucresson, S.-et-O., N. de Versailles, défriché et fondé par Suger en 1145.
Résumé.
I.
Mots d’origine inconnue.
. 5
15 %
Total
15 %
II.
— celtique.
. 2
6%
21 %
III.
— romaine.
. 7
20 %
41 %
IV.
-— franque.
. 6
18%
59 %
V.
— ecclésiastique.
. 4
12 %
71 %
VI.
— féodale.
. 3
9%
80%
VII.
— moderne.
. 7
20%
100 %
34
1. P. H. Machard, Essai historique sur Mames-la-Coquette (Seine-et-Oise). Mairie de Marnes-la-
Coquette, 1932, 378 p. Prix î 25 francs.
TOPOLOGIE
215
§ b) Entre le ru de Gally
ET LA ROUTE NATIONALE VeRSAILLES-NeAUPHLE.
I. — Mots d’origine inconnue.
Beynes, S.-et-O., N. de Neauphle, sur la Mauldre (pas sur la carte, pl. I).
Rennemoulin, S.-et-O., N.-W. de Versailles, sur ru de Gally.
Thiverval, S.-et-O., N. de Neauphle, sur ru de Gally (pas sur la carte, pl. I).
Villepreux, S.-et-O., N.-W. de Versailles, sur ru de Gally.
Néant.
II. — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Bois d’Arcy, S.-et-O., W. de Versailles; peut-être un mot d’importation
récente.
Neauphle-le-ChÂteau, S.-et-O., W. de Versailles, sur la route de Dreux ;
de Nigella, la nielle.
IV. — Mots d’origine franque.
Villiers-Saint-Frédéric, S.-et-O., N. de Neauphle.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Cyr-l’École, S.-et-O., W. de Versailles.
Noter aussi le suffixe de Villiers-Saint-Frédéric.
VI. — Mots d’origine féodale.
Plaisir, S.-et-O., E. de Neauphle, comme Plessis ; de Plectere, entrelacer, •
L. n° 2292.
VII. — Mots d’origine moderne.
Fontenay-le-Fleury, S.-et-O., N.-W. de Versailles.
Les Clayes, S.-et-O., N.-W. de Versailles.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 4
36 %
36%
II. —
celtique.
. 0
III. —
romaine.
. 2
18%
54%
IV.
franque.
. 1
9 %
63 %
V.
ecclésiastique.
. 1
9%
72 %
VI.
féodale.
. 1
9%
81 %
VII.
moderne.
. 2
18 %
99%
11
216
PAUL LEMOINE
§ c) Région au Nord des buttes de Thoiry
ENTRE LA MaULDRE ET LA VaUCOULEURS.
L’origine du nom de la rivière Mauldre est inconnue.
I. — Mots d’origine inconnue.
Marcq, S.-et-O., N.-W. de Neauphle-le-Château.
Maule, S.-et-O., S.-E. de Mantes, sur la Mauldre.
II. — Mots d’origine celtique.
Épone, S.-et-O. 1 , S.-E. de Mantes, du nom delà déesse Epona, qui protégeait
les écuries (de epo celtique, cheval) ; son image était souvent peinte à la
porte des écuries.
Mareil-sur-Mauldre, S.-et-O., S.-E. de Mantes ; de maroialum, marécage.
Septeuil, S.-et-O., S. de Mantes, sur la Yaucouleurs ; de septoialum, puis
septogilum (ix e siècle), L. n° 173. On a dit Septeuil-en-Septaines, ce
qui paraît un pléonasme.
III. — Mots d’origine romaine.
Andelu, S.-et-O., N.-W. de Neauphle ; de Lucus, bois, L. n° 693.
Aulnay-sur-Mauldre, S.-et-O., S.-E. de Mantes ; de Alnetum, l’aune, L.
n° 612.
Goupillières, S.-et-O., N.-W. de Neauphle ; de vulpiculus , vulpes, le renard,
L. n° 2537.
Thoiry, S.-et-O., N.-W. de Neauphle.
Sur 4 mots d’origine romaine, 3 se rapportent à la forêt.
IY. — Mots d’origine franque.
Arnouville, S.-et-O., S. de Mantes ; de Arnulfus, L. n° 1144.
Boinville, S.-et-O., S.-E. de Mantes.
Breuil, S.-et-O., S. de Mantes.
Goussonville, S.-et-O., S.-E. de Mantes ; comparez à Goussainville,
E.-et-L., de Gonzana villa, L. n° 985.
Hargeville, S.-et-O., S.-E. de Mantes.
Jumeauville, S.-et-O., S.-E. de Mantes.
Mézières, S.-et-O., S.-E. de Mantes, sur la route de Paris ; de Maceria,
muraille ; s’applique à des localités construites auprès de ruines antiques,
L. n° 1213.
1. Noter un grand nombre de mots modernes dans les hameaux autour d’Ëpone : la Villeneuve„
Vellanne , la Mare-Malassise , Val d’Aulnay y Culfroid, Bois-Henrij, Palmort y Beaurepaire. Le déboise¬
ment est donc récent.
TOPOLOGIE
217
Montainville, S.-et-O., N. de Neauphle, sur la Mauldre.
Villiers-le-Mahieu, S.-et-O., N.-W. de Neauphle.
On pourrait noter aussi, en dehors des communes, Binauville (Château),
etc.
IV bis. — Mots d’origine Scandinave.
Gtjerville, S.-et-O., S.-E. de Mantes ; cf. L. n° 1243.
Senneville, S.-et-O., S.-E. de Mantes, hameau ; peut-être de Saisne (du
latin Saxonem ), L. n° 1229.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Martin-des-Champs, S.-et-O., S. de Mantes.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
La Falaise, S.-et-O., S.-E. de Mantes sur r. g. de la Mauldre.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
.. 2
9%
Total
9%
II.
— celtique.
. 3
14 %
23%
III.
— romaine.
. 4
18%
41 %
IV.
— franque et Scandinave ...
. 11
50%
91 %
V.
— ecclésiastique.
. 1
5%
96%
VI.
VII.
— féodale.
— moderne.
. 0
. 1
5 %
101 %
22
§ d) Versant sud de la butte de Thoiry
VERS LA FORÊT DE RAMBOUILLET (rOUTE VeRSAILLES-HoUDAn).
Entre la butte de Thoiry et le commencement de la forêt de Ram¬
bouillet, le plateau a un soubassement de marnes vertes et de marnes
ludiennes. Il est entièrement cultivé.
I. — Mots d’origine inconnue.
Béhoust, S.-et-O., N.-E. d’LIoudan.
Garancières, S.-et-O., N.-E. d’Houdan
Maulette, S.-et-O., E. d’Houdan.
Orgerus, S.-et-O., N.-E. d’Houdan.
Tacoignières, S.-et-O., N.-E. d’Houdan.
218
PAUL LEMOINE
II. — Mots d'origine celtique.
Auteuil, S.-et-O., N.-W. de Neauphle.
Autouillet, S.-et-O., N.-W. de Neauphle.
Noter aussi le Breuil, hameau de Boissy-sans-Avoir.
III. — Mots d’origine romaine.
Boissy-sans-Avoir, S.-et-O., W. de Neauphle; de Buxetum, le buis, L. n°615.
Neauphle-le-Vieux, S.-et-O., sur la Mauldre ; de Nigella, la nielle, fleur
sauvage.
Osmoy, S.-et-O., N.-N.-E. d’Houdan; de Ulmetum, l’orme, L. n° 632.
Prunay-le-Temple, S.-et-O., N.-E. d’Houdan; de Prunetum, le prunier, L.
n° 625.
Vicq, S.-et-O., W. de Neauphle ; de vicus, bourg non fortifié, L. n° 505.
Ces noms (4 sur 5) indiquent une culture bien peu intense à l’époque
romaine.
IV. — Mots d’origine franque.
Bazainville, S.-et-O., E. d’Houdan.
Flexanville, S.-et-O., N.-E. d’Houdan, à l’origine de la Vaucouleurs.
Millemont, S.-et-O., E. d’Houdan, sur route de Versailles; de Milo, ancien
chef germanique (L. n os 1026-1036) ; commune qui, encerclée par la forêt,
représente une zone très nette de déboisement.
Orvilliers, S.-et-O., N. d’Houdan, sur route de Mantes.
Noter les noms de hameaux : Dancourt, commune de Septeuil; Corteoille,
commune de Saint-Martin ; Feranville, commune de Flexanville ; Boulin-
court, commune de Montfort ; Moyencourt, commune d’Orgerus ; Menil-
Piquet, commune de Vicq.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Prunay-le-Temple, S.-et-O., N.-E. d’Houdan, où les Templiers se sont
installés auprès d’un domaine gallo-romain. Comme souvent dans le voi¬
sinage des Templiers, on trouve une colonie juive, la Juiverie, commune
de Richebourg, une Commanderie et un monastère, le Moutier, commune
d’Osmoy.
VI. — Mots d’origine féodale.
Néant.
VII. — Mots d’origine moderne.
La Queue-lez-Yvelines, S.-et-O., E. d’Houdan, sur route de Versailles.
Le mot Queue désigne la terminaison d’une forêt ; ici,celle des Yvelines ou
de Rambouillet.
TOPOLOGIE
219
Richebourg, S.-et-O., N. d’Houdan, sur route de Mantes (voir Prunay-
le-Temple).
Les noms de hameaux d’origine moderne sont en nombre considérable.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 5
26%
26%
IL —
celtique.
. 2
11 %
37 %
III. —
romaine.
26%
63%
IV.
franque .
. 4
21 %
84 %
V.
ecclésiastique.
. 1
5%
89 %
VI.
féodale.
. 0
VIL
moderne.
. 2
11 %
100 %
19
§ e) Région au sud des buttes
LIMITÉE PAR LA VeSGRE ET LA ROUTE MaNTES-HoUDAN.
I. — Mots d'origine inconnue.
Courgent, S.-et-O., N. d’Houdan.
Gilles, E.-et-L., N.-W. d’Houdan.
Gressey, S.-et-O., N. d’Houdan.
Longnes, S.-et-O., N. d’Houdan.
Oulins, E.-et-L., N.-W. d’Houdan.
Néant.
IL — Mots d’origine celtique.
III. — Mots d’origine romaine.
Berchères-sur-Vesgre, E.-et-L., N.-W. d’Houdan; de berbicaria, de Ber-
bex, brebis, L. n 08 599, 236.
Boissets, S.-et-O., limite E.-et-L., N. d’Houdan, E. d’Anet; de Buxetum,
buis, L. n° 615.
Civry-la-Forêt, S.-et-O., N. d’Houdan; de Severiacus.
Flins-Neuve-Église, S.-et-O., N. d’Houdan ; de Figlinac, atelier de
poterie L. n° 577.
Mulcent, S.-et-O., N. d’Houdan ; de Murocinctus, localité entourée de
murailles, L. n° 499.
Neauphlette, S.-et-O., N.-E. d’Anet.
Tilly, S.-et-O., N. d’Houdan et N.-E. d’Anet, de T illiacus, le tilleul, L. n°237.
On notera que sur les 7 noms d’origine romaine, 5 indiquent un pays
peu cultivé ou en voie de déboisement.
220
PAUL LEMOINE
IV. — Mots d’origine franque 1 .
Aigleville, Eure, E. de Pacy-sur-Eure.
Guainville, E.-et-L., N.-E. d’Anet.
Le Mesnil-Simon, E.-et-L., N.-E. d’Anet.
Mondreville, S.-et-O., limite E.-et-L., N.-E. d’Anet; probablement comme
Mondrainville, pour Mondreville, Munfredi villa, L. n os 987, 1131,
1022.
Villiers-en-Désœuvre, Eure, S.-E. de Pacy-sur-Eure ; Désœuvré signifie
Diana Sylvae, les forêts de Diane, L. n 08 459-685 ; Gallois, p. 117-118. Ce
n’est nullement un nom de pays.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Dammartin, S.-et-O., N. de Houdan; de Domnus Martinus, L.n 08 1525,1902.
Saint-Chéron, Eure, S.-E. de Pacy; de Carraunus, martyr chartrain au
v e siècle, L. n° 1660.
Saint-Lubin-de-la-Haye, E.-et-L., N.-W. d’Houdan, sur la Vesgre ; de
Leobinus, évêque de Chartres, au vi e siècle
Saint-Ouen-Marchefroy, E.-et-L., N.-W. d’Houdan, sur la Vesgre.
VI. — Mots d’origine féodale.
La Ville-l’Évêque, E.-et-L., N.-N.-W. d’Houdan.
VII. — Mots d’origine récente.
Bréval, S.-et-O., S.-E. de Pacy-sur-Eure.
Montchauvet, S.-et-O., N. d’Houdan.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 5
21 %
Total
21 %
IL
III.
— celtique.
— romaine.
. 0
. 7
29 %
50 %
IV.
— franque.
. 5
21 %
71 %
V.
ecclésiastique.
. 4
17 %
88 %
VI.
— féodale.
. 1
4%
92 %
VIL
— moderne.
. 2
8 %
100 %
24
1. Sur la rive gauche de la Vesgre on note : Rouvres, E.-et-L. ; de Hobur , le chêne, L. n° 641 ;
Bonc.ourt, E.-et-L. ; de Bodo , nom d’homme, L. n° 1011.
TOPOLOGIE
221
§/) Le plateau entre la Vaucouleurs
et la route Bonnières-Pacy-sur-Eure.
I. — Mots d’origine inconnue.
Buchelay, S.-et-O., S.-E. de Mantes.
Cravent, S.-et-O., S.-E. de Pacy-sur-Eure.
Lommoye, S.-et-O., S.-E. de Pacy-sur-Eure.
Mantes-la-Ville, S.-et-O., sur la Vaucouleurs ; Medunta en 1135.
Mantes-sur-Seine, S.-et-O.
Rolleboise, S.-et-O., S. de Bonnières, sur la Seine.
Soindres, S.-et-O., S.-E, de Mantes.
Villegats, Eure, limite S.-et-O., S.-E. de Pacy-sur-Eure.
II. — Mots d’origine celtique.
Vert, S.-et-O., S. de Mantes, sur le bord de la Vaucouleurs.
III. — Mots d’origine romaine.
Boissy-Mauvoisin, S.-et-O., S.-W. de Mantes; de Buxetum, pour Buxus,
buis, L. n° 615.
Favrieux, S.-et-O., S.-W. de Mantes; de fabrile, sur Faber, atelier de for¬
geron, L. n° 2569.
Fontenay-Mauvoisin, S.-et-O., S.-W. de Mantes ; de Fontanetum, pour
Fontana, L. n° 673.
Jouy-Mauvoisin, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
Rosay, S.-et-O., S. de Mantes, sur la Vaucouleurs.
Rosny-sur-Seine, S.-et-O., W. de Mantes, sur route de Bonnières. Malgré
la terminaison d’apparence latine, noter que Rosne est un mot cel¬
tique qui désigne les buttes (voir p. 30).
IV. — Mots d’origine franque.
Auffreville, S.-et-O., S. de Mantes, sur la Vaucouleurs.
Boinvilliers, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
Flacourt, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
Gassicourt, S.-et-O., N.-W. de Mantes, sur la Seine.
Magnanville, S.-et-O., S. de Mantes.
Menerville, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
Perdreauville, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Illiers-la-Ville, S.-et-O, S.-et-E. de Pacy-sur-Eure.
Saint-Illiers-le-Bois, S.-et-O., L. n° 1813.
222
PAUL LEMOINE
VI. — Mots d’origine féodale.
Chaufour, S.-et-O., E. de Pacy, limite de l’Eure ; de Calcis furnus, L.
n° 580 ; mot postérieur à l’époque franque.
VII.— Mots d’origine moderne.
Le Tertre-Saint-Denis, S.-et-O., S.-W. de Mantes.
Villeneuve-en-Chevrie, S.-et-O., W. de Bonnières sur route de Pacy ;
nova villa Chevrie en 1272 (Gallois, p. 117). Il existe à 4-5 km. au Nord,
près de Blaru, une petite ferme Chevrie, qui porte le même nom ; il est
probable qu’il s’agit d’anciennes chèvreries.
Villette, S.-et-O., S. de Mantes, sur la Vaucouleurs.
Résumé.
I. Mots
d’origine inconnue.
. 8
29 %
Total
29 %
II.
— celtique.
. 1
4%
33 %
III.
— romaine.
. 6
21 %
54 %
IV.
— franque.
. 7
25 %
79%
V.
— ecclésiastique.
. 2
7%
86 %
VI.
—- féodale.
. 1
4 %
90 %
VIL
— moderne.
. 3
11 %
101 %
28
Il est à remarquer que trois mots d’origine gallo-romaine portent le
suffixe Mauvoisin. L’établissement des Francs dans cette région ne se
serait-il pas fait sans heurts ? La commune de Perdreauville, S.-et-O.,
est au centre formé par ces 3 villages, d’origine romaine.
A part Saint-Illiers, il n’y a dans cette région aucun établissement
d’origine ecclésiastique.
L’influence franque (24 %) a dû être considérable.
On notera que dans cette région, la limite du département de Seine-
et-Oise avec l’Eure ou avec l’Eure-et-Loir est jalonnée par une série d’ag¬
glomérations qui se trouvent exactement sur la frontière administrative.
Ce sont, du Nord au Sud :
Blaru, S.-et-O., et son hameau Maulu.
Gournay, Eure, hameau de Douains, Eure.
Chaufour, S.-et-O.
Villegats, Eure.
Le Val-Comtat, hameau de Cravent, S.-et-O.
Saint-Illiers-le-Bois, S.-et-O.
TOPOLOGIE
223
Villiers-en-Désceuvre, Eure, et son hameau le Hallol.
La Couarde, hameau de Guainville, E.-et-L., et de Neauphlette, S.-et-O.
Mondreville, S.-et-O.
Boissets, S.-et-O.
Houdan, S.-et-O.
§ g) Plateau entre la Seine et l’Eure
au Nord de la route Bonnières-Pacy-sur-Eure.
I. — Mots d’origine inconnue.
Blaru, S.-et-O., au S. de Vernon.
Bonnières-sur-Seine, S.-et-O.
Chaignes, Eure, sur la route Pacy-Bonnières.
Gaillon, Eure, sur la route Vernon-Rouen.
Jeufosse, S.-et-O., sur la Seine, à l’W. de Bonnières. (Noter que Jeu
vient souvent de Jupiter, ad Jovem , Fanum Jovis, L. n° 455.)
La Heunière, Eure, S.-W. de Vernon.
Mercey 1 , Eure, W.-S.-W. de Vernon.
Venables, Eure, E. de Louviers.
Vironvay, Eure, E. de Louviers.
IL — Mots d’origine celtique.
Bailleul, Eure, N.-W. de Vernon, de Balioialum, L. n° 154, d’où Saint-
Étienne-de-Bailleul, Saint-Pierre-de-Bailleul, Villez-sous-Bail-
LEUL.
Douains, Eure, N.-E. de Pacy.
Vernon, Eure, sur la Seine et la route Paris-Rouen; peut-être de oernos,
l’aune, d’où Vernoialum, L. n° 175.
III. — Mots d’origine romaine.
Ailly, Eure, W. de Gaillon.
Aubevoye, Eure, N. de Gaillon, sur la Seine ; de Alba via, le blanc chemin.
IV. — Mots d’origine franque.
Heudebouville, Eure, S.-E. de Louviers, sur route Gaillon-Rouen, mot
à rapprocher de la Fontaine-Heudebourg ; de Hildeburgis, L. n os 988,
2783.
1. Cette commune, du canton de Pacy-sur-Eure, aurait donné son nom au pays de Madrie (pagus
madricensis ), d’origine probablement récente et artificielle; voir aussi chap. XI, § 6.
224
PAUL LEMOINE
Réanville, Eure, N. de Pacy et W. de Vernon.
Villers-sur-le-Roule, Eure, W. de Gaillon, L. n° 955.
Villez, Eure, dans Vieux-Villez, N.-W. de Gaillon, sur route Paris-
Rouen, L. n° 955.
Villez, S.-et-O., dans Port-Villez, sur la Seine et la route Bonnières-Ver-
non.
Villez-sous-Bailleul, Eure, N.-W.-W. de Vernon.
IV bis. — Mots d’origine Scandinave .
Houlbec, Eure, dans Houlbec-Cocherel, N. de Pacy-sur-Eure ; de bec ,
bach , ruisseau, et de hol , ocreux, L. n os 1170-1171.
V. — Mots d’origine ecclésiastique.
La Chapelle-Genevray, Eure, N. de Pacy, W. de Vernon, probablement
comme Genevroye, L. 3046; de Junipera, le genévrier, L. n° 672.
Saint-Aubain-sur-Gaillon, Eure, S. de Gaillon; de Albinus, L. n° 1577.
Sainte-Barbe-sur-Gaillon, Eure, N.-W. de Gaillon.
Sainte-Colombe, Eure, S. de Gaillon ; de Columba, L. n° 1676.
Saint-Étienne-de-Bailleul, Eure, N.-W. de Vernon; de Stephanus, L.
n° 2608.
Saint-Julien-de-la-Liègue, Eure, S.-W. de Gaillon; de Julianus, L.
n° 1832.
Saint-Just, Eure, N.-W. de Vernon, sur la route de Rouen; de Justus,
L. n° 1836.
Saint-Marcel, Eure, W. de Vernon, L. n° 1891.
Saint-Pierre-d’Autils, Eure, N.-W. de Vernon, sur la route de Rouen.
Saint-Pierre-de-Bailleul, Eure, N.-W. de Vernon.
Saint-Pierre-la-Garenne, Eure, E. de Gaillon.
Saint-Vincent-des-Bois, Eure, N. de Pacy, S.-E. de Vernon, L. n° 2118.
On remarquera que sur ces douze noms, six ont des suffixes rappelant
l’existence de la forêt.
Néant.
VI. — Mots d’origine féodale.
VII. — Mots d’origine moderne.
Champenard, Eure, S. de Gaillon.
Fontaine-Bellenger, Eure, N.-W. de Gaillon, sur route Paris-Rouen,
L. n° 2783.
Port-Villez, Eure.
TOPOLOGIE
225
Résumé.
Total
I.
Mots d’origine inconnue.
. ... 9
25%
25%
II.
— celtique.
.... 3
8%
33 %
III.
— romaine.
.... 2
6%
39%
IV.
— franque et Scandinave.
. 7
19 %
58%
V.
— féodale.
.... 0
0
0
VI.
— - ecclésiastique.
.... 12
33 %
91 %
VIL
— moderne.
.... 3
8%
99 %
36
§ h)
Vallée de l’Eure, entre Ivry-la-
Bataille
ET L’EMBOUCHURE,
Par exception, ces noms, qui sont tous dans le département de l’Eure,
sont donnés ici par ordre alphabétique :
Acquigny, origine romaine.
Autheuil, origine celtique.
Authouillet, diminutif d’Autheuil (celtique).
Breuil-Pont, Breuil ; pour broialum, bois clos, mot celtique ; origine
franque, L. n° 982.
Bueil, origine celtique.
Cailly, origine romaine.
Chambray, origine inconnue.
Cocherel (Houlbec-), Eure, origine inconnue.
Croisy, origine romaine.
Croix-Saint-Leufroy (la), nom d’origine ecclésiastique ; Leutfredus,
L. n° 1858.
Ecardenville-sur-Eure, origine franque.
Fains, origine romaine; Fanum, divinité, L n° 453.
Fontaine-Heudebourg (la-), nom franc; de Hildeburgis, L. n os 988-
2783.
Fontaine-sous-Jouy, origine moderne.
Gadencourt, origine franque ; de Waldo, nom de personne, L. n° 1031.
Garennes, origine moderne.
Hardencourt, origine franque.
Hécourt, origine franque.
Heudreville-sur-Eure, origine franque.
Ivry-la-Bataille, origine romaine ; de Eburos, nom gaulois, L. n° 220.
Jouy-sur-Eure, origine romaine.
La Chaussée-d’Ivry, N.-E. d’Anet, origine romaine, L. n° 493.
Launay, origine romaine ; de Alnetum, l’aune, L. n° 612.
Lorey, origine inconnue.
Louviers ; peut-être de lupus, le loup, mot d’origine romaine.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. — T. V.
15
226
PAUL LEMOINE
Menilles, origine franque ; peut-être comme Ménil.
Merey, origine inconnue.
Neuilly, origine romaine.
Pacy-sur-Eurè, origine romaine.
Pinterville, origine franque.
Rouvray, origine romaine ; de Robaretum pour Robur, le chêne, L. n°
626.
Rueil, Eure, origine gauloise ; de Rotoialum, ancienne villa royale men¬
tionnée par Grégoire de Tours, L. n° 172.
Saint-Vigor, origine ecclésiastique ; Vigor, évêque de Bayeux au vi e siècle,
L. n° 2116.
Yaux-sur-Eure, origine moderne.
Résumé.
Total
I. Mots d’origine
inconnue.
. 4
12 %
12 %
II. —
celtique.
. 5
15%
27 %
III. —
romaine.
. 12
35%
62 %
IV. —
franque.
. 8
23 %
85%
V.
féodale.
. 0
VI. —
ecclésiastique.
. 2
6%
91 %
VII.
moderne.
. 3
9%
100 %
34
§ i) Le décomble entre l’Eure et la Seine.
Dans le décomble des vallées, les deux rivières, Eure et Seine, coulent
parallèlement l’une à l’autre pendant plusieurs kilomètres.
Une seule localité y paraît ancienne : le Yaudreuil, Eure, Château,
r. g. de l’Eure (rueil, celtique, villa royale, L. n° 172), lequel a dû donner
ultérieurement son nom aux deux communes : Saint-Cyr-du-Vaudreuil,
Eure, et Notre-Dame-du-Vaudreuil, Eure.
La partie sud de la boucle devait être inculte : Saint-Etienne-du-Vau-
vray, Eure ; Saint-Pierre-du-Vauvray, Eure ( Vevra , en bas latin, terre
inculte, L. n° 3094 ; d’où Vauvres (Allier), mais il ne cite pas Vauvray).
Ces deux noms indiquent que le défrichement doit être d’origine ecclé¬
siastique.
Il n’y a aucune trace d’occupation franque ce qui peut s’expliquer, con¬
formément aux idées de G. Roupnel, par ce fait que les congrégations
ecclésiastiques, qui ont introduit le pacage méthodique des bestiaux, pou¬
vaient seule utiliser ces sortes de terres.
Dans la vallée de la Seine se trouvent les trois communes de Poses,
TOPOLOGIE
227
Eure, origine inconnue, de Tournedos, Eure (nom moderne dans le
sens : défaite de l’ennemi), L. n° 2553, et Portejoie.
Résumé.
Total
I. Mots
d’origine inconnue.
. 1
12 %
12 %
II.
— celtique.
. 1
12 %
24%
III.
— romaine.
. 0
IV.
— franque.
. 0
V.
— féodale.
. 0
VI.
— ecclésiastique,.
. 4
50 %
74 %
VII.
— moderne.
. 2
25%
99%
8
CHAPITRE XIII
MÉANDRES DE LA SEINE
ET RIVE GAUCHE DE LA SEINE
EN AVAL DE PARIS JUSQU’A L’EURE
I. Méandre de Boulogne. — II. Presqu’île de Gennevilliers. — III. Méandre de Croissy.
IV. Forêt de Saint-Germain. — V. Méandre de Carrières-sous-Poissy. — VI. La
plaine des Mureaux et de Mantes. — VII. Plaine au Nord de Mantes.— VIII. Méandre
de Bonnières. — IX. Le confluent de la Seine et de l'Epte.
I. — Méandre de Boulogne.
Nom d’origine inconnue.
Boulogne-Billancourt, Seine.
Noms d’origine romaine.
Auteuil (dans Paris), Seine.
Clichy, Seine.
Neuilly, Seine.
Passy (dans Paris), Seine.
Noms d’origine franque.
Billancourt, Seine (partie de Boulogne-Billancourt).
Courcelles, Seine ; de Corticella Cortis, L. n° 940.
Nom d’origine ecclésiastique.
Saint-Ouen, Seine ; de Audœnus, L. n° 1610.
Mots d’origine moderne.
Levallois, Seine, d’un nom de propriétaire.
TOPOLOGIE
229
II. — Presqu’île de Gennevilliers.
Noms d’origine celtique.
Nanterre, Seine ; Nemptodurum, puis Nemetodorum, pour Nemenodurum,
L. n° 66. Nemetis, celtique, sanctuaire, L. n° 124.
Rueil, S.-et-O. ; de Rotoialum, villa royale, L. n° 172.
Mots d’origine romaine.
Asnières, Seine; de Asinaria, lieu où l’on élève les ânes, L. n° 598.
Puteaux, Seine.
Mots d’origine franque.
Gennevilliers, Seine.
Mots d’origine moderne.
Colombes, Seine.
Courbevoie, Seine.
III. — Méandre de Croissy.
Mots d’origine inconnue.
Bezons, S.-et-O.
Chatou, S.-et-O.
Houilles, S.-et-O.
Mot d’origine celtique.
Argenteuil, S.-et-O. ; Argentoialum, Argentogelum, Argentogilum, L.
n° 153 pense que, ici aussi bien que dans le cas d’ARGENTEUiL
(Yonne), il s’agit d’un gisement d’argent. Cette hypothèse est inadmis¬
sible. Il s’agit de calcaires blancs.
Mots d’origine romaine.
Croissy, S.-et-O.
Mots d’origine franque.
Sartrouville, S.-et-O.
Mots d’origine moderne.
Carrières-Saint-Denis, ou Carrières-sur-Seine, S.-et-O., L. n° 250.
Le Vésinet, S.-et-O.
Montesson, S.-et-O.
IV. — Forêt de Saint-Germain.
Mots d’origine inconnue.
Le Pecq, S.-et-O.
30
PAUL LEMOINE
Mots d’origine romaine.
A chères, S.-et-O. ; de Aparia, Apes, l’abeille, L. n° 604.
Maisons-Laffitte, S.-et-O., primitivement Maisons-sur-Seine ; de Man-
siones, pluriel de mansus, mansio, gîte sur un itinéraire romain, L.
n° 2680.
Poissy, S.-et-O. Le pays des environs de Poissy a reçu le nom de Pinse-
rais ( Pissiacensis ), ancien archidiaconé du diocèse de Chartres.
Mots d’origine franque.
Mesnil-le-Roi, S.-et-O., N.-E. de Saint-Germain, sur la Seine ; de mansio,
mansionile, habitation, terrain à bâtir, L. n° 966.
Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Germain-en-Laye, S.-et-O. ; nom apparu en 1224, anciennement
Lida, de la forêt Laia, château bâti au xi e siècle par le roi Robert.
V. — Méandre de Carrières-sous-Poissy.
Mots d’origine moderne.
Carrières-sous-Poissy, S.-et-O.
VI. — Plaine des Mureaux.
Mots d’origine inconnue.
Bouafles, S.-et-O.
Chapet, S.-et-O.
Médan, S.-et-O.
Mots d’origine celtique.
Verneuil, S.-et-O. ; de Vernoialum, l’aune, L. n° 175.
Vernouillet, S.-et-O. ; de Vernoialum, l’aune, L. n° 175.
Mots d’origine franque.
Villennes-sur-Seine, S.-et-O., N.-W. de Poissy.
Mots d’origine moderne.
Les Mureaux, S.-et-O.
VIL — Au Nord de Mantes.
Mots d’origine inconnue.
Issou, S.-et-O.
Juziers, S.-et-O.
TOPOLOGIE
231
Mots d’origine celtique.
Guernes, S.-et-O., sur le bord de la Seine, r. d. ; du breton guern, l’aune.
Mots d’origine romaine.
Limay, S.-et-O., E. de Mantes.
Mots d’origine franque.
Gargenville, S.-et-O.
Hardricourt, S.-et-O., W. de Meulan.
PoRCHEVILLE, S.-et-O.
Mots d’origine ecclésiastique.
Saint-Martin-la-Garenne, S.-et-O.
VIII. — Méandre de Bonnières.
Mots d’origine inconnue.
Moisson, S.-et-O.,
Mousseaux, S.-et-O.
Mots d’origine romaine.
Freneuse, S.-et-O., de Fraxinus ; le frêne, L. n° 665.
Mots d’origine franque.
Méricourt, S.-et-O.
IX. — Le confluent de la Seine et de l’Epte.
Mots d’origine inconnue.
Limetz, S.-et-O.
Mots d’origine franque.
Bennecourt, S.-et-O.,
Gommecourt, S.-et-O.
La Roche-Guyon, S.-et-O. ; de Wido, nom d’homme, L. n os 1035, 2215.
Résumé.
i
ii
m
IV
V
Mots d'origine inconnue 24°/ 0 ....
1
O
O
O
0
3
33 °/ 0
1
16%
0
— celtique 11 °/o.
0
2
28 %
1
H %
0
0
— romaine 22 % .
4
44 °/°
2
28 %
1
11%
3
50 “/„
0
— franque 22 °/o.
2
22%
1
14°/°
1
11%
1
16 %
0
— féodale 0%.
0
0
0
0
0
— ecclésiastique 5 °/o-
1
H °/o
0
0
1
16%
0
— moderne 14°/ 0 .
1
11 %
2
28 %
3
33 0 /°
0
1 100 %
T
T
T
—
T
232
PAUL LEMOINE
Mots d’origine
VI
VII
VIII
IX
Total
inconnue 24 %...
3
42
0 /o
2
25
%>
2
5
°/o
1
25 o/„
13
24
7»
celtique H %.
2
28
0 /
/ 0
1
12
O/
/ o
0
0
6
11
°/o
romaine 22 °/ . .
0
1
12
°/o
1
25
7.
0
12
22
7»
franque 22 °/ 0 .. . ,.
1
14
7°
3
37
7»
1
3
75 °/„
13
24
7o
féodale O 1 /,.
0
0
0
0
0
ecclésiastique 5 0 /„.
0
1
12
°/o
0
0
3
5
°/o
moderne 14 °/ 0 ... ■
1
12
%
0
0
0
8
15
"/»
7 8
4 r>5
4
CHAPITRE XIV
RÉPARTITION DES DIVERS PEUPLEMENTS
Il résulte du dépouillement auquel j’ai procédé, que le peuplement d’une
origine déterminée n’a pas été le même partout.
Malgré l’incertitude qui règne encore sur ce dépouillement, il m’a paru
intéressant d’étudier les modalités de cette diversité. Pour rendre compa¬
rables les résultats fournis par les petites régions, j’ai traduit ceux-ci, en
% des noms de diverses origines. Le pourcentage, ainsi obtenu, est évidem¬
ment très sujet à caution ; car, la moindre modification dans l’attribution
d’un nom de lieu le fait varier de plusieurs unités. Malgré cela il donne des
résultats intéressants, que j’ai traduits sur les cartes ci-jointes, qui donnent,
pour chaque petite région, le % de noms d’origine inconnue, d’origine
celtique, franque, ecclésiastique.
On voit ainsi que l’occupation romaine s’était surtout concentrée dans
la région ouest de Paris, dans la région de Soissons et dans celle de Reims.
L'occupation franque, qui apparaît considérable dans L Vexin et dans le
Mantois, est due, certainement, en partie à une influence Scandinave, qui
apparaît, dans certains mots, mais que l’étude topographique ne fait pas
apparaître, probablement faute d’une documentation suffisante.
Certaines régions, comme la Brie, ont une population franque très faible.
Le maximum de mots d’origine ecclésiastique se trouve dans l’Aulnoye,
aux environs de Meaux, dans les forêts de Chantilly et de Halatte (la forêt
de Laigle a été peu occupée), dans la forêt de Rambouillet et dans celle de
Fontainebleau.
RÉSUMÉ GÉNÉRAL
Il résulte de cette enquête sur la répartition des noms de lieu, dans l’Ile-
de-France, une conclusion d’un ordre très général.
Le défrichement et le peuplement de la France s’est fait en quatre grandes
époques.
l re Époque . — Peuplement gaulois et prégaulois.
Celui-ci, qui apparaît relativement minime, sur la carte, doit être aug¬
menté de la presque totalité du peuplement romain, car il apparaît que,
dans la majeure partie des cas, il s’agit de propriétés, dont les noms
d’origine gauloise ont été romanisés.
Les Romains ont peut-être, avec leur civilisation et leur méthode de
culture, permis l’exploitation rationnelle de grands domaines appartenant
à des chefs gaulois (comme il est arrivé plus récemment, dans le cas de
l’Afrique du Nord) ; mais il paraît y avoir eu un apport minime de popula¬
tion nouvelle (sauf, dans le cas de légions romaines, implantées sur place,
comme les Sarmates).
2 e Époque . — Peuplement franc.
Le peuplement franc est considérable ; le pourcentage des noms de lieu
d’origine franque est certainement supérieur à 30 %. Il est difficile
de dire que l’invasion franque s’est faite d’une façon pacifique ; mais, il
est certain, qu’une fois que cette invasion se fut produite et se fut impo¬
sée, l’adaptation se fit d’une façon pacifique dans l’ensemble.
Les Francs ont certainement défriché des régions incultes, laissant les
Gallo-Romains jouir de leurs domaines ; on en a la preuve, dans beau¬
coup de cas, où ils ont occupé des terres périphériques de second ordre.
3 e Époque . — Occupation ecclésiastique.
Vers 800 à 1200, les diverses autorités ecclésiastiques, aussi bien séculières
que régulières, ont procédé à de nombreux défrichements et à de nouvelles
occupations de la terre de France. C’est un domaine considérable, peut-
être 30 % en moyenne, qui a été conquis sur la nature.
TOPOLOGIE
235
Or, cette conquête a été faite sans apport de population nouvelle,
c’est en quoi, elle diffère de la conquête franque. Elle coïncide approxima¬
tivement avec la construction de grandes églises à peu près partout ; elle a
donc nécessité sinon une main-d’œuvre nouvelle, du moins la disposition
d’une énergie nouvelle, dans le sens scientifique et moderne du mot.
Cette explosion de vitalité nécessite une consommation nouvelle d’éner¬
gie, que rien n’expliquerait, car, il y n’a pas eu d’arrivée nouvelle de
population, si on ne faisait pas intervenir une découverte importante sur
laquelle M. Lefèbre des Nouettes a attiré l’attention, la découverte de
l’attelage rationnel et de l’utilisation complète du cheval, découverte qu’il
a attribuée à un moine de l’Ile-de-France, et qu’il place aux environs de
1100 (voir p. 27).
A partir de ce moment, l’autorité ecclésiastique s’est trouvée, pendant
quelques lustres, en possession d’un monopole de fait, l’utilisation du
cheval, soit qu’elle possédait le secret, un peu difficile à garder, de l’attelage ;
soit surtout que par sa richesse antérieure eHe possédait le cheptel néces¬
saire pour procéder d’abord à des exploitations agricoles nouvelles, ensuite
à des dépenses de luxe, comme la construction des abbayes et des cathé¬
drales.
4 e Époque . — Temps modernes.
Progressivement, par suite de l’enrichissement du pays et de l’augmentation
de la population, de nouveaux défrichements purent avoir lieu ; mais, ils
furent en général peu considérables ; il semble bien qu’actuellement on soit
arrivé au maximum de culture possible ; on commence même à se rendre
compte que le défrichement a été poussé un peu loin, et on arrive au
reboisement, bien que les découvertes des xix e et xx e siècles aient mis
à la disposition de l’humanité des ressources en énergie formidables, mais
cette fois elle n’a pas été appliquée au développement de la culture agricole,
probablement poussé assez loin, mais au développement du bien-être de la
population.
Ainsi, la terre de France porte, inscrite en elle, tous les services qu’au
cours des âges elle a rendus à la population qu’elle nourrit, et toutes les trans¬
formations qu’elle a subies pendant les périodes historiques, évolution indé¬
pendante des guerres, par lesquelles l’humanité fait l’histoire et retarde
l’évolution normale de la planète et de la civilisation.
LISTE
DES NOMS DE LIEUX DE L’ILE-DE-FRANCE
CITÉS DANS L’INTRODUCTION
Cette liste sert également d’erratum pour les localités dont le nom ou la position
a fait l’objet d’une erreur, au cours de l’impression.
On n’y a pas compris les noms de rivière qui ont fait l’objet d’une liste spéciale
(pp. 36-43).
Abbeville (S.-et-O.), 195.
Ableiges (S.-et-O.), 72.
Ablois (Marne), 149.
Ablon (S.-et-O.), 207.
Achères (S.-et-O.), 47, 230.
Achères-la-Forêt (S.-et-M.), 47, 184.
Aconin (Noyant-et-) (Aisne), 105.
Acquigny (Eure), 225.
Acy (Aisne), 105.
Acy-en-Multien (Oise), 93.
Agnetz (Oise), 78, 79.
Aigleville (Eure), 220.
Aigremont (S.-et-O.), 214.
Aiguizy (Aisne), 143.
Ailles (Aisne), 100.
Ailly (Eure), 223.
Aincourt (S.-et-O.), 67.
Aizelles (Aisne), 118.
Aizy (Aisne), 101.
Allainville-en-Beauce (Loiret), 195.
Allemant (Aisne), 98.
Allemant (Marne), 157.
Amblainville (Oise), 74.
Ambleny (Aisne), 103.
Ambleville (S.-et-O.), 69.
Amboile (S.-et-O.), 162.
Ambonnay (Marne), 146.
Ambrief (Aisne), 105.
Amenucourt (S.-et-O.), 69.
Amigny-Rouv (Aisne), 116.
Amillis (S.-et-M.), 179.
Amponville (S.-et-M.), 190.
Ancienville (Oise), 136.
Andelain (Aisne), 117.
Andelu (S.-et-O.), 32, 44, 216.
Andilly (S.-et-O.), 131.
Andonville (Loiret), 195.
Andrezel (S.-et-M.), 167.
Andrésy (S.-et-O.), 71.
Angerville (S.-et-O.), 195.
Angervilliers (S.-et-O.), 202.
Angicourt (Oise), 81.
Angy (Oise), 79.
Anizy-Ie-Château (Aisne), 116.
Annet-sur-Marne (S.-et-M.), 125.
Ansacq (Oise), 78.
Anthenay (Marne), 145.
Antheuil-Portes (Oise), 83.
Antheuil-en-Valois (Oise), 91 ; lire Au-
theuil-en-Valois.
Anthilly (Oise), 93.
Anthony (Seine), 31, 207.
Aougny (Aisne), 143; lire — (Marne).
Apilly (Oise), 85.
Apremont (Oise), 96.
Arbonne (S.-et-M.), 183.
Arcis-le-Ponsard (Marne), 107.
Arcueil (Seine), 207.
Arcy-Sainte-Restitue (Aisne), 105.
Ardelu (E.-et-L.), 193, 197.
Ardenay (S.-et-O.), 193.
Argenteuil (S.-et-O.), 43, 229.
Argentières (S.-et-M.), 168.
Armainvilliers (forêt d’ —), 166.
Armancourt (Oise), 81.
Armentières (Aisne), 138.
238
PAUL LEMOINE
Armentières (S.-et-M.), 160.
Arnouville (S.-et-O.), 216.
Arnouville-les-Gonesse (S.-eLO.), 122.
Arpajon-sur-Orge (S.-et-O.), 204.
Arrancourt (S.-et-O.), 195.
Arrancy (Aisne), 119.
Arronville (S.-et-O.), 74.
Arrouaise (forêt d’ —), Aisne, 45, 109.
Arsy (Oise), 81.
Artheuil pour Arthieul, 44.
Arthies (S.-et-O.), 44, 67.
Arthieul (S.-et-O.), 44, 72.
Artimont (S.-et-O.), 44.
Artolu (S.-et-O.), 193.
Artondu (S.-et-O.), 193.
Artonges (Marne), 152.
Arville (S.-et-M.), 190.
Asnières-sur-Oise (S.-et-O.), 47, 133.
Asnières (Seine), 47, 229.
Attainville (S.-et-O.), 124.
Athis-Mons (S.-et-O.), 208.
Attichy (Oise), 98.
Aubepierre (S.-et-M.), 170.
Aubergenville (S.-et-O.), 212.
Aubermesnil, 122.
Aubervilliers (Seine), 122.
Aubevoye (Eure), 223.
Aubigny (Aisne), 119.
Aubigny (S.-et-M.), 168.
Aubilly (Marne), 107.
Aude ville (Loiret), 195.
Audignieourt (Aisne), 99.
Auffargis (S.-et-O.), 201.
Aufïerville (S.-et-M.), 190.
Aufîreville (S.-et-O.), 221.
Auffrique-et-Nogent (Aisne), 115.
Auger-Saint-Vincent (Oise), 89.
Augers-en-Brie (S.-et-M.), 179.
Augerville-la-Rivière (Loiret), 191.
Augy (Aisne), 31, 105.
Aulnay-la-Rivière (Loiret), 46, 191.
Aulnay-aux-Planches (Marne), 46, 156.
Aulnay-sous-Bois (S.-et-O.), 46, 122.
Aulnay-sur-Mauldre (S.-et-O.), 46, 216.
Aulnizeux (Marne), 156.
Aulnoy (S.-et-M.), 160.
Aumont (Oise), 96.
Auteuil (dans Paris) (Seine), 43, 228.
Auteuil (S.-et-O.), 43, 218.
Aufheuil (Eure), 225.
Autheuil-en-Valois (Oise), 91.
Authon-la-Plaine (S.-et-O.), 197.
Authouillet (Eure), 225.
Autouillet (S.-et-O.), 218.
Autrèches (Oise), 97.
Autreville (Aisne), 117.
Autruy-sur-Juine (Loiret), 194, 195.
Auverneaux (S.-et-O.), 185.
Auvers-Saint-Georges (S.-et-O.), 34, 193.
Auvers-sur-Oise (S.-et-O.), 34, 74.
Auvillers (Oise), 79.
Auvilliers (Oise), 79 ; lire Auvillers.
Auxy (Loiret), 189.
Avenay (Marne), 146.
Avernes (S.-et-O.), 34, 67.
Avilly-Saint-Léonard (Oise), 133.
Avize (Marne), 149.
Avon (S.-et-M.), 183.
Avrainville (S.-et-O.), 187.
Avrigny (Oise), 81.
Ay (Marne), 146.
Azy (Aisne), 141.
Babeuf (Oise), 84 ; lire Babœuf.
Bagneaux-sur-Loing (S.-et-M.), 189.
Bagneux (Aisne), 98.
Bagneux (Seine), 209.
Bagnolet (Seine), 126.
Baillet (S.-et-O.), 131.
Bailleul (Eure), 223.
Bailleul-le-Soc (Oise), 80.
Bailleul-sur-Thérain (Oise), 78.
Bailleval (Oise), 80.
Bailly (Oise), 113.
Bailly (S.-et-M.), 166.
Bailly (S.-et-O.), 212.
Bailly-Carrois (S.-et-M.), 168.
Balagny-sur-Thérain (Oise), 77.
Ballainvilliers (S.-et-O.), 202.
Ballaneourt (S.-et-O.), 186.
Bannay (Marne), 152.
Bannes (Marne), 156.
Bannost (S.-et-M.), 167.
Banthelu (S.-et-O.), 32, 44, 70.
Barberie (Oise), 87 ; lire Barbery.
Barbery (Oise), 87.
Barbizon (S.-et-M.), 184.
Barbonne-Fayel (S.-et-M.), 177; lire —
(Marne).
Barbonval (Aisne), 108.
Barbuise (Aube), 177, 178.
Barcy (S.-et-M.), 93.
Bargny (Oise), 93.
Barisis-aux-Bois (Aisne), 116.
Barmainville (Loiret), 195 ; lire —
(E.-et-L.).
Baron (Oise), 87.
Barville (Loiret), 190.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE l’ilE-DE-FRANCE
239
Barzy-sur-Marne (Aisne), 143.
Baslieux (Marne), 109.
Baslieux-sous-Châtillon (Marne), 144.
Bassevelle (S.-et-M.), 153.
Bassoles-Aulers (Aisne), 115.
Batilly-en-Gâtinais (Loiret), 189.
Baudoy (Aube), 177 ; lire Saudoy
(Marne).
Baulne (S.-et-O.), 185.
Baulne-en-Brie (Aisne), 150.
Baye (Marne), 152.
Bazainville (S.-et-O.), 218.
Bazemont (S.-et-O.), 211.
Bazicourt (Oise), 81.
Bazoches (Aisne), 33, 110.
Bazoches-la-Guyonne (S.-et-O.), 33, 206.
Beauchamp (S.-et-O.), 130.
Beauchery (S.-et-M.), 175.
Beaugies-sous-Bois (Oise), 84.
Beaulne et Chivy (Aisne), 29, 100.
Beaumont-du-Gâtinais (S.-et-M.), 190.
Beaumont-en-Beine (Oise), 45, 85 ; lire —
(Aisne).
Beaumont-sur-Oise (S.-et-O.), 133.
Beaunay (Marne), 29, 150.
Beaune-Ia-Rolande (Loiret), 29, 58, 62,
189.
Beaurains (Oise), 82.
Beaurepaire (Oise), 96.
Beaurieux (Aisne), 101.
Beautheil (S.-et-M.), 179.
Beauvoir (S.-et-M.), 43, 170.
Beffecourt (Aisne), 117.
Béhéricourt (Oise), 85.
Béhoust (S.-et-O.), 217.
Beine (forêt de —), 45, 85.
Belleau (Aisne), 140.
Bellefontaine (S.-et-O.), 125.
Belleu (Aisne), 105.
Belleville (le Plessis-) (Oise), 93.
Bellevue (S.-et-O.), 210.
Bellot (S.-et-M.), 157.
Belloy (S.-et-O.), 46, 124.
Belval (Marne), 146.
Bennecourt (S.-et-O.), 231.
Berchères-sur-Vesgre (E.-et-L.), 47, 219.
Bergères-les-Vertus (Marne), 36, 47,156.
Bergères-sous-Montmirail (Marne), 47,
152.
Bernay (S.-et-M.), 167.
Berneuil-sur-Aisne (Oise), 98.
Berny, 29, 109.
Berny-Rivière (Aisne), 29, 98.
Berrieux (Aisne), 118.
Bertancourt-Epourdon (Aisne), 117.
Berthecourt (Oise), 77.
Berville (S.-et-O.), 74.
Berzy-le-Sec (Aisne), 103.
Besmé (Aisne), 113.
Bessancourt (S.-et-O.), 132.
Bessevelle (S.-et-M.), 153 ; lire Basse¬
velle.
Béthancourt-en-Valois (Oise), 89.
Béthancourt-en-Vaux (Aisne), 86.
Bethemont (S.-et-O.), 131.
Béthizy-Saint-Martin (Oise), 88 ; lire
Béthisy-Saint-Martin.
Béthizy-Saint-Pierre (Oise), 88 ; lire
Béthisy-Saint-Pierre.
Bethon (Aube), 178; lire — (Marne).
Bethoncourt (Doubs), 178, 180.
Beton-Bazoches (S.-et-M.), 180.
Betz (Oise), 35, 93.
Beugneux (Aisne), 136.
Beuvardes (Aisne), 137.
Beynes (S.-et-O.), 215.
Bezannes (Marne), 111.
Bezons (S.-et-O.), 229.
Bézu (Epaux-), Aisne, 137.
Bézu-le-Guery (Aisne), 140.
Bézu-les-Fèves (Aisne), 137.
Bézu-Saint-Germain (Aisne), 137.
Bézuet (Aisne), 137.
Bichancourt (Aisne), 117.
Bienville (Oise), 83.
Biermont (Oise), 84.
Bierre (Forêt de —) (S.-et-M.), 45.
Bierville (S.-et-O.), 192.
Bieuxy (Aisne), 99.
Bièvres (Aisne), 29, 118.
Bièvres (S.-et-O.), 202.
Billancourt (Seine), 228.
Billv-sur-Aisne (Aisne), 105.
Billy-sur-Ourcq (Aisne), 136.
Binson (Marne), 144.
Bisseuil (Marne), 146.
Bitry (Oise), 99.
Blaincourt (Oise), 77.
Blamécourt (S.-et-O.), 73.
Blanc-Mesnil (S.-et-O.), 122 ; lire Le
Blanc-Mesnil.
Blandy (S.-et-M.), 31, 168.
Blandy (S.-et-O.), 31, 194, 195,
Blanzy-lès-Fismes (Aisne), 109.
Blaru (S.-et-O.), 222, 223.
Blérancourdelle (Aisne), 59, 99.
Blérancourt (Aisne), 99.
Blesmes (Aisne), 154.
240
PAUL LEMOINE
Blincourt (Oise), 81.
Bobigny (Seine), 122.
Boesse (Loiret), 189.
Boigneville (S.-et-O.), 191.
Boinville (S.-et-O.), 216.
Boinvilliers (S.-et-O.), 221.
Bois d’Ageux (Oise), 82.
Bois d’Arcy (S.-et-O.), 215.
Boisdon (S.-et-M.), 167.
Boisemont (S.-et-O.), 72.
Bois-Herpin (S.-et-O.), 196.
Bois-le-Roi (S.-et-M.), 183, 185.
Boisseaux (Loiret), 194.
Boissets (S.-et-O.), 129, 223.
Boissettes (S.-et-M.), 171.
Boissise-la-Bertrand (S.-et-M.), 171.
Boissise-le-Roi (S.-et-M.), 183, 185.
Boissy-aux-Cailles (S.-et-M.), 189.
Boissy-Presnoy (Oise), 93.
Boissy-l’Aillerie (S.-et-O.), 72.
Boissy-Ia-Rivière (S.-et-O.), 192.
Boissy-le-Châtel (S.-et-M.), 160.
Boissy-le-Cutte (S.-et-O.), 194.
Boissy-le-Repos (Marne), 157.
Boissy-le-Sec (S.-et-O.), 198.
Boissy-Mauvoisin (S.-et-O.), 221.
Boissy-Saint-Léger (S.-et-O.), 164.
Boissy-sans-Avoir (S.-et-O.), 218.
Boissy-sous-Saint-Yon (S.-et-O.), 187.
Boitron (S.-et-M.), 153.
Bombon (S.-et-M.), 167.
Bondaroy (Loiret), 191.
Bondoufîes (S.-et-O.), 186 ; lire Bon-
doufle.
Bonneil (Aisne), 141.
Bonnelles (S.-et-O.), 201.
Bonnes (Aisne), 137.
Bonneuil (S.-et-O.), 122.
Bonneuil-en-Valois (Oise), 88.
Bonneuil-sur-Marne (Seine), 163.
Bonnières-sur-Seine (S.-et-O.), 223.
Bordeaux (Loiret), 190.
Borest (Oise), 87.
Bouafles (S.-et-O.), 230.
Boubiers (Oise), 68.
Bouchy-le-Repos (Marne), 179.
Bouconville (Aisne), 119.
Bouconvillers (Oise), 73.
Bouconvilliers (Oise), 73 ; lire Boueon-
villers.
Boufïémont (S.-et-O.), 131.
Bouffignereux (Aisne), 110.
Bougival (S.-et-O.), 214.
Bougligny (S.-et-M.), 189.
Bouillancy (Oise), 36, 93.
Bouilly (Loiret), 189.
Bouilly (Marne), 107.
Boulaincourt (Oise), 79.
Boulancourt (S.-et-M.), 190.
Bouleurs (S.-et-M.), 159.
Bouleuse (Marne), 107.
Boulincourt (S.-et-O.), 218.
Boullare (Oise), 92.
Boullay-les-Trous (S.-et-O.), 204.
Boulogne-Billancourt (Seine), 228.
Boulogne-la-Grasse (Oise), 82.
Bouqueval (S.-et-O.), 123.
Bouray-sur-Juine (S.-et-O.), 193.
Bourdonné (S.-et-O.), 205.
Bouresches (Aisne), 140.
Bourg-et-Comin (Aisne), 101.
Bourg-la-Reine (Seine), 210.
Bourguignon (Aisne), 117.
Bourguignon-sous-Coucy (Aisne), 114.
Bourron (S.-et-M.), 184.
Boury-en-Vexin (Oise), 68.
Boursault (Marne), 150.
Boursonne (Oise), 91.
Boutervilliers (S.-et-O.), 198.
Boutigny (S.-et-M.), 160.
Boutigny (S.-et-O.), 189.
Bouvancourt (Marne), 110.
Bouville (S.-et-O.), 195.
Boynes (Loiret), 188.
Bouzonville-en-Beauce (Loiret), 195.
Bouzy (Marne), 146.
Braine (Aisne), 109.
Braisnes (Oise), 57, 83.
Brancourt (Aisne), 117.
Branges (Aisne), 105.
Branscourt (Marne), 112.
Brasles (Aisne), 138.
Brasseuse (Oise), 87.
Bray (Oise), 88.
Braye (Aisne), 97.
Braye-en-Laonnais (Aisne), 100.
Bréau (S.-et-M.), 169.
Bréey (Aisne), 138.
Brégy (Oise), 93.
Brenelle (Aisne), 109.
Brenouille (Oise), 80.
Breny-Berny (Aisne), 138.
Bresles (Oise), 78.
Bretèche (S.-et-O.), 213.
Brétigny (Oise), 114.
Brétigny (S.-et-O.), 187.
Breuil (Aisne), 103.
Breuil (Marne), 110.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
241
Breuil (S.-et-O.), 216.
Breuil (Trosly-), Oise, 95.
Breuil-le-Sec (Oise), 81.
Breuil-le-Vert (Oise), 81.
Breuil-Pont (Eure), 225.
Breuillet (S.-et-O.), 202.
Bréval (S.-et-O.), 220.
Brévannes (Limeil-) (S.-et-O.), 163.
Briares (Loiret), 191 ; lire Briarres.
Briarres .(Loiret), 191.
Bricot-la-Ville (S.-et-M.), 177 ; lire —
(Marne).
Brie (Aisne), 29, 43, 116.
Brie-Comte-Robert (S.-et-M.), 167.
Brière - les - Scellés (S.-et-O.), 29, 197,
198.
Brignancourt (S.-et-O.), 73.
Briis-sous-Forge (S.-et-O.) ; lire Briis-
sous-Forges.
Bromeilles (Loiret), 188.
Broquier (Oise), 79.
Brou (S.-et-M.), 43, 125.
Brouillet (Marne), 108.
Broussy-le-Grand (Marne), 156.
Broussy-le-Petit (Marne), 156.
Brouy (S.-et-O.), 194, 195.
Broyés (Marne), 157.
Brueil-en-Yexin (S.-et-O.), 67.
Brugny (Vaudancourt —) (Marne), 150.
Brumetz (Aisne), 138.
Brunoy (S.-et-O.), 165.
Bruyères-et-Montberault (Aisne), 120.
Bruyères-le-Châtel (S.-et-O.), 204.
Bruyères-Val-Chrétien (Aisne), 144.
Bruys (Aisne), 105.
Bry-sur-Marne (Seine), 164.
Buchelay (S.-et-O.), 221.
Buey-le-Long (Aisne), 101.
Bucy-les-Cerny (Aisne), 116.
Bueil (Eure), 225.
Buffîgnereux (Aisne), 110.
Buhy (S.-et-O.), 68.
Bullion (S.-et-O.), 202.
Buno-Bonnevaux (S.-et-O.), 189.
Burcy (S.-et-M.), 189.
Bures (S.-et-O.), 203.
Bury (Oise), 79.
Bus (Somme), 82.
Bussiares (Aisne), 141.
Bussières (S.-et-M.), 154.
Bussy-sous-Gouvernes (S.-et-M.), 164.
Buthiers-Herbauvillers (S.-et-M.), 189 ;
lire Buthiers-Herbauvilliers.
Buzancy (Aisne), 103.
Mémoires du Muséum, nouvelle série. —
Caohan (Seine), 207.
Caillouel-Crepigny (Aisne), 85.
Cailly (Eure), 225.
Caisnes (Oise), 113.
Cambronne (Oise), 82.
Cambronne-lès-Clermont (Oise), 78.
Camelin (Aisne), 113.
Candor (Oise), 82.
Canly (Oise), 81.
Cannectancourt (Oise), 83.
Canny-sur-Matz (Oise), 83.
Carlepont (Oise), 115.
Carnelles (Forêt de —) 44.
Carnetin (S.-et-M.), 126.
Carrières-Saint-Denis (S.-et-O.), 229.
Carrières-sous-Poissy (S.-et-O.), 230.
Carrières-sur-Seine (S.-et-O.), 229.
Catenoy (Oise), 29, 46, 81.
Caufïry (Oise), 79.
Caumont (Aisne), 86.
Cauvigny (Oise), 31, 77.
Celle-lès-Condé (Aisne), 151 ; lire Celles
lès-Condé.
Celles (S.-et-M.), 174.
Celles-sur-Aisne (Aisne), 102.
Cely (S.-et-M.), 184.
Cergy (Aisne), 143.
Cergy (S.-et-O.), 70.
Cernay-la-Ville (S.-et-O.), 201.
Cerneux (S.-et-M.), 179.
Cerny (S.-et-O.), 194.
Cerny-en-Laonnais (Aisne), 101.
Cerny-les-Bucy (Aisne), 116.
Cerseuil (Aisne), 46, 105.
Césarville (Loiret), 195.
Cessières (Aisne), 116.
Cesson (S.-et-M.), 170.
Cessoy (S.-et-M.), 173.
Chacrise (Aisne), 103.
Châge (Abbaye) (S.-et-M.), 43.
Chaignes (Eure), 223.
Chaillevoy (Aisne), 116.
Chailly-en-Bière (S.-et-M.), 183, 184.
Chailly-en-Brie (S.-et-M.), 179.
Chalautre-la-Grande (S.-et-M.), 177.
Chalautre-la-Petite (S.-et-M.), 177.
Chalautre-la-Reposte (S.-et-M.), 173.
Chalifert (S.-et-M.), 163.
Chalmaison (S.-et-M.), 178.
Chalo-Saint-Mars (S.-et-O.), 197.
Châlons-sur-Vesle (Marne), 108.
Chalou-la-Reine (S.-et-O.j, 197, 198.
Chalou-Moulineux (S.-et-O.), 197, 198.
Chaltrait (Marne), 149.
T. V. 16
242
PAUL LEMOINE
Chaînant (Oise), 88.
Chamarande (S.-et-O.), 193.
Chambors (Oise), 30, 36, 68.
Chambourcy (S.-et-O.), 212.
Chambray (Eure), 225.
Chambrecy (Marne), 145.
Chambry (S.-et-M.), 128.
Chamery (Marne), 107.
Chamigny (S.-et-M.), 141.
Chamouille (Aisne), 32,119.
Champagne (S.-et-O.), 74.
Champagne-sur-Seine (S.-et-M.), 173.
Champaubert (Marne), 153.
Champeenest (S.-et-M.), 180.
Champoenet (S.-et-M.), 180, lire Champ¬
eenest.
Champcouelle (S.-et-M.), 179.
Cbampcueil (S.-et-O.), 185.
Champdeuil (S.-et-M.), 167.
Champeaux (S.-et-M.), 167, 170.
Champenard (Eure), 224.
Champfleury (Marne), 112.
Champ-Guyon (Marne), 158.
Champigny (Marne), 31, 109.
Champigny-sur-Marne (Seine), 31, 164.
Champillon (Marne), 146.
Champlan (S.-et-O.), 201.
Champlat (Marne), 146.
Champlieu (Oise), 89.
Champmotteux (S.-et-O.), 196.
Champs (Aisne), 117.
Champs (S.-et-M.), 165.
Champvoisy (Aisne), 143; lire — (Marne).
Changis-sur-Marne (S.-et-M.), 140.
Chanteloup (S.-et-M.), 165.
Chanteloup (S.-et-O.), 72.
Chantilly (Oise), 133.
Chapelle-Saint-Sulpice (S.-et-M.), 176 ;
lire La Chapelle-Saint-Sulpice.
Chapet (S.-et-O.), 230.
Charenton-le-Pont (Seine), 126.
Charleville (Marne), 158.
Charly (Aisne), 33, 141.
Charmentray (S.-et-M.), 128.
Charmont (Loiret), 196.
Charnoy (S.-et-M.), 46, 129.
Charny (S.-et-M.), 129.
Chars (S.-et-O.), 72.
Chartève, 179.
Chartèves (Aisne), 138.
Chartrettes (S.-et-M.), 171, 179.
Chartreuves, 138 ; lire Chartreuve (Aisne).
Chartronges (S.-et-M.), 179.
Chasseny (Aisne), 109.
Châteaubleau (S.-et-M.), 175, 176.
Châteaufort (S.-et-O.), 204.
Château-Landon (S.-et-M.), 188, 190.
Château-Thierry (Aisne), 142.
Châtenay (Seine), 209.
Châtenay-sur-Seine (S.-et-M.), 173.
Châtenay (S.-et-O.), 124.
Châtenoy (S.-et-M.), 190.
Châtignonville (S.-et-O.), 198.
Châtillon-la-Borde (S.-et-M.), 170.
Châtillon-sous-Bagneux (Seine), 210.
Châtillon-sur-Marne (Marne), 145.
Châtillon-sur-Morin (Marne), 178.
Chatou (S.-et-O.), 229.
Châtres (S.-et-M.), 168.
Châtres (S.-et-O.), 187, 204.
Chauconin (S.-et-M.), 128.
Chaudardes (Aisne), 101.
Chaudun (Aisne), 103.
Chauffour-les-Étrechy (S.-et-O.), 198.
Chaufour (S.-et-O.), 222.
Chaufïry (S.-et-M.), 160.
Chaumes-en-Brie (S.-et-M.), 170.
Chaumont-en-Vexin (Oise), 69.
Chaumontel (S.-et-O.), 132.
Chaumuzy (Marne), 145.
Chauny (Aisne), 85.
Chaussy (S.-et-O.), 69.
Chauvry (S.-et-O.), 131.
Chavenay (S.-et-O.), 211.
Chavençon (S.-et-O.), 72 ; lire —(Oise).
Chavignon (Aisne), 97.
Chavigny (Aisne), 99.
Chaville (S.-et-O.), 209.
Chavonnes (Aisne), 100 ; lire Chavonne.
Chavot-Courecourt (Marne), 149 ; lire
Chavot-Courcourt.
Chelles (Oise), 104.
Chelles (S.-et-M.), 126.
Chelle-Sainte-Baudeur (S.-et-M.), 127.
Chelles-Sainte-Baudour (S.-et-M.), 127.
Chenay (Marne), 109.
Chennevières-les-Louvres (S.-et-O.), 124.
Chennevières-sur-Marne (S.-et-O.), 164.
Chenoise (S.-et-M.),. 175.
Chenou (S.-et-M.), 189.
Cheptainville (S.-et-O.), 187.
Chérence (S.-et-O.), 67.
Cheret (Aisne), 118.
Chermizy (Aisne), 119.
Chéry-Chartreuve (Aisne), 107.
Chessy (S.-et-M.), 31, 164.
Chevannes (S.-et-O.), 186.
Chevilly (Seine), 208.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L ILE-DE-FRANCE
243
Chevincourt (Oise), 83.
Chevraincourt (Oise), 83 ; lire Chevin-
eourt.
Chevrainvilliers (S.-et-M.), 190.
Chevregny (Aisne), 47, 119.
Chevreuse (S.-et-O.), 202.
Chevreville (Oise), 93.
Chevrières (Oise), 81, 179.
Chevru (S.-et-M.), 179.
Chevry-Cossigny (S.-et-M.), 166.
Chezy-en-Orxois, 135, 138.
Chezy-l’Abbaye (Aisne), 154.
Chezy-sur-Marne (Aisne), 154.
Chierry (Aisne), 154.
Chigny (Marne), 146.
Chilly-Mazarin (S.-et-O.), 208.
Chiry (Oise), 83.
Chivres (Aisne), 47, 101.
Chivy-les-Étouvelles (Aisne), 116.
Choisel (S.-et-O.), 114^ 204.
Choisy-au-Bac (Oise), 114.
Choisy-en-Brie (S.-et-M.), 179.
Choisy-le-Roi (Seine), 208.
Choisy-la-Victoire (Oise), 81.
Chouilly (Marne), 150.
Chouy (Aisne), 136.
Cierges (Aisne), 143.
Cinqueux (Oise), 80.
Cires-les-Mello (Oise), 76.
Ciry-Salsogne (Aisne), 105.
Citry (S.-et-M.), 154.
Civry-la-Forêt (S.-et-O.), 32, 219.
Clacy-et-Thierret (Aisne), 116.
Claignes (Oise), 88.
Clairefontaine (S.-et-O.), 204.
Clairoix (Oise), 82.
Clamart (Seine), 209.
Clamecy (Aisne), 99.
Claye-Souilly (S.-et-M.), 128.
Clermont (Oise), 79.
Clichy (Seine), 228.
Cliehy-sous-Bois (S.-et-O), 126.
Clos-Fontaine (S.-et-M.), 170.
Cocherel (Houlbec-)(Eure), 225.
Cocherel (S.-et-M.), 140.
Cœuvres (Aisne), 102.
Cohan (Aisne), 107.
Coignières (S.-et-O.), 206.
Coinoy (Aisne), 138.
Coizard-Joches (Marne), 156.
Coligny (Marne), 156.
Collégien (S.-et-M.), 163.
Colligis (Aisne), 119.
Colombes (Seine), 229.
Combault (Pontault-) (S.-et-M.), 165.
Comblizy (Marne), 150.
Combs-la-Ville (S.-et-M.), 167.
Commenchon (Aisne), 85.
Commeny (S.-et-O.), 73.
Compans-la-Ville (S.-et-O.), 123.
Compiègne (Oise), 30, 31, 95.
Conan (Aisne), 107 ; lire Cohan.
Concevreux (Aisne), 110.
Conches (S.-et-M.), 163.
Conehy-les-Pots (Oise), 83.
Condé (Rochy-) (Oise), 29, 36, 78.
Condé-en-Brie (Aisne), 29, 36, 152.
Condé-Saint-Libière (S.-et-M.), 29, 36,
159 ; lire Condé-Sainte-Libiaire.
Condé-Sainte-Libiaire (S.-et-M.), 29,36,
159.
Condé-sur-Aisne (Aisne), 29, 36, 100.
Condé-sur-Vesgre (S.-et-O.), 29, 36, 205.
Condécourt (S.-et-O.), 70.
Condetz (S.-et-M). 29.
Conflans-Sainte-Honorine (S.-et-O.), 36,
130.
Congerville (S.-et-O.), 198.
Congy (Marne), 152.
Connigis (Aisne), 149.
Corbeil (S.-et-O.), 187.
Corbeilles-en-Gâtinais (Loiret), 189.
Corbeny (Aisne), 119.
Corey (Aisne), 91.
Corfelix (Marne), 158.
Cormeilles-en-Parisis (S.-et-O.), 130.
Cormeilles-en-Vexin (S.-et-O.), 72.
Cormicy (Marne), 109.
Cormoyeux (Marne), 145.
Corribert (Marne), 152.
Corrobert (Marne), 152.
Corteville (S.-et-O.), 218.
Coubert (S.-et-M.), 169.
Coubron (S.-et-M.), 126.
Coucy-la-Ville (Aisne), 116.
Coucy-le-Château (Aisne), 116.
Coucy-les-Eppes (Aisne), 119.
Coudray (Loiret), 194.
Coudray-sur-Seine (S.-et-O.), 186.
Coudun (Oise), 83.
Couilly-Pont-aux-Dames (S.-et-M.), 160.
Coulanges (Aisne), 107 ; lire Coulonges.
Couloisy (Oise), 103.
Coulombs (S.-et-M.), 140.
Coulommes (S.-et-M.), 159.
Coulomne-Malizy (Marne), 111.
Coulomnes (S.-et-M.), 159 ; lire Cou¬
lommes.
244
PAUL LEMOINE
Coulonges (Aisne), 107.
Coupru (Aisne), 140.
Coupvray (S.-et-M.), 164.
Courances (S.-et-M.), 184.
Courbaon (Aisne), 154,
Courbeteaux (Marne), 152.
Courbevoie (Seine), 229.
Courboin (Aisne), 154.
Courcelles (Aisne), 110.
Courcelles (Loiret), 190.
Courcelles (Seine), 228.
Courcelles (S.-et-M.), 174.
Courcelles-lès-Gisors (Oise), 69.
Courcelles-lès-Rosnay (Marne), 112.
Courcelles-Sapicourt (Marne), 112.
Courcelles-sur-Viosne (S.-et-O.), 73.
Courchamps (Aisne), 139.
Courchamps (S.-et-M.), 176 ; lire Cour-
champ.
Courcouronnes (S.-et-O.), 187.
Courdimanche (S.-et-O.), 70, 192.
Courecourt (Chavot-) (Marne), 151.
Courgent (S.-et-O.), 219.
Courgivaux (Marne), 180.
Courjeonnet (Marne), 156.
Courlandon (Marne), 110.
Courmas (Marne), 107.
Courmelles (Aisne), 102.
Courmont (Aisne), 144.
Courpalay (S.-et-M.), 169.
Courquetaine (S.-et-M.), 167.
Courson-Launoy (S.-et-O.), 202.
Courtacon (S.-et-M.), 179.
Courtagnon (Marne), 145.
Courtecon (Aisne), 100.
Courtemont (Aisne), 151.
Courtempierre (Loiret), 190.
Courteuil (Oise), 88.
Courtevroust (S.-et-M.), 176.
Courthiezy (Marne), 150.
Courtieux (Oise), 104.
Courtoin (Yonne), 104.
Courtomer (S.-et-M.), 69, 169.
Courtrizy-et-Fessigny (Aisne), 119 ; lire
Courtrizy-et-F ussigny.
Courtrv (S.-et-M.), 126, 168.
Courville (Marne), 108.
Coutençon (S.-et-M.), 172.
Coutevroult (S.-et-M.), 176.
Couvrelles (Aisne), 105.
Couzangrez (S.-et-O.), 72 ; lire Gou-
zangrez.
Coye (Oise), 132.
Coyolles (Oise), 88.
Cramaille (Aisne), 136.
Cramant (Marne), 149.
Cramoisy (Oise), 77.
Craonne (Aisne), 100.
Craonnelle (Aisne), 100.
Crapeaumesnil (Oise), 83.
Cravent (S.-et-O.), 221.
Crécy-en-Brie (S.-et-M.), 160.
Crécy-au-Mont (Aisne), 99.
Crégy (S.-et-M.), 129.
Creil (Oise 1 ), 96.
Crépigny (Aisne), 85.
Crépoil (S.-et-M.), 140.
Crépy-en-Laonnais (Aisne), 116.
Crépy-en-Valois (Oise), 88.
Crespières (S.-et-O.), 211.
Créteil (Seine), 163.
Crévecœur (S.-et-M.), 170.
Crisenoy (S.-et-M.), 167.
Crisolles (Oise), 85.
Croix-Saint-Leufroy (la) (Eure), 225.
Croissy (S.-et-O.), 229.
Croissy-Beaubourg (S.-et-M.), 166.
Croisy (Eure), 225.
Crosnes (S.-et-O.), 165.
Croutoy (Oise), 104.
Crouttes (Aisne), 104, 142.
Crouy (Aisne), 101.
Crouy-sur-Ourcq (S.-et-M.), 141.
Crugny (Marne), 107.
Cucharmoy (S.-et-M.), 175.
Cuchery (Marne), 145.
Cuffies (Aisne), 98.
Cugny (Aisne), 85, 136.
Cuiry-Housse (Aisne), 106.
Cuiry-les-Chaudardes (Aisne), 101.
Cuis (Marne), 149.
Cuise-la-Motte (Aisne), 102.
Cuisles (Marne), 144.
Cuissy-et-Geny (Aisne), 101.
Cuisy (S.-et-M.), 93.
Cuisy-en-Almont (Aisne), 99.
Cumières (Marne), 144.
Cutry (Aisne), 103.
Cuts (Oise), 113.
Cuvergnon (Oise), 92.
Cuvilly (Oise), 83.
Cuy (Oise), 82.
Cys-la-Commune (Aisne), 109.
Dadonville (Loiret), 190.
Dagny (S.-et-M.), 179.
Damery (Marn»), 145.
Damonville (Engenville-), Loiret, 195.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L ILE-DE-FRANCE
245
Dammard (Aisne), 139.
Dammarie-les-Lys (S.-et-M.), 33, 185.
Dammartin (S.-et-O.), 33, 220.
Dammartin-en-Goële (S.-et-M.), 33, 43.
Dammartin-sous-Tigeaux (S.-et-M.), 33,
166.
Dampcourt (Aisne), 86.
Dampierre (S.-et-O.), 33, 203.
Dampleux (Aisne), 91.
Dampmart (S.-et-M.), 127.
Dancourt (S.-et-O.), 218.
Dannemois (S.-et-O.), 186.
Davron (S.-et-O.), 212.
Délincourt (Oise), 69.
Desmonts (Loiret), 190.
Deuillet (Aisne), 116.
Dhuilet (S.-et-O.), 194.
Dhuison (S.-et-O.), 192.
Dhuizel (Aisne), 109.
Dhuizy (S.-et-M.), 141.
Dimancheville (Loiret), 191.
Dives (Oise), 83.
Dizy-Magenta (Marne), 146.
Dommiers (Aisne), 102.
Domont (S.-et-O.), 131.
Domptin (Aisne), 140.
Donnemarie-eu-Montois (S.-et-M.), 174.
Dontilly (S.-et-M.), 173.
Dormans (Marne), 149.
Dossainville (Loiret), 195.
Douains (Eure), 222, 223.
Doue-la-Fontaine (S.-et-M.), 160.
Dourdan (S.-et-O.), 203.
Douvres (S.-et-M.), 30.
Douy-la-Ramée (S.-et-M.), 35, 93.
Drancy (Seine), 122.
Dreslincourt (Oise), 83.
Dravegny (Aisne), 107.
Draveil (S.-et-O.), 165.
Drocourt (S.-et.-0.), 67.
Droizy (Aisne), 103.
Ducy (Oise), 88.
Dugny (Seine), 122.
Duvy (Oise), 88.
Eaubonne (S.-et-O.), 131.
Écardenville-sur-Eure (Eure), 225.
Échampeu (S.-et-M.), 92.
Écharcon (S.-et-O.*), 187.
Échilleuse (Loiret), 189.
Échouboulains (S.-et-M.), 172.
Écouen (S.-et-O.), 30, 46,131.
Eequevilly (S.-et-O.), 212.
Écueil (Marne), 107.
Égligny (S.-et-M.), 173.
Égry (Loiret), 190.
Élancourt (S.-et-O.), 206.
Élincourt-Sainte-Marguerite (Oise), 83.
Émerainville (S.-et-M.), 166.
Émeville (Oise), 89.
Engenville-Montville (Loiret), 195 ; lire
Engenville-Damonville.
Enghien (S.-et-O.), 131, 132 ; lire En-
ghien-les-Bains.
Ennery (S.-et-O.), 74
Épagny (Aisne), 99.
Épaux-Bézu (Aisne), 139.
Épernay (Marne), 149.
Épiais-lès-Louvres (S.-et-O.), 124.
Épiais-Rhus (S.-et-O.), 35, 75.
Épieds (Aisne), 138.
Épieds (S.-et-O.), 75.
Épinay-Champlâtreux (S.-et-O.), 46,123.
Épinay-sous-Sénart (S.-et-O.), 46, 166.
Épinay-sur-Orge (S.-et-O.), 46, 202,
Épinay-sur-Seine (Seine), 46, 130.
Épone (S.-et-O.), 216.
Eppes (Aisne), 47, 119.
Éragny (S.-et-O.), 130.
Erceville (Loiret), 195.
Ermenonville (Oise), 94.
Ermont (S.-et-O.), 59, 130.
Esbly (S.-et-M.), 164.
Escardes (Aube), 179 ; lire — (Marne).
Essises (Aisne), 153.
Essômmes-sur-Marne (Aisne), 140 ; lire
Essômes-sur-Marne.
Essonnes (S.-et-O.), 187.
Esternay (Marne), 157.
Estouches (S.-et-O.), 194.
Estouy (Loiret), 191.
Estrées-Saint-Denis (Oise), 48.
Ètampes (Aisne), 153.
Étampes (S.-et-O.), 192.
Étavigny (Oise), 93.
Étiolles (S.-et-Oise), 168.
Étoges (Marne), 149.
Étouvelles (Aisne), 118.
Étouy (Oise), 80.
Étrcchv (Marne), 150.
Étréchy (S.-et-O.), 192.
Étrépilly (Aisne), 141.
Étrépilly (S.-et-M.), 93.
Ève (Oise), 92.
Évecquemont (S.-et-O.), 72.
Éverly (S.-et-M.), 177.
Évricourt (Oise), 83.
246
PAUL LEMOINE
Évry-les-Châteaux (S.-et-M.), 30, 31,
168.
Évry-Petit-Bourg (S.-et-O.), ou F-vry-
sur-Seine (S.-et-O.), 30, 31, 187.
Ezanville (S.-et-O.), 132.
Fains (Eure), 225.
Faremoutiers (S.-et-M.), 180.
Faronville (Loiret), 195.
Faucoucourt (Aisne), 117.
Faverolles (Aisne), 91.
Faverolles (Aisne), 107 ; lire —(Marne).
Favières (S.-et-M.), 166.
Favrieux (S.-et-O.), 221.
Fay-lès-Nemours (S.-et-M.), 46, 190.
Fay-sous-Clermont (Oise), 46, 79.
Fayel (Oise), 81.
Fayel, dans Barbonne-Fayel (Aube), 177;
lire — (Marne).
Feigneux (Oise), 90.
Feranville (S.-et-O.), 218.
Fère-Champenoise (Marne), 156.
Fère-en-Tardenois (Aisne), 143.
Férébrianges (Marne), 153.
Féricy (S.-et-M.), 172.
Ferolles-Attilly (S.-et-M.), 165.
Ferrières (S.-et-M.), 43, 166.
Festieux (Aisne), 118.
Festigny (Marne), 150.
Feucherolles (S.-et-O.), 214.
Filain (Aisne), 43, 101.
Fismes (Marne), 107.
Fitz-James (Oise), 80.
Flacourt (S.-et-O.), 221.
Flaix (S.-et-M.), 175.
Flavy-le-Martel (Aisne), 31, 85.
Flavy-le-Meldeux (Oise), 31.
Fleurines (Oise), 96.
Fleury (Aisne), 31, 91.
Fleury-en-Bière (S.-et-M.), 31, 183, 184.
Flaury-la-Rivière (Marne), 31, 145.
Fleury-Mérogis (S.-et-O.), 31, 187.
Flexanville (S.-et-O.), 218.
Flins (S.-et-O.), 43, 212.
Flins-Neuve-Église (S.-et-O.), 219.
Folembray (Aisne), 116.
Follainvilïe (S.-et-O.), 67.
Fontaine (S.-et-O.), 196.
Fontaine-Bellenger (Eure), 224.
Fontaine-Chaalis (Oise), 90.
Fontaine-Denis-Nuisy (Aube), 178 ; lire
— Marne).
Fontaine-Heudebourg (la—) (Eure), 223,
225.
Fontaine-les-Corps-Nuds (Oise), 90.
Fontaine-sous-Jouy (Eure), 225.
F ontaine-sous-Montaiguillon (S.-et-M.),
178.
Fontainebleau (S.-et-M.), 184.
Fontenailles (S.-et-M.), 170.
Fontenay-aux-Roses (Seine), 209.
Fontenay-en-Parisis (S.-et-O.), 124.
Fontenay-le-Fleury (S.-et-O.), 215.
Fontenay-le-Vicomte (S.-et-O.), 186.
Fontenay-les-Briis (S.-et-O.), 202.
Fontenay-Saint-Père (S.-et-O.), 67.
Fontenay-sous-Bois (Seine), 126.
Fontenay-Mauvoisin (S.-et-O.), 221.
Fontenay-Trésigny (S.-et-M.), 168, 170.
Fontenelles (Aisne), 155.
Fontenoy (Aisne), 99.
Forîry (S.-et-M.), 93.
Forges (S.-et-M.), 43, 174.
Forges (S.-et-O.), 43, 204.
Fosses (S.-et-O.), 123.
Fossoy (Aisne), 154.
Fouju (S.-et-M.), 167.
Foulangues (Oise), 76.
Fourdrain (Aisne), 46, 116.
Franconville (S.-et-O.), 130.
Frémainville (S.-et-O.), 67.
Frémécourt (S.-et-O.), 73.
Freneuse (S.-et-O.), 231.
Frépillon (S.-et-O.), 131.
Fresnes (Aisne), 116-143.
Fresnes-les-Rungis (Seine), 208.
Fresnes-sur-Marne (S.-et-M.), 129.
Fresnoy-la-Rivière (Oise), 88.
Fresnoy-le-Luat (Oise), 88.
Fressancourt (Aisne), 117.
Frétoy-sur-Aubetin (S.-et-M.), 179.
Frières-Failllouël (Aisne), 85.
Fromentières (Marne), 152.
Fromont (S.-et-M.), 191.
Frouville (S.-et-O.), 74.
Fublaines (S.-et-M,), 159.
Gadancourt (S.-et-O.), 70.
Gadencourt (Eure), 225.
Gagny (S.-et-O.), 126.
Gaillon (Eure), 223.
Gallevesse (région de—), 149.
Galluis (S.-et-O.), 205.
Gambais (S.-et-O.), 206.
Gambaiseuil (S.-et-O.), 206.
Gandelu (Aisne), 32, 141.
Garancières (S.-et-O.), 217.
Garches (S.-et-O.), 211.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE l’iLE-DE-FRANCE
247
Garennes (Eure), 225.
Garentreville (S.-et-M.), 190.
Gargenville (S.-et-O.), 231.
Garges-lès-Gonesse (S.-et-O.), 121.
Gassicourt (S.-et-O.), 221.
Gastins (S.-et-M.), 170.
Gaubertin (Loiret), 189.
Gault (Forêt du —) (Marne), 45.
Gazeran (S.-et-O.), 206.
Genainville (S.-et-O.), 69.
Génicourt (S.-et-O.), 75.
Gennevilliers (Seine), 229.
Gentilly (Seine), 208.
Genvry (Oise), 85.
Germaine (Marne), 147.
Germigny (Marne), 107.
Germigny-1’Évêque (S.-et-M.), 160.
Germigny-sous-Coulombs (S.-et-M.), 141.
Gernicourt (Aisne), 110.
Gérocourt (S.-et-O.), 75.
Gesvres-le-Chapitre (S.-et-M.), 94.
Gesvres-le-Duc (S.-et-M.), 94.
Gioourt (Oise), 79.
Gif (S.-et-O.), 201.
Gilles (E.-et-L.), 219.
Gilocourt (Oise), 89.
Gimbrois (S.-et-M.), 175.
Gionges (Marne), 150.
Giremoutiers (S.-et-M.), 33, 160.
Girolles (Loiret), 189.
Gironville (S.-et-M.), 190.
Gironville (S.-et-O.), 192.
Gisors (Eure), 68.
Givrâmes (Loiret), 189.
Givry-lès-Loisy (Marne), 150.
Gizancourt (Oise), 166.
Gland (Aisne), 138.
Glennes (Aisne), 109.
Gommecourt (S.-et-O.), 231.
Gommerville (E.-et-L.), 198.
Gometz-la-Ville (S.-et-O.), 201.
Gometz-le-Châtel (S.-et-O.), 201.
Gondécourt (S.-et-O.), 70 ; lire Condé-
court.
Gondreville (Oise), 47, 89.
Gonesse (S.-et-O.), 53, 123, 125.
Gouaix (S.-et-M.), 177.
Goudelancourt-lès-Berrieux (Aisne), 119.
Goupillières (S.-et-O.), 216.
Gournay (Eure), 222.
Goussainville (E.-et-L.), 216.
Goussainville (S.-et-O.), 124.
Goussancourt (Aisne), 143, 144.
Goussonville (S.-et-O.), 216.
Gouvernes (S.-et-M.), 163.
Gouvieux (Oise), 133.
Gouzangrez (S.-et-O.), 72.
Grand-Puits (S.-et-M.), 170.
Grand-Rozoy (Aisne), 136.
Grandelain-et-Malval (Aisne), 118.
Grandru (Aisne), 86 ; lire — (Oise).
Grandfresnoy (Oise), 82.
Grangermont (Loiret), 191.
Granville-Gaudreville (E.-et-L.), 198.
Grauves (Marne), 150.
Gregy-sur-Yerres (S.-et-M.), 168.
Gressey (S.-et-O.), 219.
Gressy (S.-et-M.), 124.
Gretz (S.-et-M.), 165.
Grez-sur-Loing (S.-et-M.), 184.
Grigneville-Bazinville (Loiret), 195 ; lire
Grigneville-Bazain ville.
Grigny (S.-et-O.), 187.
Grisolles (Aisne), 33, 139.
Grisolles (Oise), 85 ; lire Crisolles.
Grizy-les-Plâtres (S.-et-O.), 74.
Grizy-Suisnes (S.-et-M.), 168.
Groslay (S.-et-O.), 131.
Gros-Rouvre (S.-et-O.), 46, 206.
Guainville (E.-et-L.), 220, 223.
Guercheville (S.-et-M.), 190.
Guermantes (S.-et-M.), 163.
Guernes (S.-et-O.), 231.
Guerville (S.-et-O.), 217.
Gueux (Marne), 47, 111.
Guiberville (S.-et-O.), 187.
Guignes (S.-et-M.), 167.
Guigneville (S.-et-O.), 190.
Guigneville (Loiret), 195.
Guignonville (Loiret), 195.
Guillerval (S.-et-O.), 196.
Guiry (S.-et-O.), 70.
Guiscard (Oise), 85.
Guitrancourt (S.-et-O.), 67.
Guivry (Oise), 85.
Guny (Aisne), 99.
Gurgy-le-Châtel (S.-et-M.), 173».
Gury (Oise), 83.
Guyancourt (S.-et-O.), 203.
Guyencourt (Aisne), 110.
Hadancourt-le-Haut-Clocher (Oise), 69.
Hainvillers (Oise), 83.
Haramont (Oise), 90 ; lire — (Aisne).
Haravilliers (S.-et-O.), 75.
Hardencourt (Eure), 225.
Hardricourt (S.-et-O.), 231.
Hargeville (S.-et-O.), 216.
248
PAUL LEMOINE
Harravilliers (S.-et-O.), 75 ; lire Hara-
villiers.
Hartennes (Aisne), 102.
Haute-Fontaine (Aisne) 104; lire —
(Oise).
Haute-Isle (S.-et-O.), 67.
Hautevesne (Aisne), 140 ; lire Haute-
vesnes.
Hautvillers (Marne), 145.
Hécourt (Eure), 225.
Hédouville (S.-et-O.), 75.
Heilles (Oise), 77.
Hénonville (Oise), 75.
Herbauvilliers (Buthiers-) (S.-et-M.), 190.
Herbeville (S.-et-O.), 213.
Herblay (S.-et-O.), 130.
Héricy (S.-et-M.), 172.
Hermé (S.-et-M.), 178.
Hermes (Oise), 78.
Hermonville (Marne), 110.
Hérouville (S.-et-O.), 75.
Heudebouville (Eure), 223.
Heudreville-sur-Eure (Eure), 225.
Heurtebise (S.-et-M.), 43.
Hez (Forêt de —), 45.
Hez (région de —), 78.
Hodent (S.-et-O.), 70.
Hondainville (Oise), 79.
Hondevilliers (S.-et-M.), 154.
Houdan (S.-et-O.), 223, sur la rive gauche
de la Vesgre, donc hors de l’Ile-de-
France ; de Hosdingus, origine fran¬
que, L. n° 887.
Houdancourt (Oise), 81.
Houilles (S.-et-O.), 229.
Houlbec-Cocherel (Eure), 224, 225.
Hourges (Marne), 107.
Housse (Cuiry-) (Aisne), 105.
Huleu (Le Plessier —) (Aisne), 136.
Ichy (S.-et-M.), 190.
Igny (S.-et-O.), 202.
Igny-le-Jard (Marne), 150.
Intville-la-Guétard (Loiret), 195.
Isles-lès-Meldeuses (S.-et-M.), 159.
Issou (S.-et-O.), 230.
Issy-les-Moulineaux (Seine), 209.
Itteville (S.-et-O.), 193.
Iverny (S.-et-M.), 129.
Ivors (Oise), 91.
Ivry-la-Bataille (Eure), 31, 44, 225.
Ivry-sur-Seine (Seine), 31, 44, 208.
Jablines (S.-et-M.), 163.
Jacqueville (S.-et-M.), 190.
Jagny-sous-Bois (S.-et-O.), 124.
Jaignes (S.-et-M.), 140.
Jambville (S.-et-O.), 67.
Janville (Oise), 84.
Janvilliers (Aisne), 152, 153; lire —
(Marne).
Janvry (Marne), 111.
Janvry (S.-et-O.), 202.
Jardy (S.-et-O.), 214.
Jaulgonne (Aisne), 138.
Jaulzy (Oise), 103.
Jeufosse (S.-et-O.), 223.
Joinville-le-Pont (Seine), 126.
Joiselle (Marne), 157.
Jonchery-sur-Vesles (Marne), 111 ; lire
Jonchery-sur-Vesle.
Jonquery (Marne), 145.
Jonquières (Oise), 81.
Jossigny (S.-et-M.), 164.
Jouaignes (Aisne), 105.
Jouarre (S.-et-M.), 43, 159.
Jouars (S.-et-O.), 205.
Jouy (Aisne), 101.
Jouy (Marne), 111.
Jouy-en-Josas (S.-et-O.), 202.
Jouy-le-Châtel (S.-et-M.), 168.
Jouy-le-Comte (S.-et-O.), 74.
Jouy-le-Moutier (S.-et-O.), 71.
Jouy-sous-Morin (S.-et-M.), 158 ; lire
Jouy-sur-Morin.
Jouy-sur-Eure (Eure), 225.
Jouy-sur-Morin (S.-et-M.), 158.
Jouy-Mauvoisin (S.-et-O.), 221.
Juilly (S.-et-M.), 32, 124.
Jumeauville (S.-et-O.), 216.
Jumencourt (Aisne), 117.
Jumigny (Aisne), 101.
Jutigny (S.-et-M.), 173.
Juvigny (Aisne), 99.
Juvisy (S.-et-O.), 208.
Juziers (S.-et-O.), 230.
Labbeville (S.-et-O.), 75.
La Berbère (Oise), 82 ; lire Laberlière.
La Boissière (S.-et-M.), 179.
La Bruyère (Oise), 82 ; lire Labruyère.
La Brosse (Loiret), 196.
La Caure (Marne), 152 ; lire Lacaure.
La Celle (S.-et-M.), 158, 169, 174.
La Celle-les-Bordes (S.-et-O.), 204.
La Celle-Saint-Cloud (S.-et-O.), 213.
La Celle-sous-Chantemerle (Marne), 178.
La Chapelle-en-Serval (Oise), 133.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
249
La Chapelle-en-Vexin (S.-et-O.), 69.
La Chapelle-Gauthier (S.-et-M.), 169.
La Chapelle-Genevray (Eure), 224.
La Chapelle-Iger (S.-et-M.), 169.
La Chapelle-la-Reine (S.-et-M.), 183,
190.
La Chapelle-Monthodon (Aisne), 151.
La Chapelle-Rablais (S.-et-M.), 172.
La Chapelle-Saint-Sulpice (S.-et-M.),
176.
La Chapelle-sous-Crécy (S.-et-M.), 160.
La Chapelle-sous-Orbais (Marne), 153.
La Chapelle-sur-Chézy (Aisne), 154.
La Chapelle-Véronges (S.-et-M.), 180.
La Chaussée-d’Ivry (Eure), 225.
Lachy (Marne), 158.
La Couarde (S.-et-O.), 223.
La Courneuve (Seine), 122.
La Croix (Aisne), 139.
La Croix-en-Brie (S.-et-M.), 169.
La Croix-Saint-Ouen (Oise), 95.
Lady (S.-et-M.), 168.
La Falaise (S.-et-O.), 217.
La Ferté-Alais (S.-et-O.), 43, 192.
La Ferté-Gaucher (S.-et-M.), 43, 180.
La Ferté-Milon (Aisne), 43, 139.
La Ferté-sous-Jouarre (S.-et-M.), 43,
155.
Lalîaux (Aisne), 99.
La Forestière (Aube), 178 ; lire —
(Marne).
La Forêt-le-Roi (S.-et-O.), 198.
La Forêt-Sainte-Croix (S.-et-O.), 196.
Lagery (Marne), 107.
Lagny (Oise), 32, 83.
Lagny (S.-et-M.), 32, 164.
Lagny-le-Sec (Oise), 32, 93.
La Grande-Paroisse (S.-et-M.), 33,174.
La Heunière (Eure), 223.
La Houssaye (S.-et-M.), 169.
Laigneville (Oise), 79.
Laigue (Forêt de —), 45.
Lainville (S.-et-O.), 67.
La Madeleine (S.-et-M.), 191.
La Morlaye (Oise), 133.
Landoy (S.-et-M.), 176.
Landreville (S.-et-O.), 195.
Landricourt, (Aisne), 117.
La Neuville-aux-Larris (Marne), 145.
La Neuville-en-Brie (Aisne), 86.
La Neuville-en-Hez (Oise), 80.
La Neuville-sur-Ressons (Oise), 84.
Laniscourt (Aisne), 117.
La Norville (S.-et-O.), 187.
La Noue (Marne), 157.
Laon (Aisne), 28, 31, 48, 49, 57, 113,
116.
La Queue-en-Brie (S.-et-M.), 167.
La Queue-lez-Yvelines (S.-et-O.), 205,
218.
Larchant (S.-et-M.), 189.
Lardy (S.-et-O.), 193.
Largny (Oise), 88.
La Roche-Guyon (S.-et-O.), 231.
La Rochette (S.-et-M.), 185.
La Rue-Saint-Pierre (Oise), 79, 80.
La Saulsotte (Aube), 177.
Lassigny (Oise), 83.
Lassy (S.-et-O.), 124.
Latilly (Aisne), 138.
La Trétoire (S.-et-M.), 157.
Lattainville (Oise), 69.
Launay (Eure), 46, 225.
Launoy (Aisne), 46, 103.
Laval (Aisne), 119.
Laval (S.-et-M.), 174.
La Verrière (S.-et-O.), 204.
Laversine (Aisne), 104.
La Ville-au-Bois (Aisne), 102.
La Ville-1’Évêque (E.-et-L.), 220.
La Villetertre (Oise), 73.
Le Baizil (Marne), 150.
Le Bellay-en-Vexin (S.-et-O.), 73.
Le Blanc-Mesnil (S.-et-O.), 122.
Le Bourget (Seine), 123.
Le Breuil (Marne), 153.
Le Breuil (S.-et-O.), 218.
Le Charmel (Aisne), 143, 144.
Le Châtelet-en-Brie (S.-et-M.), 172.
L’Échelle (S.-et-M.), 46, 175.
L’Échelle-le-Franc (Marne), 153.
Le Chesnay (S.-et-O.), 46, 214.
Le Coudray-sur-Seine (S.-et-O.), 186.
Le Gault (Marne), 157.
Le Hallot (Eure), 223.
Le Heaulme (S.-et-O.), 72.
Leisry (Aisne), 99 ; lire Leury.
Le Luat (Fresnoy-le-) (Oise), 88.
Le Mée (S.-et-M.), 47, 171.
Le Meix-Saint-Époing (Aube), 178 ;
lire — (Marne).
Le Mériot (S.-et-M.), 177; lire — (Aube).
Le Mesnil-Amelot (S.-et-M.), 124.
Le Mesnil-Aubry (S.-et-O.), 124.
Le Mesnil Saint-Denis (S.-et-O.), 203,
204.
Le Mesnil-Simon (E.-et-L.), 220.
Le Meux (Oise), 81.
250
PAUL LEMOINE
Lencoup (Montigny-) (S.-et-M.), 174.
Léouville (Loiret), 195.
Le Peeq (S.-et-O.), 229.
Le Pin (S.-et-M.), 126.
L’Épine-aux-Bois (Aisne), 155.
Le Plessier-Huleu (Aisne), 136.
Le Plessis-au-Bois (S.-et-M.), 129.
Le Plessis-Belleville (Oise), 94.
Le Plessis-Bouchard (S.-et-O.), 130.
Le Plessis-Brion (Oise), 115.
Le Plessis-Feu-Aussous (S.-et-M.), 170.
Le Plessis-Gassot (S.-et-O.), 125.
Le Plessis-1’Évêque (S.-et-M.), 129.
Le Plessis-Luzarches (S.-et-O.), 125.
Le Plessis-Mériot (S.-et-M.), 178 ; lire
— (Aube).
Le Plessis-Paté (S.-et-O.), 188.
Le Plessis-Placy (S.-et-M.), 94.
Le Perray (S.-et-O.), 206.
Le Baincy (S.-et-O.), 128.
Le Rosnel (S.-et-O.), 74.
Les Ageux (Oise), 82.
Les-Alluets-le-Boi (S.-et-O.), 213.
Les Bordes (S.-et-M.), 172.
Les Bréviaires (S.-et-O.), 206.
Les Chapelles-Bourbon (S.-et-M.), 169.
Lescherolles (S.-et-M.), 46, 179.
Lesches (S.-et-M.), 46, 164.
Les Clayes (S.-et-O.), 215.
Les Crouttes (Aisne), 104.
Les Essarts (S.-et-M.), 26, 32, 142.
Les Essarts-le-Roi (S.-et-O.), 26, 32, 204.
Les Essarts-le-Vicomte (Marne), 26, 32,
178.
Les Essarts-lès-Sezanne (Marne), 26,
32, 158.
Lesges (Aisne), 105.
Les Granges-le-Roi (S.-et-O.), 198.
Lesigny (S.-et-M.), 32, 166.
Les Lilas (Seine), 128.
Les Loges-en-Josas (S.-et-O.), 204.
Les Marets (S.-et-M.), 180.
Les Meneux (Marne), 112.
Les Mesnuls (S.-et-O.), 206.
Les Misnuls (S.et-O.), 206; lire Les Mes¬
nuls.
Les Molières (S.-et-O.), 204.
Les Mureaux (S.-et-O.), 230.
Les Murets (Aisne), 105.
Les Ormes-sur-Youlzie (S.-et-M.), 174.
Létang (S.-et-M.), 167.
Le Tertre-Saint-Denis (S.-et-O.), 222.
Le Tremblay (S.-et-O.), 73, 206.
Leudeville (S.-et-O.), 187.
Leudon-en-Brie (S.-et-M.), 180.
Leuilly (Aisne), 99.
Leury (Aisne), 99.
Leuville-sur-Orge (S.-et-O.), 203.
Leuvrigny (Marne), 150.
Le Val-Comtat (Eure), 222.
Levallois-Perret (Seine), 228.
Le Yaudoué (S.-et-M.), 184.
Le Vaudreuil (Eure), 226.
Le Vésinet (S.-et-O.), 229.
Le Vézier (Marne), 157.
Levignen (Oise), 92.
Lévy-Saint-Nom (S.-et-O.), 201.
L’Hay (Seine), 207.
Lhéry (Marne), 107.
Lhu (Bois de —) (Aisne), 32, 106.
Lhuys (Aisne), 106.
Liancourt (Oise), 81.
Liancourt-Saint-Pierre (Oise), 73.
Lierval (Aisne), 119.
Lierville (Oise), 73.
Lieusaint (S.-et-M.), 169.
Limay (S.-et-O.), 46, 231.
Lime (Aisne), 105.
Limeil-Brévannes (S.-et-O.), 46, 163.
Limetz (S.-et-O.), 231.
Limoges-Fourche (S.-et-M.), 167.
Limours (S.-et-O.), 201.
Linas (S.-et-O.), 201.
LTsle-Adam (S.-et-O.), 132.
Lisses (S.-et-O.), 188.
Lissy (S.-et-M.), 168.
Litz (Oise), 80.
Liverdy-en-Brie (S.-et-M.), 168.
Livilliers (S.-et-O.), 75.
Livry (S.-et-M.), 171.
Livry-Gargan (S.-et-O.), 126.
Livry-Gargren (S.-et-O.), 126 ; lire
Livry-Gargan.
Lizines (S.-et-M.), 173.
Lizy (Aisne), 116.
Lizy-sur-Ourcq (S.-et-M.), 141.
Lognes (S.-et-M.), 165.
Loisy-en-Rrie (Marne), 150.
Lombray (Aisne), 59, 113.
Lombroy (Aisne), 59; lire Lombray.
Lommoye (S.-et-O.), 221.
Longjumeau (S.-et-O.), 202.
Longnes (S.-et-O.), 219.
Longperrier (S.-et-M.), 94.
Longpont (Aisne), 104.
Longueil (Oise), 82.
Longueil-Sainte-Marie (Oise), 80.
Longuesse (S.-et-O.), 70.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L ILE-DE-FRANCE
251
Longueval (Aisne), 109.
Longueville (S.-et-M.), 176.
Longvilliers (S.-et-O.), 203.
Lorey (Eure), 225.
Louan (S.-et-M.), 175.
Louans (S.-et-O.), 207, 208.
Louâtre (Aisne), 136.
Louin (Aisne), 113.
Loupeigne (Aisne), 106.
Louveciennes (S.-et-O.), 32, 212.
Louvières (S.-et-O.), 44.
Louviers (Eure), 44, 225.
Louvois (Marne), 147.
Louvres (S.-et-O.), 123, 125.
Louvrigny (Marne), 150 ; lire Leu-
vrigny.
Lu (S.-et-O.), 44.
Lucy-le-Bocage (Aisne), 141.
Lucy-le-Hameau (Marne), 150.
Ludes (Marne), 146.
Luisetaines (S.-et-M.), 32, 174.
Lumigny (S.-et-M.), 168.
Luzancy (S.-et-M.), 154.
Luzarches (S.-et-O.), 123, 125.
Maans (Forêt du —), 45.
Maast (Aisne), 105.
Maatz (Haute-Marne), 105.
Machault (S.-et-M.), 172.
Machemont (Oise), 82.
Maclaunay (Marne), 157.
Macogny (Aisne), 139.
Maffliers (S.-et-O.), 44, 132.
Magnanville (S.-et-O.), 221.
Magneux (Marne), 108.
Magny-en-Vexin (S.-et-O.), 69.
Magny-les-Hameaux (S.-et-O.), 203.
Magny-le-Hongre (S.-et-M.), 164.
Mailly (Marne), 146.
Maincourt (S.-et-O.), 203.
Maincy (S.-et-M.), 168.
Mainvilliers (Loiret), 195.
Maisoncelles (S.-et-M.), 161, 180.
Maisoncelles-en-Gâtinais (S.-et-M.), 191.
Maison-Rouge (S.-et-M.), 176.
Maisons-Alfort (Seine), 32, 47, 164.
Maisons-Laffitte (S.-et-O.), 32, 47, 130.
Maisse (S.-et-O.), 192.
Maizy-sur-Aisne (Aisne), 109.
Malakofî (Seine), 210.
Malesherbes (Loiret), 191.
Manchecourt (Loiret), 195.
Mancy (Marne), 150.
Mandres (S.-et-O.), 165.
Manicamp (Aisne), 115.
Mans (Forêt de —), 45.
Mantes-la-Ville (S.-et-O.), 221.
Mantes-sur-Seine (S.-et-O.), 221.
Manthelon (Marne), 150 ; lire Mon-
thelon.
Marchais-en-Brie (Aisne), 155.
Marchémoret (S.-et-M.), 94.
Marcilly (S.-et-M.), 32, 93.
Marcoussis (S.-et-O.), 201.
Marcq (S.-et-O.), 216.
Mareil-en-France (S.-et-O.), 30, 34, 123.
Mareil-le-Guyon (S.-et-O.), 30, 34, 205.
Mareil-Marly (S.-et-O.), 30, 34, 211.
Mareil-sur-Mauldre (S.-et-O.), 30,34, 216.
Marest-Dampcourt (Aisne), 86.
Marest-sur-Matz (Oise), 84.
Mareuil, 179, 187.
Mareuil-sur-Ay (Marne), 30, 34, 146.
Mareuil-en-Brie (Marne), 30, 34, 150.
Mareuil-en-Dole (Aisne), 30, 34, 105.
Mareuil-Lamotte (Oise), 30, 34, 83.
Mareuil-lès-Meaux (S.-et-M.), 30, 34,159.
Mareuil-sur-Ourcq (Oise), 30, 34, 138.
Marfaux (Marne), 107.
Margency (S.-et-O.), 131.
Margival (Aisne); 100.
Margny (Aisne), 152 ; lire — (Marne).
Margny-sur-Matz (Oise), 83.
Marigny-en-Orxois (Aisne), 135, 141.
Marines (S.-et-O.), 72.
Marizy-Sainte-Geneviève (Aisne), 139.
Marizy-Saint-Mard (Aisne), 139.
Maries (S.-et-M.), 167.
Marly-la-Ville (S.-et-O.), 124.
Marly-le-Roi (S.-et-O.), 212.
Marnes-la-Coquette (S.-et-O.), 214.
Marolles (Aisne), 30, 34, 138.
Marolles (S.-et-O.), 30, 34, 194.
Marolles-en-Brie (S.-et-M.), 30, 34, 166,
179.
Marolles-en-Hurepoix (S.-et-O.), 30, 34,
187.
Marquéglise (Oise). 84.
Marquemont (Oise), 73.
Marsainvilliers (Loiret), 195.
Martigny (Aisne), 119.
Mary-sur-Marne (S.-et-M.), 141.
Mauohamps (S.-et-O.), 198.
Maucourt (Oise), 86.
Maucourt (S.-et-O.), 71.
Maudétour (S.-et-O.), 71.
Maule (S.-et-O.), 216.
Maulette (S.-et-O.), 217.
252
PAUL LEMOINE
Maulu (S.-et-O.), 222.
Maupertuis (S.-et-M.), 181.
Maurcourt (S.-et-O.), 71.
Maurecourt (S.-et-O.), 71.
Mauregard (S.-et-M.), 43, 125.
Mauregny-en-Haye (Aisne), 119.
Maurepas (S.-et-O.), 206.
Massy (S.-et-O.), 208.
May-en-Multien (S.-et-M.), 92.
Maysel (Oise), 77.
Meaux (S.-et-M.), 28, 31, 128.
Mécringes (Marne), 157.
Médan (S.-et-O.), 230.
Meigneux (S.-et-M.), 173.
Meilleray (S.-et-M.), 158.
Melicocq (Oise), 82.
Mello (Oise), C. de Cires-les-, 78.
Melun (S.-et-M.), 31, 43, 53, 171.
Melz (S.-et-M.), 177.
Menerville (S.-et-O.), 221.
Menilles (Eure), 226.
Menil-Piquet (S.-et-O.), 218.
Mennecy (S.-et-O.), 186.
Mennessis (Aisne), 85.
Menouville (S.-et-O.), 75.
Menucourt (S.-et-O.), 71.
Mercey (Eure), 223.
Mercin (Aisne), 102.
Méré (S.-et-O.), 30, 34, 205.
Méréville (S.-et-O.), 192.
Merey (Eure), 226.
Merfy (Marne), 109.
Méricourt (S.-et-O.), 231.
Mériel (S.-et-O.), 131.
Merlieux-et-Fouquerolles (Aisne), 116.
Mérobert (S.-et-O.), 197.
Mérogis (Fleury-) (S.-et-O.), 187.
Merval (Aisne), 109.
Mery (Marne), 108.
Mery (S.-et-M.), 141.
Mery-sur-Oise (S.-et-O.), 130.
Meslins (Marne), 150 ; lire Moslins.
Mesnil-Amelot (S.-et-M.), 124 ; lire Le —
Mesnil-Aubry (S.-et-O.), 124; lire Le —
Mesnil-le-Roi (S.-et-O.), 230.
Mesnil-Madame-Rance (S.-et-M.), 124.
Mesnil-Saint-Denis (S.-et-O.), 203, 204 ;
lire Le —
Mesnil-sur-Oger (Marne), 151.
Mespuits (S.-et-O.), 196.
Messy (S.-et-M.), 129.
Meudon (S.-et-O.), 209.
Meulan (S.-et-O.), 71.
Meurival (Aisne), 109.
Mézières (S.-et-O.), 75.
Mézières (S.-et-O.), 216.
Mézières-en-Gâtine (Loiret), 188.
Mezy-Moulins (Aisne), 154.
Millemont (S.-et-O.), 218.
Milly (S.-et-O.), 184.
Milon-la-Chapelle (S.-et-O.), 203, 204.
Missy-aux-Rois (Aisne), 103.
Missy-sur-Aisne (Aisne), 101.
Mitry-Mory (S.-et-M.), 124.
Mittainville (S.-et-O.), 206.
Mœurs (Marne), 48, 158.
Mogneville (Oise), 81.
Moigny (S.-et-O.), 186.
Moisenay (S.-et-M.), 167.
Moisselles (S.-et-O.), 123.
Moisson (S.-et-O.), 231.
Moissy-Cramayel (S.-et-M.), 169.
Molinchart (Aisne), 116.
Monampteuil (Aisne), 118.
Monceaux (Oise), 81.
Monchy-Saint-Éloi (Oise), 81.
Mondement-Montgivroux (Marne), 157.
Mondescourt (Oise), 86.
Mondeville (S.-et-O.), 186.
Mondrainville, 220.
Mondreville (S.-et-M.), 190.
Mondreville (S.-et-O.), 220, 223.
Mongenost (Aube), 178 ; lire Mont-
genost (Marne).
Monnerville (S.-et-O.), 195.
Monneville (Oise), 73.
Mons (S.-et-M.), 174.
Mons-en-Laonnais (Aisne), 118.
Montagny-en-Vexin (Oise), 32, 69.
Montagny-Sainte-Félicité (Oise), 32, 93.
Montaigu (Aisne), 120.
Montainville (S.-et-O.), 217.
Montalet-le-Bois (S.-et-O.), 68.
Montataire (Oise), 79.
Montbavin (Aisne), 118.
Montbré (Marne), 112.
Montceaux (Oise), 81 ; lire Monceaux.
Montceaux (S.-et-M.), 160.
Montceaux (S.-et,-0.), 186.
Montceaux-lès-Provins (S.-et-M.), 179.
Montchâlons (Aisne), 120.
Montchauvet (S.-et-O.), 220.
Montchenot (Marne), 112.
Mont-Dauphin (S.-et-M.), 159.
Montenils (S.-et-M.), 157.
Montépilloy (Oise), 43, 90.
Montereau-sur-le-Jard (S.-et-M.), 33,
169.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L ILE-DE-FRANCE
253
Montesson (S.-et-O.), 229.
Montevrain (S.-et-M.), 163.
Montfaucon (Aisne), 155.
Montfermeil (S.-et-O.), 128.
Montfort-l’Amaury (S.-et-O.), 206.
Montgé (S.-et-M.), 94.
Montgenost( Marne), 178.
Montgeron (S.-et-O.), 166.
Montgeroult (S.-et-O.), 73.
Montgobert (Aisne), 104.
Montgru-Saint-Hilaire (Aisne), 136.
Monthelon (Marne), 150.
Monthléry (S.-et-O.), 204.
Monthenault (Aisne), 120.
Monthiers (Aisne), 139.
Monthurel (Aisne), 151.
Monlhureux (Vosges), 151.
Monthyon (S.-et-M.), 129.
Montigny-Carotte (Aisne), 109.
Montigny-en-Arrouaise (Aisne), 32, 45,
109.
Montigny-1’Allier (Aisne), 32, 139.
Montigny-le-Bretonneux (S.-et-O.), 32,
202 .
Montigny-Lencoup (S.-et-M.), 32, 174.
Montigny-l’Engrain (Aisne), 32, 103.
Montigny-lès-Condé (Aisne), 32, 152.
Montigny-les-Cormeilles (S.-et-O.), 130.
Montigny-sur-Loing (S.-et-M.), 32, 184.
Montils (S.-et-M.), 179 ; lire Moutils.
Montjavoult (Oise), 69.
Mont-1’Évêque (Oise), 90.
Montlevon (Aisne), 155.
Montlognon (Oise), 90.
Montmacq (Oise), 113.
Montmagny (S.-et-O.), 122.
Montmelian (Oise), 30.
Montmirail (Marne), 43, 155.
Montmorency (S.-et-O.), 132.
Montmort (Marne), 153.
Mont-Notre-Dame (Aisne), 106,142. 145.
Montolivet (S.-et-M.), 158.
Montpothier (Aube), 178.
Montreuil (S.-et-O.), 33, 213.
Montreuil-aux-Lions (Aisne), 33, 142.
Montreuil-sous-Bois (Seine), 33, 127.
Montreuil-sur-Epte (S.-et-O.), 33, 69.
Montreuil-sur-Thérain (Oise), 33, 77.
Montrouge (Seine), 210.
Montry (S.-et-M.), 164.
Monts (Oise), 73.
Mont-Saint-Martin (Aisne), 108.
Mont-Saint-Père (Aisne), 140.
Montsoult (S.-et-O.),.131.
Mont-sur-Courville (Marne), 108.
Montville (Engenville—) (Loiret), 195 ;
lire Damonville (Engenville —).
Morains-le-Petit (Marne), 48, 156.
Morainvilliers (S.-et-O.), 213.
Morangis (Marne), 150.
Morangis (S.-et-O.), 208.
Moret (S.-et-M.), 184.
Morienval (Oise), 89.
Morigny (S.-et-O.), 192.
Morsains (Marne), 158.
Morsang-sur-Orge (S.-et-O.), 187.
Morsang-sur-Seine (S.-et-O.), 171.
Mortcerf (S.-et-M.), 167.
Mortefontaine (Aisne), 104.
Mortefontaine (Oise), 133.
Mortemer (Oise), 84.
Mortery (S.-et-M.), 175.
Morville-en-Beauce (Loiret), 195.
Moslins (Marne), 150.
Mouchy-le-Châtel (Oise), 77.
Moulins (Aisne), 102.
Moulin-sous-Touvent (Aisne), 100 ; lire
— (Oise).
Mouroux (S.-et-M.), 159.
Mourroux (S.-et-M.), 159 ; lire Mouroux.
Mours (S.-et-O.), 131.
Mousseaux (S.-et-O.), 231.
Moussy (Aisne), 101.
Moussy (Marne), 150.
Moussy (S.-et-O.), 73.
Moussy-le-Neuf (S.-et-M.), 124.
Moussy-le-Vieux (S.-et-M.), 124.
Moutils (S.-et-M.), 179.
Mouy (Oise), 77.
Moyencourt (S.-et-O.), 218.
Muizon (Marne), 111.
Mulcent (S.-et-O.), 219.
Muret (Aisne), 103.
Muscourt (Aisne), 110.
Mutigny (Marne), 146.
Mutry (Marne), 146.
Nainville (S.-et-O.), 186.
Nampcel (Oise), 98.
Nampteuil-sous-Muret ou les Murets
(Aisne), 105.
Nancray (Loiret), 190.
Nandy (S.-et-M.), 171.
Nangeville (Loiret), 195.
Nangis (S.-et-M.), 167.
Nanteau (S.-et-M.), 30.
Nanterre (Seine), 30, 229.
Nanteuil (Vichel-) (Aisne), 30, 35, 138.
254
PAUL LEMOINE
Nanteuil-la-Fosse (Marne), 30, 35, 101,
145.
Nanteuil-le-Haudouin (Oise), 30, 35,
88, 124.
Nanteuil-lès-Meaux (S.-et-M.), 30, 35,
159.
Nanteuil-Notre-Dame(Aisne),30, 35,138.
Nanteuil-sur-Marne (S.-et-M.), 30, 35,
141.
Nantouillet (S.-et-M.), 30, 123.
Nargis (Loiret), 189.
Neauphle-le-Château (S.-et-O.), 32,215.
Neauphle-le-Yieux (S.-et-O.), 32, 218.
Neauphlette (S.-et-O.), 219.
Nemours (S.-et-M.), 189.
Nerville (S.-et-O.), 132.
Néry (Oise), 88.
Nesles-la-Gilberde (S.-et-M.), 32,169.
Nesles-la-Gilberte (S.-et-M.), 32, 169 ;
lire Nesles-la-Gilberde.
Nesles-la-Montagne (Aisne), 32, 154.
Nesle-la-Reposte (Aube), 32, 177 ; lire
— (Marne).
Nesles-la-Vallée (S.-et-O.), 32, 74.
Nesles-le-Repons (Marne), 32, 150 ; lire
Nesle-le-Repons.
Neufchelles (Oise), 94.
Neuflieux (Aisne), 86.
Neufmontiers (S.-et-M.), 166.
Neufmoutier (S.-et-M.), 129; lire Neuf-
moutiers.
Neuilly (Eure), 226.
Neuilly (Seine), 228.
Neuilly-en-Vexin (S.-et-O.), 73.
Neuilly-Saint-Front (Aisne), 139.
Neuilly-sous-Clermont (Oise), 79.
Neuilly-sur-Marne, 126.
Neuville (Aisne), 120.
Neuville-Bosc (Oise), 73.
Neuvy-l’Abbesse (Marne), 158.
Neuville-sur-Margival (Aisne), 100.
Nézel (S.-et-O.), 211.
Noailles (Oise), 77.
Nogent (Aufîrique-et-) (Aisne), 116.
Nogent-1'Artaud (Aisne), 154.
Nogent-les-Vierges puis Nogent-sur-Oise
(Oise), 30, 78, 79.
Nogent-sur-Marne (Seine), 30, 126.
Nogent-sur-Seine (Aube), 30, 57.
Nogentel (Aisne), 30, 154.
Nogentvilliers (Marne), 153.
Nointel (Oise), 30, 80.
Nointel (S.-et-O.), 133.
Noiseau (S.-et-O.), 164.
Noisiel (S.-et-M.), 46, 164.
Noisy-le-Grand (S.-et-O.), 46, 164.
Noisy-le-Roi (S.-et-O.), 212.
Noisy-le-Sec (Seine), 126.
Noisy-sur-École (S.-et-O.), 184; lire —
(S.-et-M.).
Noisy-sur-Oise (S.-et-O.), 133.
Noroy-sur-Ourcq (Oise), 136 ; lire —
(Aisne).
Notre-Dame-du-Vaudreuil (Eure), 226.
Noureuil (Viry-) (Aisne), 85.
Nouvion-le-Vineux (Aisne), 30, 119.
Nouvron-et-Yingré (Aisne), 30, 98.
Noyant-et-Aconin (Aisne), 105.
Noyon (Oise), 30, 31, 46, 59.
Nozay (S.-et-O.), 202.
Nucourt (S.-et-O.), 73.
Nuisy, dans Fontaine-Denis-Nuisy (Au¬
be), 177 lire — (Marne).
Obsonville (S.-et-M.), 190.
Oequerre (S.-et-M.), 140.
Œuilly (Aisne), 101.
Œuilly (Marne), 150.
Oger (Marne), 151.
Ognes (Oise), 85, 92.
Ognon (Oise), 88.
Oigny-en-Valois (Aisne), 91.
Oinville (S.-et-O.), 67.
Oisonville ■ (E.-et-L.), 198.
Oissery (S.-et-M.), 93.
Olizy (Marne), 145.
Ollainville (S.-et-O.), 203.
Omerville (S.-et-O.), 69.
Oncy (S.-et-O.), 184.
Ondreville (Loiret), 191.
Orbais (Marne), 35, 153.
Orgerus (S.-et-O.), 217.
Orgeval (Aisne), 120.
Orgeval (S.-et-O.), 214.
Orlu (S.-et-O.), 198.
Orly-le-Roi (Seine), 31, 208.
Orly-sur-Morin (S.-et-M.), 31, 154.
Ormeaux (S.-et-M.), 170.
Ormes (Marne), 112.
Ormesson (S.-et-M.), 189.
Ormesson (S.-et-O.), 162, 165.
Ormoy (S.-et-O.), 46, 186.
Ormoy-la-Rivière (S.-et-O.), 46, 192,
Ormoy-le-Davien (Oise), 46, 93.
Ormoy-Villers (Oise), 89.
Oroir (S.-et-M.), 33, 127.
Orrouy (Oise), 33, 89.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L ILE-DE-FRANCE
255
Orry-la-Ville (Oise), 133.
Orsay (S.-et-O.), 202.
Orveau (Loiret), 194.
Orveau (S.-et-O.), 194.
Orville (Loiret), 191.
Orvillers-Sorel (Oise), 83.
Orvilliers (S.-et-O.), 46, 218.
Osly-Courtil (Aisne), 99.
Osmoy (S.-et-O.), 46, 218.
Osny (S.-et-O.), 73.
Ostel (Aisne), 102.
Othis (S.-et-M.), 92.
Oulches (Aisne), 102.
Oulchy-la-Ville (Aisne), 136.
Oulohy-le-Château (Aisne), 136, 137.
Oulins (E.-et-L.), 219.
Outarville (Loiret), 195.
Outre (Aisne), 120.
Oyes (Marne), 157.
Oysonville (E.-et-L.), 198.
Ozoir-la-Ferrière (S.-et-M.), 33, 166.
Ozouer-le-Repos (S.-et-M.), 33, 169.
Ozouer-le-Voulgis (S.-et-M.), 33, 169.
Paars (Aisne), 111.
Pacy-sur-Eure (Eure), 226.
Paissy (Aisne), 101.
Palaiseau (S.-et-O.), 201.
Pancy (Aisne), 119.
Panecières (Loiret), 194.
Panfou (S.-et-M.), 172.
Pantin (Seine), 121, 126.
Paray-Vieille-Poste (S.-et-O.), 207.
Parcy (Aisne), 103.
Parfondru (Aisne), 119.
Pargnan (Aisne), 101.
Pargny (Aisne), 101.
Pargny-la-Dhuys (Aisne), 152.
Pargny (Marne), 107.
Parnes (Oise), 68
Paroy (S.-et-M.), 173.
Pasly (Aisne), 99.
Passé (Oise), 82 ; lire Passel.
Passel (Oise), 82.
Passy (dans Paris) (Seine), 228.
Passy-en-Valois (Aisne), 139.
Passy-Grigny (Marne), 145.
Passy-sur-Marne (Aisne), 143.
Pavant (Aisne), 154.
Péas (Marne), 157.
Pecqueuse (S.-et-O.), 201.
Peey (S.-et-M.), 169.
Penchard (S.-et-M.), 128.
Perdreauville (S.-et-O.), 221, 222.
Périgny (S.-et-M.), 166 ; lire — (S.-
et-O.).
, Perles (Aisne), 109.
Pernant (Aisne), 103.
Peroy-les-Gombries (Oise), 88.
Perray (Saint-Pierre-du-) (S.-et-O.), 167.
Perthes (S.-et-M.), 184.
Pevy (Marne), 109.
Pezarches (S.-et-M.), 168.
Pierrefitte-sur-Seine (Seine), 122.
Pierrefonds (Oise), 95.
Pierrelaye (S.-et-O.), 59, 130.
Pierre-Levée (S.-et-M.), 161.
Pierrelez (S.-et-M.), 179.
Pierremande (Aisne), 116.
Pierry (Marne), 150.
Pimprez (Oise), 113.
Pinon (Aisne), 98.
Pinterville (Eure), 225.
Piscop (S.-et-O.), 132.
Pisseleux (Oise), 90 ; lire — (Aisne).
Placis (Plessis-) (S.-et-M.), 93.
Plailly (Oise), 133.
Plaisir (S.-et-O.), 215.
Planoy (S.-et-M.), 168.
Plessier-Huleu (Aisne), 136; lire Le —
Plessis-au-Bois (S.-et-M.), 129 ; lire
Le —
Plessis-Barbuise (Aube), 178.
Plessis-Belleville (S.-et-M.), 94 ; lire
Le —
Plessis-Brion (Oise), 115 ; lire Le —
Plessis-Gassot (S.-et-O.), 125 ; lire Le —
Plessis-L’Évêque (S.-et-M.), 129 ; lire
Le —
Plessis-Luzarches (S.-et-O.), 125 ; lire
Le —
Plessis-Paté (S.-et-O.), 188.
Plessis-Piquet (Seine), 210.
Plessis-Placy (S.-et-M.), 94 ; lire Le —
Plessis-de-Boye (Oise), 84.
Plessis-du-Boye (Oise), 84 ; lire Ples¬
sis-de-Boye.
Plessis-Bobinson (Seine), 210.
Ploisy (Aisne), 103.
Ployart-et-Vaursein (Aisne), 118.
Poigny (S.-et-M.), 177.
Poigny (S.-et-O.), 206.
Poilly (Marne), 32, 107.
Poincy (S.-et-M.), 129.
Poissy (S.-et-O.), 230.
Pommiers (Aisne), 28, 29, 98.
Pomponne (S.-et-M.), 32, 126.
Ponchon (Oise), 77.
256
PAUL LEMOINE
Pontarcy (Aisne), 110 ; lire Pont-Arcy.
Pontarmé (Oise), 133.
Pontault-Combault (S.-et-M.), 165.
Pontavert (Aisne), 102.
Pont-Carré (S.-et-M.), 167.
Pontchartrain (S.-et-O.), 206.
Pont-la-Reine (LeBourget,jadis—), 123.
Pontoise (S.-et-O.), 29, 48, 70.
Pontoise-lès-Nogent, 48 ; lire Pontoise-
lès-Noyon.
Pontoise-les-Noyon (Oise), 48, 59, 114.
Pontpoint (Oise), 32, 96.
Pont-Saint-Mard (Aisne), 59, 100.
Pont-Sainte-Maxence (Oise), 95.
Porcheville (S.-et-O.), 231.
Porquericourt (Oise), 83.
Portejoie (Eure), 227.
Port-Villez (Eure), 224.
Poses (Eure), 226.
Pouillon (Marne), 110.
Pourcy (Marne), 107.
Preey-sur-Marne (S.-et-M.), 129.
Préfontaines (Loiret), 191.
Prémontré (Aisne), 117.
Presles (S.-et-O.), 131.
Presles-en-Brie (S.-et-M.), 166.
Presles-et-Boves (Aisne), 110.
Presles et Thierny (Aisne), 119.
Preuilly (S.-et-M.)', 174.
Priez (Aisne), 138.
Pringy (S.-et-M.), 184.
Prouilly (Marne), 110.
Provins (S.-et-M.), 175.
Prunay (S.-et-O.), 192.
Prunay-le-Temple (S.-et-O.), 218.
Puiseaux (Loiret), 190.
Puiselet-le-Marais (S.-et-O.), 196.
Puiseux (Aisne), 103.
Puiseux-les-Louvres (S.-et-O.), 124.
Puiseux-Pontoise (S.-et-O.), 73.
Puisieux (S.-et-M.), 94.
Pussay (S.-et-O.), 197.
Puteaux (Seine), 229.
Quesmy (Oise), 85.
Quiers (S.-et-M.), 168.
Quierzy (Aisne), 114.
Quiney (S.-et-O.), 32.
Quincy-Basce (Aisne), 32, 116.
Quincy-sous-le-Mont (Aisne), 32, 106.
Quincy-Voisins (S.-et-M.), 32, 160.
Rademont (S.-et-M.), 140.
Rambouillet (S.-et-O.), 205.
Ramecourt (Aisne), 120.
Ramecourt (Oise), 79.
Ramoulu (Loiret), 194.
Rampillon (S.-et-M.), 172.
Rantigny (Oise), 79.
Raray (Oise), 33, 89.
Raroy (Oise), 33 ; lire Raray.
Reanville (Eure), 224.
Rebais (S.-et-M.), 35, 148, 158.
Recloses (S.-et-M.), 184.
Reez (Oise), 92.
Reilly (Oise), 69.
Reims (en dehors de l’Ile-de-France), 31.
Remaugies (Somme), 82.
Rennemoulin (S.-et-O.), 215.
Répons (Nesle-le-) (Marne), 150.
Ressons-le-Long (Aisne), 102.
Ressons-sur-Matz (Oise), 82.
Retheuil (Aisne), 103.
Rethondes (Oise), 113.
Retolu (S.-et-O.), 32, 44.
Retz (Forêt de —) (S.-et-O.), 45.
Reuil (Marne), 145.
Reuil (S.-et-M.), 154.
Reuilly-Souvigny (Aisne), 150.
Reuves (Marne), 156.
Réveillon (S.-et-M.), 179 ; lire — (Marne).
Révillon (Aisne), 109.
Rhuis (Oise), 96.
Rhus (Epiais —) (S.-et-O.), 35, 75.
Ribécourt (Oise), 83.
Richarville (S.-et-O.), 198.
Ricliebourg (S.-et-O.), 219.
Ricquebourg (Oise), 84.
Rieux (Marne), 158.
Rieux (Oise), 81.
Rilly-la-Montagne (Marne), 146.
Rivecourt (Oise), 81.
Riz (forêt de —) 45, 137, 143.
Roberval (Oise), 96.
Rochefort-en-Yvelines (S.-et-O.), 204,
205.
Rochy-Condé (Oise), 29, 79.
Rocourt (Aisne), 139.
Rocourt (Oise), 81 ; lire Rucourt.
Rocquemont (Oise), 90.
Rocquencourt (S.-et-O.), 213.
Roinville (S.-et-O.), 203.
Roinvilliers (S.-et-O.), 195.
Roissy-en-Brie (S.-et-M.), 166.
Roissy-en-France (S.-et-O.), 124.
Rolleboise (S.-et-O.), 221.
Rollot (Somme), 83.
Romain (Marne), 110.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
257
Romainville (Seine), 126.
Romeny (Aisne), 141.
Romery (Marne), 145.
Romigny (Aisne), 143 ; lire —(Marne).
Ronchères (Aisne), 143.
Ronquerolle (Oise), 79.
Ronquerolles (Oise), 79 ; lire Ronque¬
rolle.
Ronquerolles (S.-et-O.), 74.
Rosay (S.-et-O.), 221.
Rosières (Oise), 89.
Rosnay (Marne), 111.
Rosne (Ruttes de —) au N. de Marines
(S.-et-O.), 30, 74, p. 65, fig. 21.
Rosnel (le—) (S.-et-O.), 74.
Rosny-sous-Rois (Seine), 126.
Rosny-sur-Seine (S.-et-O.), 221.
Rosoy (Oise), 81.
Rosoy-en-Multien (Oise), 94.
Roucy (Aisne), 110.
Rouilly (S.-et-M.), 175.
Rousseloy (Oise), 78.
Rouville (Oise), 89.
Rouvray (Eure), 46, 226.
Rouvres (Loiret), 46, 194.
Rouvres (Oise), 46, 93.
Rouvres (S.-et-M.), 46, 93.
Royaucourt (Aisne), 117.
Roye (Somme).
Roye-sur-Matz (Oise), 82.
Rozet-Saint-Albin (Aisne), 136.
Rozières (Aisne), 46, 103.
Rozoy-Rellevalle (Aisne), 155.
Rozoy-en-Rrie (S.-et-M.), 169.
Rozoy-en-Multien (Oise), 94 ; lire Rosoy-
en-Multien.
Rubelles (S.-et-M.), 168.
Rueourt (Oise), 81.
Rueil (Eure), 226.
Rueil (S.-et-O.), 229.
Rully (Oise), 89.
Rumont (S.-et-M.), 191.
Rungis (S.-et-O.), 207.
Rupéreux (S.-et-M.), 176.
Russy-Rémont (Oise), 89.
Russy-Rémont (Oise), 89 ; lire Russy-
Bémont.
Saacy-sur-Marne (S.-et-M.), 154.
Sablonnières (S.-et-M.), 155.
Saclas (S.-et-O.), 192.
Saclay (S.-et-O.), 201.
Saconin (Aisne), 103.
Sacy (Marne), 107.
Mémoires du Muséum, nouvelle série.
Sacy-le-Petit (Oise), 81.
Sacy-le-Grand (Oise), 81.
Sagy (S.-et-O.), 70.
Sailly (S.-et-O.), 67.
Saintines (Oise), 88.
Saintry (S.-et-O.), 169.
■ Saints (S.-et-M.), 180.
Sainville (E.-et-L.), 198.
Salency (Oise), 85.
Salins (S.-et-M.), 174.
Sammeron (S.-et-M.), 159.
Samois-sur-Seine (S.-et-M.), 184.
Samoreau (S.-et-M.), 173.
Sancy (Aisne), 101.
Sancy (S.-et-M.), 160.
Sancy-lès-Provins (S.-et-M.), 180.
Sannois (S.-et-O.), 130.
Santeny (S.-et-M.), 166 ; lire —
(S.-et-O.).
Santeuil (S.-et-O.), 72.
Sapieourt (Marne), 112.
Saponais (Aisne), 143 ; lire Saponay.
Saponay Aisne), 143.
Sarcelles (S.-et-O.), 122.
Sarcy (Marne), 107.
Sarron (Oise), 80.
Saudoy (Marne), 177.
Saulchery (Aisne), 141.
Saulx-les-Chartreux (S.-et-O.), 46, 202.
Savigny (Marne), 107.
Savigny-le-Temple (S.-et-M.), 32, 171.
Savigny-sur-Orge (S.-et-O.), 32, 208.
Savins (S.-et-M.), 173.
Sceaux (Seine), 209.
Sceaux-du-Gâtinais (Loiret), 189.
Saint-Agnart (Aisne), 151.
Saint-Arnould- en-Yvelines (S.-et-O.),
203.
Saint-Aubin (Aisne), 99.
Saint-Aubin (S.-et-O.), 203.
Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure), 224.
Saint-Augustin (S.-et-M.), 180.
Saint-Barthélemy (S.-et-M.), 158.
Saint-Bon (Marne), 180.
Saint-Brandy (Aisne), 104.
Saint-Brice (S.-et-M.), 176.
Saint-Brice (S.-et-O.), 132.
Saint-Chéron (Eure), 220, 222.
Saint-Chéron (S.-et-O.), 203.
Saint-Crépin-aux-Bois (Oise), 115.
Saint-Christophe-en-Berny (Aisne), 99.
Saint-Clair-sur-Epte (S.-et-O.), 62, 69.
Saint-Cloud (S.-et-O.), 212, 213.
Saint-Cyr-du-Vaudreuil (Eure), 226.
T. V. 17
258
PAUL LEMOINE
Saint-Cyr-en-Arthies (S.-et-O.), 67.
Saint-Cyr-la-Rivière (S.-et-O.), 196.
Saint-Cyr-1’École (S.-et-O.), 215.
Saint-Cyr-sous-Dourdan (S.-et-O.), 203.
Saint-Cyr-sur-Morin (S.-et-M.), 154.
Saint-Denis (Seine), 121, 122.
Saint-Denis-lès-Rebais (S.-et-M.), 160.
Saint-Erme (Aisne), 120.
Saint-Étienne (Oise), 104.
Saint-Étienne-de-Bailleul (Eure), 223,
224. ^
Saint-Étienne-du-Yauvray (Eure), 226.
Saint-Eugène (Aisne), 155.
Saint-Euphrasie (Marne), 108.
Saint-Fargeau (S.-et-O.), 186 ; lire —
(S.-et-M.),
Saint-Félix (Oise), 79.
Saint-Fiacre (S.-et-M.), 160.
Saint-Firmin (Oise), 133.
Saint-Forget (S.-et-O.), 203.
Saint-Frambourg (Villers-) (Oise), 96.
Saint-Genest (Marne), 180.
Saint-Genest (Villers-) (Oise), 94.
Saint-Gengoulph (Aisne), 139.
Saint-Germain (le Val-) (S.-et-O.), 203.
Saint-Germain-en-Laye (S.-et-O.), 230.
Saint-Germain-Laval (S.-et-M.), 174.
Saint-Germain-Laxis (S.-et-M.), 169.
Saint-Germain-lès-Arpajon (S.-et-O.),
203.
Saint-Germain-lès-Corbeil (S.-et-O.), 169.
Saint-Germain-les-Couilly (S.-et-M.), 164
Saint-Germain-sous-Doue (S.-et-M.),
160.
Saint-Germain-sur-École (S.-et-M.), 185.
Saint-Germain-sur-Marne (S.-et-M.), 164.
Saint-GerVais (S.-et-O.), 62, 69.
Saint-Gilles (Marne), 108.
Saint-Gobain (Aisne), 117.
Saint-Gratien (S.-et-O.), 130.
Saint-Hilaire (S.-et-O.), 198.
Saint-Hilliers (S.-et-M.), 176.
Saint-Imoge (Marne), 145.
Saint-Illiers-la-Ville (S.-et-O.), 221, 222.
Saint-Illiers-le-Bois (S.-et-O.), 221, 222.
Saint-Jean-aux-Bois (Oise), 62, 95.
Saint-Jean-de-Beauregard (S.-et-O.), 203.
Saint-Jean-les-deux-Jumeaux (S.-et-M.),
160.
Saint-Julien-de-la-Liègue (Eure), 224.
Saint-Just (Eure), 224.
Saint-Just (S.-et-M.), 176.
Saint-Lambert (S.-et-O.), 203.
Saint-Léger-aux-Bois (Oise), 115.
Saint-Léger-aux-Bois (S.-et-O.), 206.
Saint-Léger-en-Yvelines (S.-et-O.), 205,
206.
Saint-Léger-lès-Rebais (S.-et-M.), 158.
Saint-Leu-d’Esserent (Oise), 77.
Saint-Leu-la-Forêt (S.-et-O.), 130.
Saint-Loup-de-Naud (S.-et-M.), 176.
Saint-Lubin-de-la-Haye (E.-et-L.), 220.
Saint-Mammès (S.-et-M.), 185.
Saint-Mandé (Seine), 127.
Saint-Marcel (Eure), 224.
Saint-Mard (Aisne), 111.
Saint-Mars-en-Brie (S.-et-M.), 180.
Saint-Martin-Chennetron (S.-et-M.), 178.
Saint-Martin-des-Champs (S.-et-M.), 158,
176.
Saint-Martin-des-Champs (S.-et-O.), 217.
Saint-Martin-du-Boschet (S.-et-M.), 180.
Saint-Martin-du-Tertre (S.-et-O.), 133.
Saint-Martin-en-Bière (S.-et-M.), 183,
185.
Saint-Martin-la-Garenne (S.-et-O.), 231.
Saint-Martin-Longueau (Oise), 81.
Saint-Maur-les-Fossés (Seine), 127.
Saint-Maurice (Seine), 127.
Saint-Maurice (S.-et-O.), 203.
Saint-Maximin (Oise), 133.
Saint-Méry (S.-et-M.), 169.
Saint-Mesmes (S.-et-M.), 125.
Saint-Michel-sur-Orge (S.-et-O.), 188.
Saint-Nicolas-aux-Bois (Aisne), 28, 117.
Saint-Nicolas-la-Chapelle (Aube), 178.
Saint-Nom (Lévy-) (S.-et-O.), 203.
Saint-Nom-la-Bretèche (S.-et-O.), 213,
214.
Saint-Ouen (Seine), 228.
Saint-Ouen (S.-et-M,), 155, 160, 169.
Saint-Ouen-FAumône (S.-et-O.), 59, 130.
Saint-Ouen-Marchefroy (E.-et-L.), 220.
Saint-Paul-aux-Bois (Aisne), 28, 115.
Saint-Pathus (S.-et-M.), 94.
Saint-Peravy-Epreux (Loiret), 196.
Saint-Pierre-Aigle (Aisne), 104.
Saint-Pierre-d’Autils (Eure), 224.
Saint-Pierre-de-Bailleul (Eure), 223, 224.
Saint-Pierre-de-Vaudreuil (Eure), 226 ;
lire Saint-Pierre-du-Vauvray.
Saint-Pierre-du-Perray (S.-et-O.), 31,
169.
Saint-Pierre-du-Vauvray (Eure), 226.
Saint-Pierre-en-Chastres (Oise), 95.
Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), 224.
Saint-Pierre-lès-Bitry (Oise), 99.
Saint-Prix (Talus —) (Marne), 152.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
259
Saint-Prix (S.-et-Q.), 132.
Saint-Quentin-sur-Allant (Aisne), 31,139.
Saint-Remy-Blapzy (Aisne), 137
Saiirt-Remy-la-Vanne (S.-et-M.), 180.
Saint-Remy-lès-Chevreuse (S.-et-O.), 203
Saint-Remy-l'Honoré (S.-et-O.), 206.
Saint-Sauveur (Oise), 89.
Saint-Sauvfur-lès-Bray (S.-et-M.), 174.
Saint-Sauyeur-sur-École (S.-et-M.), 185.
Saint-Sinjéon (S.-et-M.), 180.
Saint-Soupplets (S.-et-M.), 94.
Saint-Splpice-de-Favières (S.-et-O.), 198.
Saint-Jhibaud (S.-et-M.), 164.
Saint-Thibaut (Aisne), 106.
Saint-Thierry (Marne), 111.
Sairjt-Thomas (Aisne), 28, 119.
Saipt-Vaast-de-Longmont (Oise), 89.
Sqfnt-Vaast-lès-Mello (Oise), 79.
Spint.-Vigor (Eure), 226.
ÿaint-Vincent-des-Bois (Eure), 224.
Saint-Vrain (S.-et-O.), 188.
Saint-Witz (S.-et-O.), 133.
Saint-Yon (S.-et-O.), 188.
Sainte-Aulde (S.-et-M.), 142.
Sainte-Barbe-sur-Gaillon (Eure), 224.
Sainte-Colombe (Eure), 224.
Sainte-Colombe (S.-et-M.), 176.
Sainte-Croix (Aisne), 119.
Sainte-Escobille (S.-et-O.), 198.
Sainte-Gemme (Aisne), 144 ; lire —
(Marne).
Sainte-Geneviève-des-Bois (S.-et-O.),
188.
Sainte-Maxence (Pont-) (Oise), 96.
Sainte-Restitue (Arcy-) (Aisne), 106.
Sebouville (Loiret), 196.
Seine-Port (S.-et-M.), 171.
Selens (Aisne), 98.
Sempigny (Oise), 114.
Sénart (forêt de —), 45, 165.
Senlis (Oise), 28, 30, 31, 43, 46, 49, 56,
88 .
Senlisse (S.-et-O.), 201.
Sennevières (Oise), 93.
Senneville (S.-et-O.), 217.
Septeuil-en-Septaines (S.-et-O.), 216.
Septmonts (Aisne), 106.
Septvaux (Aisne), 117.
Sept-Sorts (S.-et-M.), 159.
Seraincourt (Ardennes), 67.
Seraincourt (S.-et-O.), 67.
Sérans-le-Bouteiller (Oise), 68.
Serches (Aisne), 105.
Sergy (Aisne), 108, 143.
Seringes (Aisne), 143.
Sermaises (Loiret), 47, 194.
Sermaize (Oise), 47, 83.
Sermaize (S.-et-O.), 47, 202.
Sermiers (Marne), 107.
Sermoise (Aisne), 106.
Serris (S.-et-M.), 163.
Servais (Aisne), 117.
Serval (Aisne), 110.
Servon (S.-et-M.), 165.
Sery-Magneval (Oise), 89.
Serzy (Marne), 108.
Seugy (S.-et-O.), 133.
Sevran (S.-et-O.), 122.
Sèvres (S.-et-O.), 209.
Sézanne (Marne), 157.
Signy-Signets (S.-et-M.), 36, 160.
Sigy (S.-et-M.), 174.
Silly-la-Poterie (Aisne), 91.
Silly-le-Long (Oise), 93.
Sinceny (Aisne), 117.
Sivry (S.-et-M.), 32, 169.
Sognoles (S.-et-M.), 174.
Soignolles (S.-et-M.), 169.
Soigny (Marne), 158.
Soilly (Marne), 150.
Soindres (S.-et-O.), 221.
Soissons (Aisne), 28, 31, 57, 103.
Soisy (S.-et-O.), 131.
Soisy-aux-Bois (Marne), 158.
Soisy-Bouy (S.-et-M.), 177.
Soisy-sous-Etiolles (S.-et-O.), 169.
Soisy-sur-Seine (S.-et-O.), 169.
Solers (S.-et-M.), 168.
Sommelans (Aisne), 34, 36, 138.
Sonchamps (S.-et-O.), 201 ; lire Son-
champ.
Soucy (Aisne), 103.
Souilly (Claye-) (S.-et-M.), 129.
Soulières (Marne), 150.
Soupir (Aisne), 100.
Sourdun (S.-et-M.), 177.
Souzy-la-Briche (S.-et-O.), 198.
Stains (Seine), 122.
Sucy-en-Brie (S.-et-O.), 47, 164.
Suizy-le-Franc (Marne), 150.
Survilliers (S.-et-O.), 133.
Susey (S.-et-M.), 169.
Suzoy (Oise), 82.
Suzy (Aisne), 117.
Tacoignières (S.-et-O.), 217.
Taillefontaine (Aisne), 104.
260
PAUL LEMOINE
Talus-Saint-Prix (Marne), 152.
Tancreville (141.
Tancrou (S.-et-M.), 141.
Tannières (Aisne), 105.
Tartiers (Aisne), 98.
Tartre (Bois du —), 45.
Taux (Hardennes-et-) (Aisne), 102 ; lire
Taux (Hartennes et-).
Tauxières (Marne), 146.
Taverny (S.-et-O.), 130.
Tergniers (Aisne), 85.
Terny-et-Sorny (Aisne), 99.
Tessancourt (S.-et-O.), 70.
Théméricourt (S.-et-O.), 70.
Thenizy (S.-et-M.), 174.
Theuville (S.-et-O.), 75.
Thiais (Seine), 207..
Thiers (Oise), 133.
Thiescourt (Oise), 84.
Thieux (S.-et-M.), 124.
Thil (Marne), 110.
Thillois (Marne), 112.
Thionville (S.-et-O.), 198.
Thiverny (Oise), 77.
Thiverval (S.-et-O.), 215.
Thoiry (S.-et-O.), 216.
Thomery (S.-et-M.), 184.
Thorigny (S.-et-M.), 126.
Thoult-Trosnay (le —) (Marne), 152.
Thourotte (Oise), 83.
Thury-en-Valois (Oise), 93.
Thury-sous-Clermont (Oise), 79.
Tigeaux (S.-et-M.), 165.
Tignonville (Loiret), 196.
Tilloloy (Somme), 84.
Tilly (S.-et-O.), 32,219.
Tinqueux (Marne), 111.
Torcy (Aisne), 141.
Torcy (S.-et-M.), 164.
Torfou (S.-et-O.), 198.
Toulon-la-Montagne (Marne), 156.
Touquin (S.-et-M.), 168.
Tourly (Oise), 73.
Tournan-en-Brie (S.-et-M.), 30, 46, 166.
Tournedos (Eure), 227.
Tousson (S.-et-M.), 189.
Toussus-le-Noble (S.-et-O.), 202.
Traconne (Forêt de —), 45.
Tracy-le-Mont (Oise), 114.
Tracy-le-Val (Oise), 114.
Tramery (Marne), 108.
Trappes (S.-et-O ), 205.
Tréfols (Marne), 158.
Treilles (Loiret), 189.
Tréloup (Aisne), 144.
Tremblay-lès-Gonesse, 124.
Trépail (Marne), 146.
Trésigny (Fontenay-) (S.-et-M.), 168,
170.
Treslon (Marne), 107.
Triel (S.-et-O.), 71.
Trigery (S.-et-O.), 169.
Trigny (Marne), 110.
Trilbardou (S.-et-M.), 128.
Trilport (S.-et-M.), 159.
Trocy (S.-et-M.), 93.
Troesnes (Aisne), 139.
Trois-Puits (Marne), 112.
Troissy (Marne), 151.
Trosly-Breuil (Oise), 95.
Trosly-Loire (Aisne), 114.
Trucy (Aisne), 119.
Trumilly (Oise), 89.
Ugny-le-Gay (Aisne), 85.
Ully-Saint-Georges (Oise), 77.
Unchair (Marne), 107.
Uny (Oise), 79.
Urcel (Aisne) 118.
Ury (S.-et-M.), 184.
Us (S.-et-O.), 72.
Ussy-sur-Marne (S.-et-M.), 141.
Vailly (Aisne), 101.
Vaires (S.-et-M.), 126.
Valence-en-Brie (S.-et-M.), 172.
Valenton (S.-et-O.), 163.
Valjouan (S.-et-M.), 172.
Vallangoujard (S.-et-O.), 75.
Valmondois (S.-et-O.), 74.
Valpuiseaux (S.-et-O.), 196.
Yandelicourt (Oise), 84.
Vandeuil (Marne), 107.
Vandières (Marne), 145.
Yanves (Seine), 209.
Vanvillé (S.-et-M.), 176.
Vareddes (S.-et-M.), 128.
Varenne (S.-et-M.), 168 ; lire Varennes
(S.-et-O.).
Varennes (S.-et-M.), 17Ô.
Varesnes (Oise), 113.
Varinfroy (Oise), 92.
Vassens (Aisne), 98.
Vasseny (Aisne), 106.
Vassogne (Aisne), 100.
Vaucelles (Aisne), 118.
Vauchamps (Marne), 153.
Vauchelles (Oise), 84.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
261
Vauciennes (Marne), 89, 151.
Vauciennes (Oise), 89.
Vaucler-et-la-Vallée-Foulon (Aisne), 102.
Yaucourtois (S.-et-M.), 161.
Vaucresson (S.-et-O.), 214.
Vaudanoourt (Oise), 69.
Vaudancourt-Brugny (Marne), 151.
Vaudesson (Aisne), 98.
Yaudherland (S.-et-O.), 124.
Vaudoué (S.-et-M.), 36, 184.
Vaudoy (S.-et-M.), 168.
Vaugrigneuse (S.-et-O.), 204.
Vauhallan (S.-et-O.), 202.
Vaujours (S.-et-O.), 126.
Vaumoise (Oise), 89.
Vauréal (S.-et-O.), 72.
Vauxaillon (Aisne), 100.
Vauxbuin (Aisne), 104.
Vaux-Céré (Aisne), 109.
Vaux-le-Penil (S.-et-M.), 171.
Vaux-Rezis (Aisne), 100.
Vaux-sous-Coulombs (S.-et-M.), 142.
Vaux-sur-Coulombs (S.-et-M.), 142 ; lire
Vaux-sous-Coulombs.
Vaux-sur-Eure (Eure), 226.
Vaux-sur-Seine (S.-et-O.), 72.
Vauxtin (Aisne), 109.
Vayres (S.-et-O.), 192.
Vélizy (S.-et-O.), 209.
Vémars (S.-et-O.), 123.
Venables (Eure), 223.
Vendières (Aisne), 145 ; lire Vandières
(Marne).
Vendières (Aisne), 154.
Vendeuil (Oise), 36, 145.
Vendresse-en-Troyon (Aisne), 100.
Vendrest-sous-Coulombs (S.-et-M.), 140.
Veneux-les-Sablons (S.-et-M.), 184.
Venizel (Aisne), 105.
Ventelay (Marne), 109.
Venteuil (Marne), 145.
Ver (Oise), 30, 92.
Verberie (Oise), 88.
Verdelot (S.-et-M.), 154.
Verderonne (Oise), 80.
Verdey (Marne), 157.
Verdilly (Aisne), 139.
Verdon (Marne), 152.
Verneuil (Marne), 30, 46, 145.
Verneuil (Oise), 30, 46, 96.
Verneuil (S.-et-M.), 30, 46, 168.
Verneuil (S.-et-O.), 30, 46, 230.
Verneuil-Courtonne (Aisne), 30,46,101.
Verneuil-sous-Coucy (Aisne), 30, 46,116.
Vernon (Eure), 223.
Vernou (S.-et-M.), 173.
Vernouillet (S.-et-O.), 30, 230.
Versigny (Oise), 89.
Vert (S.-et-O.), 221.
Vert-la-Gravelle (Marne), 156.
Vert-le-Grand (S.-et-O.), 187.
Vert-le-Petit (S.-et-O.), 187.
Vert-Saint-Denis (S.-et-M.), 171.
Vertuelle ou Vertuel (Marne), 30.
Vertus (Marne), 30, 36, 150.
Verzenay (Marne), 146.
Verzy (Marne), 32, 146.
Vétheuil (S.-et-O.), 67.
Veuilly-la-Poterie (Aisne), 141.
Veslud (Aisne), 32, 119.
Vez (Oise), 32, 36, 48, 62, 89.
Vezaponin (Aisne), 32, 48, 98.
Vezilly (Aisne), 143.
Viarmes (S.-et-O.), 133.
Vie-sur-Aisne (Aisne), 99.
Vichel-Nanteuil (Aisne), 138.
Vieq (S.-et-O.), 218.
Videlles (S.-et-O.), 185.
Vieil-Arcy (Aisne), 110.
Vieille-Église (S.-et-O.), 204.
Vieils-Maisons (Aisne), 155 ; lire Viels-
Maisons.
Viels-Maisons (Aisne), 155.
Vienne-en-Arthies (S.-et-O.), 67.
Vierville (E.-et-L.), 198.
Vierzy (Aisne), 103.
Vieux-Champagne (S.-et-M.), 176.
Vieux-Maisons (S.-et-M.), 181.
Vieux-Moulin (Oise), 95.
Vieux-Villez (Eure), 224.
Vilïort (Aisne), 154.
Vignely (S.-et-M.), 129.
Vignemont (Oise), 84.
Vigneux (S.-et-O.), 166.
Vigny (S.-et-O.), 70.
Vilbert (S.-et-M.), 169.
Villabé (S.-et-O.), 188.
Villaines-sous-Bois (S.-et-O.), 124.
Villé (Oise), 83.
Villebon (S.-et-O.), 204.
Villeeonin (S.-et-O.), 197.
Villeoresnes (S.-et-O.), 166.
Ville-d’Avray (S.-et-O.), 212, 213.
Villedomange (Marne), 108.
Ville-du-Bois (la —) (S.-et-O.), 204.
Ville-en-Selve (Marne), 147.
Ville-en-Tardenois (Marne), 108.
Villegagnon (S.-et-M.), 170.
262
PAUL LEMOINE
Villegats (Eure), 221, 222.
Villegruis (S.-et-M.), 177.
Villejuif (Seine), 208.
Villejust (S.-et-O.), 204.
Villemareuil (S.-et-M.), 159.
Villemoisson (S.-et-O.), 188.
Villemomble (Seine), 127.
Villemontoire (Aisne), 104.
Villenauxe (Aube), 178.
Villeneuve (S.-et-M.), 33 ; lire Ville-
vaudé.
Villeneuve-aux-Aulnes, voir Villers- aux-
Nœuds (Marne), 33.
Villeneuve-en-Chevrie (S.-et-O.), 222.
Villeneuve-la-Hurée (S.-et-M.), 170.
Villeneuve-la-Huréie (S.-et-M.), 170 ; lire
Villeneuve-la-Hurée.
Villeneuve-la-Lionne (Marne), 181.
Villeneuve-le-Comte (S.-et-M.), 166.
Villeneuve-le-Roi (S.-et-O.), 208.
Villeneuve-les-Bordes (S.-et-M.), 172.
Villeneuve-Saint-Denis (S.-et-M.), 167.
Villeneuve-Saint-Georges (S.-et-O.), 165.
Villeneuve-Saint-Germain (Aisne), 106.
Villeneuve-sous-Dammartin (S.-et-M.),
125.
Villeneuve-sous-Thury (Oise), 94.
Villeneuve-sous-Verberie (Oise), 90 ; lire
Villeneuve-sur-Verberie.
Villeneuve-sur-Auvers (S.-et-O.), 196.
Villeneuve-sur-Bellot (S.-et-M.), 159.
Villeneuve-sur-Fère (Aisne), 144.
Villennes-sur-Seine (S.-et-O.), 230.
Villeneuve-sur-Verberie (Oise), 90.
Villenoy (S.-et-M.), 128.
Villeparisis (S.-et-M.), 126.
Villepinte (S.-et-O.), 125.
Villepreux (S.-et-O.), 215.
Villequier-Aumont (Aisne), 85.
Villeron (S.-et-O.), 123.
Villeroy (S.-et-M.), 129.
Villers (Ormoy-) (Oise), 89.
Villers-Agron (Aisne), 143, 144.
Villers-aux-Bois (Marne), 151.
Villers-aux-Noeuds (Marne), 33, 112.
Villers-Cotterets (Oise), 53, 89 ; lire —
(Aisne),
Villers-en-Arthies (S.-et-O.), 67.
Villers-en-Fère (Aisne), 144. lire Villers-
sur-F ère.
Villers-en-Prayères (Aisne), 110.
Villers-Franqueux (Marne), 110.
Villers-Hélon (Aisne), 137.
Villers-Marmery (Marne), 147.
Villers-Saint-Frambourg (Oise), 96.
Villers-Saint-Genest (Oise), 94.
Villers-Saint-Sépulcre (Oise), 77.
Villers-sous-Châtillon (Marne), 145.
Villers-sous-Saint-Leu (Oise), 77.
Villers-sur-Coudun (Oise), 84.
Villers-sur-Fère (Aisne), 143, 144.
Villers-sur-le-Roule (Eure), 224.
Villesavoye (Aisne), 108.
Villetaneuse (Seine), 122.
Villette (S.-et-O.), 222.
Villevaudé (S.-et-M.), 33, 127.
Villevenard (Marne), 156.
Villez (Eure), 224.
Villez-sous-Bailleul (Eure), 223, 224.
Villiers-Adam (S.-et-O.), 132.
Villiers-en-Bière (S.-et-M.), 183, 184.
Villiers-en-Désœuvre (Eure), 220, 223.
Villiers-le-Bacle (S.-et-O.), 203.
Villiers-le-Bel (S.-et-O.), 125.
Villiers-le-Mahieu (S.-et-O.), 217.
Villiers-le-Sec (S.-et-O.), 125.
Villiers-Saint-Frédéric (S.-et-O.), 215.
Villiers-Saint-Georges (S.-et-M.), 180.
Villiers-Saint-Paul (Oise), 81.
Villiers-sous-Grez (S.-et-M.), 184.
Villiers-sur-Marne (Aisne), 142.
Villiers-sur-Marne (S.-et-O.), 166.
Villiers-sur-Morin (S.-et-M.), 166.
Villiers-sur-Gretz (S.-et-M.j, 184 ; lire
Villiers-sous-Grez.
Villiers-sur-Orge (S.-et-O.), 203.
Vimpelles (S.-et-M.), 173.
Vinantes (S.-et-O.), 123.
Vinay (Marne), 151.
Vincelles (Aisne), 143 ; lire — Marne.
Vincennes (Seine), 126.
Viney-Manœuvre (S.-et-M.), 93.
Vindé (S.-et-M.), 177 ; lire Vindey
(Marne).
Vindey (Marne), 177.
Viroflay (S.-et-O.), 209.
Vironvay (Eure), 223.
Viry-Châtillon (S.-et-O.), 187.
Viry-Noureuil (Aisne), 85.
Vitry-sur-Seine (Seine), 208.
Vivières (Aisne), 104.
Voinsles (S.-et-M.), 168.
Voisenon (S.-et-M.), 168.
Voisins-le-Bretonneux (S.-et-O.), 204.
Vorges (Aisne), 118.
Vouel (Aisne), 59, 85.
Voulangis (S.-et-M.), 165.
Voulton (S.-et-M.), 175.
LISTE DES NOMS DE LIEUX DE L’iLE-DE-FRANCE
263
Vregny (Aisne), 101.
Vrigny (Marne), 112.
Vuillery (Aisne), 99.
Vulaines-en-Brie (S.-et-M.), 175.
VuIaines-sur-Seine (S.-et-M.), 172.
Wariville (Oise), 80.
Wez (Marne), 32.
Wissignicourt (Aisne), 117.
Wissous (S.-et-O.), 208.
Ws, actuellement Us (S.-et-O.), 35.
Wy-Joli-Village (S.-et-O.), 35, 70.
Yebles (S.-et-M.), 47, 168.
Yerres (S.-et-O.), 165.
Yèvres-la-Ville (Loiret) ,Vl 89.
Yèvres-le-Châtel (Loiret), 189.
Yvelines (Forêt des —) (S.-et-O.), 45,
205.
Yvillers (Oise), 96.
MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS. MCMXXXVII.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d’Histoire naturelle). (Un vol. par
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (commencé en 1895).
(Un vol. par an,*l fr.)
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle, nouvelle série. (Sans
périodicité fixe ; abonnement pour un volume, fr.).
Index Seminum in Hortis Musaei parisiensis collectorum. (Laboratoire de
culture ; paraît depuis 1822 ; échange.)
Notulae Systematicae. (Directeur M. H. Humbert, laboratoire de Phané-
rogamie ; paraît depuis 1909 ; abonnement au volume, 40 fr.).
Revue française d Entomologie. (Directeur M. le D r R. Jeannel, labora¬
toire d’Entomologie ; paraît depuis 1934 ; abonnement annuel France,
50 fr., Étranger, 60 fr.)
Revue de Botanique appliquée et d’Agriculture coloniale. (Directeur : M. A.
Chevalier, laboratoire d’Agronomie coloniale ; paraît depuis 1921 ;
abonnement pour la France, 100 fr.)
Revue Algologique. (Directeurs MM. P. Allorge et R. Lami, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1924 ; abonnement France, 50 fr., Étranger,
100 fr.)
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur M. P. Allorge, laboratoire
de Cryptogamie ; paraît depuis 1874 ; abonnement France, 50 fr.,
Étranger, 100 fr.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Cryptogamie exotique).
(Directeurs MM. R. Heim, J. Duché et G. Malençon, laboratoire de
Cryptogamie ; paraît depuis 1928 ; abonnement France, 80 fr., Étranger,
100 fr.)
Mammalia. (Directeur M. E. Bourdelle, laboratoire de Zoologie, Mammi¬
fères et Oiseaux ; paraît depuis 1936 ; abonnement France, 40 fr. ;
Étranger, 45 fr.)
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d Histoire naturelle
à Dinard. (Directeur M. A. Gruvel, laboratoire maritime de Dinard ;
suite du même Bulletin à Saint-Servan ; paraît depuis 1928 ; prix variable
par fascicule.)
Bulletin du Musée d’Ethnographie du Trocadéro. (Directeur M. P. Rivet,
Musée du Trocadéro ; paraît depuis 1931 ; prix du numéro : 5 fr.)
Recueil des travaux du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
Physique végétale ; paraît depuis 1927 ; échange.)
Travaux du Laboratoire d Entomologie. (Laboratoire d’Entomologie ;
paraît depuis 1934 ; échange.)
La Terre et la Vie, publiée en collaboration par la Société des Amis du
Muséum et la Société nationale d’Acclimatation. Rédacteur en chef :
M. G. Petit, 57, rue Cuvier, Paris, 5 e ; abonnement : 30 fr.)