REVUE BRYOLOGIQUE :
| PARAISSANT | Tous Les Deux Mois
de
Les Manuscrits doivent être écrits @: français, en latin ou en anglais.
Sind : in Euro Sr D F4 — Gyroweisià
Pariseer. — La F + e de la PE su-
Vér érience. MURS — dr Ille-et-Vilaine. DE
ILIBERT,—Biblio-
Bibliographie. —
en, nu ns
de. St-Rivoal, |
the rig e rea
most interesting additic Er
cause it forms a proper peculiar subgen F HD I per
in BraITHwaITE , the Sphagnacea or Peal-Mosses of Europe
nd North-America (1880), pp. 30 and 85, called Hemitheca,
ery distinct from all other Sphagna by : plants of peculiar
habit, somewhat resembling thai of Æypnum sormentosum or
amineum , firm, slender and elongated ; branches lateral,
itary or sometimes in pairs, ghort , distent, slender,
bclavate, obtuse, arcuato-decurved ; leaves and perichætial
ovate-oblong, obiuse, all with very large and in-
ed chforophyllose cells, and densely and very broadly
hyaline cells, porose only at the top of the
the leaves ; theca very small, after the fall of
hemispherical , videmouthed , resem-
À REVUE BRYOLOGTQUE,
type of the species once in New Jersey by the deplored
Co F. AUSTIN. ;
Perhaps it will be allowed lo me to give the history of :
SPHAGNUM PYLAIEI.
Sph. Pylaiei Brin. Bryol. univ., 1, Sappl., p. 749, n. 19.
(1827). Suzz. le. musc., pp. 12 et 13, n. 16 (1864), et
Suppl, p. 15 (1874). S. L. Musc. bor.-am., 2 ed., p. 4,
nn. 6 et 7 (1865). Aust. Musc. bor. appal., p. 7, n. 23
(1870). BraïTx. Sphag., pp. 30 et 85, n° 19 (1880).
Sph. cymbifolium forma juvenilis C. Muzz. Synops. , 1,
p. 92 (1848).
Sph. sedoides var. ? Suzz. in A.-GRay. Man. Bot. U. S.,
2° ed., p. 612 (1856) |
5: Delln.
BRaiTaw, Sphagn,, tab, 28. Suzc. Ic. musc., tab. 6, et
Suppl., tab. 6.
Exsicc,
AusT. Musc. appal., n° 23. S. L. Muse. bor.-am. , 2° ed. ,
nn, 6 et 7.
Var. f. SEDOIDES ( Brid. ) Aust.
Sph. sedoides Brin. Bryol. univ., 4, Suppl., p. 750, n° 21
(4827). Suuz. Muse. allegh., p. 50, n. 208 (1846); in
A.-GRay. Man. Bot. U. S.,2 ed., p. 612, n° 8 (1856); Ic. .
musce., pp. 11 et 15, n. 15 (1864). S. L. Musc. bor.-am.,
2 ed., p. 4, n. 5 (1865). Ling. in Act. soc. scient. fenn,, 10,
p: 96 (1871). |
ie | forma juvenilis C. Muzc. Synops., 1,
p. 92 (1848).
Sph. subsecundum J. Lance in F1. dan. , 16, fase. 46, p. 17,
p. p. (1867). |
Sph. Pylaiei var. sedoides Aust. Musc. appal. , p. 7, n. 24
(1870). PLEEE Sphagn. , p. 86 (1880).
D,
Brarruw. Sphag , tab. 98, fig. 6. FL. DAN. , 16, fasc. 46,
tab. 2754, figg. 6 et v. Suzz. Ic. musc,, tab. 6.
cc,
Aus. Musc. appal., n. 94. S. L. Musc. bor.-am., 2 ed. ,
n. à. SuLL. Muse. allegh., n° 208, .
Bripez has also 1. c. p. 751 given a variety of his Sp4.
sedoides , namely var. $ prostratum (Sph. prostratum La Pys
Mss.) : « caulibus prostratis divisis superne rarmulosis » with
the habitat : in Armoricæ occidentalis mmterioris turfosis palu-
dosisque depressis inter montes Arrées ad pedem montis St-
Michel prope Châteaulin , rarissime. » |
May this form perhaps be the same as the plant collected
REVUE BRYOLOGIQUE. 3
d by M: Camus ? Or is it the type of the species? A question
* which can be setiled only by the inspection of an authentié
specimen (1). — Continued, p. 14.
Helsingfors, 1881, nov. 96.
S. O. LiNDBERG.
Gyroweisia acutifolia {species nova ).
Le genre Gyroweisia, tel qu’il a été établi par Schimper,
se distingue des genres voisins par le développement consi-
dérable de son anneau, et aussi par la différence sensible des
feuilles caulinaires et des feuilles périchétiales; ces deux
caractères le rapprochent du genre Leptobarbula, dont il est
d’ailleurs séparé par la structure du péristome. Un troisième
caractère, indiqué par Schimper, résulterait de la forme
obtuse des feuilles, et ce caractère est, en effet, bien marqué
dans les deux espèces signalées jusqu'ici, le Gyroweisia tenuis
et le Gyroweisia reflexa. J'ai récolté le Gyroweisia tenuis, il y
a déjà quelques années, dans une vallée du Luberon, près
d’Apt. Dans cette espèce, les feuilles des tiges stériles, de même
que les feuilles inférieures et moyennes des tiges fertiles, sont
toujours linéaires, nullement rélrécies dans leur partie supé-
rieure, très-obtuses, le contour terminal formant exactement
un demi-cercle, Les feuilles périchétiales, ovales et dilatées à
la base, se rétrécissent dans leur moitié supérieure, de telle
sorte, cependant, que le sommet demeure souvent obtus, et
même, quand il est un peu acuminé, ne présente jamais de
pointe aiguë. Dans le Gyroweisia reflexa, que j'ai observé à
Alger, les feuilles caulinaires sont aussi obtuses et arrondies
au sommet, et les feuilles périchétiales plus obtuses que dans
le Gyroweisia tenuis, ;
Mais j'ai trouvé récemment en Suisse, près de Bex, une
espèce qui, tout en se rattachant évidemment aux deux pré-
cédentes, s’en distingue au premier abord par la forme de ses
feuilles. Dans les tiges stériles où elles sont très-petites,
comme dans la partie inférieure des tiges fertiles où elles
_ deviennent plus grandes, ces feuilles sont toujours étroite-
ment et régulièrement acuminées, et elles se terminent par
une pointe aiguë, finement dentée. Les feuilles périchétiales
sont encore plus fortement dilatées que dans les espèces
voisines ; leur moitié inférieure est très-large, formée d’an
tissu plus lâche, avec une nervure moins distincte ; dan
partie supérieure, elles se rétrécissent graduellement ju
es ne
4 REVUE BRYOLOGIQUE.
sommet, qui est aussi aigu el denticalé. Ouire ce caractère,
qui est le plus saillant, celte espèce se distingue encore du
Gyroweisia tenuis par la forme de sa capsule, qui est avale,
épaisse et courte, parfaitement dressée et symétrique ; l’oper-
cule forme un cône acuminé, très-régulier, unicolore et ter-
miné en une pointe fine. Dans le Gyroweisia tenuis, la capsule
est plus allongée et plus étroite, moins régulière ; l’opercule
est surmonté d’un bec court, mais bien dislinct par sa direc-
tion oblique et sa couleur plus pâle. Ces deux espèces sont,
d’ailleurs, également dépourvues de péristome, et elles ont
un anneau semblable, très-élevé, formé d’un grand nombre
de cellules de grandeur médiocre disposées sur plusieurs
rangs. Le Gyroweisia reflexa, an contraire, présente toujours
des dents très-visibles, et son anneau se compose de cellules
plus grandes. Enfin, dans le Gyroweisia acutifolia, les spores
sont plus petites et moins papilleuses que dans le Gyroweisia
tenuis.
Notre plante est dioïque comme ses deux congénères; les
fleurs mâles terminent de petiles tiges qui constituent des
groupes séparés des tiges femelles. La forme de la coiffe m'a
paru remarquable : elle se compose, dans la plus grande
partie de sa longueur, d’un tube entier et cylindrique, et
c’est seulement à sa base qu’elle présente une fente courte,
de telle sorte qu’elle couvre à peine l’opercule et tombe très-
facilement.
J'ai trouvé cette espèce nouvelle dans la vallée de
l'Avançon, au-dessus de Bex, au fond de la gorge de Sublin ;
elle croil par petites louffes ou même en tiges isolées sur les
rochers calcaires, avec le Gymnostomum calcareum et une
variélé du Seligeria pusilla. Les fructifications étaient mûres
et en bon état vers le milieu du mois d’août,
PHILIBERT.
| La Flore Bryologique de la Toscane supérieure.
M. le marquis Bottini et M. Fitz Gerald ont publié, dans
le Nuovo Giornale Botanico Italiano, vol. XIil, un très-
intéressant mémoire concernant la flore bryologique du
bassin des fleuves Serchio et Magra en Toscane.
_ On y trouve l’énumération de 369 espèces dont les plusé
rares ont été cilées dans la ÆRevue (1884, p. 51) et la des-
_ cription d’une espèce nouvelle déterminée par M. Breïdler.
Sa description, rectifiée en quelques points, suivant mes
observations, est à peu près comme suit : D.
_ Æypnum Bottinii. — Cæspites laxe i
lutescenti-virides, subnitidi. Caulis tenuis repens, irregu
ntricati, pallide et.
REVUE BRYOLOGIQUE. ù
lariter ramosus et subpinnatim ramulosus, ramuli pro more
decumbentes. Folia mollia subdistiche complanato-patentia,
rarius arcuato-secunda , siccitate flexuosa, passim longitu-
dinaliter plicatula, ex insertione angustata haud decurrente
ovato et oblongo-lanceolata, sensim tenui-acuminata, margine
binc atque illinc recurva, integerrima vel apice serrulata,
costa gemella brevis tenuis; retis areolæ anguste rhom-
boides-lineares , subflexuosæ , basilares latiores et breviores.
Paraphyllia pauca, brevia , filiformia. Flores monoici, gem-
mulæ masculæ minutæ, plerumque adgregaiæ in proximitate
- gemmulæ femineæ, antheridia paraphysata. Perichætium in
ramulo brevi radicante polyphyllum ; folia interiora pallida,
tenuia, laxe erecto-patenba, elongato-lanceolata , sensim
longe et tenuiter acuminata , exsulcata et fere ecostata.
Capsuia in pedicello tenui, siccitate dextrorsum torto-cernua,
collo tumido suffulta , parvula, ovato-cylindrica, leniter in-
curva , sicca sub ore coarctata , cellulæ epicarpicæ rotundatæ
parvæ, anulus indistinctus ; operculum convexo-conicum.
Peristomii dentes lutescentes, processus in carina anguste
rimosi, pallide lutei, cilia non appendiculata. Sporæ 0,012-
0,016 mm. +
Hab, In paludibus turfaceis Piagetta di Massaciuccoli
prope Viareggio, Etruria, alt. 10", fructificat vere.
M. le marquis Bottini a eu l’obligeance de me commu-
_niquer de nombreux échantillons de son Hypnum, qni est
vraiment frappant, À la première vue j'aurais cru avoir
devant moi une forme plus robuste du Plagiotheeium tur-
fosum (Lindberg) Schp. Syn. ed. IL, mais la ressemblance
avec celte espèce n’est que superficielle. En réalité, avec
un examen plus détaillé, on y trouve des différences essen-
tielles. en ee or
M. Breidler range l'espèce en question dans le genre
Hypnum, mais on peut douter de l'exactitude de cette
classification, Je veux bien admettre que les limites du genre
Plagiotheciom , ainsi que l’a conçu M. Schimper, ne sont
pas toujours bien prononcées ( car les espèces de ce genre
que M. Lindbcrg a désignées sous la dénomination Isopte-
rygium peuvent aisément comprendre aussi l'Hypnam pra-
_ tense, que les autres auteurs ont laissé incontestablement
dans le genre Hypnum); mais l’espèce découverte par
- M. Bottini est, à mon avis, bien loin de donner lieu aux
doutes qui concernent l'Hypnum pratense.
» Sur
arrive
6 REVUE BRYOLOGIQUE.
La courbure dans un sens des feuilles, qu’on voit quel-
quefois dans l’une ‘ou l’autre branche, ne me semble pas
décisive , car on voit des Plagiothecium incontestés qui ont
les feuilles courbées ; leur consistance lâche » qui fait pa-
raître dans les feuilles desséchées des plis longitudinaux,
comme on voit généralement dans plusieurs Plagiothecium ,
sert à mieux déterminer le caractère générique de la plante.
Les fleurs mâles enfin, disposées comme on les trouve dans
les espèces monoïques du genre Plagiothecium , c’est-à-dire
petites et nombreuses à proximité de la fleur femelle , con-
firmen! encore plus clairement que l'espèce en question
n'est pas un Hypnum,
La capsule, courbée en are et d’une couleur foncée, a
bien en cela quelque chose d’étrange pour un Plagiothecium,
mais la même chose se voit dans la capsule des Plagio-
thecium silesiacam et Mühlenbeckii.
Toutes ces considérations concourent à me confirmer dans
l’opinion que la mousse de M. Bottini est beaucoup mieux
placée dans le genre Plagiothecium, dont elle a tous les
caractères attribués par M. Schimper, que dans le genre
Hypnum.
Dans la description de son Hypnum, M. Breidler fait
mention de la disposition des cellules de la coiffe en disant :
Calyptræ cellulæ spiraliter dispositæ, Cette indication, à vrai
dire, m'a frappé : car les Hypnacées de l’Europe n’ont
jamais dans la disposition des cellules de la coiffe quelque
chose de semblable à l’opercule d’une Barbula, et en effet
je croyais trouver une telle disposition lorsque je lisais la
phrase ci-dessus; mais en réalité, après avoir vu deux
coiffes, jai reconnu qu’il ne s’agit que d’une inclinaison
Presque insensible des cellules dans le tiers supérieur , chose
que j'ai déjà observée avec le même degré dans la coiffe
d’autres espèces de la même section des Hypnacées, et
c'est pour cela que j'ai cru devoir omettre dans la description
l'indication de M. Breidler concernant la coitre,
VENTURI.
Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine.
Par l’abbé DE LA GODELINAIS (Suite).
MADOTHECA,
1. M. lævigata Dum, — Sur les pierres et les rochers : Beau-
fort-en-Plerguer, entre Rochebonne et St-Ideuc près St-
Malo.— A, R. et St. a
2 M. platyphylla Dum. — C, C. et St. |
REVUE BRYOLOGIQUE, 7
3. M. platyphylloidea Dum. — Sur les troncs d'arbres : forêt
de Villecartié (G.).—R. R. et St. :
4. M. porella Nees. — Sur les pierres et les rochers, dans les
rivières ou sur leurs bords. — A, C., St,
LEJEUNIA,.
4. L. serpillifolia Libert. — Sur les pierres, les rochers non
loin des cours d’eau.—Fougères, le long du Nançon, Bourg-
des-Comptes, les Nétumières près Vitré, etc. — P. C. et St.
2. L. inconspicua de Not. —Sur les troncs de différents arbres.
— La Quémerais en Pont-Réan (G.). — La retraite à Redon.
— R.
FRULLANIA.
4. F. dilatata Nees.—C. C. et fert.
2. F, tamarisei Nees. — C. C.— On le trouve dans la forêt de
Fougères, avec des périanthes stériles.
FOSSOMBRONIA.
1. F. pusilla Nees. — Sur la terre argileuse des haies et des
champs en friche.— C, |
PELLIA,
EE cpiphyt Nees. — C, C.
2. P, calycina Nees.— Champs tourbeux dits : les Bolteriaux,
près St-Jacques, fertile (G.).—R. R, — Avril,
BLASIA,.
4. 2: pusilla Nees. — Sentiers sablonneux et humides de la
forêt de Fougères ; forêt de Villecartié (G.).—R. etSt.
ë ANEURA.
1. À. pinguis Dum. — Sur la terre humide et graveleuse, au
* bord des rigoles et des ruisseaux.— A. C. avec la var. den-
ticulata Nees.—Var. angustior Hook.— Forêt de Fougères.
2. À. multifida Dum.— Bords des ruisseaux, des sources, des
rigoles, ete. — A. C. mais souv. St.
_3. À. pinnatifida Nees. — Sur les pierres et les bois, dans les *.
_ ruisseaux : forêt de Fougères, non loin du Pont-aux-Anes. *
R ot St | | nn
METZGERIA. : ie
1. M. furcata Nees.—C. sur les troncs d'arbres. —St
Ne REVUE BRYOLOGIQUE.
. ete., dans les serres. — St. mais constamment avec des
cupules semilunaires, quelques capsules sur les talus du
ruisseau, à Sl-Jacques (G.).
MARCHANTIA,
4. M. polymorpha L. — Prairies marécageuses, rochers hu-
. mides, sur le pavé des cours peu aérées, etc.—P, C.— Pas
_loujours fertile.
FEGATELLA,
1. F, conica Corda. — Bords des rivières, sur les murs des
moulins, etc. —P. C. et St,
REBOULIA.
4, R. hemisphærica Raddi. — Sur la terre des haïes et es M
_ rochers. —A, Q ct fert. : ;
TARGIONIA.
1. T: michelit Corda. — Sur la terre des haies et des murs,
C.
ANTHOCEROS.
4. A. punctatus L. — Sur la terre argileuse des champs. si
Fougères. —R. or
2 A. lœvis L. — Sur la terre humide des rigoles, ete, — C.
SPHÆROCARPUS, :
4 S. terrestris Sm.— Sur la terre fraîche.— Le Grand-Breil,
près Rennes (G.); Redon, bords dun canal de Brest, —RR,
RICCIA.
4. À. glauca L, — C. sur la terre argileuse des champs. J'ai
reaconiré les var. major Lindenb. et minima Lind. -
. Obs. J'ai reçu de M. Gallée, sons le nom de R. minima, ét sans
- indication d'auteur, une plante stérile récoltée au Mont-Dol.
Je ne peux y voir que le R, glauca avec les bords des frondes
Hs ds relevés dans la partie supérieure. Wa
7 2. R. ciliata Hoffm, — Indiqué dans l’Ie-et- Vilaine par
ee M. Gallée, m'est inconnu, ; un
3. R. Bischoffii Huebn. — Lande de Taylé, au côté sud , à la
limite du bois de Laillé et du Boyle à la route de Laillé,
. sur une étendue de plus de 4,500" (G.), —RR. . à
4. À. nigrella De C. — Lande de Laillé (GRR Se 0
5. À. crystallina L. — Sur la vasé, au bord de l'étang de Vial,
4." prés Redon, na :
GR naamsL, — Châteauneuf (G. ) ; DR
REVUE BRYOLOGIQUE. 9-
7. R. Huebeneriana Lind, — Grand étang de Fayelle, près
Châteaubourg (G.). AS
8. R. fluitans L. — A.C. dans les eaux stagnantes. — Var.
canaliculata, sur la vase abandonnée par l’eau.
DE La GODELINAIS.
Sur lOrthotrichum Shawii.
L'Orthotrichum Shawii Wilson et Schimper est anne espèce
rare , qui, à ce qu’il semble, n'avait été observée jusqu'ici
qu’en Ecosse : les indications de M. de Notaris, dans son
Epilogo, se rapportent à une autre forme, l'Orthotrichum
Franzonianam, que M. Venturi considère comme une simple
variété de l’Orthotrichum Sturmii. ; -
J'ai récolté d’assez nombreux exemplaires du véritable
Orthotrichum Shawii, au mois de juillet deruier , dans les
montagnes de là Corse, près de la Foce de Vizzavona. Il
existe là, à une altitude de 42 à 4,500 mètres, de grandes
forêts de hêtres, dont les troncs sont couverts d'une muitis .
tude d’orthotrichs. On y reconnaît quatre espèces diffé-
rentes : l’Orth. stramineum , qui est très-abondant ; l'Orth.
Jeiocarpum, en plus petite quantité; de nombreuses variétés
des Orth. rupestre et Sturmi, croissant indifféremment sur
les rochers et sur les arbres ; et enfin on rencontre de
temps en temps l’Orth. Shawiü. Lorsque la capsule est en-
core munie de son opercule, il n’est pas très-facile de Re
_ distinguer des Orth. rupestre et Sturmi, auxquels il est
_ mêlé ; mais, après la chute de l’opercule et la dispersion des
spores , il se reconnait aisément à sa capsule lisse et large-
ment ouverte, de couleur pâle, nullement plissée ni con-
tractée par la sécheresse, mais, au contraire, légèrement
dilatée vers son milieu ,. en forme de petit tonneau, el
Surtout aux dents du péristome , qui se recourbent progres-
sivement en dehors, de manière à venir toucher à la fin le
bord extérieur de la thèque. Par ce caractère, comme l'a
très-bien remarqué M. Venturi, cette espèce s'éloigne à la
fois des Orth. rupestria, où les dents demeurent dressées où
_étalées à l'élat sec, et des Orth. affinia, dans lesquels les
arpum et
40 REVUE BRYOLOGIQUE.
rupestre et Sturmii ; les feuilles sont plus fortement révo-
lutées sur les bords, moins papilleuses. Les fleurs mâles
forment de petits bourgeons axillaires dans le voisinage des
fleurs femelles ; elles contiennent une douzaine d’anthéridies
sans paraphyses ou quelquefois avec une ou deux para-
physes. La capsule, toujours immergée dans les feuilles
périchétiales, est obovée, régulièrement atténaée à la base
en un col court, sans pédicelle bien distinct, et s’arrondis-
sant graduellement au sommet jusqu’à l'ouverture, dont le
diamètre est ainsi plus petit que celui de la partie voisine.
Il y a toujours au péristome 16 dents bien distinctes, laissant
même entre elles, sauf à la base, des intervalles marqués ;
ces dents sont blanchâtres, acuminées, très-opaques, cou-
vertes de grosses papilles ; le péristome interne est presque
toujours nul ; à peine peut-on distinguer dans quelques
capsules deux ou trois cils rudimentaires, qui n’alteignent
pas le quart de la longueur des dents.
Dans les exemplaires d’Ecosse , que M. Venturi a observés,
la capsule était absolument dépourvue de stries ; et, en effet,
c'est aussi ce que j'ai constaté dans la plupart des exemplaires
de Corse : la membrane capsulaire est alors parfaitement
lisse, d’une seule couleur pâle, moins épaisse et moins raide
que dans l’Orth. rupestre, et elle se compose au microscope
d’un tissu partout uniforme, excepté au bord de l’ouverture,
où les cellules deviennent plus petites. Ce caractère, cepen-
dant, n’est pas absolument constant : j'ai observé quelques
exemplaires dans lesquels la capsule, sans être plissée,
présentait des siries assez visibles, surtout par leur colora-
tion ; ces stries étaient courtes et inégales; au microscope ,
elles montraient un tissu semblable à celui du reste de la
capsule, mais seulement d’une couleur plus foncée. Schimper,
dans la description succincte du Synopsis, dit simplement
que les stries sont peu distinctes (striis vix distinctis) : l’ex-
pression est très-juste, si on l’entend en ce sens que les
stries sont souvent à peu près nulles el quelquefois légère-
ment marquées.
Il ne serait donc pas exact de dire qu’il n’y a point de tran-
sition entre cette espèce et l'Orth. Sturmii : la transition existe
du côté de l'Orth. Shawiüi par ces individus à capsule légère-
ment striée, et elle doit exister aussi du côté de l'Orth.
Sturmii; la forme que de Notaris avait appelée Orth. Franzo-
nianum, et qu’il a rapportée ensuite à notre espèce , devait
évidemment s’en rapprocher dans une certaine mesure.
Ce n’est pas à dire pour cela que l’Orth. Shawi ne doive
pas être maintenu” comme espèce distincte. Si la théorie
transformistie est vraie, on doit souveni pouvoir trouver des
intermédiaires, même entre les meilleures espèces ; et, d'un
autre côté, l'influence que l’hybridation a pu avoir sur la
REVUE BRYOLOGIQUE. 41
formation des espèces nouvelles n’a pas encore été assez
étudiée. On pourrait soupçonner ici une hybridation entre
l'Orth. Sturmii et l’Orth. leiocarpum. Mais, indépendamment
de toute conjecture, l’Orth. Shawii demeure toujours nelte-
ment caractérisé par les 16 dents de son péristome très-
distinctes, blanches , papilleuses et réfléchies, tandis que les
nombreuses formes des Orth. rupestre et Sturmii, quoique
offrant souvent entre elles des différences très-notables ,
présentent un tel mélange et des combinaisons si diverses de
caractères, qu’il paraît impossible d'établir entre elles des
coupes tranchées, \
ORTHOTRICHUM ACUMINATUM. — Cette espèce, toujours très-
nettement caractérisée et facile à distinguer, existe en grande
quantité dans l'Ardèche ; je l'ai retrouvée, mais beaucoup
moins abondante, près d'Aix, à St-Antonin, au pied de la
montagne de Ste-Vicioire, sur des troncs de chêne, et aussi
en Corse, à Bocognano, dans la région des châtaigniers ;
elle ne paraît pas s'élever dans les parlies plus hautes des
montagnes de la Corse, PHILIBERT.
Bibliographie exotique.
ADDIMENTA AD ENUMERATIONEM MUSCORUM HACTENUS IN PROVINCIIS
BRASILIENSIBUS RIO DE JANEIRO ET SAO PAULO DETECTORUM.
_ 42
: REVUE BRYOLOGIQUE. .
__ Geh. et Hpe. — Aolomitrium Glaziovii Hpe. — Dicranum
_ (Campylopus) detonsum Hpe., D. calymperidictyon Geb. et
Hpe., D. subreconditum Geh. et Hpe., D. brachymitrium Geh.
et Hpe., D. divisum Geb. et Hpe., D. Mülleri Lor, — Thysono-
_ Mülrium Puiggarü G. et H. — Bartramia ( Breutelia) grandis
( Prionodon robustus H. ). — Schlotheïmia Puiggarii G. et H.,
S. uncialis G. et H., S. juliformis G. et H., $S. subsinuata G.
et H. — Orthodontium denticulatum G. et H. — Webera Puig-
garii G. et H. — Bryum pseudo-marginatum G. et H., 2.
Puiggarit G. etH. — Polytrichum Paulense G. et H., P, sub-
remotifolium G. et H., P. assimile H. — Hydropogon brevinerve
H. — Neckera subacutifolia G. et H. — Orthostichella aureo-
pallens G..et H., O. subpendula G. et H. — Meteorium subhete-
rophyllum G. et H. — M. disciflorum G. et H., M. Puiggarii
G. et H. — Daltonia androgyna G. et H. — Lepidopilum
subaurifolium H. —— Distichophyllum ? monofarium G. et H. —
Porotrichum patulum G. et H., P. linearifolium G. et H. —
Hockeria Iporangana &. et H., H. subnitens G. et H., H. aureo-
Purpurea G. et H., H. subaurescens G. et H., A. fluminensis
: Mpe. subicrocarpa G. et H. — Hypnum (Vesicularia )
Puaulense G. et H., H. ( Taxicaulia } cAlorosum Hpe., A.
( Brachythecium ) sulphureum G. et H., A. (Bhynchostegium)
_ Sparsirameum G. et H., H. (Thuidium ) pseudo-recognitum
Hpe., H. subpinnatum Hpe., H. purpureum G. et H.
M. Geheeb a laissé ide côté, dans le travail que nous
_ venons d'analyser très-sommairement, les espèces apparte-
hant aux genres Æissidens, Conomitrium , Rhaphydostegium ,
Isopterygium, Ectropothecium, Microthamnium , que le D
_ Hampe n'avait pu étudier, Nous savons qu'elles sont, de Ja
part du savant bryologue de Geisa, l'objet d’une étude toute
particulière, et nous avons tout lieu de croire que ce com-
_ piément de la bryologie brésilienne sera à la hauteur des
. à ro notices qu’il a publiées en collaboration avec
feu Hampe, Re na À |
For E. BESCHERELLE.
. GENERA MUSCORUM QUATUOR NOVA MEMORAMILIA, tel est le
litre d'une notice de 4 pages que M. le D'.Charles Müeller
vient de faire paraître dans le n° 37 des Botanischen Cen-
tralblattes (1881). ., : Se
_ Ces quatre nouveaux genres que propose M. C. Müller
sont les suivants: ER SN Pi
4° Wäülsoniella ;
2 AROMOS :
3° Rehmaniella ; | Fo.
4° Hampeelle. tn CT RE
Le genre WiLsoNIELLA est fondé sur le Trematodon decipiens .
© Mit (Musci Ind. Or., 1859, p. 13), que Wilson avait aj
REVUE BRYOLOGIQUE. 13
Trichostomum ? pellucidum (in Kew. Journ. Bot., IX, p. 321);
il est caractérisé ainsi :
Tribus Bryacearum , habitus Orthodontü ; peristomium 7ri-
chostomi, dentibus usque ad basim fissis strictis, calyptra di-
midiata basi fissa.
Les seules espèces connues sont le W. pellucida , qui habite
la zone indienne australe, où elle a été trouvée à Ceylan par
Gardner, et à Java, d’après M. Mitten ; la deuxième espèce,
le W. Æarsteniana, a été récoltée par M. Karsten à Trinity-
Bay, dans l’Australie. _
Le genre THiEmME4A, dédié à M. le D' Auguste Thieme,
d’Allstedt, a pour type le 7. Hampeana (Sp. nov. ), trouvé
par S. Kurz, en 1871, au pied du mont Kambila (Inde
Orientale). Sa diagnose est la suivante :
Tribus Funariacearum, habitus Funariæ minutæ, peristo-
mium Zrichostomi, dentibus usque ad membranam brevis-
simam fissis apice hamate aduncis longe inflexis. A à
Le genre REHMANIELLA est dédié à l’habile explorateur de
l'Afrique australe, qui a rapporté de ses deux voyages de
très-belles collections de mousses. Il est fondé sur une espèce
qui a été distribuée par M. le D' Rehmann, sous le n° 471,
comme apparlenant au genre Sphærangium. M. Ch. Müeller
lui donne la diagnose ci-après : PR
Tribus Puottiacearum ; habitus Sphærangi cleistocarpici;
theca subsessilis gymnostoma exannulata truncata cyatheacea,
calÿptra magna campanulata multisülcata plicata basi laci-
niata. Le Æ. africana habite l'Afrique australe, près de
Bloemfontein (Orange ). a ns
Le genre HAMP£EELLA, consacré à la mémoire du savant
_ auteur des /cones Muscorum, est caractérisé ainsi qu'il suit:
Tribus Æookeriacearum ; habitus Lepidopili; peristomiam
duplex more Rhegmatodontis vel Lepidopih radiato-strictum;
dentes externi robusti longiusculi lanceolato-subulati, linea
longitudinali media parum secedente exarali sulcato-carinati,
ad subulam brevem serrali dense tenuiter trabeculati ad
trabes parum cristati, pallide lutei, interni hyalini breviores
tenues lanceolato-subulati sulcato-carinati, ciliis nullis; ca-
lyptra cucullata subulata ; theca pedunculata eylindrica erecta
‘quadrialata, operculo prominente conico-subulate.
La seule espèce qui constitue ce genre est le 4 Æ
_ (Nov. sp.) de Java, et qui avait été nommée Angulo
Javensis par Hampe.
E, Besgurieite,
14 REVUE BRYOLOGIQUE.
Addition to my paper on the European Sphagnum
sedoides.
In answer to the said paper the editor of this Journal
kindly sent me a letter, in which he had put a Sphagnum, the
label of which bearing the inscription : « Sph. sedoides var.
prostratum Brin. Marais de St-Michel (Finistère) leg. Camus
1878. C'est la localité citée par Bridel. » The first glance on
the enclosed plant was quite enough to show that it is the
real type of the species, Sph. Pylaiei, and agree the four
received sterile stems in all particulars with North American
ones, collected near Closter in New Jersey by the late M. C.
F. Ausrix. Probably it is the same as var. prostratum of BRIDEL,
but, not yet having seen his authentic plant, I dare not yet
Call them both being in fact identical, althongh the descrip-
tion, given in Bryol. univ., very much speeks forit.
My friend Husxor asks also in his letter if not Sp. sedoides
may bear the same relation to Sph. contortum, as the forma
subsimplez of Sph. laricinum has to its type, but, that it is
indeed exceedingly well distinguished from Sph. subsecundum
(contortum), is already before sufficiently demonstrated by
SULLIVANT, AUSTIN, BRAITHWAITE and myself, as it will be
found in the work, cited in my former paper on this subject.
Helsingfors, déc. 45, 1881,
S, O. LINDBERG.
Je ne partage pas l'opinion du savant professeur d’Hel-
singfors et de M. Braithwaite; je crois que le Sphagnum sedoides
doit être placé auprès du S. subsecundum. Si, comme Je font
remarquer ces auteurs, le S. sedoides type a le port de
l'Hypnum stramineum , M. Camus a récollé des exemplaires
ramuifiés de diverses manières qui ont un aspect bien différent,
et le Sphagnum contortum a été tronvé aussi avec une tige
simple ou ne portant que quelques courts rameaux ( De Bré-
bisson, Camus, Gravet). x
La figure du Sphagnum Pylaiei, des Sphagnaceæ de M. Brai-
thwaite représente le n° 6 de Sullivant et Lesquereux ; mon
exemplaire de De La Pylaie en diffère par des dimen-
sions beaucoup plus grêles et des feuilles plus étroites. Le
n°7 de Sullivant et Lesquereux est une variété plus grande,
à rameaux plus longs, courbés en dessous, géminés, rappro-
_ chés en fascicules au sommet de la tige de manière à donner
à la plante le port des autres Sphagna ; cette variété estau
REVUE BRYOLOGIQUE. 45
S. subserundum ce que le S. hypnoides Braun est au S. cus-
pidatum.
Quant aux feuilles, on trouve souvent, dans les S. subse-
cundum et contortum, d’assez grandes différences par rapport
à leur grandeur et à la présence et au nombre des fibres et
des pores,
Dans les Sphaignes à tige simple, cette tige a ordinairement
la structure d’un rameau , et les feuilles caulinaires sont imbri-
quées comme les feuilles raméales, dont elles ne diffèrent
guère que par la grandeur. Ce fait est très-facile à constater
sur le Sphagnum molluscum simpleæ, à cause des grandes cel-
lules lagéniformes de la zône corticale qui permettent de dis-
tinguer très-facilement les rameaux des tiges.
Je considère le Sphagnuim cyclophyllum Sull. et Lesq. comme
une variété du S. rigidum; un exemplaire de cette dernière
espèce, récolté au Groenland par Beaudoin, contient des tiges
simples de S. cyclophyllum et d’autres portant de courts ra-
meaux dont les feuilles ne diffèrent pas de celles du type.
Quelle que soit la place que le Sphagnum sedoides doive
occuper dans la classification du genre Sphagnum ; je trouve
qu'il est assez distinct pour être maintenu comme espèce. Les
Sphaignes présentent un grand nombre de variations servant
de transition d’une espèce à l’autre ; on peut trouver dans ce
genre beaucoup de faits à l'appui de la théorie transfor-
miste,
T. Husor.
EnnaTA in Æev. Bryol., n° 6, a. 1881.
Pag, 93, lin. 5 abinf.: pro eu » lege « upper. »
94, lin, 13 a sup... A « A so “ » g
» 96, lin, 4: dele « Narota. »
» », lin, 18 : pro « pene » lege « ægre, n
» _», lin, 25: post « majores » inseras « 3-4-Jugæ, »
»
«
+
97, lin. 19 ; pro « aphylla » lege « aphylli. » :
», lin, 15: ab inf. : post « radicelloso » inseras « ortl. » nd
n ce
n. », lin. Set 4 ab inf. : pro « brevissimo (ad Roue » lege a brevis-.
sime (ad + à! bilobæ. »
» 100, lin, 12 ab inf. : pro « 15 » lege « . 15. »
» »,lin, 3 abinf.: post « cellulæ » inseras « parvæ. »
» 101, lin, 17 : pro « impleta » lege « impleti. »
» 103, lin, 10 : pro « reiformi » lege « reniformi, »
“ Bib i pl ie. Fur
# REVUE BRYOLOGIQUE.
complanata Dum., R. Carringtoni J.n.sp., R. aquilegia Taylor,
R. commuiata Gotische n. sp., R. germana J. n. sp., R. Lind-
_bergiana G. Voici les diagnoses des trois espèces nouvelles :
+ RADuLaA CaeinGTont, nov. sp. — Dioica. Caule cæspitoso
_ prostrato, subpinnatim ramoso : foliis imbricalis patentibus
_ integerrimis, lobo saperiori rotundato subreniforme, inferiori
_ quadruplo minori, quadrato, adpresso. Perianthium..…..
= Fusco-olivacea. vo
KR. comwurarTa Gottsche, n. sp.— Caule dense implexo pros-
_ trato, furcato-ramoso; filiis imbricatis adscendentibas, lobo
= dorsali obovato-rotundato convexiusculo, integro, ventrali
_ quadruplo minori, quadrato, angulo acuto ; perianthio elon-
/ è
4
©
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[er]
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a]
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S
5
©
[eje)
rs
>
| plo minori adpresso,
_ Quadrato, angulo acuto, involucralibus obovatis ; periantbiis
Nouvelles.
La Société Cryptogamique de Manchester à tenu dernière-
_ Ment sa séance annuelle, Depuis sa dernière réunion, trois
hépatiques nouvelles pour la Flore britanique ont été décou-
vertes par ses membres, ce sont : Radula Carringtoni (Jack),
— Lepidozia Pearsoni (Sprace), Gymnomitrium adusfum {verum).
_ Cette dernière est présentée par M. Pearson et récoltée par
… Jui, au mois d'août dernier, au North-Wales. nan
de viens d'apprendre la mort du professèur LORENTz, décédé,
le octobre dernier, à la Conception (République Argentine) ,
qu’il habitait depuis 40 ou 1492 ans, Je n'oublierai jamais avec
quelle bienveillance il dirigea, en 1865, mes premières excur-
sions dans les mon lagnes pendant les six semaines que nous
rcourûmes ensemble les Alpes ‘du Tyrol et de Ja Lom-
>ardie, —- Une notice biographique sera le pro-
Chain-naméfo, #5 LES
ubliée dans
-
N° 2 9° ANNÉE 1882
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 2.
Sur le Leptobarbula berica. Pairi8err.—Notice sur quelques mousses
des Pyrénées, RenauLn. — Novæ de speciebus Timmiæ observa-
tiones. LINDBERG. — Une nouvelle espèce de Grimmia. PRILIBERT.—
Bibliographie. — Nouvelles. che
Sur le Leptobarbula berica.
L'illustre et regretté Schimper a créé, en 1875, le genre
Leptobarbula (Æevue bryologique, 1875, n° 2) pour deux
petites mousses, dont l’une, Froivaile Winteri, avait été
découverte, en 1863, par M. Winter, à Mondorf, dans la
vallée de la Sarre ; la seconde, Leptob. meridionalis, avait été
observée en Provence, en 1873, par Schimper lui-même, sur
les murs de la petite chapelle de St-Cassien, près de Cannes.
Dans le Synopsis (édit. 2°, p. 183), il ajoute à ces deux
espèces, sous le nom de Leptob. berica, une mousse trouvée,
en i834, par de Notaris, près de Vicence , et qui à été ob-.
servée depuis en plusieurs autres endroits de l'Italie ; cette
mousse , rapportée d’abord par erreur au Didymodon tenuis
de Hedwig, a été appelée successivement Trichostomum
tenue, Leptotrichum tenue, Leptotrichum bericum et enfin Tri
chostomum bericum ; c’est sous ce dernier nom que de Notaris
l’a décrite dans son Epilogo (p. 509). 2
J'ai trouvé, près d’Aix, au printemps dernier, une mousse
qui se rapportait évidemment à ce genre, mais les descrip-
tions du Synopsis me laissaient très-incertain sur la déte
mination de l’espèce ; enfin, ayant pu comparer des écha
tillons du Leptob. berica , récoltés par M. Venturi, à Rome
sur les ruines du Colysée , des échantillons du Leptob. m
ridionalis, récoltés à Naples par M. Kiær, et, en der
lieu, un exemplaire authentique du Trichost. bericam, éliq:
par de Notaris lui-même, qu'a bien voulu me communiqu
M. Husnot, je suis arrivé à cette conclusion que
t
nn REVUE BRYOLOGIQUE.
_ plantes, ainsi que celle d'Aix, appartiennent à une seule et
_ même espèce ; les figures détaillées que mon ami, M. Taxis,
_a dessinées sous le microscope de ces divers échantillons ne
_ peuvent laisser aucun doute sur ce point,
__ Le genre Leptobarbula se reconnaît, comme le dit très-bien
Schimper, à un aspect spécial, analogue à celui des Seli-
_gériacées ; il faut ajouter que, comme dans beaucoup de
_ Seligeria, les tiges stériles sont entièrement différentes des
_ liges fertiles, et il est indispensable de les décrire séparé-
ment ; sans cela, les descriptions manquent de clarté, comme
il arrive pour celles du Synopsis.
__ Dans cette espèce, que j'appelle Lept. berica , toutes les
_ tiges sont simples, dressées, émettant des radicelles unique-
ment à leur extrémité inférieure ; elles ne forment pas de
vérilables tonffes, mais elles naissent isolées ou par petits
groupes, adhérant à peine entre elles par les radicules de
la base, les plantes fructifères ordinairement accolées à
quelques tiges stériles, les plantes mâles dans des groupes
séparés.
_ Les tiges stériles, de longueur variable, mais ne dépassant
_ Suère 2 millimètres, ne portent dans leur partie inférieure
que de petites feuilles squamiformes très-espacées ; dans la
_partie supérieure , les feuilles grandissent et se rapprochent
de manière à former une touffe terminale assez serrée, Les
_ petites feuilles du bas sont inégales, ovales, lancéolées et
_ aiguës ; celles de la moitié supérieure sont linéaires , de lar-
&eur à peu près uniforme dans toute leur étendue, longues
environ de 0 mill. 6 à 0 mill. 1; légèrement coneaves, mais
un aspect très-différent ; elles portent des feuilles beaucoup
plus grandes et d’une autre forme, Dans la première moitié
de la tige, après deux on trois petites écailles, on trouve des
feuilles lancéolées, régulièrement atténuées de la base au
Sommet, qui est aigu; mesurant environ 0 mill. 7 dans le
49:
très-allongées à parois épaisses ; elles se terminent ensuite
plus ou moins brusquement par un limbe linéaire, acuminé,
étalé et même recourbé en dehors ; ce limbe, comme celui
des autres feuilles, est composé de petites cellules opaques
et carrées. La longueur proportionnelle de l’acumen, par
rapport à la partie engainante, diminue graduellement jus=
qu'aux feuilles intimes du périchèze ; on trouve même quel-
quefois une dernière feuille dépourvue d’acumen et réduite
à la partie vaginale ; mais, du reste, toutes ces proportions
varient singulièrement, même en prenant des individus
récoltés dans le même lieu ; de telle sorte que les caractères
indiqués par Schimper comme distinguant le Leptobarbula
meridionalis n’ont absolument rien de constant ; ils varient
de la même manière dans les exemplaires de Rome, dans
ceux de Naples et dans ceux d’Aix. DE
Il en est de même des caractères tirés de la fructificatio
Le pédicelle est toujours rougeâtre dans le bas, d’un jau
pâle dans le haut ; il mesure de 7 à 41 mill, un peu plu:
long généralement dans les exemplaires de Naples que dan:
les autres. La capsule oblongue est surmontée d’un opercule
qui égale à peine la moitié de sa hauteur. Le péristome pré-
sente 32 dents égales entre elles, filiformes, papilleuses, d’un
rouge orangé ; libres dans presque toute leur longueur,
elles s'unissent à la base pour former une membrane très-.
courle ; elles se contournent légèrement, de manière à
décrire à peine un demi-tour de spire ; la longueur entière
du péristome est à peu près de 0,33 mill., la hauteur de la
membrane de O mill. 05 à 0 mill. 07. Les spores ont de 6
à 7 millièmes de millimètre en diamètre. L'anneau est tou
jours large, composé de grandes cellules byalines qui parten
d’une mince couche de cellules extérieures colorées et qui
forment deux rangées horizontales ; il n’existe sur ce poin
aucune différence entre les échantillons de Naples, rapportés
par M. Kiær au Leptob. meridionalis, et les échantillons di
Rome, rapportés par M. Venturi au Leptob. berica. Le
exemplaires que j'ai recueillis à Aix présentent, au contraire.
ici une différence assez notable ; dans ces exemplaires, Par
neau esl presque deux fois plus large ; il mesure de 6 à °
centièmes de millimètre dans le sens horizontal , tandis €
n'en mesure que 4 dans les exemplaires de Rome et
Naples ; en outre, dans les plantes italiennes, il se déta:
brusquement et tout d’une pièce au moment de la déhiscen
REVUE BRYOLOGIQUE.
d'Aix des deux formes
Il tendrait, au c
une espèce, d'autant plus
90 | _ REVUE BRYOLOGIQUE.
_Je n’ai pu malheureusement observer les fructifications de
cette dernière espèce ; les échantillons que m’a communiqués
M. Husnot ne contenaient que des tiges stériles. Ces tiges
_ sont notablement plus allongées que dans le Lept. berica ;
elles portent des feuilles plus fortement et plus également
_ espacées, beaucoup plus longues et de longueur égale sur
toute l'étendue de la tige, plus étroitement linéaires et plus
_ aiguës. Même en l'absence de plantes fertiles, ces caractères
semblent suffire pour annoncer une espèce distincte.
__ Je proposerais donc simplement de réunir le Leptob. me-
ridionahs au Lept. berica. Je dois dire cependant que je n'ai
vu aucun des échantillons récollés par Schimper à Cannes ;
_ ils étaient en très-petit nombre ; quatre ans plus tard, au
_ printemps de 1877, Schimper étant revenu en Provence, nous
allâmes ensemble à St-Cassien pour en chercher d’autres ;
mais les murs de la petite chapelle avaient été badigeonnés
_ dans l'intervalle, et toute trace de notre plante avait disparu.
Cette espèce paraît, du reste, très-rare dans notre région :
_ je ne lai trouvée qu’en un seul endroit ei sur un seul rocher
_ Calcaire, dominé et ombragé par des rochers plus élevés,
dans un hois de pins, Les capsules , formées vers la fin de
_ mars 1881, étaient mûres au commencement de mai.
F Puitierr.
: È Notice sur quelques mousses des Pyrénées (Suite).
FissIDENS PUSILLUS Sch., Syn. ed., IL — Je rapporte au-
_ jourd’hui à cette espèce une 1rès-petite plante que j'ai
_ trouvée en 1876, dans une des grottes de Lourdes et dont
… J'ai parlé dans la Revue Bryologique, en la subordonnant au
Æ. incurvus. Elle est nouvelle pour les Pyrénées. Dans des
échantillons du F. pusillus recueillis récemment par mon
ami Flagey, à Montferrand (Doubs), j'ai constaté la méme
_ position curieuse des plantules mâles indépendantes au pied
_ de la plante, que j'avais déjà signalée sur la mousse de
= Lourdes dans l’article précité.
Bayun rPeNDuLux Hornsch, — Sur un mur, à Tarbes. Cette
_ mousse, signalée comme très-répandue dans presque tous
les catalogues, me paraît infiniment moins commune qu’on ne
_ l'indique généralement, Dans les échantillons de Tarbes je
_n’ai trouvé que des fleurs monoïques. D'ailleurs, le mode de
floraison de cette plante paraît fort variable. M. Philibert, à
qui j'ai fait part de cette observation, m’a communiqué des
formes identiques provenant de Provence et m'a écrit qu'il
avait remarqué que le mode d’inflorescence lui avait paru
varier suivant les saisons, À certaines époques de l’année,
REVUE BRYOLOGIQUE. m7
on trouvait plus généralement des fleurs monoïques, à d’autres =
époques des fleurs synoïques.
BRYUM PENDULUM var. ANGUSTATUM Renauld. — Sur un mur
ombragé, à Tarbes, avec le précédent. Cette variété remar-
quable est caractérisée par la capsule étroite, à long col,
insensiblement atténuée du milieu jusqu’à l’orifice qui est
très-petit. Opercule petit, conique, souvent rostellé, Par suite
de ces modifications, la capsule devient très-semblable, pour
la forme extérieure, à celle du Pryum pallescens et la ressem-
blance des deux plantes s’accentue encore lorsqu'on ne
trouve que des fleurs monoïques dans la var. angustatum ;
mais l’imperfection du péristome interne dans cette dernière
variété empêche toute confusion. Le pédicelle offre quel-
quefois un cas de tératologie curieux ; il est tortillé et muni
sur la base d’un ou deux appendices latéraux insérés à
angle droit et longs de 2 millimètres. ee
Mnium Lycoponioïnes Hook. — Vallée de l’Essera, au Pla
des-Etangs (D' Jeanbernat) (1,900").
MiuicamorentA niTivA Nees et H. — Gorge de Luz (600").
Entre le pont de Malibierne et Venasque dans la vallée de
l'Essera (1,400"), D' Jeanbernat.
TIMMIA NORVEGICA Zett. — Aux localités du Pont-d'Espagne,
du lac de Rabassolès, dans le Laurenti et de la vallée de
Couplan, il faut ajouter celles du Goueil de Jouéou, dans le
val d’Aran (1,400), et de la cascade du Rail de Culet, en
montant au Port de Venasque (1,800"), D' Jeanbernat. Dans
les Pyrénées, cette espèce ne se rencontre guère que sur les
rochers des cascades. 4
_ CONOSTOMUM BOREALE Sw. — Rochers schisteux du revers
méridionai du pic de Sauvegarde près Luchon (2,400"),
D° Jeanbernat. C’est la deuxième localité Pyrénéenne connue.
Hyexux Hamurosum B. Eur.—Cette espèce, nouvelle pour
les Pyrénées, est abondante aux environs de Luchon, où elle
croit sur les rochers calcaréo-siliceux, ombragés et frais de
ceux que j'ai reçus des Alpes de Styrie (Breidler), et
Mont-Blanc (Payot). Dans ceux-ci les touffes sont plus den
et les tiges peu rameuses, dressées-fastigiées. Mais !
= pricht a eu l’obligeance de me communiquer des spé
du Tyrol et d'Écosse, identiques aux miens, et |
_ REVUE BRYOLOGIQUE.
sa lettre : « j'ai déjà attiré l'attention dans mon Æryploga-
men Flora von Schlesien sur la ramification régulièrement
pennée et la denticulation de l’acumen que l’on remarque
quelquefois dans cette espèce. » Dans la plante des Pyré-
nées, les feuilles ne sont pas non plus toujours entières.
. Hypxum REPTILE Michx.— Je donne provisoirement ce nom
à une mousse récoltée par mon ami Jeanbernat, sur les
_ calcaires anciens du pic de Paderne (Monts-Maudits), vers
_ 2,000" d'altitude ; elle répond bien à cette espèce par son
_ système végétatif; les feuilles sont plus étroitement imbri-
quées, plus brièvement acuminées et plus fortement denti-
culées que celles du Æypnum fastigiatum, de sorte qu’elles
arrivent à être identiques à celles du Z. reptile ; mais comme
le H. fastigiatum présente quelques variations analogues, il
audrait, pour arriver à une certitude absolue , examiner la
fructification, et, malheureusement, la plante de Paderne est
stérile. L'étude de l’opercule aurait suffi pour lever les
doutes, car il est rostellé dans le H. reptile et mamillaire dans
Je H. fastigiatum.
. HYPNuM FASTIGIATUM Brid. — Aux localités du pic de Liar et
du lac d’Orrédon déjà citées dans la Revue , il faut ajouter le
Som de Bassia (1,900) (Renauld), le cirque de Gavarnie
(1,600) et le val d’Arassas dans le massif du Mont-Perdu
(4,700®) (D: Jeanbernat). Dans toutes ces localités, comme
d’ailleurs dans le Jura et les Alpes françaises, le Hyprum
… f'astigiatum ne se montre qu’en petite quantité.
Après avoir examiné un assez grand nombre d'échantillons
_ du A, dolomiticum Milde, je reviens, avec M. Boulay, à ne
voir dans cette plante qu’une simple forme du H. fastigiatum.
_ Sa dioïcité apparente n’est due, probablement, qu’à un
. Simple fait d’avortement, comme dans le 4. erannulatum.
… Hyenux HEUFLERI Jur, — Assez abondant au val du pic
d’Albe, dans le massif des Monts-Maudits (2,000 ), D° Jean-
bernat. Sur les revers nord du pic d’Arbizon, cette espèce
s'élève très-haut, jusque vers 2,800",
Hypxum Vaucuert Lesquereux. — Cette espèce que j'avais
signalée d'abord à Ussat ( Ariége), à une faible altitude, a
_été retrouvée par le D' Jeaubernat dans la région alpine, sa
. Yéritable station, au port de Boucharo, près Gavarnie (2,000"),
t au débouché du val de Malibierne, dans les Monts
Maudits (1,500). D'après les nombreux échantillons de
diverses pas que j'ai examinés, je crois toujours que
cette espèce est réellement distincte du H. cupressiforme par
e port, par les cellules médianes courtes su rectangulaires
par la nervure plus longue et plus forte. Ces caractères la
prochent bien davantage du Æ. Heufleri, dont elle reste,
REVUE BRYOLOGIQUE. 923
d’ailleurs, distincte par les feuilles non révolutées aux bords
et par le tissu des angles basilaires.
Hvyenum suLcATUM Sch. — Abondant sur le revers méridional
du pic de Paderne et dans le val du pic d’Albe, massif des
Monts-Maudits { 1,800-2,300"). Pied de la cascade du Rail
de Culet au val de Venasque (1,800), D° Jeanbernat.
HypNuM PROCERRIMUM Sch. — Mon ami Jeanbernat a réussi,
enfin, dans son dernier voyage au Mont-Perdu, à rencontrer
cette belle espèce que nous avions vainement cherchée pen-
dant plusieurs années, Il l’a recueillie au val d’Arassas, à
1,400" d'altitude. ue
La plante des Pyrénées ne présente aucune particularité
nolable et s'accorde parfaitement avec les échantillons que je
possède du Jura et de diverses parties des Alpes. Elle com-
plète heureusement la série des hypnacées de la région
alpine calcaire ( Aypnum cirrosum , A, sulcatum, H. Heufler
H, Vaucheri, H. fastigiatum , H. reptile, H. procerrimum ) qu
avaient échappé aux recherches des explorateurs qui nous
ont précédés dans les Pyrénées. Re
Hyenux saRMENTOSUM Wahlb. — M. Fitz Gerald, de Balti-
more, à qui la science est redevable d'un très-intéressant
mémoire sur la bryologie des Alpes apuanes et “le a exploré,
avec beaucoup d’habileté et de succès, la Floride et la Caro-
line, a recueilli, il y a déjà quelques années, cette espèce au
lac d’Artouste, dans les Basses-Pyrénées, vers 2,000" d’alti-
tude ; mais ce n’est que récemment que nous Pavons re-
connue dans ses anciennes récoltes, où elle s'était dissimulée,
_par son mélange, avec le Hypnum fluitans v. purpurascens.
Cette mousse boréale est nouvelle pour les Pyrénées
d’ailleurs, fort rare en France, où elle n’a encore été signalée
qu’au Mont-Blanc ( Payot) et au Col-de-Balme (Flagey ). La
Jocalité du lac d’Artouste est une des plus méridionale
où l’on ait rencontré cette plante en Europe. e.
SourusyA ropnacEA R. Spruce, In annals and Mag. of nu
hist., 4849, — Cette hépatique voisine du Southbya hyalu
n’était connue qu'aux environs de la ville de Pau ( Basses-
En 1876
L
à Mu, mp ehs
_ Ouest de la France. Mes
? REVUE BRYOLOGIQUE.
lui-même et ma détermination approuvée par l’illustre bryo-
_ logue anglais. F. RENAULD.
Novæ de speciebus Timmiæ observationes.
1. TiMMIA AUSTRIACA Âedw.
_ Cellulæ exothecii sat magnæ, inæquales ut irregulariter
quadratæ , parietibus valde et dense serpentino-flexuosis ,
sat valde incrassatis. Stomata superficialia sat numerosa,
parva, hyalina, solum in basi thecæ posita.
2. TIMMIA BAVARICA Âessl,
Cellulæ exothecii magnæ, inæquales ut irregulariter qua-
drato-hexagonæ, parietibus perfecte strictis, sat valde incras-
Satis, Stomata superficialia pauca, maxima, parum hyalina,
in toto exothecio, fere ad marginem peristomialem ejus
_ usque, dispersa, non a cellulis diversis cireumecincia.
_ Antheridia infra pistillidia serius evoluta inveniuntur, qua
_Causa ab ïis perichætium exinde sequens prægnatum fit,
_ initio nuda postea a bracteis circumcingi videntur, Cilia
_ endostomii circiter 64 (4. 46), ad quemque dentem quatuor
_ posita et vulgo vel typice hæc quatuor inter se ad apices
_ dichotome connata sunt, intermedia duo etenim breviora ‘
_ cum exterioribus duobus (non inter se) confluentia.
8. TIMMIA MEGAPOLITANA Hedw.
_ Cellalæ exothecii duplo-triplo minores quam in præce-
_ dente, inæquales ut irregulariter quadralo-hexagonæ, parie-
… tibns perfecte strictis, parum incrassatis. Stomata superfi-
Cialia numerosa, parva, hyalina, in toto exothecio, fere ad
_ mMarginem peristomjialem ejus asque, dispersa, ab annulo
simplici vel subduplici, a cellulis quam ceteris in exothecio
minoribus constructo, circumcincta.—E specimine archetypo
ipsius.
= Loca. Germania septentrionalis : prope opp. Malchin prov.
= Mecklenburg-Schwerin { J.-Cur. Tim. ), et ins. Rügen
(F. Lauren). Rossia : ad opp. Dorpat Livlandiæ (G.-R. Gir-
GENSOUN), et juxta urbem St.-Petersburg (J.-D, PRESCOTT). In
_ America boreali nullo modo rara provenit.
Helsingfors, die 11 oct. 1880,
S -0, LINDBERG.
_ Une nouvelle espèce de Grimmia.
Mon ami, M. Taxis, ayant reçu de M. Gautier Lacroze, de
Clermont, en Auvergne, un envoi de mousses non déter-
minées, trouva parmi ces mousses une Grimmia remar-
REVUE BRYOLOGIQUE, 25
quable, que nous avons étudiée ensemble et qui nous paraît
devoir constituer une espèce nouvelle. J'avais cru d’abord
pouvoir la rapporter au Grimmia plagiopodia Hedwig, qui
n’a pas encore été signalé en France; mais ayant reçu
récemment de M. Geheeb un échantillon bien fructifié de
l'espèce de Hedwig, récolté en Thuringe par M. Benecken,
nous avons pu constater entre les deux plantes des diflérences
importantes, qui permettent de considérer notre mousse
d'Auvergne comme une espèce intermédiaire entre le Grimmia
anodon et le véritable Grimmia plagiopodia.
Les Grimmia de ce groupe se séparent de celles de la
section Schistidium, dont elles ont le port, par leur pédicelle,
qui, tout en demeurant très-court, s’insère sur l’un des
côtés de la capsule à sa base, au lieu de partir du centre, et
se replie ensuite obliquement, presque horizontalement, caché
sous la thèque et enveloppé avec elle par les feuilles péri-
chétiales. Sur ce point, notre espèce ressemble exactement
aux Grimmia anodon et plagiopodia. Dans le Grimmia crinita
ce caractère est déjà moins tranché : le pédicelle est obli- -
quement dressé et non replié sous la capsule; la capsule
elle-même, plus allongée, irrégulièrement oblongue, émerge
en se penchant d’un côté et n’est pas cachée par les feuilles
périchétiales. -En outre, dans le Grimmia crinita l’opercule
est conique, assez aigu, et la coiffe, qui s’insère obliquement
sur ce cône, se fend le plus souvent dans toute sa longueur
et s’élale de manière à ne couvrir qu'une des faces de la
thèque ; enfin l’anneau est large, séparable et composé de
plusieurs rangées de cellules. Dans notre espèce, au con”
traire, comme dans les Grimm. plagiopodia et anodon, la
cupsule courte et ventrue, au moins aussi large que longue,
est complétement immergée; l'anneau très-court, à peine
visible , formé d’un seul rang de petites cellules, ne se
sépare pas du bord de la thèque; la coiffe conique, mitri-
forme, couvre régulièrement l’opereule, et se partage dans
tout son pourtour en 6 ou 8 lobes. 5 p
Le Grimmia anodon diffère d’ailleurs du Grimm. plagiopodia
par l’absence complète du péristome, et aussi par les longs
poils qui terminent ses feuilles et qui donnent à la plante
une couleur mélée de noir et de blanc. Dans le Grimm.
plagiopodia, les dents du péristome sont bien développées,
et les feuilles sont en partie mutiques, en partie munies d'un.
Poil court, de telle sorte que les coussinets paraissent d’un
_ Bris jaunâtre, jé Rss
= Notre espèce, que j'appellerai Grimmia arvernica, tient 1
Milieu sous tous ces rapports. Son aspect est d'un vert grt
Sûtre mêlé de blanc. Ses feuilles, de forme généralemen
ovale, légèrement atténuées dans leur partie inféri
_ présentent dans leur partie supérieure un contour
RE _ REVUE BRYOLOGIQUE.
nullement acuminé, et se terminent ainsi assez brusquement
par un poil qui atteint au moins la moitié de la longueur
du limbe. Ces feuilles, imbriquées et concaves, ont les bords
parfaitement plans et nullement épaissis ; le tissu est formé
de petites cellules à parois épaisses, presque ponctiformes ;
vers la base de la feuille, les parois diminuent d'épaisseur
et les cellules deviennent carrées, Les feuilles périchétiales ,
plus grandes et plus largement engainantes, présentent un
tissu plus lâche, formé, surtout dans leur partie inférieure,
de cellules allongées rectangulaires ; elles se terminent par
. un poil plus long. A peine trouve-t-on vers la base des tiges
principales quelques petites feuilles dépourvues de poil.
Dans le Gr. plagiopodia, au contraire, les feuilles des deux
tiers inférieurs des tiges et des rameaux sont absolument
mutiques, ovales, obtuses, la nervure finissant un peu avant
_ l'extrémité ; un peu plus haut, on trouve quelques feuilles
_ avec une pelile pointe hyaline, puis avec un poil court, et
_ enfin dans les feuilles périchétiales complétement dévelop-
_pées, le poil atteint tout au plus le tiers de la longueur du
_ limbe. En outre, dans le Grimmia arvernica, la portion du
… limbe qui est située au-dessous du poil est elle-même blanche
_ dans toute sa largeur, et les bords de cette portion blanchie
de la feuille sont fortement dentés : dans le Gr. plagiopodia,
l'extrémité de la feuille demeure verte et entière, le poil seul
esi garni de quelques dents.
La capsule du Grimmia arvernica a la forme d’un petit
Cylindre arrondi à la base, dont le diamètre égale à peu près
la hauteur. Celle du Gr. plagiopodia est plus épaisse , plus
dilatée à l'ouverture ; elle est fermée par un opercule à peu
près plan à l’état sec, un peu plus convexe à l’état humide,
qui présente simplement à son centre un léger renflement
produit par l’épaississement de sa membrane. L'opercule du
Gr. arvernica, d’un diamètre un peu plus petit, a à peu près
Ja même forme, mais il est toujours surmonté à son centre
d'une petite pointe cylindrique et étroite. Les spores ont
uniformément dans les deux espèces un centième de milli-
mètre en diamèlire.
La différence la plus importante est celle du périslome.
- Dans le Gr. plagiopodia , on trouve 46 dents bien dévelop-
_pées, larges à la base d’environ 41 centièmes de millimètre
_ et graduellement atténuées jusqu’au sommet. Dans leur partie
_ inférieure, sur une longueur d'environ 42 centièmes de
millimètre, ces dents sont entières, régulières, présentant
_ seulement des articulations transversales larges el courtes ;
dans la partie supérieure, longue d’environ 20 centièmes de
_ millimètre, on trouve une sorte de treillis, percé de grandes
_ lacunes longitudinales, inégales et irrégulières, dont les
bords semblent formés par 3 ou 4 branches verticales de la
REVUE BRYOLOGIQUE.
dent. En examinant par transparence la partie inférieure,
on aperçoit, à travers les articulations horizontales, des
lignes de division verticales, situées sur un autre plan,
qui semblent correspondre aux branches de la partie supé-
rieure. On pourrait donc supposer que cette portion infé-
rieure de la dent est formée d’une double membrane, dont
l'une, l’extérieure, ne se continuerait pas au delà du tiers
de la hauteur totale.
Dans le Grimmia arvernica, le péristome est toujours très-
incomplétement développé ; les dents sont couries et tron-
quées ; elles se composent uniquement d’articulations transver-
sales régulières, telles qu’on les observe dans la partie
inférieure de celles de l’espèce précédente: la partie supé-
rieure fendue et grillagée manque absolument. Elles sont
d’ailleurs un peu plus étroites, mesurant seulement 0,10
à la base; en longueur elles varient entre 0"",10
et 0"®,15, landis que celles du Grimm. plagiopodia atteignent
de 0"®,30 à 0"®,35 ; elles sont enfin souvent inégales dans le
même péristome, et présentent quelquefois à leur extrémité
des lambeaux des cellules hyalines dans lesquelles elles se
sont formées. es
Le Grimmia arvernica est monoïque comme les Grimm.
anodon et plagiopodia ; les fleurs mâles constituent des bour-
geons axillaires ou terminaux, composés de feuilles exacte-
ment ovales, nervées et mutiques, qui enveloppent une
quinzaine d’anthéridies. .
Ceite espèce a été trouvée par #. Gautier Lacroze au Mont-
Juzet, près de Clermont, à une altitude d'environ 430 mètres,
sur un mur formé de blocs de lave et de mortier. Les fructi-
fications paraissent être müres au mois d'avril
PHILIBERT.
Bibliographie.
E. BESCHERELLE, — Florule bryologique de la . Réunion, de
Maurice et des iles austro-africaines de l'Océan indien. d
Dans le n° 5 de 1881, nous avons donné les noms des
Mousses acrocarpes nouvelles décrites dans cette flore, voici
la suite de cette énumération : Fe
. Pterogoniella Schimperi, P. Sanctæ-Mariæ. Lepyrodon Mau-
Fitianus, Prionodon ciliatus. Jægerina formosa.Hildebrandtiella
Pachyclada. Papillaria Boiviniana, P. fulvastra, P. Robillardi.
Pilotrichella Isleana. Ærobryum pseudo-capense. Meteorium
_ Sublivens. Neckera Boiviniana, N. Madecassa, N. Pervilleana,
_N. Valentiniana. Homalia Valentini. Porotrichum Robi
: Distichopbyllum Mascarenicum. Daltonia minor, D
+ lalimarginata. Actinodontium hirsutum.
LA
-Amphoridium lapponicum, Schistostega osmundacea , Bar-
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ 28
Isleanum, L. cæspitosum, L. flexuosum, L. Darntyi. Hookeria
_ Borbonica, H. fissidentella, H. Salaziæ, H. Seycheilensis.
Chætomitrium Borbonicum, C. cataractarum. Leskea Mauri-
tiana. Pseudoleskea tenuissima, P. subfilamentosa. Thuidium
Borbonicum, T. subscissum , T. matarumense. Leptohyme-
nium fabronioides. Cylindrothecium geminidens. Homalo-
thecium Boivinianum. Brachythecium Valentini, B.inconditum.
Eurhynchium acicladum. Rhynchostegium distans, Rhaphi-
dostegium rufo-viride, R. crispans, R. replicatum , R. ova-
lifolium , R. sinuosulum, R. rubricaule, R. Debettei, R.
strictum, R. microdontum, R. adhærens, R. decolor, R. Lou-
coubense, R. Mahense. Taxithelium planulum, T. glauco-
phyllum, T. Nossianum, T. scutellifolium. Microthamnium
madagassum, M. aureum, M, limosum, Isopterygium Combæ,
L chryseolum, I. argyroleucum, L. subleptoblasium, I. Boivini,
Ectropothecium Valentini, E. Seychellarum, E. regulare ,
E. Boivini, E. Agresi, E. hygrobium , E. Lepervanchei.
Rhacopilum prælongum, R. Mauritianum, Hypopterygium
torulosum, H. Mauritianum. Andreæa Borbonica. Sphagnum
Rata S. Bordasii. Rutenbergia Madagassa, R. Bor-
nica.
J. Koztz. — Prodrome de la Flore du Grand-Duché de
Luxembourg, publié dans le recueil des Mémoires et des
Travaux de la Société Botanique du Grand-Duché de Luxem-
bourg, n° 4-5, 1877-1878.—Muscinées, p. 213-426.
Cette flore contient des tableaux analytiques et la descrip-
tion des genres et des espèces trouvés jusqu’à ce jour dans
le Grand-Duché de Luxembourg. Elle est précédée d'une
histoire de l’étude de la cryptogamie dans le Grand-Duché
et de l'indication des collections et des travaux consultés et
cités par l'auteur.
Parmi les 350 espèces décrites, nous signalerons les
suivantes :
Thuidium Blandowii, Neckera pennata, Leptodon Smithi,
Anacamptodon splachnoïdes , Orthothecium intricatum :
Rbynchostegium rotundifolium, R. demissum, Eurhynchium
striatulum, E. Vaucheri, E. velutinoides, E. Schleicheri,
Hyocomium flagellare, Brachytheciam Mildeanum, B, cam-
pestre, B, Starkii, Plagiothecium latebricola , P. nitidulum,
-Amblystegium confervoides , A. Juratzkanum, A. radicale,
Hypnum incurvatum, H, reptile, H. Crista-castrensis, H. molle,
_H. ochraceum, Hylocomium umbraltum, H. Oakesii, Bux-
baumia aphylla, Bryum Funkii, B. Duvali, B. turbinatum,
Lieria julacea, Mnium spinosum , M. cinclidioides , Meesia
Jongiseta, Splachnum ampulaceum, S. sphæricum, Rhaco-
mitrium microcarpum , Ulota Ludwigii, Zygodon conoideus,
REVUE BRYOLOGIQUE. 29
bula insidiosa, B. recurvifolia, B. mucronifolia, Pottia Heimii,
Trematodon ambiguus. Trichodon cylindricus, Dicranum
fulvum, D. viride, D. flagellare, D. fuscescens. Dicranella
subulata, D. curvata. Discelium nudum.
R. BRAITRWAITE. — The British Moos-Flora, part V,
p. 85-114, t. XIII-XVI, price 4 s. (5 francs). — Published by
the Author, at 303, Clapham Road, London. Paris, F. Savy.
Dans cette nouvelle livraison, de même que dans les pré-
cédentes, les descriptions sont faites avec beaucoup de soin,
et les planches contiernent tous les détails nécessaires pour
bien connaître chaque espèce.
M. Braithwaite décrit d’abord les Leucobryacées, dont une
seule espèce, le Leucobryum glaucum, se trouve en Europe.
La page 98 contient un tableau de la famille des Dicranacées
composée des genres Archidium, Ditrichum, Swartzia, Dicra-
nella, Anisothecium, Seligeria, Brachydontium, Blindia,
Didymodon, Campylopus, Dicranoweisia, Dicranum , Dicho-
dontium , Oncophorus, Ceratodon, Sælania,
Les espèces décrites sont : Archidium alternifolium. Pleu-
ridium axillare, P. subulatum, P. alternifolium. Ditrichum
tenuifolium, D. tortile, D. homomallum, D. subulatum,
D. flexicaule, Swartzia montana, S. inclinata, Dicranella
crispa, D. secunda, D. curvata, D. heteromalla, D. cervi-
culata. Anisothecium rubrum, A. rufescens, A. Grevillei,
À. crispum, À. squarrosum.
Les 4 planches contiennent toutes les espèces énumérées
ci-dessus et les Seligeria Donii, pusilla , acutifolia et trifaria
qui seront décrits dans la livraison suivante.
On remarquera que, dans cette classificalion, le genre
Dicranella de Schimper est divisé en deux genres. M. Braith-
Waite dit à ce sujet : « After some hesitation [I have
adopted Mr. Mitten’s genus Anisothecium, usually combined
with Dicranella, not so much from the convenience it atfords
in dividing some 80 species, as from the belief that it is a
natural one, though difficult to define in words; in both -
genera, the absence of inflated cells at the basal angles of
the leaf will at once separate the species from Dicranum, »
Le genre Dicranum est séparé des genres Dicranella et
Anisothecium par plusieurs autres genres. HAE
M. Braithwaite adopte toujours les noms génériques et
= spécifiques les plus anciens. Tous les botanistes auraient
_ Certainement dû faire de même au lieu de créer des noms
_ Nouveaux ; mais aujourd’hui on trouvera peut-être que c'e
augmenter une synonymie déjà trop longue, et plus
_bryologue ne reconnaitra pas d’abord, dans le Swartz
_30 REVUE BRYOLOGIQUÉ.
MancagstTer Cryprocamc Soctery (The Manchester city
News, Saturday, January 28, 1882).
A la séance de la Sociélé Cryptogamique de Manchester,
du 23 janvier, M. Pearson a présenté des spécimens des
espèces suivantes : une hépatique nouvelle pour la flore de
Manchester, le Diplophyllum minutum, récolté par M. G.-A.
Holt, au Kinder Scout ; le rare ZLiochlæna lanceolata et l'Har-
panthus scutatus, récoltés en Eskdale, par M. Slater; le
Sphærocarpus terrestris du Herefordshire, récolté par
M. Watkins.
Le capitaine Cunliffe, ayant fait récemment une excursion
_ aux environs de Barmouth, en a rapporté nn nombre considé-
_rable de mousses en fruit, parmi lesquelles le Campylostelium
… saæicola, l'Hypnum Schreberi, l'Hylocomium brevirostrum ei le
… Didymodon cylindricus qui fructifie si rarement.
M. Cash fait une communication au sujet de cette dernière
espèce. Il établit qu’elle fut décrite comme nouvelle, en 1827,
par Hooker and Taylor, dans la 2° édition du Muscologia
Britannica, sous le nom Weisia tenuirostris. La figure (qui fut
_ faite ainsi que la description par Taylor seul) est mauvaise,
et les bryologues contemporains doutèrent que ce fût une
_ bonne espèce. Hooker lui-même ne le croyait pas. Il était
d'avis que la figure de la capsule était celle du Weisia curvt-
rostra ( Didymodon rubellus), tandis que Wilson supposait que
Taylor avait figuré quelque forme du Barbula tortuosa. Taylor
_ avait découverl cette mousse au pied du Campsie Hills, près
_ de Glascow, pendant une excursion avec Hooker et Greville ,
_ vers l’année 1826. Quand ils examinèrent leurs récoltes, le
D' Taylor y reconnut quelque chose de rare ; les autres pré-
tendaient que cette plante ne pouvait pas être considérée
comme espèce distincte; leur discussion fut longue et vive.
Quatorze ans après la découverte de Campsie, cette mousse
_ fut le sujet d’une longue correspondance entre Taylor et
_ Wilson. Les échantillons trouvés par Wilson à Dolgelly et
par Taylor près de Dunkerron, en Irlande, prouvaient que
c'était une espèce distincte. Le D' Taylor, quoique reconnais-
sant que sa figure du péristome était inexacte, continuait à en
faire un Weisia; tandis qüe M. Wilson insistait pour la rap-
porter au genre Didymodon, et, pour le prouver, il envoyait
au D° Taylor des dissections de ses propres spécimens
__ d'Irlande. Cetle mousse est aujourd’hui considérée par tous
les bryologues comme une espèce de Didymodon, et généra-
_ lement connue sous le nom de Didymodon cylindrieus.
en À WEST. — À stroll near Baildon, in F nie Ce.
= Naturalist, March, 1882. FES Re
” Cette liste contient 65 mousses, 26 hépatiques, quelques
REVUE BRYOLOGIQUE. 31
lichens et quelques algues. Voici quelques-unes des espèces
indiquées : Sphagnum plumosum, Webera-‘albicans, Mnium
stellare, Fissidens exilis, Eurhynchium pumilum, Plagiothe-
cium Borrerianum, Hypnum stramineum, Blepharozia ciliaris,
Jungermannia lanceolata, J, sphærocarpa, Nardia geoscypha.
Bucanan Wuite. — The Cryptogamic Flora of Mull. —
The Scottish Naturalist, October 1881, and January 1882.
La Société Cryptogamique d’Ecosse, ayant décidé que son
excursion de 1881 aurait lieu à l’ile de Mull, la réunion eut
lieu le 29 août, et les herborisations se continuèrent pendant
plusieurs jours. Les bryologues purent récolter en abondance
les rares Glyphomitrium Davieisii et Myurium hebridarum. Ce
fut le 26 août 4851 que cette dernière espèce y fut découverte
par C. Smith ; elle a été trouvée ensuite dans d’autres loca-
lités, et plus récemment aux îles Canaries et aux Açores,
pendant le voyage du Challenger, par M. Moseley. Elle est
toujours stérile en Ecosse, mais elle a été trouvée en fruit
dans des stations plus méridionales. A l’époque de sa décou-
verte, elle fut considérée par Wilson, avec quelque doute,
comme une forme du Leucodon lagurus, espèce du cap Horn,
et décrite par lui sous le nom de var. borealis. Plus tard,
M. Schimper créa pour elle le genre Myurium. ;
Le catalogue des mousses à été dressé par MM. George
Ross et Thomas King. Citons les espèces suivantes : Rhabdo-
weissia denticulata, Campylopus longipilus, Grimmia patens,
Rhacomitrium ellipticum, Glyphomitrium Daviesi, Mnium
subglobosum, Bartramia areuata, Fissidens osmundoides,
Hypnum hamulosum. :
Epvanno Sequema. — Nouvelles mousses. — Revista da
Sociedade de Instruccao do Porto, Dezembro 1881. pe
Les mousses récoltées par l’auteur ont été déterminées par
M. Venturi. Un Dicranodontium, en fruits trop avancés, est
considéré comme une espèce nouvelle et décrit sous le nom
de D. robustum. Une variété nouvelle de l'Orthotrichum afline
_ désignée sous le nom de flavicans est décrite : « pulvilli flaves-
centes, folia ex apice obtuso apiculata. » ann
L'auteur signale encore le Fissidens serrulatus, le Fontinal
= Duriæi et le Ahacoraitrium lanuginosum qui n’avait pas encore
Été trouvé dans le midi de l'Europe. à ane
_ Hy. — Deuxième note sur les herborisa!ions de la Faculté
… Sciences d'Angers, 1881, in-8° de 25 pages.
_ Dans cette deuxième note, M. Hy ne signale «
.39 REVUE BRYOLOGIQUE.
Jungermannia Schraderi, J. nana, Hypnum arcuatum et une
variété de Grimmia pulvinata,
S.-0. LiNpBERG. — De Cryphæis europæis (Meddel. af
Societas pro Fauna et Flora fennica , 6 : 1881) , in-8° de 5 p.
M. Lindberg décrit avec soin les Cryphæa arborea et Lamyi.
Cette dernière plante, qui est pour la plupart des bryologues
une variété de la précédente, est considérée par l’auteur
comme une espèce distincte.
G. Limpricur. — Zur Systematik Torfmoose, in-8° de 8 p.
On trouve dans ceite brochure des observations critiques
sur leur classification. L'auteur attribue une grande impor-
_ tance à la forme des cellules sur une section transversale des
feuilles raméales, et, considérant que les cellules chlorophyl-
leuses de la variélé congestum Schp. du S. cymbifolium sont
très-petites et complétement entourées par les cellules
- hyalines, il l'élève au rang d’espèce sous le nom de S.
medium. Quant aux S. glaucum et subbicolor, créés en 1880,
par Klingraff et par Hampe, il les réunit au S. cymbifolium,
leur distinction ne reposant sur aucun caractère anatomique.
M. Limpricht considère, comme de jeunes états de diverses
espèces, les formes que l’on rencontre quelquefois avec une
tige simple (ou portant de courts rameaux), n’ayant qu’une
seule couche de cellules corticales et garnie de feuilles
raméales modifiées.
C. WaRnsrTORF. — Potanische Wanderungen durch die Mark
Brandenburg in Jahre 1881, in-8° de 24 pages.
On trouve dans ce travail un catalogue de phanérogames et
de muscinées, parmi lesquelles nous citerons : Alicularia mi-
nor, Jungermannia anomala, J. subapicalis, J. lanceolata, J.
marchica, Geocalyx graveolens. Sphagnum cymbifolium, var.
papillosum et Austini. Dicranum flagellare, Bryum Neoda-
mense, Meesia tristicha, Eurhynchium abbreviatum.
Nouvelles.
Désirant publier une 2° édition de la liste des bryologues
de l’Europe et des Etats-Unis, je prie les lecteurs de la Revue
de me donner les noms et les adresses de tous les botanistes
qui s'occupent de bryologie. 2
M. Lindberg demande communication d’un exemplaire du
Jungermannia orbicularis de Michaux. Cette espèce n'existe
= pas dans l’herbier de Michaux, qui est au Jardin des Plantes
N°3 9° ANNÉE 1882
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du No 3.
Note sur les Mousses et les Hépatiques de l'Ille-et-Vilaine. F. Cauus.
PA mou sur le genre Philonotis, Venrur.—Bibliographie.
— Nouvelles. Pris ds
Note sur les Mousses et les Hépatiques
de l’Ille-et-Vilaine.
M. de La Godelinais a publié, dans la Revue Bryolo-
gique (1), un catalogue étendu des Mousses et Hépatiques
d'Îlle-et-Vilaine. Il a tenu compte des découvertes, d’ailleurs
peu nombreuses, des botanistes anciens, Lui-même a visité
longuement et avec beaucoup de soin plusieurs localités de
ce département qu’il habite. Enfin , il a cité les découvertes
de M. J. Galiée, de Rennes, botaniste qui, avec M. de La
Godelinais, a le plus exploré le pays. M. Gallée a, en effet,
beaucoup travaillé la Bryologie de l'Ille-et-Vilaine et décou-
vert dans ce riche département, encore vierge dans bien des
points, beaucoup de plantes intéressantes. Qu'il me suffise
de citer : Gyroweisia reflexa, Barbula latifolia, Bryum cyclo-
phyllum, Sphagnum recurvum , Riccia Hübeneriana ,dontila
le premier constaté la présence dans l'Ouest. Depuis plusieurs
années, M. Gallée préparait un catalogue bryologique de
l'Ille-et-Vilaine. Sa mort subite, dans les premiers mois de
1879, a arrété l’œuvre, et son herbier, je puis l’affirmer, est
loin de représenter tous les matériaux qu'il avait amassés.
._ d'ignore, du reste, ce que cet berbier est devenu depuis.
M. de La Godelinais, en publiant son catalogue, a
_ vivement ressentir la perte d 'logue. Ayant hab
34. re REVUE BRYOLOGIQUE.
Rennes pendant l’année 1876, j'ai eu la bonne fortune d’être
conduit par M. Gallée sur tous les points qu'il avait visités et
_ de recueillir sous sa direction toutes les mousses intéressantes
qu’il avait jusqu'alors découvertes. Nous fimes, pendant
celte année même, avec notre ami commun, le docteur
Brin, de nouvelles trouvailles, entr’autres celle du Phrlonotula
rigida. Depuis, j'étais resté en correspondance avec M. Gallée.
Nous nous communiquions toutes nos récoltes, lui de l’Ille-
et-Vilaine, moi de Maine-et-Loire et du Finistère. Il avait
toujours la même ardeur pour la bryologie, ne ménageant ni
son temps ni sa santé. Je lui paie ici un tribut de reconnais-
sance pour ses conseils et d'amitié pour les bons rapports
que nous avons eus ensemble. Si j'écris cette petite note,
<’est surtout pour rappeler le souvenir d’un botaniste mo-
_ deste, mort avant d’avoir pu achever son œuvre.
__ Vers la fin de 1878, c’est-à-dire quelques mois avant sa
mort, j'ai eu l’occasion d’avoir pendant plusieurs jours entre
les mains l’herbier de M. Gallée. J'ai pris note de toutes les
espèces que cet herbier contenait alors, et j’eusse été heu-
reux de mettre tous ces documents entre les mains de M. de
La Godelinais, si j'avais su qu’il préparait un catalogue
bryologique de l’Ille-et-Vilaine. M. de La Godelinais , à qui
j'en ai depuis exprimé mes regrets, m'a engagé à compléter
_ son travail. Je me bornerai à indiquer des localités nouvelles
pour les plantes rares ou supposées telles et à faire quelques
remarques sur les espèces intéressantes,
Ephemerum serratum Hpe. — N'est indiqué qu’à Fougères,
d’après Sacher, Cette plante est commune à Rennes et aux
_ environs (St-jacques, St-Laurent, etc.). Elle existe proba-
blement dans bien d’autres localités, où on la néglige à cause
de sa pelitesse et aussi de l’époque tardive de son apparition.
J'ai tout lieu de la croire répandue en Bretagne, lFayant
oujours vue dans les quelques localités que J'ai visitées à
l'arrière-saison, :
Phascum rectum Sm. — Bien développé dans le bassin cal-
caire de St-Jacques, où il présente quelquefois un pédicelle
courbé qui pourrait le faire confondre avec LA. curvicollum.
Celle plante est essentiellement calcicole. À en juger par
_ l'Ille-et-Vilaine et le Finistère, elle est probablement assez
_ répandue sur le littoral breton, où elle trouve dans le sable
- marin un substratum suffisamment calcaire, par suite de la
_ proportion de débris de coquilles qu'il contient. ro
_ Gymnostomum calcareum N. et H. — Ce que M. Gallée m'a
fait récolter sous ce nom, à St-Jacques, n’est certainement
_ pas le G. calcareum ! Je rapporte avec doute la plante à
_ richostomum tophaceu.
_ Rhabdoweisia fugaz B. E. — Ajouter : St-Malo-de-Phily ,
REVUE BRYOLOGIQUE.
Pléchatel, où il tapissait l’intérieur d’une grotte et atteignait
une laille peu ordinaire pour cette espèce. ai
Eucladium verticillatum B. E.—A Punique localité indiquée,
ajouter : Matival près Rennes et Mielles près St-Briac. Stérile.
Gyroweisia reflexa Sch. — Cette rare espèce a été décou-
verte, en 14874, par M. Gallée, sur le banc de Feins. Elle
a été signalée dernièrement, aux environs de Brest, par
M. Ledantec, dans son catalogue. A la localité de. Feins , elle
est très-localisée, Elle tapisse l’intérieur d’une ancienne car-
rière el est plus ou moins abondante suivant le niveau de
l’eau qui en occupe le fond. Ce calcaire est très-friable et
se délite facilement. Le Gyroweisia y constitue des tapis
très-bas, mais fournis, d’une teinte vert sombre. Les cap-
sules y sont relativement peu abondantes ; il m'a semblé que
toutes n’arrivaient päs à malurité. ARE RS
Dicranoweisia Bruntoni Sch. - Assez répandu sur les
rochers siliceux ombragés. Aux localités citées, ajouter :
St-Malo-de-Phily, Pléchatel, Corbinière, Le Boyle, Hédé,
St-Symphorien , etc. , ’
cranum montanum Hedw. — Plante assez répandue en
Ille-et-Vilaine (buttes de Coesmes, forêt de Rennes, Pontréan,
St-Malo-de-Phily, Châteaubourg ), et d'ordinaire abondante
dans ses localités. C'est toujours sur les souches de châtai-
gnisrs coupés en laillis que j'ai rencontré cette espèce. Elle
est probablement plus rare dans le reste de la Bretagne. Je
lai cherchée avec soin et en vain en Finistère. Dois-je attri-
buer le fait à la rareté relative des taillis de châtaigniers ”
dans ce département ?
D. een Hedw. — Découverte par M. Husnot dans la Fe
lande de Laillé, cette espèce a été retrouvée çà et là dans
toute la vallée de la Vilaine (La Molière, St-Malo-de-Phily,
Corbinière, elc.), et au nord de Rennes , à St-Germain, à Ja
forêt de Bourgouet. C’est donc une plante assez répandue (LES
Ille-et-Vilaine où elle reste néanmoins stérile. Elle aime les
endroits découverts et un peu humides et est facilement
est au contraire assez répandu sur la terre tourbeuse de
_ Marais et des taillis (St-Malo-de-Phily, bois de Coulo
Corbière, etc. }, mais il fructifie rements 7:
tiques que j'aie vas de cette plante provenaient du littoral.
fleurs da
I est
étouffée par l'herbe, Malgré les recherches les plus patientes,
_ il m'a élé impossible de la trouver encore en Finistère, où
ses Slations préférées ne sont que trop abondantes.
. Campylopus fragilis B. E.— Les seuls échantillons authen-
La plante que M. Gallée m'a envoyée de la Croix-Jallu comme
C. fragilis fr. n’est qu'une forme de C, torfaceus. Ce derni
nee lrireloides De Va. — Ex répanda et souv
ans toute la vallée de la Vilaine, d
Se =. Trichostomun tophaceum Brid. — M. de La Godelinais
= sous le nom de Barbula tortuosa. J'en ai reçu de lui un échan-
_ côte, entre l'embouchure de la Loire et Noirmoutier.
He trouvé cette plante sur de vieux murs, à Rennes. Je
_36 _ REVUE BRYOLOGIQUE.
Pottia Starkeana C. Müll. — Assez répandu dans le bassin
calcaire de St-Jacques près Rennes, associé à Phascum rectum,
comme dans les localités citées par M. de La Godelinais et
_ dans toutes celles que j'ai vues. M. Gallée m'a envoyé de
Chartres près Rennes une variété curieuse dont la coitïe est
hérissée dans sa moitié supérieure de papilles comme celle
du P. Wilsoni, mais ici le péristome est remarquablement
développé; il est même rare de le trouver aussi élevé sur
P. Starkeana.
Didymodon cylindricus B. E. — Rochers du château de
Hédé (Gallée). Cette localité, unique d’ailleurs dans le dépar-
tement, indiquée dans le catalogue de M. de La Godelinais,
doit disparaitre. Nous avons en effet, MM. Gallée, Brin et
moi récolté, le 30 mars 14876, non pas au château de Hédé,
mais près de là, dans des carrières entre Hédé et St-Sym-
_ phorien, de petites quantités d’une plante que nous crûmes :
pouvoir d’abord rapporter au D. cylindricus. Un examen plus …
attentif a montré depuis qu’il y avait erreur ! Le D. cylindricus
_ à chance néanmoins de se rencontrer en Ille-et-Vilaine. Il
_ existe en Finistère. M. Ledantec en a trouvé une touffe aux
environs de Brest, Dans ce même département, je l'ai vu
très-beau et abondant en 1878 et 1879 dans les vallons
_ d’Huelgoat et du Relec. C'était la variété robustus qui, je
crois, n’a encore élé signalée qu’en Angleterre.
ss
5
SE
ce
_ indique Ja localité de La Chaussairie, d’après M. Gallée. Il
ajoute plus loin, et d’une façon générale : stérile. À la Chaus-
_ sairie, la plante est au contraire en bel état de fractification,
elle couvre de grands espaces dans les carrières de calcaire.
—M. Gallée m'a encore indiqué d’autres localités dont je n’ai
_pas souvenance.
T. mutabile Bruch.—Ajouter aux localités : La Molière ; St-
Briac où il fructifie. Cette plante paraît assez répandue dans
l'Ouest, comme plusieurs autres Trichostomes. Malheureu-
sement, ils sont presque toujours stériles et polymorphes ;
aussi, leur distinction est-elle laborieuse. Dans un temps
donné, cette espèce sera, je crois, considérée comme com-
mune dans J’Ouest,
TT. flavo-virens Bruch.—Existait dans l’herbier de M. Gallée
tillon provenant du littoral, mais sans localité précise, Cette
_ plante, négligée jusqu'ici par les botanistes de l'Ouest en
_ raison de sa stérilité habituelle, doit être considérée comme
_ répandue sur le littoral breton. Elle est très-commune sur la
. Barbula vinealis Brid. — Outre les localités citées, j'ai
. l suppose plus commune. On la trouve çà et là dans
REVUE BRYOLOGIQUE. 37
toute la Bretagne (Nantes et environs, Pontivy, Vannes,
Roscoff).
B. insulana De Not.—Plante négligée à cause de sa stérilité
presque constante. Elle est commune autour de Rennes et
dans la vallée de la Vilaine. Il en est de même dans tout
l'Ouest. Je l’ai trouvée un peu partout en Finistère, à Pontivy,
autour du golfe du Morbihan, aux environs de Nantes, etc.
Elle fructifie probablement en Ille-et-Vilaine. J'en ai trouvé
des capsules en Finistère et dans le sud-ouest de Maine-et-
Loire. è
*B. gracilis Schw. — « Le Mont-Dol près la Chapelle
(Gallée). » Je n'ai pas l'échantillon sous les yeux. Je re-
trouve dans mes notes : « Cette plante ne peut se rapporter
à B. gracilis. La présence d’un anneau bien évident, les
feuilles périchétiales non prolongées en pointe, etc., suflisent
pour l'en distinguer. » C’est donc une espèce à rayer de la
liste de l’Ille-et-Vilaine. LE
B. Hornschuchiana Schultz. — N'est pas indiqué dansle
catalogue de M. de La Godelinais. — M. Gallée m'a fait re-
cueillir, près de la gare de Bourg-des-Comptes, une plante
stérile que je ne crois pouvoir rapporter qu’à cette espèce. Je
lui rapporte également, avec M. Gallée, une plante qu'il m'a
envoyée du fort de La Varde, près St-Malo. ae
__ B. tortuosa W. et M.—Les exemplaires étiquetés de ce
nom dans l’herbier de M. Gallée appartenaient à des Tri-
chostomes, en particulier à T. flavo-virens. Lui-même, du
reste, m'a confirmé plus tard le fait par écrit. Je n’entends
point nier par là la présence de 2. tortuosa en Ille-et-Vilaine.
Il est fort rare ‘en Bretagne. Je ne l'ai vu qu’à Châteaulin, en
: … Finistère. M. Ledantec ne l'indique point autour de Brest.
Brebissoni Brid. — Cette plante existe à beaucoup
_ d'écluses du cours de la Vilaine (Châteaubourg, Le Boyle, La
Molière, etc. }, et elle fructifie parfois très-bien. On trouve,
en outre, à St-Symphorien, près Hédé, la forme décrite sous
le nom de 2. sazicola par M. Lamy, forme qui semble assez
répandue dans l'Ouest. &
38. REVUE BRYOLOGIQUE.
support sur les mousses, idée si bien défendue par l'abbé
Boulay et dont, pour ma part, j'ai eu à chaque instant à
vérifier l’exactitude.
G. curvula Bruch. — Est indiqué au château de Hédé
d’après M. Gallée. J'ai souvenir que nous avions, M. Gallée
et moi, à .un examen ullérieur, beaucoup douté de l’exacti-
tude de cette détermination. N'ayant pas l’exemplaire , je ne
Puis rien certifier. Ce serait done une localité à vérifier.
G. montana B. E. — Bourg-des-Compies et Pléchate!,
dans la vallée de la Vilaine. Cette petite mousse doit proba-
blement s’avancer plus à l’ouest dans les massifs schisteux de
la Bretagne. Elle n’a pas encore été signalée hors de l’Ille-et-
Vilaine.
Rhacomitrium protensum Braun. — M. Gallée a confondu
_ cette plante avec RA4. aciculare. Nous l'avons trouvée ensemble
_à Corbinière. Il me l’a envoyée également du Morbihan , AUX
limites mêmes de l’Ille-et-Vilaine. Elle est constamment
stérile. ;
_ Zygodon conoïdeus H. ét T, — Nous en avons rencontré
_ Quelques pieds dans .Ja forêt de Rennes, en 1876, au lieu dit
_ le Triage-de-Liffré.
_ Ulota Ludwigii Brid. — Est indiqué, d’après M. Gallée, à
la forêt de Villecartier, Nous l'avons , en outre, trouvé en-
semble dans la forêt de Rennes et à St-Malo-de-Phily. Cette
plante vit toujours là par pieds isolés. Elle paraît fort rare
dans l'Ouest. Je ne l’ai pas encore rencontrée dans les forêts
_ du Finistère, malgré des recherches attentives.
. ©. phyllantha Brid, — Se trouve çà etlà, mais par pieds
isolés, en Ille-et-Vilaine, Il faut aller jusqu’en Basse- Bretagne
__ Pour la trouver commune ; mais là elle abonde.
Les fleurs mâles de cette espèce ont été découvertes par
M: Gallée, à Yvignac { Côtes-du-Nord ), non loin de l'Ille-ei-
Vilaine, en novembre 1818. D’après l’exemplaire qu’il m'a
envoyé , et qui se compose d’une louffe à pieds grêles el
lâchement unis (forme ordinaire des arbres , bien différente
comme aspect de celle qui habite les rochers voisins de la
\
mer), les fleurs mâles sont terminales, Je n’ai pas plus réussi
que M. Gallée à trouver d’archégones. La plante est donc
dioïque. Au milieu des feuilles plus grandes qui couronnent
LT lige et qui, sur ces pieds mâles, ne sont point modifiées
_ quant à l’épaississement terminal porteur des corpuscules
bruns, se montre la fleur sous forme d’un petit bourgeon., On
_ doit noter que la description est faite sur des fleurs encore
À _ jeunes. Je ne puis retrouver en ce moment de fleurs plus
_ avancées ; mais je me rappelle parfaitement, dans un premier
| examen lors de la réception de cette plante, avoir vu des
nombreuses preuves à l’appui de l'influence chimique du
fleurs contenant des anthéridies vidées, ouvertes, avec la
PR PO TRE US nt en, Ada
REVUE BRYOLOGIQUE. M
teinte jaune caractéristique, qui, par conséquent, avaient
müûri leurs anthérozoïdes. Huit ou neuf folioles constituent le
périgone ; les deux ou trois premières sont oblongues, for-
tement concaves et demi-engainantes à la base, puis brus-
quement se contractent en une assez longue pointe. La
nervure dépasse légèrement le limbe eu formant un mucron
peu aigu. Les feuilles suivantes, très-dilatées à la base, se
rétrécissent brusquement en une pointe peu aiguë qui, sur
les plus intérieures, atteint à peine un cinquième de la lon-
gueur totale de la feuille. Ces feuilles intimes sont plus larges
que longues ; on y distingue encore une nervure, peu nette
à la base, qui atteint à peu près le sommet. Les cellules de
la base sont grandes, rectangulaires, allongées, passant in-
sensiblement à la forme losangique , dépourvues de chloro-
phylle, hyalines d’abord, puis colorées en roux. Brusquement
elles changent de caractère et deviennent petites, arrondies,
ovales ou carrées, opaques et papilleuses. Cette dernière
sorte de tissu, qui occupe au moins les 2/3 supérieurs des
feuilles périgoniales extérieures, se réduit de plus en plus
et n’occupe plus que le petit acumen des folioles intimes.
Archégones assez nombreux, 45 dans la fleur qui me sertà
cette description, grands (l’un d’eux, non encore ouvert,mesure
0"/",55), pédicellés. Les paraphyses formées de 7-10 articles
sont filiformes et ne dépassent que de peu les archégones.
J'ai vainement recherché ces fleurs mâles en Finistère, où
la plante se rencontre à chaque pas. re
Orthotrichum stramineum Hornsch. — « M'a été indiqué par
M. Gallée. — Je ne me rappelle plus la localité. » — Cette
localité est la forêt de Villecartié. Le petit fragment que nous
avons partagé est en si mauvais état que je n’ose certifier
le diagnostic de cette plante, que je n'ai trouvée nulle part
ailleurs dans l'Ouest. RE
O0. rivulure Turn. — Ajouter aux localités : Champcors près
Rennes et bords du Canut, ” pe
Tetraphis pellucida Hedw. — Plante peu commune en
Bretagne, où cependant ses stations préférées se rencontrent
fréquemment. Elle croit encore en Ille-et-Vilaine, à Bourg-
des-Comptes ; au vallon de Corbière , où elle fructifie.
Bryum bimum Schreb. — J'ai souvenir d’avoir vu celle
_ espèce dans plusieurs localités de la vallée de la Vilaine, Je
e rare un exemplaire avec jeunes capsules de Bourg-des-
è ptes. pu | A a
= Bryum erythrocarpum Schw. — Dans le vallon de Corbière
__ près Châteauboure. J'indique celte localité, celle citée pa
= M. de La Godelinais étant détruite. Cette plante, contra
_ ment à toute aitente, ne se rencontre que de loin en loin
40 REVUE BRYOLOGIQUE.
espèce, MM. Gallée, Avice, Brin et moi, le 18 mars 1876,
_ près de St-Malo-de-Phily. Elle croît en assez minime quan-
_tité dans les fissures d’une tranchée de schiste, formant la
= paroi du chemin de balage de la Vilaine, un peu avant d’ar-
river à un vallon (très-riche en mousses), qui conduit à
lhermitage de Montferrat (Monteras, sur la carte d'état-
major). La plante est là en bel état de fructification en avril-
mai, au milieu d’une magnifique localité bryologique,
Buxbaumia aphylla Haller.— M. Gallée a rencontré une
seconde localité : lisière d’un taillis dans le vallon de Cor-
_ bière près Châteaubourg,.
Plerigynandrum filiforme Hedw. — Indiqué à Corbinière-en-
Couvert d’eau, Cet exemplaire est fructifié. L'opercule lon-
guement subulé, les feuilles fortement dentées, les feuilles
_périchétiales énerves, l’inflorescence Synoïque ne peuvent
laisser aucun doute sur la détermination de cette espèce ,
rare où méconnue dans l'Ouest, — Le même envoi contient,
= du Mont-Dol, une mousse éliquetée £. strigosum. Elle ne me
_ paraît pas suffisamment caractérisée pour que je l’ajoute à la
_ liste des espèces d’Ille-et-Vilaine. ne:
. Bypnum elodes R Spruce. —Sur des sonches dans la partie
_inondée du petit bois de la Gautraie près Rennes. Stérile
mais avec de belles flenrs. J'ai trouvé cette plante avec mon
_ ami Brin, en juillet 4876. M Gallée ne ln connaissait pas à
la localité citée qui est souvent couverte d’eau. Elle ne
_ figurait pas dans son herbier à Ja fin de 1878. M. de La
_ Godelinais ne l'indique pas non plus dans son cataloyue.
… Hypnum revolvens Sw. — Ajouter à la localité : Etang de
associé à Camptothecium nitens.
_. H. scorpioides L.—Ajouter aux localités citées : Lande de
_ Sansec, étang de Boulay, lande de Landhuan, env. de Hédé.
_ Les fructifications sont très-rares, mais la plante atteint un
: beau développement végétatif. — M. Gallée m'a aflirmé que
‘H. lycopodioides de l'herbier Sacher n’est qu’une forme du
_Scorpioides , qu'il avait constaté l'absence de nervure aux
feuilles, eÿç. Cette espèce devrait donc être rayée de la
diste des espèces de l’Ille-et-Vilaine et par suite de la Bretagne.
REVUE BRYOLOGIQUE. 41
Sphagnum acutifolium Ehrh.—Si j'ai bonne mémoire, cette
plante est représentée par plusieurs formes en Ille-et-Vilaine.
Je ne retrouve dans mon herbier que la variété luridum.
Sph. rigidum Sch. — Ajouter : Etang de Bourgouet, forêt
_de Paimpont. Tous les exemplaires que j'ai vus (et il en est
de même dans le reste de la Bretagne), appartiennent à la
variété compactum.
Sph. subsecundum N. et H. — Espèce très-commune et pré-
sentant de nombreuses formes. Outre la variété obesum que
cite M. de La Godelinais et que j'ai récoltée à la lande d…
Sansec et au bois de Coulon, je citerai dans ces deux mêmes
localités la variété contortum qui y est bien caractérisée.
Jungermannia barbata Lind. — Cette forme est à pen près
Seule à représenter J. barbata. Elle est répandue dans la
vallée de la Vilaine, ainsi qu’à St-Symphorien,etc. AT
Sphagnæcetis communis Nées. — Beaucoup de localités pour-
raient être ajoutées à celles que cite M. de La Godelinais.
M. Gallée m’a montré des échantillons parfaitement fructifiés,
ce qui est bien rare dans l'Ouest. Je regrette de n'avoir pas
retenu la localité exacte. “pb
Calypogeia trichomanis Corda. — Cette plante, indiquée
comme stérile par M. de La Godelinais, était en bel état de
fructification au printemps de 1876, dans la forêt de Rennes,
au triage de Liffré. Je cite le fait, d'abord parce que la fruc-
tification du C. trichomanis est rare et parce que j'ai pu
remarquer que bon nombre d’hépatiques se présentent en
Ille-et-Vilaine en état de fructification, — La variété Sprengeliè
se trouve parmi les Sphaignes, dans une prairie du vallon
St-Lazare, près Montfort. Sos
Lejeunia minutissima , sens. lat. — Ajouter : La Molière,
Langou, buttes de Coesmes , forêt de Rennes. Dans les deux
_ Premières localités, c’est le L. inconspicua dépourvu d'am-
_phigastres ; à la dernière localité, le L. ulicina à amphi-
8astres bien marqués. Le L. uhcina sera donc à ajouter à la
liste des Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, si tant est qu’il soit
spécifiquement distinct de L. inconspicua. | durs
Sphærocarpus terrestris Sm. — Répandu autour de Rennes,
St-Jacques , Pontréan. di Lors.
. Riccia, — M. Gallée a trouvé dans ce département plu-
_ Sleurs belles espèces, À. crystallina, Bischofft, Huebeneriana.
ma envoyé, quelque temps avant sa mort, sous le nom
de 2. ciliata et R. nigrella, quelques exemplaires qui méri-
teraient d’être revus. Je n’ose, sur un examen déjà ancien,
_ Certifier ces diagnoses. Quant au Æiccia du Mont-Dol, je crois
_ Parfaitement , avec M. de La Godelinais » Que ce n’est pas
Vrai À. minima L.
DUT
l’époque où j'habitais Rennes, j'ai fait peu de découvertes
_ REVUE BRYOLOGIQUE.
personnelles autour de cette ville, et c’est à M. Gallée que
e je dois ce que je connais de l’Ille-et-Vilaine. M. de La Gode-
linais était tout désigné pour publier un travail sur les mousses
de ce département. Un grand nombre de bonnes espèces n’y
ont été vues que par lui. Sans avoir jamais herborisé en-
semble, lui et M. Gallée travaillaient à l’œuvre commune.
Un seul a pu en publier le résultat. Comme je le disais au
début , c’est pour rappeler la mémoire de celui qui travailla
avec tant d'ardeur à la bryologie du département que j'écris
ces quelques pages. M. Gallée n’a pas laissé de notes, son
= herbier est très-incomplet pour les localités ! et il eût été
HE
malheureux qu’il eût travaillé en pure perte. M. de La Go-
_ delinais a fait connaître celles de ses découvertes qui lui
avaient été communiquées. Le présent mémoire servira à les
compléter,
Constatons, en terminant, un fait qui se présente plus ou
_ moins marqué dans toute la Bretagne , et que M. Boulay a
_ vivement fait ressortir, dans plusieurs de ses travaux, pour
la flore des environs de Brest, le mélange remarquable de
plantes méridionales et de la région sylvatique. Ce n’est pas
là frappant comme autour de Brest même, mais le fait n’en
_ est pas moins certain. F. Camus.
Considérations sur le genre Philonotis.
On remarque une dissension considérable dans les auteurs,
= qni donnent la description de la Philonotis fontana Brid. et
des formes voisines, en ce qui concerne la valeur qu'on croit
attribuer aux caractères distinctifs,
. M le professeur Schimper, dans la 2 éd. du Synopsis, ne
fail pas mention de la Ph, seriata Mutt., quoiqu'elle ait été
tronvée en Angleterre, en Suisse et en Scandinavie, et il con-
sidère comme simple variété Ja Ph. cæspilosa de Wilson, Il
voit dans la Ph, parvula de Lindberg une simple forme de la
Ph. marchica, et enfiu il fonde trois variétés de la Ph, fon-
tana : l'a/pina, la compacta et la falcata.
M. le professeur Milde, dans sa Flora silesiaca, a la seule
variété falcata ; il ne parle pas de la Pb, seriata, et il recon-
nait comme espèces propres la Ph. cæspitosa de Wilson et la
Pb. capillaris de Lindberg ; cette dernière non mentionnée
par Schimper.
M. le professeur Lindberg, dans son Catalogue des Mousses
| À _ de la Scandinavie, n’accepte pas l’espèce de Wilson, ni comme
_ telle ni comme variété. Il ne reconnait pas les variétés de
__ Schimper et place, au contraire, comme simpl
- Pb. fontana la Ph. parvula et la Ph. illar
es variétés de
ris, qu’il avait
REVUE BRYOLOGIQUE. 43
autrefois considérées comme espèces; enfin il regarde
comme une espèce distincte la Ph. seriata de Mitten.
Il est inutile de parler d’autres auteurs qui ont donné la
description du genre Philonotis ; car je n’ai rien trouvé qui
fût digne d'attention. Je n’aurai donc à m'occuper que des
espèces et des variétés susdites. ne
Pour ce qui concerne les var, capillaris et parvula de
Lindberg, je crois bon d'admettre l'opinion de l’illustre auteur
qui les a considérées comme appartenant à la Ph. fontana ;
car, quoique les feuilles soient beaucoup plus étroites que
l'espèce principale, toutefois leur aréolation correspond à
celle des feuilles de l’espèce susdite, et non pas à l’aréola-
tion des feuilles de la Ph. marchica. >>
Une autre question serait de savoir si ces deux variétés
sont assez différentes pour qu'on puisse les reconnaitre ;
mais je ne le discaterai pas avant d’avoir eu l’occasion de les
observer avec plus d'attention. Sa à
Pour ce qui regarde la Pb. cæspitosa de Wilson, il faut
prendre note de ce que disent-de cette forme les auteurs qui
en ont fait mention. — Le professeur Milde nous dit que c’est
une plante plus grêle que la Ph. fontana, avec les feuilles
plus transparentes, d’une aréolation plus lâche et sans les
plis, ou mieux les sillons à la base, qu’on donne comme
caractères de l’espèce principale. a” |
M. Schimper ne parle pas de l’aréolation ni des sillons des
feuilles ; mais il dit simplement qu’elle est plus grêle, avec
les feuilles imbriquées et plus ou moins courbées. Ni l’un ni
l’autre de ces auteurs ne dit quelque chose de la couleur
générale des touffes.
Si je contemple un exemplaire authentique de M. Wilson
recueilli à Warrington, que je dois à l’obligeance de
M. Davies, je trouve vraiment que l'aspect extérieur de cette
forme est frappant ; car non-seulement les gazons sont plus
grêles que ceux de la Ph. fontana, mais ils sont aussi d'une
couleur vert foncé ; les feuilles, plus larges à la base et plus
Courtes , n’ont pas de trace de plis, et l’aréolation est seule-
ment un peu plus lâche à la partie inférieure. Les dimen-
Sions des cellules arrivent quelquefois, en effet, au diamètre
de O mill. 025, tandis que dans la Ph. fontana on les voit
d’un diamètre tout au plus de 0 mill. 018à 20. ne din
. Mais tout cela suffira-1-il pour constituer une espèce propre
différente de la Ph, fontana ? On n’ignore pas la variabilité
_ de cette espèce en ce qui concerne la forme des feuilles e
_ leur direction, la grosseur des rameaux et la densité de
_ Sazons, et après tout cela je ne crois pas que les différences
_ de la forme nommée par Wilson soient suffisantes pou
_ Les fleurs mâles et femelles n’ont rien qui
;
À REVUE BRYOLOGIQUE.
commun aux formes usuelles de la Ph. fontana ; la rigidité
particulière des touffes de cette dernière est propre aussi à
la Ph. cæspitosa, et le manque de plis à la base ne me
semble pas essentiel; car le cas n'est pas rare que des
formes plus lâches de la Ph. fontana proprement dite ont
_ les sillons presque imperceptibles. La densité de la texture
de la base des feuilles enfin, dans les limites auxquelles
arrive l'espèce de Wilson, est bien trop peu de chosé pour
__ distinguer une espèce ; car les cellules constituant l’aréo-
_ lation ne sont pas uniformes ou d’une grandeur égale, et
_ l'aréolation de la texture dans la partie supérieure des
feuilles ne présente rien de spécial,
_ Un exemplaire récolté par Schimper en Angleterre est plus
_ grêle encore que celui qu’a trouvé Wilson; mais les caractères
_ anatomiques y correspondent parfaitement. ï
_ À la même catégorie appartiendra certainement une forme
que j'ai trouvée dans les montagnes de Rabbi et de Pejo,
près des glaciers. Elle n’a ni fleurs ni fruits: les gazons grêles
sont d’un vert foncé et la plupart des feuilles sont dépourvues
_ de sillons à la base, toujours imbriquées, et moins pointues
_ que dans l'échantillon original.
- Un exemplaire de la Galicie, récolté par M. Schliephake, a
bien la couleur des tiges vert foncé et les feuilles sans plis à
_ la base; mais la grosseur des rameaux, la configuration et la
direction des feuilles ne diffèrent ancunement des exem-
_ plaires moins robustes de la vraie Ph. fontana. — Un autre
_ échantillon de la Galicie, récolté par Klinggraf et ayant des
_ fleurs mâles et des fruits mûrs, a bien tous les caractères de
__ Ja forme de M. Schliephake ; mais les rameaux ne sont pas
_ plus grêles que la forme ordinaire de la Ph. fontana.
Tout cela m'a convaincu que, si la forme vert foncé et grêle
_ de Wilson peut être distinguée de la Ph, fontana, on ne
pourra pas y reconnaitre plus qu’ane simple variété.
Plus remarquable et plus distincte que la Ph. cæspitosa est
une autre forme, appartenant au groupe de la Ph. fontana,
que j'ai trouvée dans les environs de Trente en état stérile.
_ Elleest, même à l'état sec, d’un beau vert émeraude , avec
les gazons d’une mollesse qu’on ne trouve guère dans la
_ forme ordinaire de la Ph. fontana, ni dans les variétés énu-
__ mérées par Schimper.
Quvique je ne puisse pas attribuer une importance essen-
_ tielle à la couleur et à la mollesse de la plante, car plus loin
_ je parlerai d’une forme alpine qui d’ailleurs a tous les carac-
__tères de la Ph. fontana, toutefois l’exemplaire de Trente a un
autre caractère que je dois absolument considérer comme
essentiel: c’est l'aréolation des feuilles. Elle n’est pas seule-
ment un peu plus lâche à la base (comme on dit de la Ph.
cæspitosa Wils.), mais dans toute son étendue les cellules
REVUE BRYOLOGIQUE. E :
sont au moins le double plus larges que les plus amples
cellules de la Ph. fontana. Leur diamètre, près de l1 base,
arrive jusqu’à 0 mill. 035, avec une longueur de 0 mill 06-7,
et vers la pointe elles ont toujours un diamètre de O0 mill. 015
au moins, tandis que dans les formes de la Ph. fontana il ne
dépasse pas 0 mill. 007-8. : Le
La chlorophylle en granules est éparse dans la cavité des
cellules, et à la base des feuilles il n’y a aucune trace de
sillons, Si on ajoute la rareté des papilles, la laxeté de la
disposition des feuilles, leur port un peu crépu à l’état sec, la ;
rareté des racines qui couvrent ordinairement d’un tissu dense
la partie inférieure de la Ph. funtana, on doit conelure que,
guoiqu’on ne connaisse pas l’inflorescence de la plante et
quoique la configuration des feuilles n’ait rien de ditiérent en
grandeur, on a affaire à une forme bien plus distincte que
celle de Wilson, Fe
Presque conformes en tout à l’échantillon de Trente, sont,
principalement pour la texture des feuilles, la mollesse et la
configuration des tiges, les exemplaires trouvés, l’un par
M. Newton à Oporto, et l’autre par M. Gravet dans les marais
de Louette-St-Pierre. Ce dernier a été distribué sous la déno-
mination de Ph. cæspitosa dans la collection des Musci Galliæ
de M. Husnot. * 44
On est vraiment tenté de qualifier cette forme comme une
espèce nouvelle en l'appelant Philonotis mollis, et elle aurait
dans ce cas la description suivante : æ.
Planta mollis, cæspitosa, viridis, inferne radiculosa sed non
tomentosa. Caulis subsimplex vel dichotomus ; folia erecto-
patentia, siccitate plerumque curvata, laxius disposita, ovato-
lanceolata, plas minus acuta, margine deutata, parce papillosa
vel fere lævia, basi non sulcata vel plicata ; areolatio e basi
ad apicem duplo laxior quam in Ph. calcarea vel fontana,
cellulis cum granulis chlorophyllicis dispersis vel in angulis
Coagulatis, costa debilis, fl. et fr. ignot. a
J'ai déjà fait mention ci-dessus d’une forme alpine ayant la
mollesse de la Philonotis mollis ; mais l’aréolation des feuilles
n'est pas différente de celle de la Ph. fontana. Il s’agit d’un
échantillon que j'ai trouvé sur les rochers humides, dans les
montagnes de Pejo, et d’un autre dans une localité semblable
de la vallée de Rabbi. L’aréolation normale de cette forme et
la configuration des feuilles bien papilleuses persuadent qu’il
_ he s’agit ici que d'une variété de la Ph. fontana, bien dis
tincte de l'espèce normale par la mollesse des touffes,
disposition plus lâche des feuilles qui n’ont pas de plis à!
base, mais bien distincte aussi de la Pb. mollis par la
_de l’aréolation toute conforme à celle des feuilles de 1
normale. Cette variété, qui n’est pas crépue
pourrail être appelée var. laza
46. REVUE BRYOLOGIQUE.
_ I reste à présent à parler de la Ph. seriata Mitten. Les
_ échantillons que je possède m'ont été communiqués par
M. Davies, provenant l’un du Grand-St-Bernard et les deux
autres de l’Ecosse,
L’aspect extérieur de cette forme bien robuste n’a rien qui
la puisse diversifier de la Ph. fontana; car les feuilles inté-
rieures de la fleur mâle sont obtuses, avec la nervure s'éva-
__ nouissant vers le sommet, le gazon a la rigidité ordinaire, la
_ couleur vert-jaune à l’état sec, et les racines tomenteuses de
lespèce susdite.
Les feuilles ont le sillon à la base et sont disposées très-
densement, la capsule et le péristome n’ont rien de remar-
_ quable, toute différence est circonscrite à la structure des
_ feuilles, comme l’a bien noté M. Lindberg.
La nervure, en effet, est ( particulièrement dans les feuilles
_ adultes) rongeâtre et sensiblement plus robuste qne dans la
Pb. fontana, avec des papilles très-proéminentes jusqu’à la
base ; l’aréolation, fort papilleuse, est à la base plus étroite
et plus courte. Au bord, dans là partie inférieure recourbée ,
_ la présence des papilles fait voir comme une double on triple
_ série de dents, -
ï Cette forme a donc la nervure de la Ph. calcarea (moins
_ la couleur), une aréolation plus dense que la Ph. fontana, et
_ les tléurs mâles de cette dernière espèce; de plus, elle a les
_ feuilles courbées dans un sens et vraiment fa/catæ.
_ Avec tout cela, je ne pourrais jamais me convaincre qu'elle
puisse être plus qu’une simple variété de la Ph. fontana,
_ espèce bien variable dans la configuration, la direction et la
… disposition des feuilles et dans la consistance des tiges. On
trouve, en effet, beaucoup de cellules dans le tissu des
= feuilles de la Ph. fontana, qui ont la grandeur de celles de la
= Ph. seriala, et les papilles sont un caractère bien fugace, car
_ leur fréquence n’a rien de constant.
L'espèce nouvelle que j'ai proposée a au moins un tissu si
_ large, que la plus ample des cellules de la base ou de la
rtie supérieure de la Ph. fontana n'arrive pas au diamètre
de la cellule la plus étroite, dans la même situation de la
_ feuille de mon espèce, et les papilles, rares ou nulles, sont
_ bien autre chose qu’une fréquence plus ou moins grande, _
Un échantillon, nommé par Schimper et récolté dans la
_ région alpine de la vallée d’Aoste, a tous les caractères de la
Ph. seriata communiquée par M. Davies ; seulement je trouve
_ la direction des feuilles plus fortement courbée, Je l'ai reçu
sous la dénomination de Ph. fontana, var. falcata, et la
description bien concise, qu’on lit de celte variété dans le
Synopsis, fait croire à son identité avec la Ph. seriata. Je ne
_ peux pas voir dans l’espèce de Mitten plus qu’une variété de
REVUE BRYOLOGIQUE. 47
Les deux variétés alpina et compacta, énumérées par
Schimper, n’ont rien de particulier dans la structure ana-
tomique ni dans le port. La densité des gazons et l’état plus
grêle des tiges sont bien plus un effet de l'influence du
climat, et par conséquent ces variétés ne peuvent avoir la
valeur des deux autres formes falcata et cæspitosa.
VENTURI.
Bibliographie.
S.-0. LiNpserg, — Monographia præcursoria Peltolepidis,
Sauteriæ et Cleveæ (Acta Societatis pro fauna et flora fennica,
t. Il, 0. 3), in-8 de 45 p. Helsingfors, 1882,
M. Lindberg décrit avec beaucoup de soin ces trois genres
créés aux dépens de l’ancien genre Sauteria ; ils compren-
nent les espèces suivantes: Peltolepis grandis ; Sauteria
alpina; Clevea hyalina, C. suecica, Re ee
Catalogue des Mousses, des Hépatiques et des Lichens du
Royaume de Polkigne, récoltées et déterminées par le D°
Casnum Frupowicz. Gr. in-8 de 10 p., 1881. Rte
Ce catalogue contient une introduction et l’'énumération,
avec l'indication des localités, de 201 mousses, 57 hépatiques
et 112 lichens. Citons quelques-unes des espèces : Dicranum
viride, Barbula insidiosa, B. pulvinata, Ulota Ludwigi, Bryum
cirratum, B. badium, B Funckiü, Mnium riparium , Anomo-
don apiculatus, Brachytkecium Geheebii, Amblystegium con-
fervoides, Hypnum Haldaniinum, Pellia Neesiana, etc.
Husnor. — Catalogue analytique des Hépatiques du Nord-
Ouest. In-8 de 24 p., 1882, 1 fr. Sn .
Cette brochure, qui est un résumé de l'Hepaticologia Gal-
lica restreint à la région du Nord-Ouest, est destiné à faciliter
_ la détermination des espèces à ceux qui débutent dans l'étude
des Hépatiques. ae
Les publications suivantes seront analysées dans le pro-
chain n° : Warnstorf.—Die Torfmoose in kœniglichen Bo-
lanischen Museum in Berlin. RE
Sidow. — Die Lebermoose Deutschlands , Œsterreichs und
__ der Schweiz, in-8° de 96 p. ss
_. Deloyne. — Notes de Cryptogamie.
(A8 REVUE BRYOLOGIQUE.
des Sphaignes de l’Europe. Gr. in-8 avec 4 planches.
PRE : Sfr.
Pour paraître le 10 juin :
Muscr GaLLiÆ, fascicule 44 (n°° 651-700). Prix : 8 fr. 50. —
Ce fascicule contiendra : Sphagnum sedoïdes; Hypnum
erythrorrizon, dilatum, depressum, pumilum, irrigatum,
eugyrium, pratense , hamulosum; Campylopus setifolius,
brevipilus; Dicranum falcatum ; Ptychomitrum nigricans ;
Fonlinalis dalecarlica, Conostomum boreale ; Paludella squar-
rosa ; Orthodontium gracile, Bryum Mulhenbeckiü, B. juli-
forme ; Barbula fragilis ; Ulota curvifolia ; Orthotricham acu-
_ minatum; Neckera pennata, N. Sendineriana, Sporledera
_ palustris, Tayloria serrata, etc.
.. M. Delogne, professeur au jardin botanique de l’État, à
Bruxelles, désire consulter un échantillon authentique en
fruits de Hypnum fallax Brid.
= ADDENDA AD FLor. Bryor. EuroP.— Dicranum pallidum Schp:
= D. scopario proximum, Prope Godalwing , comitat. Surrey ;
jan. 1882.—Leg. Mitten.
Dicranum Venturii De Not. — Primus ad Hochalpen von
Rabbi à clariss. Venturi. In 1882, collibus calcareis prope
Hurispierpoint leg. clariss, Mitten. Ad Ben Lawers Scotia,
4856, legit clariss. Wilson et ad G. Davies sub nom. « D.
palustre var, foliis latioribus. » Ad Tyn y Groes, Cambro-
_vallia, leg. W. Wild. Ad jugam Southdowns, Sussexia, hic et
… illic frequens.
Brighton, 20 mart. 1882.17": G. DAVIEs.
Parmi les mousses récoliées par M. le professeur Macchiati
en Calabria (Italie méridionale),.je viens de trouver Hypnum
… Cristra-castrensis et Brauntia sciuroides c. frucl! La découverte
_ de ces deux espèces dans le midi de l'Italie ine paraît assez
intéressante pour être publiée dans la Aevue Bryologique.
= Bologna, via Galliera, Palazzo Zucchini » 26 mars 1882.
: A. BoTrinI.
Le Burbula sinuosa vient d’être découvert à Stenay’et à
Baâlon (Meuse), par M. J. Cardot, de Stenay. Je crois qu'il
n'a pas encore été signalé en France. de
__ Louette-St-Pierre (Belgique), 47 avril 1882. F. GRAvET.
C’est par erreur que la mousse nouvelle de Portugal a été
appelée Dicranodontium robustum dans la Revue d'Oporto et
_ dans notre dernier numéro; c’est un Dicranoweisia (D. £
robusta), dont M. Venturi publiera la description dans le
_ prochain numéro de cette /evue. Re
Un bryologue très-conna aux États-Unis, M, Z.-P. James,
_est décédé à Cambridge, le 22 février, à l’âge de 79 ans. IL
_ travaillait, avec M. Lesquéreux, à un Manuel des Mousses de
"Amérique seplentrionale,
N° 4 9° ANNÉE 41882
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 4.
Sur quelques Hépatiques observées à Cannes. Pæicisenr. — Obser-
vations sur les Orthotricha cupulata. VeNTuRI, — Dicranoweisia
robusta. Venrun. — Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol
italien. Venrurr. — Bibliographie.
IS
Sur quelques Hépatiques observées à Cannes.
Le climat de la Provence est, en général, très-peu favo-
rable à la végétation des hépatiques ; cependant, autour de
Cannes l'alternance des terrains siliceux et calcaires, la pré-
sence de nombreuses collines assez boisées, avec des ravins”
abrités et arrosés par de petits cours d’eau, offrent à ces
Plantes délicates des conditions plus propices ; j'y ai observé
Teécemment un certain nombre d'espèces rares : la Calypogeia
_ erncetorum Æaddi fertile, le Saccogyna viticulosa bien ta
_ tifié, les Jungermannia nigrella, alicularia, Turneri, turbinata,
tristis, les Fossombronia angulosa et cϾspitiformis, toutes
_ âvec des fructifications; ct d'autres plus communes :
Scapania compacta, Southbia obovata, Aneura pinnatifida,
Kantia ( Calypogeia ) trichomanis, etc. Voici le résumé demes
observations sur quelques-unes de ces espèces. ee
CALYPOGEIA ERICETORUM Raddi. — Cette plante a été décrite
* en 1820 par Raddi, qui la dit commune sur les collines cou-
vertes d’arbustes du monte de Vecchi, près de Careggi, en
Toscane (Mémoires de la Société des Sciences de odène, :
. t. XVIN). Elle avait cependant très-rarement élé retrouvée
_ depuis, et ses fructifications étaient à peu près inconnues.
Au mois de juillet 4877, ayant passé un jour à Bône, e
Algérie , jy récoltai quelques mousses -et quelques hépa
ques, qui, dans cette saison , étaient en bien mauvais é
Cependant, au mois d'octobre suivant, ayant planté sous
cloche ces touffes d'hépatiques, je vis apparaîtr
quelques semaines, les capsules d'une Jungen
s0- REVUE BRYOLOGIQUE.
= souterrain qui doit très-probablement être rapportée au Caly-
_ pogeia ericelorum de Raddi, J'envoyai ces exemplaires fruc-
tifiés à M. Gottsche, qui avait déjà reçu de la Sicile un échan-
tillon de la même plante à un autre état de développement,
et qui a consigné ses observations à ce sujet dans un savant
mémoire publié récemment (Neuere Untersuchungen über die
Jungermanniæ Geocalyceæ ). Il résulte de ces observations
que, si cette plante est bien celle de Raddi, toutes les des-
criptions qu'on en avait faites jusqu'ici sont très-inexactes,
particulièrement celle de Nees (Synopsis hepaticarum,
- p. 196) et celle de Dumortier { Hepaticæ Europeæ, p. 444).
On avait assimilé complètement la fructification de cette hépa-
tique à celle du Calypogeia trichomanis et du Saccogyna vi-
ticulosa, tandis qu’elle se forme, en réalité, d’une tout autre
_ manière.
Dans le Calypogeia trichomanis, comme aussi dans le
Saccogyna viticulosa et le Geocalix graveolens, les fleurs
mâles et les fleurs femelles naissent sur de petits bourgeons
latéraux placés à l’aisselle d’un amphigastre ; le tube souter-
: rain qui enveloppe la capsule est formé par le développement
_ d’un de ces petits rameaux; il est suspendu latéralement à
la tige principale par un court pédicelle qui s’insère sur l’un
de ses côtés, près de son sommet. Dans notre plante, au con-
_traire, il n’y a point de bourgeons latéraux ; les fleurs naissent
sur la tige principale ou sur ses divisions; les anthéridies
__ à l’aisselle de quelques feuilles, vers le milieu d’une branche,
et les archégones sur la face dorsale de la tige entre quelques
_ petites bractées. Après la fécondation, cette partie de la
tige où sont placées les fleurs femelles tend à se porter en
bas : sa face dorsale devient concave, sa face ventrale fait
saillie en dessous, et ainsi peu à peu il se forme un long tube
qui s'enfonce dans la terre et dont la cavité reste ouverte en
baut, le point de la ligne médiane où sont situés les arché-
gones demeurant toujours au fond de ee tube et les entrai-
_ nant avec lui. C'est donc tout à fait à l'extrémité inférieure de 7
ce fourreau souterrain que naît le sporogone dans l’archégone
_ fécondé ; en grandissant, il s’élève peu à-peu dans l’intérieur
_de li cavilé tubulaire, et enfin, à la maturité, le pédicelle
s’allongeant considérablement, la capsule sort par l'ouverture
_ de cette cavité sur la ligne médiane de la tige entre les
feuilles, La tige elle-même, après avoir produit cet organe
souterrain, continue de croître et se prolonge en avant, de
telle sorte que le tube et les deux parties de cette tige, dont
_ l'une le précède et l’autre le suit, ont leurs axes situés dans
_ le même plan vertical. * Le Fe
__ Par ce mode de fructification, notre espèce s’éloigne con-
_sidérablement du Calypogeia trichomanis, dont elle est
d’ailleurs séparée aussi par ses feuilles succubes, disposée:
REVUE BRYOLOGIQUE, 51
par paires et légèrement soudées deux à deux à leur bord
supérieur, et par l’absence des amphigastres. Aussi avait-
elle été déjà retranchée du genre Calypogeia par Nees, qui
en avait fait le type de son genre Gongylanthus. Dumortier
lui conservait, au contraire, le nom de Calypogeia, en
établissant pour le Calypogeia trichomanis et les espèces
voisines le genre Cincinnulus. Enfin, M. Lindberg à cru
devoir rétablir pour ce dernier genre le nom plus ancien de
Kantia, Si l’on adopte ce point de vue, notre espèce devra
garder le nom de Calypogeia ericetorum, que lui avait
donné Raddi. e
M. Gottsche conservait cependant quelques doutes sur
l'identité de la plante de Raddi avec celle d'Algérie et de
Sicile, trouvée jusqu'ici en si petite quantité. J'ai donc été
agréablement surpris quand, vers la fin de cet hiver, je
reconnus cette espèce à Cannes, où elle est assez abondante
sur les parois hamides et presque verticales des petits ravins
creux, le long des ruisseaux. Au premier aspect elle ressemble
exactement au Jungermannia alicularia de Notaris, dont elle
semble être simplement une variété un peu plus grande; la
couleur de la plante est seulement plus glauque ; en outre, on
ne la trouve que dans les terrains siliceux, tandis que le Jung.
alicularia, qui est aussi assez comman à Cannes, vient dans
les terrains calcaires où mêlés de calcaire. Mais si l’on enlève
quelques touffes, et qu’on les observe en dessous, on
découvrira de temps en temps un de ces longs tubes minces
qui servent d’enveloppe aux capsules. Au moment où j'ai
récolté la plante, c’est-à-dire vers le milieu de mars, ces
_ tubes étaient en général bien développés, mesurant de
_ 6 à 7 millimètres en longueur où même davantage ;: mais
la capsule commençait à peine à se former. En opérant
“une coupe vers la base du tube souterrain, on y trouvait
l’archégone, long d'environ 2 millimètres, et contenant le
Jeune embryon. À ce moment cet embryon est encore libre
_ dans l’archégone, et il se compose de deux parlies faciles
à distinguer : 4° une base conique, longue environ d’un
i-millimètre, s’évase en une petite collerette à peu près
de même hauteur; 2 du cenire de cette collerette part ke:
_ Pédicelle alors très-court, qui porte une capsule longue
environ d’an millimètre. DR Re
Ayant quitté Cannes à cette époque, j'ai placé à Ai
_ Une purtie de ma récolte sous une cloche, et vers la fin du
Mois d’avril les capsules mûres se sont montrées. Le t |
Soutérrain n’a pas changé de longueur ni de forme;
toujours très-mince dans sa partie supérieure et légèr
calyptra
REVUE BRYOLOGIQUE.
première partie de l'embryon, la base conique et la collerette,
_se sont intimement soudées avec cet épigone, de telle sorte
qu’il est à peu près impossible de distinguer leur tissu de
_ fa membrane de l’archégone avec laquelle il fait corps ; le
_ pédicelle est, au contraire, tout à fait libre dans cette
__ enveloppe à la base de laquelle il s’insère ; il s’est allongé
de toute la longueur du tube souterrain, et d’une longueur
_à pe près égale ou même un peu plus grande en dessus ;
il tend à se tordre en spirale dans sa partie exserte. La
capsule est parfaitement droite et cyliodrique, nullement
tordue, de même épaisseur que le pédicelle. Elle se partage
en quatre valves linéaires, larges environ d’un cinquième de
millimètre, longues d’un millimètre et demi, ou un peu plus,
_ Ces valves sont formées de deux couches de cellules, disposées
sur huit rangs longitudinaux et parallèles, très-réguliers ;
la couche externe, peu visible, se compose de cellules carrées,
ponctuées sur un de leurs bords ; la couche interne, plus
apparente, de celles oblongues scalariformes. Le pédicelle,
coupé transversalement, présente de douze à quinze cellules
sur son contour extérieur. Les spores, de moyenne grosseur,
paraissent à peu près lisses; leur diamètre égale deux ou
_ trois fois celui des élatères, qui sont petits et bispires. Ce
qu'il y a de plus remarquable ici, c’est cette disposition
_ régulière des éléments de la membrane capsulaire en
_ trente-deux rangées parallèles, qui rappelle la disposition
_ des dents du péristome dans les mousses.
En disséquant quelques-unes de ces fructifications, j'ai
_ rencontré un cas singulier et intéressant. Dans un archégone
_ où le sporogone , après avoir atteint une longueur d'environ
1 mill. 1/2, s'était desséché, il y avait un second sporogone
plus jeune, qui paraissait bien vivant el qui se serait pro-
_bablement développé. Il m'a semblé que ce second sporogone
partait de la même base que le premier : il faudrait en
conclure que cette base, munie d’une collerette que l’on
observe dans beaucoup d’hépatiques, peut donner naissance
_ à un second pédicelle, et comme à une sorte de rameau
_ Jatéral, quand le pédicelle central vient à avorter. Cependant
Ja dissection n'ayant pas été faite avec assez de précaution,
_et l’adhérence de cette base du sporogone avec la membrane
_ de l’archégone rendant ici les rapports de ces organes
_ difficiles à préciser, je n’ose pas affirmer que les choses se
_ soient passées de cette manière, Il pourrait se faire que ce
__ second sporogone eûl élé le résultat du développement d’une
_ seconde cellule embryonnaire. Dans les mousses il arrive
souvent que la cellule embryonnaire primitive se divise en
_ quatre cellules secondaires, qui peuvent loutes commencer
_à se développer. Il n’y en a qu'une qui produise un sporo-
one; mais les autres produisent quelquefois de gran
53
utricules allongés, que l'on trouve à côlé de l'embryon
normal; j'ai observé ce fait particulièrement dans certains
Mniam. Il ne serait pas impossible que deux de ces cellules
vinssent à produire accidentellement chacune un sporogone;
cela pourrait arriver dans les hépatiques comme dans les
mousses. La naissance d’un second pédicelle capsulifère sur
la base d’un embryon qui en aurait déjà produit un premier,
serait probablement au contraire, si le fait venait à se vérifier,
un phénomène spécial à la classe des hépatiques. de
En comparant maintenant la plante que j'ai sous les yeux
et la description si précise qu’en a faite M. Gottsche avec ce
que Raddi dit du Calypogeia ericetorum, je ne puis pas
douter qu'il ne s'agisse bien de la même espèce. La diagnose
générale que Raddi a donnée de son genre Calypogeiïa est
nécessairement vague et inexacte, parce qu'elle était faite
à la fois pour des espèces trop éloignées les unes des autre
* Galice cylindrique, charnu, adhérent à la tige par un côté
du bord de sa cavité ou de son sommet. » Dans le Calypogeia
lrichomanis il ÿ a un petit pédicelle latéral qui relie le
calice à la tige; ici le calice se continue avec le tissu de la
tige par tout le pourtour de son ouverture; la diagnose ne
_ Convient exactement ni à l’une ni à l’autre espèce. SAR
Mais quand Raddi arrive à la description spéciale de notre
plante, il ne commet aucune erreur. « Les tiges sont ram-
pantes, courtes, simples, assez souvent aussi bifides ou bifur-
quées ; elles adhèrent fortement au sol par de nombreuses
radicelles minces et purpurines. » — Très-exact, sauf que les
_ladicelles sont hyalines ou brunâtres dans nos échantillons ;
_ Mais c’est un caractère bien variable. « Les feuilles sont dis-
tiques, ovales, obtuses, se recouvrant mutuellement et em-
_brassant obliquement la moitié de la tige. » — Il faudrait
ajouter qu’elles sont soudées deux à deux par leur bord
dorsal, — « Le calice (tube souterain) est médiocrement
Charnu, très-grand eu égard à la petitesse de la plante en-
_tière, d’abord pâle, puis brun, et légèrement aminci dans le
haut. La corolle (la calyptra) est formée d’une membran
frès-mince , délicate, hyaline , qui couvre la capsule et qui
l'enveloppe étroilement, aussi longtemps que cette capsule
demeure dans l’intérieur du calice ; plus tard elle se déchi
en deux ou trois lobes inégaux pour laisser passer la caps
Qui la presse avec force. Le pédicelle de la capsule est à pe
Près de la longueur du calice ou un peu plus long (intell
dans sa partie exserte). La capsule est cylindrique, obtuse
Noire et luisante Les fleurs mâles me sont restées jusq
REVUE BRYOLOGIQUE.
incon nt été observées par M. Goltsch
c'est-à-dire que chaque lige
REVUE BRYOLOGIQUE.
_plante du Calypogeia trichomanis et des autres espèces où les
calices, étant produits par des rameaux latéraux, peuvent
_ naîlre plusieurs à la fois sur la même tige : ici, au contraire,
_le calice devant, en somme, être considéré comme terminal,
chaque tige ou chaque branche de la tige bifarquée n’en pro-
_ duit qu’un seul. Sans doute la tige fructifère, en se prolon-
_ geant ensuite, peut, dans une autre saison, donner naissance
_ à une seconde fructification; ce fait a élé constaté par
_ M. Gotische; mais la différence essentielle indiquée par
Raddi n’en subsisie pas moins.
En somme, sa description est exactes il ne dit pas tout,
mais il ne dit rien de faux. Les erreurs ont été introduites par
Nees et Dumortier. Selon Nees, les calices sont latéraux ; les
_ valves de la capsule sont tordues en spirale ; la coiffe s'élève
jusqu’au sommet de l’involucre : cette dernière. erreur vient
_ de ce qu’il a traduit sur ce point le texte de Raddi sans le
_ comprendre. Dumortier, qui déclare la description de Nees
_ pleine de fautes, ne corrige aucune de ces erreurs, et il en
ajoute une nouvelle en disant que l’involucre se fend latéra-
lement. La figure qu'il donne est inexacte sous tous les
rapports
. Mais ces erreurs des écrivains postérieurs, qui n’avaient
_ pas vu l'espèce de Raddi vivante et qui n’en. avaient proba-
_ blement que des échantillons incomplets, si même il n'y
_ avait pas eù confusion dans les herbiers, ne prouvent rien
contre l'identité de cette espèce avec notre plante, dont
_ l'existence est constatée maintenant en trois points très-
_ différents de la région méditerranéenne. Je l'ai, du reste,
observée non-seulement à Cannes, mais aussi dans les, mon-
_ tagnes de l’Estérel, trois ou quatre lieues plus loin. Le mot
_ ericéetorum est, d’ailleurs, très-bien choisi : les collines, où.on,
_ la trouve sont généralement couverte d’Erica arborea.
RS fé aniore PHILIBERT.
| Observations sur les Orthotricha cupulata.
(Da
plus qu’on n'en a déjà obtenu, toutefois il ne sera pas inutile
d'ajouter ici un autre, article. à ceux que j'ai publiés dans la
Revue, n° 4.de l'année, 1880. et n° 3 de l’année 1 4
faut trouver des points fixes pour distingué
REVUE BRYOLOGIQUE. œ
et les variétés, el sur cela on aura toujours des contrastes.
Les espèces d’Orthotrichum renouvellent l'exemple des es-
pèces de Sphagnum. Il y a des types d’une constance mer-
veilleuse qu'on ne peut pas être ténté de subdiviser en
subéspèces où en variétés, et il y en a d'autres avec les
caractères organiques et végétatifs si variables qu'on pourrait
aisément presque de chaque éxemplaire créer au moins une
variété.
La variation de quelque organe ne suivant pas toujours
les variations des autres, la formation de beaucoup de va-
riétés aurait par conséquent une confusion inextricable qu’il
faüt éviter ; et, pour atteindre ce but, il ne reste qu’à étudier
la constance des caractères en eux-mêmes et leur relation
avec d’autres caractères pour écarter ceux qui n'ont pas
une stabilité uu moins dans la même touffe, Sur la base des
: _ REVUE BRYOLOGIQUE.
_ capsules sans une trace des stries alternes (et dans ce cas
les stries principales sont formées de trois séries de cellules à
_ ou d’en trouver 16 presque égales et composées de deux
séries de cellules (4). Fréquemment , on voit anssi dans une
capsule que les stries alternes sont incomplètement déve-
loppées, et que l’une on l’autre manque entièrement. J'ai vu
une capsule qui, dans une moitié, avait les senles stries prin-
cipales avec 3 séries de cellules et, dans l’autre , les stries
principales et intermédiaires étaient presque également dé-
_veloppées avec deux séries de cellules.
L’anneau des Orthotricha cupulata a la même conforma-
tion de celui que. j'ai déjà signalé en parlant des Orth.
urnigera. Il est stable de la même manière , et on peut le
_ distinguer aisément sous le microscope par la diversité dans
_la disposition de l’endochrome , qui est agglutiné à la paroi
extérieure. Cet organe, d’une forme assez constante, est
commun aux espèces du groupe et ne sert pas, par consé-
quent, à distinguer une espèce de l’autre.
Quant aux cils (dont la présence constante est propre aux
_ Orth. urnigera), on remarque une variabilité extrême dans
les Ortb. cupulata. J'en ai vu de toutes les formes, dès les
_ rudiments presque imperceptibles jusqu'aux cils complète-
_ ment développés. Une fois aussi, j'ai trouvé des capsules
d’Orthotricham Cupulatum qui, avec tous les autres carac-
_ tères de cette espèce, avaient les traces de 16 cils , dont l’un
ou l'autre complet. La différence de l’état des cils, dans la
14 capsule, existe aussi entre les capsules de la même
_ En présence de ces faits se rapportant aux stries et aux
_cils, je crois bien qu’on ne puisse pas sur leur base construire
‘une espèce quelconque, comme on a fait avec l'Orth. saxa-
ile Wood (secundum Schimper et Lindberg). Il est vrai que,
_ PE soutenir cette espèce , on a invoqué une nervure des
uilles plus épaisse ; mais en cela on a fait appel à un carac-
_tère qui n’a pas plus de stabilité : car les feuilles de la même
branche n’ont pas toutes une nervure égale, et on la voit
varier plus encore dans des touffes trouvées dans des condi-
tions de vie diverses.
La forme des feuilles, leur aréolation, les papilles diffèrent
aussi comme la nervure. Avec le fruit égal dans ses détails s°
_on voit de la différence dans les feuilles, qui sont plus obtuses
où plus aiguës, plus larges ou plus allongées, avec le bord
plus ou moins recourbé. fe EN ets #,
Après cela , je passe à parler en détail des espèces appar-
(4) Comme j'observais déjà en parlant des Orth. adinia, je compte le
nombre des cellules qui composent une strie à leur origine près du péristome,
ous égard à Ja dopliceturé des cellules suivantes, : -." 0 à
REVUE BRYOLOGIQUE, 57.
tenant au groupe dont il s’agit. On a distingué bien raison
nablement l’Orth. anomalum et l’Orth. cupulatum. PE
La forme typique du premier est assez caractéristique ;
elle comprend ces Orthotrics à capsule émergente (ou plutôt
émerse), qu’on trouve en abondance sur les murs, aussi bien
_Qque sur les rochers de chaque formation géologique el sur
les troncs d’arbres. Ils ont une coiffe couvrant presque tout
le fruit, jaunâtre à la base, brune à la pointe et munie de poils
et de plis. us
M. Schimper , dans sa description de l'espèce , n’a pas fait
mention d’un caractère, que j'ai trouvé très-constant: c'est
la couleur cannelle des stries. J’ai bien examiné des centainés
d'exemplaires, et cette couleur n’a jamais manqué. Les
Orthotricha urnigera au contraire, et anssi presque toujours
l'Orthotrichum cupulatum , ont les stries jaunes ; et, si dans
le dernier elles arrivent exceptionnellement à une couleur
plus intense, elle est tout au plus orange. Pen ies
Le nombre des stries de l’Orth. anomalum est, comme
dans loules les espèces de ce gronpe, très-variable. Lorsque
les stries intermédiaires ne sont pas développées, la capsule
à l’état sec et vide est allongée, étroite et avec 8 sillons.
Je n'ai pas remarqué une corrélation entre le nombre des
_ slries et les cils ; car on trouve fréquemment des capsules
_ avec 8 siries et presque sans trace de cils, comme on en
lrouve avec 16 stries alternes et avec des cils plus ou moins
développés et vice versa. É
_ C'est pour tout cela que je ne crois pas soutenable comme
espèce distincte l'Orth. saxatile Wood { sec. Schimper), ets
_On dit que cette forme a les dents extérieures appariées de: :
_Manière à paraître au nombre de 8, je pourrais toujours
Observer que les capsules, lorsqu'elles ont encore la coiffe
et l’opereule, ont des dents extérieures plas ou moins rap-
prochées l'une de l'autre et quelquefois jointes. Si les échan-
tillons originaux de l'Orth. saxatile (que je n'ai point vus)
_Correspondent à la figure que nous en donne M. Schimper,
dans la Bryologia Europæa , on pourrait accepter cette forme
tout au plus comme une variété bien douteuse de la forme
hormale. ere
sorte qu’on à
58 _ REVUE BRYOLOGIQUE.
scrit presque exclusivement à la région alpine, fait qu’il est
bien difficile de vérifier la constance du caraclèré dont il
_s’agil; mais lOrthot. anomalum, qui est très-commun, nous
en dédommage.
Si l’on considère les exemplaires ayant lu capsule élevée
au-dessus de la pointe des feuilles périchétiales, on trouve que
la capsule passe vite au-dessous du sporange dans le pédicelle;
de manière qu’on peut bien dire que le fruit est sans col, ou
du moins il est plus court de la moitié du sporange,
Une autre forme, que j'ai observée pour la première fois
dans des échantillons rapportés par M, le docteur Levier, de
la Sierra de Guadarrama, en Espagne, et qu'après j'ai con-
statée en plusieurs autres exemplaires de la région mon-
tagneuse ou alpine d’autres pays, a la capsule moins émer-
- gente; elle dépasse les feuilles périchétiales tout au plus d’un
_ tiers. Cette forme a un col qui passe insensiblement de la
capsule dans le pédicelle, de manière qu’il arrive à la longueur
de la capsule, atteignant presque la membrane qui entonre
le pied d’un pédicelle bien petit.
Pour observer la conformation du col, on ne doit pas exa-
miner la capsule à l’état sec ; on doit, au contraire, la laisser
plusieurs heures, ou même un jour, dans l’eau, et alors seu-
lement le fruit prend sa conformation normale et perd tous
_ses plis. Sans cette précaution, le col desséché a ses mem-
__ branes rétrécies et peut facilement échapper à f’attention du
_ bryologue,
_ La diversité de la conformation du col a une constance remar-
quable, et dans la même toutffe on n’aperçoit pas un passage
d’une forme à l’autre; en présence de cela , on peut bien,
avec de l’expérience et avec le soin de bien observer les cap-
sules, distinguer une forme de l’autre avec assez de sûreté.
Je crois pourtant que la forme avec le col peut être qua-
liée comme. une subespèce de l'Orth, anomalum, et qu’on
la peut nommer Orthotrichum defluens.
Je crois. apercevoir dans l’Orthot, pellucidum Lindberg,
recueilli dans le Spitzberg, une forme irrégulière de cette
subespèce. Le fruit est bien plus petit que la forme ordinaire ,
le col arrive presque à la vaginule ; mais les stries, au aombre
de 8, le péristome et les spores n’offrent rien de particulier.
Il'est bien vrai que les feuilles, un peu plus larges que d’ordi-
naire, sont presque entièrement dépouyvues de papilles,
même à l’état juvénile ; mais l’aréolation n’a rien de remar-
quable, et, si on considère la. variété de) la papillosité des
feuilles dans la même plante, on ne peut y attribuer un grand
_ poids, et on peut accepter la forme du Spitzhberg tout au
_plus comme une variété de la subespèce defluens,
Ainsi, on aurait une espèce sans col: le vrai Orth. ano“
_ malnm, avec une: variété bien: douteuse!, la: var: saxatilis, et
REVUE BRYOLOGIQUE. “27
une subespèce avec le col bien prononcé el de la longueur
du sporange : l'Orth. defluens , avec une variété également
douteuse, la var. pellucida.
Une difficulté plus grande que pour la subdivision de l’Orth.
anomalum se trouve dans celle de l’Orth. cupulatum. Ces deux
espèces sont très-bien distinctes l’une de l’autre, quoique les
points d'approche soient multiples. On voit, en effet, dans
quelques échantillons appartenant à la série des formes de
l'Orth. cupulatum la coiffe munie de poils; mais On aura
toujours la capsule immerse dans les feuilles périchétiales, ou
au moius la couleur des stries qui donnera le moyen de clas-
sifer correctement. Quelquefois on aura la capsule émergente &
mais on Lrouvera toujours dans la couleur des stries, dans la
coiffe presque nue, où au moins dans la forme du péristome
extérieur l'appui pour reconnaitre l'espèce dans lexem-
plaire examiné.
L'allusion que j'ai faite au périsiome extérieur comme .
moyen de distinction de l’Ortb. cupulatum exige que jen
parle. C'est un caractère que je ne vois pas mentionné par
les auteurs. :
Les dents extérieures de l'Orth. cupulatum sont toujours
bien divisées l’une de l’autre au nombre de 46, tandis que
l'Orth. anomalum les a fréquemment appariées, et quelque-
fois aussi en partie convexes, de sorte qu'on pourrait dire voir
8 dents seulement. à SRB ie
A la base extérieure des dents de l’Orth. anomalum je na
jamais vu autre chose que les articles, qui à l'articulation
sont proéminents à l'extérieur, contrairement à ce quon
voit dans les Dicranum, les Bryum, elc.
Dans l’Orth. cupulatum on a bien la même conformation de : : :
l'articulation: mais de la base des dents s'élèvent 4 la.
nières toutes remplies d’endochrome, l’une à côté de l'autre,
marquées de linéoles à l’extérieur. On peut voir dislincle-
ment ces lanières soit en coupant longitudinalement les”
_ dents soil en les cassant, car les lanières restent plus où
+ REVUE BRYOLOGIQUE.
oyen de distinction, qui ne reste pas isolé. On a aussi le
col et la coiffe qu’on doit considérer.
Dans les formes à capsule cachée dans les feuilles péri-
chétiales on trouve des exemplaires qui ont un col bien
prononcé et presque de la longueur du sporange, en passant
insensiblement dans le pédicelle très-court ; quelquefois, au
contraire, il passe tout de suite dans le pédicelle, de manière
que la capsule bien mouillée prenne la forme d’un œuf ou
d’un sphéroïde.
… Les formes avec le col défluent ont les la nières extérieures
des dents presque nulles, ou rarement allongées jusqu’au
_ second arlicle, et les autres (qui en règle ont la capsule plus
grande) présentent les lanières bien plus développées. Ces
_ lanières atteignent leur maximum (comme j'ai déjà remarqué)
dans les formes à cepsule émergente que M. Schimper
regarde comme les variétés Rudolphianum et riparium.
_ Outre le col, c’est aussi la coiffe qui a quelque importance ;
car je l'ai trouvée toujours bien munie de poils au moins
comme celle de l'Orth. anomalum, dans les exemplaires à
capsule cachée munie d’un col, tandis qu’elle est nue ou
Presque dépourvue de poils dans les exemplaires sans col.
Toutefois, on peut observer aussi cette diversité de la sarface
de la coiffe dans les formes à capsule émergente qui n’ont
Pas un col bien prononcé. ;
. Tout cela peut juslifier la constitution d’une subespèce
distincte de l'espèce normale, et je l'ai déjà signalée dans le
n° 4 de la Revue de 1879 en l'appelant Orth. Sardagnanum.
_ Ainsi, on aurait le vrai Orth. cupulatum ayant la capsule
immerse ou cachée dans les feuilles périchétiales, sans ou
presque sans col, et la coiffe nue. De règle, celte forme a
riétés suit la sabespèce Orth.
rdagnanum avec le col défluent, la capsule toujours
inmerse et la coiffe munie de poils. Elle croit sur les rochers _
calcaires ou dolomitiques des Alpes, el, par la forme des
feuilles plus aiguës et la capsule plus petite, elle se rapproche
REVUE BRYOLOGIQUE. 6
Dicranoweiïisia robusta.
La Revista da Sociedade de Instruccao do Porto a donné la
notice d’une mousse nouvelle qualifiée Dicranodontium ro-
bustum, et cette notice a étè reproduite dans la Revue Bryolo
gique de 1882. :
Il y a eu erreur dans la notice publiée par la Revista
d'Oporto; car l’espèce que j'ai examinée est voisine de la
Dicranoweisia Bruntoni Schp., éd. Il. ES
Je l'ai appelée Dicranoweïisia robusta, car elle est bien le
double ou trois fois plus robuste que la forme connue. Sans
les fruits, à l’état sec, on la croirait une Barbula squarrosa,
avec laquelle, toutefois, elle n’a pas d'autre correspondance.
Les feuilles humides ont à peu près la forme de celles de la
Dicranoweisia Bruntoni ; mais leurs cellules sont sans papilles,
leurs bords sont recourbés dans la partie inférieure et dentés
_ près de la pointe, Les fleurs mâles sont disposées en petits
bourgeons près de l’inflorescence femelle ; les dents, plus
grandes que la Dicranoweisia Bruntoni, sont plus régulières
et densement papilleuses dans la partie supérieure. :
La diagnose pourrait être ainsi :
Cæspites extensi flavicantes laxi; plantæ 3 vel 4 cent.et
ultra altæ, inferne ferrugineæ vel fuscæ, radiculosæ,
_ Superne flavicantes. Folia in tota caulis longitudine equalia,
summa longiora, ex basi lanceolata, elongata, acuta, siccitate
cirrbata ; margo inferne recurvus, superne remote dentalus,
ex duplo cellularum stratu incrassatus. Areolatio basi laxa,
Superne quadrata lævis, cellularum parietes non prominentes.
Flores monoïci, masculi gemmacei, complures prope gem-
mulam fæmineam, sat frequenter fructus 2 ex eodem flore.
Capsula in pedicello flayo mediocri, erecta ovata, mollis
_Pallida. Dentes 16 ad basira fissi irregulares, superne crures
dense papillosi, non striolati. Opercuium non vidi, nam
Omnes capsulæ nimis maturæ erant. VENTURI
: Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol
.. Pour compléter le Catalogue des Mousses de la région ila
enne du Tirol, publié dans le n° 4 de la Revue Bryologique
de 4879, on doit ajouter les espèces suivantes :
Sphagnum laricinum. — Dans la tourbière de Pine.
— — vr, platyphylom Brailh. -
ubsecundum var. €
Dicranum falcatum. — Lagora
alpin
LE 0.
REVUE BRYOLOGIQUE.
D. Sauteri. — Troncs d'arbres dans la région montagneuse
d’Ala. dns
* Didymodon cylindricus. — Rochers de schiste, à Roveda.
— nitidum. — Murs au bord du lac de Garda.
Trichostomum crispulum., — Murs des environs de Trente.
Encalypta commulata. — Région alpine des montagnes
_ de Trente, s
Rbacomitrium aciculare. — Ruisseau alpin à Cavelonte.
Ulota Hutchinsiæ. — Blocs de schiste dans la vallée de
Rabbi.
Orthotrichum acuminatum Phil — Troncs de saules, à
_ Terlago.
Maium riparium. — Prairies montagneuses d’Ala.
__ — lycopodioides. — Bois dans la vallée de Cavelonte.
| _ Bryum baldense De Not. — Sur le sommet de la Paga-
_ nella, Trente.
_ B. calcareum mihi, — Ibidem.
Webera annotina. — Lieux humides de la montagne de
Pergine.
Physcomitrium euristoma. — Au bord du lac de Terlago.
Anomodon longifolius. —- Sur les troncs des arbres, dans les
bois des environs de Trente,
Orthothecium intricatum, Sommet de la Paganella Trente.
Homalothecium fallax. — Sur la terre, dans la vallée de
Giudicarie.
_. Rkynchostegium curvisetum. — Sur les roues d’un moulin,
près de Cavedine.
__ Amblystegium Sprucei. — Sommet de la Paganella. Trente.
£ Hylochomium umbratum. — Sommet de la Paganella.
_ Trente. |
Dans le catalogue de 1879, on a écrit par erreur Hypnum
__ Gounoudii au lieu de Hÿpnum Goulardi Sch,
ie Trente, 14 mai 1882
VENTURI.
tica y
REVUE BRYOLOGIQUE. 63
F. dalecarlica, Neckera pennala, N. Sendineriana , Pylaïsia
polyantha?, Brachythecium erythrorrhizon, B. velutinum
var, intricatum, Eurhynehium pumilum, E. myosuroides var.
filescens, Rhynchostegium depressum, Plagiothecium denticu-
latum var. tenellum, Ambiysteÿium riparium var, homo-
mailum, Hypnum uncinatam var. plumosum , H. irrigatum,
H. sulcatum, H, hamulosum , H. cupressiforme var, uncina-
tolum, H. pratense c. fr., H. molluscum var. condensatum,
H. dilatatum, H. eugyrium, H. Richardsoni, H. stramineum,
H. trifariom, Andreæa crassinervis, Sphagnum cymbifolium …
var. congestum, S. Mülleri, S. sedoides. Re
T. HusnoT. — Sphagnologia Europæa, descriptions et figures
des Sphaignes de l'Europe ; gr. in-8° de 16 p. et 4 pl. ; 3 fr.
Cette brochure contient la description des organes de végé-
talion et de reproduction, de la récolte et de l'étude des
_ Sphaignes, une clef analytique des espèces, la description des
espèces et des variétés qui sont figurées dans les 4 planches.
MancHestTER CRypTroGaAmIC SOcIETY. — À la séance du 20 mars,
le Secrétaire a présenté un eertain nombre de mousses rares,
parmi lesquelles les Trichostomum mutabile et flavovirensen
fruits et un échantillon stérile de Didymodon sinuosus, ré-
coltés, en janvier dernier, par MM. Boswell et Westell, en
Oxfordshire, — MM. Gunliffe et Cash, dans une excursion
récente à Nant-y-Fydd, près Wrexham, ont trouvé le Gym-
nostomam commutatum et lOrthodontium gracile en bon
élat (The Manchester City News, March 93 ).
»
il
C. DELOGNE. — Notes de Cryptogamie ( Bulletin de la Société
de Botanique de Belgique, séance du 4 décembre 4881)
Éhyachosteginn megapolitanum. — Dunes de Blanken-
rghe, D
nou calcareum. — Mur humide, à Bruxelles.
— tenue. — Mur humide, à Boisfort; déjà
_Observé dans une station analogue, en 1869, près de Renaix »
Par M. Marchal. : ee
= Scapania isoloba Damort, — Ne diffère pas du $. compacta.
= Lophocolea lateralis Dum. — N'est qu’un état du L. bi-
_dentata ; Fe ire Se
_ Cephalozia Sehlmeyeri. — Cette prétendue espèce n
qu'un simple synonyme du Jungermannia Francisci, qui
été trouvé, en Belgique, qu'aux localités suivantes : Ha
Fagnes ( Libert ), Genk et Cornimont.
ogyna viticulosa, — Indiqué dans les A
_ REVUE BRYOLOGIQUE. ;
Mie Libert; mais l'échantillon de son herbier est le Chilo -
_ cypbus polyanthos. : |
_ Jungermannia rubella, — Aux bords d’un chemin creux,
entre Rochehaut et Cornimont; espèce nouvelle pour la
_ Belgique.
Jungermannia ventricosa. — Groenendael et Boisfort,
Jungermannia incisa. — Forêt de Soignes,
-
_ _$S. O0. LinoBERG. — Europas och Nord Amerikas Hvitmosso:
(Sphagna }. In-4° de xxxvi-88 p. Helsingsfors, 1882.
Ce nouvel ouvrage du savant professeur d’Helsingfors est écrit,
en suédois, excepté les diagnoses des espèces qui sont en latin.
Les 38 premières pages sont consacrées à la description de
Ja germination, de la racine, des tiges, des feuilles, des fleurs,
des spores, etc. La deuxième partie contient la description
_ de 21 espèces, avec une synonymie complète. M. Linberg,
_ qui avait créé le sous-genre Hemitheca pour le S. Pylaiei, y
ajoule le S. cyclophyllum. |
Voici la classification de l’auteur :
L — EUSPHAGNUM.
A.-S. palustria.
_. S. portoricense (d'Amérique), S. imbricatum (S. Austini ),
_ $. papillosum, S. palustre (S. cymbifolium ).
B. —S. subsecunda.
S. tenellum (S. molluscum), S. laricinum, S. subsecundum.
C.— S. compacta.
_ S. Aongstroemii, S. molle, S. compactum (S. rigidum ).
Se D.— S. cuspidata.
hi squarrosum (S. squarrosum, squarrosulum et leres),
. S. fimbrialum, S. strictum (S. Girgensobnii), S. nemoreum
_ {S. acutifolium), S. Wulfi, S. Lindbergii, S. cuspidatum
(S: cuspidatum et intermedium ). ;
IL — 1socLADUus.
S. macrophyllum (d'Amérique).
a x TT, — HEMITHECA,
2 S. Pylaiei (S. sedoïdes ), S. eyclophyllam.
N° 5 | 9 ANNÉE 1882
_ REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N°5.
_ Liste des Bryologues du monde. — Bibliographie. — Nouvelles.
ns a Ê Dire
6 QU QG Q QC OO QC à
+
Liste des Bryologues du monde.
Les botanistes qui connaîtraient des additions ou des changements à faire à cette liste
sont priés de les adresser à M. Husnot,
EUROPE:
——
ALLEMAGNE
Ables, Professor , Stuttgard.
cr Arnold, Gerichtsrath, Sonenstrasse , 7, München. :
ro. ‘euré à Bionville par Courcelles-Chaussy, Lorraine.
G.-P, Bauer, Chemiker , Ritterstrasse , 44, IN, Berlin.
Beckaus, Superintendent , Hæxter, Wesiphalie.
tram, Pastor , Braunschweig.
Bertram, Apotheker, Apolda bei Weimar.
. Biene, Lehrer, Dresden.
Blanck, Oberstabsarst , Schwerin , Mecklenburg.
0. Borgstette, Apotheker, Tecklenburg , Westphalie.
. Bose, Lepziger strasse, Dresden.
T. D pbchor Lehrer, in Derschlag , Reg. Bez. Cœln.
W. Brehmer, Senator, Lubeck.
Britzelmayr $ Kreis-sch ulinspector, Augsburg.
H. Brockmüller, Schvverin, Mecklenburg-
Caflish, Lehrer, ‘Augsburg. | |
Caspary ,» Professor, Kœænisgberg. ne
Dannenberg, Apotheker, Fulda, Preus. Prov. Hessen. .
Dietrich, Bolaniker , lena. et
-E Dæring : Sanitætsrath , Dusseldorf.…
Dreesen, Burg Plaffendor£ dre | iecel nuehst Cal
sler, Cantor, Lœwenberg , Silésie.
h, Maler und Photi D
66 REVUE BRYOLOGIQUE. se
_H. Eggert, Lehrer, Neustadt, Magdeburg.
C.-E. Eiben, Seminarlebrer, Aurich, Ost-Friesland.
Emmerich, Hofrath, Schuldirector, Meiningen.
D: Ebrardt, Passau.
Everken, Gerichtsrath , Grümberg, Silésie.
E. Fick, Apotheker, Friedland , Reg. Berj. Breslau.
K. Flach, Arzt, Würsburg.
R. Fritze, Apotheker, Rybnik , Silésie supérieure.
A. Gayer, Professor, Aschaffenburg , Bavière.
A. Geheeb, Apotheker, in Geisa, Saxe-Weimar.
E. Geres, Oberslieutenant, Carlsplaiz, 21, Freiburg, Bade.
Goll, Pfarrer, Boetzingen bei Eichstetten, Bade.
Gonnermann, Apotheker, Neustadt bei Coburg.
Gotische, Altona bei Hamburg.
C. Haussknecht , Professor, Weimar.
Hegelmaier, Professor an der Universitæt , Tubingen.
- Th. Hellwig, Lehrer, Grümberg, Silésie.
_ G; Herpell, Botaniker, St-Goar-am-Rhein.
Hilber, Fortsmeister , München.
_W. Hintze, Apotheker, Berlin.
À. Holler, K. Bezirksarzt, Memmingen , Bavière.
A. Itzigsohn, Neu-Schœneberg bei Berlin.
Jack, Apotheker, Constanz, duché de Bade. .s
Jabns , Apotheker, in Gættingen. À
_E. Kienitz-Gerlott, Schumannstrasse , 1, III, Berlin.
TR. Kænig-Warthausen, Warthausen, Wurtemberg.
E. Kolb, Baumeister, Kisslegg, Wurtemberg.
dJ. Kress, Wundarzt, Kloster Ebrack , Frankonie.
L. Leiner, Apotheker, Constanz, duché de Bade.
G. Limpricht, Lehrer, Palmstrasse , 21 , Breslau.
Lucas, Apotheker, Arnstadt, Thuringe,
H. Maly, Fabriksbeamter, Aussig-am-Elbe, Bohême.
Mayenberg, Professor, Passau.
À. Metzler, Rentner, Mainzer Landstrasse, 26, Fränkfurt-am-
Main.
= F. Meurer, Augustastrasse, 599, Rudolstadt , Thuringe.
_ J.-C. Meyer, Hofapotheker, Beireuth.
L. Molendo, Redacteur der Passauer Zeitung, Passau.
H. Müller, Oberlehrer, Lippstadt, Westphalie.
_ K. Müller, Halle-am-Saale, Prusse.
= Nage!, Bibliothekar, Dresden,
Oertel, Lehrer, Halle-am-Saale , Prusse,
- F. Ortloff, Fabrikbesitzer, Coburg.
__ Osthaus, Oberbergrath, Clausthal-am-Harz.
FF. Peichmann, Kreisbauassessor, Landshut.
= W. Pfeffer, Professor, Bonn. ne
Prahl , Stabsarzt im Schleswig’schen Infant.
“Regiment n° 84,
Flanburg. one
REVUE BRYOLOGIQUE. 67
Progel, K, Bezirksarzt, Waldmünchen bei Cham , Oberpfalz,
Bavière.
C. Rœmer, Eupen , Prusse Rhénane.
J. Roell, Lehrer, Mittelweg, 38, 1, Frankfurt-am-Rhein.
Ph. Russ, Oberlehrer, Hanau , Wetterau.
R. Ruthe, Thierarzt, Baerwalde, Neumarck.
K. Sanio, Lyck, Prusse orientale.
Sartorius, Fabrikdirector, Bielefeld. 2
F. Sauerbeck, Oberlandesgerichtsrath, Stephanienstrasse, 57,
Carlsruhe, duché de Bade. :
Schefiler, Stadtsecretær , Blankenburg-am-Harz.
0. Schmiedeknecht, Gumperda bei Kahla, Saxe-Altenbourg,
D°Schultze, Neu-Ruppin.
Schulze , Inspector, Lorenzgasse, 2, III, Breslau.
P. Schumann , Reichenbach in Schlesien.
F. Sessaus, Mauerstrasse » 0, Berlin, IV. DE
ne a » Hofrath, Prof. der Bot., Carlsrube, duché de.
ade. : ù
Sickenberger , Droguist, Loerrach, duché de Bade. ;
H.-G. Solms-Laubach, Prof. der Bot., Strassburg. Er
“ Sonder, Wandsbecker Chaussee, Hirschgraben , 7, Ham-
urg.
0. Ublworm, Sophienstrasse, 25, Leipzig.
K. Veinhold , Chemiker , Freiberg in Sachsen.
À. Vigener, Apotheker, Biebrich-am-Rhein.
D' A. Walther , Beireuth.
G. Warnstorff, Lehrer, Neu-Ruppin. | .
F. Winter, Apotheker, Gerolstein in der Eifel , Prusse rhé-
nane.
L. Wittmack , Custos am Landwirthschaftlichen Museum,
erlin,
A. Woltr, Privatier , Semmelsgasse , 18, Würsburg.
D° Zantl, Passau.
Zeis, Professor, Landshut, Prusse. ;
Zimmermann, Lebrer, Striegau, Silésie.
AUTRICRE.
Barth, Pfarrer, Langenthal , Transylvanie.
_ FE. Barisch, Ministerial-Konzipist, Wien.
E. Berroyer, Wien. he :
8. Bosniacki, Arzt, Krosna, Galicie.
À Breidler , Obere Weisgærberstrasse , 45, Wien.
J. Dedecek , Professor, Karolinenthal, Prag.
KR. von Deschmann , Laibach , Carniole. Lace bi
K. Erdinger, Domherr, St-Polten, Basse-Autriche.
J.-B. Fœrster, Laaerstrasse , 20, Wien X.
H. Gander, Lienz, Tyrol.
68 REVUE BRYOLOGIQUE.
_ F. Hazslinszky, Professor, Eperies, Hongrie.
_ Tb. Hein, Professor, Troppau.
F. Freiherr von Hausmann, Bozen, Tyrol.
L. Freiherr von Hohenbühel , zu Rasen in Eppan, Sud-Tyrol.
J.-L. Holuby, Evang. Pfarrer za Nemes-Podhrad, bei Waag-
Neustadtl, Hongrie supérieure.
K. Keck, Aïsterhaim, Haute-Autriche.
L. Leitgeb, Kapitular der Benediktiner-Stiftes , in Gœttweih,
Basse-Auiriche.
Hago Lojka, Lehramts-Candidat, Pest, Hongrie. . :
F. Melling, Berg und Hüttenwerksdirector, Gralz, Styrie.
G. Niessl von Mayendorf , Professor, Brünn.
Plukar, Teschen. « Ë,
J.-S. Poetsch, Randegg bei PϾchlarn, Basse-Autriche. 4
A. Pocorny, Regierungsrath und Gymnasialdirector, Wien. à
H.-W. Reichardt, Castos am botan. Kabinet, Traungasse, 4,
Wien.
A. Rehrmann , Professor an der Universitæt, Lemberg.
F. Resh, Professor, Freinberg bei Linz-am-Donau.
S. Robic, Hochwürden, Ubrichsberg, Post Zirklach, Carniole.
D° Sauter, Lienz, Tyrol.
__K. Schiedermayr, Bezirksarzt, Linz-am-Donau.
W. Siegmund, Reichenberg, Bohême septentrionale.
C. Stoitzner, Lebrer, Ivecevo bei Vucin , Slavonie,
Sr Hochwürden, im Benediktinerstift Admont, Haute-
tyrie.
S.-R. von Tommasini, Hofrath , Trieste.
G. Venturi, Avvocalo, Trento, Tyrol.
BELGIQUE.
_ F. Bacq, pharmacien , Carnières par Morlanwelz.
__ C Bamps, médecin, Grande-Place, Hasselt , Limbourg.
_ À. Bellynck, professeur au Collège de la Paix, Namur.
À. Cogniaux , aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat,
= Bruxelles. Fe |
C. Delogne , aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat,
_ Bruxelles. :
_ E. Durand, rue Lambert-le-Bègue, 12, Liège.
F. Gravet, Louette-St-
REVUE BRYOLOGIQUE, 69
DANEMARK.
T. Jensen, Seminarlebrer, Ranum bei Logstor, Julland. .
ESPAGNE,
R. Bolos, Olot, province de Gérone. ns
J.-J. Rodriguez y Femenias, calle de la Libertad, 48, Mahon,
Ile Minorque. © Le
F. Tremols, professeur à l’Université, Barcelone.
E. Vayreda , Sagaro , province de Gerone.
FRANCE.
Abzac de Ladouze, rue de la Constitution, 6 » Périgueux.
L. Amblard, médecin, rue Paulin, 14 , Agen. ne
Anthouard , avocat, Sauve, Gard.
-_ C. Arnaud, Layrac par Agen, Lot-et-Garonne.
Arrondeau, Kerquer près Vannes, Morbihan.
Avice, médecin, Paimpol, Côtes-du-Nord. ;
Berthoumieu , curé de Bayet, par St-Pourçain, Allier,
Bertot, pharmacien, Bayeux , Calvados,
E. Bescherelle, rue de Sèvres, 43, Clamart, Seine.
Billiet, percepteur , Tauves , Puy-de-Dôme.
De Bonnechose, propriétaire, Bayeux, Calvados.
Bornet, quai de La Tournelle, 27, Paris.
Boudeille, lieutenant de Douanes, Condamines, Basses-Alpes.
L'abbé Boulay, professeur, rue des Frères-Vaillant, 61, Lille.
Bourgougnon » Chareil, Allier.
_G. Bouvet, pharmacien , rue Lenepveu , Angers,
P. Brunaud, avoué , rue St-Vivien, 3, Saintes, Charente-Inf.
ÆÀ, du Buysson , Le Vernet , par Brout-Vernet, Allier.
F. Camus , avenue des Gobelins ,1, Paris. .
J. Cardot, Stenay, Meuse.
aron , à Rubempré, par Villers-Bocage , Somme. se
L'abbé Cbaboïsseac, rne St-Placide , 44, Paris. a
abbé Chevallier, profess’ au séminaire de Précigné, Sarthe.
nstanlin , médecin , rue St-Denis, 27, Poitiers. APRES
#1. Cornu, aide-naturaliste au Jardin des plantes, Paris. - .
Le Corre, curé de Pont-Melvez, par Bourbriac, Côtes-du-Nord.
° “08S0n, rue La Béotie, 7, Paris. tn
L. Crié, professeur à la Faculté des Sciences, Rennes.
L. Debat, au Crédit Lyonnais, rue de Lyon, Lyon.
+ Debray, rue de La Barre, 67: Lille "©: Re
Dubois » Tue de La Madeleine , 6, Blois. ne
L Dulac, Sauveterre, par Maubourguet, H'*-Pyréné
ay, rue Gustave-Cazavan , S, DH: |
ve, château d'Heudicourt , par Etrépagn
RS REVUE BRYOLOGIQUE.
_ P. Finot, capitaine, rue St-Honoré, 27, Fontainebleau, Seine-
_ et-Marne.
_ C. Flagey, rue St-Vincent, 16, Besançon.
_ J. Foucaud, au Breuil-Magné, par Rochefort, Charente-Inf.
-_ Franchet, rue Monge, 64, Paris.
F°° Gasilien, rue Godefroy-de-Bouillon, Clermont-Ferrand.
_ E. Gaudefroy, rue d’Aboukir, 13, Paris.
G. Gautier , place St-Just, Narboune, Aude.
J. Gautier-Lacroze , rue Ballainvillers, Clermont-Ferrand.
Gérard, rue Herbillon , 3, Chalons-sur-Marne.
P. Germain, directeur de l'usine à gaz, Vierzon, Cher.
Giard , rue Colbert, 37, Lille,
X. Gillot, avenue de la Gare, 4, Autun, Saône-et-Loire.
L'abbé de La Godelinais, porte St-Léonard, 8, Fougères,
Ille-et-Vilaine.
Gonse, pharmacien, rue Duméril, Amiens.
_Goulard , médecin, Tinchebray , Orne.
_Hanry, juge de paix, Le Luc, Var.
F°° Héribaud, Clermond-Ferrand.
Hommey, médecin, Sées, Orne.
Huberson, rue Laromiguière, 2, Paris,
Husnot, Cahan , par Athis, Orne.
L'abbé Hy, professeur à la Faculté catholique , Angers.
Jeanbernat, médecin, rue Moulin-Bayard, 5, Toulouse.
Lamy de La Chapelle , rue du St-Esprit, Limoges.
Ledantec , rue de Paris, 68, Brest.
Le Dien, boulevard Malesherbes , 140 , Paris.
Legrand, agent-voyer en chef, Bourges,
Lejolis, secrétaire de la Société des Sciences nat., Cherbourg,
Lelièvre, Anzin, près Valenciennes, Nord.
Le Sourd, directeur de la Gazette des Hôpitaux, rue de
l’Odéon , 4, Paris.
L'abbé Letendre , Grand-Quevilly, près Rouen.
De Lugo, aux Thermes de santé, Bagnères-de-Bigorre ,
Hautes-Pyrénées. |
P. Mabille, professeur au Lycée Louis-le-Grand » Paris,
À. Magnin, quai de l'Est, 6, Lyon.
Malbranche, pharmacien, rue de Joyeuse, 26, Rouen.
= L. Marchand, professeur, Thiais, par Choisy-le-Roi , Seine.
Méline , instituteur, le Rupt-de-Bâmont , Vosges.
De Mercey, propriétaire, Cannes, Alpes-Maritimes.
0. Meyrand , rue de l’Hôtel-de-Ville., 39, Lyon.
Michaud , Alix, par Anse, Rhône.
. L'abbé Miégeville, Notre-Dame-de-Garaison , H-Pyrénées. ie
_ Millardet, professeur, rue Bertrand-de-Goth, 128, Bordeaux.
_ À. Monod, rue St-Jacques-Dolud, 39, Neuill -sur-Seine, Seine.
Moreau, pharmacien, rue du Commerce, RU on
Mussat, professeur, boulevard St-Germain , 41, Paris
REVUE BRYOLOGIQUE. -
À, Nicolas, rue Sénac, 33, Marseille,
F'° Pacôme , St-Genis-Laval , près Lyon, Rhône,
Paillot, pharmacien aux Chaprais , Besançon. x
E. Pascaud, juge, rue Porte-Jaune, 5, Bourges.
Le général Paris, boulevard du Palais, 9, Paris.
V. Payot, naturaliste, Chamounix ; Haute-Savoie,
Pelvet, Vire, Calvados. :
À. Pérard , rue de Paris, Montluçon , Allier. ee
L'abbé Peyron, curé de Boën, Loire. as
É Philibert , professeur à la Faculté des Lettres, Aix, Bouches-
3 du-Rhône.
, Pierrat, Gerbamont, par Vagney, Vosges. ,
Préaubert , professeur au Lycée , Angers.
L'abbé Puget, Pontchy par Bonneville, Haute-Savoie.
L'abbé Ravaud , curé de Villars-de-Lans, Isère.
L'abbé Ravin, professeur à la Facullé catholique , Angers.
Ravin, pharmacien , Auxerre. Les
Reignier, médecin, Vichy, Allier.
Renauld , capitaine de remonte, Tarbes.
Renou, avocat , rue du Bouffay , 3, Nantes.
Rivet , rue Lemercier , 89, Batignolles , Paris.
Roumeguère , rue Riquet, 31, Toulouse.
Roux , rue St-Suffren, 1, Marseille.
Roze, rue Claude-Bernard , 72, Paris. +
E. Rupin, à Brives, Corrèze. 4 ;
F®° Saltel, Livinhac-le-Haut, par Décazeville, Aveyron. Bees
is Sebille, Ecuelles, par Verdun-sur-Doubs , Saône-et-
_ Loire,
Tanguy , Grande-Rue, 28, Brest.
Taxis, rue Sénac, 41, Marseille. :
L'abbé Tillet, place des Minimes, 1, Lyon.
F. Walker, boulevard Montebello, 38, Lille.
GRÈCE,
T.-V. Heldreich , directeur du Jardin botanique, Athènes. 4
HOLLANDE.
LH. Buse, Renkum près Arnhem.
F Fes Van der Sande Lacoste, Amsterdam.
Wench , Zeyst près Utrecht.
ILES BRITANNIQUES.
40 Angleterre. : Score
Ashion, Esq., 45, Queen's Road, Oldham, Lancashire.
J. Bagnall, 84, Wition Road, Aston, Birmingham.
Dochfour, I
rs
EC) REVUE BRYOLOGIQUE.
, *
Barker, professor, Victoria University, Manchester,
J.-M. Barnes, Levens, Milnthorpe, Westmoreland.
_ W. Naylor Beckett, Llandulas by Abergele, N. Wales.
M'° Beits, Roxburgh House, Stroud, Glocestershire. -
H. Boswell, Oxford.
_R. Braithevaite, 303, Clapham Road, London.
Th. Brittain, York st., Manchester.
G. Brook, Fernbrook, Huddersfield.
J.-R. Byrom, Droysisden near Manchester.
_ Capron, Shiere, Guildford, Surrey.
_B. Carrington, Eccles near Manchester.
J. Cash, Levenshulme near Manchester.
E. de Crespigney, 64, Javistock Crescent, Westhourne Park,
London. ss
Rev. F. Crouch, Pembridge Rectory near Hereford.
P.-G. Cunliffe, the Elmes, Handforth near Manchester,
_ W. Curnow, Newlyn Cliff, Penzance, Cornwall.
_ G Davies, 6, Montpellier st., Brighton, Sussex.
J. Fraser, Chapel Ash, Wolverhampton.
_‘ E. George, 12, Derby Villas, Forest Hill, London,
_ A.-E, Gibbs, St-Albans, Hertfordshire.
Miss E. Gore, 26, Brunswick Place, Brighton, Sussex.
_ D' Gough, Arnbarrow, Milnthorpe, Westmoreland.
__ C. Hobkirk, 2, Clifton Villas, N. North Road, Huddersfield.
= E.-M. Holmes, 30, Arthur st., Holloway, London,
_ G.-A. Holt, Care of M’ Southern chemist, Est Ducie st.,
= Manchester.
J.-D. Hooker, director, Bot. Garden, Kew.
_J. Howse, Highfield, Sydenham Hill, London.
H. Huggins, Rain Hill, Prescott, Lancashire.
Miss M. Hutton, 9, Girdler’s Road, west Kensington, London.
Miss C. Jelly, Folley Cottage, Hampton Road, Bristol.
“W. Joshua, Cirencester, Gloucester.
D° Arnold Lees, 35, Sankey st., Warrington near Manchester.
Rev. A. Ley, St-Leonard’s, Ross, Herefordshire.
E. Marquand, Hea, Madron, Penzance, Cornwall.
_W. Mathews, 40, Harborn Road, Egbaston, Birmingham.
J. Cosmo Melville, Kersal Cottage, Prestwich near Manchester.
W. Mitten, Hurstpierpoint near London.
F.-J. Mott, Birstal Hill, Leicester.
J. Nield, 29, Radclyffe st., Oldham, Lanc.
G. Nicholson, Roy. Bot. Garden, Kew. ;
AL.-W. Ogilvy, Travers College, Windsor, Fr
_W.-H. Pearson, 6, Seedley Park Road, Pendieton near
= Manchester, —
J. Percival, Fair Wiew, Smithy Bridge near Manchester.
J. Ralfs, Penzance, Cornwall. ,
J. Rhodes, Accrington, Lancashire, ee.
REVUE BRYOLOGIQUE.
_T. Rogers, 27, Oldham Road, Manchester.
J. Saunders, 47, Rothesay Road, Luton, Bedfordshire.
À. Sidebotham, Bowdon near Manchester.
- M.-B. Slater, Malton, Yorkshire. É
_C.-P. Smith, Pully Voolar, Clayton Park, Hapocksgale,
Sussex. .
_R. Spruce, Coneysthorpe, Malton, Yorkshire.
G. Stabler, Levens, Milnthorpe, Westmoreland.
W. Stanley, Trafford st., Salford, Manchester, 2
S.-B. Stone Esq. J.-P., the Grange, Erdington, Birmingham.
C. Unwin, 6, St-Ann’s Crescent, Lewes, Sussex. 8 |
B.-M. Watkins, Treaddow, Hentland, Ross, Herefordshire.
G. Webster, Holgate Nursery, York. à 2
Weir, Clydesdale Cottage, Hadley Road, Barnet, Midlesex.
W. West, Horton Lane, Bradford, Yorkshire,
EF. White, 42, Windsor Rond, Ealing, London. et
J. Whitehead, 5, Malpas st., Dukiufield near Manchester.
Wood, Westward, Wigton, Cumberland. + 0 +
D: Wood, Vernon House, Broughton, Manchester.
2° Écosse.
L. Anderson, St-Andrews. :
J. M Andrew, New Galloway, Kirkcudbrightshire.
W.-B, Boyd, Faldonside, Melrose.
J. Brebner, Dundee.
A. Brotherston, Sheddon Park Road, Kelso.
F. Buchanan White, Annat Lodge , Perth.
A. Croall, Smith Institute, Stirling.
JS. Fergusson , the Manse, Fern, Brechin. À
J. Grant, Schoolhouse , Lossiemouth. sa ea
. Hardy, Oldcambus, Cockburnspath , Berwicksbire.
C. Howie, Largo , Fifeshire.
C. Me Intosh , Moer, Dunkeld.
3. Keith, the Manse , Forres.
À. Kelly, Schoolhonse, Cleckiminn, Lauder.
T. King , Hill street, 140 , Garnethiil, Glascow.
W. Martin, Schoolhonse, Aberuthven, Perthshire.
-M. Ogilvie, Lochee, Dundee. Ve de
John Roy, Loanhead Place, 3, Aberdeen
G. Ross, Woodside Cottage -ODEnR
Sadler , Roy. Botan. Garden, Edinburgh.
Sim, Gateside , Strachan, Banchory.
Stirton , Newton street, 15, Glascow.
REVUE BRYOLOGIQUE.
ITALIE,
M. Anzi, canonico , Como,
Aser Poli, prof. allo Roy. Ist. bot. di Panisperna , Roma.
C. Bicchi, diretiore dell’ Orto botanico, Lucca.
A. Bottini, Pisa.
L. Caldesi, Faenza.
A. Carestia, abate, Riva Valdobbia, Piemonte.
G. Gibelli, prof. alla Universita di Bologna.
C. Giordano , prof., Istituto tecnico di Tarsia , Napoli.
D' Levier, Borgo San Frediano , 46 » Firenze.
L. Macchiati, prof., Reggio di Calabria.
Magnaguti-Rondinini, Mantova.
C. Massalongo, prof. alla Universita di Ferrara.
J.-A. Pasquale, prof. Orto botanico di Napoli.
. 3. Passerini, diretiore dell’ Orto botanico, Parma.
N. Pedicino, prof, alla Universita di Roma.
A. Piccone, prof., via Palestro, 20, Genova.
P.-A. Saccardo, dirett, dell’ Orto botanico , Padova.
F. Sordelli , direttore agg. dello Museo, Milano.
Todaro, dirett. dell’ Orto botanico, Palerma,
V. Trevizan , Monza , Lombardia,
LUXEMBOURG...
J. Koliz, garde général, Luxembourg.
RUSSIE.
. Bomansson, Alan, Sund, Finland,
V.-F. Brotherus, 24, Fabiansgatan, Helsingfors, Finland.
D' Chaiubinski, 8, Mokotowska , Varsovie,
D' Filipowicz, Vidok 7 A , Varsovie.
E.-T. Lackstræm, professeur , Kajana , Finlande.
S.-0, Lindberg, professeur à l’Université, Helsingfors, Finl.
Petounikou, professeur de Bot. ; rue Sadowaja, maison
Perepletchikow , Moscou.
_ E. Zickendrath, chimiste, Butirki, Haus Buis , Moscou.
SCANDINAVIE.
4° Suède,
H.-W. Arnell, doktor, lektor, Jonkæping.
S. Berggren, doktor, professor, Upsala.
W. Berndes, fil, kand., Upsala
_P.-T. Cleve, doktor, professor, Upsala
_E. Collinder, fil. kand., Sandswall, nets
REVUE BRYOLOGIQUE.
F. Dusén, fil. kand., Upsala.
E.-N. Ekstrand, doktor, Upsala.
T.-A.-L. Græœnwall, doktor, lektor, Malmæ,.
C.-0. Hamnsiræm, apotekare, Motala.
C. Hartmann, doktor, lektor, Œrebro. ;
R. Hartmann, doktor, Gefle. eee
H. Holmgren, doktor, professor, teknologiska Institut,
Slockholm. ;
M. Huss, doktor, generaldirektær, Norrkæping.
C.-J. Johansson, fil. kand., Smal, Upsala.
. N.-C. Kindberg, doktor, lektor, Linkæping.
_F. Lœnnkvist, lærare, Hernoesand.
H. Mosén, doktor, Vetenskaps-Akademien, Stockholm.
P. Olsson, doktor, Norrkæping. |
_d. Persson, pharmaceut, Hessleholm, Skane.
N.-J. Scheutz, doktor, lektor, Vexio.
K.-A.-T. Seth, student, Smal , Upsala.
0.-L. Sillén, apotekare, Kæping.
K.-F. Thedenius, lektor, Stockholm.
S.-A, Tullberg, doktor, docent, Stockhlom.
E, Vetterhall, student, Upsala 0G.
‘20 Norwège.
iristiania, Le
_ F. Kiaer, médecin de l'hôpital des Diaconesses, Christiania.
N. Waulfsberg, Christiania ?
A. Blytt, doktor, conservateur du Musée botanique , :
L
W--Barbey,-Valleyres,-cant--d6-Vand.
_ Bernet, conservateur de l’herbier Boissier,
Boissier,-rue-del'Hôtel-de-Ville,-4 Genève.
Æ. Burnat, Nant-sur-Vevey, cant. de Vaud.
D' Ch. Brügger, professeur, Coire.
de / < ; | : r 4
7 e & ce é SUISSE. / " VA #1 re Féon élée
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# F
boss #33 SR Ms Sr
FONt PEFTE H£, de CnrÉ
Ë KA ;
st
P. Culmann, Riesbach bei Zurich.
Duby, rne de l'Évêché, 5, Genève.
L. F avrat, professeur, Lausanne.
D° L. Fischer, directeur du Jard. bot., Berne.
ATanzoni, avocat, Locarno, cant. du Tessin.
Gisler, ælter, professeur, Alorf, Uri.
Haist, chimiste, la Chaux-de-Fonds, Neufchâtel.
. Siegfrie ibienier, Zurich.
Tripet, instituteur, Neufchâtel.
-B- Wartmann, professeur, St-Gall..
L Weber, instituteur, Masnmort, FanR
: __—. Sas
AMÉRIQUE.
ANTILLES,
A. Fender, Port of Spain, Trinidad.
BRÉSIL,
À, Glaziou, directeur des Jardins impériaux, Rio-de-Janciro.
J. Puiggari, Apiahy, proyince de Sao-Paulo.
CANADA.
Dr Thomas Burgéts, London,
Me Jessie Roy, x Park Ower Sound Ontario.
ÉTATS-UNIS. |
D' rt Allen, Grafton, Ne ias
.-D, Allen, prof., Schefield Sc. School, New-Haven, Gonna,
Mary E. Ames, Auburn, Californie. : ;
D Ch. Atwood, Maravia, Cayuga C, New-York.
K. Barron, Comœunty, Madison Co, New-York:
Dr H.-C. Bcardsiee, Painesville, Lake C°, Ohio.
James L. Bennett, Providence, Rhode Island.
Miss H.-J. Bidlecome, Akron, Ohio.
Henry N. Bolander, San-Francisco, Californie.
Rev. E.-C, Bolles, Salem, Massachusetts.
Daner Bowers, Natic, Massachasetis.
Dr S.-B. Bradley, West Green, Monroe Ce, New-York.
T.-S. Brandegee, Canyon city, Colorado. =
ee Brewer, Shefkield Schoo! , Yale osse ÿ New-Havon,
nn.
-J. Burril, prof., Urbana, Fire hs he
-C. Cassube, Minneapolis, Minnesota. ;
-C. Eaton, prof., Yale College, eo Conn. ë
de itz Gerald, 30. Franklin st. Baltimore, Rarene fe
M'° E.-C. Faller, Needham, Massachusetts.
D° A.-P. Garber Columbia, Mine
iu Hall, Athens Illinois
; REVUE BRYOLOGIQUE. : du 1:
FE.-S. Harvey, prof., Ark. University, Fayetteville, Arkansas,
M:° Helen Hawley, Suspension Bridge, New-York. ee
Rev. H. Herzer, Bereci, Ohio.
_ A.-B. Hervey, Taunion, Massachusetts.
_ Miss Eliza Hosmer, Concord, Massachusetts.
- C.-H. Hovey, 69, Tremont st., Boston, Massach.
C.-M. Hovey, id., id., id.
D: Elliott C. Howe, Yonkers, New-York.
R.-C. Ingraham, New-Bedford, Massachusetts.
Thomas Irish, Dubuque, Iowa.
D° J.-F, Joor, Birdston, Navarro C°, Texas.
D' À. Kellog, 2132 O’Farrell st., San-Francisco, Cal.
6.-R. Kleeberger, Whitewater, Wisconsin.
L. Lesquereux, Columbus, Ohio.
- D' Ch. Mobr, Box 1277 Mobile, Alabama.
Rev. R. Nevius, Spokane Falli, Washingt. Territory.
Rud. Oldberg, German National Bank, Washington.
Cb.-H, Peck, prof., Albany, New-York. 2 ae
Miss Sarah Plummer, Santa-Barbara, Californie.
- AnnaS. Ralston, Norrestown, Pennsylvania.
Eug. À. Rau, Bethlehem, Pennsylvania.
J.-T. Rothrock, prof., West Chester, Pennsylvania.
M" Rounds, Box 876 Dover, New-Hampshire.
Stiles M. Rust, 112 E. Genesse st., Syracuse, New-York,
. M.-C. Sampson, 137 Lancaster st., Albany, New-York.
_ W.-D. Schooley, Richmond, Indiana.
M®E.-A. Smith, Dublin, Indiana.
JS. Donnell Smith, 74 Park Av., Baltimore, Maryland.
R.-J, Southworth, Yonkers, New-York.
M® E. Jane Spence, Springfield, Ohio.
ES, Starr, Springfield, Massachuselts.
te ans: Madison, Pr Ve ne
G. Laylor, prof., Washington, New-York. »
M" Ellen LG. Tenney, AT, Madison Av., Albany, New-York.
Uhier, prof. , librarian at Peabody Institute, Baltimore
. Maryland. - fe
J.-M. Wade, Springfield, Massachusetts. |
Erasius Wheeler, Berlin, Massachusetts. Ge
A.-R, Young, 330, Quiney st., Brooklyn, New-York. :
; RÉPUBLIQUE ARGENTINE.
Schnyder , professeur à l'Université 3
| AFRIQUE.
rabut, professeur , boulevard Desfontai
ueil, Alger. |
REVUE BRYOLOGIQUÉ.
G.-A. Schweinfurth, professeur, le Caire, Égypte. -
- H. Hillebrand, Orotava, Teneriffe , iles Canaries.
Mac Owan, directeur du Jardin botanique , Cape-Town, Cap
de Bonne-Espérance. :
ASIE.
G.-E. Post, professeur au Collége protestant, Beyrouth, Syrie.
J.-F. Duthie, directeur du Jardin botanique, Saharanpuy,
Indes orientales. | l
Ad. Seubert , premier inspecteur royal des forêts, Wonosobo
(Res. Bagelen), Java.
OCEÉANIE.
Baron F, de Müller, directeur du Musée botanique, Mel-
bourne , Australie.
T.-F. Cheeseman, Auckland, Nouvelle-Zélande.
E. Bailey, botaniste, Waïluhu , îles Sandwich.
D. Baldwin , curateur du Musée, Honolulu, îles Sandwich.
L
Bibliographie.
Die Torfmoose im Kæniglichen botanischen Museum zu Berlin.
Von C. WannstorF (Sep. - Abd. aus Bot. Centralblatt, 1882).
_ Ce mémoire contient l'étude que l’auteur a faite des Sphai-
gnes de l’herbier de Berlin. Cet herbier est fort riche, et
contient de nombreux échantillons originaux de bryologues
anciens et modernes, comme Bridel, La Pylaie, Franck,
Blandow Willedenow, Schleicher, Schultz, Drammond ,
Hampe, Braun, etc. L'examen de la collection de Bridel a
révélé à M. Warnstorf une espèce nouvelle, confondue par
Bridel avec le Sphagnum cymbifolium. Elle est décrite par
l'auteur sous le nom de Sphagnum aculeatum ; elle aurait été
récoltée en 1803, par Commerson, à l’Ile-Bourbon.
M. Warnstorf a relevé avec soin les localités mentionnées
dans l’herbier de Berlin, de sorte que son travail contient de
nombreuses données sur la dispersion des Sphaignes.
Neue deutsche Sphagnumformen. Von C. Wannsrorr (Sep. —
_ Abd. aus Flora, 1882). | |
- M Warnstorf décrit plusieurs variétés nouvelles de
_ Sphaignes. Ce sont :
Spb. acutifolium Ebrh., var, polyphyllum. |
= Sph, acutifolium Ehrh., var, albescens Schliephacke.
Sph. acutifolium Ehrh., var. Gerstenbergeri. <a
_ Spb. variabile Warnst., var. intermedium Hoff, à, longi-
REVUE BRYOLOGIQUE. : .,
Sph. cavifolium W., var. subsecundum N, et obesum Wils.
plumosum.
Spb. Girgensohnii Russ., var, laxifolium.
Spb. fimbriatum Wils., var. flagelliforme,
Les comptes-rendus des séances de la Société de Bota-
nique de Belgique, année 4882, contiennent :
1. Liste de mousses récoltées en Savoie et en ltalie » par
Æ. Marchal. Cette liste comprend 48 mousses.
2. Les mousses de la Flore liégeoise, par C. Delogne et Th. .
Durand. _n
Ce catalogue comprend l’énumération de 310 mousses. 0
3. Spicilège de la Flore bryologique des environs de Mon-
Chr par Louis Piré.
Enumération de 120 mousses.
Le F. GRAVET,
MM. J. Breidler et J.-B. Ferster ont publié, à Vienne
(Autriche), la description des mousses acrocarpes et d’une
partie des mousses pleurocarpes, telle qu’ils l’ont trouvée
dans les mémoires de leur ami et maître J. Juratzka, décédé
en 1878. :
Cet auteur avait conçu l’idée d’écrire une Bryologie Austro-
Hongroïse; mais la mort l’a arraché à son travail non encore
terminé, On aurait à déplorer une perte bien fatale pour la
bryologie si MM. Breidier et Fœrster n’eussent eu la diligence
_ de recueillir les notes et les mémoires de M. Juratzka et de
les publier sous le titre : re.
Laubmoosflora von Oήsterreich-Ungarn , bandschrifilicher
Nachlas Jakob Juratzka's (Wien bei Braumüller, Leipzig bei
Brockhaus). D
Le système suivi est, avec peu de modifications , celui de
M. Schimper, Les différences les plus saillantes sont l'abandon
de l’ordre des mousses cleistocarpes et un remaniement des ie
genres Barbula et Desmatodon. one
La sûreté dans l'indication des caractères distinctifs de “
Chaque espèce et les notes sur les différences des espèces
afiines donnent un intérêt particulier à cet ouvrage. Il est
bien regrettable qu’un bryologue aussi babile et aussi versé
dans la connaissance des mousses n'ait pu achever un
_ Ouvrage aussi utile. VENTURI.
In-8° de A1 p., Alger, 1088, 2500.50
- L'auteur cite, dans l'introduction, les collections qui ont
mises à sa disposition et il donne la liste des e
Signalées dans la région montagneuse, da
. E. BESCRERELLE.— Catalogue des mousses observées en À lgérie
à REVUE BRYOLOGIQUE.
_ Hauts-Plateaux el dans le Sahara. Ce calalogue contient
24% espèces avec l'indication des localités où elles ont été
_ récoltées et la description des espèces nouvelles qui sont :
_ Weisia pallescens Schp., Grimmia aurasiaca Besch. s G. Cos-
sont B., Orthotrichum Letournevuxii B., Funaria Duriæi Schp.,
Bryum Duriæi Schp., Pseudoleskea Perraldieri Besch., Homa-
dLothecium Algerianum Besch. , Rhynchostegium Letourneuxit
Besch. ;
Nouvelles.
Je viens de trouver le Dicranum Sauteri stérile dans les
Apennins de S. Pellegrino, en Toscane, à 1,500 m. de hau-
teur, sur les pierres ombragées (macigno), au milieu du
Dicranum longifolium. Ayant examiné un grand nombre
d'échantillons que j'avais apportés chez moi ; j'en ai trouvé
un seui qui correspondait parfaitement au D. Sauteri; parmi
Jes autres, outre le véritable D. longifolium, j'en ai remarqué
plusieurs offrant, dans la largeur de la nervure et la denti-
_ culation des feuilles, des états parfaitement intermédiaires
entre ces deux espèces tels qu’il serait impossible de se dé-
cider pour l’une ou pour l’autre, — En vue de l’inconstance
_ des caractères spécifiques sur lesquels on a établi le D.
_ Sauleri, je suis d’avis, avec M. Boulay, qu’on doit le re-
_ garder comme une simple variété du Dicranam longifolium
_ Hedw. A. BOTTINI.
_ Le rédacteur du Journal de Micrographie, le D° Pelletan
(176, boulevard St-Germain, Paris), annonce, pour paraître
_ prochainement, un traité du Microscope en trois fascicules :
_ le premier sera consacré à la théorie du microscope, exposée
_ de manière à être comprise de tous les lecteurs ; le second,
_ aux objectifs, et le troisième aux microscopes eux-mêmes. —
Nous croyons cette publication non-seulement utile, mais
indispensable ; car, dans ces dernières années, les questions
micrographiques ont subi une transformation presque entière
dont aucun ouvrage francais ne porte encore la trace.
À la séance de la Société Cryptogamique de Manchester,
[7 juillet, M. Pearson lut quelques notes sur l’Asterella
bemisphærica et le Preissia commulala , récoltés par
MM. errin et par M. Holt, et présenta des spécimens de
Mylia Taylbri avec colésules récoltés par M. G. Stabler, à
Mardale (The Manchester city News, July 22).
N° 6 9 Année 1882.
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 6,
Broylogical Notes from the Meetings of the Society pro Fauna et
… Flora Fennica. ARNezL. — Barbulæ rurales. Ventunr. — Note bryolo-
ra gique sur les environs d'Anvers. Carnor. — Notice sur quelques
Mousses des Pyrénées (suite). F. Renauzn. — Bibliographie. —
Nouvelles, — Table des matières de la 9° année. : Het
Bryological Notes from the Meetings ofthe Society ?
pro Fauna et Flora Fennica. HR
For several years Professor S. O. Lindberg has been à
President of the above-named Society. At the meetings he
has very often from his latest researches, given bryological
noles of the greatest importance. These communications have
afterwards appeared in the newspaper , « Helsingfors
Dagblad »; and a little later still in the swedish journal
- “ Botaniska Notiser. » The more important part of the com-
_ Municalions, given before November 1879, may be said to
be contained in Professor Lindberg’s paper « Masci Scandina-
Vici in systemate novo naturali dispositi (Upsala, 1879 ). »
The bryological notes, given at the society’s meelings after
this time, being published only in swedish, in many different
_ Places of the above mentioned newspaper and journal, may
On the contrary be said with reason to be scarcely accessible
0 the majority of bryologists. On this account I have thought,
_ Matit would be of some interest to the readers of the Revue
… Bryologique to get a compendium of the bryological notes
Sven subsequent to this time. The mosses mentioned in this
£ompendium have been arranged according to the system
framed by Professor Lindberg in his above-mentioned paper
Fe note, the day on which it was read has be
| The mosses on which notes bave been given bet
October 1879, and the end of the year 1881, by P
82 REVUE BRYOLOGIQUE.
__S. 0. Lindberg at the meetings of the Society pro Fauna et
_ Flora Fennica are :
RrcciocaRPuS NATANS (L.) Cda. Professor Lindherg has, by
cultivation of barren specimens from Sweden, on moist soil,
_ totally altered their habit. The long, linear, serrulate and
_ purple coloured leaves, characterizing the species when
- floating on water, were transformed into very short, small
and green leaves of a semilunar shape. The form of Riccia
thus produced appeared perfectly identical with Æiccia lutes-
_ cens Schwein. as was shewn in exhibited specimens.
_ April 2, 1881.
__ Riccra suBINERMIS n. sp. Lindb. This new species was found
in 4877 by Professor Lindberg in the southwest of Finland.
It difters from Æiccia ciliata by being of a pure green colour.
The stem is convex on the upper side and furrowed only near
the apex; besides this it is provided with few small hairs,
occasionally they are absent. April 2, 1881.
Rapua LinpBerGit Gotische is the right name of the species
that in C. Hariman’s « Skandinaviens Flora (1871) » by the
_ printer’s blunder, has been called Æadula Lindenbergii.
= D° Gottsche has informed Professor Lindberg of his wish to
have this mistake corrected. April 2, 4881.
CEPHALOZIA MEDIA n. sp. Lindb. This species has heretofore
been confounded with the three other Scandinavian species
of the C. bicuspidata-group. Its place is between C. multiflora
. {C. connivens) and €, serriflora. From the former species it
_ is distinguished by the leaves being placed, not in the same
_ direction as the stem, but at an angle of 50 to 60 degrees ;
‘the cells of the leaves are also smaller and have thicker
membranes. From Ceph. serriflora it differs by having larger
leaves of a coarser texture and by its entire perichaetial
leaves. This new species is probably as common as Ceph.
ne with which it is often found intermixed. April 40,
1880.
__ JUNGERMANNIA BADENSIS Gotische. Professor Lindberg had
. inthe past summer found this moss new to the Scandinavian
_ flora in the swedish provinces Oestergoetland and Vester-
_ goetland. October 9, 1880.
Nanora Breipcent Limpr. hitherto known only from Steier-
_ mark, bas, many years ag0, been collected in Scandinavia viz,
_ by Dr. Aongstroem in Mt. Olfjaellet (Ume Lappmark) and by
Dr. Arnell in Dunderlands-dalen (Arctic Norway). Oct. 1880.
_ ScaLIA Hookert (Lyell) B. Gr. has been detected as new
to Sweden at Hessleholm (Skane) by apothecary Persson.
COR De
REVUE BRYOLOGIQUE. 83
CATHARINEA ANGUSTATA Brid. This moss, new to Scandinavia
was found in Sjaelland (Denmark) by Apothecary C. Jensen.
December 3, 1881.
ASTROPHYLLUM LYCOPODIOIDES (Hook.) new to the Flora of
b. Finland ; it has been detected there at Kausamo by Doctor
ee Wainio. February 7, 1881.
ASTROPHYLLUM CURYATULUM n. sp. Lindb. described without
ä name in Lindberg’s « Musci Scandinavici etc. » 1879, p. 17,
is known only from Njammats (Lulea Lappmark), where it
has been discovered by Professor Hj. Holmgren. April 2, 1881.
BRYUM OBLONGUX n. sp. Lindb. has been found at Fre-
Ke riksberg near Helsingfors. It is a very distinct species,
? between Bryum argenteum and Bryum Marrattit and is
characterized by its small black almost round fruit and afew
arge spreading leaves with the nerve disappearing in the
apex. December 3, 1881. |
PouLIA crassiNEnvIs n. sp. Lindb. Only barren female
Specimens have been found by Professor Lindberg in swedish
Lapland, This species diflers from allied species by an
extraordinary Lhick nerve and by its very small and short
cells, Avril 24, 1881.
MOLtIA RosrezLaTA Brid. Professor Lindberg has had the
OPportunity of ascertaining that swedish specimens of this
species, collected in 4874 at Knifsta near Upsala by the Rev.
dr rdes, agree with original specimens. November 6,
BARBULA vaginaTa n, sp. Lindb. has been found by the
éstablisher of this new species in Omberg (Oestergoetland ).
October 10%, 1880. Re
BaRBuLa 1cmADoPILA Schimp. has been found with fruit at .
Fr near Dovre in Norway by the Rev. Kaurin. December3,
1: | A
Dicranux Musuensecen Br. Eur., a newcitizen ofthe Scan- |
dinavian Flora, It has only been found in a barren stateal
_the village of Jokonga on the north coast of the Kola-Penin-
Sula, October 9, 1880.
Dicranux anGusrux n. sp. Lindb, This moss bas hitherto
seen referred to Dic. palustre, but it is well distinguished by
_ ls very narrow almost perfectly entire convolute and exten-
ding leaves, and by the perichaetial leaves, which are provided
With à very long point. It has been found in several places
M Lapland by Messrs. Norrlin and Hult, on which account i
Will probably rove to be pretty common in the mor
thern parts of Écsbdinavis, November 6, 1880.
Cawerzorus micans Walfsberg. After having had
REVUE BRYOLOGIQUE.
| tunity of seeing this new norwegian species, which Waulfsberg
established in 1875, professor Lindberg approves ofits being
_ included in the Scandinavian flora. April 2, 1881.
_ SELIGERIA TRIFARIA ( Brid. ) has been discovered in Finland
- by doctor Wainio at Kuusamo, which part of Finland is proba-
bly the richest in mosses. February 7, 1880.
DiIcRANELLA srrictA Schimp., discovered by Wichura in
_ Lule Lappmark, it does not belong to Dicranella but is a
_ form of Dicranum Starkii W. M. with straight leaves. April 2,
1881. é
_ LepTOTRICHUM ARCTICUM Schimp., collected by Lorentz at
_ Sognefjord in Norway, is a northern and on this account a
_ somewbat {ypical form of Ditrichum homomallum (Hedw.)
Hampe. April 2, 1881.
_ Oncopxorus BREvIPES Lindb, Professor Lindberg has found
this moss to be only a form of O. schisti Whlb. November 6,
.
> Onraorricuum microcarrum De Not, from the botanical
_ garden of Helsingfors is only a form of Dorcadion pumilum
FSv.). November 6, 1881.
_ ORTHOTRIGHUM AETNENSE De N. from Norway is only a curious
form of Dorcadion rupestre (Schleich.) which species, as is well
known, is very subject lo variations, April 2, 1881.
Lesrea (?) paTENS n. Sp. Lindb. from Olleberg in Vester-
goetland (Sweden). Specimens of this species were exhibited.
_ October 9, 1880.
__ Hypxum NaPAEUM Limpricht is a subspecies of Amb/ystegium
glaucum (Lam.), which subspecies has been detected at
several places in Norway and Sweden, November 6, 1880.
AMBLYSTEGIUM ADUNCUM L. * orthothecioides (Lindb.). On this
beautiful moss a note has been read by Doctor V. Brotherus
who has found it in Finland on the little island of Fridskaer
_near Vassa, It was first discovered in Spitzhbergen, where
according to Professor Bergrren it occurs in masses on rocky
_ shores, especially near to mountains where flocks of water-
fowls nest, as il appears to thrive best on soil that consists
f animal stools. Afterwards it was found in Greenland, West-
inmarken (Norway) and in the Kola-peninsula, but always
n the Artic region. This its occurrence near Vasa where the
climate is much milder, and where the soil does not consis
Of animal stools, was very unexpected. December 4, 1880.
_ AMBLYSTEGIUM GOULARDI Schimp. as pecies first established
on specimens from the Pyrenees, was found in 1879 on
Dovre in Nor octor J. Sahlberg. April 2, 4884.
REVUE BRYOLOGIQUE.
HyrNux ROTUNDIFOLIUM from Oeland (Sweden) is probably
only a variety of Hyp. murale Neck., which variety differs
from he type by an uncommonly lax texture of the leaves,
November 6, 1880. pee
HypNUM TERRESTRE Lindb. has been found very sn :
in the bolanical garden at Helsingfors. It has proved its:
a fine species , in many respects constituting a form between
tbe genera Brachythecium, Rhyncostegium and Eurhynchium.
April 2, 1881. 4
LESQUEREUXIA STRIATA. Inflorescentia monoica. This form,
which has been described by Waolfsberg from Norway, must
be excluded from the flora of Scandinavia, as Professor
… Blyit has found it to be Æypnum viride Lam. mixed up with
à species of Zeskea, probably Z. patens Lindb. April 9, 1881.
CTenIDiux PROCERRIMUM (Mol.) Lindb. has been found o
Dovre (Norway) by Doctor K. Kindberg. December 3, 1881.
STEREODON CHRYSEUS (Schwaegr.) Mitt, has been detected
Ja Finland at Kuusamo by Doctor Wainio. Febrnary 7, 1880.
ISoprenyerum Bonrert (Spruce) Lindb. The Isopt. elegans
Which occurs on the west coast of North America is accor-
ding to Doctor Spruce (Journal of Botany , 4880) different
from what, in Europe, has been called Z. elegans. Professor
_ Lindberg has by examining type specimens been convinced
Of the same thing. The European species must on this ac-
Count have another name and is best called Isopteryqium
: eri, under which specific name it was first described
from specimens collected in the Pyrenees, December 3, 1881.
PLAGIOTHECIUN succuLENTUM ( Wils.) is, according to Doctor
Spruce only a monstrous formation of the male plants of
L. sylvaticum : analogous transitions from male organs to
female organs have been seen in Hyprum erythrorrhizon
(Br. Eur.) by Professor Lindberg and described by him.
December 3, 1881. ÉOMERRe
, Fonrinaus senraTa n. sp. Lindberg has been found near
Avesia in Dalarne by Apothecary C. Indebetou. Only male
plants are found. 1t'is most nearly akin to Æ, antipyretica,
But it may be said to form a transition to the very different
F. dichelymoïdes by its long narrow and deeplÿ carinated
leaves which are arranged in three very er lines. De-
86 REVUE BRYOLOGIQUE.
munie d’un poil (sans y compter la douteuse Barbula pa-
pillosa Wils.) sont distinguées sous les dénominations sui-
vantes : Barbula ruralis Brid., B. montana Nees, B. intermedia
D Brid., B. pulvinata Juratzka (Mémoires de la Soc. bot. zool.
de Vienne, 1863), B. virescens De Not. (Musci italici illustrati,
_ genus Tortula, 4862), B. danica Lange (1869), B. ruraliformis
= Besch. in schedulis et B. aciphylla B. E.
Toutes ces dénominations n’ont pas, par bonheur, la
prétention d'exprimer autant d'espèces, car il y a des syno-
nymes incontestables.
Si l’on voit un échantillon original de la Barbula que
M. Nees a trouvée près d’Ehrenbreitstein en la qualifiant B.
_ montana, on trouve aisément que, quoique la description
donnée par l’auteur dans la Flore de Ratisbonne (1819, H,
p. 301) ne serve pas à caractériser l’espèce, il s’agit vraiment
de la même mousse, que quelques années plus tard Bridel
appela B. intermedia. M. Milde, qui a vu, lui aussi, un
exemplaire authentique de Nees, fait une observation sem-
blable dans sa Flora Silesiaca , p. 130. Il n’y a pas de doute
_ que B. montana et B. intermedia soient synonymes, et le
_ principe de la priorité exige qu’on préfère la dénomination
de Nees, comme l’a déjà fait M. Lindberg dans son Catalogue
des Mousses de la Scandinavie.
M. Schimper, en donnant la description de la B. pulvinata
_ Juratz., range comme synonyme de cette espèce le B. danica
Lange , et l’autorité de cet éminent auteur me suffit pour
croire à l'identité des espèces, quoique je n’aie pas eu l’occa-
_ sion de voir des exemplaires authentiques de M. Lange.
__ Une autre synonymie de Ja B. pulvinata est signalée avec
doute par M. Schimper ( Syn. Ed., II, p. 231 ) et par M. Ju-
ratzka (Reliquiæ Juratz., p. 144): c’est la B. virescens que
M. De Notaris avait pabliée avec figures dans la flore illustrée
des mousses, qu’il avait commencée en 1862 et qu’il n’a pas
achevée. Ni M. Schimper, ni M. Juratzka n’ont vu les exem-
plaires de la B. virescens qui ont servi à la création de
l’espèce ; moi-même je n'ai pu voir que les figures publiées
par M. De Notaris, car il n’avait pas un morceau disponible.de
son espèce. Ayant trouvé en 1872 sur les troncs d’orme, à
n Urbino, une Barbula qui n'avait pas les caractères de la B.
_ ruralis, j'en envoyai un échantillon à M. De Notaris, et il la
reconnut comme correspondant à sa B. virescens.
_ En examinant les figures publiées par De Notaris, on voit :
déjà qu'il s’agit d’une forme plus petite et plus grêle que
Ja B. ruralis, quoique l’aréolation des feuilles soit semblable;
le bord supérieur des feuilles est droit et le poil est bien peu
hispide. Les échantillons d'Urbino, très-bien fructifiés, ont
ces caractères, et c’est vraiment ce qui fait (selon Juratzka )
sa B, pulvinata. Il est bien vrai que les échantillons authen-
KEVUE BRYOLOGIQUE. 87.
tiques stériles de l’Autriche inférieure ont, en général, une
couleur moins foncée, et même les plantes sont plus petites;
mais les échantillons de la B. pulvinata, que j'ai d’autres
régions de l'Allemagne, varient dans la couleur et la gran-
deur. C’est pour cela que je n’hésite point à regarder la B.
virescens De Not. comme un véritable synonyme de la B.
pulvinata Jur. | De
‘Après cela, il est certain que le principe de l'ancienneté
exige qu'on donne la préférence à la dénomination de M. De
Notaris, qui précède en date la publication des dénomina-
tions de Juralzka et de Lange. Enr
On aura donc la Barb. ruralis Brid. sans synonymes, —
la B. montana Nees (syn. B. intermedia Brid, }, —"et la B.
virescens De Not. (syn. B. pulvinata Jur. et B, danica Lange).
Dans ces espèces, la Barb. virescens forme d’une certaine
manière un anneau de jonction des deux autres, car elle a
l’aréolation des feuilles de la B. ruralis, et le bord droit avec
le poil moins hispide de la B. montana, dont elle partage
aussi la direction moins recourbée des feuilles et la densité
des toutfes.
Si, comme je le crois, l’sréolation des feuilles doit être
_ Considérée comme le caractère le plus essentiel, on pourra
bien regarder la B. virescens comme plus voisine de la
B, ruralis, et peut-être même comme n’en étant qu’une
subespèce, ainsi que le croit M. Lindberg. Si au contraire
On rapproche la B, virescens de la B. intermedia (comme le
_ fait M. Milde dans sa Flora Silesiaca), on ne pourra pas
éviter de confusion,et on trouvera justifié le doute de cet
auteur que les trois formes des mousses ne soient qu'une
seule espèce. dune
… Pour ce qui regarde les B. ruraliformis et B. aciphylla, il
_ Me reste bien peu à dire. Toutes les deux ont des feuilles
_Acuminées, ce qui les éloigne des trois autres espèces, de
_ Manière à ne pouvoir pas les confondre. La B. aciphylla
croît fréquemment dans les régions subalpine et alpine, le
_ Préférence sur le sol calcaire. L'aspect de la B. ruraliformis
6si frappant, car il semble avoir sous les yeux la B. pilifera
C. M. du Cap de Bonne-Espérance. La teinte jaunâtre de la
plante et le poil qui, au moins à la base, est jaunâtre, suflit
à la distinguer de la B. aciphylla qui a une couleur vert de
mer et le poil pourpre. ST
REVUE BRYOLOGIQUE.
Muscinées récoltées par lui dans les environs de cette ville.
Cette collection comprend 109 mousses et 20 hépatiques.
Comme la florule bryologique d'Anvers est encore fort peu
_ connue, je crois devoir donner ici la liste des espèces les
_ plus intéressantes.
M. F, Gravet a bien voulu examiner les espèces rares ou
_litigieuses; c’est à lui que je dois la détermination du Cam-
_ pylopus brevipilus, que j'avais rapporté, avec un point de
doute, au C. brevifolius.
E phemerum serratum Hpe. — Wilryck.
Dicranum undulatum B. S. — Calmpthout, Waerloos, — St,
… Dicranodontium longirostre Sch. — Waerloos. — St.
… Campylopus flexuosus Brid. — Capellen-les-Anvers. — St,
a en turfaceus B. S. — Schooten.
— brevipilus B.S. — Calmpthout, — St, (Fil vertes
ou à peine hyalines au sommet).
Leptotrichum tortile Hpe. — entre Deurne et Wyneghem.
Potlia lanceolata ©. M. Var, à gymnostoma Sch. — (P.
_ truncata, var $ major Br. eur. ). —Fortifications d'Anvers.
Didymodon rubellus B. S, — Schooten ; entre Schooten et
_ Wyneghem.
Barbula ambiqua B, S. — Fortifications d'Anvers.
— lœvipila Brid. — Deurne, Wilryck, etc.
— _lœvipilæwformis De Not? (Feuilles bordées d’une
marge jaunâtre très-distincte.) Troncs d'arbres
au bord de l’Escaut, entre Anvers et Hoboken.
_— datifolia B. S. — Entre Wilryck et Edeghem ; entre
is Anvers et Hoboken, — St. à
… Rhacomitrium lanuginosum Brid, — Capellen-les-Anvers, —St.
… Splachnum ampullaceum L. — Id.
- Mnium rostratum Schw, — Deurne. — St.
_ —. punclatum Hdw. — Id, Schooten.
Atrichum tenellum B. S., — Capellen-les-Anvers.
_ Fontinalis antipyretica, L. Var. robusta Nob.
= Plante ayant le port et les dimensions du F. gigantea Sull.
_ Tiges longues de 30 à 40 centimètres, dénudées dans le bas,
_ à ramification moins fournie que dans le type. Feuilles infé-
_ rieures médiocres, les moyennes et les supérieures érès-
__ grandes, longues de 6 à 8 1/2 m. m., larges (étant dépliées)
_ noncée. Tissu et périsiome comme dans le type. — Capsule
_ médiocre. |
_deÆm. m., molles, aiguës, presque jamais fendues sur la
carène, d’un vert jaunâtre à l’état jeune, prenant, sur les
_ parties anciennes de la tige, une couleur noirâtre très-pro-
REVUE BRYOLOGIQUE. | 89
(The Musci of the United States, p. 404, 1856), et M. Husnot
ayant bien voulu me confier un échantillon publié dans les
Musci boreali-americani (2° édition }, n° 335, j'ai reconnu que
notre Mousse d'Anvers diffère de la plante américaine décrite
et distribuée par Sullivant, par les caractères suivants : tiges
dénudées à la base ; feuilles moins fermes, d’un vert terne ou
_jaunâtre (et non d’un jaune d’or brillant), devenant noires
en vieillissant ; dents du péristome granuleuses, à 26-30 arti-
Culations; cils également granuleux , reliés entre eux par des
barres transversales, et formant un cône treillissé. — Dans le:
F. gigantea les dents n’ont que 48 à 920 articulations, el sont
lisses, de même que les cils, qui sont simplement appendiculés
et ne forment pas un cône treillissé. Fs
D’après Schimper ( Syn., édit 2, p. 552-553), le #. gigantea
Sull. existerait aussi en Europe. Toutefois, je ferai remarquer
que la description du Synopsis n’est pas identique à celle des
… Musci of the United States en ce qui concerne la coloration
des feuilles, qui noircissent en vieillissant, selon Schimper
_ landis que, d’après Sullivant, elles prennent avec l’âge une
couleur cuivrée et ne deviennent jamais noires. sa
Cryphæa heteromalla Mohr. — Troncs d'arbres, à Eeckeren-
_ les-Anvers.
Brachythecium salebrosum B. S. — Schooten. De.
ARS Mildeanum Sch. — Id. et entre Deurne
et Wyneghem. — Si. ie
ei albicans B. S. — Fortifications d'Anvers; Ca-
pellen-les-Anvers. — St. re
ÆEurhynchium pumilum Sch. — Entre Waerloos et Duiel.—St
Plagiothecium latebricola B. S. — ms TN St.
Free undulatum B. S. — Schooten, Waerloos. — St,
ie Schimperi J. et M. — Reeth. -- St.
En silesiacum B, S. — Wilryck, Edeghem, Duftel,
ne Waerloos. Le
Amblystegium riparium B. S. — Deurne, entre Anvers et Ho-
A boken et entre Lierre et Amblehem.
ms — Var. longi/olium Sch. — Deurne.
- Æypnum fluitans L. — Anvers, Calmpthout, Hoboken
t— Kneiffi B.S.— Var. laxum Sch. — Entre Anvers el
0%. «Hoboken, = St OPULURE RS
cordifolium Hdw. — Deurne. — St. Het RE
scorpioides L. — Mares à Gheel. — St. see
” “
Ca pogeia
7. : REVUE BRYOLOGIQUE.
* Aneura multifida Dum, — Edeghem.
Fegatella conica Corda. — Deurne.
Sphærocarpus Michelii Corda, — Entre Deurne et Wyneghem ;
_ Contich.
Pour achever de donner une idée de la florule bryologique
d'Anvers, je citerai, parmi les autres espèces plus communes
_ récoltées par M. Van den Broeck:
x Dicranoweisia cirrata, Leucobryum glaucum St., Zygodon
viridissimus St., Orthotrichum diaphanum, O. Lyellii St.
_Tetraphis pellueida, Physcomitrium piriforme, Webera nulans,
Aulacomnium androgynum St., A. palustre St., Neckera
_ complanata St., Homalia trichomanoïdes, Leskea polycarpa
et V. paludosa, Anomodon viticulosus St., Climacium den-
droides ( fertile à Deurne ), Eurhynchium prœlongum, E.
_ Stokesi, Isothecium myurum, Hypnum areuatum St, H.
_ Cupressiforme , var. filiforme St., Sphagnum ( plusieurs
espèces ). J. CARDOT.
° F Notice sur quelques Mousses des Pyrénées.
( Suile.)
BanguLa NTIDA Lindb. — J'avais indiqué autrefois cette
mousse sur des rochers calcaires à Asté, près Bagnères-de-
Bigorre (Æevue Bryol., 1818, n° 1). N'ayant pu retrouver
._ léchantillon dans mon herbier, ni la plante dans la localité
_ citée, cette indication est à supprimer. Mais depuis cette
_ époque, j'ai en l’occasion d'observer en abondance le B.
_ nilida dans les Basses-Pyrénées, à Orthez, Naverrenx, Saini-
Jean-Pied-de-Port et Saint-Jean-de-Luz. Le D' Jeanbernat
me l'a également communiqué du Mont-Alaric (Aude), et de
_ la Clappe, près Narbonne.
= Le Z. nitida est décrit dans le Synopsis de Schimper, éd. IH,
sous le nom de Trichosiomum nitidum ; mais M. Husnot a
démontré, d’après les échantillons fertiles de Viareggio
communiqués par M. Fitz Gérald, que c’est bien un Barbula.
Dans une annotation, Schimper indique quelques caractères
Servant à distinguer celle plante du Trichostomum mutabile,
_ dont elle diffère suffisamment ; mais elle se rapproche parfois
_ tellement de certaines formes spéciales au midi des Barbula
_tortuosa et inclinata, qu'on arrive à douter de sa valeur spé-
de rappell
mousses :
e brièvement les caractères distinctifs de ces ;
REVUE BRYOLOGIQUE. M1
tement crépues à l’état sec, ondulées transversalement, fine-
ment acuminées, planes aux bords, entières ou montrant 2-3
__ dents aïguës tout au sommet (long. 5-10 mill.). Capsule
cylindrique, ordinairement dressée, longue de 2 1/2 à 3 1/2
mil].
Hab. — Humus des rochers, suriout calcaires.
BARBULA INCLINATA Schwægr. — Gazons étendus denses,
planes ou très-peu bombés, d’un vert jaunâtre; tiges médio-
cres (1-2 cent.). Feuillés très-serrées, dressées, raides à l’état
humide, plus ou moins contournées en spirale ou crispées à
l'état sec, brièvement apiculées, plus courtes que celles du B.
tortuosa {3-6 mill.), entières, condupliquées, légèrement incur-
vées vers le sommet et un peu creusées en capuchon sous
l’apicule. Capsule oblique ou subhorizontale, ovale-oblongue,
plus courte (1 1/2-2 mill.).
Hab. — Sur les collines calcaires rocailleuses sèches, sur le
diluvium argileux des vallées et surtout les graviers des ter-
rains d’alluvion à proximité des cours d’eau.
BarBuza nitina Lindb.— Coussinets denses très-bombés, en-
combrés de terre à la base, d’un vert olivâtre devenant sou-
vent roux ou brun par l’exposition au soleil. Tige courte
(1-2 cent.). Feuilles très-/fragiles, fréquemment eassées à la
pointe, d’une contexture un peu plus épaisse, étalées où un
peu flexueuses à l’état humide, courbées en hameçon ou cré-:
_pues à l'état sec, et laissant voir le dos de la côle très-bril-
lant, apiculées ou brièvement acuminées, entières et planes
aux bords, subondulées (long. 3-6 mill.). Fa
Hab, — Sur les murs ou les rochers nus, surtout calcaires,
des régions méridionales. l
Je ne crois pas devoir parler du tissu qui ne présente aucun
Caractère saillant. Peut-être dans le 2. inclinata les papilles
sont-elles plus grosses; mais c’est une particularité sur la-
quelle on ne peut vraiment pas insister. Dans les 3 espèces,
les cellules carrées opaques pénètrent plus ou moins en coin
dans le tissu hyalin de la base. Celui-ci est généralement
développé en raison de l'allongement de la feuille.
_ Les diagnoses précédentes correspondent à la forme nor-
_ male de nos trois plantes; mais, dans le midi, elles subissent
Quelques variations qu’il est utile de signaler. Je résume de
la manière suivante les observations que j'ai pu faire à ce
Sujet : |
Dans les Pyrénées, les touffes du Barbula tortuosa, que l'on
trouve sur les rochers calcaires ou les calschistes ombragés
et couverts d’humus, surtout de la région des sapins, pr
sentent tous les caractères et, le beau développement de
Plante du Jura, et sont souvent fertiles. Le long des Ga
les rochers humectés par la bruine des ca
REVUE BRYOLOGIQUE.
touffes deviennent luxurianies, les feuilles s’allongent (8-10
_mill.) en devenant plus étroites, la base hyaline de la feuille
est très-développée, l’acumen, long et fin, est muni de 2-3
dents aiguës très-distinctes, tandis qu’ordinairement on n'aper-
çoit guère sur les bords des feuilles que la saillie des papilles.
On pourrait faire de cette forme une var. longifolia. Dans ces
_ divers états, la plante reste très-caractérisée et ne saurait être
confondue avec les espèces voisines. Mais, sur les murs ou
les rochers secs exposés au soleil, le Barbula tortuosa devient
plus trapu, prend une couleur plus foncée, l’acumen se rac-
courcit un peu, et, lorsque les feuilles sont crispées par la
sécheresse, la nervure paraît plus ou moins brillante sur le
dos. Cette dernière forme ne paraît pas absolument particu-
lière aux régions basses.
_ Le Barbula inclinata s'élève beaucoup moins que le précé-
dent, Plus particulier à la plaine et aux basses montagnes,
il devient rare dans la région des sapins, et ce n’est qu'excep-
tionnellement que je l'ai constaté sur la boue glaciaire du
cirque de Gavarnie, vers 1,00 mètres d'altitude. Dans tous
les cas, il ne semble pas, dans les Pyrénées, pénétrer dans la
région alpine, tandis que le Z. tortuosa atteint presque la
_ région des neiges éternelles. Gus :
Les formes du 2. inclinata que l'on rencontre sur les gra-
_viers des Gaves ou sur les collines calcaires rocailleuses ne
diffèrent pas du type de l'espèce et fructifient cà et la. Mais
sur le faîte de certains murs un peu ombragés, notamment à
Tarbes, j'ai trouvé une forme à couleur un peu plus foncée, à
côte un peu brillante sur le dos, qui, du faîte terreux du mur,
se répandait en coussinets bombés sur la pierre nue des
_ parois. Malgré ces variations, l'espèce restait toujours bien
_ Caraclérisée et, vue à l'état humide surtout , ne pouvait
_ donner lieu à aucune confusion. :
__. Le Barbula nitida, qui se trouve en abondance sur les murs
des anciennes fortifications de Navarrenx et de St-Jean-Pied-
de-Port, croît sur la pierre nue, où il forme des coussinets
denses et très-bombés d’un vert foncé : presque toutes les
_ feuilles sont cassées à la pointe ; lorsque celle-ci n’est pas
brisée, on peut constater que les feuilles sont apiculées ou
brièvement acuminées, courbées en bameçon à l’état sec.
_ Dans les mêmes localités, les coussinets qui croissent sur.
les parties plus fraîches et ombragées des murs à l'exposition
nord conservent la même couleur foncée et le même facies
Caräctéristique, avec la côte très-brillante sur le dos; mais
les feuilles s'allongent, deviennent nettement acuminées, et
sont un peu flexueuses à l'état humide et tortillées à la pointe
La plante du Mont-Alarie, recueillie par le D: Jeanberna
ne roche calcaire, a les feuilles nettement obtuses-m
REVUE BRYOLOGIQUE,
_nées, un peu ondulées, étalées-dressées, à peine flexueuses à
l’état humide, courbées en hameçon à l’état sec.
Sur un mur humide, à Tarbes, j'ai trouvé une forme à
feuilles très-longues, finement acuminées, ondulées, flexueuses
_ à l’état humide, tortillées à l’acumen à l’état sec, se rappro-
chant tout à fait du 2. tortuosa, dont elle ne diffère plus que
par le dos de la côte très-brillant.
= Enfin les échantillons récoltés à Viareggio (lialie) par
M. le marquis Bottini et M. Fitz Gerald m'ont offert un intérêt
particulier ; les touffes sont molles, les tiges longues de
4-5 cent., les feuilles ondulées, longuement et finement acu-
minées, très-flexueuses à l’état humide. Cette plante repré-
sente, sans aucun doute, une variation du 2. tortuosa, carac-
térisée par la consistance un peu plus ferme des feuilles, leur
couleur plus foncée et la côte brillante sur le dos. HMS
Dans la description qu’il donne du 2. nitida, M. Lindberg
dit que les feuilles sont obtuses, très-brièvement apiculées ;
celte assertion ne s’applique qu’à un état particulier de la
_ plante, que je n’ai reconnu que sar les seuls échantillons du
Mont-Alaric (1). L’éminent bryologue ajoute que les feuilles
sont étalées-dressées à l’état humide ; ceci n’est complète-
ment exact que pour les formes à feuilles courtes, apiculées
ou dont la pointe est cassée; mais, à mesure que l'acumen
S’allonge, les feuiltes deviennent étalées-flexueuses comme
dans le B. tortuosa. de
En présence de l'instabilité de ces formes, on arrive à se
demander si le 2. nitida Lindb. est une espèce propre ou le
_ produit de variations du Barbula inclinata ou du B. tortuosa.
… Les formes ordinaires du B. nitida à feuilles courtes, qui
représentent le mieux le type tel qu'il a été décrit par
M. Lindberg, vues sur le vif et à l’état humide, ressem-
blent beaucoup par le port au 2. inclinata ; toutefois, dans ce
dernier, les feuilles sont toujours plus serrées, plus raides,
incurvées aux bords vers le sommet et souvent creusées en
Capuchon sous l’apicule ; à l’état sec la plupart sont con-
lournées dans toute leur longueur, suivant des lignes béli- Ë
Coïdales plus ou moins prononcées. Dans le Z. nitida, la
Courbure des feuilles ne se produit pas de la même façon ; la
base est dressée et la partie supérieure seulement arquée en
hamecon, Ja pointe dirigée ordinairement vers le prolonge-
ment de l'axe de la tige. Si légères que soient ces différences
Îles m'ont toujours permis, jusqu’à présent, de distinguer
deux espèces, Fr. ne 5
Au contraire, dès que, dans le Z. nitida, l’acumen s’allonge.
1) Schimper dit plus exactement : « Folia apice plus minus mg
fere apiculata », Syn., éd, IL
OO REVUE BRYOLOGIQUE.
on voit passer cetle forme au 2. tortuosa par des transitions
_ insensibles dont il m'a été impossible de saisir les limites.
En résumé, si l’on conserve au B. nitida le titre d’espèce
propre, il faut forcément en distraire les formes à feuilles
longuement acuminées et flexueuses à l’état humide (la
plante de Viareggio, par exemple) pour les rattacher au
_B. tortuosa (1); mais il semble préférable de subordonner le
B. nitida comme sous-espèce du B. tortuosa. La large diffusion
de la forme habituelle à feuilles courtes brièvement api-
culées, dont le facies spécial se conserve bien dans des loca-
lités très-distantes, permet de la regarder comme plus qu’une
simple variété.
Le Barbula nitida passe pour être calcicole ; c’est, en effet,
sur les murs et les rochers calcaires qu’il se trouve habi-
. bituellement. Cependant, les murailles de St-Jean-Pied-de-
Port, où j'ai recueilli cette mousse, sont construites en grès
_ bigarré , roche assez rare dans les Pyrénées, mais d’ailleurs
possédant à peu près les mêmes caractères minéralogiques
que celles des Vosges et du Schwartzwald. RENAULD.
Bibliographie.
RICH. SPRUCE. — On Cephalozia (a genus of Hepaticæ) , its
- subgenera and some allied Genera. In-8, vi-100 p. — The Autor,
Coneysthorpe near Malton.
. Cette nouvelle publication de l’explorateur des Pyrénées et
de l'Amérique du Sud contient la description des 45 espèces
Composant le genre Cephalozia, subdivisé en 8 sous-genres,
des genres Hygrobiella Spr. (3 espèces), Pleurocladia Spr. (1
espèce), Anthelia Dum. (4 espèces), Arachniopsis Spr. (3es-
pèces), Blepharostoma Dam, (1 espèce), Mytilopsis Spr. (1
espèce).
Chaque genre et chaque espèce sont décrits avec le plus
grand soin; nous regrettons de ne pouvoir qu'indiquer au-
jourd’hui cette très-importante monographie, nous en ferons,
dans le prochain numéro, une analyse relative aux espèces
d'Europe. |
T, CHALUBINSKL — Grimmiæ Tatrenses. Gr. in-8 de 118 P.
et xvuI1 pl. =
18 Grimmia, le Geheebia et 9 Rhacomitrium sont l’objet de
descriptions très-minulieuses, suivies de notes fort intéres-
(4) M. Lindberg, dans les Musci Scandinavici, cite le B. inclinata comme
var. du B, tortuosa, 11 est pourtant plus facile, au moins dans nos régions, |
: distinguer le B, tortuosa du B, inclinata que de certaines formes du
REVUE BRYOLOGIQUE. 93
santes qui font connaître les :caractères servant à distinguer
chaque espèce de celles qui y ressemblent le plus; des
tableaux analytiques facilitent aussi la détermination des
espèces. Ces 28 Grimmiées sont figurées dans 18 planches
_ faites avec beaucoup de soin. C’est un ouvrage très-utile à
consulter pour tous ceux qui voudront étudier les Grimmiées
d'Europe.
Epatiche delle A lpi Pennine; ulteriori osservatione ed aggqiunte,
di C. MassaLoNGo ed A. CaresriA (Estratto dal Nuovo Giornale
Botanico Italiano, vol. XIV, p. 212-258, tav. x-xIv).
M. Massalongo , auteur de plusieurs importantes publica-
tions sur les hépatiques de l'Italie septentrionale, publie ce
nouvel ouvrage en collaboration avec M. Carestia.
Ce n’est pas un simple catalogue, un grand nombre d'es-
pèces sont accompagnées de notes intéressantes et on y
irouve la description de deux espèces nouvelles , le Nardia
gracilis el un Jungermannia voisin du Hornschuchiana. — Les
cinq planches contiennent : Nardia emarginata, N. commutata, >
N. gracilis, N. sparsifolia, N. geoscypha et var. suberecta, Jun-
germannia, sp. nov.? et les spores de six Fossombronia.
Fontinalis Ravani, par Vabbé Hy, in-8 et 4 pl. (Extrait des
Mémoires de la Société d'Agriculture d'Angers, 1882).
L'auteur décrit sous ce nom un Fissidens nouveau, dédié à
l'abbé Ravain , et donne dans la planche qui accompagne cette
brochure les principaux caractères des F. Ravani, Duriæiet
hypnoides,.
On Radula germana Jack, by W. H. Pearson (Journal of
Botany, August 1882).
= M. Pearson décrit cette espèce qui a pour synonymes :
_Radula angustata Pears. et A. complanata var. propagulifera
_ Hepaticæ Galliæ, n° 86. L'auteur indique les localités anglaises ..
connues jusqu’à ce jour, et les caractères distinctifs des 2.
… Commulala, alpestris, aquilegia et Lindbergiana. oi
Observations et Rectifications. — Nouvelles.
= N°6, p. 81 : The notes, here given, are, as far as they con-
_Cern descriptions of new species verbal translations of the short
descriptions that have appeared in « Botaniska Notiser »; of
{wo new species, Barbula vaginata and Leskea patens, n0
haracters have yet been published. — ARNELL
. REVUE BRYOLOGIQUE.
; N° 3, p. 39, L 21 et 24: le mot archégones a été mis au
lieu d’anthéridies.
La Bryologie a fait une grande perte dans la personne de
Friedrich Wilhelm Sauerbeck , le collaborateur et le continua-
| teur de Jæger, décédé à Freiburg in Baden, le 30 août,
__ François-Alexandre Pelvet est décédé à Vire (Calvados), le
18 septembre, à l’âge de 81 ans; c'était un géologue distin-
_ gué et un cryptogamiste lrès-savant, qui malheureusement
n'a jamais voulu rien publier.
M. Gravet (à Louette-St-Pierre, canton de Gedinne, Bel-
_ gique) prépare un Catalogue des Mousses d'Europe.
La 2 édition de la Flore du Nord-Ouest, contenant un
traité élémentaire de Bryologie, avec 10 échantillons et 84
figures , paraîtra à la fin de novembre ; prix : 3 fr.
Table des matières de la 9° année (1882)
Par roms d'auteurs.
_ ARneuz. — Bryological DR ds D de
BescaereLce. — Bibliographie. . . . . . . . , . . . ll
… Cawus, — Note sur les Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, 33
… Canvor. — Note bryologique sur les environs d'Anvers. . . . 88
De La Goperinais, — Mousses et Hépatiques d’Ille-et-Vilaine, , 6
2e AR 6 à «gi
-- Husnor. —"Sphagnum sedoides . © ©". j4
0 Bibliographie . , . . . . . 15,27, 47, 62, 79, 9%
Linoserc, — Sphagnum sedoides. . . . 4, . ? ? . 14
_» Novæ de speciebus Timmiæ observationes. , . . 24.
List des Bryologues du moñde : . , + Ë
- PæiciBenr, — Gyroweisia acutifolia . . , . , : : | 3
Re L'Orthotrichum Schawii . . . . , . Fit
>. Leptobarbula berica: :: à 5 à Set
» : Une nouvelle espèce de Grimmia . . . . . . 24
LR ES Sur quelques Hépatiques de Cannes , , . . . 49
RenauLn, — Notice sur quelques mousses des Pyrénées . . 20, 90
Venrunt. — Flore bryologique de la Toscane supérieure , . .
> Considérations sur le genre Philonotis. . . . . 42
_» Observations sur les Orthotricha cupulata. . . . 52
dr Dicranowaisis 10b08le 4 à à
ur Suite du Catalogue des Mousses du Tyrol italien, . 61.
a LR Bibliographie + . - “ PR ES TR ER, à 79
HA nout Barbulæ rurales: cé ue 4-1
10-Anmee 0.
__ REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 4,
Sur quelques hépatiques observées à Cannes. ParriBent. — Pohliæ
novæ boreales. S.-0. Livpperc.—Un Orthotrich hybride. PaiLiBerT.
— Bibliographie. — Nouvelles,
Sur quelques hépatiques observées à Cannes.
CALYPOGEIA ERICETORUM Æaddi (suite). —Au moment où ,
j'écrivais la première partie de cet article, je n'avais pu
encore observer les fleurs mâles et femelles du Cal. ericeto-
_ rum, et j'avais dû me borner à résumer sur ce point la
_ description de M. Gottsche; mais au mois d'octobre dernier,
les plantes que j'avais laissées sous cloche ayant commenté
à fleurir, j'ai pu étudier à ce sujet quelques faits nouveaux.
L'espèce est dioïque. Les fleurs mâles ne présentent pas
toujours le même aspect : tantôt elles naissent sur des liges
exactement semblables à celles qui portent les archégones;
vers le milieu de ces tiges, plus près cependant du sommet,
Quatre où cinq paires de feuilles, qui ne diffèrent pas sensi-
blement des autres, ont chacune à leur aisselle une anthéridie.
Cette anthéridie globuleuse est portée sur un pédicelle très-
mince, qui prend naissance, non pas au milieu de la ligne
d'insertion de la feuille, mais plus près de la ligne dorsale.
Tanlôt, au contraire, les fleurs mâles constituent des épis
terminaux d’une apparence spéciale ; les feuilles, qui
composent ces épis sont alors plus concaves et plus embras-
_ Santes, et l’on voit souvent deux anthéridies à l’aisselle d
_ Chacune d’elles, Entre ces deux formes extrèmes, on trouve
de nombreuses formes intermédiaires. ja
_ Les fleurs femelles sont en réalité terminales, comme je
SOupçonnais déjà, sans avoir pu encore le consta.er d
> certaine. M. Gottsche, qui n'avait pu
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ assez jeunes, les avait décrites comme naissant sur le dos de
la tige; mais depuis il avait lui-même modifié cette opinion,
d’après les observations de M. Leitgeb,
M. Leitgeb, qui a étudié à ce point de vue un très-grand
nombre d’hépatiques, a établi cette loi générale : « que dans
_ les hépatiques foliacées l'inflorescence femelle termine
toujours rigoureusement la tige où un rameau plus ou moins
long; la cellule terminale de la tige ou du rameau florifère
est employée tout entière à la formation d’un archégone, Il
n'y a d’exception que pour les genres Haplomitriom et
Fossombronia, qui se comportent sous ce rapport comme les
hépatiques à frondes: là, la cellule terminale n’est pas complè-
tement absorbée par la formation des fleurs femelles, et la
_ tige par conséquent peut se continuer directement après
cette inflorescence. »
._ Relativement au Calyp. ericetorum, M. Leitgeb, qui a pu
en étudier récemment les fleurs sur des échantillons apportés
de Madère, est arrivé à ces conclusions : « les fleurs femelles
__ naissent {oujours au point où les tiges se bifurquent ; elles
sont placées à l’angle même de la bifurcation ; la tige se
termine ainsi réellement en ce point, et les deux branches
__ divergentes qui partent de là doivent être considérées comme
‘latérales; ces branches néanmoins ne sont pas des rameaux
_ axillaires, comparables à ceux des plantes phanérogames ;
elle ramification doit être plutôt rapprochée de celle qu’on
observe dans les Lycopodes et aussi dans certaines hépatiques,
comme par exemple le Mastigobryum trilobatum, où la tige
se bifurque directement sans aucun rapport avec la situation
des feuilles. » side
=. Mes observations m'ont conduit à un résultat un peu
.
différent. Sur un grand nombre d'individus que j'ai pu
_ éludier, j'ai trouvé en effet que souvent les fleurs femelles
_. naissent à l'angle d’une bifurcation de la tige; mais bien
| Souvent aussi, la tige, après les avoir produites, demeure
__ simple et semble se continuer directement, comme l'avait vu
= M. Gottsche; quelquefois enfin, mais rarement, j'ai constaté,
au-dessous de l’inflorescence, trois branches, l’une paraissant
terminale et les deux autres latérales. :
… Comment faut-il expliquer ces faits ? Il est nécessaire de les
étudier plus en détail,
Je prends d’abord une plante où les fleurs sont placées à
une bifurcation de la tige. Ces fleurs sont encore très-jeunes.:
_ parmi les archégones, déjà assez nombreux, les uns ont
fermés, les autres
_ atteint toute leur taille, mais sont encore
= sont plus petits ; ils sont entonrés d’un cercle de petites
folioles de forme diverse et assez irrégulière ; on voit déjà
apparaître en des:
basilaire du tube f\
fructifère, ers la 1
et qui s’enfoncera,
sous le point saillant qui marque le centre :
REVUE BRYOLOGIQUE. M
€e point central est placé à peu près à égale distance des
deux points où se lermine en bas la ligne d'insertion des
‘deux dernières feuilles et des deux points médians des jeunes
rameaux pris à leur première origine. Ces quatre points
extrêmes semblent ainsi circonscrire une zone de la tige
qui correspondrait aux archégones et à leurs bractées. Sur la
_ face dorsale, ces archégones et ces bractées paraissent dres-
sés, tournant leur sommet en haut, tandis que les deux
petits bourgeons placés en avant se dirigent au contraire
horizontalement comme l’axe de la tige. 4.
Si maintenant je prends un individu où après l’inflorescence
la tige est demeurée simple, j'observe des faits analogues.'La
jeune pousse ne paraît pas continuer immédiatement l'an-
cienne tige, bien que sa direction soit souvent tout à faitla
même, quelquefois un peau oblique. Ses feuilles ont bienla
même forme que celles de la tige et elles atteindront plus
tard les mêmes dimensions; mais, en ce moment, elles se
distinguent brusquement par leur couleur plus verte et leur
taille plus pelite : il n’y a pas là cette transition graduelle que
_ l’on trouve entre deux paires successives d’une même
branche. En outre, entre les deux dernières feuilles de la
_ tige et les deux premières de la nouvelle pousse, il yaun
intervalle bien plus grand que celui qui sépare normalement
_ deux paires consécutives : c’est dans cet intervalle qu'est
_ placé le cercle des archégones toujours dressé verticalement.
Eofn, quandil se produit en ce point trois rameaux, ils
_ semblent naître sur un même plan au-dessous du cercle
floral. PE
Voici donc, à mon avis, comment il faut interpréter ces
faits. L'inflorescence femelle est réellement terminale; mais,
comme sa base doit s’enfoncer dans la terre , elle se tourne
bientôt, de manière à présenter son sommet en haut, el il :
_ se forme ainsi au bout de la tige un cercle horizontal, une
_ pelite cupule, dont le centre correspond par l'effet de cetie
_lorsion au point d'inserlion des archégones. Le bord infé-
tieur de celte cupule devenu, par suite de ce mouvement,
lextrémité antérieure de la tige, continue alors de croître
en avant et produit une nouvelle pousse, qui tantôt demeure
Simple, tantôt se bifurque et même quelquefois se partage
leur aspect. Quand une tig
.. REVUE BRYOLOGIQUE.
un arrêt de développement. Quel que soit le nombre des
rameaux, ils sont toujours plus grêles, plus verts que la
tige principale, et ce changement se produit brusquement
et sans transition.
On observe, d’ailleurs, aussi dans notre espèce des individus
stériles qui se bifurquent directement, et même j'ai con-
staté quelquefois, mais bien plus rarement, de véritables
rameaux axillaires. Ces rameaux paraissent se produire
surtout quand le sommet d’une tige s’est desséché acciden-
tellement : alors, à l’aisselle d’une ou deux feuilles, non
pas au milieu de leur base, mais plus près de la ligne
ventrale, on voit naître un de ces rameaux adventifs, qui
se distinguent aisément en ce que, dans leur partie infé-
rieure , ils portent , au lieu de feuilles normales, de petites
écailles de forme irrégulière,
JUNGERMANNIA NIGRELLA de Notaris. — Le J ungerm. nigrella
n'est pas très-rare à Aix, et même il y fruclifie assez faci-
lement; mais on ne le trouve qu’en très-petite quantité à la
fois, dans les creux bien ombragés des rochers calcaires
exposés au nord. À Cannes, au contraire, il forme des touffes
étendues, même sur les murs ; je l’ai récolté particuliè-
rement assez abondant sur les rochers de l'ile St Marguerite.
Les petites plantes, courtes, épaisses et serrées, d’un
vert noirâtre adhèrent fortement au sol par de nombreuses
radieelles brunes ; ces radicelles ne forment pas des paquets
isolés, correspondant aux paires de feuilles, comme dans le
Calypogeia ericetorum ; elles couvrent uniformément toute la
face inférieure de la plante. Les feuilles larges, surtout à
leur base, ne peuvent ainsi se rapprocher à leur insertion
_ que sur la face supérieure. La tige est épaisse et charnue.
Les fleurs sont monoïques, ou plus exactement, suivant
l'expression de M. Lindberg, paroïques, L'époque de la fructi-
fication semble varier ; j'ai trouvé des capsules mûres en
novembre et en février ; cependant pour le plus grand
nombre des individus, la floraison se produit en automne. Les
tiges paraissent alors pour la plupart simples, la partie
inférieure plus ancienne ayant été détruite. Chaque tige
fertile présente d’abord des anthéridies aux aisselles de ses
feuilles, surtout des feuilles les plus rapprochées du sommet,
_etelle se termine ensuite par un bouquet d’archégones. Mais
bientôt il se produit un phénomène analogue à celui que
_ nous venons de constater dans le Calyp. ericetorum. La tige,
après avoir produit le bouquet des archégones autour
duquel on voit bientôt apparaître le rudiment du périanthe ,
__se prolonge ensuite par un petit bourgeon, simple ou bi-
furqué , qui semble d’abord se recourber en avant en portant
sa pointe vers le bas. Puis, à mesure que le périanthe grandit
_ avec l'archégone fécondé, cette nouvelle pousse , simple ou
REVUE BRYOLOGIQUE. 6]
double, s'accroît en même temps. Lorsqu'elle est developpée,
surtout si elle est simple, elle semble être exactement la
continuation de la tige mère ; il n’y a aucune interruption,
aucune différence de tissu, aucune interruption non plus
dans la ligne des radicelles qui couvrent la face inférieure.
Seulement en haut, sur la face dorsale , les deux dernières
feuilles de l’ancienne tige ne sont pas suivies immédiatement
par les deux premières feuilles de la nouvelle pousse : on
voit entre ces deux dernières feuilles un espace relativement
assez large, au milieu duquel est placé le périanthe. Ce
périanthe paraît ainsi dorsal et dressé : comme il est fermé
par la connivence de ses lobes , il a la forme d’un cône
très-obtus , presque d’une demi-sphère ; rarement il est un
peu comprimé. Il occupe le centre du plateau, de chaque
côté duquel s’élèvent les deux feuilles de la dernière paire
ou feuilles involucrales, et un peu plus en avant commence la
première paire de la pousse nouvelle. Il est séparé de la
ligne des radicelles par toute l'épaisseur de la tige, qui,
comme nous l’avons dit , est considérable ; en ce point, elle
paraît creusée d’une petite cavité, dans laquelle s’insèrent
le rudimént.du fruit et les autres archégones déjà desséchés,
Quand la nouvelle pousse s’est bifurquée, les faits se passent
de la même manière, et le tissu des deux rameaux semble
toujours continuer exactement celui de la plante mère.
Le fruit mûr n’est donc pas placé à l'extrémité de la tige,
mais sur son dos, vers son milieu ou même vers sa base ;
car il arrive souvent qu’au moment de la maturation de la
complètement détruite. La base de l’embryon, qui s'enfonce
dans cette petite cavité, est munie d’une collerette ; le
pédicelle mince présente environ 12 rangées de cellules
extérieures ; la capsule est sphérique ; le périanthe est
divisé en plusieurs lobes irrégulièrementi laciniés.
Il ya, à ce qu'il me semble, une analogie remarquable
entre cette situation du fruit et ce qui a lieu dans le Calypogeia
ericetorum. Dans le Jungermannia alicularia les faits se
_Passent tout autrement : le périanthe demeure toujours tout
_ à fait terminal, et aucune ramificalion ne se produit à son
Voisinage, | |
s _ PHiLIBERT.
Pokliæ novæ boreales.
1. Poucra (EuwpoutA) CRASSIDENS n, Sp
oica , cæspitibus sat densis , elatis , «ureo-viridibu
TPe:et ætate fere totis plus minusve fusco-bre
capsule la partie ancienne de la plante est déjà presque
nn REVUE BRYOLOGIQUE.
siccis nitidissimis ; cau/is ad 2,5 em. allus, subniger, ad basim
brevissimo spatio fusco-radicosus, densifolius; fola rigida,
_ Stricla, sicca fere perfecte immutala, infima minima, squamæ-
_ formia, superioria sensim sensimque majora et longiora,
_ patenti-erecta, e basi non decurrente anguste oblonga acutis-
_ Sima, superiora tamen subulata. tertia parte-apice solo
_ remote serrata, marginibus non limbatis, sed plus minusve
__ jam e basi optime latissemeque revolulis , nervo crasso, basi
Purpureo, de cetero viridi, superne minus bene effigurato,
_semiterete, dorso prominente ei ubique lævissimo, brevissime
excurrente ; cellulæ basilares roseolæ, omnes angustissimæ,
rectangulari-pleurenchymaticæ, varia long'tudine, distincte
serpentinæ, lævissimæ ; bracteæ perichæti longiores et angus-
tiores, subulatæ , intimæ tamen sabhyalinæ, mullo minores,
_ margine vix revolulæ, sed dimidio superiore serrulatæ ; seta ad
4,5 cm. usque alta, erecta, interdum subspiraliter flexuosa,
sicca sinistrorsum torta, sat gracilis, rabra , lævissima ; {heca
5 mm. longa et 1,5 mm. crassa , suberecta — parum nulans,
subregularis — curvatula (ut in Hypnis nonnullis vel Cerato-
donte purpureo), ovalo-oblonga, sicca sub ore non constricta,
latere concaviusculo (inferiore) viridulo-lutea, eodem con-
= vexulo (superiore) brunnescens, sicca non nitida, lævissima,
_ pachydermis, collo male effigurato, brevi et semielliptico ,
_ basi rotundato; cellulæ exothecii parvæ, valde irregulares,
_ Ovales-quadratæ, stomata minuta sed uberrima et fere ad 08
ipsum disseminala ; annulus latiusculus , triplex, revolubilis ;
Perislomium sat parvum, viridulo-lufeum, siccum luteolum,
_ Crassum, ubique densissime papillosum et ideo perfecte
__: Opacum, siccum superne circinnato-involutum; exostomit
_ dentes dolabri-subulati, obtusinseuli, marginibus repandis,
_ vix trabeculati, medio ad peripheriam versus arcuatuli, apice
_ iIncurvatuli; endostomium perfecte liberum ; corona basilaris
_. humilis, quarta — teriia solum parte dentium; processus
_ tamen allitudine dentium, anguste lineares, plani, nec cari-
_ nali nec perforali, marginibus equidem répandis ; cilia nulla
vel maxime rudimentaria ; spori minuti, brunneoli, densis-
sime et humillime papillosi : operculum parvum, brunneum,
bumilius quam semiglobosum — breviter subconicum, plus
minusve sed semper breviter apicolatum. Calyptra ?
Mascula planta eisdem femineis intermixta et simillima ;
bracteæ e basi saccata et brunneola plus minusve abrupte subu-
lalæ, marginibus optime revolutis, de cetero foliis simillimæ,
_ interiores subrotundæ, apiculatæ ; antheridia numerosissima,
_ sublanceolato-oblonga, curvata, fere cucumerina, purpureola,
_ paraphysibus copiosis et brevioribus.
_ Æab, — Lapponia tornensis fennica, in regione alpina
lpis Leutsuvaara (c. fr. nondum perfecte maturis, g. 186
gione abietina montis Valivaara
REVUE BRYOLOGIQUE, | |
(4 et fr, immat. vel antiqu. , Julit 5, 4867, J. P. NorRLin },
Norvegia , provincin Sondre Throndhjems Amt, solo nudo
sicciusculo arenaceo-argillaceo regionis alpinæ , altitudine
circiter 4000 m., alpis Olmberget ( 4 et fr. optime evolut.,
Jubii m. 1881 et 1882, Cur. Kaunin ). a Re
Hæc pulcherrima et robusta species nemini aliæ aflinisest,
ut perisiomio suo crasso, opaco et maxime papilloso et folis
angustis, marginibus optime latissimeque revolutis solitaria.
.
An re vera P. acuminata et polymorpha sint diversæ? Dubito.
Ïlla et autoica et dioica, hæc et paroica et (raro) dioica in uno eodem-
que cæspile; limites certos inter eas invenire nobis nondum contigit.
Qua causa eas ad eamdem speciem maxime polymorpham perti-
_ nentes censere coacti sumus. sie
2. POHLIA (CACODON) ERECTA n. sp. oi se
Dioica, cæspites proprios non formans, sed inter alias
Species ejusdem generis gregatim vel singulatim inspersa ;
caulis ad À cm. usque altus, niger, inferne nigro-radicosus ;
densifolius ; folia rigida, strieta, obscure viridia, sicca nitidis- <
Sima, ætaie nigricaniia, inferiora remotiora, superiora sensim
Sensimque parum majora et densiora, suberecta, sicca
_adpressa , e basi longe et latiuscule decurrente ovala, aculta,
Concava, marginibus, excepto ad basim, perfecte planis, non
dimbatis, integerrimis — superne remotissime subserrulatis,
-hervo crassiusculo, basi brunneolo , de cetero obscure viridi,
longe infra apicem dissoluto, dorso prominente et Iævissimo ;
cellulæ magnæ et latæ, laxæ, parum chlorophylliferæ , non
$erpenlinæ, basilares rectangulares, medio et sammæ rectan-
_Sulari-rhomboideæ ; #racteæ perichætit majores, e basi oblonga
longe acutissimæ, marginibus ad medium reflexis ete medio
_Femole serrulatis, nervo in apice semitorto dissoluto, cellulis
angustioribus ; se/a ad 8 mm. usque alta, ad basim geniculata
_ Vel fola stricta et erecta, gracilis, lævissima, sicca flexuosula
et Sinistrorsum torta ; theca parva, 1,3 mm. alta et fere 4 mm.
trassa, erecta et regularis, purpureo-brunnea, sat macro-
Sloma, sicca et deoperculata sub ore leniter contracta, ovalis,
Paclydermis, cellulis exothecii majuseulis, irregulariter qua-
dratis et rectangularibus, parielibus plus minusve flexuosis
Incrassatis, collo dimidium altitudinis thecæ æquante, subse-
. très-difficile à constater,
D. REVUE BRYOLOGIQUE,
varia evolutione et longiludine gerens; sport sat magni,
brunnei, papillulosi ; operculum altiusculum , purpureo-brun-
neum, e basi convexa conicum et obtusum, C'alyptra ?
Mascula planta eisdem femineis intermixta et simillima,
sed gracilior et foliis minoribns; androecium pro planta
magnum; bracteæ infima basi brunneolæ , cymbiformes, .
ovales, plus minusve breviter acuminatæ , acumine Serru-
Jato — integro, intimæ acutiusculæ et integerrimæ, cellulis
majoribus, eisdem marginalibus elongate rectangularibus et
Jimbum indistinetum formantibus; antheridia copiosa , €x
ovata basi lanceolata, curvatula, paraphysibus numerosis,
fiiformibus, brevioribus.
Hab. — Valde peculiaris et curiosissima hæc planta detecta
est ab amicissimo reverendo Car. KauriN Aug. 4880 ( g êt
fr. optim.) et Oct. 1881 (4 et fr. juvenil.) in terra nuda
arenacea regionis alpinæ , sociis P. commutata et cucullata, ad
_ rivolum Skarbækken alpis Vangsfjeldet supra domum sacer-
_ dotalem paræciæ Opdal in provincia Sondre Throndhjems
Amt Norvegiæ,
Theca ejus eadem Gymnostomorum (Pbyscomitriorum) bene
similis est. Ad tribus ceteras duas generis naturalissimi hæc
nova se refert, ut Prachymentum ad Bryum !
« Endostomium in Oreade (Mielichhoferia) quoque adest sub
forma coronæ tenuis, margine irregulariter laceratæ, ubique papil-
lulosæ, partem latam basilarem dentinm exostomialium quoad alti-
tudinem vix æquantis et ideo humillimæ, ln memoriam ducere
volumus, ill, BRibeL præcipue huie musco nomen genericum Oreadis
attribuisse, quod et descriptio et delineatio, in Bryol. univ. datæ,
perfecte ostendunt. Oreas BryoL. Eur. tamen nihil aliud est quam
species Oncophori (Cynodontii), b. e. Onc. Marti Lins., sine dubio
FE Le proxima, » Ling. Bryin. acroc. eur., pp. 21 et 34
Helsingforsiæ, die 7 Oct, 1882.
S. O0. Lixpgenrc.
Un Orthotrich hybride.
Le phénomène de lhybridation n’est probablement pas
rare dans les mousses; chez les Orthotrichs en particulier,
“qui vivent souvent mêlés sur les arbres et sur les rochers , il
doit se produire assez aisément, et c’est là sans doute une
des causes du peu de fixité que présentent les limites des
espèces dans quelques seclions de ce genre; mais celte
absence de limites certaines rend précisément lhybridation
| ( pendant, au printemps de cette
_ année, j'ai pu observer quelques capsules hybrides entre
REVUE BRYOLOGIQUE. 9
deux espèces bien distinctes, bien délimitées et séparées par
des caractères assez lranchés pour que toute confusion soit
impossible, Ces deux espèces sont l'Orthotr. diaphanum et
l'Orthotr. Sprucei.
J'ai trouvé depuis quelques années l’Orih. Spracei en ;
assez grande quantité sur des saules souvent inondés le long
-de la petite rivière de Solnan, près de Bruailles (Saône-et-
Loire). Plusieurs autres espèces croissent aussi sur les mêmes
arbres, et particulièrement l’Orth. diaphanum. Le 14 avril
1882, en récoltant des touffes d'Orth. Sprucei, dont les
capsules étaient encore très-loin d’être müres (elles ne
mürissent pas avant le mois de juin), je remarquai quelques
capsules plus pâles, déjà déoperculées ou prêtes à s'ouvrir.
À côté, il y avait des touftes d’Orth. diaphanum, dont les
fruits étaient mürs depuis longtemps, cette espèce fructifiant
généralement en hiver; mais les capsules dont je parle .
étaient bien portées par des tiges d'Orth. Sprucei, et d'autres
capsules encore vertes , venues sur les mêmes tiges, avaient
conservé lous les caractères de cette espèce. Les premiers
devaient donc être des hybrides ; et, en effet, un examen
détaillé de leur structure a confirmé entièrement celle sup- .
position.
L'Orthotrichum Sprucei diffère complètement de l'Orth.
diaphanum par son système végétatif. Dans ce dernier, les
feuilles, de consistance assez mince, sont acuminées en un
long poil blanchâtre ; dans l'Orth, Sprucei, elles sont larges et
épursses, concaves, fortement repliées sur les bords, #res-
… Obtuses et entières au sommet, qui se termine cependant quel-
_Quefois par un tout petit mucron ; leur tissu est formé de
_&randes cellules très-vertes, à peine papilleuses, à parois
_ Minces, ce qui distingue cette espèce de l'Orthotricum rivu-
lare, dont le tissu est beaucoup plus serré, plus ferme, et qu
à d’ailleurs les feuilles moins larges, moins obtuseg, et
dentées vers leur extrémité. La coiffe de l’Orth. Sprucei est
Nue et plissée comme celle de l'Orth. diaphanum, mais elle a
des dimensions deux fois plus grandes, et elle est marquée
extérieurement de lignes verticales épaisses et saillantes :
dans J'Orth. diaphanum, à la place de ces lignes épaisses , on
lrouve seulement une coloration plus foncée du tissu sur une
_ Z0ne assez large. ne
_ Si maintenant nous considérons les caraclères du sporo-
_Sone, nous trouvons que les deux espèces se ressemblent en
Un point : elles ont toutes deux les stomates immergés ; mais
les différences sont nombreuses + Re
La capsule de l'Orth. diaphanum est petite, ne dépassan
Suère 4 millimètre en longueur ; sa couleur est d’un gris pi
Passant au jaune, elle est leptoderme ; la membran
est formée de grandes cellules lâches et n
O REVUE BRYOLOGIQUE. :
_ Stries peu saillantes. Le périsiome externe se cormpose de
_ 16 dents bien séparées, blanchâtres, étroites et presque
_ linéaires, qui, d’abord, à la chute de l’opercule, semblent se
contourner obliquement , en demeurant dressées ou étalées ;
à la fin elles se réfléchissent en dehors, sans cependant
toucher la paroi de la capsule et en continuant de tourner :
obliquement leur pointe. Le péristome interne est formé de
16 cils égaux, très-fins, longs, filiformes et papilleux, ne pré-
sentant qu’une seule rangée de cellules.
La capsule de FOrth. Sprucei est deux fois plus grande,
longue à peu près de deux millimètres; elle est de couleur
plus foncée, d'un gris brunâtre ; la paroi est beaucoup plus
_ épaisse, de consistance plus ferme, formée de cellules plus
petites et plus serrées; les stries sont larges et saillantes. Le
_ péristome externe se compose de 8 denis, larges et obtuses,
_&risâtres, qui, après la sporose, se réfléchissent et s'appliquent
contre la capsule, en demeurant droites 8 cils alternent avec
_ ces dents; ils sont assez larges, non papilleux et formés ordi-
+ hairemen: de deux rangées de cellules. s,
_ Les deux moitiés adhérentes entre elles de chacune des
8 dents de l'Orth. Sprucei correspondent aux dents simples
. de l’Orth. diaphanum. Si on les compare, on trouve que la
… demi-dent de l'Orth. Sprucei est un peu plus longue (0"",27
à C®®,98, tandis que la dent de J'Ortb. diaphannm n’a que
_ 0"",22); elle est aussi plus large à la base el plus acuminée,
_ tronquée au sommet. L'une et l'autre sont formées de deux
_ Couches membraneuses : l'interne lisse et ne présentant
. “qu'une seule série d’articulations, l’externe composée de deux
tangées de plaques papillenses ; ce qui fait que la dent parait
_ divisée par une ligne médiane verticale. Mais dans l'Orth.
- diaphanum ces pliques sont peu nombreuses et par suite
plus allongées : 7 articles environ, 3 assez courts formant la
_ base, 4 très longs composant la plus grande partie de la dent,
_€t Couverts de grosses papilles blanchâtres. Dans lOrtb.
_ Sprucei, ces articles sont plus nombreux (12-14), et par suite
plus courls; ils ont une forme plus régulière, plus carrée ;
leurs papillés, plus fines, leur donnent un aspect grisâtre, et
_ dans le bas de la dent on y distingue des stries horizontales
= également très-fines; ce qu’on n’observe jamais dans l'Orth.
diaphanum, où les papilles tendraient plutôt au contraire à
se disposer en lignes verticales. M Fo
Examinons maintenant nos di
* Capsule hybride, — Une
d’une touffe d'Orth. Spracei,
lférents individus hybrides.
REVUE BRYOLOGIQUE, at
celle de l'Orih. Sprucei, et, si on l'enlève, on voit que la
capsule encore verte qu’elle cachait a aussi tous les caractères
de cette espèce. La capsule ouverte est Jaundtre, cylindrique,
longue de deux millimètres ; la membrane capsulaire est moins
épaisse qu’elle ne l’est normalement dans l'Orth. Sprucei, les
stries sont moins saillantes, elles sont exactement de même
_ couleur que le reste de la membrane, et cette teinte jaune
_ pâle uniforme contraste au premier abord avec celle des
capsules normales, Le péristome externe se compose de
16 dents, blanchâtres, linéaires, tout à fait semblables par leur
forme et leur aspect à celles de l’Orth. diaphanum, quoique
de dimensions un peu plus grandes ; ces dents sont en partie
élalées, en partie réfléchies, et elles se tournent obliquement
dans leur partie supérieure. Les intervalles de ces dents sont
sénéralement occupés chacun par un cil; il y en aurait done
aussi 16 ; mais ils manquent à 2 ou 3 places , et ils sont d’ail-.
leurs assez inégaux; ils sont très-fins, filiformes, formés
d’une seule série de cellules, quelques-uns très-allongés.
2° individu hybride. — Il est assez semblable an précédent.
Le système végétatif est toujours exactement celui de l'Orth.
Sprucei. La tige est trifurquée { elle porte à l'extrémité d’une
_de ses branches une petite capsule qui a l'air d’être avortée;
la capsule hybride termine une autre branche. Elle a la même
Couleur, la même forme et la même taille que celle que nous
venons de décrire ; elle est néanmoins un peu plus pâle, plus
Jeptoderme ; les stries sont encore moins marquées, non
_Saillantes. Les 16 dents du péristome externe sont entièrement
réfléchies, sans cependant s’appliquer contre la paroi de la
Capsule, et leur pointe est toujours infléchie obliquement,
Comme dans le péristome de l'Orth. diaphanum, dont elles
Ont absolument la couleur et l’aspect. Au péristome interne
n'y a que 8 cils, longs, filiformes et papilleux , placés en
face des stries : cependant, on aperçoit dans quelques-uns des
Inlervalles un petit rudiment de cil accessoire. : _
3° Capsule hybride. — Plusieurs tiges d'Orth. Spruceïadhé-
Tentes entre elles par la base portent 7 ou 8 capsules, toutes
Nhormales et revêtues de leur coiffe au moment de la récolte,
Sauf une seule, Celle-ci est un peu moins avancée que nos
Ieux premiers hybrides : elle s’est ouverte après avoir été
écoltée ; elle est aussi de couleur plus foncée, grisâtre ; la
embrane est plus ferme, formée de cellules plus pelites et
us serrées, mais cependant à un degré bien moindre que
ns l’Orth. Sprucei normal. Les 16 dents du péristome sont
ulièrement écartées et en général bien séparées les un
utres ; deux cependant adhèrent légèrement entre ell
à que 3 ou 4 cils mal dévoloppé
s dents sont intermédiaires
NN - .. REVUE BRYOLOGIQUE.
_ Tères ; elles ont à peu près la forme des dents de l’Orth. dia
phanum, un peu plus larges cependant et de couleur un peu
plus grise, mais couvertes également de grosses papilles: les
divisions sont plus nombreuses, 6 là où il n’y en à que À dans
l'Orth. diaphanum ; elles sont par suite un peu moins allon-
gées. L'Orth. Sprucei a les spores assez grosses ; celles de
l'Orth. diaphanum sont notablement plus petites; mais chez
l’une et chez l’autre espèce ces spores sont égales entre elles
dans une même capsule, Ici, dans la capsule hybride, elles
sont au contraire très-inégales, quelques-unes très grosses,
dépassant de beaucoup celles de l’Orth. Sprucei, d’autres très-
petites, beaucoup plus petites que celles de l’Orth. diapha-
num, et entre ces deux extrêmes une multitude d’intermé-
diaires. :
4° individu hybride, — Trois tiges adhérentes entre elles
par la base et absolument identiques à celles de l'Orth. Sprucei.
Une capsule normale encore revêtue de sa coiffe ; une capsule
hybride, déoperculée et déjà complètement vide. Cette capsule
est très-pâle, très-mince, non plissée ; on y distingue cepen-
dant des stries étroites; la membrane extérieure est formée
de grandes cellules lâches. Le péristome est simple, composé
de 16 dents complètement séparées, longues de 0""35 ou
davantage, plus grandes par conséquent que celles des deux
espèces normales, mais élroites, linéaires , blanchâtres,
un peu moins blanches cependant que celles de l’Orth. dia-
phanum, dont elles ont d’ailleurs la forme et l'aspect. Les
papilles sont grosses, plus grosses même que dans l’Orth.
diaphanum, saillantes sur les bords comme dans cette espèce;
elles semblent un peu allongées dans le sens vertical; avec
beaucoup d'attention, on y distingue une tendance assez
vague à se disposer en lignes obliquement descendantes dans
_ des articles supérieurs, et en lignes horizontales dans ceux de |
la base. Le nombre des articulations est intermédiaire entre
ceux des deux espèces types. Ces dents ne se sont pas réflé-
chies ; elles demeurent irrégulièrement écartées, comme on
le voit dans l'Orth. diaphanum immédiatement après la chute
de l’opercule. Le péristome interne a avorté.
La conclusion qui ressort de cette comparaison, c’est que
nous avons ici un fait d'hybridation semblable à celui quej'ai
signalé il y a quelques années, an sujet des Grimmia lergestina
_et orbicularis (1), c’est-à-dire des capsules hybrides nées sur
des tiges normales. En effet, on l’a vu, les tiges qui portent
ces capsules sont exactement celles de l’Orth. Sprucei ; les
_ euilles, la coiffe même, tout est identique; le sporogone seul,
est différent : c’esi donc qu'il a été rolin directement par la
RÊVUE BRYOLOGIQUE. 13
fécondation d’un archégone de l’Ortb. Sprucei par les anthé-
rozoïdes de l’Orth. diaphanum ; et, en effet, d’autres arché-
gones nés sur les mêmes tiges ont élé fécondés par des anthé-
rozoïdes de leur espèce et ont donné naissance à des capsules
normales,
Les spores nées dans ces capsules hybrides peuvent-elles
_ Sermer, et peul-il en résulter des plantes qui seraient hybrides
à leur tour ? Ces plantes hybrides pourraient-elles fractifier,
ou demeureraient-elles stériles? Ce sont des questions qui
restent à résoudre,
Si maintenant l’on examine quelle a été l'influence de
chacun des deux parents sur la structure des produits
hybrides , l’on constate les résultats suivants: Les capsules
hybrides se rapprochent de l’Orth. diaphanum par leur cou-
leur, qui est toujours d’un jaune plus ou moins clair,
bien éloigné de la teinte gris-brun de l’Orth. Sprucei ; par
_ leurs stries toujours bien moins saillantes, quoique à des
degrés divers ; par la présence de 16 dents bien distinctes au
péristome externe ; par la forme, la couleur el la structure
_ de ces dents, par leurs grosses papilles, par la manière dont
elles s’infléchissent obliquement sans jamais s'appliquer
Contre la paroi de la capsule. Elles se rapprochent de l'Orth.
Sprucei par leur taille et par les dimensions plus grandes du
péristome externe. Le péristome interne est variable : tantôt
_ il présente 16 cils, tantôt 8 seulement ou moins encore, tantôt
_ Il manque complètement ; mais la forme de ses cils est celle
de l’Orth. diaphanum, Enfin, par l’époque de leur matura-
ion, les fraits hybrides paraissent intermédiaires entre les
deux espèces normales. :
_ En somme, l'influence de l'élément mâle semble prédo-
Miner, sans annuler cependant celle de l’élément femelle, En
Outre, on remarque dans le produit hybride une tendance à
Yarier qui peut amener des modifications plus étendues
_ même que les limites des deux formes types : c’est ainsi seu
ement qu'on peut expliquer dans un de nos échantillons
l'absence complète du péristome interne, jointe à un déve-
Joppement du péristome externe qui dépasse celui des deux
rmes normales. PHILIBERT.
| Bibliographie.
Prima contribuzione alla Flora briologiea della Colabria, à
JOTTINI, G. ARCANGELI e L. MaccuiaTs (Est. dagli Atti
Soc, critt. Italiana, vol. IL, Disp. Il, 1883).
Dans l'introduction, M. Bottini donne quelques détails sur
Constitution géologique de la Calabre. Dans cette r
rrains élant très pérméabies, les étés secs, les
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ nombreux, les mousses n’y trouvent pas toutes les conditions
_ favorables à leur développement. Cependant, le catalogue
contient 455 espèces, et M. Bottini pense que des recherches
ultérieures doubleront ce nombre. Parmi les espèces les plus
remarquables, on peut citer : Weisia Wimmeriana, Dicranum
Starkii, montanum, Ceratodon Corsicus, Leptotrichum subu-
Jatum, glaucescens, Trichostomum Barbula, Barbula Vahliana,
marginata, Grimmia pulvinata v. laxa, Braunia sciuroides
© fr., Orthotrichum Shawii Wils., nouveau pour l'Italie,
Funaria curviseta, convexa, Webera Tozeri, albicans ec. fr.,
_Bryum murale, alpinum, Canariense, juliforme, Baxbaumia
indusiata, Heterocladiom dimorphum, Thuidium delicatulum,
nouveau pour l'Italie, Rhynchostegium curvisetum, Hypnum
_crista-Castrensis.
L'ouvrage contient des notes sur plusieurs espèces : un
Bryum indéterminé, trouvé à Reggio, constitue peut-être une
_ espèce nouvelle. F. GRAvET,
Die Torfmoose der Thüringischen Flora, von Dr. Ka
SCHLIEPHACRE. (Sep.-Abd. aus {mischia , 1882. id
Dans ce mémoire, l'auteur a consigné de judicieuses obser-
_vations sur les Sphaignes de la Thuringe. Il décrit comme
nouvelles les variétés suivantes : Sphagnum acutifolium
ÆEhrh. var. pycnocladum Schliep ; Sph. fimbriatum Wils. var.
flagellaceum Schliep ; Sph. papillosum: Lind. var. flaccidum
Schliep. L'ouvrage se termine par une analyse des espèces.
F. GRAvET.
._ R. Srauce. — On Cephalozia (voir le dernier numéro de la
… Revue Bryologique). an
_ Voici la liste des espèces européennes avec les principaux
synonymes donnés par l’auteur : LE. ; _.
.
L
s, J. i
Hüb.,
hi
_ Synopsis
{
REVUE BRYOLOGIQUE. 45
celis communis Nees, Odont. sphagni Dum. — C. denudata
(Mart ); syn. : J. scalaris var. denudata Mart., Sphagn. com-
munis var. macrior Nees, Odont. denudatom Dum.
a Subg. VIIL. C'ephaloziella.
C. divaricata {Sm.); syn. : J. divaricata Sm., J. byssacea
Roth. — C. divar. var. Slarkii ; syn, : J. Starkii F., J. Grim-
_Sulana Jack. — C, biloba Lindb, — C. integerrima Lindb, —
C. Jackü Limpricht, — C. æraria Spruce ; syn. : J. Starkii
Carr. el Pears., n° 33. - C. jencantha Spruce ; syn. : J. cate-
nulala var. lignicola Limp. — C. myriantha Lindb. — C. ela-
chista (Jack. ); syn. : J. elachista Jack. — C. Massalongii
pruce ; Syn. : C. elachista forma robusta Massalongo. —
C dentata (Raddi); syn. : J. dentata Raddi. — C, Turneri
(Hook. ); syn. : J. Turneri Hook. :
_ M. Spruce décrit aussi plusieurs genres et espèces d'Europe;
ce sont : La ee
… Hygrobiella nov. gen. contenant les H. laxifolia (J. laxifolia
Hook. ), H. myriocarpa (Diplophyllum myriocarpum Carr. ),
H, Nevicensis (J. Nevicensis Carr. ), — Pleuroclada nov. gen.
albescens (J. albescens Hook. } — Anthelia Dum, contenant
les A. julacea (J. julacea Light.), A. Juratzkana_(J. Jura-
lkana Limp., J. nivalis Sw.), A. phyllacantha ( Cephalozia ?
Phyllancatha Massa]. ). |
R. BRAITHWAITE, — The Bristish Moss-flora, Part VI, Octo-
l'auteur, 303, Clapham-Road, Londres. _
Celie 6° partie contient les descriptions el figures des espèces
guivantes : — Seligeria Donii (Anodus Donianus), S. pusilla,
S. acutifolia, S. trifaria (S. tristicha), S. paucifolia (S. subecr-
a), S. calcarea, S. setacea (S. recurvala). — Brachydon-
um trichodes (Brachyodus trichodes). — Blindia cæspiticia
Ilosteginm cæspiticium), B. acuta. — Didymodon denu-
datus (Dicranodontinm longirostre). —. Campylopus py=
formis (C. tur
ber 1882, 4 sh. (5 fr.). Pages 118-146, pl. XVII-XX. — Chez
16 / REVUE BRYOLOGIQUE.
géographique des Mousses dans le département de la Meuse,
contient l’énumération de 492 mousses et de 33 hépatiques
avec l'indication des localités pour les espèces rares ou assez
rares. — Voici les noms des mousses et des hépatiques les
plus rares : Hypnum depressum, H. crassinervium, H. veluti-
noides, H. abbreviatum, H. pumilum, H. Formianum, H.
incurvatum, H. Sommerfelti, H. Juratzkanum, H. confervoides,
H. Schimperi, Leskea polyantha, Atricham anguslatum,
Mnium stellare, Orthotrichum patens, Barbula rigidula, B.
sinuosa, B. latifolia, Dicranum flagellare, D. Schreberi,
Fissidens exilis, Gymnostomum tenue, Plagiochila interrupta,
Jungermannia cæspilitia, Riccia sorocarpa, R. ciliata.
A. PÉRaRD. — Supplément au Catalogue des Mousses du
Bourbonnais. — Broch. in-8° de 45 p. (Extrait du Bulletin de
la Société d'Emulation de l’Allier. t. XVI, p. 589 à 601 ).
Les espèces les plus rares cilées pur l’auteur sont :
Phascum bryoides, Weisia mucronata, Dicranum longifo-
lium, Grimmia montana, G. commutata, Rhacomitrium pro-
tensum, Ulota Ludwigii, Bryum intermedium, Mnium stellare,
Brachythecium campestre, Hylocomium umbratum, etc.
T. Ausnor. — Flore analytique et descriptive des Mousses du
_ nord-ouest, — 2° édition contenant un iraité élémentaire de
Bryologie avec 10 échantillons et 84 figures ; un volume in-8°
de 475 p. ; 5 fr. :
Nouvelles.
Les Auteurs qui envoient des ouvrages aux rédacteurs de
‘la Revue sont priés d'en marquer les prix au crayon sur la
_ couverture ou au haut de la première page, pour pouvoir les
indiquer dans les analyses,
A la séance mensuelle du 16 octobre de la Société Crypto-
gamique de Manchester, M. J. Cash a présenté des exemplaires |
de Myurella apiculata récoltés au Méal Tarmechan, et d’autres
mousses récoltées daus le Montgomeryshire : Scleropodium
cæspitosum , Myrinia pulvinata , Tortula latifolia. M. Pearson
a présenté des specimens des Cephalozia leucantha et æraria
décrits récemment par M. R. Spruce, de Jang. Helleriana
_ (espèce nouvelle pour l'Angleterre) récoltés par M. Stabler à
Mardale, de Marsupella Stableri trouvés par M. Holt,
d'Harpanthus seutatus récoltés par M. J. Wild, et d’Anthelia
récoltés par M. Peter Ewing. — The Manchester
October 21, 1882, |
N° 2
10° ANNÉE
-
1883
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 2,
de Schimper.
sont en italiques.
Gen. 1, Eruemerom Hpe.
* 4. serratum Hpe.
— 0. præcox W. et Mo.
_ 2. stellatum Philib.
3 tenerum C, Müll.
4. Philiberti Besch.
5. cohærens Hpe.
_ 4.heterophyllum Br. Eur.
6. Rutheanum Sch.
7. stenophyllum Sch.
— b. brevifolium Br. Eur.
ï 7. Sch.
_— 0. Lucasiana Sch,
.e megapolitana Sch.
Fe
ee
anomala Hpe.
Les synonymes sont entre parenthèses.
I —- ACROCARPÆ,
— €. angustifolium Br. Eur.
. 2. PHyscomMTRELLA Sch,
d. angustifolia De Not. |
PHEMERELLA C. Müll.
Enumeratio Muscorum Europæorum, F. Graver, — Bibliographie, —
Nouvelles.
Enumeratio Muscorum Europæorum.
Ce catalogue est spécialement destiné à faciliter les échanges. fl
_6st rédigé d’après les meilleurs ouvrages de bryologie, et disposé
Suivant le système du Synopsis Muscorüm Europæorum , éd. I,
Les espèces les plus douteuses et celles qui sont le moins connues
.
9. recurvifolia Sch. en
10. Flotowiana Sch. ns
Gen. 4. MicroBryuMm Sch.
11. Floerkeanum Sch.
— b. badium Brch.
Gen. 5. SPHÆRANGIUM Sch.
142. muticum Sch.
— b. minus Br. Eur.
— c. cuspidatum Sch.
13. triquetrum Sch.
Gen. 6. Paascux L.
14 Carniolicum W. et M.
43. cuspidatum Schreb.
— b. macrophyllum Seh,
— ce. Schreberi Br. Eur.
— d, curvisetum Br. Eur.
—e. piliferum Br. Et
46. papillosum Lindb.
18
— b, piliferum Br. Eur.
— c. cernuum Br. Eur.
—d. brachycarpum Br. Eur.
— e. atro-viride Br. Eur.
— f. Thornbhillii Wils.
— g. brevifoliuom De Not.
18. curvicollum Hedw.
19. rectum Sm.
— b. Inxurians De Not.
Gen. 7. Voiria Hornsch.
20. nivalis Hsch.
= Gen. 8. PLEuRIDIUM Brid.
91. nitidum Br. Eur.
. — 6, strictum Dicks.
— c. bulbiferum Besch.
929. subulatum Br. Eur.
93. alternifolium Br. Eur.
_ Gen. 9. SporLEDERA Hpe.
24. palustris Sch. :
Gen. 10. Brucuia Schw.
25. Vogesiaca Schw.
26. Trobasiana De Not.
Gen. 11. SYSTEGIUM Sch.
97. crispum Sch.
28. Mittenii Sch.
29. multicapsulare Sch.
Gen.1
30. rostellatum Sch..
31. microstomum Br. Eur,
— b. obliquum Br. Eur,
. — € brevirostre Sch.
— d. elatum Sch.
32. brachycarpum N. et H.
33. squarrosum N. et H.
34. tortile Schw.
— b, alpinum Sch.
— c. subcylindricum Sch.
35. Mülleri Brch.
36. crispatum N. et H.
37. murale R. Spr.
38. unguiculatum Phil.
| Gen. 43. GyiRoweissiA Sch,
39, tenuis Sch.
_ 40. reflexa Sch,
A. acuta Phil.
Gen. 14. Granusronum N, eLH.
REVUE BRYOLOGIQUE.
| Gen. 17.
2. HYMENOSTOMUM R. Spr.
| Gen. 19. Onowæissts Sch. :
— c. intermedium Sch.
— d, brevifolium Sch.
— e. gracillimum De Not.
43, rupestre Schw.
—b. ramosissimum Br. Eur.
— © compactum Br, Eur.
— d. stelligerum Br. Eur.
44. curvirostrum Hedw.
— b. cataractarum Sch.
— c. microcarpum Br. Eur.
— d, pallidisetum Br. he
— €. rigidum Sch.
— f. nitidulum De Not,
45. commutatum Mitt.
Gen. 15. Euczapium Br. Eur.
46. verticillatum Br. Eur.
— b. angustifolium Jur.
Gen. 16. ANŒCTANGIUM Schw.
A7, compactum Schw.
— b. brevifolium Jur.
— c. glaciale Lriz.
48. Hornschuchianum Fk,.
45. Sendtnerianum Br. Eur.
WeissraA Hedw.
50. Wimmeriana Br. Eur.
51. viridula Brid.
— b, stenocarpa Br. Eur.
— e, densifolia Br. Eur.
— d. amblyodon Br, Eur.
, microdus,
gymnostomoides Br.
Eur,
— g. longidens De Not.
52. mucronata Br:-Bur.
53. Ganderi Jur, :
W. Welwitschii Sch. =Cam-
pylosteleum strictum.
G. 18. DICRANOWEISSIA Lindb.
54. compacta Sch.
55. crispula Lindb.
— b. atrata Br. Eur.
56. cirrata Lind.
57. Bruntoni Sch.
58. robusta Vent.
ee —
si | serrulata Lindb. Se
; Br. E:
61. denticulata Br. Eur.
Gen, 21.
62, schisti Lindb.
63. gracilescens Sch.
— b, inflexum br, Eur.
— C. pusillum Pfef.
— d. curvisetum Hn.
64. alpestre Milde.
65. tenellum Jur.
66. polycarpum Sch.
— bd. strumiterum (Hedw.).
Br. Eur.
—- €, arcuatum Boul.
67. virens Sch.
Br. Eur.
— €. Serralum Br, Eur.
— d. compactum Br, Eur.
Gen. 22, Dicuononrium Sch.
68. pellucidum Sch.
. — €. serratum Br. Eur.
Gen. 23, TREMATODON Rich.
69. brevicollis Hsch.
10. ambiguus Hsch.
71, longicollis Mich.
0. 24. ANGSTRœŒMIA Br. Eur.
72. longipes Br. Eur.
Gen. 23. DicrANELLA Sch.
. 73. crispa Sch.
74. Grevilleana Sch.
15. Schreberi Sch.
— b, elata Sch.
6. squarrosa Sch,
— b, frigida Lrtz,
11. cerviculata Sch.
— D. pusilla Br. Eur.
8 varia Sch,
T 6. tenuifolia Br. Eur.
_— € Callisioma Br. Eur.
— d, fallax Wils.
. humilis Rutbe.
( 2. varia tenella Sch. "
+4 rufescens Sch.
. 81, subulata Scb.
So. Curvata Sch.
83. stricta Sch.
heteromalla Seh.… he
SE <
CyNoponTiux Br. Eur.
— bd. Wahlenbergii (Brid.).
—b. fagimontanum Br. Eur.
A | 107: scoparium
REVUE BRYOLOGIQUE, de
— b, stricta Br. Eur,
— €. interrupla Br. Eur.
— d. orthocarpa C, M.
—- €. Castanetorum Solms.
— f. elata Pfef,
— g.commulata Wils, +2
— h. sericea Sch. Re
( Dicranodontium : sericeum
Sch. ).
Gen. 26. Dicranum Hedw.
85. fulvellum Sm.
86. hyperboreum C. M.
87. Anderssonii Wich.
88. Slarkii W. et M.
89. arcticum Sch.
90. falcatum Hedw,
91. Blyttii Br. Eur,
92. strictum Schl.
93. montanum Hedw.
— b. pulvinatum Pfef,
94. viride Lindb.
95. flagellare Hedw.
— b. arenaceum Milde.
— €. compactum Jur,
96. fulvum Hook.
97. Scottianum Turn.
98. longifolium Hedw.
— b, subalpinum Milde,
— ©. hamatum Jur,
99. Sauteri Br. Eur.
100. albicans Br. Eur.
— b, hamatum Sch.
101. elongatum Schw.
— b, orthocarpum Br. Eur.
102. fuscescens Turn,
— b. longirostre Br. Eur.
— €, flexicaule Br. Eur.
— d. robustum Sch,
— e. cirratum Br. Eur.
— /. angustifolium.
— q: compactum Wils.
— h. saxicola Ferg.
103. tenuinerve Zett. D
104. Muhlenbeckii Br. Eur.
— b. brevifolium Lindb.
405. neglectum Jar.
106. fragilifolium Linc
20 REVUE BRYOLOGIQUE.
— b, orthophyllum Br. Eur.
— c. curvulum Br. Eur.
— d. recurvatum Br. Eur.
—- e. paludosum Br. Eur.
— {. alpestre Milde.
— g. turfosum Milde.
— h, compactum Ren.
— ?. pumilum Grav.
108. Venturu De Not.
109. majus Turn.
— b. orthophyllum A. Br.
110. spadiceum Zett.
111. palustre La Pyl
— b. juniperifolium Br. Eur.
— €, polycladum Br, Eur.
— d. atratum Pfef.
— e..rugifolium Bosw.
112. angustum Lindb.
413. Schraderi Schw.
114. spurium Hedw.
4145. elatum Lindb.
__ . (robustum Blytt.
116. undulatum Br. Eur.
—.b. orthopbhyllam Grav.
— c. polycladum Grav.
417. comptum Sch.
118. viridissimum Rota.
G. 27. DicranNononTIUM B. Eur.
419. longirostre Br. Eur.
— b, alpinum Milde.
— €. Juxurians W. et Mo.
. 420. arislalum Sch.
— b. recedens W. et Mo.
— C. falcatum Milde.
A91. circinnatum Sch.
Gen. 28. MerzLEnIA Sch.
122. alpina Sch,
_ Gen. 29. CampyLopus Brid.
493. flexuosus Brid.
— b. uliginosus Ren.
. 424. fragilis Br. Eur.
- 495. turfaceus Br. Eur.
. — 6. fragilis Jur.
496. longipilus Brid.
427. polytrichoides De Not.
— b, va rarius De Not.
— c. Daldinianus De Not.
18. SR Sch.
| Gen. 34 CoNoMITRIUN Mont.
199. setifolius Wils.
130. brevifolius Sch.
131. brevipilus Br. Eur.
— b. Molkenboeri Lac.
132. Schimperi Milde.
133. adustus De Not.
134. paradoxus Wils.
135. Shaw Wils.
— b. hamatus Sch.
136. micans Wulf.
Gen. 30, LeucoBryum Hpe.
437. glaucum Sch.
Gen. 31. Fissinens Hedw.
138. bryoides Hedw.
— b. cæspitans Sch.
139. inconstans Sch.
140. gymnandrus Büse.
. A4. Arnoldi Ruibhe.
142. Bloxami Wils.
143. intralimbatus Ruthe.
144. incurvus Schw.
— b, angustifolius Lindb..
— c. Lylei L. C.
145. Sardous De Not.
146. holomitrius R. Spr.
147. pusillus Wils.
— b. madidus R. Spr.
148. crassipes Wils.
149. Mildeanus Sch.
150. rivularis R. Spr.
151. algarvicus Solms.
452. Bambergeri Sch.
153. osmondoides Hedw.
— b, microcarpus Br. Eur.
154. serrulatus Brid.
(Langei De Not).
155. decipiens De Not.
156. taxifolius Hedw.
157. adianthoides Hedw._
— b..undulatus De Not.
— C. tener W. et Mo.
158, Welwitschii Sch,
459. rufulus Br. Eur.
160. polyphyllus Wils.
161. grandifrons Brid.
462. Orrii Lindb.
163. de — um Mont,
_ Gen. 33. Axopus Br. Eur.
164. Donianus Br. Eur.
Gen. 34. SELIGERIA Br. Eur.
165. pusilla Br. Eur.
— b, brevifolia Lindb.
— €, Lacroixiana De Not.
166. crassinervis Lindb,
167. acutifolia Lindb.
— b, longifolia Lindb.
168. calcarea Br. Eur.
169. tristicha Br. Eur.
— b, patüla Lindb.
170. recurvata Br. Eur.
— b. pumila Lindb.
174. erecta Phil.
472. subcernua Sch.
mn. 173, diversifolia Lindb.
Gen. 35. Srycosrecrum Br. Eur.
174. cæspitium Br. Eur,
Gen. 36. BuinptA Br. Eur.
175, acuta Br. Eur.
_—b. irrorata Pfef.
—.0. trichodes Braithw.
Gen. 37. Bracuyopus N. et H.
176. trichodes N. et H.
Gen. 38. CAMPYLOSTELEUX Br.
Eur.
177. saxicola Br. Eur.
478. strictum Solms..
Gen. 39. CEraronon Brid. .
179. purpureus Brid.
— b. pallidus Boul.
— € conicus Milde.
180. corsicus Sch.
181. chloropus Brid.
Gen. 40. Triconon Sch.
182. cylindricus Sch.
Gen. 41, Leprorricuun Hpe.
183. tortile Hpe.
_— b. pusillum Sch._
184. vaginans Milde.
b, brevifolium Grav.
. nivale CO, M.
REVUE BRYOLOGIQUE.
21 "
— €, sterile De Not.
190. subulatum Hpe.
191, pallidum Hpe.
192. Ænappü Jur.
193. glaucescens Hpe.
Gen. 42, DrsricaiuM Br. Eur.
194. capillaceum Br. Eur.
— b. brevifolium Sch.
495. inclinatum Br. Eur.
…— b, tenue Sch. -.
Gen. 43. EusricurA Brid.
196. norvegica Brid. .
Gen. 44. PHAROMITRIUM Sch.
197. subsessile Sch.
Gen. 45. PorriA Ehrh.
198. cavifolia Ehrh.
— b, epilosa Sch. +
— c. incana N. et H. a.
199. minutula Br. Eur. id
— b, rufescens Br. Eur.
— ç. conica Br. Eur.
— d. sardoa De Not.
200. mutica Vent.
901. truncata Br. Eur.
— b. major Br. Eur. >
— ce. subcylindrica Sch. 4
— d. brevirostris De Not. a
202. Wilsoni Br. Eur.
203. crinita Wils.
205. Notarisii Sch.
206. cuneifolia Solms. ’
207. pallida Lindb.
208, asperula Mitt.
209. littoralis Mitt.
9210. viridula Mitt.
095 —5
— b. pilifera C. M.
. Gen. 46. Dipymonox Hedw.
216. rubellus Br. Eur.
217. anomodon De Not.
218. alpigenus Vent.
(rubellus v. dentalus
Sch).
219. ruber Jur.
220. luridus Hsch.
— b. cuspidatus.
291. cordatus Jur.
222. Lamyi Scb.
223. flexitolius H. et T,
— b, gemmescens Mitt.
224. Styriacus Jur.
225. cylindricus Br. Eur.
— b. Daldinianus De Not.
— c. robustus Sch.
— d. gemmiparus Sch,
226. recurvifolius Tayl.
997. Mildei Sch.
298. Zeitterstedti Sch.
299. rufus Lriz.
— 6. Grauhauptianus De
Not.
230. Theobaldi Pfef.
Didymodon mollisSch.
—=Philonotis fontana.
Gen. 47. HyproGoniuu C. M.
231. mediterraneum C. M.
Gen. 48. Taicuosromum Br. Eur.
232. tophaceum Brid,
— 6. brevifolium Br. Eur.
_—c, acutifoliuom Br..Eur.
— d, lineare De Not.
233. mutabile Brch.
— b. densum Br, Eur.
— c. cylindricum Sch.
. — d. cophocarpum Sch.
234. crispulum Brech.
-— 6. brevifolium Br. Eur.
— €, angustifolium Br. Eur. |
— d. longifolium Sch.
— e. elatum Sch.
-— f. pseudo-Weissia Sch.
g. algarvicum Sch,
933” ‘inflexum Breh.
Fe - 286. BambergeriSch. |
REVUE BRYOLOGIQUE.
237. flavo-virens Brch.
238. viridiflavum De Not.
239. Philiberti Sch.
240. monspeliense Sch.
241. triumphans De Not.
242. pallidiselum H. Müll.
243. Barbula Schw.
244. anomalum Scb.
245. flexipes Br. Eur.
246. littorale Mitt.
247. cuspidatum Sch.
248. neglectum Wils.
Gen. 49. Leptobarbula Sch.
249. berica Sch.
250. meridionalis Sch.
251. Winteri Sch.
Gen. 50. DEsmaropon Brid.
252. griseus Jur. (Crossi-
dium Jur).
253. latifolius Br. Eur.
— b. müticus C. M.
— €. brevicaulis Brch.
254. systylius Br. Eur.
255. cernuus Br. Eur.
256. obliquus Br. Eur.
251. Laureri Br. Eur.
258. gracilis Anzi.
Gen. 51. BanBuza Hedw.
1
259. brevirostris Br. Eur.
260. rigida Schultz.
— b. obtusa Jur,
— €. mucronulata Br, Eur.
— d. pilifera Br. Eur.
261. ambigua Br. Eur.
262. aloïdes Br. Eur.
263. lingulata Lindb.
264. membranifolia Hook,
— b. pottioidea De Not.
265. chloronotos Brch.
266. cavifolia Sch.
271. me à Bd.
Den
267. atrovirens Sch.
— b, edentula Br. Eur.
268. revolvens Sch.
26%. obtusifolia Schw.
— b. brevifolia Br. Eur.
270. Guepini Sch.
a
Vabliana Schultz.
marginata B. Eur.
limbata De Not.
Solmsii Sch.
976. canescens Br. Eur.
977. muralis Br. Eur.
— b, incana Br. Eur.
— c. æstiva Br. Eur.
— d. obcordata Sch.
278. unguiculata Hedw.
— D, cuspidata Br. Eur.
— c. apiculata Br. Eur.
— d. microcarpa Br. Eur.
— e, obtusifolia Br. Eur.
f. fastigiala Br. Eur.
279. setacea Lindb.
280. fallax Hedw.
— b. brevicaulis Br. Eur.
— c. brevifolia Br. Eur.
381. recurvifolia Sch.
282. rigidula Milde.
283. insidiosa J. et M.
284. Woodii Sch.
285. Blyttii Sch.
286. vinealis Brid.
287. cylindrica Sch.
288. sinuosa Wils,
(Didymodon Del.).*
289. gracilis Schw.
— b, viridis Br. Eur.
. —e, abbreviatifolia H. Müll.
- 290. icmadophila Sch.
294. Hornschuchiana Sch.
292. paludosa Schw.
_— 6. Funckiana Br. Eur.
_ 293. revoluta Schw.
294. convoluta Hedw.
_— b. fragilifolia R. Sp.
295. commutata Jur.
(Trichost.undatumSch.).
296. flavipes Br. Eur.
- 297. bicolor Lindb.
_ 298. cæspitosa Schw.
299. nitida Lindb.
inclinata Schw.
972.
973.
974.
978.
REVUE BRYOLOGIQUE.
l'Gen. 53. Cinczorus P. B+
23
ce. Rotæana De Not.
d, pulvinata Vent.
e. tenella W. et Mo.
f. decipiens Grav.
g. angustifolia Jar.
— h. fragilifolia Jur,
302. hibernica Mitt.
(cirrhifera Sch.).
303. fragilis Br. Eur.
304. squarrosa Brid.
305. Brebissoni Brid.
306. subulata Brid.
— b, subinermis Brid.
— « mutica Sch.
— d. angustata Sch.
307. inermis Brch.
308. mucronifolia Schw.
309. alpina Br. Eur.
— b, inermis Milde.
310. lævipila Brid.
— b..meridionalis Sch.
(B. lœvipiliformis De
Not.).
311. Saccardoana De Not.
312. pagorum Milde.
313. latifolia Breh.
314. acyphylla Br. Eur.
— b, rupestris Vent.
313. ruralis Hedw.
346, ruraliformis Besch.
9317. danica Lee.
318. intermedia Brid.
— b, calva Dur. et Sag.
319. pulvinata Jur.
320. virescens De Not.
321. papillosa Wils.
322, princeps De Not.
(Mulleri B. Eur.). :
— b, brachycarpa De Not.
223, vaginata Lindb.
Gen. 32. GEBEEBIA Scb.
394. cataractarum Sch.
323. riparius Br. Eur.
326. fontinaloides P. B.
327. aquaticus Br. Eur.
| Gen. 54. Gonna
328. sphærica
F —.h. calva De Not.
329. conferta Fck.
— c. obtusifolia Sch.
330. atrofusca Sch.
331., pruinosa Wils.
332, triformis De Not.
333. apocarpa Hedw.
— D. gracilis Br. Eur.
— c.. rivularis Br. Eur.
— d. alpicola Br. Eur.
— €, pumila Sch,
— f. pilifera De Not.
— 4. brevidens De Not.
— h. atra De Not.
— 1. nigrescens Mo.
334. tenera Zett.
335. marilima Turn.
336. anodon Br. Eur.
337. arvernica Phil.
338. plagiopodia Hedw.
339. crinita Brid.
_— b, elongata Sch.
— c. Capillata De Not.
340. Schubartiana Lrtz.
_ 3M. orbicularis Br. Eur.
342. pulvinata Sm.
— b. obtusa Br. Eur.
. — c. longipila Sch.
_. — d. viridis Sch.
— €. Canà Sch.
— f. laxa Bott.
343. curvula Brch.
344. apiculata Hsch.
345. Hoïleri Mo.
346. Schultzii Brid,
347. contorta Sch.
348. torquata Grev.
+ 849. funalis Sch.
— 6. laxa Br. Eur.
_ — c.-epilosa Zeit.
350. Müblenbeckii Sch.
eh -trichophylla Grev.
_— 6. lusitanica Sch,
__— €, mutica Grav.
_ 852. Lie De Not.
353. Sardoa De Not.
354. fragilis £
Q4 . REVUE BRYOLOGIQUE.
— b, urceolaris N. et H.
Gen. 55. Ruacomirrium Brid.
| 381. protensum À, Br.
ne 58ie Foot Bts
Ah b. alop Br. E
355. Hartmani Sch.
— b. propagulifera Milde.
— €, epilosa Milde.
356. elatior Br. Eur.
— b. physocarpa De Not.
357. robusta Ferg.
258. Donniana Sm.
— b. sudetica Schw.
— €, elongata Brid.
299. ovata W. et M.
— h, aflinis Br. Eur.
— c. obliqua Br. Eur.
— d, cylindrica Br. Eur.
— e, submutica De Not.
360. leucophæa Grev.
361. tergestina Tomm.
362. commutata Hüb.
363. montana Br. Eur.
— b, epilosa Grav.
364. alpestris Schleich.
365. bifrons De Not.
366. sessitana De Not.
367. sulcala Saut,
368. Ungeri Jur.
369. mollis Br. Eur.
— b, aquatica Sch.
370. elongata Kaulf.
— ‘b, patula Brch.
371. unicolor Grev.
— b, piligera Mo.
372. Hausmanniane De Not.
373. atrata Mielichh,
374. Stirtoni Sch.
373. anomala Hpe.
376. subsquarrosa Wils.
377. Camonia Rota.
318. patens Sch.
379. ellipticum Br. Eur.
380. aciculare Brid. se
— b. denticulaturn Wils.
382.. sudeticum Br. Eur. d
— b, aquaticum Mo.
— c. validius Jur.
383. papillosum Kindb.
— c. gracilescens Br. Eur.
385. fasciculare Brid.
_886. microcarpum Brid.
. 387. lanuginosum Brid.
— b. grimmiaceum De Not.
388: canescens Brid.
— b, prolixum Sch.
— c. ericoides Br. Eur,
— d, epilosum H. Müll.
Gen. 56, HenwiGia Ebrh.
389. ciliata Ehrh.
_— 6. leucophæa Br. Eur,
+ — c. secunda Br. Eur.
—"‘d. viridis Br, Eur.
_ — e. striata Wils,
Gen. 57. Henwicinium Br. Eur.
390. imberbe Br. Eur.
Gen. 58. Braunia Br. Eur.
391. sciuroidés Br. Eur.
Gen, 59. Coscinonon Spreng.
392. pulvinatus Spreng.
-— b. superforatus Phil, :
393. humilis Milde.
G. 60. Prycnomrrium Br. Eur.
394. polyphyllum Br. Eur.
395. nigricans Sch.
__ 396. pusillum Br, Eur.
Gen. 61. GuyrnomiTrium Brid.
397. Daviesii Brid.
Gen. 62, Ampxorinium Sch.
398. Mougeotii Sch.
. 399. Japponicum Sch.
Gen. 63. Zyconon H. et T.
400. viridissimus Brid.
— b. saxicola Mo.
_ (rupestris Sch.)
401. conoideus H. et T.
402. aristatus Lind. :
_ 405. gracilis Wils.
à. (Z. Nowellii Sch.)
_— b. alpinus Sch.
404. Forsteri Wils.
405. Cesatianus De Not. …
. 405°, Sendineri Jur.
n. 64. Urora Mohr.
406. Drammondii Brid.
» 0 PR PAR CT 108
REVUE BRYOLOGIQUE. 25
Bruchii Brid.
calvescens Wils.
crispa Brid.
412. intermedia Sch.
M3. crispula Brch.
— b, depexa De Not.
414. Rehmanni Jur.
415. phyllantha Brid.
416. Hutchinsiæ Sch.
Gen. 63. ORTHOTRICHUM Hedw.
417, anomalum Hedw.
— b. saxatile Wood.
— c. defluens Vent.
— d, Cusianum De Not.
418. Sardaganum Vent.
419. lævigatum Zelt.
420. microblepbaris Sch.
421. arcticum Scb. :
422. Blyttii Sch.
423. Sommerfeltii Sch.
424. cupulatum Hoffm.
— b, Rudolphianum Sch.
— €. riparium Sch.
— d. Winteri Vent.
493. Sturmii H. et H.
426. Franzonianum De Not.
427. Shawii Wils.
428. flaccum De Not.
429, Ætnense de Not.
430. rupestre Schleicb.
— b, rupincola Br. Eur.
— c. Sehlmeyeri Br. Eur.
431. urnigerum Myr.
— b, confertum Sch.
432, Schubartzianum Lrtz.
— b, caespitosum Vent.
433. Venturii De Not.
434. fuscum Vent.
435. gymnostomum Brch.
436, obtusifolium Schrad.
437. affine Schrad.
438. fastigiatum Brch. Le
439. appendiculatum Sch.
440. acuminatom Phil
A1. speciosum Nees.
449, Killiasii CG. M.
— b. macroblephari
443. Ticinense
409.
410.
411.
26 REVUE BRYOLOGIQUE.
patens Brch.
alpestre Hsch.
stramineum Hsch,
447. Braunii Br, Eur.
448. australe Jur.
449. Schimperi Ham.
450. Philiberti Vent.
A4,
445.
446.
451. microcarpum De Not.
452. pumilum Sw.
453. tenellum Brch.
454, neglectum Sch.
455. pallens Brch,
— db, crispulum Vent.
456. Rogeri Brid.
_ 457. leucomitrium Brch.
— 6. crispulum Vent.
458. diaphanam Schrad.
459. pulchellum Sm.
460. Winteri Sch.
461. Lyellii H.eiT.
462. leiocarpum Br. Eur.
— b, Rotae De Not,
463. Sprucei Mont.
464. rivulare Turn.
465. callistomum F.-0.
466. scopulorum Lindb.
Gen. 66. Excazypra Schreb.
467. commutata N. et H.
468. vulgaris Hedw.
— b. obtusa Sch.
— c. pilifera Sch.
— d. elongata Sch,
er leptodon Brch.
469. trachymitra Ripart.
_ 410. rhabdocarpa Schw.
— b, leptodon Lindb,
471. ciliata Hedw.
472. microstoma De Not.
473. spathulata C. M
474. apophysala N. et B.
475, longicolla Brch.
= 476. brevicolla Brch.
_4TT. procera Brch.
418. str streptocarpa Hedw.
- SCOPELO LA Mit
. (E. rhabdocarpu Sec. Jur.).
Gen. 76. Disceniuu Brid. |
Gen. 68. Terrapuis Hedw.
480. pellucida Hedw.
Gen. 69. TETRODONTIUM Schw.
481. repandum Schw.
482. Brownianum Schw.
— b, rigidum Jur.
Gen. 70, SchisTosTrGA W. et M.
483. osmundacea W.etM.
— b. rufescens Grav.
Gen. 71. OEnrronitu Schw.
484. Griffithianum Schw:
G. 72. Dissonon Gr. et W.-Ar.
4835. Hornschuchii Gr. et Ar.
486. Frœlichianus Gr. et Ar,
481. splachnoïides Gr. et Ar.
Gen. 73. TAyLoRIA Hook.
488. serrata Br. Eur.
— b. Magellaris Br. Eur.
489. tenuis Br. Eur.
490. splachnoides Hook.
— b, augustifolia Br. Eur
‘491. Rarineriana De Not.
(splachnoiïdes v.obtusa
Sch.).
492. Rudolphiana Br. Eur. |
Gen. 74. TETRAPLODON Br. Eur.
493. angustatus Br. Eur.
— b. Anzii De Not.
494. mnioides Br. Eur.
— b. fastigiatus.
— €. Adamsianus Br.
— d, cavifolius Sch..
495. Brewerianus De Not.
496. urceolatus Br. Eur.
Gen. 75. SPLACHNUM Lin.
497. Wormskjoldii Horn.
498. sphaericum Lin. fil.
499. vasculosam Lin.
500. ampullaceum Lin.
501. rubram Lin.
502. luteum Lin.
Eur.
503. nudum Brid,
Gen. 71. PyRAMIDULA Brid.
504. tetragona Bri
: re 78. Pas
_ 505. sf
REVUE BRYOLOGIQUE.
507. acuminatum Br. Eur.
508. pyriforme Brid.
Gen. 79. EnTosraonon Schw.
509. ericetorum B. et De
“Not.
— bd. longifolius Sch.
— €. Notarisii Sch.
— d, Ahnfeltii Sch.,
510. Templetoni Schw.
D11. ctalicus Rota.
Gen. 80. Funaria Schreb.
512. fascicularis Sch.
— b minor De Not.
513. pallescens Jur.
914. curviseta Lindb,
915. calcarea Wahl.
516. hibernica H. et T.
. 17. neglecta De Not.
518. convexa R. Spr.
519. hygrometrica Hedw.
— D. patula Br. Eur.
— €. Calvescens Br. Eur.
520. microstoma Br. Eur.
G. 81. MrenicunoreniA N. etH.
924. nitida N. et H.
— D, gracilis Br, Eur.
— €. intermedia Br. Eur.
— d, elongata Br, Eur.
522. crassinervis Jur.
Gen. 82, Orraononrium Schw.
523. gracile Schw.
Gen. 83. Leprognyum Sch.
524, pyriforme Sch.
= 525. dioicum Debat.
Gen. 84. WeBera Hedw.
526. acuminata Sch.
— D. minor Br. Eur.
_ — c. polyseta Br. Eur.
_ — d. tenella Br. Eur.
+— , arcuata Br. Eur.
__— f. Camonia De Not.
527. polymorpha Sch.
— D. aflinis Br. Eur.
— € stricta Br. Eur.
— d. gracilis Br, Eur.
J — b. glacialis Sch.
_— @& brachycarpa Br. Eur. |
528. elongata Schw. |
27.
— c. humilis Br. Eur.
529. crassinervis Lindb.
530. longicolla Hedw.
— b. Boissieri De Not.
1 531. nutans Hedw.
— b, cæspitosa Br. Eur.
— €. bicolor Br. Eur.
— d, subdenticulata Br. Eur.
— e. longiseta Br. Eur.
— f. strangulata Br. Eur.
— g.sphagnetorum Br. Eur.
— À. uliginosa Br. Eur.
— ÿ, pusilla Warnsi.
532. cucullata Sch.
— b. Hausmanni De Not.
533. cruda Sch.
— b. minor Sch.
— c. subglobosa Sch. |
334. sphagnicola Br. Eur.
533. Schimperi C. Müll.
536. annotina Schw.
— pb. tenuifolia Sch.
— c. angustifolia Sch.
— d, filiformis Sch.
— e, lapponica Sch. :
537. Ludwigii Sch.
(commutata Sch.)
— pb. latifolia Sch.
— c. elata Sch.
538. Breidleri Jur.
(Ludwigii Sch. ed. Il).
539. gracilis De Not.
340. carinata Boul.
541. pulchella Sch.
342. carnea Sch.
543. Tozeri Sch.
544. albicans Sch.
Gen. 85. Bayum Dill.
343. arcticum Br. Eur.
546. purpurascens Br. Eur.
547. luridum Ruthe.
548. calcareum Vent.
ER es | REVUE BRYOLOGIQUE.
— b. compactum Br. Eur.
— € Rutheanum Warnst.
— d. angustatum Ren.
554. rufum Ferg.
555. paludicola Sch.
556. archangelicum Br. E.
557. mamillatum Lindb.
- 558. Moei Sch.
559. imbricatum Br. Eur.
560. inclinatum Br. Eur.
- 561. cirrhiferum De Not.
562. longisetanm Bland.
563. Warneum Bland.
_ 864. lacusire Brid.
— b,'alpinum Angst,
565, Marratii Wils.
566. oblongum Lindb.
967. calophyilum R. Br.
368. uliginosum Br. Eur.
569. fallax Milde.
910. œneum Blytt.
— D, gracilescens.
571. intermedium Br. Eur,
— D, Limprichtii Warnst.
572. bimum Schreb,
573. cuspidatum Sch.
974. cirrhatum H, et H.
375, torquescens Br. Eur,
— b, maritimum De Not.
576. provinciale Phil.
- 571. microstegium Br. Eur.
578. pailescens Schl.
_— 6, boreule Br. Eur.
— €. contextum Br. Eur.
— d. Hausmanni De Not.
579. subrotündum Brid.
580. Sauteri Br. Eur.
581. erythrocarpum Schw. |
— b, radiculosom Sch.
_ 582. Klinggraeffii Seb.
.- 583. marginatum Br, Eur.
_ 584. murale Wils. .
_ 585. D uen W.et
cilentum Tay!.
ides Solms.
_— b, gracilescens Seb.
— €. flaccidnm Sch.
6
61
588. alpinum Linn.
589. Mublembeckii Br. E.
590. gemmiparum De Not.
591. Mildeanum Jur.
592, cæspititium Linn.
— b. imbricatura Br. Eur.
993. cæspihiforme De Not.
594. badium Breh.
595. Comense Sch.
596. Garovaglii De Not.
997. tenue Raw.
598. Fanckii Schw.
399. pseudo-Funckii Anzi.
600. Blindii Br. Eur.
601. argenteum Linn.
— b. majus Br. Eur.
— ©. lanatum Br. Eur.
— d. hirtellum De Not.
602. Maistii Sch.
603. capillare Linn.
— D. cuspidatum Sch.
— €. meridionale £Sch.
— d, platyloma Sch.
— e. flaccidum Br, Eur.
— {. Ferchelii Br. Eur.
— g. Carinthiacum Br. E.
— h.subobconicum De Not,
604. elegans Nees.
605. obconicum Hsch.
.606. Canariense Brid.
607. Donianum Grev.
608. triste De Not. e
609. cyclophyllum Br. Eur.
610. pallens Sw.
— b. speciosum Br. Eur.
— €. arcuatum Sch.
— d. abbreviatum Br. Eur.”
— €. Vulturiense De Not.
611. Lisæ De Not.
612, Himoideum De Not.
613. Duvalii Voit.
64, pseudotriquetrum Sc.
d. compactum S«
chi C. M...
618. turbinatum Schw.
— D. gracilescens Sch.
— €, molluscum De Not.
619. Schleicheri Schw.
— D. angustatum Sch.
— c. Jatifolium Sch.
620. Baldense Vent.
621. roseum Schreb,
622. filiforme Dicks.
623. juliforme Sch.
624. leptostomum Sch.
625. concinnalum R. Sp.
626. Venturii C. M.
627. restlitutum De Not.
628. veronense de Not,
629, Combæ de Not.
630. Payoti Sch.
631. filum Sch.
632. Stirtoni Sch.
633. origanum Bosw.
634. catenulatum Sch.
635. Barnesi Wood.
636. zonatum Sch.,
637. fuscescens Rota.
- 638. À bduanum Rota.
639, ÆRhaeticum Rota.
Gen. 86. ZrertA Sch.
640. julacea Sch.
641. demissa Sch,
Gen. 87. Mnivx Linn.
642. cuspidatum Hedw.
643. affine Bland.
_ — D, elatum Lindb.
_— €. rugicum Laur.
— d. integrifolium Lindb.
— e, Ciliare Hn.
— f. humile Milde.
644. insigne Mitt.
645. medium Br. Eur.
— b. procerum Lindb.
= 646. Drummondii Lindb.
. undulatum Hedw.
. rostratum Schw.
). hornum Linn.
50. serratum Brid..
— b, Fillionii Saut.
— €. integrifolium
\
REVUE BRYOLOGIQUE.
29
651. orthorrhynchum Br.
Eur.
— b. nivale Pfef.
652. inclinatum Lindb.
653. ambiquum H, Müll.
654. lycopodioides Hook.
(M. riparium Mitt)?
spinosum Schw.
656. spinulosum Br. Eur.
657. stellare Hedw.
— b, densum Grav.
— c. laxum Warnst.
— d. obscurum Warnst.
658. Blyttii Br. Eur.
659. cinclidioides Blytt.
— b. tomentosum Milde.
660. punctatum Hedw.
— D. elatum Br. Eur.
661. subglobosum Br. Eur.
662. hymenophylloides
- Hueb.
663. hymenophyllum Br,
Eur.
Gen. 88. CiNcLiDIUM Sw.
664. .stygium Sw.
665. latifolium Lindb.
666. subrotandum Lindb,
667. arcticum Br. Eur.
Gen. 89. AmBLyoron P. B.
668. dealbatus P. B.
Gen. 90. Caroscoriux Brid.
669. nigritum Brid.
Gen. 91. Mersea Hedw.
670. uliginosa Hedw.
— b. alpina Br. Eur.
— c. minor Schw.
671. longisela Hedw.
672. Albertinii Br. Eur.
673. triquetra Angst.
Gen. 92. Pazurecza Ebrh.
655.
apiculatam Linb.
30.
— f. congesium Boul.
. 677. turgidum Schw.
Gen. 94. OREAs Brid.
678. Martiana Brid.
Gen. 95. BARTRAMIA Hedw.
679. subulata Br. Eur.
680. stricta Brid.
681. ithyphylla Brid.
— D. strigosa.
682. breviseta Lindb.
683. Normanni Hol.
684. pomiformis Hedw.
— D. crispa Br. Eur.
685. Haileriana Hedw.
686. Oederi Sw.
— b, subnivalis Mo.
-_ — €. compacta Br. Eur.
_ Gen. 96. Anacozra Sch.
687. Webbii Sch,
Gen. 97. Conosromux Sw.
688. boreale Sw.
G. 98. BaRTRAMIDULA Br. Eur.
689. Wilsoni Br. Eur.
Gen. 99. Paiconoris Brid.
690. rigida Brid,
— D. gracilis Sch.
691. marchica Brid.
692. capillaris Lindb.
693. fontana Brid.
— D, alpina Br. Eur.
— c. falcata Br. Eur.
— d. compacta Sch.
— €. gracilescens Sch.
694. cæsprtosa Wils.
695. mollis Vent.
696. seriata Mitt.
697. calcarea Br. Eur.
698. adpressa Ferg.
699. alpestris Jur.
700. fomentella Mo.
Gen. 100. BreuTezrA Sch.
701. arcuata Sch.
Gen. 101. Tiumra Hedw,
_ 702. megapolitana Hedw.
703. austriaca Hedw.
704. bavarica Hesl.
alisburgensis Laur,
REVUE BRYOLOGIQUE.
Gen. 102. Arrienum P. B.
706. undulatum P. B.
— D. minus Hedw.
— £, Corsicum De Not.
707. angustatum Br. Eur.
708. tenellum Br. Eur.
709. crispum James.
Gen. 103. Ouicorricaum D. C.
710. hercynicum D. C.
— D. laxum Braithw.
Gen, 104. PsiLoPiLum Brid.
711. arcticum Brid,
Gen. 105. Pogonarux P. B.
712. nanum P. B.
— D. longisetum Hpe,
713. aloides P, B.
— b. Dicksoni (Turn).
714. capillare Sch.
— D. minus Wig.
715. urnigerum P. B
— b. humile Wahl.
— C. crassum Sch,
716. alpinum Robl,
b. arcticum Br. Eur.
— €. septentrionale Br. Eur.
— d. brevifolium Sch,
— e. simplex Sch.
— f. sylvaticum Menz.
Gen. 106. Pozyrricaux Dill.
717. sexangulare FI.
118. gracile Menz.
719. formosum Hedw.
— D. pallidisetum Fk.
720. piliferum Schreb.
— b. Hoppei Sch.
— €. horizontale.
721. juniperinum Hedw.
— D. alpinum Sch.
722. strictum Menz.
723. commune Linn. : |
— D. perigoniale Br, Eur.
_— € Cubicum Lindb.
(fumile Sch. ).
— d, Swartzii Hn,
— €. fastigiatum Lyle.
| Gen. 107, Drpaysciom Mobr. | :
foliosum Mohr.
sBAUMIA Hall.
s REYUE BRYOLOGIQUE. 31
725. aphylla Hall.
| 726. indusiata Brid.
II. — PLEUROCARPÆ.
* Gen. 409. Fonrinauis Dill.
727. antipyretica Linn.
— D. laxa Milde.
— c. alpestris Milde.
— d. latifolia Milde.
— e. robusta Card,
128. gigantea Sul].
_ 729. gracihis Lindb.
130. androgyna Ruthe.
131. seriata Lindb.
7132. squamosa Linn.
— D, latifolia Sch.
133. dalecarlica Sch.
734. Duriæi Sch.
735. Ravant Hy.
136. hypnoides Hn.
Gen. 110. Dicuecyma Myr.
738. falcatum Myr.
139. capillaceum Sch.
Gen, 111. CryPHAEA Mobr.
740. heteromalla Mobr.
— D. aquatilis Sch.
Gen. 112. Lepronon Mobr.
714, Smithii Mohr.
_ — b. filescens Ren.
Gen. 113. NecxERA Hedw.
742, pennata Hedw.
743. oligocarpa Sch. |
144, pumila Hedw.
=” D. Philippeana Sch.
145. crispa Hedw.
_ 77 b. falcala Boul.
_ 7146. turgida Jur.
. 147. complanata Sch. |
_ — b. longifolia Sch.
: … — € lenella Sch.
_ —d. secunda Grav.
—e patens Boul.
AB: Sandinerians Scb.
137. dichelymoides Lindh.
| Gen. 122. ANAcamPTODON Brid.
| — b. paludosa
751. trichomanoides SCh.
752. lusitanica Sch.
Gen. 115. LEuCODON Schw.
753. sciuroides Schw.
— h, morensis Sch.
Gen. 116. PTEROGONIUM SW.
154. gracile Sw.
— D. cavernarum Pfef.
Gen. 417. ANTITRICHIA Brid.
755. curtipendula Brid.
— b, minor Boul.
756. californica Sall.
Gen. 118. DazTonrA H. et T.
757. splachnoides H. et T.
Gen. 119. HookeriA Tayl.
758. læte-virens H, et T.
G. 120. PrenyGopayLium Brid.
759. lucens Brid.
Gen. 121. FABRONIA Raddi.
760. pusilla Raddi.
761. Schimperiana De Not.
762. octoblepharis Schl.
763. Serdtneri Sch.
764. splachnoides Brid.
Gen. 123 HaBroDoN Sch.
765. Notarisii Sch.
766. Nicæensis De Not.
Gen. 124 AnisonoN Sch.
761. Bertrami Scb.
Gen, 125. Myrinia Sch.
768. pulvinata Sch.
Gen. 126. THEDENIA Sch.
769. suecica Sch. :
Gen. 127. MyureLta Sch.
770. julacea Sch.
771. apiculata Sch.
772. Careyana Sull.
Gen. 198. Lesrea Hedw.
| 773. polycarpa Ehrh.
: Sch
—e exilis C. M.
32
— D, laxifolia Lindb.
715. rupestris Bergg.
776. tristis Cesati.
771. algarvica Sch.
W8. papillosa Sch.
719. distans De Not.
780. patens Lindb,
Gen. 129. Anomonon H. et T.
181. rostratus Sch,
182. longifolius Hn.
783. attenuatus Hn.
184. viticulosus H. et T,
185. apiculatus Sch.
Gen. 130. PSEUDOLESKEA Sch.
786. airovirens Sch.
— b. filamentosa Boul.
— c. intermedia Bou].
— d. brachyclados Schw.
787. gracilis Sch.
(Amblystegium Jur.).
788. catenulata Sch.
789. tectorum Milde.
Gen. 131. H£TEROCLADIUM Sch.
790. dimorphum Sch.
— D. compactum Mo.
_ 791. heteropterum Sch.
— b, fallax Milde.
— c. apricum Hn.
* 792, Kurrii Sch.
Gen. 132. Tau:prum Sch.
793. minutulum Sch.
à 794. punctulatum De Not.
795. pallens Lindb. ,
796. pulchellum De Not,
797. decipiens De Not.
798. tamariscinum Sch.
799. recognitum Lindb.
800. delicatulum Lindb.
801. abietinum Sch.
802. Blandowii Sch.
G.133. PreriGynanprum Hedw.
803. filiforme Hedw.
; Lei heteropterum Brid.
— c. filescens Boul.
_ Gen. 134. ou Sch.
+
REVUE BRYOLOGIQUE.
Gen. 152. Camprorxecium Sch.
Gen:143. Prycuoniom Sch.
Gen. 144. BrAcuYTHECIUM Sch.
_— d, flaccidum Sch,
806. repens Sch.
Gen. 136. PyLaisrA Sch,
807. polyantha Sch.
G. 137. CYLINDROTHECIUM Sch.
808. cladorrhizans Sch.
809. concinnum Sch.
Gen. 138. Cuimacrum W.et M.
810. dendroides W. et M.
Gen. 139. Isoraecium Brid.
811. myurum Brid.
— b. elongatum Sch.
— C. robustum Sch.
— d. circinans Sch.
— e, vermiculare Mo.
— f. gracile Grav.
Gen, 140. ORTHOTHECIUM Sch.
812. intricatum Sch.
813. rufescens Sch.
814. chryseum Sch.
815. strictum Lrtz.
816. binervulum Mo.
817. Bollæi De Not.
Gen. 141. HomaLoTHEcIUM Sch.
818. sericeum Sch.
819. Philippeanum Sch.
— b, secundum Pfef,
— c. densum De Not.
820. fallax Phil.
821. lutescens Sch. :
— D. mosanum Grav.
822. aureum Sch.
823. nitens Sch.
824. plicatum Sch.
825. lætum Sch.
— b, gracillimum Mo.
826. Aotæanum De Not.
827. vineale Milde,
828. salebrosum Sch.
— b, longisetum Sch.
— €, densum Sch.
—e. cylindricom Sch. Nan
— *E er he
| lliferam
829. {urgidum Hn.
830. Mildeanum Sch.
— b. longisetum Warn.
831. Ligusticum De Not.
832. jucundum De Not.
833. glareosum Sch.
— b. atrovirens Warn.
834. Tauriscorum Mo.
— b. rugulosum Pfef.
835. albicans Sch.
— b. dumetorum Limp.
_— €. pinnatum Warnst.
— d. alpinum De Not.
836. subalbicans De Not.
837. Thedeni Sch.
838. salicinum Sch.
839. erythrorrhizon Sch.
840. collinum Sch.
— b. subjulaceum Pfef,
8M. Payotanum Sch.
842, velutinum Sch.
— b. prælongum Sch.
— c. Intricatum Sch.
— d. condensatum Sch.
— e. longisetum Warn.
— f. sericeum C. Müll.
843. vagans Milde.
844. olympicum Jur.
845. trachypodium Sch.
846. reflexum Sch.
847. micropus Sch.
848. Starkii Sch.
— D. prælongum Sch.
849. curtum Lindb.
850. glaciale Sch.
851. ratabulum Sch. :
— D. longisetum Sch.
— €. flavescens Sch.
— d. plumulosum Scb.
— €. densum Sch,
— f. robustum Sch.
— gg. palustre Husn.
852. campestre Sch.
— D. Schimperi (Kling.).
862 Amnollianum Mo.
84. Gehecbi Milde.
Gen. 147. Hyocomiom Sch.
Gen. 148. EuRaYNGHIUM Sch.
_— c. filescens Ren.
875. diversifolium Sch.
_ 876. circinnatum Sch.
_ 877. striatulam Sch.
REVUE BRYOLOGIQUE. 33
— c. laxum De Not,
— d. subsphæricarpon De
Not
.
ot.
856. populeum Sch. .
— b. majus Sch.
— c. longisetum Scb.
— d, subfalcatum Sch.
— e. attenuatum Scb.
— f. rufescens Sch.
857. Venturi Warnst.
858. Amænum Milde.
859. venustum De Not.
860. plumosum Sch.
— b. homomallum Sch.
— c. aquaticum W.et Mo.
— d, denticulaltum Grav.
861. cirrhosum Sch.
— b. adrepens Mo.
— ec, gracillimum Mo.
862. Funckii Sch.
863. Lapponicum Sch.
864. Durieui De Not,
Gen. 145. Myurium Sch.
863. Hebridarum Sch.
866. Herjedalicum Sch.
Gen. 146. ScrEroroDruMm Sch.
867. cæspitosum Sch. =
868. illecebrum Sch.
869. ambiquum De Not.
870. Ornellanum Mo.
Gen. ScorPiuRIuM Sch.
871. rivale Sch. = Eurhyn-
chium circinnatum sec,
Boul. re
872. flagellare Sch.
— D, tenellum Grav.
873. myosuroides Sch.
— pb, humile Grav.
874. strigosum Sch.
— b, imbricatum Sch.
34
— D. cavernarum Pfeff.
— c. arcuatum Lees.
879. meridionale De Not.
880. velutinoides Sch,
88f. Zocarnense De Not.
882. crassinervium Sch.
— D, auronitens Mo.
883. Tommasinii Limp.
(£,. Vaucheri Sch.).
— D. fagineum H. Müll.
884. piliferum Sch.
885. speciosum Sch.
886. scleropus Sch,
887. prælongum Sch.
__ 888. Swartzii. ?
889. Schleicheri Lrtz.
(£. abbreviatum Sch.).
890. Stokesii Sch. :
891. pumilum Sch.
892. Teesdalii Sch.
Gen. 149.RHYNCHOSTEGIUM Sch. |
893. demissum Sch.
894. Welwitschii Sch.
_ 895. tenellum Sch.
896. curvisetum Lindp.
897. depressum Sch.
898. confertum Sch.
— b. Daldinianum De Not.
— €. Delognei Boul.
— d. brevifolium Milde.
899. hercynicum Hpe.
900. megapolitanam Sch.
— D. meridionale Sch.
901. rotundifolium Sch.
902. murale Sch.
— D, complanatum Scb.
— €, julaceum Scb.
— d. Piccininianum de Not.
903. rusciforme Sch.
— D, atlanticum Brid.
_ — c. inundatum Sch.
__ — d. prolixum Brid,
_— €. Squarrosum Boul.
.— {. laminatum Boul,
_ — À. gracile Card,
904. alopecu cl
Sch
__—g. Complanatum Schulze. |
REVUE BRYOLOGIQUE.
}
Gen. 451. PLAGIOTHECIUM Sch.
905. latebricola Sch.
906. Iætum Sch.
907. piliferum Sch.
— b. brevipilum Sch.
— c. submuticum Ren.
908. pulchellum Sch.
— b. Sendtnerianum C. M.
909. nitidulum Sch.
( P. Arnoldi Mil. ),
910. turfaceum Sch.
914. denticulatum Sch.
— D. tenellum Sch.
— €. laxum Sch.
— d, densum Sch.
— €. myurum Sch.
— f. bercynicum Jur,
— g. obtusifolium H. et T.
— h. undulatum Ruthe,
— 1. aptychus R. Spr.
— À. sulcatum. R. Spr.
— l. recurvum Warn.
912. succulentum Lindb.
913. Schimperi Jur. et Mil.
b. nanum Jur,
914. Müllerianum Sch,
— b, myurum Pfef.
915. sylvaticum Sch.
— D. orthocladium Scb.
— €. rupestre Warnsl.-
— d. phyllorrhizans R, spr,
— €. Rœseanüm Sch.
916. Sullivantiæ Sch.
917. neckeroideum Sch.
— b. myurum Mo.
918. undulatum Sch.
919. Mühlenbeckii Sch,
— b. chrysophylloides C. M.
920. silesiacum Sch.
Gen. 15% Amgzysrecrun Sch.
921. Sprucei Sch,
922. subtile Sch.
923. Anzianum De Not.
924. tenuissimum Sch.
925. confervoides Sch.
926. enëérve Sch, "
927. serpens Sch.
— €. pinnatum Sch.
— €. fallax Warnst.
— f. serotinum Lindb.
— ÿ. Salinum Carr, ;
998. Finmarchicum Lrtz.
929. Juratzkanum Sch.
— D. minutum Grav.
930. radicale Sch.
931. olgorrhizon Gümb.
932. irriguum Sch.
— D, tenellum Sch.:
— €. flaccidum De Not
933. fallax Milde.
934. fluviatile Sch.
936. hygrophilum Sch,
— bd. limosum Sch.
937. Kochii Sch.
938. curvipes Gümb.
939, riparium Sch.
— D, abbreviatum Sch.
— €. subsecundum Sch.
— d, Felisii De Not.
— e. elongatunm Sch.
— {. trichopodium Sch.
— g. longifolium Sch.
— h. inundatum Sch.
— t, splendens De Not.
— k. Genuense De Not.
— Î. radicans Boul.
940. leptophyllum Sch.
941. Hausmanni De Not.
Gen. 153, Hypnum Dill.
942. Halleri Lin, f.
943. Sommerfeltii Myr.
— b, stellulatum Sch.
944. elodes R. spr.
— b, hamulosum Sch.
945. chrysophyllum Brid.
_—,b, tenellum Sch.
__— €. subnivale Mo.
947, stellatum Sch.
— €. virens De Not
— d. squarrosum Warn,
— h. depauperatum Boul.
(A. Formianum F. M. ).
935. porphyrrhizum Lindb.
946. subchrysophyllum Anëi |
_— b. protensum Séh. |
REVUE BRYOLOGIQUE. 35:
— d, prolixum Brid.
948. polygamum Sch.
— b. minus Sch.
— c. fallaciosum Jur,
— d, maritimum Lindb.
— e. stagnatum Wils.
949. aduncum Hedw.
. — bp. intermedium.
— €. Kneiïffii Sch.
— d. polycarpum Sch.
—e. gracilescens Sch,
— f. tenue Sch.
— g. elatum Hall.
— h. pungens H, Müll.
— ti. subalpinum Milde,
— k. laxum Scb.
— |, attenuatum Boul.
950. vernicosam Lindb.
— b, turgidum Jur,
951. revolvens Sw.
952. Orsinianum De Not.
953. Cossoni Sch.
954. intermedium Lindb.
— b, giganteum Limp.
955. Sendtneri Sch.
— b, giganteum De Not.
(4. hamifolium Sch.).
956. Wilsoni Sch.
957. hamifolium Sch.
958. lycopodioides Schw.
959. fluitans Linn.
— b. submersum Sch.
— c. falcatum Sch.
— d. turgidum Holl.
— e. flaccidum De Not.
— f. alpicolum De Not.
— g. serratum Lindb.
— h. subenervum Vent.
— 1. gracile Boul.
— k. Jeanbernati Ben.
960. exannulatum Gimb,
— b. pinnatum Boul.
— ç. tenellum Ren.
— 4. Rotæ Pfef.
963. prreramineun C,
964. uncinatum Hedw.
— b, abbreviatum Sch.
— €, plumosum Sch.
— d. plumulosum Sch.
— e. graciiescens Sch.
— f. subjulaceum Sch.
— 4. orthothecioides Lindb.
— h.contiguum Nees.
965. Molendoanum Sch.
966. fulgidulum Rota.
967. filicinum Linn.
— b, trichodes Brid.
— c. gracilescens Sch.
— d, elatum Sch,
— e. crassinervium Ren,
— f. submersum Pfef.
— 4. Locarnense De Not,
— h. prolixum De Not.
— i. subnivale Mo,
968. commutatum Hedw.
— b, elegantulum De Not.
— ce. laxum Warnst.
— d. ecalcaream Lriz.
— e, meridionale Lrtz.
969. falcatum Brid.
— b, gracilescens Sch,
— c. hamatum Holl.
970. irrigatum Lett,
(H. virescens Boul.).
971. sulcatum Sch.
972. subsulcatum Sch.
973. Rabenhorstii Mo.
974. rugosum Ebrh.
_— b, imbricatum Pfef,
975. incurvatum Schrad,
976. Roesei Sch.
977. Blyttii Sch.
978. densum Milde,
979. pallescens Sch,
= 980. reptile Rich.
-— b. subjulaceum Scb.
981. fastigiatum Brid.
982. Sauteri Sch.
983. fertile Sendt.
984. bamulosumSch.
_ callichr 3 Brid. ”
REVUE BRYOLOGIQUE.
— d. pere fe
— b, lacte virens Sch.
986. imponens Hedw.
987. cupressiforme Linn.
— b. tectorum Sch.
. brevisetum Sch.
. uncinatulum Sch.
. filiforme Brid.
. mamillatum Brid..
. ericetorum Sch.
elatum Sch,
. longisetum Sch.
. subjulaceum Mo.
. suffocatum Breb.
. erectum Warnst.
. imbricatum Boul.
. minus Wils.
. humide Card.
988. resupinatum Wils.
— b. prolixum De Not.
989. canariense Mitt.
990. Bottinii Breidl,
991. arcuatum Lindb.
— b, elatum Sch.
— c. demissum Scb.
— d. lignicola Mo.
— e. condensatum Bergg.
— f. flaccidum De Not.
— 4. fluitans De Nol.
992. pratense Koch.
993. Heufleri Jur.
— b. pygmæam Mo.
994. Vaucheri Lesq.
995. coelophyllum Mo.
996. condensatum Sch.
997. dolomiticum Milde.
998. Ravaudi Boul,
999. Bambergeri Sch.
1000. procerrimum Mo.
(petrœum Boul.).
ne
——
——
ee
. SE rere me Ro
AO0!, curvicaule Jur.
1002. Haldanianum Grev.
— b. homomallum Boul.
1003. nemorusum Koch.
1004. Lorentzianum de.
1005. molluscum Hedw.
— b, condensatum sa
— c. erectum Sch.
— e. squarrosulum Boul,
— f. robustum Boul.
— g. Winteri Boul.
— h. crispulum Holl,
1006, Crista-Castrensis Linn.
1007. subenerve Sch.
1008. palustre Linn.
— D. hamulosum Sch.
— €. laxum Sch.
— d. subsphæricarpon Sch.
— €. julaceum Scb.
— f. tenellum,
1009. styriacum Limp.
1010. alpestre Sw.
1011. molle Dicks.
1012.
1013. dilatatum Wils.
1014. alpinum Sch.
1015. Goulardi Sch.
1016. norvegium Sch.
1018. arcticum Somm.
1019. Smithii Lindb.
1020. polare Lindb.
1021. montanum Wils.
1022, lusitanicum Sch.
_ 1023. eugyrium Sch.
— D. Mackayi Sch.
1024, ochraceum Wils.
— D. uncinatum Milde,
— €. flaccidum Milde,
— d. complanatum Milde,
_. — €. filiforme Limp.
_— f. tenue Boul.
1025. deflexifolium Solms.
Gen. 455, Ancarotom. Brid.
1049. alternifolium Brid.
Gen. 156. Anprexa Ehrb.
1050. petrophila Ehrh.
— D, acuminata Sch.
— €. flaccida Sch.
— d. squarrosula Sch.
— € sylvicolaSeh.
Schimperianum Lrtz.
. (£. circinnatum sec Boul.).
f. graciis Seb. |
REVUE BRYOLOGIQUE. 37
1026.
1027.
1028.
1029.
micans Wils.
cordifolium Hedw.
Breidleri Jur.
giganteum Sch.
1030. sarmentosum Wahl.
— D. pumilum Milde.
. fallaciosum Milde.
. fontinaloides Berg.
. subflavam Ferg.
. cuspidatum Linn.
. pungens Sch.
. Schreberi Willd.
. dolosum de Not.
, purum Linn.
. Stramineum Dicks.
. compactum Milde.
, fuscum Angstr.
. obscurum Hn.
patens Lindb.
— f. ovatum Boul.
. trifarium W. ct M.
. nivale Lrtz.
. turgescens Sch.
. uliginosum Lindb. a
, badium Hn.
1040. scorpioides Linn.
Gen. 154. HyLocomIum Sch.
1041. splendens Sch.
1042. umbratum Sch.
1043. Oakesii Sch.
1044. brevirostre Sch.
1045. squarrosum Sch.
1046. subpinnatum Lindb.
1047. triquetrum Sch.
1048. loreum Sch.
III. — ANOMALAE.
— g. alpicola Sch.
— h, pygmæa Sch.
— à, robusta Sch.
— k, homomalla Sch.
. 4056. papillosa Lindb.
1057. alpina Turn.
— b. compacta Hook.
— c. flavicans Hook.
1058. rupestris Roth.
— b. septentrionalis Sch.
— €, hamata Lindb.
1059, Grimsulana Brch.
1060, crassinervia Brch.
— b, Heinemanni C. M.
1061. falcala Sch.
1062. Blyttii Sch.
1063. nivalis Hook.
— b. fuscescens Hook.
1064. Zetterstedtiü. |
Gen. 157. SpxaGnux Dill,
1065. acutifolium Ehrh,
— b, deflexum Sch.
— c. tenellum Sch.
(tenue Braithw.)
— d, purpurascens Sch.
— e, fuscum Sch.
— f. patulum Sch.
— g. robustum Russ.
— h, laxum Russ.
— 1. gracile Russ.
— k, luridum Hueb.
— |. plumosum Milde.
— m.roseum Limp.
— n, arctum Braith,
— 0, elegans Braith.
— p. quinquefariam Braith
— q.læte-virens Braith.
— pr, fallax Warn.
— s. secundum Warn.
— t, fusco-virescens Wara
— u. Gerstenbergerii War.
— v. squarrosulum Warn.
— x. flavicaule Warn,
_—
__—
REVUE BRYOLOGIQUE.
_— à, strictum Angst..
4079. cuspidatum Ehrb.
— b. immersum Lim
— g’ congestum Grav.
1066. rubellum Wils.
1067. Girgensohnii Russ.
— D. strictum Russ.
— c. densum Grav.
— d. squarrosulum Russ.
— e. pumilum Angst.
— f. laxifolium Warn.
— g. speciosum Limp.
— h. gracilescens Grav.
1068. fimbriatum Wils.
— b, squarrosulum H.Mül.
— ec. flagelliforme Warn.
— d. strictum Grav.
1069. recurvum P. B.
— b, majus Angst.
— c, tenue Kling.
— d. pulchrum Lindb.
— e. longifolium Warn.
— {. nigrescens Warn.
— 4. patens Angst.
— h, squamosum Angst.
— k. gracile Grav.
— |, robustum Limp.
— m. riparium (Angst.).
(S. spectabile Sch.).
— n. brevifolium Lindb.
(S. laricinum Angst. ).
— b, falcatum Russ.
* pumilum Grav.
*#* polyphyllam Schliep.
#* squarrosum Warn.
### hypnoides A. Br.
— ©. plumosum Sch.
(incl. plumulosum Sch.).
— d, submersam Sch.
— e. fallax Warn.
— f. serrulatum Schliep.
— g. mollissimum Russ.
— h. strictam Warn.
— 1. monocladum Kling.
— k. Bulnheimii Warn.
— À, majas Warm +
1071. Lindbergii Sch.
— c. squarrosulum Lim
— d. tenellam Limp.
— €. congestum Grav.
1072. squarrosum Pers.
— D, immersum Beck.
— €. imbricatum Sch.
* strictum Warn.
— d. cuspidatum Warn.
— €. laxum Braith.
— f. subteres Lindb.
1073. feres Angstr.
— D. squarrosulum Lesq.
— €. compactum Warn.
1074. Wulfianum Girg.
— D. squarrosulum Russ.
* congestum Russ.
- * remotum Russ.
1075. rigidum Sch.
— D. squarrosum Russ.
* strictum Warn.
— €. compactum Sch.
* deflexum Warn.
robustum Warn.
1076. molle Sull.
— D. Mülleri (Sch.).
T €. tenerum (Sull.).
— d. pulchellam Limp.
T €. Squarrosulum Grav.
— / compactum Grav.
1077. Aongstromii Hn.
(S. insulosum Angstr.).
1078. subsecundum N. et H.
T D. virescens Angsir,
7 €. crispulum Russ.
— d. gracilescens Sch.
T € gracile C. Müll.
— / intermedium Warn.
— g. Beckmanni Warn.
— À. tenellum Warn.
— 4. simplicissimum Milde.
(contortum Schultz.).
À. obesum Wils.
_, (turgidum C. M.).
plumosum Warn. :
; : rufescens Br, germ.
albescens Warn,
REVUE BRYOLOGIQUE. 39
** strictum Grav.
— m. denudatnm Husn,
— n. fluitans Grav.
— 0. Squarrosulum Gray.
— p.auriculatum (Sch.).
1079. laricinum R. spr.
— b. platyphyllum Lindb.
— c. teretiusculum Lindb.
— d. subsimplex Lindb.
— €. gracile Warn.
1080. Pylaisii Brid.
— b. sedoides Brid.
— €. Camusi Husn.
— d. Austini Husn,
1081. molluscum Brch.
— b. longifolium Lindb.
— €. immersum Sch.
— d. robustum Warn.
— €. gracile Warn.
— f. Brebissonii Husn.
1082. cymbifolium Ehrh.
— b. medium Limp.
* congestum Sch.
** purpurascens Warn.
*** immersum Warn.
— c. brachycladum Warn.
— d. pycnocladum C. M.
— e. laxum Warn.
— f. squarrosulam Russ.
— g. Hampeanum Warn.
(S. subbicolor Hpe.)
1083. papillosum Lindb.
— b. ochraceum Warn.
— c. confertum Lindb.
* Warnstorfii Schliep.
— d. densissimum Warn.
— e. stenophyllum Lindb.
— f. flaccidum Schliep.
— qg. purpurascens Limp.
=
— h. sublaeve Limp.
1084. Austini Sull.
— b, congestum Warn. .
— c. imbricatum Lindb.
— d. Roemeri Warm,
40 | REVUE BRYOLOGIQUE.
ADDENDA.
1085. Leplodontium subal- | 1086. Pohlia crassidens
pinum De Not. Lindb.
(Didym. flexifolio affine). ‘| 1087. P. erecta Lindb.
Bibliographie.
Die Familien und Gattungen der Laubmoose (Bryineæ)
Schwedens und Norwegens hauptsachlich nach dem Lind-
bergschen systeme übersichtlich beschrieben, von C. KINDBERG,
Stockholm, 1882.
L'auteur décrit succinctement les familles et les genres des
_ mousses de la Suède et de la Norwège, d’après le système de
Lindberg. Ces mousses sont réparties en 22 familles et 101
genres. F. GRAVET.
Einige neue Sphagnumformen. Von C. WaRnsTORF (Sep.
Abd. aus « Flora », 1882, n° 29).
L'auteur, très-connu par ses publications sur les Sphaignes,
décrit les variétés suivantes :
A4. Sphagnum acutifolium Ehrh. Var. Schliephackeanum
Warnst.
2. Sphagnum acutifolium Ehrh. Var. Schillerianum Warnst.
ee. Sph. variabile Warn. Var. cuspidatum Ehrh. f. strictum
Varnst.
Die Sphagnumformen der Umgegend von Bassum in Hanno-
ver. Von C. Warnsrorr. (Sep.-Abd. aus Flora, 1882, n° 3 h
Cet opuscule contient d’abord une esquisse topographique
des environs de Bassum, en Hanovre, où se rencontrent les
conditions les plus favorables au développement des Sphai
gnes. Vient ensuite l’énumération des espèces et de nombreuses
| variétés ; plusieurs de ces variétés sont nouvelles pour l’Alle-
magne. Les environs de Bassum ont été explorés par M. Beck-
mann. Les échantillons de Sphaignes , que ce bryologue Y
récoltés et qui ont été publiés dans le Sphagnotheca Europæa
de M. C, Warnstorf, sont de toute beauté. F. GRAVET.
Nouvelles. |
Un tirage à part de l'Enumeratio Muscorum Europæorum
M. F. Gravet est mis en vente au prix de 1 fr. 25, — S'adre
ser à l'Auteur, à F. Savy ou à T. Husnot, nn
| 41e bureun de Ia Société Gryplogmique de Manche
(Angleterre), est composé pour l’année 1883, de:
MM. Garrington, président ; Cunliffe et Pea
ë De:
DS 10° ANNÉE 1883
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 3,
Notice sur la section Limnobium du genre Hypnum. F. RENauL».
— Les espèces européennes de Fabronia. VEnTCRI. — Hypnum
(Cratoneurum) psilocaulon (species nova). Carnot. — Les plantes
et la mousse. CaauRé. — Moyen d'utiliser la mousse. CHAUSSEGROS.
— Bibliographie. — Nouvelles.
Hypnum.
La section Limnobium est étudiée avec beaucoup de
détails dans la 2° édition du Synopsis de Schimper; mais les
longues descriptions des espèces ne sont pas toujours d’un
usage très-commode au point de vue des déterminalions, à
cause de la disposition typographique du texte, qui ne fait
pas ressortir, en #faliques, les caractères différentiels les
plus saillants, Comme d’ailleurs les Limnobium comprennent
un certain nombre d’espèces fort rares ou localisées dans des
régions spéciales, les bryologues, surtout ceux du Midi,
n'ont pas souvent l’occasion de suivre leurs variations dans
la nature, seul moyen de se rendre véritablement compte
de la valeur spécifique des différentes formes; j'ai donc pensé
qu’il pouvait être utile de mettre en relief les caractères les
plus importants, dans le but de faciliter les déterminations,
Dans les notes qui vont suivre, j'indique la provenance des
échantillons ayant servi de base à mon étude, qui se trouve
_ Ainsi limitée à ces seuls termes de comparaison; l'examen
ultérieur de formes qui me sont inconnues aujourd’hui pourra
naturellement amener des modifications dans les coupes
adoptées ; ce travail n’est d’ailleurs qu'un premier essai des-
tiné à être complété plus tard. ie .
Les Limnobium conshtuent une section bien tranchée
dont les espèces vivent toutes sur les rochers arrosés. Les
_ Organes de reproduction sont assez uniformes , la capsule esi
arquée, généralement courte et renflée, pourvue d’un lar
anneau, excepté dans le {. palustre, l'opercule convex
ES REVUE BRYOLOGIQUE. :
_apiculé ou mameloné. L'inflorescence est monoïque, excepté
dans le A. ochraceum. Ce sont surtout les organes de végé-
tation qui ont fourni des caractères pour la distinction des
espèces; mais, dans cette section, comme dans les Har-
pidium , on trouve un certain nombre de formes mal déli-
mitées sur la valeur spécifique desquelles les bryologues
ne sont pas d'accord. Le lissu est vermiculaire et assez
caractéristique par l’épaisissement des parois des cellules,
les médianes linéaires, flexueuses, celles de la base sub-
hexagones, les supérieures généralement raccourcies. La
nervure est habituellement bi-trifurquée, courte, et, même
dans les espèces où elle est unique et plus longue, on trouve
sur certaines feuilles une nervure courte, bifurquée. Il est
_donc essentiel, pour éviter les erreurs, d'examiner un certain
nombre de feuilles appartenant à plusieurs rameaux d’un
: même échantillon et de n'avoir égard qu’au mode de struc-
ture le plus habituel, en négligeant les exceptions.
Sous le rapport de la forme des feuilles, les Limnobium
peuvent se diviser en deux groupes assez distincts.
Dans le premier, les feuilles sont élargies, ovales ou sub-
orbiculaires, souvent coniractées à la base, arrondies au
sommet ou brièvement et obtusément apiculées : Æypnum
dilatatum, *H. molle, *H. alpinum, H. arcticum, *H.
Goulardi, H. norvegicum, H. obtusifolium.
Dans le second, les feuilles sont oblongues ou oblongues-
lancéolées, plus ou moins rétrécies-acuminées : Hypnum
palustre, H. polare, H. ee sr H. eugyrium , H, lusi-
tanicum, H. montanum, H. micans, A ochraceum , ce
dernier très-polymorphe et ayant une place à part au milieu
des autres Limnobium.
Certaines formes du *H. molle établissent quelquefois une
_ transition entre ces deux groupes.
_ dilatatum, *H. molle, *H. alpinum, H. arcticum
Les cellules des angles basilaires fournissent de bons carac-
-tères pour la distinction de quelques espèces.
Dans le 4. alpestre et le H. eugyrium, elles ont les parois
épaisses et forment des oreillettes bombées, orangées, nette-
ment séparées et très-caractéristiques.
Dans le Æ. ochraceum et le A. micans, les angles ne sont
pas excavés, mais on y trouve de grandes cellules dilatées, à
_ parois minces, hyalines dans la première espèce, orangées
_ dans la seconde. ea
.
_ Les cellules qui forment les angles basilaires des Hypnum
, <
, .
_ Goulardi, H. palustre, H. obtusifolium, ont les parois
épaisses, elles sont rectangulaires ou subhexagones, ordi-
nairement remplies de granulations et quelquefois orangées ,
es angles sont peu ou non excavés, les oreillettes mal déli-
mitées el d'aillenrs variables,
REVUE BRYOLOGIQUE. 43
Dans le Hypnum montanum , on trouve aux angles
quelques cellules élargies, hyalines, à parois minces ne
formant pas d’oreillettes distinctes. <
Passons maintenant à quelques observations sur les diffé-
rentes espèces :
Hypnum molle Diks., H. dilatatum Wils., H. alpinum
Sch. — Ces trois plantes figurent dans la 2° éd. du Synopsis
de Schimper comme espèces distinctes; mais il est diflicile de
leur accorder une valeur spécifique sérieuse , les caractères
qui ont servi à les établir étant trop peu marqués et surtout
trop variables; tel est l'avis très-judicieux exprimé par
M. Boulay dans sa nouvelle Flore.
= Si l’on élagne des descriptions du Synopsis les détails les
moins importants, il reste, pour distinguer nos trois plantes,
les caractères différentiels suivants :
Hypnum dilatatum Wils. — Tige assez longue, couchée ,
puis redressée, dénudée à la base; feuilles peu serrées,
homotropes , ovales-suborbiculaires, obtuses ou brièvement
et obtusément apiculées.
Hypnum molle Wils.—Tige longue, couchée ; feuilles peu
serrées , étalées-dressées, ovales-elliptiqués, rétrécies dès le
milieu en un large acumen obtus ou subobtus.
Hypnum alpinum Sch. — Tige couchée , non dénudée, à
rameaux couris dressés-fastigiés ; feuilles serrées, éfalées,
un peu squarreuses , suborbiculaires, subitement terminces
Par un apicule court.
Les autres caractères tirés de la couleur des touffes, de la :
_ denticulation des feuilles, de la longueur de la nervure,
Oreillettes plus ou moins distinctes, colorées ou hyalines, de
la forme et de la courbure de la capsule, m'ont paru plus
_ Yariables encore. +4
En examinant un certain nombre d'échantillons on en trou-
vera certainement qui répondent exactement aux frois formes
énoncées ci-dessus, mais il y a de trop fréquentes transitions
Pour qu’on puisse les considérer comme de véritables types
spécifiques. Tout au plus pourrait-on les admettre comme
SOus-espèces. Fe
Les spécimens que j’ai examinés proviennent : 7
4° Pour le A. dilatatum: Prusse-Rhénane (Warnstort),
Vosges et Pyrénées , de nombreuses localités 3
2 Pour le //. molle : Styria ‘in alp. Solk (Breidler), bon
échantillon, bien caractérisé, comme d’ailleurs tous ceux que
sait si bien préparer M. Breidier, l'habile et heureux explo
rateur des Alpes d'Autriche. Pyrénées au lac Majou dans
al de Colomès, en Aran ( D' Jeaubernal}, ainsi que la
rianum plus petite que le type, mais avec la
> feuilles;
44 : REVUE BRYOLOGIQUE,
3 Pour le A. alpinum: Alpes de Salbzbourg, dans la
vallée de Maritzenthal (Breidler ) ; massif du Mont-Blanc
(Payot), publié sous le n° 593, dans les Musci Galliæ de
M. Husnot ; Alpes de Dovre, Norvège (Kaurin). Ces derniers
échantillons, que je dois à l’obligeance de M. Brotherus, sont
fertiles et parfaitement caractérisés, les feuilles contractées et
involulées à la base, montrent de petites oreillettes Ayalines,
comme l'indique Ja description de Schimper. Sur cinq cap-
sules que porte l’échäntillon, trois sont courtes, renflées,
dressées et les deux autres plus allongées et distinctement
arquées.
M. Lindberg, dans les Musci Scandinavici, classe ces
mousses de la façon suivante :
Amblystegium dilatatum Wils.
& : À — (molle) Diks.
= =. Var. $. alpinum Scb.
Var. y. Schimperi Lor.
Le nom le plus ancien est celui de Æ. molle Diks., qui
s'applique à la plante d'Angleterre où cette forme a été
_ trouvée d’abord ; mais dans l’Europe continentale, c’est le
_ H. dilatatum qui est le plus répandu, et pourrait, par cela
même , être considéré comme le type.
Hypnum obtusifolium Hook.— Je ne connais cette espèce,
dont je n’ai pas lu la description, que par un échantillon
récolté dans l’Orégon (Am. Sept.) et qui m’a été communiqué
par M. Lesquereux. Elle n’a, paraît-il, pas encore été trouvée
fertile. Voici la description de la plante, d’après l’échantillon
de l’'Orégon.
Tige courte divisée en branches irrégulièrement rameuses,
rameaux un peu arqués, subjulacés, atténués au sommet.
Feuilles imbriquées ou très-légèrement subsecondes, concaves,
largement infléchies aux bords, fortement adhérentes à la
tige, non contractées à la base , ovales-oblongues ou sublin-
gulées, largement arrondies au sommet, plus rarement
_ sub-acuminées à pointe large et courte, denticulées nette-
ment sur foute la longueur, dents plus distinctes et plus
serrées au sommet. Une nervure unique dépassant les 3/4.
Tissu vermiculaire serré, cellules moyennes très-longues,
flexueuses , les supérieures courtes, subhexagones , ainsi que
les basilaires. Aux angles irès-légèrement excavés, on trouve
quelques cellules plus grandes , remplies de granulations ver-
_ dâtres ou obscures, ne formant pas d'oreillettes bien distinctes.
Les cellules du sommet et celles de la base ont les parois
_ beaucoup plus épaissies que les moyennes, os,
= Cette plante est certainement une bonne espèce distincte de
_ toutes celles d'Europe. Elle appartient, sans aucun doute, à
_ la section Limnobium ; elle peut être placée dans le groupe
_ des espèces s élargies el reste, malgré sa stérilité
REVUE BRYOLOGIQUE. 45
parfaitement caractérisée par la forme des feuilles, la denti-
culation et la longueur de la nervure.
Hypnum arcticum Somft. —Ceite espèce, qui a des analo-
ci de port avec le Æ. molle, s’en distingue nettement par
es touffes d’un vert foncé, passant au noirâtre, par ses
rameaux longs, raides, par les feuilles plus petites, par les
cellules moyennes plus courtes et sartout par la nervure
forte, unique, dépassant le milieu. -
Mes échantillons des Pyrénées ont les feuilles un peu plus
petites (3/4 mill.) que ceux des Alpes de Styrie (1 1/4 mill.)
| ÉNET de M. Breidler; pour tout le reste, ils s’accordent
jen.
*Hyprnum Goulardi Sch. — M. Boulay, dans sa nouvelle
lore, subordonne avec raison cette mousse comme sous-
espèce au /7. articum. Il n’est, en effet, guère possible de
l'en séparer. Elle n’en diffère que par une taille plus pelite,
des rameaux courts, moins raides, des feuilles plus espacées
et plus étalées, mais d’ailleurs semblables à celles du A. arcti-
cum dont cette plante ne semble être qu’une forme appauvrie.
- En 1882, le D' Jeanbernat a recueilli dans le Val de Colo-
mès en Aran (Pyrénées) quelques échantillons fertiles de
celte mousse dont la fructification était inconnue. Rameau
périchélial radicant, folioles lancéolées, acuminées, légère-
ment dentées au sommet, un peu plissées, longuement ner-
viées. Capsule courte, renflée, un peu arquée, à peine con-
tractée sous l’orifice, opercule convexe, obtusément apiculé,
Processus presque entiers. Tous ces caractères se retrouvent
dans le Æ. arcticum. La plante de Colomès s'accorde bien
avec les échantillons authentiques de la Maladetta. M. Arnold
à aussi trouvé le Æ. Goulardi dans les Alpes du Tyrol, et
M. Venturi dans les Alpes du Trentin.
Hypnum norvegicum Sch. — Cette espèce, qui a quelques
apports avec le 4. arcticum, en diffère tout d’abord par une
ile beaucoup plus petite (1-2 cent.) qui lui donne un faciès
Spécial, Les feuilles atteignent à peine (1/2 mill.); la nervure
plus mince est ke plus sonvent bifurquée et courte. Le tissu
est aussi un peu plus délicat et un peu translucide avec des
Cellules médianes subhexagones courtes, peu flexueuses et à
Parois peu épaissies. Schimper dit les feuilles _
Dans les échantillons du //. norvegicum que j'ai pu étudier :
Gronlandia (Berggren), Lapponia (Holmgren), Hohe-Tatra
{ pricht), j'ai constaté, au contraire, que le sommet est
arrondi ccmme dans le Æ. arcticum. >
Les divergences qui séparent les deux espèces ne sont
Peut-être pas très-importantes, mais le port est si différent
qu'on reconnaitra assez facilement le. A. norvegicum,
emble à une réduction minuscule du . molle
46 REVUE BRYOLOGIQUE.
Hyprum polare Lindb. — La description du Synopsis
s'applique très-exactement aux échantillons de Laponie que
te dois à mon aimable correspondant M. Brotherus. Les touffes
sont jaunâtres, les tiges grêles, courtes (3-4 cent.), les feuilles
très-molles, espacées, étalées-dressées, s'enroulent un peu à
l'extrémité des rameaux de manière à les rendre pointus;
a elles sont très-concaves, largement infléchies aux bords,
oblongues-lancéolées , insensiblement rétrécies, terminées
par un acumen court, large, muni quelquefois d’un pelit
apicule obtus ; souvent le sommet est un peu cucullé. Le tissu
presque hyalin est serré et très-délicat, avec des cellules
moyennes étroites à parois minces, les supérieures seulement
à parois épaissies, celles des angles un peu dilatées, hyalines,
adrangulaires ou subhexagones, courtes, ne formant pas
oreillettes. Ce qu'il y a de plus caractéristique est la
longueur de la nervure qui disparaît au-dessous du sommet
ou l’atteint même dans beaucoup de feuilles.
Les exemplaires du pic d’Arbizon (Pyrénées), sont plus
robustes tout en conservant l'aspect général de la plante de
Laponie, feuilles très-molles, un peu plus longues et plus
larges, elleptiques, moins insensiblement rétrécies ; tissu plus
solide, cellules moins transparentes, remplies de granulations
vertes, à parois plus épaisses, mais la nervure conserve sa
longueur caractéristique et la plante des Pyrénées se rap-
proche plus du A. polare que de toute autre forme du À.
palustre.
Sans doute, toutes ces différences ne sont pas bien impor-
tantes, et certains bryologues ne voudront pas séparer les
deux espèces qui se joindraient par l'intermédiaire de la var.
laxzum du H. palustre. Cependant, dans la diagnose de la var.
laxum, Schimper ne mentionne pas la longueur de la ner-
vure, qui constitue la divergence principale.
Quoi qu’il en soit, la mousse de Laponie et celle de l’Arbizon
sont faciles à reconnaître, et, si cet argument n’est pas très-
scientifique, il ne manque toutefvis pas d’une certaine valeur
quand il s’agit d'espèces polymorphes dont les variations
embarrassent les bryologues. ;
La plante publiée par M. Husnot dans les Musci Galliæ,
n° 5992, sous le nom de H. palustre v. laxum, appartient à
_ la forme du Z. polare (Lac Vert de Luchon, Pyrénées).
= M. Boulay, dans sa nouvelle Flore, fait allusion à une mousse
analogue qu'il a récoltée au Pelvoux et qu'il rapporte éga-
= lement au Æ. palustre var. laxum. Dans les Alpes françaises
Pyrénées, cette forme paraît confinée dans la région
Lusitanicum Sch. — Je n'ai pas vu d’échantillon
pèc Schimper dit voisine, par le port, d
qui lui sont assignés, c’est-à re
REVUE BRYOLOGIQUE. 41
les feuilles denticulées sur presque tout le contour et la ner-
_vure, atteignant presque le sommet, semblent sutfisants pour
distinguer les deux plantes. Mais est-ce bien un Limnobium ?
Le midi du Portugal où cette mousse est indiquée exelu-
sivement, ne possède guère le climat qui convient aux espèces
de cette section.
Hypnum montanum Wils.—La plante américaine publiée
sous le n° 453, par Sullivant et Lesquereux, dans les Musci
Boreali-Americani, % édit., forme de petites touffes jau-
nâtres ; feuilles petites (3/4-1 mill.), falciformes, et en partie
Squarreuses, révolutées à la base, longuement et insensi-
blement acuminées , distinctement dentées dans la moitié
supérieure, nervure mince et courle, les branches n’attei-
gnant pas le milieu. Cellules à parois peu épaissies, les
moyennes linéaires, longues, celles des angles un peu plus
grandes, carrées ou rectangulaires hyalines, ne formant pas
d’oreillettes. Ces caractères éloignent assez le 4. montanum
des autres Limnobium pour qu’on ne puisse le confondre
avec aucun d’eux. Schimper dit qu’il ressemble par le port
au À, eugyrium. Les exemplaires américains me semblent
plutôt intermédiaires entre les plus petites formes du /.
Dalustre v. hamulosum et certains Campylium de laille
réduite, ou même le Æ. Halleri.
Hypnum micans Wils. — La place assignée à cette espèce
dans la section Limnobium n’est pas à l'abri de toute critique.
Schimper, après avoir rélevé quelques inexactitudes de la
description de Wilson, le créateur de l'espèce, dit: « Jene
“ comprends pas pourquoi Wilson rapproche cette mousse
« des Leskea, le mode de végétation, le faciès de la plante
si $. le tissu des feuilles sont entièrement ceux des Limno-
> ?* Oum. » ve
_ Cette analogie ne semble pas absolument évidente malgré
l'habitat du A. micans sur des rochers arrosés, son port et la
_ forme des feuilles. On ne peut d’ailleurs le confondre avec
aucun autre Limnobium ni même avec aucune espèce d'Eu-
_ rope. La denticulation des feuilles, les parois cellulaires peu
_ Où non épaissies et surtout le tissu basilaire à grandes cellules
gonflées, délicates, occupant presque toute la largeur de la
base sans former d’oreillettes proprement dites et remontant
assez haut le long des bords par des cellules carrées plus
petites , ne sont pas des caractères des Limnobium. Bi
En examinant avec soin des échantillons authentiques du.
H. micans, récoltés à Killarney par Schimper lui-même et
ar le D" Carrington à la localité originale de Kromaglown ,
J'ai cru remarquer une assez grande analogie entre leur tissu
el celui de certains Raphidostegium de _S d
le 24 op te
_48 REVUE BRYOLOGIQUE.
C. Müll., qui en diffèrent d’ailleurs un peu sous d’autres
rapports.
En ontre, une mousse stérile récoltée par M. Fitzgerald
sur des troncs d'arbres dans la Caroline du Sud ne présente
plus, relativement au ]. micans, que des différences légères
telles que des rameaux un peu plus effilés, des feuilles moins
étalées, plutôt imbriquées ; tout le reste concorde et on ne
pourrait guère les séparer. Or, l'habitat sur des troncs
d'arbres serait au moins un fait singulier pour un Limnobium.
Dans l'impossibilité où je me trouve d'arriver à des conclu-
sions précises, à cause de la stérilité constante du 77. micans,
je me borne à appeler l'attention des bryologues sur les
comparaisons qu’il conviendrait de faire entre cette mousse
et certains Raphidostegium et Isopteryqium de l'Amérique
du Nord, qui ont avec elle des affinités marquées dans leurs
organes de végétation, par le port, par la nervure et par le
tissu , surtout celui de la base.
Hypnum ochraceum Turn. — Cette espèce est très-
polymorphe et les caractères qui la distinguent des autres
Limnobium varient sinon dans le même individu, du moins
en passant d’un individu à un autre. Aussi, bien qu’elle ait sa
place parfaitement marquée dans la série des Limnobium ,
__est-on obligé, pour la reconnaître sûrement, d’avoir égard à
l’ensemble des caractères qui sont assez nombreux et assez
stables dans un même échantillon malgré leur variabilité
générale.
Les touffes sont souvent d’une couleur rousse ferrugineuse
particulière, les rameaux ordinairement crochus à l’extré-
mité, les feuilles flexueuses , homotropes , un peu plissées,
ovales puis rétrécies en un acumen plus ou moins long, obtus
ou sub-obtus, rarement aigu, un peu contractées à l'insertion
_et décurrentes. La nervure variable est simple et longue ou
bi-trifurquée assez loin de la base, à branches plus courtes ;
_les oreillettes sont plus ou moins marquées, composées de
cellules quadrangulaires gonflées, hyalines, à parois délicates,
remontant par les bords. Ce dernier caractère semble le plus
sûr pour distinguer le /]. ochraceum de certaines formes du
H. palustre avec lesquelles on pourrait quelquefois le con-
fondre, mais dont les cellules des angles ont toujours les
parois épaissies. L'acumen presque toujours lancéolé-obtus
du A. ochraceum offre aussi un bon moyen de vérification.
_ Schimper, dans la 2° éd. du Synopsis, ne décrit aucune
variété du H. ochraceum. :
Milde, dans le Bryologia Silesiaca , distingue : 4° une var.
uncinatum caractérisée par ses feuilles fortement falciformes,
longuement nerviées ; 2 une var. flaccidum à touffes vertes,
_ à feuilles étroites, longuement acuminées, lâches, à peine
_eourbées, à creilleltes peu marquées.
REVUE BRYOLOGIQUE. 419
M. Brotherus a recueilli, dans la Laponie orientale, sur les
bords de la mer glaciale, une forme très-petite, à feuilles
courtes, ovales, obtuses, à peine auriculées, à nervure courte,
bifurquée.
Enfin, je dois signaler une forme curieuse de Silésie
(Bunzlau), distribuée par M. Limpricht sous le nom de var.
filiforme Limpt., et qui a un port tellement spécial qu’il faut
quelque attention pour la reconnaître. Touffes très-molles,
d’un vert foncé , tiges et rameaux allongés, effilés, grêles,
feuilles espacées, étalées-dressées, nullement homotropes,
petites, ovales, concaves très-obtuses, très-faiblement
auriculées.
Dans ces formes molles du #. ochraceum, lorsqu'on
détache les fenilles, de longues cellules appartenant à la
couche superficielle de la tige, restent adhérentes à la base de
la feuille et sont enlevées avec elle.
Hypnum alpestre Sw. — Les échantillons de cette espèce,
qui m'ont été communiqués par M. Brotherus, de différents
points de la Laponie orientale, sont en parfaite concordance
avec la description de Schimper. Ils ont quelque ressemblance
de port avec le A. molle, mais s’en distinguent nettement
par les feuilles serrées, imbriquées, plus étroites, ovales
lancéolées , par la nervure colorée dont les branches longues s
dépassent souvent le milieu , par les cellules des angles brus-
quement dilatées, orangées , formant des oreillettes bombées
. qui se détachent nettement. Tissu serré, à cellules moyennes
très-longues et très-étroites. Les touffes, assez compactes ,
sont d’un roux pourpré ou noirâtre, tandis que les feuilles
nouvelles qui forment l'extrémité des rameaux tranchent
vivement par leur couleur d’un vert tendre.
Le H. alpestre a été indiqué autrefois dans les Vosges et
les Pyrénées par confusion avec A. dilatatum. ;
Il est considéré comme une forme du H. molle par Milde,
qui n’a peut-être pas eu entre les mains d'échantillons bien
authentiques. En réalité, le H. alpestre paraît une bonne
espèce, bien distincte et ne pouvant pas être confondue avec
H, molle. ue
Hypnum eugyrium Sch.— Cette espèce a été souvent con-
fondue avec certaines formes du A. palustre, qui ont avec
elle une grande analogie de port; elle en diffère par la
capsule pourvue d’un large anneau, par la nervure toujours
bifurquée à branches courtes et par les cellules des angles
basilaires dilatées , orangées , à parois épaisses , formant des
oreillettes bombées, nettement séparées. LS
… Le H. eugyrium , qui est beaucoup moins commun que le
H. palustre ; fructifie assez souvent. Les échantillons qq
ssède des Alpes de Siyrie (Breïdler) , des Vos
50 REVUE BRYOLOGIQUE.
n° 693 des Musci Galliæ, et des Pyrénées, vallée d’Orlu
(Ariège), concordent bien. Malgré certaines formes, assez
rares du reste du A. palustre, qui semblent établir une
transition entre cette espèce et le H. eugyrium, on peut consi-
dérer ce dernier comme une espèce suffisamment caractérisée.
Hypnum palustre L.—Cette espèce, très-variable d'aspect,
a pour caractères les plus importants : une capsule privée
d’anneau , resserrée au-dessous de l’orifice après la sporose;
les feuilles, le plus souvent homotropes, brièvement acu-
minées-aiguës ; une nervure forle, ordinairement simple et
dépassant le milieu ; des oreillettes mal dessinées, formées
de cellules à parois épaisses , remplies de granulations ver-
dâtres ou obscures. De tous les Limnobium, c’est aussi la
seule espèce qui soit calcicole et descende dans les régions
basses des montagnes du Midi. Malgré sa polymorphie, les
différentes variations qu’elle produit affectent des formes assez
bien délimitées que Schimper a énumérées dans son Synop-
sis; on en trouvera aussi une très-bonne exposition dans la
nouvelle Flore de M. Boulay.
. Dans les Pyrénées où le type et la var. kamulosum sont
très-répandus à l’état stérile, j'ai constaté, en plusieurs
localités, une petite forme très-fertile qui a le port du
H. eugyrium et pourrait être facilement confondue avec
celui-ci sans un examen attentif,
Touffes pelites, déprimées, rousses ; tiges couchées, munies
de rameaux {rès-courts, redressés, un peu incurvés ; feuilles
légèrement homotropes, à nervure simple un peu plus courte
que dans le type et à oreillettes un peu plus nettement des-
sinées. Capsule arquée, anneau indistinet.
En outre j'ai reçu, en 1880, de M. Fergusson, sous le
nom de Æypnum (Plagiothecium ?) Barkeri Ferg., sp. nov.,
une mousse stérile provenant des Alpes de Dovre (Norwège),
qui appartient certainement à la section des Limnobium et
semble très-voisine du 4. palustre.
De petite taille, toutfes déprimées, tiges courtes (2-4 cent.),
irrégulièrement rameuses, émettant de nombreux faisceaux
de radicules rouges; feuilles espacées, très-étalées, flexueuses
_ à la pointe, petites (3/4-1 mill.), oblongues à la base, puis
rapidement rétrécies-acuminées , légèrement décurrentes,
_ très-entières, infléchies aux bords à la naissance de l’acumen.
Nervure épaisse, bifurquée, à branches courtes atteignant au
pes le milieu. Cellules moyennes linéaires (6-10 fois aussi
ongues que larges), flexueuses. Tissu à peu près égal sur
toute la largeur de la base, composé de cellules plus larges,
_ subhexagones, à parois peu épaissies, ne formant pas d’oreil-
: __ lettes distinctes. Inflorescence monoïque , d’après Fergusson
= L’abondance des radicules, la nervure épaisse, plus courte
et bifurquée, enfin le tissu de la base distinguent cette plante
REVUE BRYOLOGIQUE.
des formes décrites du A. palustre. H est possible qu’elle
constitue une espèce propre.
_ Hypnum subenerve Sch.— Je suis obligé de négliger provi-
soirement cette mousse, dont je n’ai pu jusqu’à présent me pro-
eurer aueun échantillon et qui m'est complètement inconnue.
C’est avec intention que je laisse de côté le Hypnum de-
_ flexifolium Solms. Laub., qui n'appartient pas à la section
Limnobium et dont on trouvera la synonymie dans la nou-
velle Flore de M. Boulay.
ANALYSE DES LIMNOBIUM.
Feuilles élargies, ovales ou suborbiculaires, ordinairement
contractées à la base, arrondies au sommet ou termi-
nées brusquement par un apicule court. . . . … + :
Feuilles oblongues ou oblongues-lancéolées, rétrécies en
un acumen aigu, rarement obtus. . . + . + + + - -
Feuilles petites (1/2-1 mill.), entières, cellules moyennes
subhexagones assez courtes. . . . + - + + + + + 2 -3
Feuilles plus grandes (1-2 mill.), entières ou légèrement
=.
ne -
denticulées dans la partie supérieure ; cellules moyennes,
longues, linéaires, flexueuses. . . . + . + + + + * : 5
__ { Nervure bifurquée, mince et très-courte ; cellules moyennes
8 à parois peu épaissies. Hypnum norvegicum Sch.
Nervure forte, ordinairement simple et dépassant le milieu ; Fe
cellules moyennes à parois ÉDRISSIES.. . + + +,»
Innovations raides, fasciculées ; feuilles serrées, sub-im-—
| briquées à l’état sec. . . . Hypnum arcticum Som.
Tige très-grêle, courte, à branches flexueuses; feuilles
espacées, étalées à l’état sec. Subsp. *H. Goulardi Sch.
= | Feuilles non contractées à la base, denticulées sur presque
tout le contour; nervure unique dépassant les 3/4.
: Hypnum obtusifolium Hook.
Feuilles contractées à la base, entières ou denticulées seu-
lement au sommet: nérvure bifurquée, courte . . . - 6
Feuilles homotropes, ovales-suborbiculaires obtuses avec
ou sans apieule. . . . . . Hypnum dilatatum Wils.
Feuilles étalées-dressées, ovales, rétrécies dès le milieu en
un large acumen obtus. . . Subsp. * H. molle Diks.
Feuilles étalées un peu squarreuses, 5 rbiculaires brus-
quement apiculées. . . . . Subsp. *H. alpinum Sch.
Nervure unique prolongée jusque sous le sommet. . - -
Nervure unique ou bi-trifurquée disparaissant loin du
.
Herr PS ip eee ei 6 se GE ét.
ui i ine crénelées au sommet.
mme entières où à ie C 5 re 26 ren
Feuilles denticulées sur presqu 1e tout le contour. si
Price nr % . Hypnum lusitanicum Sch.
Feuilles distinetement de tées en scie dans la moitié supé-
rx L # ; è se: vs
6
rleure Nr RES RS a
É 7. à. S
32 | REVUE BRYOLOGIQUE.
Feuilles falciformes et squarreuses, ovales-lancéolées, assez
longuement acuminées ; cellules des angles petites, non
dilatées, hyalines, Monoïque. Hypnum montanum Wils.
Feuilles légèrement homotropes, non squarreuses, ovales-
elliptiques, brièvement acuminées; cellules des angles
grandes, très-dilatées, orangées. Dioïque.
Hypnum micans Wils.
Dioïque. Acumen ordinairement lancéolé-obtus ; cellules
des angles dilatées, hyalines, à parois minces. Folioles
périchétiales non plissées. Hypnum ochraceum Turn.
Monoïques. Acumen ordinairement aigu ; cellules des
angles à parois épaissies, verdâtres, obscures, ou oran-
gées. Folioles périchétiales plissées , . . . . . . . . 12
| Nervure ordinairement unique et longue ; angles basilaires
10
11
non ou à peine excavés, composés de cellules verdâtres
ou obscures ne formant pas d'oreillettes bien distinctes.
Anneau nul. Plante calcicole. Hypnum palustre L.
Nervure ordinairement bifurquée; angles basilaires exca-
vés, composés de cellules orangées formant des oreil-
lettes bombées très-distinctes. Anneau large. Plantes
shticdies. nn es ed en 13
12
Hypnum alpestre Sw,
Rameaux courts, non fastigiés, un peu courbés ; feuilles
légèrement homotropes ; nervure bifurquée, courte.
Folioles périchétiales denticulées.
Hypnum eugyrium Sch.
F. RENAULD.
13
Les espèces européennes de Fabronia.
.On voit acceptées par les auteurs comme des espèces trés-
distinctes, et l’on trouve dans les herbiers comme des plantes
éminemment différentes la Fabronia pusilla et la Fabronia
octoblepharis.
On indique les différences de ces espèces principalement
dans la conformation des feuilles et dans le fruit. Les feuilles
de la Fabronia pusilla sont indiquées comme terminées par
une pointe filiforme longue et presque achrôme; leur bord
doit avoir, de la pointe jusqu’au milieu, des dents aiguës et
longues, étalées-dressées, constituées an moins d’une et .
quelquefois de 3 cellules ; en règle, ces dents alternent en
= longueur, et entre l’une et l’autre dent (selon De Nolaris)
sont interposées deux cellules marginales, La nervure faible
n'arrive tout au plus qu’au milieu des feuilles. — Les fruits
_ & cette espèce
l'état vide la
ont un pédicelle bien petit de 3 mill. , et à
le est turbinée-tronquée sans un col
REVUE BRYOLOGIQUE. 53
distinct, L’opercule est presque conique, les dents soni ap-
pariées, mais distinctes, d’une couleur brune et les spores
d’une dimension de 0 : 01 — O0 : 013 mill.
La Fabronia octoblepharis doit avoir, comme caractères
propres, les feuilles plus larges, terminées par une pointe
filiforme moins allongée, le bord simplement denté, mais
jamais cilié ; les cellules proéminentes du bord, c’est-à-dire
les dents, sont disposées de manière que entre l’une et
l'autre il n’y a qu’une seule cellule non proéminente; la ner-
vure plus prononcée arrive au-delà de la moitié de la feuille.
— Les fruits sont plus grands et ont un pédicelle plus long
(jusqu’à 4 mill.); la capsule à l’état vide est hémisphérique
ou cyathiforme, d’une couleur plus claire et d’un tissu plus
délicat. L’opercule plus aplati a une proéminence au centre;
les dents sont unies deux à deux, formant 8 dents larges
d’une couleur moins foncée; les spores ont une dimension
de 0 : 043 — 017 mill. Le
On distingue aussi l'aspect général des deux plantes en
disant que la F. octoblepharis forme des toutfes moins
épaisses et plus vertes, tandis que la F. pusilla croît en
touffes plus denses, d’un vert grisâtre dû à la longueur de la
pointe décolorée. :
Tous ces caractères , fort nombreux et apparemment bien
perceptibles, font croire en effet que les deux espèces ne
peuvent pas être trop facilement confondues. Mais la réalité
correspond-elle aux indications des auteurs?
. Je n’ai jamais lu dans les ouvrages bryologiques un mot
indiquant l'existence des passages entre ces deux espèces, ni
trouvé un doute au sujet de leur bonté; ce fut la nature
même qui me le signala.
Après avoir visité les localités des environs de Méran,
indiquées par M. Schimper comme lieux classiques pour la
Fabronia octoblepharis , et après avoir trouvé sur les rochers
de schiste une bonne quantité de cette forme avec tous les ca-
ractères susdits, j'ai parcouru aussi dans le printemps de 1882
les collines porphyriques qui existent au nord de Trente,
dans la vallée de l’Adige, près de Egna. C'est un sol rude
avec de fréquentes parois perpendiculaires de porphyre et de
rochers arrondis couverts de Grimmia leucophæa et commu
lala. On y trouve dispersés en quantilé suflisante sur le sl.
_ graveleux et noir de vieux chênes, el dans quelques À.
- endroits marécageux des saules. ; 4
En cherchant des mousses, j'ai trouvé une quantité con-
sidérable de Fabronia bien fructifiée, indifféremment placée
Sur l'écorce des chênes, sur les rochers porphyriques et sur
le Leucodon sciuroides, qui couvre de grandes surfaces de
rochers aussi bien que des troncs de chêne. Pour po
Mieux examiner nos trouvailles sans les mêler
54 REVUE BRYOLOGIQUE.
séparé avec soin tout ce que j'avais détaché de l'écorce des
arbres et ce que j'avais recueilli sur les rochers.
L'aspect extérieur des échantillons n'était pas très-différent,
seulement on pouvait remarquer un vert plus frais dans cer-
taines touffes moins denses trouvées dans des cavités du
rocher ou croissant sur le Leucodon sciuroides ; tout le reste
avait la couleur verte grisâtre propre de la F. pusilla.
Un examen plus attentif m’a assuré que tous les échan-
‘tillons trouvés sur les rochers avaient les caractères de la
F. octoblepharis sans une trace de cils au bord des feuilles,
qui avaient uniquement des dents aiguës et étalées. La plupart
au contraire des échantillons trouvés sur l’écorce des chênes
et en particulier sur leurs branches, avaient les caractères
de la F. pusilla avec ses feuilles ciliées el la pointe très-longue
et décolorée.
Tous les autres caractères, même la dimension des spores,
correspondaient relativement aux deux espèces ; j'ai seule-
ment noté que les échantillons des rochers avaient les capsules
quelquefois faites comme celles de la F. pusilla, avec la cou-
leur plus foncée et le col moins perceptible. Je n’ai remarqué
qu'une chose, c’est que les feuilles inférieures des branches
des échantillons trouvés sur l'écorce des arbres avaient les cils
moins prononcés et quelquefois conformés comme les dents
de la F. octoblepharis. J'avais déjà observé le même fait sur
des exemplaires provenant de Florence et de Naples.
Bien plus intéressants étaient les échantillons recueillis sur
le tronc inférieur des chênes, ou sur le Leucodon sciuroides.
Ici on voyait tous les passages possibles dans la conformation
du bord des feuilles. Une même branche avait d’abord les
feuilles ovales simplement dentées, après venaient des feuilles
un peu plus étroites avec les dents si allongées qu’on pouvait
les regarder comme des cils proprement dits et quelquefois
on y voyait les cils aussi bien développés que dans la forme
typique de la F. pusilla. Les capsules avaient une inconstance
notable dans leurs formes, et celles à spores pâles et minces
étaient mêlées avec celles d’une couleur plus foncée et plus
petites. J'ai observé cette inconstance de la capsule et des
spores dans deux fruits parfaitement mûrs que j'ai trouvés
_ dans le même perichætium !
REVUE BRYOLOGIQUE. 55
+
par cette voie de sauver les deux espèces, mais les transitions
que j'ai observées ne sont pas isolées dans certains individus,
elles suivent avec une constance notable le lieu de naissance
de l'échantillon, de sorte que les exemplaires trouvés sur le
tronc inférieur des arbres ou sur le Leucodon des rochers
sont presque les intermédiaires entre la forme trouvée sur
l'écorce supérieure des arbres et celle trouvée sur les rochers.
Chez nous, en Suisse et en Provence, la F. pusilla semble
limitée à l'écorce des arbres, tandis que sur les rochers on
trouve la variété octoblepharis, mais dans les régions plus
méridionales de l'Italie et en Espagne il semble que la forme
avec les feuilles plus ou moins ciliées et les spores plus minces
est la plus répandue même sur les rochers.
Plus on s’avance dans le continent vers lorient, la forme
à feuilles simplement dentées semble prévaloir, car je la
trouve recueillie même sur les arbres en Hongrie, et les”
échantillons de la F. octoblepharis provenant du Caucase,
que je dois à l’obligeance de M. Brotherus, correspondent
_ toujours à ce que les auteurs appellent F. octoblepharis,
quoiqu'’ils aient été trouvés sur les écorces des arbres.
_ Si en réalité les deux formes de Fabronia dont je m'occupe
ne sont que des développements divers de la même espece,
dûs au lieu où la plante croit, je ne sais en vérilé comment
on peut créer en Europe deux espèces, el, ce qui m'étonne
_ encore plus, c’est que se basant uniquement sur la longueur
des cils des feuilles, on ait pu proposer la F. Schimperi.
En examinant le grand nombre de Fabronia exotiques,
‘qu’on a de la peine à distinguer moyennant les cils des
feuilles, on trouvera bien justifié le doute de la bonté de la
plupart de ces formes élevées au rang d'espèces d’après des
Caraclères reconnus très-inconstants dans la seule Fabronia
Qui croît abondamment en Europe. VENTURI.
Hypnum (Cratoneurum) psilocaulon (species nova).
Plante formant des touffes lâches, déprimées, jaunâtres.
Se longue de 4 à 8 centimètres, grêle, flexueuse , irré-
Sulièrement pennée, dépourvue de radicules et de para-
hylles ; rameaux courts, inégaux , étalés, très-espaces.
euilles caulinaires homotropes, largement ovales-trian-
Bulaires, longuement et finement acuminées, à peine plissées,
atières, munies d’une nervure assez faible, s’arrêtant au
ieu ou vers les 3/4; tissu lâche : cellules molles, à parois
es, les moyennes 4 à 10 fois aussi longues que larges
ue incolores, les basilaires courtes, vertes; oreillelles
inctes , formées de grandes cellules quadrangt
56 REVUE BRYOLOGIQUE.
+
ou subhexagones, presque hyalines. Feuilles raméales plus
petites que celles de la tige, d’ailleurs semblables. Les feuilles
caulinaires supérieures et les feuilles raméales sont fortement
arquées-homotropes, et rendent crochue l'extrémité de la
tige et des rameaux. — Fructificalion inconnue.
J'ai récolté cette mousse en assez grande quantité, le 10
avril 4881, aux environs des ruines de l’abbaye d’Orval
(Luxembourg belge), sur les sables liasiques, à une altitude .
d'environ 320 mètres; elle croît sur la terre sablonneuse
humide, au bord d’un chemin. J’en adressai quelques échan-
tillons à M. l’abbé Boulay, qui me répondit : « L'espèce la
plus voisine est le A. fiicinum, mais il y a de fortes diffé-
rences. » M. Venturi, à qui je l'ai aussi communiquée, la
considère comme plus voisine du Æ. commutatum et de ses
sous-espèces que du A. filicinum, et la rapproche du A. fal-
catum var. gracilescens Sch., tout en reconnaissant qu’elle
ne peut être rapportée ni à cette variété, ni à aucune des
autres formes actuellement décrites.
L'un des principaux caractères de notre mousse , caractère
qui la distingue de toutes les espèces voisines, est l'absence
complète de radicules et de paraphylles. Je dois dire, toute-
fois, que M. Venturi m'a signalé , et que j'ai trouvé en effet,
sur certaines tiges, quelques petits poils, formés de plusieurs
cellules juxtaposées bout à bout, qui représentent probable-
ment les paraphylles ; ces poils sont extrêmement rares sur
les tiges où ils existent et manquent complètement sur beau-
coup d’autres. Se
Outre ce caractère, il existe d’autres différences notables
entre le }. Are et les espèces voisines, Si on le
compare au /1, filicinum, dont certaines formes grêles lui
ressemblent beaucoup d’aspect et de port, on voit de suite
qu’il en diffère par ses feuilles entières, longuement ré-
trécies et finement acuminées, munies d’une nervure faible,
s’arrêlant au milieu ou vers les 3/4, et par ses cellules plus
étroites , plus allongées , à parois minces. — Les feuilles ont
à peu près la même forme que celles des Æ. commutatum et
H. falcatum , mais dans ces deux espèces on trouve un ou
plusieurs plis profonds de chaque côté de la nervure ; celle-ci
est très-forte et pénètre dans l’acumen; le tissu est solide,
formé de cellules à parois fermes el épaisses; dans le 1. psi-
docaulon , au contraire , les feuilles sont à peine plissées, la
nervure est bien plus mince et s'arrête vers le milieu du
_ limbe ou à la base de l’acumen, le tissu est plus lâche et
formé de cellules plus délicates, à parois minces. Te.
Une petite forme alpine du A. falcatum, la var. graci-
… descens Sch., est celle qui, par le port, les dimensions etle
= Lissu, plus lâche et moins solide que dans les formes robustes
se rapproche le plus du /. psilocaulon, dont elle reste néan:
£ REVUE BRYOLOGIQUE. 57
moins bien distincle par ses paraphylles abondantes, ses
feuilles fortement plissées et sa nervure épaisse.
J. CARDOT.
Les Plantes et la Mousse.
Nous n’avons jamais été partisan de la culture des plantes
dans la mousse, nous l'avons prouvé à plusieurs reprises
dans notre publication, et notre opinion est toujours la même
sur ce point : la terre est aux végétaux ce que l’eau est aux
poissons, l’air et l’espace aux oiseaux. Mais ce, que nous
n’avons pas dit assez complètement (nous ne l'avons dit que
pour les pommes de terre), c’est que la mousse employée
comme nous allons l'indiquer peut devenir un très-bon
auxiliaire pour la terre; nous ne parlons pas, bien entendu,
de la mousse soi-disant préparée, annoncée pompeusement
Comme /a seule, la vraie bonne, mais bien de la mousse
naturelle, mélangée avec la terre et divisée plus ou moins
nement selon la délicatesse des plantes qui devront végéter
ans ce mélange.
Des essais de culture dans la mousse pure ont été tentés
par bien des personnes expertes en horticulture ; les résultats
©btenus ont démontré que si quelques espèces de plantes se
sont accommodées de ce régime pendant un certain laps de
temps, la plupart en ont souffert. :
uelques-unes de nos expériences personnelles nous ont
démontré que la mousse ajoutée et bien mélangée à la terre
Peut produire de très-bons résultats. Voici ce que d’après
Ses expériences nous croyons devoir recommander à nos
lecteurs.
Rappelons d’abord que pour la culture des pommes de
lerre nous avons conseillé de répandre de la mousse et de
l'enfouir comme une véritable fumure ; ainsi employée ,
elle divise la terre , l’allège, permet aux tiges souterraines
de la traverser plus facilement et aux tubercules de grossir
autant que possible : les pommes de terre ainsi cultivées sont
Saines et de bon goût, ce qui n’a pas lieu dans une terre
Venant d’être fumée. me
arlons maintenant de cette méthode appliquée aux vé-
; Een d'agrément qui doivent nous intéresser plus spéciale-
“meñt. | 288€ “à
Pour la culture en pleine terre, nous avons distribué la
rousse toujours comme une fumure ordinaire, mais nous
l'avons divisée plus ou moins finement, selon les plant
auxquelles elle était destinée; ainsi, pour des plantes
nuelles dont les chevelus sont fins et nombr
Fe »
REVUE BRYOLOGIQUE.
divisons notre mousse aussi finement que possible, tandis
que pour des massifs d’arbrisseaux et d’arbustes nous l'avons
_ enterrée comme on le fait d’une grossière fumure de vrai
fumier. Les résultats ont été très-bons et seront de longue
durée , ce qu’on comprendra facilement , puisque la mousse
pourrit très-lentement et par ce fait maintient la terre divisée
longtemps.
Pour les plantes que l’on cultive en pot, les plantes de
serre en terre de bruyère, la mousse mélangée en petite
quantité produit les meilleurs effets; un quart approximative-
ment, un peu plus pour les plantes peu délicates, un peu
moins pour celles qui le sont davantage est une bonne pro-
portion. .
… On peut aussi draïiner les pots avec de la mousse, au lieu
d'employer des tessons de pots ou des cailloux.
La mousse naturelle employée dans les conditions que
nous venons d'indiquer sera irès-favorable à la plus grande
partie des végétaux; pour quelques-uns elle pourra être
inutile , mais elle ne sera nuisible à aucun. ee
Quant à la mousse soi-disant préparée par des procédés
chimiques plus ou moins secrets et plus ou moins brevetés,
= ilest temps d'en faire justice et de la reléguer dans l'oubli
_ où elle était tombée et d’où elle n'aurait pas dû sortir.
Jean CHauRÉ.
_ Moyen d'utiliser la mousse.
_ Beaucoup de personnes ont l’habitude de faire enlever
la mousse dans les vieux gazons au moyen de râteaux
appropriés à cet usage et ensuite de répandre un peu de
_ terreau sur la pelouse ; la mousse que l'on retire par ce
travail peut être utilisée, elle fermente étant amoncelée, et
_la chaleur qu’elle acquiert est de plus longue durée que celle
obtenue par le fumier. Je l’ai souvent employée avec du
fumier, non pas en mélange, mais à la surface de la couche
et le terreau par dessus, sa décomposition étant très-lente;
c’est ce qui explique le long maintien de la chaleur, J'ai vu
_ les melons prendre une vigueur extraordinaire sur ces sortes
de couches et donner de beaux fruits en seconde récolte.
Enfin, j'ai eu l’occasion d’avoir de la belle mousse comme
il en croît sur les pentes boisées et exposées au nord, je lai
_ employée en remplacement de tannée à la culture des ananas;
j'ai été satisfait du résultat, et si j'avais pu m’en procurer
t j'aurais supprimé l'emploi de la tannée.
REVUE BRYOLOGIQUE. 59
mileur d'horticulture, paraissant deux fois par mois sous
l'habile direction de M. Lucien Chauré, rue de Varennes, 13,
_ Cette excellente publication, d’un prix très-peu élevé (6 fr.
par an), est très-utile à loute personne qui possède un
jardin. Er ue
Bibliographie.
Genera muscorum MAcroHYMENIUM et RHEGMATODON revisa
specieque nova aucta exposuit F.-C. Kiær. — Christiania,
1882, un vol. in-8° de 34 p. et 3 pl. photographiques ; 3 fr.
chez l'auteur, Lokkevei, 4, Christiania. -
Sous ce titre, M. Kiær, médecin en chef de l’hospice
_ des diaconesses de Christiania, vient de publier, dans les
Annales de la Société scientifique de Christiania (1882, n° 24),
une monographie de la famille des Macrobyméniés qui com-
_prend les deux genres Macrohymenium CG. Müll. et Rhegma-
todon Brid. , . fe
Jusqu'ici les espèces de cette petite famille des Muscinées,
confondues tantôt dans le genre Macrohymenium, tantôt
dans le genre Rhegmatodon, ont été successivement rat-
tachées , suivant les vues des auteurs, aux Leskéacées , aux
Fabroniées, aux Neckéracées et aux Hypnacées. M. Kiær
pense avec raison qu'il est préférable d'en constituer une
famille spéciale, pe
Dans la première partie de son travail, l’auteur présente
une diagnose très-étendue de la famille, compare organe
par organe les deux genres qu’elle comprend et donne dans
un tableau très-intéressant les mesures en longueur, en
largeur et en diamètre, suivant l'organe , des rameaux, des
feuilles caulinaires et raméales, des pédicelles et des spores
de chacune des espèces. ee Ru
La deuxième partie s'applique à la description des genres
et des espèces. Après la diagnose des genres, vient la clef
dichotomique des espèces, puis un conspectus dans lequel
Chaque espèce est étudiée systématiquement et où se trouvent
indiquées la synonymie et les localités. Enfin, l'ouvrage est
terminé par un index des localités, une liste alphabétique
des collecteurs , et une table des noms de famille, de genres
d'espèces cités dans le cours de l'ouvrage.
genre Macrohymenium comprend ,
espèces, dont 2 de Ceylan ( M.
.
flore javanaise (M. Mülleri,
fri ue CRE | à
_ 60 REVUE BRYOLOGIQUE.
(R. serrulatus), 1 de Madagascar (R. secundus) et 4 de
l'Amérique méridionale (R. filiformis, densus, schlothei-
mioides et Brasiliensis ). 4
De ces 16 espèces, une seule est nouvelle, le RAA. se-
cundus, qui est décrit pour la première fois et qui a été
rapporté de Madagascar, en 1877. par M. Borgen.
Le Rh. hypnoides Schp. et fuscoluteus Schp., du Mexique,
ainsi que le M. cuspidatum Mitt. , des Indes-Orientales, sont
rejetés par l’auteur dans une 3° section, sous le titre de
Macrohymeniæ spuriæ.
On ne saurait trop féliciter M. Kiær d’avoir publié le
travail dont nous venons de donner une courte analyse, et
nous formons le vœu qu'il puisse consacrer ses loisirs à
Pétude de certaines familles qui comprennent un grand
nombre de genres et d’espèces dont la détermination a
besvin d’être revue. E. BESCHERELLE.
Prodrome de la flore du grand-duché de Luxembourg,
par J.-P.-J. KorTz. 2° partie. Plantes vasculaires. — Mus-
cinées. — Luxembourg, 4883. 1 vol. 374 p.
Cet ouvrage contient la description des Mousses, Sphaignes
et Hépatiques du grand-duché de Luxembourg, avec des
tableaux dichotomiques.
Pour la rédaction de la partie bryologique, l’auteur a
largement mis à contribution les publications de M. Husnot
et la Flore bryologique de Belgique (pleurocarpes), en
s’abstenant toutefois de citer ces ouvrages.
F. GRAVET.
Nouvelles.
_Je m’empresse d'informer ceux des abonnés de la Revue
qui lisent le Bulletin de la Société Botanique de France que ma:
nole sur le Barbula sinuosa, publiée dans le fascicule II des
comptes-rendus des séances de 1882, doit être considérée
comme nulle et non avenue, cette note ayant été imprimée
avec si peu de soin que le sens de plusieurs passages est com-
_ plètement altéré. | J. CARDOT.
MM. Carringlon et Pearson viennent de publier le fascicule
UT (n° 451-215) des Æepaticæ Britannicæ exsiccatæ. Prix:
46 shill (20 fr.) franco par la poste. — Parmi les raretés qu'il
contient, citons : Marsupella Stableri, Cephalozia Francisci,
_ C. æraria, C. Turneri, Lepidozia Pearsoni, ete.
10° ANNÉE _ 1883
_ REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° &.
Brachythecium venustum. Venrurt. — Les fleurs mâles du
Fissidens decipiens. Parciserr. — Note sur quelques mousses du
Bourbonnais. Berrmoumieu. — Note sur l’Hypnum psilocaulon.
Desar. —- Note bryologique sur les environs d'Anvers. CARDOT. —
Bibliographie. — Nouvelles. rue
I
Brachythecium venustum De Notaris Epilogo
Briol. ital.
La simple description que nous donne M. De Notaris de
_ Son Brachythecium venustum , publiée pour la première fois
_ dansle Syll. Musc. de l’année 1838, et répétée dans l'Epilogo
_ della Briol. ital., m'avait déjà fait soupçonner que celte espèce
Pouvait avoir quelque analogie avec le Brachythecium olympi-
Cum de M. Juratzka, publié avec d’autres mousses, qne
+ Unger avait rapportées de l'ile de Chypre, dans les Actes
de la Société Botanique de Vienne, année 1869. A
_ Par l'obligeance de M. Pedicino et du marquis Bottini, j'ai
eu l’occasion favorable d’inspecter ce qui reste de l'espèce,
dans la collection originale de M. De Notaris, et d’abord j'ai
Voulu constater l'exactitude des caractères que l’on trouve
dans l’Epilogo della Br. ital. Il était bien raisonnable que je
Pusse avoir conçu quelque soupçon à cet égard, car j'avais
Aperçu des différences considérables dans la description da
Brachylh. veaustam donnée par M. C. Müller, dans sa Synopsis
Muscoram , publiée en 4849, d’après un échantillon original.
_ M. C. Müller en effet, dit que le B. venustum a l’inflorescence
Monoïque et la ramification dense presque fasciculée, com-
Parant l’espèce au Rhynchostegium tenellum ou au B. velu-
Fa , tandis que M. De Notaris dans l’Epilogo nous dit que
in lorescence est dioique avec une ramification lâche et irré-
ière ; de plus, il compare son espèce avec le B.
MO Qui. est dioiqué : : -.. …
,
REVUE BRYOLOGIQUE.
= En examinant l'unique branche fruclifère de l'échantillon
original, jai pu constater sans aucun doute, à proximité de
la gemmule fructifère, une antre gemmule avec plusieurs
_ anthéridies et paraphyses. Il est donc constaté avec certitude
_ que l’inflorescence est (d’après la terminologie de M. Lindberg)
_anthoïque, et, quoiqu'il reste bien peu pour connaître le port
de la plante, on voit loutefois que l'indication de M. Müller
est aussi à cet égard plus exacte que celle de l’Epilogo.
Ou concevra bien davantage qu'avec ces rectifications, mes
soupçons sur l’affinité du B. venustum avec le B. olympicum
ne pouvaient que s’augmenter ; mais il fallait avoir un exem-
plaire original de l'espèce de M. Juratzku. Dans ce but, je
me suis adressé à M. Breidler qui, avec son obligeance habi-
tuelle, m'a communiqué un échantillon recueilli à Chypre par
M. Unger, et nommé par M. Juraizka. :
__ Avec ces éléments, j'avais les moyens de contrôler la
_ description donnée par les auteurs, ét de confronter les
véritables caractères des deux mousses,
Br. venustum De Not., rectifiée
avec la description de Müller et
l'examen de original.
| Monoïcum ;
dense implexo-cæspitosum in
sicco flavescens nitidulum ;
Brachythecium olympicum Jur.
Monoïcum ;
intricato cæspitosum, lœte vel
_ lutescenti viride, sericeo ni-
NOR ES AE
_ caulis adrepens, ramosus, sub- |
__ pinnatus, ramulosus, ramulis.
_ erectis, incurvatis;
caulis repens, vage ramosus, vix
nisi apicem versus subpinnatus,
ramulis remotiusculis fascicu-
latisve , brevibus, simplicibus,
teretiusculis ; -
folia caulina dense plumulose
imbricata, erecto -adpressa,
- anguste ovato-acuminata cuspi-
data, margine inferne plérum-.
que recurvata. superne minute
serrulalta, ultra medium cos-
tata; | k
folia conferta, patula vel laxe
= secunda, e basi ovata lanceo-
_ lata jonge et tenaiter acumi-
_ mata, haud plicata, margine
_ undique minute serrulata, sub- |
plana, ultra medium costata;
areolatio pertenuis densa, basi
parum dilatata, ad angulos
_ minute subquadrata ;
folia perichætialia laxe imbricata,
<terna e lata basi subito lan- |
ceolato acuminata, interna late
] ex apice eroso dentato
ito in acumen longiusculum |
subulatum pro- |
rucia ;
areolatio ex cellulis angustis sub-
flexuosis, ad folioruin auriculas
subquadrata ; re
folia perichætialia magis vaginan-
tia, caulinis ampliora, inferiora
acuminata, interiora ex abrupt
cuspidata, subenervia;
REVUE BRYOLOGIQUE. 63
demum fuscescens, operculo | conico-subaftenuatum. Anulus
convexo conico, breviter apicu- | et perist. intern. ignota.
lato. Anulus duplex. Processus
_ interni cilia processibus bre-
viora nodulosa.
Juratzka trouve son espèce semblable aux formes grêles
du B. velutinum, et avec bien raison, car l’exemplaire de
Chypre semble, en effet, une de ces formes rabougries du
B. velutinum qu’on trouve dans la région alpine, à peu
près comme un B. collinum. dre
L’affinité que trouve M. C. Müller avec le Rhynchostegium
tenellum est due à une méconnaissance des caractères gé-
nériques d’un Rhynchostegium. — Le B. tauriscorum enfin,
qui est cité par De Notaris à propos de son B. venustum,
est plusieurs fois plus robuste et n’est vraisemblablement
qu’une simple variété du B. albicans. FU de
Pouf ma part, je crois que si ces auteurs avaient pu con-
naître le B. olympicum Jur., ils n'auraient pas hésité à le
_ confronter avec le B. venustum qui, dans les échantillons
_ originaux, a les feuilles identiques en configuration et aréo- À
lation, et même le caractère des branches que De Notaris
dit « in sicco subteres » est évidemment propre au B. olym-
picum de l’île de Chypre.
Mais, après tout cela, aurait-on une espèce soutenable ?
Avec l'échantillon de Chypre, M. Breidler m'a communiqué
(ainsi que je l’ai annoncé) un autre échantillon des environs
de Leoben en Siyrie, qui avait une ramification plus lâche
_ avec lés feuilles plus étalées, et l'aspect extérieur comme les
formes plus grêles du B. velutinum; mais les pédicelles ,
Quoique presque du double plus longs que dans le B. venus-
_tum, n'avaient aucune trace de tubercules, êt les feuilles
périchétiales correspondaient à la description du B. venustum.
Un troisième échantillon , que M. Breïdler a récolté dans les |
montagnes du Schladming en Styrie, avait au coniraire
l'aspect extérieur correspondant bien à l’exemplaire de
Chypre ; car ni la ramification ni la conformation des feuilles a
_ n'en différaient, mais les pédicellés avaient vers le milieu
C’est pour cela que M. Breidler doute de l'a
B. venustum ou olympicum, mais
aura toujours les feuilles périchétiales « ex à
in acumen longiusculum producta »,.
branches relativement plus larges
B. velutinum, En observant les
nal, on trouve des traces é
les du B. venus
e tubercules à
64 er REVUE BRYOLOGIQUE.
Mes doutes , toutefois, s'accrurent lorsque j'eus examiné
un exemplaire original de Schimper que M. Husnot eut la
bonté de m'envoyer pour l'inspection. Cet exemplaire fut
récolté dans la Sierra Nevada en Espagne , et M. Schimper
l'a nommé Br. velutinum var. meridionale, avec l’observation
qu'ilest un synonyme du B. Olympicum Jur. Il semble que
celte forme , trouvée en 1847 et par conséquent connue de
M. Schimper avant la publication de sa Synopsis, n’est pas
autre chose que le B. velutinum var. condensatum dont on
voit Ja description dans son ouvrage ; car la provenance est
la même et la description y correspond.
Cette forme a le port du B. venustum original, mais bien
plus robuste ; les feuilles sont au moins du double plus
_ grandes que dans l’exemplaire de De Notaris, et certainement
_ pas plus pelites que dans les formes ordinaires du B. velu-
linum ; elles sont toutefois moins élalées à la base, Les
feuilles périchétiales n’ont pas de pointe conformée comme
les auteurs l’indiquent du B. venustum ou olympicam , mais
elles sont simplement acuminées comme dans les B. velu-
tinum et salicinum. Le pédicelle a, près du milieu, des
tubercules pas plus prononcés que dans l’exemplaire de
Schladming , ou dans quelques échantillons que je possède
_ du B. collinum.
Après tout cela, on voit qu'il reste bien peu pour soutenir
les espèces qu'ont instituées De Notaris et Juratzka ; toute-
fois, si je vois qu’on ne doute pas de l'autonomie du B.
_Campestre qui, avec des feuilles plus étroites, a un pédicelle
muni de tubercules seulement dans la moitié supérieure, pour
_ le distinguer du B. rutabulum, il me semble qu'on peut
conserver le B. venustum avec son pédicelle lisse ou presque
lisse, et ses feuilles relativement plus larges et moins allon-
_ gées que dans le B. velutinum. L'expérience apprend que
_ la surface du pédicelle offre un excellent caractère pour
distinguer les espèces des Hypnées, et pourquoi renoncer
tout de suite à ce caractère, parce que de petites traces de
tubercules existent là où on ne les attendait pas ? La scabrosité
des pédicelles du vrai B. velutinom est telle qu'on peat
- l'apercevoir aisément à l’œil nu, el le passage d'une telle
_ Scabrosité aux minces traces que j'ai vues en examinant
_ l’exemplaire de M. Schimper, et celui de M, Breidler est
_ €ncore bien considérable, En tout cas, On aura toujours la
REVUE BRYOLOGIQUE.
Les fleurs mâles du Fissidens decipiens.
Le Fissidens decipiens a été distingué du ‘Fissidens adian-
thoïdes par De Notaris, qui le considérait comme dioïque, tout
bryologues, et particulière-
ve REVUE BRYOLOGIQUE.
| D
bourgeons mâles et la plante mère, est plus immédiat et plus
visible : ici, en effet, ces petits bourgeons ne se forment pas
sur un protonema; ils naissent directement du tissu même
de la plante.
Les touffes étendues et profondes qui représentent l’espèce,
sont toujours composées uniquement de tiges femelles; en
_ d’autres termes, on ne lrouve jamais aux aisselles des feuilles
_ que des périchèzes contenant des archégones. Mais si, au lieu
de chercher sur la plante verte el bien vivante, on examine
‘ de près, dans la saison favorable, la partie inférieure des
_touffes où les feuilles sont complètement sèches, on aperçoit
_ alors de temps en temps sur ces feuilles jaunies et dont le
_tissu est déjà quelquefois en partie détruit, de petites taches
_ d’un beau vert, assez nombreuses ordinairement sur la même
_ feuille : ce sont les petits-bourgeons mâles. Ils semblent naître
- indifféremment sur le bord de la feuille, sur son limbe ou sur
la nervure. Ils adhèrent fortement par leur extrémité infé-
rieure, au tissu desséché et souvent à moitié désagrégé ; ils
émettent, en outre, ordinairement à leur base, des radicelles
courtes ou un peu plus allongées, qui manquent quelquefois.
Ces bourgeons sont le plus souvent très-courts et sessiles,
_ n’alteignant guère qu'un tiers de millimètre, et ils sont formés
alors de quatre ou einq petites folioles et d’une anthéridie
ovoide. D'autres sont légèrement pédicellés ; quelques autres
enfin s’allongent un peu plus, sans atteindre jamais un milli-
mètre, et portent deux ou trois périgones. Il y a quelquefois,
dans ces périgones, deux anthéridies, très-rarement trois,
_ mais jamais aucune trace de paraphyses. Dans les plus petits,
_ les folioles périgoniales sont ovales, énerves, avec une toute
petite pointe; dans les plus grands, les folioles supérieures
_ rappellent déjà en petit les feuilles normales de l’espèce : au-
dessus de la partie vaginale ovale et concave, on voit un petit
_limbe aplati et nervié.
_ A côté de ces petits bourgeons mâles, on voit aussi naître
_ de temps en temps des plantules grêles, qui s’a!longent davan-
tage et demeurent stériles. Le même fait se produit éga-
lement dans le Camptothecium lutescens: le protonema ad-
entif donne naissance aussi à de petites tiges grêles et allon-
gées, qui me paraissent être des plantes femelles. J'ai même
dans celte cs ne une de ces petites tiges naître direc-
tement sur une feuille desséchée, en un point du limbe,
sel elle adhérait fortement par sa base, et de ce point
nt d'ailleurs de longues radicelles. PE Ce tu
nc que, dans ces deux espèces, et dans tous les
les fails doivent s'expliquer de la même
REVUE BRYOLOGIQUE.
* dû naître du protonema primitif, résultant de la germination
des spores. Dans les deux cas, il doit probablement se pro-
duire des bourgeons mâles et des bourgeons femelles. Mais
les bourgeons mâles, portant immédiatement des anthéridies,
qui sont ici toujours terminales, atteignent ainsi, en très-peu
de temps, le terme de leur développement, et meurent aussitôt
après. Les petites tiges femelles, au contraire, n'arrivent à
produire des fleurs que beaucoup plus lard, lorsqu'elles se er.
sont accrues et ramifiées, peut-être après plusieurs années.
Elles constituent ainsi, en apparence, à elles seules, toute la
plante, et-elles continuent de vivre indéfiniment, rajeunissant
par des innovations, Comme leur plan normal, ou, en d’autres
termes, le cycle habituel de leur évolution ne contient pas
de fleurs mâles, elles ne peuvent point én produire tant
qu’elles suivent lasmarche régulière de cette croissance. Mais
lorsque les rameaux qui ont achevé ce cycle, et qui sont sur
le point de mourir, tendent à donner naissance à des bourgeons
_adventifs, ces nouvelles plantules semblent alors êlre placées
dans les mêmes conditions que celles qui étaient nées primi
livement des spores, et elles peuvent ainsi être également
mâles ou femelles. Nous voyons, en effet, dans d’autres
mousses, par exemple, dans l’'Ephemerum serratum , des
plantules mâles et des plantules femelles naître à côté les
unes des autres, sur le même protonema, et ces plantules
ressemblent d’une manière frappante à celles que nous venons
_ de décrire. PHILIBERT.
Note sur quelques mousses du Bourbonnais- :
Bryum arenarium Lindb. — Cette espèce qui n’a pas été
_ signalée en France, et que Schimper lui-même ne mentionne
_ pas, a été trouvée sur les collines calcaires de Chazelt..
M. Gravet dans son catalogue l’a justement placé à la suite
_ du B. atropurpureum avec lequel il a beaucoup de ressem—.
_blance ; peut-être n’en est-il qu’une variété. Les feuilles son
plus étroites, les supérieures révolutées en dehors, le tis
plus serré. La capsule est sensiblement plus grande, .
“ouverte à l'orifice et plus longuement pe dicellée que da
B. atropurpureum. De plus elle devient noire sans passer 2
la teinte pourpre. Les spores sont GRR nt plus grandes
Je dois à M. Venturi qui a vu mes échantillons, la recon
1. REVUE BRYOLOGIQUE.
gardé longlemps comme une espèce particulière. J ’ajouterai
que ces échantillons sont plus grêles et la capsule moins
colorée que dans le type, mais cela tient sans doute à l'om-
brage des bois où je les ai récoltés. Si on doit y voir une
variété, je la nommerais var. limbatum.
Barbula sinuosa Lindb. — Cette plante a été signalée pour
la première fois en France, il y a un an, par M. Cardot qui
l’a trouvée à Baalon (Meuse); presque en même temps je l'ai
rencontrée sur des pierres calcaires à Bayet. Je l'ai récoliée
depuis dans beaucoup d’autres localités, elle me paraît assez
commune sur le calcaire. Les auteurs sont loin d’être d'accord
sur le classement de cette espèce. Wilson l’a placée dans le
genre Dicranella, Schimper en a fait un Didymodon. L'opi-
_ hion qui semble prévaloir aujourd’hui est que notre plante
_ m'est qu’une variété du Barbula cylindrica Sch. Elle diffère de
_ cetie espèce par de larges sinus qui découpent le bord des
_ feuilles et qui, à cause de cela, sont très-fragiles, le sommet
\
est de plus fortement denté, les papilles sont aussi plus sail-
Jantes. Les bryologues qui font du B. sinuosa une variété du
B. cylindrica attribuent ces sinuosités et les dents dn sommet
_ des feuilles, à un état pathologique de la plante, mais j'avoue
_ que cette opinion me paraît un peu hasardée. A quelle cause
peut-on atlribuer cet état pathologique ? à la sécheresse habi-
tuelle du support? mais je l'ai trouvée dans des lieux irès-
_ frais, ombragés, avec ses caractères distinctifs très-constants i
si quelques feuilles parfois sont entières, cela peut tenir-a ce
+ qu’elles sont plus jeunes. Notre plante n’a été trouvée jusqu'ici
= que sur des pierres calcaires, landis que le B. cylindrica croit
sur tous les terrains ; espérons de la rencontrer un jour fructi-
fiée, ce qui permettra sans doute de porter un jugement certain
sur sa valeur spécifique.
- . Barbula ruraliformis Besch. — Après avoir étudié beaucoup
d'échantillons de cette mousse provenant de plusieurs localités,
il me semble qu’il n’est pas possible d'y voir autre chose
_ qu’ne forme du B. ruralis, et je pense comme Schimper qu'il
= serait plus simple de n’en faire mention que dans la descrip-
_ lion générale du type. Le caractère principal du B. rurali-
_ formis, consiste dans le limbe des feuilles qui, au lieu d’être
_ obtus, se prolonge plus ou moins sur le poil. Cette partie du
_ limbe est souvent scarieuse, mais souvent aussi elle ne l’est
pas. De plus, sur la même plante, je remarque des feuilles
_ inférieures qui sont obtuses, et les feuilles supérieures seules
_aigües. Dans les feuilles aigües, le poil est seulement hyalin
au sommet, tandis que dans les feuilles obtuses, il est hyalin
depuis le tiers inférieur, mais il est aisé de comprendre que
Hine doit être d’autant plus hyalin qu’il est plus dégagé du
Amblystegium Koc:
| REVUE BRYOLOGIQUE.
présente beaucoup dé difficultés ; tous les jours on trouve des
formes qu'on ne sait à quelle espèce rattacher; il est donc à
_ Souhaiter qu’un bryologue compétent y fasse un peu de lu-
mière. L’Amblystegium Kochii est une espèce encore peu
connue et mal délimitée, plusieurs auteurs qui en ont parlé,
n’ont pas donné une description identique. Notre plante qui 5
se trouve assez facilement dans certains prés inondés des bords +
de la Bioule et de l'Allier, répond parfaitement à la description
du Synopsis, Son port est celui du H. elodes, tige déprimée
_ lorsqu'elle n’est pas gênée par d’autres plantes. Plus robustes
que celles de l’élodes, quelques tiges ont les proportions du
H. polygamum, mais notre plante diffère essentiellement de
ces deux espèces par son tissu lâche à mailles hexagonales.
Les feuilles sont pour la forme celles de l’elodes, dentées
dans la moitié inférieure, mais la- nervure s’avance moins
avant dans l’acumen. Cette mousse fructifie abondamment,
Mais je ne vois pas dans la capsule des caractères qui per-
mettent de la distinguer des espèces voisines.
Abbé V. BERTHOUMIEU.
Note sur l’'Hypnum psilocaulon de M. Cardot.
Le domaine bryologique européen est, depuis quelques
années, si bien exploré que les découvertes d'espèces nouvelles —
} deviennent très-rares. C’est avec empressement que tout se
bryologue lit les indications qui lui signalent un type nonveau, à
et celle fournie par M. Cardot a certainement inspiré une
Sÿmpathique curiosité. Après avoir pris connaissance de
l'article entier, je relus de nouveau la description donnée, et
je ne pus me dissimuler à cette lecture attentive, qu'aucun des
taractères importants décrits ne convenait à une mousse de
section des Cratoneura. Des feuilles entières, une côte
médiocre et dépassant peu le milieu, des rameaux écartés et :
faiblement pinnés, ete., etc., semblaient exclure tout rappro-
ement avec un cratoneurum ; en revanche, la description de
plante s’accordait fort bien dans son ensemble avec celle
e l’'H. aduneum type. Un scrupule bien légitime m arrêlait.
Deux éminents bryologues, MM. Boulay et Venturi avaient
xaminer les specimens de M. Cardot, et s'ils différaient
‘aflinité de la plante nouvelle avec telle ou telle espèce ,
118 S'accordaient pour la placer l’un près de l'H. filicinum,
l'autre près du commutatum où au moins du falcatum,
Ouvais-je admettre que deux autorités aussi compélen
méconnu la véritable place de la plante daus les
0 REVUE BRYOLOGIQUE.
divisions du genre hypnum ? Aussi, en écrivant à M. Cardot
pour le prier de m'envoyer un échantillon, j'évitai de lui.
faire connaître la détermination qui me paraissait certaine.
À la première vue du specimen que M. Cardot a eu l’obligeance
de me faire parvenir, mes doutes se sont dissipés ; PHypn.
psilocaulon n’a pas le port d’un cratoneurum dans ses formes
typiques. Il existe, surtout pour le filicinum, un grand nombre
de formes assez différentes da type et dont quelques-unes ont
une ressemblance assez grossière avec la mousse de la Meuse;
mais en somme les différences sont trop grandes pour qu’on
puisse les confondre. Si au contraire, on place la mousse de
_ M. Cardot à côté d’un exemplaire typique d’aduncum, ainsi
que je l’ai fait en la comparant à un exemplaire recueilli en
Finlande par M. Brotherus, on croirait voir les deux moitiés
d’un même échantillon; la ressemblance est parfaite, soit dans
la longueur des tiges et des rameaux, l'insertion et la disper-
sion de ces derniers, la courbure des feuilles, etc., elc:
L'examen microscopique est encore plus concluant. de
signalerai tautefois une légère différence. Chez l’exemplaire
type de M. Brotherus, le tissu cellulaire dé la base des feuilles
_ caulinaires est constitué par des cellules à peu près carrées
_ et de grandeur médiocre; toutefois j’en ai rencontré quelques-
_ unes où ces cellules basilaires étaient grandes et rectangu-
Jlaires ; mais c’est l'exception. Pour la mousse de M. Cardot,
l'inverse a lieu; les cellules carrées se montrent rare-
ment, et à la base on aperçoit généralement de grandes
cellules rectangulaires, Chez les deux formes d’ailleurs, les
oreillettes sont également bien limitées, les angles assez net
tement excavés, et ces deux caractères s’y présentent avec
des aspects tout-à-fait semblables.
Quant au tissu cellulaire du reste du limbe, à la dimension
_ et à la longueur de la côte, à la forme générale des fouilles,
_je n’ai aperçu aucune différence appréciable, et je ne vois
aucune raison pour ne pas considérer le prétendu psilocaulon
comme élant l’aduncum type. | |
Je le rapporte au type et non à une variété, parce qué
l'ayant comparé à diverses formes dérivées de l’aduneum, je
ne puis l’assimiler à aucune, La var, gracilescens qui pour+
rait lui être comparée est beaucoup plus petite, Sa taille ne
dépasse guère 3 cent.; les tiges sont plus minces, les feuilles
plus réduites. En outre, le tissu cellulaire de ces feuilles m
_ paru plus court dans le limbe. Elles figurent un ovale allongé,
mais ne sont pas oblongues linéaires comme dans le type.
En regrettant que la forme découverte et décrite pa
M. Cardot ne constitne pas un nouveau type, nous somm
_beureux de reconnaitre qu’elle appartient à l'aduneum,
pèce qui est très-rare dans l'Europe moyenne et qui n'a
été jusqu’à ce jour, récoltée en France, L it
REVUE BRYOLOGIQUE. 71
station où M. Cardot a déconvert sa mousse, peut nous faire
espérer qu’on le retronvera dans nos départements frontières.
L. DEBAT.
_ M. Cardot m’écrit : Je suis persuadé maintenant que la
mousse que j'ai décrite sous le nom de H. psilocaulon est un
Harpidium; une rectification esl nécessaire. ÉLUS: à
Note bryologique sur les environs d'Anvers.
(Suite. — V. Revue bryologique, 1882, p. 87.)
M. H. Van den Brœck poursuit avec beaucoup de succès
l'exploration bryologique de la Campine anversoise, et veut
bien continuer à me communiquer loutes ses trouvailles. Je
donne ci-dessous la liste des espèces les plus intéressantes
récoltées par lui depuis la publication de mon premier ar-
ticle. Si quelques espèces assez communes sont mentionnées
sur cette liste, c’est parce qu’elles ne semblent pas très-
répandues dans la Campine et qu’elles peuvent présenter un
cerlain intérêt pour l'étude de la distribution géographique
des muscinées en Belgique.
Dicranum spurium Hedw. — Wuestwezel. — St.
Campylopus fragilis B.S. — Calmpthout. — St. .
Leptotrichum vaginans Milde. — Entre Deurne et Wyneghem,
: avec L. tortile. ee
homomallum Sch. — Capellen, Wuestwezel
Barbula ruraliformis Besch. — Digue du canal de la Cam-
| pine, à Schooten. — Si. ee
Uiota Bruchii Brid. — Entre Ranst et Brœchem.
… Webera carnea Hedw. — Merxem, Schooten.
Pylæsia polyantha B. S. — Entre Anvers et Hoboken.
Eurhynchium myosuroides B. S. — Calmpthout. — St
He piliferum B. S. — Wilryck, Deurne.
Rhynchostegium confertum B. S —Entre Anvers et Hoboken.
ri ge 0 -tenélluh Po: 9:-= EockerèD (98h AU AUS
© probablement à ciment calcaire).
Kochii B. S. — Anvers. — St
7 . REVUE BRYOLOGIQUE.
représentées aux environs d'Anvers ; je donne ici la liste
complète de toutes les espèces et variétés récoltées jusqu'à
présent par M. Van den Brœck. Je me suis servi pour les dé-
terminations de ces plantes de la belle monographie de
M. Braithwaite et du Sphagnologia europæa, de M. Husnot. Ce
dernier ouvrage contient une excellente clef analytique,
grâce à laquelle on arrive très-facilement à la détermination
des espèces. Les descriptions si détaillées et si exactes de
M. Braithwaite, et les magnifiques planches qui les accom-
pagnent conduisent au même résultat. La seule difficulté
réelle que présente encore l'étude du genre Sphagnum réside
dans la classificafion des nombreuses formes de quelques
espèces très-polymorphes.
Sph. cymbifolium Ehrh.—Capellen, Wuestwezel, Œleghem.
— var. purpurascens Russow. — Capellen.
— — var. squarrosulum N. et H.— Hoboken.
— papillosum Lindb. — Wuestwezel, Capellen et entre
Capellen et Calmpthout,
+ — — var. confertum Lindb. — Wuestwezel. -
A Obs. — Les papilles couvrant la paroi qui sépare les cellules
chlorophylleuses des cellules hyalines ne sont bien vi-
sibles que sous un grossissement d’au moins 250 dia-
“nee mètres.
& — rigidum Sch, — Schooten.
T7 Var. compactum Sch.— Capellen, Calmpthout,
Wuestwezel,
— -— Var. squarrosum Russow, — Schooten.
— molle Sull., var. Mülleri Braithw. — Calmpthout,
Schooten.
— tenellum Ehrh. — Calmpthout, Wuestwezel. :
— subsecundum Nees. — Calmpthout, Wuestwezel.
ie — var. obesum Wils. — Calmpthout, Wuest-
wezel, Brasschaet.
_. — Var. contortum Sch. —Calmpthout, Wuest-
wezel, Brasschaet.,
Nota. — J'ai observé de nombreuses formes de
transition entre ces deux variétés. ;
a var. auriculatum Lindb, — Wuestwezel.
: — laricinum Spruce, var. — Schilde. — Forme tenant le.
__. Milieu entre les variétés platyphyllum Lindb. et
subsimplez Lindb., ayant à peu prèsiJe port du S.
__ subsecundum var. obesum.
_ — Squarrosum Pers. — (Œleghem,
— f mbriatum Wils. — Schooten » Eeckeren,
57.7 NE baken. a
_ — acutifolium Ehrh. — Schooten.
des plus vulgaires et la plus
REVUE BRYOLOGIQUE. . 73
semble rare et peu variable dans les environs
d'Anvers.
— intermedium Hoffm. — Capellen, Œleghem.
— cuspidatum Ehrh. — Entre Wyneghem ei Schilde.
_— — var. plumosum Sch. — Calmpthout,
_— — var. falcatum Russow. — Id.
Sarcoscyphus emarginatus Boul. — Wuestwezel.
Scapania nemorosa Nees. — Entre Oeleghem et Schilde.
- Jungermannia ventricosa Dicks. — Eeckeren, Calmpthout,
RE. — incisa Schrad, — Entre Schilde et Oeleghem.
Calypogeia Trichomanis Corda. — Wilryck, Bouchout.
Fossombronia Dumortieri Lindb, — Capellen.
Riccia fluitans L. — Oolen, Deurne.
Le nombre des muscinées recueillies par M. Van den Brœck
ans la région avoisinant Anvers est actuellement de 124
mousses, 12 sphaignes et 32 hépatiques.
Il me reste à citer quelques localités nouvelles pour deses-
pèces déjà signalées : : |
Dicranodontium longirostre, entre Deurne et Wyneghem,
Duffel ; Campylopus flezuosus, Brasschaet, fertile ; C. turfaceus, :
Brasschaet ; C. brevipilus, Wuestwezel ; Leptotrichum tortile, 2
Oeleghem, etc.; Rhacomitrium lanuginosum, Calmpthoat;
Cryphæa heteromalla, Hoboken et plusieurs autres localités ;
Eurhynchium pumilum, entre Anvers et Hoboken, Duffel ;
Plagiothecium silesiacum, Schilde ; Scapania compacta, Brass-
chaet, Wuestwezel ; Jungermannia inflata, Wuestwezel,
Schilde ; Lophocolea heterophylla, Wommelghem, Bou-
chout, elc,; Calypogeia arguta, Wilryck ; Blasiu pusilla, Bou-
chout ; Sphærocarpus Michelii, Duffel.
J. CARDOT.
Bibliographie.
ANALOGE VARIATIONER HOS SPHAGNACEERNE af C. JENSEN. —
nhague , 1883. Le
L'auteur examine les différentes condilions dans lesquelles
produisent les innombrables variétés de Sphaignes, les
us variables de toutes les mousses. Dans les espèces les
us répandues, on observe des formes analogues, que
Jensen divise en plusieurs catégories : formæ immersæ,
mæ compacle et strictæ, formæ falcatæ , formæ squarrosulæ ,
mæ homophyllæ, et formæ tenellæ. L'auteur considère les
ies simples comme des jeunes plantes n'ayant pas atteint
complet développement. Le nombre des formes euro
nes du G. Sphagnum, actuellement décrites, est de
1/5 appartient au S. aculifolium.
a REVUE BRYOLOGIQUE.
Sous le litre de Varietates novæ Sphagrorum, Jensen décrit
les suivantes :
1. Sph. intermedium var. pseudo-Lindbergii C. Jens.
2. Sph. cuspidatum B. Sph. riparium v. squarrosula C. Jens.
3. Sph. laricinum Spr. v. teretiuscula Lindb. f. fluitans
C. Jens. .
4. Sph. fimbriatum Wils. v. arctica C. Jens. F. GRAvET.
RoBERT Du BUYSsON. — Clef analytique des mousses de la
famille des Grimmiées. — 3 p., 1883 (Extrait de la Feuille
des Jeunes Naturalistes ).
L'auteur donne nn résumé de 12 description du Grimmia
_ arvernica, publiée par M. Philibert dans la Revue bryologique.
_ La clef analytique, rédigée presque toujours d’après des
caractères faciles à vérifier, comprend presque tous les
Grimmia d'Europe.
Hy. — Troisième note sur les herborisations de la Faculté
des Sciences d'Angers, en 1882. — Brochure in-8° de 44 p.
L'auteur indique aux environs d'Angers : Alrichum an-
_ gustatum mélangé à l’undulatum, l’Orthotrichum stramineum,
le Pellia calycina , le Lejeunia inconspicua , ete.
CRÉPIN. — Compte-rendu de la xx° herborisalion générale
de la Société botanique de Belgique. — In-8° de 19 p., Gand,
1882.
Cette brochure contient la liste, par localités, des mousses
et des hépatiques observées par MM. Marchal et Cardot,
S. O. LinpseBc. — Bryological Notes at the. Meetings of
Societas pro Fauna et Flora Fennica in 1882, i
. March 3%, — Professor Lindberg delivered to be printed
in the Society’s Transactions, « Monographia praecursoria
_ Peltolepidis, Sauteriae et Cleveae. » a
__ April 4h, — Professor. L. delivered to be printed in the
. Society’s Transactions, « Sandéa et Myriorrhyneus, nova He-
Palicaram genéra, » A note was also given on Thuyidium
_ delicatulum (L., Hedw.), a moss which has heretofore been
und only in a barren state in Scandinavia. Ithas now beëén
d in fruit at Hessleholm in Skäne ( Sweden) by Apo-
Professor L. brought under the notice of
ter part of the r | PA
REVUE BRYOLOGIQUE.
Moss Flora of Scandinavia. Further and more exhaustive re-
coïds will be published in a new paper entitled « Manipulus
Muscorum Il » which will appear in the Society’s Transac-
tions. The following mosses were announced as new to the
Scandinavian Flora :
1. Lepidozia Wulfsbergüi Lindb. n. sp., a new species be-
Jonging to à group of its genus which was not previously
represented in Scandinavia, as the group is mostly at home
within the warmer parts of the earth : one species of tbe
same group bas however been found in Wales. Of this new
species only barren female plants have been found by D'N.
Wulfsberg in Nordfjord ( Norway ).
9. Cephalozia heterostipa Carr. et Spruce, has been found
at many places in Sweden Finland, Norway and Lappland :
itis very closelÿ allied to and scarcely to be distinguished
from Jung. inflata. This is not very surprising as some ofthe
different groups of Cephalozia form transitions to other genera
Carr.) Lindb. Of this very small
lants with fruit
or Lindberg on
his new species
fthe genusinthe
rm of its capsule,
: it ought perbaps
It was first
) erec
sit is we
he form of the leaves as
account it is considered
This species was disco-
n Opdal (Norway) by
orway). Professor L. after examining origi
nsiders it Lo be a very fine ce oi
T. Dicranum spadiceum Zelt. (2) is also a fine species nearly
‘ been gathered at Kongsvo
n Lo D. Mühlenbeckii. 1t has be
en /: REVUE BRYOLOGIQUE.
and Fokstuen in Dovre by doctor S. Berggren, at Talvig
in Alten by doctor J. E. Zetterstedt and at Ponoj in Russian
Lappland by doctor V.F. Brotherus. The same species is
also known from the mountains of middle Europe under
the name of Dic. neglectum Jur.
8. Gampylopus Schimperi Milde bas been collected by Prof.
L. on Dovre at Kongsvold and at Vaarstien.
(To be continued.) ARNELL.
Nouvelles.
Vient de paraître : HepaTicx Gaz (Hépatiques de France
et de diverses contrées de l'Europe), fascicule VI (n°5 126-
450), contenant : Cesia obtusa, Sarcoscyphus revolutus ,
Plagiochila spinulosa var. inermis, P. asplenioides var. hu-
milis, Jungermannia subapicalis, J. nigrella, J. tersa, J.
cordifolia, J. Lyoni, J. setiformis, Saccogyna viticulosa (fruct.),
Calypogeia ericetorum, GC. trichomanis var. Sprengelii, C.
_trichomanis var, altenuata propagulifera, Lejeunia ulicina,
Aneura pinguis, A. palmata, Metzgerix furcata (fruct.),
M. conjugata , Marchantia polymorpha var. domestica > Pla-
giochasma Rousselianum, Anthoceros punctatus, Sphæro-
carpus terrestris, Riccia glauca , R. sorocarpa. — Prix 3 fr.
M: Cardot a découvert aux environs de Rocroy (Ardennes),
le Sphagnum Austini var. congestum , espèce nouvelle pour la
flore française.
M. Kindberg a trouvé, en 1853 ; à la Fontaine-d’Amour
près de Bagnères-de-Luchon (Pyrénées), le Coscinodon humilis.
__ —Le même botaniste a récolté, en 1837, l’'Aypnum Goulardi
. près de Fogstuen en Dovrefjeld (Norwège).
Nous sommes heureux d'annoncer que notre vénérable
Correspondant et ami, M. Lesquereux a enfin terminé le ma-
nuscrit du Synopsis des mousses de l'Amérique du Nord, et
_ Que l'ouvrage est en voie de publication. Il ne comprendra
_ pas moins de 700 pages et la description de 900 espèces.
re | RENAULD.
_ M le D° A. Rebmann (Copernicus strasse, 4, Lemberg,
_ Autriche), fera paraitre, celle année, la 2° ‘série de ses
: Musci auslro-africani, : GEHEES.
_a été trouvé Ce MR LS re Gr
10° ANNÉE 1883
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
k N° 5
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N°5.
Le véritable Trichostomum nitidum. Pæirigerr.— Notice sur quelques
mousses des Pyrénées. Renaurp. — Monstruosités bryologiques.
Venturi. — Eustichia Savatieri. Husnor. — Bibliographie. — Addi-
tions à la flore de Belgique. Graver.—Nouvelles. ne
Le véritable Trichostomum nitidum Schimper
(Barbula nitida Lindberg olim, Mollia nitida Lindberg nunc. )
J'ai décrit, en 1878, la fructification du Trichostomum
nilidum, d’après des échantillons que j'avais récollés à An-
poulême. Dans ces fruits, qui, il est vrai, n'étaient pas tout
élait très-court, rudimentaire, plus imparfait même que
Celui du Trichost. mutabile. Depuis, M. Fitz Gérald a décou- à
_ Vert, à Viareggio, des capsules qu'il a rapportées à la même
espèce , et qui présentaient, au contraire, un péristome bien
développé, semblable à celui des véritables Barbula, dont
les dents, selon la description de M. Husnot, atteignaient
Cru pouvoir considérer celte mousse comme une variété du
Barbula tortuosa.
Soupçonnai immédiatement une confusion entre deux espèces
différentes; dernièrement, ayant trouvé à Aix plusieurs
à fait mûrs , j'avais cependant pu constater que le péristome
deux millimètres de longueur. D’après cela, M. Renauld a
En lisant les articles que la Revue a publiés à ce sujet, je
louffes fertiles du véritable Trichostomum nitidum, et ayant
28. REVUE BRYOLOGIQUE.
_ fructifie très-rarement , en petile quantité, et seulement dans
les années exceptionnellement humides. Elle est abondante
aussi sur les roches calcaires d'Antibes et de Cannes, où nous
l'avons observée avec Schimper en 1877, mais sans pouvoir
découvrir de fractifications. Elle présente, soit à l'étal sec,
soit à l’étal humide, un aspect tellement spécial, qu’il est
difficile de la confondre avec aucune autre espèce, mais
surtout avec le Barbula tortuosa. Celui-ci, que l’on trouve
aussi, mais bien plus rarement , dans nos vallées calcaires,
forme des touffes larges et profondes, molles, sans mélange
de terre, d’une couleur pâle et jaunâtre dans l’intérieur aussi
bien qu’à la surface ; notre plante, au contraire, forme des
coussinets ordinairement arrondis, toujours peu profonds,
encombrés de terre, d’un vert olivâtre, qui se change en
brun foncé immédiatement au-dessous de la surface ; elle est
_ très-raide, surtout à l’état sec ; les feuilles sont alors recour-
_ bées uniformément en avant et fortement repliées sur les
bords, la nervure devenant ainsi très-apparente en dehors.
Dans le Barbula tortuosa , les feuilles, beaucoup plus allon-
gées, finement acuminées, se -tordent irrégulièrement en
spirale par la sécheresse et demeurent molles. Cet aspect,
sans doute, se modifie beaucoup dans certaines variétés. J'ai
_, observé, en Suisse, sur des blocs erratiques , près de Bex,
une forme remarquable par ses dimensions trois fois moindres,
sa couleur bien verte, ses feuilles souvent brisées, comme
_ dans le Barbula fragilis, sa capsule courte et ovale, et dont
_ le péristome cependant était bien celui du Barbula tortuosa.
= La plante de Viareggio peut-elle être considérée comme un
des termes extrêmes de ces variations ? Je n'ai vu de cette
gs que des échantillons stériles, que m’a communiqués
M. Husnot. Si je la compare au Trichostomum nitidum , tel
qu’on le trouve ordinairement en Provence , je constate des
_ différences assez marquées. Dans la plante de Viareggio, les
feuilles sont plus étroites et plus allongées, plus pâles, plus
dressées et en même temps moins raides; la plante d’Aix et
d’Antibes a les feuilles plus larges, d’un vert plus foncé,
plus étalées , légèrement sinueuses, plus fragiles ; la nervure
est plus saillante ; en somme , l'aspect total est assez différent,
Mais d’un autre côté, les échantillons d'Angoulême ressem-
bient, au contraire, singulièrement, sous ce rapport, à ceux
_ de Viareggio ; et même dans ceux d'Aix, on trouve, comme
Pa remarqué M. Renaald pour les exemplaires pyrénéens,
_ des feuilles tantôt acuminées et tantôt obtuses et apiculées.
= Si donc la plante de Viareggio que j'ai sous les yeux est
bien celle qui portait les capsules étudiées par M. Husnot , et
si on la considère comme une variété du Barbula tortuosa, il
faudra admettre que les deux espèces ont pu, par cette série
de variations , se rapprocher singulièrement l’une de laut
REVUE BRYOLOGIQUE. 19
sous le rapport du système végétalif, tout en conservant les
différences essentielles de la structure de leurs fruits. Ces
différences , en effet , ne laissent subsister aucun doute,
Dans le Barbula tortuosa , non-seulement les dents du pé-
ristome sont allongées et tordues, mais les cellules de l’oper-
cule présentent aussi cette même disposition en spirale, de
telle sorte que si l’on regarde en même temps par transpa-
rence deux faces opposées du cône operculaire , les directions
de leurs cellules se croisent à angle droit. Dans le Trichosto-
mum nitidum rien de pareil. Dans toutes les capsules que j'ai
pu observer, le péristome est à peine visible ; il ne dépasse
pas sensiblement le bord de la capsule, qui paraît entier , les
cellules annulaires se séparant difficilement. Il faut chercher
les dents au-dessous de l’orifice, contre les parois : on aper-
çoit alors de petites saillies, obtuses el arrondies à leur
sommet, rouges et papilleuses, inégales , légèrement con-
fluentes à leur base et adhérentes par cette base au tissu
membraneux qui double à l'intérieur la paroi capsulaire; elles
sont formées chacune de deux ou trois articles ovales où
brièvement linéaires ; les plus grandes atteignent à peine un
quinzième de millimètre. En supposant même qu'on püt
admettre là une sorte d’avortement , malgré la constance de
ce caractère dans tous les individus observés , il serait impos-
sible, dans tous les cas, de considérer le péristome normal
comme devant être analogue à celui des véritables Barbula :
car les cellules de l’opercule sont parfaitement droites, diri-
_ gées verticalément; si par conséquent le péristome devait
quelquefois se développer davantage, il serait sans doute
aussi droit, nullement contourné en spirale, et plutôt sem-
blable à celui du Trichost. crispulum. : /
Le Trichostomum nitidum Sch. (Mollia nitida Lindb.) me
paraît donc être une espèce légilime. Schimper (Synopsis,
éd. 2) donne pour synonymes de cette espèce le Trichostomum
diffractum Miéten , et le Trichostomum mutabile var. robustius
Juratzka. J'ai un échantillon de la plante de Mitten, venant
de Cornouailles : il est entièrement semblable à ceux de la
Provence, sauf que les feuilles sont presque toutes rompues
‘un peu au-dessus de leur milieu ; dans la plante d’Aix, elles”
demeurent assez souvent entières et souvent aussi se rompent
seulement vers l'extrémité. Ce caractère varie d’ailleurs de no
Même manière dans le Barbula fragilis. nt
… Je ne puis vérifier la seconde assimilation du synopsis pour
la plante récoltée dans l'ile de Chypre par Unger ; mais jal
reçu de M. Lindberg, sous le nom de Trichost. mutabile var.
robustum Lindb., des échantillons venant de Naples, et qui,
bien certainement, ne constituent qu’une forme du rich
mutabile, bien distincte de notre espèce. J'ai récolté d'aillen
des échantillons tout à fait sembl
semblables en Gorse,
REVUE BRYOLOGIQUE.
terrains granitiques. Je remarquerai à ce sujet que dans la
à région méditerranéenne le Trich. mutabile semble propre aux
. terrains siliceux : il est commun dans ces terrains à Cannes,
à Vals, dans l’Estérel , dans les montagnes des Maures , etil
y fructifie très-bien. Dans les terrains calcaires, par exemple
à Aix, il paraît être remplacé par l'Hymenostomum unguicu-
Jatum, qui, par son système végétatif, semble en être une
réduction, mais qui en ditfère par l'absence complète el con-
stante du péristome. D’un autre côté, à Besançon, à Saint-
Maurice-en-Valais, j'ai observé une forme toujours stérile
qui semble bien devoir être rapportée au Trich. mutabile , et
qui habite le calcaire. Ces anomalies apparentes doivent sans
doute s’expliquer par la différence des climats.
_ M. Lindberg a réuni dans son nouveau genre Mollia toutes
les espèces qui se ressemblent ainsi par la structure générale
des feuilles, quelque soit d’ailleurs le développement du
péristome , el alors même qu'il fait complètement défaut, et
il semble bien, en effet, que ce classement réponde à des
_ affinités naturelles. En thèse générale , je ne crois pas que
_ l'on doive attribuer à la ressemblance du système végétalif
dans les mousses plus d'importance qu’à la structure du
péristome : au contraire , les différences essentielles que pré-
sente cetle structure me paraissent devoir être placées en
première ligne dans la classification. Mais lorsqu'il s’agit,
comme ici, de l’évolution plus ou moins parfaite d’un péris-
tome qui, conservant toujours le même plan de structure,
s’amoindrit graduellement, jusqu’à ce qu’enfin il disparaisse
ces inégalités de développement ne s'opposent en aucune
façon à ce que l’on rapproche les espèces où elles se ren-
contrent, lorsque les caractères du système végétalif sont
d’ailleurs très-semblables, PHILIBERT.
Notice sur quelques Mousses des Pyrénées (Suite.)
. BaRBuLA MUCRONIFOLIA Sch. -- Sur des blocs calcaires dans le
cirque de Gavarnie (1,600"). Les exemplaires de cette localité
sont parfaitement caractérisés par les feuilles entières, non
_ marginées. Cependant mon ami Flagey m'a communiqué
du Jura et des Alpes calcaires de la Suisse des formes éta-
_ blissant une transition entre cette espèce et le 2. subulata.
_ Le D" Jeanbernat a aussi constaté le 2. mucronifolia au
Elaurenti. : | ra
_ DicrANELLA G&RVICULATA Sch. — Abondant et fructifié sur
les parois tourbeuses des fossés dans un étang desséché, à
St-Jean-de-Luz. J'ai cru devoir faire celle citation à cau
REVUE BRYOLOGIQUE. D
la rareté de cette espèce à une latitude aussi méridionale
_et presque au niveau de la mer. Dans le midi de la France,
le D. cerviculata n’était connu qu’à la tourbière d’Ossun près
Tarbes, où je l'ai trouvé en 1876. Le D" Jeanbernat l'a
constaté cetle année à Pessac près Bordeaux, dans la région
des Landes.
CAmPYLOPUS TURFACEUS Sch. — Bruyères tourbeuses à Aren-
_ gosse (Landes). Aussi rare dans le Midi que le précédent, se
_lrouve aussi à la tourbière d’Ossun, en belle fructification.
BRYUM ERYTHROCARPUM Schwægr. - M. Boulay dit avec
raison dans sa nouvelle flore que les localités citées pour
celle espèce dans la région méridionale sont à revoir. Elle
_ puisse s'attendre à la rencontrer dans les Landes. Je n’en
‘ils ont élé recueillis par M. l’abbé Garroute et le D° Amblard
d'Agen.
Bayum Donranum Grev.—Sur les bords gramineux d’un fossé
à St-Jean-de-Luz près de l'Océan; fertile. Cette espèce offre
une certaine analogie de port avec le 2. capillare, mais elle
s’en distingue assez facilement même à l’état stérile par ses
louffes roussâtres, ses feuilles à peine contournées à l’état
sec, bordées par un margo épaissi, par l’acumen denté, la
_nervure forte dépassant brièvement le limbe par une pointe
raide et courte, tandis qne dans le B. capillare, cette pointe
est généralement longue, fine et flexueuse. Le tissu est d’un
fbrica plus solide. L'inflorescence dioïque ne m'a pas paru
ffrir de variations. Le B. Donianum avait déjà été signalé
par Spruce à St-Sever (Landes), par Durieu dans les envi-
_rons de Bordeaux, et par J. Muller à Arcachon.
_ paraît, en effet, très-rare dans le Sud-Ouest, bien qu'on
possède des échantillons que d’une seule localité : Durance,
dans la partie des Landes qui confine au Lot-et-Garonne où
REVUE BRYOLOGIQUE.
Join et reproduit le faciès du 2. erythrocarpum ; mais l'examen
des feuilles démontre de suite l’afinité de celte mousse et du
_ Bryum torquescens Sch., dont elle ne diffère que par l’inflo-
rescence: toujours monoïque et d’autres caractères de peu
d'importance en raison de leur variabilité, comme la capsule
presque pendante et les feuilles non contournées en spirale.
J'avais d’abord considéré ce Bryum comme une espèce nou-
velle à laquelle j'avais donné le nom de Bryum styrticum
Ren. C’est M. Boulay qui m’a fait remarquer qu’il était iden-
tique au n° 134 des Musc. pyren. 2. torquescens, var. fores-
à centia monoîca ; B. brunnescens Spr. (Ann. a. Mag. of. Nat.
“hist. 1849).
M. Venturi, à qui j'avais communiqué ce Bryum, m'a écrit
qu’il avait observé une plante semblable aux environs de
Venise. Elle se trouve aussi près de Brest (Ledantec ex
Boulay).
Le mode d’inflorescence est si variable dans certains Bryum
qu’il n’est pas possible, dans le cas présent, d'accorder une
valeur spécifique au 2. ürunnescens Spruce. Il convient mieux
de le subordonner comme sous-espèce au B. torquescens. Il
_est d’ailleurs très-répandu dans ioute la région des Landes
où Spruce l'avait déjà signalé à St-Sever. Je l'ai constaté
dans les localités suivantes : Arcachon, Labenne, Arengosse,
Le Boucau et enfin St-Jean-de-Luz où je lai recueilli derniè-
rement dans le lit d’un étang desséché.
SpnaGnux GRGENsonNI Russ. — M. Husnot a reconnu cette
espèce dans mes récoltes des vallées de Jéret et du Mer-
cadau, où elle croît sur les pentes humides des sapinières
_(4,400"-1,600"). Nouvelle pour les Pyrénées.
SPHAGNUM RIGIDUM Nees. — Sur des rochers humides de
grès bigarré métamorphique dans le vallon d’Ardengost
(650%). Cette espèce semble extrêmement rare dans la chaîne
_ proprement dite où elle n'avait pas encore été signalée.
Mais M. Spruce l'indique dans les Landes où je l'ai aussi
constatée à Arengosse.
Au milieu des touffes de la plante du vallon d’Ardengost,
on trouve çà et là des tiges simples qui en dépendent évi-
= Brid. M. Husnot les rapporte au Sphagnum cyclophyllum Sul.
= et Lesq. d'Amérique dont il fait une var. cyclophyllum du
8, rigidum. 1 a reconnu que, par leur structure et leurs
_ feuilles, ces pseudo-tiges peuvent être assimilées à de véri-
= tables rameaux. : RENAULD.
_demment et ressemblent par le port au Sphagnum sedoides :
REVUE BRYOLOGIQUE. 83
Monstruosités bryologiques.
Les anomalies dans le développement des mousses, qu’on
appelle aussi, avec un terme pas trop heureux, monstruosités,
présentent certainement de l'intérêt dans l’étude des mousses
comme elles sont très-utiles dans l'étude des phanérogames,
en dévoilant les organes plus simples auxquels se rattachent
les organes compliqués de l’inflorescence et du fruit et la
manière de développement de toutes les parties d’une
plante.
Plusieurs fois en examinant des mousses, j'ai pu constater
de ces anomalies, qui ne sont pas trop fréquentes et qu'ona
rarement l’occasion d’apercevoir à cause de la petitesse de
l’objet anomale.
J'ai constaté, dans un fruit de la Barbula membranifolia
Schp., une de ces anomalies les plus dignes de considération. :
Toutes les nombreuses capsules du gazon étaient régulières
_ à l'exception d’une seule qui avait le pédicelle raccourci, pas
plus long que 6 mill. La coiffe bien développée y était adhé-
rente près de la base et la capsule en sortait au sommet
avec son opercule (fig. 1). En délivrant le pédicelle et la
capsule de la coiffe, on pouvait voir que Ja moitié inférieure
de la capsule n'avait pas un diamètre plus gros que le pédi-
celle, et la moitié supérieure au contraire était bien du double
plus grosse qu’une capsule à l’état normal. L'opereule n'était
pas conique mais il avait presque Ja forme d’un opercule de
ryum, on aurait pu l'appeler « alte convexum mamillosum. ps
Les séries de cellules qui le composaient étaient obliques,
Mais de la base au sommet elles ne parcouraient pas plus
d’un quart de cercle... .
= Après avoir enlevé le couvercle , on voyait l'anneau, com
posé de 3 à 4 tours de cellules, dont le tour supérieur élait
bien distinct, comme à peu près dans la capsule normale.
_ Les dents du péristome (fig. 3) s’élevaient sur une membrane à
* basilaire bien prononcée, mais pas plus longue qu’à 1 ordi- |
naire, et la longueur des dents n’était pas plus que le double
de la membrane basilaire avec une inclinaison à droite.
Le tissu de Ja capsule dans la partie grossie n offrait rien
de remarquable, mais elle était remplie de spores d’un dia-
mètre de 0", 020-026 , tandis que les spores normales ont
(selon Juratzka) un diamètre de 0", 019-014. La moitié in
férieure de la capsule , qui n’était guère grossie, élait com
posée du tissu ordinaire de l'épicarpe, revêtu à l'intérieur
u tissu du sac sporifère , presque adhérent à la columelle.
Il est très-regrettable que je n'aie pas le moyen d
à germination des spores pour voir si l’anomalie se épe
Rs REVUE BRYOLOGIQUE.
_ dans les générations suivantes, ou si elle est simplement
_ l'effet d’un développement empêché par l’adhérence de la
coiffe à la base du pédicelle.
J'ai vu une autre monstruosité plus merveilleuse dans la
capsule du Mnium cuspidatum. C’était un gazon tout à fait
régulier, et même la plante qui portait la capsule monstrueuse
n’avait rien de remarquable. La pédicelle avait la longueur
et le diamètre ordinaires, mais au sommet il ne portait pas
une capsule penchée, mais tout à fait dressée comme la cap-
sule de quelque Brachymenium exotique (f. 4).
L’opercule ne constituait pas l’extrémité supérieure du .
_ fruit, mais il était très-petit (1/4 de mill. environ), disciforme,
aplati, avec une série de cellules correspondantes à l’anneau
_ et situé sur la paroi latérale de la capsule dans sa moitié
_ supérieure (f. 4,0). Au-dessus de cet étrange opercule, la
_ paroi de la capsule se prolongeait sans interruption en un
__ rostre presque droit qui occupait la place de l’opercule dans
_ les capsules normales. Le tissu du péricarpe autour du petit
trou anormal correspondait au tissu normal des capsules au-
dessous du péristome. En enlevant l’opercule anormal, situé,
-comme je l'ai dit, sur la paroi latérale supérieure de la
capsule, on pouvait apercevoir le péristome extérieur réduit
à des cellules irrégulières ayant la consistance et la couleur
_ des dents extérieures, avec des marques d'articles et de tra-
= bécules qui enlevaient tout doute sur la nature de ce tissu
étrange. ie k
L'intérieur du péricarpe était tapissé de la membrane très-
délicate du sporange qui en suivait la cavité, et, en corres-
pondance au trou du péricarpe qui se présentail comme le
péristome extérieur, elle avait un tissu d’une couleur sem-
blable à celle du péristome intérieur ordinaire, avec des
_ cellules divisées comme on le voit à la membrane basilaire
_ de ce péristome. — La columelle était normale et se terminait
_ en pointe presque à l'extrémité supérieure de la capsule
_ (fig. 5, section longitudinale de la capsule : o, opercule ; p,
_ péristome; €, columelle).
: Les spores aussi étaient normales, d’une dimension de
: Own, 022-024. er.
= D’après cette description, on voit que les spores n’avaient
__ pas d’issue sans déchirer la très-faible membrane du sporange
et le tissu irrégulier du péricarpe , représentant le péristome
extérieur. L’opercule avec sôn anneau pouvait facilement être
enlevé, et peut-être serait-il tombé de lui-même si la capsule
eût dépassé la maturité. NE en
J'ai vu une troisième anomalie dans un gazon d'Hypnum
_stellatam iche en fruits. La plupart des capsules n’a-
vaient rien de remarquable, mais plusieurs n'étaient
comme } ire; elles étaient
REVUE BRYOLOGIQUE. 85 :
dressées comme les capsules d’on Pylaisia ou d’une autre
espèce de la section des Orthocarpes.
Malheureusement, je n’ai trouvé qu’une seule capsule avec
- opercule , et, à cause de la maturité trop avancée, je ne
pourrai rien dire du port de la capsule munie de son opercule.
Elle était élargie au péristomé et vraiment macrosiome , le
col était bien plus long et plus prononcé qu’à l'ordinaire (f.6);
le tissu du péricarpe , le péristome et les spores ne présen-
taient rien d’extraordinaire.
Il semble que cette monstruosité pent servir à douter de
_Jimportance taxonomique de ja direction de la capsule dans
les hypnacées. rt VENTURI.
Eustichia Savatieri Husn.
M. Franchet m’a donné, il y a quelques années, une vo
lection de mousses récoltées au Japon, par M. Savatier, qui
explore cette contrée depuis longtemps. dia
_ Au nombre de ces mousses était, sous le nom d'Æustichia
norvegica, un Eustichia porlant deux capsules. Sullivant et
Schimper ont décrit et figuré les fleurs mâles et les fleurs
femelles de l’Eustichia norvegica, mais la fructification de ce
genre, composé jusqu'à ce jour d’une seule espèce, était
encore inconnue; malheureusement les deux capsules de
mon exemplaire sont dans un état lrop avancé, la coiffe et
opercule n’existent plus.
Cette nouvelle espèce, facile à reconnaître par la forme de
ses feuilles caulinaires, diffère de l'Eustichia norvegici Par
es caractères indiqués en italiques. es :
Tiges d'environ 2 cent., simples ou bifurquées, formant
des tonftes lâches d’un jaune pâle brillant. Fêuilles rappro-
chées, imbriquées (fig. 1), comprimées, entourant la tige
(lg. 2), portant à la manière des feuilles de Fissidens une
aile sur la nervure mais beaucoup moins grande (fig 2},
ovales, plus larges et plus courtes que celles de l'E. norvegica,
brusquement tronquées-arrondies et denticulées au sommet
g. 4), sormontées d’une assez longue pornte sinueuse Où
entée formée par le prolongement de la nervure et de la
me dorsale. Les feuilles des tiges fertiles sont plus longue-
ment et moins brusquement acuminées surtout vers le som-
met (fig. 1). Fleurs dioïques ; feuilles périchétiales prolagées
une très-longue pointe dentée (fi . Pédicelle long
environ 2 mill., probableme |
M | REVUE BRYOLOGIQUE.
_ (fig. 5); spores subsphériques, d’un diamètre de O0 mm.
015-022. ;
+
Sur Ja terre à Yokoska (Japon) ; leg. D' SavarTier.
Obs. — J'ai figuré sur la même planche les feuilles caulinaire s
de l'E. norvegica.
T. Husnor.
Bibliographie.
C. H. DeLOGNE. — Flore Cryptogamique de la Belgique ,
4"° partie, Muscinées. Bruxelles, 1883.
La bryologie belge vient de s'enrichir d’une publication
qui est appelée à rendre d’utiles services, non-seulement aux
botanistes de la Belgique, mais encore à tous ceux qui s’oc-
cupent de l’étude des muscinées et des mousses en particulier.
Il s’agit d’une nouvelle Flore Cryptogamique de la Belgique,
de M. Delogne, aide naturaliste au Jardin botanique de
Bruxelles et dont on connaît la compétence en pareille
matière.
Cet ouvrage, dont le 4° fascicule a paru récemment, doit
être publié par fascicules de 100 à 130 pages, au prix de
5 fr. chacun. Les mousses comprendront 2 fascicules. À en
- juger par la partie que nous avons sous les yeux et qui
s'applique aux mousses acrocarpes, la flore de M. Delogne se
distingue des onvrages similaires par l’absence des tableaux
_ dichotomiques ; on arrive avec plus de sécurité à la détermi-
nation des familles d’abord, puis des genres et enfin des
espèces par l'analyse des organes, comme l’a fait d’ailleurs
M. Ch. Müller, dans son Synopsis Muscorum, mais avec cette
différence, que les clefs analytiques sont, pour les espèces,
réunies en têlg de chaque genre. Ces derniers sont seuls
= l’objet d’une courte diagnose afin de ne pas grossir l'ouvrage
et pour éviter les répétitions.
et l'ouvrage est écrit entièrement en français.
En tête de la Flore se trouve un traité complet d’organo-
graphie des mousses considérées, ainsi que des renseigne-
ments très-détaillés sur la récolte des échantillons, leur
préparation et la manière de les étudier; l’auteur joint au
texte 4 planches lithographiées comprenant 76 figures bien
exécutées et qui servent de complément à la partie orga-
_nographique. ne. à
. La classification adoptée est celle du Synopsis de Schimper |
dE
BESCHERELLE.
REVUE BRYOLOGIQUE. 87
-
published by the Author, at 303, Clapham Road; Paris,
_F. Savy.
Fe avons rendu compte, dans divers n° de cette Revue,
de cette belle publication; les planches de la dernière livraison
étaient lithographiées, celles-ci sont parfaitement bien gravées.
Cette 6° livraison contient la suite des Dicranacées , voici
les noms des espèces décrites et figurées : Dicranum Bon-
jeani, D. Bergeri (D. Schraderi), D. sparium, D. congestum,
D. fuscescens, D. elongatum, D. montanum, D. flagellare,
D. viride , D. Scottii, D. Sauteri, D. longifolium, D. aspe-
rulum, D. uncinatum.— Dichodontium pellucidum , D. flaves-
cens (D. pellucidum var. serratum).—Oncophorus (Cynodon-
tium) virens, O0. Wablenbergii, O. strumifer , O. gracilescens,
0. polycarpus, 0. Bruntoni, O. crispatus (Veisia denticulata),
0. Striatus (Weisia fugax). —Ceratodon purpureus, C. conicus.
— Sælania cæsia (Trichostomum glaucescens).
T. Husnor.
STEPHANI. — Einige neue Lebermoose (Quelques Hépati-
- ques nouvelles). In Æedwigia 1883, n° 4, p. 49-52.
L'auteur décrit 4 hépatiques nouvelles :
Preissia Mexicana.— Mexico, Sierra San Pedro, Nolasco leg.
Juergensen, n° 654, 1843-44. :
… Fegatella Japonica.— Japonia ; leg. Goering, n° 64.
Marchantia cephaloscypha.—Nova Zelandia ; leg.?
Riccia Pedemontana. — Dioica, fronde euneiformi , simplici
bifidave, profunde canalicnlata , marginibus adscendentibus :
membranaceis longe ciliata, subtus valde incrassala, squamis
magnis albis ciliatisque tecta. — Hab. Piémont; val Lontay
prope Cogne, leg. J. Müller. T, Husnor.
S. O. Linpgerc. — Bryological Notes at tbe Meetings of So-
cietas pro Fauna et Flora Fennica in 1882 (Continued). .
= 9. Seligeria obliquula Lindb. n. sp. detected at Vaarstien 5
Rev. C. Kaurin. RES RE
10. Æypnum (Brachythecium) Geheebii (Milde) Lindb., hy-
_therto known only from middle Europe, has been collected”
at Skaumaasen near Cbristiania by doctor F. C. Kiaer and
professor Lindberg. À $ cs
Furthermore professor Lindberg has had the opportunily
of examining original specimens of Amblystegium enerve, à
_ species established by Schimper in Bry. Eur., and found it to
be a reduced form of Stereodon incurvatus (Schrad.) Mit. We
_ species of Leskea mixed with the original specimen is Les/
nervosa and not , as Schimper asserts, L. catenulata. À speci
from Russian Lappland, which Professor L. before
88 REVUE BRYOLOGIQUE.
_ to be Amblysteqium enerve, has thus proved to be à new
species, for which the name Stereodon alpicola Lindb. is
proposed. Amblystegium Sprucei Br. et Schp., belongs lo the
_genus S'ereodon and is nearest akin to St. confervoides.
December 214, — Professor L. announced several mosses
as neW to the Scandinavian Flora : descriptions of these
mosses are to be published in « Manipulus Muascorum III » ,
which paper, as before siated, is to be inserted in the So-
ciety’s Transactions. The mosses mentioned are :
4. Cephalozia islandica (Nces ) Lindh. — Only barren fem-
_ ale plants of this species vere known until July 1882 when
_ Professor L. at Vaarstien in Dovre, detected male plants as
_ well as female plants with perfectly developed fruit.
2. C. pleniceps ( Aust. ) has been gathered in more than
forty different places in Denmark, Sweden, Norway, Finland
and Lappland, in some of the places with fruit.
8 C. affinis Lindb. n. sp. has been detected bearing fruit
at Sund6 in Perno (Finland) by E. Juslin , at Lojo (Finland),
by Professor L. and near to Motola (Sweden) by apothecary
. Hamnstrôm ; itis also found in the united States of North
_ America by Austin.
À, C. Macounit (Aust.). — Male plants as well as fruit has
been detected by M. E. F. Lackstrôm at suomäki in Kangas-
_niemi (Finland).
5. C. Jack Limpr. has been discovered in fruit atthe
es re Station of Lojo by Professor L. ,
6. ©, biloba Lindb. - Professor L. has detected the fruit of
this moss in fissures of rocks at T616 near Helsingfors.
7. Jungermannia decolorans Limpr. bas been found bearing
frait in regio betulina at Blesebäck in Dovre by Professor L.
8. J. grandiratis Lindb. n. sp. was detected in fruit by the
… founder of the species at Fronfjeld in regio silvatica near Lilla
Elvedal (Norway) and since met with at Blesebäck on Dovre.
9. Nardia latifolia Lindb. n. Sp. — Male plants and fruit
found in regio alpina on Dovre by Prof, L.
10. N. ustulata (Spruce) Lindb:. in « Musci Scandinaviei »
named N. brevissima (Dum.), found in fruit in regio betulina
on Laxfjell (Ume Lappmark), by doctor J. Angstrôm.
. 11: The trac Cesia adusta (Nees) Lindb. has been gathered
in fruit at Eikenäshesten in Nordfjord (Norway) by doctor
Wulfsberg. .
12. Didymodon uncinatus Lindb. (Dicranum circinatom
Wils.) found in a barren sta
by doc
REVUE BRYOLOGIQUE. 89
Opdal by Professor L. and Rev. C. Kaurin; in Lomsfjeld it
was collected by Dr. 3. E. Zetterstedt. Professor L. considers
this species not to be well distinguished from. Gr. alpestris
: Schleich., although the former species is autoicous, the latter
species on the contrary is dioicous.
15. Æyocomium flagellure (Dicks.) Br. Eur. —This is a . :
new genus to Scandinavia and was collected in the diocese
of Bergen (Norway) by Professor M. N. Blytt according to
specimens in Dr. J. G Kiaer’s collection of mosses (1).
ARNEL.
: Die Torfmoose des v. Flotow'schen Herbarium im kôünigl,
bot. Museum in Berlin. Von C. WARNSTORF-
L'auteur a consigné, dans cet opuscule, les observations
_ qu’il a faites en revisant les sphaignes de l’herbiér de v.
_Flotow. Il décrit les variétés suivantes : Fa :
Sphagnum acutifolium Ehrh., v. sanguineum Sendt.
— v. strictiforme Warnst.
recurvum P. B., v. parvifolium Sendt.
rigidum Sch., v. laxifolium Warnst.
teres Angst., v. Flotowii Warnst. A
L'auteur expose une nouvelle division des Sphagna cymbi-
_ folia, comprenant 3 formes principales d’après la forme et la
position des cellules chlorophylleuses : 1. Sphagnum Austini
Sull. ; 2. Sph. cymbifolium Ehrb., incl. Sph..papillosum Lindh.,
13. Sph. medium Limp. | ee
_ L'ouvrage est accompagné d’une planche représentant les
_ Coupes transversales des feuilles raméales de ces 3 types.
F. GRAVET.
_ H. Boswez. — Campylopus brevifolius Schp. (C. subulatus
Ejusd.). The Naturalist, September 1883, p. 28. e
_ Pendant une excursion faite avec M. Ley, dans le Bre-
conshire, M. Boswell trouva un Campylopus qui, au premier
_Coup-d’œil Jui rappelait le C. fragilis, mais était différent de
_ toutes les formes qu’il avait vues. Il reconnut, à l'aide
Microscope, qu'il était identique au C. brevifolius pa
Structure des feuilles, quoique d’un aspecl bien diftére Re
_« Its much shorter pointed leaves and narrower cells a
once dislinguish it from C. fragilis, and bring it nearer lo
2. Schimperi, but that has a cluster of diaphanous vesicular
cells near the base of the leaf on each side, absent in brevi
90 REVUE BRYOLOGIQUE.
formes connues jusqu'ici, le nom de €. brevifolius, var.
elongatus, et il en donne la diagnose suivante :
« Tufts broad , extensive, solid and dense. Stems slender,
elongate, 1 to 2 inches, copiously radiculose below, repea-
tedly innovating, with fasciculate branches above ; branches
without radicles, Leaves as the minor form. :
HA48. — « Muddy banks of the Wye, near Builth, in com-
pany with Tortula cylindrica, Hypna, ete. »° 4.
Additions à la Flore bryologique de Belgique.
‘ai à signaler quelques muscinées rares ou nouvelles pour
la flore bryologique de Belgique. Je citerai d’abord le Spha-
_ÿnum Auslini Sull., que j'ai trouvé aux environs de Rienne
(Namur), et sa variété Ræmeri W. que C. Rœmer avait dé-
_ couverte sur les bords de la Hill (Liège) ; ensuite :
Sphagnum Girgensohni R., v. deflezum Schliep. Louette-
Saint-Pierre !
& Re recurvum P, B., v. deflezum Gravet. Louette-Saint-
ierre !
Sp. recurvum P. B., v. Limprichtii Schliep. Louette-Saint-
Pierre! à
Sph. molluscum Brch. » V. gracile W. Louette-Saint-Pierre !
Sph. molle Sull. Louette-Saint-Pierre !
Sph. cymbifolium Ehrh. » V. Compactum W. Louette-Saint- :
Pierre !
Sph. papillosum Lindb. et ses variétés : confertum Lindb.,
Warnstorfi Schliep., densissimum W. » [laccidum Schliep., et
abbreviatum Gravet. Louette-Saint-Pierre !
Sarcoscyphus Ehrharti, v. erythrorhizus Limp. Louette-
Saint-Pierre !
Cephalozia obtusiloba Lindb. Louette-Saint-Pierre !
. : F. GRAVET.
Nouvelles.
| Dans les jours du 24 avril jusqu’au 27, j’ai fait le premier
: Voyage bryologique aux montagnes « AÆhôn » dans cette
année, exécuté principalement à cause du Mnium subglobosum
Br. et Schp., dont je n'avais pas encore rencontré les fruits
_ Parfaitement mûrs. Cette jolie mousse habitant quatre loc4- ;
_ lités dans le Rhôn n’a pas été signalée comme in igène de ce
_ Pays dans Ja nouvelle édition du Synopsis, quoique j'en eusse
donné de bons échantillons à M Schimper déjà en 1874!
Gomme les capsules récoltées en automne étaient toujours
REVUE BRYOLOGIQUE. 91
trop jeunes et celles du printemps beaucoup trop mûres, la
saison des fruits doit être en hiver. — Arrivé vers le soir du
24 avril de cette année aux prairies marécageuses qui s’éten-
dent des pentes du mont « Hoher Polster » vers la tourbière
Schwarzes Moor », dans une hauteur d'environ 800 mètres
au-dessus de la mer, je trouvai encore assez de neige, mais
néanmoins il y avait quelques oasis vertes remplies du Mnium
subylobosum dans la plus belle fructification qu’on puisse voir!
J'en ai récolté une telle abondance qu’il y en a assez d’échan-
tülons pour les « Musci Galliæ ». Pendant les 3 jours sui-
vanis, j'ai fait une très-riche récolte de mousses parmi
lesquelles une espèce est à nommer comme nouvelle pour
noire pays : l'Orthotrichum gymnostomum Bruch.! En peu
d'échantillons, mais pourvus de fruits, sur de vieux troncs du
Populus tremula aux environs du village Wäüstensachsen Se
environ 670 m. Le Climacium dendroides et le Hylocomium
Squarrosum étaient tellement couverts de capsules mûres,
comme je ne les avais pas vus autrefois, Grémmia Müklen-
Derkii en très-bon état, Racomitrium microcarpum (espèce
fort rare dans le Rhün) avec peu de capsules, Hylocomium
wrbratum en bons échantillons fertiles, Thuidium delicatulum,
Brathythecium reflezum, etc. Enfin, il faut parler d’une autre
nouveauté du ÆAün, découverte par moi, il y a quelques
Jours; j'ai en vue le Mnium riparium Mitt. Gette espèce se
_ louve en plante femelle sar les bords de la rivière « Ulster »,
en plante mâle au petit ruisseau « Simmershäuser Wasser »,
loujours sur la terre humide, ombragée par des aunes. Ce
_ Sont des localités que je croyais connaître depuis 17 ans, —
et pourtant le joli Mnium riparium ayant le port da Mn.
Slellare m'avait échappé si longtemps. A. GEHEEB.
The first part of D" Spruce’s Hepaticæ of South America L
(Amazon and Andes) is in the hands of the printer,
G: STABLER.
M. Spruce signale le Cephalozia Jackii Limpr, trouvé en
Angleterre , par mon bon ami M. Curnow, à Hayle prés LR
Penzance. Voici ce que m'écrit M. Spruce au sujet de cette
espèce : .
DT de REVUE BRYOLOGIQUE.
character is not very constant, and I am rather doubtful of
its value when not supported by other marked differences.
G. Daviés.
Au nombre des découvertes de M. Mitten est le Fissidens sæ-
pincola Mitt., récolté par lui près de Godalming (comté de Sur-
rey),en décembre 1882, et près de Hurstpierpoint, associé au F.
incurvus. Le F. sæpincola jeune est couvert d’une coiffe mitri-
forme ; il le croit être le F. holomitrius Spruce des Pyrénées.
Il m'a donné, cueilli par lui-même, en 1846, au nord du
Sussex, un exemplaire très-maigre, qu’il appelle le vrai
_ Fissidens exilis Hedwig, à feuilles entières, d’ailleurs comme
le F. Bloxami Wils. Nous espérons l’hiver prochain retrouver
cette mousse, j'aurai le plaisir d'en donner aux bryologues.
Il dit cette plante être le F. exilis des auteurs ; quant à la
_ mousse anglaise à feuilles crénelées , elle doit reprendre le
nom de. #. Bloxami Wilson. . G. DAVIES.
M. le D' Hartman m'a envoyé sous le nom de Campylopus
flexuosus, des échantillons de €. Schimperi qu'il avait LS He
en 1872, près d’Aale-Sund , en Norwège. Ils correspondent à
_ ceux de ma collection récollés par M. Breidler, en Siyrie et
qu’il m’a communiqués sous le vrai nom. KINDBERG.
À la séance d'avril de la Société Cryptogamique de Man-
chesier, M. Pearson présenta des échantillons des rares hépa-
tiques suivantes : Jamesoniella Carringtoni, found on Ben
Laoigh by Messrs. Wild and Holt; Leptoscyphus interrupta,
from Chee Dale; and Cephalozia fluilans, Carrington Moss,
found by M. Hoilt. Cephalozia Tarneri had been found al
Dolgelly by M. Pearson ; being new to Wales it was another
interesting record. — M. J. Cash lut un mémoire relatif aux
manuscrits et à ia correspondance de W. Wilson, l’auteur du
Bryologia Britannica, au sujel de son premier voyage en
Ecosse, en 1827, en compagnie de Hooker et de Brown, et
de son premier voyage en Ireland, en 1829-30. &.
A la séance de mai, M. W. Stanley présenta le rare Cepha-
_lozia fluitans, de Staley Brushes et le Discelium nadum, de
Mottram. M. Pearson distribua des specimens de Saccogynà
vilicalosa en fruit de Festiniog; il présenta aussi la rare
mousse anglaise Glyphomitrium Daviesii, trouvée par Mr Sla-
_bler et par lui a Llanberis. de
À la séance de juin, M. Pearson présenta des échantillons
e Mylia Taylori avec colésules , récoltés près de Bala et le
Lepiodon Smithii en fruit récolté par M. G. Davies. M. Casl
_distribua le Myurella julacea d’Ingleborough, et M. Percival
présenta un échantillon vivant de Cinclidiam stygium de
Malbam. D ue ce D |
N° 6 10° ANNÉE 1883
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 6.
Une nouvelle espèce de Fissidens. Venrurr. — De la Pottia latifolia.
VenTuRI. — Les Sphagnum des Pyrénées. RenavLn. — Trois hépa=
tiques nouvelles pour les Alpes Pennines. MassaLonco et CARESTIA.
— Additions à la Flore de Belgique. Graver. — Scandinavian
bibliography. Anne. — Table de la 10° année.
Une nouvelle espèce de Fissidens.
M. M. de Sardagna de Trente, bien connu par ses heureuses
excursions à la recherche des phanérogames, a visité, le
Printemps dernier , l’ile de Sardaigne dans toutes ses direc-
lions, et, avec nn nombre considérable de plantes compre-
nant les raretés les plus recherchées de la flore sarde, ila
recueilli plusieurs mousses qu’il m'a confiées pour la déter-
mination (1).
_ J’yai reconnu des espèces très-rares, comme, par exemple,
la Tortula princeps, le Trichostomum inflexum, la Grimmia
Lisæ, la Bartramia stricta, elc.; et , dans un gazon de Funa-
Ma Calcarea, trouvé à Cagliari, au pied des Agaves, on
Fissidens que je crois différent de toules les autres espèces
Connues; en voici la description : :
_ Fissidens Sardagnaiï nov. sp. — Dioicus vel pseudomonoicus ;
Plantulæ minimæ, 3-4 jugæ, viridi pallescentes, siccitate cum
foliis strictis, plumulam mentientes, Folia erecto-patentia,
Infima squamiformia, vix ad nervam superne alata, superiora
Co majora, anguste lineari-lanceolata | sensim acutata ;
Mervus flavescens, excurrens validus; limbus incrassatus,
avescens ex duplici vel triplici serie cellularam elongatarum,
Marginem omnino obducens ; lamina dorsalis libera folio
ero longior , et in dorso folii sat longe ab insertione eva-
94 REVUE BRYOLOGIQUE.
nescens. Folia perichætii longiora et ex hoc angustiora. —
Limbus foliæ veræ , inferne dilatatus, prope basim evanescit.
— Areolatio foliorum ubique ex cellulis oblique et irregula-
riter hexagonis, laxior quam in F. pusillo vel inCurvo. —
Capsula vegela ovala, sicca vacua cylindrica, ore lato, erecta,
leptoderma ; — dentes generis, minute scabri ; sporæ majus-
_ culæ 0 mil. 013-020 leniter sed grosse papillosæ. Operculam..…
calyptra…
Cette espèce, pas plus grande qu’un Fissidens pusillus
Wils., n’a rien de commun avec lui, et, si on considère
surtout le diamètre des spores ei leur surface papilleuse, on
_ trouvera qu’on ne pourra jamais la confondre avec le Fissi-
_ dens algarvicus (Schp. syn., éd. II), qui a les spores d’une
_ forme et d’un diamètre correspondant à celles du F. bryoides
ou incurvus, — Le bord des feuilles est grossi de la même
façon, mais noire Fissidens a les feuilles plus étroites et telles
qu’à l’état sec elles conservent leur direction droite sans
aucun changement. Enfin l’aréolation des feuilles n’est pas
hexagonale comme dans le F. bryoides cité par Schimper,
_ mais elle est bien plus correspondante à celle du F. inconspi-
euus (C. Müller, prodr, bryol. argent.), qui d’ailleurs à
_ d’autres caractères qui l'en éloignent d’une manière décisive.
Une autre espèce qui s’en rapproche est le F. Orrii (Lindb.,
Revue bryol., 1880 , et Braithwaite, English Moosflora); mais
_ si cette espèce a la forme et la rigidité des feuilles semblables,
on aura toujours la nervure qui dépasse très-sensiblement
le sommet, tandis que la lame du dos descend jusqu’à la base.
= Les spores du F, Orriisont, en outre, lisses et ont un diamètre
qui n’arrive pas aux deux tiers de celui des spores du F.
Sardagnai.
_ C’est dommage qu'à cause de l’exiguité de l’espèce, non
aperçue lorsqu'elle fut trouvée, je n’aie pu former qu'un
‘exemplaire bien pauvre, mais certainement suflisant pour en à
connaître tous les détails. e
Par la même occasion, j'ai pu voir ce que c’est que le
Fissidens sardous, publié comme espèce nouvelle dans
_l’£Æpilogo de De Notaris, car j'y ai vu les caractères saillants
de cette espèce, qui sont la capsule arquée et la partie
vaginante des feuilles ouverte et renflée (chose qu'on ne
pouvait plus vérifier dans l’échantillon mince et endommagé
u’on trouve dans Fherbier original de M. De Notaris).
'outefois, ces caractères ne me semblent pas suflisants
ur constituer une espèce nouvelle, car tous les autres
des feuilles , des fruits et des spores ne s’éloignent
_point de la forme ordinaire du F.incurvus ( Braithwaile no
himper a précisément la capsule arquée.
REVUE BRYOLOGIQUE. 95
De la Pottia latifolia Schpr.
Il est désormais généralement admis par les bryologues
d'attribuer une importance systématique considérable à la
structure des feuilles, et je ne crois pas qu'aucun autre
caractère puisse aussi bien servir à former des groupes na-
turels el suffisamment distincts, pourvu qu’on n'oublie pas,
_ d’un autre côté, là conformation des fruits.
: Le péristome par lui-même, n'ayant qu’une importance
physiologique subordonnée (ainsi que le témoignent plusieurs
espèces gymnostomées dans toutes les tribus), ne peut amener
qu'à des groupements artificiels, comme était artificiel le
groupement des phanérogames en suivant la disposition des.
Organes mâles ou femelles de l’inflorescence ; il en est résulté
que les bryologues anciens ont groupé des espèces tolalement
étrangères entre elles, et que même des bryologues récents
les plus célèbres n’ont pas réussi à éviter cel inconvénient,
Ainsi M. Ch. Müller a délimité ses genres Hypnum et
Neckera en süivant la présence ou l'absence des cils du
péristome intérieur, et M. Schimper a formé sa Barbula à
côté du Desmatodon et du Trichostomum, d’après l’inclina-
tion plus ou moins prononcée des dents du péristome où
des cellules de la’ calyptra. La conséquence d’une coordina-
tion aussi artificielle est qu’on voit dans sa Barbula des types
totalement étrangers, et que toutes les espèces du genre
Desmatodon et plusieurs du genre Trichostomum sont éloi-
&nées de leurs véritables voisines. RÉ ire
C’est pour cela que récemment des auteurs, et principale
ment M. Lindberg, ont remanié plusieurs tribus de mousses,
et le résultat , s’il n’est pas encore satisfaisant, noùs a donné
äu moins des genres plus conformes à la nature. 1 0
_ Un travail de ce genre est le système des mousses de.
Suède et de Norwège, que M. le D' C. Kindberg, professeur
à Linkôping, a publié en langue allemande, dans le volume V_
des Actes de l’Académie suédoise de Stokholm. ee
Se | REVUE BRYOLOGIQUE.
Mais toute la diligence et la sagacité de l’auteur n'ont pas
encore achevé la coordination systématique, et plusieurs
points douteux restent et resteront toujours à résoudre.
Un doute de la sorte m'est venu en examinant la Pottia
- latifolia (Schw.) G. Müller, que M. Lindberg a appelée Tortula
bullata, suivant la dénomination de Sommerfelt.
Déjà l’aspect étrange de la plante stérile, qui a de la
| ressemblance avec des gouttes vert jaupâtres, posées sur Ja
terre comme des bouillons sur la surface de l’eau chaude,
éloigne cette espèce des autres formes du genre Pottia. Mais
_ si l’on regarde avec plus d’attention la structure des feuilles,
_ on trouve à expliquer l'originalité de l'aspect extérieur,
Une coupe transversale fait voir que la page inférieure des
feuilles a une surface parfaitement plane, et l’endochrome
intérieur appuyé à la paroi des cellules fait que toute la
page dorsale semble extraordinairement grossie. La page
supérieure ou ventrale , au contraire, quoique elle n’ait pas
de papilles, comme la plupart des Pottiacées , a la paroi des
cellules faible , renflée, et à cause de cela protubérante. On
trouve en Europe, dans le genre Timmia seulement, une
pareille conformation des deux pages de la feuille, qui n’a
pourtant pas la page dorsale grossie par l’endochrome
agglutiné,
_ La nervure des feuilles a aussi une structure remarquable.
_ Elle s'éloigne en cela du type des Timmiacées, car on n’y
_ trouve pas de lamelles ventrales, mais la couche superficielle
_ des cellules est composée (comme à peu près dans la Barbula
__ atrovirens Schp.) par des cellales plus amples que les autres,
_ légèrement proéminentes à la surface et semblables à la
= couche des cellules qui portent les lamelles de la Barbula
= ambigua, ou d’un Polytrichum quelconque.
La capsule avec ses organes à d'ailleurs les caractère
- d’une vraie Trichostomacée ; mais si la plante doit, par con-
séquent, appartenir à cette tribu, il me semble que l’origi-
nalité du type des feuilles peut suflire à constituer un genre
propre très-nellement dislinct de tous les autres par sou
aspect caractéristique et par la structure des feuilles.
Je proposerai d'appeler Stegonia (arsyoy, goutte) ce nouveau
_ genre, et en voici la description : & .
_ Stegonia nov. gen. — Plantulæ gregariæ pusillæ. Folia
cochleariformia imbricala , late ovata, apice obtusa, vel pilo
aut mucrone excedente ornala ; nervus ad apicem productus;
rg0 integer planus, pagina dorsalis lævissima ex parietibus
anis et incrassatis cellularum formala. Capsula ovata
cta, cum operculo conico elongato. Anulus latus; peris-
toma ex 16 dentibus irregulariter fissis, filiformibus, papillosis
m articulis elongatis.
REVUE BRYOLOGIQUE.
Les Sphagnum des Pyrénées.
PRE
La région des Pyrénées et du sud-ouest de la France est
plus riche en Sphagnum que ne pourrait le faire supposer sa
position géographique. En effet, des recherches attentives
_Rous ont permis d’y rencontrer une notable partie des espèces
qui habitent l’Europe centrale , tandis que le bassin méditer-
ranéen, à de très-rares exceptions près (la Toscane, par
exemple), ne présente que rarement des stations favorables
au développement de ces plantes. Tout le littoral méditer-
ranéen de la France, de l'Espagne et de l'Afrique paraît
extrêmement pauvre en Sphagnum , même dans les régions
élevées des montagnes ; ainsi, ni M. Boulay, dans le massif
_méridional des Alpes françaises, ni M. Brotherus, dans le
Caucase, n’en signalent une seule espèce. C’est surtoul dans
_les tourbières du nord que ces plantes se développent sur d
_Yastes espaces ; mais, comme elles ont, avant tout, besoin
. d’one humidité constante, elles penvent très-bien vivre dans
les localités du midi possédant des marécages qui ne se
dessèchent pas en été. Si un certain nombre d'espèces sont
spéciales aux régions froides, on ne peut nier que d’aulres
he s’accommodent parfaitement des climats les plus chauds,
tels que celui de la Floride , où les Sphagnum croissent en
Srande abondance au niveau de la mer. nr de
L’humidité joue done, dans leur distribution géographique
un rôle plus important que celui de la température. C'est
_ pour ce motif que ces plantes sont rares dans ie bassin mé
diterranéen , dont le climat, sec d’une manière générale,
est caractérisé par une très-inégale distribution des pluies,
tandis qu’on les retrouve au niveau de la mer. sur le littoral
océanique, où les pluies plus fréquentes, surtout en été,
maintiennent l’eau des marécages à un niveau plus constant
Dans le sud-ouest de la France, il faut rechercher les
Sphagnum :
ne | REVUE BRYOLOGIQUE.
_ 4 Dans les Pyrénées. — Ici la distribution est très-inégale.
Les Pyrénés-Orientales, qui font partie du bassin méditer-
ranéen, sont très-pauvres, mais les Sphagnum commencent
à se montrer sur le plateau granitique de Mont-Louis, qui,
grâce à son altitude (1600") ei à la faible inclinaison de ses
pentes est parsemé de petits marécages permanents. Le
massif du Llaurenti, voisin de la région précédente, mérite
une mention spéciale , à cause de ses nombreuses mouillères
tourbeuses , où le D’ Jeanbernat signale 6 espèces, et qu'il
sera bon d'explorer encore.
Dans les Pyrénées centrales et occidentales, on trouve
assez fréquemment, à partir de 1400" d’altitude, des localités
à Sphagnum. Nos petites plantes se montrent souvent en
abondance sur les pentes humides des montagnes, dans les
pâturages marécageux des hautes vallées et aux abords des
Jacs. Des touffes denses de S. acutifolium recouvrent parfois
en notable quantité le sol frais des sapinières. Mélangées
avec quelques grandes mousses : Polytrichum formosum,
Thyidium tamariscinum, Plagiothecium undulatum , Hypnun
purum, H. Crista-castrénsis, H. Schreberi, Hylocomium splen-
dens, H. triquetrum, H. squarrosum, H. umbratum , elles ab-
sorbent comme une éponge l’eau des pluies d'orage, qui, au
lieu de ravager les pentes. ne s’évapore que lentement ; par
leur décomposition , elles forment une profonde couche d’hu-
__ mus qui favorise admirablement la végétation des plantes
= supérieures et le repeuplement de la forêt. — Comme localités,
nous citerons en particulier - les vallées d’Ossau , d’Arrens ,
de Jéret, de Gaube, du Mercadau , du Lutour, de Burbe ; la
__ forêt de La Réouse sur le revers nord du Monné d’Arreau
_ près du col d’Aspin; les lacs d’Artouste, d'Estaing , d'Or-
- rédon, etc.
Il y à peu de Sphagnum dans les régions basses des Pyré-
nées. Dans la région moyenne, on commence à trouver çà et
_ là quelqnes bonnes localités, telles que les environs de
= Payolle (1000) et le lac d’Estaing (1300"). La région sub-
alpine est infiniment plus riche.
= Les Sphagnum paraissent éviter les sols calcaires, soit que
ceux-ci ne leur fournissent pas ordinairement, à cause de
leur perméabilité, les stations marécageuses qui leur con-
viennent, soit que l’action chimique du carbonate de chaux
ir soit nuisible. en
De fait, dans le sud-ouest, c’est sur les sols siliceux purs,
tels que le diluyium argileux des plateaux, les sables des
Landes, et, dans les Pyrénées, sur le granit, le grès bigarré
les sables glaciaires , que sont réunies toutes les localités
agnum, tandis que les collines tertiaires marneus
yrénéen en sont dépourvues.
d'il faut PEPEZ
AA
REVUE BRYOLOGIQUE.
Sphagnum dans les régions basses de la chaine, qui sont
presque partout calcaires. Les schistes du terrain de transition
fréquemment traversés par des bancs de dolomies ou des
calschistes, sont aussi beaucoup plus pauvres que le granit.
Les rochers calcaires arrosés manquent absolument des es-
pèces qui se rencontrent parfois dans des conditions ana-
logues sur les rochers siliceux. Ici l’action chimique devient
donc évidente, puisque dans les deux cas l’état physique des
supports est identique. : Dies
Îl n’est pas douteux, d’ailleurs, qu'une terre légère (sables,
tourbe, humus) superposée à un sous-sol imperméable, et,
par cela même, plus ou moins humide dans les dépressions,
ne soit le milieu le plus propre à favoriser le développement
et la diffusion des Sphaignes, el ces conditions se trouvent
ordinairement réunis sur les sols siliceux. ne
Dans les Pyrénées françaises, l’excessive rapidité des pentes
oppose naturellement un obstacle à la formation de grands
marécages tourbeux ; aussi les localités à Sphagnum, quoi
que assez nombreuses, n’ont-elles qu’une étendue très-res-
{reinte et la chaîne, malgré sa richesse relative, comparée à
celle des autres montagnes du Midi ne peut, sous ce rapport,
soutenir le parallèle avec les Vosges. PL
_ -ZLetterstedt dit qu'il n'a pas trouvé de Sphagnum fructifiés
dans les Pyrénées. Cependant, vers la fin de l’élté ou en
automne, il n’est pas rare de rencontrer le Sphagnum acult-
folium couvert de capsules. Le S. squarrosum est aussi par
fois fertile, Lies
= N'ayant pas encore fait, jusqu'à présent une étude s
ciale du genre Sphagnum, nous avons communiqué n0S €
| hi à MM. Husnot et Gravet, qui ont bien voulu
es déterminer. : one 2
Plus récemment, M. Cardot a eu l’obligeance d'étudier nos
nouvelles récoltes où il a su reconnaître des formes intéres-.
antes. Nous espérons donc qu'il ne s'est pas glissé d eTrepre
dans l’énomération suivante qui comprend onze espèces.
4. Srmagnum cymsiroium Ehr. -- AC. sur tous nos te
Landes à Morcenx, Arengosse, St-Vince
um des plateaux à LannemezaP,
lac de Lourdes; Pyrénées
liées de Jéret, du M rcadau,
rrédon ( 1900" );
REVUE BRYOLOGIQUE.
2. SPHAGNUM RIGIDUM Sch. var. compactum D. C. — Bruyères
‘ourbeuses à Morcenx (Landes) AR. et à St-Perdon, près
_ de Mont-de-Marsan; Pyrénées: RR. sur des rochers hu-
_mides de grès bigarré métamorphique au Vallon d’Ardengost
(650). C’est la senle localité connue jusqu’à présent dans
_ la chaîne où il n'avait pas encore été signalé.
Au milieu des touffes de la plante d’Ardengost se trouvent
_ des rameaux allongés, simples, étiolés, que M. Husnot a cru
… devoir rapprocher de la var. cyclophyllum. Sull. et Lesq.
8. SPHAGNUM TENELLUM Ebr. — Rare. Landes à St-Perdon:;
_ Tourbière d'Ossun (450), lac de Lourdes au pied des
_ Pyrénées ; n’a pas encore été trouvé dans la chaine propre-
ment dite. — Déjà signalé par Spruce dans les Landes.
_ 4. SPHAGNUM SUBSECUNDUM Nees. — AC. sur tous nos ter-
rains à Sphagnum, sous diverses formes. C’est l’espèce la.
plus répandue sur les plateaux diluviens. Pyrénées, jusqu'à
Ja limite inférieure de la région alpine. Col de Saucède
(1300). vallées de Jéret, d’Arrens, de Mercadau (1300-
1600), Mont-Louis (Pyr.-Or.), Lac d'Orrédon (1900%). —
Massif du Llaurenti (D° Jeanbernat ).
Var, auriculatum Sch. — Lannemezan, sur les plateaux di-
Juviens (600 ).
Var. obesum Wils. — Landes à Saint-Perdon, Arengosse,
Morcenx, Plateaux diluv. à Capvern. Recherche les eaux
_Stagnantes des régions inférieures.
Var. contortum Schultz. — Landes à St-Vincent-de-Tyrosse ;
Pyrénées à la vallée de Mercadau. Les échantillons de cette
forme que nous avons récoltés sont de petite taille, d'une
_ couleur rousse, avec des rameaux courts cantournés-ascen-
_ dants.
= S. SPHAGNUM LARICINUM Spruce. — Lac de Lourdes, déter-
_ miné par M. Cardot. Espèce nouvelle pour le Sud-Ouest.
= 6. SPHAGNUM SQUARROSUM Pers, — Paraît manquer aux ré-
_gions basses, Commence à se montrer dans les parties hn-
_mides des forêts de sapins, jusqu’à la région alpine inférieure
Où on l» trouve entre les buissons de rhododendrons.
_ Vallées d’Arrens fertile (1400"), de Jéret, de Gaube, Forêt:
de la Réouse, jac d’Orrédon (1900%). — Massif du Llaurenti
D' Jeanbernat ). rés dpe
Var. imbricatum Sch. forma strictum Warnst. — Près Cayan
dans la vallée du Mercadau. de
- *Sphagnum teres Angstr. — Marécages à Mont-
dans les Pyrénées-Orientales (1600), déterminé par
et. Ces deux formes et la suivante sont nouvelles
Lesq — Des traces de cette forme dans
REVUE BRYOLOGIQUE. 401
7. SPHAGNUM FIMBRIATUM Wils. — indiqué par Zetterstedt
dans la vallée de Burbe près Luchon et par le D" Jeanbernat
dans la forêt de Paillariel au val de Paillères et à Soucarrat
(massif du Llaurenti).
8. SPHAGNUM GIRGENHSONIT Russow. — Paraît manquer aux
régions basses, Habite les parties humides des forêts de
sapins jusqu'au contact de la région alpine. Vallées de Jéret
(4500%) et du Mercadau près des prés Cayan (1600® ) sur des
rochers granitiques humides, Mes échantillons ont été déter-
minés par M. Husnot. L'espèce est nouvelle pour les Pyré-
nées,
9. SPHAGNUM ACUTIFOLIUM Ehr. — Répandu et souvent abon-
dant dans les Landes, surtout dans les bruyères tourbeuses.
Beaucoup plus rare sur les plateaux diluviens où le S. sub-
secundum domine. C'est l'espèce la plus commune dans les
Pyrénées où elle habite principalement les pentes humides
elriches en humus, sous les sapins ou les rhododendrons.
C'est elle aussi qui fructifie le plus souvent et s'élève le plus
baut, car elle atteint le milieu de la région alpine, par exem-
ple au dessus du lac d’Orrédon (2000), aux Laquettes
(2100 ), au pic de Montarrouy (2100"), aux lacs supérieurs
du massif de Néouvielle (2200-250U" ). |
Var. purpureum Sch.— AC. dans les Landes où elle est
_ souvent mélangée au Sphagnæcetis communis. Morcenx, Aren-
gosse, St-Perdon, etc. Pyrénées à Payolle (4000) et au pie
de Pan (1200") où elle est richement fructifiée, Mont-Louis,
Llaurenti, Vallée d’Arrens, etc. e
-Var. arctum Braith, — R, Forêt de la Réouse, sous les sa-
pins (1500).
Var, squarrosulum Warnst. — Près du lac d’Orrédon
(1950), a.
Var. deflezum Sch. — Piateaux diluviens entre Bordères et
Pintac (450® }, Landes à Morcenx. re
; Var. laxum. — Forêt de la Réouse (1500"), vallée de
éret. D
Var. Schimperi Warnstorf. — Près Cayan dans la vallée du
Mercadau (1600). Nous avons aussi recucilli des formes qui
se rapprochent des var. fenellum Sch., rubellum Wils. et luri
dum Hüb., sans que nous puissions les indiquer avec certi-
tude. : 3 ed RD
_ A0. SPHAGNUM INTERMEDIUM Hotïm, — Abondant à St-Perdon >
près de Mont-de-Marsan (Landes), sur le bord d un étan
Cette espèce paraît nouvelle pour le Sud-Ouest. Elie doit être
nulle ou très-rare dans la chaine des Pyrénées.
14. SPHAGNUM CuSPIDATUM Ehr. —
indes où il croît parfois
REVUE BRYOLOGIQUE.
lieux tourbeux. Saint-Vincent-de-Tyrosse, Morcenx, Arren-
gosse.
__ RR. sur les collines pyrénéennes, au bord du lac de
Lourdes. Nous ne l’avons jamais aperçu dans la chaîne, où
il doit être considéré comme très-rare ; cependant le docteur
Jeanbernat l'indique dans plusieurs mouillères du Llaurenti.
Pour la synonymie de ces différentes espèces ou variétés,
consulter le Sphagnologia de M. Husnot, ouvrage excellent
et très-pratique pour commencer l’étude des Sphagnum.
F. RENAULD.
_ Trois espèces d'Hépatiques nouvelles pour la
7 région des Alpes Pennines.
Li
_ Après la publication de nos mémoires sur les Hépatiques
des Alpes Pennines, trois espèces sont venues à notre con-
naissance qui sont nouvelles pour la Flore hépaticologique
de cette région : deux de ces espèces furent recueillies par
nous, la troisième par M. l'abbé F. Jacchini.
_ En voici quelque indication :
4. Kantia arguta (M. et N.) Lindbg.; Gott. et Rabenh.
_Hep. Eur. exs. n.167 ; Husnot Hep. Gall. exs, n. 82; Carringt.
_ et Pears. Brit, Hep. exsice. n. 188, 489.
_. Hab. — Ad terram humidam, limosam cujusdam viæ cavæ
inter Nardiam hyalinam et Jung. crenulatam, v. gracillimam,
in prov. Novara loco Arlo. - Spec. steril
— Obs. — Jusqu'à présent cette fort rare espèce d’Hépatiques
_ était indiquée en Europe seulement dans l'Angleterre , l’Ir-
_ lande, la France, la Belgique et l'Allemagne (herb. Libert,
fide C. Delogne).
= Dans une minière près de Riva. (Valsesia) et précisément
dans la localité nommée La Vanna, nous avons récolté aussi
des échantillons stériles fort remarquables d’une Æantia que
nous croyons pouvoir regarder comme une forme intermé-
diaire à la À. Trichomants v. fissa et à la Æ. arguta. Quoique
nos exemplaires montrent beaucoup plas d’aflinité avec cette
dernière espèce par son habitus et particulièrement par ses
amphigasires pelits, découpés analoguement à ceux de la
Æ. arguta, cependant ils en diffèrent par les radicelles moins
uses à la base des amphigastres, par les feuilles
sommet de deux petites dents séparées d’un sinas
uelquefois entières, et aussi par l’aréolation formée
éralement) plus petites.
\ees) Lindbg. — S
.—
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ Hab. — Ad terram inter hepalicas alias e ml°. Zurlo supra
Maccugnaga (Ossola).
Obs. — A propos de cette espèce, nous croyons devoir faire
connaître une méprise que nous avons commise dans la
détermination des échantillons fort imparfails, antérieure-
ment (Ep. Alp. Penn., in Nuovo Giornale Bot. It. XIT, p.312,
n. 4) par nous indiqués sous le nom de NW. alpina, lesquels,
après en avoir étudié des exemplaires meilleurs , nous
sommes obligés de les référer par contre à la Vardia spha-
celata var. ! (— Sarcoscyphus Sphacelatus var. erythrorrizus
. Limpricht).
3. Targionia hypophylla L. — Gott. et Rubenh. Hep. Eur.
exs. n. 376, 546, sub T. Micheli. - ;
- Hab. — In valle Anzasca loco Cima-Mulera ad terram à
Rev. F. Jacchini lecta. — C. fr.
C. MassaLonGo et A. CARESTIA.
à Additions à la Flore bryologique de Belgique
ee (Suite). ue
Hypnum cuspidatum, var. pungens Sch. Bohan (Namur) !
Sphagnum acutifolium Khrh., var. robustum Russ. Louelte-
Saint-Pierre, Rienne ! ce
var. luridum Hüb. Louette - Saint-
Pierre ! .
var. squarrosulum Warnst. Louelle-
Saint-Pierre ! De cr
var. gracile Russ. Louette - Saint
Pierre ! MR 0
— var. arctum Braithw. Louette-Saint-
Pierre, Rienne, Willerzie!
mbriatum Wils., var. squarrosulum H. Müll,
Louette-Saint-Pierre ! .
recurvum P. B., var. capilatum Grav. Louett
Saint-Pierre ! A
subsecundum N., var. contortum-deflecum GTa
Louette-Saint-Pierre. ve
cymbifolium Ehrh., var. deflezum Schliep. Louette-
Saint-Pierre ! D bas tuer
_papillosum Lindb, , var. majus Grav. Louett
: Enint-Piesre fi
Sarcoscyphus Furckii, var. … N. Louette-Saint-Pierre
ungermannia anomala Hook. Loue te-Saint-Pierre !
Jungermannia tersa N. Will Hu Ne ca
REVUE BRYOLOGIQUE.
Scandinavian Bibliography in the years 1871-1882.
The Revue Bryologique will soon have carried on for a de-
_cennium its very uséfal work of recording the progress of
bryology. During (his time there have appeared some papers on
_ Scandinavian Bryology written by Scandinavian Bryologists,
_ which have not been mentioned in the Journal. This defi-
ciency, I bave thought, it might best be made up by giving
à complete list of all the papers that in one or another sense
may be named Scandinavian and which have appeared since
the year 4870. I have chosen this point of lime for beginning
my list, because it may be said that we bave a compendium
andinavian bryology for the time previous to 4871 at
as far as concerns the Scandinavian peninsula, in C.
rtman'’s Skandinaviens Flora, 40% édition, which appeared
in 1871. Before giving my list, it is perhaps not out of place
to mention that, with respect to the. geography of plants,
Denmark, Sweden, Norway, Finland and Lappland are gene-
rally considered to form à natural region that is called the
Scandinavian, the eastern limit of this region being formed
by a line, drawn fromthe White Sea to the innermost parts
of the Finnish Gulf. =
icalions which refer to more than one of the Scandinavian
or countries. 5
4. HARTMAN, C., Handbok à Skandinaviens Flora, 10% edi-
tion, Senare Delen (Stockholm, Z. Haeggstrom, O4, FORD, —
u-8°, in Swedish). The first edition of this flora was pu=.
blished in 1820 by the present author’s-father, Doctor C. 3.
Häriman. The different editions of Hartman’s Flora have for
half a century been ibe first bryological text book of Scandi-
navian students; they refer only to the Scandinavian
eninsula.
FLoRA DANIGA. — Fasc. 4 (1761 ).— Fasc. 30 (1880).
3. LinpBerG, S. O., Revisio critica iconum in opere Flora
'anica muscos illustrantium (Acta Societ. Scient. Fennicæ, X,
lelsingfors, 1871). ” A
The editors of Flora Danica are for Tom. 1-3 G. C. Oeder,
for Tom. 4-5 O. F. Müller, for Tom, 6-7 M. Vahl, for Tom.
13 J. W. Hornemann, for Tom, 44 with supplement 4 F.M.
ebmann and for the following Tomes J. Lange. Professor
gs Revisio critica refers to Tom. 14-16 (the 47 first
_gives full information on the mosses, figured
ith interspersed synonymica
REVUE BRYOLOGIQUE. Re
Afterwards there have appeared 3 fasciculi more, viz.
Fascieulus 48 (1871) containing pictures of the following
mosses : 2858 Hypnum cordifolium var. fontinaloïdes Lge;
2859 H. ochraceum:; 2860 (1) Anacalypta latifolia, (2) A.
lanceolata ; 2861 (1) Bryum calophyllim var. Jensenii T.
_ Lange, (2) B. erythrocarpum Schw.; 2862 B. (Webera) Schim-
peri C. Müll.; 2863 (1) B. (Webera) acuminalum cum var.
areualum, (2) B. (Webera) Ludwigii; 2864 Cinclidium subro-
tundum ; 2865 (1) Breutelia arcuata, (2) Bartramia brevisela ;»
2866 (1) Anæctangium compactum, (2) Amphoridiam Mou-
_geotii, 2867 Sphagaum fimbriatum ; 2868 S. rigidum el var. À
coimpactum ; 2869 S. Mülleri; 2870 (1) Gymnomitrium con-
cinnatum, (2) Gymnomitrium (?} suecicum Gottsche ; 2871 (1)
Scapania uliginosa, (2) Physiotium cochleariforme ; 2872 Hi =
Mastigobryum deflexum, (2) Lophocolea minor var. erosa
NN, E.; 2872 (1) Sendinera Woodsii (Hook.) Endi., (2) Junger-
_mannia Wadhlina N. E.; 2874 (1) Jung. curvifolia, (2) J.
Dicksoni. Re
Amongst these mosses {wo are new-established species, viz.
_Gymnomitrium (?) suecicum Gottsche, monoïcum, caule
radiculis multis repente, stolonifero, apice fructifero sub-
_bulboso { ut in sect. 11 Gymnom.) foliis imbricatis, arrectis,
_rotundato-quadratis, apice emarginatis, præter striam luteam
semilunarem transversalem decoloribus, margine lato hya-
lino ; foliis floralibus majoribus, in fructificationis gemmam
convolutis, apice emarginatis (v. præmorso emarginalis ),
_æque ac involucralibus luteo-zonalis, intimo calyptram apice
_Sæpius atropurpuream cingente ; amphigastriis nullis ; perian-
thio nullo, capsula valvulis dehiscente externe brunneo-
punclata ex cellularum fibra annulari, — In montibus Helagsf-
_ jällen Herjedaliæ legerunt cell. Fristedt et Lovén Julio 1853
ex specim. in herb. cel. S. O. Lindbergii asservalo. .
_ Jungermannia Vahlina N. v. E. __ Caule radiculoso, inter
muscos repenie, stolonifero, apice adscendente ; foliis con-
fertis, ffavo fuscis, ovato-quadratis, erecto patulis subcompli
Catisque v. patenti-deflexis, subsquarrosis, ad medium usque
bilobis v. rarius trilobis, lobis ovatis obtusis (spermatocystidii
lariter dentatis), prope
e v. lobulo dentiformi
ibus, aliis simplici
basin versus dente
fande bipartilis
dente armati
diæ
‘+
1
«
M REVUE BRYOLOGIQUE.
falcatum ; 2933 D. capillaceam, 2934 (1) Orthotrichum Breu-
tel Hpe, (2) O. pulchellum, 2935 (1) O. Sturmii. (2) O.
rupestre; 2936 (1) O. obtusifolium, (2) O. alpestre ; 2937 (1)
Seligeria calcarea, (2) S. tristicha; 2938 (1) S. acutifolia
Lindb., (2)S. pusilla (Ehrh.) Br. et Schp., (3) S. crassinervis
Lindb.; 2939 (1) S. Doniana, (2) Gymnostomum curvirostrum ;
2940 (1) Chiloscyphus polyanthus, (2) Liochlæna lanceolata
N.E.
* Fasciculus 50 (4880) containing pictures of the following
mosses : 2985 Hypnum (Scleropodium) illecebrum ; 2986 (1)
__ Amblystegium subtile, (2) Plagiothecium repens (Poll.) Lindb.;
2987 (1) PI. piliferum (Sw.), (2) PL nitidum var. suberectum
Lindb ; 2988 (1) Mielichhofferia nitida, (2) Aulacomnium
androgynum ; 2989 (1) Zieria demissa, (2) Z. julacea; 2990
_(t) Bryum roseum, (2?) B. œneum; 2991 (1) Stylostegium
_ cæspiticium, (2} Coscinodon cribrosus (Hedw.) Spruce, 2992
(1) Discelium nudum, (2) Pyramidala tetragona; 2993 (1)
_ Tayloria serrata, (2) Tetrodontium Brownianum; 2994 (1)
_ Ædipodium Griffithianum, (2) Catharinea tenella; 2995 (1)
_ Angstrümia longipes, (2) Eustichium norvegicum ; 2996 Cera-
_ todon purpureus, (2) Cynodontium Bruntoni ; 2997 Dicranum
Schraderi ; 2998 D. Robustum Blyti; 2999 D. Scottianum :
3000 (1) Andræea Hartmani, (2) A° obovata.
. This important work will be ended in this year (1883) with
a last (51%) fasciculus, according to thé announcement of
the present editor Proféssor Lange; it will, when ended,
_ contain figures” of about 4000 species from all classes of
_ Dänish or Scandinavian plants. The heavy expenses for the
_ edition of this work have been munificientiy paid by the
Danish kings.
4. HARTMAN, R., Bryaceæ Scandinavicæ exsiccatæ, fase. 1
(4857) — fasc. 15 (1874). ;
On this collection of mosses Schimper in his Synopsis mus-
corum Eur, says « Opus omnium hujus generis præstantissi-
mum atque splendidissimum. » In C. Hartman’s Scandina-
viens Flora, 10 edition, the mosses, contained in the 13 first
__ fasciculi are mentionned.
Fasciculus 14 (1873) contains: 391 Ephemerella recurvifo-
Jia, 392 Plearidium nitidum, 393 Campylopus Schwarzi, 394
C. longipilus, 395 Anodon Donianus, 396 Seligeria tristicha,
397 Trichostomum pusillum, 398 Grimmia elatior, 399 Rha-
), 409 Timmia Norvegica, 410
MA F indb., 412 F
REVUE BRYOLOGIQUE. 10”
dichelymoides Lindb., 413 Eurbynchium crassinervium ,
°MAE. Vaucheri, 4153 Hypnum Bambergeri, 416 H. Heuñleri,
417 H. hamulosum, 418 H. fastigiatum, 419 H. pallescens,
420 Hylocomium subpinnatum Lindb.
Fasciculus 15 (1874) contains : 421 Physcomitrella patens ,
422 Cynodontium Wablenbergii (Brid.), 423 Dicranum arcti-
cum Br, Eu. suppl., 424 D. Starkïü, 425 D. falcatum , 426
Poitia minutula, 427 P. intermedia, 428 Hedwigidium im-
berbe, 429 Ptychomitrium polyphyllam, 430 Orthotrichum
alpestre, 431 O. anomalum, 432 O. saxatile Br. Eu. suppl. ,
433 Tetrodontiom Brownianum, 434 OEdipodium Griflithia- :
num, 435 Splachnum Wormskjoldii, 436 Breutelia arcuata,
437 Psilopilum arcticum, 438 Lescurea saxicola, 439 Myurium
herjedalicam, 440 Ptychodium plicatum, 441 Brachythecium
collinum, 442 Rhynchostegium murale, 443 Plagiothecium
_ turfaceum, 444 P. denticulatum, 443 P. silvaticum, 446 Hyp-
num elodes, 447 H. stellatum, 448 H. polygamum, 449 L-
_polare Lindb., 450 H. callichroum. .
5. Snzén, O. L., Musci frondosi Scandinaviæ eæsiccati,
Fasciculus 1. Gevaliae 1875. Price 50 kron. Swedish coin.
The editor of this collection has already before so early as
_ in 4838 issued a smaller collection of mosses, viz. fascieuli
7 and 8 of « Musci Sueciæ exsiccati », the former fascicult
of which series were issued by S. J: Lindgren (fasc. 1-4) and
K. F. Thedenius (fase. 5 and 6). £ ..
The first fasciculus of the collection now In questions Con-
‘tains no less a number than 300 species. Às the editor bas
_ himself collected the greatest part of the specimens, Itis easily
_understood that this collection has cost him no small amount
of labour, The specimens are fine, and there are many rare
species to be seen in the collection. Pal
(To be continued.)
W. ARKNELL.
Pages.
74, 87, 104
s 6; €
mme en ee = — ee 0m de ce ee “a: dt RE es 28
NA. AS ANNE 1884
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 1.
Liste des Bryolognes du monde, — Sur le Thuidium decipiens De
Notaris. PaiziBert. — Sur la découverte du Dumortiera irrigua
(Wils.) Nees, en Italie. C. MassaronGo.—Additions à la Flore bryo—
logique de Belgique. F. Graver. — Scandinavian Bibliography
(continued). ArNELL.—Bibliographie.—Nouvelles.
Liste des Bryologues du monde.
Supplément (1).
19 ADDITIONS.
E. Berher, médecin à Epinal, Vosges.
* Bernet, rue du Conseil-Général, 3, Genève.
A. Besnard , propriétaire, Ste-James, Manche.
E. N. Blomfield, tbe Rectory, Guestling near Haslings,
Angleterre.
Bouchet, rue St-Martin, 24, Soissons , Aisne.
Bouchet, Rochefort, Charente-Inférieure.
Van den Broeck, rue de l'Eglise, 116. Anvers.
E. Bureau, boulevard Delorme , 12, Nantes.
Carette, médecin , Mailly-de-la-Somme.
Couyba , médecin, Ste-Livrade, Lot-et-Garonne.
Deloynes, rue de la Course , 413, Bordeaux. pare
Ch. Demeter, professeur au collège des Reform, Maros-
Vasarkely, Hongrie. Se
Dubois , ingénieur des Magasins-Généraux , le Havre.
Dumas , rue Blatin, 29, Clermont-Ferrand.
Duterte , ancien pharmacien, Alençon. 7.
Fautrey, instituteur, Noidan par Pont-Royal, Côte-d'Or.
Folliot, vicaire de Livry, par Gaumont, Calvados.
Fontaine, La Chapelle-Ganthier , par Broglie, Eure.
R. Gonzalez Fragoso, Colmenares, 7, Madrid.
(1) La liste a été publiée dans le n° 5 de 4882.
2 | REVUE BRYOLOGIQUE.
Guédon , cours Pinteville , 41, Meaux, Seine-et-Marne.
Guillaud , professeur à la Faculté de Médecine , Bordeaux.
_ Hugues, pasteur en retraite, Bergerac , Gironde.
C. Jensen, apothecary, Uvalso, Zeeland, Danemark.
W. Jones, Llandudno, Angleterre.
De Lanessan, député, Ecouen, Seine-et-Oise.
Lesaché, Bussus, par Ailly-le-Haut-Clocher , Somme.
Letacq, curé de St-Germain-d’Aunai, par Le Sap, Orne.
Lhioreau, pharmacien, rue du Château-d’Eau, 49, Paris.
Madiot, pharmacien , Jussey, Haute-Saône.
Merlet, préparateur à la Facullé de Médecine, Bordeaux.
Le Métayer de Guichainville, professeur, Waverly Place,
452, New-York. ,
Olivier , professeur à l’Ecole normale, Laval.
Olivier du Noday, Penhouet, par Josselin, Morbihan.
Parson, local Government Board, Wihttehall, London S. W.
Plagnol, chez M. Chambolle, Fontaine-sur-Saône, Rhône.
_ Roncy, professeur au collège, Mortagne , Orne.
F. Roper, Palgrave House , Easthbourne, Angleterre.
Sarrazin, Capitaine en retraite, Senlis, Oise,
Slephani, Schetter strasse, 8, Leipzig. .
_ L. Troteux, rue Mexico, 4 , le Havre.
De Vicq, Abbeville, Somme.
D Wii ; Cheetham Hill, 438, Manchester.
2° CHANGEMENTS D'’ADRESSE.
= E. Bescherelle , rue Vauquelin, 3, Paris.
= Debray, maître de conférence à l'Ecole supérieure des
sciences, Alger, l
FE. Kiaer , Lokkevei, 1, Christiania.
Le général Paris, Quimper , Finistère,
Sebilles, curé d'Ecuisses, par Montchanin-les-Mines, Saône-
__ et-Loire. :
- Taxis, boulevard Longchamps, 119, Marseille.
3° DÉCÈS,
Anzi, Italie.
Arrondeaa, France.
_ Caflish, Allemagne.
__. W. L. Dæring, Allemagne.
Gaudefroy , France.
T. Jensen, Danemark.
_. E. Kolb, Allemagne.
_ Pelvet, France.
F. Sauerbeck, Allemagne.
Seubert , Allemagne.
REVUE BRYOLOGIQUE.
Sur le Thuidium decipiens De Notaris.
De Notaris a créé le Thuidium decipiens dans son Epilogo
d’après des exemplaires découverts par M. Venturi dans le
Tyrol italien ; depuis, cette mousse a été observée dans di-
verses contrées du nord de l’Europe : j'en ai reçu de M. Lind-
berg des échantillons provenant de la Laponie russe, et de
M. Fergusson des échantillons récoltés en Ecosse. Elle n’avait
pas encore été signalée en France; mais elle doit probable-
ment être plus ou moins répandue dans les montagnes du
Dauphiné et de la Savoie. DAS GE
Je l’ai observée pour la première fois le 12 août dernier,
près du col du petit St-Bernard, vers 2,000 mètres d'altitude;
quelques jours après, je l'ai retrouvée à des hauteurs sem-
blables dans le val d’Anniviers en Valais, près de Zinal et de
Grimenz ; enfin, je l’ai récoltée abondamment à une altitude
bien inférieure, au-dessous de Vissoie, de 1,000 à 1,100 m.
Dans toutes ces stations, elle était stérile; mais en revoyant
des échantillons que j'avais autrefois rapportés des montagnes
du canton de Vaud, aux Roches de Naye, j'ai été agréable-
ment surpris de découvrir plusieurs capsules de cette espèce, -
dépourvues, il est vrai, de leurs opercules, mais où les carac-
tères du péristome pouvaient être étudiés. ; Re
Dans les régions élevées, la plante a un port spécial, qui
la fait distinguer assez aisément; les innovations, dressées
daps l’eau, presque dépourvues de radicales, présentent des
rameaux divergents dans tous les sens ; sur la tige principale,
les feuilles, éloignées les unes des autres, et séparées par une
multitude de petites folioles vertes, de forme variable, sont
très-larges, ordinairement plus larges que longues, marquées
de deux sillons profonds, et terminées par une pointe courte
et oblique, nullement falciforme. Leur tissu se compose de
_ cellules courtes, rhomboïdales ou ovales, la longueur n’éga-
lant guère qu’une fois et demie la largeur, bien vertes et
et assez opaques; les angles sont très-saillants, arrondis et
__ denticulés, formés de cellules un peu plus petites et plus
Carrées; au-dessous de ces angles, la feuille se resserre
en une base plus étroite, composée sur une étendue asse
considérable de grandes cellules hexagones-rectangulaires,
à parois minces, d’abord hyalines et qui deviennent à la fin
Jaunâtres. La nervure, forte et épaisse, se termine un peu
avant le sommet, Les feuilles des rameaux sont moins larges
et relativement plus allongées, mais leur tissu est le même
que celui des feuilles caulinaires. Les unes et les autres pré-
sentent sur leur face inférieure de grosses papilles clairse
mées et très-saillantes. ns
À une plus faible altitude, la plante prend un aspect plu
DO REVUE BRYOLOGIQUE.
_analogne à celui de l’'Hypnum commutatum, auquel elle est
quelquefois mêlée; les tiges sont alors plus régulièrement
pennées et couvertes d’un feutre de radicelles ; mais la forme
et le tissu des feuilles demeurent les mêmes, et il est toujours
facile d’en distinguer l’'Hypnum commutatum, dont les feuilles
moins larges et plus acuminées, falciformes, à nervure plus
courte, sont formées de cellules linéaires et allongées, dé-
. pourvues de papilles. A l’état sec, la différence est aussi bien
visible : les feuilles du Thuidium decipiens sont alors crispées,
tandis que celles de l’'Hypnum commutalum conservent leur
forme et leur courbure régulière.
L'espèce est dioïque, quoiqu’en ait dit De Notaris: j'ai bien
souvent observé les fleurs mâles et les fleurs femelles, les
unes et les autres très-nombreuses, mais toujours sur des
individus séparés.
Les feuilles périchétiales sont à peu près semblables à celles
_de l’'Hypnum commutatum, sillonnées et fortement acuminées,
avec une nervure qui disparaît avant l’extrémité ; mais elles
sont deux fois moins longues, ne mesurant guère que deux
millimètres, tandis que celles de l’'Hypnam commutatum
atieignent quatre à cinq millimètres. Ces feuilles sont géné-
ralement entières, et je n’ai pas observé les cils confervoiïdes
dont parle de Notaris; mais du reste ce caractère semble être”
_ variable, et l’on trouve quelquefois dans l’Hypnum commuta-
tum quelques cils de ce genre. a
_ La capsule, portée sur un long pédicelle, est oblongue,
_ épaisse et arquée. Je n'ai pu voir ni l’opercule ni l’anneau.
Le péristome est celui des Hypnes parfaits; les dents sont
larges et lamellifères; les processus paraissent entiers, les
cils bien développés. Tous ces caractères se retrouvent dans
l'Hypnum commulatum; j'ai pourtant observé une petite dif-
férence dans la structure des dents ; la ligne médiane qui
partage leur couche extérieure est droite et très-apparente,
les plaques striées qui forment cette couche étant coupées
carrément ou s’unissant par des angles tellement obtns qu'ils
s’éloignent peu de la ligne droite; dans l'Hypnum commuta-
tum, au contraire, les plaques de chaque rangée se joignent
aux plaques de la rangée opposée avec lesquelles elles alter-
nent, par des angles ordinairement aigus, de telle sorte que
Ja ligne médiane est brisée et serpentine. En outre, le tissu
_ de la capsule dans notre espèce a un aspect spécial: il est
_ composé de cellules plus larges, formant un réseau à mailles
_ plus molles, plus épaisses et plus colorées; dans l’'Hypnum
_commutatum, les mailles de ce réseau sont un peu plus
étroites, plus pâles, moins épaisses et plus nettement limitées.
En somme, par son port et la forme de ses feuilles, par son
habitat, cette plante semble se placer à côté des Hypnes de
la section Cratoneuron, voisine à la fois de l’'Hypnum commu-
“REVUE BRYOLOGIQUE. L: à
tatum, dont elle a souvent tout l’aspect extérieur, et de
l'Hypnum filicnum , dont elle a à peu près le tissu; ce der-
nier a seulement les cellules un peu plus étroites, moins
vertes et plus régulières, mais il est bien distinct d’ailleurs
par ses feuilles moins larges, non sillonnées, lisses, et dont su
la nervure disparait seulement avec le sommet. Ds
D'un autre côté, la présence des papilles rapproche
notre espèce des Thuidium, auxquels De Notaris l’a réunie.
M. Lindberg, au contraire , la considère comme une simple
variété de l'Hypnum commutatum, appelé par lui Amblys-
tegium glaucum. Les différences si considérables qui ré-
sultent à la fois de la forme des feuilles, de leurs papilles,
de leur tissu, ne permettent pas de s’arrêter à cette dernière
opinion ; les différences des deux péristomes, quoique plus
légères, ont aussi leur valeur, surtout si l’on se souvient
que les espèces d'Hypnacées , d’ailleurs les mieux caracté-
risées, diffèrent souvent encore moins les unes des autres
sous ce rapport. ie
Mais notre espèce étant considérée comme distincte, doit: :
elle être rattachée aux Thuidium ou anx Hypnes de la
section Cratoneuron ? .
Ji faut bien dire que ces coupes, que l’on a établies pour
la commodité de l'étude dans la grande famille des Hyp-
nacées, ne correspondent pas toujours anx véritables affinités
naturelles. Si l’on essaie a priori, les indications paléontolo-
giques faisant à peu près complètement défaut, de faire
quelques conjectures sur l’origine de ces espèces, voici, je
pense, à quelle conclusion on devra arriver. La structure S
semblable et si constante du péristome dans tous les genres
de cette famille où il est parfait, Thuidium, Hypnum, Hylo-
comium , Eurynchium, Plagiothecium, et même Omalia,
Thamnium , ete., semble indiquer que ce type de sporogone
a dû se constitner très-anciennement et demeurer depuis
longtemps durable, tandis que le système végétatif variait.
au contraire, dans des proportions considérables sous lin-
fluence des conditions extérieures, du changement des
climats, de l'habitat, des révolutions géologiques. Sans doute,
On voit aussi dans d’autres genres reliés aux précédents ce
_ type de péristome, tout en conservant ses traits essentiels,
subir quelques variations, ordinairement plus légères, quel
“quefois assez importantes, comme dans les genres Ano-
modon, Cylindrothecium, Leucodon, Quand ces variations à
peuvent être considérées simplement comme le résultat d'un
avortement ou d’un arrêt de développement, elles n'ont pas
une très-grande valeur pour un classement naturel. L'Ortho-_
trichum gymnostomum, malgré sa capsule nue, n'en est pes.
moins très-voisin de l'Orthotrichum oblusifolium. Mais c'est
_ tout autre chose quand deux péristomes également bien
6 REVUE BRYOLOGIQUE. |
développés présentent des caractères divergents, à plus forte
raison quand ces différences du sporogone se lient à des
changements correspondants dans le système végétatif, Au
contraire, une différence dans la tige ou les feuilles, qui
demeure isolée, n’a pas une grande importance au point de
vue de l’aflinité des espèces. La présence des papilles sur
_les feuilles ne peut donc pas éloigner beaucoup les fhuidium
des Hypnum, la structure du péristome demeurant exacte-
ment la même. D'ailleurs, comme l’a déjà remarqué de
Notaris , c'est de la section cratoneuron que les Thuidium se
rapprochent le plus par leur aspect, leur mode de ramifica-
tion, la présence des feuilles accessoires, ete. Le Thuidiaom
_ decipiens servirait de lien de transition entre ces deux
_ groupes, se plaçant d’un côté près des Hypnum commutatum
_ et filicinum, et d’un autre côté près des Thuidiam Blandowii
et paludosum. PHILIBERT.
Sur la découverte du Dumortiera irrigua (Wils.)
Nees, en Italie,
Cette fort rare espèce de Marchantiacée européenne fut
pour la première fois découverte , ea 1820 , en Irlande par
M. Taylor, et, après lui, dans la même région, recueillie en
différentes localités, aussi par d’autres botanistes. Jusqu'à la
publication des Musci and Hepaticae of the Pyrenees de M. R.
Spruce (1849), cette espèce n'avait été indiquée par aucun
autre hépaticologiste que dans les limites de cette île,
et pour cela, le Dumortiera irriqua était un exemple remar-
_ quable de ces espèces dont l'habitation se trouve limitée dans
_ une area très-étroile. C’est seulement R. Spruce qui, dans
son mémoire sus-indiqué , entre autres hépatiques très-rares
_ par lui récoliées dans les Pyrénées, nous fait connaître aussi
le PDumortiera irrigua comme appartenant à cette chaine de
Montagnes dans laquelle région cette plante trouvait pour
cela sa limite Ja plus méridionale jusqu’à ce jour connue.
Le mois de septembre dernier, ayant eu l’occasion d’exa-
miner à Florence la collection des bépatiques qui sont dans
l£rbario centrale de cette ville, j'ai été très-heureux de
trouver, parmi les espèces non encore étudiées, divers exem-
plaires de Dumortiera irrigua , tous parfaitement conservés et
_ abondamment fructifiés. Puisque cette Marchantiacée est une
_ des plus rares de la flore hépaticologique, il ne sera peut-être
_- Pas sans quelque intérêt, au point de vue spécialement de
_ la géographie botanique de ces cryptogames , de consacrer
_ à cette plante les quelques lignes suivantes que je destine à
la Revue Bryologique. — Tous les échantillons dell Erbario
REVUE BRYOLOGIQUE. 1
centrale furent recueillis, il y a plus de vingt ans, par notre
célèbre voyageur botaniste, M. le D' O. Beccari, dans les
Alpes Apuanes ( Forno nelle Alpi Apuane, 14 maggio 4863) et
par le même déposés dans l’herbier du célèbre botaniste
Webb, qui maintenant fait partie dell'Erbario centrale de
Florence. Dans la plus grande partie des échantillons exa-
minés, le réceptacle femelle porlait généralement 4-8 cap-
seuls régulièrement disposées autour de son centre. Deux
specimina présentaient des capsules développées, seulement
sur deux côtés opposés du carpocephalus, et précisément dans
l'an les quatre fruits existants étaient rapprochés deux par
deux et diamétralement insérés au-dessous du carpocephalus ;
dans l’autre se trouvaient deux fruits (ou capsules) seulement,
dont l’un avait son insertion en opposition à l’autre. Dans
ce dernier échantillon, le réceptacle était de forme subcy-
lindrique et le pédoncule venait s’altacher au milieu de sa
longueur ; cela rappellerait ce qui se présente dans une
autre espèce très-douteuse de ce genre, c’est-à-dire dans le
Dumortiera Spathysii (Lind.) Nees. La capsule, dans les spe-
_ cimina par moi étudiés, s’ouvrait généralement en 4-5 valves
irrégulières jusqu'’au-dessous du milieu, et presque toujours
- subdivisées moins profondément en deux autres lobes étroits;
la paroi est formée d’une seule couche de cellules clostri-
formes, dont la membrane présente des épaississements
annulaires très-marqués ; les spores sont tétraédro-hémisphé-
riques, de couleur fauve-rougeâtre , avec surface garnie de
nombreux tubercules subeylindriques , leur plus grand dia-
mètre est de O mill. 020-024 ; les élatères à deux fibres
spirales sont très-nombreux, étroits et irès-allongés ; près
de leur milieu, ils mesurent 0 mill. 005-007 en diamètre.
Nous n'avons pas observé les réceptacles mâles. Il est fort
probable que la présence de cette espèce ne se borne pas
en Italie aux Alpes Apvanes, el nous croyons que cette plante
dans son extrême limite méridionale, trouvant rarement les
condilions à son parfait développement, resterait le plus
souvent stérile, et pour cela n’aurait pas attiré l'attention de
la plupart des botanistes Je notre pays, puisque, dans état
stérile, lé thallus du Dumortiera irrigua superficiellement
examiné ressemble à celui d'espèces du genre Pellia et
peut-être encore du genre Dilæna. C. MasSALONGO.
Additions à la Flore bryologique de Belgique. is
Leptotrichum vaginans Milde, vu? brevifolium Grav., Rienne,
- Willerzie, Nafraiture (Namur)! En
Sphagnum acutifolium Ehrh., var. patulum Sch., vallée de
_ REVUE BRYOLOGIQUE.
la Gileppe, C. RœMER; Bohan! La Neuville-
aux-Haies (Ardennes)!
var. lazum Warnst. Forêt de l’Hertogenwald,
vallée de la Soor (Liège), C. Roemer.
var, plumosum Milde. Pronvy (Luxembourg) !
Peers (Brabant), Hecking.
var. {enellum Sch., Hestreux (Liège), C. Roemer.
Girgensohnii Russ., var. gracilescens Grav.,
Lovette-Saint-Pierre !
var. densum Grav., Willerzie !
recurvum P. B., var. strictum Angst., Willerzie!
cuspidatum Ehrh., var. falcatum Russ., Genck
(Limbourg) !
molluscum Breh., var. Zongifolium Lindb.,
. Louette-Saint-Pierre !
molle Sull., var. tenerum Braith., Genek !
var. compactum Grav., Willerzie !
var. squarrosulum Grav., Willerzie !
cymbifolium Ehrh., var. laxum Warnst., Louette-
Saint-Pierre !
var. flaccidum Warnst., Louette-Saint-Pierre !
F. GRAVET.
Scandinavian Bibliography (continued).
6. LinpperG, S. O., et Lacxsrrom, E. F., Hepaticæ Scandi-
navicæ exsiccatæ, fasc. À, Helsingfors , 1874.
_ This collection is undoubtedly, for fine specimens as well
as In other respects the most beautiful set of mosses , ever
issued, and will, when once complete, be of the greatest
importance to bryologists. In the first fasciculus 30 species
are given, the greater part ofthem in mary specimens, viz.
{ Marchantia polymorpha (Mich.) L. # et c. fr., 2 Frullania
lamarisei (Mich., L.) Dum. c. fr. jun., 3 Porella Jævigata
(Rupp., Schrad.) Lindb. @ ster., 4 P. dentata (Hartm.) Lindb.
© ster. et c. coles., 5 Pleurozia cochleariformis (Weiss, Sm.
Dum. ster., 6 Bazzania trilobata (Mich., L.) Gr. « et Q st,
7 B. triangularis (Schleich.) Lindb, + et & ster., 8 Harpan-
thus Flotowii N. Es., set © ster., 9 Trichocolea tomentella
Vaill., Ebrb.) Dom. + et © ster., 40 Blepharozia ciliaris (L.)
um. c. fr. et ster., 14 Anthelia setiformis (L., Ebrb.) Dam. :
cum col, et ster., 12 Jungermannia cæspiticia Lindenb. & et
c. fr., 43 J. bicrenata Schmid., Lindenb. cum col., 14 J, saxi-
cola (L.) Schrad. cum col., 43 J. minuta (Dill.) Cranz. s et c.
col. , 16 J. rigida Lindb. ster,, 47 Nardia compressa ( Dill.,
Hook.) B. Gr, c. coles., 18 Nardia repanda (Hüben.) Lindb.
REVUE BRYOLOGIQUE,
c. col., 19 N. emarginala ( Dill, Ehrh.) B. Gr. ster.et c. col.,
_ 2UN.sphacelata (Gies.) Carringt. set c. col.,21 N. sparsifolia
Lindb. c. col., 22 Scalia Hookeri (Lyell) B. 6r. æ et © ster.,
23 Fossombronia cristata Lindb. c. fr., 24 Blasia pusilla
(Mich.) L., B. Gr. c. fr., 25 Pellia epiphylla (Mich., L.) Cord.
c. fr.; I Frullania Hntchinsiæ (Hook.) N. Es. c. col., II Le-
jeunia Mackayi (Hook.) Spreng. c. col., II Mastigophora
Woodsii { Hook.) N. Es. ster., IV Herberta adunca ( Dicks.)
B. Gr. ster,, V Piagiochila spinulosa (Dill., Dicks.) Dum.
© ster.
As Professor Lindberg has rich materials for following
fasciculi in store, it is to be hoped that the continuation will
Soon appear.
7. ARNELL, H. W., De Skandinaviska Lôfmossornas Kalen-
_ darium (Upsala Universitets Arsskrift, 1875, p. 129, in
_ Swedish). Price 2,75 kron. ue
As for this publication see Rev. Bryol. 1876, p. 26-28. Here
_ itought to be mentioned that in pages 77-129 is given an
_enumeration of all mosses at that time known from the
_ Scandinavian peninsula.
8. Linrgere, S. O, Musci Scandinavici in syslemate novo na-
_turali dispositi. Upsala, E. Edquist, 1879. Price 1,25 krona
_ Swedish coin, ;
9. Fôrteckning oôfver Skandinaviens mossor jemte deras by- e
_ tesvärden. Upsala, E. Edquist, 4879. Price 1,25 krona. ;
10. Points fôrteckning ofver Skandinaviens vâzter. 2. Mossor
_ ordnade efter Hartman’s Flora. Lund, C. W. K. Gleerup, 1879.
_ Price 50 üre Swedish coin. ET _
Already in 1846 J. Angstrôm published an enumeralion
of the Scandinavian Mosses in Professor E. Fries, Summa
_ Vegetakilium Scandinaviæ. According to this enumeration
the number of Scandinavian mosses at that time was 576
species. The great increase of newly detected species, howe-
ver, made this enumeration very deficient, on which account
the above mentioned new enumerations were very welcome.
The first of these ennmerations bas already been announced
to the readers of Revue Bryol. (1880, p. 94-95). It seems
to me to be one of the most important bryological publica-
tions of recent times on account of the new system there
framed, and also because it may be said to contain à Com=
pendium of the author's synonymical opinions, that, different.
as they are from the current synonymy, must, however, be:
considered worthy of the greatest attention as founded on
the most scrupulous and indefatigable examination of all
_ older sources of bryological lore. The author enumeraies
_in the first place only those Scandinavian mosses of which
: REVUE BRYOLOGIQUE.
he had himself the opportunity of examining specimens,
From this enumeration, with the addition of some new spe-
cies, which have afterwards been mentioned by prof. Lind-
_berg at the meetings of Societas pro Fauna et Flora Fennica, ;
I have made up ihe following Table of the number of Scan-
_ dinavian mosses :
Musci veri Musci veri
ose: Bphagne. acrocarpi. pleurocarpi.
- Re
Subsp.
Species. Species, et Species.
variet.
In an appendix there are added some species, indicated
s Scandinavian by other bryologists, but which prof. Lind-
berg had seen no Scandinavian specimens of. FS
The second enumeration (9) differs from the former only
through an addilion of figures, showing the comparative
rarity or frequency in Scandinavia of each species (with fruit
and without fruit). The commonest species are valued to 5,
tbe rarest to 100. :
The third enumeration (10) was compiled from the latest
bryological papers by some younger swedish bryologisis;
the system and the names are those used in the 40% edition
Of Hartman’s Flora. The frequency or rarity of each species
_is indicated by figures as in the second enumeration. ;
A5. Know, N. C., Novitier for Sveriges och Norges moss-
flora (Bot. Notis., 1882, p. 143-147). . 2
An enumeralion of the numerous species of mosses that
have been detected in the Scandinavian peninsula after th
_appearance of the 40th edition of Hartman’s Flora. At first
the new Scandinavian mosses, mentioned in Schimper’s
Synopsis, ed. 2 (1876), and in Lindberg’s Musci Scandinavici
_ (1879), are enumerated, To these mosses the following are
= added as new to the Scandinavian peninsula : Bryum con-
textum Hop. et Hornsch., B. nitidulum Lindb., Ditrichum
zonatum Kindb, c. fr., Grimmia curvifolia Lindb., For
REVUE BRYOLOGIQUE. . A
seriata Lindb. and 10 new species and one new subspecies.
The description of these new mosses the author will give
_in future paper. | -
In the last part lhere are enumerated some species new
to the flora of Norway, amoug which Bryum Warneum
(Bland.), B. Mildeanum Jur., Ephemerella recurvifolia Schp.,
. Hyprum engyrium Schp. , H. vernicosum Lindb., H. Wilsoni
_ Schp., H. Sendtneri Sch., Mnium inclinatum Lindb. and
Orthothecium lapponicum (Schp.) have not been enume-
rated as Norwegian in Lindberg’s Musci Scand. ; all these
mosses have been found on Dovre. Two new Swedish
_ citizens are also announced , viz, Grimmia contorta Schp.
and Plagiothecium lætum (1).
42. ARNELL, H. W., Spridda växtgeografiska bidrag (Bot.
Notis. 1876, p. 8-15, in Swedish). à :
New stations in different parts of the Scandinavian penin-
_sula of some rarer species of mosses. The greatest interest
is perhaps to be attached to the contributions to the bryolo-
gically little known Swedish province Medelpad. Some
species have been found to go farther to the north than was”
before known; thus the 634 degree of n. lat. is in Sweden
_reached by Hypnum incurvatum , H. pallescens, Brachythe-
cium curtum Lindb., Eurhynchium piliferum, lsothecium
myurum, Polytrichum formosum, Splachnum ampullaceum,
. Grimmia Müblenbeckii, G. Hartmanii, Pottia truncala and
Tortula muralis, ete. Among more northern species found in
Medelpad may be mentioned Cinclidium subrotundum, Hylo-
comium Oakesii c. fr., Pseudoleskea atrovirens and Dicra-
_ nella squarrosa. :
13. Exsrrann, E. V., Resa till Nordland och Torne Lappmark
1880 (Bot. Notiser, 1881, p. 187-201, in Swedish).
In 1880 the author made excursions in the most northern
parts of Norway and Sweden between 68° and 69° n. lat. As
the author for many years has addicted himself very closely
‘10 the study of Hepatics, it was to be expected that be
should find a great number of these interesting plants, tbe
results being the more important as the more northern parts
of the Scandinavian peninsula too rarely have been exa-
mined by bryologists, that have more closely studied this
Sroup of mosses. :
The first excursions were made in the first days of July
_ in the island of Hindüe in Lofoten (Norway), the rarest
= (4) Rev. Kaurin has according to Doctor Kindberg gathered a great deal
of these mosses in Dovre; in a later paper « Fornôden Berigtigelse. » (Bot.
Noliser, 1883, p. 33-35). Rev. Kaurin, however, avows himself not Lo accord
With Doctor Kindberg on the names of some of the mosses mentioned.
.. D | REVUE BRYOLOGIQUE.
_. mosses found were Jungermannia Taylori 4 and c. coles.,
Cephalozia catenulata 7, At Bejsfjord, a branch of the bay
af Ofoten, a forthnight was spent in excursions. Junger-
mannia hyalina and c. col., Scalia Hookeri c. fr. (the most
northern station of this species was before Helsingfors in
Finland), Cesia suecica, C. concinnata, C. coralloides, An-
thelia julacea vera c. fr. , Cephalozia albescens c. fr., C.
media Lindb., etc. were here detected. At Bogen, another
branch of the same bay, were seen Martinellia subalpina,
Myurella apiculata c. fr., Nardia scalaris and €. fr., Jun-
germannia riparia forma, Peltolepis grandis, etc.
In the midst of July the frontier mountains between Norway
and Sweden were crossed, the chief mark of the summers
excursions being the environs of the great lake of Tornejaure.
_ Before reaching this lake, Mniam Blytti, Cephalozia catenu-
_Jata & and c. col. jun., Odontoschisma denudatum var. c. Li 9e
Harpanibus Fiotowianus c. fr. , Jungermannia bantryensis
var. C. fr., J. polita c. fr., etc., were noted. ;
_ Onithe 23%0f July Tornejaure was reached. The large
Surface of the lake, that is 80 kilom. by length, the pure
pellucid water, the lightgreen groves of birch covering the
lower parts of the shores, the alps crowned by eternal snow,
the roaring calaracts sweeping down the mountainsides, all
these factors united here formed an overwhelming land-
scape, the more so Lo a bryologist as its bryological treasure
Was as yet hidden to the world. The author devoted more
_ than three weeks Lo examining the mosses on the shores of
_ Tornejaure.
The commonest mosses in these northern regions the
author found to be Camptothecium nitens, Aulacomnium
palustre, Cinclidium stygiom, Mnium punetatum, Sphagnum
acutifolium, Jungermannia plicata and Harpanthus Flotowia-
nus ; pretty common were Myurella julacea, Paludella, Meesia
uliginosa , Catoscopium , Cynodontium Wahlenbergii forma
compacium, Nardia scalaris, Martinellia subalpina, Junger-
Mannia bantryensis var, acuta , J. inflata , J. ventricosa, J.
minuta, J. polita, Anthelia nivalis and a variety of Odon-
toschisma denudatum, Amongst rarer mosses the most inter=
esting are Cephalozia obtusiloba Lindb. forma, J ungermanpia
_pumila, J. riparia Tayl. (?) var. minor, J. lurida Dum. forma
_rufo purpurea c. col., J, Wenzelii , J. beterocolpos Thed, €.
fr., and var. Hornschuchii (Nees), Nardia hæmatosticta
_ (Nces) c. fr., Nardia revoluta (Nees), Cesia condensata
rh) Amblystegium Richardsoni Mitt. , Hypnum polare
(Lindb.) with var, lætevirens, etc. ke
44 KiNpBerG » N.C., Om Grimmia funalis och nârstaendé
arter (Botan. Notis,, 1882, p. 184-187, in Swedish). se
_ Descriptions of the four allied ,
and according to the
REVUE BRYOLOGIQUE. Ci EN
author’s opinion, well distinguished species Grimmia funalis -
(Schwaegr.) Schp. , Gr. tenera Zetterst. (1) (in Musci et He-
paticæ Finmarkiæ), Gr. imberbis Kindb. (—G. funalis var.
epilifera Zetterst. in Revisio Grim. Scand.) and Gr. strepto-
pbyila Kindb. nov. sp.
The last species is described as follows :
Tufts dense green or brown-green. Stem rather short,
about one inch high. Leaves, when dry, but little torted,
indistinctly wound in a spiral (even the nppermost leaves
_incurve), most leaves acute and of very much the same form,
shortly ovate-lanceolate, all without any hair; cells a little
pellucid. Fruit not known. It has been found at Kongsvold in
_ Dovre by the establisher of the species.
45. LipBenG, S. O. Bryological notes at the meetings of
Socielas pro Fauna et Flora Fennica. FL.
As for these notes see Rev. Bryol. 1882, p. 81-85 and
_ 1883, p. 74 and 87. It may here be added thatit was in 1873
_thatthe first of these notes were published.
16. LinpgerG, S. O., Spridda anteckningar rôrande de shan-
dinaviska mossorna (Bot. Notis , 1872, p. 133-141, 162-168, in
Swedish, descriptions in latine of the new and some other
species).
The species mentioned are : Hypnum montanum Wils
(found near Kristiania in Norway), Thuyidium decipiens De
Not. (is only a variety of H. glaucum Lam.), Leskea
(Pseudoleskea)? papillosa nov. species (2) (found in Torne
pmark, as for this species confer Schimper's Synopsis,
_ P. 597-598), Campylopus Schwartz Schp. (found at many
places in the ‘diocess of Bergen, Ditrichum (Leptotrichum)
Zonatum (Funck) Lindb. (found in Sweden, Norway and
Lappland), Cynodontiom (Oreoweisia) serrulatum (Fanck)
Lindb, (a variety laxifolium Lindb. (3) has been detected at
Kirjavalaks near Sordavala in Finland), Toriula vinealis
(Brid.) Spruce (found in Gotland) is only a variely OT.
Cylindrica (Tayl.) Lindb., Ephemerella recurvifolia (Dicks.)
_ Schp. (found in Aland (Finland); at Upsala a var. angusti=
folia Lindb. is gathered), Jungermannia lurida Dum. (found ie
_ät many places in Scandinavia ; is paroecious), J. Schraderi en
Mart. (known by the author from many Scandinavian sla-
tions), Pleuridium alternifolium (Kaulf.) Rab., P. subulalum
(Huds.) Rab., Grimmia elatior Bruch, G. decipiens (Schultz)
_ (the synonymy of these 4 species is cleared up), Cephalozia
(4) As for this moss see Rev. Bryol., 4876, p. 95.
nt In Musci Scandinavici Prof. Lindberg considers this moss Lo belong to
eterocladium. - “. : à
(3) This moss Prof, Lindberg later has named Dichodontium pallucidum var,
fallax ; confer n° 48, de
_ recti vel erecti dichotoma, forma foliorum, etc.
_ mica February 3% 1883, Professor proposes a new name J, subdichotoma,
14 - REVUE BRYOLOGIQUE.
_ obtusiloba n. sp. (first known from Karelen in Finland), C.
rigida nov. sp. (from some stations in Finland) with var. f?
grandis (Gotts.) Lindb., etc. .
The descriptions of the following species it may perhaps be
of some use {o reproduce in this place. Er
Cephalozia rigida nov. spec. Lindb. (1). — Cæspites im-
plexi, brunneolo-luridi, apicibus plantæ viridioribus. Planta
suberecta, 1,5-2 cent. alta, sat crassa, dichotome ramosa,
hic illic remote et parcissime radiculosa , flexuosa, fragilis-
_sima et rigida , moniliformi-foliata, apicibus sat distincte
Crassioribus. Folia densiuscula , apice ad latus dorsale non-
_nihil spectantia, ovalia, fere ad medium biloba, lobis ob- |
iusiusculis vel acutiusculis , parum inæqualibus, ventrali
etenim paullum majore et longiore, valde incurvis, ut con-
_ cavum folium cymbiforme fiat, latere dorsali interdum dente
_ magno ad basin munita: cellulæ lævissimæ : rotundato-
_ Quadratæ, sat magnæ, conformiter incrassatæ. Amphigastria
. Yulgo rarissima, interdum tamen crebriora et sat magna,
ovalia-lanceolata acuta , integerrima, sæpe marginata vel ”
_ bidentata, 1 ?
_ Hæc nova species lecta est in Fennia : par. Soitkamo in
: Ostrobotinia kajanensi (M. Brenner), ad montem Kot-
_ kankauio prope opp. Kuopio (E. Lacktrôm) et ad Dvoretzin
. Karelia onegensi (J. Sahlberg). —Ad hoc tempussterilis solum
inventa species. À
Facile distinguitur crassitudine et maganitudine , habitu
_ Antbeliæ setiformis var. 8 alpinæ, ramificatione caulis sube-_
Var. 6 ? grandis (Gottsch.) Lindb. (2) duplo robustior, sub-
_ simplex, foliis majoribus, branneo-purpureis, nitidulis, ætate
decoloribus, arctissime imbricalis, angulo dorsali hand uni-
dentatis, amphigastriis nullis.
Jung. minuta var. grandis Gothche mss.
Habitat hæc varietas incerta solo turfoso reg, silv. supra
montem Presthberget juxta Arvidsjaur Lapponiæ pitensis
(S. O0. Lindberg) el ad Muonio Lapponiæ fennicæ (J. P.
Norrlin). ARNELL.
,,(9 In Musci Scand, Prof, Lindberg names this moss Jungermannia rigida
Lindb. ; in a note, given at the meeting of Societas pro Fauna et Flora Fen-
because there exists another J. rigida Austin from the Sandwich-Islands, which
_ species was established in 4869, f È
402) In a note given at the meeting of Soc. pr. F.et FI. Fen. February
81883, Prof, Lindberg considers this form to be a proper species, which is
_ named J, saccatula Lindb,
REVUE BRYOLOGIQUE. 145.
Bibliographie.
J. CarpoT. — Découverte du Sphagnum Austini Sull, dans le
département des Ardennes ( Bulletin de la Société Botanique de
Belgique, tome XXII deuxième partie),
M. Cardot recommande aux botanistes l’exploration des
environs de Rocroy, où il a rencontré un grand nombre de
plantes intéressantes, dont une mousse nouvelle pour la flore
française, le Sphagnum Austini. L'auteur indique les ‘carac-
_tères qui permettent de le distinguer des espèces voisines et .
particulièrement du S$. papillosum.
G. KnIGaT. — On the fruit of Eustichium Norvegicum (Bal-
letin of the Torrey botanical club, September 1883).
L'auteur décrit et figure la fructification de l’£ust. Norve-
_gicum dont on ne connaissait jusqu’à ce jour que les fleurs:
pédicelle courbé, capsule horizontale ou pendante, piriforme ;
coiffe cucullée, surmontée d’une longue pointe sétacée et
flexueuse ; opercule conique à long bec, demeurant long-
_ temps attaché à la columelle comme dans le Gymnostomum
Curvirostrnm ; péristome nul
S. O. LiNDBERG. — Âritisk granskning af Mossorna uti Dillenii
Historia muscorum. In-4 de 59 p,; Helsingfors, 1883. ja
M. Lindberg donne les noms des espèces figurées par
lion de 8 espèces nouvelles: Marchantia Dillenii (Jamaïque),
&ata (Europe), Schistophyllum acacioides (Patagonie), Heli-
codontium pendulum (Patagonie). Neckera Dillenii (Patagonie),
Leptodon Dillepii (Patagonie), Meteorium revolutum (Jamaï-
que). -
BerrHoumieu et Du Buysson. — Mousses et Hépatiques de
de vue de la géographie botanique, de la contrée explorée.
Nous ne pouvons citer que quelques-unes des 376 espèces
ndiquées dans ce travail avec leur degré de rareté el leurs
Jocalités : Ephemerum recurvifolium , Dicranella curvata,
Dicranum viride, Barbula Guepini, Zygodon conoideus, Bryum
enarium, Buxbaumia indusiata, Anacamptodon splach-
oides, Hypnum ochraceum, Southbya obovala, Scapania
rrigua, etc. ; ei
Parzuor, VENDRELY, FLaGey et Rexauzo. — Liste des plantes
rares ou nouvelles pour le département de la Haute-Saône et
les parties limitrophes du Doubs. In-8 de 39 p.; extrait des
Dillenius dans son Historia Muscorum ou existant dans son
herbier, et il termine cette intéressante étude par la descrip-
Porella radens (Patagonie), Jungermonnia riparia var. elon-
PAllier. In-8 de 30 p., extrait de la Revue de Botanique, 1883.
Ce catalogue est précédé d’une courte description, au point
46 REVUE BRYOLOGIQUE. _.
_ Mémoires de la Société d'Emulation du Doubs, séance du
1° avril 1882. .
C’est un catalogue avec indications des localités des phané-
rogames et des mousses rares trouvées dans cette région.
Voici quelques-unes des plus rares pour la flore française :
Ephemerum stenophyllum, Anodus Donianus, Orthotrichum
Sprucei, Myrinia palvinata, Brachythecium lætum, Rhynchos-
tegium demissum, Hypnum Haldanianum, etc.
Nouvelles. 1
Pour paraître le 10 février :
T. Husor. — Muscologia gallica, descriptions et figures des
Mousses de France et de quelques espèces des contrées voi-
sines, 1% livraison contenant 10 planches de 93 centimètres
de haut sur 16 de large et 32 pages de texte. — L'ouvrage
complet se composera d’environ 10 livraisons de 10 planches
chacune et du texte correspondant; prix de chaque livraison:
cinq francs.
Dans cette première livraison sont décrites et figurées les
“espèces suivantes et leurs principales variétés : ;
... Andreæa petrophila et alpestris, A. alpina, A. Rotbii et
_ falcata, A. crassinervia, A. nivalis. Systegium crispum, $.
. multicapsulare. Hymenostomum rostellatum, H. squarrosum,
. H. microstomum, H. tortile et crispatum. Gyroweisia tenuis,
G_ reflexa, G. acutifolia. Gymaostomum calcareom, G. ru-
_ pestre, G. curvirostrum. Anæctangium compactum, A. Horns-
. Chuchianum, A. Sendtnærianum. Eucladium verticillatum.
. Weisia viridula, W. Wimmeriana (Hym. murale), W. Gan-_
deri, W. mucronata, W. compacta, W. crispula, W. cirrhala.
Rhabdoweisia fagax, R. denticulata. Oncophorus Bruntoni,
O. polycarpus, 0. gracilescens, O. virens. Oreoweisia serru-
lala. Dichodontium pellucidum et flavescens. Trematodon
_ ambiguus, T. brevicollis. Angstræmia longipes. Dicranella
_crispa, D. Grevilleana, D. Schreberi, D. squarrosa, D. cervi-
culata, D. varia, D. rufescens, D. subulata, D. varia, D.
heteromalla, et une grande partie du genre Dicranum.
À la séance de septembre de la Société Cryptogamique de
Manchester, M. Pearson présenta trois nouvelles hépatiques
_ d'Europe: Cesia Jatifolia Lindb., Lepidozia Wulfsbergii L. et
_ Riccia pedemontana Steph. M, West avait envoyé le Fissidens
rufulus en fruit et M. Holt le Mylia Taylori bien fractifié.
__ À la séance de novembre, M. Pearson présente trois hépa-
tiques nouvelles pour le comité de Wales et récoltées par
M. Holt: Scapania uliginosa, Marsupella sphacelata et Cepha-
lozia fluitans. Fe m1 Le
11° ANNÉE 1884
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
N° 2
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 2.
De Tayloria acuminata et T. splachnoidi. De Krauseella. LINDBERG.—
Esquisse de la flore bryologique de Kongsvold (Norvège). KINDBERG.
— Note bryologique sur les environs d'Anvers. GARDOT. — Notices
bryologiques. GRAvET—Sur quelques mousses rares. PHILIBERT.—
das du Fissidens grandifrons. Récain.—Bibliographie.—
ouvelles.
De Tayloria acuminata et T. splachnoidi.
1. TAYLORIA ACUMINATA (Schleich.) Hornsch.
Autoica, masculi et feminei rami separati et elongati in
eadem planta, æquimagni; folia minus crassa, patenti-erecta,
apice recurvata, rhombeo-lanceolata, longe acata, dimidio
inferiore marginis integerrima et reflexa, de cetero robuste
acuteque serrata et plana, medio carinata, apice non conca va,
nervo longiore ut ad apicem dissoluto, cellulis tertiam partem
augustioribus, ad medium folii rectangularibus ; seta sicca
inferne sal distincte dextrorsum, superne sinistrorsum torta ;
_ theca elliptica, cellulis exothecii duplo-triplo majoribus, plus
minusve rotundis, minus et fere conformiter incrassatis, qua
causa theca per exsiccationem parum abbreviatur et columella
parum prominet; dentes peristomii pallidiores, tenuiores et
breviores ; spori viriduli ; operculum e basi humiliter conica
abrupte et oblique rostratum, acntinseulum, brunneolo-palli-
dum, magis leptoderme; calyptra ad basim minus constricta,
superne brunnea, a stylo semper coronala.
Hookeria acuminata Scauecs. Mss. C.-MUELL. Sÿnops., F,
p. 136, ut synon. ,
Tayloria acuminata Mornsch. in Flora, 8, P. 1, p. 78 (1825).
T. splachnoides var. acuminata HUEBEN. Muscol. germ.,
p. 96 (1833). : fé
T. cuspidata Hart. Skand. FL. , 3 ed., p. 267, n. 2 (1838), et
4ed., p. 369, n. 2 (1843). ere
Re
* At. REVUE BRYOLOGIQUE.
T. splachnoides var. cuspidata C.-MuELL. Synops., 1, p. 136 :
(1848).
— -— Nar. mucronata Hartu. Skand. F1, 5 ed., p. 358
(1849). — 19 ed. (1871).
— — Var. angustifolia ScmimP. Synop., 1 ed., p. 301
(1860), et 2 ed., p. 361 (1876).
Delin.
BryoL. Eur. Monogr., tab. 3, figg. 5, 8 et 8 a.
Exsicc.
Drum. Musc. amer., 1, n. 47, specimen medium.
Hab. in alpibus, ubi ad rupes humosas et solum saxosum
humidiusculum viget, interdum insequenti associata, NVorvegia,
Dovrejeld, regg. betulina-alpina in monte Knutshoe (1837,
A. E. LiNpBLom, postea alii). Silesia, Melzergrund in Sudetis,
una com 7. splachnoïdi (3. Mixve). Helvetia, Rhætia, sequenti
intermixla (W. Pa. SCHIMPER) ; sine loco speciali (J.-C. SCHLEI-
CHER). America septentr. « about the root of a decayed tree,
amongst the Rocky Mountains; found in one spot only, and
there sparingly » (T. DruMMonD).
A T. splachnoïdi nobis est melius diversa, quam 7. tenuis e
T. serrata. — Forsitan T. acuminatæ adjungi debeat Rainerta
_ splachuoides DE NT. Syllab,, p. 275, n. 363: 1838 (Zayloria
= splachnoïdes var. obtusa BRYoOL. Eur., fasc. 23 et 24, Monogr.,
_p9, tab. 3, fig. 6: 1844; T. Raineri De Nr. Epilog., pp. 471
et 472 : 1869) vel propria species, inter 7. acuminatam et ser-
ratam ponenda , sil, Ob absentiam speciminis rem solvere
_nunc nequimus. Ê
2. TAYLORIA SPLACHNOIDES Hook. |
. Auloïca, androecium subgemmiforme, apicale, parvum,
immediale infra quod ramus femineus ex axilla egreditur ;
folia crassiuscula, erecta, substricta, oblongo-lingulata, ob- .
tusa, minute apiculata, dimidio inferiore marginis integerrima
et reflexa, de cetero obtusiuscule minusque robuste serrata et
plana, vix carinata, apice concava, nervo breviore ut longe
infra apicem dissoluto, cellulis ad medium folii quadratis ;
sela sicca inferne sinistrorsum, superne dextrorsum torta ;
theca cylindrico-oblonga, cellulis exotheci plus minusve
transverse ovalibus, ut et solum transverse valde incrassatis,
qua causa theca per exsiccationem valde abbreviatur et co-
lumella alte prominet ; dentes peristomii intensius colorati,
crassiores et longiores; sport pallido-brunneoli ; operculum
perfecte conicum, vulgo erectum et rectum, rarins nutans vel
leniter obliquulum, obtusum, branneolum, magis pachy-
derme ; ca/yptra ad basim. magis constricla, superne fusco-
brunnea, a stylo vix coronata.
REVUE BRYOLOGIQUE. 19
Tayloria splachnoides Hoox. in BRANDE, Journ. Sc. Arts, 3,
p. 144 (1816) ; Muse. exot., 2, p. 6, n. 1 (1820). Hornsce, in Flora,
8, P. 1, p. 78 (1825).
_ Hookeria splachnoides ScnrEicH. Mss. ScawzxGr. Suppl. 1,
P, 2, p. 340, n. 1 (1816).
Tayloria obliqua SENDTN. Mss. Ras. Deutsch. Krypt, FL, 2,
P. 3, p. 12, ut synon. (1848), :
Delin.
Bryoz. Eur. Monogr., tab. 3 excel. figg. 5, 8, 8aet 8.
Fr. DAN. Suppl. fase. 1, tab. 44, Hook. Musc. exot., 2, tab. 173.
Mem. Wern, Nat. Hist. Soc., 5, P, 2, tab. 13, fig. g, 51-53,
Exsicce,
Pruuw. Musc. amer., 1, n. 47, specimina dextrum et sinistrum.
Ras. Bryoth. eur., 19, n. 925.
Hab. Locis similibus ac antecedens, quacum non raro
mixta, sed in regiones ediliores alpium non aut vix ascendit.
Ad hunc diem observata est in peninsula Scandinavica (regg.
Silvalica et subsilvatica), Silesia, Hercynia, Moravia, Styria,
Carinthia, Juvavia, Tyrolia, Italiæ borealis montibus, Bavaria,
Helvetia, nec non in Pyrenæis; extra fines Europæ solum
Montes Rapestres Americæ septemtrionalis inhabitat,
Helsingforsiæ, die 16 jan. 1884. S.-0. LINDBERG.
De Krauseella C.-Muell.
In Uucwonm et Beurens, Pofanisches Centralblatt, vol, 16,
on. 2-4 (Jahrgang, 4, nn. 41-43) : 1883 ill. C.-MUELLER Suum
novum genus Arauseellam deseribit, « habitum et affinitatem
Voitiæ » possidens et in » peninsula Tschuctschica, Lorentz-
Bai, Augusto 1881: plateau suedlich von Luerhe’s-Hafen,
8, Aug. 1881, a fratribus doctoribus ArTauR et AUREL KRAUSE »
detectum. Per liberalitatem amicissimi V.-F. BROTHERI Sur-
culos hujus plantæ nonnulos obtinnimus. Investigatro super-
ficiei interioris thecæ peristomium tamen optimum, ut M
Tetraplodonte eonstructum, nobis præclare statim ostendit,
Qua causa et ob ceteras notas hoc novum genus solum ut
Speciem Tetraplodontis, h. e. T. tschucischicum (C.-Mueiz.)
Linbr., considerare coacti samus. Sine dubiis ullis ad ceteros
Tetraplodontes eandem ipsam relationem habet, ut Tortula
(Pottia vel Phascum) éryoides (Dicks.) Lips. ad T. (Pottiam)
lanceolatam (HEDw.) LinDB. PR
Helsingforsiæ, die 2 decembris 1883. S.-0. LINDBERG.
—————
eme
té. " REVUE BRYOLOGIQUE.
Esquisse de la flore bryologique des environs de
Kongsvold en Norvége.
Kongsvold, une station alpine souvent visitée par des
bryologues, est située aux alpes de Dovre. Ses environs ap-
partiennent à la région alpine, où les arbres conifères ne
croissent pas; l’élévation au-dessus du niveau de la mer ne
dépasse pas 900 mètres, mais il n’y a pas une région glaciale,
quoique les plus hautes montagnes s'élèvent à la hauteur de
1,800 mètres. Les parties inférieures sont caractérisées par
des rochers escarpés, arrosés de plusieurs cascades et cou-
verts de bouleaux rabongris ( Betula odorata Becbst.), les
formations sont composées de micaschiste, schiste chloritique
et de granit. C’est sur le versant nord des rochers qu’on trouve
la plus abondante végétation de mousses. Les ruisseaux et
les marais des parties supérieures offrent aussi au bryologue
beaucoup de rares choses.
Le bryologue, qui veut visiter cette contrée, doit de pré-
_ férence demeurer à l'excellente auberge de la station. 11 peut,
_ Sortant d'ici, faire une bonne excursion à l’un des lieux les
a avantageux et le même jour retourner à son domicile.
Quand il ne fait pas beau, il a assez d'occupation au voisinage.
Les lieux les plus remarquables sont les monts Knudshôe, Jer-
kinôe, Nystuhôe, Hôgsnyts et Kolla ; on peut aussi arriver au
pied du mont Snehætta. Parmi ces monts, le premier est le
plus important, surtout pour les parties qu’on appelle Spren-
bächsdalen (la vallée, formée du ruisseau Sprenbaecken) et
Vaurstien, la vieille route de passage. Souvent les autres vieilles
routes produisent aussi beaucoup d’espèces du genre Pryum,
principalement celle du mont Jerkinshôe, La rivière Driva et
ses bords méritent aussi d’être explorés.
= Beaucoup de bryologues ont visité les alpes de Dovre, par
exemple : Oeder, P. F, Waglberg, Huebener et Kurr, M. AN.
Blytt, W. P. Schimper et S. Hardin, A. E. Lindblom, C.
_ Hartman, R. Hartman, J. E. Zetterstedt, S. Berggren, P. G.
Lorentz, N. J. Scheutz, Th, Jensen, A. Blytt, F. Kiaer, Solms-
Laubach, G. W. Berñdes, O. L. Sillén, £. Adlerz, P. Olsson,
A. Geheeb, R. Hutt, S. O. Lindberg et C. Kaurin.
: L'auteur de cette esquisse a visité ces contrées six fois, en
1857, 1862, 1875, 1879, 1881 et 1883, surtout pour l'étude de
la flore bryologique aux environs de Kongsvold.
__ Déjà le célèbre Schimper loue la richesse des alpes de
Dovre, quant aux mousses, quoiqu'il n’indiquait que 138 es-
pèces, Bryinées et Sphagnacées.
M. Zetterstedt indique 174 espèces en tout, les Sphagnacées
comprises, pour les alpes de Dovre. er
_ je sais,
REVUE BRYOLOGIQUE.
M. Scheutz pnblia une Florula bryologica alpium Dovrensium
dans le journal « Oefversigt af K. Vetenskapsakademiens
Forhandlingar, 4869, n° 5. » II énumère environ 260 espèces
de Bryinées, disposées suivant le « Synopsis muscorum auct.
Schimper, éd. 4 »; mais il n'indique pas les localités.
Enfin je veux calculer, qu'il y a en Dovre environ 400 es-
pèces. J'en ai trouvé à peu près 300 aux environs de Kongs-
vold ; on peut ajouter 12 ou 45, y trouvées par d'autres
bryologues. Il faut bien réduire une vingtaine ou plus qu'on
ne peut considérer comme de véritables espèces.
= Autont qu'on connait, il n’ÿ a pas une localité dans toute
l'Europe, qui offre tant au bryologue. Il ne reste donc plus à
découvrir.
Enumération des Bryinées, récoltées aux alpes de Dovre A}: :
Amblyodon dealbatus. nt
Amblystegium confervoides a), enerve b), serpens, Sprucei,
subtile a). De
*Amphoridium lapponieum, Mougeotii. D
Andreæa alpestris, Blyttii b). falcata b), Hartmani b) niva-
lis 6), petrophila, rupestris, T'hedenti 6).
Angstroemia longipes.
Anodus Donianus 6).
Anoectangium compaclum. ; . ce
Anomodon longifolius a) b), rigidulus Kindb., viticulosus
a) b). :
du nr palustre, turgidum. Suite nee
Barbula aciphylla, ambigua a) 6), fragilis, iemadophila,
intermedia, #ucronifolia, rigidula b), ruralis, tortaosa.
Bartramia Halleriana, ithyphylla, Oederi, pomiformis.
Blindia acuta. Sea ee
Brachythecium albicans , cirrosum, collinum, glaciale,
glareosum, lapponicum b), plumosum, populeum a) b), re
flexum, rivulare a) b), salebrosum, Starkeï c), curtum (Ldb),
trachypodium 6), velutinum a) b). Ne
Bryum alpinum a), archangelicum, arcticum, arcuaium
Limpr, 4), argenteum, autumnale Limpr., badium, bimum,
Blindii, Brownü, cæspiticium, calophyllum, capillare, cirra-
(4) La nomenclature est celle qu’adopte M. Schimper dans son Synopsis
muscorum, ed. 2. Les noms, imprimés en Nb rs désignent les formes q à
probablement ne sont pas de véritables espèces. rt
. a) Ces espèces oi yee été trouvées aux environs de Kongsvold, autant que
b). Pas trouvées par moi.
c) Je n'en ai pas vu d'échantillons récoltés à Dovre.
2 REVUE BRYOLOGIQUE.
_ tum, concinnatum, contextnm Hop., cuspidatum, dovrense,
Duvalii, elegans a), fallax, filiforme b), Funkï a) b), inclina-
tum, intermedium, Kiærii Ldb., lacustre, Schleicheri a) c),
micans Limpr, b), microstegium, Mildeanum, Müblenbeckii a),
neodamense, oeneum, opdalense Limpr. 6), pallens, palles-
cens, paludicola 6), pendultm, planifolium Kindb., pseudo-
triquetrum, purpurascens, subrotundum, sysphinctum Limpr.
a) d), turbinatum, uliginosum, virescens (Kindb.) a) 6), war-
neum.
Buxbaumia aphylla.
_ Camptothecium lutescens c), nitens.
- Campylopus Schimperi b).
Catoscopium nigritum.
Ceratodon purpureus.
Cinclidium arclicum, stygium, subrotundum.
Climacium dendroides.
Conostomum boreale.
Cylindrotheciam concinnum.
Cynodontium alpestre (Wbg.) 8), cirratum (Ldb.), graciles-
cens, polycarpon, virens, Wabhlenbergii (Brid.)
Desmatodon latifolius, Laureri, obliquus, systilius.
Dichodontium pellucidum, flavescens Ldb.
= Dicranella crispa c), Grevilleana, Schreberi 6), squarrosa,
_subulata.
Dicranoweisia compacta b), crispula.
Dicranum albicans, angustum Ldb., arcticum, Blyttii b),
brevifolium Ldb., elongatum, falcatum, fragilifolium, fulvel-
lum 6), fuscescens, hyperboreum, longifolium, majus a) c),
palusire, Sauteri, Schraderi, scoparium , spadiceum Zetl.,
tarkeï 6), tenuinerve Zelt., undülatum a) 6).
Dichelyma faicatum,
Didymodon rubellus, a/pigenus Vent.
Diphyscium foliosum a).
Dissodon Froelichianus, splachnoides.
. Distichium capillaceum, inclinatum.
._ Encalypta apophysata 6), borealis Kindb., brevicolla, ci-
liata, commutata, longicolla, procera, rhabdocarpa, strep-
locarpa. ie
Ephemerella recurvifolia a) b),
Eurhynchium diversifohium, strigosum.
Fissidens adiantoides c), bryoides a) b), osmundoides.
Fanaria marginata Kindb. 6), hygrometrica.
_ Grimmia alpestris, anodon 6), apiculata, apocarpa, atrata,
commaulata, contorta, Donniana, elatior €), elongata, funalis,
- Hartmani c), imberbis Kindb., mollis, montana, Muebhlen-
beckii a), ovata, papillosa Kindb., Schultzii a) &), strepto-
phylla Kindb., torquata, Ungeri, unicolor a).
Gymnostomum curvirostre, rupestre.
*
REVUE BRYOLOGIQUE.
Heterocladium dimorphum.
Homalothecium sericeum a) b).
Hylocomium Oakesii, splendens, triquetrum c.
Hypnum aduncum, alpestre, alpinum, arcticum c), areua-
tum, badium, Bambergeri, Breidleri, Cossoni, chrysophyl-
lum a)b), commutatum, condensatum, cordifolium, cupressi-
forme, dilatatum, elodes a) b), exannulatum, falcatum,
fastigiatum, filicinum, fluitans, giganteum €), Goulardi,
Halleri, hamifolium, hamulosum, Heufleri, irrigatum Zett.,
molluseum 6€), nivale, norvegicum, ochraceum, palustre,
polare a) b), pratense, procerrimum, reptile a) b), revolvens,
rugosum , sarmentosum, Sauteri, Schreberi, scorpioides,
Sendtneri, Sommerfeltiia) b), stellatum, stellulatum Kindb. a) 6),
stramineum , subenerve, sulcatum, trifarium c), turgescens,
uncinatum, Vaucheri, vernicosum.
Leptobryum piriforme.
Leptotrichum flexicaule, glaucescens.
Lescurea striata.
Leskea nervosa, brachyclados Schw.
Leucodon sciuroides.
Meesea longiseta c), tristicha c), uliginosa.
Mielichhoferia erecta (Ldb.) a) 6), nitida. :
Mnium affine, Blyttü Sch., cinclidioides , cuspidatum,
hymenophylloides, Hymenophyllum, inclinatum , 1ycopo-
dioides €), medium, orthorrynchum, punclalum, riparium ,
Seligeri Jur., serratum, spinosum, stellare, subglobosum.
Myrinia pulvinata.
Myurium herjedalicum.
Myurella apiculata, julacea.
Neckera complanata, oligocarpa.
Oligotrichum hercynicum. Î es
Orthotheciom chryseum, complanatum Kindb., intricatem,
rufescens, strictum. é ; spne
Orthotrichum alpestre, Killiasii, microblepharis, rupesire,
S'turmit. :
Paludella squarrosa. : à
Philonotis calcarea c), fontana, seriata Mitt. nn .
Plagiothecium denticulatum, elegans, lætum. latebricola,
Muehlenbeckii c), nitidalum, piliferum, pulchellum.
Platygyrium repens a) b). rs
Pogonatum alpinum, urnigerum. | Re
Polytrichum boreale Kindb., formosum, gracile, junipe-
rinum, piliferum, sexangulare b), strictum.
Pottia latifolia. ; 7
Pseudoleskea atrovirens, catenulata, rupestris (Berggr.}
tectorum. ES
- Pterigynandrum filiforme.
Pylaisia polyantha.
REVUE BRYOLOGIQUE.
Racomitrium affine Schl., canescens, fasciculare , heterosti-
chum, lanuginosum, microcarpum, sudeticum a).
__ Rhabdoweisia denticulata a) b), fugax, schisti c).
__ Rhynchostegium depressum, rusciforme a) b).
Seligeria obliguula Lindb. b).
Splachnam sphæricum, vasculosum, Wormskjoldii ).
Stylostegium cœspiticium.
Tayloria splachnoides, tenuis.
Tetraplodon augustatus, mnioides.
Thuidium abietinum, Blandowii, decipiens, recognitam.
Timmia austriaca, bavarica, norvegica.
Trematodon brevicollis.
Trichodon cylindricus.
Ulota curvifolia 6), Hutchinsiæ c).
Webera acuminata, albicans, annotina, commatata, gracilis
Le crassidens (Ldb.) a) b), cruda, cucullata, elongata,
ongicolla, Ludwigii a) b), nitens Kindb., nutans, polymorpha,
pulchella a), Schimperi, sphagnicola.
Weisia Wimmeriana a).
Zieria demissa, julacea. N. Ü. KINDBERG.
Note bryologique sur les environs d'Anvers.
(3° article. — V. Revue bryologique. 1882 et 1883.)
__ Voici le résultat des explorations bryologiques de M. Van
den Brœck aux environs d'Anvers depuis le mois de mai
dernier. Non-seulement ces nouvelles récoltes complètent
dans une large mesure les données que nous possédions
déjà sur la végétation de la Campine, mais en outre elles
enrichissent de trois espèces la flore bryologique belge.
_ 1 ESPÈCES ET VARIÉTÉS NOUVELLES POUR LES ENVIRONS D'ANVERS (1).
Physcomitrella patens Sch. — Anvers.
Pleuridium nitidum B. $S. — Entre Gheel et Oolen.
Trematodon ambiguus Hsch. — Gheel et entre Gheel et
_ Oolen. — Espèce nouvelle pour la Belgique.
= Dicranella cerviculata Sch. - Oolen.
Dicranum Bonjeanii D. N. — Vosselaer, Calmpthout ; st.
— _ SCOparium var. paludosum B. S. — Vosselaer.
(1) J’omets quelques espèces communes ou assez communes en Belgique,
; ru ee Dicranella rufescens, Rhacomitrium canescens et sa var, eri-
es, Ce É sé
REVUE BRYOLOGIQUE. 23
Campylopus paradozus Wils. — Calmpthout; st. — Nouveau
pour la Belgique. — Obs. — J'incline à croire que le €. para-
doxus n’est qu’une variété, ou tout au plus une sous-espèce
du €. flexuosus. À côté d'échantillons très-bien caractérisés et
répondant de tous points à la description et aux figures du
The British Moss-Flora (p. 133 et pl. XVI, G), j'ai re-
marqué dans la récolte de M. Van den Brœck des exemplaires
qui établissent des transitions vers le €. flezuvsus. M. Braith-
waite conserve le C. paradoxzus comme espèce distincte, mais
il ajoute en note : «It is probable that il may eventually
bave to sink to a var. of C. flexuosus. »
Campylopus polytrichoides D. N. — Calmpthout, abondant
sur le sable humide des danes; st. — Espèce nouvelle pour
_ la Belgique.
Barbula intermedia Brid. — Tongerloo.
Orthotrichum saxatile Wood. — Gheel.
Bryum erythrocarpum Schw. — Bonheyden.
— lurbinatum Schw. — Schooten, ’Sgravenwezel.
— pseudotriquetrum Schw. — Schilde.
Polytrichum commune var. perigoniale B. S. ( P. perigoniale
Mich.). — Paraît assez commune : Schooten, Wyneghem,
Oolen , 'Sgravenwezel, Vosselaer, etc.
Polytrichum formosum Hdw. — Gierlé.
Eurhynchium prælongum var. atro-virens Sch. — Bras-
schaet; st.
Amblystegium radicale B. S. — ŒÆleghem,
Hypnum vernicosum Lindb. — Gheel ; st.
— _ revolvens Sw. — Vosselaer; st.
— uncinatumHdw.—Entre Bræœchem et Emblehem; fert.
se — forma. — Schilde; st. :
— cupressiforme var. ericetorum Sch. — Schilde; sl.
Hylocomium splendens var. gracilius Boul. — Schilde ; st.
Sphagnum papillosum var. brachycladum Cardot, — Calmp-
- thout; fert.— Forme parallèle à la var, érachycladum Warnst.
du S. cymbifolium. F
Sphagnum molle var. compactum Gravet (sub S. Mülleri).
— Calmpthout; fert,
st — Cette forme passe facilement à la var. obesum.
D nn subsecundum var. squarrosulum Gravet.— Calmp-
out; st, ae à
Sphagnum teres var. squarrosulum (Lesq.) Warnst. —
erenthals; st, |
Sphagnum squarrosum var. imbricatum Scbh.— Œleghem ; st.
7 mr var, squarrusulom Warnst. — Calmp- ;
Lhout : st A | : .
: Sphagnum intermedium var. tenue Klingg. — Herenthals; sL. LR
Sphagnum subsecundum var. fluitans Gravet. —- Calmpthout;
— acutifolium var. Schimperi Warnst.—Schooten; st.
Fe 26 moe REVUE BRYOLOGIQUE.
Sphagnum cuspidatum var. falcatum Russ.— Calmpthout; sl.
Scapania irriqua Dum. — Gheel; st.
Jungermannia exsecta Schm. — Calmpthout ; st.
— bicrenata Lindenb. — Capellen ; st.
— Starkei N. ab Es. — Schilde, Calmpthont,
Wommelghem, ete.; st.
_ Jungermannia bicuspidata var. ericelorum N. ab Es. —
Bonheyden.
_ Jungermannia setacea var. sertularioides Hüb. — Calmp-
thout ; st, Lt
Ptilidium ciliare var. ericetorum N. ab Es. — Schilde; st,
… Riccia crystallina L. — Anvers.
Il. LOCALITÉS NOUVELLES POUR QUELQUES ESPÈCES DÉJA SIGNALÉES.
Dicranum spurium, Vosselaer. — Campylopus brevipilus,
Wuestwezel. — Atrichum tenellum, Emblehem. — fontinalis
antipyretica var. robusta, entre Œleghem et Bræchem; fer-
tile; Austruweel; st. — Climacium dendroides, fertile à Schoo-
ten. — Plagiathecium Schimperi, Brasschaet. — Hyprum
scorpioides, Vosselaer. — H. cordifolium, entre Gheel et
Oolen, fert.; .Muyzen-lès-Malines, Vosselaer, st. — H. stra-
mineum, Gheel, Vosselaer. -- Sphagnum papillosum, enire
Turnhout et Arendouck. — S. rigidum, Bonheyden, Oolen,
Calmpthout. — S. rigidum var. squarrosum, forme com-
pacte, Herenthals.--$. molle, Bonheyden, Vieux-Turnhout.
Obs. Je partage complètement l'opinion de M. Varnstorf,
qui considère les S. molle Sulliv., et Mülleri Sch., comme
absolument identiques (V, Die europäischen Torfmoose, p. 107
à 110). — S. tenellum, Nosselaer, Turnhout; Schilde; une
forme voisine de la var. immersum Sch., à Calmpthout. —
S. subsecundum var. auriculatum, Nosselaer, Bonheyäen. —
S. squarrosum, entre Gheel et Oolen.— Jungermannia incisa,
entre Gierlé et Vosselaer. — Fossombronia Dumortieri,
Turnhout,
Observation sur le Calypogeia arguta. — M. Van den Brœck
m'a envoyé de nouveaux échantillons de cette très-rare
Hépatique , récoltés entre Vilrick et Edeghem. Ces échan-
tillons présentent une particularité intéressante : loutes les
tiges se terminent par une porlion flagelliforme, souvent
très-allongée, garnie de petites feuilles espacées et en partie
avortées; au sommet de celte production flagelliforme se 4
trouve un amas de granulations vertes, comme dans la var.
propagulifera du C. Trichomanis. Des rameaux flagelliformes
et propagulifères naissent aussi latéralement sur un grand
_ nombre de tiges. : J. CARDOT.
PR me nn € he RE OT ee ae FE
REVUE BRYOLOGIQUE.
Notices bryologiques.
— Sphagnum acutifolium Ehrh. var. patulum Sch. Finistère : forêt
de Cranou, Dr. Camus; Pyrénées :
vallée de la Gaube, forêt de la
Réouse; Landes : St-Vincent de Ty-
rosse, #. Renauld; Italie : £. Corti.
— var. lazum Warnst. Finistère : vallée de
Huelgoat, Dr. Camus.
— var. flavicaule Warnst. Pyrénées : forêt
de la Réouse , Æ. Renauld ; Italie :
FE, Corti.
— var. roseum Limp. Beigique : Louette-
St-Pierre, Rienne, Willerzie!
— var. strictiforme Waxnst. Lycksele Lapp.
| Um. : Dr.-J. Aongstrôm.
— var. Schliephackeanum W. Belgique :
= Willerzie !
— var. lapponicum Grav. Lycksele Lapp.
Um. : Dr.-J, Aongstrôm.
var. fallax Warnst. Belgique : Louette-
St-Pierre !
— var. auriculatum Warnst. Belgique :
Louette-St-Pierre !
Girgensohnii Russ. var. fibrosum W. Belgique :
Louette-St-Pierre.
recurvum P. B. var, sgrictum Aongst. Ardennes :
La Neuville-aux-Haies.
— var. /falcatumSchliep. Belgique : Louette-
St-Pierre !
— var. pulchrum Lindb. Ardennes : La
Neuville-aux-Haies !
subsecundum N. et H. var. tenellum W. Belgique :
Louette-St-Pierre :
molluscum Breh. var. suberectum Grav. Ardennes :
La Neuville-aux-Haies !
cymbifolium Ebrh. var. squarrosulum B. G. Pyré-
nées : Payolle, F. Renauld.
_ var. larum W. Ardennes : La Neuville- e
aux-Haies ! ss
papillosum Lindb. var. submersum Grax. Belgique :
Louette-St-Pierre ! “Re
medium Limp. var. congestum Sch. Loire-Infé-
rieure : marais de Logué, Dr. Camus. ,
Le Sph. medium Limp. est une espèce crilique qui se
distingue du Spk. cymbifolium Ehrh. par ses cellules chloro- .
PEN
de. REVUE BRYOLOGIQUE.
phylleuses elliptiques et incluses, landis que, dans le Sph
cymbifolium, elles sont étroitement triangulaires allongées et
libres seulement sur le côté concave de la feuille. Pour l'étude
des sections transversales des feuilles raméales des Sphagna
cymbifolia, on devra consulter les ouvrages de Limpricht,
K. Schliephacke et Warnstorf.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la forme et la position
des cellules chlorophylleuses de certaines espèces : on peut
citer à ce sujet les Spk. cymbifolium, papillosum et Aong-
stromit (Cf. les descriptions de Braithwaite, Lindberg et
Schimper). Il se peut que certains bryologues aient pris le
lumen de la cellule chlorophylleuse pour là cellule entière,
sans tenir compte de la paroi qui l'entoure,
Les spores des Sphaignes sont-elles de deux sortes, comme
l’afirme Schimper? Ou bien n’y en a-t-il que d’une seule
sorle, comme l’assure Lindberg ? Il paraît que Schimper est
_le seul qui ait vu les microscopes ; et les observations
des autres bryologues viennent à l'appui de l'opinion de
Lindberg.
M. Renauld vient de m’envoyer une collection de Sphaignes
de l’île Miquelon UNE sept.), récoltées par M. Delamare.
J'y ai reconnu le Sphagnum medium Limp. et Sph. acutifolium
Ebrh. var. fuscum Sch, F,. GRAVYET.
Sur quelques mousses rares ou critiques.
GYROWEISIA REFLEXA Brèdel. — J'ai trouvé récemment
près d’Aix celte espèce, très-rare en Europe; elle vient sur
des rochers calcaires, formant de petites groltes, où l’eau
suinte conslamment, en compagnie da Gymnostomum eal-
careum, de l’Eucladiom verticillatum et du Trichostomum
tophaceum. Quelques touffes étaient bien fructifiées: les
dents du péristome sont généralement bien visibles, d’un
rouge orangé, de forme variable el irrégulière, analogues en
pelit par leur structure à celles de l'Eucladium verticillatum.
FISSIDENS SERRULATUS Pridel, -— Dans les montagnes de
l’Esterel, près de Tragas, dans le lit d’un petit ruisseau. La
plante était stérile, mais son aspect caractéristique et les
fleurs femelles terminales ne laissent aucun doute sur sa dé-
termination.
ANODUS Donianus Schimp. — Dans les bois de Montferrand,
près de Besançon, où j'en ai récolté quelques brins fructifiés,
dans une excursion faite en compagnie de MM. Flagey et
Paillot. Je l'avais trouvé bien plus abondamment en Suisse,
près de Bex, sur des terrains analogues, à “4
SELIGERIA CALCAREA Dickson. — Fertile, dans le bois de
REVUE BRYOLOGIQUE. Fr
Chalezeule, près de Besançon, où l’on trouve aussi les Seli-
geria pusilla et recurvata.
TRICHOSTOMUM INFLEXUM Bruch. — J'ai trouvé quelques brins
de cette espèce sur des rochers calcaires et ombragés près
d'Aix, Outre sa pelite taille et ses tiges presque isolées, elle
se distingue surtout des espèces voisines par ses feuilles,
dont la moitié inférieure est élargie, concave et engainante,
d’un tissu lâche et hyalin, tandis que la moitié supérieure,
étroite et acuminée, présente an tissu très-opaque. La lon-
gueur de ce limbe opaque semble un peu variable ; dans les
… échantillons de Sardaigne il est plus long, plus aigu et plus
visiblement recourbé en avant; dans ceux d’Aix il est plus
court et moins infléchi en avant, mais toujours largement
involuté sur les bords. Pédicelle pâle; capsule ovale, sans
anneau ; péristome long et légèrement tordu.
TRICHOSTOMUM ANOMALUM Schimp. — Cette espèce n'a pas
encore été, je crois, signalée en France. J'en ai récolté
quelques exemplaires, il y a bien des années, sur les bords
de l'Hérault, aux Capouladous. Je ne les avais pas alors
déterminés d'une manière certaine, mais ayant pu les com-
parer depuis à des échantillons récoltés par M. Venturi, à
Méran, dans le Tyrol, j'ai reconnu qu'ils appartiennent à la
même espèce. :
Celte espèce et les deux espèces alliées, Trich. flexipes et
Trichb. barbula se séparent de toutes les mousses voisines par
la structure de leurs feuilles, comme de Notaris l’a remarqué.
Ces feuilles ne sont pas chargées de papilles, comme dans la
plupart des Trichostomum et des Barbula ; elles sont entière-
ment lisses sur leur face inférieure : le tissu est là parfaite-
ment continu et plan ; sur la face supérieure au contraire
toutes les cellules, proéminentes et libres par leur extrémité,
forment des saillies ovoides, mais sans papilles distinctes. En
outre le tissu, dans la partie médiane, près de la nervure, se
compose de deux couches de cellules superposées. es
LEPTOBARBULA BERICA (de Notaris). — J'ai retrouvé le prin-
temps dernier au Mont d’Arluc, sur les murs de la chapelle
de St-Cassien, quelques exemplaires de la mousse que Schim-
per avait appelée Leptobarbula meridionalis; j'ai trouvé la
même plante sur un autre mur des environs de Cannes; lous
ces exemplaires sont exactement semblables à ceux d'Aix
et d'Italie: le Leptobarbula meridionalis ne peut donc être
distingué du Lept. berica. a
(A suivre). PHILIBERT.
30 REVUE BRYOLOGIQUE.
Fleurs mâles du Fissidens grandifrons.
M. l'abbé Réchin ayant découvert, dans les Pyrénées, les
fleurs mâles du Fissidens grandifrons jusqu'ici inconnues,
nous adresse la description suivante :
FI. mâles axillaires, sessiles. 4-6 feuilles florales, ovales
acuminées, légèrement imbriquées, entières, ou quelques
dents au sommet de l’acumen des feuilles internes seulement.
Nervure très-distincte, disparaissant un peu au-dessous du
sommet. — Feuilles extérieures semi-embrassantes, un peu
plus courtes que les intérieures, dans celles-ci l’acumen est
plus allongé. — 5-6 anthéridies, obovées, courtes ; pas de
paraphyses. RÉCHIN.
Bibliographie.
Don RomuaLvo GONZALEZ FRAGoso. — £numeracion de las
criptogamas observadas en. la provincia de Sevilla (Anal. de la
Soc. Esp. de Hist. nat., tomo XII, 1883); broch. in-8° de 28 p.
Quoique cette énumération ne contienne que 34 mousses
et 8 hépaliques, elle présente cependant un certain intérêt,
car on ne possède encore que très-peu de renseignements
- Sur la flore bryologique d’Espagne. Si l'auteur continue ses
recherches, il pourr certainement récolter beaucoup d’autres
espèces dans celle région. M. Fragoso n'indique qu’un seul
Bryum, le B. capillare ; dans une courte excursion, que j'ai
faite aux environs de Séville, j'ai trouvé les B. argenteum,
atropurpureum, torquescens, etc. T. Husnor.
%
tease — Zuwei neue Lebermoose (Hedwigia , 1883,
n° 10).
Voici la diagnose du Æiccia papillosa avec la synonymie
donnée par l’auteur :
Riccia papillosa Morris.
Dioica, fronde lineari, simplici bifidave, profunde canali-
culala, subtus valde incrassata , marginibus adscendentibus,
subacutangaulis, supra margineque ciliis brevibus numerosis
hirta. — Hab. Sardinia.
Riccia papillosa Morris in Append. ad elench. stirp. sard.
. Aug. Taur. 1828.
Riccia setosa Fr. Müller. Herb. Sard. 1830.
Riccia minima « ; Lindenberg. Monogr. der Riccieen.
Riccia sorocarpa Bisch. Unters. über die Lebermoose,
p. 1054.
La seconde espèce décrite dans ce mémoire est le Frullania
REVUE BRYOLOGIQUE. 31
Pennsylvanica, trouvé sur des rochers ombragés à Stony
Creek, Carbon County (Pennsylvanica) par M. A. Rau.
T. Husnor.
À. GEHEEB. — Pryologische Fragmente (Separat-Abdruck
aus #lora 1883, Nr. 31), brochure in-8° de 9 p.
Les espèces suivantes sont énumérées dans ce travail, avec
l'indication de localités nouvelles et des notes sur leurs
caractères spécifiques. ë
Cynodontium Schisti, Metzleria alpina , Fissidens rufulus,
Seligeria calcarea, Leptotrichum vaginans, Eustichia Sava-
tieri, Trichostomum pallidisetum , T. matabile, Barbula
atrovirens, Grimmia sphærica , G. Hartmanii, Orthotrichum
Schubartianum, Bryum ovatum, Mnium bymenophylloides,
Tetrodontium Brownianum, Pterogonium gracile, Myurella
Careyana, Anomodon apiculatus, Brachythecium Geheebii,
Eurhynchium cireinatam , Sphagnum Austini.
JEANBERNAT et RENAULD. — Guide du Bryoloque dans la
chaîne des Pyrénées et le sud-ouest de la France. (Revue de
Botanique, Bulletin mensuel de la Société française de Bota-
nique, p. 259-271 et 293-305.) . pis
La région que les auteurs se proposent d'étudier est limitée
au sud par les Pyrénées, à l’ouest par l'Océan, à l’est par la
Méditerranée, au nord par le cours de la Garonne, depuis son
embouchure jusqu’à Toulouse, et, de Toulouse à la Méüiter-
ranée par le canal du Midi. Ce territoire comprend donc en
réalité tout le sud-ouest de la France. Il se compose d une
grande chaîne de montagnes, les Pyrénées, et d’une série de
plaines et de collines formant ce qu’on appelle le Bassin sous-
pyrénéen. re :
Cette publication commence par la description de la végé-
lation du bassin sous-pyrénéen qui comprend les régions sul-
vantes : :
1° Les grandes vallées d'alluvion comme celles de l'Adour, sn
de la Garonne, etc.
2° La grande plaine sablonneuse des Landes qui comprend la
Gironde, les Landes, et quelques fractions da Lot-et-Garonne,
du Gers et des Basses-Pyrénées.
3° Les collines tertiaires qui occupent les départements du
Gers, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et Garonne, de la Haute-
Garonne et de l’Aude. | Lo «à
4 Les plateaux diluviens qui occupent un espace assez
étendu dans les Hautes et Basses-Pyrénées, entre Pau et SE
_ Gaudens.
REVUE BRYOLOGIQUE.
5° Les collines pyrénéennes qui forment une bande irrégu-
lière s'étendant sur presque toute la longueur de la chaine.
La partie de ce travail publiée jusqu’à ce jour comprend
les quatre premières régions du bassin sous-pyrénéen.
Nous ne pouvons analyser ici les observations des auteurs
et les nombreuses listes de mousses qu’ils donnent pour 4
chaque région ; ce serait trop long pour le cadre de cette
Revue. T. HusNor.
Nouvelles.
Vient de paraitre :
T. HusnorT. — Musci Galliæ, fascicule XV, n° 701-750 (prix
8 fr. 50 franco pour les souscripteurs, ce fascicule ne sera
pas vendu séparément), contenant les espèces suivantes : à
“Weisia viridula var. densifoiia, Dicranum fragilifolium,
Campylopus brevipilus, Stylostegium cæspiticium, Trichodon
cylindricus ( de deux localités), Trichostomum pallidisetum,
Desmatodon systylius, Barbula brevirostris, B. hibernica,
Grimmia arvernica, G. Lisæ, G. elongata, Hedwigia ciliata 4
var. viridis, Ulota Drummondii, Dissodon splachnoides, Taylo- 4
ria serrala var, flagellaris, Tetraplodon mnioides, Splachnum
luteum, Webera sphagnicola, Bryum inclinatum, B. rutilans,
B. filum, Zieria demis-a, Mnium riparium, M. subglobosum
(de deux localités), M. hymenophylloides, M. hymenophyl-
lum, Cinclidiom stygium, C. subrotundum, C. arcticum,
Aulacomniur turgidum, Oreas Martiana, Philonotis marchica
var. tenuis, Timmia norwegica, Polytrichum juniperinum var,
alpinum , Dichelyma falcatum , Myrinia pulvinata, Myu-
rella apiculata, Thuidium decipiens (de deux localités),
Orthothecium chryseum, Brachythecium velutinum var. præ
longum, Hypuum Kneifhi var. vulgare, H. fluilans var. ter-
restre. H. fluitans var. Jeanbernati, H. exannulatum var.
orthophyllum, H. uncinatum var. orthothecioides, H. impo-
nens, H. cupressiforme var, tectorum, H. Bambergeri (de
_ deux localités }, H. alpinum.
_
M. Philibert a trouvé près d’Aix une nouvelle espèce de Fissi-
dens, le F. subimmarginatus, dont la description sera publiée
dans le prochain numéro de cette Revue. T. Husnort.
Le bureau de Ja Société Cryptogamique de Manchester est
composé, pour l’année 1884, de MM. Carrington, président;
Cunliffe et Cash, vice-présidents ; Rogers, secrétaire; Pearson,
bibliothécaire. dé is
Rs 11° ANNÉE 1884
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N°83.
Sur quelques mousses rares ou critiques. PHILIBERT. — Notice sur
les mousses des Pyrénées. RENAULD. — Funaria pulchella (Sp.
nov.) PaiiBerT. — Bibliographie. — Scandinavian bibliography.
ARNELL. — Nouvelles.
Sur quelques Mousses rares et critiques (Suite).
BARBULA OBTUSIFOLIA Schwægr. — J'ai trouvé cette espèce,
nouvelle pour la France, le 12 août dernier , au petit Saint-
Bernard, sur la frontière de l'Italie et de la Savoie, vers
2,180 mètres d'altitude; j'en ai récolté des touffes nom-
breuses et très-bien fructifiées sur les murs de l’hospice. Mes
exemplaires sont tout à fait semblables aux échantillons du
Caucase que j'ai reçus de M. Geheeb. Mais d’un autre côté,
M. Husnot m'ayant communiqué un échantillon récolté par
Schimper, au Fauihorn, et étiqueté par lui Desmatodon tla- ,
vicans = obiusifolius, j'y ai reconnu une mousse très-diffé-
rente et très-semblable au Desmatodon latifolius. Quoi qu'il
en soit, mes exemplaires et ceux du Caucase sont parfaite-
ment conformes a la description du Synopsis, sauf en un seul
point : dans nos exemplaires, le périsiome demeure presque
toujours adhérent a l’opercule et tombe avec lui, de telle
sorte que la capsule parait gymnosiome , Comme celle du
Barbula bicolor ; mais en examinant l’opercule par transpa-
rence, on y distingue des dents plus ou moins bien déve-
loppées, et quelquefois, quoique bien rarement, on en trouve
des vestiges au bord de la. capsule, après la chute de
l'opercule. À si.
C’est avec raison que Schimper a rapproché cette espèce
des Barbula atrovirens et revolvens; c’est du B. revolvens
qu’elle est la plus voisine. Elle a, comme celui-ci, les feuilles
fortement révolutées sur les bords, quoique moins largement;
la nervure, un peu moins épaisse, se termine généralement
“JE | REVUE BRYOLOGIQUE
un peu avant le sommet, et la feuille est toujours obtuse,
tandis que dans le B. revolvens elle est aiguë et légèrement
apiculée. Dans l’une et dans l’autre espèce, le tissu des
feuilles est formé dans leur partie supérieure de petites
cellules opaques et papilleuses, et dans la partie inférieure
de cellules rectangulaires beaucoup plus grandes et transpa-
rentes : dans le B. revolvens, cette base hyaline n’occupe
guère que le tiers inférieur de la feuille, dans le Barbula
obtusifolia, elle en forme plus de la moitié. Dans notre
espèce, les feuilles périchétiales sont d’ailleurs semblables
aux autres, tandis qu’elles deviennent planes, élargies et
encore plus visiblement aiguës dans le Barbula revoivens.
Le Barbula atrovirens s’éloigne davantage des deux autres;
il a les feuilles à peine révolutées, la nervure bien plus grosse,
épaissie à partir du milieu; il se distingue aussi par les
dimensions plus grandes des cellules de son tissu dans la
partie opaque de la feuille. Dans les trois espèces , ces
cellules vertes sont chargées d’un grand nombre de papilles
très-saillanites, qui semblent partir d’une sorte de large
plateau.
Ces trois espèces ont aussi le-même mode d’inflorescence :
les fleurs mâles terminent de petits rameaux de la plante
même qui porte les fleurs femelles. Si on les compare sous
le rapport du fruit, on trouve trois différences principales :
4° Le Barbula.oblusifolia a un anneau très-large, composé
d’un grand nombre de petites cellules disposées sur plusieurs
_ rangs ; dans le B. revoivens, ces cellules sont moins nom-
breuses, mais plus grandes, l'anneau est encore assez large ;
dans le B. atrovirens, il est très-étroit, formé d’un seul rang
de petites cellules qui demeurent presque toujours adhé-
renies au bord de la capsule;
2° Le tissu de l’opercule est bien caractéristique. Il se
compose dans la plus grande partie de son étendue de cellules
rectangulaires, environ quatre fois aussi longues que larges,
et à la base de cellules plus courtes et plus épaisses : mais
dans le B. atrovirens, les cellules allongées sont presque ver-
ticales, très-légèrement obliques ; dans les B. revolvens et
obtusifolia, elles sont au contraire infléchies et tournées en
spirale, de telle sorte que si l’on examine par transparence
les deux faces opposées en même temps, elles forment en se
croisant de petits losanges. A la base de l’opercüle on trouve
dans le B. revolvens trois ou quatre rangées de cellules
épaisses et arrondies, de couleur foncée, qui passent gra-
=. duellement aux cellules rectangulaires de la partie supé-
_rieure ; il en est de même dans ie B. atrovirens, sauf qe
ces cellules sont un peu moins épaisses et moins colorées;
dans le B. obtusifolia, au lieu de cette zone assez large de
ë tissu plus serré, on observe une seule rangée de cellules
REVUE BRYOLOGIQUE. 35.
RETIRE +
opaques, qui bordent l’opercule et tranchent brusquement
sur le reste de son tissu; ces cellules, insérées perpendicu-
lairement à celles qui les touchent par une base carrée, sont
libres et ‘ovales à leur extrémité, faisant paraître ainsi le
bord de l’opercule crénelé, et simulant un second anneau qui
s’écarterait tout autour de sa base; le véritable. anneau,
formé de cellules hyalinés, est au contraire adhérent au bord
de la capsule, dont il se détache ainsi;
3° Dans le B. atrovirens, le péristome est formé de
32 dents filiformes, souvent irrégulières ou tronquées, réunies
à leur base par une membrane assez courte; ces dents sont
à peu près droites ; cependant, en les examinant par tran-
sparence quand elles sont encore enfermées dans l’opercule,
on voit qu’elles ont une légère tendance à se contourner
dans-leur partie supérieure. Dans le B. revolvens, les dents
sont beaucoup plus longues, plus colorées, très-régulières et
très-fortement enroulées, décrivant plusieurs tours de spire.
La disposition des cellules operculaires dans le B. obtusifolia
indique que ses dents devraient aussi se tourner en spirale,
si elles étaient bien développées ; elles se composeraient
normalement, comme celles du B. revolvens, de deux cou-
ches d'articles filiformes et papilleux, les extérieurs rouges,
les intérieurs grisâtres, dont les articulations très-éloignées :
allerneraient les unes avec les autres. Mais ces dents demeu-
rent presque toujours rudimentaires, du moins dans les
exemplaires, d’ailleurs très-nombreux, que j'ai pu observer.
Dans deux ou trois capsules où elles ont pu se délacher en
partie de l’opercule, elles étaient courtes, tronquées, iné-
gales : les articles intérieurs grisâtres avaient assez bien
conservé leur forme; dans la couche exléneure, la matière
rouge s'était disposée en pelits gruimneaux ovoides adhérents
aux batonnels de la couche iniérieure. Mais presque loujours
l’opercule se détache sans laisser aucune trace de perisiume;
en l'examinant alors par transparence , Où voit dans son
intérieur une masse wregulière, formee par l'agglomération
des éléments du périsiome qui se sont deposés sans ordre.
En disséquani cette masse, on parvient a séparer des frag-
ments de dents, mon.rani ordinairement les balonueis gri-
sâtres de la couche interne auxquels adhèrent de pelts gru-
meaux de matière rouge; quelquefois aussi des arucles
rouges et ailongés qui ont conservé leur forme, ou bien des
grumeaux isolés. La matière qui devait composer les deux
couches du péristome s’est donc déposée ici par pelits amas
isolés par suite d’une sorte d’avorlement; mais il ne serait
pas élonnant que dans d’autres variétés de la même espèce,
le périsiome se développât d’une manière plus compiète,
Comrine la description de Schimper sembie l'indiquer. se
En somme, cette mousse, observée jusqu'ici uniquement
36 | REVUE BRYOLOGIQUE.
dans les régions alpines, se place par sa structure entre le
-Barb. atrovirens, qui appartient à la région tempérée, et le
Barb. revolvens, propre à la région méditerranéenne. Cette
_ dernière espèce n’a encore été trouvée qu’à Aix, et ici
même elle semble habiter exclusivement le terrain gypseux,
riche en fossiles végétaux de l’époque éocène, qui se trouve
au nord-ouest de la ville; je ne l’ai jamais rencontrée sur
d’autres terrains.
BaRBuLA NiTiDA Zéndberg. — Depuis la publication de ma
_ dernière note sur cette espèce, M, Bottini m'a envoyé deux
capsules , trouvées par lui sur le Mont-Pisano , et dans
lesquelles le péristome, tout en demeurant adhérent aux
ôpercules, était cependant bien visible quand on les exami
nait par transparence; ce péristome était assez allongé,
_égalant à peine cependant la moitié de celui du B. tortuosa ;
il se contournait légèrement dans sa partie supérieure, et la
structure des dents paraissait semblable à celle des vraies
_ Barbula. Les cellules de l’opercule montraient aussi une
_ légère tendance à devenir obliques,,sans cependant se croiser
d’une face à l’autre.
- Nous trouvons donc ici, comme dans le Barb. obtusifolia,
un périsitome plus où moins développé suivant les variétés,
peut-être même suivant les individus ; et ce péristome a une
tendance à se rapprocher de celui des Barbula parfaites,
_ comme on le voit aussi dans les B. atrovirens et rigidula,
rangées d’abord parmi les Trichostomum; c’est quelque
chose d’analogue que l’on observe dans certaines Funariacées,
dans le Funaria fascicularis, par exemple, qui, quoique gym-
nostome, à les cellules de l’opercule légèrement tournées en
spirale.
Que faut-il conclure de ces faits? L'hypothèse qui me
parait la plus vraisemblable, c’est que, dans cette famille de
mousses, comme dans beaucoup d’autres, les formes moins
parfaites du péristome sont dérivées avec le temps des
formes plus parfaites, qui se seraient constituées les premières,
_et qui représenteraient le type primitif de la famille. lei ce
type trouve évidemment son expression dans le péristome
régulier, allongé et tordu en spirale que l’on retrouve dans
toutes les sections du genre Barbula ruralis, B. Brebissoni,
__ B, squarrosa, B. muralis et espèces voisines, B, fallax, un-
_ guiculata, convoluta, enfin B. torluosa. Les espèces à
__ périsiome moins parfait seraient issues de ces premières
= formes, ou d’autres formes également typiques, suivant des
séries différentes et indépendantes les unes des autres,
_ analogues à celles dont M. Lindberg a fait ses genres Tortula,
Mollia, Barbula; mais il faudrait en distinguer beaucoup
d’autres : les Trichostomum anomalum, tlexipes et Barbula
devraient sans doute former une série spéciale, Si le Barbula
‘ là que toutes ces formes dérivant d’une même source ne
Ll
signalée que dans les régions alpine ou sous-alpine. Je lai
nitida est issu du B. tortuosa par une de ces séries descen-
dantes, il n’est pas étonnant qu’on trouve des formes inter-
réunir aussi non-seulement les B. inclinata et fragilis, mais
muniquant une, mon aimable correspondant et ami, après
REVUE BRYOLOGIQUE.
médiaires, soit pour les caractères du système végétatif, soit
pour ceux du sporogone. Mais on ne peut pas conclure de
constituent qu’une seule espèce. Autrement, il faudrait y
le Trichostomum mutabile, l'Hymenostomum unguiculatum,
et en tenant compte de toutes les transitions, plusieurs Weisia,
certains Systegium, etc. La distinction des espèces est donc
indépendante de ces transitions. Ici, en particulier, la dis-
tance entre les B. nitida et tortuosa me paraît trop grande
pour qu’on puisse les confondre dans une même espèce,
quel que soit le nombre des formes intermédiaires. ‘
ORTHOTRICHUM ACUMINATUM Philb. — Cette espèce est très- :
abondante près du Vigan, au pied des Cévennes, sur les”
mûriers ; elle se trouve aussi dans les montagnes des Maures
près du Luce, sur les vieux châtaigners. En général elle parail
exister dans toute la partie un peu montueuse de la région
méditerranéenne, où on la trouve associée avec le Fabronia
pusilla, l'Habrodon Notarisiü, et l'Orthoirichum Lyellii fruc-
tifié. |
Wesera porvmorpua Brid. — Cetie mousse n’a guère été
trouvée assez abondante près de Villefort, dans la Lozère, à
une altitude inférieure à 600 mètres. + oe
PSEUDOLESKEA TECTORUM (Braun.) Sch. — J'ai observé cette
petite espèce, mais toujours stérile, sur ‘les vieux arbres des
promenades publiques, à Besançon. RHIN
CALYPOGEIA ERICETORUM AÆaddi. — Cetie hépatique existe
aussi au Vigan, et dans les montagnes des Maures, près du
Luc, où elle fructifie bien. La plante des Maures a un aspect
particulier : les tiges sont plus courtes, plus serrées et plus
enchevétrées ; mais les fructifications ne diffèrent pas de
celles de Cannes. __ PHiILIBERT. :
Notice sur quelques Mousses des Pyrénées (Suite).
Banguca niripa Lindb. — M. Boltini a découvert quelques
capsules de cette espèce, sur le Monte Pisano. En m’en com-
avoir constaté dans sa région des formes analogues à celles
que j'avais signalées dans Îles Basses-Pyrénées et qui, at
point de vue des organes de végétation, établissent le passage
RARES
38 REVUE BRYOLOGIQUE.
du B. nitida au B. tortuosa, m'écrit qu’il ne peut voir dans
les capsules qu'il, a étudiées qu’un état intermédiaire entre
les fruits du Barbula tortuosa type, et ceux du Trichostomum
nitidum, tels que ces derniers ont été décrits par M. Philibert.
L'unique capsule que nous avons trouvée dans l’échan-
tillon de Monte Pisano, sans être complètement, mûre, était
arrivée à un degré d'évolution suffisant : elle est plus courte
et un peu plus renflée que celle du B.-tortuosa type, et
d’une couleur plus foncée, Afin de mieux ménager Île péris-
tome, nous avons fait la section de la capsule an peu au-
dessous de l’orifice et placé sous le microscope l’opercule
_ ainsi adhérent. Alors nous avons pu observer parfaitement,
par transparence , un péristome régulièrement conformé,
atteignant presque le sommet du bec de l'opercule et
formant un cône long d'environ 1%, à dents légèrement
contournées, Les cellules de l’opercule sont aussi disposées en
séries légèrement obliques.
… Histologiquement, ce péristome ne diffère de celui des
Barbula que par un développement un peu moindre et une
torsion moins prononcée , mais la structure reste la même.
On trouve d’ailleurs des intermédiaires dans les PBarbula
rigidula et B. atro-virens, ce qui milite en faveur de l’adop-
tion du genre Mollia de Lindberg! An point de vue spécial
qui nous occupe, la conformation du péristome du B,. nitida
ne me semble donc pas un obstacle au rapprochement que
je cherche à établir entre cette plante et le B. tortuosa.
Tous les bryologues qui auront l’occasion d'examiner ces
deux mousses dans les lieux où elles croissent en abondance
remarqueront facilement les formes de transition qui les
_relient sous le rapport des organes de la végétation, Le tissu
du B. nitida nous offre d'un autre côté là plus grande ana-
logie avec celui du B, tortuosa, par les cellnles basilaires
_byalines, grandes, molles, gonflées, et la forte saillie des
papilles dans les cellules moyennes et supérieures, Ce dernier
caractère sert immédiatement à distinguer certainés formes
réduites du B. nitida des 7richostomum mulabile et crispulum
dont les cellules moyennes sont sensiblement plus petites et
très-faiblement crénelées par la proéminence des papilles.
En résumé, nous sommes toujours disposé à ne voir dans
le Barbula nitida qu'une modification du 2. tortuosa due à
une station trop chaude ou trop sèche et se traduisant par
un port plus trapu, une couleur plus foncée, des feuilles plus
courtes, le reflet plus. brillant de la nervure, la stérilité
presque constante, la capsule plus courte, le péristome fragile
ou incomplètement développé, moins long et peu contourné.
Ces particularités semblent être moins des caractères spéci-
fiqées que le résultat d'influences climatériques ayant agi
dans le même sens et trahissant un état de malaise de la
ous
plante. Ce qui tendrait encore à le prouver, c’est que le
. Barbula nitida, ordinairement bien caractérisé dans le bassin.
méditerranéen. (feuilles obtuses, mucronées, d'après la
description princeps de Lindberg), se rapproche dans le sud-
ouest du 2. tortuosa, par de nombreuses formes de transition
parce qu’il trouve dans ces régions encore très-chaudes
mais beaucoup plus humides des conditions climatériques
moins différentes de. celles qui conviennent à la végétation
normale de cette dernière espèce. Quelle que soit l’opinion
des. bryologues au sujet, de la valeur spécifique du B. nitida,
-il nous semble difficile de ne pas admettre les rapports étroits
qui existent entre cette plante et le B. tortuosa. Nous avons
proposé de la subordonner à ce dernier comme sous-espèce
parce que sa large diffusion dans le midi et son port ordinai-
rement très-spécial lui donnent une importance plus grande
que celle d’une simple variété. 3
Cette note était écrite lorsque j'ai pu lire dans la nouvelle
Flore de M. Boulay, l’article relatif au Trichostomum nitidum
- qui se trouve classé comme sous-espèce à côté du 7. flavo-
virens. Les bryologues devront lire les explications intéres-
santes fournies par l’auteur à l'appui de cette manière dé:
voir qui a son importance. La question ne pourra être
tranchée que lorsqu'on aura pu mieux étudier l'appareil
sporifère, surtout en ce qui concerne la forme à feuilles lon-
_ guement acuminées (var. subtortuosum Boulay), qui arrive
. à se confondre complètement avec certaines variations du
Barbula tortuosa par son système végétalif. IL est possible
qu'il faille en: séparer les autres formes du Mollia nitida
Lindb., qui rentreraient alors dans le genre Trichostomum, à
à cause des dents du péristome peu tordues , tandis que
cette var. sublortuosum serait rattachée sous un nom parli-
culier, au Barbula tortuosa. Sans méconnaître en rien la
grande analogie qui existe entre le Mollia nitida Ld. et le
Trichostomum flavo-virens, je le trouve plus voisin du B.
tortuosa, soas le rapport des organes de végétation par ses
feuilles planes aux bords, ordinairement acuminées et héris-
sées vers le sommet de papilles plus saillantes , tandis que
dans le 7! flavo-virens, les feuilles sont apiculées et enroulées
aux bords. La forte saillie des papilles distingue aussi dm :
. Mollia nitida des Barbula fragilis et cæspitosa. Ce dernier,
outre son inflorescence monoïque a aussi le tissu plus serré,
composé de cellules plus petites. Quant au Barbula inchinata
Schw., j'ai pu jusqu’à présent toujours le reconnaitre, même
à l’état stérile, par ses feuilles serrées, dressées, raides à
l’état humide. | :
Hypnux 1meonexs Hedw. — Cette espèce n’est pas admise
sans conteste par tous les bryologues, et le désaccord vient
_surtont de ce qu’on a trop souvent pris pour le 1: imponens
REVUE BRYOLOGIQUE.
ep ES REVUE BRYOLOGIQUE.
quelques variétés du H. cupressiforme qui s'en rapprochent
par certaines particularités. Pour s’orienter dans l’étude du
H. imponens, il me semble indispensable d'avoir recours à
des échantillons récollés en Amérique, où celte plante a été
découverte d’abord et où elle varie très-peu, ainsi que j'ai pu
_ m’en convaincre par l’examen de spécimens communiqués ,
par M. Lesquereux, et les renseignements que m'a fournis à
ce sujet mon ami Fitz Gérald.
La description de Schimper (Syn., ed. Il) est de la plus
grande exactitude; mais tous les caractères indiqués n’on
pas la même fixité ni la même importance.
Plusieurs peuvent se retrouver isolément dans certaines
_ formes du 77. cupressiforme tandis qu’ils sont toujours réunis
dans le Æ. imponens d'Amérique, et c’est ce qui lui donne sa
valeur. Le trait le plus saiilant et le plus constant est, je
_ crois, la forme exactement conique de l’opercule du H. impo-
nens, dans le Æ. cupressiforme il est convexe puis rétréci
brusquement en un bec plus ou moins long, rarement ter-
miné par un mamelon (var. #7amillatum). Dans le. H. im-
ponens, les folioles périchéliales terminées par un #rès-long
acumen piliforme netiement denté, et la capsule longue (3"" sans
l'opercule), dressée, presque toujours symétrique, offrant
aussi des caractères certains. Les autres, c’est-à-dire la
longueur et la forte courbure de l’acumen des feuilles
raméales, leur denticulation, le relèvement des bords vers
la base et l’abondance des paraphylles semblent peu impor-
_lants, parce qu'on trouve des particularités semblables dans
le 4. cupressiforme.
Il faut ajouter que le port du Æ. impoñens paraît aussi très-
spécial. Les tiges moins robustes que celles de la var. elatum
. du A. cupressiforme, sont en revanche allongées et très-
_élégamment pennées,
Le H. imponens existe aussi en Europe, surtout dans les
régions septentrionales. Le n° 747 des Musci Gulliæ est une
mousse recueillie en 4882, par le D" Jeanbernat, à la cascade de
Sidonie près Luchon, concordant de tout point avec la plante
d'Amérique. Ces deux échantillons sont, il est vrai, stériles,
mais, outre le port identique, il porte des fleurs femelles
dont les folioles sont caractéristiques. D'un autre côté, j'ai
_ reçu d'Allemagne de nombreux spécimens rapportés à tort
_au /7. imponens et qui, sans aucun doute, appartiennent au
A. cupressiforme. Même observation pour des échantillons de
_ provenance française, ce qui me fait croire que la distribu-
_ lion du H. imponens est à revoir et que cette plante est rare
‘en Europe en dehors de la zone septentrionale ou des
régions élevées des montagnes qui ont un climat correspon-
dant. je ne puis surtout me défendre d’un doute au sujet de
_ la localité de St-Sever, dans les Landes, citée dans le
REVUE BRYOLOGIQUE. 41
Synopsis. J'ai trouvé dans le voisinage et également sur des
_troncs pourrissants de châtaigniers une forme ayant quelques
rapports avec le H. imponens et que j'avais confondue avec
lui à une époque où je ne connaissais pas la plante d’Amé-
rique, mais que j'ai reconnue depuis pour une variation du
H. eupressiforme. M. Boulay, qui a examiné l'échantillon
original de Barenthal (Vosges), dit qu'il ne concorde pas
complètement avec ceux d'Amérique.
Dans une intéressante notice publiée en 1881, dans le
Bulletin de la Société botanique et horticole de Provence,
M. Boulay insiste sur le peu de fixité des caractères attribués
aux HA. imponens, et propose de le subordonner comme sous
espèce au A. cupressiforme. Toutefois, mon savant ami, qui
avait surtout pris ses termes de comparaison sur des mousses
provenant de l’Europe moyenne ou méridionale, ajoute avec
beaucoup de raison qu'il reste à examiner si le H.imponens
. conserve, en Amérique, une stabilité plus grande ou s'il
offre, dans le nouveau monde comme en Europe, des varia-
tions qui le relient au A. cupressiforme. Grâce à l'étude de
nombreux spécimens américains fertiles et provenant de
localités très-distantes, on peut dire que la question se
trouve aujourd’hui à peu près résolue dans le sens de l’au-
tonomie de l’espèce. Les bryologues qui ne seraient pas de
cet avis pourront toujours le considérer comme une très-
bonne sous-espèce. -
Il est certain que beaucoup de mousses américaines con-
servent constamment quelques petites différences relative-
ment à leurs homonymes d'Europe ; ce sont des variations
parallèles qui se maintiennent de chaque côté de l'Océan;
mais ici les divergences sont d’un ordre plus important et
d’ailleurs les deux échantillons stériles de Suède et des
Pyrénées cités plus haut concordent complètement avec ceux
d'Amérique par leurs organes de végétation et surtout par
les folioles perichétiales et le port qui permettra de les
reconnaitre assez facilemeni. F. RENAULD.
Funaria pulchella (Species nova).
Pasilla , foliis ovato-lanceolatis integerrimis in acumen
longum filiforme subito angustatis, nervo infra medium
evanido ; floribus polygamis, sæpe hermaphroditis; capsula in
pedicello brevi recto obliqua cernua, collo sporangium
_æquante, operculo conico satis elongato, annullo nullo ;
_peristomio externo perfecto dentibus spiraliter tortis, interno
_ minus perfecto laciniis brevioribus; sporis sat magnis grosse
et irregulariter alvcolatis. d :
42 REVUE BRYOLOGIQUE.
Tiges courtes, simples ou rameuses, encombrées de terre,
se terminant par de petits bourgeons, seuls apparents, les
uns mâles, les autres femelles, la plupart hermaphrodites.
Feuilles ovales, lancéolées ou un peu plus élargies, con-
caves, plus ou moins étalées, très-entières, terminées brus-
quement par un long apicule très-mince, droit ou flexueux ;
leur. longueur varie de 1"®,33 à 4mm,50, leur largeur de
0®®,50 à 0°®,70 ; la nervure atteint à peine le milieu, et elle
manque entièrement dans les feuilles inférieures. Le tissu
est formé dans les deux tiers inférieurs de cellules à peu près
“exactement carrées, beaucoup plus courtes qu’elles ne le
sont ordinairement dans les Funaria, mesurant environ
0"®,025 en longueur et en largeur ; dans la partie supérieure
de la feuille, les cellules deviennent un peu plus allongées et
leurs parois plus obliques; dans l’acumen elles sont très-
longues, et très-étroites, plus fermes, se réduisant enfin à
une ou deux. ue
Les fleurs mâles montrent à l'intérieur du bourgeon ter-
minal quelques paraphyses courtes , formées de quatre
articles, les deux supérieurs renflés, avec un petit nombre
d’anthéridies ovoïdes, très-petites , longues à peine de
0"",10. Les fleurs femelles se composent de 3 ou 6 arché-
Bones Sans paraphyses ; mais le plus souvent, à côté de ces
archégones on trouve trois ou quatre anthérides, accompa-
Lg de quelques paraphyses semblables à celles des fleurs
mâles,
Le pédicelle pourpre, droit et'légèrement tordu à la ma-
turité, est long seulement de 5 à 6 millimètres. La capsule
oblique, avec un opercule conique bien saillant, à peu près
horizontal, est munie d’un col atténué, qui égale en longueur
le sporange. Point de trace d’anneau. Péristome double ;
l'extérieur bien développé, d’un beau rouge, d’abord tordu
en spirale, légèrement oblique et lâchement connivent après
la sporose; les dents, longues de 0®=,30 sont formées de
deux couches, l’extérieure rouge, biéñ striée verticalement,
composée de plaques minces que l’on distingue difficilement
les unes des autres,-Vintérieure jaune, bien lamellifère,
montrant 12 articulations très-dislinctes et très-saillantes. Le
péristome interne se compose de:lanières, d’un gris jaunûtre,
presque toujours adhérentes aux dents extérieures auxquelles
elles sont opposées, en grande. partie cachées par elles, où ‘
manquant par places. :
Les spores sont assez grosses, doubles an moins en dia-
mètre de celles du Furaria hygrometrica, environ 0,095 ;
leur enveloppe est épaisse, très-opaque et creusée de larges
alvéoles, dont résulte une forme irrégulière et assez bizarre,
le plus souvent la spore semble. plate sur. deux faces .Oppo-
sées et montre entre ces deux faces un contour circulaire, de
REVUE BRYOLOGIQUE. 43
manière à figürer on ‘cylindre aplati, une sorte de rouleau.
Dans le Funaria calcarea, les spores sont au moins d’un tiers
plus petites ; elles ne sont pas creusées d'alvéoles, mais elles
sont couvertes uniformément de papilles sur toute leur sur-
‘face; leur forme est plutôt tétraédrique triangulaire, présen-
tant une grande face convexe, et trois autres plus petites
opposées à la première, à peu près comme on l’observe dans.
les macrospores des Selaginella et dans les grandes spores
des Riccia.
‘ La coiffe, grande et enflée, est semblable à celle des autres
Funaria. Sur le col de la capsule on voit de nombreux sto-
mates arrondis, peu saillants, et percés seulement à leur
centre.
J'ai trouvé cette jolie petite espèce près de Vals (Ardèche),
: dans les interstices des murs formés de pierres sèches grani-
tiques, qui soutiennent des terrains souvent arrosés. Elle se
trouve là en compagnie du Grimaldia dichotoma et du.
Weisia viridula. Plusieurs capsules étaient mûres dans les
premiers jours d’avril, les autres étaient encore jeunes.
PHILIBERT.
Bibliographie.
A. Genres. — Pryologische Notizen aus dem Rhüngebirge
(Separät-Abdruck aus Fra, 1884, Nr. 1 und_2)}, brochure
in-8° de 23 p. i à L
M. Geheeb explore depuis longtemps le: Rhôngebirge : où il
à fait de nombreuses et importantes découvertes. Celle. der-
‘nière publication comprend: 92 mousses! qui’ sont. l'objet
d'observations critiques. Nous citerons seulement quelques-
‘unes des plus rares : Ë é
Anodus Donianus, Trichodon cylindricus, Pottia cæspitosa,
Barbula fragilis, Ulota intèrmédia ; Orthotriehum urnigerumn,
0. leucomitrium, Webera Sphagnicola, Bryam uliginosum,
B. intermedium?: B!Mideenum B.: Fanckii, Mnium ripa-
rium, M. subglobosum, M. spinosum, Paludella squarrosa ,
Thuidiam decipiens, T. Blandowi, Bracbÿtheëiu ‘ lætum ,
B. Gehebii, Eurhÿnchium abbréviatum Rhynéhostégium
‘rôtundifoliam; Amblystegium Kockii ;' pre nr
. .
R. pu Buvsson. — Æ'ssai analytique du’ genre Amblystegium
(Extrait des Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences _
_ ét Arts d'Angers, 1883), brochure dé 19 p-
Cette brochure est plus importante que sûn litre ne semble .
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ l'indiquer ; il ne s’agil pas d’une simple clef analytique, l’au-
teur donne aussi la description des espèces, ce sont : Am-
blystegiuom Sprucei, A, tenuissimum, A. subtile, A. confer-
voides, À. irriguum, A. fluviatile, À. radicale, A. leptophyllum,
À. curvipes, À. serpens, À. Juratzkanum , A. Kockii, A. hy-
grophilum, A. riparium, A. leptophyllum, A. Hausmanni.
Plusieurs variétés sont décrites comme nouvelles. 1 UE:
C. Sani. — Commentatio de Harpidiis europæis inductiva
(II Gratis-Beilage zum Bot. Centralblatt, Band 2, 1880,
_ pag. 1-24). :
C. SANIO. — Additamentum in Hypni adunci cognitionem
(Ibid., Band 5, n° 3, 1881).
C. Sani. — Addimentum secundum in Harpidiorum cogni-
fionem ({bid., Band 13, 1883, p. 425-440).
The innumerous forms of the subgenus Harpidium have
probably puzzled most of bryologists. In Aevue Bryologique
these mosses also have at times been the object of more
exhaustive notes as for instance 1880 in page 29, where an
account of D° Holler’s arrangement of the Harpidia is given,
_ orin 1881 in p. 73-82, where M. Renauld’s very instructive
paper on the French Harpidia is incerted, There remains,
however , undoubtedly much to be studied before these :
mosses may be said to be in a satisfactory way ‘cleared up.
As a most important contribution in this respect D’ Sanio’s
papers must be considered, founded, as they are, on a
thorough study in nature. À more exhaustive analysis of
the papers would be too long for the limited space of this
Journal. On this account [ will here reproduce only the
authors systematical arrangement of the Harpidia in bis
last paper, leaving to those that have a greater interest In
Harpidia to look for further information in the very €ex-
haustive and instructive original papers.
The author systematises the Harpidia as follows :
L HARPIDIA EXANNULATA.
1. Æypnum fluitans L. sensu ampliore.
a fontanum Sendt. (xx plumolosum Sanio).
8. exannulatum (Gümbel), b purpurascens Schpr., e serratum de
Milde, d fuscum Sanio, e orthophyllum Milde.
Y. falcatum Schpr.
à. amphibium Sanio, a alpinum Schpr., b condénsatum
Sanio (xx tenerrimum Sanio), c paludosum Sanio (xx terrestre
Sanio), d flaccidum Sanio, e rigidum Sanio, f. submersum
Schpr., g. dolichoneuron Sanio.
| REVUE BRYOLOGIQUE. Fu LR
__e. Rotæ De Not,
Hypnum fluitans x aduneum Sanio, a paludosum Sanio,
b. polycarpum Sanio, c. vulgare Sanio.
IT. HARPIDIA INTERMEDIA.
2. Hypnum intermedium Lindb. |
©_a, verum Sanio (xx purpureum Sanio), à Cossoni Schpr.
Ê. revolvens (Sw.),
Hypnum intermedium x vernicosum Sanio.
Hypnum lycopodioides x revolvens Sanio.
JIL HARPIDIA ADUNCA
3. Hypnum uncinatum Hedw.
4. auctum Sanio (x orthothecioides Lindb., xx medium
_ Sanio [+ basi foliorum latiore, majore; ff basi foliorum
angustiore, minore |, xxx plumosum Schpr. Synops.).
_ $. plumulosum Schpr. (x robustius Sanio, xx tenue Sanio,
xxx gracilescens Scbpr.), 6 contiguum Nees.
Y. subjulaceum Schpr. Synops,
4, Hypnum aduncum L.
a. Blandowii Sanio, a pungens H. Müller, & Geheebii
_ Sanio, c polycarpon Bland., d intermedium Schpr, (xx penna
Sanio, xxx laxum Schpr.), laxifolium Sanio.
@. pseudofluitans Sanio, a pseudostramineum C. Müller,
binerme Sanio, c paternum Sanio.
y. Hampei Sanio, a aquaticum Sanio (xx filicioum Sanio),
D unculus Sanio, c Kneiftii Schpr. (xx varians Sanio), d tenue
Schpr., e Arnellii Sanio.
à. legitimum Sanio, a gracilescens Schpr., à vulgare Sanio
(sx varians' Sanio), e Wilsoni Schpr. (= Hypnum lycopo-
dioides auctoribus}, d Sendtneri Schpr. (x latifolium Sani0,
xx triviale Sanio), e giganteum Schpr. : Dan,
__& Schimperi Sanio, a Lindbergii Sanio, 6 capillifolium
- Warnstorf,
5. Hypnum scorpioides L.
P, subjulaceum Sanio.
= 6. Hypnum lycopodioïdes Schwägr. (=H. vernicosum f
Majus, milan, à gigas Lindb. ex speciminibus ab ill.
_ auctore receplis). :
$, vernicosum Lindb. : H.-W. ARNELL
REVUE BRYOLOGIQUE.
SCANDINAVIAN BIBLIOGRAPHY (continued).
17. LINDBERG, S. O.— Manipulus muscorum secundus (Notiser
ur Säliskapets pro Fauna et Flora Fennica Fôrhandlingar,
XII, 1874); see ARevue Bryologique 1874, p. 39-40.
18. Linpsere, S. O.— Utredning, af de. under. namn of. Sau-
teria alpina samman blandade former (Botaniska Notiser ,
1877, p. 13-170, in swedish).
In a later paper Prof. L. has treated the same plants, on
wbich account I do not think it necessary to enter upon a
closer analysis of this paper.
19. LiNpBErG S. O. — Om Dichodontium (Bot. Notiser, 1878,
p. 113-117, in swedish).
In Schimper’s Synpsis Dichodontium pellucidum is divided
into a, 6 fagimontanum (Brid.) and Y serratum; the last
variely must, however, be considered as a proper species ,
that is named D, flavescens (Piuk., Dicks.) Lindberg. The
comparative characters of D. flavescens and D. pellucidum
are given in latin, the former species is known from only
one Scandinavian station, viz. Omberg in Sweden. As a new
var. fallax Lindb. of the latter species is considered a moss
from Lauoga-Karelen, which moss Prof. L. before bas named
Oreoweisia serrulata ; var. fallax difters by more distant and
shorter leaves and by the cells that are provided with
larger papils.
20. LINDBERG, S. O. — Musci nonnuli Scandinavici descripti
(Meddel. af Societas pro Fauna et Flora Fennica, 5, Helsing-
lors, 1879, p. 1-18).
Descriptions of Seligeria subimmersa Lindb. , Hypnum
(Brachythecium) latifoium Lindb., H. rutabuium (Lobel) L.,
H. curtum Lindb., H. Starkei Brid, and Lophocolea incisa
Lindb. With exception of the last moss ali these species have
also been described in « Musci Scandinavici ». Lophocelea
incisa is described as follow :
Paroica, ad 3 cent. usque longa et 2,5 mill, lata, subgre-
garie-sparse crescens, subrecla et præsertim ad summitates
fertiles dense longeque radicosa, luteolo-hyalina, ætate
nigrescens , parce irregulariterque dichotoma , ramis ad
1 cent. longis: /olia vix imbricata, accrescentia, laxa, appla-
nata, subverticaliter aflixa, ovato-rectangularia, antice vix
decurrentia ibidemque sæpe unidentata, plusminusve re-
flexula, inferiora subplana, obtuse incisa, lobis obtusis vel
acutusculis , lobo superiore vulgo majore, folia superiora
-Mu:gine late sed irregulariter retlexa , sensim sensimque
profundius et açulius incisa, lobis acutis-cuspidatis, 1obo
REVUE BRYOLOGIQUE. AT
_ superiore vulgo majore; bracteæ masculæ 3-5 paria, sensim
sensimque magis transverse aflixæ, e basi erecta et saccata
recurvatæ, irregulariler profunde acuteque incisæ vel fere
laceratæ , margine fere toto latissime et irregulariter reflexæ
grosseque serrato-dentalæ; paraphyses magnæ, foliiformes,
plus minusve subulatæ ; ampbhigasiria accrescentia, summa
(in intlorescentia) fere dimidia magnitudine bractearum ,
erecto-patientia , elliptica , acutissime incisa, lobis fissis,
laciniis subulatis , acutissimis , hamato-incurvis , margine
denuo dentatis ; cellulæ majusculæ, rotundæ, angulatæ, læ-
vissimæ, conformiter in toto. ambitu incrassalulæ, spatiis tri-
gonis nallis ; colesula semiemersa, e basi angusta elliptica,
triangularis, exalata, triincisa, labiis huwiliter triangularibus,
fissis, lobis acutis, irregulariter denseque dentato-serratis.
Sporogonium immaturum, calceolo magno, obovato-obconico.
Helsingfors, inter gramina et carices loco paludoso alneti
prope Sôdernäs et inter Polytrichum commune in ericelo
bumido juxta Fredriksberg, ubi solum parce provenit.
24. LinpBERG, S.-0. — Ofvergang af honorgan till hanorgan
hos en bladmossa (Oïversigt af Kongl. Vetenskaps-Akademiens
Fôürhandlingar, 4879, n° 5, Stockholm, p. 75-19, in swedish.).
In Hypnum (Brachythecium erythrorrhizon (Br. Eur.) the
author has found transitions from female organs to male
organs, these transitions are described and piclured. At the
saine time there are enumerated 22 different stations from
which Prof. Lindberg has seen specimens of the rare moss
in question ; it Was hitherto never found beyond the limits
of Scandinavia. lis var. Thedeniüi- is known from only
ÿ stations.
22, Tue, J. G. — De Skandinaviska arterna af slagtet Sca-
pania bland Lefvermossorna (Stockholm, S. Tlodin, 1872, :
34 LE &° : . . .
À id monograph in swedish of the Scandinavian species
: of Scapania.
(To be continued). (ARNELL).
Nouvelles.
Le Rvd. Kaurin, à Sande Jarlsberg (Norvège), offre les
rares espèces suivantes appartenant aux genres Bryum
et Webera. rs TRE SE
Bryuin lacustre var. , B. arcbangelicum, B. Brownii, B.
Purpurascens, B. arcticum, B. Blindii, B. uliginosum var.,
B, micans Limpricht nova species, B. arcuatum Limpricht
48
_ nov. sp., B. Opdalense Limpricht nov. sp., B. sysphinclum
Limpricht nov. sp. , XB. pycnodermum Limpricht nov. sp, B.
stenocarpum Limp. nov. sp., B, claviger nov. sp. (Kaurin),
B. Mildei,\B. Mühlenbeckii, B. mamillatom, B. æneum, B.
lætum Lindb. nov. sp.; Webèra crassidens Lindb. nov. Sp.
W. erecta Lindb, nov. sp.
Le prix de cette intéressante collection est de 20 fr., franco.
__ REVUE BRYOLOGIQUE.
__. Avis.— J'ai l'honneur d’informer mes correspondants que
_ j'habite actuellement à Paris, boulevard St-Michel, 43,
Préparant une notice sur les espèces, variétés et formes
françaises du genre Sphagnum, je prie les bryologues qui
voudraient bien me communiquer des échantillons de ce
genre, de me les envoyer à l'adresse ci-dessus. Je recevrais
avec plaisir toutes les formes, même vulgaires, que l’on
pourrait me communiquer, déterminées où non. Je pourrais
__ donner en échange d’autres Muscinées si on le désirait.
J. CaRvoOT.
À la séance mensuelle de janvier, de la Société Cryptoga-
mique de Manchester, M. Pearson lut une courte notice sur
une collection d’hépatiques de Suède et de Norvège envoyée
par le professeur Kindberg, dont les espèces les plas rares
étaient Gymnomitrium corallioides, Sca pania subalpina, Jun-
germannia Kunzei et J. saxicola. M. Pearson présenla aussi
des spécimens de Scapania irrigua , récoltés dans le Der-
byshire par MM. Whitehead et Holt. :
À la séance de février, M. Thomas Rogers présenta à la
Société des spécimens d'Amblystegium porpbyrrhizum ,
espèce nouvelle pour la flore anglaise récoitée, en 1876, à
. Southport. ee
= M. Pearson présenta des spécimens d’hépatiques qu'il avait
reçues du professeur Kindberg ; elles avaient été récoltées
par R. Gyllencreuiz, au Spitzberg : Marchantia polymorpha,
Sauteria alpina, Blapharozia ciliaris, ete. Le même botaniste
présenta aussi des échantillons de Plagiochila tridentata de
Llanberis, localité nouvelle de cette râre espèce,
2° quinzaine d'août, session annuelle de la Soc. Botanique
de France à Charleville; excursions bryologiques dirigées par
… £. Bescherelle, auquel il faut s'adresser pour en faire partie.
_ Renseignements au prochain n°, ;
= Nous recommandons aux Lichénologues l'ouvrage suivant
que nous venons de recevoir : C'. Flagey, Flore des Lichens
de la Franche-Comté et environs; 1°° partie, 200 p.et2pl.
= N°4 AS ANNGE . : 1884
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 4.
De l'importance du péristome pour les aftinités naturelles. Pan.
BERT. — Notice sur quelques mousses des Pyrénées. RENAULD. —
Notes sphagnologiques. Caroor. — Fissidens subimmarginatus,
Pæitiperr, — Les spores des Sphaignes. Husnor, — Bibliographie.
— Nouvelles.
De l’importance du péristome pour les affinités
naturelles des mousses.
1° ARTICLE.
Les caractères du péristome me paraissent avoir une im-
portance supérieure à celle de tous les autres pour la détermi-
nation des affinités naturelles dans les mousses ; je crois que
c’est seulement par la comparaison de ces caractères que l’on
pourra arriver à former quelques conjectures vraisemblables
sur l’origine et l’évolution des différents types de cette classe.
La structure du péristome, eu effet, présente une constance
frappante et souvent une similitude complète dans une mul-
üitude d’espèces très-différentes d’ailleurs par tous les carac-
ières du système végétatif, et que l’on a souvent placées dans
des tribus très-éloignées. Il est cependant extrêmement pro-
bable que toutes ces espèces, qui ont un péristome presque
identique, ont une origine commune, soit qu'elles soient
issues les unes des autres, soit qu’elles dérivent de for-
mes actuellement éteintes. Il serait impossible, en effet, de
comprendre comment celte structure si complexe quelque-
fois du péristome el cependant si uniforme se serait produite
séparément dans des espèces qui appartiendraient à des
séries de formation indépendantes les unes des. autres, Sup-
posons un instant, comme une classification assez générale-
ment adoptée tendrait à le faire admettre, que les différentes
tribus des mousses aient commencé par leurs genres les .
moins parfaits, à péristome nul ou même à opercule indis-
SO REVUE BRYOLOGIQUE.
linct, pour arriver par degrés el séparément aux formes les
plus élevées: comment expliquer, dans ce cas, pour prendre
un exemple, l'identité presque complète du péristome dans
les genres Dicranum, Fissidens, Gampylopus, Dicranella,
Cynodontium, Trematodon, Dichodontium, Leucobryum ? Si
on les suppose dérivés séparément de formes moins parfaites
et à capsule nue, comment celte structure du péristome
aurait-elle pu se former ainsi dans toutes ces séries et mar-
cher au même but par des voies indépendantes, de manière à
devenir à la fin si semblable? Tout s'explique, au contraire,
si l’on admet que cette forme existait déjà dans son type
commun dont tous ces genres seraient dérivés ; les différences
qui séparent ces genres au point de vue végétatif se seraient
produites plus tard : elles seraient donc d'ordre secondaire
relativement à la structure péristomiale.
L'exemple le plus remarquable de cette uniformité de la
structure du péristome dans les genres les plus nombreux et
les plus différents pour tout le reste, c’est celui que nous
offrent les familles des Hypnacées, Neckeracées, Leskeacées,
et en général presque toutes celles que l’on range parmi
les pleurocarpes ; mais cette forme si commune el si précise
dont les Hypnes nous offrent le type, se retrouve aussi dans
un grand nombre d’Acrocarpes, dans les Bryacées, Mniacées,
Bartramiacées, etc. Dans tous ces genres, d’ailleurs si diffé-
rents sous tous les autres rapports, les 46 dents du péristome
extérieur sont toujours composées d’une double série de
plaques externes généralement minces et plates, et d’une
rangée unique d'articles internes, lamellifères ou trabéculés
à l’intérieur; il y a en outre un péristome interne consistant
en une membrane divisée dans sa moitié supérieure en pro-
._Cessus qui alternent avec les dents et portant souvent des cils
dans les intervalles. Si l’on compare, par exemple, le péris-
tome du Mnium undulatum avec celui du Thuidiam tamaris-
cinum, on ne trouvera véritablement entre eux aucune diffé-
rence essenlielle. Il est donc probable que tous ces genres
ont une origine commune, distincte de celle des Dicranum,
Barbula, Grimmia, plus éloignée encore de celle des Polytri-
chum, des Telraphis ou des Andræa. à
On observe cependant entre le péristome d’un Mnium et
_ celui d’un Thuidium une différence qui est importante, parce
qu’elle est généralement constante dans les mêmes familles :
les plaques extérieures des dents du Thuidium sont marquées
de siries horizontales; ces stries manquent dans celles des
. Mnium, où l’on voit seulement des papilles uniformément
disposées. Or, ce caractère, la présence de stries horizontales
sur la face extérieure des dents, se retrouve dans presque
tous les Pleurocarpes, du moins dans les genres parfaits et
bien développés de chaque tribu, On ne l'observe jamais, au
sue
1 — %
REVUE BRYOLOGIQUE. 51
contraire, dans les Acrocarpes dont le péristome a la même
structure.
Dans les différentes familles de Pleurocarpes, il y a cepen-
dant des genres ou des espèces où le péristome semble arrêté
dans son développement, et comme amoindri ou dégénéré:
cet amoindrissement se lie ordinairement à la forme dressée
de la capsule. Ces péristomes ainsi amoindris montrent encore
souvent les stries horizontales des dents extérieures; mais
ces stries tendent peu à peu à s’effacer, et à la fin elles dis-_
paraissent. Ainsi, par exemple, l’Anomodon viticulosus,
l'Habrodon Notarisii, le Pylæa polyantha manquent de ces
stries horizontales caractéristiques. On peut expliquer ce fait
par une dégénération ultérieure du type primitif, si l'on
admet, comme tout tend à le faire supposer, que ces formes
moins parfaites descendent de formes plus parfailes a péris :
tome normal.
Mais un fait plus remarquable et plus curieux, c’est l'ab-
sence de ce même caractère dans un certain nombre d'espèces
du genre Hypnam, qui se placent pourtant parmi les plus
parfaites et les mieux développées. Ces espèces sont d'abord
l'Hypnonm fluitans, et les sous espèces qu’on doit lui adjoindre,
Hypnum exannulatum, Hypnum pseudo-slramineum. Dans
ces espèces, les dents du péristome sont simplement cou-
vertes de papilles sur les plaques extérieures, comme dans
les Bryum et les Mnium, tandis que les autres Hyÿpnes que
Von range ordinairement dans la section Harpidium, les
Hypnum uncinatum, revolvens, intermedium, lycopodioides,
Kneilli, et aussi l'Hypnum scorpioides présentent au contraire
des stries horizontales bien marquées. L'Hypaum fluitans
s'éloigne donc par là de cette section pour se rapprocher de
quelques autres espèces dont il est d'ailleurs aussi bien voisin
sous d’autres rapports : l'Hypnam badiam, les Hypnum stra-
mineum, sarmentosum, cordifolium, Richardson (Breidleri),
giganteum, enfin l’'Hypn. Schreberi., Tous ces Hypnes man—
quent des siries horizontales de leurs congénères, el ils me
semblent d’après cela, comme aussi assez bien par le reste
de leur organisation, former une section distincte dans le
genre Hypnum. Ce fait, qui n'avait pas encore, je crois, été
signalé, a done une certaine imporlance pour la division de
ce genre nombreux et difficile. a
Si l’on cherche maintenant quelle peut être la signification
de ce fait au point de vue de l’évolution, voici une hypothèse
qui me parait avoir quelque vraisemblance. L'absence des
stries caractéristiques des Hypnes dans ce groupe spécial nous
permet, je crois, d’entrevoir le point de départ et l'origine
commune des Pleurocarpes et des Acrocarpes à péristome
semblable. Ces espèces semblent en effet représenter le stade, 4.
le degré d'évolution où le péristome des Pieurocarpes n'avait
52 REVUE BRYOLOGIQUE.
pas encore acquis ce caractère des stries horizontales qui le
distingue actuellement de celui des Acrocarpes (Bryacées,
Mniacées) dont elles se sont séparées. Elles seraient donc les
espèces les plus anciennes de ce groupe des Pleurocarpes,
ou da moins les représentants actuels de ses formes les plus
anciennes. L'absence de données paléontologiques ne permet
évidemment de former sur les phases de cette évolution que
des conjectures assez vagues ; je crois cependant que la com-
paraison des différentes formes du péristome peut conduire
dans cet ordre de questions à des résultats de quelque valeur;
elle me paraît dans tous les cas pouvoir servir à poser les
bases d’une classification plus naturelle des mousses.
| PHILIBERT.
Notice sur quelques mousses des Pyrénées (Suite).
DicRANUM SCOTTIANUM Turn. — J'ai reconnu cette espèce
dans une petite collection de mousses récoltées. dans la
vallée de la Bidassoa par M. le curé Don Jose de Lacoirqueta.
Elle provient de la localité appelée Viataqueta et est nouvelle
pour les Pyrénées, Ainsi se trouvent vérifiées les prévisions
de M. Husnot, qui soupçonnait Ja présence de cette mousse
dans les Pyrénées occidentales. La capsule du Ÿ. Scottianum
légèrement arquée et un peu renflée vers la base, et surtout
les dents du péristome à peine divisées, presque entières
offrent de bons caractères pour distinguer cette espèce du
. D. fulvum dont elle est très-voisine. A l’état stérile la distinc-
tion devient plus difficile, cependant le tissu des feuilles jau-
nâtre presque translucide, et les cellules linéaires allongées de
la base, tandis que le tissu est opaque dans le D. fulsum avec
des cellules basilaires courtes, permettent de ne pas confondre
les deux mousses. Le caractère tiré de la denticulation de
l'acumen est beaucoup moins sûr. J'ai trouvé pour la première
fois ces indications dans les Muscinées de la Franee de M. Bou-
lay. Ce n’est qu’un cas particulier des nombreux services que
rendent, pour les déterminations, les descriptions détaillées
que M. Boulay a eu le mérite d’inaugurer en 14872 dans ses
Muscinées de l'Est.
FiSSIDENS POLYPHYLLUS Wils. — J’ai reconnu aussi cette belle
espèce dans la collection précitée. Elle a été récoltée par
M. de Lacoiïrqueta à Asquin dans la vallée de la Bidassoa. En
1880 elle avait été signalée déjà par MM. Gillot et Howse, au
Pas de Roland près Cambo (Basses-Pyrénées). Très- voisine
du #, serrulatus Brid,, elle s’en distingue par les cellules à
parois épaissies et surtout par les feuilles faiblement denticu-
lées-sinuolées vers le sommet.
Pozyrricuum @nACILE Menz. — M. Motelay a bien voulu me
* communiquer la plante de l'étang de Cazau, figurant sous ce
nom dans la collection Durieu. L’échantillon porte des fleurs
mâles, mais en l'absence de capsules, il est difficile de dis-
tinguer sûrement cette espèce du Polytrichum formosum
dont les lamelles ont la même structure. On ne peut plus
spéculer que sur leur nombre, — M. Boulay assigne 70-100
lamelles au P. formosum et 30-50 au P. gracile. J'en ai compté
36-40 sur la plante de Cazau, ce qui la ferait rentrer dans le
P. gracile, Il n’y a donc pas d’impossibilité absolue à ce qu'on
admette cette espèce dans la flore du Sud-Ouest. IL faut
remarquer toutefois qu’elle est généralement sociale et fer-
tile dans les lieux tourbeux du Nord où elle croit de préfé-
rence. Sa distribution dans le Sud-Ouest el surtout duns les
Pyrénées où elle n’a pas encore été signalée, appelle donc de
nouvelles recherches. Dans tous lies exemplaires américains
du P. gracile que j'ai pu examiner, j'ai toujours observé que
la capsule est plas allongée et plus nettement anguleuse que
dans les spécimens d'Europe.
TRICHOSTOMUM FLAVO-VIRENS Bruch, — Sables maritimes à
la Clape, près Narbonne (D° Jeanbernat ). Se relrouvera pro-
bablement sur le littoral méditerranéen dans les Pyrénées-
Orientales.
BARBULA COMMUTATA Jur. — Sur un mur, à Mauléon (Basses-
Pyrénées), avec quelques capsules. MM. Boulaÿ et le D'Jean-
bernat ont reconnu que cette même plante que j'avais récollée
en 1878, au Boucau, près Bayonne, est identique au Barbula :
convoluta, var. fragihfolia de la même région, publié par
Spruce dans ses Muscr Pyrenaici. avec cette annotation :
« foliis multo longioribus, linearibus, patulo-recurvis , alis
« undulatis, perichaetii laxioris acuminatis; muris pagorum
REVUE BRYOLOGIQUE.
« Jurançon et Bilhères.» À celle diagnose très-exacle, Hs
faudrait ajouter que le 2. commufala Jur. croit en coussinets
plus profonds, plus lâches et plus bombés qui le distinguent :
des gazons plans et denses du Barbula convoluta. Malgré ces
différences, sa valeur spécifique ne resle pas moins douteuse,
d’après M. Boulay, qui la classe comme subspecies. :
Necxera Bessert Jur. — M. Roumèguere à indiqué celte
espèce à la forêt des Fanges, dans les Pyrénées de l'Aude.
M. Husnot a bien voulu m'en communiquer UP LL one se
qu’il a récollé entre les Eaux-Bonnes et le col de Tortes; 11
faut donc nécessairement l’admettre dans la FlorePyrénéenne.
Hvenux scorprones L. —La plante de l'étang de Cazau
(Gironde), de l’herbier Durieu de Maisonneuve, m à été come
HO codes REVUE BRYOLOGIQUE.
muniquée par mon ami Jeanbernat, qui l’a reçue de M. Mote-
lay. Après vérification, j'ai reconnu que c’est bien le H.
scorpioides. Jusqu'à présent, c’est la seule localité connue dans
le Midi de la France. F. RENAuLr.
Notes sphagnologiques.
Descriptions de quelques variétés nouvelles.
SPHAGNUM PAPILLOSUM Lindb., var. BRACHYCLADUM Nob.
__ Fascicules de rameaux assez écartés ; rameaux divergents
courts et épais, élalés ou ascendants, brièvement alténués ou
obtus ; feuilles étroitement imbriquées. :
Belgique : Campine anversoise , mare à Nieuwmoer (Calm-
pthout), fertile (H. van den Broeck).
. Forme parallèle à la var. brachycladum Warnst. du SpA.
cymbifolium. pre
SPH. SUBSECUNDUM Nées., var. ALGERIANUM Nob.
Forme robuste et trapue , voisine des var. contortum Schp.
et auriculatum Linb. — Possède la coloration de la première
_ de ces deux variélés, mais en diffère par ses feuilles beau-
= coup plus lâches et ses rameaux non julacés, les supérieurs
étalés, non circinés. Se distingue de la var. auriculatum par
sa coloration ,-ses feuilles caulinaires pourvues d’oreillettes
moins développées, ses feuilles raméales plus lâches, étalées,
et sa tige noire ou d’un brun très-foncé.
M. Renauld m'a communiqué plusieurs échantillons de
cette plante , provenant de l’herbier de M. Viaud-Grand-
Marais , el dont les éliquettes portaient pour toute indication :
Algérie » 1870 (A. Letourneux), sans localité. Cette variété est
identique à la forme à feuilles molles et lâches mentionnée par
M. Bescherelle dans son Catalogue des Mousses d'Algérie, p. M,
et indiquée dans les localités suivantes : Bône, marais dans
le Soubadja (Letourneux, La Perraudière) ; La Calle, bruyères
marécageuses (Durieu).
SPH, LARICINUM Spr., var. SUBMERSUM Nob.
Plante flottante, Tige grêle, dichotome. Rameaux très-
écartés, ordinairement solitaires, quelquefois géminés, étalés,
courts ou peu allongés. Feuilles raméales grandes, largement
ovales, trés-concaves, imbriquées. Feuilles caulinaires très-
grandes, presque entièrement semblables aux feuilles raméales,
* pourvues de petites oreillettes, fibreuses jusqu’à la base.
_ Belgique: Campine anversoise, mare à Schilde (H. van den
Broeck).
| REVUE BRYOLOGIQUE. RU
Spx. SQUARROSUM Pers., var. LIMBATUM Nob.— (Var. fallax
Nob. in litt.
Plante d'un ver! pâle ou jaunâtre, de moitié moins robuste
que le type. Feuilles raméales nettement squarreuses. Feuilles
caulinaires très-caractéristiques, à peu près de même forme
que dans le type, mais plus distinctement rétrécies vers le som-
met, qui est arrondi ou tronqué et très-légèrement fimbrié ;
_ distinctement marginées : marge de largeur uniforme, -s'avançant
-jusque près de l'extrémité.
Vosges : Plombières (V. Madiot); Gerbamont (D. Pierrat):
J'ai reçu aussi de M.F. Renauld un échantillon de cetle
variété provenant du Cantal.
Forme très-remarquable par ses feuilles caulinaires pour-
vues d’une marge assez large et très-distincle, s'avançant jusque
près du sommet, où elle conserve la même largeur qu’à la base,
tandis que, dans toutes les autres formes appartenant au
groupe des Sph. teres et squarrosum, la marge n’est évidente
que vers la base de la feuille et disparait très-loin du sommet,
en laissant les bords latéraux fimbriés sur une assez grande
longueur. 5
M. Braithwaite (The Sphagn., p- 61), décrit un SpA.
squarrosum var. lazum Braithw.,. dont les feuilles caulinaires
son! également pourvues d'une marge distincte; mais, ICI,
celte marge s’élargit vers la base, les feuilles sont courtes, Car-
rées et profondément fimbriées au sommet, caractères qui éloi-
gnent cette forme de notre var. limbatum, et la rapprochent <
des Sph. Girgensohnii et fimbriatum plutôt que des Sph. teres
et squarrosum. D'ailleurs, M. Braithwaite lui-même avait pri-
mitivement rattaché cette forme au Sph. fimbriatum sous le 4
nom de var, robustum (Sph. brit. exsice., n° 44 A :
Les échantillons de la var. limbatum provenant de Gerba-
mont présentent une particularité intéressante : vers. la base
des feuilles, et principalement le long de la marge, on trouve
fréquemment des cellules hyalines garnies de quelques fibres
et pores assez distincts. ue
Sen. ramsraiarum Wils., var., vALIDIUS Nob. -
Plante plus trapue et plus robusie que le type; rameaux
plus épais, à feuilles étroitement imbriquées. ne
Belgique: Campine anversoise , lien marécageux enlre
Grobbendonck et Pulle (H. van den Broeck). a:
Spn. ACUTIFOLIUM Ehrh., var. FLAVICOMANS Nob. ee
Toutes assez denses, entièrement d'un blond pâle. Feuilles
caulinaires grandes, nombreuses, allongées, lingulées, rélrécies
au sommet, qui est tronqué et denticulé ; cellules hyalines
bipartites, les supérieures fréquemment garnies de fibres et
de pores. Feuilles raméales lâchement imbriquées, ovales-
lancéolées, brièvement acuminées, largement tronquées et den-
lées au sommet. Zone ligneuse de la tige épaisse, pourpre.
REVUE BRYOLOGIQUE.
a. majus. — Forme tres-robuste, rappelant un peu, au pre-.
mier abord, le Sph. Lindbergii. Rameaux divergents allongés,
défléchis.
B. minus. — Plante moins vigoureuse. Rameaux divergents
assez courts, élalés ou ascendants.
J’ai trouvé cette belle variété dans une intéressante collec-
tion de.mousses de l'ile Miquelon (Am. sept ), récoltée par
_ le docteur Delamare et que je dois à l’obligeance de M. Re-
_mauld. Elle est très-remarquable par sa coloration, qui
s'éloigne de toutes les teintes que l’on observe dans les autres
variétés de l’acurifolium. |
_SPH. INTERMEDIUM Hoffm. , var, BRoEckIT Nob.
Touffes peu profondes, assez denses, d’un vert jaunâtre.
Cellules épidermiques de la tige peu distinctes. Feuilles cau-
linaires pelites, assez rapprochées, triangulaires ou briève-
_ ment lingulées, obtuses-arrondies et ordinairement un peu
dentées au sommet, entièrement dépourvues de fibres. Feuilles
raméales étroitement lancéolées, peu ou à peine ondulées, mais
plus ou moins homotropes à l'état sec.
he Belgique: Campine anversoise, lieu marécageux entre
_ Grobbendonck ei Pulle (H. Van den Broeck).
Forme voisine du Sph. cuspidatum var. brevifolium Lindb.
En diffère principalement par la forme des feuilles raméales.
: J. CARDOT.
Fissidens subimmarginatus.
S'pecies nova.
Monoicus, pusillus , foliis 2-3 jugis; lamina verticalis latior
immarginata integerrima, dorso longe supra folii basin eva-
nida, subito acuta, nervo apicem attingente ; laminarum va-
ginalium limbus e cellulis mediocriter elongatis constans,
sæpius non in margineipso, sed juxtamarginem incrassatus, nervos
laterales mentiens ; folii cellulæ minutæ rotundato-5-6 gonæ ;
calyptra conico-elongata uno latere in parte inferiore fissa,
basi non crenulata; capsula in pedicello parum elongato
terminalis, erecta, ovata, pallida , operculo conico-elongato
luteo, peristomii dentibus flavo-aurantiis ad 3/4 in crura duo
filiformia fissis ; anoulus e cellulis minimis biseriatis operculo
arcte adhærens ; sporæ minutissimæ læves; perigonia basi-
laria parvula ex 3-4 foliolis antheridia 4-3 ovata foventibus.
J'ai trouvé cette espèce près d'Aix en Provence, sur les
berges d’un petit vallon creux, dans la région du terrain
à gypse.
REVUE BRYOLOGIQUE. Me
De nombreuses tiges, la plupart fertiles, quelques-unes
mâles , beaucoup plus petites, adhèrent entre elles par leurs
bases. La plante fructifiée ne mesure guère que 4 millimètres
de sa base au sommet de l’opercule, 2°" à 2"® 1/2 jusqu’à
l'extrémité des feuilles perichétiales. 5 ou 6 feuilles , les infé-
rieures très-pelites, les autres par degrés plus grandes,
atteignant 4, 40 à 1"",50; l'aile dorsale plus courte que
la gaîne dans les feuilles moyennes, et plus longue qu’elle
dans les périchétiales. Cette aile est assez large, non acu-
minée , mais assez brusquement aiguë, et terminée par une
pélite pointe ; arrondie sur le dos de Ja feuille, elle s’arrête
ordinairement bien avant sa base. Son bord est parfaitement
entier, limité par une ligne unie et continue. Le tissu est
formé de petites cellules hexagonales ou pentegonales, à
parois assez minces , et il est tout à fait le même sur les bords
que dans le milieu. L’épaisseur de ce tissu est très-petite :
_ vues sur une coupe transversale, les cellules sont encore
moins épaisses que larges ; leurs parois sont planes et paral-
lèles à la surface de la feuille.
Les lames vaginales sont formées de cellules semblables ,
mais elles présentent un limbe distinct, de forme et de con-
sistance assez variable. Ce limbe est quelquefois composé
simplement de cellules rectangulaires , plus ou moins
. allongées, sans épaississement notable ; plus ordinairement
il s’épaissit sur certains points et se compose alors de deux
ou plusieurs couches de cellules longues et étroites. Cet
épaississement est quelquefois placé sur le bord même de la
feuille , mais le plas souvent il se trouve à une certaine dis-
tance dans l’intérieur, laissant en dehors une bordure non
épaissie, formée d’une seule couche de cellules rectangu-
laires ou même quelquefois de petites cellules hexagonales,
semblables à celles du tissu intérieur. La ligne épaissie
semble ainsi constituer nne sorte de nervure latérale, qui
souvent disparaît avant la base de la feuille, et qui quelque-
fois aussi se ramifie vers le haut en formant de petits crochets.
La longueur du pédicelle est à peu près de 2%, 50; on en
trouve assez souvent deux dans la même périchèze. La cap-
sule est ovale et courte, de couleur pâle ; l’opercule forme
un cône acuminé, parfaitement droit et régulier, coloré dans
toute son étendue, long d'environ 0"", 30. La capsule totale,
de la base au sommet de l'opercule , égale environ om, 85.
Après la sporose , elle est fortement contractée dans sa parie
Supérienre au-dessous de l'orifice, qui est au contraire large
et dilaté. Les dents du péristome , lüngues d'environ 0®, 25,
sont fendues au moins dans les 3/4 de leur longueur; les
branches, inégales et filiformes, très-fines, sont couvertes de
.
grosses papilles. La couleur de ces dents est d’an jaune-orange
pâle, tandis que dans la plupart des espèces voisines, Fissidens
D. REVUE BRYOLOGIQUE.
_incurvus, pusillus, bryoides, etc., elles sont, au contraire,
d’un rouge très-foncé, noirâtre ou vineux.
L'absence de limbe épaissi sur les lames verticales des
feuilles, distingue d’ailleurs aisément notre espèce de toutes
les petites espèces européennes, si l’on excepte le Fissidens
_Bloxami Wilson (Fissidens exilis Æedwig? } Mais celui-ci, qui
paraît habiter exclusivement les terrains argilo-siliceux, est
très-bien caractérisé et facilement reconnaissable. Ses tiges
sont encore plus petites, plus isolées, les feuilles moins
nombreuses; elles sont dépourvues de limbe sur les lames
vaginales aussi bien que sur l'aile verticale; leur tissu est
formé de cellules beaucoup plus grandes, d’un diamètre
presque double; sur les bords, ces cellules deviennent ovales
et saillantes, de telle sorte que la feuille est distinctement
crénelée. Cette denticulation est plus marquée encore sur les
lames vaginales; le tissu de ces lames est formé en grande
partie, surtout vers la base, de cellules carrées ou rectangu-
laires, mais sans aucune trace d’épaississement ou de nervure
latérale. Enfin l2 capsule du Fissidens Bloxami a un véritable
anneau, large et révolubile, formé de cellules assez grandes
et assez nombreuses, tandis que dans notre espèce, comme
dans le Fissidens incurvus, l'anneau n’est représenté que
par deux séries de cellules hyalines, d’une extrême petilesse,
qui demeurent toujours adhérentes à l’opercule.
Notre plante se rapprocherait davantage de certaines es-
pèces exotiques, particulièrement du Fissidens submargina-
tus Bruch. Cette espèce de l’Afrique australe (Port-Natal) , a
aussi l’aile verticale entière et dépourvue de marge, et les
lames vaginales marginées. Je trouve cependant dans la courte
description qu’en donne Ch. Müller (Synopsis, & 1, p. 56),
trois caractères qui me paraissent suflire pour la séparer de
l'espèce provençale. 4° la tige beaucoup plus grande (2-3 li-
neas — 4-7 millim.) porte de 6 à 16 paires de feuilles; 2° la
coiffe conique et crénelée sur les bords; 3° enfin les fleurs
mâles sont dites sessiles (flos masculus sessilis), sans doute
à l’aisselle des feuilles. Dans notre espèce, au contraire, elles
constituent des plantules distinctes, adhérentes à la base des
tiges fertiles: ces plantules portent trois.ou quatre folioles
très-petites, l’inférieure très-courte et énerve, relativement
assez large, à contour circulaire ; les deux supérieures com-
_ posées d’une gaine ovale et d’une petite lame nerviée, et à
l’intérieur quatre où cinq anthéridies sans paraphyses.
P. S. — Cet article était écrit déjà depuis. quelques mois,
lorsque j'ai appris l'existence d’un Fissidens trouvé en 1866
par le comte de Solms, en Portugal, près de Tavira, et décrit
par Rutbhe { Hedwigia, 4870, n° 12, p. 177), sous le nom de
Fissidens intralimbatus. 11 m’a été impossible de me procurer
un exemplaire de cette espèce; j'ai dû me contenter de la
REVUE BRYOLOGIQUE. 59.
description du Hedwigia. Cette description est incomplèle sur
plusieurs points: M. Ruthe n’avait pu voir ni les fleurs mâles,
ni l’opercule, ni l'anneau, et il ne dit rien du péristome;
cependant les caractères qu’il décrit sont bien suflisants pour
distinguer son espèce de la nôtre.
Dans le Fissidens intralimbatus les feuilles sont plus nom-
breuses (4-6 paires ) ; elles sont étroitement lingulées et gra-
duellement acuminées, tandis que dans le Fiss. subimmargi-
patus elles sont relativement larges et brusquement apiculées ;
dans la plante portugaise, la lame verticale est finement
crénelée sur les bords, dans la plante d’Aix, elle est parfaite-
ment entière ; enfin M. Rutbe signale particulièrement l’épais-
seur et la largeur du limbe dans les lames vaginales, qui
présente, dit-il, des rangées de longues cellules bien plus
nombreuses que dans le Fissid. Bloxami; dans la plante
d'Aix, au contraire, ce limbe est généralement mince, et il
présente ce caractère remarquable d’être souvent placé dans
l'intérieur de la feuille et non sur les bords. Le nom d’intra-
limbatus m'avait fait soupçonner une structure analogue dans
l'espèce portugaise ; mais M. Ruthe ne décrit absolument rien
de pareil. En somme, le Fissidens intralimbatus, bien que
semblable à notre plante, comme à plusieurs espèces améri-
_caines, par l’absence du limbe épaissi sur les lames verti-
cales des feuilles jointe à sa présence sur les lames vaginales,
paraît en être bien diftérent par ses autres caractères.
PHILIBERT.
Les spores des Sphaignes.
Schimper a décrit les spores des Sphaignes comme étant de
deux sortes : les unes plus grandes, tétraédriques, qu'il a
appelées macrospores ; les autres d’un diamètre environ 10 fois
_plus petit, subglobuleuses et stériles, désignées sous le nom
de ricrospores. : :
Plusieurs botanistes ont nié l'existence des microspores qui
n'auraient été vues que par cet auteur, Je les ai observées
_très-souvent dans diverses espèces, et j'ai envoyé à M. Gravet
le contenu d’une capsule de S. squarrosum, qui en contenait
des centaines, peut-être des milliers ; dans cet exemplaire, les
macrospores avaient environ 0 mill. 02 et les microspores
0 mill. 002 ; ces dernières se présentaient sous le microscope
isolées ou réunies en groupes plus ou moins nombreux. Un
pourra peut-être dire que ce ne sont pas des spores; ce que
je tiens à affirmer, c’est que les corpuscules que Schimper
a décrits et figurés sous le nom de microspores existent réel-
lement dans la capsule des Sphaignes et souvent en très-
grande quantité. re acute HONOTe |
00. - REVUE BRYOLOGIQUE.
Bibliographie.
V.F. BroTaERus. — L'tudes sur la distribution des mousses
au Caucase. Helsingfors, 4884; un vol. in-8 de 104 p.
Ce traité est le résultat des recherches bryologiques entre-
prises par l’auteur au Caucase pendant deux étés.
M. Brotherus, bien connu des lecteurs de la Revue (1),
commence par indiquer les noms des botanistes qui, avant
lui, ont récolté des mousses au Caucase. Ces voyageurs n'ont
réuni que des collections peu nombreuses, tandis que M. Bro-
therus a pu porter ce nombre à 400 espèces après deux
voyages faits en 1877 et 1881. L'auteur indique l'itinéraire
qu'il a suivi et donne une description géographique et géolo-
_ gique des contrées explorées ; le sommet le plus élevé, l'El-
brouz, atteint une hauteur de 5646 mètres. Il divise le Cau-
case en six régions: la région de la plaine, les régions
inférieure moyenne et supérieure silvatiques, puis les régions
subalpine et alpine. M. Brotherus adopte les stations bryolo-
giques établies par l’abbé Boulay, et il donne, pour chaque
région, de longues listes de mousses classées d’après leurs
stations. Cet intéressant ouvrage se termine par un aperçu
synoptique des limites des mousses, Dans tout ce travail
l’auteur compare la végétation du Caucase à celle des Pyré-
nées comme élant la montagne de l’Europe qui s’en rapproche
le plus par sa situation entre deux mers et sa direction,
T, Husnor.
J. BreinLer et G. Beck. — Trochobryum, novum genus Seli-
geriacearum ( Vorgelegt in der Versammlung am 6 Februar
1884. — Aus den Verhandlungen der k. k, zoologisch-bota-
nischen Gesellschaft in Wien (Jabrang 1884) besonders
abgedruckt), — 2 p. cum tab.
TROCHOBRYUM nov. genus.
Plantæ humiles, Seligeriæ generis speciebus affinitale
proximæ. Folia e basi brevi laxe areolata, costa procurrente
longe subulata. Capsula in seta crassa, subsphærica, pachy-
derma, collo brevi indistincto suffulta sicca depressa, deoper-
culata subdisciformis vel plano-infundibuliformis. Peristomii
dentes 16, æquidistantes, hygroscopici, latiusculi, sine linea
divisurali. Operculum columellæ adnatum, apiculatum. Ca-
lyptra cucullata, |
Trochobryum carniolicum n. sp. (suit la description, trop
longue pour être reproduite ici).
. Il suffit de jeter un coup-d’œil sur la belle planche qui est
jointe à celte description pour voir qu'il ne s’agit pas ici de
(4) Excursions bryologiques au Caucase, année 1880, p. 49-58.
REVUE BRYOLOGIQUE. 61
quelque forme douteuse, mais d’une plante très-distincte de
toutes les espèces européennes par ses feuilles supérieures
émarginées au sommet et prolongées en une très-longue
pointe (6 mill.) formée par l’excurrence de la nervure.
Hab. In saxis calcareis, humidis interdum irrigatis, in
fauce-« Dobliza-Graben » montis Ulrichsberg, Carnioliæ , alt.
500, ubi ?. S. Robic majo anni 1882 detexit. T. Husnor.
Scandinavian Bibliography (continue).
II. PUBLICATIONS WHICH REFER ONLY TO SWEDEN.
23, BERNDES, W. E., £n for Skandinavien ny moss-art (Bot.
Notis., 1875, p. 131-133, in swedish).
. Weisia rostellata Lindb. (Gymnostomum rostellatum Schp.
Syn.), a new cilizen of the Scandinavian mossflora, was de-
tecled by the author at Knifsta near Upsala in 1874; the
characters of the species are given.
24. ExstTranD, E. V., Spridda vüxtgcografiska bidrag till
Skandinaviens mossflora (Bot. Notis. 1880, p. 1-7, in swedish).
At his excursions in Upland, Smaland, Ostergôtland and
Oland the author has gathered many interesting mosses, of
which an enumeration is given in this paper. Rhynchosle-
gium rotundifolium (1) from Oland, Philonotis cæspitosa from
Uppland and Lophocolea cuspidata Limpr. from Oland and
Uppland are announced as new to the Scandinavian peninsula ;
for Harpanthus scutatus and Anthoceros lævis, that in many
years have not been gathered in Sweden, new stations have
been detected. Among the other mosses some of the rarest
- may be mentioned, viz. Hypnum Breidleri, Amblystegium
… radicale, Plagiothecium turfaceum, Mnium insigne c. fr., Tor-
- tula fragilis c. fr., Nardia hæmatosticta, Jungermannia Horns-
.cbuchiana ec. fr., J. Lumprichtii Lindb. (J. intermedia Auct.
plur. }, J. excisa, Cephalozia obtusiloba Lindh., C. bifida
(Schreb.) Lindb., Odontoschisma denudatum c, fr., all these
mosses from Uppland, Ephemerum serratum, Lophocolea
bidentata, Porella platyphylla Lindb., Fossombronia Dumor-
tieri from Smaland, Hyÿpnum purum c. fr., H. Bambergert,
Brachythecium salebrosum-turgidum, Anomodon longifolius
c. fr., Amblyodon dealbatus, Bryum neodamense from Oland,
Dissodon splachnoides and Jung. lurida from Ostergütland.
| viens mossflura (Bot. Notsr. 1882, p. 135-136, in swedish ).
_ New stations of some rarer mosses, the greatest part He-
(1) Professor Lindberg considers Doctor Ekstrand’s specimens lo be a
variety of Hypnum murale Neck, see Jiev, bryologique, 1882, p. 85,
25. Ensrrann, E. V., Växtgeografiska bidrag till Skandina- .
se
6 : REVUE BRYOLOGIQUE.
palics, from the provinces Ostergôtland, Nerike and Uppland.
_ The most interesting mosses are Hypnum fastigiatum var.,
Jungermannia exsecta c. coles., J. Michauxii # and c. col.,
Nardia insecla, N. Funckii # and c. col., Cephalozia my-
riantha, Lophocolea cuspidata and Anthoceros lævis c. fr., all
from the first-mentioned province. The aathor has found .
Cephalozia divaricata to be more common than C. bifida in
Sweden; C. media Lindb. appears to be more common than
‘GC. connivens Dicks. (? = mulliflora Huds. ).
26. Entxsson, J. et TuLBERGS. À., Biddrag till Skanes Flora
(Bot. Notsr, 1875, p. 131-133, in swedish).
New stations of phanerogams and a few mosses in the said
province ; of great interest is Ptychomitrium polyphyllam as
. new {o the flora of Sweden.
27. GrônwaLz, A. L., Nagra strodda bryologiska anteckningar
(Bot. Notsr, 1873, p. 71-74, in swedish. )
New stalions of mosses from the province of Skane. Gym-
nostomum calcareum from Bennestad is indicated as new to
Scandinavia. Other interesting mosses mentioned are Ortho-
trichbum Rogeri, O. tenellum, O. pulchellum, Eucladiuom ver-
ticillatum, Phascum bryoides, etc.
28. GRünwaLL, A. L., Berättelse om en bryologisk resa t
Bohuslün, med understod af K. Vetenskaps-Akademien utford
“under sommaren 1851 (Ofvers., af K. Vet. Akad, Fürdhandir,
1882, n° 1, Slockholm, p. 13-20).
The author gives an account of his bryological excursions
1881 in Bohuslän, As new to the province were detected
Brachythecium glareosum, Pogonatum aloides var. 3 defluens,
Orihotrichum gymnostomum, O. Sturmii, O. stramineum, 0.
Lyelli, Zygodon viridissimus var, B rupestris, Grimwia
torquata, Sphagnum molle, Jungermannia setiformis and
Frullania fragilifolia. Other more interesting mosses men-
‘tioned are Bryum lacustre, Amblystegium fluviatile, Weisia
denticulala, Jungermannia kyalina, etc.
29. HaRTMAN, C. Beratielse om bryologiska forskningar i.
Merike under ar 1874 (Ofversigt af K. Svenska Vetenskaps
Akademiens Fôrhandlingar, 1875, n° 3, Stockholm, p. 33-48,
in swedish). — See, ARev. Bryol., 1876, p. 31.
30. KinpserG, N. C., Fürteckning üfver Wermlands och Dals
mossor. (1bid., 4871, n° 4, p. 475-491, in swedish ).
There are many bryologists, that have given contributions 10
the bryology of the named provinces ; already in 1831, C, G..
Myrin knew 216 species from these regions. Doctor Kindberg
now enumerates 333 species, 207 of which are common 0
both provinces, 108 hitherto found only in Wermland and 18
only in Dal. Amongst rarer mosses found in Wermland are
REVUE BRYOLOGIQUE. r 63
Splachnaceæ 8 species, Hypnum Halleri, H. fastigiatum,
Leskea pulvinata, L. atrovirens, Tetraphis Browniana, Poly-
trichum alpinum, Conostomum boreale, Grimmia unicolor,
Dicranum elongatum, D. squarrosum, Discelium nodum, etc.;
many subalpine mosses thus are to be found already in this
southern swedish province, Among rarer mosses found in Dal.
are Hypnum alopecurum, Zygodon viridissimus, Cynodon-
lium Bruntoni and Seligeria recurvata.
31. LinpBerG, S. O., Grimmia trichophylla Grev. andtligen
vrskild sasom skandinavisk. (Bot. Notsr., 1878, p. 32-33, in
swedish ).
Examining some old specimens of mosses Prof. L. detected
Grimmia trichophylla Grev., a new citizen of the Scandinavian
flora , the specimen had been collected at Broby in Skane by
apothecary C. O. Hamnstrôm. The comparative characters of
this moss and G. Mühlenbeckii Schpr. Syn. 1860, which
Species is common in the south of Sweden, are given. The
author finds no essential difference betwen G. Mühlenbeckii
and G. Hartmani,
32. Mosén, H., Mosstudier pa Kolmoren (Ofversigt af K.
= Vetenskaps Akademiens Fôrdhandlingar, 1873, Stockholm,
P. 5-40, in swedish).
Kolmoren is a mountain-ridge, silaaled on {he limit bet-
ween the provinces Sédermanland and Ostergütland. The rocks
are lo the greatest part silicious, limestone, however, also
being found in the environs of Marmorbruket. The enumera-
tion contains 284 species and 16 subspecies or varielies.
_ Among rare mosses may be mentioned Hypnum fasligialum,
* Amblystegium radicale, Timmia austriaca c. fr, Splachnum
rubrum, S. vasculosum, S. sphæricum, Ulota Drammondii,
Tortula cylindrica, Fissidens decipiens, Dicranum robustum,
Weisia Wimmeriana (new to Sweden), Sarcoscÿphus Funckii,
Jungermannia excisa (new to Sweden), J. intermedia, J. Hel-
lériana. Some new varieties are described, viz. Hypnum
cuspidatum L. 7 obtusum, Hypnum fluitans L. à dichelymoides,
Climacium dendroides & tumidum, Sphagnum rubellum
= porosum, Lophocolea bidentala 8 multifida, The subgenus
= Harpidium has been subjected to a closer examinalion.
33. N. J. Scneurz, Fortsalla iakttagelser rôrande Smalands
vaztlighet (Bot. Notisr, 1871, some mosses mentioned in
p. 147). sat ; a.
34. N. J. Scneurz, Bidrag till Gollands, Smalands och Ble-
kinges flora (Ibid. 1872, p. 12-74). | |
35, N, J. Scueurz, Nya vaztlohaler (Ibid, 1873, p. 41-45)
36. N.J. Scueurz, Spridda bidray till Sveriges flora (Ibid,
SD AOILO6) 2 Poe la
* :
Fe = REVUE BRYOLOGIQUE.
37. N. J. Scueurz, ya västlokaler (Ibid., 1876, p. 141-142).
38. N. J. Scueurz, Spridda vaxtgeografiska bidrag (bid.,
1878, p. 145-149).
In 1870 there appeared from the author’s hand « [aktta-
gelser rürande Smalands mossflora » (Ofversigt af K. Svenska
Vetenskaps Akademiens Fôürhandlingar), a compendium of
all that at that time was known on the mosses of Smaland ;
the enumeration contains 271 Bryaceæ, 12 Sphagnaceæ and
72 Hepaticæ. In all the named papers new contributions to the
bryology of Smaland are given; there are also to be found
new siations of mosses in Gotland (34), Blekinge (34, 38),
Haliand (35), Skane (35, 37) and Oland (36, 38). ARNELL.
Nouvelles.
La Société Botanique de France tiendra sa session annuelle
à Charleville dans la 2° quinzaine d'août. Ce sera certaine-
ment avant tout une réunion de bryologues, car à cette
époque de l’année les phanérogamistes ont peu de chance de
recueillir les plantes en bon état, Mais il n’en est pas de
même des cryplogamistes qui exploreront des rochers schis-
teux très-riches en mousses : Schislostega osmundacea c. fr.,
Weisia fugax, Grimmia montanx, Dicranella cerviculala ,
Sphagnum Mülleri, Andreæa rupestris, un grand nombre de
Rbacomitrium, ie Barbula ruraliformis, l’Alicularia compressa,
le Splachnum ampullaceum, le Brachytheciam plumosum, et
beaucoup d’autres espèces intéressantes, — Les excursions
cryptogamiques seront dirigées par MM. Bescherelle, Cardot
et Petit. LeS botanistes qui ne sont pas membres de la Société
peuvent y prendre part en s'adressant à M. Bescherelle, rue
Vauquelin, 3, Paris.
Vient de paraître : Manual of the Mosses of North America
by L. Lesquereux and James. 4 vol. in-8° de 447 p.et6pl
représentant les caractères des genres. : ee
Pour paraitre le 15 juillet : Muscinées de la France, 1"
partie, Mousses, par l'abbé Boulay, 198 p., 15 fr., F. Savy.
Ces deux ouvrages, les plus importants qui aient été publiés :
depuis longtemps, seront analysés dans le prochain numéro.
À la séance d'avril de la Société Crypt. de Manchester,
. MM. Carrington et Pearson présentèrent et distribuèrent des
échantillons des espèces suivantes qu'ils avaient trouvées aux
environs de Keswick : Glyphomitrium Daviesii, Hypnum
demissum, Lejeunia microscopica, Adelanthus decipiens,
Lepidizia cupressina, Plagiochila tridenculata et les Radala
aquilegia et voluta, espèces nouvelles pour l’Angleierre,
NS diode os © (ne
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en 1atin ou en anglais.
Sommaire du N°5.
De l'importance du péristome pour les affinités naturelles des
mousses (suite). Pairierr. — Notices bryologiques, Gravir. —
Bibliographie. — Nouvelles. — Avis. |
I à
De l’importance du péristome pour les affinités
naturelles des mousses.
5e ARTICLE,
La structure du péristome peut servir de base à une classi-
fication raturelle des mousses, mais c’est à condition que
cette structure soit considérée dans les types parfaits et bien
développés de chaque famille. Les espèces à péristome nul
ou imparfait ne peuvent pas être classées à part ; elles doivent
être rattachées aux espèces à péristome bien développé dont
elles sont le plus voisines par l’ensemble de leur organisation.
Les aflinités naturelles, qui sont très-évidentes dans certains
genres, ont souvent conduit les bryologues à suivre ce prin-
_Cipe. Personne n'a jamais séparé les différentes espèces
d'Orthotrichum, quoique les unes aient un péristome double,
_Îes autres un péristome simple, et quelques-unes un péris-
tome nul, Les Physcomitrium, placés d’abord parmi les Gymnos-
. tomum ont été d’un communaccord rattachés aux Funariacées.
M. Lindberg a divisé les Tortulacées en quelques genres tels
que chacun réunit des espèces dont le péristome est celui des
vraies Barbula, d’autres qui ont le péristome d'un Trichosto-
_mum, d’une Weisia ou d’une Pottia, d’autres enfin qui avaient
été considérées comme des Gymnostomum ou des Phascum.
Et cette méthode est très-légitime. Ce que nous cherchons en
effet, ce sont les aflinités naturelles, ou, en d’autres termes,
la parenté originelle des diverses espèces ; la ressemblance
du sporogone, et particulièrement celle du péristome, indi-
REVUE BRYOLOGIQUE.
que, à mon avis, une parenté plus ancienne, et l'indique
d'une manière plus sûre ; mais lorsque cet indice fait défaut,
il faut bien avoir recours aux ressemblances du système
_ végétatif. Il est probable d'ailleurs que ces formes à péris-
iome-nal et mal développé sont dérivées avec le tamps des
formes plus parfaites dont elles ont conservé les autres
caractères. ë
Ce principe posé, voici comment on pourrait tracer l’es-
uisse d’une classification naturelle des mousses.
Il fant d’abord mettre à part les Sphagnum, très-différents
des vraies monsses par leur système végétalif, et les Andræa,
dont le sporogone a une structure toute spéciale. Les Polytri-
chacées forment aussi un groupe bien distinct: les dents de
_ leur péristome n’ont pas d’articulations transversales, comme
dans les autres familles de mousses, elles sont composées de
filaments simples, de fibres longitudinales. M. Mitten a créé
pour exprimer celte différence le nom de Nématodontées, et
il sépare les espèces ainsi constituées des mousses à dents
_ articulées, qu’il appelle Artbrodontées. Dans les Tetraphi-
_ dées { Georgiacées Lindberg), le péristome demeure adhérent
à la partie supérieure de la columelle, et la masse ainsi for-
_ mée se partage en quatre segments triangulaires. M. Lind-
“berg à d’ailleurs montré que les dents des Tetraphis qui
demeurent ainsi confondues sont, au fond, semblables à celles
des Polytrichs, et n’ont pas de véritable analogie avec les
dents articulées des autres mousses. Il y a donc là des types
spéciaux, qui doivent avoir une origine distincte de celles
des Arthrodontées, et qui ont dû s’en séparer de bonne
heure. Ces lypes ont peut-être, dans des périodes géologi-
ques antérieures, tenu une place plus considérable dans la
classe des mousses; mais ils ne sont plus représentés aujour-
d’hai que par un petit nombre de genres et d'espèces. C'est. 7
donc parmi les Arthrodontées qu’il importe surtout d'établir
des coupes naturelles. | ee
Dons celle grande division on aperçoit d’abord deux Lypes
extrêmes et opposés, celui des Dicranum et celui des Hyp-_
num. .
Le péristome d’un Dicranum se compose de deux couches
de plaques, ou articles aplatis. La couche extérieure est for-_
mée, dans la partie indivise de lu dent, d’une seule rangée de
plaques minces qui ont la forme d’un rectangle très-allongé 3
le côté le plus long correspond à toute la largeur de la dent,
qui est ordinairement assez grande, et la hauteur est au
contraire irès-petite, les articulalions étant très-rapprochées.
Ces plaques rectangulaires sont généralement d’un beau
_ rouge, el elles présentent des stries verticales très-appa-
_ rentes. La conche intérieure est formée de deux rangées
_ d’articles trapézoïdes approchant du carré, la hauteur étant
REVUE BRYOLOGIQUE. 67
beaucoup plus grande que celle des plaques externes, parce
que les articulations sont plus éloignées, et la largeur plus
_ pelite, puisque deux de ces articles correspondent à une seule
plaque; mais les deux rangées sont généralement assez iné-
gales : parfois on en trouve trois sur quelques-unes des dents.
Ces articles intérieurs sont ordinairement d’une couleur plus
pâle, orangée, jaune ou même blanchâtre, ils sont épais, et
ils présentent à leurs articulations transversales des lamelles
ou trabécules saillantes. Cette structure demeure la même
dans la partie supérieure de la dent, sauf que la couche
externe se partage entre les deux branches, les deux rangées
de là couche interne se séparant l’une de l’autre: vers le
sommet les stries font souvent place à des papilles.
Dans les Hypnum le type du péristome est en quelque sorte
inverse : ici c’est au contraire la couche externe mince qui
est formée de deux rangées de plaques, tandis que la couche is
interne ne comprend qu’une seule rangée d'articles épais et
fortement lamellifères ; en outre les plaques de la couche
externe, au lieu de stries verticales, présentent des stries
horizontales, “.
Ce sont là les deux types extrêmes du péristome à dents
articulées ; mais si, négligeant dans chacun de ces types les
détails de la structure, on ne s’attache qu'à ses lignes les
plus essentielles, on reconnait que le périslome extérieur
dans les Arthrodontées peut toujours se ramener à une de
ces deux formes générales; tantôt en effet les dents, dans
leur partie indivise, ont une double série de plaques exlé-
rieures et une seule série interne; et tantôt au contraire c’est
la rangée externe qui est simple, la série interne étant alors
presque toujours double. Je désigne les plaques extérieures
par le mot grec eric, écuille ; j'appellerai donc Aplolépidées
- les mousses à péristome articulé qui ont une simple rangée
de plaques à l'extérieur, et Diplolépidées celles où celte ran-
gée extérieure est double. El faut remarquer d’ailleurs que les
Diplolépidées sont les seules qui aient un double péristome;
on ne trouve pas le périslome intérieur dans tous les genres
et dans tontes les espèces de ce groupe, mais on le trouve
presque toujours dans quelques-uns des genres de chaque
famille, et généralement dans les espèces les plus nombreu-
ses, tandis qu'on ne le rencontre jamais dans les Aplolépidées:
C’est là, à ce qu'il me semble, une des marques qui prouvent
que ces divisions sont naturelles. :
Le type des Dicranum est le mieux caractérisé parmi les
Aplolépidées ; ilse montre sans aucune modification notable
dans les genres Campylopus, Dicranella, Cynodontium ,
Dichodontium, Leucobryum. Dans le Dicranodontiumn longi-
rostre la division de la dent en deux branches se prolonge :
jusqu’à la base, mais la structure de ces branches est exacte» .
\
68 REVUE BRYOLOGIQUE.
ment celle des Dicranum ; les stries verticales des plaques
externes sont bien marquées. Elles sont très-apparentes aussi
_ dans l’Angstræmia longipes, où les dents demeurent quel-
quefois simples, et dans les Trematodon, où elles sont per-
cées de trous irréguliers: ces genres ne peuvent donc pas
être séparés des Dicranacées. Dans les Fissidens la forme et
la structure du péristome demeurant encore exactement la
même, les stries verticales tendent à s’effacer, et elles sont
souvent remplacées dans les branches par des papilles dis-
posées en spirale; mais dans les espèces les plus grandes de
la famille, par exemple, dans le Fissidens serrulatus, ces
stries sont encore très-visibles, el alors il n’y à plus aucune
_ différence entre ce péristome et celui d’un Dicranum: ce qui
_ prouve que le type primitif est le même dans les deux
familles. -
Un type voisin de celni des Dicranum, mais séparé déjà
_ par des caractères notabies, c’est le type des Grimmia. Dans
les Grimmia (par exemple Gr. tricophylla, commutata, apo-
_ carpa, plagiopodia), la couché extérieure des dents se com-
“pose aussi d’une seule rangée de plaques en rectangles allon-
_gés ; ces plaques sont ordinairement d’un beau rouge, mais
elles sont épaisses, compactes et lisses, dépourvues de stries;
les articulations surtout sont fortement épaissies, de manière
à présenter en dehors des lamelles irrégulières; la couche
intérieure, mince, membraneuse, et de couleur moins foncée,
jaune ou blanchâtre, est'divisée en deux séries de plaques
_ larges et carrées, qui sont planes et dépourvues de trabé-
_ cules. Dans le haut de la dent, la couche externe se partage
_ souvent en deux ou trois branches inégales et irrégulières,
mais celte division ne résulte pas de véritables commissures
correspondant à des cloisons cellulaires; elle semble due
simplement à ce que la matière erustacée et souvent papil-
leuse qui forme ici cette couche s’est déposée irrégulièérement
en laissant par places des vides, et la couche intérieure plus
mince a été entraînée par cette division. Ainsi dans ce péris-
tome la situation des deux couches et de leurs éléments
demeurant la même que dans les Dicranum, c’est la couche
extérieure qui s’épaissit, tandisque l’intérieure reste mince, et
_les stries verticales sont toujours absentes. Cette structure se
retrouve, avec des modificalions sur lesquelles nous insiste-
rons plus tard, dans les genres Rhacomitriäm, Coscinodon,
Ptychomitrium. Dans le Rhacomitrium acienlare, par exemple,
c'est la couche interne mince et double qui est la plus colo-
rée, la couche externe est plus pâle, mais très-épaisse, très-
fortement et très-régulièrement lamellifère. Dans le Piycho-
amnitrium polyphyllum ja couche externe est à la fois la plus
mince et la moins colorée, elle est lisse et jaunâtre, tandis
_ que la couche interne est rouge et épaisse: c’est donc encore
ri
REVUE BRYOLOGIQUE. Se 69 .
une nouvelle modificalion du type des Dicranum en un sens
un peu différent ; l'absence de siries verticales doit la faire
placer à côté du type des Grimmia.
Nous trouvons ensuite un troisième type de péristome
aplolépidé, qui s'éloigne beaucoup, surtout en apparence, des
deux précédents, c’est celui des Barbula. Dans ses formes les
mieux caractérisées, ce péristome se compose de 32 dents
égales, filiformes et équidistantes, dont les deux couches ne
présentent chacune qu'une seule série d'articles allongés, et
ordinairement tordues en spirale: cela semble au premier
abord bien différent des Dicranum et des Grimmia. Mais en
examinant d’autres espèces de la même famille, par exemple,
le Desmatodon latifolius, le Didymodon rubellus, on recon-
naît que ces 32 dents résullent de la division de 16 dents
normales, conformées au fond commie celles des Rhacomi-
trium, et que ce péristome à par conséquent une origine
semblable à celui des Grimmiacées et ne s'éloigne pas essen-
tiellement de la structure des Aplolépidées. Re:
Entre ces trois types, qui sont les plus saillants, se placent
un certain nombre de formes intermédiaires : les Ceralodon
et Distichium, dont le péristome à au fond la même structure
que celui des Grimmiu. les Seligeria et Blindia, qui ont la
couche externe des Grimmia, avec la couche interne nalle ou
rudimentaire, les Leptotrichum, se rapprochant davantage Fe
du Trichostomum , et les Cinelidotus des Barbula. Je revien-
drai plus tard sur ces détails. La
J'arrive maintenant aux Diplelépidées. Le type principal de
celle division est celui qu’on trouve à la fois dans k plupart
des Pleurocarpes, Hypnacées, Neckeracées, Leskeacées,
Piérygophyllées, et dans de nombreuses familles acrocarpes,
Bryacées, Maiacées, Bartramiacées, Timmiées, Méésées,
Aulacomniées. Parmi ces mousses les unes ont des bourgeons
_ fructifères latéraux, dans les autres les fruits terminent Ja
tige ; mais ce caractère, pris isolément, ne suflit pas pour
séparer des espèces d'ailleurs alliées : l'exemple des Fissi-
dens, où l’on trouve à la fois ces deux modes de fructifica-
tion, et celui des Anæctangium ( Pleurozygodon et Molendoa
… Lindberg} le prouve d’une manière évidente. À ce caractère
se lie ordinairement la présence ou l'absence de stries bori- :
zontales sur les plaques extérieures des dents, qui semble :
être la modification la plus importante du type général Lo
cette section. Cette liaison n'est pas cependant absolument
constante : quelques espèces d’Hypnum, que nous avons
indiquées précédemment, présentent des formes de transi-
tion, et celte transition passe par tous les degrés : dans
l'Hypnum Richardsoni, par exemple, on aperçoit déjà vers le
bas des dents une tendance des papilles à se disposer en
stries horizontales, qui n'existe pas dans l'Hypnum cordifo-
Le 0 -__ REVUE BRYOLOGIQUE.
lium ; l’'Hypnum Schreberi a les plaques externes simplement
ponciuées ; l’'Hypnum splendens, qui en est voisin, présente
des stries assez obscures, seulement dans la partie inférieüre
des dents. Ce iype des Hypnobryacées est très-nettement
caractérisé et très-uniforme dans les espèces bien développées
de chacune des nombreuses familles qui composent ce groupe,
surtout dans celles ou la capsule est grande et penchée; il
s’amoindrit souvent dans les espèces plus petites, et dans
celles où la capsule est dressée ; mais il esi toujours bien
reconnaissable.
Un second type de périsiome diplolépidé est celui des
Orthotrichum. Ce type diffère de celui des Hypnobryacées à
__ peu près de la même manière que les Grimmia diffèrent des
= Dicranum. Dans les Hypnum et dans les Bryum la couche
_ intérieure simple et lamellifère est plus épaisse que les
_ plaques externes; dans les Orthotrichum, au contraire, ce
_ sont les plaques extérieures duubles, papilleuses ou striées,
- qui ont la plus grande épaisseur et qui présentent quelquefois
des trabécules saillantes ; la couche interne simple se com-
pose de larges plaques carrées, minces et membraneuses, de
_ couleur ordinairement pâle (dans l'Orthotrichum oblusifo-
lium cependant elles sont d’un beau rouge). La disposition
est donc la même que dans les Hypnobryacées, avec un dé-
veloppement différent des éléments ainsi disposés. La présence
d’un péristome interne analogue au fond à celui des Bryum,
Webera, Meesea, achève de rapprocher ces deux 1ypes.
C'est donc bien à tort que la plupart des auteurs ont placé
les Orthotrichum à côté des Grimmiacées, avec lesquelles ils
_ n'ont en réalité aucune affinité naturelle. Mais une famille
. qu’il faut certainement rattacher aux Orthotrichées, et qui en
a tons les earactères essentiels, c’est celle des Zygodon: la
structure du péristome est presque identique. D'un autre côté
les Zygodon se relient naturellement aux Aulacomnium:
_ cerlaines espèces exotiques semblent ambigues entre les deux
_: familles.
Enfin je rattache encore aux Orthotrichées les Splachnacées,
* sur lesquelles je reviendrai plus tard: le péristome interne
est, il est vrai, toujours absent, mais la structure du péris-
tome externe est la même.
Il y a aussi un certain nombre de genres pleurocarpes dont
le péristome tend à se rapprocher de celui des Orthotrichs,
par exemple, les genres Fabronia el Anacamptodon : nouvelle
_ preuve de l’aflinité de ce type avec celui des Hypnobryacées.
Ces genres sont, avec les Fontinalacées, ceux qui s’éloignent
de plus de la structure normale de leur groupe, mais il y a
_ des formes intermédiaires. Fer
Un troisième type diplolépidé est celui des Funaria, ana-
__ logue sous beaucoup de rapports à celui des Bryacées, mais
REVUE BRYOLOGIQUE. 71
qui en diffère par l’opposition des processus internes aux dents
externes, par la tendance de ces dents à se tordre en spirale,
enfin par les plaques externes souvent striées verticalement.
_Restent les Encalyptées, famille véritablement ambigue, et
placée au point de séparation de toutes les autres. Dans les
espèces les mieux développées du genre, Encalypta procera
et streptocarpa, le périsiome est double, et les dents exté-
rieures se composent de deux séries de plaques externes
très-étroites et d’une série simple de plaques intérieures
filiformes. On trouve donc là tous les caractères essentiels
des Diplolépidées. La structure des dents est encore la même
dans l’Encalypta apophysata, où il n'y a pas de péristome
intérienr, Si l’on examine au contraire l'Encalypta ciliata,
l’on ne trouve plus qu’une seule couche formée d'une simple
série de plaques assez larges: la seconde couche ést obluse
ou rudimentaire. Par ce caractère, celte espèce se rapproche.
de certaines espèces d’Aplolépidées, à péristome imparfait et
dégénéré, dont nous parlerons plus tard: le Dicranoweisia
cirrhala, par exemple, a les deux couches de ses dents com-
posées d’une seule série de plaques. L'Encalypta rhabdocarpa
a à peu près la même structure. Le péristome s’amoindrit .
encore dans l’Encalypta vulgaris, et devient tout à fait nul
dans les E. commutata et microcarpa. Enfin les Encalypla
longicolla et brevicolla montrent des dents filameuteuses,
plus analogues à celles des Polytrichs qu’à celles des Arthro-
dontées. sd
Les Encalyptées pourraient donc êlre considérées comme
le point central d’où les autres formes de mousses auraient ;
divergé. Qu’elles aient existé les premières, ou qu'au con-
iraire les Polytrichacées, développées auparavant, aient
donné naissance aux Encalypta, d'où les deux séries ||
Arthrodontées seraient ensuite dérivées, en se séparant pro-
gressivement l’une de l'autre, c’est une question qu il est
impossible de résoudre, en l'absence de données paléontolo-
_giques. Mais en envisageant le problème simplement au point
Aulacomnium, puis aux Bartramia et
de vue des aflinités naturélles des divers groupes, sans flen
préjnger sur leur ancienneté relative, on peut très-bien parure.
| des Encalyptées pour établir le degré de parenté des autres
familles. D'un côté les Encalypta conduiraient aux Orthotri-
chum et de là aux Zygodon; des Zygodon on passe aux
aux Meesea; viendraient
ensuite les Timmia, les Mnium, et enfin les Bryum. Des
_: tache toute la grande série des Pleuroca
Meesea se détache la famille voisine des Amblyodon, qui
conduit elle-même aux Funariacées ; et aux Mnium se rèt-
| rpes, dont l’évolution
demanderait à être étudiée à part. Dans un aulre sens, les
Encalyptées sont voisines SOUS beancoup de rapporis des
Barbulacées: on peut aussi placer là les Ciuclidotus. Les Bar
72 REVUE BRYOLOGIQUE.
_ bulacées conduiraient aux Leptotrichées, aux Ceratodontées;
de là aux Grimmia, aux Seligeria et aux Dicranum. Enfin en
un troisième sens les Encalyptées se rattacheraient aux Po-
lytrichacées, aux Tétraphidées, et aussi aux Buxbaumia,
Dipbyscium, dont le péristome interne ressemble singulière-
ment à celui des Encaiypta procera et streptocarpa.
PHILIBERT.
Notices bryologiques.
= Rhabdoweïissia fugax Br. E. v. subintegrifolia Boul. Rochers:
= Willerzie ! (Namur). Je l’ai aussi observé à la Neuville-aux-
= Haies ( Ardennes). :
_. Dicranella heteromalla Sch. v. stricta Br. E. Rochers om-
_ bragés : Gedinne, Louette-St-Pierre! ( Mamur).
Dicranum scoparium Hedw. v. turfosum Milde. Diffère de
ja variété or/hophyllum par les feuilles entières ou garnies de
_dents courtes et obtuses et la nervure lisse sur le dos : elles
sont souvent cassées à la pointe. D'après M. Boulay ( Musci-
nées de France. p. 484), ceite variété turfosum est identique au
Dicranum spadiceum Zeit. Il est difficile de l’admettre comme
_ espèce distincte. Sur la tourbe dans les endroits secs, et sur
_ les blocs de quartz dans les marais. — Louette-St-Pierre,
_ Rienne! ( Namur), ;
Grimmia Lisae D. Not. (Gr. trichophylla v. meridionalis
Sch.). Plusieurs auteurs le considèrent comme une variété du
G. trichophylla : M. A. Bottini en fait une variété du G.
Mühlenbeckit. Sur les rochers et les pierres calcaires. — Di-
- nant, Bouvines, Pont-à-Lesse ! (Namur ),
Aulacomnium palustre Schw. v. imbricatum Sch. Dans les
endroits secs des tourbières. — Loueite-St-Pierre, Rienne!
(Namur ).
_Andreaea commutata Limp. Cette espèce se distingue sur-
tout de l’Andreaca faleata, avec lequel elle a été confondue,
_par les feuilles périgoniales et périchétiales crénelées aux
= bords et couvertes de grosses papilles à la pointe. Ces feuilles
+ sont lisses dûns l’Andreaea falcara — Rochers siliceux : Wil-
Jerzie! (Namur),
L'Andreaeu commutata a été publié dans le Bryoth. Eur. de
Rabenhorst, n°* 1301 * et 1301 v, et dans le Bryoth. Belg.,
Hypoum fluitans L v. terrestre Sanio. Sur la terre humide.
__ — Louette-St-Pierre ! Le
Sphagnum recurvum P, BR. v, Warnstorfii C. Jens. —
_ Risnne! (Namur). ee .
REVUE BRYOLOGIQUE. | 18:
= Sph. molluscum Brch. v. suberectum Grav. — Louette-St-
Pierre! ;
Sph. squarrosum Pers. v. subteres Lindb. — Louette-St-
Pierre !
Sph. cymbifolium Ehrh. v. immersum Grav. — Louette-St-
Pierre !
Sph. cymbifolium Ehrh. v, pycnocladum X squarrosulum
Schliep., et v. squarrosulum X deflexum Grav. — Louette-
St-Pierre !
Spb. papillosum Linb. v. confertam X abbreviatum Grav.
— Louette-St-Pierre !
Jungermannia alpestris Schleich. Parmi les Sphaignes. —
Rienne ! ( Namur).
= Pellia epiphylla v. speciosa Nees, Prairies marécageuses. —
Louette-St-Pierre ! F. GRAVET.
Bibliographie.
Boucay. — Muscinées de la France, première partie, Mousses.
Un volume in-8 de CLXXIV, 624 p., 15 fr., librairie F, Savy,
1884.
Voilà l'ouvrage le plus important qui ait été publié depuis
Jongtemps, il doit faire partie de Ja bibliothèque de Lout
bryologue d'Europe et de l'Amérique du Nord. Nous ne pou-
vons qu'indiquer les titres des principaux chapitres de l'in-
troduction : Liste des publications bryologiques françaises,
_ des documents manuscrits et des collections communiquées
à l’auteur et de ses propres recherches. — Question des
groupes, nomenclature,’ rédaction. — Caractères généraux
des muscinées, caractères comparalifs des 3 sous-classes. —
Fonctions de végétation: prothalle, tige, radicules, fenilles.
Fonctions de reproduction: Fleurs, fleurs femelles, fleurs
mâles, fécondation, évolution du fruit, capsule, époques de
_ floraison et de matnration. De divers modes accessoires de
reproduction, — Distribution géographique des mousses en
France: causes internes, causes externes, du support, on.
climat, Stations bryologiques : les rochers, la terre, les eaux,
_ les troncs d'arbres. Régions bryologiques : région méditerra-
néenne ; région des forêts ou silvatique divisée en Zone infé-
rieure, zone moyenne et zone subalpine ; région ulpine. —
… Procédés à suivre dans l'étude et la préparation des Mousses :
appareils, recherche des mousses, récolle des mousses, pré-
_ paration des récoltes, appareils pour l'étude des mousses,
emploi de ces appareils, usage de ce volume. ii se
Table analytique conduisant aux familles, tribus, genres
_ et espèces. do due enr ra
… | REVUE BRYOLOGIQUE.
Pour qu’on puisse voir avec quel soin sont faites les des-
criptions des espèces, j'en prends une sans choisir, à la page
100, ct je la reproduis ci-dessous : ,
19. HypnuM ALGIRIANUM Brid. Spec, Muse. 11, p. 462 ; Plero-
gynandrum algirianum Brid. Muscol. rec. Il, pars 1, p. 65
(1798) ; Ahynchostegium algerianum Lindb. Bidr. t Moss. Syno-
nyni, p. 29; Hypnum tenellum Dicks. Crypt. Fasc.IV, p.163
Rhynchosteg. tenellum Br. Eur. t. 508 ; Musc. Gall. n° 278. ue.
Tige très-grêle, filiforme, couchée, flexueuse, se fixant çà
et là par des paquets de radicules, émettant des rameaux
dressés-arqués, courts et peu nombreux ou fasciculés, denses; 4
long. des tiges 2-3 cent., des rameæux 3-6 mill.; touffes pe- |
tites, lâches ou serrées, d’un beau vert tendre et soyeux où jau-
nâtre, décolorées ou brunes à l’intérieur. Feuilles moyennes
des rameaux assez rapprochées, lâchement dressées, étroi-
tement lancéolées-linéaires, insensiblement et longuement atté-
nuées-acuminées, munies d’une nervure qui s'arrête vèrs le
milieu ou s’avance très-avant dans l’acumen, planes, légère-
ment sinuolées au bord ; cellules vniformes, linéaires, flexueuses,
atténüées, très-allongées, 10-15 fois aussi longues que larges;
à peine quelques cellules rectangulaires, courtes, peu dis-
_ tinctes aux angles; long. des feuilles 4 1/2, larg., 4/5-1/6 mill.
_ Rameau fertile radicant ; 6-8 folioles ; les intimes dressées,
_ lancéolées, finement acuminées, presque énerves (ou nervure
très-mince) ; 6-8 archégones ; paraphyses grêles, assez nom-
breuses ; pédicelle dressé ou flexueux, pourpre ; long., 6-12
_mill.; capsule brune, oblique ou horizontale, ovale bombée,
courte, munie d’un col peu apparent, légèrement resserrée
sous l’orifice à l’état sec; long. 13; diam. 9/3 mill.; opercule
grand, convexe, terminé par un beé pâle, oblique ; un anneau
formé de deux séries de cellules ; péristome : dents rougeûtres,
étroites, garnies de lamelles médiocres; lanières internes li-
néaires, érès-étroitement ouvertes sur la carène ; 1-3 cils très-
grêles, en partie cohérents. Fleurs mâles dans le voisinage
des fleurs femelles, sur la même plante, très-petites ; 5-6 fo-
_lioles ovales-acuminées, concaves, énerves ; 3-6 anthéridies
_oblongues ; quelques paraphyses grêles. — Printemps.
Fissures des rochers, grottes, mortiers des vieux murs ; lieux om
bragés et un peu frais; CC. dans toute la région médit.; disséminé
dans toute la zone silvatique inférieure ; ne s'élève que rarement ou
accidentellement dans la zone moyenne. La nervure s'avance jusqu'au
sommet de l'acumen, comme le figure la pl. 508 du Bryol. eu.
ropæa ou s'arrête vérs le milieu (var. meridionale N. Boul.
Muse. de l'Est, p. 205); mais ce caractère n'offre pas uné grande
constance. C’est par erreur que M. Rœll (Die Thüringer Laub-
_moose, 208, Senckenberg. Nät. Gesellsch., 1874-1875} met le
_H, tenellurn au nombre des espèces silicoles ; je ne l’ai jamais trouvé
REVUE BRYOLOGIQUE. .,
que sur des supports de nature calcaire ou contenant du calcaire,
par ex. le mortier des vieux murs dans les ruines des anciens chà-
teaux ou des fortifications. de
. Un supplément et une table alphabétique des noms adoptés
et de leurs synonymes terminent l'ouvrage. T,. Husnor.
L. Lesquereux and Tu. James. — Manual of the Mosses of
North America. Un beau volume in-8 cartonné, de 447 p. el
6 pl. représentant les caractères des genres. Boston, 1884. —
Les éditeurs, S. E. Cassino and Company, Arch street 41,
Boston, peuvent l’expédier franco contre un mandat-poste de
_ 20fr. M. Terquem, boulevard St-Martin, 15, à Paris, a demandé
_un dépôt de cet ouvrage.
M. Léo Lesquereux, très-connu depuis longtemps de tous
les bryologues, a entrepris de faire pour l'Amérique du Nord”
ce que Schimper avait fait pour l'Europe, et il a réuni dans
ce Synopsis la description d'environ neuf cents espèces, pré-
cédée d’une analyse des genres. Pour que le lecteur puisse
se rendre compte de l'importance de celte publication, nous
prenons à la page 400, la description suivante :
A. PHAROMITRIUM SUBSESSILE Schpr. Plants shorl, cespitose
leaves obovate-oblong,acuminate, with a round costa passing
up into a long pellucid hair-point, bearing in the middle two
to four follicies filled with à granulose mucilaginous mass,
often divided into two to four lamellæ : flowers monœcious ;
_anthers paraphysate in the asils of a single perigonial leaf
pear the base of the perichætium : capsule on à short erect
pedicel; lid large, plano-convex at base, abroptly parrowed
into a short slender and erect or inclined beak ; annulus none.
— Syn. Muse. 121. Sehistidium subsessile Brid. Pottia sub-
sessilis Bruch et Schimp, Bryol. Eur. t. 117.
Hab. On sandy or clayey ground, stone walls,
mountains ; not rare. : Re
Variable in size, from one or {wo m-Mm- to four c.m. or morein
length: borders of the leaves generally entire near the apex, some
times with a few distinct teeth. Pharomitrium exiquum Austin
(Bull. Torr. Club, VI, 42), mere buds or young plants with scarcely
any stems, and with the borders of the leaves £
apex, is à variety which is found also among European specimens.
L'ouvrage se termine par l'explication des planches qui
sont très-bien faites, un dictionnaire des termes employés et
une table alphabétique des noms adoptés et de leurs syno-
nymes. ke oi ae T, HusnoT.
ete.; plains and
denticulate at the
REVUE BRYOLOGIQUE.
Einige neue Laubmoose, von G. Limpricur, 1883.
L'auteur décrit les espèces nouvelles suivantes : Orthotri-
chum subalpinum, Bryum micuns, LB. arcuatum, B. opdulense, |
B. autumnale et B. sysphinctum.
E'inige neue Arten und Formen bei den Laub und Lebermoose,
von G. LimPRICHT, 1884.
L'auteur décrit les espèces et variétés nouvelles suivantes :
Jungermannia Kaurini et les variétés acutifolia et densifolia,
J. Rutheana, J. subcompressa, Cephalozia Echstrandii, J. do-
vrensis, Orthotrichum perforatum, Grimmia Ganderi, G. tereti-
nervis, Bryum pycnodermum, B. campylodermum, B. stenocar-
pum, Andreæa commutatn, Bryum lacustre, v. norvegieum, B.
uliginosum, v. rivale, B. pallens, v. Ͼnodes, B. pallescens, v.
- flexisetum. — Limpricht mentionne aussi son nonveau genre
Pleuroweissia Limp., fondé sur le P. Schliephackeï : c'est un
Gyroweissia pleurocarpe sur lequel le D' K. Schliephacke doit
publier une notice.
L’Andreæa commutata est voisin de l'A. faicata. Limpricht
_ l'indique en Allemagne (W. Bertram}), en Belgique (F.
_ Gravet), et en Angleterre { Hunt.). A ces.indications, j’ajon-
terai que cette espèce exisie aussi en France : M. J. Cardot
l’a trouvée aux environs de Revin (Ardennes), et m'en a
communiqué des échantillons sous le nom d’Andreæa rupestris.
Fe F. GRAVET. .
Primo elenco briologico di Sicilia. — Un botaniste italien,
M. Losacono, a publié sous ce titre, dans 7 Naturalista Sici-
liano (décembre 1883 et janvier 1884), un mémoire sur les
Mousses récoltées jusqu'alors en Sicile, Au débat de son
travail, l’auteur dit un mot des bryologues qui ont visité cetle
ile avant lui; il indique ensuite les points les plus intéressants
à explorer, et où il y aurait, en raison de l'altitude, le plns
de chance de tronver une grande variété dans les espèces. Le
norbre des Mousses énumérées dans ce catalogue n’est que
de 82, mais M. Lojacono se propose de faire sur Ja flore
bryolozique Sicilienne d’incessantes recherches qui, nous
n'en dountons. seront couronnées de succès. Nous citerons
seulement parmi les espèces les plus remarquables indiquées
par l’auteur : Leptotrichum subulatum Bruch, Barbula turgida
Sw., Dryum torquescens Br. et Seli., 2. Donianum Grv. —
Notons encore que toutes les Mousses récoltées en Sicile, à
part deux ou trois exceptions, se retrouvent dans le nord-
_ ouestde la France. Cette simple remarque suftit pour montrer,
une fois de plus, ce qu’on à appelé avec raison le cosmopoli-
_ tisme des Mousses, ou la large dispersion des végéiaux de
_ çette classe à la surface du globe, A. LeTacQ.
| REVUE BRYOLOGIQUE. D À
Cr. DeuerTer. — Æntodon transsylvanicus Spec. nov. — Hed-
wigia, 4844, n° 6; 3 p. et 4 pl. très-bien dessinée.
La description de cette espèce découverte, en février 1883,
près de Maros-Vasarhely en Transsylvanie, est trop longue
pour être donnée ici, nous reproduisons seulement la note
qui la termine :
Species pulcherrima ad Ænt. cladorrhizante (Hedw.) C. Müll.
_(=Cylindrothecio cladorrb. Schimp. Syn. Ed. 1 et 2) et Ent.
orthocarpo (La Pyl.) Lind. (= Cylindr. concinno Schpr. Syn.
Ed. 4 et 2) jam foliorum reti minus anguslo basique media
laxius texto deinde annulo latiore atque seta brevi superne
pleramque subarcuata recedens , præterea ab illo peristomii
magniludine indoleque et cellulis exothecii majoribus irregu-
_ Jaribus, ab hocce ramis irregulariter et brevius pinnatim
_ ramulosis vel simplicibas foliis haud muticis et inflorescentia
_ monoica satis superque distincta : proxima contra à Clar. C.
. Müller cui pauca specimina miseram Ænf. compresso SUO Ame-
__ ricæ septentrionali proprio aflinis est jndicata, sed quæ planta
a nostra differt bracteis perichetii internis subulato-acumi-
natis, cellulis exothecii regulariter hexagonis, perislomio
minore, dentibus exostomii usque ad apicem dense verrucu-
losis subintegris elimbatis, sporis minoribus 0,011-0,015 mm.
metientibus. T1
Jeangennar et Renaun. — Guide du Bryologue dans lu chaîne
des Pyrénées et le sud-ouest de la France. Revue de Botaniqne,
tome II, pages 258-271, 293-305 ; tome II, p. 12-26. Tirage à
part, broch. in-8 de 40 p.
_ partie de ce travail publiée dans le tome IE Le numéro paru
récemment contient la description de la 5° région du bassin
sous-pyrénéen, appelé Petites Pyrénées ou Collines Pyrénéennes.
Les auteurs désignent sous ce nom une série de croupes ar-
rondies ou de chainons parallèles à la chaîne principale,
d’une altitude 400-1000 m. sci
Les petites Pyrénées, sous le rapport de la constitution du
sol, nous offrent deux zones à distinguer : l'une, d’argiles
plus ou moins schisteuses, peu ou non calcarifères ; l’autre,
de rochers calcaires et de marnes. Les auteurs passent SuC-
cessivement en revue les collines argileuses, puis celles qui
sont pourvues de rochers calcaires, et donnent un grand
nombre de listes de mousses des principales Jocalilés. _. :
Dans la seconde partie, MM. Jeanbernat et Renauld déeri-
ront les Pyrénées proprement dites. L'or:
s
tnt
Nous avons indiqué brièvement dans cette Revue, p.31, la
A. REVUE BRYOLOGIQUE.
Hy. — Recherches sur l'archégone et le développement du fruit
des muscinées (Thèse pour le doctorat ès sciences naturelles }.
Annales des Sciences Naturelles, 1884, p. 105-206 avec 6 pl.
très-bien gravées.
Un lel ouvrage ne peut être analysé en quelques lignes,
mais nous recommandons aux bryologues cette savante pu-
blication ,qui n’a pu être entreprise qu'après de nombreuses
recherches et de longues études. T5
G. VenTurt ed A. BOTTIN. — Znumerazione critica dei
. Muschi Ttaliani. Brochure in-4° de 78 p. (Extrait des Actes de
la Société Cryplogamique Italienne, vol. III, 1884 x,
Ce travail est d'autant plus intéressant que les auleurs
ont eu à leur disposition l’herbier de D, Notaris, dont ils ont
suivi la classification, Une courte préface est suivie de l’indi-
cation des publications bryologiques postérieures à l’£ pilogo
et des manuscrits qui ont été communiqués aux auteurs.
Cette énumération de toutes les mousses ilaliennes con-
tient, outre l'indication des contrées où elles ont été récoltées,
de nombreuses notes au sujet des espèces criliques et une
_Synonymie {rès-utiles à consulter pour tous les bryologues.
LB
P.-A. SaccanDo et G. Bizzozero. — flora briologica della
Venezia (Extr. des aiti del r, lstituto Veneto di scienze, lettere
ed arti, série VI, t. 1); lirage à part, Venise, chez Antonelli,
1883; vol in 8 de 141 pages. ;
L'Enumeratio cryptogamarum du baron Ludovic de Hohen-
buehel-Heufler, publiée en 1871, ne comprenait que 264
espèces de mousses de la Vénitie; l'ouvrage de MM. Sac-
cardo et Bizzozero en indique 360, soit 100 de plus. La méthode
_Suivie par les auteurs du Flora briologica est celle de l’Æpilogo
de De Notaris. Une clef dichotomique assez détaillée condnit
au genre. Les espèces ne sont pas décrites à parl; on arrive
à leur détermination par une deuxième clef dichotomique
spéciale pour chaque genre. Em. BESCHERELLE.
«
: S.-0. LiNDBERG. — Sundea et Myriorrhynchus, nova hepati-
Carum genera ( Acta Societatis pro Fauna et Flora Fennica,
LI, n°5). Tirage à part, 9 pages ; Helsingfors, 1884.
+ L'auteur décrit ainsi les affinités du genre Sandea dédié à
M. van der Sande Lacoste : « Genus valde maxime curiosum
et distinctum est, ut affinitas ejus cum ceteris nunc cognitis
.
REVUE BRYOLOGIQUE. be: A
maxime obseura ob structuram et formam carpocephali (pro !
nimis juvenilis) tamen Hepaticæ (Fegatellæ) proximum,
Analogiam inter formas familiæ suæ (Marchantiacearum )
_quandam eum sectione 4 A: Scorpioidi ramosis Metzgeriae
quoad ramificationem frondis linearis et in alis undulatæ,
fascem lignosum medianum, ut et propagula disciformia in
apicibus attenuatis aflixa possidet.» :
Une seule espèce : Sandea supradecomposila Lindb. (Cya-
thedium japonicum Lindb.), avec la var. Japonica (Marchantia
japonica Thanb.). — Japon et Assam.
Voici la description du genre Myriorrhynchus :
Frons repens, simplex vel biloba, obovato-oblonga, apice
rotundata, emarginatura et sulco mediano carens, antice
(supra) crystallino-asperrima, ut ubique obteeta à rostris
condensis, magnis, altis et perforatis, in fando suo fasciculum
filorum simplicium et chlorophyllophororum gerentibus, sub
‘his antris rostratis a massa cellulosa valde spongiosa et inani
constructa, postice (sublus) ab una et simplici serie squa-
morum rigidarum ornata, in quibus filum dendroidi-ramosum
_ insidet, — Cetera desunt. RE
Une seule espèce : M. fimbriatus Lindb. (Riccia fimbriata
Nees ). — Brésil, avec le Riccia squamala. LEE: À
A. Leraco. — Bryologie des environs d'Ecouché, départe-
ment de l'Orne (Bulletin mensuel de la Sociélé Flammarion,
1884, n°° 5, 6 et 7). |
M. Letacq donne une description des terrains variés que
l'on rencontre aux environs d'Ecouché (granit, quartzite, las,
volithe), quelques notes sur le climat et la géographie bota-
nique. — Le catalogue contient l'indication précise des loca-
lités de 173 mousses et 26 hépatiques trouvés dans un rayon
de 7 à 8 kilomètres. — M. Letacq, qui à habité divers points
de l'Orne, devrait publier un-catalogue de ce département.
FE
Nouvelles.
Pour paraître au 45 octobre : ue
T. Husnor. — Muscologia gallica, description et figures des
Mousses de France et de quelques espèces des contrées voi-
| sines, deuxième livraison contenant 8 planches et 32 pages
de texte, 5 fr, — Cette livraison ne contient que 8 planches,
une autre en aura 42. — Les planches de la 1r° livraison out
sera fait convenablement.
été mal tirées, le tirage de cette livraison et des suivantes
REVUE BRYOLOGIQUE.
Dans cette deuxième livraison sont décrites et figurées les
espèces suivantes et leurs variétés :
Dicranum circinatum, D. elongatum, D. fuscescens, D.
Müblenbeckii, D. scoparinm, D. Bonjeani, D. majus, D. undu-
latum, D. spurinm, D. Bergeri. Leucobryum glaucum.
Metzleria alpina. Dicranodontium longirostre, D. aristatum.
Campylopus setifolius, CG. flexuosus et paradoxus, C. turfaceus,
C. fragilis, C subulatus (brevifolius), G. brevipilus, C. poly-
tricboides. C. atrovirens et adustus. Fissidens bryoides et
gymnandrus, F. rivularis, F. exilis, F. subimmarginatus,
F. Bambergeri, F. pusillus, F. algarvicus, F. incurvus, F. vi-
ridulus et crassipes, F. rufulus, F. osmundoides, F. taxifolius,
F. decipiens, F. adiantoides, F. serrulatus, F. polyphyllus,
F. grandifrons. Conomitrium Julianum. Seligeria Doniana,
S. pusilla et acutifolia, S. subcernua, S. calcarea, S. tristicha,
S. recurvata et erecta. Stylostegium cæspititium.. Blindia
acula. Brachyodas trichodes. Campylosteleum saxicola , C,
strictum. Ceratodon purpureus et conicus, C. corsicus, C. chlo-
ropus. Leptotricum cylindrieum, L. tortile, L. vaginans,
L. bomomallum, L. flexicaule, L. subulatum, L. pallidum,
L. glaucescens.
La session annuelle de la Société Botanique de France,
_ qui devait être tenue à Charleville, a été remise au printemps
prochain.
. À la séance de juillet de Ja Société Cryptogamique de
Manchester, M. Pearson présenta des spécimens de Radula
_ aquilegia, récoltés à Llanberis par M. Stabler et par lui. —
À la séance d'août, M. Stewart avait envoyé la rare Tayloria
tenuis de la montagne Bendradagh, et M. Pearson présenta
des échantillons de Marsupella sparsifolia, récoltés par J. et
T. Sim au Loch-na-sar.
Avis.
Je prie encore une fois les auteurs de vouloir bien indiquer
_ Je prix de leurs ouvrages. De tous ceux qui sont analysés
dans ce numéro, un seul, la Flore de l'abbé Boulay, porte
l'indication du prix. Si j'ai pu faire connaître le prix du
Manuel de Lesquereux, c’est en le demandant à l'éditeur qui
l'expédie franco contre 20 fr., tandis qu'un libraire allemand
l'annonce pour 25 fr. Il y aurait avantage pour tout le
monde à mettre le prix sur la couverture, ou au moins à me
MGUNE NUE Le . 5
. l'indiquer au crayon sur les exemplaires qu’on m'adresse.
T. Husnor.
11 Année | 1884
N° 6
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 6.
Études sur le péristome, 3° article. ParuBerr.— Andreæa commutata.
Carpor.—Ptychodium erectum. Cuzmanx.— Notices bryologiques.
Graver. — Blindia trichodes. PaiziBerr.— Bibliographie. GRAVET,
Husxor.— Scandinavian bibliography. ARNELL. — Table des ma-
tières de la 11° année.
Etudes sur le péristome.
3e Article, Splachnacées.
Dans une classification naturelle des mousses, les Splack-
nacées doivent se placer à côté des Orthotrichacées. Le tissu
des feuilles est sans doute très-diftérent dans ces deux familles,
mais cette différence ne peut prévaloir sur les ressemblances
du sporogone, qui sont si nombreuses et si frappantes. Leurs
fruits ont dès le premier abord un aspect semblable, résul-
tant de la capsule symétrique et dressée. Nulle part ailleurs,
_ exceplé dans les Encalypta, ce caractère ne s’observe d’une
manière aussi constante ; dans les autres familles, il n’appar-
tient ordinairement qu'aux espèces les plus petites et les
moins parfaites, et il semble être le signe d’une sorte d’amoin-
drissement, tandis qu'ici il est évidemment normal, C’est seule-
ment aussi dans les Orthotrichs, les Zygodon et les Splachna-
cées que les dents du péristome tendent à se rapprocher ou
_ à se souder par paires: en dehors de ce groupe naturel on ne
voit guère que le genre Fabronia, dont les dents, d ailleurs
conformées de même, montrent quelquefois cette tendance.
Les deux familles sont voisines encore par la forme de la
coiffe et par l'absence de l’anneau. Mais la structure du péris-
tome est surtout décisive. ;
Le type de cette structure est très-constant et très-uniforme
dans les Orthotrichs : 16 dents, ou 8 dents géminées, plates et
d’une faible épaisseur, présentant quelquefois des trabécules
saillantes à l'extérieur, jamais à l'intérieur, réfléchies à l’état
82 REVUE BRYOLOGIQUE,
sec dans beaucoup d'espèces, dressées ou rayonnantes dans
quelques autres; la couche externe plus épaisse, ordinaire-
ment colorée, composée de deux rangées de plaques rectan-
gulaires , papilleuses ou plus rarement striées; la couche
interne mince, hyaline, plane et uniforme, formée d’une seule
rangée d'articles également rectangulaires ou carrés. C'est là
aussi la structure générale et normale du péristome dans les
Splachnacées ; mais elle présente dans certaines espèces de
celte famille des particularités curienses, qu'il est nécessaire
d'expliquer. Der
C’est dans le genre Dissodon que le péristome est le plus
évidemment semblable à celui des Orthotrichs. Si nous l’étu-
dions d’abord dans le Dissodon splachnoides Grev. et Arn.
(Tayloria lingulata Lindberg), nous trouvons 16 dents très-
plates, assez longues, équidistantes,, régulièrement acumi-
nées, dressées à l’élat sec; les deux couches sont à peu près
_ d’égale épaisseur et ne sont pas très-difficiles à séparer l’une
__. de l’autre ; l’extérieure, de couleur orangée, se compose de
deux séries d’articles rectangulaires, dont la largeur dépasse
la hauteur, excepté tout à fait vers l'extrémité; ces articles,
minces et plans, sans auçune saillie, sont couverts uniformé-
ment de fines papilles; la couche interne, blanchâtre et
bhyaline, se compose d’une seule série de rectangles assez
_inégaux, dont la hauteur est tantôt plus grande et tantôt plus
_ petite que celle des plaques extérieures ; on y distingue, à
un fort grossissement, de très-petites ponctuations.
=. Dans le Dissodon Frælichianus (Hedwig) les dents sont
6 rapprochées par paires ; elles sont moins longues, ordinaire-
ment Sinueuses sur les bords, composées d’un plus petit
nombre d’articulations (10 à 42 articles à l'extérieur); les
plaques externes doubles sont ici plus épaisses que les
internes ; elles sont jaunes et papilleuses; la couche interne
simple et plus mince, hyaline et parfaitement lisse. En somme
__£’est une structure qui représente exactement celle de beau-
coup d'Orthotrichs, par exemple, de l'Orthotrichum tenellum, À
tandis que la précédente rappellerait plutôt celle de l’Ortho-
trichum leiocarpum,
Eniin, dans le Dissodon Hornschuchii Grev. et Arn. les dents
sont irès-courtes, tronquées, mais du reste conformées de
même : seulement les deux couches sont ici difficiles à isoler,
et la couche interne semble souvent se partager dans le sens
vertical comme la couche externe, ce qui explique la tendance
qu'ont ici les denis à se fendre sur la ligne médiane. Cette
tendance, qui existe aussi dans quelques Orthotrichs, devient
bien plus marquée dans certains Tayloria.
. Le genre Tayloria diffère principalement du genre Disso-
don par la petitesse des spores et par les dents du péristome
réfléchies à l’état sec. Ce dernier caractère varie dans les dif-
* REVUE BRYOLOGIQUE. 65:
férentes sections du groupe des Orthotrichs : aussi M. Lind-
berg a-t-il réuni ces deux genres en un seul,
Dans le Tayloria serrata nous trouvons 16 dents, équidis-
tantes ou plus rarement rapprochées par paires, d’un rouge
brun, assez longues, s’atténuant régulièrement de la base au
sommet, muis généralement obtuses: les plaques externes
colorées, forment deux séries d'articles assez nombreux
(environ 25 dans chaque série), qui alternent les uns avec
_ les autres; ces plaques sont rectangulaires, plus larges que
hautes, sauf vers le sommet où elles deviennent carrées; elles
Sont assez minces et fortement ponctuées chagrinées. La
couche interne jaunâtre hyaline, également mince, mais
très-lisse, et composée d’une seule série d'articles, tantôt
plus hauts que les plaques externes -et tantôt moins; plus
_ rarement quelques-uns de ces articles se partagent aussi par
une ligne verticale. C’est exactement la structure des Dis-
sodon. F8 .
Le Tayloria tenuis ne se distingue du Tayloria serrala que
constantes. Son péristome est conformé de même. ii
Le Tayloria splachnoides Æooker est au contraire très-diffé-
_ rent. lei les dents sont très-longues, atteignant 1 mill. 4/2, et
elles sont fendues jusqu’à la base en 32 lanières linéaires,
_ très-hygroscopiques, qui s’enroulent sur elles-mêmes en se
réfléchissant à l’état sec. Ces lanières montrent à l'examen
microscopique deux couches composées chacune d’une seule
série d’articies carrés ou rectangulaires, les exlérieurs rouges
et papilleux, les intérieurs hyalins et plus minces. Ces élé-
= ments sont exactement semblables à ceux du Tayloria serrata :
_ toute la différence, c’est qu'ici les dents se sont fendues jus-
qu’à la base. C’est la même ditférence qui existe entre les
dents du Dicranodontium et des Dicranum ; c’est aussi ce qui
se passe sur une plus large échelle dans les Barbula. :
M. Lindberg a montré qu'il fallait distinguer le Tayloria
splachnoides Hooker du Tayloria acuminata Schleicher et Horns-
chuch. J'ai observé ces deux espèces dans les montagnes du.
Valais. La première a les feuilles toujours obtuses, arrondies
ment dentées, avec une nervure qui disparait bien avant
l'extrémité ; les fleurs mâles forment des bourgeons assez
courts, situés sur les mêmes tiges que les fleurs femelles ; les
feuilles du périgone sont courtes, plus obtuses encore que
_celles de la tige; l’opercule se rétrécit insensiblement en un
rosire obtus et allongé. J'ai trouvé cette espèce sur de grands
rochers près du glacier Ferpècle, dans le val d Hérens ; c'est
’. piques dont je viens de parler.
par des différences légères et qui semblent même n'être pas
au sommet ou légèrement apiculées, entières ou très-obseuré-
elle qui présente ces longues lanières enroulées et hygrosco- a
J'ai trouvé la seconde espèce dans deux vallées différentes,
RS LP are Te Pere Sa ENS ARTE NE A DA DS ne eV RS SN 5
RE ee ee Fe : Fee CARS 7
84 © REVUE BRYOLOGIQUE.
près de Loèche, et à Zinal, dans le val d’Anniviers, toujours
au pied des vieux troncs de conifères. Dans cette forme, les
feuilles sont plus grandes, fortement dentées, très-acuminées,
la nervure finissant toujours un peu avant le sommet; les
fleurs mâles terminent des rameaux basilaires distincts ; les
feuilles périgoniales sont très-longues, étroitement et longue-
guement acuminées. Les dents du péristome ressemblent par
leur structure à celles du Tayloria splachnoides, mais elles
sont deux fois plus étroites et trois fois plus courtes, acumi-
nées, rétléchies plutôt qu’enroulées. Enfin, l’opercule est
très-court, obtus, ou brièvement conique aigu. Ces caractères
sont bien à peu près ceux de l’espèce décrite par M. Lindberg,
mâäis ils correspondent plus exactement encore à la variété
décrite par De Notaris, sous les noms de Raineria splach-
noides et Tayloria Raineri ( £pilogo, p. 472); MM. Botlini et
Venturi, qui on! eu entre les mains l'échantillon de l’herbier
de Notaris, récolté dans la Valtelline, rapportent avec raison
cette variété au Tayloria acuminata.
Le Tayloria Rudolphiana est une espèce très-bien caracté-
risée et très-facile à distinguer. Ses dents sont jaunes, allon-
gées, très-régulières, percées sur la ligne médiane par une
fente étroite, et se partageant aisément en deux. Elles sont
formées à l’extérieur de deux rangées d'articles réguliers et
reclilignes, carrés vers le milieu de la dent, plus allongés
horizontalement dans le bas et plus longs verticalement dans.
la partie supérieure; ces plaques extérieures sont jaunes,
trés finement ponctuées chagrinées; la couche interne, bya-
line, nullement ponctuée, paraît avoir à peu près la même
épaisseur que la couche externe, dont elle se sépare diflicile-
ment. Elle semble divisée aussi par des lignes verticales.
Gette structure est donc analogue à celle des Tayloria
splachnoides et acuminata, ou plutôt elle tient le milieu entre
ces espèces et le Tayloria serrata, tout en se rapprochant des
Dissodon par la couleur et l’aspect. L'origine commune et la
parenté de ces diverses formes sont donc aisées à comprendre.
La structure des Tetraplodon n’est pas plus difficile à expli-
quer, Ce genre a, comme les Tayloria , les dents réfléchies à
l'extérieur, mais ces dents sont ordinairement soudées deux à _
deux, et les huit dents ainsi formées sont, en outre, souvent
rapprochées par paires, Chacune de ces huit dents présente à
l'extérieur quatre séries d'articles rectangulaires et colorés, |
qui alternent cntre eux et s’emboitent les uns dans les autres
par des angles plus ou moins obtus, comme on l’observe
souvent dans les Orthotrichs : l'Orthotrichum speciosum , par
exemple, a une structure tout à fait semblable, C’est dans les
Tetraplodon angustatus et mnioides que cette apparence est
le plus remarquable. Dans le Tetr. mnioides, les plaques ex-
_lernes, épaisses et compactes, fortement papilleuses ét bien
REVUE BRYOLOGIQUE. 85
colorées en rouge-bran, forment des rectangles inégaux, et
coupés à leur jonction par des angles, qui sont enchassés et
étroitement soudés les uns avec les autres. Dans le Tetr.
angustalus l'aspect est le même, sauf que ces plaques rouges
semblent lisses et dépourvues de ponctuations. Dans tous les
deux cette couche externe est doublée par une couche interne
hyaline, un peu plus mince, qui correspond évidemment à la
couche intérieure simple des dents du Tayloria serrata ; cette
couche est ici difficile à isoter, mais on reconnait cependant
qu’elle est composée de la même manière, c'est-à-dire, de
deux séries d'articles pour chacune des huit dents, d’une
seule série par conséquént pour chaque dent simple.
Dans le Tetrapolodon urceolatus Br. Sch. les dents sont
courtes et jaunâtres ; elles sont encore rapprochées deux à
deux, mais elles ne sont pas soudées; et chacune d'elles,
demeurant indépendante, montre plus nettement une double
série d'articles extérieurs jaunes, finement ponctués, et une
couche intérieure ordinairement simple, un peu plus mince,
hyaline et homogène. Ici la ressemblance avec les Dissodon
et les Tayloria est bien visible. :
Restent les Splachnum, dont la structure est plus compli-
quée et plus difficile à interpréter. Là les dents, générale-
ment rapprochées par paires, présentent bien encore à | exté-
rieur une double rangée de plaques rectangulaires et co:orées,
semblables à celles des genres précédents; mais à l'intérieur,
au lieu d’une couche simple et uniforme, on voit se dessiner
un réseau fin et complexe de lignes irrégulières et enche-
vêtrées. Le Splachnum Wormskjoldii Æorneman fait sent
“exception ; son péristome diffère peu de celui du Tetraplodon
urceolatus. Mais celui des autres Splachnum demande à être
examiné de plus près. : k
Prenons d’abord le Splachnum sphæricum Linn. f., dont
l'étude semble le plus facile; examinons une tranche mince
d’une des dents obtenue par une coupe verticale et perpen-
diculaire à la paroi capsulaire: nous remarquerons aussitôt
que cette dent n’est pas composée simplement comme dans”
la plupart des mousses, de deux couches membraneuses
accolées ; elle se compose au contraire d’une véritable couche
de cellules, séparées les unes des autres par des cloisons
transversales, et limitées dans leur ensemble par deux mem-
branes, qui forment les faces intérieure et extérieure de la
dent, enfermant entre elles des cavités vides. On reconnait
même, avec un peu d'attention, que chacune de ces rs
branes est double, constitnée par deux couches distinctes.
membrane extérieure est la plus épaisse ; elle est colorée en
rouge orangé, et couverte de papilles sur sa surface ; on voit
qu'elle est divisée par des trabécules légèrement saillantes
en dehors; ces trabécules la partagent en deux séries de
REVUE BRYOLOGIQUE.
rectangles, qui correspondent exactement aux plaques exter-
nes des Dissodon, Tayloria, Tetraplodon. Sur la coupe irans-
versale ces plaques montrent des stries tout à faitsemblables à
celles que l’on aperçoit sur une coupe analogue dans les
* Orthotrichum et même dans beaucoup de Bryum; mais à
l'intérieur de cette membrane, après ces stries, on distingue
une ligne étroite, non striée, qui correspond à la couche inté-
rieure byaline des Dissodon et Tayloria; cette couche hyaline
est ici très-difficilement séparable ; on peut cependant quel-
quefois parvenir à en isoler des lambeaux, La seconde mem-
brane, celle qui limite les cellules sur Ja face interne de la
dent, paraît aussi formée de deux couches minces ; c’est cette
membrane qui présente le réseau fin et complexe, caractéris-
tique des vrais Splachnum. Entre ces deux membranes se
trouvent des cloisons transversales, la plupart horizontales,
quelques-unes verticales ou obliques. Ces cloisons partent de
- la couche intérieure de la membrane externe, et il est facile
de s’assurer qu’elles ne correspondent pas aux trabécules,
aux lignes de séparation de la couche extérieure colorée et
papilleuse ; elles alternent au contraire avec ces trabécules.
_ Que faut-il conclure de là? I] en résalte que les plaques
_ colorées et papilleuses de la couche extérieure n'appartien-
nent point aux cellules que nous avons sous les yeux ; ces
plaques représentent les parois d’une première couche de cel-
lules plus extérieure, qui a été résorbée en grande partie :
__ les parois externes et latérales de cette première couche ont
disparu, les unes entièrement, les autres ne laissant d’autres
_ traces que des trabécules légèrement saillantes; les parois
internes ont seules persisté, en s'épaississant , en se colorant
et en se chargeant de papilles, Au contraire, la seconde
couche de cellules a persisté tout entière : nous voyons à la
fois ses parois externes, ses parois internes et ses parois laté-
rales. Dans les autres genres de la même famille, et aussi
dans les Ortbotrichum, dans les Bryum, dans la plupart des
mousses, cette seconde couche se comporte comme Ja couche
extérieure ; elle est résorbée en grande partie; il n’en reste
que les parois externes accolées à la couche extérieure de la
dent, et constituant, dans les Diplolépidées, la couche inté-
Heure simple, et quelquefois les parois latérales, qui, dans
les Bryacées, forment des lamelles saillantes. lei cette seconde
Couche de cellules a suhsisté tout entière, el en outre Sa
conservation a entrainé celle des parois extérieures d’une
troisième couche, plus intérieure encore, qui Jui étaient acco-
contient donc des éléments empruntés à ces deux dernières
Couches, Il semble d'ailleurs que la troisième couche, ainsi
Partiellement résorbée, était composée de celiules plus petites
plus nombreuses par conséquent sur un même espace : de là
lées. La membrane interne de cette dent de Splachoum
REVUE BRYOLOGIQUE. ‘ 87
le réseau fin et complexe qui caractérise cette membrane
intérieure. : put
Si maintenant on examine par transparence la dent entièr
sur une de ses faces, on aperçoit les cavités intérieures des
cellules, qui sont alors closes de tous côtés, les deux mem-
branes qui laissent entre elles ces vides étant rapprochées et
soudées par leurs bords; on voit très-bien que ces cavités ne
correspondent pas aux lignes de séparation des plaques
colorées : chaque cavité est coupée par une de ces lignes en
deux parties plus ou moins inégales.
Les choses se passent à peu près de la même manière dans
les autres Splachnum : les dents sont plus ou moins réunies
ou même soudées deux à deux; les cavités intérieures pa-
raissent tantôt simples, et tantôt plus ou moins divisées par
des cloisons verticales ou obliques. Dans le Splachnum vasçu-
losum L., la couche extérieure colorée est très-épaisse, et les
cavités intérieures ne sont pas apparentes; dans le Splachnum
luteum L., les deux membranes sont presque d’égale
épaisseur, toutes deux colorées en jaune, et la couche pa-
pilleuse est mince; le Splachnum rubrum L. tient le milieu
entre les deux précédents; enfin, dans le Splachnum ampul-
loceum L., le tissu intérieur est très-mince, difficile à
apercevoir, les cellules dont il est formé semblent plus petites
et plus nombreuses, et par suite le réseau de la membrane
intérieure est plus fin et plus compliqué. Ce sont là des
variations secondaires, qui ne changent pas le plan général.
Le péristome des Splachnum est donc au fond conformé
comme celui des Tetraplodon, Tayloria, Dissodon, c'est-à-dire
. comme celui des Orthotrichs. Toute la différence, c'est que
certains éléments de sa structure, qui se détruisent ordinai-
rement dans les autres mousses avant la maturité, sont ici
persistants. Cette différence n’a rien d’essentiel : ce qui le
à prouve bien, c’est l'exemple du Splachnum Wormskjoldii , de
_ - qui, conformé pour tout le reste comme les vrais Splachaum, Ses
et présentant la même organisation caractéristique de l’apo-
physe, a cependant le péristome ordinaire des Orthotrichs.
PHILIBERT. |
L'Andreæa commutata Limpr.
Tous les lecteurs de la Revue bryologique ont lu ce qui à
trait à cette espèce dans le dernier numéro, p. 12 et. 76.
_ Grâce aux indications données par M. Gravet, jai pu facile-
ment trouver dans mon berbier l'Andreæa commulaia, repré
senté par un spécimen provenant de Ja localité même de
88 REVUE BRYOLOGIQUE.
Willerzie et communiqué jadis par M. Gravet sous le nom
d’A. falcata, et, en outre, par une douzaine d'échantillons ee
_ récoltés par moi, le 14 juin 1880, sur un rocher de schiste
ardoisier du mont Malgré-Tout, près de Revin. “|
J'ai étudié tous ces échantillons avec le plus grand soin,
et, de l'examen d’un nombre considérable de feuilles péri-
chétiales, j'ai acquis la conviction que l’Andreæa commutata
ne constitue qu’une simple forme de l’A. faleata Sch.; on sait
“5 que cette dernière plante est elle-même considérée mainte-
nant par beancoup de bryologues comme une variété de l'A.
_ rupestris. Telle est, notamment, l'opinion de MM. Lindberg,
Braithwaite, l'abbé Boulay, Hasnot. Je renvoie à ce sujet au
British Moss-Flora de M. Braithwaite, p. 14 et 15, où la va-
leur de l'A. falcata est très-bien discutée.
L’A. commutata est identique à VA. falcata, on A. rupestris
var. falcata, par ia forme et la direction de ses feuilles ; la
distinction est fournie, ainsi que l'indique M. Gravet, par les
feuilles périgoniales et périchétiales crénelées aux bords et
couvertes de grosses papilles à la pointe. Je dois dire d’abord
_ Que ce caractère m'a semblé moins évident sur les feuilles de
l’involacre mâle que sur celles de l’involucre femelle; mais,
_ même sur ces dernières, il est sujet à de grandes variations :
_, Souvent très-prononcé, il s’atténue parfois jusqu’à dispa-
or raître presque entièrement, et j'ai pu observer toutes les
transitions sur un même échantillon. D’un autre côté, cer-
lains spécimens d’À, rupestris var, falcata, au milieu de feuilles
_ périchétiales entièrement lisses, m'en ont présenté quelques-
unes légèrement papilleuses ; je citerai notamment des échan-
tillons récoltés par moi dans li même localité que l'A. com-
mutata, au mont Malgré-Tout, près de Revin, et d’autres qui
steph été envoyés des environs d’Ambert par le frère Gasi-
ien. ue
J'ajouterai que les papilles et les crénelures des feuilles
périchétiales et périgoniales de l'A. commutata, examinées
sous un fort grossissement, m'ont paru produites par une
déformation ou une déscrganisation du tissu. Ce fait est sur-
tout évident sur les cellules marginales, dont les parois exté-
__ Meures Sont presque toujours manifestement altérées ; il en
_résuite, en quelque sorte, une dissociation des éléments du
. tissn, dont les cellules tendent à s’isoler, deviennent plus où
Moins saillantes et peuvent même se détacher sous forme de
£ranulations. Un cas pathologique analogue s’observe sur les
_ feuilles du Barbula cylindrica var. sinuosa (Didymodon si-
nuosus). pe
Aussi, malgré toule l'autorité qui s'attache an nom du
savant bryologue allemand, il m'est impossible de voir dans
la nouvelle espèce de M. Limpricht autre chose qu'une simfle
forme de l'A. rupestris var. falcata, et cette opinion sera, je
|
|
;
:
|
di
_ REVUE BRYOLOGIQUE. gg
crois, celle de tous les bryologues qui, même sans appar-
tenir à l’école réductrice, sont néanmoins soucieux de ne pas
tomber dans un morcellement exagéré de l'espèce.
J. CARDOT.
Ptychodium erectum (Sp. nova).
Cette mousse n’est peut-être qu’une variété remarquable
du Ptychodium plicatum, pourtant je n’ai pas encore trouvé
de formes intermédiaires. Les caractères qui distinguent le
Pt. erectum sont : Gazons de 4 à 6 cent. de hauteur, tige
ascendante, garnie de rameaux également ascendants. Fenilles
un peu plus grandes que celles du plicatum, leur tissu plus
lâche. Les cellules basilaires carrées, plus nombrenses, plus
grandes, presque hyalines, à parois plus minces. Les autres
cellules 4 à 10 fois (non 10 à 15 fois comme celles du plicatum)
plus longues que larges.
Trouvé stérile au sommet du Leisikamm ( Suisse ),
août 1883. P. CuLMANN.
#
Notices bryologiques.
Campylopus parodozus Wils. — Louette-St-Pierre !
Sphagnum fimbriatum Wils., var. deflerum Grav.— Louette-
St-Pierre ! :.
Sph. recurvum P. B., var. Winteri Warn. — Loueite-St-
Pierre ! ds
su 0 es var. longifolium W.— Louette-St-Pierre !
— — var. pulchrum Lindb. — Louette-St-Pierre !
Sph. cuspidatum Ebrh., var. falcatum Russ. — Rienne
{ Namur )! : te
OO — — var, pungens Grav. — Forme voisine de Ja
variété falcatum. Les ramules supérieurs sont arrondis par.
l’imbrication des feuilles, Dans la f. deflerum Grav., tous les
ramules sont réfléchis et. ont les feuilles imbriquées, —
Lounette-St-Pierre ! : ue
Sph. teres Angstr., var. intricatum Grav. — Se distingue
Surtout par les cellales hyalines des feuilles caulinaires gar-
nies de fibres dans la partie supérieure de la feuille. —
Louette-St-Pierre ! ue ces
_ Sph. loricinum Spr., var. falcatum Schliep. — Prouvy
(Luxembourg belge)! . es =
D REVUE BRYOLOGIQUE .
_Sph. subsecundum N., var, intermedium W. — Louette-St-
Pierre !
Sph. contortum Schultz, var. Beckmanni W. — Louette-St-
Pierre !
AE ve — var. rufescens Br. Germ. — Louette-Slt- :
Pierre ! :
_. — var. brachycladum W. — Louette-St-Pierre,
Willerzie ! :
Sph. cymbifolium Ebrb., var. pyenocladum Mart. — Louelle-
St-Pierre ! LE
_ Sph. medium Limp., var. crispulum Grav. — Ramules
rapprochés, arqués et diversement contournés. — Rienne!
F. GRAVET.
Blindia trichodes Lindberg.
Dans les montagnes de la Corse, près de la Foce de Vizza-
vona, vers 1100 mètres d’alittude, sur les bords et presque
dans le lit des torrents. Plante d’un bean vert, même à l’état
| sec, très-petite, et tout à fait semblable par le port à un
_Seligeria. Feuilles inégales, légèrement homotropes, les infé-
rigures courtes, les supérieures beaucoup pins longues, attei-
gnant souvent près de deux millimètres, brièvement ovales
et concaves à la base, puis longuement et finement subulées,
denticulées vers l’extrémité : la partie subulée , formée pres-
_ que entièrement par la nervure, canaliculée à son origine, à
ordinairement dans les feuilles supérieures trois fois la lon-
gueur du limbe. Le Blindia acuta, que l’on trouve aussi dans
ces montagnes, a les tiges quatre ou cinq fois plus grandes,
d’une teinte rouge ou brune; les feuilles sont beaucoup plus
larges, la nervure plus grosse, plus raide et plus arrondie,
la partie subulée plus épaisse, proportionnellement beaucoup .
plus courte, et dépourvue de dents. Dans les deux espèces
on voit à la base des feuilles, et surtout aux angles, des cel-
| lules dilatées, carrées, souvent orangées, mais elles sont
moins développées dans notre plante. Pédicelle pâle et court;
capsule verte, hémisphérique, et brièvement turbinée après
la sporose ; opercule pâle et allongé, subulé ; péristome d'un
beau rouge : les dents, presque toujours tronquées, ne Pré
sentent que trois ou quatre articles, lisses, dont la forme est. :
celle d’un rectangle allongé transversalement, L'espèce est
dioïque : les plantes mâles forment des touffes séparées, et.
_elles sont encore plus petites que les plantes femelles, ce qui
leur donne un aspect assez différent. . 6e
Cette mousse avait déjà élé observée en Angleterre et en
Allemagne ; mon savantami, M. Lindberg, à qui je l'avais
communiquée, m'en a envoyé un exemplaire stérile récolté
REVUE BRYOLOGIQUE. 91
en 4865 par Wilson, qui l’avait appelée Dicranum irichodes,
et un exemplaire fertile récolté dans le Riesengebirge, qui
avait été considéré comme une forme du Blindia acuta. De-
puis elle a été trouvée dans le Caucase par M. Brotherus,
M. Lindberg propose de l’appeler Blindia trichodes ; il pense
qu’elle est probablement identique au Dicranum Seligeri de
Bridel, et peut-être au Dicranum rupestre Web. et Mobr,.
PHILIBERT.
Bibliographie.
D' J. Rôzz, — Die Torfmoose der Thuringischen Flora,
Irmischia, IV Heft., p. 1-16, 1884.
Get ouvrage contient l’énumération des Sphaignes de la
Thuringe. L'auteur cite 15 espèces et un grand nombre de
variétés dont quelques-unes sont nouvelles.
F. GRAYET.
C. Wannsrorr. — eue europäische Sphagnumformen ,
Hedvwigia, 1884, Nr., 7 et 8.
L'auteur donne la description des variétés et formes nou-
velles de Sphaignes, distinguées par C. Warnstorf,. D' K.
Schliephacke, C. Jensen et F. Gravet. p.60.
C. WaRNsTORF. — Sphagnolosgische Rückblicke, Flora, 1884.
L'auteur passe en revue les travaux sphagnologiques pu-
sur les cellules chlorophylieuses et les spores des Sphaignes,
un tableau dichotomique pour la détermination des espèces, |
un catalogue des espèces et variétés d'Europe connues jus-
qu’à ce jour, et deux planches très-bien exécutées reprèsen-
tant la forme et la position des cellules chlorophylleuses. Les
dessins ont été faits d’après nature par M. le D' K. Schliephacke
et sont de beaucoup préférables aux figures schématiques.
papillosum Lindb., 15 var.; 3, S. medium Limp., ÿ var, ; 4.
S. contortum Schultz, 9 var.; 7. S. laricinum Spr., 6 var. ;
8. $. platyphyllum Sull., 3 var.; 9. S. Pylaisi Brid., 3 var. ;
© 40. S: tenellum Ehrh., 7 var.; 41. S. Angstroemii Hartm. ;
12. S. rigidum Sch., 3 var. ; 13. 8. molle Sull., 5 var. ; 14. S.
Warnst., 16 var.; 16. S. fimbriatum Wils., 5 var.; 17. S. .
Girgensohnit Russ,, 10 var. ; 48. S. Wulfii Girg., % var. ; 19. .
bliés depuis 1884. L'ouvrage contient des remarques étendues
Dans le catalogue sont énumérées les espèces suivantes 2)
d'Europe : 1. S. cymbifolium Hedw. avec 12 variétés ; 2. SE:
S. Austini Sull., 4 var.; 5. S. subsecundum Nees, 11 var. ; 6.
acutifolium Ebrh., 18 var.; 15. S. acutiforme Schliep. et
92 | REVUE BRYOLOGIQUE.
S. squarrosum Pers., 6 var.; 20. S.teres Angstr., 5 var, 5 24.
#. Lindbergii Sch., 5 var. ; 22. S. recurvum P. de B., 23 var.;
93. S. riparium Angstr., 3 var.; 24. S. cuspidatum Ebrb.,
9 variétés. E.. 0
R. Bratruwate.— The British Mossflora. Part. VIT, October
1884, p. 487-212. t. 27-32. G sh. (7 fr. 50). Chez l’auteur,
303 Clapham Road, Londres ; F. Savy, Paris.
Dans cette livraison, commé dans les précédentes, les des-
__ criptions sont faites avec beancoup de soin et les planches
_admirablement gravées. Elle contient les espèces suivantes :
Ephemerum serratum, E. intermedium, E. cohærens, E.
stenophyllum, E. recurvifolium. Acaulon muticum, À.trique-
tram. Phascum acaulon (P. cuspidatum), P. Floerkei, P.
curvicolle. Pottia recta ( Phascum rectum), P. bryoides
(Phascum bryoides), P. Heimii, P. truncatula, P. intermedia,
_P. littoralis, P. lanceolata. P. cæspitosa, P. Starkei, P. aspe-
_ rula,fP. viridifolia, P. Wilsoni, P. crinita, P. latifolia. Tortula
pur (Pottia cavifolia), T. lamellata ( Barb. cavifolia ), T.
revirostris, T. stellata ( Barb. rigida), T. ericæfolia { Barb.
ambigua }, T. aloides, T. atrovirens. Fi
EF. Srepmanr. — Die Gattung Radula (Hedwigia, 1884, n° 8
et 9, p. 113-116 et 129-137).
_ L'auteur décrit les espèces nouvelles suivantes : Radula
_ mucronata, R. andicola, R. angulata, R. Bogotensis, R. fal-
cata, R. Leiboldii. R. Notarisii, R. saccatiloba, R. Sandei, R.
subsimplex, R. Tabularis, R. Capensis, R. Ceramensis, R.
Comorensis, R. Taylori, R. Guineensis, R. Korthalsii, R. Mas-
carena, R. ovalifolia, R. punctata, R. subsimilis, R. Surina-
mensis, R. tenerrima. Toutes ces espèces sont exotiques, à
l'exception du R. Notarisii trouvé en Italie. Cette revue du
genre Radula n’est pas terminée et sera continuée dans un
_ autre numéro de l’Hedwigia. T5
V.F. BRoTHERUS. — Etudes sur la distribution des Mousses au
pus (v. Rev. Bryol., 4884, p. 60), en vente chez Savy,
S A ïU
G. Venruni ed A. Borrinr. -— Ænumerazione critica dei Mus-
= chi Italiani (voir le dernier numéro de la Rev, Br.), en vente,
au prix de 4 fr., chez le libraire Hoepli à Pisa ( Italie). C'est
__ par erreur que ce même libraire, dans son catalogue de.
Milano, l'indique au prix de 5 fr.
REVUE BRYOLOGIQUE. À 93
Scandinavian bibliography ( continued ).
39. ScuEuTz, N. J., Berättelse om en botanisk resa i Bohuslan
(Ofversigt af K, Svenska Vetenskaps Akademiens Fürhand-
lingar, 4880, n° 2, Stockholm, p. 45-68, in swedish).
The author gives an account of the most remarkable pha- |
nerogams and mosses, seen in his excursions in Bohuslan in
1879. By these researches rich contributions have been won
to the bryology of a province, the mosses of which heretofore
are little known. Here some of the most interesting mosses
from this part of Sweden, may be enumerated, viz : Reboulia
hemisphærica, Fimbriaria gracilis, Radula Lindbergii, Sphag-
noecelis denudata, Anthoceros punctalus, Grimmia montana,
Dicranum Blyttii, Conostomum boreale c. fr., Cynodontium
Brantoni, Philonstis capillaris, Tayloria tenuis, Plagiothecium
Mühlenbeckii, Dichelyma falcatum, Hypnum imponens, Fon-
tinalis dalecarlica, etc. : re
40. Sen, K. A. Tin, Vaztgeografiska bidrag till Medelpads
fiora ( Bot. Notsr., 1877, p. 82-84, in swedish}).
New stations of phanerogams and some mosses in 108
named province.
TuLLBERG, S. A., see ERIKSSON.
M. Zerrensrent, J. E., Musci et hepaticæ Gotlandiæ (K.
Svenska Vetenskaps Akademiens Handlingar, Band 13, n° 14,
Stockholm, 1876, p. 42, in latin).
See Rev. Bryol., 1877, p. 26-27.
42. Zerrensrent, J. E., Om vaxtlighien pa Vestergütlands
siluriska berg med serskild hänsyn till mossvegetationen (Ofver-
sigt af K. Svenska Vetenskaps Akademiens Fürdhandlingar,
1876, n° 1, Siockholm, p. 43-71, in swedish ). : Fran
In Vestergütland there occur some mounlains of silurian
origin, These mountains the author in 1875 made an object
vf his excursions especially for examining their mosses. In
other papers the author has published enumerations of the
mosses of Kirinekulle, Halleberg and Hunneberg, on which
account what is said of these mountains in this paper may
be passed by. Also 8 other silurian mountains in ‘he same
province were visited by the author, which mountains, bowe-
ver, proved to be poorer in mosses ih
an the 3 mountains
before mentioned. Among rarer mosses gatbered may Ds:
mentioned Anomodon apiculatus, wa des ester AS depres- a
sum, Amblystegium fluviatile, Barbula recurvi olia, Catosco-
pium nigritum, Philonotis capillaris, Tetraplodon mnioides, :
Seligeria pusilla, S. recurvata, Cynodontium virens var. serra-
tum, etc, Mes : \ FR
Let
4877, n° 9, p. 57-80).
oo. characterising different bryological stations ; as rarer mosses
— REVUE BRYOLOGIQUE.
43. Zerrersrenr, J. E., Supplementum ad disposilionem mus-
corum frondosorum in monte Kinnekulle nascentium (Ibid.,
44. ZerrersrenT, J. E., Hepaticæ Kinnekullenses (Ibid. 1877,
n° 2, p. 43-55 ).
As for these 2 publications see Revue Bryol., 1878, p. 11-12.
-_ 45. Zerrensrenr, J. E., Florula bryologica montium Hunne-
berg et Halleberg (K. Svenska Vetenskaps Akademiens Hand-
lingar, Band 45, n° 4, Stockholm, 1877, p. 35).
See Rev. Bryol., 1878, p. 64.
A6, Zerrersrenr, J. E., Vegetationen pa Visingsô ( Bihang
till K. Svenska Vet. Akad. Handlingar, Band 5, n° 7, Sloc-
kholm, 1878, p. 86, in swedish }),
= For some summers the author lived in the island of Visingsü
(58° n. lat.) in the Jake of Vettern. In this paper he gives an
account of the vegetation in the island with reference to
_ vascular plants, mosses and lichens. The enumeration of
_ mosses contains 150 Bryaceæ (only 28 species may be said
to be common in the island), 6 Sphagnaceæ and 24 Hepa-
_ ticæ. We must refrain from giving an account of the mosses
may be mentioned Dicranella Grevilleana, D. Schreberi, D.
_ rufescens, Trichostomum tophaceum, Barbula mucronifolia,
_ seanum, Sphagnum molle
… Grimmia Schultzii, Mnium insigne, Eurhynchium Stokesii, etc.
ILL PUBLICATIONS ON THE BRYOLOGY OF NORWAY.
47. BERGGREN, S., Bryologiska skizzer fran Norges kusttrakter
(Bot. Notisr., 1872, p. 39-49, 65-75, in swedish, descriptions
of some new forms in latin). ,
_ Inthe years 1868 and 1870 the author had the opportunity
Of making excursions at some very distant places in the
Norwegian coast, viz. at Mandal in the most southern part
of Norway , at Aalesund, at Kastnaes and Kjeün, which two
places are situated between Bodô and Troms6, and at Tromsô.
The mossvegelation at Mandal was found very much to
resemble that in a forest-clothed mountain in the midst of
Europe. Andreæa crassinervis, Didymodon cylindricus, Pte-
rogonium gracile, Campylopus fragilis, Plagiotheciam Rœ-
é the 3 last species were new Lo
Norway), together with more northern mosses as Grimmia
_ torquata, G. elatior, Blindia acuta, Dicranum Blyttii, etc,
were seen in this place. —
- From the author's description Aalesund appears to be one
of the richest bryological situations in Scandinavia, the
mossvegetation having very much an english caracter. Hoo-
REVUE BRYOLOGIQUE. 95
keria lucens, Dicranodontium Jongirostre, D. aristatum ( new
to Scandinavia ), Dicranum arcticum, D. falcatum with a new
variety 4 falcatum, Hypnum caliichroum c. fr., Jungermannia
julacea, many species of Sphagna (S. molle, S. molluscum,
S. Wulfianum, etc.), Rhynchostegium murale, Andreæa
alpina, etc., may be suffi@ent to give an idea of the bryolo-
gical richness of this place as well as of its strange mixture of
southern and alpine mosses.
Kjeün and Kastnaes proved to be poorer in mosses ; Pla-
giothecium undulatum from the former place and Amblys-
tegium confervoides, Hyp. Heufleri, Cylindrothecium Mon-
tagnei, etc., from the laiter place may be mentioned from
these excursions.
Tromsô is, as is known, one of the most northern towns :
in Norway. Dicranella Grevilleana, Barbula norvegica ,
B. fragilis, B. Hornschuchiana, Mnium Blyttiü, Dissodon
Frélichianus, Ulota Drammondii, Amblystegium finnmarchi-
cum, Ptychodium plicatum, Hypnum uncinatum var. ortho-
thecioides (new to Scandinavia), H. Bambergeri, H. flexuosam
nov. sp., H. Halleri, H. sulcatom, H. curvicaule (new to
Scandinavia}, ete. were noted from the environs of this
place. The following descriptions are given in latin:
Hypnum (Drepanium) flezuosum Berggr. nov. sp. (hs
Dioicum. Cæspites inferne fulvi vel ochracel, superne vires-
centes. Caulis erectus, flexuosus, fragilis, inferne simplex
superne pinnato-ramosus, ramis elongatis. Folia secunda e
basi ovata lanceolata, ecostata vel obsolete bicostata, integer-
rima. Cellulæ folii tenues, basilares angulares infima serie
rectangulares, reliquæ quadratæ, omnes aurantiæ. Paraphyl-
lia nalla. Folia perigynii late ovata cuspidata, baud secunda.
This new species was detected in dense tufts together with
Hypnum Bambergeri on the highest parts of Flôjifjell near
to Tromso.
Blyttia\MôrchiN. v. Es. var.carinata Berggren.—Frons cana-
liculata vel carinata, conduplicata, apice marginibus inflexis
truncata, carina fere tota foliis involucralibus vel perigoniali-
- bus repleta. à
This moss was detected in the same mounlain as Hypnum
flexuosum ; it occurred in company with Dicranum Starkei
and Webera cucullata, etc. on cold places, where the snow
first lately disappears. ARNELL.
(1) This species is not mentioned in Schimpers Synopsis, 2 ed., nor in
F, Gravet’s Enumerat. Musc. Europ.
TABLE DES MATIÈRES DE LA (1° ANNÉE.
LL
RSSB2.BARATEE
ARNELL. — iieaihie Er
Scandinavian bibliography ;
.
=) .
-
s
21,
60
Fe
à 4
.
M SSALONGO. —Sur la décris dx Dumortiera irrigua en Italie. . 5
Phuxber: > Blindis trichodégii 6 “4-2 4m a6 2204 Pur. MO
Etudes sur re rire Le . 49, 65, 81
as HER
de dde: mousses rares ou critiques. .. : : ;
Lave — Fleurs mâles du Fissidens granditrons :
N° 1 _49e ANNÉE
REVUE BRYOLOGIQUE …
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois ‘
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en jatin ou en anglais.
Sommaire du N° 1,
Clé analytique des mousses pleurocarpes. BERTHOUMIEU. — Polytri-
chum ohioense, RenauLo et Carpor. — Bibliographie. — Sandi
navian bibliography. ARnezz. — Nouvelles.
es
Clé analytique des mousses pleurocarpes d ls
Flore française à l’état stérile.
Ce titre indique clairement le but et les limites que je me
suis tracés dans ces pages que j'adresse à ceux qui ne sont
pas assez familiarisés avec l'étude des mousses pour assigner
à un échantillon incomplet, privé des organes de la fructifi-
cation, le nom du genre et de l'espèce qui lui appartient. Je
me suis borné aux pleurocarpes parce que la tribu des Hyÿp-
nées qui est la plus nombreuse de toutes est en même temps
celle où l’on a le plus souvent occasion de se plaindre de la
stérilité. Cependant quoique incomplètes on est bien aise de
possédef ces mousses el l'on est heureux lorsqu'on peut ar-
river à leur détermination. j
Dans sa flore des Muscinées de la France, M. l'abbé Boulay
a publié un tableau dichotomique consciencieusement élaboré,
mais qui vise principalement les mousses en bon état de fruc-
tification : et si l’éminent bryologue a dû dire de sa clé ana-
lytique qu'il ne faut pas lui demander plus qu’elle ne peut
fournir, à plus forte raison je dois avouer que celle-ci, basée
sur un nombre très-restreint de caractères, ne Sera pas lou-
jours un moyen sûr et facile d’arrr c
Néanmoins je la publie avec l'espoir qu’elle sera uli
plus grand nombre des cas que l’on aura à étudier.
+
arriver à une solution exacte. ie
le pour le
Cellules all. ébuiidn,.o ou courtes mais non 2 Ja Es
| Cellules courtes et papilleuses (4). . : . . + 171
{ Toutes les feuilles fortement homotropes. … 3
Feuilles partiellement, ou faiblement, ou nulle-
MEL HOMOMOpes. 277. FANS es pete 7 41
I CELLULES ALLONGÉES, OU COURTES MAIS LISSES.
ur Sans LES FEUILLES FORTEMENT HOMOTROPES,
ervure unique atteignant le milieu de la feuille.
Feuilles arrondies, ovales ou oblongues briève-
_ ment acuminées. + . . . dr ce
Feuilles lanceolées longuement acuminées ne farté
5 Oreillettes bien délimitées.
* } Or. nulles ou mal délimitées. 4 di no
. { Tige molle, assez longue (6-8 c.).” H. ochraceum.
ige raide, courte (10-15). | _ H. eugyrium.
bante très-robuste, gonflée d'un jaune r. 7. Sn
Plante médiocre, d'un vert jaunâtre. . . .
Feuilles ovales-acuminées. . . . . .
{ Feuilles suborbiculaires obtusément acurninées.
( Des oreillettes distinctes. . . ... : . .
On. nulles : où peu sensibles: oi 8
} \ Oreillettes formées dé petites ras Ste
Plante assez robuste, croissant sur, la ie ram 1
ya ), fastigiés. . . . . . H. Pati
) Plante grèle croissant sur les rochers, ‘var. dé-. :
priés 25,209 Hineeen E, Callichrou
{ Feuilles en partie dentées ou sinuolées. un sai:
Feuilles très-entières. . . sa:
{ Des feuilles accessoires is:
Feuilles acces. rares ou nulles. 4 4, 2
Feuilles caulinaires insensiblement Yétrééien:. ü
Feuilles caul. brusquement tres vrs sssidok nu #0
| Feuilles révolutées vers la base, Hat gai
Feuilles planes aux bords: ut
Plante robuste. .
Plante assez grêle. .
Rameaux très crochus .
48! ( Tiges robästès, rigides, ee T H.
| Tiges moins raides, branches simples. Ps à
Des feuilles accessoires, tige régulièrement pennée.
19 H. crista castrensi
l Pas de feuilles accessoires. . . , ee
( Feuilles partiellement et faiblement dentées. “
| Feuilles. trésentières. ..".. : , : , «
a] | Tige dressée, ram. très-crochus. . . . A1. gps.
{ Tige couchée appliquée, ram. peu crochus. . A. reptile.
Tiges munies de feuilles access, ou de radicules, nervure
9 très-épaisse inf. . .
e Tiges dépourvues de feuilles access. ou de radicules, ner.
A0ero Li Us ue ns À
Feuilles non plissées, nervure atteignant le som-
.… met de l'acumen, cell. médianes courtes. 1. filicinum.
Feuilles plissées, nerv. s'arrêtant au milieu de
(: l'acunen, cell. médianes linéaires. . . .
Feuilles caulinaires, largement ovales à la base,
nerv. ne dépassant pas le milieu de l'acumen.
Feuilles ovales-oblongues , nerv. PAPE fe
presque le sommet. . . . . |. . Er
Tiges raides assez robustes. . . . H. commutatum
Tiges grèles, molles, nerv. atteignant à peine le
title dé là fedille 27 ci URL UE sulcatum.
H. falcatum
| ( Touffes jaune luride, feuilles access. nombr.
{ T. vertes, feuilles access. rares ou nulles. A. érrigatum.
{ Feuilles suborbiculaires à pointé. courte. A. Ca
Hs Yar. ER URr
( Feuilles ov. ‘oblonguék ou Jancéolées. id
_æ | { Feuilles rétrécies en un acumen obtus.
” à Feuilles longuement et finement acuminées. Re
_20 { Oreillettes grandes hyalines. . ..:
{ Or. peu ou pas distinctes. . . : :
Feuilles ridées en travers et papilleuses.
{ Feuilles ni ridées en travers, ni papilleuses. ae.
{ Feuilles plissées à l'état humide. a Re
{ Feuilles lisses ou à peine plissées. + +
39 | Feuilles denticulées, plante des rochers.
* 4 Feuilles entières, plante des marais. .
.{ Oreillettes très-distinctes. . . di
aa Or. pen: où pas distinctes. vs
_ gnant la base de l'annee nn t, À
Gel. méd. linéaires où hexagones allongée
| REVUE BRYOLOGIQUE
Planté robuste, ferme, trés-ramifiée. . . H.hamifolium.
Plante flexueuse, à ram. rares, espacés. A. Sendineri et
Wilson.
POUIHOE GO se à.
Cellules médianes linéaires. . . . . .: -. .
Cell. méd. linéaires hexagones. A. riparium, var. subse-
cundum.
{ Plante vert jaunâtre dorée, bosselée. . A. lycopodioïdes.
| Plante brun foncé brillant, acumen fortement à
Ÿ enroulé. . . . . . . . . A. revolvens et Cossoni.
Plante brun opaque ou verte, acumen moins en-
Ie . . . H. intermedium.
Tige mit dénudée, très-raide. H. rusciforme var.
| atlanticum.
| Tige n non Rd assez molle. H. plumosum var. homo-
Pr =
36
37
38
f Feuilles entières ou simplement sinuolées. ;
: Festin PARTIELLEMENT OU FAIBLEMENT, OÙ NULLÉMENT
| | HOMOTROPES.
| Feuilles énerves où à 1-2 nerv. ne hpdiue pas
"JOUE : :
{ Feuilles à nervure unique dépassant le milieu.
{ Feuilles dentées au moins au sommet. . .
Feuilles très-entières. . . a
Tige subcylindrique par la disposition des feuilles
1 Tige et feuilles plus ou moins compr. aplanies.
( Tige ligneuse, ordinairement longue, 6-15c.
À Tige molle, ou dure, mais courte. . . . . .
‘| Des feuilles accéssoires. ©. 0. !.
| Pas de feuilles accessoires. , . ne
{ Ramifications étagées, feuilles rirubes. F ag : pleins. ;
| Ramif. _imparf. étagées, feuilles étalées. . . .
1 F. décurrentes à la base, brièv. acuminées. A. unbraun.
Feuilles brusquement contractées, auriculées,
“finement acuminées. : : . : ,”" . #4 pyrenaicum.
| Feuilles homotropes sur les rameaux. . . 4. loreum.
| Feuilles étalées en tous sens. … . . . . . . 49
‘ { Tige rigide, feuilles ov. deltoïdes fortement den- ME
19 À D'OR. . : "0 triquetrun.
& Tige flexueuse, feuilles ov. “lancéolées, très.
| squa Fu à squarrosum.
euilles partiellement où riblementhomoiropes. .
illes nullemen ..
rsvessaess À
Fonilles Abcotsbatds, ll bail, besisMee E siriatellum.
Feuilles non décurr. cell. basilaires courtes. . :
Touffes d’un vert blanchâtre brillant. . . A4. silesiacum.
Touffes d’un vert jaunâtre. RAS ue
Cellules médianes linéaires subhexagones. A. demissum.
Cellules méd. linéaires, Æ. cupressiforme et resupinatun. À
Dents linéaires ciliées, plante a ES a: 14 55
52
53
ae
4
(
:
{
| Dents triangulaires courtes. , . . ï "+ 56
Dents formées d’une seule cellule, nervure ap-.
* préciable. .. . . Fabronia octoblepharis.
Dents form. de deux cell., feuill. presque énerv. F. pusilla.
Nervure atteignant le milieu de la feuille. Zsothecium orni-
a opousCEe
Nervure très-courte. A Ti lc A RL
(Tige: trés-couftés::. dotieron ge rade tidle Somme fai.
1 | Tige assez longue, 6-15 €... . . re # 58
Tige étroitement appliquée, irès-radiculeuse,
feuilles non décurrentes. . , ,. . . ,
Tige peu radiculeuse, feuilles décurrentes 7
{ Feuilles ridées en travers. .. …. +.
| Feuilles tout à fait lisses. :. . . .: . .
{
58
Plante de 10-45 c., feuilles grandes. At
PI, méd., feuilles petites et à peine ridées. Neckera Fee
Plante blanchâtre, cell. médianes 15-20 fois
aussi longues que larges. . . Fe A undulatum.
Plante vert jaunâtre, cell. méd: 5-40 fois aussi
longues que Harges.“ "re PRE eat
Nervure atteig. le tiers, feuilles très-rid. Neckera cris,
Nerv. très-courte, feuilles à peine ridées. . AN. pennala
( Feuilles long. décurrentes. 4. rs ne et ilvaticum
| Feuilles nullement décurrentes. . 2: + + + 64 .
64 ( Feuilles ellyptiques subarrondies au sommet. . 65
_”* } Feuilles oblongues-lancéolées, acuminées. . . 66.
Feuilles apiculées, finement dentées dans le tiers
65 supérieur. . . ncéb slre. ANeCRETR complanata
Feuilles sans apicule, quelq. dents au sommet. MN. Besseri
66 ( Feuilles ov. aiguës ou brièvement acuminées. /. depressum.
| Feuilles assez longuement et finement acumin. A. ele
67! Tissu lâche, cellules hexagones rhomboïdales.
"| Tissu serré, cell. méd. li __—_ subhoxagones
68 | { Tige très-courte à peine _ Habrodi
| Tige plus longue, 2-8 €. ..
a | Tige et feuilles comprimées sn Péri
°Ÿ { Tige et feuilles non comprimées
10 ni Nervure nulle ou à
Nervure sus au
oïq
Toufes d’un vert fonv, sur les. pierres cute “efrooides. à
2 Touffes d'un vert tendre, sur les arbres des mon- | :
Ego - +: 9 | CARE dbtile:
78 { ‘Povilles- suborbicul., très-concav. H. arcticum et Goulardi.
à Feuilles ov. ou ov. lancéôlées, à peine concaves. 74
Touffes dép., molles, feuill. ov. obtus. Myrinia pulvinata.
1, Tiges dressées compactes, feuill. lancéolées. Anacamptodon.
( Plante très-allongée, flottante dans l’eau, . 76 :
Plante plus courte ne flottant pas. . . . . . 79
Féuilles carénées. . . . . . Fontinalis antipyrelica.
+ Feuilles conc. ou presque planes, non carénées. 77
Feuilles concaves imbriquées, rendant les ram. |
É : F. squammosa.
3 Feuilles presque planes, dressées étalées. “:
Feüilles denticulées au sommet, aiguës. . . F. Duriæi.
uilles entières, acuminées. . , . . . EF, Ravani.
euilles brièvement ovales, obtuses, ram. obtus. OU
euilles ov. lancéolées, yes rameaux souvent
ES PARAGE EL ARE VUE cuspidatum.
82
75
A: molle.
ia nt oreillettes vertes. LES, rl satire
concinun. ra
t feuilles SE ou moins spin: aie
ullement aplanis. 86
Feuilles décurrentes, dia 100
Feuilles non décurrentes : 1% 1! 4, 185
Feuilles révolutées jusqu'au sommet, surmontées
d’un long poil. . . . . un à irichophorum.
Feuilles planes ou à peine révolutées, médiocre-
ment acuminées, . , . . . . . . H. latebricola.
Tige grêle, pl. monoïque. . . . , . . AH. pulchellum.
‘ige plus robuste, pl dioique. RE: à Mullerianum.
Képhmée:moté sf Han aline soc: 2931117387
el ou ram. dressés, otdinairément. raides.
,-"( Feuilles légèrement Ho étrbpen TOUT
{ Feuilles nullement homotropes. . . : .
{ Feuilles ov. oblongues, oreill. arrondies. I. Halhon um.
Feuilles lancéolées, or. triangulaires. . A. neurvatum.
louffes d’un vert terne. . . . Zsothecium polyanthum.
ouffes vert jaunâtre brillant. Nations pee repens.
Pelle fortement plissées. . Le GO
‘euilles non ou à M _. bess ‘:.
L raides julacés s, di
ouffes d'un vert roux, fouilles lâchement
Feuilles dressées ou imbriquées, er faible
croissant sur les rochers. .: . . . HR
Feuilles très-étalées, plante robuste de marais. Æ. sollaius
{ Feuilles ov. apiculées, ram. julacés, . . . J.strictum.
| Feuilles lancéolées subulées, ram. non julacés, Z. intricatu
92 je sées. : MA
Touffes d'un vert doré brillants fouill. imbriq. E creme
94
nee ‘unique dépassant le milieu.
95 Feuilles dentées. … . : à + . bo Ci ÉU
Feuilles entières ou simplement sinuolées. au ue
Rhizôme duquel s'élèvent des tiges à l'aspect
96 | dendroïde. .
Tiges n'ayant pas un ‘aspect: dendroide.
g7 | Feuilles plissées, des oreillettes. + As als:
| Feuilles lisses, pas d'oreillettes. EE Ha
Feuilles révolutées de la base au sommet.
{ Feuilles non ou partiellement révolutées. ee 1e
99 ( Feuilles ram. étalées, plissées. Antitrichia curtipen
.. ** {Feuilles plus larges imbriquées, lisses. . À. californi
ee 100 | ( Tiges et feuilles fortem. comprimées, aplanies. dr
7 | Feuilles disposées en tous sens surlatige. . .
101 { Feuilles elliptiques cultriformes. Homalia: pen
| Feuilles oboyées arrondies au sommet. #,, //. lusit ica.
__{ Feuilles non ou à peine plissées à l’état HF 40
102 ! Feuilles nettement po plis occupan Aa:
F moitié de Ja feuille. fi
98 ;
feuille.
Nerv. ne dépassant pas > “milieu de l'acumen.
:{ Nervure papilleuse sur le dos, ram. arqués. A. cirei
À Tige stolonifère. + . . L #30 H. st
_ { Tigé non stolonifère. - . . |
2 AMÉ Feuilles-oblongues-lancéolées, snphibous
105 } Feuilles ov. triangulaires, acuminées. L
Nrrure. Res cellules des OP. venne M: “ui
Pas de MOINE. 0e 5 213:
_{ Touffes raides, ram. julacés. . . . .…. À. myurum.
| Touffes molles,. feuilles étalées din TR
1 12 Feuilles faibl. homotropes, d’un vert terne. I. myosuroïdes.
{ Feuilles nullement hom. d’un vert brillant. Z. Tomasiniti.
1 13 { Ram. julacés obtus, plante de la région alpine. /. glaciale.
.{ Ram. simplement cylindriques, atiénués. . . 114
| Plante des cours d'eaux, ord. inondée. . H. plumosum.
14 Plante des lieux secs. . . . pe os de LT
{ Tige allongée, dressée, non radicante. . . A. piliferum.
‘| Tige radicante couchée, assez courte. . . . . 116
_Feuill. très-concaves, denses, imbriquées, briève- :
Pr ent dcinbes. > 2 0 au suc siodo4: 20 rs
_ | Feuilles étalées, acumen brusque et long. . A. Stokesii.
ï Rameaux julacés ou subcylindriques. . . . 118
5:
{ Tiges et ram. à feuilles diversement étalées. . 123
, ( Tige stolonifère, cellules méd. hexagones. Æ. crassinercium.
* { Tige non stolonif., cell. méd. linéaires. . . . 119
“Tige courte, 2-8 ci, 25 ane GE uh solex 00m.
[Tige de 88 ce . . RICE CNT SN AIO EL
Feuilles larg., obtuses, brusquement acuminées.
| Feuilles oblongues, insensiblement acuminées.
_{ Plante des régions basses..." Le Doux + can
Plante de la région alpine. . . . ... . A. cirrosum.
Toutes d’un vert jaunâtre brill., ram. obtus. Z. illecebrum.
| Touffes vert terne, rameaux atténués. . . 11. cæspilosum.
Cellules méd.‘hexagones ou linéaires hexagones. 124
| Cell. méd. linéaires, tissu frés-Re rnb sites he ft OR
{Tige ascendante ou déprimée, mais peu radicante 125
A TE déprimée et adhérente par des radicules. 128
Feuilles ov.-oblongues, acumen médiocre. . . 126
Feuilles lancéolées, longuement acuminées. . 127
Lg très-grèle, feuilles ov.-lancéolées. . . A. pumilum.
l 1 Tige plus robuste, feuilles ov. oblongues. A. prælongum.
Feuilles très-étalées, plante des marais. . . A. Kochii.
{1 F. lâchement imbriquées, pl. des rochers. . : H. scleropus.
Feuilles largement ovales. +. . . , . . 429
Feuilles 0v.-lnneéolées, : ;, 14. 1, 400.
Ro ere brièvement acuminées, imbriquées, con- |
A IEAVES, ... « : 26 rotundifolium. :
[ Feuilles long. acum., éialées, planes. a+; dé Juratzhanum. |
| Cell. hexagones rhombhées, 3 fois aussi l. q.l. A. serpens.
{ Cell. linéaires hexagones, 6-8 fois aussi L. q. 1. 'e ae ru
{ Feuilles largement ov.-oblongues. . . . . 132
{ Feuilles ov.-lancéolées, oc ninee acuminées. ii
| Tige flexueuse. . .
He robuste et. raide.
134
1
144
15
146 |
147 |
148
| 1:
150
: Tige | de 9-3. “albert au aippdrt Dr Ed confertum.
:
| Tige de 4-8 c., peu ou pas adhérente. . . . . 134
Tige stolonifère, feuillés brièvement acuminées. /. prælon-
gum var. airovirens. e
Tige sans stolons, feuilles plus longuement acu- ;
MINÉBS ee À etes ot vers MN ONADANON ANR
Plante monoïque. . + + + - + + . H. rusciforme.
| Plante synoïque. . +. ++ + : H. speciosum.
Branches irrég. ramifiées, parfois homotropes. . 137
| Branches pennées.. . . . . . . . : H.salicinum
( Ram. atténués, feuilles légèrement dentées. A. velutinum.
| Ram. obtus, feuilles plus fortem. dentées. Æ. HACAUDIERUNS
( Oreillettes formées de cellules bien distinctes. . 139
| Oreill. peu ou pas distinctes. . . . . . +
( Touffes raides, d’un vert terne, oreillettes larges.
| Touffes d’un vert jaunâtre, soyeux, or. petites.
Feuilles ovales aiguës... 4.41% 214 Æ, striatu
w | Feuilles ov., longuement acuminées. Mitire 0
4 { Rameaux flexueux, arqués. . + . dre
t-Rameaux dressés. ; . . + ::. .
Feuilles briévement acuminées.
a | Feuilles longuement acuminées. Fra er St
Plante des cours d'eaux. . . . . . rt Ales :
| plante des lieux secs. . re à due
{ Tige assez grêle, déprimée, feuill. étroites. H. velutinoïides.
t Tige robuste, feuill. larges. . . + +. : 4. rulabulum.
Cellules médianes linéaires . . Le 146 ré
Ce méd. rhomboïdales. . . . .
{ Plante monoïque. +: +... : + . .
| Plante dioïque. . : . r
Tige très-radiculeuse on
| Tige à peine radicante . . + . + |
( Tige allongée finissant par se dénuder. Re A RÉ
Tige médiocre ne se dénudant pas. . . H. campestre..
Touffes d’un vert tendre, feuilles espacées. . A. lœtum.
T. vert-jaune brillant, feuilles très-denses. Z. glareosum.
Feuilles larges, très-obtuses. HONTE D dou. Le
Feuilles plus ou moins finement acuminées. .
Feuilles terminées par un apicule court. 4. sarmentosum.
| Feuilles tout à fait obtuses. . . . PA:
( Feuilles et ram. aplanis à l'état humide jure
À Feuilles disposées en tous sens... :
: Rameaux roulés en crosse par la sécheresse,
| Ram. fermes effilés. és side
| REVUE BRYOLOGIQUE. ï
Plante assez ferme, très-ramifiée. ‘2. H. giganteum.
| Plante molle, peu ramifiée, PRE SO EN tt PRE cordifolium.
Tissu lâche, céllules hexagones ou rhomboïdales. 158.
| Tissu serré, cell. linéaires subhexagones ou lin. 162 .
| Nervure atteignant le sommet de la feuille. . 159
| Nerv. ne dépass. pas le milieu de l’acumen. . 160
Touffes raides, feuilles assez finement acumin. Z. ériquum.
| Touffes molles, acumen subobtus . . . . H, fluviatile.
_ Plante all., non radiculeuse, oreillettes, grandes
halines. ”. - » . SECTE Æ; Kneïffi. 3
| Plante courte, radieuteuse, o or. nulles. #8 ; 16 sr
x
HE ra us 163
Ft) REP AO DIPF EST ONE
ANorvant s fänéant loin dans l'acumen. UT |
Nerv. atteignant le milieu de la feuillé, , + . 165
Rameaux ordinairement crochus à l'extrémité. A. fhiate,
| Ram. étoilés par l’écartement des feuilles. A. polygamum.
| Feuilles plissées.: :- 1° . .. 4778 Ttreum
euilles: lisses: …. ; PL AU
{ Plante MonoiQue: HE fr, 1#. hygrophilum.
À Plante dioique. : . .. EH. chrysophyllum.
Vroaties plissébe "00; mai NO à
À Feuilles non Phssées.: «4°: RARE
| Tige munie d'un feutre radiculaire très-abond. H. iens.
168 ! Tige munie de feuilles accessoires linéaires. A. plicatum
Rs Tige sans feuilles access. et sans radictiles. I. Striatum
1 60 (Plante très-courte, des lieux secs. NS : à algiriamem
_ | Plante assez longue, des marais. . . : .. 0:
170 { Feuilles étroitement lancéolées. . . . . . H.elodes.
2; Feuilles plus Sat la base. . A. riparium et Kochit.
Ex
es Seasons ras cours réseau
un. { Tige munie de Méiiire ou iles feuilles acéess.
Tige dépourvue de ces accessoires. . LE
{Feuilles très-papilleuses. . .
| 17 F. Ha on sr ou cell: form. une “ésère
saillie. : 1h ra141047
173 | { Branches principales sirhdstneett se: Ni … 74
; tt Br. principales 2-3 fois serre Lie ser
174 | Plante grèle. . : RER
Plante robuste. . &nr te
pentes jaunâtre dépourvue dseleies. |
verte munie nn BTE
paient inférieurs souvent effilés, tissu assez |
1aèhei uso one à US EURE TZ. Blhdôbiés
Ram. inférieurs non atténtiés, tissu serré. T. abietinum.
Tige tripennéé. : : : . 4. à . T:tamariscinum.
Tige en partie tripennée, mais plus grêle. 7. delicatulum.
Tige: bipennée. 25 4.08 3 FUMEANTE, OF recoghstnr.
Plante assez robuste, nervure d'épaises atteignant
l'acurhen, 22,6% EUR LEE NERSArONreNS:
Plante très-grêle, nervure ne dépassant guère le |
milieu: : 3:21 L NO eee 199:5:55
Nervure faible n ‘atteignant pas le milieu. . P. tectorum.
Nervure dépassant le milieu. . =. . . P.catenulata
Rameaux julacés ou cylindriques : : . . . 182
Ram: mon: julatéast 197 266% Eu D'EAU. 5. A6RE
Tige stolonifère, déprimée. . . . : Pterogynandrum.
Tige dressée non stolonifère. . ; 183...
182 Feuilles généralement obtuses, imbriq. Myurella Jjulacea
Feuilles terminées par un es étalées. M. DER
188 | { Nervure double. . nes 184
| Nervure unique . . . ner
Plante ‘jaunâtre, feuilles ram. très-étalées. Heterocladium
; squarrosulum.
Plante vért foncé, feuilles étalées, dressées. Æ. heteropterum
185 | { Cellules disposées en lignes obliques. . . . Cryphœæa.
| Cell. en lignes parallèles à la nervure. . 186
186 | Tige primaire stoloniforme. . : . . . 4072.)
| Tige primaire semblable aux autres.) . . 190
87 | { Feuilles obtuses ou brièvement apiculées.
°°? { Feuilles: lancéolées, finement acuminées. : .
Feuilles obtuses, plissées, crépues à. l'état sec. Leskea vili-
188 _culosa.
_ [Feuilles brièvement acuminées, nbiqusées L. attenuata.
189 { Feuilles insensiblement rétrécies. «+ . . L. longifolia.
_{ Feuilles subitement rétrécies. :.:. . . : L.rostrata
Feuilles ov., acumen linéaire, nervure attei- :
190 Suant.le sommet 7} 54. 80.5. L. nervosa
" ] Feuilles ov.-lancéolées, aiguës, nervure n'altei=
+ gran He à sommet, . + +. . EL. po
abbé v. BERTHOG
ee
; 181 |
REVUE BRYOLOGIQUE. |
_ sommet des tiges, étalées à l’état humide, dressées-flexueuses
à l’état sec, plus ou moins brusquement rétrécies au-dessus
de la base engainante, étroitement linéaires-acuminées , ter-
minées par une pointe brune, dentée; ailes très-étroites,
redressées, mais non infléchies, dentées aux bords dans la
moilié ou le tiers supérieur : dents espacées, ordinairement
étalées el peu profondes, parfois très-superficielles. Lamelles
au nombre de 40 à 50 vers le milieu de la longueur de la
_ feuille, formées de 5 à 7 séries de cellules ; cellules marginales
dilatées transversalement, leur largeur atteignant en général
le double de leur hauteur, très-légèrement convexes, parfois
_ presque planes ; bord lamellaire entier, Feuilles périchétiales
à peu près semblables aux autres feuilles, mais plus
longues et pourvues d’une base hyaline plus allongée. Pédi-
_ celle long de 4 à 5 centimètres, rougeâtre à la base, plus
pâle au sommet. Capsule horizontale après la sporose, longue
de 5 millimètres environ, large de 2 à 2 1 /2, tétragone, à
angles saillants, non rétrécie vers l’orifice, atténuée à la base,
sans col distinct.
Ohio (Etats-Unis), dans un lieu humide, en société de
Climacium A mericanum. Récolté par M. Provost, communiqué
par M. Le Metayer de Guichainville.
=, Les échantillons dont nous disposons ne portent que des
capsules déjà vides; par conséquent, l’opercule nous est
_ inconno. .
Le Polytrichum Ohivense diffère de tous les autres Polytrics
actuellement connus par la forme des cellules marginales
des lamelles. C’est du P. gracile et des formes un peu rabou-
gries du ?. formosum qu'il se rapproche le plus par son
-port et l’ensemble de ses caractères ; mais dans ces deux
espèces, les cellules marginales des lamelles sont plus hautes
que larges, ovales et généralement un peu atténuées , les
. Capsules sont arrondies à la base, et pourvues d’un petit col
distinct, également arrondi. Celle du LP. gracile est en outre
rétrécie vers l’orifice et pourvue de 6 angles obtus et pen
nets. Il n’est donc pas possible de confondre notre espèce
_ avec l’une ou l’autre de ces deux plantes.
_ Ajoutons que les feuilles du Polytrichum Ohioense sont en
général moins fortement dentées que celles des deux espèces
voisines. Par leurs proportions, elles ressemblent plus à
celles du P. formosum qu’à celles du P. gracile, celles-ci
étant ordinairement plus courtes et relativement plus larges.
Lorsque cette espèce aura été trouvée munie de l’opercule,
_ On pourra plus exactement apprécier ses affinités. ne
F. RenauLD, J. CARDOT.
REVUE BRYOLOGIQUE.
Bibliographie.
C.-H. Decocne. — Flore eryptogamique de la Belgique, à
{re partie, Muscinées, 2° fascicule. Bruxelles, 1884. ete
M. Bescherelle ayant fait une analyse du premier fascicule
de cette Flore (Revue Bryol., 10° année, p. 86), je n'ai qu'à
indiquer que ce 2° fascicule contient les pleurocarpes, une
bibliographie très-étendue, une table étymologique des
genres et une table alphabétique des genres et des espèces
: __ Les deux fascicules des mousses comprennent 328p.et
A pl.—10 fr. T, Husnor.
Scandinavion bibliography (Continued). |
48. Bcvrr, A. Bidrag til Kundskaben om vegetationen t den
lidt sydfor og under Polarkredsen liggende del af Nine (Vidensk.
— Selsk. Forhandlinger, 14871, Christiania, p. 59, in
Norwegian). ae Lie 4
A. Biytt in 1870 visited the environs of Ranen-fjord (under
and a little in south of the polar circle) in company with
W. Arnell for examining the phanerogams and mosses. As for :.:
mosses these regions proved to be very rich in species, .
perhaps the richest part of Scandinavia , as the landscape
affords the greatest variety of bryological stations. The moun-
tains are calciferous or silicious and at about 4000 feel over
the sealevel reach the region of eternal snow. The lower S
parts of the valleys are till about 1006 feet over the sealevel
covered with needlewoods of Pinus silvestris and Abies
excelsa: above the needlewoods the region of Betula glu-
tinosa begins and continues till about 2000 feet over the
sealevel ; the next 1000 feet are generally covered by an un-
derwood of Salices. Between 3000 and 4000 feet over the
sealevel the alpine region is prédominant. Besides vascular
plants only musei veri to a number of 289 species are treated
in this paper, the Hepaticæ (10 a number of at least 75
species) not being properly named when this paper Was
issued. Trematodon brevicollis, Dicranum fulvellum, D. vu
catum, D. arcticum, Seligeria recurvifolia (forma brevifolia *
Zetterstedt), Barbula aciphylla , Ulota Drummondii, ,Tetro-
dontium repandum (new to Scandinavia), Encalypta apo-
_ physaia, E. brevicolla, E. procera, Cinclidium subrotundum,
- Pseudoleskea tectorum, Orthothecium rufescens c. fr. Tham-
nium alopecurum, Hypnum Sauteri c. fr. (new to Norway),
H. turgescens, Andreæa alpina, A. Hartmani, etc., may be
_ mentioned as the perhaps rarest mosses. Re
44 REVUE BRYOLOGIQUE.
A9. KauniN, C. £t lidet bidrag-til Kundskaben om Dovre
mosflora (Bot, Notisr, 1882, p. 17-18, in Norwegian). DER
New stations in Dovre for some mosses, viz. Hypnum
polare, Amblystegium confervoides, Diphyscium foliosum
(goes till 1000 m. over the sealevel, Polytrichum sexangulare,
Tortula icmadophila c. fr., Stylostegium cæspiticium, Seligeria
crassinervis (1), S. Donniana, Weïsia Wimmeriana, Grimmia
__ anodon, Pseudoleskea tectorum; many of-this mosses are
_ new to the mossflora of Dovre. Nearer intelligence of the
rich mossvegelalion in Dovre is given in Scheutz, N. J.,
= Florula Bryologica alpiam: Dovrensium (Ofversigt af K.
_ Svenska Vet. Akad, Fôrhandlinger, 1869, Stockholm, n° 5,
p- 565-572).
90. KinngerG, N. C., Om en for Skandinavien ny moss art,
Campylopus Schimperi Milde (Bot. Notisr, 1882, p. 187-188).
The mentioned species has been gathered at Aalesund by
Doctor R. Hartman.
O1. WoüoLrsBeré, N., Nogle norske mosslokaliteter (Bot. Notiser,
- 1872, p. 70-72, in Norwegian), A
New stations in more southern parts of Norway of some
. Tarer mosses, as for instance Breutelia arcuala, Orthotrichum
_ bulchellum, Zygodon viridissimus, Grimmia apiculata, Gr.
contorta c. fr., ete. :
52. WuzrserG, N., £'numeratur muscorum quorundam ra-
_ tiorum scdes in Norvegia (Christiania Videnskabs-Selskabs
Forhand., 1875, p. 312-373). ‘
This important paper [ have not seen, on which account I
_ give a record of its contents according to an anaiysis in Bo-
_ taniska Notiser, 1876, p. 4148 150. | .
The parts of Norway, that have been examined by the
author, are chiefly the diocess of Bergen as well as the envi-
ons Of Rôros and Christiania. Some species are new to
Norway, bat are found already before in Sweden, viz, Spha-
. 8num Auslini, S. Wulfianum, Pleuridiom subulatum ,
Dicranum viride, D. fuscescens var. flexicaule Br. Eur.,
Pottia cavifolia, P. lanceolata, Tortula princeps , Orthotri-
. €hum anomalum var. saxatile, 0. affine 6. pulvinatum (0.
_ fastigiatum auct,), Encalypta spathulata, Funaria Ahnfeltü,
Webera nutans var. strangulala , Buxbaumia indusiata ,
Neckera pumila, Amblystegium subtile, Hypnum imponens,
Hylocomium brevirosire, New to the Scandinavian peniasula
are Orthotrichum Aetnense De Not. (is scarcely well distin-
= (4) In Botaniska Notiser, 4883, p. 35, Rev. Kaurin gives information that
_ his supposed specimens of $. crassinervis according Lo Professor Lindberg
= belongs 10 a proper species Seligeria obliguula Lindb. n. sp, first mentioned
_ où November 4th., 1882, at the meeting of Soc. pro F. et FI, Fennica.
REVUE BRYOLOGIQUE. 0 45
guisbed from O. rupestre according to the author (1), Tetro-
dontium repandum and Lescurea striata (2) (a L. saxicola
Milde differt inflorescencia monoica , foliis longe acuminatis,
nervo in ipso apice evanido).
The species of Campylopus are described and C. brevi-
folius is considered to belong a proper new species Orthopus,
that is described as follows :
- Orthopus nov. gen. Waulfsberg (3). — Seta recta, dimidium
. pollicis longa. Calyptra fimbriata ceteris notis generi proximo
similis. Fructus maturüs non visus.— Planiæ humiles gre-
_ gariæ vel laxe cæspitosæ, loca aprica sabulosa præoptantes,
_ Campylopus micans nov. spec. Waulfsberg (4) is described
as follows : cellularum marginalium series circiter quator.
Dimidium folii superius a nervo formatum. Apex teres ubique
serratus. Pulvinaria formans, majora pollices tres alta, vel
_ cæspites late prorepentes, teca rhizomatoidea arcte cohæ-
rentes. Color turionum saturate viridis, senio fuscescens.
Primo vere tota planta aurato-fusca nitore metalleo micans
(unde nomen). Surculorum ramificatio, si ex planta adulta
colligere liceat, ex monopodio sympodialis, hic illic pseudo-
dichotoma. Folia secunda , comalia falcata. Dimidium fol
inferius e basi obtusa auriculis adaucta lanceolâtum, superius
(revera nervus excurrens) subuliforme. Fructus ‘ juniores
lantum visi, ex eodem perichætio complures. Sela longior
quam in C. flexuoso, pulchrius et concinnius arcuala. — Ad
rupium latera. Sôndre Bergenhus Ami : in insula Halsnô par.
Fjaelberg , Tangeraas et Bru in par. Strandebarm , Eumb=
_ gevik in par. Tysnaes (ubi 24/8 74 fructus adhuc calyptri-
_ geros legi). Bergen. — The new species in nearest allied to
C. flexuosus et C. Schwartzii. ae PARA
The following new varieties are established and named :
Dicranum montanum var. flaccidum, surculi elongati, mollis-
simi, laxe cohærentes, folia longiora, apice fragilia.
(To ve continued). ARNELL.
Nouvelles.
M. E. HxckeL, professeur à la Faculté des sciences de
Marseille, s’occupant d’un traité de tératologie, prie les bota-
nistes de lui adresser des échantillons ou des documents
concernant les mousses, les hépatiques et les fougères
monstrueuses. ui a ES
(4) Confer : Rev. Bryol., 4882, p. 84.
(2) Confer : Rev, Bryol., 1882, p. 85.
(3) Confer : Lindberg, Musc, Scand., p. 25.
_ (4) Confer : Rev. Bryol,, 1882, p. 83-84.
_ rares représentés dans cet herbier : Acroschisma, Solmsia,
_ d'Allemagne, = 250 fr.
S. REVUE BRYOLOGIQUE.
À VENDRE : L’herbier des mousses de feu
M. Sauerbeck, collaborateur de l’Adumbratio muscorum.
Cet herbier, très-riche et important est, pour ainsi dire, le
pendant de l’herbier de M. Jüger dont nous avons donné
l'analyse dans le 1°* numéro de la « Revue bryologique » de
l'année 1878, p. 15. C’est pourquoi il est inutile que nous
énumérions les collections spéciales que renferme ce véritable
trésor bryologique : le catalogue est à la disposition de tous
les botanistes qui veulent l’acquérir. Nous nous bornons seu-
_ lement à faire remarquer que presque tous les pays étran-
_ gers représentés dans l’herbier de M. Jüger (acquis par
M. W. Barbey, à Valleyres, canton de Vaud , Suisse), sont
_ également les sources d’où proviennent les espèces exoliques
de M. Sauerbeck, dont une très-grande partie a été donnée
par MM. C. Müller, Hampe, Schimper, Jüger, Husnot, eic.
Voilà par exemple l’énumération des genres exotiques les plus
Schliephackea, Garckea, Lophiodon, Aschistodon, Diplostichum,
Drepanophyllum, Tetrapterum, Beccaria, Streptopogon, Micro-
mütrium , Lorentziella, Gigaspermum, Eccremidium , Lepto-
chlæna , Acidodontium , Calomnium, Mniomalia, Dawsonia,
Lyellia, Hydropogon, Cryptangium, Venturiella, Cryptocarpus,
Cleistostoma , Euptychium , Bescherellea , Jagerina , Spiridens,
… Hildebrandtiella , Juratzkaa | Haplohymenium , Pelekium ,
… Chionostomum, Eriodon, Rozea, Pterobryella , Lamprophyllum,
Cyatophorum. Ha
Le prix de cet herbier fort bien conservé et préparé d'une
manière excellente, renfermant 2,582 espèces de mousses
_ représentées par environ 5,572 exemplaires sans y Com-
prendre un très-grand nombre de doubles, même d'espèces exoti-
ques, est fixé à /,600 marcs d'Allemagne, —2,000 fr.
+ L'herbier des hépatiques de M. Sauerbeck est aussi à vendre,
Il est composé de 288 espèces représentées par 758 exem-
plaires avec beaucoup de doubles renfermant un assez grand
nombre d'espèces exotiques. Le prix en est fixé à 200 marcs
S’adresser à Monsieur le référendaire Æ. Sauerbeck, Erb- |
prinzenstrasse 22, III, à Æarlsruhe, Grand-Duché de Bade
_ (Allemagne). A. GEHEEB.
. A la séance de septembre de la Soc. Cryptogamique de
Manchester, M. Pearson distribua des specimens de Lejeunia
_Microscopica de Nant-Francon et présenta 3 rares hépati-
_ ques récoltées en Ecosse par M. G. Stabler : Scapania plani-
_ folia, Jung. Domana et J. setiformis. , , nee
49° ANNÉE 1885
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 2.
Liste des Mousses du Paraguay distribuées en 1884 par M. Balansa.
BESCHERELLE. — Gymnomitrium confertum. STePHANI. — Rhaco-
mitrium mollissimum, Le n° 742 des Musei Galliæ. PHILIBERT. —
Table analytique des Mousses Pleurocarpes. KivpBer6, — Notice
sur quelques mousses des Pyrénées. RENAULD. '
Liste des mousses du Paraguay distribuées
en 1884 par M. Balansa.
Ephemerum conicum C, Müll, — Guarapi, n° 3621,
Sphærangium Lorentaiï C. Müll. — Assomption,. n° 3624.
Lorentziella Paraguensis Besch. — Assomption, n° 3623.
Bruchia aurea Besch. — Assomption, n° 3658.
Hymenostomum Balanseanum Besch. — Bopicua, n° 3700,
Yaguaron, n° 3657.
Trematodon palettifolius C. Müll. — Assomption, 3631.
Microdus Paraguensis Besch. (Sp. nova). — Yaguaron,
n° 3659 ; Cordillère de Péribébui, n° 3661. Sr
Campylopus amabilis C. Müll. — Cordill. de Péribébui,
n° 3660. |
Octoblepharam albidum. — Guarapi, n° 3554.
Fissidens polycarpus Besch. (Sp. nova). —Péribébui,n°3661r.
Fissidens glaucifrons Besch. (Sp. nova). — Assomption,
n° 3697. ; Un
Fissidens brevipes Besch. (Sp. nova). — Guarapi, n° 3698. .
Fissidens Guarapensis Besch. (Sp. nova). —Guarapi, n° 3699.
Fissidens suberispus Besch, — Bords du Mbaï, n° 3637.
Anacalypta Paraguensis Besch.—Santa-Barbara, n° 3684.
Barbula pseudo-cespitosa C. Müll. —Bords du Mbaï, n° 3652 ;
Guarapi, n° 3652. | mn
Syrrhopodon argentinicus C. Müll. — Cerro de Macci, près
de Paraguary, n° 3673. : .
Braunia incana C. Müll. — Cerro de San Tomas, n° 3683.
| " re es
RE . REVUE BRYOLOGIQUE.
Ptychomitrium vaginatum Besch. — Yaguarou, n° 3672 ;
_ Cerro Hu, près de Paraguary, n° 3674. |
Piychomitrium Mandoni Sch. — Près de Cerro San Tomas,
n° 3686.
Schlotheimia argentinica Liz. et C. Müll. —Guarapi, n° 3675.
Macromitrium phyllorbizans C. Müll. — Péribébui, n° 3665
et 8671 ; Guarapi, n° 3670.
Physcomitrium luteolum Besch. — Guarapi, n° 3648.
= Physcomitrium Paraguense Besch.— Assomption, n° 3650 ;
_ Péribébui, n° 3650». à
__ Entosthodon Balansæ Besch. — Assomption, n° 3649.
_ Funaria calvescens Schgr. — Assomption, Guarapi, Para-
_ guari, n° 3653, 3653 et 36537.
_ Bryom (Argyrobryum) corrugatum Hpe. —Guiaviti, n° 3647.
__ Bryum (Eubryum) Paraguense Besch.— Guarapi, n° 3651".
= Philonotis Balanseana Besch. — Berges de l’Aroyo Pirayu,
n° 4650; Paraguari, n° 3655.
. Pogonatum pallens Besch, — Cuaguazu, n° 3618.
= Rhacopilum tomentosum Brid. — Bobicua, n° 3677, Villa-
dica, n° 3685. ô
Hypopterygium argentinicum Lortz. — Guarapi, n°* 3628:,
3630; Mbatobi, n° 3629, ,
__ Cryphæa Guarapensis Besch. { Sy. nova). — Guarapi,
_ n° 3629.
pq Paraguensis Besch, (Sp. nova). — Cæaguazu,
_n°.3628..
Erpodium lanerolatum Besch. (Sp nova).—Guarapi, n°3644.
Erpodium exsertum Besch. (Sp. nova). — Péribébui, n° 3646,
: Erpodium coronatum Hook. et Wils. — Assomplion,
… n° 36454. ie
Aulacopilum Paraguense Besch. (Sp. nova). — Guarapi,
n° 3643. ,
va _Lasia Paraguensis Besch. — Cerra Léon, Piragu , n° 3667,
_ Péribebui, 3669, bords du Mbaï, n° 3668.
_ Lasia subcoronata Besch.—Guarapi, n° 3662.
Lasia occulta Besch. (Sp. nova).—Guarapi, n° 3663. :
= Pterogoniopsis Fabronia Besch. (Sp. nova). — Péribébui,
n° 3693.
= Neckeropsis undulata (Hedw.).—Guarapi, n° 3625 et 3627,
Paraguari, n° 3626.
Omalia Paraguensis Besch, (Sp. nova).—Péribébui, n° 3680°.
_ Fabronia Balansæana Besch. (Sp, nova).—Guarapi, n°3656.
: noue Guarapensis Besçh. (Sp. nova). — Guarapi,.
_ n° 3681. \ |
= Dimerodontium Balansæ Besch.—Guarapi, n° 3702.
_ Helicodontium pervirens €. Müh. Guarapi, n° 3687.
_ Pseudoleskea Paraguensis Besch. —- Assomption, n° 3679.
__ Thuidium Paraguense Besch, (Sp. nova).—Guarapi, n° 3688.
1
_ REVUE BRYOLOGIQUE. de 19
Papillaria subnigrescens Besch. (Sp. nova). — Guarapi,
n° 3664, Paraguari, n° 3666". Re
Leptohymenium {(Entodon) squarosum (C. Müll.). —
Mbatobi, n° 3666, bords du Mtaï, n° 3676. |
Cylindrothecium argyreum Besch. (Sp. nova). — Guarapi,
n° 3678.
Hookeria subdepressa Besch. (Sp. nova). — Guarapi,
n° 3689
Hookeria (Hookeriopsis) luteoviridis Besch. (Sp. nova). —
Cerro-Léon, n° 3638.
Rhynchostegium Assumptionis Besch. — Cerro Péron, : g
n° 3632, Guarapi, n° 3642. 3701.
Stereophyllam enerve Besch. (Sp. nova).—Bords de l’Aroyo
Piragu, n° 3634. PRIE
Stereophyllum Guarapense Besch, — Guarapi, n* 3680,
3682°. é
Rhaphidostegium fallax Besch.—Péribébui, n° 3694.
Rhaphidostegium cireinale (Hpe).—Bords du Mbaï, n° 3692.
Rhaphidostegium chlorothecium Besch. —Guarapi, n° 3696.
Rhaphidostegiam globosum Besch, (Sp. nova). — Mbatobi,
n° 3633. ‘ * ñ
Rhaphidostegium fuscoviride Besch. (Sp. nova).—Cordillère
de Péribébui, n° 3682 et 3682”. |
Rhaphidostegium aureolum Hpe. ?—Guarapi, n° 3695°..
Rhaphidostegium ?.. Cerro-Léon, près de Piragu, n° 3635.
Microthamnium humile Besch.—Guarapi, n° 3679. .
Microthaminium eurystomum Besch. — Guarapi, n° 3640,
3640°, 3641*, Cerro Léôn, 3639. D NE
Ectropothecium glaucinam Besch.—Guarapi, n° 2698: |
Isopterggium Guarapense Besch. (Sp. nova). — Guarapi,
n° 3619. mn
Isopterygiam subteneram Besch. (Sp. nova). — Péribébui,
_ n°3690.
Isopterygium ?.....—Guarapi, n° 3691.
Plagiothecium Villæ-Ricæ Besch.—Péribébui, n° 3636. :
Sphagnum Paragnense Besch. (Sp. nova). — Pasioréo près
de Caaguazu, n° 3617. Em. BESCHERELLE.
_ Gymnomitrium confertum Limpricht.
= M. Berthoumieu, qui depuis quelque temps a eu la bonté
- de m’envoyer des hépatiques, vient de me communiquer une
collection (faite au Mont-Dore), qui parmi d’autres hépati-
ques entièrement alpines contient aûssi le Gymnomitrium con-
_fertum ou, comme on dirait à présent, la Gesia conferla.
_ Sa diagnose est comme suit: : he
‘Autoica, humilis, dense caespitosa, nigricans, fasciculatim
se distinguent pas seulement par la forme, mais aussi par
Li
REVUE BRYOLOGIQUE.
ramosa. Folia transverse adnata, appressa, superiora sensim |
_ sensimque majora, ovata, ad 1/5 acute incisa, lobis acutius- À
culis. Cellulae angulis valde incrassatae, margine 0,008 mill.,
medio 0,012 mill., basi 0,020 mill. Cuticula laevis. Folia
involucralia dense imbricata , superiora- subinclusa, foliis
caulinis ceterum similia, majora. Antheridia bina in axillis
_ foliorum superiorum. Perianthiam nullum. Archegonia 5-10, s
sterilia supra calyptram dispersa , foliolis 1-3, ovatis vel
lanceolatis, integris vel varie incisis circumdata. Capsula
globosa, brunnea, valvulis fibris annularibus deficientibus ;
seta 4,7 mill. longa, crassa. Sporae flavo-hrunneae, granu-
latae, 0,008 mill. Elateres fibris 3-4 fariis interdum furcatis.
Cette plante, qui se irouve sur la surface et dans les fissures
des roches humides de la région alpine et y forme des cou-
verlures petites et presque noires , esl nouvelle pour la
France. Comme la description en est à peine connue et les
exemplaires étant assez rares dans les herbiers, je crois être
utile aux hépalicologues français si je leur en donne la
diagnose.
Elle peut être facilement confondue avec les petites formes
du Sarcoscyphus emarginatus, qui cherche les mêmes lieux ;
un examen de ses petites liges montrera pourtant facilement
à l'observateur patient(car la section est des plus difficiles à
cause de la petitesse de la plante), les différences entre les
_ deux genres,
_ Notre plante est d’ailleurs d’un intérêt particulier, parce
que le savant anglais, M. R. Spruce, en a déjà parlé dans
cette Revue (1881, n° 6), où il a émis des opinions sur la
différence des genres Gymnomitrium et Sarcoscyphus que je
ne partage pas et qui n’ont pas encore lrouvé de réponse.
M. Spruce nous dit dans ce mémoire (On Marsupella
Stableri, etc.), que la forme normale du périanthe des Mar-
supellæ est tubuleuse et il voit dans les petiles feuilles, qui.
entourent les pistils des Gymnomitria les restes d’un périanthe
rudimentaire , une monstruosité, appartenant à quelques
“espèces et se trouvant aussi chez d’autres hépatiques ; il en
déduit que les Gymnomitria ne sont pas assez différents pour
être séparés du genre Sarcoscyphus. ÿ
Je suis au contraire d'opinion que les enveloppes florales
‘ de ces deux genres sont de nature bien différente, qu'elles
ne représentent pas le même organe et que cette diversilé
est de valeur importante et suflisante pour séparer les deux
_ genres.
J'ai à remarquer d’abord que leurs enveloppes florales ne
leur texture ; tandis que les périanthes de Sarcoscyphus ont
des cellules longues, principalement à l’orifice où elles sont
arrangées digitalement , la texture des petites feuilles florales
REVUE BRYOLOGIQUE. , 21
du Gymnomitrinm ne se distingue pas essentiellement de
celle des autres feuilles.
Puis, si l’on ouvré une jeune inflorescence de Gymnomi-
trium, on trouvera toujours à la pointe de ces (trois) petites
feuilles une cellule en forme de massue (cellula clavata) ; elle
se trouve chez tous les organes foliacés des hépatiques et mon
célèbre compatriote, M. Leitgeb, professeur à l’Université de
Graz (Autriche), nous a démontré le développement et la
valeur morphologique de cette cellule qu'il nomme « pri-
mordiale » dans son grand ouvrage. « Recherches sur les
Hépatiques. »
Cette cellule se trouve seulement chez les organes foliacés
et même où ceux-ci sont peu développés et presque entière-
ment réduits, elle en indique l’origine, c’est-à-dire leur dé-
veloppement des parties de la tige croissante, qui sont
entièrement destinées à la production de feuilles. Le périanthene
porte jamais de cellules primordiaies, car il se développe
d’une tout autre rangée de cellules, de celles qui produisent
les pistilss c’est la raison que le périanthe, où il ÿ en a, se
développe aussi toujours avec les pistils, fertilisés où restant
entièrement stériles. /
Il n’y a donc pas le moindre doute que les enveloppes flo-
rales de nos deux genres sont d’origine très-diverse, et qu'en
vérité le genre Gymnomitrium n’a point de périanthe; les
cellules fertiles, c'est-à-dire celles destinées à produire les
pistils, en sont entièrement absorbées; il ne reste rien pour
la production du périanthe, dont il n’y a pas un vestige.
M. Spruce nous parle aussi de la position des pistils stériles
qui se trouvent à la base de la calyptra chez le genre Sarcos-
cyphus, tandis que les Gymnomitria les portent dispersés sur
sa surface. ARR ES
La cause de cette position différente est à trouver dans 266
cellules voisines à la base de la calyptra ; après la fertilisation <a
d’un pistil, ces cellules entrent en action vive seulement chez
le genre Gymnomitrium; en produisant de nouvelles cellules
et augmentant de hauteur, elles élèvent ces pistils stériles,
qui d’abord entouraient seulement la base du sporogone, et
on lestrouve enfin entièrement sur la surface de la calyptra;
le genre Sarcoscyphus n’a rien de tout cela. Les cellules voi-
sines restent ici inactives, et les pistils stériles ne quittent pas
la place où ils se sont développés dès le commencement.
_ Ces différences ne sont pas moins que les conditions des
enveloppes florales d’une valeur générique, et toujours on les
a considérées ainsi dans des cas analogues. . PAR ee
Si donc nos deux genres sont rapprochés par l’extérieur de
leurs organes végétatifs, ils se distinguent certainement par
leurs organes reproductifs assez bien, pour justifier leur sé
22 . REVUE BRYOLOGIQUE.
Quant à la nomenclature, j'ai à remarquer que le nom
Cesia est presque le même que Cæsia, nom d’un genre des
Liliacées ; or, selon les lois établies par M. de Candolle et
reconnues par tous les savants, une teile ressemblance de
noms est à éviter. Tont cela est chose bien connue depuis
longtemps, mais n’a pu empêcher de supprimer un nom qui
nous est encore familier depuis plus de cinquante ans.
F. Srernant, Leipzig.
Rhacomitrium mollissimum, Species nova.
J'ai trouvé pendant cet été, dans le val d’Anniviers-en-
_ Valais, de 1,800 à 2,000 mètres d'altitude, sur des rochers
siliceux, une mousse stérile, d’un aspect très-spécial, et dont
_ le genre semble au premier abord assez diflicile à déterminer.
Cette mousse forme des touffes molles, analogues à celles des
grands Orthotrichs, d’un vert obscur; les tiges, longues à peu
près d’un centimètre et demi, partent d’une souche rampante
de même longueur, couverte de feuilles desséchées ; elles se
divisent en branches peu nombreuses et assez allongées ;
jamais on n’observe de rameaux courts et noduleux. Les
_ feuilles, bien vertes, largement ovales, obtuses, molles et
_flasques, très-concaves, sont lâchement étalées, dressées à
l'état humide, lâchement imbriquées à l’état sec; elles me-
surent à peu près 1°,75 en longueur, et 0".90 en largeur.
Elles ne sont jamais ni plissées, ni acuminées ; les inférieures
sont mutiques et arrondies au sommet, la plupart se ter-
_ minent brusquement par une pointe hyaline, courte et large,
_ dentée et très-papilleuse; elles sont, du reste, très-entières,
largement et assez lâchement révolutées sur les bords.
La nervure, large, mince et aplatie, nullement saillante,
_ dépasse peu le milieu de la feuille; son épaisseur, un peu
__ plus grande à la base, diminue progressivement ; à la fin,
_ elle se confond avec le tissu foliaire, disparaissant ainsi in-
sensiblement, et souvent se bifurquant vers son extrémité.
Le tissu de la feuille n’est pas épaissi sur les bords, etilse
compose partout d’une seule couche de cellules; dans presque
toute l'étendue de la feuille, ces cellules sont petites, carrées
bexagonales, mesurant à peine un centième de millimètre en
_ diamètre, et la largeur égalant à peu près la hauteur; quel-
_ Qques-unes cependant sont un peu plus longues que larges,
surtout dans la moitié inférieure ; les parois qui les séparent
sont toujours minces et rectilignes, jamais épaissies ni Si-
_ nueuses; les deux faces sont couvertes de grosses papilles,
_ simples, cylindriques et obtuses, très-saillantes, trois ou quatre
papilles sur chaque face. A la base de la feuille, sur un espace
soirement Rhacomitrium mollissimum. PHILIBERT.
n° 742, sous le nom d’Amblystegium (hypnum) Kneiffii B. E..
var. vulgare Sanio, forma maxime memarabilis foliis vio=
Jascentibus, n'appartient pas à cette espèce. Les plaques
“externes des dents du périsiome complètement dépourvues
que j'ai reçu de Schimper lui-même, les plaques externes du
_péristome sont au coniraire bien striées, l'anneau est très-
_ REVUE BRYOLOGIQUE* Fe 23
très-court, les cellules deviennent plus allongées, la hauteur
égalant trois ou quatre fois la largeur; les papilles sont alors
plus clairsemées; enfin tout à fait en bas, on trouve quelques
cellules lisses, celles des angles plus grandes, mais sans
oreillettes distinctes. nee
Je n’ai point rencontré de fruits, et je n’ai même pu ob:
server ni fleurs mâles, ni fleurs femelles. du
Par ses caractères végétalifs, les seuls connus, cette plante
se rapproche à la fois de certains Orthotrichs, de quelques
Barbula, et de plusieurs Grimmiacées; l'espèce qui m'a paru :
la plus voisine est le Rhacomitrium canescens. La ressem-
blance, sans doute, n’est pas évidente au premier abord : les
rameaux souvent courts et noduleux de ce Rhacomitrium , et
surtout ses feuilles raides et plissées, fortement acuminées,
très élalées et même recourbées en dehors à l'état humide,
lui donnent un tout autre aspect; ilya aussi des différences
essentielles dans le tissu, composé de cellules beaucoup plus”,
allangées, à parois longitudinales très-épaissies et très-
sinneuses. Les analogies se.trouvent dans les papilles du tissu
foliaire, dans la nervure, et enfin dans la pointe hyaline, qui,
quoique beaucoup plus longue que dans notre espèce, est
cependant conformée de même. LA
Par son aspect, notre plante ressemblerait davantage à
certaines formes de l'Hedwigia ciliata; mais dans ce genre
les feuilles sont absolument dépourvues de nervure, et le
tissu est aussi assez différent. En somme, il semble que cette
espèce curieuse pourrait se placer entre les Hedwigia et les
Rhacomitrium, demeurant jusqu'ici ambiguë entre ces deux
familles, et les reliant entre elles ; la découverte des fruits”
pourrait seule trancher la question. Je l'ai appelée provi-_
RSI E
Observations au sujet du n° 742 des Musci Galliæ.
La mousse publiée par M. Arnell, dans les Musci Galliæ,
de stries, simplement papilleuses, la capsule sans annean, el
enfin lé tissu des feuilles doivent la farré ranger parmi les
variétés de l'Hypnum exannulatum ou de l'Hypnum fluitans,
ces deux dernières espèces pouvant à peine ‘être séparées.
Dans un échantillon authentique de l'Hypnum Kneïfli , que
24 REVUE BRYOLOGIQUE.
visible , et les cellules des feuilles sont beaucoup moins
allongées ; ces caractères sont aussi les mêmes dans une
_ variélé de l’'Hypnum Kneiïflii que j'ai observée cette année en
_ Suisse, près de Bex. PHILIBERT.
: … Table analytique des Mousses pleurocarpes
s-MMET européennes. |
Avant que je ne propose cette table, il faut raisonner un
_ peu des principes de la méthode.
Tous les bryologues qui, sans préjugé et sans foi d’au-
_ torité ont voulu examiner des mousses, surtout en état stérile,
_ ont beaucoup de fois eu de grandes difficultés de trouver le
juste. Il faut donc être quelque chose anssi dans la méthode -
_des descriptions, qui n’accorde pas aux lois indispensables de $
_ toute science. ; ;
Une bonne description de plusieurs choses à distinguer
doit les comparer entre elles aux mêmes points de vue.
Pour choisir un exemple, il n’est pas correct de décrire la
forme des feuilles d’une espèce, les cellules supérieures des
feuilles d’une autre espèce voisine , et les cellules inférieures
_ de la suivante, si ces parties sont égales chez au moins deux
_ de ces espèces. Les descriptions doivent bien être conformes
et correspondantes.
__ Îlest regrettable que l'ouvrage le plus complet des mousses
européennes, intitulé Synopsis muscorum , publié par le
célèbre Schimper, qui longtemps occupa Ja première place
parmi les bryologues, ne satisfasse pas toujours aux règles
de la logique.
Î faul aussi observer que les caractères n’ont pas toujours
la même valeur. Si l’on veut fixer, comme M. Schimper,
que la longueur du bec de l’opercule donnerait de bons
caractères pour distinguer de grandes sections, des familles
et des genres, il faudrait que ce caractère ne fût pas variable
_chez la même espèce, comme « Eurhynchium myosuroides »,
« Eurbynchiam Vaucheri », Hypnum cupressiforme », et
_ aussi que ce caractère n’éloignât pas des espèces, qui sans
doute ont beaucoup d’aflinité, par exemple « Brachythecium
populeum » et « Eurbynchium velutinoides ;, « Brachythe-
_ cium cirrosum » et « Eurbynchium Vaucheri », Hylocomium
_brevirostre » et « Eurhynchium striatum ». « Barbula tor-
_ tuosa », « Didymodon cylindrieus » et « Trichostomum fla-
… vovirens » sont aussi ordinairement éloignées à cause d’une
_ simple et légère modification du péristome. 5 2 ue
= La forme de la capsule est aussi un caractère d’une valeur
REVUE BRYOLOGIQUE. 25
relative et inférieure. Les papilles da pédicelle du fruit
n'offrent pas toujours un caractère sûr, au moins pour les
genres. Les cils du périsiome interne manquent souvent chez
la même espèce ainsi que les feuilles accessoires. Un arran-
gement, basé principalement sur la structure du péristome,
éloignerait beaucoup d'espèces, d’ailleurs tout à fait ressem-
blantes, mais il rapprocherait d’autres, qui n’ont pas de
correspondance dans d’autres parties; il rendrait aussi
l'examen des mousses très-difficile, parce qu’il y a trop
d’espèces, dont on n’a jamais va la fructification. |
Dañs des traités bryologiques on trouve souvent des caracç-
tères, tirés du port du végétal, indiqués pêle-mêle parmi les +
vrais caractères distinctifs; cela n’est pas dans l’ordre. é
Mon compatriote, DS. 0. Lindherg, professeur en Fin-
lande, vient de publier un nouvel arrangement de mousses,
Musci scandinavici in systemato novo naturale dispositi,
Upsal, 1879 ; mais les caractères distinctifs y manquent. .
Prenant pour modèle cet arrangement, qui probablement
donne une haute valeur aux caractères tirés du système
_. végétatif des mousses, j'ai publié deux traités « Die Familien
und Gattangen der Laubmoose Schwedens und Norwegens, bee.
haupteächlich nach dem Linäbergschen Systeme übersichlich
beschrieben » et « Die Arten der Laubmoose Schwedens und
Norwegens beschrieben. »
Après avoir examiné les autres mousses pleurocarpes
européennes, qui n’ont pas été trouvées en Suède-Norvège,
je veux maintenant proposer une table, au moins pour
faciliter l'examen des mousses pleurocarpes européennes
en état stérile.
Cette table contient à peu près 250 espèces, dont 47 n’ont
_ pas été trouvées en Suède-Norvège. Parmi elles, il y en a 6,
dont je ne possède pas d'échantillons : Daltonia splachnoides,
Hypnum Welwitschii, Amblystegium seleropus, Thuidium
__ papillosum, Leskea patens et le douteux Anisodon Bertrami.
À peu près 70 ou 80 espèces sont d’ail'eurs décrites où in-
diquées, dont la plupart probablement ne méritent pas d'être
distinctes. .
Autant que je sais, les autres bryinées européennes com-
prennent à peu près 600 espèces, dont environ 180 non
trouvées en Suède-Norwège. 1
LES BRYINÉES PLEUROCARPES EUROPÉENNES.
L Familles.
L Feuilles marginées. Coiffe symétrique (feuilles disposées
en tous sens, pas papilleuses ; cellules courtes).
. 96 REVUE BRYOLOGIQUE.
4. Hookeriaceæ. Coiffe pas frangée. Capsule lisse. Péristome
interne libre au sommet.
2. Daltoniaceæ. Coitfe frangée. Capsule papilleuse. Péris-
tome interne uni en réseau conique.
IL Feuilles pas marginées. Coiffe le plus souvent symé-
trique. F4
4. Cellules alaires (des angles des feuilles) carrées où
arrondies, très-nombreuses, occupant un large espace re-
= montant aux bords. Coiffe parfois symétrique (feuilles dispo-
__ sées en tous sens).
_3. Cryphœaceæ. Péristome double, simple ou manduant.
Feuilles souvent papilleuses.
B. Cellules alaires pas nombreuses, occupant un pelit
_ espace ne remontant pas aux bords, parfois pas distinctement
_ développées. Coiffe asymétrique ou (chez Pterygophyllum et
Fontinalis) symétrique.
__ a. Péristome interne composé de cils ou manquant (feuilles
_ disposées en tous sens). : er
4. Leptodontaceæ. Coiffe munie de longs poils. Feuilles pa-
Le pilleuses ; cellules pour la plupart arrondies, aussi les
_ supérieures. :
5. fabroniaceæ Coiffe glabre. Feuilles lisses; cellules dila-
_tées, souvent allongées, les alaires carrées.
_ b. Péristome complètement double.
aa. Cellules supérieures (des feuilles) courtes, arrondies
où rhombiques, les antres aussi, pour la plupart, dilatées
… (péristome interne libre au sommet). nes
6. Leskeaceæ. Feuilles disposées en tous sens, souvent pa:
pilleuses. Capsule pédicellée, .
7. Neckeraceæ. Feuilles distiques, au moins celles des
rameaux, pas papilleuses. Capsule souvent sessile,
bb. Cellules supérieures (des feuilles) allongées (feuilles
rarement papilleuses). :
8 Amblystegiaceæ. Capsule pédicellée. Péristome interne
__ lire au sommet. Feuilles disposées en tous sens ou distiques,
_ parfois papilleuses ; cellules dilatées (oblongues ou briève-
. ment lancéolées ), les alaires souvent carrées.
9. Hypnaceæ. Capsule pédicellée. Péristome interne libre
_ au sommet. Feuilles disposées en lous sens ou distiques,
_ lisses; cellules pour la plupart très-étroites, les alaires sou-
__. vent carrées. A
10. Fontinalaceæ. Capsule souvent sessile. Péristome in-
terne uni, en réseau conique. Feuilles le plus souvent iris=
tiques, rarement di- on pentastiques, toujours lisses; cellules
troie les alaires parfois dilatées et rectangulaires, pas
_ carrées. Lors | :
»
REVUE BRYOLOGIQUE.
2, Genres.
I. HO0KERIACEZ. — 1, Hookeria.
IT. DALTONIACEÆ. — 9. Daltonia.
% IL. CRYPHEÆACEZ. LE
1 4. Cellules (des feuilles) pour la plupart dilatées (capsule
symétrique).
a. Coiffe souvent symétrique. Capsule souvent sessile.
Cellules des feuilles très-courtes.
3. Cryphæa. Péristome double. Feuilles lisses : cellules pour
la plupart elliptiques ; nervure allongée.
4. Hedwigia. Périsiome manquant. Feuilles papilleuses;
cellules supérieures carrées ou arrondies; nervure nulle. Re
b. Coiffe asymétrique. Capsule pédicellée. Cellules (des
feuilles) intérieures allongées (péristome double).
5. Lescuræa. Feuilles lisses ou papilleuses; cellules alaires
__ sur une longue et étroite bande marginale ; nervure longue.
6. Pierogonium. Feuilles lisses; cellules alaires sur une
large bande marginale ; nervure courte. & a
7. Pterigynandrum. Feuilles papilleuses; cellules alaires
sur une assez courte et étroite bande marginale; nervure
courte. .
B. Cellules {des feuilles) pour la plupart étroites.
_4. Feuilles lisses. Capsule presque symétrique. n'etr
8. Leucodon. Péristome simple. Cellules alaires plus larges
‘que longues sur une longue bande marginale oblongue;
_bervure nulle. RME
9, Antitrichia. Péristome double. Cellules alaires elliptiques
Où arrondies sur une longue bande marginale triangulaire;
nervure longue, : : ne
= 10. Platygyrium. Péristome double. Cellules alaires carrées
sur un espace triangulaire-oblong, orangées ; nervure in-
distincte ou nulle. toner
b. Feuilles papilleuses sur le dos. Capsule asymétrique.
11. Æhytidium. Péristome double. Cellules alaires carrées
Ou arrondies sur un large espace ovale ; nervure allongée. .
IV. Lerropontaceæ. 12. Leptodon. EE ee
V. FABRONIACEZ. ” Re rite
A. Péristome interne remplacé par des cils, l’externe .
_ (sec) réfléchi. Nervure des feuilies allongée. fr me
13. Anacamptodon. Dents du péristome externe rapprochées
deux à deux. Feuilles entières; cellules supérieures allon-
B. Péristome interne nul ; les dents pas réfléchies. Nervure.
Courte :cuindistincte.. 5040000720 CAMP NNMRES TE
= 44. Fabronia. Dents du péristome rapprochées ou cohé-
#,
Fay
brunes.
. REVUE BRYOLOGIQUE.
rentes deux à deux, naissant à l’orifice de la capsule. Feuilles
denticulées ou frangées ; cellules supérieures allongées.
15. Habrodon. Dents du péristome pas rapprochées par
par paires, naissant au-dessus de l’orifice de la capsuie.
Feuilles presque entières ; cellules supérieures courtes.
(Anisodon, genre très-douteux).
VI. LESKEACEZ.
A. Feuilles papilleuses ; cellules pour la plupart courtes.
a. Feuilles hétéromorphes.
16. Thuidium. Péristome interne avec de longs cils. Cap-
sule asymétrique. Feuilles de la tige primaire plus grandes
Le
. que celle des rameaux ; nervure simple ou double.
47. Anomodon. Péristome interne avec des cils courts où
nuls. Capsule symétrique. Feuilles de la tige primaire très-
_ petites, les autres plus grandes, munies d’une nervure longue
et simple,
_ b. Feuilles presque conformes.
48. Leskea. Péristome interne sans cils, l’externe blan-
. châire. Capsule symétrique ou asymétrique. Folioles de l’in-
volucre pas colorées. Feuilles presque planes; nervure
_ simple et prolongée. $
. 19. Myurella. Péristome interne avec des cils, l’exterñe
Jjaunâtre. Capsule presque symétrique. Folioles de linvo-
_lucre femelle de couleur orange. Feuilles très-concaves ;
_ nervure double et courte ou nulle.
_ B. Feuilles lisses ou (chez Pseudoleskea) indistinctement
papilleuses.
a. Cellules des feuilles pour la plupart courtes. Nervure
le plus souvent courte ou indistincte.
20. Pseudoleskea. Feuilles presque conformes ; cellules e
arrondies-ellipliques. Péristome interne avec de longs cils,
l’externe jaunâtre, Capsule asymétrique, Le
. 21. Myrinia. Feuilles conformes: cellules rhombiques ,
_ les alaires carrées. Péristome interne avec des cils, l'externe
_rougeûtre. Capsule symétrique.
22. Thedenia. Feuilles hétéromorphes:; cellules oblongues,
_les alaires carrées. Péristome interne avec des cils, l’externe
jaunâtre et plus court. Capsule asymétrique. ie
23. Isothecium. Péristome interne droit, Cellales alaires
_ verdâtres. "1
. 24. Climacium. Péristome interne incurvé. Cellules alair
VIL NECKERACEZ.
= A. Coiffe symétrique. Cellules des feuilles dilatées et très-
grandes, pour la plupart hexagones.
25. À D em Capsule asymétrique. Péristome interne
REVUE BRYOLOGIQUE. ‘28
B. Coïffe asymétrique. Cellules des feuilles petites, les su-
périeures courtes, les inférieures allongées. isE
26. Neckera. Capsule symétrique. Péristome interne, sou-
vent sans cils: Feuilles distiques et conformes. LEE
27. Thamnium. Capsule asymétrique. Péristome interne
avec de longs cils. Feuilles de la tige secondaire disposées
en lous sens et très-petites, celles des rameaux plus ou moins
évidemment distiques.
VIIL. AMBLYSTEGIACEEÆ.
28. A mblystegium. Cellules alaires carrées.
29. Apterygium. Cellules alaires pas développées.
IX. HyPNACEZ. ; : 547
A. Cellules alaires pour la plupart carrées. FR
30. Æypnum. Capsule souvent asymétrique. LEA
B. Cellules alaires pas développées ou parfois allongées-
rhomboïdiques. | à RS Re
31. Æylocomium. Capsule asymétrique. Péristome interne
avec des cils. Feuilles disposées en tous sens; cellnles basi=
laires pour la plupart décolorées ; nervure souvent distincte.
32. Orthothecium. Capsule symétrique. Péristome interne |
sans cils, Feuilles disposées en tous sens ; cellules basilaires
rougeâires ; nervure souvent nulle. 7.
33. /sopterygium. Capsule asymétrique. Péristome interne
Souvent sans cils. Feuilles distiques; nervure rarement
distincte.
X. FONTINALACEZ. : ,
34. Fontinalis. Coiffe symétrique. Capsule presque sessile.
Feuilles sans nervure, Hi ce
35. Dichelyma. Coitfe asymétrique. Capsule pédicellée.
Feuilles avec une nervure excurreute. :
3. Espèces (1),
I. Hookeria lætevirens.
IL. Daltonia splachnoides.
JL Cryphæa heteromalla, Antitr. californica; Hedwigia
ciliata, Âedwigid. imberbis, Braun. sciuroides ; Lescuræa
Striata, brachyclados (Schw.), Pseudol. atrovirens ; Pierogo-
uium gracile, Æur. circinnatum; Pierigynandrum filiforme ;
Leucodon sciuroides ; Antitrichia eurtipendula ; Platygyrium
repens; Rkytidium Æypn. rugosum. eue
IV. Leptodon Smithii.
(1) Pour rendre le jugement des lecteurs plus facile, j’ i employé, autant
que possible, les noms donnés par Schimper dans sa Synopsis, éd, 2, quoique
je sache bien que ceux-ci sont souvent incorrects. Les synonymes sont im-
primés en lettres italiques, par exemple : Eur. pour Eurhynchium, Brach,
Pour Brachythecium, Plag. pour Plagiothecium, Amb!, pour Amblystegium,
80 REVUE BRYOLOGIQUE.
4 V: Anacamptodon splachnoïdes, Fabronia pusilla, Habrodon
Notarisii, (Anisodon Bertrami ? }.
VI Thuidium tamariscinum, delicalulum, recognitum,
abietinum, Blandowii, minutulum, pulchellum, punctulatum,
pallens, Æeteroclad. dimorpham, Het heteropterum, Lesk. pa-
pillosam; Anomodon attenuatus, longifolius, viticulosus, api-
culatus, rigidulus (Kindb.), Lesk. tristis; Leskea nervosa,
polycarpa, patens (Lindb.), Anom. rostrata ; Myurella julacea,
_ apiculata, Careyi; Pseudoleskea catenulata, tectorum, ru-
pare (Berggr.)}; Myrinia pulvinata; Thedenia suecica ;
sothecium myurum; Climacium dendroides. |
= VIL Pterygophyllum lucens; Neckera pennata, pumila,
erispa, turbida, oligocarpa, complanata, Sendineri, tenella
(Kindb.), Homal. trichomanoides, Æom. lusitanica ; Thamnium
_alopecurum, angustifoliam (Holt).
VI. Amblystegium hygrophilum, Juratzkæ, tenuisetum
Lindb.), Hypn. Sommertelti, curvipes, fluviatile, irrigaum,
Scorpiur. rivale, Hypn. incurvatum, serpens, radicale, por-
phyrhizum, Brach. retlexum, Eur. scleropus?, Kne:ïffii ( Br.
eur.), Aypn. filicinum, A, Formianum, 4. commutatum, A.
_falcatum, irrigatum (Zett. }, Thuid. decipiens ; Apterygium
Ambl. confervoides, 4mbl. subtile, Ambl. Sprucei, Æur. pu-
milum, Rhynchost, rotundifolium, styriacum (Limpr.). |
IX. Hypoum.
1) {Ctenidium) crista-castrensis, molluscum, procerrimum,
2) (Drepanium) arcuatum, praténse, callichroum, dovrense
(Kindb.), Bambergeri, imponens, Haldaneï, pallescens, fertile,
_ Cupressiforme, Vauchéri, nemorosum, fastigiatum, hamulo-.
Sum, Heufleri, Æhynchost. demissum, 3) (Harpidiam) fluitans,
exannulalum, uncinatum, Wilsoni, lycopodioides, hamifolium,
revolvens, Cossoni, vernicosum, Sendtneri, Amblyst. ripa-
Fium, 4) (Rhynchostegium) £ur, piliferam, £rach. cirrosum,
Eur. Tommasinii (— Vaucheri Sch.), 5) (Callicryon) purum,
= Schreberi, C'ylindr. concinnum, C'yl.cladorhizans, cuspidatum,
_ cordifolium, Breidleri, giganteum, sarmentosum, 6) (Limno-
__ bium) palustre, norvegicum, micans, montanum, Æhynch.
. Welwitschii?, badium, polare, arcticam, Goulardi, dilatatum,
alpinum, ochraceum, stramineum, nivale, trifarium, scor-
_bioides, turgescens, alpestre, eugyrium, 7) (Brachyphyllum)
Rhynch. rusciforme, A4. megapolilanum, Ah. murale, Scler.
illecebrum, Sc cœspitosum, Brach. Starkei, eurtum (Lindb.),
Br. glaciale, Eur. crassinerve, Br. rivulare, flavescens (B.
= E.), latifoliam (Lindb ); 8) (Distichocladium) Zur. myosu-
… loides, Zur. strigosum, Brach. collinum,9) (Ptychodium) Brach.
_ Geheebii, Campr. nitens, Campt. lutescens, Campt. aureum,
Brach.. glareosum, Br. salebrosum, 2. salicinum, Z. olym-
Pr
REVUE :BRYOLOGIQUE. 31
picum, Plychod. plicatum, 10) (Stenophyllum) Brach. velu-
tinum, Pr. trachypodium, Eur. Teesdalei, Rhynch. curvisetum,
Rh. tenellum, Æomaloth. sericeum, Hom. Philippei, Brach. albi-
cans, Br, lætum, Pr. campestre, Br. Rutabulum, curvicaule,
£ur. striatulum, Br. populeum, Br. erythrorhizon, £ur. velu-
tinoides, Pylais. polyanthôs, 11) (Plagiothecium) Bottinii
(Breïdl.), P/ag. Mühlenbeckïüi, PL undolatum, 24 neckeroï-
deum, PL denticulatum, PL. silvaticum, Rhynch. depressum,
trichophorum (Soruce) (Plag. piliferum), PL. acuminatum
(Vent.), 12 (Eurhynchium) prælongum, Slokesii, speciosum,
Swartzii (Furn.), bians (Hedw.), Æhynch. confertum, 13) (Cam-
pyliadelphus) stellatum, elodes, chrysophyllum, polygamam,
stellulatum (Kindb.), 14) (Campylium) Halleri.
Hyiocomiam splendecs, umbratum, Oakesii, brevirostre,
Eur. striatum, Eur. meridionale, loreum, triquetrum, squar-
rosum, Âyocom. flagellare, Lagurus (— Myur. Hebridar.),
Orthothecium chryseum, Brach. lapponicum, rufescens,
intricatum, striclum, complanatum (Kindb.), Aypn. Lorentzü.
Isopterygium (Plagiothecium) silesiacam, turfaceum, niti-
dulum, latebricola, Mülleri, elegans.
X. Fontinalis antipyretica, dalecarlica, squamosa, Duriæi,
hypnoides, dichelymoides (Lindb.) ; dichelyma falcatum, eapil-
laceum.
Résumé des synonymes :
Amblystegium confervoides, subtile, Sprucei — Apterygium .
(mihi); Anomodon rostratus — Leskea, Antitrichia californica—
Cryphæa; Brachythecium lapponicum — Orthothecium, Br.
réflezum — Amblystegium; Braunia sciuroides — Hedwigia
Eurynchium circinnatum — Pterogonium, Æ£ur. pumilum —
Apterygium, £'ur. scleropus—Amblystegium, £ur. striatum—
Hylocomium ; Æeterocladium—Thuidium ; Homalia—Neckera;
Hyocomium — Hylocomium; Æypnum commutatum, falcatum
flhcinum, Formianum, incurvatum, Sommerfeltii — Amblyste-
gium, 4. Lorentzii—Orthothecium, A. rugosum—Rhytidium;
Leskea_ pupillosa Thuidium, L. tristis— Anomodon ; WMyurium
Hebridarum - Hylocomium Lagurus ; Plagiothecium silesiacum,
_ turfaceum, latebricola, Mülleri, elegans —Isopterygium; Pseudo-
_ leshea atrovirens—Lescurea ; Rhynchostegium rotundifolium —
Apterygiom ; Scorpiurium — Amblystegium ; Zhuidium deci-
piens —Amblystegium. | ONE
C2
Les autres seront retrouvés dans le genre Hypnum, .
N. C. KiNDBERG,
Notice sur quelques mousses des Pyrénées (Suite).
PrycHOMITRIUM PUSILLUM Br. et Sch. — Vallée de la Bidassoa.
_ à Vestir (de Lacoirqueta). ‘ou io
, $
32 REVUE BRYOLOGIQUE.
En comparant la plante de cette localité au P. incurvum
_ Sall, de l’Amérique du Nord, je n’ai pu trouver aucune diffé-
rence sérieuse ni dans l’appareil végétatif, ni dans la position
des fleurs mâles, ni dans le péristome. Ne possédant pas
d’échantillon da P. pusillum, je fis part de mes doutes à
M. Venturi, qui me répondit avec son obligeance ordinaire
qu'après avoir comparé le P. incuroum américain que je lui
> avais adressé à un échantillon authentique du P. pusillum du
val d’Intrasca, il ne croyait pas qu’on pût séparer les deux
plantes. D’après les descriptions des auteurs qui d'ailleurs ne
concordent pas complètement, les différences existeraient
Surtout dans le péristome à dents entières dans le P. incurvum
et bifides dans le P. pusillum. Mais Schimper avoue lui-même
_ (Syn., éd. II) que ce dernier a les dents tantôt evtières,
_ tantôt bifides. En réalité, il est extrêmement probable que ces
_ deux mousses appartiennent à une seule et même espèce.
Le P. pusillum avait déjà été signalé dans les Pyrénées par
_ Spruce, qui dit n’en avoir trouvé qu’une seule toutfe à Ste-
= Marie-d'Oloron (Basses-Pyrénées).
Pozyraicaum srricrum Banks. — C'est à tort que nous avions
_ révoqué en doute la présence de cette plante au Llaurenti. Le
D° Jeanbernat qui, le premier, l’a découverte dans les Pyré-
nées, nous en à communiqué de bons échantillons du Llaurenti
où elle parait assez commune, et l’a d’ailleurs retrouvée en
abondance au lac d’Aude, dans le Capsir. re
_ Bracuyrnectum sauicinum B. E. — Le n° 34 des Musci pyre-
naici de Spruce porte deux échantillons, l'an stérile, l’autre
fertile ; ce dernier accompagné de la mention manuscrite
suivante de la main même de Spruce : Pont d'Espagne, 4.
dimorpho sterili mixtum. L'étiquette imprimée est rédigée
ainsi : n° 34, Hypnum Starkei Brid. — Hab. ad terram in
monte Lizé ; ad rupes argilloso-schistosas in jugis editioribus
(P ort de Venasque), — I] y à eu très-probablement transpo-
_Sition d'étiquettes, au moins dans l’exemplaire que nous
possédons, car aucun de ces deux échantillons n'appartient au
_ 8. Starkei. Le spécimen stérile est le Brachythecium collinum ,
Quant à celui qui porte des capsules et qui est en effet mélangé
au Heterocladium dimorphum, je crois pouvoir le rapporter au
‘B salicinum B. E., dont il possède les caractères principaux.
| Les feuilles sont un peu plus courtes que dans le B velutinum
et plus faiblement denticulées, les folioles périchétiales acu-
_ Minées présentent à peine quelques traces de contraction
_ au-dessous de l’acumen, le pédicelle n’est pas absolument
dépourvu de papilles ; on en trouve, vers le milieu, quelques-
Unes beaucoup plus faibles que celles du 2. velutinum et
Yisibles seulement à un assez fort grossissement. :
(4 suivre). 0e F RENAUD.
N° 3 RS
1885
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais,
À
Sommaire du N°8.
Scalia Hookeri et Fossombroniæ scandinavicæ S. O. LINDBERG.—
Notice sur quelques mousses de l'Amérique du Nord. RenaüLD et
Carpor. — Sarcoseyphus alpinus var. heterophyllus. BERNET. —
_ Bibliographie. Bouzay. ée
Scalia Hookeri et Fossombroniæ scandinavicæ
vivæ descriptæ a S. O. Lindberg.
ScaLIA B. Gr.
4. Scalia Hookeri (Lyell.) B. Gr.
Dioica, tola succosa et fragilis, cæspitulos proprios for-
mans vel sparsa el singula, in arena nuda vel rarius inter
_alios mucos vigens et semihumata. Pulvilli subsemiglobosi et
a nonnullis — 50 plantis confertis sed non cohærentibus com-
positi, læte virides, nitidi. Rhizoma (vel pars infima caulis si
mavis) ad $ mm. longum, verticale, angustum, obtusiusculum,
junius albido-viridulum, postea albidum, ramos ({stolones)
4-15, spiraliter exeuntes, deorsum sensim minores, Saummos
ad 3 mm. longos, omnes simplices et horizontales, rhizinas
lamen omnino nullas emitlems; hi rami a glutine copioso
hyalino obtecti, stratum extimum eorum à cellulis, extus visis,
irregulariter hexagonis, pulvinato-elevatis et contentum gru-
mulosum copiosum habentibus, apex tamen eorum, nullam
mitram radicalem gerens, cellulas sacculato-prominentes et,
præsertim ad summum, alias retortiformes ostendens, intus
a cellulis elongatis et prosenchymaticis compositi; omnes
cellulæ ramorum membranum tenuissimam et nullibi incras-
= satam possident. Caulis 0,5-5 mm. allus, crassus, albo-viridis,
_erectus, strictus vel inlerdum flexuosalus, tereti-cylindricus,
simplex (vel in planta culta nonnunquam bifurceus), rarissime
__ jam e basi paullo ramificatus, numquam innovationes emit-
LS | REVUE BRYOLOGIQUE.
_tens, a cellulis angustissimis, prosenchymaticis ædificatus.
_ Folia sicca viridulo-lurida, opaca, irregulariter corrugata et
_ profunde undulata, difficillime. in aqua emollita, viva lætis-
_ sime viridia, nitidaæ, plus minusve transversa, symmetrica —
distincte aéymmetrica, quoad inserlionem, directionem, mag-
nitudinem et formam maxime varia (abnormiter raroque in
plantis parvi-et remotifoliis, elongatis et sterilibus saummopere
_ inconspicue sinistrorsum trifaria), breviter decurrentia, con-
_caviuscula, subspathulata, lingulala, obovata, oblonga, ovata
vel subrotunda;, integerrima — irreguluriter incisa, interdum
bi — pluriloba, obtusa — segmentis inæqualibus plus minusve
aëcutis vel acuminatis et incurvulis, margine semper planis-
simo; sæpe leniter undulato;. f. inferiora conferla, sensim
_accrescenlia, erecta vel erecto-patentia ; f, media magis re-
_mola, parum accrescentia, patula vel squarrosula ; f. summa
(bracteæ) rosulato-conferta, omnium maxima el omnia æqui-
magna, palentia-erecla, interdum unum alterumve sub-
circinnato-reflexum; cellulæ minutæ, laxæ, nullibi incras-
sälæ, lævissimæ, valde chlorophyllophoræ, basilares mediæ
oblongo-rectangulares, 0,1-0,063 mm. longæ et 0,035-0.025
latæ, eædem ad angulos baseos et in medio folii irregulariter
ovales et anguiatæ, 0.05-0,04 mm., cellulæ summæ plus
minusve hexagonæ et rotundæ, 0,035-0,0285 mm. Pistillidia
circiter 40, in apice et in parte superiore caulis vulgo plus
ninusve unilateraliter, vix umquam perfecte spiraliter sparsa,
Jongistyla, nuda, quorum apicalium, in alabastro allissime
# prominentium, solum unum vel duo fertilia ; inter ea obser-
: vantur bæc organa retorliformia, quæ in bac planta fere
ubique, ut in slolonibus, caule, foliis et calyptra ejus, pro
= more uberrima adsunt. /avolucrum (colesuia), et pertonthium
nulla, in parte infima calyptræ interdum tamen videre pos-
sumus duas appendices foliformes, minimas, apice saummo
tantum liberas et subiriangulares, ad latus (ob majorem fre-
_Quentiam pistillidiorum spurie) anticum leniter curvalas et
bié basi longissime lateque decurrentes, ut pars infirma
calyptræ bialata fiat, quæ appendices cum eisdem perianthit
in Fossombroniis identicæ videntur. Calyptra gynomitrica,
2-5 mm. alta et ad À mm. usque crassa, carnosa, viridulo-lbida,
hyalina, sicea nitidula, clavato-cylindrica, lævissima, stylo
longo coronata et apice sammo, interdum cireumscisse vel
Jateraliter, a sporogonio crescénte rupta, cellulis superne 7-5
_Stratis, anguslis, prosenchymalicis, chlorophyllophoris. Seta
4-3 cm. alta, albida, hyalina, sinistrorsum tortella, teres, com-
- nets margine sectionis transversæ crenulata; calceulus fusil
_formi-obconicus , cum sela insolubile cohærens, in ea fere
sensim abiens et superne quam ea parum crassior. Theca 1,5
__ mm, alla et 0,15 mm, crassa, oblongo-cylindrica, oblusa,
_ cinnamomeo-brunnea, nitida, empla brunneolo-pallida et sat
REVUE BRYOLOGIQUE;, 35
hyalina, in ipsa basi quadrivalvis, interdum false tri-vel bi-
valvis, raro uno latere sclo rimosa et ideo false univalvis,
valvulis anguste lanceolalo-linraribus, volgo érectis apiceque
ob elateres inlricutos non separatis, unisiratis ; ce/lulæ erectæ
et strictæ, plus minusve rectangulares, tenues, hyalinæ, in
medio longitudinali ab annulo perfectissimo verticali, angusto
sed sat crasso, viridulo-pallido, false in duas divisæ. Ælateres
1,5-2,5 mm. longi et 0,1 mm. crassi, ad apicem summum
faciei inlerioris valvularam subconfertim afbxi et ideo in
théca nondum aperta ut fasciculi quatuor sessiles dependentes,
substrieli, apicibus utrisque acutissimi, bispiri, Spiris luridulo-
Viridibus, latis, fasciæformibus, marginibas incrassatis, ut
quaque spira fere duplex sub lente videatur. Sport 0,05 mm.,
globosi, densissime humillimeque asperi, lurido-virides.
Plantæ masculæ rarissime solum inter easdem femineas
sparsæ, ut fere semper proprios cæspites formantes, usque
ad 80 in eodem pulvillo converso, magis conferiæ, minores
et humiliores. Folia simillima, minora tamen, magis integra
obtusaque. Antheridia in caule erecto inordinate Spiraliter
disposita, sed in eodem plus minnsve nutante in facie pseudo-
antica et ad Jatera ejus, in internodiis vel ad angulum ante-
tiorem folii, rarissime subaxillaria, magis collecta, copiosa,
singula vel in gregibus duo —quinque coacervala, omnino
nuda vel interdum a bractea inconspicua, ovali, acüta et
incurva suffulta vel a cellulis retortiformibns inlerspersa, e
caule angulo plus minusve recto exstantia, cinnamomea,
ovalia, stipite dimidium longo êt a seriebus 4 cellularum
ædificato : spermatozoa uberrima, duas spiras formantia,
spiraliter se moventia vel interdüm subito cernuantia, nalla
cilia infortunati observavimus. en
Jungermania proteifolia Hook. Mss., 1812. ie.
J. Hookeri LyeLs., in Engl. Bot., 36, n. 2555 (1813). Fa pa
Scatia Hookeri B. GR. in Gray. Nat. arr. Brit., pl 1, p. 705
1821). 4, ‘
Mniopsis Hookeri Dum. Comm. bot., p..114 (1823). ins
Lejeunea Hookeri SrrenG (L.). Syst. veg., 16 ed., H., P. 1,
p. 234, n. 6 (1827). Es
Gymnomitrium Hookeri Conv. in OPtz. Beitr., 1, p.651 (1829,
_Mniopsis acutifolia Du. Syll. Jung. Eur., p.75, n. 107 (1831).
: Haplomitrium Hookeri Nees. Naturg. eur. Leberm., 1, p. 11E,
n. 1 (1833). 3
H. Cordæ Ness, op. cit., 1, p. 112, n. 2(1833).
Canninér. Brit. Hep., fase. 1, tab. 1, fig. 1. Du. Syll. Jung. Eur,
tab, 2, fig. 14: ep. Eur., tab. 5, fig. 36. Exarr. Syn. Jung.Germ.,
tab, 8, fig. 65 (ex Hook. iterata). Ex@. Bor., 36, tab. 2555. FL.
paN.; 15, fase. 45, tab. 2689. Hook. Brit. Jung., tab. 54. Lerre. Un-
ters. Leberm., 2, tab. 12. Nov. acr. AcaD. LEop.-cæs., 20, P. 1,
_tabb. 13-16. Srurm. Deutschl. F1,,2, fasc. 19 et 20, tab. 3: ii
F. de REVUE BRYOLOGIQUE.
Races: |" Re ne
G.R. Hep. eur., dec. 31-33, n. 324. Linps, er Lacksrr. Hep. scand.
_ 6x$., if n. Re. Ne rate s ,
_ Habitat. Ericeta arenosa depressa, nuda vel a graminibus
_humillimis et sparsissimis miserime obsita, vere et auciumno
aquà cito defluante madefacta, nec umquam æstate quidem
_ sicca. Ad Helsingforsiam solis mensibus seplembris et ocio-
bris fructus maturos suos optime gerit, — Hibernia, comit.
Kerry, Brandon Moutains, Connor Hill (Julii 48, 1873, S. 0. L.).
Scotia orientalis, comit. Forfar, Kirriemuir, Kinnordy Moss
(Aug. 1813, Cn. Lee), Anglia, Barmby Moor ad opp. York
ME ir R. SrrucE); comit, Penzance, Chyanbau Moor
(Aug. 4844, W. Curnow); comit. Hants, New Forest ad ins.
Wight, ubi juxta viam inter Cadnam et Poultons Oct. #1, 1812
primum detexit cl. Cnanrces Lyec. Silesia, Butterberg ad
Tiefhartmannsdorf (Oct. 6, 4832, J. von FLorow) ; Weisswasser
mont. Riesengebirge (Junii 4, 1834, Cu. G. NEES vON ESEN-
BECK). Germania seplentr., pluribus locis ad opp. Hamburg
(Julii 6, 1840, C M. GortTscne, postea alii). fania, prov.
Jylland, Bjôrnsholm ad Lôgolôr, ut et Kolteruphsogn m
Vester Hanberrod (Junii— Sept. 1864, TH. JENSEN). Suecia,
prov. Skäne, Hessleholm (Maïi 22, 1881, J. PERSsON). Fin-
landia, ad Fredriksberg prope urbem Helsingfors (Maji 20,
1873 etc., 8.0. L.). Vorvegia, Salten, Fagernä: ad Bejsfjorden
Sinûs Ofotenfjord, lat. bor. 68° 30! (Julii 1880, E. V. EKSTRAND,
€ Botaniska Notiser 1881, p. 189).
Valde suspecta loca nobis sunt : « Hambach in Vogeso. » HUEBENEK,
-Hepaticol. germ., p. 92 (1834), ut postea a nemine alio memoratum;
« Bohemia, Tœpl, inter Jungerm. barbatam et Metzgeriam
furcatam (!) legit beat, Conrap » : Corpa in Sruru, Deutschl. FL
_ 2, fase. 19, p.23 (1830); « inter pagos Waldyk et Zlotowo ad Loeban»:
Kuin@crarr, Die hoaharen Cryptog. Preussens, p. 211 (1858), ubi
_ planta maseula dieta : « caulis ad basim rhizinas purpureas (t)emit-
tens, folia bi- vel triseriata » describitur, ad Fossombronias tamen
_ certo pertinet. : Res
= Nobis e descriptione incompleta in N£es. Enum pl. erypt.
Jav., 1, p. 2, sub Monockea n. 2 (1830) solum judicantibus,
Calobrym, ejusdem auctoris genus (vide Livpc. Introd., 2 ed.,
p. 414: 1835, et G. L. N. Sy. Hep., fasc. 4, p. 507, n. 48:
1846), in medio inter Scaliam et Fossombroniam forsitan po-
nendum videtur, præcipue diversum ex {la radiculis caulis
fuscis, foliis verticalibus, conformibus, oblique obovatis,
obtusis etintegerrimis, bracteis duabus, involueri (perianthii?)
præsentia, theca rima unilateraliter dehiscente, elateribus
… basi thecæ infixis, ab huc, cui affinius, caule stolonifero (?),
_ repente, ramis tamen erectis, fructificatione terminali, brac-
_ teis duabus, involucro (perianthio?) subtetragono, theca
_ cylindrica, acuta, rima unilaterali dehiscente, elateribus basi
| REVUE BRYOLOGIQUE.
thecæ infixis. — Valde dolendum est, quod planta laudata,
sine dubio maximi momenti in systemate naturali bepali-
carum, ommibus contemporaneis perfecte invisibilis remanet;
an in herbario N£Esit adsit? Hi
| FOSSOMBRONIA Radd.
Subgen. 1. Sirodon Lino, Musc. scand., p. 40 (1879).
Sparsa, numqüam gregaria vel cæspitosa, caule tereti,
plerumque érecto, foliis fere transverse aflixis,' perianthio
apicali, magno; ovali-pyriformi, dentibus orificii parvi incurvis
sporis minutis, antheridiis axillaribus. nr
!
1. Fossombronia incurva Lindb.
Dioica, annua, inodora, sparsissime crescens, glauco-viridis
caulis brevissimus, plus minusve ereclus, simplex vel sæpe
bi-vel inifurcus, teres, numquam supra perianthiinm excres=
cens, postice densissime radiculosus ; folia paucissima, fere
transverse affixa, valveirregulariter bi-vel triloba, sinu acut
lobis denuo irregulariter incisis et dentalis, lobulis plus
minusve incurvis, acutis vel acuminalis ; perianthium ter-
minale, magnum, ovali-pyriforme, teres, superne dense
plicatum, ore irregulariter densissimeque serrato et bic illie
subinciso, pro more minuto ob denles acutos et sic incurvos,
ut plurimi setam tangant; spiræ annulares endothecii violacei
completæ, fusco-violaceæ ; elareres violacei, duas, raro unam
veltres, spiras fusco-violaceas includentes ; spori 0,02 mm.,
nigro-violacei, distincte depressi, regulariter foveolati et
fovoleas 24-30 minutissimas, regulariter tri — sexangulare
sub lente ostendentes, intersepimentis densissime regulariter
que anastomosantibus, humillimis, reclis, opacis, crassius
_ culis, sabsemiteretibus, obtusis, ses où He nns
‘Fossombronia incurva Lips. apud Soc. F: Fl. fenn. oct. 4,
1873: in Notis. Sallsk. F. EL. fenn. Forh., 13, p. 381, n. 1 (1874):
Delin. EU
Noris. Sazusk. F. FL. Fe, Forn., 13, tab. 1, fig. 1 (sporus).
Habit. Finlandia, urbs Helsingfors, ad prædium Fredrik.
sberx, ubi in ericelo arenoso, in arena fere tota sepolta
Scaliæ associata, parce provenit (primum Maji 20, 1873
s. O L.). Mensibus Septembris, ad finem ejus, et Octobris
sporogonia perfecte evoluta gerit. EE See
_ Dioica, anvua, inodora, sparse numquam cæspitose cres-
cens, pellueida, glauco-viridis, nonnumquam glauco-albida
vel apicibus leniter ferruginosa, ætate Lola pallido-ferruginea
sicca tardissime emollita. Caulis brevissimus et subbulbi-
_ formis, interdum tamen usque ad 1,5 mm. longus, suberec-
tüs vel, quum longior, e._basi adscendens, sæpissime fere
mn | REVUE BRYOLOGIQUE.
basi bi- vel trifurcus, crassus, cylindricus, ut in sectione
_ transversa rotundus vel ovali-rotundus, poslice, præsertim ad
basim, radicuias densissimas et longissimas, intense violaceas
emittens. Folia 2-6, parva, densa, accrescentia, pro more
_ parum oblique, ut fere transverse aflixa, in facie antica cau-
lis sat longe decurrentia, patentia vel patenti-erecta, apice
subplana vel irregulariter undulata ibidemque interdum leni-
ter recurva, e basi angustiore latissime cuneata, valde irre-
_ gulariter bi- vel triloba, sinu acuto, laciniis denuo irregula-
riter incisis et dentatis, sinu obtuso, lobulis plus minusve
Incurvis, acutis vel acuminatis, vulgo ab organo relortiformi,
bi- vel tricellulari terminatis, marginibus inter.lum leniter
recurvis ; céllulæ magnæ, basilares oblongo-rectangulares,
0,065 mm. longæ et 0,05 laiæ, ceteræ rotundæ varieque an-
gulatæ, 0,04 mm., summæ tamen quadraiæ, 0,035 mm.,
ones laxissimæ, a chlorophyllo et corpusculis oleosis farctæ,
lævissimæ et palvinulatæ. Pistillidia ad 18 usque in parte
superiore caulis, nuda quum nondum foecundata, quorum
uniçum apicale sporogoniigenam ; paraphyses nuilæ. Perian-
thium apicale, magnum, 1,5-2,5 mm. allum et ad 1,25 mm.
Jatum, alte exserlum, ovali-pyriforme, teres, superne dense
plicatum, postice apertum usque in ipsa basi, ore parvo,
marzine irregulariter densissimeque serrato et hic illic
binciso, dentibus acutis etincurvis, ut setam plurimi tangant,
nistratum, ad duas vel tres partes usque altitudinis inferne
> appendicibus 4-9, vaide irregularibus, angustis; apice
sæpissime hamato-reflexis et Suhulalo-linearibus, a seriebus
cellularum 2-5 constructis, alato-cristatum. Calyptra magna,
altitudine dimidia perianthii, pyriformis, tenera, hyalina,
Stylo longo coronata, ubique libera (gynomitrica) et fere lota
_ unistrata, Sefa usque aû 4 cm. alta, sat crassa, hyalina, com-
pacta ; calcenlus bene determinatus, majusculus, globoso-
obconicus. Theca 0,5 mm., globosa, nigra, valde irregula-
riter ex apice dehiscens, bistrata, cellulis pellucidis, violaceis,
incrassationibus strati interioris annulos perfectos forman-
tibus, fusco-violaceis. Ælateres sparsi, in theca matura liberi,
0,1-0,05 mm, Jongi, obtusi, hic illie curvati, violacei, spiris
duabus fusco-violaceis. Spvri globoso-tetrahedri, fusco-fer-
ruginei, sicci et sub lente nigro-violacei, de cetero vide notas
eorum in diagnosi speciei jam datas,
Planta masculæ femineis simillimæ, sed vulgo longiores
magisque bumifusæ. Foliu numerosiora, densissima, concava,
vix undulata, apice magis incurva. Antheridia 4-3 in axillis
superioribus, magna, globosa, luteolo-cinnamomea, stipite
fere æquilongo et a quatuor seriebus cellularum ædificato,
sine ullo vestigio paraphysium. ;
An ad hane speciém referri debeant et Poséoin DO bUSUE, ch
“inter Scaliam ad Hamburg ab illustr, Gorrsene collecta, et planta
illa mascula Haplomitrii Hookeri KLINGGRÆFI, sub Scalia jam
memorata ? Specimina earum non vidimus. |
Var. £. tenera Lindb., |. c.
Planta tota angustior ; caulis minus incrassatus magisque
elongatus (1,5 mm.); folia minora et remotiora, patentia;
perianthium brevius et magis ovale ; theca duplo minor.
Habit. eodem loco ac typus speciei. UE
Subgen. 2 Æufossombria Linpg., Musc. scand., p, 40 (4879).
Cæspitosæ vel gregariæ, raro Sparsæ, caule antice plano,
humifuso, foliis oblique aftixis, perianthio antico, pro magni-
tudine plantæ minore, breviter obpyramidali, orificio ob-
recurvatom marginem maximo et hiante, sporis, magnis
antheridiis in caule plus minusve anticis. ;
ke
2, Fossombronia Dumortieri (H. G.) LinDs. à L
Heteroica (par. et synoica), cespitosa, viridissima , æla
brunneolo-lutescens, oscillariaceo-foelens ; spiræ annular
endothecii hyalini partim incompletæ, partim sed rarius com
pletæ, luteo-brunneæ; elateres breviuseuli et sat angusli,
yalini, duas, raro unam vel-tres spiras luteo-brunneës inclu
dentes ; spori 0,04 mm., luteo-brunnei, distincte depressi,
regulariter foveolati et foveolas 12-18 magnas, regularite
quadr.-sexangulares sub lente ostendentes, inter sepimentk
regulariter anastomosantibus, sat humilibus, reclis, parum
pellucidis, luteolis, compressis, sal tenuibus et obtusiusc
Jungermania pusilla AUCT., pp. L RES
Codonia pusilla Dux. Comm. bot., p. 11, p. p. (1823).:
_ Fassombronia pusill& AUCT. p. p- ; Helrre
Codonia Dumortieri M. G. Deutschl. Leberm., fase. 4, n
(1837). fe Fe
Fossombronia foveolata Lixps., apud Soc. F. FI. fenn. Dec.’
1873 ; in Notis. Sallsk. F. FI. fenn. Forh., 13, p.382, n.2(1874).
F. Dumortieri Lips. in Notis. citat., 13, p. 417(1874).
F, angulosa var. Dumortieri Husn. Hep. gall., fase. 3, p.
(1881). mt
Delin. Lee
Noris Sazusk. F. Fu renx. Forn., 13, tab. 1, fig. ?| sporus)
Seumip, le. pl, 2 ed., 1, tab, 22. RÉ
Exsicc. LU SU DU
= Ausr, Hep. bor.-am.exs., n. 120, DRuMM: Muse. amer, 2 ser.;
163. G. B. Hep: eur., dec. Let2, n. 8; déc. 13 et 14, n: 122 ; dec,
_ suec.exs., fasc. 7 et8, n. WA boudin Mit tou
© Habit, in arena nuda, cum turfa et argilla parce m
_ præcipue tamen litora Jlacuum dulcis aquæ præceplat h
40 REVUE BRYOLOGIQUE. |
_in silvatica usque regione Lapponiæ sat vulgaris, species,
Exemplaria, extra fines floræ scandinavicæ inventa, e Germa-
nia (plur. loç.), opp. Vire Normandiæ (BRÉBISsON), Anglia,
Yorkshire, Barmby Moor (Nov. 1842, R. Spauce), New-Jersey
(C. F. Austin) et Louisiana (DrumMOND) solum possidemus,
_nec e planta enropæa ut speciem distinguere possumus stir-
pem, ad opp. Caldas Brasiliæ a fratre nostro collectam. Fruc-
_ lus suos maturat e parte postrema Augusti usque ün initio
. Novembris.
. Heteroica, annua, cæspitosa, raro gregaria vel subsparsa,
0,5-1 cm. longa et 2-2,5 mm. lata, viridissima, ætale brun-
neolo-lutescens, sicca tarde emollita. Coulis repens, viridis
xel interdum postice parum violaceo-purpurascens, semiteres,
ut antice planus vel leniter canaliculatus, postice radiculas
intense violaceas densas et longissimas ubique gerens, bifur-
us vel vulgo dichotomus, ramis sat brevibus, non innovans,
sed ultra perianthium productus. Folia numerosa, infima et
Summa distincie minora, succuba, rigida et crassiuscula, sat
densa, oblique affixa, breviter et latiuscule antice decurrentia,
€ caule divaricata et explanata, ut planta antice fere planius-
Cüla fiat, arcualo-recurvata, apice summo parum vel vix
ndulata, basi convexiuscula, medio plana et superne leniter
Canaliculata, el basi longa et angusta sensim rectangulari-
ôbovata vel cuneata, apice rotundala vel retusa et irregulariter
semel vel bis lunulari-emarginata, sinu obtusissimo, vel
Incisa, dentibus ‘apice oblusis — obtusissimis et rectis, cete-
Foquin integerrima ; cellule magnæ, basilares oblongo-rectan-
gulares, 0,1-0,065 mm. longæ et 0,03 mm. latæ, ceteræ rec-
tangulares — rotundæ et varie angnlatæ, 0,05-0,04 mm.,
omnes ubique conformiter et distincte incrassatnlæ, lævissimæ
è et optime chlorophyllophoræ, exlus pulvinulatæ, marginales
duplo angustiores et in apice folii elongatæ et rectangulares,
ut limbum spurium forment. Perianthium singulum vel inter-
_dum duo plus minusve collateralia, infra apicem vel dichoto-
miam vel in medio caulis positum, sat magnum, 1-2 mm.
altum, late breviterque obpyramidale, ad infimam solam
Quartam partem altitudinis ab appendicibus 5-7 angustissimis,
_ Superne liberis, subulatis et incurviuseulis, a seriebus 1-3
cellularum formatis, humiliter crislatum , orificio ob recurva-
um marginem maximo et hiante, undulato, sat regulariter
rotundato-crenato, nullibi inciso, postice in vel infra dimidiam
usque parlilum, sinu lato et ad angulum bujus vulgo lobulus
Parvus, subtriangularis, obtusus (verisimile folium posticum,
be. ampbhigastrium, adnatum) adest, cellalis ad maturitatem
_Sporogonil expallescentibns, laxis et parum chlorophyllopho-
is. Calyptra maxima , alitedine fere tota perianthii, tenera,
byalina, pyriformis, ubique libera (gynomitrica) et fere tota
umstrata. Sel 5 mm, alta, sat crassa, hyalina, compacta;
à
REVUE BRYOLOGIQUE.
calceolus parvus, adnatus, obconico-globosus, cellulis globosis,
extus pulvinatis. ThecaO,5 mm., globosa, brunneo-nigra, nitida,
irregulariter ex apice dehiscens et in fragmentis dis-oluta,
bistrata. cellulis exothecii non incrassatis, globulos chloro- …
phyllaceos vix virides, sed fere pallidos et copiosos includen-
tibus, eisdem endothecii indistincte brunneolis, pellucidis,
inanibus, spiras aanularés lutéo-brunneas, partim completas
(rarius), parlim incompletas gerentibus. Æ/ateres sparsi, in
theca matura liberi, 0,1-0,05 mm. longi, sat angusti, hyalini,
obtusiuseuli, hic illic curvati, spiris duabus raro una vel
tribus, luteo-branneis. Spor globoso-tetrahedri, luteo-brannei,
de cetero vide notas eoram in diagnosi jam datas. — Anthe-
ridia ad axillas faciei anticæ caulis fasciculata (4-1) vel ad
latera pistillidiorum, multo numerosiorum {ad 50 usque) et
in medio longitudinali caulis afflixorum, posita, parva, glo-
bosa, cinnamomen-aurantiaca, sat hyalina, stipitem brevem,
a quatuor seriebus cellularam ædificatum, triplo süperantia,
fere semper a paraphysibus foliifurmibus, longioribus et sat
latis, patenti-erectis, cuneatis et vulgo lunulato-incisis vel
emarginatis suffulta et interdum obvelata. ;
3. Fossombronia cristata Lindb.
Héteroica (par. et synoica), gregaria vel sparsa, vix umquam :
cœspitosa, pallido-viridis, ætate expallida vel albescens, ino-
dora ; spèræ annulares endothecii hyalini valde incompletæ,
brunneolo-luteæ ; elateres breves et crassiusculi, hyalini, duas,
raro unam vel tres spiras brunneolo-luteas includentes;
sport 0,04 mm., brunneo-lutei, deplanati, densissime cristati,
_cristis in ambitu basilari spororum 28-36, sat humilibus,
_obliquule adscendentibus, parallelis, hé ar tenuibus
et pellucidis, sat acutis et serrulatis, flexuôsis et bene undu- .
latis, valde inæquilongis, in vertice spori vel longius infra de-
_sibentibus vel densius confluentibus ibidemque foveolas pau-
cas (6-C) valde irregulares formantibus, pr
Jungermania pusilla AUCT. p. p. Hits
… Fossombronia pusilla HE 2 ne SE
Codonia pusilla H. G. Deutsehl. Leberm., fase 4, n.79 (1837).
Fossombronia Wondraczeki Lisps. apud Suc. F. FI. fenn.
_ Oet, 4, 1873. Dux. H. Eur., add. p. 174, n. 6 (1874. 7
F. cristata Lips. apud Soc. F. FI. fenn. Dec. 6, 1873; in Notis.
_ Sallsk. F, FL fenn. Forh., 13, p. 388, n. 6 (1874). ap de
Fi, ban, 10, fase: 29, tab. 1717, fig. 2? Henw. Theor, gener.,
led. tab. 18, figg. 89-92, et 2 ed., tab. 20, fig. 1-4? Manr. FL crypt.
_erlang., tab. 6, tig. 48? Noris. Sauzsk. F. FL. FENN. Foru., 15, tab. 1,
Ag Oisporme)t HT cum bien mini mirent
42 REVUE BRYOLOGIQUE.
Funk. Crypt. Gen. Fichtelg., fase. 15, n. 317. G. R,. Hep. eur.,
dec. 48-50, n. 488. H. G. Deutschl. Leberm., fase. 4, n. 79. Linns. et
Lacksrr, Hep. scand. exs., 1, n. 23.
Habit. Argilla humida et nuda, ubi verisimile non rara, se :
prætervisa vel confusa, provenit hæc species distinetissima.
Finlandia, prov. Savolaks, paræcia Kangasniemi, 60° lat. bor.
(Aug. 17. 1874, E. Fr, Lacxsrrom); Kirjavalaks, in litore bo-
reali lacus Ladoga (junii 23, 1874, S. O. L.); urbs Helsingfors ;
_ plur. loc. in Fül6park (Wet. 16, 1866 etc., S O. L.), Aggelby
(Sept, 16, 1851, W. NyLanDer); prov. Nyland, paroecia Lojo
(Aug 23, 1877, elc.. S. O. L.); ins. Aland, Langbergsoda, in
_ semila, una cum #, Dumortieri (Julii 19, 1876, Slt
Suecia, in silva regia ad opp. Upsala (æstate 1774, FR.
Eunuart); plur. loc. in vicinitate opp. Orebro (auetamno 1870,
G. HaRTMAN jun.); prov. Vestergothland, infra opp. Skoïde
lots 9, 1880, S. O. L.); prov. Skane, paroecia Riseberga, in
ossa argillaceo-arenosa infra vallem Skäralid (Julii 25, 1875,
S. 0. L.), Hessleholm, Stoby (Sept. 20, 1882, J. PERSSON)-
Præterea locis nonnullis Germaniæ septemirionalis (Silesia,
_ Hercynia) et meridionalis (Salem in Baden, Oct. 18, 1869, …
_ Jacx.), Anglia, Aston (1812) et New Forest (Maji 1815, CH.
_ Lyerc). Matura sporogonia e medio Augusti usque ad finem
_ Octobris inveniuntur. Rs
_ Heteroica, annua, gregaria vel sparsa et plus minusve ut
_ stella erescens 0,5-1 em. longa el 2-2,5 mm. lata, pallido-
_ viridis, ælate expallida vel albescens, sicca tarde emollita,
Caulis repens, purpureus-viridis, semiteres, ut antice planus,
vel leniter canaliculatus, postice hie illic abrupte, parcius bre-
_ viterque violaceo-radicnlosus, bifureus vel vulgo dichotomus.
_ ramis sæpe longis, non innovans, sed ultra periantbium pro-
ductus. folia numerosa, æquimagna (nonnumquam lamen
hic illic in caule adsunt alia minima inter eadem normalia po-
sita, plus minusve angusta, incisione partis decurrentis folio-
_rum normalium re vera orta), succuba, laxiuseula, sat re-
mota vel remotissima, fere longitudinaliter aflixa, antice
longe angusteque decurrentia, patenti-divaricata, sursum
magis porrecia et stricta, superne valde plicato-undulata, €
“basi brevi et parum angustiore obovato-quadrata vel subeu-
_neata, apice retusa vel irregulariter semel vel pluries emar-
_ ginata, sinu obtusissimo, vel brevissime incisa, apice dentium
acuto-obtuso, recto vel antice curvato, ceteroquin integerrima
_ vel ad et supra basim remotissime repanda vel serrala, non
_ raro dente basilari accessorio parvo, subulato et incurvo
. munita; cellulæ maygnæ, basilares oblongo- rectangulares ;
0,065 mm. longæ et 0,03 latæ, ceteræ varie rotundæ et angu”
__ latæ, 0,04 mm., omnes laxissimæ , Iævissimæ et sat pene
chlorophyllophoræ, extus palvinulatæ, nullibi folium limban-
“tes. Perianthium singulum vel interdum duo plus minusve
À
43
collateralia, infra apicem vel dichotomiam vel in medio caulis
_positum , magnum, 1-2 mm. altum, lata breviterque obpyra-
midale , ad duas vel res partes altitudinis inferne ab appen-
dicibus 8-12 angustis, superne vix liberis et apice plus minusve
rotundalis, valde variis et a cellularum seriebus 1-5 formatis,
plus minusve alle alato-cristatum, orificio ob recurvatum
marginem maximo et hiante, plicato-undulato, irregulariter
dentato breviterque inciso , dentibus plus minusve acutis el
recurvalis, postice in ipsa basi usque apertum, cellulis laxis-
simis et ad maturitatem sporogonii param chlorophyllophoris,
Calyptra magna, altiludine dimidia perianthii, pyriformis,
tenera, byalina , ubique libera (gynomitrica) et fere tota
unistrata. Seta 5 mm. usque alta, sat crassa, hyalina, com-
pacta ; calceolus parviusculus, adnatus, obconico-globosus,
cellulis globosis, extus pulvinatis. Theca 9,5 mm., globosa,
brunneo-nigra , nitida , irregulariter ex apice dehiscens et in
fragmentis dissoluta, bistrala, cellulis exothecii non incras-
satis, globulos chlorophyllaceos vix virides, sed fere pallidos
et vix copiosos includentibus, eisdem endotbecii incoloribus,
pellucidis, inanibus, spiras brunneolas, valde abraptas et
incompletas gerentidus. Z'/ateres sparsi, in theca matura liberi,
0,1-0,5 mm. longi, sat angusti, byalini, obtusiusculi, bic illic
flexuosi, spiris duabus, raro una vel tribus, brunneolis.
Spori globoso-tetrahedri, madidi et sicci ferrugineo-brunnei,
sub lente brunneo-lutei, de cetero vide notas eorum in dia-
_ gnosi jam datas, — Antheridia ad axillas faciei anticæ caulis
_ fasciculatà (4-1) vel ad latera pistillidiorum, multo numero-
__ siornm (ad 40 usque) et in medio longitudinali caulis aflixo-
_ rum, posità, parva, globosa, cinnamomeo-aurantiaca, hyalina,
_ stipitem brevem, à quatuor seriebus cellularum ædificatum, :
saltem duplo superantia, paraphysibüs nullis vel maxime
_indistinctis, subulæ brevissimæ instar, RME R
Var. 8. Wondraczeki (Cord.) Lindb.
(REVUE BRYOLOGIQUE.
Planta sparsissime crescens, minuta, simplex, brevis magis-
que erecta ; folia densissima, breviora et multo magis crispato-
undulata; perianthium brevissimum et multo minus exsertum;
theca minor, seta breviore. 1 de
_ Jungermania Wondraczeki Corn. in Srugm. Deutsch. SE
fase. 19 et 20, p. 30 (1830). à | hi
Codonia Wondraczeki Dux. Syll. Jung. Eur., p. 29, n. 1 (1831).
_ Fossombronia Wondraczehki Dux. Recueil, 1, p. 11 (1835). Ne
_ F, pusilla var. 8 capitata Ness. Nat. eur. Leberm., 3, p. 320,
excl. synon. plur. (1838). Le ii dégrts bi tte
À, cristata var. 8. Wondraczeki Linos. apud Soc. F. FI. fenn.
Dec. 6, 1873; in Notis. Sallsk, F. FI. fenn. Forh., 13, p.389(1874).
- Delin. A ti Ce Nu.
"ass | REVUE BRYOLOGIQUE.
= :Srurm. Deutschl. F1., 2, fase. 19 et 20, tab. 7 (spori false villosi). + <e
… Habit. Locis siccioribus, quam typus speciei, et ad hoœ
tempus rarissime inventa. Succia, prov. Skane, paroecia Rise-
berga, in fossa argillaceo-arenosa infra vallem Skäralid (Juln
25, 1875, s. 0. L.). Bohemia, in loco : « Thiergarten Stern » ad
urbèm Prag, ubi detexit M. €. Wondraczek, specimina supra
descripsimus. | ;
Pistillidio (vel interdum duobus vel tribus maxime approximatis …
_ conjunétim) fœcundato in Fossombroniis, ex anteriore facié caulis
duæ bracteæ exsurgunt, hoc pistillidium (pistillidia) cireumecingentes
et fere semper tali modo evolutæ, ut antice ubique coalitæ, sed pos-
_tice liberæ sint, qua causa organon, perianthiurn, nominatum,
. @x apice caulis visum, in medio longitudinali apertum, raro tamen
_inferne brevi spatio tubuloso-clausum est, Margines postiei perianthü -
equidem non opposili, sed alter eorum atiquantulum altius in caule
affixus conspicitur, res quæ eos uni eidemque folio non pertinere
demonstrat. Non raro foliolum anguste cuneatum videre possumus
ante ipsam aperturam posticam perianthii, cujus folioli alter margo
_ marginém alterum perianthii tegit, sed alter ab altero tegitur, ut
_amphigastrium appéllari possit. Pistillidia sterilia tamen semper per-
fecte nuda remanent. É
Ÿ
| " Notice sur quelques Mousses de l'Amérique k
ME Bou du Nord. Leur US
Sphagnum affine Ren. et Card. Spec. Nov.—Aspect du Sph.
_cymbhfolium var. squarrosulum. — Cellules épidermiques de
la tige en 3 ou 4 couches, fibreuses et poreuses. Feuilles cau-
linaires brièvement lingulées, délicatement fimbriées sur
presque tout le contour, sans fibres ni pores. — 4 rameaux
_ par fa<cicule, dont 2 arqnés-divergents, lâchement feuillés,
_ atténués. Feuilles squarreuses, largement ovales-suborbieu-
_ Jaires, brusquement rétrécies en une pointe courte, très-con-
_ cave, obtuse-cucullée, légèrement squameuse sur le dos.
Cellules hyalines peu saillantes sur la face ventrale, plus
_bombées sur la face dorsale, dépourvues de papilles ou de crêies
‘intérieurement. Cellules chlorophylleuses très-larges, ayant Sur
une section transversale, la forme d'un triangle équilatéral,
dont la base émerge sur la face ventrale, et le sommet sur la face
_ dorsale, ou bien recouvertes de ce côté par les cellules hyalines. —
_ Inflorescence ?
_ Floride (Fitz Gerald). Etat de New-York. RME
_ Cette plante diffère du $. cymbifolium par la forme des cel-
Jules chlorophylleuses, et du S. Austin par l'absence de crêtes
sur les parois intérieures des cellules hyalines. Elle tient en
quelque sorte le milieu entre ces deux espèces, mais l'aspec
du tissu rappelle beaucoup plus, par la largeur des cellules
REVUE BRYOLOGIQUE.
ns celui du $. Austini que celui du S. cymbi-
ofium. ee
Sur les échantillons de l'Etat de New-York, les cellules
chlorophylleuses sont presque toujours entièrement recou-
vertes par les cellules byalines sur la face dorsale, comme
dans le S$. Austini ; sur ceux de la Floride, au contraire, les
cellules chlorophylleuses émergent ordinairement sur la face
dorsale, M. Warnstorf qui a bien voulu examiner le S. affine
nous écrit « que cette espèce est bien distincte et qu’elle est
«le chainon qui relie le S. cymbifolium ete S. Austini. IL
« ajoute qu'il serait du plus haut intérêt de connaître son aire
« de dispersion dans l'Amérique du Nord et de s’assurer si la
« feuillaison squarreuse qui lui donne, à s’y méprendre, le.
« faciès du S. cymbifolium var. squarrosulum lui est habi-
« tuelle ou si elle ne représente qu’une variété à feuilles
« squarreuses de l’espèce, » Malheureusement nous ne pos-
sédons qu’une très-pelite quantité de cette plante et nous
nous bornons à appeler sur ce point l'attention des bryologues.
PP P
Sphagnum rigidum Sch. Var. humile Ren. et Card. (Sph.
humile Sch.). PR De don a
M. Braithwaite (Sph., p. 38) cite le SpA. humile Sch. comme.
simple synonyme du Sph. rigidum var. squarrosum. 4e :
échantillons récoltés en Floride par M. Fitzgerald paraissent,
en effet, n’être qu’une forme compacte et rabougrie de cette
variété. Sur quelques tiges l’épiderme ne consiste qu’en une
seule couche de cellules, mais pour le reste, la plante de la
Floride concorde entièrement avec celle d'Europe.
Sphagnum molle Sull. var. compactum Grav. fs purpureum |
. Ren. et Card.
Touftes entièrement pourpres. Ne diffère pas autrement de
la forme ordinaire de la var. compactum. HONTE
Floride (Fitzgerald). ee.
Sphagnum subsecundum N. et H: var. pseudo-molle Ren. et
Gard. TR
Aspect et coloration du Sph. molle. — Epiderme nul ou in-
| distinct. Zone ligneuse verdâtre, pâle. Feuilles caulinaires
petites, triangulaires-lingulées, tronquées el subdenticulées
au sommet, quelquefois un peu fibreuses dans le haut; marge
plus ou moins élargie vers la base. Feuilles raméales
grandes, squarreuses par la pointe, très-concaves, largement
ovales, puis rétrécies, tronquées et denticulées au sommet.
Cellules hyalines de la base beaucoup plus grandeset plus larges
que celles de la partie supérieure, toutes fibreuses et pour-
vues de pores petits, très-nombreux, disposés en rangées la-
térales. Cellules ehlorophyileuses comprimées, émergeant
sur les deux faces de la feuille. Stérile. :
Floride (Fitzgerald). Te RME
Cette variété est surtout remarquable par l’absence d’épi-
_ REVUE BRYOLOGIQUE.
_ derme caulinaire (ou, du moins, si cet épiderme existe, il est
si peu distinct qu’il paraît nul), et par les cellules hyalines de
la partie inférieure des feuilles raméales beaucoup plus larges
qu'elles ne le sont dans toutes les autres formes du S$. subse-
cundum. Peut-être cette plante pourrait-elie être considérée
comme une espèce distincte ; mais les échantillons dont nous |
disposons sont insuffisants pour nous permeitre ds nous pro-
noncer à cet égard. ù
Le Sph. Garberi Lesq. et James, semble se rapprocher de
notre plante, du moins pour le port ; mais il en diffère, d'après
la description du Manual of the Mosses of North America, p.18,
par les cellules épidermiques de la tige assez grandes, en
_ trois couches, les feuilles raméales non marginées et la posi-
tion des cellules chlorophylleuses.
Sphagnum laricinum Spr. var. Floridunum Ren. et Card.
Plante molle, verte. — Cellules épidermiques de la tige en de.
eux couches peu distinctes. Feuilles caulinaires grandes,
—lingulées, un peu denticulées au sommet, fibreuses dans la
moilié supérieure; marge ne s'élargissant pas vers la base.
Feuilles raméales grandes, un peu squarreuses, ovales-lan-
_céolées, largement tronquées et denticulées au sommet. Pores
nuls ou très-rares. — Sitérile.
Floride (Fitzgerald),
© Sphagnum cuspidatum Ebrh. var, serratum Lesq. Manual,
P- 15? (Sph. serratum Aust. ?
. Nous rapportons à celte variété, avec un point de doute,
une pelite forme récoltée en Floride par M. Fitzgerald,
voisine de la var. plumulosum Sch., et remarquable par ses
feuilles raméales denticulées aux bords. N'ayant pas vu.
d'échantillons authentiques de la var. serratum (Aust.) Lesq.,
lattribution de notre plante à cette variété reste un peu
_ douteuse. ;
= Sphagnum Filzgeraldi Ren. et Card. Spc. nov. Lesquereux
Manual. N. Am, p. 23.
_. Plante délicate, blanchâtre. Tige très-grêle, filiforme, pâle.
Cellules épidermiques rectangulaires, allongées, dépourvues
de pores, disposées en une seule couche très-distincte ; On
trouve quelquefois une seconde conche incomplète et peu dis-
tincte. Cellules de la zone ligneuse petites, à parois épaisses,
jaunâtres. Feuilles caulinaires grandes! obovales ou oblon-
&ues, auriculées à la base, un peu infléchies aux bords, tron=
quées et denticulées an sommet, bordées de deux rangs de
cellules très-étroites. Cellules hyalines allongées, toutes mu-
nies de nombreuses fibres spirales et annulaires, mais en
général complétement dépourvues de pores. ce
_Rameaux solitaires ou géminés, lâchement feuillés, assez
Courts, arqués ou pendants. Cellules Jagéniformes grandes,
_ nombreuses, rapprochées, souvent contiguës, légèrement re-
RP
FRS
taine affinité avec le Sp. Pylaiei, par sa capsule petite,
ou noirâtres à la surface, avec reflet métallique surtout à
l'état humide, d'un brun sale à l’intérieur. :
_embrassantes à la base, puis brusquement étalées, à lobes et
REVUE BRYOLOGIQUE:
courbées aa sommet. Feuilles raméales étroitement oblon-
gues où presque linéaires, allongées, presque planes, brus- sé
quement et carrément tronquées et pourvues de 4 à 10 dents 4
au sommet, étroitement marginées (2 rangs de cellules très-
étroites), denticulées aux bords, souvent dès au-dessous du
milieu: dents plus ou moins saillantes et nombreuses. Cellules
hyalines garnies de nombreuses fibres, ordinairement com-
plétement dépourvues de pores, présentant exceptionnelle=
ment quelques pores très-rares. Cellules chlorophylleuses
carrées sur üné section transversale et libres sur les deux
faces de la feuille. é
Rameaux fructifères très-courts, sitaés vers le sommet des
tiges, Capsule brune, petite, globuleuse, hémisphérique après
la chute de l'opercule, restant cachée dans les feuilles péri-
chéliales. Celles-ci au nombre de 12 environ, les extérieures
ressemblant aux feuilies caulinaires, tronquées et dentées au
sommet, les intimes grandes, très-concaves, largement ovales,
terminées par une pointe courte et obtuse, dépassant assez
longuement la capsule ; toutes bordées d’une large marge de
cellules étroites. Cellules hyalines partiellement fibreuses.
Spores jaunâtres. — Fleurs mâles ? de
. Cette curieuse espèce à été découverte par M. Fitzgerald
en Floride, où elle croît sur les troncs et les feuilles des pal-
miers. Bien qu’on ne puisse guère la comparer à aucune des
espèces connues, nous pensons, cependant, qu’elle doit pren-
dre place dans la section Hemitheca de M. Lindberg, car,
malgré de très-grandes différences, elle présente une cer-
hémisphérique après la chute de l'opercule et restant cachée
dans les feuilles périchétiales, par ses rameaux solitaires ou
géminés et enfin par la struclure anatomique de ses feuilles
raméales. F. RENAULD, J. CARLOT.
Sarcoscyphus alpinus Gotische, var. heterophyllus. |
à , $ l . ; ..
: Mouffes molles, déprimées, stratifiées, d’un vert olive foncé
Tiges couchées, longues de 1 1/2-3 centim., dénudées infé- .
rieurement, émettant latéralement de nombreux stolons
garnis de folioles rudimentaires hyalines, appliquées et tes \.
minées vers le sommet par un paquet de radicelles pourpres
souvent disposées en couronne, ne
| Rameaux nombreux fasciculés, minces, de deux sortes :
4 Les uns plus courts (1. 1 centim.), garnis de feuilles
semblables à celles du S. alpinus, c’est-a-dire décurrentes et
de
48 | REVUE BRYOLOGIQUE.
_ sinus plus ou moins obtus, disposées en séries régulières,
_ plus distantes sur certains rameaux, plus serrées ou presque
_imbriquées sur d’autres, surtout vers leur extrémités ;
2° D'autres s’allongent et dépassent le gazon sous forme de
. prolongements flagelliformes julacés et isolés. Ils sont dénudés
à leur base et munis jusqu’au sommet de radicelles pourpres
plus ou moins abondantes. Ils portent des petites feuilles
ovales, concaves, dressées, non décurrentes, à lobes courts
aigus, et à sinus étroit et aigu,
Tissu comme dans le $S. alpinus : cellules arrondies, qua-
drangulairement arrondies, épaissies aux angles, espaces
intercellulaires développés. Les parois sont proéminentes et
font paraitre le.bord de la feuille comme crénelé à un fort gros-
_ sissement. Culicule lisse.
… Périgone terminal, puis axillaire par innovations, ovoïde,
nqué, rétréci au sommet, dépassant les feuilles périgo-
iéales. Ces dernières sont embrassantes, appliquées, du reste
semblables à celles des rameaux. Pédicelle long de 2 mm.
Capsule arrondie, ë
Fr. Juillet et août. Encore quelques capsules en septembre.
_C. sur les roches de gneiss et de micaschiste, au Brévent
aux Aiguilles-Rouges, de 1,500-2,000 mètres.
BERNET.
| Bibliographie.
_F.C. Kiær : Christianias Mosser (The Moss-Flora of Chris-
_ Hania). Prix: 2 fr. 50.
Ce mémoire est inséré dans les Cristianias Videnskabs-
Selshabs Forhandlinger for 1884, n° 12. L'auteur vient d'en
_ publier, 1885, un tirage à part de xxxvi-95 p. in-8°. La
_ première partie écrite en anglais comprend les généralités;
la seconde en norvégien est consacrée au catalogue métho-
_ dique des espèces avec des indications détaillées concernant
les stations et les localités. On remarquera dans ki première
_ païlie une série de tableaux synoptiques où l’auteur a con-
_densé une foule d’observations comparatives intéressantes
touchant la présence, la quantité de distribation, l’état fertile
ou stérile des espèces, l'influence des propriétés physiques et
chimiques du support, avec des notes relatives à ce que
d'autres botanistes ont observé. En résumé, c'est une étude
_ soignée et bien comprise de la distribution géographique des
… Muscinées aux environs de Christiania. see
BouLAY.
19° AxNéE 1885
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEux Mois
SO Eu
Les Manuscrits doivént être écrits en français, en latin ou en anglais. 2
Sommaire du N° 4. +
Notes sur quelques mousses de l’herbier de Montpellier. BouLay. —
Notes sur le genre Pottia. Vexruri.— Notices sur quelques mousses
des Pyrénées. Renauo. — Muscinées nouvelles des environs de
Cherbourg. Corsiène. — Deux mousses nouvelles pour la France. +
Berraoumieu. — Notices bryologiques. GRAVET. — Sarcoscyphus
alpinus var. heterophyllus. Berxér. — Bibliographie. — Nouvelles.
Notes sur quelques mousses de l’herbier de la ne
| Faculté des Sciences de Montpellier. se
M. Ch. Flahault, professeur de botanique à la Faculté des
sciences de Montpellier, ayant bien voulu me confier la
révision des collections bryologiques de son laboratoire, in
pu recueillir la trace des recherches de Dunal, Salzmann, F.
de Girard, Bentham. etc., principalement dans la région de
Montpellier et dans les Pyrénées. En attendant que je puisse
coordonner et publier ces noles, je crois utile de communi-
quer à la Aevue quelques lignes concernant deux espèces
particulièrement intéressantes pour la bryologie française.
4. Puascux carnioucum W. et M.— Existe dans l'herbier
dont il vient d’être question. L'étiquette, au-dessous du nom
. exact de Phascum carniolicum, porte : « Gramont, M. Ben-
tham, 1838. » Cette date indique que le spécimen, d’ailleurs
très-restreint, a été communiqué, en 1838, par Bentham à
_ Donal, ce n’est pas la date de la récolte. Il ne paraît pas, du
moins à ma connaissance, que cette trouvaille ait été signalée
quelque part, aussi le P. carniolicum avait toujours été con-
sidéré comme étranger à la flore française. Cette espèce
ressembie, jusqu’à un certain point par le port, aux Ph. ree-
tum et curvicollum. Elle en diffère par le pédicelle très-court,
presque nul, en sorte que la capsule demeure toujours cachée
entre les folioles de l'involucre. Ces folioles, beaucoup plus
. grandes que les feuilles caulinaires inférieures, sont inçur-
_ vées à l’état sec; leur texture est beaucoup plus dense que
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ dans les espèces voisines, les cavités des cellules étant beau-
coup plus pélites et les parois plus épaisses et plus fermes.
= La plante recueillie par Bentham à Gramont, près Mont-
pellier, diffère de celle que Salzmann avait recueillie: à
Tanger, par des folioles involucrales notablement plus larges,
plus courtes et plus concaves. Schimper disant déjà de la plante
de Tanger : Specimina tingitana a cl. Salimann lecta dimidio
minora sunt capsulasque ferunt minimas…, celle de Gramont,
plus contractée encore, méritera d’être considérée comme
var. minus ou mieux brevifolium, ce dernier terme indiquant
_ d’une façon précise l’organe qui est spécialement frappé de
_ réduction.
9, FissiDENS SERRULATUS Brid. et F. POLYPHYLLUS Wils. iu
Br. eur. — Wilson (Zryol. brit., D. 306), considérait Ces
deux mousses comme des variétés d’une même espèce, le
| F. asplenioides ; Schimper, en rappelant celte opinion, ajou-
tait : Forsan jure! (Synops., 2° éd., p. 121). De nouvelles
observations me conduisent à admettre avec Wilson que les
F. serrulatus et polyphyllus appartiennent à un même type
spécifique. be
La découverte récente des capsules du #. polyphyllus n’a
permis de constater aucune différence notable sous le rap-
port de l'appareil sporifère. Au point de vue de l'appareil
végétatif, si on compare des spécimens bien caractérisés Où
mieux des formes extrêmes, on voit que le #. serrulatus à des
_ feuilles plus longues el plus larges, atteignant et mére dé-
_ passant 7 mill. de long, de forme lingulée, assez brusque
ment contractées au sommet et surmontées d’un äcumen
‘court, vivement et inégalement dentées, parfois même comme
_ incisées sur le contour du sommet (contour du quart SUP:
rieur) et entourées d’une marge de cellules jaunâtres,
_ commé on le voit fréquemment chez les F. adiantoïdes -
surtout decipiens ; la lame dorsale s'arrête brusquement, ter-
_minée à la base par une petite oreillette arrondie. PE
La Æ polyphyllus a d'ordinaire une tige plus longue,
garnie de feuilles plus uniformes; ces feuilles sont plus
eourles, ne mesurant guère que 5-6 mill. de long, surtout
plus étroites, insensiblement rétrécies vers le sommet, briève”
‘ment aiguës ou muliques non acuminées, souvent entières
‘ou très-faiblement déntées-sinuolées; la lame dorsale s'at-
ténue à la base sans former d'oreillette. te Far
= Sur des échantillons bien choisis, ces différences paraissent
.
| REVUE BRYOLOGIQUE. | AE Te
signalai cette découverte dans les Muscinées de la France.
Récemment, l’examen d’un spécimen de la même plante,
‘ conservé dans la collection de Montpellier, recueilli par
Grateloup en 1810, à la même localité de Cambo, m'a fait
revenir sur cette question, et je me suis convaineu que cette
mousse des Pyrénées tient à peu près le milieu entre les
formes types des F. serrulatus et polyphyllus. Elle se rattache
au premier par ses feuilles relativement larges et longues,
atteignant 6-7 mill., à lame dorsale terminée par une oreil-
lette arrondie; elle en diffêre et dès lors se rapproche du
second par ses feuilles simplement aiguës, non acuminées,
très-faiblement dentées, de teinte uniforme, non margi-
nées.
Un autre échantillon, communiqué par M. Renaul et re-
cueilli par M. Lacoirqueta dans la même région, près d’As-
quin, vallée de la Bidassoa, représente la forme à feuilles
homotropes, mais ne diffère pas autrement de la plante de
Cambo. AU
En résumé, je crois pouvoir conclure de mes observations
que le Fissidens polyphyllus ne diffère pas spécifiquement du
F. serrulatus dont il constitue une variété boréale; la plante
des Pyrénées, que j'appelle forma pyrenaica, constatée à
Cambo et dans la vallée de la Bidassoa, relie la var. polyphyl-
. lus au type par ses feuilles non marginées, simplement
aiguës et faiblement dentées. La plante d'Italie, du mont de
Pise, et dont je possède de bons spécimens, grâce à l'obli-
geance de M. le marquis Bottini, appartient au type du Æ
serrulatus, dont le centre de dispersion parait se trouver
actuellement aux îles Canaries. te
I! convient d'ajouter que le tissu est très-sensiblement le
même dans les diverses formes de F. serrulatus et polyphyllus
que j'ai examinées. La petitesse des cellules du limbe foliaire :
(un tiers plus petites en diamètre) fournit un bon caractère
pour distinguer ces plantes des F. adiantoides LR decipiens.
ULAY.
# Notes sur le genre Pottia.
En voyant que la conformation extérieure des semences
sert très-bien pour caractériser non seulement les espèces,
_ mais aussi les genres de plusieurs phanérogames, et en
_ voyant qu'on a su même tirer parti de l’aspect extérieur des”
spores, qui tiennent lieu des semences, dans les fougères, les
champignons, les algues, etc., je ne sais pas pourquoi l’on
_ devrait négliger les caractères des spores dans les mousses.
= Oh doit d'autant moins le faire après avoir vu avec quelle
52 REVUE BRYOLOGIQUE.
évidence furent déterminées les espèces de Fossombronia et
de quelques autres hépatiques à l'aide de l'aspect extérieur
des spores.
En réalité les plus récents auteurs d'ouvrages bryologiques
ne les ont pas négligés du tout, mais à mon avis ils en ont
fait quelquefois trop, et quelquefois trop peu.
On a fait trop lorsqu'on voit, p. €. dans la Bryologie d’Au-
triche de Juratzka, fixer, pour chaque espèce, un maximum
et un-minimum du diamètre des spores, car l’expérience fait
voir fréquemment qu'il y à en cela de l'inconstance que
l'auteur susdit a lui-même reconnue, de sorte qu'il fixe quel-
“quefois plusieurs de ces limites pour les spores d’une même
espèce. Chaque capsule renferme déjà des spores d'une di-
mension sensiblement différente ; il n'y a d’égal entre ioutes
que l'aspect de la surface, lisse, tuberculense, où -papil-
leuse, etc. .
_ Cela nesignifie pas que le diamètre n'ait en tout cas aucune
valeur, car quelquefois l'expérience y à constaté une COnS-
_ tance suflisante, comme par exemple dans le Distichium ineli-
_ natum, qui a les spores 3 ou 4 fois plus grosses que ie
. Distichium capillaceum, — ou dans le Fissidens crassipes,
_ quiales spores en terme moyen presque du double plus.
. grandes que celles du Fissidens incurvus. :
Plus remarquable que le diamètre est la configuration où
l'aspect de la surface des spores, el c’est ici où lon aurait
pu faire nn usage plus ample des caractères des spores, dans
diversiformes. |
_ Ainsi on à vu tirer un bon profit de ces caractères par
Juratzka dans le genre Encalypta, où il est possible de recon-
naître presque chaque individu selon Ja disposition, la fré-
quence et la grandeur des papilles qu'on voit à la surface
des spores, sans y tenir compte des autres caractères exposes
s r les auteurs. KL TES
= On n’a pas fait un usage semblable dans Ja classification
du genre Pottia, qui renferme, outre un bon nombre d’es-
_ pèces plus ou moins soutenables, ayant toutes les spores
presque sphériques avec une surface couverte de papilles
minces et denses, quelques espèces avec une surface bien
différente. be
On aura à cet égard pour la première la Pottia minutula.
= Les spores (qui dans les formes ordinaires oscillent entre les
_ 93 et les 36 micromill, ), sont plus ou moins sphériques, et
_Jenr surface est couverte de très-petits poils ou aiguillons
_très-nombreux, qui les rendent opaques et semblables aux
spores d’un Physcomitriom. US
Avec ce caraclère très-saillant, on a toujours un operenle
conique, court, un orifice de la capsule élargi, ou du moins
}
le cas où un genre renferme des espèces ayant des spores
REVUE BRYOLOGIQUE. 1188
non rétréci, et les feuilles avec les bords révolutés, terminées
en un aculeum formé par la nervure excédente.
Si l’on eût fait assez d'attention à la surface des spores, on
n'aurait jamais vu la var. conica subordonnée à la Pottia
minutula, ear cette forme (en suivant les exemplaires authen-
tiques que je possède), outre qu'elle a la capsule ovale
après la chute de l’opercule, et non tronquée comme la vraie
Pottia minutula, renferme des spores qui n'ont rien de com-
muu avec les spores de cette espèce. Elles ont en effet à leur
surface des gros tubercules épars, de sorte qu’elles ressem-
blent en miniature à des sacs qui renferment des pommes, et
au lieu d’être opaques par la fréquence des aiguilloas, elles”
sont bien translucides. .
On aurait ainsi évité l'union de la Pottia minutula, dépour-
vue d'un anneau bien distinct et d'un rudiment quelconque à
de péristome, avec une variété, qui quelquefois à les dents
suflisamment développées et un anneau constitué de 2 séries
de cellules. *
La conformation des spores, telle que je l'ai indiquée pour
la Pottia minutula, var. Conica, est vraiment celle des spores
de la Pottia Starkei (ou Starkeana) que je tiens de diverses
localités de l'Europe. La seule différence réelle que je trouve
entre la Pottia-minutulu var. conïica, et la Pottia Starkei se
- réduit à la présence ou à l'absence des dents du péristome;
cette division artificielle d’une espèce unique trouve son
explication dans le fait que, encore à l’époque de la première
édition de la Synopsis de M. Schimper, ou avait divisé le
genre Pottia en deux genres, selon que le péristome était
muni de dents ou non. Le
La Pottia Starkei ayant la particularité de présenter dans
ses exemplaires tous les degrés possibles d'un péristome
parfait jusqu’à un péristome nul, les systématiques furent
obligés, ou à détruire ses caractères génériques, ou à diviser
une espèce, en distribuant ses débris parmi deux genres
insoutenables. ;
Mais, si grâce à la réunion de l’Anacalypta à la Pottia, ona
pu révoquer la Pottia minutula, var, conica à son espèce, Je
crois qu’en ayant reconnu la nulle valeur de la présence on
de l'absence du péristome, il serait temps aussi d’éloigner,
à l’aide de la configuration des spores, la Pottia lanceolata var.
leucodonta, acceptée par M. Schimper et M. Boulay, d'une
espèce avec laquelle elle n’a rien de commun. ne
Si la pelitesse de la plante n'eût pas suffi à reconnaitre
© dans ln Pottia lanceolata var. leucodonta, une véritable Pottin
Starkei, je crois qu'on aurait dû venir à ce résultat si l’on eût
considéré la configuration des spores, que M. Bouley indique
comme grossement tubereulées. RE
des échantillons originaux de la variété en
. Je possède
REVUE BRYOLOGIQUE.
question, ei en les examinant je ne pouvais comprendre
comment on y pouvait voir une Poflia lanceolata.
Il me semble qu'une nervure pius robuste que dans les
feuilles de cette dernière espèce, leur rigidité plus prononcée,
‘une capsule enfin, qui a la couleur et la conformation de
celle de la Pottia Starkei, unies à la configuration susdite des
spores, exigent que la var. leucodonta soit détachée de la
: Pottia lanceolata, et réunie à la Pottia Starkei avec laquelle
__ elle a de commun la couleur des dents du péristome, leur
structure et la stature de la plante.
__ Après avoir exposé ce qui concerne la rectification dési-
_ rable des deux espèces susdites, je dirai aussi quelque chose
de deux formes auxquelles on n’a peut-être pas attribué
l'attention qu’elles semblent mériter.
J'entends la Pottia minutula var. oblonga, que je trouve
mentionnée dans la Bryologie europea de Brach, Schimper et.
_Gümbel, et que M. Schimper a abandonnée dans sa Synopsis,
— et la Pottia mutica, dont on voit la diagnose dans l'Epi-
logue de la bryologie italienne de De Notaris. de
_ En examinant les mousses recueillies par un jeune bryolo-
_gue de Modène, M. Adrien Fiori, j'ai trouvé un petit échan-.
tillon d’une Pottia, que j'avais crue d’abord une Barbula.
Elle avait les feuilles moins acuminées de la Pottia minutula,
et densément couverte de papilles dans leur moitié supérieure,
de façon qu’on ne voyait bien la texture des cellules; du
_… reste, l’inflorescence et le type des feuilles y correspondaient
_ très-bien. — Un pédicelle plus long qu’à l'ordinaire portait
une capsule presque cylindrique, nullement rétrécie au péris-
tome, sans trace de dents, etavec un couvercle court et conique.
… Les spores, d’un diamètre de 18 à 23 micromill., avaientla
surface tont à fait couverte de petites pointes aiguës, précisé
ment comme les spores de la Pottia minutula. À l’aide de ce
caractère que je regarde essentiel, je crois qu'il s'agit au
moins d’une variété de cette espèce, et la diversité du dia-
mètre des spores, la conformation de la capsule, les bords
de l’opercule nettement crénelés, un double tour de cellules
amincies, qu’on voit à l’ouverture du péristome, et qui dé-
notent les traces d’un anneau bien plus marquées que dans
la Pottia minutula ordinaire, enfin la papillosité des feuilles,
pourraient peut-être justifier une distinction plus radicale.
Mais d’ailleurs il faut considérer, que les capsules cylindri-
_ ques étaient mêlées avec des capsules ovales-allongées, que
le diamètre des spores m'a toujours paru, dans cette espèce,
en raison inverse de la grandeur qu’atteignent les plantes, et
que la papillosité des feuilles est très-variable. Tout cela m'a
_ convaincu que la formé recueillie à Modène n’est qu'une
_ variété très-distincte, mais toujours une simple variété de la
Pottia minutula.
9 REVUE BRYOLOGIQUE. me,
Pour identifier cette forme avec la Pottia minutula var.
oblonga de la Bryol. eur., je n’ai que les figures données par
les auteurs, qui d’ailleurs n’ont remarqué que la particularité :
de la capsule sans tenir compte de la grandeur de la plante,
du diamètre des spores, et de la texture des feuilles. Toute-
fois en voyant dessinée une capsule à pen près cylindrique, |
quoique moins longue que dans l'échantillon de Modène, jé
ne doute pas qu'il s’agit d’une même forme qui, à mon avis,
a bien plus raison d’être reconnue que la var. ruféscens. 2
En ce qui concerne la Pottia mutica, je trouve que Juratzka
aussi bien que M. Braithwaite l'ont refusée en n'y voyant
qu’an synonyme de la Poftia Starker, ou, comme d'abord”
croyait M. Juratzka, de la Pottin minutula, mais cela n’est
peut-être pas aussi hors de doute qu'on devait le croire si on
lit la simple citation faite par ses auteurs.
Le caractère différentiel, auquel on n'a pas fait attention,
consiste dans la surface des spores. Leur diamètre moyen est
de 23 micromill. et la paroi de lu spore a des pelites pointes
aiguës, qui ne sont pas aussi nombreuses qu’à la surface des”
spores de la Pottia minutula, mais ils en ont la configuration,
sans rien participer des gros tubercules qu’on voit à la sur-
face des spores de la Pottia Starkei. ; RE PES
4 L'aspect des spores est par conséquent plus semblable à
celui de la Pottia minutula, mais la conformation de la capsule
ovale légèrement rétrécie an péristome, les rudiments quel-
quefois bien visibles des dents, aussi bien que le double ou.
triple rang des cellules minces qui forment déjà un véritable
anneau, servent à constituer une incontestable affinité avec
la Pottiu Starkei. CA. D à Re
D'ailleurs la stature de la Pottiu mutica est presque double,
et les feuilles n'ont pas la nervure excurrente en un MmuCron
plus où moins prononcé, mais elle finit avec le sommet. En
présence de tels caractères, et pendant qu'on n'aura pas
trouvé des formes intermédiaires, qui puissent sérvir à réu-
nir la Pottia mutica'avec l’une ou lPautre espèce susindiquées,
je crois qu'il serait bien fait de la conserver. VENTURE .
4
Notice sur quelques mousses des Pyrénées (Suit
Hyrvon Vazus-Crausse Brid.— Sur les pierres d’un ruisseau
dérivé de l’Adour à Payolle (4,100"). En examinant cette
_ plante sur place, dans la localité citée, il est facile de se
_ convaincre qu’elle n'est qu'une forme stationnelle du H
-filicinum. En effet, les touffes qui émergent sont d'un vert
franc avec des tiges régulièrement pennées, des fenille
= homotropes dont lacumen médiacre est à peine dépassé p
+
REVUE BRYOLOGIQUE.
_ Ja nervure. Dès qu'on arrive au niveau de l’eau très-froide
_ et très-courante du ruisseau, les touffes submergées devien-
_ nent noirâtres , les tiges se divisent en branches simples on
_ moins régulièrement ramifiées, l’acumen s’allonge et est
longuement dépassé par ia nervure excurrente. La base
_ des tiges est hérissée par les nervures persistantes des an-
_ ciennes feuilles détruites. Entre la partie émergée des touftes
_ qui représente le F. filicinum normal et la partie sabmergée
_ qui correspond au 77. Vallis-Clausae, on trouve des transi-
_ tions évidentes.
= Aujourd’hui, nous nous rallions à l'opinion de Schimper
_ qui admet deux varialions semblables produites, l’une par le
H. filiciurn (H. Vallis-Clausae Brid. — H. Formiauum Fior.),
J'autre. par l’Amblystegium irriquum (var. spinifolium Sch.
Syn., éd. 11). Ces deux formes parallèles se rattachent telle-
ment qu’elles arrivent à se confondre dans certains échan-
illons dont l'attribution exacte devient alors difficile ; mais il
suffit qu’on puisse les distinguer dans certains cas pour qu'on
_ doive admettre l'opinion de Schimper. Les caractères sui-
vants aideront à les reconnaitre.
AT. Vallis-Clausae. Quelques para phylles ; feuilles caulinaires
_ Obcordées à la base, plus ou moins deltoides ; angles basi-
… Jaires fortement excavés presqne jusqu’à la nervure et formés
_ de grandes cellules hyalines à parois minces; cellules
moyennes peliles, subhexagones, souvent arrondies ou à
angles pen nets,
. Var. spinifolium. Paraphylles nulles, feuilles caulinaires
_ moins fortement décurrentes , ovales-lancéolées, tissu basi-
_ laire presque uniforme, angles non excavés formés de cellules
carrées à parois épaisses ; cellules moyennes plus grandes,
_ nettement anguleuses.
. Le A. Vallis-Clausae a déjà été signalé dans l'Agour a Asté
près Bagnères-de-Bigorre , par Spruce qui dit l'avoir com-
paré à la plante originale de Vaucluse et l'avoir trouvé iden-
- tique. La plante que nous avons décrite dans la Revue sous
le nom de H. fiicium v. crassinervium et provenant de roches
_Calcaires arrosées près de Lourdes, est une forme intermé-
_diaire entre le.tyÿpe du 4. filicinum et le H. Vullis-Clausue.
. Parmi les formes qui vérifient bien la diagnose de l’Amb.
1rriquum V. Spinifolium, nous cilerons : une mousse récollée
près du lac de Barbazan (Haute-Garonne), par le D" Jeän-
… bernat, et des échantillons de l'Auvergne communiqués par
Je F'* Héribaud, Ajoutons enfin que le Hypnum noterophilum
_ Sul. et Lesq. de l'Amérique du Nord appartient incontesta-
_blement à la var. spinifolium et, c'est avec raison que
= M. Lesquereux l'a considéré comine tel dans son Synopsis.
_ Tavimum pectrrens de Not.-Gorge de Lassas (vallée d'Aure),
le long de la fontaine de Couzouriéous, vers 2,400" d'altitude.
REVUE BRYOLOGIQUE.
Cette mousse, récoltée en 1879, était restée indéterminée
dans nos collections : ce n’est que récemment que nous avons
reconnu qu'elle appartient bien au Thyidium decipiens. Nos
échantillons sont conformes à ceux récoltés dans le nord de
l'Europe et les Alpes ; la plante est nouvelle pour les Pyré- :
nées, En réalité, ce n’est pas un Thyidium, mais bien dn
Hypnum (Cratoneuron) se rapprochant au plus près du 4.
commutatum par ses feuilles caulinaires plissées et le tissu de
la base, et, d’an autre côté, ayant les cellules moyennes
courbes comme dans le /7. filicinum (1). Les papilles sont
particulièrement abondantes sur les feuilles raméales, à leur
face inférieure et sur le dos de la nervure. Ainsi que M. Bou-
lay l’a fait justement remarquer, ces papilles se trouvent aux
points de suture des cellules, et ce n’est qu’exceptionneile-
ment que nous en avons observé quelques-unes, vers la base
de la feuille , faisant saillie au milieu de la face libre des
cellules. . ne
RHYNCHOSTEGIUM MURALE. Var. SUBALPINUM Renauld. — Escar-
pements du pic d’Arbizon, vers 2,700" d'altitude (août 18717).
C'est la plante que nous avions par erreur rapportée au Hyp-
rum nivale Lorentz, lequel n’est qu'une forme du ÆAypnum
stramineum (voir Boulay,Musc. Fr., page 12). Les échantillons
stériles, provenant de la haute région alpine, peuvent être
facilement confondus avec un Zimnobium. Le D' Jeanbernat
a retrouvé depuis au Llaurenti (2,000) et au Pic Paderne
(2,300), une forme analogue, et, à un niveau moins élevé
(1,800), dans la vallée de l’Essera, des échantillons fertiles
mais distincts de la forme type du Æhynchosteqium murale.
Cette variété subalpinum est caractérisée par les tiges julacées,
les feuilles cochléariformes, larges et courtes, arrondies au.
_ sommet, à peu près entières, plus distinctement auriculées,
par le tissu de la base beaucoup plus lâche, enfin par la nervure
plus courte, souvent bifurquée. Elle répond, en partie, à la var.
julaceum de Schimper. Nous croyons toutefois devoir la dési-
gner sous un nom particulier, parce que Schimper ne fait
pas mention de ces derniers caractères, qui s'acceninent à
_ mesure que l'altitude de la stalion augmente. Il est probable
que c’est la même forme qui est signalée de provenance sué:
_ doise dans la Revue bryologique (1882, n° 6, page 85), sous
le nom de Æypnum rotundifolium. ns te
L. BRACHYTHECIOM OLYMPICUM Jur, — Environs de la chapelle de
… Héas (Miégeville). La plante de celte localité à le port des
| petites formes du 2°. velutinum, les feuilles sont un peu plus
pourra désigner le T. decipiens sous le nom de Amblystegium deci-
_ piens de Not. d’après la nomenclature de M. Lindberg, ou ypaum Notarisi,
| Mans ele de Semper, comme le prop. Por,
+
58 ; REVUE BRYOLOGIQUE.
_ courbes et plus faiblement denticulées, les folioles périché=
_ tiales sont brusquement contractées et incisées à la base de
.… l'acumen, le pédicelle est lisse ou ne porte que quelques
rares papilles à peine visibles. La mousse de Héas concorde
avec un échantillon du B. Olympicum récolté près de Léoben,
par M. Breidler, et déterminé par Juratzka lui-même. |
Dans un excellent article critique ( Muscinées de lu France,
__p. 595), M. Boulay fait remarquer que la forme des folioles
. périchétiales (insensiblement acuminées ou contractées) est
variable dans le B. velutinum et ne peut. dès lors, offrir un
caractère vraiment sérieux; le nombre et la grosseur des
papilles du pédicelle ne sont pas non plus absolument
constants. M. Boulay conclut en considérant, avec raison, le
B. salicinum comme une forme rare et singulière du B. velu-
tinum. I] faut en dire autant du 2. Olympicum, qui n’est
d’ailleurs séparé du B. salicinum que par des différences in-
signifiantes. Le B. collinum Schleich. est plus distinct par
le port, par ses rameaux enbjulacés, par ses feuilles ovales .
plus brièvement 1cuminées et par ses cellules moyennespluüs
courtes. Il peut être considéré comme l'an des termes
extrêmes de la série qui, passant par les 2. salicinum et
_B. Olympium comme intermédiaire, aboutirait au 2. velu-
ténum.
die à F. RENAULD.
a Muscinées nouvelles pour les environs de
ie Vous Cherbourg. |
Dans mes /erborisations aux environs de Cherbourg (Bull. de
Ja Soc, Linn. de Normandie, 3° sér., 8° vol., p. 358), j'ai
publié une première liste des muscinées nouvelles pour Ja
région. La présente note, qui en est la suile, comprend les”
espèces que j'ai découvertes depuis un an. Un certain nombre
n'avaient pas encore été signalées en Normandie ; quelques-
_ unes même sont nouvelles pour la France. Fe
I. Mousses.
… Fissidens decipiens de Not. -— Abondant et bien fructifié dans
_ les parties sèches des dunes fixées et sur les coteaux maritimes
_ de Viville et de Vauville. ns
. Pottia crinita Wils. — Sur Ja terre des murs du littoral et
dans Jes joints des pierres : Nacqueville, Urville, Gréville,
_ Omonwille, Biville, ete. .
_ Pouia viridula Mitten. — Même station que la précédente :
__ Gréville, Osmonville et Biville. a
Trichostomum crispulum Bruch. — Sur la terre dans les dunes |
RES
REVUE BRYOLOGIQUE. 39
fixées : Vauville et Bivilie ; et parmi des rochers schisteux:
Biville. Stérile. | ae:
Barbura nitida Lindb. — Sur les toits et entre les pierres des
vieux murs : Jobourg, Herqueville, Urville, etc. Stérile. Ce
Barbula cylindrica Tayl.— Particulièrement bien développé
sur les pierres au bord des rivières et dans les endroits hu- .
mides; vieux murs ombragés. Assez commun, mais stérile.
Barbula canescens Bruch. — bc la terre au pied des murs :
Jobourg.
Barbula atrovirens Sch. var. + edentula Sch. syn, — Çà et là
avec le type. Assez commun. Fe
Grimmia lencophæa Grév. — Sur les rochers de schistes ou
de grès : Octeville (la Fauconnière). Vauville, le Rozel. :
Rhacomitrium aciculare Brid: — Sur les pierres en parhie
inondées : Sottevast, Brix, etc. :
Rhacomitrium protensum Braun. — Abondant sur les parois
presque verticales des rochers de grès : Gréville. |
Le À. fasciculare Brid.. se trouve à Cherbourg, versant N.
du Roule. ee.
Zygodon viridissimus var. saxicola Molendo. —- Sur les 2
chers et les murs : Cherbourg, Biville, etc. En
Encalypta vulgaris Hedw. — Sur des rochers schisteux : 2
_ Biville. La présence insolite de cette plante éminemment
. Calcicole dans une région siliceuse ne peut s'expliquer que
par le voisinage de la mer (environ { km.).
J'ai rencontré Æ'atosthodon Templetoni Schw. dans des en-
_droiïls humides fort éloignés du littoral : Sottevast, Couville,
Flottemanville-Hague. &
Webera annotina Schw.! — Assez commun à Cherbourg. et
aux environs, dans les Re sèches ou humides, et au
bord des sentiers. Je ne l’ai pas encore aperçu en fruclificalion.
Bryum pendulum Hornsch.— Assez abondant dans nos sables
maritimes, dans les endroits un peu humides,
d Bryum erythrocarpum Schw. — Bruyères : Cherbourg (le
nule
À D mes denticulatum B.B. — Commun, particulière-
_ ment dans les rochers.
_ Amblystegium riparium B. E. — Assez commun, surtout
dans les parties marécageuses des dunes.
. Hylocomium brevirostre B. E. — Sur les pierres et au pied
des arbres : Sottevast.
__ Andreæa falcata Sch. — Sur les rochers de Landmer, à
à Gréville, avec Rhacomitrium protensum.
_ Sphagnum rigidum Sch. var. pRpatRn DC. — | Vauville,
: Méchit au-Val, etc.
… Sphagnum cymbi Vase, var. congestum. Sch. — - Vauville (val
lon de Cluirefontaine).
Fe sir intermedi um : Him, — = Le Mesnil-au-V al.
KE»,
REVUE BRYOLOGIQUE.
IL Hépatiques.
Sarcoscyphus emarginatus Boul. — Dans les rochers : Sotte-
vast, et dans les bruyères : Jobourg,
Sarcoscyphus Funckii Nees. — Assez commun sur la terre
des bruyères. |
Jungermanta inflata Huds. — Bruyères tourbeuses: Vauville
et Biville.
J. bicrenata Lindenb. — Assez commun : bruyères,
_ J. Francisci Hook. — Bruyères marécageuses de Clairefon-
taine (Vauville), en très-petite quantité.
… Calypogeia ericetorum Raddi !— Cette rare espèce, que j'avais
. d’abord rapportée au J. alicularia en l'absence de tout organe
de fructification, est assez abondante sur les flancs du petit
vallon de Herquemoulin, à la limite de Herqueville et de
Beaumont, et dans la lande de St-Germain-le-Gaillard.
… Trichocolea tomentellu Dam. — En nappes étendues au bord
des ruisseaux et dans les lieux marécageux, Assez commun.
_ Madotheca porella Nces. — Dans le lit d'un petit ruisseau:
Sottevast.
Lejeunia calyptræfolia Dam. — Sur les rochers et sur de
nombreuses plantes : Blechoum spicant, Ulex europæus,
Calluna vulgaris, ete.; souvent accompagné de L. hamatifolia
Dum. ou de Z. minutissima Dum. Sottevast.
… Frullania fragilifolia Tay1. — Sur les rochers de grès : Cher-
bourg, Octeville, Sottevast, Gréville, etc.
. Fossombronia pusilla Dum.— Bruyères et coteaux mari-
times: Jobourg, Herqueville, Beaumont; talus de la voie
ferrée : Martinvast. ;
Fossombronia angulosa Raddi. — Assez commun, dans les
haies sèches, au bord des chemins : Biville, Flottemanville-
Haguc, Acqueville, Sottevast, etc.; fissures des rochers hu-
mides : Cherbourg.
… Pellia epiphylla Corda. — Assez commun : marécages,
falaises humides. +
Pin pusilla L.— Parties mouillées des falaises de Gré-
ville. Ft
15 avril 4885. CORBIÈRE.
_. Deux mousses nouvelles pour la France.
… Au mois de juillet dernier, M. R. du Buysson et moi nous
fimes une excursion au Mont-Dore, qui nous à permis de
récolter à peu près toutes les mousses et les hépatiques
mentionnées dans le catalogue de M. Lamy de Lachapelle,
REVUE BRYOLOGIQUE. Pr Ur
et en outre un bon nombre d’espèces qui n’ont pas été signa-
lées par nos devanciers. En attendant que nous puissions
. publier un catalogue plus complet de cette importante localité,
je veux faire part aux lecteurs de la Revue de nos plus im-
portantes découvertes. ts RE
BArBULA 1cMADoPHILA Sch. Les échantillons de cette mousse
que j'ai récoltés étaient stériles; néanmoins, dans cet état,
on ne saurait les confondre avec ceux du B. gracihs, espèce
très-voisine. Ces exemplaires sont parfaitement semblab'es
à ceux que M. Brotherus a récoltés dans le Caucase. Comme
tout nous l'indique, celte plante aime l'humidité, aussi au
Mont-Dore habite-t-elle le voisinage de la grande cascade,
aux endroits où l’eau, pulvérisée par la chute, otfre le soir
aux regards du spectateur toutes les nuances de l’arc-en-ciel.
ANDREÆA ALPINA Turn. A été trouvé par M. R. du Buysson
au sommet du Pic de Sancy. L’échantillon est irès-bien
caractérisé par ses tiges allongées et ses feuilles brusqne-
ment et brièvement acuminées, quelques-unes seulement
sont denticulées vers la base.
PSEUDOLESKEA TECTORUM Sch. Récolté sur des rochers secs,
à la grande cascade et au val d’Enfer; c’est, avec Besançon,
les seules localités françaises connues de cette espèce. Les
cellules du Ps. tectorum ont leur extrémité légèrement sail-
Jante, ce qui les fait regarder comme papilleuses par cer-
tains bryologues, mais Schimper les considère comme lisses.
_ Beaucoup d’autres espèces offrent des cas analogues ; leurs
cellules gontiées donnent à la feuille une apparence papil-
Jeuse, mais en réalité il n’y a point de papilles. C'est un
point sur lequel les bryologues devraient porter leur atten-
tion afin de le définir plus exactement. à Ho
Abbé V. BERTHOUMIEU.
Notices bryologiques.
_ Grimmia Mühlenbeckii Sch. — Rochers schisteux, près Na:
fraiture (Namur)! Stérile. RE
= Webera pulchella Sch. — Sur la terre ombragée et les ro-
chers. Louette-St-Pierre, Willerzie (Namur)! Stér. C'est la
même mousse qui a été indiquée à La Neuville-aux-Haies
_ (Ardennes) ‘par M. Delogne. ile
Bryum pseudotriquetrum Schw. var. gracilescens Sch. —
Marais tourbeux à Prouvy (Luxembourg belge). Deiogne.
__ Bryum pseudotriquetrum Schw. var. flaccidum Sch. — Bords
_ des étangs. — Louette-St-Pierre! RS RAR ERA 2
REVUE BRYOLOGIQUE.
… Neckera crispa Hedw. var. subplana Warnst. — Celte variété
_ se distingue de la forme ordinaire par ses feuilles peu ou
rt ridées transversalement. Dans les bois. — Dinant (Wamur) !
Stér.
Homalothecium sericeum Sch. var. tenellum Lge. Bot. Ti-
dsskrift, 1867-68, p. 248. — Cette variété est très-grêle et se
distingue, en outre, par ses feuilles entières. Troncs d'arbres.
ne — Louelte-St-Pierre, Dinant ! Stér. F. GRAvET.
: : Sarcoscyphus alpinus var. heterophyllus (1).
_ Cette plante diffère du S. alpinus par sa coloration plus
oncée, noirâtre, par ses rameaux moins robustes, moins
rigides, moins nettement parallèles, la présence de rameaux
flagellaires garnis de petites feuilles semblables à celles du
. densifolius, | A:
_ Je ne crois Pas que ces caractères soient assez tranchés
Pour que l'on puisse en faire une espèce distincte, vu que les
feuilles des rameaux principaux sont identiques, quant àla
forme et au tissu, à celles du S. alpinus. Les différences que
J'ai signalées sont probablement produites par la station sur
des rochers inclinés el irrigués par l’eau de neige. En été, …
ces rochers sont moins humides et exposés à l’ardeur du
soleil : de là cette coloration foncée, cet état « brûlé »de
notre plante, ainsi que le développement des stolons, des ra-
_ dicelles et des flagelles. Cette forme est très-répandue aux
Aig.-Rouges; nous l'avons récollée avec M. Payot dans
nombre de localités. Le S. alpinus type est plus rare; j'en ai
Cependant quelques touffes Caractéristiques, des formes tran-
Siloires entre l’alpinus et cette variété sont très-fréquentes, On
_ l'encontre encore cette plante vers le sommet des Aig.-Rouges
à 2,000 mèt. et au-dessus ; M. Payot en a récolté autour des
_&laciers du lac Blanc. Ces derniers vestiges sont naturellement
rabougris, les feuilles sont plus petites, plus distantes.
* BERNET.
Bibliographie.
, J AMANN.— Essai d’un catalogue des mousses du sud-ouest
de la Suisse (Bulletin de la Société Vaudoise des Sc. natu-
turelles, n° 91, 1884, p. 241-987). Eu
_ (4) C'est par erreur que cette nole n’a pas été publiée dans le dernier nu- ; :
_M6ro à la suite de la description du S, alpinus var, helerophyllus.
/ REVUE BRYOLOGIQUE.
: Ce catalogue est le résamé de ce qui a été publié jusqu'à
ce jour sur la bryologie de cette partie de la Suisse; l’auteur
y à ajouté le résultat de ses recherches et un grand nombre $
dé renseignements pris dans les herbiers Reuter, Müller,
Schleicher, etc. Il est regrettable que M. Amann n'ait pas eu
connaissance des nombreuses découvertes que M. Philibert
fait chaque année aux environs de Bex:; j'aurais pu aussi lui
donner quelques indications sur les environs de Zermalt
(Orthotrichum alpestre, Grimmia sphærica, elc.). Espérons que
l’auteur donnera un supplément à ce catalogue, qui est fort
bien fait et sera un guide très-utile pour les botanistes qui
visiteront celte contrée. À
A. SrewanrT. — A list of the mosses of the North-East of
Ireland, In-8 de 72 p., sans date, 1875 ? nie es
Id. — Supplement to a list of the mosses of the Nort-East
of Ireland (Proceedings Belfast Natüralists Field Club. Appen-
dix, 1882-1883, p. 197-208). BRIE
Les recherches de M. Stewart ont enrichi la flore du nord-
est de l'Irlande de 44 mousses qui ne sont pas indiquées dans
le Synopsis de Moore; nous n’en citerons que quelques-unes :
Mnium subglobosum, Hypnum sarmentosum, H. flagellare,
_ H. speciosum, Fissidens exilis, Orthotrichum calvescens,
- ©. Sprucei, O. rivulare, Tortula hibernica, Poitia asperula,
Campylopus Swartzii, Anodus Donianus, Rhabdoweisia denti-
“culata; ete, + ere
Decoene et Duran. — Tableau comparalif des muscinées
belges (Bulletin de la Société botanique de Belgique de 1884,
t. XXII, 2° partie. Tirage à part de 26 p.). Ash
Les auteurs indiquent les espèces spéciales à chaque pro-
vince et le nombre d'espèces trouvées jusqu’à ce jour dans
chacune. Vient ensuite la liste méthodique de toutes les mus-
cinées avec les provinces où elles ont été récoltées. Cette
_énumération comprend 549 espèces et 275 variétés;
Consière. — Herborisation aux environs de Cherbourg
(Bulletin de la Soc, Lin. de Normandie, 3° série, 8° volume,
1884. Tirage à part de 18 p.). De Fe
M. Corbière donne une liste, avec indication des localités,
des mousses nouvelles pour les environs de Cherbourg et des”
hépatiques les plus intéressantes : Trichostomum tlavovirens,
Leptobryum piriforme, Bryum murale, Bartramia marchica
= Hypnum albicans, H. cæspitosum, H. flagellare, H. elegans
_ H. stramineum, etc. — Jungermannia connivens, J. Turner
os
64 _ REVUE BRYOLOGIQUE.
_ Lophocolea Hookeriana , Saccouyna viticulosa, Lepidozia
_ tumidula, Lejeunia insconspicua, L. minulissima, L. hama-
tifolia, Aneura palmata, Sphærocarpus terrestris, etc.
Nouvelles.
_ Pour paraitre le 45 juillet :
T. — HusnoT. — Yuscologia gallice. Descriptions et figures
des Mousses de France et des contrées voisines, troisième
livraison composée des pages 65 à 96 et des planches 19à26.
RnR:Sfr
_ Dans cette livraison sont décrites et figurées les espèces
_ suivantes et leurs variétés :
… Distichium capillaceum, D. inclinatum. Archidiam phas-
_coides, Pleuridiam nitidum, P. subulatum, P. alternifoliurn,
P. palustre. Bruchia vogesiaca, B. trobasiana. Voitia nivalis.
_ Acaulon mulicum, A. triquetrum. Phascum Floerkeanum,
_ P. carniolicam, P. cuspidatum, P. bryoides, P. rectum,
= P. curvicollum. Pharomitrium subsessile. Pottia cavifolia,
_ P. barbuloides (Barbula cavifolia), P. Heimii, P. truncata, P.
__intermedia, P. lanceolata, P. Wilsoni, P. Asperula. P. viridi-
foiia, P. crinita, P. minutula (mutica et conica), P. Starkeana.
_ P. cæspitosa, P. latifolia. Didymodon tenuirostris, D. cylin-
dricus, &. Camusi (spec. nov.), D. styriacus, D, recurvifolius,
_ D. flexifolius, D. rubellus, D. ruber, D. Lamyi, D. luridus,
D. cordatus, D. rufus. Trichostomum tophaceum, T. mediter-
raneum, T. rigidulum, T, Woodii, T. flavovirens, T. nitidum,
T. mutabile. T. littorale, T. crispulum, T. inflexum, T. trium-
phans (Philiberti, monspeliense, pallidisetum), T. anomalum,
- T. Barbula, T. flexipes, ©. bericum (Leptobarbula berica et
meridionalis Schp.), T.Winteri. Desmatodon latifolius, D. sys-
tylius, D. obliquus, D. Laureri, D. cernuus, D. Guepini,
D. nervosus (Barbula atrovirens), D. revolvens (Barbula
revolvens), D. flavicans (Barbula obtusifolia).
_ L'Académie des Sciences a décerné le prix Desmazières à
M. Lindberg pour ses importantes publications sur les mousses.
_ La Aevue Bryologique compte, au nombre de ses rédacteurs.
plusieurs lauréats de l'Institut pour le prix Desmazières :
_ Roze, De Notaris, Bescherelle, Husnot, Lindberg. a
= MM. Smith (Addison place, Arbroath, Écosse), désire
_‘ échanger des mousses de l’Ecosse contre des espèces rares
du continent, ee ., Re oe,
ie
ed
N°5 Fe ANNE 0e NE
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en 1atin ou en anglais.
Sommaire du N°5.
Nouveautés bryologiques. Venrurr. — Études sur le péristome, 4°
article. Pairi8erT. — Bibliographie. BescHERELLE, GRAVET, HUSNOT,
Nouveautés bryologiques.
Barbula chionostoma n. sp. — Plantulae humiles gregariae,
caulis brevis, cum ramulo uno alterove, in axillis foliorum.
Folia conferta, erecto-patula, inferiora ovato acuminala mi-
nora, superiora et perihaetiala ex ovato lanceolato-acuminata,
costa excedente cuspidata, non limbata, vel ex cellulis laevio-
ribus, non elongatis, nec incrassatis limbo quodanimodo cir-
_ cumducta ; leniter carinala; margine usque ad apicem fere
recurvo ; areolatio basilaris quadrangalaris laxa, superne
‘densior quadrala, crasse papillosa. Inflorescentia synoica,
antheridia et archegonia a foliis perihaetialibus inclusa, para-
physes leniter claviformes, superne flavicantes. Capsula in
pedicello 2-3 cent. longo flavescente erecta, cylindrica, 1-1 1/2 ;.
millim. metiens, leptoderma, cum anulo persistente duplic
et triplici, rufo, operculum breve conicum oblusum vix 1/3
millim. longum, pallidum. Peristomi dentes valde obliqui
usque ad semel contorti, basi in membrana brevi tessellata
insidentes, filiformes, papillosi, albidi. Sporae 15-17 micromill. 4
minute papillosae, É
Par son aspect extérieur, celte plante correspond à la
Barbula marginata, ou, si l'on veut, à la Barbula muralis, var.
_ aestiva, dont elle a la grandeur des feuilles, des tiges et des
fruits; mais l’inflorescence synoïque, la ténuité de la mem-
= brane capsulaire d’une couleur brunâtre, la brièveté du cou-
_ vercle, la conformation des feuilles, qui ne sont jamais arron-
je REVUE BRYOLOGIQUE
_dies à l'extrémité, leur texture plus lâche et les autres carac-
tères, servent très-bien à caractériser cette espèce, trouvée
par M. l'abbé Carestia dans la région alpine du Mont-Rosa
sur les rochers serpentineux de l'Ebelctona.
“Barsuza Fiorn n. sp.—Caespites pulvinantes, tu mescentes,
olivaceo tuscescentes ; caules usque ad 2 cent. metientes,
pluries ramosi ; — rarmi clavati cum foliis inferne minimis,
_ superne cito multo majoribus, et fere in rosulam congestis.
Folia sicca erecta stricta, humida erecto patentia late ovata,
chomalia longiora, omnia apice rotundata, obtusa, vel inter-
: terdum'emarginata, basi angustiora, CONCA Va ; margine e basi
_ ad apicem late et laxe revoluta ; costa augusla, Superne paul-
lulum latiore, infra apicem repente soluta. In sectione tran-
| sversali costa antice et postice prominet, sed straius ventralis
ex cellulis non angustatis nec majoribus conflala. Papillae
minatissimae paginam inferiorem et superiorem obducunt.
_ Areolatio bene perspieua, basi infima tantum ex cellulis dia-
phanis laevibus, quadrangularibus, cilo in cellulas hexagonas
rotundatas transeuntibus. Folia perihaelii chomalibus bre-
_ viora, ovato spathulata, upice rotundata, nervo ante apicem
- soluto, margine ubique in apice etiam conformiter revoluto.—
_Inflorescentia dioïica; flores masculi gemmiformes terminales.
— Capsula in pedicello rufo centim. 1 1/2 metiente ovata, vel
_ ovato elongala et fere cylindracea, badia, pachydermalica,
_ operculum subulatum; anulus ex duplici aul triplici strato
cellularum minutarum compositus, aegre solubilis. Peristo-
_ quatum, rufescens papillosum. Sporae laeves 13-18 micromill.
C'est une forme caractéristique, propre au grès dans les
collines de Modène, où elle fut récoltée par M. Aûrien Fiori.
On ne peut pas la confondre avec d’autres espèces. Son afhi-
__ nité avec la Barbula revolvens (Schp. Syn. edit. Il) ne va pas
_ Join, car les feuilles qui à l'état sec ne se tordent pas aulour
de la tige, la nervure qui n’atteint pas l'extrémité des feuilles,
et notamment les feuilles perihaetiales avec leur marge révo-
_lutée tout autour, même à l'extrémité, déterminent sûrement
l'espèce. La nervure, quoiqu’elle soit quelquefois légèrement
= grossie dans la moitié supérieure, n'a jamais les dimensions
propres des espèces constituant Ja section crassicostae de
revoluta, qui a les feuilles plus petites, la nervure excurrente,
_ sition des feuilles dans les branches, ù
Une autre espèce mémorable de la province de Modène,
a |
_mium basi in membrana brevissima insidens semel contor-
M. Schimper. Moindre affinité a notre espèce avec la Barbula
_ et la marge révolutée jusqu’à la nervure. Un caractère propre
_ à la Barbulu Fiorii sont les roselles superposées toutes l’une
| à l’autré comme dans le Bryum provinciale, grâce à la dispo
a que j'ai reçne par M. Adr. Fiori, était un Phascum bryoides,
avec ses pédicelles presque du double plus long que les feuilles
REVUE BRYOLOGIQUE. 67.
supérieures. On y voyait la capsule munie d’un couverele
persistant, mais neltement distinct, moyennant trois ou quatre
tours de cellules plus minces et plus épaisses que les autres.
En tranchant la capsule longitudinalement en deux, on pou-
vait distinguer parfaitement un péristome suffisamment bien
développé, ayant une membrane basilaire tessellée et papil-
leuse, terminée par 32 dents filiformes .distinctes presque
comme ceux de l’Anacalypta lanceolata.
La direction de ces dents est oblique et elles parcourent un
quart de tour ; l’obliquité est par conséquent plus prononcée
que dans l’Anacalypta lanceolata et, après l'observation d’un
véritable péristome, on ne pourra peut-être plus placer ces
espèces dans deux genres distincts.
VENTURI.
Etudes sur le péristome.
4 article. Bryacées (1).
En étudiant le péristome des Splachnacées, j'ai constaté
que dans les Splachnum proprement dits il présente une
structure plus complexe que dans les autres genres de la
même famille : ici, en effet, chacune des dents contient,
outre la membrane double et épaissie dont elle se compose
ordinairement, une seconde membrane plus mince, à réseau
plus compliqué, séparée dé la première par des cavités cellu-
laires vides. Ce fait conduit assez aisément à expliquer l’ori-
gine du péristome interne dans le groupe entier des Diplo-
_ lépidées. Supposons, en effet, que cette membrane intérieure
_et accessoire des dents d’un Splachnum vienne à se séparer
de la membrane extérieure : il en résultera un syslème de
416 processus libres et opposés aux dents, semblables à ceux
qu’on observe dans les Funaria. Ces processus sont formés,
en réalité, par les cloisons ventrales de la même couche de
_ cellules dont lés cloisons dorsales, considérablement épaissies,
constituent les plaques intérieures des dents. Cette couche de
cellules forme dans l’origine une enveloppe continue qui
entoure l’extrémité conique de la columelle. Il est donc facile
_ de concevoir que la portion de cette enveloppe qui résulte de
= l’ensemble des cloisons ventrales, au lieu de se diviser en
lanières correspondantes aux dents, comme elle le fait dans
= les Funaria, demeure au contraire indivise dans une partie
plus ou moins considérable de sa hauteur; elle constituera
ainsi la membrane basilaire du péristome interne des Brya-
_ cées, des Hypnacées et des familles analogues; elle pourra
| (1) Ve Revue Bryok, pe 49, 65, 84, de la 14° année.
ii REVUE BRYOLOGIQUE.
alors se partager dans sa parlie supérieure selon des modes
_ variés, déterminant les processus et les cils, tels qu’on les
= observe dans les Timmia, Fontinalis, dans les Mnium, Cin-
clidium, enfin dans les Bryum et les Hypnum. Dans cette
série, la plus nombreuse parmi Îles mousses, les divisions
principales de la membrane interne alternent avec les dents
extérieures; quand le péristome ainsi constitué s’amoindrit,
ces processus demeurent seuls, les cils disparaissant et la
membrane basilaire devenant de plus en plus courte, comme
_ dans les genres Leskea, Neckera. De là la transition est facile
au péristome interne des Orthotrichs, où, la membrane basi-
“laire ayani à peu près complètement disparu, l’on ne trouve
_ plus que les processus réduits à des cils étroits.
Que ce soit bien là la véritable origine du péristome interne,
c'est ce que l’on peut reconnaitre assez aisément dans un
certain nombre de Bryum, où il demeure adhérent aux dents
extérieures dans une partie plus ou moins considérable de
son étendue. Dans les Funaria cette adhérence est plus rare.
_ J'ai pu cependant constater ce fait d’une manière très-nelle
_ dans une espèce de ce genre, découverte au Caucase par
M. Brotherus, et dont il à bien voulu m'envoyer un exem-
_ plaire. Ce Funaria, qui a été appelé par M. Lindberg Funaria
__ æquidens, ressemble au Fun. hygrometriea par les caractères
_ de son opercule et de son anneau, mais il présente dans la
structure du péristome des particularités très-remarquables.
_ On sait que dans les Funaria chaque dent comprend une
couche extérieure composée de plaques minces et larges,
disposées sur deux rangs, ordinairement d’un beau rouge, ei
souvent ornées de stries verticales, et une couche intérieure,
formée d’une seule rangée de plaques plus épaisses, ordi-
_ mairement jaunâtres,et munies à leurs articulations de lamelles
minces et très-saillantes : ces lamelles viennent s'appliquer
contre la lanière opposée du péristome interne, qui est par-
_ faitement libre, du moins à la maturité. Dans le Funaria æqui-
_ dens cette structure est essentiellement la même ; mais les
poor intérieurs, au lieu d’être indépendants, comme dans
_les autres espèces, sont soudés aux dents dans toute leur lon-
gueur, Si l’on examine une de ces dents sur une coupe longi-
_tudinale perpendiculaire au contour de la capsule, l’on verra
très-bien que le processus est rattaché à la dent par des cloi-
sons transversales, de manière à déterminer des cavilés
_ cellulaires, analogues à celles que j'ai signalées dans les
. Splachnum : ici ces cavités sont ouvertes à droite et à gauche ;
: elles sont fermées seulement dans les autres directions , en
avant et en arrière par le corps même des dents et des pro-
cessus, en haut et en bas par les cloisons dont je parle : ces
cloisons sont évidemment constituées par les lamelles ordi-
naires de la couche intérieure des dents, qui, au lieu de se déta-
| REVUE BRYOLOGIQUE. oi:
cher des processus comme dans les autres espèces , leur sont
demeurées adhérentes. Dans la plupart des Funaria ces
lamelles sont longues et très-saillantes ; ici elles sont beau-
coup plus courtes, de telle sorte que l'intervalle entre la dent
et le processus est très-petit ; dans le bas ils semblent se tou-
cher. Il n’y a aucune différence essentielle entre cette struc-
ture el celle des Splachnum. Cette espèce relierait donc les
Funariacées aux Splachnacées, et elle indiquerait une ancienne
parenté entre ces deux familles, voisines d’ailleurs par la
stracture de leurs feuilles. é
L'interprétation de ces faits devient encore plus claire quand
on les compare aux faits analogues qui se passent dans la
famille des Bryacées, particulièrement dans les Bryum de la
section Cladodium, et surtout dans les espèces qui se rap-.
prochent du Bryum (Ptychostomum) pendulum. x
Dans le péristome extérieur d’un Bryum chaque dent se
compose de deux couches soudées entre elles: la couche.
extérieure ou dorsale comprend deux séries de plaques géné-
ralement minces et aplaties ; la couche ventrale est formée
d’une seule rangée de plaques plus épaisses, dont les articu-"
lations sont plus ou moins saillantes à l’intérieur.
Les plaques dorsales ont la forme d’un rectangle, souvent
très-allongé, la largeur étant beancoup plus grande que la
hauteur ; dans d'autres espèces la différence de ces deux
dimensions diminue, jusqu’à devenir quelquefois nulle: les
plaques sont alors carrées, très-rarement plus hautes que
larges. Leur couleur et leur consistance varient aussi suivant
les espèces ; elles sont quelquefois très-minces et incolores,
de telle sorte que la ligne divisurale est à peine visible (ex.
Webera nutans); plus ordinairement elles sont grisâtres et
finement ponctuées ; quelquefois, comme dans le Bryum pen-
dulum et les espèces voisines, elles sont orangées, plus épaisses
et presque lisses, les ponctuations très-fines étant souvent
difficiles à apercevoir. Rarement elles portent de petites
lamelles saillantes en dehors, Dans plusieurs espèces elles
dépassent assez largement de chaque côté les plaques ven-
_trales, et elles prennent souvent sur les bords une teinte plus
pâle, ces bords étant quelquefois élégamment festonnés et
comme brodés (ex. Bryum atropurpureum), Lo
Les plaques de la rangée intérieure unique constituent géné-
ralement un rectangle plus allongé, et elles se relèvent à
leurs articulations pour former en se joignant deux à deux
des trabécules ou lamelles plus ou moins longues. Le corps
de la plaque est généraiement plus épais et de couleur plus
_ foncée que les lamelles ; quelquefois cependant la lamelle est
également colorée dans ionte son étendue (ex. Bryum Mar-
__ ratü); ordinairement la lamelle paraît hyaline, tantôt dans
_ toute sa longueur, tantôt seulement dans sa partie périphé
RU REVUE BRYOLOGIQUE.
rique ; vue de face, elle présente presque toujours la forme
d'une demi ellipse ou d’un demi cercle; rarement elle est
presque recliligne. Ces caractères sont souvent importants
pour la distinction des espèces:
Vers son extrémité, la dent change ordinairement d'aspect:
_ ses articles s’allongent et deviennent hyalins, souvent papil-
. Jeux : c’est dans la partie inférieure et moyenne que les détails
caractéristiques doivent être cherchés.
… Le péristome interne est formé inférieurement par une
membrane plissée plus ou moins haute. Si l’on examine la A
_ disposition de ces plis, l’on voit qu’il en existe 16 principaux,
dont chacun correspond exactement à la ligne de limitation
de deux denis conligües: le pli fait saillie en arrière, de
manière à s'appliquer contre celte ligne de séparation, et
même à la dépasser, si les dents ne se touchent pas tout à
fait ; entre deux de ces plis carénés, la membrane se recourbe
de manière à former une concavité opposée à la dent et entou-
“rant ses lamelles intérieures; plus haut chacune de ces carènes
_se continue, de manière à conslituer la ligne médiane de
_ chacune des 16 lanières enlre lesquelles la membrane se
partage ; le processus ainsi fermé est ordinairement fendu
sur cette ligne- médiane, et souvent percé de trous plus où
_ moins larges ; en face des dents la membrane se continue
_ seulement, dans la partie supérieure, par deux ou trois cils
_ minces, qui présentent souvent à leurs articulations des appen-
dices saillants, et qui quelquefois demeurent rudimentaires.
Dans les espèces de la section Eubryum ces deux péris-
_ tomes sont parfaitement indépendants à la maturité ; mais
_ dans celles de la section Cladodium ils demeurent souvent
_ soudés l’un à l’autre, totalement ou en partie.
= Prenons, par exemple, le Bryum luridum Æuthe, où ce fait
se présente sous sa forme la plus simple (je dois à la générosité
de M. Geheeb un exemplaire authentique de cette espèce,
_ récolté à Bärwalde par M. Rathe lui-même). Si l'on examine
_ une coupe longitudinale de la capsule passant par les deux
péristomes , l’on voit neltement que la membrane basilaire,
_ les fragments de cils qui la, surmontent , et même quelquefois
les bords des processus sont rattachés aux dents extérieures
_ par des cloisons, qui ne sont autre. chose que les lamelles
_ ventrales des dents, demeurées adhérentes au péristome
interne, et formant avec lui une seule couche de cellules,
tout à fait semblable à celle que nous avons observée dans la
= Funaria æquidens et dans les Splachnum. on
_ lei ces lamelles intérieures, formant cloisons , sont simples
et dirigées perpendiculairement au plan des deux péristomes;
_ ailleurs ces cloisons s’infléchissent souvent, en se dirigeant
__obliquement vers le bas, tout en demeurant simples; mais
dans un cerlain nombre d’espèces elles se divisent, d'une
REVUE BRYOLOGIQUE. Lu
façon très-curieuse, par des cloisons accessoires, de manière
à former une coucbe cellulaire plus complexe, interposée
entre les deux péristomes.
Le Bryum pendulum Sch, (Plychostomum pendulum Horn.)
nous ofire l'exemple le mieux caractérisé de celte structure.
Les dents sont d’une belle couleur orangée dans les deux
tiers inférieurs, avec une base rouge plus foncée, et une -
pointe blanchâtre papilleuse. Les plaques dorsales orangées
semblent souvent presque lisses, leurs ponctuations très-fines
n'apparaissent qu’à un fort grossissement ; vers la base leur
largeur dépasse légèrement leur hauteur ; dans la partie
moyenne elles sont presque exactement carrées. Les plaques
ventrales, d’un jaune pâle , forment environ 95 articulations
transversales. Si l’on examine la dent sur une de ces faces, cha-.
cun de ces articles, limilé d’abord en haut et en bas par ses
deux lamelles horizontales, se montre en outre partagé par des
cloisons irrégulières en plusieurs compartiments, 4 à 5 dans
les articles inférieurs, 2 ou 3 dans la partie moyenne; ces
divisions résultent de lamelles accessoires, qui partent de
divers points du bord horizontal de chaque plaque, se dirigent
dans tous les sens, verticalement, horizontalement et plus
souvent encore obliquement, le long des plaques et de leurs
lamelles principales, quelques-unes rectilignes, la plupart
_ contournées et arquées, se terminant souvent par des crochets
semblables à ceux d’une ancre : de là résulte un ensemble de
cavités irrégulières, qui sont fermées du côté ventral par la
membrane du péristome interne, complètement adhérente à
ces lamelles. Cette membrane, de couleur jaune orange, se
divise, dans la moilié supérieure du péristome, en lanières
irrégulières, où l’on distingue assez difficilement les cils et
les processus : ces lanières demeurent aussi plus ou moins
adhérentes aux denis ; et souvent, en examinant une dent
isolée, on trouve des fragments de cils qui sont demeurés en
place ; on voit très-bien alors que les articalations ou nodo-
_ sités des cils correspondent aux extrémités des lamelles de la
. dent, la membrane du cil continuant celle des lamelles et
formant avec la plaque correspondante une cavité cellulaire
close de quatre côlés. Si maintenant l'on parvient à isoler
une des plaques ventrales du péristome externe, de telle
sorte qu’on puisse l’observer sur sa face horizontale, pérpen:
diculaire à la dent, l’on voit alors les lamelles principales,
semi-elliptiques et assez opaques, découpées par des lignes
_sinueuses et multiples, rarement droites, le plus souvent
recourbées et crochues, qui forment des dessins de couleur
_plus foncée sur le fond plus clair, occupant tantôt toute sa
largeur, et tantôt seulement certains points vers le milieu
ou même sur un des côtés, Il y a donc iei, comme je l’ai déjà
observé dans les Splachnum, une multiplication de cellules
, FRS
y ou REVUE BRYOLOGIQUE. s
= dans la couche qui sépare les deux péristomes, ce qui s’ex-
; plique sans doute par l’influence du péristome interne, dont
le réseau est toujours plus complexe, tandis que le péristome
externe tend, dans cet ordre de mousses, à se réduire, pour
sa couche ventrale, à 5 rangées de plaques simples.
Cette structure paraît demeurer identique, sauf de légères
- variations de détail, dans toutes les variétés du Bryum pen-
_ dulum, espèce si répandue depuis les sables maritimes jus-
. qu'aux montagnes les plus élevées. Je l'ai observée très-bien
caractérisée dans les nombreux exemplaires que j'ai récoltés
en Provence, dans kes deux formes que M. Renauld a trouvées
_sur les murs de Tarbes, dans celles que Schimper m'a en-
_voyées d'Alsace, dans plusieurs variétés croissant sur des
_ points très-élevés des Alpes de Vaud et du Valais, enfin dans
_ celles qui ont été récoltées par M. Kindberg à Kougsvold, en
Norwège.
Cette structure si remarquable des dents péristomiales
_ distingue aisément le Bryum pendulum de quelques autres
espèces avec lesquelles on pourrait quelquefois le confondre,
si l’on ne tenait pas compte de ce caractère, particulièrement
du Bryum inclinatum (Swartz). Le Bryum inclinatum véri-
= table (par ex., pour citer une localité française, celui que
M. Flagey a trouvé dans les marais de Saône, près de Be-
__ sançon), a un péristome très-différent : ses dents sont pâles
_ dans toute leur étendue, sauf une base rouge étroite ; leurs
articles intérieurs, parfaitement simples, ne montreut que
des lamelles hyalines, d'un aspect uniforme, en demi-ellipse
très-régulière. Cette espèce est ainsi bien plus voisine des
Bryum pallescens, cirrhatum, etc., dont elle ne s'éloigne,
_ Suère que par l’imperfection du péristome interne,
I faut au contraire rapprocher da Bryum pendulum toute
_ une série d'espèces, dont quelques unes ont une structure
_ péristomiale presque entièrement semblable, tandis que dans
_ les autres, l'aspect demeurant le même, la complication
diminue progressivement, en se rapprochant peu à peu de la
forme normale.
Bryum WanNeum Blandow.— J'ai observé le péristome de
celte espèce, d’abord sur des exemplaires récoltés à Bärwalde
par M. Ruthe, et ensuite sur des échantillons découverts ré-
cemment à Cherbourg, par M. Corbière, L'aspect et la cou-
leur des dents sont les mêmes que dans le Bryum pendulum,
les plaques externes sont également orangées; les plaques
_ ventrales, plus brunes et plus opaques, montrent souvent
dans toute la partie moyenne de la dent une série de cloisons
accessoires placées sur la ligne médiane , et quand on les
_ examine sur une coupe transversale, toules les lamelles
_ paraissent alors marquées d’une ligne épaisse et plus foncée,
_ plus ou moins oblique, et souvent recourbée, qui les partage
_ loppés. :
souvent été pris l’on pour l’autre. J’ai reçu de divers corres-
. _ phyllam qu'il avait récoltés à Jerkin. lis diffèrent du Bryum
REVUE BRYOLOGIQUE. NE: 73
en deux moitiés. Dans le bas de la dent la complication
devient plus grande, et même dans certaines capsules cette
complication commence dès le milieu, Chaque plaque montre
alors des cloisons nombreuses et irrégulières, qui occupent
toute la largeur des articles, comme dans le Bryum pendu-
lum, souvent même elles sont plus nombreuses encore et
plus enchevêtrées; le corps de la plaque semble découpé
par des ciselures, qui sont comme creusées dans sa masse
compacte , dessinent des figures variées, des saillies, des.
replis, des cavités; on n’apercçoit pas cependant ordinaire-
ment ces crochets, ces sinuosités anchoriformes, si fréquentes
dans le Bryum pendulum, et les saillies sont en général ici
plus couriess ces ciselures sont entourées par la lamelle
principale légèrement convexe, qui, quoique à peu près, de
même teinte, se distingue par un aspect moins opaque et
une consistance plus molle. Tout cet ensemble de cloisons.
adhère fortement à la membrane du péristome interne. Cette
membrane, de couleur orangée plus claire et très-consistante,
forme une enveloppe continue sur laquelle les dents exté-
rieures viénnent s'appliquer et comme se souder; ces dents
laissent ici entre elles des intervalles assez larges où le péris-
tome interne demeure nu ; et l’on voit alors aisément comment
les dents ainsi appliquées par places adhèrent à la membrane
intérieure par l’extrémité de toutes leurs lamelles, formant
avec elle une couche cellulaire très-complexe; cette couche
est d’ailleurs peu épaisse, les lamelles qui en forment les
parois, étant courtes. Plus haut, les intervalles nus de la :
membrane basilaire se continuent par les processus, qui sont .
ainsi parfaitement libres el très-réguliers, percés sur la
carène ; en face des dents, de nombreux cils (on en distingue
quelquefois quatre accolés par leur base), demeurent adhé-
rents au péristome externe, ou ne s’en séparent que par
_Jambeaux; jamais je n'ai vu de cils libres et bien déve-
_ Bryum Brown Br. Sch. — Le Bryum Brownii ressemble
beaucoup au Bryum Warneum, et je crains qu'ils n'aient
_ pondants, sous le nom de Bryum Brownii, des échantillor
_ récoltés en Norwège par M. Kaurin, qui ne me semble ditfé
rer en aucune facon du Bryum Warneum d'Allemagne et de
Normandie. Les seuls exemplaires qui me paraissent bien
correspondre à la description du synopsis m'ont été envoyé
par M. Kindberg, mêlés à des échantillons de Bryum calo-
Warneum par des feuilles plus étroilement lancéolées,
__ moins concaves et munies d’une pointe plus longue, un peu
_ plus réfléchies sur les bords dans la partie inférieure, par une
= Capsule plus étroite et moins enflée, élégamment obovale
74 REVUE BRYOLOGIQUE.
__ tissus formé de cellules pâles, enfin, par le développement
du péristome interne : les processus très-longs et très-étroits,
_ tout à fait libres, demeurent dressés entre les dents qui se
recourbent en avant par la sécheresse, et on aperçoit entre
eux, de temps en temps, de longs cils, minces et lisses, qui
_ présentent assez souvent des appendices bien visibles.
M. Limpricht avait déjà signalé cette particularité dans une
_ forme voisine, mais bien plus petite, qu’il a appelée Bryum
_ stenocarpum. Mes échantillons ont des dimensions presque
doubles, quoique inférieures cependant à celles du Bryum
. Warneuw. Ils ont d’ailleurs un péristome externe conformé
de la même manière : les dents sont d’un orangé plus pâle
dans la partie inférieure, hyalines et parfaitement lisses dans
le haut; les plaques dorsales, d’un gris jaunâtre et finement
ponctuées formant des rectangles dont la largeur égale
environ le double de la hauteur; les plaques ventrales
sont surtout beaucoup moins colorées, el par leurs lamelles
presque hyalines elles semblent quelquefois se rapprocher
déjà du groupe du Bryam arcticum ; mais leurs divisions sont
à peu près aussi nombreuses que dans le Bryum pendulum;
_des cloisons accessoires très-recourhées et occupant toute la
largeur des articles y dessinent plusieurs compartiments,
_ Souvent arrondis, dans chaque plaque, et sur ia coupe trans-.
versale on distingue un ensemble de ciselures , plus pâles,
mais tout aussi compliquées que dans le Bryum Warneum.
. L'affinité si évidente de ces deux espèces prouve bien, à mon
_ avis, que le caractère sur lequel est fondée la distinction des.
Cladodium et des Eubryum, la présence ou l’absence d’appen-
_dices aux cils du péristome interne, n’a pas touté l'importance
… qu'on lui a attribuée : la structure des dents me paraît avoir
ici une plus grande valeur,
Bryum LOReNTzIT SCHIMPER? — J'ai observé encore cette
même structure dans une quairième espèce, dont j'ai trouvé
_ quelques ‘brins mêlés à d’autres échantillons de Bryam calo-
phyllum récoltés aussi par M. Kindberg. Cette forme se
distingue par des touffes de couleur noirâtre, ses feuilles
longuement décurrentes, cuspidées, à tissu formé de cellules
plus étroites, avec une marge assez large étroitement rétlé-
hie presque jusqu’en haut; ses fleurs sont, en partie du
moins, synoiques ; le péristome interne est dépourvu de cils.
Ces caractères sont à peu près ceux que Schimper assigné à
son Bryum Lorentzii, auquel je la rapporte avec doute.
Ces quatre espèces me paraissent constituer un prie
groupe naturel, auquel d’autres formes, qui me sont demeu-
es inconnues, pourront plus tard s'ajouter.
Viennent ensuite d'autres espèces où les plaques ventrales
des dents montrent encore une tendance à se diviser par des
lamelles accessoires; mais ces divisions sont moins nettes et
D
_ étroitement lancéolées, de couleur paille, à marge très-large,
REVUE BRYOLOGIQUE. Dr
moins nombreuses : on ne trouve plus qu’une seule lamelle
accessoire à chaque articulation, et même elle manque souvent
dans les articles moyens; jusqu’à ce qu'on arrive enfin à des
espèces où cette tendance ne se manifeste plus guère quepar
l’aspect irrégulier et sinueux des plaques intérieures, da
Les espèces de ce second groupe ont été pour la plupart
confondues sous le nom de Bryam arctieum. Schimper en avait
déjà séparé le Br. Lindgreni; récemment M. Limpricht a
distingué les Bryum micans et arcuatum ; mais outre ces
formes, dont il a donné des descriptions si précises, il en .
existe d’autres qui demandent encore à être étudiées, et dont
plusieurs pourraient constituer au même titre des espèces OU
des sous espèces nouvelles. Mon excellent ami M. Kindberg
a bien vonlu m'envoyer de nombreuses touffes de Bryum
bien fructifiées, récoltées par lui à Konsvold; j'ai reçu aussi
de plusieurs correspondants, et particulièrement de M. R. du
Baysson, quelques-unes des espèces récoltées par M. Kaurin
à Opdal, et par M. Bomansson dans l'ile d’Aland. J'ai trouvé
parmi ces échantillons plusieurs fymes qui appartiennent à
ce groupe. Voici selles sur lesquelg j'ai pu avoir jusqu'ici des
données suffisamment précises. Rte à
Bryuw anCuATUM Limpricht. — J'ai reçu de M. du Buysson,
sous le nom de Bryum arctieum, des échantillons en très-bon
état, récoltés en 1878 par M. Bomansson dans l'ile d’Aland.
Ces échantillons me paraissent se rapporter très-exactement
à l’espèce que M. Limpricht a appelée B. arcuatum:. La capsule
vrande, bien arquée, et longuement pédicellée, les feuilles
formée de 4-6 rangs de cellules allongées, à bords plans dans
la moitié supérieure et réfléchis seulement dans le bas, carac-
térisent très-bien cette forme. Le péristome a à peu près le
même aspect que dans le B. Brownii, sa couleur passant du
jaune fauve à un orangé clair, et la base n'ayant pas de
nuance distincte. Les plaques extérieures forment des rec-
fangles peu allongés, la largeur égalant environ deux fois la
la différence de ces deux dimensions
“0? | REVUX BRYOLOGIQUE
de même forme et de même nuance, partant chacune d’une
des lignes principales en un poiat plus ou moins éloigné äu
milieu, rarement du milieu même, pour se porler vers la
ligne voisine ; chaque article isolé forme une masse compacte
avec des épaississements irréguliers dans l’intérieur, qui, sur
la coupe transversale, dessinent assez souvent une ligne plus
ou moins sinueuse, divisant la plaque en deux moitiés iné-
gales ; les lamelles principales, hyalines et très-courtes, for-
ment une légère saillie sur cette masse, et la rattachent au
péristome interne, qui n’est ainsi séparé de l’externe que
par un vide très-étroit, tout l'intervalle étant presque rempli
par la masse renflée des plaques ventrales. Le péristome
interne, d’un jaune pâle, est du reste bien adhérent, demeu-
_rant attaché par lambeaux aux articles des dents quand on les
déchire.
y a donc là une tendance à la formation d’un réseau
rrégulier et complexe entre la couche ventrale des dents et
Je péristome interne, semblable à celui qui atteint tout son
développement dans le Br. pendulum, et analogue à celui
que nous avons observé dans les Splachnum. F
: Cette tendance, qui est ici assez obscure, se montre d’une
manière plus nette dans une autre forme, assez voisine, mais
qui me paraît constituer une espèce distincte.
. BRYUM CALLISTOMUM spec. nova. — J'ai trouvé plusieurs exem-
plaires de cette espèce dans les touffes récoltées à Kongsvold
par M. Kindberg. Les feuilles ont la même forme, la même
Srandeur et le même tissu que dans l'espèce précédente;
elles sont cependant plus rétrécies à la base, et nettement
décurrentes, la tige n’étant pas nue dans le bas, comme dans
le B. arcualum; la marge, également colorée en jaune pâle,
a la même largeur et la même structure ; la nervure dépasse
_ €n une pointe plus longue, Les fleurs sont également synoi-
ques, et les spores très-grosses. La capsule, portée sur un
pédicelle plus court, est moins allongée et sans courburesen-
sible, régulièrement obovale ; le col est beaucoup plus court.
€ péristome surlout est très-différent : sa couleur est bien
eltement orangée, avec une base rouge, et une pointe hya-
ne. Les dents sont courtes, ne mesurant guère que 0" 25, et
ne montrant au plus que 20 articulations ; elles sont aussi
us étroites et dépourvues de bordure hyaline. La coloration
de l’ensemble est due surtout an péristome interne, qui, pris
isolément, est d’un orangé très-foncé, et qui est très-adhérent
dans tonte son étendue, les processus très-étroits demeurant
eux-mêmes accolés aux dents. Les plaques dorsales forment
des rectangles moins ailongés, la largeur n'égalant guère
vers la base qu’une fois et demie la hauteur ; plus haut elles
deviennent tout à fait carrées; elles sont bien papilleuses,
d'une belle nuance jaune fauve qui tranche également avec
U
e REVUE BRYOLOGIQUE Us à
. - * ï ï t
le jaune clair des plaques ventrales et l’orangé foncé du
péristome interne.
Les plaques ventrales, moins nombreuses et par suite
moins étroites que dans l'espèce précédente, présentent un
aspect renflé et sinueax encore bien plus marqué ; les épais-
sissements, qui semblent y dessiner des lamelles accessoires,
sont plus visibles et dirigés moins obliquement ; ils partent
ordinairement du milieu. Quand elles sont isolées et vues
sur une coupe transversale, elles paraissent se terminer,
comme à l'ordinaire, par une lamelle semi-elliptique presque
hyaline, tandis que le corps même de la plaque se distingue :
par une nuance un peu plus sombre ; mais cette partie pios
opaque n’a pas une forme régulière; elle s’épaissit et s’amincit
par places, et semble souvent se découper sur les bords ; et,
en outre, de son milieu part ordinairement une ligne de
même nuance, qui se porte plus ou moins obliquement, et
souvent en se recourbant vers le bord de la lamelle, et la
partage en deux parties plus ou moins inégales; quelquefois
l’épaississement porte surtout sur un des côtés de la lamelle,
laissant l’autre plus clair, tantôt dessinant un crochet plusou
moins allongé ou même une ligne parallèle au corps de la :..
_ plaque; quelquefois, outre l’épaississement médian, on en
distingue deux latéraux près des bords de la plaque, etces
lignes, se rejoignant en bas, limitent deux compartiments
étroits de forme irrégulière. On voit que cette structure se
rapproche quelquefois singulièrement. de celle des Bryam
pendulum et Brownii, tout en demeurant plus simple.
L'adhérence du péristome interne étant d’ailleurs ici plus
complète, et les lamelles ventrales plus allongées, Pon voil
plus aisément encore comment il forme avec elles une couche
unique et continue de cellules. Hit
(À suivre.) PHILIBERT.
Bibliographie.
MUSCINÉES DE LA TERRE DE FEU.
= Nous venons de recevoir presque en même temps deu
mémoires importants sur les Muscinées de la Terre de Feu,
l'an publié dans le Nuovo Giornale Botanico italiano (vol.
XVIE, n° 3, juillet 4885), par M. le D° MassALONGO , Sur ls
Hépatiques, l’autre dans le Flora (1885, n° 21-23), par M.1
Dr Ch. Muzzer, sur les Mousses, récoltées les unes et les
autres par M. le D’ Spegazzini, altaché comme botaniste à la
mission astronomique envoyée en 1882 dans la région par
JHahe. re shit dt SAR 04
Le premier de ces mémoires intitulé : Epatiche della Terra
Re re, UE BRYOLOGIQUE.
_ del Fuoco, donne l’énumération de 103 espèces d'Hépatiques
‘recueillies par M. Spegazzini et la description des espèces
_ nouvelles; ces dernières, au nombre de 28, appartiennent
aux genres suivants, savoir : Gottschea (1), Plagiochila (1),
Adetanthus (1), Jungermannia (3), 1sotachis (2), Lophocolea (4),
Chiloscyphus (2), Cephalozia (4), Pigafettoa (1) Gymnanthe (1),
Lepidozia (1), Frullania (1); Lejeunea (3), Riccardia (3). Indé-
_ pendamment des diagnoses de ces espèces, M. Massalongo
_ rectifie plusieurs descriptions incomplètes de ses devanciers
et décrit plusieurs variétés nouvelles. Un seul genre est
nouveau, c’est le genre Pigafettoa, dédié par l’auteur à
Pigafetta Vicentini, un des premiers explorateurs de la
‘égion. Il est ainsi caractérisé : :
Perichætium oligophyllum subunijugum, terminale vel ob in-
ovationes subflorales pseudo-laterale, foliis perichætialibus cau-
is subconformibus ; colesula subobovata macrostoma superne ".
-quadriloba, lobis trregulariter inciso-dentatis subcristatisve ;
Calyptra piriformis basin versus pistillidiis (3-%) sterilibus obsilta ;
… foha caulina subtransverse-subsuccuba bifida, areolatione e cellulis
pachydermis conflata ; amphigastria foliis minora bidentata.
Ce genre qui prend place dans la tribu des Jungermanniæ
_ après le genre Cephatozia, paraît voisin du genre Æygrobiella
Spr., Ce dernier en diffère cependant par la colesule micros-
tome, non supérieurement lobée et par les cellules leptoder-
miques des feuilles. Il ne comprend qu’une seule espèce, le
P. crenulatu. 4 # An
Toutes les descriptions des espèces nouvelles sont faites
vec beaucoup de soin et de méthode et les 17 planches qui
_ accompagnent le mémoire réprésentent au trait la forme plus
Ou moins amplifiée de 38 espèces. :
= L'auteur donne en outre 1° une bibliographie des ouvrages
dans lesquels sont décrites les Hépatiques exotiques ; 2 une
liste de 24 espèces connues antérieurement aux recherches
_ de M. Spegazzini,
Le second mémoire sur les Muascinées a pour titre Bryologia
Fuegiana et comporte comme l'indique son titre, l’énuméra-
A 0 ay
son expédition, Par une délicate attention et
a bien voulu insérer dans son
ms que je leur avais donnés,
par M. le D' Savatier, en 1879 et
yades en 1882, os
signalées dans la région s'élève au
nouvelles sont les suivantes :
Besch., $, bicolor Besch., Funaria
Fuegiana C. M., Leptotheca Spegazzinii
REVUE BRYOLOGIQUE.
19
C. M., Pogonatum tra-
chynotum C. M., Polytrichum Spegazzinii C. M., Miehlichho-
feria Spegazzinit CG. M., Bryum Spegazziriè C.M., B. minuscu-
lum C. M., B. gemmatum C. M., B. arene C. M., B. sphagna-
Blindia humilis C. M.,
B. austro-crispula G. M., B leptotrichocarpa C. M., B. auricu=
lata C. M., B. lygodipoda C. M., Dicranum Saddleanum Besch.,
D. leucopterum C. M., D. Hariotii CG. M., D. australe Besch., der.
delphus C. M., B. philonoteum C. M.,
Campylopus flavissimus Besch.,"C. orthocomus Besch., C. la-
niger Besch., C'. perincanus C. M., C. Spegazzinii C. M. Breu-
telia aureola Besch., B. comosa Besch.
Pottia Spegazzinii C. M., Barbula Patagonica C. M., B. chryso-
pila C. M., B. conotricha C. M., Macromitrium Harioti Besch.,
M. Saddleanum Besch., Ulota pygmæothecia G.M., U. inclinata
C. M., U. incana C. M., U. crenato-erosa C. M., Grimmia subni-
grita C. M., G. depressa C. M., G. sublampocarpa C. M:., 6;
pachyphylla C. M., G. Ptychomnium cygnisetum C. M., Ayp-
num laculosum C. M., Brachythecium longidens G. M., B. sericeo-
virens C. M., Hypnum Spegazzinii, H. confluens G.M
Einige neue Arten und Formen europaischer Laubmoose, von %
7
B. Hariotiana Besch.,
E. BESCHERELLE.
€, Wannsrorr (Sep.-Abd. aus Hedwigia, 1885).
L'auteur décrit les espèces et varié
pour la Flore bryologique d'Europe :
lingulata, Brachythecium velutinoides, O
Neckera complanata v. falcata, Neckera crispa var. subplana,
Brachythecium glareosum var. fastigiatum, Hypnum cupressiforme
var. strictum, H. polygamum var. Ener ve. RG
Zwvei neue Laubmoose aus der Schweiz beschrie
SCHLIEPHACE - (Sep.-Abd. aus Flora, 1885, Nr. 19). dar
K. Schiephacke décrit
t les Pleuroweisia Schliephacket
Comme le titre l'indique, le Dr.
| deux mousses nouvelles : ce son
fruit latéral, est voi
reconnue comme espèce dis
G. Limpricht dans un genre nouveau
est voisin du B. subrotundum.
Les descriptions du genre Ple
pagnent l'ouvrage.
_L. RaBennonsT's KRYPTOGA
© terreich und der Schweiz. Vie
_G. Limpnicur. 4 Lieferung :
* k
tés suivantes nouvelles F
Pottia Krausei, Barbula
r
et Bryum (cladodium) Graëfianum Schliep.
ar le D' H. Graef. Le Pleuroweisia Schliephackei, par son
sin des Anoectangium ; celle Mousse fut
tincte par le D° Schliephacke sous
le uom de Gymnostomum oblusifolium el
: uroweisia et des deux espèces
est en latin. Deux planches parfaitemen
A A
: : den Text eingedruckten Abbildungen.
thotrichum cylindricum,
D -
ben von KaRL.
, trouvés en Suisse,
placée ensuile p
Le Bryum Graefianv
t exécutées accom-
F,. GRAVET.. à
wen-Frona von Deutschland, Oes-_
rter Band : Die Zaubmoose VON
Einleitung. Mit zahbreichen ï
Prix: 2 mark 40 p£
80 REVUE BRYOLOGIQUE.
(3 francs). — Leipzig. Verlag von E. Kummer. 1885. — In-8°
. de 64 p. et 36 fig. ;
M. Limpricht, très-connu par de nombreuses et importantes
publications, est chargé de décrire les mousses de cette grande
flore cryptogamique. Cette premiére livraison, destinée à
servir d'introduction à la flore proprement dite, contient les
caractères généraux des mousses et leur organographie : 1° le
protonema , 2° la tige , 3° les feuilles : 4° les organes sexuels;
… 5° l'inflorescence ; 6° le sporogone ; 7° la reproduction par les
organes de la végétation.
- JEANBERNAT et RENAULD, — Guide du Bryologue dans la
chaîne des Pyrénées et le sud-ouest de la France, 2° partie:
xploralion. — In-$ de 74 p. (Extrait de la Aevue de Bota-
Nous ne pouvons qu’indiquer les principales localités dont
a végétation bryologique est décrite dans cette brochure.
Tous les botanistes qui s'intéressent à la flore de cette région
devront se procurer cet important ouvrage qui ne peut être
résumé en quelques lignes.
Cette livraison contient le département des Hautes-Pyré-
nées. Les principaux points explorés sont : Lourdes, Gorge-
de-Luz, Gavarnie, Arrens, Cauterets , Pragnères, Héas,
Bagnères-de-Bigorre, vallée de la N este, vallon d’Ardengost,
_ vallée de Bareilles, vallée du Riou-Majou, vallée de Couplan,
Jac d'Orrédon. | T: H
F. Srepnanr — Zepaticarum species novæ vel minus cognilæ
(Hedwigia, mai und juni, 1885).
Les deux espèces nouvelles décrites sont le Bryopteris Wal-
lisi de la République de l’Equateur et le Pryopteris vittata
des îles Samoa et Norfolk. Les deux planches qui accom-
pagnent ce mémoire contiennent 17 dessins grossis des
diverses parties de ces deux plantes. 44
Orivier Du Nopay. — Supplément au Catalogue des Mousses
e Josselin (Morbihan). Bull. de la Soc. d'Etudes scientifiques
u Finistère, 4885, p.45, ‘ei
- L'auteur à publié le Catalogne dans je Bulletin de 1883: ce
supplément contient 14 espèces. — M. Du Noday, dans le
même Bulletin, p. 46, indique, dins le département de la
Loire-Inférieure, à Mauves, l'Amblystegium Juratzkanum.
4:
Dr RE ï } HP 4 en LE TU
Ne CR Le 7: 1
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Sommaire du N° 6.
Études sur le péristome. PrirteerT. — Entodon cladorrhizans, Schlei-
cheri et transsylvanicus. Demerer. — La fructitication du Didy-
modon ruber. PHILIBERT. — Grimmia sessitana et - G. anceps.
Venruri. — Nouvelles, — Table de la 12° année.
Etudes sur le péristome.
4° article. Bryacées (1).
Erratum du n° 5. — P. 72, ligne 5: au lieu de 5 rangées de
plaques, il faut lire 16 rangées.
Brsuw micans Limpricht, — Je dois à la générosité de M. du
Buysson quelques brins de cette espèce, récollés à Opdal par
M. Kaurin. Elle diffère du Bryum arcticum par la couleur
_ moins rougeâtre de ses touffes, par ses feuilles à bords plans,
à nervure dépassant à peine le sommet, enfin par la teinte |
brillante de sa capsule. M. Limpricht dit que son péristome
est conformé comme celui du Bryum pendulum, et en effet il
en a bien l’aspect extérieur ; mais sa structure, du moins si
j'en juge par les échantillons que j'ai sous les yeux, estbeau- 5
coup plus simple. Sa couleur est d’un bel orangé, avec une
ligne étroite un peu plus foncée à la base, et une pointe hyas
line; les plaques dorsales sont très-nettement carrées dès la
base, la hauteur égalant la largeur et quelquefois même la
dépassant. Les plaques ventrales sont minces et semblent
complètement hyalines ; les lignes qui les limitent aux arti-
culations sont plus étroites et mieux dessinées que dans les
deux espèces précédentes ; elles sont ordinairemeni reliées
… l’une à l’autre par une ligne oblique de même épaisseur ; sur
la coupe transversale le corps de la plaque se distingue à peine
(4) V. Revue Bryol., 41° année, p, 49, 65, 81 et 42° année, p. ô7,
NA
St
. REVUE BRYOLOGIQUE.
de la lamelle, qui est large, bien sailiante, mais irrégulière
el comme déchirée sur les bords; une ligne divisurale, par-
tant ordinairement du milieu, et plus ou moins oblique, la
partage en deux moitiés ; à son bord déchiré.on voit quelque-
fois suspendus des lambeaux informes dus sans doule à la
__ résorption incomplète du reste de la cloison qui se continuait :
jusqu’au péristome interne.
Bayum arcricum (À. Brown). — Dans les touffes de Kongs-
_: vold, que w’a envoyées M. Kindberg, j'ai observé une variété
da Bryum arcticum très-semblable au Bryam micans par la
forme et le tissu des feuilles, et qui n’en diffère guère que par
sa capsule mate. Les feuilles, très-brièvement mucronées,
_ont également les bords plans, le tissu lâche, avec une marge
formée d’un ou deux rangs de cellules ; elles sont seulement
plus sourtés, simplement ovales. La capsule, régulièrement
obovale, êst aussi plus courte et plus brièvement pédicellée;
_l’exoderme est formé de cellules pâles, tandis que ces cellules
_ ont les parois bien colorées dans le Bryum micans. Le péris- .
_ tome est aussi à peu près le même, de même couleur et de
même longueur; les plaques: ventrales sont un peu moins
transparentes, plus irrégulières dans leur masse ; leurslignes
_ horizontales et obliques sont moins nettes ; sur la coupe trans-
_ versale elles se montrent aussi souvent partagées en deux
__ moitiés. J'avais d’abord crû reconnaître dans cette forme le
Bryum Lindgreni de Schimper ; mais en l'absence d’échan-
tillons authentiques, cette détermination ne me paraît pas
assez sûre. Cette forme a été quelquefois confondue avec le
Bryum archangelicum Br. Sch., qui a à peu près le même
aspect, surtout dans ses petites variélés, mais qui en diffère
‘essentiellement par ses feuilles à tissu ferme et serré, longue-
_ ment cuspidées, à peine bordées, par son inflorescence poly-
game, enfin par son périsiome pâle, composé d’un petit
nombre, d’articulations, avec une base large et bien rouge;
la structure des dents est surlout très-différente : les plaques
‘extérieures sont grisâtres, les plaques ventrales hyalines,
parfaitement simples, avec des lamelleë très-régulières et
peu saillantes. Par cette structure, le Bryum archangelicam
s'éloigne de la série que nous étudions pour se rapprocher
au contraire des Bryum lacustre et inclinatum, TU
. D'un autre côté j'ai reçu de M. Geheeb, divers échantl-
lons du Bryum arcticum récoltés par M. Breidler dans les Alpes
de Salzbourg, qui montrent une teinte bien rosée, des
feuilles à bords révolutés, assez longuement cuspidées par la
_ nervure, et qui semblent représenter plus exactement le type
_ de l'espèce. La longueur du péristome n'est pas non plus
toujours la même; un échantillon récolté par Holler dans les
_ montagnes de la Bavière présente des dents bien plus allon-
= gées que dans la forme ordinaire et composées d’articulations
REVUE BRYOLOGIQUE. _. 83
bien plus nombreuses. La comparaison d’un plus grand
nombre d'exemplaires, récoltés dans des lieux différents,
conduirait peut-être à faire quelques nouvelles coupes dans
cette espèce complexe. Néanmoins, la structure des dents
varie peu : ce sont toujours des plaques dorsales orangées,
presque carrées, et des plaques ventrales hyalines, à aspeel
enflé et irrégulier, montrant une tendance plus ou moins
prononcée à se diviser par des épaississements sinueux ou
des lignes obliques. Le péristome interne, toujours bien adhé-
_ rent, forme une seule couche de cellules avec ces lamelles.
Bryum MAMILLATUM Lindberg. — Le Bryum mamillatum ap-
partient encore à ce groupe, mais il forme en quelque sorte
le passage entre les structures que nous venons d'étudier et
Ja structure ordinaire. Cette espèce, d’ailleurs très-bien ca-
ractérisée par la forme de ses feuilles, son inflorescence, son
opercule, a un péristome semblable à celui du Bryumpen-
dulum par la couleur et par l'aspect; il est cependant d’un
oranger plus pâle, et la base est de même nuance que ie
partie moyenne. Les plaques externes orangées sont plus
étroites, la largeur égalant de deux à trois fois la hauteur, au
moins vers la base. Les articles intérieurs nombreux (30en-
_viron) sont jaunâtres, presque hyalins, simples et réguliers;
lés lamelles, tout à fait hyalines, minces et allongées, forment
‘une demi-ellipse très-régulière et très-saillante. Quelqwefois
cependant, mais rarement, les deux ou trois articles inférieurs
montrent une cloison transversale oblique, et la lamelle est
alors marquée vers son milieu d’une ligne à peine plus foncée
et assez obscure qui la partage en deux moitiés. On reconnaît
là encore une légère tendance à la structure des espèces pré-
cédentes. Le péristome interne est en grande partie libre; la
membrane basilaire bien développée égale au moins la moitié
de la hauteur des denis. On voit très-bien qu’elle forme en
face de chaque dent une cavité correspondante au contour
saillant des lamelles et se moulant sur ce contour, auquel elle
adhère de temps en temps : ces replis concaves opposés aux
dents représentent ici les processus des Funaria el la mem-
brane accessoire des dents des Splachnum. Les processus sont
_ libres et réguliers; les cils m'ont paru souvent radimentaires.
J'ai observé un péristome externe très-semblable, avec ul
péristome interne adhérent dans un autre Bryum, récolté à
Kongswold par M. Kindberg, et qu'il m'avait envoyé sous le
mom de Bryum pendulum varietas; mais il constitue sans
aucun doute une espèce nouvelle. FAR
Bryum KiNpBERGIt spec. nova. — Tiges rouges, nues on ne
montrant que quelques petites écailles dans leur moitié infé-
rieure, puis portant une loutfe de feuilles d’un vert clair, du
milieu desquelles sort le pédicelle; aspect d’un Webera
Line
»
FOREST *
LH
84 REVUE BRYOLOGIQUE.
longueur d’une tige isolée = 5 millimètres. Feuilles ovales,
concaves, bien vertes, un peu rétrécies à la base, brièvement
_ acuminées, et terminées par une pointe assez longue, qui est
formée d’abord en partie par le limbe, à la fin par la nervure
__ seule, et obscurément dentée ; longueur de la feuille 22,50,
_ largeur vers le milieu 1"",10. Les bords sont réfléchis à peu
“près tout le long, mais nullement révolutés, la marge, de même
couleur que le limbe, formée de trois rangs de cellules sur deux
_ couches, demeure plane dans toute sa largeur, et forme avec
_le bord de la feuille un angle plus ou moins ouvert, ou plus ra-
rement vient se replier contre elle et la doubler, mais elle ne
s'enroule jamais ; tout à fait au sommet, versla pointe, cette
marge diminue de largeur et cesse de se réfléchir. Les
cellules dn tissu sont bien vertes, courtes, rectangulaires dans
a moitié inférieure de la feuille, hexagones-rhomboïdales
lus haut, leur longueur égalant au plus une fois et demie
eur largeur, Les cellules de la marge ne sont pas très-
allongées ni très-épaisses. |
… La plante est synoïque. La capsule jaunâtre, régulièrement
__ ©bovale, avec un col étroit assez allongé, se termine par un
Opercule en cône oblus avec un petit mamelon : longueur de
. da capsule avec l'opercule —3 millimètres ; le col a un peu
plus d'un millimètre ; le pédicelle mesure près de deux cen-
_limètres. L’annean est large et pâle ; les spores, de couleur
ferruginensé, ont en diamètre environ 0,02. ee
. Le péristome, d'une couleur orangée bien nette, avec une
base concolore et une pointe hyaline, mesure environ 0,35
à 0®®,40. Les plaques dorsales des dents, d’une belle nuance
orangée, et finement ponctuées, ont une forme approchant
du carré. La couche intérieure, séparée de ces plaques,
paraît complètement hyaline, et se présente soas la forme
_ d’une échelle dont les gradins seraient formés par des lignes
droites très-fines et parallèles, correspondant aux articula-
Hons; ces articulations ne sont pas très-nombreuses (envi-.
ron 20), et par suite les articles ne sont pas étroits (rapport
des plaques : sur la coupe transversale cette ligne partage la
rare : presque toujours chaque plaque ventrale se montre
Comme un rectangle régulier, hyalin et mince, surmonté de
_ deux demi ellipses (presque deux demi cercles) égolement
_ minces, hyalines ei régulières, En examinant la dent sur le
_ Côté, on voit que, dans toute sa moitié inférieure, ces
_ lamelles, très-allongées, se dirigent obliquement vers le bas
Pour S’atiacher à la membrane du péristome interne, qui leur
*
REVUE BRYOLOGIQUE. 85
est adhérente. Cette membrane, en ce point, est jaunâtre ;
les processus libres, étroits et réguliers, percés sur la carène,
sont au contraire hyalins; les cils paraissent manquer com-
complètement. or
Ici se termine la série des formes que l’on peut rattacher
au Bryum pendulnm. Nous arriverions maintenant à des
péristomes d’une struclure plus simple, remarquables aussi
souvent par d’autres particularités, comme ceux des Bryum
purpurascens, calophyllum, Marxratii, longisetum, uligmo-
_. sum, etc. J'espère pouvoir revenir plus tard sur ces autres
groupes ; mais j'ai insisté d’abord sur cette première série,
* parce que c’est là qu’on voit le mieux comment le péristome
externe et ie péristome interne des Bryacées représentent, lun
par ses plaques ventrales, l’autre par ses plaques dorsales, les
cloisans d’une même couche de cellules analogue à celle qui
_ compose les dents des Splachnum. + PRILIBERT,
4
ÆEntodon cladorrhizans, Schleicheri et Transsyl-
\ sa vanicus. 3
M. Limpricht, à qui j'avais communiqué un échantillon de
mon Æntodon transsylvanicus (Hedwigia, 1884, p. 81), m'a
_ écrit à la date du 31 août 1884, que ma plante tient de très-
près au Cylindrothecium cladorrhizans de V Amérique du Nord,
_ lequel diffère des plantes de l’Europe distribuées sous le
même nom, par plusieurs caractères, selon son avis , assez
_ graves pour qu’elle constitue une espèce distincte. Fe
- Ce sont les auteurs du Bryol. Europ. qui, les premiers,
ont dislingué sous le nom de Cylindrothecium Schleicheri Va
_ mousse européenne comme espèce autonome et différente
du Neckera cladorrhizans Hedw. de l'Amérique du Nord. Ils
disent que le Cylindrothecium Schleicheri se distingue du
C. cladorrhizans par les caractères suivants : « La capsule
est exactement cylindrique et non rétrécie vers l’embou-
chure. L'opercule est conique et plus court. L’anneau est
* formé de cellules plus petites et persistantes. Le périst
naît plus bas au-dessous de l'orifice capsulaire, les dent:
sont plus fortes, munies de 10-11 articulations moins &
Jantes, souvent entrouvertes dans la ligne divisuria
moins pointues, les processus sont plus larges, à articulations
_. qui font saillie sur les bords ; la membrane capsulaire off
= des mailles plus épaisses et d’une forme plus rhomboïdale
le périchèse est plus long, les feuilles périchétiales intérieu
sont plus engaînantes, moins longuement acuminée
déniébst I Dote. mieu Mas Len Fe ven AR
Plus tard, Schimper réunit en
“un seul type spé
ne. . É REVUE BRYOLOGIQUE.
mousse d'Europe et celle de l'Amérique da Nord, et déjà,
dans la ° éd. du Synopsis, nous trouvons le Cylindrothecium
= Schleicheri subordonné comme simple synonyme au C. cla-
_ dorrhizans, avec cette observation : « Stirps americana dif-
fert notis pluribus ab europæa (vid. adnotat. in Bryol. Eur.)
sed vix sat gravibus ut specie distinguatur, » Ainsi, guoiqu'il
admit les différences énumérées plus haut entre les deux
_ formes, Schimper ne distinguait plus la plante d'Europe de
_ celle de l'Amérique, pas même comme une simple variété.
Cette manière de mépriser les différences morphologiques
n'est-elle pas en opposition au principe : « Exponere na-
turam, nôn confundere ? » ( Reichenbach).
_ D’après Schimper, la plupart des bryologues ne voient à
présent dans ces deux mousses qu’un seul type spécifique.
_ Afin d'étudier les relations entre les deux plantes, j'ai
eçu, grâce à la générosité de MM. F. Breidler et Geheeb,
T. Husnot, L. Lesquereux, G. Limpricht et G. Venturi, des
échantillons provenant de diverses localités de l’Europe et
_de l'Amérique du Nord.
Les spécimens que j'ai examinés sont les suivants :
A. Pour la plante d'Amérique.
à 4t Sullivant et Lesquereux, Musci Boreali - Americani
Exsicc. No. 386. — 2. Columbus , Ohio, leg. Lesquereux. —
Aix Allen. — 4. Centreville, Indianas, 4869, leg. Th. James.
—ù. Morrisville, 1850, leg. Th. James.— 6. Columbus, Ohio.
Ex. herb. Sullivant, | rer
_B. Pour la plante d'Europe :
4. Meran, Tyrol, Febr., 1864, leg. Dr. Milde. Publié
sous je n° 767 dans le Bryotheca de Rabenhorst, — 2, Meran,
Tyrol, 1861, leg. Dr. Milde.—3. Auf Kalksteinen bei Pergixo
_unweït Trient, Dec., 1881, leg. Venturi. — 4. Kalksteine,
Monte Caliso bei Trient, Okt., 1883, leg. Venturi. — 5, Ruine
Hiltenburg, auf Kalkblôcken, Nov. 1880, leg. L. Herter.
Publié dans les « Deutsche Laubmoose » de Warnstorf, —
6. Montreux, leg. Schimper. Publié par le Comptoir d'Echange
de Strasbourg.—7. Sur des pierres calcaires dans les bois de
Montferrand , Déc. 1878, leg. , C. Flagey. — 8. Helvetia, ad
rupes in sylvis prope Bex, 1877, leg. Philibert, —9. Salzburg,
auf Strohdächern bei Steyr, 1843, leg. Dr. À. Sauter. — 10.
Schweiz, Ruine Schenkenberg, 1863, leg. Geheeb. —11. Par-
_ lenkirchen (Ober-Bayern), leg. F. Arnold. Ex herb. W. Ph.
_. + nee Vürtemberg, bei Cannstadt, 4869, leg. Dr.
_. Or, l'examen attentif de ces spécimens m’a conduit à la
_ Conviclion qu’il y a lieu de considérer avec Limpricht la
_3. Connecticut, in sylva montis Carmel, 24 déc. 1877, leg.
REVUE BRYOLOGIQUE 87
mousse d'Europe comme une espèce aulonome el distincte
de celle de l'Amérique du Nord.
Bien que le type d'Europe ait la capsule de forme ordinai-
rement cylindrique, tandis que la capsule du type de l’Amé-
rique du Nord est souvent ovale où oblongue-cylindrique :
cependaut le dernier type présente aussi quelquefois la forme
exactement cylindrique de cet organe. La longueur de la
capsule varie entre 1,5-3 mill. dans les échantillons d'Amé-
rique et entre 1,3-2,7 mill. dans les spécimens d'Europe. Le
pédicelle est tantôt droit, tantôt plus ou moins flexueux dans
les deux mousses, d’une longueur yariant entre 0,45-2,2 cent.
dans la plante d'Amérique et entre 0,75 2,6 dans celle
d'Europe. Dans les deux types, les dents du périsiome sont *
de longueur variable, tantôt plus, tantôt moins pointues,
entières ou plus ou moins percées sur la ligne médiane. Les
_ cellules qui constituent la paroi capsulaire externe sont
dans la plante d'Amérique, souvent, mais pas toujours, plus
grandes que dans celle d'Europe ; la forme des cellules
n'offre pas non plus constamment la différence signalée par
= Jes auteurs du Bryol. Europ. On ne peut pas dire qu'en
général le périchèse soit plus Jong dans la plante d'Europe
Fa que dans celle d'Amérique et bien que les feuilles périché-
= tiales intérieures soient ordinairement un peu moins longue-
“|. ment acuminées dans celle-là que dans celle-ci, elles sont
= plus on moins denticulées au sommet dans les deux. e
Cependant il y a des caractères qui me semblent généra-
_ lement assez constants et assez tranchés pour faire recon-
- naître la différence entre ces deux mousses, Ce sont:
A. Pour l'Æntodon cladorrhizans (Hedw.) C. Müll. (ex p.)
4, Les feuilles à l'extrémité des rameaux pennés ont
_4,3-2,0 mill. de long sur 0,6-0,9 mill. de large. à
‘9 Un anneau composé de 2 (3) séries de cellules mé-
diocres, se détachant avec facilité par fragments. rire
3. Dents da péristome externe marginées aux bords et
finement ponctuées vers le bas. nee
4. L'opercule s'allonge d'une base conique en un bec
court, surmonté d’une papille plus ou moins saillante..
BB. Pour l'Zntodon Schleicheri (Br. Eur): <
_ 1. Les feuilles à l'extrémité des rameaux pennés ,on
… 4,9-2,9 mill. de long sur 0,9-1,4 mill. dle IG, 4 ip
"9. Plusieurs séries de petites cellules du contour de l'orifice
__ capsulaire représentent un anneau persistant (la série supé-
_ rieure est quelquefois distincte.) Us Ra BTE
3. Dents du péristone externe pas ou faiblement marginées
‘aux bords et finement striées aux articles inférieurs, ponc
tuées plus haut. Me bd cure
LE
=
AR
88 ; REVUE BRYOLOGIQUE.
4. Opercale conique, plus ou moins élevé, ou même brévi-
. rostre, mais obtus arrondi au sommet.
Comme tout le monde le sait, Hedwig fondait son Neckera
cladorrhizans sur une plante de Pensylvanie, et pourtant il écrit
dans la description de cette espèce { Spec. Musc. frond., p.
207): « Annulus nullus. » Se serait-il trompé? La planche 47
est insuffisante pour mettre dans leur jour les détails de la
capsule. Pour résoudre ce problème, j'ai prié M. Alph. de
Candolle de me communiquer l'échantillon original de Æedwig,
et le grand botaniste de Genève, avec une obligeance dont
je suis heureux de le remercier publiquement, a bien voulu
_ m'envoyer le précieux échantillon. Le paquet contenant la
mousse portait , sans d’autres données, seulement les deux
mots : « Neckera cladorrhizans », écrits, comme /. de Can-
dolle a pu le vérifier authentiquement, par Æedwig ris (1).
_ L'échantillon est pauvre et n’a qu’une seule capsule. Les
feuilles détachées de l'extrémité du rameau penné ont 1,9-
2,1 mill, de long sur 0,9-0,95 mill. de large. La capsule est
_trop müre, oblongue-cylindrique, jaune rougeâtre (Hedwiq
dit : « Sporangium virens »! }), privée de coiffe et d’opercnle.
On n’y voit que des fragments de quelques dents du péristome
_ externe; celles-ci sont percées sur la ligne médiane, faible-
ment marginées aux bords et striées aux articles. Le contour
_ de l’orifice capsulaire présente 2-3 séries de cellules plus
petites : je n'ai pu constater un anneau distinct.
Ces caractères, quoique insuffisants en eux-mêmes, pour
former la base d’une opinion bien motivée, me portent à
croire (et je l'énonce avec toute réserve) que ce spécimen
_ n'avait pas pour station l'Amérique du Nord, mais qu'il esl
= peut-être un produit du terrain de notre Europe. — Voilà une
_ difficulté de plus ponr la solution du problème dont il vient
_ d’être question. | |
n'est pas d’ailleurs inutile de faire remarquer que les
_ auteurs plus modernes, contrairement à Hedwig, indiquent
Nord. Les auteurs du Bryol. Europ. considèrent comme un
l'égard du C. cladorrhizans, Vanneau persistant et formé de
_ cellules plus petites. Dans la description du type de l'Amé-
_ rique du Nord, donnée par W.S. Sullivant, Icones muscor..
__ p. 143, nous lisons : a annulo conspicuo composito facile
._ dehiscente. » Et tout récemment, Lesquereuxr et James, dans
(4) Enñ même temps, M. De Candolle me fait la remarque suivante : + dans
ma Phytographie, p. k1s, au catalogue dés herbiers types, j'ai dit : « Hed-
wig. Environ 200 mousses de lui dans l'herb. De Candolle. » J'aurais dû
meltre : 200 mousses de lui communiquées par Hedwig ls à Aug. Pyr. De
Candolle, »
_ On anneau considérable dans la mousse de PAmérique du
des caractères distinctifs dn Cylindrothecium Schleicheri, à
REVUE BRYOLOGIQUE. : ‘ 89:
leur Manual of the Mosses of North America, p. 311, disent :
« Annulus large, easily detached. » ;
Quant à la relation entre mon Æntodon transsylvanicus et
les deux espèces qui viennent d'être traitées, les caractères
distinctifs de la forme de Transsylvanie sont les suivants :
Les feuilles à l’extrémité des rameaux pennés sont relati-
vement plus larges (le rapport de la largeur à la longueur des
feuilles les plus larges égale 1 :1,9:2,6 dans l’£nt. clador=
rhizans : 4 : 2 : 2,3 dans l’£nt. Schleicheri, et 1 45:15
dans l'Ent. transsylvanicus) ; les oreillettes en sont plus
grandes ; les deux nervures généralement un peu plus fortes
et plus longues ; les cellules basilaires plus amples.
Outre cela l'espèce de Transsylvanie se distingue : À
a. De l'Ent. cladorrh. : par le vert plus foncé à la surface
des touffes ; l'extrémité rentlée, plus robuste et moins COM-
rimée des rameaux pennés, garnie de feuilles plus grandes
(long. 1,9-2,9, larg. 4,2-1,3 mill.) ; les spores généralement
un peu plus grandes (diam. 0,014-0,020, en moyenne
0,017 mill., tandis que le diam. des spores de l'Ent. cladorrh..
est 0,012-0,017, en moyenne 0,014 mill.); l’opereule obtus.
Bb. De l’Ænt. Schleicheri : par l'anneau considérable et se
détachant avec facilité ; les dents marginées mais pas striées
du péristome externe. FR
Maros-Väsärhely, 1 sept. 1885. CH. DEMETER.
La fructification du Didymodon ruber.
Le Didymodon rnber est une espèce remarquable et très-
bien caractérisée, que Juratzka a décrite le premier, etqui
avait été trouvée jusqu'ici dans les montagnes du Tyrol, dé … .
Ja Styrie et de la Carinthie, mais seulement à l’état stérile.
Jai observé récemment celte belle mousse, assez abondante,
et fructifiée, près de Louèche-les-Bains , dans le Valais.
Elle croit sur les parois abruptes et presque verticales de
grands rochers calcaires exposés au nord, vers 4,800 à 1,900
mètres d'altitude, dans la gorge appelée Pas-du-Loup. S
touffes, larges et profondes, se composent de tiges tre
allongées, d’un beau rouge à l’intérieur, et rougeûtres aussi
à la surface, excepté l'extrémité des jeunes rameaux, qui est
d'obord verte; sa couleur et sa grande taille la distinguent
au premier aspect du Didymodon rubellus. Rx
| Les feuilles, presque toutes rouges , lancéolées et étroite-
ment acuminées de la base au sommet, sont fortemen
révolutées sur les bords, qui deviennent ainsi très-épais
dressées et même appliquées contre la tige par leur base,
elles s'étalent ensuite en devenant sinueuses à Vétat humide;
ST REVUE BRYOLOGIQUE.
* leur longueur dépasse souvent 4 millimètres, et même 5 en
‘lès supposant rectilignes; la pointe fine, qui continue régu-
_ lièrement le limbe, présente assez souvent quelques dents
saïllantes vers son extrémité, souvent aussi elle est entière.
La nervure, assez étroite, mais épaisse et bien convexe, ne
dépasse pas le limbe. Le tissu est formé dans la partie basi-
… laire et sur une assez grande étendue, de cellules en rectan-
_ gles allongés, lisses, rougeâtres et translucides ; plus haut il
_ se compose de cellules opaques, carrées dans tous les sens,
même sur la coupe transversale, dont les parois extérieures
‘s’épaississent en grosses papilles, obtuses, assez irrégulières,
‘et généralement peu saillantes.
L'espèce est bien neliement dioïque. Les plantes mâles
forment des touffes séparées et semblables aux autres, dont
haque tige se termine par un périgone : une rosette de feuilles
terminales, semblables à celles de la tige, les dernières modi-
iées dans leur partie basilaire, qui est plus large, plus engai-
ante et d’un tissu plus lâche, entoure l’inflorescence, com-
“posée elle-même de quelques folioles courtes, rongeûtres,
ovales, érosées-dentées surtout leur contour, obtuses ou
brusquement apiculées, d’un grand nombre de paraphyses
également coloréès, longues, très-étroites, filiformes et nul-
ement renflées, et enfin de nombreuses anthéridies, grandes
et allongées. Souvent au-dessous de l’inflorescence terminale
issent des rameaux, généralement courts, qui portent des
_inflorescences semblables, et les fleurs mâles semblent ainsi
groupées et comme étagées.
Les fruits paraissent devoir mürir vers la fin d'octobre ; au
milieu du mois d'août on voyait de vieilles capsules vides, et
celles de l’année commençaient seulement à se former : j'ai
cultivé quelques-uns de ces jeunes fruits et j'ai pu les voir se
développer plus tard.
= La capsule naît au centre d’une rosette semblable à celle
Eu
_ sont modifiées qu’à leur base, mais les intérieures le sont
rdinairement bien davantage; on trouve assez souvent,
‘enroulés autour de la vaginule, des folioles courtes, ovales-
lancéolées, largement et brièvement acuminées, d'un tissu
ougeâtre, lisse et uniforme dans toute leur étendue, avec:
des bords plans et entiers et dont la nervure plus mince
n'alteint pas le sommet. Le pédicelle est long ordinairement
d’un centimètre 1/4 à un centimètre 1/2. La capsule oblongue-
cylindrique, mesure à peu près 3 millimètres, en y compre-
nant l’opercule, long de 0" 75. Cet opercule s’amineit régu-
lièrement de la base au sommet en un bec obtus; dans les
fruits jeunes, il tranche par sa couleur orangée sur celle de
Pneu murs qui est alors verte avec un pédicelle pâle; plus
tard le pédicelle se colore aussi en commençant par le base,
RAT à
des fleurs mâles ; les feuilles extérieures de cette rosctte ne
REVUE BRYOLOGIQUE. AS
et à la fin il devient, ainsi que la capsule elle-même, d'un
rouge brique uniforme. Quelques stomates, arrondis et tran-
sparents, se distinguent aisément par leur aspect blanchâtre
du tissu coloré des parois capsulaires. L’anneau, formé de
deux ou trois rangs de grandes cellules rectangulaires et
jaunâtres, demeure adhérant aux bords de la capsule.
Le péristome est long de O0" 22 à Ow" 30 ; il se compose
de 16 dents blanchâtres et papilleuses, conniventes en cône
par la sécheresse, mais d’ailleurs parfaitement droites, sans
aucune trace de torsion. Chacune de ces dents est partagée
. jusqu’à la base en deux branches égales et linéaires, très-
régulières, de largeur à peu près uniforme dans toute leur.
longueur ou très-légèrement rétrécies dans la partie supé-
rieure ; ces branches sont entièrement libres ou de temps en
temps faiblement cohérentes par places aux articolations.
Elles sont formées de deux couches de plaques également
_papilleuses, de même épaisseur et à peu près de même cou-
leur ; l’extérieure paraît cependant quelquefois un peu moins
âle. Chacune de ces couches comprend une seule rangée
d'articles allongés, légèrement saillants à leurs articulations,
surtout ceux de la couche intérieure. Vers la base les dents
tendent à devenir confluentes, et forment une membrane peu
élevée , qui est cachée par le bord de la capsule. Vues de
face, elles paraissent plates: mais quand on les examine sur
le côté, on reconnaît que les deux couches prises ensemble
forment une épaisseur qui excède légèrement la largeur de
chaque branche. ; TE
Cette structure se rapproche beaucoup de celle des Tri-
chostomum, avec cette différence cependant qu'ici les 32
branches ne sont pas équidistantes ; elles sont visiblement
rapprochées deux à deux, de manière à constituer 46 dents.
séparées par des intervalles bien marqués. Néanmoins, il
faut avouer que la limite de ces deux genres est assez incer=
taine. Dans ce groupe naturel qui va des Poltia aux Barbula,
en passant par les Didymodon et les Trichostomum ,; 0m
observe une évolution progressive du péristome, qui s'élève
_ par des degrés continus de ja forme simple des Potlia au
* type si spécial et si bien caractérisé des ‘Barbula. J'insisterai
un peu ici sur ce fait, qui est important pour fixer les vérita-
_bles affinités de cette famille. Dans les Barbulacées la struc-
ture des dents est au fond la même que dans les Dicranum
et les Grimmia : chaque dent se compose essentiellement
d'une seule rangée d'articles extérieurs et d’une double
rangée de plaques ventrales, c'esi ce qui caractérise les
_ mousses que j'ai appelées Aplolépidées. Dans presque toutes
les familles de cette grande section, les dents tendent à se
partager en deux branches, au moins dans leur partie supé
rieure ; mais tandis que dans les Dicranacées et les Grim-
no 92 ru REVUE BRYOLOGIQUE.
miacées ces branches sont en général acuminées , se rétré-
_cissant de la base au sommet, dans les Barbulacées elles sont
_au contraire généralement linéaires, conservant la même
largeur dans toute leur longueur, et par suite la division se
prolonge ordinairement jusqu’à la base de la dent. Il devient
_ souvent alors assez difficile de déterminer la structure pri-
mitive et normale dont le péristome est dérivé.
. En comparant, par exemple, le péristome du Barbula un-
guiculata avec celui du Tayloria splachnoides, il semble au
_ premier abord que leur structure soit tout à fait la même :
32 lanières linéaires, égales et équidistantes, composées
_ chacune de deux couches de plaques sur un seul rang. Ces
deux péristomes appartiennent cependant en réalité à deux
types très-différents : pour s’en assurer, il suffit d'examiner
les espèces voisines. En voyant que dans les dents du Tay-
Joria serrata et des Dissodon, la couche extérieure est formée
d’une double rangée de plaques, tandis que la couche intérieure
est simple, on conclut aisément que c’est cette couche simple
qui s’est parlagée accidentellement dans le Tayloria spla-
chnoïides, Pour les Barbula, la question semble plus difficile
à résoudre, la division des dents étant complète dans toutes
s espèces de ce genre et même dans les Trichostomum, et
membrane basilaire souvent assez large dont elles partent
ftrant peu de commodité pour cette étude ; il faut arriver
x Didymodon et aux Desmatodon pour retrouver les traces
de la couche extérieure simple qui correspond à celle des
Dicranum et des Grimmia. : Ha
= Le Didymodon rubellus est une des espèces où celte ob-
Servalion présente le moins de difficultés. Là le péristome est
composé ordinairement de 46 dents simples dans toute leur
longueur ; la conche extérieure de chaque dent est formée
. d’une seule rangée de plaques assez larges et parfaitement
indivises, au moins dans les articles inférieurs ; la couche in-
térieure, au contraire, montre toujours deux rangées de
plaques plus étroites. Dans les articles supérieurs, les pla-
ques dorsales paraissent quelquefois se partager aussi, du
moins sur une partie de leur longueur, et alors la ligne divi-
surale médiane devient bien visible, sans toutefois que les
deux branches se séparent : on aperçoit seulement des fentes
étroites entre les articulations. Il peut se faire que cette
division s’accentue davantage dans certaines variétés, bien
que je ne l’aie pas observé : la structure se rapprocherait alors
_ de celle du Didymodon ruber, none st Er,
._ L'existence d’une couche extérieure simple, au moins pour
le bas de la dent, peut encore assez bien s’observer dans cer-
. tains Desmatodon. L’aflinité de toutes ces espèces avec les
… Barbula étant incontestable, il faul en conclure que dans la
… forme de péristome dont celui des Barbula est dérivé, c’est la
“ES
couche extérieure qui était primitivement simple, tandis que
la couche intérieure est essentiellement double. | FOR
Remarquons d'ailleurs qu'une structure analogue à celle
des Trichostomum et des Didymodon se retrouve dans on
groupe parallèle aux Barbulacées, mais plus voisin des Dicra-
num par la forme des feuilles, celni qui comprend les genres
Leptotrichum, Ceratodon, Distichiam. Dans le Distichium in-
clinatam particulièrement cette structure est facile à cons-
tater : on y distingue très-nettement dans la partie inférieure
des dents la couche extérieure formée d’une seule rangée
d'articles très-étroits dans le sens de la hauteur et bien
colorés, et la couche intérieure composée de deux rangées
de plaques plus pâles ; dans celte espèce, ces deux couches
présentent un aspect très-semblable à celui qu’elles ont dans
les Grimmia. Ce petit groupe semble ainsi relier entre elles
les trois divisions principales des Aplolépidées : Dicranacées,
Grimmiacées, Barbulacées. Fe
Tous ces faits nous amènent à reconnaitre dans les Barbu
Jacées une évolution progressive du péristome dont les
extrêmes sont représentés d’un côlé par les Barbula, de
l’autre par les Pottia, et les termes intermédiaires par les
genres Didymodon, Desmatodon et Trichostomum. Dans les”
Pottia le péristome, malgré son imperfection fréquente, laisse
assez aisément reconnaitre le type primitif des Aplolépidées,
des dents simples et plates, avec une seule rangée de plaques
dorsales, et une double rangée sur le côté ventral. Dans les
Didymodon, les dents demeurent en général plates et com
posées de la même manière, seulement elles tendent à se
partager en deux branches; ces deux branches se séparent
plus complètement dans les Desmatodon; dans les Trichos-
tomum elles deviennent, à peu près équidistantes , el en
même temps plus épaisses ei filiformes; enfin, dans les
Barbula, les 32 branches, devenues complètement indépen-
dantes, s'allongent encore davantage et se tordent en spirale.
C'est le dernier terme de l’évolution qui, partant de la struc-
ture commune des Aplolépidées, est arrivée à réaliser un
type très-spécial. Le Didymodon rubellus et le Didymodon
ruber représentent deux degrés de celte évolution, le pre
mier plus rapproché des Pottia, et le second plus voisin d
Trichostomum, une autre espèce, le Didymodon cylindricus,
nous offrirait au contraire une transition aux formes de pé:
ristome incomplètes .et dégénérées, que l’on observe dans
certaines Weisia : dans celle espèce, en effet, les 16 dents,
indivises dans toute leur longueur, montrent seulement vers
la base une couche intérieure double avec une couche exté-
rieure simple; à mesure que l'on s'élève, on voit les articles
de la couche double s’amoindrir et bientôt disparaître d’a
côté, de telle sorte que la partie supérieure de la dent 1
REVUE BRYOLOGIQUE.
oo _ REVUE BRYOLOGIQUE. |
“contient plus qu’une seule rangée de plaques dans l’une et
l'autre de ces deux couches. PHILIBERT.
_ Grimmia sessitana De Not. et Grimmia anceps Boul.
. M. l'abbé Carestia m'a donné un riche échantillon de la
Grimmia sessitana dénommée par M. De Notaris et publiée
dans lEpilogo de la Bryologie italienne, Après la mort de
M. De Notaris, M. l'abbé Carestia a continué ses excursions
_etil m'a communiqué ses trouvailles pour la détermination.
Parmi ces échantillons, j'ai reconnu deux exemplaires du G.
sessitana provenant de la région alpine de la vallée d’Aosta.
… Lorsque j'étais occupé à déterminer les mousses de
M. Carestia, j’ai eu le plaisir de recevoir des échantillons de
mousses de la Haute-Savoie, récoltées par M. Payot et
déterminées par M. l'abbé Boulay. Parmi les autres espèces
Ja Grimmia anceps m'a surtout frappé, car, à l'œil nu, elle
avait toute l'apparence de la G. sessitana.
J'ai examiné en détail les échantillons du Piémont et de
la Savoie et en réalité j'ai trouvé qu’aucune différence ne dis-
tinguait ces mousses,
Fire difficulté de l’i
un bon nombre de plantes dans
De Notaris et même dans un autre
publié dans l’herbier cryptogamique
il Ë l'inflorescence était toujours dioïque.
Une fois seulement j'ai eu l’occasion de voir deux tiges
réunies à la base par le tomentum radiculaire, mais c’étaient
deux plantes distinctes, mâle et femelle.
M. Boulay de la G. anceps, on trouvera une complète con-
Cordance des deux auteurs, et par conséquent , l’une des
dénominations n’est qu’un synonyme de l’autre, et par la
loi de la priorité, celle de M: De Notaris doit prévaloir.
à
= Debat (Hypnum), de Grônwall (Orthotrichum et Ulota), de
| REVUE BRYOLOGIQUE. : 108
La Grimmia sessitana est propre au groupe du Mont-Blanc
et de ses ramifications : je ne la connais pas sûrement d’une
autre localité, car l’exemplaire distribué par M. le chanoine
Anzi, provenant du groupe de l'Ortler et publié dans la:
Bryotheca de Rabenhorst (n° 1175), n’à pas de fruit, et je ne +
puis pas m’assurer si c’est bien l’espèce de De Notaris. ne
VENTURL
Nouvelles.
Madame Zetterstedt désire vendre les doubles de l’herbier
de feu son mari (500 espèces représentées par 36,000 spé-
cimens); s'adresser au professeur Arnell, à J6nk6ping (Suède).
Voici l'annonce que nous avons reçue : Nes
Duplicates of Musci vert and Sphagna, about 500 species in
36,000 specimens from my deplored husband’s collection are
sold in sets according to the. purchaser’s wish. The mosses nr
are from Sweden, Norway and .the Pyrénées mountains, a
smaller set even from Australia. Applications to be madeto
D H.-W. Arnell, Jénk6ping (Sweden). es
HERTHA ZETTERSTEDT.
Un des botanistes les plus connus de l’Europe, Edmond
Boissier, est décédé à Valleyres (Suisse), le 25 septembre 1885,
à l’âge de 76 ans. De nombreux voyages en Espagne eten
Orient lui avaient permis d’éludier sur place la flore de ces
contrées qu'il connaissait mieux que qui que ce soit. Ce n’est
. pas ici le lieu de citer ses belles publications phanérogami-
ques. Il s’intéressait à toutes les branches de la botanique,
et il possédait diverses collections de mousses, dont une de
Schimper qui date de l’époque de la publication du Bryologia
Europæa ; cette collection n’a dû être publiée qu'à un petit
nombre d'exemplaires, je ne l’ai vue que chez M. Boissier.
Plus heureux que beaucoup de naturalistes, il avait trouvé
dans son gendre, M. W. Barbey, un digne continvateur, et
ses collections ne seront pas dispersées. PCR be
Les publications récentes de MM. Limpricht (2° livraison),
Szyszytowiez (Hepaticæ tatrenses), de Letacq (mousses de
_ l'Orne), de Braithwaite (9° livraison), seront analysées dans
le prochain n°. es a Frs
L'abbé Boulay a acquis l’herbier Sauerbeck, dont la mise
en vente avait été annoncée dans la Revue. He
La ville de Neufchâtel (Suisse), a acheté les collecLions «
M. Lesquereux, et l’abbé Boulay les doubles de ses mou:
qu'il échangera contre d'autres mousses exotiques.
ARNELL. — Scandinavian bibliégraphy. Lis dr ae ss +. 1
BERNET. — Sarcoscyphus alpinus var, heterophyllus. ° + 41,062
RTE à
LC
Me 6) |
VERS NME à
BOULAY. — Notice sur quelques mousses de lherbier de Mont- :
FRET RE A LR à
» — Bibliographie. . . . , . A LT Rte
CORBIÈRE. — Muscinées nouvelles des environs de Cherbiine ls |
PR Entodon ras Schleicheri et transsylva-
“ nicus. a A US eu àù cos à 00
MM Mine CS es Ha
» een vs A de LP a On LE QU CAP Or EE
res Bibliographie. NE de ad us ; Hd" 02, 72
— Table analytiques des Me pioroétyeh: ER
SENTE Scalia Hookeri et Fossombroniæ scandinavicæ. . 33
PHILIBERT, — Rhacomitrium mollissimum., . . . ... . , +
» — Observations au sujet du n° 742 des Musci G. . 3
»..: — Études sur le péfistome. 4 4 4... à < 67, 8.
» — La fructification du Didymodon ruber. . . . . 89
, RENAULD. — Notice sur quelques mousses des Pyrénés.
RENAULD et CARDOT. — Polytrichum Ohioense. . . .
at Ha ._ » — Notice sur quelques mousses de
Je rique du Nord. . . . . ,
— Gymnomitrium confertum. Mt
ra
ts: +: FAR Noir ame (bryologiques
» — Grimmia Sssifffla et G.
Caen, — Typ, F. Le Blanc-Hardel,