PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
s. Sommaire du n° 1 < É
Bryum lutescens et B. maritimum. Bomaxsson. — Nouvelles observations
Sur Jes Philonotis de la section capillaris. PHILIBERT. — Bibliographie.
— Nouvelles: FrD. À +
| Bryum lutescens sp. nov. et B. maritimum sp.n.
= Bryum lutescens, species nova.—Dioicum, laxe cespito-
_ Sum, cespites molles 1-2 cm. alti, superne lutescentes,
_-inferne fuscescentes, tomento radiculoso atro-rufo inter.
. texti; innovationes tenues circa 1 cm. longæ. Folia cauline
_ inferiora remota, minora, a basi angustiore ovato-lanceolata,
_ decurrentia, margine revoluto, integro, anguste margi
… nata; Costa valida in apice evanida vel in cuspidem breve:
_ producta; superiora in comam producta longiuscul
___ cellulæ magnæ hexagonæ, vel elongato-hexagonæ, bas
___. lares rectangulares. Seta 1-3 cm. longa, 0,18-0,20 mm
Crassa, rufa. Capsula inclinata vel subpendula cum collo
tumidulo sporangio subæquilongo 2-3,5 mm. longa,
1,3-1,5 mm. crassa, elongato-pyriformis, regularis vel
leniter incurva, luteola, ætate brunnéscens, sicca sub ore
haud angustata ; cellulæ exothecii pachydermæ, irregu-
lariter rectangulares, os versus minutæ, rotundate hexa-
gonæ ; operculum sat parvum, convexum, mamillare ;
species nova.
rte
innovationes breves, ramuli teretes vel flagelliformes.
-Folia erecto-patentia, orbiculari-ovata vel late ovata, omnia
Subsucculenta, valde concava, margine apicem versus
reflexa , integerrima, parum marginata, basi rubentia,
_ costa sub vel cum apice evanida; cellulæ sat rectangulo-
. vel rhombeo-hexagonæ ad basin rectangulares et ad latera
-majores, quadratæ. Seta 8-14 mm, longa, 0,15-0,18 mm.
crassa, inferne obscure fusca, superne pallidior, luteo-
rufa, non torta. Capsula 1,3-2 mm. longa, circa 0,8 mm.
_Crassa, inclinata vel pendula, pyriformis, regularis, fusca,
_ microstoma, sicca sub ore non coarctata ; cellulæ exothecii :
_irregulariter rotundato-hexagonæ; opérculum conicum FER
apiculatum, nitidum. Peristomii dentes 0,30-35 mm.longi,
-0,055-0,060 mm. lati, inferne pallide lutei, 16-18 trabe-
Culis, superne hyalini, parum papiHosi; membrana
peristomii interni pallidior, luteola, processus angusti in
Carina usque ad apicem rimosi vel leniter hiantes, superne
hyalini, cilia rudimentaria. Sporæ 0,020-0,028 mm. magnæ,
luteæ, punctulatæ, Fructus maturat mense junio.
. Habit. in Eckero, insula Alandica in littore maritimo
pions pagum Torp, 27-VI, 1896, a me lectum.
= Bryo Marratii proximum a quo præsertim foliis latio-
_libus, sæpius acuminatis, forma capsulæ et operculi
_differt. | RG | .
K Alandia mense novembri 1896. E a
_ d.-0. BomANsson. :
Le
qu
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maturité, de telle sorte que j'ai pu analyser d’une manière.
précise la structure du péristome ; jy ai constaté des par-
ticularités remarquables qui distinguent nettement cette
espèce des autres groupes du genre Philonotis, et qui
_ présentent un grand intérêt. M. Jaderholm m'a commu-
niqué aussi un petit spécimen du Philonotis fertile que …
ZLettersted avait trouvé autrefois sur.le mont Hunneberg
-et qu’il avait rapporté à cette même espèce de Lindberg.
Ce spécimen renfermait deux capsules, malheureusement
beaucoup trop jeunes, mais il y avait aussi des fleurs
mâles en bon état. Or, ces fleurs sont absolument iden-
_ tiques à celles qui ont été récoltées par M. Arnell dans
la province voisine de Smäland et d’après lesquelles …
M. Husnot a créé son Philonotis Arnellii, de telle sorte
_ que ces échantillons de Zettersted peuvent être considérés
comme représentant la fructification de cette espèce. D’un
autre côté, M. Jensen a bien voulu m'envoyer plusieurs
touffes de la mousse stérile trouvée par lui en Danemark
. (Sjællandia, prope Hvalsô), et mentionnée par Schimper
… (Synopsis, p. 521) comme lui ayant été adressée par Lind
_berg sous ce même nom de Philonotis capillaris. RTE
are
Philonotis capillaris Lindberg. — La plante recueilli
par M. Hugo Thedenius ressemble tout à fait par son
Système végétatif à celle de Vals ; l'aspect et la couleur
Sont identiques ; elle s'élève seulement un peu plus haut,
jusqu’à un ou deux centimètres ; elle est aussi plus ra-
_ Meuse: les tiges fertiles sont presque toujours entourées
_… de plusieurs touffes de rameaux latéraux ou basilaires plus
AE ORANOIDS DéVRIONDES SL Re ne
Plantes stériles filiformes, molles, d'un vert pâle passant
au gris rougeâtre ; elles sont toujours très grêles, ne mesu
rant guère que 0""10 en diamètre, avec des feuilles très
_espacées, ce qui les distingue dès le premier abord de
toutes les variétés du Philonotis fontana, où les tiges
toujours beaucoup plus épaisses, sont couvertes de feuilles
nombreuses et serrées. Chez les Philonotis fontana,
feuilles sont aussi bien plus larges, et leur limbe est ovale
ici, elles sont très étroitement lancéolées, égalant seu
lement assez souvent Omm13 en Jargeur sur une longueur
_ de Omm65, et atteignant à peine Omm920 sur Omw90 sur les
rameaux les plus développés. Elles sont d’ailleurs planes
sur les bords, nullement décurrentes, dentées dans leu
partie supérieure, et acuminées en une pointe filiforme
_ presque aussi longue que le limbe. Le tissu se compose
de cellules rectangulaires généralement assez courtes, 20 a
environ sur 10 x en largeur; par places on en trouve de
plus allongées, et d’autres qui approchent au contraire du
_ Carré. La nervure est distincte jusqu’à la base de Pacûmen
et se confond énsuite avec lui jusqu’à son extrémité.
_ La tige fertile, un peu plus épaisse (diamètre Omm15 vers
le milieu de la hauteur, Omm18 près du périchèze), porte
des feuilles presque dressées, toujours assez distantes les
. unes des autres, qui mesurent, dans la partie moyenne de =
la plante, {mm sur Omn93: plus haut, elles s’allongent gra-
= duellement, et atteignent 2m dans le périchèze; la pointe,
_ formée par la nervure, occupe d’abord le quart, puis la
_ moitié de la longueur; enfin, dans les périchétiales, le
_limbe ovale ‘et assez court n’égale guère que Omm €0 sur
- Omm40, et la bractée se termine brusquement par une
- lanière filiforme deux ou trois fois plus longue. Cette
. Janière ferme, scabre et fortement dentée, bien vérte, est :
constituée entièrement par la nervure épaissie ; elle dé-
_ passe la vaginule d’une hauteur de 4mm à {mm95, C’est là
encore un des caractères par lesquels les espèces de cette
section s’éloignent du Philonotis fontana et des formes qui
__ lui sont alliées. Dans toutes ces formes, en effet, le limbe
_ des feuilles périchétiales est, au contraire, largement ovale,
progressivement acuminé et visible sur les bords dans
_ presque toute l'étendue de la bractée, de sorte que la ner- -
-vure ne dépasse qu’en une pointe assez courte, qui ne
s'élève jamais beaucoup au-dessus de la vaginule.
Lés dimensions du frait varient dans d’assez grandes
proportions. Le pédicelle, haut quelquefois de 1 cent. 4/2,
ne dépasse pas ailleurs un centimètre ou reste même au-
forme à peu près sphérique,
- vent horizontale, atteint de temps en temps deux milli=
mètres en hauteur sur une largeur à peu près égale ;
dans d’autres fruits el
_ilest régulièrement conformé, il se compose de 16 seg- …
= les lanières contigües demeurent rattachées entre elles par
en temps quelques trous arrondis sur le milieu des lanières
= largeur, reliant ainsi tous ses lobes entre eux, et peu
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articulations ventrales : celles de la moitié inférieure sont -
munies de lamelles très saillantes ; dans la partie supé-
rieure ces lamelles deviennent plus courtes, et l’on aper-
çoit entre elles des masses épaisses, arrondies ou transver-
salement elliptiques, de même couleur et à peu près de
. même hauteur. Dans les capsules moins développées les
dents sont souvent moins longues et leurs articulations
moins nombreuses. b< es Fr >:
Le péristome interne est surtout remarquable. Quand
_ ments triangulaires, opposés aux dents, et qui les dépas-
sent largement de chaque côté. Ces segments sont com-
plètement libres, séparés les uns des autres dès la base
du péristome , et l’on peut assez aisément les isoler.
Chacun d’eux présente laspect d’un triangle isocèle, dont …
la hauteur égale environ Omm39, et la base Omm195, Ce
triangle est partagé lui-même dans toute sa longueur en
cinq lanières bien distinctes, toutes de même forme et
régulièrement acuminées; celles qui sont situées au milieu
tendent seulement à devenir plus étroites dans leur partie
_ supérieure, tandis que celles des bords restent plus larges ;
mais cette différence ne paraît pas très constante, et lon
_ voit de temps en temps l’une des divisions latérales se
terminer en pointe fine. Le nombre n’est pas non plus bien
fixe : l’on observe fréquemment, d’ailleurs dans les mêmes
capsules, des segments qui n’ont plus que quatre lanières,
les latérales ordinairement, mais mon toujours, plus
_ larges que les intérieures. Les lignes verticales qui
- séparent ces lanières les unes des autres sont toujours
bien dessinées, mais habituellement la séparation n’est
pas complète. Elle se produit souvent par.une série de
fentes oblongues ou de fenêtres ovales, de telle sorte que
les bords connivents de ces fentes; plus rarement les ou-
verturés deviennent confluentes sur toute l'étendue de la
ligne verticale qui limite deux lanières voisines, et celles-ci
_ deviennent entièrement libres. On aperçoit aussi de temps
- elles-mêmes. « . GÉt PEnaer e de
__ Les deux réseaux de l’endostome sont bien apparents :
on distingue nettement les lignes horizontales de la lame
dorsale , qui coupent chaque segment dans toute sa
_ éloignées les unes des autres; les lignes du réseau ventral,
parallèles aux premières et plus distantes, sont propres au
_ contraire à chacune des lanières, et alternent de l’une à
l’autre. Tout l’endostome est d’ailleurs habituellement
_parsemé de papilles nombreuses, qui quelquefois semblen
.
e < isposer le long des lobes les plus larges en stries ver- +
RES An se |
Telle paraît être la structure normale du péristome
interne dans cette espèce; mais les choses ne se passent
l'on n’observe plus dans chaque segment que trois ou quatre
lanières, dont la largeur varie sans règle fixe, celles qui
_ sont situées vers le milieu du segment étant quelquefois
les plus larges, tandis que les plus étroites se trouvent près
des bords, dans les intervalles des dents. Enfin , dans
d’autres capsules, généralement moins développées, la
tructure tend-à se modifier d’une manière encore plus
singulière. Toutes les divisions dont se composent les 16.
segments tendent à devenir indépendantes les unes des _
autres, et l’endostome ne se compose plus que de lanières
isolées, complètement libres et même séparées par des
istances plus où moins grandes; ces lobes, de même
_blent placés sans ordre et sans règle fixe, en face des dents
et dans leurs intervalles : tantôt on observe entre deux
dents adjacentes un lobe assez large, et tantôt une lanière
ee ae deux lobes accolés sont opposés à une
»
emps le nombre total de ces
parallèles, minces et beaucoup
rapprochées entre elles, alternent
lanières adjacentes, in-
s faisaient partie d’un
#::
pas toujours aussi régulièrement, Il y a des capsules où
hauteur et de même forme, mais de largeur inégale, sem-
égale largeur, ou au con
REVUE BRYOLOGIQUE |
“en réalité dans le plan normal; si ellé paraît s’en écarter,
c’est seulemént par suite de la diminution de quelques-
uns de ses éléments, et de la consolidation qui s’est pro-
duite d’une façon peu habituelle dans certaines parties
. des éléments persistants, tandis que les parties adjacentes
étaient résorbées. Ha: e
Quoiqu'il en soit, cette structure du péristome interne.
. chez le Philonotis capillaris s'éloigne considérablement de
_ celle que l’on observe chez le Philonotis fontana et chez la
plupart des espèces du genre. FA GES
L’endostome du Philonotis fontana est bien aussi partagé
en 16 segments par des lignes verticales correspondant
_ aux limites des 16 rangées de cellules du cercle principal
‘ du péristome ; ces lignes sont toujours bien nettement
dessinées, mais habituellement la membrane interne n’est.
pas fendue le long de ces lignes dans toute sa hauteur ;
__elle reste ordinairement indivise, ét seulement plissée en
_ carènes, dans la moitié inférieure du péristome ; c'est
seulement dans la partie supérieure que les segments
tendent à se séparer. Sur cette membrane continue on dis-
tingue d’abord très nettement les lignes horizontales du
réseau dorsal, qui dessinent dans chaque segment une
rangée de rectanglés longs et étroits, opposés aux articles
intérieurs de l’exostome ; ces rectangles se prolongent de
chaque côté plus loin que la dent opposée, jüsqu’aux
grandes lignes verticales qui limitent les segments ; les
dents, en effet, sont toujours plus étroites que les divisions
de l’endostome qui leur correspondent, et elles laissent
entre elles des intervalles, qui sont d’ailleurs ici beaucoup
moins larges que chez le Philonotis capillaris. Le réseau
_.de la lame ventrale est souvent plus obscurément tracé;
il se compose, dans le bas de la membrane, de lignes
_ sinueuses qui coupent les rectangles dorsaux plus où
moins obliquement, d’une façon très variable, et qui for-
_ment de grandes aréoles, irrégulières et inégales, plus
plus. de la moitié de leur hauteur; c’est seulement en
approchant du tiers supérieur qu’ils tendent à se diviser
Chacun en quatre ou cinq lobes ; de chaque côté, à droi
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et à gauche, se trouve une lanière très large, souvent
_ obtuse, rarement acuminée, qui correspond à la moitié
_ d’un des processus normaux des Bryacées, et dont Ja
= forme n’est jamais bien symétrique; au milieu l’on dis-
_ tingue ordinairemeut deux ou trois cils, étroits et fili-
_ formes, plus courts en général que les divisions latérales,
_ et souvent mal développés ; rarement ils s'élèvent presque
_ aussi haut que les dents. Pour former ces divisions, le
réseau ventral de l’endostome s’est modifié peu à peu à par-
tir du milieu de sa hauteur : les aréoles des rangées mé-
dianes, qui vers le bas étaient souvent presque aussi larges
_ que les autres, se sont rétrécies graduellement etquelque-
fois même .subdivisées pour donner naissance aux cils,
tandis que les aréoles latérales devenaient au contraire
. plus larges ; en même temps les lignes sinueuses qui limi-
. taient ces aréoles tendaient à devenir plus régulières :
vers le haut elles forment des trapèzes à côtés rectilignes,
de telle sorte que dans les processus et dans les cils
elles dessinent des articulations horizontales à peu près
_ semblables aux articulations dorsales qui leur sont paral-
- lèles, et avec lesquelles elles alternent, mais à des inter-
_ valles plus éloignés. | à
= Entre cette structure et celle du Philonotis capillaris la
_- différence est frappante : la cause essentielle de cette diffé-
rence paraît consister en ce que chez ce dernier les aréoles
_ du réseau ventral se disposent dès:la base de l’endostome
_ en rangées verticales régulières, à bords rectilignes, qui
se continuent dans les mêmes directions jusqu’à son
_ sommet, et qui tendent à se séparer les unes des autres
_ par suite d’une résorption plus ou moins complète d’un
= ruban de la membrane le long des lignes descendantes
qui les limitent; tantôt cette résorption du tissu de la
. membrane se produit seulement par places, et elle donne
alors naissance à ces séries de fentes ou de fenêtres que
_ lon observe habituellement dans les péristomes les mieux
. développés, tantôt la résorption est complète dans les …
intervalles des lobes, comme cela a lieu normalement
. pour l’exostome dans les intervalles des dents, et il en
résulte un nombre plus ou moins grand de lanières
absolument indépendantes, et même séparées les unes des
autres par des distances plus ou moins marquées.
- C'est seulement dans la plante suédoise, en analysant
un assez grand nombre de fruits, que j'ai pu constater ces
faits d’une manière précise. Les deux capsules de la
plante de Vals que j'avais étudiées d’abord étaient trop ‘
Jeunes pour qu’on püt observer exactement les détails du
_péristome. Elles m'ont cependant montré dans l’endostome,
d’une manière assez nette, les traits généraux d’une struc-
une teinte orangée ; le limbe des bractées supérieures a la
Smäland, et appelée par M. Husnot Philonotis Arnellii,
| _ par Lindberg sous le nom de Philonotis parvula, et qui
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ture analogue, c’est-à-dire, 16 segments triangulaires bien
séparés les uns des autres, et divisés chacun jusqu’à leur
base en quatre ou cinq lobes à peu près égaux entre eux.
Ces deux plantes sont donc semblables par leurs fruits
comme par leur système végétatif. Leur principale diffé-
rence se trouve dans les fleurs mâles. ra
Dans la plante récoltée par M. Thedenius, les folioles du
périgone sont toujours dressées, s’écartant de la verticale
à peine de 45 degrés ; elles sont bien vertes, et elles se
terminent chacune par une pointe filiforme assez longue
et très fortement dentée; la nervure, médiocrement épaisse
et nettement délimitée, se prolonge jusqu’à l'extrémité de
cette pointe dans les bractées inférieures, et au moins
: jusqu’à sa moitié dans les bractées intimes. Ces bractées
sont d’ailleurs entremêlées de rameaux courts, souvent
nombreux et serrés. Prix de Res
Chez la plante de Vals on n’observe pas ces rameaux
accessoires ; les folioles du périgone sont en général étalées
horizontalement au moment de lPanthèse; elles sont moins
vertes dans leur partie saillante, et plus colorées dans
leur base engaînante, de sorte que la fleur entière prend
forme d’un triangle régulier sans aucune pointe distincte ;
enfin, la nervure, plus mince ét moins apparente, cesse
souvent d’être visible bien avant le sommet.
Ces différences, quoique au fond assez légères, per-
mettent de distiuguer au premier aspect les fleurs de ces .
deux plantes ; mais elles ne suffisent pas pour les séparer
autrement que comme deux variétés d’une même espèce. -
Cette espèce paraît être la plus répandue, soit dans nos
contrées, soit dans celles du Nord, de toutes celles que
_Lindberg confondait sous le nom de Philonotis capillaris;
j'estime donc qu’elle doit conserver cette dénomination. :
J'appellerai la plante de Vals et des autres localités fran-
çaises Philonotis capillaris varietas qgallica, et celle de
Suède Philonotis capillaris varietas T edenii. Aer
| 1. |
© Philonotis Arnellii Husnof. — La plante récoltée par
M. Arnell en plusieurs endroits de la province suédoise de
ru
| paraît identique à celle qui a été trouvée en fruits par
_ Zettersted, sur le mont Hunneberg en 1876. Cest aussi
probablement la même qui avait été envoyée à Schimper
provenait aussi de cette localité : « in rupium fissuris
montis Hunneberg Westergothiæ lecta. » Schimper Ja
Philonotis marchica, et non du Philonotis fontana. En
réalité elle est très voisine du Philonotis capillaris et. doit
être placée dans la même section. Elle s’en rapproche par
son système végétatif, par la structure de son périchèze,
-Par les caractères suivants : :
_ 4° Les feuilles sont légèrement rétrécies à leur base et
_distinctement décurrentes ;
_ 2 Les bractées du périgone ont un limbe beaucoup plus
réfléchir en dirigeant leur pointe vers le bas ;
un long appendice filiforme, constitué par la nervure, qui
s'élève très haut au-dessus de la vaginule : c’est là un
groupe. Mais ici le limbe engainant de ces bractées parait
_ plus étroit, et en même temps plus allongé ; il se continue
développée que chez le Philonotis capillaris, n’est pas
contraire à peu près lisse et de Couleur jaunâtre ; on n'y
aperçoit qu'un petit nombre de dents, très éloignées les
unes des autres, et obtuses ; 7 |
_ 4° La capsule, portée sur un pédicelle de 8 à 9 milli-
mètres, est-elle-même petite, à peu près sphérique, pen-
chée, avec une ouverture presque horizontale; elle mesure,
dans les deux fruits observés, 1 ""1/4 en longueur sur 1 mm
en diamètre, L’opercule, qui est régulièrement convexe et
de cellules plus grandes et surtout
mine ;
sont courtes, très légèrement rétrécies dans leur moitié
supérieure, et obtuses, d’ailleurs peu éloignées les unes
des autres; elles différent ainsi notablement de celles du
considérait, sans doute à cause de l'aspect de ses fleurs
mâles, les seules qu'il connût, comme se rapprochant du
par les dimensions et l'aspect de ses fruits; elle en diffère
allongé et relativement plus étroit : elles tendent à se
3° Les feuilles périchétiales se terminent également en :
Caractère qui semble commun à toutes les espèces dé”ce-
plus loin le long de l'acumen ; la pointe filiforme , aussi
comme là verte, scabre et fortement dentée; elle est au
obtus chez le Philonotis capillaris, se termine au contraire
ici par un cône aigu très distinct. L’exoderme est composé
beaucoup plus allon-
gées, qui égalent en longueur 90 y et davantage sur 45 mo -
en largeur; l’orifice est bordé de quatre rangs de cellules
très courtes, dilatées transversalement. L’operculé est
formé de cellules hexagonales dont le diamètre ‘mesure
seulement de %5 à 30 »; ces cellules deviennent encore
rois fois plus petites dans l’appendice conique qui le
Le péristome n’a pu être observé que d’une manière
res incomplète, les deux capsules que contenait Péchan-
illon étant encore très loin de leur maturité. Les dents
Philonotis capillaris, qui sont au contraire assez étroite-
ment acuminées et séparées les unes des autres par de
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larges intervalles. Elles paraissent atteindre à peu près
Omm95 en longueur, avec une douzaine d’articulations ven
trales, et Omm06 en largeur vers leur base ; les lamelles,
- médiocrement saillantes dans la partie inférieure, devien-
nent courtes et obtuses vers le haut. L’endostome était
encore mal formé ; il m’a paru se composer de lanières
… distinctes, libres dès leur base, étroitement linéaires, nom--
_ breuses et inégales, disposées sans ordre en face des dents
et dans leurs intervalles , à peu près comme dans les :
capsules les moins bien développées du Philonotis
oipiliaris: > SRE
_. En somme ces différences me paraissent assez nom-
_ breuses et assez importantes pour qu’on puisse considérer
le Philonotis Arnellii comme une espèce indépendante.
“Hi
: Philonotis Ryani Philibert.—Cette mousse ne parait pas.
- être très rare dans le sud-est de la Norvège. M. Ryan l’a
observée à plusieurs reprises en deux endroits différents;
_il m'en a envoyé de nouveaux exemplaires en fruits,
récoltés en 1895. M. Hagen l'avait rencontrée autrefois
dans une autre localité, et il l'avait envoyée à Lindberg,
= qui ne la considérait pas comme distincte de son Phi-
_lonotis capillaris. Elle ressemble beaucoup aux deux
espèces précédentes par son système végétatif, et elle
sa place dans la même section; ses fleurs femelles sont
_ aussi semblables : les feuilles périchétiales se terminent
_ également par un long appendice filiforme, scabre et for-
_ tement denté, formé par la nervure, qui dépasse de très
haut la vaginule. Elle se distingue de ces deux espèces
__ par son aspect spécial, par ses dimensions beaucoup plus
_ grandes, surtout celles de ses fruits, et par quelques par-
_ ticularités de détail; mais le caractère essentiel qui l'en
sépare, c’est la structure du péristome interne. Il est bien
partagé, comme chez le Philonotis capillaris, en 16 seg-
ments à peu près libres etindépendants, mais ces segments
ont une forme toute différente. Ils sont notablement plus
courts que les dents, auxquelles ils sont opposés en
dépassant un peu de chaque côté et auxquelles ils ad
rent ordinairement, de sorte qu’il est difficile de
séparer ; ils n’atteignent guère que les deux tiers de
lexostome, ne détenait QUE Omm97 ou au plus à Omm32,
tandis que les dents mesurent de 042 à Omm45, Au lieu
‘être divisés jusqu’à leur base en cinq lanières acuminées,
comme chez le Philonotis capillaris, ils sont entiers dans
la moitié au moins de leur hauteur, sans aucune trace de
_ fentes ou d'ouvertures ; plus haut ils montrent chacun à
droite et à gauche un lobe généralement large, etentre ces
lobes une dépression médiane ; les lobes latéraux, souvent
= contour extérieur, au lieu d’être régulièrement symétri-
_ ques, comme dans l’espèce voisine ; l’espace qu'ils laissent
naît que chacun des lobes latéraux correspond à une large
_ rangée d’aréoles trapézoïdes, dessinées à droite et à gauche
dans la membrane basilaire ; entre elles se trouvent d’au-
_ beaucoup plus petites; tantôt une seule rangée étroite-
encore ; ces rangées intérieures semblent le plus souvent
. chacune par un cil plus ou moins développé. C’est surtout
en examinant le péristome par transparence, que l’on peut
apercevoir à travers chaque dent les cils qui lui sont
_ opposés, et qui doivent souvent lui demeurer adhérents
. quand le reste du segment s’en détache. Cette structure
_ des deux espèces voisines. £
_ Par ses fleurs mâles il tient en quelque sorte le milieu
Philonotis Arnellii, mais elles en demeurent toujours très
différentes par la. forme des bractées périgoniales, toujours
capsule, d’un diamètre au moins deux fois plus grand, et
de 95 articulations, tandis qu’elles sont courtes, obtuses et
ne contiennent guère que 12 articles chez le Philonotis
aucune confusion.
Jusqu'ici trois espèces bien caractérisées et connues main-
inégaux sont presque toujours obtus et convexes sur leur
entre eux, souvent vide, est quelquefois occupé par des
-cils, variant de 1 à 3, plus ou moins longs, mais toujours
plus courts que les processus. Si l’on examine de près le
réseau de la lame ventrale dans chaque segment, on recon-
tres rangées en nombre variable, composées d’aréoles
. ment linéaire; tantôt deux ou trois rangées plus étroites
_ tronquées à leur sommet, vers le niveau où naissent les
_ divisions latérales ; plus rarement elles se terminent
de l’endostome est en somme semblable à celle du Philo=
_ notis fontana; elle sépare nettement le Philonotis Ryani
entre elles. Leur apparence rappelle quelquefois celle du
moins allongées eu égard à leur largeur. D'ailleurs sa
portée sur un pédicelle plus que double en hauteur, ses
dents longuement acnminées, atteignant Omm45 avec plus
Arnellii, enfin l’opercule obtusément convexe et formé.
d’un tissu uniforme même à son sommet ne permettent
Cette section du genre Philonotis comprend donc 5
tenant dans tous leurs éléments. Les formes nombreuses qui
n’ont encore été rencontrées qu’à l’état stérile sont beau-
coup plus difficiles à classer. Celle que M.- Jensen a
récoltée en Danemark près de Hvalsé ressemble par la
REVUE. BRYOLOGIQUE 43
_ plupart de ses caractères au Philonotis capillaris typique; À
elle en diffère par ses feuilles raides, très papilleuses, à
nervuré forte et scabre. En\examinant de près leur tissu,
on y remarque une autre particularité : dans l’intérieur
des cellules, sur leurs parois superficielles, on distingue
des épaississements de forme variable, épars le long des
cloisons verticales, et qui revêtent assez souvent la figure
d’un triangle aigu, appliqué par sa base sur un point de
ces éloisons et se prolongeant jusque vers le milieu de la
cavité cellulaire. Ces épaississements sont analogues à
ceux qui ont été observés dans divers genres de mousses,
mais qui, je crois, n'avaient pas encore été signalés chez
les Bartramiacées ; ils ressemblent particulièrement, avec
des différences dans le dessin, à ceux que lon rencontre
dans les cellules de plusieurs espèces de Bryum.
Ces épaississements sont encore plus nombreux et plus
apparents dans la plante récoltée par M. Ryan avec
quelques fleurs mâles, à Ale, près d’Onsô, et que j'avais
appelée provisoirement Philonotis norvegica ; là, presque
toutes les cellules sont marquetées par des plaques inté-
rieures disposées irrégulièrement le long de leurs parois
et présentant toutes sortes de formes ; l’une des plus fré-
_quentes est toujours celle d’un triangle aigu. Les feuilles, Fe
dans ces échantillons norvégiens, sont cependant moins
papilleuses et elles ont un autre aspect : elles sont longue-
ment et étroitement acuminées en une pointe molle.
La particularité du tissu foliaire qui est communeà ces
deux plantes ne doit donc pas nous déterminer à les.
_ réunir en une espèce distincte, d'autant plus que même
dans les échantillons du Philonotis capillaris de Vals et de =
Suède on rencontre de temps en temps des rudiments
plus où moins prononcés d’une structure analogue : les
cellules des feuilles sont assez souvent bosselées intérieu-
rement, et ces bosselures, sans prendre une teinte aussi
_ foncée et sans trancher autant sur les parois normales,
revêtent cependant des figures assez semblables. Jai
constaté aussi des empreintes assez marquées des mêmes
figures sur des exemplaires stériles récoltés près de Che
bourg par M. Corbière. Il semble done que l’on puisse
6 considérer cette tendance des cellules foliaires à se renfler
Je n’ai jamais, d’ailleurs,
intérieurement en épaississements plus ou moins nom-
breux et plus ou moins saillants comme commune à toutes
les variétés du Philonotis capillaris. Chez le Philonotis e
Arnellii, cette tendance paraît: beaucoup moins déve-
_ loppée ; on aperçoit de temps en temps dans certains
_ individus des traces plus ou moins obscures de ces épais-
sissements ; dans le plus grand nombre ils paraissent nuls.
observé rien de semblable chez
le. Philonotis RYabQ qui, sous ce rapport, comme ter si
structure de son péristome, semble plus voisin du Philo-
notis fontana.
__ D'ailleurs, les quelques flours mâles qui ont été rencon-
__trées dans la plante d’Ale ne sont pas au fond très diffé-
rentes de celles que contiennent les échantillons de
. M. Thedenius. Je crois donc que cette plante peut être
; considérée dans l’état actuel, ettant que ses fruits ne seront
_ pas connus, comme une variété du Philonotis capillaris ;
_je propose de la nommer Philonotis capillaris varielas
RUES celle de M. Jensen sera la variété danica.
ouate place faut-il assigner néibtetint au Bhilosotis
parvula de Lindberg®? Je crois bien qu'il avait désigné
ainsi suecessivement plusieurs formes très différentes les
unes des autres. Les échantillons récoltés sur le mont
"Hannéborg, qu'il avait envoyés à Schimper sous ce nom,
ner probablement au Philonotis Arnellii. Plus
tard, il avait rattaché sa neuvelle espèce au Philonotis
Le et l'avait appelée Philonotis fontana var. par-
vula. J'ai reçu de M. Bomansson, sous cette dernière
dénomination, une petite forme provenant de l'ile fin- -
landaise d’Aland, qui ne diffère pas sensiblement du
Philonotis capillaris var, danica : les cellules assez
courtes montrent des épaississements intérieurs de
formes diverses, quelques-unes dessinant à peu près un
triangle équilatéral. Il y avait aussi dans l'échantillon une
_ou deux fleurs mâles : les bractées sont vertes, dressées et
_acuminées, avec une nervure qui disparaît un peu avant
le sommet ; en somme, elles ressemblent à celles de la
variété norvegica. Cette plante paraît donc une sie
rattachée au Philonotis capillaris. ;
_ D'un autre côté, M. Jaderholm m'a communiqué un.
exemplaire authentique provenant de l’herbier de Lind-
- berg lui-même : cette mousse, récoltée en 1878, près .
Lojo en Finlande, a été étiquetée. par l’illustre bryologue : -
« Philonotis fontana 8 parvula. » Elle est absolument
stérile ; les tiges courtes et peu développées, ont ee
des petites variétés du Philonotis fontana; elles portent
es feuilles nombreuses, serrées et imbriquées, dressées
à l état humide; ces feuilles sont ovales et progressive-
ment acuminées en une pointe ferme, peu allongée,
formée par la nervure; elles mesurent environ 1""90
sur Omm45; leurs bords, distinctement dentés sur presque
tout le contour, sont souvent plans, quelquefois réfléchis
sur l’une des ailes; les me forment des + rectangles :
ougés. roteitent tbe ess elles ions ne de.
papilles plus ou moins apparentes, mais toujours AÉPOUE="
vues d’épaississements intérieurs. R
En définitive, si cet échantillon doit être regardé comme
représentant véritablement le type du Philonotis parvula,
il faut en conelure que cette variété de Lindberg ne peut
pas, comme du reste il Pavait reconnu lui- même, exe
séparée du Philonotis fontana. : Rires
Aix, le 27 novembre 1896.
H. PHILIBERT.
: Bibliographie.
.& MuLLER. — Bryologia hawvaïca, Adjectis ons
ge _muscis novis oceanicis (Flora oder ANG: Bot. Zeitun
1896, 82. Bd., Heft 4, pp. 434 à 479). ,
=. M. C. Müller à réuni dans cet important mémoire tous
les renseignements que l’on possède actuellement sur la
bryologie des îles Hawaï. On y trouve l'indication de 146
Mousses, dont 99 sont décrites comme espèces nouvelles. —
Ilÿaun genre nouveau : Remyella, voisin du Rhegmatodon,
Pour une mousse récoltée par J. Remy et conservée dans
l’herbier du Museum de Paris.—M. C. Müller crée en outre
une nouvelle dénomination générique, Polamocladium
pour remplacer Pleuropus Griff., ce nom ayant été
employé antérieurement par Persoon pour un genre de
. Champignons. L'auteur réunit dans ce genre Polamocla-
_ dium, avec plusieurs autres espèces, l'Isotheciun neelghe-
riense Mont.,le Leucodon sericeus Hornsch., l'Homalo-
thecium Boïvinianum Besch. et le Lepyrodon trich
. phyllus. (Sw.) Mitt., et il y rattache en outre, comme
sections, les genres Oedicladium et Oticodium. — On
trouve encore: dans le mémoire de M. Müller la description :
_de 11 autres espèces sonvoles PESTE de iffé |
Lo ent ‘ ks Re |
br polo du FE (2e. rar Fe care |
a ét 6 PEER. en ae, et la 2° en is dans la Feuille des
À Fu DE Thin &
games vasculaires et des musciné
ublié dans sue n° du Jou
dans celui du 4° octobre 1896). — Ce Catalogue énumère
_ toutes les localités connues pour les espèces rares.
EE. Mc. FADDEN. — The Development of the Antheri-
dium of Targionia hypophylla (Bulletin of the Torrey
… Bot. Club, 1896, p. 242-244 et 1 pl.). Fee
A. Mansion et P. CLERBOIS. — Les muscinées de Huy
et des environs, 2 partie (Bull. n° 1 du Cercle des Natura-
_ listes hutois, 1894, pp. 107-119). :
_ : Cette % partie est le Catalogue des hépatiques au
nombre de 64, parmi lesquelles nous citerons : Blasia
_pusilla, Lejeunia calcarea var. Rossettiana, Blepharozia
ciliaris. Calypogeia arguta, Jungermannia rostellata, J.
_ lycopodioïdes, J.alpestris,J.Taylori, Plagiochila interrupta.
8e partie (Bull. n° 4 du Cercle des Natural. hutois, 1895,
_ pp. 123-132). — Catalogue des Sphaignes contenant 10
. espèces et un grand nombre de variétés. es
| _ Nouvelles.
Pour paraître à la fin de janvier, le 18 fascicule (n°s 851-
900) des Musci Galliæ contenant :
_ Cynodontium polycarpum var. strumiferum, Trema-
. todon ambiguus, Dicranum Starkii, D. neglectur, Cam-
_ pylopus Mildei, Fissidens Mildeanus, F. adiantoïdes var.
irroratus, Trichostomum viridulum, T. Warnstonfii, Bar-
bula icmadophila, Grimmia trichophylla var. vivariensis,
- Orthotrichum rufescens, O. gymnostomum , Encalypta
_ spathulata, Tayloria serrata, Splachnum sphæricum, S.
= luteum,$. rubrum, Physcomitrium sphæricum var. majus,
Webera prolifera, W. annotina, Bryum Ͼlandicum,
_ Sauteri, Funkii, B. Gerwigii, B. elegans, Mnium undu-
. latum var. inundatum, M. Blyttii, Timmia bavarica, Atri-
chum tenellum, Cryphæa Lamyana, Neckera turgida,
Leskea tristis, Anomodon rostratus, Climacium dendroides
var. inundatum , Eurhynchium Strigosum, Rhynchos-
tegium depressum. R. megapolitanum, Hypnum fluitans
var. Jeanbernati tenellum, H. Vallis-Clausæ var. atrovi-
rens, H. polare, Sphagnum Lindbergii, S. Angstroemii, S.
_ laricinum var. teretiusculum, $. laricinum var. fluitans, PA
_ platyphyllum, S. cymbifolium var. squarrosulum. —
. Prix : 8 francs 50 cent. : DR rte
_ Braunia sciuroïdes, Zygodon rupestris, Ulota Drummondiü,
F. léntanntene
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
© Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2 : ï
Deux Mousses nouvelles des Alpes françaises. PHILIBERT. — Thuidium ou
= Thyidium (étude littéraire). PEpersex. — Additions à la Flore bryolo-
gique de la Bretagne. PrCQuExARD.— Bibliographie.— Nouvelles.— Errata.
Line.
2 Deux Mousses nouvelles des Alpes fr ançaises
M. Thériot m'a envoyé récemment divers échantillons
_de Bryum récoltés par lui dans les Alpes du Dauphiné près
de La Grave; parmi eux se trouvaient deux espèces remar-
_quables de Cladodium, que je considère comme nouvelles
Au milieu du nombre toujours croissant des formes de ce
‘genre observées surtout dans la région Scandinave, érigées
en espèces par divers auteurs, et dont plusieurs ne const
= tuent probablement que des variétés, ces deux plantes
françaises me paraissent être nettement caractérisées ,
tant par leur aspect spécial que par les particularités de
leur structure. FER RE
Bryum THErIOMI, Species nova
= Plante formant des gazons serrés, d’un vert grisatre ,
“hauts de 1 à 2 centimètres, qui rappellent un peu par 1
‘aspect celui d’un Mielichoferia ; les petites tiges, molles
_ l'état humide, sont reliées entre elles à l’état sec par !
boue glaciaire qui remplit les interstices de la masse. Tiges
stériles simples ou bifurquées, filiformes quand elles so:
_isolées, rouges intérieurement dans leur partie supérieur
et. devenant brunâtres dans les régions inférieures plus
âgées; elles atteignent dans les touffes qu’elles forment
seules 1 centimètre 1/2. Elles sont couvertes uniformément
_ dans toute leur étendue de petites feuilles dressées à l'état
“humide, médiocrement rapprochées et entremêlées d
ROBE A a pee tie dure
- Feuilles des tiges stériles lancéolées , régulièremen
acuminées en triangle jusqu'à leur sommet, qui est aigu
de Onm75 à
sans pointe distincte ; leur, longueur varie F.
On85, rarement jusqu'à 1m, et leur largeur de Onm95 à
Omm37; elles sont parfaitement planes dans toute leur
étendue, quelquefois un peu décurrentes ; leur contour est
généralement entier et dépourvu de marge distincte; à
peine aperçoit-on de temps en temps quelques dents …
obscures vers le haut ; la nervure atteint ordinairement les
deux tiers ou les trois quarts du limbe; elle disparait tou-
jours avant l’extrémité. Le tissu est composé de cellules
hyalines, à parois minces, qui forment dans les parties
supérieure et moyenne des losanges réguliers, ne dépas-
sant guère 12 en largeur sur une longueur d'environ 6.
= Dans d’autres gazons ces tiges stériles sont mêlées à des
tiges fertiles souvent nombreuses et rapprochées ; les
plantés sont alors ordinairement plus courtes et plus ra-
_ meuses; plusieurs branches partent en général de la méme
base, et se terminent les unes par une fleur mâle, les
autres par une fleur hermaphrodite ou par une fleur
femelle plus ou moins développée; on trouveainsisouvent,
à côté les uns des autres, des pédicelles qui commencent
seulement à se montrer, et des fruits mûrs. Ces branches
floriféres et fructifères ont un aspect très différent de celui
des rameaux stériles ; ‘elles constituent des bourgeons
serrés, ovoides ou oblongs; les feuilles, étroitement imbri-
. quées et appliquées les unes contre les autres, sont forte-
_ ment Concaves, largement ovales, et se terminent assez
brusquement par une pointe saillante, plus ou moins
allongée. A Ed + ee
Fleur mâle: les feuilles, presque orbiculaires, rappro-
chées et imbriquées, mesurent environ Omm 80 sur Omm50:
parfaitement planes sur les bords, sans aucune trace de
marge, elles se contractent brusquement en une pointe
- étroite et assez courte, quelquefois un peu courbée; la.
nervure atteint au plus lextrémité du limbe et ne se pro-
longe pas dans la pointe ; le tissu hyalin est composé de
cellules uniformément rhomboïdales, très régulières, plus
larges que dans les feuilles des tiges stériles. Anthéridies
grosses, ovales oblongues, mêlées de quelques paraphyses.
… Fleur synoïque fertile encore jeune: le pédicelle à moitié
Hacpe et revêtu de la calÿptra. La tige est très rouge ;
les feuilles étroitementimbriquées et se recouvrant mutuel
lement, sont largement ovales, d’abord aiguës, et bientôt
acurminéés, surmontées d’une pointé saillante. Les infé=.
ieures, longues de O"m 80 sur Omm50, sont brièvement:
apiculées, quelquefois mutiques, et leur nervure disparaît”
avant le sommet; elles sont minces, hyalines et très
ténues, rougeâtres seulement à leur base, planes sur leurs
bords et absolument dépourvues de marge : le tissu du
7
REVUE. BRYOLOGQUE |
‘contour est otre. dé cellules . rhomboïdalés. exactement
semblables à celles du limbe. Dans la partie moyenne de
la coma les feuilles deviennent par degrés plus grandes,
. mesurant {mm sur Omm70, et atteignant quelquefois Annm50:
elles sont toujours largement. ovales, acuminées dans leur
_ moitié supérieure, et se resserrant vers le haut de cet
acumen pour se lerminer en une pointe. très distincte,
. étroite @t ferme, assez longue et constituée par la nervui
qui dépasse ainsi environ de O"m95. Chez le plus grand
nombre de ces feuilles les bords restent plans, mais
“marge est souvent plus distincte : les cellules du pourtour
deviennent plus étroites et plus allongées sur deux ou trois
. rangs, tout en conservant la même teinte et la même
- consistance {énue que celles du limbe. C’est seulement chez
quelques-unes des feuilles comales les plus élevées, d’ail-
leurs plus ou moins nombreuses suivant les individus,
que les bords se réfléchissent, tantôt dans la moitié in
rieure, et tantôt jusque près “du sommet. Les cellules du
- Lissu continuent d’être régulièrement rhomboïdales, mais
_elles’sont notablement plus g grandes que dans les plante ;
_ stériles ; elles mesurent de 20 à 24» en largeur sur 45 à
50p en longueur. Élles sont toujours à peu près byalin ;
avec des cloisons minces et reclilignes ; mais en les exam
nant atlentivement par transparence, on y distinge SE
= souvent des épaississements intérieurs, qui. forment pa
- leur disposition des dessins variés
Enfin, dans la plante fractifère complétement dével(ppéé
les feuilles périchétiales prennent à leur tour une formeun
peu différente: elles deviennent plus étroitement lancéolées
tse terminent par un acumen moins brusque, qui continue
plus régulièrement le limbe, et dans lequel la nervure dis-
_ parait souvent avant l extrémité ; ces bractées sont parfaite-
_ ment hyalines, très minces el planes sur leurs bord:
composées uniformément de grandes Poge es ane
Sans aucune trace de marge. De
Pédicelle long de 7 à Sum, “éoarbé en. ham con
Des ne pyale Éd d'un gris foncé, plu
‘se rétrécissa à pa ir d
la ;
and elle est bis
diamètre de 1mm ; 1
ol ee Stunt e 1/2 DA Vétat. séc après la sporos
aspect du fruit deme _mê ef Périfice n 'est secs
‘demeute pendant un certain temps adhérent au bord de la
capsule, et se détache tout d’une pièce en spirale quand on
D ROUE ne au ée ao |
La grosseur des sporés parait osciller entre 27 et 32 u,
uivant les capsules observées ; elle atteint même quelque-
fois jusqu'à 55 4. HIS pe es
— Péristome assez court, variant deOmm95 à Omm 30 ; sa base
est d’un rouge foncé; les dents, d’un jaune pâle ou d’un
-gris opaque, sont acuminées en une longue pointe hyaline
t bordées d’une marge très apparente. La lame dorsale est
— illeuse dans toute son étendue ; son réseau est habituel-
ment peu visible; quand on peut distinguer ses aréoles,
elles paraissent à peu près carrées. On compte environ 14
ou 15 articulations ventrales, saillantes en lamelles assez
ongues et assez épaisses. Le péristome interne adhère visi-
blement à l’exostome ; il se compose d’une membrane ;
courte, et de processus très étroits, filiformes, entiers ou
percés sur la ligne médiane de fentes très fines. Cils nuls.
_Les processus sont souvent inégaux, mais toujours moins
longs que les dents. né ne Po
_ Les plaques ventrales de l'exosiome sont simples ét. .
dépourvues de cloisons accessoires ; elles semblent au pre-
mier abord assez régulières ; cependant lorsqu'on les
examine attentivement par transparence, on distingue de
temps en temps des inégalités dans leur épaississement qui
dessinent des figures variables. Quelquefois la masse colorée
de chacune des plaques inférieures et moyennes est.
comme sinuée sur ses bords, et vue de côté elle pré-
sente des lobes assez nombreux, peu profonds et inégaux,
tandis que la lamelle hyaline qui l'entoure demeure régu-
lièrement arrondie, ou seulement un peu déchirée à son
sommet proéminent, qui touche à l’endostome.
. Malgré ces particularités, peu apparentes d’ailleurs et
assez inconstantes, cette espèce rentrerait par la structure
de son péristome dans le groupe du Bryum inclipatum,
hais d’un autre côté elle en est très éloignée par son
système végétalif; elle se rapprocherait plutôt sous cé
dernier rapport de certains Eubrya, notamment des
Bryum Funkii et argenteum, et surtout des Bryum Payoti
ettenue. Parmi les espèces de la section Cladodium, celle
ui lui ressemble le plus est une forme découverte dans.
les montagnes de la Norvège par M. le pasteur Kaurin, et
v’il a appelée Bryum Limprichtii. A Dao
Dans cette plante norvégienne, la structure des feuilles
est à peu près la même que sur les tiges fertiles du Brvum
Therioti : le limbe, largement ovale, presque orbiculaire,
présente des dimensions à peu près égales dans les déu
s; dans tous les cas, sa largeur atteint toujours plus d
REVUE BRYOLOGIQU
_la moitié de sa longueur ; ilse termine brusquement par
une pointe assez molle, souvent recourbée, Ces feuilles
sont un peu plus grandes que dans notre espèce, mesu.
rant au moins 1m» sur Oun60, et souvent 1mm50 sur Oum90:
_ elles sont moins serrées sur la tige, embrassantes et très
_concaves, parfaitement planes sur leurs bords, et toujours
dépourvues de marge; à peine de temps en temps une où
deux rangées de cellules deviennent plus: allongées sur le
. fruit sont aussi semblables, la capsule, portée sur un
pourtour; sans d’ailleurs se réfléchir. La nervure disparai
assez loin du sommet dans les feuilles inférieures, l'attein
à peu près dans les moyennes, et le dépasse quelquefois
un peu dans les supérieures, mais la pointe est toujours
moins ferme et moins raide que dans notre espèce. Les.
_ cellules du tissu, lâches, hyalines et ténues, ont également
_ la forme de losanges réguliers, mais leurs dimensions
_ sont plus grandes ; la largeur mesure habituellement de
24 à 30 y, et la longueur de 40 à 60 y. Les caractères du
i ch
_ celle un peu plus long, ést enflée, un peu plus grosse, mais
de même forme. Les spores sont plus petites, égalant seu-
_ lement de 18 à 22m et au plus 24 x. Le péristomée semble
un peu plus développé, les dents, hautes de Onm,30
Omm35, contiennent environ 18 articulations, mais du reste
l'aspect est identique. Le péristome interne ne parait pas
adhérent, mais il est également imparfait, dépourvu de
cils, composé d’une membrane peu élevée (0mm19), et de
processus très étroits, à peu près entiers.
Ce qui est remarquable, c'est qu'en examinant de près
_« Pexostome, on y aperçoit cette même inégalité dans Pépais-
Sissement de la lame ventrale que nous avons signalée
chez le Bryum Therioti, souvent avec des détails tout
semblables. Cette coïncidence est curieuse, et elle semble
un nouvel indice de l’affinité de ces deux mousses, Cepen-
dant la plante norvégienne demeure différente de celle de
: La Grave par ses dimensions plus grandes, par ses feuille
plus arrondies, à tissu plus lâche, formé de cellules not
= blement plus larges, à marge toujours moins distincte
_ jamais réfléchie; enfin, par ses spores plus petites. Un
_ caractère aussi très tranché, c’est la présence chez le
- Bryum Therioti de ces rameaux stériles de structure spé-
_ ciale, dont les petites feuilles lancéolées, en forme de
triangle, tout à fait planes, nullement concaves et simple
_ ment dressées contre la tige, se rétrécissent graduellement
en un acumen régulier, sans pointe distincte. Dans l’échan-
__ tillon original du Bryum Limprichtii, que je dois à 1
_ bienveillance de M. Kaurin, je n'ai jamais observé
rien d’analogue ; j'ai loujours trouvé les feuilles de
rameaux stériles bien concaves, embrassant la tige, à peu
rès orbiculaires, et brusquement contractées en une
omté trés. distincte dû Uimbé.… #7
Par l'aspect et la structure de ses tiges stériles, notre
Bryum nouveau tendrait au contraire à se rapprocher de
quelques-unes des formes que lon a confondues sous le
nom. de Bryum catenulatum Schimper. M. Cardot, qui a
eu sous les Yeux un spécimen authentique de la plante
récoltée sur le Ben Lomond par le docteur Stirton, d’après
laquelle Schimper avait créé cette espèce, pense qu'elle
doit être rapportée au Webéra commutata. Cette mousse
écossaise m'est, inconnue, mais les formes analogues qui
ont été observées dans les Alpes du Valais et de la Savoie,
particulièrément vers le glacier du Rhône, et sur les.
Aiguilles rouges, ne né paraissent pas pouvoir appartenir
un Webera ; le tissu de leurs feuilles est bien celui d'un
véritable Bryum, et je considère comme probable que,
*
lorsque leurs fructifications seront découvertes, elles vien-
dront se ranger à côté du Bryum Therioti. È
Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que M. Lim-
pricht s’est complètement trompé quand il a crû pouvoir |
placer dans le genre Webera (Laubmoose von Deustehland,
p. 262)le Bryum Payoti de Schimper et le Bryum tenue
Ravaud. J'ai reçu de M. Payot un échantillon bien fructifié
du Bryum Payoti, et j'aipu voir aussi, grâce à Fobli-
geance de M. Husnot, un spécimen original du Bryvum
tenue, récolté par l'abbé Ravaud, La structure des fruits ne
laisse aucun doute sur la place de ces deux plantes dans la
section Eubryum. Leur péristome est partait; les dents
nt régulières, assez allongées, pâles avec une base légè-
nent colorée; la membrane interne.est bien ‘développée,
les processus larges sont percés d'ouvertures arrondies
Sur la carène, les cils bien appendiculés. Ces deux formes
sont d’ailleurs très voisines l’une de l’autre ; elles ont éga-
lement des feuilles ovales, concaves et légèrement acumi-
nées, planes sur leurs bords et dépourvues de marge: chez
toutes deux le tissu lâche et ténu se compose de cellules
semblables; seulement chez le Bryum tenue la nervure
se prolonge en général en une pointe saillante, tandis
que chez le Bryum Payoti elle disparait presque toujours |
avant le sommet, à peine le dépasse-t-elle quelquefois |
lans une ou deux des bractées périchétiales. Malgré cette
différence, au fond assez légère, je ne serais pas éloigné
le partager l'opinion de M. l'abbé Boulay, qui considère
es deux formes comme des variétés d’une mème espèce.
. Elles _se séparent. d’ailleurs évidemment du Bryam
herioti, non-seulement par leur inflorescence dioïque et
par leur péristome, mais par plusienrs détails de la -
structure des feuilles, Néanmoins leur système végétatif
cu :
REVUE BRYOLOGIQUE
est en somme assez semblable, et en définitive le Bryum
. Therioti paraît occuper avec- le Bryum Limprichtii, dans
la section Cladodium, une situation parallèle à celle des
. Brÿum Payoli et tenue parmi les Eubrya. Re je:
Il a été trouvé, par M. Thériot, sur le Puy Vacher, prés
de La Grave, vers la base du glacier du Lac, à une altitude
… de-2600mètres. | RTS
= Non loin de là, dans cette même station, M. Thériot a
récolté en outre une seconde espèce assez semblable au
premier abord par son aspect, mais bien distincte par sa
Structure, surtout par celle de ses fruits.
BRYUM CRISTATUM, Species nova.
_ Plantes d’un gris terne, passant au brun, rameuses,
__ Sarnies ‘jusqu’à uné assez grande hauteur de radicelles
longues et multiples ,‘et ainsi. enchevètrées en gazons
_ assez Compacts, qui atteignent de 4 à 2 centimètres, quel-
_Qquefois entrelacées avec d’autres mousses, particulière
ment avec des Polytrichs. Les branches fertiles et stériles
_ Paraissent toujours mêlées dans les mêmes toufles; on
n'observe jamais ces plantes filiformes d’un aspect spécial
qui caractérisent le Brÿum Therioti..
Les rameaux stériles, partant de la base ou du milieu des
Fe
… liges fertiles, sont grêles, longs à peine d'un centimètre,
. Couverts dans leur moitié inférieure d’un lacis de radicelles:
et de quelques feuilles squamiformes; dans la moitié supé-
rieure les feuilles sont plus rapprochées, mais sans être
imbriquées ni conniventes, simplement dressées avec une
_ Pointe saillante. Régulièrement ovales et progressivement
* aCuminées, elles mesurent d’abord de Omm50 à Amw, avec
une largeur qui égale à peine la moitié de cette longueur ;
elles sont légèrement décurrentes, planes sur leurs bords
etdépourvues de marge; la nervure disparaît avant | ex-
_ trémité dans les plus courtes, elle se prolonge jusqu’au
_ Sommet de l’acumen dans celles qui viennent après; le
tissu est composé de cellules minces, hyalines, étroite:
ment fhomboïdales, qui mesurent seulement 15 x en lar-
geur sur une longueur qui atteint 50 y en moyenne et
quelquefois jusqu’à 70 y. Plus haut les feuilles augmentent
_ Progressivement de grandeur, égalant Au 50 à 10m 75 sui
. une largeur dé Oww60 ; elles sont toujours insensiblement
acuminées avec une pointe raide et ferme, formée par la
_hervure qui dépasse le limbe de Omm95 à Owm30 ; les bords
sont foujours parfaitement plans, mais les cellules d
Contour tendent à devenir plus étroites et plus allongées
La tige ‘fertile est Smbläble dédie sa partie intérieure c
aux tiges stériles, également grêle ; dans sa partie Supé-
_rieure elle devient plus grosse, par suite de l'accumulation
des feuilles qui la couvrent et qui sont elles-mêmes plus.
allongées. Ces feuilles conservent du reste la mème forme;
elles ne sont ni imbriquées ni conniventes, mais lége- Ée
rement étalées à leur origine et dressées dans le reste de
leur étendue ; les longues pointes qui les terminent sont
‘ainsi très apparentes tout le long de la coma et surtout à
_ son sommet. Ces feuilles atteignent de Qmm à Oum 1/2 sur
une largeur de Omm&85; Vacumen insensiblement- rétréci
occupe à peu près la moitié de la longueur totale, et la
pointe formée par la nervure dépasse de Onum35 à Oum 40.
lles continuent d’être à peu près entières; à peine aper-
çoit-on deux ou trois dents sur l'acumen. La plupart
restent aussi planes sur leurs bords, mais la marge devient
ordinairement plus distincte, les cellules qui là forment _
sur deux ou trois rangs s’allongent et s’épaississent nota-
blement. Peu à peu, aux approches du périchèze, cette a
marge tend à se recourber et ensuite à se réfléchir; en
même temps elle se renfle aussi par places : elle montre
alors, sur une coupe transversale, tantôt une seule couche
_ de cellules peu différentes de celles du limbe, tantôt des
cellules plus dilatées dans le sens de l'épaisseur, quoique
- toujours avec des parois assez minces et ne formant qu’une .
seule couche, tantôt enfin, deux couches de cellules sur ;
deux rangées, Ce n’est d ‘ailleurs ordinairement que chez
n petit nombre de feuilles que les bords arrivent à se |
eplier complètement contre le limbe; le plus souvent ils
restent sur le même plan que lui ou sont seulement
_recourbés en are. Le tissu est toujours d’une assez grande -
ténuité ; lègèrement rougeâtre vers la base de la feuille, 7
il prend bientôt une teinte d’un gris sale; les cellules
semblent alors comme recouvertes d’une fine poussière,
au milieu de laquelle on distingue quelques épaississe-
_ments épars, de figure variable ; elles constituent dans le
_bas des rectangles inégaux, et dans les parties supérieures
et moyennes des hexagones rhomhoïdaux toujours étroits,
la largeur ne Éscereé guère 45. 4. sur a ras me en
longueur. de
L'inflorescence m'a paru Coté synoïque ; je nm in
jamais observé de fleurs mâles séparées. ;
_ Le pédicelle mince, souvent flexueux, atteint à peu près
4 centimètre 1/2 ; il est récourbé en col de cygne vers son
sommet, et la capsule devient ainsi souvent pendante,
quelquefois horizontale ou penchée. Sa longueur égale
habituellement 2mm, rarement 2mm 1/2. Elle est. remarqua-
blement étroite, et en outre rétrécie inférieurement ( en un
# REVUE BRYOLOGIQUE re À ne
col, qui mesure à peu près le tiers de son étendue; à parti
de là elle augmente graduellement de grosseur jusqu'à
lorifice, où elle atteint son plus grand diamètre, c’est-à-
. dire, environ Omm,50 ou 0mm60, au plus 0"»,70.$a couleur.
-_ d’abord grisâtre passe au brun avec lâge. L’opercule rou-
:_ geâtre, en cône élevé et assez régulier, se termine par un
.mamelon obtus. L'anneau est large et coloré; les cellules :
de sa rangée supérieure sont très allongées. L’exoderme
formé de cellules hexagonales ou rectangulaires, ass
‘ irrégulières, quelquefois sinueuses; vers les limites du
.. col et du sporange on observe quelques stomates, peu
nombreux et peu apparents, du reste normalement co
ornés GLS DOTACICIS. Enter ie
Les spores, quand elles sont mûres et bien formées
- mesurent environ 19»; mais dans beaucoup de capsules
elles semblent imparfaitement développées et ne dépassent
DAS MOTS: TO. am ue br os SAR VE
Les dents du péristome sont d’une couleur fauve, plus
. ou moins claire, qui devient plus foncée et rougeñtre à la
base; elles atteignent Omm40 à Omm45, et se terminent en
une pointe hyaline, qui occupe à peine le tiers de cet
hauteur; elles ne paraissent pas marginées ; leurs articu
= lations ventrales sont nombreuses et serrées, très régu-
- lières ; on en compte environ 27; leurs lamelles médioc
ment saillantes dans la région moyenne, deviennent plus
courtes vers le bas, et disparaissent entièrement dans la
- pointe hyaline, qui semble tout à fait lisse. Le réseau de la
lame dorsale est très apparent; il se compose de deux:
rangées de rectangles d’une faible hauteur avec une base
_ allongée dans le sens horizontal ; toutes les cloisons qui.
limitent ces rectangles sont saillantes en forme de crêtes
_ élevées et papilleuses. C’est en raison de ce développement
= remarquable des trabécules dorsales que j'ai appelé eett
Fo espece DIYUNLEPIS ADM 0 die
= Le péristome interne est tout à fait libre; la membran
__ basilaire présente assez souvent une teinte orangée; el
est bien développée et s'élève jusqu’à la moitié de la
_ teur des dents, les processus larges et régu nent a
Cette pl
» . PES de CI
forme, à la fois p
développé ; e
{
spores beaucoup plus grandes, atteignant au moins 25 y,
et assez souvent de 30 à 35 x en diamètre. pe Tous
distingue aisément, non-seulement par la structure spé-
“marge et rarement réfléchies sur les bords, composées de
cellules plus larges et proportionnellement moins longues :
fréquentes; par sa capsule plus brièvement pédicellée et
d’une membrane plus courte et de processus très étroits,
presque entiers; enfin, par la grosseur de ses spores.
Jâche, et dont les bords ne sont jamais réfléchis.
HR At le 48 février 489 LR e
ee H: Puiciperr.
os
de Thuidium où Thyidium (Etude littéraire).
sur le genre Thuidium Br, et Sch. : « The name is derived
_ from Thuja, the coniferous shrub, not from the Greek
the spelling as Lindberg does to Thyidium, as there might
be were the derivation direetly from the Greek. » sin
… Mais S.-0. Lindberg n’a pas dérivé son Thyidium direc-
e que Lindberg dit à ce sujet :.
Thya Rupp. (1718), sed false Thuya Tournef. (1700),
dE f7 TT)
scribimus (Musci Scandinavici, 1879, p. 31 ke.
12%
ancienne. Voilà ce qu’on y trouvera: |
- Le Bryum Therioti, plus semblable à première vue, se
_ciale de ses tiges stériles, mais par ses feuillés comales
. Concaves et conniventes, brusquement acuminées en une
pointe moins saillante, plus habituellement dépourvues de
par son inflorescence polygame, où les fleurs mâles sont
renflée vers son milieu ; par ses dents très: rouges à leur
base et bien bordées, composées d’articulations beaucoup
moins nombreuses; par son endostome adhérent, formé :
la structure de ses feuilles, dont le tissu est encore plus
ï “Dans son excellent ouvrage : The Students Handbook:
Of British Mosses, 1896, M. H. N. Dixon écrit, page 381,
tement du grec, comme on devrait le croire selon l’ouvrage
de M. Dixon. Pour le prouver il ne faut que citer in extenso
Alors la question est : comment faut-il écrire le nom du
genre des Conifères ? Pour y répondre, il ne reste qu’une
seule route à suivre : la recherche de la littérature
… Sauf ce dernier caractère, par lequel il se. rapprochérait ee
du Bryum cristätum, le Bryum Lim prichtii s'en éloigne
encore davantage par tous les autres, particulièrement par
Ps2, and there seems therefore no reason for correcting
Guæ, Ousla, Oua vel Üvov, qua causa recte derivata est sola Ne
Thuja L. (4737), et Thuia Scop. (1777), et ideo Thyidium :
PAROTR NE POUR TR RER PER
vu
REVUE BRYo LOGIQUE |
nie OUuesS 50, méntionne une le fo.
Théophraste : Hist. Plant. fait à divers endroits mention
de plantes comme Ovov, 004; Quia, Ouela. La plante buoy ést
décrite en détail, lib. V, 8, 7, où il l'appelle 6vov, of de Guav:
. Kakous!, etc. Par cela on ‘apprend que le nom commun des
Grecs pour cette plante était Guov. Il est douteux que les
* formes butz, Qelx, elc., signifiaient la même plante que 0sov.
Plinius : Hist. nal., 13, 16, cite ce passage de Théo-
phraste et dit de la plante : nola en Hornero fuit duo
græce vocalur, ab aliis Thya.
En examinant les auteurs plus récents nous tro OS. ne
Camerarius : Hort. med. et philos., 1588 : Thuia sive
Thya; ici, le premier nom est probablement tiré d’un
autre endroit de Théophraste que celui cité ci-dessus,
ARR 2
’Bauhin : Ilvaë 1693 : Thuya. Nous devons lo de cette
curieuse forme — j'en suis presque certain — à une faute a
“di impression, car ailleurs il écrit Thya ou Thuia.
Tournefort , Inst. r'ei herb. 5 1700 : Thu ya (cité de.
Bauhin ‘ah +
Ruppius : FL Jenensis, 118, au contraire : Thya, à
comme Lindberg l’a déjà noté. Fa
Dans son Systema Nature, 1735, Linné écrit 7huy ya,
: sans doute d’ après Tournefort, qu'il cite toujours comme
_ l’auteur du genre. D'après Lindberg on trouvera dans la
{re édition du Genera Plantarum, 1737, la forme Thuja,
chose assez curieuse, car dans les éditions suivantes on
trouvera Thuya. Malheureusement cet ouvrage et plu-
sieurs autres d'anciens auteurs n’ont pas été à ma dispo-
Sition. Dans celles des éditions de Genera Plantarum que
j'ai vues, on trouvera.
Edition 1, 1742 : Thuya.
“ÿ: IV, 1752 : Thuya.
Y” * 4754 : Thuya.
VE, 1764 : Thuja (dans l'index : Thuya).…
€ novissima », 1767 : Thuja. … Cure
€ novissima » (Reichardt), 4778 : Thuia.
; VIII {Schreber), 1789: : CRU a l'index :
r
s
as Thuy
RS VII (Haenke), 1791 : Thuia.
Hans. toutes’ cès éditions, Tournefort est sk: dite -
“Paie du genre. Qu'on apercoive comment les faux (dans
le sens linnéen au moins) noms Thuia et Thuja se déve-
loppent, principalement dans les éditions sans la rédaction .
à de Linné lui-même.
L'édition IX de Sorengel, : 1830, a Thuia, mais elle cité
comme l’auteur Camerarius qui, en effet, comme nous >
l Lire du a cette e forme près de abs
Pli
ctes.
ss Copenhague, lé 43 février 4897.
MORTEN PEDERSEN.
= S. laricinum Spruce. — Prairies
main (Ille-et-Vilaine) (Hodée).
S. squarrosum Pers: — Forêt
Fitist PIC): 2 0
Dicrantum ru
Locronan à P
nlanum Hedw. —
odée).
se Barbie menbranifolia “ook - — Santa Get
x Vilaine) Œ. Hodée).
Grimmia trichophytla Grév. — Mont- Dol, environs de
Honnenain (Ie-et-Vilaine) (Hodée).
- Fontinalis Squamosa Le Le Seangata près Quimper
(Finist. ) (Picq).
Leptodon Smithii Mobr. — Quimperlé- (Finist > Picq. s :
Anomodon viticulosus H. et T.— La Joyeuse-Garde
-(Crouan) ; forêt de Clohars- Carnoët (Finist.). RR ! (Picq.).
Heteroctadium heteropterum B. E. — Bois de Kergadou
près Quimper(Finist.); La Molière (Ie-et-Vilaine) (Picq.).
Hypnum pumilumn W ils. — Parois d’une fontaine près
* le Moulin-Vert en Penhars (Finist.) (Picq.). _
_ ‘H. scorpioides L. — Lande de Clohars-Carnoët ; entre
ae Beuzec et Poullan (Finist.) (Picq.).
Ar revolvens Sw. — Lande de Clohars-Carnoët ; ‘enté
Beuzec et Poullan (Finist.) (Picq.). — Je lai indiqué, pa
erreur, à Guidel (Morbihan) (Picq. +=
Aneura pinnatifida Du. - _— - Fontaine de Quistinic près
% Su Ex inist,. Re E ë
| & PIGQUENARD,
| Bibliographie.
+ boire q. hi). — On she structure a contents of
Anthoceros tubérosus Tayl. (Memoirs and Proceed. of the
; Manchester liter. aie Jante 1896-97, vol. Los ;
LE n° 2:
© BRAUER Œ. ne Beitr âge zur. “bôhmischen. Mossflora
(Œsterr. botan. Zeitschrift, 1896, n° 8, p. 278). Crus
. BRENNER (M). — Mosser insamlade : Kajana “Œstéthote
.och angränsande deler af Norra prit pes Norra
Et ser mec La n° 4. Ne
| DELASTRE. a épatiques 0 |
ï Dear # j
Ana RE) m nä |
_(Botaniska ! Notiser, 1806, n° 4 Nue
s MUELLER C)— Musci nonnulli novi | Gears. Anglicæ
| ‘ad cataractas « Marshall falls
Mazaruni a dl. 1. Queen colleeti (alpishia, X ; pp. ste. :
590). — 21 espèces.
CNYMAN (Œ.). = Om rade och RES af
nn Griffthanium Schwegr.. Ce sa 736 P:,
21,8 à ù
REEb (Miss Minnié). 2 Kaiser: us (Trans. of the
_ Kansas Acad. of Sciences. XI, 1896. pp. 192-199, pl. I-
emo Topeka, 8). e
_ SGHIFENER (V.) — ohioihe Mitthilungeh: aus Mit--
= telbühmen (Œsterr. botan. Zeitschrift, 1896. n°5 11 et 19).
SZXSZY LOWICZ (Ign.). — Diagnoses plantarum novarum
a cl. d. Const. Jelski in Peruvia lectarum. Hepaticæ auet.
C. Loitlesberger (Rosprawy Akad. Umiej., wydz. matem.-
przyrodn., IX in ph, RAS — 14 espèce nouvelles.
4 SA Me ee Pts 7 FA LE Jos.
5 AERRN Un ne excursion: ne ‘dans 1.
Haute-Engadine (Bulletin de l'Herbier Boissier, A8
n° 11, pp. 697-713). ie
_ Cette excursion, entreprise. ‘dé 8 au 44 AoÛE 1893, —
fourni à l’auteur un très grand nombre d'espèces rares,
qu’il serait trop long d’énumérer ici. Les botanistes qui Lee
visiteront ces montagnes trouveront dans ce récit des. ss
indications très exactes de locales el des notes inté- :
ressantes.
Re: FARNETE — Ricerche di Bryologia éléitalo ice
nelle torbe del sottosuolo pavese appartenenli al periodo
glaciale- (Estratto dagli Atti del R. Istituto bot. dell
_Universita di Pavia, gr. in-8 de D. p. et 4 pl}:
M. Farnetia étudié les mousses qu'on trouve dans les
couches de tourbe, exploitée comme combustible aux
< ehvirons de Pavie (Italie). fl ÿ à reconnu deux espèces
qu'on n’a pas retrouvéesdans les tourbières actuelles et
qu'il décrit sous les noms de Hypnum insubricum nov,
: Sp. -et Hyprum T'amarellianum nov. Sp.; la première
_est voisine de l’Hynum polyqamum: et la seconde res-
semble par ses feuilles à l'Aypnum purum. La planche
contient, outre ces deux espèces nouvelles, l’Z ypnum
scorpioides, le Meesea triquetra, les Sphagnun acutis.
folium, cuspidatum et squarrosum.
- R. BRAITHWAITE, — The british re Part XVI, ee
36 p. ét6 pl. Prix 6 s. (7 fr. 50): Chez l’Auteur, 303 Ca Me
pham Road (London). DR
_ Avec celte 17 livraison commencent les Pleurocarpes, RE
elle contient. les FPE et "ARURE des pee Be
“REVUE. | BRYOLOGIQUE ..
. -vantes : Thüidige ant elant: g. His nr
recognitum, T. abietinum, T. hystricosum, Le Blandowii. ’
Leskea catenulata, L. nervosa, L. polycarpa. Anomodon
viticulosus, À, attenuatus, A. longifolius. Amblystegium
filicinum, A. fallax, À. curvicaule, A. irriguum , À
fluviatile, FA varium, "À. serpens, À. Juratzkæ, À. radicale,
A, confervoides, A. Sprucei, À. riparium,. A. trichopo-
dium, À. elodes, À. chrysophyllum, A; RENE A.
stellatum, À. polygamum. +
N.-C. KINDBERG. — Genera of European and North-
- american Bryineæ (Mosses). Brochure in-8° 5e 40 Ps
1897, texte anglais, un
Ce traité est upe introduction à la Flore sy optique ds
mousses d'Europe et d'Amérique, dont il est parlé ci-
dessous. L'auteur donne de courtesdescri ptions des familles
et des genres. £
Hs 2N. -C. KINDBERG. = Species of Raropaan “and: North.
american Bryineæ (Mosses). Texte anglais.
Le manuscrit de cet ouvrage, qui contiendra les Fire
gnoses de 1,600 espèces, est terminé ; il sera publié dès
que le nombre de souscripteurs sera “suffisant. Les sous-
_ Criptions sont reçues chez : MM. P. M. SAHLSTROŒEM et Ce
Link6ping (Suède). — Prix 8 crowns = 9 shillings = 9
mark — 11 francs pour la première partie (Pleurocarpes);
20 crowns pour l'ouvrage entier. — Les souscripteurs
pourront obtenir aussi le Genera indiqué ci-dessus. L'édi-
_tion ne comprendra que 200 exemplaires.
G, Bouver. — Muscinées du département de MPa
Loire: In-8° de 148 p., 1896. Prix 2 fr. 50, chez P'Auteur,
directeur du Jardin des Plantes d'Angers.
= M. Bouvet avait publié, en 1873, un Essai d'un Caiglogné
| raisonné des Mousses et des Sphaignes du département
de Maine-et-Loire. Cette deuxième édition est beaucoup
plus complète, Après une introduction de quelques pages
consacrées à la géographie botanique et à la Na phie,
vient le catalogue comprenant 9 Sphaignes, 257 Mousses
"82; Hépatiques. Toutes les localités connues y sont indi-
_ quées avec précision ;’on y trouve aussi des notes sur le
caractères d’un certain nombre d’espèces et sur celles es ë
_ ont été indiquées par erreur dans ce département. se
GC. BaRNES. — Analylie Keys lo the Genera and specie T7 Me.
of North-American Mosses revised and extended by F.
+ Dé Forest HEAtb with the cooperation of the Author
‘(Bulletin of the University of Wisconsin, Science Series,
5 Li ee de Prix du Feeds à AUS : + FAQ
gmentée, LE ;
scription de toutes les ispeces dont s’est arichis
: flore dépuis Ja rer as du Manuel de Lesquereux
a.
LI
He) Bulletin de. la Soc. Bot.
ti a uccè ses herborisationis dans
st des environs LE Paris. re Barbula latifolia et Bre-.
En comsite sur les ee. du cours de l’Yerres:
porun bei Le ete miologischen. Centralblatt. Le 4
Jet 2, 1897), 8 pages et 4 figures dense
eurs Din RARE
| Nouvelles.
Dans ie” séance solennelle du ET Sécornbre, Thot:
des Sciences a décerné le prix Desmazières à M. Æ. Bes-.
+ la for ei yologique .
herelle, le bryologue si connu, pour sa monographie des
mperes ; c'est pour la troisième fois que M. Besche-
lauréat de l'Institut, — M. C. Flagey a obtenu un
Montagne pour une Flore des Lichens de la.
té et un Catalogue des Lichens de l'Algérie.
for. Mosses and Hepaticæ. — À Club
ed for this purpose and now Numbers 25
ts object i is to promote the study and: exchange
; and Hepaticæ.
n be obtained from thé Secretary Rev. <e
faddell, Saintfeld Ce Down (Irland). :
Ur Whitehead of Oldi am died in
are ERRATUM | Fr.
age À signe 44° au lien de voi
tn |
REVUE BRYOLOGIQUE .
_ PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du 3
4
= Fontinales japonaises. Carpor. — Deuxième supplément au Catalogue de
is Mousses des environs de Winterthur (Suisse). CuLmanx. — Thuidium
ou Thyidium. Dixon. — Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble. Ravaup. — Bibliographie. — Nouvelles.
la
Fontinales japonaises.
On ne connaissait jusqu'ici que fort peu de Fontinalacées
asiatiques. Contre 34 espèces actuellement signalées dans
l'Amérique du Nord, 22 en Europe (y compris l’Islande)et
5 en Afrique, cette famille de Mousses ne comptait en Asie. ss
que quatre représentants : Fontinalis antipyretica Linn.,
F. hypnoides Hartm., F. nitida Lindb. et Ârn. et Diche-
lyma falcatum Myr., tous provenant de Sibérie (vallées de
l'Obi et de l'Iéniséi). Le F. antipyretica est connu en
outre d’une localité de la Syrie boréale et existe aussi dans -
le Caucase. Aucune espèce ne nous était parvenue, ni de
l'Himalaya, ni de l’Extrême-Orient. : . =
On sait cependant que les régions tempérées de l'Hima-
laya nourrissent un assez grand nombre d’espèces euro-.
Péennes et que la végétation muscinale du Japon participe, |
à la fois, de la flore bryologique d'Europe et de celle de
Amérique du Nord. L'absence totale de Fontinalacées
dans ces deux régions pouvait donc, à bon droit, paraître
assez inexplicable. He Pre HN
Cette lacune vient d’être comblée, en ce qui concerne le
- Japon, par les dernières récoltes de M. l'abbé Faurié, qui
contiennent une intéressante série de Fontinales, que
M. Bescherelle a eu l’amabilité de me communiquer. +
Ces échantillons, au nombre de huit, et malheureuse-
ment tous stériles, proviennent de trois localités : Sapporo,
rivière et lac de Kushiro, dans l’île d’Yézo; Sambongi,
=. dans l’île de Nippon. Il y a de plus un échantillon sans
localité ni numéro. Tous appartiennent à la section des
> Malaéophÿlle. 55. 20 ie ÉR
Ke
- Quatre de ces échantillons me paraissent appartenir au
F. hypnoides Hartm.; sans cependant qu'aucun d’eux soit
complètement identique au type de cetle espèce.
Le n° 8691 (rivière de Kushiro, Yézo, 10 septembre 1892)
_est celui qui s’en rapproche le plus. Il en a tout à fait le
_ port et n’en diffère que par ses feuilles plus brièvement
_ acuminées et ses cellules plus étroites. Ces caractères le:
rapprochent du F. Duriaei Sch., mais, d'autre ‘part, les
_ feuilles, plus étroites, ne présentent aucune frace de den-
_ ticulation au sommet. J'ai déjà signalé (1) qui existe en
Europe, au contact de la région méditerranéenne, des
formes qui semblent osciller entre le F. kypnoides et le …
FE. Duriaei ; il paraît en être de même de celle-ci. Cepen-
dant, par son faciès et par la forme générale de ses feuilles,
é de évidemment du F. hypnoides qu’elle se rapproche
le plus. ; Rs ic
e te nos 19305 (Sapporo, Yézo, 27 avril 1894) et 12645
(Sambongi, Nippon Nord, 25 mai 1894) présentent aussi
l'aspect du F. hypnoides Hartm. et surtout du F. nitida
Lindb. et Arn., dont ils ont également le tissu lâche, mais
- ils diffèrent de lun et de l’autre par leurs feuilles plus
grandes, plus larges, un peu concaves et plissées à la
base, à acumen moins étroit, bien qu’aussi long, etgéné-
ralement un peu denticulé au sommet. Le n° 9073 de
Sapporo est un état jeune de la même forme, à tiges
non encore dénudées dans le bas et longuement cuspidées
au sommet par l’imbrication des feuilles supérieures. Le
port et la denticulation du sommet des feuilles rapprochent
aussi cette forme des F. Lescurii Sulliv. et Fe flaccida
Ren. et Card. de l'Amérique du Nord, dont elle diffère
d’ailleurs par ses cellules alaires beaucoup moins dilatées
ét par son tissu plus lâche; lorsqu'on en connaîtra la fruc-
tification, on y trouvera peut-être des caractères qui
permettront de l’élever au rang d’espèce de troisième au. ci
quatrième ordre; mais jusque là on ne peut guère y voir.
qu’une variété régionale du F. kypnoides, que l'on peut
CAPACTOTISGR AS à AE Fe
Var. japonica Card.— Folia magna (long. 5-7 mill., lat.
1-1,50 mill.), subnitida, lutescentia, flaccidissima, basi
caviuscula plicata late ovato vel oblongo-lanceolata, sensim
ngustata, latiuscule acuminata, apice (in foliis vetustis
sæpissime lacerato) minute denticulato, rarius subintegro,
cellulis laxis, alaribus subhexagonis parum dilatatis,
I ya quelques années, le F. Aynoïdes n’était connu que
dans un assez petit nombre de localités européennes. On sait
maintenant qu'il est disséminé dans les régions tempérées
0 Monographie des Fontinalaeées, pb. 101 et li. se
REVUE BRYOLOGIQUE
de l ancien et du nouveau continent, inais toujours, he.
_t-il, d’une façon sporadique. En Europe, on le trouve
depuis les confins de la région méditerranéenne jusque
- vers le 60e parallèle, dans la Suède méridionale, -en Fin-
lande, en Allemagne, en Autriche, en France, en Lom-
bardie; en Sibérie, ila été constaté dans les” vallées de
l'Obi et de l'Iéniséi, entre 59 et 61° de latitude nord; au
Japon, dans le nord de Nippon et à Yézo; enfin, en Amé-
rique, il est actuellement convu à l’île Vancouver, dans
la Colombie anglaise , les Rocheuses, l'Illinois, le Michi-
gan, le Minnesota, le Manitoba, V'Assiniboia, s ’avançant au
Nord jusque dans les plaines de l Athabasca et descendant,
- dans les Rocheuses, jusqu’au Colorado.
Le F. Duriaei Sch. ., qui le remplace, en Europe, dans de
région méditerranéenne, ainsi qu’en Algérie et au Maroc,
_se trouve représenté dans les récoltes de M. l'abbé Faurie
par le n° 9073: (Sapporo; Yézo, 3 avril 1893). Forme à tissu
assez lâche ; rameaux longuement cuspidés ; feuilles oblon-
à gues-lancéolées, brièvement et largement acuminées, sub-
_ obtuses, denticulées au sommet. Cet échantillon se rap-
= proche beaucoup d’une forme récoltée en Algérie, dans
_ lPOued Reghaïn, par M. Trabut (1); ilen diffère cependant
__ Par son tissu plus lâche, formé de cellules plus courtes ;
néanmoins il ne me semble pas possible de le séparel d
“En dehors de la: région nn ne et du Japo pon
cette espèce existe aussi en Californie, et j'ai vu dans
lherbier du Muséum, un échantillon récolté en 1859, par eee
Bourgeau, sur la Saskatchawan, qui doit peut-être lui
_ être rattaché. Cest toutefois une forme un peu ambiguë,
_ à feuilles imbriquées ou peu étalées, assez longuement
_acuminées, d’un tissu assez lâche, mais en général distinc-
. tement denticulées au sommet. J’ ajouterai enfin que le
F, abyssinica Sch,, dont jai pu, depuis la publication de
. ma Monographie, examiner un échantillon que je dois à
lobligeance de M. Bescherelle, pourrait bien n'ê
forme très robuste du fr Duriaei. Il: sera toute foi
FAUNE Yé0, oût t 1802) appart en
qui rentre encore dans le groupe des
Duriaei, mais qui. diffère suffisamment de.
Pour que l'on puisse en faire une spèce : |
FREMAUSS Ses feuilles, epene et obtusément acuminées,
36 HR REVUE BRYOLOGIQUE RE
un peu concaves, la distinguent du F. hypnoides, tandis
que leur sommet entier et leurs cellules alaires plus dila-
tées la différencient du Duriaei. En voici la diagnose :
F. amblyphylla Card. sp. nova. — Planta mollis, luride
viridis vel lutescens. Caulis basi denudatus, valde et irre-
_gulariter ramosus vel subpinnatus, 10-15 cent. longus, L
ramis erectis, breviter cuspidatis. Folia remotiuscula,
patentia, caviuscula, rigidiuscula, ovato et oblongo-lan-
| ceolata, sensim angustala, late acuminata, apice obluso à
__ integro vel tantum in foliis superioribus acutato et sub-
#e denticulato, 2-3,50 mill. longa, 0,50-0,80 mill. lata; folia
caulina inferiora juniora multo majora, circa 5 mill. longa,
- 1,75-2 mill. lata. Cellulæ alares oblongæ vel subhexa-
gonæ, sat distinctæ, lutescentes , cæteræ nunc laxæ,
- Jineari-rhomboidales, parietibus tenuibus, nunc angus- ;
_ tiores, longe lineares, parietibus crassiusculis, utriculo pri-
= mordiali haud vel vix distincto. Cætera ignota.
=. Il reste enfin, dans les récoltes de M. Faurie, un dernier
spécimen, sans n° ni localité. Bien que, par son port, il
| s’écarte assez des deux précédents, il concorde bien avec
eux par la forme des feuilles et de l'acumen, ce qui me
= détermine à le rattacher comme variété au F. ambly-
ee gi Rte 1e : re
Var. pungens Card. — À forma typica differt habitu
laxiore, caulibus subsimplicibus, apice longe cuspidatis,
foliis magis remotis, rete laxiore.
En terminant cette note, je tiens à remercier M. Besche-
_ relle, à qui je dois d’avoir pu étudier cette intéressante
_ série de Fontinales japonaises. ; é |
: J. CARDOT.
OT ne
MAT NORTA
+
| Deuxième supplément au Catalogue de Mousses |
des environs de Winterthur (Suisse) (1).
+ Ephemerum serratum cfr.—Lindberg, 510%, Hubholz,
rchel, MO 0 oder Rene
= Physcomitrella patens cfr. — En petite quantité entre
-Veltheim et Ohringen, 465%, RUN
… Ephemerella recurvifolia cfr. — Champs en friche en.
_ aval de Tôss, 430", ! RSR ; Se ÿ 5 : ; FRE
_ (4) Voir pour le premier supplément, Revue bryologique 1895, p. 88.
Les mousses désignées par un astérique figurent déjà dans les listes pré-
_ cédentes pour une autre localité. : É STE SIT Tee
LA
REVUE BRYOLOGIQUE à 37
Microbryum Floerkeanum cfr. — Champs près de
Flaach, 350". ue à SP re
* Sphærangium muticum cfr. — Hubholz, lrchel, 640%,
Beerenberg, 580", NUS Adi.
_ * Phascum piliferum Schreb. cfr. — J'ai trouvé près de.
Téss quelques brins d’une mousse qui me semble appar-
tenir à cette espèce ou variété. LL
: * Systegium crispum cfr. — AC. aux environs de Win-.
terthur. Aux bords de la Tôss près de Wartbad. Au bord
RE Près de la gare de Winterthur. Près de First,
à 690, ;
_Gymnostomum rupestre cfr. — Irchel près du Schaff-
_ bauser, à 670m. SRE
.. * Dichodontium pellucidum st. — Dägerloo près de
Oberwinterthur, 470», Ravin en dessous de la Wagen-
pürg, 520%: ;
* Dicranella rufescens cfr. — Irchel, au-dessus de :
Buch, 680n,
= Dicranum viride st. — Hubholz, Irchel. 620%, Tôssrain
. près de Winterthur. : ue. À
= Dicranum palustre avec la variété polycladum st. —
Près de Oberwinterthur, dans les marais, 470%. Le type
seulement près de First, 680m., il FÉCRFRRE
_ Fissidens bryoides, var. gymnandrus (Buse) ctr. —
Brünggbers, sur ün talus GYOMEE TS M RNB RER
Seligeria tristicha cfr. — En assez grande quantité sur
un rocher au bas du Schaffhauser, Irchel, 680, avec le
Distichium capillaceum et l'Orthothecium intricatum.
- * Pottia truncatula (L.) Lindb. cfr. — Sur les bords
d’un fossé près de First, 690", beaucoup plus rare que
_ l’intermedia Fürn. (qui lui est très répandu aux environs
de Winterthur).
Pottia minutula 8 rufescens cfr. — Entre Veltheim et ie
Ohringen, à 465". Au pied du Beerenberg, 440.
* Pottia lanceolata cfr. — Peu répandu aux environs de
= Winterthur où il se trouve par exemple au Fréschenboden
près de Wäülflingen. Très commun entre Marthalemelt
. Rheïnau dans les champs.
Trichostomum crispulum type st. — Sur les rochers de
. Nagelfluh, Irchel, au-dessus de Freienstein, 680%.
. * Barbula rigida cfr. — Près d'Oberwinterthur, sur un
pont, 455m, AC. le long du Rhin, de Teufen à Rheinau.
* Barbula revoluta — st. : Urfelen près de Flaach
Lindberg. — Cfr. sur un mur à Rheinau, 390", avec le
CRUE LR Te ne ie mer
= Barbula recurvifolia st. — Unterwiesen près de Wül-
_ flingen, dans une carrière, 10, Steigbrunnen près de
Tôs$, DR ue hd ee
jee REVUE BRYOLOGIQ! DE
ve ini A cfr. En: masse sur un mur à Rhénat,
390.
* Hedwigia ciliata cfr. — Sur du grès, “Æbnet prés de
Téss, 540%. Sur du Sernefit, Beerenberg, 580%.
… Zygodon viridissinus st, — Forme ‘rabougrie sur un
arbre au nord de Wülfingen, 440".
Physcomitrium pyri EURE cr Quelques brins seu-
‘lement, Lantig près de Wulflingen, 440%,
Funaria f'ascicularis fr. — C, dans les champs en
: friche aux environs de Marthalen, Rheinau et Elikon.
= Webera elongata Cr. Irehel, au-dessus de Freiens-
tein, 690,
2 LWebera nulans cfr. — Wolbüh près de Wülflingen,
Hour eruda of. —. Irchel, au même endroit que
; l'elongata. ke :
* Webera carnea. cr. Les -Hellholz. près de Tôss, 520m.
Près d’Ellikon, © e
. * Webera aibicans avec des fruits bornbrèux au Sehlipt
: près d’Andelfingen, : >
_. Mnium cuspidaturn oi nt n’ai trouvé Getle mousse
de qui, chez nous, n’est certainement pas commune qu'assez
loin de Winterthur, sur un tronc dans un petit marais
… près d'Effretikon, 510".
Mnium insigne Mitt. sfr. — Baldiesried près de Hettlin-
gen, 435, Entre Veltheim et Ohringen, 460%.
Mnium stellare si. — Brünggberg, 6SUm, Pet
Catoscopium nigrilum cr. — 650», sur un talus très :
umide dans le ravin Helltobel près de Weisslingen avec.
le Barbula paludosa (cfr.) et le Preissia commutata (cfr.),
forme avec le Meesea uliginosa, VOrthothecium rufescens,
16 Plagiothecium nitidulum et le Saxifraga aizoides
- qui croissent non loin de là une petite colonie de plantes
subalpines qui s’est peut-être maintenue grâce à la proxi-
mité d’un petit marais, qui occupe le fond du ravin. On
trouve encore aux environs le Dicranunr undulatum efr.,
Didymodon cylindricus efr., Campylopus flexuosus st.,
Bryum roseum, Mnium serratum cfr., affine cfr., Hyprum
trifarium S\., giganteum st., Sphagn um aculifolium cfr.,
Scapania æquiloba, nemorosa, Jungermannia te
entata cfr., Mastigobryum trilobatum. era
Polytrichum nanum cfr. — Gamser, EGÜur. : - *. a
Anomodon longifolius s st. _ Linsenthalstrasse, Eschen-
be, 410, Beerenberg. s
à “Thouidium nr cfr. — -Ravin en. dessous. de la
REVUE : BRYOLOGIQUE #
se Per filiforme st. — Bloc: de. Serneñit : près È
_de Rothenflah avec le Dicranum longifolium st., 580". |
Assez répandu à l’Irchel, sur les troncs. à
_ Orthothecium intricatumn SR Peer 2 Pme Irehel
sur la Nagelfluh, 680m: ’
* Orthothecium FT esceR ‘st. — = Nageliuh , | Hellto
près de Weisslingen, 650",
Eurhynchium striatulum st: — Avec le 7) PIIT
Gpesurue., en dessous de la Hochwacht, Jrehel,
On
Eurhynchium Vaucheri st. — Avec le précédent.
_Plagiothecium nitidulum cfr. — Helltobel. près. de
. Weisslingen, 650, quelques brins seulement. ;
Amblystegium Sprucei : Pratt Schaffhauser , Irchel,
680n, en très petite quantité.
À Amblystegium radicale cfr. — Rochers de grès près
É du Gamser, 560m,.
Hypnum Sendtneri st. — Baldiesried près de. Hettlin-
: gen, avec le /1. En 455m. Près de Flaach dans
une mare, 350" (forme /riviale San. he
Hypnum erannulatun st. — Lantig ie de Wiitin
gen, 440n.
: ‘H yprum uncinatun. cfr. -— - Brünggberg, sur un tronc
pourri, 680n.
_ * Hypnum arcuattim st. — Es la rive de n Téss, 420%
Var. emissum Vogelsang, Se 450.
_ Sphagnum Curie cfr. — Helliobel près de Weiss
=. Angers 650", ee es bois. :
1 P: CULMANN..
Nasa 82, Zürich.
| Thuidium or eTayidiunn
5 bn am sorry. to see this jitur open: :
had been finally set at rest by the able arti
turi in the ge su , 1894.
An the.
number (p. 96), Î certainly
I thought Lindberg derived his Thyic
_ the Greek ; but that such direct lerivation would in m
opinion be the only condition on which it might have
peon right to correct the spelling.
“M bring rites. € Alors la question Le comment
aut-il écrire du genre des conifères ? » Here
REVUE BRYOLOGIQUE |
cannot agree with him; it is precisely this which appears
to me no! Lo be the question! Itis rather a question for
philologists, not for botanists, least of all for bryolo-
_ gists. There is no need to repeat the argument so well put
by M. Venturi, but I should like to point out one result
_ that would take placé were we to follow out Lindberg’s
_ reasoning On this point; namely in-the case of plant-
_ names founded on the names of persons or places. Should
_ literary research show that such à name, as usually
_ received, had undergone alteration in spelling some cen-
_ tury or so back, it would then be necessary to readjust
_ the spelling of the plant-name. For example, should an
= old doéument be found showing that the family name
= Swartz had been originally spelled Schiwarz, and through
the laxity in spelling characteristic of old times had been
_ erroneously changed to Swar/z, it would appear on Lind-
berg’s reasoning that Swar/zia must be dropped and
bryologists must get their works réprinted with this
. genus of Dicranaceæ spelled Schivoarzia.
DiIxoNx.
Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble
| 112 EXCURSION
De Grenoble à la Salette et à Gap
C’est au sud-est de Grenoble et à une distance d’en-
_viron 70 kil. que sont situées, à l’extrémité du départe-
_ ment de l'Isère, les montagnes de la Salette, L’itinéraire le
plus direct de Grenoble à ‘la Salette est celui qui passe par
Vizille. par la Mure et par Corps. RAR NS RES
= Sur les murs du parc de Vizille se voyaient autrefois
les Barbula rigida et Horschuchiana, mais un crépissage
_les à fait disparaître. RU TU M Re Le Pen DR
= M. l'abbé Boulay, dans sa Flore des muscinées de
_ France, indique à la Mure, sans préciser davantage la
_ localité, le rare Brachythecium trachypodium ; cette
. _ Mousse, que j'ai récoltée et signalée au Grand-Veymont
(6° excursion) et au lac Cœurzet (9e excursion), vient-elle
_ aussi au Seneppe?
bon nombre de mousses, parmi lesquelles on remarquait -
De la Mure à Corps, nous avons %5 kilomètres à par-
… Courir. Au sortir de la Mure, soit que nous descendions les
REVUE BRYOLOGIQUE MM.
lacets de la route jusqu’au pont où elle franchit la Bonne,
soit que nous remontions ceux du côté opposé, nous ne
rencontrons que des plantes communes. Ce e
LA SALETTE
Le chemin qui conduit de Corps à la Sallette monte
d’abord à l’est pour prendre ensuite par différents con-
tours la direction du nord. Tantôt engagé dans utie vallée
étroite et comme suspendu au-dessus d’un torrent qu'il
domine, tantôt descendant au fond d’une gorge et fran-
chissant un ruisseau; ici, à découvert, au milieu des …
clairières ; là, ombragé par les bois, ce chemin a le charme
de la variété.
Nous voilà sortis des bois, après une heure de marche;
nous trouvons à notre droite un petit oratoire bâti sur un
rocher gazonné. À peine avons-nous quitté ce rocher que
le village de la Salette nous montre son clocher, nous
ouvre sa vallée et nous découvre ses montagnes. ms
À Au lieu de monter immédiatement au sanctuaire, nous
_tournons à l’est pour visiter à l'instant même le vallon de
Fallavaux; il mérite d’être exploré. Cette petite excursion
n’exige guère plus de deux heures et demie à trois :
heures. l + Re
Suivons sans trop nous en écarter le chemin qui longe
_ le ruisseau du vallon pour aboutir au pied d’un massif de
_ Sapins appelé Clos-Morel, et dont les pentes inclinées à
_notre droite, s’entourent de larges prairies. Ce petit bois
est dominé par un monticule granitique, nommé Roche-
Fernet et d’où se sont détachés pour rouler dans le vallon
des blocs qu'ont choisis pour habitat des mousses, des
lichens ou autres plantes qui ont une préférence marquée
Pour: les terrains siliceux. Ce Axe
à Parmi les différentes espèces de mousses que nous
_ ©bservons en allant au Clos-Morel, contentons-nous de
mentionner : Distichium capillaceum, Leptotrichum
{lexicaule, Barbula tortuosa et intermedia, Grimmia
_ Conferta et commutata, Orthotrichum saxatile, Enca-
lypta streptocarpa, Neckera crispa, Pseudoleskea cate-
_Aulala, re molluscum et falcatum, Philonotis
_ fontana, Bartramia üthyphylla et Leptotrichum glau-
CesCens. : Fe A
= Les principaux lichens que nous remarquons sur notre
passage sont : Parmelia pulverulenta var. muscigena,
_Squamaria gypsacea, Lecanora chloroleuca, calcarea,
_Cinerea, lævata et cervina, Lecidea armeniaca, rupestris,
lapicida et vesicularis, Verrucaria Dufouri, Collema
_ melænum, etc.
REVUE BRYOLOGIQUE
. DE LA SALETTE AU SANCTUAIRE
_ Reveuus au village de la Salette, nous prenons au nord
le chemin qui, de contours en contours, pendant l’espace
_ de sept à huit kil, nous conduit au Sanctuaire. Après
_. une demi-heure de marche environ, le talus du chemin,
_ qui ne cesse presque jamais de nous dominer à notre
_ gauche, devient plus accidenté et se montre tour à tour
_ aride où gazonné, rocheux ou humide; nous y voyons
quelques mousses bien fructifiées, telles que Hypnum
falcatum et Philonotis calcarea, etc. PAS
= Vers la partie supérieure de la montée, se creuse, à
notre droite, un peu au-dessous du chemin, un étroit
berceau où s’abrite un petit bois de hêtres; je n'ai à
_ indiquer dans ce bois que quelques mousses et quelques
_lichens vulgaires, parmi lesquels je nommerai les sui-
_vants : au pied des vieux troncs et sur les pierres : Dicra-
num scoparium, Bryum capillare, Grimmia apocarpa,
Barbula tortuosa, Neckera complanata, Leskea poly-
. Carpa, Amblysteqium serpens et subtile, Pterigynan-
_ drum filiforme, Hypnum cupressiforme et uncinatum ;
_ sur le tronc ou sur les branches de hêtres, Ramalina
_ fraxinea et pollinaria, Physcia ciliaris et stellaris, Par-
Melia olivacea et tiliacea, Lecanora subfusca et rigra,
_ Lecidea parasema, Opegrapha macularis et Sertpin..;:
l
LE GARGAS ET LE CHAMOUX
FRS
_ Le Gargas est ce pic isolé qui s'élève en cône au no :
du sanctuaire assis à ses pieds. Presque partout gazonné
et d’un facile accès par son flanc méridional, ce mont ne
présente sur son côté septentrional que des rochers
affreusement escarpés ; c’est donc par son flanc sud qu’il
faut en faire l'ascension. Légèrement tronqué à son
sommet, le Gargas nous y présente une étroite plate-forme,
entourée de quelques pointes de rochers : là nous trouvons
deux mousses peu communes, Barbula subulata var.
integrifolia et Myurella julacea ; quelques lichens, tels
que Lecidea vesicularis et Lecanora tartarea var. [ri
Le Chamoux est cette arête qui, reliée au Gargas par
le col des Baisses, s'élève insensiblement en une haute
cime et domine an sud-est le sanctuaire de N.-D. de la
Salette : il nous faut une journée pour cette excursion si
_ nous voulons qu’elle soit un peu complète.
*
S4=R
REVUE BRYOLOGIQUE
Nous commençons notre ascension en nous dirigeant
à travers des prairies vers la partie inférieure de l’arêt
du Chamoux, que nous escaladons pour atteindre les
pelouses et la grande croix de bois plantée à la cime du
-_ mont. Il s’agit maintenant de nous rendre au col de la
Pale, et, par conséquent, de faire un trajet d'environ
quatre kilom., en suivant au midi les crêtes du Chamou
Parmi les mousses que nous avons observées sur l'arêt
du Chamoux, il n’est guère que les Barbula aciphylla
Grimmia conferta, Pseudoleskea atrovirens qui mér
tent d’être signalées, et, parmi les lichens, Lecanor
calcarea et cervina, Placodium elegans, Lecidea elat
_et amylacea. Fée : SRE RM EN
Il nous reste à visiter le vallon et les rochers. No
pouvons du col de la Pale descendre, presque en ligne
_ ‘droite, de l’ouest à l’est, dans le berceau de prairies
au-dessus de la forêt de Valjouffrey, s’allonge vers le
_ midi et qui estle vallon lui-mème; c’est une des localités
les plus riches de nos montagnes en plantes phanéro
games, Villars la cite souvent dans son Histoire des plante
du Dauphiné. = dm die nl: STE ARR
A PET nee re Te RAVADD,
CR
Bibliographie.
CG Nueiier. — Musci nonnulli novi Guianæ anglicæ
arshall falls
dont un Octoble
ion d'u
diffé
_ espèces : P, lor
. lum parer
chlorophytllum
de la Trinit
_ - REVUE BRYOLOGIQU
E
= Robert BRowN.— New Zealand. Musci : notes on a new
genus (Trans. of the N. Zeal. Inst., XX VII).
L'auteur établit le nouveau genre Tetracoscinodon pour
une petite mousse acrocarpe découverte par lui sur les
rochers calcaires aux sources de la rivière Conway. I
donne de ce genre la diagnose suivante : capsule ovale.
_ Opercule conique-rostré, oblique. Péristome simple.
_ Quatre dents triangulaires, perforées, avec ou sans mem-
brane transparente recouvrant les perforations. Coïiffe
cucullée. :
__ F. RENAULD et J. CARDOT. — Ergänzende Bemerkun-
_geh ueber die von Hern D: Julius RGU in Nord-Amerika
im Jahre 1888 gesammelten pleurocarpen Moose (Hedwi-
gia, Band, XXXV, p. 306-311).
. Notes complémentaires sur quelques espèces de cette
_collection, qui a été l’objet d’un important travail publié
dans le même recueil en 1893. se à ie
Jul. RôLL. — Uebersicht ueber die im Jahre 1888 von
mir in den Vereinigten Staaten von Nord-Amerika
gesammelten Laubmoose , Torfmoose und Lebermoose
. (Abh. d. Naturw. Ver. z: Bremer, 1897, Bd, XIV, H.9,
DD. 183-216) *
Dans cette notice, M. Rôll noùs donne un intéressant
récit de son voyage, suivi de la liste définitive des espèces,
au nombre de 377 Mousses, 17 Sphaignes et 35 Hépa-
tiques. + NE PP VE Aus
John M. HozZINGER. — Report on a collection of plants
made by J. H. Sandberg and assistants in northern
Idaho in the year 1892 (Contributions from the U. S.
National Herbarium, vol, III, n° 4, pp. 205-987). FE
On trouve dans ce mémoire l’indication de 400 Mousses
de l’Idaho, dont 4 espèces nouvelles : Dicranoweisia
Conteérmina Ren.et Card., Orfhotrichum Holzingeri Ren.
et Card. Bryum Sandbergü Holzing. et Plagiothecium
andbergii Ren. et Card. Re
John M. HOLANGER. — À new Hypnum of the section -
aliergon (Minnesota Botanical Studies, ne 9, part. IX,
896, pp. 691-692, pl. XXXIX). ion
Cette espèce est le H. cyclophyllotum Holzing., voisin
des #4. giganteum, cordifolium et. orbicularicordatum,
Mais bien distinct de ces trois espèces. Il a été découvert
par M. Holzinger sur des rochers siliceux arrosés dans
une exCavation connue sous le nom de « Lamoille-Cave »
station, mais n’a pas encore été trouvé en fruit.
dans le Sud-Est du Minnesota. Il est abondant dans cette 2
REVUE BRYOLOGIQUE > 45
Chr. GRÔNLUND. — Tillæg til Islands Kryptogamflora,
indeholdende Lichens , Hepatiss og Musci (Botanisk
Tidsskrift, 20 Bind, 1895, p. 90-115). RES
Les Mousses et les Hépatiques ont été déterminées par
M. C. Jensen. Les premières, y compris les Sphaignes,
comptent 161 espèces, les secondes 44 espèces. Il est à
remarquer que, par sa végétation bryologique, l'Islande a
beaucoup plus de rapports avec l’Europe qu'avec l'Amé-
rique ; on y rencontre en effet aucun type américain et
par contre on y observe quelques espèces européennes
qui n'ont pas encore été signalées dans l’Amérique du
Nord. Il n’y a que trois espèces particulières à l’île, et,
Chose singulière, elles appartiennent toutes trois au genre
Fontinalis; ce sont : les F, islandica: Card., F. lon: à ;
Jens. et F. {hulensis Jens. sp. nova, voisin du Æ. Kind-
bergii Ren. et Card. ;
Nicolas ZELENETZRI. — Matériaux pour l'étude de la
flore bryologique de la Crimée (Bulletin de lPHerbier
Boissier, t. IV, n° 9, p. 603-608). : re
- Cette liste comprend 32 Mousses et 6 Hépatiques, la _
plupart espèces très vulgaires et qui ne donnent pas une
idée bien attrayante de la flore bryologique de cette
région, ; cp Free
= GC. WarnsTorr. — Ueber die deutschen Thuidium-
‘Arten aus der Section Euthuidium (Zeitschrift des Na-
. turwissenschaftlichen Vereins des Harzes in Wernigerode,
Jahrg, XI, 8 p.). Te Ce
. M. Warnstorf réunit le Th. pseudo-tamariscii Limpr.
_ comme variété au Th. Philiberti Limpr. (Th. intermedium
Phil. non Mitt.) et crée une espèce nouvelle, 7A. dubiosum, Fe
pour une forme qui a les feuilles caulinaires du Th. deli-
catulum, mais les feuilles périchétiales dépourvues de
cils, comme le TA. Philiberti. REP Ee
_C. Warxsrorr. — Neue Beiträge ‘zur K TE Le
{lora der Mark Brandenburg (Abhandi. der Botanischen
_ Vereins des Provinz Brandenburg, XXXIX, pp. 25-38). “à
_ Catalogue de 110 Mousses et 25 Hépatiques.
Ë tee ane FOOT
à E. BescuereLLe. — Note sur le Leucobryum minus
(Journal de Bot., 1897, pp. 96-103 et fig. intercalées dans
_ le texte). Sat mnt 2 EH
:_ D’après l’auteur, la mousse des Etats du Nord de l’'Amé-
rique serait le type de l’espèce. Les échantillons de la
Caroline établissent un intermédiaire entre ceux de l'Ohio
et ceux de la Floride, mais on ne saurait en conclure qu’il
‘a là trois espèces : il y a seulement des élats intermé-_
diatres. D'où il suit que tous les échantillons qu'on trouve
dans les herbiers sous le nom de Dicranum albidum
Brid., D. glaucum var. albidum Web. et Mohr, Leuco-
bryjum uulgare var. minus Hpe, L. glaucum var. minus
Hpe, L. minus Hpe, L. minus Sull.,, ne sont que des
formes plus ou moins différenciées du Bryum albidum,
glaucum, minus Dill., et, pour nous placer au courant de
la nomenclature, du Leucobryum minus (Dill.) Sull. Suit
une longue description du L. minus et des deux formes,
pumila et intermedia. :
_E.-G. Bairron. — An Enumeration of the Plants Col-
ected by A. Rusby in Bolivia, 1885-1886, Musci (Bulletin
ofthe Torrey botanical Club, 1896, n° 12, p. 471-499).
Mme Britton décrit une cinquantaine d'espèces nou-.
velles nommées par C. Müller, Schimper, Bescherelle et
_par elle-même.
0 SrABLER. — On the Hepaticæ and Musci of West-
_morland, fourth paper (The Naturalist, January, 4897,
p. 5-12). — Cette 4e partie contient la suite du Catalogue
des Acrocarpes numérotées 121 à 187.
L. Bureau et F. Camus. — Quatre Sphagnum nou-
veaux pour la flore française et liste des espèces françaises
du genre Sphagnum (Bull. de la Soc. Bot. de France,
1896, pp. 518-593). Sri ce 14
Ces 4 espèces nouvelles pour la flore française sont :
4° Sphagnum Warnstorfii Russow, récolté par M. Lamy
dans le marais de la Croix-Morand au Mont-Dore et
publié sous le nom de S. rubellum, dans les Musci Galliæ
n° 625, en 1880, c’est-à-dire antérieurement à la description
du $S. Warnstorfii qui date de 1887 ; — % S. molle Sul,
des Montagnes-Noires (Finistère); — 3% S. riparium |
ongstr. de Lispach (chaîne des Vosges) ; — 4 S. obtusum
Warnst. des tourbières du Jura. Ce mémoire se termine
par une liste méthodique des-28 espèces françaises et des
autres espèces européennes. Rs
. STEPHANT. — eve japonicæ (Bulletin de l'Herb. sa
Boissier, 1897, pp. 76-120). | e.
L'auteur donne la liste peu nombreuse des publications
ayant rapport aux hépatiques du ‘Japon, la derniere, QUE
est de M. Mitten (1891), énumère 74 espèces, La publi-
cation de M. Stephani en élève le nombre à 190, cette
augmentation est due aux récoltes de MM. Inouë, Makino,
À
YU
. REVUE BRYOLOGIQUE Di
Miyoshi et surtout l’abbé Faurie qui a fait de nombreuses
et importantes découvertes en phanérogames et en erypto-
games dans ce pays, où il est retourné au mois de
novembre dernier après une année de séjour en France.
M. Stephani donne une énumération méthodique des
espèces connues et décrit un grand nombre d'espèces
nouvelles. So
FLEISCHER et WARNSTOF. — Bryotheca Europ. merid.
Cent., 1, 1896, contenant les espèces suivantes (les espèces
et variétés marquées d’un astérique sont nouvelles):
Archidium phascoides, Acaulon pellucidum *, Aschisma
speciosum *, Astomum Levieri, Weisia viridula var. am-
blyodon, Eucladium verticillatum v. angustifolium, Dicho-
dontium pellucidum , Dicranella rufescens , Dicranum
strictum, Campylopus fragilis, C. subulatus, C. polytri-
choides, Fissidens crassipes v. submarginatus”, F Warns-
torfii*, F, serrulatus v. Langei, F. Mildeanus, F. tamarin-
difolius, Geratodon chloropus, G. purpureus v. flavisetus,
Ditrichum subulatum, D. flexicaule v. longifolium, Pottia
_minutula v. conica, P. intermedia v. corsa, P. Starkeana
v. dextorsa, Didymodon validus, D. luridus, D. tophaceus
_ f. elatus, Trichostomum mutabile v. gymnostomum, T.
littorale, T. crispulum, T. flavovirens, T. Ehrenbergii,
= Tortella tortuosa v. fragilifolia, T. squarrosa, Timmiella
-barbula,_ Barbula fallax v, longifolia *, B. viridis, B.
reflexa, Aloina ambigua, Crossidium chloronotos, Tortula
_cuneifolia v. spathulæformis, T. atrovirens, T. marginata,
T. Vahliana, T. lævipila v. lævipiliformis, T. montana v.
planifolia *, T. ruralis v. arenicola, T. Mülleri, Dialytrichia
Brebissonii, Cinclidotus aquaticus, C. fontinaloides, Schis-
tidium apocarpum, Grimmia orbicularis, G. Lisæ, G.
_ Sardoa v. gracilis*, G. funalis, Orthotrichum tenellum, O
_ rupestre, O. leiocarpum, O. nudum, Amphidium Mou-
geotii, Encalypta contorta, Physcomitrium sphæricum,
- Bryum pallens v. vulturiense, B. Fleischeri*, B. capillare
__V. macrocarpum, Mnium stellare v. densum, Bartramia
__ stricta, Plagiopus Œderi, Philonotis calcarea, Polytrichum .
juniperinum v. alpinum, Fontinalis antipyretica v. laxa
f. robustior *, F. cavifolia*, F. Duriæi, Cryphæa hetero-
- malla, Leucodon sciuroides v. morensis, Leptodon Smithü,
= Néckera complanata, Homalia lusitanica, Pterigophyllum
_ lucens, Fabronia pusilla, Habrodon Notarisii v. commu-
tatus, Pseudoleskea atrovirens v. brachyclados, Hetero-
cladium héteropterum v. flaccidum, Isothecium myosu-
_roidés, Homalothecium Philippeanum, H. fallax, Rhyn-
= chostegium curvisetum, R. tenellum, R. confertum, R
circinatum, R. megapolitanum v. meridionale, Sckeropo-
<
| REVUE BRYOLOGIQUE
*diumil iécobru ns, Eurhynchium Teesdalei, E. striatulum,
E. Stokesii, E. meridionale, Plagiothectum silvaticum,
VER irrigatum, He rugosum.
Nouvelles.
M. Gaston Bonnier, professeur de botanique à la Sor-
bonne, a été élu membre de l’Académie des Sciences en
remplacement de M. Trécul.
Pour paraître prochainement :
Répertoire sphagnologique. Catalogue alphabétique de
toutes les espèces et variétés du genre Sphagnum, avec
la synonymie, la bibliographie et la distribution géogra-
phique, d’après les travaux les plus récents.
ns Ce catalogue renferme l'indication de 25 espèces, de
__, près de 600 variétés, de plus de 500 synonymes et environ
= 2000 citations bibliographiques. La concordance entre
les anciennes et les nouvelles espèces y est soigneuse-
ment établie.
Il formera un volume d’au moins 150 p. gr. in-8°, Il n’en
sera tiré qu’un petit nombre d'exemplaires en tirage à
part et proportionnellement aux demandes reçues. Le prix
_‘ sera de 7 ou 8 fr. Adresser les demandes à M: J. Cardot,
+ Stenay (Meuse).
_ Fleischer et Warnstorf. — Bryotheca Eur. ortd
cent. 1, 1896, contenant 100 espèces (voir à la bibliogra-
“ phie la liste), Chez les auteurs MM. Fleischer, rue Sistina,
75, à Rome (Italie), C. Warnstorf, à Neu- Rupin (Prusse).
Prix franco par la poste : 95 francs.
ee M. J. Needham a trouvé dans le Yorkshire une belle et
rare ‘hépatique, le Jubula (Jungermania) Hutchinsiæ,
- “espèce des côtes occidentales des Iles Britanniques :
_ existant aussi dans le Finistère et en Amérique.
On annonce la mort du bryologue anglais Henry Boswell.
de l'Angleterre : The Mosses of Oxfordshire and the.
- Neighbourhood of Oxford. Catalogue of British Mosses. -
_— London Catalogue of Mosses, en collaboration avec
. M. Hobkirk, > : Le
mm. € ; LANIER, 143, RUE auiLLAUmE “caen — 5827
Il est l’auteur de plusieurs publications sur les mousses :
RRRTNS RS
ESS
N°4 ie _24 ANNÉE : : 4897
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais ;
ro . Sommaire du n° #
Une nouvelle espèce de Seligeria. PaniserT. — Muscinées rares ou nou-
velles pour les Pyrénées. CorBière. — Grimmia Limprichti, speciés
nova. Kerx. — Genera of European and Northamerican Bryineæ by
Kindberg. VENTURI. — Sphagnum de la Réunion. DE POLr. — Biblio- :
graphie. — Nouvelles, . are RS
cs
| Une nouvelle espèce de Seligeria.
Le Seligeria acutifolia Lindberg paraît être assez répandu
dans la région méditerranéenne ; je l’ai observé aux envi-
rons d’Aix en plusieurs endroits différents, il est très
abondant dans certaines grottes de la Sainte-Baume. II se
présente habituellement sous la forme que Lindberg a.
. décrite la première, et que l’on considère comme typique,
celle où les feuilles périchétiales atteignent ou dépassent
le bord inférieur de la capsule, portée elle-même sur un
pédicelle court. Mais on rencontre aussi, quoique plus
rarement, la seconde forme, celle qui a été appelée /on- 4
_giseta, chez laquelle le pédicelle mesure 3mm ou davan- |.
tage, et s’élève ainsi assez haut au-dessus des bractées
du périchèze, en revanche peu développées. J’ai trouvé
cette seconde variété vers l’aqueduc de Roquefavour. Fe
remarqué d’ailleurs assez souvent des passages entre ces
deux formes ; dans des touffes récoltées à Valabre, prés de:
Luynes, on trouve à la fois, à côté les uns des autres, des
individus où les bractées atteignent le sommet du fruit,
et d’autres où elles restent assez loin de sa base. Dans la
plante de la Sainte-Baume elles sont toujours très longue-
ment acuminées, et elles s'élèvent bien au-dessus de la
capsule. es RAS ns
= Dans tous les cas, cette espèce se distingue nettement
du Seligeria pusilla par la forme et la structure de ses.
. feuilles. Celles des tiges stériles sont constituées, ordinai-.
rement à peu près dès leur base, par une subula plus où
moins développée, souvent très longue, qui se rétrécit
progressivement à partir de son origine, et qui devient
si vers le haut très fine et très aiguë; dans les deux
_ tiers supérieurs au moins, et quelquefois dans presque
toute l'étendue de ces feuilles, la nervure se confond entiè-
rement avec le limbe; le tissu est ainsi composé de deux
__ ou'trois couches de cellules vertes et opaques, épaissies
dans toute leur masse, sans cavités distinctes, assez
_ allongées et habituellement lisses sur leurs bords. Dans la,
_ plante fertile les bractées du périchèze sont dilatées infé-
_ rieurement en un limbe engainant plus ou moins élargi, et
. leur tissu se compose là de cellules uniformément linéaires
_ et hyalines; mais dans leur partie supérieure elles se con-
tinuent ordinairement par une subula semblable à celle
des feuilles caulinaires, et de structure à peu près iden-
tique, avec cette différence pourlant que les bords, lisses
et uniformes dans les feuilles des tiges stériles, sont
__ pourvus ici fréquemment de dents écartées. ER
Chez le véritable Seligeria pusilla les feuilles des tiges
_stériles sont au contraire en général linéaires, notablement
_ plus larges et conservant une largeur égale dans toute leur
longueur : le sommet seul forme une petite pointe brusque.
Le tissu du limbe n’est formé que d’une seule couche de
_ cellules, le plus souvent hyalines, disposées de chaque
côté de la nervure, qui est assez étroite et bien limitée, en
deux ou trois rangées. Ces cellules ont la forme de rectan-
_… gles nettement dessinés, deux ou trois fois aussi longs que
larges, souvent un peu courbés; de temps en temps par
places quelques-unes deviennent plus courtes, approchant
_ du carré ; celles qui sont situées sur les bords ont habi-
_tuellement leurs paroïis extérieures saillantes aux arlicu-
-lations, de telle sorte que la feuille semble comme sinuée
_ par des espèces d’échancrures superficielles. On rencontre
“cependant, quoique moins fréquemment, dans cette
espèce des variétés dont les feuilles tendent à devenir plus
. étroiteset plus acuminées dans leur partie supérieure, de
manière à présenter une apparence analogue dans une
ertaine mesure à celle du Seligeria acutitolia ; mais en les
“examinant de près, on reconnait que leur subula n’est pas
formée comme là par la fusion du limbe avec la nervure ;
lle est constituée en réalité par le limbe seul, la nervure
isparaissant bien avant le sommet, et le tissu de l’acumen
‘st composé d’une seule couche de cellules semblables à
les qui forment les ailes dans les feuilles normales.
Seligeria pusilla paraît habiter surtout la région de
V'Est, où il est commun. Le Seligeria acutifolia, sous sa
forme typique, paraît être au contraire une plante plutôt
iéridionale, bien qu'il ait été découvert originairement
oise de Gothland. La variété longiseta a été
Angleterre. M. Thériot a récolté à Tancarville
en Normandie une forme très remarquable de cette dernière
variété. se Eee : FRS
Chez cette plante les feuilles des tiges stériles sont
constituées entièrement par une subula verte et filiforme,
-_ semicylindrique ou légèrement canaliculée, qui atteint
souvent 3" en longueur; très étroites dès leur base, où
elles égalent à peine 0""06 en largeur, elles se rétrécissent |
encore progressivement dans toute leur étendue, de 1e
manière à n’égaler plus que Omn05, On“04, et enfin OnmO3
et moins encore vers leur extrémité, qui est finement .
aciculaire. Dans la partie inférieure de cette subula on
_ distingue quelques cellules rectangulaires et hyalines des
deux côtés de la nervure, mais presque immédiatement
le tissu devient uniformément d'un vert foncé, et se
compose de deux ou trois couches de cellules opaques et
épaissies ; les bords sont parfaitement lisses et rectilignes.
Les tiges fertiles sont munies inférieurement d’un certain
nombre de feuilles semblables, vertes et filiformes, ordi-
nairement moins longues; puis viennent les bractées
périchétiales, généralement courtes, ne dépassant pas
souvent un millimètre, et réduites entièrement alors à un
REVUE BRYOLOGIQUE |
limbe ovale et engaînant, hyalin, formé de cellules linéaires
très allongées. Chez d’autres fruits ce limbe engaînant se
continue par un acumen filiforme presque aussi long que
lui, de couleur verdâtre, concave et assez mince; quelque-
fois c’est le limbe lui-même qui se prolonge en devenant
acuminé et la subula ne forme qu’une pointe courte.
= - Le pédicelle égale de 3mm à 3mm 1/2; la capsule, régu-
lièrement ovale, assez large à l’orifice après la sporose,
mesure de Omm 60 à Om 65 en hauteur; l’opercule conique
et étroitement subulé atteint à peu prés la même longueur.
Les spores n’égalent guère que 10 x en diamètre.
_ En somme, malgré quelques particularités frappantes
au premier abord, cette plante ne peut guère être séparée
du Seligeria acutifolia. Par plusieurs de ses caractères elle
_ tendrait à se rapprocher du Seligeria subcernua Schimper,
qui croît dans des stations voisines : M. Thériot m'en
a envoyé de beaux échantillons récoltés à Caudebec-en-
Caux. Il se distingue de la plante de Tancarville d’abord
parle petit nombre et la briéveté de ses feuilles ; celles
des tiges stériles ne dépassent pas 1%; elles sont plus
_ élargies dans leur partie inférieure et montrent là quatre
ou cinq rangées de cellules hyalines et rectangulaires de
chaque côté de la nervure ; dans le haut elles sont moins
finément acuminées ; la subula moins verte et moins
aigüe, plus épaisse et plus arrondie, parait aussi géné-
_ ralement moins régulière, 24 pme La plante
_ fertile porte vers sa base des feuilles semblables, toujours
52 REVUE BRYOLOGIQUE
peu nombreuses : les bractées sont dilatées inférieure-
ment en un limbe largement engainant, dont le tissu
paraît composé de cellules plus lâches et moins allongées,
presque hexagonales. La capsule, portée sur un pédicelle
à peu près de même dimension, est plus étroite et plas
_ oblongue; son orifice, jamais dilaté, semble quelquefois
au contraire un peu resserré; elle m'a paru générale-
= ment du reste, du moins dans ces échantillons, régulière
cet symétrique. Ces caractèrés du fruit, joint à ceux qui
“résultent du petit nombre et de l'aspect particulier des
_ feuilles, permettent de reconnaitre cette espèce ; mais les
différences sont au fond assez légères, et il semble
_ quéla plante de Tancarville établisse comme une transi-
_ tion entre le Seligeria acutifolia et celui que Schimper a
appelé Seligeria subcernua, mais auquel conviendrait
mieux le nom, plus ancien selon Lindberg, de Seligeria
… paucifolia (Bryum paucifolium Dikson). É
A côté de ces trois espèces je signalerai une petite
_ forme, que j'ai observée, il a déjà longtemps, à Simiane
en Provence, au pied des montagnes situées entre Aix et
tères assez nombreux et assez tranchés pour ne pouvoir
être rattachée à aucune d’elles.
SELIGERIA COMPACTA Species nova
Gazons compacts, grisâtres, hauts seulement de 3 à
nombre les unes contre les autres, longues environ de
3mm, cohérentes sans laide de radicelles en des tapis
_ assezétendus, d'aspect luride. Notre petite mousse croissait
près d’une fontaine, et les plantes reposaient par
_ leur base sur une sorte de boue, qui contribuait à les
PRE à . DE CR,
_ Toutes ces tiges, semblables entre elles, de même
cinq rangs, concaves, mais nullement carénées ; la tige elle-
_elles mesurent en longueur de Omm 40 à Omm 60 sur une
tiers du limbe, toujours avant le sommet; le limbe
forme quatre où cinq rangées de cellules dé chaque
côté de cette nervure. Ces cellules petites, régulières,
2 ie ; i j * Bai
Marseille, et qui me paraît s’en séparer par des carac-
_ 4 millimètres. Tiges stériles dressées et serrées en grand
longueur et de même épaisseur, sont couvertes uniformé-
_ment de feuilles nombreuses, presque dressées, insérées sur
même est arrondie-cylindrique. Les feuilles sont linéaires
- et se terminent assez brusquement par un acumen obtus ;
largeur d’un peu moins de Om" 10; la nervure, mince .
_ et étroite, disparait souvent vers le milieu ou les deux.
sont la plupart à peu près carrées ; quelques-unes seu-
lement par places forment des rectangles un peu plus
En
F4
REVUE BRYOLOGIQUE
plus allongés ; leur largeur ne dépasse guère 7 à 8u,
rarement elle atteint 10 w ; leurs parois sont d'épaisseur
. uniforme et rectilignes, et ainsi le bord de la feuille ne ë
ent présente ordinairemaucune proéminence.
Au milieu de.ces tapis quelques fruits rares, dressés,
dépassent le niveau d’environ 0m"90. La tige fertile semble
souvent continuer simplement une des tiges stériles;
cependant en l’examinant de près, on reconnaît que de
P q
- temps en temps au moins elle résulte du développement.
d’un bourgeon spécial, né à l’aisselle d’une des feuilles
supérieures. Les éléments de ce bourgeon présentent alors
dans le fruit mür une structure particulière. On trouve
d’abord à sa base trois ou quatre feuilles très courtes (de
_ Omm90 à OumH0), ovales et obtuses, complètement hyalines
dans toute leur étendue et dépourvues de nervure ; leur
_ tissu est composé de cellules très ténues, en rectangles
très allongés. Au-dessus viennent des feuilles un peu plus
longues (060), acuminées et très aiguës, formées infé-
rieurement de cellules lâches et hyalines, parfois hexa-
gonales, avec uné nervure mince, mais assez distincte;
vers lacumen les cellules deviennent plus opaques, de
_ forme rhomboidale,et la nervure cesse alors d’être visible :
le tissu paraît cependant n’avoir encore qu'une seule
couche. Plus haut se trouvent les feuilles caractéristiques
de la coma, hautes d'environ 1""; elles se composent
d’une base hyaline, légèrement élargie, munie d'une
nervuré mince, et d’une pointe cylindrique, épaisse et
opaque, dans laquelle le limbe se confond avec la nervure ;
_ cette pointe égale à peu près la moitié de la longueur totale
. de la feuille. Enfin les feuilles périchétiales, relativement
_ très développées, atteignent 1"m95 et jusqu’à Anm50; à
leur base on distingue d’abord un limbe engainant, ovale, 4
large de Owm 90, d’une texture lâche et ténue, formé de
grandes cellules rectangulaires et hexagonales ; puis mr.
bractée se continue par une lame terminale allongée, assez Les
large et obtuse, concave, peu épaisse et s'amincissant
‘ encore sur ses bords, qui résulte de la fusion de la nervure
avec la partié supérieure du limbe; cet acumen s'élève
‘souvent très haut, jusqu’à venir toucher le bord inférieur.
Ficde la capsule. é
_ Ces divers éléments du rameau fertile se succèdent
d’ailleurs rapidement le long de sa hauteur, qui est courte,
surtout quand il est axillaire. Lorsqu'il Continue direc-
tement une tige semblable inférieurement aux tiges
stériles, les feuilles, normales dans le bas, se transforment
par degrés dans le haut de manière à prendre successive-
ment les différentes structures que nous venons de
_ décrire.
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Le fruit, en y comprenant l’opercule et le pédicelle, ne
. dépasse guëre 1mm75 ou au plus 2m, La capsule, longue
d’environ Omm 65, présente la figure d’un cône renversé,
le col continuant exactement le sporange un peu plus
- court que lui ; ce col, ainsi atténué, se prolonge lui-même
._ insensiblement par le pédicelle, qui est assez épais et
_ mesure environ Om” 80 en hauteur, indépendamment de
” la vaginulé, étroite et cylindrique, qui atteint elle-même
_ près de Omm 30. L’orifice de la capsule, tronquée après la
.. sporose, à un diamètre d'environ Onm40, L’opercule conique
_ se termine par un bec droit et obtus ; il mesure à peu près
- Om 98 en longueur. Les dents du péristome sont pâles,
_ presque toujours tronquées ; elle ne montrent ainsi qu'un
petit nombre d’articulations, qui ont la forme de rec-
tangles, larges dans le sens horizontal et étroits en hau-
_ teur. Les spores ne dépassent pas 12 & en diamètre.
_ La fleur mâle paraît naître ordinairement vers l’extré-
mité d’une tige normale, à côté d’un bourgeon femelle.
Elle se compose de cinq ou six folioles extérieures, ovales,
péu allongées (0mm45), et larges de Omn{0, à peu près égales
entre elles; la nervure- étroite finit toujours avant le
. sommet. À l'intérieur, quelques bractées encore plus
_ courtes, et un petit nombre d’anthéridies Ovales, sans .
_ paraphyses. é à. RS RAR NOT SRI ET
L'aspect compact des touffes, la structure caractéris-
tique des feuilles chez les tiges stériles, et les formes
spéciales qu'elles présentent successivement le iong des
rameaux fructifères ne permettent, à mon avis, de con-
fondre cette espèce avec aucun autre Seligeria.
1e 2 ter PPT Paiment
Bruailes, le 25 juin 1807.
É:
_ Muscinées rares ou nouvelles pour les :
MM. A. et H. Marcailhou d’Aymeric, les deux frères
botanistes, qui depuis longtemps déjà explorent fruc-
tueusement les environs d’Ax-les-Thermes (Ariège),
m'ont soumis leurs récoltes bryologiques de:ces dernières
années. En attendant qu'ils publient l'inventaire général
des richesses botaniques de cette pittoresque région, je
crois intéressant de faire connaître dès aujourd’hui leurs
meilleures trouvailles en Muscinées. Ce sont les plantes
ci-après, dont plusieurs sont nouvelles pour la chaîne
pyrénéenne
ee MOUSSES.. <
… Ceratodon purpureus Brid. var. aristalus (var. nova).
— Variété remarquable, peut-être espèce distincte, mak
heureusement stérile, diffère des nombreuses formes de …
= C. purpureus par ses feuilles relativement larges, ovales-
- lancéolées, à nervure excurrente en une pointe qui, dans
_ les feuilles supérieures, est piliforme, flexueuse, entière
_ ou légèrement denticulée vers le sommet, rés longue
_ (égalant environ la longueur du limbe). Le tissu des
_ feuilles est-lisse, et les bords sont étroitement révolutés
de la base jusqu’au sommet. — Sur la terre sèche : envi:
rons de la fontaine d’Audouze, sous le col de Pourtetgés
(Ariège), à 1,620 m. d'altitude ; 10 juill. 1895. ” HT
Grimmia arenaria Mampe; c. fr. — Les Esteillés
_d'Unac (Ariège), sur les pierres du chemin qui conduit
de la route nationale aux prairies; altit. 610 m. ;
PAU. 1894: A I NE
… Philonotis : æspitosa Wils.; stér. — Forge d'Orlu, can
_ ton d’Ax-les-''hermes (Ariège), murs du canal d’anenée
dm
.
Polytrichum gracil
_ (ditde la Pique) en desce
de lEmbalire del
VUE. BRYOLOGIQUE
; another. HoiLaPie Nees : ‘stér. — | Axcles-Thermes et
environs. Semble assez répandu dans toute, la. région, à
Fe diverses altitudes.
Jungermannia. Lyoni Tayl.; stér. — Roches du Trou-
_ des-Fourches, à Encastel (Ariège, ; 6 avril 1891.
7 Jungermannia lycopodioides Wallr.; stér. — Trou
. humidé de Pailhères (Ariège); 20 août 1892.
__ L. CORBIÈRE.
. Grimmia Limprichti , Species nova.
“Plante formant des gazons serrés, d’une forme hémi-
sphérique, d’un vert brunâtre, haute de 1-1 1/2 centi-
__mêtres et toute remplie de poussière calcaire, d’une grande
_ mollesse, recevant l’eau très vite. Tiges simples ou bifur-
_ quées, filiformes, 1 1-1 1/2 centimètres de longueur, rouge-
brunes dans toute leur longueur, les pointes seulement
vertes, couvertes de radicelles clair-semées. Feuilles
_ ovales, décurrentes, concaves, largement arrondies vers
: l'extrémité, sans aucune trace de poil, longues de 4m,
sur uné largeur de O0,4"m, planes, la marge supérieure
_ composée de 2 rangs de cellules ; nervure faible, consis-
tant seulement en deux rangées, ‘disparaissant avant l'ex-
trémité. Cellules fortement épaissies dans la partie supé-
_rieure de la feuille, carrées, 8 y, un peu sinuées, dans Ja
_ moitié inférieure rectangulaires, fortement sinuées, à Ja
base très longues et larges. re
Floraison et fructification inconnues.
_ J'ai trouvé cette espèce avec Grimmia anodon sur les Ke
”. rO0bbrÉ. calcaires du limon della Palla, au-dessus du défilé
de Rolle, dans les monts Dolomites, à une altitude de
2,100 mètres, le 29 juillet 1896. Je suis heureux de dédier
‘cette nouveauté: à mon ami M. Limpricht, l’auteur du
Le Sie ht sur r les Mousses de pres x
au, 30 hi 1897. Rte : de
4
1%”
é era + OF EUROPEAN AND NORTHAMERICAN | BRYINEE jen
Le al disposed by N. C. KINDBERG.
| Voilà le titre d’un nouvel ouvrage boliiique de lin-
bite M. N. C. Kindberg, professeur à Linkôping en
“R qui sera nr prReenens par D.F. Re :
| vaientavoir dé systèmes), mais de Hedwig ou de Bridel,
AR L Re.
REVUE BRYOLOGIQUE
1
à Güteborg, pour donner une idée synoptique des mousses
de l’Europe et de l'Amérique Septentrionale (1). et ee
Après les nombreuse publications bryologiques de ces
dernières années qui ont augmenté de plus du double le
nombre des mousses de l'Amérique du Nord, et en partieu-
lier après la publication du catalogue des plantes du
Canada par John Macoun et N. C. Kindberg, après la clef
analytique des genres et des espèces de mousses de
l'Amérique septentrionale par M. C. Barnes (publiée par
PUniversité de Madison, Wisconsin), de même que après …
les nombreux articles de Mwe Elizabeth Britton, on ne
pourra que trouver très désirable cet ouvrage de M. Kind-.
berg qui aura pour but de présenter, disposées systéma-
tiquement, les mousses de l'Amérique septentrionale et
del’Europe, deux vastes régions qui ont beaucoup d’affi-
nités et où la flore tropicale est seulement un peu repré-
_sentée au-delà de l'Atlantique par le rapprochement
plus grand du continent américain vers l'équateur,
tandis que l’Europe est brusquement limitée par la
Méditerranée. EN ren
_ En effet, des 1,600 espèces environ de mousses, 620
sont communes à l'Europe et à l'Amérique du Nord, tandis
que 345 croissent exclusivement en Europe et 635 en
Amérique. : … A D En nt eee
La disposition systématique d’un nombre aussi considé-
rable de plantes présente certainement des difficultés et je
_ crois bien que l’on aurait de la peine à trouver deux
bryologues qui pourraient concorder entièrement entre
eux dans ce travail. On le voit déjà si l’on consulte les
flores bryologiques de l’Europe seule, où il y a des diver-
_ -gences concernant non seulement les parties accessoires
= mais les principes mêmes, et les auteurs futurs aurontà
faire comme les abeilles et sucer des fleurs meilleures pour
composer un système toujours plus raisonnable et con- :
forme à la nature de cette classe de plantes. Ra,
On voit déjà aujourd’hui la voie que l’on a parcourue
__ depuis les systèmes artificiels, je ne dirai pas de Linné ou
. deDillen (qui,à vrai dire,en fait de mousses, ne pou-.
_ jusqu’à la disposition plus rationnelle des mousses de
C. Müller, de Schimper, de Mitten et de Lindberg ; mais
_ on est bien loin encore d’une clef systématique qui puisse
_ satisfaire les exigences scientifiques dans Ja matière, et je
© (4) Les éditeurs MM. P. M. Sahlstrôm et C* à Linkôping (Suède), reçoivent
les souscriptions, pour la section des pleurocarpes léjà imprimée au prix
de 11 fr.. et pour l'ouvrage complet qui sera terminé l'année prochaine,
RES D Ne à Fi ee
Re
js bien qu’on n’arrivera jamais à la perfection, car
dit Al. Humboldt dans le Cosmos, tome Il, p.337)
cherches de la nature, au fur et à mesure que
la science progresse, le champ que l’on a à parcourir
s'agrandit et les limites reculent continuellement.
_ Ce qu'il y a de certain, c'est que les difficultés de la
coordination des espèces en forme systématique S’ac-
croissent à mesure de l'extension de la connaissance de
nouvelles espèces. = e HR
_ Je ne me propose pas ici de soumettre à un examen
critique le système qu'il suivra et que l'on trouve seule-
ment ébauché dans ce qui a paru jusqu'ici, je me bornerai +
au contraire à donner une idée générale de la disposition
_ systématique suivie dans l'ouvrage. re Le
- M. Kindberg conserve la grande division primaire en -
mousses pleurocarpes ef acrocarpes, quoiqu'il recon-
naisse que les genres Anœctangium, Mielichhoferia ,
-Rhyzogonium, Macromitrium et quelques espèces des
genres Fissidens, Cinclidotus, Barbula, ont effectivement
l'inflorescence pleurocarpe, mais ne peuvent être séparés
des mousses acrocarpes dont ils ont le port et la confor-
mation anatomique des feuilles et des tiges. D'autre partil
_n’hésite pas à mettre les genres Braunia et Hedwigia à
la tête des mousses pleurocarpes, qu’il subdivise en trois
-tribus : Tricholepideæ, Dicholepideæ et Symphyolepideæ,
suivant que le péristome intérieur (endostome) a les dents
ni fendues ni marquées d’une ligne divisurale, ou qu'elles
sont fendues ou au moins marquées d’une ligne divisurale,
ou enfin qu’elles sont réunies par des fils latéraux. Tout
cela n'empêche pas la subdivion en familles naturelles
qu’il énumère au nombre de 14. RS
On comprend bien qu’en cela il y a des difficultés à
surmonter, car la nature ne songe pas à suivre les exi-
gences des systématiciens lorsqu'ils construisent leurs
systèmes dits naturels; mais les tentatives renouvelées …
plusieurs fois et avec des vues diverses, conduiront certai-
nement à une disposition des mousses qui sera le moins
artificielle possible, en s’éloignant davantage de ce
que les premiers systématiciens ont proposé. On ne
pourra plus, par conséquent, voir renouveléès pour les.
mousses pleurocarpes les idées de M. Ch. Müller qui, pour
former ses genres pleurocarpes, se bornait à voir si la
coiffe était entière où fendue, ou si l’endostome a des cils
entre les dents, sans aucun égard aux caractères analo-
miques des plantes, construisant par cette voie des genres
complexes, tels que son Pilotrichum, son Neckera, son
Hookeria et son Hypnum, qui embrassaient rs formes
na
nies seulement par la coiffe ou
REVUE BRYOLOGIQUE
tome, qui n’avaient pas untype commun, mais qui se
renouvelaient dans chaque genre, donnant un exemple
la théorie imaginée que les divers genres parcourent un.
cycle analogue de formés. RAR
Il est vrai que le principe énoncé par Schimper, dans sa
préface de la 1re édition du Synopsis Muscorum, suivant
lequel « genus est aggregatio specierum quæ tam ma- :
gnam inter se similitudinem exhibent, ut ex eadem
forma typica enatæ videantur » est d’une efficacité tout
. à fait subjective suivant l'opinion des auteurs, car la déri-
vation d’un type supérieur n’est qu'une hypothèse, ou tout
au plus une induction plus ou moins justifiée; mais il
_ faudra toujours convenir qu’une disposition des espèces
suivant un type déterminé, est sans doute à préférer à une
coordination purement artificielle tirée de. la forme casuelle
_ d’un organe quelconque, sans prendre en considération la
e _ plante entière.
M. Schimper, qui a énancé le principe, a aussi construit
un système qui n’est pas resté unique, car, avec le même
principe, M. Mitten et M. Lindberg ont proposé d’autres
systèmes, mais tous ces auteurs ont à leur façon formé
_ des unités qui reproduisent plus ou moins parfaitement la
nature. es ae ARE
- M. Kindberg a, à cet égard, aussi son plan, et il propose,
_ dans sés familles AR Pin BE AS Er
= qui n’atteindront peut-être pas la perfection, mais qui ont
en vue le principe de Schimper, bien mieux que celles des
autres auteurs, et certainement mieux que ceux qui, rédui-
sent le nombre des genres et font ainsi un pas en.
_ arrière avec le renouvellement des genres très riches Con-
tenant une pluralité de types. ee : ET Le
Dans la section des mousses acrocarpes, M. Kindberg
Suivant l’opinion de M. Lindberg, comprend, comme un:
tribu pareille à la grande masse des autres mousses acro-
- Carpes, les schistocarpes, c’est-à-dire les Andreæ, qui ont
_ la capsule fendue comme celle des hépatiques, et, dans
* une autre tribu, il réunit toutes les mousses qui ont |
_ capsule sans opercule, contrairement en cela à l’exemple
de M, Lindberg même, qui avait abandonné ce groupe
artificiel pour distribuer les espèces entre les autres
groupés, suivant leufs-4finiiôs "5,0" 7 ue enr
La masse des autres mousses acrocarpes est subdivisée
en quatre sous tribus, dont la première est constituée par
_ le genre Schistostega, la seconde par le genre Eustichium,
la troisième par tous lesgenres qui ontun péristome simple
ou nul (Haplostomæ) et la quatrième par les genres qui
ont un péristome ordinairement double (Diplostomæ).
outes les mousses acrocarpes sont divisées en 24 familk
! REVUE BRYOLOGIQUE
; et Pate a ie fait d'abandonner les dénominations
étranges de Mollia, Sekra, Astrophyllum, Leersia, etc. que
. M:Lindberg a proposées en remplacement d’autres déno-
_ minations acceptées depuis près d’un siècle.
: VENTURI.
Trente (Autriche), 30 juin 1897.
Le pot de l'Tle de La Réunion
“Pie en 1880, M. Bescherelle publia sa « Florule
_ bryologique de la Réunion », les seuls Sphagnum de cette
_ île, mentionnés par lui, furent $. ericetorum Brid., $S.
> patens Brid., et une espèce nouvelle, S. tumidulum Besch. :
Le Sphagnum que M. Bescherelle avait pris pour S.
patens Brid., était en réalité, une espèce nouvelle, que
M. Warnstorf, qui le conslata, appela S. Bescher SHel
: Warnst. ;
: En 1890, M. Warnstorf publia dans l'Hedwigia, une
_ quatrième espèce, que Lindberg avait nommée , dans
- l’Herbier de Kew, S. obtusiusculum. F4
En 1891, il décrivit dans le même Recueil, le S. palli-
: dum, trouvé à la Réunion, par le R. P. Rodriguez.
_ Ce sont là les seuls Sphagnum de la Réunion publiés
“ jusqu” à présent.
_ Les bryologues qui s ‘intéressent à l'étude de ce curieux
__ genre, apprendront sans doute avec plaisir, la découverte
récente de trois autres espèces : deux, déjà connues
_ d’autres pays(S. lacteolum Besch., de l’ile Amsterdam et
= S. Pappeanum C. M., du cap de Bonne-Espérance), et une,
entièrement nouvelle, S: Cordemoyi Warn:t. ï
Ces Sphagnum de la Réunion, actuellement connus, sont ÈS
donc à au nombre de huit, ainsi Classés : ee
| AGUTIFOLA ;
S. nt Lindb. (Hedwigia, 1890 p. 196). ——
Réunion, Richard, R. P. Rodriguer. — nladagascur,
Pollen, van Dam. | |
s Cordemoyi Warnst. (Hedwigia, 1897, P. 150). —Réunion. e
arte de jtm (Herb. Bescherelle).
Fr CUSPIDATA
1 cridetotrim Brid. RE univ. , L p Le . Réunion.
us Richard.
4.2
t
| REVUE BRYOLOGIQUE
RIGIDA
in cherelieé Warnst. (Hedwigia ÿ: 1890, P. 240). - Ce.
Réunion. Lépervanche.
S. Pappeanum CG. M. (Syn. I, p. 101). — Réunion, R. P.
Rodriguez (Herb. F. Camus. Communic. Warnstorf).
— Cap de Bonne-Espérance. Pappe, 1838. Fr
S. lacteolum Besch. (Mousses de Saint-Paul et d’Am- ee
sterdam).—Réunion, Mafate, 1000%, 20 août 1893(Chauvet
in Herb. de Poli). — Te Amsterdam. G. Ne ler c:
vombre 1874. “ei
Sd auduNo
S, dun Warnst. (Hedwigia, 1891, P. 14). Réunion. >
R. P. Rodriguez (Herb. Cardot), Brulé de Saint-Denis,
décembre 1894 (Chauvet in Herb. de Poli). F
MUCRONATA
S, tumidulum Besch. (Flor. bryol. Réunion, 18801888,
p. 188). — Réunion. Richard, Lépervanche, Potier, re
k P. Rodriguez. he
Il est permis d’espérer que des recherches plus atten- |
tives feront découvrir à la Réunion quelques-uns des
Sphagnum des pays voisins, particulièrement S. Balfou-
rianum, Bordasii, mauritianum et purpureum, tous quatre
._ de lile Maurice, et peut-être aussi S. Reichardti, de l'île
_ Saint-Paul et S. ’Islei, de l’ile d'Amsterdam.
H. DE POLtI.
Bibliographie.
MARSHALL A. Howe. — Gyrothy yra, à new hot. *. Fe
Hepaticæ (Bulletin of the Torrey Bot. Club, 1897, pp. 201-
… 205 et 2 pl.).— Description et figures du Gyrothyra Under-
woodiana qui a quelque rossermbrance, à l’état A aie
le Nardia scalaris.
_ J. Cardor. — Mosses of the Azores and of Madrira :
(The Eighth annual Report of the Missouri botanical
_: Garden, pp. 51-75 et pl. 1-11, 1897). Tirage à part: 3 fr. 50
. chez l'Auteur, à Stenay (Meuse). ;
- Ce mémoire contient l'énumération de 80 mousses et.
_ de 8 sphaignes des Azores, et de 18 mousses de Madère.
_ On y trouve la description et les figures des espèces se
_ variétés nouvelles suivantes : Campylopus flexuosus var.
é are ” nt os ere re de
REVUE. BRYOLOGIQUE |
Re T. azoriCun, hemarine azoricum, à
Bryum pachyloma, Philonotis obtusata, Astrodontium
_ Treleasei, Sciarpmium Renauldei, Bryum serrulatum.
= R. BARNES. — Some new records for the moss-flora of
_Nidderdale and Wensleydale; with additional localities
for north Yorkshire and south Durham (The Naturalist,
_ June 1897, pp. 179-188). — Catalogue, avec D ler de
- localités, de mousses et d’hépatiques rares.
. J, Cocks. — Some Nidderdale mosses (The Naturalist,
_ June 1897, pp. 189-190). — Indication de localités pour
a! 18 mousses rares.
_ G. SraBLer. — On the Hepaticæ and Musci of West-
PE morland, fifth Paper (The Naturalist, July 1897, pp. 213-
990. — Ce 5° article contient la fin du Catalogue des Acro-
carpes (nos 188-248), et le commencement des Pleuro-
carpes/(n°s 249-260).
_ BesreL. — Liste des Mousses, Sphaignes et Hépatiques
récoltées au bois de la Chapelle, le 30 septembre 1895
(Bulletin de la Soc. d'Hist. Nat. des Ardennes, 18% ,
. pp. 9-7). :
J. CARDOT. — “Moines étaitées dan la forêt d'Elan et
ne environs de Gespunsart (Bull. de la Soc. d'Hist. Nat. *
des Ardennes, 1896, pp. 95-100).
EE. BESCHERELLE. — Révision du genre Ochrobryum
__ (Journal de Botanique, 1897, pp. 138-155 et fig.).
_ Cette monographie comprend l'historique fu genre et
sa diagnose d’où il résulte que ses caractères ne se retrou-
vent dans aucun autre genre de la famille des Leucobrya-
; cées, et qu’ils sont amplement suffisants pour constituer
un genre distinct. Suit la description des 15 espèces
connues. Sept espèces ysonti figurées, ce sont : Ochrobryum
Gardnerianum, Ô. Parishii, O. nepalense, O. Kurzianum,
0. obtusifolium, 0. Wightii et O. subulatum.
. L. UNpERwWOOD. — The genus Cephalozia in North
merica (Bull. of the Torrey Bot. Club, 1896, pp. 381-394).
… L'auteur donne les caractères du genre, un tableau ana- ce
lytique des 14 espèces et leur description. ee ue
C. MueLcer. — Prodromus bryologiæ argentinicæ à
atque regionum vicinarum (Hedwigia, 1897, pp. 84-144).
M. C. Müller donne la description de 456 espèces nou- cs
velles , dont la plupart ont été Le tr par le
D° Lorentz. +E de
. C. MUELLER. — Symbolæ , Tia éno je
(Bull. de l'Herbier Boissier, 1897, pp: PRE eus. à
tion de fe a nouvelles. :
£ REVUE BRYOLOGIQUE 63
CG. WARNSTORF, — Beiträge zur Kenniniss exotischer
= Sphagna (Hedwigia, 1897, pp. 145-176).— Description de
__ 31 espèces nouvelles et indications de localités pour un
certain nombre d’autres espèces. RD Me Te
RoEzz. — Beiträge zur Laubmoosflora von Spanien
(Hedwigia, 1897, Repertorium, pp. 37-42). — Catalogue
de mousses d’Espagne avec description d'une espèce nou:
velle, le Brachythecium Dieckii. FOUR ANE
- RoELL. — Beiträge zur Moosfiora von Nord-Amerika
(Hedwigia, 1897, pp. 41-66). — Indications de localités
pour un grand nombre d’espèces et descriptions de quel-
_ ques espèces et variétés nouvelles. ? s: Le
F. RenauLD et J. CARDOT. — Musci exolici novi vel
minus cogniti, VIH (Bull. de la Soc. Bot. belge, t. XXXV,
“pp. 299-925). a
Les auteurs, poursuivant l’étude des mousses exotiques,
décrivent dans ce 8° mémoire 37 espèces nouvelles pro-
venant presque toutes de Madagascar. HOTTES
-_ first half century of this interesting set of mosses is ready
for sale. The specimens have mostly been collected by
D" Small, but he has also had the assistance of other collec
tors, such as Professor Wetherby in North Carolina.
D: Small has made repeated visits to several interesuüng
_ Jocalities such as Toccoa, and Tallulah Falls, and Stone
and Grandfather-Mountains. The first half century includes
the following rare or interesting species : Hypnum nemo-
rosum, H. Marylandicum, Entodon Drummondii, Tham-
-nium Âlleghaniense, Anomodon Toccoae, Fissidens Rave-
nalii, F. polypodioides, Clasmatodon parvulus, Syrrhopodon
Floridanus, Campylopus Tallulensis. There are two new.
‘ species issued : Rhynchostegium spinoserratum closely-
_allied to R. serrulatüm, and Dicranodontium inundatun
= both newly discovered by D° Small, Dicranodontium
_ Millspaughii is also distributed for the first time, — The
sets may be had at 5 dol. for 50 species.
= Comme on le voit par la note ci-dessus de Mw° Brition,
cette collection de mousses de la partie méridionale des
Etats-Unis d'Amérique, est du prix de 95 francs les 50
espèces. — Le D' Small est: curator ofthe Herbarium,
Columbia College, New-York. ee
gs
nue Nouvelles
= Enumeratio bryinearum exoticarum avec deux sup-
_ Pléments (environ 8,740 esp.) est, après la mort de lédi
REVUE BRYOLOGIQUE
teur, en vente chez l’auteur, N.-C. KINDBERG, à Linkôping
_ (Suède). Prix réduit : 10 francs —8 mark — 8 shill., franco
_ par la poste. Far” SRE TLSE.
_ L'adresse de M. A. GEHEEB est depuis le 4 mai : Güthe-
strasse, 39, II, à Fribourg en Brisqau (Grand-Duché de
Bade). |
s FONDATION MUELLER-ARGAU. — Edouard Tuckerman,
__. décédé le 15 mars 1886. a le premier affirmé la nécessité
> de bibliothèques accessibles à tous, pour le développement
de la lichénologie. Il a légué sa bibliothèque lichénolo-
__ gique au « Ambherst College Library » à Amherst, Massa-
_ chusetts, U. S. A., avec la clause que cette bibliothèque
_ serait conservée et développée en un département lichéno-
logique spécial du Collège. Cette fondation est connue sous
le nom de : Tuckerman Memorial Library. Tous les liché-
= nographes seront heureux de collaborer à l’exécution des
dernières volontés de Tuckerman.
L'exemple de Tuckerman a fait école dans notre vieille
Europe. Sur la proposition d’un lichénographe connu, le Dr
À. Minks, de Stettin, la direction de l’hérbier Boissier, à
Chambésy près Genève (Suisse), a créé une Salle Müller-
__ Arqgau, spécialement consacrée à la bibliothèque et aux
exiccata lichénologiques, base des travaux de Müller-
= Argau. Par convention signée le 6 janvier 1886, l’héritage
scientifique de Müller-Argau est devenu à sa mort, le
25 janvier 1896, propriété de l’herbier Boissier, sous le
nom de Fondation Müller-Argau. re
_ Dans un pur intérêt scientifique, la direction de l’her-
_ bier Boissier demande aux lichénographes de bien vouloir
lui adresser dès maintenant toutes les publications bryolo-
_giques parues depuis la mort de Müller, et celles qui
. paraîtront à l’avenir : les brochures et tirés à part seront
* spécialement les bienvenus. ee æ
De plus, les savants qui créeront de nouvelles espèces
_ lichéniques et les collecteurs de raretés lichéniques ou de …
_ matériaux morphologiques ou biologiques lichéniques sont
tillons dans la Lichenotheca universalis Müller-Argau,
_ qui contient déjà Fherbier complet du lichénologiste ber-
_nois F. Schærer (1785-1853). Nr it
_… Un accusé spécial de réception sera envoyé pour chaque
. année dans le Bulletin de l'Herbier Boissier.
Caen — Imp. E. LANIER, 1 et 3, rué Guillaume — 6470
_ instamment priés de déposer des types de leurs échan-
. envoi, et une liste des publications reçues paraîtra chaque :
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois 25 5
-
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou ên anglais er
: Sommaire du n°5 "ui.
Nouvelles additions aux flores bryologiques de l'Australie et ‘de. la
Tasmanie. À. Genres. — Bibliographie. 5 i ne D
Nouvelles additions aux flores bryologiques
de l'Australie et de la Tasmanie
"MARS PAS
REVUE BRYOLOGIQUE -
66
_ Musci Australici praesertim Brisbanici novi. — Linnaea,
1872. — M. Mitten : Australian mosses. — Melbourne,
1882. — Rich. À. Bastow : Mosses of Tasmania. — Hobart, .
1886. — À. Jäger et Fr. Sauerbeck : Adumbratio florae
muscorum totius orbis terrarum. — 1870-1879. — E.-G.
Paris : Index bryologicus. — Part. I-IIT. Paris, 1894-1897.
1, Gymnostomum calcareum Nees, var. australe Broth.
et Geh.—Foliis magis obtusatis margine paullo incrassatis
a planta europaea differt. — Australia : Moyston, Victoria.
c. FR. leg. Sullivan, 1887; George’s River, Botany-Bay, ad
rupes, 1885 sterile leg. Whitelegge (sub. n° 267 herbar.
F2 … Melbourne).
2, Hymenostomum Sullivani C. Müll (in herb. Mel-
- bourne). Australia : Mt. Ararat, Victoria, leg. Sullivan,
_ 1883 ; Sydney, ad terram, 1884 leg. Whitelegge (sub N° 236
in herb. Melb.) — Une jolie mousse ayant la capsule ovale
à l’opercule rougeâtre surmonté d’un bec oblique, le pédi-
celle jaune de paille, les feuilles crépues, apiculées aux
bords plans, etc. ; elle diffère du A. neglectum Hpe par la
= forme de la capsule, l’opercule plus court, la couleur du
_ pédicelle, etc.
. 3, Hymenostomum olivaceum C. Müll. (herb.). — Aus-
tralia : East-Gippsland, 30007, 1889 leg. W. Bäuerlen. —
. Semblable à l'espèce précédente, dont elle se distingue
surtout par le capsule subcylindrique, le bord des feuilles
infléchi, etc. é
4, Trematodon longescens C. Müll. (Revue Bryol, 1876)
— Une deuxième station est à annoncer : Richmond River,
New-South-Wales, leg. Capitaine Stackhouse, 1881.
5, Dicranella Dietrichiae C. Müll., observé seulement en
1868 aux bords du Brisbane River, fut récolté en 1882 par
M. Camara en beaux échantillons dans les environs du
REVUE BRYOLOGIQUE 67
sub n°1). Australia : Mt William, Victoria, 1893 leg. Sul-
-livan. — I m'est impossible de trouver un caractère qui
_ puisse séparer cette belle mousse du D. subpungens Hpe!
. 9, Leucoloma serratum Broth. Une 9: station pour cette
espèce décrite par M. Brotherus dans « Some new species
of Australian mosses ». I, p. 4, a étédécouverteen 1885 par
M. C. Harris à Cambewarra, Australie, communiquée par
robuste, en état fertile.
lia : Mt Dromedary, N. S. Wales, c. flor. mascul. leg. Rea-
der, 1888 ; port Jackson, stérile leg. Baviland, 1886. — Je
ne puis encore voir clair dans cette espèce. de
= 1, Dicnemon enerve C. Müll. (Revue bryol. 1876). La
2° localité pour cette belle espèce fut découverte en 1888
3,000 (sub n° 112 in herb. Melb.). — Parlant de ce petit
genre augmenté d’une espèce de la Nouvelle-Guinée, le
… Dicnemon Macgregorü Broth. et Geh. (Some new species,
etc, IIT, p. 51), je ne puis m'empêcher d'annoncer déjà
aujourd’hui, qu’une autre espèce nouvelle vient d’être
établie: le Dicnemon Moorei Broth. et Geh., de la Tasmanie
occidentale découvert par M. J.-B. Moore en 1893 (n° 83
_ dans l’herbier de Melbourne.) J'avais pris cette mousse
par erreur pour le D. calycinum ! Ha
(in herb. Melb.), 1894. — En fruits j'ai reçu cette espèce
_ Bailey. | SH
45, Leucobryum Teysmannianum Dzy et Molk. —
Australia : Blue mountains, N.-S. Wales, ad rup. humid.,
Sterile leg. Whitelegge, 1885 (sub n° 24 in herb. Melb).
… lichum C. Müll. (Revue bryol. 1876) de Sydney, mais jene
_ Suis pas encore sûr si c’est la même espèce. .
14, Fissidens Sullivani C. Müll. (herb.). Australia :
espèce au port du À. pungens Hpe et C. Müll.
Loutit Bay, Victoria, c. fruct. perfect. leg. Luehimann,
1891. — Cette place semble être la deuxième station pour :
cette espèce découverte en 1853... e
16, Fissidens undato-decurrens C. Müll. (herb.). Aus-
… Melbourne, sub n° 141 et 142). — Semblable au F. incurvus. .
8, Dicranum Sullivani C. Müll. (in herb. Melbourne,
M. Whitelegge (n° 930 in herb. Melb.) dans une forme +:
10, Campylopus Whiteleggei C. Müll: (herb.). Austra- ee,
par M. W. Büuerlen : Clyde mountains, Australiae, alt.
12, Leurobryum vesiculosum C. Müll. (herb.). Australia EN
boreali-orientalis : Trinity-Bay, stérile leg. Miss Gribble
voisine, à ce qu'il paraît, du L. sanctum, par M. Brothe- ca
us : Queensland, Bellenden Ker Range, 1889 leg. F.-M.
-— M. Mitten y place (Austral. moss. p. 9) le L. speiros-
Mt Ararat, Victoria, leg. Sullivan, 1883. — Une jolie petite Ne
15, Fissidens pungens Hpe et C. Müll. — Australia :
tralia, Burnett River, leg. James Keys, 1889 (in herb.
se z
REVUE BRYOLOGIQUE
A7, Fissidens oblongifolius Hook et Wüls., forma foliis
acutioribus. — Australia : Burnett River, €. fruct. parce
leg. J. Keys, 1889 (n° 147, hb. Melb.). — La forme typique
_ n’en était connue que du Tarwin River.
48, Conomitrium (Octodiceras) Mülleri Hpe, forma
major! Stérile. Dans toutes les parties plus robuste et les
cellules des feuilles plus larges que dans la plante originale
du Murray pv Me Dromedary, N.-S. Wales, 1880 leg.
Reader (n° 93 in herb. Melb.), « completely submerged in
FL AGEBBRS #7 T7 … ; dé
49, Ditrichum cylindricarpum C. Müll., étant connu
seulement de Tasmanie, me fut envoyé déjà en 1880
d'Australie : Genoa River, East-Gippsland.
= 20, Barbula (Tortella) KnigAtii Mit. Australia: Lane
_ Cove River, leg. Whitelegge 1885, ad rupes (n° 271 in.
herb. Melb.). — Cette espèce n'était signalée que de la
_ Nouvelle-Zélande et de Tasmanie. :
A, Barbula chlorotricha Broth. et Ge. Une nouvelle
_ station de cette espèce (décrite dans Brotherus, « Some
new species, etc. ». II, p. 28) est à annoncer : Australia,
..: Wimmera, leg. J.-P. Eckert, 1889...
29, Barbula amoena C. Müll. (in herb. Melb.). Auws-
tralia : Mt. William, Victoria, leg. Sullivan, 1885. — Je ne
_ sais distinguer cette mousse du B. forquala Tayl., mais
… Si elle est pourtant espèce nouvelle, son nom doit être
changé, parce qu'il y a déjà le nom « amoena » Schumn.
pour une forme du BE. unguiculata.. LS
© 93, Barbula acrophylla C. Müll. (herb.). Australia :
Mt. Witliam, Victoria, 1883 leg. Sullivan. — Je ne sais
dire en ce moment, à quelle espèce cette mousse est alliée.
_. 24, Barbula Sullivaniana C. Müll. (herb.). Australia
_ Moyston, Victoria, 1883 leg. Sullivan. — Le port de cette
belle mousse et la Structure de ses feuilles font penser à
une affinité au B. cuneifolia où Vahliana. CAUSE
- %, Barbula austro-muralis C.Müll.(herb.). Australia:
Pyrénées, leg. Sullivan, 1883. — À peine à distinguer de
notre B. muralis L. ! RS à SP LAN EMA LE
_ 26, Barbula (Aloina) lamellosa C. Müll. (herb.). Aus-
tralia : Moyston, Victoria, leg. Sullivan, 1883. — Quant
au port, cette espèce ressemble au B. ambiqua, mais les
feuilles, d’une forme étrangère, se terminent par un long
poil blanc! Fe PE ME à
97, Barbula (Syntrichia) propinqua C. Müll. (herb.).
ustralia : Moyston, Victoria, leg. Sullivan, 1883. 0
98, Barbula (Syntrichia) vesiculosa C. Müll. (herb.).
ustralia : Mt. Ararat, Victoria, leg. Sullivan, 1883.
29, Barbula (Syntrichia) involucrata C. Müll. (herb.).
alia : Mi. Ararat, Victoria, leg. Sullivan, 1887, —
Austral
REVUE BRYOLOGIQUE
Ces 3 espèces de Syntrichia semblent avoir une affinité
plus ou moins prononcée au polymorphe B. panduraefolia
.. Hpeet C. Mül.
30, Amphoridium cyathicarpum Mige, Cette espèce
observée seulement dans l'Amérique méridionale et dans
la Nouvelle-Zélande, appartient aussi à l’Aus/rulie, où elle -
fut récoltée près Loutit Bay, Victoria, 1891, par M. Lueh-
mann, en peu d'échantillons fertiles. AVR a Es
#4, Amphoridium Maclauniæ C. Müll. (herb.,« Ulozv-
godon »). Australia : Upper Ovens’ River, 1883 leg.
Mrs. Maclaun. — Très semblable à l'espèce précédente et
à l'A. curvipes C. Müll., de Madère. Dre
39, Zygodon scaber C. Müll. (herb.) Australia : Moys-
ton, Victoria, leg. Sullivan 1893 (sub. n° 9, in herb. Melb.).
— J'en ai recu, par M. Sullivan lui-même, quelques tiges
_ fertiles aux capsules pas encore mûres, mais je ne saisen
vérité trouver un seul caractère qui puisse distinguer cette
mousse du Zygodon Preissianus Hpe (Syn. Leptondon-
tium papillatum Hook. et Wils.), espèce assez répandue
en Australie, mais communiquée presque toujours en état
stérile. 2. D
33, Macromitrium Geheebii C. Müll. La 3° localité pour
_ cette espèce se trouve en Victoria: Dandenong Ranges, leg.
= C. French c. fruét. jun. — La description de cette espèce
établie par M. C. Müller (Revue bryol. 1876, p. 3) n’est
pas encore publiée, cependant M. Hampe, après l'avoir
recue de la % station, Illawarra, N.S$. Wales, en fait la
note suivante (Linnaea, 1876, p. 308) : « Foliis brevioribus,
hbumidis horride patentibus, e basi latiore rotundata ovata,
= late lanceolatis, margine sæpe sinuato-flexo implanis,
__ obtusiusculis, cellulis crassioribus granulatis celyptraque
_ breviore à Macromitrio Eucalyptorum Hpe et C. Müll.
diversum ». ot br ” pes
34, Macromitrium aurescens Hpe. La 2° station de cette
| espèce est le voisinage de Sydney, où M. Wäitelegge
(sub, n° 243, in herb. Melb.) l’a récoltée en fruits parfaits
récolté de nombreux exemplaires. Be
36, Schlotheimia Baileyi Broth. (Some new spec, etc.
I, p. 41.). Voilà un genre pauvrement représenté en Aus-
tralie! Car c'est seulement la 2° espèce de ce genre
renfermant tant d'espèces dans l'Amérique méridionale.
_ Le Schlotheïmia Baileyi, découvert par M. Bailey en
… REVUE BRYOLOGIQUE
Queensland (Bellenden Ker Range, alt, 5000}, fut récolté
_ dansune furme compacte aux capsules parfaites à [lawarra,
NN. S. Wales, par M. Kirton (sub., n° 2, in herb. Melb),
2. 1806,
37, Macromitrium pusillum Mitt. J'avais oublié de
_ citer cette espèce annoncée dans la littérature seulement
de Tasmanie; j'en avais déjà nommé les échantillons de
Sydney (Revue bryol. 1876, p. 3), aujourd'hui je puis y
ajouter une autre station d’Ausfralie : Dandenong Ranges,
- leg. C. French, 1888. | < |
38, Orthotrichum Sullivani C. Müll (herb.). — Austra-
_ dia: Mt. Koscuisko, leg. Sullivan, 1886 (sub., n° 8, in
_herb. Melbourne). Semblable à de petites formes de l'O.
: Fupestre. Eee si. de Fe
39, Orthotrichum encalyptaceum C: Müll. (herb.).
_ Australia : Pyrénées, leg. Sullivan, 1893 (sub., n° 20, in
- herb. Melb.). La petite provision n’en permet pas une
_ analyse, mais pour juger sur le port, nous croyons avoir
_ une espèce distinguée devant les yeux. Cette mousse croit
_ sur les rameaux des arbres, tandis que l’espèce précédente
. habite les rochers. - FRE ne
40, Dissodon Novae Valesiae C. Müll. (herb.). Aus-
_ tralia : Mt. William, Victoria, c. fruct. perfect. leg.,
_ Sullivan, 1883. Je viens d'examiner cette mousse, mais je
_ ne puis y voir que le Dissodon plagiopus Mtge.!
A, Tetraplodon tasmanicus Hpe (Linnaea , 1876,
_ p. 302). l'asmania occidentalis : in Mte. Darwin, alt.
£oo ?, rarum, €. fruct. supramaturis, 1893, leg. J.-B.
, «+ M. Mitten (Austral. mosses, p. 18) a identifiée avec le
plachnum Gunnii Hook.et Wils. Cependant M. Bro-
therus et moi, nous ne pouvons partager cet avis, car le
Tetraplodon tasmanicus a Splachno Gunnii foliis inte-
DEPTIMAS FOM TOC ETES TER DNA RSS CPR ASS
. 42, Pleurophascum grandiglobum Lindb. (Journ. of
tions, c. fruct maturis leg. J.-B. Moore, 1899; in Mt. Dar-
win, alt. 3,400 ped., 1893, leg. idem, stérile. Dans l'inté-.
ressant article « Note sur un Phascum pleurocarpe de la
Tasmanie » (Revue bryologique, 1876, p. 29.) mon excel-
lent ami M. £. Bescherelle a déjà fait part aux lecteurs de
et en même temps désigné les caractères principaux qui
élèvent cette mousse à une curiosité du pays. Je puis
encore ajouter, que le pédicelle et la capsule mûre ont la
Couleur de citron, tandis que les feuilles sont distinguées
par une faible splendeur de bronze se changeant dans un
brun obscur. Les feuilles, 2-2,95 mm, longues et environ
? Moore. C'est la deuxième station de cette précieuse espèce
Botany, 1875). — T'asmania : Mt. Zechen, at alpine eleva-
la Revue de ce miracle bryologique découvert en Tasmanie
REVUE BRYOLOGIQUE SU à
4 mm, larges, sont ovales, entières, très concaves, sans ner-
vure, terminées par un court poil hyalin, subflexueux. Le
tissu se compose dans la moitié inférieure de cellules
linéaires-oblongues, subsinueuses, les supérieures sont
plus courtes, rectangulaires, quelquefois rhomboïdales,
pour terminer au sommet par un petit groupe d’une
forme arrondie-quadratique. Lorsque je reçus, par feu le
baron F. de Müller, en avril 1892, deux petites touffes de
cette mousse envoyées dans une lettre, je ne savais que
dire! J'avais au premier moment l'impression comme si
Es
j'avais une espèce étrange de Sp/achnum sous mes yeux, à de
peu près imitant la figure du Sp/. vasculosum! Cependant
une recherche légère me fit voir à l’instant que cette
mousse est cleistocarpe, mais ayant totalement oublié la
note de M. Bescherelle déjà citée, je me mettais en tête
que cette curieuse mousse pourrait appartenir au genre
Voitia en songeant au V. hyperborea de Spitzberg égale-
ment à la capsule presque globuleuse. En un mot, j'envoyai
à M. Brotherus Y'une des deux touffes dénotée comme
Voitia Tasmanica n. sp (?), mais mon savant confrère de
Helsingfors connaissait déjà le véritable caractère de cette
mousse qu’il avait vue dans la collection d'espèces de Tas-
manie dans l’herbier de l’illustre M. Lindberg. Le bota-
niste qui a le premier récolté ce bijou bryologique, est
M. Robert Johnston, comme M. Bescherelle nous fait
savoir dans sa note, « sur un sol tourbeux en Tasmanie ».
Dans « Australian mosses » par M. Mitten, il est dit : « Alps
of Tasmania, Picton River, À. Johnston », landis que
M. Bastow dans ses « Mosses of Tasmania », 1886, énumère
(p- 8) le Phascum (Pleurophascum) grandiglobum Lindb.
« Description not available », sans en citer une habitation.
Seulement 17 ans plus tard M. Moore en a découvert la ei
% station et dans l’année suivante, 1893, sans doute encou-
ragé par M. le baron F. de Müller, il a trouvé notre 1
mousse dans une % localité, malheureusement en état
stérile. Cette dernière touffe est 4°" large et environ Ru
haute, la tige seule est 1,5-2°" longue et dans sa partie
supérieure portant les feuilles renflées 2,5-3 mm grosse.
Quand le vénérable M. l'abbé Bou/ay, dans ses excellentes
« Muscinées de la France », 1884, désigne (p. 563) le
Voitia nivalis pour le géant des Phascacées d'Europe, l'on
- pourrait voir dans le Pleurophascum son confrère d’Aus-
tralie., He LR NE se RARE
,43, Gigaspermum repens Lindb. Voilà également une
mousse fort curieuse, quoique connue depuis plus d'un
siècle! Elle a souvent changé de nom générique, mais Je
pense que le clairvoyant M. Lindberg à deviné juste en
créant le genre Gigaspermum. Je n’en trouve dans
« Mitten, Australian mosses » (p.18) que la station Tas-
‘manie, mais nous savons que déjà en 1791 ce fut dans la
_Nouvelle-Hollande que D. Menzies a découvert cette
_ mousse, dont M. E. G. Paris dit (Index bryolog. I,
_p. 511) qu’elle habite lPAustralie occ. et orient., la
_ Nouvellé-Zélande et la Tasmanie. Je pourrais citer 6-5
_ stations de diverses parties de l'Australie pour cette jolie .
_ mousse. ur + à
4h, Physcomitrium subserratum Hpe. Cette espèce
yant le port de notre PA. pyriforme, n’a plus été récol-
ie, comme il semble, depuis lan 1860, où M. Hampe a
tabli cette espèce provenant du Dargo River. Je puisy
jouter 2 stations nouvelles : les environs de Sydney, leg.
Whitelegge (sous le n° 246 de l’herb. Melb.) et le Burnett
River, leg. L. Keys 1889 (n° 155 hb. Melb.).
45, Physcomitrium minutulum C. Müll. Australia
orient. tropica : Port Denison, 1889, leg. C. Welden Birch.
C'est seulement la deuxième localité pour cette petite
“espèce semblable au PA. sphærieuñn. NES MR
_ 46, Entosthodon Sullivani C. Müll. (herb.). La plante
envoyée sous ce nom par M. Sullivan lui-même, prove-
_ nant de Moyston, Victoria, n’est d’après M. Brotherus,
qu’une forme de l’'Entosthodon gracilis Hook. fil. et WVüls.
_ de la Nouvelle-Zélande. Cette espèce élégante fut récoltée
en Australie encore dans une autre place: Upper Yarra
River, 1893 leg. C. Walter. ;
= 41, Entosthodon aristatus Broth. (sub Funaria, in
_« Some new spec. » etc. Il, 1893, p. 55). Trois nouvelles
habitations sont à citer: Genoa River (East-Gippsland),
_Loutil Bay (Victoria), et Upper Yarra River. En général.
_ cette espèce semble être plus fréquente que l'Entosthodon
Taylori C. Müll. (E. apophysatus Tayl.), avec lequel on
peut la confondre. « Entosthodon aristatus ab E. apophy-
sato Tayl. habitu simillimo foliis nervo in aristam À
piliformem excedente, nec infra apicem evanido, primo
ae
_ REVUE BRYOLOGIQUE ar fe
50, Funaria crispula Hook. et Wils. Australia : Loutit
Bay, Victoria, aliis muscis intermixt. plantulas perpaucas
leg. Luehmann, 1891. Espèce de Tasmanie, nouvelle à la ;
flore de l'Australie... © + ee
51, Breutelia pendula Hook. forma minor ! Australia:
Blue mountains, N. S. Wales, 1885, leg. Whitelegge ©.
fruct. (N° 954, herb., Melbourne). De cette espèce, je
n'avais jamais vu une si petite forme, mais M: Brotherus
l'avait déjà vue de Tasmanie. | Re dore
ke 59, Breutelia reflexa C. Müll. (herb.). Australia : Tin-
giringi, alt. 50007, 1889, leg. W. Baüerlen. c. fruct. (sub.,
n° 189, in herb. Melb). Je ne sais encore distinguer cette
mousse du B. pendula, auquel elle ressemble beaucoup.
53, Breutelia huteola C. Müll. (Revue bryol. 1876, p: 4). _
Australia : Delegate district, c. flor. mascul. leg. ES
Baüerlen 1886 (N° 162, herb. Melh.). Cette mousse à peu
près oubliée est reconnue comme bonne espèce aussi par
mon ami Brotherus qui vient de m'en écrire : « Abr.S
_ comosa proxima foliorum forma et areolatione differt. »
54, Eccremidium pulchellum Hook. fil. et Wis. Aus-
tralia : Prope Sydney ad terram, sterile leg. Whitelegge,
= 4885 (N° 290, herb. Melb.). M. Mitten (Australian mosses,
p. 9) joint celle espèce comme synonyme au Pleuridium
nervosion HodkiE- HE BR RU Cire rs
© 55, Mielichhoferia Sullivani C. Müll. (herb.).. Aus-
tralia : Mt. William, Victoria, leg. Sullivan, 1893. (no 2,
“herb. Melb.). Cette espèce, je ne l'ai pas vue en planté …
originale de M. C. Müller, je ne puis annoncer que le fait
que l’enveloppe portant ce nom écrit par M. Sullivan lui
même et envoyée sous le même numéro du Musée de Mal
bourne, contient seulement le Leplotheca Gaudichaudi
Scluogr, en fruits ! tee RAT
56, Bryum Mielichhoferia C. Müll. (herb.). Australia :
ne Ararat, Victoria, leg. Sullivan, 1883. Habitus pecu-
Ke HARIS US Es en
57, Bryum pohliaeopsis C. Müll. (herb.), et. Fort
: 58. Bin TAETES C. Müll. (herb.) furent récoltés
par M. Sullivan, à Moyston, Victoria, 1883. La petite pro-
vision n’en permet pas d'analyse, cependant ces 2 mousses »
ont l'apparence particulière.
= 59, Bryum erythrocarpoides Hpe et C. Müll. En beaux
échantillons récoltés par M. Harris (herb. Whitelegge,
‘n°. 206); à Cambewarra, N.-S. Wales; dans une petite
. forme près du Richmond-River, leg. Capitaine Stack-
60, Bryum subatropurpureum. C. Müll. n'étant plus
_ trouvé depuis l'an 1871, à été récolté par M. James ke,
aux environs du Burnett-River (n° 129, herb. Melb.), 1889,
À eu »
T4 REVUE BRYOLOGIQUE
61, Bryum creberrimum Tayl., indiqué seulement du
_ Swan-River (Drummond), m'est parvenu de diverses sta-
_ tions d'Australie. |
= 62, Bryum cupulatum C. Müll. Nouvelle station : Port
Philip, leg. C. French 1886 (herb. Melb.).
63, Bryum rufescens Hook. f. et Wüils. encore rarement
observé en Australie, fut récolté par Mrs Murray, 1885,
“en Gippsland (herb. Melb.)dans une forme « foliis immar-
_ ginatis, margine parce revolutis nervo longe excedente ».
64, Bryum Baileyi Broth. (Some new spec. I, 1890,
p.49). Cette espèce distinguée appartient à une 2% localité
de l'Australie : Bellenden Ker’s Range, 1891, leg. S'ephen
+: Johnson. “e Soiree
65, Rhodobryum robustum Hpe (1860). La troisième loca-
_ lité d'Australie en est le Loutit Bay, Victoria, où l’infati-
_ gable M. Luehinann en a récolté une série de magnifiques
_ exemplaires fertiles. Ve era Re
66, Rhodobryum breviramulosum Hpe (1876). Austra-
| lia: Lane cove near Sydney, sub n° 294 (in herb. Melb.)
1885, leg. Whitelegge, c. fruct. perfect. Une jolie espèce
encore peu récoltée. F
: 67, Rhodobryum olivaceum Hpe (1876). Australia :
Richmond River, N.S. Wales, c. /ruct. deoperculato leg.
= Cpt. Stackhousse, 1886. La description de M. Hampe se
__ fait d’après la plante stérile, la capsule déjà trop mûre que
nous avons devant nos yeux, est brune, 4, 5"m longue,
le pédicelle rougeâtre, 3,5 c" long. ! |
68, Rhizogonium brevifolium Broth., décrit en détail
dans « Some new species etc. » [, p. 14, 1890, me fut en-
voyé de plusieurs stations nouvelles. Une jolie petite
_ éspèce à l’inflorescence dioïque, autrefois prise pour une
_ forme grèle du RA. Parramattense. LE
: 69, Rhizogonium pellucidum Mitt. (1868). Dans « Aus-
tralian mosses », p. 27, M. Mitten place comme synonyme
_ à cette espèce le À. reticulatum Hpe décrit dans € Lin-
_naea » 1860. Ce dernier nom serait donc à préférer. J’ai
reçu cette belle espèce de plusieurs stations nouvelles,
surtout en riche fructification de Gippsland; Victoria,
«1889, leg. C. French (herb..Melb.). Fr
70, Leptostomum erectum R. Br. Cette espèce ne se
trouve pas dans Müitten « Australian mosses », peut-être
oubliée. Je l’ai reçue, aux capsules encore jeunes, de
Toowoomba, Queensland, leg. Hartmann, 1886...
TA, Pogonatum Camarae C. Müll. (herb.). Australia :
tralasicum Hpe et C. Mill. et P: dortile Si. 5
ES
Illawarra, N. S. Wales, leg. Camara, 1883 (herb. Melb.},
_ Clyde mountains, 3000’, leg. W. Baüerlen (herb. Melb.).
Quant au port, cette espèce tient le milieu entre le PAUSE :
REVUE BRYOLOGIQUE = 75
72, Pogonatum Geheebit Besch. (in lité. ad, À G., 1
_oct. 1889). « Pogonato cirrhato simile, sed differt a primo
visu capsula ampliore magis tuberculosa haud constricta,
ete. » Nouvelle-Calédonie, leg. Allan Hughan, 1880 (in
_herb. Melb.). Le. ;
73, Hypopteryqium Novæ-Seelandiæ C. Müll. Pour
_ cette espèce il se trouve dans Miffen, © Australian
mosses », seulement wne habitation: Sealer’s Cove. Je
l'ai recue d'Australie assez souvent, presque toujours en.
belle fructification, surtout de New South Wales.
74. Cryphæa brevidens C. Müll. (Revue bryol. 1876, …
p. 4). Australia: Mt. Dromedary, N.S. Wales, 1886 leg.
r
Reader c. fruct. junior.
75, Cryphæa tenella Hsch. Australia : Mt. Dromeédary, |
1880 leg. Reader, c. fruct. perfect. Cette espèce aussi bien
que la précédente ont été vérifiées par mon ami
M. Brotherus, mais il n'a pas vule Cryphæa brevidens
- C. Müll. de Sydney, 1875. Je viens de l’examiner de nou-
veau, cependant il me fant dire que je ne sais trouver un
caractère essentiel qui puisse séparer le Cryphæa tenella
de la mousse de Sydney (ex herb. D' Kayser); la dernière
tout au plus montre un port plus dense, Préalablement
nous voulons regarder la mousse de Sydney comme une
[orme aug du Cryphæa tenella Hsch. ARS
76, Besc
h
W. Miütten, 1882, p. 32). (Synonymes : Cyrtopus besche-
._relloides C. Müll. (herb.) Revue bryol. 1876, -p. 4.
1876, p. 317). Lors-
de Bescherellia de
érable ami, feu le
erellia Cyrtopus F. 0. Müll. (Austral. mosses,
de me donner un exemplaire
folia Hpe. Ma prière fut
us an échantillon parfait
À
nés. de
mosses 4882, p. 32. Je pense qu’il sera bon de conserver ce
” nom et de lui ajouter comme synonyme le P. brevifolia
. Hpe. J'avais oublié de dire que j'ai reçu la mousse en
_ question de plusieurs stations nouvelles d'Australie, où
elle semble se trouver assez souvent. te
77, Pilotrichella trichophoroides Hpe (Linnaea, 1874,
p.668) (Synonyme : Meleorium dicladioïdes C. Müll.,
herb., in Revue bryol., 1876, p. 4). Cette espèce signalée
seulement de Lord Howe’s Island, fut trouvée en beaux
échantillons, par M. A. Budder (herb. Melb.), 1890, sur les
“bords du Hunter's-River, en Australie. Cependant, nous
_ pouvons y ajouter comme une 3° habitation les environs
de Sydney, car selon les nouvelles recherches de M. Bro-
therus et de moi-même, le Meteorium dicladioides C.
Müll. (Revue bryol., 1876, p. 4), est exactement identique
au Pilotrichella trichophoroides Hpe.l
78, Papilluria kermadecensis C. Müll. (Botan. Zeitung,
4857, sub Neckera). A cette espèce M. W. Mitten place
(p. 34, in Austral. mosses) comme synonymes aussi les
D enlarie Hornschuchii Mitt. et cuspidifera Tayl. (sub
= Melteorio), mais, selon mon opinion, injustement. Les
_ deux dernières espèces, ilest vrai, semblent être iden-
_ tiques, mais le P. kermadecensis C. Mull. est une espèce
_distinquée déjà par le port et la couleur des touffes. Il m'est
_ parvenu de diverses stations d'Australie, quelquefois en
fruits, tandis que le P. cuspidifera Tayl. (Syn. P. Horns-
chuchii Mitt.)-m'a été envoyé une seule fois, 1883, de
_Tarwin, Gippsland, leg. Manton (herb. Melb.).
79, Papillaria flavo-limbata Hpe et C. Müll., semble
_être assez rare en Australie; je lai reçu une seule fois
provenant de Illawarra, N.-S. Wales, leg. Camara, 1883
(herb. Melb.). Dans Miten, « Australian mosses » il se |
trouve une petite faute d'écriture : Meteorium limbatum
Hpe et C. Müll. est écrit au lieu de « flavo-limbatum. >
Du reste, M. Mitten y joint le Meteorium cerinum Hook.
et Wils., de Tasmanie; je ne puis en juger, car je n'ai pas
encore vu celte éspêce: 2 : RS EU MR
_ 80, Veckera hymenodonta C. Müll., connu seulement
dé Tasmanie et de Nouvelle-Zélande, a été découvert en
Australie par M. A. Budder, 1890, dans le voisinage du
Hunter’s-River, aux capsules mûres (herb. Melb.).
. 81, Mniadelphus rotundifolius Hook. et Wils: Tasma-
nia occidentalis : Sophia point, ©. fruct. junior, 1893,
leg. J. B. Moore (herb. Melb.). Cette espèce connue jus-
qu’alors de la Nouvelle-Zélande, est nouvelle pour la Tas-
Re ë CR ES ac
82, Mniadelphus amblyophyllus Hook. et Wils., ob-
servé seulement en Nouvelle-Zélande et Tasmanie, fut
REVUE, BRYOLOGIQUE © 77.
récolté en Australie en magnifiques échantillons par
M. Whiüelegge, 1885 : Blackheath, Blue mountains, €
fruct. paucis, et New South Wales, ad rupes humid.,
sterilis (Nos 262 et 259 herb. Melb.). ee
83, Mniadelphus subflexuosus Broth. et Geh. N. sp.!
Australia: Sydney, Gore Cove, 1885, leg. Whitelegge
(sub No 958, herb. Melb.). Cette espèce dont M. Broihe-
rus ira publier la description dans « Somenew species, !
etc., [IV », se distingue du Mn. fleruosus Mitt. par le
_ pédicelle tout-à-fait lisse, du Mn. adnatus Hook. f.-et
… Wüls., par le tissu des feuilles plus étroit et par la couleur
plus obscure. C'est pour ainsi dire l’espèce intermédiaire
entre ces deux mousses. re :
= 84. Mniadelphus crispulus Hook. et Wils. Australia:
Blackheath, Blue mountains, ad rup. humid., €. fruct.,
et Gore Cove, Port Jackson, sterilem leg. Whitelegge,
1885 (sub., n° 261 et 260 herb. Melbourne). Espèce égale-
ment nouvelle à la flore de l’Australie ! Ka
85, Mniadelphus subminutifolius Broth. et Geh. N. sr.
CA Mn. minutifolio C. Müll. simillimo minutie, que
- latius limbatis; brevius apiculatis, nervo breviore et cel
Julis paullo minoribus differt. » (Brotherus). Australia
_ Meridionali-orientalis : Clyde mountains, alt. 3000 ped.
__ leg. W. Baüerlen 1888 (sub n° 89 et 116 herb. Melb.)
Mile D'C. Miller a avoué ‘cette espèce comme nouvelle
Egalement à publier dans le numéro prochain de « Some
new species, ete. | PR ae fe
86, Pterygophyllum complanatum Hpe (1876). Tas-
Mania occidentalis: Kelly's basin, rarum et stérile leg.
JB. Moore, 1893 (sub. n° 15 herb. Melb.). Voilà une
5 MON VRQUIE PONT CE DAYS nr En et se.
87, Pterygophyllum subrotundum Hpe (1876). Austra-
lia : East-Gippsland, leg. W. Baüerlen, en échantillons
__ assez nombreux, mais également stériles. M. #ampe en
_ avait seulement quelques chétives touffes (provenant du
Mt. Disappointment) pour en faire la diagnose. Ces deux
espèces de Pterygophyllum sont fort bien à distinguer
PA LE Pope des fénilieg [2 77 he te
| 788$ HR Es De denticulatum Hook. et Wüs.
_ Australia : Cambowarra, leg. C. Harris, 1885, com.
. Wäiüelegye Vite Melbourne, sub n° 972), €. fruct.!
. Espèce nouvelle pour la flore de l'Australie!
89, amptochaete ramulosa Mitt. (Syn. Porotrichum
ramulosum Mitt., Austral. mosses), Tasmania : Tracks t0
French man's Cap, alt. 250, sterilem leg. J: B. Moore,
1893 (n° 38 « hb. Melb.). Cette belle espèce au port élégant
de Hypnodendron n’était connue jusqu'à présent que de
. Nouvelle-Zélande ustralie.
78 REVUE BRYOLOGIQUE
1 00, Camptochaete deftexaWils.( Synonyme: Isothecium
— Arbuscula Hook. f. et Wils., B, deflezum in Hand-
book of the New-Zealand Flora) Australia: Dandenong
Ranges et Loutit Bay, Victoria, récolté dans ces deux
places en belle fructification par M. Luehmann, 1891
_ (herb. Melbourne). Assez répandu, comme il semble, en
Nouvelle-Zélande, mais encore rarement observé en Aus-
© tralie. M. W. Mitten a réuni au Camptochæte deflexa
comme synonyme le Dendro-Hypnum Leichhardti Hpe,
mais il ajoute: « probably »; c’est pourquoi nous croyons
que M. Mitten n’a pas vu la mousse de M. Hampe laquelle
nous regardons comme le Thamniella Leichhardti Hpe.
- M, Camptochaele excavata Tayl. Cette jolie espèce
_ ayant le port d’un petit T’amnium est omise dans Mitten,
« Australian mosses » et se trouve déjà dans le Synopsis
= muscorum de M. C. Müller (Australia, leg. Fraser, 1823).
_ J'ai reçu cette espèce de diverses stations d'Australie :
= Toowoomba, Manning-River , etc. , mais de nombreux
- échantillons fertiles furent récoltés au Mt. Dromedary,
. N.-S. Wales, 1880, par M. Reader (herb. Melb.).
= 92, Camptochaete gracilis Hook. f. et Wüils. Australia :
_ Mossrale, N.-S. Wales, c. fruct. unico leg. C. Harris,
_ 4885 (sub n° 9285, in musc, WAhitelegge, herb. Melb.);
.. Loutit-Bay, Victoria, c. fruct. numerosis perfectis, 1891,
_ leg. Luehmann. Voilà une belle nouveauté de la flore
d'Australie n’ayant été observée autrefois qu’en Tasmanie
et dans la Nouvelle-Zélande. C’est une mousse au port
tout étranger, placée par exemple dans l'Adumbratio de
MM. Jüger et Saucrbeck, dans le genre Microthamnium !
Sir J.-D. Hooker en a justement dit dans Handbook of
the New-Zealand Flora (p. 465) : « Very similar in habit
to Pterogonium filiforme. » ne RC
93, Fabronia Hampeana Sonder. Cette intéressante
espèce a été récoltée, comme il semble, assez rarement en :
Australie. J'en ai recu de beaux exemplaires provenant
d'une nouvelle station : Genoa-River, East-Gippsland,
communiqués par M. le baron F. de Müller, mais sans
désignation du collectionneur. be tee
94, Echinodium hispidum Hook. et Wils (Syn. Sciaro-
mann qui a découvert cette belle addition à la flore
95, Thamnium pumilum Hook. f[. et Wils. (Syn.
Isothecium rivale Mitt.). Australia : Ulawarra, N. S.
_ Wales, leg. Kirton ; Manning River, 1882, leg. Cross; Mt.
. Dromedary, leg. Reader, toujours. en état stérile. Cette
espèce qu’on connaissait seulement de Tasmanie, est nou-
velle à la flore d'Australie
_mium hispidum Mitt.). C'est encore l'excellent M. Lueh-
d'Australie : Loutit Bay, Victoria, 1891, c. fruct. perfectis! Un.
D Een REVUR BRYOLOGIQUE sien
96, Thamniella Leichhardti Hpe. Synonymes “Dendros
Hypnum Lechharhti Hpe. in Linnaea, 1870, p. 59:92
Ptychomnium Leichhardti Hpe in Jäger et Sauerbeck,
Adumbratio, IL., p. 618. Australia : Manning River, N. S.
Wales, 1882, leg. Cross; Richmond River, N.S. Wales,
1883, leg. Camara, speciminibus copiosis, c. florib.
femineis ! In Linnaea, 1870, p. 523, M. le D' Hampe.
a dit :,« Specimen unicum fructiferum in herbario Com.
Solms Braunfels vidi, e pupa Columbarum Australiae».
Cependant le péristome, à ce qu’il parait, n’a pas été exa-
miné, car dans la description il est dit : « Theca vetusta
unica visa obovata, caetera desunt. » M. Hampe parle
encore d’une variété : « caule filiforme pendulo elongato
ramoso Phyllogonium angustum referens », et juste-
ment cette forme élégante compose pour la plus grande ee
partie les nombreux échantillons de M. Camara du Riche-
mond River. |
97, Thamniella Schlosseri C. Müll. (herb..). Australia:
Manning River, N. S. Wales, sterile leg. Cross, 1882
_ (herb. Melbourne). Dans « Australian mosses» M. W.
Mitten place au Porotrichum vagum Hsch. (Thamniella
vaga) comme synonyme le P. Schlosseri Senditner, je ne
sais si c’est notre mousse? J’ai vu le vrai Thaminiella vaga
Hsch. de nombreuses stations d'Australie, mais le 74.
. Schlosseri est très distingué par les rameaux atténués en
jets filiformes donnant à cette mousse un port tout étrange.
98, Rhynchostegium Pseudo-Teesdalii Hpe (1860). Aus-
tralia Éd Dons 3000’, specimina pauca leg.
W. Bauerlen, 1888 (sub n° 92, hb. Melb.); Mt. Drome-
dary, in creeks copiose lég. Reader, c. fruct. perfect.,
1880 (n° %5, herb. Melb.). Cette jolie mousse doit être
rangée au nouveau genre Rhynchostegiella Limpr., ayant
Son voisin dans le RA. curviseta Brid., duquel elle se. dis-
tingue par les feuilles plus larges et la capsule pendantes +
aussi l’espèce d'Australie est-elle plus robuste dans toutes
les parties que celle d'Europe. ; se Le
9, Rhynchostegium elusum Mitt. Tasmanie : Mt. Ar-
thur, 1887, leg. Sullivan, c. FR. Espèce de Nouvelle-Zé- ee
%
lande nouvelle à la flore de l'Australie.
400, Hypnum ( Harpidium Jbrachialum Mitt. Australia! Es
_Bullarook Forest, Victoria, c. fr. 1885, leg., €. French
_ (herb. Melbourne). Egalement espèce de Nouvelle-Zélande,
pour la première fois trouvée en Australie.
Fribourg en Brisgau, le 4 août 1897. MEN
mue Fe im A. GEHEEB.
4
LR.
| Bibliographie.
L. CoRBIÈRE. — Supplément aux Muscinées de la
Manche (Mémoires de la Soc. des Sciences Nat. de Cher-
_, bourg, t. XXX, 1897, pp. 977-292). 4
__ : Ce supplément augmente le nombre des espèces de.ce
département par la découverte récente de : Pleuridium
_ altérnifolium, Gyroweisia tenuis, Gymnostomum calca-
reum, Fissidens minutulus, Barbula commutata, Grimmia
Hartmani, Webera nutans, Bryum uliginosum, B. cana-
_riense , lB. torquescens , Aulacomnium androgynum ,
Thüidium abietinum et Riccia fluitans. — Les Didymodon
_tenuirostris, Gephalozia Franciscei et Fossombronia verru-
cosa sont à rayer de la flore de la Manche.
__ AvETTA (C.). — Flora crittogamica della Provincia di
Parma. 1, Épatiche, Muschi (Malpighia, XI, p. 181-197).
_ BeGuINOT (A.) — Prima contribuzione alla Briologia
. Romana (Bullettino della Societa botanica italiana, 1897,
© BRUNNTHALER Jos.) — Pogonatum nanum X aloides
Oesterr. bot. Zeitschrift, 1897, n° 2, p. 46). set
_: Mc ArDLE (David). — Additions to the Hepaticæ of the
Hill of Howth, with a table Showing the geographical dis-
tribution of all the species known to grow there (Proceed.
ofthe R. Irish Academy, 3 ser., IV, n° 4. p. 112-118)
7 à re cs MES : É : rh DU ai
’. $ ” Se ° :
imp. E. LANIER. 4 et 3, rue Guillaume — 6330
N°6 24 Année. 1607.
| REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois.
_ Les Manuserits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais |
Sommaire du n° 6 :
- Les Philonotis de l'herbier Lindberg. Parisert.— Guide du bryologue et #
du lichénologue aux environs de Grenoble (Suite), RaAvauD. — Révision
. du genre Ochrobryum. BESCHERELLE. — Bibliographie. — Nécrologie, — :
, Table des matières. = ER ES
à Les Philonotis de l’herhier de Lindberg
M. Harald Lindberg, ayant bien voulu me confier les …
_ spécimens originaux de Philonotis capillaris et de Philo-
_ notis parvula conservés dans l’herbier de son père, j'ai pu,
en les étudiant, obtenir des données positives au sujet de
la synonymie de ces deux mousses. Re
Tout d’abord de la comparaison des échantillons portant
l'étiquette de Philonotis capillaris, il résulte que cette
_ espèce de Lindberg correspond exactement à celle que
Re er appelée de ce nom, et dont j'ai trouvé quelques fruits
HR TA: Arr so
-H y a en premier lieu deux échantillons stériles récoltés
en Suède par Lindberg lui-même. Je copie ses étiquettes.
4. « Phinolotis capillaris Lindberg, Stockholm, Nacka,
in declivi arenoso, octobri 1861, S.-0. Lindberg. » a
= Tiges stériles très grêles, identiques par l
aspect, la.
couleur , la direction des feuilles et leurs dimensions
_ à celles de Vals ; tissu absolument semblable; feuilles assez
fortement dentées ; les cellules montrent des papilles peu
_ nombreuses et quelques épaississements obscurs. ÉUTS.
2. « Philonotis capillaris Zindberg, ster. Stockholm,
Huddinge, in abrupto argilaceo ad viam vaporarlam, SEp-
tembri:1863, legit:S.-O. Linadberg. Je ner
Ne diffère pas du précédent; les feuilles sont un peu
moins dentées: les cellules du tissu forment également
sissements intérieurs peu visibles. sas
_ 8. Le troisième échantillon, récolté-en Finlande, con-
= Giont dés Hours male 4 hic pute
_des carrés ou des rectangles courts ; papilles rares ; épais- |
| REVUE BRYOLOGIQUE
_ « Philonotis capillaris!! — var. Philonotis fontanæ,
- Fennia, Ladoga, Kirpadalaks_ in fissuris latis humosis
_ montis Kolanaki, 21 junii 1874, S.-0. Lindberg. »
Ici les cellules du tissu sont au contraire bien papil-
leuses, et l'on y distingue des épaississements intérieurs
de formes variées, nombreux et apparents. L'aspect et la
structure sont d’ailleurs les mêmes. Les fleurs mâles sont
_ conformées exactement comme chez la plante française ;
_ les bractées du périgone étalées ou légèrement dressées
__ sont courtes, leur limbe atteint rarement plus d’un milli-
.._ mètre et n'excède jamais {mm 1/4, sa largeur à la base
mesurant environ la moitié de cette longueur; dans les
_ folioles supérieures il est régulièrement triangulaire, denté
sur son contour, sans pointe distincte; la nervure aplatie
et peu saillante ne dépasse guère le milieu du limbe.:
_ [n’y a ainsi aucune analogie entre ces fleurs et celles
du Philonotis Arnellii, dont les bractées très allongées et
relativement étroites, avec une nervure bien plus déve-
… loppée, tendent toujours à se réfléchir au-dessous du plan
_ horizontal ou se réfractent même complètement. Cette
_ dernière espèce, découverte plus récemment par M. Arnell
= dans la province suédoise de Smäland, semble être restée
= inconnue à Lindberg ; il ne paraît en exister aucune trace
. dans son herbier. SA FRS à
_ Enfin cet herbier contient encore , sous le nom de
Philonotis capillaris, deux échantillons frnctifiés. ée
Le premier a été trouvé en Danemark en 1863 par
M. Jensen, qui l'avait étiqueté simplement Bartramia ;
_ Lindberg à écrit au-dessus : » Philonotis capillaris Lind-
_ berg, nova species. » Il y a des plantes stériles, des fleurs
_ mâles et quelques capsules. | ERA
Les tiges stériles sont tout à fait semblables à celles des
_ spécimens précédents ; les cellules du tissu sont peu papil-
_ leuses, mais elles laissent voir des épaississements inté-
_ rieurs. Les fleurs mâles ont à peu près le même aspect que
celles de la plante qui a été récoltée avec des fruits en
_ Suède, près de Tanum, par M. Thedenins, que j'ai décrite
_ précédemment et que j'ai considérée comme une variété
du Philonotis capillaris; les bractées périgoniales, assez
courtes, sont acuminées en une pointe verte, filiforme et
dentée. comme chez cette variété ; la nervure, peu dé-
_veloppée, disparaît un peu au-dessus du milieu ; les”
folioles supérieures sont tantôt presque dressées, légère-
ment inclinées. et lantôt étalées à peu près horizontale-
D dur canne SON ARRET
Les fruits sont en petit nombre, trop jeunes et mal con-
_- servés, de telle sorte qu'il est impossible de bien analyser
_ le péristome ; j'ai pu voir seulément que les dents sont
_ étroites, séparées les unes des autres par des intsrvalles
_plus larges qu’elles; èlles mesurent à peine Omm95 en.
_ longueur et s'arrêtent bien au-dessous du centre de Re
_ l'opercule. C’est exactement ce que j'avais observé chez le te
Philonotis capillaris de Vals, et. ce que j'ai pu constate
d’une manière plus précise chez celui de Tanum ; lagros-
seur et la forme de la capsule, la hauteur du pédicelle
sont d’ailleurs les mêmes que chez ces deux plantes, dont
celle de M. Jensen ne peut évidemment êtré séparée: 5e
4. Le second échantillon fructifié a été récolté en 1887.
par M. Hagen en Norvège « Smälenene, Torp i Borge 5;
M. Hagén l’avaitattribué au Philonotis marchica; Lindberg
a reconnu qu'ik différait de cette espèce par de nombreux :
caractères, et il l'a appelé Philonotis capillaris.
Ici encore les fruits sont en trop mauvais état pour qu'on
puisse se rendre compte des détails de leur structure et
_ particulièrement de celle de l'endostome, mais malgré
l'absence de ce caractère décisif, l'aspect spécial de la
plante, ses dimensions bien plus grandes que celles du
Philonotis capillaris, les fleurs mâles, qui sont aussi très -
_ différentes, enfin les cellules des feuilles qui constituent
des rectangles généralement plus allongés, et qui, d’abord
tachées de chlorophylle, deviennent tout à fait lisses et
_ hyalines, quand elles sont vides, à peu près exemptes de
papilles, et complètement dépourvues | d’épaississements
intérieurs, rapprochent cette forme de celle que j'ai appelée
Philonotis Ryani, qui a été découverte par M. Ryan dans ia
une autre localité du même district, et à laquelle du reste
M. Hagen et Ryan l'ont rapportée dans leur savante
étude sur les mousses de cette province. Fais
Quoi qu’il en soit, l'examen de ces divers échantillons rs
nous amène à conclure sans aucune espèce de doute que
le nom de Philonotis capillaris Lindberg doit être maintenu
à notre plante française et aux formes semblables obser-
vées en plusieurs endroits de la Suède, de la Norvège, du
Danemark et de la Finlande, à l'exclusion du Philonotis
Arnellii; cette dernière appellation devra être réservée à
l'espèce découverte par M. Arnell, connue jusqu'ici seule-
ment dans une région trés limitée de la Suède, et distinguée
Par M. Husnot. :
= Le Philonotis parvula présente plus de difficultés. ‘Ee |:
lype de cette espèce parait être représenté par une forme
que Lindberg avait trouvée en Suède en 1859 Cin fissuris
. l'upis diabasicæ montis Hunneberg »,et qui parait être le
Première qu’il ait appelée Philonotis parvula ; c'est
84. APE REVU
E BRYOLOGIQUE
_ probablement celle qu’il avait envoyée sous ce nom à
_ Schimper (Synopsis, p. 519). :
Il y a dans l'échantillon original des fleurs mâles nom-
_ breuses: les folioles du périgone, presque dressées, ou
inclinées au plus sous un angle de 4 degrés, sont en.
général assez courtes; leur limbe ne dépasse pas {nm ; les:
intérieures sont régulièrement acuminées en triangle, avec
une petite pointe dentée et une nervure peu apparente, qui
disparait un peu au-dessus du milieu ; les extérieures sont
_ munies d’une pointe plus brusquement filiforme. Les
= feuilles de la tige, assez écartées, ovales et progressivement
_ acuminées, mesurent {mm en longueur sur une largeur de
. Onm30 ; leurs bords sont quelquefois réfléchis sur une des
ailes près de la base; leur tissu est composé de cellules
_ rectangulaires assez allongées, la hauteur égalant deux ou
_ trois fois la largeur, à parois épaisses et colorées, ne
= montrant que des papilles rares; les feuilles des rameaux
_ stériles sont plus nombreuses et plus serrées, un peu plus
étroites, mais du reste semblables. En somme, l'aspect est
très différent de celui du Philonotis capillaris, et rappelle
_ plutôt en petit le Philonotis fontana, dont cette mousse
_ semble être comme une miniature: sa taille ne dépasse
_ pas 7 à 8 millimètres.
Lindberg a récolté
plus tard en 1869, près de Stockholm,
et en 1874 en Finlande, dans une île du lac Ladoga, deux
"autres plantes qu’il a rapportées à la même espèce. Leur
_ aspect général est à peu près le même, avec des dimensions
_ encore un peu moindres; les fleurs mâles ont cependant :
_ au premier abord une apparence assez: différente; les
_ bractées supérieures sont divariquées à peu près horizon-
_ talement ; mais par leur structure elles s’éloignent peu en
réalité de celles de la forme précédente; leur limbe a la
_ figure d’un triangle qui n’égale guère que Onm80; il est
. mollement acuminé, légèrement obtus; la nervure, peu
développée et assez obscure, ne dépasse pas la moitié où
_ les deux tiers de cette longueur. Les feuilles de la tige et
des rameaux sont un peu plus petites que chez la forme
_ dugmont Hunneberg ; leur tissu est composé de cellules
plus courtes, approchant quelquefois du carré, à parois
moins colorées et moins épaisses. Sous ce rapport ces
deux plantes-se rapprocheraient un peu du Philonotis
capillaris ; néanmoins elles en demeurent toujours distinctes
ar leurs formes plus trapues, leur teinte plus jaunâtre,
eurs rameaux stériles moins grêles, couverts de feuilles
_ plus Serrées; par tous ces caractères elles paraissent plutôt
_ voisines du Philonotis fontana, dont leurs petites dimen-
__ sions les éloignent d’ailleurs considérablement .En général,
. lorsque l’on compare les divers spécimens du Philonotis
REVUE BRYOLOGIQUE. 89.
_parvula aux exemplaires normaux du Philonotis fontana,
si remarquables le plus souvent par leur grande taille et
l'aspect scabre de toutes leurs parties, il semble difficile de
ne pas les ranger dans une espèce séparée ; en somme la
découverte de leurs fruits permettra seule d'établir d’une
manière positive leur véritable situation dans ce groupe,
au sujet de laquelle Lindberg lui-même paraît avoir
constamment hésité. Il faut remarquer d’ailleurs que là
variété observée par lui en 1878 près de Lojo en Finlande,
dont j'avais déjà vu un-échantillon, et dont j'ai reçu de
M. Harald Lindberg un nouveau spécimen, semble indiquer
ici une sorte de transition ; elle est trois fois plus grande
dans toutes ses proportions que le Philonotis parvula
typique; elle atteint en hauteur 1 cent. 1/2 à 2 centimètres;
ses feuilles, ovales, lancéolées, plus longues et surtout
beaucoup plus larges, sont composées de cellules jaunâtres,
en rectangles allongés, à parois épaisses, analogues, sauf
la rareté des papilles, à celles que l’on observe habituelle-
= ment chez le Philonotis fontana. Cette variété diminue ainsi
considérablement l'intervalle entre les deux espèces. Elle
n’est connue malheureusement jusqu'ici qu’à l'état stérile.
Enfin parmi les spécimens que m’a envoyès M. Harald
= Lindberg, il y en a un dernier qui me parait devoir être
placé à part. Cette mousse, récoltée par M. Bomansson dans
une ile du Sund, avait été nommée par lui Bartramia
(—Philonotis) parvula, et Lindberg avait confirmé, cette
= détermination. Les petites plantes ne sont pas plus hautes
que celles du Philonotis parvula typique ; elles ne dépas-
. sent guère 8mm: elles sont robustes et trapues; les feuilles
Jlancéolées, de couleur jaunâtre, mesurent environ 0" 80
en longueur et Own 20 en largeur sur les rameaux stériles;
sur les tiges qui portent les fleurs mâles elles atteignent
Ann sur Om 95 : elles se retrécissent régulièrement en une
pointe acuminée et assez fine. Les cellules du tissu forment
des rectangles allongés, deux ou trois fois aussi hauts que
larges; elles sont assez opaques,entourées de parois épaisses
_ etcolorées, parsemées de quelques papilles, et montrent
intérieurement des épaississements nombreux mais assez
obscurs. Les fruits manquent, mais la structure des fleurs
_ mâles est caractéristique. Les bractées sont divariquées
“horizontalement; très épaisses et très dilatées à leur base,
elles mesurent souvent en largeur à leur origine près d’un
millimètre ; à partir de là le limbe se rétrécit brusquement
dans les folioles inférieures en une lame assez courte ; dans
les supérieures, il est graduellement'acuminé en un triangle
qui atteint {mm 1/2 ou {ww 3/4, et se termine par une pointe
__ dentée ; la nervure, bien développée, se prolonge loin dans |
_ l’acumen, et s’évanouit seulement tout près du sommet,
Me:
Me
| REVUE BRYOLOGIQUE
Ces bractées égalent ainsi, et dépassent même en longueur
celles du Philonotis Arnellii, mais elles sont beaucoup plus
larges, plus épaisses et plus raides, conservant toujours
exactement la direction horizontale, tandis que celles du
= Philonotis Arnellii, plus étroites et moins fermes, tendent
_ au contraire à s’infléchir ou même à se replier vers le bas.
- D'ailleurs par son système végétatif cette plante s'éloigne
évidemment de toutes les espèces de la section Capillaris, .
pour se rapprocher, comme l’a bien vu Lindberg, du
__ Philonotis parvula; elle me paraît constituer dans cette
dernière section au moins une variété spéciale, peut-être
une sous-espèce ; je propose de l’appeler provisoirement
. Philonotis parvula var. Bomanssoni. Peu Fou
à | aa H. PHILABERT.
Aix, 14 octobre 1897. 5
ee
_ Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble
41e EXCURSION
De Grenoble à la Salette et à Gap (Swie)
Si, au lieu de retourner au Sanctuaire, l’on voulait aller
coucher à Valjouffrey, on s’épargnerait de la fatigue, et
l’on serait bien plus vite arrivé. Dans ce cas, l’on auraità
_choiïsir entre deux chemins, l’un qui descend du Vallon:
au hameau de la Chapelle, par le côté sud de la forêt,
_ l'autre qui descend presque parallèlement au premier,
par le côté nord de la même forêt et aboutit un peu en
dessous du village de l’église. Ce dernier chemin, je lai
Suivi dans une de mes herborisations au Chamoux. J'ai
_Gueilli, à la partie inférieure de la forêt de Valjouffrey,
plus ordinairement appelée forêt du Vallon, Leptotrichun
glaucescens, Encalypla ciliata, Bartramia Halleriana,
Amnblyodon dealbatus, Mnium spinosum, et, outre ces
mousses peu communes, bon nombre de lichens dontle
plus_ remarquable est le Cladonia macilenta, à char-
Mmantes apothécies d’un beau rouge de pourpre, TE
_. Une fois à Valjouffrey, il faudrait y séjourner assez de
temps pour faire aux environs une ou deux excursions ; |
suivre, ee par exemple, dans l'étroite vallée où il fuit,
le ruisseau dh Béranger jusqu’au Valsenestre ; explorer
re
REVUE. BRYOLOGIQUE
à droite des deux ou trois maisons de ce petit hameau,
perché sur un monticule, ce large chaos de gros blocs
amoncelés au pied de la montagne par les avalanches ; de
là, gravir jusqu’à la brèche où passe le sentier qui con-
duit aux prairies et au col de la Muzelle. Pour ne citer que
des cryptogames, j'ai récolté le long du Béranger, parmi Ke
les graviers, Polytrichum piliferum, sur des murs en
pierre sèche, le Bryum inclinatum, et dans le ruisseau -
lui-même, Amblystegium fluviatile, que je n’ai point :
encore retrouvé ailleurs ; sur les blocs écroulés dont je
viens de parler, Lecidea jurana et Umbilicaria depressa,
deux lichens ici communs, ainsi que le Lecidea vesicu-
laris ; à la brèche du sentier, Gymnostomum rupestre bien
_fructifié ; dans les prairies de la Muzelle, sur la terre des
gazons desséchés qui relient les pierres de la cabane des
pâtres, Anacalypta latifolia, rare, mais abondant, Des-
mMmalodon latifolius. Soudain, enveloppé par d'épais
nuages, 1l m'a été impossible de pousser mes recherches
_ jusqu’au col de la Muzelle. Rs a ve
_ Dans une autre excursion, on longerait, au sud d’abord,
pour tourner ensuite au sud-est, le cours de la Bonne, en
passant du hameau des Faures à celui du Désert, le dernier
et le plus éloigné de Valjouffrey: M nine
_ On pourrait, si lon désirait continuer lexcursion
aller, avec plus ou moins de fatigue, du Désert au pied di
Pelvoux, mais l'itinéraire préféré est celui qui y conduit
par la Vallouise: c’est en explorant de ce côté la base de
la haute montagne que M. l'abbé Bouley y a découvert
_ quelques-unes de nos mousses les plus rares, entre autres
Anæclangium compactum Schwæg., Bryum Blincii Br.
et Sch. et Mielichhoferia nitida Hornsch (1). 8
C’est pour ne pas nous répéter inutilement et ne point
diviser le récit de notre herborisation que nous venons de
parcourir en une seule excursion les flancs du Chamoux,
_ Comme il serait à la rigueur possible de le faire; maisil
est plus pratique et beaucoup moins pénible de-les visiter
en deux fois, l’une, aller et retour par Valjouffrey, et
l’autre, par la Salette ; alors, on a tout ensemble le temps
de donner plus d’attention à ses recherches et de jouir, en
prenant quelques moments de repos, des beaux coups
d’œil que la nature nous oftre de divers points de la mon-
_lagne et surtout de son sommet.
© (1) J'ai récolté, en 1874, de beaux et nombreux échantillons de Funaria
_ microstoma, dans un marécage près des chalets de l'Aile-Froide, vers
1500 m. d’altitade. T. Husnot.
REVUE BRYOLOGIQUE
: 12% EXCURSION
/ Les montagnes de l'Oisans
Dans notre précédente excursion à la Salette, nous avons
_ visité l’entrée de la vallée de la Romanche, depuis le pont
- de Champ jusqu’à Vizilles; maintenant, c’est cette vallée
_ elle-même, l'Oisans qu’elle traverse, le Lautaret où la
_ Romanche prend sa source que nous allons explorer.
_- Resserrée entre de hautes montagnes qui baignent leurs
pieds de granit dans les eaux rapides et tumultueuses de
la rivière, la vallée de la Romanche s’élargit un instant
pour former la plaine de Bourg-d'Oisans, où viennent
déboucher les vallons latéraux de lEau-d'Olle, de la
Lignare et du Vénéon; mais, à partir du Fréney, elle se
rétrécit de nouveau, laissant à peine en plusieurs endroits:
un passage à la route, et ne s'ouvre plus qu’à la Grave
_ pour aller bientôt se développer dans les vastes prairies
du Lautaret. Sur la droite de la vallée, en y montant de
_ Vizille, s’allongent lés contreforts rocheux et boisés de
Taillefer, se dressent et s’échelonnent les arêtes tran-
_chantes et neigeuses de Villard-Eymond et de Villard-Rey- |
. mond, Piemeyan, la Grande-Meije, dont les glaciers du
_Mont-de-Lans et de la Grave ceignent la base, le pic du
_ Becq etle Pelvoux. Sur la gauche, la vallée est dominée par
_ les pentes de Prémol et dé Chamrousse où s’adossent |
… Mirabel et la Petite-Vaudaine, par Chalanches et Belle-
donne, par le Grand-Etendard et les Grandes-Rousses,
enfin par le Goléon et les Trois-Evêchés: là le Grand et le
Petit-Galibier, étendant du nord au sud leur barrièré
transversale, ferment la vallée et la séparent de la Savoie et
_ du Briançonnais proprement dit. tien voue
_ Le cours de la Romanche est à peine de 80 kilomètres, |
mais, le long de ce court trajet, quel magnifique ensemble
de grandioses montagnes, quelle admirable variété de
sites et d’aspects! Chaque jour mieux apprécié, l’Oisans
est aussi plus fréquemment visité : les touristes aiment D
n gravir les glaciers, à en escalader les plus difficiles
sommets; le géologue, le minéralogiste, le botaniste et
autres, s’empressent d'y venir observer et collectionner
mille objets intéressants d'étude pour la science que Cha-
cun d'eux cultive. Les mines de Chalanches, de Brandes,
de l'Herpie, du Grand-Clot, de Taillefer, de la Gardette et
de Villard-d’Arène, les gisements d’anthracite des Grandes-
_ Rousses, les ardoisières d’Ornon et d’Allemont sont bien
FORQUSSS il est peu de gites où la nature se soit plu à
ct
REVUE BRYOLOGIQUE. 89.
multiplier, à diversifier davantage les richesses minéralogi-
ques dans lOisans. Sans parler d’une foule de eristaux
aussi recherchés par leur beauté que par leur rareté, le
fer, l'or, l'argent, le platine, le cuivre, le plomb, le mercure,
le zinc, le cobalt, le nickel, l’antimoine. le manganèse, le
soufre, se trouvent disséminés çà et là ou même réunis
ensemble dans les flancs des montagnes de cette contrée:
Quant à la flore de lOisans et du Lautaret, quel est le bota-
niste qui ne la connait au moins de renommée ; ce n’est
pas seulement en France, mais dans l'Europe entière qu’elle
est célèbre. Après cette idée générale des lieux que nous.
devons parcourir, commençons notre herborisation.
_ Séchilienne, Livet, Mirabel, la Petite-Vaudaine
En suivant la route, le long de la Séchilienne, un peu
avant d'atteindre à la hauteur de la papeterie de Rioupé-
roux, nous voyons s'étendre des deux côtés de vastes
- amas d’éboulis granitiques: le Lecidea geographica Y
__ élale partout ses plaques verdâtres, pointillées de noir, et
le Parmelia conspersa, var. stenophylla Ach. s'y montre
de loin en loin avec ses scutelles brunes.
_ Nousarrivons à Livet, étroit plateau formé des alluvions
de la Romanche et ceint de bois, de rochers et de pente:
_ gazonnées. Plusieurs mousses et lichens ont choisi pou
= habitat les petits rochers des rives de la Romanche, et
nous y voyons Weisia crispula, Hedoigia ciliata,; Grim-
Mia commubala,et Bryum pendulum; Lecanora oreina,
_ tilrina, argepholis, cinerea; Urceolaria scruposa, abon-
dant, Lecidea coracina, contiqua, luteola ; Verrucaria
_ pallida Ach., umbrina Wahlenb., tephroides Ach.; Col
lema plicatile Ach., pulposum et melænum; Leplogium
lacerum, var. pulvinatum, synalissa symphorea. Fr
A Livet, les arbres les plus répandus sont le noyer, le
poirier, le pommier, le cerisier, le prunier, le frêne et le
__ saule ; sur leurs troncs et leurs différentes écorces, nous
_ remarquons Orthotrichum affine, fastigiatum, leiocar-
pum, fallax, pallens et diaphanum; Pylaisia perse
Homalothecium sericeum, Brachythecinm salebrosum et
_ populeum; Evernia prunastri, Ramalina fraxzinea
_ Parmelia tiliacea, olivacea, stellaris, obscura, ciliaris,
_ parietina ; Lecanora subfusca sous diverses formes, Leca-
nora angulosa, detrita, Hageni, metabolica ; Lecidea
_parasema, Verrucaria a ee rapha macu-
.laris et atra, Leptogium saturninwn, Collema furvum.
La baute pente, tout à tour rocheuse et gazonnée qui,
au nord, s'étend au-dessus de Livet et de Rioupéroux,
_ voilà ce qu’on appelle Mirabel. Nous y montons par un :
_ sentierraide et pierreux. et, au bout d’une demi-heure
L
de marche environ, nous arrivons à des chalets dont les”
murs sont jaunis de Parmelia contortuplicata, et aux
alentours desquels nous récoltons sur de bas rochers
Grimmia elatior, Ulota Hutchinsiæ; Parmelia conspersa,
_ saxatilis, bien fructifié, Pannaria microphylla, et redes-
cendons aussitôt à Livet pour aller delà gravir la Petite-
Yaudaine. Pour ces deux excursions, une seule journée
suffit: la matinée; l’on visite Mirabel ; l'après-midi la
- Petite-Vaudaine.
_ Contiguë à Mirabel dont elle n’est que le prolongement
_ oriental, la Petite-Vaudaine est un raide et étroit vallon
qui se creuse profondément dans les flancs de la mon-
tagne, à 2 kilomètres en amont de. Livet. Après avoir
franchi le petit torrent qui descend de ce vallon, nous
prenons à droite, sur sa pente est, le sentier qui Sy.
_ allonge du sud au nord. A la partie supérieure de la Vau-
_ daine, des rochers plus ou moins nus ou gazonnés se .
redressent tout à coup, pour ceindre et fermer le vallon;
_ contre leurs flanes nous trouvons, soit sur la terre, soit
_ sur de vieilles mousses ou de courtes herbes desséchées,
soit sur le roc lui-même, les lichens suivants : Lecidea
= decipiens et vesicularis ; Lecanora lepidora, brunnea et
_ chloroleuca, Lecidea cupræa, vernalis et sphæroides,
_ contiqua, confluens et marginata.
__ En descendant, rapprochons-nous de ces roches plates,
. étendues à notre droite et où ruissellent en cascatelles de
belles eaux, nous y récoltons Grimmia apocarpa var.
rivularis, Zieria julacea, Hypnum commutatum et
… falcatum. = SE Ces
»
TAILLEFER.
= Partons de Livet aussi matin que possible, et sans oublier.
_ nos provisions de route : notreexcursion sera longue, nous
allons à Taillefer. Pour ceux qui ne connaissent pas encore
_ celte montagne, un guide n’est pas à négliger ; ils seront
sans inquiétude sur la direction à suivre en certains
“endroits et éviteront des pas inutiles. De Livet à la cime
de Taillefer, c’est environ sept heures dé marche qu'ilnous
faut, sans compter le temps nécessaire pour herboriser.
_ Pour nous orienter, avançons-nous sur la grande route,
à la hauteur de l’église du village, et, de là, tournons-nous
un peu au sud-est : à peu de distance en face de nous, se
montre aussitôt à notre regard une combe étroite et ver-
doyante, à pente très haute et très raide, resserrée entre
la lisière d’une longue forèt de sapins, à l’ouest, et les
_escarpements de Cornillon à l’est. Ras
Cette combe nous conduit au plateau du Grand-Galbert,
d’où nous montons ensuite à Taillefer même. Parvenus à
REVUE BRYOLOGIQUE
Ce plateau, nous voyons au midi de larges pelouses, où
s’encadrent pittoresquement de petits lacs, s’étendre au :
pied de la croupe de Taillefer, se développer ensuite à
l’ouest, pour s'arrêter à la ceinture de sapins où viennent
se terminer les forêts du versant de la Morte et de Laffrey.
Si du Grand-Galbert nous descendons vers Oulles, et si
nous remontons l’arête rocheuse qui domine le versant
d'Ornon, nous cueillons au dessous de cette arête, dans les
lieux humides, le Meesia wuliginosa et le Catoscopium
nigrilum , deux jolies mousses dont la dernière est une
rareté bryologique. Sue.
(A suivre). < ES RE EN MR EVAGR.
Révision du genre Ochrobryum Mitt.
Par E. BESCHERELLE
{Journal de Botanique, 4897, n* 8 et 9)
-(Bot. Zeit., 1844. p. 741 et 1845, p. 108), sous le nom de
Leucophanes Gardneri, nom que Mitten avait remplacé
eu 1859 (Muse. Ind. Or., 26), par Schistomitrium Gard-
nerianum. SACRED ME A
On ne connaissait jusqu'ici que 7 espèces de ce genre :
1° O. Gardnerianum (C. M.) Mitt., du Brésil, que.
Mitten avait cru reconnaitre dans des mousses trouvées à
Moulmein (en fruits), au Népaul, à Madras, aux Monts
Khasia, à Hong-Kong et à Mexico ; AE ARE
… 2 O. obtusifolium Mitt., de la Nouvelle-Grenade , que
Mitten avait d’abord pris pour l'espèce précédente, que
= G. Müller avait successivement nommé Leucobryum et
= Schistomitrium obtusifolinm, et qu’enfin, Mitten avait
- rattaché au genre Ochrobryum ; 2
2 O. Nietneri C. M. in Herb., de Ceylan;
4 O. Kurzianum Hampe Mss., de Birmanie ;
© O. subulatum Hampe Mss., de Birmanie ;
__Gvet 7% O. Polakowkyi C. M., de Costa-Rica, et O. Ru-
tenbergii C. M., de Madagascar, deux espèces dont les
fruits ne sont pas connus.
_ Après l'achèvement de sa belle
révision des Calymperes,
qui lui valut récemment le prix Desmazières, M. Besche-
relle, lauréat de l’Institut pour la troisième fois, s’est.
|; ses recherches dont il expose
occupé des Ochrobry
| REVUE BRYOLOGIQUE ie
es Maribite dans le. Journal de Botanique, seront a une
grande importance pour l'identification des espèces de ce
_genre, assez nombreuses dans les herbiers, où elles sont
‘ presque toujours mal nommées.
__ Mitten et Spruce avaient pris pour PO. Gatdnérlennit
des mousses provenant du Népaul, de Madras, de Bir-
manie et de plusieurs points de lAmazone. C'élaient
. autant d' espèces nouvelles que décrit M. Bescherelle.
À ces espèces, au nombre de cinq, viennent s’ajouter une
mousse nouvelle de l’herbier C. Müller, et trois autres
nouveautés provenant de Ceylan (Thwaites) , de Mayotte
Boivin), et du Japon (Faurie).
‘: Le genre Ochrobryum se trouve ainsi constitué avec les
; 16 espèces qui suivent :
0. Gardnerianum (CG. M.) Mitt. — Brésil (Gardner).
_ 0. Parishii Besch. — Birmanie (Parish).
_ O0. nepalense Besch. — Népaul (Wallich).
. Kurzianum Hampe. — Birmanie (Kurz). |
. obtusifolium Mitt. — Nle Grenade (Funk et Sci.
parvulum Besch, — Amazone (Spruce).
. Rutenbergii C. M. — Madagascar (Rutenberg).
. ceylanicum Besch. — Ceylan (Thwaites).
. Mittenii C. M. — Ceylan (Nietner).
. Boivini Besch. — Mayotte (Boivin).
Wightii Besch. — Madras (Wight).
. Subulatum Hampe. — Birmanie (Kurz).
. Stenophyllum Besch. — Amazone (Spruce).
. Nietneri €. M. — Ceylan (Nietner).
; Palakowkyi C. M. — Costa-Rica (Palakowky).
. japonicum Besch. — Japon (Faurie). dus
Les OÔ. Rutenbergii, Polakowkvi et japonicum, dont on
ne connaît pas les fruits, sont peut-être des Leucobryum.
.
.
20
e)
0
+30
"o
à
F : O0
+
av 0
0
0
Fa
_
O0
Quant aux plantes des Monts Khasia, de Mexico et de
Hong-Kong, que Mitten avait identifiées avec FO. Gardne-
rianum , celle des Monts Khasia est un Leucobryum
nouveau, L. Mittenii Besch., celle de Mexico est L. minus
(Dill.) Sull., ou une espèce affine, et celle de Hong-Kong
reste incertaine, M. Bescherelle n'ayant pu se la procurer.
. Enfin, la mousse du Japon, que M. Bescherelle, dans
ses € Nouveaux Documents pour la Flore bryologique du
apon , 1893 », avait rattachée à VO. Gardnerianum est.
m Leucobryum nouveau, L. altiusculum Besch., et celle
ue MM. Renauld et Cardot, dans leurs € Musci Costa
Ricenses, 1892 » avaient aussi appelée O. Gardnerianum
est À an ri un or nouveau, k, COBMTIQUNES
à Bibliographie.
MUELLER (K. — Bryologia Provinete Schen-si Sinensis, L
1l (N. Giorn. bot. ital., IV, n°3, p. 245-276). L
SCHIFFNER (V.). — Ueber die von Siitents in à Türkisch
Armenien are Gories RCPOAMEN cut bot. re
1896, n° 8, p. 274). *
= SCHIFFNER (V.). — Htologiacbe Milteïtungen aus Mit
aa el Lors bot. Zeitschr., 1897, n° » P. 54; n° 6
207). |
à RRENER (V.). us Musci Bornmüleriani (at bot. ;
7. Zeitsch., 1897, n° 4, he: 495)... à
= ScHMiT (H. ). — Führer in der Welt di bo
É re AE En von 136 der am häufgsten vorkom-
menden deutschen Laubmoose. Gera, 1897, gr. 8, R
et 20 mousses desséchées. :
= SERMANDER (R.). — Vara és sarémanehs
_ning och utveckingshistoria samt deras bestydelsa fn
ë kännedomen om ni ai on dues 1897, ‘
Sp). Le : | -
© SoLms-LAUBACH Œ. Graf nr. — Dobèt: érenétéer :
. Mitten,eine wenig bekannte Mob dues (Bota-
= nische sue ue 4 Lane Heft 1, Leipzig, “ÿ, 10 D.
ne et L PS ee :
: . AUG. EE JoLts.
ps A — Die Moor-Vegétation der Tucheler
… Heide, mit besonderer Berüsksichtigung der Moose
Schriften der Naturf. Gesellsch. in Dan N.F. Bd.
| REVUE BRYOLOGIQUE
ment nouvelles, et la description en est donnée: Fissidens
nanus, Bryum Duvalioides, Thuidium dubiosum, Bra-
chythecium silvaticum. Le genre Sphagnum est surtout
l’objet dé remarques intéressantes. La section des Sphagna
subsecunda est exposée dans un tableau synoptique avec
_ de brèves caractéristiques. Dans cette section, M. Warns-
_torf conserve toutes les espèces qu’il y admettait en 1893;
en outre, il admet comme espèce, mais avec un sens un peu
différent, le Sphagnum inundatum de M. Russow, et il
crée une espèce nouvelle le S. ba/umense. La section des
_S. Cymbifolia comprend une nouvelle espèce le S. {urfa-
ceum, voisin du Cymbifolium, et qui se distingue de
“celui-ci par la forme de ces cellules chlorophylleuses ,
laquelle figure sur la coupe un trapèze élargi. Il accepte
le nom de S. centrale CG. Jensen à la place de celui de
S.intermedium Russow, 1894, qui a l’inconvénient d’avoir
été porté par l’espèce généralement connue sous le nom
de S. recurvum P. B. et qui a la priorité sur ce dernier
nom. 1. à : sr e É
Eu. Bureau et F. CAMUS.
- V.-F. BROTHERUS. — Musci africani, I (Engler’s bota-
nischen Jahrbüchern, 1897, pp. 232-284). — L'auteur décrit
A 4e reg nouvelles dont quelques-unes nommées par
M. Müller. : ee
NN. G. KINDBERG. — Laubmoose aus dem Umanak-.
_distrikt. — Liste de 39 espèces suivies de notes sur la
plupart d’entre elles et description de Polytrichum micro-
_dontium, P. Vanhôffeni et Mnium arcticum considérées
comme espèces nouvelles. RS
v
WADDELL. — Moss Exchange Club Catalogue of British
Hepaticæ, in-8° de 8 p. — Ce Catalogue des Hépatiques
des Iles Britanniques est destiné à faciliter les échanges. <
GG. Limpricur. — Ueber drei neue Laubmoose (Separat-
Abdruck aus dem Jahresbericht der Schles. Gesellschaft
für vaterl. Cultur., 1896, 5 p. in-8e). — Description de
_trois mousses européennes nouvelles : Astomum Levieri,
Grimmia Ryani et Bryum tenuisetum.
E. BESCHERELLE. — Bryologia tunetica (Extrait du
Catalogue raisonné des plantes cellulaires de la Tunisie
faisant partie de l'exploration scientifique de la Tunisie,
_in-8& de 13 p., 1897). — On voit, d’après ce Catalogue qui.
ne contient que 65 espèces, que la Tunisie doit être très
incomplètement explorée et que sa flore est celle de
PEurope méridionale. On y trouve la description d’une
, espèce nouvelle , . Pots: PS ) Patouillardi
Besch., précédemment décrit et figuré par l° auteur dans le
_ Journal de Botanique de M. Louis Morot.
: HAGEN. — Norges Bryologici, in- -8 de 195 p., avec i0
. portraits et une planche, 1897, — La première partie est
consacrée à la bibliographie et à la biographie des bryo-
logues norwégiens, dans la seconde partie, l’auteur traite
des espèces. Les 10 portraits sont ceux de Ramus, Œder,
O. F. Müller, Vahl, Gunnerus, Strom, Wilse, Ville,
‘Hammer et Fabricius : dans la planche sont figurées quel-
ques espèces-
HAGEN. — Schedulæ “bryolopieæ (Det. igt Norte :
videnskabers selskabs skrifter, 1897, n° 2); tirage à part
de 30 p, in-8 et 2 pl.). — Notes sur quelques mousses nor-
végiennes et description d'espèces nouvelles : Schistidium
Brhynii, Bryum retusum, B. Rosenbergiæ, B. turgen
Hÿpnum solitarium. — Les 2 planches PORICRERE le
Bryum turgens et le Hypnum solitarium.
A. Howe. — Notes on California bryophites, HI (Ery.
À théa, 4897, pp. 87-94 et 1 pl.). — Description du Crypto:
mitrium tenerum et notes sur quelques autres hépatiques.
Notes sur un certain nombre de mousses et description d
| variétés nouvelles : Hedwigia albicans var, detonsa, Sta
bleria gracilis var. California. ns Pisnone pren e
_ Cryptomitrium tenerum. :
NN. Besr, — Revision of the Conodtum. (Bulletin of |
the Torrey bot. Club, 1897, pp. 427-432). — Description
du genre et des 4 espèces avec une clef sy pe:
ON écrologie
Le date Soon: RUSSOW en mort le 1: :
dernier, à l’âge de cinquante-six € ans, à Dorpat, où il é
professeur émérite de l'Univers é. Il avait publié en
sur les Sphaignes, t n de
justement loué par Schi 1pe
son Synopsis. Après une I
ren l'étude du genr
paraître dans ces quinze de
+ an dun importants, sur l’a
ÿ aient €
me
, . Russow a été Anis par M. Gravet, dans la Revue
bryologique (18 année).
- Peu de botanistes français, croyons-nous, ont été en
correspondance avec lui. Nous ne pouvons oublier, pour
notre part, la bienveillance pour laquelle il nous a aidés
1:46 son expérience sphagnalogique.
Em. BUREAU et F. CAMUS.
| TABLE DES MATIÈRES DE LA 245 ANNÉE (1897)
BimLioGrAPmE, one RE “45; 20, 43, 61, 80,
Bouaxssox. — Bryum lutescens nich: maritimum , 2a
CARDOT, — ontinales japonaises. … .
CORBIÈRE. — * Muscinées rares Où ex ces pour les
Pyrénées . .
CuLMANN. — Deuxième Supplément. au _ Catologue ‘dés
Mousses de Winterthur (Suisse). +. . . : :
Dixon. — Thuidium ou Thyidium. . : .
Geuéxs. — Nouvelles additions aux flores bryologiques
de l'Australie et de la Tasmanie. . .
Kénx. — Grimmia PR PE nn ee re
NouveLLes. . it 16502 40) 08;
… PEDERSEN. — Thuidium ou T byidians 50227
Paiimenr, — Nouvelles observations sur les Philonotis
de la section capillaris. .
—. Deux Mousses nonvellés pour les Alpes
françaises .
— Une suite espèce de RAR er
e —— Les Philonotis de l'herbier Lindberg. Pi
_PicourxaBp. — Additions à la es bryologique de. la
_ Bretagne . Pia pi
De Pour. — Sphagnum de l'ile he ‘Réunion, ne
| FETES Revue du genre Dehreens par Besche-
réle:. ;
RavauD. — Guide du ‘bryologue. el du lichénologue aux
+ environs de Grenoble. . ::, .:, CRE :
É © Vixrun. — Genera of european and northamerican.
RM ri raies
. + . . .
. . .
« Ci « - . PES
*
£
" ‘Laon — = imp. E. LANIER. 4 et 3, rue Guillaume = rer
N° 1
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Musci novi. H.-W, ARNeLL. — Bryum litorum. J.-0. Bomaxssox. — Na-
deaudia, gen. nov. BESCHERELLE. — Pseudoleskea Artariæi, Sp. nov.
Tuérior. — Deux Mousses nouvelles pour la France. Taérior. — Biblio-
graphie — Nouvelles.
#
Musci novi
FRULLANIA JACkIt Gottsche, var, ROTUNDATA nov. var.
Deplanata, sat dense caespitosa, atro-castanea, summis
apicibus interdum flavo-viridibus, opace nitida, amphi-
gastriis reniformiter rotundatis, caule multoties (vulgo
quadruplo) latioribus, limbo integro et non emarginato, in
amphigastriis vetustioribus reflexo. :
ab. Sibiria, territorium Minusinsk, in rupe schistosa
ad flumen Tibeku montium Salnski (leg. N. Martianoff).
MASTIGOPHORA FLAGELLARIS N. Sp. DE
Dense caespitosa, 0,5 cent. alta, alboviridis, demun
fusconigra, flagellifera. Caulis simplex vel parce dichotomi-
ter ramosus, inferne nudus ut et radiculis et foliis carens,
mox folia disticha et amphigastriata ferens, in apice in-
terdum in flagella duo, foliis rudimentariis quasi tuber-
Culata divisus. Folia inferiora minora, sat remota, hemis-
Phaerice convexa, indivisa vel in apice bidentata, folia
superiora convexa, magis approximala, ovata, apice
oblique bidentata, emarginata, dente superiore vulgo lon-
gius producto; cellulae rotundate quadratae, membranis
in toto ambitu aequaliter incrassatis et luteolis. Amphi-
. ÿastria caule duplo latiora, sed foliis triplo minora, reni-
formiter vel quadrate rotundata, convexa, apice dentibus
tribus, rotundate obtusatis, perbrevibus munita, suprema
modo bidentata. Cetera desunt. ;
Hab. In trunco putrido prope lac. Tiberkul ut et in
_ripa Gusjevjeniavo Kmoga, territorii Kysala, montium
Altai Sibiriae (leg. N. Martianoff).
CEPHALOZIA (CEPHALOZIELLA) PARVIFOLIA N. SP.
Juvenilis albida, mox autem ochracea, 0,5 cent. longa,
flagelliformis, in Mastigophora flagellari parce immixta.
Caulis sat robustus, hic illic ramulos posticales emittens
| REVUE BRYOLOGIQ
ut et ad insertiones foliorum et amphigastriorum radicula
+ longa et fasciata; cellulae corticales rectangulares, pellu-
_ cidae, membranis crassis. Folia parva, remota, minuta,
fere erecta et caule parum distantia, ob radicula ad inser-
tionem exeuntia aegre visibilia, transverse affixa, cauli
aequilata vel paululum angustiora, triangularia-late ovata,
vulgo obtusa vel apiculo unicellulari munila, indivisa,
margine dentibus rotundatis ornata, apice falcate incur-
vala ; cellulae rectangulares, 0,026 mill. longae, 0,013 mill.
latae, membranis sat incrassatis. Amphigastria foliis
aequimagna et sat similia. Cetera desunt : :
Hab. In trunco putrido prope lac. Tiberkul montium
- Altai Sibiriae (leg. N. Martianoff).
BryuM (EUCLADODIUM) AUTOICUM n. Sp.
_ Autoicum.-Gregarium-laxe caespitosum, humile, fruc-
_ tiferum 14,5 cm. altum. Caulis perbrevis, circiter 20 mm.
longus, foliis gemmiformiter approximatis obtectus ,
_ inferne parcetomentosus,sub périchaetio ramos breves flore
_ masculo terminatos emittens. Folia in comam gemmifor-
_ mem apicalem approximata, sicca appressa, sat late ovata,
_ sensim ad cuspidem integram sat longam et a nervo for-
matam attenuata, concava, in parte basilari pulchr: rubra;
_ margine tum plano tum plus minusve late reflexo, limbo
effigurato carente; nervus validus inferne pulchre ruber,
superne rufo-luteus, in cuspidem excurrens ; cellulae
basilares rubrae, infimae breviores et irregulariter qua-
dratae, ceterae cellulae foliares sat magnae, 0,035-
0,045 mm. longae, 0,013 mm. latae, irregulariter rhom-
__ boideae-hexagonales, apicem versus breviores et rhom-
_boideae, marginales paullulum angustiores sed caeterum
_ vix diversae, membranis sat incrassatis et luteis, lumi-
_nibus pellucidis et fere inanibus. Flores masculi in
ramulis sub perichaetio exeuntibus terminales, plus mi-
nusve gemmiformes, foliis perigonialibus nonnullis bre-
viter cuspidatis et nervo non excurrente, aliis cuspide
_ Jlonga, lutea, interdum remote serrata a nervo formata
_ ornatis, antheridiis rubris, paraphysibus luteis. Seta cir-
citer 1 cm. longa, pro planta minuta sat crassa, nitidula,
_inferne rubra, superne lutea, flexuosa. Theca inelinata-
_ pendula, circiter 1,8 mm. longa, 0,9 mm. crassa, nitidula,
_sordide lutea, regularis, pyriformis, collo ruguloso sporo-
gonio dimidium breviore et obscurius colorato, in sporo-
_Sonium sensim transeunte, sub ore non constricta ; cel-
lulae exothecii rotundate rectangulares-quadratae, 0,045-
0,06 mm. longae, 0,02-0,96 latae, membranis luteis me-
diocriter incrassatis, ad insertionem dentium obseure
_ Ochracea coloratae, cellulis marginalibus in circiter
_ tribus seriebus brevioribus. Operculum humiliter con-
vexum vel potius applanatum, mamillatum. Peristomium
humile, 0,26 mm. altum; dentes externi circiter 12-arti-
culati, lutei, anguste limbati, in dorso dense et opace
papillosi, qua cuusa linea media recta ut et lineae trans-
versales aegre visibiles sunt, in summo apice hyalini;
_lamellae ventrales in Æwcladodiorum more formatae ;
membrana interna peristomio externo laxe adherens, vix
vel pallide luteolo colorata et indistincte papillose pune-
tata, dimidiam altitudinem dentium attingens, processus
perangus{os, lineares, rimis longitudinalibus angustissimis
pertusos, 3-articulatos et grossius papillosos sustinens ;
Cilia non visa. Sporae 0,03-0,033 mm. sordide luteae,
opacae, dense papillosae.
Hab. In alpe Baadfjeld ad vallem Junkersdalen in Salten
Norvegiae borealis 24 augusti 1868 cum fructibus pro
maxima parte deoperculatis ipsé legi.
Species ab omnibus Eucladodiis mihi cognitis perbelle
diversa inflorescentia autoica, foliis haud limbatis, theca
regulari et crasse pyriformi, operculo applanato, proces-
_ Sibus angustis et articulatis, etc. es
BR. (HEMISYNAPSIUM) CURVATUM Kaurin et Arnell, in
Botaniska Notiser, 1897, p. 97. | ou
_ Synoicum; gregarium, terrestre, fructiferum 3-4 cm.
allum. Caulis pro maxima parte in terra arenacea sepultus,
= 1 cm. longus, sat ramosus, inferne parce tomentosus, hic
… ilic flagella viridia, 1 em. longa emittens. Folia ad comam
apicalem conferta, concava, sicca laxe imbricata, late
Ovala, sensim acuminata in cuspidem saepissime brevem;
margine revoluto, lato et bene definito, plus minusve
distincte luteo, integro, in summo apice minus distincte
effigurato, plano et obsolete dentato; nervo valido, in
parte basilari rubro, caeterum luteo, in cuspide ple-
Tumque applanate se dissolvente vel interdum in cuspidem
teretem excurrente; cellulae pellucidae et inanes, in-
_ fimae basales rectangulares et rubrae, ceterae late rhom-
boidae, membranis tenuibus et luteis munitae. Folia
[lagellaria caulem rubrum tegentia, haud decurrentia,
_ late ovata, concava, abrupte sat longe cuspidata, margine
_plano et a duabus seriebus cellularum longiorum cons-
tructo, vix e cellulis ceteris laminae bene definito, in
cuspide acute, sed remote serrata, nervo infra cuspidem
evanido ; cellulae elongate hexagonae, duabus seriebus
granulorum chlorophylliferorum munitae. Sea 3-4 cm.
longa, saepe geniculata, rubra, superne arcuata. Theca
3-4 mm. longa, cernua-inclinata, curvata, junior opace
lutea, aetate rubescens et demum opace castanea, collo
curvalo sporogonio fere aequilongo et dimidium angus-
tiore , ruguloso, sporogonio ovato et sub ore distincte
REVUE BRYOLOGIQUE
_ paullulum constricto. Annulus tribus seriebus cellula-
rum constructus , serie basilari lutea, caeteris hyalinis.
Peristomium infra os insertum, insertione pulchre pur-
purea, bene evolutum ; dentes externi circiter 24articu-
lati, 0,3 mm. longi, fusco-lutei, superne hyalini et papil-
losi, squamis papillosis limbati, in latere dorsali papillose
striati, linea media dorsali ut et lineis transversalibus
papillosis, lamellis ventralibus inferioribus tenuibus,
laevibus et margine leniter undulatis ; peristomium inter-
num liberum, peristomio externo aequilongum, mem-
brana basilari lutea et vix papillosa dimidiam altitudinem
__ dentium attingente et processus perangustos, longitudi-
_ naliter anguste fissos et in apice sat distincte papillosos
sustinente ; cilia deesse videntur. Sporae 0,03-0,033 mm.
magnae, luteo-virides, opacae, papillosae. Operculum hu-
militer convexum , apiculatum, rufo-luteum, nitidum.
-Fruct. mat. in auctumno.
Hab. Primum in terra arenacea ad Nyholmen in Nor-
_dreisen (Tromsoe amt Norvegiae borealis) a me in reg.
silv. detectum ; deinde ab clar. C. Kaurin in multis locis
_ Norvegiae borealis ut ad Bôrselv in Porsanger, Skovro in
Kistrand, Gollevarebakte infra Polmak ad fl. Tanaelv et
ad Naesseby in Varanger lectum; secus Kaurin etiam
in Lapponia lulensi Sueciae ad Virijaure ab ƣ. Nyman
detectum.
Species thecae forma Br. arclico sat similis sed struc-
tura peristomii, praesertim forma peculiari lamellarum
ventralium ad subgen. Hemisynapsium referenda ; perfo-
rationes dentium peristomii externi videre mihi non con-
_tigit; nostra species nova verisimiliter polymorpho Br.
_inclinato sat affinis est.
BR. RIVULARE n. Sp.
Sterile, laxe caespitosum, 2-3 em. altum, laete virens,
inferne rubescens. Caulis erectus, simplex, ruber, inferne
parce radiculosus. Folia aequalia, sicca distantia-laxe
appressa, haud torta, nitidula, sat remota, apicalia vix
magis approximata, carinate concava, e basi angustiore et
longe decurrente ovate lanceolata, sensim acuminata ;
_ margo reflexus, limbo viridi bene definito, 3-4 cellulas
lato, integro, apicem versus plano et haud effigurato et
remote dentato ; nervus viridis in apice se dissolvens;
cellulae basilares quadratae, virides vel leniter rubescentes,
medio folio 0,035-0,065 mm. longae, 0,006 mm. latae,
duas series granulorum chlorophylliferum continentes,
_ membranis tenuibus et hyalinis.
#
(Vestergütland) Sueciae anno 1893 legi.
ceterae rectangulares-anguste et elongate hexagonales, in
Hab. In ripa rivuli infra molam Bjärsjô montis Billingen
REVUE BRYOLOGIQUE 5
Species Br. Mildeano sat similis et certe proxime affinis
sed robustior et strictior et foliis angustioribus, lim.
batis, cellulis foliaribus angustis, nervo haud excurrente,
elc., diversa.
BR. (EUBRYUM) CALGICOLA n. sp.
Synoicum, sat dense caespitosum, sterile 4-4 em. altum,
nitidulum, fusco-rubrum, summis apicibus laete viri-
dibus. Caulis 1-4 cm. altus, laete ruber, inferne parce
tomentosus, tota longitudine sat dense et aequaliter folia-
tus, parce dichotomus vel fere simplex, sub floribus
flagella plus minusve gracilia, cireiter 4 em. longa emit-
tens. Folia in caule fertili apicem versus paullulum
magis approximata et majora, sicca laxe appressa, haud
torta, ovata, concava, ad cuspidem longam, vulgo acute
serralam, a nervo excurrente formatam sensim attenuata ;
margo inferne sat late, deinde angustius revolutus, in
apice planus et ibi leviter serrulatus, limbo a cellulis ab
ceteris cellulis laminaribus parum diversis, modo paul-
lulum longioribus et angustioribus sed non aliter colo-
ratis constructo; nervus validus, teres, viridis, in cus-
pidem longam excurrens; cellulae infimae basilares
pulchre rubrae, rectangulares, vix inflatae, suprabasi-
lares plus minus regulariter rectangulares, in medio folio Ho
rhomboideac-hexagonales , apicem versus angustiores,
Mmembranis mediocriter incrassatis et luteolis, luminibus
pellucidis at modo 1-2 series granulorum viridium conti-
nentibus. Folia flagellaria sat similia, decurrentia, mar-
gine plerumque non reflexo et limbo non effigurato.
Flores hermaphroditi, paraphysibus sat crebris ornati..
Seta 1-2 cm. longa, nitida, luteo-rubra, gracilis, flexuosa,
in apice curvato paullum pallidius colorata. Theca incli-
nata-pendula, circiter 2-3 mm. longa et 1 mm. Crassa,
crasse obovata, opaca, pallide luteo-albida, sub ore paul-
lulum coarctata, collo obconico et ruguloso sporogonio
breviore et dimidium angustiore ; exothecii cellulae rotun-
date quadratae-rectangulares, 0,045-0,065 mm. longae,
0,02-0,035 mm. latae, membranis flexuosis, luteis, medio-
criter incrassatis, ore ad inserlionem dentium pallide
luteo colorato et ab duabus seriebus cellularum margi-
nalium valde angustarum formato. Annulus bene evolutus,
e tribus seriebus cellularum, fragmentarie secedens. Oper-
Culum opacum, pallide luteum, humiliter convexum, Ma-
Millatum. Peristomii dentes externi lutei, circiter 30-arti-
Culati, limbati, sensim attenuati, margine sat irregulariter
formato, in latere dorsali opace papillosi, in apice hyalino
grossius papillosi ; membrana peristomii interni hyalina,
Papillis minutissimis punctulata, processus sat latos sed
anguste pertusos et cilia papillosa plerumque distincte
mu REVUE BRYOLOGIQUE
appendiculata sustinens. Sporae 0,02-0,025 mm., fusco-
luteae, opacae, dense sed humiliter papillosae. Maturatio
fruct. in mense julio. ;
Hab. In rupibus calcareis montis Stolba, 60° 25° lat.
sept., et ad pagum Mijelnitsa, 65 50 lat. sept., in valle
Jeniseensi Sibiriae ipse anno 1876 legi; praeterea ad
rupem calcaream Lobolew Kamen dictum prope Krasnou-
fimsk in gubernatorio Permense Rossiae ab clar. S.
Narwoaschin anno 1887 collectum.
Specimina sibirica ab meet clar. S.-0. Lindberg ad
Br. cirratum relata sunt (Lindberg et Arnell, Musci Asiae
_ borealis, IT, p. 44); Br.calcicola ab hac specie autem foliis
vix limbatis, theca pallida, insertione peristomii pallide
lutea, peristomii membrana interna hyalina, sporis
luteis, etc., satis superque differt ; specimen ab S. Nawas-
chin collectum Br. pallescens nominatum est, cui speciei
Br.calcicola nullo modo conjungenda est ob caulem parce
_tomentosum et parum ramosum, inflorescentiam synoicam
et ob ceteros characteres supra enumeratos, quibus species
nostra nova ab Br, cirratlo diversa est,
‘: BR. (EUBRYUM) ANGERMANNICUM n. Sp.
Synoïcum, terrestre, gregarium-laxe caespitosum, fruc-
tiferum 2,5-3,5 em. altum. Caulis brevis, circiter 0,5 cm.
longus, inferne parce tomentosus, sub comam foliorum
apicalem flagella brevia, circiter 0,5 cm. longa emittens.
Folia in apice caalis conferta, sicca laxe imbricata, haud
torta, stricta, sensim ad cuspidem plus minusve longam,
integram et ab nervo excurrente formatam attenuata ;
. margo interdum planus plerumque autem revolutus plus
. minvs distincte effiguratus, integer, luteus, plerumque ab
circiter tribus seriebus cellularum duplo angustiorum et
longiorum constructus; nervus validus inferne pulchre
ruber, deinde luteo-viridis ; cellulae basilares infimae
pulchre rubrae at parum inflatae, ceterae plus minusve re-
gulariter rectangulares, 0,035-0,07 mm. longae, circiter
0,012 mm. latae, in medio folio breviores et hexagonales,
apicem versus longiores et angustiores, membranis luteis
sat crassis. Folia flagellaria decurrentia, dimidiam par-
tem superiorem caulis tegentia, apicem versus majora et
_ magis conferta’et longius cuspidata, lanceolata, margine
_ non revoluto et non effigurato, limbo modo una serie cellu-
_ larum angustiorum indicato, nervo luteo viridi in foliis
_ infimis, brevius cuspidatis vix excurrente, in foliis caeteris
_ plus minusve longe excurrente, cuspide interdum parce
dentata. Se/a2-3,5 cm. alta, nitida,gracilis, infernecastanea,
superne mox pallide lutea, in apice curvata. Theca cir-
_ citer 3 mm. longa, 0,9 mm. crassa, inclinata-pendula,
_Clavato-pyriformis, mollis, opaca,, sordide lutea vel fere
REVUE BRYOLOGIQUE ee 4
albida, collo ruguloso et obscurius colorato leniter cur-
vato, sporogonio dimidium breviore et multoties angus-
tiore, sporogonio regulari, ovato, sub ore haud constricto ;
cellulae exothecii magnae, 0,06-0,09 mm. longae, 0,02-
023 mm, latae, irregulariter rectangulares, membranis
luteis parum incrassatis, ad insertionem peristomii luteo-
ochraceae, cellulis marginalibus in tribus seriebus mino-
ribus et quadratis. Annulus a tribus seriebus cellularum,
inferne luteus, fragmentarie secedens. Operculum rubrum,
nitidum, humiliter convexum, mamillatum. Peristomium
0,4 mm. altum ; dentes externi circiter 95-articulati, lutei,
late limbati et lamellis lateraliter prominentibus dentati,
apice hyalino et papilloso; membrana interna pallide
lutea vel hyalina, papillose punctata, processus sat latos et
superne subito attenuatos, late perforatos et cilia gracilia,
papillosa et appendiculata sustinens. Sporae 0,017-
0,023 mm., virides, opace granulosae, parce papillosae.
Fruct. mat. In mense augusto. e
Hab. In provincia Angermanland Sueciae, ubi in
rupibus siccis humo obtectis in tribus locis legi, scilicetad
Helletorp prope Hernoesand, ad pagum Boelen in paroecia
Nora et ad pagum Raefsoe in paroecia Nordingra...:. 4
Species ab Br. intermedio theca pyritormi pallidius
colorata, insertione peristomii luteo-ochracea (nec rubra),
margine foliorum saepe non revoluto,; etc., diversa.
Thecae forma Br. arcticum in memoriam refert.
BR. (EUBRYUM) NUDUM n. SP. 5 :
Synoicum, laxe caespitosum, caespitibus 4 cm.altis
superne viridibus, inferne pallide rubescentibus et demum
fuscescentibus. Caulis pulchre ruber, pro Maxima parte
tomenta radiculoso carente, modo in parte infima solo
obtecta hic illie radicula pauca, brunnea et valde papillosa.
et fasciata ostendens, flagella sat crebra circiter 1,5 cm,
longa emittens. Folia remota, fere aequalia, longe decur-
rentia, sicca patentia et torta, spathulate lanceolata-ovalia, |
infima minora obtusata vel valde breviter acuminala,
summa breviter cuspidata; margo integer, revolutus ,
_ luteus, bene effiguraius, circiter 3 cellulas latus, apicem
versus planus, cuspide interdum parce serrala ; ner vus
basin versus rubescens, caeterum luteo-viridis, in apice
se dissolvens, raro in foliis apicalibus excurrens ; cellulae
rectangulares, apicem versus breviores et rhomboideae, in
medio folio 0,06-0,09 mm. longae, 0,012 mm. latae, unam
vel duas series granulorum chlorophylliferoram osten-
dentes, caeterum hyalinae, membranis tenuibus haud
coloratis. Seta solitaria, 2 cm. alta, gracilis, flexuosa,
inferne rubra, mox lutea et nitidula. 7keca horizontalis-
cernua, curvata. circiter 3 mm. longa, obconice clavala,
» REVUE BRYOLOGIQUE
_ opaca, juvenilis luteo-viridis, collo obconico et sporo-
gonio aequilongo in sporogonium sensim transeunte, sub
ore constricta, insertione peristomii pallide lutea. Oper-
culum luteum, nitidulum, alte convexo-conicum, apiculo
brevi, luteo coronatum. Peristomii dentes externi eirciter
30-articulati, lutei, late limbati et lamellis ventralibus late-
raliter prominentibus dentati, dorso papillose opaco ut
et linea longitudinalis et lineae transversales papillosae
sunt; membrana interna lutea et alta; cilia appendi-
culata. Sporae 0,009-0,013 mm., luteae , parum granu-
losae. Fruct. mat. Augusto.
Hab. Prope Turukansk, 65° 55 lat. sep., in valle Jeni-
cense Sibiriae, ubi ad truncum argilla obtectum in regione
_riparia interdum inundata 16 julio 4876 cum fructibus
juvenilibus legi.
Species in Lindberg et Arnell, Musci Asiae bor., II,
p. 42, Br. bimum forma nominata, sed certe ad hanc
_ speciem non pertinens, ut textura laxa foliorum et in-
_ sertio peristomii pallide lutea ostendunt. Forsitan forma
Br. affinis, a quo tamen jam foliis brevi cuspidatis et
nervo plerumque non excurrente differt. Nomen ad cau-
lem lomento radiculoso fere carentem se refert. Status
juvenilis fructuum et copia parva collecta descriptionem
magis completam scribere prohibent.
ONCOPHORUS ASPERIFOLIUS Lindberg in Sched.
Autoicus. Sat dense caespitosus, 2-3 cm. altus, inferne
ferrugineus, in summis apicibus laete viridis. Folia cris-
pata et torta, lanceolata, in apice breviter cuspidato vel
obtusato parum angustata, papillosa, inferne canaliculata,
_ Superne Carinata ; margine plano vel ad medium folium
reflexo, ab singulo strato cellularum formato, in dimidio
superiore folii minute, sed dense papillose dentato ; nervo
valido, infra apicem terminante, in dorso dentate papilloso;
cellulae basales hyalinae, rectangulares, juxta marginales
breviores et quadratae, ceterae cellulae foliares quadratae,
Opacae, membranis intermediis hyalinis. Fos masculus
prope florem terminalem femineum situs, folio perigo-
_ niali vaginante , haud papilloso, enervi, ad cuspidem
= brevem et obtusatam, 2-3 dentibas munitam contracto.
Seta brevis, 2-3 mm. longa, lutea, torta. Theca lanceolate
Cylindrica, collo perbrevi munita, pallide lutea, juvenilis
estriata, deoperculata sat distincte striata. Annulus nullus.
. Peristomii dentes inferne luteo-rubri, ad apicem hyalinum
immo pallidiores, laeves, longitudinaliter punctulate et
_ papillose striati, irregulariter 10-articulati, spatiis inter-
_ Jectis sat latis separati, infra medium fissuris plus minusve
longis irregulariter bifidi. Sporae 0,03-0,036 mm., pallide
luteae, Opacae, haud papillosae, Opereulum thecae con-
REVUE BRYOLOGIQUE #4)
color, conicum, sat longe oblique rostratum, limbo sat
irregulariter formato.
Ab O. Schisti differt foliis latioribus nec sensim augus-
tatis, margine plano vel modo in media folio revoluto et
minutius dentato, papillis foliorum densioribus, theca
pallidiore deoperculata minus profunde striata, peris-
tomii dentibus bifidis, etc. ; ab O. alpestri valde affini
praecipue differt foliis latioribus, densius papillosis et
vulgo breviter cuspidatis (nec ut in O. alpestri rotundate
obtusis).
Hab. Sibiria territorium Minusinsk, Kusnetzki Alatau
ad. fl. Tustusapael (leg. Æ. Svereff).
LESCURAEA SECUNDA n. Sp.
Habitu et magnitudine Amblysteqium aduncum in
memoriam referens, inferne lutea, superne pallide viridis,
opaca. Caulis repens, 4-5 cm. longus, radiculis carens,
flexuosus , paraphyllia perpauca ostendens, subpinnatus,
ramis remotis, 1-1,5 em. longis, semicirculariter arcuatis,
vix cuspidatis et cauli primario aequicrassis. Sectio caulis
rotundi transversalis stratum corticale ab 2-3 seriebus
cellularum luminibus minimis et membranis luteis valde
incrassatis ostendit, omnes cellulae interioriores permagnae
et membranis tenuibus circumdatae sunt. Folia secunda
falcate, curvata, basi longe et anguste decurrentia, con-
cava, pluries longitudinaliter plicata, e basi ovata sensim
in acumen longum et acutum angustata, margine vulgo
inferne tantum sed interdum usque ad acumen late reflexo
vel toto vix reflexo, integro vel in acumine sat acute ser-
rato ; nervo luteo, carinato, dorsoque prominente laevis-
simo, in inferiore parte acuminis dissoluto ; cellulae
laevissimae, mediocriter incrassatae, angulares permultae
quadratae, granulis chlorophylliferis farctae, marginem
secus ad tertiam partem folii adscendentes, superne 1mmO
-longiores, magis irregulariter formatae et sensim in ceteras
cellulas transientes ; cellulae ceterae laminae prosenchy-
maticae, elongatae, valde angustae (0,04 mm. longae,
0,006 mm. latae), subflexuosae, hyalinae et unam serlem
granulorum minutorum, vix viridium continentes. Cetera
desunt. monpa-r ir
Hab. Sibiria, territorium Minusinsk, in rupe schistosa
lateris meridionalis montis Borus (leg. P. Artsnov) et in
silva ad pedem montis Kressmatil, in hoc loco Dicrano
scopario parce immixta (leg. N. Martianot).
Species habitu et notis allatis, praesertim foliis falcatis,
ab aliis speciebus generis mox distinguenda.
ARNELL.
e
REVUE. BRYOLOGIQUE
Bryum litorum species nova
Caespites sat densi, 1-4,5 em. alti, Iuteo-virides nitiduli,
inferne rubescentes, tomento radiculoso fusco-rufo inter-
texti. Caulis rubescens. Surculus fertilis ramosior, inno-
vationibus brevioribus, parce foliosis. Surculus sterilis
filiformis, simplex. Folia ramorum fertilium inferiora
minora, superiora paulo majora, densa, concava, e basi
rubra vix decurrentia, erecto-patentia, late ovato-lanceo-
lata, margine usque supra medium vel apicem versus
_ recurva. Costa inferiora rubra, in cuspidem brevem inte-
_ gram vel serrulatam, recurvulam excurrens, Folia ramo-
rum sterilium ovato-lanceolata, concava, margine plano,
_indistincte limbata ; costa ad basim rubra et in apice
recurvulo desinens vel in cuspidem brevem excurrens.
__ Gellulae basales infimae rectangulares, marginales sub-
_ quadratae, ceterae hexagono-rectangulares ; marginales
angustissimae, magis incrassatae. Inflorescentia heteroica,
flores synoici et numerosi masculi in ramulis filiformibus
_ terminales. Antheridia rubincula, archegonia magna,
_crocea. Seta 1-1,50 cm. longa, ca. 0,20 mm. crassa, luteo-
rubra, superius pallidior. Capsula nutans vel subpendula
cum collo tumidulo sporangio subaequilongo, 2-2,50 mm.
Jonga et ca. 1 mm. crassa, elongato-pyriformis, regularis,
rufescens, sicca sub ore non coarctata ; cellulae exothecii
os versus in 2 seriebus parvae, subsequentes in pluribus
ser. majores , subrotundae, ceterae hexagono-quadratae
vel hexagono-reéctangulares, subleptodermes. Peristomii
_ dentes 0,30-0,35 mm. alti, 0,06 mm. lati, e basi rubra
sordide lutei, dimidio superiore pallide lutei, anguste
limbati, linea mediana recta, scutula basalia rectangularia
(4: 2), superiora quadrata, papillulosa, lamellae ca. 14 ;
interni membrana lutea, processus angusti, in carina
anguste rimosi; Cilia nulla. Operculum parvum , alte
Conicum, apiculatum. Sporae 0,025-0,028 mm. magnae,
ferrugineae, papillosae. Fructus maturitas mense junio.
Hab. In parva insula Norrholmen paroeciae Alandiae
_ Saltvek in litore sinus marini primum 10/8 1879 fructibus
_ vetustis deoperculatis, sed deinde eodem loco 19/6 1897
bonis fructibus legi. In Väto insula paroeciae Alandiae
. Lemland, in litore marino sterile a me lectum. Rarissime
_ fructus proferre videtur.
Alandia mense novembri 1897.
J.-0. BOMANSSON
REVUE BRYOLOGIQUE
Nadeaudia Besch., Genus novum.
Dioica. Habitus schistostegiaceus. Caules simplices, in-
ferne nudi, superne frondiformes. Folia erecto-patentia,
supremaerecta, cellulis quadratis viridibus areolata, integer-
rima, costa cum apice finiente. Perichætium terminale.
Capsula ? pedicello longo basi geniculato lævi. .
Nous dédions ce nouveau genre, qui nous parait prendre
place à côté du genre Hymenodon, à M. le docteur
Nadeaud, en reconnaissance des nombreux services qu'il a
rendus à la Botanique et à la Bryologie.
Nadeaudia schistostegiella Besch., sp. nova.
Dioica. Caulis simplex solitarius rubellus inferne squam-
mis minutissimis triangularibus ecostatis sparsis parce
obtectus, superne pinnate foliosus. Folia lateralia disticha
remota anguste elliptica elongata erecto-patentia pallide
viridia integerrima costa cum acumine longe mucronato
finiente, cellulis undique quadratis chlorophyllosis lævi-
bus ; folia dorsalia substipuliformia cordato-ovata breviora
costa sub acumine longo cuspidato evanida, cellulis simi-
libus areolata. Perichætium terminale; folia caulinis triplo
longiora, angustissime ligulata, apice cuspidata ; arche-
gonia 10 eparaphysata. Capsulæ (ignotæ) pedicellus longus,
inferne geniculatus, lævis rubellus. Cetera desunt.
Tahiti, Tearapau sur les rhizomes de Fougères, RRR.
Cc genre rappelle par le port des plantes le Schistos-
lega osmundacea, mais il en diffère par les organes vêge-
tatifs qui le rapprochent davantage du genre Hymenodon.
Il se distingue toutefois de ce dernier genre par la posi-
tion terminale de l’inflorescence femelle, et par la présence
sur la tige de feuilles dorsales plus petites que les laté-
rales , et assez semblables aux stipules des Hypoptéry-
giacées. . Re
Eu. BESCHERELLE.
Pseudoleskea Artariaei sp. D.
Plante monoïque, de taille intermédiaire entre le
Pseudoleskea catenulata et le Ps. atrovirens. Aspect et
couleur de cette dernière. Tige de 2-3 cm., couchée,
appliquée , un peu radicante, ramification irrégulière.
Rameaux longs de 6-8mm, nombreux, rapprochés, forte-
ment arqués. Feuilles étroitement imbriquées à l'état sec,
étalées à l’état humide, nullement homotropes. Feuilles
caulinaires et feuilles raméales presque conformes ; les
REVUE BRYOLOGIQUE
caulin. ovales, symétriques, brusquement rétrécies en
un court acumen rectangulaire, légèrement révolutées à
la base, entières, long. Onm,7-0,8, largeur 0,5-0,6, les
_ raméales de même longueur Omn,7, un peu plus étroites,
Omm 4, et un peu moins brusquement atténuées en un
acumen toujours très court, planes aux bords, subden-
ticulées dans la moitié supérieure ou même seulement
_vers le sommet de l'acumen. Nervure s’avançant jusque
près du sommet de la feuille.Tissu légèrement papilleux.
_ Cellules inférieures carrées, arrondies ainsi que celles des
bords de la feuille; celles de la partie moyenne sont
_allongées , la longueur atteint 2 à 3 fois la largeur.
Paraphylles ‘rares ou nulles. Fleurs femelles à folioles
largement ovales, longuement et fortement acuminées,
_ imbriquées, nerviées presque jusqu’au sonimet, à acumen
_ légèrement denticulé. Pédicelle pourpre, long de 8-10mm,
_ tordu vers la gauche dans la moitié supérieure. Capsule
plus ou moins penchée, arquée, cylindrique, Onm,8-0,9
sur 0,25, à parois épaisses d’un brun foncé, très rétrécie
au-dessous de l’orifice à la maturité. Opercule conique à
bec très court. Anneau à deux rangs de cellules. Péris-
_ tome bien développé ; péristome externe d’un jaune
orangé, membrane du péristome interne élevée, presque
égale aux lanières, 1 ou 2 cils entre les lanières. Fleurs
mâles : folioles courtes, ovales, imbriquées, énerves, les
intimes très brusquement rétrécies, presque échancrées ;
12-15 anthéridies oblongues; paraphyses grêles , nom-
breuses. Fr. : juin-juillet. -
_ Hab. — Cette plante a été récoltée le 19 juillet 1896 sur
des rochers calcaires, à Argegno, près du lac de Côme
(Italie), par M. Artaria, ardent et aimable bryologue à qui
je suis heureux de la dédier.
O6s. — Par son inflorescence monoïque, cette espèce
remarquable occupe une place à part dans le genre Pseu-
doleskea Br. et Schp., car les espèces actuellement connues
Ps. atrovirens, Ps. patens, Ps. catenulata sont dioïques.
Elle se rapproche par son péristome du Ps. catenulata,
mais c’est tout ce qu’elle a de commun avec cette espèce.
Son appareil végétatif rappelle le Ps. atrovirens ; de prime
abord, avant tout examen, il semble, en effet, qu’on a
ffaire à une petite forme de cette espèce ; mais il suffit
de comparer les dimensions et la forme des feuilles pour
se rendre compte que toute confusion est impossible ; le
Ps. Artariei a des feuilles ovales, très brièvement acumi-
_nées, symétriques, ne dépassant guère Omw,7, tandis que
les feuilles du Ps. atrovirens sont asymétriques, ovales-
lancéolées, longuement acuminées, et atteignent et même
dépassent 4m" ; elles sont dans tous les cas beaucoup plus
REVUE BRYOLOGIQUE 143.
longues que larges. Le Ps. patens a aussi des feuilles
symétriques, mais elles sont plus grandes que dans le Ps.
Artariaei, 4mm4,2, assez longuement acuminées, plus for-
tement révolutées. Les caractères qui distinguent le Ps.
Artariaei du Ps. catenulata sont trop saillants pour que
j'aie besoin de les mettre en évidence.
Il est enfin une espèce avec laquelle la plante du lac de
Côme paraît avoir plus d’un point commun, c’est le Pseu-
doleskea gracilis (Jur.) Schp. (Thuidium pulchellum de.
Not. sec. Limpricht, Krypt. F1.). Cette affinité se manifeste
notamment dans l’inflorescence (monoïque), la forme de
la capsule, de l’opercule, l’organisation du péristome. Je
ne connais le Ps. gracilis que par les descriptions, mais il
suffit de lire la remarque de Schimper « Ps. catenulatae
proximae, sed multo minor » pour se convaincre que Île
Ps. Artariaei ne peut être identifié avec cette espèce. La
forme et les dimensions des feuilles fournissent d’ailleurs
un caractère distinct de constatation facile : dans le Ps.
gracilis, les feuilles raméales sont deux fois plus petites
que les feuilles caulinaires (Limpr. Krypt. FL), tandis que
dans le Ps. Artariaei elles sont d’égale longueur, et seule-.
ment un peu plus étroites.
Havre, le 24 novembre 1897. ; |
I. THÉRIOT.
Découverte de deux Mousses nouvelles pour
la France
1° Dicranum fragilifolium Ldb.
J'ai récolté cette mousse au mois d'août 1891, sur un
tronc d'arbre pourrissant, dans la forêt du Lioran (Cantal).
Ne connaissant pas alors le D.-fragilifolium, je l'ai inscrite
sous le nom de D. fuscescens, forme orthophylle (cf.
récoltes bryologiques à Murat et dans les montagnes du :
Cantal, in Revue de botanique, 1992, p. 485). C'est
M. Cardot qui a reconnu mon erreur.
L'existence du Dicranum fragilifolium dans l'Auvergne
est un fait qui intéresse vivement la géograph’e botanique.
Jusqu'ici cette espèce paraissait être confinée dans les
régions boréales; elle n’est connue, en effet, qu’en Laponie
et en Norvège, et dans les parties les plus septentrionales
de l’Asie et de l'Amérique. ; . ,
2% Sphagnum centrale Jensen (S. intermedium Russ.).
M. {Varnstorf a reconnu cette espèce, de création
récente (1894), parmi une série de Sphagnum qui lui
aient fournis par M. E. Monguillon, et qui provenaient
tous de la Sarthe.
_ LeS. centrale Jensen croît près du Mans, au pâtis du
Verger, où je l’ai récolté moi-même en 1889 et naturelle-
‘ ment classé parmi les formes du S. cymbifolium.
__ On ne connaît encore que peu de localités de cette
espèce en Europe (cf. J. Cardot, Répert. Sphagn.. 1897,
p. 33), et pas du tout en France (Bureau et Camus, Liste
_des espèces françaises du genre Sphagnum, Bull. Soc. bot.
Pr. D, 512) S
J'ai deux ou trois parts de cette espèce à la disposition
des bryologues qui voudront bien me la demander.
I, THÉRIOT
Bibliographie.
N. C. KiINDBERG. — European and N. American
Bryineae (Mosses). Cette dernière partie (pp. 153-410), qui
contient les acrocarpes, termine cet important ouvrage, où
l’on trouve la description de toutes les mousses de l’Eu-
_ rope, des Etats-Unis et du Canada. — Linkoeping (Suède),
_ librairie Salhistræms, prix des deux parties : 29 fr. —
93 shl., — 23 m. Dans les librairies étrangères 36 fr. —
29 shil. — 29 mark — 7 dollars.
J. CARDOT. — Contribution à la flore bryologique de
Java, mousses récoltées par M.3. Massart (Extrait des
Annales du Jardin Bot. de Buitenzorg, 1897); brochure
grand in-8° de 31 p. et 7 belles planches. Prix : 6 francs.
_ Catalogue de 90 mousses avec diagnoses des espèces
nouvelles, ces diagnoses ont été primitivement publiées
dans la Revue Bryologique, 189%, n° 6, par MM. Renauld
et Cardot, Les 7 planches contiennent : Leucophanes Mas-
sarti, Syrrhopodon hispidulus , $. bornensis, Cryptopo-
dium javanicum, Philonotis eurybrochis, Garovaglia undu-
_ lata, Solmsiella ceylonica, Trachypus Massarti, Homalia
_brachyphylla, Distichophyllum cirratum, Daltonia aristi-
olia, Trichosteleum epiphyllum, Cyatophorum limbatum,
G. limbatulum. des ne en,
_ G. MAssALONGO. — Hepaticae in provincia Schen-si,
hinae Superioris, a Rev. Patre J. Geraldi collectae,
additis speciebus nonnullis in Archipelago Andaman a
cl. E. H. Man inventis. In-8 de 63 p. et 14 pl., Verona,
1897 (Estr. dal Vol. 73, ser. 3, Fasc. 2 dell’ Academia di
NOPORUR ; | ue es
| REVUE. BRYOLOGIQUE
Brochure importante contenant la description et les”
figures des espèces nouvelles suivantes : Plagiochila
Sikutzuisana, P. Biondiana, P. Salacensis var. macrodonta,
Scapania verrucifera, Madotheca Stephaniana, M. Pearso-
niana, M. urophylla, M. propinqua, M. urogea, M. fallax,
M. Schiffneriana, Lejeunea phyllobola, L. Giraldiana, L.
Levieriana, Frullania Schensiana, Frullania Giraldiana, F..
microta, Plagiochasma pterospermum, P. japonicum var.
chinense, Hepatica supradecomposita f. propagulifera.
S CHenev. — North American species of Amblyste-.
qium (Bot. Gazette, vol’ 24, n° 4, Octob. 1897, p. 231-291
and pl. 11-13). ; ot
Cette monographie contient une introduction, l’histo-
rique du genre, la distribution des espêces, elc., la des- :
cription des 16 espèces dont les caractères sont figurés
dans 2 planches doubles et 1 pl. simple. Ge sont : A.
minutissimum, Sprucei, confervoides, subtile, adnatuin,
Leseurii, irriguum, compactum, varium, noterophilum,
fluviatile, riparium, vacillans, serpens , Juratzkanum ,
Kochii. Comme on le voit par cette énumération, cette
belle monographie n’est pas sans intérêt pour les bryolo-
gues de l’Europe. Texte anglais. M. Cheney est professeur
à l’Université de Madison, Wisconsin. U. S. A. Ca
S, Cnexey. — Sphagna, Fungi and Hepaticæ 0f the
Wisconsin Walley (Trans. of the Wisconsin Acad. ,
vol. X, pp. 66-72). — Catalogue de Sphaignes, de Champi-
gnons et d'Hépariques.
LS. Cueney. — À Contribution to the flora of the
Lake Superior region (Trans. Acad. of Wisconsin, vol. IX,
pp. 333-354). — Catalogue de Phanérogames, de Mousses
et d'Hépatiques de la région du Lac Supérieur ; les
Mousses sont numérotées 934-330 et les Hépatiques
331-345. | +
MARSHALL À. Howe. — North American por $
À D © (Bull. of the Torrey Bot. Club, n° 11, 1897, pP- 512
Historique, description du genre, clef analytique et des-
cription des 8 espèces : P. Bolanderi, pinnala, Swartziana,
Watangensis, Roellii, navicularis, rivularis, platyphylla.
_ Tux Narurazsr, November 1897. — M. J. Cocks an-
nonce la découverte d’une nouvelle localité du rare et beau
Jubula Hutchinsiæ, à Pateley Bridge.
_ L. A. Gayer. — Recherches sur le développement de
_ l'archégone chez les Muscinées. Thèse pour le doctorat ès
sciences naturelles, publiée dans les Annales des Sc. Nat:
Un volume in-$ de 258 p. et 7 belles planches. — L'auteur
ee ù
fait l'historique dé la question et donne les méthodes ..
suivre pour l'étude de l’archégone, dont il étudie le déve-
loppement dans les principaux genres de Mousses et
d’'Hépatiques.
G. STABLER., — On the Hepaticæ and Musci of West-
morland (The Naturalits, September 1897, p. 261-268). —
Cette sixième partie comprend les Mousses numérotées
261-328.
C. GREBE. — Cynodontium Limprichtianum nov. sp.
_(Hedwigia, octob. 1897, Repertorium pp. 103-107 et une
_ planche). — Description et figures de la plante, de ses
_ feuilles et de ses fleurs mâles.
_ GC. MuEeLcer.— Symbolæ ad Bryologiam Australiæ,
(Hedwigia, 1897, n° 5, pp. 331-352). — Cette première
partie contient la description de 52 espèces nouvelles de
. Mousses acrocarpes.
C. JENSEN. — Berelming om en Rejse til Færoerne à
1896 (Særtryk af Botanisk Tidsskrift 21. Bind 2. Hefte.
_Kjobenhavn 1897, pp. 157-219),
REVUE BRYOLOGIQUE
Nouvelles
_ M. Bescherelle prépare en ce moment, pour être mises
en vente, plusieurs collections de mousses recueillies à
_ Tahiti en 1896, par M. le Dr J. Nadeaud, ancien chirurgien
de marine. — Chaque collection complète se compose de
90 numéros environ et sera livrée au prix de O fr. 50 cent.
l’échantillon franco.
Les demandes devront être adressées à M. Em. Besche-
relle, rue de Sèvres, 57, à Clamart (Seine); ou à M. 7.
_Husnot, à Cahan par Athis (Orne). _
J. CARDOT.— Répertoire Sphagnologique. Catalogue de
toutes les espèces, variétés et synonymes, in-8 de 200 p.
Prix :7 fr. 50 chez l’Auteur, à Stenay (Meuse). Une ana-
lyse par M. Camus sera publiée dans le n° 2, rs
M. GC. Michaud, à Alix par Anse (Rhône), offre en
échange des mousses du département du Rhône.
-
Caen. — Imp.-Pap. E. LANIER, 1 et 3, rue Guillaume. — 6920
N°2 25° ANNÉE 1898
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Excursions bryologiques dans la vallée de la Romanche (Dauphiné).
Tuérior. — Bibliographie. Camus, GarboT.— Bryum malangense sp. nov.
ARNELL. — Errata.
Excursions bryologiques dans la vallée de la
Romanche (Dauphiné)
J'ai eu l’occasion dans le courant du mois d’avril 1894
de remonter la vallée de la Romanche, et j'en ai profité
pour faire dans la région quelques excursions bryologi-
ques dont le résultat est consigné plus loin. Je me suis
contenté de visiter quelques-unes des localités particu-
lièrement citées par M. l’abbé Ravaud (Guide du botaniste
dans le Dauphiné, 12° excursion), savoir le lac Blanc, au
pied des glaciers des Grandes-Rousses, le lac Lauvitel, à
gauche du Vénéon, le lac de Puy Vacher et le glacier du
Lac près de la Grave, le Pic de l'Homme, à côté du Villard
d’Arène, enfin le Lautaret. Malgré la brièveté de mon
séjour dans cette vallée superbe et la rapidité de mes excur-
sions, j'ai pu faire de bonnes observations, et J'ai à signaler
des nouveautés pour la région. .
On ne peut d’ailleurs en être surpris. Les Alpes du Dau-
phiné, dans la flore phanérogamique est célèbre, sont à
peine connus au point de vue bryologique; si l’on consulte
les flores françaises , elles paraissent moins riches en
espèces muscinales que les autres régions montagneuses
de notre pays. Cest que leur exploration a été négligée
jusqu'ici par les bryologues, alors que les Vosges , le
Plateau Central, les Pyrénées ont été l’objet des recherches
des spécialistes, tels que Mougeot, Boulay, Lamy de la
Chapelle, Berthoumieu et du Buysson, Spruce, Zetterstedt,
Goulard, Husnot, Janbernat et Renauld, les Alpes du Dau-
phiné n’ont été honorées que par les visites très rapides
de MM. Boulay, Husnot, et quelques autres. M. l'abbé
Ravaud a, il est vrai, apporté un concours précieux à la
bryologie en récoltant des mousses dans ses excursions,
2
Der REVUE BRYOLOGIQUE
mais ce botaniste s’occupant à la fois de phanérogames, de
mousses, de lichens, d’hépatiques, il est bien certain que
plus d’une rareté a dû lui échapper. :
La liste de mes récoltes publiée ci-dessous n’a pas la pré-
_tention de combler la lacune que je viens de signaler; elle
prouve au contraire qu’il reste beaucoup à faire, beaucoup
à trouver, et que les Alpes du Dauphiné ne sont pas moins
riches en muscinées que nos autres chaines de Montagnes.
Mousses
— Gymnostomum curvirostrum Hedw., cfr.—Huez, 1300".
_— G. curvirostr. var. microcarpum B. E., cfr. — Villard
d’Arène, au Pic de l'Homme (1).
_ G.rupestre Schw. — Espèce assez répandue dans la
région ; elle y présente différentes formes dans lesquelles
j'ai cru reconnaître les var. s{eligerum et ramossissimum
_ de la Bryologia europæa ; mais ces déterminations restent
forcément douteuses, étant donnée la stérilité de mes
échantillons.
__ Dicranoweisia compacta Schp., cfr. — La Grave, sur
des rochers entre le lac de Puy Vacher et la base du
glacier du Lac, août 1894. Jusqu’alors les flores françaises
n’inscrivaient cette espèce qu'avec un point de doute,
puisqu'on n'avait jamais pu la retrouver dans la seule
localité indiquée par Lange dans les Pyrénées. C’est donc
_ maintenant une espèce bien acquise à la flore française ;
__ d’ailleurs, un an après ma découverte, MM. Réchin et
Sébille recueillaient également le D. compacta dans la
Haute-Tarentaise (Journal de botanique, 1897, p. 320).
_— D. crispula Ldb., cfr. — Puy Vacher.
- Dichodontium pellucidum Schp., st. — La Grave,
torrent de la Meije. !
- _Cynodontium virens Schp., cfr. — Lac Blanc, Puy
Vacher, 2200", Lautaret.
> C. Walhlenbergii B.E., cfr. — Sous-espèce ou variété de
_ la précédente qui croît dans les mêmes stations et qu’il
_est à peu près impossible de distinguer sur place: la
_ Grave, Puy Vacher, Lautaret.
… Dicranella Grevilleana Schp., cfr. — La Grave, bois de
_ sapins, en allant au Puy Vacher, 2000,
(1) J'indique ici les altitudes de quelques-unes des localités que je
citerai le plus souvent afin d'éviter des répétitions inutiles : Bourgd'Oisans,
8-1000" ; lac Blanc, 2550"; lac Lauvitel, 1000-1800"; la Grave, 15-1600 ;
glacier du lac et du col du Pacave, 25-2600 ; Pic de l'Homme, 18-2000;
Lautaret, 2000. :
REVUE BRYOLOGIQUE : : 19
ou dessous du lac Blanc. 4
Dicranum scoparium Hedn., var. compactum Ren., St.
Puy Vacher. z
_— D. squarrasa Schp., var. frigida Lrtz., st. — Marécage
D. fuscescens Türn., Braithn., Limpr., si. — Pic de
l'Homme.
D. congestum Brid., Braithw., Limpr., st. — La Grave
à Puy Vacher, 2000", et col du Pacave, Pic de l'Homme.
à ee neglectum Jur., st. — La Grave, Puy Vacher, 2200 et
D. Mühlenbeckii B. E., st. — Pic de l'Homme.
Fissidens osmundoides Hedw., st. — Lac Lauvitel.
F. osmundoides, f. brevifolia, st. — Lautaret, rochers
secs. Touffes compactes, trapues, feuilles deux fois plus
courtes que dans le type. |
— F. taxifolius Hedw. — La Grave.
- F. decipiens de Not., st. — Bourg d'Oisans, 1000".
_-Blinda acuta B.E., cfr. — Lac Lauvitel._ MARIE
Leptotrichum glaucescens Hpe., cfr. — Lac-Lauvitel.
L. flexicaule Hpe., cfr. — La Grave, Pic de l'Homme.
L. flex., var. densum Schp., st. — La Grave, en plu-
sieurs endroits.
L. flex. f. longifolium (var. stérile de Not..7), cf —
Bourg d’Oisans, 1000-1200". | .
Distichium inclinatum B. E.. cfr. — Lac Blanc, La
Grave, route du bourg d’Oisans, 1300. L
D. capillaceum B. E., cfr. — Bourg d’Oisans : environs
du lac Blanc ; La Grave, cascade de la Meije, 1500".
D. capillaceum B.E., var. brevifolium Schp., cfr. —
LaGrave, col du Pacave,
D capillaceum B.E., var. strictum (v. nov.), st.—Forme
remarquable par ses feuilles courtes, 1""1/4, comme celles
de la variété précédente, mais caractérisée par son port
spécial : les feuilles sont rigides et non flexueuses, appli-
quées étroitement contre la tige, à pointe à peine écartée ;
de plus, les tiges, à l'inverse de la var. brevitolium, sont
aussi longues que dans le type, 3-6. — La Grave, col du
Pacave. RE
Didymodon luridus Hrusch., st. — Bourg d’Oisans, Cas-
cade de la Sarène. | et
D. rubellus B.E., cfr. — Le Dauphin ; la Grave.
Trichostomum crispulum Bruch., st. — Bourg d Arud,
forme pouvant être rapportée à la var. angustifolium B.E.
T'. rigidulum Sm.. st. — Bourg d’Oisans, cascade de la
Sarène ; La Grave, rochers humides du dessous du village.
Barbula muralis B. E., var. incana B.E., cr. — Bourg
d'Oisans. £ ..
B. cylindrica Sehp.,st.— La Danchère, bords du Vénéon. +
20 REVUE BRYOLOGIQUE
B. inélinata Schw., cfr. — Assez commun sur les allu-
vions de la Romanche, du bourg d’Oisans à la Crave.
B. tortuosa W. et M., cfr. — Bourg d’Oisans, la Dan-
chère, Villard d’Arène ; plante assez répandue.
B. tortuosa v. fragilifolia Jur., st. — La Grave.
B. tortuosa, var. pseudo-fragilis (v. nov.), St — Le
Dauphin, torrent de Rif-Tort, 1200". — Cette variété a
quelques caractères communs avec la précédente : ses
feuilles sont courtes, 4-5mm, et munies d’une nervure
blanche et brillante, très apparente sur le dos à l’état
sec; elles sont fragiles, presque toujours cassées, elles
sont plus ou moins incurvées plutôt que contournées. Mais
elle croit sur les pierres d’un torrent et non sur des
rochers secs, et ses touffes sont aussi développées que
dans les formes normales du type (4-6°"), ce qui lui
donne un aspect tout différent de la var. /ragilifolia. Ses
feuilles à nervure très brillante m'ont empêché de la
rattacher à la var. rigida R. Boul., avec laquelle elle a
cependant d’étroits rapports. — Je lui ai donné le nom
de pseudo-fragilis parce qu’à l’état sec elle ressemble
beaucoup au Barbula fragilis.
B. fragilis B. E., st. — Massif des Grandes-Rousses,
rochers au-dessous du lac Blanc. Plante rare en France :
non encore signalée, je crois, dans le Dauphiné.
B. subulata Brid., var integrifolia Boul , cfr. — La
Danchère, 1000.
B. sub., var. dentata Boul., cfr. — La Danchère, 900" ;
d’Entraigues à la Salette, 1200.
B. mucronifolia Schw., cfr. — La Grave, vers la cas-
_ cade de la Meïje, 1500.
B. aciphylla B. E. — Cette plante se rencontre un peu
partout et sous des formes parfois très embarrassantes. Il
est bien rare de trouver des échantillons qui réunissent
tous les caractères qu'on attribue au B. aciphylla : la cap-
sule courte et presque régulière, le poil de la feuille plus
court, rougeâtre dans toute sa longueur et à dents plus
espacées et moins étalées que dans le B. ruralis, la feuille
rétrécie acuminée au sommet. Pour ma part, je n'ai pu,
parmi les nombreux exemplaires de mes récoltes, en voir
aucun qui offre des feuilles aussi nettement et aussi lon-
guement acuminées que l'indiquent les figures du Musco-
logis gallica. En revanche, j'ai vu du B. ruralis à poil
rougeâtre sur une grande longueur et à limbe de la feuille
remontant le long du poil. Aussi, à l'exemple de divers
bryologues, je ne considère le B. aciphylla que comme une
variété du B. ruralis.
Grimmia apocarpa Hedw., cfr. — Puy Vacher, 2400".
REVUE BRYOLOGIQUE
G. apocarpa var. rivularis B. E,, cfr. — Le Dauphin,
torrent de Rif-Tort, 1200.
G. pulvinala Sm., cfr. — Bourg d’Arud.
G. pulvinata var. obtusa B. E., cfr. — Bourg d’Arud.
G. torquata Grev., st. — Bourg d'Oisans, 1100», Espèce
nouvelle pour le Dauphiné.
G. funalis Schp., st. — Lac Lauvitel; la Grave, au
Peyrou d’Amont. Dans cette dernière localité, on trouve
une forme qui tend vers la var. longipila Boul.
G. Mühlenbeckii Sehp., cfr.— Rochers près du lac Lau-
vitel, 1809nm,
G. Hartmani Schp., st. — Lac Lauvitel.
G. elatior B. E., ctr. — Bourg d’Arud, au Plan du Lac,
1100; de la Danchère au lac Lauvitel, 12-1600", particu-
lièrement beau et abondant.
G. Donniana Sm. var. sudetica Schw., cfr. — Bourg
d’Oisans, lac Lauvitel.
_ G, ovata W. et M., cfr. — La Danchère, pierres au bord
du Vénéon, 800".
O. tergestina Tomm, cfr.— Le Dauphin, 1100», rochers À
secs au bord de la route de la Graye. Non encore Si nalé .
dans la région. 4 7477 # ouër TPE 4 no es
+ G. commutata Hüb., éfr. — Bodrg d’'Arud, au Plan du
ac. Rue
_G. sessitana de Not., cfr. — Les Grandes-Rousses ,
rochers aux environs du lac Blanc. N’était connu jusqu'ici
en France que dans le massif du Mont-Blanc. A OT
G. sulcata Sant., cfr. — Même localité que la précér
denje. On trouve mélangée au type une forme dans laquelle
toutes les feuilles, même les supérieures, sont dépourvues
de poil hyalin (v. subimberbis Ldb,).
. mollis B. E., st.—J’ai rencontré cette espece presque
dans toutes mes courses, mais seulement au-dessus de
2000, et sous les deux formes décrites par M. l'abbé
Boulay, f. /axa (lac Blanc, le Lautaret), f. julacea (la
Grave, au pied du glacier du lac).
G. unicolor Grév., st. — La Grave, col de Pacave.
= Rhacomitrium canescens Hrid. var. ericoides B. E., st.
— Bourg d’Oisans, lac Lauvitel. -
Amphoridium Mougeoti Schp.—Espèce assez répandue
mais toujours stérile, Bourg d’Oisans, Bourg d’Aru, la
anchère. Pic de l'Homme. ;
À. lapponicum Schp., efr. — Le Lautaret.
Orthotricum anomalum Medh., cfr. — La Danchère.
O. rupestte Sch], cfr. — La Danchère. $
0. obtusifolium Schw., cfr. — Bourg d’Oisans, troncs
d'arbres dans la vallée; la Grave. a.
O. affine var. neglectum Vent., cfr. — Bourg d’Oisans:
1
a
99 | REVUE BRYOLOGIQUE
O. speciosum Nees, cfr. — Bourg d’'Oisans, Villard
d’Arène, Pic de l'Homme.
O. pallens Bruch., cfr.—Rochers : Puy Vacher, Pic de
l'Homme. ,
Encalypta commutata N. et H., cfr. — Les Grandes-
Rousses, rochers près du lac Blanc: la Grave, col du
Pacave.
E. rhabdocarpa Sehw., cfr. — La Grave, sur les rochers,
dans plusieurs localités ; pic de l'Homme.
E. apophysata N. et H., cfr. — La Grave, rochers sur
le chemin du glacier de la Meije ; Puy Vacher, 2200n.
_ E. streptocarpa Hedw., st. — Bourg d'Oisans, murs.
Funaria hygrometrica Hedw., cfr. — Le Dauphin.
- Dissodon Froehlichianus Gr. et Arn., cfr. — Puy Vacher,
du refuge au col de Pacave; pic de l'Homme.
Mielichhoferia elongata Hornsch.,st.— Pic de l'Homme,
rochers, 1900%. Cette plante est identique par la forme de
ses feuilles et leur tissu à la plante du Mont-Dore dont j'ai
parlé dans mes Notes sur la flore bryologique du Mont-
Dore. (Revue bryolog., 1896, p. 5.)
Elle esthiendifférentedu M. nitida ; elle s’en distingue, à
l’état stérile, notamment par les feuilles à tissu translucide,
à cellules moyennes bien plus larges et plus courtes, à
parois plus minces, par la nervure moins épaisse et moins
large. Les cellules inférieures sont presque toutes rectan-
gulaires, alors que dans le M. nitida on peut compter
jusqu’à 4 ou 5 rangées dé cellules carrées vers les bords.
Quand j'ai publié les Notes citées plus haut, je n’avais
pas entre les mains l'important ouvrage de Limprischt,
Lautmoose Deutschland, etc., et ce n’est qu'avec hésitation
que je séparais le M. elongata du M. Nitida. Aujourd’hui
tous mes doutes sont levés, et, à l'exemple du célèbre
bryologue de Leipzig, je considère ces deux mousses
comme bien distiñctes. Toutefois, il y a lieu de remarquer
que le nom de #longata imposé par Hornschuch à l’une
d'elles est très impropre, car dans mes échantillons
français, les tiges sont plus courtes que dans le M. nitida :
leur longueur varie entre Ocm5 et 1°».
Leptobryum pyriforme Schp. — Bourg d’Arud, au plan
du Lac. Les fleurs que j'ai examinées ne contenaient que
des archéogones (L. dioïcum Debat).
Anomobryum juliforme Solms-Laub., st.— La Danchère.
À. concinnatum (À. Spr.) Husn., st. — Le Dauphin, sur
des pierres dans le torrent de Rif-Tort, 1200". Plante
inondée atteignant 5°". : ;
Webera acuminata Schp.? cfr. — Vidit Philibert. La
détermination n’est pas absolument certaine, faute d’avoir
vu des fleurs mâles. — La Grave, col du Pacave.
ie
REVUE BRYOLOGIQUE on
W. nutans Hedw.. var. subdenticulata Schp., cfr. — Le
Lautaret.
W. cruda Schp., cfr. — Plante répandue : Entraigues,
Lauvitel, bourg d’Oisans, la Grave.
W. cruda Schp., var. densa (var. nov,), st. — Tiges
rapprochées, formant des touffes très denses. Feuilles
dressées, appliquées, rapprochées, plus courtes. Dioique.
Ces caractères donnent à la plante un aspect fort différent
des formes habituelles. — La Grave, du refuge de Puy
Vacher au col du Pacave.
W. commutata Schp., cfr. — Les Grandes-Rousses,
près du lac Blanc.
W. Ludoigü Schp., éd... — La Grave, rochers, près |
du col du Pacave, stérile; les Grandes-Rousses, rochers # #/
près du lac Blane, stérile, et marécage au dessous du lac 7
Blanc, en belle fructification. — Grande rareté, c’est à
peine si l’on connait 3 ou 4 localités de cette espèce en 1
France. &
W. carinata Boul., st. — Les Grandes-Rousses, rochers
près du lac Blanc.
W. carinata f. elongata Boul., St. — La Grave, rochers
humides à la base même du glacier du lac. Fa
= Bryum inclinatum B.E.. cfr.— La Grave, rochers, Vid,
Philibert.
— B. Therioti Philibert. — B. cristaltum Philib. — Puy
Nacher. — Voir Revue bryologique, 1897, p. 17 et suiv.
__ B. intermedium B+E., cfr. — Lac Blanc. pe
_ B. cuspidatum Schp., cfr. — La Grave, bois de sapins,
1700.
- B. pallescens Schl., cfr. — Puy Vacher; d’Entreignes à
la Salette. Parmi mes récoltes de Puy Vacher, certains
Harpe peuvent être rapportés à la f. supra alpina
ui. e
- B. alpinum L., cfr.— L’Alpe de Huez, rochers humides,
2900w. Cette espèce est beaucoup moins commune dans
les Alpes que dans l'Auvergne. is
- D. cæspiticium L sfr. — La Grave ; Pic de l'Homme.
- B. Funckii Schw. — Rochers près du lac Blanc, cfr.;
la Grave, st., Vid. Philibert. | et
— B. capillare L., cfr.—La Danchère, au bord du Vénéon.
- B. elegans Nees, st. — Forme assez répandue : Bourg
d'Oisans, le Dauphin, la Grave à diverses altitudes, de
1900 à 2600.
— B. obconicum Hinsch., cfr. — Puy Vacher, 2600
_-B. pallens Sw., cfr. — Lac Blanc; la Grave, bois de
sapins, 2000®.
SN REVUE BRYOLOGIQUE
B. Duvalii Voit., st. — Abondant avec le Webera
Ludwigii au bord d’un petit marécage situé à environ
200», en altitude, en dessous du lac Blanc.
B. pseudotriquetrum Sch., cfr. — Puy Vacher, abon-
dant ; le Lautaret.
B. pseudotr. var. gracilescens Schp., st. — Le Lautaret,
dans un ruisseau.
B. pseudotr. var. compactum Schp., st. — La Grave, au
Peyron d’Amont.
B. turbinatum Schw. var. prælongum B. E. (B. Schlei-
cheri Schp. 11), forma, st. — Huez, ruisseau dans les prai-
ries de Brandes. Cette forme est très éloignée par ses
feuilles de la var. /atifolium ; ses feuilles, en effet, ne
sont pas révolutées, elles sont de plus fortement décur-
rentes et la marge est très peu distincte.
__ Plagiobryum Zierri Ldb., cfr. — La Danchère, pentes
_ du lac Lauvitel.
— Mnium affine Bland., var. elatum Ldb., st. — La
Grave.
M. serratum Brid. — Bourg d’Oisans, la Danchère, la
Grave. Généralement stérile ; j’ai cependant vu quelques
es capsules au Bourg d’Oisans.
M. orthorrhynchum B.E., st. — La Danchèré, bord du
; Vénéon, 800" : Pic de l'Homme.
nt M. stellare Hedw., st. — Répandu : la Grave, Pic de
l'Homme.
_— M. puncltatum Hedw., var. elatum B. E., cfr. — Le
Lautaret, très abondant dans les ruisseaux des prairies, à
gauche de la route de Villard d’Arène. C’est là que M. Ra-
vaud indique le Cinclidium stygium qui a échappé à mes
recherches les plus obstinées.
_— M. subglobosum B. E., cfr. — Inflorescence synoïque !
— Le Lautaret, près d’un ruisseau, mélangé au Webera
nutans. C’est presque une nouveauté pour la France, cer
depuis Schimper qui lavait trouvée au Champ-du-Feu
(Vosges), aucun botaniste n’avait récolté en France d’échan-
tillons fructifiés et par suite bien authentiques de cette
_ espèce (cf. Husnot et Boulay).
M. hymenophylloides Hüb., st. — Encore une espèce
nouvelle pour la France. Elle a été recueillie sur des
rochers secs, au Pic de l'Homme près du Villard d’Arène.
Malheureusement je n’ai connu l'importance de me
L: découverte qu'après l'examen microrcopique, comme pour
l'espèce précédente, et ma naigre récolte ne me permettra
pas d’en offrir aux botanistes français, comme j'aurais eu
plaisir à le faire,
ET dealbatus P. B., cfr. — Rochers au-dessous
du lac Blanc.
REVUE BRYOLOGIQUE 25
Catoscopium nigritum Brid., cfr. — Puy Vacher.
Meesia uliginosa Hedw., cfr. — Marécages au-dessous
du lac Blanc. -
M. uliginosa, var. alpina -B. E., cfr. — La Grave, en
différents endroits: Puy Vacher et près du torrent qui
descend du glacier de la Meije. RU:
Aulacomniun palustre Schw. f. polycephalum Schp.,
st. — Le Lautaret, marécages.
A. palustre, v. imbricatum Schw., f. polycephalum, st.
— Marécages au dessous du lac Blanc.
Bartramia ityphylla Brid., cfr. — Lac Blanc; La Grave. _
B. pomiformis Hedw., cfr. — Bourg d'Oisans. .
B. Halleriana Hedw., cfr. — Bourg d’Oisans ; la Dan-
chère.
B. Œderi Sw., cfr. — Bourg d’Oisans ; la Danchère ;
Villard d’Arène.
Philonotis fontana Brid., cfr. — J’ai rencontré assez
communément le type de l’espèce; j'ai vu, en outre, les
variétés suivantes : var. falcata Schp., Huez, 1300", les
Grandes-Rousses, 2100m, le Lautaret ; var. a/pina B. cur.,
lac Blanc ; var. gracilescens f. major Boul., la Grave, au
col du Pacave. ; k
Ph. calcarea B. E., var. mollis Vent., st. — Je nomme
ainsi, avec doute, un Philonotis qui atteint 8 à 9°, et que
j'ai récolté dans un ruisseau, au Lautarel. Il est remar-
quable par sa nervure forte, très élargie à la bass, attei-
gnant à peine le sommet, pourvue de papilles robustes,
par son tissu à cellules larges et courtes, notamment vers
le haut, et à parois peu épaisses, presque lisses. C'est
pourquoi il me parait appartenir au P. mollis Venturi, .
rattaché plus tard par son auteur au P. calcarea.
Timmia megapolitana Hedw., Schp., éd. 1, Boul, cfr.
— Cette espèce m’a paru devenir assez commune à partir
de 1500m : la Grave, Pic de l'Homme. ; se
T. austriaca Hedw., st. — Observé les deux formes
_ relatées par M. Boulay, muscinées de la France: f. patula,
la Grave, vers le lac dé Puy Vacher, 1900"; f. imbricala,
pic de l'Homme. de
Pogonatum urnigerum P. B., cir. — Le Lauvitel. :
_P. alpinum Rchb., var. brevifolium Brid., Cfr. — La
Grave, à la base du glacier du Lac, sur les bancs gla
ciaires. Forme bien caractérisée. te
Polytrichum sexangulare KT, St. — Près du lac Blanc.
P. juniperinum Hedw. cfr., — La Danchère, 900”.
P. juniperinum var. alpinum Sch., cfr. — Lac Blanc.
Forme à capsule plus grosse, et à feuilles généralement
entières à la pointe, 2300".
2*
6: on REVUE BRYOLOGIQUE
J'ai rapporté de l’Alpe d'Huez, 2100", une autre forme
de la même espèce qui a le port de P. strictum, quoique
moins haute, mais qui s’en distingue par une capsule
étroite, allongée, et non «cubique, un opercule à bec
court; elle ne croit pas d’ailleurs dans un terrain tour-
beux et n’a pas le tomentum caractéristique du P. strictum.
Neckera crispa Hedw., st. — Bourg d'Oisans, le Lau-
taret. <
Myurella apiculata Schp., st.— La Grave, rochers près
du torrent de la Meige, à l'endroit où le chemin qui con-
duit à la base du glacier coupe le torrent; en petite quan-
tité, intimement mélangé au Meesia alpina; Pic de
l'Homme, quelques brins au milieu des touffes de Muyrella
julana.
__ Cette espèce n’est connue en France que dans un petit
nombre de localités ; mais selon moi elle doit être assez
- répandue dans les Alpes; seulement elle échappe aux
_ recherches à cause de la gracilité de ses tiges et de sa dissé-
mination à travers les autres mousses.
M. julacea Schp., st. — Pic de l'Homme.
M. julacea var. scabrifolia Lindb., st. — Bourg d’Oi-
sans, au bord du chemin de Villard-Eymond, 1200m,
quelques brins parmi une touffe de muscinées (Neckera
crispa, Metzgeria pubescens).
J'avais d’abord dénommé cette plante M. Careyana,
mais mes échantillons ne concordant pas tout à fait avec
les spécimens de l'Amérique du Nord, distribués par
M. Cardot, je me suis demandé s’ils ne pourraient pas être
rapportés à la var. scabrifolia Lab. du M. julacea qui se
distingue du type par les caractères suivants (Limpr.,
Krypt. FL, Laubmoose, If, p. 752) : « Blätter mit spitz-
chen, am Grunde mit längeren Zähnen, am Rücken durch
lange Papillen rauh. »
On conviendra que cette brève description ne pouvait
m'éclairer suffisamment, car les c ractères signalés s’ap-
plique fort bien aussi au M. Careyana dont les feuilles sont
_ également terminées par un apicule, pourvues sur le -
Contour de grosses dents inégales et fortement papilleuses
sur le dos. Je me suis adressé à M. Brotherus, par l’'inter-
_ médiaire duquel j'ai pu obtenir communication des échan-
tillons authentiques de Lindberg appartenant à l’Université
d’Helsingfors ; je suis heureux de pouvoir exprimer ici
toute ma gratitude à M. Rrotherus et à l'Université.
Les échantillons que j'ai reçus, contenus dans trois
enveloppes, ne sont pas identiques. Le mieux caractérisé
(j'entends par là le plus éloigné du Myurella julacea) est
tellement voisin du M. Careyana que je vois guère com-
ment on peut l’en distinguer ; Lindberg lui-même l'avait
ri
| REVUE BRYOLOGIQUE
d’abord appelé M. Caryeana (l'étiquette porte « M. Careyi
Lob. olim; Abo, Pargas, 30, 6, 72 »); mais il a changé
d'avis plus tard. Comme dans le M. Careyana, les tiges
sontgrêles, souventatténuées flageliformes, les feuilles sont
plus écartées que dans le M. julacea, et étalées à l’état
humide; elles ont la même forme que dans le M. Careyana,
et dentées et papilleuses comme dans cette dernière espèce.
La seule différence que j'ai pu constater, c'est que les
_ papilles sont un peu moins denses, un peu moins hautes et
situées aux angles des cellules et non sur le milieu.
C’est avec ces échantillons que la plante du Bourg d'Oi-
sans a le plus de rapports.
Un autre spécimen de Lindberg récolté le 8, 7, 78 (Pojo,
Palomieni Gaulo) rappelle davantage le M. julacea : les
feuilles sont plus denses, par suite les tiges sont plus
julacées, l’apicule qui termine les feuilles est plus court,
quelquefois presque nul, enfin le tissu est moins fortement
papilleux ; mais les feuilles offrent encore de longues
dents surtout vers la base et les papilles sont plus fortes
que dans les formes habituelles du M. julacea.
Je suppose que c’est la découverte de cette plante inter-
médiaire entre le type et la forme précédente qui à amené
Lindberg à changer d'opinion. C'est en 1879, en effet, qu'il
a créé la var. scabrifolia (musc. scand, pes LE DS
En résumé, ces plantes constituent très nettement, à
l'égard de appareil végétatif, des formes de transition
entre le M. julacea et le M. Careyana. De plus, Si lon en
juge par les descriptions des auteurs, les organes de repro-
duction ne présentent pas entre eux de différences bien
sensibles, C’est pourquoi je suis bien près de ne considérer
le M. Careyana que comme une sous-espèce ou une variété
notable du M. Julacea. ;
_ Anomodon attenuätus Hrim., st. — La Danchère, bords
du Vénéon, 800". :
Pseudoleskea atrovirens Schp., st. — Espèce répandue
dans toute la région. J’en ai rapporté de nombreux échan-
tillons, mais il m'a été le plus souvent impossible de les
faire renter dans l’une ou l'autre des deux variétés admises
par M. Boulay, filamentosa et intermedia, la plupart
d’entre eux empruntant leurs caractères à la fois à l'une
et à l’autre dans des proportions très variables. I me
paraît donc préférable d'abandonner ces dénominations, à
l'exemple de M. Husnot, dans € Muscologia gallice ».
P. catenulata Schp., st. — Bourg d’Oisans, 1200" ; Le
Dauphin, 1200, Cette espèce fructifie rarement; cependant
j'ai récolté en août 1897, de beaux spécimens parfaitement
fructifiés dans le vallon d’Enchasiraye, pres de Barce-
lonnette.
98
REVUE BRYOLOGIQUE
P. catenulata Schp., var. sublectorum (var. nov.); st.
— La Grave, rochers schisteux, en allant aux Vernois,
15-1600m. Par son port, sa ramification, sa taille, cette
plante appartient évidemment au P. catenulata, mais'elle
a le tissu et la nervure du P. {ectorum : la nervure est
courte, parfois bifurquée et n’atteint pas le milieu ; les
cellules ont les parois moins épaisses que celles du P. cate-
nulata, et, par conséquent, ells sont plus ovales et plus
larges. — Etant donné l’état de stérilité de mes échan-
tillons, il est difficile de les rattacher au P. tectorum. Cette
plante appelle donc de nouvelles observations, et c’est
surtout pour appeler lattention sur elle que je lui donne
provisoirement le nom de v. sublectorum.
Heterocladium dimorphum Schp., st. — Lac Lauvitel.
var. compactum Mo., st. — Lautaret, rochers.
Thuidium decipiens de Not., st.— Le Dauphin, ruisseau.
T. recognitum Lob., st, — La Danchère.
T. abietinum Schp., st. Bourg d’Oisans ; lac Lauvitel.
Pterigynandrum filiforme Hedw., st. — D’Entraigues
à la Salette, 1000®, — Var. Leteropterum Brid., st. — La
Danchère, rochers.
Lescurea saxicola Milde., st. — Lac Blanc, rochers. —
Puy Vache, en plusieurs endroits, de 2000 à 2600" ; Pic de
_ l'Homme. Les feuilles ne sont pas toujours distinctement
_ dentées au sommet ; j'ai vu sur le même rameau des
feuilles nettement dentées et d’autres à peine sinuées.
Climacium dendroides W. et M., var. inundatum Lor.,
st. — Bourg d’Oisans. -
…_ Orthothecium intricatum Schp,, st. — D'Entraigues à la
_Salette, 1390" ; Puy Vacher.
Homalothecium fallax (Philib.? Cf. 9. — La Lauvitel,
rochers, Pic de l'Homme. - L'absence de fruits ne me
permet pas d’être plus affirmatif; mais mes échantiilons
dans leur appareil végétatif m'ont paru identiques aux
tiens de M. Philibert.
Ptychodium plicatum Schp., st. — Plante très poly-
5 morphe, et fort répandue dans cette région montagneuse.
J'ai vu la f. julacea Boul. à la Grave, vers la cascade de la
l'Homme.
ue Brachythecium glareosum Schp., st. — Lac Lauvitel.
_. B. populeum Schp., cfr. — La Danchère, bord du
Vénéon. — Var. rufescens : la Danchère. .
B. reflexzum Schp., cfr. — Le Lautaret.
B. glaciale Schp., var./Hsn., st. — La G Te
a Van an a rave, a des
Fo es
échantillons fructifiés que je possède en herbier et que je:
Meige, la f. homomalla au lac Lauvitel, et au Pic de
REVUE BRYOLOGIQUE ns
-B. glaciale f. integrifolia st. — Feuilles brièvemen
acuminées, non dentées, à peine sinuolées. — Puy Vacher,
à la base du glacier du Lac. :
PB. collinum Schp. — Les Grandes-Rousses, cfr.; la
Grave, bois de sapins, vers Puy Vacher, 1700".
B. velutinum Schp., cfr. — Espèce commune.
Eurhynchium strigosum Schp , cfr. — Pic de l'Homme.
E. strigosum var. diversifolium Schp., st. — La Grave,
dans plusieurs localités ; Pic de l'Homme. : Le
Plagiothecium pulchellum Schp., cfr. — D’Entraigues
à la Salette, 1200" ; la Grave, bois de sapins, 2000.
Rhynchostegium murale Schp., var. julaceum Schp.,
cfr, — Le Dauphin, pierre d’un pont.
Amblystegium Sprucei Schp., cfr. — Pic de l'Homme.
A. sublite Schp., cfr. — Commun.
A. serpens L., cfr. — La grave.
A. serpens var. tenue Schp., cfr. — D’Entraigues à la
Salette ; Bourg d’Oisans.
À. irriquum Schp., st. — Le Dauphin.
A. filicinum Schp., st. — Bourg d’Oisans : la Grave.
Hypnum Halleri L., cfr. — Pic de l'Homme.
A. chrysophyllum Brid., st. — Le Dauphin. ne
H. chrysophyllum v. tenellum Schp., st. — Puy
Vacher, 1700 ; Pic de l'Homme. ae
H. stellatum Schreb., st. — La Grave ; le Lautaret.
H. stellatum . alpina Boul. st. — Les Crandes-Rousses, de
près du lac Blanc.
H. uncinatum Hedw., cfr. — Commun.
H. fluitans L. (amphibium), st. — Les Grandes-Rousses.
H. fluitans L. (exannulatum), forma, st. — Le Dauphin.
H. fluitans 1... var. brachydictyon Ren. f. orthophylla,
st. — La Grave, en allant à Puy Vacher, 1700".
H. fluitans L., var. purpurascens Ren., st. — Les
Grandes-Rousses. ï Se si
. . fluitans L., var. glaciale Ren., st. — Les Grandes-
ousses, ruisseau. te
_H. commutatum Hedw. — Le Dauphin, 1100" ; la Dan-
chère, 1000" ; la Grave, 1500m. Cette espece se rencontre
surtout dans le voisinage des vallées ; l'espèce suivante se
plait à des altitudes plus élevées. L
H. falcatum Brid. __ Grandes-Rousses, 2300"; Puy
Vacher, 2000-2200m, cfr. ; Lautaret, 2000".
H. irrigatum Zett. — Fréquent el abondant dans Îles
ruisseaux et les torrents alpins; la Grave, torrent de la
Meye, 1600m ; le Lautaret, ruisseau; la Danchère, 12007.
La plante de cette dernière localité (cfr.) est une forme
assez différente du type par le port qui rappelle plutôt le
H. commutatum ; les tiges sont courtes, les rameaux nom-
E BRYOLOGIQUE |
BE npcoctte. courts ( cent. à peine), les feuilles
sont fortomena falciformes-secondes.
H. subsulcatum Schp., st. — Rochers près du lac.
Blanc.
_H. fastigiatum Brid., st. — Pic de l'Homme.
78 rugosuin Ehrh., st. — La Danchère ; Villard d’Arène
H. Heufleri Jur., st. — La Grave, rochers sur le chemin
du glacier de la ] Meije, {600®, et au col du Pacave.
#1. Heufleri, var. puit Hsn., st. — Pic de l Homme.
H. procerrimum Mol., fe Grave, en allant aux
= Vornois: Dans mes anti, les feuilles ont une double
nervure assez longue, atteignant le 1/3 de la longueur de
a feuille ; elles présentent, par suite, une différence assez
sensible avec les fig. du Muscologia gallica.
H. molluscum Hedw., st. — Pic de l'Homme. Forme de
var. gracile.
li. polare (Ldb. }, st. — Le une. ruisseau.
_ H. palustre L., st. — Le Lautaret, ruisseau.
_ H. palustre, var. subsphæricarpon Schl., cfr.— La Dan-
chère, sur des pierres au bord du Vénéon, 900 ; : Le Dau-
phin, pierres dans la Romanche.
H. molle Dicks., st, — Au dessous du Jac Blanc.
4. Goulardi Schp., st. — A la base du glacier du lac.
. H. Richardsoni Mitt., cfr. — Bord d’un petit lac au
dessous du lac Blanc, 2300. Plante monoïque: ainsi que
_le fait remarquer M. Husnot (muscol. gallica), les feuilles
y Pos sont nerviées jusqu'aux 3/4.
M. trifarium Web. et M., st. — Un peu au dessous du
Tac Blanc, dans un marécage et dans la prairie de Brandes,
Hylocomium splendens Schp. cfr, — Bourg d'Oisans.
H. pyrenaicum Ldb., st. -- Lac Lauvitel.
_ Andrecæa alpestris SChp., cfr. — Massif des Grandes-
Rousses, 2200:
(A suivre.) A ï. HERO
/ a :
ULES Carpor. — Répertoire sphagnologique. Catalogue
Ip abétique de toutes les espèces et variétés du genre
Sphagnunt avec la synonymie, la bibliographie et la distri-
ution géographique, d’après les travaux les plus récents,
n Bulletin de la Société d'Histoire naturelle d'Autuo,
ome X. Tiré à part, 8°, 200. p. Décembre 1897. :
_ Sous ce titre, M. Cardot vient de publier un très impor"
ant Mémoire, appelé à renre 2 gens. services à De,
Bibliographie.
REVUE BRYOLOGIQUE LT
ceux qui s'occupent des Sphaignes. La multiplicité des
travaux bryologiques parus dans la seconde moitié du
siècle, et le nombre de plus en plus considérable de re-
cueils dans lesquels ils sont dispersés rendent très difficiles
et très pénibles aujourd’hui les recherches bibliographi-
ques sur les Mousses. Les travaux d'ensemble qui fixent
l’état à un moment donné de nos connaissances sur la
totalité ou sur une partie du groupe doivent donc toujours
être les bienvenus, que ce soient des monographies ou de
simples catalogues. Indépendamment de leur intérêt
scientifique, ils ont une importance pratique considérable,
en facilitant les recherches bibliographiques et.le classe-
ment des échantillons d’herbier:
M. Cardot à voulu faire pour les Sphaignes ce que
Jæger et Sauerbeck avaient essayé pour lensemble des
Mousses dans leur Adumbralio, ce qu’à son tour le.
général Paris a entrepris dans son /ndex bryologieus,
dont les derniers fascicules sont si impatiemmeul attendus.
Le genre Sphagnum, pour ses caractères si spéciaux, ses
limites si nettes et aussi les difficultés particulières de
son étude, qui l’ont fait négliger par la majorité des bryo-
logues, occupe une place à part parmi les Mousses, il.
semble done qu'il avait droit à un Répertoire spécial.
M. Cardot, par une série de travaux estimés sur les Sphai-
gnes, était tout préparé pour écrire cet ouvrage, et ils’en
est tiré à son honneur. : ue
L'Adumbratio mentionne seulement 82 espèces de
Sphaignes, et encore une vingtaine. desdites a. dû dispa-
raître à l’état de synonymes. Le nombre des espèces citées
par M. Cardot étant de 298 (1). En raison des divergences,
d'opinions des sphagnologues sur la délimitation des
espèces du genre, M. Cardot a cru bon d'adopter une
nomenclature unique, et celle qu'il a choisie est la nomen-
clature de M. Warnstorf « bien que ne partageant pas
entièrement les idées de celui-ci sur la question de l'es-
pèce ». Pour quelques espèces seulement, il a jugé préfé-
rable de s’en écarter, et il a toujours, en pareil cas, EXPOSÉ
les raisons qui l'y déterminaient. Le nombre et limporr
tance des travaux sphagnologiques de M. Warnstorf, qui.
embrassent les Sphaignes du monde entier, justifient ce
choix. Bien que ne partageant pas moi-meme toutes les
“idées de M. Warnstorf sur la limitation des espèces, non
plus que sur certaines questions de nomenclature, j'ap-
prouve absolument M. Cardot d’avoir dans la circonstance
fait taire parfois ses opinions personnelles, pour donner à
(1) Sont en outre mentionnés près .de 600 variétés, plus de 500 syno=
= bymes et environ 2,000 citations bibliographiques. :
REVUE BRYOLOGIQUE
son travail une unité plus grande. M. Cardot a en outre
cité en les marquant d'un astérisque, les espèces eX0-
tiques non étudiées par M. Warnstorf, et dont, par suite,
la valeur et la place restent ambiguës.
Les espèces sont disposées suivant l’ordre alphabétique,
le seul vraiment pratique pour les recherches ; mais à la
suite du nom de chaque espèce, est indiquée entre paren-
thèses, la section du genre à laquelle elle appartient.
M. Cardot a adopté le sectionnement de M. Warnstorf,
sauf que la section Cuspidata de ce dernier représente
pour M. Cardot quatre sections : Cuspidata, Macrophylla,
Sericea, Mollusca.
Chaque espèce porte un numéro d'ordre. Elle est signée
_ de l’auteur qui l’a nommée ou qui a précisé le sens dans
lequel doit être pris actuellement son nom. La date de la
création ou de la rectification — accompagne le nom de
l’auteur. L'article consacré à chaque espèce énumère
ensuite {ous les synonymes de l'espèce rangés par années,
avec renvois aux ouvrages ou aux périodiques dans
lesquels ont été publiés ces synonymes, et indication de la
pagination, des planches, figures, etc. C’est là en somme
une bibliographie complète pour chaque espèce et il faut
avoir fait soi-même de pareilles recherches pour com-
prendre quelle somme de temps et de patience elle a du
coûter à l’auteur, et aussi quelles facilités elle fournira aux
bryologues. Après la bibliographie, vient la distribution
géographique de l’espèce d’après les travaux les plus
récents et souvent d’après des renseignements inédits
transmis à l’auteur. Enfin, chaque article se termine par
la liste des variétés de l’espèce avec la synonymie de celles-
ci quand il y a lieu.
. Les synonymes, qui sont énumérés dans l’article par-
ticulier à chaque espèce, se retrouvent dans le cours de
l'ouvrage, à la place que leur assigne l’ordre alphabétique,
avec le renvoi à l’espèce à laquelle ils appartiennent et
_ avec la date de leur création. Plusieurs synonymes (S.
_cymbifolium, S. acutifolium) dont la signification a beau-
coup varié ont nécessité deux ou trois pages entières pour
être complètement tirés au clair.
_ Le catalogue des espèces et des synonymes est précédé
d’une longue bibliographie sphagnologique dans laguelle
_ sont cités tous les travaux parus depuis 1880, spécialement
consacrés au genre Sphagnum et les principaux ouvrages
descriptif dans lesquels ce genre est traité.
= Enfin l’analyse se termine par un Addenda, qui com-
plète la partie bibliographique et celle relative au cata-
logue, et tient compte de tous les travaux parus avant
_le 1er octobre 1897.
REVUE BRYOLOGIQUE
Des notes critiques originales sur des questions de no-
menclature, de synonymie ou de géographie botanique
donnent à l'ouvrage de M. Cardot une valeur scientifique
qui l’élève bien au-dessus d’un simple catalogue. Voici,
brièvement condensée, la matière de quelques-unes.
M. Russow a été mal inspiré en créant le nom de S.
intermedium (1894) pour une espèce de la section Cym-
bifolia, un S. intermedium Hffm. 1795 (— S. recurvum
P. B. 1805) existant déjà, qui peut à la rigueur être con-
servé. M. Cardotadopte pour cette espèce le nom de S.
centrale récemment créé par MM. Arnell et Jensen.
M. Cardot préfère le nom de S. laricinum R. Spruce à
celui plus ancien de S. contortum Schultze, bien qu’un
échantillon authentique ait permis d'identifier la plante
de ce dernier, Schultze n’ayant vraisemblablement pas eu
une idée bien nette de l’espèce. Pour les même raisons, il
_ conserve, d'accord cette fois avec M. Warnstorf, le nom de
S. molluscum Bruch 1825, malgré le nom plus ancien de
S. tenellum Ehr. mss. 1795; mais il rejette le nom de S.
compactum Brid. pour celui de S.rigidum Sch. Le nom
de $. tenellum V. Klingg. — qu'il adopte pourtant — est
certainement malheureux, puisqu'il existait antérieure-
ment un autre S. £enellum (Ehrh. mss.) encore souvent
cité; mais le nom le plus ancien appliqué à l'espèce,
S. rubellum Wils. 1855, ne convient guères à une Sphai-
gne qui possède autant de formes vertes ou pâles que de
formes rouges; M. Cardot se demande s'il ne serait pas
préférable de s'arrêter au nom de S. Wüilsoni Rœll 1886
ex p. (1). Le S. Warnstorfii Russ. 1887 — adopté par
M. Cardot — est postérieur au S. Warnstorfii Rœll 1886,
non admis par MM. Russow et Warnstorf; ce peut être
(4) Je ne suis pas complètement d'accord avec M. Cardot sur ce point,
cet, avee MM. Limpricht et Jensen, j'accepterais: volontiers le S. rubellum.
D'autres Sphaignes ne sont pas mieux nommées et les S. imbricalum,
Squarrosum, recurvum, Faro portent des noms qui ne s'appliquent
qu’à une partie — pour les derniers, à la minorité — des formes de l'es-
pèce. Je ne vois rien qui justifie le nom de S. molle. Le nom de S.
robuslum n’a de signifiation que par comparaison avec d'autres espèces
séparées de l'ancien acutifolium et encore les S. Girgensohni et quin-
quefarium, souvent le subnilens lui-même, ne lui cédent-ils guère en
vigueur. Le sens exact du mot recurvum, appliqué en 1805 par Palisot de
Beauvois à une Sphaigne de l'Amérique du Nord, retrouvée depuis abon-
damment en Europe, est, je crois, peu connu. Palisot de Beauvois à été
frappé de l'état fortement squarreux des feuilles raméales de l'échantillon
original. J'en possède un fragment authentique donné par l'auteur à LG.
Richard, qui ne laisse aucun doute sur l'interprétation du mot recurvum,
que confirme parfaitement le texte du Prodrome de l'Æthéogamie. Or
l'état squarreux des feuilles n’a absolument aucune valeur pour la carac-
téristique du S. recurvum, et, bien qu'il ne soit pas rare, il est loin de
se montrer dans la moyenne des cas.
84 REVUE BRYOLOGIQUE
là une source de conflits. Le $S. Russowii Warnst. 1888
devient le S. robustum Rœll 1886 ext., créé conformément
aux lois de la nomenclature, bien que M. Rœll lui-même
ait cru devoir l’abandonner plus tard pour le nom de $.
Russorwii.
M. Bescherelle, dans sa Flore bryologique des Antilles
(1876), a nommé S. Antillarum une -plante recueillie à la
Guadeloupe par divers collecteurs. M. Warnstorf, ayant
trouvé ultérieurement dans l'herbier de Kew une Sphai-
gne rapportée de la Trinitad pur!/Krueger et étiquetée par
Schimper S. Antillarum, a cru devoir laisser à cette der-
nière espèce le nom de S. Antillarum Sch. mss. ; par suite
ila imposé à la plante de la Guadeloupe (S. Antillarum
_ Besch.) le nom nouveau de $S. Lesueurii. € Cest à mon
avis, .dit M. Cardot, un procédé absolument abusif : un
nomen nudum ne peut en aucun cas prévaloir contre une
autre dénomination accompagnée d’une description; à
plus forte raison quand ce nomen nudum est resté manus-
crit, comme c’est le cas pour le S. Antillarum Sch. ; il
n’a même pas alors de date certaine. Si l’on admettait le
_ changement de nom opéré par M. Warnstorf, il faudrait,
pour être logique, appliquer ce procédé à nombre d’autres
espèces.…, » Je partage entièremeut l'avis de M. Cardot.
Dans la circonstance, le procédé rigoureusement appliqué,
amènerait un bien curieux résultat. Je possède dans mon
berbier un échantillon du S. Antillarum Besch. récolté
vers 1780, par L. C. Richard à la Guadeloupe et étiquetè —
certainement avant 1830 — de la main de Walker-Arnolt :
€ S. obtusifolium, » Ge dernier nom étant actuellement
disponible, le S. Antillarum Besch. non Warnst. (S.
… Lesueuri Warnst.) s’appellerait donc finalement S. obtu-
_sifolium Walk.-Arn, mss., ce qui serait w#n comble pour
une espèce de la section Acutifolia. Comme conséquence,
M. Cardot a dû chercher un nom nouveau pour le S. An-
tillarum Sch. mss. ; il appelle S. Gruegeri, du nom du
collecteur, en constatant avec satisfaction que c’est le seul
_nom nouveau qu’il ait dû créer au cours de son travail.
: Dans une note à propos du S$. ericetorum Brid. de la
= Réunion, M. Cardot dit : « Le S. condensatum Brid., qui
appartient peut-être au S. ericeterum, provient également
de la Réunion, où il a été récolté par Commerson. » Cette
. Sphaigne a bien été recueillie par Commerson, mais dans
_ le détroit de Magellan et non à la Réunion. Bridel qui est
e l'auteur de cette indication erronée dans l'habitat, fait la
rectification page 3 du Mantissa Muscorum. Un échantil-
lon conservé au Muséum de Parisavec le S. Magellanicum
_ Brid. également recueilli par Commerson, montre que ces
_ deux noms doivent rentrer dans la synonymie du S. me-
REVUE BRYOLOGIQUE De à
dium, à moins que l'idée par trop grotesque ne vienne à
quelqu'un de faire valoir leurs droits à la priorité. ;
Je me bornerai là, ne voulant pas allonger outre mesure
ce compte-rendu ; mais je crois intéresser les lecteurs de
la Revue bryologique, en extrayant de l'ouvrage de M. Car-
dot la liste des espèces européennes avec les noms qu'elles
y portent. Je dispose ces espèces suivant leurs sections
naturelles et fais précéder d’un astérisque le nom de celles
qui existent en France.
Sphagna cymbifolia : S. centrale Arnell et Jensen 1896,
S. cymbifolium (Hedw. 1782) Warnst. 1895, 5. degenerans
Warnst. 1889, S. imbricatum Hornsch. ( ) Russ. 1885,
S. medium Limpr. 1881, S. papillosum Lindb. 1872,
S. turfaceum Warnst. 1896.
S. acutifolia : S. aculifolium (Ehrh, 1788) Russ. et
Warnst.1888, S. fimbriatum Wils. 1855, S. fuscum Klingg.
1872, S. Girgensohni Russ. 1865, S. molle Sull. 1846,
S. quinquefarium Waxnst. 1886, S. robuslum RϾll 1886
extens., S. subnitens Russ. et Warnst. 1888, S. tenellum.
Klingg. 1872, S. Warnstorfii Russ. 1887. es
S. cuspidata : S. cuspidatum (Ehrh. 1791) Russ. et
Warnst. 1889, S. Dusenii Jensen 1888, S. Lindbergii Sch._
1858, S. obtusum Warnst. 1877 ex p. Russ. 1889, S. recur-
vum (P. B. 1805) Russ. et Warnst. 1889, S. riparium
Aongstr. 1864, S. Zickendrathii Warnst. 1895.
S. mollusca : S. #olluscum Bruch 1835.
S. squarrosa : S. squarrosum Pers. 1800 ; S. {eres
Aongstr. 1861.
S. truncata : S. Aongstroemii Hartm. 1858.
S. polyclada : S. Wulfianum Girgens. 1860.
S. rigida : $. rigidum Sch. 1858. 3
S. subsecunda : S. crassicladum Warnst. 1889, S. inun-.
datiun Russ. 1894 ex p. Warnstorf 1895, S. laricinum Rs:
Spruce 1847, S. obesum Warnst. 1890, S. platyphytllum
Sulliv. 1868, Warnst. 1884, S. Pylaiei Brid. 1896, S. rufes-
cens Nees et Hornsch.1893, Warnst. 1888, S. subsecundum
(Nees 1819) Limpr. 1885. A FE,
M. Cardot cite encore, et d’après moi-même, parmi les
espèces européennes le S. {enerum Warnst. J'ai en effet
récolté dans la forêt de Fontainebleau, en 1892 et signalé à
_ la Société botanique de France, une Sphaigne dans laquelle
M. Warnstorf, à qui je l’avais soumise, avait Cru reconnaitre
le S fenerum de l'Amérique du Nord. Ce n'est malheu-
reusement qu’une forme à feuilles caulinaires richement
fibrillées du S. acutifolium (Ehrh.) Russ. et Warnst. Le
S. tenerum est donc une espèce à rayer de la flore
d'Europe. oc tie
J'ai loué, comme il convient, M. Cardot; je crois juste
REVUE BRYOLOGIQUE
_ d'adresser également mes éloges à la Société d'Histoire
naturelle d’Autun qui a édité l'ouvrage. L’étendue de
celui-ci, la correction du texte, la variété de la Composition
typographique ont assurément nécessité des sacrifices
toujours lourds pour le budget d’une Société. La Société
_ d'Histoise naturelle d’Autun, qui s’est déjà signalée par
d'importantes publications, est une des plus vaillantes
parmi celles qui, en France, luttent pour la décentrali-
sation scientifique.
FERNAND CAMUS.
LS. CHeney. — North-american species of Amblyste-
gum (1) (Botanical Gazette, XXIV, n° 4, 1897). — Le genre
_Amblysteqium, déjà très litigieux en Europe, est particu-
lièrement scabreux en Amérique, et l’on doit savoir gré à
M. Cheney d’avoir eu le courage d'entreprendre cette diffi-
__ cile étude et le féliciter de lavoir menée à bonne fin.
_ Les idées de l’auteur sont résolument synthétiques et il
_ faut reconnaître que dans un genre à espèces aussi poly-
_morphes, la synthèse est probablement la méthode la plus
sage et la plus pratique.
Aucune des espèces décrites dans ces dernières années
_ n’est maintenue. Une des suppressions les plus importan-
_Les est celle de lAmblysteqium orthocladon. Par examen
d'un échantillon authentique de Hypnum orthocladon
_ Pal. Beauv., l’auteur a reconnu que l’espèce de Palisot est
du 1. fluvatile ; et tout ce que les bryologues modernes
_ ont appelé fypnum ou Amblystegium orthocladon ne
_ parait pas à M. Cheney autre chose que de simples formes
_de PA. varium.
_ Les espèces admises, au nombre de 16 seulement, sont
décrites avec un luxe de détails tout à fait inusité. — La
_ Structure anatomique de la tige, du pédicelle et de la cap-
_sule y est étudiée avec le plus grand soin. L'auteur ne se
contente pas de donner les mensurations des cellules du
tissu foliaire, comme on le fait généralement : il indique
également le diamètre de la tige, de la nervure et du pédi-
celle, ainsi que les dimensions des cellules de l’exothèque.
La synonymie et la bibliographie sont indiquées d’une
façon complète.
Trois planches, dont deux doubles, représentent la forme
et les détails du tissu des feuilles des différentes espèces.
JM. HOoLziINGER.— On some mosses at high altitudes.—
On the genus Coscinodon in Minnesota. (Minnesota botanical
+
=. (1) Les comptes-re dus des publications sur l'Amérique du Nord, publiés
dans cette Revue, sont faits par M. Cardot. “e
REVUE BRYOLOGIQUE |
studies, 1897, IX, part. X et XI).—Dans le premier de ces
mémoires, M. Holzinger nous donne une intéressante liste
de 19 espèces de mousses récoltées à l'altitude considé-
rable de 12,500 à 14,000 pieds, sur le pic de Pike, dans le
Colorado. Il est à remarquer que la plupart de ces mousses
ne sont guère que des espèces subalpines. Geci confirme le
fait, déja mis en évidence par tout ce que nous conpais-
sons de la flore bryologique de cette région, que la zone
alpine présente une très faible extension dans les Ro-
cheuses du Colorado. La limite supérieure des différentes
zones y est reportée très haut, ce qui doit être évidemment
attribué à la sécheresse du climat.
Dans le second mémoire, M. Holzinger étudie avec beau-
coup de soin les différentes formes de Coscinodon qui se
rencontrent dans le Minnesota. Elles appartiennent à deux
espèces : C. Raui Aust. (auquel il faut décidément réunir
C. Renauldi Card.), et C. Wrightii Sulliv. L'auteur
établit une variété nouvelle pour cette derniére espèce
(var. brevis). Une bonne planche donne les caractères dis-
ünctifs des deux espèces.
À. J. GRouT. — À revision of the north-american 1s0-
theciaceae and Brachythecia (Memoirs of the Torrey
botanical Club, vol. VI, n° 2, 1897). — Les bryologues
américains sont résolument entrés dans la voie féconde
des études monographiques. Après Mme E. G. Britton, qui
a donné l'exemple en publiant une série d’études critiques
sur différents genres, voici M. Grout qui marche sur ses
traces, en nous donnant une bonne révision des Isothé-
Ciacées et des Brachythecium de l'Amérique du Nord.
L'auteur comprend dans la famille des Isothéciacées les
genres Entodon C. Müll. (incl. Platygyrium Sch.), Pylai-
Siella Kindb.(—Pylaisia B.S.), Holmgrenia Lindb.(=0r-
thothecium Sch.), et Climacium W.et M. Le genre /so-
thecium n’est pas représenté dans l'Amérique du Nord,
M. Grout restreignant ce genre à l’/. myurum Brid., et en
Séparant les espèces du groupe de l'£. myosuroides, ainsi
que lJ. Brewerianum. 11 place aussi, et avec raison, le
genre Homalothecium dans une autre famille, à côté du
genre Camplothecium, dont on ne peut le séparer. Le
Climacium ruthenicum Lindb. est également exclu de la
famille.
Au point de vue de la nomenclature, on peut se demander
si le Changement de Pylaïsia en Pylaisiella est bien jus-
tifié. Pour notre part, nous ne le pensons pas. M. Grout
explique que le nom générique de Pylaisia fut créé par
Desvaux en 1814, mais que le spécimen sur lequel ce genre
fut fondé n’est qu’une forme appauvrie du Hypnum den-
38 ‘ En REVUE BRYOLOGIQUE
ticulatum L.; que, par suite, Bruch et Schimper ont créé
un homonyme, en se servant postérieurement du même
nom pour désigner le Hypnum polyanthos Schreb. À quoi
on peut répcndre que le genre de Desvaux étant devenu
caduc, et n’ayant même jamais été admis, la dénomination
de Bruch et Schimper est parfaitement valable. (Lois de la
nomenclature de 1867, art. 28, paragr. 9). Nous ferons
remarquer, en outre, que la dénomination de Pylaisiella
n'a été proposée par M. Kindberg que pour les seuls
Pylaisia velutina et subdenticulata, à Vexclusion des
autres espèces, et que, par conséquent, si l’on voulait
_Padopter pour tout le genre, il faudrait écrire : Pylai-
siella Kindb. extens.) Grout. Mais, nous le répétons, nous
ne voyons pas de raison valable pour faire abandonner le
nom de Pylaisia B.S. re
M. Grout entend l'espèce d’uné façon assez large, ce qui
l’amène à opérer un grand nombre de réductions. C’est
ainsi qu’il réunit le Pylaisia heteromalla B. S.au P.
polyantha; Y'Hypnum œdipodium Mitt. et VA. curtum
Lindb. au Brachythecium Starkei; VHypnum Fendleri
Sulliv. etle Brachythecium Hillebrandi Lesq. au Brach.
collinum. Sur 26 des espèces décrites par M. Kindberg,
une vingtaine sont totalement supprimées et deux réduites
au rang de variétés. — Une suppression à signaler parti-
culièrement est celle du Leskea larifolia Mook., que l'on
classait jusqu'ici dans le genre Clae podium, et qui, d’après
examen d’un échantillon authentique fait par M. Grout,
par M. Best et par M° Britton, ne serait pas autre chose
_ que le Brachythecium reflexum.
__ On trouve dans le mémoire de M. Grout la description
de deux espèces nouvelles: Brachythecium Leiberqii
_ Grout, allié aux B. erythorrhizon et velutinum, et B.
_flexicaule Ren. et Card., du groupe Salebrosum.
G. N. BEST. — Revision of the Claopodiums (Bull. of the
Torrey botanical Club, XXIV, n° 9, 1897), — M. Best, à qui
nous devons déjà une bonne révision des Thuidium de
_lAmérique du Nord, vient de nous donner l'étude du
_ Sroupe voisin C/aopodium. Ce genre comprend quatre
espèces : C. Whippleanum (Sulliv.), C. leuconeurum
_ (Sulliv. et Lesq.), C. crispifolium (Hook.) et C. Bolan-
_ deri Best, sp. nova. Ce dernier a été confondu jusquici
L
avec le C. crispifolium, mais il en est bien distinct par les
cellules du tissu foliaire portant chacune plusieurs
_ Papilles. Il présente la même dispersion que l’espèce
Voisine. |
: T. W. NayLor BECKETT. — On new-zealand Mosses.
(Trans. of the New-Zeal. Institute, XXIX, 1896). — Des-
REVUE BRYOLOGIQUE Re
criptions de plusieurs espèces nouvelles on récemment
constatées en Nouvelle-Zélande. Trois planches représen-
tent Mniobryum tasmanicum. Tortula Petriei et Zygo-
don mucronatus. |
ROBERT BROWN.— New-Zealand Musci. Genres Dicra-
num, Campylopus et Trichostomum. (Trans. of the New-
Zeal. Institute, XXIX, 1896). — L'auteur indique 26 Dicra
nuiu, dont 18 sont décrits comme espèces nouvelles, 20
Campylopus, dont 15 nouveaux et 25 Trichostomum,
dont?l, nouveaux. Tontes les espèces nouvelles sont figurées
sur 15 planches. Il est regrettable que l’auteur ne tienne
Pas suffisamment compte, en nommant ses espèces nou-
velles, de celles qui existent déjà ; c’est ainsi, par exemple,
qu’il établit un Dicranum fulvum et un D. debilum,
ignorant sans doute qu'il existe depuis longtemps un 1).
fuloum Hook., eu ropéen et américain, et un D. debile Hook.
Fil. et Wils., de l'Amérique du Nord. — Les genres sont
pris sensu lato, Dicranum renfermant les Dicranella, et
Trichostomum les Leptotrichum (Ditrichum).
G. MuELLER. — Synopsis generis Harrisonia. (Oesterr.
bot. Zeitschrift, 1897) — Dans cet intéressant travail, Pil-
lustre bryologue de Halle divise le genre Harrisonia en six
groupes, d’après la forme et la denticulation du sommet
des feuilles. Les espèces décrites sont au nombre de 26,
dont 17 nouvelles. C’est le Brésil qui est la véritable patrie
du genre : sur 18 espèces actuellement signalées dans
l’'Amérique du Sud, 49 sont brésiliennes. On connaît 6
espèces de l'Afrique australe et 2 d’Océanie.
J. CARDOT.
Bryum (Eucladodium) malangense
Kaurin et Arnell n. sp.
Autoicum, sat dense caespitosum, humile, fructiferum
1,5-2 cm. altum, inferne fusco-luteum, superne obscure
viride. Caulis brevis, 0,25-0,5 cm. longus, ramosus, ramis
Circiter 0,5 cm. longis, inferne modo tomento radiculoso
Sal parco vestitis, superne foliis accrescentibus obtectis.
Foliagemmiformiter approximata velapicem versus accres-
centia, sicca appressa, haud torta, sat late ovala, concava,
ad cuspidem brevem, saepe sed non semper ab nervo for-
Matam attenuata, margine modo interdum reflexo, integro,
limbo effigurato nullo et modo cellulis paullulum angus-
tioribus indicato ; nervus sat validus, luteus, in cuspidem
brevem excurrens vel infra cuspidem se dissolvens ; cel-
Tri __ REVUE BRYOLOGIQUE
lulae basilares paucae rubrae, caeterae hyalinae, inferiores
rectangulares, superiores rhomboidales, membranis tenui-
bus hyalinis vel luteolis; folia ramulina angustiora et
suprema sat longe cuspidata, cellulis granulis chlorophyl-
liferis sat numerosis opacis. Flores masculi in ramis
brevibus et gemmiformibus sub paerichaetio exeuntibus
terminales, antheridiis pallide rubris, paraphysibus pal-
lide luteotis. Sela circiter 1 cm. longa, crassa, pallide
rubra, nitidula. T'heca inclinata-cernua, pyriforme, luteo-
rubra, collo ruguloso et curvato sporogonio parum bre-
viore at multo angustiore, sporogonio regulari, late ovali,
sub ore non contracto ; cellulae exothecii marginales in
duabus seriebus perangustae, deinde in circiter 5 serie-
bus quadratae, ceterae, rectangulares-quadratae, mem-
branis sat crassis luteis. Operculum thecae concolor ,
nitidulum, sat alte convexum et apiculo brevi et obtuso
coronatum. Peristomii dentes externi circiter 13-articulati,
lutei, anguste limbati, margine sat irregulariter formato,
dorso sat opace papilluloso, linea media angulata curvata
ut et lineis transversalibus sat distincte papillosis ut et
apice hyalino, lamellis ventralibus Eucladodiorum ; mem-
brana interna libera, pallide lutea, vix papillosa, proces-
sibus sat angustis, in apice sat grosse papillosis, carinatis,
inferne fenestris irregulariter formatis, vulgo ovatis,
superne rimis angustis pertusis ; cilia rudimentaria.
Sporae 0,026 mm. opace virides, haud papillosae.
_Hab. — In fissuris rupis schisiosae insulae Maester-
viksoe poroeciae Malangen Norvegiae borealis, ubi cum
fructibus pro maxima parte deoperculatis in regione sub-
sylvatica 17 julio 1891 ipse legi.
Species Br. autoico similis et pro certo valde affinis, sed
foliis brevicuspidatis, textura foliorum, operculo sat
alte convexum, dentibus peristomii externi minus obscure
papillosis, membrana interna libera, processibus latioribus
et inferne latius pertusis, sporis minoribus, viridibus et
vix papillosis, etc., diversa.
2 H. W. ARNELL.
Gefle (Sweden), 30 December 1897.
Erratn du n° 1
Page 11, lire: Pseud. Artariae au lieu de P. Artariaei.
» 12, 1. 2 : triangulaire — rectangulaire.
_» 13, 118: distinetif : — distinct.
_ Caen, — Imp.-Pap. E. LANIER, 4 et 8, rue Guillaume. — 722
N° 3 25 ANNÉE 1808
on
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois :
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Demande de renseignements pour l’Index bryologicus. Paris. — Sur le
genre Nadeaudia. BEscuereLLe.— Encore sur Porella. À. LE Jouis.—
Quelques Brya de l'Asie Centrale. Paiisert, — Bibliographie. LE Jouis,
Husxor. — Nouvelles.
Index bryologicus
L’impression de l’Index bryologicus touche à sa fin. Il
faut donc se préoccuper dès à présent du Supplément.
Il sera considérable, On a pu relever dans les fascicules
IT et III, et on relèvera encore bien: plus dans le dernier
l'indication de nombreux mémoires, dus pour la plus grande
partie à MM. Brotherus et K. Müller, et dont les espèces
appartenant aux genresqui n’avaient pas encore paru dans
les fascicules antérieurs ont seuls pu être mentionnés. De
plus, MM. Brotherus et Gepp, du British Museum, ont eu
l’extrème obligeance de compulser à mon intention cer-
tains périodiques australiens, néozélandais et tasmaniens
peu répandus en Europe qui leur ont fourni de nom-
breuses espèces de Colenso, Hampe, de MM. K. Müller,
Robert Brown, etc.; énfin le magistral ouvrage de M. Lim-
pricht, qui, sous le titre de Laubmoose Deutschlands,
touche en réalité à presque toutes celles de l'Europe, non
seulement renferme de très nombreuses variétés et beau-
coup d’espèces nouvelles, mais encore modifie pour quel-
ques-unes de ces dernières, surtout parmi les Hypnacées,
l'opinion que l'absence d'échantillons suffisants avait
amené Schimper à s’en faire et à formuler dans la 2° édi-
tion de son Synopsis.
J’ai déjà près de 2000 espèces pour le Supplément et ce
chiffre s’accroîtra naturellement encore avant que-les pre-
mières feuilles en soient livrées à l'impression. L’/adex en
renferme à peu près 12000; de sorte que l’on peut tabler
sur 15000 espèces (?) environ, c’est-à-dire 3000 de plus que
je n’avais cru pouvoir en annoncer dans ma préface.
Je fais donc un dernier et pressant appel aux bryolo-
_Sues de tous pays pour que, dans leur intérêt réciproque,
3
REVUE BRYOLOGIQUE
ils me signalent, sans perdre de temps toutes les erreurs
ou omissions qu'ils peuvent avoir relevées dans l’Index.
Des années se passeront évidemment avant que l’on ait les
matériaux d’un nouveau Supplément assez considérable
pour que l’on en entreprenne la publication, et dont mon
âge m'interdit de songer à être l’auteur. Trouverai-je d’ail-
leurs un successeur dans un travail aussi ingrat, aussi
absorbant, et que je n’eûsse certes jamais entrepris Si
j'avais prévu toutes les peines qu’il m’a données, toutes les
heures qu’il m’a coûtées. Il serait donc bien regrettable
que, par suite de l'indifférence de nos confrères, l’Index
ne soit pas, lorsque paraîtront les dernières feuilles du
Supplément, aussi complet et aussi parfait qu'il est pos-
sible à une œuvre humaine de l’être. En somme, ce n’est
pas pour moi que j'ai travaillé.
Dinard, Mars 1898.
Ga! PARIS.
SUR LE GENRE Nadeaudia Besch.
Dans le 4 numéro de la Revue Bryologique de cette
année, j'ai publié la diagnose d’un nouveau genre de
mousses (le g. Nadeaudia) fondé sur une espèce récoltée
à Tahiti par M. le D' Nadeaud. Cette mousse me paraissait
en effet ne pouvoir rentrer dans aucun des genres COnnus-
Par son port elle se rapproche du Schistostega osmun-
dacea, par ses feuilles latérales elle rappelle certains Hy-
menodon, par ses feuilles dorsales plus petites que ses
feuilles latérales, elle a de l’analogie avec les Hypoptéri-
giées et surtout avec les petites espèces de Cyathophorum
de la Malaisie. J'avais cherché dans le voisinage de ces
mousses s’il n'y avait pas un genre dans lequel je pourrais
placer ma plante de Tahiti ; mais ne trouvant rien, je me
décidai à en faire le type d’un nonveau genre.
Ces jours derniers, en intercalant dans mon herbier une
collection de mousses de la Nouvelle-Zélande, je fus sur-
pris d'y rencontrer une petite espèce se rapprochant beau-
coup, comme port, de mon Nadeaudia. Je veux parler du
Calomnion lætum Hook, f.et Wils. qui vient également
__ par tiges isolées sur le tronc des fougères arborescentes.
Le genre Calomnion est rangé par Jaeger et Sauerbeck
(Adumbratio musc., Suppl. 1, tome IH, p. 713). dans la
famille des Mniées etcomme mon herbier est classé d’après
cet ouvrage, modifié par ledit Supplément, je ne serais
jamais allé le chercher dans le voisinage des Mniées. Ces
<=
REVUE BRYOLOGIQUE 43
auteurs auraient mieux fait de lui conserver la place qu'ils
lui avaient donnée à la page 53 du tome Iloù il formait
alors le type de la tribu des Calomniacées et de la famille
des Calomniées et se trouvait à la suite de la tribu des
Schistostégacées.
Quoiqu'il en soit, le g. Nadeaudia doit passer à l’état
de synonyme et, comme le Calomnion lætum Hook, f. et
Wils. de la Nouvelle-Zélande et le C. denticulatum Mitt.
des îles Samoa ont également le port du Schistostega,
le Nadeaudia schistostegiella deviendra le Calomnion
Nadeaudii Besch.
4 Avril 1898.
EM. BESCHERELLE.
ENCORE sur Porella
Conséquemment à mes remarques sur Porella (1), ce
nom ressuscité par Lindberg avait été généralement aban-
donné, et Madotheca était repris par d’éminents hépati-
cologues, entre autres par MM. Stephani, Massalongo et
Schiffner. La question semblait donc définitivement réso-
lue, lorsque, en novembre 1897, a paru un travail de
M. Marshall A. Howe, intitulé « The North American
Species of Porella » (2). Etant quelque peu critiqué dans
ce mémoire, j'adressai une note au Bulletin du Torrey
Club, dont l'éditeur actuel, M. L.-M. Underwood, voulut
bien m’informer qu'il avait invité M. Howe à défendre son
opinion et que les deux articles venaient d'être imprimés
ensemble dans le numéro de février 1898. En même temps
M. Underwood prenait la précaution de m'avertir que par
là le dernier mot sur Porella était dit pour l'Amérique :
« I feel that we may consider so far as America 1$ COn-
cerned that the last word has been said with regard to the
name Porella. » su
Cette déclaration m’enlevant toute possibilité de ré-
pondre à M. Howe en Amérique, je crois devoir exposer
l’état actuel de la question dans la Revue Bryologique,
recueil jouissant d’une publicité étendue et toute spéciale;
et comme la langue anglaise y est admise, Je reproduirai
ma note, afin qu’elle parvienne à la connaissance de tous
les hépaticologues.
(4) Du nom de genre Porella (Atti del Congresso botanico internazionale
di Genova 4892, p. 260; Revue Bryologique, 1892, p. 97). — Remarques
sur la nomenclature hépaticologique (Mém. Soc. Sc. nat. et math., Gher-
bourg, XXIX, 1894, p. 142).
(2) Bulletin of the Torrey Botanical Club, XXIV, n° 11, 1897, p. 512.
Re Le Le REVUE BRYOLOGIQUE
Porella once more, by Auguste Le Jolis (1)
Mr. Marshall A. Howe having been s0 courteous as to send
me a copy of his recent paper on « The North American
Species of Porella », reprinted from the BULLETIN OF THE
Torrex Boranicaz CLus, November, 1897, in which I am some
_ what criticised, I beg leave to present a brief reply in the
same BULLETIN. :
In his paper, Mr. Marshall A. Howe concludes, from the
_ identification of the specimen in the Dillenian herbarium,
that the name Porella must « stand as the name of the
enus. » I cannot agree with such a deduction. If, owing to
that identification, the specific question has long ago been
resolved, the generic question is quite another thing, and it
stands thus : [s the Dillenian lycopodiaceous genus Porella a
previous equivalent to the modern genus Madotheca ? Is its
generic character the true generic character of Madotheca ?
That is the question.
Dillen has established his genus on « naked antheraceous
capsules, without operculum or pedicel, dehiscing by several
_whence the name Porella. Consequently, any plant which
does not bear such capsules, with several ‘farinaceous pores;
cannot be entered in the genus Porella nor can be entitled to
bear that significant name Porella.
It is to be considered that Dillen, after ranging his Porella
among the lycopods, describes and figures another s ecimen
of the same species in his genus « Lichenastrum » (= Jun-
germannia), under the name « Lichenastrum filicinum pen
natum »(Hist. Musc., 495, pl. 71, f. 25), the specimen of
which, in the Dillenian herbarium, according to the opinion
the same species as the specimen of « Porella pinnata. » In
is the expression of such a gross blunder cannot stand as
the name of a modern scientific genus.
what misunderstood my papers on Porella, for J have never
written « that Dickson considered his Jungermannia Porella
to be different from the Porella of Dillenius » ; on the con-
_trary, I have said that Dickson, having compared his Jun-
the two plants were alike. F
I may also give notice that my own copy of « Dillenii His-
__ toria Muscorum » is the editio princeps of 1741, and that
_ Ihave not seen the reprints of 1763 and 48114, to which
Mr. Marshall A. Howe has only had access ; Lam then igno”
rant if those reprints or reproductions of the plates are quite
identical with the standard original edition.
= (4) Bulletin of the Torrey Botanical Club, XXV, Febr.. 1898, p. 95.
pores through the sides, and emitting a farinaceous powder »,
ofS. O. Lindberg and Prof. S. H. Vines, certainly belongs to
fact, Porella was a mere blunder of Dillen, and a name which
[ may add that Mr. Marshall À. Howe seems to have some-
germannia with the specimen of Dillen, did find out that 2
REVUE BRYOLOGIQUE 45
As to the expression « Porella pinnata L. »,it seems most
unreasonable thus to point out Linné as the author of the
genus and species, when he himself declares that he has
never seen the plant, gives no description of it, and quotes
only the Dillenian name, affixing to it the sign +, meaning
that the plant is thoroughly unknown to him.
Cherbourg, January 9, 1898.
A la suite de cette note, et sous le même titre, est im-
primée (pp. 96-103) une longue réponse de M. Howe, dans
laquelle, reconnaissant d’abord que mes objections contre
l'emploi du nom Porella sont conformes au Code parisien,
il s'appuie, pour justifier le maintien de ce nom, sur le
Code de Rochester, lequel est sur certains points en con-
_ tradiction formelle avec les Lois de 1867. Il convient donc
d'examiner quelle autorité peut avoir Ce nouveau Code
américain.
En août 1899, le Comité botanique de l’Association amé-
ricaine pour l'avancement des sciences, réunie à Rochester,
tout en admettant en général les Lois votées par le Congrès
de Paris, formula quelques nouvelles règles absolument
contraires à l'esprit comme au texte de ces Lois. Le
délégué de l'Association américaine, M. L.-M. Under-
wood, traversa l'Atlantique pour venir présenter officielle-
ment le Code de Rochester au Congrès botanique interna.
tional de Gênes, et dans la séance du 6 septembre 1892,
ouverte sous la présidence de M. G. Vasey, délégué de
lInstitution Smithsonienne, il a exposé et commenté les
articles de ce nouveau Code. Mais, ainsi qu’on peut le
voir dans les procès-verbaux des séances du Congrès (1),
sa proposition n’a été appuyée par personne, et tout au
contraire, quelques instants après et dans la même séance,
le Congrès a voté à l'unanimité la règle suivante :
« Les nomina nuda et seminuda seront rejetés », règle
absolument opposée à l’article V du Code de Rochester,
d’après lequel, pour établir la priorité d'un genre, il suffit :
de la publication du nom de ce genre avec la citation d'une
ou de plusieurs espèces antérieurement publiées, avec ou
sans diagnose. — Ce Code américain, étant en complet
désaccord avec le Code de Paris ainsi qu'avec les Règles de
Berlin, et ayant été repoussé par le Congrès international
de Gênes, est donc dénué de toute autorité légale ; même
en Angleterre on n’y a aucun égard, € The Rochester Rules
are entirely disregarded in this country », M écrivait der-
niérement un savant botaniste anglais.
a) Atti del Congresso hotanico internazionale di Genova 1892. pp. 113-
“46 REVUE BRYOLOGIQUE
Or, c’est sur ce Code privé et schismatique que M. Howe
se base pour motiver l’adoptiun de Porella ; son argumen-
tation tombe devant les Lois votées par les Congrès inter-
nationaux de 1867 et 1892, qui seules jusqu'à présent sont
orthodoxes.
M. Howe, il est vrai, prétend que « Porella pinnata L. »
n’est pas un « nomen nudum », puisque Linné a cité la figure
et la description de Dillen et lui a donné une place parmi
ses genres et ses espèces, et comme exemple il invoque
Targionia hypophylla L., dont Linné n’a donné non plus
aucune diagnose et qui cependant est employé par tous les
hépaticologues. Cette assimilation n’est pas exacte, car les
deux cas ne sont nullement semblables. — Le genre Tar-
gionia avait été parfaitement constitué par Micheli, et
l’espèce était connue depuis près de deux siècles ; Linné
a donc pu croire inutile d'en donner une diagnose et s’est
contenté de l'identifier par les synonymes de Micheli,
C. Bauhin, Buxbaum et Colonna; d’ailleurs, si Targionia
hypophylla est chez Linné un « nomen nudum », il n’a
pas tardé à cesser de l’être, et il n’a jamais été en concur-
rence avec un autre nom; enfin Linné lui a donné une
place correcte entre ses genres Jungermannia et Mar-
chantia. — Tout au contraire, le Porella de Dillen était
complètement inconnu du temps de Linné et l’a été long-
temps encore après lui (« Genus soli notum Dillenio »
disait A.-L. de Jussieu en 1789); c'est pourquoi Linné a
pris soin de dégager sa responsabilité en lui appliquant le
signe spécial +; autant qu’il pouvait en juger d’après
Dillen, il l’a placé à la suite de son genre Lycopodium,
c’est-à-dire dans une de ses grandes classestoute autre que
celle qui renferme les Hépatiques ; et s’il avait pu y SOuP-
çonner une Jungermanniée, assurément il aurait aboli le
genre Porella, pour le faire entrer, comme simple espèce,
dans son grand genre Jungermannia, qui englobe les
Lichenastrum de Dillen et les Muscoides de Micheli.
À propos de ce dernier genre, il convient de rappeler la
façon, vraiment remarquable pour son époque, dont
Micheli a figuré, non seulement les fruits exserts, mais
de plus les rameaux anthéridifères, les anthéridies elles-
mêmes, et aussi les amphigastres, caractère qui lui a fait
séparer Muscoides de Jungermannia. Ce genre Muscoides
se composait de six espèces (réparties en trois sections)
_dont les trois premières sont les Madotheca lævigala et
pyphulia ; la quatrième et la cinquième sont les Frul-
ania dilatata et tamarisci, et la sixième, formant la troi-
sième section, estle Pleuroschisma trilobatum. Dillen a
_cité les synonymes de Micheli en faisant entrer les six
espèces dans son genre Lichenastrum, qui correspond au
#
A Dr. HE
Fe
REVUE BRYOLOGIQUE Ê “47
Jungermannia de Linné; comment se fait-il qu’il n’ait
pas reconnu un Muscoides dans la plante qu'il a appelée
Porella, et quelle aberration a donc été la sienne? Du reste,
ce n’est pas la seule qu’on ait à lui reprocher, et Bridel a
pu dire avec raison : « Præterea fatendum, hunc magnum
muscorum investigatorem aliquando in suis iconibus
potius elegantiæ quam veritati studuisse. » (Musc. rec., IE,
p. I, p. 136).
Même pour les adhérents au Code de Rochester, l’art. V
de ce Code ne peut s'appliquer au cas de Porella; car, par
espèces publiées antérieurement « previously published
species », on doit nécessairement entendre des espèces
connues ou décrites de façon qu’on puisse les reconnaître.
Or, le « Porella pinnis obtusis » caractérisé par des cap-
sules à pores farineux, est une chose absolument fantas-
tique, n’ayant aucune existence réelle dans la nature, par
conséquent radicalement nulle et qui ne peut constituer
une véritable espèce: d’où il s’en suit que le « Porella
pinnata Lin. » est encore moins qu’un € nomen seminu-
dum », c’est une nullité. Si, cinquante-six ans après Dillen
et quarante-quatre ans après Linné, un échantillon trouvé
dans l’herbier d'Oxford a appris pour la première fois ce
qu'était Porella, ce fait n’est pas de nature à légitimer
l'espèce : c’est un simple document historique qui permet
seulement d'apprécier la grossière et incompréhensible
erreur de Dillen.
Pour réfuter l’objection faite au nom Porella en vertu
_ du $ 3 de l’article 60 des Lois de 1867, c’est-à-dire que ce
nom « exprime un caractère positivement faux » et pour
ce motif doit être rejeté, M. Howe invoque plusieurs exem-
ples de noms tout aussi faux et qui cependant sont con-
servés encore aujourd’hui. Mais, comme je l’ai dit ailleurs,
« si malheureusement il en existe de pareils dans la
nomenclature et si l’on se résigne à les subir uniquement
dans le but d’éviter des changements, il n’est pas permis
de se prévaloir de cette tolérance pour en introduire de
nouveaux », et « il ressort clairement de l'article 4 que
la tolérance accordée aux noms consacrés par l'usage ne
peut être étendue à des noms contraires aux usages, et
que l’on n’a pas le droit de se prévaloir d’usages défec-
tueux » (1). — Porella, qui « exprime un caractère positi-
vement faux », avait été aboli comme genre par Dickson
lorsqu'il reconnut une Jungermanne dans l'échantillon de
l’herbier, et ne fut employé comme nom spécifique que
pour rappeler la bévue de Dillen. Lorsque Lindberg s’avisa
(1) Remarques sur la nomenclature algologique, pp. 123 et 133 (Mém.
Soc. Sc, nat. et math., Cherbourg, XXX, 18%).
| REVUE BRYOLOGIQUE
de le ressusciter, c’était bien un nom générique nouveau
qu'il introduisait dans la nomenclature, et ce nom aurait
été incompréhensible si, suivant la pittoresque expression
de M le Dr Levier (1), il n'avait pas été appuyé sur l’in-
dispensable « béquille » du synonyme moderne Mado-
theca, sans lequel on n’aurait pu deviner ce qu'est le nou-
veau Porella Lindb., qui n’est pas le genre à capsules
| porifères et farineuses de Dillen cité par Linné.
A défaut de raisons plus sérieuses, M. Howe me lance
quelques épigrammes. D'abord il me félicite quelque peu
ironiquement de posséder l'édition originale de Dillen. Si
j'en ai fait mention, c'était uniquement parce que :
o M. Howe écrivantc He [Dillen] remarks.. that his figure
was made too black in the course of the work (presu-
_ mably by the engraver) », montre par là qu’il ignore que
c’est Dillen qui a lui-même gravé ses planches, et celte
ignorance me semblait pouvoir provenir de ce que, dans
les réimpressions, peut-être ne figurerait pas cette phrase:
€ Ne vero delineationes meæ a chalcographo, quod in mi-
nutis plantis fieri solet, corrumperentur, omnes partim
acu et aqua forti, partim graphio, prout singularum con-
ditio ferebat, æri incidi ipse, labore sane improbo, sed
necessario »; — 2 parce que M. Howe a dit : « We are
assisted in this-view by detecting in the large figure given
by Dillenius what we believe to be two or three « anthe-
raceous capsules », which have the general appearance of
perianths, and also by the form of the detached and enlar-
ged capsules »;.or, dans l’édition originale, on distingue
facilement, à la loupe, non pas seulement les deux ou trois
capsules que M. Howe croit avoir découvertes, mais plus
d’une douzaine de capsules dont les pores sont nette-
ment accusés, aussi bien que dans les capsules grossies
et dessinées à part (2); et ces capsules poreuses ne ressem
blent en rien à un organe quelconque appartenant à une
Jungermanniée. Comment ces capsules sont-elles repro-
duites dans les éditions postérieures? je l’ignore. Si les
cuivres primitifs ont servi pour les éditions de Londres en
_ 1763 et en 1768, ils avaient pu être plus ou moins oxydés
_ depuis 1741, et quant à l'édition faite à Edimbourg en 1811,
_elle paraît être une contrefaçon assez défectueuse, puisque
M. Howe déclare que les figures de 1763 sont beaucoup
Es on ot ess et les noms à béquilles (Bulletin de l'Herbier
_ Boissier, IV, p. 369) ne.
- (2) On peut être surpris de voir tant de « capsules » sur le rameau
_ gravé par Dillen, alors qu'on n’en a pas trouvé une seule sur les échantil-
ons de son herbier. Re os a eu
plus nettes, « much the clearer. » Je ne croyais donc pas
REVUE BRYOLOGIQUE
inutile d’avertir que je connais seulement lédition origi-
nale, et non les reproductions seules connues de M. Howe.
Enfin, M. Howe me reproche d'écrire le français d’une
façon peu intelligible, et il critique les mots « semblable »
et « nouvelle » employés dans ma première note sur
Porella. — Pour un étranger, dit M. Howe, semblable
semble impliquer une idée de doute, « semblable seems
to a foreigner to have a slighty dubious meaning », et
il attribue ainsi à « semblable » la signification de « sem-
blant »; ce n’est pourtant pas la même chose en français,
pas plus qu’en anglais « similar » n’est synonyme de
« seeming. »— Et quand j'ai dit « Dickson la considérant
avec raison comme nouvelle... », j'ai dit que c’était bien
une espèce nouvelle que Dickson faisait connaître, puisque
la description de Dillen ne pouvait convenir à aucune
espèce existante.
En résumé, je persiste à croire que la seule notation
correcte est MadothecaPorella (Dicks.) Nees, parce qu'elle
désigne Dickson comme étant le premier auteur de l’es-
pèce, et Nees comme étant le premier qui l'ait placée dans
son véritable genre. — Si /e dernier mot sur « Porella » a
été dit pour l’Amérique, ceci est mon dernier mot pour
l'Europe.
Cherbourg, 27 Mars 1898.
AUG. LE JoLis.
Quelques Brya singuliers de l'Asie Centrale
M. Brotherus, qui a exploré, pendant l'été de 1896, plu-
sieurs montagnes très élevées de l’Asie centrale et qui en a
rapporté une riche moisson de mousses, a bien voulu me
confier l'étude des Brya que contenait sa récolte. Les échan-
tillons sont très nombreux et ils annoncent, en très grande
partie, des espèces nouvelles, souvent très curieuses. Parmi
ces espèces, je signalerai aujourd’hui quelques formes
singulières, particulièrement intéressantes, qui me sem-
blent ne pouvoir rentrer dans aucun des cadres établis
jusqu'ici pour le genre Bryum et qui représentent, proba-
blement le type d’un nouveau groupe
BRYUM TIMMIOSTOMOIDES species nOVa
Touffes larges et étendues, s’élevant à 4 ou 5 centimètres,
d’un vert jaunâtre, assez molles, mais ne se crispant pas
par la sécheresse, Tiges dressées, hautes de 3 centimètres,
gonflées à l’état humide ; feuilles assez distantes les unes
50 REVUE BRYOLOGIQUE
des autres, lâchement imbriquées, très concaves, ovales
ou suborbiculaires, rétrécies et embrassantes à leur base,
nullement décurrentes, très entières, planes sur leurs
bords. Le contour du sommet, constamment obtus et
arrondi, ne tend jamais à passer à une forme anguleuse ;
la nervure mince disparaît toujours à une distance plus ou
moins grande de l'extrémité. Dans les plantes bien déve-
loppées la longueur des feuilles atteint 3 millimètres ou un
peu plus sur une largeur de 2 millim. ou de 4 mr‘, ; sur
_ d’autres tiges les dimensions sont un peu moindres, tout
en conservant entre elles la même proportion ; sur les
rameaux latéraux qui naissent fréquemment aux aisselles
des tiges principales, elles sont notablement plus petites.
__ Le tissu est composé de grandes cellules rhomboïdales,
remplies d’abord de chlorophylle, qui deviennent tout à
_ fait hyalines quand elles sont vides et qui mesurent, dans
la région moyenne de la feuille, 20 à 25 & en largeur sur 45
__ à 50 uw en longueur ; dans le quart inférieur elles sont
_ plus grandes et rectangulaires ; celles du contour, le plus
_ souvent semblables à celles du milieu, deviennent quel-
quefois, par places, plus étroites et un peu plus allongées,
sans se distinguer d’ailleurs autrement du tissu général.
Les tiges sont souvent enfoncées par leur partie infé-
rieure, vieille et plus ou moins détruite, dans une terre
fangeuse ; elles ne sont d’ailleurs reliées entre elles par
aucunes radicelles. Le plus grand nombre reste stérile :
_leurs feuilles, qui se recouvraient lächement dans le bas,
deviennent dans le haut, plus serrées et plus étroitement
imbriquées et la branche se termine par un bourgeon mol-
lement acuminé et légèrement cuspidé, qui rappelle à peu
près l’aspect du Bryum Schleicheri. -
D'autres plantes, d’ailleurs semblables et habituellement
mêlées, se terminent par une fleur mâle. Le périgone se
compose, extérieurement, de feuilles à demi étalées, de
même forme et de mêmes dimensions que celles de la tige,
quelquefois un peu plus allongées ; celles qui sont situées
plus intérieurement diminuent graduellement de taille,
tout en conservant la même couleur verte et le même
aspect, jusqu'aux bractées centrales, qui deviennent cour-
tes et arrondies, à peu près aussi larges que longues,
formées d’un tissu lâche et coloré et qui constituent, avec
les anthéridies et les paraphyses, un disque orangé,
entouré et longuement dépassé par les folioles externes.
Si l’on étudie de près une de ces fleurs mâles, vers le
moment de l’anthèse, on trouvera ordinairement à l’ais-
selle d’une des grandes feuilles périgoniales ou d’une des
feuilles caulinaires qui les précédent, un petit bourgeon,
_ brièvement pédicellé, long d’environ 2 millimètres, qui
ER |
REVUE BRYOLOGIQUE 51
représente une fleur femelle ; il se compose de cinq ou six
folioles, ovales et courtes, qui entourent cinq ou six arché-
gones ; ces folioles, ordinairement inégales, les inférieures
n’atteignant pas 1mm, les supérieures mesurant à peine
4mm 1/2 sur Onm 65, sont semblables, en petit, aux feuilles
caulinaires ; leur nervure finit toujours assez loin du
sommet. Assez souvent, au-dessus d’un premier bourgeon
ainsi constitué, on trouve, à l’aisselle d’une autre feuille,
située un peu plus haut, un second bourgeon analogue,
quelquefois moins développé, composé seulement de quatre
folioles presque égales et de quelques archégones.
En examinant des plantes qui appartiennent à une géné-
ration précédente et qui portent des fruits à peu près mürs,
on arrivera, sans trop de peine, à retrouver les organes
plus développés qui correspondent à ces éléments de la
fleur. Souvent l’on constate que le pédicelle capsulifère est
né à l’aisselle d’une feuille qui appartenait à une fleur
mâle, en ce moment vieillie, mais conservant cependant
son aspect et sa structure et montrant encore quelques
anthéridies, ouvertes et flétries, cependant bien reconnais-
sables. On observe ainsi quelquefois deux pédicelles fracti-
-féres partant de l’aisselle de deux feuilles d’un même péri-
gone. Chacun de ces pédicelles est muni à sa base d'une
vaginule rouge, haute de deux millimètres ou un peu plus,
qui montre, sur son contour, cinq ou six folioles ovales et
inégales, ne dépassant pas en longueur 1" 1/2 ou 1m" 3/4;
ces folioles paraissent insérées sur la vaginule même, les
unes vers sa base, les autres à diverses hauteurs; elles ont
exactement la forme et la structure de celles qui compo-
saient le jeune bourgeon femelle. Ge sont évidemment les
mêmes organes qui se sont légèrement accrus et qui Se
sont soudés à l'archégone fécondé à mesure qu’il se déve-
loppait pour constituer la vaginule. Le petit rameau fructi-
fère ne porte d’ailleurs à sa base aucune autre feuille, etpar
conséquent l’inflorescence femelle est bien ici pleuro-
carpe. D'un autre côté l’inflorescence mâle parait être
constamment terminale : je l'ai du moins toujours
trouvée telle ; j'ai même rencontré une fois une tige
bifurquée, dont les deux branches, égales et assez longues,
_se terminaient chacune par un androcée. : Le
Voilà donc une espèce qui, avec des fleurs mâles toujours
axiles, montre, au moins de temps en temps, des fructi-
fications latérales. Pourtant, elles ne le sont pas toujours :
on rencontre aussi d’autres fruits qui terminent des tiges
distinctes, soit que ces tiges naissent isolément vers la base
des grandes touffes, soit qu’elles résultent de la bifurcation 4
d’une plante portant un périgone mâle au sommet de son =
autre branche. Les tiges qui se terminent ainsi par un
52 _ REVUE BRYOLOGIQUE
fruit ne diffèreut pas sensiblement des plantes mâles ou
stériles ; elles semblent seulement un peu moins déve-
loppées : leurs feuilles sont moins nombreuses et ne
dépassent guère 2nm 1/2; celles qui précédent immédia-
tement le pédicelle mesurent à peu près 2 millimètres en
longueur sur une largeur d’un millimètre au plus ; leur
forme et leur structure restent d’ailleurs exactement les
mêmes ; elles sont toujours assez éloignées les unes des
autres, arrondies au sommet, entières et planes sur leurs
bords et la nervure s’arrête toujours loin de Pextrémité.
Les dernières sont insérées au-dessous de la base de la
vaginule, et l’on ne distingue point de bractées périchétiales
de forme spéciale ; la vaginule elle-même est libre et nue,
portant seulement sur son contour quelques archégones
flétris avec des paraphyses. ;
Quelque soit d’ailleurs le mode de l'inflorescence, le fruit
‘ale même aspect et les mêmes dimensions. Le pédicelle,
_ d’un rouge foncé, haut de 2 c. 1/2 à 3 centim. est, souvent,
un peu sinueux vers sa base ; il se recourbe en hameçon
vers son sommet, où il devient plus pâle. La capsule,
renversée et pendante, est régulièrement ovale, d’un vert
grisâtre avant la sporose, longue de 1mm 1/2 à 1mm 3/4,avec
un diamètre de Om 85 ; le col, peu apparent extérieu-
rement, est presque aussi long que le sporange. L’opercule
a la forme d'un cône obtus ou quelquefois subaigu, sans
pointe distincte; il présente une teinte d’un rouge orangé,
qui paraît due surtout à la couleur du péristome aperçue
par transparence. Anneau large et assez pâle. Spores
grosses, variant de 30 à 36 & en diamètre, dans les diverses
capsules observées.
Le péristome a une structure remarquable, Les dents,
_mollement acuminées, d’un orangé clair, avec deux articles
_ rougeâtres à la base, se terminent par une pointe hyaline,
courte, non effilée, assez large et comme tronquée ; elles
paraissent très lisses dans toute leur étendue. Elles mesu-
rent, en moyenne, Om 40 en hauteur, rarement 0"" 45 ;
environ 30 articles ventraux en rectangles étroits et régu-
liers ; leurs lamelles, médiocrement saillantes dans la
_ moitié supérieure, s’allongent dans le bas et semblent alors
_ venir se rattacher au péristome interne. La lame dorsale
est très mince et son réseau absolument invisible.
Quand on étudie une capsule jeune, dont l’opercule ne
s’est pas encore détaché naturellement, les dents paraissent
_ appliquées sur l’endostome,auquel elles semblent adhérer;
__elles sont, d’ailleurs, assez étroites, n’atteignant guère, en
_ largeur, que Omm 07 à (Omm 08; elles sont ainsi séparées
les unes des autres par d’assez grands intervalles et lais-
sent à nu 16 bandes verticales du péristome interne : sur
ss
REVUE BRYOLOGIQUE 53
chacune de ces bandes, on distingue facilement la ligne
carénale, et souvent le long de cette ligne la membrane
de l’endostome est fendue, jusqu’à sa base, en deux moitiés,
_ de telle sorte que si, en disséquant le péristome, on vient à
éloigner l’une de l’autre deux dents contigües, ces deux
moitiés se séparent aussi et s’écartent, en demeurant atta-
chées chacune à la dent voisine. Cette division pourtant
n’est pas toujours aussi complète : dans d’autres capsules
elle est seulement indiquée par un amincissement de la
membrane sur la ligne médiane ; dans tous les cas
elle s'arrête vers le tiers supérieur du péristome; plus
haut les deux moitiés sont toujours soudées entre elles à |
leurs articulations, laissant voir seulement dans les inter-
valles des fentes étroites.
PHILIBERT.
(A suivre).
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corum hujusque cognitorum ; pars IV, pp. 965-1284. con-
tenant depuis Plagiothecium jusqu’à Thuidium , 1898,
te francs 50, chez P. Klincksieck, rue des Ecoles, 52,
aris.
R. BRAITWAITE, — The british Moss-Flora, part. XVIII,
pp. 37-64 et t. 91-106, prix : 6 s. (7 tr. 50). = Cette livraison
contient les descrptions et les figures des Amblystegium
decipiens, falcatum, Sendtneri, intermedium, revolvens,
lycopodioides, vernicosum, aduncum, exannulatum, flui-
tans, Kneiffii, scorpioides, Smithii, dilatatum, molle,
ochraceum, palustre, eugyrium, giganteum, cordifolium,
sarmentosum.
RÉCHIN et SÉBILLE. — Excursions bryologiques dans la
Haute Tarentaise (Savoie). In-8 de 28 p., extrait de divers
numéros du Journal de Botanique, 1897. — Les auteurs
indiquent les localités où ils ont récolté environ 300
mousses ; un certain nombre d'espèces sont accompagnées
de notes descriptives.
V.-F. BROTHERUS. — Contributions to the Bryological
Flora of the North Western Himalaya (Acta Soc. Scient.
Fennicæ, t. XXIV, n° 2). — Tirage à part de 56 p. in-4°,
1898. — Depuis la publication, en 1859, de l’ouvrage de
M. Mitten sur les mousses of East Indies, il a été publié
très peu sur la flore bryologique de ces régions. M. Bro-
therus a étudié les collections de MM. Prain, Duthie,
Gamble, Gammie et Urbain; c’est le résultat de ce travail
que contient cette brochure. L’auteur donne, d’après
M. Duthie, une description du pays; viennent ensuite le
Catalogue des mousses et la description des espèces nou-
velles,
M. A. Howe. — 7he Anthocerotaceæ of North America
(Bull. of the Torrey Bot. Club, vol. %5, n°1, January 1898).
Tirage à part de 24 p. et 6 pl. — L'autre indique les publi-
cations dont les Anthoceros de l'Amérique du Nord ont été
l'objet ; il décrit ensuite le genre, donne une clef des
espèces, la description des 9 espèces et du genre Nolo-
thylos et de ses 2 espèces. Les 6 planches contiennent
4 espèces nouvelles.
À. W. Evans. — À revision of North American species
0f Frullania (Trans. of the Connecticut Academy, vol. X,
May, 1897). — Tirage à part, in-8 de 39 p. et 15 pl. — Im-
portante monographie contenant, avec beaucoup de détails,
la description du genre subdivisé en 5 sous-genres et de
20 espèces de Frullania de l'Amérique du Nord. :
| REVUE BRYOLOGIQUE
Nouvelles
Le Bureau d'échanges et de Ventes botaniques de
Prague prie les botanistes de lui envoyer d’ici le 31 octobre
(avec livraison à la fin de novembre), en double exem-
plaire, la liste alphabétique de leurs offres de plantes
sèches (lichens, hépatiques, mousses et cryptogames vas-
culaires de toute l’Europe, et de phanérogames de la
= Russie et de la péninsule balkanique). Ces listes et les
_ demandes de renseignements doivent être adressées à
M. le Dr O. Gintel, à Prague, Kral. Vinohrady, 135
(Bohême-Autriche).
NécroLoGre. — Nous avons le regret d'annoncer la mort
de M. FLAGEY, ingénieur civil, décédé le 27 janvier dernier
_ à l’âge de 62 ans, à Azeba, département de Constantine
+ (Algérie). : 2
Ce n’est guère que vers 1875 qu’il commença à s'occuper
__ de botanique, et en 1878 de bryologie. Il fit dans le Jura
et les Alpos de nombreuses excursions dont les résultats
sont pour la plupart mentionnés dans les Muscinées de la
= France de M. Boulay; mais il s’adonna de préférence à la
Lichénographie, et en 1882, publia dans les Mémoires de
la Soc. d'Emulation du Doubs, le 1°" fascicule de la Flore
des Lichens de la Franche-Comté, excellent ouvrage
presque achevé aujourd’hui. Il est à désirer que cette
Société, qui possède le manuscrit du 4° et dernier fascicule
ne tarde pas à le publier. à
_ Flagey a aussi distribué en Exsiccata les Lichens de
Franche-Comté en 8 demi-centuries.
_ Fixé en Algérie depuis 1885, il continua, autant que ses
loisirs le lui permettaient, ses études lichénographiques et
_ publia en 1896, un Catalogue des Lichens d'Algérie qui
qui lui valut cette même année le prix Montagne à l'Ins-
titut. Cet ouvrage contient la description de 27 espèces
_ nouvelles découvertes par lAuteur, qui à distribué en
_ outre plusieurs centuries de Lichens d'Algérie.
Il récolta aussi quelques mousses et découvrit notam-
ment Orthotricum acuminatum Philib., qui n'avait pas
encore été signalé dans notre colonie.
_ Flagey entretint pendant de longues années des relations
” suivies avec les maitres de la science, Arnold, Jos. Müller,
_ Stitzenberger et l’illustre Nylander. Ses ouvrages lichéno-
logiques sont très estimés, aussi bien pour la rigoureuse
exactitude du fond que pour la précision et la clarté de
. l’exposition. F. RENAULD.
Caen. — Imp.-Pap. E. LANIER, 4 et 3, rue Guillaume. — 7429
N° À _ 95° ANNÉE 1898 +
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° #
Hépatiques de la vallée de la Romanche. Taérior. — Quelques Brya sin-
guliers de l'Asie Centrale, PHILIBERT. — Bibliographie. — Nécrologie. —
Nouvelles.
Hépatiques de la vallée de la Romanche (1)
Gymnomitrium concinnalum Corda. — Le Lautaret.
Sarcoscyphus sphacelatus Nees.— Dans un ruisseau, au-
dessous du lac Blanc, 2200".
Southbya hyalina (Lyell) Husn. — Puy Vacher, au-
dessous du lac et au col du-Pacave. a RE
Plagiochila asplenioides Dum. var. 74707 Lind::—
Assez répandu. |
Scapania compacta Dum. — Puy Vacher, au-dessous
du lac, 2200m, Petite forme. S
© S. æquiloba Dum.,avec une forme propagulifera. —
Bourg d’Oisans, au bord du chemin de Villard-Eymond,
1000.
_ $. resupinata Dum. — Mème localité que la précédente
espèce. :
S. undulata Dum. — Bourg d’Arud; le Lautaret.
S. hcivetica G. — Environs du lac Blanc.
Jungermannia Genthiana Hüb. — Au-dessous du lac
Lauvitel. :
J. albescens Hook. — Le Lautaret, rochers.
J. acuta Lindenb. — La Grave, bois de sapins, 2000".
J. bantriensis Hook. — Dans le ruisseau qui descend du
lac Lauvitel. su
J. alpestris Schl. —Environs du lac Blanc; Puy Vacher.
J. Schreberi Nees. — Le Lautaret; d'Entraigues à la
Salette.
D J. Lyoni Tayl.— Puy Vacher, du Refuge au col du
acave. Fe
J. Eloerkei Mart. var. densifolia Hsn. — Pic de
l'Homme. ‘
(4) Voir 25° année, n° 2,
e. 4
VUE BRYOLOGIQUE
J. Floerkei Mart. var. squarrosa Hsn. — Au-dessous
du lac Lauvitel; d’Entraigues à la Salette.
: J. lycopodioides Nees. — Lac Lauvitel; Puy Vacher;
_ Pic de l'Homme.
J. bicuspidata L. var. uliginosa — Le Lautaret, ruis-
seau, mélangé au Mnium punctatum.
J. trichophylla L..var. Lara G. — La Grave, près du
torrent de la Meije. : ;
J. trichophylla L. var. $ Gottsche, Syn. — Puy Vacher,
du Refuge au col du Pacave. ,
_ J. julacea L. var. glaucescens Nees. — Rochers, près
_ du lac Blanc, 2550" ;
_ Lophocolea minor Nees, avec var. erosa. — La Grave;
_ Pic de l'Homme. ee “se
Radula complanata Dmt.— Pic de l'Homme. — Var.
D LUI : le Lautaret.
Madotheca rivularis Dmt. — Lac Lauvitel; Pic de
l'Homme. Cette espèce me parait assez répandue dans les
Alpes du Dauphiné.
— Lejeunia serpyllifolia Lib. — Bourg d’Oisans.
Frullania tamarisci Dmt. — Bourg d’Oisans ; la Dan-
CR8re, |
Metzgeria furcata Dmt. — Bourg d'Oisans.
M. pubescens Raddi. — Bourg d'Oisans; d’Entraigues à
la Salette. \
Preissia commutata Nees, cfr. — De Bourg d'Oisans à
ee Villard-Eymond ; la Grave, près du torrent de la Meije.
= Marchantia polymorpha L., cfr. — La Grave, près du
torrent de la Meije, 16-1700.
_Riccia nigrella DC. — Marécage desséché, au-dessous
du lac Blanc, 2300w. La présence d’un Riccia à une telle
altitude est assez rare en France pour que je signale tout
particulièrement le fait à l'attention des hépaticologues-
1. La liste de mes récoltes ne renferme aucune espèce
_ du genre Sphagnum. H ne faudrait pas en inférer que ce
_genre n’est pas représenté dans la partie du Dauphiné que
_ j'ai parcourue, car je me suis abstenu, par principe, de.
récolter des Sphagnums : ce sont des matériaux trop
ourds et trop encombrants pour des herborisations en
montagne quand on voyage seul et sans guide.
2. MM. Renault et Corbière ont bien voulu revoir quel-
ques-unes de mes déterminations. Je leur adresse ici mes
plus vifs remerciements. ve à
_ 3. La première partie de ce travail a été publiée avec de
beaucoup de fautes typographiques. J'en présente mes
excuses aux lecteurs de la Revue, bien que je n’aie pas été
Chargé de la correction des épreuves. Je les prie d'apporter
REVUE BRYOLOGIQUE
au texte du n° 1 de la Revue les rectifications signalées
dans le tableau suivant; je passe sous silence les fautes
de moindre importance que chacun a pu corriger à la
_première lecture.
Page 25, ligne 7, en remontant, au lieu de banes, lire boues.
— 21, — 2, en descendant, — Lob — Lindb.
— 28, — 17, — Lob — Lindb.
28, — 2, en remontant, — var. Hsn. —= v. majus Hsn.
_— 23, supprimer l’article relatif au Webera Ludwigii.
J. THÉRIOT.
Havre, 15 avril 1898.
+
Quelques Brya singuliers de l'Asie Centrale
| (Suite) : cs
En écartant les dents, on voit plus complètement les
processus, élargis à leur baseet étroitement acuminés dans
leur partie supérieure, qui sont pliés en carène entre les
dents, et partagés chacun en deux segments égaux par la
ligne médiane. Ces processus se séparent du reste de l'en.
dostome vers le tiers inférieur; ils sont formés d’un tissu
_ vertet épais, et semblent s'élever au-dessus du niveau a
général; ils se distinguent ainsi très nettement des lobes
intermédiaires auxquels ils touchent de chaque côté. Ces
lobes intermédiaires, plus larges que les processus, et
aussi plus minces, plus hyalins, opposés aux dents et sé-
parés d’elles par toute la longueur des lamelles ventrales
de l’exostome, semblent ainsi placés sur un plan inférieur ;
ils montrent, bien dessinées dans la moitié inférieure de
lendostome, les lignes horizontales qui limitent les aréoles
rectangulaires de sa lame dorsale; dans la moitié supé-
rieure ils se divisent chacun en trois cils égaux et parak
lèles, qui se prolongent à peu près jusqu’à la même hauteur “
que les dents. Ces cils s’aperçoivent déjà par transpa-
rence, alors même que la dent est demeurée en place ; ils
sont étroits et filiformes, très lisses, enflés et noduleux à
leurs articulations, mais toujours dépourvus de véritables
appendices. ee .
Considérons maintenant une vieille capsule . vide et
müûrie l’année précédente ; nous remarquons d’abord que
tout en conservant sa forme ovale et régulière, elle a pris
une nouveile coloration ; elle est devenue d’un rouge vi-
neux obscur dans la moitié correspondante au sporange,
tandis que dans la région du col elle est d’un gris cendré
‘ blanchâtre. Les dents ont gardé leur teinte orangée, mais
e
REVUE BRYOLOGIQUE
elles sont devenues indépendantes de l'endostome ; celui-ci
montre alors plus nettement sa structure caractéristique.fl
est divisé en 32 lobes, les uns opposés aux dents et composés
chacun detrois cils raides et dressés, toujours exactement pa-
rallèles,filiftormes et dépourvus d’appendices ; les 16 autres
lobes,alternant avec les dents, moins larges dès le bas que
= Les lobes intermédiaires, deviennent dans le haüt presque
‘aussi étroits que les cils, tout en continuant de montrer
_sur leur ligne médiane de petites ouvertures entre leurs
articulations ; dans la plus grande partie de leur étendue
ils sont généralement fendus en deux moitiés. Les 32 lobes
_ de l’endostome sont d’ailleurs plus ou moius séparés les
uns des autres; tantôt ils restent soudés dans leur tiers
inférieur en une membrane continue, tantôt ils deviennent
_ présque tous indépendants dès leur base. De temps en
temps le lobe correspondant à un processus reste soudé au
lobe qui était opposé à la dent voisine, soit qu’il demeure
lui-même entier, soit qu'il se partage sur sa ligne _mé-
diane, de telle sorte qu’on observe assez fréquemment des
_ segments isolés, divisés chacun dans leur moitié supé-
_ rieure en quatre branches filiformes. L'endostome prend
alors un aspect qui rappelle celui qu’il a chez les Timmia-
cées; l’analogie n’est pourtant qu'apparente : les quatre
cils qui sont placés en face de chaque dent dans le genre
Timmia sont tous homologues entre eux et de même ori-
gine, tandis qu'ici il y a une différence essentielle entre les
ss et les processus, malgré leur ressemblante superti-
Néanmoins cette structure du péristome, très élégante
et très constante dans tous ses détails, me paraît éloigner
ce Bryum de toutes les formes connues de ce genre ; elle
no permet de le rapporter ni à la section Eubryum, ni à la
section Cladodium; jointe aux particularités si caractéris-
tiques de l'inflorescence et du système végétatif, elle
. semble justifier la création d’une division spéciale. 2.
Cette belle espèce a été récoltée par M. Brotherus, le
10 août 1896, sur les monts Terskei-Ala-Taou, qui s'élèvent
au Sud du lac Issikoul, et qui font partie du grand massif
. du Thian-Chan. Elle croît dans la région alpine, vers les
sources du fleuve Naryn, à une altitude de 53500 mètres. :
_ Sur les monts Kungei-Ala-Taou, situés en face, au Nord
de ce même lac, M. Brotherus a trouvé une autre espèce,
très voisine par sa structure générale, mais qui se dis-
ti 2 ee op par un ensemble de caractères assez
REVUE BRYOLOGIQUE 61
BRYUM AXILLARE species n0V4.
Les plantes sont un peu moins élevées que chez l'espèce
précédente ; elles. ne dépassent pas 2 ou 3 centimètres.
Les tiges sont plus molles et plus flasques, moins gonflées
à l’état humide, et leurs extrémités ne paraissent pas cus-
pidées. Les feuilles ont à peu près la même forme et la
même structure, leurs dimensions seulemerit sont un peu
moindres ; la largeur surtout est ordinairement plus petite;
leur contour supérieur est moins orbiculaire, souvent
plutôt ovale ; et même dans le périgone des fleurs mâles,
qui sont également terminales et d'aspect à peu près sem-
blable, il tend à prendre une forme anguleuse, l’acumen
devenant légèrement triangulaire, quoique obtus : la ner-
vure disparait toujours avant le sommet ou l'atteint à
peine. Les folioles du périgone semblent aussi moins nom-
breuses et moins étalées, plutôt conniventes en haut, de
manière à imiter un peu la figure d’un entonnoir, au fond
duquel on aperçoit le disque de l’endrocée. ee
Les fleurs femelles naissent également aux aisselles de
ces bractées mâles ou des feuilles caulinaires situées im-
médiatement au-dessous, mais d’une manière cncore plus
constante ; je n’ai jamais observé de fructifications termi-
nales. Ces bourgeons femelles, toujours axillaires, mon-
trent en outre une structure plus caractérisée; ils sont
composés de six on sept bractées, généralement plus lon-
gues et moins inégales, engainantes, qui s’enveloppent et
se recouvrent les unes les autres, de manière à constituer
une sorte d’involucre fermé autour des archégones ; la
forme de ces foliolles est plus oblongue, et leur tissu plus
_ lâche, composé de cellules plus allongées, linéaires. Au-
dessus et tout près de ce bourgeon femelle, à l’aisselle de
la même feuille, on trouve ordinairement un rameau sté-
rile, qui se développe de bonne heure, et qui, au moment
de l’anthèse, atteint déjà 6". Souvent d’ailleurs, comme
chez l'espèce précédente, on observe deux fleurs femelles
semblables à l’aiselle de deux bractées d’un même périgone.
_ Les plantes fructifiées présentent une structure corres-
pondante. La vaginule qui entoure la base de chaque pé-
_dicelle naît immédiatement à l’aisselle d’une feuille dépen-
dant d’une vieille fleur mâle ; elle atteint environ trois mil-
limètres ; on ne trouve à sa base et sur son contour que
les six ou sept folioles périchétiales qui entouraient primi-
_tivement les archégones; ces foliolles ont conservé la même
… forme et à peu près la même taille; de sorte qu elles sont
= simplement appliquées surla vaginule, qui est un peu
plus large et qui les dépasse notablement en hauteur, Le
,
REVUE BRYOLOGIQUE
rameau stérile qui était placé à côté de la fleur femelle
s'est au contraire considérablement agrandi et atteint 2
centimètres 1/2.
Le pédicelle, semblable à celui de l'espèce précédente,
mesure de 2 à 3 centimètres. La capsule a une forme un
peu différente ; elle est souvent presque sphérique, enflée
vers son milieu, et se rétrécissant, surtout à l’état sec, vers
les deux extrémités opposées ; elle est longue de 1" 4/2 à
Am 3/4, et son diamètre dépasse 1". L’opercule orangé
est surmonté d’un mamelon distinct, long et épais ; son
tissu est ferme, etil conserve sa couleur, même après
qu'il a été séparé de la capsule. L’anneau est très large,
eomposé inférieurement de cellules bien colorées, et dans
le haut de cellules hyalines, étroites et allongées, recou-
vertes d’abord par le bord operculaire. Les spores, plus
petits que chez l’espèce précédente, ne paraissent pas
dépasser 25 y en diamètre.
Le péristome est conformé comme celui du Bryum tim-
miostimoides, mais avec des diflérences notables dans
les détails. Les dents ont une couleur orangée plus pâle, à
peu près uniforme même à la base ; elles n’atteignent que
Omm,35en hauteur, etsont composées d’articles moins nom-
breux, environ 24. La lame dorsale est élégamment ponc-
tuée sur toute sa surface; son réseau est d’ailleurs toujours
invisible. Les plaques ventrales sont souvent fortement
sinueuses et profondément émarginées vers leur milieu,
comme chez le Bryum calophyllum ; on y distingue aussi
de temps en temps des trous arrondis. Ces particularités
du reste sont loin d’être constantes : l’on rencontre aussi
fréquemment des capsules dont toutes les dents sont régu-
lières , formées d’articulations rectilignes; même chez
celles où l’on observe des articles sinueux sur certaines
dents, on trouve à côté d’autres dents qui restent r'égu-
lières. Les lamelles sont ordinairement bien saillantes ,
épaisses et colorées.
L’endostome se compose, comme chez l'espèce précé
dente, de deux sortes de lobes: 1° des processus carénés,
alternes avec les dents, acuminées et étroitement linéaires
dans leur partie supérieure, où ils sont percés seulement
d'ouvertures minces, tandis qu’ils sont souvent fendus in-
férieurement jusqu’à la base de la membrane; % des lobes
_plus larges, opposés aux dents, se divisant chacun en trois
_ cils filiformes. Ces cils présentent ici une différence im-
_portante; on y distingue des appendices bien formés,
allongés, qui s'élèvent aux articulations perpendiculaire-
ment à la direction générale. Ce détail ne s’observe, il est
_ vrai, que dans les fruits les mieux développés ; on en ren-
_ contre d’autres où les cils restent courts et dépourvus
_
LR AP RL TS
(REVUE BRYOLOGIQUE on
d’appendices. Cet endostome est d’ailleurs fortement adhé-
rent aux dents ; les lobes qui leur sont opposés s’en sépa-
rent surtout difficilement, de sorte que leur structure n’est
pas toujours aisée à analyser. Les cils restent générale-
ment hvalins, tandis que la membrane basilaire et les pro-
cessus sont colorés en jaune orangé comme les dents.
Cette espèce, récoltée par M. Brotherus en août 1895 vers
les sources du fleuve Koissu, dans la régiou alpine des
monts Kungei-Ala-Taou,se distingue du Bryumtimmioslo-
moides par l'aspect de ses touffes et par celui de sa cap-
sule, par ses fleurs femelles toujours axillaires et d’une
organisation spéciale, par la structure de ses dents, rappe-
lant le Bryum calophyilum, enfin par ses cils souvent
appendiculés...
Ces deux plantes, de grande taille, etbien développées
dans toutes leurs parties, sont jusqu’à présent les représen-
tants les plus saillants d’un type singulier, qui paraît
propre à ces montagnes de l'Asie centrale, encore si peu
connues. Les espèces de ce groupe sont peut être nom-.
breuses; parmi les échantillons que m'a envoyés M. Bro-
therus, j’aiencore observé deux formes plus petites qui ren-
trent naturellement dans le même cadre.
BRYUM AMBLYPHYLLUM, Species nova
Plantes courtes, épaisses et trapues, enterrées profon-
dément dans la fange par leur partie inférieure ; elles sont.
‘ couvertes jusqu’à moitié de leur hauteur, d’un lacis abon-
dant de radicelles très grosses et très allongées, qui les
relient entre elles; dans la moitié supérieure, leur couleur
est d’un vert sombre. Les tiges isolées atteignent souvent
à peine 1 centimètre, quelquefois 1 cent. 1/4 ou
Ce
1 cent. 1/2. Quelques-unes sont simples et couvertes uni-
formément de feuilles rapprochées, dressées à l’état humide
et conniventes à l’état sec, non décurrentes ; les inférieures
plus courtes et un peu plus espacées, presque orbiculaires ,
_ égalent en longueur 1m" 3/4 sur 1m" 1/2en largeur; les
suivantes sont progressivement plus grandes el plus ser-
rées ; les supérieures, étroitement imbriquées, forment un
gros bourgeon arrondi, qui représente une fleur mâle.
Toutes ces feuilles sont d’ailleurs largement ovales, obtuses
et arrondies sur leur contour supérieur, très entieres,
planes sur leurs bords, non marginées; la nervure dispa-
raît toujours à une distance plus ou moins grande du
sommet. Le tissu est épais et opaque, tres chargé de chlo-
rophylle; les cellules, de forme rhomboidale, égalent en-
viron 95 y en largeur sur une hauteur de 50 à 60
_ 64 REVUE BRYOLOGIQUE.
Lorsque la fleur mâle est ainsi isolée au sommet d’une
tige simple. les folioles extérieures du périgone atteignent
: Oum à 2mm 4/9 sur une largeur de 1m" 1/4; ces dimensions
diminuent graduellement dans les folioles intérieures
jusqu'aux bractées intimes, qui ne dépassent pas Oum, 75
dans les deux sens, et qui deviennent à la fin aiguës et
colorées; le centre est rempli d’anthéridies mêlées de para-
physes. ;
Mais à côté de ces tiges qui sont restées simples, on en
observe d’autres plus développées et rameuses. Ces plantes
plus complexes montrent d'abord habituellement quelques
_ rameaux stériles qui naissent aux aisselles des feuilles vers
_ le milieu de la tige principale; cette tige elle-même se
termine par une fleur mâle plus grandé ; les feuilles péri-
goniales sont plus nombreuses, plus allongées et moins
_conniventes, mollement dressées; leur longueur atteint
3mm1/2à 4m" sur une largeur de {mm 14/2 à 2m: elles ont tou-
. jours à peu près la même forme, le contour arrondi et les
bords plans ; mais la nervure se prolonge plus haut, à peu
près jusqu’au sommet du limbe, sans jamais cependant le
dépasser ; les cellules du tissu général sont semblables,
mais celles des bords tendent à devenir plus étroites et plus
longues, et elles dessinent assez souvent une marge dis-
tincte, nullement réfléchie, mais épaisse et colorée.
C’est au-dessous de ces grandes fleurs mâles, aux ais-
selles de leurs bractées inférieures ou des feuilles cauli-
naires les plus rapprochées, que naissent les bourgeons
femelles. Ces bourgeons consistent, comme chez les deux
espèces précédentes, en cinq ou six folioles ovales, généra-
lement courtes et inégales, qui entourent un petit nombre
d’archégones. Assez souvent ce petit rameau femelle, né
sur la base d’une feuille caulinaire ou périgoniale, porte
lui-même à l’aisselle d’une de ses bractées inférieures un
rameau stérile, qui s’accroit rapidement et qui arrive
bientôt à le dépasser. Quelquefois un rameau stérile du
même genre prend naissance au milieu de la fleur mâle.
Chez la plante fructifère, au moment où la capsule
arrive à sa maturité, le rameau femelle a conservé celte
même structure et à peu près les mêmes dimensions; On
n’y observe toujours que cinq ou six folioles ovales, plus
courtes que la vaginule. Le pédicelle, souvent flexueux
et diversement géniculé, coloré en rouge, mesurerait, sil
était redressé, de 2 à 3 centimètres. La capsule pendante,
ovale et grisâtre, égale 2" ou un peu plus sur un dia-
mètre de près de 1*". L’opercule, très légèrement coloré,
forme un cône obtus, sans pointe saillante. Anneau pâle.
_ Spores mesurant 36 w en diamètre.
ne Péristone haut de0""32. Les dents grisâtres, avec un où
REVUE BRYOLOGIQUE
deux articleslégèrement rosés à leur base, se terminent par
une pointe peu acuminée, presque obtuse.Leur lame dorsale
est distinctement papilleuse, mais son réseau est toujours
B: :
invisible. On compte environ 95 articulations ventrales, le
plus souvent régulières, quelquefois un peu sinueuses, mais
jamais émarginées ni perforées. Les lamelles supérieures
sont courtes et obtuses ; les inférieures, aigües et assez
allongées, semblent venir se rattacher à l’endostome.
Celui-ci, pâle et-papilleux, se compose d’une membrane
basilaire continue, qui n’égale que le quart de la hauteur
totale, de 16 processus, aussi longs au moins que les
dents, libres et très apparents entre elles, et enfin de
16 lobes intermédiaires plus courts. Les processus
sont étroitement linéaires et à peu près entiers ;
les lobes opposés aux dents se partagent chacun _ .
seulement en deux cils, linéaires et dépourvus d’appen-
dices, qui ne dépassent guère les deux tiers inférieurs de
la hauteur générale. és
En somme ce péristome est encore construit sur le
même plan que celui du Bryum timmiostomoides, mais il
est moins développé dans tous ses éléments, et il semble
indiquer un amoindrissement du type. Es
Cette plante a été trouvée par M. Brotherus sur le
Terskei-Ala-Taou, vers les sources du Naryn. Elle est
évidemment très voisine des deux espèces précédentes
par la forme et la structure de ses feuilles. Elle se rap-
proche aussi sous ce rapport du Bryum obstusifolium
Lindberg, observé au Spitzberg, au Groenland et en Nor-
vège, et qui est connu seulement à l’état stérile. C’est pour sé
rappeler cette analogie que je l’ai appelée Bryum ambly-
phyllurm. Ft
Mais c’est surtout par son inflorescence que celte espèce
vient se ranger dans notre nouveau groupe à côté du
Bryum axillare et du Bryum timmiostomoides. Le premier
a des fructifications constamment latérales et axillaires ;
chez le secoud les fruits sont tantôt latéraux et tantôt
terminaux ; le Bryum amblyphyllum semble occuper une
position intermédiaire, Dans les individus, assez peu nom
breux du reste, que j'ai pu étudier, je n’ai jamais rencontré
de fructifications vraiment terminales ; mais les bourgeons
femelles, toujours axillaires, varient considérablement de
grandeur, en les prenant tous d’ailleurs après l'ouverture
des archégones. Il y en a de très petits, dont les bractées
atteignent à peine 1"" 1/4. La plupart mesurent environ
2mm en hauteur, et leurs bractées de 1" à 1""53/4; ce
sont à peu près les dimensions qu’elles conservaient sn
autour de la vaginule dans les deux fruits à capsule mûre
que j'ai eus sous les yeux. Plus rarement le rameau femelle
+
CR | REVUE BRYOLOGIQUE
_ dépasse 3""et ses bractées les plus grandes atteignent
_ Qun 4/9, Une seule fois, j'ai observé une plante où ce
_ rameau avait pris un développement remarqable. Elle se
_ composait de deux branches presque égales en hauteur,
_Jatige principale paraissant tronquée inférieurement. La
_ première de ces branches était constituée presque en entier
par une grande fleur mâle; au-dessous de cette fleur, à
l’aisselle d’une feuille,naissait la seconde branche, qui était
elle-même trifide. Cette branche trifide, munie à sa base
_ d’un faisceau de radicelles, montrait d’abord dans sa
_ partie inférieure quelques petites feuilles très courtes, de
_ l’aisselle desquelles s’élevaient à droite et à gauche deux
rameaux stériles, longs de 7 à 8 millimètres ; au-dessus, la
branche médiane se prolongeait jusqu'à une hauteur
presque égale, portant cinq ou six feuilles bien développées,
_et au centre des archégones assez nombreux, dont un,
déjà fécondé, avait commencé à s’accroitre. Ces feuilles
périchétiales égalaient en longueur près de 3°" sur une
largeur de près de 1""; elles présentaient à peu près la
structure normale des feuilles caulinaires, avec cette par-
_ticularité que leurs bords étaient distinctement marginés
__et réfléchies dans toute leur étendue, ce que je n’ai jamais
constaté dans les feuilles des tiges ordinaires. :
__ La structure de ce rameau femelle, si éloignée au pre-
_mier abord de ce qui se passe habituellement chez cette
espèce, pourrait encore sans trop de peine se ramener à
_ la loi de l’inflorescence latérale ; il suffirait d'admettre
_ qu'ici le bourgeon femelle axillaire est né plus bas et s’est
_ séparé plus tôt de Ja tige principale, que, par suite, il à
grandi davantage et produit deux rameaux stériles sur ses
côtés, au lieu d’un seul qu’il produit ordinairement. Néan-
moins, il semble qu’il y ait là comme un passage de la
fructification latérale à la fructification terminale. D'une
_ manière générale, ce groupe singulier semble réaliser
_ tous les degrés que l’on peut concevoir dans l’évolution de
l’inflorescence femelle, qui, originairement axillaire, ten-
drait peu à peu à devenir axile. Ici les éléments de la fleur
femelle paraissent se dégager progressivement et s'éloigner
de plus en plus de la fleur mâle qui termine la tige. Chez
une dernière espèce, qu'il nous reste à décrire, on ob-
serve une tendance opposée: les fleurs mâles et les fleurs
femelles tendent au contraire à se rapprocher et à se serrer
les unes contre les autres,de manière à constituer une
sorte de fleur composée.
. BRYUM CONGESTIFLORUM, Species nova
Cette espèce a un tout autre aspect que la précédente ;
ses tiges sont grêles et élancées ; elles forment des loufes
REVUE BRYOLOGIQUE er à ee
peu compactes et à peine reliées par quelques radicelles;
les innovations stériles sont souvent simples, longues de
plus de 2 centimètres ; d’un vert pâle dans leurs parties
jeunes, elles deviennent brunâtres avec l’âge. Ces innova-
tions semblent souvent sortir du milieu d’une vieille fleur
qui terminait une tige plus ancienne, tantôt isolé-
ment, tantôt deux ensemble et collatérales ; la plante ainsi
composée, dressée et rectiligne, s'élève jusqu’à 3 cent. 1/2,
Chacune de ces innovations, presque nue vers sa base,
porte ensuite des feuilles, d’abord très petites et très espa-
cées, dont les dimensions augmentant graduellement.
atteignent vers le milieu de latige de 0"n85à{mm10 sur Onm90
en largeur; ces feuilles sont ainsi presque orbiculaires,
diversement étalées et non décurrentes, très concaves et
très obtuses, entières et planes sur leurs bords, nullement
marginées. Lorsque la plante a été plongée dans l’eau
quelque temps, elles se gonflent et prennent un aspect très
Caractéristique ; leurs bords sont alors relevés uniformé-
ment sur tout leur contour, de manière à figurer une sorte
de cuillière creuse, et le sommet est infléchi en capuchon.
Dans la moitié supérieure de la tige les feuilles deviennent
plus grandes, mais en conservant les mêmes proportions,
1mnm50 en longeur sur 1""95 en largéur, quelquefois les
deux dimensions sont presque égales ; elles sont aussi un
peu plus rapprochées, et enfin lâchement imbriquées dans
le bourgeon terminal. Leur tissu est toujours mince ; il se
compose de cellules rhomboidales, larges de 17 à 19 p sur
une longueur qui varie de 36 à 50 et même jusqu’à 60 p.
La nervure étroite disparaît toujours assez loin au-dessous
du sommet, É
Les plantes fertiles sont ordinairement plus rameuses ;
quelques-unes cependant restent indivises et se terminent
simplement par une fleur mâle. Cette fleur constitue une
sorle de bourgeon ovale et imbriqué, plus gros que le
reste de la tige ; les folioles extérieures du périgone, lon-
gues d'environ 1n"95 sur 1""40, assez serrées el se
recouvrant mutuellement, enveloppent ainsi les bractées
intérieures, de plus en plus courtes, et le faisceau central
des anthéridies et des paraphyses. Mais en outre on observe
ordinairement, au milieu de ces organes mâles, ün bour-
geon femelle, dont la taille ne dépasse pas 1""1/4, et qui
est ainsi entièrement caché; il se compose de 4 à 5 folioles
ovales, longues au plus de 1°", et de quelques archégones.
. Mais en général la plante fructifère est bien plus com-
plexe. Elle se compose toujours principalement d’une tige
uniformément feuillée dans sa partie inférieure et progres-
sivement renflée en un gros bourgeon. Ce bourgeon est
constitué essentiellement par une fleur mâle; les folioles
REVUE BRYOLOGIQUE
externes, nombreuses et imbriquées, presque orbiculaires,
mesurent 2m en longueur, sur une largeur de 1%" 50 : les
intérieures deviennent de plus en plus petites, jusqu’au
_ faisceau central, où les anthéridies sont mêlées à quelques
_ bractées très courtes, énerves et colorées En dehors de
_ ces éléments constants, le bourgeon floral en renferme
d’autres, plus ou moins nombreux, et variables suivant les
individus que l’on observe. En analysant une de ces inflo-
rescences complexes, je trouve d’abord, en dessous du
périgone, deux petits bourgeons femelles, consistant cha-
cun en quatre ou cinq folioles avec quelques archégones,
et situés à l’aisselle des dernières feuilles caulinaires ; ils
sont accompagnés l’un et l’autre d’un rameau stérile assez
ong, né lui-même à l’aisselle d’une de leurs bractées infé-
rieures. Plus haut, au-dessus des feuilles périgoniales, on
trouve ensuite deux ou trois fleurs femelles semblables,
ccompagnées à leur tour de rameaux stériles plus ou
moins développés, qui atteignent 4 cent. et jusqu’à
1 cent. 1/2 ; quelquefois même le petit rameau femelle est
_flanqué de deux rameaux stériles du même genre, placés à
_droite et à gauche, et s’élevant assez haut ; enfin dans l’in-
_térieur même de la fleur mâle, au milieu des anthéridies,
se trouve un dernier rameau stérile, plus ou moins allongé.
_ Tous ces éléments accessoires sont rapprochés et serrés
autour de la fleur mâle, et recouverts en grande partie par
_ les feuilles périgoniales; les rameaux stériles apparaissent
seuls au-dessus. D'ailleurs la tige principale qui se termine
_par cette inflorescence complexe porte souvent elle-même
d’autres branches. En examinant d’autres individus, on
constaterait des faits analogues avec des différences dans le
nombre et la proportion de ces divers éléments.
Lorsque les bourgeons femelles ont produit des fruits,
le pédicelle et la capsule s’élèvent au-dessus de l’agglomé-
ration florale. Souvent deux pédicelles fructifères paraissent
_ainsi sortir d’une même fleur composée; mais le rameau
femelle lui-même avec ses folioles périchétiales reste caché
dans l’intérieur de cette fleur. Ces folioles en effet n'ont
ugmenté ni en nombre, ni en dimensions: leur forme est
emeurée la même, les plus grandes ne dépassent guère
4%, et sont toujours plus courtes que la vaginule.
Le pédicelle ne mesure guère plus d’un centimètre; il
est d’abord d’un vert pâle, et tend à devenir ensuite légè-
ement rosé. La capsule ovale égale en longueur 1""70
avec un diamètre de 0""90, Les détails de la structure du
fruit, et particulièrement ceux du péristome n’ont pu être
observés. La fructification de cette espèce semble être très
tardive ; les échantillons récoltés sur le Terskei-Ala-Taou,
au lieu dit Kokbulak, vers les sources du Naryn, à la même
REVUE BRYOLOGIQUE
époque que les espèces précédentes, ne contenaient encore
que des capsules très jeunes, la plupart à peine formées.
Néanmoins les caractères si remarquables du système
végétatif et de l’inflorescence, qui sont communs à ces.
quatre espèces, suffisent pour les placer sans aucun doute
très près les unes des autres. Er
Parmi les espèces européennes il en est trois dont le
système végétatif est analogue : le Bryum cyclophyllum
Schwægrichen, le Bryum calophyllum Brown et le Bryum
obtusifolium Lindberg. ;
Le Bryum cyclophyllum est celui qui, par la forme de ses
feuilles, se rapproche le plus du Bryum timmiostomoides ;
Mais d’aileurs il est dioïque, et ila le péristone des Eubrya ;
en outre il est fortement crispé à l’état sec et prend alors
un aspect très différent. <
Chez le Bryum calophyllum les feuilles sont générale-
ment moins arrondies, et leur contour inférieur moins
Obtus ; il devient même quelquefois aigu et légèrement
acuminé, surtout dans les tiges fertiles ; leurs bords sont
assez souvent réfléchis. Le péristone ressemble à celui du
Bryum axillare, mais seulement dans une certaine mesure :
les plaques ventrales des dents ont une structure plus
Caractérisée et plus constante ; elles sont plus amincies
vers leur milieu et plus profondément creusées ; l’endos-
tome est plus conforme au type de la section Cladodium ;
les processus sont plus larges, les lobes intermédiaires
moins développés et moins différenciés. D'ailleurs par son
inflorescence le Bryum calophyllum se sépare coinplète- “
ment de notre nouveau groupe : ses fruits sont toujours
terminaux, et ce sont au contraire les fleurs mâles qui
naissent ordinairement en petits bourgeons à la base des :
feuilles périchétiales ; de temps en temps elles terminent
aussi des branches spéciales : c’est précisément l'inverse
de ce qui se passe chez le Bryum timmiostomoïdes. n
Reste le Bryum obtusifolium, qui au premier abord sem-
blerait se placer entre le Bryum amblyphyllum et le Bryum
congestiflorum. Il se distingue d’ailleurs assez aisément de
lun et de l’autre par ses feuilles longuement décurrentes,
d’un tissus plus épais et plus charnu, et dont les bords
sont souvent recourbés sur tous leurs contours. D'un autre
côté sa fructification est absolument inconnue, et il ne
serait pas impossible qu’elle fut latérale. Il devrait dans
ce cas être rapporté au groupe que nous venons de décrire.
Aix, le 5 avril 1898.
H. PHILIBERT,
2
REVUE BRYOLOGIQUE
Bibliographie
_ P. Cuzmanw. — Localités nouvelles de la Flore bryolo-
gate Suisse. (Bullet, de l’herb. Boissier, 1898, pp. 425-
).
_ Enumération de 64 mousses et de 18 hépatiques rares
avec l'indication des localités et des notes sur les carac-
tères de plusieurs d’entre elles : Dicranum neglectum,
Orthotrishum Schubartianum var. nov., Webera proligera,
Plagiothecium lætum, P. norieum, Aneura pinguis, etc.—
M. Culmann fait remarquer que le n° 854 des Musci Galliæ
est une variété du longifolium et non le vrai neglectum,
que le n° 853 nommé Dicranum Starkii est le falcatum.
-H. W. ARNELL. — Moss-Studier (Forts.). Tirage à par
_ de 16 p. et 1 pl., extrait du Botaniska Notiser, 1898
Cest la suite des études de M. Arnell sur le genre
Bryum, on y trouve la description des B. curvatum n. Sp.,
B. longisetum, B. versisporum, B. autoicum, B. rivulare
B. affine, B. angermannicum, B. Arvenii n. sp. — La
planche contient de nombreuses figures de capsules du
B. affine et de ses variétés.
J. LÉGER. — Comparaison entre le corps des mousses et
_ celui des plantes vasculaires (Bull. de la Soc. des Sc. nat.
_ d’Elbeuf, tome 16, 1898). — D’après les études de l’auteur,
que l’on appelle tige et feuilles chez les mousses, ne
répond nullement aux régions portant les mêmes noms
‘chez les plantes vasculaires ; ce sont des organes analo-
_ ques et non homologues. :
. M. A. HowE. — New American Hepaticæ (Bull. of the
_ Torrey Bot. Club, 1898, pp. 18349 et pl. 336-337). —
M. Howe décrit le Scapania? heterophylla n. sp., les
Riccia tricocarpa n. sp. et lamellosa, lAsterella lateralis.
Les planches contiennent de nombreuses figures des 2
_ espèces nouvelles. Are ar
M. HeeG. — Mittheilungen über einige Arten der Gat-
tung Riccia, 11. — M. Heeg continue l’étude du genre
Riccia par la description des R. bifurca et R. Lescuriana.
4. B. JaGk.— Lebermoose Tirols (Verhandi. der k. k.
2001. bot. Gesells. in Wien, 1898, pp. 173-491. — Cest un
_ Catalogue des hépatiques du Tirol avec l'indication de
. nombreuses localités pour les espèces rares.
_ E. LEVIER. — Porella annulé par le code de Rochester
(Bull. de l'herb. Boissier, 1898, pp. 496-502). — On a vu,
REVUE BRYOLOGIQUE ue
dans le dernier numéro de la Revue Bryologique, les mo-
tifs pour lesquels M. Lejolis conclut à l’abandon de ce
nom ; M. Levier arrive aux mêmes conclusions.
V. F. BROTHERUS. — Some New Species of Australian
_ Mosses, IV (Ofversigt af Finska Vet.-Soc. Fôrh., 1898,
pp. 71-105). — Les espèces nouvelles décrites dans cette ca
4 partie sont numérotées 90-141. -
G. STABLER. — On the Hepaticæ and Musci of Westmor-
land, VI (The Naturalist, 1898, pp. 117-124). — Cette
sixième partie contient la fin du genre Hypnum, le genre
Sphagnum et le commencement des Hépatiques. :
W. P. HAMILTON. — Some Mosses observed near Lan-
caster in August, 1897 (The Naturalist, 1898, p. 98). —
Liste de 35 mousses.
J. LARDER. — Lincolnshire Mosses (The Naturalist, 1898,
PP. 53-60). — Catalogue de mousses avec indication de …
localités. :
“J. Cocxs. — Larders Lincolnshire Moss-List (The Natu-
ralist, 1898, p. 76). — L'auteur présente quelques obser-
valions critiques sur le Catalogue de M. Larder, Fe
C. MASSALONGO. — Due Nuovi generi di Epatiche
(Nuovo Givrn. bot. ital., p.* 255-260 et t. II). — Descrip-
tion du genre nouveau Ascidiota de Chine et du genre
nouveau Hariotella du cap Horn (Polyotus? Hariotianus
Besch. et Mass.) — Dans la planche est figuré l’Ascidiota
blepharophylla.
Nécrologie
Je viens d'apprendre le décès, à la date du 5 juin, de
M. Venturi, bryologue connu de tout le monde pour ses
importantes et nombreuses publications; il s’était attaché
plus spécialement à l’étude des Orthotrichum. Venturi
publiait ses observations dans l’Aedwigia, mais, lorsque la
Revue Bryologique fut créée, il en devint un des plus
dévoués rédacteurs et il n’écrivit plus que très rarement
dans d’autres recueils. Je ne puis aujourd’hui donner
l’énumération de ses publications ; son principal ouvrage
a été la Monographie des Orthotrichum d'Europe, publiée
dans le Wuscologia gallica, elle comprend les pages 154 à
196, et les planches 44 à 52 où sont figurées en détail
toutes les espèces européennes.
D’après un Journal de Trente, l’Ato Adige. il a donné
à cette ville son herbier bryologique contenant environ
_ 4000 espèces, sa bibliothèque et ses microscopes. Il laisse
inédit un Catalogue des mousses du Trentin, qui sera
- publié par les soins de la ville.
La mort de Venturi est une grande perte pour la Revue
… Bryologique et pour ses nombreux amis.
Nouvelles
- M. E. C. HoweLr, 44, Brompton Square, London S W.,
désire échanger de bonnes phanérogameseuropéennes pour
quelques-unes des plus rares mousses de l'Europe.
M. Max FLeiscueR, dont voici l'adresse : S. Lands Plan-
ntuin, Buitenzorg, ile de Java, s'occupe d’une Flore des
ousses des environs de Buitenzorg, et il va publier une
collection de mousses de l’archipel malais sous le titre
de Musci frondosi Archipelagi Indici. Gette collection
paraitra par série de 50 espèces au prix de 20 francs
chacune.
Les espèces de la premiére série ont été recoltées à
Ceylan, Singapore et Java, elle contient entre autres :
= Solmsiella Ceylanica, Senatophyllum saprosylophilum ,
Isopterygium minutirameum , Pterogoniella microcarpa
var. minor, Ectropothecium verrucosum . Callicostella
Prabaktiana, Trichosteleum Dozianum, Syrropodon cilia-
tus, S. rufescens, Garckea phascoides, etc.
= Le 2 septembre prochain, M. Edouard BonnErT, membre
de l’Institut, entrera dans sa soixante-dixième année. A
cette occasion, quelques-uns de ses élèves et amis ont eu
la pensée de lui offrir son portrait gravé à l’eau-forte, en
témoignage de leur respectueuse gralitude pour léminent
algologue, à la haute compétence duquel ils ont eu si
souvent recours et dont les bienveillants conseils ne leur
ont jamais fait défaut. Les botanistes qui désireraient s’as-
socier à cet hommage et posséder un exemplaire de ce
portrait, dû à un artiste de talent, M. Duvivier, voudront
ien en faire part à M. Maurice Gomont, 27, rue Notre-
Dame-des-Champs, à Paris, et lui adresser, avant le
juillet, la somme de vingt francs, montant de leur
. . :
_ souscription.
Caen, imprimerie E. LANIER, 4 et 3, rue Guillaume-le-Conquérant—7678
N°5 25° ANNEE ‘
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
Contribution à la flore bryologique du Tonkin. BESCHERELLE. — The Porella
Question. HoweE.— Grimmia longidens. PHILIBERT. — Quelques mousses
intéressantes du Grand-Duché de Bade. HERZOG. — Guide du Bryologue
et du Lichénologue aux environs de Grenoble. RAVAUD. — Bibliographie.
Contribution à la flore bryologique du Tonkin
(4 note)
Nous avons déjà fait connaître les mousses récoltées au
Tonkin par le R. P. Bon (1) dans les provinces méridio-
nales, notamment dans celles de Hanoï, de Ninh-Binh et
de Thanh Hoa, et par Balansa (2) dans les provinces orien-
tales de Quang-Yan et de Langson et au mont Bavi, à l’ouest
de Hanoï. Nous venons aujourd’hui compléter ces notes
par l’indication des muscinées recueillies au Nord du
Tonkin par M. le D' A. Billet, docteur ès-sciences natu-
relles et médecin-major, qui a exploré diverses localités
du cercle de Cao-Bang situées au sud de la province chi-
noise de Quang-Si (3).
4° MouUsSEs
Trematodon tonkinensis Besch. (Journal de Bot. 1890).
. Sur la terre humide des fossés intérieurs du poste de
Soc-Giang (D' Billet, n° 6). — Déjà signalé à Langson, au
Mont Bavi et au nord du Tonkin.
Bryum (Apalodictyon) Billeti sp. nov. :
Cespites dense compacti, vix 1 centimetro longi, fusces-
centes. Caules simplices vel basi parce et breviter inno-
vantes, inferne tomentosi, fere nudi, apice conglobate
foliosi. Folia superiora minuta anguste hastata immar-
ginata basi truncata revoluta apice denticulato, inferiora
breviora integra rubella dein luteo-viridia ; Costa con-
tinua. Capsula minuta, 1 mill. longa, elongate piriformis,
pendula, collo longiusculo, ætate rufa, sub ore vix cons-
tricta. Pedicellus 1 cent. longus, rubellus. Operculum
(1) Cf. Bull. Soc. Bot. de France 1887, p. 95 et 1894, p. TE
(2) Cf, Journal de Botanique 1890. :
(3) Cf. Deux ans dans le Haut Tonkin, par M. le D' A. Billet, Bull,
Scient. de la France et de la Belgique, tome XX VIIL (1896-1898).
L'
74 REVUE BRYOLOGIQUE
bhemisphæricum, apiculatum, badium, nitens. Annulus
latiusculus cellulis valde elongatis angustis. Peristomium
generis.
Se rapproche par le port des petites formes à feuilles
imbriquées du Pryum cespililium, mais en diffère au
premier abord par les feuilles plus étroites, hastées-
lancéolées, à nervure dépassant peu le sommet.
Sur l’argile rouge et humide des terrassements du poste
* de Soc-Giang, à 400 m. d'altitude, 22 février 1892 (D: Billet,
n° 7). :
Mnium remotifolium Sp. nov.
Habitu M. Nietneri C. Müll. Stolones tantum mihi noti
graciles, lutescentes. Folia remota siccitate crispatissima,
regulariter ovata, acute dentata, limbo e seriebus duabus
cellularurn composito marginata. Cetera ignota.
_ Cette mousse, dont les stolons stériles rappellent ceux
du M. Nieineri C. Müll., de Ceylan, diffère de cette
_ dernière par les feuilles plus longuement acuminées,
_ régulièrement ovales, bordées de dents aiguës et à ner-
_ vure se confondant avec le sommet. Elle se rapproche
_ aussi du M. 7richomanes Mitt.,commun aux Indes Orien-
tales, dans la Chine et au Japon, par la forme des feuilles,
mais ses feuilles ne sont pas décurrentes et la nervure se
termine avec l’apicule, tandisque dans le M. trichomanes
la feuille est longuement cuspidée et là nervure disparait
au dessous de l’acumen.
Sur les rochers calcaires et secs de Dong-Si (D' Billet,
n° 12). Stolons stériles. | | <
Dendropogon ? dentatus Mitt.
Rochers calcaires élevés et secs de Coc-Ché, 2 mars
1892, à 1000 m. d’altitude (Dr Billet, ne 9). Echantillons
stériles. à
Trouvé pour la première fois au Japon.
Papillaria floribunda GC. Mül.
. Rochers calcaires humides et ombragés, sur la route de
Moxat à Trung-Tang, à 800 m. d'altitude (Dr Billet, n° 4)
_Stérile. Déjà trouvé à Lang-Son et à Hanoï ; commun dans
la Malaisie. Lies
Papillaria Buchanani C. Müll.
. Mamelons schisteux et boisés du cirque de Tam-Bo, à
1200 m. d’alt, (D: Billet, n° 2). Stérile. Commun dans les
Indes Orientales et au Yunnan (Chine) Hire
-Meteorium Balansaeanum Besch. (Journ. de Bot. 1890).
Sur de vieux troncs d'arbres, à Coc-Ché, vers 1200 m.
… d’alt, (Dr Billet, n° 14). Stérile. :
Ne SR Griff,
, ROChers calcaires ombragés du haut de Cao-Bang, à Ban-
Tao, à 1100 m. d'altitude (D Billet, ne 5); : ru
REVUE BRYOLOGIQUE ner. à
Déjà signalé dans la province de Hanoï et dans les
Indes-Orientales à Assam, Ceylan, ete.
Homalia scalpellifolia Mitt. -
Rochers et cols rocheux calcaires de Yung-Ghien à Coc-
Ghé, 1100 m. d’alt. (D° Billet, n° 13). Commun dans les îles
> Balansa au Mont-Bavi.
+ Anomodon tonkinensis Besch. Bull. de la Soc. Bot. de
France 1894, p. 85).
Var. leplocladus. — Diffère du type signalé à Hanoï,
par les rameaux plus grêles, par les feuilles plus courtes,
ovales, blanchâtres à la base, étroitement ligulées-arrondies
au sommet et destituées de papilles.
Rochers calcaires de Dong-Si, vers 900 m. d’alt. (Dr Billet,
He LE
tie alopecuroides Dz et M.
Var. Donghamense Besch. Bull. Soc. bot. 1887, p. 97.
Rochers calcaires secs de Dong-Si, à 900 m. d'’alt.
Œ Billet, n° 8). Déjà récolté par le P. Bon dans le province
‘Hanoï. s
2 HÉPATIQUES
Plychanthus sulcatus Nees, Syn. p. 29H. :
Rochers calcaires humides, sur la route de Moxat à
Trung-Tang, vers 800 m. d’alt. (D' Billet, n° 4e, p.).
Madotheca fissistipula Steph. .
Rochers calcaires élevés et secs de Dong-Si à900 m. d’alt.
(I Billet, ne 10).
(Ces deux derniers ont été déterminés par M. Stephani):
Eu. BESCHERELLE.
The Porella Question
The main points in the controverse between M. Au-
guste Lejolis, and myself over the use of the name Porella,
begun in the February number of the Bulletin of the
Torrey Botanical Club, and continued by M. Lejolis, in
n° 3 Of the Revue Bryologique, have already been so
fully stated and our stand points are so different, that
little can probably be gained by a prolongation of the
discussion. | rs
It may, however, be of some minor interest to remark
that through the kindness of M. A. Gepp of the British
Museum 1 now possess a tracing of the original pencil
de l’archipel malais, à Ceylan, eic.; déjà signalé par :
REVUE BRYOLOGIQUE
drawing of Porella by Dillenius. This drawing is one
more link in the chain of whatis to me wholly conclu-
sive evidence that we know absolutely what the Porella
of Dillenius was and that the suspicion once expressed
by M. Lejolis (1), that there had been some derangement
of labels in the herbarium at Oxford is without sufficient
foundation. This original drawing shows, in addition
to the detached « capsules » and leaves simply an outline
sketch of the ramification with about twenty of the leaves
indicated. None of the so-called « capsules » are repre-
sented in attachment with the stem. The arrangement of
the leaves confirms Dickson’s observation that € in his
(Dillenius’s] original drawings, in the possession of Sir
Joseph Banks, the leaves, so far as they are represented,
are placed in the manner las in the [Dickson’s] annexed
figure » (2). ;
The completion and correction of an imperfect or par-
tially erroneous diagnosis by a study of the original, or
at least an authentic specimen is not a new thing in the
history of taxonomy, and instances are not wanting where
botanists even of the more conservative kind have chosen
to use a name with a meaning thus amended in preference
to one of a later date whose meaning had been more
accurately defined. We find even Nees von Esenbeck, who
was on the whole not an adherent of the priority prin-
ciple, preferring (3) the older specific name fragrans of
Balbis for the plant which his friend Bischoff had, with a
very accurate and detailed description and beautiful
drawings launched into the scientific world as Grimaldia
barbifrons. We also find Nees here acknowledging his
indebtedness to authentic specimens, « von Balbis selbst
bezeichnet » in determining the true application of the
name Marchantia fragrans Balbis. It may be objected
that the comparison of this case with that of Porella is
not exact that the original description of the Marchantia:
fragrans of Balbis contained no such errors as that of Po-
_rella. X have never seen the original diagnosis in question
and do not know how that may be. Nees says that Balbis
« beschreibt sie gut, bildet sie aber mittelmässig ». But
the comparison is accurate in so far as assistance from an
_ authentic specimen in getting at the true meaning of a
name is confessed and the comparison is accurate also in
the maintenance of this name by Nees in preference t0a
later one more carefully defined. To what extent we
de ee Mém. Soc. Se. Nat. et Math. de Cherbourg, XXIX, p. 142, 1894.
. (2) Trans. Livn. Soc., II, 238, 1797. os
+ (3) Naturgesch. Eur. Leberm., IV, p. 239, Anmerkung. #4, 1835.
re D
REVUE BRYOLOGIQUE
should preserve names whose original definitions need to
be supplemented or corrected by reference to the original
specimens is a question concerning which botanists will
probably always differ.
In connection with this Porella vs. Madotheca matter,
itisof interest to quote récent words of the eminent he-
paticologist, Herr Franz Stephani, in the introduction to
his Species Hepaticarum. Herr Stephani says (1): Hin-
sichtlich der Priorität der Gattungsnamen bin ich der
Ansicht gefolgt ; dass eine Diagnose, welche die Pflanze
erkennen lässt, sweifellos gefordert werden muss, ist die
alteste Diagnose schlecht oder ist die Gattung eine zusam-
mengesetzle, so muss diejenige jüngere Diagnose, welche
zuerst die Gattung genügend und rein dargestellt hat,
benutzt und deren Name gewählt werden. « It is impor-
tant to call attention to the fact that the carrying out of
the principle here enunciated by Herr Stephani is absolu-
tely destructive to the continued use of Madotheca as à
generic name. For, whatever differences of opinion there
may be as to the sufficiency of the Dillenian description
and figures of Porella and of the Linnean citation of
these, it surpasses belief that Herr Stephani will contend
that S. F, Gray’s diagnosis of Gavendishia—a previous
equivalent of Madotheca — does not permit the plants to.
be recognized, Dumortier’s indictment that « Kantius est
nomen hominis, non plantae » cannot be brought against
Cavendishia for Gray here departed from his usual custom
as regards hepatic genera and wrote the name in the ee
feminine. About the only thing S. F. Gray’s description of
Cavendishia that can be considered positively wrong, as
I have already pointed out (2), is the attributing of a
monoicous character to the genus, while the species on
which it was based are uniformly described by other sys-
tematists as dioicous. But if this is sufficient to justify the
_condemning of the diagnosis as « schlecht », there are
many commonly recognized hepatic genera whose ori- ne
ginal foundations can be found to be faulty. The fact that
Lindley in 1836, — fifteen years later — applied the same
name to a genus-of Vacciniaceaëe does not in the least affect
the ease with which Gray’s diagnosis of the original Ca-
vendishia « die Pflanze erkennen lässt. » And the dia-
gnoses of Bellincinia and Antoiria of Raddi— both prior
to Cavendishia and Madotheca — with the accompa-
nying figures surely permit the plants to be recognized
and neither is especialy false and neither is € eëne susam
(1) Bull. Herb. Boissier, VI, p. 309, 1898.
(2) Bull. Torr. Bot. Club, XXV, p. 99, 1898.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
kr. 24
_ mengesetzte.» The hepaticologists of the world, especially,
RE perhaps, those of England, Scandinavia, and America, will
__ await with interest Herr Stephanïs application of his
announced rules to the Porella question.
MARSHALL À. HOWE.
Grimmia longidens species nova
_Les espèces du sous-genre Schistidium s’éloignent en
général des autres sections du genre Grimmia par une
particularité remarquable de leur fruit: la columelle, au
lieu d’être libre dans l’intérieur de la capsule à l’époque
de la sporose, est au contraire soudée dans sa partie supé-
_ rieure à l’opercule, de telle sorte qu’elle lui reste adhérente
_ et tombe avec lui, en se détachant du sporange, au moment
_de la déhiscence. Ce caractère m'avait paru jusqu'ici très :
_ constant chez toutes les formes de ce groupe que j'avais eu
l'occasion d’observer; j'ai donc été très surpris de ren-
contrer une structure toute différente chez un Grimmia des
environs de Zürich que m'a envoyé récemment M. Cul-
mann ; celte plante, récoltée par lui le 29 septembre 1897
avec plusieurs mousses de familles diverses, croissait sur
des rochers de Nagelfluh au lieu dit Bürloch, à une
altitude de 1080 mètres.
Dès le premier abord, cette plante se distingue des
espéces voisines par l’aspect de ses fruits, qui s'élèvent
aux extrémités des tiges, plusieurs assez souvent rappro-
chés et parallèles, dressés, très apparents au-dessus des
feuilles périchetiales, assez longues elles mêmes, à demi
_ étalées, acuminées, mais dépourvues de poil. Chacun de
ces fruits dépasse ordinairement en hauteur 3 millimètres ;
le pédicelle, court, dressé et rectiligne, atteint à peine un
demi millimètre; la capsule, oblongue, cylindrique, d’un
_ gris foncé, égale deux millimètres avec un diamètre de
080; l’opercule, d’un rouge brique, présente dès sa base
la forme d’un cône élevé, qui se continue en un bec subulé,
_ ferme et épais, le tout atteignant OmvS85 en hauteur. La
_ coiffe, régulièrement mitriforme et lobée, couvre d’abord
toute l'étendue du bee, auquel elle adhère pendant un
Certain temps, puis elle s'étale à l'état sec au-dessus de la
base conique en 4 à 5 segments divergents ; elle s’élève
Ainsi à peu près à Omn75, re
_ Chez les nombreuses variétés du Grimmia apocarpa et
L chez les espèces voisines l’opercule est aplati à sa base en
Un large cercle plan convexe, du centre duquel s’élève
= Fret
* _ REVUE BRYOLOGIQUE D:
‘brusquement un long bec cylindrique et souvent filiforme,
plein et compact. Ici le bec, beaucoup plus épais et conti-
nuant graduellement le cône basilaire, est creux à l’in-
térieur dans toute son étendue; l’opercule est d’ailleurs
très persistant, et l’on rencontre rarement des capsules où
il se soit détaché de lui-même ; mais en le disséquänt, on
parvient à étudier la portion supérieure de la columelle et
les dents du péristome qui sont contenues dans sa cavité.
On peut du reste isoler sans peine la columelle entière, qui,
presque aussi longue que la capsule, s’en sépare aisément
à ses deux extrémités; on reconnaît qu’elle est composée
d’abord d’une base ovoïde, puis d’un corps allongé, épais
et cylindrique, plus ou moins plissé, qui se continue tout
le long du sporange, enfin d’un renflement conique, placé
à l’intérieur du cône operculaire, qui se prolonge lui-
même, dans la cavité du bec et jusqu’à son extrémité
supérieure, en un acumen subulé. Chez les autres espèces
du :;roupe Schistidium, la columelle demeure au contraire
large et épaisse dans toute son étendue, conservant. dans
Sa partie supérieure le même aspect et la même structure
que dans sa partie moyenne ; elle adhère en haut à l’oper- E
Cule, qui est lui-même plein, dépourvu de cavité, et son
tissu se continue, sans interruption et sans aucune diffé-
rence sensible, avec le tissu operculaire. Chez notre
plante l’acumen subulé par lequel se termine la columelle
est complètement libre dans l’intérieur du tube formé par
le bec; il finit en un bord arronäi, et il se détache de
l’opercule sans aucune trace de rupture. Entre lui et les
Parois du tube se trouvent les dents du péristome, qui se
prolongent elles mêmes jusqu’au sommet de la cavité.
Ces dents sont très longues, atteignant Ow“70 au moins,
et jusqu’à Omm80 ; elles sont progressivement et régulière-
ment acuminées à partir de leur base, et s’'amincissent à
la fin en une pointe extrêment fine, absolument capillaire
sur une grande étendue ; vers leur origine elles mesurent
environ 0"®{13 en largeur ; dans la pointe cette largeur ne
dépasse pas 3 ou 4 x. Elles sont colorées en rouge vineux
et uniformément papilleuses sur les deux faces, devenant
_ Srisâtres et presque hyalines seulement dans l'acumen
filiforme, On compte environ % articulations dorsales ;
celles de la partie inférieure, nombreuses et rapprochées,
limitent des rectangles étroits en hauteur ; vers le haut
elles s’éloignent de plus en plus les unes des autres ; les
articles de la portion capillaire égalent jusqu’à 50 & en
longueur. Ces articulations de la lame dorsale sont sur-
montées de trabécules assez peu saillantes; les trabécules
ventrales sont encore moins apparentes, et elles sont en
général moins rapprochées ; la ligne verticale qui sépare les
| REVUE BRYOLOGIQUE
deux rangées d’aréoles de la couche interne est le plus
souvent invisible, et la dent ne paraît jamais tendre à se
partager en deux branches; on n’y aperçoit ni fentes ni
perforations; les deux lames paraissent du reste également
minces, intimement soudées et inséparables. Anneau nul;
spores égalant seulement 8 ou 10 y en diamètre. ;
Les caractères du péristome, joints à la structure
spéciale de la columelle, séparent profondément cette
espèce de toutes celles du sous-genre Schistidium, aussi
bien du Grimmia maritima et du Grimmia alpicola que du
Grimmia apocarpa. Le système végétatif présente aussi des
particularités assez notables.
Les plantes sont assez trapues, rameuses et souvent
bifurquées, hautes d’environ 2 centimètres, plus rarement
de 3; leur couleur est d’un vert sombre, brunâtre. La
_ coupe de la tige est arrondie; elle montre extérieurement
une écorce colorée, formée de plusieurs rangs de cellules
épaisses et crustacées; le tissu intérieur est uniforme et
hyalin, composé de cellules hexagonales assez larges et
toutes semblables entre elles, sans aucune trace de faisceau
central. D |
Feuilles lancéolées, longues de 2""1/9, graduellement
acuminées à partir d’une base ovale, en une lanière étroite
et aigüe ; l’acumen, plus ou moins denté, de même couleur
que la feuille, ne devient jamais blanchâtre ni piliforme à
son sommet; les bords sont bien révolutés dans toute leur
longueur, sauf en approchant de l’extrémité; le tissu est
composé uniformément de petites cellules carrées, à parois
épaisses, qui deviennent seulement un peu plus grandes
vers la base. | °
Inflorescence monoïque : les fleurs mâles naissent en
général vers les bifurcations des tiges en petits bourgeons
composés de folioles en très petit nombre et de quelques
anthéridies.
Les feuilles périchétiales atteignent de 3 millim. à
3um1/2; elles sont ordinairement planes sur leurs bords;
elles se terminent par un acumen épais et aplati, toujours
dépourvu de poil; elles présentent vers leur base un tissu
spécial, composé de cellules rectangulaires, translucides,
_ grisâtres, à contenu sinueux ; celles des bords forment des
rectangles plus allongés, linéaires, hyalins et vides; vers le :
_ milieu de la longueur des feuilles les cellules deviennent
plus courtes, toujours sinueuses intérieurement.
En somme cette plante se distingue assez aisément,
même à l’état stérile, de la plupart des variétés du Grimmia
apocarpa, surtout par ses feuilles terminées constamment
par un acumen brunâtre, de même couleur que le limbe,
et jamais piliforme. Mr |
Su er F 5 x ; ’ f Aës
_ REVUE BRYOLOGIQUE
La variété qui lui ressemblerait le plus, c’est celle qui a
été appelée par Schwägrichen Grimmia gracilis, et que du
reste Schimper ne séparait pas du Grimmia apocarpa. J'ai
reçu sous ce nom de Lindberg un spécimen stérile récolté
en Finlande près de Helsingfors, et de M. Ryan un échan-
tillon fructifié provenant de la Norwège. Ces deux échan-
tillons, du reste très semblables entre eux, sont assez
différents par leur aspect de la plante de Bürloch; leurs
tiges sont bien plus grêles et plus élancées. Les capsules,
chez la plante de Norwège, sont très petites, aussi larges
que longues, ne dépassant pas 0""90 dans les deux sens;
elles sont tout-à-fait enfoncées et cachées au milieu des
feuilles périchétiales ; l’opercule, la columelle et le péris-
tome ne diffèrent pas de ceux du Grimmia apocarpa ; les
dents sont particulièrement très courtes, n’égalant guère
que 0"#30. En outre les feuilles, du moins les supérieures,
se terminent toujours par un poil blanchâtre. Cependant,
suivant Limpricht (Laubmoose, p. 706 et 707), il existerait
_ d’autres formes du Grimmia gracilis, complètement dépour-
vues de poils, et ressemblant d'avantage par là à notre
plante. Mais la forme qui semblerait devoir s’en rapprocher
le plus, c’est celle que Bridel avait érigée en espèce
distincte sous le nom de Grimmia trichodon, et que plus
tard Schimper a réunie aussi à la variété gracilis du Grim-
mia apocarpa. | Ra -
J’aurais voulu pouvoir comparer la plante de Bürloch à
cette espèce de Bridel, dont le nom même semble annoncer
un péristome analogue; mais il m'a été impossible d'en
obtenir un exemplaire authentique. J'ai pu seulement,
grâce à l’obligeance de M. Autran, examiner en attendant
un échantillon de la collection Schwægrichen, qui fait
partie maintenant de l’herbier Boissier, appartenant à
M. W. Barbey. Cet échantillon, récolté dans les Apennins,
porte en étiquette: « Grimmia trichoden Bridel »; mais
l’auteur même de la collection considérait cette attribution
comme douteuse. ne
Par son système végétatif ce spécimen ne s'éloigne
pas très notablement de la plante récoltée par M.Culmann:
_ses feuilles sont également dépourvues de poil, et leur
tissu parait analogue. Cependant l'aspect des capsules,
leur situation et leur disposition sur les tiges, présentent
quelques différences. Ces capsules sont en très petit
nombre et en mauvais état, de telle sorte qu'il m'a été
impossible de bien analyser leur structure ; autant que
j'ai pu en juger, le péristome ne parait pas semblable à
celui des échantillons récoltés par M. Culmann. En somme
je n'ai trouvé sur aucun point une ressemblance assez
complète et assez frappante pour qu’on pût en conclure
| REVUE BRYOLOGIQUE
_ lidentité des deux plantes. Comme d'ailleurs, il n’est pas
_ certain que le petit spécimen conservé dans l’herbier
_Schwægrichen représente bien le Grimmia trichodon de
Bridel, il y a en définitive beaucoup de raisons pour ne pas
rapporter la plante de Bürloch à cette espèce, et il me
_ paraît plus sûr de lui laisser, au moins provisoirement, le
nom de Grimmia longidens.
H. PHILIBERT.
Aix, le 17 mai 1898.
Le Bryum helveticum récolté sur le Righi
_ J'avais observé, il y a une douzaine d'années, dans la
vallée de Nant, au-dessus de Bex, un Bryum voisin du
Bryum arcticum R. Brown, que j'ai appelé Bryum helve-
ticum(Revue bryologique, 1886, p. 83). Cette espèce n'avait
été rencontrée jusqu'ici qu’en ce seul endroit, une seule
fois, et en petite quantité. Tout récemment M. Culmann en
a récolté de beaux exemplaires sur le sommet du Righi, à
une altitude de 1790 mètres. Elle se reconnait assez aisé-
ment à son as
Jar ses feuilles longuement
Elle s’en sépare surtout par la
structure de son péristome : chez le Bryum arcticum les
articles de la couche ventrale des dents sont partagés
Chacun au moins en deux compartiments par des cloisons
_ Yerticales ou obliques ; chez le Bryum helveticum ils sont
toujours simples et réguliers, soudés ensemble dans la
plus grande portion de leur épaisseur en une masse cylin-
drique, orangée et compacte, de laquelle s'élèvent seule-
ment des lamelles très courtes, peu apparentes. Ce caractère
quise montre très constant aussi bien dans la plante du
Righi que dans celle des Alpes Vaudoises, suffit pour
éloigner cette espèce de toutes les variétés, d’ailleurs si
nombreuses et si diverses, du Bryum arcticum. °
H. PHiciBERT.
Quelques Mousses intéressantes du Grand-
mr Duché de Bade
Ayant découvert quelques mousses très intéressantes et
qui n’étaient pas jusque-là connues dans le Grand-Duché
_de Bade, je voudrais bien les communiquer à tous ceux
qui s’y intéressent, Mes trouvailles se bornent à Ja partie
+
= REVUE BRYOLOGIQUE
méridionale de ce pays et la plupart de ces découvertes,
je les ai faites dans la région supérieure de la Forêt-
Noire. Puisque l'élévation de la Forêt-Noire n’est guère
grande, le grand nombre de mousses alpines nous frappe.
Car j'y ai trouvé :
Grimmia elatior Bruch.
— torquata Grev.
— funalis Schimp.
Amphoridium Mougeotii Schimp. cum fruct. cop.
— lapponicum Schimp.
Pseudoleskea atrovirens B. S. var. brachyclados Schw.
Oreoweisia serrulata Funck. a
Avec les mousses déjà connues : Oligotrichum hercyni-
cum L. et DC., Hypnum dilatatum Wils., H. callichroum 7
Brid., H. reptile Rich., H. pallescens B. S., Blindia acuta
B. S., Gymnostomum rupestre Schwgr., etc.
J'ai récolté les trois espèces : Grimmia elatior Br., Gr.
lorquata Grev. et Gr. funalis Schimp. au bord du -
« Feldsee », à une altitude de 1200%, où ils naissent sur
des rochers escarpés granitiques et qui sont exposés au
midi. Les mêmes rochers, mais là où ils sont abrités, frais
et humides, sont couverts d’un tapis d'Amphoridium Mou-
geot.i Schimp., quelquefois fructifié et de Bryum Funckii à
Schwgr. stérile. di OR : A
. À la pente sud du Feldberg le Pseudoleskea atrovi-
rens B. var. brachyclados Schwgr. semble assez répandu
avec la forme typique, mais toujours stérile. ;
Sur le Belchen, une des plus belles sommités de la Forêt-
Noire, j'ai découvert les rares Oreoweisia serrulata Fck. ss
et Amnphoridium lapponicum Schimp. Tous deux crois-
sent dans une fente de rocher très serrée et à peine abor-
dable. Cette localité est appelée « Schneiderkamin »
d’après celui qui l'avait gravie le premier. L'endroit est
dangereux à cause des pierres qui se détachent souvent.
L'Oreoweisia serrulata Fck. est une des espèces spéciale-
ment alpines. Il manque entièrement au Nord de l'Europe
et il n’a été trouvé qu’à des hauteurs de 2C00" ou plus.
Comme espèce calcifuge, il n’a pas encore été trouvé dans
les Alpes calcaires bavaroises. Le « Schneider kamin » au
Belchen est la seule localité en Allemagne où l’on rencontre ce
celte mousse. L’altitude de cette station est d'à peu près
* ce qui est remarquable, quand il s’agit d’une mousse
dont la station la plus basse a été jusque-là de 1900.
(Piz Galeggione Pfeffer, cfr. Limpricht : Laubmoose
Deutschland Œsterreichs u. der Schweiz, pag. 297).
Comme type boréal, j'ai découvert Plagiothecium late-
bricola B. en état stérile sur un tronc pourrissant dans le
« Mooswald » près de Freiburg. Cette mousse que l’on
| REVUE BRYOLOGIQUE
n’a jusque-là connue en Allemagne qu’au nord du Mein,
y atteint les limites méridionales de sa distribution.
Les mousses les plus rares de notre contrée sont Nec-
_kera turgida Jur. et Andreaea Huntii Limpr., que je n'ai
rencontrés que récemment,
Le Neckera turgida Jur. couvre à une seule station
près de « Posthalde » un rocher accompagné de son con-
génère Neckera crispa Hedw. La première fois que j'ai
récolté cette belle mousse, je n’en ai vu que très peu
d'exemplaires. Lorsque je retournai plus tard au même
endroit, je découvris de larges touffes bien fructifiées.
Jusqu’alors on ne connaissait que les deux fruits décou-
verte par M. A. Geheeb sur les basaltes du Rhôn et ceux
Le M. Ch. Meylan a récoltés aux environs de Sainte-
Croix (Jura suisse). Près de « Posthalde », cette mousse
fructifie très bien et assez abondamment. J'en ai envoyé
à G. Limpricht, W. Baur, R. Ruthe, Th. Husnot et
_ Prof. Philibert et il m’en reste encore assez pour pouvoir
_les examiner plus précisément que ce n’a jusqu’àlors été
_ possible faute de fruits.
L’Andreaea Huntii Limp., que j'ai récolté aux rochers
secs du bord du « Feldsee », ést un peu différent de la
_ description que Limpricht en donne dans son ouvrage
_ Laubmoose Deutschl. (Œsterr, u. der Schweiz, pag.
445 ff; car la nervure ne remplit pas toujours totalement
le sommet de la feuille. Cette plante représente une des
_ espèces qui ont leur dispersion dans l’Europe occidentale
_ et qui ne se trouvent que très disséminées au centre de
_ l’Europe. Les deux autres stations de cette plante en Alle-
_magne sont Ockerthal dans le Harz et le sommet de l’Arber
du B‘hmerwald. Xe
. Hypnum trifarium W. M.. espèce très disséminée, à
été trouvé par moi entre l’'Hypnum scorpioipes L dans
le Wolmatinger Ried près de Konstanz, et aussi ce prin-
… temps j'ai récolté le rare Barbula reflexa Brid. à lem-
_bouchure d’une petite rivière dans le Rhin près de Klein-
Laufenburg. + SR Re ; |
Il me reste encore à mentionner une variation nouvelle
de Rhodobryum roseum Schimp. Selon les recherches de
M. R. Ruthe elle diffère surtout par la capsule plus. cour-
bée, son orifice plus étroit et le pédicelle beaucoup plus
court que celui de la forme typique. M. R. Ruthe a pro-
_ posé le nom de Rhodobryum roseum Schimp. var. leptos-
_tomum. Cette mousse se trouve sur les basaltes du Hohen-
__twiel, où je l'ai découverte ce printemps
ee Ta. HERZOG.
Freiburg i/B. le 26 Juillet 1898.
REVUE BRYOLOGIQUE
Guide du Bryologue et du Lichénologue aux .
environs de Grenoble Li
19° EXCURSION |
Les montagnes de l'Oisans (Suite)
Revenons sur nos pas, visitons les lacs : le Fontinalis
antipyrelica, remarquable ici par ses larges feuilles,
l’'Hypnum fluitans et le Scapania undulata croissent
dans les lacs eux-mêmes, tandis que, sur leurs bords plus
ou moins humides et le long de petits ruisseaux graveleux,
viennent différentes mousses, telles que Barbula paludosa,
rare, Webera nutans var. uliginosa, Aulacomnium pa-
lustre var. polycephalum, Bryum pallescens, var. boreale,
Philonotis fontana, Hypnum molle et giganteum ; ce der-
nier, que je n'ai récolté que stérile, semble un peu différer
du type que j'ai reçu de M. l'abbé Boulay, provenant des
marais des Vosges et bien fructifié. Cependant M. Schimper
avait reconnu cette espèce dans la forme que j'ai trouvée
et que je lui avais soumise. Signalé par Villars autour des
lacs de Taillefer, le Splachnum sphæricum a échappé à
mes recherches. : ce
Au même lieu que les mousses précédentes, ne négli-
geons pas quelques intéressantes hépatiques et surtout ;
Plagiochila interrupta, Scapania irriqua, Jungermannia
tersa, inflata, connivens, setacea; Lophocolea minor et
Preissia commutata. ..
A quelques pas des lacs, du côté sud, gisent épars des
blocs détachés de la montagne : à leur pied nous trouvons,
parmi les gazons pierreux, Cetraria aculeata, Placodium
bracteatum ét Lecanora limbosa, sur ces blocs eux-
mêmes et adhérents à leur surface, Sguamaria concolor,
Lecanora aurantiaca var. erythrella, tenebrosa et cinerea,
Dicksonii, subcarnea, livida, glaucoma, atra var. con-
fragosa, verrucosa et simplex, Lecidea aromalica et con-
glomerata, saxatilis, armeniaca, atrobrunnea, morio et
autres lichens, De
Autour de ces blocs, comme aussi à la base de Taillefer, .
nous avons à cueillir : Barbula subulata ici à cellules
plus grandes et plus lâches que dans le type, caractère
- Qui rapproche cette forme du B. mucronifolia B. et Sch.,
Cynodontium virens, Dicranum fuscescens, var. cur-
vulum. D. Starkii et longifolium, Weisia opus var.
atrata, Grimmia ovala et alpestris, Ort otrichum
rupestre, Webera polymorpha, var. brachycarpa, Pseu-
doleskea atrovirens, var. brachyclados, Heterocladium
heteropterum Br. et Sch. stérile, Andreæa petrophila.
86 REVUE BRYOLOGIQUE
A l’ouest du plateau du Grand-Galbert, près de la lisière
de la forêt nous trouvons, près du lac du Poursolet, sur
des troncs pourris une mousse assez rare que j'ai omis de
signaler à la Grande-Chartreuse, le Dicranodontium longi-
rostre Br. et Sch.
Nous ne descendrons pas dans la forêt, c’est une herbo-
_risation à part qu’il vaut mieux faire en gravissant, à
travers les sapins du côté de la Morte, les belles pentes
boisées du pied de Taillefer. Nous invitons particulièrement
les cryptogamistes à explorer cette région : les mousses,
les hépatiques et les lichens sylvatiques n’y sont ni moins
multipliés, ni moins variés que dans les forêts de la
Grande-Chartreuse, du Villard-de-Lans et de Prémol, où
nous avons eu le plus à récolter en ce genre.
Pour faire l'ascension de Taillefer, remontons vers l’est,
à gauche des lacs, le plateau du Grand-Galbert, en nous
rapprochant toujours de plus en plus de la base de la
montagne; ensuite, par un contour dans la direction du
Sud-ouest, comme pour revenir un peu sur nos pas,
Sravissons la jusqu’à la hauteur d’une mine anciennement
exploitée, qui nous montre ses coupes jaunâtres taillées
dans le roc. De là, tantôt à travers des débris mouvants
et des névés; tantôt à travers des pelouses ou par des
liques surtout à découvrir encore, soit à Taillefer, soit
ailleurs: par exemple, les Jungermania J'ulacea L., albes-
cens et orcadensis Hook., Sets fornide Ebr. et autres espèces
plus ou moins rares, non signalées jusqu'ici en Dauphiné,
doivent exister, ce me semble, dans nos montagnes de
Loi à es RAVAUD.
REVUE BRYOLOGIQUE 87
Bibliographie
A. GEHEEB. — Weitere Beiträge zur MoosrLorA von
NEU-GUINEA. (Bibliotheca botanica, 44e livr., in-4° de 99 p.
et 21 pl. 1898).
Ce bel ouvrage est dédié à notre ami F. Renauld et les
magnifiques planches ont été dessinées par Madame Geheeb.
On y trouve l’énumération de 74 mousses de la Nouvelle-
Guinée avec la description des espèces nouvelles, 12 mous-
ses el 5 hépatiques de Bornéo. Les planches contiennent la
figure de grandeur naturelle et de nombreux détails
grossis des espèces suivantes: Dicranum Arfakianum,
D. Armiti, Leucobryum Arfakianum, L. sericeum, Leuco-
phanes Beccarii, Syrrhopodon asper, Calymperes brachy-
phyllum, C. denticulatum, C. hyalinoblastum, C. stylo-
phyllum, C. mammosum, Macromitrium crinale, Dawsonia
gigantea, D. Beccari, Bescherellia cyrtopus var. papuana,
Endotrichella Arfakiana, Endotrichum erispum, Papillaria
leptosigmata, P. crispifolia, Thamniella subporotrichoïdes,
Trichosteleum Levieri, T. leptosigmatum, Ectropothecium
borneense. Fe
À. GEHEEB. — Bryologische Notizen aus dem Rhôn-
gebirge (Aligemeine botanische Zeitschrift, n° 38, Karls- =.
ruhe 1898, tirage à part de 10 p.).
Dans ce petit mémoire l’auteur donne la suite de ses
explorations dans les montagnes Rhün de 1885 à 1896. Les
espèces suivantes sont nouvelles pour cette contrée:
Dichodontium flavescens, Rhacomitrium microcarpum,
Grimmia orbicularis, Physcomitrium sphæricum, Mnium
Spinulosum, M. medium, M. rugicum, Amblyodon deal-
batus, Brachythecium campestre et Hypnum pratense. Il
faut y ajouter un certain nombre d’autres mousses regar-
dées autrefois comme variétés et qui, selon la classification
de M. Limpricht, ont acquis le droit d'espèces : Sphagnum
Medium, $. fuscum, S. contortum, Phascum piliferum,
Barbula æstiva, Schistidium alpicola var. rivulare. S. gra-
Cile, Mnium Seligeri, Polytrichum perigoniale, Brachythe-
cium Mildeanum, Eurhynchium germanicum. E. Swartzii.
— La plupart de ces espèces ont été récoltées par M. Vi/ :
et par l’auteur; quelques-unes ont été découvertes par le
fils de l’auteur Paul Geheeb et par M. Goldschmidt.
F RENAULD. — Contributions à la flore bryologique de
adegascer (Actes de la Soc. Lin. de Bordeaux, 1898, 9 p..
… + bL): : : |
\ ET des espèces nouvelles suivantes récoltées
_ par le commandant Dorr: Sporledera laxifolia, Fissidens &
88 REVUE BRYOLOGIQUE
_ Motelayi, F, grandiretis, Hyophyla lanceolata, H. subpli-
_ cata, H. Dorrii, H. clavicostata, Barbula madagassa,
:Fabronia Motelayi, Plagiothecium austrodenticulatum. Les
caractères de ces espèces sont figurés dans la planche.
_G. BouvET. — Muscinées de Maine-et-Loire, Supplément
n° 1 (Bullet. de la Soc. d'Etudes Sc. d'Angers, 1897,
pp. 151-168.).
_ Des herborisations poursuivies sans relâche depuis la
publication des Muscinées du Dép. de M.-et-L. en 18%,
permettent à l’auteur d'ajouter à son catalogue quelques
espèces ou variétés nouvelles et de signaler un assez grand
_ nombre de localités pour des espèces réputées rares ou
_ peu communes.— Les espèces ou variétés nouvelles sont:
_ Sphagnumteres, Hypnum fluitans v. falcatum, H. cupres-
_siforme v. purpurascens, Rhynchostegium murale v.
. complanatum, Mnium affine v. elatum, Encalypta vulgaris
v. mutica et v. trachymitra, Campylopus polytrichoïdes
v. Bouveti, systegium crispum, Phascum cuspidatum
v. macrophyllum et v. curvisetum, Southbya obovata,
_Plagiochila asplenioides v. humilis, Riccia subinermis.
Les Muscinées de ce département comprennent actuelle-
ment 387 espèces et sous-espèces : Sphagna 12, Musci 264
esp. et 25 sous-esp., Hepaticæ 85 esp. et 1 sous-esp.
C. MUELLER.— Bryologia Serræ Itatiaiæ (Minas Geraës
Brasiliæ) adjectis nonnullis speciebus affinibus regionum
_vicinarum (Bull. de l'Herb. Boissier, 1898, pp. 90-196). —
Cette livraison contient les espèces numérotées 77-154 et
presque toutes sont nouvelles.
. C. MUELLER. — Symbolæ ad Bryologiam Australiæ 1
_ (Hedwigia, 1897, pp. 353-365). — 1, Müller donne dans
ce numéro la suite des descriptions d'espèces nouvelles
numérotées 54-79.
ir 10. (Hedwigia, 1898, n°° 3 et 4, pp. 76 à 171). — Ces
es numéros contiennent les espèces numérotées 80
THE BRYOLOGIST, a department of the Fern Bulletin,
© ours A.-J. Grout. Plymouth, New Hampshire,
Le Bulletin The Fern, édité par W.-N. Clute et publié à
Binghamton, état de New-York, paraît tous les trois mois;
_il contient, depuis le commencement de cette année, une
partie spéciale et distincte sous le titre de The Bryologist,
_ dont le prix d'abonnement est de 95 cents (1 fr. 50); elle
__ est éditée par M. Grout et consacrée à l’étude des mousses
de l'Amérique du Nord.
Ce, imprimerie E. LANIER, 1 et 3, rue Guillaume-le-Con quérant—7946
+
1898
N: 6 : : oeaue
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
——
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 6
Note sur le Philonotula papulans et le Macromitrium cacuminicolum.
E. BESCRERELLE. — Contributions à la flore du Portugal et des Azores et
mousses récoltées en Alabama. GC. KINDBERG. — Notes sur la flore de
France. Taérior. — Guide du Bryologue et du Lichénologue aux environs
de Grenoble. Ravaup. — Bibliographie. — Nécrologie. — Nouvelles. —
Table de la 25° année.
Note sur le Philonotula papulans
CG. Müll.
M. Charles Müller de Halle vient de publier, dans le
tome XXX VII (1898) de l’Hedwigia, page 231, la diagnose
d’un Bartramia (Philonotula) papulans n.sp.etquine
serait autre que le Füissidens papulans Mihi, récolté à la
Guadeloupe par Ed. Marie, et décrit par moi dans la
Revue Bryologique de 1891, p. 52, sous le nom de Cono-
mitrium papulans. sEÉ
Malgré toute l'autorité qui s'attache à l'opinion de mon
excellent maître M. Charles Müller, je ne saurais admettre
l'assimilation qu'il fait de la plante en question à un Philo-
notula. {1 y a un caractère spécial aux Fissidentacées, qui
d’ailleurs domine tout et qui manque dans les Bartramiées,
c’est la feuille pourvue d’une lame particulière sur le dos
de la nervure et d’un margo très prononcé qui borde non
seulement cette lame, mais aussi la lame apicale et la véri-
table feuille. C’est donc bien une Fissidentacée. En outre,
la coiffe est conique, petite, couvre seulement l'opercule et
est entière, non fendue à la base. C’est pour cette raison
que j'ai placé le Fissidens papulans dans le genre Cono-
Mmitrium, section Reticularia C. Müll. ne
Par les caractères tirés de la feuille et de la coiffe, cette
mousse ne saurait donc à aucun titre appartenir à la
famille des Bartramiées. ee à
Dans les échantillons que j'ai envoyés à M. Müller, il se
trouvait peut-être des tiges de Philonotula, mais la sta-
tion corticole de mon Conomitrium ne permet guère cette
supposition, les Philonotula ayant une préférence mar-
quée pour les endroits humides.
REVUE BRYOLOGIQUE
En tout cas, après un nouvel examen de la plante, je ne
_ puis que maintenir mon opinion de 1891.
À EM. BESCHERELLE.
\
Dans le supplément à ma florule bryologique de Tahiti,
publiée dans le Bulletin de la Société Botanique de France
de 1898, p. 63, j'ai donné le nom de cacuminicola à une
espèce de Macromitrium, récoltée sur les crêtes de l'ile.
M. le G*! Paris m'annonce que cette épithète a déjà été
“employée par M. Ch. Müller pour une espèce de Macromi-
trium de la Jamaïque qu’il a appelée M. cacuminicolum
_(v. Bull. Herb. Boissier, 1897, p. 559).
_ Dans cette situation, je crois devoir changer le nom
spécifique du M. cacuminicolum en celui de M, Paridis,
voulant ainsi reconnaître les services que M. le G‘ Paris
rend à la Bryologie. ia
Re : Re EM. BESCHERELLE.
: Contributions à la flore du Portugal et des
. Azores
- M. C.M. G. Machado, à Ponte-Delgada, Saint-Michel
(Azores), m'a envoyé deux petites collections qui con-
_ liennent plusieurs choses rares. La découverte d’une espèce
_ de Lepidopilum, qui appartient à la famille des Mniadel-
_ phacées jusqu'ici inconnues en Europe, est très éton-
_nante, C’est peut-être la même espèce que le Lepidopilum
fontanum Mitten, qu’on a trouvée dans les îles éloignées
des Azores, mais dont je ne connais pas la description.
__ Parmi les mousses portugaises, récoltées aux environs
de la ville de Coimbra, les suivantes méritent d’être énu-
_ mérées, quoique la plupart ne soient pas rares dans la ré-
gion méditerranéenne. rs
kà Pleurocarpes. — Cryphæa arborea, Leucodon sciuroides
_ Mmorensis, Plerogonium ornithopodioides, Alsia circin-
nata, Hylocomium meridionale, Leptodon Smithii ce. fr.,
urhynchium illecebrum, E. confertum et
usilanicum Kindb. n. sp. ? (L. fontanum
. lige couchée, sans rhizomes, pourvue de larges para-
phylles ; rameaux aplanis. Feuilles lisses, peu éspacées,
presque distiques, non révolutées aux bords: cellules
étroites presque linéaires, oblongues aux angles basilaires
mais en général peu distinctes ; nervure simple s’évanouis-
REVUE BRYOLOGIQUE SR à
sant près ou au-delà du milieu. Feuilles de la tige primaire
dilatées en cœur à la base, atténuées et munies d’une assez
longue et presque piliforme pointe, sinuolées au-dessous
du milieu, entières à la partie supérieure; celles des ra-
meaux ovales-oblongues, acuminées et pointues, denticu-
lées sur tout le contour. Feuilles périchétiales petites et
étroites. Capsule petite, lisse et piriforme, très resserrée
sous l’orifice ; lanières de l’endostome large; pédicelle
lisse. Monoïque. 2
Acrocarpes. — Fissidens serrulatus, F. incurvus ; Fu-
naria calcarea, F. microstoma, F. hygrometrica * calves-
cens ; Bartramia stricta; Barbula lusitanica, B. Solmsii
var. (nervure des feuilles percurrente); Weisia cæspitosa
var. lonchoneura Kindb. (nervure longuement excurrente);
Didymodon (Trichostomum) azoricus (Cardot) et Didymo-
don crispulus * mucronulatus (Cardot), trouvés aussi dans
les Azores ; Bryum atropurpureum et
Bryum Donii * humile Kindb. n. subsp.
Qui diffère par la tige peu distincte, portant de petits
bourgeons ; feuilles plus petites, presque entières, étroite-
ment marginées et pas distinctement révolutées. Capsule
assez petite, brune ou noirâtre, non brillante ; pédicelle
long de 1, 5 cent. Dioïque. ir Re
Dans les mousses de l'ile de St-Michel, Azores, il ya:
Campylopus introflexus var. sublævipilus Kdb. c. ne
Il n’y a d’autre différence que le poil des feuilles entier
ou presque entier. Les capsules sont en bon état et corres-
pondent aux figures du D" Braithwaite dans British Mooss-
flora ; elles ont été dessinées d’après des échantillons
trouvés près d’Oporto, par M. Newton. Fe dd
Campylopus subintroflezus Kdb., n. Sp. ont
Diffère du C. introfleæus par les feuilles plus grandes,
les supérieures brusquement rétrécies vers le poil faible-
ment denticulé ; oreillettes très distinctes ; nervure plus
large. Tige peu tomenteuse. Slérile.
Linkæping (Suède), 20 octobre 1898. Fée A EP
in œping (Su e), 2 PS PIRER N. C: KINDBERG.
Add. — Le Lepidopilum (Crossomitrium) fontanum
Mitt difière par les feuilles énerves, etc. et appartient pro-
bablement à la famille des Hookeriacées ; mon ami le D° V.
F. Brotherus m'en a donné des échantillons récoltés à Ma-
deira. ee
92 ‘REVUE BRYOLOGIQUE
_ Mousses récoltées en Alabama (Amérique du Nord),
déterminées par N. C. Kindberg.
M. C. F. Baker, d'Auburne (Alabama), m'a envoyé à
déterminer une collection de mousses récoltées par lui et
par M. F. S. Earle. I] y a plusieurs espèces qui n’ont pas
été trouvées jusqu'ici dans les Etats-Unis.
La nomenclature est celle que j'ai employée dans mon
_ ouvrage « European and I. American Bryineæ ».
1. Cryphæaceæ : Hedwigia albicans subnuda; Leucodon
_ julaceus ; Cryphæa pendula.
_ MM. Lesquereux et James ont indiqué dans « Manual of
the mosses of North America » que le péristome du Cry-
phæa pendula avait la même couleur que celui du C. glo-
merata, c’est-à-dire blanchâtre (« whitish »), mais l’échan-
_tillon communiqué par M. Baker a un péristome rougeâtre.
Si la nb Jeu citée est juste, je voudrais proposer le
nom de erythrodontia à la variation présente; la descrip-
tion du «Cryphæa Ravenelii Austin » ne convient pas,
excepté par la couleur du péristome.
. : e Anomodontaceæ : Anomodon platyphyllus, A. ros-
ratus. -
3. Fabroniaceæ : Fabronia Ravenelii, F. Wrightii var.
brachyphylla Kindb. (nov. sp.?); feuilles moins allon-
gées, ovales-oblongues ; dents du péristone jaunes ; oper-
cule muni d’un bec plus long et souvent courbé.
4. Leskeaceæ : Thelia compacta (T. robusta?), T. Les-
Frs Leskea Cardoti, L. obseura, L. polycarpa subobtu-
sifolia. or
5. Entodontaceæ : Entodon seductrix, E. compressus,
E brevisetus ; Platygyrium repens.
6. Climaciaceæ : Climacium americanum. se
7. Hypnaceæ : Pylaisia intricata, P. polyanthos; Raphi-
dostegium laxepatulum ; Rhynchostegium serrulatum ;
Plagiothecium albulum ; Camptothecium acuminatum ;
- Enrhynchium illecebrum ; Brachythecium Hillebrandi ;
Campylium hispidulum, GC. unicostatum, C. sinuolatum ;
Myurium Boscii; Hypnum Renauldi, H. curvifolium, H. ri-
_parium, H. fluviatile ; Fontinalis disticha,
8. Polytrichacezæ : Catharinea angustata, CG. undulata ;
Polytrichum commune perigoniale. Le
9. Fissidentaceæ : Fissidens subbasilaris, F. adiantoides.
Fan Dicranaceæ : Ditrichum pallidum, Dicranum pal-.
1. Grimmiaceæ : Grimmia pulvinata var. cana ; Bra-
chysteleum incurvum.
_ 12. Weisiaceæ : Barbula cæspitosa ; Weisia viridula et
M 10090 ms
Fr
REVUE BRYOLOGIQUE 93
43. Orthotrichaceæ : Orthotrichum psilocarpum, O. dia-
phanum. se
_ 14. Funariaceæ : Funaria serrata, F. hygrometrica ;
Physcomitrium Langloisii.
15. Bryaceæ : Bryum Lescurei; Anlacomnium palustre;
Mnium cuspidatum var. pachyphyllum Kindb., feuilles
serrées, brièvement décurrentes, crispées à l’état sec;
tiges sans stolons rampants. Mc
N. G. KINDBERG.
Notes sur la flore de France
Philonotis adpressa Ferg.
Dans mes Excursions bryologiques dans la vallée de la
Romanche (Revue bryol. 1898, p. 25), j'ai rapporté avec
doute au Philonotis calcarea, mollis Vent. un Philonotis
récolté dans un ruisseau du Lautaret. Cette dénomination
est en effet erronée. Nous avons comparé, M. Cardot et moi,
cette plante à un spécimen authentique du Philonotis
_adpressa Fergusson, et de cet examen est résulté pour
_ nous la conviction que le Philonotis du Lautaret doit
prendre le nom de Philonotis adpressa.. a
La plupart des caractères concordent parfaitement : les
tiges grêles, très allongées, sont peu radiculeuses et lâche-
ment feuillées; les feuilles courtes et larges (1,5 mm.
sur 0,8-1) sont très concaves, à pointe courbée en dedans
et formant presque capuchon; la nervure très robuste est
particulièrement large à la base et garnie de hautes papilles
sur le dos, enfin le tissu est composé de cellules larges et
courtes (2-3 fois plus longues que larges), papilleuses dans
la partie inférieure de la feuille (cfr. Limp. Kryptog -FL.,
Laub-Moose, II, p. 574). : RER
La plante française diffère tout au plus des échantillons
de Fergusson par les tiges presque toujours dépourvues Le
de rameaux courts et les feuilles un peu moins apprimées.
Le Philonotis adpressa est nouveau pour la flore française.
Jungermannia obtusa Lindb.
M. Breidler, de Graz (Autriche), a reconnu parmi mes
récoltes du Mont-Dore le Jungermannia obtusa Lindb.
Musc, Scand. 2. are ee
Cette hépatique, non encore signalée en France, a été
recueillie dans le bois du Capucin, le 31 août 1893.
On trouvera cette rare espèce décrit: et figurée dans
H. Bernet, catalogue des Hépatiques du Sud-Ouest de là
Suisse et de la Haute-Savoie, Dern pi Ve: nu
94 ; | REVUE BRYOLOGIQUE
Andreæa angustata Ldb.
Cette espèce a été créée par Lindberg sur des échantil-
__ Jons récoltés par M. Breidler en Styrie en 1884.
Elle est particulièrement caractérisée par ses feuilles
supérieures rapidement contractées en un long et fin
acumen qu'occupe à peu prèsentièrement la nervure com-
posée de 2 à 3 couches de cellules (cfr. Limpr. Laubm.
Deutsch. p. 144, fig. 51).
L’Andreæa angustata existe aussi au Mont-Dore, où je
l'ai récolté en 1893 sur des blocs de rochers au plateau de
_ Durbise. Je l'avais à cette époque rattaché à l'Andreæa
- Rothii var. angustata Ldb. (Revue bryol. 1896, p. 10) tout
en signalant les caractères particuliers qui me paraissaient
_ l'en distinguer. Grâce à des échantillons d’A. angustata
communiqués par M. Breidler, j’ai récemment constaté
qu’il convenait de rattacher à cette espèce la plante du
[ont-Dore. -
Le Havre, 46 octobre 1896.
I. THÉRIOT.
_ Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble
12e EXCURSION
Les montagnes de l'Oisans (Suite)
_ Taillefer se couronne de deux sommets distants d’une
heure environ l’un de l’autre ; mais lequel que ce soit des
deux que nous ayons gravi, nous sommes à 2,861 mètres.
Des divers points d’où nous avons eu occasion, au milieu
de nos Alpes, d'admirer par un beau jour et sous un ciel
sans nuages de magnifiques coups d'œil, nul jusqu'ici n’a
_ été aussi élevé, aussi avantageusement isolé, aussi central
que Taillefer, nul ne nous a déployé de tous côtés un plus
vaste horizon. |
1
De Livet au Bourg-d'Oisans
De Livet au hameau des Sables, à l'entrée de la plaine du
urg-d'Oisans, nous n’avons, en longeant les rochers de
J’Infernet, que peu de récoltes à faire, les seules espèces :
intéressantes que nous y rencontrons sont les Webera
cruda, Reboulia hemisphærica, Verrucaria tephroides,
Collema flaccidum Ach. :
Du PR Diane, tournons au nord pour passer le
pont de la Romanche et aller visiter le coteau sec et ro-
cheux par equel se précipite la bruyante cascade de la
| REVUE BRYOLOGIQUE
Sarène. Dans des graviers délaissés près de la cascade,
M. Pellat a récolté le rare Bryum ternue, descendu proba
blement des Grandes-Rousses.
Vaujany, la cascade et le lac de la Fare
Au lieu de continuer nos herborisations par une marche
en avant dans le sens du prolongement direct de la Roman-
che, nous allons pour le moment rétrograder au contraire
de Skil.; jusqu’à l'auberge des Sables, et, de là, tourner au
nord, sur notre gauche, pour prendre, à travers les sites
pittoresques d’Allemont et d’Oz, le chemin de voitures qui |
longe l’Eau d’Olle et aboutit à Vaujany, à quatre heures de
distance du Bourg-d’Oisans.
Pour éviter des pas inutiles, profitons, à Vaujany, de
notre proximité des Grandes-Rousses et allons-y faire aus-
sitôt une excursion. Si l’on veut se donner le temps d’ob-
server, de fouiller un peu partout sur son passage, en un
mot, si l’on tient à herboriser avec plaisir et sans trop de
fatigue, ce sont deux journées qu’il nous faut. -
Après avoir fait nos provisions de voyage, nous descen-
dons le matin de Vaujany pour aller à courte distance,
dans la direction du sud, franchir le Flumet, et un peu
plus loin, au bas d’une petite forêt de sapins, le ruisseau
que forme à sa chute la triple et retentissante cascade de
la Fare. Sans suivre de sentier, attendu qu'il n’y en a pas,
c’est à travers le bois et le long de la cascade elle-même,
sur sa rive gauche, que nous gravissons : Ce passage, où à _
l’on grimpe plutôt qu'on ne monte, l'abbé Bayle, curé d'Oz,
me lavait indiqué et fait prendre une premiere fois avec
lui. C’est cet explorateur, aussi obligeant qu intrépide, 5
qui a, le premier, aux Grandes-Rousses, escaladé lé: mie =:
rival de l’Etendard, et que les géographes non moins que #
les touristes l'ont appelé de son nom, le pic Bayle. Lie
Il s’agit en ce moment de monter au lac Carrelet, et, de :
celui-ci, au lac de la Fare. En herborisant dans le bois dont
nous venons de parler, nous trouvons un certain nombre
de mousses, d’hépatiques et de lichens ; sur de gros blocs
de granit, Grimmia commulala et elatior, en société du
Cladonia pyxidata, représenté ici par les formes symphy-
carpa et pocillum Ach.; sous les sapins ou en des lieux
plus découverts, Peltigera canina, rufescens, aphtosa,
peu développés et peu complets, P. horizontalis portant
sur son thalle le Caleycium sessile Pers., Cladonia graci-
lis var., exoncera Ach, et aspera Florke ; Dicranum Sau-
teri, Bryum alpinum, Pterygynandrum filiforme var.
heteropterum, Plagiothecium denticulatum, Hypnum
uncinatum ; Jungermannia exsecla, bicrenata Lindb.,
connivens Dicks., et Lepidozia replans ; Sur la terre …
REVUE BRYOLOGIQUE
_ humide ou sur des pierres inondées des eaux de la cascade,
Blindia acuta à très longues tiges, Zieria julacea, Philo-
_nolis fontana, Hypnum stellatum.
Au sortir de la forêt, et à partir des rochers d’où la cas-
cade se précipite, la pente à gravir s’adoucit et devient
beaucoup plus facile ; nous continuons d'avancer dans la
direction de l’est,sans tropnousécarter du ruisseau qui bon-
dit etécumeànos côtés.Ce sontles rochers ou les gros blocs
épars sur notre passage qu’il faut explorer, car, nous y
_ trouvons Grimmia ovata, funalis, incurva SCchwgr.,
… conferta Funk et anodon, qui préfère les rochers calcaires,
_ mais que l’on voit aussi sur le granit. Avec ces mousses,
viennent sur les mêmes rochers divers lichens, tels que
canora atra, verrucosa Laur., ventosa Ach., vite re-
Connu à ses scutelles d’un rouge de sang ; Lecidea poly-
carpa, confluens, contigua ; Squamaria peltata DC.,
_electrina DC., dont la croûte et les scutelles sont également
d'un jaune citron, Umbilicaria erosa Hoffm. et leiocarpa
_ DC., qui se distingue aisément de VU. flocculosa Hoffm.,
à ses sculelles parfaitement lisses et jamais striées de plis
_Concentriques, Cornicularia tristis Hoffm,, à thalle raide
_ et fasciculé, noirâtre ainsi que ses scutelles, Ramalina
_ polymorpha Ach., à touffes grisâtres et gazonnantes.
= Tout à coup nous voyons le lac Carrelet se montrer à
_ nous et déplier dans son bassin quadrangulaire et rocheux
la nappe tranquille de ses eaux. Au nord du lac s’arrondit
_- en mamelon une prairie interdite au bétail, et où se voient
= réunies une foule de charmantes phanérogames.
: Du centre de cette prairie, regardons à l’Est : le châlet
que nous voyons à une assez longue distance encore, au
milieu d’éboulis arides, à l'entrée d’une gorge entr’ouverte
_ à travers les escarpements de grands rochers, est le refuge
bâti par la Société des Touristes du Dauphiné (2,240 m.), et
c’est vers ce point que dès l'instant nous commençons à
nous diriger. Comme nous devons coucher la nuit dans ce
_châlet, nous y déposons nos récoltes et tout ce qui nous
Charge inutilement pour continuer à gravir pendant une
. heure la gorge qui conduit au lac de la Fare : bientôt nous
Sommes aux Grandes-Rousses, au bord des eaux glaciales
du lac, à 2,660 m. d'altitude. ,
_ Jci la végétation languissante paraît avoir atteint presque
ses dernières limites ; les plantes sont en petit nombre et
Chétives. Le Distichium capillaceum, Vune des mousses
qui s'élèvent le plus haut dans la région alpine, n’est plus
que stérile ; à l'exception des Squamazia concolor, Leca-
nora atra, Lecidea œnea L. Duf, Cladonia vermicularis,
… Unbilicaria atro-pruinosa et hyperborea, rares eux-
_ mêmes, les autres lichens semblent avoir disparu.
REVUE BRYOLOGIQUE
Il nous serait facile de passer du lac de la Fare au lac
Blanc par le glacier qui les réunit, mais alors il nous fau-
drait négliger une partie importante de notre herborisation;
nous renonçons par conséquent à cet itinéraire. Quant à
l'Etendard ou au pic Bayle qui, l’un et l’autre se dressent
devant nous à une altitude égale de 3,473 m,, nousn’entre-
prendrons pas davantage de les escalader, nous laisserons
ce plaisir aux touristes. Nous arrêtons notre course au lac de
la Fare, et ne songeons plus qu’à descendre au refuge pour
y prendre possession de notre lit de camp.
Les Rousses, Brandes, le lac Blanc, les Grandes-Rousses,
. Huez et la Garde
Les premiers rayons du jour nous invitent à reprendre
la boîte aux plantes, le bâton ferré et à poursuivre notre
herborisation. La contrée que nous allons parcourir, ce
sont les Rousses, les prairies de Brandes et les alentours
du lac Blanc. Fer
Les Rousses proprement dites sont le plateau assez étroit
qui, à partir du ruisseau de la Fare, s’allonge du nord au
midi entre les lignes parallèles des flancs escarpés et jau-
nâtres des Grandes-Rousses et des arêtes de rochers plus
ou moins élevées et plus ou moins interrompues. qui
dominent la vallée de Poutran à l’ouest. D'une altitude
de 2000 mètreset diversement bosselé de petites éminences,
ce plateau enchâsse les uns à la suite des autres, au milieu
de son gazon, les lacs Carrelet, Volant et Bessons, et doit à
cette réunion de circonstances la variété de sa flore.
Sans revenir au lac Carrelet, passons au lac Volant et
signalons en particulier aux lacs Bessons : Webera nutans,
Philonotis fontana var. alpina, Rhacomitrium sudeticum,
Sphagnüm rigidum var. compactum. : .
Ainsi quetout le massif qui les domine, les rochers éche-
lonnés à l’ouest du plateau des Rousses sont, eux aussi, for-
més d'éléments granitiques : à la base de ces rochers, ou
dans leurs fissures, on trouve : Desmatodon latifolius var.
_ glacialis, Rhacomitrium patens et microcarpum, Webera
polymorpha et Pogonatum alpinum ; plusieurs des
lichens que nous avons déjà vus le long du ruisseau de la
Fare, et, en outre, A/ectoria jubata var. lanestris Ach. el
bicolor Nyl., Parmeliaolivacea var. prolixa Ach.,encausta
Ach. et /anata Nyl., Squamaria saxicola var. diffracta
Ach. et var. Garovaglii Koerb., Lecanora oreina, argo-
pholis et badia, Lecidea lapicida, obscurata Schœr.,
silacea Hoffm., jurana Schær., atro-rufa ot atro-alba Le
Ach., geographica Schær. et viridi-atra ACh., U mbilicaria
proboscidea DC., cylindrica Schær. et atro-pruinosa.
98 REVUE BRYOLOGIQUE
Parvenus à l’extrémité du plateau des Rousses, nous
faisons un contour à l’est, en descendant en même temps
aux prairies de Brandes (1800 m.), au dessus de Huez,
_ mais pour les remonter ensuite par le nord ainsi que les
pâturazes et les escarpements rocailleux, au travers des-
quels nous allons nous élever graduellement jusqu’au lac
Blanc. Enfin, nous voici aux Grandes-Rousses, à 2,548 m.,
d'altitude aux bords du lac Blanc; il étend au devant de
nous ses eaux à teinte neigeuse plutôt qu’azurée, sur une
_ longueur de 800 m. environ et sur 100 de largeur seule-
_ ment. Au milieu de rigoles graveleuses flotte et s’allonge
l'Hypnum giganteum, sous la forme que nous avons déjà
signalée à Taillefer. Semblable, en grande partie, à celui
que nous avons admiré du haut de Taillefer, le vaste pano-
rama dont le regard jouit des bords du lac Blanc est des
plus magnifiques. c
_ Nous descendons à Huez le plus promptement possible,
nous passons près de l’oratoire de Saint-Ferréol, nous arri-
_ vons à la Garde et une demi-heure après nous sommes de
retour au Bourg-d’Oisans.
(A suivre). RAVAUD.
Bibliographie
Le prix du bel ouvrage de M. Geheeb : Weitere Beiträge
zur Moosflora von Guinea, analysé dans le dernier n° de
la Revue, est de 42 marcs ou environ 52 francs . . T.H.
_ G. N. BEsr. — Fabroleskea, a new genus of Mosses.
= (Bull. Forr. bot. Club, XXV, n° 2, pp. 108-109). — Ce genre
_ nouveau est établi pour le Leskea Austini Sulliv. Le créa-
teur de l'espèce considérait déjà lui-même comme incer-
taine la place générique de cette Mousse, que quelques-uns
de ses caractères rattachent aux Leskea, d’autres au genre
Habrodon M. Best pense que le nouveau genre doit-être …
rapporté aux Fabroniacées, dont il formerait un des
_ termes extrêmes. ;
_ A. J. GROUT. — À. Revision of the North American
Eurhynchia. (Bull. Torr. bot. Club. XXV, n° 5, pp. 220-
256)). — M. Grout admet trois genres pour le groupe des
Eurhynchia de l'Amérique du Nord, savoir : Cifriphyllum,
Bryhnia et Eurhynchium. Le premier de ces genres, qui
est nouveau, est établi pour les espèces à feuilles concaves,
cochléariformes et brusquement terminées par une pointe
_filiforme ; il comprend les Hypnum cirrosum Schw., H..
… Brandegei Aust. H. piliferum Schreb. et H. Boscii Schw.
. REVUE BRYOLOGIQUE 0 7
Le genre Bryhnia, caractérisé par les feuilles papilleuses
sur la face dorsale par la saillie de l’extrémité des cellules,
renferme seulement deux espèces : Hypn. Novae Angliae
Sulliv. et Lesq., que l’on avait classé jusqu'ici dans le
genre Brachythecium et dont le A. scabridum Lindb. de
Scandinavie et le A. chloropterum C. Müll et Kindb. è
d'Amérique ne sont que des synonymes ; et A. gramini-
color Brid. (H. Sullivantii Spr.) auquel M. Grout réunit
lEurhynch. subscabridum Kindb.
Le genre Euryhnchium comprend neuf espèces, dont
deux sont décrites comme nouvelles : £. fallax (E. stri-
gosuin var. fallar Ren. et Card.) du groupe s/rigosum, et
E. Brittoniae, voisin des E. praelongum (Stokesii) et ore-
ganum. |
M. Grout établit qu'il est impossible de distinguer le
_H. hians Hedw. du À. praelongum Hedw. (non Linn } Il
réunit à l'E. fallax, VE. substrigosum Kind.; à l'E. prae-
longum (Linn. non Hedw.), les Æ. pseudo-speciosum et
acutifolium du même auteur ; enfin à l'E. stoloniferum,
les Hypn. spiculiferum et acuticuspis de Mitten, et les
Isothecium pleurozoides, obtusatulum, Cardoti et myu-
rellum de Kindberg. | ue
Une liste d’espèces douteuses et d'espèces exclues, au
nombre d’une douzaine, termine cet intéressant travail,
qui nous fait souhaiter de voir M. Grout continuer la suite
de ses remarquables études sur les Mousses américaines.
A. J. Grour.— À. List. of the Mosses of Vermont. 40 p.
— Ce Catalogue comprend environ 240 espèces. Des clefs
analytiques permettent la détermination des genres et des
espèces.
J.-M. HoanGer. — Some Musci of the international
boundary. (Minnesota bot. studies, ser. 2, part. I, PP.
59). — ‘Intéressant catalogue d’une centaine d'espèces
récoltées par l’auteur en 1897, dans la région des lacs du
nord-est du Minnesota; le long de la frontière canadienne.
On y trouve l'indication d’une espèce nouvelle, Fontinalis
Holzingeri Card., que je décrirai ultérieurement d’une
façon plus détaillée. | ou
_… Après avoir comparé soigneusement les Homalia tricho-
manoides Bs., H.Jamesii Sch. et H. Macount C. Müll et
Kindb., M. Holzinger conclut que les deux derniers ne
peuvent pas être séparés spécifiquement de l'H. {richoma-
noides. sc
. CARDOT.
F. RENAULD. — Prodrome de la Ilore Bryologique de
Madagascar, des Mascareignes et des Comores, publié
= 400 REVUE BRYOLOGIQUE
S. par ordre S.A.S. le prince Albert I*,souverain de Monaco.
Un vol. in-4 de 300 pages, prix : 20 francs. Monaco 1898.
_— Ouvrage couronné par l’Institut.
se rapportant en tout ou en partie à ces îles, les exsiccata
et le nom des collecteurs dont les récoltes ont été à sa dis-
__ position; il traite ensuite la question de l'espèce, puis
_ donne une courte description de la topographie, de la
_ géologie et du climat. Le chapitre II est consacré à la dis-
_ tribution des mousses et comprend les pages 18 à 51, où
_ se trouvent de nombreuses listes faisant connaître la flore
des diverses régions de chaque ile. L’énumération des
746 espèces occupe les pages 52 à 300. Les espèces nou-
_velles, fort nombreuses, sont décrites en latin avec des
- notes en français.
On peut juger par ce court exposé de l'importance de
cet ouvrage qui, cependant, n’est pour ainsi dire que le
résumé d’un autre beaucoup plus important. M. Renauld
_est Chargé de la Bryologie de l’Histoire Naturelle de Mada-
_gascar de M. Grandidier ; cette partie doit comprendre une
centaine de planches. :
+ .
_ F. STEPHANI. — Species Hepaticarum (Bulletin de l’her-
_ bier Boissier 1898, n°° 4 et 5, pp. 309-343 et pp. 361-378).
Depuis la publication, en 1844, du Synopsis de Gottsche,
Lindenberg et Nees, aucun ouvrage contenant la descrip-
tion de toutes les hépatiques connues n’a été publié. Le
_ nombre des espèces s’est accru depuis quelques années
dans de telles proportions qu’un nouveau species est devenu
indispensable, et il n’y avait que M. Stephani qui pût l’en-
treprendre ; on ne saurait trop l’en remercier.
Les descriptions sont en langue latine.
M. LANGERON. — Muscinées de la Côte-d'Or, études
= de la Côte-d'Or. Publication de la Revue Bourguignonne
_ de l'Enseignement supérieur.
On n'avait jusqu’à ce jour que des mémoires peu impor-
_tants sur les muscinées de la Côte-d'Or. M. Langeron a
réuni dans ce volume tout ce que l’on connaît de la Bryo-
_logie de ce département. Après une courte description
_ Séographique vient une étude détaillée des zones de végé-
_ lation. Cet exposé des zones de végétation bryologique est
_ complété par les faits de détail consigné dans le catalogue.
Ces faits de détail font encore ressortir l'influence des
L'auteur indique d’abord les publications bryologiques
= Les 2 livraisons publiées contiennent le genre Riccia (y
… Compris le sous-genre Ricciella) qui comprend 129 espèces.
géographiques. In-8 de 172 p. et une carte phytostatique
= Conditions physiques générales sur la dispersion des
mousses, ils montrent que les plus grands contrastes sont
REVUE BRYOLOGIQUE 101
dus, à altitude égale, aussi bien aux conditions thermales
ou hygrométriques qu’à l'influence chimique du sol. Ce
travail est, sous ce rapport, excessivement intéressant etje
ne connais pas de catalogue où l’on puisse trouver des
renseignements aussi nombreux et aussi précis. Le cata-
logue des espèces comprend les mousses, les hépatiques et
les characées.
EM. BESCHERELLE. — Flore bryologique de Tahiti
(supplément). Bull. de la Soc. Bot. de France, 1898, pp. 52-
67 et 116-198. — Depuis la publication de sa Flore
bryologique de Tahiti en 1894, M. Bescherelle a reçu de
nouveaux envois de M. le D' Nadeaud. Ce supplément
pot 101 espèces, dont plusieurs nouvelles décrites en
atin.
CG. JENSEN. — Mosser fro Ost-Gronland. Saertryk af
« Meddelelser om Gronland » XV, 1898; pp. 365-443, —
Ce catalogue contient 250 espèces d’Hépatiques, de Sphai-
gnes et de Mousses. Des figures intercalées dans le texte
indiquent les caractères de : Odontoschisma tessellatum
Bergg., Cephalozia asperifolia, C.divaricata var. verrucosa,
_ Jungermannia polaris, Polytrichum algidum, Philocrya
aspera, Coscinodon Hartzii. — Les descriptions des espèces. à A
et variétés nouvelles sont en latin. — A la page 444,
M. Hagen donne la description d’une nouvelle espèce de
Polytrichum, le P. Jensenii.
A.-W. Evans. — An Enumeration of the Hepaheæ col-
lected by J.-B. HarcHER in Southern Patagonia. Bull. of
the Torrey Bot. Club, 1898, pp. 407-431 et PI. 345-348. —
La collection récoltée par M. B. Hatcher en Patagonie se
compose de 53 espèces. Les 4 planches contiennent : Ble-
pharostoma pilosum Ev., B. quadripartitum Hook., Jun-
germannia Hatcheri Ev., J. propagulifera Gottsche, Pla-
giochila ansata Hook., Tylimanthus Anderssonii Angst.
G. Dismier. — Contribution à la Flore Bryologique des
environs de Paris (3° note). — L’Auteur a continué ses
= herborisations dans les environs Est de Paris et il donne
_des localités nouvelles pour un grand nombre d’espèces.
D a Ps PS Pearson. — New and rare Scottish Hepaticæ
© (I. of Bot. 1898, p. 340). — Liste de 23 Hépatiques rares
avec l'indication des localités où elles ont élé trouvées.
V.-F. Broruerus. — /ndusiella, eine neue Laubmoos-
Gattung aus Central-Asien (Botanisches Centralblatt, 1898,
n°37). — M. Brotherus décrit un nouveau genre de mous-
ses créé pour une espèce qu'il a découverte dans l'Asie
REVUE BRYOLOGIQUE
centrale, à laquelle il donne le nom de /ndusiella thians-
chania. — Genus curiosissimum Tortulacearum, juxta
Aloinam ponendum, sed foliis elamellosis, seta perbrevi,
theca ovali, peristomio erecto et calyptra magna, campa-
nulata longe diversum.
N.-C. KINDBERG. — Om moss-slägtet Weisia (Bot. Not.
1898, 1 p.). — Caractères spécifiques des W. microstoma,
squarrosa, viridula, rutilans, Ganderi et Perssonni. espèce
_ nouvelle trouvée en Suède par M. Persson et dont voici la
diagnose : seta capsulæ brevis. Orificium capsulae valde
constrictum. Folia haud involuta.
_ G. SraBzeR — On the Hepaticæ of Wesmorland (The
Naturalist, Novembre 1898, pp. 341-348). — Suite et fin du
Catalogue des hépatiques contenant les n°° 61-126.
W IxGHaM.— Mosses and hepatics of Skipwith Com-
mon, S-E. Yorkshire (The Naturalist, Nov. 1898, pp. 349-
352).—Catalogue de sphaignes, de mousses et d’hépatiques.
Signalons le Philonotula adpressa en fruit à Wearhead,
trouvé précédemment en Ecosse et en Norwège. Il était
_ accompagné du Brachythecium rivulare var latifolium
et M. Ingham a récolté dans le voisinage le Dichodontium
pur var. fagimontanum et l Hypnum chrysophyt
um var. erecltum.
C. MüLLEer. — Analecta bryogeographica Antillarum
(Hedwigia 1898, n° 5, pp. 225-266. — M. Müller termine
dans ce n° ses études sur la bryologie des Antilles; les
espèces, numérotées 25-174, sont en partie nouvelles.
__ F. SrEPHANI. — Species hepaticarum (suite). Bulletin
_ de l’herbier Boissier 1898, n° 16, pp. 758-799.
M. Stephani continue son Species hepaticum par la des-
_cription des espèces des genres Ricciocarpus, 2 esp. ; Rupi-
nia, À esp.; Corsinia, 1 esp.; Cronisia, 1 esp ; Funicularia,
- 4esp.; Targionia, 2 esp.; Cyathodium, 3 esp.; Sauteria,
_3esp.; Clevea, 7 esp.; Peltolepis, 4 esp. ; Plagiochasma.
31 esp. ; Reboulia, 1 esp. ; Grimaldia, 6 esp. ; Neesiella, 3 esp.
F. DE Foresr HiLz. — Conditions for {he germination
of the spores of bryophytes and pterydophytes (The Bot.
Gaz., tome 96, n° 1, pp. 25-45). — Ce mémoire comprend
l'introduction, l'historique et l’expérimentation pour les
spores des mousses, des hépatiques (Marchantia), des fou-
_gères et des equisetum. — La planche représente les spores
… de Funaria à divers degrés de germination et les spores de
_ Ceropteris tralictroides. | |
RTE
REVUE BRYOLOGIQU
Nécrologie
Les botanistes norwégiens ont eu, dans peu de temps, à
regretter la perte de deux de leurs confrères.
CHRISTIAN KAURIN, bryologue bien connu, est décédé le
95 mai, âgé de 66 ans. Il y a environ 18 ans, il commença
l'étude des mousses de la paroisse d’Opdal dont il étaitle
curé. La plupart des Alpes de Dovrefjeld étant situées dans
ce district, il avait un champ d’exploration des plus riches, |
et il fit aussi des trouvailles magnifiques d’espèces nou-
velles pour la flore de la Norwège ou même pour la science ;
parmi les dernières il décrivit lui-même quelques-unes,
tandis que d’autres furent décrites par ses correspondants.
Déplacé à Sande, dans la Norwège méridionale, il continua
à visiter les montagnes de Dovre pendant les étés, et en
1894 et 1895 il entreprit des voyages en Fimmarken. Sans
compter plusieurs articles dans les « Botaniska notiser »,
il publia « Addenda et Corrigenda ad Enumerationem
Bryinearum Dovrensium auctore N. C. Kindberg. »
Le 18 juillet décédait subitement AxEL BLYTT, professeur
de botanique à l’université de Christiania, âgé de 54 ans.
Fils d’un floriste distingué, il se consacra à l'étude de la
botanique depuis ses jeunes années, et il fit pendant toute
sa vie presque chaque été des voyages dans diverses par-
ties de la contrée pour en étudier la flore. Autrefois il
s’occupa aussi des mousses et, il récolta pendant ses voya- ns
ges dans la Norwège occidentale des mousses en Soqn en
compagnie de feu le D' Wulfsberg, publiées dans sa flore
de ce district, et en 1870 il fit des recherches bryologiques |
en Ranen (situé au-dessous du cercle polaire) avec M. Ar-
nell, lesquelles sont aussi livrées à la publicité. Postérieu-
rement il se consacra à la géographie botanique et sa
théorie sur l'immigration de la flore norwégienne pendant
des époques alternantes sèches et pluvieuses, fondée sur
ses études des tourbières, doit être assez bien connue des
botanistes, En outre il étudia, dans les dernières années,
les champignons. Son œuvre principale est la Flore Nor-
wégienne dont son père avait écrit le premier volume.
Since 0 HAGEN.
__ PAsquaze CoNrTi, jeune botaniste plein d’avenir, est
décédé le 2 août, à Lugano (Suisse), à l’âge de 24 ans, au
moment où il allait passer sa thèse de doctorat, pour
laquelle il avait préparé la monographie du genre Mat-
thiola. I s'était beaucoup occupé de la recherche des
mousses dans le Tessin, plusieurs de ses meilleures trou-
vailles. ont été publiées dans le 18° fascicule des Musci
Galliæ; il avait rassemblé, depuis plusieurs années, des
matériaux pour une monographie générale du genre
Mnium. : LE: Hs
REVUE BRYOLOGIQUE
Nouvelles
M. Thériot (rue Dicquemars, 1, Le Havre) a l'intention
de publier une révision du genre Fissidens pour les
espèces françaises, il prie tous ses collègues de lui envoyer
_ des matériaux abondants qui lui permettront de mener à
bien le travail de ’il entreprend.
—— Be —
… TABLE DES MATIÈRES DE LA 25° (ANNÉE 1898)
PAR NOMS D'AUTEURS
ANuLL. D TR RER Un à ein: mo: 0
+ Musci novi . . 1
’ tes — Contribution à la flore bryologique du
ne ; ei 18
Fr -Nadeaudia, gen. nov... . #4
» Note sur le Philonotis papulans. te
ne » _ Note sur le Macromitrium cacuminicola 90
BIBLIOGRAPHIE. . re 4 0 58, 44,01, 00
Bomaxssox. — Bryum litorum. _. 10
GanNUs. -- Bibliographié "2 Nr.
Carpor. — Bibliographie . . . 36, : 96
HaGex. — Notices nécrologiques sur Kaurin et Blytt .: 108.
_ HerzOG. — Quelques mousses intéressantes du Grand- ,
Duché de Bade. . : A Me eu es VO
Howe. — The Porella Question se 75
LinoserG. — Contribution à la flore bryologique du
0. 'OTRALEE des Aboreg 1 5 7. 90
=. Mousses récoltées en Alabama . je; 02
Le Jours. — Encore sur Porella . : . . . . . . 43
er y Bibhographie: - . AC se
NEtroL Gr, — Flagey, Venturi, Kaurin, Blyu 56:71; 109
NOUVELLES. . . LE + 40, 00: : 108
Paris. — Index bryotogicié Sr, et.
_PaiiserTr. — Bryum helveticum sur le Hi, LH OR
» Grimmia longidens , . she Le
» Quelques Brya singuliers de l'Asie « cen=
6 traite, + Nour 49, _ 59
Ravaun, — Guide du Bryologue et du Lichénologue
“aux environs de Grénôble ,"; 50%) "5. 7286;:7"084
RexauLn, — Notice nécrologique sur Flagey . ARR
Tuérror, — Deux mousses nouvelles pour la France . 13
ins D Excursions bryologiques dans la vallée de .
_ la Romanche . . LE LS
Hépatiques de la vallée de la Homisnelts. AM: PRE
Notes sur la flore de France. 4: -:. 93
:Pseudoleskéa Artarñi® : 2:22 rs our a Ce
520 — im. E. LANIER, 4et 3, rus Guillaume. — Caen
REVUE BRYOLOGIQUE
_ _ 1899
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUXx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Nouvelle classification des Leucobryacées. CarpoT. — Note sur le Lepido-
pilum lusitanicum. KINDBERG. —Brya nova. BOMANSSON.— Brya de l'Asie
Centrale. Pnici8erT. — Plagiothecium Müllerianum and the allied species.
Dixon. — Gepholozia Hageniïi. Bryan. — Bibliographie, — Nécrologie.
Nouvelle classification des LEUCOBRYACÉES
basée principalement sur les caractères anatomiques
de la feuiile.
Travaillant depuis plusieurs années à une révision des
Mousses de la famille des Leucobryacées, et ayant pu exa-
miner déjà environ les 5/6 du nombre total des espèces,
j'ai eu l’occasion de constater, dès le début de mes re-
cherches, l’importance considérable des caractères fournis
par la morphologie interne de la feuille pour la délimita-
tion des genres de cette famille — caractères en grande
partie méconnus jusqu'ici. HE Een
On est surpris, en effet, de trouver dans les genres Leu-
cophanes, Octoblepharum et Arthrocormus, tels qu’ils
sont admis actuellement par tous les auteurs, des espèces
absolument disparates, de structure anatomique très diffé-
rente, correspondant à des caractères morphologiques
externes également différents: il saute aux yeux que des
espèces si dissemblables à tous égards, ne peuvent rester
réunies sous une seule et même dénomination générique.
Mais, d’autre part, les espèces que l’on est ainsi amené à
éliminer de ces trois genres, pour les rendre homogènes,
présentent entre elles de telles analogies de structure et de
port, qu’elles se groupent pour ainsi dire d’elles-mêmes en
un nouveau genre, des plus naturels, aussi nettement
délimité par ses caractères anatomiques que par ses Carac-
tères externes. - ee
De même, deux espèces, classées jusqu'ici dans les Leu-
cobryum, mais différant de toutes les autres espèces de ce
genre par leurs cellules chlorophylleuses de section tri-
gone, forment un second groupe générique nouveau.
On trouvera également dans l'anatomie de la feuille, une
bonne base pour l'établissement de subdivisions géné-
riques. Mais je ne veux indiquer ici que la délimitation
1
les tribus et des genres, telle que m'a permis de la fixer
état actuel de mes études, délimitation à laquelle je ne
prévois d’autres modifications que celles pouvant résulter
de la découverte de nouvelles espèces,
J'ai adopté les termes de Zeucocystes et de chlorocystes,
créés par M. l’abbé Morin dans sa remarquable thèse sur
Janatomie de la feuille des Muscinées (1), pour désigner
respectivement les cellules hyalines et les cellules chlo-
rophylleuses.
= Contrairement à l'opinion admise actuellement par la
majorité des bryologues, je considère toute la partie de la
feuille composée de deux ou plusieurs couches de leuco-
ystes et d’une série centrale de chlorocystes, comme
représentant une nervure très dilatée, le limbe étant réduit
la partie unistratifiée et formée d'éléments homogènes-
qui constitue, de part et d'autre de la nervure, une lame
ouvent très étroite, que l’on désigne ordinairement sous
nom de marge. J’exposerai, dans le travail définitif que
spèfe publier prochainement, les raisons qui m'ont
ené à envisager ainsi la structure de la feuille des Leu-
cobryacées. 35 ;
Conspectus des tribus et des genres. Ve
A. Nervure pourvue d’un faisceau scléreux. Chlorocystes de section tétragone,
en une seule série. kr su Trib. 1. Leucopnaxez Card.
a I. Leucophanes Brid.
_B. Nérvure sans faisceau scléreux. É
a. Chlorocystes en une seule série dans toute la longueur de la nervure.
1. Chlorocystes de section tétragone. Trib. If. Leucosrye Card.
+ Capsule exserte, longuement pédicellée ; un péristome. a:
Capsule asymétrique, arquée, souvent strameuse. Coifle dimidiée. Pé-
ristome dicranorde.Fructilication non eladocarpe. IE. Leucobryum Hpe.
Capsule subsymétrique, dressée Coiffe conique-mitriforme. Péristome
dicranoïde. Fructification eladocarpe. HT. Cladopodanthus Doz. et MIkb.
Capsule symétrique, dressée. Coiffe conique-mitriforme. Péristome non
dicranoïide. Fructification non cladocarpe.
Si x ee IV. Schistomitrium Doz. et MIkb._
++ Capsule immergée, très brièvement pédicellée; pas de péristome.
2 . D ee Fe V. Ochrobryum Mitt.
= 2. Chlorocystes de section trigone (au moins dans le haut de la ner-
pe re Trib. HE Ocropzcpnarrz Card.
+ Nervure déprimée; leucoeystes en deux couches dans la partiemoyenne ‘
. de la nervure. HAT ST LANE :Cardolia Besch.;
+4 Nervure épaisse, arrondie sur le dos ; leucocystes en 6-10 couches
dans la partie moyenne de la nervure. VIE. Octoblepharum Hedw.
b. Chlorocystes en trois séries (au moins dans la partie supérieure de la
nervure) . Trib. IV. Arrunocorneæ Card.
+ Toutes les chlorocystes recouvertes par dés leucocystes.
ni . VII. Arthrocormus Doz. et MIkb.
q Anatomie comparée et expérimentale de a feuille des Muscinées, par l'abbé
Morin. Rennes, 1893. ra ie
= REVUE BRYOLOGIQUE
++ Une série de chlorocystes émergeant sur chacune des faces dorsale
et ventrale de la nervure, entre les leucocystes, où même recou-
vrant entiérement celles-ci. IX. Exodictyon Card.
TRIBU 1. — Leucophaneæ Card. — Nervure pourvue
d'un faisceau scléreux. Chlorocystes de section tétra-
gone, en une seule série dans toute la longueur dela
nervure.
L LEUCOPHANES Brid. Bryol. univ. I, p. 763. S
Nervure déprimée, plus où moins carénée-condupliquée,
: pourvue d’un faisceau médian scléreux, formé de stéréides
ou de substéréides, émergeant ordinairement sur la face
dorsale, parfois recouvert de ce côté, surtout dans la partie
Supérieure de la feuille, par la couche dorsale de leuco-
Cystes ; quelquefois papilleux sur le dos vers le sommet.
Leucocystes en deux couches (parfois 3 ou 4 couches dans
le bas près de la ligne d'insertion, ou encore 1 ou 2
Couches supplémentaires incomplètes vers le milieu de la
feuille). Chlorocystes en une seule série, de section tétra-
gone, et placées au point de jonction de quatre leuco-
Cystes. — Lames de largeur variable, souvent distinctes
seulement dans le bas de la feuille. Margo formé de
cellules très étroites, sclérifiées et pluristratifiées dans la
partie supérieure de la feuille. RS
Fructification terminale ou latérale. Capsule symétrique,
oblongue, dressée, longuement pédicellée. Coiffe dimidiée.
Péristome non dicranoïde. a
Obs. — La plupart des espèces de la section 7rachyno-
tus C. Müll. doivent prendre place dans le genre Exodic-
lyon Card. ave
TriBu IL Leucobryeæ Card. — Nervure sans faisceau
scléreux. Chlorocystes de section tétragone, en une :
seule série dans toute la longueur de la nervure.
IL. Leucogryum Hpe, in Flora, 1837, p. 282. sa
Nervure déprimée, concave, canaliculée et quelquefois
sSubtubuleuse dans le haut, sans faisceau scléreux. Leuco-
Cystes en 2 à 6 couches. Chlorocystes en une seule série,
de section tétragone, et placées au point de jonction de
quatre leucocystes.— Lames généralement étroites, dispa-
laissant quelquefois complètement vers le sommet. Pas de
Margo distinct. M HR
Fructification terminale ou latérale. Capsule asymétrique,
arquée, souvent strumeuse, longuement pédicellée. Coiffe
dimidiée. Péristome très développé, dicranoïde.
: HT. CLanoronanraus Doz. et Mikb. Musci ined. Arch.
_ind., p. 79.
REVUE BRYOLOGIQUE
Structure anatomique de la nervure comme dans Leuco-
bryum. Leucocystes en deux couches (une ou deux cou-
ches supplémentaires incomplètes près de la ligne d’inser-
_ tion). — Lames très étroites. Pas de margo.
= Fructification cladocarpe. Capsule subsymétrique, dres-
sée, longuement pédicellée. Coifle (jeune) conique-mitri-
forme. Péristome bien développé, dicranoïde.
IV. Scmisromtrrium Doz. et MIkb. Musci Arch. ind., p.
98 (incl. Spirula Do. et MIkb. Musci ined. Arch. ind.,
ARE SRE ;
£ cine anatomique de la nervure comme dans Leu-
_cobryum. Leucocystes en 9 à 4 couches. — Lames très
étroites. Pas de margo.
cation terminale ou latérale. Capsule symétrique,
e, longuement pédicellée. Coiffe conique-mi-
triforme, laciniée ou incisée à la base. Péristome assez
développé, mais non dicranoïde.
Obs.—Le S. africanum Rehm. et le S.cucullatum Thw.
t Mitt. sont des Leucobryum. re
= V. Ocurogryum Mitt. Musci austro-amer., p. 107.
Structure anatomique de la nervure comme dans Leu-
cobryum. Leucocystes en deux couches. — Lames étroites,
disparaissant vers le sommet, où elles sont remplacées
par un margo formé de plusieurs cellules un peu épais-
sies. à s
Fructification terminale. Capsule hémisphérique, cyathi-
_ forme après la chute de l’opercule, très brièvement pédi-
cellée, immergée. Coiffe étroitement conique-subulée,
_laciniée à la base, Péristome nul.
- TriBu HI. Octoblephareæ Card. — Nervure sans faisceau
scléreux. Chlorocystes de section trigone (au moins dans
___ lehaut de la nervure), en une seule série dans toute la
longueur de la nervure. . = ir
VI. CarportA Besch. in litt., gen. nov. à
Nervure déprimée, concave, Canaliculée dans le haut,
sans faisceau scléreux. Leucocystes en 2 couches (3 à 5
ans le bas, près de la ligne d’insertion). Chlorocystes en
une seule série, de section trigone, et placées au point de
jonction de trois leucocystes, excepté dans la partie basi-
laire de la nervure, où elles présentent une section
_tétragone et se trouvent au point de jonction de 4 leuco-
cystes. — Lames étroites. Pas de margo. Fr ee
_ Fructification inconnue. |
Ce genræ comprend actuellement deux espèces : C.
heterodictya Besch. (Leucobryum heterodictyon Besch.
REVUE BRYOLOGIQUE 5.
_ olim), et C. Boiviniana Card. (Leucobryum Boivinianum
Besch.), toutes deux de Ste-Marie-de-Madagascar, et cons-
tituant peut-être un seul et même type spécifique. SR
Il y a environ un an, j'avais créé pour le Leucobryum
heterodictyon Besch. le genre Trigonosolen, lorsque, vers”
la même époque, M. Bescherelle m’informa qu'il venait
d'établir pour cette espèce le genre Cardotia.J’adopte donc
cette dernière dénomination, en remerciant mon vénéré
maître d’avoir eu l’aimable attention de me la dédier.
Je lui dois d’autres remerciements encore. En étudiant
les Leucobryacées récoltées à Tahiti par M. Nadeaud,
M. Bescherelle avait été amené à entreprendre une révision
_ des genres de cette famille. Mais apprenant que je prépa-
rais de mon côté un travail sur le même sujet, il a eu
l'extrême courtoisie de renoncer au sien, et, en outre,a mis
à ma disposition les riches matériaux de son herbier. Je
tiens à lui en exprimer publiquement ma profonde
gratitude. ie
VII. OcrogLepHARUM Hedw. Musc. frond., IE, p. 15...
Nervare épaisse et large, arrondie sur le dos, de section
hémisphérique dans le bas, plus.ou moins déprimée, de
section ovale ou oblongue-subtrigone dans la partie |
moyenne, plus déprimée vers le sommet, sans faisceau
scléreux. Leucocystes en plusieurs couches: 3 à 7 dans le
bas, 6 à 10 vers le milieu, 2 à 4 au sommet. Chlorocystes en
une seule série, de section souvent tétragone dans le bas de
la feuille, très rarement vers le milieu {O. africanum,, et
toujours trigone dans la partie supérieure, et, dans ce Cas,
placées au point de jonction de trois leucocystes.— Lames
assez larges dans la partie inférieure de la feuille, et gene-
ralement inégales, disparaissant complètement ou réduites
à 1 ou 2 séries de cellules dans la partie supérieure. Pas de nue
margo. à a
Fructification latérale ou terminale. Capsulesymétrique,
_ dressée, longuement pédicellée. Coiffe dimidiée. Péristome
_ non dicranoïide.
_ Trigu IV. Arthrocormesæ Card. — Nervure sans faisceau
__ scléreux. Chlorocystes irrégulières, à 3, 4, 5, 6.ou 7 angles
et disposées en trois séries (au moins dans la partie Supé-
rieure de la nervure). 0
VITE. ARTHROCORMUS Do. et Mikb.Musci ined. Arch. ind. ;
p. 75. us ;
Nervure épaisse, très arrondie sur le dos, concave sur la
face interne dans la plus grande partie de sa longueur,
nullement déprimée, plus haute que large, subirigone vers
_ le sommet, sans faisceau scléreux. Leucocystes en plusieurs
REVUE BRYOLOGIQUE |
_ couches : 3à 5 dans le bas, 7 à 10 dans la partie supérieure.
_ Chlorocystes irrégulières, à 3,4, 5, 6 ou 7 angles, disposées
en une seule série centrale dans le bas de la feuille, au
_ voisinage de la ligne d'insertion; en deux séries, l’une
_ centrale, l’autre subdorsale, dans [a partie moyenne; en
trois séries, dans la partie supérieure, l’une centrale, les
deux autres respectivement subdorsale et subventrale,
celles-ci toujours recouvertes extérieurement par une
_ couche de leucocystes.—Lames assez larges dans le bas, dis-
_ paraissant complètement vers le sommet. Margo plus ou
= moins distinct, formé de cellules très étroites, unistratifiées.
_ Fructification terminale ou latérale. Capsule symétrique,
dressée, longuement pédicellée. Coiffe dimidiée. Péristome
_ non dicranoïde. a.
_ Ce genre ne comprend que deux espèces : l’A.Schimperi
D. et M., des iles de la Sonde, et l’A, {hraustus C. Müll, des
Philippines, qui ne diffère peut-être pas spécifiquement de
VA. Schimperi, et qui, en tout cas, présente absolument
la même structure anatomiqueque celui-ci.—Aucun auteur
n’avait signalé jusqu’à présent la présence des deux séries,
subdorsale et subventrale, de chlorocystes.
On a rapporté au genre Arthrocormus plusieurs autres
espèces, qu’il faut placer ailleurs. L’A. africanus Broth. et
VA. pulvinatus D. et M. sont des Octoblepharum Les À.
dentatus G. Müll., À. subdentatus Broth., À. Græffei CG.
Müll., À. Modiglianii C. Müll. et A. Nadeaudi Besch.
appartiennent au genre suivant. Il en est probablement de
je n’ai pas encore vu.
IX. Exopicryon Card. gen. nov.
à Nervure épaisse, très arrondie sur le dos, plus ou moins
_ concave sur la face interne dans le bas, non ou peu dépri-
mée, subtrigone dans le haut, sans faisceau scléreux,
_ souvent hérissée de papilles sur les deux faces. Leucocystes
_ en plusieurs couches (4 à 8), beaucoup plus petites que
_ celles du limbre et à parois parfois plus ou moins épaissies.
Chlorocystes en 3 séries: une série centrale, formées de
_ cellules à 4, 5, 6 ou 7 angles, et deux séries externes, l’une
_ ventrale, l’autre dorsale, tantôt composées de cellules
trigones, encastrées comme des coins entre les leucocystes
externes et formant un réseau dont chaque maille entoure
une leucocyste ; tantôt constituées par des cellules de forme
_ indécise, à section souvent déprimée, à parois très épais-
_sies, et recouvrant entièrement les leucocystes sur les deux
_ faces de la nervure; les séries externes de chlorocystes
peuvent manquer entièrement ou partiellement dans le bas
de la nervure.— Lames larges dans la partie inférieure,
même de l'A. incrassatus Par. (Octoblepharum Mitt.), que
© Mite.), sphagnoïdes W. et D., unguiculatu: Mit. vitia-
REVUE BRYOLOGIQUE r
réduites au sommet à une ou deux séries de leucocystes, ou
même disparaissant entièrement. Margo bien distinct,
ordinairement épaissi et pluristratifié dans la partie
moyenne de la feuille, et souvent hérissé de papilles comme
la nervure. < re
Fructification terminale ou latérale. Capsule symétrique
dressée, longuement pédicellée. Coiffe dimidiée Péristome
non dicranoïde.
Ce genre comprend actuellement les onze espèces sui-
vantes : Æ. dentalum (Octoblepharum Mitt., Arthrocor-
mus C. M.), E. subdentatum (Arthrocormus Broth.), E.
Graeffei (Arthrecormus C. M.), E. linealifolium (Octoble-
pharum C. M.),E. hispidulum (Octoblepharum Müitt.,
Leucophanes C. M., Syrrhopodon Card.olim), £. scabrum
(Octoblepharum Mitt., Leucophanes C. M.), E. subscabrum
(Leucophanes Broth.), E. Nadeaudi (Arthrocormus Besch),
E. arth-ocormoides (Leucophanes C M.), E. Modigliani
(Arthrocormus C.M.)et E. scolopendrium (Octoblepharum
Mitt.). Plusieurs autres espèces de Leucophanes et d'Octo-
blepharum, dont je n'ai pas encore pu me procurer
d'échantillons, devront certainement prendre aussi place
dans ce genre Bee
C’est l’abbé Morin qui, le premier, a signalé la curieuse
structure de la nervure de ce genre, en étudiant la feuille
de l'Octoblepharum dentatum Mitt.(Anatomie de la feuille
des Muscinées, p. p. 26, 27, et pl. 5 et 4).
La famille des Leucobryacées compte actuellement 176
espèces décrites. Mais près d’une centaine d’autres existent
dans les herbiers à l’état de nomina nuda.
Grâce à l’obligeance de MM. Bescherelle. Brotherus, C.
Müller, D' Levier, qui m'ont libéralement ouvert leurs
riches collections, j'ai pu déjà examiner 225 espèces ; Mais
je désire vivement, pour que mon travail soit complet,
arriver à réunir la totalité des espèces de cette famille, et
j'ai recours, dans ce but, à la publicité de la Revue
bryologique. LÉ :
Je donne donc ici la liste des espèces qui me manquent
encore, en adressant un pressant appel à ceux de mes _
confrères qui pourraient me les procurer. A larigueur,une
ou deux tiges suffisent. On recevra en mousses exotiques
l'équivalent des échantillons envoyés. Quantaux spécimens
seulement prêtés, ils seront soigneusement retournés après
examen, |
Desiderata. — Leucophanes asperum GC. M., Blumii
C. M., fragile Brid., guadalu pense Lindb., papillosum C.M.,
pucciniferum € M., smaragdinum Par. (Octoblepharum
_ REVUE BRYOLOGIQUE
num C. M.—Leucobryum auriculatum C. M., boninense
Sull. et Lesq., flavo-mucronatum C. M., guadalupense
Lindb., læve Mitt., mauritianum C. M., microcarpum C.
M., mucronifolium À. Br., pungens C. M., sediforme C.M.,
= Seemanni Mit, sordidum Angstr., strictum C. M., sub-
_ candidum C. M., subchlorophyllosum Hpe, submicrocar-
- pum C. M., subsordidum C. M., Teysmannianum D. et M.
_ triviale C. M. — Schistomitrium acutifolium Mitr., Lowii
- Mitt. — Ochrobryum Mittenii C. M, nepalense Besch.,
Nietneri C. M., Rutenbergii C. M.—Octoblepharum am-
pullaceum Mit, angustifolium Mitr., cocuiense Mitf.,
_ microcarpon Sck., minus Hpe, radula Thawo. et Mitt., stra-
mineum Mitt. — Arthrocormus incrassatus Par. (Octoble-
pharum Mitt.).
Explication de la planche.
Toutes les sections transversales de feuilles figurées sur
cette planche sont prises vers le milieu de lappendice, sauf
celles représentées par les figures 11 b et 12b, qui sont prises
_ vers le sommet. US
. Grossissement : 135 diamètres, à l’exception de la figure 14,
dont le grossissement est de 285 diamètres.
_ À. Leucophanes octoblepharioides Brid. (Faisceau scléreux
émergeant sur la face dorsale).— 2. Leucophanes Rodriguezti
C. Müll. (Faisceau scléreux complètement entouré par les
_ leucocystes). — 3%, 3b. Leucobryum glaucum Sch. — 4. Leu-
_ cobryum stenophyllum Besch. — 5..Leucobryum madagas-
_ sum Besch. — 6. Cladopodanthus pilifer $. et M. — 7.
Schistomitrium apiculatum D. et A. — 8. Ochrobryum
… obtusifolium Mitt.— 9%, 9b. Cardotia heterodictya Besch. —
10. Octoblepharum albidum Hedw. — 11%, 11b. Octoblepha-
_rum africanum (Broth.) Card. — 12*, 12b. Ayrthrocormus
thraustus C. Müll. — 13. Exodictyon dentatum (Mitt.) Card.
— 14. Exodictyon Nadeaudi (Besch.) Card.
Stenay (Meuse), 8 décembre 1898.
r
J. CARDOT.
Note sur le Lepidopilum lusitanicum
Dans le n° 6 de 1898 de cette Revue, j'ai décrit cette
espèce croyant qu’elle appartenait au genre exotique
Lepidopilum. Mon ami Brotherus m'a averti que toutes
les espèces de ce genre sont pourvues d’une double ner-
vure, et il pense que la mousse dont il s’agit est un
_ Eurhynchium voisin de l'E. megapolitanum ; mais cette
_ espèce diffère par les feuilles très espacées et décurrentes
avec une pointe subulée et les cellules alaires bien
marquées, la capsule plus asymétrique et surtout par
: l’absence de paraphylles.
REVUE BRYOLOGIQUE
Il vaudrait donc mieux nommer la nouvelle espèce
Eurhynchium lusitanicum parce que la coiffe, qui est
mitriforme dans le Lepidopilum, manquait dans mon
échantillon communiqué par M. Machado.
Linkæping (Suède), décembre 1898.
N. GC. KINDBERG.
Brya nova
Bryum ovarium
Synoicum, laxe caespitosum, arenarium, caespites molles,
humiles, vix 1 cent. alti,superne viridi-lutescentes, inferne
lutescenti-fusci, tomento radiculoso rufo intertexti ; inno- à 3
valiones breves inferne fere nudae. Folia ad comam apica-
lem conferta, caulina superiora a basi rubescente ovato-
lanceolata ; margine revoluto integro, vix marginata; nervo
sat valido supra basin luteo, plerumque in cuspide se
dissolvente, interdum in cuspidem longiorem fere inte-
gram excurrente; cellulis infimis rectangularibus, supe-
rioribus elongate hexagonis. Folia inferiora superioribus
minora, concava. Seta 1-2 cent. alta, rubra ; theca 2-3 mm
longa, circa 1 mm. crassa, nutans vel pendula, rubescens
regularis, clavato-pyriformis, sicca sub orificio non con-
tracla, collum sporangio brevius siccitate plicato-contrac-
tum; cellulae exothecii orificium versus in 3-6 seriebus .
parvae, rotundato-hexagonae, ceterae sat magnae, Irregu-
lariter hexagonae. Peristomium fundo purpureo, dissoluto,
transfixo ; dentes externi circa 0,35 mm. longi, 0,06 mm.
lati, e medio citius attenuati, sordide lutei, superne
hyalini, papillosi ; scutula fere quadrata, lamellae circa 16
ut in hemisynapsiis contractis, cum perforationibus. Mem-
brana peristomii interni ad tertiam partem dentium pro-
ducta, lutea, rimis et foraminibus pertusa ; processus in
media parte carinae elliptice et ceterum anguste rimosl ;
Cilia rudimentaria. Operculum humile, conicum, apicula-
tum. Sporae 0,020-0,09%5 mm. magnae, luteo-virides, papik
losae. Fi
Habit. in Eckero, insula Alandica, in litore maritimo,
arenaceo, prope pagum Torp 30/6 1897 legi.
Bryum contractum Bom.
Syn. Bryum insularum Philib. in shed.?
Synoicum, caespiles densiores, 1-2 cent. alli, virides
inferne atro-fusci. Cawlis eirca 1 cent. altus; inno7ationibus
brevibus,superne densifoliis. Folia in caule fertiliadcomam
apicalem conferta, lineari-lanceolata et longe cuspidata,
paulum decurrentia, margine late revoluto 3-5 seriebus
MO: REVUE BRYOLOGIQUE
cellularum incrassatarum limbata; nervo sat valido, in
parte basilari rubro, ceterum luteo in cuspidem fere inte-
gram vel denticulatum longe excurrente; cellulae basilares
rectangulares, superiores breves, irregulariter hexagonae.
Folia caulis sterilis margine minus revoluto et cellulis
chlorophylliferis. Seta 1,5-3 cm. longa, rubra, superne
arcuata. Theca 3-4 mm longa, horizontalis-nulans, raro
fere pendula, lutescens-ochracea, regularis, elliptico-cylin-
drica, sicca sub orificio minimo valde contracta ; collum
__ 4-1,7 mm. longum, siccitate plicato-constrictum ; sporan-
_ gium 1,8-2,3 mm. longum et 1 mm. crassum; cellulae
exothecii orificium versus 2-3 seriebus formatae, parvae,
paulum explanatae, ceterae hexagonae-irregulariter hexa-
gono-rectangulares. Peristomium fundo rubro-aurantiaco ;
dentes externi 0,40-0,45 mm. longi et circa 0,06 mm. lati,
_ Jutei,apice pallideluteoa basi luteo-rubra-aurantiaca, sensim
_ acute angustali circa 20-articulati, opace papillosi, linea
media subtilis flexuosa ; scutula rectangularia. Membrana
‘interna circa 0,18 mm. lata, pallide lutea, dense papillosa ;
_ processus angusti, fenestris ellipticis pertusi. Cilia rudi-
mentaria. Operculum minimum, conicum apiculatum.
Sporae 0,023-0,030 mm. magnae, virides, punctulatae,
opacae. Fructus maturat mense junii et julii.
Species Bryo Hagenii affinis sed orificio minore, dentibus
angustioribus, foliis caulis fertilis late revolutis, etc., differt.
= Habit. in rupe granitica propre sinum maritimum et in
litore arenaceo infra eamdem rupem non procul a pago
Laf6 in paroecia Alandiae Saltvik 28/6 1897 fructibus bonis
ornatum detexi. Rarius esse videtur.
Bryum stenotheca.
Synoicum, sat dense caespitosum 0,5-1 cm. altum,
caespites tomento radiculoso intertexti, superne obscure
virides. Caulis brevis, ramosus, ramis circa 0,5 cm. longis,
densifoliis. Folia in caule fertili, inferne fere nudo, apicem
versus paullulum magis approximata et magna, ovato-
lanceolata sensim attenuata et longe cuspidala, margine
anguste reflexo, integro, limbo luteo, plerumque circa 6-7
seriebus cellularam angustiorum et longiorum constructo;
_nervus validus, inferne ruber, deinde sordide luteus, in
__cuspidem longam, integram, exCurrens ; cellulae minutae,
= multo chlorophyllosae ad basin rectangulares, ceterum
= rectangulariter hexagonae. Folia ramulina minora. in
cuspide serrulata. Seta 2-3 cent. longa, gracilis, nitida
_ Juteo-rubra. Theca 2-2,5 mm. longa et 0,6 mm. crassa,
inclinata, sordide fusca, paulum curvata, anguste clavato-
pyriformis, collo sporangio breviore etsub ore parvo non
vel paulum contracta. Cellulae exothecii os versus minutae, :
REVUE BRYOLOGIQUE His
rotundato-hexagonae, ceterum irregulariter hexagonae.
Peristomii fundus luteo-ruber-aurantiacus, angustus,
bene evolutus ; dentes externi circa 0,35 mm longiet
0,05 mm. lati, aequaliter altenuati, inferne ochracei,
superne hyalini, circa 16-articulati, scutula rectangularia ;
membrana interna lutea, ad tertiam partem dentium pro-
-ducta, minute papillosa ; processus sat lati, in Carina
fenestris ellipticis pertusi; cilia rudimentaria. Annulus
tribus cellularum ornatus. Operculum conicumapiculatum,
rufo-luteum, nitidum. Sporae circa 0,020 mm. magnae,
ochraceae, papillosae. Fructus maturat junio. ue
Habit. in litore glareoso maritimo insinulae Haga
re in parœcia Alandiae Saltvik 12/7 1898 a me
ectum.
Bryum tumidum.
Synoicum, densius caespitosum, caespiles circa 2 cm.
alti, superne luteo-virides, inferne rufi, omnes tomento
radiculoso intertexti. Caulis 1-2 cm. longus, sat ramosus,
hic illic flagella viridia À em. longa emittens. Folia in caule
fertili superne paulum magis approximala majora et in
comam apicalem collecta, tenuia, pellucida, e basi rubra
lata ovato-lanceolata, sensim ad cuspidem plus minusve
longam, integram et nervo excurrente formatam attenuata;
margine interdum plano, plerumque autem revoluto plus
. minusve distincte effigurato, integro, luteo, limbo variabili
e 2-7 seriebus cellularum angustarum composilo ; nervus
validus, inferne ruber, deinde luteus ; cellulae leptodermae,
pellucidae, multodissimiles, basilaresrubrae, rectangulares,
quadratae vel rectangulariter hexagonae, deinde minutae,
angunste rectangulares, rectangulariter vel rotundate
hexagonae, superne generaliter rotundate vel reclangu-
lariter hexagonae. Folia in ramis 1 mm. longis, inferne
Sparsa, parva, margine plana, non limbata, superne
majora, in comam apicalem gemmiformem approximala,
sat late ovata, concava, margine fere plana sed distincte
limbata, omnia nervo basi rubescenti et deinde sordide
luteo, in cuspidem sat longam, serrulatam et paulum
reflexano excurrente ; cellulis generaliter rotundate-rec-
tangulariter hexagonis Folia flagellaria caule rubro,
inferiora fere lineari-lanceolata cuspidata ; nervo luteo,
longe excurrente, s'iperiora in COMmam apicalem gemmi-
formem congesta, chlorophyllosa, ConCcava, late, ovala,
abrubpte cuspidata, nervo luteo Im cuspidem breviorem
paululum reflexam excurrente, omnia margine plano et
. fere immarginata. Seta 1-2 em. longa, luteo rubra, nitidula. #
Theca 2,5-3 mm. longa et 1-1,4 mm. Crassa, inclinata
pendula, luteo-fusca, regularis, e collo sporangio breviore,
2 REVUE BRYOLOGIQUE
_ crasse tumido-oviformis, sicca sub orificio parvo paulum
contracta ; exothecii cellulae sat leptodermae, prope orifi-
cium rotundato-hexagonae, ceterae rectangulariter hexa-
__ gonae. Annulus 2-3 seriebus formatus. Peristomii fundus
__ angustus, aurantiacus; dentes externi 0,35-0,38 nm. longi,
_ lutei, sensim attenuati, margine inaequaliter sinuato
_ papillloso et anguste limbati, circa 20-articulati, linea
media gracilis et papillulosa ; scutula rectangularia ;
| membrana interna vix ad medium dentium producta,
__ pallide lutea, minute punctulata ; processus sat lati, in
Carina latis fenestris ornati; cilia rudimentaria. Operculum
_ parvum, nitidum, humile, conicum, mamillatum. Sporae
_0,030-0,038 mm. magnae, virides, minute punctulatae.
Fructus maturat julio.
_ Hab.in insinula scopulosa Aqgskar in transito marino,
_ Delet, prope paroeciam Alandicam, Wärdô 1/7 1898 legi.
+ Bryum Bergoense
_ Synoicum, gregarie vel laxe caespitosum. Caulis vix
4 cm. altus, innovationibus brevibus. Folia comalia usque
ad 2, 5 mm. longa et 1-1,2 mm. lata, rotundate elliptica-
_obovata, sat breve-cuspidala, concava, margine leniter
_reflexo, 1-3 seriebus cellularum indistincte limbato ; ner-
vus supra basin folii paululum rubescens-luteus, integram
_vel serrulatam excurrens ; cellulae laxiores, infimae rec-
tangulares, ceterae rectangulariter hexagonae ; folia inno-
vationum fere immarginata. Seta 14,5 cent. longa, rubro-
lutea, nitida. Theca, 2,5 mm. ionga et circa À mm. crassa,
_leniter curvata, pendula, fusca, pyriformis, sicca sub ore
non CoarcCtata ; collum sai angustum, sporangio brevius ;
cellulae exothecii prope orificiam minutae, explanatae,
ceterum rotundate hexagonae-rectangulariter hexagonae.
Peristomium fundo pulchre purpureo et bene evoluto ;
_ dentes externi circa 0,40 mm. longi et 0,08 mm. lati, sine
_perforationibus, ceterum ut in hemisynapsiis lamellis circa
43, lutei, superne hyalini et papillosi, scutula rettangu-
_laria ; membrana interna fere ad quintam partem dentium
producta, pallide lutea ; processus angusti, in linea media
rimosi vel hiante rimosi, margine irregulares, interdum
_ appendiculati, papillulosi ; cilia rudimentaria. Operculum
_ Conicoapiculatum. Sporae 0,020-0,025mm. magnae, virides,
verruculosæ, Fructus maturat mense junio.
_ Habit. in litore glareoso maritimo Bergon in paroecia
Alandiae Saltvik 18/6 1897 a me lectum. In suecia Ges-
_trikland ins. Iggon in littore arenaceo cl Arnell legit et
pulchris speciminibus mecum communicavit.
Alandia (Finlandia), meuse novembri 1898.
J. O. BomAnNssoN.
REVUE BRYOLOGIQUE
Brya de l'Asie Centrale (2° article).
J'ai décrit dans cette Revue (n° 4 de 1898) quelques
Brya remarquables recueillis par M. Brotherus, dans les
montagnes de l’Asie Centrale, qui m'ont paru constituer
un groupe spécial, caractérisé par ses feuilles obtuses, à
contour arrondi, à nervure finissant avant le sommet, et
par ses fleurs femelles le plus souveat axillaires. no.
Parmi les espèces européennes, la plus voisine de ce
groupe est le Bryum calophyllum Brown. H a également
des feuilles obtuses, avec une nervure qui ne dépasse
jamais l’extrémité; mais leur contourest moins exactement
arrondi, assez souvent ovale ou même légèrement acuminé;
il est moins généralement dépourvu de marge. On trouve
aussi dans ces montagnes de l’Asie Centrale des formes qui
tendent à se rapprocher de ce type ; j'en ai observé deux
dans la récolte de M. Brotherus. La première, très voisine
par l’ensemble de ses caractères de notre Bryum calo-
phyllum, s’en distingue dès l’abord par ses dimensions
plus petites. : Fee
Bryum micro-calophyllum species nova.”
La plante forme quelquefois des gazons assez étendus,
qui ne dépassent guère en hauteur 1 centimètre, en ÿ
comprenant la terre sablonneuse qui encombre leur base ;
ces gazons sont lâches, peu cohérents et fragiles. Les Liges
isolées, longues de 8 à 9 millimètres, sont souvent tres
rameuses, et portent de nombreuses fleurs élagées, les
unes mâles, les autres femelles, entremêlées de quelques
branches stériles ; les jeunes innovations sont d'un vert
jaunâtre, la couleur devient d’un brun noirâtre avec l’âge.
Feuilles brièvement ovales ou suborbiculaires ; celles des
rameaux stériles, égales entre elles et uniformément 1m-
briquées, ne dépassent pas 1" sur 0""75, et le plus
souvent n’atteignent même pas ces dimensions ; celles des
fleurs mâles, relativement plus larges, égalent 2%" sur _.
Amm4 à 1mmf/9; celles des fleurs femelles et des branches
fructifères sont ordinairement plus étroites et ne mesurent
guère en largeur que 0""80, Le contour est toujours oblus,
et plus ou moins arrondi ; les bords sont plans, sans
marge distincte ; la nervure disparait généralement à une
certaine distance du sommet, rarement elle l’atteint, et
seulement dans les bractées périgoniales. Le Lissu est
composé de cellules courtes, rhomboidales. qui mesurent
de 30 à 35 p. en longueur sur une largeur de 17 à 21p..
L'inflorescence est toujours monoïque ; les fleurs mâles
44 REVUE BRYOLOGIQUE
_ et femelles paraissent occuper des positions semblables
_et en quelque sorte allernantes : tantôt c’est une fleur mâle
qui termine une branche née au-dessous d’un périchèze
fructifère, et tantôt au contraire le rameau qui porte à son
extrémité une fleur femelle sort de l’aisselle d’une des
_ bractées inférieures d’un périgone mâle. Souvent aussi les
_ fleurs mâles et femelles naissent à côté les unes des autres
sur le même niveau ; de temps en temps une fleur mâle
plus grosse termine une branche le long de la quelle .
naissent, tout près du périgone, deux ou trois petits
bourgeons femelles ; enfin il n’est pas rare de rencontrer
des fleurs complexes, qui sont composées d’un côté d'un
large périgone mâle, comprenant des bractées et des
anthéridies abondantes, et qui renferment de l’autre côté
des archégones, ordinairement moins nombreux, situés
ntre des bractées de même forme et de même grandeur,
u quelquefois entourés de folioles plus courtes, simulant
un périchèze spécial
Le pédicelle, long en moyenne de 9%», se courbe en
crochet à son extrémité, et porte une capsule pendante,
ovale, grisâtre, longue de 1mm1/9 à {mm3/4 sur Omm80 ;
lopercule, d’un jaune rougeâtre, est convexe avec un
mamelon court.
= Cette plante a été récoltée par M. Brotherus sur le
Terskei-Ala-Taou, vers les sources du Naryn, au lieu dit
Arabel, le 11 août 1896. Elle portait des capsules assez
nombreuses, toutes trop jeunes pour qu’on püt analyser le
péristome. Mais heureusement dans la même localité et le
_ même jour il a rencontré d’autres touffes, constituées en
grande partie par un autre Bryum, de la section pendulum,
au quelse trouvaient mêlées des plantes isolées, absolument
semblables aux précédentes par leur structure, et qui
portaient des capsules en bon état de maturité ; je n’hésite
__ pas à les attribuer à cette même espèce. Dans ces capsules
le péristome est analogue en petit à celui du Bryum calo-
phyllum ; il ne dépasse guère 0"30 en hauteur ; les dents,
d’un orangé grisâtre, concolores ou légèrement teintées de
rose dans leurs articles inférieurs, sont papilleuses exté-
rieurement, le réseau dorsal restant d’ailleurs invisible ;
on compte environ 25 articles ventraux, à peu près autant
que chez le Bryum calophyllum ; par là même ces articles
sont plus serrés et plus étroits dans le sens vertical ; ils
_ sont d’ailleurs très réguliers, avec des cloisons absolument
rectilignes, sans aucune trace de perforations. La mem-
= brane de l’endostome est peu élevée ; les processus à peu
_ près aussi longs que les dents, étroitement linéaires et
_ entiers ; les lobes intermédiaires, peu développés, montrent
-les rudiments de trois cils courts ; rarement un de ces cils
REVUE BRYOLOGIQUE 4
s’allonge davantage, et devient filiforme, sans traces …
d'appendices. L
Le Bryum calophyllum, tel qu’on l’observe dans plusieurs
localités maritimes de l'Europe, et aussi dans les montagnes
de la Norvège, a une taille beaucoup plus élevée ; il atteint
ou dépasse 4 centimètres ; ses feuilles ont une longueur et
surtoutunelargeurau moins double; leur contour supérieur
est moins arrondi, souvent anguleux ou même acuminé;
leurs bords, du moins sur les branches fertiles, montrent
ordinairement une marge assez distincte, formée d’un ou
deux rangs de cellules étroites etallongées ; enfin les dents
du péristome présentent le plus souvent une structure très
spéciale, que je n'ai jamais observée chez le Bryum micro-
calophyllum. L'aspect de ces deux plantes est d’ailleurs
assez différent ; je dois remarquer pourtant que chez des
échantillons du Bryum calophyllum récoltés vers le Por-
sangerfjord par M. Ryan, les touffes ont une apparence qui
rappelle singulièrement, quoique avec des dimensions plus _
grandes, les gazons les mieux développés du Terskei-Ala-
Taou. :2
En somme ces deux espèces sontsans doute très voisines ;
elles me semblent cependant pouvoir être considérées
comme distinctes. es he is ns
Une autre mousse, récoltée aussi par M. Brotherus sur
les monts Terskei-Ala-Taou, mais à une hauteur moindre,
dans la région sylvatique supérieure, semble se placer
encore plus près du Bryum calophyllum typique. :
Bryum subcalophyllum subspecies.
Plantes très courtes, éparses sur une terre fangeuse, au
milieu de plusieurs autres mousses de diverses familles.
Les “petites tiges, rameuses presque dès leur base, ne
dépassent pas en hauteur 7 à 8». Elles se divisent chacune
en plusieurs branches, les unes fructifères, les autres
stériles, un petit nombre portent une fleur mâle à leur
extrémité. Rameaux stériles courts (3 à 5") julacés, cou-
verts de feuilles inbriquées, ovales, obtuses, à contour
arrondi, planes sur les bords et dépourvues de marge,
longues de 1ww1/4 sur Omw90, Tissu lâche : cellules rhom-
boidales égalant de 35 à 50 y. en hauteur sur une largeur
de 19 à 21 u.; les cellules du bord sont exactement sem-
blables à celles du milieu. Les feuilles des tiges fertiles,
plus grandes, atteignent de 2 à 3"; elles montrent assez
souvent, au moins dans le bas, une marge formée de deux
rangées de cellules allongéeset épaisses ; mais leur contour
est toujours arrondi, et leur nervure alteint rarement le
sommet, sans jamais le dépasser.
REVUE BRYOLOGIQUE
Le pédicelle, relativement long, mesure de 3 à 4 centi-
© mètres ; il se recourbe en arc dans le haut, et la capsule
_est ainsi obliquement renversée, moins pendante que chez
Je Bryum calophyllum ; elle a aussi une forme assez
_ différente : au lieu d’être largement cylindrique, et d’une
“épaisseur à peu près égale dans toute sa longueur, elle est
ovale, sensiblement enflée vers son milieu, et rétrécie à ses
deux extrémités ; elle mesure 1""1/2 à 2 millim sur 0""90 ;
le col égale à peine 1"". Les dents de péristome mesurent
_ à peu près 0"35 ; deux ou trois articles à leur base sont
d’un rouge clair, qui tranche visiblement sur la couleur
_orangée grisâtre de leur partie moyenne ; 2% articulations
ventrales, généralement très régulières, surmontées de
lamelles étroites et allongées, qui semblent venir se ratta-
cher à l’endostome. Celui-ci, adhérent, au moins dans
l'origine, se compose d’une membrane de hauteur médiocre,
de processus étroits et entiers, et de lobes intermédiaires
assez larges, qui portent chacun trois ou quatre cils,
toujours bien dessinés dans la partie moyenne du péris-
tome ; dans la portion supérieure tantôt ils restent court,
tantôt ils s’allongent et deviennent filiformes, mais sans
appendices. La face externe de la dent est papilleuse, mais
le réseau dorsal est toujours invisible. Une fois seulement
les plaques ventrales m'ont paru tendre à devenir sinueuses
et à se perforer vers leur milieu.
_ En définitive cette mousse est conformée à peu près
entièrement sur le type du Bryum calophyllum; elle ne
s’en écarte que par des caractères de peu d'importance.
_ A la suite de ces deux espèces, dont les feuilles restent
encore constamment mutiques, se placent plusieurs autres
Brya, provenant des mêmes montagnes, qui s’en distin-
_guent en ce que leurs feuilles, tout en conservant à peu
près la même forme, la même structure et le même tissu,
tendent à se terminer par un mucron, généralement court
et plus développé. x
_ Je signalerai en premier lieu une espèce où ce mucron
n'apparait que chez un petit nombre de feuilles et reste
toujours à peine saillant. Prin
_ Aix (Bouches-du-Rhône), décembre 1898.
… + (suivre) PHILIBERT.
.
REVUE BRYOLOGIQUE |
Plagiothecium Müllerianum Schp.
and the allied species
In a recent number of the Journal of Botany (July, 1898)
I published some notes on the above moss, with a plate
illustrating some of its leading characters. Since that was
written, I have seen more of the plant, and I think a few.
observations will not be without interest. Lt
During a recent visit to Scotland I have had further oppor-
tunities of studying P. Müllerianum in the field, having
gathered it in some quantity and in several new localities,
all however within a limited area, viz. that group of hills
in west Perthshire of which Ben Lawers forms the eastern
and Ben Lui the western outpost. The flora of this group
of hills is well known to be a remarkably rich one, and its
character is without doubt due in great measure tothe
beds of friable micaceous schist of which the summits and
indeed the greater part of the hills consist. It is in crevices
of rocks formed of this mica schist that P. Müllerianrum is
found, often creeping among and hidden by other mosses,
saxifrages, etc. ; it is more frequently growing on the
rotten debris of the friable rock than on its harder surface
or the bare ground. It has usually a brighter gloss than
either P. pulchellum B. S. or P. elegans Sull. (P. Borre-
rianum Spr.); with the former (especially as the var.
nitidulum) it is frequently mixed, while the latter too is
olten found in close proximity. P. Müllerianum ishowever
rarely to be confused with either ; it is a larger, paler
plant than P. pulchellum var. nitidulum, and its menner
of growth is very different from that of either species. es £
isa straggling plant with long, rather straight, extremely
narrow, simple fronds, which frequently attain an inch in
length, and even two inches (5 cm.) or more. The leaves
mostly point strongly forwards, not spreading widely from
the stem, giving a markedly narrow-character 10 the frond ;
so much so that P. Müllerianum may as à rule be
recognised at a glance by this character alone. After seeing
the plant a few times in the field it is impossible to confuse
it with any other, except in the rare Cases when the whole
plant is reduced to the slender, attenuated branches which
simulate the growth of P. pulchellum var. nitidulunn.
P. elegans, although ascending 10 quite high altitudes,
may be considered to be properly a lowland or perhaps
rather a subalpine moss, as shown by its general distribu-
tion and by the low elevation of its fruiting stations.
P. Mütlerianum on the other hand is a distinctly alpine
moss, although its range of altitude is considerable; [have
pee
_ REVUE BRYOLOGIQUE
_ gathered it below 1000 ft., and up to 3500 ft. ; it ascends to
= 8000 ft. (2600 m.) in the Tyrol. It has only been found
_ sterile up to the present time in Great Britain, though
_ frequently intermixed with fruiting P. puchellum var.
nitidulum, in which case the fruit may easily be taken for
thatof P. Müllerianum. This appears to be the case with
some specimens in the British Museum Herbarium, pur-
porting to be P. Müllerianum cfr., in which, however,
= the fruit belongs to the smaller species. So-called fruiting
_ specimens ot P. Müllerianum should be very cautiously
examined. On the other hand Mitten informs me that his
_specimen of this moss, gathered by Spruce in the Pyrenees
_at Bagnères-de-Luchon, and distributed by error as A. Bor-
rerianum Spr. actually contains fruit, a fact overlooked
by Spruce himself. roue:
Poulay and others (v. Limpricht, Laubmoose, sub P.
elegans) have protested against. the confusion introduced
into an already complicated nomenclature by Lindberg in
1874, when in his Manipulus Muscorum IT, p. 416 (Notis.
Süllsk. Faun. & FI. fenn. XIIT) he announced that an exami-
nation of an authentic specimen of Spruce’s A. Borre-
rianurn from the Pyrenees showed that plant to be identical
with Schimper’s P. Müllerianum, and concluded that the
specific name Borreri (1851) must therefore supersede
. Müllerianum (1860) for this last plant. P. Müllerianum
-Schp. thereupon became /sopleryquim Borreri Lindb.,
our common, lowland European plant being then referred
by him to the North American P. elegans.
= .Few, Ithink, will disagree with the view ofthe above-
_ named authors, that common-sense demands that Schim-
_ per’s original name should be retained for Schimper’s plant,
_ and not superseded by the name Borreri as Lindberg at
_ thattime desired. But lest some stickler for priority should
still maintain that Lindberg was right in principle, and
_ should hereafter endeavour to displace Schimper’s name
(Müllerianum) by Borrerianum Spr., Lthiok it is worth
while Lo point out one or two considerations that séem
to have been overlooked. Re Fe
Itis perfectly clear that Carl Müller in his description of
H. Borrerianum (Syn. W, p. 279) has confused two plants.
That he had P. Müllerianum Schp. before him for one,
seems clear from his description of the « ramis… flacci-
dissimis, saepius in ramulos tenerrimos flagelliformes
confervoideos sparsifolios dissolutis», which relates to the
_ attenuated form of that species, and is 20{ applicable to
the axillary, caducous ramuli of P.e/cgans. And moreover
one of the plants he cites, viz. that from near Bagnères-de-
Luchon, is without any doubt P. Müllerianum, and it is
_ REVUE BRYOLOGIQUE 49
probable that he had this plant before him in writing the
note on the attenuated forms (‘ Æypno subtili similhimi”)
which closes his description. ra
On the other hand, that he had also before him our
common British and European plant, P. elegans, is equally
clear, for this reason among others that the description
gives the leaves as ‘‘ apice subdenticulato ” which is
only true for P. elegans, not for P. Müllerianum. Not
only so, but Spruce in his paper on P. Borrerianum, ete.
(Journ.-Bot.1889;p. 259) distinetly states that his specimen
from Bagnères-de-Bigorre, ‘ but especially those gathered
at Tunbridge Wells, were the materials on which Mr.
Müller founded his description of the species. ? The
Tunbridge Wells plant, like all those from the south of
- England, is P. elegans, not P. Müllerianum. Et
This being the case, which of the plantsis to be taken
as the true type of G. Müiler’s 4. Borrerianum ? would”
seem most natural to say, that of which the bulk of his
material consisted ; this was. as shown by Spruce’s paper
cited above, undoubtedly our (lowland) plant P. elegans
not the alpine P. Müllerianum Sep.
It may however be claimed that the jérst specimen cite
by C. Müller must be considered the type of his species.
This isthe Pyrenean plant from «prope Bagnères-de-Bigorre,
ad terram (ÿ) ». There is I think no reasonable doubt that
this too is the P. elegans, not P. Müllerianum. For
Spruce in the above paper, at which date, be it remem-
bered, he fully recognised the distinction between the two
lants, clearly states that this specimen from Bagnéres-de-.
igorre was the former species, the same plant as our
South of England one, n0/ the same plant as the second e
one cited by C. Müller, from Bagnères-de-Luchon. (That
this was, as recognised by Spruce (1 cC.), undoubtedly
P. Müllerianuim Schp. is amply confirmed. Not only did ne
the specimen of Spruce’s seen by Lindberg and referred Lo s
by him in the note under discussion, belong to that species,
but Lfind the specimen from that locality in the British
Museum to be the same thing, undoubtedly P. Mülleria-
Au SCp tr RTS M “ie de
It may be contended that the identification of theplant
intended by C. Müller «s the type of his H. Borrerianun
must be decided by what was Spruce’s intention, since
Müller cites it as ‘‘ A. Borrerianum Spruce (Mst)”. In
this case we have Spruce’s express declaration (1. €.) that
‘* the true type of the latter (4. Borrerianum) Was
however both for G. Müller and myself the moss gathered Le
at Tunbridge Wells, as I have already stated, ” lhe Tun-
bridge Wells plant is the lowland P. elegans, “a
REVUE BRYOLOGIQUE
It is perfectly clear therefore that on every ground the
realtype of C. Müller’s #4. Borrerianum is the lowland
plant, the common British and European and N. American
P. elegans Hook., and that Lindberg was too hasty in
_ assuming it, on the basis of a single erroneously labelled
- specimenof Spruce’s, to be founded on the alpine P. Mülle-
_ rianum Schp. Schimper’s name Müllerianum for the
_ latter plant, has therefore the right of priority as well as
_ the sanction of common sense.
__ Lindberg himself wouldseem tohave recognised this later,
for in a note in Meddel. Soc. pro F.&FI. fenn., Haft IX, 1883,
p.198 (cited by Limprichtunder Plag. elegansas‘Botanical
notes”) he refers to Spruce’s paper (Journ. Bot. 1. €.) and
conclusions, adding that « he himself from examination of
original specimens has arrived at the same opinion (viz.
_ that our European ‘ lowland ? plant is distinct from the
N. American species), and that in consequence the
European specimen ought to be called Zsopteryqium Bor-
reri (Spruce) Lindb., under which specific name it was”
for the first time described from the Pyrenees. » Moreover
in 1887 he records the discovery of Plag. Müllerianum
Schp. in a Norwegian locality under the designation of
« Isopterÿgium Müllerianum (Schp.) Lindb. », apparently
the first publication of this combination. This is a
somewhat astonishing change of front aîter his appro-
_ priation in 1874 of the former name (/. Borreri) for
_ Schimper’s P. Müllerianum. n the absence of any publi-
_ cation giving his reason for so doing it is to be supposed
_ that he had reconsidered the matter, or that further
autbentic material of Spruce’s from the Pyrenees had
convinced him that he had been in error in supposing
_ C. Müller’s description and Spruce’s MS. name Borreria-
_ num to have been founded upon P. Müllerianum Schp.,
_ although specimens of the latter from one Pyrenean
locality had been confounded with the true Borrerianum
and distributed as such. sue Le
I have used the name P. elegans for our common
European plant throughout, since the consensus of opinion
appears to be at the present time in favour of uniting it
with the North American species, in spite of Spruce’s and
Lindberg’s latest conclusions. Limpricht has so considered
it, and Mitten informs me that he also retains the same
opinion. It is admitted that slight differences exist
between the American and European plants ; but they do
not seem sufficient to warrant their specific separation.
. This is of course the case with numerous species of mosses
_ common to the two continents. If this conclusion is
_ generally accepted the specific name Borrerianum may be
REVUE BRYOLOGIQUE
allowed to drop into the category of synonyms, to the
great simplification of the nomenclature of this group of
mosses.
23 East Park Parade, Northampton, England, 8 Dec. 1898.
H. N. DiIxoN.
Cephalozia Hagenii sp. nov.
. Habitu inter Cephalozüs elachista et Turneri. Dioica,
Pusilla, 2-3 mm. alta, fragilis, virescens, pellucida, ad
terram argillaceam crescens
Caulis pertenuis (diametro 0,06-0,08 mm. metiens), radi-
cellosus, basi prostratus et rhizomatosus, dein assurgens,
suberectus et foliosus, ramosus ramis paucis posticalibus
et plerumque ramis 1-2 subfloralibus (sub flore femineo
sterili), vel cauli conformibus vel parvifoliis flagelliformibus.
Cellulae caulis corticales hyalinae.
patula, ad 0,15 mm. longa et 0,10-0,12 mm. lata, cau-
neorum 2-3 suprema latiora), omnia incisura acuta biloba,
caulium sterilium ad vel infra medium, ut et caulium ferti=-
lium inferiora mediaque, 2-3 suprema autem vix ultra
tertium folii, lobis ovato-triangularibus acutissimis, plus
minus divergentibus, margine irregulariter grosse SpInoso-
dentatis, lobo utroque interdum (in foliis caulium femi-
neorum 23 supremis) incisuris 1-2 profundioribus ad
quartum vel quintum lobi in lobulos 2-3 minores diviso.
Foliola haud visa. ER ee D M
Cellulae minutae, 0,012-0,015 mm. diametro metientes,
rotundato-quadratae, leptodermicae (haud incrassalae).
Flores dioici. Planta mascula minor parcissimeque
‘ ramosa. Androecium paucijugum medium basimve caulis
ramive tenens. Bracteae 0,10 mm. longa, ovato-rotundata,
valde concavae, ad medium fere incisura angusla bilobae,
lobis acutis parallelis vel subincurvis, obtuse denticulatis
vel subintegris. Antheridia solitaria, ovali-glabosa.
Flores feminei in ipso caule inque ramis longioribus
terminalibus. Bracteae propriae 2-3 unijugae, à foliis
supremis vulgo sat distantes, foliis multo majores (0,30-
0,40 mm. longae), vix ad tertium,InCISura lata acute bilobae,
e basi ad altitudinem incisurarum in excipulum angulato-
infundibuliformem connatae, marginibus libris minute
denticulatis. Bracteolae 1-20vatae cum bracteisalte connatae,
apicibus libris spinoso-dentatis. (Folia bracteis proxime
sequentes caeteris foliis majora, egregie latiora, alioque
_ modo, ut supra relatum, incisa, basi libera tamen, foliolo
_nullo adjecto).
Perianthium alte (0,75-0,80 mm.) emersum, fusiforme,
conflato-tere, laeve, hyalinum, saepe incurvum, versus
‘apicem sub-plicatum, ore ab initio hiante demum irregu-
rariter sub-constricto, minutissime crenulato
Habitat in vicinitate oppidi Norvegici Nidarosiae prope
stationem viae ferreae Malvik, altitudine supra mare metro-
rum circiter 20 cum Crphalozia bicuspidata mixta, ubi
amicus Hagen anno 1893 plantulas nonnullas legit surcu-
s see perpaucos mihi communicavit.
_ Cephalozia Turneri ut videtur proxima differt prae
caeteris densitate, colore rubescenti, innovationibus sub-
oralibus nullis, foliis pectinato-distichis et confertis,
ellulis valde incrassatis, bracteis masculis majoribus +t
oliis sub-conformibus, nec non perianthiis prismatico-
Carinatis.
_ Hünefoss (Norwegia), 18/12 1898. :
N. BRYHN.
Bibliographie
_ G. Paris. — Index bryologicus, pars 5. — Cette der-
_nière partie comprend les pages 1285 à 1379. — L'auteur
prépare un supplément. SRE di
__ E.-S. SALMON.— A Revision of the Genus Symblepharis
(Linnean Society’s Journal-Botany, vol. XXXHI, pp.
et PI. 25-26, 1898). rie
_ L'auteur fait l’historique des genres et décrit les espèces:
S. helicophvila et var. microtheca. tenuis et macrospora,
S. Lindigii, S. fragilis, $. socotrana, $. Reinwardti. Chaque
description est accompagnée d’un index bibliographique‘
+ de lénumération des localités où elle a été trouvée jus-
u à ce jour. Ce mémoire se termine par des notes sur les
espèces exclues : S. circinata, S. usambarica, S. perichae=
tialis. — Les 2 planches contiennent les caractères des.
espèces admises dans ce genre et du $. circinala. PS
E.-S. SALMON. — Catharinea tenella (Yournal of Botany,
Dec. 1898, pp. 465-467 et T. 393). — M. Salmon conclut de
ses études que si le C. {enella est facile à distinguer du
type du C. undulata, il n’en est pas de même de la var.
minor qui n’en diffère q
dioïque dans le C. tenella.
A. HOLLER. — Die Moosflora von Memmingen und dem
benachbarten Oberschwaben (Sep aus dem 33. Bericht 5
des Naturwissenschaftlichen Vereins für Schwaben und
Neuburg in Ausburg, 1898, pp. 1:1-203). — Cet important
Catalogue contient 400 espèces d’hépatiques, de Sphaignes
et de Mousses et leurs principales variétés avec l'indication
_des localités et de leur altitude. |
G. LACHENAUD. — Mousses et Hépatiques du Limousin.
(Revue scientifique du Limousin, 1898) — M. Lachenaud
continue la publication de ses plus intéressantes décou-
vertes dans le Limousin : Hypnum stramineum, H. rugo-
sum ; Dicranum Bergeri, D spurium; Dichodontium
pellucidum, etc., et surtout le Bruchia vogesiaca sur les
bords d’une rigole qui alimente l'étang de la Pécherie,
commune de St-Sylvestre (Haute-Vienne). Cette très rare
espèce n’était connue en France qu'au Hohneck (Vosges)
avant que M.de Coincy ne l’eût découverte dans les Landes
il y a quelques années. s He
E. BESCHERELLE. — Bryologiæ Japonicæ Supplemen-
tum I (Journal de Botanique, septembre et octobre 1898,
pp. 280-300). — Ce premier supplément contient 53 es-
pèces, presque toutes nouvelles, provenant des récoltes de
l'abbé Faurie, du professeur Matsumura, de MM. Okubo,
Yatabe et Le Roux. Les descriptions sont en latin, les
notes en français.
BorTiINt, MASSALONGO, LEVIER. — Muscinee dell'isola
del Giglio (Estratto dalla Florula del Giglio di S. SommiER).
_ Cette brochure de 22 p. in-8° contient le catalogue de
_ 9% mousses par Boftini, 34 hépatiques par Massalongo,
non compris le genre Riceia composé de 6 espèces et d’une
espèce nouvelle de Pile de Capraia, le A. Sommniert, dé-
crites par le D' Levier: elle tient, par ses dimensions, le
Milieu entre les À. Gougetiana et Macrocarpa.
B. KAaLAS. - Beiträge zur Lebermoosflora Norwegens.
Gr. in-8v de 98 p. avec gravures intercalées dans le texte.
Sur les 61 hépatiques indiquées, 5 sont décrites comme
nouvelles, ce sont : Grimajdia fragrans var. brevipes,
Scapania remota, Diplophyllum gymnostomophilum avec
figures, Jungermania Binsteadii, J. atlantica D’autres es-
pèces sont accompagnées de notes descriptives et le
Marsupella condensata de plusieurs dessins.
2 H, N. Dixon. — Plagiothecium Müllerianum in Britain
(Journal of Botany, 1898, pp 241-246 et Tab. 387). — Des-
Cription et figures du P7. Müllerianwm.
ue par l’inflorescence qui est
CG. Meyzax. — Nouvelles stations bryologiques pour la
chaine du Jura et notes sur leur dispersion (Bull. de
l’herbier Boissier, n° 11, 1898, pp. 841-845). — Catalogue
_ d’espèces rares de la chaine du Jura avec l'indication des
localités.
A. FrireN. — Catalogue des mousses de la Lorraine et
plus spécialement des environs de Metz et de Bitche (Bull.
de la Soc. d’hist. nat. de Metz, 1898 ; tirage à part de 47
| pages).
L'auteur, après avoir fait l'historique de la Bryologie en
Lorraine, donne le catalogue de 246 espèces avec l'indication
_ Kieffer ont enrichi cette flore d’un assez nombre d'espèces.
Cette brochure se termine par une liste de mousses
exister, au moins en grande partie, en Lorraine, et par un
premier supplément contenant : Cryphæa heteromalla,
très rare dans l'Est, Plerigynandrum filiforme, Dicranum
iride, D. Schraderi, D. montanum, D. flagellare. |
Nécrologie
Ce n’est que dernièrement que j'ai appris la mort
de l'abbé Ravaup, décédé à Villars-de-Lans (Isère) le
10 avril 1898.
__ Il avait commencé à faire de la botanique alors qu'il
était encore élève au petit séminaire du Rondeau, où il
fut ensuite professeur pendant dix-huit ans ; il était depuis
longtemps curé de Villars-de-Lans. L'abbé Ravaud explora
; pant plus spécialement de la recherche des muscinées et
des lichens. Il publia ses découvertes dans le journal le
Dauphiné, le Bulletin de la Soc. bot. de France et la
environs de Grenoble ; il a été publié dans divers numéros
de cette Revue et n’est pas encore terminé.
y a quelques années, par les Chartreux; son herbier
cryptogamique doit être déposé à la bibliothèque du petit
minaire du Rondeau. RUN: Fe
_ mp, E. LANIER, 1 & 3, RUE GUILLAUME - CAEN 7 8511
des localités. Les recherches de l'abbé Friren et de l’abbé
trouvées à peu de distance de la frontière et qui doivent
la plus grande partie des montagnes du Dauphine, s’ocCu-
Revue Bryologique. I m'adressa, il y a longtemps, je
manuserit du Guide du bryologque et du lichénoloque aux
_L'herbier phanérogamique dé l'abbé Ravaud a été acquis,
æ
N°2 “26 Année < 189
REVUE-BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Note sur les genres Dozya et Haplohymenium, Kivp8erG. — Brya de l'Asie
Centrale (2° article), Paraiserr. — Bryum (Eucladodium) grandiflorum,
ARNELL. — Bibliographie. — Nouvelles. — Nécrologie. -- Errata.
Note sur les genres Dozya et Haplohymenium
Dozya japonica Lacoste
Capsule ovale, munie de plusieurs côtes ; péristome
double : lanières de l’endostome capillaires; opercule
conique, aigu ; pédicelle rouge, lisse, long d’environ1 cent.
Feuilles subovales, révolutées dans tout le contour, plissées ;
cellules marginales courtes, les autres suboblongues ou
plus allongées et rangées en lignes (« sériées ») ; nervure
‘simple, assez longue. Spores d'environ 0,06 mm., comme
chez le genre Macromitrium.— Allié au Leucodon.
Haplohymeniwun triste (Cesati) Kindb. ; Leskea tristis
Cesati, Husnot, Musc. Gall. ; Haplohymenium Sieboldi
Dozy et Molk. ; Neckera Sieboldi G. Mueller, Syn. Muse. ;
“ Anomodon tristis et (comme synonyme) Haplohymenium
Sieboldi » Mitten enum. of musci recorded from Japan.
Capsule globuleuse et lisse; péristome siple ; dents
brunâtres, perforées ; opercule conique, rostellé; pédicelle
rouge et lisse, long d'environ 0,5 cent. Coïiffe cucullée.
Spores d'environ 0,025 mm. Tige sans paraphylles. Feuilles
non révolutées ; cellules alaires manquant. Feuilles péri-
chétiales intérieures lisses. — Allié aux Lindbergia ei
Anomodon. mA us
Les échantillons de ces 2 plantes ont été récoltés à
= Nagasaki (Japon) par M. Wichura ; je les ai reçus en
échange du Musée Botanique de Berlin.
_ Linkoeping (Suède), 21 décembre 1898... N. GC. KiNDBERG.
Brya de l'Asie Centrale (2° article, suite)
Bryum submucronatum species nova
Les plantes, beaucoup plus allongées que chez les deux
espèces précédentes, nullement encombrées de terre, mais
habituellement entrelacées avec d’autres mousses, forment
:
-
| REVUE BRYOLOGIQUE
des touffes serrées et compactes, cohérentes et tenaces à
l’état sec, qui égalent en hauteur 3 centim. ou un peu plus.
Les tiges isolées, assez grèles et ramifiées, molles à l'état
humide, dressées au milieu de ces gazons, mesurent, en y
comprenant les innovations vertes et les rameaux latéraux
assez nombreux, de 2 cent. 1/2 à 3 cent. Les rameaux sté-
riles, munis de radicelles abondantes à leur origine sur la
tige, longs en moyenne deë"m", portent dans leur partie infé-
rieure des feuilles très espacées, assez courtes (moins
de 1 millim.), ovales, obtuses, faiblement nerviées; leur
_ nervure disparaît vers la moitié ou les deux tiers de leur
longueur. Plus haut lesfeuilles deviennent progressivement
_ plus grandes et plus rapprochées, et en même temps plus
_aigües, mais sans pointe distincte, et la nervure s’ap-
proche davantage du sommet. Les bords sont d’abord plans
et dépourvus de marge; chez quelques-unes des feuilles
supérieures les cellules du contour tendent à devenir plus
étroites et plus allongées, mais sans que la marge soit bien
apparente, et presque toujours sans qu’elle se réfléchisse.
_ Le tissu est mince, composé de cellules brièvement ovales ;
dans la région moyenne du limbe elles forment des
_hexagones rhomboïdaux, longs ordinairement de 95 à 30 y.
sur 19 à 21 y ; quelquefois la hauteur égale de 36 à 49 w
sur une largeur de 22 à 24 pu. :
Inflorescence monoïque : les fleurs mâles terminent
= souvent des branches spéciales qui naissent au-dessous du
_périchèze fertile ; quelquefois ce sont les fleurs femelles
qui terminent des rameaux nés aux aiselles des bractées
périgoniales. Les feuilles inférieures des branches mâles et
femelles sont semblables à celles des rameaux stériles,
mais notablement plus grandes : 20m 1/4 sur 4m 1/2; elles
_ sont ainsi largement ovales, obtuses, et leur nervure finit
avant leur extrémité. Les bractées du périgone deviennent
graduellement plus allongées, atteignant 2m" 4/9 à 3mm sur
une largeur qui varie de 4®m à 4wm 1/2 : elle sont générale-
ment surmontées d'un petit mucron, qui n’excède guère
Omm15 en longueur, et qui est ordinairement tormé par le
_ limbe, la nervures’arrêtant vers son origine.C’estseulement
dans les bractées les plus élevées que la nervure se prolonge
jusqu'à l'extrémité de la pointe, qui est tantôt droite et
tantôt oblique. Ces feuilles des tiges florifères montrent
généralement une marge, composée d’un ou deux rangs
de cellules linéaires, légèrement colorées ; cette marge est
_ souvent plane ; de temps en tempselle tend à se recourber
_ ou à se réfléchir, du moins vers la base de la feuille, et sur
üne coupe transversale on y distingue quelquefois deux
ne couches de cellules. Dans la coma fructifère les feuilles
périchétiales présentent à peu près la même structure que
REVUE BRYOLOGIQUE (:
celles des périgones mâles et les mêmes dimensions ;
cependant leur largeur est ordinairement plus faible rela-
tivement à leur longueur ; elles sont moins distinctement
mucronées, et leur nervure disparait encore plus habituel-
lement avant leur extrémité.
Le pédicelle mesure en moyenne 1 cent. 1/2. La capsule
à peu près pendante, régulièrement ovale, d’un jaune
grisâtre, égale environ 2"m sur 1"n; l'opercule, à peu près
de même teinte, a la forme d’un cône obtus, sans pointe
saillante. Anneau très large, fauve dans ses cellules infé-
rieures. Péristome haut d'environ 0""32; Gents d’un jaune
pâle, à base concolore ; 25 articulations ventrales, exacte-
ment rectilignes, dessinant ainsi des rectangles très:
réguliers ; lamelles courtes et peu saillantes. La lame
dorsale est mince, et son réseau n’est pas apparent ; mais
elle est ornée de ponctuations fines et élégantes. Péristome
interne libre ; membrane peu élevée ; processus au moins
aussi longs que les dents, linéaires et légèrement acuminés,
- très entiers, pliés et concaves sur la carène ; leurs articu-
lations ventrales sont saillantes en forme d'appendices
assez allongés, semblables à ceux qui caractérisent les cils
des Eubrya ; les lobes de l’endostome opposés aux dents
sont au contraire peu développés, et ne montrent que des
cils très imparfaits, courts ou rudimentaires. Les spores ne
paraissent pas dépasser 24 en diamètre. :
Cette mousse a été trouvée par M. Brotherus dans la
région alpine du Terskei-Ala-Taou, au lieu dit Kokbulak,
vers les sources du Naryn, le 8 août 1896. Elle est encore
assez rapprochée du type du Bryum calophyllum par la
structure de ses feuilles, dont la plupart sont obtuses et
mutiques, planes sur les bords et non marginées, avec une
nervure qui disparaît assez loin du sommet ; elle s'en
éloigne par ses bractées périgoniales el périchétiales, qui
sont mucronées et munies d’une marge apparente, quel- 7.
_quefois colorée. Son péristome ressemble à celui du Bryum
uliginosum, avec des différences de détail. Elle établit en
quelque sorte le passage entre les espèces précédentes et
celles auxquelles nous allons arriver.
Bryum mucronifoliun species nova.
Gazons beaucoup moins hauts, ne dépassant guére
1 cent. 1/4, consistant dans leur moitié inférieure en un
feutre noir et compact, formé par les détrilus des vieilles
plantes, mêlés à de nombreuses radicelles ; les Liges elles-
mêmes, qui s'élèvent au-dessus de cette masse informe,
sont dressées, non cohérentes entre elles, longues de 8 à 9
millim. ; elles sont généralement simples, rarement bifur-
98 REVUE BRYOLOGIQUE
_ quées, et ne portent qu'un petit nombre de rameaux, nés
aux aisselles des feuilles comales sur les branches florifères
et fructifères. + ea
Les feuilles sont presque toutes surmontées d’un mucron,
généralement très court ; elles sont aussi à peu près toutes
bordées d’une marge très apparente, qui se compose de
deux rangées de cellules linéaires, et qui tranche nettement
sur le tissu foliaire, constitué au contraire par des
= hexagones rhomboïdaux peu allongés et réguliers. Sur les
rameaux stériles ces : feuilles n’atteignent guère qu'un
millimètre; elles sont régulièment ovales, un peu rétrécies
et arrondies vers leur base, arrondies aussi dans leur
figure générale sur le contour supérieur, mais avec une
terminaison qui n’est jamais tout à fait obtuse, simplement
aigüe dans les plus basses, légèrement acuminée dans
celles qui viennent après ; la pointe est toujours formée
par le limbe, la nervure finissant assez loin du sommet
hez les inférieures, et l’atteignant à peine chez celles qui
forment l'extrémité du rameau ; les bords sont toujours
_ plans. Re
Sur les branches fertiles, mâles et femelles, les feuilles
__ ont la même forme, maisavec des dimensions plus grandes,
_ 2mm à 2m» 1/2 en longueur sur une largeur qui varie de
0,85 à 0,95 ; elles se terminent toutes par une pointe plus
ou moins saillante, formée encore par le limbe chez quel-
_ ques-unes ; mais chez le plus grand nombre c’est la ner-
_ vure qui dépasse en un mucron devenu plus épais ; en
même temps la marge se renfle davantage, en général sans
se réfléchir ; c’est seulement dans la moitié inférieure des
feuilles périchétiales qu’elle tend à se recourber ou même
_à se replier, le limbe restant toujours plan dans sa moitié
supérieure. ;
L'inflorescence paraît constamment monoïque. Le pédi-
celle, souvent un peu infléchi, et toujours courbé en col
de cygne vers son sommet, égale environ 1 cent. 3/4. La
_ capsule, grisâtre et très régulièrement ovale, nullement
_ rétrécie dans sa partie inférieure, varie en longueur de
Aum 1/4 à Amm 3/4, avec un diamètre de Omm80 à Om"90 ; le
_col, plein et nullement contracté à l’état sec, se distingue à
peine extérieurement ; il semble ordinairement plus court
que le sporange. L’opercule, bien coloré en rouge orange,
constitue un petit cône, étroit et aigu, qui atteint en hau-
teur O0"»30. L'anneau se compose de deux rangées de
_ cellules peu allongées, bien séparables, les inférieures d’un
_ Jaune roussâtre.
Le péristome paraît ordinairement très court, ne dépas-
sant guère Oww95 ; les dents sont pâles, à peine légèrement
_ teintées de jaune dans leur moitié inférieure ; leur base ne
_ REVUE BRYOLOGIQUE
présente aucune coloration distincte ; elles sont peu
acuminées, et obtuses au sommet ; on compte environ
25 articles ventraux, étroits et réguliers ; le réseau dorsal
est absolument invisible. L’endostome se compose d’une
membrane basilaire médiocrement haute, et de 16 processus
étroits, linéaires, à peu près aussi longs que les dents, et
bien visibles entre elles ; ils sont absolument entiers dans
la moitié supérieure du péristome ; dans la moitié infé-
rieure, correspondant à la membrane, ils paraissent
amincis sur leur ligne médiane et sujets à se fendre
aisément sur ce point. Les spores mesurent environ 24
en diamètre ; dans une des capsules observées elles m'ont
paru devenir plus grandes.
Cette mousse a été trouvée aussi par M. Brotherus dans
la région alpine du Terskei-Ala-Taou, mais sur un point
différent, le long du passage Dschuka, le 6 août 1896. Elle
_est er somme très voisine de l’espèce précédente; elle en
diffère cependant par ses feuilles constamment mucronées
et pourvues d’une marge plus distincte ; leur forme est
‘ d’ailleurs à peu près la même. Cette forme se modifie
graduellement chez une troisième espèce, qui croît aussi
non loin de Dschuka, mais dans une station moins élevée.
Bryum spinifolium species nova.
Chez cette espèce les petites plantes ne sont pas réunies
en touffes ou en gazons ; elles naissent éparses sur une
terre fangeuse, en compagnie de quelques autres mousses.
Assez souvent plusieurs tiges semblent partir d’une base
commune, où elles sont seulement reliées entre elles par
les radicelles qui couvrent leurs portions infimes ; chacune
de ces tiges, simple ou bifurquée presque dès sa naissance,
haute de 6 à 7 millim., porte à peu près dès son origine un
large bouquet de feuilles, longues de 2 à 3 millim. sur
Aum /9, étalées dressées, d’un vert foncé à l’état jeune, qui
divergent progressivement à partir de leur base jusqu à
leur sommet où elles forment une sorte d'éventail en
triangle médiocrement ouvert ; chacune de ces tiges et
chacune de leurs branches constitue habituellement une
fleur mâle ou femelle. Dans la fleur mâle les bractées infé-
rieures, hautes de {mm1/2 à 1"3/4, sont munies d’une re
assez brusque, peu saillante, et leur nervure disparait
avant l'extrémité ; dans les suivantes le contour 2 site
devient bientôt plus acuminé, avec une pointe plus
développée, large et épaisse, quoique assez ours en
forme d’épine, constituée par la nervure. Toutes ces brac-
tées sont pourvues d’une marge, large et enflée, HAE
colorée, qui se compose de deux ou {rois rangs de cellules
_
BRYOLOGIQUE
linéaires ; cette marge est toujours plane dans les feuilles
inférieures ; elle tend à se réfléchir, au moins vers la base,
dans les bractées plus élevées. Le tissu est ferme el tres
épais, très chargé de chlorophylle dans les jeunes feuilles ;
il prend une couleur d’un brun jaunâtre dans les feuilles
plus âgées ; les cellules ont à peu près la même forme et
les mêmes dimensions que chez les deux espèces précé-
dentes : les rhombes sont cependant habituellement plus
allongés.
Les fleurs femelles terminent des tiges voisines des tiges
mâles, ou des branches d’une même tige; elles ont exacte-
ment la même structure. La plante fructifère conserve les
mêmes dimensions, et ses feuilles ont absolument le
même aspect; seulement la marge parait alors encore plus
| épaisse et plus colorée, souvent tout à fait noire. Ces
feuilles affectent quelquefois sur une seule et même tige
_ deux formes assez différentes: les comales inférieures
_ largement ovales, avec une pointe brusque et courte ; les
périchétiales plus étroites, acuminées graduellement de
_ leur base à leur sommet en une pointe assez longuement
spiniforme.
Le pédicelle s’élève au moins à 1 centim. 1/4 et dépasse
souvent 2 centim. 1/2. La capsule, plus grande que chez
l'espèce précédente, est moins régulièrement ovale, plus
enflée ; sa longueur atteint souvent 3 millim. et son dia-
mètre mesure 1""1/2, ou un peu plus, vers le milieu de
cette longueur, mais la largeur diminue à partir de ce
point dans les deux sens ; le col, notablement plus court
que le sporange, se plisse légèrement et se rétrécit à l’état
sec ; quand il est mouillé, il se gonfle et la capsule parait
alors largement ovale. L’opercule a une teinte d’un rouge
vif, qui tranche sur la couleur grisâtre du reste du fruit ; il
forme un cône assez élevé.
_ Le péristome est en général bien développé ; les dents
atteignent souvent Omw45, et présentent quelquefois près
de 40 articulations ventrales; leur partie moyenne est d’un
jaune ferrugineux, qui devient pâle et blanchâtre dans le
haut ; vers leur base on distingue deux articles rougeûtres
ou d’un jaune orangé ; les lamelles sont longues et aigües,
le réseau dorsal toujours invisible. La membrane de l’en-
dostome est assez haute; les processus, étroits etacuminés,
_ égalent à peu près les dents ; ils sont habituellement entiers
_ sur la carène, rarement on aperçoit des fentes étroites ;
les lobes intermédiaires laissent voir le dessin de trois cils
assez réguliers, mais cohérents entre eux ; quelquefois un
_ ou deux s’allongent un peu plus et deviennent libres. Les
spores mesurent de 30 à 36 y, selon les capsules observées.
Les tiges simples et courtes, d’un aspect spécial, les
feuilles au contraire plus amples, plus acuminées, d’une
consistance plus charnue, la capsule plus grosse et plus
enflée, enfin les détails du péristome suffisent largement
pour séparer cette espèce de la précédente. Une autre
forme, récoltée dans la même localité, et dont le système
végétatif tient le milieu entre les deux autres, constitue
une quatrième espèce dans ce groupe.
Bryum crassimucronatum species nova.
Les plantes dépassent souvent 1 centimètre en hauteur;
elles sont très rameuses, composées de branches divariquées
et de nombreux rameaux étagés, d’âges différents ; chacun
de ces rameaux, après une portion cylindrique et lâche-
ment feuillée, ordinairement assez courte, prend dans sa
partie supérieure l'aspect d’un large bourgeon, à feuilles
serrées et imbriquées, qui constitue tantôt une fleur mâle,
tantôt une fleur femelle, et porte de temps en temps une
capsule. Les feuilles, longues de 2" vers le bas et de 3mm
dans le haut sur une largeur qui varie de Omm90 à {mm1/2,
ont une base ovale, à peine rétrécie à leur originé ; dans
leurs deux tiers supérieurs elles prennent une forme
acuminée, et se terminent par une pointe plus où moins
saillante, en général assez courte. Dans les feuilles inférieures
la pointe, subobtuse ou légèrement aigüe, est formée
entièrement par le limbe, et la nervure disparait à une
certaine distance du sommet; dans les feuilles moyennes
l’acumen, large et épais, est constitué à la fois par la ner-
vure et par le limbe, qui se prolonge de chaque côté de la
pointe en une ou deux rangées de cellules ; enfin chez les
feuilles supérieures lanervure dépasse en un mucron d'une
certaine longueur, très épais, irrégulier el obtus, qui
présente de temps en temps une ou deux dents. Ces
feuilles montrent toujours sur leurs bords une marge
jaunâtre, composée de deux rangs de cellules allongées ;
chez les inférieures cette marge est plane et tend à
disparaître vers le sommet; chez les suivantes elle se
prolonge jusqu’à l'extrémité et devient plus enflée, formant
une sorte de bourrelet, qui montre sur une coupe trans-
versale deux couches de cellules épaissies sur deux ou trois
rangs. Le tissu est compact, opaque et chargé de chloro-
phylle dans les jeunes feuilles; dans les plus àgées il devient
brun et les cellules se vident, tout en restant épaisses,
tandis que leurs parois paraissent plus minces ; elles
constituent des losanges réguliers, qui mesurent en
moyenne de 40 à 45 y en longueur sur une largeur de 20 à
29 y, plus rarement 50 y sur 25 4. . |
Les pédicelles fructifères sont souvent d’une longueur
| REVUE BRYOLOGIQUE
_ remarquable, mais inégaux ; ils dépassent quelquefois
4 centimètres, d’autres égalent seulement 2 cent. ou
2 cent. 1/2. La capsule varie en longueur de 2 à 3 millim.
et en diamètre de Om"90 à 4mm1/4;: elle est d’un gris ceudré
uniforme, ovale et à peine rétrécie vers sa base; le col
paraît très court. L’opercule a la même teinte grisàtre ; il
forme un cône peu saillant et obtus, qui mesure à peine
Omm60 en diamètre, quand il est aplati par la pression.
Entre cet opercule et le bord de la capsule on remarque
_ une zône circulaire assez large, d’un rouge foncé. Cette
apparence est due d’abord à la présence de l’anneau, dont
les cellules inférieures sont colorées en pourpre, celles de
_ la moitié supérieure, qui sont hyalines, étant d’ailleurs
recouvertes par le bord operculaire ; elle est due aussi à la
_ coloration des plaques basilaires des dents. Cette zône
_ rouge distingue au premier aspect les fruits de cette espèce
de ceux des deux espèces précédentes, dont l’opercule
forme au contraire un cône longuement acuminé d’une
_teinte orangée uniforme dans toute son étendue.
_ Le péristome à aussi une structure caractéristique :
après la déhiscence les dents s’infléchissent en arc dans
leur moitié supérieure et viennent s’appliquer ainsi sur les
bords de l’orifice, laissant à nu les processus filiformes et
blanchâtres, qui se dressent au-dessus de l’ouverture. Ces
_ dents sont assez courtes et peu acuminées; elles mesurent
seulement Omm3f à Om"36 en hauteur ; elles sont d’une
teinte jaune orange dans toute leur étendue, avec deux ou
trois articles rougeâtres à leur base. On compte au plus 25
articulations ventrales très régulières ; les lamelles forment
quefois venir se rattacher à l’endostome ; le réseau dorsal
_papilleuse.
Les processus s’élèvent aussi haut que les cents ; assez
souvent même ils les dépassent, très rarement ils restent
étroitement linéaires et parfaitement entiers, ils montrent
_ à leurs articulations ventrales des nodosités ou même des
_ appendices assez saillants ; dans la région de l’endostome
correspondante à la membrane basilaire ils paraissent très
_ épais, excepté sur leur ligne médiane, où ils sont au
_ verticalement ; la membrane, assez élevée, semble adhérer,
du moins dans l’origine, à la moitié inférieure de l’exos-
_ tome ; en face de chaque dent elle se continue par un lobe
assez large, mais mince, où l’on distingue avec peine le
dessin de deux ou trois cils, ordinairement très courts,
rarement un peu plus allongés et filiformes, mais toujours
des triangles étroits et assez allongés, qui semblent quel- :
est absolument invisible, et la surface externe à peine
plus courts; libres dans la moitié supérieure du péristome,
_contrairé extrêmement minces et tendent ainsi à se fendre
sans appendices. Les spores sont habituellement très
grosses; elles m'ont paru osciller entre 32 et # x en
diamètre. Ne
Cette élégante espèce est la mieux caractérisée de ce
groupe. Elle semble ne pouvoir être rapprochée d’aucune
des espèces européennes. On pourrait être tenté de la
comparer au Bryum lacustre ; mais chez ce dernier l’aspect
des tiges et celui de la capsule sont très différents ; le tissu
des feuilles est plus fin, plus serré, composé de cellules plus
étroites ; la structure du péristome n’est pas non plus la
même, les processus sont plus larges, d’une consistance
plus molle, percés de larges ouvertures sur la carène ;
enfin les fleurs sont hermaphrodites, tandis que chez toutes
les espèces de notre groupe mucronalum, que nous venons
de décrire, l'inflorescence se montre constamment et
exclusivement monoïque.
Une autre forme qui semblerait plus voisinede ce groupe
est une espèce découverte récemment dans les iles arctiques
de TAmérique, que M. Kindberg a appelée Bryum bra-
chyneuron. Grâce à la bienveillance de Mw E. Britton,
j'ai pu examiner un spécimen authentique de cette espèce.
récolté par M. Macoun dans l'ile Saint-Paul (mer de
Behring). Les feuilles sont mollement acuminées en un
petit mucron, généralement très court et formé par le
limbe ; la nervure disparaît presque toujours assez loin du
sommet ; rarement, chez quelques-unes des bractées péri-
chétiales, elle dépasse en une pointe fine et étroite. L'in-
florescence paraît être polygame ; la capsule, largement
oblongue, ressemble à celle du Bryum pallens ; elle n'est
jamais renversée ni dirigée vers le bas, mais à peu pres
horizontale. Le péristome semble le plus souvent mal
développé ; l’'endostome, très imparfait, atteint à peine la
moitié de la hauteur des dents ; celles-ci, longues d'en-
viron Onn36, sont pâles, avec une base épaissie et rougeâtre ;
elles sont composées d'articles très réguliers; rien, n1 dans
leur structure, ni dans leur couleur, ne rappelle le Brÿum
pendulum, auquel M. Kindberg compare son espèce.
En somme, par son système végétatif cette mousse
américaine présente une certaine affinité avec notre sn 2
asiatique; mais elle s’en éloigne par sa fructification ;
dans tous les cas il est impossible de la confondre avec
aucune des quatre espèces que nous venons d'analyser.
Il nous reste maintenant à décrire une dernière espece,
qui semblerait encore rentrer dans cette section par la
_ forme et la structure de ses feuilles, mais qui S en sépare
Par ses autres caractères.
ets
| REVUE BRYOLOGIQUE
Bryum pygmæomucronatum species nova.
Plante très petite, 6 à 7 millim. La tige fructifère est d’un
brun noirâtre: ses feuilles, régulièrement ovales, sont
aigües ou brièvement acuminées en une pointe courte ;
les inférieures n'égalent guère que 1"" sur Onmu75, et leur
_ nervure finit assez loin avant le sommet ; les suivantes,
_ longues de 1""1/2, se terminent par un petit mucron, à
_ l'origine duquel la nervure s'arrête ;. les moyennes
__ atteignent 1""3/4, ou un peu plus, sur Om»90 ; leur pointe,
| toujours peu développée, est formée par là nervure seule;
enfin les périchétiales dépassent quelquefois 2m", avec
une pointe un peu plus allongée. Toutes ces feuilles sont
bordées d'une marge noire, qui forme un bourrelet épais
et saillant, toujours au moins recourbé, souvent réfléchi
ou révoluté ; sur une coupe transversale on y distingue
deux couches et deux ou trois rangées de cellules. Le tissu,
dûr, compact et livide, est composé de losanges étroits el
réguliers, à peu près trois fois aussi longs que larges, 36 à
40 y sur 12 à 14 y.
Des rameaux stériles plus grêles, mais toujours très
courts, naissent de temps en temps aux aisselles de ces
| feuilles ; on rencontre aussi quelques tiges stériles isolées.
Quand elles sont jeunes, les feuilles de ces branches
stériles sont d’un vert sombre et opaques ; avec l’âge elles
prennent la même couleur que celles des tiges principales,
mais elles sont plus petites, ne mesurant habituellement
que 0""80 sur Omn50, au plus 1» ; elles sont simplement
aigües ou brièvement mucronées, leur nervure disparait
avant leur extrémité ; leurs bords sont plans et sans
marge.
L'inflorescence m’a parue constamment synoïque. Les
pédicelles fructifères ne semblent pas dépasser &mm, La
capsule, pendante, ovale, mesure en longueur de 1"" à
Auw1/4 sur Omw80 à O""90 ; le col, relativement assez
développé, égale ou dépasse la longueur du sporange ;
l’opercule, à peu près de même teinte, est ferme et sur-
monté d’un mamelon obtus ; lanneau, très large, se
compose de trois rangées de cellules, dont les deux infé-
rieures sont colorées en jaune orangé. Les dents courtes,
jaunâtres, nullement acuminées, égalent à peu près 030 ;
on y compte 95 articulations ventrales, régulières et munies
_ de lamelles peu saillantes. La lame dorsale est distincte-
_ ment papilleuse, et son réseau est très apparent; il se
_ compose de deux rangées de rectangles, très étroits dans
le sens vertical, leur base égalant au moins 2 fois 1/2 leur
hauteur; les cloisons de ces rectangles se prolongent sur
le dos de la dent en trabécules aussi élevées que les lamelles
ventrales. 3
Mais la particularité la plus remarquable de ce péris-
tome, c’est la présence, à la base de chaque dent de deux
ou trois articles d’un rouge vif et d’une structure singulière
Ces articles, doubles au moins des plaques ventrales en
hauteur, s'unissent en un cercle continu, ou plus exacte-
ment en une bande cylindrique, assez large et très épaisse, :
qui forme un rebord enflé et proéminent sur la face externe
de l’exostome ; les trabécules des plaques dorsales cessent
d’être visibles sur ce point ; mais il n’est pas difficile de
constater qu'elles se continuent en réalité intérieurement,
pour se joindre à des cloisons horizontales, avec lesquelles
elles forment des cellules closes. Voici comment on peut
expliquer cette apparence. ns
Comme je l’ai établi ailleurs (Etudes sur le péristome,
publiées dans cette Revue), la charpente primitive du
péristome chez les mousses peut être représentée par un
cylindre creux, composé de trois couches de cellules, qui
s’enveloppent et se recouvrent les unes les autres ; la
couche qui est située au milieu produit d’un côté l’exos-
tome, et de l’autre l’endostome, en s’unissant à celles des
cloisons verticales des deux autres couches qui lui sont
contigües ; les plaques dorsales des dents sont ainsi const
tuées par les parois verticales de la couche extérieure qui
touchent aux cloisons dorsales de la couche médiane, et
qui seules s’épaississent, tandis que les autres éléments de
ces cellules extérieures sont résorbés et disparaissent à la
maturité du fruit, Mais il peut arriver dans certains cas el
sur certains points que ces éléments habituellement
résorbés s’épaississent et se consolidenten même temps que
les plaques dorsales ordinaires ; dans ces cas et sur ces
points les cellules de la couche péristomiale externe persis-
tent lout entières et se colorent quelquefois d’une façon
spéciale ; c’est ce qui arrive ici pour les trois étages de
cellules d’un rouge vif qui se montrent à la base des dents;
ils représentent une bande courte de la couche externe des
cellules péristomiales, qui s’est épaissie et consolidée dans
tous ses éléments ; on y distingue même de temps en temps.
les cavités intérieures de ces cellules avec toutes les cloi-
sons normales qui les entourent. ei LE
C’est un fait analogue dans une certaine mesure à celui
que l’on observe chez plusieurs Dicranacées, où lon.
remarque à la base des dents un cylindre creux, coloré en
rouge comme les dents elles-mêmes, el compose de
_ plusieurs étages de cellules entières ; ilya pourtant cette
différence essentielle que dans la famille des Dicranacées
ces cellules épaissies appartiennent à la couche médiane
| REVUE BRYOLOGIQUE
de la charpente primitive, celle qui engendre normalement
lendostome et l’exostome. Le péristome simple du genre
Dicranum correspond en effet à l’endostome des Bryacées,
et c’est lui qui, chez les espèces de ce genre où lon observe
ce cercle de cellules basilaires, forme les éléments de ces
cellules placés sur la face ventrale, tandis que les éléments
situés sur le dos de cette bande sont constitués par une
petite portion de l’exostome, persistant par exception à la
base des dents, et avorté d’ailleurs dans tout le reste de son
étendue, comme il arrive en général chez les Aplolépidées.
Ainsi, quoique l'apparence et la structure de cette bande
de cellules pourprées soit à peu près la même chez notre
Bryum et chez certaines Dicranacées, son origine est au
fond très différente dans ces deux familles.
_ Le Bryum pymæomucronatum a du reste le péristome
nterne complètement libre, et bien développé, eù égard
aux petites dimensions du fruit; la.membrane basilaire
atteint au moins la moitié de la hauteur des dents; les
processus, assez larges, linéaires et à peine acuminés, sont
percés d’une série de grandes ouvertures, ovales ou rec-
tangulaires, allongées dans le sens vertical ; on observe en
_ face de chaque dent deux cils bien formés, quoique souvent
assez courts, raides et filiformes, sans appendices. Les
_ spores mesurent seulement de 19 à 21 y en diamètre.
__ Par cette petitesse des spores, jointe aux faibles dimen-
sions de toutes les autres parties, à l’inflorescence, et à la
structure du péristome, cette plante se sépare aisément de
_toutes les autres espèces de ce groupe. Elle croît dans la
_ région alpine du Kungei-Ala-Taou, au lieu dit Kokoirok,
_où elle a été récoltée par M. Brotherus, le 17 juillet 1896,
seulement en très petite quantité, au milieu de plusieurs
autres Brya, de la section pendulum.
Aix, le 15 novembre 1898.
H. PHILIBERT.
Bryum (Eucladodium) grandiflorum n. Sp.
= Polyoicum, floribus hermaphroditis vel diclinis, floribus
masculis magnis et subdiscoideis. Sat dense et late
caespitosum, humile, sterile 0,5-1,5 cent. altum, inferne
nigrum, radiculosum, radiculis papillosis et sordide luteis,
superne laete viride-luteoviride, nitidulum. Caulis sat
ramosus, sed flagella propria haud ostendens. Folia ad
comam apicalem conferta, sicca laxe adpressa vel paullulum
patentia, haud torta, late ovata, concava, sat longe cuspi-
data; margo vulgo anguste reflexus, integer, limbo plus.
_ minusve effigurato, vel nullo, vel ab 1-3 cellulis angus-
REVUE BRYOLOGIQUE
tioribus constructo ; nervus validus, viridis, excurrens et
cuspidem vulgo parce dentatam formans; cellulaesat latae,
inferiores rectangulares, superiores elongate hexagonales,
in medio folio 0,05-0,06mm longae, 0,017-0,02"" latae, mem-
branis hyaliniset tenuibus, omnes granulis chlorophylliferis
completae etopacae. Flos masculus subdiscoideus, magnus,
antheridiis et paraphysibus numerosis. Se/a circiter 2 cm.
alta, gracilis, nitida, pulchre luteo-rubra. Theca pendula,
viva junior albida, nitidula, regularis, anguste ovalis-
obovata, sicca parum irregularis, lutescens-castanea, opaca,
scrobiculata, collo ruguloso sporogonio aequilongo at
angustiore, sporogonio sicco sub ore contracto ; cellulae
exothecii rectangulares-quadratae, membranis sat tenuibus,
cellulis marginalibus in 8 seriebus immo minoribus.
Annulus triplex, revolvens, cellulis basalibus luteis.
Operculum minutum, luteum-luteorubrum, sat alte
convexum, papilla apicali vulgo minima et obtusala.
Peristomii insertio anguste (0,033"m late) rubro-lutee
colorata ; dentes externi parum infra os inserti, pallide
lutei, angusti, haud perforati, anguste limbati, subtiliter
papillose punctulati vel fere glabri, linea media dorsali ut
et lineis transversalibus papillosis, lamellis ventralibus
Eucladodiorum ; membrana interna pallide lutea, fere
dimidiam altitudinem dentium attingens, papillose punc-
tata ; processus sat angusti, dentibus aequilongi, hyalini,
papillosi, fenestris ovalibus, superne rimosis pertusi ; Cilia
rudimentaria. Spori 0,024-0,027"m, virides, opaci, parce
papillosi. Mat. fruct. Julio. = ï
Hab. Xn ripa maritima humosa, Alno glutinosa umbrata
et supra aquam inundantem elevata haud rara in provincia
Gestrikland Sueciae, ut in insula Iggoe, in insula Läng-
rabben freti Iggoeensis et in pluribus insulis parvis
prope insulam Edskoe. à à re
Species polymorpho Br. inclinalo affinis, sed foliis vix
vel angustius limbatis, membranis intermediis foliorum
tenuioribus, fructibus pendulis, aliter formatis et coloratis,
_ sub ore vulgo contractis, apicibus dentium fere Jaevibus,
processibus angustioribus, praesertim autem floribus mas-
culis magnis et crebris diversa.
Es eu _ ARNELL.
Bibliographie
Max Fueiscuer. — Musci frond. Archipelagi Indici.
Série I (n°* 1-50), 1898. — Contient les espèces suivantes :
Sphagnum ceylonicum, S. Gedeanum, S. sericeum. Leuco-
bryum sanctum f., L. aduncum, L. Hollianum var. fragili-
fotium, L. Bowringii, Octoblepharum albidum f. Dicra-
+
| REVUE BRYOLOGIQUE
num Molkenboëri f., D. Blumii, D. assimile f. Fissidens
_ asperifoliusf., F. Hasskarlii var. irrigatum £.,F. æiphoides
f., EF. Treubüt., K. Wichurae f., F. crassinervis f., F.
Mittenii f. et var. Javensis f., F. Braunii f., F. Zippelianus
var. fontanus, F. asplenioides, F: Gedehensis ., K.
anomalus f., F. cristatus f., Syrrhopodon tristichus, S.
_ciliatus f. Symblepbaris Reinwardti f. Ditrichum Boryanum
- f Leptodontium aggregatum f. Trichostomum cuspidatum
f. Zygodon Reinwardti f. Macromitrium Reinwardti f.
Leiomela Hookeri forma javanica f. Breutelia gigantea f.
Hymenodon sericeus f. Buxbaumia javanica f. Hepheme-
ropsis Gibodensis. Solmsiella ceylonica f. Pterygophyllum
‘acutifolium f. Callicostella Prabaktiana f. Homalia ligulae-
folia, Papillaria fuscescens. Symphyodon Perrottetii f.
Œdicladium rufescens f. Trachypus bicolor f. Ectropo-
thecium-verrucosum f. Rhaphidostegium saproxylophilum
. Hypnodendron Reinwardti f. Rhacopilum spectabile f.
_Hypopterygium tenellum f. :
_ Les espèces fructifiées sont suivies de la lettre f., celles
qui sont nouvelles sont en ifaliques. Le prix de la série est
_de 2 francs (port compris); s'adresser à M. Fleischer à
Buitenzorg, Java. ;
… The Bryologist, n° 4 de 1898 et n° 1 de 1899. — Les 2
numéros contiennent : Re
The Dicranums par A. Grout qui donne les caractères
du genre avec figures de grandeur naturelle du D.
scoparium et des détails grossis, suivis d’une clef analytique
_ des espèces — Microscopic preparatious of mosses par
M'* Britton, F. Collins et A. Grout — New american
mosses. — Geographical Distribution of Dicrana par
Rodney H. True. — Grimmia mollis, espèce nouvelle
pour l'Amérique du Nord continentale.
= J. Moser and Hay. — list of mosses of New-Bruns-
wick (Bull. of the Natural Society of New-Brunswick,
1898, pp. 23-31). C'est une liste, avec indication de localités,
de 245 espèces de sphaignes et de mousses. je
- DE Foresr HEALD. — À s{udy of regeneralion as
_exhibited by mosses (The Botanical Gazette, vol. XXVI,
n°3, pp. 169-210 et pl. 19-20). — Les 2 planches indiquent
les résultats des expériences de l’auteur qui ont porté sur
une douzaine d’espèces appartenant à des genres différents.
__ A. ToussainT ei J. HoscHEDé.— Aperçu sur les muscinées
de Vernon (Eure). Le Monde des Plantes, 1898, pp. 157-164.
— Catalogue, avec indication de la fréquence et de la
_ rareté, des stations et des localités des espèces et variétés
_ de sphaignes, de mousses et d’hépatiques que ces botanistes
ont trouvées aux environs de Vernon.
REVUE BRYOLOGIQUE 39
P. CULMANN. — Localités nouvelles pour la flore
brylogique suisse (Bull. de l’Herb. Boissier, 1889, n° 9,
pp. 133-136). ss ira SES née
Les espèces énumérées dans cette noie proviennent
presque toutes du canton de Zurich, elles sont au nombre
de 33 ; nous citerons seulement : Campylopus subulstus,
Brachyodus trichodes, Trichodon cylindricus, Leptotri-
chum vaginans, Webera proligera, W lutescens, Bryum
Duvalii, B. concinnatum, Philonotis seriata, Orthothecium
intricatum et rufescens, tous deux avec fruits, Plagiothe-
cium curvifolium, P. Ruthei, P. Müllerianum, Amblys-
tegium hygrophilum, Hypnum decipiens, H. procerrimum,
Brachythecium lætum. #
Nouvelles
L'Académie des Sciences de Paris, dans sa séance
publique annuelle du 19 décembre, a accordé une partie
du prix Montagne au général Paris pour son /ndex-
bryologicus et une autre part de ce prix a été attribuée au
Dr Ledoux-Lebard pour son Mémoire sur le développement
… et la structure des colonies du baccille tuberculeux. Me
- Le prix Desmazières a été décerné à M. de Toni pour la
_ publicationde son Sylloge Algarum hujusque cognitarum.
Le Rd W. Watts désire faire des échanges de mousses
avec des botanistes européens. Voici son adresse : the
manse, Ballina, New South Wales (Australie).
Les Botanistes suisses, sous la direction du D" Christ,ont
entrepris la publication de mémoires sur la cryptogamie
suisse. La {re livraison du 1°" volume à parn récemment,
elle porte le titre de : Entwicklungscgeschichtliche Unter-
suchungen über Rostpilze von E. FiSCHER. In-8 de 120 p.
avec fig, intercalées dans le texte et2 pl. LibrairieJ. Wyss,
_ Berne. Het
La librairie Baillière rue Hautefeuille, 19, Paris, vient
de publier son Catalogue général de livres de sciences.
_ La Société française de botanique, créée par l'abbé
Lucante et dirigée après sa mort par l'abbé Marçais, avait
cessé d'exister. Elle a été réorganisée, il y à un an, sous le
titre d’Association française de botanique par l'abbé
Léveillé et le D' Gillot. De nouvelles adhésions lui parvien-
nent tous les mois, le nombre de ses membres atteint
actuellement le chiffre de 150. Elle organise chaque année,
au commencement d'août, une grande excursion dans une
des régions les plus intéressantes de la Franceetelle publie
REVUE BRYOLOGIQUE
‘un Bulletin mensuel d'au moins 46 pages in-8 ; les deux
_ premiers numéros de 1899 contiennent 56 p. — Le prix de
_la cotisation annuelle est de 10 francs.
. Sous le titre de : Le Monde des Plantes, l'abbé Leveillé
publie une Revue internationale trimestrielle de bibliogra-
_ phie, prêts, renseignements et échanges. — Abonnement
D fr. par an, #4 fr. pour les membres de l'Association
_ française de Botanique. S’adresser à M. Léveillé, directeur,
56, rue de Flore, Le Mans (Sarthe).
= La Société botanique de France, dans sa séance du
24 décembre dernier, a procédé au renouvellement de son
bureau pour l’année 1899. Ont. été élus: M. Zeiller,
président : MM. Drake del Castillo, l’abbé Boulay et
Patouillard, vice-présidents.
Nécrologie ;
Le Dr Nadeaud, ancien chirurgien de marine, établi à
Tahiti comme médecin civil, et qui a rendu de signalés
services à la Botanique et notamment à la Bryologie, est
mort à Tahiti, à la suite d’un anthrax, le 20 novembre
dernier. M. Bescherelle lui avait dédié le genre Nadeaudia
décrit dans le n° 1 de la Revue Bryologique de 1898 et
_rectifié dans le n° 3 de la même année.
M. A. FEUILLAUBOIS, officier en retraite, bien connu par
_ ses études mycologiques, est décédé subitement à Fontaine-
_bleau, le 11 janvier dans sa 59° année. Son herbier, dont la
partie bryologique contenait environ 900-espèces, vient
d’être acheté par M. Couderc d’Aubenas. |
Un botaniste italien très connu, le professeur CARUEL,
est décédé à Florence au commencement de décembre, à
l’âge de 68 ans. Il fut l’un des fondateurs de la Société
botanique italienne, ancien directeur de l’Institut botanique
de Florence et du Nuovo Giornale botanico italiano.
Errata du n° É
Page 4, ligne 93, au lieu de : où elles sont remplacées,
lisez : où elles sont quelquefois remplacées. | he
Page 9 ligne 8, aulieudeB. ovarium, lisez B. orarium.
Vi D. 1, » Aggskar, _» Agaskär. x
» » »17, » B.Bergoense, » B. Bergüense.
D. 10.» 95, » plusdéveloppé,» peudéveloppé.
7 Caen. — Imprimerie E. Lanier, 1, rue Guillaume. — 8721
Mgr
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
‘Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Bryum argenteum var. lanatum. SALMON. — Remarques à propos des Phi-
lonotis adpressa et seriata. DEBAT. — Note sur l'Ephemeropsis tjibodensis.
GarpoT. — Note sur un Hypopteryginm du Canada. KINDBERG, — Guide
du bryologue et du lichénologue aux environs de Grenoble, Ravaun. — -
Bibliographie.— Nécrologie, — Nouvelles. "
Bryumargenteum L. var. lanatum (P. Beauv.) B. etS.
This moss is not uncommon in warm, dry situations
(walls, paths, etc.) in the Royal Gardens, Kew. |
In these examples the nerve is distinctly excurrent, and
forms the hair-like prolongation of the leaf-apex characte-
ristic of the variety. PR .
The specimens in the Kew Herbarium, from various
places, referred to the var. lanatum, all show a similar
excurrent nerve. nt Has
In the original description of the plant as Mnium lana-
tum (P. Beauv., Prod., 75, 1805) nc mention is made of
the nerve, and subsequent authors, in placing /anatum
under B. argenteum, where the nerve is always described
as ceasing above the middle, have not mentioned the
point. :
The only exception, as far as 1 can find is Husnot (Muse.
Gall., prem. pt., 243), who says, in describing the leaves of
the var. lanalum, Unervure très courte», and figures the
leaf with the nerve ceasing at about one-third ofits length.
A short time ago I received a Bryum from M: H. H. W._
Pearson, collected by him «on the mortar of a bridge, 6200
ft., Nuwara Eliqa, Ceylon, 1897. » ie se
This plant proved on examination to be B. argenteum,
var. lanatum, and here also the nerve was distinctly
excurrent. Asia is not given in the geographical distribu-
= tion of the var. /anatun in Paris’ «Index Bryol.», although
_itis apparently not uncommon in certain regions there, as
there are other Singalese specimens in the Kew Herba-
rium, as well as many Indian ones. : ‘
Renauld and Cardot have described a moss in the Bull.
Soc. Roy. Bot. Belg., t. XXXI, p. 167 (1892) as follows;
€ B. argenteum, var. costaricense Ren. et Card. (B.
imbricatissimum GC. Müll. in litt.). — A forma typica
differt foliis plerumque latioribus, suborbiculari-ovatis,
cellulis parietibus minus incrassatis, nervo in pilum
_hyalinum elongatum excurrente, foliisque RÉ PRARRE
LS arte
à . M. Müller considère cette forme comme une espèce
US et nous l’avions nous-mêmes séparée d’abord du
_B. argenteum sousle nom de B. chionocladum ; mais nous
avons reconnu ensuite qu’elle se relie par des transitions
au B. argenteum. Nous ajouterons qu’il nous semble pro-
_bable que beaucoup des espèces du groupe Argyrobryum
_ne sont que des races locales ou régionales du . Gr YRRE
teum.»
M. Cardot has kindlÿ sent me a specimen of this var.
costaricense, and after comparing it with numerous speci-
mens of the var. lanatum, | am compelled to think that the
two are not distinct. In the var. costaricense, 1 do not find
the leaves more « suborbicular-ovate » than is often the
case with those of the var. /analtum, and the hyaline point-
leaf-apex, formed of the excurrent nerve, is identical
in the two forms.
These excurrent-nerved varisties of B. argénteum are
interesting for another reason.
Bryum argyrotrichum C. Müll. is considered by most
bryologists as a distinct species.
= Mitten, however, in his Mosses of Ceylon (Journ. Linn,
Soc. (Bot ) XXII. p. 307, 1887) placed argyrotrichum as a
variety under B. argenteum, with the following observa-
tion : « At first sight this differs greatly from the common
_states of the species as séen in Europe, but the differences .
_seem completely connected by specimens from the Nilgiri
Mts., and in one from Abyssinia both states of the foliage
are observable on the same specimen. »
T am strongly in favour of this treatment of B. argyro-
richum as a var. of B. argenteum ; there are in the Kew
erbarium many Indian specimens which show, I think,
learly the connection of B. argyrotrichum with the var.
natum of B. argenteum. In fact, just as we find nume-
rous intermediatès between B. argenteum . and the var.
lanatum (in which 1 include var. costaricense), so also We
find just as many links between lanatum «nd mr guro- ”
richum.
send this note in the hope that bryologists will examine +
their specimens of B. argenteum, var. rain. and
port on the nerve-structure found. > Da
Charlton House, Kew; SuRey (England). cie
ERNEST 3 SALON. Ai
Remarques à propos du Philonotis adpressa
et du Philonotis seriata.
Dans le n° 6, année 1898, de la Revue Bryologique,
M. Thériot a reconnu dans une mousse recueillie par lui
dans la vallée de la Romanche le Philonotis adpressa
_ décrit pour la première fois par M. Fergusson. M. Cardota
confirmé cette détermination, et M. Thériot a donné une
courte diagnose de cette espèce qu’il considère comme
nouvelle pour la France. Sur ma demande, M. Thériot s’est
empressé de m'en envoyer un échantillon, et j'ai pu vérifier
l'exactitude de sa diagnose. Possédarit un certain nombre
de Philonotis stériles et sur la dénomination desquelles j'ai
des doutes, je les ai confrontés avec l'échantillon Thériot
et j'ai rencontré. dans l’un deux faisant partie de la collec-
_ tion Husnot des mnusci galliæ, n° 831, une mousse
qui ne diffère en rien de la mousse Thériot. Elle
_ a été rencontrée en 1886 à Pierre-sur-Haute par le frère
Gasilien, et porte le nom de Philonotis seriata. Je ne
connais pas la description de cette dernière espèce dont
j'ai trois spécimens, celui sus-indiqué; un deuxième envoyé
_ par M. Thériot, et un troisième reçu de M. Amann. Ces
trois spécimens sont tous différents par le port extérieur.
et ne concordent pas par leurs caractères intimes. Je vien:
_ dé dire que l’échantillon Gasilien me parait tout à fai
_ semblable à l'échantillon Thériot, dénommé Philonotis
adpressa. Pour trancher la difficullé provenant de la
_ différence de nom, je me suis adressé à M. Husnot qui a eu
l’extrême obligeance d'écrire à M. Fergusson et de me
procurer un échantillon de son Philonotis que j'ai le droit
de considérer comme authentique. Je l'ai examiné ave
soin, et voici le résultat de mes observations : Tiges ou
_ rameaux principaux de 5-6 centimètres de longueur, très
minces, simples, constituant destouffesassez molles. Feuilles
très variables de forme; les inférieures assez larges et”
longuement acuminées, Plus haut, elles restent courtes et
sont brièvement acuminées, souvent même elles sont
| presque aussi larges que longues et sont simplement
‘mucronées. Toutes sont décurrentes, rapprochées, appli
quées sur le rameau. L'acumen, quand ilexiste, est recourbé
en dehors ou en dedans et dans ce dernier cas simule
faiblement un capuchon. Le tissu cellulaire se compose de
_ cellules courtes rectangulaires ou ovoïdes, 2-3 plus longues
Que larges, très petites dans la partie supérieure surtout
chez les feuilles à mucron. Elles sont très chlorophylleuses,
vertes ou jaunâtres, assez papilleuses ; la côte large, sur-
tout à la base, presque toujours papilleuse sur le dos.
Chez le Philonotis adpressa Thériot, les tiges sont plus
\
REVUE BRYOLOGIQUE
_ robustes. Toutes les feuilles sont semblables mais devien-
nent plus courtes vers le haut. Elles sont médiocrement
serrées, plutôt étalées-dressées qu’appliquées; décurrentes,
oblongues-lancéolées, insensiblement et brièvement acu-
| minées, incurvées généralement en dedans. Tissu cellulaire
semblable à celui du précédent; mais les cellules sont
plus uniformes, chlorophylleuses. La côte expire au som-
met, large surtout à la base, papilleuse sur le dos.
=‘ Le Philonotis seriata Gasilien ne diffère du précédent
que par le portun peu plus robuste et les feuilles à cellules
plus petites à la partie supérieure.
Chez le Philonotis seriata Thériot, les tiges sont courtes ;
les feuilles sont assez longuément acuminées, incurvées
et presque falciformes; les cellules sont assez courtes, et
la côte papilleuse.
Chez le Philonotis seriata d'’Amann, les touffes sont très
serrées, radiculeuses ; les feuilles diffèrent peu de celles du
Philonotis seriata Thériot ; mais les cellules sont plus
larges surtout vers la base, et la côte nous a paru très
rarement papilleuse.
L'on voit par ces brèves comparaisons que le Philonotis
_ adpressa type de M. Fergusson diffère par certains carac-
_tères des formes Thériot et Gasilien que je crois identiques.
Je ne suis pas cependant éloigné de penser que ces
dernières appartiennent bien au type adpressa de M. Fer-
_ gusson; mais s’il en est ainsi, M. Thériot s’est trompé en
_ croyant sa mousse nouvelle pour la France. En vertu du
droit de priorité, M. Thériot aurait sans doute raison
_ d’invoquer contre le frère Gasilien qu'il a le premier
_ signalé l’existence en France du Philonotis adpressa ; mais
_ici encore, il y a erreur de sa part; car M. Fergusson
“affirme avôir vu des échantillons de son espèce recueillis
par M. Anderson près de Luchon (Pyrénées). En tous cas,
le Philonotis adpressa est pour nous une forme rarissime,
‘eton ne saurait trop féliciter ceux qui en signalent une
station. Reste à savoir si c’est bien une espèce authentique.
Les Philonotis présentent beaucoup de formes stériles et
qu'il est bien difficile de classer. Je ne serais pas éloigné de
croire avec M. Husnot (note en tête du genre Philonotis,
Muscologie Française) que toutes les espèces décrites dans
ce genre sont des variétés d’un type qui s’est modifié
suivant diverses influences. Je laisse la solution de cette
question à plus compétent que moi. #e
L. DEBAT.
_ Lyon, 21 février 1899. | |
+ Je crois utile de donner ici la description du P. seriata
publiée par Mitten, en 1859, dans un mémoire sur n
bryologie des Indes (On the Mosses of the East Indies,
p.63), où l’on est assez surpris de trouver la description
d’une espèce européenne : SA se
« P. seriata (Mitten). Dioica, ?. Fontanæ simillima,
foliis erectis subfalcatisve imbricatis in apicibus ramorum
seriatis late ovatis acuminatis nervo crasso in apice evanido
margine serrulato inferne revoluto, cellulis basi parvis
brevioribus subobscuris. — Bryum lycopodüforme,
Schleich. Mss. us.
Hab. In Helvetia, Schleicher ! stérilis. In Britannia
boreali in monte Ben-na-Bourd, W. Gardiner ! sé
= Specimina Schleicheriana sterilia (forma adventitia)
innovationes breves foliis julaceo-imbricatis spicis Lyco-
podii annotiniinstar produnt. Species quamvis P. Fontanæ
valde affinis, structura foliorum partis inferioris certe
distincta. ».
> T. HusNoOT.
: Note sur l'Ephemeropsis tjibodensis
Il y a quelques années, M. Gœbel décrivit dans les
_ Annales du Jardin botanique de Buitenzorg, t. VI,
_ pp. 66-69 et fig. 94101, une mousse singulière, récoltée
_ par lui dans la forêt de Tjibodas, à Java, formant, sur les
feuilles des phanérogames et les frondes des fougéres des
taches protonématiques d’un roux brun, rappelant assez
les gazonnements des Algues du genre Trentepohlia.
Cette mousse consistait en un protonema très ramifié,
haut d’un millimètre à peine, et produisant de très petites
lantules renfermant des anthéridies. N'ayant pu découvrir
e fruit de cette mousse, M. Gœbel se contenta de la placer
_ d’abord, en raison de sa végétation protonématique, dans
Ja famille des Ephéméracées, sans lui imposer de dénomir
nation générique nispécifique; mais,il lui donna plus tard
. le nom d’Ephemeropsis tjibodensis. ee “
Nous eûmes nous-mêmes l’occasion d'observer cette
= mousse dans les récoltes de M. G. Massart (Revue bryolo-
_ gique, 1896, n° 6, et Ann. du Jard. bot. de Buitenzorg,
= 1897, Suppl. I, pp. 1-2), mais toujours dépourvue du fruit.
Notre confrère M. Fleischer, qui étudie en ce moment
Sur place la luxuriante végétation bryologique de Java, a
eu la chance, dès les premiers jours de son séjour à
Buitenzorg, de découvrir la fructification de cette mousse,
et il vient d’en donner une description sommaire dans
l'Hedwigia. Cette découverte fait de l'Ephemeropsis
__ ljibodensis la plus singulière mousse que l’on connaisse
LUS LS à | Re
En efet, contrairement à tout ce que l'on pouvait présager
par l'Examteh de caractères Vestits: le fruit n’est
nullement celui d’une Cleistocarpe. Bien plus, c’est un
_ fruit de Pleurocarpe, à capsule pédicellée, à coiffe fimbriée
et à péristome double ! D’après M. Fleischer, les caractères
_ fournis par l’ensemble du sporogone doivent faire ranger
-cette mousse dans le voisinage des Hookériacées. Il pro-
pose, à juste titre, d’en faire le type d’une famille spéciale,
sous le nom de Nematoceæ.
C’est, en somme, une Hookériacée à végétation protoné-
matique. Ells estaux Pleurocarpes ce que les Ephéméracées
sont aux Acrocarpes, et le Protocephalozia ephemeroides
_(Spr.) Schiff aux Hépatiques, c’est-à-dire vraisemblable-
ment les derniers vestiges de formes ancestrales aujour-
hui ne disparues.
J. CARDOT.
ee
a Bipoerrsinn, du Etude
arce que le genre Hypopterygium est caractéristique :
es régions tropicales, la découverte d’une espèce de ce
genre dans une contrée boréale, très éloignée des tropiques,
_ est singulière. Je pense qu ’elle est nouvelle pour la science
et je veux la signaler.
… Hypopterygqium Cane dense Éindbotg:
_ Feuilles des rameaux imbriquées, très serrées et appli-
quées, largement ovales (ovata), presque pas acuminées
mais apiculées, dentées dans presque tout le contour, peu
ymétriques, marginées par un rang de cellules étroites
et hyalines ; cellules assez larges, subrhombées-oblongues,
-peu chlorophylleuses : nervure courte. Amphigastres à
peine moitié plus petits, arrondis, dentés et marginés;
_nervure Confluente avec la pointe qui est plus courte que
la lame. Feuilles de la tige peu nombreuses, acuminées,
presque entières et indistinctement marginées ; amphi- :
astres ovales-acuminés, pas marginés et presque énerves.
uilles périchétiales petites et longuement acuminées. La
partie nue de la tige a environ 1 cent., la partie feuillée à
peine plus longue. Capsule et plante mâle inconnues. Port
ga peut Hypopterygium tenellum G. M; de Pile de Ceylan. k
jque É
plante croissait sur les rochers avec de Dre boréale ie
splenium marinum dans l'ile de la reine Charlotte qui
partient à la Colombie anglaise. Echantillons récoltés
DE Newcombe en 1898 el se eu ne le du
ar J. Macoun. ee * Ne.
REVUE BRYOLOGIQUE
possède des échantillons ou dont je connais les descrip
tions, qui souvent sont incomplètes ou pas correspondantes
Il suffit d'indiquer les caractères qui les distinguent sur-
tout de la nouvelle espèce. Il faut remarquer que M. Hampe
est le premier’ qui ait considéré les feuilles stipulaires
comme amphigastres : Hampe, Linnæa XX, 1847. ie
1. Hypopterygium pseudo-tamarisci C. Muell., Linnæa,
38, p. 645, 1874; Bryol. Guatem. p. 201. — Feuilles
brièvement acuminées, pas serrées; cellules très chloro-
phylleuses et plus petites que celles du FH. canadense ;
äamphigastres beaucoup plus petits que les feuiiles et plus
courts que la pointe. Guatemala : M. Türckheim, échan-
tillons communiqués par le D' Levier. Fr
9, H. plumarium Mitten, mrusci austro-americani,
p. 329. — Tige non dénudée. Cellules des feuilles très
petites et circulaires ; nervure excurrente. Brésil : Schenk,
comm. par Brotherus. ee our
8. H. monoicum Hampe, Symb. ad flor. Brasil XIX
p. 527. — Feuilles pas serrées. Nervure des amphigastres
indistincte. La partie nue de la tige courte. Monoïque.
Brésil : Puiggari, comm. par Brotherus. HER
4. H. rotundo-stipulatum G. M., Prodr. bryol. Argent.
III, p. 106. — Feuilles très asymétriques, pas serrées ;
_ amphigastres entiers. Paraguay : Balansa, comm. par
. Roumeguère. Fe ja es
5. A. scutellatum C. M., Syn. muse. IL, p. 7.— Feuilles
dépourvues de marge. re
= 6. H. flavescens Hampe, Linnæa XX, 1847. H. nivale
© C. M., Syn. musc. p. 9 et 659; Mitten, I. c., p. 351. —
Nervure des feuilles toujours divisée. Fete
7. H. didictyon C. M., Syn. musc., p.9; Mitt., Les.
p. 330.— Feuilles des rameaux aiguës, finement denticulées
dans la partie supérieure. À HEAR
8. H. silvaticum Mitten, 1. c., p. 329. — Monoïque.
9. H. tamarisci Bridel ex parte ; C. M., Syn. musc., p.8;
Mitten, I. c., p. 330, — Feuilles des rameaux subacuminées.
_ Nervure des amphigästres indistincte au-dessus du milieu
(Descriptions incomplètes). Mexique : Bescherelle, Prodr.
- 10. H. rigidulum Mitten, 1. c., p. 329. — Monoïque
Cellules des feuilles plus petites que celles du H.tamarisci.
41. A. argentinicum G. Müll., Prodr. bryol. Argentin.
1, p. 104 — Feuilles et amphigastres presque entiers.
Feuilles crispées à l’état sec. :
12. H. uliginosum G. M, Prodr. bryol. Argent. If, .
p.130. — Amphigastres dépourvus de marge. 2
43. A. squarrulosum C. M. Prodr. bryol. Argent. I,
p. 406. — Amphigastres presque sans marge.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
44. H. macrorhynchum Aongstroem, Oefvers. af K. V.
Akad. fœrhandl. 1876 n° 4, p. 21. — Feuilles subdistiques,
_ indistinctement denticulées. Monoïque. « Peut-être peu
distinct des H. serrulatum Lindb.et H. monoïcum Hampe»
Aongstr. 1. c. Je ne connais pas ces espèces
- 45. A. incrassato-limbatum C. M., Syn. muse. IT, p. 8;
Mitten, 1. c., p. 330. — « Cellules des feuilles plus petites
que celles du #1. laricinum; feuilles chlorophylleuses,
_denticulées dans la partie supérieure et munies d’une
marge épaisse » C. M. et Mitt (Descriptions incomplètes).
Il y a bien de meilleurs caractères tirés des parties fruc-
tifiées, mais les échantillons sont le plus souvent stériles.
N. C. KINDBERG.
_ Linkæping (Suède) 19 avril 1809.
de du Bryologue ‘et du Lichénologue aux
environs de Grenoble
_ 49e EXCURSION
Les montagnes de l’Oisans /Suite)
Après notre herborisation aux Grandes-Rousses, la
première qui se présente naturellement à nous est celle de
la vallée du Vénéon : c’est donc cette contrée que nous
allons explorer en passant successivement du Bourg-
_d’Oisans à Venosc, de Venosc à St-Christophe et de St-
_ Christophe à la Bérarde. è "
Nous suivons, sans nous arrêter, la route du Lautaret
jusqu’au pont Saint-Guillerme ; là, nous quittons le cours
de la Romanche pour prendre et remonter l’étroite vallée
du Vénéon. Un peu avant d’arriver à Venosc, nous fran-
_chissons à notre droite, sur un pont de bois, l’impétueux
_et blanchâtre Vénéon, et suivons le chemin qui conduit, de
l'est au sud-oust, à la Danchère ; ensuite, de ce hameau,
continuant la même direction à travers les pentes pier-
_reuses de l'épaisse digue qui retient les eaux du lac
_ Lauvitel, nous nous élevons insensiblement jusqu’à son
extrémité ouest, vers un chalet de pêcheurs, pour revenir
ensuite, sans mouter ni descendre, le long de son rivage,
usqu’à son extrémité opposée du côté de l’est.
_ Dans le trajet indiqué, nous récoltons, en allant à la
Danchère, sur des rocs épars, à côté du chemin, les
Grimmia elatior et commutata ; au delà de la Danchère,
RUE A flancs de la digue, au pied des blocs granitiques
it elle est semée de toutes parts, ou sur ces blocs, diflé-
es autres mousses qu’on aime à revoir ou à cueillir
+
_ REVUE BRYOLOGIQUE
caule et glaucescens, Grimmia pulvinata var. 0
ovata, leucophæa, trichophylla, alpestris et incurva,
Distichium capillaceum, Rhacomitrium heterostichum,
Hedwigia ciliata, Timmia austriaca, Hypnum incurva-
tum ; une jolie hépatique à feuilles transparentes, Junger-
mannia albicans : divers lichens dont le thalle s'étend sur
ces blocs et y adhère, entre autres : P/acodium elegans,
variabile var. alpestre Ach., Lecanora eucarpa NyL,
_alphoplaca Wahl. et Dicksonii, Squamaria chrysoleuca
Sm., malanophthalma Ram., disperso-areolata Schær.,
Verrucaria pallida Ach. et umbrina Wahl. C'est ici qué
_j'ai trouvé, tout près de l’eau, mais sur des pierres sèches
cependant, quelques petites touffes noirâtres de Grèmmia.
unicolor Grév., mousse rare que je n’ai encore rencontrée
nulle part ailleurs. Le Lauvitel n’est pas moins visité par
le touriste que par le botaniste : il mérite d’être vu. &
Nous repassons le Vénéon sur le même pont que tout à
l'heure, et en quelques instants nous sommes à Venosc,
dont la flore est à peu près la même que celle du Livet ;
= continuons notre chemin vers St-Christophe. Nous entrons
_ bientôt dans la gorge du Clapier de St-Christophe ; un peu
plus loin, parmi les graviers sablonneux de la petite plaine
appelée le Plan-du-Lac, nous récoltons le Stereocaulon
tomentosum var. alpestre Fries, qui, pour le dire en pas-
sant, est suffisamment distinct, je crois, du S. paschale,
auquel plusieurs lichénologues le réunissent. A l'extrémité .
supérieure du Plan-du-Lac finit la route à voitures, et
commence, à travers une côte pierreuse dont la pente s’in- .
cline et descend jusqu’au Vénéon, le sentier qui monte à
St-Christophe. : ner
Prenons, au nord de ce village, le chemin qui conduit à
la gorge du Diable. Arrivés aux roches ravinées et anfrac-
_tueuses qu’on appelle les Selles, et qui, sur notre ‘Iroite,
s’allongent parallèlement au torrent, il nous est facile, en
plusieurs endroits, de le franchir, et nous allons explorer,
_ sur sa rive opposée, les rochers et les blocs éboulés qui sont
venus s’y entasser pêle-mêle; là se retrouvent les Grimmia
ovata, alpestris, Donniana ; les Rhacomitrium patens et
microcarpum, et plusieurs autres mousses ; là, viennent,
en société de divers lichens que nous avons déjà signalés à
-Taillefer ou aux Rousses, les C/adonia furcata, Tham-
niola taurica Massal. et vermicularis.. es
(A suivre) ee RAVAUD.
‘encore, telles que : Weisia crispula, Leptoietohate: fem
lusa,
RYOLOGIQUE ee
D oranbis
HAGNALL (J. E.). Merionethshire Mosses. (ourn. of Bot.,
XXVII, p.175). .
BAUER (E.). Bryotheca bohemica. Laub und Lebermoose
us Bôhmen in getrockneten Exemplaren. Gentur. L(n°s 1-
00). Smichow 1898. |
CorRExs (C.). Ueber Scheitelwachsthum, Blattstellung
nd Astanlagen des Laubmoosstäimmchens. (Festsch rift fur
Schwendener. Berlin 1899).
DixoN (H. NL Carnavonshire Moses. (Journ, of Bot,
XXXVII, p 132).
EVANS (A. W.). List . Hepaticæ collected along the
>undary by J. M. Holzinger 1897. (Minnesota
s 193).
Ouo) Pirée bed dérnôrdtichént Prignitz. >
des “Ver. der re x, pP- 080
Mratdnee (C.). Sulla ER in ali dolls Cepha-
dozia integerrima $S. O. Lindb. EUR della Soc. bot. ital.
898, n° 8, p. 250).
MuLer (R.). Uebersicht de badischen Rp
Mitth. des bad. bot. Ver. 1899, pp. 81-103).
OSTERWALD (Karl). Neue Beitrâge zur Moosflora von
rlin. ( erh. _ bot, Ver. der Prov. Presacue XL, PP. 23-
SCHPENER | 3. Hate vi. neue ose dé |
hmischen Flora. (Œsterr. bot, Zeitschrift, 1898, PP- 386- se
4et495-430) ne
SCHIFFNER (). ; Conspectus He licarum Arehi ele
idici. Batavia 1898. 4. 382 p. de 4 sa a
SoLus-LaUBAGH (Cie H. de). DieMsrefantieces Cieveldoie :
pa ihre es cn er LVIE, Abth. 4, p. 1.
TRUE (Rodne: H.). Noté on the bia: of Me.
rophyte of Funaria and of Mnium. (Proc. of the ;
r. ASsOC. for adv. ofscience, XLVII, p. 435).
AUG. 1x Jous. :
dette) de japonicæ Sons
eurocarpi (Journal de Botanique 1899, pp. 37-45).
tte seconde es Poppmens contient les n° 54
Pilotrichopsis Bescherelle. :
Ramuli penduli, semipedales et ultra, graciles, laxe et
remote pinnati, ramulis apice attenuatis stoloniformibus
patentibus plerumque simplicibus divisi. Folia appressa
ovato-lanceolata, subplicata, unicostata, basi exauriculata,
cellulis ovatis inferioribus ad margines oblique quadratis
Perichætia ad ramos et ramulos producta. Cetera ignota.
Cegenre estcréé pourle Dendropogon dentatus de Mitten.
Cette mousse, dont on ne connaît pas la fructification
ne saurait, dit l’auteur, rester dans le genre Dendropogon
en raison de la position des inflorescences, et, comme pa
son port, par la disposition de ses rameaux rigides et I
réseau cellulaire de ses feuilles, elle ne peut rentrer ni
dans le genre Pilotrichella, ni dans le genre Meteorium
on doit en faire un genre spécial.
R. BRAITHWAITE. — The british Moss-Flora, part XIX,
1899. P. 65-96 et PI. 97-102, 6 shill. = 7 fr. 50. x
= Cette livraison contient les descriptions et figures de :
Amblystegium stramineum et trifarium. Hypnum Hochs-
tetteri (Myurium Hebridarum), purum, illecebrum, caes
_ pitosum, striatum, meridionale, striatulum, strigosum
circinatum, pallidirostre (H. pumilum); prælongum
(Stokesii), Swartzii, Schleicheri, speciosum, bians (pr:
longum), crassinerve, Teesdalei, curvisetum, litoreum,
algirianum (tenellum), piliferum, cirrosum, ruscilorme
murale, confertum. Herr ei
C. Muicer. — Contributiones ad bryologiam austro-
__ afram (Hedwigia 1899, n° 1, pp. 52-80). — 74 mousses,
presque toutes considérées comme “espèces nouvelles sont
_ décrites dans cette première partie. PER
_ Le n° 2 (pp. 81-198) contient 133 espècrs (ns 75-207). :
M. LanGERoN. — Contribution à l'étude de /4 /'ore du
= Finistère (Bull. de la Soc. Ac. de Brest, 1898 ; tira::e à part
de 14 p.) — C’est aux environs du Conquet que l'auteur à
_ herborisé à l'automne de 4896 ; il y indique le Fissidens
_ pusillus et le Grimmia maritima, les Riccia bifurca,
fotoearpa ét nigréllas 2 + .
_ 119), voici sa conclusion :
_ evidence in favour of Robert B
absence of any valid objections, I
accepted as satisfactorily explainin
REVUE BRYOLOGIQUE
leaf of Fissidens; and, further, that this ‘ leaf” must be
considered as composed of two distinct parts, viz. (1) the
vaginant laminæ, the true leaf; (2) the superior and inferior
_laminae, formed of one laminar outgrowth from the back
_ of the leaf, in which a nerve has been developped.
Les dernières pages sont consacrées à la distribution
géographique et à des notes descriptives au sujet d’un
certain nombre d’espèces exotiques. — Les 3 planches
sont doubles, elles contiennent 94 figures faites avec beau-
coup de soin.
L. Tnérior. — Note sur les Atrichum wndulatum et
angustatum (Bull. de l’Assoc. franc. de Bot. 1899, pp. 92-
96 et 1 pl. contenant 6 fig. — Aux caractères indiqués par
les auteurs pour la distinction des A. undulalum var.
vus et angustatum, M. Thériot ajoute les dimensions
cellules des feuilles et des lamelles. Dans l'A. angusta-
um les cellules des feuilles ont 0,012-0,014 mm. et celles
es lamelles 0,014 mm. ; dans l’A. undulatum, ces mêmes
cellules ont 0,022 mm. dans les feuilles et 0,018-0,02 mm.
dans les lamelles.
6. ROTH. — Uebersicht über die Familie der Hypnaceen
(Hedwigia 1899, Beiblatt, p. 3-8). — Classification métho-
_ dique des genres de mousses européennes.
Max FLEISCcHER. — Ueber Entdeckung der Früchte von
_ Ephemeropsis tjibodensis Goeb. und ihre systematische
Stellung (Hedwigia 1899, Beiblatt, p. 8-10). — L'auteur
_ donne une description et une figure du Eph. tjibodensis,
voir ci-dessus page 45 la note de M. Cardot.
__ J.F. Coms. — Note on the bryophyte flora of Maine
_(Rhodora, Journal of the New England botanical Club,
re année 1899, pp. 33-36). — Le Maine paraît avoir été
beaucoup plus négligé par les bryologues que les
autres élats de la Nouvelle-Angleterre. M. Collins donne
es listes de mousses et d'hépatiques récoltées au mont
Kineo et au mont Saddlebac, et il ajoute des remarques
sur la distribution géographique de plusieurs d’entre Ni
K. Mivake. — Makinoa, a new Genus of Hepaticæ
The botanical Magazine, 1899, pp. 21-24 et pl. 3). Ce
ouveau genre est établi pour une hépatique du Japon
jà trouvée par l'abbé Faurie, mais seulement à l’état
rile, et envoyée à M. Stephani qui l’a décrite dans le
Bull. de l’herbier Boissier (1897, p. 103) sous le nom de
Pellia crispata qui devientle Makinoacrispata. M. Miyake
fait remarquer que les spermatozoïdes sont beaucoup plus
arges que ceux du genre Pellia qui étaient considérés
mme les plus larges de toutes les hépatiques.
- _K. Mivake. — The largest Spermatozoid among
Hepaticæ (The Bot. Magazine 1899). — Cet article étant
publié en japonais je ne puis donner que le titre.
_ F. SrEPHANI. — Species Hepaticarum (Bull. de l’herb
Boissier 1899, n° 2 et 3). nus
Ces 2 livraisons contiennent le genre Fimbriaria avec
69 espèces, les genres Conocephalum, 2 esp. ; Lunularia,
4 esp. ; Exormotheca, 4 esp. ; Cryptomitrium, 1 esp.;
Dumortiera, 3 esp. :
Moss Exchange Club.— Reports and Extracts from the
Club Note Books for the years 1896-97 and 98 ; brochure
in-8 de 20 p.— Contient la liste des membres de la Société
pendant ces 3 années et des notes sur les caractères d'un
certain nombre d’espèces.
E. G. Brirron. — A new Tertiary fossil Moss (Bull. of
the Torrey Bot. Club 1899, pp. 79-81 et 1 fig ). — Madame :
Britton décrit et figure, sous le nom de Rhynchostegium
Knowltoni, une mousse fossile se rapprochant par le port
du RA. rusciforme. nr.
N. C. KINDBERG. — Studien über die Systematik der
pleurocarpischen Laubmoose (Botan. Gentralblatt, 1898,
n° 49 et 1899 n°s 2 et 12). — Dans le 1* numéro M. Kind-
berg donne les caractères des familles et dans les deux
autres les caractères des genres européens et exotiques.
W. InNGHAm. — Mosses of Tadcaster and immediate dis-
_trict (The Naturalist, April 1899, pp. 117-122).— Catalogue
_de moussesavec l’indication des localités et d’une hépatique,
le Jungermania turbinata. nue
A. MANSsIoN. — Les muscinées d’Ath et des environs
(Bull. nes 3 et 4 du Cercle des Naturalistes Hutois 1898 ;
tirage à part de 38 p.). — La région explorée par l’auteur
est, dit-il, très pauvre en muscinées, aussi le nombre des ,
mousses n’est-il que de 124 et celui des hépatiques de 18.
; Nécrologie eu
Le Dr C. Muer est décédé à Halle dans sa quatre-vingt-
unième année. Il a consacré sa vie tout entière à l'étude
des mousses du monde entier. Son Synopsis Muscorum
date de 1849 ; depuis cette époque il a publié dans divers
recueils, un grand nombre de mémoires sur la bryologie
exotique. Son activité ne s’était pas ralentie avec l’âge, car,
dans ses dernières années, il décrivait 3 ou 400 espèces
par an ! Son herbier exotique doit être le plus riche du
RON: 2 : Le
Fe
EVUE BRYOLOGIQUE
Wicriam NYLANDER, né à Uleaborg (Finlande) le
9 janvier 1822, est décédé à Paris le 29 mars. Reçu docteur
en médecine en 1847, il vint l’année suivante à Paris où il
_séjourna plusieurs années. Ce fut à cette époque qu'il
s’occupa de la rédaction de son principal ouvrage, le
Synopsis Lichenum, dont la première livraison fut
imprimée à Paris en 4858 et la seconde terminant le
premier volume en 1860, le seul paru. Professeur à Hel-
_ singfors vers 1859 jusqu’en 1862 où 1863, il revint ensuite
à Paris qu'il ne quitta plus. Il habitait un très modeste
logement du quartier de Plaisance. J'emprunte les deux
Jinéas suivants à M. Boistel (Journal des Débats du
8avril):
_ « I vivait dans l'isolement le plus complet, malgré les
modestes bienfaits qu’il répandait parmi les pauvres gens
ont il était entouré dans ce quartier populeux. De très
ides difficultés de caractère avaient lassé tous les
uements auprès de lui. Affectant le plus grand dédain
r les besoins matériels de la vie, il n’avait jamais sup-
a
porté qu'avec peine toute tentative de mettre un peu
d'ordre et de secouer la poussière parmi l’amoncellement
de brochures, de lettres, d'échantillons, de cartons d’her-
bier, qui couvraient ses tables, sa cheminée, tous ses
meubles et, jusqu’à hauteur de la main, le plancher même
de ses deux chambres, et d’où émergeaient, de ci, de là,
_son microscope, ses fioles à réactifs, quelques bouteilles de
bon vin, et un bocal de cerises à l'eau-de-vie, par lesquels
il complétait ses modestes repas. ÿ
__ « Très ombrageux pour tout ce qui touchait, soit à son
indépendance personnelle, soit à son autorité scientifique ;
prenant pour des marques d'ingratitude et d’hostilité per-
sonnelle toute tentative de discuter les arrêts qu'il avait
endus ou de s’écarter des doctrines qu’il professait, il avait
_peu à peu rompu toutes relations avec ceux qui avaient été
ses disciples et qui, en lui conservant la plus grande
onnaissance, entendaient, néanmoins, travailler libre-
nt sur le vaste champ de la nature. Et celui-là même
plaisir les visites savait fort
enouveler trop souvent et que
où il aurait cru voir le germe
rablement la porte
RSR At
ècle, m'écrit un de ses
soins, toute son ac
des Lichens :
bre prodigieux d'échantillons
u globe, soit à la publication d’une multitude de travaux
qui sont sortis chaque année de sa main. Aucun lichéno-
logue n’a écrit autant que lui. En relation avec tous les
lichénologues du monde, il a contribué pour une large part
à tout ce qui a paru sur les lichens depuis 50 ans, donnant,
prodiguant même son concours, son temps, sa longue
“expérience jointe à un profond savoir, à Lous ceux qui
s’adressaient à lui pourvu qu'ils suivissent docilement sa
classification et sa manière de voir ! Ardent partisan d
_ l'autonomie des Lichens, il ne pouvait supporter qu’or
-admit la théorie de Schwendener qui a causé le principal
_tourment de sa vie. a se
Mon vieil ami De Brébisson me mit en relation avec
Nylander, je lui adressai les lichens que j'avais récolté aux
Antilles ; il en publia le Catalogue dans le Bulletin de la
Société Linnéenne de Normandie. Il a rendu le même
service à un grand nombre d’autres botanistes.
M. Elfving, professeur à Helsingfors, est venu à Paris
_ chercher les collections de Nylander léguées à cette ville
qui lui servait depuis longtemps une petite rente annuelle.
CHarLes NAUDIN, né à Autun le 14août1815, estdécédé
Antibes le 19 mars ; il était membredel’Institut depuis 1863
D'abord professeur au collège Chapial, puis en 1854
aide-naturaliste au Jardin des Plantes. Il quitta Paris e
1869 pour s’établir à Collioure (Pyrénées-Orientales), où i
__s’ést livré pendant 9 ans à des essais d’acclimatation. En
ASS il fut nommé directeur de la Villa Thuret à Antibes,
_ où il est mort subitement. |
Ses publications sont nombreuses et importantes : Mono-
graphie générale de la famille des Mélastomacées, Manuel
_ de l'amateur de jardins, Manuel de l’acclimateur, etc. Il
s'était occupé plus spécialement de la botanique agricole
et horticole. Dans l’une de ses dernières publications
(Nouvelles Recherches sur les nodosités ou tubercules des
légumineuses), il a prouvé par de nombreuses expériences
_ que les tubercules, qui existent sur les racines de la plu-
_ part des légumineuses, sont plutôt nuisibles qu'utiles aux
_ plantes et que c’est une erreur de croire qu’elles s’alimen-
tent d’azote par l'intermédiaire des bactéries qui vivent
_ dans ces tubercules. de OURS ue
M. Dumas-DaMoN, ancien négociant, est décédé le 4 avril
‘à Clermont-Ferrand, Il s'était occupé de bryologie depuis
quelques années et il avait publié un Catalogue de ses plus
intéressantes récoltes aux environs de Clermont. ne
= On annonce la mort de M. LEDIEN, auteur d’un Catalogue
_des mousses des environs de Paris publié, en 1858, dans le
Bulletin de la Soc. Bot. de France. Il avait, je crois, aban-
donné la Botanique depuis longtemps. ee
| REVUE BRYOLOGIQUE
Nouvelles
M. Dürfler (HI. Barichgasse 36, Vienne, Autriche) pré-
_ pare une nouvelle édition de son ALMANACH DES BOTA-
NISTES (Botaniker-Adressbuch. — BotanisUs Directory). Il
prie de bien vouloir lui communiquer les adresses et
_ changements d'adresses des botanistes. Les petites com-
_ munications sont demandées sur carte postale.
| Le nouveau Catalogue du Bureau d’Xchanges botaniques de
Vienne, contenant 5,000 espèces de plantes d’herbier, est
‘expédié franco contre envoi de deux cartes postales à vue.
_ J'ajouterai à cette note de M. Dôrfler que sa société
d'échanges est très commode pour se procurer, par :
| échanges ou achats, des phanérogames et des cryptogames
vasculaires. Je luiaiachété un grand nombre de glumacées,
les échantillons sont ordinairement très beaux.
Rhodora, Journal of the New England botanical Club.
Ce nouveau Journal de Botanique est consacré principale- |
ment à la flore de la Nouvelle-Angleterre, il paraitra tous
les mois. Le prix de l’abonnement est de 1 dollar pour les
Etats-Unis et le Canada et de 1 d. 25 pour les autres
contrées. S’adresser pour les abonnements à : W. P. Rich,
3 N° Market street, Cambridge, Mass. (Etats-Unis d’Amé-
rique).
en otarsai Magazine, Journal mensuel de botanique
_ publié à Tokyo, contient des articles en anglais et en latin
dans environ la moitié de chaque numéro, l’autre partie
est en japonais. L’abonnement est de 10 francs pour
l’Europe, de 2 dollars pour l'Amérique, Les communica-
_ tions doivent être adressées à : Tokyo botanical Society,
: ee Institute, Botanic Garden, Imperial University,
“LOKYO.
Le Moss Exchange Club, dont il est parlé ci-dessus
dans la bibliographie, comprenait, à la fin de 1898,
36 membres et il avait distribué un grand nombre de
_ mousses et d’hépatiques. Je ne sais si les étrangers sont
admis, la liste publiée ne contient que des anglais ;
_ s'adresser pour renseignements à M. Waddell, the Vicarage,
Saintfield C Down, Scotland. 5 A
_ La nouvelle adresse du D' Bouly de Lesdain est: rue
Ermmery, 16, Dunkerque. Es He :
Fe
7 Caen, — Imprimerie E. Laver, À et 3, rue Guillaume, — 9016
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois “a
x
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais |:
Sommaire du n° 4
Brya de l'Asie Centrale, 3° article. PriziserT. — Muscinées de la Tunisie
récoltées par M. de Bergevin. CorBrère. — Guide du bryologue et du
lichénologue aux environs de Grenoble (Suile). RavauD.— Bibliographie.
— Nouvelles. ;
Brya de l'Asie Centrale. 3° article
Dans les articles précédents j'ai décrit en détail deux
séries de formes, plus ou, moins rapprochées du Bryum
calophyllum, et qui semblent s’en éloigner graduellement
dans deux sens opposés, de telle sorte que les espèces qui
se succèdent ainsi ressemblant de très près à celles qui les.
précèdent ou les suivent immédiatement, les différences
cependant deviennent très sensibles dans les termes
extrêmes de chaque série. Pour bien mettre en évidence
les degrés de cette progression, j'ai cru nécessaire d’in-
sister sur les détails de structure qui caractérisent chacune
dé ces formes ; je décrirai d’une manière plus succincte
celles aux quelles je vais maintenant arriver. À côté de ces
espèces, la plupart propres aux montagnes de l'Asie
centrale, on en trouve d’autres qui se rapprochent
davantage de nos types européens ; les plus nombreuses
sont celles qui rentrent dans la section du Bryum pendu-
lum; ce groupe présente dans celte région asiatique
une multitude de variétés, dont quelques-unes sont
assez différentes les unes des autres pour qu’on doive,
sans hésiter, leur attribuer une valeur spécifique. Mais
avant d'arriver à cette section du Bryum pendulum,
nous avons à considérer un certain nombre d'espèces
analogues aux formes européennes que l'on a réunies
sous les noms de Bryum purpurascens, Bryum arcticum
et Bryum Browni. Ces trois types, d'ailleurs très
voisins entre eux, sont sujets, particulièrement dans
les montagnes de la Norvège, à de nombreuses varia-
tions, dont quelques-unes ont été érigées en espèces
distinctes par divers auteurs, et entre lesquelies il est
souvent difficile d'établir des limites précises. Plusieurs
espèces de lAsie centrale viennent se placer dans ces
intervalles ; elles m'ont paru en général plus aisées à
_ délimiter ; je signalerai rapidement leurs caractères.
ve
REVUE BRYOLOGIQUE
Bryum purpurascens (Brown).
Cette espèce est représentée dans la récolte de M. Bro-
therus par deux échantillons, provenant de la région alpine
__ supérieure du Terskei-Ala-Taou ; il a recueilli le premier,
-_ le 27 juillet 1896, vers les sources du fleuve Narinkol, et le
_ second, le 7 août suivant, in trajectu Barskam. Ces deux
_ plantes s’accordent assez exactement avec les exemplaires
des monts Dovre que m'avait envoyés mon ami bien
_ regretté le pasteur Kaurin ; leur aspect rappelle encore de
plus près certaines variétés du Labrador, provenant de la
récolte de Greemam, que m'avait communiquée autrefois
M. Cardot. Les tiges, grêles et élancées, sont réunies en
touffes assez lâches, qui atteignent en hauteur deux
centimètres ; elles portent souvent des rameaux stériles
encore plus grêles ; les feuilles ovales égalent 2® à 2mm1/2;
elles sont acuminées en une pointe assez longue, et bien
narginées, sauf les inférieures ; le tissu mince, non
naarnu, est composé de rhombes assez larges ; la marge
est formée de cellules étroites et allongées sur un ou deux
rangs ; elle est généralement plane, très constamment sur
les rameaux et dans la partie inférieure des tiges ; dans le
périchèze elle tend à se réfléchir vers le bas des feuilles ;
_ la nervure s’évanouit quelquefois avant le sommet dans
_ les feuilles infimes ; chez les autres elle le dépasse en une
_ pointe filiforme, qui m'a paru toujours entière.
_ Inflorescence synoïque. Le pédicelle ne dépasse guère
1 cent. 1/2. La capsule, pendante ou diversement renversée,
est ovale, pâle, avec un opercule d’un gris orangé et d’un
tissu mince, convexe et obtus. Dans les échantillons de
Barskam elle ne dépasse pas 2mn sur un diamètre de 1"",
et son col est court, non rétréci ; chez ceux de Narinkol
_elle atteint 3", et le col, plus long que le sporange, devient
étroit dans sa partie inférieure. Les dents, d’un orangé très
ile, parfaitement concolores ou légèrement teintées d’un
une plus vif à leur base, sont hautes de Omm30 à Omm40 ;
on compte dans la lame ventrale environ 95 articles rec-
_ tangulaires et très réguliers ; le réseau dorsal n’est pas
visible; la surface externe est couverte de papilles plus
ou moins apparentes, sans aucune trace de stries. L’en-
dostome est libre et bien développé ; il se compose d’une
membrane assez haute et de processus étroitement
acuminés, percés sur leur carène de fentes linéaires ; les
cils sont en général courts, rarement filiformes, mais
ujours minces et fugaces, sans appendices. Les spores ne
mesurent guère que 20 à 21 y en diamètre. es
Par cette petitesse de leurs spores ces deux formes
s’éloignent assez notablement des variétés européennes et
REVUE BRYOLOGIQUE
américaines du Bryum purpurascens ; elles diffèrent aussi
de la plupart d’entre elles par une autre particularité.
Chez le plus grand nombre de ces variétés, comme aussi
chez l’espèce voisine que Schimper en a séparée sous le
nom de Bryum Lindgreni et chez celle que M. Limpricht a
appelée Bryum autumnale, la lame dorsale des dents est
ornée destries horizontales très apparentes. L’on rencontre
cependant dans les montagnes de la Norwège d’autres
formes, d’ailleurs très semblables par leur système
-végétatif et par les caractères généraux du fruit, chez les-
quelles les papilles des dents ne présentent pas cette
disposition régulière et semblent éparses sans ordre. Les
belles touffes du Bryum purpurascens que M. Brotherus a
récoltées dans la Laponie murmanique sont aussi dans ce
cas. Chez les variétés rapportées du Labrador par Greemann
j'ai observé ces deux structures des dents: il y a des
échantillons chez lesquels leur surface externe est distinc-
tement striée, et d’autres où elleest simplement papilleuse;
il arrive aussi de temps en temps que l’on trouve dans une
même touffe des capsules dont les dents ont leur papilles
disposées en stries horizontales, et d’autres où ces papilles
sont éparses. Ce caractère a donc peu de constance, et par
conséquent, s’il peut être de quelque utilité pour indiquer
les affinités générales de certaines espèces et le groupe
auquel elles doivent être rapportées, il n’a pas une valeur
décisive quand il s’agit de délimiter ces espèces entre
elles.
Quoiqu'il en soit, chez ces deux échantillons de l'Asie
centrale, provenant de deux localités bien distinctes, la
surface extérieure des dents ne montre jamais de stries,
mais seulement des papilles plus ou moins apparentes. 5
Un caractère qui paraît avoir plus d'importance dans le
genre Bryum, c’est celui qui se tire des plaques ventrales
des dents, tantôt simples et régulières, tantôt munies de
cloisons accessoires plus ou moins nombreuses. Chez le
Bryum purpurascens, comme d’ailleurs Chez toutes les ©
espèces que nous avons décrites jusqu'ici, ces cloisons
‘accessoires sont absolument absentes. C’est chez le Bryum
arcticum qu’elles commencent à se montrer, et läelles sont
d’abord peu nombreuses et souvent peu apparentes ; chez
les diverses variétés de cette espèce on observe ordinaire-
ment, vers le milieu de chaque article ventral, une ligne
verticale ou oblique, qui le partage en deux moitiés ; ces
lignes forment ainsi dans l’intérieur de chaque dent une
seule rangée verticale; rarement on aperçoit deux ou
trois cloisons parallèles dans quelques-uns des articles
inférieurs. Chez le Bryum pendulum ces appendices des
plaques ventrales deviennent au contraire très nombreux
"+
_ REVUE BRYOLOGIQUE
_ eten même temps beaucoup plus épais ; les articles de la
moitié inférieure des dents semblent alors divisés chacun
en trois ou quatre, quelquefois cinq compartiments, qui
constituent en quelque sorte des cellules intérieures; les”
parois de ces cellules, très épaisses et souvent très
colorées, de figures irrégulières et variables, remplissent
ainsi toute l'étendue de chaque plaque ventrale. Entre ces
deux termes extrêmes, représentés par le Bryum arcticum
et le Bryum pendulum, on observe d’ailleurs toutes sortes
- d’inégalités dans le développement de ces appendices du
péristome; le Bryum Warneum et le Bryum Brownii
- semblent constituer des degrés intermédiaires, et du
. reste chez le Bryum pendulum lui même on rencontre des
_ variétés plus petites où ces cloisons accessoires, tout en
_ conservant la même épaisseur et à peu près le même
aspect, deviennent moins nombreuses et se réduisent quel-
quefois à une ou deux rangées verticales. Ce n’est donc
que progressivement que le péristome arrive à cette
mplication ; et même à l’origine du stade où ces appen-
dices intérieurs commencent à se montrer, il y a aussi des
_ transitions ; on rencontre, surtout dans les stations
norvégiennes, des Brya qui, tout en conservant presque
toutes les particularités distinctives du Bryum arcticum,
ont cependant les articles du péristome simples et
réguliers.
| Parmi les mousses rapportées par M. Brotherus des
_ montagnes de l’Asie centrale il y a une espèce, d’ailleurs
__ très bien caractérisée, qui semble placée ainsi sur la limite
__ entre le Bryum purpurascens et le Bryum arcticum.
- _ Bryum tessellatum species nova
Petites touffes, brunes et compactes, ne dépassant guère
5m», composées de vieilles plantes, de quelques innovations
vertes et de tiges fructifères. Chacune des plantes fertiles,
haute de 3 à 4°*., est constituée à peu près entièrement par .
une rosette de 7 à 8 feuilles, égales entre elles, ovales,
longues de 21/2, et atteignant vers leur milieu une
largeur de 0""80 à 1m%, qui diminue à partir de là dans
es deux sens opposés ; la moitié supérieure forme un
acumen assez large, régulier et simplement aigu, ou
quelquefois rétréci en un prolongement oblique, toujours
mutique; la nervure disparait ordinairement avant l’ex-
trémité, ou bien elle l’atteint, sans jamais dépasser ; les
bords sont très entiers et munis d’une marge distincte,
qui se compose de cellules plus étroites et plus allongées
que celles du limbe, parfois colorées, sur une seule
couche et sur deux ou trois rangs. Cette marge est
constamment plane chez les innovations stériles ; chez
les plantes fertiles elle reste encore plane dans la partie
supérieure des feuilles moyennes, mais dans leur moitié
inférieure elle tend à se recourber progressivement, de
manière à se réfléchir vers leur base; chez les feuilles
périchétiales elle est complètement réfléchie dans toute sa
longueur; sur une coupe transversalé elle ne montre
jamais qu’une seule couche de cellules ainsi repliées ou
révolutées. Le tissu, dans la moitié supérieure du limbe,
est composé de rhombes réguliers, qui mesurent de 18 à
20 w en largeur sur une longueur de 50 à 60 y. qe se
Inflorescence synoïque. Le pédicelle égale à peine { cent,
La capsule, ovale, pendante, d'un gris plus où moins
foncé, ne mesure guère que 1"°1/2 à 4mm3/4 sur un dia-
mètre de 080 ; l’opercule rougeâtre forme un cône assez
allongé. Anneau bien développé. Spores généralement tres
grosses, dépassant dans certaines capsules 40 y en diamètre.
Les deux péristomes sont soudés entre eux dans toute
leur étendue ; les dents, d’un orangé foncé dans leurs deux
tiers inférieurs et blanchâtres dans le haut, égalent 0%®40
et jusqu’à Ow"45 en hauteur; environ 95 articles rectan-
gulaires et très réguliers; on n’aperçoit aucune trace de
cloisons accessoires. L'endostome, adhérent aux dents et …
les reliant entre elles, forme avec leurs lamelles ventrales k
16 séries de cellules closes, ouvertes seulement à droite et
à gauche; il ne se montre extérieurement que sous la
forme de bandes étroites, situées dans Îles intervalles des
dents ; quelquefois l’une de ces bandes se continue supé-
rieurement en une languette linéaire à moitié libre, ratta-
chée seulement d’un côté à la dent voisine, entière où
percée de fentes étroites sur sa carène. La couche dorsale A
des dents est orangée et finement papilleuse dans sa partie
inférieure, où elle se compose de deux rangées de plaques
brièvement rectangulaires ou presque carrées; ces plaques
sont assez épaisses, et quand on parvient à les isoler, on
voit qu’elles se prolongent sur leur contour en un bord
hyalin et irrégulier, qui dépasse latéralement les plaques
ventrales ; chaque dent est ainsi bordée d’une marge
festonnée. en S
— Les plaques ventrales isolées paraissent former chacune
une demi ellipse translucide, quoique d'une substance
._ assez trouble, toujours régulière et simple. Dans le tiers
_ supérieur du péristome la lame dorsale de lexostome
devient blanchâtre et se couvre de larges papilles aplaties,
souvent disposées en stries verticales; Son rEseat devient
alors très apparent, composé d’une ligne médiane épaisse
et de lignes transversales à peu pres d’égale largeur ; on
aperçoit en même temps par tr?nsparence les aréoles ven-
se LS
REVUE BRYOLOGIQUE
trales ; les dents continuent d’ailleurs d’être. marginées et
soudées entre elles par leurs bords ; le péristome présente
ainsi extérieurement une surface continue, élégamment
marquetée, sur laquelle on distingue dans le bas 16 ran-
gées doubles d’aréoles orangées, limitées par des lignes
verticales plus pâles, et dans le haut des aréoles plus
_ nombreuses, de figures diverses, mais toujours très régu-
_ lières : l’ensemble peut être comparé à une sorte de
_ mosaïque ; de là, le nom de Bryum tessellatum, que j'ai
donné à cette espèce.
Elle provient de la région sylvatique supérieure du
Terskei-Ala-Taou, où elle a été récoltée le 5 août 1896, par
M. Brotherus, dans la vallée de Dschuka. Par son inflores-
cence et l’adhérence de l’endostome elle ressemble au
Bryum arcticum; son péristome vu de face et en bloc
présente une teinte orangée opaque, qui rappelle au pre-
mier abord les petites variétés de cette espèce ; mais l’ana-
se y fait découvrir des détails très spéciaux ; la forme de
capsule et la structure des feuilles sont d’ailleurs tout
autres. es 2 |
_ Parmi les mousses des monts Dovre, voisines du Bryum
arcticum, il en est qui s’en séparent aussi par l’absence
des cloisons accessoires sur la lame ventrale des dents ;
_telle est en particulier celle qui a été recueillie à Kons-
vold par M. Kindberg et que j'ai nommée Bryum Kind-
bergii; cependant chez cette espèce norvégienne les plaques
_ ventrales de l’exostome ne sont pas toujours absolument
- simples ; elles présentent quelquefois par exception dans
certaines capsules une ou deux cloisons verticales, ce qui
rend plus sensible la transition au type du Bryum arcti-
um; du reste le Bryum Kindbergii diffère complètement
de la plante de Dschuka par son système végétatif.
_ Dans les montagnes de l’Asie centrale le véritable
Bryum arcticum parait être rare ; je n’en ai trouvé aucune
trace parmi les nombreux échantillons provenant du
Terskei-Ala-Taou. Un seul spécimen, très exigu, récolté
par M. Brotherus sur le Kungei-Ala-Taou au milieude
plusieurs autres mousses, m’a paru pouvoir être rapporté
à ce type. RS
Bryum arcticum var. Kungeanum
Comme chez l’espèce précédente, les touffes âgées ne
_ dépassent pas 5 à 6 millimètres, et les plantes isolées 3 à
. Les feuilles de la tige fructifère et des inflorescences
de l’année, ovales, acuminées en une longue pointe formée
par la nervure, mesurent de 1mm1/2 à 9m sur Omm70 à
O»80 ; elles sont toutes bien marginées ; la marge, d'abord
pâle et constamment plane chez les rameaux stériles,
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devient jaunâtre est assez épaisse avec l’âge ; elletendàse
recourber, puis à se réfléchir vers le bas chez les feuilles
périchétiales ; elle se compose d’une seule couche de
cellules allongées sur deux ou trois rangs. Re À
_ Synoïque. Pédicelle 1 cent. à 1 cent 1/4. La capsule,
pendante, pyriforme, de couleur grisâtre, atteint 9mm1/2 à
Sun sur une largeur de 1m; elle est distinctement courbée
dans sa partie moyenne, et son aspect est le même que
chez les variétés ordinaires du Bryum arcticum ; le spo-
range, oblong et quelquefois un peu enflé, égale 1""1/2 ; le
col, à peu près de même longueur, est graduellement
rétréci jusqu’à sa base. L’opercule, légèrement coloré en
jaune, forme un cône court, surmonté d’un mamelon assez
obtus. ES
Ov 35m; les dents, d’un
e interne ; leurs
foncé, semblent
chacune des plaques ven
même aspect et de même consis
normales qu’elle relie entre elles
verticales ou obliques, quelquefoi
articulations horizontales des angl +
semblent en général très peu épaissies, et souvent comme
membraneuses. Il n’y en a jamais qu'une seule pour chaque
article, et elles ne constituent ainsi qu'une seule série
verticale sur la ligne médiane de chaque dent. Ces séries
sont même loin d'être complètes ; on rencontre assez
fréquemment des dents dont la plupart des articles sont
simples, les cloisons accessoires ne Se montrant par Ci par
là que sur un petit nombre de plaques ; il y'a même d
dents qui restent régulières dans toute leur longueur;
quelquefois aussi on observe des plaques ventrales qui,
au lieu de se développer vers leur milieu en Un€@ cloison
linéaire, paraissent brièvement lobées sur Un de leurs
bords, l’épaississement s'étant arrêté en s'étendant en
largeur vers le bas de l’article, au lieu de se prolonger su
toute sa hauteur. luth. pe de
Le péristome interne est bien adhérent dans les capsules
jeunes ; plus tard il semble se dégager Per places, et
jai pu observer de temps en temps quelques processus
libres, filiformes et entiers ; je n'ai jamais aperçu ec
Les spores atteignent dans certaines capsules de, 35 à 99 p
en diamètre ; j'en ai rencontré d'autres ol elles ne mesu-
_raient guère que 25 &. DE
Cette plante a été trouvée en août 1896 par M. Brotherus
dans la vallée de Koïissu, qui appartient à la région alpine
_ du Kungei-Ala-Taou. Elle ne se distingue pas notablement
_ des formes européennes du Bryum arcticum, par exemple
_ de celles que le pasteur Kaurin avait observées dans les
._ monts Dovre, de celles que M. Meylan a récoltées en plu-
sieurs endroits sur les sommets du Jura suisse, enfin de
celle qui a été trouvée récemmenten Ecosse par M. Dixon;
elle ne parait pas différer de chacune de ces variétés prise
en particulier plus que celles-ci ne diffèrent entre elles.
_ D’autres échantillons, qui proviennent de larégion sylva-
tique supérieure du Terskei-Ala-Taou, tout en montrant un
péristome très analogue, tendent à se rapprocher du Bryum
Brownii par leur inflorescence, et représentent d’ailleurs
par l’ensemble de leurs caractères une espèce très distincte.
__ Bryum vernum species nova.
Petites plantes, médiocrement rameuses, égalant de 7 à
“, La tige fertile, haute de 5 à 6 w, porte, au-dessus du
_périchèse, deux ou trois rameaux stériles, qui la dépassent
un peu. Feuilles inférieures des rameaux ovales, obtuses,
très courtes (moins d’1 mm“); les suivantes, progressivement
_ plus longues, mesurent de 1 à 2mm sur 0 80; les moyennes
se rétrécissent vers le haut en un acumen assez large,
formé entièrement par le limbe, la nervure disparaissant
avant le sommet; les supérieures sont brièvement cuspi-
dées par la nervure ; le cuspis, épais et jaunâtre, montre
quelquefois une ou deux dents. Toutes ces feuilles des
branches stériles sont planes sur les bords et dépourvues
de marge; les cellules du contour ne diffèrent pas de
_celles du milieu. Sur les tiges fertiles les feuilles du bas
nt aussi courtes et obtuses; celles du périchèse, lancéo-
_lées et rétrécies par degrés supérieurement, mesurent de
nm 1/2 à Zum; leur nervure finit d’abord avant l'extrémité,
_ puis elle se confond avec le limbe pour former l’acumen.
Le tissu est composé de cellules rhomboïdales, longues de
17 à 19 y sur une longueur de 50 à 60 x; la marge, assez
mal délimitée, est formée de deux ou trois rangs de cel
lules allongées ; les bords, en général plans, tendent ce-
pendant à se recourber ou à se réfléchir vers le bas.
_Inflorescence monoïque ; le pédicelle varie de 1 cent. à
2 cent. 1/2 ; la capsule est plus ou moins renversée; gri-
sâtre et régulièrement ovale, elle mesure en longueur de
1/2 à 2 mu avec une largeur uniforme de 0"“90; nulle-
ment rétrécie à sa base ni à son sommet, elle devient
béante après la sporose. Opercule en cône élevé, plutôt
_obtus, de même diamètre que le sporange, jaunâtre.
PRISE (Abe)
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Muscinées de Tunisie récoltées par M. Ern. de
Bergevin
=. Dans deux courses rapides faites à travers la Tunisie et
l'Algérie en 1897 et 1898, mon ami M. de Bergevin a pu
recueillir un certain nombre de muscinées. Absorbé en ce
moment par ses occupations professionnelles, il a bien
voulu, en m’adressant ses échantillons et quelques notes 53
intéressantes que je résume ci-après, me charger d'étudier
et de faire connaître ses récoltes. La présente note men-
tionnera seulement les muscinées qu’il a rapportées de
Tunisie; celles d'Algérie feront l’objet d’une note pro-
chaine. : U
La Tunisie est loin d’être le coin de terre rêvé des bryo-
logues. À part le triangle compris au nord d’une ligne
menée du cap Bon vers Tébessa (à la limite de la province
de Constantine), triangle qui comprend les massifs mon-
tagneux de la Kroumyrie, de Hammam-el-Lif, de Zaghouan,
du Kef et du Djebel Dellel, tout le reste de la Régence se
partage entre deux régions presque aussi hostiles lune
que l’autre à toute végétâtion muscinale : le Désert au sud,
avec ses sables et ses chotts, et le Sahel (ou région subdé-
sertique), qui s’allonge sur tout le littoral oriental, en
formant une bande plus ou moins large et légèrement
accentuée, insensiblement reliée au désert proprement dit:
Tous les cours d’eau, excepté la Medjerda et l’Oued Mellek,
ont un régime torrentiel, c’est-à-dire qu'ils sont à sec une
partie de l’année, offrant des lits très larges, boueux où
garnis de petits cailloux roulés, où ne poussent que des …
lauriers-roses superbes ; leurs berges sont sablonneuses e-
arides. Les éléments minéralogiques qui dominent dans la
constitution du sol sont, en première ligne le calcaire, puis
la silice et le chlorure de sodium. Le calcaire, jurassique
_ ou crétacé, forme la plus grande partie des massifs monta
gneux et des plateaux élevés; on y trouve cependant çà et
là quelques îlots quartzeux. Les marnes et les roches
_ siliceuses ou argilo-siliceuses constituent le Sahel ainsi
que les alluvions des principales rivières. , ..
Si, aux conditions défavorables que présente la Tunisie
pour le développement des muscinées, on ajoute que le.
voyage de M. de Bergevin s’est accompli à un moment de
l'année où l’ardeur du soleil dessèche et grille toute vége-
tation, on ne sera pas surpris que, malgré son zèle et son
_ œil très exercé, notre ami n’ait pas fait des récoltes plus
abondantes. Au reste, l'exploration scientifique de la Tunisie,
_ entreprise récemment par M. Patouillard, sous les aus-
pices du ministère de l’Instruction publique, n’a donné à
| REVUE BRYOLOGIQUE
M. Bescherelle, chargé de l'étude des mousses, que 65
mousses et une seule hépatique. :
En prenant pour base le travail de M. Bescherelle, qui
_ fait partie du Catalogue raisonné des plantes cellulaires
de la Tunisie publié en 1897, les recherches de M. de
Bergevin ajoutent à nos connaissances bryologiques sur
ce pays 12 mousses et 2 hépatiques (1). Les noms de ces
espèces nouvelles figurent en caractères gras dans la
liste générale suivante :
MUSCI
Hymenostomum tortile Br. eur.; c. fr. — Hammam-
el-Lif près Tunis : pied du pic Bou-Kournin, altit. 100 m.,
È
95 avril 4897 ; Maxula-Rhadès: berges de l’'Oued Miliane,
s5us un fourré de Cactus Opuntia, 2 mai ; Ain-Draham
(Kroumyrie), talus herbeux à 700 m. d'altitude, 26 juin.
Gymnostomum calcareum Nees et H.; s{er. —
ammam-el-Lif : base du pic Bou-Kournin à 100 m. et
lit desséché d’un ruisseau vers 50 m. d’altit. 25 avril 1897.
_ Dicranella rubra Kindb. (= D. varia Schp.); c. fr.
= — Maxula-Rhadès : fossé de la route de Hammam-el-Lif, -
2 mai 1897 | |
_ Fissidens incurvus Schwaeg. ; c. fr. — Maxula-Rhadès ;
_ avec l’espèce précédente. &
_ Trichostomum nitidum Schp. : obtusum Boul. ;
stér. — Rochers parmi les ruines de Carthage, 12 juin
1898 — Forme à feuilles non cassées, longues de 2 1/2 à
3 mm. au plus, très obtuses arrondies au sommet, à ner-
vure très brillante à l’état sec et à peine excurrente en un
gros et très court mucron. 4 ee. ses
= Barbula ambigua Br. eur. ; c. fr. — Souk-el-Khmis:
sous des eucalyptus le long de la voie ferrée, 1° juill. 1897.
_ B. unguiculata Hedw. ; c. fr.— Aïn-Draham : parois
_maçonnées d’un ruisseau, vers 700 m., 26 juin 1897. À
BB. cylindricaSchp.; c./r.(fructifications trop vieilles).
— Aïin-Draham : au voisinage de l’espèce précédente.
B. gracilis Schwaeg. ; ster. — Maxula-Rhadès : sables
maritimes, 2 mai 1897 ; Sousse (Sahel) : au sud-ouest dela
lle, sur la terre desséchée dans une plantation d’oliviers,
: mai ; Teboursouk (Tunisie centrale): parmi les rochers,
29 juin. | ARE:
= B. Hornschuchiana Schultz; ster.—Maxula-Rhadès :
sables de la lagune, 2 mai 1897 ; Souk-el-Khmis, le long de
_ la voie ferrée sous les eucalyptus, 1° juillet. “
ge () Un Fossombronia reçu ces jours derniers de M. Thériot, et qui figure
-après, porte à 3 le nombre des hépatiques nouvelles pour la Tunisie,
REVUE BRYOLOGIQUE
B. squarrosa Brid. ; ster. — Pic d'Hammam-el-Lif : sur
la terre, vers 400 m., 95 avril 1897. |
B. lævipila Brid. ; e. fr.— Teboursouk: sur des oliviers,
vers 300 m., 29 juin 1897. M
B. ruralis Hedw.; c. fr. — Teboursouk : sur des
rochers, vers 300 m., 29 juin 1897. | ET.
Grimmia apocarpa Hedw.; €. fr. — Hammam-el-Lif :
flancs ravinés du pic Bou-Kournin, à 100 m., 25 avril
1897. — Forme à feuilles toutes mutiques-subobtuses.
G. leucophæa Grev. c. fr. (capsules vieilles). — Ham-
mam-el-Lif: sommet du pic (576 m.), sur roche siliceuse,
95 avril 1897. :
Orthotrichum.. sp. ? — Aïn-Draham : sur chêne liège,
à 700 m., 26 juin 1897. Echantillons malheureusement
indéterminables, vu leur état de stérilité ; ce n’est, toutefois
ni O. cupulatum ni O. Sturmi, les deux seules espèces
du genre mentionnées par M. Bescherelle. Re
Funaria hygrometrica Hedw.; c. fr.—Tunis: sur la terre
dans un petit bois de pins bordant la Sebka-es-Sedjoumi.
. 14 mai 1897. ve
Brywn Su appt Br. eur.; c. fr. — Tunis: avec
l'espèce précédente. et
= B. capillare L.; ster. maïs dioïque. — Aïn-Draham
_. an terre parmi les chênes lièges, vers 700 m , 26 juin
= B. atropurpureum Web. et M.; c. fr.— Maxula-Rhadès :
sables maritimes, 2 mai 1897; Tunis : sur la terre, avec
B. torquescens et Funaria hygrometrica, 14 mai ; Tebour-
souk : rochers arides, 29 juin ; Souk-el-Khmis : sous les
eucalyptus le long de la voie ferrée, 1° juillet. ê
Leptodon Smithii Mohr; ster. — Aïn-Draham : sur
chênes lièges vers 700 m, et sur chêne zeen (Quercus
: Mirbeckii) au camp de la Santé, à 600 m., 26 juin 1897.
Leucodon sciuroides Schwaeg. var. morensis Schp.; ster.
— Aïn-Draham: sur chêne zeen, au camp de la Santé, à
600 m., 26 juin 1897. LE NN a Ge a
Pterigynandrum filiforme Hedw.; ser. — Ain-
Draham : sur chêne liège, à 700 mt., 26 juin 1897.
= Brachythecium rutabulum Br. eur? (vel salebro-
Sum); ster. — Aïn-Draham : frêt du camp de la Santé, à
600 m., sur la terre, 26 juin 1897; Hamman-el-Lif : fossé
argileux, sous un fourré de Cactus Opuntia, 2 mai. Ne
_ Scleropodium illecebrum Br. eur.; s/er. — Ham-
man-el-Lif: sommet du Bou-Kournin. 25 avril 1897. —
Forme robuste, que l’on peut facilement confondre avec
Hypnum purum. ot = Ho
= Eurhynchium circinatum Br. eur.; sler. — Pic de
_ Hammann-el-Lif, à 300 m., sur la terre, 25 avril 1897 ;
w.
| REVUE BRYOLOGIQUE
_ ruines de Carthage : sur la terre et les pierres, 12 juin
1898. ;
Rynchostegium confertum Br. eur.; c. fr. — Aïn-Dra-
ham : sur la terre et au pied des chênes lièges, vers 700 m.,
26 juin 1897.
KR. megapolitanum Br. eur. var: meridionale Schp.;
ster — Tunis: sur coteau graveleux et calcaire, au piéd du
fort de Sidi-bel-Hassan, 22 avril 1897.
HEPATICÆ
Radula complanata Dum.,; s{er. — Aïn-Draham : au on.
pied d’un chêne liège vers 700 m., 26 juin 1897. Rs
_Madotheca platyphylla Dum.; ster.— Aïn-Draham: 2
associé à l’espèce précédente. -
_Fossombronia caespitiformis de Not; €. fr. —
ghouan : sur la terre humide, avril 4899 (leg. Thériot).
Lunularia cruciala Dum.; ster. — Maxula-Rhadès :
sé de la route de Hammam-el-Lif, 2 mai 1897.
L. CORBIÈRE.
_ Guide du Bryologue et. du Lichénologue aux
< environs de Grenoble {suile)
L’'Alpe du Mont-de-Lans et Piemeyun
Du Mont-de-Lans aux prairies de TAlpe, le chemin
fréquenté tient constamment la direction du sud. Après
une heure de montée environ, l’on entre dans les prairies
de l’Alpe. À
_ De ces prairies nous entrons aussitôt, par une descente
à l'est, dans le vallon situé à la base de la montagne de la
Belle-Etoile; c’est notre passage pour aller gravir Piemeyan,
monticule pyramidal qui présente trois zônes bien dis-
tinctes. Rien n’est plus facile que l’ascension du Piemeyan ;
aussitôt descendus, nous reprenons notre herborisation en
“explorant la petite côte qui, à la base du monticule, allonge
et incline vers le nord son dos verdoyant : ses pelouses,
ntôt sèches et graveleuses, tantôt fraiches et humides,
sont une localité chère aux mousses et aux hépatiques. Des
recherches un peu attentives nous y font trouver Rhaco-
itrium patens et sudeticum, Amphoridium Mougeoti
térile, Dicranella subulata, Distichium inclinalum,
_Catoscopium nigritum, Webera nutans, elongata, poly-
A type et var. affinis, Bryum alpinum, fallaz
Milde, pallescens, cirratum, Meesia alpina, Mnium stel-
lare, punctatum et spinosum, Platygyrium repens rare, :
Hypnum fastigiatum et Sommerfelti, Plagiothecium ,
: (REVUE BRYOLOGIQUE | Éee “69.
nitidutum, Encalypta ciliata et rhabdocarpa, Myurella
julacea, ici assez commun au milieu des gazons, au pied de
‘la côte. Mélées à ces différentes mousses, viennent, entre
autres hépatiques, Jungermannia acuta, obovata, Schra- 7
deri, alpestris, Plagiochila asplenioides var. minor
Preissia commutala. “
La côte que nous venons de parcourir se termine brus-
- quement; taillée à pic, la montagne ouvre tout à coup au-
dessous de nous un profond et long abîme qui s’étend de …
l’ouest à l’est pour s’arrêter à la puissante et large cascade
dont les eaux, précipitées du sein des glaciers, vont bondir
avec fracas dans la vallée sauvage du Pénail. Cependant, la
partie de la haute muraille au bord de laquelle nous
sommes pour ainsi dire suspendus touche presque à son
extrémité ouest, et nous n’avons qu’à avancer un peu sur
notre gauche pour aller prendre un passage facile qui
conduit à la base de la montagne escarpée ; c’est en le sui-
vant que nous voyons, contre les rochers et dans les
fissures, de petites toufies assez fréquentes d’'Encalypta
oves espèce rare, qui n’était encore connue en
rance qu'au sommet du Ghasseron dans le Jura. +.
Aux mousses de Piémeyan réunissons celles que nous
avons observées à l’Alpe, sur les rochers épars au milieu
des prairies, ce sont plus particulièrement : Distichium
capillaceum, Grimmia commutata, ovata et alpestris,
Rhacomitrium microcarpum, Cynodontium polycarpum
var. sérumiferum, Polytrichum juniperinum var.alpinum,
Hypnum uncinatum var. plumosum. ;
Soit à Piémeyan, soit sous la montagne de Belle-Etoile, ne
soit à l’Alpe, nous avons vu sur lesschistes etsur les rochers
d'assez nombreux lichens ; pour en citer les principaux,
nommons : Parmelia contortuplicata et albinea, Lecanora ;
vitellina, Placodium elegans et variabile var. alpestre,
Squamaria chrysoleuca et melanophthalma, Parmelia
omphalodes Ach., Fahlunensis, encausta, lanata et stygia,
Lecanora ventosa, tenebrosa, auranltiaca var. erythrella,
Ramalina polymorpha, Thamnolia vermicularis, Umbi-
licaria cylindrica et atropruinosa, Cladoniarangiferinaet
racemosa. Duby indique dans nos Alpes le Sphærophorus
compressus ; je l'ai souvent cherché, soit au Mont-de-Lans
et dans les environs, soit ailleurs, sans avoir jamais pu le
_ rencontrer. Fr
(A suivre) _ RavauD.
REVUE BRYOLOGIQUE
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GrouT (A. J.).— Rare or otherwise interesting mosses 0
Plymouth, N. H. (Rhodora, 1, p. 53-55). - ch
. HERZOG (Th.). — Standorte von Laubmoosen aus dem
Florengebiet Freiburg. (Mitth. d. bad. botan. Vereins,
1899, p. 105-115). | Ne
Jonsson (Helgi).— Flora en paa Snœfellsnæs 0g Omegn :
Mosser af C. JENSEN. — (Botanisk Tidsskrift, XXII,
. 177-184). a ee
LauBINGER (C.). — Laubmoose der Umgegend von
Kassel. (Abhandl. des Vereins für Naturk zu Kassel, 1899,
. M'ARDLE (David) et Rev. H. W. Lerr. — Report on
Hepaticæ collected at Torc Waterfall, Killarney, in 1897.
(Proc. of the Irish Acad., V, n° 2, May 1899, p 317-528,
pl 8et9). SE -
_ Sûserr (P. W.). — Sostaff briologitcheskoï flori Perms-
o Kraia (Bull. Soc. Imp. der Naturalistes Moscou 1898, -
264-301). — Flore bryologique de la Soc. Imp. des: -
aturalistes de Permi, 174-espéteb.: 2) 77 2 Re
. Uxe(E.) — Die Verbreitung der Torfmoose und Moose
in Brasilien. (Engler’s Bot Jahrb. XX VII, p. 238) ae
NS “AU. Le RE >
por. — Etudes sur la flore bryologique de
du Nord (Bulletin de l'Herbier Boissier, 189,
et. pl. Re ee part chez l’auteur, à
AR
REVUE BRYOLOGIQUE |
M. Cardot s’est proposé de faire une révision des types
d'Hedwig et de Schwægrichen provenant de l’Amérique
du Nord. Cette révision des 115 espèces de cette contrée
décrites et figurées par Schwægrichen présente un grand
intérêt; faite sur les échantillons types conservés dans
lherbier des auteurs, elle permet de fixer d’une façon
définitive l'identité spécifique de ces mousses, au sujet de
plusieurs desquelles régnait encore une grande incertitude.
— Les 4 planches contiennent les caractères de 35 espèces. _
J. HÉriBaAUD. — Les Muscinées d'Auvergne. Un fort
_ volume gr. in-8 de 544 p. — Prix : 15 fr. chez P. Klinck-
sieck, rue des Ecoles, 52, à Paris ; chez Bellet, libraire, et
chez l’auteur à Clermont-Ferrand. Ge =
L’Auvergne se compose des départements du Puy-de-
Dôme et du Cantal, c’est-à-dire de la partie la plus riche du
centre de la France. L'auteur a fait un grand nombre
d’excursions dans cette région jusqu'ici inexplorée sur
_ beaucoup de points, aussi ses découvertes sont-elles
importantes. : ut :
L'ouvrage est divisé en deux parties, la première com-
prend : géologie, hydrologie, climatologie, propagation et
conditions d'existence, régions bryologiques, florules
comparées. La deuxième partie, qui commence à la page
187, contient la disposition systématique des Muscinées
d'Auvergne. . - Rene.
Cette seconde partie n’est pas un simple catalogue,
beaucoup d'espèces sont accompagnées de notes indiquant
les caractères qui permettent de les distinguer des espèces
voisines. : : : se
C’est un ouvrage excellent. Je n’y trouve qu’un défaut,
qui n’est pas scientifique, c’est la grosseur du volume. On
aurait pu, en diminuant les blancs, les marges et les
_interlignes, le réduire presque de moitié et le vendre moins
Cher puisqu'il aurait coûté moins. 2% j PT ee
EF. SrepHANI. — Species Hepaticarum (suite). Bulletin
de l’Herbier Boissier, 1899, pp. 381-407.
Cette livraison contient lesgenres : Wiesnerella (1 espèce),
Preissia (1 esp.), Marchantia (les 34 premières espèces).
Un tableau indique la division des 67 espèces de ce genre
en 3 grandes sections: capitule femelle symétrique,
_capitule fem. asymétrique et les incertæ sedis. La première
section est divisée en 4 et la seconde en 3 sous-seclions
d’après la forme des lobes; elles sont elles-mêmes sub-
divisées suivant la forme des capitules, deslobesetdes pores.
S. SALmoN.—Notes on the genus Nanomitrium(Linnean
Society’s Journal-Botany, vol. XXXIV, pp. 163-170 et pl. 5).
= Dans plusieurs espèces de ce genre, notamment le
REVUE BRYOLOGIQUE
N. tenerum d'Europe, la capsule présente une ligne
circulaire de cellules étroites et elle s'ouvre régulièrement
suivant cette ligne; elle est donc munie d’un véritable
opercule. Dans d’autres espèces on ne remarque pas cette
ligne de cellules spéciales et elle s'ouvre plus ou moins
irrégulièrement. Les figures de la planche donnent la struc-
ture des capsules de 5 espèces.
__ S. SALMON. — À new moss from Afghanistan (Journal
_of Botany, 1899) 2 p. et 1 pl. — Description et figures du
_ Tortula media, plante voisine du T. pusilla (Pottia cavi-
_ folia). |
- G. KENNEDY. — New moss from M. Desert Island
_(Rhodora, 1899, n° 5, pp. 78-80 et pl. 5). — Description et
figures du Pottia Randii, espèce nouvelle voisine du
P. littoralis : capsule inégale avec orifice oblique et col …
distinct, feuilles marginées. Ee RE
_K. LorrLEsBERGER. — Verzeichnis der gelegentlich einer
Reise im Jahre 1897 in den rumänischen K arpathen
gesammelten Kryptogamen (Annalen des K. K. Natur-
historischen Hofmuseum, Band XIII, Heft2-3, pp. 189-195).
__ Une notice sur la distribution des Hépatiques dans cette
région et le catalogue de 75 espèces avec des notes sur un
_ certain nombre d’entre elles.
Nouvelles. — Questions
W. PrarsoN. — Hepaticæ of the British Isles. — Très
= important ouvrage qui paraîtra en 98 livraisons mensuelles
avec 8 planches chacune, au prix de 7 sh. 6 pour l'édition à
planches coloriées et de 5 sh. pour l'édition à planches
noires. En souscrivant dès aujourd’hui à l'ouvrage complet,
_ qui formera 3 gros volumes, et, en payant le prix total, on
obtiendra une réduction de 10 °/, : l’édition avec pl. colo-
_ riées pour 9 I. 9s. (environ 236 fr.) au lieu de 101. 105.
| __ Lédition avec fig. noires pour 61. 6s. (environ 157 fp,50)
| aulieu de 71.—#ve/Aoue, 6, Henilz The AE Se malo, ME
_ Dans les British Hepaticæ de Carrington un grand
nombre de figures est resté sans nom, l'ouvrage ayant été
interrompu par la mort de l'éditeur. Ces noms ont-ils élé
publiés ailleurs ? si oui, où; si non quelque bryologue
pourrait-il donner les noms dans la Revue; il rendrait
service à beaucoup de personnes. ee
M. Pearson pourrait certainement répondre à cette ques-
tion, je le prie d’envoyer une note à la Revue pour le
. prochain numéro. F5 De
Caen. — Imprimerie E. Lanrer, À et 3, rue Guillaume. — 9369.
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
Suggestions for a more satisfactory Classification of the Pleurocarpous
Mosses, GRouT. — Names of species, im Carrington's British Hepaticæ,
PEaRsoN, — Brya de l'Asie Centrale (suile). PRaiLiBERT. — Bryum Delphi-
nensé. CORBIÈRE. — Bibliographie. £
Suggestions for a more satisfactory classification
of the Pleurocarpous Mosses (1)
Although it is axiomatic that the classification of plants
having an àlternation of generations should be based on
characters of both sporophyte and gametophyte all our
present systems err in the case of the moses in giving t00
much weight to the characters of one or the other, either
as a whole or in individual cases. Schimper, who is follo- -
wed by most recent authors including Lesquereux and
James, and Limpricht, gave a very disproportionate
weight te sporophyte characters. Lindberg’s more scien-
tific arrangement often emphasizes single characters out
of all proportion to their relative weight. À most conspi-
cuous example of classifying mainly by sporophyte cha-
racters is the group or subfamily /sotheciae of Limpricht's
Laubmoose. This includes Cylindrothecium, Climacium,
isothecium, Orthothecium, Homalothecium, Platygy-
rium, and Pylaisia. The only common characters ofthese
genera are the erect nearly symmetric capsule, and en-
dostome without cilia; the gametophyte characters, on
the other hand, are very dissimilar and indicate rela-
. tionships in several different groups. In the case of Homa-
dothecium every character except those mentioned above
indicates the closest kind of a relationship with Campto-
thecium. The habit and general appearance, leaf characters,
and seta are those of Camptothecium ; the capsule, even,
is often somewhat curved. Limpricht recognizes Lhus but
considers the sporophyte characters enough to place the
(4) The genera names are mainlf Schimper’s and though many are
untenable the article will be more easily read by many.
wo genera in different, subfamilies. Climacium and Iso-
thecium have almost no gametophyte characters in common
with the other genera, except, of course, such as are
common to all the Æypnaceae. In all gametophyte cha-
racters Pylaisia and Climacium are as far apart as any
_two genera of the family /{ypnaceae). The gametophyte
characters of Pylaisia show it to be much more closely
_ related to certain species of Æ/ypnum than to any genera
_ of the /sofheciae.
If the number of cilia Were constant in each species and
were there no vestiges of cilia in species in wich they are
sually lacking, the absurdity would be great enough, but
as a matter of fact the number of cilia in the endostome
of the Hypnaceae is known to vary even on the same
capsule. In Brachythecium Fendleri, which is discribed
by Sullivant as having cilia solitary and short or none,
ther capsules from the type specimen possess two well
eveloped cilia. It is well known that in Pylaisia, parti-
larly in P. polyantha pseudo-platyqyria (Kindb.) ves-
pie -c a are quite conspicuous. In Brachythecium
Jahense, a close relative of B. collinum, the capsule is
rect and symmetric and the cilia vestigial as in Pylaisia.
No argument is neccessary to show the worthlessness of
__the erect symmetric capsule as a distinction between fa-
milies and subfamilies ; the occurrence of capsules of
both shapes within the same genus is of too common
occurrence. Another illustration of the anadequacy of
. Sporophyte classification is the inclusion of such diverse
forms as Eurhynchium Stokesii and E. piliferum in the
same genus because both have rostrate opercula. The
illustrations given above have been taken from Limprichls
ork as he is, perhaps, the latest and best exponent of
chimper’s classification. Mr. E. N. Dixon in his admi-
rable Handbook of the British Mosses has avoided most
of the conspicuous errors of this system. Re
= The placing of Porotrichum in the Neckeraceae because
f the habit and structure of the leaf cells, all the other
haracters indicating the closest kind of a relationship
with the Hypnaceae, illustrates Lindberg’s tendency to
e single characters, especially gametophyte characters,
undue weight. Another illustration is his placing Hypnum
Ruthenicum Weinm. with Climacium.
The question of what characters shall be chiefly consi-
ot easy to answer. Unlike the zoologists we have little
ge eral habit, the structure and arrangement of the leaf a è
dered in the classification of the pleurocarpous mosses is
no aid from geology and must rely wholly on the struc- .
aral details of existing forms. In our present systems the
cells, the completeness of the peristome, and the shape of
the capsule have played the most important part, The …
Leskeaceae are characterized chiefly by the structure and
arrangement of the leaf cells, the peristome playing an
important part in the arrangement of the genera : the
Neckeraceae and allied genera, by the general habit, struc-
ture and arrangement of the leaf cells and the general
= Structure of the peristome ; the Hypnaceae by the general
babit, structure of the leaves and the perfect peristome.
While these characters should certainly be considered Le
_ in any system there are others that should receive atten-
tion, The presence or absence of a central strand has been
little considered, yet the central strand is the physiological
homologue of the vascular bundle that plays so important
à part in the general classification of plants and though ot
- much less importance will, I believe serve to indicate rela-
tionships otherwise obscure, there are cases of course
where fhe central strand is vestigial or wholly wanting. :
_ T'imagine that it would not be easy to demonstrate vascolar
bundies in Wo/fia although it sposition as a vascular
plant is unquestioned. The central strand is usually corre-
_ lated with the presence of a costa in the leaves. A vestige .
of a strand is present in both Hypnum chrysophyllum
and 47. Stellatum but the costa is usually lacking in ste/la-
um and usually present in ckrysophyllum. In Hypnum
vernicosum, Dychelima and a few other aquatic or sub-
aquatic forms the costa is well develcped and the central
strand lacking. Such cases are the exception and this
Character must certainly be of as much value as the size
and shape of the capsule, yet if it were so treated Amblys-
legium, Plagiothecium, and some other genera would be
badly shaken up. : ER Le re
Another important character wich has seemingly been
ignored is the presence of very fine parallel transverse
lines on the outer basal plates of the peristomal teeth.
À complete normal Hypnaceous peristome consists of an
Outer row of 16 teeth composed of a cell wall thickened RS
several layers, and an inner row of the same number of
leeth much thinner and alternating with slender hair-like
brocesses called cilia. In er Amblysteqium, Bra-
Chytecium, Eurhynchium, Plagiothecium, Camptothe-
cum, Orthothecium, Isothecium, Thuidium and smaller
allied genera these lines are present on the basal segments
Of the leeth, extending nearly or quite half-way to the apex.
The upper portion of the teeth is usually papillose. Although
the number and length of the cilia, and the shape and
tructure of the leaf cells may vary greatly, this character
Si constant. The number of the segments of the teeth
76 REVUE BRYOLOGIQUE
which are thus marked is of course subject to some
variation.
In Æntodon and most genera of the Leskeaceae these
lines are present to a greater or less extent in most of the
species, although entirely lacking in some. In all the
species of Pylaisia they are lacking although this genus
shows strong indications of a close relationship with Æ7yp-
num. In all the genera the Hypnaceous peristome is dege-
nerating; the outer teeth are less perfect and these lines
when present are confined to a few basal segments, fre-
quently being apparent on the lower one or two only. The
inner peristome bas changed even more, usually lacking
cilia and with the teeth much reduced. In Climacium the
_ Fontinalaceae, the Neckeraceae, and allied groups these
lines are entirely lacking. :
__ It seems scarcely probable that a character of this sort
should be so widely present unless the plants possessing
‘it had a common ancestry. It is present in none of the
acrocarpous mosses s0 far as known to me, and in n0°
_pleurocarpous mosses that are not admittedly the nearest
relatives of the Hypnaceae, unless we except the Ptery-
gophyllaceae wich have an almost perfect Hypnaceous
_ peristome but are usually put in a distinct group. In
_ Climacium and the other groups mentioned as lacking
_these lines the peristome is so complete in many species
that it can scarcely be called a degenerate Hypuaceous
peristome.
When it comes to an actual arrangement of the genera
in any general plan of classification there are many diffi-
culties. As has already been suggested, the first and grea-
test is that we have no fossils to aid us in determining
what was the primitive form. It may weld be that there
weré at least two separate lines of descent from the acro-
carpous mosses, one for each of the great groups outlined
above, with possibly a third for the Fabroniaceae. Xi also
seems probable that Porotrichum, Isothecium, Plerogo-
nium, Lescurea, and possibly a few other genera form a
_ separate family, closely related both to the Leskeaceae and
… Hypnaceae. Thuidium, Claopodium, and their nearest
— allies are certainiy more closely related to the Jypnaceae
than to the Leskeaceae às they differ chiefly in baving
_ papillosé leaf cells, wich have cértainly been developed
__ independently in several very different groups of mosses ;
they are probably a later ofishoot from the Hypnaceous
stem than those of the Leskeaceae having an imperfect
peristome. Climacium Ruthenicum has a sporophyte that
_ is perfectly Hypnaceous excepting the lack of cilia, à not
__uncommon lack in that group. Climacium proper appears
REVUE BRYOLOGIQUE
to be a unique genus not closely related to any other
American or European form ; Lindberg’s idea that it is
most closely related to the Fontinalaceae may not be far
from the truth. ces
As has been before suggested the presence or absence
of a central strand is a matter concerned with genera and
species rather than with larger relations.
These statements are to be taken as suggestions as the
writer does not feel that his knowledgé is complete enough
to do more than suggest. Time will show what part the : a
characters empasized above should play in the classification
of the pleurocarpous mosses, but that they must play a far
larger part than at present seems indisputable.
Boys’ High School, Brookling, N. Y. (U. S A.), August 1899.
A. J. GROUT.
Names of species, in Carrington's “ British
Hepaticae ”
By W. H. PEARSON
In response to your enquiry I give as far as I am able
the names of the species, figured in the 16 plates, given
with the 4 parts published, following the nomenclature
adopted by my late friend.
Platel. Fig. 1. Scalia Hookeri.
— 9, Gymnomitrium concinnatum.
— 3, Gymnomitrium crenulatum.
— 4, Gymnomitrium corallioides.
Nardia sphacelata.
Nos 4, 2, 3, 4. Nardia Funckii, 5,6,7,
8, 9. Nardia ustulata. Es
Nardia emarginata.
PlatelIIl. Fig. 8. Nardiascalaris. Fe
Plate IT. Fig. 9.
Ce me
ee
8.
— 9, Nardia compressa.
_— 40. Plagiochila tridenticulata.
1. _— A1. Plagiochila interrupta.
Plate IV. Fig. 12. Plagiochila asplenioides. :
— 13. Plagiochila exigua. : | er
/ __ 44 Nes 1 to 11, (delete the line separating
: numbers 2-5-6 et 7 from the others).
Plate V. Fig. 15. Scapania nemorosa.
_— 46, Scapania purpurescens.
0 Ÿ — 47. Scapania undulata.
mn.
Pate VI. Fig.
Plate VII. Fig.
Plate VIII. Fig.
18. Scapania uliginosa.
19. Scapania irrigua.
20. Scapania planifolia.
91. Scapania nimbosa.
22. Scapania subalpina.
23. Scapania Curta.
24. Scapania umbrosa.
25. Scapania compacta. :
26.-Nes1, . 3,5. Scapania aequiloba, n°4,
6, 7 8. Scapania resupinala.
97. ie Bartlingii.
28. Saccogyna viticulosa.
29. Mylia anomala.
30. Mylia Taylori.
3. Nardia Carringtoni.
‘richocolea tomentella.
” 33. Acrobolbus Wilsoni.
34, Jungermania Schraderi.
35. Nardia obovata.
36. Nardia hyalina.
. 87. Diplophyllum Dicksoni.
38. Diplophyllum albicans.
89. Diplophyllum opppositifolium.
. 40. Jungermania cordifolia.
— 41. Jungermania lanceolata.
mal 42. Jung. nana et Jung. tersa (£. Let 6.
. 43. Jungermania sphaerocarpa. Fes
__… ré pumila (n° 3 Jung. S s
* Ale. Xe C8
| 45. . Jungerniänia riparia et Jung. iersa =
_ (n°3)
ig- 56. TE na
——
Ha
_—
47. Jungermania gracillime. a
48. bre minuta.
Arab Donna. 4e
ä. A ee
REVUE BRYOLOGIQUE
Brya de l'Asie Centrale. 3e article (suite)
Dents longues de Omm 30 à Onm32, d’un jaune pâle tendant
un peu à l’orangé, à base concolore; la lame dorsale.
mince et non séparable, ne présente pas de coloration
distincte; son réseau est invisible. 17 à 20 plaques ven-
trales, à trabécules médiocrementsaillantes ; elles paraissent
souvent partagées chacune vers leur milieu par une cloison
verticale ou oblique, assez mince, qui relie entre elles les”
deux articulations voisines ; mais cette particularité n’est
pas constante ; on rencontre aussi des dents dont tous les
articles sont simples, et même chez celles où l’on observe
des plaques ainsi divisées, il y en a fréquemment d’autres
qui restent entières. : 3
L’endostome parait légèrement adhérent dans l'origine,
mais il devient bientôt libre, et il est régulièrement déve-
loppé ; la membrane atteint le tiers de la hauteur totale ;
les processus, linéaires et acuminés, à peu près aussi long
_ que les dents, sont entiers ou percés de fentes étroites su
la carène ; deux cils courts ou à peine visibles. Les spores
mesurent ordinairement 25 x, rarement jusqu’à 30 y en
diamètre. ont Re de RE
Par ses plaques ventrales pourvues assez ordinairement
chacune d’une cloison accessoire, cette espèce a de l’ana-
logie avec le Bryum arcticum; par son inflorescence elle
est plus voisine du Bryum Brownii. D'un autre côté, par la
se structure de ses feuilles, elle se rapproche du groupe que
_ nous avons décrit sous le nom de #ucronaltum. Récolté
_vers la région sylvatique supérieure du Terskei-Ala-Taou,
dans la vallée de Dschuka, le 5 août 1896, elle portait des
Capsules bien mûres, en grande partie déoperculées, tandi
que les autres Brya recueillis le même jour au même en-
droit étaient en général encore loin de leur maturité; elle
est donc remarquablement précoce.
= Deux autres formes, provenant de la même station, mais
à fruits plus tardifs, approchent de plus près du Bryum
Brownii, tel qu’il a élé observé dans les montagnes de la
Norwège et dans la région arctique. La première semble
: _ lui être presque identique.
= Bryum Brownü var. Terskeanum
= Plante s’élevant à un centimètre ou un peu plus, mais
en somme moins développée que les variétés européennes
de l’espèce, rameuse, dressée. Les branches se terminent,
unes par une fleur mâle, les autres par une fleur f
80 REVUE BRYOLOGIQUE
melle et ensuite par un fruit ; les feuilles, ovales lancéolées,
égalent 2m à 2mm 1/2 sur Onm 80 à 0""90 ; elles sont acu-
minées en une longue pointe, ferme et dentée, formée par
la nervure ; celles des branches mâles ont une marge dis-
tincte, mais assez pâle, qui ne parait jamais se réfléchir ;
chez celles de la plante fructifère la marge devient plus
épaisse, colorée en jaune ou en brun, et forme souvent une
sorte de bourrelet; sur une coupe transversale ce bour-
_relet présente une section tout à fait ronde, où l’on distingue
un cercle régulier de cinq à six cellules, disposées ainsi
sur deux ou trois couches. On rencontre aussi des rameaux
stériles, dont les feuilles semblent en grande partie dé-
pourvues de marge. Tissu épais : les cellules, d’abord
opaques et très chargées de chlorophylle, deviennnent
vides et hyalines chez les vieilles tiges ; elles constituent
M caobes réguliers, qui mesurent de 40 à 50 & sur 17
Inflorescence constamment monoïque. Le pédicelle atteint
9 centim. La capsule, grisâtre, pyriforme (2mm 1/2 sur
_Ümm 80), est rétrécie inférieurement en un col bien distinct
et assez allongé. L'opercule rougeâtre forme un cône régu-
lier et aigu, avec un mamelon d’un rouge foncé. Les spores
_ mesurent de 32 à 36 uw. Péristome grisâtre, tendant à
l'orangé ; dents longues O0" 40, à base concolore : environ
30 articulations ventrales, serrées, à lamelles saillantes.
_ Couche dorsale pâle et à peine papilleuse ; son réseau n’est
_ pas apparent. ea Es
_ En général, le péristome typique du Bryum Brownii
= s'éloigne assez notablement de celui du Bryum arcticum,
- pour se rapprocher, par sa structure plus complexe, de
ceux du Bryum pendulum et du Bryum Warneum : les
plaques ventrales des dents sont souvent divisées chacune
_en plusieurs compartiments, comme si elles étaient com-
posées de trois ou quatre cellules intérieures, dont les
parois sont épaisses et colorées. On rencontre cependant,
cette complexité diminue; les cloisons accesssoires se ré-
duisent quelquefois à une seule série, placée sur la ligne
médiane, et chaque article est ainsi partagé seulement en
entre elles toutes les articulations horizontales, el qui
partage chaque plaque en deux parties à peu près égales ;
les cloisons accessoires semblent partir ainsi du milieu de
chaque articulation normale pour se porter plus ou moins
obliquement vers l'articulation voisine; quelquefois une de
*
même chez les variétés norwégiennes, des capsules où
deux moitiés. C’est ce que l’on observe ici, chez notre
plante de Dschuka : on distingue, le long de chaque dent,
une ligne verticale très épaisse et irrégulière, qui relie
ces cloisons paraît se bifurquer à son origine en deux
Sr:
GIQUE
_ REVUE BRYOLO
branches, dont l’une se dirige vers le bas, et l’autre à
droite ou à gauche. Dans les articles situés vers la base de
la dent, on aperçoit quelquefois des épaississements plus
nombreux, qui entourent trois ou quatre compartiments
distincts ; il semble même de temps en temps que ces _
_épaississements dessinent deux couches de cellules super-
posées; mais le fait est assez difficile à constater ici, à
cause de l’opacité habituelle des dents, qui augmente
encore vers leur base. Chez certaines variétés du Bryum
pendulum on distingue au contraire très nettement ces
deux couches de cellules logées dans l’intérieur de chaque
_ plaque ventrale; chez notre plante il y a seulement une
tendance obscure à une structure analogue.
L'endostome n’est pas adhérent ; les processus, dressés
entre les dents après la sporose, sont régulièrement acu-
minés, étroits et entiers. Cils très courts ou nuls. a
Chez le Bryum Brownii typique ce dernier caractère
paraît très variable, de telle sorte que dans les mêmes
touffes on trouve quelquefois des capsules où les cils sont
longs, bien conformés et présentent même par. places un
ou deux appendices, et d’autres fruits où les cils sont
absents. Ce détail ne peut donc nous conduire à séparer
notre Bryum de Dschuka du Bryum Brownii ; tout au plus
pourrait-on le considérer, surtout en raison de ses faibles
dimensions, comme une variété spéciale. ip
Dans la même localité, M. Brotherus a récolté une autre
mousse qui, quoique très voisine de celle-ci par Son SYs-.
tème végétatif et la structure de son péristome, s’en éloigne
cependant assez pour constituer, à mon avis, Une espèce
distincte.
Bryum mollifolium species nova
_ Chez les formes européennes du Bryum Brownii les
feuilles, surtout celles des rameaux stériles, se terminen
_ par une longue pointe, épaisse, raide et fortement dentée
constituée en entier par la nervure; le même caractère se.
retrouve dans la variété que nous venons de décrire, sau
que la nervure dépasse un peu moins longuement. Chez
l'espèce que nous appelons Bryum mollifolium la pointe
_des feuilles est au contraire courte, moins épaisse et moins
raide, nullement dentée; sur les branches stériles l’acu-
men est formé d’abord entièrement par le limbe, la nervure
finissant avant le sommet, puis la nervure est accompagnee
par le limbe jusqu’à l'extrémité ; c’est seulement dans les
feuilles supérieures qu’elle devient brièvement saillante
en un mucron mince et souvent oblique. Sur les tige
fertiles ce mucron devient plus allongé, mais il reste tou
REVUE BRYOLOGIQUE
_ jours entier, sans aucune trace de dents. En outre chez
= notre espèce le limbe des feuilles, relativement plus large,
est formé d’un tissu plus mou, moins épais; la marge n’a
pas non plus la même structure; elle se compose de cellules
= minces, sur une seule couche, et ne forme jamais de bour-
relet; sur une coupe transversale elle montre deux ou trois
rangs de cellules étroites et allongées, dont l'épaisseur ne
_ dépasse pas ou égale à peine celle du limbe ; elle dev ent
_ quelquefois nulle chez certaines feuilles des rameaux, et
là les bords sont toujours plans ; ils se réfléchissent étroi-
tement vers la base des feuilles sur les tiges fertiles, mais
en conservant la même structure. Les cellules du tissu
semblent souvent plus courtes, mesurant seulement 30 à
35 p sur 10 à 12 p. La taille demeure à peu près la même.
L'inflorescence est toujours monoïque. Le pédicelle à
atteint ou dépasse 3 centim. La capsule, pendante et d’un
“uniforme, largement ovale, mesure 3%" sur 17" 1 12;
porange atteint 2m»; le col, à peine rétréci, un peu
noins d’Amm ;, l’opercule, en cône régulier peu élevé, a la
_ même teinte que la capsule. Les dents, grisâtres avec deux
articles d’un rouge orangé à leur base, sont longues de
Oum 37 à Owm38 ; leur surface externe est papilleuse, mais la
lame dorsale n’est pas distincte, et son réseau est invi-
sible. Les articulations ventrales sont nombreuses (plus
de 30) et très serrées ; elles montrent une série d’épaississe-
_ ments, placés sur la ligne médiane, qui dessinent assez
obscurément une rangée de cloisons irrégulières, verticales
ou obliques, de même couleur et de même consistance
que les articulations normales qu’elles relient entre elles;
_ces ‘articulations horizontales étant d’ailleurs elles-mêmes
_ très rapprochées, le tout forme une masse grise, opaque et
tenace, qu’il n’est pas aisé d’analyser. L’endostome n’a
_ semblé d’ailleurs assez adhérent, du moins autant qu’il à
été possible de l’observer dans les capsules qui n'étaient
pas assez mûres. RU ee era A no,
L'ensemble de ces caractères paraît distinguer assez bien À
‘ette espèce, qui n’a été recueillie par M. Brotherus qu'en
spécimens peu nombreux, mêlés à d’autres mousses; les
tiges étaient généralement en mauvais état; les fruits seuls
étaient bien conservés, encore operculés. Se
© Bruailles (Saône-et-Loire), 30 juin 1899.
Henri PHILIBERT.
BEVUE BRYOLOGIQUE
Bryum delphinense (nov. sp. }
: Tiges rameuses, rouges, longues d'environ 2 cent., en
_touffes denses d’un vert jaunâtre un peu brillant, enlacées
jusque vers le sommet
par un tomentum brun
ferrugineux très abon-
dant. Feuilles lancéolées-
acuminées(env.3millim.
sur 1), légèrement cris-
pées-contournées par la
sécheresse, un peu dila-
tées à la base, insensible-
ment atténuées au som-
met,marginées,entières,
concaves-carénées, 7600
lutées aux bords dans
toute leur longueur ;
nervure forte, saillante
sur le dos, ercurrente en
un poil jaune, droit «
un peu flexueux, ordi-
nairement entier; marg
jaune pâle, formée d'en-
viron 4 rangs de cellules
linéaires très allongées ;
tissu ferme, formé de
cellules hexagonales 3-6
fois plus longues que
larges, celles de la base
d’un beau rouge vif, rec-
tangulaires, droites ou
_arquées, accompagnées
tout à la base de Tou2
rangs de cellules courtes,
_gonflées, formant des
_ sortes d’oreillettes allant
- d’un bord à l’autre.
_ Pédicelle rouge brun,
dressé, long de 35 à 45m,
Capsule étroitement obo-
voïde, brune, horizontale
ou subdressée, droite ou
un peu ventrue, longue
_ d’environ 6 millim. (col
et opercule compris) sur
REVUE BRYOLOGIQUE
41/2 à 1 3/4 de diamètre ; col plissé-sillonné en long,
noirâtre, égalant presque la longueur du sporange ; oper-
Cule conique brièvement mamelonné. Péristome parfait
avec cils fortement appendiculés : lexterne à dents pâles,
orangées dans la moitié inférieure, puis incolores et papil-
_ leuses, bordées de chaque côté, depuis la base, d’une
bande hyaline fortement papilleuse ; interne à membrane
basilaire élevée et lanières percées de grandes ouvertures
_ confluentes sur la carène.
__ Inflorescence hétéroïque : les fleurs qui terminent la
tige, et en particulier les fertiles, sont synoïques ; celles
qui terminent les rameaux (et peut-être certaines tiges)
sont d'ordinaire exclusivement mâles avec 30-40 anthé-
ridies et de nombreuses paraphyses. Je n’ai pas vu une
ule fleur exclusivement femelle : sur 15 fleurs que j'ai
étudiées, 9 étaient mâles et 6 synoïques. À cause du to-
mentum très abondant, je dois ajouter qu’il n’est pas tou-
jours possibie de distinguer si l’on a affaire à une tige ou
, un simple rameau. ar
Gette belle mousse, très remarquable à la simple vue par
les dimensions de ses capsules, me semble devoir consti-
tuer une espèce nouvelle ; c’est aussi l’opinion de M. Phi-
libert, à qui je l’ai communiquée, et qui, tout considéré,
_ croit que sa place est non loin du B. pallescens Schleich.
Je l’ai récoltée à une altitude d’environ 3000 mètres, un
_ peu au-dessous du col du Clot des Cavales, versant des
_ Etançons, à la limite de l'Isère et des Hautes-Alpes, dans
_ une anfractuosité de roche siliceuse, sur le front du glacier,
_le 12 août 1898. | .
L. CORBIÈRE.
Bibliographie.
_. G. VENTURI. — Le Muscinee del Trentino, in-& de
- 107 p, 1899, et un portrait de l’Auteur. Publié par la
municipalité de Trente .
. Notre regretté collaborateur Venturi travaillait à la ré-
daction d’un catalogue annoté des muscinées dela province
de Trente lorsque la mort est venue l’enlever à la science
et à ses amis. Il ne lui restait plus à faire, pour terminer
son ouvrage, que les genres Plagiothecium, Amblystegium,
_Hypnum et Hylocomium. :
: La partie relative aux hépatiques est beaucoup moins
importante que celle des mousses. Ce n’est pas un simple
catalogue, presque toutes les espèces sont accompagnées
de notes intéressantes, excepté pour les quatre derniers
genres, où il a fallu se contenter des noms et des localités
Citées dans l’herbier. d'os e
| REVUE BRYOLOGIQUE ” &
La municipalité de Trente a rendu service à la science
en publiant cet ouvrage. 4
M. À. HOWwE. — The Hepaticæ and Anthocerotes of.
California (Memoirs of the Torrey Botanical Club, vol. VII,
New-York, 1899). — Tirage à part : un vol. in-8° de 208 D
et 35 pl. Prix 3 dollars (15 fr.). te
L'introduction contient un tableau indiquant la présence
ou l’absence des 86 hépatiques californiennes dans les
Etats-Unis, les Iles anglaises, l’Europe centrale et septen-
trionale, la région méditerranéenne et le nord de l'Asie.
Les descriptions sont très détaillées et faites avec beaucoup
de soin; les planches contiennent la plante de grandeur
naturelle et de nombreux détails grossis. Voici la liste des
espèces figurées dans les 35 planches ; plusieurs sont
nouvelles et les autres, déjà décrites, n'avaient pas encore
été figurées ; c’est donc un ouvrage très important :
Riccia trichocarpa, R. californica, R americana, R.
Campbelliana, R. Catalinæ. Grimaldia californica. Cryp-
tomitrium tenerum. Asterella californica, A. Bolanderi,
À. violacea, A. Palmeri. Fossombronia longiseta. Sphæro-
carpus cCristatus, S. californicus. Marsupella Bolanderi.
Gyrothyra Underwoodiana. Cephalozia planiceps. Ptili-
dium californicum. Scapania Bolanderi, S. Oakesii, S. he-
terophylla. Porella Bolanderi, P. Roellii, P. navicularis.
Anthoceros phymalodes, A, polymorphus, A. Pearsoni,
À. carolinianus occidentalis, A. fusiformis.
HN. Dixon. — Bryological Notes from the west
Highlands (Journal of Botany 1899, pp. 300-310). —
M. Dixpn fait le récit de trois semaines d’excursions
dans les montagnes de l’ouest de l’Ecosse et notamment
au Ben Nevis. Citons seulement quelques-unes des raretés
indiquées : ce. sa
Hylocomium umbratum, Bryum concinnatum, Andreæa
nivalis, Webera cucullata, Hypnum sarmentosum, Cam-
pylopus Schwarzii, Polytrichum sexangulare, Dicranum
molle, D. uncinatum, D. asperulum, Breutelia arcuata c.
fr. Hÿpnum dilatatum, Leptodontium recurvifolium,
Glyphomitrium Daviesii, Mastigophora Woodsii, Ulota
Drummondii et calvescens, Plagiothecium Müllerianum,
-Thuidium Philiberti, recognitum et delicatulum (avec in-
dication des caractères de ces trois espèces voisines et
variables), Hypnum arcticum, Aulacomnium turgidum,
Paludella squarrosa, Bryum arcticum, Splachnum sphæ-
ricum, Tetraplodon mnioides, etc , etc. .
M. Dixon ajoute qu’il a des doubles de là plupart des
plantes récoltées dans ce voyage et qu'il se fera un plaisir
d'en envoyer quelques-unes aux bryologues qui lui en
demanderont; voici son adresse: Wickham House, East
Park Parade 93, Northampton.
S M Macvivar. — Hepaticæ of Moidart, West Inver-
ness (Journal of Botany, August 1899) In-8° de 9 p.
Cette contrée montagneuse, située dans l’ouest du comté
d’Inverness, est très riche en hépatiques L'auteur indique
avec soin les localités et il donne pour quelques-unes les
caractères qui permettent de les distinguer des espèces
isines. Un certain nombre sont nouvelles pour l’Ecosse,
e sont : Lejeunea calcarea, L calyptrifolia, Radula Car-
igtonii, Adelanthus decipiens, Scapania nimbosa, aspera,
ophocolea spicata, Clasmatocolea cuneifolia, Jungerman-
nia obtusa, Marsupella ustulata, etc.
V.F BroTHERUS. — Contributions to the bryological
a of Southern India (Records ofthe botanical survey
adia, vol. I, n° 12, pp. 311-329. Calcutta 1899)
Prain, directeur du Jardin botanique de Calcutta,
ja à M. Brotherus, pour la déterminer, une très inté-
te collection de mousses faite par le D' Walker
pendant la saison froide de 1897-98. Cette collection se
compose de 99 espèces dont 20 nouvelles décrites en latin
V. F. BRoTHERUS. — Neue Beiträge zur Moosflora
Japans (Hedwigia 1890, pp 204-240). Be
La flore bryologique du Japon a été l’objet d’un certain
mbre de publications, notamment par M Bescherelle
qui a étudié les nombreuses récoltes de l'abbé Faurie.
Cependant, ce pays est loin d’avoir été exploré dans toules
es parties et M. Brotherus décrit, dans ce travail, un
grand nombre d’espèces nouvelles; les descriptions sont
n latin. #
HW. ARNELL — Mous-studier (Bot. Not 1899, pp.
Contient la description des 4 mousses suivantes : Bryum
apponicum, B. ieptocercis, B. maritimum, B. malangense
A. GEHEEB — Bryologische Fragmente, in-8& de9p
Ces notes ont rapport à 41 mousses de la Galicie, 7 des
inces rhénanes, 3 de Cobourg, 5 d'Angleterre, 5 de
dinavie et 6 de diverses contrées
A. J. GRour. — Rare or othemwise interesting mosses of
ymouth (Rhodora 1899, n° 3, pp. 53-55) — Notes eur
mousses du New Hampshire, dont 3 seulement nese
uvent pas en Europe. MD
He BrvoLogisr edited by À. Grout
| ration of mosses for examination with
99, n° 2: Prep
compound microscope. — What are mosses ? — The
cord moss and its Allies (with fig ). — Mosses for distri-
bution. ce |; ‘ re
N°3 : À bryological memorial meeting at Colombus,
Ohio — The Mniums (with fig.) — Noteworthy american
mosses- — Mosses for distribution. — An ilLustrated
-glossary of bryological terms (with fig.) by À. Grout. —
New American mosses :
Le Bryologist parait 4 fois par an, chaque numero se
compose de 8 pages. Abonnement : 95 cents = 1 shill =
Lfr. 95. S é
= T. HERZOG. — Einige bryologische Notizen aus den
Waadtländer-und Berner-Alpen (Bullet. de l'Herb. Boissier
1899, pp 489-499). — Catalogue d’espèces récoltées par
l’auteur et par M. Schneider dans la région indiquée.
F. STEPHANI — Species Hepaticarum (Bull. de l'Herb.
Boissier 1899, pp. 518-533). — Suite du genre Marchantia
_Contenant la description des espèces numérotées 35-67.
F. Camus. — Muscinées de l'ile de Groix (Morbihan)
(Bull de la Soc. Sc. Nat de l'Ouest 1899, pp 89-104).
M. Camus a passé la dernière semaine du mois d'août
1898 à herboriser dans l’ile de Groix. Quoique cette époque
Soit très peu favorable à la récolte des muscinées, surtout
quand l'été à été sec. M. Camus a pu récolter 75 espèces
_ dans cette île de 1476 hectares qui n’est qu'un plateau
dénudé ; il estime que le nombre total doit s'élever à une
_Centaine environ Ge catalogue contient 4 Riccia ; on peut,
_ dit l’auteur, les ranger dans la série des plantes méridio- à
_ nales qui remontent le long des côtes de l'Ouest. -
= F. Camus. — Hépatiques de l'herbier Pradal (Ball. de la
_ Soc. Sc Nat de l'Ouest 1899, pp. 119-121). — Cette collec-
_ tion est peu importante et l'existence de six des espèces
dans la Loire-Inférieure paraît douteuse. HR RRR,
© Muiier. — Contributiones ad Bryologiam austro- :
afram (Hedwigia 1899, pp. 129-155). FR A
_ Gette dernière partie contient la description des espèces
numérotées 208-275 ; elle se termine par une liste des
autres espèces nouvelles du Cap décrites par l'auteur depuis
1855 jusqu’à ce jour. RS MR UT CP <
Max FLeiscuen — Neue Javanische Fissidens Arten
“und Varietäten, herausgegeben in Muxci-Archipelagi
Indici (Hedwigia 1899 ; Beiblatt, pp. 125-198). — Descrip-
tion des espèces suivantes: Fissidens xiphioides, F. Treubii,
FE. asperifolius, F. Wichuræ, F. Gedehensis, F. Hasskarlii |
Var. irrigatum, F. Mittenii var. javensis, F. Zippelianus
Var. fontanus. Leucobryum Hollianum var. fragilifolium.
REVUE BRYOLOGIQUE
_ E. Rurue. — Drei neue Bryumarten aus Norddeutsch-
Land und Bornholm(Hedwgia 1899; Beiblatt, p. AFFASTS
— Description des Bryum Warnstorfii, Friederici Muelleri
et Bornholmense. |
A. Grimme. — Die Laubmoose der Umgebung Eisenachs
(Hedwigia 1899, pp. 177-195). — Catalogue de 274 mousses
récoltées aux environs d'Eisenach (Allemagne).
Karz MULLER. — Eine neue Lepidozia-Art (Hedwigia
1899, pp. 196-203 et 1 pl). — Description d’une espèce
nouvelle, le Lepidozia triclados, voisine du Lepidozia
setacea. Une belle planche représente les caractères des
_ deux espèces.
__. CORBIÈRE ET RécmN.— Excursions bryologiques dans
les Hautes-Alpes (Bull. de PAssoc. française de Bot. 1899,
_n®1821)
= MM. Corbière et Réchin faisaient partie de l’excursion
botanique organisée dans les Hautes-Alpes, en août 1898,
par l’Assoc. française de Botanique; c’est le conipte-rendu
des excursions bryologiques qu'ils publient et qui ont eu
pour centre le Lautaret. Cette montagne, si connue des
phanérogamistes, l’est beaucoup moins des cryptogamistes.
Quoique dépourvue de ces belles forêts que l'on voit sur
beaucoup d’autres points des Alpes, elle a fourni une
abondante récolte à nos deux bryologues : oi
1° Briançon, Mont Genèvre, vallée de la Durance : —
Grimmia alpesbris, Mnium stellare, spinpsum, Meesea tri-
——
choides, Hypnum sulcatum, Lophocolea fateralis, L. minor.
: = :
20 Du Lautaret à ta Madeleine, marais et bords de la
Guisane jusqwà sa source. — En quittant l'hôtel du Lau-
_taret et suivant la route de Briançon, on trouve à quelques
centaines de mètres, sur la berge gauche, le rare Bryum
| Blindii en bel état. Le Brachypodium trachypodium croit
_ dans les anfractuosités des rochers entre la route et la
Guisane. Les bords de ce torrent sont particulièrement
intéressants. Voici quelques-unes des espèces trouvées par
M. Réchin dans cette excursion : “ s
_ Dicranum congestum, brevifolium, neglectum, Disti-
chium inelinatum, Barbula fragilis, Grimmia mollis en
fruit (cette espèce n’était connue en France qu'à l’état
_ stérile), Bryum cirrhatum, Amblyodon dealbatus, Catos-
copium nigritum, Thuidium decipiens, Orthothecium
intricatum, Brachythecium trachypodium et collinum,
plagiothecium pulchellum, Hypnum polare et sarmento- .
sum. Jungermannia sphærocarpa, tersa et riparia, Mado-
_theca rivularis. es (A suivre).
nn
© Caen. — Imprimerie E, LANIER, ! et 3, rue Guillaume — 9586
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mots
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 6
Hyp. canariense et H. circinale. Dixon. — Brum meeseoides. Dixon, — Une
excursion à Jersey. ManrTiN. — Fissidens Cyprius. DISMIER. — Bryum
Lawersianum. PaictBErT. — Bibliographie, — Erratum.— Table de la
26° année.
Hypnum canariense (Mitt.) Jaeg. et Sauerb. and H.
circinale Hook.
There has for some time existed a considerable difference :
of opinion as to the plants gathered from time to time at
Killarney, Ireland, and variously recorded and distributed
under the above names. I regret that in my Handbook
(Student’s Handbook of British Mosses p. 478) I have done
Something to perpetuate the confusion. I there stated on
the authority of Mitten that Moore’s plant from wet rocks,
Killarney, which Cardot referred to H. circinale Hook. (Rey.
Bry. 1890, p. 17) was really H. canariense, and that Cardot
Was in error in naming it as he did. M'. Cardot however
assures me that the plant in question was certainly A.
circinale, and I am sorry that Ï too-hastily accepted the
Statement that he was in error. : de
The fact appears to be that H. canariense and H. cürci-
nale are so very closely allied that it would not be surprising
that any bryologist (even one so well acquainted with A.
canariense as Mitten), knowing that the true A. canariense
occurred in Ireland, should have overlooked the slight
difference in leaf characters which separate the two.
However it is of less importance to suggest how adifference
Of Opinion may have arisen than to ascertain the actual
facts. Through the kindness of Cardot and Braithwaite
have been able to examine several of the Irish plants in
question, and to compare them with genuine A. canariense
(from Madeira etc.) of Mitten’s determination, on the one
band, and on the other with a fairly large series of /.
Circinale from the United States. The result of this exa-
mination, and of the correspondance I have had with
M' Cardot on the subject has been I think to elucidate some
points worth noting; and as I am happy to say I find myself
in complete agreement with M' Cardot on all points, it
_seemed well to publish the conclusions at which we have
‘arrived. “ :
- The most important of these is to establish the occurence
of both A. canariense and 1. circinale in Ireland. This
conclusion however is based upon an acceptance of the
characters of the two plants as understood by Cardot, and
it will be well to give a short account of these distinguishing
characters, before proceeding any further.
Limpricht (Laubmoose Ill, p. 473) repeating my
tatement as to Moore’s Killarney plant being really A4.
canariense, states that 1. circinale is a monoicous plant
— H. canariense being undoubtedly dioicous. Cardot
wever (who has probably had as large a series of 4.
circinale through his hands as any European bryologist)
res me that Limpricht is in error. The male and female
re often very elosely intermixed, as stated by him
bove mentioned (Rev. Bry. FE c.) and in
led 893, p. 275 ; but he has never found flowers of
: both sexes on the same stem. Both H. canariense and
H. circinale agree therefore with H. cupressiforme in the
_ dioicous inflorescence,differingin themuchshortercapsule,
resembling that of H. molluscum ; but in this respect they.
do not differ markedly, if at all, from one another. Fhé: :
only difference of any importance is to be found in the form
and areolation of the léaf base. These characters in /1. ca-
rariense differ little from H. cupressiforme. The group of
somewhatnumerous, small, obscure, subquadrate alar cells
at the angles is not very clearly marked off from the
adjacent cells, exceptin the oldest leaves, where it becomes
orange brown; in most of the leaves it is more or less
concolorous with the rest of the leaf-base. In 1. circinale
_on the contrary these cells while less numerous are larger,
much less obscure, and of an orange brown colour, forming o
a very small but distinct group on each side at the point
_of insertion upon the.stem. The chief distinction however
ies in the form of the leaf base; this in 4. circinale is
widened out immediately above the line of insertion, s0 as
form shoulders or auricles above the groups of alar cells;
bove these shoulders the leaf becomes rapidly contracted
gain, so that the leaf base is decidely hastate in outline.
his widening out of the leaf towerds its base, and sudden
narrowing again to the line of insertion so as to form
ounded auricles, is very marked in a specimen, kindly sent
me by Mitten, of the original gathering by Douglas from
hich the species is figured (Hook. Muse. Exot.); and is well
acterised in all the North American plants I have seen.
cupressiforme, on the other
REVUE BRYOLOGIQUE
hand, there is no appreciable widening of the kind, so
that the line of insertion is as wide, or nearly so, as the
whole base of the leaf; in 1. circinale the leaf is at its
widest at a point above the line of insertion, and is consi-
derably wider at that point than where it joins the stem.
Taken in conjunction therefore with the difference in the
alar cells this character may be looked upon as a reliable
test of the species. On the other hand I doubt very much
whether in the absence of fruit H. canariense can be safely
distinguished from forms of A. cupressiforme with sharply
serrated leat-points (as in var. mamillatum), though the
ne capsule of the former clearly separates the two when
ertile. : HET TEE É
If this distinction between the two plants in question be
accepted, and I know of no other distinguishing character
that has been pointed out(except the erroneous description
of H. circinale as monoicous), then the existence of both
_ species at Killarney would appear to be established. Both
of them seem to have been gathered by Moore; A. cana-
riense ‘ on decayed trees, Cromagloun, Killarney”; 4.
circinale on ‘ rochers humides, Killarney ” as cited by
Cardot in Rev. Brv. (1. c.). They were distributed by Moore
as À. hkamulosum B et S.; under which guise also they
appear in the ‘* Synopsis of thé Mosses of Ireland. ” H#.
canariense has also been gathered at Killarney by Wilson
and other bryologists. I also refer to /7. circinale à barren
plant gathered on a rock near Muckross, Killarney, June
1896, by the Rev. C H. Binstead. ; ne
I must now refer to some plants collected by Lindberg
at Killarney, and distributed by him as Sfereodon cana-
- riensis Mitt. The plant most widely distributed in this way
appears to be the fruiting plant a specimen of which isin
the British Museum Herbarium labelled ‘ S{ereodon
canariensis Mitt., Ireland, Killarney, in arbore juxta
- O’Sullivan’s Cascade, c fr., Julii 22, 1879.S O.L ” Ifthis
had been barren it would have been difficult to prove that
it was not /l. canariense, though I can see no adequate
. grounds for considering it distinct from A. cupressiforme,
judging from the vegetative characters alone; but the .
presence of fruit appears to me to decide {he question
Without any doubt in favour of the latter species. The
capsules are exactly those of small forms of À. cupressi-
forme, not by any means the shortly oval turgid capsule
_ of A. canariense. nd nee à
_ Another, barren specimen, ‘ S£. canariensis,ad arbores,
Muckross, July 24, 1873, S. O. L. ”, I should refer also to
the polymorphous A. cupressiforme, of which it isa
slender form, approaching the var. resupinatum. The
ro
RÉVUE BRYOLOGIQUE
leaves agree in all respects with those of undoubted H.
_ cupressiforme, and I am unable to see any reason for
separating it. À third packet, ‘* S. canariensis, in rupibus
humidis, Cromagloun, Jul. 23, 1873, S. O. L. ” contains
two distinct plants, both sterile ; one a slender, green
plant, I should say obviously a very ordinary form of #4.
cupressiforme ; the other very closely agreeing with Moore’s
_ Cromagloun A. canariense, and doubtless correctly s0
_ named. __ ,
It may be assumed, supposing the above determinations
to be correct, that the sharp serration of the leaf acumen
= which is characteristic of A. canariense (as of H. circinale),
led to the identification of the plants with this species.
The same character however occurs equally in forms of
H. cupressiforme, notably the var. mamillatum, and in
the absence of explanatory notes it is certainly difficult to
see why Lindberg considered them to differ.
_ Finally I fully agree with Cardot in considering both
- H. Sequoieti C. M. and Raphidostegium pseudo-recurvans
- Kindb. (Not. on Can. bryol., 1893) as only forms of
H. circinale Hook , certainly not specifically distinct. Of the
latter I have received from Dr Cardot a fruiting specimen,
‘ Revelstoke, Brit. Col., leg. J. Macoun, 1890”. This is
clearly in no sense a Raphidostegium, and cannot I think
be distinguished in any Way from H. circinale. :
93 East Park Parade, Northampton (England).
H. N. DIxON
_ Bryum meeseoides Kindb., a new European moss.
= A short time ago Mr. W. E. Nicholson, of Lewes, Sussex,
_ sent mea Bryum gathered by him in Norway, at Bolkesjô,
Telemarken, in July of 1898. The appearance, wassomewhat
that of some forms of pallens, but the capsule was very
remarkable for the slender, curved, almost cygneous neck.
The small narrow capsule, gradually and almost indefi-
nably passing into this long tapering neck, gave it, in
addition, a quite distinct appearance from that of any
form of B. pallens. HE he
_ Being unable to identify it, I sent it to M. Cardot, who
recognised it as B. meeseoides Kindb. (Bull. Torr. Bot.
Club, XVI, 95). It agreed exactly with a specimen sent to
Cardot by Kindberg himself, gathered in Vancouver I.;the
only difference being that the cilia on the Norwegian plant
were slightly less strongly appendiculate than in the
original plant. Further examination of Mr. Nicholson’s
REVUE BRYOLOGIQUE 93.
specimens showed that in other capsules the cilia were
more strongly appendiculate; the slight variation in this
character being only what is commonly found in other
species of Bryum, e g. B. pallens, In Kindberg’s specimen,
which M. Cardot obligingly sent me for comparison, the
cilia are very regularly and strongly appendiculate.
. Curiously enough, in spite of the strongly appendiculate
cilia, Kindberg has now (Eur. and N. Amer. Bry. p. 374)
placed this species in the sub-genus Cladodium !
B. meeseoides has not previously been detected in
Europe, and being a well marked species it is an interesting
discovery. It is recorded by Kindberg from several North
American localities ; all within British America, from
Quebec on the East to Vancouver on the West. In the
Norwegian locality Mr. Nicholson gathered it on wet
sandy ground by a roadside. The capsules are produced in
great abundance, and the slender, curved neck gives them
a conspicuously oblique appearance, well characterised by.
the specific name.
I may add that I have been unable to confirm the
description given by Kindberg of the inner peristome, —
‘ basilar membrane very low or indistinct”.
23 East Park Parade, Northampton (England). :
H. N. Dixon.
Une excursion à Jersey.
Les nombreux voyageurs qui se rendent pendant la belle
saison dans les îles anglo-normandes sont plutôt attirés par
la beauté des sites que par la variété des plantes que l’on
rencontre à profusion dans ces coins de terre charmants.
Si les touristes y passent par milliers, plus rares sont les 4
botanistes qui en ont étudié la flore, car il n'existe à ce
sujet, à ma connaissance du moins, que la relation publiée
par M. Cardot, à la suite d’un voyage qu'il fit en 1885, à
Jersey et à Guernesey (1) et le catalogue des Mousses de
Guernesey par M. Marquand (2) : sel
__ Ayant eu aussi l’occasion d’aller passer quelques jours à.
Jersey pendant le mois d’août dernier, j'ai occupé mes
_ loisirs à explorer les paroisses de St-Hélier, de St-Pierre, de
St-Brelade, de St-Ouen et de St-Martin. J'ai été assez
heureux pour recueillir 110 espèces de mousses bien
(4) J. Garnor. — Mousses récoltées dans les îles de Jersey et de Guer-
nesey in Rev. Bryol. XIV, 1887, p. 1-4. er 2
@) D. MA QOAR, _ The mosses of Guernesey in Journal of Bot. 1893,
16-79. ee sat
+
caractérisées. Toutes ces espèces se trouvent es noire
pays et figurent à ce titre dans les “ Muscinées du dépar-
tement de la Manche” par M. L. Corbière,
à l’exception
de deux mousses: Campylopus pol ytriehoides De Not. et
Grimmia montana Br. Eur. J'ai été néanmoins, en raison
_de leur provenance, encouragé à en publier l’'énumération
__et je serais assez récompensé si cette courte étude pouvait
intéresser quelques bryologues Si j'obtenais ce résultat ce
serait un devoir pour moi d’en rapporter tout le mérite à
M. le Professeur Corbière qui, après m avoir initié à la
connaissance des plantes, m ’atoujours prodigué les conseils
es er pote Qu'il me soit permis de lui en SRPHHEE
canescen Dr
- Fr fallax Hedw - .
— convoluta Hedw,
Grimmia pulvinata Sm.
_ Bryum argenteum L.
Hypnum resupinatum Wils.
FORT-RÉGENT (: Saint-Hélier)
Pottia truncatula Lindb.
_Didymodon luridus Hornsch.
Trichostomum litlorale Mitten
Barbula muralis Timm.
unguiculala Hedw.
Barbula RRTINA Brid. .
Orthotrichum anomalum Hedw.
Bryum capillare L. 5
Homalothecium sericeur Br. et etSch. a
| SAINT-PIERRE (aise de. Saint-Pierre).
École heteromalla Scbtabe :
icranum scoparium Hedw.
Dicranum scoparium Hedw. Var.
orthophyllum Br. eur.
Fissidens laxifolius Hedw..
Barbula cuneifolia Brid.
— laevipila Brid.
rthotrichum tenellum Breh.
æ— Lyellü H.et TT.
Webera Tozeri SCRpe
Mnium hornum L. ?
— punclatum ee
Bartramia pomiformis FA :
ie Pe m pue Ha
- Eurhy ynchium piliferum Br. et se
mx praelonqum Br.
Sch.
. Euh ynchium pumilum Schimp.
Thamnium alopecurum Br. et Sch.
lagiothecium silvaticum Br.etSch
: Hypnum cupressiforme L.
— molluscum Hedw.
- cuspidatum L.
nier E es
4 a ta foin: et Gr 2
on . leon qe vue
ejeunea serpyllifolia Lib.
ee die ur
Environs . Lea Saint-Pierre |
y D: ironie Brid.
ot phyllantha et
arbo
di cables e 1 m Br.etSch.
Aer di murale Br. et sos
H, itum Wils.
Dicranum scoparium Hedw.
Fissidens decipiens de Not.
Ditrichum flexicaule Lindb.
Barbula squarrosa Brid.
> Rarbélg ti Besch
ot pendulum Schimp. :
- lulescens Br
ch,
| Baie de Portelet
Dicranella rufescens Schimp.
Rhacomitrium heterostichum Brid.
Rhacomitrium irotiahon B id.
- var. affine Corbière.
. Baie de Saint-Brelade et collines environnantes
Dicrantim scoparium Hedw.
Trichostomum lillorale Mitten.
brachydontium Bruch.
Barbula gracilis Schwaeg.
Ulota Bruchii Brid.
Mnium hornum L.
a punctatum Hedw..…
Alrichum undulatum Pal. Beau.
Neckera complanata Hüben.
Homalothecium sericeum Br. et Sch.
Brachythecium rulabulum Br. et
Brachylhecium rivulare Br. et Sch.
flavovirense Bruch.
| Eurhynchium piliferum Br. ét Sch
_pumilum Schim
Slokesii Br. et Sch.
Ambl, ystegiurn fluviatile Br. eur.
tes icinum L. de
— cupressiforme L. var. im
“bricatum Boul. RS Pi
| Hypnum resupinatum ils.
ge cus état H
Nardia scalaris B. et Gr.
= Diplophyllum albicans Dam.
Lejeunea serpylifolia Lib.
Metzgeria furcata Dum.
. é sis hypop ylla
Eurhynehium circinatum Br.etSch..
Pointe Corbière et ses environs
Dicranum scoparium Hedw.
Dicranum ‘scoparium Hedw. var.
alpestre Hübn.
Campylopus piriformis. Brid. var.
fragilis Husn.
Campylopus re Br. eur.
Le
var. Bees 0. du Nod.
: RE polylrichoïdes de Not.
_Ceratodon purpureus Brid, var: É;
conicus Husn a
Pottia truncatula Lindb.
re Trichostomum liltorale Mitte
ftavovirens Br
: Barbula u: nguiculala Hedw
Heduigia albicans Lindb
re Zygodon viridissimus Brid.. var.
rupestris Boul.
Ort HoIner a anomatum Hedve
Funaria ometrica Hedw
. Bryum airopurpureum Web. et Mohr.
Bryum argenteum L.
-capillare L. Hs
Polytrichum piliferum Schreb.
ù juniperinum Will
Isothecium myurum Brid..
EurhynchiummyosuroidesS Sehin
_Hypnum cupressiforme 1
_ ericelorum Schimp..
<>
um en Sehrab.
_ cupressiforme L.
> _ resupinalum Wils.
pas rum L.
< Pla, = spinulosa Dum.
Ulota phyllenthe Brid. ; __ Plagiochila asplenioides Dum.
_ Orthotrichum affine Schrad. Lepidozia reptans Dum.
: — leiocarpum Br. eur. Cephalozia connivens Carr.
Enlosthodon fascicularis Schimp. Saccogyna viliculosa Dum.
Bryum pseudotriquetrum Schwaeg. Frullania dilatata Dum.
Thyidium tamariscinum Br. et Sch. _ fragilifolia Tayl.
Brachytheciumrulabulum Br.et Sch. —— tamarisei Dum.
Plémont et Grosnez
Dicranoweisia cirrata Lindb. ‘ Homalothecium sericeum Br.etSch.
Dicranum scoparium Hedw. var. Brachythecium glareosum Br. et
_ericetorum Corbière. Sch.
richostomum littorale Mitten. Hypnum cupressiforme L. var. eri-
— nilidum Schimp. cetorum Schimp.
Grimmia marilima Turn. : Hypnum resupinatum Wils.
. montana Br. eur. Jungermannia attenuata Lindenb.
Baie de Saint-Ouen 2
Cam Fe brevipilus Br. et Sch.. Bryum alpinum L.
re Tps Brid. Re de “capillare 1 RS
© SAINT-MA RTIN (Gorey)
_ Pottia RE Lindb. : Trichoslomum littorale Mitten.
Château de Montorgueil Se
Trichostomum lillorale Mitten. Bryum copillare L. var. CuSpi-
flavovirens Bruch. dalum Schimp.
: Barbula muralis Timm. Polytrichum juniperinum. Wild.
_revoluta Brid. “ Pterogonium ornithopodioides Lin.
convoluta Hedw. Homalothecium sericeum Br. etSch.
laevipila Brid. = Eurhynchium circinatum Br. et Sch.
montana (Nees) Corb. - À om prb etSch.
| Grimmia montana Br. eur. We prum resupinatum Wils.
Zygodon viridissimus Brid. var. __—_—. A Dum.
: rupestris Boul. ï
Baie de dainis- Ain
. Weisia viridula Hedw. Barbula gracilis sue
Fissidens bryoides Hedw. _ Zygodon viridissimus Brid. var.
Trichostomum flavovirens Bruch. rupestris Boul.
Barbula muralis Timm. ue M arr Wils..
unguiculata Hedw.
ns de Sainte-Catherine
ee Grid Dada Grev.
ue brachydontium Zygodon viridissimus Brid var. ru-
ic has itidum Schi so at Du |
richostomum nitidum Schi capania resupinala Dum.
Barbula cylindrica SR rg hs S ee
Cherbourg, le 28 septembre 1899.
AuG. MARTIN.
REVUE BRYOLOGIQUE
Note sur le Fissidens Cyprius Jur.
Au mois de juillet de l’année dernière (1898),en herbori-
sant dans la Maurienne, j'ai recueilli aux environs de
Modane, vers 1200 m. d’altitude, le F. Cyprius Jur., en
fruits.
Parmi tous les auteurs français, M. l’abbé Boulay est le
seul qui se soit occupé du F. Gyprius. Ce savant bryologue
tout en le considérant comme synonyme du F. Bambergeri
lui consacre néanmoins quelques lignes dans son ouvrage
sur les Mousses de France (p. 530), et le signale, dans les
Bouches-du-Rhône, au vallon de Saint-Pons, surles pentes
de la Sainte-Baume (Taxis). Mais en somme, pour M. l’abbé
Boulay, le F. Cyprius ne serait qu’une forme plus déve-
loppée du F. Bambergeri.
J'avais, en premier examen, rapporté à cetle dernière
Mousse la plante de Modane. Mais ayant eu, par la suite,
l’occasion de revoir les Fissidens de mon herbier avec
l'ouvrage de M. Limpricht (Die Laubmoose, etc.); qui.
précise les caractères des F. Cyprius et F. Bambergeri, j'ai
modifié ma première opinion. Je considère donc, d'accord
avec l’auteur allemand, le F. Cyprius comme distinct du .
F. Bambergeri. Pour confirmer cette nouvelle manière de
voir il me parut nécessaire d'examiner des échantillons de
ces deux plantes. J'ai donc pris connaissance des différents
herbiers ou exsiccata que posséde le Muséum de Paris,
mais je n’ai pu y trouver le moindre F. Cyprins; je n’ai
d’ailleurs pas été plus heureux pour le F. Bambergeri.
Cependant grâce à l’obligeance de M. le D' Camus, qui m'a
communiqué un fragment du F. Bambergeri (type) récolté
à Gratsch près Méran, par Milde (Bryo. Eur. N° 656), j'ai.
pu procéder à un examen comparatif avec la plante
savoisienne ; qui diffère, à mon avis, sensiblement de son
congénère le F. Bambergeri.
Voici d’ailleurs une traduction — faite d'après l'ouvrage
de M. Limpricht — des principaux caractères différentiels
concernant les F. Cyprius et F. Bambergeri: a.
Fissidens Cyprius Fissidens Bambergeri
Polygame. Fleurs © terminales,
fleurs & — rarement Ÿ — nues, (car
la lame dorsale de la feuille supé-
rieure forme souvent une poche
protectrice) ou légèrement et in-
complètement enveloppées, placées
à l’aisselle des feuilles supérieures;
de plus, le long de l'axe, on
remarque des fleurs & avec enve-
loppe complète ; et enfin, sortant
de la partie inférieure de la tige
des rameaux qu’il est rare de
rencontrer exclusivement &
Polygame. Fleur Ÿ terminales,
cependant on trouve parfois en
dehors des feuilles involucrales
des archégones nus isolés ou grou-
pés avec les anthéridies; etencore,
mais rarement, des rameaux à
qui sortent de la partie inférieure
_ de la tige.
Feuilles de la tige largement
lc ie insensiblement acumi-
nées. s
_ Lame apicale plus courte que
la lame vraie ; lame dorsale très
large se rétrécissant subitement
vers la base et atteignant l'insertion
de la feuille. rer
_ Marge étroite et hyaline dans
les feuilles supérieures; dispa-
raissant un peu avant le sommet,
parfois l’atteignant ; aux feuilles
moyennes et aux feuilles infé-
eures elle est plus ou moins
distincte ; dans la lame vraie elle
evient très large et vers le bas
est presque toujours intrala-
Pedicelle tourné à gauche dans
le bas; et à droite dans le "haut
par un ou quelques tours
Feuilles allongées-lancéolées sou-
vent brusquemeut et brièvement
acuminées, apiculées.
Lame apicale plus courte que
la lame vraie; lame dorsale des
feuilles supérieures n'’atteignant
pas l'insertion de la feuille,
Marge manquant complètement
dans les feuilles inférieures (ainsi
que dans les feuilles des rameaux
stériles), aux feuilles supérieures
“elle fait également défaut au
sommet et à la base, souvent aussi
elle manque à la lame dorsale.
Celle de la lame apicale est com-
posée d’un rang de cellules et celle
* de la lame vraie de 4-5 rangs qui
souvent pénètrent à l'intérieur du
| - limbe ; parfois dans cette partie
de la feuille elle est très incom-
2 _plètement développée.
Pédicelle tourné à gauche.
=.
_ La plante de Modane, que j'ai examinée avec soin, se
rapporte bien au F. Cyprius,
tel que l’a décrit M. Limpricht.
On y observe, en effet, des fleurs & terminales ; puis au-
dessous, à l’aisselle des 2 ou 3 premières feuilles supé-
ieures, 1-2 anthéridies nues, l’axe porte aussi, Mais
rarement, 1-2 fleurs à gemmiformes ; et encore, mais
exceptionnellement des rameaux qui sortent de la partie
_inférieure de la tige et se terminent par une fleur 6 ou ÿ, à
la base de la tige dans le feutrage radiculaire on trouve de
nombreuses petites plantes 6 gemmiformes. M.Limprichtne
parle pas de ce dernier caractère, cependant Schimper
dans la description de son F. pusillus (Syn. 2 éd p. 143- :
4836) — indiqué par M. Limpricht comme synonyme qu
Cyprius — dit: Flores bisexuales, vel masculi Mono-
phylli hypogyni vel plantulam propriam minimam e radice
enatam formantes. , Es ER À
rvure au
; F. Cyprius |
elle atteint l'insertion de la feuille. La marge fait ordinai-
, gauche dans toute sa longueur, tandis que dans le F.Cyprius
‘égalent par degrés de Omm 50 à 1mm, avec une nervure qu
_ mesurent 4m 1/2à 2m sur0"m90; leur nervure dépasse ordi-
| moins développé que chez les espèces voisines et particu
_ REVUE BRYOLOGIQUE
rement défaut à la lame dorsale ou si parfois elle existe elle
est fréquemment interrompue Le pédicelle est tourné à
il est légèrement tourné à droite au-dessous de la capsule.
G. DISMIER.
Avenue de Raincy, 9, St-Maur (Seine).
Bryum Lawersianum species nova
M. Dixon, qui a exploré pendant les deux étés derniers
les montagnes les plus élevées de l’ouest de l’Ecosse, y a
récolté un grand nombre de mousses rares, et en particu-
lier deux formes de Bryum très intéressantes, qu’il a bien
voulu m'envoyer. La première, qui croît sur le sommet du
Craig Chailleach, doit être rapportée au Bryum arcticum,
qui n'avait pas encore été signalé dans cette région ; elle
représente une variété de celte espèce, peu différente au
fond de celles qui ont été observées en Norvège, sur les
Alpes et sur le Jura, mais remarquable au premier aspect
par sa couleur d’un rouge vif. La seconde, qu'il a trouvé
le 27 juillet 1899 sur le Ben-Lawers, à une altitude d'envi-
ron 1000 mètres, dans une excursion faite avec MM Ni
cholson et Salmon, constitue à mon avis une espèce nou-
velle bien caractérisée, et très distincte de toutes celles qui
ont été décrites jusqu'ici. Le
La plante forme de petites touffes d’un vert sombre,
hautes à peu près d’un centimètre, qui deviennent noirâtres
avec l’âge, sans passer jamais au rouge ni au jaune foncé,
comme chez les espèces analogues. Les tiges dressées se
partagent en un petit nombre de branches, les unes sté-
riles, les autres fertiles. Tige fructifère haute de 5 à 7m".
très radiculeuse dans sa partie inférieure; les feuilles
infimes, mêlées aux radicelles et très espacées, sont tres
petites, énerves, d’un tissu uniforme dans toute leur éten-
due ; les suivantes, largement ovales et suborbiculaires,
aigües, planes sur les bords et dépourvues de marge,
disparaît d’abord assez loin du sommet, puis l'atteint et
devient quelquefois légèrement excurrente ; les feuilles
moyennes, régulièrement ovales et légèrement acuminees,
nairement en un petit mucron, la marge commence à se
distinguer du reste du tissu et tend à se réfléchir, sauf vers
le sommet ; les 4 ou 5 feuilles supérieures, lancéolées
(2"m 4/2 sur Owm 99), se terminent par une pointe un peu
plus longue, mais néanmoins leur acumen est toujours bien
400 ‘REVUE BRYOLOGIQUE
=
_ lièrement chez le Bryumarcticum ; elles sont munies d’une
marge épaisse, quoique toujours étroite, noirâlre, qui se
compose assez souvent de deux couches de cellules sur un ?
_ ou deux rangs; les bords sont habituellement recourbés,
_ rarement réfléchis. Les bractées qui entourent immédiate-
_ ment la vaginule deviennent progressivement plus étroites
_et plus courtes.
___ Tissu ferme et compact, opaque et serré ; les cellules,
chargées de chlorophylle à l’état jeune, assez régulièrement
rhomboidales, mesurent ordinairement 19 » en largeur sur
une longueur moyenne de 50 w, qui varie du reste de
36 à 70 y.
Chacune de ces tiges fertiles porte habituellement une
branche stérile, également dressée et presque de même,
longueur ; là les feuilles uniformément courtes atteignent
à peine 1m"; régulièrement ovales et simplement aigües,
lles ont presque toujours leurs bords plans, et sont le plus
souvent dépourvues de marge; leur nervure disparait en
général avant le sommet. Quelques unes cependant,
mêlées d’une façon assez irrégulière, se terminent par un
court mucron, et montrent par places une marge formée
d’un ou deux rangs de cellules allongées.
_ Inflorescence synoïque. Pédicelle haut de 1 à 2 centi-
mètres, assez souvent géniculé un peu au-dessus de sa
base. Capsule pendante ou plus obliquement réfléchie,
d’un gris brun ou noirâtre, régulièrement ovale, nullement
_courbée, longue de 21/2 avec un diamètre de près de 17";
le col, presque aussi long que le sporange et un peu moins
- large, ne se rétrécit pas dans sa partie inférieure. L’oper-
cule convexe et mince, surmonté d’un mamelon à peine
_saillant, présente presque la même couleur que la capsule
quand il en est détaché ; quand il est en place il se dis-
_tingue par une teinte jaunâtre, qui résulte de la couleur du
_péristome aperçue par transparence. Les spores ne dé-
passent guère 20 y dans les capsules observées, mais elles
sont destinées peut être à devenir plus grosses en müûris-
sant ; un très petit nombre sont mêlées, qui atteignent
jusqu'à 28 pu. + cu
_ Dents hautes de 0""38, graduellement acuminées, nette-
ment orangées dans la plus grande partie de leur étendue,
à base parfaitement concolore; elles deviennent blanchâtres
et parsemées de grosses papilles dans leur tiers supérieur.
Les plaques dorsales forment deux rangées de rectangles,
dans lesquels la largeur n’égale pas deux fois la hauteur,
quelquefois beaucoup moins ; elles m'ont paru constamment
coupées carrément; leurs articulations portent de petites
trabécules, assez saillantes sur le dos de la dent; quand
elles sont isolées leur couleur est d’un orangé clair ; leur
REVUE BRYOLOGIQUE 1
surface est couverte de fines papilles qui ne tendentjamais
à se disposer en stries. La lame ventrale estau contraire
hyaline; elle se compose de plus de 30 articles étroits et
serrés, rectangulaires, qui semblent toujours bien régu-
liers, sans aucune trace de cloisons accessoires. .
L’endostome est constamment adhérent, mais cette adhé-
rence n’est pas également parfaite chez tous les individus
de l'espèce. Il y a des capsules ou les deux péristomes sont
absolument soudés dans toute leur étendue; les dents,
libres seulement dans leur tiers supérieur, où elles ne sont
pas doublées par le péristome interne, présentent là cha-
cune dix ou douze trabécules bien différenciées, quoique
obtuses et assez courtes; dans les vingt articles inférieurs
on ne distingue plus de trabécules épaissies, mais seule-
ment des cloisons minces et membraneuses qui relient
entre eux l’endostome et l’exostome, et qui limitent ainsi
de véritables cellules étroites en hauteur et larges horizon-
talement ; ces cellules paraissent avoir conservé tous leurs
éléments primitifs, même les cloisons latérales qui les
fermaient à droite et à gauche, les séparant ainsi des cel-
lules contigües du même cercle Dans d’autres capsules la
membrane interne ne paraît pas complètement soudée à
l’exostome et les dents montrent dans toute leur étendue
des trabécules épaissies ; seulement, celles des articles
inférieurs ne semblent renflées que près de leur origine, et
elles se terminent par un prolongement membraneux, qui
va se rattacher à l’endostome, sans cependant faire corps
avec lui, Dans les deux cas les processus sont bien dessinés
dans toute la hauteur du péristome et libres dans la moitié
supérieure, où ils constituent des lanières étroites et acu-
minées, percées de fentes allongées sur la carène. Les lobes
intermédiaires ne paraissent jamais se développer et les
cils sont toujours absents. de de ne
Cette plante se distingue tout d’aborddu Bryumarcticum
par l'absence de cloisons accessoires sur la lame ventrale
des dents, mais cette différence n’est pas la seule, ni même
la plus décisive. On observe en effet de temps en temps
dans la région scandinave et dans les Alpes des formes qui
se rattachent évidemment au type du Bryum arcticum et
qui ont pourtant les plaques ventrales de l’exostome sim-
ples et régulières ; telle est en particulier celle qui a été
trouvée à Konsvold par M. Kindberg et que j'ai appelée
Bryum Kindbergii ; une autre, récoltée dans l’ile finlan-
daise d’Aland par M. Bomansson, est remarquable par sa
capsule à sporange globuleux, puis brusquement contractée
en un col long et mince. Mais, d’ailleurs, chez ces formes
à dents régulières presque tous les autres caractères
restent les mêmes que chez les variétés où elles montrent
REVUE BRYOLOGIQUE
des cloisons accessoires ; les feuilles sont aussi étroitement
acuminées, distinctement marginées, et leur nervure est
longuement excurrente ; le tissu est également lâche, com-
posé de cellules hyalines et assez larges, de sorte qu’en
définitive on ne peut guère voir là que des sous-espèces.
Le Bryum du Ben Lawers se sépare à la fois de ces sous-
espèces et des variétés normales de l'espèce: 1° par la
tructure de ses feuilles, les inférieures largement ovales
ou suborbiculaires, avec une nervure qui n'atteint pas le
sommet ; les comales elles-mêmes beaucoup moins acumi-
nées, la nervure dépassant seulement en une pointe courte;
enfin celles des rameaux mutiques planes sur les bords
et dépourvues de marge; 2 par le tissu ferme, opaque et
serré; 3° la capsule, régulièrement ovale et de couleur
ix, le 25 oetobre 1800. Fr Pis
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les Hautes-Alpes (Bull. de l'Assoc. française de Bot. 1899,
n°s 1821). (Suite). Fe
3° Marécages à gauche de la route de Briançon: —
Ces marécages se trouvent, à environ 800 m. du refuge du
Lautaret, sur la gauche de la route de Briançon. Le Bryum
Blindiiestabondant sur la boue noirâtre. Les autres espèces
les plus intéressantes sont : Fissidens osmundoides, Bar-
bula fragilis, Grimmia conferta, Bryum turbinatum,
Mnium Stellare, Ambylodon dealbatus, Meesea uliginosa, …
Catoscopium nigritum, Amblystegium leptophyllum, Hyp-
num sulcatum, H. trifarium. Scapania æquiloba, Junger-
. mannia Mülleri. _
4 Laurichard. : neue
On suit pendant 200 ou 300 m. la route de la Grave, puis
prenant un petit sentier à gauche, on traverse les prairies
du col du Lautaret, et l'on a devant soi les rochers du
Laurichard. On y trouve: Weisia compacta, Barbula açj-
phylla, Grimmia conferta, Dissodon Frœlichianus, Webera
cucullata, Bryum cirrhatum, Philonotis cæspitosa, Poly-
trichum sexangulare, Orthothecium intricatum, Brachy-
thecium glaciale. Jungermannia sphærocarpa, julacea. |
5° Torrent du Lautaret et rochers au milieu des prairies.
C’est le long du torrent qui descend du col vers la
Romanche que l'abbé Ravaud avait découvert le rare
Cinclidium styqium qui n’y fut pas retrouvé. Les espèces
les plus remarquables sont: Oncophorus Wahlenbergii,
Grimmia alpestris et funalis, Encalypta apophysata. Webera
albicans, Bryum cirrhatum, B. Duvalii, Mnium stellare,
Amblyodon dealbatus, Hypnum procerrimum, Hylocomium
pyrenaicum. Scapania subalpina, Jungermannia ban-
triensis, alpestris, Harpanthus scutatus, Calypogeia trie
chômanis var. Sprengeli 2 |. .
6° Du Lautaret à Villars-d'Arène.— Forêt des Préaux.
Du Lautaret à Villars, les marécages à droite de la route
sont moins riches que ceux de la route de Briançon et les
talus sont pauvres. ee +.
(à suivre).
_ REVUE BRYOLOGIQUE
Erratum
Dice le compté-rendu des Bryol. notes de M. Dixon
5, p. 85), c'est par erreur que j'ai annoncé qu'il avait
récolté le Paludella squarrosa, M. Dixon dit seulement
qu’il pourrait y exister.
de. éd.
7
. DES MATIÈRES DE LA 96€ ANNÉE (1899)
RNELL, — - Bryum (Eucladodium) grandiflorum A.
IBLIOGRAPHIE _. . 22, 37, 50, 70
Dion. — Brya nova. . . . ee jure
oRBI homes di dela Tunisie . .
HR : Dry Déphinensé. . x
Degar. — A propos des Philonotis adpressa et seriata
| Dismier. —— Notes sur le Fissidens Cyprias 52
species . A ee
Hypnum canariense et circinale.
A Bryum meeseoides, . .
Gnour. — as: Mes for a more satisfactory. classifi-
_cation of the Pleurocarpous Mosses . :e
KinpserG, — Lepidopilum lusitanicum. . . , . .
= Genres Dozya et Haplohymenium. . .
Note sur un Hypopterygium du Canada .
BJOLIS. — Bibliographie... . . ,. . . 50, 70;;
ARTIN, — Une excursion à Jepseÿ si ses
PROD 1, on 0 odcre. 260) DD.
NouvELLES . . . Her 39, 56,
EARSON. — Names ‘of the species, in CTI LÉ
à British Hepaticæ , . .
ILIBERT, — Brya de l’Asie Centrale çe art + 1
» Dh 7):
Bryum Lawersianum . .
.— Guide du Bryologue et du Lichénologue
‘aux env... de Grenoble, …. :! : ». 48,:
- que ns var. sat
: N° 1 | ge ANNÉE HS : 1900
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Coupe de feuilles des Glumacées. ORzESzKkO. — Clef pour la description
histotaxique des feuilles de Carex et des Graminées, ORZESZK0. — Guide
du Bryologue et du Lichénologue aux env. de Grenoble. RAVAUD, —
Bibliographie. — Nouvelles. FÈ
Coupe de feuilles des Glumacées (1).
4° Traitement des feuilles sèches d'herbier par la lessive
| glycérinée.
Couper à l’aide de ciseaux la feuille destinée à être débitée
en coupes, perpendiculairement aux marges de la feuille
et à environ 2 mm. au dessus de l'endroit que l’on veut
préparer, puis donner un deuxième coupde ciseaux oblique-
ment et à environ 1 cent. de la première coupe.— Le frag-
ment de feuille ainsi obtenu est plongé dans un tube con-
tenant de la lessive glycérinée composée de : +
EAU SL en = en nid De,
Lessive des savonniers.. . . 5 gr.
CARD ne ce ee tr.
On laisse ce fragment de feuille macérer dans ce liquide
jusqu’à ce qu’il soit également imprégné dans toute sa
longueur. Cette macération dure plus ou moins longtemps
selon la consistance de la feuille. On peut la prolonger sans
inconvénients pendant plusieurs jours comme aussi l’abréger
en chauffant légèrement le tube à lessive, l’imprégnation
peut alors se terminer en deux heures environ. — Cette
manière de sectionner la feuille par une coupe perpendi-
culaire aux marges et l’autre oblique a pour but de recon-
naître l’endroit à préparer après la macération dans la
lessive glycérinée.
2 Préparation de la moëlle de sureau pour l'inclusion
des feuilles destinées à être débitées en coupes
Prendre une planchette en bois de 4 à 5 centimètres
carrés et d’une épaisseur de 1 cent. Au milieu de cette
(1) M. Orzeszko, m'ayant donné un grand nombre de magnifiques pho-
_ tographies de coupes de feuilles de glumacées, je lui ai demandé de vouloir
bien publier dans la Revue les procédés qu'il emploie pour arriver à un
si beau résultat. Ces indications ne seront pas sans utilité pour les bryo-
logues. — TH. a Pos
À
REVUE BRYOLOGIQUE
lanchette dessiner un carré de 1 cent. 5 de côté. Aux deux
bouts de l’un de ces côtés enfoncer au marteau bien per-
pendiculairement à la surface de la planchette deux clous
longs de 3 cent. environ, ronds, d’égal diamètre, bien
_ droits. Prendre un bâton de moelle de sureau, le coucher
_entre les deux clous perpendiculairementà la ligne tangente
aux deux clous de manière à ce qu'un morceau de 1 cent.5
_de longueur dépasse les clous. Maintenir la moelle dans
cette position avec la main gauche, prendre une scie fine à
découper avec la main droite, appliquer la lame de la scie
contre les deux clous et scier légèrement la moelle par un
_ petit mouvement de va-et-vient en maintenant toujours la
lame de la scie en contact ave les deux clous.— Le cylindre
de moelle ainsi obtenu sera placé d’aplomb sur la face qui
ent d’être coupée entre les deux clous de manière à ce
une moitié du cylindre dépasse la ligne tangente aux
‘ux clous ; puis, maintenant le cylindre de moelle dans
position, le scier avec la scie fine à découper comme
é dit plus haut en ayant toujours soin de maintenir
ame de la scie en contact avec les deux clous. Le petit
cylindre de moelle se trouvera ainsi partagé en deux moitiés
égales. Les surfaces de section étant rugueuses il faudra les.
aplanir au rasoir. Pour cela prendre un microtome Lelong,
remonter la pince de manière à ce qu’elle soit à 2 mm. en-
viron au dessous de la platine du microtome. Coucher
entre les mors de la pince une moitié du cylindre du sureau,
la partie convexe en bas et la partie plane en haut, puis
_ appuyer sur cette face plane de la moelle la partie plate du
rasoir, presser légèrement avec le rasoir de manière à en-
_ foncer la moelle entre les mors de la pince que l’on serre
ou desserre selon le besoin jusqu’à ce que le rasoir repose
bien à plat sur la platine du microtome ; serrer alors le
mors de la pince, la remonter d’une petite quantité et
exécuter quelques coupes avec le rasoir jusqu'à ce que l’on
obtienne une coupe d'une surface égale à celle du demi-
cylindre de sureau, faire la même opération avec l’autre
demi-cylindre de sureau. On obtiendra ainsi deux moitiés
de sureau s’adaptant sans aucune solution de continuité.
. 3°
Les deux demi-cylindres de sureau ayant été ainsi pré-
parés, prendre le fragment de feuille macéré dans la lessive
glycérinée, l’essorer superficiellement à l’aide d’un chiffon
propre puis le coucher entre les deux demi-cylindres de
ureau de façon à ce que la partie qui doit être débitée en
jupes affleure juste le sommet du cylindre de sureau,
placer ensuite le tout bien perpendiculairement entre les
ors de la pince du microtome, serrer la pince de manière
PTT
il
à exprimer uün peu du liquide au sommet de la feuille,
essorer ce liquide puis laisser le tout en repos pendant une
heure ou deux. Au bout de ce temps resserrer de nouveau
la pince modérément, s’il apparaissait encore un peu de
liquide au sommet l’essorer et laisser reposer encore
environ une heure. Ce procédé a pour but d’incruster en
quelque sorte la feuille dans la moelle de sureau. Leliquide
exprimé par la pression de la pince ramollit la moelle et
facilite la pénétration de la feuille dans cette moelle, “
Remarque. — 1 est bon de commencer la coupe par la
face supérieure de la feuille et enlever avec le bout du
rasoir autant que possible le superflu de la moelle devant
la coupe de manière à ce que le rasoir n’entame que peude
moelle avant d'arriver à l’objet. Ne commencer les coupes
que lorsque le fragment de feuille est assez desséché pour
ne plus adhérer au rasoir. FT
_ Coupe. — Faire lisser le tranchant du rasoir à travers
l’objet. par un mouvement lent et continu de manière à y
faire passer une longueur du tranchant égalant 3-4 fois
l'épaisseur de l’objet. Aussitôt que le tranchant a dépassé
l’objet retirer le rasoir avec précaution, recueillir la coupe
avec la pointe d’un pinceau légèrement humecté et trans-
porter cette coupe dans une goutte d’eau que l’on a placée
au milieu d’un porte-objet. . ne FR
4 Traitement des coupes
Une ou plusieurs coupes flottant dans la goutte d’eau au
milieu d’un porte-objet, ajouter deux ou trois gouttes d'eau
de Javelle et recouvrir %e tout d’un cover. Chauffer avec
précaution jusqu’à apparition de quelques bulles gazeuses
_ autour des coupes et laisser macérer jusqu'à complète
destruction de la chlorophylle. Surveiller l'action de l’eau
de Javelle sous le microscope. Lorsqu'on aura Juge la
“enlever le cover en le faisant glisser
de d’une aiguille et par petites
flotteront librement dans le
_ aiguille, faire glisser les ©
dans la gélatine glycérinée,
Se, REVUE BRYOLOGIQUE
du porte-objet en ayant toujours soin qu'il y ait assez de
liquide pour que les coupes n'adhèrent pas au verre.
Ensuite prendre de la main gauche un porte-objet ayant
une goutte de gélatine glycérinée solidifiée en son milieu,
_ saisir de la main droite le porte-objet ayant les coupes
_ orientées près de son bord, retourner le porte-objet de
manière à ce que les coupes se trouvent en bas, c’est-à-dire
à la face inférieure du porte-objet, appuyer une extrémité
du porte-objet portant les coupes sur l’extrémité du porte-
objet portant la goutte de gélatine glycérinée en son centre,
puis abaisser avec précaution le porte-objet contenant les
_ coupes jusqu'à contact des coupes avec ie centre de la
goutte de gélatine glycérinée, puis faire glisser par un
léger mouvement de côté le porte-objet à coupe sur la
goutte de gélatine glycérinée ; les coupes adhéreront à la
gélatine glycérinée. Recouvrir avec un cover, le fixer à
l'aide d’une petite pince-presse, chauffer légèrement jus-
u’à liquéfaction de la gélatine glycérinée, laisser la gélatine
glycérinée se solidifier, enlever la pince-presse et la pré-
paration est terminée.
J'ai insisté particulièrement sur la préparation de la
moelle de sureau, car je crois que c’est surtout une inclu-
sion défectueuse de l’objet qui est la cause des coupes :
défectueuses. Les
N. ORZESZKO.
Nice, 28 décembre 1899.
_ Clef pour la description histotaxique des feuilles
_ de Carex et des Graminées.
Ordre des descriptions :
4° Cellules bulliformes.
4° Lacunes dans le mésophylle.
83 Faisceau.— Leur nombre et leur valeur. |
4 Tissu fibreux et faisceaux. — Leurs positions res-.
pectives. ot 3
= 5o Cellules incolores et cellules vertes différentes du
parenchyme vert. CPE Rae
4° Cellules bulliformes. /ndice: b.
b°— Indistinctes ou nulles ss.
b'— A la face supérieure du limbe une bande au dessus de
PEN sf la carène. te
D 1 id. une bande médiane
A | et quelques latérales.
b'— A la face supérieure du limbe une bande de chaque È
: côté de la carène.
p'— id. id: 25 une bandeentre les fais-
F# ceaux. _
b'— id. id. = une bande entre les .
gros faisceaux et au-
dessus des petits.
b‘— A la face inférieure du limbe par bandes opposées à
celles de la face supé-
: ; ni rieure du limbe. a
b'— id. Hé SE par bandes en alter-
nance avec celles de
la face supérieure.
p°— id. RE une bande de chaque
côté de la carène in-
férieurement,. D.
_ Lacunes dans le mésophylle. Indice: 1.
l°— Pas de lacunes dans le mésophylle.
a Mésophylle_ lacuneux en général sans murs de sépa-
ration réguliers.
— Murs de séparation réguliers d'un épiderme à l'autre
2e Rice (épaisseur entre les épi
| iso dermes). _
id. Re Li à da ue LE (largeur entre
les faisceaux.) “a:
l'alP.— tante plus larges qu’épaisses ou plus larges
que hautes.
l'>1.— Lacunes plus épaisses que larges.
xl .— X placé avant l'indice veut dire parlie; ainsi xl' une
partie du mésophylle lacuneux sans murs de
séparation RUES: F |
3° Faisceaux. Indice : n. À
n— faisceau en général sans avoir égard asa valeur.
| Le nombre absolu de chaque
n'— fiiceen rimaire. \ sorte de faisceaux se place im-
p “à médiatement avant son indice ;
Ar id. secondaire. s'il y a plusieurs sortes de fais-
n‘— id. tertiaire. |ceaux, on les réunit par le
: ne + |
40 Tissu | fibreux. Indice : { si faisceaux à ne "
+ — Tissu fbraux nul. a
es Jidiee gros du sauf fibreux. Fe de
REVUE BRYOLOGIQUE
t'— Tissu fibreux en groupes épidermiques correspondant
: | aux faisceaux.
id, id. ne correspondant pas
ose : aux faisceaux.
id. en assise continue.
id. en groupes mésophylliques correspondant
he aux faisceaux.
11 5 id. ne correspondant pas
aux faisceaux.
Observations générales
tn. — L'indice { placé avant l’indice n signifie que le tissu
__ fibreuxse trouve au-dessous du faisceau ou à son
_ pôle inférieur.
L'indice / placé après l'indice » signifie que le Lissu
ibreux se trouve au-dessus du faisceau ou à son
_ pôlesupérieur. é
| s indices / et n reliés ensemblesignifient que
le tissu fibreux est contigu au faisceau au pôle
inférieur ou au pôle supérieur. 1e
_t-noun-t. — Les indices / et n séparés par un traithori-
zontal signifient que le tissu fibreux n’est pas con-
is tigu au faisceau. te pre
3 (tn-t). — Un chiffre placé avant une formule renfermée
entre parenthèses indique le nombre absolu de
groupes qui s’y rapportent. Ainsi dans l'exemple
3 (tnt) signifie 3 faisceaux avec tissu fibreux
contigu à leurs pôles inférieurs et seulement
opposé mais non contigu à leurs pôles supérieurs.
La manière d’être du tissu fibreux ou des fais-
ceaux' est indiquée par un chiffre inscrit comme
exposant de l'indice et trouve sa traduction dans la
. clef. Les différents caractères formulés sontséparés
+ par des traits obliques.… ns.
ts ee a placée devant l’exposant de l'indice signifie
races. à de
Exemples généraux.
-n.— Tissu fibreux en assise continue au dessous
des faisceaux con
8 : F1 ,#.-fiqu Où nOn:
id. … id: . id. au dessus des
ui | sceaux contigu
LU rome RU et vue OÙ HOMO
“18. id. en groupes épidermiques con
_ tigu aux deux pôles des fai
MORRIL EE ne
Tissu fibreux en assise non contigu aux
- “ pôles des faisceaux
contigu au pôle inférieu
des faisceaux.
contigu au pôle supérie
des-faisceaux. :
au dessous des faisceaux
_etnoncontigu.
au dessus des faisceaux
non contigu.
. au dessus des faisceau
ne leur correspondant
pas et non contigu. On peut également tra-
duire cette formule par: Tissu fibreux en
groupes épidermiques à la face supérieure
du limbe et ne correspondant pas au fai
à |. Sceaux. ee ae Re
t'nt'.— Tissa fibreux en groupes épidermiques contigus
aux pôles inférieurs des faisceaux et en
groupes mésophylliques contigus aux pôle
_ supérieurs des faisceaux. Re
5° Cellules incolores. Indice : O.— Cell les verte
o.—. Cellules incolores une ou plusieurs en bande simple
Dee, os MR os “id. en masses plus ou moin
de. ee ne PT eee e SOPEBS: es
D ne one _ s'étendant de la cû
de . +‘ médiane à la fac
mors _ supérieureduliml
térieure d
__ périeurdufaisceau
une bande simple su
: les flancs du fais
à € à $ ceau. Cl ; UN
REVUE BRYOLOGIQUE
Cellules incolores une ou plusiéurs une bande simple
: Ë sn au pôlesupérieuret
sur les flancs des
: faisceaux.
_ Remarque.— Pour les cellules vertes changer l'indice
O en V dans les formules du paragraphe 5. — S'ikya
_ plusieurs rangées de faisceaux on écritleurs formules l’une
au dessous de l’autre en les séparant par un trait horizontal.
_ Exemple 1. — Carex Davalliana. Première feuille cul-
maire au-dessus de l’insertion de la ligule.
. Formule histotaxique : b°/2 (l'=1*) + 4 (1! 4°)/3 (t'n°t1)
‘ ee ©
9 (t'an°t) + 9 (t'n°)/2 t/5n° +2 0.
Se Er e © ©
3 Traduction de la formule ci-dessus :
— Cellules bulliformes indistinctes.
. — Deux lacunes aussi larges qu’épaisses.
(1° 1°). — Quatre lacunes moins épaisses que larges.
‘n°t').— Trois faisceaux secondaires avec groupe de
+ tissu fibreux épidermique contigu au pôle
inférieur et des traces de tissu fibreux
Ée mésophyllique au pôle supérieur.
_ 2(t'an°t).—Deux faisceaux secondaires avec traces.de
Me tissu fibreux mésophyllique aux deux pôles.
2 (t'n°). — Deux faisceaux tertiaires avec groupe de tissu
7 fibreux épidermique contigu au pôle infé- .
rieur. er. a
Deux groupes de tissu fibreux épidermique ne
correspondant pas aux faisceaux.
Cellules incolores en bande simple sur les
_ flancs de 5 faisceaux secondaires.
Cellules incolores en bande simple sur les
flancs et au pôle supérieur de deux faisceaux
sine tertiaires. al ne
O6s. — Le tissu fibreux peut être en groupes tangents à
épiderme=épidermique ou en groupes dans le méso-
ylle ne touchant pas à l’épiderme=mésophyllique.
Exemple 2. — Carex dioïca. Première feuille culmaire à
rmule : b°/1/+3(tin't°)+1 (t'n°t*) 19 (t'n°t*#)/2t/6 ne :
Traduction de la formule : rs
.— Cellules bulliformes nulles. re
— Mésophylle lacuneux sans murs de séparation
réguliers. é 7
3 faisceaux primaires avec tissu fibreux en
upes épidermiques contigus aux pôles
ii R
inférieurs des faisceaux et groupes de tissu
fibreux mésophylliques contigus aux pôles:
supérieurs des faisceaux. ie
4 (t'n°t*).— Un faisceau secondaire avec groupe de tissu
fibreux épidermique contigu au pôle infé-
rieur et des traces de tissu fibreux méso-
phyllique contigu au pôle supérieur. Fe
2 (t'n°t'a).— Deux faisceaux secondaires avec groupes de
tissu fibreux mésophylliques contigus aux
pôles inférieurs des faisceaux et des traces
de tissu fibreux mésophylliques contigues
aux pôles supérieurs. £ rt
DE 4 — Deux groupes épidermiques de tissu fibreux ne
correspondant pas aux faisceaux. He
Fu __ Cellules incolores en bande simple sur les”
© flancs de 6 faisceaux. ï
Ces formules aident beaucoup à la comparaison des
différentes descriptions et font saisir d’un seul coup d'œil
les analogies et les différences. . L
Nice, 28 décembre 1899. er eh
se es N. ORZESZKO,
Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble fsuile) A7
Du Fréney au Dauphin, aux Fraux el à la Grave,
A un kilomètre au delà du Fresney se trouve le pont de
Guide du
= Ségur, nous continuons de suivre lagrande route, pendan
13 kil., jusqu’à la Grave. Cette route du Lautaret, que
nous n’avons cessé d'admirer, surtout depuis le pont Saint-
_ Guillerme, continue à être des plus pittoresques ; tanlô
_ elle se suspend au-dessus des abimes au fond desquels se
brise et mugit la Romanche, ou s'enfonce dans l'étroits
défilés pourdéboucher tout-à-coupau milieu de verdoyantes
prairies ; tantôt elle passe d’une rive à l’autre sur des
_ ponts élancés, traverse des bouquets de bouleaux et d
saules ou des hameaux entourés de cultures ; ici, elle sel
_ pente au pied des montagnes escarpées d’où s’élancent en
_ flots d’écume de bruyantes et étincelantes cascades ; là, elle
_ pénètre dans des gorges obscures, aussi sauvages que
silencieuses, et va s'ouvrir au milieu des champs de la
Grave, sous les arides sommets que ceignent de leurs épais
_rebords les glaciers bleuâtres de la Meije. 4
Aprèsavoirfranchi le pont du Dauphin, nousremarquons
au pied des rochers, dans leurs fissures ou parmi les
EVUE BRYOLOGIQUE
azons qui les recouvrent : Barbula subulata, Weissia
viridula, Grimmia apocarpa, Orthotrichum rupestre,
Timmia megapolitana, Webera cruda. B'jum argen-
_ teum, capillare, pseudo-triquetrum.. Gymnostomum
rupestre, Philonotis fontana, rthothectum intricatum et
rufescens, Didymodon rubellus, Leptotrichum flexicaule,
Atrichum undulatum, Neckera crispa, .Brachythecium
glareosum; Hypnum cupressiforme, Sommerfelti, stella-
fum, palustre, filicinum, commulatum, falcatum,
Amblystegium irriquum ; quelques hépatiques, entre
autres : Sarcoscyphus Ehrarti, Scapania umbrosa, Jun-
germannia acuta, Liochlæna lanceolata, Lophocolea
heterophylla, Chiloscyphus polyanthus, Mastigobryum
trilobatum, Reboulia hemisphærica, Aneura pinguis el
Marchantia polymorpha; plusieurs lichens : Endocar-
_ minialum, hepaticum et rufescens, Synalyssa
ea, Omphalarix nummularia, Collema furvum,
, melænum, turgidum, pulposum et cheileum,
a saccata, Parmelia conspersa et cæsia, Pannaria
nigra et microphylla, Squamaria saxicola, Placodium
_MUrOTUM, Urceolaria scruposa, Lecanora circinnala,
_vilellina, cerina et oreina, Lecidea petræa, coarctala,
_ goniophila, privigna, spilota, pantasticha, myriosperma,
parasema sous différentes formes, p/alycarpa, lurida,
vesicularis et candida. etc. me
Près d’arriver à laGrave, nousremontons sur notre droite,
ntre la route et la Romanche, à l'extrémité est de ja
ombe-de-Malaval, le hameau de Fraux. Le Ch/orea vul-
ina Nyl. pend ici et là, mais rare, aux branches des
mélèzes de la petite forêt des Fraux : cette belle usnée,
facile à reconnaitre à son thalle rameux et peu allongé, à
couleur d’un jaune-verdâtre, n’est, aux Fraux, comme
presque partout ailleurs, qu’à l’état stérile. one
ie _ La Grave. Fe
Nous voici à la Grave, petit bourg des Hautes-Alpes,
à 1526 m. d'altitude. Par la multiplicité et la différence des
tes, par le mélange des terrains granitiques, schisteux et
alcaires qu’elle offre au choix des plantes, la Grave et ses
alentours ont une flore des plus variées. Heat
À suivre) HART AN RS RANRUE
J. GRouT. — A. Revision of the North American.
cies of Scleropodium (Bull. Torr. bot. Club, XXVI, pp:
ses intéressantes études sur les Pleurocar
américaines, M. Grout vient de nous donner la révision et
la description des espèces du genre Scleropodium, pour
lequel il admet 5 types spécifiques : S illecebrum BS.,
S. obtusifolium (Hook.), S. apocladum (Mitt.), S. caespi
tosum BS., avec la var. sublaeve Ren. et Card., et S. colpo-
phyllum Sulliv. avec une var. nouvelle at{enualum. Cette
dernière espèce avait été jusqu'ici classée dans le genre
Eurhkynchium, et l'Hypnum apocladum Mitt. dans le
genre {sothecium (sensu lato) — Le S. obtusifolium est
considéré avec raison comme une sous-espèce du S. i/le-
cebrum. Qu'il me soit permis de constater que c’est
M. Renauld et moi qui, les premiers, avons fait ce rappro-
_chement et l’avons indiqué à M. Kindberg, dans une lettre
en date du 9 novembre 1889, circonstance que M. Kindberg,
a probablement oubliée, puisque, trois ans plus tard, ila
cru devoir mettre sa signature au S. obtusifolium dans le
Catalogue de M. Macoun. É j
M. Grout exclut du genre Sc/eropodium V'H. califor-
nicum Lesq. qui est un Brachythecium et l'A. Krausei
C. Müll., dont j'ai pu, grâce à l'extrême obligeance
des Administrateurs du Musée royal de botanique de
Berlin, où se trouve maintenant ‘herbier de Mülle
lui procurer un échantillon original, et que nous
_ avons reconnu tous deux être un Limnobium. Enfin
M. Grout réunit PA. lentum Mitt. au S. caespitosum et
supprime deux autres espèces : Sc/eropodium Macoun
Kindb. dont léchantillon original communiqué par
M. Macoun appartient en partie au S. carspilosum, en
partie au S. co/pophyllum. et VEuwrhynchium subcaes-
pitosum Kindb , que l’auteur place dans le sous-genre
Scleropodinwm, mais qui n’est qu'une forme du Brachythe-
cium asperrimum. Le +
J. CARDOT. :
EG. Brirron. — À new Grimmia from Mt Washing-
ton (Rhodora, 1899, pp. 148-149 et pl. 7)
= Mme Britton décrit sous le nom de Gri umia Ernst, une
“espèce nouvelle découverte par M. Evans au mont W
shington. Elle est voisine du Gr. sulcata dont elle diff
par les feuilles dépourvues de plis. C’est M. Collins qui a
“Oesailé à DARCHE: 2 md mm 4
© V. F. Brormerus. — Neue Beitrige zur Moosfora Ja-
pans, Schluss (Hedwigia, 1899, n° 5, pp. 241-247). — C'est
Ja fin de la publication commencée dans le n° 4 et men-
| tionnée dans la Revue Bryologique de 1899, p. 86.
N. Brvun. — Descriptio muscorum duorum Norvegico-
rum.In8 de 7p., nov. 1899.
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Ces deux espèces sont: Philonolis anceps ressemblant
au P. marchica, dont il diffère « marginibus foliorum
_ revolutis, foliis perichætialibus multo longioribus et radi-
_ cellis lævibus» et Brachythecium gelidum, plante voi-
_ sine du B. Slarkei. :
_‘CornBière er RÉcHIN.— Excursions bryologiques dans
les Hautes-Alpes (Bull. de l'Assoc. française de Bot. 1899,
n°s 18-21). (Suite).
La forêt des Préaux, située un peu au-dessous de la
rave, sur la rive gauche de la Romanche, à ses pentes
très abruptes et souvent formées de blocs entassés les uns
ur les autres. Une belle végétation de mousses recouvre
es rochers, mais on retrouve toujours à peu près les mêmes
spèces. Ce n’est que dans le voisinage des filets d’eau qui
tombent en cascades, ou vers la partie supérieure de la
rêt, que l’on peut faire une récolte convenable: Fissidens
pusillus, Distichium inclinatum, Barbula fragilis, B. mu-
ronifolia, Orthotrichum pallens, Encalypta rhabdocarpa,
Bryum fallax, cirratum, Mnium stellare, spinosum, Myurella
julacea, Thuidiüm decipiens, Eurhynchium strigo8um,
= Amblystegium confervoides, Hypnum subsulcatum, in-
_ Ccurvalum, fastigiatum, procerrimum, ochraceum, Hylo-
comium pyrenaicum. Jungermannia tersa, riparia, Mülleri,
_Lophocolea minor, Madotheca rivularis, Aneura pinguis,
= T Le col du Galibier. ee .
= Les rochers du col du Galibier, beaucoup trop friables, .
sont peu favorables aux mousses. M. Réchin contourne le
Pic Blanc et revient, par le col du petit Galibier, au
Blockaus. Voici ses principales récoltes : Leptotrichum
_glaucescens, Desmatodon latifolius, Barbula aciphylla,
Grimmia Donniana, Encalypta commutata, E. rhabdocarpa,
Dissodon Frœlichianus, Bryum arcticum, faJlax, elegans,
cuspidatum ef pallens, Timmia megapolitana, Myurella
julacea, Leskea rostrata, Lesquereuxia striata, Brachythe-
cium glaciale, Eurhynchium strigosum, Cirrosum, Am-
blystegium Sprucei, À. confervoides, Hypnum sulcatum,
fastigiatum, Ravaudi et Heuñeri Jungermannia pumila,
acuta, Mülleri eFjulacea var. gracilis. rate
& Glacier du Clot des Cavales. De la vallée supé-
eure de la Romanche à la vallée des Etançons. es
_ M. Corbière raconte l'ascension du glacier du Clot des
Cavales, en plein massif du Pelvoux, et comment les ex-
ur se sont élevés jusqu’à. une altitude de
la liste de mes récoltes bryologiques, faites surtout dans
la partie supérieure de la vallée des Etançons : Dicrano-
weisia crispula, Oncophorus virens et var. Wahlenbergii,
Grimmia ”sessitana, Rhacomitrium canescens var. eri-
coides, Encalypta ciliata, Webera commutata et var, graci-
lis, W. nutans subdenticulata, Bryum delphinense (déerit
et figuré dans Te n° 5 de la Revue Bryologique, 1899),
B. cirrhatum, B. turbinatum var. prælongum, B. elegans,
Polytrichum sexangulare, Brachythecium glaciale, Hyp-
num dilatatum, Scapania subalpina, Southbya hyalina, etc.
Nous n'avons herborisé que 6 jours à peine, ét pendant
ce court intervalle, nous sommes parvenus à réunir plus
de 250 espèces et variétés et de nombreuses formes. Le
Lautaret n’a pas dit son dernier mot; que de jolis petits
coins nous avons entrevus, et que nous nous proposons de
revoir ! ou
Les stations ne font pas défaut ; nous sommes persuadés
que les bryologues qui ne se laisseront pas trop effrayer
par l’aspect sauvage, mais grandiose du Lautaret, verront
leurs efforts amplement récompensés. gs
Dixon. — Weisia crispata in Britain (Journal of Botany
Sept. 1899). Tirage à part de 3 p. ee
M. Dixon annonce la découverte dans le Lancashire, par
M. Wilson, d’une plante qu’il considère comme étant le
Hymenostomum crispatum pourvu d’un péristome rudi-
mentaire inséré bien au-dessous de lorifice qu'il dépasse
à peine, les dents n’étant composées que de deux ou trois
articulations ; il donne à cette plante, comme l’a fait Lim-
_pricht, le nom de Weisia crispata. a
M. Dixon indique dans lé tableau suivant les caractères
distinctifs des espèces voisines : + +.
{ Feuilles plus étroites, nervure large de 0,30-0,40 mil,
atteignant rarement 0,50 mill. ; marge de la feuille étroi-
tement involutée 4 Le
Feuilles plus larges, nervure large de
_ ment moins de 0,50 mill. ; marge de la
involutée . ..…. ss
2 |
F; ;
-__ (lettres C-P) de
_ bryologiques.
REVUE BRYOLOGIQUE
. GRouT. — A botanist’s day on Mt. Washington
(The Plant World, 1899, pp. 116-118). — M. Grout indique
les phanérogames et les cryptogames qu'il a récoltées au
mont Washington: Dicranum fulvellum et D. schisti,
Conostomum boreale, Pogonatum capillare, Tetraplodon
ryoides, etc.
__ J. M. HoiziGer. — Some additional notes on the
methods of microscopie examination of Mosses (The
Bryologist, 1899, no 4). — M. Holzinger indique la manière
ont il prépare et étudie les mousses. Il prépare les
chantillons desséchés en les mouillant dans de l’eau
de pendant un temps suffisant. Une ébullition d’un
moment devient nécessaire lorsque les spores sont mêlées
| péristome que l’on veut étudier, ce qui arrive lorsque
sule arrivée récemment à la maturité
Fauna et Flora fennica 4899, n° 2; 27 p. et 1 pl.).
M. Lindberg décrit les P. pulchella, lutescens, decurrens
(Web. columbica Kindb. ex p.), atropurpurea, vexans (:1 2
carnea. Dans la planche sont figurés P. atropurpurea
. 1-15) et P. decurrens (f. 16-25).
W. H. ParTer. — List of Derbyshire Mosses (The
turalist 1899, pp. 241-272). Ce catalogue, avec indication
s localités, se compose de 291 espèces de sphaignes et de
mobSses. 7 ne Rite
J. RôLL.— Beitrige-zur Laub-und Torfmoos-Flora von : ;
Oberbaiern. : Aire : .
C'est un Catalogue, avec indication des localités, de
mousses de la Bavière supérieure : Seligeria tristicha,
mpylosteleum saxicola, Didymodon rubellus var. nov.
btusifolius, D. alpigenus, Pseudoleskea tectorum, etc. 14e
rand nombre de variétés de sphaignes RES
LMoN.—Moss Flora of the Royal Gardens, Kew (Bulle-
f Miscellaneous Information 1899, pp. 7-47).
cette liste, précédée d’une introduction et accompagnée
quelques notes, contient 106 espèces et 7 variétés. Quel-
s-unes sont rares en Bretagne: Amblystegium Kochii,
varium, Fissidens crassipes, etc. D'autres ont peut-être
; Noeries Hey aticarum Bulletin de
1899. et 10 pbs 695-605 et pp. 72
Cette suite du Species contient les genres Riella (7 espèces)
et Aneura (151 espèces). C4 PTE NOT
THÉRIOT.— Aperçu sur la flore bryologique de Tunisie
(Bulletin de l’Assoc. française de botanique, n° de janvier
1900, pp. 1-13). ë FR
_ M. Bescherelle a publié, en 1897, un Catalogue des
mousses de la Tunisie et M. Corbière a publié dans le n°4
de la Revue bryologique de 1899 les muscinées de Tunisie
récoltées par M. de Bergevin, dont les recherches et celles
de M. Thériot ont enrichi cetle flore de 38 mousses et de
4 hépatiques; celle-ci compte aujourd’hui 103 espèces,
soit 98 mousses et 5 hépatiques. RAT
M. Thériot donne le catalogue deses récoltes avec figures
_de feuilles des Trichostomum nitidum var. obtusum, Bra-
_chythecium salebrosum, Rhynchostegium curvisetum, et
Amblystegium serpens. —Cette notice se termine par un
liste générale des muscinées de Tunisie. re
ANNE B. TowsEND. — An hermaphrodite gametophore
_ in Preissia commutata (Botanical Gazette, 1899, pp. 360
362 et 1 fig.).—Miss Towsend a découvert une inflorescence
hermaphrodite de Preissia commutata quelle décri
figure dans cette note. ; ons
_W. WnITWELL.—Gymnoslonum fragile Ibbotson ( The
Naturalist 1899, p. 362).— M. Whitwell, ayant reçu des
échantillons de cette plante récoltés par Ibbotson en 1842,
a reconnu qu'ils ne différaient pas du Gyminoslomum cur-
_ virostrum, ne
Nouvelles.
Max FLeiscaer.— Musci Archp. Ind.— Ser. II, n° 51
100 (1). Prix : 20 fr. UD
51 Sphagnum pauciporosum n. Sp. 52 Leucobryu
Hollianum. 53 L. pentastichum. 54 L. javense. 55 Schisto-
mitrium speciosum. 56 L. Leucophanes octoblepharoides
ec. fr. 57 L, glaucescens. 58 Exodyction Blumii. 59 Leuco
_ phanella bornense c. fr. 60 Syrrhopodon ciliatus n. f. pseu
PE 61 S. spiculosus ce. fr. 62 Calymperidium
Schiffnerianum n. sp. 63 Calymperes tenerum c. fr. n,x
= Edamense. 64 C. Hampei c. fr. 65 C. Bescherellii c. fr. 66C.
_Boulayi c. fr. 67 C. recurvifolium. 68 C. Vriesei. 69 C
| : F
en. (4) Les échantillons de ces deux séries sont très beaux et chaque part
largement représentée. — T. He Fe
REVUE BRYOLOGIQUE |
Nietneri c.-fr. 70 C. stenogaster. 71 Thyridium Manii n. /.
minor. 72 Th. cuspidatum. 73 Th. Cardoti n. sp. 74
Fissidens perpusillus c. fr. 75 F. Zippelianus c. fr. 76 F.
Zippelianus ». v. irroratus. 77 F. Hollianus c. fr. 78F.
_ Zollingeri c. fr. 79 F. javanicus. 80 F. teysmannianus. 81 F.
nobilis. 82 Polypodiopsis Nymanii n. sp. c. fr. 83 Dicra-
num brevisetum c. fr. 84 D. Braunii c. fr. 85 D. Kurzüin.
_ sp. c. fr. 86 D. reflexum c. fr. 87 D. Limprichti n. sp. c.
_fr. 88 Leucoloma molle. 89 Garkea phascoides c. fr. 90
Ephemeropsis tjibodensis c. fr. ! 91 Anomobryum specio-
sum. 92 Meteorium javanicum. 93 M. squarrosum. 94
Ectropothecium Montagnei c. fr. 95 Rhynchostegium
Mülleri. 96 Sematophyllum gracilicaule. 97 S. strepsi-
phyllum c. fr. 98 Hypoterygium struthiopteris. 99 H. aris-
tatum. 100 Hypnum rigidum. SE
. JOHN M. HOrZINGER, professor of Natural History,
W. King street, Winona, Minnesota (États - Unis
1érique), désirant publier la liste de tous les bryolo-
es et collectionneurs de mousses, ils les prient de vouloir
ien lui donner les renseignements suivants : à
4° Noms et prénoms, âge, profession.
_: 2° Le temps que leur profession leur permet de consacrer
aux mousses. se
3° Une liste deleurs publications bryologiqueset de leurs
exsiccala s’ils en ont publiés. Ro
4 Ontils étudié quelques flores étrangères? Indiquer la
région géographique qui les intéresse le plus. Rae 8e
_ 9° Quels genres ou groupes plus étendus ont-ils étudiés
plus spécialement? ee Ne
= 6° Désirent-ils qu’on leur envoie à examiner des espèces
se rapportant à leurs études spéciales ? “
7 Font-ils échange de mousses ? Dans ce cas qu’ont-ils
à offrir. ee: Mr
. Madame ANNIE MokiLz SmirH, 78 Orange street, Broo-
klyn, N. Y. (États-Unis d'Amérique) projète une révision
s Timmiacées Elle désire recevoir des. spécimens
Europe et d'Amérique en communication ou elle ferait
change de quelques-uns de ses doubles. | :
Mousses plewrocarpes de l'Amérique du nord publiées
ar J. Grout, avec le concours des principaux bryologues
unéricains. — La 1re douzaine vient de paraître au prix de
dollar franco. Les souscriptions sont reçues dès mainte-
N. Y. (Etats-Unis d'Amérique).
NE, À et 3, rue Guillaume. —B. 136:
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Pseudoleskea subtectorum. DISMIER. — Brya de l'Asie centrale (4° article).
ParzrgerT.— Bibliographie. — Nouvelles.
Pseudoleskea subtectorum (Thér.) Dism. — sp. nov.
Un ami, M. Chevallier, qui s’intéresse à la botanique, a
eu l’obligeance de m'adresser, en septembre dernier, un
paquet de Mousses, qu'il venait de recueillir aux environs
de Modane (Savoie), entre Polset et le lac de Chavière
(alt. env. 2000 m.). armi diverses espèces très répandues
dans cette partie des Alpes, telles que : Pteryg. filiforme, >
Distich. capillaceum, Hyp- commutatum, etc., je remarquai
un Pseudoleskea — malheureusement stérile — qui, de
prime abord, me parut singulier. Il présentait le faciès du
P. catenulata, mais il offrait, Sur le sec, une mollesse que
n’a pas ordinairement cette mousse. Je procédai à l'examen
microscopique, lequel me démontra, que la plante collectée
par M. Chevallier a des feuilles caulinaires et des feuilles
raméales qui, morphologiquement et anatomiquement, ne
permettent pas de la rapporter au P. catenulata. De plus
les fleurs ®, très nombreuses, ont un tout autre aspect. 4
Voici, d’ailleurs, les différences que j'ai constatées entre
ces deux mousses :
Ps. catenulata
Plante plutôt un peu ferme.
Ps. de Modane
Plante molle,
. Feuilles caul. (0,90 mm. de long
Feuilles caul. (0,65 mm. de long
_sur 0,42 mm. de Jarge) ovales Sur 0,45 mm. de large) ovales
cordiformes brusquement terminées brièvementterminées par un acumen,
par un acumen dressé, relativement le plus souvent étalé, long, étroit .
_ symétrique. ”
court et asymétrique.
Nervure simple disparaissant vers _Nervure tantôt simple tantôt bi-_
le milieu de la feuille. furquée atteignant au plus le milieu
de la feuille ; et, ordinairement,
plus courte que dans l'espèce voi=
sine, .
Feuilles raméales (0,36 mm. de Feuilles raméales (0,63 mm, de
long sur 0,24 mm. de large) étalées- long sur 0, m
dressées (angle de 35° env.) ovales- (angle de “5° env.) oblongues-
lancéolées et subobtuses. _ Jancéolées, finement acuminées.
D
97 mm. de large) étalées
Cellules à parois épaisses arron-
dies-hexagonales (0,008 mm. de dia-
mètre dans la partie moyenne}
opaques. .
Fleurs femelles ovales. Feuilles
involuerales à acumen relativement
Cellules à parois beaucoup moins
épaisses, oblongues (0,008 mm. sur
0, 020 mm. dans la partie moyenne)
transparentes.
Fleurs femellesoblongues. Feuilles
involnerales à acumen allongé et
très étalé.
court et dressé.
Ainsi que le fait remarquer M. l’abbé Boulay, dans son
ouvrage sur les Mousses de France (p.163), le P. catenulata,
rarie peu. Les divers échantillons de cette espèce que j'ai
examinés, et qui appartiennent soit à mon propre herbier
oit aux collections du Museum de Paris, viennent
confirmer cette manière de voir. Je n'ai relevé que des
ifférences insignifiantes portant, pour la plupart, sur des
questions de dimension. Je n’ai pu trouver aucune forme
Maitoire.- fi 5e" a =.
utre part, la plante de Modane paraissait se rapporter,
e certains caractères, à la description, que les auteurs
ittribuent au Leskea tectorum. Cette dernière espèce me
faisant défaut, je priai MM. Bescherelle et Thériot de
vouloir bien me communiquer quelques specimens de Re
L. tectorum, Ces deux obligeants bryologues ayant répondu
à mon appel, je procédai à un nouvel examen comparalif,
lequel me démontra qu'il était impossible de rapprocher
la plante de Modane du L. tectorum. Le port, la ramifica-
ion, etc. sont tout autres. pret be Mr tt
A son envoi, M. Thériot avait eu l’heureuse idée de
joindre le specimen d’une mousse qu’il avait recueillie, au a
mois d'avril 1894, dans les Hautes-Alpes, à La Grave
(15-1600 m.) et à laquelle il donna le nom de P. catenulata-
Schpr. var. subtectorum Thér. Voici ce qu'écrivait ce
bryologue (Revue bryol. 1898, p. 28) au sujet de sa décou-
erte : « Par son port, sa ramification, sa taille, cette plante
appartient évidemment au P. catenulata, mais elle a le
tissu et la nervure du P. tectorum: la nervure est
« courte, parfois bifurquée et n’atteint pas le milieu ; les
« cellules ont les parois moins épaisses que celles du
>, catenulata, et, par conséquent, elles sont plus ovales
t plus larges. — Etant donné l’état de stérilité de mes
chantillons, il est difficile de les rattacher au P. tecto-
um, Cette plante appelle donc de nouvelles observations,
t c'est surtout pour appeler l'attention sur elle que je
ui donne provisoirement le nom de v. subtectorum. »
, à l’examen du Pseudoleskea de La Grave, je constatai |
it plusieurs caractères communs avec celui de
plante de La Grave, il est vrai, a des feuilles
naires € des feuilles raméales moins développé
forme générale des feuilles, par le tissu et la nervure, la
mousse de M. Thériot ainsi que celle de M. Chevallier ont
certainement beaucoup plus d’affinité ensemble qu'avec le
P. catenulata. À mon avis — malgré leur stérilité — ces
deux plantes appartiennent à une espèce nouvelle ; voisine
évidemment du P. catenulata, mais présentant des diffé-
rences assez sensibles, pour qu’on y puisse voir un Pseu-
doleskea autonome, J'ai d’ailleurs indiqué plus haut, les
caractères qui, d’après moi, séparent le P. catenulata de la
plante de Modane ; et, par suite, de celle de la Grave.
Je propose, en conséquence, d'élever le P. catenulata
Schpr. var. subtectorum Thér.au rang d'espèce sous lenom
de P. subtectorum (Thér.) Dism.
St-Maur (Seine), Janvier 1900,
DISMIER.
Brya de l'Asie centrale (4° article) |
Section du Bryum pendulum (Anaglyphodon mil)
Le groupe du Bryum pendulum est caractérisé par la
structure des plaques ventrales des dents, qui sontpartagées
chacune en plusieurs compartiments par des cloisons
accessoires, souvent très nombreuses. Leur chiffre varie
d'ailleurs beaucoup chez les formes très diverses que revét
cette espèce, et qui sont souvent en apparence très diffé-
rentes les unes des autres, quoique reliées entre elles par
toutes sortes de degrés. Il y a des variétés où chaque
plaque ventrale montre cinq ou six compartiments,
l'ensemble formant sur la lame interne de l’exostome une
sorte de tissu continu et coloré; c’est ce que j'ai observé
chez quelques-uns des échantillons récoltés dans la Suède
méridionale que m'avait envoyés M. Gränvall. Chez les
variétés les plus répandues le nombre des cloisons acces-
soires se réduit ordinairement à trois ou quatre, et les
_ aréoles qu'elles limitent sont notablement plus grandes ;
c’est ce que j'ai rencontré chez la plupart des spécimens
| norvégiens, sur ceux que j'ai récoltés moi-même en
Provence, et chez les exemplaires provenant des Vosges
_ que m'avait donnés autrefois Schimper; le chiffre peut
devenir d’ailleurs accidentellement moindre chez ces
mêmes variétés : il semble normalement plus petit chez les
formes qui croissent dans les régions alpines ; chez celles
des stations les plus élevées on n’observe habituellement
_ que deux ou trois cloisons accessoires dans les articles
_ inférieurs de chaque dent, et une seule dans les supérieurs;
__ souvent même tous les articles ne présentent plus chacun
qu’une seule cloison, située sur la ligne médiane, rarement
—. REVUE BRYOLOGIQUE
plus près d’un des bords ; cette structure paraît fréquente
chez la variété qui à été appelée var. compactum. La
figure, l'épaisseur et la couleur de ces cloisons sont du
reste très variables. Quelquefois on aperçoit, dans l’inté-
rieur de chaque article, de véritables cellules, limitées
chacune sur tout leur contour par des parois régulières, et
ainsi parfaitement closes dans tous les sens. Cette appa-
rence, bien qu’elle ne soit pas la plus commune, me
parait être celle qui représente le plus exactement l’origine
etle type primitif de lastructure qui est propre à ce groupe.
En général, comme je lai établi précédemment, la
charpente primitive du péristome chez les mousses
_ Arthrodonthées est constituée essentiellement par des
_ séries plus ou moins nombreuses de 16 cellules primor-
_diales, disposées à chaque étage en un cercle régulier, et.
_se succédant dans le sens vertical, de manière à engendrer
: pe leur assemblage un cylindre creux, ou plus précisément
_ l’enveloppe membraneuse d’un tronc de cône ; cette mem-
_ brane, composée ainsi d’une seule couche de cellules, qui
forment des cercles de 16 rangées, est enveloppée exté-
rieurement par des cercles analogues, comprenant chacun
des cellules en nombre double, dont les parois épaissies
font partie des éléments de l’exostome, et elle est revêtue
intérieurement d’une couche de cellules, ordinairement
encore plus nombreuses, qui concourent à la formation de”:
l’endostome, ;
Considérons maintenant en particulier une des cellules
_ primordiales du cercle moyen; la substance vivante qui
remplit à l’origine l’intérieur de cette cellule prend des
_ formes diverses, selon les espèces, en se solidifiant et en se
= condensant plus ou moins sur les différents points de son
étendue, principalement le long des parois dorsales et
latérales de la cellule ; la substance ainsi solidifiée forme
chez les Bryacées une masse aplatie, de figure. rectan-
__ gulaire, qui se redresse ordinairement aux articulations en
_ lamelles saillantes. Quand on parvient à séparer un des
_ articles, c’est presque toujours une de ces trabécules qui en
occupe le milieu. En examinant latéralement l’article isolé,
on distingue d’abord sur sa face extérieure les deux plaques
_ dorsales, habituellement bien colorées ; puis du côt
_ interne, la plaque ventrale, sous l'aspect d’une demi-
_ellipse, généralement très régulière, d’une substance
uniforme et homogène, du moins chez la plupart des
espèces du genre Bryum, avec ce détail pourtant que la
Couleur parait plus foncée dans la portion de la masse qui.
touche aux plaques dorsales, tandis que la portion interne,
qui correspond à la lamelle, est souvent hyaline, ou du
moins d’une teinte plus pâle.”
Dans la section qui nous occupe cette substance inté-
rieure de la cellule primordiale tend à se partager en une
certaine quantité de cellules plus petites. Ces cellules
secondaires sont quelquefois très nombreuses; elles se
disposent dans l’intérieur de la cellule primordiale en
plusieurs rangées, et quelquefois en plusieurs couches. On
observe ainsi, chez certaines variétés, dans l’intérieur de
chaque article de la dent, deux rangées horizontales,
composées chacune de quatre, cinq ou même six cellules,
et en même temps deux couches dans le sens de l’épaisseur.
Rarement ces cellules secondaires conservent dans les
dents mûres leur forme et leur apparence primitive ; chez
les variétés de ce groupe qui croissent dans l'Asie centrale
elles semblent persister assez souvent sous l'aspect de
compartiments rectangulaires plus ou moins réguliers, et
même parmi les exemplaires récoltés par M. Brotherus j'en
ai rencontré quelques-uns où la structure cellulaire primi-
tive reste encore très nette à la maturité du fruit, et peut
être bien observée dans le péristome complètement
développé; j'avais déjà constaté autrefois le même fait
chez l'espèce américaine que j'ai appelée Bryum Rœællii.
Mais chez la plupart des variétés européennes du Bryum_
_ pendulum, même chez une partie des asiatiques, le tissu
accessoire prend en se consolidantun aspect très différent;
quelques unes des cloisons des petites cellules secondaires
continuent seules de s’accroître et de s’épaissir, tandis que
les autres éléments de ces cellules naissantes, comme
_ arrêtés dans leur développement conservent leurs faibles
dimensions et leur consistance ténue, de telle sorte qu'ils
finissent par disparaître et sont invisibles à la maturité.
Celles de ces cloisons qui se sont fortement épaissies
apparaissent alors, sur la dent vue de face, comme des
lignes colorées, souvent très larges, verticales ou plus ou
moins obliques, qui relient entre elles les articulations
horizontales et leur sont semblables par leur aspect. Dans
un article isolé, examiné sur l’un de ses côtés, ces cloisons
épaisses se montrent comme des lobes saillants sur le bord
de la plaque ventrale, dont ils ont la teinte et la consis-
tance crustacée. Ces lobes sont plus ou moins nombreux;
tantôt on en compte quatre ou cinq, et même jusqu'à six,
sur chaque plaque, et tantôt ils se réduisent à deux ou
_ trois, ou même à un seul, placé alors ordinairement vers
le milieu. Ils ont d’ailleurs des figures variables, souvent
bizarres, tantôt simplement acuminés en une sorte de
_ grosse épine, tantôt recourbés en forme d'arc ou de crois-
sant plus ou moins allongé, tantôt divariqués dans tous les
sens et simulant une sorte d’ancre. Le contenu des cellules
secondaires, qui était limité par ces parois, tantôt disparait
né x
_ REVUE BRYOLOGIQUE
à la maturité, et lantôt se conserve sous l'aspect d’une
_ substance plus pâle, d’un gris blanchâtre, tandis que le
” corps de la plaque et ses lobes ont une teinte plus foncée,
_ jaune ou orangée ; les uns et les autres paraissent plongés
dans la lamelle semi-elliptique, à contour régulier, qui se
prolonge jusque vers le péristome interne; rarement les
_ lobes, qui représentent les cloisons accessoires, atteignent
les bords de ce contour; par exception seulement on
rencontre de temps en temps une petite cellule, qui a
- persisté tout entière, et qui est entourée d’un cercle de
_ parois légèrement épaissies. Tous ces détails se modifient
_ d’ailleurs beaucoup suivant les. variétés ou même les
_ individus que l’on étudie. Mais d’une manière générale dans
cette section du genre Bryum la lame ventrale de l’exos-
_ tome, vue sur sa surface interne, parait élégamment ciselée …
par la saillie de lobes plus ou moins nombreux, de figures
multiples, inégalement proéminents et irrégulièrement
gglomérés. C’est en raison de ces ciselures en relief que
e donne à cette section le nom d’Anaglyphodon. Ce mot
me parait exprimer beaucoup mieux les caractères distine-
_ tifs de ce groupe que le terme vague de Ptzchostomum,
qui à été employé par les auteurs précédents. <
Chez quelques autres espèces du genre Bryum la subs-
tance intérieure des cellules primordiales du périsiome,
sans se partager en cellules secondaires et tout en restant
simple, tend à s’épaissir inégalement dans les diverses
__ parties de son étendue; mais au lieu de produire des
_ciselures en relief, elle reste au contraire plus mince sur à
_ certains points placés symétriquement, principalement
sur la ligne médiane des dents; elle tend à se creuser là
_ de sillons plus ou moins profonds, et même de temps en
= temps elle semble percée de trous circulaires, disposés en
. séries parfois interrompues. C'est surtout chez le Bryum
_ calophyilum que cette structure paraît bien caractérisée.
Cette seconde particularité du péristome est en quelque
_ sorte l’inverse de la précédente ; la substance des plaques
_ ventrales. au lieu d’être plus condensée et plus relevée sur
certains points de sa surface, est au contraire amincie et
diminuée en des parties déterminées de sa masse : pour
représenter cettestructure je mesers du mot Apoglyphodon.
M. Limpricht a réuni quelques unes des espèces qui
présentent cette seconde particularité en une section
spéciale, sous le nom d’Hemisynapsium. Mais ce mot,
créé par Bridel pour désigner un tout autre détail, Padhé-
rence incomplète des deux péristomes, s'applique très
mal ici, ces deux caractères n’étant en aucune façon liés
entre eux: certaines variétés du Bryum inclinatum, que
plusieurs bryologues en ont séparées pour les ériger en
espèces distinctes, parce qu'ils y ont constaté ces inégalités
symétriques dans l’épaississement des dents, ont cepen-.
dant l’endostome tout à fait libre, et d’ailleurs cette
singularité de la structure péristomiale ne s’y rencontre
que de temps en temps, et non d’une manière constante,
de telle sorte qu’il me paraît impossible de fonder là dessns
une des sections du genre Bryum. ae Le #
Les Brya de la section Anaglyphodon ont un autre
caractère commun : l’endostome est toujours soudé à
l'exostome. Cette adhérence cependant n’est pas toujours
également parfaite: chez la plupart des formes euro-
_ péennes du Bryum pendulum, le péristome externe est
différencié dans une certaine mesure; la membrane
basilaire ést assez haute, les processus régulièrement
acuminés et souvent percés d'ouvertures arrondies sur la
carène ; les cils sont plus ou moins apparents, tantôt assez
longs et filiformes, quoique généralement sans appendices,
__ tantôt courts ou rudimentaires; l’endostome ainsi conformé
© est étroitement appliqué, dans l'origine au moins, Sur
la surface des dents ; mais dans certaines variétés il s’en
détache assez aisément par lambeaux après la sporose
chez d’autres l’adnérence est plus durable. Cette différen-
ciation de l’endostome m’a paru surtout remarquable che
des échantillons récoltés en 1886 par M. Kindberg dans
l'île d'Œland, et qu’il m'avait envoyés en même temps que
ceux sur lesquels j'ai établi le Bryum ælandicum. Dans ces
._ échantillons la structure des feuilles ne diffère pas de
celles du Bryum pendulum, quoique l'aspect des touffes
_soit assez particulier; l’exostome est aussi conformé comme
dans le type: les dents pâles et blanchâtres, rouges à la
_base, présentent quatre ou cinq rangées de cloisons acces-
soires, qai limitent des ts cellulaires assez
_ apparents. D'un autre côté, le souvent
presque libre et semblab
rencontré des capsules où
_ étaient dépourvus d’app
_ tome, moins développé,
_ certaine mesure du Bryum
_ Cette variabilité des carac
_ lon établisse pour cette plan
_ faut plutôt voir là, à mon avis,
du Bryum pendulum, tendan
- d'Œland n’a pas d’ailleurs
Enfin le Bryum pen
«
caractérisé par son systèm
_ et acuminées, à nervure longuement excurrente, sont cons-
_ tamment réfléchies sur leurs bords, même celles des
rameaux stériles ; la marge, ainsi réfléchie ou révolutée,
se compose d’ailleurs d’une seule couche de cellules
peu différentes de celles du limbe ; le tissu, toujours serré,
est formé de cellules rhomboïdales très étroites, quelque-
fois assez courtes par places, mais le plus souvent presque
trois fois aussi longues que larges.
Les formes très nombreuses de ce groupe qu’a récoltées
M. Brotherus s’éloignent en général notablement sur ce
rapport du type européen ; elles sont aussi souvent assez
différentes les unes des autres, et présentent quelquefois
‘un aspect très spécial ; je crois cependant qu'il sera bon
pour ne pas compliquer la nomenclature, de les réunir
pour la plupart en une seule espèce, large et compré-
hensive ; rien n’empêchera d’en détacher plus tard quel-
ae unes, quand elles seront mieux connues et pourront
étudiées d’après des spécimens plus nombreux.
Bryum leptoglyphodon species nova
Ce type se distingue du Bryum pendulum surtout par la
_- structure des feuilles ; elles sont en général raides, étroites,
_ assez courtes, imbriquées en bourgeons ovoïdes et serrés;
elles se composent d’un limbe brièvement ovale, à bords
_ plans, sans marge distincte, au moins chez les rameaux et
dans le bas des tiges, et d’une pointe brusquement subulée,
constituée entièrement par la nervure; chez d’autres
variétés le. limbe se rétrécit plus graduellement, de sorte
qu’il accompagne la nervure sur une portion de lacumen,
et celle-ci ne se dégage complètement que près du som-
met; mais les bords restent toujours plans chez les
rameaux stériles et même dans les feuilles inférieures des
tiges fertiles; c’est seulement en approchant du périchèze
ou du périgone mâle qu’ils tendent à se réfléchir, au moins
par places, ou plus ou moins complètement selon les
variétés.
_ Un second caractère qui contribue à distinguer cette
espèce de notre type européen, c’est l’adhérence complète
des deux péristomes: l’endostome semble se réduire le
plus souvent à une membrane continue et uniforme,
appliquée sur toute la surface ventrale de l’exostome, et
soudée avec lui ; rarement on aperçoit quelques lobes peu
développés et légèrement différenciés; dans tous les cas
il est impossible de le séparer des dents, sans le déchirer
en lambeaux de peu d’étendue.
“Les dents sont partagées par des cloisons accessoires en
compartiments plus où moins réguliers, représentant
habituellement quatre rangées de cellules internes. Le
nombre de ces divisions varie d’ailleurs pour chacune des
formes multiples qui sont répandues dans les diverses sta-
tions de ces montagnes. Ces formes paraissent souvent
assez éloignées les unes des autres pour qu’on soit tenté
de les ériger en espèces ou en sous-espèces ; j'ai cru qu’il
valait mieux les signaler simplement comme des variétés;
je ne décrirai sous un nom spécial que celles qui sont
séparées du type par les caractères les plus essentiels et les
plus tranchés.
z:
Cette espèce est représentée dans les stations alpines du
Terskei-Ala-Taou par de très beaux échantillons.
À. in arena glaciali, ad fontes fluminis Naryn, 11 août .
| 1896 ; en compagnie du Voitia nivalis; altitude dépassant
3000 mètres. Larges et superbes touffes, richement fructi-
fiées. Les différents exemplaires, récoltés le même jour et
au même endroit, paraissent cependant représenter deux
formes assez distinctes. Dans la première les feuilles fermes
et raides, plus colorées, ont aussi plus souvent leurs bords
réfléchis ; celles des rameaux stériles, qui sont rares, sont
seules planes sur leur contour; la plupart des innovations en.
se terminent par une fleur mâle ou par une fleur femelle,
et les bords sont généralement repliés ; le pédicelle est
court, À cent. au plus, et brusquement arqué, la capsule
ovale est assez grande ; les dents, d’un orangé sombre et
opaques, laissent apercevoir difficilement les divisions des
plaques ventrales, qui paraissent nombreuses, quatre
environ pour chaque plaque. .
Dans la seconde forme les feuilles des rameaux, étroite-
ment lancéolées, sont hyalines et d’un tissu délicat,
absolument planes et sans marge ; celles des tiges fructi-
fères tendent à se réfléchir, d’abord seulement sur leur
contour inférieur ; les périchétiales ont les bords réfléchis
dans toute leur longueur. Le pédicelle est largement arqué
en col de cygne, la capsule plus petite ; les dents, plus
pâles et plus transparentes, permettent de distinguer plus
aisément les cellules secondaires, au nombre de quatre ou
cinq dans chaque article. ns <
B. Arabel, ad fontes fluminis Naryn, regio alpina supe-
rior, 41 août 1896. Variété de plus petites dimensions, ne.
mais en somme très voisine des précédentes, surtout de la
première. Petites feuilles à tissu ferme et serré, relative-
= ment plus larges ; bords plans dans les inférieures, réfléchis
dans les autres. Dents opaques, à base rouge ; les divisions
REVUE BRYOLOGIQUE |
ces plaques ventrales, plus obscures, semblent aussi un
_ peu moins nombreuses. É
. C. Terskei-Ala-Taou, in trajectu Barskam, regio alpina,
. Taoût 1896. Petite forme semblable à la variété B par son
_ Système végétatif; mais inflorescence polygame, fleurs
_ souvent synoiques ; pédicelle assez long ; dents orangées,
_ rouges à la base ; les plaques ventrales montrent ordinaire-
ment chacune une seule cloison verticale, très épaisse, |
placée près de la ligne médiane ; vers la base il y à quel-
quefois un ou deux compartiments latéraux ; en somme
structure se rapprochant un peu du Bryum Brownii,
D. Le même jour et dans la même localité M. Brotherus
récolté une autre variété, qui est au contraire remarquable
par ses grandes dimensions, surtout celles du fruit. Plante
épassant un centimètre; jeunes innovations vertes, de
forme linéaire, un peu dilatées supérieurement ; les
feuilles, nullement imbriquées, mais’ étalées dressées,
roitement lancéolées, mesurent de 2 à 3 millim. en hau-
_teur sur une largeur de 0"%50 à Omw60 ; elles se terminent
_ par une pointe subulée, très allongée, qui atteint souvent
près d’un millimètre, et semblent ainsi presque pilifères;
. leurs bords sont plans chez les rameaux et les tiges stériles,
_etse réfléchissent seulement chez les périchétiales. Pédi- _
celle arqué vers le milieu, long de 1 cent. 1/2. Capsule
largement obovée, souvent très enflée dans la région du
Sporange, longue de 3" à 3mm 1/2 avec un diamètre de
{rm 1/4 à Amw 1/2 ; col très distinct, beaucoup plus étroit
que la partie supérieure. Dents égalant Omm55, d’un orangé
_pâle avec base rouge ; la lame ventrale est partagée en de
nombreuses cellules qui forment habituellement deux
séries horizontales pour chaque plaque ; dans chacune de
es séries on compte quatre ou cinq rangées verticales, et
on distingue en outre deux couches dans le sens de l'épais-
Seur ; la couche qui est placée du côté de l’exostome
contient ordinairement quatre ou cinq cellules intérieures ;
la couche supérieure, touchant à l’endostome, ne semble
renfermer que des cellules moins nombreuses et moins
régulièrement développées. L’endostome est d’ailleurs
absolument adhérent, non différencié, Cette variété, très
ien caractérisée, pourrait êtreappelée Bryuin leptoglypho-
Dhiparietas pilifera::: ::: "MB mL a.
E. Terskei-Ala-Taou, ad flumen Narinkol, regio sylvatica
Superior, 26 juillet 1896 Ces échantillons, récoltés dans
ne Station peu élevée, ressemblent pourtant tout à fait
x petites formes alpines du Bryum leptoglyphodon, ils
en reproduisent exactement le type. Branches en petits
bourgeons allongés, rétrécis vers leur sommet; feuilles
à
imbriquées et serrées, ovales, acuminées en une pointe
- assez longue ; les bords, plans sur celles des rameaux
stériles, tendent à se réfléchir dans la moitié inférieure
chez celles des branches florifères ; les périchétiales, plus
étroites et plus régulièrement acuminées, sont repliées sur
tout leur contour. Dents pâles, avec base rouge, de consis-
tance assez épaisse ; elles laissent apercevoir à l’intérieur
de chaque article, deux ou trois compartiments irréguliers,
de figures variables. | TON
F. Un autre spécimen, provenant de la région alpine de
cette même vallée, ressemble par son port à la variété
D. Taille assez élevée ; les innovations verdâtres, atteignent
1 centim. mais les feuilles se terminent par une pointe
beaucoup moins développée que chez la variété pilifera ;
celles des branches stériles sont parfaitement planes et
sans marge ; celles des tiges fertiles, bien révolutées, ont
une marge épaisse, souvent noirâtre. Capsule grande,
régulièrement ovale, nullement enflée. Dents orangées,
teinte de la base rougeâtre, peu distincte; la coloration
parait dûe principalement à la lame dorsale de l’exostome;
la lame ventrale, en général très mince parait s’épaissir
un peu par places sur sa face interne, déterminant ains
une série de lignes assez larges, mais peu saillantes,
situées habituellement vers le milieu de chaque plaque et
reliant entre elles les deux trabécules contiguës, de figure
souvent irrégulière et comme rameuses ; quelques lignes
épaisses semblables se montrent de temps en temps à
droite eu à gauche. Ce dessin est d’ailleurs peu apparent,
quelquefois presque invisible. On n’aperçoit aucune trace
de cellules intérieures, et ainsi cette structure ne rappelle
en rien celle de la variété D. Sur la lame ventrale de
l’exostome, ainsi aplatie ou à peine bosselée, la membrane
uniforme de l’endostome est appliquée et adhérente.
= Un certain nombre d'échantillons, provenant d’une autre
_ vallée du Terskei-Ala-Taou, de la région sylvatique supé-
rieure de Dschuka, semblent correspondre à une séri
de transition, qui partirait du Bryum pendulum européen,
sans qu'aucun d'eux cependant lui soit identique. se
- G. On trouve d’abord dans cette série des formes très
voisines de celles qui ont été récoltées ‘dans la vallée de
Narinkol à peu près au même niveau (var. E.), et qui se
rattachent ainsi directement au type le plus répandu du
Bryum leptoglyphodon ; elles se placent parmi les plus
petits spécimens de cette espèce. La plante ne dépasse
guère 4 mm. ; les innovations forment de petits bourgeons
ovoïdes, hauts de 2 à 3 mm., de teinte jaunâtre, rétrécis ve
Le haut ; les feuilles courtes (1 mm. à 1 mm. 1/2), ovale
REVUE BRYOLOGIQUE
cuspidées, étroitement imbriquées et conniventes à leur
sommet, ont une consistance ferme et un tissu très serré ;
leurs bords sont plans chez les rameaux stériles et réfléchis
chez les tiges fertiles. Capsule ovale (2m sur 1mm,)
brièvement pédicellée; dents orangées avec base rouge ;
cloisons accessoires peu nombreuses ; endostome très
adhérent, non différencié.
_ H. D’autres échantillons, récoltés le même jour et dans
le même lieu, représentent une forme beaucoup plus
robuste de la même espèce. Touffes dépassant 1 cent.
innovations vertes, rapprochées, linéaires et s’élargissant
_vers le haut, atteignant 8 mm. elles se terminent par un
bouquet de feuilles étalées dressées, à pointes subulées et
divergentes, loules réfléchies sur les bords. Ces innova-
tions contiennent en général à leur sommet une fleur mâle
femelle ; mais on rencontre aussi des rameaux latéraux,
stériles et plus pâles, dont les feuilles sont presque toutes
planes sur leur contour et sans marge distincte. Sur la
tige fructifère les feuilles, longues en moyenne de 3v» sur
Ouw80, deviennent d’un jaune roux ; leurs bords sont bien
révolutés et la marge assez épaisse. Le pédicelle varie de
1 cent. 1/2 à 2 cent. 1/2; la capsule, largement ovale,
mesure de 2m® 1/2 à 3mm 1/2 sur 1"m4/4; chez quelques
échantillons elle atteint 4wm sur 4m 3/4. Dents orangées,
rouges à la base; les plaques ventrales sont toujours
partagées chacune en trois ou quatre compartiments qui
ressemblent à des cellules intérieures. Chez une partie des
_Specimens cette structure reste assez obscure ; mais chez
quelques-uns elle devient très nette, et permet d'analyser
exactement la charpente originale dont le péristome spé-
cial de ce groupe est dérivé. Chaque dent, absolument
adhérente au péristome interne, forme avec lui un tissu
Continu. Si l’on parvient à isoler un des articles de cette
Masse Compacte, et si on l’examine sur le côté, il présente
la figure d’une ellipse régulière, limitée du côté externe
par les deux plaques dorsales de l’exostome, orangées et
soudées à la lame ventrale, et du côté interne par un
fragment détaché de l’endostome ; entre ces deux portions
du contour de l’ellipse on aperçoit deux couches de petites
cellules arrondies, entourées chacune par un cercle de
parois légèrement épaissies et un peu plus colorées que
leur contenu; dans un de ces articles que j'ai sous les
yeux je compte du côté externe trois cellules intérieures
égales entre elles, et du côté interne deux cellules un peu
_ plus grandes à côté d’une plus petite sur le même niveau ;
dans un autre article je trouve quatre cellules pour la
couche supérieure, et deux cellules inégales pour la couche
REVUE BRYOLOGIQUE dan +
qui touche à l’endostome. Ces détails varient ainsi notable-
ment suivant les individus que l’on observe. Certaines
particularités de la structure des feuilles sont sujettes
aussi à se modifier chez les différents specimens contenus
dans cette même récolte ; on ne peut guère voir là que les
divers degrés de l’évolution d’une même race; mais chez
d’autres exemplaires les différences s’accentuent de manière
à indiquer au moins deux nouvelles variétés.
I. La première est surtout caractérisée par son système
végétatif, Innovations plus ou moins rapprochées et
étagées, hautes chacune de 8" ; elles constituent de gros
bourgeons enflés de couleur verte ; les feuilles largement
ovales, imbriquées et concaves, assez largement cuspidées
par la nervure, égalent 2mm1/2 à 3mm sur 1mm à 1mm1/4
Chez les inférieures de la tige fertile les bords sont plans,
sans marge distincte; chez les moyennes elles tendent …
progressivement à se réfléchir sur la moitié de leur contour,
la moitié supérieure restant toujours plane ; c’est seule-
ment chez les périchétiales que les bords se réfléchissent
largement tout le long du limbe, qui devient en même
temps étroitement lancéolé, acuminé de la base au sommet.
Outre ces innovations, qui portent chacune une fleur
terminale, mâle ou femelle, on rencontre aussi quelques
rameaux latéraux stériles, dont les feuilles, plus étroites,
sont généralement planes sur tout leur contour. Pédicelle
allongé ; capsule assez largement ovale (3"" sur 1m);
dents d’un gris jaunâtre, devenant plus nettement orangées
à leur base; les cloisons accessoires, assez nombreuses'et
fortement épaissies, dessinent dans chaque article trois ou
quatre compartiments inégaux, qui n’ont pas l'aspect de
cellules régulières. su.
Cette troisième variété de Dschuka paraît bien carac-
térisée par son aspect spécial et par ses feuilles, dont le …
‘contour est en très grande partie plan. | en
Une quatrième variété, qui croît dans les mêmes
parages, se distingue au contraire par le bord des feuilles
constamment replié. ve re
K. Innovations stériles, d’un vert grisâtre, linéaires,
dressées et surmontées par les pointes des feuilles termi-
nales, qui sont saillantes verticalement ; toutes les feuilles
des tiges stériles et des tiges fertiles sont étroitement
lancéolées (2 sur 070), acuminées en une pointe subulée
et entière, révolutées sur tout leur contour. Pédicelle
dépassant 2 cent. 1/2; capsule piriforme (3"" sur O""80);
_sporange souvent presque cylindrique ; col rétréci, à peu
près d’égale longueur. Dents courtes (0mu25), d’un orangé
foncé avec base rouge ; les plaques ventrales ne-paraissent
r
REVUE ; BRYOLOGIQUE |
gubre se partager qu’ en deux compartiments, aplatis en
_ forme de rectangles, à base large, et qui n’ont pas conservé
_ l’aspect des cellules primitives. L’endostome, peu diffé-
_ rencié, n’est pas absolument adhérent; on peut en détacher
_ quelques fragments, et apercevoir de temps en temps un
_ processus linéaire, nullement percé ni fendu sur la ligne
_ médiane, mais plutôt érodé et lacéré sur ses bords, Spores
grosses, atteignant 36 w en diamètre. -
Cette variété est celle qui se rapproche le plus du
Bryum pendulum européen, mais les formes analogues qui
croissent tout auprès la relient par toutes sortes de degrés
au Bryum leptoglyphodon ; en somme toutes ces variétés
semblent dérivées les unes des autres, ou doivent avoir
une origine commune.
Enfin dans une dernière station de ‘la région alpine du
Terskei-Ala-Taou, Kokbulak, ad fontes fluminis Naryn,
_Brotherus a récolté trois autres formes de ce groupe,
nt deux constituent des variétés remarquables, Ja
oisième me parait représenter une espèce nouvelle, très
bien caractérisée.
_ L. La première forme des touffes comipatiés couleur de
“bronze, qui atteignent 3 cent. en hauteur; les tiges, très
rameuses, se divisent progressivement en rameaux étagés,
de plus en plus petits, mais conservant tous la même
_struciure êt le même aspect. Les ramuscules terminaux,
stériles, se composent de feuilles courtes, environ 1m,
_ assez brièvement cuspidées et à contour plan. Un peu plus ee
bas se trouvent des divisions de dimensions plus grandes, :
dont les feuilles, atteignant de 2°" 1/2 à 3", sont gra-
duellement acuminées en une pointe assez longue, ferme
et subulée; leurs bords sont en partie plans, en partie
réfléchis ; ces branches moyennes sont stériles ou se
terminent par des fleurs mâles. Plus bas encore sont les
branches fructifères, dont les feuilles, égalant uniformé-
ment 2m, sont régulièrement acuminées, et Loujours
réfléchies sur leur contour. Le tissu est COMPOSÉ de
cellules rhomboïdales, étroites et courtes.
(A suivre) : es ; PHILIBERT.
Bibliographie. ES
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Morphologische Notizen über Cavicularia densa Steph.
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_ dont 5 nouvelles. à
= WARxSTORF (C.). — Bryologische Esbutéss der wis-
senschaftlichen Reise des Oberstabsarzte D" Matz in
Magdeburg durch die iberische Halbinsel in der Zeit von
Anfangs März bis Mitte Mai 1899 (Oest. botan. re à Æ
1899, ne 11, p. 396-400).
WHELDON (J. A.)et WILSON (A.).— The Mosses of West-_
_ Lancashire. qe Journ. of ee , P. 465-473).
AuG. LE JoLis.
Ge et MONGUILLON. — Muscinées du département
= de la Sarthe. — In-8 de XV — 127 p., publié dans le Bull.
de la E d ‘agriculture, sciences et arts de laSarthe, 1889;
px So fr a
L'introduction contient. l’histoire de la bryologie de la
Sarthe et la distribution des Muscinées dans ce département.
= M. Franchet possesseur de l’herbier Desportes ne sait pas,
dit M. Thériot, ce que sont devenues les h ADEME Li He
bier Desportes.—M. Franchet, décédé le 14 février dernier,
_ avait les hépatiques de Desportes représentées ordinai-
= rement par de nombreux échantillons récoltés en partie
Los M po Are au He Sd la boite verte, port un
Sr)
32 REVUE BRYOLOGIQUE
cabas dans ses herborisations. Elles formaient, je crois,
ouverts depuis la mort de Desportes. Il me les communiqua,
il y a 20 ou 25 ans ; on devra les retrouver chez lui. — Des
notes descriptives accompagnent un assez grand nombre
d’espèces et les localités sont indiquées avec beaucoup de
soin. Voilà encore un très bon catalogue, il contient 17
sphaignes, 296 mousses et 74 hépatiques; peu à peu la
bryologie française sera bien connue. TH:
= BrorHERUS. — Some New Species of Australian Mosses
__ described, V, with one plate (From the Ofversigt af Vet.-
Soc. Forh., Bd XLII, 1899, p. 107-144).
- M. Brotherus décrit, dans ce cinquième fascicule, les
_ espèces nouvelles d'Australie numérotées 142-189. Une
belle planche, dessinée par M. Harald Lindberg, figure
avec beaucoup de détails le Sorapilla papuana.
Nouvelles.
lieu le 18 décembre. — Le prix Desmazières a été accordé
à M. l’abbé Hue pour son mémoire sur une nouvelle clas-
sification des lichens fondée sur leur anatomie. — L'un
des prix Montagne a été décerné à M. Cardot, bien cennu
des lecteurs de la Revue Bryologique, pour dd :es
publications et un manuscrit intitulé : Recherches... :o-
miques sur les Leucobryacées. Le frère Héribaud a votenu
. l’autre prix Montagne pour les Muscinées d'Auvergne, dont
un compte-rendu a été publié dans la Revue.
La Société botanique de France a élu pour 1900: M. Drake
_de Seynes, vice-présidents.
Un congrès international de Botanique se tiendra à
Paris du 4e au 10 octobre. La cotisation est fixée à 20 francs
_ sa durée.
qui paraissent, à époques indéterminées, en livraisons très
_inégales et de prix différents : une a 2 pages, une autre
47 pages, etc. ou | |
a
ne Caen. — Imp. E. LANER, 1 et 3, rue Guillaume. — B, 361
Te
deux gros paquets qui n’avaient probablement pas été
La distribution des prix de l’Acadérnie des Sciences a eu |
del Castillo président, et MM. Boudier, Boullu, Morot et
a destinée à couvrir les frais de publication des actes du
_ congrès. Les demandes doivent être adressées à M. Perrot,
boulevard Raspail, 272, avant la session ou même pendant
Une très importante revue botanique, le Bulletin de *
_ l’Herbier Boissier a cessé de paraître ; elle est remplacée,
= depuis le 1° janvier, par les Mémoires de l’'Herbier Boissier
N° 3 DT ANNE 100
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Grimmia anomala Hpe. SALMON. — À remarquable form of Trichostomum
tortuosum. Dixon. — Note préliminaire sur les Mousses recueillies par
l'Expédition antarctique belge. Carpor. — Rhacopilopsis, novum genus.
RenauLp et Carpor. — Notes sur la flore suisse. CULMANN. — Bibliographie.
Grimmia anomala Hpe mss. Schpr.
Among some mosses collected by Sir James Stirling in
the Alps during last summer, there occurs a specimen of.
the above moss collected on a ‘ Rock above Mer de Glace,
near the Hotel Montanvert, Chamonix, Haute-Savoie,
6-7,000 ft. Aug. 1899. ” G. anomala has not hitherto, Î
believe, been recorded from France. The species was .
originally discovered on damp rocks at Zermatt, Switzerland
(Bertram, 1873), and described by Schimper (Syn. He
p. 270) in 1876; Limpricht (Die Laubmoose, Abth. [, p. 768)
records it from Bavaria (Algäu : Pointalpe im Berggündle
auf rothem Hornstein, 1298 m. (Holler, 1884) und Schnip- .
Dep aut Flysch, 1700 m. (Holler, 1885); and M' H. N.
2/1 has send me a specimen collected in Norway
%. :rsdale, lat. bor. 59 1/2° ad rupes siliceas, alt. 800 m.
Auë. 1897, Leg. N. Bryhn : comm. D' Hagen).
In Schimpers herbarium, at Kew, there are some
unpublished drawings of G. anomala, and as the species
has not hitherto been figured, I have reproduced Schimper’s
drawings at Plate I, and supplemented them with figures
_drawn from the Mer de Glace specimens. e
Limpricht (1. c. p. 767) gives a full and admirable des-
cription of G. anomala. The leaves are described as
“ widely acuminate, bluntish and mucronate through the
coarsely toothed, short hair-point, the latter sometimes .
absent, and the leaf-apex almost emarginate. ” This des-
cription applies to the great majority of leaves (see figs.
4, 5, 14146, 19), but as has already been noticed by
Schimper (see fig. 18) there oceur occasionally leaves with
a gradually acuminate apex terminating in a hyalineor
greenish-yellow denticulate hair-point, quite similar to
that found in, e. g. G. Hartmani. These latter (see figs. 7,8)
show, I think, the original shape of the leaf, the rounded
‘apex and broadened nerve (fig. 5) being probably modifi-
_ cations due to the production of gemmae. se
_ REVUE BRYOLOGIQUE
_ G. anomala is known only in the barren gemmiferous
stage, and consequently its affinities remain somewhat
doubtful. Schimper placed it among the ‘* Grimmiae
incertae sedis ”, and remarked ‘ Differt a Gr. Hartmani
foliis brevioribus, basi haud sinuoso-reticulatis”. Limpricht
says, ‘‘ The great resemblance to Dryptodon Hartmani,
_ especially the remarkable agreement of the gemmae in
origin and shape renders it probable that G. anomala is
related to Drypt. Hartmani ”. ;
_. It may be remarked, however, that G. anomala differs
. in many important points from G. Hartmani: — in the
possession of a central-strand in the stem (see figs. 1 & 2),
as pointed out by Limpricht ; in the broader, shorter, less
pellucid leaves with more or less mamillate or papillose
cells, and especially in the always rounded apex of the
geémmiferons leaves. M'H. N. Dixon considers that G. sub-
Squarrosa comes quite as close to G. anomala as G. Hart-
ani does, and remarks as follows (ir /itt.). « The
gemmae and the short hair-points of course provoke com-
parison with G. Hartmani, tho’l am by no means sure
that G. anomala is more closely allied to that species
than it is to some others. Both in the Mer de Glace plant
= and the Norwegian one the point that struck me at the
_ first glance was the much wider and shorter leaves, much
more abruptly pointed than in G. Hartmani and most of
our species, which gives a quite unusual appearance with
the lens, both wet and dry. In G. Hartmani the leaves
‘taper very gradually and are much longer; in G. sub-
squarrosa Wils. they are less distinct, but are none the
less decidedly narrower throughout. The abrupt ending
of most of the leaves in G. anomala is without doubt due
to the development ot the gemmae; but the gemmae
_ being normally present one can hardly call it an abnormal
or pathological condition ; still one cannot help feeling
_ that the few leaves that taper off gradually are the proper
_shape. There is a marked difference in the areolation -
between G. anomala and G. Hartmani ; in the latter the
very small cells are usually opaque, as a rule very markediy
so, the cells walls showing very light against them with
transmitted light : in G. anomala the cells are much more
À où ES so that the contrast is generally the other way.
In fact the areolation is much more like that of G. suû-
quarrosa than that of G. Hartmani ; this is also the case
ith the general build, the dimensions of the leaves, etc.
- fact, the subsquarrose position of the leaves, their
ower and more tapering outline, and the absence of
he apical laps seem to me the only noticable points
n which G. subsquarrosa differs from G. anomala.»
ne
Correns (Untersuch.über die Vermehrung der Laub:
moose durch Brutorgane und Stecklinge, p. 112 (1899)
gives a full and interesting description of the gemmae of
G. anomala and G. Hartmani, and remarks that the two
are hardly distinguishable. This author also maintains
that G. Hartmant and G. anomala are too closely allied
to be separated genericallv, and points out that the chief
generic character on which Dryptodon(thegenus in which
Limpricht places G. Hartmani) is based, viz. the absence
of a central strand in the stem, is in the genus P/agiothe-
cium recognised as of insufficient generic value. I am
strongly in favour of this view of Correns, and in support
of the same it may be remarked that the impossibility of :
_ considering the absence or presence of this central strand
as à Character of generic value is well seen in thegenus
Encalypta, where the strand is strong in some species,
but wanting in others ; also, the strand is present in
Hypnum intermedium ete., absent in 1. vernicosum.
Correns also remarks (p. 113) that he examined speci=
mens of Grimmia phyllantha Lindb., and found that they
agreed so well with G. anomala that he felt bound to
consider the two as in all probability identical. G. phyt
lantha was founded in 1892 by Lindberg in Broth. Enum.
. Musc. Caucas, p. 83, on specimens of a barren gemmife-
rous moss from Transcaucasia (Radscha, in monte Bereleti
pr. Uzeri, ad saxa regionis alpinae). Lindberg remarked
_ on the species. « À Grimmia aquatica, habitu simili,
areolatione foliorum raptim dignoscitur, a G. Hartmani
foliis obtusis jam recedit. » I have compared authentie
specimens of G. phyllantha (in the Kew Herbarium) with
Schimper’s and the Mer de Glace specimens of G. anomala,
and have no hesitation in confirming Correns’opinion
that the two belong to the same species. The occurrence
of G. anomala in a locality so far removed from its Euro-
pean ones is very interesting. Mit Re ess.
= Through the kindness of Sir James Stirling and M'H.N.
_ Dixon I have been able to place the specimens of G. ano-
_ mala referred to from France and Sweden in the Kew.
… Herbarium for reference. E.S. SALMON.
Charlton House, Kew (England), Mar. 5, 1900. PARU
#
Explanation of Plate |
_ Fig. 1. Grimmia Hartmani Schpr., transverse section of |
© stem, showing absence of central strand (X 170).
-» 2-49. G. anomala Hpe. mss. Schpr. He Fe
=» 2. Transverse section of stem, showing central-strand
AT Re FINS Rat RE M
M REVUE BRYOLOGIQUE
. One of the upper leaves, showing cluster of stalked
gemmae borne on thé nerve (X 35).
The same, with gemmae fallen off (X 25).
Apex of gemmiferous leaf (X 100).
. Multicellular gemma (X 170).
‘“ Normal ” leaf (X 25).
» 8. Apex of same (X 170).
» 9,10, 11. Transverse sections of à leaf at the base,
middle, and towards the apex (X 270).
» 12. Areolation at base of leaf (X 270).
» 13. Ditto at two-thirds the length of the leaf (X 270).
» 14-19. Copies of Schimper’s original drawings, in the
Kew Herbarium (reduced one third).
A
Aou po
A Remarkable Form of Trichostomum tortuosum
À short time ago Prof. Barker sent me an unnamed moss
wbich he had gathered in July, 1870, on a rock in the
_ neighbourhood of King’s House, Glencoe, in the Western
Highlands of Scotland. The plant was barren, and formed
a dense tuft about an inch (2-3 cm.) high, pale yellowish
green on the surface and of a brownish yellow within,
with copious brown tomentum at the base. The leaves
were densely crowded, narrow, ligulate, 4-6 mm. in length,
and broadly obtuse and rounded at the summit, sometimes
even slightly widened so as to become spathulate, and
_ often markedly concave and cucullate. When dry they
became incurved and curled, shining at back, and undu-
late at the margin. The very wide, stout nerve (averaging
one-third the width of the leaf at base) tapered away
. gradually above, and disappeared entirely at some distance
below the apex. The form of the leaf was in short almost
precisely that of Scopelophita liqulata Spr. (Merceya
Schpr.), differing only in the slightly narrower, more
ligulate outline. The areolation of that species however
sufficiently distinguished it from the Scotch plant, for
_ while the upper cells were not dissimilar, the lower areo:
= lation of the latter was very different. It agreed in fact
_ precisely with the characteristic areolation of that group
of species of Trichostomum {flavo-virens, tortuosum, etc.)
which have the hyaline basal cells clearly marked off from
the upper ones and extending obliquely upwards from the
nerve so as to reach much higher at the margin than at
_ the middle of the leaf.
After much hesitatian I have been driven to the conclu-
_ sionthat the plant is after all but a remarkable form of
= T. tortuosum, in spite of the notable difference in the apex
= of the leaf. In all other respects the characters of the plant
RS CE
in question agree fully with those of 7. {ortuosum, the
areolation, nerve section, etc. in no way differing. In
addition to this, two or three stems were found to all
appearance similar, at first sight, to the rest of the tuft,
but with thefinely tapering leaf-points and excurrent nerve
of the common species. Whether these stems belonged to a
separate plant or formed partof the plant in question it was
impossible to say ; there wasat any rate nothing to indicate
that the former was the case. The nerve appeared to be
slightly wider in the bulk of the obtuse leaves, than in
those of the true {ortuosum type, but not markedly so if
a large number were examined.
If the plant in question belong to T. {ortuosum it must
be considered rather as an abnormal sport than as a
genuine variety; in that case it is certainly remarkable
that out of some hundred stems, bearing many thousand
leaves, only two or three should be normal, and every leaf
on the rest, so far as one could judge, of the abnormal
form. In such instances of teratology one expects to find
considerable variation among the affected organs; here
the aberration from the normal type is so extreme and at
the same time so constant, that, if the theory of an abnor-.
mal growth were rejected, I do not thinkit is too much to
say that it would fully justify a generic distinction.
Since writing the above I have received from Prof.
Barker another plant which not only is interesting in itself,
but goes some way to confirm the teratological explanation
of the plant already described. This is a small form of
Ceratodon purpureus, in which the uppermost leaves on
most of the stems, and all the leaves of others, end in
precisely the same wide, rounded , almost spathulate
manner as those described above instead of gradually
tapering to an acute point as is usual in this species, and
as in fact is the case with many of the lower leaves, and,
on a stem or two here and there, with all of them. The
nerve in the abnormal leaves ceases at some distance
below the apex ; the margin is frequently recurved round de
the whole of the broad, obtuse apex of the leaf. :
It is pretty clear from a comparison of the two plants,
that the same cause has produced this curious result in
both cases, but in the one plant it has affected all theleaves
alike, in the other, as is usual in such cases, it has acted
spasmodically, a single stem often showing a great variety
of forms, from the most obtuse and extreme form to the
normal type of Ceralodon purpureus.
Wickham House, East Park Parade 23, Northampton (England), March 1, 1900.
ee H. N. Dixon.
REVUE BRYOLOGIQUE :
Note préliminaire sur les Mousses recueillies
: par l'Expédition antarctique belge
Ayant été chargé de l'étude des Mousses rapportées par
cette expédition, je suis heureux de pouvoir donner aux
_ lecteurs de la Revue Bryologique la primeur de mon
travail.
_ Les espèces qui m'ont été soumises forment deux séries.
La première, provenant du détroit de Magellan et de la
Terre-de-Feu, enrichit de plusieurs espèces nouvelles la
flore cependant déjà assez bien connue de cette région.
La seconde série est de beaucoup la plus intéressante,
car elle provient des terres polaires, dont la végé-
tation était, jusqu’à ce jour, à peu près complètement
connue. J. D. Hooker avait seulement signalé 3 Mousses
et quelques Algues et Lichens recueillis par lui en 1843
sur l'ilot Cockburn, par 64° lat. Sud et 57° long. Ouest.
Les récoltes faites par les naturalistes de la Belgica (notam-
ment par M. Em. Racovitza) dans le détroit de Gerlache,
entre 64° et 65° lat. Sud, et 61° et 64° long. Ouest offrent
donc un grand intérêt. ne
La Belgica sillonna ce détroit en tous sens, du 24 jan-
vier au 12 février 1898, relevant le tracé des côtes et
_ exécutant des débarquements partout où cela fut possible.
= Sur 20 débarquements effectués, 9 ont fourni des Mousses,
_ dont le nombre total se monte à 26 espèces.
Ces Mousses sont généralement bien développées et
_ prouvent par la vigueur de leur végétation que ces terres
désolées présentent encore des conditions plus favorables
_ qu'on n’aurait pu le croire à la vie végétale. Mais toutes, à
l’exception d’un seul Bryum, sont absolument stériles. Il
est probable qu’elles ne fructifient que dans certaines
conditions spéciales et exceptionnelles. ” +.
_ Cette flore bryologiqueaustro-polaire n’a presque aucune
relation avec celle des terres magellaniques. A peine
peut-on citer trois espèces communes aux deux flores;
ncore l’une d’elles est-elle Pubiquiste Ceratodon purpu-
reus. Par contre, la végétation muscinale des côtes du
détroit de Gerlache offre une ressemblance extraordinaire
vec celle de la zône polaire arctique. On y trouve même
plusieurs espèces absolument identiques à celles du nord
de l’Europe et de l’Amérique : Distichium capillaceum,
Webera cruda, Pogonatum alpinum, Polytrichum stric-
tum, Hypnum uncinatum, H. revolutum. En outre,
sque toutes les autres espèces ont d’étroites affinités
des espèces boréales. M. Stephani m’écrit que les
patiques lui ont donné des résultats analogues. Déjà,
_ bour ; stérile.
dans la Géorgie du Sud, dont les Moussés ont été décrites
par GC. Müller, les formes bryologiques ont bien plus
d’analogie avec celles de la zone arctique qu'avec celles
des régions magellaniques, et cetle similitude s’accentue
pour les espèces du détroit de Gerlache. On peut en con-
-clure que la flore du continent polaire antarctique, que
les nouvelles expéditions actuellement en cours ne vont
pas tarder à faire mieux connaître, présentera dans son
ensemble les plus grandes ressemblances et même beau-
coup de traits communs avec celle de la zone polaire
arctique.
I. — Espèces du détroit de Magellan et de la Terre-de-Feu
4. Sphagnum fimbriatum Wils. — Terre-de-Feu : île
des Etats, golfe St-Jean ; stérile. |
9. ONCOPHORUS FUEGIANUS Card. sp. nova. — Rappelle
les formes robustes de l’O. virens Brid. ; en diffère par ses
feuilles plus fermes, moins crispées à l’état sec, plus briè-
vement acuminées, planes aux bords, et par sa nervure
plus épaisse, occupant toute la partie supérieure de
lacumen. Si dés che tas geo Feper
Terre-de-Feu : récolté à l’état de pelottes roulées par les
eaux sur le rivage du grand lac de Lapataia, canal du
Beagle; stérile. MA es ee
8. Dicranum robustum Hook. fil. et Wils.— Détroit dé
Magellan : île Clarence, canal de Cockburn, Hope bar-
4, DicrAnuM RacovitzaE Card. sp. nova. — Belle espèce
- à feuilles fortement falciformes, circinées, rappelant cer-
taines formes du D. scoparium et du D. majus, mais
bien distinctes de celles-ci par sa subule plus fine, plus
longue et très ondulée-flexueuse. a
Détroit de Magellan : ile Clarence, canal Cockburn,
Hope harbour ; stérile. Eve Fe
Cette Mousse est identique à des échantillons figurant
dans l’herbier du Museum sous le nom de D. nigricaule
Angstr. ; mais je ne crois pas que cette attribution soit
exacte. D’après la diagnose que donne Angstroem de sa
_ plante, celle-ci aurait les tiges longues seulement de 2 à
: 4 centimètres, et la subule des feuilles plane, tandis que
dans notre Mousse, les tiges ont de 4 à 7 centimètres, et
la subule des feuilles est fortement canaliculée par l’in-
flexion des bords. 11 serait singulier aussi qu’Angstroem.
n'ait pas insisté d'avantage sur la longueur de cette subule
et ait complètement passé sous silence le caractère assez
_ frappant qu’elle présente d’être flexueuse, presque ondulée,
à l’état sec. Enfin, cet auteur rapproche" son espèce du
Rs
40 REVUE BRYOLOGIQUE
D. Kerguelense G. Müll., et, dans l’Index bryologicus,
le général Paris dit que «fide C. Müller » la Mousse de
__ Kerguelen et celle d’Angstroem sont identiques. Or, j'ai
pu examiner un échantillon authentique de D. Kerque-
lense, et ce spécimen est bien différent de la Mousse de la
Terre-de-Feu qui nous occupe par ses feuilles beaucoup,
plus petites, à subule bien plus courte et nullement
= flexueuse ; je ne crois donc pas pouvoir rapporter celle-ci
_ au D. nigricaule Angstr. -
5. DICRANUM LATICOSTATUM Card. sp. nova. — Espèce
très remarquable par sa nervure large, occupant à la base
environ le tiers de la largeur de la feuille, puis dilatée et
remplissant toute la partie subulée, très papilleuse sur le
dos. Subule assez courte, étalée-subsquarreuse, finement
denticulée vers le sommet ; cellules alaires nombreuses,
occupant toute la partie basilaire jusqu’à la nervure. — se
rapproche, sous certains rapports, des D. leucopterum
C. Müll. et D. rigens Besch., mais ceux-ci sont des
Orthodicranum, tandis que notre Mousse est un Eudicra-
num, à capsule arquée et légèrement strumeuse à la base.
Elle diffère en outre de ces deux espèces par sa nervure
papilleuse sur le dos; de la première, par ses cellules
alaires plus nombreuses, et de la seconde par ses feuilles
étalées-recourbées par la pointe, et par les cellules de la
partie subulée obscures et indistinctes.
| Terre-de-Feu : canal du Beagle, environs du grand lac
_ de Lapataïa ; fertile.
6. Dicranum aciphyllum Hook. et Wils. — Détroit de
Magellan : île Clarence, canal Cockburn, Hope harbour ;
fertile. : | |
7. Dicranum Harioti Besch. — Détroit de Magellan :
ile Londondery, Whale boat Sund, baie des Astéries ;
stérile.
8. Campylopus Spegazzinii (G. Müll. sub. Dicrano)
_ Par. — Terre-de-Feu: montagnes de la baie du Grand-
Glacier, canal du Beagle ; stérile.
9. Blindia churuccana Besch. — Terre-de-Feu : canal
du Beagle, baie du Grand Glacier ; fertile.
_ 40. Ceratodon purpurens Brid. var. amblyocalyx
_G. Müll. — Détroit de Magellan : environs de Punta Are-
nas ; fertile.
= A1. Barbula Anderssonit (Angstr. sub Tortula) Card.
#e magellanica G. Müll. non Moni. B. patagonica C.
Muüil. non Mitt. B. australis Par.). — Terre-de-Feu : envi-
rons du grand lac de Lapataïa, canal du Beagle ; fertile.
Détroit de Magellan : environs de Punta Arenas ; fertile.
_ 12. Barbula ruralis Hedw. forma. — Détroit de Magel-
| REVUE BRYOLOGIQUE
: Punta Arenas, en mélange avec l'espèce précédente ;
ertile. : à
43. Rhacomitrium lanuginosum Brid. — Détroit de Ma-
gellan: île Clarence, canal Cockburn, Hope harbour; stérile.
14. RHACOMITRIUM FLAVESCENS Card. sp. nova. — Rap- :
pelle beaucoup le Rh. Wüllii (CG. Müll.). Par. de la Géorgie
du Sud. Il s’en distingue par ses rameaux plus écartés,
peu nombreux (les tiges ou branches principales sont x |
même quelquefois presque simples) et par ses feuilles
moins larges à la base et non plissées, révolutées d’un
côté, planes de l’autre, et terminées par un acumen beau-
coup plus court, ordinairement un peu hyalin ou décoloré
tout au sommet.
Détroit de Magellan : île Londondery, Whale Boat Sund,
baie des Astéries ; stérile.
45. Ulota fuegiana Mitt.— Détroit de Magellan ; île Cla-
rence, canal Cockburn, Hope harbour ; fertile.
16. Ulota Savatieri Besch.— Avec l’espèce précédente ;
fertile.
17. Dissodon magellanicus Hpe.— Détroit de Magellan :
ile Clarence, canal Cockburn, Hope harbour ; fertile. Vus
48. DissopoN MiRABILIS Card. sp. nova. — Par le port,
la forme et le tissu des feuilles, ainsi que par la structure
du péristome, cette mousse a de grands rapports avec le
D. magellanicus Hpe, mais elle s’en distingue au premier
coup d'œil par son apophyse turbinée, plus large que la
capsule, fortement ombiliquée et d’un blanc pur à l’état
sec, caractères qui donnent à cette espèce toute lappa-
rence d’un Splachnum ; mais les dents péristomiales
dressées à l’état sec, non cohérentes à la base, insérées
bien au-dessous de l’orifice de la capsule et d’une struc-
ture très différente, ainsi que la columelle non saillante,
empêchent de la rapporter à ce dernier genre. Les cel
lules de l’apophyse et de la capsule sont plus petites que
dans le D. magellanicus.
Terre-de-feu : canal du Beagle, environs du grand he:
de Lapataïa ; fertile. Le
49. Leptostomum Menziesii R. Br. — Détroit de Magel-
lan : environs de Punta Arenas; fertile. ;
© 90. Webera cruda Schw. — Détroit de Magellan, envi-
rons de Punta Arenas ; fertile. FA
Le Bryum (Senodictyon) synoico-crudum C. Müll. de la
même localité, et le Br. (Senodictyon) viridatum C. Müll.
. de la Géorgie du Sud ne me semblent pas spécifiquement
_ distincts du Webera cruda.
A. Bryum inclinatum BS. var. MAGELLANICUM Card.var.
nova. — Ne diffère du type d'Europe que par les dents du
REVUE BRYOLOGIQUE
_péristome plus pâles et pourvues de lamelles moins nom-
_ breuses (10 à 15 au lieu de 15 à 20). La capsule est aussi
un peu plus pâle et peut être d’une texture un peu plus
molle. Synoïque.
= Détroit de Magellan : environs de Punta Arenas; fertile.
22. Polytrichadelphus dendroides Mitt. — Détroit de
Magellan : île Clarence, canal Cockburn, Hope harbour ;
_ stérile. :
_ 23 Polytrichum piliferum Schreb. — Détroit de Magel-
lan: environ de Punta Arenas, en mélange avec Pespèce
suivante; fertile.
Forme se rapprochant de la var. Hoppei Rab.
24. POLYTRICHUM SUBPILIFERUM Card. sp. nova. — Di-
mension et aspect du P. piliferum ; même structure des
lamelles En diffère par ses tiges couvertes dans le bas d’un
tomentum blanc, abondant, et par le poil des feuilles plus
ourt, souvent caduc, rougeâtre sur la plus grande partie
_sa longueur, hyalin seulement vers la pointe. Coiffe
lus pâle, blanchâtre. Nervure lisse sur le dos, ce qui le
distingue du P. trachynotum GC. Müll. de la Terre-de-Feu,
et du P. {uberculosum C. Müll. de Kerguelen.
Détroit de Magellan : environs de Punta Arenas ; fertile.
25. Lepyrodon lagurus Mitt. — Terre-de-Feu : canal du
_ Beagle, environs du grand lac de Lapataïa ; stérile.
26. Lembophyllum auriculatum (Mont.) Par. — Terre-
de-Feu : canal du Beagle, environs du grand lac de Lapa-
taia:; fertile. .
II. — Espèces du détroit de Gerlache
4. ANDREÆA PYCNOTYLA Card. sp. nova. — Rappelle
assez par le port l'A. parallela CG. Müll. de Kerguelen,
mais celui-ci a les tiges plus épaisses, les feuilles oblongues,
plus brusquement acuminées, distinctement denticulées
aux bords dans le bas, et les cellules du tissu foliaire plus
etites, à parois beaucoup plus épaisses. Trois espèces de
a Géorgie du Sud: À. regularis G. Muüll., À. viridis G.
Müll., À. Wällii C. Müll. se rapprochent beaucoup de
notre Mousse, notamment par la forme des feuilles, à bords
ntiers, mais elles en diffèrent par leurs petites dimensions
t par leur tissu formé également de cellules plus petites et
plus épaissies. L’A. pycnotila présente aussi une certaine
ressemblance avec l'A. papillosa Lindb. de la zône polaire
boréale, par son port et ses feuilles fortement papilleuses
ur le dos, mais ils’en distingue par ses tiges plus grêles,
s feuilles plus petites et ses cellules plus larges, à parois
pe Les feuilles entières ou à peine sinuolées
au dessus de la base ne permettent pas de le confondre
avec l'A. acutifolia Hook. fil. et Wils. et les espèces voi-
sines. — Forme de larges touffes très denses, profondes de
2 à 5 centimètres. 460
XXme débarquement. 4 ne
2, ANDREÆA PYGMÆA Card. sp. nova. — Très voisin de
l'A. nana GC. Müll. de Kerguelen, dont il diffère toutefois
par ses feuilles plus petites, plus étalées par l'humidité,
presque squarreuses par leur moitié supérieure, ovales à
la base, puis rétrécies-acuminées, tandis que celles de l'A.
nana sont oblongues-lancéolées. Port des petites formes
de l’A. petrophila, mais s’en distinguant par ses feuilles
excavées-ventrues à la base, ce qui le sépare aussi des
espèces de la Géorgie du Sud.
Xme débarquement. 5e
3. ANDREÆA DEPRESSINERVIS Card. sp. nova. — Espèce.
caractérisée par sa nervure très déprimée, occupant le
tiers ou le quart de la largeur de la feuille vers la base, peu
distincte, disparaissant dans le haut. Port des espèces à
feuilles énerves. ire
XIIe débarquement. ARE dE
4. Ceratodon purpureus Brid. — XX"° débarquement.
5. CERATODON ANTARCTICUS Card. sp. nova. — Diffère du
C. purpureus et des espèces voisines par ses feuilles à
bords plans, sa nervure plus mince et ses cellules plus
grandes, plus irrégulières, les inférieures beancoup plus”
lâches. La nervure atteint le sommet ou le dépasse plus
où moins longuement. En l’absence de la fructification, la
place de cette Mousse, dont je n’ai trouvé qu'une très petite
touffe au milieu d’autres espèces, reste un peu douteuse.
XIIve débarquement. \ He
6. Distichium capillaceum BS. var. brevifolium BS. —
IXm° débarquement. ne PH
7. ORTHOTRICHUM ANTARCTICUM Card. sp. n0va. — Par
ses touffes denses et ses feuilles dressées à l’état humide
comme à l’état sec, cette.espèce semble appartenir au
groupe des Ortrotricha arctica. Elle diffère des O.arcticum
_Sch. et espèces voisines par ses feuilles plus étroitement
révolutées, parfois presque planes d’un côté, et par ses
cellules moitié plus petites. Papilles très faibles.Echantillons
malheureusement stériles ; le fruit fournirait probablement
d’autres caractères. ROUTE
IX° débarquement. : - ne a.
8. Orthotrichum rupicolum C. Müll.? — IX" débar-
quement. HR :
9. Webera cruda Schw. var. IMBRICATA Card. var. nova
_— Touffes larges, très compactes, profondes de 3 à 4 cen-
M, eos _ REVUE BRYOLOGIQUE
_ timêtres, d’un beau vert métallique. Feuilles plus courtes
et plus brièvement acuminées que dans le type, dressées-
imbriquées ; tige plus épaisse, mais ne présentant aucune
_ différence anatomique, non plus que la nervure. M. Thé-
_riot a décrit dans la Revue bryologique, 1898, p. 33, sous
= Je nom de var. densa, une forme presque identique, des
_ Alpes du Dauphiné : elle ne diffère de notre forme antarc-
tique que par sa taille moins robuste et sa teinte d’un vert
plus jaunâtre. La forme des feuilles est absolument la
même dans les deux plantes.
Xme, XIme et XXe débarquements.
_ 40. WEBERA RACOVITZAE Card. sp. nova. — Se rap-
proche extrêmement du Bryum catenulatum Sch. d'Eu-
rope (Webera commutata var. catenulata Dixon) ; en
diffère cependant par ses feuilles plus denses, plus imbri-
quées, etsurtout par les cellules corticales de la tige moins
différenciées, caractère qui rapproche notre espèce du
genre Bryum, mais le tissu est bien d'un Webera. Le
W. antarctica Jaeg. (Bryum antarcticum Hook. fil. et
_ Wils.) de l’île Cockburn, a aussi des rapports avec le
W. Racovitzae, mais il a les tiges beaucoup plus courtes
(environ 6 millimètres), les feuilles proportionnellement
plus larges et plus brusquement acuminées, la nervure
_ beaucoup moins forte et les cellules bien plus courtes, les
_ moyennes carrées ou subhexagonales.
.__ Xwet XIIe débarquements.
41. WeseraA GERLACHEI Card. sp. nova. — Diffère de
_ l'espèce précédente par ses feuilles ordinairement plus
_ grandes et moins imbriquées, tantôt courtes et obtuses,
tantôt plus allongées et aiguës (parfois sur la même tige),
entières ou subentières et d’un tissu plus lâche. Le Bryum
(Senodictyon) AS ns GC. Müll. de Kerguelen, se rap-
proche du W. Gerlachei par son tissu lâche, mais il s’en
éloigne par ses feuilles plus étroites et denticulées au
sommet, ainsi que par un port très différent.
_ Jer, IX, XIe et XVIIIme débarquements.
42. BRYUM IMPERFECTUM Card. sp. nova. — Espèce voi-
ine du Z. inclinatum BS., se rapprochant particulière-
ment de la var. magellanicum Card. par la structure des
dents du péristome, mais différant par ses feuilles beaucoup
plus courtes et proportionnellement plus larges, par son
pédicelle plus court et par son péristome interne très
imparfait, à segments rudimentaires. Synoïque. Anneau
large, double ou triple. — Cest la seule des espèces du,
détroit de Gerlache récoltée en fruits. |
. XXme débarquement.
. 143.BRyum iNcouNER UM Card. /p"000 "Rappels un peu,
_ par le port, les formes robustes, élancées, du B. pallescens
REVUE BRYOLOGIQUE :
rence, dépourvues de feutre radiculaire abondant et par
ses feuilles ordinairement plus larges, ovales-lancéolées,
non ou indistinctement marginées.
IXme et XXme débarquement.
45
Schw. d'Europe, mais en diffère par ses touffes sans cohé-
14. BRYUM AUSTRO-POLARE Card. sp. nova. -— Très voisin
du B. turbinatum Schw. d'Europe, dont ilse distingue par
ses feuilles moyennes plus ovales, plus brièvement acumi-
nées, et par sa nervure non excurrente, atteignant le som-
met, ou disparaissant un peu au-dessous.
IXme et XIme débarquements.
45. BRyuM{(Argyrobryum) AMBLYOLEPIS Card. sp. nova. :
— Rappelle les formes grêles du B. argenteum L., mais
s’en éloigne par ses feuilles moins denses et moins imbri-
quées, obtuses ou subapiculées. Tiges très fragiles, rouges.
Feuilles fortement concaves, les inférieures souvent presque
entièrement décolorées. Nervure mince, disparaissant au-
dessous du sommet. — Paraît se rapprocher beaucoup du -
B. maceratum C. Müll. de l’Argentine subtropicale, dont
je ne connais que la description.
XIve débarquement.
16. — Pogonatum alpinum Roehl. — XI"° et XIIme dé-
barquements.
Var. brevifolium Brid. — XXe débarquement.
Je ne considère les Polytrichum austro-alpinum C.
Müll. de Kerguelen, et P. austro-georgicum GC. Müll. de la
Géorgie du Sud, dont j'ai pu examiner des échantillons
authentiques, que comme de simples formes locales du
P. alpinum.
47. Polytrichum subpiliferum Card. (Voir ci-dessus).
— XX débarquement.
48. POLYTRICHUM ANTARCTICUM Card. sp. nova. — Es-
_ pèce voisine du P. piliferum Schreb.. mais plus robuste,
rappelant par son port et ses dimensions le P. hyperbo- ù
reum R. Br. de la zône polaire boréale, se distinguant d’ail-
leurs de l’un et de l’autre par le tissu de la partie basilaire
des feuilles formé de cellules beaucoup plus courtes,
presque carrées. Forme de grandes touffes très denses,
profondes de 3 à 6 centimètres. -
XIe débarquement.
19. Polytrichum strictum Menz. — XIn° et XII" débar-
quements.
90. PSEUDOLESKEA ANTARCTICA Card. sp. nova. Compa-
rable au P. patens (Lindb.) Limpr. d'Europe ; en diffère
par ses feuilles moins étalées à l’état humide, planes aux
bords, à nervure percurrente ou même subexcurrente, et
par son tissu formé de cellules ovales ou oblongues, lisses,
FRONT
. REVUE BRYOLOGIQUE
Se rapproche aussi de l'Hypnum ( Pseudoleskea) desmio-
cladum GC. Müll. de Kerguelen, mais, d’après un échantillon
authentique communiqué par le Musée royal de botanique
de Berlin, ce dernier a les feuilles plus étroites, plus lon-
guement acuminées et entières aux bords, tandis qu’elles
sont ordinairement sinuées - denticulées souvent dès la
base dans le P. antarctica. Celui-ci rappelle également par
son port certaines formes de l'Amblystegrium varium.
XIe débarquement.
A. Brachythecium georgico-glareosum (C. Müll. sub
Hypno) Par. — XI" débarquement.
99. BRACHYTHECIUM ANTARCTICUM Card. sp. nova. —
diffère du B. georgico-glareosum (C. Müll.) Par. par ses
suilles plus molles, plus larges, moins imbriquées, planes
aux bords, et par son tissu plus lâche. Acumen entier ou
rès légèrement denticulé. Le
XIme débarquement. es
ar. CAVIFOLIUM Card. var. nova. — Touffes ordinaire-
nent plus courtes et plus vertes. Feuilles très concaves, à
peine plissées à l’état frais, largement ovales, brusquement
terminées par un acumen court, souvent à demi tordu.
On trouve des transitions entre le type et cette variété,
dont le port rappelle celui des formes courtes du B. rivu-
dare Br. eur. Le
Je, IX et XIme débarquements.
98. AMBLYSTEGIUM DENSISSIMUM Card, sp. n0va.— Très
“petite espèce à feuilles énerves, voisine de l'A. Sprucei Br.
eur. et l'A. subtile Br. eur., mais en différant par ses
‘touffes extrêmement denses, ses tiges et ses rameaux sub-
julacés, dressés et ses feuilles plus rapprochées, plus con-
caves, plus dressées, subimbriquées et moins longuement
acuminées. Lis nn
- IXwe débarquement. . £ e
24. Hypnum uncinatum Hedw. — Ilm, Xme, XI,
Vme et XX débarquements. cree ;
Deux formes, l’une se rapprochant beaucoup de la var.
subjulaceum Br. eur., l'autre de la var. plumulosum
Br. eur. La première correspond à peu près exactement à
oo de l'A. georgico-uncinatum c. w. de la Géorgie
u Sud. | era
95. Hypnum austro-stramineum C. Mült. — XII et
«Ve débarquements. |
26. Hypnum revolutum Lindb.— IXm° débarquement.
EE J. CARDOT.
2 mars 1900 à rs
này (Meuse),
H.austro-uncinatum c. M. de Kerguelen et la secondeest
Rhacopilopsis Ren. et Card. novum genus.
Nous avons décrit récemment dans le Bulletin de la
Société botanique de Belgique, Tome XXX VII (1899), sous
le nom de Cyathophorum (2?) Dupuisii une Mousse stérile
récoltée par ie commandant Dupuis, dans le bassin supé-
rieur du Congo, à Nyangoué, vers 4 degrés de latitude
australe, à environ 300 kilomètres à l’ouest de la pointe
septentrionale du lac Tanganiyka.
Cette plante a le port, la forme des feuilles et les stipules
d’un Rhacopilum; mais le tissu foliaire_ plus serré, com-
posé de cellules allongées et surtout l'absence de la ner-
vure qui est forte et excurrente dans toutes les espèces de
ce dernier genre ne permettent pas d'y comprendre la
mousse du Congo.
D'autre part, si la nervure reste faible et courte dans
plusieurs espèces de Cyathophorum, le port est différent
et le tissu foliaire, beaucoup plus lâche dans ce genre et.
composé de cellules largement rhombées, s'éloigne beau-
coup de celui de la mousse du Congo. Nous croyons donc
pouvoir, même en l’absence des organes de fructification,
la considérer comme le type d’un genre spécial : ses Le
pilopsis, dont voici la diagnose : -
… Habitu Rhacopiloideo. Caulis repens, rami éreëlt, uno
latere regulariter pinnati. Folia ramea distiche complanata,
asymmetrica, ovata, raptim in acumen plus minus flexuo-
sum. producta, ecostata. Rete densiusculo, cellulis basi-
laribus elongate rectangulis, mediis elongatis lineari-
subrhombeis, superioribus oblongo-rhombeis. Folia
stipulae-formia multo minora, deltoideo-lanceolata, sensim
acuminata,cuspidata,enervia, e cellulis uniformibus lineari-
subrhombe reticulata.
F. RENAULT, É CARDOT.
8 Mars 1900.
Notes sur la flore suisse
1° Le Trochobryum carnioliuin : Breidl. et Beck a été
_ trouvé en 1885 stérile et en petite quantité seulement sur
le grès au bord du lac de Zurich en amont de Staefa pee
M. Weber, qui avait déjà découvert non loin de là le Tri-
chostomum Warnstorfii. M. Weber m'a communiqué un
petit échantillon de sa plante que j’ai très soigneusement
comparé à un échantillon original que je dois à l’obli-
geance de M. Breidler.
| % Catharinea Hausknechtii (Jur. et M.). Sihlwald,
canton de ou 550 m., de P. ess — A cela
REVUE BRYOLOGIQUE
va sans dire, vérifié l’inflorescence qui caractérise cette
espèce. M. R. Keller a trouvé, aux environs de Winter-
thur, une forme du Catharinea undulata portant aussi
deux pédicelles pâles et courts dans un même involucre,
mais cette plante a l’inflorescence du C. undulata.
P. CULMANN.
Bibliographie
_ G. BRITTON. — Distribution of the eastern species of
__Mnium (The Bryologist 1900, p. #6). — Les 15 espèces
faisant le sujet de cette notice sont divisées en 2 sections :
__ 4 feuilles marginées, doublement dentées ; 2° feuilles non
_ marginées, simplement dentées.
© G. BrrrroN and S. Wicrams. — À new species 0f
- Mnium from ldaho and Montana (The Bryologist 1900,
_ p. 6-7. — Cette espèce nouvelle, désignée sous le nom de
M. nudum, est voisine du M. subglobosum dont elle diffère
par son inflorescence dioïque, les pédicelles plus courts, le
péristome plus large, etc.
V.F. Broraerus.—Beitrige zur Kenntniss der Vegetation
des süd-und ostosiatischen Monsungebietes. Musci. —
- In-4 de 13 et 3 p. — Un certain nombre des espèces énu-
. mérées sont nouvelles et décrites en latin.
H. LiNDBERG. — Bidrag till kinnedomen om de till
Sphagnum cuspidatum-gruppen hôrande arternas Utbred-
ning. — In-8 de 26 p. — Ce mémoire contient les S.
Lindbergii, riparium, laxifolium, Dusenii, Jensenii, annu-
= Jatum, obtusum et le S. recurvum var. mucronaium,
amblyphyllum, angustifolium, balticum et pulchrum.
RENAULD et CARDOT. — Musci exotici novi vel minus
cogniti. IX. 48 p. — Signalons une espèce nouvelle de
_ deux espèces connues habitent les Indes. Un genre nouveau,
Cryptoleptodon, est créé pour le Leptodon fleæuosus ; les
auteurs en donnent la diagnose en latin. Us
_ F. SrepnanNI. — Species Hepaticarum (Bull. de l’Herb.
Boissier 1899, n° 12, pp. 927-956). — Description des 64
‘espèces de Metzgeria connues jusqu’à ce jour.
CG. Srow.—Mosses new to north or to south Lincolnshire.
__ (The Naturalist 1990, pp. 45-48). — Cette liste contient &1
espèces à ajouter au Catalogue de M. Larder, publié en
_ février 1898.
7 Caen — Imprimerie E. Lanen, 1 & 3, rue Guillaume — B. 505
Lyellia, le L. azorica, provenant des Açores alors que les +
| 4900 REVUE BRYOLOGIQUE
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REVUE BRYOLOGIQUE.
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° #
Musci Novo-Zelandici Browniani. Paris. — Brya de l'Asie centrale (suite).
PHiLiBERT. — Bryological Notes. SALMON.— Bibliographie. -
Musci Novo-Zelandici Browniani.
L'Index bryologicus a enregistré un genre nouveau :
. Hennedia avec 3 espèces, 38 Orthotrichum, 1 genre nou-
veau : TZetracocinodon (sic!) avec 1 espèce, décrits et
_figurés par M. Robert Brown dans les volumes 1892, 94 et
95 des Transactions of the New Zealand Institut.
Le Supplément renferme, décrits par le même auteur et
dans le même recueil : Rare US FR
Vol. 1892. — 16 Andreaea.
» 1894. — 95 Grimmia. PR RE
» 1896. — 15 Campylopus, 18 Dicranum (ou Dicra-
nella). |
_ » 4897. — 20 Barbula, 1 genre nouveau: Dendia avec
1 espèce, 2 Pottia, 1 Streplopogon. Qi :
Enfin le vol. 1899, qui vient de paraître, donne la
description de : 38 Bryum, 1 Leptobryum, 5 Meesea,
6 Weisia. Je ne suis pas certain de n’en avoir pas omis.
On comprend très bien que la Flore de la Nouvelle
Zélande, par Hooker fils et Wilson, qui date de 1867, soit
encore plus incomplète en ce qui concerne les cryptogames
cellulaires que pour les phanérogames. Mais, depuis cette
époque, de nombreux bryologues, MM. Bell, Beckett,
Helms, Petrie, Weymouth, etc., pour ne citer que les plus
connus, ont exploré ces îles et soumis leurs récoltes, à
l'examen des maîtres européens, plus particulièrement de
_K. Müller et de M. Brotherus, qui les ont décrites, le
premier dans le Hedwigia (1897-98), le second dans les
Ofversigt af Finska Vet-Soc. Fürhandlingen (1890-99).
On s'étonne donc qu’un aussi grand nombre d’espèces ait
échappé à ces bryologues, et cet étonnement se change en
doute sérieux sur leur valeur lorsqu'on étudie leurs des-
criptions et qu’on examine les figures, ou plutôt les croquis
dont elles sont accompagnées. M. Robert Brown paraît
d’ailleurs étranger, sinon à la végétation bryologique de
am à
| REVUE BRYOLOGIQUE
Phémisphère septentrional, du moins à sa nomenclature,
puisqu'il a baptisé quelques-unes de ses espèces des noms
de Drcranum fulvum, D. debile, etc. ; et non moins, si
j'ose le dire, aux règles du latin, quelque peu malmenées
_ dans ses dénominations.
_. J'ajoute qu'à ma connaissance, un seul bryelogue
européen a reçu des échantillons de M. Robert Brown, des
_ Orthotricha et quelques autres. « Les exemplaires sont si
défectueux que l’on perdrait vraiment son temps à les
examiner. » à
: Frappé comme moi de cette découverte inattendue d’au-
tant d'espèces jusqu'alors insoupçonnées, et de l’absence à
peu près complète de caractères distinctifs suffisants entre
_elles, plusieurs bryologues n’ont pas craint de m’engager
fortement à ne lés point admettre dans l’/nder. C'eût été,
à mon avis, manquer de convenances et de correction. Je
ne me crois pas en droit d’exclure d’un ouvrage destiné à
donner, jusqu’au 31 décembre 1900, l’état civil de toutes
ousses décrites ou publiées dans des collections
numérotées, une espèce dont l’illégitimité n'aurait pas été
constatée par moi ou par des maîtres autorisés. Mais j'estime
que la paternité même de cet ouvrage me donne celuide
couvrir ma responsabilité, en signalant à tous mes
confrères la réserve avec laquelle, de l'avis général, ils
_ devront accueillir les espèces (?) de M. Robert Brown.
Ai-je besoin d’ajouter, pour le cas où ces lignes tombe-
raient sous ses yeux, que s’il veut bien me mettre par la
communication d'échantillons se prêtant à un examen
sérieux, à même de reconnaître que les soupçons que je
viens de reproduire ne sont pas fondés, je serai trop heu-
_ reux de lui faire, et publiquement, amende honorable.
. On me fait observer que les cinq fascicules de l/ndex
_ bryologicus portent uniformément, sur leur couverture,
la date de 1894, qui est celle où l'impression en a été
commencée, tandis qu’ils ont paru à une année de distance,
et qu’il eût été plus logique que ce fut l’année de la publi-
cation de chacun d’eux qui y figurât, comme cela a lieu
pour les livraisons du Laubnoose Deutschlands, ete., de
_G. Limpricht. rs Pa : = a
C’est évident ! Et dans quelques années, ceux qui igno-
reront dans quelles conditions cet ouvrage a été publié
pas directement par l’auteur, mais dans les actes de la
Société Linnéenne) se demanderont comment des publica-
tions de 1896 et 1899 peuvent être citées dans un ouvrage
donné comme imprimé en 1894 ! Pa Le
Afin d’obvier à l'inconvénient qui en résulterait pour
tous ceux qui ont fait réunir ces fascicules en un ou deux
_ REVUE BRYOLOGIQUE "OT
volumes, je profite de la publicité de la Revue Bryologique
‘ pour rappeler : es
1° Que les quatre premiers, chacun de 320 pages, ont'été
_ publiés en 1894, 1895, 1896 et 1897 ; ;
2° Et le cinquième, à partir de la page 1981, en 1898.
Dinard, 25 mai, 1900. : «
, GÉNÉRAL PARIS.
Brya de l'Asie centrale (4° article, suite) (1)
M. Une seconde variété, croissant au même endroit, a
un aspect très différent. L’apparence est plus robuste, et la
plante n’est presque pas rameuse. Les branches ou tiges
stériles, verdâtres, assez allongées, nâissent à côté des tiges
fructifères ou de leur base; quelquefois elles se groupenten
touffes particulières, placées toutauprès. Feuilles dressées,
mesurant environ 2" 1/2, progressivement acuminées en
_ une pointe longue, épaisse et ferme; celles des branches
stériles toujours planes et non marginées ; celles des tiges
fertiles, d’une couleur rousse ougrisâtre, ont la même forme
et les mêmes dimensions, et sont aussi en grande partie
planes sur leur contour; les périchétiales ont les bords
largement réfléchis. E Lee
_ Ces deux variétés, récoltées à Kokbulak le 10 août 1896,
s’éloignent peu du type du Bryum leptoglyphodon, dont
elles ont d’ailleurs le péristome. Mais dans un des sachets
qui contenait la seconde de ces deux formes j'ai remarqué
des touffes mêlées qui se distinguaient au premier aspect
par leurs capsules plus petites et plus brièvement pédi-
céllées, et après avoir été humectées, par leur consistanée
très molle. Examinée de plus près, la plante présente des
Caractères très tranchés, qui en font une espèce nettement
séparée. LES 2
_ Bryum argyroglyphodon species nova.
: Tiges flasques et lurides, atteignant jusqu’à 2 centim.
_ ramifiéesirrégulièrementou par dichotomie, enchevêtrées,
souvent avec d’autres mousses ; les branches principales,
stériles, julacées, obtuses, gonflées à l’état humide, sont
couvertes presque partout de radicelles agglomérées, qui
se mêlent aux feuilles, ou les remplacent souvent sur de
grandes étendues ; les feuilles, molles, imbriquées,
concaves, largementovales ou suborbiculaires, se terminent
brusquement par une pointe subulée assez longue ; elles
sont toutes parfaitement planes sur leurs bords et absolu-
ment dépourvues de marge. Tissu fin, hyalin, formé de
_ rhombes étroits et allongés, excepté vers la base, où les
-(4) Voyez pages 19-30. — A la page 22, ligne 21, au lieu de P{rchosto-
_ num, lisez Plychostomum. 5 > ci
REVUE BRYOLOGIQUE
_cellulesdeviennentbrusquementtrès larges, presque carrées,
déterminant des oreillettes enflées et rougeâtres. Dans le
limbe les cellules mesurent uniformément 12 v en largeur
sur une longueur de 34, 36, rarement 40 u. =
._ Monoïque: les fleurs mâles et femelles terminent des
branches distinctes. Il y a aussi quelques rameaux stériles
plus grêles, dont les feuilles, assez étroitement lancéolées,
conservent pour tout le reste la même structure. Les
_ rameaux fructifères, placés irrégulièrement au milieu des
_ touffes, et assez courts (4 à 5 mill.), ont un aspect spécial ;
ils ne sont pas julacés ; leurs feuilles ne sont ni concaves,
_ ni imbriquées, quoique assez rapprochées ; celles du tiers
inférieur sont à peu près orbiculaires, à peine aigües, et
mutiques, avec une nervure qui atteint simplement le
sommet ; les moyennes sont brièvement mucronées ; les
Supérieures seules sont cuspidées par la nervare, mais la
pointe est moins longue que sur les rameaux stériles ; le
imbe lui-même est plus court, n’égalant guère que 1w dans
les inférieures et 1mm 4/2 chez les périchétiales ; d’ailleurs
elles sont toujours toutes planes sur leurs bords.
Le pédicelle ne mesure le plus souvent que 7 à 8 mm.
rarement 1 cent. Capsule petite, ovale, variant entre 1mm et
{nm 3/4, grisâtre ; l’opercule, en cône aigu, parait coloré en
rouge pâle, surtout vers sa base, qui correspond à l'anneau.
Les spores semblent mesurer seulement de 20 à 21 v. Dents
étroites et acuminées, hautes de0""30 à Omm36, d'un orangé
peu foncé, la base assez distincte est rougeâtre. Chaque
dent, intimement soudée au péristome interne, forme avec
lui des cellules, fermes et persistantes, ouvertes seulement
* à droite et à gauche ; mais en outre dans l’intérieur de ces
cellules principales on distingue nettement des cellules
_ secondaires, disposées ordinairement en deux rangées
verticales. Les deux compartiments qui leur correspondent
_ dans chaque article ont chacun l’aspect d’un rectangle
_ régulier ; mais, dans l’intérieur de ce rectangle et vers son
centre, on distingue la petite cellule originelle, assez bien
conservée, avecson contenu, de figure ronde, et la circonfé-
rence légèrement colorée qui l'entoure. Dans quelques-
unes des dents on ne trouve qu’une seule série de cellules
secondaires, placées sur la ligne médiane ; mais dans ce
Cas même la forme de ces petites cellules est. d'autant
plus facile à distinguer, avec sa masse centrale arrondie,
“et le cercle épaissi et coloré des parois qui la circons-
crivent. | ss ne
_ C'est encore en petit le péristome du Bryum leptoglypho-
don ; néanmoins cette nouvelle espèce en est certainement
listincte, non seulement par son aspect très particulier,
mais surtout par ses feuilles presque orbiculaires, très
brusquement cuspidées, constamment planes sur leurs “
bords et absolument dépourvues de marge. Re
Il
J'arrive maintenant aux spécimens de cette section qui
ont été recueillis dans la région alpine du Kungei-Ala-Taou ;
la plupart peuvent aussi être rapportés au Bryum lepto-
glyphodon, dont ils représentent des variétés peu diffé-
rentes de celles du Terskei-Ala-Taou; mais les échantillons
sont moins nombreux et moins bien développés. Certaines
formes seraient peut être assez distinctes, mais je n’ai pu
malheureusement en observer que quelques brins. a
N. Kungei-Ala-Taou, Koissu, ad rivulosalpinos,août 1896.
L'aspect des plantes et la structure des feuilles sont les
mêmes que chez la variété À ; capsule et péristome sem-
blables ; opercule en cône très obtus. er
O. Koissu, regio alpina. Plante d’un gris pâle, capsule
pyriforme, longuement pédicellée ; opercule en cône aigu
et allongé ; péristome bien développé ; l’endostome absolu-
- ment adhérent, EU Te an
P. Kungei-Ala-Taou, Kokoirok, regio alpina, 45 juillet
1896. Feuilles le plus souvent marginées et réfléchies sur
les bords, se terminant assez brusquement par une pointe
__ ferme et denutée ; cellules du tissu en rhombes étroits et
_ peu allongés ; capsule longue, presque cylindrique, à col
_ très court ; opercule en cône assez large et obtus. sé
Q. Une autre variété, provenant de la même station, est:
remarquable par ses feuilles étroitement lancéolées, à peu
près toutes radicales, nombreuses et serrées, dressées,
acuminées progressivement de la base au sommet en une
__ Jongue pointe, constituée par la nervure, qui atteint jus-
_ qu'à 4m; elles mesurent 2" 1/2 sur OuwG0 à 0®"75 ; leur
_ marge est bien révolutée sur tout le contour, et quelquefois
renflée en une sorte de bourrelet. Capsule régulièrement
ovale, assez courte, grisâtre, avec un opércule d’un rouge
orangé. Le péristome est encore trop jeune ; les dents d’un
vert pâle ont une base rougeâtre; on y distingue 1-2-35
cloisons accessoires, inégales et très irrégul'èrement
_ disposées ; les compartiments, de figures va:iables, ne
ressemblent pas à des cellules intérieures. Ro
KR. Kungei-Ala-Taou, inter flumen Kebin majorem et
_Djuryn, in pascuis alpinis, 16 juillet 1896. Grande et belle
variété. Tiges fertiles et stériles semblables, assez hautes et
se dilatant un peu supérieurement. Feuilles largement
ovales, 3mm sur O"m9°, rétrécies graduellement en une
REVUE BRYOLOGIQUE
longue pointe souvent colorée et flexueuse ; bords plans et
dépourvus de marge sur les branches stériles, révolutées
_sur les tiges fructifères. Pédicelle 2 cent. Capsule grande,
_enflée, pâle, exactement ovale. Pourrait être rapprochée de
la variété D. de Barskam et de la variété K. de Dschuka.
III ;
Sur la chaîne de montagnes que l’on a désignée sous le”
nom d’Ala-Taou transiliensis, et qui confine au Kungei-
-Ala-Taou, M. Brotherus a récolté une série d’échantillons
dont plusieurs peuvent encore être réunis au Bryum lepto-
glyphodon.
. S. Ala-Taou transiliensis, Almaty, regio alpina 11 juillet
1896. Tout à fait analogue aux petites variétés du Terskei-
A la -Taou ; feuilles imbriquées en bourgeons ovoïdes oblongs;
a nervure dépasse en une pointe assez longue ; celles des
rameaux (1"") ont les bords plans : celles de Ja tige fertile
Fe 1/2) les ont réfléchis. Pédicelle — 8 mm. Capsule pyri-
orme ; opercule court, obtus:; dents orangées avec base
rouge; divisions des plaques ventrales assez peu nom-
breuses ; endostome très adhérent.
T. Ala-Taou transiliensis, ad fontes fluminis Ta!gan,
7 juillet 1896. Les dimensions sont plus grandes ; le pédi-
celle atteint 2 centim. et la capsule 3 millim. ; d’ailleurs sa
: structure et celle du péristome sont les mêmes ; le sytème
_ végélatif et aussi à peu près semblable; feuilles raides et
_ dressées.
L’échantillon contenait un bon nombre de fruits, en
_ général encore operculés et à peine mûrs ; mais au milieu
_ de ces fruits verts on distinguait quelques capsules, qui
avaient au contraire perdu leur opercule, et qui semblaient
_ être depuis longtemps ouvertes. Ces capsules étaient.
_ intimement mêlées dans les mêmes touffes et paraissaient
appartenir à la même plante; examinées de près. elles
présentent un péristome très différent : les dents sont pâles
et nullement orangées ; les plaques dorsales, au lieu de se
partager chacune en deux Ou trois compartiments oblongs,
ne montrent qu’une seule rangée de cloisons verticales et
rectilignes, grisâtres, de même teinte que les articulations
qu’elles relient entre elles, et qui ne portent elles mêmes
que des trabécules courtes, obtuses et comme tronquées F4
l’'endostome n’est nullement adhérent, mais ilest en général
ien développé, quoique inégalement dans les diflérentes
Psules ainsi déoperculées : la membrane basilaire atteint
au moins la moitié de la hauteur des dents ; elle se partage
€nsuile en un assez grand nombre de lobes ; quelques-uns
assez larges, quoique entiers, ressemblent à des processus,
les autres à des cils; ces cils sont souvent imparfaits. mais
dans deux des capsules que j'ai pu observer ils étaient au
contraire très régulièrement conformés, avecdesappendices
allongés, perpendiculaires à leur axe: et absolument
semblables à ceux des Eubrya. Dans ces fruits mûrs les
spores, plus petites que dans les capsules operculées, ne
mesurent que 17 à 18 u en diamètre. À quelle cause faut-
il attribuer ces variations singulières ? faut-il voir là l’in-
fluence de quelque hybridation ? Le petit nombre des fruits
anormaux que j'ai rencontrés icine permet pas de résoudre
ces questions. Les tiges qui portent ces fruits ne diffèrent
pas d’ailleurs sensiblement des tiges ordinaires de la plante, …
leurs feuilles semblent un peu plus divariquées et un peu
moins fermes, elles se terminent par une pointe longue et
flexueuse, mais la structure est au fond la même. Je me
borne à signaler le fait, sans chercher à en déterminer
l’origine. pos ee
U. Ala-Taou transiliensis, in valle fluminis Kebin majoris,
regio sylvatica superior, 18 juin 1896 Innovations basi-
laires d’un gris verdâtre, assez courtes, dressées et sur-
-montées par les pointes subulées des feuilles supérieures
Feuilles des branches stériles généralement planes sur leur
contour, quelques-unes pourtant tendent à se réfléchir au
dessus de leur base ; chez les plantes mâles les feuilles de
la partie inférieure ont les bords plans ; celles du périgone
les ont repliés ; sur les tiges fructifères, les feuilles, révolu-
tées tout le long, sont munies d’oreillettes gonflées, dont
les cellules sont carrées et rougeâtres. Pédicelle—3 centim.
Capsule grande, ovale, 3° sur 1"", Dents du péristome
courtes, opaques, d’un gris brunâtre, devenant à la base
_ d’un rouge orangé; les plaques ventrales, peu nombreuses,
_ paraissent divisées chacune par des cloisons très épaisses
en deux ou trois compartiments ; endostome soudé à
l’exostome, non différencié. ne
_. V. Ala-Taou transiliensis, ad fontes fluminis Kaschkalen,
_ regio alpina, 23 juin 1896. Cet échantillon parait à
. peine différer du précédent, bien qu’il provienne d'une
station beaucoup plus élevée et assez éloignée ; les
feuilles sont plus étroites et plus allongées : 1%" 1 [2 sur.
Omm 60 chez les branches stériles, 3" sur Omw 75 chez les
tiges fructifères ; les unes et les autres sont bien révolutées
sur leurs bords ; les dents, moins trapues et moins opaques,
jaunâtres, longues et étroites, ont du reste la même struc-
_ ture; le péristome interne est moins complètement
_ adhérent; on distingue des processus régulièrement
AR ds our .
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Cette forme semble indiquer déjà un passage vers les trois
_ variétés suivantes, qui croissent dans la région inférieure
des forêts.
XX. Ala-Taou transiliensis, Almatinka minor, regio sylva-
_tica inferior, 26 juillet 1896. Gazons verts, assez étendus et
peu élevés ; feuilles acuminées en une pointe longue et
épaisse, légèrement divariquée ; celles des rameaux et celles
des tiges fertiles sont toutes également réfléchies sur leurs
bords. Dents du péristome courtes et trapues, épaisses et
d’une consistance ferme, très adhérentes à l’endostome,
d'un orangé grisâtre avec une base d’un rouge brun ; la
lame dorsale est bien colorée; la lame ventrale forme une
masse compacte, pâle etincolore, dans laquelle on distingue
avec peine des cloisons accessoires très irrégulières sur un
ul rang ; péristome interne à peine différencié. Spores
environ 26 y en diamètre.
Y. Ala-Taou transiliensis, Kokdschon, regio sylvatica
rior, 13 mai 1896. Semblable au précédent; touffes
ertes, feuilles dressées et un peu divergentes, longuement
acuminées (3mm 1/2 sur 1m"); la pointe subulée, raide et.
filiforme, atteint souvent 1mm; les bords sont toujours
réfléchis, étroitement sur les rameaux, largement sur les
_tiges fructifères. Capsule longuement pédicellée; dents
_ comme dans la variété précédente : les plaques dorsales
_orangées rectangulaires ; les plaques ventrales, pâles et
incolores, dures et compactes, montrent chacune une seule
cloison verticale, de même teinte, qui partage chaque ‘
article en deux parties égales ; l'aspect rappelle certaines
variétés du Bryum arcticum. Le péristome interne est plus
développé et moins adhérent ; on distingue des processus
assez larges, quoique à peu près entiers, et des cils raides
t allongés, mais sans appendices. Les spores mesurent
également près de 26 uw. Hunts Ha
Z. Ala-Taou transiliensis, Djolbulak, regio sylvatica
iferior, 17 juin 1896. Tiges courtes, grisâtres ; feuilles
presque toutes radicales, divariquées dès la base,acuminées
n une pointe longue, épaisse et flexueuse, bien révolutées
sur les bords ; le tissu est composé de cellules linéaires,
très étroites, 10 à 12 y au plus en largeur, et très allongées,
squ’à 70 x, ressemblant quelquefois à des hexagones
flexueux ; dans les deux variétés précédentes elles consti-
nt au contraire des rhombes assez réguliers, qui
esurent 15, 17 et 18 » en largeur sur une longueur de
0 à 45 y. Fleurs de temps en temps synoïques. Pédicelle
teignant souvent 3 centim. Dents assez longues (0""40),
tement acuminées, d’une teinte pâle ; la base, d’un
> vif, descend loin au dessous de lorifice ;
plaques dorsales orangées ; les plaques vénirales, incolores,
formant une masse compacte, épaisse et arrondie sur son
contour, dans laquelle on aperçoit obscurément une rangée
de cloisons accessoires, placées sur la ligne médiane, et
quelquefois deux ou trois petites cavités intérieures.
C'est au fond le même exostome que chez les deux
variétés qui précèdent ; mais ici l’on peut plus aisément
séparer les articles les uns des autres, et se rendre compte
exactement de leur structure. Chez un de ces articles
isolés l’on voit d’un côté les deux plaques dorsales orangées,
et de l’autre la plaque ventrale sous la forme d’une demi
ellipse régulière, d’un gris blanchâtre ; dans l’intérieur de
cette ellipse on distingue ordinairement un lobe médian
assez long, et de temps en temps un ou deux lobes plus
courts, à droite ou à gauche ; parfois le lobe médian se
développe davantage et produit vers le milieu de sa longueur
deux appendices horizontaux, qui semblent partager ainsi
la substance de la lamelle semi elliptique en deux couches
superposées ; plus rarement on distingue seulement dans.
le corps semi elliptique de la plaque trois petites cavités.
situées assez régulièrementsurune même ligne horizontale,
et correspondant aux trois cellules secondaires qui étaient
nées dans la cellule péristomiale originelle; quelquefoi
aussi la demi ellipse semble entière, uniformément épaisse,
sans divisions apparentes. L’endostome peu développé et
mal conservé, n’est guère visible ; c’est à peine si l’on peut
apercevoir par places un processus, court et entier, adhé-
= rant latéralement à l’une des dents voisines; spores — 32 y
Ces trois dernières variétés paraissent bien distinctes du
Bryum leptoglyphodon par leur système végétatif ; la struc-
ture du péristome les éloigne à la fois de cette espèce et du
Bryum penduium typique ; on pourrait les réunir en une
sous espèce, sous le nom de Bryum transiliense.
+
IN Sat,
= Enfin sur les monts que l’on a appelés Alpes d'Alexandre
_ bien qu'il ne soit pas sûr qu'elles aient été visitées par le
= conquérant macédonien, M. Brotherus a recueilli de
formes très notables de cettesection. DT me
ie
_Bryum Alexandri species nova.
= Touffes vertes. devenant seulement à la fin grisâtres
assez molles à l’état humide contractées ét légèrement
__ crispées à l’état sec, hautes de 2 centim.; les tiges isolées,
atteignant { cent. 1/2, nues inférieurement, se lerminen
_ par un large bouquet de feuilles assez grandes, écartées e
REVUE BRYOLOGIQUE
divergentes. Feuilles ovales lancéolées, 3mm 1/2 à 4m sur
Avm 4/9, acuminées en une longue pointe filiforme, scabre
et dentée, réfléchies et même révolutées sur leurs bords ;
le tissu vert, puis hyakn, assez lâche, est composé de
rhombes allongés. Une partie des innovations reste stérile,
les autres se terminent par une fleur mâle ou femelle.
Pédicelle haut de 2 à 3 centim. La capsule, largement
ovale, mesure de 3mm à 3mm 1/2 sur 1wm1/2 en diamètre.
_
Spores environ 32 y. Dents orangées avec base rouge, de en
structure variable dans les différentes capsules. Le plus
souvent la lame ventrale est partagée en deux ou trois
rangées de compartiments par des cloisons épaisses et ;
colorées de forme irrégulière. Chez d’autres fruits les
cles paraissent tous au contraire simples et réguliers,
mités par des lignes horizontales rectilignes et indivises,
aucune trace de cloisons accessoires. Mais entre ces
x termes extrêmes on trouve toutes sortes de degrés. I
es capsules où les dents montrent chacune une seule :
igée de cloisons accessoires, situées sur la ligne médiane ;
ailleurs ce sont de petites cellules closes, que l’on aperçoit
_irrégulièrement distribuées ; chez certaines capsules une
partie des dents paraissent simples et régulières, tandis
que d’autres tout à côté montrent, au moins par places,
des cloisons accessoires plus ou moins nombreuses. La
structure de l’endostome semble se modifier dans les a
mêmes proportions ; dans les fruits où la lame ventrale est
bien divisée (ce sont les plus nombreux) il est intimement
soudé à l'exostome, et l’on n’y distingue point de lobes
apparents ; dans les capsules dont les dents sont régulières
il semble se détacher plus aisément, et laisse apercevoir
es processus linéaires el entiers. Le
Cette inconstance dans les détails du péristome que l’on
observe ici, je l’ai constatée assez souvent chez plusieurs
autres espèces du genre. Les diverses variétés du Bryum
rcticum en fournissent de nombreux exemples ; là il n'est
rare detrouver dans les mêmes touffes des capsules où lés
nts sont simples et d’autres où elles montrent une rangée
e cloisons verticales ; quelquefois dans la même capsule
n rencontre en même temps des dents régulières et des
ents à plaques divisées. Une espèce très remarquable
ous ce rapport est le Bryum Marratii: chez cette espèce;
* FR es
iHeurs si bien délimitée et si constante dans l’ensemble
le ses caractères, j'ai observé des exemplaires dont les
ents étaient parfaitement régulières, et d’autres où les”
laques ventrales étaient fortement divisées et lobées.
PHILIBERT. or (A Sue) —
Bryological Notes
1. Cinclidotus pachylona sp. nov:
Fasciculato-ramosus, in caespites fasciculatos rigidos
olivaceo-vel rufescente-"irides congestus, caule ad 5 cent.
longo, fasciculato-ramoso, ad basin folioso, foliis undique
patentibus siccitate laxe imbricatis solidis rigidis ovatis
nervo excurrente plus minus longe cuspidatis, nervo valido
rufo dorso prominente, margine plano rufo integerrimo
valde incrassato multistratoso, foliorum cellulis parvis
irregulariter parenchymatosis saepe subquadratis papillosis
circiter 10 y diam. Caetera ignota. “rs
Patria. Zahleh (Plantae Cœle-Syriacae. Ex. Herb. Postian
apud colleg. Syriens. Protest. n° 781 ; in Herb. Kew.).
À congeneribus omnibus rigiditate nec non foliorum
forma et margine valdius incrassato primo visu distinctus
From all the species of Cinclidotus bhitherto des
cribed {C. acutifolius Broth., C. aquatiens, G fontina-
loides, and C. riparius) the present species is at once
distinguished by the shape of the leaf and the very strongly
thickened margin,— the latter Lwice as thick as in any of th
abovenaméd species. The habit of the plantis wholly that of
= Cinclidotus, but it may be noticed that in the other species
of the genus the lower leaves are frequently worn away by
the water in such a way that only the bristlelike nerves
- remain, while in C. pachyloma, under the same conditions,
the margins of the leaf (no doubt on account of their
_thickness) as well as the nerves remain on the stems with
= the intervening part of the lamina worn away. Thé
_ papillosity of the cells of the present plant is seen best in
_ comparatively young leaves, — in these the cells, even
= those of the excurrent nerve, are found to possess one or
_ more papillae springing from the lumen. 0
_. The young leaves of C. pachyloma have a curious
_ appearance, due to the early vigorous growth of the
excurrent part of the nerve. The earliest rudiments of.th
_ leaves (fig. 7) are consequently almost linear in outline
due to the thick- cylindrical nerve, the lamina being
represented by two minule wings at its base. The develop-
. ment ofthe lamina of each leaf, therefore, takes place
almost entirely through intercalary growth. This order o
= development is apparently usual for leaves with excurrent
_ nerves; we find, e. g. the same sequence of growth of
_ nerve and lamina occurring in T'ortula muralis (fig. 11).
_ Lorentz(Bot. Zeit., 1869, p.552) has described and figured
= the structure of the nerve in the genus Cinclidotus, and
the figures of the sections there given (cfr. fig. 1 (1. c.)
agree closely with that of C. pachyloma.
_ Paris {Index Bryol.) gives the distribution of C. aqua-
ticus as Europe and Africa (Algeria). There are, however,
in the Kew Herbarium, examples of this species from two
\siatic localities :— Syria (Sir J. D. Hooker). and Nestorian
Mits., and Gawar, Kurdistan (Capt. Garden (1857).
2. Polytrichum aloides Hedw.
: The distribution of this species is given by Paris (Index
yolog.) as follows : ‘ Eur. :
prised to find that the terminal cell of the lamellae(as
i sverse section) was more or less deeply
oved (see figs. 17, 18). This led me to examine the iarge
eries of specimens in the Kew Herbarium. In European
examples, both of the type and of the var. defluens
{Dicksoni ; minus)the terminal cell was found to be, asis
well known, similar in shape and size to the other cells .
of the lamella (see figs. 12, 13). The same was al$o the case
‘with the African specimens examined (from Madeira and
Teneriffe). In the examples from India, however, where the
species appears Lo be not uncommon, we find the terminal
cell showing a tendency to become grooved. This is the
case with all the specimens referred to by Mittem in Muse.
And. Or., p.151, and also with specimens from Moulmein,
and from Coorg (determined by Brotherus). D Ne
- Although, sometimes, the groove is very shallow, and
although in a section across the whole width of a leaf some
Jamellae may often be found of which the terminal cellis
not grooved, I have nearly always found some amount of
>oving tobe charactéristic of the Indian plant, and it is
usually quite easy, by paying attention to this character, to
etermine from a section of the leaf if the plant came from
MÉODS OT AM ne ee ee ip
he difference thus shown leads us naturally to ask whe-
her we have not in Asia a plant very similar to P. aloides
Europe, but yet specifically distinct. It is hardly possible,
vever, to take this view. In all other characters, — habit,
nged columella, papillose capsule, etc. — the Asiatic
pecimens of P. aloides agree completely with the Europear
ones, It is true that in Asia P. aloides often assumes a
h larger size than in Europe, — a fact noticed by
British Moss-Flora. 1, page 48), who remarks,
_‘“ Occasionally both stems and setae become greatly
elongated, a state which appears to be frequent in India
and Japan.” Sometimes, also, innovation takes place,
resulting ia the apparently lateral position of the older:
setae. On the other hand, however, quite small and simple
plants occur in India, identicalin habit with the common
European form of P. aloides, and in these small Indian
forms the grooving of the terminal cell occurs just as in
the larger forms. re
As we go farther East we find this character of the
grooved terminal cell becoming more marked. Figs. 17, 18.
represent the lamellae of specimens of P. aloides from
China, and Figs. 19, 20 those of Japanese plants. In Japan,
however, we meet with a Polytrichum described by
Lindberg in 1868 (Notis. Sällsk: Faun. FI. Fenn. Fôrh
(Helsingfors), IX; p. 100) as a distinct species under the
name of P. inflexum. In Lindberg’s diagnosis of this
species (which has not since been recorded elsewhere), the
lamellae are thus described, ‘* cellula marginali in sectione
transversa magna laevissima triangulari supra retusa,
interdum indistinctissime medio impressa. ” P. inflexum
is very close to — if indeed it is distinct from — P, aloides,
and from the last character mentioned above it apparently
sometimes shows the grooving found inthe Asiatic formso
P. aloides.There are a few stems of P. inflexzum (‘Japonia
(Textor)’}) in the Kew Herbarium, and in these the
ser cell of the lamellae has the shape shown at
1g 21. Û . À 4 u
= P. nipponense Schpr. mss. in Hb. Kew (‘* Yokoska,
Nippon ”) (Savatier (1878), and also P. Oldhami Schpr.
_mss. Hb. Kew (‘‘Japonia, Nagasaka ” (Oldham) are both
merely the Asiatic (Japanese) form of P. aloides. In the
latter specimens, the terminal cell of the lamellae
occasionally becomes subtriangular in outline, and so
. tends to approach the shape of that of P. inflezum.
P, carinatum Mitt. mss. in Herb. Kew (Japan (Oldham
.Agrees With P. M/1ec um LIN, ee
Onthe whole it would appear that a form of P. aloides
is being evolved in the East, — a form which may, perhaps,
ultimately develop into a distinct species related to
P. aloides in much the same way at P. commune is to
_ P. formosum. ae ee à
(To be continued) . ERNEST S. SALMON.
nr | Charlton House, Kew, England. May 19/1900,
Explanatiou of Plate
Figs. 1140. Cinclidotus pachyloma sp. nov. 1, 2 leaf X 17, 9
transverse section of nerve of leaf X 270, 4 trans-
versé section of margin of leaf X 270, 5 areolation
of leaf, at one-third from the apex X 270, 6 trans-
verse section through the middle of a leaf X 100,
7-10 series of young leaves, in order of develop-
ment X 35. :
© A1. Tortula muralis (L.) Hedw., young leaf X 35.
1220 Polytrichum (Pogonatum) aloides Hedw.,lamellae
ae . of leaf in transverse section, X 270, — 12, 13 from
European examples, 14, 15, 16 from Indian
- examples (Simla), 17, 18 from Chinese examples
(Tientai Mts., Prov. Chekiang (D' E. Faber), …
dham).'
um (Rhodobryum) roseum Schreb., transverse
section of nerve of leaf X 170. A
(Rhodobr.) giganteum Hook., ditto. ns
odus macrorrhynchus (Mont.), apex of
; leaf X 35. ;
G. N. Besr.— Claopodium pellucinerve (The Bryologist à
900, p. 19. CR Le UE CS A RC
_E. G. BriTrToN. — How to know some of the commoner
ryums (The Bryologist 1900, pp. 16-19 et figures) —
Contient Bryum bimum, B. pseudotriquetrum, B. cæspiti-
ium, B. capillare, B. argenteum et B. roseum. Les 19 fig. _.
apportent au B. capillare. M ee UE
N. BRYEN. — Enumerantur musei, quos in valle Nor-
iæ Sætersdalen observavit Bryhn (Det Kgl. Norske
idensk. Selsk. Schrift., 1889, n° 3. In-8 de 54 p. — Cette
e granitique, dont l'altitude varie de 200 à 1500 m.,
it très riche en muscinées puisque M. Brybn y a
490 espèces de mousses et d'hépatiques. Deux
nouvelles, Grimmia norvegica et Philonolis
longuement,
= REVUE BRYOLOGIQUE
N. DIXON. — Amblystegium compactum in Britain
(Journ. of Botany 1900, pp. 175-182) — Cette espèce a été. ,
découverte en 1899 dans plusieurs localités anglaises par
MM. Dixon, Salmon et Nicholson. L'auteur la considère
comme étant la même plante que le Brachythecium
densum, et il en donne une description très détaillée : le
nom de A. compactum, étant le plus ancien, doit être
conservé. . É ris
A. W. Evans. — The Hawaiian Hepaticæ of the tribe
jubuloideæ, with sixteen plates (Transactions of the
Conneeticut Academy, vol. X, March, 1900; pp. 387-462
and pl. 44-59), - : .
M. Evans commence par l’historique de l’hépaticologie
des îles Hawaii, il décrit ensuite les caractères de la tribu
des Jubuloideæ, puis chaque sous-tribu et chaque espèce
avec beaucoup de soin :6 Frullania, 1 Jubula et 27 Lejeunea.
— Les 16 planches contiennent 41 espèces figurées avec de
nombreux détails grossis. PE ;
A. W. Evans. — À new Genus of Hepaticæ from the
Hawaiian Islands (Bulletin of the Torrey Bot. Club, March,
1900, pp. 97-104 and pl. I). — Ce nouveau genre, désigné
.
sous le nom de Acromastigum, est créé pour le Mastigo-
D
bryum ? integrifolium Aust. PE RSR
J. GROUT. — Xey to Bryum (The Bryologist 1900,
pp. 13-15). — Quelques considérations sur les caractères
des Bryum et clef analytique des espèces. res
d. M. HOLZINGER. — À new /Aypnum of the section
Caliergon (Minnesota bot. Studies, 1896, n° 9, 2 p. et 1 pl.).
— Description et figures du Æ. cyclophyllotum. ui
J. M. HOLZINGER. — Grimmia teretinervis in North
America (The Bryologist, April 1900, pp. 20-22 et fig.)
O. jap. — Beiträge zur Moosflora der Umgegend von.
Hamburg. — Ce catalogue contient les hépatiques, les
= sphaignes et les mousses avec indication des localités.
= M. LANGERON. — Premier Supplément au Catalogue des
muscinées de la Côte-d'Or (Revue bourguignonne de.
l'Enseign. sup. 1900), in-8 de 38 p.).— Le supplément ne
compte que quelques espèces. La partie importante de cette
brochure consiste dans les recherches et les études de l’au-
teur sur le rôle des acides humiques dans la dispersion des
_ muscinées. Il conclut que l’antagoniste du calcaire n’est
_ pas la silice, mais bien l'acide humique et ses congénères,
EP re”
; BAUER Œ). __ Neue: Beiträge zur Mbosfora von Mittel- :
Bôhmen. Prag 1899. 8° 20 p.
BROTHERUS (V.F.). — Some new species of Australiage à
Mosses. (Ofvers. af finska vet. soc. forh. XLII, p. 107-144, |
1 pl). ae
CASALI (G.). — La flora del Reggiano : Briofite. Avellano :
1899. 8 35 p. is
DeRSCHAU (M. von). — Die Éaickolung der Peristom-
zähne des Laubmoossporogoniums. Ein Beitrag zur Mem-
branbildung. (Bot. Centrabl. LXXXITI, 161 ff., 1 “taf. Le
DismiEr.—Une nouvelle localité française du Sphagnum à
olle (Bull. soc. bot. France, XLVII, p. 82-83). re
Dixon (H. N.). _ Pembrokeshire Mosses. (Journ. of. SE
t. XXXVII, p. 1353-34).
AU de LAMARLIÈRE. — Sur l’'homologie de la tige
protonema et des rhizoïdes des muscinées. :
es jeunes natural. te mai 1900, n° 355). re
HERZOG (Th.). — Einige bryologische Notisen aus
Graubündens und Wallis, (Mém. Herb. Boissier, n° 2). SA
-. — Einiges über Neckera turgida Jur. und ihre nächsten
Verwandten (Bot. Centralb. LÂXXIL, p. 76-80).
HorreLL (E. Ch.).— The European Sphagnaceæ. ( Journ.…
of Bot. XXX VIII, p. 110-193). à
JACK (J. B).— Zu den Éébermoosatadien in Baden.
Mitth. d. Bad. Bot. Ver, 1900, p. 157-169). | |
KINDBERG (N: C: ). Nya bidrag till Vermlands och Dale Le
tt (Ofvers. Kgl. Vet. Akad. fôrb., LVE P. 1003-
= Mansion (Arthur). — Contribution à l'étude de la flore
_bryologique belge. (Bull. Soc. Reg. Botani de Belgique, ;
XXX VII, p. 228-238). Le
_Mixkurowicz (Joh). — +. Moosflora der Dino on. fee
Korrespondenzblait d. Naturf. Ver. zu Riga, X LIT, p. 87-93).
MoxinGron (H. W.). — Sphagnum medium Limpr.… in
Britain. (Journ. of Bot. XXX VIII, p. 1-3, 1 pl.). a
MuLLer (Karl).— Revision der Hepaticae in Mougeot- .
Nestler-und SchimperStirpes Kryptogamæ Vogeso: nn F
1810860. ie Herb. Boissier, n° 6).
AUG. LE JoLB
n, 1 & 3, rue Guilloume — B. 897
+ © OX
Sa:
Fernique sc.
Salmon del.
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUX Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
Révision des mousses récoltées au Brésil par M. Puiggari. À. GEHEEB.—
Note on Trichostomum Warnstorfii. E. G. BRITroN. — Brya de l'Asie
centrale. Paiserr. — Muscinées du Tonkin et de Madagascar. Paris.—
Bryological notes. SALMON. — Bibliographie, — Nécrologie, — Nouvelles.
Révision des mousses récoltées en Brésil dans la
province de San Paulo par M. Juan J. Puiggari
pendant les années 1877-1882. :
à I. Les espèces du genre Microthamnium
Après avoir publié l’ouvrage posthume de notre vénérable
D° E. Hampe, Additamenta ad Enumerationem musco-
rum hactenus in provinciis Brasiliensibus Rio de Janeiro
et Suo Paulo detectorum (in « Flora » 1881), j'avais
examiné un assez grand nombre d'espèces que feu le
D' Hampe ne pouvait plus vérifier. Ces mousses se
composent pour là plus grande partie des genres Micro-
thamnium et Fissidens, quelques-unes appartiennent aux
genres Sematophyllum, Rhaphidosteqium, Isopterygium
et Trichosteleum. Je donnai cette collection accompagnée
de mes notices à M. le 1} Charles Müller qui m'avait =
souvent prêté son secours infatigable dans mes études,
mais cette fois M. Müller était tellement accablé de recher- _.
ches bryvlogiques, qu’il ne pouvait exaucer ma prière.
C’est pourquoi je m'adressai dans cette affaire à mon savant
_et excellent ami, M. E. Bescherelle, qui, à ma grande joie
ne s’est épargné aucune peine, pour régler cette collection,
en éxaminant avec le plus grand soin toutes mes détermi-
nations et en même temps me donnant de précieux échan-
tillons de presque tous les types qui m'avaient encore
manqué. Te ;
Cela est arrivé déjà en 1882 ! — Justement dans lemême
temps mon cher et digne ami, M. Juan J. Puiggari, m'a
envoyé successivement une grande collection à étudier
composée de 17 paquets renfermant 994 enveloppes de
mousses ! ! Il s’y trouve, cela va sans dire, un grand nom-
_ bre d’espèces déjà connues et reçues auparavant, mais il y
a néanmoins bien des espèces, surtout de l'issidens et de
REVUE BRYOLOGIQUE
_Microthamnium, qui sont encore à étudier d’une manière
_ soigneuse. Depuis l’année 1883, je n’ai plus recu de mous-
_ ses de M. Puiggari qui a envoyé à M. Brotherus une collec-
tion considérable, fournissant plusieurs espèces nouvelles
publiées en 1895 par .cet éminent bryologue dans ses
€ Nouvelles contributions à la flore bryologique du Bré-
sil. » Je me suis maintenant imposé la tâche d’étudier
toutes les mousses de $S. Paulo suivant leurs genres et de -
consacrer à ce travail quelques heures strictement chaque
jour, espérant que MM. Bescherelle et Brotherus voudront
bien continuer à me donner leurs renseignements si pré-
Cieux à mes essais. Ce sont les genres Holomitrium,
_ Trematodon, Octoblepharumet Leucobryumquejetraiterai
dans mon deuxième article, tandis qu'aujourd'hui je com-
mence par faire un rapport sur les espèces de Microtham-
nium, parmi lesquelles il se trouve 3 espèces nouvelles
n'étant pas encore publiées, Il faut mentionner de nouveau
que ces mousses d'aujourd'hui proviennent des récoltes
faites par M. Puigqari en 1877-1879, mais les nombreuses
_ espèces des Hypnacées envoyées en 1881-1882 ne sont pas
encore étudiées. es. x :
M. Brotherus a décrit dans son ouvrage cité une seule
_ espèce nouvelle de Microthamnium, provenant de la
_ province de Minas-Geraës, : De
1. Microthamnium tamariscifrons Besch. et Geh. n.
sp. — Monoicum, calyptra nuda vel juvenilis nudiuscula.—
Hypno tamarisciformi Hpe (1877) simillimum, sed caulis
_gracilior densius pinnatus, folia caulina late triangularia
integra majora et magis cuspidata, perichaetiala subdenti-
Culata, obsoletinervia, capsula gracilior sub ore coarctata.—
Apiahy, Junio 1877 et Julio 1879, sub n° 237 et Apiahy,
Septembr. 1879, n° 993.. : Le
2. Microthamnium Iporanganum Besch. et Geh. n. sp.
— Monoicum, a Microthamnio subdiminutivo Geh. et.
Hpe. proximo differt : colore obscure viridi, ramis com-
p anatis (nec teretibus!), foliis ramorum angustioribus,
longius cuspidatis, obsolete et remote denticulatis vel sub-
integris, seta breviore. — Iporanga, 19 Julio 1879, sub
_n%953, 956 et 958, ad arbor. cortices. — Ces trois enveloppes
contiennent des mélanges de cette espèce avec des frag-
ments de Rhaphidostegium, Papillaria, Helicodontium,
etc. Le Microthamnium Iporanganum appartient aux
plus petites espèces du genre, M. Bescherelle y ajoute:
& Affine Microthamnio humili mihi Paraguensi, sed
axius ramosum, latius extensum, foliis perichaetialibus
us longis medio abrupte denticulatis primo visu differt.»
REVUE BRYOLOGIQUE
3. Microthamnium glaucissimum Besch. n. sp. —
M. Iporangano simmillimum, sed folia ramea distinctius
omnino serrulata cuspidata haud obtuse acuminata, cau- _
lina magis acuminata basi subdenticulata.— Apiahy, Julio
4877, n° 67, sub nomine « Rhaphidosteqii Olfersii Hsch. »
missum ; Apiahy n° 83 P, Julio 1878 et n° 168, Apriki 1879,
c. M. Puiggarii mixtum.
4. Microthamnium simorhynchum Hpe. (1870). (Syn.
M. flavidum Angstr.). — Apiahy, « Sitio de Antamagra »
Junio 1877, sub n° 1, ad truncos putridos ; Apiahy, Majo et
Junio 1879, n° 7, sub nomine « /sopteryqü curvicolli C.
Müll. » missum ; Apiahy, Majo 1878, n° 7P.
5. Microthamnium Widgrenii Angstr. (Syn. M. camp-
torrhynchum Hpe. 1870). « Viage de Jporanga Sitio de
Joaquin Antonio da Sylva,» 21 Julio 1879, n° 1b, sub
_ nomine « M. flavidi » missum ; Apiahy, septembr. 1879,
n° 980. s
Ces deux espèces ayant le même port et la coiffe pileuse,
ne sont pas faciles à distinguer l’une de l’autre, quand elles
_ sont stériles ou en fruits non parfaitement mûrs. Selon les
exemplaires originaux de M. Hampe bien développés la …
différence se fait ainsi: Microthamnium simorhynchum :
folia perichaetialia integerrima, theca horizontalis, breviter
ovato-cylindrica, fusco-rubra, plerumque pruinata, basi
parce corrugata ; M. Widgrenü : folia perichaetialia
interiora acumine remote denticulata, theca turgide ovata
obliqua, sub ore urcéolato-constricta, demum pendula
fuscata opaca. ss
6. Microthamnium heterostachys Hpe. (1874). Apiahy,
Majo 1879, n° 650. De beaux exemplaires en belles touffes
pures aux nombreux fruits parfaitement mûrs! Dans la ;
description de M. Hampe (Symb. 1874, p. 519) il est dit:
« calyptra pallida glabra. » Cependant il s’y trouve toujours
quelques poils épars, c’est pourquoi nous croyons dire de
la coiffe : « calyptra nudiuscula vel parce pilosa. »
1. Microthamnium versipoma Hpe. (1877). — Apiahy,
= Majo 1879, sub n° 612, et Julio 1879, n°9538; « Viage de
_ Iporanga, Sitio de Joaquin Antonio da Sylva », 21 Julio 1879,
N° 937, 959 et 960. | : Fe
8. Microthamnium Puiggariü Geheeb et Hpe. (1879).—
Apiahy, Junio 14877, n° 27', Januario 14877, n° 3b et Junio
= 4877, n°61? ; Apiahy, Januario 1878, n° 418; Apiahy, Majo
1879, n° 55b Rhocapilo tomentoso intermixt. et n° 651, —
” _ REVUE BRYOLOGIQUE
_ Cette espèce semble être assez répandue en S. Paulo, car
elle se trouve souvent mêlée à d’autres mousses des
environs d’Apiahy. Lorsque M. Hampe en fit ladescription,
la coiffe lui était inconnue; elle est presque tout à fait nue.
L'auteur compare cette espèce au M. Langsdorffii-Hook.,
- Ça quo foliis laevioribus enerviis, operculo breviore obtuso
differt » ; cependant elle ressemble aussi au M. versipoma,
dont elle diffère par la capsule munie d’un assez long col.
Mais il y a encore une erreur à corriger dans la description
du Microthamnium Puiggarii, où M. Hampe(«Enumeratio
muscorum », p. 74) a dit: « ramorum folia ëntegerrima. »
_ Les feuilles des rameaux sont distinctement denticulées !
Cette erreur a son origine dans la circonstance, que la
touffe du n° 3b, d’après laquelle M. Hampe a fait la dia-
gnose, est un mélange du M. Puiggarii avec une espèce
d'Isopteryqium, et M. Hampe avait sans doute sous les
mains quelques tiges de cet /sopterygqium qui a les feuilles
UD PURE Se ns r
D Microthamnium macrodontium Hsch. — Apiahy,
Aprili 1879, n° 237, sub nomine « Hypni submacrodontii
Geh. et Hpe. » missum ! | a
10. Microthamnium submacrodontium Geheeb et Hpe.
(1879). — Apiahy, Sept. 1878 et Sept. 1879, chaque fois
sous le n° 237; Apiahy, Junio 1879, n° 64, sub nomine
€ Rhynchostegi apophysati Hsch. » missum ! — « Hypno
macrodontio proximum, sed differt : foliis caulinis subin-
= tegerrimis, longius acuminatis, nervis brevioribus inaequa-
= libus parallelis, nec divergentibus, foliis ramorum prorsus
_ apicibus denticulatis, nec argute serratis. » (D' Hampe,
Enumérat, p. 73). - :
AA Microthamnium subcampaniforme Geheebet Hampe.
(1879). — Apiahy, Sept. 1878, n° 3, Augusto 1878, n° 427,
Aprili 1879, n° 610 et Junio 1879, n° 984.
= 12. Microthamnium subdiminutivum Geheeb et Hpe.
(1879). Apiahy, Julio 1878, n° 52, Apiahy, « Morro Agudo »,
. Majo 1879, n° 967, Apiahy, Augusto 1879, n° 968 et Sep-
_tembr. 1879, n° 965 2. Ces deux dernières mousses appar-
tiennent aux plus petites espèces du genre, leur port
ressemble à celui du Y. helistegit: C. Müll., la coiffe
_ est parfaitement nue, l’opercule obtus et elles se distinguent
lune de l’autre aussi à l’état stérile surtout par la forme des
_ feuilles des rameaux. — À cette occasion je voudrais bien
exprimer tous mes remerciements à M. E. Bescherelle
pour lexcellent appui qu'il m’a donné. Je pense que mon.
aimable ami me permettra de citer quelques notes de son
intéressante lettre espérant qu’elles pourront rendre service
à ceux qui s'occupent de l'étude du genre Microthamnium.
« Dans ce genre assez confus, les feuilles cauli-
naires offrent un très bon caractère spécifique, ainsi que -
les feuilles raméales, dès qu’on a séparé les espèces à coiffe
velue et à coiffe-nue- Quant à celles qui ont une coiffe
nudiuscule, on peut les placer dans la I" série, si les poils
sont constants et dans la Ile série, s’ils sont fugaces et en
très petit nombre (1-3). Les feuilles périchétiales sont
aussi de deux formes : les unes ovales à bord large et très
longuement atténuées, loriformes plus ou moins nodoso-
dentata, les autres présentent d’un côté une laciniure
particulière qui peut servir à distinguer deux espèces
voisines. La forme de la capsule n’est-pas non plus à
négliger. Mais il est difficile de se procurer des échantillons
en même point de maturité. Les cils sonttrès variables dans
le même péristome, mais il est facile de les compter en
examinant, même lorsqu'ils sont fugaces, les rangées ‘de
cellules interposées entre les cellules du processus, ces
dernières étant plus larges et souvent d’une couleur jaune
assez foncée »..... — Enfin M. Bescherelle, pour me
_ faciliter la détermination des espèces de ce genre difficile,
a bien voulu composer un {ableau dichotomique contenant
les espèces brésiliennes connues jusqu'alors (1882), je crois
utile de le donner à la connaissance des bryologues.
-_ Microthamnia brasiliensia
_A. Calyptra plus minus pilosa.
lata. Capsula ampla suburceo-
D + , à +, M. pachythecium
Folia caulina plus minus late cor- ie
dato-ovata 2. | a .
_ ({ Folia ramea patentia, ovata, bre-
via, glauca 3. 7 00 :
2 Folia ramea erecta, plumosa see
| Folia caulina late ovato-lanceo-
e nitida 4. : ee
_ ( Capsulacÿlindrica,basicorrugata M. simorhynchum
84 Capsula suburceolata, turgide >,
ovata, obliqua . - : + : : M. Widgrenii
Folia ramea lanceolata ; capsula |
& à- obovata vel cylindrica D :
+1 Folia ramea late ovalia; capsula ;
_ ovato-cylindrica, sine collo. : M. expallescens
x
Gepeuté “obhdus,
Por brevicollis, ore
Capsula } constricto;calyp- :
obovata \ traparce pilosa . M. heterostachys
Re _Capsula regularis, :
ore aperto. . . M. acrorrhizon
Ge TARGEHSS collo longo .. M. elegantulum |
B. Calyptra aude vel nudiuscula.
Folia caulina rotunda; tolis peri-
chaetialia ovato-lanceolata sen- RICE
_sim _cuspidata, Titi CS à subcampaniforme
eu ‘Capsula obovata |
En apophysata . . campaniforme
Se jCapsula ovalis he
i reptans
5 Fibiilegres : Gp
PET À sula ovalisregu nn
Foliacaulina | laris. . . subdiminutioum
Folia ramea late. E.
ovato-lan- Ovato-lanceolota,
vix denticulata ; (Die
_ ceolata _Capsula curvata, en Re PAP TRE
: longicollis. “. . M. Iporanganum
Folia ramea an DR
guste ne So: 2. nr
Fe ala . . . . M. glaucissimum
Foliaseuiins |Eapsutacyiinärien. M. paraphysale ss
plus minus /-8pSu'a RE PR re
ga | RE
ue, rotundo-ovata . ss 1. submacrodontium
_— obovata vel Son F MO re
sl Folia caulina sen- : es
_ \ sim acuminata . L
DL _<Foliacaulinasubito
4 &* SR ee
: ata He
olia à ramoa ovali, perichactilia Fi
mous runci nn
oc: ptra
Capsula turbinata,
re aequalis,cilia ee
Folia caulina breviora . : . M. Langsdorffii.
ovato-lanceolata | Capsula ovata, lon- Pare ÿ
gicollis, cilia <=
* pulla . . .-. “M. substriaium,
S ; Capsula suburceo- No
Folie cauline | Tata, cilia 23. . M. Sellowii-
tite Capsula oblonga,
LA cilia singula . . M. oœypoma.
Ces 24espèces du Brésil s’augmentent encore de 5 signa-
_lées pour ce pays par M. E. G. Paris dans son « Index
bryologicus », savoir: Microthamnium Aptychella Broth.,
M. brachysteliophilum C. Müll., M. epruinosum C.Müll.,
_ nr e (Angstr. herb.)C. Müll. et M. thelistequm
* Nous verrons s’il y aura encore des espèces nouvelles,
quand la riche récolte de M. Puiggari des années 1881 e
1882 sera étudiée. ose SN te
© Fribourg en Brisgau, le 30 juillet 1900.
L2
Note on TRICHOSTOMUM WARNSTORFI, Limpr.
_ Correns in his studies on the vegetative propagatio
= mosses has described and figured the brood-bodies born
by this species, which thus far is unknown.in fruit. These
_ brood-bodies and the leaves are identical with those borne
by Pottia riparia Aust. Sull. Icon. Supp. t. 21-and I have
reason to suppose that they are identical. Kindberg has
also recognised the similarity (Bryin. Eu. et Am. 2 ; 280.
897) and described the species as « Didymodon riparius
ustin », Austin had it in his herbarium under this name.
I have reason also to believe that Didymodon Macoun
Kindb. is also the same species, and have so stated my
belief at the time that it was called Leptodontium Cana-
dense, Kindb. (Bull. T. B. C. 19; 275. Re ee
; _ ELIZABETH G. on. N. Y. Botanical Garden.
EVUE BRYOLOGIQUE
Brya de l'Asie centrale (4° article, suite) (1)
= Plus on étudiera de près le péristome des divers Brya qui
_ confinent à cette section, plus on rencontrera de faits
_ analogues, comme si la tendance à engendrer les petites
cellules intérieures et par suite les cloisons accessoires
propres à ce groupe, commune dans l'origine à un grand
nombre de formes alliées, s'était affaiblie peu à peu avec le
temps chez une partie des races dérivées de ces souches
_ primitives, de sorte qu’elle ne se manifeste plus actuelle-
ment chez quelques-unes de ces espèces que d’une
manière intermittente. ‘
Le Bryum Alexandri m'a paru être une de celles où cette
singularité mérite particulièrement d’être étudiée. 11 a été
récolté dans la vallée du fleuve Kaschkara le 1% juin 1896.
est évidemment très différent du Bryum leptoglyphodon,
il ne parait pas non plus pouvoir être rapproché du
am pendulum européen ; je le considère comme une …
espèce bien distincte. vs
_ Un autre échantillon, recueilli par M. Brotherus sur un
autre point des mêmes montagnes, ad flumen Schamsi,
_regio sylvatica superior, 30 mai 1896, porte également de
_ vieilles capsules, mûries probablement l’année précédente,
et me parait représenter une variété plus robuste de la
même espèce.
_ Les touffes sont plus élevées, mais l’aspect est peu diffé-
rent, et le système végétatif est le même ; le pédicelle
dépasse 4 centim. ; la capsule surtout frappe au premier
abord par ses grandes dimensions, elle atteint jusqu'à
9 millim. en longueur; le péristome interne est plus déve-
loppé, les processus larges et acuminés ; les spores, vertes
et molles, mesurent 36 x en diamètre. Dents d’un orangé
tendant au rouge ; plaques ventrales intimement soudées à
la lame dorsale, crustacées; leurs divisions semblen
souvent nombreuses, mais obscures, parfois elles semblent
devenir nulles; sur une plaque isolée je distingue quatre
obes saillants. Lo RE ee
Je désignerai cette plante sous lenom de Bryum Alexandri
VATIIAS MAOr, =. ne
4e
Les deux espèces qu’il me reste à décrire se placent à
‘une assez grande distance de toutes les précédentes.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
s: Bryum leucoglyphodon species nova
Plantes flasques et lurides, irrégulièrement rameuses,
hautes de 2 cent 1/2, noirâtres et munies de nombreuses
radicelles dans presque toute leur étendue; les jeunes
innovations terminales sont seules d’un vert sombre; les
rameaux courts, quelquefois géminés, naissent le long de
la tige fertile à toutes les hauteurs, et se terminent, les
uns par une fleur mâle, les autres par une fleur femelle,
Feuilles ovales lancéolées, 2mn 4/2 sur Om"75, acuminées
dans leur tiers supérieur en une longue pointe subulée ; les
bords, en général réfléchis, demeurent plans habituelle-
ment vers le sommet, plus rarement sur toute la longueur
du limbe ; le tissu est composé de cellules rhomboïdales
étroites, 10 à 12 y en largeur sur une longueur de 40 à 50.
Le pédicelle égale de À cent. à 1 cent. 1/2. La capsule,
régulièrement ovale, d’un jaune pâle ou grisâtre, pendante,
avec un opercule concolore en cône obtus, mesure environ
Qmm sur 0""80 à. .Om"90. Anneau très large et persistant,
dépassant la moitié de la hauteur des dents, coloré dans sa
moitié inférieure. °
Péristome spécial. Dents blanchâtres et incolores dans
toute leur étendue, même à la base, hautes de Om"30 à
Omw40, étroites dès leur origine et ainsi séparées les unes
des autres par de larges intervalles, à peine acuminées.
Couche dorsale de l’exostome indistincte ; l’endostome
semble presque toujours absent ; c’est à peine si dans une
ou deux capsules, examinées immédiatement après la.
sporose, l’on parvient à distinguer une membrane ténue,
hyaline et uniforme, appliquée contre les dents; peu après . à L
la chute de l’opercule cette membrane disparait à peu près
entièrement en ne laissant que de petits lambeaux, rares et
informes. Le péristome semble ainsi réduit à la lame ven- :
irale des dents, composée elle même d’articulations peu
nombreuses, 48 à 20. Ces articulations ne montrent point :
= de lamelles saillantes ; elles consistent simplement en des
_ renflements horizontaux, de même teinte que la lame ven-
trale de l’exostome ; ces lignes horizontales se ramifient
_ chacune sur la surface de cette lame en bosselures verticales
de même apparence ; il y a ordinairement dans chacun des
_ articles inférieurs de la dent deux lignes verticales de ce
genre, qui vont d’une des articulations horizontales à
l’autre, et qui laissent ainsi entre elles une petite dépres-
sion, comme une sorte de large sillon superficiel; de
chaque côté de ce sillon médian la lame parait aussi
déprimée en une cayité analogue, découverte en dessus et
non fermée latéralement ; dans les articles supérieurs il
_ n’y a généralement qu’un seul épaississement vertical, et
ainsi Sulerieht deux densités, Fine. à droite et l'actré
à gauche.
_ Ces petites cavités superficielles semblent être les derniers
vestiges des cellules intérieures secondaires que l’on observe
plus ou moins nettement chez les autres espèces de la sec-
tion Anaglyphodon. On peut donc encore considérer ce
éristome comme dérivé de la même charpente primitive.
structure qui s’est maintenue à des degrés divers …
chez les variétés décrites ci-dessus serait descendue ici au
Du le plus bas de son amoindrissement : l’endostome et
lame dorsale de l’exostome, ne s'étant pas épaissis au
rs de la maturation du fruit, ont à peu près disparu, et
petites cellules q'i tendaient à se développer à l’inté-
r des articles primordiaux des dents, n’ont laissé que
des traces obscures. Ces traces suffisent pourtant pou
doive regarder. celte espèce comme se rattachant par
e à ce groupe spécial du genre Bryum. Du reste
is chez certaines capsules de cette plante
que L ‘dents devenues un peu plus épaisses, forment par
laces une masse compacte, où les éléments des petites
cellules primitives se sont conservés d’une manière un pes
_ plus apparente en se soudant entre eux.
Cette planie a été trouvée dans une des stations alpines
du Terskei-Ala-Taou, Arabel, vers les sources du fleuve
Naryn. Elleest très nettement caractérisée par son péristome..
Une dernière espèce, que l’on peut encore, quoique à
grand peine, réunir à cette section, s’en sens ‘surtout Pre
n AUS végétatif.
Bryum paradoxur species nova.
aspect de ce Bryum le distingue au premier abord d
tous ceux que nous avons mentionnés dans cet article.
Touffes lâcheset peu radiculeuses, hautes de 3 à4 centir
s tiges se séparent aisément les unes des autres ; elles
alent, avec les rameaux latéraux qui naissent au-dessou
érichèze, environ { cent. 1/2. Ces rameaux stériles
Let vert à l'état jeune, ee linéaires et longs
n un acumen formé par le bee qu J0
large et se termine par une pointe courte, molle et
is recourbée. Les feuilles raméales mesurent de
2 à Sms sur 10m{/9 : la nervüre disparait ordinaireme)
oin avant le sommet, rarement elle l’atteint; let
tance est molle, et leur surtacê plate, nullemen
u Le; sont pliées en deux moitiés ; !
Monoïque. La fleur, mâle ou femelle, forme une rosette.
terminale, dont les feuilles plus rapprochées et un peu plus
concaves que celles des rameaux, ne sont ni serrées ni
imbriquées, mais plutôt un peu divergentes,"du reste sem-
blables. Dans les rosettes fructifères leur couleur devien:
d’un jaune paille. Le tissu, d’abord chlorophylleux, puis
hyalin, est plus lâche que chez le Bryum leptoglyphodon
cellules rhomboïdales, égalant 18 & en largeur sur une
longueur de 50 à 60 y; celles du contour ne diffèrent pas
de celles du milieu. Dans les feuilles moyennes des rosettes
fertiles la nervure finit toujours avant le sommet et les
bords ne tendent pas à se réfléchir; chez les périchétiales
la nervure dépasse quelquefois en un petit mucron, etles
bords se replient assez largement vers Ja base, quelquefois
= une plus grande étendue ; le sommet reste toujours
plan. re
Pédicelle environ 2 cent. Capsule pendante, d’un jaune
grisâtre, régulièrement ovale, à base arrcndie et obtuse;
elle égale au moins 2mm4/9 sur 1mm1/4, et quelquefois jus-
qu’à 3mm1{/2 sur 1w"70 ; le col, nullement rétréci, n’est pas
_distinctextérieurement ; l’opercule, d’un jaune pâle, ave
un cercle rouge près de son origine, forme up Cône aigu.
Les capsules qui ont pû être observées étaient toutes
trop jeunes ; en cet état les dents sont presque incolores,
_ d’une teinte jaunâtre très pâle avec une base d’un rouge
obscur ; longues d'environ 0w"35, épaisses et assez larges,
elles sont fortement soudées au péristome interne. L’anneau,
très développé, est bien coloré dans ses deux tiers inférieurs;
le bord de l’orifice est aussi d’un rouge vineux sur une
_ grande hauteur. Bien que les dents soient opaques, on y
_ distingue avec quelque attention des compartiments inté-
_ rieurs sur deux ou trois rangs; ces cellules secondaires
_ ont des figures irrégulières et variables; les cloison:
paraissent fermes et tenaces. L’endostome, absolument
adhérent dans toute son étendue, ne montre point
divisions distinctes. Les spores, encore loin’ d'être mûres
ne dépassent guère 19 y eu diamètre.
En somme cette mousse parait avoir le péristome de la
section Anaglyphodon avec des tiges et des feuilles d’une
structure complètement différente; elle semble établir une
transition entre cette section et celle que nous a ons
décrite précédemment (2° article) sous le nom de section
MACON. She PRES
REVUE BRYOLOGIQUE
| Muscinées du Tonkin et de Madagascar
_ M. le lieutenant d'artillerie de marine Moutier, membre
de la mission d’études du chemin de fer de Hanoï à
Yunnan-Sen, section du haut Fleuve rouge, cercle de Lao-
Kay, a bien voulu se charger de récolter des mousses pour
moi dans cette partie jusqu'alors complètement inexplorée
du Tonkin. Son champ d’exploration a été fort restreint
par la présence de tigres assez nombreux pour contraindre
es membres de la mission à faire élection de domicile,
pendant la nuit, dans un sampan ancré au milieu du fleuve.
De plus, n'étant pas botaniste, M. Moutier a voulu m'en-
oyer, dès que cela lui aété possible, ses premières récoltes,
afin que je lui fasse-savoir si elles étaient convenablement
réparées ; et pour la même raison, cet envoi s’est trouvé
composé d'autant, sinon plus d’hépatiques et de lichens
ue de mousses, sans parler du 7richomanes humile Forst.
t du Lycopodium cernuum.
En somme, le nombre des espèces de mousses s’est
trouvé n’être que de 14; mais sur ces 14 espèces, dont
cinq appartiennent à des genres nouveaux pour le Tonkin,
8 au moins sont nouvelles! Cette proportion exceptionnelle
_ denouveautés est du plus favorable augure pour lesnouveaux
et plus considérables envois que j'attends de M. le lieutenant
_ Moutier, si toutefois l’insurrection des Boxers, en s’éten-
dant jusqu’au Yunnan et au Kouang-Si, ne force pas la
mission à abandonner provisoirement ses travaux et à faire
retraite sur le Della. :
= M. Brotherus, auquel j'ai communiqué ces mousses a
confirmé la détermination des acrocarpes, complété et
même rectifié celle de quelques pleurocarpes, pour laquelle
je manquais d'éléments de comparaison qu’il m’a d’ailleurs
aussitôt généreusement envoyés. M. le D' F. Stephani a eu
extrême obligeance de nommer les hépatiques ; je les prie
un et l’autre de vouloir bien agréer mes plus sineères
emerciements.
Mousses …
DICRANELLA MOUTIERI Par. et Broth. spec. nova. —
.eustegiæ Besch. proxima, differt : caule multo longiore
020-0,095, nec vix 0,005), foliis supra basin semi-amplexi-
lem arcte involutis subito longissimeque subulatis,
ellulis omnibus elongatis angustis, fol. perichætialibus
aud vel vix convolutis. Ditissime fructificans. re
alus de la route de Yen-Bay à Lao-Kay, 30 murs 1008 ; -
du Fleuve rouge, 10 avril 4900. ee
Trematodon tonkinensis Besch. c. fr. matur.
Barbula scleromitra Besch. c. fr. rarissimis vetustis.
En mélange sur les talus de la route de Yen-Bay à Lao-
Kay, 4 et 10 avril 1900. ; :
Orthotrichum ..... spec. nov. ? La
Une seule touffe au milieu de celles de Taxithelium
sublævifolium, mais tellement minuscule que je l'avais
d’abord prise pour un morceau d’écorce et ai étésurle
point de la jeter. Le genre Orthotrichum est nouveau pour
le Tonkin. a à
Bryum balanocarpum Besch.? Plantulæ juniores. +
BRYUM SsUBPLUMOSUM Broth. et Par. spec. nova. —
Stérile, a B. plumoso nervo vix excedente recedit. +
PAGONATUM LAO-KAYENSE Par. et Broth. spec. nova. —
Caulis 0,010-0,95 altus, fere e basi foliatus ; folia inferiora
parva, media et superiora cito magna et majora, comalia
0,005 longa, omnia sicca crispatissima, humida patenti-
incurva, supra basin vix coarctata, lineali-lanceolata, in
dimidio superiore dentata, cellulis quadratis, inferioribus
magnis pellucidis, superioribus punctiformibus obscuris,
l°mellis cire. 36-42 integris. Cœtera desunt. *.
Talus de la route de Yen-Bay à Lao-Bay, à hauteur de
_ Pho-Lu, 30 mars 1900. u ge orne
_ Se distingue du P. aloides par la stature beaucoup plus
_ élevée et plus robuste, par ses feuilles plus longues, plus
étroites, à peine rétrécies au-dessus de la base, recourbées
en hameçon même à l’état humide, plus faiblement dentées,
etc. Les lamelles entières ne permettent pas d’ailleurs d’en
confondre les petites formes avec les P. paucidens Besch.
et Funnanense Besch. nr Re
Le genre Pogonatum est nouveau pour le Tonkin.
ANOMODON SUBINTEGERRIMUS Broth. et Par. spec. nova.
— Cæspites intricati, superme (ad apicem ramorum)
intense virides, inferne sordide-virentes vel fuscescentes.
Caulis primarius denudatus, vage ramosus ; rami basi
subdenudati, ad apicem dense foliosi. Folia amplexicaulia,
= supra basin pellucidam concavani late undulato-dilatata,
_postea angustiora et lincali-lanceolata. integra, obtusata,
costata, nervo pellucido sub acumine evanido, celluli
quadrato-rotundis minutissimis, valde papillosis. Cætera
SE Ho En en
Arbres des berges du Fleuve rouge, entre Ba-Hoa et
Pho-Lu, cercle de Lao-Kay, 30 mars et 10 avril 1900...
Les feuilles de cette espèce sont très caractéristiques.
Au-dessus de la base engaînante, elles se dilatent de
manière à former de chaque côté comme une gouttière au-
dessus de laquelle elles se rétrécissent jusqu’à l'extrémité
du tiers inférieur du limbe. A partir de ce point jusqu’au
sommet, elles conservent exactement la même largeur et É.
ont la forme d’une languette. Ce n’est du reste qu’à
l'extrémité des rameaux que l’on parvient à trouver des
_ feuilles entières. Soit fragilité, soit ravages des insectes,
toutes les feuilles inférieures sont brisées ou lacérées.
_ Les cellules, ponctiformes, sont encore plus petites que
_ dans l'A. integerrimus Mitt.
LESKEA FILIRAMEA Broth. et Par. spec. nova.—L. consan-
wineæ (Mont.) Mitt. affinis, sed monoica ! Caulis dense
pinnatus rarius bipinnatus, ramuli breves, sicci julacei ;
folia caulina et ramealia similia, ovato-triangularia, integra,
argine subrevoluto, longiuscule acuminata, costala, ner-
vo in apicem continuo; cellulis minute quadratis, papillosis.
lores in caule primario siti. Flos masculus minutissimus,
lia perigonialia5-6, rotundato-concava, enervia, cuspidata;
ntheridia 3-4, paraphysibus"1-2 vel nullis. Folia perichæ-
tialia 16-20, exteriora foliis ramulinis similia, fere subito
ngiora, intima longissime acuminata, omnia Coslala
ucida aginula paraphysibus numerosis _obtecta.
sula in pedicello tenui rubro lævi 0,018-0,020 longo
“subobliqua, cylindraceo-oblonga vel leniler curvala, cas-
tanea, deoperculata sub ore valde constricta; perist. ext.
_dentes 16 lanceolati, linea divisuriali percursi, trabeculati, $
fusci ; int. processus in membrana basilari hyalina positi,
dentibus subæquilongi, irregulares, super orificium Cap-
sulæ homato-incurvi. Operculum conicum. Annulus .
e 2 vel 3 cellularum seriebus compositus, haud revolubilis.
Calyptra (junior) straminea. Spor&æ minutæ, virides, læves.
Arbres des berges du Fleuve rouge entre Ba-Hoa et Pho-
Lu, cercle de Lao-Kay, 10 avril 4900. 7
… Le genre Leskea est nouveau pour le Tonkin (1).
ScrAROMIUM MouriErt Broth. et Par. spec. nova. —
Caulis lignosus, ater, denudatus, cortici arborum arète
adrepens, ramulos neckeroideos sæpius simplices 0,04-
0,06 iongos erectos emittens. Folia inæqualia, complanata,
> basi amplexicaule late ovato-ligulata, costa crassa sub
apice obtuso crenato evanida, in dimidio superiore dentaia,
marginata, margine recurvo; cellulis basilaribus anguste
reclangularibus, paginæ quadrato-rotundatis, minutis ;
marginalibus elongatis angustissimis, omnibus obscuris.
xætera desunt. ie |
- Arbres des rives du Fleuve rouge, entre Ba-Hoa et Pho-
C’est à tort que, sur l'autorité de Jæger, j'ai, dans l'Index
icus, placé le Pterogonium consanguineum Mont,
“ne connaissais pas alors, dans le genre Anomodon, et
on M. Mitten e Mt gn:-Lesken: 7 = -
Lu, cercle de Las-Kay, en société du 7richomanes humile
30 mars et 10 avril 1900. | RE die
Voisin dù S. marginatum (Urocladium Hpe), il s’en
distingue surtout par les feuilles dentées dans leur partie
supérieure, pourvue au sommet de 2 ou 3 dents formées
par les cellules apicales saillantes. nee.
© Non seulement le genre Sciaromium est nouveau pour
le Tonkin, mais encore sur les 29 espèces de ce genre à
peu près limité à l'hémisphère austral, aux Açores et à
Madère, trois seulement, le Sc. æquirameum (C. M.),
marginatum (Hpe) et sikkimense (Ren. et Card.) étaient :
connus dans l'Asie continentale. pre
RHYNCHOSTEGIUM SARCOBLASTUM Broth. et Par. species
nova. — Monoicum ! Caulis primarius repens, irregulariter
denseque ramosus, denudatus ; rami breves, simplices
vel pinnati. Folia ovato-lanceolata, costata, nervo tertiam
vel dimidiam partem folii occupante, cellulis basilaribus
rectangulo-quadratis, cæteris elongatis, laxis, valde chloro-
phyllosis, toto ambitu vel tantum in dimidio superiore
cellulis marginalibus prominentibus hyalinis prædita.
Flores in caule ramisque siti ; flos masculus minutus, fol.
perig. 45 ovato-concava, cuspidala, enervia, hyalina;
antheridia 2-3 ? paraphysata ? Fol. perich. 7-9, exteriora
ovata, interiora majora, ovato-lanceolata, longe longiusque
acuminata, toto ambitu grosse dentata, nervo vix COnspicuo.
Capsula in pedicello rubro lævi 0,008-0,012 longo, oblonga,
fusca, inclinata, sub ore constricta Perist. ext. dentes
16 fusci, apice albescentes, lanceolati, trabeculati, linea
divisuriali percursi, incurvi; int. processus dentibus
æquilongi, integri, in membrana hyalina dimidiam partem
perist. ext. æquanie positi; ciliis nullis ? Operculum ?
Sporæ ferrugineæ, læves.
Arbres des berges du Fleuve rouge entre Ba-Hoa et Pho
Lu, cercle de Lao-Kay, 10 avril 1900. LE
“Très voisin du Rh. menadense (Bryol. jav.), il s’en
distingue cependant par la longueur plus grande du
pédicelle, par les feuilles périchétiales dentées et d’un tissu
uniforme, par l'absence (?) de cils au péristome interne,
__et surtout par ses feuilles plus larges, dentées, chaque
dent composée d’une cellule hyaline. Fe ni
| Rh. menadense (Bryol. jav.). Jæg. — Stérile. Avec le
précédent. Le
TAXYTHELIUM SUBLÆVIFOLIUM Broth. et Par. species
nov. — Monoicum ! Caulis repens, pinnatus, rami COMm-
planati, simplices vel 1-pinnati, 0,005-0,008 longi. Folia
caulina et ramealia similia, e basi angustiore ovato-lanceo-
lata, usque ad tertiam partem vel paulo ultra 1-2 costata,
__ nitida, integra vel in parte su periore remote minutissime-
que dentata, cellulis basilaribus rectangulis, cæteris linea-
“ribus angustis. Flores in caule ramisque sili, masculus
minutissimus in vicinia fæminci. Fol. perig. 5-6, ovata,
concava, enervia, cuspidata ; antheridia 1-3, paraph. 1-2:
Fol. perich. 10-12, 3-4 exteriora ovata, cuspidata, enervia,
cætera lanceolata, longe acuminata subcostata, ad subulam
remote dentata. Vaginula paraphysibus nonnullis obtecta.
Capsula in pedicello rubente 0,009-0,010 longo minuta,
_cylindrico-curvata, inclinata, fusca, sub ore vix constricta.
Perist. ext. dentes 16, conniventes, pallide rubri intus
valde trabeculati ; int. processus dentes æquilongi, integri,
in membrana basilari dimidiam partem perist: ext. æquante
positi. Annulas nullus ? Calyptra (junior) straminea, latere
fissa. Operculum oblique rostratum. Sporæ ? Fe
\rbres des berges du Fleuve rouge entre Ba-Hoa et Pho-
, cercle de La-Kay, 30 mars 1900. ee
ette espèce se distingue de toutes celles connues jus-
Ce. j ses cellules presque complètement lisses.
enre Tazithelium est nouveau nouveau non seule-
our le Tonkin, mais encore pour l’Asie continentale;
lespèce découverte par M Moutier est en outre la plus
septentrionale des 49 qui le composent. F
Thuidium Bonianum Besch. c. fr. — Avec le précédent
SPAS : Hépatiques
… Anthoceros communis Steph.
… Cheilolejeunea viridis Steph.
… Chiloscyphus arqutus Nees.
… Madotheca ? +:
… Marchantia angusta Steph.
_Riccia microspora Steph. nu |
- (A .suivVer ._ GÉNÉRAL PARIS.
.
frequently confused
e fact that both
h tothe
Mitten (Journ. Linn. Soc. (Bot.), XXII, 307 (1886) has since
_stated as his opinion that PB. giganteum and B. grandifo-
lium (Tayl.) are most probably «states induced by some
different conditions » of B. roseum, it may be well to
point out another important difference ‘in the leaves of
B. roseum and B. giganteum. In the former species, in à
transverse section of the nerve (fig. 22), we find accom-
panying the central group of thin walled «begleiter » cells,
a number of thick-walled stereid cells ; in B. gigan-
.teum the «begleiter » cells are more numerous, but there is
an entire absence of stereid cells. +
Relying on these two leaf-characters, i.e. the nature of
the serration and the structure of the nerve, 1 have found
that specimens referred to B. roseum from Japan really
belong to B. giganteum. : : Fe
4. Microdus macrorrhynchus (Mont.).
Specimensin the Kew Herbarium (Singapore, ad parietes
argillosas, XII, 63 Kurz 1205) named Dicranella Mique-
diana Mont. (Seligeria Müll. Syn.; Microdus Paris, Index
Bryol.) by Mitten agree well with Montagne’s description
of his « Weissia macrorrhyncha » in Ann. sci nat. 3 sér.
(Bot.) IV, 117 (1845). Müller (Syn. Musc. Frond. 1, 423)
unites the two plants, remarking under S. Miqueliana
« W. macrorrhyncha Mont. e spec. auth. huc pertinet!»
= Montagne gave to W. macrorrhyncha the characters je
_«foliis … nervo crasso continuo percursis », and to NS
“Miqüueliana « foliis.… nervo sub apicem serrulatum evanes-
_cente, » and later in the Sylloge, p. 48 (1856) maintained
that the two were distinct species. The difference in the
leaves of the two plants can be seen by comparing the
figure given (Fig. 24) of the Singapore plant with those of
M. Miqueliana given in Bryol. Javan., 1, Tab LXXIV. In
M. Miqueliana the perichaetial leaves are more or less
obtuse with a vanishing nerve, in M. macrorrhyncha
acute and stoutly cuspidate with theexcurrent nerve.
5. Rhacelopus acaulis Mitt. Des
Mitten (in Stapfs FI. of Mt. Kinabalu (Trans. Linn
Soc. sec. ser. IV, 258 (1894) in describing this moss from
North Borneo (W. Burbidge, 1877-8), says « Size that of
R. pilifer, but foliage entirely different. » Comparing the’
leaves of the Bornean- plant, however, with those of
authentic specimens of R. pilifer, can find no difference.
The specimen of « R. acaulis » exists in the Kew Herba-
rium under the mss. name of R. enervis Mitt.. Probably
the plant mentioned as € À. inermis Mitt. mss. fid. C. M.»
by Paris in the Index Bryolog., and referred as a synony
REVUE BRYOLOGIQUE
to R. pilifer, is the same. Paris(I. c.) gives the distribution
of R. pilifer as Tonkin, Borneo, Java et New. Guinea; there
_are specimens, however, in the Kew Herbarium from the
Malay Peninsula (on rocks, Waterfall Hill, coll. L. Wray,
_ Herb. Mus. Perak, n° 1722).
6. Erpodium domingense (Spreng.) Brid.
Mr. À, Vaughan Jennings has brought me a specimen of
a fruiting moss (collected by him this year in Jamaica),
which belongs to the above species. Mr. Vaughan Jennings
gives the following details of the habitat : — « The speci-
men was collected from a tree —trunk on the roadside
about a mile North of the Constant Springs Hotel, and
therefore some eight miles from Kingston. The moss was
growing among rhizomes of a species of Polypodium, on
he bark of a tree. The tree was not identified, but Pithe-
olobium Saman Benth. (locally known as the Guango)
y common along the road, and it was very probably
Rat. +
_ Erpodium domingense has been known hitherlo only
from St. Domingo, where it was collected by Bertero in the
beginning of the present century. It seems curious that it
has not been noticed before in Jamaica, as several collec-
tions have been made in the island.
= Bridel (Bryol. Univ. IT, 167 (i827) has erroneously been
given as the author of the presentspecies, instead of Spren-
gel, who described the mossas Anoectangium domingense
(Neue Entdeckungen, IL, 3 (1822), and to whom Bridel
himself refers in Bryol. Univ. I, 122 (1826).
7. Gymnostomum inconspicuum Griff. |
= Müller, in a paper entitled « Triquetrella genus musco:
rum novum », elc. in Oesterr. Bot. Zeit., XLVII, p. 420
(4897) has described a barren moss from India under the
name of Triquetrella laxifolia n. sp., citing as synonyms
he unpublished mss. names of « Hymenostylium trique-
trum Mitt. in Hb. Griffith nr. 843 » and « Zygodon triqueter.
Hpe in Hb. » The new trivial name was given by Müller to.
avoid a pleonasm.._ s a ne
I have, however, recently (Journ. Linn. Soc. (Bot).
XXXIV, p. 450, pl. 17 (1900) given a description and
ures (based on fruiting examples in Griffith’s herbarium
and on Chinese specimens, also fruiting, collected by
r E. Faber) of the moss called by Mitten « Hymenostylium
triquetrum », and pointed out that this is tbe plant
ri ly published by Griffith (Not. IE, p. 394 (1849) as
nostomum inconspicuum, and referred to as ? Hyme-
à inconspicuum by Mitten in Musc. Ind. Or., p.33.
In the Kew Herbarium there is a fruiting specimen
lately received from Mr. J.F. Duthie from the N. W. Hima-
laya (below Mussoorie, 4-6000 ft.) labelled « Triquetrella
laxifolia G.' M. » ; — this is identical with Griffith’s type
of G. inconspicuum. A
If the present moss is to be placed in the genus Trique-
trella, it must be known as T. inconspicuum (Griff.).
Triquetrella, however, is characterized by Müller as
possessing « peristomii simplicis dentes 16 », etc., while
Griffith’s plant is gymnostomous. RS
. Charlton House, Kew, England June 26, 1900. ERNEST S. SALMON.
Bibliographie
HISTOIRE NATURELLE DE MADAGASCAR, Mousses par
RENAULD et CARDOT, Atlas 1re, 2 et 3° partie, in-4, 1898-99,
chaque volume contient 32 planches; le prix de chacun de
_ces volumes sera, je crois, de 80 fr. avec le texte, librairie
Hachette, boulevard St-Germain, 79.
Ouvrage très important et très beau. Chaque espèce est
représentée par de nombreux détails grossis parfaitement:
dessinés par Renauld et lithographiés par d’Apreval. Indi
pensableaux personnes quis’occupentde bryologieexotiqu
Chaque planche contient 2 ou 3 espèces ; il serait trop long
_ d’en donner ici l’énumération. EH 5e
: de. Nécrologie | re
_- Le 4* août est décédé à St-Martinville (Louisiane),
M. l’abbé A.-B. Langlois, bien connu de tous les botanistes
américains. .: à. de AP 0 tie
: D'origine française, mais fixé depuis très longtemps en
_ Amérique, il consacrait tous les loisirs qui lui laissait
_ l'exercice de son ministère, à l’étude de la flore de la
_ Louisiane, qu’il a enrichie d’un bon nombre despèces
nouvelles, tant phanérogames que cryptogames. Il es
_ certainement l’un des botanistes actuels qui ont le plus
- contribué à la connaissance deda flore des Etats du Sud
= J'étais en relation avec lui depuis une quinzaine d'années
_ etje ne pourrai jamais oublier son extrême obligeance e:
la libéralité avec laquelle il me communiquait toutes s
récoltes bryologiques. J'ai reçu de lui plus de 1200 n°°,
_ représentant environ 120 mousses et 60 hépatiques, don
_ une douzaine d’espèces nouvelles. Si Le
Mon ami Renauld et moi lui avons dédié une Fontinal
un Dicranella et un Physcomitrium, et M. Warnstorfun
_ sphaigne. Plusieurs espèces de champignons portent égale.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
- Ses collections cryptogamiques ont probablement été
_ léguées à l’Université catholique de Washington, à laquelle
il avait déjà donné ses phanérogames il y a quelques
années. J. CARDOT.
Re Nouvelles
0
Nous sommes informé, qu’en raison de son âge avancé et
e sa santé, M. Em. Bescherelle (rue de Sèvres, 57, à Cla-
mart, Seine), a l'intention de vendre son herbier de mousses.
exotiques. — Cette importante collection comprend 14800
échantillons dont 5850 espèces et 8950 doubles presque
tous de localités ou de provenance différentes. — Avis aux
amateurs. - : ..
Le même auteur mettra très prochainement en vente son
erbier de mousses européennes, excepté celles des
D PAS Es
e paraître : T. Husnor. — Le Dessin d'histoire
urelle sur papier, pierre lithographique, bois et divers
piers pour photogravures, avec figures dans le texte,
pécimens de papiers, lithographies et gravures, adresses
et prix de fournisseurs et de graveurs. In-8 de 80 pages et
6 planches. Prix 2 fr. 50 expédié franco par la poste.
Max FLEISCHER. — Musci archipelagi Indici. Exsiccata.
Série III, ns 401-150 contenant les espèces suivantes :
Fissidens Zippelianus var. subcorneus. Leucophanes squar-
rosum. Leucophanella rufescens. Microcampylopus subD+
nanus. Campylopodium euphorocladium. Microdus pom
- formis. Campylopus ternuinervis F1, CG. caudatus, G.
_ reduncus, C:commosus, C. cataractarum F1. var:rufidulus,
€. recurvus, C. aureus, C. ericoides, C. exasperatus,.
_C. nigrescens, C. Blumii. Dicranella tenuifolia. Dicranodo
tium uncinatum, D. nitiäum. Trematodon aucifoliu
Rhacomitrium lanuginosum. Gyroweisia solfatara F
ar. termale. Barbula javanica. Trichostomum angustatum:
æctangium euchloron. Macromitrium minutum, M:
lakanum, M. pungens. M. angustifolium, M. sulcatum.
Blumii. Micromitrium "goniorhynchum.
eischer ou à M. Warnstorf,
nprimerie E. Lau, 1
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES DEUx Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais nn .
Sommaire du n° 6
Bryological notes (continued). SALmon, — Muscinées du Tonkin et dé
Madagascar (suite). Pants. — Un nouveau’ Bryum de la section muerô-
natum. PaiLiserT.— Bibliographie.— Nouvelles, — Table de la 27° année.
Bryological Notes ({continued). |
KE (8). ECCREMIDIUM EXIGUUM (Hook. f. et Wils.) This species
(2 has hitherto been placed among the C{eistocarpi, although
Ë in reality it is a stegocarpous moss. The mistake hasarisen
partly from the fact that when originally described only
immature specimens were examined, and partly from the
fact that, as mentioned below, a truly cleistocarpous moss
has been confounded by Müller with it. ie
The present species was described by Hooker and Wilson
in Hook. Îc. PI. tab, 737 B (1845) under the name of
Phascum exiguum, from Swan River, West Australia
(James Drummond). In the London Journal of Botany,
vol. V (1846), Wilson remarked (p. 451) “ Phascum Ée
_- exiquum (Hooket Wils.) may prove to belong to this genus
_ [Eccremidium], when examined in a sufficiently mature
state. ”
Müller, in 1847, in Bot. Zeit, p. 99, transferred ‘ P. exi-
quum ” to the cleistocarpous genus Bruchia, calling the
_ species B. exiqua C. Müll. In Syn. I, p. 16 (1849), however,
Müller gave the moss the name of As/omum Krauseanum
Hmp. in litt., quoting PAascum exiguum and Bruchia
exiqua as synonyÿms, and remarking in connection with the
former of these names; ‘“ Ex adnotationibus ulterioribus
in Lond. Journ. of Bot. 1846, p. 450 cl. auctores putavere,
hanc speciem forte ad eorum genus Eccremidii pertinere,
quum cujustheca matura nondum nota sit. E speciminibus,
a D' Behr e Nova Hollandia relatis et ab amicissimo Hampe
benevole mecum communicatis As‘omum verum calyptra
dimidiata longe apiculata. ” Jaeger in 1869 in Musc. cleist.
p. 31, and in Adum. I, p. 221 (1873) placed the species in
Pleuridium, in which genus it remains in Paris’ Index
x
MO ee oc
REVUE BRYOLOGIQUE
It is interesting to find in the Kew Herbarium that
specimens of the present moss which had been examined
by Wilson bear the following note ; ‘* opercul. dehis-
_cens ?.… capsula linea suturali notata”, and some of the
specimens are labelled ‘ Æccremidium exiquum ”. In
_examining the material 1 have found some nearly mature
capsules which under a slight pressure throw off their
lids, — opening in fact in just the same way as the other
species of the genus Eccremidium. The capsule has a few
_superficial stomata about its base ; the spores (hardly ripe)
measure from 50-60 y. in diameter and according to a note
of Wilson’s, are about 100 in number; the calyptra is
_campanulate. Le
_ It is quite evident from Müller’s remark quoted above
that the specimens sent to him belonged toa cleistocarpous
moss quite distinct from the present species. In the Kew
Herbarium there is a specimum of As/omum Krauseanum
mp. ( Austral. felix ad flum. Yarra ”); this is apparentiy
ue Pleuridium. The two other species of Eccremidium,
_E. arcuatum Hook. f. et Wils. and Æ. pulchellum
Hook. f. Wils., are also both Australian mosses. ee
(9). AMBLYSTEGIUM. HYGROPHILOIDES Schpr. mss. in
Herb. ; Savat. M. Jap. n. 715 (fide Paris, Index bryolog.).
In the Kew examples (which, being in Schimper’s her-
barium, and named in Schimper’s handwriting, must be
taken as the type) there are two different mosses, both in
fruit, under the name À. kygrophiloides(Yokoska, Nippon
_ (Savatier (1878)). One of these is a species of Pseudoleskea
= (with papillose leaf-cells and longly excurrent nerve) ; the
other has much curved capsules on rather long setae, and
by these characters recalls somewhat 4. Lygrophilum
Schpr. Upon closer examination, however, this latter moss
_(which may safely be considered the A. Aygrophiloides of
_Schimper) is seen to evidently belong, in habit, arrange-
_ ment of leaves, areolation, etc., to the section Campylium
of Hypnum. Moreover, a close comparison of Schimper’s
plant shows, I consider, that it is identical with certain
uropean forms of Hypnum chrysophytlum Brid., — a
species which has already been recorded from Japan.
(10). HvpNum Savariert Schpr. mss. in Herb.
There are two specimens of this at Kew, from “ Nippon ”
and ‘* Yokoska, Nippon ”, both named ‘ H. Savalieri in
Schimper’s handwriting. On one of these specimens
* Eurhynchium subspeciosum Schpr. ” had first been
Written, and then crossed through in favour ofthe Hypnum.
herelle bas correctiy given ‘ Hypnuin Savatieri” as
synonyin Of Eurhynchium Savatieri Sch pr. imss. (£. subs-
__ peciosum Schpr. mss.); an examination of Schimper’s
types of the former shows how the mistake of removing
certain specimens from £wrhynchium arose. By one of the
type specimens of ‘‘ {/. Savatieri ” Schimper has drawn a
rough sketch a capsule with a conical not rostrate lid. In
this specimen there are iWo capsules with lids of this
shape, but although closely intermixed with the Eurhkyn-
Chium, and with setae apparently springing from it, closer
examination shows that these setae are really borne l'E
underlying stems of a Pseudoleskea. The Eurhynchium is
identical with Æ, subspeciosum. |
(11). an longipes Besch. in Ann. sci. nat. VII sér.,
17, p. 388 (1893). |
_ 1, longisetum Schpr. mss.
This appears to me to be identical with 4. plumaeforme
… Wils. (1848). Bescherelle in comparing the species contrasts
_ only /1. subimponens, and all the characters given in the
_ diagnosis agree with those of A. plumaeforme. It may be
_noted that Bescherelle says ‘* fois subintegris vix apice
- subtiliter denticulatis” ; in the type specimens of ‘ A. lon- -
gisetum ” in Schimper’s herbarium, however, many ofthe
_ leaves are somewhatsharply serrulate towards the apex just
as in H. plumacforme. : pres Es
. (12). The genus Helmsia Boswell (Journ. of Bot., XXXII,
p. 82 (1894). RE pr Ê
= Through the kindness ofthe authorities at the Herbarium
of Oxford University I have been able to examine the
material on which Boswell founded the genus Helinsia,
_ with its single (New Zealand) species, 4. collina. The
type specimens, which are without fruit, and consist
_ mostly of male plants, prove on examination to bè
_ Leptostomum macrocarpum (Hedw.) R. Br. Boswell
described (1. c.)the upper cells of his plant aseach contain-
ing ‘* a large single granule ”, and added ‘* These bodies
are the most curious feature of the moss, and totally unlike
anything found in any other known to me by specimen or
description ”. The structure describ , however, merely
the contracted ‘* primordial utricle ” of each cell (see Mül
yn. 4, p. 186) with its contained chlorophyll granules.
ee Charlton House, Kew, England. Oct. 1, 1900.
ne D io ue +++ ÉANEST.S. SALMON,
REVUE BRYOLOGIQUE
}
Muscinées du Tonkin et de Madagascar (suite)
; MADAGASCAR (1)
Province de Fianarantsoa.— Dans en envoi dù, comme
les suivants, à l’obligeante camaraderie de MM. les généraux
Gallieni et Pennequin, il ne s’est pas rencontré d'espèce :
nouvelle, si ce n’est peut être un Leucoloma (L. Penne-
le ?) au sujet duquel M. le capitaine Renauld, qui à
fait des espèces de ce genre croissant aux Mascareignes et
à Madagascar une étude spéciale, m'écrivait : « Ce Leu-
coloma, voisin du L. albo-cinctum R. C., ne correspond
“exactement à aucune des formes connues jusqu’à ce jour à
Madagascar. Il se rapproche d’autre part du L. Isleanum
Besch. (L. secundifolium Besch. olim non Mitt.) des
chelles, et il peut en effet très bien se faire que ce soit
espèce nouvelle que j'étudierai plus complètement
, d'ici peu, la révision du genre ». Mais ce
1 est à peine moins intéressant, la fructification de deux
espèces qui n'étaient jusqu'alors connues qu’à l’état
stérile : Leucoloma tuberculosum Ren., Papillaria ful-
_ + Plagiochila divergens Steph., P. repanda Lindb.
Lophocolea concreta Mont. : ;
Cercle M° des Baras, secteur d’'Ivondro. — Cette région,
tout récemment pacifiée, n’a encore été que peu ou poin
explorée. Aussi les récoltes de MM. le capitaine Lespagnol
etle lieutenant Croll offrent elles plus d'intérêt que celle
faites dans la province de Fianarantsoa, qui commence
être déjà relativement bien connue.
TRICHOSTOMUM PENNEQUINI Ren, et Par, sp. nova
(1) En dehors des variétés ou espèces nouvelles, je n'indiquerai:
Pour les Mousses, que celles dont la présence n’avait point encore ét
onStatée à Madagascar ou dont l'existence, sur un point très éloigné de
lui où elles auraient-été déjà signalées, constitue un fait intéressant de
géographie botanique. Re ne ee de De
Pour les Hépatiques, que celles qui, dans la liste donnée à la fin du
lrome de M. Renauld, ne figurent pas (leur nom sera précédé d’une +
diquées qu'aux Mascareignes, aux Seychelles, ete., mai
gnol et L!' Croll lectum.
Rhodobryum homalobolax (G. M.) Par., var. LATIFOLIUM :
Ren. et Par. var. nov.— À typo differt folius latius spathu-
latis, areolatione laxiori. :
Interalios muscos parcissime, hyeme-vere1900. Leg. Cap. -
Lespagnol et L'Croll. es 5 ju
_ Fabronia fastigiata Ren. et Card. var. ASPERULA Ren.
et Par., var. nova. — À typo differt foliis distinctius
dentatis, dentibus patentibus. :
‘Inter alios muscos rara, hyeme-vere 1900. Leg. Cap.
_Lespagnol. gens M us A j FR
Thuidium ChenagoniRen. et Card., var. GAMPYLONEURON
Ren. et Par., var. nova. — À typo differt nervo flexuoso,
cellulis majoribus et pellucidioribus, foliis perichetialibus
aliis integris, aliis dentatis. se
Inter alios muscos.— Poste de Soavano, 18 febr. 1900 leg.
Hs Et Croce S rat
Syrrhopodon sparsus R. G. décrit sur quelques rares
échantillons récoltés à Diégo-Suarez, a été retrouvé par
M. le L: Croll au poste de Soavano, c’est-à-dire 12° de
latitude plus au sud sans station intermédiaire connue, sur
du bois pourri, dans un feutrage de Mastigobryum decres-
cens L. L., en compagnie des Leucobryum molle G. M. et
Leucoloma pumilum G. M., non loin de L. sinuosulum
_C.-M., ce dernier nouveau pour Madagascar. Les Poro-
= trichum Chenagoni(?) G.M. et Thuidium Chenagoni(type)
R. C. n'étaient également connus que de Diego-Suarez
Parmi les récoltes de ces deux officiers se sont encor
trouvées quelques tiges de Sa 40, rar limnobioide.
_R.C., signalé seulement aux îles urbon et de France
_en fruits mûrs l'Ectropothecium nanocristacastrense
:(G. M.), et enfin le Fissidens ovatus (?) Brid., signalé
(AM. Renauld devant plus ou moins prochainement publier un Supplé-
ment à son excellent Prodrome, je J'ai prié de vouloir bien faire lui-même
les descriptions des espèces nouvelles, afin qu’elles soient identiques dans
ce Supplément et dans la Revue.
usqu’à ce jour seulement à l'ile Bourbon, avec, rarissime.
avis, UN fruit, le premier connu, et qui figurera dans
_ L’Iconographie des mousses de Madagascar de M. le
Cap. Renauld. : 3
HÉPATIQUES
+ Frullania affinis Nees. PLAGIOCHILA CROLLEI Steph.
spec. nov. + P. Hildebrandtii Steph. + Ptychanthus
striatus Nees. TYLIMANTHUS LESPAGNOLI Steph. sp. nova
. Cercle militaire de Port Dauphin. — Par suite d
rconstances qui me sont inconnues, mais contre lesquelles
j'ai déjà essayé de réagir pour l’an prochain, je n’en ai reçu,
avec un vrai ballot d’Usnea et de Ramalina.. et quelques
échantillons de 7richomanes pyxidiferum (?) L., que cinq
espèces de mousses. C’est cependant de cet. extrême sud de
- Fi e j'aurais surtout désiré des récoltes abondantes, car,
de vue de la bryologie tout au moins, c’est absolu
terra incognila. Et en effet, sur ces cinq espèces
| trouve une nouvelle, assurément une des plus belle
e la flore bryologique madécasse. 5
. CAMPYLOPUS GALLIENI Par. sp. nov. — « Cæspites laxi,
_ inferne fuscescentes, superne saturate virides. Caulis
_ 0,04-0,06 longus, e basi prostata ascendens, subsimplex,
tomento rufo usque ad apicem obtectus. Folia remotiuscula
= laxe hamato-secunda, haud in comam congesta, 0,006-
= 0,008 Jonga, lanceolato-subulata, marginibus e medio et
infra involutis, superne convolutaceis et argute serralis,
summo dentibus plerumque geminatis ; costa lata (usque
0,0004) dimidium fere folii latitudinis basi occupante
dorso lamellosa et superne dentata. Cellulis alaribu
amplis, rufescentibus, auriculas magnas excavatas effor
mantibus, basilaribus juxta costam magnis rectangul
sequentibus elongate rnombeis apicibus attenuatis obtusis
fere recle seriatis, parielibus interrupte sinuosis, mediis
superioribus juxta costam rhombeis, oblique seriatis
_marginalibus in tota folii longitudine subito breviorib
quadratis vel breviter rectangulis, ascendendo minoribus
RARLOFE OUTRE D 574 nn ent és er our ctR
: vs Po hyeme-vere 1900, leg. les officiers di
rcle. nie RE A NC RS 2.
_(Diffère du C. Flageyi R. G. par le port plus robuste
la nervure plus large, l'acumen muni de dents plus fortes
ordinairement géminées, et. par les cellules marginales
carrées ou brièvement rectangulaires, bien distinctes d
uxta-costales, formant une large bande descendant jusqu”
vi comalus R C. cet subcomatus RG. par le por
tel | s falciformes, non
réunies en touffes au sommet des innovations et ne for-
mant pas d’étages successifs, enfin par la nervure plus
large. »
Espèce superbe ! d’un vert d’émeraude persistant après ee
la dessication et qui, dans les feuilles caulinaires assez
largement espacées, se détache avec vigueur sur le tomen-
tum rouge-vineux de la tige. Ça été une joie pour moi, à
surtout par les temps que nous traversons, de la dédier à
l'officier général qui, après avoir marqué son empreinte au
Sénégal, au Tonkin, etc., couronne une carrière si bien
remplie par l’œuvre qui rendra, pour la postérité, son
nom inséparable de celui de notre grande île africaine.
Notons encore l'Ectropothecium Chenagoni R. G., le
Leucobryum molle C. M. qui paraît décidément répandu
dans toute l’île, le Leucophanes Hiüldebrandi G. M. qui sort
ici de la zône intertropicale, et enfin la”var. crispatulum
Ren. comme séulement encore de l'ile Bourbon, du
Leucoloma fuscifolium Besch.
plus robuste, scoparioide, par les feuille
. Général PARIS.
Un nouveau Bryum de la section Mucronatum.
Au cours de mes études sur les Brya de l'Asie centrale
j'ai signalé l'existence dans le genre Bryum d'un groupe
remarquable, que j’ai désigné sous le nom de Mucronatum;
il est surtout caractérisé par la structure des feuilles, qui.
* se terminent brusquement par un court mucron, et aussi
par un péristome spécial, analogue à celui de la section
_ Cladodium. Ce groupe ne parait pas avoir de représentants
bien caractérisés parmi les mousses européennes; le Bryum
acutum Lindberg est celui qui s’en rapproche le plus ;
_ mais la flore bryologique de l'Amérique du nord, d’ailleurs
_ si semblable à celle de l’Europe, renferme au contraire des
= espèces, dont les unes rentrent évidemment dans cette
‘section, et dont les autres lui sont plus ou moins alliées.
” M. Cardot m’ayant confié récemment la détermination
_ des nombreux échantillons de Bryum récoltés par divers
_ botanistes dans les régions qui confinent à V'Alaska, j'ai
constaté dans cette collection la présence d’une espèce très
voisine de celles qui ont été rapportées par M. Brotherus
du Terskei-Ala-Taou et que j'ai décrites ici (année 1399,
_p. 26 et suivantes). | “
; Bryum mucronigerum species nova.
= Elle forme des touffes assez étendues, fermes, compactes
“et tenaces. hautes d'environ 2 centimètres ; les tiges,
_ fortement adhérentes les unes aux autres par un lacis de
_radicelles, comprennent des séries d’innovations étagées,
les supérieures d’un beau vert; les inférieures, plus
_ vieilles et enchevêtrées dans la masse, prennent une teinte
_ d’un jaune paille ou brunâtre ; chacune des branches se
présente isolément comme un bourgeon ovoide, long de
6 à 7 millim., et composé de feuilles imbriquées. Ces
euilles, largement ovales (3"® sur Oww95), sont surmontées
d’un mucron, épais et solide, en forme d’épine, résultant
de l’excurrence de la nervure ; elles ne sont jamais décur-
renteset montrent toutes une marge assez large, consistant
n deux ou trois rangs de cellules fermes et allongées ;
d’abord plane chez les feuilles du bas de chaque innovation,
cette marge tend promptement chez les autres à se plier,
aisant à l’état jeune avec le niveau de la lame foliaire un
ingle à peu près droit ; sur une coupe transversale le bord
résente alors dèux ou trois cellules épaisses et reclan-
zulaires sur une seule couche. Chez les feuilles plus âgées
e ces cellules marginales semble diminuer, et
le bord parait recourbé en un arc assez court ou même en.
un commencement de spirale. De temps en temps deux ou
trois des feuilles infimes restent mutiques, la nervure s’éva-
_nouissant avant le sommet, ou l’atteignant simplement,
. mais c’est là une exception ; chez presque toutes les feuilles
la nervure dépasse en une pointe robuste, quoique toujours
courte, où l’on distingue souvent trois ou quatre rangées
de parois fermes et irrégulières. Le tissu foliaire, serré et
Compact, obscurci par lachlorophylle à l’état jeune formedes
rhombes étroits et assez réguliers, à cloisons épaisses, qui,
dans la moitié supérieure de la feuille, mesurent de
15 à 17 yen largeur sur une longueur d'environ 50 pm.
Chacune des innovations contient une fleur, souventunique-
ment mâle; on observe aussi fréquemment des fleurs
synoïques ; celles qui ne renferment que des archégones
paraissent au Contraire extrêmement rares. _, #
Pédicelle assez court, ne dépassant pas ordinairement
n centimètre. Capsule quelquefois presque horizontale,
rarement tout à fait pendante, mais présentant toutes les
directions intermédiaires ; régulièrement et assez large-
ment oblongue, elle mesure 2m» 1/2 sur O"m90, et ne parai
rétrécie, ni au sommet ni à la base, quand elle est bien
veloppée ; d’abord d’un jaune pâle, elle devient d’un brun
oirâtre dans les vieux fruits. Opercule convexe, peu sail-
lant et obtus. Dents du péristome jaunâtres, courtes et
étroites, à peine acuminées; leur longueur semble osciller
de Omm15 à Omm30, tandis que leur largeur demeure à peu
rès uniforme dans toute leur étendue; dans les-capsules
es elles prennent de temps en temps une teinte d’un
rouge ferrugineux ; 45 à 20 articulations ventrales très
régulières ; réseau dorsal invisible. L’endostome est libre,
et forme jusqu’à une assez grande hauteur une membrane
continue ; il se divise ensuite en 16 processus linéaires,
étroits et entiers; cils courts ou rudimentaires. Les spores
paraissent mesurer 25 « en moyenne, descendant rarement
à 22, et s’élevant par fois à 27 ou 29; par exception, dans
les mêmes capsules, quelques unes atteignent jusqu’à 35 p..
Cette mousse a été récoltée, en exemplaires assez nom-
eux et bien développés, à Port Wells, Prince William.
Sound, par MM. Coville et Kearney, Île 96 juin 1899 ; les
_fructifications étaient trop jeunes, mais il y avait quelques
vieilles capsules, qui ont permis d'étudier le péristome. Un
échantillon plus chétif a été trouvé par M. Trelease au Cap
Fox le 96 juillet de la même année; bien que ses fruits
soient en mauvais état, la ressemblance parfaite du système
végétatif et l'identité de l’inflorescence ne permettent pas
de douter qu'il ne s’agisse de la même plante. Elle parait
donc être répandue dans cette région.
Elle appartient sans contredit à notre section Mucrona-
tum, mais elle ne peut être réunie en particulier à aucune É
des quatre espèces du Terskei-Ala-Taou que j'ai appelées
Bryum submucronatum, B. mucronifolium, spinifolium et
crassimucronatum. Ces espèces m'ont paru constamment
monoïques; je n’y ai jamais reneontré de fleurs herma-
phrodites ; chacune d'elles a d’ailleurs des caractères
singuliers, qui, en même temps qu'ils les distinguent les
unes des autres, les séparent aussi du Bryum mucronigerum.
Le Bryum submucronatum s’en éloigne dès le premier
abord par l'aspect absolument différent de ses rameaux et
de ses feuilles. L'analogie est plus grande avec les Bryum
mucronifolium et spinifolium, entre lesquels notre nouvelle
espèce semble se placer; elle rappelle surtout ce dernier
par la pointe spiniforme de sa nervure, mais elle s’en
sépare très nettement par la forme de ses feuilles, aussi
bien que par l’inflorescence, la capsule et le péristome.
- Beaucoup plus robuste du reste que ces quatre espèces, et
_à plus forte raison que la cinquième, qui croit sur le
_ Kungei-Ala-Taou, elle pourrait être considérée comme le
type du groupe. ed ue a
__ Parmi les espèces américaines jusqu'ici décrites il en est
= une qui doit certainement en être rapprochée, c’est celle
que M. Barnes a nommée Bryum Knowltoni. Je dois à
l'amitié de M. Cardot un petit spécimen de cette mousse
_ rare, et M. Barnes Jui même a bien voulu m'envoyer un
_ fragment de l’exemplaire original que M. Palmer a récolté
= en 1887 dans le creux des rochers de l'ile Funk (Newfund
_ land). Son aspect est tout autre que celui du Bryum mucro-
nigerum ; touffes fragiles, peu cohérentes, d'un gris uni-
formé ou teinté de jaune par places ; les petites Liges se
séparent aisément les unes des auires, et présentent
chacune une agglomération de branches stériles, linéaires
_et julacées, et de bourgeons florifères oblongs. Feuilles des
branches stériles étroitement lancéolées, imbriquéés et
scarieuses, 2° à 2mm 4/4 sur Omm60 à Omm75, planes sur les
bords et non marginées ; elles se rétrécissent supérieure-
ment en un acumen plus ou moins allongé, qui continue
égulièrement la lame foliaire; la nervure assez faible
atteint à peine le sommet, et ne dépasse jamais en pointe ;
e tissu fin, hyalin grisâtre, se compose de rhombes plus
larges, surtout vers leur milieu, que dans notre espèce, et
ordinairement moins allongés; les cellules du contour ne
rent pas des autres. Les feuilles des bourgeons flori-
; sont plus inégales et plus variables ; celles d’en bas
nt ordinairement courtes, ovales, avec une terminaison
e obtuse et une nervure qui n’atteint pas tout à fait
trémité ; les supérieures au contraire se prolongent
uelquefois en un acumen, dont la nervure dépasse en une
pointe subulée ; mais assez souvent aussi toutes les feuilles
_ de la coma fructifère sont ovales et simplement aigües,
sans aucune pointe saillante ; les bords de ces feuilles sont
- tantôt plans et dépourvus de marge, comme chez les”
rameaux, tantôt plus ou moins réfléchis; les cellules du
_ contour tendent aussi par places à devenir plus étroites et
plus allongées. L’inflorescence est polygame comme chez
le Bryum mucronigerum, mäis avec des particularités
notables ; les fleurs uniquement femelles sont très fréquentes
et les fleurs mâles très rares ; on rencontre seulement dé”
temps en temps quelques fleurs synoïques. La capsule est :
moins large, plus retrécie dans la région du col, et l'opercule
surmonté d’une pointe aigüe; le péristome est à peu près
_le même; les dents courtes, d’un gris uniforme, ne comp-
tent guère qu’une douzaine d’articulations. En somme cette
“espèce, bien caractérisée, se place évidemment dans notre
ection Mucronatum, mais son aspect et la structure de
ses feuilles l’éloignent considérablement du Bryum muéro-
nigerum. 3 DU ME
Aix, 8 septembre 1900.
su
LA
CH. PHILIBERT.
| Bibliographie ci
MuLLer (K.). — Moosflora des Feldberggebietes. E
Beitrag zur Kenntniss der badischen Kryptogamenflora
Karlsruhe 1900, &, 24 p. " DR
__ Bericht über die Jahre 1899 in Baden gesammelten
Lebermoose. (Bot. Centralb. LXXXIT). er
MuLLer (Fr.).—Die Mossflora von Borkum. (Abh. naturw
Ver. Bremen, XVI, p. 280-286). re
NicHoLsoN (W. E.). — Ulota phytllantha var. stricla
(Journ. of Bot. XXX VIT, p. 134). F
PainTerR (W. H.). — Mosses of Falmouth and the
neighbourhood. (Journ. of Bot. XXX VIII. p.20-22). .
PaLacky (J.). — Bemerkungen zur Moosflora von Mada
gascar. (Verh. d. k. k. zool.-botan. Ges. in Wien, XLIX
_p. 210-213). à fr
_— Die Verbreitung der Torfmoose. (Sitzungsber. d
k. bôhm. Ges. d. Wissensch. 1899, n° 13). | .
_ PonpeRA (J.).— Prispevky ku bryologii Cech vychodnich.
Bryologische Beitrige aus Sudbôhmen (Sitzungb d. k
bôhm. Ges. d. Wissensch: 1899, n° 46), LE
ScHiFFNER(V.).—Die Hepaticæ der Flora von Buitenzorg
Leyde 1900, gr.-8°, 224 p. :
-Warnsrorr (C.).— Neue Beitrâge zur Kryptogamenflora
der Mark Brandenburg. (Verh. d. bot. Ver d. Prov.
Brandenburg, XLI, p, 19-80). — 5 espèces et 25 variétés
_ nouvelles.
—Weitere Beitrâge zur Kenniniss der Torfmoose. (Bot.
Centralb. LXXXIE, p. 7-43). ES Po
>
AuG. LE Jouis.
GG. N. Best. — Revision of the North American species
= of Pseudoleskea (Bull. Torrey bot. Club, t. XX VI, p. 221 à
_ 2%6et pl. Get 7.— Travailtres soigné et très consciencieu
comme ceux que nous à déjà donnés le même auteur.
__ Les espèces admises sont au nombre de 7: P. atro-
_ virensBS., P. oligoclada Kindb., P. pallida Best, sp. nova
_ (du Colorado et du Montana), P. denudata Kindb., P.ra,
_cosa (Mitt.), P. rigescens (Wils.) et P. substriata Best, Sl
nova (de la Colombie anglaise). Il y a en outre plusieu
varïrétés nouvelles. nee ne
__ Beaucoup d'espèces récemment créées sont supprimées
les P. heteroctadioides Kindb., et tenella Kindb. sont
réunies au P. atrovirens; le P. sciuroides Kindb. au
_ P. radicosa ; le P. stenophylla Ren. et Card. et le Lescurea
REVUE BRYOLOGIQUE
imperfecta G. Müll. et Kindb. au P.rigestens. Le P. atricha
Kindb. est considéré comme une espèce douteuse, et,
d'après les échantillons originaux examinés par l’auteur, le
P. falcicuspis C. Müll et Kindb. appartiendrait en partie
au P. atrovirens et en partie au P. oligoclada. 1] n’est fait
aucune mention du P. malacoclada C. Müll. et Kindb., ni
du P. tectorum Sch., qui a été indiqué au Groenland.
_ Deux planches donnent les principaux caractères des :
espèces décrites. J. CARDOT.
_S. SALMON. — On some mosses from China and Japan
Journ. of the Linn. Soc. 1900, pp. 449-474 et pl. double).
- Ce sont les collections de GC. Ford, F. Faber et A. Henry
qui ont fourni à l’auteur les matériaux de cette étude. La
lanche double contient de belles figures de Polytrichum
rtipes, Plogiothecium subpinnatum sp. nov., Gymnosto-
mum inconspicuum, Polytrichum gymnophyllum, Oligotri-
hum Lescurii, Dicranella obscura, Hypnum glaucocar-
des, Thuidium tibetanum, Polytrichum granditolium.
F. CamU - Présence en France du Lejeunea Ros-
ttiana Mass. et remarques sur les espèces françaises du
genre Lejeunea (Bull. de la Soc. Bot. de France 1900,
_pp. 187-205). — Très intéressant mémoire contenant l'his-
_toire et la monographie des espèces de Lejeunea trouvées
_en France, à consulter par foutes les personnes que étude
_de ces plantes intéressent.
EF. Camus. — Etude botanique sur l’archipel de Bréhat
Assoc. pour l’avancement des sciences 1899, pp. 456-563).
Indication de quelques mousses, hépatiques et lichens.
Carpor er THéRior. — New or unrecorded mosses Of
North America, I (Bot. Gazette 1900, 12 pages et 4 plus
Tirage à part au prix de 3 fr. 50 chez les auteurs : Thériot,
rue Dicquemars, le Havre, et ‘Cardot, à Stenay (Meuse)—
Les 4 planches dessinées par M. Cardot contiennent
8 espèces nouvelles : Dichodontium Olympicum, Desmato-
on systilioides, Dicranella Howei, D. laxiretis, Barbula
stigia, Grimmia pseudo-montana, Orthotrichum Ida-
nse, Bryum euryloma. Ro re. Si
Macvivar. — Pellia Neesiana in Britain (Journ. of
t. 1900, pp. 275-276). — L'auteur a trouvé dans trois
localités in Moidart, cette espèce non encore signalée dans -
s Iles Britanniques. Elle ressemble au P. calycina dont
ine peut la distinguer d’une manière certaine à l’état
érile, elle est comme elle dioïque. « The most distinctive
character between the two species lies in the structure do —
terior layer of the capsule wall, ca/ycina being
irely without rings, while the present plant agrees with
hylla in being furnished-with them ».
J. O. BomANSsoN. — Alands Mossor (Acta Soc. pro fauni
et flora fennica XVIII, n° 4, 1899, pp. 1-131). — Catalogue
d’hépatiques, sphaignes et mousses avec noles et descrip-
tions en latin d’espèces nouvelles.
DE LA MeruièRe.— Notes bryologiques sur les environs
de Reims (Soc. d'Etude des Sc. nat. de Reims 1898,
pp. 1-51). — Catalogue annoté de mousses, de sphaignes
et d’hépatiques récoltées aux environs de Reims. L’A pen he
Hausknechtii n’est, d’après l’auteur, qu’une variation
notable de l'A. undulatum. La seconde partie est un guide
du bryologue dans les principales localités explorées. Le
total des espèces de ce département, encore bien incom-
_plètement exploré, dépasse 200. un
Tue BRYoLoOGIsT, vol. II, n° 3, July 1900. — Le numéro
contient : 4° Fissidens in Northeastern America by-A. M.
Surru. Notes sur les caractères du genre, clef analytique
de 11 espèces et figures du F. cristatus fructifié. —
% Fissidens hyalinus by ALONZO LINN. — 3 Fissidens
grandifrons by E. G. BRITTON. — 4 Notes on Clinclidotu
fontinaloides by 3. MACOUN and E. G. BRiTTON.— 5° Illus-
trated glossary (continued) by A. J. GRouT. — 6° Injury
done to mosses by insects by G. N. BEST. —7° New american
mosses by E. G. BRITTON : Grimmia Evansi and Entostho-
don Leibergii, cette dernière espèce bien figurée dan:
une planche. — 8& Two new species of Brachythecium by
A. J. GrourT. Ces deux espèces, B. Noveboracense Gr. et
B. Washingtonianum Eat., sont décrites et figurées. —
® Further notes on mounting mosses by W. N. CLUTE.
— Vol. II, n° 4, October 1900.— Suggestion for glycerine
jelly mounts by. J. HOLZINGER — Weissia by A. J. Grout.
L'auteur indique les caractères qui distinguent les Weissia
(Ulota de la plupart des auteurs) des Orthotrichum et
figure les W. ulophylla (Ulota crispa) € cta
(Ulota Ludwigii). — Antherozoids of mosses by E. G.
= Brirron. M. Grout ayant dit que p
| n'avait vu les anthérozoides en mouve
déclare qu’elle n’a éprouvé aucune difficulté à les v |
PAulacommium palustre, le Dicranella heteromalla, le
Bryum argenteum, etc. 2 Illustrated Glossary (continued
by GrouT. — New american mosses by A. GROUT. Des-
__ cription de Hpnum Gyclophyllotum, Grimmia Brittonniæ
et G. tenuicaulis ; ces 3 espèces avaient déjà été décrites
dans d’autres publications. en ee à à
EG Parms. — hidex Bryologicus sive enumeratio
muscorum hujusque cognitorum, supplementum primum..
În-8 de 334 p. 1900 ; publié dans les Mémoires de l’Herbier
_ Boissier. Je ne sais quel est le prix.
F. LES he Laubmoose der ston requells-
hen Expedition. In-8 de 65 p. ; Stockholm, 1900. — Ce
émoire sur les mousses du Brésil et du Paraguay contient
a description, en latin, d’un grand nombre d'espèces
nouvelles.
INoOuUE — On Heparies collected in the province of lyÿo.
he Bot. Mag., pp. 179-182. Tokyo (Japan), August 1900. —
Catalogue de 65 hépatiques ; ; les noms sont en latin, le
reste en japonais.
A. WHELDON. — Mosses of the Mersey province (The
aturalist, 1900, pp. 69-74). — Listes de mousses par
ocalités.
C. WARNSTORF. — Neue Beiträge zur Kenntniss euro-
cherundexotischer Sphagnumformem (Hedwigia1900,
100-110). — pois d'espèces nouvelles provenant
ifférents pays. =
LLIAMS. — Fe new species of Grimmia from
0 ull. of the Torrey Bot. Club, 1900, pp. 316-317
et pl, 19 et 20. Ces deux espèces, G. Brittoniæ et G. tenui-
caulis, sont décrites et figurées.
H. LINDBERG. — Pohlia (Cacodon) porosa sp. nov.
Bull. of the Torrey Bot. Club, June 1 , pp. 318-319 et
. 2). — Description très détaillée et 29 figures qui sont
moitié moins grossies que ne Pindique Pexplication
d’après une note de l'auteur).
_J. AMANN. — Etude de la flore br, yologique du Valais
Thèse pour le Doctorat-ès-sciences, in-8 de 47 p., 1900).—
Au lieu de donner un catalogue des mousses ne Valais,
‘auteur a cru plus utile et plus intéressant d'étudier cette
flore à un point de vue plutôt phytogéographique et biolo-
ique. Il étudie la répartition des mousses du Valais e en
tant que cette répartition est due :
aux facteurs climatiques.
a) Répartition horizontale ou zonale.
by Répartition verticale ou régionale { (altitudinale).
% aux facteurs physico-chimiques du sol.
c) Répartition édaphique. De
point de vue.chimique, les supports sou divisés en de
sue contenant du calcaire en assez grande quantité
| D ArAgucIqUes, ne contenant pas ou très peu de cal-_
.
te brochure se termine par une note sur r deux cas de |
-mbiose chez les mousses.
HIN. — Excursions bryologiques aux environs de 7:
onnette (Bulletin de la Soc. Bot. rance 1897.
(récemment publié) pp. CCEX VII-CCL KV:
_rons de Barcelonnette sont trop déboisés, et par là même
trop secs, pour être riches en muscinées. Les localités
explorées sont : Torrent des Sagnières. Col de Valgelaye.
Petit bois de la rive gauche du Riou-Bourdoux (Pseudo-.
leskea tectorum). Le Plan. Maison forestière des Maïts.
Vallon d’'Enchastrayes. De Larche au Lauzanier, le lac:
du Lauzanier (Weisia Wimmeriana). Riou-Chanal. =
Nouvelles
Le Congrès international de Botanique a lenu ses
séances, au Palais des Congrès de l'Exposition -du 1% au È
9 octobre. es TA e
Il a été décidé : on
4 Qu'il y aurait un congrès tous les cinq ans et que le
congrès de 1905 se réunirait à Vienne. .
. 9 Qu'il serait créé un organe périodique international |
destiné à la publication des noms nouveaux, afin d'éviter
dans la mesure du possible la multiplicité des synonymes.
_ Aucune question de bryologie n’a été traitée. 1 n°y avait
que quelques bryologues : Bescherelle, F. Camus, Hétier,-
HUSROE +
_ M. le général Paris offre des mousses et des hépatiques
_ des Colonies françaises de la côte de Guinée, de Mada-_
gascar et du Tonkin en échange d’autres espèces provenant:
4° De l'Amérique centrale (Mexique méridional, Hondu-
ral, Nicaragua, San Salvador, Corta-Rica) et australe
(Chili, République Argentine, Patagonie) ;: pe
> De l'Afrique orientale, y compris la région des lacs ;
3% De l'Océan pacifique, y compris PAustralie, la
= Nouvelle Zélande, la Tasmanie, etc. Fe | +
_ Afin d'éviter les doubles emplois, les bryologues qui
L_]
_ habitent ces régions ou possèdent en doubles les espèces
qui en proviennent, el désireraient entrer en relations
_avec lui, sont priés de vouloir bien lui adresser la liste de
_ celles dont ils peuvent disposer. Après y avoir indiqué au
crayon les espèces qu’il désire recevoir, il la leur retour-
nera avec la sienne, sur laquelle ils répèteront la même
opération, et les échanges pourront commencer aussitôt.
| plusieurs bryologues m'ont écrit pour me demander si
le supplémentà l'index bryologicus; qu'ils n'avaient vu
_ annoncé nulle part, était paru, et où ils pourraient se le
_ procurer. Re me à é ie
Ce supplément, grâce à la parfaite obligeance dé
1l Barbey, à ét publié c comme annexe dans les
Mémoires de Herbie Boissier. Il est en vente chez 1 7e
maison Gone et Cie, à Bâle, Genève et Lyon.
PARIS.
PAR NOMS D'AUTEURS
en à 14, 31, 48, @, 83 96
: Note on Trichostomum Warnstorfii ee
ue D en _ 95
m res sur les mousses récoltées
lition antarctique belge Re
Note sur a flore suisse SR
DisEr. — Pseudoleskea tectorum . . . .. |
Dixox.—A remarquable form of Trichostomum tortuosum. -36 ,
Genus. — Révision des mousses récoltées au Brésil par ;
Puiggari .
Jobs. _— Bibliographie . 5 ; 0, €
NCIS 1. Sd A
sxo. — Coupe de feuilles F. glumacées . Me chi as
“Clef pour la description histotaxique des.
feuilles de glumacées : .: . - - :
ARIS. — - Musei Novo-Zelandici Browniani. . : ..
» Muscinées du Tonkin et de Madagascar .
MLIBERT, — — Brya de V'Asie centrale (suite). . > 19, 51, .
» . Unnouveau Bryum de la sect. mucronatum.
! UD. : sa dr ii Cned . du runs aux.