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HARVARD UNIVERSITY.
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OF THE
MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÓLOGY.
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REVISTA
I1EL
MUSEO DE LA PLATA
DiRir.iiM port
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Fundador v Director del Muwo
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LA PLATA
TALLERES DE PUBLICACIONES DEL MUSEO
1 902
REVISTA
Museo de La. Plata
TOMO X
REVISTA
DEL
MUSEO DE LA PLATA
DIRIGIDA POR
FRANCISCO F>. NI O R E N O
Fundador y Director del Museo
TOi^o :sc
LA PLATA
TALLERES DE PUBLICACIONES DEL MUSEO
1 902
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TROIS GRANES
UN TREPANÉ, UN LÉSIONNÉ, UN PERFORÉ
CONSERVES AU
MUSÉE DE LA PLATA ET AU MUSÉE NATIONAL DE BUENOS AIRES
DÉCRITS PAR
ROBERT LEHMANN-NITSCHE
DOCTEUR ÉS-SCIENCES NATUBELLES
DOCTEUK EN MÉDECINE
CHARGÉ DE LA SECTION ANTH RO POLOGIQUE DL' MUSÉE DE I. A PLATA
AVEC LISQ PLANCHES
Tomo X
TROIS GRANES
UN TREPANÉ. UN LÉSIONNÉ. UN PERFORÉ
CONSERVES AU MUSKE DE LA PLATA ET AU .MUSÉE NATIONAL DE BUENOS AIRES
DÉCRITS PAR
ROBERT LEHiS.<IANlSI-NITSCHE
DOCTEUR ÉS-SCIENCES NATURELLES
DOCTEUR EN MÉDECINE
CHARGÉ DE LA SECTION ANTHROPOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA
Ayant l'intention de décrire quelques cránes du plus grand iiuérét
au point de vue patholoi^ique, conserves au Musée de La Plata et au
Musée National de Buenos Aires, je crois qu'un aper(;u sur la trépana-
tion, opération a laquelle on serait disposé á attribuer á premiére vue
les lésions crániennes dont je parlerai, ne sera pas superflu pour mettre
le lecteur, qui n'est pas au courant de la littérature qui existe sur cette
question. en demeure de juger des cas curieux que je releve. Je m'efFor-
cerai de présenter ici succinctement les points les plus importants relatifs
á la trépanation préhistorique. Des descriptions plus ou moins détaillées
de cette opération se trouvent dans tous les traites de rhistoire préhis-
torique, ainsi que dans les mémoires spéciaux de la littérature de tous
les pays. Je citerai dabord les travaux de MM. Assezat et Collineau',
Atlee", barón de Baye^, Bertillon'', Buckland'% Buschan^, Fletcher'',
Hornes*, Horsley^, Le Barón'", Marignan", marquis de Nadaillac'^,
Oettinger'^, Quatrefages"*, Reinach '■% Salmón"'. Zaborowski '\ et de
deux auteurs anonymes '*•'', de méme ceux de M. le barón de Baye^°,
MM. Broca ^', Fletcher", Joly-^ de Mortillet"*, marquis de Nadaillac^',
Tillmanns^* qui sont dignes d'une mention toute spéciale. Je nai mal-
heureusement pas á ma disposition les travaux de MM. Stockwell "',
Wyman''' ni celui d un auteur anonyme"'; il me manque également
celui de M. Galley couronné, je crois, par l'Académie de Bruxelles. II
est possible que j'omette involontairement dans cette énumération l'un
ou l'autre de ees auteurs. Toutefois, je ne crois pas qu un travail im-
portan! ait été passé sous silence.
Voici comment la trépanation préhistorique a été découverte.
Voir les notes á la fin de ce travail.
Le 28 avril 1873, M. le docteur Pruniéres, de Marvejols', pré-
sentait a 1 Association frangaise pour ravancement des sciences, réunie
á Lyon, un fragment d'os un peu plus grand qu'une piéce de cinq
francs, et travaillé d'un parietal humain. II Tavait extrait de l'inlérieur
d'un cráne complet. Ce cráne, recueilli dans un dolmen de la Lozcre,
présentait une grande ouverture á bords polis. Les bords de la «rondelle
osseuse» sont travaillés et lissés. La rondelle mcme est plus épaisse que
la voúte du cráne dans lequel elle avait penetré. M. Pruniéres y vit une
amulette analogue á un morceau d'occipital humain de sa collection,
qu'il avait aussi extrait autrefois d'un dolmen de la Lozére.
Face interne Face externe
La rondelle ditc de Lyon (grandeur naturelle)
Au commencement de l'année i 874, il répétait ce qu'il avait exposé
au siege de la Société d'Anthropologie de Paris', y ajoutant la figure d un
cráne (de Cibournios) qui oíVrait trois perforations artilicielles. au moyen
desquelles on avait obtenu trois de ees rondelles. Partant des idees émises
par le docteur Pruniéres, Broca ^ soumit différents cránes néolithiques
á l'examen et constata bientót que ion avait aussi perforé artificiellement
le cráne sur le vivant. II signalait des cas de « véritables trépanations
méthodiques et en quelques sortes chirurgicales» '*. La trépanation préhis-
torique était ainsi découverte par M. Broca; il nommait cette opération
la «trépanation chirurgicale» '^ dans le but évidemment de la distinguer
de la «perforation» de M. Pruniéres, appelée par Broca la «trépanation
posthume»*'. Par ees dénominations, Broca faisait ainsi bien ressortir
les relations entre I'opération pratiquée sur le vivant et sur le mort. De
son cóté, M. Pruniéres continuait á s'occuper vivement de cette ques-
tion". Broca, par l'examen du cráne de Cibournios mentionné plus
haut, constatait, en outre'', que I'une des ouvertures de ce cráne, dont
les bords étaient cicatrisés, devrait étre rapportée aussi á la trépanation
sur le vivant, tandis que les deux autres ouvertures avaient été pratiquées
sur le mort. Ce cráne de Cibournios montrait ainsi que des cránes tre-
panes sur le vivant ont aussi été soumis á cette opération aprés la mort
de 1 individii, et ont fourni des rondelles ou amulettes crániennes. Les
cas d'une simple opération posthume ne font pas défaut non plus, de
méme que ceux d'opérations pratiquées á plusieurs reprises sur le méme
individu et presque dans toutes les régions du cráne.
Voilá les taits fondamentaux de la question.
Avant de passer aux détails, je m'occuperai d'abord de la méthode.
Les Instruments employés dans cette opération ne pouvaient étre que la
pierre ou le silex dans les temps préhistoriques, alors que les métaux
n'étaient pas encoré connus. 11 ne peut y avoir aucun doute á ce sujet.
Dans les temps postérieurs, on constate l'usage de la trépanation
jusqu'aux périodes franques et mérovingiennes, oú l'on adopta évidem-
ment des Instruments métalliques.
On a discute beaucoup sur la maniere dont on opérait avec le silex,
mais il est plus que probable que Ton n ait jamáis suivi une méthode
rigoureusement spécialisée. La distinction si stricte, admise dans la litté-
rature franijaise entre le ráclage et le sciage, repose sur une base plutót
artificielle que réelle. On ne peut guére mettre en doute que la trépana-
tion se pratiquait aussi en faisant éclater simplement la substance osseuse
au moyen de la pierre et qu'elle se terminait, soit par le sciage, soit en
enfonijant la pierre dans la masse pour la soulever fragment par tVagment.
II n'est, á mon avis, pas suffisamment tenu compte de ees différents
procedes si simples et si naturels. II est vrai que les cas de trépanation
imparfaite, qui permettraient de reconnaítre avec precisión la méthode
suivie dans la pratique de cette opération, sont tres rares. Les bords
cicatrisés de l'ouverture trépanique laissent difficilement suivre les pro-
cedes employés. On attribue cette opération généralement au ráclage.
Cette méthode fut préconisée par Broca', des la découverte de la trépa-
nation et il la défendit constamment; les enfants, spécialement, ont été
ainsi operes ". Broca repousse le procede de la rotation '. II opera la
trépanation du cráne d"un adulte sur le mort, au moyen d un éclat de
verre, en une heure; celle du cráne d'un enfant, en quatre minutes.
II en déduit que tres probablement les enfants seuls devaient étre soumis
á cette opération''. II fit aussi la trépanation sur un chien vivant, qui
plus tard périt de la maladie des chiens-^ Topératicn se fit par le rá-
clage, á laide d'un silex de Cro-Magnon, en huit minutes et quart;
la dure-mére ne fut pas blessée et la cicatrisation se fit tres bien". Le
silex employé n'était pas fraíchement taillé, sinon l'opération aurait été
plus rapide encoré, bien que les parois de ce cráne présentassent une
épaisseur double de celles du cráne d'un enfant de six ans'. Capitán^ a
également fait des essais sur des chiens, aussi bien sur le vivant que
— 6 —
sur le mort. II obtint des rondelles de chiens vivants qui se sont par-
faitement rétablis de 1 opération.
Mortillet', partant de l'idée que la trépanation chirurgicale eut pour
but renlévement d une rondelle osseuse, émit Topinion «que les plaques
crániennes s'obtenaient en coupant ou sciant le cráne au inoyen de süex
que Ion promenait, suivant les lignes de la coupure que 1 on voulait pro-
duire, en leur imprimant un mouvement successif de va-et-v¡ent jusqu á
ce que los du cráne füt traversé». Pour appuyer cette opinión, il cite le
cráne portugais de Casa da Moura, de méme qu'un cráne d'un tumulus
de Liziéres ; ce dernier a été trepané au moyen d'un instrument métal-
lique. L'opinion de cet auteur reste isolée dans la littérature.
Diflerents travaux de la littérature frangaise s'occupent exclusivement
de rechercher si, dans cette opération, ¡1 s agit spécialement du sciage ou
du ráclage. II est assez curieux de voir comment 1 on est arrivé peu á
peu á établir une distinction si stricte entre ees deux modes d'opération^.
On a cru observer sur un cráne trepané d'un cimetiére mégalithique de
Quibéron des Índices des deux modes d'opération '\ Ce cas est cependant
absolument douteux, et il est assez vraisemblable que Ton ne se trouve
méme pas en présence d un cas de trépanation''. Capitán experimenta
les deux procedes sur le mort: les ouvertures trépaniques qu'il obtint
pouvaient étre distinguées. II resta vingt minutes á enlever une rondelle
d'un chien sur le vivant. La perte de sang fut insignifiante \
La méihode de la trépanation posthume et celie de la préparation
des rondelles fut aussi l'objet de tres longues discussions. Al. Pruniéres*
iit enfin remarquer avec beaucoup d'insistance que les rondelles avaient
été obtenues aussi bien par le sciage (cráne de Beaumes-Chaudes, etc.)
que par le ráclage ou méme simplement en les íaisant éclater, et que les
procedes employés différaient avec les cas. Les bords des rondelles étaient
aussi polis, ce que nous prouve le premier cas de Lyon. On peut aussi
reconnaítre que la trépanation sur le mort s'opérait en pratiquant une
incisión circulaire oblique pour enlever ensuite la rondelle". L'n cráne
d'un cimetiére néolithique de Franca aurait méme été trepané sur le
mort par le grattage et le peri^age^.
Broca croyait, comme je l'ai dit déjá, que cette opération se prati-
quait uniquement sur les enfants. 11 invoquait aussi á 1 appui de sa
thése la cicatrisation lente des tissus chez 1 adulte, ainsi qu une obser-
vation directe qu'il a\'ait faite á cet égard. Le parietal non trepané d'un
cráne, avec une ouverture trépanique sur l'autre parietal, était plus dé-
veloppé et la suture sagittale était incurvée". Cette thése de Broca est
absolument abandonnée aujourd'iiui ; ¡I parait, au contraire, que cette
opération se pratiquait plus fréquemment sur des adultes. comme le
prouvent les cas de trépanation impartaite.
Parmi les exemples d'individus trepanes á dilférentes reprises, je ci-
terai le cas de Mureaux'; le cráne a été trepané deux fois sur le \ivant
et deux fois sur le mort. Mac Cutchon " cite un cas moderne d un in-
dividu trepané cinq fois dans 1 espace de cinq années; et Farquharson '
mentionne un cráne d un mound de Muscatine, Jowa. avec sept ouver-
tures trépaniques.
Les cas de trépanation imparfaite, dans lesquels la mort du patient
est survenue pendant l'opération avant que l'os ait pu commencer sa
cicatrisation. se laissent difficilement reconnaítre des cas analogues de
trépanation posthume. A vrai diré, largument qui permet de classifier
ees cas et de les consideren vraisemblablement comme des cas de trépa-
nation chirurgicale, est le suivant: Si l'opération avait été pratiquée sur
le mort, on s'expliquerait difficilement le motif pour lequel elle serait
restée inachevée. Le cráne portugais de Casa da Moura nous oflVe un
exemple de cas de ce genre.
La surface osseuse dans le cas d'une trépanation incompléte peut
aussi parfois avoir souffert une cicatrisation, qui indique alors que l'opé-
ration a été entreprise sur le vivant. Ces cas sont cependant tres rares;
je mcntionnerai celui de Boujassac'', Hermes'', Baye*', Homme Mort'',
Roknia, d'un dolmen de la Lozére"", Sordes'. Les cas que je viens de
citer derniérement se rapportent á un ráclage imparfait.
La découverte de la trépanation préhistorique éveilla un si grand
intérét qu'il fut un temps oú Ton croyait rencontrer partout et souvent
á tort des Índices de cette opération. D'autre part, des fragments auxquels
on avait donné ditférentes interprétations, ne pouvaient résulter que de
la trépanation. Le cráne de Triel, par exemple (de láge de fer), que
Broca considera comme trepané, est un cráne blessé par un instrument
de fer'°, comme Hamy l'a fait voir". On connait aussi quatre autres
cas de blessures d'armes'", ainsi qu un cinquiéme cas'-', qui présentent
autant d analogie avec la trépanation. Un cráne d'homme de Minorque,
de 1 age du bronze, présente sur le frontal une ouverture arrondie prove-
nant d'une blessure et non de la trépanation "*. L'ouverture trépanique
cicatrisée du cráne néolithique de Nogents-les-Vierges, fut attribuée,
en 1 Sib, á une fracture '-\ Les cránes trepanes de Sordes "^' et Noves'"
avaient aussi été consideres comme des cránes blessés et cicatrisés. Deux
cránes de l'époque mérovingienne, que l'on croyait trepanes, ont été
reconnus comme blessés par des armes '^. C'est un cráne mérovingien
avec une blessure bien cicatrisée, analogue á une ouverture trépanique,
qui conduisit á cette distinction '^. Jai moi-méme aussi attribué d'abord
a la trépanation un grand défaut avec cicatrice d'un cráne de Bolivie.
Je reviendrai plus loin sur ce cas. Un fragment perforé d'un tumulus
de Boixe et consideré d abord comme une rondelle cránienne, de la-
quelle avaient été détachés des éclats pour en preparen en les pulvéri-
sant, suivant l'interprétation alors admise, un remede contre certaines
atfections cerebrales (Broca avait aussi admis cette interprétation er i on
en déduisait que cet usage de la substance cránienne pulverisée remon-
tait a une tres haute antiquité ') — fut reconnu plus tard comme appar-
tenant á une carapace ^ , de méme que d'autres fragments extraits de
dolmens -\ L'examen de trois disques osseux néolithiques de Pierre-
Fouquet permit aussi de constater que ees fragments, que Ton regardait
comme des rondelles ornementées, étaient de simples boutons ■*. Les
défauts d'ossification congénitaux peuvent aussi souvent étre confon-
dus avec la trépanation ^. Des cas curieux d'autres défauts sont connus
dans la littérature. Le cráne d'un vieux Guanche, recueilli par Chil
y Naranjo, présentait de gros foramina parietalia, disposés symétri-
quement de chaqué cóté de la suture sagittale; on sígnale aussi un
cráne franjáis moderne avec les mémes défauts ainsi qu'un troisiéme
cráne*. Le cráne d un nouveau-né présente aussi plusieurs trous ana-
logues sur chaqué parietal". Parrot^ fait également mention de pareils
défauts. On connait de méme, dans les temps préhistoriques, l'usage de
la calotte cránienne comme gobelet. Cet ustensile est généralement percé
d un trou qui permet de le suspendre. Ces cas n'ont naturellement rien
de commun avec la trépanation posthume et ne doivent pas étre con-
fondus avec elle.
D'autre part, les ouvertures trépaniques de trois cránes du tertre
Guérin furent attibuées a laction de quelques rongeurs^. Divers cas de
cránes de la caverne de l"Homme-Mort, que Broca crut d'abord pouvoir
considérer comme des blessures de la hache de pierre cu qu'il attribua
á la perte posthume de substance osseuse'", ont été reconnus comme
des cas de trépanation". Pruniéres aussi considera d'abord les restes
de différents cránes trepanes comme de simples gobelets, dont la partie
polie du bord était réservée á la bouche''. Une rondelle d"un parietal
humain, rencontrée en 1841 dans la grotte de Buisse, avec différents
objets néolithiques. fut décrite, quelques temps aprés sa découverte par
Charvet'-', comme un ustensile qu il comparait á une cuillére sans
manche. Ce méme objet est encoré mentionné comme tel, en 1867,
par Chantre; et c'est seulement en 1884 que i'on y reconnut une ron-
delle'*. Cette rondelle, qui dépasse par ses dimensions toutes celles
que Ton a signalées jusqu'á ce jour, se conserve au Musée de
Grenoble '-\
Les cránes, doni la substance est imprégnée d humidité, peu\ent
recevoir lors de leur excavation des chocs qui déterminent des perfo-
rations qui ne sont pas á confondre avec les ouvertures trépaniques,
comme Manouvrier le fait spécialement remarquen '*.
— '.) —
Que] était le but de cette opération qui, certainement, n est pas
aussi facile á exécuter sur le vivant:' On ne sait rien de positit. Un gran
nombre d'hypothéses ont été avancées. Les énumérer toutes serait se
mettre au service de la spéculation. Les opérations qui peuvent avoir été
déterminées par une cause pathologique reconnaissable sont excessi-
vement rares, comme on le verra. La plupart des cránes ne laissent
découvrir absolument aucun ¡ndice de causes de ce genre. Aussi Broca
attribue-t-il, des le debut, cette opération á des croyances mystiques et
religieuses; il voit aussi dans d autres cas une manifestation des ¡dees
superstitieuses de Tépoque qui en faisait usage pour débarrasser du
mauvais esprit les épileptiques, les possédés, les idiots. La maladie est
déterminée, suivant la croyance de beaucoup de peuples, par la présence
de certains esprits ou plutót de démons ; l'áme' est aussi coni;ue
comme quelque chose de matériel; comme cela est, du reste, encoré
admis dans le spiritisme et 1 occultisme moderne. Une ouverture pra-
tiquée ainsi sur le cráne devait servir de sortie soit á la maladie, soit á
l'áme méme. L'expression allemande «sich ein Loch in den Kopf schla-
gen» n'est-elle pas une réminiscence de cet état de culture? La trépana-
tion en somme se réduit aussi á pratiquer un trou dans la tete.
Les trous que Ion observe aussi sur les urnes mortuaires", les dol-
mens oú la pierre d'entrée est souvent percée (sur 2129 dolmens du
Dekan, on a observé ce phénoméne sur plus de i looj doivent repondré
aussi á des idees analogues. On peut rapprocher de ees cas, á mon avis,
l'hypothése bien connue dans la superstition moderne qui veut que la
fenétre ou la porte ^ s'ouvre á la mort d'une personne. II est aussi
d'un certain intérét de rappeler ici cette croyance de différentes tribus
d'Indiens de l'Amérique du Nord, d'aprés laquelle le corps humain
serait habité par deux ames; l'une delles, aprés la mort, visite l'autre
qui descend au tombeau, motif pour lequel il est pratiquc un trou dans
le couvercle du cercueil *. D'aprés Povvell ■'', les Indiens attribuent la
maladie á une espéce d'animal, á un ver, etc., qui quitterait l'orga-
nisme avec le sang. La guérison s'obtiendrait par différentes méthodes
suivant la partie de lorganisme qui se trouve attaquée. 11 est probable
que ce sont des croyances analogues, ou peut-étre aussi des croyances
religieuses, qui ont conduit a la trépa'nation. Cette hypothése est défen-
due principalement par Broca; mais elle compte aussi beaucoup d'autres
auteurs comme représentants. McGee* lui donne la dénomination de
trépanation thaumatologique. Mortillet la rapproche á la tonsure des
prétres catholiques'; les bonzes chinois se brúlent la tete en signe de
dévotion*; Mortillet voit cependant, comme but spécial de Topcration,
le fragment dos, la rondelle que Fon obtenait par le sciage (cráne por-
tugais de Casa da Moura et cas de Liziéres'). Au debut, l'on croyait
eftectivement que l'on obtenait, par la trépanation, un fragment que l'on
— 10 —
conservait'. Pruniéres dit: ¡1 lui fut remis, car le trepané ne voulait pas
se séparer de ce á quoi il était redevable de sa guérison, ou pour lui
obturar le cráne". Vogt s exprime d une maniere analogue: le mort
devait étre completa Cette hvpothese est maintenant abandonnée.
Hansen*, sans méme reconnaitre comme inxraisemblable la trépa-
nation posthume et lusage des rondelles comme amulettes, oppose á
l'hypothése d une cause religieuse quelconque celle d'une cause théra-
peutique qui aurait conduit exclusivement á la pratique de la trépana-
tion dans les temps préhistoriques comme aujourd'hui encoré. Dans
les cas oü l'on ne peut découvrir des índices pathologiques de la ma-
ladie, Topération était -pratiquée simplement pour permettre au mauvais
esprit, qui aurait pu devenir ou qui était devenu la cause d une ma-
ladie, de s'envoler par le trou. Hansen ne trouve rien de mystique dans
la pratique de cette opération. II nous présente, au contraire, la trépa-
nation comme un procede rationnel de la chirurgie, en harmonie avec
les croyances de ees temps.
Les sujets, qui résistaient á cette opération. auraient joui. suivant
l'opinion des auteurs fram^ais, d'une certaine vénération á Texemple
des idiots qui actuellement sont encoré consideres comme sacres''.
Beaucoup de cas de trépanation chirurgicale peuvent certainement
avoir été determines par les causes relatives ou par d"autres causes ana-
logues. Les cas qui peuvent étre rapportés avec un certain degré de pre-
cisión á i"action thérapeutique sont bien peu nombreux. De nos jours,
on essaie la trépanation contre 1 epilepsia* et d autres dérangements
nerveux par l'écartement de parties osseuses qui peuvent exercer une
pression ganante. Tous les manueJs de chirurgie nous donnent des
renseignemants sur catta quastion. On connait aussi la pratique des
bergers, dans beaucoup de pays, de perforer le cráne das moutons atta-
qués da la maladie du ver cerebral". Parmi les cas préhistoriques. c'est
probablement la dérangement dú á une exostose par compression qui
a motivé la trépanation du cráne du dolmen de iMontpellier-le-Vieux".
Calui da la caverne néolithique de Bray-sur-Saine' présente une bles-
sure qui embrasse le parietal et la frontal du cóté gauche, et qui deter-
mina une osteítis rareficans axfoliatíva; la trépanation de ce cráne ne
peut avoir eu d autre but que d'écarter certains éclats ou fragments de
séquestres; c est le premier cas d'une trépanation thérapeutique.
Le cráne du tumulus de Nove, dans les environs de Vence, pré-
sente sur le cóté gaucha des anomaües dentaires qui doi\ent avoir été
la cause de grandes souffrances. Ce cráne a été trepané avec succés sur
le frontal gauche, en dassus de l'arc sourcillier et en avant de la creta
temporale'°. Un cráne da Cébazat " a vraisamblahlement été trepané
par suita d une blessure qui s'est aussi cicatrisée. Un cráne d'Entre-
Roche'" presante des indicas de periostitis: mais comme 1 ouverture
— 11 —
trépanique n'oifre aucune trace de cicatrisation, il est impossible de
décider si la trépanation a été entreprise contre la periostitis ou si celle-
ci est une conséquence de cette opération. Ce que l'on peut néanmoins
reconnaítre, c'est que la maladie ne termina qu'avec la mort. L un des
cránes adultes d'un dolmen de l'Auméde (fragments n°^ 3-5) aurait
été operé contre une exostose, ce que Broca met avec raison en doute',
étant données les faibles proportions. L'autre de ees cránes. du méme
endroit (n° ó), aurait été également operé contre une maladie osseuse'.
Broca considere aussi ce cas comme douteux^. La trépanation du cráne
de Rousson de l'áge de cuivre, derniers temps néolithiques, doit \Tai-
semblablement étre atribuée aux suites d'une blessure* qu'il aurait re^ue,
pendant la jeunesse, dans la región fronto-temporale, laquelle aurait
determiné des perturbations cerebrales. La trépanation d'un des cránes
de Mareuil-les-Meaux se rapporterait également á une blessure^. Une
osteitis serait la cause de la trépanation du cráne de Liziéres ; le cas,
toutefois, n'est pas tout-á-fait certain"^. Les cránes d'Aeró et X'arpelev"
auraient été trepanes á la suite de traumatismes (coups d'épée, etc.).
Si fon fait un examen comparatif des causes qui, de nos jours,
conduisent les peuples naturels á la trépanation (voir plus loin), on
arrive á ne reconnaítre que des causes de nature thérapeutique. D aprés
ce qui precede, cela paraitrait étre aussi fuñique cause qui aurait deter-
miné la plupart des cas de trépanation chirurgicale préhistorique.
Les cas de trépanation posthume paraissaient étre d'abord assez ra-
res; c'est seulement plus tard qu'ils se sont multipliés "'. On ne leur si-
gnalait primitivement qu'une seule cause: la préparation de rondelles'^.
11 est cependant assez probable que les croyances mystiques et supersti-
tieuses doivent aussi bien entrer en lignede compte, dans ees cas, comme
pour ceux qui concernent la trépanation chirurgicale. Les croyances. qui
peuvent étre consideréis comme la cause de cas de trépanation posthume,
ont toutefois une autre origine. C'est ainsi que l'on peut admettre, com-
me but de l'opération, l'extraction de la masse encéphalique pour en
préparer peut-étre un mets, á l'exemplede certaines tribus sauvagesqui
mangent la cervelle d'un ennemi '°. Le cráne aussi pouvait étre perforé
pour étre simplement suspendu, usage que Ion trouve encoré chez les
Dayaks", et qui, d'aprés Strabo, existait aussi chez les anciens Belges
qui suspendaient les cránes devant leurs habitations ou á leurs selles —
un cráne de ce genre se conserve á la bibliothéque de Copenhague'^.
Pinza nous donne des renseignements assez complets d'usages analogues
d'ossements humains ' \ Cartailhac ainsi que Pigorini se demanden! si
les cránes n'étaient pas perfores pour les vider et en préparer ainsi des
trophées que l'on portait avec plus de facilité'* ou s'il ne s'agit pas d'une
opération qui se pratiquait en méme temps que les os étaient décharnés
— 12 —
pour la momification'. Moi-méme, j'ai pu constaten un cas de trépana-
tion posihume sur le cráne d'une momie bolivienne. pratiquée dans le
but de remplir ce cráne d'une resine préservative. L'ouverture en avait
été recouverte par un bandage fait autour de la tete. Plus loin,. je donne
une description complete de ce cas (voir planche IV).
II suffit de mentionner ici en passant ( ) que Ton a voulu rattacher la
trépanation posthume á la résection du foramen magnum, découverte
par Kopernicki" sur des cránes Ainos, et dont d autres cas aussi ont
été postérieurement observes. Le but decetteopération, d'abord inconnue
du moins pour ce qui concerne les cránes Ainos, a re^u de Koganei ^
cette explication : les Japonais brisent le cráne des Ainos á l'aide d'un
couteau qu'ils introduisent dans la región occipitale pour profiter de la
substance encéphalique et en retirer un spécifique contre la syphilis.
On ne peut guére mettre en doute que le but de la trépanation pos-
thume, dans la plupart des cas, ait été la préparation d'amulettes crá-
niennes. Mais il me parait tout-á-fait invraisemblable que la trépana-
tion chirurgicale ait été pratiquée aussi dans ce but. II est possible que
des fragments osseux, provenant d'opérations pratiquées sur le vivant,
aient été recueillis dans l'un ou l'autre cas pour en préparer des amu-
lettes crániennes. Le plus grand nombre de ees objets provient indubi-
tablement de la trépanation posthume: et il est probable que Ton profi-
tait de préférence des cránes d'individus qui. de leur vivant. avaient
soutTert avec succés la trépanation chirurgicale. Pruniéres pense méme
que toutes les rondelles provenaient de personnes opérées. Ces rondelles
présentent sur leurs bords une región cicatrisée qui fait défaut lorsque
la rondelle pro\ient du voisinage de la región opérée*.
L exemplaire de Lyon aurait été déposé comme viaticum á cóté de
la tete lors de la mort d'un individu trepané, et n'aurait penetré á l'in-
térieur du cráne que postérieurement. La désignation de rondelle est
préférable á celle d'amulette, laquelle implique l'idée d'un emploi déter-
miné*. Beaucoup de rondelles ont été artistiquement polies comme celle
de Lyon; d'autres n'ont été soumises á aucun travail aprés leur sépara-
tion. Leurs dimensions varient, et la forme est réguliére ou irréguliére*,
généralement circulaire. EUes présentent souvent un et mémedeux trous ',
ce qui permet de les suspendre. II est douteux que l'on puisse les rap-
porter toutes á des étres humains^. On a sígnale un cas* d'une rondelle
du cráne d'un animal. Une amulette perforée au centre du bois d'un
cerf ne serait pas, d'aprés Broca, une falsification, comme Pruniéres la
cru, mais simplement un objet d'ornement; le talismán arrive au rang
(") Je me propose de faire, dans un iravail ultóricur, une elude spcciale de la résection
du Irou occipital.
— 13 —
d'ornement '. II est aussi assez fréquent de rencontrer des objets de ce
genre prepares d'os humains.
La premiére mention d'une rondelle remonte précisément á 1841.
On considérait alors cet objet comine une cuillére; ce n'est qu'en i 884
qu'il fut reconnu comme une rondelle"; et c'est la plus grande connue
jusqu'á maintenant •*. Broca suppose méme que la statue de la déssse des
grottes artificielles de Baye porte une rondelle au cou*, peinte de jaune'.
11 est aussi tres intéressant de mentionner ici la coutume des habitants
de rOmbrie. encoré en usage maintenant, de porter des amulettes dis-
coidales, préparées de fragments de cránes humains, comme moyen de
se preserven contre l'épilepsie".
L'usage des rondelles crániennes répondait certainement á un but
religieux et thérapeutique, á l'exemple des amulettes et des reliques. On
sait que du temps de Louis XIV, comme le confirme la chronique, les
cránes humains étaient consideres comme un remede officiel ^ ; et l'habi-
tude de beaucoup de personnes de nos jours d'em porter des fragments
de cránes humains, récemment excaves^, est aussi un fait bien connu.
Comme préservatif contre les maux de dents, on porte aussi des dents
arrachées'. Dans certaines pharmacies de la Baviére, on vend des os
wormiens'°. On rencontra aussi un os wormien dans le tumulus néoli-
thique de Boujassac". Les exemples á l'appui de ce principe sont du reste
encoré loin d éire épuisés.
Quant a la provenance des objets, cránes ou rondelles crániennes,
sur lesquels on a constaté des traces de la trépanation préhistorique, chi-
rurgicale ou posthume, il faut citer, en premiére ligne, les dolmens de
la Lozére qui, á part les objets qui ont conduit á la découverte de cette
opération, ont fourni d'abondants matériaux'". Pruniéres possédait déjá,
en 1884, une coUection de 167 échantiUons de ees dolmens''. Les dol-
mens, comme on le sait, établissent précisément la transition entre l'áge
néolithique et l'áge de bronze '•*.
On a signalé aussi cette opération sur des objets provenant des dol-
mens de Dévézes '■% de rAuméde"", de l'Etang-la-Ville"', de Port-Blanc
(Morbihan)"^, de Charente"^, de Saint-Atfrique (Aveyron)-°, d'Epóne (dol-
men «de la Justice»)'', de Coppiére^", de Mareuil-les-Meaux"^, de Mont-
pellier-le-Vieux""*, de Quibéron (cas incertain)"^, de la Salvage (Aveyron)^^,
de iMeudon''; des grottes artificielles néolithiques de Baye'-; des grottes néo-
lithiques de Sordes"', de l'Homme-Mort^", de Beaumes-Chaudes-'', d'Al-
miéres^% de Bray-sur-Seine'^, de Feigneux^'', de la Lozére^^, de Buisse^*,
de Rousson prés Salindres (Gard)'', de Nogents-les-Vierges^''; des allées
couvertes de Dampont-''^, de Coppiére-sur-Epte''°, de Mureaux'*'; des trou-
vailles néolithiques de Cébazat*', de Saint-Martin-la-Riviére (Vienne)*^,
— 14 —
d"Entre-Roche', d Avigny pres de Mousseaux-les- Brav (Seine-et-
Marne)", de Molincourt^\ de Crécy-sur-Morin •*, de Tours-sur-Marne-'',
d'Auvernier*", de YauréaT, de Moret", du tertre Guérin"; des tumulus
de Bougon '°, de Maupas (Vienne)". de Boujassac'-, de \óve pres
Vence'^, de Crozon (Finistére) '•'; des cimetiéres de l'áge de bronze de
Guisseny (Finistére) 's, de Luxeuil"^; de trouvailles d'áge incertain de
Moulin d'Oyes''', de Liziéres (probablementde l'áge du fer, cas incertain)'**
deWargemouiin (époquegauloise)'^, de Hermes (époque mérovingienne)"",
de Jeuiily (VIP-IX" siécle aprés J.-C.)^' et de Grugies, cantón Saint-
Simon, arrondissement Saint-Quentin (VT' siecle aprés .I.-C.)^'. On a
signaié aussi un cráne sans provenance, trepané sur la región frontale^^,
et une rondelle conservée au Musée de Reims"''. Les cas de Moutiers^',
de CochereP'^ et de Puy-de-Dóme^" remontent au moyen age.
En Espagne, nous connaissons la trépanation préhistorique de Cabeza
de Oficio (rondelle)'^ et de divers autres points"-; en Portugal, de Casa
da Moura (néol¡thique)^° et d'un tombeau mégalithique ^'; en Angleterre,
de Mount Stuart, ile Bute, Ecosse (age du bronze)^- et de Eastris, comté
de Rent^'; en Belgique. de la caverne néolithique de Hastiéres-''* et du
cimetiére franc de Limet '"; en Suéde, de Harleby, Westgoterland-'''; en
Danemarque, de Naes, íle Falster (age de la pierre polie)^', d'Aeró^**, de
Lundhofte^^, de Varpelev, Seeland (premiére époque du fer)''°; en Alle-
magne, de Giebichenstein prés de Malle*', de Zschorna''-, d'un tumulus
thuringien (probablement age du bronze)'", de Tréves (cráne d'une jeune
romaine)"'*, et de Mádelhofen (fin de lépoque mérovingienne, cas incer-
tain) ■'5; en Pologne, de Ziemcin, Cujavie''^; en Russie aussi, de Nicolo-
Odojewsky, ri ve de laWetluga, gouvernement Kostroma (age de la pierre)*',
de Koslowka, rive droite de la Rama, arrondissement de Jelabuscht-
. schisch (age du bronze)'*^, de Kniaja-gora, rive du Dniepr, arrondissement
Ranew, gouvernement de Riew (probablement XV-XVIIT" siécle aprés
Jésus-Christ) ■*'=', de Chulam, territoire de Terek, Caucase (cimetiére an-
clen )-°'°, et de Rolomtsy prés de Novgorod (age de la pierre)''. On ne
trouve pas dans la littérature des renseignements précis sur le cráne tre-
pané russe, remis par M. Bogdanow á M. Mantegazza", ni sur les cránes
trepanes des cimetiéres de 1 arrondissement de Minussinsk*^. Le marquis
de Nadaillac suppose aussi que des anciens cránes d"Esthanie-^' otTrent des
Índices de la trépanation.
En Bohéme, la trépanation préhistorique est connue de Strupcice prés
Bilin'S; les cas de Sedlece'" n"ont pas été vérifiés'"; il en est de méme de
ceux de WockowitZ'^^. En Moravie, on a aussi signaié cette opération de
la grotte de Byciskaia (age de Hallstatt)-"*'; en Suisse, des fondations la-
custres de Locras (deux cas dont Lun*"" est doutcox)"' et de Concise*^;
en Italie, enfin, de la Cava delle Arene candide^-' et de la grotte de
Cola*^*.
— 15 —
De nos jours encoré, la trépanation est en honneur chez les mineurs
de la CornoLiaiUe ( Angleterre) ' et chez les paysans du Montenegro'.
On a aussi découvert des índices de cette curieuse opération dans
les dolmens de Roknia en Algérie^; et les Kabyles de TAurés la prati-
quent méme encoré de nos jours'*.
Aux iles Canaries, elle a été constatée chez les anciens Guanches par
M. Chil y Naranjo'' ainsi que par von Luschan*". Les quarante-deux crá-
nes d anciens Guanches, conserves au Musée de La Plata, ne présentent
toutefois aucunc trace de la trépanation.
En Amérique du Nord, on n'a sígnale d'abord que des cas de per-
forations crániennes posthumes'' dans les anciens mounds ígreat mound
de River R.ouge, Michigan: mound de Sable River, Lake Hurón, Mi-
chigan; Devil River, Michigan). Ces perforations n'ont rien de commun
avec la trépanation proprement dite^. Elles nont probablement été pra-
tiquéas que dans l'intention de permettre á Tune des deux ames de l'in-
dividu de visiter aprés la mort celle qui restait dans lecadavre'; ou elles
proviennent simplement d'un morceau dos arraché en scalpant le cuir
chevelu (Petitot'°). Les cránes de Madisonville" et de Rock River'' pré-
sentent des lésions traumatiques qui ont certaines analogies avec la tré-
panation. Les spécimens d'un cimetiére ancien de l'Etat de 1 Ohio et dun
mound de Dallas (Illinois) offrent les uns des perforations analogues á
celles que je viens de citer; tandis que les autres présentent des lésions
produites par des coups de fleches'-'.
Les premiers cas d'une véritable trépanation dans 1 Amérique du
Nord ont été sígnales, je croís, d'abord par Farquharson'^*. Ces cas con-
cernent les matériaux suivants: une rondelle cránienne d un tumulus
des environs de Davenport; la partie d'un cráne duquel avaient été en-
levés, en les coupant, sept fragments circulaires, rencontrés par Pratt
dans un tumulus de Pine Tree Creek, Muscatine County, Jowa; et un
cráne préhistorique avec trois défauts osseux circulaires sur les tempo-
raux et les pariétaux.
De deux plaques osseuses du Mexique, M. Pruniéres crut recon-
naítre dans Tune d'elles une amulette cránienne'''. Des preuves plus signi-
ficatives de la trépanation dans ce pays ont été signalées derniérement
sur le cráne, probablement précolombien, d'une vieille femme, appar-
tenant aux Indiens Tarahumares de la Sierra Madre"^, et sur le cráne
d une autre femme d'une grotte prés de Nararachic (Chihuahua)''. La
probabilité de lésions traumatiques et pathologiques, pour ces cas, est
cependant assez grande aux yeux de M. Schmidt'''.
— 10 —
Les cas qui concernent l'Amérique du Siid demandent un examen
plus spécial. Je les signalerai en recourant ce pays du nord au sud.
M. le barón de Baye raconte' quun cráne trepané, provenant du
haut bassin de lAmazone, a été sígnale par M. de Mondar au Congrés
des Américanistes de Turin. Le compte-rendu de ce congrés n a pas
paru encoré.
C'est dans lancien Pérou que Ion trouve les cas les plus fréquents
de cette curieuse opération. En i SSg, Morton représente, dans son grand
atlas", un cráne péruvien du temple du soleil de Pachacamac, offert en
don par le docteur Ruschenberger. Ce cráne présente «severa! wounds
oí" the occipital bone». Ces lésions dans la figure apparaissent cependant
avec toute precisión sur le parietal gauche. Comme le cráne appartient
á un homme, Morton croit que ces lésions lui ont été inférées dans une
bataille. Je suppose qu'il s'agit d'ouvertures trépaniques. Ce méme
cráne se trouve representé aussi superficiellement. dans ces contours,
par Aitgen Meigs. en iSSy.-'
En 1866, Gardner presenta á l'Académie de Médecine de New-York
un cráne péruvien qu'il suppose trepané*. Je ne dispose malheureuse-
ment pas de cette publication pour la consulter: c'est pour quoi je me
borne á citer le cas. Je ne sais pas non plus si ce cas est le méme que
celui devenu célebre et signalé par Squier sur un cráne péruvien tre-
pané, que Squier lui-méme remit, en 1867, á Broca, á Paris. pour en
faire l'examen comparatif. Broca le presenta d'abord á l'Académie de
Médecine"^ et plus tard á la Société d'Anthropologie''. Ce cas est surtout
important parce qu il marque le moment á partir duquel 1 attention re-
lative á la trépanation devient genérale.
Ce cráne provient d'un cimetiére inca de la vallée de Yucay, á
vingt-quatre milles á Test de Cuzco, Pérou. Ce cimetiére, certainement
précolombien. est a une mille de la station balnéaire Inca, le séjour de
prédilection et le siége aussi de la famiile royale. Ce qui attire, en pre-
mier lieu, 1 attention sur le cráne, c'est le mode d'opération; un mor-
ceau quadrangulaire en a été détaché de Tos frontal du cóté gauche par
le sciage suivant quatre incisions perpendiculaires deux á deux. Ce
morceau présente á peu prés les dimensions d'un fragment qui, aujour-
d'hui, serait enlevé a l'aide du trepan. L'opération de ce cráne a pro-
bablement été pratiquée á 1 aide d'un grossier ciseau ou d'une lame de
couteau. Nadaillac" suppose que l'instrument employé dans cette opéra-
tion est une arme des anciens Péruviens. A juger par l'état de la lamina
externa. Broca crut que le patient avait survécu a Topération de sept
ou huit jours; Nélaton suppose que cette période peut méme étre portee
á quinze jours. La cause de l'opération est incertaine. On ne découvre
pas de lésions sur ce cráne. Certaines altérations ostéitiques de la tabula
interna autour de louverture, dont le cráne devait étre recouvert deja
— 17 —
avant l'opération, permettent peut-étre de conclure a une hémorrhagie
sous la dure-mére. Broca estime que, si c'est vraiment le cas, 1 on peut
s étonner réellement de la precisión de la diagnose lócale qui a préside
á l'opération '.
Ce méme cas a été publié plus tard encoré, en 1871-72 et 1877,
par Squier" qui l'avait sígnale en premier lieu, et, derniérement, par
McGee-\
Broca a fait observer aussi, par 1 examen d'un cráne qui lui avait
été envoyé par Senézc*, que les anciens Péruviens perforaient les cránes
destines á la momification, opération qui, jusqu'á un certain point,
peut étre rapportée a la trépanation. Ce cráne présente a la base du
frontal une perforation pratiquée de cette maniere: sur le périmétre du
morceau á enlever, on faisait une serie de petits trous á l'aide d'un
pergoir, aprés quoi l'on faisait éclater le morceau. II est probable que
l'on voulait par ce moyen vider le cráne; bien que, plus vraisembla-
blement. Ton y introduisait une sabstance qui devait préserver la masse
encéphalique de la putréfaction, car l'ouN'erture sur la tabula interna est
relativement tres étroite. Cette ouverture était fermée aprés l'opération
au moyen d'une plaque rectangulaire qui, on suppose, ne devait pas
étre de metal. En Egypte, suivant Hérodote, la masse encéphalique
aurait bien été e.xtraite par les fosses nasales.
Wiener' fait aussi mention de cránes péruviens qui auraient été
perfores et fermés ensuite au moyen d'un morceau de courge. 11 exa-
mina au Musée Remondi, á Lima, deux cránes trepanes, fermés á l'aide
d'une plaque de plomb. Muñiz et McGee rapportent sur un cráne pé-
ruvien trepané", dans l'ouverture duquel entrait exactement une plaque
travaillée d'une valve d'un moUusque qui aurait été égarée dans la suite.
Broca^ appela aussi 1 attention sur la coutume, qui aurait existe en
Hongrie, de fermer les perforations pratiquées pour l'embaumement. On
conserve, á Budapest, un cráne du XIP siécle avec une lesión qui resulte
vraisemblablement d'une perte de la substance, laquelle est remplacée
par une plaque de cuivre. Les trous que présentent les bords de cette
plaque sur tout son périmétre permettent de supposer qu'elle était cou-
sue au cuir chevelu.
Le premier cráne trepané par le ráclage intra vitam, de l'ancien
Pérou, fut envoyé a Broca par Wiener, en 1878''. On y observe, dans
la región supérieure du front, une ouverture ovale, á bords obliques
cicatrisés. Ce cráne provient, comme Wiener le fit savoir plus tard^,
d'un cimetiére au nord de Trujillo.
Otis T. Masón publia, en i885, un travail sur un autre cráne tre-
pané, recueilli avec les momies ainsi que d'autres cránes'" dans un
cimetiére a Chaclacavo, prés Chorica, une montagne des environs de
Lima, á 4000 pieds d'altitude environ. Ce cráne est deformé. II
Tomo X 2
— is —
présente sur le milieu du frontal une ouverture pratiquée par une main
peu exercée et renfermée dans un polygone de huit cotes. Ce polygone a
d'abord été taillé dans Tos duquel on a fait ensuite sauter la masse par
éciats pour obtenir l'ouverture mentionnée. Le motif de l'opération est
incertain. Masón la considere comme posthume. On découvrit, en outre,
sur ce cráne, apres que le cuir chevelu en fut enlevé, une autre petite
ouverture dans la partie antérieure de la suture sai^ittale. Masony voit un
cas d'ouverture congénitale, cu bien un traumatisme, ou bien encoré un
cas d'une opération antérieure. L'ouverture est, en tout cas, cicatrisée.
Trois autres cránes trepanes sont décrits par Mantegazza'. Le pre-
mier appartient á une femme et fut recueilli dans la grotte de Zanja-
huara, prés Huaracondo, province de Anta, département de Cuzco.
C'est un cas des plus intéressants. car on y découvre les Índices de
deux essais trépaniques, ainsi que de deux opérations trépaniques réel-
lement exécutées. Les deux essais trépaniques de ce cráne paraissent
avoir été entrepris á la méme époque. lis afiectent chacun un parietal
sur une surface en forme de demi-lune dans le voisinage de la suture
sagittale. La lamina externa et spongiosa a été simplement grattée; sur
le cóté gauche uniquement, il y a eu une perforation insignifiante, com-
pletement cicatrisée. A un niveau inférieur, dans la región oü vient se
reunir la suture sagittale á la suture lambdoídale, on découvre deux
ouvertures trépaniques, une sur chacun des pariétaux L'ouverture sur
le parietal gauche est ovale; celle du parietal droit est double en forme
de ^. Elle est produite par deux trous de dimensions différentes. Ces
deux ouvertures trépaniques ne présentent aucun Índice de cicatrisation ^.
Le deuxiéme cas^' concerne un cráne féminin probablement. II est
deformé de la maniere généralement connue chez les Aymarás. On y
observe, sur le frontal, du cóté gauche, directement au-dessus de Tare
supercillaire, une tres grande ouverture trépanique, due au ráclage,
ainsi qu'une autre petite ouverture séparée de la precedente par une
bride osseuse tres faible. Cette deuxiéme ouverture se trouve directement
au-dessus de l'orbite. Elle est cicatrisée de méme que la premiére. .Man-
tegazza suppose, comme cause de l'opération, une «lesión traumatique».
Je serais pluiót disposé, étant donnée la position si particuliére et tout-
á-fait caractéristique de ce cas, á croire directement á la névralgie su-
praorbitale, a l'exemple du cas étudié par von Luschan'* sur un de ses
cránes trepanes de Guanches.
Le troisiéme cas^ concerne un cráne adulte, masculin probablement,
deformé ainsi que le précédent et provenant de Ollantavtambo. II pré-
sente deux ouvertures trépaniques assez grandes, á bords en biseau et
cicatrisées. L'une de ces ouvertures se trouve dans la región droite du
frontal au ptérion; l'autre atfecte le parietal dans l'angle précisément
formé par la suture sagittale et la suture corónale.
— 19 —
Bartels a décrit et representé' un cráne trepané de Pisac, Pérou. Ce
cráne est la propriété du Miisée Roya! Ethnolot^'ique de Berlin. L'ouver-
ture irréguliere, assez grande et á bords droits et cicatrisés, se trouve
exactement sur le ptérion gauche.
D'aprés M. Albert S. Ashmead', un cráne de Pachacamac, prés
Lima, Pérou, de la coliection Bandelier de l'American Museum of Na-
tural History, New-York, montre dans la región supratemporale, sur
la suture frontopariétale, des Índices dulcéres syphilitiques que Ton
aurait cherché á ¡soler et á faire disparaitre par une incisión circulaire.
Je ne veux me prononcer sur le point de savoir si Ion se trouve en
présence d'un cas de trépanation.
C'est le docteur Manuel Antonio Muñiz, médecin en chef de l'armée
du Pérou, qui a fait connaitre la coliection la plus importante de cránes
péruviens trepanes. Par ses soins, cette coliection est arrivée au Musée
National des États-Unis de l'Amérique du Nord. Un seul cráne de cette
coliection se trouve a l'United States Army Medical Museum. Cette col-
iection fournit les matériaux de nombreuses Communications de McGee^,
dont un certain nombre, je suppose, m'auront échappé. Les Communi-
cations préliminaires furent suivies d'un grand travail*, excessivement
détaillé et accompagné de nombreuses planches, publié en 1897.
Des mille et quelques anciens cránes péruviens de la coliection
Muñiz, dix-neuf sont trepanes, soit le deux pour cent approximative-
ment; plusieurs le sont deux fois et méme trois fois, de sorte que l'on
compte vingt-quatre Idsions provenant de la trépanation. Sur ees vingt-
quatre cas, treize se rapportent á des individus qui ont supporté avec
succés l'opération, six ou sept indiquant que la mort est survenue pen-
dant ou peu aprés l'opération. 11 s'agit certainement, dans ees cas,
d'opérations motivées par des traumatismes dangereux. Sur onze cránes
qui présentent seize trépanations, il n'est pas possible de faire d indica-
tions precises relatives au but de l'opération. Le succés dans ees cas
est plus favorable. McGee avance pour ceux-ci et sans raison, a mon
avis, une cause «thaumaturgique» (religieuse et mystique). La morta-
talité est insignifiante.
Ces cránes, pour la plupart, sont adultes et appartiennent presque en
totalité á des hommes. Les déformations sont assez fréquentes. Le pro-
cede suivi dans l'opération est celui que j'ai relaté pour le premier cas
de Squier: incisions rectilignes ou curvilignes en direction perpen-
diculaire deux a deux ii et enlévement du morceau ainsi circonscrit;
ou bien celui que nous connaissons du deuxiéme cas de Wiener, soit le
ráclage. Les dimensions et la forme des ouvertures sont tres variables.
Dans l'un et l'autre procede, l'instrument employé est en pierre, ce qui
est assez surprenant. On ne peut pas diré que l'opération se faisait pré-
cisément avec soin. Une comparaison de ces cas prouve, au contraire.
— 20 —
que l'opération se faisait sans prendre en considération les rapports
anatomiques. La supposition de Broca, qui nous parle d'une diagnose
precise dans le cas de Squier', est insoutenable. Sur un de ees cas,
remarquable par une ouverture trépanique, grande, allongée et rectan-
t^ulaire (n° j 9), cette ouverture avait étc refermée au moyen d'une plaque
faite de la coquille d'une bivalve (píate of shell), qui y entrait exacte-
ment. Ce sujet na pas survécu longtemps á l'opération, et Ton y dé-
couvre de faibles traces de periosteitis qui Ton peut attribuer soit au
traumatisme soit á l'opération méme.
Huit autres anciens cránes péruviens trepanes, qui se conservent
au Musée de Cuzco, sont aussi figures dans le grand travail de McGee^
Macalister fait aussi mention de deux cránes trepanes qui se trouvent
dans une collection de quatre-vingt-sept cránes précolomb¡ens'\
Je dois á l'extréme amabilité de M.le docteur Berg, directeur du
Musée National de Buenos Aires, de pouvoir taire connaítre un cráne
péruvien qui se trouve dans les coliections de cet établissement. Je suis
heureux de le remercier ici de sa complaisance. La provenancede ce cráne
n'est malheureusement pas connue avec precisión. L étiquette porte l'in-
dication : «Donación D. Mariano Lozano.» D'aprés le donnateur, le
cráne appartiendrait á la momie d'une femme péruvienne, obtenue par
le Musée de la méme maniere que le cráne ('). 11 n'en est pas ainsi tou-
tefois. La position de la momie avec le corps incurvé en avant met déjá
cette hypothése en doute. De plus, un examen comparatif des vertebres
de la región cervicalede cette momie, qui toutes sont presentes y com-
pris l'atlas, avec une autre serie complete de vertebres cervicales, liées
encoré entre elles par des ligaments, prouve que le cráne en question
appartient en réalité á cette serie de vertebres offertes également en don
par M. Lozano et non á la momie.
(') La premiére mention de ees momies se trouve dans: Sumario sobre la fundación y los
progresos del Museo Público de Buenos Aires, «Anales del Museo Público de Buenos Aires»,
tomo I, Buenos Aires, 1864, page i-i i, spéc. page 6: «El señor doctor Aguirre ha mandado
nuevamente al Museo dos momias del Perú, como regalo del señor doctor Lozano al estableci-
miento.»— Carranza se refere á cette notice dans un compte-rendu: «Anales del Museo Público
de Buenos Aires etc., par Ángel J. Carranza, Revista de Buenos Aires, lomo VII, i865, page
273-283», et dit page 279: «que dos momias, que pertenecieron al doctor don Francisco Mar-
tínez Doblas, acaban de ser regaladas al Museo». Ce sont des mémes cas auxquels Luis Jorge
Fontana fait aüusion dans un petit opuscule (El arte de embalsamar y las momias egipcias y
peruanas del Museo Público. Extrait de la «Revista de Buenos Aires», 1870, page 21), quand il
dit que les momies péruvicnnes sont simplement desséchées sans avoir été soumises á aucune ma-
nipulation particuliére. —
— 21 —
II n'est cependant pas douteux que toutes ees piéces provi'ennent du
Pérou. Le cráne se caractérise par la déformation artificielle bien connue
des cránes de cette provenance. La planche I, qui accompagne ce travail,
renseigne assez bien sur le degré de cette déformation. J'omets une des-
cription détaillée.
Ce cráne est de couleur jaunátre, et il est recouvert encoré de grands
lambeaux du périoste et des ligaments, de sorte qu'il ne peut pas re-
monter á une tres haute antiquité. II paraít toutefois d'origine préco-
lombienne, attendu que la sécheresse du climat, dans cette región de TA-
mérique du Sud, favorise d'une fai^on extraordinaire la conservation des
cadavres qui se desséchent complétement sans se décomposer.
Le maxillaire inférieur de ce cráne est aussi présent. II n'est pas
figuré dans ce travail dans le but unique de rendre plus facile la com-
paraison avec un cráne bolivien du Musée de La Plata (voir planche II),
qui sera décrit plus loin.
Ce cráne présente sur le cóté gauche de la capsule cránienne une
perte de la substance osseuse, qui embrasse la moitié postérieure gauche
du frontal, de telle maniere que le bord postérieur de l'ouverture corres-
pond au segment gauche de la suture corónale. Cette perte de la sub-
stance osseuse commence á deux centimétres du bregma, s'étend sur le
frontal pour atteindre de nouveau le parietal trois centimétres au-dessus
du ptérion, aprés avoir décrit un are irrégulier en avant. Le bord pos-
térieur de 1 ouverture qui correspond, comme je viens de le diré, au
segment gauche de la suture corónale, est presque rectiligne.
C'est le eontour libre seulement de l'ouverture qui est ainsi décrit;
car il est á remarquer que le bord présente un biseau tres aigu, qui n'a
pas moins de un á un et demi centimétres de largeur, de fai;on que le
parietal se trouve aussi affecté. L'angle d inclinaison de ce biseau est
assez constant sur tout le pourtour. C'est le bord inférieur sur le fron-
tal qui a l'angle d'inclinaison le plus fort ; tandis que le plus faible
s'observe au fond postérieur sur le parietal oú il est aussi moins cons-
tant, et oú la surface en biseau est aussi plus irréguliére, et parsemée de
rugosités et de proéminences. La rugosité s'observe aussi particuliére-
ment sur un avaneement du frontal sur le bord supérieur de l'ouverture
(voir planche I ).
Le diamétre de rouverture est assez considerable: il atteint, dans sa
plus grande longueur, six centimétres; et le petit diamétre est de quatre
centimétres. Le eontour libre de l'ouverture est assez aigu et présente
assez de régularité, abstraetion faite de Tune ou l'autre échancrure. L'a-
vancement le plus important, determiné par ees échancrures, est préci-
sément eelui dont je viens de parler sur le frontal, du cóté supérieur
de l'ouverture et dont la rugosité de la surface est particuliérement ac-
centuée.
90
11 est presque superílu d ajouter que les bords de cette ouverture sont
complétement cicatrisés.
Comment expliquen la cause de cet accident? II est á remarquer,
en premier lieu, que cette ouverture est tres vieille ; la callosité en est
complétement résorbée. D'autre part, on observe sur les bords de petites
lamelles ostéophytes, dirigées vers Tintérieur. Ce qu il y a eu encere de
plus remarquable peut-étre, c est que la moitié droite du frontal est dé-
cidément plus développée, relevée et comme boursoufflée. Elle fait saillie,
et sa voussure se détache bien du parietal. Le parietal droit, á vrai diré
toute la moitié droite du cráne, a aussi un déveioppement plus fort, ce
qui ressort parfaitement de 1 examen direct de ce cráne. J'ai fait mention
plus haut du cas de Cibournios (dolmen de la Lozére) dans lequel le
parietal gauche est trepané. Le parietal droit a un plus fort déveioppe-
ment, et la suture sagittale est incurvée. Broca voulait conclure de ce
cas que la trépanation se pratiquait uniquement chez les enfants'.
Une pareille assymétrie, bien qu"á un moindre degré, se présente
aussi sur notre cráne; et l'ouverture a dú y étre pratiquée alors que le
cerveau. c'est-á-dire le cráne, était encoré dans sa période de croissance.
Cette remarque ne nous fournit cependant pas encoré une solution
du probléme.
L on pourrait admettre une blessure qui aurait determiné la forma-
tion de séquestres et 1 élimination des parties mortifiées du frontal. L ir-
régularité de l'ouverture et la coíncidence du bord postérieur avec la
suture corónale constitueraient certainement une preuve á l'appui de
cette hypothése. Cette explication ne justifie toutefois pas d'une maniere
assez satisfaisante les dimensions de l'ouverture. Les traces d'autres lé-
sions, de fissures en particulier, qui certainement devraient accompagner
un cas de cette importance, font aussi totalement défaut.
II me paraít beaucoup plus vraisemblable de croire á la trépanation
de ce cráne; d'autant plus que des cas de ce genre sur des cránes péru-
viens sont assez communs comme il resulte des citations faites plus
haut. L irrégularité des bords de I ouverture pourrait étre attribuée a l'in-
égalité dans la croissance des ostéophytes. On ne comprend cependant
pas bien pourquoi le bord postérieur correspond exactement á la suture
corónale. II paraítrait des lors que la partie, qui doit avoir été enlevée
du parietal, aurait été remplacée par la cicatrisation complete par hasard
seulement jusqu'á la región de la suture corónale. L'état spécial de ce
cráne, dú á Táge de la blessure, ne facilite pas la diagnose precise.
Des Índices, qui éclaircissent la cause de la trépanation, font aussi
absolument défaut. On n'observe non plus des traces d'accidents ou de
lésions des parois osseuses qui pourraient avoir motivé la trépanation.
On ne découvre pas non plus d'anomalies dentaires, qui, dans le cas de
Nóve^, auraient sollicilé l'opération.
— 23 —
Malgré toiit. je m'incline á consideren ce cas comme appartenant á
une ouverture trépanique. C'est rexpÜcation á la fois la plus rationnelle
et la moins forcee qui lui con\¡enne.
La méthode suivie dans Topération était probahiement le ráclage.
Je n'entreprends pas des mesures et une description spéciale de ce
cráne qui, du reste, ne seraient ici pas á leur place.
Je \-eux m'arréter également sur deux cas inédits du Musée de La
Plata. Les deux cas se rapportent á la Bolivie. L'un deux est un cráne
du type aymara, présentant une déformation extraordinairement pro-
noncée. Ce cráne est rotulé: «La Paz, B. J. Montero, Enero 1891»
et provient certainement de la Bolivie. Sur le segment gauche de la su-
ture corónale, á une certaine distance entre le bregma et le ptérion, il
offre une surface de résorption de la substance osseuse qui embrasse éga-
lerrrent le parietal et le frontal (voir planche II). Cette perte de substance
est en forme de demi-lune dont le croissant est dirige en bas. Les bords
en sont complétement cicatrisés et présentent la régularité d'une incisión
faite avec le couteau. La partie qui limite larc supérieur de cette surface
est irréguliérement creusée et présente, dans la región de la suture coró-
nale, un enfoncement assez prononcéqui s avance vers la partie médiane.
La partie, qui limite le bord inférieur, présente des inégalités encoré plus
prononcées. Sur langie postérieur du croissant, on observe un grand
ostéophyte.
A un niveau inférieur de ce défaut, á un centimétre approximati-
vement de la suture avec le squamosal, part une fissure cicatrisée qui se
dirige en bas, et qui est encoré parfaitement reconnaissable. Sur le squa-
mosal, cette fissure se bifurque. L'une des branches est dans la direc-
tion méme de la fissure principale; elle est fermée, cicatrisée et á peine
reconnaissable. L'autre, que Ton peut considérer comme la prolongation
de la fissure principale, est bien ciaire et se dirige en arriére vers le po-
rus acusticus dont elle atteint le bord, et se continué sur la paroi su-
périeure du méat auditif. Cette dernicre branche s'est aussi complétement
refermée ; elle n est restée ouverte que sur une partie de la paroi du méat
auditif.
On découvre aussi sur la planche II que, dans la región qui precede
immédiatement le porus acusticus, cette branche de la fissure est le mieux
reconnaissable.
J'ai cru reconnaítre, dans ce cas, une trépanation typique qui aurait
été déterminée par un traumatisme de la paroi gauche de la capsule crá-
nienne avec une fissure dirigée en bas. La cicatrisation aurait eu le
meilleur succés. Je l'ai méme presenté comme tel. en le rattachant á un
— 24 —
autre cas du Rio Negro ( ), devant la section de médecine du premier
Congrés scientifique latino-américain en faisant cette méme relation '.
Dans la discussion qui s'ensuivit, le docteur Daniel J.Cranwell. de Bue-
nos Aires, manifesta «que, commeconséquence du traumatisme, il s était
produit une osléomyelitis dont les séquestres s'étaient elimines, donnant
origine a l'orifice que Ion observe actuellement». Le docteur Pascual
Palma, de Buenos Aires, participa aussi de cette opinión. «11 croit á une
ostéomyelitis qui aurait méme determiné la formation d une partie
osseuse supplémentaire, due au périoste qui serait devenu actif et aurait
donné lieu á cette néoformation.»
A ees observations, j'insistai sur ma détermination á laquelle jetáis
arrivé par comparaison avcc d'autres cas analogues. Maintenant, je suis
convaincu qu'il ne s'agit pas d'un cas de trépanation. et que ce cráne
n'a souflert aucune opération. C'est simplement un cas de traumatisme.
11 s"agit d'une infraction par suite de laquelle une partie de la paroi de
la capsule cránienne, précisément celle qui correspond au bord inférieur
de la surface considérée. a été enfoncée. On reconnait encoré sur cet en-
foncement la linea temporalis inferior. C'est aussi cette fracture qui a
determiné la fissure dont il est parlé plus haut. 11 est á constater, toute-
fois, que cette fissure a son origine dans la región de l'ostéophyte, et
qu'elle limite l'enfoncement de la partie postérieure inattaquée des parois
de la capsule cránienne. A partir de un centimétre en dessus du ptérion,
elle présente précisément les caracteres reconnus plus haut.
11 est probable que nous nous trouvons en présence d une blessure
produite par une arme contondante, peut-étre par un coup de massue.
Toujours est-il que la cicatrisation a eu le succés le plus parfait sans
l'intervention d'une opération auxillaire.
Le troisiéme cas, auquel je veux m'arréter, concerne la tete dessé-
chée d'une momie conser\ée aussi au Musée de La Plata, et provenant
de Bolivie (planches 111 et IV). Elle a été obtenue en don de la Société
Scientifique Argentine de Buenos Aires. II ne s agit pas d'une trépanation
proprement dite, sinon d'une perforation ou plutót d'une craniectomie.
Cette tete a été sciée du tronc dont elle est séparée; et le tronc lui-méme
fait défaut. La couleur est le brun caractéristique des parties charnues
desséchées.
De meme que dans les deu.x cas antérieurs, il s'agit d'un cráne de
(') (^uant á ce cráne du Rio Negro, qui a fail Tobjel principal d'une de mes contcrences
au premier Congres scientifique latino-amcricain, je m'cn occuperai plus spcciaícmcnl dans une
communication qui paraiira dans celta meme Revue.
— 25 —
dcformation cylindrique. II est enveloppc d'un bandean, disposé suivant
la rainure probablement comme le sujet le portait du vivant. Ce ban-
deau se compose d'un bandage terminé par des franges. Le bandage
proprement dit mesure 5 i centimétres de longueur sur 5 centimétres
de largeur; la longueur totale étant de i métreyo. II est tissé de fibres
vegetales et porte comme ornement des lisérés paralléles de couleur noir-
brune, jaune-brune et rouge vineux (voir planche V).
En enlevant ce bandean, je découvris d'une faíjon tout-á-fait inat-
tendue les lésions si caractéristiques et certainement posthumes qui ont
été inierées á ce cráne.
Un morceau du cuir chevelu, en forme ovale, est enlevé sur la moitié
droite de l'occipital oú se trouve le torus occipitalis, qui est tres large,
bien développé et de surface assez réguliére. La surface de Tos, mise á
nu, a son plus grand diamétre dans le sens vertical. 11 est de 6,5 cen-
timétres tandis que le plus petit diamétre n'en a que 4,5. Les bords de
l'incision sont droits et le cuir chevelu, dans cette región, est relati-
vement peu épais. II est probable, comme on le verra, que Ton ait voulu
pratiquer une ouverture sur ce cráne aprés la mort de la personne: et que
1 on y aurait renoncé en présence de la dureté de l'os. On ne découvre tou-
tefois sur l'os aucune trace de ráclage ou d'incision (planche III).
C'est alors que l'on aurait repris l'opération sur le cóté droit de la
tete oü se trouve enlevé un tres grand morceau de cuir. Postérieure-
ment. l'incision est pratiquée á la región pariétale, passe devant l'oreille
et se dirige en bas pour atteindre l'angle de la máchoire inférieure; de
la, elle suit le bord inférieur de cette máchoire et arrive presque au men-
tón (voir planche l'V). Antérieurement, la ligne d'incision est plus irrégu-
liére. Elle s'avance en formant un angle dont le sommet atteint le front,
et passe derriére l'angle externe de l'orbite; de la, elle se dirige en bas
dans une direction plus ou moins paralléle á la postérieure, atteint le
coin de la bouche et vient se reunir á la precedente prés du mentón.
C'est ainsi que se trouve enlevé, sur le cóté droit du visage, une grande
laniére de la peau assez large en haut et étroite en bas. Les gaines mus-
culaires et les muscles se sont conserves en grande partie.
On a pratiqué ensuite sur ce cráne une perforation plus ou moins
dans la región moyenne du segment droit de la suture corónale, par la-
quelle on a enlevé un grand morceau irrégulier du parietal et du frontal.
Cette ouverture est vraisemblablement due á une incisión faite au moyen
d'un instrument métallique tranchant. Les bords de l'ouverture répon-
dent tantót á une section droite, tantót á une section oblique, inclinée
du dedans au dehors de telle faqon que le bord externe de l'os surpasse
le bord interne. Plus tard, l'ouverture sur le bord antérieur a été recou-
verte par la peau qui s'y est desséchée.
Les meninges ont été aussi perforées dans cette opération. Sur la
— 26 —
planche correspondante, on voit en partie le trou qui traversa la dure-
mére, laquelle s'est considérablement retirée en se desséchant.
Quant au but de toutes les manipulations auxquelles ce cráne a été
soumis, il ne peut y avoir de doute: la masse encéphalique a été retirée
de la capsule cránienne pour la substituer, dans rembaumement, par une
masse formée de resine et de tissus végétaux, qui, primitivement, devait
remplir complétement cette cavité, mais qui, par une diminution de son
volume, produite par le desséchement de la substance, laisse actuellement
une partie de sa capacité vide.
Ce procede ne devait avoir d'autre but que la conservation du sujet.
Ce but aurait cependant été atteint sans qu"il füt nécessaire de recou-
rir á ees manipulations, car on sait que, dans les pays chauds et secs,
les cadavres se desséchent et se conservent parlaitement. Le remplissage
de la capsule cránienne d une masse résineuse n a pas eu non plus dans
ce cas une influence pour sa meilleure conservation.
Que des procedes de cette nature aient été en usage chez les anclen -
nes peuplades de FAmérique du Sud, est un fait connu. Dans l'Hisíoire
lie ¡a découverte et de la conquéte du Pérou. par Zarate ("). on lit á la
page iG: «Dans chaqué Temple, il y a deux figures en relief ou deux
statues de Boucs noirs devant lesquelles ils font continuellement brúler
du bois de certains arbres du país, qui sent fort bon; mais quand ils en
ótent 1 ecorce, il en distille une liqueur dont Todeur est si forte qu'elle en
est désagréable, et si on oitit de cette liqueur un corps mort. et qu'on en
fasse coulerdansle corps parla bouche, il se conserve sans se corrompre.»
A la page i 7, on lit aussi: «Dans quelques Temples, particuliérement
dans les villages qu'ils nomment de Pafao, on voyoit á tous les piliers
des corps d'hommes et d'enfants attachés en forme de croix, et qui étoient
si bien embaumés, ou la peau si bien enduite de la liqueur de ees ar-
bres dont nous avons parlé qu"il n'en sortoit aucune mauvaise odeur.»
On trouve aussi dans la Historia de las Indias, de Francisco López
de Gomara (") pages 18 1-2, le passage suivant: «Sepultanse debajo la
Tierra, i algunos embalsaman, echándoles \i\ licor de Arboles olorosí-
simo por la garganta, ó vntandolos con Gomas.»
Pour ce qui concerne la resine de remplissage de la tete de la momie
qui m occupe, c'est une substance d'un brun jaunátre dont la masse est
parcourue de fibres vegetales, et qui se réduit facilement en poudres. Elle
dégage une odeur légérement aromatique en brúlant et la flamme est
chargée de suie. La nature résineuse de cette substance a été établie par
{') Histoire de la découverte et de la conqucte du Pértiu, traduiíc de l'cspagnol d'.Xugustin
de Zarate, par S.D.C., tome premier. A Paris, par la compagnie des libraires, MDCCXLII.
Avec privilcge du roi.
{") Francisco López de Gomara: Historia de las indias. Madrid 174U.
97 —
un chimiste de ma connaissance. Comme une analyse quantitative de
cette substance ne conduirait pas á la détermination de la plante qui la
fournie, il y a renoncé.
Ce cas fournit a la science un résultat dautant plus intéressant qu'il
confirme précisément les Communications des anciennes chroniques.
II serait recommandable de soumettre á des investigations de ce genre
les momies qui présentent des lésions á la tete.
Pour compléter cet examen de la trépanation préhistorique et ethno-
logique, il ne sera pas sans intérét de passer á l'Argentine.
Un cráne de Caranga, sur la frontiére argentino-bolivienne, légére-
ment deformé d'aprés le type de Natchez, présente une ouverture trépa-
nique fraíche sur le tuber parietale gauche. Un autre cráne de Pueblo
\'iejo, dans les gorges de Tucuté, province de Jujuy, département de
Cochinoco, a l'occipital aplati au point de pouvoir reposer en equilibre
sur cet os, ce qui, d'aprés Virchow, est une preuve de déformation artifi-
cielle, opinión qui est cependant mise en doute par de Luschan '. On ob-
serve sur le tuber parietale gauche de ce cráne une surface de la gros-
seur d'une piéce de deu.x marks, assez réguliérement circulaire, dontles
bords polis sont inclines vers le centre oú elle est percée. Cette ouver-
ture présente une saillie osseuse analogue aux cicatrices qu offrent certains
cas de trépanation '.
Je consideráis un cráne du Rio Negro «qui montre un commence-
ment de ráclage au parietal», presenté á Paris par Moreno ', comme un
cas de trépanation imparfaite sur le vivant. Comme ce cráne est un des
plus anciens de l'Amérique du Sud, Ton se trouverait en présence du
premier cas connu d'une opération medícale pratiquée dans l'x^mérique
du Sud ou plus particuliérement dans la République Argentine. C'est á
ce point de vue que je le présentai au premier Congrés scientifique latino-
américain oü la trépanation fut objectée''. Depuis, je suis revenu aussi
de mon opinión en ce sens, comme je le démontrerai sur ce cas méme
d'une maniere irrefutable dans un travail subséquent, qu'il s'agit sim-
plement d'un essai inachevé de perforation de ce cráne sur le mort, soit
d'une trépanation posthume, comme l'appellerait Broca. Je me reserve, je
le répéte, de traiter ce cas dans un travail spécial.
Au Chili, il n'a pas été rencontré de cráne trepané. Au Musée de
Santiago de Chile méme, il n'existe pas non plus, á m'en référer a la
bienveillante communication de M. Philippi, de piéces concernant cette
opération.
— 28 —
Pour terminer, je veux jeter un coup d'ceil sur la Polynésie. Les
premieres Communications relatives a la trépanation dans cette región du
globe remóntenla 1874, et se trouvent a Samuel Ella". Elle se référent
aux indigénes d Uvea, une des íles de l'archipel de la Loyauté, qui vivaient
á 1 age de la pierre. L'auteur sígnale, comme causes de l'opération, les
maux de tete, la névralgie, les affections cerebrales en general et le ver-
tige. L'opération, qui alors se pratiquait a laide d'une dent de squale,
se fait aujourd'hui á laide d'éclats de verre.
A ees Communications d'Ella, se rapporte une notice parue égale-
ment en i 874 ■.
D'aprés la meme publication'% les insulaires soumettent aussi aii rá-
clage les os longs des extrémités (cubitus et tibia) pour combatiré le rhu-
malisme. Les Instruments employés dans cette opération sont de verre.
Turner confirme, en 1S84, la pratique de la trépanation chez les
indigénes dUvea**. Les coquillages de moUusques auraient fourni,
d'aprés cet auteur, les ¡nstruments employés dans l'opération. II indique
également comme cause de l'opération les maux de tete. II prétend que
l'ouverture souvent se recouvrait á 1 aide de fragments de la coquille
d'une noix de coco.
Dans cet intervalle, la trépanation fut aussi signalée, en 1875, de
Tahiti^. Lesson adressait un rapport circonstancié á ce sujet á la Société
d'Anthropologie de Paris qu'il accompagnait de tous les instruments em-
ployés dans cette opération. La publication de Topinard, annoncée en
ce méme endroit, na pas paru.
Hamy*, se référant á certaines Communications, prétend que la tré-
panation a aussi été en honneur chez les insulaires de Pomoton. II ne
mentionne toutefois rien de précis.
C'est Mantegazza qui décrit, en 1886", le premier cráne trepané
de la Polynésie. C'est aussi «la premiére preuve directe» de l'usage de
la trépanation dans cette región du globe. Ce cráne provient du village
de Cocchi sur le Fly River de la Nouvelle-Guinée. Un deuxiéme cráne
de la Nouvelle-Calédonie est publié par Hansen en iSgS^. Le cráne
d'une momie de la Nouvelle-Calédonie aussi fut décrit par Bartels"; de
Luschan oppose cependant des objections á ce cas'°. Ce méme auteur"
ne reconnait pas non plus comme absolument authentique le cas de la
photographie d'un cráne trepané d origine nouvelle-calédonienne, soit di-
sant, provenant de la succession de M. de Hochstetter.
Les premieres Communications sur un cráne trepané de la Nouvelle-
Bretagne, de la coUection de Dresden, sont dues á M. de Luschan''. Plus
tard, il a décrit aussi trois autres cránes trepanes de la méme provenance'^.
Ce qu'il y a de plus remarquable, dans ees trois cas, c'est la cicatrisation
qui se présente sous forme de rainure allongée et fait supposer que le
ráclage n aurait été pratique que dans une seule direction.
. — 29 —
A part de ees preuves directes de la trépanation. M. de Luschan
fournit aussi des preuves tirées de la littérature: un article du Réverend
John A. Crump' qu¡ décrit Topération complete telle qu'elle se pratique
en Nouvelle-Bretagne, et des extraits d'une lettre du docteur Hahl. qui
confirment et complétent les indications de 1 article cité.
Je suis á la fin de cet aperí^u sur la trépanation telle qu elle nous est
révélée par l'histoire préhistorique et l'ethnologie. Par la, je ne veux pas
diré que la question soit épuisée. II est évident que l'étude directe des
matériaux nous reserve encoré bien des surprises. Les peuples primitifs,
de méme que les peuples préhistoriques, se caractérisent évidemment par
une plus grande résistibilité á rinfection et une sensibilité moins pronon-
cée aux douleurs que les peuples de la civilisation moderne. Bartels'
fait remarquer avec beaucoup de justesse que la sensibilité des étres hu-
mains aux douleurs provoquées par un traumatisme ou par une opération
chirurgicale sans asepsie est excessivement variable, et que lune des cir-
constances les plus importantes dans son appréciation est le degré plus
ou moins elevé de civilisation.
NOTES
Abréviations: —
B. S. A. P. = «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de París».
B. S. A. L. = «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de Lyon».
B. S. A. Br. =: «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de Bruxellcs» .
Mat. = «Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme».
A. F. ^ «Association franfaise pour ravancement des Sciences».
Z. E. V. =^ «Verhandlungen dcr Berliner Gescllschaft für Anthropologic, Ethnologie und
Urgeschichte» .
A. 1". A. =^ «Archiv für Anlhropologic».
C. f. A. = «Centralblatt für Anthropologie, Ethnographic und L'rgeschichte, herausgegeben
ven Buschan».
Notes de la page 3 : —
1. AssEZAT ET CoLLiNEAu: [^Rei'ue franfuise^ cnncernani les i'olumes des lítdletins de la So-
ciété d'AnthropoIogie de Parts, i8y4-y5'\. «Revue d'Anthr.», 1876, p. 335-338.
2. Atlee, Walter F. : Prehistoria trephining. «The Medical News». A weekly Medical Jour-
nal, vol. XLII, January-Junc, i883, Philadelphia, Henry C. Lea's Son & Co., Sa-
turday, April 14, i883, n° i5, p. 426.
3. Barón de Baye: La trépanation préhistoriquc . París. 1876.
Id.: Les amuleties crániennes á Vdge de la pierrc pidie. Tours, 1878. «Bulletín monu-
mental», 1878, n" 6.
4. Bertillon; Des amulettes crániennes et des crdnes perfores, «La Nature». París, 1875,
I, p. 298-300.
5. Buckland, Miss a. W.: Surgery- and superstition in neolithic times. «Journal of the
Anthrop. Inst. of Great Britain and Ireland», London, 1881-82, XI, p. 7-21. Avec
discussion (Rudier).
6. Buschan G.: Trépanation, dans «Handwürterbuch der Zoologie» . Tome VIII. 1898,
Bresiau, Eduard Trewendt.
7. Fletcher, Dr. Robert: Cranial amulets and prchistoric trephining. «Transact. of the
anihr. Soc. of Washington». Volume I. Washington, 1882, p. 47-61.
8. Hoernes, Dr. Moriz: Die Urgeschichte des Menschen nach detn heutigen Stande der Wissen-
schaft. Wien, Pest, Leipzig, A. Hartlebens Verlag, 1892, p. 94-96.
9. Horsley Victor; Trephining in the Neolithic Period. «Journal of the Anthrop. Inst. of
Great Britain and Ireland», London. Vol. XVII, 1887, p. 1 00- 1 06, avec discussion.
10. Le Barón: Lésions osseuses de l'homme préhistoriquc en France el en .Mgérie. Thcse pour
le doctorat en mcdecine. París. 1881, p. 1 9 ct suí*.
11. .Marignan: La trépanation néolithique. [Revue]. «Gaz. hebd. des soíenccs méd. de Mont-
pellícr», 1880, II, 231-233.
12. Marquis de Nadaillac: Les trépanations préhistoriques. «Le Correspondant», Paris,
1879. Tome 116, p. 730-736.
I 3. Oettinger: Einiges aus dem Gebiete vorhistorischer Medicin. Przeglad lekarski n" i-3,
1879 (Krakau?) D'aprcs le resume de l'autcur dans «Vírchow-Hirsch Jahrcsberichtcn»
XIV, 1879, I, p. 371.
14. Quatrefages: Hommes fossiles et hommes sauí'ages. París, 18S4, p. i 27-131.
1 5. Reinach, Salomón: Ántiquités nationales. Description raísonnée du Musée de Saint-
Germain-en-Laye. I. Époque des alluvíons et des cavernes. Paris, Firmin-Didot et
Cié., 1889, p. 19.
16. Sal.mon: .\rticle Trépanation ilam Diclionnairc des Sciences anthropolugiques. Paris, ¡HSft .
— 31 —
17- Zaborowski: L'homine préhistorique. \'olume XV de la «Bibliothéque ulile» . Librairic
Germer Baillícre et Cíe., París, IT édition, sans date, p. 147-149.
18. **" Prchistoi'ic trephining. «The Medical News». A weeklv Medical Journal, ^"ol. XLII,
January-June, i883. Philadelphia, Henry C. Lea's Son &Co., i883, n° i 2 , Satur-
day, Marsh 24, i883, p. 332-333.
19. *'* Prehistoric Surgery. «The Westminster Revicw», London, .\pril to Deccmbcr (incluí,
1887. Vol. 128, p. 538-547.
20. Barón de Baye; L'archéologie préhistorique . Paris, 1880, p. 2 i 3 et suivantes. Resume
dans «Revue d'Anthropologie», 1881, p. 5o8.
Id.; L'archéologie préhistorique. «Bibliothéque scientiñque contemporaine» . Paris, 1888,
p. 148 et suiv. Res. dans «.Matcriaux pour l'hisioire primitive et nalurelle de Thomme»,
1888, p. 294-302; dans «Le Correspondant», Paris, 1888, II. p. 1171-1176,
par Nadaillac.
2 I . Beaucoup de travaux, je cite spécialement les suivants;
Broca: Présentation. B.S.A.P., 1875, p. i56-i57.
Id.; Sur la trépanation du crdne et les amulettes crániennes á Vépoque néolithique.
Congrés intern. d'anthrop. et d'arch. préh. Compte-rendu de la VIH' session, Budapest,
:876,p.ioi-i90. .Avecdiscussion. Reimprime dans «Revued'Anthr.». i 8 7 7 , p. 1-42;
193-225. Res. dans «Virchow-Hirsch Jahrcsbericht.», XII, i 877. 1. Teil, p. 362; dans
« .\rchivio per 1 'Antropología» , 1876, p. 244-245 ; dans« Correspondenzblatt d . Deutsch .
.\nthr. Gesell.», 1877, p.25; dans Mat., XII, 1876, p. 438-439.
Id. ; Sur ¡a trépanation du crdne et les amulettes crdniennes á Vépoque néolithique . «Bullctin
de l'Académie de médecine», Paris, 1877, VI, p. 710-714.
Id.: Crdnes néolithiques trepanes . B.S.A.P.,i88o, p.io. Resume dans «Revued'Anthr.» ,
1882, p. 33o.
22. Fletcher, Robert: On prehistoric trephining and cranial amuléis. «Contributions to North
.\merican Ethnology». Vol. V, 1881 [1882], p.25-57, 9 planches, 2 figures (Resume
par Nadaillac dans «Revue d'.\nthr.», i883, p. 735-741).
23. JoLY, N.: L'homme avant les méiaux. 3'cdition, Paris, Librairie Germer Bailliére et Cié.,
1881, p. 79-81, 307-3 10.
24. MoRTiLLET, G. de: Le préhistorique. Antiquité de l'homme. Tome VIII de la «Bibliothéque
des Sciences contemporaincs» , Paris, Reinwald, i883, p. 6o5-6io.
25. .Marquis de Nadaillac; Les premiers hommes et les temps préhistoriques. Tome I. Paris,
G. Masson, 1881, p. 216.
Id.: Les trépanations préhistoriques . «LaNature», Paris, i88t3, II, p. i3i-i35.
Id.: Sur les trépanations préhistoriques. Extrait G.-R. de I'.-Vcad. des inscriptionset belles-
lettres. Paris, 1886.
Id.: M(Eurs et monuments des peuptes préhistoriques. Paris, G. Masson, 1888, p. gi et
suiv., p. 209 et suiv.
26. TiLLMANNS, H.: Uebcr praehistorische Chirurgie, «von Langenbecks Archiv für klinische
Chirurgie», Berlin, 1882-83, XXVIII, 775-802, i planche ( Nach einem Vortrage
gehalten in der chir. Section der 55 . Versammlung dcutscher Naturforscher und Aerzte
zu Eisenach, am i g. September 1882.) Resume par J. Ranke dans A. f. A., XV, 1884,
p. 354-365; dans «Virchow-Hirsch Jahrcsbericht.», i883, I. p. 33o; Notice dans
«Revue d'.\nthr.», i885, p. 709.
27. Stockwell, G. a.: Curiosities of therapeutics. III. Prehistoric and mystical medicine.
«Therap. Gaz.», Detroit, 1887, III, p. 525-541.
28. \Vy.man, H. C.: Prehistoric trephining . «Am. Lancet», Detroit, 1892, XVI, p. g-i 3 .
2g. Prehistoric trepanning [from «Cornhill Mag.»^ «Popular Science Monthiy», New-York,
1892-93, XLII, p. 535-542.
Page 4: —
1. Pruniéres (de Marvéjols): Sur les objets de brrm^e, ambre_, verre_, etc._, mélés aux silex
et sur les races kumaines dont on trouve les débris dans les dolmens de la Lo^ére. A. F.,
ir sess., Lyon, iSyS, p, 683 á 7o5. Resume dans Mat., IX, 187 3, p. 367; dans
«Harpers Magazine», Mai 1876, dans «Revue d'Anihr.», 1874, p. 749.
2. Pruniéres: Sur les crdnes artificiellement perfores á Vépoque des dolmens. Discussion
(Broca, Hamy, Lcguay) B.S.A.P..1874. p. i85-205.
— 32 —
3. Voir B.S.A.P., 1874, p. 189 et suiv.
Broca; Sur les Irépanations préhistoriques . Discussion. B. S. A. P., 1874. p. 542-556.
4. Voir B.S.A.P., 1874, p. 544.
5. Broca: Sur les Irépanations préhistoriques. Discussion. B, S. A. P., 1876, p. 236-256;
spcc. p. 237.
6. Voir E.S.A.P., i876,p.236.
7. Pruniéres: Sur les cránes perfores et lesrondelles crániennes de I' époquc néolithique . Onzc
figures. Discussion. .A. F., II l" session, Lille, 1874, p. 597-637. Resume dans oRcvuc
ii'.\nthr.», 1875, p. 143-144.
Id.: Deux nouveaux cas de trépanation chirurgicale néolithique. B.S..\.P., 1876, page
55 1-552.
8. Voir B. S..\.P., 1874, p. 200-201.
Page 5 : —
I . Voir .\. F., Iir sess., LilIc, 1874, p. 6 36.
2. Voir B. S.A. P., 1876, p. 236-256. «Rcvue d'.\nthr.», 1877, p. 36, etc.
3. Voir «Revue d'Anthr.», 1877, p. 37.
4. Broca; Trépanations pj'éhistoriques\ crdnes trepanes á l'aide d'un éelat de verre. B.S..\.
P., 1 876, p. 5i2-5 1 3.
5. Id.; Trépanation de cráne par le procede préhisiorique. B. S. A. P., 1877, p. 477-478.
6-7. Id.: De la trépanation du crdne pratiquée sur un chien vivant parla méthode néolithique.
B. S. .A. P., 1 877, p. 400. Resume dans «Revue d'Anthr.», 1879, P- 5 i 6-5 i 7.
8. Capitán, L.: Recherches experimentales sur les trépanations préhistoriques. Discussion.
B. S. .\. P.. 1882. p. 5 3 5-5 38. Resume dans «Rev. d'.\nthr.». i 884, p. 127.
Page 6: —
1. MoRTiLLET, A. de: Trépanation préhistorique. B. S. A. P ., 1882, p. 143-146. Resume
dans «Revue d'Anthr.», 1884. p. 127.
2. Reboul, F.; Chirurgie préhistorique . «Bulletin de lasociété d'étude des sciences naiurelles
de Nimes», juin, i8g3.
Voir B. S. A. P.. 1894, p. 355.
3. Gaillard: Crdne trepané de Quibéron. B. S. A. P., i883,p. 258.
4. Id.; Une exploration archéologique á l'ile de Téviec. Discussion. B. S. .A. P., i885, p.
40D-415; spéc, p. 4i3.
Glos.madeuc [Lettre]: B. S.A. P., i885, p. 598-599.
5. Voir B. S. A. P., 1882, p. 535-538.
6. Pruniéres; Procede de trépanation sur le vivant et Jabrication des rondelles crániennes
posthumes á í'époque néolithique. .\. F., XV sess.. La Rochelle, 1882, p. 642-648;
spéc. p. 648.
7. Topinard; Grotte néolithique de Feigneux (Oise): crdne trepané sur le vivant et aprés la
mort. B.S.A.P., 1887, p. 527-548: «Revue d'Anthr.», 1888, p. 243-247.
8. Verneau, R.; L'allée couverte des Mureau.x {Seine-et-Oise) . «L'.\nthropologie» , 1890,
p. 171, I 82-1 83.
9. Broca; Sur Váge des sujets soumis á la trépanation chirurgicale nénlilhique. B.S.A. P.,
1876, p. 57 2-576.
Page 7: —
1. Voir «L'AnthropoIogie», 1890, p. 171, 182-183.
2. ÍVIacCutchon. P. B.; A case of repeated trephining. «New Orleans Med. and Surgery
Journal». New Orleans, i 88 i , IX, p. 259-261. D 'aprés le resume dans «Revue d'An-
thropologie» , i883, p. 735-736, etc.
3. Cité par Buschan, voir note 6, page 3.
4. Pruniéres; La crémation dans les dolmens de la Lo^ére. Nouveltes rondelles cránien7ies.
Dolmens de la Marconiére et tombelle de Boujoussac. Discussion. A. F., Vl'sess., Havre,
1877, p. 675-683; spéc. p. 680.
5. Maricourt, de: Sur quelques tetes de la sépullure mérovingienne de Hernies {Oise). B.
S.A. P., 1884, p. 667-678; spcc. p. 669-676.
6-8. Voir Congrés int. d'Anthr. C.-R. VIII" sess., Budapest, 1876, p. 177-178. «Revue
d'Anthr.» ,1877, p. 2 i 3 .
— 33 —
9. Voir Le Barón 1. c, n" 5ó.
lo. Voir Le Barón \. c, p. 5o.
I I . Voir B. S.A. P., 1874, p. 20:2.
I 2. Voir B.S.A.P., 1874, p. 204.
1 3. Voir B.S.A.P., 1874, p. 542-5 56; spéc. p. 541 .
14. ViRCHOw: ScAadcí j/on A/ci!orca. Z. E. V., I 878, p. 418-424; spéc. p. 422.
i5. Cártmlhac: La France préfiistorique. Paris. 1889, p. 281.
I ó. Voir Le Barón i. c, n° 56.
Voir Marquis de Nadaillac: Moeurs eí iiwnumcnts^ etc., p. 2o3.
I 7. Blanc, Ed.: Essai sur un crdne trepané provenant du tumulus de Noves {Alpes Mariti-
mes). Cannes, 1878, 12 pages in-8". (Extr. des Mémoires de la socicté des sciences,
lettres et arts de Cannes.) D'aprés le resume dans Mat,, 1879, p. 525.
Bernard; Sur mu cas préhistorique d' hétérotopie dentaire. B.S.A.P.. i883,p. 3i6-3i9.
18. Capitán; Cránes trepanes. Discussion. B. S. A. P., i88g, p. 226.
19. Broca: Crdne méroiñngien. B. S. A.P., 1879, p. 663-664.
Page 8: —
1. Chauvet : Présentation d'itne amulette crdnienne. Discussion. A. F., IV' session, Nantes,
1875, p. 854-855. Resume dans «Revue d'Anthr.», 1876, p. 106-107.
2. [Broca] Chauvet; Prétendues amulettes crdniennes. B. S A. P., 1876, p. 461-463.
3. Latteux; Fragment de carapace de turtue simulant une amulette crdnienne. B. S. A. P.,
1876, p. 5 1 1-5 I 2 .
4. Rigault: Sur une amulette crdnienne. Discussion. A. F., VI' sess. Havre, 1877, p. 771.
5 . Broca; Sur la perforation congénitale et symétrique des deux pariétaux. Discussion. B. S.
A. P., 1875, p. 192-199.
6 . Id. ; Sur les trous pariétaux et sur une perforation congénitale double et symétrique des pa-
riétaux. B. S. .A. P., 1875, p. 326-336.
7 . Coutagne; Sur un cas d'anomalie d'ossification des pariétaux. B.S..A.L., I, p. 38-41.
Resume dans «Revue d'Anthr.», i883,p. 112.
8. Parrot; Perforations anciennes spotitanées clie^ les enfants de premier age. «Revue mens.
de méd. et de chir.», octobre 1879.
9. Chouquet; Un tumulus au debut de l'incinéralion dans Seine-et-Marne. Mat., 1876, p.
3o6-3i6; spec. p. 309.
10. Broca; Sur les cránes de la cáveme de rihnnme-Mort (Lo:^ére). «Revue d'Anthr.», II,
1873, p. 1-53; spéc. p. I I .
I I . Voir B.S.A.P., 1874, p. i8 5-2 05.
12. Pruniéres; Fouilles exécutées dansles dolmens de la tolere, ü. S. a. P ., 1868, p. 317-
3 20. Discussion, spéc. p. 319. Voir aussi A. F., 1 11' session, Lille, p. 602.
1 3. Charvet; Etude anatomique des os découierts dans une des grottes de la Buisse. Congrés
intern. d'anthrop. et d'arch. prch., C.-R. de la ll' session., Paris, 1867, p. i35-i43;
spéc. p. 143.
14. Chantre; l_Présentation d' un fragment de parietal hutnain^ B.S.A.L., 111. p. 44-45.
I 5. Voir Cartaii.hac; La France préhistorique, etc., p. 284.
16. Manouvrier; Erreur á éviter á propos des trépanations préhistoriques. Discussion. B. S.
A. P.. i885. p. 444-446.
Page 9: — •
1. Broca: Sur les trépanations préhistoriques. B. S. A. P., 1876, p. 431-440. et beaucoup
d'autres publications.
2. Veckenstedt: Prdliistorische Funde von Vehlit^. Discussion. Z.E.V,, i878,p.325-33o;
spéc. p. 327 .
Id.: Sttr la perforation des urnes l,le chemin de Vdme dans les urnes). Les ruelles et les
écuelles dans les pierres d'église, cíe. B.S.A.P., 1878, p. 3i5-3i7.
3. Voir note i, page 9, etc.
4. Gillmann; [Perforation des cránes en Michigan''^ «The American Naturalist», aoilt 1875,
p. 473; voir B.S.A.P., 1876, p. 434 et 1877, p. 82.
5. Voir note 7 , page 3 (Fletcher: Cranial Amutets, etc., p. 5o).
Tomo X
— 34 —
6. MUiÑiz, Manuel Antonio et MacGee, W. J.: Primitive trephining in Perú. i6th annual
repon of thc Bureau of American Etiinology, i 894-95, Washington, 1897. p. 1-72,
40 pl. Resume dans «Globus», tome 7 3 , n° i i , p. i 77-1 79; dans A. f. A., XXV, p.
529; dansC.f. A., III, 1898, p. 348-349, etc.
7. Voir B. S.A. P.,i876,p. 254.
8. Bartels, Dr.Max: Die Medicin der Naturvolker. Ethnnlogischc Beitrage s^ur Urgesclüclitc
der Medicin. Leipzig, iSgS, p. 223.
9 , Voir note i . pago 6 .
Page 10: —
I . Voir A. F., lU' sess., Lille, p. 63 5.
2-3. Voir A. F., Iir sess., Lille, p. 637.
4. Hansen, Soren: Ueber vorhistorische Trepanation in Dánemark. «Aarboger for nordisk
Oldkyndighed og Historie», 1888, Heft 3 u. 4, p. 170-185. D'aprés le resume par
J.Mestorf dans A.f. A., XIX, 189!, p. 363; et le resume dans «L'.AnihropoIogie»,
I 890, p. 372.
Id. : Primitip Trepanation. Bibliothek for Loeger. Kjobenh. R. 7, B. 5, p. 242-269. Resu-
me dans «Virchow-llirsch's Jahresberichten», 1895, I, p. 33 i.
M. ílansen m'a communiquc, par l'intermédiaire de MM. Sóderberg et A.\\'.Naue. les
extrairs de ees deux iravaux que je n'ai pu trouver dans les bibliothéques.
5. Cartailhac, E.: Nouveau crdne trepané des dolmens de l'Aneyron. B. S. .A. L., i883,
II, p. 148-151. Résuraé dans «Revue dWnthr.», i885. p. 322. Et consulter les tra-
vaux de Broca.
6. Voir B. S. A. P., 1876, p. 383.
7. Voir note 5, page 3. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874. p. 627.
8. Reboui,: Observations concernant le cráne trepané troufé dans un dolmen auprés de Mont-
pellier-le-Vieux, «L'Anthropologie», 1898, p. 38o-383. Resume dans C. f. A., 1899,
p. 2 33-2 34.
9. Parrot: Cráne trouvé dans une grotte de l'époque de la pierre polie á Bray-sur-Seine
(Mame), avec une quarantaine de squeletteSj haches polieSj poingons en os, colliers et
ornemenis en coquilles. B. S. A. P., 1881, p. 104-108.
10. Voir B. S. A. P., I 88 3, p. 3 16-319.
I 1. Po.m.merol: Un squelette néolithique avec cráne trepané troui'é á Cébaí^at {Puy^-de-Dóme) .
A. F-, XXir sess., Besanfon, 1893, tome I, p. 268-269. Tome II, p. 699-706.
Resume dans «L'Anthropologie», iSgS, p. 453-454.
12. Gassies: Présentation d'un fragment de cráne perforé. Discussion. A.F., IV' sess.,
Nantes, 1875, p. 888.
Page I I : —
1 . Voir B.S.A. P., 1876, p. 247.
2. Pruniéres: Fouilles du dolmen de l'Auméde sur le causse de Chanac (Lo^ére). Discussion.
B. S. A. P., 1876, p. 145-160; spéc. p. I 52.
3. Voir B. S. A. P., 1876, p. 244.
4. Garriere, G. et Reboul, J.: Un cas de trepanation préhistorique faite pendant la i'ie et
suifie de guérison opératoire, observée sur un cráne de la grotte sépulcrate de Roiísson,
prés Salindres (Gard). B.S.A.P., 1894, p. 35i-356.
Voir aussi Garriere, G.: Matériaux pour la paléoethnologie des Cei'enncs, «Bulletin de la
socictc.d'étude des sciences nalurelles de Nimes». Octobre 1893.
5. Petitot: La sépulture dolménique de Mareuil-les-Mcaux. B. S. .\. P., 1892, p. 344-
36 I ; spéc. p. 3 6o.
6. SoucHÉ: Le vieillard des Lisiéres, trepanation posthume. Avec planche. Discussion. A. F.,
XI' sess.. La Rochelle, 1882, p. 588-593. Resume dans «Revue d'.\nthr.», 1882,
p. 749, 1884, p. i3o. Voir aussi B.S. A.P., 1882, p. 145.
7. Voir la note 4, page 10.
8. Cartailhac: Présentation d'un crdne humain néolithique ai'cc trepanation cicatrisée ct
perforation posthume. Discussion, A. F., XIII' sess., Blois, 1884, I, p. 203-204.
Resume dans Mat., 1884, p. 5o6.
9. Voir par exemple C.-R. du congrésd'anthr. etd'arch. prch., Budapest. VIH' sess., p. i 52.
10. Voir A. F., XIII' sess., Blois, 1884, I, p. 203-204.
— 35 —
11-12 Voir la note 2 i , pagc 3 .
I 3. Pinza, Giovanni: La conservai^ione delle teste umane e le idee ed i costume coi quali si
connette. «Memorie della Societá geográfica italiana» . Roma, volumeVII, parteseconda,
1898, p. 3o5-492.
I 4. Voir A. F., Xm' sess.. Blois, 1884, I, p. 203-204.
Page I 2 : —
I . Cartailhac; Les sépiíltures á deux degrés et les rites funéraires de Cdge de la pierre. A.
F., Nancy, 1886, I, p. 169-170. Discussion. Resume dans Mat. , 1887, p. 441 et
suivantes.
Voir aussi Cartailhac: La France préhistoi'ique_, p. 287.
2. KopERNiCKi, J.: O Kúsciach i c^as^kach Ainosoiv, etc. (Ueber Knochen und Schadel der
Ainoetc.) «Denkschriften der Krakauer Akademieder Wissenschaften», Krakau, 1881,
p. 1-44, spéc. p. 37-39. Res. dans A. f. A., XV, 1884, p. 472.
3. K0GANEI, Dr.: Beitráge ^ur physischen Anthropologie der Aino. Dans «Mittheilungen aus
der Medicinischen Facultat der kaiserlich-japanischen Universitat». Tome II., Tokio,
1894; spéc. p. 3i-39, 404.
Voir aussi les resumes dans «Prahistorische Blatter» v. Dr. J..Naue. VII. Jahrg. 1895,
n 4, p. 66 et «Correspondenzblati der Deutschen Anthr. Gesellschaft» , n° 4, 1895.
4 . Voir la note i , page 8 .
5. Voir A. F., Iir sess., Lillc, I 874, p. O08.
6. Voir «Revue d' Anthropologie» , 1877, p. 198.
7. Barón de Baye, T.: Sur les amulettes crdniennes. B. S. A. P., 1876, p. 121.
8. Hospital, P.: Quelques mots sur la trepanation préhistorique , in-8', Clermont-Ferrand.
1890. «Bull. mens. de 1' Acad.de Clermont», 1890, Xll'année, n' i 34, i"Sept. 1890.
9. Gross, V.: Eine doppelt durchbohrte Knochenscheibe pon Concise^ Neuenburger See. Dis-
cussion. Z. E. V., 1886, p. 367-368.
Page I 3 : —
1 . Pruniéres: Siír les cavernes de Beaitmes-Chaudes (Lo^ere). B.S..A. P., 1878, p. 206-220.
2. Voir la note 14, page 8.
3. Voir Cartailhac: La France préhistorique, p. 284.
4-5. Voir A. F., Ill'sess., Lille, 1874, p. 635.
6. Bellwcci: Du cuite de la pierre. Cong. int.d'anthr. , 9' sess., 1880, Lisbonne, p. 470-47 i .
7. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 627.
8. De Maricoubt: Les sépultures de Heniles et de Bulles (Oise). B.S..A. P., 1886, p.
695-698; spéc. 697.
0. Voir A. F., III" sess., Lille, 1874, p. 637. B. S.A.P., 1886, p. 697.
10. Voir A. F., II r sess., Lille, 1874, p. 6 36.
1 1. Voir A. F., vi' sess , Havre, 1877, p. 682.
I 2. Voir .\. F., Iir sess. Lille, 1874, p. 6 i 9. — A. F., XI' sess.. La Rochelle, 1882, p.642.
I 3. Pruniéres: Le dolmen de Devises. Cráne á lésions pathologiques múltiples et rondelles
crdniennes. A. F., XIII' sess. Blois, 1884,!, p. 214; II, p. 412-419.
I 4. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 621.
I 5 . Voir la note i 3 , page i 3 .
16. Voir la note 5, page 4; — la note 2, pagc, i i.
17. GuÉGAu: Objets relatifs au dolmen de l'Elang-la-Ville. B. S. A.P. 1878, p. 198-200.
Voir aussi Le Barón 1. c, n" 5 8.
1 8 , Voir la note i 6 , page 3 .
19. Voir la note i, page 8.
20. Voir la note 5, page 10.
2 I . Perrier du Carne et Manouvrier, L. : Le dolmen «.de la J ustice» d'Epóne (Seine-et-Oise).
Mobilier funéraire et ossements humains . B.S.A.P., 1895, p. 273-297; spéc. p. 29 i .
Resume dans C. f. A., 1896,? [358-] 36o.
22. '" Le Musée de l'Écule d' anthropologie en i8g3. «Revue mensuelle de l'Ecole d'Anthro-
pologie de París», IV, 1894, p. 91-94; spéc. p. 93 .
23. Voir B.S.A. P., 1892, p. 36o.
24. Voir «L' Anthropologie», 1898, p. 38o-383.
25. Voir les notes 3 et 4, pagc 6.
— 30 —
26. Voir A, F., Xlir sess., Blois, 1884, I, p. 203-204.
2 7 . RoBERT, E. : Sur un fragment de crdne paraissant indiquer que la trépanation a pu éire em-
ployée che^ les peuples celtiques . «Compte-rendu de rAcadémic des sciences» , Paris, 1874,
LXXIX, p. 1480.
28. De Baye: Communication rclative aux cránes perfores et aux rundelles crdniennes írouvées
dans les stations néolithiques du Petit-Morin. Congrés internat. d'anthropologie et d'ar-
chéologie préhistoriques, 1876, Budapest, 1877, VIII, p. 196-199.
Broca: Sur les cránes des grottes de Baye. B.S.A.P., 1875, p. 28-82. — Voir aussi
A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 604. — B. S.A.P., 1874, p. i85-2o5.
29. Voir «Revue d'Anthr.», 1875, p. 148-144. — Le Barón I. c. n' 56. — Nadaillac:
Mceurs et monuments etc., p. 2o3.
30. A.F.,lir sess., Lille. 1874, P.Ü04. — B.S.A.P., 1874, p. 285-2o5. — Le Barón
Le, n" 55.
3 ! . Voir. A. F., xr sess.. La Rochelle, 1882, p. 645. — B. S.A.P.,i878,p. 211-212,
2 I 6-2 I 8.
32. Voir A. F., xr sess.. La Rochelle, 1882, p. 645.
33. Voir B.S.A.P., 1881, p. 104-108. — Le Barón 1. c, n° 66.
34. Topinard: La trépanation du crdne dans le présent et dans le passé. «Revuc d'.Vnthr.»,
1888, p. 5o8.
De Mabicourt: ^Notice concernant les B. S. A. P. , i 8 87 , p. 5 4 i], B. S. A. P. , 1888,
p. 8 3-85. — Voir aussi B.S.A.P., 1887, p. 527-548; «Revue d'Anthr.», 1888,
p. 243-247.
35. Pruniéres: Sur un radius humain appointé, des crdnes perfores, etc. , B. S. .■\. P. , i 8 78,
p. 420-428; spéc. p. 422, 424, 427.
36. Chantre: Eludes paléoethnologiques ou Recherches géologico-archéologiques sur V indus-
trie et les mosurs de Vhomme des lemps antéhistoriques, dans le nord du Dauphiné et
les environs de Lyon, in-4'', i32 pages, 14 planches.
Id.: Le Dauphiné préhistorique. A. F., Grenoble, i885, II, p. 4 82-602; spéc. p. 483.
Voir aussi Cartailhac: La France préhistorique, etc., p. 284. — B.S.A.L., vol. III,
p. 44-45. — Voir aussi A. F., Xlir sess., Blois, 1884, I. p. 208-204.
3 7 . Voir la note 4 , page i i .
38. Voir Cartailhac: La France préhistorique, p.281. — B.S.A.P., 1874, p. 2o3. — Na-
daillac: McEurs et monuments, etc., p. 2o3.
39. De M0RTILLET, Adr.: L'allée couverte de Damport. B.S.A.P., 1888, p. 240-252:
spéc. 25o. Resume dans «L'AnthropoIogie», 1891, p. 38o-382.
Thelmier: Une sépulture préhistorique. «La Nature», 1886, I, p. 70.
40. Collin: Allée couverte de Coppiére-sur-Epte. B. S. A. P., 1893, p. 785-787.
4 I . Voir & L'AnthropoIogie», 1890, p. 171,182-183.
4 2 . Voir la note i i , page 10.
43. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 2i3.
Page 14: —
1. Chauvet: Trépanations préhistoriques. B.S..\.P., 1877, p. i2-i3. Voir aussi A.F.,
IV sess., Nantes, 1875, p. 888. — B. S.A.P., 1876, p. 247, 431-440.
2. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 2 i 1-2 i 2.
3. Collin: Crdne néolithique trepané. B.S.A. P., 1898, p. 606.
Crdne trepané de Molincourt (Eure). «Revuc mensuelle de l'école d'anthropologie de
Paris», I 894. IV, 92.
4. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 212.
5. Voir Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1880, p. 220.
6 . Voir la note 5 , page 3 .
7. Voir Le Barón 1. c, p. 48.
8. Chouquet: Découi'erie de gisemcnts néolithiques á Moret (Seine-et-Marne): sepultares á
crémation, trépanations chirurgicalcs et trépanations posthumes. Discussion. B. S. A. P.,
1876, p. 27Ó-286.
9. Id.: Sur les crdnes du tertre Guérin prés Montereau (Seine-et-Marne). Discussion, B. S.
A.P., 1877, p. i3-i 6. — Resume dans la «Revue d'.'^nthr.», 1879, p. 5i6-5i7.
— Voir aussi Mat., 1876, p. 809.
— :J7 —
10. Bahert DE JuiLi.É, A.: Rappurt de la commission des Itimulus de Bougon, su'uñ d'unc
étude sur la trépanation préhistorique . Kion , 18-5, i 7 pages !n-8°, i planche. — No-
tice par G. de Mortillet dans B. S. A. P., i 876, p. 3 i 6.
11. Tartarin: Découvertes néolitlüques dans la Vienne. Mat., i885. p. 205-217; spcc.
p. 206-207 •
I 2 . Voir ,\. F. , VI" sess. , Havre, 1877, p. 080, 682.
I 3 . Voir la note i 7 , page 7 .
I 4 . Chantre: Cráne trepané troui'é á la palue de Crotón (Finistére). B. S. A. L. . vol. VIII,
p. 258-260.
Chatelliek: Crá/ie trepané découvert á Crotón )Finistére) le 20 septembre 1S43, in-8 ,
I fig., I pl. Resume par G. de Mortillet dansB.S..\.P., 1890, p. 880-881.
1 5. Id.: Exploration de quelques sépiíltures de l'époque du bronce dans le nord du Finistére.
Saint-Brieuc, i883; Ext. «Mém. de la Soc. d'émulation des Cótes-du-Nord.» — Voir
Mat., 1884, p. 80-87.
16. París: Tombeaux en pierre troupes á Luxeuil. B. S. A. P.. 1887, p. 261.
Chudzinski: Ski- les crdnes de Luxeuil [Haute-Saóne). B. S. A.P., 1889, p. 420-423.
17. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 92.
18. Voir la note 6, page 11. — La note i, page 6.
ig. Morel: Álbum des cimetiéres de la Mame, de toutes les époques. Chálons, chez l'auteur
Resume par Mortillet dansB. S..A. P., i 876, p. i 25. — Voir aussiB. S. A. P., iá7 6
p. 121.
20. Maricourt: Sur la trepanation mérot'ingienne de Mermes, B. S. A.P.,i885, p. 252-255
Id.: Sur la trepanation mérovingienne de Hermes. Discussion. B. S. A. P., i885, p
252-255. — Voir aussi B.S.A. P., 1886, p. 697; 1884, p. 669, 676.
21. Simoneau: Cráne trepané mérovingien. B. S. A.P., 1886, p. 668-671. — Voir aussi
la note 7 , page 6 .
22. Pilloy: Une trepanation a l'époque franque. Mat., 1887, p. 263-273, cf. 2i3.
23. Babert de Juillé: Fragment cránien perforé. B. S. A.P., 1877. p. 42.
2 4 . Voir Mat., 1876, p. 309.
25. "': Crdne trepané. «Revue mensuelle de l'ccole d'anthropologie», Paris, I, i 89 i , p. 63.
26. Voir Cartailhac: La France préhistorique , etc., p. 281. — Mortillet: Le préhistori-
que, p. 609.
27. Voir la note 8, page i i.
2 8 . SiRET, Henry et Louis: Les premiers ages du metal dans le sud-est de l'Espagne. Anvers,
1887, p. 192, pl. 62, fig. 10-20.
29. Voir Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. i5i.
30. Delgado, F. N.: Commissdo geológica da Portugal: estudios geológicos; da existencia do
homem no nosso solo em lempos mui remotos provada pelo cstudo das cavernas. —
Primeiro opúsculo: Noticia acerda das grutas da Cesareda. Lisboa, 1867, i 34 p.
in-4°, planches.
Id.: La grotte de Furninha á Peniche. Congrés International d'anthropologie et d'archco-
logie prchistoriques, IX' sess., 1880, Lisbonne, p. 207-278, pl. XV.
Cartailhac: Notice sur l'archéologie préhistorique en Portugal. B. S. A. P., 1881,
p. 281-307; spéc. p. 297-306.
Id.: Les ages préhistoriques de l'Espagne et du Portugal. Paris, 1886, p. 82-90.
Ehrenreich: Reise durch dieiberische Halbinsel. Z. E. 'V . , 1896, p. 46-57;spéc. p. 56.
— Voir aussi Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. 173-174;
Mortillet: Le préhistorique.
3i. Vasconcellos: Religioes da Lusitania, p. 194, fig. 4! (cite par Pinza l.c, p. 3i9).
32. MuNRO, Roben: On trepanning the human skull in prehistoric times. «Proceedings of the
Society of Antiquaries of Scotland», i 892, vol. XX VI. D'aprcs le resume de Buschan
dans «Centralblatt für Chirurgie», 1894, p. 644.
3 3. Id.: Prehistoric problems, being a selection of essays on the evolutiotí of man and other
controi/erted problems in anthropology and arcAaíoíog-j-. Edimbourg et Londres, 1897,
37 I pages. D'aprés le resume dcG. de Mortillet, dans «Rev. mens. de I'école d'anthr.
de Paris», VII, 1897, p. 3i3-3i5; dans «Nature», Londres, vol. 5 6, p. 390.
34. HouzÉ: Les crdnes néolithiques des cavernes d'Ilastiéres. B.S.A. Br., t. VIII, i 890. D'aprés
un resume de R. Collignon dans «L'Anthropologie», i 89 i , p. 38 i .
— 38 —
3 5 . Puydt: Crdne trepané découvert dans une sépulture franque á Limet iBslgique), Mal-, i 886,
p. 60-62.
36. Voir Congrés International d'anthropologie el J'archéologie prchistoriques, VIH' sess. , Bu-
dapest, 1876, p. 195.
Voir Barón de Baye: L'archéologie préhisíorique , París, i 880, p. 2 i 5 .
37 . Voir Id.: L'archéologie préhistorique, París, 1880, p. 2 14. — Voir la note 4, p. 10.
38-40. Voir la note 4, page 10.
41 . Credner: Ueber das Gráberfeld non Giebichenstein bei Halle a. S. ká hoc Virchow.Z.E.
V., 1879, p. 47-67; spéc. p. 56, 60, 64, 65.
42. VoN BoxBERG, Ida; Trepaniertes Schádelsiück i'on Zschorna. Z. E. V., 1884, p. 467.
43-44 Voir Congres International d'anthr.et d'arch. prch., VIH' sess., Budapest, 1876, p. i 93.
45. WiEDERSHEiM, Dr. R.i Ueber den Mádelhofener Schddelfund in Unlerfranken. A. f. A.,
1875, VIII, p. 225-237, pl- XV, fig. I et 2.
Voir Fletcher: On prehistork trephining, ele, «Contr. to North .\merican Ethnology»,
vol. V, I 882, p. 22 .
46. VoN Erckert: Grdberfunde in Cujaiñen. .\d hoc Virchow dans Z. E. V., 1879, p.
428-436.
47. Barón de Baye: Notice [concernant la trépanation en Russie"^, B.S..\.P., 1893, p. 35i.
Anoutchine D. N.: Amoulete i^ kosti tcheloviétcheskako tcherepa, etc., (L'amulette crá-
nienne et la trépanation des cránes dans les temps anciens en Russie), Extr. du vol. I
des Travaux du IX' Congres archéologíque de Vilna, [1893], Moscou, 1895, 18
pages in-4°, avec 3 planches de phototypie et i 3 gravures dans le te.xte. D'aprés les
analyses dans «L'Anthropologie», 1894, p. 73; 1895, tome VI, p. 443-444; dans
A. f. .A., tome XXIV, 1896, p. 379-380; dans C.f. A.,i896,p. 57. — Notice dans
B. S. A. P.," 1894, p. 526; dans «Globus» 68, p. 172-174. — Notice par Brinton
dans «Science» N. S., vol. II, n" 48, 29 novembrc 1895, p. 727.
4S-50. Voir Anoutchine 1. c.
5 I . B. Pérédolsky: Supplément \sur les antíquités des rii'ages du lac Ilinene et de la riviére
de Volkhop'\, Congrés International d'arch. preh. et d'anlhr-, XT sess., .Moscou, i 892,
tome I, p. 141-144.; spcc. p. 144.
52. Mantegazza: La trepana^ione del cranio. «.\rchivio per l'antropologia», 1878, p. 527.
5 3. Goroschtschenko, G. iMinussinsk): Ueber Gypsmarken und die Spuren ]'0n Trépanation
der Schadel in den Grabern des Be^irks van Minussinsk. X' congrés archéol. russe de
Riga, 1896. I" section. Notice dans A. f. A., tome XXV, 1898, p. 8 i .
54. Schaaffhausen: Sur íes crdnes de Furfooí^ . Congrés International d'anthr. et d'arch. préh.,
C.-R., VI' sess.j Bruxellcs, 1872, p. 549-567; spéc. p. 558.pl. 75. — Voir «Revue
d'.Anthropologie», i883, p. 735-741.
55. Kaloctsek; Notice [coucernajit les crdnes trepanes de Strupcice'], Pamatky, 1876, tome X,
p. 431-436.
Cludset: Notice [skt deux crdnes trepanes, conseri'és au Musée de Prague'j, B.S..A.P.,
1877, p. 10.
Schneider: Bokmiscke liurgiválle. Z.E.V., 1878, p. 35-39; spcc. p. 39. — \'oirZ.E.
V., 1879, p. 58-59.
Wankel, H. : Ueber die angeblich trepanierten Cranien des Beinhauses ^u Sedlec in Biihmen.
«Mitth. der anthrop. Gesellschaft in Wicn», 1879, VIII, p. 3 5 2-36o: spéc. 359.
Schneider: Ueber die Hradiste von Stradonice und die Schadel i>on Strupcic (Bóhmen).
Z.E.V., 1879, p. 239-241; spéc. 241 .
Pudil: Trepanierte Schadel und andere Grdberfunde aus der Umgegend ron Bilin. Z. E. V.,
I 88 I , p. 2 o 8-3 o I ; spéc. 298.
KoPEBNiCKi, Js.: O trepanovanich lebkach prcdhistorichych nale^enych i' Cechach. (Pama-
tak Archaeologickych 29 mai, 1882. D. XII. s.s. br. in-4°, pl.), p. 2 i 7 .
Id.: Ueber die práhistorisch trepanierten Cranien aus Bohmen . «Mittheilungen der anthro-
pologischen Gesellschaft in \\'icn», 1882, n. F., II, p. 157.
Schneider: Slavische Brandgraber und trepanierte Schadel in Bohmen. Z.E.V.. 1884,
p. 239-242; spéc. 241 .
5 6 . DuDiK, B. : Ueber trepanierte Cranien im Beinhause ^h Sedlec. «Zeitschrit't für Ethnologic» ,
1878, p. 227-235.
Veckenstedt: \_Notice sur les crdnes trepanes en Bohéme'\, B.S..A.P., 1878, p. 337.
— 39 —
5? ■ Voir «Mitthcil ungen deranthropologischen Gcsellsch. in Wien» , i 8 79, VIII, p. 3 5 2-3 6o.
58. Voir Z.E. V., 1879, p. 57.
5g. Wankel, H.: Ein prdhisíorischcr Schádcl iiiit ciner halbgelieilten Wunde auf dcr Stinie^
hóchstwahrscheinlich durch Tvepanation entstanden. «Mitth. der anthrop. Gescll. in
Wien», 1878, VII, p. 86-95. Resume dans «Rcvuc dWnlhr.», 1878, p. 344; 1880,
p. 507; I 885, p. 709.
60. ViRCHOw: Pfahlbauschddel des Museums in Bern. Z. E.V., i885, p. 283-3oi; .spcc.
288-294.
61. Desor [GrossI: Eigeníliümliclic Ktwchenscheibe iiti Bieler See. Discussion. Z.E.V . , 1878,
p. 383-385.
Gross: Les Protohelvétes.
62. Forrer: [Notice sur une amuletie crániemxe'], «.\ntiqua», 1886, n° 6-7, fig. 12. — Voir
' Z.E.V.,i886,p. 3 67-368. — Voir Gross: Les Protoheliiétes, planche XXIII, fig. 6 5
ct MuNRo: The lake divellings of Europa, p. 537, pl. i85, fig. 20.
Keller: Lake divellings, vol. I, p. 25 i. — Voir aussi «Revue d'Anthr.», i883, p.
735-741.
63. Cite par Busciían 1. c.
64. NicoLUCci: La grotta Cola pressn Petrella di Cappadocia. Napoli, 8 pages in-4\ 3 plan-
ches. D'aprcs le resume dans «Revue d'Anthr.», 1878, p. 93.
Page I 5 : —
1. De Redruth, Roben: (Trépanation aux Cornouailles'^ «British medical Journal», 1877,
articlc4. Cité dans «Revue d'.\nthr.», r 886, p. 648-657 .
2. Feuvrier et Boux-ogne: Le Montenegro et ses habitants, Paris, 1844, p. 44. — Cité par
Magitot: Essai sur íes mutilations ethniques. Congrés int, d'anthropologie el d'archéoío-
gie prchistoriques, IX' sess., 1880, Lisbonnc. p. 549-614: spéc. 584.
Boulogne: Le Montenegro, le pays et les habitants. «Mcmoires de médecine ct chirurgie
militares», 1868, 3' serie, 21' volume.
Frilley, G. et Wlahovitz, Jovan: Montenegro contemporain , p. 427 et suivanies.
VÉDRÉNES, A. : JVoíe sur la trépanation du cráne dans la principauté de Montenegro. «Revuc
d'Anthr.», 1886, p. 648-657. Resume dans Mat., 1886, p. 586.
3. Voir A. F., Iir sess., Lille, 1874, p. 635. — B. S.A. P., i874,p. i85-2o5.
Voir Le Barón 1. c, n" 57. — Congrés d'archéologie et d'anthropologie préhistoriqucs.
Compte-rendu de laVIlTsess., Budapest, 1876, p. 17Ó.
4. Martin. L. T.: La trépanation du cráne telle qu'elle est pratiquée par les Kabyles de
l'Aurés. Montpellier mcd. 1867, XVIII, p. 525-535.
París, Amédie: De la trépanation céphalique, pratiquée par les médecins indigénes de
l'Aouress {profince de Constantine) . «Gazelte médicaje de I'.Mgéric», .\lger, 1868,
tome XIII, p. 25-28, I planche.
Larrey, H.: Notes sur la trépanation che^ les Árabes. «Bulleiin de l'.Vcadémie de Mé-
decine», Paris, 1866-67, t. XXXII, p. 87 I .
VÉDRÉNES, A.: De la t)-épanation du crdne che^ les indigénes de l'Aurés {.ilgérie). «Revue
de chirurgie», Paris, i885, p. 817, 907, 974, n" d'octobre, novembre ct décembre.
Resume dans «Revue d'.\nthr.», i88ó, p. 536: Mat.. 1886, p. 586; «Centralblatt
für Chirurgie», 1886, p. 396.
Voir «Revue d'Anthr.», 1886, p. 648-657; Mat., 1886, p. 586.
Malbot et Verneau: Les Chaouias et la trépanation du crdne dans l'Aurés. «L'.Anthropo-
logie», 1897, livraison i et 2, p. 1-18, 174-204. Resume dans «Globus», tome 72,
n" I, p. I 3-1 5; dans «Nature», Londres, vol. 56, p. 299.
5. Voir A. F., III" sess., Lille, 1874, p. 637. — Voir B.S.A.P., 1875, p. 194.
6 VoN Luschan: Ueber eine Schádelsammiung von den Canarischen Inseln, Anhang zu Hans
Meyer, Tenerife, Leipzig, i896,p.285-3i9. Resume dans C. f. A., 1896, p. 3 2 7-328.
Id.: I. Drei trepanierte Schddel von Tenerije: II. Schádel mit Narben in der Bregmage-
gend. Z.E.V., 1896, p. 63-69. Resume dans «L'Anthropologie» , 189Ó. p. 584. —
Voir aussi «Internationales Archiv für Ethnographie», i8g6, p. 214.
Id.: Ueber die Trépanation bei den alten Bewohnern von Tenerife. «Verhandlungcn der
anatomisch-anthropologischen Abteilung des Xll. internationalen medizinischen Kon-
gresses in Moskau (19-26 aoút 1897). D'aprés le resume dans C.f. A.,i898,p.56.
— 40 —
Meyer: Ueber dic Urbewohnev der Canarischen Inseln, Jans «Fcstschrift lür Bastían»,
p, 68 et suiv., pl. I.
7. GiLLMANN, Hcnry: The ancient men 0/ the Great Lakes. «Proceedings of the American
Association for ihe advanccment of scicncc» , Detroit, aoút 1875. Salem, 1876, p.
3 I 6-33 I ; spéc. 325 et suiv.
Id.: Additional facts conceminf{ artificial perforation of the cranium in ancient mounds
in Michigan. «Proceedings of the American Assoc. for the advanccment of science»,
Nashville, aoút 1877; Salem, 1878, p. SSS-SSg. — Voir aussi la note 4, page 9.
H . Id. : Témoignages ostéologigues fournis par les anciens mounds du Michigan. «Gongrés int.
des Amcricanistes», 11' sess., Luxembourg, 1877, tome I, p. 64-74: spéc p. 74.
Id.: Further conjirmation of the post-mortem character of the cranial perforattons from
Michigan Mounds. «American Naturalist», novembre i885, p. i 12. — Resume par
Mantegazza dans «Archivio per TAntropologia» , 188Ó, p. iü3.
9. Voir la nolc 4, page 9.
10. Petitot: Sur Vetluiographic du nord de rAmérique. B.S.A P., i88o,p. 590-594;
spéc. p. 591.
r I . Langdon, F. W.: The Madisoniñlle prehistoric cemeníery: anthropological notes. «Jour-
nal of the Cincinnati Soc. N"at. Hisi.». IV, ociobre 1881, p. 25o-253. — Cité par
Fletcher, voir note 22, page 3.
12. HoLBROCK, W. C: [^Sur un crdne de Roe!: Rii'cr prés de Stcrling'^. «American Natur.»^
1877, XI, p. 688. — Cite par Fletcher, voir note 2 2, page 3 .
I 3. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments des peuples préhistoriques_, p. 218.
14. Farquharson, R.-J.: Amulets and post-mortem trepanation. Read before the subsection
of Anthropology at the mcccing of the American Association for the advanccment of
science, in Boston, on the 26th of August, 1880. «The American Antiquarian and
Oriental Journal.» Vol. III, n" 4, 1880-81, p. 33o-337. — D'aprés le resume dans
«Revue d'EthnoIogie», I, p. 553; cl d'aprés Tillmanns 1. c, c'est cvidemment la pu-
blication qui a suivi la notice mentionnce ci-aprés:
Id.: The probable existence in America of the prehistoric practice of trepanning, in the
cutting of rondelles or amulets from the skull, víde: «Proceedings of the American
Association for the advanccment of science», Boston, aoüt 1880, p. 735.
I 5. Voir A. F., Iir sess., Lillc, i 874, p. 597-637 .
16. Ashmead, Albert S.: American pathological notes\ 1. Pre-Columbian Surgery: II. Sy~
philitic lesión observed in a Pre-Columbian skull . «Univ. Medical Magazin», Juin 1895.
Resume dans G.f. A., 1896, p. 172.
LuMHOLTz, Dr. Cari: A case of trephining in Northeastern México. «The American Asso-
ciation for the advanccment of science». Forty-si.xth mceting, Detroit, 1897. Voir
«Science» N. S. vol. VI, n" i 36, aoút 6, 1897, p. 223 el p. 5i2.
LuMHOLTz, Cari et Hrdlicka, Ales: Trephining in México. «American Anthropologist»,
X, p. 389 et suiv.; d'aprés un resume dans A. f. A., tome XXV, p. 5 2 1-5 2 2, dans
«L'Anihropologie», 1898, p. 353. Notice dans «Globus», tome 73, i8g8,p. 52.
17. Voir LuMHOLTz 1. c. et Lumholtz-Hrdi icka 1. c.
1 8. Voir A. f. A., tome XXV, p. 52 1-5 2 2.
Page 16: —
1. Voir Barón de Baye: Varchéologie préhistoriqtie, París, 1888. p. i 5 1 .
2. Morton: CraJiia americana. Philadeiphia, 1839, p. i 3 i , pl. i i D.
3. AiTKEN Meigs, J.: Catalogue of human crania, etc., Philadeiphia, 1857, p. 79.
4. Gardneb: Supposed case of ti'ephining of ihe calimrium of one of the Inca tribe of South
America. Avec discusaíon. «BuU. New-York Acad. M.», 1866, II, p. 5.io.
5. Broca: La trepanation che;; les Incas. «Bullctin de l'Acadcmie royale de médecine», París,
tome XXXII, 1866-67. p. 86Ó-871; d'aprés la notice dans Albert Albu: Die Ge-
schichte der Trepanation und ihre Indicationen für die Jc^íj^cíí. Inaugural Dissertation,
Berlín, 1 889.
6. Id.: Cas singulier de trepanation che^ les Incas, B.S.A.P., 1867, p. 403-408.
7. Voir «Revue d'Anthr.», i 88 3 , p. 7 3 5-74 i .
Page i 7: —
I . Voir B.S.A.P., i8Ó7,p. 403-408.
— 41 —
2. Squier, E.George: Perú. Incidents of travel and exploration in thc land of the Incas. Mac
MiUan & Co., New-York, 1877, ¡n-8", p. 456. Appcndix, p. 677. L'articlc relatit' se
Iroave aussi dans «Journal of the Anlhropological Inslitutc nf New-York» , 1871-72,
vol. I, n' I (tout ce qu¡ a paru).
3 . Voir la note 6, page 9.
4. Senéze, Fierre Vidal: Pcrfurations crdniennes sur d'ancicns crdnes du haut Pcrou. B. S.
A. P., 1877, p. 56 I .
5. Voir B. S. A. P., 1878, p. 429 ct suiv. (Discusbion.)
6. Voir MuÑiz et Mac GeeI.c, n" 19 (la note 6, page g).
7. Voir B.S.A.P., 1878, p. 429 ct suiv. (Discussion.)
8. Wiener [Broca]: Cráne péruvien. B.S.A.P., 1878, p. 469.
g. Id.: Notice \ad\ Crdne périwien'^, B.S.A.P., 1878, p. 494-495.
10. Masón, Otis T.: The Chaclacayo trephined skuU. «Proccedings of \J . St. National Mu-
seum», i885,p. 4 i 0-4 i 2, pl. XXII. Resume par Mantegazza dans <*.\rchívio per
l'Antropologia», 1886, p. 104; dans Mat., 1886, p. 897.
Page 18: —
1. Mantegazza, P.: La trepana^ume dei cranei nclV antico Perú. «Archivio per TAnlropo-
logia», Firenze, 1886, XVI. p. qq-ioq; 2 planches. Resume dans Mat., 1886,
p. 404-405; dans «L'Homme», IV, p. 186.
2. Voir Mantegazza; La trepana^ione dei cranei, etc., observazione II.
3. Voir id. id., observazionc IH.
4. Voir 2.E.V.. 1896, p. 63 et suiv.
5. Voir Mantegazza: La trepana :;ione dei cranei, etc., observazionc IV.
Page I g : —
1. Voir Bartels: Die Medicin der NaturiMJlker, etc., p. 304, ílg. 173.
2. Voir Ashmead: American pathological notes, etc., 1. c.
3. Mac Gee, W. J.; Primitive Trephining of Perú. «Proceedings oí thc American Association
for thc advancemcnt of science», Brokiyn, aoút 1894, p. 353.
Id.; Primitive trephining iUustrated by the Muñi^ Peruvian coUection. «Johns Hopkins
Hospital BuIIctin», Baltimore, i 894, V, i -3 . janvler. Resume par Sikauch dans «Cen-
tralbiatt tur Chirurgic», 1894, p. 5yS.
Id.: On sovie uses of trepanning in Early American skulls. «Briiish Association for thc
advancemcnt of science», Mecting of Toronto, 1897, Seclion II, Anlhropology, n" i 5 .
D'aprcs le resume dans «Science» N. S. , vol. VI, n" 146, i 5 octubre 1897. p. 578.
4. Voir la note 6, page 9.
Page 20:
1 . Voir B.S.A.P., 1867, p. 403-408.
2 . Voir ia note ó , page 9 .
3 . Voir la discussion «Brilish Assoc. for thc advanc. of science» , Mccling of Toronto, 1897,
Sect. H, Anthr., n"! 5 . Res. dans «Science» N.S. , vol. VI, n" 146,15 oct. i 897, p.5 7 8.
Page 22: —
I . Voir B.S.A, P., 1874, p. i85-2o5, etc.
2 . Voir la note i 7 , page 7 .
Page 24: —
1. Lehmann-Nitsche: El médico más antiguo de la República Argentina. Primera reunión
del Congreso científico latino americano, celebrado en Buenos Aires, del i o al 20 de
Abril de 1898. — ídem dans «Anales del Circulo Médico Argentino» , XX T annce, nú-
meros 7 et 8, avril 1898, p. 195-196, sans la discussion; resume dans la «Semana
Médica», Buenos Aires. V' année, n" 228, 26 mai 1898, p. 182-183.
Page 27:
i. Voir C. f. A., 1898, p. 65 (R. Virchow).
2. Virchow: Schádel aus Süd-Americaj insbesondere aus Argeuíinicn u ¡d Bulii'ien. Discus-
sion, Z.E.V., 1894, p. 386-410; spéc. p. 407.
3 . Moreno, F. P.: Sur deux crdnes préhistoriques rapportés du Rio Negro, B.S. A. P., 1880,
p. 490-497. Discussion: spcc. 491.
4. Voir la note i, page 24.
Tomo X 4
— 42 —
Page 28: —
1. Ella, Samuel: Natii'c medicine and surgery in the South Sea Istands. «The medical
Times and Gazette». Londres, 1874, vol. I, p. 5o; reimprime dans Fletcher: On pre-
historic trephining, etc., «Contribution to North American Eihnology», vol. V, p. 28;
dans Bartels: Die Medicin der Naturpólkei-j etc., p. 3oo.
2. Sansón, A.: Sur les perforations artiftcielles dii a-dne che:; les insulaires de la mer dii
Sud. Ad hoc: Hamy. B.S.A. P-, 1874, p. 494-495. — Rcimpression tcxtuclle de la
«Gazette hcbdomadaire de médccine ct de chirurgie^í, du 17 avril 1874. — Resume
dans Mat., XII, 1876, p. 177.
3. Voir la note i, page 28.
4. TuRNER, George: Samoa a hundred years ago and before. Together nñth notes on the
cults and cusioms oftwenty-three other islands in the Pacific. MacMillan & Co., Lon-
dres, 1884, p. 339-340.
5 . Topinard: Des instrumcnts de chii'urgic de Tahiti, i'ecueillis par M. A . Lesson. B. S. A. P.,
1875, p. 61 9-62 I .
6. Voir B.S.A.P., 1874, p. 494-495.
7. Voir Mantegazza: La trepana^ione dei cranei^ etc., obscrvazione I.
8. Voir Hansen: Primitiv Trepanation. «Bibliothek for Losger», etc. (Note 4, page 10).
9. Voir Bartels: Die Medicin der Naturpolker^ etc., p. 3o2, fig. 172.
lo-ii VoN Luschan: Trepanierte Sckádel aus Neu-Britannien, Z.E.V., 1898, p. 398-401.
12. Voir Id.; Ueber eine Schádclsammlung imn den Canarischen [nseln, etc.. p. 291. — Voir la
note I o. page 28 .
I 3 . Voir les notes 10 ct 11, page 28 .
Page 29:
1. Crump, Rev.John A.: [f/n articlc sur la írt'paíííií/on] dans «Australasian Melhodist Mis-
sionary Rcvicw», octubre 189Ó.
2. Bartels: Culturclle und Rassenunterschiede in Be^ug auf dieWundkrankhciten. «Zcitschrifi
für Eihnologie». 1888, p. 167-183.
Etant donnce l'extension des notes dans ce travail. l'autcur prie le
lecteur d'excuser les erreurs et omissions in\'olontaires. I. es oinra^es et
o
publications cites pour la premiére fois le sont avec le titre complet; dans
la SLiite, on a adopté le systéme de les citer precedes du mot: voir, etc.
Les noms des auteurs suivis du titre des ouvrages respectifs. forment
ainsi la bibliographie sur la trepanation préhistorique et ethnographique.
Quant aux figures dans le texte, je me suis borne á reproduire la
célebre rondelle dite de Lyon. et en ce qui concerne les cránes trepanes
sur le vivant et sur le mort. on en trouve des spécimens dans les plan-
ches qui accompagnent cette publication. On a done sous la main les
trois facteurs de l'opération: la rondelle, la trepanation chirurgicale et la
perforation du cráne posthume.
EXPLICATION DES PLANCHES
Pages
Planche I. Cráne pcruvien trepane, conservé au Musce National de Buenos Aires.
Voir le texte 20-23
» II. Grane bolivien Icsionnc, conserve au Musce de La Plata 23-24
» III. Tete perforce d'une momie boliviennc (vuc de derricre), ibidem 24-27
» IV. Tete perforce d'une momie boliviennc (vue de devant), ibidem 24-27
» V. Bandcau envcloppant la lele perforce de la momie boliviennc, ibidem. 24-27
Rev. del Museo de La Plata — r()mc X.
Roben Lehmann-Nitsche — TROIS GRANES — PI. I.
Grane pcruvien trepané, conservé au Musée National de Buenos Aires
i^randeur naturellcí
rAI.LHRKS UEL MUSEO
o 5
o
iev. del Museo de La Plata- — rome X.
Robert Lehmann-Nitsche — TROIS GRANES — HI.III,
Tete perforée d une momie bolivienne, conservée au Muséc de l.a Plata
(vuc de dorricrc. '/ 1 fíranJtur naturulle)
TALLKRKS DKL MUSEO
i-.ii,IM -. : -Aj
£ev. del Museo de La Plata — Tomt X.
Robert Lehmann-Nitsche - TROIS GRANES — Hl. IV.
Tete periorée d une momie bolivienne, coiiservée au Muséc de La Plata
(vuc de dcvanl, ''/j íírandcur nalurellc)
rAl.I.I-.KIS l'M M|i>;i-A>
Rev. del Museo de La Plata — Tome X.
Roben L-eiimann-Nitscbe — TROIS GRANES — P! . \'
Bandeau enveloppant la tete perforée
de la momie bolivienne
TAf T""^ DEL MUSCO
CONTRIBUCIONES
A LA
PAL^OPHYTOLOGIA ARGENTINA
III
SOBRE LA EXISTENCIA
DE UNA
DAKOTA-FLORA EN LA PATAGONIA AUSTRO-OCCIDENTAL
(CERRO GUIDO, GOBERNACIÓN DE SANTA CRI'Zl
INFORME PRELIMINAR por el Dr. F. KURTZ
Contribuciones á la Palaeophytologia Argentina
III
SOBRE LA EXISTENCIA
DE UNA
DAKOTA-FLORA EN LA PATAGONIA AUSTRO-OCCIDENTAL
(CERRO GUIDO. GOBERNACIÓN DE SANTA CRUZ)
INFORME PRELIMINAR por FEDERICO KURTZ
I
INTRODUCCIÓN
Mi colega el señor don Rodolfo Hauthal, geólogo del Museo
de La Plata, me mandó al fin del año próximo pasado, para
determinarla, una colección de unas 320 muestras, reunidas por
él en el sudoeste de la Gobernación de Santa Cruz, especial-
mente en el Cerro Guido (50« 53' lat. S. y 72«28' W. Greenw.).
Sobre este descubrimiento publicó el señor Hauthal una breve
nota en la «Zeitschrift der Deutschen geologischen Gesellschaft»
(tomo L. 1898, p. 43G-440), y, para dar una idea de la posición
topográfica y geológica de los puntos donde se hallaban las
plantas fósiles, este señor me comunicó los datos siguientes:
«El cuadro (sin escala) que sigueC), en que hago completa
« abstracción de las rocas eruptivas y neo -volcánicas, dará una
« idea de la posición topográfica y geológica de los puntos donde
(I se hallan las plantas. Como se ve, existen capas plantíferas
« en tres localidades, que pertenecen, por lo menos, á dos liori-
(( zontes geológicos.
«El estudio definitivo de los fósiles no altei'ará su resultado
« principal; es decir, que las capas plantíferas del Cerro Guido
« pertenecen al Cenómano. Únicamente la edad de las capas más
« modernas se modificará, tal vez, un poco.
O Para la confección de este cuadro me he servido también de una
synopsis semejante, construida por el doctor F. Kurtz sobre los datos bot;i-
nicos.— R. Hauthal.
Tomo X 5
— 46
Cuadro I
— 47 —
«Pero según el resultado de mis estudios, hechos hasta la
« fecha, creo no caer en un gran error fijando el límite entre
« la formación cretácea y terciaria entre las capas 6 y 7 (véase
(( el cuadro I.).
«Puede ser que el límite, antes citado, se encuentre un poco
« más bajo: es posible que la parte superior de las capas del
« grupo 6 pertenezca ya al Eoceno.
«Como se ve, todo el conjunto de las capas (desde el Cre-
« táceo medio) presenta un gran sistema de areniscas con to-
« das sus variedades, que se componen de formaciones de
« origen principalmente terrestre.
« Las areniscas se ponen más gruesas ó más finas, más mar-
« gosas ó más arcillosas, á veces con bancos de conglomera-
« dos y con bancos delgados calcáreos, encerrando una fauna
« de moluscos característicos de un mar de poco fondo.
«De esto resulta, en ciertos casos, una dificultad para la
« determinación de la edad relativa de las capas, como ocurrió
« con la formación santacruceña (representada en el cuadro por
« la cai)a 8) que, durante mucho tiempo, se creyó fuera más
« antigua que la formación patagónica (representada en el cua-
« dro por la capa 7a).
<( El mar inundó, de vez en cuando, grandes partes de las
« costas y playas, formando bahías ó golfos, penetrando bastante
« en el continente, y, al retirarse, dejó depósitos con fósiles ma-
« rinos. Por ejemplo, en el lugar llamado Lagunitas (Baguales),
« penetró un brazo de mar que dejó formado un depósito cai-
« careo, mientras que, á sus orillas, germinaban árboles y
« plantas. Esa es, pues, la relación que existe entre las capas
« coetáneas de los números 7« y 7 del cuadro.
«Relaciones semejantes se observan en las capas que cito
(( en el número 80. 1mi la parte norte (Baguales) de estas capas,
« hay muchos fósiles marinos, característicos de la formación
«de Santa Cruz; mientras que en el sud (Río Guillermo) sola-
« mente hay hojas de árboles.
«En general, son las mismas relaciones que hoy día reinan
«en la costa oriental del continente: playas bajas y bahías.»
Hasta aquí el señor Hauthal.
Ahora, no quiero ni puedo ocuparme de todos los restos
O Sobre las plantas fósiles de las localidades mencionadas en la capa 8,
véase el trabajo recién publicado por el señor Pehr Dusén: Ueber clie ter-
tiáre Flora der Magellanslánder. — Svensk. Expedit. till Magellanslaenderna,
Bd. I. no 4, p. 87-107, Taf. VIII-XII. Stockholm 1899, 8o. (Rara vez he visto
1,'iuiinas tan fieles). — F. Kurtz.
— 48 —
vegetóles ú mi disposición: voy í'i limitarine solamente ú una
enumeración de estas especies del Cerro Guido, que he podido
hasta aliora identificar con suficiente seguridad, y de discutir
después brevemente el caráctei- de esta flora y la edad geoló-
gica que debe correspondería.
Con relación <á las determinaciones de plantas fósiles, es
un hecho bastante conocido y generalmente admitido por todos
los palaeophytólogos serios, que éstas, con pocas excepciones,
no tienen el valor como las identificaciones de plantas vivas: no
son monedas de valor intrínseco, sino asignados, que tienen
cierto precio corriente, garantido solamente por el crédito de
que goce él que los ha puesto en circulación. Que las deter-
minaciones de plantas fósiles quedan muchas veces más ó
menos enigmáticas ó cuestionables, no es cosa extraña, en vista
del lieclio que las especies extintas son generalmente — exceptis
exceptandis — representadas por hojas ó frutas ó (¡raro!) ñores
solas, destacadas comunmente las unas de las otras, y muchas
veces por demás mal conservadas. Es sencillamente una cosa
imposilde. determinar una hoja solitaria encontrada en un ho-
rizonte geológico, por lo demás desconocido (zoológicamente ó
estraligrálicamenle), fuera de que presenta caracteres tan sobre-
salientes, que, por ejemplo, ciei'tos Heléchos, ó géneros como
Ginglco, Liquidambar, Liriodendroii, Kelumhium, Nymphaea. Pero
encontrando un conjunto algo numeroso de restos vegetales,
de manera que cada tipo ó especie esté representado por varias
impresiones, se puede determinar con satisfactoria seguridad
la facies ó el carácter physiognómico de la vegetación en manos;
y, tomando este carácter general por base de un estudio com-
parativo, entonces se pueden averiguar, con más ó menos segu-
ridad á lo menos, los géneros que forman parte del conjunto
de vegetales fósiles en cuestión. Comparando ahora una flora
de esta manera estudiada con otras floras extintas ya conoci-
das y geológicamente colocadas, se puede llegará un resultado,
á lo menos aproximativo, sobre la edad de las plantas fósiles
de que se trata. Necesitase añadir que las observaciones ahora
hechas se refieren, en primer lugar, á las floras kenozóicas;
pero, en un sentido algo más lato, se aplican también á las
floras del Mesozoico y del Palaeozóico.
Por todas estas consideraciones, he desistido lo más posi-
ble de acuñar tipos nuevos, guiándome por y refiriéndome á
las descripciones y figuras pultlicadas por Oswald Heer y Leo Les-
quei'eux, adoptando sus clasificaciones tanto como fué prudente
y evitando así un aumento de una synonymia ya espantoso.
— 49 —
ENUMERACIÓN DE LAS ESPECIES HASTA AHORA
DETERMINADAS O
FILICES
GLEICHENIACE^
Gleichenites spec. ex alV. Gleichenür gracilif: Hcer (Fl. foss. arct. III. n" 2
p. 52 t. X. f. 4! 5! 7!) vel G. comptonin'folUe (Deb. et Ettingsh. ) Heer
(ibid. p. 49, t. XI. f. 1! 2).
El ejemplar patagónico, cuya nervadura no está conservada,
se distingue de las dos Gleichenias mencionadas por el tamaño
más grande de sus jiínulas. Formas vi\as que presentan con-
toi'nos semejantes, son, poi' ejemplo, Folypodium tetragonuiu L.,
y, en menor grado, Aspidiiim Serra S\v.
Colecciún Hauthal, n' 12660.
POLYPODIACE^
Asplenum Dicksonianum Heer Fl. foss. arct. III. n» 2 \). 31 t. I. f. 1-5;
ibiJ. VI. n" 2 p. 3 t. II. f. 2, 2i>; p. 33 t. XXII. f. 1-S (1! 2!). — Lesq. Üa-
kota-Fl. p. 24, t. I. f. 1, 1^1.
El helécho vivo, que corresponde exactamente á la planta
fósil, es el AspleiuDH Adianlnm iiUjnnn L. var. VergiUi (Bory) Heutl.
Col. Hauthal, n" (12769-12770). (-)
COXIFER/E
ARAUCARIE.S
Araucarites patagónica nov. spec.
El vegetal en cuestión parece ser la mitad inferior de una
cárpela de Araucaria, en parte abierta, de manera que la se-
milla se puede ver. El fósil corresponde mejor á la Araumria
hrasilicnsis Lamli. que á la A.imbricata R. et P.
Col. Haiithal, n° r2784.
(') En esta enumeración he seguido el systema adoptado en: K. A. ZrrrBL,
Traite de Paléonlologie, parte II: Paléophylologie, par A. Ph. Schimper et
A. ScHENK, traduit par Ch. Barréis avec la collaboration de MM. Focken,
R. Moniez, Ch. Quéva, A.Six. París, Munich et Leipzic, 1891.
C) Los números entre paréntesis indican la presencia de las dos impre-
siones correspondientes de la misma hoja (la positiva y la negativa) en la
colección.
— 50 —
Sequoia brevifolia Heer Fl. foss. I. p, 93 t. II. f. 23 (!!): ibiil. VIL p. 62
t. LXVI. f. 8! Sa; Mioc. balt. Flora p. 21, t. III. f. 10: t. IX. f. ye — Lesq.
Tert. Fl. p. 78 t. LXI. f. 25. -S. Heerii Lesq. ibid. p. 77 t. VIL f.
12 (!!), 11 (!!).— 5. anguslifolia Lesq. ibid. p. 77 t. VIL í. 6-10; Cret.
and Tert. Fl. p. 138, 240, t. L. f. .5.
Schenk (Traite, p. 288) reduce las S. brevifolia Heer, S. Heerii
Lesq. y S. angnstífoUa Lesq. á la S. Lcmgsdorffii (Brongt.) Heer
(Schimper Pal. vég., II. 316-318), y con razón.
Col. Hautlml n°' 12629, 12762, 127G4.
ABIETINE^
Abietites Valentini nov. spec.
Tenemos dos cárpelas de una Abietinea que se asemejan á
la Pinus (Abies) iipernivil:ensis Heer ( Fl. foss. arct. W. n" 2 p.
56 t. IX. f. 5-7!), pero ya se distinguen por su tamaño ma-
yor y también por su forma. Entre las especies vivas, que he
podido examinar, presentan Abies balsamea (L.) Marsh, y A.
subalpina Engelm. escamas seminíferas de formas análogas. El
número 12719 es algo diverso del otro, y representa posible-
mente una variedad, una deformación ó una otra especie. He
dedicado esta Conifera á la memoria de mi malogrado colega,
el doctor .Juan \'alentin.
Col. Hauthal a"' 12659 tTypus ), 12719.
AMENTÁCEA
CUPULIFER^
Betulites spec.
Varias especies de Betulites, descritas de la formación dakó-
tica ofrecen relaciones con la hoja del Cerro Guido; pero el ma-
terial á mi disposición no basta para una identificación satis-
factoria.
Col. H.iuthal n° 12673.
Quercus primordialis I^esq. Ciet. Fl. p. 64 t. V. f. 7 (!).
Con el fósil patagónico se pueden, además, comparar Q/ierciis
Steenstrupiana Heer ( Fl. foss. urct. VH. p. 92 t. LXIX. f. 5),
Q. Langeana Heer (ibid. p. 24 t. LXVI. f. 13-15) y Q. denticulata
Heer (ibid. p. 25 t. LVI. f. 16). Entre los Robles vivos posee
Q. prinoides Mich. hojas muy semejantes.
Col. Ilauthal u» 12789.
— 51
SALICINE^
Populus acerifolia Newby. III. Cret. an.l Teit. Pl. t. XIII. f. 5 (!!) — 8.—
Sclumijer Pal. vég. II. p. 703.
Col. Hauthal n» 12663.
P. cf. microphylla Newby. III. Cret. and Tert. Pl. t. III. f. 5! — Schiinper
Pal. vég. II. p. 703.
E.sta impresión tiene muchísima semejanza con Populus eu-
phratka Olivier var. orbicularis (!!) et yar. ovala Wesmael (DC.
Prodr. XVI. 2. p. 327.— Hook. el Tliomps. Herb. Ind. or.: Nubra,
reg. temp. linniV alt.).
Col. Hauthal n» 12665.
P. cf. nebrascensis Newby. 111. Cret. and Tert. Pl. t. XII. f. 4, 5 (!).—
Sc.himper Pal. vég. II. p. 700.
Col. Hauthal n«> 12685, (12669,12692).
Populites lancastriensis Lesq. Cret. Fl. p. 58, t. III. f. 1; Dakota- Fl. p.
48.— Schimper Pal. vég. II. p. 704.
Otras impresiones que pueden compararse con nuestra hoja,
son Populites lüigwsus Lesq. (cf. Dakota -Fl. t. Ylll. f. 5!) y
Cissites ncuminatus Lesq. (cf. Cret. and Tert. Fl. p. 67, t. V. f.
3, 4). Schimper (1. c.) expre.só dudas en cuanto á la identifica-
ción genérica del Populites lancastriensis; el ejemplar argentino,
que conviene muy bien con la figura de Lesquereux, muestra
una punta trialmenada, que prueba perfectamente su pertenencia
al género Populus (en el sentido de los palaeophytólogos).
Col. Hauthal n' 12620.
Salix proteaefolia Lesq. sensu lato (varietatibus inclusis).— Lesq. Cret. and
Tert. Fl. p. 42, t. 1. f. 14-16, t. XVI. f. 3; Cret. Fl. p. 60, t. V. f. 1-4;
Dakota-Fl. p. 49-50, t. LXIY. f. 1-3, 4-5, 6-8, 9.
Coll. Hauthal n" 12016, 12618 (pro parte), 12619 (p.p.),
12620», 12623, 12626, 12651, 12654, 12678, 12689.
URTICIN^
URTICACE.ffi;
Protopliyllum cf. rugosum Lesq. Cret. Fl. p. 105 t. XVI. f. 1, 2(1), t. XIX.
f. 3 (!).
La hoja argentina se acerca también, pero menos, al Pro-
tophyllum luinus Lesq. (ibid. p. 104, t. XXVII, f. 1).
Col. Hauthal n" 126S3.
— 52 —
POLYCARPICzE
LAURÁCEA
Cinnamomum Heerii í.e.sq. Cret. Fl. p. 84 (excl. t. XXVIII. í. 11); Dakota-
Fl. p, 105 t. XV. f. 1 (!).— Schimper Traite II. p. 847.
El ejemplar del Cerro Guido se distingue de la figura citada,
solamente por su tamaño algo más chico. Entre las Lauráceas
vivas ostentan especialmente Cinnamomum Camphora Nees et
Eberm. y, menos, Lilsaea umbrosa Nees hojas semejantes.
Col. Hauthal n' 12797.
Perseophyllum(') Hauthalianum nov. spec.
Con las espléndidas hojas (largas de 15-16 cm.), (jue he
reunido de esta especie, dedicada á mi colega Rodolfo Hautlial,
descubridor de la Dakota- Flora del Cerro Guido, se pueden
comparar las siguientes especies fósiles:
Persea Schimperi Lesq. Dakota-FI. p. 103, t. XVI. f. 5 (!).
Litsaea expansa Sap. et Mar. Ilév. Fl. Heers. de Gelinden p. 68, t. XI.
í. 1 (!). -.-M!).
Persea Sternbergii Lesq. Cret. Fl. p. 76 t. VII. f. 1.
P. Hayana Lesq. Dakota- Fl. p. 103 t. XVI. f. 6.
Oreodophne Heerii Gaud. et Strozzi Méin. Feuill. foss. Toscane p. 35, t. X.
f. 5, 7, t. XI. f. 1-6.
Entre las plantas vivas, representa P/íoeZ/e montana (Sw.) Gri-
seb. (Persea montana Spr.) de las Antillas mayores, un paralelo
sobresaliente del Perscophylluin Hautlialiannm, y el mismo tipo
foliáceo se ha conservado en la Phoebe tripUnervís (R. et P.) Mez
(Andes del Perú) y la Persea gratissiina Gartn. var. vulgaris Meissn.
(Trinidad; Sieber 69 !). coi. iiauthai n"- (12750, 12750»), {12747,12748).
(') En cuanto á la formación de los nombres genéricos de plantas fó-
siles siphonógamas, dice Schenk (Traite, p. 397): « Nathorst s'est toiit récem-
ment (Botan. Centralblatt, 1886, n°' 1-3) exprimé dans le mema sens que
mol, au sujet de l'incertitude des déterminations des feuilles fossiles. II
propose, en mérae temps, de n'employer les noms des genres actuéis que
pour les feuilles qui ne reuiontent pas plus loin que le Pliocéne, ou pour
celias qui présentent une nervation tres caractéristique et d"autres carac-
teres pouvant démontrer la párente avec un genre actuel. Toutes les feuilles
qui ne répondent pas á ees conditions seraient désignées par le nom du
genre, dont elles se rapprochent le plus, mais en faisant suivre ce noni du
sufflxe phylLum, comme par exemple Beiuliphyllum, Magnoliphyllum, etc.
Je souscris aux changements proposés par mon honoré ami; les considéra-
tions exposées plus haut, pages 335-339, le prouvent assez; je me permettrai
senlement une légére correction philologique, en écrivant Betnlophyllum,
Mtiynoliopliyllum. etc.; car on emploie le mot grec »phyllún<> pour la compo-
sition de ees noms.»
— 53 —
Sassafras subintegrifolium Lesq. Cret. Fl. p. 83 t. III. f. 5 (pessime, casi
planta diversa;').
A esta e.specie corre.sponden las liojas subindivas del Sassa-
fras offlcinale Nees.
Col. Hauthal u' 12S70.
S. Mudgei Lesq. Cret. Fl. p. 78 t. XIV. f. 3, 4 (!).
Col. Hauthal n»» 12643, 12649, (12624», 12630»), 12650» [í. gracUis).
S. Mudgei Lesq. viii'. (forma Ínter 6'. Mudgei Lesq. et «S. aculilobum Lesq.
ambigens). Cret. Fl. t. XXX. f. 7 (!).
Col. Haulhal n" (12624 b, 12630 b), 12658 1).
S. acutilobum Lesq. Cret. Fl. p. 79 t. XIV. f. 1, 2 (!).
Col. Hauthal n" 12632, (12625, 12631), 12635, 12645, (? spec. male
conservatum), (12656, 12657), 12658".
S. cretaceum Newby. 111. Cret. and Tert. Pl. t. VI. f. 1-4 (3!!).— Lesq. Cret.
Fl. p. 84 t. XI. f. 1, 2; XII. f. 2 (!!), 3 (! = var. oblusum Lesq.). — Heer
Fl. foss. a,rct. III. p. lOU, t. XXXI. f. 3» (!) 3b {S. cretaceum Heer).
El S. cretaceum Ne\\by., con cuya especie el S. arcticum Heer
me parece ser completamente idéntica, presenta más analogías
con la única esjtecie viva, el S. officiiiale Nees, que las otras
formas fósiles conocidas (cf. también Lesq. Dakota-Fl. p. 241).
Col. Hauthal n"" 12628, 12646, 12683 (12706, 12707).
MENISPERMACEJE
Menispermites obtusiloba Lesq. Cret. Fl. p. 94, t. XXV. f. 1, 2; t. XXVI.
f. 3.— Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 78, t. XV. f. 4 (!).
Esta impresión posee gran similitud con la Tinospora teñera
Miers, de Nossi-bé (J. M. Hildebrandl, n" 3277).
Col. Hauthal n- 12746.
MAGNOLIACE^
Liriodendron Meekii Heer Pliyll. du Nebraska p. 21, t. IV. f. 3, 4. — 111.
Cret. and Tert. PI. t. VI. f. 5, 6 (!).-Lesq. Dakota-Fl. p. 205, t. XXVIII.
f. ó, 6 (copias de las figuras en 111. Cr. and Tert. Pl.).— Heer Fl. foss. arct.
VI. I. no 2, p. 87-90; t. XXII. f. 12 (!), t. XXIII. f. 5, 6 (copias de III.
Cr. and Tert. PL).
Col. Hauthal n»» (12668, 12674).
— í)4 —
FRANGULIN^
VITACEuE
Cissites affinis Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 67. — Pküanus affinis Lesq. Cret.
Fl. p. 71 t. IV. f. 4! t. XI. f. 3! {Sassafras Harkerianum Lesq.)(').—
Heer Fl. foss. arct. VI. no 2 p. 73, t. XXVIII, f. 16, 17 (!): VIL p. 28,
t. LVII. f. 1-6 (2!); f 1: t. LVIII., t. LIX. f. 7.
Col. Hanthal n»' 12620, 12662, 12699.
SAXIFRAGIN.^
HAMAMELIDE.S:
liiquidambar integrifolium Lesq. C'iet. FL p. 56, t. II. f. 1 (!), 2, 3; t.
XXIV. í. 2: t. XXL\. {. S.-Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 'i5, t. XIV. í. 3.
Col. Hauthal n" (12624c, 12630c).
PLATANACE-iE
Platanus obtusiloba Lesq. Cret. Fl. p. 69, t. VIL í. 3(!), 4.— Lesq. Dakota-
Fl. p. 7i t. X. L 2 (?).
Col. Hauthal n"' (12671, 12676).
P. primaeva Lesq. var. grandidentata Lesq. Dakota-Fl. p. 73, t. IX. f.
1 (!:), 2.
Entre las especies vivas de Platanus se asemeja P.occiden-
talis Lesq. mucho á la forma extinta (cf. Lesquereux l.c.,p.72).
Col. Hauthal n» 12667.
III
CONSIDERACIONES GENERALES
En la tabla siguiente se encuentran condensados los datos
más precisos de la enumeración que antecede, acompañados de
notas sobre la frecuencia relativa de cada especie, tal cual se
O Lesquereux describió bajo el nombre de Sassafras Harkerianum
(Cret. Fl. p. 81, t. XI. f. 3, 4), una planta, que mAs tarde (Uret. and Tert.
Flora p. 67, t. III. i. 3, 4) trasladó al género C¿ssí7es. De las cuatro figuras
de su entonces Cissites Harkerianus, representa la arriba citada (XI. 3) muy
bien al Cissites af/inis, mientras que las dos últimas (t. III. f. 3, 4) parecen
pintar una especie de Hederá.
— 55 —
lia podido deducir del material en manos y de la distribución
vertical y horizontal de las plantas del Cerro Guido O.
Cuadro II
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(^) Por las abreviaturas usadas en este cuadro véase la pTigina siguiente.
— 5G —
Los alM-eviaturas y signos usados en el cuadro tienen la
significación siguiente :
Dak. ^Dakota (Ci.'niJmano = Ci'et i- IT. = frecuente.
ceo medio). fíT.^miiy frecuente.
<4rl. ^Groenlandia (Creticeo inte- f. = ni raro, ni frecuente.
rior, medio y superior). -)- indica (jue la misma especie se en-
Pot. =Potomac (Cretáceo inferior). cuentra en el horizonte asi marcado.
La. ^Laramie (Eoceno). Q <iuiei'e decir que la especie original
rr. =muy raro. esfi representada por otra congené-
r. ^raro. rica, pero no idéntica.
1mi la columna «Groenlandia» denota:
K.^Caiias de Kome (CretAceo inferior).
A. = Capas de Atañe (Cenómano ^Cretáceo medio).
P. = Capas de Patoot (Senoniano superior^Cret/iceo más alto).
De esta tabla se pueden deducir, con respecto á lo vegeta-
ción extinta del Cerro Guido, las conclusiones siguientes:
Floras fósiles semejantes á lo nuestro existían en el Dakota-
group de los Estados Unidos occidentales, en lo formación cre-
tácea de Groenlandia, en el sistema de Potomac (América sep-
tentrional atlántica) y en los yacimientos de Laramie (Rocky
Mountains, Wyoming).
De todas estas floras, la más afiliada á la del Cerro Guido,
es el conjunto de plantas de la formación Dakota, que posee
dieciocho especies idénticas con la Guido-flora y las otras seis
representadas por especies semejantes. Después siguen, en sus
relaciones á la flora del Cerro Guido, la vegetación cenómana
de Atañe y la del Cretáceo inferior del sistema Potomac. Con
las plantas de las capas de Laramie (eoceno) no hay sino muy
pocas en común con el Cerro Guido, mientras que resalta, en
las últimas, la ausencia completa del género Sassafras.
Sobre la edad geológica de las formaciones mencionadas de
los Estados Unidos y de Groenlandia, tenemos varios estudios
de Heer, Lesquereux y F. Lester Ward. Lesquereux ha publi-
cado una excelente y concisa contribución (Lesq. Remarks), de
aquélla — como de las ulteriores [)ublicaciones del mismo in-
vestigador— resulta que el Dakota es idéntico con el Cenómano
de los geólogos europeos, y que el Laramie corresponde al
Eoceno. Heer (Fl. foss. arct. VL 2=' parte; VIL ]). 185-187), de
otro lado, lia constado que las capas de Kome se igualan al
Cretáceo inferior, las de Atañe al Cenómano y las de Patoot al
Senoniano .superior. La edad de la flora fósil del Cerro Guido
puede declararse, pues, con toda seguridad, como cenománica.
Conocemos, pues, ahora en la Argentino, las siguientes ca-
pas plantíferas:
57
Cuadro III
(") De las capas terciarias de Punta Arenas se conocen Fagus magellanica Engelh , y una
Palma, Flabellaria Schjrageri Engelh. (cf. H. Engelhardt, Tertiaerpñ. Chile's). — En el trabajo de
P. Duscn, más arriba mencionado, se dice que la Palma en cuestión viene posiblemente de Chile
del Sur, y no del Terciario de Punta .\renas (Palmas son muy caracierislicas para la formación
de Laramie, que pertenece al Eoceno).
— 58 — •
Considerando ahora la vegetación fósil del Cerro Guido de
otro punto de vista, en el sentido physiognómico y phytogeo-
gráphico, entonces se observa que tenemos un grupo vegetal
compuesto de dos Heléchos y de veintidós especies de plantas
leñosas, todos árboles ó arbustos, con excepción de dos, que
eran, muy probablemente, enredaderas (Menispermites, Cissites).
Estas plantas formaban un conjunto vegetal en ol que predo-
minaban un sauce en varias formas (Salix proleaefoUa, Lesq.) O,
unos Alamos (Popiihis sp.), varios Sa.^safras y otros Lauráceas
{Cimiaiiionuun, Perscop/t/jli/int], y unos dos Plátanos (P/«/«».?<s sp.');
además se observan un Liriodeadion. un Liquidainbar, un Roble,
un Abeto, una Sequoia, etc.
El género Sequoia, tan generalmente diseminado en los tiem-
pos cretáceos y terciarios, está hoy día reducido á dos espe-
cies, viviendo en California: la <S. (/^'^ra^íea Lindl. el Gord. CMam-
mouth-tree) de la Sierra Nevada; y la S. sempervivens Endl.
(Red-woodj. de los Coast-Ranges.
Una composición semejante presentan, en nuestra época,
las selvas que adornan los pendientes y valles orientales de
los «Alleghany Mountains», como prueba el pequeño paralelo
entre los miembros de nuestra flora cenómana y sus aliados
vivos en los Estados Unidos atlánticos al sud de la Chesa-
peake-Bay, que sigue:
Cehro Guido
Alleghanies
Asplenuní Dicksonianuin Heer.
Abies Valentini Kurtz.
Quercus primordialis Lesq.
Populas sp. varr.
Salió: protecrfolia Lesq.
Perseopliyllitin Ildiilhaliitn/nn
Kurtz.
Sassafras spec. varr.
Menispennites oblusiloba Lesq.
Liriodendron Meekii Heer.
Cissites affinis Lesq.
Liquidambay integrifolium Lesq.
Ptnlaniis sp. 2.
A. nioníanum W.
A. balsamea Marsh., A.Fraseri Pursh.
Q. prinoides Mx.
P. tremuloides Mx., P. grtindiden/aln
Mx.
Salix sp. varr. (pero ninguna aliada ile
niHS cerca con la planta fósil).
Persea caroliniensis Nees, P. Cales-
byanu Chapm.
S. officinalis Nees (única especie ahora
existente).
M. canadense L., Coccitlus carolin ux L)( '•
L. lulipifera L.
Cissus indivisa L., Vilis sp. varr.
L. styraciflua L.
P. occidenlalis L.
O Esta determinación es mus deductiva que inductiva: hojas exacta-
mente de la misma forma se presentan, por ejemplo, en los géneros Cri/p-
tocdi'iia V yeclandra entre las Lauráceas.
— 59 —
Como se ve, es cierto que antaño, edades antes de la apa-
rición del hombre, la región del Cerro Guido — ahora cubierta
solamente de pasto monótono y de unos grupos de Hayas —
fué adornada por un monte fresco y variado, que se asemejó
mucho a los bosques que hoy día florecen en los Estados atlán-
ticos medios de la Unión norte- americana (').
Dr. F. Kurtz.
Córdoda, 14 de Julio de iSgg.
O Las analogías de la flora argentina con la de América del Norte en
la actualidad trataré en breve en otro lugar (Geographia general de la pro-
vincia de Córdoba, editada por Manuel E. Rio y Luis Achaval).
— 00 —
APÉNDICE
LITERATURA
Engelh;iri.lt: — Engelhabdt H. Ueber Terliaerpflamen con Chile. — Abhandl.
der Senckenberg. Naturforsch. GeselL; Frankfurt a. M., 1891. p. 629-692,
lám. I-XIV.
Heer, Phyllites: — Heer, O. et Capellini J. Les Phyllites crélacées du Ne-
braxka. Verhandl. der Schweiz. Gesell. der Naturforsch., Zürich 1866.
Heer, FI. fos.s. arct. : — Heer, O.Flora fossilis árctica. Die fossile Flora der
Polarlílnder. Vol. 1-VH., Zürich (Vol. H. de Winterthur, 1871), 1868-83.
Vol. III. Zürich 1875. — 2. Die Kreide- Flora der arclischen Zone. —
Kongl. Svensk. "Vetenskaps-Akad. Handlingar XII. no6, 1874. — 4". 140 S.,
XXXVIII Taf.
Vol. VI. I. Abtlieilung. Zürich 1880. — 2. Nachtráge sur fossile?! Flora
Grúnlands.—Jhid. XVIII. no 2, 1880. 17 S., VI Taf.— II. Abtheilung. Zürich,
1882. Flora fossilis groenlandica. Die fossile Flora Groenlands. Erster
Theil, enthaltend: 1. Die Flora der Kome-Schichten. 2. Die Flora der
Atane-Schichten. 112 S., XLVII Taf.
Vol. VIL Zürich 1883. — Flora fossilis groenlandica. Zweiter Theil,
enthaltend: 1. Die Flora der Patoot-Schichten. 2. Die tertiare Flora von
Groenland 3... 4. Allgenieine Bemerkiingen (nos 5 y (; no tocan á nuestro
objeto). 275 S., LXII Taf.
Lesq.Cret. FL: — Lesquereux, Leo. Contribuiions lo the Fossil Flora of the
Western Territories. Partí: The Cretaceous Flora. In: F. \. Hayden
Reports of the LI. S. Geol. Survey of the Territories. Vol. VI. Washing-
ton 1874. 4o. 136 p., XXX pl.
Lesq. Tert. FL: — Lesquereux, Leo. Conlribiitions to the Fossil Flora of
the Western Territories, Part II: The Tertiary Flora. — Ibid., vol. VIL
Wasliington 1878. XV. 366 p., LXV pl.
Lesq. Cret. and Tert. FL: — Lesquereux, Leo. Contribuiions to the Fossil
Flora of the Westertí Territories. Part III: The Cretaceons and Tertiary
Floras. — Ihld., vol. VIII. 1883. XII, 283 p., LIX pl.
Lesq. Pvemarks: — Lesquereux, Leo. Remarks on the Cretaceons and Ter-
tiary Flora of the Western Territories. American Naturalist, Febr.
1882, p. 102-108.
Lesq. Dakota-Fl.: — Lesquereux, Leo. The Flora of lite Dakola Group. A
posthumous Work by L. L., edited by F. H. Knowlton. — In: Monographs
of the U. S. Geol. Survey, J. W. Powell, Director. Vol. XVll. Washing-
ton 1891 (1892). 4°, 400 p"., LXVl pl.
Newby., 111. Cret. and Tert. Pl. : — Newberry, J. S. Illustrations of Crela-
ceous and Tertiary Plants of the Western Territories of the U. S.,
edited by L. Lesquereux.— In: F. V. Hayden, U. S. Geol. and Geogr. Sur-
vey of the Territories. Washington 1878. 4», XXVI pl.
Sap. et Mar. Rév. Fl. Heers. G.elinden. : — Saporta, G. de, et Mariox, A. F. Re-
visión de la Flore Heersienne de Gelinden. — Mém. couronnés etMéni. des
Sav. étr. de l'Acad. roy. de Belg. t. XLI. Bruxelles 1878. 4», 112 p., XIV pl.
Schimper, Pal. vég. : — Sohimper, W. P. Traite de Paléontologie végélale.
3 vols., avec atlas de CX pl.; París, 1869-1874.
L. F. Ward.:— Ward, Lester F. The Potomac Formal ion. —.\nnu:á Rep. U.
S. Geol. Survey, XV. 1893-94, bv J. W. Powell. — Washington 1895, p.
037-397, pl. II-IV.
EXAMEN MICROSCÓPICO
PIEZA CUTÁNEA DEL MAMÍFERO MISTERIOSO
DU I^A PATAGONIA(l)
vGRYPOTHEmUM DOMESTJCUMn
POR EL
Dr. Christfried Jacob
CON UNA LAMINA
Método. — Dos pequeñas piezas han sido decalcificadas en
una mezcla de licor de Mülleí- (i)icromato de potasio) y de ácido
nítrico (10%) en partes iguales. Después de tres días, fueron
puestas en alcohol absoluto, y, durante otros dos, en celloidina.
Los cortes han sido coloreados unos con picro- carmín y otros
con hematoxilina al alumbre. La dirección de los cortes ha
sido, en unos casos, tangencial, y, en otros, perpendiculai- á la
superficie libre.
El resultado da á conocer, en general, que se trata de tejido
cutáneo de un mamífero, con todos sus elementos componentes;
hay un resto de epidermis del estrato papilar en mínima parte
y en mayor proporción el corión.
El estrato superficial de un corte perpendicular muestra una
superficie irregular y desgarrada; se colorea difusa y fuerte-
mente con el carmín y con la hematoxilina. No se ven ele-
mentos celulares. El espesor varía alrededor de un milímetro.
Se trata de una capa de aspecto finamente granuloso, con al-
gunas fibras transversales, que provienen del estrato profundo;
éste tiene la misma constitución del corión; su espesor es de
ocho á nueve milímetros; su estructura es de un tejido conec-
tivo fibroso, cuyas láminas se entrecruzan en varias direccio-
nes. Estas fibras no se colorean con colorantes nucleares, pero
sí con ácido pícrico, tomando un color amarillo; por el contra-
rio, los intersticios se embeben con el carmín. De las otras
(') Véase «Revista del Museo de La Plata», tomo IX, pág. 409 á 473.
Tomo X 6
— G2 —
formaciones de la piel s(Mo se encuentran pelos; no hay restos
de glándulas sebáceas ni sudoríparas. Los pelos están implan-
tados, como siempre, en dirección oblicua y se les halla sólo
en los dos tercios externos del coidón; tienen un diámetro de
130 á 140 ¡X. No tienen canal central, pero se puede distinguir
una substancia cortical (de 40 ij.) y otra central; la cortical no
descama; es compacta, homogénea, y la central tiene muchas
fisuras muy finas llenas de aire. El pelo está lil)re dentro de
un conducto formado por las partes vecinas; una pequeña zona
de la pared del conducto, la parte más vecina de la cavidad, se
tiñe intensamente y de un modo difuso con el carmín. Proba-
blemente el espacio libre entre el pelo y la vaina está hecho á
expensas de las vainas medulares interna y externa, que se
han destruido.
En la parte más profunda del corte se encuentran enclava-
dos cuerpos osiformes, diseminados, del tamaño de un carozo
de dátil y otros más pequeños. Estos huesos están fuertemente
adherentes al tejido conjuntivo ambiente, siendo posible, algu-
nas veces, ver claramente cómo los haces conectivos penetran
en el tejido óseo, formando cuerpo con él. El tejido de estos
huesos se embebe fuertemente con el carmín. Cada uno de estos
cuerpos osiformes muestra dos zonas: una cortical y otra cen-
tral; la zona cortical no muestra hueso verdadero (de Havers),
sino láminas conectivas calcificadas, entrecruzadas en varias
direcciones, mientras que la zona central es de hueso verda-
dero, con conductos de Havers, provistos de su sistema lami-
noso, en el cual se ven las lagunas óseas regularmente distri-
buidas concéntricamente al sistema. Los conductos se ramifican
y forman un sistema de canales comunicantes. En ciertos sitios,
cerca del sistema de Havers, en intersticios entre la formación
laminosa, se ven islotes de secciones transversales que recuer-
dan vivamente los grupos de células cartilaginosas. No hay
motivo para sospechar que esta osificación sea de orden pato-
lógico, pues no hay indicios de infiltrados, tubérculos, etc.
La descripción hecha corresponde á la histología de las
piezas examinadas; determinar á qué clase de mamífero per-
tenece esta piel, será obra del zoólogo.
Dr. Christkried Jacob.
Rueños Aires, Septiembre de 1899.
Rev. del Museo de La Plata - ronm X.
Ch. JAKOB: Examen microscópico, etc.
s^-- ^^
*^
Fifí. I- f^'Orte iransvcrsíil de la piel conleniendu un cuerpo ositurinc (lo veces aunientíidüj .
» 2. Corte transversal de un pelo (70 veces aumentado).
» 3. Parle del centro de un cuerpo osiforme (3o veces aumentado).
TAI-I-HRES DHL ML'SlíO
ARTE Y VOCABULARIO
DE LA
LENGUA TACANA
MANUSCRITO DEL R. P. FR&Y NICOLÁS ARMENTIA
CON INTRODUCCIÓN, NOTAS Y APÉNDICES
Samuel A. Lafone Quevedo, M. A.
ENCARGADO DE LA SECCIÓN DF. ARl^UEOLOüí .\ Y LINGÜÍSTICA ARGENTINA
R. P. FRAY NICOLÁS ARMENTIA
del Colegio de San José de Propaganda Kidc de La Paz,
Visitador de la Orden Franciscana de Bolivia
LOS INDIOS TACANAS Y SU LENGUA
INTRODUCCIÓN
I
PRELIMINAR
El siguiente trobajo, primero de la serie que formará el
primer tomo de la sección boliviana, en la biblioteca lingüís-
tica de nuestro Museo, se funda en una serie de manuscritos
y apuntes originales del i'everendo P. Fray Nicolás Armentia,
misionero de la Orden Seráfica, actualmente residente en La
Paz. Los papeles fueron facilitados al señor M. V. Ballivian y
por él remitidos á este Museo para su publicación.
Los originales constan de un ^'ocabulario tacana -español
y de unos Apuntes gramaticales, aumentados más tarde con
Frases, Voces que faltaban y Catecismos, todo lo cual lia sido
materia de continuas correspondencias.
Ll material es todo del P. Armentia, quien no es responsa-
ble de la forma que se le ha dado; como quedan, empero, los
originales archivados en la Biblioteca del Museo, están dispo-
nibles para la consulta en cualquier tiempo. Para este cambio
de forma había autorización del autor y de su intermediario y
cualquier disidencia de opinión ó error de imprenta ó de inter-
pretación será observado en la fe de erratas; poi-que la distan-
cia, que media entre el autor y el editor, no permite otra cosa.
Para mayor facilidad del estudiante, se ha invertido el voca-
bulario, de suerte que el castellano -tacana no deberá buscarse
en el manuscrito original. También se han intercalado en uno
y otro todas las voces contenidas en los textos y cartas (que no
constaban en los vocabularios), y se han traducido las oraciones
Tomo X j
— m —
literalmente, para que de un solo golpe de vista se comprenda
lo que es este idioma en su sintaxis.
L-os Apuntes para un arte de esta lengua se reproducen
tales como están en el original, quedando las observaciones
del caso reservadas á los capítulos correspondientes de esta
Introducción. Algo se ha cambiado en el orden buscando la
claridad, y se han incorporado apuntes posteriormente remitidos
por el mismo P. Armentia, como ser: los nombres de las
parles del cuerpo, de los grados de parentesco, los adverbios
y voces interrogantes. Si llegan á tiempo, se incorporarán tam-
bién nuevos datos pedidos sobre pronombres, adjetivos y par-
tículas de régimen; pero si llegan tarde para poder ocupar su
propio lugar, se aprovecharán en alguna otra forma y, en último
caso, en un apéndice.
Las observaciones generales acerca de las analogías y di-
vergencias entre las lenguas Tacana, Cavineña, Mosetena, Yu-
racaré y Leca ó Leco, materia que se incluirá en este tomo,
tienen que quedar forzosamente para después; porque ellas
sólo se podrán api-eciar debidamente después de un estudio
detenido de los cinco grupos. Esto no obstante, puede adelan-
tarse la confirmación de que, el Tacana y el Cavineña son dos
idiomas íntimamente ligados entre sí; que hay que estudiar el
Mosetena y el Leco con los dos primeros siempi-e en la mano;
pero que el Yuracaré pertenece á un grupo enteramente distinto.
Séanos lícito agradecer al Reverendo Padre esta importan-
tísima contribución al estudio de las lenguas americanas y al
señor M. V. Ballivian el haberla facililado á nuestro Museo de
La Plata.
II
LA NACIÓN TACANA
Los siguientes datos acerca de los indios de nación Tacana,
son extractados de las noticias que de ellos nos da el sabio
francés Alcides d'Oi'bigny. Su exactitud se presupone, dadas las
prendas y oportunidades del autor y las recomendaciones que
de él hace el señor M. V. Ballivian, á ({uien el Museo debe la
remisión de los importantes manuscritos que se incorporan en
este tomo de la biblioteca lingüistica. Véase L'IIon/n/c Ainoicai»,
tomo 1, página 374 y siguientes.
Tnmua es el nombre que los mismos indios dan ii la lengua
(pío ellos hablan, y con justísima razón dice d'Orbigny que lo
— G7 —
j)i'elii-¡(j al otro do Ateiüanog, dado por los españoles ú los indios
de los Misiones de Aten, de Isiamas y de Carinas, designacio-
nes éstos que responden ó los lugares ocupados por ellos. El
nombre de Toromonas parece (¡ue se aplico á las tribus silves-
tres de esta misma nación.
Los Tacanas viven en las quebradas de la margen occidental
del río Beni, metidos en las ensenadas de los montes embos-
cados y húmedos que se extienden por las faldas orientales de
los Andes de Bolivia, desde los JS" hasta los 15" de latitud sur,
y entre los 70» y 71" de longitud al oeste de París. La región de
ellos foi'ma una faja que corre deN.N.O. á S.S.E., que, arran-
cando de los Andes hacia el oeste, llega hasta el río Beni al este.
La nación Tacana se subdivide en varias tribus, las unas
silvestres y las otras reducidas en Misiones. Las primeras, que
son las de los Toromonas, tienen sus tolderías en el centro de
las selvas; mientras que los segundas son las de las doctrinas
de los pueblos de Aten, Gavinas, Tumupasa é Isiamas.
Del otro lado del Beni, hacia el E. N. E., confinan con los
Maropas de los Reyes; al Sur, con los Mosetenes; al Norte, con
las naciones silvestres de Huacanahuns y Sariguas; al oeste,
con los Apolistas y Aymarás. La inmediación á estos últimos
explica el uso de algunos numerales, etc., aymarás en el voca-
bulario Tacana.
En 1839, según d'Orbigny, se contaban unos 5304 Tacanas
cristianos, distribuidos así:
En la Misión de Aten 2.03.3
En la Mi.sion de Isiamas 1 .028
En la Misión de Gavinas 1.000 \ 5.30i
En la Misión ile Tumupasa 1 . 170
En la Misión de San José 73
Tacanas silvestres, Toromonas 1 .000
Total 6.304
RASGOS FISIOLÓGICOS
Los Tacanas son algo más trigueños que los Mosetenes O
pero algo menos que los Apolistas y bastante menos que los
O D'Orbigny escribe: Mocelenes; Cardús: Mosetenes; he preferido esta
ortografía.
— 6S —
Aymarás, al grado que éstos los tienen por bluneus. 'l'aiito los
Tacanas como los Moselenes y los Yuracarés, casi todos son
de piel overa, porque tienen el rostro y cuerpo manchados con
unas pecas sobre fondo blanco de albino.
La talla de los Tacanas se aproxima ú la de los Yuracarés,
y, cuando menos, iguala á la de ios Mosetenes, Los hay que
alcanzan i'i 1 m. 70; pero, por lo general, son de menos que
1 m. 65.
En cuanto á las formas, en todo se parecen á los Mosetenes;
es decir, son tan vigorosos como los Yuracarés; pero si es
cierto que son anchos de espaldas y tienen el pecho bien des-
arrollado; su cuerpo, más bien ancho, no es tan esbelto como
el de aquéllos; con todo, son robustos y bien formados; sus
miembros gruesos y torneados; su andar suelto y agraciado.
Tanto los liombres como las mujeres se parecen en sus
facciones á los Mosetenes, aunque no son tan afeminados como
estos indios.
Su nariz es corta y aplastada {epaté). Su fisonomía regular,
alegre, refinada, sin que por eso sea demasiado agradable; sus
ojos son regulares, horizontales, vivos y expresivos y sus ca-
bellos negros y largos.
Así describe d'Orbigny á estos interesantes indígenas en su
noticia particular, páginas 374-8; pero ello no está del todo de
acuerdo con lo que dice al tratar de la rama Antisiana de la
raza ando -peruviana. Este autor incluye entre ¡sus Antisianos
á los Yuracarés, Mosetenes, Tacanas, Maropas y Apolistas, de
los que, según parece, los Tacanas, en número de 6304 equi-
valían á las dos quintas parles de toda esa población disemi-
nada sobre una gran extensión de territoi'io, desde Santa Cruz
de la Sierra hasta las faldas de la Cordillera.
Creo que el sabio francés se equivocó ni incluir sus Yura-
carés en una misma rama etnológica con los Mosetenes, Ta-
canas, Maropas, Apolistas, etc. El se hace cargo de hacer notar
que los Yuracarés son más altos de talle, mientras que entre
las otras naciones es característica la robustez (pp. 345 y 346).
Por otra parte, en sus facciones advierte diferencias radicales.
Entre los Yuracarés, la cara es ovalada, la nariz larga y á ve-
ces aguileña, como la de los Aymai'ás ó Quichuas, y como
podría agregar ya, la de los indios altos de la región argentino-
andina; mientras que los Mosetenes, Tacanas, Maropas, Apo-
listas, son cariredondos, afeminados, de nariz corta aplastada
{epaté) jamás aguileña (pp. 346 y 347).
Resulta pues que al decir del mismo d'Orljigny, los Yura-
— (;9 —
cnrés deberían incluirse en lu i'oza peruana, y ia.s demás na-
ciones enlre los Pampeanos. Veremos si este juicio se con-
firma con lo que nos enseñan los idiomas.
IV
LA LENGUA
Hace algunos aiios que conseguí un ejemplar de las Mi-
siunea FranciscaNcis del P. Cardús, facilitado poi- mi malogi'ado
amigo el ¡lustre doctor Lamas, y allí me convencí que los
idiomas Tacana y Gavineña pertenecían á una sola familia;
pero que el Yuracaré era lengua muy distinta. Ex. gr.
Ojni en Mosetena
Eari (') ). Tacana
^S"^ ) E>ia » Gavineña
Santa » Yuracaré
«Fuego» es Cuati en Tacana, pero Aima en Yuracaré.
«Yo» es Enia en Tacana; See en Yuracai'é.
«Tu» es 3Iitda en Tacana; Mee en Yuracaré.
La prenominacion del Yuracaré apunta en dii'eccion al Ay-
mará, la del Tacana más bien al Mosetena.
De lo dicho, pues, resulta que si hemos de aceptar con
d"Orbigny que hay una Rama Peruana y otra Antisiana como
subdivisiones de la gran familia, que él llama raza ando-pe-
ruana, los Yuracarés pertenecerían á la primera; y los Tacanas
con los Cavineñas y Mosetenas, etc., á la segunda. Yo, empero,
me inclino á creer que estas naciones más bien pertenezcan á
la gran familia pampeana, más ó menos mestizada. Una raza
en que d'Orbigny incluye ¡Mojos, Chiquitos y las naciones di-
chas Guaycurú, bien puede incluir también á los Tacanas y
sus congéneres.
En este trabajo, sólo me aventuro á esto: á clasificar el
idioma Tacana con el Gavineña; á indicar que pueden existir
analogías entre estos dos y el Moselen ; pei'o que todos tres,
están muy distantes del Yuracai'é.
D'Orbigny sin conocer bien las demás lenguas, y menos la
Tacana, trata de dura á ésta, concediéndoles suavidad y eufo-
(') Es decii', si los Mojos y Chiquitos deben incluirse también.
— 70 -
nía ij las otras (p. ;547) ; ni;is adelante (p. 370), llama él á la
lengua Tacana gutural y golpeada; pero confiesa que sólo re-
pite lo que le han contado.
Nada de esto se deja sentir en el trabajo del 1*. Armentia ;
prefiero creer que el idioma Tacana, como los demás, tenga
sus guturaciones y sus suavidades; y sonidos que no se pue-
den reproducir con nuestro alfabeto, cosa (|ue nos sucede aquí
mismo en Pilciao de Catamarca, con el castellano que se habla
vulgarmente: pues ha incorporado voces (|uicliuas y cacanas
con su legítima pronunciación y no hay como escribirlas sin
pedir alfabeto prestado al gallego ó al catalán.
V
USOS Y COSTUMBRES
Dice d'Orbigny que los Tacanas son tenaces (eulier), levan-
tiscos, altivos y poco alegres; pero que fácilmente se reducen
en las Misiones, lo que para mi indica (jue tienen abolengos
más civilizados que lo que ellos son. Los Tacanas silvestres
viven en las últimas faldas emboscadas de la sierra, y los redu-
cidos, en los valles y quebradas de la misma (pp. 376 y 377).
De todas estas naciones, dice el autor, que por inclinación son
cazadores y pescadores apasionados; pero agricultores, sólo por
necesidad; y que los Yuracarés son los más errantes de todos
(pp. 348 y 349). Aquí nuevamente advertimos una semejanza
como la que existe entre las tribus ó naciones silvestres dichas
Guaycurús, y las otras ([ue lo eran, y aún lo son, en menos
grado, como ser: los Vilelas, Chaná-Timbús, etc , del Chaco y
márgenes del Paraná.
Los Tacanas sólo trabajan para vivir y adornarse. Al hom-
bre corresponde proporcionarse la choza en que debe vivir con
su familia. Los reducidos visten ropa tejida por sus mujeres;
los alzados, se adornan con plumas ó se lo pasan desnudos.
Los reducidos andan en cabeza, visten un camisón de lana
con mangas cortas, que les cubre hasta las rodillas. Las mu-
jeres se arreglan algo mejor; usan pulseras y brazaletes, repi-
tiendo estos adoi-nos en las piernas, arriba y abajo de las rodi-
llas; también usan el camisón sin mangas y se adornan el
cuello con sartas de abalorios.
Tienen sus caciques para la guerra ó para cuando hacen
sus correrías (pp. 377 y 378).
De sus supersticiones nada nos cuenta.
— 71 —
VI
BIBLIOGRAFÍA
Los mejores datos que tenemos acerco de los indios Toca-
nos y los de su raza los encontramos en UHomme Amerieain, de
Alcides d'Orl)igny, y todos los párrafos anteriores no son más
que un resumen de la descripción que el sabio francés de ellos
nos ha dejado. No tuvo él la suerte de conocer la lengua de
estos indios; por consiguiente, careció de este dato para su
más acertada clasificación. Este vacío queda hoy llenado con
los vocabularios y regias gramaticales, materia de este trabajo,
que debemos á los desvelos de los PP. Gili y Armentia, y á
la amabilidad del señor M. V. Ballivian, de La Paz.
Imi su obra sobre las Misiones Franciscanas del Colegio
de Tarata (Bolivia), el P. Cardús trata ligeramente de estos
mismos indios y nos da una muestra del idioma hablado por
ellos que consla de cuarenta y ocho palabras y frases. Nos
cuenta que la lengua Tacana se habla en Tumupasa y en Isia-
mas, Misiones de La Paz, y nos da la noticia que existen en
dicha lengua dos catecismos impresos, uno en Tacana y Cas-
tellano, por el P.Antonio Gili; otro en Tacana solamente, com-
puesto por el P. José Comas (p. 307). El del P. Gili es el que se
reproduce aquí; pero la versión castellana no es la de la edi-
ción impresa: ella fué hecha en el Museo y sometida á la co-
rrección del mismo P. Armentia, maestro en la materia. Muchas
de los voces y frases del catecismo, que faltaban en el vocabu-
lario, se han intercalado en el mismo. El vocabulario, etc., del
P. Cardús, se reproducirá en uno de los apéndices (').
El doctor Daniel Brinton, en su obra The Atnerican Race, trata
de estos indios, pero se limito á compendiar las noticias de
d'Orbigny. Es lástima que no haya vivido hasta conocer los
dotos lingüísticos que aquí se sacan á luz; porque así, tal vez,
hubiese ayudado á precisar la colocación de esta rama en el
catálogo de las razas omericonas. Trae algunos noticias bi-
bliográficas de importancia.
Weddell, en su Voi/agc (íans le Nofcl de la BoUvie, 1850, algo
dice acerca de nuestros indios. En el capítulo XXVI, hablando
de la Misión de Guanay y de los indios Léeos, indirectamente
(') Ver Apéndice A.
72
menciona á los Tacanas de Ixiamas y de Tumupasa (p. 456),
como también de los Moselenes, Mocelenes ó Mozetenes. Lo
mejor de esta noticia es el corto vocabulario que se reproduce
En 1883, el señor E. Heath publicó unos vocabularios de
los dialectos Tacana y Maropa, en el Kansas City Rcvicw. Se lia
l)edido el trabajo, y, si se consigue, se incorporará en un apén-
dice (').
La ¡lublicacion del Roijal GeograpJtical Sociríi/, cori'espondiente
al año 1889, contiene noticias interesantes de algunos de estos
indios, dadas por el coronel Labre, que también serán materia
de un apéndice apai-le.
(') Esta y las tres siguientes noticias son sacadas de Briuton. Ver Tlie
América n U<irr, pp. 298 y 29!).
— 73 —
Adelung en su Mithridates (t. III, a. II, s. 577), citando á
de Laet, dice que los Gavinas construían casas de piedra.
Por último, en una Descripción de las Misiones de Apolohamba
(Lima 1771), se habla de los Léeos como habitantes de Aten.
El doctor Theodor Waitz, en su A)tiJ/ropologie der Naturvoclker,
tomo III, parte I, página 538, 1862, nombra á los indios Taca-
nas en la margen occidental del río Beni, pero sus noticias
son las de d'Orbigny.
Lo más moderno que poseemos es una noticia inédita del
P. Fray Nicolás Armentia, que dice así:
V Lengua Tacana. Este nombre Tacana parece derivarse de
algún capitán así llamado, j)ues consta que los primeros con-
quistadores y viajeros que entraron á la tierra de los Chanchos,
etcétera, daban al país el nombre del capitán que en él domi-
naba. Así lo han hecho Cabello de Balboa, Recio de León, etc.
De los Tacanas hablan ya Pedro Anzures de Camporedondo y
Alvarez Maldonado, y, según parece, ocupaban el territorio
comprendido entre los ríos Tuichi, Beni, Madre de Dios y los
últimos contrafuertes de la Cordillera.
«Hoy día existe en Tumupasa una parcialidad llamada Ta-
cana, compuesta de unas ciento veinte familias, y en Isiamas
otra compuesta poco más ó menos de igual número. Existen
además en Tumupasa las parcialidades llamadas Saparunas y
Marcanis, habiendo desaparecido las llamadas Pa.mainos (con
cuyo nombre fué conocido Tumupasa hacia 1710) y Chiliubos.
En Isiamas, además de los Tacanas, Marcanis y Saparunas,
existen los Babayanas, habiendo desaparecido otras parciali-
dades. Todas ellas han hablado siempre la lengua Tacana, lo
cual indica la comunidad de origen.
«Han hablado y hablan el Tacana, aunque con alguna va-
riación, como es consiguiente en lenguas no escritas, y entre
tribus que han interrumpido sus comunicaciones durante dos
siglos, los Araonas, Toromonas, Cavinas, Machuvis y otras
tribus que ocupan ambas márgenes del Madre de Dios, desde
el desemboque del Gewchiquia (?í?) hasta el del Tambopata. No
tiene esta lengua pronunciaciones difíciles para el extranjero.
Carece de la 1; en cambio tiene pronunciaciones como la d
nuestra; otra d que equivale á fh en inglés, y es la que marcamos
con una pequeña línea horizontal arriba, por ejemplo, d; otra
participa algún tanto de la r y la escribimos con un apóstrofo,
por ejemplo, cV ó bien d'd. De este modo, duda, dudu y d'ud^dtc
significan gotear, moler ó pidveri^ar y hermana mayor. La ch se
Tomo X 8
pronuncia de dos modos: primero como en castellano y segundo
como en francés; eeliua, que quiere decir cahexa, se pronuncia
como en castellano y chacha, que quiere decir flor, se pronun-
cia como en francés, y, en este caso, le ponemos un pequeño
signo encima, por ejemplo ch.
« En cuanto á la construcción gramatical, es esencialmente
caprichosa y no sujeta á reglas; por eso, en lugar de entrar
en explicaciones preferimos poner algunas frases que demues-
tren la verdad de nuestro aserto, y como puede también verse
en el catecismo, etc., que damos acjui ».
En seguida, en el manuscrito, están «Algunas frases en Ta-
cana», que se hallarán entre los textos: allí se distingue lo que
es del P. Gili de lo que es del P. Armentia.
En la obra publicada por el reverendo P. Fray José Cardús,
con el nombre de Las Misiones Franciscanas (pj). 292 y 293), se
hallan algunos datos interesantes, que fueron suministrados por
el mismo P.Nicolás Armentia, que se reproducen aquí, por ser
los Araonas y Toromonas, indios de la misma lengua que los
Tacanas.
« Los Araonas parece que son más numerosos que los Pa-
caguaras; y desde los 70" de longitud se extienden hacia el
Oeste, ocupando ambas márgenes del río Madre de Dios y parte
de los ríos Aquiris y Purus. Están divididos en fracciones más
ó menos numerosas, más ó menos relacionadas entre sí y más
ó menos feroces, unas que otras; los Gavinas y Machuis perte-
necen á la misma tribu.
« El P. Nicolás Armentia ha podido presentar ya al Gobierno
una lista de unos treinta capitanes Araonas (jefe cada cual de
un pequeño pueblo compuesto de quince á treinta familias),
deseosos todos de entrar en relaciones con los cristianos. Di-
cho Padre, hablando de ellos, dice: «Hablan el idioma Tacana
» con algunas variaciones bastante considerables, para que un
» Tacana no entienda una conversación seguida en Araona y
n vice versa. Los Araonas son despejados y no de tan mal tipo;
» hay muchos de nariz aguda y con bigote; andan enteramente
» desnudos.
» Siembran maíz, etc., como los Pacaguaras. Entre ellos, las
» mujeres son las que tocan la flauta y hacen algunos tejidos
» de algodón bastante regulares; lo extraño es que teniendo esa
» industria no se visten. La itoligamia no es general, y sólo los
» caciques ó capitanes tienen varias mujeres y habiendo yo pre-
» guntado al capitán Guari cuántas mujeres tenía, me contestó
» que tres; ¿y por qué tantas? le dije, y me contestó: Ec/iatj p/ifsu,
» que (luiere decir, como capitán.
— 75 —
» Son muy supersticiosos y temen muclio la brujería: por lo
» que llevan siempre consigo una tacuara con polvos de tabaco,
» coca y otras hierbas. Cuando se hallan con un extraño, á cada
» paso se ponen en la boca de ese polvo, y después de mascado,
» se escupen por todo el cuerpo (dicen que para preservarse de
)> ser embrujados), y lo mismo escupen con el mismo polvo al
» cielo cuando hay tempestad, y al río cuando olea fuerte. Creen
» en Dios que llaman Edutzi; lo adoran y le piden lo que necesi-
» tan, especialmente que no les haga mol, que no los mate, etc.
» Habiéndoles yo preguntado si aman á Dios, me contestaron
))que no, que lo temen más bien. Sin embargo, adoran la Chonta
«fina, que llaman Mahe y Tuniahc; adoran también otras sim-
» piezas, como piedras, etc. Tienen su Yanacona que anda des-
» nudo como los demás y sólo se distingue por un adorno que
» lleva en cada brazo, mientras que sus ayudantes lo llevan en
)i el derecho sólo y los demás en ninguno. El culto que dan á
» la divinidad consiste en bailes, cánticos y borracheras.»
(( Los Toromanas ocupan los llanos inmediatos ó la serranía
de Carabaya y comprendidos entre el río Beni y el Madre de
Dios, al sud y sudoeste de las tribus Araonas, con quienes
tienen frecuentes relaciones, y con poca diferencia hablan la
misma lengua. Se cree que son más numerosos que los Arao-
nas, y, dicen, que parecen más pacíficos».
De esta relación se desprende que la lengua Caviña ó Ca-
vineña representa á la de los Araonas, y fácilmente se distin-
guen las diferencias á que se refiere el P. Cardús, si la com-
naramos con la Tacana.
Para poner estos apuntes bibliográficos al día, reproduciré
aquí lo que escribe el P. Armen tia desde Oruro, y a pi'opósito
de este trabajo, con fecha 4 de Marzo del corriente año 1900.
(( Respecto de los datos que me pide sobre los Tacanas,
Araonas, sus creencias, estoy escribiendo la historia de Cau-
polican ó Misiones de Apolobamba, que es mi obra predilecta;
y que espero mandar al Museo de La Plata según convinimos
con el señor don Francisco P. Moreno; allí encontrará usted
cuanto me pide; sin embargo le diré, que por regla general,
los Tacanas son de ojos negros, nariz aplastada, frente pequeña,
boca más grande que pequeña, labios gruesos, especialmente
el inferior, tez cobriza, manos regulares, pies anchos con el
dedo mayor alejado de los demás, talla regular y á veces más
altos que lo regular, orejas más que regulares; respecta á la
— 76 —
inclinación de la cara, no sabré explicarme por no haber hecho
estudios sobre el particular.
« Entre los Araonas salvajes he visto muchos rubios; labio
delgado, nariz puntiaguda y algunos calvos y barbones; mien-
tras en general los Tacanas y muchos ó la mayor parte de los
Araonas, son de pelo negro y grueso. Por lo general los Tacanas
son más fornidos de cuerpo que los Araonas en todo; pero es-
pjecialmente en las piernas. Las manchas que tienen los lla-
mados overos, es una especie de sarna, que tienen medios de
comunicarse unos á otros y que por lo general es hereditaria.
« Respecto de su religión, ritos y creencias, me remito á mi
libro titulado: Navegación del Madre de Dios.
« Estoy de acuerdo con d'Orbigny en que los Tacanas tienen
más semejanza con los Mosetenes que con los Yuracarés. En
todo caso, me juzgo muy inferior á d'Orbigny en todo lo que
él ha visto personalmente; pero convengo con usted en que
hay notable diferencia entre el tipo Tacana y el Chiriguano. »
VII
APUNTES GRAMATICALES
a) FONOLOGÍA
Las siguientes conCusioaes se advierten en el ^^.)cabulario
A=Ha = J¡i
Aque i'i Haque — Haz tú
Adamati ii Jadamati — Abrigarse
Chajá 11 Cliaha — Hecho en vano
De estos ejemplos resultan dos cosas:
1" Que la A inicial puede aspirarse ó no.
2" (Jue In h y la j son sonidos casi iguales.
B = V
Bipa (j Vipa — Águila
Biduame ij Viduame — Avergonzar
B= P
Idabada ó Idapadada — Bulla
— / / —
Ch = S
Chita ñ Sita: Cañ.i dulce — Ver: cos(iuillas
Es muy común encontrar la s gruesa en el Interior. Su
signo debería ser la x catalana ó portuguesa, ó sea la ch fran-
cesa y sh inglesa.
D=T
Sjudeini i'i Teini — Ver: barbecho
D = N
Sajuda i'> Esajuna — Agrio
La anterior ecuación se explica; ésta encierra algún misterio,
tal vez igual á aquella oIim del francés: u = l; v. g. att por al, etc.
E = Je = Ja
Emitzua ó Jemitzua — Alzar
Enariati ii Jauariati — Acercarse
La E inicial en el Tacana, como en el Mocoví ('), es un
simple prefijo de eufonía ; sin embargo, parece que puede as-
pirarse y aun modificarse, según se ve en los ejemplos de arriba,
siempre que estos prefijos no sean parte orgánica de la raiz
temática, como en eeuauaC) (nosotros).
J =G; J = R
Muije ó Muige — Almendra
Naja ó Nara — Ahorcarse
La primera ecuación es natural; la segunda, tal vez res-
ponda á alguna guturacion de esas á que se refiere d'Orbigny.
0 = U
Toapi 11 Tuapi — Enderezar
V = B — Ver: B=V
V = U
Savasava ii Esaua — Crudo
Hasta aquí, sólo se ha tratado de confusiones de sonidos en
la propia lengua tacana; pero conviene que se parangonen al-
gunas de las voces de este dialecto con otras del cavineña.
O V. g.: ecinco =b (cinco).
(-) No así en ecuana (ellos).
— 78 —
para que se comprenda el inlercamijio fonético que puede es-
perarse en los dos idiomas, con ser que acusan un origen co-
mún. La forma intermedia es supuesta, pero puede resultai-
existente en alguno de los otros dialectos nombrados de este
grupo de lenguas :
Como se verá en esta serie, algunas de las variantes res-
ponden á degeneración fonética; otras, á sustitución de unas
pai-tículas gramaticales por otras de igual valor lé.xico.
En cuanto á la ts (1), sabemos que es un sonido especial, y
que por lo tanto puede reaparecer como fuerte guturacion, como
ser .;, en otro dialecto.
La d = g ó _/ (2), se explica si nos acordamos de esa dh ca-
racterística de este alfabeto.
La s = h = )i (en humo) (3) es muy común en estas lenguas:
y la ch=¡) (4) ]iuede resultar de una // pronunciada como en
Santiago; wg.ashpa por aJlpa: tierra.
El qu¡ = cui es una variante curiosa (5).
— 79 —
La d = T se explica por el sonido especial (Vd de que liabla
el P. Armentia (7).
En ihe = rie: este (9). Parece que tenemos aumento de un
prefijo pronominal r.
La j = c (U) es bastante constante.
El pa = caca (12) responde á sustitución, y lo mismo puede
decirse del na = da (18).
l'^l (19) es un bonito ejemplo de la ecuación s=j, y del so-
nido dudoso d'd, que puede ser r y puede no sonar también.
Esta comparación pudo hacerse más extensa, pero hay que
estudiar el Vocabulario cavineña de una manera especial, y
ello se comprenderá cuando diga yo que allí se encontrará la
voz «fámulo», pero no lengua, y por este orden. Lo primero
que hay que hacer es invertir el vocabulario para conocer las
raices origen de los romances metafísicos con que muchos de
los temas van explicados, y que, por cierto, serían y tienen
que ser cariare para aquellos pobres indios. El autor del tra-
bajo debió tener un profundo conocimiento de la lengua de los
Cavineños, pero por lo mismo se impone un trabajo también
profundo; está visto que el concepto lo pensó en Cavineña y
recien lo ideó en Romance.
b) PRONOMINACION
El P. Armentia, con mucha razón, empieza con la pronomi-
nacion; la verdadera clave de las lenguas americanas.
El pai'adigma de los pronombres es curiosísimo, y de en-
trada se nos presenta una duda: ¿La e inicial de cama ó ema
es orgánica de la raiz ó simple recurso eufónico? Aquí está el
problema. Ahora vemos que:
Eama — Yo; Etsea — Nosotros dos (rlual)
Ecuana — Nosotros (en plural)
En estas combinaciones podemos eliminar: ama ó ma, etsea {^)
y diana, lo que dejaría el residuo e, verdadero índice prono-
minal de primera persona. Me confirmo en esta hipótesis al
ver que el tema de posesivo qui-cma (mió), conserva su e, de-
biendo más bien haberla perdido al entrar en combinación, si
sólo hubiese respondido á un recurso de eufonía.
He tenido ocasión de observar, más de una vez, que las
reglas gi'amaticales que son buenas para los pronombres, no lo
(') Etsea = E-elsea.
— 80 —
son para lo demás del Vocabulario, ó vice- versa, y esto mismo
sucede aquí. Ex. gr.: el subfijo general de genitivo ó posesivo
es sa, como de epuna: mujer; puna-sa: de la mujer; mientras
f[ue eama (yo) hace quiema: de mí ó mió; miada ó mida (tú)
hace miqne: de tí ó tuyo, etc. l'^s decir, que hay una paiiícula
q\ti ó que (de) que tan puede ser prefijo como sul)fijo, tratán-
dose de pronombres, así:
De Erna, qui-ema — Mió
n Mida, mique — Tuj'O
Otra observación se impone aquí; ese subhjo da en mida (tu)
que reaparece en yidu (aquel).
Veamos si alguna explicación se puede sacar del dialecto
cavineña:
CAVINENA
1. Yo — Eama, ema 1. Yo — Era, yequia
2. Tu — Miada, mida 2. Tu — Mira, miquia
.3. Aquel — Ichu, yida 3. Aquel — Yumera, yumequo
La confusión de la d con la r, se conoce en el iMocoví y
demás lenguas del Chaco, también en el Araucano; desde luego
comprendemos como el suhtijo cavineña ra corresponde al da
del tacana.
No es sólo esto lo que sacamos de la comparación de los
dos dialectos. El Cavineña, como el más lógico en su para-
digma, nos enseña que las radicales de sus pronombres en el
singular son: Primera ye (yo); segunda mi (tu); tercera yume
(aquel).
Tamljién nos hace ver que el da ó ra es una partícula de-
mostrativa y constante, tanto en singular como en plural:
TACANA CAVINEÑA
Pl. 1. Nosotros — Ecuana Pl. 1. Ecuanara, ecuana
2. Vosotros — Micuana 2. Micuanara, micuana
3. Aquellos — Ichucuana 3. Yumacuanara, yumacuana
Ver Tuneseda: ile ellos Tunara
Es sensible que en el Cavineña nada se diga del dual c|ue
tanto llama la atención en el Tacana, y que es como sigue:
Nosotros dos — Etsea
Vosotros dos — Metseda
En ctsea parece que ha desaparecido la (/ del da: pero en
metseda lo tenemos comiíleto.
— 81 —
Este dual, sin duda, corresponde á ese plural que incluye ai
que oye, tan general en América y la Oceanía: Xosofros, tií y
¡jo, que se distinguen de Xosotros pero ito iú. Sobi'e este punto
quisiéramos oir al P. Armentia (').
c) POSESIVACION
CAVINENA
1. Mío
2. Tuyo
3. Suyo
Pl. 1. Nuestro
2. Vuestro
3. Suyo
Dual 1. Nuestro
2. Vuestro
Quiema
Mique (-')
Ichusa, tuneseda
Ecuanasa
Micuanasa
Ichucuanasa, tuneseda
Etseasa
Metsetseda
1. Equiquia, ecue
2. Miquiquie
3. Tujaquie
1 . Ecuanaquiquie
■2. Micuanaquiquie
o. Yunucuanajiquie
Falta en el manuscrito.
En el Cavineña campea francamente ese qui (de) que como
subfíjo hace posesivo. Qui que parece se vuelve ji en ¡jnim-
cuanajiquie, y que por consiguiente nos pone sobre el rastro
de un ca=ja = sa (de) con que se forman los posesivos en el
Tacana.
De que esto pueda ser así, lo advertimos un poco más arriba
en tujaquie (suyo, de él).
La ecuación j = s es muy común en nuestra América. Véase
mi «Mocovi», Fonología.
d) RÉGIMEN POR AFIJOS Ó SEA DECLINACIÓN
Yo no estoy por que se dé los nombres de la declinación
latina á los temas indios que encierran un caso régimen con
la partícula ó afijo que las rige; pero, en el Tacana, están de-
signados así por el autor y lo he respetado; en el Cavineña, se
da las equivalencias sin llamarlas declinación.
(') Con fecha 4 de Marzo de 1900, escribe el reverendo Padre que, aunque
existe la distinción de arriba, los indios confunden las dos formas. Ex. gr.:
ecuanasa tata, del Padre nuestro; etsera cuara, de la Salve.
(-) A veces parece que el mique dice tú.
— 82 —
En Tacana las partículas estas son :
Qui (prefijo) — De (posesivo)
Puji (subfljo) — A ó para nú (dativo)
Neje (subfijo) — Con
Su (subfljo) — En y al
Estas partículas en el plural se subfijan á la terminación
de plural : enana.
En Cavineña la partícula qiii se subfija en todos los casos,
y sirve para significar nuestra á también. \ín ecueisii (para mí),
entra ese su que, como subfijo en Tacana, dice lo que nuestras
preposiciones á, cu, de. Probablemente la partícula qui también
tiene todos estos significados, en lo c|ue se parece á la misma
partícula en los idiomas guaycurús.
Los pronombres, tanto en Tacana como en Cavineña, for-
man sus plurales con el agregado de la terminación cuerna,
que parece ser una combinación del cuna el Quichua y naca
en Aymará. Las partículas regidoras se posponen á este cuerna,
y así: ecuana (nosotros), hace ecuanasa (de nosotros), etc.
En cuanto al Moseten, se ve que el ye (yo) y mi (tu) son
idénticos á las raices correspondientes del Tacana y Cavineña;
pero así, a primera vista, no se puede decir que en lo demás
de sus vocablos se produzca la misma analogía.
Los pronombres personales de tercera persona, en la parte
que es del P. Armentia, se han complementado con lo que se
halla en las frases y en las cartas que se han cruzado con el
reverendo autor durante la preparación de este trabajo.
Muy curiosas son las raices que se destacan en estos de-
mostrativos; ellas son: tu, cía, mu, ihe, ji.
En Cavineña entra también una r, que está representada
por la h en ihe, ó por la j en ji. Sin perjuicio de esa d = r que
se nota entre los dos dialectos, como por ejemplo en fuecla
(Tacana) = íí«r< (Cavineña): el, ella, ello.
e) ADJETIVOS
El adjetivo sigue al nombre en la frase; ex. gr.:
Jana saida miada ema etia — ¡\Ie han de dar buena comida
Literalmente: _ Comida buena tú me das
— 83 —
La comparación se hace más ó menos como en todos estos
idiomas, con un giro que á nosotros nos parece un circunlo-
quio, pero que se explica perfectamente. Para decir que Pedro
es mejor que Juan, se expresan así :
Pedro mu Juan salda biasu — Pedro el Juan bueno encima (más)
Ahora si se trata de hacer entender que Pedro supera á
los demás en bondad, la idea se expresará así :
Ihe mu salda quita — Este el bueno en verdad {ó completo)
El P. Armentia, en su carta del -4 de Marzo de este año de
1900, no dice más al respecto, porque bastan los dos ejemplos
para dar á conocer el giro que se emplea en estos casos.
f) CONJUGACIÓN
Ante todo hay que hacer notar que el [)rimer verbo que se
conjuga en el manucristo del P. Armentia es ecmi: haber ó
tener. El caso es este: emú es, en realidad, hay; pero con el
pronombre en posesivo se produce el esí mihi, etc., del latin.
El ¡laber ó tcugo en este caso es un romance, mientras que el
tal verbo como está dice: de mí hay, de tí hay, etc. Si pasamos
al verbo hacer, veremos que allí los pronombres están en el
caso del sujeto.
Siguiendo el estudio comparado, (¡ue es el objeto principal
de esta Introducción, pasaremos ahora á parangonar el verbo
hacer en los dos dialectos:
Eama ehanla
Mlcuaneda ehanla
Ichucuana ehatanl
Qulema ahina
Haltla 11 hataida
Eama hana
Eati ó paltl
Haque
Pahata cuana
Pahata
Pahata cuana
Acuave ema
Aha
Aha — Hiicei-
Hago
Hacéis
Hacen
Hacia
Hice
He hecho
Han hecho
He de hacer, haré
Haz tú
Que hagan
Que haga él, que haga j'O
Que hagan ellos
Yo hiciera
Hacer
Haciendo
Haber hecho
CAVINENA
Iqulaya
Mlcuanaya
Yumacuanaque
Yequlejua
Uchlne
Ucuare
Yumacuauchlne
Iquia abuqula
Acue
Yumacuanaquea
Pahalqula
Pahaecana
Iquia abatsu
Aha
Ahatsu
Anajo
— 84
Erna eani
Aniana (habla)
Aniña (hube ó tuvo)
Anida (hube n tuve)
Eani jea
Anique
Pa ani
Anicuas» {x/}
Anicua epumanes« (sv)
Etni 'I Ania — Estar
— Estoy
— Estaba
— He estado
— Estuve
— Estaré
— Estáte
— Que esté
— Estuviera
— Hubiese estailo
Ania
Aniana
Aniña
Anichine
Anibuque
Anicue
Pa ani
Eaniu
Anicuenauju ara
Como se ve aquí se ha hecho uso tanto del verbo estar como
del otro haber, porque se confunden los dos. La base de la con-
jugación es la misma en los dos dialectos; pero hay diferencia
en las partículas flexionales.
Lo principal que se advierte en la flexión verbal del idioma
Tacana es lo siguiente:
1" Que el tema verbal casi no sufre alteración en razón de
persona y sólo sí en razón de tiempo ó condición. La excep-
ción que se hace notar es el infijo t ó ta en las terceras per-
sonas de algunos de los tiempos.
2° El pronombre del sujeto parece que se expresa las más
de las veces, y que, por lo general, precede al verbo.
3» Que para expresar tiempo pasado se subtija ana para el
imperfecto, ina para el pasado inmediato, ida para el pasado
remoto, iti para el futuro, cttasti y cua puinasic para los condi-
cionales, que para el imperativo, // ó jiji para el participio de
pasivo. Un pa inicial hace imperativo de tercera persona, etc.
Ir más allá con la conjugación sería exponerse á errar. Esos
tiempos con todas las finezas del verbo castellano no son para
lenguas de indios, y corresponden al romance del doctrinero
más bien que al genio del idioma del indígena. Para formular
un paradigma exacto, necesitamos conocer la traducción literal
de toda la flexión verbal que se reproduce del manuscrito, y
el que quiera prescindir de este requisito, puede utilizar á su
modo lo que el P.Armentia ha incluido en sus datos gramati-
cales.
Posible es que antes que se publi(|ue este trabajo se consiga
el Catecismo Tacana de que habla el P.Cardús, y entonces se
podrá realizar el valor gramatical de las varias foi-mas sintác-
ticas.
En muchos 'de los verbos se nota regularidad, pei'o en otros
no sucede así. Por ejemplo:
— «o —
Eatna duse - ina — Yo traía
Eama epusiu mane — Yo venía
Cuinaibana — Llegaba
La terminocion ani. en los temas verbales equivale al ro-
mance, está con un participio en ando ó oulo: v. g.: Eiiidn cua-
detiani, está asustándolo.
g) TRANSICIONES
Esta, la más eni-edada de todos los complicaciones flexio-
nales, parece sencilla en el Tacana, no obstante que está tan
cerca del Aymará, que casi supera ó todas las lenguas en lo
dificultad de los temas verbales que incluyen el sujeto y su ré-
gimen pronominal. Bastará con dar uno ó dos ejemplos:
Eibunebatani ema — Me ama (él me está queriendo)
Ibuneda quiema — Lo amo (es amado mió)
Ema jea tatacua ecuana — A mi me clavarán (ellos)
Esta última frase es curiosa, porque la idea del futuro, ó
tal vez del imperativo futuro, se contiene en el jea (será). La
frase como está dice: «Me será clavar ellos».
El subfijo cua en tntaena parece ser el mismo que reaparece
en anicuasn (hubiera ó tuvier-a); en anicua pidiiasu (hubiese ha-
bido ó tenido) y en saida jea imcua (sería bueno). Según parece
es afijo de condicional.
En el verbo ba ó echania (mirar), se hallará la mejor serie
de estas transiciones; sin embargo, habrá que fijarse que los
romances de los ejemplos no siempre representan el sentido
literal de la frase, v. g.: Eama ebania (yo lo miro).
Seguramente falta un mu (lo) entre eama y ebania. Así como
está, la frase diría: «Yo estoy mirando».
h) PARTÍCULAS VERBALES
A - Ver : Ti. Ni
Partícula final que hace tema verbal, como de
Esuru — ¡Maduro
Esuru-a-ni — Estoy madurando
Eradaui — Montón
Eradaicha-ni-a — Estoy amontonando
Idí — Ver: Ni
— 86 —
Be
Partícula inicial de negación imperativa, ex. gr.:
Be mu echamaji — No (lo) miren
Be chamaji — No miren
Gua n Cuasu
Subfijos de tiempo condicional, que corresponden á nuestro
s¿ con subjuntivo, ex. gr.:
Anicuasu — Si estuviera
Ani-ta- cuasu — Si (ellos) estuvieran
Las dos sílabas son separables y pueden distribuirse así:
Ani-ta-cua epumanesu — Si hubiesen estado
Ba ó Bha
Estas partículas son dos: la una, con d sencilla es de fu-
turo; la otra con d (dh), es de tiempo pasado; ex. gr.:
Ay mave da ema — Yo no he de estar aqui
Ecuinata da — Está por llegar
Puti — Voy; Putidha — Se fué (veraoto)
Parece que el subtijc) de pasado es ¡da y no da; ex. gr.:
Fue — Venir; Pueidha — Vino
E
Prefijo tanto de verbo como de nombre y que, á lo que se
ve, es simplemente eufónico, sin perjuicio de que tal vez tenga
cierto valor pronominal; ex.gr.:
Cuina — Salir; Ecuinanani — Estfi saliendo
En la flexión dada de cuina entre los verbos, se ve que
indistintamente se usan las formas radicales cuina y eouina; y
así de los demás verljos.
Etse (Nosotros; dual)
Partícula que figura en esta frase:
Echama puji etse pueitia — A mirar hemos venido (los dos, tu y yo)
— 87 —
Go — Yer: To
Partícula final de futuro; ex.gr.:
Cuina — Llegar; Ecuinago — Va á llegar
Ibana — Ver : Na
Ida. (ídha) — Ver: Ba,
Subfijo de tiempo remoto; ex. g.:
Puti — Voy; Futida (Putidha) — Se fué
Ina
Terminación que corresponde á la nuestra ia en hacia, etc.,
por ejemplo :
Mudumudu — Trabajar; Emudumuduina — Yo trabajaba
Iti
Terminación que hace una forma de futuro:
Pue — Venir; Epueiti — Ha de venir (ó mejor, vendn'i)
Itia
Terminación de tiempo pasado; ex. gr.:
Pue — Venir; Pueitia — Ha venido
Ja
Partícula final que da el sentido de tener gana; ex.gr.:
Chamaja — Quiere mirar
Chamataja — Quiere que se le mire
Puja mave ema — No tengo ganas de hacer
Aja mave ema — No quiero hacer
Jea— Ver: Glia
Partícula que hace futuro en las frases; ex. gr.:
Eani jeá dapia — Estará alli
Saipiave jea pucua — Seria bueno
En combinación con el subfijo ¡jo, parece que hace un con-
dicional de futuro; ex.gr.:
Mave jea pue-yo — No habrá venido
— 88 —
Ji ó Jiji — Yer: Ti
Terminación iiai-tiL-ipial de pasivo, que corresponde á las
nuestras en ado 6 ¿do: ex.gr.:
Ajiji (hecho); de Aha — Hacei
Pa puejisu biame — Aunque haya venido
Eama mu chamajiji — Yo (lo) he mirado
A veces parece como si el ji fuese simple subfijo verbal,
como en jeijatiji (obedecer).
Mave
Partícula de negación general que puede colocarse de dife-
rentes modos; ex. gr.:
Chamataji mave — No se puede mirar
Hacer por medio de otro; mandar hacer; v. g.:
Ha — Hacer
Ehame — Mandar hacer (')
JVa ó IbHüit>
Terminaciones de pasado; ex. gr.:
Tuneda puetana — Ellos vinieron
Cuinaibana — ¡alegaba
m ú Ani
Afijo que hace tema presente de actualidad y corresponde á
nuestros romances de estar, con un participio en ando ó oído:
ex. gr.:
Echamatitani — Ellos se están mirando; del verbo Chama — Mirar
Editatiani — Se están reuniendo; del verbo Dita — .Juntar
Nije
Subfijo de nombre que también sirve para los verbos; co-
rresponde á nuestra preposición jwr: ex. gr.:
Erna echamanije — Por haberme mirado
(') Carta del P. Armentia del 4 de Marzo de 1900.
-so-
pa
Partícula inicial de verbo que equivale á nuestra conjunción
que: ex. gr.:
Pa ani — Que esté; Pa anita — Que estén
Partícula pospositiva usada con nombres y verbos que equi-
vale á nuestro para-, ex. gr.:
Erna echama puji — Para mirarme
que
Terminación de imperativo; ex.gr.:
Anique — Estáte ; <le Ani — Estar
Chama eni que — Míralo bien
Aquí se ve que es separable.
Su
Subíijo que con nombres equivale á en, etc., y con verbos á
sí, en, cuando ú otras partículas que indiquen condición; ex. gr.:
Chamaputsu — Acabando de mirar (en)
Chamape putsu — Si yo fuera á mirar
Mi ecliamasu — Cuanilo mires
Ta
Afijo de tercera persona en los temas verbales; puede ser
final ó medial; ex. gr.:
Eanita — Ellos están; de Eani — Estar
Ehatani — El hace; de Ehani — Hacer (mejor diclio: estar tiaciendo)
Ti
Terminación de muchos temas verbales, como en jauaiduti:
mecerse; jauaneti: casarse el homhve ; javeti: casarse la mujer.
Hay un lema muy curioso; jeijatiji (obedecer) que parece
debería analizarse asi: jei creer; ja querer; ti partícula verbal;
ji id. id.
Así se comprende perfectamente la formación de este tema
complejo que dice obedecer, del otro simple que solo dice creer.
Tomn X 9
— 90 —
En Mocoví, Abipon, etc., este ti parece que se usa del mismo
modo, como simple refuerzo verbal. Ver «Mocoví» (^).
Un ejemplo muy bueno es este:
Echamatitani — Ellos se están miriindo
Chama — Mirar
E, pi-efijo eufónico. Ta, infijo de tercera persona. iV/, subfijo
de actualidad. Resulta, pues, que al ti corresponde aquí el cas-
tellano se. La frase Tumeda ema echamatani (ellos me están mi-
rando) hace destacar este valor reflexivo de la partícula ti; pero
habrá que estudiarla en más ejemplos.
Yo ó Tu
Partícula final ó medial de futuro, imperativo 6 condicio-
nal ; ex. gr.:
Mave jea pue-yo — No habrá venido
Pueque n Pueyoque — Vpn
Cuajasu ehu pa cuinayo — Ojalá que llegue
i) CONCLUSIÓN
Con estas pocas palabras procederemos á reproducir todo
lo que contienen los manuscritos del P. Armentia, reservando
algo más que haya de decirse para cuando se pase á los idio-
mas Cavineña, Moseteno, etc.
O En griego usan el infijo t del mismo modo y parece que encierra
cierta idea de actualidad; asi lypto: pego, hace elypon: pegué.
Museo de La Plata, Marzo 31 do 1000.
Los manuscritos del P. Fr. Nicolás Armentia
I
FONOLOGÍA
Gb
La letra ch tiene dos sonidos ó modos de pronunciarse. El
uno es como en castellano; como, por ejemplo, en la palabra
chama: mirar. K\ otro es como en francés; como, por ejemplo,
en la palabra chacha: flor, y en chanapa: conocer, etc.; y enton-
ces le ponemos un pequeño signo encima.
B
La letra d tiene tres pronunciaciones: la una, como en cas-
tellano; como, por ejemplo, en la palabra dajada: taimado; da-
jajá: caer, etc.
La otra es como la th inglesa, y entonces le ponemos una
pequeña línea horizontal encima; como, por ejemplo, en las
palabras dama: tapar, cubrir; elida: noche; datna: hermana
mayor.
La tercera es un intermedio entre la d y la r suave; como
en las palabras d\id'du: hermana mayor; d\id'dud'dn: capi-
guara, etc.; y entonces, al principio de dicción, escribimos con
una D' mayúscula, ó cV minúscula (') y, en medio de dicción,
con doble d\l, poniendo siempre encima una vírgula.
Esta letra, los Araonas la han reducido á una simple I, pro-
nunciando, por ejemplo, ttilulu: capiguara.
F
Los Tacanas no usan la /', mientras que, entre los Araonas,
las mujeres la pronuncian siempre en lugar de la s, como, por
{') Es decir: D ó d con apóstrofo.
— 92 —
ejemplo, los Tacanas dicen Madidi: enlre los Araonas, los
hombres dicen Masisi; y las mujeres, MafifiC).
Tampoco usan la /, sino en dos palabras, y éstas (|ue son
Liviri: liuida, y Limajaja: sidra. No son verdaderamente ta-
canas.
Tampoco tienen ñ.
Ñ
R
La r es siempre suave, tanto en el principio como en el
medio de la dicción y jamás la usan fuerte ó doble.
No usan la x. Kn cambio tienen una pi-onunciacion especial
r|ue hemos escrito con is y que sólo puede aprenderse de viva
voz.
11
PRONOMBRES PERSONALES
SINGULAR
Yo — Eama ii Erna.
Tú — Miada i) Mida.
Aquel ú él — Ichu, Ichua ii Yida.
(Dual) Nos dos — Etsea.
Nosotros— Ecuana(-).
Vosotros — Micuana.
Aquellos — Ichucuana.
OTROS PRONOMBRES DE TERCERA
SINGULAR
Él, ella, ello — Tueda.
El mismo; él no más —
Él, etc. — Tuaveda.
Él, etc. — Tu.
Él, etc. — Mu.
Tuedave.
Este, esta, esto — Ihe.
Ese, etc. — Jida.
PLURAL
Ellcs, ellas — Tuneda.
Ellos — Tuna.
O Madidi: hormiga.
(-) X veces, Ecuana dice: Ellos. — Ed.
— 93
III
PRONOMBRES POSESIVOS
SINGULAR
Mío — Quiema.
Tuyo — Mique (').
Suyo — Ichusa.
De él — Tuneseda (■
Tusa, Mesa.
PLURAL
(Dual) Mío y tuyo — Etseasa.
Nuestro — Ecuanasa.
Vuestro (^) — Micuanasa.
Suyo, de ellos — Ichucuanasa,
Tuneseda,
IV
DECLINACIONES
SINGULAR
Nom . Yo — Eama.
Crcnit. De mí — Quiema.
Dal. A ó para nií — Emapuji.
Acus. A mí — Erna.
Ablal. Conuiigo, etc. Erna neje.
Nom. Nosotros — Ecuana.
Genil. De nosotros — Ecuanasa.
Dal. A ó para id. — Ecuanasapuji.
Acus. A nosotros — Ecuana.
Ablal. Con nosotros — Ecuananeje.
DUAL
Nom. Nosotros dos — Etsea.
Genil. De nosotros dos — Etseasa.
Dal. A (I para nosotros dos — Etseapuji.
Acus. A nosotros dos — Etsea.
Ablal. Con nosotros dos — Etsea neje.
Epuna — ha. Mujer
SINCiULAR
Nom. — Epuna.
Genil. — Epunasa.
Dal. — Epunapuji.
Acus. — Epuna.
Ablal. — Epuna neje.
Nom. — Epunacuana.
Genil. — Epunacuanasa.
Dal. — Epunacuanapuji.
Acus. — Epunacuana.
Ablal. — Epuna cuana neje.
(') A veces Mique dice: Tu. — Ed.
{-) Parece forma de plural.
(^) Dual: Melselsa.
— 94
V
PRONOMBRES INTERROGATIVOS
¿CiimI? — Quebata?
¿Cuánto? — Quejucua?
¿Cuántos? — Quejucuani?
¿Cuántos sois? — Jucuadani?
¿Qué? — Ayni?
¿Qus cosa? — Ay. Ayni?
¿Con qué? — Ayneje?
¿Para qué? — Aypuji?
¿Quién? — Aydenida?
¿Quién? — Aydeni?
¿De quién? — Aydenisa?
¿Con quién? — Aydenineje?
¿Para quién? — Aydenisapuji?
¿Quien? — Aya?
VI
PRONOMBRES INDETERMINADOS
Cualquiera — Ayde papubiame. | Muchos — Jucuada
VII
ADJETIVOS
Los adjetivos no tienen grados de comparación; v. g.:
Este es el mejor — Ihe mu salda quita
que traducido literalmente, dice: «Este Ijueno en realidad.»
Pedro es mejor que Juan — Pedro mu Juan saida biasu
lo que traducido literalmente significa: «Pedro que Juan jjucno
máS; ó, por encima.» (')
VIII
1. Uno — Pea, Peada.
NUMERALES
I 2. Dos — Beta.
De tres adelante inclusive son del Aymará.
3. Tres — Quimicha. | 4. Cuatro — Puchi.
5. Cinco — Pichica.
(') Datos contenidos en carta tediada en Orurd el 'i de Marzo de 1900.
95
IX
LOS VERBOS
Verbos auxiliares Haber y Tener
PRESENTE DE INDICATIVO
Yo tengo, etc.
Sing. 1. Quiema i
2. Miqueda e-Ani.
8. Ichusa )
Dnril. 1. Etseda e-Ani.
Pl. 1. Ecuaneseda 1
2. Micuaneseda > e-Ani.
3. Ichucuanasa |
Yo liabía ó tenía, etc.
Sing. 1. Quiema 1 Ani-ana.
2. Miqueda) i'i
3. Ichusa 1 Ania-na.
Dual. 1. Etsetseda Ani-ana.
Pl. 1. Ecuaneseda 1 Ani-ana.
2. Micuanasa i'i
3. Ichucuanasa ) Ania-na.
Yo tenia ayer, etc.
Sing. 1. Quiema I
2. Miqueda ' Ania-puicha.
etc., etc. )
PERFECTO PRÓXIMO
Tuve, etc.
Sing. I. Quiema j
2. Miqueda Ani-na.
3. Ichusa \
Dual 1. Etseasa Ani-na.
Pl. 1. Ecuanasa 1
2. Micuanasa '■ Ani-na.
3. Ichucuanasa )
PRETÉRITO REMOTO
Tuve, Ilube, etc.
Sing. 1 . Quiema
2. Miqueda
3. Ichusa Ani-taida.
D((al 1. Etseasa Ani-da.
Ani-da.
Ani-da.
Pl. 1. Ecuaneseda \
2. Micuaneseda \
3. Ichucuanasa Ani-taida.
Había liabido ó tenido, etc.
Sing. 1. Quiema 1
2. Miqueda tuque e-Ani.
3. Ichusa !
Dual 1. Etsetseda tuque e-Ani.
Pl. 1. Ecuaneseda /
2. Micuaneseda tuque e-Ani.
3. Ichucuanasa 1
FUTURO
Tendré ('> lie de tener, etc.
Sing. 1. Quiema 1
2. Miqueda '■ e-Ani-ti.
3. Ichusa 1
Dual 1. Etseseiseda e-Ani-ti.
Pl. 1. Ecuaneseda
2. Micuaneseda \
3. Ichucuanasa e-Ani-taiti.
e-Ani-ti.
CONDICIONAL
Hubiera ó tuviera, etc.
Sing. 1. Quiema i
2. Miqueda Ani-cuasu.
3. Ichusa \
Dual 1. Etsetseda Ani-cuasu.
Pl. 1. Ecuaneseda i
2. Micuaneseda Ani-cuasu.
3. Ichucuanasa )
Hubiese habido ó tenido, etc.
Sing. 1. Quiema ) . .
r. »»• j ' Ani-cua puinasu.
2. Miqueda \ '^
3. Ichusa Ani-tacua puinasu.
Dual 1. Etsetseda Ani-cua puinasu.
1. Ecuaneseda
2. Micuaneda
Ani-cua puinasu.
3. Ichucuanasa Ani-tacua puinasu.
— 9G
FRASES VERBALES
Estaba (momento antes) — e-Ani-ta
mane.
Estaba (ayer) — Ani-ta maneicha.
Por no haber tenido (yo) — Mave
quiema ani-tiasa «i Mave quiema
puanasu.
Estará habiendo — e-ani-jca.
He lie tener algún dia — Ay ziuesu
quiema e-ani-ti.
Cuando tengas — Mique e-ani-su.
Verbo Ser
¿Quién era? (rato antes) — Ay de-
nida epumane?
¿(Juiíii era? (ayei) — Ay denida pu-
maneicha?
¿Qi'.ién era? (dias pasados) — Ay
deni puina n puana?
El ha sido — Tuedave.
Por haber él sido iiiitlo — Tusa nime
madada jepuiti.
Yo era — Erna epu umane.
El era ó fué — Ichusa epu umane.
El fué, dijo ó hizo — Puida, Puitia
(remoto).
Yo habla sido — Ema epu umane.
Será bueno, ó no será malo — Saida
jea.
Por más que así hubiese sido — Daja
puque biame.
IMPERATIVO
No han de ser malos — Ay mavejca
uime madata ecuana mave.
No sean malos — Be nime madata
one puji.
Así que sea — Daja papú.
COXDRUUNAL
Aunque sea — Papú biame.
Si no fueran malos — Nime madada
micuana pucua mavesu.
Sería bueno — Saida jea pucua.
Seria bueno — Saipiave jea pucua.
Si fuera bueno — Saida pucuasu.
¿Seria yo tal vez? — Pucuave ema?
Si yo hubiera sido — Ema pucua
puinasu ó pucua puanasu.
(^ue fuera mío — Quiema pucuasu.
Hubiera sido bueno — Saipiave pu-
cuapuina.
Por haber sido bueno — Eama saida
puitiasu.
Aunque asi haya de ser— Daja papú
biame.
Si fuese malo — Nime madada pu-
cuasu.
¿Y si fuese malo? — Nime madada
pucuasue ni?
Hubiera sido bueno — Saida detse
pucua epumane.
Para ser corregidor — Corregidor
epupuji.
Para ser corregidor es preciso ser ve-
cino del pueblo — Upia vecino
babi corregidor putaji. Es decir,
solamente el vecino de aquí ha de
ser o puede ser corregidor.
Verbo Estar
Yo estoy — Ema eani.
Ellos están — Tuneda eanita.
Estaba— Eani mane ii Animane icha
ó Aniña.
Estaban — Anita mane.
Estuvo — Anitaina, Anida, Anita
maneicha.
Estuvieron — Anitaida.
FUTURO
Ahí estará — Eani jea dapia.
Yo no he de estar aquí — Ay mave
da ema ó Upia epu mave.
Has de estar ahí — Dapia mi eani.
Estáte — Anique.
97
CONDICIONAL
Que esté — Pa ani.
Que estén — Pa anita.
Aunque esté — Pa ani biami.
Aunque estén — Pa anita biami.
Si estuviera — Anicuasu.
Si estuvieran — Auitacuasu.
Si hubiese estado — Anicua epuma-
nesu.
Si hubiesen estado — Anitacua epu-
manesu.
ROMANCES DE AUSENCIA, DE LUGAB, ETC.
Por no haber estado tú — Mi mavesu
En tu ausencia — Mi judesu n Mi
mavesu.
En tu lugar — Mi jude pachaji.
En su (de él) ausencia — Tu judesi.
En su lugar — Tu jude pachaji.
En mi ausencia — Erna judesu.
En mi lugar — Ema jude pachaji.
En ausencia de ellos — Tuna judesu.
En lugar de ellos — Tuna jude pa-
chaji.
Por halier estarlo (él) — Anitia putsu.
Para estar — Eanipuji.
Verbo Hacer
e-Hania.
Hago, etc.
Sing. 1 . Eama
2. Miada \
3. Ichua e-Hatani.
Etsea e-Hania.
. 1. Ecuanaia /
n »*• j e-Hania.
2. Micuaneda )
3. Ichucuana e-Hatani.
Dual.
Plur.
Ahina.
Hacia, etc.
Sing. 1. Quiema /
2. Miqueda \
3. Ichua at-Ahina.
Dual. 1. Etsea 1
Plur. 1. Ecuanaja , Ahina.
2. Micuaneda )
3. Ichucuana at-Ahina.
He hecho — Eama hana.
El hizo — Ichua batana.
Ellos hicieron — Ichucuana batana.
VA ha hecho — Ichua ajiji.
Hice (remoto) — Haitia (> Hataida.
Hizo — Hataitia ó Hataida.
Hicieron — Ichucuana Hataitia.
FUTURO Y FUTURO IMPERATIVO
He de hacer — Eati. Paiti.
Pía de hacer — Eati. Paiti.
Han de hacer — Ychucuana da eata.
IMPERATIVO
Haz tú — Haque.
Que hagan — Pa bata cuana.
Que haga él — Pa bata.
Ve que hagan — Pa ha ecuana.
CONDICIONAL
Yo hiciera — Acuave ema.
El hiciera — Tueda hatacua.
Ellos hicieran — Tuneda atacua.
Yo lo hiciera — Eama detse acua.
Estoy haciendo ó diciendo — Epuani.
Estaba haciendo — Easa mane.
Hacer o mandar hacer;
Hago hacer — Ebamenia.
Hacen hacer — Eametani ecuana.
Yo hacia hacer — Eama hameina.
E! hacia hacer — Tueda hametaina.
Ellos hacian hacer — Tuneda hame-
taina.
He heclio hacer — Eama hameitia.
Ha hecho hacer — Hametaitia.
Han hecho hacer — Tuneda hamejiji.
Hice hacer — Eama hameida.
Hizo hacer — Hametaida.
Hicieron hacer — Tuneda hametaida.
El había heclio hacer — Tueda hame-
dataitia.
Tomo A*
08 —
Habia heclio hacer — Hamedaitia.
Ellos habían lií^elio liacer — Tuneda
hamedajiji.
ENTRE FDTUUO É IMPERATIVO
Yo ho (le mandar hacer — Eama da
heame.
El ha lie nmmhir hacer — Tueda cha-
rneta.
Ellos han de mandar — Tuneda eha-
meta.
IMPERATIVO
Haz hacer — Hamaque.
Que mande hacer — Pameta.
Que manden hacer — Pameta cuana.
CONDICIONAL
Si yo mandara hacer — Eama hame-
cuasu.
SI él mandara hacer — Tuaveda ha-
metacuasu.
Si ellos mandaran hacer — Tuneda
hametacuasu.
Si yo liubiese mandado hacer — Eama
hamecua epumanesu.
Si él hubiese mandudo hacer — Tueda
hametacua epumanesu.
Si ellos hubiesen mandado liacer —
Tuneda hametacua epumanesu.
Aunque haya mandado hacer — Ame-
taitia biame.
Si hubieras mandailo hacer — Mi ha-
metiasu.
OPTATIVO
Ojalá mandara hacer — Tame ha-
metacua.
Ojal'i hiibii'se maullado hacer — Cua-
jasu hupa hameta.
FRASES TRANSITIVAS
Me hace hacer — Ema eatani.
Me hacia — Ema hataina.
Me hacia hacer — Ema hametaina.
Me hizo — Ema ataitia.
Me hizo hacer — Ema ehametaitia.
FRASES DE AVISAR
Que me mande avisar — Pa ena-
meta.
Si hubieras hecho avisar — Mi qui-
sameitiasu.
FKASKS DE QUERER HACER Y ESTAR
Yo he querido haci'r — Eama aja
puana.
Yo hubiera querido estar alli — Ea-
ma detse dapia pucua puina.
Verbo Ir — Puti
Me voy — Be ema puti.
Se va — Ecuayo.
Se van (entre dos) — Ecuabuyo.
Se van (m;is de dos) — Ecuatabuyo.
Se está yendo — Epubuyo.
Se iba — Puti ana.
Se fué — Punaitia. _
Si: fué (femoto) — Putida.
FUTURO
He dr ir — Ema da eputi.
IMPERATIVO
Veti', vayan — Putique.
Que vaya — Pa puti.
Vi'imonos — Me puti.
Que vayan — Pa puti.
Tengo que ir — Quiema puji puti-
taji.
CONDICIONAL
Si yo fuera — Ema puticuasu.
Si fueran — Putitacuasu.
Si yo hubiese ido — Ema puticua
puinasu ó pucuasu.
Y'endo yo — Ema eputisu.
Aunque se vaya — Pa putita biame.
I'or no haber ido — Mave putisu.
— 99
Verbo Traer — Biise
Traigo i'i estoy trayenilo — Eduseni.
El trae — Ichua edusetani.
Traen — Ichucuana edusetani.
Yo traía — Eama duseina.
El traía — Tueda dusetaina.
Trajo — Dusetana.
Traje (remoto) — Duseida.
Trajo (id.) — Dusetaida.
Yo lo he traído — Eama dusejiji.
FUTUROS CON .TEA
Yo lo habría 'traido — Eama jea du-
seida.
No lo habrá traido — Mave jea du-
sejiji.
IMPERATIVOS
Tengo que traer— Quiema puji du-
setaji.
Trae — Duseque.
(,>ue traiga; que traigan — Pa duseta.
Traigámoslo — Pa duseti.
Hay que traer — Dusetaji.
CONDICIONAL
Si trajeras — Mi ada edusetanisu.
Sí trajesen — Edusetanitasu.
Sí hubieses traido — Mi ada edu-
secuasu.
Si hubiesen traído — Tuneda edu-
setacuasu.
Si liiibieses traido — Mi dusejiji
puinasu.
FORMA PARTICIPIAL
El que trae — Eduseji.
Verbo Venir — Pue
Estoy viniendo — Eama epusiu.
Está ó est'in viniendo — Eputasiu.
Yo venia — Eama epusiu mane.
El venia — Tuaveda eputasiu'mane.
Yo vine — Eama pue ehana.
Vinieron — Tuneda puetana.
He venido — Pueitia.
Han venido — Puetaitia.
Vino, e? (remoto) — Pueida.
Vinieron (id.) — Puetaida.
Ya había venido — Beana pue eana.
He de venir — Erna da epue.
Ha de venir — Epueiti.
Ha de volver á regresar — Epueicha.
No habrá venido — Mave jea pueyo.
Va á venir — Epue da.
IMPERATIVO
Ven — Pueque. Pueyoque.
Que venga — Pa pue.
Que vengan — Pa pueta.
CONDICIONAL
Aunque venga — Pa pueyo biame.
Aunque haya venido — Pa puejisu
biame.
Si vínieía — Epuecuasu ó epuepu-
cuasu.
Si hubieses venido — Mi puecua
puinasu.
En viniendo tu — Mi epueyusu.
Para cuando vengas — Mi epueyusu
puji.
OPTATIVO
Ojalá no vengas— Be pueyuji biame.
100 —
Verbo Llegar; Salir — Guiña-
Está saliendo — Ecuinanani.
Están saliendo — Ecuinanatani.
PASADOS
Estaba saliendo — Ecuinananimane.
Llegaba — Cuinaibana.
Llegaban — Cuinetaibana.
Se salió — Cuinanaibana
Llegó — Cuineitia.
Llegaron — Cuinetaitia.
Llegó (remoto) Cuinaida.
Llegaron — Cuinetaida.
Va á llegar — Ecuinago.
Está por llegar — Ecuinata da.
OPTATIVO
Ojalá que llegue — Cuajuasu ehu pa
cuinayo.
CONDICIONAL
Cuando está saliendo — Ecuinana-
nisu.
¿Si habrá llegado?— Aua cuinayujiji?
Para cuando lleguen — Tuna ecuina
puji.
Antes de llegar — Cuinagoimavet-
suve.
Después de llegar — Cuinayujisu.
Después de haber llegado — Tuna
beu cuinajijisu
MANDAR Ó IJUERER HACER
Yo quiero hacer asi — Uja aja ema
eatani.
Yo no quiero hacer así — Uja aja
mave ema eatani.
No quiero Viaeer — Aja mave ema;
ó bien: Atai mave ebania.
Y'o quería hacer — Eama haja haitia.
Yo no ijueria hacei — Eama haja
mave aitia.
CONDICIONAL
Si quieres hacer asi — Uja aja mi
ehaniasu.
Si queréis iiacer asi — Uja aja mi-
cuana ehaniasu.
Si ellos liubiesen mandado hacer —
Tuneda hametacua epumanesu.
FORMAS PARTICIPIALES
El i]ue (juiere hacer — Quiebata aja
eatani.
Los que quieren hacer — Aja eatani
cuana ó Aja eputani cuana.
Yerbo Trabajar — Mudu miidu
1. Y'o trabajo — Emudumuduhania.
2. El trabaja — Mudumudu ehatani.
3. Ellos trabajan — Emudutani e-
cuana (').
PASADO
Y'o trabajaba — Emudumuduina.
El trabajaba — Tueda mudumu-
duina.
Ichucuana mu-
Ellos trabajaban
dutaina.
Yo trabajé — Eama muduitia.
El trabajó — Tueda mudutaitia.
Ellos trabajaron — Ichucuana mu-
dutaitia.
Y'o trabajé (remoto) — Eama mu-
duida.
(■) Ejemplo de ecuana usado como ellos y no como nosotros.
101 —
líl trabnj()— Tueda mudutaida.
Kilos trabajaron — Mudutaida.
líabia trabajado — Mududaida.
Hablan trabajado — Tuneda mudu-
dataida.
FUTUKO
Trabajaré — Eama pamuduiti.
Trabajará — Tueda emuduta.
Trabajarán — Tuneda emuduta.
IMPERATIVOS
Trabaja — Mudumuduque.
Trabajan — Me mudumuduque.
(>»iie trabajen — Pa muduta.
OONDIOIONALES
Eama detse mu-
- Ichucuana detse
Yo trabajara —
ducua.
Ellos trabajaran
mudutacua.
Yo hubiera trabajado — Eama mu-
ducua puiuasu.
Riles imbieran trabajado — Tuneda
mudutacua puinasu.
Eacer trabajar
Yo hago trabajar — Emudu hamenia.
Hacen trabajar — Tuneda emudu-
hametani.
Hacia trabajar yo — Eama mudu-
hameina
Hacian trabajar — Muduliametaina.
Hice trabajar — Eama muduha-
meitia.
Ilicjiíron trabajar — Muduhame-
taitia.
Hice trabajar (remoto) — Sama mu-
duhameida.
Ellos hicieron trabajar — Muduha-
metaida.
Habla hecho trabajar — Muduha-
medaitia.
Ellos hablan, etc. (poco lia) — Mu-
duhamedataitia.
Habla lieelio trabajar ayer — Mudu-
hamehapuicha.
IMPERATIVO
Haz trabajai' — Muduhameque.
CONDICIONAL
Si hubiesen heclio trabajar— Mudu-
muduhamtacuasu.
Para hacer trabajar — Emuduha-
mepuji.
Querer — Tsada
Y'o quiero — Tsada quiema.
No quiero — Tsada mave quiema.
Y'o quería — Tsadabana.
El quería — Tsadatabaua.
Yo habla querido — Tsada bacua.
El habla ipierido — Tsada batacua.
Quise — Tsada baitia.
Quiso — Tsada bataitia.
Lo quise — Tsada puitia.
KUTUKO
Be tsada baji.
No has de querer
No habr.'is querido — Tsada mave
jea mi baña.
Dijo qiie no quería — Tsada mave
da puitia (').
He dicho que no (juería — Tsada
mave eama da puitia (').
(') He de querer.
— 102 —
CONDICIONAL
Si yo quisiera — Erna tsacuasu.
Si liiibiese 3'o queriilo — Erna tsacua
puitiasu.
Tal vez no (juiere — Tame tsade mave.
Si quisiera — Tsada pucuasu.
Desear venir
Los que deseen venir — Pueja eputani cuana.
Querer hacer
Yo quiero liacer — Aja ema eatani. | No quiero hacer
Yo quise hacer — Eama aja puitia.
Aja mave ema.
Querer ayudar
¿No me quieres ayudar? — Ana mida ema tsanaja eania?
No me quiso ayudar — Tsanaja mave ema ataitia.
No me quiso hacer ayudar — Tsanameja mave ema ataitia.
Querer decir >'< poder
No quiero decir — Quisa puja mave.
No puedo decir — Cuaja quisa putai mave.
Verbo Amar
Me ama — Eibunebatani ema.
Lo amo — Ybuneda quiema.
No saben amar — Yaibunebati bae
mave.
PASADOS
Me amaba — Ibunebataina ema.
Yo lo amaba — Ibunebaina quiema.
Me amaron — Ibunebataina ecuana
ema(-).
Los amé — Ibunebaina ecuana (').
Me liabian amado — Ibuneda tuque
ema ebatani cuana.
FÜTUKO
Me han de amar, me habéis, etc. —
Ibune bave mi cuana ema.
Si Ule amaran
nebacuasu.
CONDICIONAL
Micuana ema ibu-
Si me hubiesen amailo — Micuana
ema ibunebaitiasu (').
Por qué me aman — Ibuneda ema
ebatani ecuana putsu (■).
Para (pie me amen — Ibuneda ema
ebata ecuana puji.
l'ara hacerse amar — Eibuneba ne-
tipuji.
(jiianibj lo aiiuin á uno — Etse ibu-
neda ebatani ecuanasu.
.\iin cuanilo me amen — Ibuneda ema
pabata ecuana biame.
Si me hiibr.'in amailo — Aua ema
ibuneda ebatani ecuana (-').
Aun cuando me haya amado — Tueda
ema pa ibunebata biame.
PARTICIPIALES
Los (jue aman
cuana.
Yaibunebatibabe
(') Es segunda persona de plural. ('-) Ecuana = eVios.
— lo:]
Amontonar — Eradaicha.
Estov amontonando — Eradaichania.
PASADOS
Estaba amontonando — Eradaichasa
mane i'> Eradata ni mane.
Lo he amontonado — Radaichaitia
beu.
¿PoTíjué lias amontonado? — Cuajasu
eradaichaitia ?
¿Qiiií'n ha amontonado? — Aya ra-
dataitia ?
Ya haliia amontonado
datana ecuana.
Beaua ra-
IMPERATIVO
Amontona — Eradaichaque.
Que amontonen — Paradata ecuana.
No hay que amontonar — Radatajl
mave.
CONDICIONAL
Por haber amontonado vosotros —
Micuana radaitiasu.
Querer ir
Quiero ji— Putija ema.
El que quiere ir — Quiebata putija.
Los que quieren ir — Putija daña,
ó sea Putija eputitana cuana.
PASADOS
Quería ir — Putija ema puana.
Quise ir — Ema putija pudana ó
pudaitia.
(.luisc ir (i'i'Mioto) — Putija emapuida.
Había (picrído ir — Putija ema pu-
daitia.
KUTUKO
No ha de querer ir
pucua mave.
No halir;'i (]uerído ir
jeada puitia.
Ayma putij a
- Putija mave
OPTATIVO
Ojalá quiera ir — Cuajasuchu putija
papú.
CONUICIONAL
Elque quiera ir — Quiebata putija
epuani.
El que no quiera ir — Quiebata pu-
tija mave epuani.
Aunqui.^ quieía ir — Putija papú
biame.
Sí quisiera ir — Aua putija pucua.
Yo quisiera ii' — Ema detse puticua.
Si yo hubiese queriilo ir — Ema detse
putija pucua ó puiua.
Queriendo ir — Putija puitiasu.
Para cuando quiera ir — Putija epua-
nisu puji.
Clavar — Tata
Vo clavo — Eama etatani.
A nú me clavan — Etatatani ema.
PASADOS
Yo clavaba — Eama etatani mane.
Me clavaban — Ema etatataina.
Yo clavé — Eama tataida.
El clavó — Tueda tatataida.
Me clavaron — Erna tatataida ecuana.
Yo mismo me clavé — Eama quitave
jatatatida.
Yo habia clavado — Ema beutataida.
FUTURO
Yo me he de clavar — Eama da
etata.
A mí me han de clavaí — Dapia ema
etata ecuana.
104 —
A mi me clavarán — Erna jea tata-
tacua ecuana.
Voy ú clavar — Etatada: Euchuda.
IMPERATIVO
Clava — Tataque.
Clávame — Tataque ema.
()ne me claven — Pa tatata ecuana
ema.
Hay que clavar — Tatataji. Yuchutaji.
Tengo qne clavar — Tatataji: Yuchu-
taji quiema.
OOXDICHINAI.
En clavando — Tatapeitiasu <'< Hu-
chu peitiasu.
Aunque claven — Pa tatata biameve
ecuana.
El que clave — Aya eta tata.
Después de clavar — Tatapeitiasu.
Antes de clavar — Tataji mavetsu.
Yo clavara — Eama tatacua.
Si yo clavase — Eama tatacuasu.
Si á mi me clavasen — Ema jeada
tatatacua ecuana.
¿Por qué no clavarían? — Cuajasu
mave tata ecuana?
¿Por qué no me clavarían?— Cuajasu
jea ema mave tataida ecuana?
Aunque hayan clavado — Patatacua
ecuana biame.
Por haber clavado — Ema tataitia
eje.
Si me liubiesen clavado — Tatatacua
ecuana ema epumanesu.
Si hubiesen clavado— Tatatacu ecua-
na epumanesu.
Aun cuando hubiesen de clavarme —
Pa tatata ecuana biame ema.
Aun cuando liubiesen de clavar —
Pa tatatacua ecuana biame.
Mal clavailo — Mave tatdenó.
Mirar — Ba. Echama
Yo lo mi]0 — Eama echamania ó
ebania.
El me mira — Tueda ema echama-
tani.
Quiere mirar — Cliamaja.
Quiere que se le mire — Chamataja.
Ellos se est'.ín mirando — Echama-
titani.
Ellos me están mirando — Tuneda
ema ecliamatani.
Yo lo miraba — Eama mubana.
El me miraba — Tueda ema cha-
mataiua.
Yo lo lie mirado — Eama mucha-
maitia.
El me lia mirado — Tueda ema cha-
mataitia.
Yo lo miré — Eama mu baitia.
El me miró — Tueda ema bataitia.
Yo lo miré (remoto) — Eama mu
balda.
El me miró (remoto) — Tuaveda
bataida.
Cuanto ha lo había mirado — Ema
mu beutsunuda baida.
Vo he mirado
majiji.
Eama mu clia-
FUTUROS
Yo lo he de mirar — Eama mu da
echama.
El me ha de mirar — Tueda da ema
ebata.
IMPERATIVO
Mira — Baque.
Mírame — Cbamaque ema.
No miren — Be chamaji.
CONDICIONAL
Que yo mire — Pa eama echama.
Aunque me mire — Pa chamata
biame ema.
Si mirara bien — Chama enicuasu.
Si me mirara bien — Tueda chama
enitacuasu.
Si me hubiese mirado — Tueda ema
batacuasu.
Si yo niiraia — Eama chamacuasu.
Si miraran — Chamatacuasu.
105 —
Yo hubiera debido mirar — Eama
mu bataji adanaitia.
Para mirarme — Erna echama puji.
Por liaberme mirado — Erna echa-
manije.
Pastando mirando — Echamachama-
nisu.
No hay que mirar — Bechamaji.
A mirar hemos venido — Echama
puji etse pueitia.
Después de mirar — Chamape-
putsu.
Míralo bien — Chama enique.
Por mirar he caido — Echama puji
ema epuanije dajajaitia.
Todos esti'in mirando — Pamapaya
echamatani.
No miren — Be ma echamaji.
Hasta no ver no me voy — Chamaji
mave puti ema epu mav^e.
Es preciso que miren todos — Pa-
mapasada chamataji.
Para que yo mire — Eama echama
puji.
Para que mire él — Tueda echa-
mata puji.
Hay que ir á mirar — Chamatitaji.
No se puede mirar — Chamataji
mave.
Mirando — Chamaputsu.
Acabando de mirar — Chamape
putsu.
Si yo fuera á mirar — Ema chama-
ticuasu.
Por qué él lia de mirar — Tu echa-
mata putsu.
Han mirado — Chamajiji.
Yo voy á mirar — Ema mu echama-
chamati.
Si mirara — Chamacuasu.
Si fuera á mirar — Chamaticuasu ó
Chamataiticu asu.
Por haber mirado — Chamaitiasu.
Cuando mires — Mí echamasu.
Cuando estabas mirando — Mi echa-
maniasu.
Auni(ue haya de mirar — Eama echa-
ma biame.
Aunque haya mirado — Be chama-
taitia biame.
X
ADVERBIOS, ETC.
Abajo — Eauani.
Acá — Upia.
De cuando acá — Quiegenetia cuatia.
Por acá — Uda.
De poco acá — Tsunuda mave.
Adelante — Ebisu.
Adentro — Emejisu.
Afuera — Etsequenisu.
Ahí — Dapia. V. Estar.
Ahora — Jeaveve.
13esde ahora — Jeave genetia.
Allá — Chupia. Dapia.
De allá — Chuge pue.
Más allá — Chuadera.
Por allá— Chuda.
Hasta alli — Chuteje.
Antes de anoclie — Chumaita apu-
dasu.
Tomo X
Al anochecer — Sinecuasu.
Antes. Tiempo ha — Umane. V. Ser.
Mane. V. Haber.
Rato antes — Epumane. V. Ser.
Aparte — Chuemame.
De aquí á un año — Pea mará cuata.
De aquí á un mes — Pea badisu
cuata.
Hasta aquí — Utequeje.
Arriba — Ebaquiesu.
De arriba — Ebaquieje.
Asi — Dajasu.
Atrás — Tia. Tije.
Aunque — Biame. V. Ser.
Ayer — Maneicha. V. Haber.
.\yer — Maita puicha.
Ayer— Pumaneicha. V. Ser.
Bastante — Tupu.
— 106
Casi — Quechidi.
Cerca — Narive.
Cerca — Uedu quitave.
Como — Tupu.
¿Cómo? — Jucuaja?
¿Cuándo? — Quietsunu?
Oebajo — Emasu.
Por debajo —Emage.
A la derecha— Bai eni beni.
Desde — Genetia.
Después — Dajasu.
Dos dias después — Peachumaita.
Detrás — Etibeini.
Donde — Quieda.
¿Por dónde? — Quieda?
¿De dónde? — Queje? Quieje?
¿En dónde?— Quieda? Quepia? Quie-
mani?
Hacia dónde — Queana.
¿ Desde dónde ? — Quiejenetia ?
De improviso — Charubu tanaquita.
Ensima — Ebiasu.
Por encima — Ebiage.
A la izquierda — Dani bai bene.
Lejos — Utqueda.
Mañana — Malta.
Mañana por la mañana — Maita apu-
daya.
Esta mañana — Jeave apudaya.
Muy de mañana — Jeave apudaya
quita.
Más — Ebiasu.
Las más veces — Ichucuata nuati su.
Menos — Pichive.
Muchas veces — Jucuada nuatisu.
Mucho — Ebiasu quita.
En ninguna parte — Mave quepia
biame.
Nunca — Niquietsu nu biame.
En ninguna parte — Mave quepia
biame.
En todas partes — Quepia papú
biame.
Poco — Uachidi.
Porque — Cuaja Jauatsi.
¿Por qué? — Cuajasu? Jucuasu?
Jucuajasu?
Primero — Equene.
Al principio — Epupirujisu.
Pronto — Betsuda.
A ratos — Ubau ubane.
Recién — Yeichu.
Recientemente — Jeave ve quita.
Al rededor — Barere
De repente — Charubutanave.
En seguida — Da genetiave.
Si (conjunción, subfijo) — Su. (Ver
nombres y verbos.)
El dia siguiente — Chumaita.
Sobre. Más que — eBiasu.
Solamente — Upia.
Esta tarde — Ihe sinecua.
Temprano — Apu apu.
En otro tiempo — Jaitiana.
Todos juntos — Tupupaive.
Ya— Beu.
Ya — Be... ba. Iík. ^r. Be mi puetti
ba — ¿ Ya has llegado f ( Ver frases
24, 25, 26.)
XI
NOMBRES DE LOS GRADOS DE PARENTESCO
Abuela — Anu.
Abuelo — Baba.
Cuñada (si es hermana mayor de la
mujer) — Euane sa D'ud'du. (Si es
menor) — Euanesa Dana; también
Datna. (Si lo dice la hermana del
nuiridü) — Nusaue.
Cuñado (entre hombres se dicen) —
Daqui. (La hermana mayor de ¡a
mujer le dice) — Danasa eave. (La
hermana menor dice) — D'ud'dusa
eave. ( La heruiana mayor h' dice )
— Datnasa eave.
Hermana mayor — D'ud'du.
107
Hermana menor — Datua.
Hermano mayor — Usi.
Hermano menor — Dau.
Hermano (si lo dice la hermana del
hermano mayor) — Cunu ed'di. (Si
es del menor) —Cunu chidi.
Madrastra — Cuarapuji.
Madre — Guara.
Madrina — Cuarapuji.
Nieta— Utsecua.
Nieto — Utsecua.
Nuera — Ebacuasane.
Padrastro — Tatapuji.
Padre — Tata.
Padrino — Tatapuji.
Sobrino (si lo dice el tio paterno) —
Bul.
Sobrino (si lo dice el tío ó tía ma-
terna ) — Bacua.
Suegra — Euanesa cuara ii Eavesa
cuara ó Eavesa tata cuara.
Suegro — Eavesata ó Euanesa tata
ó Eavesatata.
Tía (sí lo dice el sobrino á la tía
materna (') — Cuaive.
Tía (si es hijo del hermano de la
madre) — Nene.
Tío (dice el sobrino al tío, ó tío pa-
terno)— Tataive.
Tío (dice el sobrino al tio paterno)—
Yuju.
Yerno — Ebaquiepunasa eave.
( 1 ) En el primer manuscrito está ^ {i la tía
paterna».
XII
PARTES DEL CUERPO HUMANO
B
Barba — Queda.
Baso — Epi.
Bigote — Eque queda.
Boca — Ecuatsa.
Brazo — Ebai.
Cabeza — Echua.
Cara — Ebu.
Cejas — Chino.
Cintura — Etimay.
Codo — Ebatsu.
Cola ó rabo — Etida.
Colmillo — Etsebutse.
Corazón — Maesumu.
Costado — Hugeruge.
Costillas — Epareiri.
Cráneo — Echua tsau.
Cuerpo — Equita. Eame.
D
Dedos — Emetsaja.
Diente — Etse.
E
Empeine — Euatsibeji.
Encías — Etsetsaja.
Entrañas — Edubidi.
Espalda — Bichl.
Espinazo — Ebedede.
Estómago — Maesumu cuatsa.
Frente — Emata.
G
Garganta — Etsuijani.
Genital (de mujer) — Ebara.
H
Hiél — Viaja.
Hígado — Etacua.
Hombro — Eara ó Earapa.
Hueso — Etsau.
Intestinos — Chiripi.
IOS
Labio — Equeque.
Lengua — Eaua.
M
Mandíbula— Edabi.
Mano — Eme.
Mejilla — Ebuaba.
Muñeca — Emebaja.
N
Nalgas — Didi.
Nariz — Ebi.
Nervio — Esauna.
Nuca — Echuamatina.
Ü
Oídos— Eidaja rara.
Ojos — Etua.
Ombligo — Tsujumutu.
Orejas— Eidaja.
Paladar -- Etseunu.
Pecho — Etsedu.
Pelo — Eina.
Pene — Qui.
Pescuezo — Euaja.
Pié — Euatsi.
R
Riñon — Murumuruy.
S
Sesos — Echua dubudu.
Sien — Ebuana.
Sobaco — Enuguidi.
Talón — Euatsetiadi.
Testes — Eatsudu.
Tetas — Atsu.
Tetilla — Atsupa.
Trasero — Emutu.
Tuétano — Etsaudubudu.
U
Uña (de la mano)— Emetidi.
Uña (del pié) — Euatsimetidi.
Vientre — Ede n Etsama.
VOCABULARIO
POR EL
Reverendo Padre Fray Nicolás Armentia
REUNIDO DURANTE LOS AÑOS 1880-1883
ADVERTENCIAS
1" Clave. La D ó d equivale á Ih ó dh.
La D^, d' 6^ d'd = r.
La Ch ó ch ^ ch francesa.
2a » Toda voz del Vocabulario Español-Tacaño, debe verificarse en
el Tacaño-Español, único remitido por el autor.
3a » El Vocabulario primitivo ha sido aumentado con las voces
contenidas en la correspondencia posterior del mismo Padre,
y con otras sacadas de los textos. El manuscrito original se
conserva en la Biblioteca del Museo de f-a Plata, al objeto de
consulta en cualquier tiempo.
A — Casi lo mismo que Aua. Simple
interrogante.
Ababetsuajiji — Has enseñado.
Adamati — Abrigarse.
Ada— Ya sea que.
Adde ó Ade — Vamos.
Adera — Retirar.
Aderajiji — Retirado.
Aderati — Retirarse.
Aderatsua — Remangar.
Aderatsuati — Remangarse.
Adi - Adi — Sucio.
Adiba — Tener asco. Asquear.
Adida. — Sucio.
Adune — Chontaloro, palma.
Adunejaja— Fruta de chontaloro.
Aguada — Anta, tapir, gran bestia.
Aha — Hacer.
Ahina — Hacia.
Aicha — Carne (Quichua).
Aisunebata — Amar, perdonar.
Alda — Grande.
Aitia — Hiciste, cometiste.
Aja ama eatani — Me está queriendo
hacer.
Aja mave— No quiero hacer.
Ají — Cosa que hay que hacer.
Ajiji — Hecho.
Almilla — Camiseta, vestido de hom-
bre.
Ame — Mandar hacer.
Ameitia — Mando hacer.
Amejiji — Mandado hacer.
Amepudaque — Manda que hagan
presto.
Ameque — Manda tu hacer.
— lio
Ami — Sangre.
Ami cuina— Salir sangre, desangrar.
Amidene — Disenteria.
Amipa— Flujo de sangre.
Amipanati — Acusarse, confesarse.
Ami ven ida — Sudó sangre.
Amute — Embarcarse.
Anabina — Lengua podrida, í'ria.
Ana-madada — Mala lengua, tarta-
mudo.
Anani — Palo santo, y su hormiga.
Anasia — Respirar. (V. Eanasiatiani.)
Anebati — Tristeza, pesar.
Ani — Estar.
Aniana — Habia.
Anide— Mani.
Anidera— Se ha mudado de lugar.
Anideraitia — Ha sobrado.
Aniderequi — Sobra, sobrante.
Anijude — Parte ó lugar.
Anique — Quédate, estáte.
Aniña — Habia, hubo.
Anitaddadda — Aburrido de estar;
duro ('i pesado de estar.
Anitida — Estuvo, por, se hizo.
Aniute — Sentarse.
Anu— Abuela.
Anuag — Gualusa, tubérculo (jue su-
ple la papa.
Apaiti — Cambiar.
Apaña — Japaina ó patuju.
Ape — Acabar.
Apeitia — Acabe.
Apejiji — Acabado. '
Apetasu — Acabando, cuando se
acaba.
Apiba petijiji — ¿:Has acabado de
examinar?
Apiru — Empezar, comenzar.
Apuapu — Temprano.
Apuda — Obscuro, pronto.
Aputsu — Hecho.
Aque —Haz tú.
Aqueve — Haz tú no más.
Aqui — Palo, árbol.
Aquibiri — Arbusto.
Aquicha — Rama de árbol.
Aquichaji eni eni — Con iuucli;is ra-
mas.
Aqui chuadudu — Árbol podailo,
tronco sin ramas.
Aquida — Espina.
Aquidu — Manzana.
Aquigradaneti — Palizada, palos
amontonados.
Aquijanide — Piñón, purgante.
Aquiviti — Corteza de árbol.
Asaibati — Vestirse.
Asaita — Tratar bien.
Asaitaji — Bien tratado.
Assai — Grillo.
Assajo — Achachairu, Fruta.
Assai -assai — Adular, tratar bien.
Asse — Andar, pasear, cazar.
Asse aida — Que anda mucho, au-
llador.
Asse baemave — No sabe, no puede
andar.
Asseina — Andaba.
Assetiana — Andaba, anduvo.
Assi — Alacrán.
Ata —Tribu, aillo, pariente.
Atacua — Hicieran.
Atacuamadati — Triste, afligido.
Atad'dad'da — Difícil, costoso.
Ataddanadda — Fastidioso, molesto
para hacer.
Ataida — Crió, hizo.
Ataitia — Hizo.
Ataji — Obligación, quehacer, se
hace.
Ataji camave— Que todo lo hace.
Ataji mave — Que no se puede hacer.
Nime Ataji mave — No se le puede
convencer; estúpido, bruto.
Ataña — Lo hizo, cumplió.
Atani — Hace.
Ata saida — Fácil.
Atata — Abeja hedionda.
Atata guasa — Abeja señorita; laque
dá mejor miel y cera.
Atarisi — Helécho, chusichusi.
Atchada — Denso, espeso.
Atejeti — Obtener, conseguir.
Ateminimeme — Un bruto; salvaje,
genio bruto, torpe.
Ati — Hacer.
Atige — Acaecer, suceder.
Be neda me Atigi — No so lastimen.
Atsetsiatijiji — Desolladura.
Atsu — Teta, mamar.
Atsu mesiame — Destetar.
Atsupa — Tetilla.
Aua — Tal vez; asi será.
111
Auahe — Será así; asi será.
Ave mave — Soltera, no casada.
Aveji mave — Soltera, sin marido.
Aviri — Un palo luuj' duro para bas-
tones.
Ay — ¿Qué? ¿qué cosa? algún.
Aya — ¿Quién?
Ayani ajiji — ¿Quién lo ha hecho?
Aybiame — Algo.
Ayda — Grande.
Ayda banda — Extenso, grande.
Ayda vecha — Grande también.
Ayda, Aydeni? ¿Quién, quién es?
Aydebiame — Alguno.
Ayde deja — ¿Cuál hombre?
Ay de jucha aidaji — El que tiene
pecado j^rande.
Aideni — ¿ Quién ?
Aydenida — ¿Quién?
Aydenimi — ¿Quién eres tú?
Aydenineje — ¿Con quién?
Aydenisa — ¿ De (juién?
Aydenisa puji — ¿Para quién?
Ayde papú víame — Cualquiera
Ayge enieni— Que tiene mucho; rico.
Ay genetiani — De qué proviene.
Ay ide — Insecto.
Ay ma ay puji — Para nada.
Ayma — No.
Ayma daja mave — No es así.
Ayma tupu paimave— No está igiuil
Aymave — No, no hay.
Ayna, Ayname — Agrandar.
Ayname — Agrandar.
Ayneje— ¿Con qué?
Ayni— ¿Qué? ¿qué cosa?
Ayni ajiji — Qué ha hecho.
Aypea peati — De toda clase.
Ay puji — ¿Para qué?
Ay pujini — ¿Para qué, pues?
Aysani ihe — ¿Cuyo es esto?
Aytuque — Por ejemplo; esto es.
Ayurari — Pintado; especie de pes-
cado.
B
Ba (final)- Ya.
Ba — No.
Ba — Ver Baque — Mira.
Baba — Abuelo. También quiere decir
persona de respeto entre los indios
y de su raza.
me Babada — Vamos á distraernos.
Babai/ique — Mira, prueba á mi-
rarlo (¿Z ú íf).
Babe — Saber, sabe.
Baba biame — A sabiendas.
Babe eni eni — Sabio.
Babe quisa, Quisababe — Sabe avi-
sar, chismoso.
Babe puja — Curioso, quiere saber.
Babetsua — Enseñar.
Babi — Uno solo.
Babitia — Se clavó con espina.
Babu — Envolver.
Bacua — Víbora; sobrino (hijo de
hermana).
Dada Bacua — Víbora de cascabel.
Bina Bacua — Culebra comepoilos;
la churisique de Yungas.
Uracua Bacua — Víbora loro.
Bacuapa — Trenzar, cimbar.
Bacua pucarara — Víbora piríchu-
chio, la Snrucucu del Brasil.
Bacuina-taida —Parió.
Bururu Bacua — Víbora sapo.
Bacua saua — Culebra amarilla.
Bacua tabimade — Víbora yoperojo
bobo.
Bacuatse — Yerba contra la morde-
dura de la víbora.
Bad'di — Mes, luna, pulga; nigua.
Bad'di atigiati (etigiatani) — Luna
llena.
Bad'di baban — Luna creciente.
Bad'di echiditanani — Luna men-
guante.
Bad'di janana — Luna nueva.
Bad'dujiji — Hilado.
Badu — Tostar.
Badujada — Impertinente, molesto.
Bad'du, Bad'dubad'du — Hilar.
Badujiji — Tostado.
Baeja — Alcanzar, conseguir.
Baejaitia — Lo he pasado.
Baejataitia — Lo he pasado.
Baepatia — Medio día.
Baepatia buduji epuani — Está nu-
blado.
Bal eni bene — La mano ó brazo
ilerecho; á la derecha.
Bay — Brazo: brazo de río, biguna.
Baipa — Cielo.
Baipacha — Poza.
— 112 —
Baipa ueda — Cielo despejado.
Baitique — Mira no más.
Baja — Pedir; comprar.
Baji — Rocío, sereno, escarcha,
Bame — Mostrar; hacer ver.
Bametaitia — Me ha mostrado.
Baña — Sembrar; plantar iin árbol.
Banacua — Lagarto.
Banacuapa — Peni; especie de la-
garto.
Banu — Sal.
Banupatseda — Salado.
Baquibanda — Alto.
Baquibaquiji — Pintado con listas.
Baquiquiji — Pintado con listas.
Baquiji-baquiji — Rastro, rastro.u'.
Barere — Alrededor.
Barere atique— Vuélcalo, dale vuelta.
Barere barere — Dar vueltas.
Barerepu — Dar vueltas.
Basaita — Componer, arreglar.
Basaitajiji — Adornado, compuesto.
Baseta — Componer.
Basia — Entretener, engañar.
Basipasa — Árbol de inascajo i'i lacre
vegetal.
Basume — Yapa, joche pintado, es-
pecie de conejo, cavia paca.
Bata — Retírate, me estorbas.
Bata — Un árbol.
Bata eni — Bonito, vistoso.
Bataitia — Ha mirado.
Bata pea — Distinto, diferente.
Bataji epuani — Se está viendo.
Bataji papú — Que se vea.
Bataní — Ver.
Batasiu — Vomitar.
Batsaja — Acuayaco, paquió.
Batsuaque — Mira hacia arriba.
Batsunu — Ciervo ó venado de pajo-
nal.
Bauda — Largo, alto.
Bauna — Crecer, alargar.
Bauname — Estirar, hacer alargai'.
Be — Que no; no.
Be — También significa: ya.
Be aichaji— No vuelvas á hacer.
Be aji — No hagas.
Beaua — Antes, no ha mucho.
Bebada — Chicha espesa.
Becho — Mono silbador.
Becho ejuru — Mono silbador bayo.
Bed'da — (jue sobrenada.
Beddatsua — Sobrenadar.
Bedede — Mango; v. g.: de cuchillo.
Bedi — Flato.
Be ehati — Ya he de hacer.
Bei — Perico ligero; el perezoso.
Beiba — Halago, cariño; halagar.
Beibaque —Acaricíalo.
Beibi — Alegría.
Beibiji — Alegre, contento.
Beibipa — Águila (especie).
Beida — Contento.
Beidaji — Está alegre, contento.
Bei saua — Perico amarillo.
Beitu — Mandar; despachar.
Beja beja — Agua turbia.
Bejada eavi — Agua turbia.
Bejidu-que — Mécelo.
Be mesituji — Que no jueguen.
Beni — Viento.
Beniguatsunu —Remolino de viento,
huracán.
Beninai — Aguacero con viento.
Benijubida — Ventarrón.
Bequidi — Garrapata.
Beta — Dos.
Betatuuca — Veinte.
Betaua — Los dos .
Beta ve — Dos no más.
Betsa — Nadar; bracear.
Betsa babe — Saber nadar, nadador.
Betsaji — A nado.
Betsuda — Ligero, pronto.
Beu — Ya.
Bi — Palma real de las chimas: man-
zana.
Bia — Orinar, piojo, avispa.
Biabatsa — Gonorrea.
Biacuahua — De río arriba.
Bia eja — Liendre.
Biadera — Vaciar.
Biadunu — Forrar, envolver.
Bia eteque — Hagan camarote.
Biaguana — Vengarse.
Biaide — Velar.
Biame ^ También, nada, aún, toda-
vía, aunque, en cuanto. V. Ser —
Papú biame.
Biami — Di'fender, mediar, suplicar.
Biamimia — Encomendar.
Biarucua — Enjuagar.
Biarusu — Enjardelar.
113 -
Biasu. V. Ebiasu — Sobre, por, para.
Biata — Una palma como la jipijapa.
Biatipei — Apurarse.
Biatuche — Defenderse, i'esistirse.
Biatuche aqui — Para que ilellemla.
Bibi — Oliupar caña.
Bichadi — Reuma.
Bichi — Lomo, espalda.
Bidi — Paloma.
Bidinaida — Sufrii). V. Credo — Iche-
Duda.
Bido guasa — Una especie de abeja.
Bidu — Aji; vergüenza.
Biduame — Avergonzar á otro.
Biduameitia — Lo he avergonzado.
Bidumimi — Mentir.
Bidu quita — Muy mentira.
Bidutada — Vergüenza.
Bidutaji — Da vergiienza.
Biguá — Marimono, mono negro.
Biguá rare — Marimono asado.
Bina — Murciélago.
Bina bacua — Culebra comepollos,
la cliurisiqui de Yungas.
Binabina — Sur; trio.
Binada — Frío.
Binana — Enfilar.
Bini — Cera.
Binidere — Cera colorada, mascajo.
Bipa — Águila.
Bipaiditi — Perdiz de pajonal.
Biqueda — Pesante.
Biribiri — E)elgadito (v. g.: nii palo).
Bisami — Lunar.
Bitada— Dulce, dulzura.
Bititi — Águila (especie).
Bitsequi — Puntiagudo.
Biu — Ensartar
Biúque — Macono (ave nocturna).
Biuquey — Tucán (ave).
Bu — Cara, rostro.
Buauadapu — Bofetada.
Buabuadapujio — Dar una bofetada.
Buata — Yuquilla (raíz medicinal).
Buauadapu — Bofetada.
Bubeta — Dos caras: falso, liipócrita.
Bubu — Basura.
Budu — Xube.
Budubudui — Caña agria.
Buduji — Nublado.
Bue — tliuchio, charo, caña brava.
Bueda— Salado.
Tomo X
Bui — Sobrino (dice el tio paterno).
Bu iyuda— Serio, grave.
Bu madada — Mala cara.
Buna deve — Hormiga negra (muy
venenosa).
Buna eni — Hormiga choca lanosa,
(muy venenosa).
Buni — Perdiz.
Bupeje — De un solo lado.
Buque — Acompañar.
Buqueji — Compañero.
Burida — Risueño.
Buriburi — Risueño.
Bururu — Sapo.
Bururu bacua — Viljorn sapo, muy
venenosa.
Buruburu bae mave — Xo puede
moverse.
Buscapa— Volcar: v. g.: un cántaro.
Busu — Pus, materia.
Busu hameji — Amateriado.
Bute — Bajar.
Buteni — Bajar.
Butsama — Grande y grueso.
Butse — Igual, parejo, recto.
Butse mave — Sin igual, sin com-
pañero.
Butsepi — Recto, derecho, claro.
Butsepi quisa— Decir la verdad.
Butsesu — i;)elante, en frente, en di-
rección.
Buturu — < aracol.
Buve — Guayaba.
Buvechi — (iuayaboche (.árbol duro).
C
Cacatara — Águila real (con coronal.
Cachu — Mascar.
Gaitera — Vela, luz.
Cama — Todo.
Camururu — Jocori'i (fruta).
Carara — Roncar: Eracacani — Está
roncando.
Caru — Quebrar, romper.
Cauachiri — Centinela. (Se dice con
más pro[iiedad del que acecha em-
boscado).
Cauachiri puji —Traicionero, el que
acecha.
Cauachirique — Espialo.
Confesa puana — Confesar hacia.
I 2
114
Cuaba— 0:ino:i, embarcación.
Cuabadu — Cedro.
Cuabe — Yuca.
Cuabe Cuabi — Yuca a.sada.
Cuabelsa — Volar.
Cuabi — .\sar, asado: iiianeliar.
CuabJjiji — Asado (en cliapapa) — Ra-
rejiji.
Guada cuada— Terreno ilesignal.
Cuadata — Zanja.
Cuad'de — Espantar: botar.
Cuad'de juse — Espantai-: liotar.
Cuad'deme — Hacer botar.
Cuad'detaitia — Lo ha si'parado.
Cuadiba — Espiar, asomarse.
Cuaiba — Tia, liermana de la madre.
Cuaipa — Qué es, ciuno es.
Cuaive — Tia (de sobrino materno).
Cuaja — ( 'ijmo, por qué.
Cuaja bátame — <jué color, (|U('' fi-
gura.
Cuaja jea — CVmio será; según y con-
forme.
Cuaja piba neje — Con qué intención.
Cuajasu — <: l'or qué:'
Cuajataimave ebania — Estoy sin
saber qué hacer.
Cuana — Las, los.
Cuapa — ¿ Qué es ?
Cuapicuapi — Está blandito: v. g.: un
plátano maduro.
Cuara — Madre.
Cuárapuji — Madrastra, madrina, ¡la-
tnma.
Cuarara — Hervir.
Cuareda — Claro, trasparente.
Cuasa. V. Cuase — Calentar.
Cuase — (.'aliente: cacao.
Cuase cuase uaichidi — Tibio.
Cuasu — Rana. Subfijo lyw hace im-
perfecto de subjuntivo.
Cuatisu — En el fuego.
Cuatsa budi — I3esar.
Cuatsa — .Ycluicar: imputar.
Cuatsana — Achacado.
Cuatsasia — ?ilandar.
Cuatsasiajiji — Mandado, obligado.
Cuatsasu — Besar.
Cuatsa peada — Un bocado, un Ira-
go, una palabra, una bocíi.
Cuatsataiti — .Vchacar; imputar.
Cuatsataitia — Lo ha imputado.
Cuatsa teri — Tapar: v. g.: cántaro ó
botella.
Cuati — Ij'ña.
Cuati bueda — Fuego.
Cuati chebeque — Esparrama el
fuego.
Cuati dared'da — Leña encendida,
fuego.
Cuati dareliaque — Haz arder el
fuego.
Cuati etua — Fogata.
Cuati irutsuhaque — Enciende el
fuego.
Cuati timeque — Atiza el fuego.
Cuati turuque — Enciende fuego.
Cuchi — ( 'erdo, chani.'ho.
Cueba — Estrenar.
Cuejiji — Usado.
Cuina — Llegar, parir, venir, nacer,
salir ( ver verbos).
Cuipave ema — Tal vez seria yo no
más.
CH
Chacachaca — Musgo.
Chacu ~ 1 lascar.
Chacuatsa — Calumniai'.
Chacha — Flor.
Chadeu — Fodar.
Chadi— Llaga.
Chadi deve — Llaga negra, viruela.
Chaditiji — Llagado.
Chaduquey — Venado de pajonal.
Chaepunetive,chapuñonetive — .\m-
bulante. sin desUno.
Chaguana — Toro (pescado grande;
]iesa liasta cuatro quintales).
Chahaitive — Calumniar sin motivo.
Chaiguani — Sapacala hediondo.
Chaive — Comadreja.
Chajá, Chaha — Heclio en vano, inú-
tilmente.
Chajaquinative — Natural, ilegitimo,
los que no son casados.
Chama — Mirar.
Chamacama — Con diücuUad. apenas,
jior fin.
Chamimichamimi — llabl.ir sin ton
ni son.
Chanapa — Conocer.
Chanapa bae mave— Desagradecido.
ii:) —
Clianapaji mave — Sin conocer.
Chanapa mave — Desconocer.
Chapichapi — Arrugudo, achuchana-
(lü, aphistailo, vaneado, v. gr. ul
arroz.
Chapu basea — De balde miente.
Cliapuitichapuiti — Loquear.
Chapuitive — De balde no más.
Chapuru — Aretes, zarcillos.
Chara — Tábano.
Chariridi — • 'osquillas.
Charubu tanave i'i tanaquita — I )e
repente, de improviso.
Chatageve — Los que no son casa-
dos y viven como tales.
Chauara — Palma de pajonal, de cu-
yos cocos hacen sortijas; son duros
como marlil.
Chebeque cuati — Desparrama el fue-
go (con el fln de apagarlo).
Chepere — Tortuga de los lagos.
Chico — Tordo.
Cliidi — Pequeño.
Cbiditaname — Acortar, achicar.
Chiguama -Munimuni — Arbusto.
Chiloma — Mezquino.
Chiloma mave — (ieneroso, liberal.
Chimuri — Chamuscar, soasar.
Chino (nóu) — Cejas.
Cliipilo — Dinero, plata.
Chiqui — Pi'ste.
Chiqui anidara babe — Peste conta-
giosa.
Chiqui madadacuaua — Enfermeda-
des, malas pestes.
Chiri — .Vlljú de diminutivo.
Chiripi — Tripa, panza, intestino.
Chirupa — Una palma pequeña, en
macollos, sin espinas, de fruto co-
mestible.
Chita — ( 'aña de azúcar.
Chita ejude — Cañaveral.
Choadera — Más allá.
Choai — (Cabezón.
Chotati — Fornicaí'.
Cliu — Apurado.
Chuadera— Más allá.
Chuadeu — Pelado de la cabeza, ra-
padii.
Chucuaque — Desiguálalo.
Chucuiro — Árbol de mascajo, ó lacre
vegetal.
Chuchu — Mamar.
Chuchudiji — Destetar.
Chuchumesia — Destetar.
Chuda — l'ur allá.
Chudu — Punzar, sangi'ar.
Chudu — llecoger.
Chudujiji — Punzado.
Chuemame — Aparte.
Chuge — Paga, valor ile alguna cosa.
Chuge bute — Bajar el precio.
Chuge neda — Caro.
Chuge pichi — Barato, de poco va-
lor.
Chuge pue — De allá.
Chugetia — Pagar.
Chumagege — En la banda opuesta
dcd rio.
Chumaita — Pasado mañana, antes
de ayer, al dia siguiente.
Chumaita apudasu — Antes de ano-
che.
Chumaita puina — Anteayer.
Chudinume — Con toda su alma.
Chunipeada nuati — Una sola vez.
Chupia - .\lli, allá.
Chupuque — Camina.
Cliuquitaname — Con todo su cuerpo.
Chura — Levantar al aire.
Cliurechure guaripa — (iallina alia.
Chutege — Hasta allí.
Chuteje — Hasta alli.
D
Da — A veces el.
Dabatame — Parecido.
Dabibita — Moieno.
Dabu, edabutani — Está comiendo,
V. gr. un perro, comida caldosa.
Dacadaca — Crespo.
Dacua — Dentón ( pescado ).
í)acua — .Jurgar, cerner.
D'acuad'dacua — liavar.
íiacuajiji — Cernido.
Dacuataji — Se cierne, hay que cer-
nm'.
Dada — Escalera de un solo palo.
Dada bacua — Víbora de cascabel.
Dad'da dad'da — Gradas.
Dad'dad'da — Con gradas.
Dagenetia — En seguida, después.
Da genetia ve — En seguida.
116
Daididaidi— Renegón, bravo.
Daitia ~ Quebriu-, v. gr. un plato.
Daja — Asi es.
Dajabiame, dajapapubiame — Aun-
que sea así.
Daja cama — Asi todo.
Dajada — líalo, no tupido.
Da.jada — Taimado.
Dajaja — Caer.
Dajajame — Hacer caer.
Dajapuicha — .\si no más es.
Daja quita bátame — .\si ni uiAs ni
menos.
Dajasu — Ahora m.'is tarde, después,
asi (;').
Dajasuchidi — i)i' a^ui .'i ini mo-
mento.
Dajasuchu— I)es])ues, más tarde.
Dajasumu — Pues por eso, después.
Dajasupuji — Para después.
Dajatatse — Pareados, juntos.
Dajave— Asi no más.
Dajavecha — También, asi también.
Dama — Tapar, cubiir.
Damajiji — Abrigado, tapado.
Dame — Tal vez, puede ser.
Da mu — Ese será, por eso.
Damudamusu — Nublado.
Damuque — Apaga.
Dana — Hermana menor.
Danajasu eani — Cerca de eso está.
Danasa eave — Cuñado, dice la her-
mana menor.
Dapa — Cocinar, cocer.
Dapaba — Tocar, tentai'.
Dapati — Sábalo, pescado.
Dapia— Allá, ahi, alli.
Dapuju — Bofetada, reventar.
Daqui — Cuñado (entre hombres).
Dará — Gancho, garüo, muesca.
Daradara — Flecha de chonta con
giirlio.
Darara — Rayo.
Dareaque — Enciende.
Daredare — Pintado, atigrado.
bared'da — Ardiente.
Daruru — Chispa.
Data — Barbasco para pescar.
Datsunu — Entonces.
Datti — Tortuga.
Dattipacha — Galápago, tortuga de
cliarcos ó curiciiis.
Datupu veiclia — Del mismo modo,
a.'^imismd, i¡,'ualmente.
Dau — Hermano menor, pruno me-
nor.
Daui bai bene — .V la izquierda.
Dauna mutsu — Arrancar de raiz.
putija Daua — Deseaba yo ir.
Dauua mutsu — .Arrancar de raiz.
Dauque vecha — Equidistar.
Dede — Loro de cola larga.
Dede — líaspar, pelar.
Dei — Campo, lugar baldío.
Deiji — Hay campo.
Deijisu — En lo raso.
Deja — Hombre, varón, macho.
Dejave — Hombre no más.
Dejeda — Espeso, remontado; un cam-
po en que ha creciilo la maleza, ó
un camino.
Demedeme — Fofo.
Demu buturu — Caracol.
Derena — Colorado.
Deruque cuati — Golpea el eslabón,
saca fuego.
Detete — Apasanc;i, ru'aña venenosa,
buia Detete, Sari Detete — Especies
de ajiasancas.
Detsesa — Nuestro, de nosotros.
Deuadeua — Amoratado.
Deuque — Cortado (de un golpe).
Devena — Negro.
Di — Zancudo.
Dia — .Abrir, ave, comer.
Diaba — Probar, gustar.
Dyababe hiya — Empalagarse.
Diadia — Comer.
Diadiaja — Hambre.
Diataitia — Comió, has comido.
Diatisa — Chala de maiz.
Diavitide, mutum — Pavo del monte.
Dibi -— Chupar caña.
Dica — Estertor del pecho agitado
por la tos.
Dicadica — Pedazar menudo.
Dichu — Embarrar una pared, etc.
Dichuji — Embarrado.
Dida — Noche.
Didasu — De noche, por la noche.
D'id'di — Trasero.
Didi — Tacuara, bambú.
Didi — Sauce, nalgas.
Didia — Mono nocturno.
— 117 —
Didia aida — Hambriento.
Dije — Maiz.
Dije eju — ¡Mazorca de inaiz.
Diju — Pellizcar.
Dimabue, zamuqui — Palma.
í)imia — Teñir.
Diozua — El Dios.
Dipi — Cicatriz.
Dipitaji — Secar el rio con atajo.
Diqui — Untar.
biqui — Frotar, bruñir.
biqui diqui — Crespo.
Diquidiqui — Untar.
Dirá — .\rj'ancar, sacar, de.stechar.
Dirajiji — Destechado, destapadlo.
Diraque ihe cuana— Saca estos.
Diri — (Jrujir.
biripedu — Retazo.
Diriri — Resbalar, reliuir.
biru — Pelar yuca ó papa, etc.
Dirui — Trampa.
Dirui — Pato de curiclii.
Diruque — Tápalo todo.
Dita — .1 untar.
eDitatiani — Se están reuniendo.
Ditti— Canasta de hojas chamuscadas.
Ditti ducu — Canasta sin chamuscaí-.
Ditti tad'da — Canasta doble, fuerte.
Diu — Rasgar.
Diuadiua— Destrozar en pedazos me-
nudos.
Du — Cascabel.
Du — Maneclie; monocoto.
Dubija — Entresacar.
Dubidiji — Hueco, v. g. un palo.
Ducad'duca — Mono lanudo.
Dud'dud'du — Capihuara, conejo de
agua.
D'ud'du — Hermano mayor.
D'ud'dusa eave — Cuñado.
Dudiaque, susiaque — Pulverízalo
menudo.
Dudidi — (Joncha.
Dudu — Gotear.
budu — Moler.
Due — Ensartar.
Dueba — Medir la profundidad.
Dueda — Profundo, hondo.
Duedasunubi — Iise á lo profundo.
Dueganaque — Estiende.
Du icha — Derramar agua.
Duinini — Enojarse.
Duininiame — Hacer enojar.
Dueji eni eni — Harto, bandada.
Duja — Espantar.
Dujad'da — Molesto.
Dujaduja — Molesto, fastidioso.
Dujajiji — Alolestado.
Duju — Entre. Ver Dujusu.
Dujuba — Aborrecer.
Dujuduju — Moreno.
Dujusu — Adentro, de entre, en el
centro.
Dujutu — Escuerzo.
Dumerara — Hueco.
Duinini ~ Enojarse.
Duininiame — Hacer enojar.
Dumi — Evacuar el vientre, excre-
mento.
Dumitajajai — Escarabajo.
Duniduni — Serpentear.
Dunu — .\rropar, envolver.
buppa — Peine.
Dupapa — Sapacala.
Dupatse — Diente de jieine.
Duquey— Venailo.
Duqueibuna — Hormiga colorada lar-
ga, muy venenosa.
Duqui — Cosijuillas.
Dureda — Blando.
Duse — Traer.
Dusu — Idevar.
Dusuqueve cuana — LliHalos, guía-
los.
Duttu — Punzar, herir, cornear.
Dutua — Volcar, echar liijuido en otra
vasija.
Duttujiji -— Herido.
Duttutaitia — l^o corneó.
E
Eadauadauania — Me estoy esforzan-
do, estoy bregando.
Eadibania — Estoy asqueando.
Eaduju — IMarlo de maiz.
Eaiuani — Me estoy criando, v. gr. po-
llos.
Eaji — Hemos de hacer. Ecuana.
Eama — Yo, activo.
Eama epibania — Estoy pensando.
Eami — Cuerpo, carne.
Eana — Lengua.
Eana bina — I.,engua podrida.
lis
Eana cuatsa eani — Está echado de
l)ruces.
Banana — Criatura.
Eani — Hay, esta, tenei'; ver verbos.
Eania — Ver Ehania.
Eaniji — .\siento.
Eapa — liaiidal.
Eapudania — Urge, es urgente.
Eara ó Earapa — Hombro.
Easeneti ~ Caminando, paseando.
Easetani — Kstán andando.
Eatani — Está haciendo.
Eatasa mane — Estaba ú estaban ha-
ciendo.
Eati — Voy á hacer.
Eatipuji — Para ir á hacer.
Eatitani — Están haciendo.
Eatsi — Pajonal.
Eatsi ere — Pajonal pequeño.
Eatsudu — Testes.
Eaua — 'I'ien-a.
Eaua baitsaua — Donde se acaba la
tierra.
Eauani — Abajo.
Eaua pamapa — Jdanura.
Eaua rutuda, '> rutuji — Barrial, ce-
negal.
Eaua neti babe — Aclimatado.
Eaveda — Ahora, en este momento.
Eave — Marido.
Eavesata — Suegro.
Eavetiani — Casamiento, boda.
Eavezatata cuara — Suegra.
Eavi eavi — líalo, aguanoso.
Ebabada ema — Voy .á visitar.
Ebabani — Kstá paseando, visitando.
Ebabequisatiani — El que enseña á
otros.
Ebacua — Hijo.
Ebacuapacha — Cielo.
Ebacuapacha buduji — Cielo nu-
blado.
Ebacupuji— Ahijado, hijastro.
Ebacuasane — Nuera.
Ebad'de — Está colgado, parado.
Ebad'du — Hilado.
Ebadu — 'l'ostado.
Ebai — Brazo.
Ebajania — Estoy pidiendo.
Ebajati — Voy á pedir.
Ebametani— EstA mostraudu.
Ebani — Nombre.
Ebania — Yo veo, estoy viendo, mi-
rando.
Ebaque — Arriba.
Ebaquieje — De arriba.
Ebaquiepuna — Hija.
Ebaquiepunasa eave — YiMno
Ebaquiesu — .Vrriba.
Ebara — Genital de mujer.
Ebatsu — Codo.
Ebayu — Puji.
Ebedede — Espinazo.
Ebeitiani — Está mermando i'i di.s-
minuyendo.
Ebiadunuji — Fardo.
Ebiage — Por encima.
Ebiamemiata puji— Para (|ui' ruegue.
Ebiani — N'aiáces.
Ebiasu — Sobre, encima, más ipie
más.
Ebiasu quita — ;\Iucho.
Ebidina — Conseguir.
Ebidina puji — Para conseguir.
Ebidinatani — Consiguen, obtienen,
ganan.
Ebisu — .\delante.
Ebu — Cara.
Ebuaba — Mejilla.
Ebuana— Sien.
Ebuteji — Puerto, bajada, descenso.
Ebutsesu — l'ín presencia, .delante de.
Ebutudu — Poro grande.
Ecuabetsani — Está volando.
Ecuabi — Asado.
Ecuabuyo — Se está yendo.
Ecuai — Señor.
Ecuana — Nosotros, ellos.
Ecuaneda — A. nosotros.
Ecuaneseda — De nosotros.
Ecuaneseda puji — Para nosotros.
Ecuaretsesa — Di' su madre.
Ecuaruru — Ciiarco de sangre, remo-
lino.
Ecuaruruneti — En el remolino.
Ecuatabuyo — Se están yendo.
Ecuatsa — Boca.
Ecuatsasia — Mandar.
Ecuatsatani — Se está achacando.
Ecuayo — Me voy.
Ecuinameji — Partera.
Ecuinanani — Está llegando.
Echa — Uama, gajo.
Ecliacua ayu — Renovar.
— 119 —
Echacha, eichacua — Nuevo.
Echamaji — Mirar.
Echana — Con rama y todo.
Echanapa — Conocer, conocido.
Eclianapa icha — Marcar, señalar.
Echeua — < 'onchavar.
Echua — Cabeza.
Echuadubudu — Sesos.
Echua eina — Cabello.
Echua matina — Frente, nuca.
Echua pauaji — Almohada, cabecera.
Echua tsau — Cr.ineo.
Echubibiani — Se está marcliitando.
Echucuata — Demasiadamenti'.
Echucuata eyapacatani — Pondera
demasiado, exagera.
Echuchi — Bollo, pasta.
Echuduji — Punzado.
Edacua — Cerner.
Edacuaji — Cedazo, cernido, lanzaila.
Edada — Cabo, mango.
Edaidiani — Están aullando los pe-
rros, están renegando.
Edaitiani — Se está irritando, v. gr.
la llaga.
Edaua — Cuerno.
Ed'danaja — Corva de la rodilla.
Edapuju, edapupu — Isla de monte
en un iiajonal.
Edararati — Erizarse.
Edata — Bofes.
Edatatani — Cacarear la gallina.
Edau — Raíz.
Edaua — Verde.
Edauadauania — Estoy bregando, me
e.stoy esforzando.
Edau bita — Pbegaliz, raíz dulce.
Edavi — Quijada, mandíbula.
Edavitauani — Se está negreando.
Ede — Vientre.
Ede ave — Muchacho.
Edede — Brazo del rio.
Edemanu — Hambre.
Edeueni — Diarrea.
Edeque bade — Pender, está col-
gado.
Edere — Criatura.
Edetsuitsui — Pietorcijon de vientre.
Edetutsu — Aventazon de vientre.
Edeuani — Amoratado, solapado.
Edi — Viejo.
Edía — Abrir.
Ediababani — Está probando, gus-
tando.
Ediadiaja — Hambre.
Ediadiani — Está comiendo.
Edichuji — Embarrado.
Edidi — Camino.
Edidi buabuasu — A un ladito did
camino,
Edime — Dar ó hacer beber.
Edimesu — Adentro, en el interior.
Edipata— Borrar, destruir.
Ediqui — Juyaca, palos para encen-
der fuego por el frote.
Diquiputsu cuatipa emiti — Hagan
fuego con juyaca, i'i por frote.
Edira — Destechar.
Ediririani — Se está resbalando.
Editatiani — Se está juntando.
Editatitani — Se están juntando.
Ed'dube— Isla en el rio.
Edubidi — Entrañas, centro.
Edubiuji — Embudo, echador.
Ed'dud'duani — Está moliendo,
Eduduani — Está goteando,
Edudubad'de — Está goteando, cho-
rrera.
Ed'dud'uji tumu — Pif(lra de batán.
Ed'due — Pariente.
Edue — Sarta.
Eduipudatiani — Se está cansando
prontii.
Edujani — Atorarse.
Eduju, edujusu -De mal modo, en
medio,
Edunuji — Retobo, fardo.
Edunurisi — Retobo.
Edutuji — Punzón.
Ehabania — Estoy aprovecliando á
iiacer.
Ehania — Estoy haciendo.
Eibianisu — Están hediendo.
Eibibatani — Experimentan hedor.
Eichayupuji — Para volver á poner.
Eichetaiti — Ha de pegar golpear ó
azotar,
Eichenuqui satiani — Estoy rogando.
Eichetitani — Están peleando.
Eidabajataji — Hay que oír,
Eidabajatani — Están oyendo,
Eidaja — Oreja, asa.
Eidaja rara — El oido.
Eidajaya — Por las orejas.
120
Eidami — Criatura de pechos.
Eide — Vivo, salvo, remedio.
Eide batiene — Se está riendo.
Eide cuana — Los vivos.
Eide da ama ajiji — Se me lian es-
capado.
Eide dere — Abeja colorada.
Eide deve — .\beja negra, oscura.
Eide ema pujiji— He salvado.
Eide epuani — Está salvando.
Eide pu — Salvar, escapar.
Eide puisti — Ha de salvar.
Eide puji — Para despertar.
Eideticha — lia ile vivir.
Eidesa — Kstá despierto.
Eideta puji — Para que despierten.
Eidi — Chicha, beber.
Eidimetaui — Dar de beber.
Eidititani — Están bebiendo.
Eidi tsetsada — Chicha fuerte.
Eidue — líeuii'dio.
Eiguametani— Lo está liaciendo Ihi-
iiiar.
Eimea — Figura, eíigie.
Eina — Hoja, pelo, pluma, paja an-
cha de los barbechos Uaniada sujo.
Einacua — Ver Eynacua.
Eina emuruani — ■ l<;stá creciendo el
pelo.
Eina metani — l'-st:'i liaiúendo aga-
ri'ur.
Eina muru — (Jrecer his iiliiiuas.
Einapatianí — Está llorando.
Einatsiuatitani— Está espiando.
Eiruji- Venta.
Eja — Huevo.
Ejacliatiani — Está espesando.
Eja ibi — Huevo clueco, podrido.
Eja jare — Yenu^ de huevo.
Ejanana — Criatura.
Eja pasa — Clara de liiievo.
Ejaritiani — Se está cpiebrando.
Ejatiani — Está ponienilo huevos.
Ejatsudua — Testes.
Eje — Por, bollo.
Mi eje — Por ti.
Ejobume — Inllar.
Ejeminia — Yo recibo.
Ejemitani — Está recibienilo.
Ejentsutani — Está respondiendo,
contestanilo.
Ejije — Monte.
Ejubu — Cogollo.
Ejude — Pueblo.
Ejudeini — Barbecho.
Ejuduji — Vestido.
Ejuduneti — Cerviz.
Ejutcuaji — Para aumentar.
Ejutcuatiani — lístá aumentando,
multijilicando.
Ejutsesua — Rebotar.
Ejuruani — Está encaneciendo, blan-
queando.
Ema — Yo, pasivo.
Ema biasu — Por mi, para mi.
Ema buqueji — Mi compañero.
Emacuahua — líio abajo.
Emadajachua — Itodilla.
Ema danebameitia — Yo le he cau-
sado pesar, le he alligido.
Emadattí — Feo.
Emad'di — Goma, resina.
Emajaititani — Est:'in guerreando.
Emaje (j ó g) — Por debajo.
Emanajasu — Mi vecino.
Emaneje — Conmigo.
Ema nime tucheda — Soy valiente.
Emanuicha — Ha de morir.
Emanubaemaoe — Inmortal , que no
sabe morir.
Emasu — Debajo.
Emata — Ci'rnj, serranía, trente.
Emata dedeje — (^Uiebrada.
Emata bacua — Vibora de serranía;
tiene el pecho colorado, muy ve-
nenosa.
Emata vitsequi — Punta de cerro.
Ematina — (Jumbre.
Ematsenatani — Castigo, penitencia.
Ematsetani ema — Me est'i casti-
gando.
Eme — M.ano.
Emejatsa — Dedo de la uuiuo.
Emebaja — Servir, muñeca.
Eme chua ay — Dedo ]iulgar.
Emeduju — Puñado.
Emejatsa— Deilo de la mano.
Emeji — Local; Hostiameji — Cmjíi
de hostias.
Emejisu — .\dentro.
Ememe — .Yro, tambor, bombo.
Emesu — Eu la )nano, debajo.
Emetidi — Uña de la mano.
Emetsaja — Dedo de la mano.
121 —
Emebaja — Servir, muñec:i.
Eme chua ay — Dedo pulgar.
Emeduju — Puñailo.
Emejatsa — DedM ilo la mano.
Emeji — Local: Hostiameji — Caja
lie hostia.s.
Emejisu — Adentro.
Ememe — Aro, tambor, bombo.
Emesu — En la man'i; debajo.
Emetidi — Uña de la mano.
Emetsaja — Dedo de la mano.
Emetse — Dueño, propio.
Emiji — Cosa mascada.
Emipanatiani — Me estoy cont'e.sando.
Emitsiani — Estí quieto, tranquilo.
Emitsua — Alzar, agarrar.
Emiuada — Voy .á dar de comer.
Emiuania — Estoy dando de comer.
Emumuy — Poro.
Emutu — Trasero.
Ena — Caldo, agua, arroyo, rio.
Enabaque — Arroyo.
Enabay — Ala.
Enabue — Poza.
Enabitanisu — Cuando se bañan.
Enacuatsa — Desemboque; junta de
rio.
Ena enubiani — Está creciendo el ric'.
Ena epachiditi — Se e.strecha el rio.
Enaja — Cuello, pescuezo.
Enaje — En la orilla did rio.
Eiiajutujutu — Playa.
Ena maje — En la orilla del rio.
Enana cuina — Nacido antes de
tiemiio.
Enanada — Poza pequeña.
Enanatani — Urdimbre para tejidos.
Enanave — Tiernito.
Enanetani, enametani — Se está Ua-
panilo ó aumentando el agua.
Enapaju — Ola, olada.
Enariati — Me voy á acercar.
Enasuapa — Cuervo, gallinazo.
Enebatiani — Está resentido.
Enebatitani — listas triste.
Eneiquita — Ciertamente.
Eneive — Cierto, en verdad, cierta.
mente.
Eni — En verdad.
Euidu — Alma, sombra, lantasma.
Enime — Genio (ver Tique).
Enitique — Bien (adverbid).
Tomo X
Enuati — Ir para regresar.
Enuguidi — Sobaco.
Epairujeji — Travesano.
Epairuji — Cruzado, atravesado.
Epani — Está llorando.
Epareiri — Costilla.
Epasaneti — Está blanqueando.
Epasiqui — Correa ancha.
Epatani — Están llorando.
Epatasa — Están llorando.
Epauanimehaque — Hagan carpa.
Epeatianiu — Está degenerando.
Epeji — Caspa, escama.
Epene — Atajo.
Epepatiani — Se está revolcando.
Epereji — .\migo.
Epereti — Voy á visitar.
Epetuji — Vado, pasage.
Epi — El vacio, vaso ó berija.
Epibania — Estoy pensando.
Epibapibani ema — Estoy coníun-
dido sin saber que liacer.
Epibatiani — Acordando estoy.
Eppídi — Cusí, palma parecida al
¡Motacu.
Epiraratiani — Se está desenvolvien-
do, desenredando, desdoblando.
Epu — por Pue — Venir (ver verbos).
Epu — Hacer, decir.
Epuani — Está haciendo, diciendo.
Epu barereni — Está dando vueltas.
Epubuyo — Ver verbo Ir.
Epuderani — Se está trasladando.
Epue — Vcnilr'i.
Epue biame — .\unijue haya que
venir.
Epueicha — Ha de regresar.
Epuegusu — Cuando venga.
Epueiti — Ha de venir.
Epueni eni eni — Se está empeo-
rando (un enfermo).
Epue zinesu — El dia que venga.
Epujaja — Plátano pintón.
Epumane — Era, ha sido: rato antes.
Epuna — ¡Mujer, hembra.
Epunave — Muchacha.
Epunetisu — En otra parte.
Epuñoneti — Andar, vagar, paseando
cerca.
Epupe bae mave — Ijue no se acaba.
Epupiruana — Comenzó.
Epupirujisu — .\1 [irincipio.
i3
122
Epupuani — EstJ donuitando.
Epuratiani — Roncha.
Epuriji — I>ejiu- de hacer.
Eputasa maue — Estaba haciemlo,
diciendo.
Eputisu — Cuando va3'a.
Eputupu — Suficiente, gallardo.
Equebibi — Barranca.
Equedi — Saliva.
Equedi juseataitia — Escupió.
Equene — Piinicro, antes.
Equene pucibana — Que vino pri-
mero.
Equene puji — El primero, el mayor.
Equeque — Labio, orilla.
Equequeda — Higote.
Equinaji — (^uidanta, manceba.
Equinatianicuana — Los que guardan
n cumplen, retienen.:
Equisaba — Voy á preguntar.
Equisaquisani — Está avisando, pu-
blicando.
Equisataiti — Le ha do avisar.
Equisati — Le voy á avisar.
Equita — Cuerpo.
Eracacani — Está roncando.
Eradaichania — Está amontonando.
Eradaisu — En la dormida, en el
interior.
Eradaneti — Monten, amontonando.
Eradani — Montón.
Erajajani — Está disminuyendo, des-
liincliando. •
Ere — Palo Maria, árbol del que se
hacen canoas; tiene mucha resina.
Erey — Cordel.
Masi erey — Cordel de hilo.
Ereiji ~ Palo blanco, en el que apo-
yan id huso para hilar.
Erechicliiatiani — Se está fruncien-
do, encogiendo.
Erequeji — Raspadura, sierra, ra-
llador.
Erere — Campamento.
Ereru — Gatear.
Ereruani — Está gateando; v. g,: una
criatura.
Eriariani — l-'stá temblando.
Eriba — Emplasto.
Eriri — Se ha de acabar, estermi-
n;ir.
Erisiji — Atadura.
Erubutanametani — Se está asus-
tando.
Erueja — Al través.
Erujiji — Trama de tejido.
Esa — Estar echado.
Esaibaji — Vesti(Jo.
Esaibania — Estoy usando.
Esaisiani — Está sanando, escam-
pando.
Esaitaji — Adulación.
Esaji — Nido.
Esajuna — Agrio.
Esajunani — Se está agriando.
Esana - Campo.
Esanubi — Gallina clueca.
Esanubineti — Está dotando.
Esarani — Está secando.
Esatsuani — Está cantando.
Esaua — Crudo.
Esauna — Nervio, vena.
Eseaji — Anzuelo.
Eseguani — Estoy criando ; v. g.:
pollos.
Eseje — Tdeno.
Esetatiani — Olvidando estar.
Esiaji — Nido.
Esita puji — Para robar.
Esituta — Gastar.
Esui — Avenida, turbión.
Esui epuani — Está de turbión el
rio.
Esuru — Maduro.
Esuruani — Estii. madurando.
Eta — Canilla ó pierna.
Etabisa jabati — Ver entre sueños.
Etabutse — Canilla.
Etacua — Hígado.
Etacuamadatiani bidu — Finge tris-
teza.
Etadatani — Está endureciendo, con-
gelando.
Etame — Por las piernas, pasta.
Etami — Aprensar.
Etamiji — Tenaza.
Etaruji — líemo.
Etarunia — Estoy remando.
Etasia — Patear.
Etasiaji — Pateado.
Etataji — Martillo, mazo.
Ete — ('asa.
Etecuana tiujiji — Se han quemado
las casas.
123 —
Etedatietia — Le lia dado aloja-
miento.
Eteje cuinana — Salir de casa.
Ete mesu — Dentro de casa.
Etemiji — Comida, alimento.
Eteriji — Puerta.
Etetipe — Detrás de la casa.
Etetsiji — Mano de tacú, de mortero
(■| de almirez-.
Etia — Lo voy á dar.
Etiadaji — Coyuntura.
Etiani tupu — Como manda.
Etiauia — Estoy dando.
Etiatani — Le está dando.
Etibeini — Detrás, atrás.
Etibeinijaja — Balsamina.
Etibuquiani — Está persiguiemlo, le
va ilytrás.
Etibeiri — Taleo, cerco de las casas.
Etica — Terrón, bollo.
Etida — Rabo, cola.
Etidada — Muslo, pierna.
Etidatiani — Cojear, renj^uear. anca.
Etidatidani — Está cojeando.
Etide — Carbón, ascua.
Etide chidi — ( 'hispa.
Etidequi — Taruma, fruta.
Etiju — Se va á apagar.
Etijuani — Se está apagando.
Etijucuati — Leña sin fuego.
Etijude — Local, rastro, lugar.
Etijudesu — En lugar de.
Etimay — Cintura.
Etimu — Ceniza.
Etipe — Calle.
Etipeini — Priesa.
Etipeini ema — Estoy apurado,
Etipeisu — En afán.
Etiriani — Está tronando.
Etitsevi — Piabadilla.
Etitsi — Quejido.
Etiuadiri — Recular.
Etiuni — Incendio, quemazón.
Etotoreni — Está cacareando el ga-
llo.
Etsaja — Canilla, iiié ó tronco de un
;irbol, pata de un animal.
Etsajarireti — Que anda arrastramlo
los pies.
Etsama — Tripa; vientre.
Etsana — Orilla, borde, canto.
Etsaaau — Al borde del rio.
Etsatani — Está buscando una cosa
ipie necesita.
Etsatsiatitani — Se están insultando,
se están tratando.
Etsau — Hueso.
Etsauatani — Está ayudando.
Etsaudubudu — Tuétano.
Etsaunu — Suico.
Etse — Dientií.
Etsea — Nosotros dos.
Etsebutse — Colmillo.
Etsedada — Gancho, horqueta.
Etsedu — Pecho.
Etsei — Cordura, grasa.
Etseitsiaui — Está engordando.
Etseji — Con dientes.
Etse neje — Con los dientes.
Etsequedia — Abrir.
Etsequediajiji — Abierto.
Etsequedu — Afuera.
Etsequeini — Puerta.
Etsequeini genetia — Desde fuera.
Etseque genetia baitia — Por fuera
se ve.
Etsequeje — Por fuera.
Etsequenisu — .\fuera.
Etsequi — Punta.
Etsesa — Nuestro, nuestra, etc.
Etsetsaja — Encia.
Etseunu — Paladar.
Etsi — Herir, vulnerar.
Etsiatsia — Grit:ir.
Etsiatsiani — (írit'i, aliulli'lo, graz-
niilo.
Etsuducuata — Seno, bajo vientre.
Etsui — Voz.
Etsui chidi — Voz débil.
Etsuijani — (iarguei'o, garganta.
Etsuinanatiani — Se está quejando.
Etsuitsui — Tengo vinagrera.
Etsujaja — Grano.
Etsuti — Páncon.
Etsutisu icha — .\rr¡nconar.
Etua — Ojo.
Etuabeji — Párjiado.
Etuachani — Sofioliento, ojera por
el desvelo.
Etuadadi — Bisojo.
Etua equeque ina — Párpado, pes-
taña.
Etucheni — Estoy aguantando.
Etuclietani — Se está resistiendo.
— 124 —
Etujai — Estrella.
Etunatiani — Estú aílojanilo.
Etupudubiuji — Jeringa.
Eturisi — Fajar.
Eturu — Encendor, tocar campana ú
otro instrumento.
Etururuneti — Hincado de rodillas.
Etutsada — Suave.
Etutsuani — Esponjar.
Euaja — Pescuezo.
Euane — Espo-sa.
Euanesa d'ud'du — Cuñada.
Euauesa daua — diñada (dice her-
mana menor de mujer).
Euatseje — Andar con un pié.
Euatsi — Pié, rastro, pisada.
Euatsi metidi — Uña del pié,
Euatsi netineje — Estar parado, en
pié.
Euatsi tiadi — Talón.
Euatsi tijude — Rastro, pisada.
Euatsi veji — Empeine del pié.
Euatsi vitsana — Andar de puntillas.
Euauesa cuara — Suegra.
Euauesatata — Suegro.
Eubumeji — ¡Mejilla.
Euchuritauani— Está enllaijueciendo.
Euedacua — Jovencito.
Eueneni — Rellejando.
Euenani veu — Ya está amaneciemlo.
Euepe — Criar un animal del monte.
Euidu cuadetiani — Lo está asus-
tando.
Euquenani — Se está alejando.
Euriani — Se está destinando, des-
[lintando, se está derritiendo.
Euriati — Se ha de desteñir: derretii'.
Euriu — Destiñendo.
Euruani — Derribar, tumbar un ár-
bol, etc.
Eurutiani — Cogote.
Eutsataba — Antojo, deseo.
Eutsatabania — Me estoy antojando.
Eutsuani — Est i ardiendo.
Eutu, ejetu — Harina de niaiz cruda
Evaduji — Tostadera, tostador.
Evaidutiani ^ Se está meciendo.
Evanaji — Para sembrar.
Evoicha — Volverá.
Eveini — Escasez, merma.
Eveitiani — Está escaseando.
Evere — Cerco, cercado.
Everere neti — En lila, en hilera.
Eveuruani — Estoy sudando,
Evi — Nariz, pico, hocico.
Eviaguanati — Se va á vengar.
Eviarusuji — Retovo.
Eviasu puja — Quiere ser más.
Ebiateriji — Tapa, tapón.
Eviasu quita — Demasiado, excesivo.
Evida — I'almito.
Evida butu — Gajo tierno, guia de
las plantas.
Evinana — Enfriar, refrescar.
Evinani — Madurar, está madurando.
Evisu — Delante.
Exia — Pescar con anzuelo.
Eyhua — Grama.
Einacua — Japa, pulga colorada, que
se prende fuertemente en el cuerpo
y causa mucho escozor.
G
Genetia — i )esde.
Guabu amirache — Abeja, especie.
Guabuquere — El peari, jabalí.
Guabuquereree — Sa)io, pescado.
Guaca janide — Piñón purgante.
Guacaviti — Azote.
Guaiduque — Mécelo.
Guaitucu — Paloma.
Guaja — Trampa, haciendo un agu-
jero en tierra.
Guaji — Vaivén, mover.
Guana — Tender.
Guana eni — Tender bien.
Guanauteque ebai cuana — Estiende
los brazos, ponte en cruz.
Guaní — Oler, trascender.
Guaniba — Oler, besar.
Guano guano — Abeja, especie.
Guape — Palizada en el rio.
Guapesa — Algodón.
Guarajuju — Hormiga chota, vene-
nosa.
Guarayo — Oso hormiguero.
Guaripa — Gallina,.
Guaripa deja — Gallo.
Guaru — Mezclar, revolver.
Guarusiapa — Remover, mezclar.
Guasa — Abeja, género.
Guascua — Miel de abeja.
Guasa — Sarpullido, pitatú.
— 125 —
Guatsiada — Sabañón.
Guayatumu tumu — Motojo, bobo,
IViitíi.
Güeda — Encendido.
H
Hugeruge — Costado.
Húmeme — Diversos.
I
labute — Bajada.
lactaji — Hay que ayunar.
lanacane — De bable, sin motivo.
lanacona — 15rujo, sacerdote, idó-
latra.
lanaconaC) — Sacerdote, médico, he-
cliicero.
lapa, iapacaque — Aumentado.
latsuati — De subida.
Iba — Tigre.
Ibabi — Raya, pescado con dardo en
la cola.
Ibachua — Cabeza de tigre.
Ibaque — Llama.
Ibatupu — Hormiga chica, gi'uesa,
venenosa.
Ibi — Podrido, podrirse.
Ibida — Podrido, hediondo.
Ibipeyujiji — Todo podrido.
Ibudia — Tragar.
Ibuneba — Apreciar, compadecerse.
Ibunebania — Lo amo, lo ((uiero.
Ibuneda — Querida, amaila.
Ibuneda quita — Predilecto.
Icha — Poner, aplicar.
Ichabuteque — Bi'ijalo, apéalo.
Ichadera — Separar, retirar.
Ichaderaque — Retira eso; Nelide-
raque — Retírate.
(■) Entre los Tacanas, Araonas, etc., lue pa-
rece quiere decir extranjero, advcnctüxo. Kn este
sentido lo tomaron los españoles en tiempo de la
conquista, como puede verse en las provisiones
del virey don Francisco de Toledo; y está de-
mostrado que muchos de los indios Quichuas y
Aimaraes se retiraron al oriente de los Andes,
por Vilcabamba, cabeceras del Madre de Dios, y
por los Andes de Cuchoa, hoy Tambopat.a ú
Inaiabari, afluentes del Madre de Dios. Esto in-
dicarla que el nombre y el olicio son importados
de fuera. (Carta de Oruro, Marzo 4 de 1900. Ed.)
Ichagua — Diablo, ilemonio.
Ichaji pu — Volver á hacer.
Ichajusea — Botar, abandonar.
Ichanubi — Meter, introducir.
Ichasaita — Asegurar, guardar.
Ichaseta — Acomodar, guardar.
Ichaua ebani — Apelativo.
Ichause — Dejar.
Iche — Golpear, azotar.
Iclieguana — Matar.
Iclieibua — Amenazar.
Ichenuba — Compadecerse, perdonar.
Ichenubaitiada — Lo he perdonado.
Ichenuda — Impedir, pobre, pena,
trabajo, miseria.
Ichenuda bidinajiji — Adversidad,
desgracia.
Ichenuda puji — Desgraciado.
Ichevaque — Vamos (convidando).
Ichenuquisatiani — Estar rogando.
Ichu — Aquel.
Ichua — Aquél, él. V. Hacer.
Ichucuana — .\quéllos.
Ichucuanasa — De ellos. V. Tener.
Ichucuata nuatisu — Las más veces.
Ichusa — Suyo (ile él). V. Tener.
Ida — Erizo.
Idabada — BuUa.
Idabaja — Oir, obedecer, escuchar.
Idabati — Reír.
Idada — Contar.
Idadajiji — Contado.
Idaja mave — Sordo, que no oye.
Idami — Abrazar.
Idane — Arbusto, chume.
Idapadada — Bulla, ruido, chanza.
Ideada ema — Me he desvelado; no
lie dormido.
Idesa — Despertar, despierto.
Idetida — Vivió, por, resucitó.
Idetti — Sol.
Idetti cuare — Luz, reflejo del sol.
Idetti ecuinanaui bene — Oriente.
Idetti enubiaui bene — Poniente.
Ideyu — Resucitar.
Idi — Beber.
Idiba — Probar (cosa líquida).
Idija — Quiero beber, tengo sed.
Idime — I3ar de beber,
Idimetani — Está dando de beber.
Idua — Esperar.
Iduataida — Esperaron.
\
120 —
Iduene — Ciirai-, dar remedio.
Iduieva — Nido de hormigas.
Idui dere — Hormiga colorada.
Idui tupuchada — Hormiga con el
trasero levantado; p'ira en los ár-
boles.
Idui deve — Hormiga negra.
leichu — líecicn.
Igelidu — lístraviarse en el Ijosque.
Igetiduji — Descaminado, perdido en
el monte.
Ihe — Este, esta, esto.
Ilieda quiema ebuneda quita — Pre-
tiero á este.
Ihe inime aque — Haz como este.
Ihe mu mave — Este no, excepto
este.
Ihesa — I )e este, de esta ó esto.
Ihe sinecua — Esta tarde.
Iheve — Este no más, esta no más,
esto no más.
lida — Aquel.
Ina — .\garrar, asir.
Ina cuabi — (Jlianuiscar animales (j
aves, pelarlos al fuego.
Inaji — Agarrado.
Inamasatidi — Yerba de semilla como
la (le la mostaza.
Iname — Hacer agarrar.
Inaraja — Trasquilar, cortar el pelo.
Inatsiuaque — Ten cuitlado.
Inatsiuatique — Cuídate.
Ine — (Júllar, chaquiras, avalorios, --
Ineba bae mave — Insensible, duro.
luerapa — Collar tejido con cha-
quiras.
Inica — Liebre, conejo.
luichi — Fornicar.
luide ataida ema — Me ha despre-
ciado, me ha pospuesto.
Inideba — Mez(|uinar.
Inideda — Mezíjuino, avaro.
Inideda mave — Generoso.
Inimeha — líemedar.
Inuaji — Velludo.
Iquima — Viudo, viuda.
Irarara — Lleno de agujeros.
Iridia — Morado.
Iru — Vender.
Iruruha — Desgranar.
Irutsuhaque cuati — Haz arder el
tuego.
Iruyuicha — Volver á vender.
Itiutasa — Arden, se queman.
luyu — Verdolaga.
ludu — Corto, no alcanza.
Ivuati — Llamar. '
lyaru — Granizo.
lyuame -^ Da miedo, miedoso.
lyuame epuani — Tiene miedo.
lyuame puji — Miedoso.
lyuba — Miedo, respeto.
Ja - Por: Ebiani cuanaja — Por las
narices.
Ja — (Parece á veces sublijo nega-
tivo. Ver Diadiaja — Hambre).
Ja — Partícula de adcirno: ex. gr.; Iba
ja pea deja diajiji — El tigre lia
comido un hombre.
Jababetsuati — Aprender.
Jabadujati — Aburrirse, aliurriiln.
Jabajatiujiji — Recobrado.
Jabarereati — Dar vueltas.
Jabaseati — Engañar, burlar.
Jabaseitati mave — Desaliñado.
Jabataiticua nime — Desea verse
con alguno.
Jabatique — (Aiidate.
Jabbacuati — Preñada, con hijo.
Jabeibati — Cai<ño, halago.
Jabi — Suirir.
Jabiaguanati — Vengarse.
Jabijati ba — Mirar á un desnudo.
Jabuseapati — Volcarse.
Jabuteque — Inclínate, encúrbate.
Jabuti — Topar, chocar una cosa con
otra.
Jabutique, jabutsuatique — Cárgate.
Jabutseti — Paralelo.
Jacaruti saida — Frágil, que quiebra
bien.
Jacuatsabuditi — Beso.
Jacuatsasiati — Precepto, manda-
miento.
Jacuatsasiati bae mave — No sabe
obedecer.
Jacuatsati — Achacarse.
Jacuatsauauati — Bostezar.
Jacuetique — Haz el quite.
Jacti — Hacer, hechura, obra.
Jachaditiji — Llagado.
127 —
Jadamati — Taparse, arroparse, abri-
Karso.
Jadapuju — Cliocar una cosa con
otra.
Jadapujuti — Reventarse.
Jadatiji — Hendidura.
Jadayati — Reñirse de palabras.
Jadayatiji — Han reñido.
Jadiati — Buen tiempo, escampar.
Jadimuati — Elástico que se encoge.
Jadipati — Borrarse.
Jadiquiti — Refregarse.
Jad'diquiti — Pintarse con manzana.
Jadiratiji — Desprendido.
Jaditati — Reunión.
Jadivitaitia — Me rasguñó.
Jaduchuti — Atollarse, enfangar.se.
Jaduiti — Cansarse.
Jaduitija — Quiere cansarse.
Jaduitijiji — Cansado.
Jadujate — Alborotarse.
Jaduque — Báñate los pies.
Jaduti — Pediluvio.
Jaibunebati (') — Quererse, amarse
iinituamento.
Jaichanapati — Agradecimiento.
Jaichauapati bae mave — Ingrato.
Jaichenubati — Tener lástima, com-
pasión. '
Jaicheti — Pelear.
Jaichetiji — Pelea.
Jaidebati — Reírse.
Jaiditi aida — Gran bebedor.
Jaiditija — Tengo sed, quiero beber.
Jaiditiji — Sediento.
Jaidu eneti — Has bebido.
Jainapati — Llanto.
Jainatique — Agárrate.
Jainatsiuatique — Cuídate.
Jairutiji — Mujer desenvuelta, que
se vende.
Jaitia — Hice ó cometí.
Jaitiana — De más, pasado, en otro
tiemiio.
Jaitianatia — Ya pasó.
Jaitianajijiven — Ha pasado, está
destituido.
Jaitiana judesu — En el pasage.
Jaiyoati — Temor, miedo.
Jajaritaitia — Se quebró.
(*) Oraciones « no h.
Jajemiti — Casarse, casamiento.
Jajucuati — Aumentar.'
Jajududerati — Mudarse el vestido.
Jajudutique — Vístelo.
Jamabiati — Concebir, quedar emba-
razada la mujer.
Jamadabatí — Despreciar, murmuiar.
Jamadataitia da etsea — Nos liemos
disgustado.
Jamadatijiji — Malogrado.
Jamajaiti — Guerra.
Jamanuatija — El que ayuda á matar.
Jamatseti — (Jastigo.
Jamauati — líinbrujar, malcücio.
Jama unametiji — Matador, el que
mata.
Jamebaja — Servir.
Jamedequeti — Agarrarse de las
manos.
Jamejemiti — Saltear.
Jamejemitiji — Salteador.
Jamemuti — Enroscar.
Jameseati — Desamparar.
Jamesiatijiji — Separado, divorciado.
Jametseueti — Hacerse, dueño, apo-
derarse.
Jametseuti — Lamerse las manos.
Jamipanatitaji — Hay que confesar.
Jamitsuataji — Hay que recibir.
Jamitsupetiji mave — No hemos
acabado de convenir.
Jamitsuti — Convenir, pactar.
Jana — Comida, avío.
Janahaque — Cocina, cocinen.
Jauapati — Humedecer.
Janariati — Acercarse.
Janata — Agitarse, sofocarse.
Janatajiji — Agitado.
Janaua — Descansar.
Janebati — Pena, tristeza, aílicción.
Janebatisu — De pena.
Janide — Maní.
Uacajanide — Piñón purgante.
Janime mave taitia — Se ha atolon-
drado.
Janime pijajati — Calmarse, pasar la
rabia.
Janimesia patiputsu — Ha desistido,
ha mudado de parecer.
Japadava — Una hoja verde.
Japacina, patuju — Platanillo.
Japaina, patuju — Platanillo.
— 128
Japaiqui — Fracturar.
Japairugeti — Cruzarse.
Japaiti — Convenirse.
Japauapauatida — Toilo se inundó.
Japauati — Arrimarse, recostarse.
Japauti — Rebalse, inunilacion, di-
luvio.
Japautia — Rebalsó.
Jape — Zumaque.
Japeati — Disfrazarse.
Japereti — Amistad.
Japeruruati — Enroscarse.
Japesuti — Peinarse, salar, resl)alar.
Japibati — Pensamiento.
Japibatiji — Lo ha pensado.
Japidutaitia — Se ha desatado.
Japidutiji — Desatado, descosido.
Japisati — Flecharse.
Japitsapitsatijiji — Equivocado, tur-
hado.
Japitsati — Errar, yerro.
Japujuti — Reventar.
Japurumabati — Hacer sus idolatrías.
Jaqueti — <_'oi'tarse con la hacha.
Jaquiruruati — Estiren.
Jaquisa quisatique — .\nda á despe-
dirte.
Jaquisati — Avisar.
Jarejati — Trasquilar.
Jarejatiji — Celoso.
Jarejatiputsu epuñoneti — Anda con
|iri'caucion.
Jaribatiji — Pegajoso.
Jaribiati — Encojido, comprimido, ca-
lambre.
Jarijiti — Romperse en retazos, re-
ventarse un lazo en varios pedazos.
Jariri — Camote.
Jarisirisiati — Enredado.
Jarubutiji epuñoneti — -Vnda oculto.
Jarutuati — Mojarse.
Jasaibati — Calzarse.
Jasago, achachairu — Fruta.
Jasan, acuáyaco, paquió — Árbol y
Ir uta.
Jasatseati — < jue se riñen.
Jasatseatiji — Criticón.
Jaseibati — Vestirse.
Jaseitatiji — Cariñoso, componerse.
Jasetaitiada ema — Me olvidé yo.
Jasetaitiaua — Olvidé, idvidó.
Jasetseati — Estirarse.
Jasetseti — Estirar.
Jaseutanameti — Dislocarse.
Jasiapati — Regresar.
Jasiapati mida — Has do regresar.
Jasiduti — Fornicar.
Jasiquiti — Cortarse con cuchillo.
Jasiquitiji — Cortante, afilado.
Jata — Cogollo tierno de rnotacú.
Jatacua — Bofes, hígado.
Jatacuamadati — Triste, alllgiilo.
Jatacuamadatiani — Se está entriste-
ciemlo.
Jata d'dauada — Trabajoso, difícil de
hacer.
Jatacua mada tique — Arrepiéntete.
Literalmente: Jatacua — Los bofes
n hígados ; Madati — Cosa descom-
puesta; Que — Jlesinencia de im-
perativo correspondiente al verbo
Ati — Hacer.
Jatiameti — Remitir, enviar.
Jatiana — Demás, que exceden.
Jatijijiati — Plenilunio.
Jatchadalia — Condensar.
Jatsadati — Florecer.
Jatsati — Necesidad.
Jatseiti — Engordarse.
Jatsitsiati — Grieta.
Jatsiti — Limpiarse.
Jatsudua seje — Hernia.
Jatsuati — Subida.
Jatsuima d'datiji — Mala voz, des-
entonado.
Jatsuirucuacuati — Hacer gárgaras.
Jatsurati — Ampolla, ampollarse.
Jatta — Hoja de motacú.
Jatti — Hacerse, obra, hechura.
Mique Jatti — Tu hechura, tu obra.
Jatuabati — Experimentar, escarmen-
tar.
Jatuaquisati — Acusarse.
Jatucheti — Esfuerzo.
Jatuchetique — Haz un esfuerzo.
Juturucati — Cambiarse.
Jauaiduti — Mecerse.
Jauajati — Derrumbar, derrumbe.
Jauaneti — Casarse el hombre.
Jauarutaitia — Entrometerse.
Jauasituti — Tropezar, tropezón.
Jauatsi — Porqué.
Jaududerati — Mudarse el vestido.
Jauruati — Movedizo.
— 129 —
Javeti — Casarse la mujer.
Jayapacatl— Llamarse; participación.
Jayubati — Obediencia, respeto.
Jea — Ser;'i.
Jeave — Hoy, ahora.
Jeave apudaya - Esta mañana.
Jeave apudaya quita — Muy de ma-
ñana.
Jeave genetia — Desde ahora.
Jeaveve — Ahora mismo .
Jeave ve quita — Recientemente.
Jei — Creer.
Jeihatibae mave —Desobediente.
Jeiheania — Creo, estoy creyendo.
Jeijatiji — Obedecer.
Jeipu — Creer.
Jeja — Cojo, rengo.
Jeje — Llamar gritando.
Jejejiji' — Llamado.
Jejetaji— Hay que llamar; sacar.
Jemicuiua — Inventar.
Jemitaji — Hay que recibir.
Jemitsa mave ebacua — Bastardo,
ilegítimo.
Jemitsua— Alzar, levantar, suspender.
Jeuetia — Desde ; Dagenetia — Desde
ahi.
Jepuiti — Por.
Jeutsu — Contestar.
Jey — Creer.
Jida — Ese, esa, eso.
Jida biame — Siquiera eso; aunque
sea eso.
Jida ebiasu — Más que ese.
Jidiu — Desollar.
Jii — Palma garronuda ( para techos ).
Jijiu — Frijol.
Jitiana — Pasar.
Ju — Soplo.
Juaha — Fornicar.
Jube — Chamuscar hoj as.
Jubejaji ó Hubejaji — Hay que cha-
muscar, se chamusca.
Jubida — Rápido, violento.
Jubida nej e j emi— Agarrar por fuerza
Jucanida — Como es.
Jucuada — Muchos, mucho.
Jucuadani— ¿Cuántos sois?
Jucuada nuatisu — Muchas veces.
Jucuadata — Son hartos; muchos.
Jucuaja — Como.
Jucuajasu — ¿Porqué?
Tomo X
Jucuasu — ¿Por qué?
Jucha — Culpa, pecado.
Jucha epu riji — Dejar de pecar.
Juchahame — Hacer pecar.
Juchaji — Pecador.
Juchajiha — Inculpar, hacer lo cul-
pable.
Juchaji mave — Inocente, sin culpa.
Juchanetianahame — Imputar.
Jucha puji — Pecador.
Jucho — Clavar una estocada.
Judedeudeu — Lechuza.
Judejude — Pestañear.
Jude mesiaji — Lugar abandonado.
Judenu — Ciruela silvestre.
Judepacha — Sustituir, reemplazar.
Judepachatique — Vaya á reempla-
zar.
Jud'du — Humo.
Judu — .Malva.
Jud'dud'du — Correr, carrera.
Jud'dud'duji — Huida.
Jud'duha— Zahumar.
Juduji — Niebla, nublado.
Judumu — Paloma.
Judupada — Niebla.
Juduque jida — Vístelo á ese.
Judutaji — Se viste, hay que vestir.
Juju — Tío, hermano de la madre.
Junu — Bejuco.
Junubita — Regaliz, raiz dulce.
Jupacha — Trampa.
Jura — Alumbrar.
Juracua — Loro fino.
Juracua bacua — Víbora loro.
Juracua pada — Lo grande ciniciento.
Jurajura — Pintado de colorado y
blanco.
Juru — Batir.
Jusane — Mujer del tio, hermano de
la madre.
Jusatsa — Vapor.
Jusea— Botar, lanzar; v. g. una piedra.
Juseaute — Lanzar, voltear, volcar,
Jusejiji— Botado.
Jutcuada — Abundante, harto.
Jutchujutchu — Cieno, barro.
Juttu— Olla.
Juttuaja — Olla.
Juttupedu — Tiesto de olla.
Jutujutu — Arena.
14
130
Limajaja — Sidra.
Livivi — Honda.
M
Mabbe — Embarazada.
Machaji ema pucuasu — Si yo tu-
viese frazada.
Macho — Abeja liedionda.
Madaba— Murmurar, despreciar.
Madabaji — Lo lia afeado.
Madada — Malo.
Madada ajiji — He hecho ma).
Madada eni eni — Perverso.
Madadaha — Perjudicar, dañar.
Madada mi ebabetsuania — Estás
desmoralizando.
Madada mimicuana ataitia — Me ha
dicho un disparate, una grosería.
Madadave ema chamataitia — Me ha
mirado mal.
Madadave ema mitsutaitia — Me ha
hablado de mal modo.
Madaitia — Lo ha echado á perder.
Madamada —Iniquidad.
Madataja — Taba.
Mad'da— Sari, joche.
Mad'dad'da — Abundancia.
Mad'data — Palma, especie.
Madidi — Hormiga, en grandes nidos
en los i'irboles.
Mae mani — No es asi.
Maesumu — Corazón.
Maesumu cuatsa — Estómago.
Maesumu tipei — Palpita el corazón.
Mahe— Palma de chimas, chonta fina.
May ay — Panzudo.
Maita — Ayer, mañana.
Maita apudayá— Mañana por la ma-
ñana.
Maita didasu — Anoche, mañana á la
noche.
Maita púa puicha — Ayer fué.
Maita puicha — Ayer.
Majai — Guerra, enemigo.
Maje — Palometa, pescado.
Mpju — Saya, palma de cuyo fruto
se saca un aceite muy bueno.
Mama — Harina.
Mama mama — Caimán.
Mane — Templar el arco; antes.
Maneicha — Ayer. V. Haber, Tener.
Mani — Un árbol harinoso.
Manu— Morir, deuda.
Manuame — Matar.
Manuameji deja — Asesino.
Manuji — Deudor, cadáver.
Manuiti biame — Aunque has de mo-
rir.
Manujiji — Muerto.
Manujiji equita — Cuerpo muerto,
cad.'iver.
Manunu — Raíz muy venenosa.
Manutia — Dar fiado.
Mapeti — Hormiga inofensiva.
Mapidi — Agüero.
Mapiua — Cangrejo, camarón.
Mapuyada — Ortiga.
Mará — Año.
Maraca — Arrojar, tirar, lanzar.
Marati — Sujnirar.
Margarita chacha — .\zucena.
Massi— Hilo.
Massi ereg — Cordel de hilo.
Massi eveu — Madeja de hilo.
Mataquiuquiu — Ciento pies.
Matse — Castigar, achiote ó orucú.
Matu — Cántaro.
Matusa — Lagarto de agua: pintado.
Mau — Brujo.
Mave — No.
Mave aybiame— Nada, ninguna cosa.
Mave aydebiame — Nadie, ninguno.
Mave eani — No hay.
Mave idabaja mave atani — Se ha
ilesentendido.
Mave idabaja mave eatani — Se ha
desentendido.
Maveisu biame ba — No hace caso.
Mave pu — Dice que no.
Mave quepia biame — En ninguna
parte.
Mavetsuu — Todavía no.
Mavijaja — .\lmendra de tumupasa.
May ay — Panzudo.
Mdipedaque — Cava la tierra.
Me — Por mano de otro; afijo verbal,
pues. Ver Trabajar.
Mebituque —Apunta con la mano.
Medi — Tierra.
Medipedaque — Cava la tierra.
Meditudi — Greda.
131
Meduju — PuñíiJo.
Meichawteti ( i<?) — Desgarrar.
Meimuque — Embramar en un palo
un animal enlazado.
Mejemi — Arrebatar, quitar.
Mejldunu — Forrar por dentro.
Mejirucua — Enjuagar.
Mejisu — Dentro.
Me mave — Vacío.
Me mesiaque pajanaua — Déjalos
que descansen.
Menabaji — Has de negar.
Menaja— Entregar.
Menajatia — Entregar.
Menatia — Entregar.
Menave — Mezquinar; negar.
Menaveda — Mez(]uino.
Menave mave — Permitir, no impe-
dir.
Me netia — Aqui pararemos.
Me netia cuinaque — Acl'irenlo,
Me risi — Maniatado.
Mesa — Suyo.
Mesia — Dejar, soltar, abandonar.
Mesiaji — Abandonado.
Mesiajiji — Abandonado, suelto.
Me tabi — Dormiremos.
Metara — Anillo.
Metejetiuque — Dale alcance, alcan-
zado.
Metseani — Quieto.
Metseda — Vosotros dos.
Metsene — Adueñarse.
Metsi — Estuco, yeso.
Metsia — Rumiar.
Metsiha — Rumiar.
Mi, Mida— Tú, á ti.
Miada — Tu , activo.
Miada baque — Velo tú.
Micuana — Vosotros.
Micuaneda — Vosotros.
Micuaneseda — De vosotros, vuestro.
Micha — Misa.
Mida — Mora, para atar.
Mimi — Idioma, palabra, hablar.
Mimi adiadi — Grosero eu sus pala-
bj'as, craso.
Mimi basetaji — Hay que exagerar.
Mimi beida puji —Chistoso.
Mimiji — Hablado.
Mimi mimi — Conversación.
Mimi mitsida — Gangoso.
Mimi puda baemave — Balbuciente.
Mique, miqueda — Tuyo, tú.
Mitaji mave — Inexplicable.
Mitana — Callar.
Mitsiana — Mujer libre, no casada.
Mitsida —Apacible.
Mitsimitsi — Calhulo, apacible.
Mitsiuetique — Cálmense.
Mitsu — Saludar; hablar.
Mitsubaitique — Haz la prueba de
hablarle.
Mitsubiatuche — Invocar.
Mitsutaji — Hay que hablarle.
Mu— El, lo (caeo régimen); variado
sentido según antecedente y conse-
cuente.
Mucui — Anguila.
Mucumucu — Lleno de nudos.
Mududuqui — Palo muy duro para
bitacas ó pilares de casa.
Mudu mudu — Trabaj ar.
Muduzine — Dia de trabajo.
Muí — Tacuara, bambú.
Muige aqui — Almendro.
MuJje — .\lmendra.
Muque — Pescado, especie de anguila.
Mura — Cacao.
Murajiji — En volandas.
Murida- Seco, árido.
Muru — Nacer, brotar las plantas.
Murucu — Mogotes, repechones.
Muruitia — Brotó, creció.
Muruju, guariuba — Palo amarillo
de que hacen embarcaciones.
Murumurui — Riñon.
Murutijiji — Arraigado ; crecido.
Musada— Suave.
Musamusa — Harinoso.
Musu — Polilla, gorgojo.
Musuha eatani — Se está apolillando.
Mutada — Áspero (en cosas de comida).
Mutiru — Sombrero.
Muvicliidichidi —Carrizo.
N
Na adida — Agua turbia.
Nabairiji — Mangas cortadas, camisa
sin mangas.
Nabeba — Sugetar, impedir, atajar.
Nabebaitiada — Lo atajó.
Nachaque — Cúralo.
132 —
Nachataji — Hay que consolar.
Nachati — Para curar.
Nado — Aguanoso, acuosidad.
Naga — Mojai'se con el aguacero.
Nai — Aguacero, lluvia.
Nai bene — Norte, del norte.
Naihatani — Est:'i, lloviendo.
Naipu — Está lloviendo.
Naja ribia — Ahorcarse.
Naji— Con agua, aguado.
Ñapada ñapada — Agua turbia.
Napanapa — Húmedo.
Napapata — Medio húmedo.
Napudu — Zumo, caldo esprimido.
Nara — fiarganta.
Nara ribia — Ahorcarse.
Nara seje — Angina.
Nari — Cerca.
Naria — Apretar.
Narive — Cerca no ni'is.
Narunaru — Blando, ternilla.
Nasa — Plátano.
Nauatsu — Esprimir una cosa mojada.
Naya — Mojarse con el aguacero.
Neba — Sentir,
Nebame — Hacer sentir, causar pena.
Neda — Dolor, enfermo, enfermedad.
Neda ema atani — Estoy enfermo.
Nedaji — Enfermo.
Neda quiema — Estoy enfermo, me
duele.
Neda ainada — Calentui-a.
Neicha — Otra vez, vuelta.
Neicha icha — Repetir.
Neje — Con.
Nene — Tia, hermana del padre.
Netia — Parar.
Netiana — Levantarse.
Netiana hame — Elevar; parar, v. g.
un palo.
Netiana hatani — Sublevarse, se es-
tán sublevando.
Netlanamemu — Con calumnia.
Netianteque — Vuélcalo.
Netidera — Apartarse, retirarse.
Netideraque — Retírate.
Netisan — Detenerse.
Netitia — Atorarse, atascarse.
Ni— Partícula de adorno.
Ni —No, ni. Verbo Estar. V. frase 31.
Nidu cuad'de — Asustar.
Nidutaitia — Ultrajar.
Nijada — Agradable al paladar.
Nime — Como, costumbre.
Nime atijimave — Estúpido, que no
entiende.
Nime betsuda— Genio fogoso, ligero.
Nime chacu — Buscavida, agencioso.
Nime diri — Inconstante.
Nime eyoati — Da miedo, tengo miedo.
Nime liaji — Impertinente.
Nime jubida — Genio fuerte.
Nime madada — Malo.
Nime saida — Despacio.
Nime taitana — Desmayo.
Nime tiuda quema — Me da miedo.
Nime tiuni— Muy admirado.
Nime tuche — Protector.
Nime tucbeda — Valiente, robusto.
Nime tupupai — Congeniar.
Ni quiebata biame — Nadie.
Niquietsu nu biame — Nunca.
Nuati — Vez.
Nubi — Entrar.
Núblame — Meter, introducir.
Nubija mave ema — No quiero en-
trar.
Nui — Una fruta acida algo parecida
á la guinda.
Nuninuni — Gorgeo, voz delgada.
Nunu — Impeler, empujar.
Nuriri — Ciento pies.
Nuru — Prensar.
Nusane — Cuñada (si lo dice la her-
mana menor del marido).
Nusi — Pasta.
Nutsada diatisa — Chalas de niaiz
suaves.
Nutu — Tapar una botella, tapón.
Nuttuda — Espeso, tupido, prieto.
cuatsa Nutuque — Tapa la botella, etc.
Pa — Partícula que determina el modo
á subjuntivo, que.
Pa — Llorar.
Pa aida — Ancho, grande.
Pacha chaneti — Agobiado.
Pachapacha — Aplastado.
Pada — Ciego, tuerto.
Padapada — Pardo.
Padari — Lamento.
Padayu — Desenterrar, exhumar.
133
Padi — Poquito (diiiiinuüvü).
Pad'du — Bautizar, bendecir, bañar
á otro: v. g. una criatura.
Pad'duji mave — No bautizado; se
toma generaluiento por: bárbaro,
salvaje.
Pa hata — Que haga, que hagan.
Pai— Llano, plano, igual.
Paichaderati — Se han de apartar.
Paid'de — Cernidor.
Paiditi — Beber.
Paihaque — Aplanen, terraplenen.
Pairup;ejiji — Cruzado.
Pairugeta — Al través.
Paiti — He de hacer.
Paitiliaque— Emparejado; hazlo igual
Paiti pueve — Adrede, sólo por hacer.
asi.
Pama batajisu — A vista de todos.
Pamapa — Todos, todo.
Pamapasave — De todos, común.
Pamapasu quita — Todos son.
Pamapa zinesu — 'l'odos los días.
Pamuda — Espeso; v. g. un almacigo.
ePani — Estoy llorando; Epatani —
está, están llorando.
Pañi mada— Déjalo que esté ahi.
Panivo — Déjalo, ahi que esté.
Papa — Enterrar.
Papaji — Enterrado.
Papauana quida — Zarzaparrilla.
Pa peadave — Bien uno que otro no
más.
Papi — Mitirnora, bejuco.
Papú — Quiero, asi sea.
Papú biame — Por más que sea.
Papue biame — Aunque |Venga.
Paque — Llora (imper.).
Pararata — Tutum ó poro con que
beben.
Paru — Corear, limpiar las chacras.
Paruparu — Corear.
Paruque té — Limpien la chacra.
Pasane — Blanco.
Pasaneha — Blanquear.
Pasapasa — Todo blanco.
Patai mave — No puedo llorar.
ePatani — Está, están llorando.
Pa tara — (^ue sacuda.
Patsa — Concha.
Patseda — Amargo.
Paua — Escalera de travesanos.
Paubade — Abeja, especie.
Pauta — Águila.
Paya eanave — Terreno llano.
Pea, Peada — Uno, otro.
Pea badisu cuata — De aqui á un mes.
Peabatame — Diferente.
Peacuana — Otros.
Peachumaita — Dos dias después.
Peada— Uno solo.
Peada etica— Un terrón, un bollo.
Peada hura chidi — Un momento.
Peada peada — Algunos.
Peadave — Uno solo, no más.
Pea mará cuata — De aqui á un año.
Peapeati — De toda clase.
Peapeati epibatani — Divergencia de
pensamientos.
Peasa — De otros.
Pea tige pea — Uno después de otro.
Peave — Distinto, otro.
Pecha — Butucun ó bodoque. Hecha
que no tiene punta; con bola en
lugar de punta.
Pechuchua— Enroscarse.
P«chumaita — Dentro de tres días.
Peda — Cavar.
Padayu — Desenterrai'. Exhumar.
Pedu — Romper con las manos; des-
pedazar en retazos, pedazo.
Pedujiji— Rajado.
Pedupedu — Rajar, partir, dividir.
Pejesu — .¡unto, ante, en frente.
Pepe — Dudar.
Pere — Balsa.
Pere baba — Sabe remar, balsero.
Perepere — Visitar.
Peroru— Redondear.
Peroruta — Redondo.
Pesu — Pienar, zafar, resbalar.
Petijiji — Examinar.
Peto — Pasar, atravesar; quebrantar
un precepto.
Peve peve — Cuadrado.
Peveve peveve —Tambalear.
Pi-Jarajoroclae— Especie de azucena.
Piatajiji — Desprendido, separado.
Piba — Pensar, acordarse.
Piba pe — Pensar; acabé.
Piba piba — Reflexionar.
Pibatad'dad'da — Duro de pensar.
Pibichu— Paculita, lorito pequeño
llamado uuchibi.
— 134
Pichica — Cinco (Ayma)-;'i).
Pichive — Menos
Pidida — Ligoso, hablando de cosas
de comer.
Pidu — Soltar.
Pidui — Árbol domascajo ó lacre ve-
getal.
Pidutaji — Se desata, hay que desatar.
Pirara — Destorcer, desatar, desen-
redar.
Pirida — Ágil.
Piru — Lastimar sobre una herida.
Piru— Lorito muy pequeño, paculita.
Piruritaha — Redondear.
Pisa— Flecha, dardo, aguijón.
Pisabuaitia — Se apuntó con la Hecha-
Pisapisa — Flechar.
Pisapisaji — Hormiga flechadora.
Pisaque — Fléchalo.
Pisatsue — Arco de flecha.
Pito — Randera, guión.
Pitsa — Tucán pequeño, ave.
Pitsada — Incomprensible.
Pitudo — Lagarto, especie.
Poroto chidi — Fréjol.
Pu — Decir, hacer (Ser, vei' verbos).
Pu babene — Acostumbra.
Puchii —Cuatro (del Aimará).
Puchi tunca — Cuarenta (del .Aimará).
Pubarere — Rodear, dar vueltas.
Pu barere barere — Andar perdido
dando vueltas.
Pucua detse — Pudiera ser.
Pucuasu — Si fuera.
Pucuave ema — Yo hiciera.
Pucho — Sobra.
Puda — Pronto.
Pud'deda — Insípido.
Pud'du — Comprimir.
Pud'duted'da — Comprimir.
Pue — Venir (ver verbos) .
Puejiji— Llegados, viajero.s.
Puida — Dijo, fué, ha sido, hizo.
Puida — CMor, fragancia, oloroso.
Puida eni eni — Muy fragancioso.
Puina — Era, eran, estuvo, habia.
Puinasu — Si hubiese, si estuviese.
Puisasa — Hormiga colorada peijueña
y muy brava.
Puiti — Hecho.
mesa Puiti — Su costumbre.
Puitia — Fué, dijo, hizo.
Puiticuana — Las costumbres.
Puja mave ema — No tengo ¿anas
de hacer, tengo flojera.
Puji — Para. A veces: él.
Pujuju — Reventar.
Pumaneicha —Ayer; V. Ser.
Puna — Ir.
Punaitia — Se fué.
Punaji — Afeminado.
Punaji mave — Casto.
Punatia — Vieja, anciana.
Puneti — Andando.
Puñoneti — Vagando.
Pupe — Acabar.
Pupe bae mave — Que no se acaba.
Pupiruque — Ve delante, anda delante
Puriji— Dejar de ver ó hacer.
Puripuri — Estrujar, amasar, cspri-
iiiir.
Pusetaque — .\nda bien.
Putai mave — Enfermo.
Puti— Ir.
Putia— Ha ido.
Puticuasu — Si fuese.
Putida — Fué, remoto.
Putiputsu — Yendo.
Putsena — Asno asno.
Putsu — En cuánto, cómo, después,
por.
Puttu — Polla, muchachuela.
Putua— Terciar con agua.
Putucuana — Los pollos.
Q
Queana — ¿ Hacia dónde ?
Que ay— ¿Qué tamaño?
Quebata — ¿Cuál? ¿Quién?
Quebau — ¿Qué altura?
Quebibi — Barranca.
Quechidi — Casi.
Queda — Barba.
Quedaban— Barbón.
Quedaji — Barbudo, con barba.
Queda midapueitia — ¿Por dónde has
venido?
Quejapu — Quejarse.
Queje? — ¿De di'mde?
Quejutcua — ¿Cuánto?
Quejucuani — ¿Cuántos?
Quejutcua — ¿Cuánto, cuántos?
Quepia — Dónde ¿ En di'mde?
135 —
Quepia papú biame— En todas partes
Queque — Córtalo (hacheando o ma-
cheteando, ó sea á golpe).
Querequere — Pinta como la del Tai-
tetú.
Queseda, quesequese — Ralo, ha-
blando de ropa ó vestido.
Quesida — Hediondo; qniabó.
Quesiri — Yesca.
Quetsa — Lobo de agua.
Quetupusu — ¿Cuándo?
Queuda — Filo, cortante.
Qui — Pene, miembro del hombre.
ni Quiebata biame — Nadie, ninguno.
Quiebata — ¿(Iiid, quién?
Quiebata cuana — ¿Cuáles son?
Quiebatani — ¿Quiénes son: cuáles
son ?
Quieje — ¿De dónde?
Quida quidaji — Con espinas, espi-
nudo.
Quidi — Ventosidad.
Quidubusu — Gonorrea.
Quidudua — Regar.
Quieda — ¿En dónde? ¿Dónde? ¿Por
(b'mde?
Quiegenetia cuatia — ¿De cuándo
acá?
Quiejenetia — ¿Desde dónde?
Quiejutena — ¿Cuántos? (D.).
Quiemani — ¿En dónde?
Quiema piba putsu — Por mi gusto.
Quiema pucuasu — Si fuera mío.
Quiema puji — Para mí.
Quiema putaji — Mío ha de ser ó
debe ser.
Quiepia — ¿Dónde?
Quiepia papú biame —Donde quiera.
Quieteje— ¿Hasta ilonde?
Quietsunu — ¿Cuándo ?
ni Quietsunu biame — Nunca, ja-
más.
Quietupu — ¿ Cuánto ?
Quietupu — ¿Al qué hora?
Quimicha — Tres (del Aimará, pues
el Tacana, lo mismo que el Paca-
guará, sólo cuenta hasta dos).
Quimicha tunca — Treinta.
Quina — Cuidar.
Quippi — Carga, fardo.
Quiqui — Red.
Quisa — Acusar, avisar, decir.
Quisabatique — Anda á preguntar.
Quisadera— Explicar, interpretar.
Quisa puja mave — No quiere avisar.
Quisa pupa — Acabar de decir, de-
cirlo todo.
Quisa pu peana — ¿De decir acabaste?
¿Dijisteis todos?
Quisaque — Avísale.
Quisaquisa — Conversar.
Quisaquisaji — Chismoso.
Quisaitia — Promesa.
Quisataitia — Le avisó.
eama Quisataitia — Yo le he avisado.
Quisataitiada ema — Me ha avisado.
Quita — En verdad. Véase frase Gf!,
apoyo de una afirmación; Eneive
quita — Ciertamente.
Quita aida — Corpulento.
Quitaua — Entero.
Quitanajiji — Completo.
R
Racua — Afilar.
Racuajiji — Bruñido.
Rada aida — Abultado, voluminoso.
Rada icha — Amontonar.
Radaneti — Montón.
Radanetia ditaque — Amontónalo.
Radataji — Es preciso amontonar.
Ral — Salitral ó colpaña. Asi se lla-
man ciertos terrenos gredosos, á
donde van á comer greda todos los
anímales y aves.
Raja raja — Segar (cosechar el arroz).
Rapa — Pasta de maíz molido.
Rapata — Aplastado.
Raquiqui — Crugir.
Rara — .\gujero, foso, sepultura.
Rara guasa —Abeja que hace su col-
mena en los agujeros en tierra.
Raraneque — Agujeréalo, taládralo.
Rau — Garza.
Reiji — Torcido; v. g. un cordel.
Reiri — Chicharra, cigarra.
Rejaba — Prohibir.
Rejada — Peligroso.
Remeta — Remendar, remiendo.
Repequé — Ventéalo.
Requó — Asiérralo.
Requereque — Zarzas.
Rerequó — Estira.
- 136
I
Revepudaque — Débelo pronto.
Riaria — Temblar, terciana.
Riba — Colar, pegar.
Ribada — Pegajoso.
Ribajiji — Colado, pegado.
Ribi — Trampa.
Ribia — Apretar con cordel.
Richirichi — Arruga.
Rida apuda — Tinieblas.
Riji — Dejar, cesar.
Rijidera — Recordar.
Rire — Tirar con cordel.
Rireque — Tiren .
Rireque — Avispón llamado cavadi-
l'unto.
Riretsu — Suspender con cordel.
Risi — Atar, amarrar.
Risitiada — Anudar.
Rubu — Ocultar.
Rububu — Hormiga como buna, ve-
nenosa.
Rabuda — Ocultarse, refugiarse.
Rubujiji — Oculto, de ocultas.
Rubujiji atañí — EstAn iiaciendo á
ocultas.
Ruburubu — Que se mueve.
Ruburubu bae mave — InuKivil, no
se puede mover.
Rubutana — De repente.
Rubutanajiji — Sorprendido.
Rucua — Lavar.
Rudurudu — Lleno de nudos.
Ruge — Tranca, cerco.
Rugeruge — Mal de costado.
Ruge vijaque — Abre la tranca ó
cerco.
Ruseneti — Puntada, costara, cosido.
Rutu — Barro.
Rutuda — Húmedo.
Sababa — Mariposa nocturna.
Sabi — Mono amarillo, chichilo.
Sacuabu — Jipijapa, palma para som-
breros.
Saibaque — Úsalo.
Saida — Bueno.
Salda baja — Comprar bien, barato.
Saida enieni — Muy bueno.
Saide mave — No te sirven; no te
son de provecho.
Saipiave — ¿Cómo estás; estás bien;
bien; es bueno?
Saisi — Sanar, purgar.
Sajasaja — Partir, cortar.
Sajuda — Agrio, ácido.
Samani — Oallinazo.
Sana — Echarse.
Sanadi — Incordiera.
Sanadi seje — Incordio.
Sanasana — Recostarse.
Sapura — Mariposa.
Sara — Secar.
Saririd'da— Cosquillas, dentera.
Satique — Anda échate.
Satse — Rosa para chacra.
Satsia — Vituperar.
Sauasaua — Amarillo.
Saute — Contra yerba para la mor-
dedura de la vibora.
Sautsu — Cantar.
Savai bauda — Camiseta larga.
Savasava — Crudo.
Sayu — Pina.
Seapa — Volcar.
Sebeba — Probar cosa liquida.
Sebe nubia — Sorber.
Sse — Pescado, género.
Segua — Criar.
Seguameji — Criador.
Seibaji bauda— Camiseta larga.
Saina — Pescar.
Sejea — Llenar, colmar.
Sejeajiji — Lleno, colmado.
Sejejiji — Lleno, hinchado.
Seme — Corcovado, ave.
Senida — Da miedo, horror.
Serati — Tirante de las casas.
Sereda — Claro.
Sered'da — Sonar.
Sereje — Loro pequeño con pico ne-
gro.
Seta ó Setasi — Olvidar.
Setana — Olvidé.
Setse — Estirar.
Setseji — Tirar un cordel ó palo.
Setti — Polilla.
Sevida — Resbaladizo.
Si — Hongo, seta.
Sia — Tirar.
Siapaque — Regrésalo.
Siapati — Regresar.
Sidu — Fornicación.
- 137
Sijo — Estera.
Sinada — Calor.
Siname eni — Recocer, cocer bien.
Sinasinani — .\rilor.
Sinecuasu — AI anochecer.
Sipi — Tejer, tediar.
Siqui — Cortar, picar.
Siquietsi — Un tajo.
Siquijiji — ('ortadnra.
Siquisiqui — Taimado.
Siquisiquia — ¡descuartizar.
Siripi — Intestino, panza.
Siripi ai — Panzudo.
Sita — ( 'aña de azúcar.
Sita ena — Miel de caña.
Sitte — liatón, rata.
Sitti — Polilla.
Sitsi — Cicatriz.
Sittujiji — Estrago.
Situtaitia — Burla, rocliilla.
Su — .\. en, de, encontrar.
Suiquisa -— Demandar, acusar.
Suruja — Quiere madurar.
Suse — Pato.
Sutere — Vainilla.
Sutsu — (insano, boro, soluto.
Sutsu apejiji — Todo agusanado.
Tabi— Dormir; Tabi aida — Dormi-
lón; Tabija ema — Quiero dormir,
tengo sueño.
Tabijude — Cama.
Tabimade — Víbora yoperojobobo,
muy venenosa.
Tabi mave — Sin ilormir.
Tabitsu — Soñar.
Tacuapa — Pulga.
Tada — Batan.
Tad'dad'da — Duro, S(Mido.
Taddatame — Cuajar.
Tade — Horcón, palo duro, corazón
de árbol.
Tadi — Labrar madera, tejer ropa.
Taida — Escozor, comezón, sarna.
Taitana — Perderse, desaparecerse.
Taitanajiji — Perdido todo.
Taitanatia — Se perdió.
Tajaja ~ Huso de hilar. V. Tejetaji.
Taji — Snblijú verbal. (Hay que ver
Tejetaji).
Tomo X
Tajida —Oscuro, tristeza, miedo, cosa
imponente.
Tame —Puede ser, ojalá; Tame pui-
tica biame — Puede ser que suceda.
Tame puticua biame — Tal vez venga.
Tanadaua — Ambaibo.
Tana mida — Cordel de mora.
Tanapa — Sombra.
Tanuja — Doblar.
Tapitapi — Hormiga cazadora.
Tara — Golpe.
Taraca — Cerco, tranca.
Taracasu icha — .\corraIar.
Taraque — Sacude.
Taru — Remar.
Tasida — Ligoso.
Tata — Padre, señor; Tatapuji — Pa-
<lrastro, padrino, patrón.
Tataide — Tio, hermano del padre.
Tataive — Tio (el sobrino al paterno).
Tataji — (jue tiene padre.
Tatse — Juntos.
Tatsu — Picotada, iiKirdido, entre.
Tatta — Clavar.
Tattajiji — Clavado.
Tauabequé — Abárcalo.
Tauacha — Pescado, especie.
Tauadaua — Palmacristi, tártago y
también ambaibo.
Tauaide — Hormiga ilel ambaibo.
Tawa mide (n?) — Cordel de mora.
Tauani — .\lmizcle.
Tauapatse — Tártago, palmacristi.
Tavimade — Víbora yoperojobobo.
Te — (Jhacra.
Tedi— ( ;oli)i>ar, pisar, atacar, apisonar.
Tedudara — E'ava de cuello colorado.
Tedudeve — Pava pintada.
Teini— Chacra abandonada, barbecho.
Teje — Hallar, conseguir, encontrar;
hasta; Tejejijipuida — Fué hallado.
Tejetai mave — Escasea, no se con-
signe.
Tejeteiti — .\tropelIar.
Tejetia — He hallado, conseguido.
Tejetique — Vete á darle alcance.
Tejuseajiji — Chacra abandonada.
Tena — Saltar, brincar.
Tena maesumu — Late el corazón.
Tenatena — Palpitar, latir; v. g-, el
corazón.
Tenatsua — Saltar, brincar.
i5
— 138 —
Tequinaji — Áíjnila, especie.
Terati — Tirante de casa.
Teri — Cerrar.
Tesu — A la ciíacra.
Tetsi — Majar arroz, pelnrlo en mor-
tero.
Tia — Dar, atr.'is.
Tiada — Nmlo, añailir.
Tiame — Hacer dar.
Tiamejiji — Encomienda, remesa.
Tiapiruji — Anticipar.
Tiasu — Dando, en dar.
Ticataji — Hay que liacer pildoras.
Tida — Cojo, rabo, cola, ren^o.
Tidaji — (!'on ral)o ó cola.
Tid'da — Zanca, rabo.
Tid'datid'da — Cojo, cojear.
Tidedaru — Despavilar ia vela.
Tidi — Hollar, pisar, apisonar.
Tidida — P.'ilido.
Tidina —Amarillo.
Tidique — Písalo
Tiditidia — Pisar.
Tidu — Rstornuilar, estornuilo.
Tidudera — Acortar.
Tiduvi — Ensartar el hilo en la aguja.
Tije —Atrás, detrás, menor. Después.
Tije epusiu — Viene detrás i'i atrás.
Tijeneti — líezagado.
Tijenetia — Vinne atrás, esfi atrás.
Tije puji — El último.
Tijesu — Después, posteriormente.
Time — Atizar.
Timeque — ,\tiza el luego.
Tina beni — Norte.
Tipa — Centro.
Tipaji — Montón.
Tipasia — Maldecir, imprecar.
Tipasu — En el centro.
Tipei — Motin, apurar, estimular, pal-
id tar.
Tipeida — Pronto.
Tipeida padi ~ Ligerito.
Tipeijiji — Apurado, afanado.
Tipei tipei — Apresurar, precipita)'.
Tique— Verbo auxiliar. Hacer.
Tiri — Trueno.
Tirida — Mono, especie.
Tiri jubida — Trueno fuerte.
Tiritiri— Hailar.
Tisitisi — (leinir, qni'jai'sc
Tiu, Tiume — Incendiar, quemar.
Toapi — Enderezar, empujar.
Tsada — (juerer, yo necesito.
Tsaha — Yo necesito.
Tsaha mave — No necesito.
Tsajasiapaque — Vuélcalo.
Tsajasu — .\1 ras; Tsajusu quita r¡-
jique — Ci'irtalo al ras.
Tsa peave da puitia — Eo lia tinji-
versado.
Tsapu— Ma|iajú; algodón silvestre,
llimado por algunos seda vegetal.
Tsati — Dardo, Hecha de tacuara.
Tsaua — .Vyudar.
Tsaudaridari — Lechuza.
Tsé — Voto á !
Tsebu — Sepe, euqiii; liormiga fo-
rrageadora.
Tseida — (tordo.
Tseitsi — Eoco.
Tsequinibichutacjuji — Hay que ta-
|iiar esta puerta.
Tsere — Sarnoso, overo; sarna espe-
cial de las Misiones.
Tseruda — Eustroso, brillante.
Tserutseru — Relámpago.
Tsetseji— Porriicho. emborracharse.
Tsetsejiji — líbrio, embriagado.
Tsetsenajiji — .\vinagraiio.
Tseu — Lamer.
Tseuba — Probar.
Tseve — Horqueta.
Tsi, tsiji — llobar, robadlo, lisiado,
herido.
Tsiatsia — (Iritar. gruñir, chillar.
Tsiatsia-tsiatsia — Criti'in.
Tsiji — Ver Tsi.
Tsinecua — La tarde.
Tsinima — Cliirimoya.
Tsipa — Marayan, palma; hay tres
clases; su fruto es comestiblí'.
Tsipi — 'I'ecliar.
Tsipu — üoliar; Tsipuji — Ladrón,
robo.
Tsitaitiada — Robó, sustrajo.
Tsitsi — Bruñir, limpiar, pulir.
Tsitsiada — He limpiailo.
Tsitsi tsitsia — Ri'fregar, bruñir.
Tslu — Marigíii. mosquito.
Tsuati — Subir; batsuatique — Mira
para arriba.
Tsuatijiji — Subido, salvo.
Tsucue — Tucán.
— 139 —
Tsudi — Tatú, qiiii-qnincho, armaili-
11o; Tsuditida — Cüla Je tatú.
Tsudu — Hiiio.
Tsui — Munler.
Tsuijiji — Mordido, mordedura.
Tsuipududu — Vinattrera.
Tsuitaida — Lo raorilúi.
Tsuitaitia — Lo encontró.
Tsujuema — Ingle.
Tsujuemasu — En la inglf.
Tsujumutu — Ombligo.
Tsunetia — Encuentro.
Tsunu — Cuando.
Tsunuda — Tardar, tarde.
Tsunuda mave — De por acá.
Tsunudapuji — Para muclio tiempo.
Tsunuta — Diferir, dilatar.
Tsunu tsunu — Tardar uuiclio.
Tsutsu — Empacho.
Tsutsuajudijiji — Miudidos por gu-
sanos.
Tsutu — Ensartar en un palo.
Tsututaji — Hay que ensartar.
Tu - Kl (ó, de "él).
Tua — Ujo.
Tuaba — li'.scarmentar.
Tuachaní — Soñoliento.
Tuadiu — Apagar, e.xtinguir.
Tuadunu — Vendar los ojos.
Tuaida — Ujoso.
Tuana — Lágrima.
Tuapi — Enderezar.
Tuaquisa — Acusar.
Tuaveda — El: V. hacer.
Tuche — Suírir.
Tucheda — Fuerte, valiente.
Tucheda mave — Débil.
Tuchetaji ebania — Puedo soportar.
Tueda — El, ella, ello, ese.
Tuedabataiti — Asi será, asi parece.
Tuedave — El mismo, el no más.
Tudi — Corcobado, torcido, jivoso.
Tudida — Espeso.
Tu eje — Por ella.
Tui — Loro chico llamado tareche.
Tu judesu — En su ausencia.
Tumalie — Totahi, palma.
Tumehueja manuameti puji — El
mismo se mati'i.
Tumi — Mútacú, palma.
Tumidari — La policia, hormiga.
Tumu — Piedra.
Tumuji — Pedregoso.
Tumujisee — Corvina, pescado.
Tumururu — Cascajo, cascajal.
Tumusurara — Agujero en la ¡úedia.
Tuna— De ellos; ellas. Frase de h'slar.
Tuna judesu — En ausencia de ellos.
Tunada — Flojo, ocioso.
Tunéame — El solo; él, no más.
Tuneda — Ellos. V. Estar.
Tuneje — Con él.
Tuneseda — De él; de ellos. V. Tener.
Tunu — Lombriz intestinal.
Tupapa — Poro pequeño que sirve de
cuchara y jarro.
Tupu — Igual, basta, alcanza, vejiga,
ciimo, bastante.
Tupubataiti — Creo que alcanza.
Tubudubin— Poner lavativas (« ó u).
Tupuha —Pesar, medir, igualar, nive-
lar; Tupuhabaque — Mídelo.
Tupupai — Igualar, igual.
Tupupaiha — Emparejar.
Tupupaive — Todos juntos.
Tupuquitana — Cab^d.
Tuque — SubUjo de pretérito.
Tura — Allojar.
Turituri — Torcido.
Turu — 'locar, encender, tuUiílo.
Turuca — Cambiar.
Tururú — Arrodillarse.
Tusa — De él; su.
Tusa ataji — Su obligación.
Tusa beidasu — .\ su gusto.
Tusa etijudesu — En su lugar.
Tuseda pujicama etsatani — Todo lo
(piiere para si.
Tusa jucha jepuiti ebidinani — Por
su culpa le sucede.
Tusa nime madada jepuiti — Por ha-
ber él sido malo.
Tusa piba — Su gusto, su voluntad.
U
Uachidi — Poco.
Uachidihaque — Quita un pocpiito,
rebaja un poquito.
Uaiduque — Mécelo.
Uaji — Vaivén.
Uapa-uapa — Cosa muy ancha.
Uaraji — <'on vara, juez, mandón.
Uarusiapaque— Mézclalo, disuélvelo.
Ubanchidi — Mucliachito chico.
Ubau ubaue — A ratos.
— lío
Ucuajasu — Porque.
Uchani — Avestruz.
Uchuri — Flaco.
Uchuritauani — Está enllaqueciendo.
Uda — Por acá.
Ueda — Claro : Eueda — amanecer,
aclarar el día.
Ueduquitave — Aijiii cerquita, cerca.
Uena atujai — La aurora.
Uenana — De mañana, la aurora.
Ueni eniji — Agravar, empeorar.
Ueue — lítíllejar, relucir, brillar.
Uhaua — Si\-aga; Uor muy aromá-
tica de una palmera muy pequeña.
Ui - Silbar.
Uija — Desnudar.
Uja nime haque — Haz asi.
Ujave — Asi es.
Um — Lo. V. mirar.
Urna aichidi — Delgado.
Umajeje — En esta banda .i margen
del rio.
Umane — Antes, tiempo lia. V. Ser.
Umasapu — Fumar.
Umidapa — Mamoré, pescado.
Upia — Aqui, acá, solamente.
Uqueda — Lejos.
Uquedasu — Lejos, está lejos.
Ura chidi — Un momento.
Uracua — Loro.
Uracua bacua — Vibora loro, que
para en los árboles, muy venenosa.
Urijiji — Descolorido .
Urudiqui— Palo duro para horcones.
Usi — Primo, le dice el menor al
mayor.
Uta aichidi — Delgado.
Utejeve i'p utequeje — Hasta aqui.
Utqueda — Lejos.
Utsatabaji— Desear, antojarse, querer.
Utsecua — Nieto, nieta.
Utsu — Inllamar. arder, llama.
Utsuati — Encender, inflamar.
Utsu saida — Que quema bien.
Utu — Tos, gargajo.
Utupuhaque — Haz de este tamaño.
Ututsena— Asno-asno, especie de gu-
sano qtie tiene el veneno en los pelos.
V, Z
Vanacua, vanacuapa — Peni, lagarto
de tierra color ceniciento.
Ve — Da fuerza á una afirmación ó
negación; v. g.: eanive — est.i no
más; putsu ve — por, no más.
Vecha — También.
Vectiume — Colmillo.
Veicha — También .
Veisana — Oso liormiguero.
Veitia — Faltar.
Veré — Cavar.
Verejiji — Cercado.
Verereneti — En hilera.
Veré veré — Mosca.
Vetsuda — Ligero.
Vetusia — Flaquear.
Veu — Sudar.
Via cuahua — llio arriba.
Viadera — Destapar.
Viad'duicha — Kegar.
Viadunu — Envolver.
Viaida — Narigón.
Viainacua — Envidiar.
Viaipa — líemontar, crecer maleza en
un lugar.
Viaja — Hiél.
Viana veji mave — Indefenso.
Viatsu — Cliamuscar hojas.
Viatuna, viabatsa — Gonorrea.
Vibareque — Detenlo, atájalo.
Vidala — Nacer; v. gr. arroz.
Vidi — Mocos.
Vidi cuinana — ('atarro, romadizo.
Vid'di — Naufragar, ahogarse.
Vidiomeque — Escúrrelo.
Vid'ditia — Se ahogó.
Viduame — .Avergonzar á otro.
Viduameti — Avergonzar á otro.
Vija — Fnfresacar, castrar.
Vinada — Frió.
Vinadaji, vinadajiji — Helado.
Vinana — lüifriar, refrescar.
Vinetia — Detenerse, esperar.
Vipa — .águila, gavilán.
Vipa — Permitir, hacer que.
Vipa tuadere — Águila con ojos co-
lorados.
Virevire — llociar, pecas; manchas en
la cara.
Viru — Itecoger.
Vitsequi — Puntiagudo.
Vitsu, vitsunu — Encender.
Vuyate haque — Haz caer.
Zine— Dia.
VOCABULARIO
CASTELLANO-TACANA''^
Chive: — La D li d equivale á dli ó Ih.
La D' ó d'd = r.
I^a Cli ó ch = ch francesa.
La C es el Cavineño, otro dialecto Je esta familia.
A — Su; C. Ju.
Abajo — Eauani.
Abajo (rio abajo) — Emacuahua.
Abalorios — Ine.
Abandonado — Mesiajiji, Mesiaji.
Abandonar — Ichajusea, Mesia.
Abárcalo — Tauabequé.
Abeja (especie de) — Paubade.
Abeja (otra especie) — Guasa.
Abeja (otra especie) — Guabu amira-
che.
Abeja (otra) — Guano-guano.
Abeja hedionda — Atata, Macho.
Abeja (especie de) — Bido guasa.
Abeja señorita — Atata guasa.
Abeja que hace colmena en agujeros
— Rara guaza.
Abeja colorada — Eide deve.
Abeja nejara oscm-a — Eide deve.
Abierto — Etsequediajijí.
Aborrecer — Dujuba.
Abrazar — Idami.
Abre la tranca ó cerco — Ruje vija-
que.
Abrigado — Damajiji {D = dh).
Abrigarse — Adamati, Jadamati.
Abrir ~ Dia, Edia, Etsequedia.
Abuela — Anu. C. Anu.
Abuelo — Baba. ( '. Baba.
Abultailú — Rada aida.
Abiui'ido de eslar — Anitad'dad'da.
Abundancia — Mad'dad'da
Abundante — Jutcuada.
Aburriise, abuiridu — labadujati.
Aci — Upia.
Acá (de cuando) — Quiegenetia cua-
tia.
Acá (de poco) — Tsunuda mave.
Acá (por) — Uda.
Acaba (que no se acaba) — Pupe bae
mave '> Epupe bae mave.
Acabado (no ln'Uios acabado de con-
venir) — Jamitsu petiji mave.
Acabado — Apejiji.
Acabar — Ape, Pupe.
Acabar (se lia de acabar) — Eriri.
Acabé — Apeitía.
Acaecer — Atige.
Acariciado — Beibaque.
Acercar (me voy á acercar) — Enariati.
Acercarse — Janariati.
Acido — Sajuda.
(') Invertido del origirral porS. A. I,. Q. En todo caso verifiqúense las voces en el Vo-
cabulario anterior que es original.
— 1:
Aclarar dia — Ueda, Eueda, Daro.
Aclárenlo — Menetia cuinaque.
Aclimatado — Eaua ucti babe.
Acomodar — Ichaseta.
Acompañar — Buque.
Acordarse — Piba.
Acorralar — Taracasu icha.
Acortar — Tidudera, Chiditaname.
Acostumbra — Pubabene.
Acuoso — Nado.
Acusar — Quisa, Suiquisa, Tuaquisa.
Acusarse — Amipanati, Jatuaquisati.
Achacándole está — Ecuatsataoi.
Achacar — Cuatsa, Cuatsataiti.
Achacarse — Jacuatsati.
Achicar — Chiditaname.
Achucharrado — Cliapichapi
Adelante — Ebisu.
Adentro — Edimesu, Emejisu.
Admirado (nun) — Nime tiuvi.
Adornado — Basaitajiji.
Adrede — Paiti pueve.
Adversidad — Ichenuda bidinajiji.
Adueñarse — Metsene.
Adulación — Esaitaji.
Adular — Assai-assai.
Afán (en afán) — Etipeisu.
Afanado — Tipeijiji, Chu.
Afeado (lo ha) — Mada baji.
Afeminado — Punaji.
Aülado — Jasiquitiji.
Afilar — Racua.
Aflicción — Janebati.
AUijiido — Atacuamadati, Jatacua-
madati.
Alligido (yo lo he) — Emadaneba-
meitia.
Allojando está — Etunatiani.
Aflojar — Tura.
Afuera — Etsequedu, Etsequenisu.
Agarrado — luaji.
Agarrar— Emitsua, Ina.
Agarrar (hacer) — luame.
Agarrar (está haciendo agarrar) — Ei-
nametani.
Agarrar por fuerza — Jubida neje
jemi.
Agarrarse de las manos — Jameiuati,
Jamedequeti.
Agárrate — Jainatique.
Agencioso (buscavida) — Nimechacu.
Ágil — Pirida.
Agitado — Janatajiji.
Agitarse — Janata.
Agobiado — Pacliacliaucti.
Agradable al pahidar — Nijada.
Agradecimiento — Jaichanapati (ch
igual .'■ catalana).
Agrandar — Ayname, Ayna.
Agravar — Ueni, eniji.
Agriándose está — Esajunani.
Agrio — Sajuda, Esajuna.
Agua — Ena. (.'. Ena.
Aguacero — Nay.
Aguacero con viento — Beninai.
Aguado — Naji.
Aguanoso — Eavi eavi, Halo, Nado.
Aguantanilo estoy — Etuclieni.
Aguaturbia — Beja beja.Bejadaenri
(?) Na adida, Ñapada ñapada.
.Vgíiero — Mapidi. 1 1> i^nal tl/i).
Aguijón — Pisa.
Águila— Pauta, Vipa, Bipa.
Águilacon ojos colorados — Vipatua-
dere.
Águila (especie de) — Tequinaji.
Águila real con corona — Cacatara.
Águila (otra especie) — Bititi.
Águila (especie de) — Beibipa.
Agujeréalo — Raraneque.
Agujero — Rara.
Agujero en piedra — Tumusurara.
Agusanado (todo) — Sutsu apejiji.
Ahi— Dapúa. Verbo Estar.
Ahí que esté — Panive.
Ahijado — Ebacuapuji.
Ahogarse — Vid'di.
Ahogóse — Vid'ditia.
.\hora (desde ahora) — Jeave gene-
tia.
Aliora, hoy — Eaveda, Jeave, Jea-
veve.
.Uiora. más tardi' — Dajasu.
.Vhora mismo — Jeaveve.
Ahorcarse — Naja ribia,Nara ribia.
Aillo — Ata.
Aji — Bidu.
Ala — Enabay.
Alacrán — Assi.
Alargar — Bauna.
Alborotarse — Jadujati.
.\lcanza — Tupu.
.\lcanza (creo que alcanza) — Tupu-
bataiti.
— 143 —
Alcánzalo — Metejitiuque.
Alcanzar — Baeja.
Alcgn; — Beibiji.
Alegre est.ú — Beidaji.
Alegí \:\ — Beibi.
Alejámlose ost \ — Euquenani.
Algo — Aybiame.
Algodón — Guapesa.
Algodón silvestre — Sapu, Mapajo.
Alguno — Aydebiame.
Algunos — Peada peada.
Alimento — Etemiji.
Alma — Enidu.
Almendra — Muige; el i'nlini — Muige
aqui.
Almendra de Tumnpasa — Mavijaja.
Almizcle — Tauani.
Almohada — Echua pauaji.
Alojamientii je he da.lo — Etedatietia.
Alto — Baquibauda, Bauda
Altura (¡.q^u'' altura;') — Que bau.
Alumbrar — Jura.
Alzar — Emitsua, Jemitsua.
Allá — Chapia, Dapia.
más Allá — Choadera, Cliuadera.
de Allá — Chuge pue.
por Allá — Chuda.
hasta Alli — Chutege.
Amada — Ibuneda.
Amancebados — Chatageve.
Amanecer — Ueda, Daro, Eueda.
Amaneciendo está ya — Euenani veu.
Amargo — Patseda.
Amarillo — Sanasana, Tidina.
Amarrar — Risi.
Amarse miituamente — Jaibuhebati.
Amasar — Puri pari.
Ambaibo — Tanadaua (:').
Ambulante — Chaepunetive, Chapu-
ñonetive.
Amenazar — Icheibua.
Amigo — Epereji.
Amistad — Japereti.
Amoló — Ibunebama (?).
Amonti)nalo — Rada netia ditaque.
Amontonando est;\ — Eradaichania.
Amontonar — Rada icha.
Amontonar (es preciso amontonar)
— Rada taji.
Amontonado — Eradaneti.
Amoratailo — Deuadeua, Edeuani.
{D = dh).
Ampollarse, ampolla — Jatsurati.
Anca — Etidatiani.
Anda á despedirte — Jaquisa quisa-
tique.
Andaba — Asseina.
Aullador (que muclio auila) — Asse
aida.
Añilar — Asse, Epuñoneti.
Andar de puntillas — Euatoi vitsana.
Andar (no sabe ó no puede ) —Asse
bae mave.
Andar con un pií!' — Euatseje.
Anduvo — Assetina.
Angina — Nara reje.
Anguila (especie de)— Muque, Mueui.
Anillo — Metara.
Anoche — Maita didasu,
al Anochecer — Sinecuasu.
Anta — Aguada.
Antea^'er — Chumaita piuna.
Antes (tiempo lia) — Umane. Verbo
Ser.
Antes ( no ha mucho ) — Beaí/a ( n ?),
Equene.
Antes — Mane. V. Ilaber, Tener.
Antes de anoche — Chumaita apu-
dasu.
Antes de ayer — Chumaita.
Antes (rato antes) — Epumane. V. ser.
Anticipar — Tiapiruji.
Anto¡,'indome estoy — Eutsatabania.
Antojo — Eutsataba, Utsataba.
Anuilar — Risitiada.
Anzuelo — Eseaji.
Añadir — Tiada.
Año — Mará, ((juichua).
Año (de aqui á un año) — Pea mará
cuata.
Apacible — Mjtsida, Mitsimitsi.
Apaga — Damuque. ( D = lUt).
Apagándose esfi — Etijuani.
Apagar (se va á apagar) — Etiju.
Apagar — Tuadiu.
Apartarse — Netidera.
Apartarse ( han de ) — Paichaderati.
.Vparte — Chuemame.
Apasancas — Detete, Buiadetete, Sa-
vi deteti.
Apéalo — Ichabuteque.
Apelativo — Echaua ebani.
Apenas — Cliamacama.
Aplanen — Paihaque.
- 1 u —
Aplastado — Chapichapi, Pachapa-
cha, Rapata.
Aplicar — Icha.
Apoderarse — Jametseneti.
Apelillándose está — Musuha eatani.
Apreciar — Ibuneba.
Aprender — Jababetsuati.
Aprensar — Etami.
Apresurar — Tipei tipei.
Apretar — Naria.
Apretar con cordel — Ribia.
Aprovecliando estoy para iiacer —
Ehabania.
Aimnta con la mano — Mebituque.
Apuntóse con lleclia — Pisabuaitia.
Apurailo estoy — Etipeini ema.
Apurado — Tipeijiji.
Apurar —Tipei.
Apurarse — Biatipei.
Aquel — Ichu, lida (plural): Ichu-
cuana. C. lueque.
Aqui — Upia.
Aquí (liasta aquí) — Utejeve ; Ute-
queje.
Aqui cerquita — Ueduquitave.
A(pií pararemos — Me netia.
Aquí (lie aqui á un nniuii-nto | — Da-
jasuchidi.
Arañas — Ver Apasancas.
Árbol (cualquiera) — Baña.
Árbol, palo — Aquí.
Árbol podado— Aqui chuadudu.
Árbol de lacre vei,'etal i'i iiiascajo, lla-
mado Pidui — Basipasa , Chu-
cuiro. (CIi = ■'• = f!h).
Árbol (uno de tantos )— Bata.
Árbol duro, el guagabocbe — Buve-
chi.
Árbol para canoas — Ere.
Árbol y su fruto — Paquió, Jasan,
Acuayaco.
Arliol liarinoso — Maní.
Arbusto — Idane, Aquibiri.
Arco de tlecha — Pitsatsue.
Arden — Itintasa.
Arder— Utsu, C Juju.
Ardiendo está — Eutsuani.
Ardiente — Dared'da ( 1) = dh).
Ardor — Sinasinani.
Arena — Jutujutu.
Aretes, aros — Chapuru {Ch^sh).
Árido — Murida.
Armadillo — Tsudi.
Anaigado — Murutijiji.
Arrancar — Dirá.
Arrancar de raíz — Dauna mutsu.
Arrastrando ( ipie anda arrastrando
los pies) — Etsajarireti.
Arrebatar— Mejemi.
Arreglar — Basaita.
Arriba — Ebaque, Ebaquiesu.
de Arriba — Ebaquieje.
Arrimarse — Japanati.
Arrinconar — Etsutisuiclia.
Arroilillarse — Tururú.
Arrojar — Maraca.
Arropar — Dunu.
Arroparse — Jadamati.
Arroyo — Ena, Enabaque.
Arruga — Richirichi.
Arrugado — Cliapichapi.
Asa— Eidaja.
Asado — Ecuabi, Cuabijiji leu clia-
papa harejiji;.
Asar, asado — Cuabi.
Asco tener — Adiba.
Ascua — Etide.
Asegurar — Ichasaita.
Asesino — Manuameji deja.
Así — Dajusu.
Asi es— Daja, Ujave.
Así será ó parece — Tuedabataiti.
Así será — Aua, Auahe.
Asi sea— Papú.
Asi no más— Dajave.
Asi no más es — Daja puicha.
Así. ni más ni menos — Daja quita
bátame.
Así liaz — Uja nime baque.
Asi todo — Daja cama.
Asiento — Eaniji.
Asiérralo — Requi ( e' )?
Asir — Ina.
Asno, asno — Putsena, Ututsena.
Asomarse — Cuadiba.
Áspero (de comida) — Matada.
Asqueando estoy — Eadibania.
.asustándolo está— Euidu cuadetiani.
.\sustándose está — Erubutana me-
tani.
Asustar — Nidu cuad'de.
Atacar (Pisonear) — Tedi.
Atadura — Eirsiji.
145 —
Atójalo — Vibareque.
Atajar — Nabeba.
Atajo — Epene.
Atajólo — Nabebaitiada.
Atar — Risi.
Atascarse — Netitia.
Atiza el fuego — Cuati timeque, Ti-
meque.
Atizar — Time.
Atmósfera — Baipa.
Atolondrado (se lia atolondrado) —
Janime mave taitia.
Atollarse — Jaduchuti.
Atorarse — Edujani, Netitia.
Atr/is — Etibeini, Tia, Tije.
Atrás están ó vienen — Tijenetia.
Atrás viene — Tije epusiu.
Atravesado — Epairuji, Epairujeji.
Atravesar — Peto.
Atrepellar — Tejeteiti.
Aullando están los perros — Edaidi-
ani (d := dh).
Aullido — Etsiatsiani.
Aumentando est'i - Eputcuatiani.
Aumentándose está el agua — Ena-
netani.
Auméntalo — Yapa, Yapacaque.
Aumentar (para) — Ejutcuaji.
Aumentar — Jajucuati.
Aun, aunque— Biame. Ver Ser.
Aunque sea eso — Yida biame.
Aunque sea asi — Daja biame, Daja-
papubaime.
Aunque venga — Papue biame.
Aunque haya de venir — Epue bi-
ame.
Aurora — Uenana, Uena atujai.
Avaro — Inideda.
Ave — Dia.
Ave (corcovado) — Same.
Ave (tucán pequeño) — Pitsa.
Avenida — Esui.
Aventazon de vientre — Edetutsu.
Avergonzado (lo he avergonzado) —
Bidua meitia.
Avergonzar á otro — Viduame, Vidu-
ameti, Biduame.
Avestruz — Uchaui.
Avinagrado — Tsetsenajiji.
Avio — Jana.
Avisado (me ha avisado) — Quisatai-
tiada ema.
Tomo X
Avisado (le he avisado yo) — Eama
quisataitia.
Avísale — Quisaque.
Avisando está — Equisaquisani.
Avisar — Taquisati, Quisa.
Avisar (le voy á avisar) — Equisati.
Avisarle (ha de avisarle) — Equisa-
taiti.
Avisó (le avisó) — Quisataitia.
Avispa — Bia.
Avispón grande, llamado «('avadifun-
tosD — Rireque.
Ayer — Maneicha. V. Haber, Tenei :
Pumaneicha. V. Ser.
Ayer — Maita, Maita puicha.
Ayer fué — Mai púa puicha.
Ayuda (el que ayuda á matar) — Ja-
manuatija.
Ayudando est'i — Etsauatani.
Ayudar — Tsaua.
Azotar — Iche.
Azote — Guacaviti.
Azucena, margarita — Cbaclia (ch =
ah).
Azucena (especies de) — Pi, Jarajo-
roche.
. B
Bailar — Tiritiri.
Bajada— Ebutej i, Yabute.
Bájalo — Ichabuteque.
Bajar — Bute.
Bajar de precio — Chuge bute.
Bajo vientre — Etsuducuata.
Balbuciente — Mimi puda baemave.
Balde (de balde, sin motivo) — Yana-
cane.
Balde (de balde miente) — Chapu ba-
sea.
Balde (de balde no más) — Chapui-
tive.
Balsa— Pere.
Balsamina — Etibeinijaja.
Balsero (remailor) — Pere baba.
Bambú (caña tacuara) — Didi, Mui.
Banda (en esta banda del rio) — Uma-
jeje-
Banda (en la banda opuesta del rio)
— Chumageg'e.
Bandada — Dueji eni eni.
Bandera — Pito.
Báñanse cuando — Enabitanisu.
i6
Uñ —
Báñate los pies — Jaduque.
Barato — Chuge pichi (ch = sh).
Barato (comprar bien) — Saida baja.
Barba — Queda. _
Barbasco de pescar — Data (D= dh).
Barbecho — Ejudeini, Teini.
Barbón — Quedabau.
Barbudo — Quedaji.
Barranca — Equebibi, Quebibi.
Barrial — Eaua rutuda ó rutuji.
Barro — Jutchujutchu, Rutu.
Baso — Epi.
Basta, bastante — Tupu.
Bastardo — Jemitsa mave ebacua.
Basura — Bubu.
Batan — Tada.
Batir — Juru.
Bautizado (no bautizado) — Pad'duji
mave.
Bautizar — Pad'du.
Bebas (poro con i]ue bebas) — Pa-
rarata, Tutum.
Bebedor grande — Jaiditi aida.
Bébalo pronto — Revepudaque.
Beber — Idi, Paiditi, C. Igi.
Beber (dar de beber) — Eidimetani.
Beber (de beber está dando) — Edi-
metani.
Beber quiero — Jaiditija, Idija.
Bebido has ? — Jaidu eneti.
Bebiendo est;in — Eidititani.
Bejuco — Junu, Papi, Mitimora.
Besar — Cuatsasu, Cuatsabudi, Gua-
niba.
Beso — Jacuatsabuditi.
Bien — Eni. Ver tender bien
Bien, anda (imperativo)— Pusetaque.
¿Bien estás? ¿Bien?— Sapiave.
Bien tratado — Asaitaji.
Bien tratar — Asaita.
Bigote — Equequeda.
Bisojo — Etuadadi (d = dh).
Blanco — Pasane.
Blanco todo — Pasapasa.
Blandito (está) — Cuapicuapi.
Blando — Dureda, Narunaru.
Blanqueando está — Epasaneti.
Blanquear — Pasaneja.
Boca — Ecuatsa, C. Cuatsa.
Bocado (un bocado) — Cuatsa peada.
Boda — Eavetiawi (n?)
Bodoque — Ver Qecha sin punta
Bofes — Edata (d = rfft)- ^- Ejasa,
Jatacua.
Bofetada — Buaí/adapu {n .^), Dapuju.
Bollo — Eje, Etica, Echuchi.
Bollo i'i terrón (un) — Peada etica.
Bombo — Ememe.
Bonito — Bata eni (a ^)
Borde — Etsana.
Borde (al borde del rio) — Etsanau.
Borracho, emborracharse — Tsetseji.
Borrarse — Jadipatl.
Bostezar — Jacuatsauanati.
Botado — Jusejiji.
Botar — Ichajusea, Jusea.
Botar (hacer botar) — Cuad'deme.
Botar (espantar) — Cuad'dejuse.
Bracear — Betsa.
Bravo — Daidi daidi.
Brazo — Ebai.
Brazo de rio — Edede.
Bregando estoy — Eadaua-dauania.
Edauadauania.
Brillante — Tseruda.
Brillar — Ueue.
Brincar — Tena. Tenatsua.
Brotar ( plantas ) — Muru.
Broto — Muruitia.
Bruces (de bruces echado esfi) — Ea-
nacuatsa eani.
Brujo — lauacona, Mau.
Bruñido — Racuajiji.
Bruñir — Diqui ( D = dh ) Tsitsi, Tsit-
sitsitsia.
Bruto que no se le puede convencer
— Nime ataji mave.
Bruto, salvaje — Ateminimeme.
Bueno — Saida. C. Aida.
Bueno ( muy bueno ) — Saida enieni.
Bulla — Idabada, Idapadada.
Burla — Situtaitia.
Burlar — Jabaseati.
Buscando está una casa que necesita
— Etsatani.
Buscar — Chacu.
Busca vida— Nime chacu.
Butucun ó bodoque ( Hecha sin pun-
ta ) — Pecha.
Cabal — Tupuquitana.
Cabecera — Echua pauaji.
147 —
Cabello — Echua eina.
Cabeza — Echua. (_'. lyuca.
Cabeza de Tigre — Ibachua.
Cabezón — Choai.
Cabo, mango — Edada.
Cacao — Mura.
Cacareando está el gallo — Etotoreni.
Cacarear gallina — Edatatani.
Cadáver — Marruji, Marrujiji-equita.
Caer — Dajaja.
Caer (hacer caer) — Dajajame.
Caer (haz caer) — Vugate liaque.
Caimán — Mama mama.
Caja de hostias — Hostia meji.
Calambre — Jaribaiti.
Caldo exprimido — Napudu.
Calentar — Cuase.
Calentura — Neda ainada.
Caliente — Cuasi.
Calmarse — Janimepijajati.
Cálmense — Mitsinetique.
Calor — Sinada.
Calumniar — Chacuatsa, Chahaitive.
Calzarse — Jasaibati.
Callar — Mitana.
Calle — Etipe.
Cama — Tabijude.
Camarote hagan — Bia eteque.
Cambiar — Apaiti, Turuca .
Cambiarse — Jaturucati
Camina — Chupuque.
Caminando — Easeneti.
Camino — Edidi.
Campo hay— Deiji.
Camisa sin mangas — Nabairiji.
Camiseta huga — Seibajibaíída, Sa-
vaibanda {n / }.
Camote — Jariri.
Campamento — Erere.
Campo — Dei, Esana.
Canasta de hojas chamuscadas — Ditti.
Canasta doble, fuerte — Ditti tad'da.
Canasta sin chamuscar — Ditti ducu.
Cangrejo, camarón — Mapiua.
Canilla — Eta, Etabutse, Etsaja.
Canoa — Cuaba.
Cansado — Jaduitijiji.
Cansado (lo he cansado) — Ema da-
nebameitia.
Cansándose está pronto — Eduipuda-
tiani.
Cansarse — Jaduiti.
Cansarse quiere — Jaduitija.
Cantando está — Esatsuani.
Cantar — Sautsu.
Cántaro — Matu.
Caña de azúcar — Chita, Sita.
Caña agria — Budubudui.
Caña brava — Bue, Chuchio, Charo.
G. Bue.
Caña de chupar — Dibi.
Cañaveral — Chita ejude.
Cara — Bu, Ebu. ('. Ebutsequini.
Cara doble, talso — Bubeta.
Cara mala — Bu madada.
Caracol — Buturu, Demu buturu.
Carbón — Etide.
Carga — Quippi.
Cárgate — Jabutique, Jabutsuatique.
Cariño — Jabesbati, Beiba.
Cariñoso — Jaseitatiji.
Carne — Aicha (ciuiciuia), Eami.
Caro — Chugue neda.
Carpa (hagan) — Epuanimehagu.
Carrera — Jud'dud'du.
Carrizo — Muvichidichidi.
Casa — Ete.
Casada no (^soltera) — Ave mave.
Casamiento — Eavetiani, Jajemiti.
Casarse — Jajemiti.
Casarse el hombre — Jauaneti.
Casarse la mujer — Javeti.
Cascajo, cascajal — Tumururu.
Cascavel — Du.
Casi — Quechidi.
Caso ( no liace ) — Maveisu biame ba.
Caspa — Epeji.
Castigándome está — Ematsetani
ema.
Castigar — Matse.
Castigo — Ematsenatani, Jamatseti.
Casto — Punaji mave.
Castrar — Vija.
Catarro — Vidicuinana.
Causar pena — Nebamp.
Cava la tierra — Medi pedaque.
Cavar — Peda, Veré.
Cazar — Asse.
Cedazo — Edacuaji.
Cedro — Cuabadu.
Cejas — Chino {n ó ?</).
Celoso — Jarejatiji.
Cenagal — Eaua rutuda ó rutuji.
Ceniza — Etimu.
148 —
Centinela — Cauachiri {ch = sh).
Centi'o — Tipa.
Cera — Bini. _
Cera coloraila — Binidere {d=^dh}.
Cerca — Nari, Narive, Uedu qui-
tave.
Cerca no m;'is — Narive.
Cerca de eso est'i — Danajasu eani.
Cercado — Verejiji.
Cerco, cercado — Evere, Ruge.
Cerco de las casas — Etibeiri.
Cerco ó tranca — Taraca.
Cerdo — Cuchi (quichua).
Cerner — Dacua, Edacua. _
Cerner (hay que cerner) — Da cua-
taji.
Cernido — Dacuajiji, Edacuaji.
Cernidor — Paid'de.
Cerrar — Teri.
Cerro — Emata.
Cerviz — Ejuduneti.
(Cicatriz — Dipi, Sitsi.
Ciego — Pada.
Cielo — Ebacuapacha.
Cielo despejado — Baipa ueda.
Cielo nublado — Ebacuapacha bu-
duji.
Cieno — Jutchujutchu.
Cientopies — Mata quiu quiu, Na-
riri.
Ciérnese — Da cuataji.
Ciertamente — Eueiquita.
Cierto — Eneive.
Ciervo — Batsunu.
Cigarra — Reiri.
Cimbar — Bacuapa.
Cinco — Picliica (ch = sh).
Cintura — Etimay.
Ciruela silvestre — Judeuu.
Clara de huevo — Eja pasa.
Claro — Butsepi, Cuareda, Sereda.
Clavado — Taltajiji.
Clavar — Taita.
Clavar una estocada ~ Jucho.
Clavóse con espina — Babitia.
Clueca (gallina) — Esanubi.
Cocer — Dapu.
Cocer bien, recocer — Siname eni.
Cocina, cocinero — Janahaque.
Cocinar — Dapa.
Codo — Ebatsu.
Cogollo — Ejubu.
Cogollo tierno de iMotacú — Jata.
Cogote — Eurutiani.
Cojeando está — Etidatiani.
Cojear — Etidatiani, Tid'datid'da.
Cojo — Jeja, Tida, Tid'datid'da.
Cola (rabo) — Etida, Tida.
Cola (con cola) — Tidaji.
Cola (le Tatú — Tsudi tida.
Colado — Ribajiji.
Colar (pegar) — Riba.
Colgado está — Ebad'di.
Colmado — Sejeajiji.
Colmar — Sejea.
Colmillo — Vectiume, Etsebutse.
¿ qué color? — Cuaja bátame?
Colorado — Derena.
Collar — Ine.
Comadreja — Chaive.
Comer — Diadia, Dia.
Comezón de sarna — Taida.
Comida — Etemiji, Jana.
Comido — Diajiji.
Comiendo está — Ediadiani, Dabu,
Edabutani.
Como — Tupu.
Como — Nime, ¿Jucuaja?
¿Cómo es? — Cuaipa, Juca^áda [W!)
Cómo ( por qué ) — Cuaja.
Como verá (según y conforme) —
Cuaja jea.
Compadecerse — Ibuneba, Ichenuba.
Compañero — Buqueji.
Compañero mió — Erna buqueji.
Completo — Quitauajiji.
Componer — Baseta.
Componerse — Jaseitatiji.
Comprar — Baja.
Comprar bien — Saida baja.
Comprimir — Pud'du.
Comprimir con fuerza — Pud'du
tad'da.
Compuesto — Basaitajiji.
Con — Neje.
Con qué intención — Cuaja piba
neje.
Concha — Dudidi, Patsa.
Concebir — Jamabiati.
Conchavar— Echena.
Condensar — Jatchadaja,
Conejo — Inica.
Conejo joche, pintado — Basume,
Yapa.
— 14'J
Conejo de agua, capihuara — Dud'-
dud'du.
Confesar hacías — Confesa puana.
Confunilido estoy — Epibapibani
ema.
Congeniar — Nime tupupai.
(Jonmigo — Ema neje.
Conocer — Chanapa, Echanapa ( ch
= x 6 .s/í ).
Conocer (sin conocer) — Chanapaji
mave
Conseguido ( he conseguidu ) — Te-
jetia.
Conseguir — Teje, Ebidinatani.
Consigue (no se consigue ) — Tejetai
mave.
Contado — Idadajiji.
Contar — Idada.
Contento — Beibiji, Beida.
Contestando est 'i — Ejeutsutani.
Contestar — Jeutsu.
Contrayerba — Saute.
Convenir — Jamitsuti
Convenir ( no liemos acabailo de con-
venir) — Jamitsu petiji mave.
<'on venirse — Japaiti.
Conversación — Mimi mimi.
Conversar — Quisaquisa.
Corazón — Maesumu.
Corazón de i'irbol — Tade.
Corazón ( late el corazón ) — Tena
maesumu.
Corazón ( latir el corazón ) — Tena-
tena.
Corcovado (ave) — Seme.
(Jorcovado (torcido) — Tudi.
Cordel — Erey.
Cordel de hilo — Masi erey.
Cordel de mora — Tanamida.
Corear ( limpiar chacra ) — Paru-
paru, Paru.
Cornear — Duttu.
Corneólo — Duttutaitia.
Corpulento — Quita aida.
Correa ancha — Epasiqui.
(Jorrer — Jud'dud'du.
(,'ortado al ras — Tsajum quita ri-
jique.
Córtalo ( á golpes ) — Queque.
Córtalo (de un golpe) — Deuque.
Cortante — Jasiquitiji, Queuda.
Cortar — Siqui, Sajasaja.
Cortar pelo — Inaraja.
Cortarse con cuchillo — Jasiquiti.
Cortarse con hacha — Jaqueti.
Corteza de árbol — Aquiviti.
Corto — Yudu.
Corva de rodilla — Ed'danaja.
Corvina — Tumujiree.
Cosa mascada— Emiji.
Cosechar arroz — Rajaja.
Cosquillas — Chariridi, Duqui, Sari-
rid'da.
Costado — Hugeruge.
Costilla — Epareirí.
Costoso — Atad'dad'da.
Costumbre (su costumbre) — Mesa
puiti. En plural; Puiticuana.
Costura — Rusuneti.
Coyuntura — Etiadaji.
Cráneo — Echua tsau.
Craso (grosero) — Mimi adiadi.
Crecer — Bauna.
Crecer (las plumas ) — Eina muru.
Crecido — Murutijiji.
Creciendo esfi el pelo — Eina emu-
ruani.
Creciendo está el no — Ena enubiani.
Creció — Muruitia.
Creer — Jei, Jeipu.
Creo — Jeiheania.
Crespo — Dacadaca, Diqui diqui.
Criador — Seguameji.
Criando (me estoy ci lando) — Eai-
nani.
Criando (estoy criando pollos) — Ase-
guani.
(Jriar — Segua.
Criar animal de monte — Euepe.
Criatura — Eanana, Edere, Ejanana.
Criatura de pechos — Eidami.
(Jriticon — Jasatseatiji.
Crudo — Esaua, Savasava.
Crujir — Diri, Raquiqui.
Cruz (ponte en cruz) — Guananteque
ebai cuana.
( 'ruzado — Epairuji, Pairugejiji.
Cruzarse — Japairuyeti.
Cuadrado — Peve peve.
¿Cuál, quién?— Quebata, Quiebata?
¿Cuál hombre? — Ay de deja?
¿Cuáles son? — Quiebata cuana?
¿Cuál? — Quebata?
Cualquiera — Ayde papú biame.
— 150
Cuajar — Taddatama.
¿Cu.indo?— Quiet sunu?
Cuando vaya — Eputisu.
Cuando venga — Epuegusu.
¿Cuánto, cuántos?— Quejutcua, Que-
jucua, Quejucuani, Quietupu?
¿ ( 'uántos sois ? — Jucuadani ?
Cuarenta — Puchi tunca (aiinaiá).
Cuatro — Puchi {ch = sh aiinará).
Cubrir — Dama.
Cuello — Enaja.
Cuerno — Edana. < '. Edana.
Cuerpo — Eami, Equita. ( '. Ecuita.
Cuervo ó gallinazo — Enasuapa.
Cuidado ten — Inatsiuaque.
Cuidan ta ( manceba ) — Equinaje.
Cuidar — Quina.
Cuídate — Inatsiuatique, Jabatique,
Jainatsiuatique.
Culebra amarilla — Bacua saua.
Culebra come- pollos — Bina bacua.
Culpa— Jucha ((]uichua).
Culpable hacerlo — Juchajiha,
('unibre — Ematina.
Cumplen (los qno cumplen ) — Equi-
uatianicuana.
Cumpliii — Ataña.
Cuñado (entre hombres) — Daqui.
Cuñado — Danasa eave, dice la her-
mana mayor de la mujer; pero si
es la, menor : — D'ud'dusa eave.
Cuñada — Euanesa d'ud'du, cuando
es hermana mayor de la mujer;
Euanesa Dana, cuando es menor;
Nusane, cuando lo dice la hermana
del marido.
Cúralo — Nachaque.
Curar (para curar) — Nachati.
Curar — Idueue.
Curioso — Babepuja.
¿Cuyo es esto? — Aysani ihe?
CH
Chacra — Te.
Chacra dejada — Tejuseajiji.
Chalas de maíz — Nutsada diatisa.
Chala de maíz — Diatisa.
Chamuscar — Chimuri.
Chamuscar animales ó aves — Ina-
cuabi.
Chamuscar hojas — Juba, Viatsu.
Chamuscar (hay que chamuscar) —
Hubejaji.
Chancho — Cuchi ((luichua).
Chanza — Idapadada.
Charco de sangre — Ecuaruru.
Chicha — Eidi.
Chicha espesa — Bebada.
Chicha fuerte — Eidi tsetseda.
Chirimoya — Tsinima.
Chismoso — Quisaquisaji, Babequisa.
Chispa — Daruru, Etidichidi.
Chistoso — Mimi beida puji.
Chocar una cosa con otra — Jabuti,
Jadapuju.
Chonta loro (una palma) — Adune.
Chonta loro (la fruta) — Adunejaja.
Chupar caña — Bibi, Dibi.
D
Dado (le he dado alojamiento) —
Ete datietia.
Dale alcance — Metejetiuque.
Dale vuelta — Barereatique, Jaba-
rereati.
Dándole está — Etiatiani.
Dando estoy — Etiauia.
Dando estoy de comer — Emiuania.
Dando está de beber — Idimetani.
Dando vueltas está — Epu barereni.
Dañar — Madada ha.
Dar — Tia.
Dar (hacer dar) — Tiame.
Dar miedo — lyuame, Nime eyoati.
Dar (voy á dar de comer) — Emiuada.
Dar de beber — Eidititani.
Dar (te voy á dar) — Etia.
Dar vueltas — Barere pu, Barere
barere, Pu barere.
Dar fiado — Manutia.
Dar una bofetada — Buabuada puju.
Dar (le voy á dar) — Etia.
De — Su. C. Ja.
Debajo — Emasu, Emesu.
Debajo (por debajo) — Emaje.
Débil — Chidi, Tucheda mave.
Débil voz — Etsui chidi.
Decir — Epu.
Decir verdad — Butsepi quisa.
Dedos — Emetsaja.
Defender — Biami.
Defenderse — Biatuche.
— 151 —
Degenerado está — Epeatianiu.
Déjalo — Panive, Panimada.
Dejar — Ichause, Mesia.
Dejar de ser — Puriji.
Dejar de hacer — Epuriji.
Delante — Evisu, Butsesu, Ehutsesu.
Delgado — Uta aichidi.
Delgado — Urna aichidi.
Delgadito (v. g. iin palo) — Biribiri.
Demandar — Suiquisa.
Demasiadamente — Echucuata.
Demasiado — Ebiasuquita.
Demonio — Ichagua.
Denso (es{)eso) — Atchada.
Dentón (pescado) — Dacua.
Dentro — M ejisu.
Dentro de casa — Etemesu.
Dentro de tres dias — Pechumaitia.
Derecha (:i la derecha) — Bai eni
bene.
Derecho — Butsepi.
Derramar agua — D'u icha.
Derretir (se ha de derretir) — Euriati.
Derribar — Euruani.
Derritiéndose está — Euriani.
Derrumbar, dei rumbe — Jauaneti.
Desagradecido — Chanapa bae mave
{ch = sh).
Desaliñado — Jabaseitati mave.
Desamparar — Jameseati.
Desangrarse — Amicuina.
Desaparecerse — Taitana.
Desatado — Japidutiji.
Desatado se lia — Japidutaitia.
Desatar — Pirara.
Desatar (hay que desatar) Pidutaji.
Desátase — Pidutaji.
Descaminado — Eyetiduji.
Descansar — Janaua.
Descansar ( déjalos ) — Me mesiaque
pajanaua.
Descosido — Japidutiji.
Descolorido — Urijiji.
Desconocer — Chanapa mave (c/í=^s/í).
Descuartizar — Siquisiquia.
Desde — Gepetia.
Desde ahi — Dagenetia.
Desde fuera — Etsequeini genetia.
Desdoblándose está — Epiraratiani.
Desea verse con alguno — Jabataiti-
cua nime.
Deseaba yo ir — Putija daua.
Desear — Utsataba.
Desgranar — Iruruja.
Desernbornie, junta de rio — Ena-
cuatsa.
Desenredándose est'i — Epiraratiani.
Desenredar — Pirara.
Desentendido (se ha desentendido)—
Mave idabaja mave eatani.
Desenterrai' — Padayu.
Desentonado — Jatsuimad'datiji.
Desenvolviéndose está — Epirara-
tiani.
Desgarrar — Meichauteti.
Desgraciado — Ichenuda puji.
Deshinchando está — Erajajani.
Desigualado — Chucuaque.
Desistido (ha desistido) — Janime-
sia patiputsu.
Desmayo — Nime taitana.
Deuioralizando estás — Madada mie-
babetsuania.
Desnudar — Uija.
Desnudo mirar — Jabijati ba.
Desobediente — Jeihati bae mave.
Desolladura — Atsetsiatijiji.
Desollar — Jidiu.
Despacio — Nime saida.
Despachar — Beitu.
Desparrama el luego — Chebeque
cuati.
Despavesar la vela — Tidedaru.
Despedazar — Pedu.
Despejado (cielo) — Baipa ueda.
Despertar — Idesa.
Despertar (para despertar) — Eide
puji.
Despierten (para que despierten) —
Eideta puji.
Despierto — Idesa.
Despierto está — Eidesa.
Despintándose está — Euriani.
Despreciado (rae ha despreciado) —
Inide ataida ema.
Despreciar — Jamadabati, Madaba.
Desprendido — Jadiratiji, Piatajiji.
Después — Dageítetia (n /), Dajasu,
Dajasuchu, Tigesu.
Después (para después) — Dajasu
puji.
Después (uno después de otro ) — Pea-
tige pea.
Destapado — Dirajiji.
— 152 —
Destapar — Viadera.
Destechado — Dirajiji.
Destechar — Dirá, Edira.
Desteñir (se ha de desteñir)— Euriati.
Destetar — Atsu mesiame, Chuchu-
diji, Cliuchumesia.
Destiñendo — Euriu.
Destiñéndose está — Eurianini.
Destituido está— Jaitianajiji veu (?)
Destorcer — Pirara.
Destrozar en pedazos menurlos — Di-
uadiua.
Desvelado (me he desvelado)— Ideada
ema.
Detenerse — Unietia, Netisaíí (n í)
Deténlo — Vibareque.
Detrás — Tije, Etibeini.
Detrás de la casa — Etetipe.
Detrás le vá — Etibuquiani.
Deuda — Manu.
Dia de trabajo — Mudusini.
dos Dias después — Peachumaita.
Diablo — Ichagua.
Diarrea — Edeneni.
Dice que no — Mave pu.
Diciendo — Epuani, Eputasa mane.
Diciendo está — Epuani.
Diente — Etse. C. Etse
Dientes (con dientes) — Etseji, Etse
neje.
Diente de peine — Dupatse.
Diferente— Batapea, Peabatame.
Diferir — Tsunuta.
Difícil — Atad'dad'da.
Difícil de hacer — Jatad'dauada.
Dificultad (con dificultad) — Chama-
cama.
Dijo — Puitia.
Dilatar — Tsunuta.
Diluvio — Japauti.
Diminutivo (panícula de diminutivo)
— Padi.
Dinero — Chipilo.
Disenteria — Amideue.
Disfrazarse — Japeati.
Disgustado (nos hemos disgustado)—
Jamadataitia da etsea.
Dislocarse — Jaseutanameti.
Disminuyendo está — Erajajani.
Distinto — Bata pea, Peave.
Distraernos (vamos á distraernos) —
Me babada.
Divergencia de pensamiento — Pea-
peati epibatani.
Dividir — Pedupeda.
Divorciado — Jamesiatijiji.
Doblar — Tanuja.
Dolor — Neda.
Donde — Jenetia, Quepia, Quiepia,
Quieda.
¿de Dónde? — Queje, Quieje?
¿desde Dónde? — Quiejenetia?
¿en Dónde? — Quieda, Quepia, Quie-
mani?
¿ hacia Dónde? — Queana ?
¿por Dónde? — Quieda?
Donde se acaba la tierra — Eaua
baitsaua.
Donde quiera — Quiepia papú biame.
Dormida (en la dormida) — Eradaisu.
Dormido (no he dormido) — Ideada
ema.
Dormilón — Tabi aida.
Dormir (sin dormir) — Tabimave.
Dormir quiero — Tabija ema.
Dormir — Tabi. C. Tavi.
Dormiremos — Me tabi.
Dormitando está — Epupuani.
Dos — Beta. C. Beta,
los Dos — Betaua.
Dos no más — Betave.
Dos caras — Bubeta.
Dueño — Emetse.
Duro — Ineba bae mave.
Duro (sólido) —Tad'dad'da.
Duro ó pesado de estar — Anitad'-
dad'da.
Duro de pensar — Pibatad'dad'da.
E
Ebrio — Tsetsejiji.
Echado est i — Esa.
Echado está de bruces — Eaua cuat-
su eaua.
Echado (lo ha echado á periler) —
Madaitia.
Echador (embudo) — Edubiuji.
Echar liquido en otra vasija— Dutua.
Echarse — Saua.
Échate (anda, échate) — Saitique.
Efigie — Eimia.
El ó aquel — Véanse Pronombres en
la Introducción.
— 153
El, ella, ello — Tueda. C. Tura.
El (con el) — Tuneje.
El (de él) — Tusa.
El ó aquel — Ichua. Ver Hacer.
El mismo — Tuedave.
El no más — Tuedave, Tunéame.
Elástico — Jadimuati.
Elevar ( levantar) — Netianajame.
Ella, ello — Tuedave.
Ellos (de ellos) — Ichucuanasa.
Ellos — Me. Ver Trabajar; á veces —
Ecuana.
Embarazada — Mabbe.
Embarazada quedar — Jamabiati.
Embarcación — Cuaba.
Embarcarse — Amute.
Embarrado — Dichuji, Edichuji.
Embarrar (pared, etc. ) — Dichu.
Emborracharse — Tsetseji.
Embriagado — Tsetsejiji.
Embrujar — Jamauati.
Embudo — Edubiuji.
Empacho — Tsutsu.
Empalagarse ~ Dija babe hiya.
Emparéjalo — Paiti baque.
Emparejar — Tupu paija.
Empeine del pié — Euatsi vejí (v^b).
Empeorando está — Epueni eni eni.
Empeorar — Uenieniji.
Empezar — Apiru.
Emplasto — Eriba.
Empujar — Neonu, Toapi.
En — Su. C. Ju.
Encaneciendo — Ejuruani.
Encender— Eturu, Turu, Vitsu, Vit-
sunu.
Encendido — Güeda.
Encia — Etsetsaja.
Encima— Ebiasu.
Encima (por) — Ebiage.
Encoge (que se encoge) — Jadimuati.
Encomendar — Biamimia.
Encomienda — Tiamejiji.
Encontrar — Su, Teje.
Encontrólo — Tsuitaitia.
Encórvate — Jabuteque.
Encuentro — Tsunetia.
Enderezar — Toapi, Tuapi.
Endureciendo está — Etydatani.
Enfangarse — Jaduchuti.
Enfardelar — Biarusu.
Enfermedail — Neda.
Tumo X
Enfermedades — Chiqui madada-
cuana.
Enfermo — Neda, Nedaji, Putai
mave.
Enfermo esto}' — Neda quiema.
Enllaqueciendo está — Euchuritaua-
ni, Uchurltauani.
Enfriar — Binana, Evinana, Vinana.
Engañar — Basia, Jabaseati.
Engordando está — Etseitsiani.
Engordarse — Jatseiti.
Enj uagar — Biarucua, Mejiracua.
Enojar ( hacer enojar) — Duininiame.
Enojarse — Duiuini.
Enredado — Jarisirisiati.
Enroscar — Jamemuti.
Enroscarse — Japeruruati, Pechu-
chua.
Ensartar — Biu, Due, Tiduve.
Ensartar ( hay que ensartar ) — Tsu-
tutaji.
Ensartar en palo — Tsutu.
Encerrado has — Ababetsuajiji.
Enseñar — Babetsua.
Entero — Quitaba (uT)'
Enterrado — Papaji.
Enterrar — Papa.
Entiende (que no entiendo) — Nime
atiji mave.
Entrañas — Edubidi.
Entrar — Nubi.
Entrar no quiero— Nubija mave ema.
Entre — Duju, Dujusu, Tasu.
Entregar — Menaja, Menajatia, Me-
natia.
Entresacar — Vija.
Entretener — Basia.
Entristeciendo (se esfi entristeciendo)
— Jatacua madatiani.
Entrometerse — Jauarutaitia.
Enviar — Jatiameti.
Envidiar — Viainacua.
Envolandar — Murajiji.
Envolver — Viadudu, Babú, Biadu-
nu, Dunu.
Equidistar — Dauque vecha.
Equivocado — Japitsapitsatijiji.
Era, eran — Puina.
Era ( ha sido ) — Epumane .
Erizarse — Edararati.
Erizo — Ida.
Errar — Japitsati.
17
— 154 —
Esa, ese, eso — Jida.
Es asi — Ujave.
Es así ( no es así ) — Ayma daja ma-
ve, Maemani.
Escalera (de un solo palo) — Dada.
Escalera ( Je travesailos ) — Paua.
Escama — Epeji.
Escampando — Esaisiani.
Escampar — Jadiati.
Escapado ( se me han escapado ) —
Eide da ema ajijí.
Escapar — Eide pu.
Escarabajo — Dumitajajai.
Escarcha — Baji.
Escarmentar — Jatuabati, Tuaba.
Escasea — Tejetai mave.
Escaseando está — Eveitiani.
Escozor — Taida.
Escuchar — Idabaja.
Escuerzo — Tujutu.
Escupió — Equedi juseataitia.
Ese, esa, eso — Jida, Tueda.
Ese será — Da mu.
Esforzándome estoy — Eadauadauaui.
Esfuerzo — Jatucheti.
Esfuerzo has — Jatuchetique.
Espalda — Bichi.
Espantar — Cuad'de, Cuad'de juse,
Duja.
Esperanilo esfi — Ejachatiani.
Esperar — Idua, Vinetia.
Espero — Pamuda.
Espeso — Atchada dejada, Tudida,
Nuttuda.
Espiando esfi — Einatsiuatitani.
Espialo — Canachirique.
Espiar — Cuadiba.
Espina — Aquida. C. Acuija.
Espinas (con espinas) — Quidaqui-
daji.
Espinazo — Ebedede.
Esi)ínudo — Quidaquiaji.
Esponjar — Etutsuani.
Esposa — Euani.
Esta, este, esto — Ihe.
Esta (de esta, etc.) — Ihesa.
Esta, este, esto, no más — Iheve.
Está — Eani.
Está comiendo — Edabutani.
Está roncando — Eracacani.
Están andando — Easetani.
Estar — Ani.
¿Estás bien? — Saipiave.
Estáte — Anique.
Este — Ihe. C. Rie.
Esté (ahi que esté) — Panive.
Estera — Sijo.
Estertor del pecho — Dica.
Estimular — Tipei.
Estirar — Bauname, Jasetseti, Setse.
Estirarse — Jasetseati.
Estirón — Jaquiruruati.
Estiva — Rerequé.
Esto — Ihe.
Esto es — Aytuque.
Estómago — Maesumu cuatsa.
Estórbasme — Bata.
Estornudar — Tidu.
Estornudo — Tidu.
Estrago — Sittujiji.
Estréchase el río — Eaa epachiditi.
Estrella — Etujai.
Estrenar — Cueba.
Estrujar — Puripuri.
Estuco — Metsi.
Estúpido — Nime ataji mave.
Exagera — Echucuata eyapacataui.
Evacuar vientre — Dumi.
Exagerar ( hay que exagerar ) — Mi-
mi basetaji.
Examinar — Petijiji.
Excepto este — Ihe mu mave.
Excesivo — Ebiasu quita.
Excremento — Dumi.
Excúrrelo — Vidiomeque.
Exhumar — Padayu.
Experimentan hedor — Eibibatiani.
Experimentar — Jatuabati.
Explicar — Quisadera.
Exprimir — Puripuri.
Exprimir cosa mojada — Nauatsu.
Extenso — Ayda bawda.
Exterminar — Eriri.
Extiende — Dueguanaque.
Extiende los brazos — Guanauteque
ebai cuaua.
Extinguir — Tuadiu.
Extraviarse en el bosque — Igetidu.
Fácil — Ata saida.
Fajar — Eturisi.
Falso — Bubeta.
— 155 —
Faltar — Veitia.
Fantasma — Enidu.
Fardo — Ebiadunuji, Edunuji,
Quippi.
Fastidioso — Atadda uadda, Duja-
duja.
Feo — Emadatti.
Figura — Eimea.
Figura (¿qué ligura?) — ¿Cuaja báta-
me?
Fila (En fila) — Evare neti.
Filo — Queuda.
Flaco — Uchuri.
Plaquear — Vetusia.
Flato — Bedi.
Flecha de chonta con garfio — Dara-
daray.
Flecha de tacuara — Tsati.
Fléchalo — Pisaque.
Flechar — Pisapisa.
Flecharse — Japisati.
Flojera tengo — Puja mave ema.
Flojo — Tunada.
Flor — Chacha (ch = sh).
Flor aromática de palma pequeña —
Uhana (í<?)siyaya.
Florecer — Jatsadati.
Flotando está — Esanubineti.
Flujo de sangre — Amipa.
Fofo — Demedeme.
Fogata — Cuati etua.
Fornicación — Sidu.
Fornicar— Chotati, Inichi, Jasiduti,
Juaha.
Forrar — Biadunu.
Forrar por dentro — Mejidunu.
Foso — Rara.
Fracturar — Japaiqui.
Fragancia — Puida.
Fragancioso (muy) Puida eni eni.
Frágil — Jacaruti saida.
Frazada (si 3-0 tuviese frazada) — Ma-
chajiema pucuasu.
Fréjol— Poroto chidi.
Frente — Echua matina, Emata.
Frente (en frente) — Butsesu.
Frijol — Jijiu.
Frió — Binabina, Binada, Vinada.
Fruta — Etidequi, Jasago, Achacha-
iru.
Fruta — Achachairu, Assajo.
Fruta acida como guinda — Nui.
Fruta de chontaloro — Adunejaja.
Frunciéndose está— Erechichiatiani.
Fué (ha sido) — Puida, Puitia, Pu-
lida.
Fué ayer — Maita púa puicha.
Fuego— Cuati bueda. Cuati dared'da.
C. Etiqui.
Fuego atiza — Cuati timeque.
Fuego desparrama— Cuati chebeque.
Fuego enciende — Cuati turuqui.
Cuati irutsuhaque.
Fuego hagan con juyaca ú por el
frote — Diqui putsu cuati pa emiti.
Fuígo haz arder — Cuati darehaque,
Irutsuhaque cuati.
Fuera (si fuera) — Pucuasu.
Fuera (si fuera mió) — Quiema pu-
cuasu.
Fuera ( desde fuera ) — Etsequeini ge-
netia.
Fuera ( por fuera) — Etsequeje.
Fuera ( por fuera se ve) — Etsequeje
genetia baitia.
Fuerte ( valiente ) — Tucheda.
Fuese ( si fuese ) — Puticuasu.
Fumar — Umasa pu.
G
Gajo — Echa.
Gajo tierno — Evida butu.
Galápago — Dattipacha.
Gallardo — Eputupu.
Gallina — Guaripa.
Gallina alta — Guaripa churechure.
Gallina clueca — Esanubi.
Gallinazo — Enasuapa, Samani.
Gallo — Guaripa deja.
Ganan — Ebidinatani.
Gancho — Dará, Etsedada.
Gangoso — Mimi mitsida.
Garfio — Dará.
Garganta — Nara, Etsuijani.
Gargajo — Utu.
Gárgaras hacer — Jatsui rucuacuati.
Garguero — Etsuijani.
( iarrapata — Bequidi.
Garza — Rau.
Gastar — Esituta.
Gateando está (el niño) — Ereruani.
Gatear — Ereru.
156 —
(iúiuir — Tisitisi.
Generoso — Inideda mave, Cliiloma
mave.
(jeiiio — Enime.
(ionio fogoso, ligero — Nime betsuda.
(jenio fuerte — Nime jubida.
Genital (mujer) — Ebara.
(iolpe — Tara.
(iolpea el eslabón — Deruque cuati.
(Jolpear — Eichetati.
(iouia — Emad'di.
Gonorrea — Biabatsa, Quidubusu,
Viabatsa, Viatuna.
Gordo — Tseida.
Gordura — Etsei.
Gorgeo — Nuninuni.
Gorgojo — Musu.
Goteando esti— Edudu bad'de TiEdu-
duani.
Gotear — Dudu.
Gradas — Dad'da dad'da.
Gradas (con gradas)— Dad'da dad'da.
Grama — Eyhua.
Gran bestia — Tapir, Aguada,
(irande— Ayda, Butsama, Pa aida.
Grande también — Aydavecha.
Granizo — lyaru.
Grano — Etsujaja.
Grasa — Etsei.
Graznido — Etsiatsiani.
Grave — Bu iyuda.
Greda — Meditudi.
Grieta — Jatsitsiati.
( Irillo — Assai.
Gritando (llaniar) — Jeje.
Gritar — Etsiatsia, Tsiatsia.
Grito — Etsiatsiani.
Gritón — Tsiatsia tsiatsia.
Grosería (me lia diclio gro:;eria) —
Madada mimicuana ataitia.
Grueso — Butsama.
Gruñir — Tsiatsia.
Guardan (los que guardan) — Equi-
natianicuana.
Guardar — Ichasaita, Ichaseta.
Guaripa ó gallina alta — Chura chure.
Guayaboche (árbol duro) — Buvechi.
Guayava — Buve.
Guerra — Jamajaiti, Majai.
Guerreando están — Emajaititani.
Guia do planta — Evida butu.
Guíalos — Dusuque vecuana.
Gusano — Sutsu.
Gustando — Ediababani.
Gustar — Diaba.
Gusto (por mi gust)) — Quiema piba
putsu.
Gusto (á su gusto) — Tusa beidasu.
Gusto (su gusto) — Tusa piba.
H
Había — Aniana, Puina.
Habla, hubo — Aniña.
Hablar — Mitsu.
Hablado — Mimiji.
Hablado (me ha hablado de mal modo)
— Madadave ema mitsutaitia.
Hablar sin ton ni son — Chamimi
chamimi.
Hablarle (haz la prueba de hablarle)
— Mitsubaitique.
Hace (que todo lo hace) — Ataji ca-
mave.
Hacer (voy á hacer) — Eati.
Hacer (para ir á hacei') — Eati puji-
Hacer (uie está queriendo hacer) —
Aba ema eatani.
Hacer — Atani, Aha, Ati, Fu.
C. Aha.
Hacer alargar — Bauname.
Hacer botar — Cuad'dame.
Hacer (que no se puede hacer)— Ataji
mave.
Hacer no quiero — Aja mave.
Hacer (solo por hacer asi) — Paiti
pueve.
Hacer (yo he de hacer) — Be ehati.
Hacerlo culpable— Tuchajiha.
Hacerse — Jatti (está Jalti).
Hácese —Ataji.
Hacia — Ahina.
Haciendo estoy — Ehania.
Haciendo estaba ó estaban — Eatasa
mane.
Haciendo está — Eatani.
Haciendo están — Eatitani.
Haciendo está — Epuani.
Haciendo estaba — Eputase mane.
Haciendo están á ocultas — Rubujiji
atani.
Haciíando — Queque.
Haga ((|ue haga i'i hagan) — Pa bata.
— 157 —
Hiigan Ciiiiuu'üttí — Bia eteque.
Iliigns (no hiigiis) — Be aji.
Hal;igar — Beiba.
Halago — Beiba.
Hallado (he hallado) — Tejetia.
Hallar — Teje.
Hambre — Edemanu, Ediadiaja, Dia-
diaja.
Hambriento — Didia aida.
Harina — Mama.
Harina de maiz crudo — Eutu, Ejutu.
Harinoso — Musa musa.
Harto — Dueji eni eni, Jutcuada.
Hasta — Teje.
Hasta aquí — Uejeve.
Hasta alli — Chuteje.
Hasta donde — Quieteje.
Hay que — Taji (linul en verbos).
Hay — Eani.
Hay (no hay) — Ay mave.
Hay que hablarle — Mitsutaji.
Haz pronto — Apudaque.
Haz tú — Aque. ( '. Quera.
Haz asi — Uja nime baque.
Haz caer — Vugate baque.
Haz como este — Ibe inime aque.
Hazlo igual — Paiti baque.
Haz presto — Apudaque.
Haz tú no más — Aqueve.
Hecho —Ajiji, Aputsu, Puiti.
Hecho en vano — Chajá, Cbaha.
Hecho ( ha hecho mal ) — Madada
ajiji.
Hecho (¿qué ha lieclio ?) — Ayni
ajiji-
Hechura — Jacti, Jatti.
Hechura tuya — Mique jatti (está
jalti).
Hediendo estar — Eibianisu.
Hediondo — Ibida, Quesida, Quiabó.
Helado — Vinadaji, Vinadejiji.
Helécho — Atarisi.
Hembra — Epuna.
Hendidura - Jadatiji.
Herir — Dutta.
Hermana de madre (tia) — Cuaiba.
Hermana menor — Dana.
Hermano mayor — Dud'du.
Hermano menor — Dau.
Herido — Tsi, Tsiji, Duttujiji.
Herir — Etsi.
Hernia — Jatsudua reje.
Hervir — Cuarara.
Hiciera yo — Pucuave ema.
Hicieran — Atacua.
Tliel — Viaja.
Hígado — Etacua, Jatacua.
Hija — Ebaquiepuna.
Hijastro — Ebacuapuji.
Hijo — Ebacua. ('. Ebacua.
Hilado — Bad'dujiji, Ebaddu.
Hilar — Bad'du, Bad'dubad'du.
Hilo — Massi.
Hilera (en hilera) — Everero neti,
Verere neti.
Hincado de rodillas — Etururuneti.
Hinchado — Sejejiji.
Hipo — Tsudu.
Hizo — Ataitia.
Hízolo — Ataña, Puitia.
Hocico — Evi.
Hoja de motaco — Jatta.
Hoja verde — Japadava.
Hombre (varón) — Deja. C. Deca.
Hombro — Eara, Earapa. C. Yara-
caca.
Honda — Livivi.
Hongo — Si.
Hora (á qué liora) — Quietupu.
Horcón — Tade.
Hormiga del ambaibo — Tauaide.
Hormiga colorada — Iduidere.
Hormiga con trasero levantado — Idui
tupuchada.
Hormiga í'orrageadora — Tsebu, Sepe,
Cuqui.
Hormiga negra — Idui deve.
Hormiga con nidos en los árboles —
Madidi.
Hormiga cazadora — Tapitapi.
Hormiga llechadora — Pisapisaji.
Hormiga como Runa — Rububu.
Hormiga pequeña y muy brava — Pui-
sasa.
Hormiga (Policía) — Tumidari.
Hormiga negra muy venenosa — Buna
deve.
Hormiga choca, lanuila, muy vene-
nosa — Buna eni.
Hormiga de palo santo — Anani.
Hormiga colorada muy venenosa —
Dugueibuna.
Hormiga chota venenosa — Guara-
juju.
158
TIi.ii'iiii^'H cliio;i, gruesa, venenosa —
Ibatupu.
Hormiga inofensiva — Mapeti.
Horqueta — Tseve.
Horror — Senida.
Hoy — Jeave.
Hueco — Dubidiji, Dumerara.
Hueso — Etsau.
Huevo — Eja.
Huevo clueco (malo) — Eja ibi.
Huida — Jud'dud'duji.
Humedecer — Janapati.
Húmedo — Napanapa, Rutuda.
Húmedo (medio húmedo) — Napa-
pata.
Humo — Jud'du.
Huracán — Beniguatsunu.
Huso de hilar— Tajaja.
I ó Y
Idioma — Mimi.
Ido (ha ido) — Putia.
Idolatría (hacer sus idolatrías) — Ja-
purumabati.
Yendo — Puti putsu.
Yéndose está — Ecuabuyo.
Yéndose están — Ecuatabuyo.
Yesca — Quesiri.
Igual — Pai, Tupu, Tupupai, Butse.
Igual (sin igual) — Butse mave.
Igualar — Tupuha, Tupupai, Paitiha-
que.
Ilegitimo — Chajaquinative.
Impedir — Menave mave, Nabeba.
Impeler — Nunu.
Impertinente — Nime haji, Badujada.
Imponente cosa — Tajida.
Imprecar — Tipasia.
Improviso (de improviso) — Charubu-
tanave, Charubutanaquita.
Imputado (le ha imiiutado) — Cuatsa-
taitia.
Imputar — Cuatsa, Cuatsataiti, Ju-
chanetiaua hame.
Incendiar — Tiu, Tiume.
Incendio — Etiuni.
Inclínate — Jabuteque.
Incomprensible — Pitsada.
Inconstante — Nime diré.
Incordio — Sauadi reje.
Incordien'. — Sanadí.
Inculpar — JuchajiLa.
Indefenso — Viana veji mave.
Inexplicablií —Mitaje mave.
Infeliz — Ichenuda.
Inflamar — Utsuati, Utsua.
Inflar — Ejebume.
Ingle (en la ingle) — Tsuju emasu,
Tsujuema.
Ingrato — Jaichanapati bae mave.
Iniquidad — Madamada.
Inmortal — Emanubaemave.
Inmóvil — Rubu rubu mae mave.
Inocente — Juchaji mave.
Insecto — Ay ide.
Insensible — Ineba mae mave.
Insípido — Pud'dida.
Insultándose están — Etsatsiatibani.
IntenciíJn (¿con qué intención?) —
Cuaja pibe neje?
Interior (en el interior) — Edimesu.
Interpretar — Quisarlera.
Intestino — Siripi, Chiripi.
Introducir — Ichanubi, Nubibiame.
Inundación — Japauti.
Inundóse todo — Jápaua pauatida.
Inútilmente — Chajá, Chaha.
Inventar — Jemicuina.
Invocar — Mitsubiatuche.
Ir — Puti, Puna. ('. Cua; Voyme —
Ecuayo; Puede ser que vaya — Ta-
me puticua biame; Cuando vaya
— Eputisu.
Irse á lo profundo — Duedasunubi.
Ir para regresar — Ennati.
Isla de monte en un pajonal — Eda-
puju, Edapupu.
Isla en el rio — Ed'dube.
Izquierda (á la Í7,r|uierda) — Daui bai
bene.
.1
.Jabalí- Peari, Guabuquere.
Jamás— Niquietsu nubiame.
Jarajoroche (azucena) — Pi.
Jeringa — Etupudubiuje.
Jipijapa (palma jiara sombreros) —
Sacuabu.
Jivoso — Tudi
Jocoró (fruta) — Camururu.
Joche — Mad'da, Sari (Sasi).
Jovencito — Euedacua.
- 159 —
Jueguen (que no jueguen) — Be me-
situji.
Juez — Uaraji.
Juntjnilose está — Editatiani.
Juntándose están — Editatitani.
Juntar — Dita.
Juntos — Tatse, Dajatatse.
Labio (orilla)— Equeque.
Labrar (madera) — Tadi.
Ladito (á un lado del camino) — Edi-
di buabuasu.
Lado (de un solo lado) — Bupeje.
Ladrcjn — Tsipuji.
Lagarto (una especie) — Pitudu.
Lagarto — Banacua.
Lagarto de agua pintado — Matusa.
Lagarto (Peni) — Vanacua, Vana-
cuapa.
Lagarto ile tierra ceniciento — Vana-
cua.
Lágrima — Tuana.
Laguna — Bay. O. Bey.
Lamento — Pa dari.
Lamer — Tseu.
Lamerse las manos — Jametseuti.
Lanzar piedra — Jusea, Juseauti.
Largo — Bauda.
Las, los — Guana (sublijo).
Lástima tener — Jaichenubati.
Lastimar sobre herida — Piru.
Lastimen (no se lastimen) — Be ne-
da me atiji.
T/ite (el corazón late) — Tena mae-
sunu.
Latir (el corazón) — Tenatena.
Lavar — D'acud'dacua, Rucua.
Lavativas (poner lavativas) — Tupu-
dubiu.
Lechuza — Judedeudeu, Tsaudari-
dari.
Lejos — Uqueda, Utqueda.
Lejos está — Uquedasu.
Lengua — Eana.
Lengua mala (tartamudo) — Anama-
dada.
Lengua podrida— Eana ó Ana bina.
Leña — Cuati. C. Cuati.
Leña encendida — Cuati dared'da.
Leña sin fuego — Etiju cuati.
Levantar — Jemitsua.
Levantar al aire — Chura.
Liebre — Inica.
Liendre — Bia aja. ('. Eca.
Ligerito — Ti peida padi.
Ligero — Betsuda, Vetsuda.
Ligoso — Tasido.
Ligoso (de cosa de comer) — Pidida.
Limpiado (he limpiado) — Tsitsiada.
Limpiar — Tsitsi.
limpiarse — Jatsiti.
Limpien la chacra — Paruque té.
Lo — Um. Ver Mirar.
Lobo de agua — Quetsa.
Local — Etijude.
Loco — Tseitsi.
Lombriz intestinal — Tunu.
Lomo — Bichi.
Loquear — Chapuiti chapuiti.
Lorito llamado «cuchibi» - - Pibichu,
Paculita.
IjOrito muy pequeño — Paculita, Piru.
Lorito con pico negro — Sereje.
Loro — Uracua.
Loro cola larga — Dede.
Loro chico «tareche» — Tui.
Loro fino — Juracua.
Loro grande ceniciento — Juracua
pada.
Los, las — Cuana (siibíijo).
Lugar — Etijude.
Lugar (en el lugar) — Etiju desu.
Lugar (en su lugar) — Tusa etiju-
desu.
Lugar abandonado — Jude mesiaji.
Lugar baldío — Dei.
Luna — Bad'di. C. Badi.
Luna creciente — Bad'di babau.
Luna llena — Bad'di atigiati (etigia-
tani).
Luna menguante — Bad'di echidita-
nani.
Luna nueva — Bad'di janana.
Lunar — Bisami.
Lustroso — Tseruda.
Luz — Idetti cuare, Caitera.
LL
Llaga — Chadi. _
Llaga negra ( viruida) — Chadi deve.
Llagado — Chaditiji, Jachaditiji.
— 160 —
Llaiiiii (de fuego) — Utsu.
Llaniailo — Jejejiji.
Llamar — Ivuati.
Llamar (lo está haciendo llamar) —
Eiguametani.
Llamar gritando — Jeje.
Llamarse — Jayapacati.
Llanto — Jainapati.
Llanura — Eauapamapa.
Llegando está — Ecuinanani.
Llegar — Cuina.
Llenar — Sejea.
Lleno — Eseje, Sejeajiji, Sejejiji.
Lleno de agujeros — Irarara.
Lleno de nudos — Rudu rudu, Mu-
cumucu.
llévalos — Dusuque ve cuana.
Llevar — Dusu.
Llorando está — Einapatiani, Epani.
Llorando están — Epatan! Epatasa.
Llorando estoy — Epani.
Llorar— Pa. C. Paa.
Llorar (no puede llorar) — Patai
mave.
Lloviendo está — Naipu, Naibatani.
lluvia — Nai. C. Nei.
M
Majono (ave nocturna) — Biuque.
Macho — Deja.
Madeja de iiilo — Massi eveu.
Madrasta — Cuarapuji.
Madre — Guara, C. Cuacu.
Madre (de su madre) — Ecuaretsesa.
Madrina — Cuarapuji.
Madurando est 'i — Esuruaui.
Madurar — Evinani.
Madurar quiere — Suruja.
Maduro — Esuru.
Maíz — Dije.
Majar arroz — Tetsi.
Mal de costado — Rugerugo.
Maldecir — Tipasia.
Maleficio — Jamauati.
Maleza (campo con maleza) — Dejeda.
Malo — Madada, Nime madada.
Malogrado — Jamadatijiji.
Malva — Judu.
Mamar — Atsu, Chucliu.
Mamoré (pescado) -- Umidapa.
Manceba — Equinaji.
Manchar — Cuabi.
Manchas en la cara — Virevire.
Manila que hagan presto — Ame pu-
daque.
Manda tú hacer — Ameque.
Mandado — Cuatsasiajiji.
Mamlado hacer — Amejiji.
Mandamiento — Jacuatsasiati.
Mandar — Ecuatsasia.
Mandar (ordenar) — Cuatsasia.
Mandar (enviar) — Beitu.
Mandar hacer — Ame.
Mandíbula — Edabi.
Mandó hacer — Ameitia.
Mandón — Uaraji.
Mangas cortadas — Nabairiji.
Mango de cuchillo— Bedede, Edada.
Maní — Anide, Janide.
Maniatado — Merisi.
Mano ó brazo derecho— Bai eni bene.
Mano — Eme. C. Emetucu.
Mano (en la mano) — Emesu.
Mano de tacú de mortero ó do almi-
rez — Etetsiji.
Manzana — Aquidu, Bi.
Mañana — Maita.
■ Mañana (de mañana) — Uenana.
Mañana á la noche — Maitadidasu.
esta Mañana — Jeave apudaya.
muj' de Mañana — Jeave apudaya
quita.
Mañana por la mañana — Maita apu-
daya.
Más — Ebiasu.
las Mas veces — Ichucuata nuatisua.
Marcar — Echanapa icha.
Marchitándole está — Ecliubibiani.
Marido — Eave.
Marimono (mono negro) — Biguá.
Marimono asado — Biguarere.
Mariposa — Sapura.
Mariposa nocturna — Sababa.
Mario de maiz — Eaduju.
Martillo — Etataji.
Más allá — Choadera.
Más que ese — Jida ebiasu.
Más tarde — Dajasucbu.
Mascada cosa — Emiji.
Mascajo (árbol de lacre) — Chucuiro.
Mascar — Cacha.
Matador (el que mata) — Jamanua-
metiji.
IGl —
Matar — Icheguana. C. Irje.
Miitur (el c|ue uj-iuta ú matar) — Ja-
manuatija.
Matar — Manuame.
Materia — Busu.
Materia (con materia) — Busu ha-
meji.
Mató (él mismo se mató) — Tume-
hueja mamameti puji.
Mayor (el mayor) — Equene puji.
Mazo — Etataji.
Mazorca de inaiz — Dije eju.
Mécelo — Bejiduque, Guaiduque,
Uaiduque.
Mecerse — Jauaiduti.
Meciéndose está — Evaidutiani.
Mediar — Biami.
Medio dia — Baepatia.
Medio (en medio) — Eduju.
Medir — Tupuha.
Medir profumliditd — Dueba.
Mejilla— Eubumeji, Ebuaba.
Menor — Tije.
Menos — Pichive.
Mentir — Bidumimi.
Mentira (muy mentira) — Bidu
quita.
Merma — Eveini.
Mermando está — Ebeitiani.
Mes (de aqui A un mes) — Peabadisu
cuata.
Mes — Bad'di.
Meter — Inchanubi, Núblame.
Mézclalo — Uarusiapaque.
Mezclar — Guaru, Guarusiapa.
Mezquinar — Inideba, Menave.
]Mez(|UÍno — Chiloma, luideda, Me-
naveda.
Mí (para mí) — Quiema puji.
Midelo — Tupuhabaque.
Miedo — lyuba, Tajida.
Miedo da — Senida.
Miedo da ó tengo — Nime eyouti.
Miedo me da — Nime tiuda quema.
Miedo tiene — lyuame epuani.
Miedoso — lyuame.
Miel de abeja — Guasena.
Miel de caña — Sita ena.
* IVÍiembro viril — Qui.
Mío ha de ó debe ser — Quiema pu-
taji.
]\Iira — Baque, Babaitique.
Tomo X
Mira no más — Baitique.
Mira hacia arriba — Batsuaque.
Mira para arriba — Batsuatique.
Mirado (ha mirado) — Bataitia.
Mirado (me ha mirado mal) — Ma-
dadave ema chamataitia.
Mirando estoy — Ebania.
Mirar — Chama.
Mirar á uno desnudo — Jabijati ba.
Mocos — Vidi.
Mogotes — Murucu.
Mojarse — Jurutuati.
Mojarse con el aguacero —Naya.
Moler — Dudu.
Molestado — Dujajiji.
Molesto — Dujad'da, Dujaduja.
Molesto para hacer — Ataddauadda.
Moliendo está — Ed'dud'duani.
Momento (un momento) — Peada hu-
rachidi ó urachidi.
Mono (especie) — Tirida.
Mono amarillo (ó chichilo) — Sabi.
Mono bayo silbador — Becho ejuru.
Mono coto (maneche) — Du,
Mono lanudo — D'ucad'duca.
Mono nocturno — Didia.
Monte — Ejije.
Montón — Tipaji, Eradani, Erada-
neti, Radaneti.
Mora para atar — Mida.
Morado — Iridia.
Mordedura — Tsuijiji.
Morder — Tsui.
Mordida — Tatsu.
Mordido — Tsuijiji.
Mordiólo — Tsuitaida.
Moreno — Dabibita, Dujuduju.
Mordido por gusanos — Tsutsuaju-
dijiji.
Morir — Manu.
Mosca — Verevere.
Mosquito — Tsiu.
Mostrado (me ha mostrado) — Bame-
taitia.
Mostrando está — Ebametani.
Mostrar — Bame.
Motacii (palma) — Tumi.
Motín — Tipei.
Motivo (sin motivo) — Chahaitive.
Motojobabo — (fruta) — Guaya tumu
tumu.
Movedizo — Jauruati.
i8
— 162 —
Mover— Guaji.
Mover (no se puede mover) — Rubu
rubu bae mave.
Muchacha — Epunave.
Muchachito chico — Ubauchidi.
Muchacho — Ede ave.
Muchachuela — Puttu.
Muchas veces — Jucuada nuatisu.
Mucho — Ebiasu quita.
Mucho (que tiene mucho) — Ayge
enieni.
Mucho, muchos — Jucuada.
Muchos son — Ju cuadata.
Muchos — Jucuada.
Mudado (se ha mudado de lugar) —
Anidera.
Mudarse el vestido — Jaududerati,
Jajududerati.
Muerto — Manujiji.
Muesca — Dará.
Mueve (que se mueve) — Rubu rubu.
Mujer — Epuna. C. Epuna.
Mujer desenvuelta, que se vende —
Jairutiji.
Mujer del tío, hermano de la madre
— Jusane.
Mujer libre, no casada — Mitsigna.
Multiplicando está — Ejutcuatiani.
Munimuni (arbusto) — Chiguama.
Muñeca — Emebaja.
Murciélago — Bina.
Murmurar — Jamadabati, Madaba.
Musgo — Chacachaca.
Muslo — Etidada.
Miitusu (iiava <lid monte) — Diavitide.
N
Nacido antes de tiempo — Enana
cuina.
Nacer — Guiña.
Nacer (v. g. arroz ) — Vidata.
Nada — Biame. C. Ayjama.
Nada, ninguna cosa — Mave ay biame.
Nadar (sabe nadar) — Betsa babe.
Nadador — Betsa babe.
Nado (á nado) — Betsaji.
Nadie, ninguno — Mave ay debíame.
Nadie — Niquiebata biame.
Nalgas — Didi.
Nariz — Ebi, Ebiani.
Narigón — Viaida.
Natural (ilegitimo) — Chajaquina-
tive.
Necesidad — Jatsati.
Necesito yo — Tsaja.
Necesito (no necesito) — Tsaja mave.
Negreándose está — Edavitanani.
Negro — Devena. C. Tseveda.
Nervio — Esauna. C. Ejaruna.
Ni — No, Ni.
Nido — Esiaji, Esaji.
Nido de hormigas — Eduieva.
Niebla — Juduji, Judupada.
Nieta, nieto — Utsecua.
Nigua — Bad'di.
Ninguno (ninguna cosa). Ver Nadie,
Nada.
No — Mave, Ayma, Be.
Dice que no — Mave pu.
No (que no) — Be (prefijo).
Que no jueguen — Be mesituji.
No casada, soltera — Ave mave.
No es así — Ayma daja mave.
No hace caso — Maveisu biame ba.
No hagas — Be aji.
No (no hay) — Ay mave.
No está igual — Ayma tupupai
mave.
No más — Ve.
No necesito — Tsaja mave.
No puede moverse — Buruburu bae
mave.
No quiere avisar — Quisa puja mave.
No quiero hacer — Aja mave
No sabe andar — Asse bae mave.
No sabe obedecer — Jacuatsasiati bae
mave.
No se puede hacer — Ataji mave.
No se lastimen — Beneda me atiji.
No todavía — Mavetsuu.
Noche — Dida.
Noche (de noche, por la noche) —
Didasu.
Nombre — Ebani.
Nortp, del Norte — Nai bene, Tine
bene.
Nosotros — Ecuana.
A nosotros — Ecuaneda.
De nosotros — Ecuaneseda.
Nosotros dos — Etsea.
Nube — Budu.
Nublado está — Baepatia buduji
epuani.
163 —
Nublado — Buduji, Juduji.
Nuca — Echuamatina.
Nudo — Tiada.
Nuera — Ebacuasane.
Nunca jamiis— Niquietsunu biame.
Nunca — Niquietsunu biame.
Nuevo — Echacha, Eichacua.
O
Obedecer — Jeijatiji, Idabaja.
Obediencia — Jayubati.
Obligación (su obligación) — Tusa
ataji.
Obligado — Cuatsasiajiji.
Obscuro — Apuda, Tajida.
Obtienen — Ebidinatani.
Ocultar — Rubu.
Ocultarse — Rubuda.
Oculto — Rubujiji.
Oculto anda — Jarabutiji epuñoneti.
Oído — Eidaja rara.
Oir — Yabaja.
Ojalá — Tame.
Ojera (por el desvelo)— Etuachani.
Ojo — Tua, Etua. ( '. Yatuca.
Ojoso — Tuaida.
(»la, olada — Enapaju.
Oler — Guani, Guaniba.
Olor — Puida.
Oloroso — Puida.
Olvidando estar — Esetatiani.
Olvidar — Seta.
Olvidar — Setaji.
Olvidó (me olvidé yo) — Jasetaitia-
da ema.
(jlvidé — Setana.
Olla — Juttu, Jutuaja.
Ombligo — Tsujumutu.
Oreja — Eidaja. ('. Ijaca.
Oriente — Idetti ecuinanani bene.
Orilla (labio) — Equeque.
Orilla (en la orilla del rio) — Enaje,
Ena maje.
Ortiga — Mapuyada.
Oso hormiguero — Guarayo, Vei-
sana.
Otra (en otra parte) — Epunetisu.
Otra vez — Neicha.
Otros — Pea cuana.
Overo — Tseve.
Oye (que no oye) — Idajamave.
P
Pactar — Jamitsuti.
Padrastro, padrino, patrón — Tata-
puji.
Padre — Tata.
Padrino — Tatapuji.
Pagar — Chujetia.
Paja ancha de barbechos dicha «sujo»
— Eina.
Pajonal — Eatsí.
Pajonal pequeño — Eatsi ere.
Paladar — Etseunu.
P/ilido — Tidida.
Palizada — Aquí eradaueti.
Palizada en el rio — Guape.
Palma (una especie) — Mad'data.
Palma de chimas, chonta lina— Mahe.
Palma «chonta loro» — Adune.
Palma cuyo fruto da aceite bueno —
Maju (Sayal).
Palma garronuda, para techos — Jii.
Palma «totaji» — Tumaje, Tumahe.
Palma parecida al «motacú» — Ep-
pidi, Cusí.
Palma pequeña de fruto comestible
— Chirupa.
Palma christi (firtago) — Ambaibo,
Tauadaua, Tauapatie.
Palma Marayan (comestible) — Tsipa.
Palma real de las Chimas — Bi.
Palma como (c.Jipijapa» — Biata.
Palma de pajonal (niarül vegetal) —
Chañara.
Palmito — Evida.
Palo — Aqui.
Palo amarillo, para botes — Muruju,
Guari«ba (ui).
Palo blanco para apoyar el huso —
Ereiji.
Palo duro para estantes — Mududu-
qui, Urudiqui.
Palo duro para bastones — Aviri.
Palo duro, corazón de árbol — Tade.
Palo «Maria» para canoas, resinoso
— Ere.
Palo santo y su hormiga — Anani.
Paloma — Bidi, Guaitucu, Judumu.
Palometa (pescado) — Maje.
Palos para encender fuego por frote
— Edique, Juyaca.
Palpita el corazón — Maesumu tipei.
164 —
Piílpitar el coiazon — Tenatena.
Palpitar — Tipei.
Panza — Chiripi,
Panzudo — May ay, Siripi ai.
Paquió — Batsaja, Acuayaco, Jasau
(es un íirbol).
Paquió (la fruta) — Jasau, Acuayaco.
Para después — Dejasu puji.
Para — Puji, Biasu.
Parado está — Ebad'di.
Parado estar— Euatsi neti neje.
Paralelo — Jabutseti.
Pardo — Pada pada.
Pareados — Dajatatse.
Parecido — Dabatame.
Parejo — Butse.
Pariente — Ed'due, Ata.
Parir — Cuina.
P.irpado — Etuabeji, Etau equeque
ina.
Parte (en ninguna parte) — Mave
quepia biame
Parte (en otra parte) — Epunetisu.
Partes (en todas partes) — Quepia
papú biame.
Partera — Ecuina meji.
Partir — Pedu pedu.
Pasado — Jaitiana.
Pasado (yo he pasado) — Baejaitia.
Pasado (lo ha pasado) — Baejataitia.
Pasado (ha pasado) — Jaitianajiji
veu.
Pasado mañana — Chumaita.
Pasaje — Epetuji,
Pasaje (en el pasaje) — Jaitiana, Ju-
desu.
Pasar — Peto, Titiana.
Paseando — Easeneti.
Paseando está — Ebabani.
Paseando cerca — Epuñoneti.
Pasear — Asse.
Pasó ya — Jaitianaitia.
Pasta — Echuchi, Etame, Nuti.
Pasta de maiz nioliilo — Rapa.
Pata de animal — Etsaja.
Pateado — Etasiaji.
Patear — Etasia.
Pato — Suse.
Pato uOurichi" — Dirui.
Patrona — Cuarapuji.
Patuju (?) — Apaña.
Pava de cuello colorado — Tedudara.
l'iiva del monte — Diavitidi.
Peari (jabalí) — Guabuquere.
Pecado — Jucha ((luiclma).
Pecador — Juchaji, Juchapuji.
Pecar (hacer pecar) — Juchajame.
Pecas — Vire vire.
Pecho — Etsedu.
Pedacear menudo — Dicadica.
Pedazo — Pedu.
Pediluvio (asi) — Jaduti.
Pedir — Baja.
Pedir (voy á pedir) — Ebajati.
Pedregoso — Tumuji.
Pegado — Ribajiji.
Pegajoso — Jaribatiji, Ribada.
Pegar — Riba.
Pegar (ha de pegar) — Eichetaiti.
Peinarse — Japesuti.
Peine — Duppa.
Pelado (de cabeza) — Chuadeu.
Pelar — Dede, Diru.
Pelea — Jaiclietiji.
Peleando estin — Eichetitani.
Pelear — Jaicheti.
Peligroso — Rejada.
Pelo — Eina.
Pellizcar — Diju.
Pena — Ichenuda, Janebati.
Pena (de pena) — Janebatisu.
Pender — Edeque bade.
Pene, miembro del hombre — Qui.
Peni (un lagarto) — Banacuapa.
Petinencia — Ematsenatani.
Pensado (lo ha pensado) — Japiba-
tiji.
Pensamiento — Japibati.
Pensando estoy — Eama epibania.
Pensar — Piba.
Pequeño — Chidi.
Perderse — Taitana.
Perdido todo — Taitanajiji.
Perdido en el monte — Igetiduji.
Perdióse — Taitanatia.
Perdiz — Buni.
Perdiz de pajonal — Bipaiditi.
Perdonado (lo he perdonado) — Iche-
nubaitiada.
Perdonar — Ichenuba.
Perico ligero (perezoso) — Bel.
Perico aniiirill'i — Beisaí/a ( nf )
Perjudicar — Madadaja.
Permitir — Vipa.
165 —
Perverso — Madada eni eui.
Pesante — Biqueda.
Pesar— Anebati, Tupuha.
Pesar í yo lo Ih' liecho pesar) — Erna
danebameitia.
Pescado (especie) — Tauacha.
Pescado (especie) — See.
Pescado (especie) — Guabuquere see.
Pescar — Seina.
Pescar con anzuelo — Exia.
Pescuezo — Euaja.
Pestaña — Etua equeque ina.
Pestañear — Tudejude.
Peste — Chiqui.
Peste contagiosa — Chiqui anidera
babe.
Picotada — Tatsu.
Pié — Euatsi.
Pié de árboi — Etsaja.
Pié (andar en un pié) — Euatseje.
Pié (en pié estar) — Euatsi neti neje.
Piedra — Tumu.
Piedra de batan — Ed'dud'duji tumu.
Pierna — Eta, Etidada.
Piernas (por las piernas) — Etame
Pildoras (hay que hacer pildoras) —
Ticataji.
Pinta como la de Taitetú — Quere-
quere.
Pintado (un pescado) — Ayurari.
Pintado como tigre — Daré daré.
Pintado con listas — Baqui baquiji.
Pintado de colorado y blanco — Jura-
jura.
Pintarse con manzana — Jad'diquiti
Pina — Sagú.
Piñón purgante — Guaca ij Uaca ja-
nide, Aqui janide.
Piojo — Bia. ('. Bia.
Pisada — Euatsi, Euatsitijude.
Pisalo — Tidique.
Pisar — Tedi, Tidi, Tiditidia.
Pisonear — Tidi.
Pitahi (sarpullido) — Ver Guase.
Plano — Pai.
Plantar — Baña.
Plata — Chipilo.
Plátano — Nasa.
Plátano pintón — Epuj aja.
Platanillo — Patuju, Japaina.
Playa — Enajutujutu.
Plenilunio — Jatijijiati.
Pluma — Eina.
Pobre — Ichenuda.
Poco — Uachidi.
Podar — Chadeu.
Podrido — Ibida.
Podrido (todo podrido) — Ibipeyujiji.
Podrido — Ibi.
Podrirse — Ibi.
Polilla — Musu, Setti, Sitti.
Polla — Puttu.
Pollos (los pollos) — Puttucuana.
Pondera demasiado — Echucuata,
Eyapacatani.
Poner (para volver á poner) — Eicha-
yupuji.
Poner — Icha.
Poniendo huevos está — Ejatiani.
Poniente — Idetti enubiani bene.
Poquito — Padi.
Por — Putsu, Biasu, Ja (ünal), Je-
puiti.
Por donde has venido — Queda mida
pueitia.
Por ejemplo— Aytuque.
Por eso pues — Dajasunu.
Por fin — Chamacama.
Por más que sea — Papubiame.
I'orque — Ucuajasu, Cuaja, Jucua-
jasu.
Por ti — Mi eje.
Poro — Emumuy.
Poro grande — Ebutudu.
Poro pequeño — Tupapa.
¿Por qué? — ¿Cuajasu?, ¿Jucuasu?,
¿Jucuajasu?.
Porqué — Cuaja, Jauatsi.
Pospuesto (me ha pospuesto ó despre-
ciado) — Inide ataida ema.
Poza — Baipacha, Enabue.
Poza pequeña — Enanada.
Precaución (con precaución anda) —
Jarejati putsu epuñoneti.
Precepto — Jacuatsasiati.
Precipitar — Tipei tipei.
Predilecto — Ibuneda quita.
Pretiero á este — Ihe da quiema ebu-
neda quita.
Preguntar (á preguntar anda) — Qui-
sabatique.
Preguntar (voy á preguntar) — Equi-
saba.
Prensar — Nuru.
166
Preñada — Jabbacuati.
Priesa — Etipeini.
Pihiiero — Equene.
l'rimero i'i inasor — Equene puji.
Primero que vino— Equene pucibana.
Primo (dice el menor al mayor) — Usi.
Primo menor — Dau.
Principio (al) — Epupirujisu.
Probando está — Ediababani.
Probar — Diaba, Tseuba.
Probar (cosa liquida)— Idiba, Sebeba.
Profundidad (medir la prolundidad)
— Dueba.
Profundo — Dueda.
Prohibir — Rejaba.
Promesa — Quisaitia.
Pronto — Betsuda, Puda, Tipeida,
Apuda, Chu.
Propio — Emetse.
Protector — Nimetuche.
Proviene (de qué proviene?) — Ay
genetiani.
Publicando est i — Equisaquisani.
Pudiera ser — Pucua detse.
Pueblo — Ejude. ('. Epu.
Puede ser— Tame, Dame.
Puede ser que suceda — Tame puiti-
ca biame.
Puedo soportar — Tuchetaji ebania.
Puerta — Eteriji, Etsequeiai.
Puerto — Ebuteji.
Pues— Me.
Pulga— Tacuapa, Bad'di.
Pulga colorada — Japa, Einacua.
Pulir — Tsitsi.
Pulverizado menudo — Dudiaque,
Susiaque.
Punta como la de Taitetú — Quere-
quere.
Punta de cerro — Emata vitsequi.
Punta — Etsequi.
Puntiagudo — Bitsequi, Vitsequi.
Punzado — Echuduji , Chudujiji,
Duttu.
Punzar — Chudu.
Punzón — Edutuji.
Puñado — Meduju, Emeduju.
Q
¿Qué? (¿con qué?) — Ayneje.
Que (de subjuntivo) — Pa.
¿Qué? ¿qué cosa ? — Ayni, Ay.
¿Qué? ¿como es? — Guapa, Cuaipa.
¿ Qué lia hecho? — Ayni ajiji.
Que no — Be.
Que no jueguen — Be mesituji.
Que hacer — Ataji.
(Jue no se acaba — Epupa bae
mave.
Que se vea — Bataji papú.
¿Qué? (¿para qué?) — Aypuji? Ataji
camave?
(jue quema bien — Utsu saida.
Qué (¿de qué proviene?) — Ay gene-
tiani?
Que sacuda — Pa tara.
Que se mueve — Ruburubu.
¿Qué tamaño;' — Que ay.
Quebrada — Emata dedeje.
Quebrándose está — Ejaritiani.
(Quebrantar precepto— Peto,
Quebrar — Caru.
Quebrar pjato — Daitia.
Quebróse — Jajaritaitia.
Quédate — Anique.
(¿ueja — Pu.
Quejándose está — Etsuinanatiani.
Quejarse — Pu.
Quejido — Etitsi.
Quema — (que quema bien) — Utsu-
saida.
Quemado (se han quemddo las casas)
— Etecuaua tiujiji.
Quemar — Tiu, Tiume.
Quemarse — Itiutasa.
Querer — Tsada.
Quererse — Jaibutrebati.
¿Quién? — Aydeni, Aydenida?
¿de Quién? — Aydenisa?
¿con Quién? — Aydenineje?
¿para Quién? — Aydenisa puji?
¿Quién eres tú? — Ay de ni mi?
¿Quién, quiénes? — Ay de, Ay de
ni, Aya?
¿Quién lo ha heclio ? — Ayani ajiji?
¿Quiénes son? — Quiebatani?
Quiere cansarse — Jaduitija.
Quiere ser m:'i^ — Ebiasu puja.
(Juiere (toilo lo quiere para si) — Tu-
sada puji cama etsatsani.
Quiero beber — Jaiditija
Quieto — Metseani.
Quieto está — Emitsiani (imperativo)
— 167 —
Uachidihaque.
Quijada — Edavi.
Quita un poquito —
Quite — Jacuetique.
R
Uabaílilla — Etitsevi.
Rabo — Tida, Tid'da.
Raiz — Edau.
Ptaiz muy venenosa — Manuuu.
Rajado — Pedujiji.
Ralo (no tupido) — Dajada.
Ralo (de ropn) — Queseda, Quese-
quese.
Rama de árbol — Aquicha.
Piama (con rama y todo) — Echana.
Ramas (con muchas ramas) — Aqu¡-
chaji eni eni.
Rana — Cuasu.
Rápido — Jubida.
Ras (al ras) — Tsajasu.
Rasgar — Diu.
Rasguñíj (me rasguñó) — Jadivitaitia.
Raso (en lo raso) — Deijisu.
Raspadura — Erequeji .
Rastrear, rastro — Baquiji baquiji.
Rastro — Etijude.
Rata, ratón — Sitte .
á Ratos — Ubau ubaue.
Raudal — Eapa.
Raya (pescado con dardo en la cola) —
Ibabi.
Rayador — Erequeji.
Rayo — Darara.
Rebaja un poquito — Uachidihaque.
Rebalsó — Japautia.
Rebotar — Ejutsesua.
Recibiendo est i — Ejenitani.
Recibo yo — Ejeminia.
Recien — Yeichu.
Recientemente — Jeave ve quita.
Recobrado — Jabajatiujiji.
Recojer — Chudu, Viru.
Recortar — Rijid'era.
Recostarse — Japauati, Sanasaua.
Recular — Etiuadiri.
Red — Quiqui.
al Rededor — Barere.
Redondear— Perora, Piruritaja,
Pirurita ha.
Redondo — Perorata.
Reemplazar — Judepacha.
Reemplazar (voy á reemplazar) — Ju-
depachatique.
Rellexionar — [Pibapiba.
Rellejando — Eneneni.
Reflejar — Ueue.
Refregar — Tsitsi tsitsia.
Refregarse — Jadiquite.
Refrescar — Evinana, Vinana.
Recraliz (raiz dulce) — Junubita, Edau
bita.
Regar — Quidudua, Viad'duicha.
Regresado — Siapaque.
Regresar — Jasiapati, Siapati.
Regresar (has de regresar) — Jasia-
pati mida.
Regresar (ha de regresar) Epueicha.
Rehuir — Deriri.
Reír — Idebati.
Reirse — Jaidebati.
Relámpago — Tseru, Tseru.
Relucir — Ueue.
Remando estoy — Etarunia.
Remangar — Aderatsua.
Remangarse — Aderatsuati.
Remar — ^Taru.
Remar sabe — Pere baba.
Remedar — Inimetia.
Remendar — Remeta.
Remedio — Eidi Eidue.
Remesa — Tiamejiji.
Remiendo — Remeta.
Remo — Etaruji.
Remolino — Ecuaruru.
Remolino de viento — Beniguateunu.
Remolino (en el remolino) — Ecuaru-
runeti.
Remontado (enmalezado) — Dejeda.
Remontar (criarse maleza) — Viaipa.
Remover — Guarusiapa.
Renguear — Etidatiani.
Rengo — Teja, Tida.
Renovar — Echacua hagu.
Reñido (han reñido) — Jadayatiji.
Reñirse de palabras — Jadayati.
Repechones — Murucu.
Repente (de repente) — Rubutana,
Charubutanave .
Repetir — Neicha icha.
Resagado — Tijeneti.
Resbaladizo — Sevida.
Resbalándose está — Ediririani.
Resbalar — Deriri, Pesu.
IfiS —
liesentido está — Enebatiani.
lltísina — Emad'di.
Resistiéndose esti'i — Etuchetani.
Respeto — lyuba.
Respirar — Anasia.
Respondiendo está — Ejeutsutani.
Resucitar — Ideyu.
Pietazo — Diripedu.
Retira eso — Ichaderaque.
Retirado — Aderajiji.
Retirar — Adera, Ichadera.
Retirarse — Aderati.
Retírate — Bata, Netideraque, Ne-
tidera.
Retorcijón de vientre — Edetsuitsi.
Retovo — Eviarusuji, Edunuji.
Reuma — Bichadi.
Reuniéndose están — Editatiani.
Reunión — Jaditati.
Reventar — Dapuju, Japujuti, Pujuju.
Reventarse — Jadapujuti.
Reventarse lazo en pedazos — Jarijiti.
Revolcándose está — Epepatiani.
Revolver — Gauru.
Hice — Ayge eni eni.
Riéndose está — Eide batiene.
Rincón — Etsuti.
Riñen (que se riñen) — Jaseatseati.
Riñon — Murumurui (i^y).
lüo abajo — Emacualiua.
Rio arriba — Viacuahua, Biacuah.ua.
Risueño — Burida, Buriburi.
Robado — Tsiji.
Robar (para robar) — Esitapuji, Tsipu.
Robar — Tsi.
Robó — Tsitaitiada, Tsipuji.
Robusto — Nime tucheda.
Rociar — Virevire.
Rodilla — Emadaja chua.
Romper — Caru.
Romper con las manos— Pedu.
Romperse en pedazos — Jarijiti.
Roncando está — Eracacani.
Roncar — Carara.
Roncha — Epuratiani.
Rosa (riego) — Satse.
Rumiar — Metsiha, Metsia.
Sabañón — Guatsiada.
Sábalo (pescado) — Dapati.
Sabe, saber — Baba.
Sabe avisar — Babequisa.
Sabe (no sabe obedecer) — Jacuatsa-
siati bae mave.
Sabienilas (á sabiendas) — Babe
biame.
Sabio — Babe eni eni.
Saca estos — Diraque ihe cuana.
Saca fuego — Deruque cuati.
Sacar — Dirá.
Sacuda (que sacuda) — Pa tara.
Sacude — Taraque.
Sal — Banu.
Salado — Banupatseda, Bueda.
Salir de casa — Etejo cuinana.
Salitral — Colpaña, Ral.
Saliva — Equedi.
Salteador — Jamejemitiji.
Saltear — Jamejemiti.
Salvado (lie salvado de esta) — Eide
ema pujiji.
Salvando está — Eide epuani.
Salvaje — Pad'duji mave.
Salvar (ha de salvar) — Eide puiti.
Salvo (vivo) — Eide tsuatijiji.
Saludar — Mitsu.
Sangrar — Cliudu.
Sangre — Ami.
Sangre (salir sangre"! — Ami cuina.
Sangre sudó — Ami ven ida.
Sapacala — Dupapa.
Sapacala liedionda — Cliaiguani.
Sapo — Bururu, Guabuquere see.
Sarna — Taida.
Sarna especial de Misiones — Tsere.
Sarnoso — Tsere.
Sarpullido — Guase.
Sarta — Edue.
Sauce — Didi.
Secando está — Esarani.
Secar — Sara.
Secar el rio ron atajo — Dipitaji.
Seda vegetal — Tsapu, Mapa jo.
Sediento — Jaiditiji.
Segar — Raja raja.
Seguida (en seguida) — Dageuetia,
Dageuetiave.
Sembrar — Baña.
Sembrar (para siMnbrar) — Evanaji.
Sentarse — Aniute.
Sentir — Neba.
Señalar — Echanapa icha.
IG'J
Separado (lo lia separado) — Cuad'de-
taitia.
Separar — Ichadera.
Ser (mió ha de ser) — Quiema pu-
taji.
Será así — Anahe.
Será — Jea.
Sereno — Baji.
Serio — Bu iyuda.
Serpentear — Duniduni.
Serranía — Emata.
Servir — Emebaja, Jamebaja.
Sesos — Echuadubudu.
Seta (liongo) — Si.
Si (conjunción), subfljo Su (ver Ver-
bos).
Sidra — Limajaja.
Sien — Ebuana.
Sierra — Erequeji.
Siguiente (al día siguiente) — Chu-
maita.
Silbar — Ui.
Sin conocer — Clianapaji ma've.
Sin culpa — Juchaji mave.
Sin destino— Chaepunetive.
Sin marido — Aveji mave.
Sin saber (estoy sin saber que hacer)
— Cuajataimave ebania.
Soas-ar — Chimuri.
Sobaco — Enuguidi.
Sobra — Aniderequi, Pucho.
Sobrante — Aniderequi
Sobre (más que) — (e) Biasu.
Sobrenada (que sobrenaila) — Bed'da.
Sobrenadar — Beddatsua.
Sobrino — Bacua (si lo dice el tío ó la
tia materna).
Sobrino — Bui (sí lo dice el tío ¡la-
terno).
Sol — Idetti. C. Igeti.
Solamente — Upia.
Solapado — Edeuani.
Solo (de un solo ladu) — Bupeje.
Soltar — Mesia, Pidu.
Soltera — Ave mave, Aveji mave.
Sombra — Tanapa.
Sombrero — Mutiru.
¿Son cuáles? — Quiebata cuana?
Sonar — Sared'da.
Soñar — Tabitsu.
Soñoliento — Etuachani, Tuachuani.
iioplo — Ju.
Tomo X
Soportar (puedo soportar) — Tuche-
taji ebania.
Sorber — Sebe nubia.
Sordo— Idaja mave.
Sorprendido — Rubutanajiji.
Su — Ver suyo.
Suave — Etutsada, Musada
Subida — Jatsuati.
Subida (de subida) — Yatsuati.
Subido (salvo) — Tsuatijiji.
Subir — Tsuati.
Sublevándose están — Netiana ha-
taui.
Sublevarse — Netianaliatani.
Sucede (por su culpa le sucede) — Tusa
jucha jepuiti ebidinani.
Suceder — Atige.
Sucio — Adi adi, Adida.
Sudando estoy — Eveuruani.
Sudar — Eveu.
Suegra — Eavesatatacuara, Euaue-
sa cuara.
Suegro — Eavesata, Euauesatata.
Sufrir — Jabi, Tuchi.
Sujetar — Nabeba.
Suplicar — Biami.
Supurar — Marati.
Sur — Bina bina.
Surco — Etsaunu.
Suspender — Jemitsua.
Suspender con corilel — Biretsu.
Susti-ajo — Tsitaitiada.
Suyo — Mesa. Ver el Catecismo.
Taba — Ed'danaja, Madataja.
Tábano — Chara.
Tacuara (caña) — Didi, Mui.
Taimailo — Bajada, Siquisiqui.
Tajo (un) — Siquietse.
Taládralo — Raraneque.
Talón — Euatsi tiadi.
Tal vez — Aua.
Tal vez seria yo no más — Cuipave
ema.
Tambalear — Pevevepeveve.
También — Biame.
Tambor — Ememe.
Tamaño — (¿qué tamaño?) — Qué ay?
Tamaño (haz de este tamaño) — Utu-
puhaque.
■9
170
Tapa, til pon — Ebiateriji.
Tapa la botella — Cuatsa nutuque.
Tapado — Damajiji.
Tápalo todo — Diruque.
Tapar (ciibrii) — Dama.
Tapar (botella, etc.) — Cuatsa teri,
Ñutu.
Taparse — Jadamati.
Tapiar (ha}- que tapiar esta puerta) —
Tsequini bichuta ejuji.
Tapón— Ebiateriji, Nutu.
Tardar, tarde — Tsunuda.
Tardar mucho — Tsunutsunu.
Tarde (esta tarde) — Ilie sinecua.
Tarde (la tarde) — Tsinecua.
Tatú, quirquincho — Tsudi.
Tatú (cola de tatú) — Tsuditida.
Tareche(loro chico asillainado)— Tui.
Tártago — Tauadaua.
Techar, tejer — Sipi, Tsipi.
Tejer — Sipi.
Tejer ropa — Tadi.
Temblando está — Erariani.
Temblar — Riaria.
Temor — Jaiyoati.
Templar el arco — Mane.
Temprano — Apu apu.
Ten cuidado — Inatsiuaque.
Tenaza — Etamiji.
Tender — Guana.
Tender bien — Guana eni.
Tentar — Dapaba.
Teñir — Dimia.
Terciana — Riaria.
Terciar con agua — Putua.
Terjíiversado (lo ha tergivej'sado) —
Tsa peave da puitia.
Ternilla — Narunaru.
Terreno desigual — Guada cuada.
Terreno llano — Paya eauave.
Terrón — Etica.
Testes — Eatsudu, Ejatsudua.
Testimonio levantar— Netianamemu.
Teta — Atsu.
Tetilla — Atsupa.
Ti (á (i) — Mida.
Tia — Nene (dice el hijo del hermano).
'J"ía — Cuaive (sobrino á tia materna).
Tibio — Cuase cuase «aichidi (u?)
Tiempo (en otro tiempo) — Jaitiana.
Tiempo (por mucho tiempo) — Tsu-
nuda puji.
Tiene miedo — Iguame epuani.
Tiene (que tiene mucho) — Ayge eni
eni.
Tiernito — Enanave.
Tierra — Eaua, Medi. < ', Mechi.
Tiesto de olla — Juttupedu.
Tigre — Iba.
Tinieblas — Rida apuda.
Tío hermano de madre — Juju, C.
Cucu.
Tío, hermano de padre — Tataide,
Tataive.
Tirante de las casas — Serati, Terati.
Tirar con cordel — Rire.
Tirar cordel ó palo — Setseji.
Tirar — Sia.
Tiren — Rirequé.
Tocar — Dapaba, Turu.
Toda (de toila clase) — Ay pea peati,
Pea peati.
Todavía — Biame.
Todo — Cama, Pamapa.
Todo blanco — Pasapasa.
Todos — Ver Todo.
Todos (á vista de todos) — Pama ba-
tajisu.
Todos (común de todos) — Pamapa-
save.
Todos juntos — Tupupaive.
Todos .son — Pamapasu quita.
Todos los días — Pamapa zinesu.
Torcido (jorobado) — Tudi.
Torcido (cordel) — Turituri, Reiji.
Tordo — Chico.
Toro — Chaguana.
Toro (pescailo grande, pesa hasta cua-
tro quintales) — Chaguana.
Torpe — ALteminimeme.
Tortuga de charcos, galápago — Dat-
tipacha.
Tortuga — Datti.
Tortuga de lagos — Chepere.
Tostadera, tostador — Evaduji.
Tostado — Badujiji, Evadu.
Tostar — Badu.
Totahi (palma) — Tumahe.
Trabajar — Mudu mudu.
Trabajo (día de trabiíjn) — Muducine.
Trabajoso — Jatad'dauada.
Tragar — Ibudia.
Trago — Cuatsa peada.
Traicionero (que acecha)— Cauachiri.
— 171 —
Trama de tejido — Erujuji.
Trampa — Jupacha, Guaja, Dirui,
Ribí.
Tranqtülo está — Emitsiani.
Trascender — Guani.
Trasladándose está — Epuderani.
Trasquilar — luaraja, Jarejati.
Trasero — Emutu, D'id'di.
Tratado bien — Asaitaji.
Tratándose están — Etsatsiatitani.
Tratar bien — Assaiassai, Asalta.
Través (al través) — Erueja, Pairu-
jeta.
Travesano — Epairujeji.
'J reinta — Quimicha-tunca.
Trenzar — Bacuapa.
Tres — Quimicha (ayniará).
Tribu — Ata.
Tripa — Etsama.
Tri.ste — Atacuamadati, Jatacuama-
dati.
Tristeza — Tajida, Janebati.
Tristeza finge — Etacuamadatiani
bidu.
Tronando está — Etiriani.
Tronco sin ramas — Aquí chuadudu.
Tropezar, tropezón — Jauasituti.
Trueno — Tiri.
Trueno fuerte — Tiri jubida.
Tú, mi, á ti — Mida.
Tú (sujeto) — Miada.
Tubérculo que suple la papa — Amay,
Guatusa.
Tucán (ave) — Biuquey, Tsuene.
Tuétano — Etsaudubudu.
Tullido — Turu.
Turbado — Japitsapitsatijiji.
Turbia (agua turbia) — Beja beja.
Tupido — Nuttuda.
Turbión — Esui.
Turbión (está de turbión el rio) —
Esui epuani.
Tuyo — Mique, Miqueda.
U
Ultimo (el último) — Tije puji.
Ultrajar — Nidutaitia.
Uno — Pea, Peada. C. Peade.
Uno que otro no más — Pa, Peadave.
Uno solo — Babi, Peadave.
Untar — Diqui, Diqui diqui.
Uña de mano — Emetidi.
Uña de pié — Euatsi metidi.
Urdimbre de tejidos — Enanataui.
Urge (es urgente) — Eapudania.
Usado — Cuejiji.
Usando estoy — Esaibania.
Vaciar — Biadera.
Vacio — Me mave.
Vado — Epeiuji.
Vagando — Puñoneti.
Vagar — Epuñoneti.
Vainilla — Sutere.
Vaivén — Uaji.
Valiente soy — Ema nime tuclaeda.
Vamos — Ade.
Vamos convidando — Ichevaque.
Vamos á distraernos— Me babada.
Vaya (cuando vaya) — Eputisu.
Vaya á reemplazar — Judepachati-
que.
Vecino (mi vecino) — Emanajasu.
Veinte — Beta tunca.
Vejiga — Tupa.
Velar — Biaide.
Velo tú — Miada baque.
Velludo — Inuaji.
Vena — Esauna.
Venado — Duquey.
Venado de pajonal — Batsunu, Cha-
duquey.
Vendar los ojos — Tua dunu.
Vender— Iru.
Vendrá — Epue.
Venga (cuando venga) — Epueyusu.
Venga (el dia que venga) — Epue-
zinesu.
Vengar (se va á vengar) — Ebiagua-
nati.
Vengarse — Jabiaguanati, Biaguana.
Venido (¿por dónde has venido?) —
Queda mida pueitia?
Venir (lia de venir) — Epueiti.
Venta — Eiruji.
Ventarrón — Beni jubida.
Ventéalo — Repequé.
Ventosidad — Quidi.
Veo yo (estoy viendo) — Ebania.
Ver (para ver) — Ebajupuji
Ver entre sueños — Etabisa jabati.
172 —
Verdad (en_vei-dad) — Eneive.
Verde — Edaua .
Verdolaga — Yuyu (quichua).
Vergüenza — Bidu, Bidu tada.
Vergüenza da — Bidutaji.
Verija — Epi.
Verse (desea verse con algnníV) — Ja-
bataiticua nime.
Vestido — Epuduji, Esaibaji.
Vestir (hay que vestir) — Judutaji.
Vestirse — Asaibati, Jaseibati.
Vez — Nuati.
Vez (tal vez) — Dame.
Víbora — Bacua.
Vibora cascaljel — Dada bacua.
Víbora loro — Uracua bacua, Jura-
cua bacua.
Vibora piricliuchio la Surncueu del
Brasil — Bacua pucarara.
Vibora sapo — Bururu bacua (es uiiiy
venenosa).
Vibora yoperojo bobo — Bacua tabi-
made, Tabimade (muy V(?nenosa).
Vieja — Pumatia.
Viejo — Edi.
Viéndose está — Batají epuani.
Viento — Beni.
Vientre — Ede, Etsama.
Vientre iiajo — Etsuducuata.
Vinagrera — Tsuipududu.
Vinagrera tener — Etsuitsui.
Violento — Jubida.
Viruela — Chadi deve.
Visitar — Perepere.
Visitar (voy á visitar á usted) — Eba-
da ema.
Vístelo — Jajudutique.
Vístelo á ese — Juduquejida.
Vistoso — Bata eni.
Vituperar — Satsia.
Viuda, viudo — Iquima.
Vivo — Eide.
los Vivos — Eidecuana.
Volando está — Ecuabetsani.
Volar — Cuabetsa.
Volcar — Seapa.
Volcar cántaro, etc. — Buscapa.
Volcar de un vaso á otro — Dutua.
Volcarse — Jabuseapati, Juseaute.
Voltear — Juseaute.
Volver á hacer — Pu ichaji.
Volver á vender — Iruyuicha.
Vomitar — Batasiu.
Vosotros — Micuana, Micuaneda.
Vosotros dos — Metseda.
de Vosotros — Micuaneseda.
¡Voto á! — ¡Tse!
Voy á visitar — Ebabada ema, Epe-
veti.
Voy me — Ecuayo.
Voz — Etsui.
Voz débil — Etsui chidi.
Vuélcalo — Netiauteque, Tsajasia-
paque.
Vuelta — Neicha.
Vueltas dar — Jabarereati.
Vueltas está damlo — Epubarereni.
Vuelvas (no vuelvas á liacer) — Be
aichaji.
Vuestro — Micuaneseda.
Vulnerar — Etsi.
Ya — Be, Beu, Ba.
Ya ha de hacer — Be ehati.
Yapa (especie de cont-JD) — Bamme.
Yapándose está — Enanetani, Ena-
metani.
Ya sea que — Ada.
Yema de huevo — Eja jare.
Yerba contra mordedura do vibora —
Bacuatse.
Yerba de seniiUa como mostaza —
Inamasatidi
Yerno — Ebaquiepunasa eave.
Yerro — Japitsati.
Yo (sujetivo) — Eama.
Yo (objetivo) — Erna
Yuca— Cuabe.
Yuca asada — Cuabe cuabi
Yuquilla (raiz medicinal) — Buata.
Yesca — Quesiri.
Zafar — Japeruti.
Zahumar — Jud'duha
Zamuqui — (palma) — Dimabue.
Zanca — Tid'da.
Zancudo — Di.
Zanja — Cuadata.
Zarzaparrilla — Papauana Quida.
Zarzas — Reque reque.
Zumaque — Jape.
Zumo — Napudu.
La piedra pintada del arroyo Yaca Mala
Y
Las esculturas de la cueva de Juuíu de los Andes
(territorio del neuquen)
por CARLOS BRUCH
(con dos láminas)
I. La piedra pintada del arroyo Vaca Mala
Como compañero de viaje del doctor Leo Wehrli, en su segunda
expedición á la Cordillera, me encontré, al empezar el año 1898, en un
pintoresco paraje del lago Nahucl Huapi. Después de permanecer cerca
de dos meses en los alrededores del citado lago, pasamos, á mediados
de Marzo, al valle del Limay, continuando al norte por la margen iz-
quierda del río. El i 4 de Marzo, atravesamos el río Traful, afluente del
Limay, y llegamos, después de una marcha de dos horas, al puesto del
colono francés, señor CafTet, situado en la orilla izquierda y en el ángulo
que forma, con su insignificante afluente, el arroyo Vaca Mala.
Después de un breve descanso, continuamos viaje cruzando otro
afluente del Limay, el arroyo Tres Manzanas, é hicimos nuestro cam-
pamento por la tarde en el cañadón del Pichi- Limay. tercer afluente del
Limay, por el oeste.
Por resolución del doctor Wehrli de reconocer la región sudoeste de
nuestro campamento, regresamos por la mañana del siguiente día á la
casa del señor Caffet, á fin de que nos acompañara en la excursión. En
efecto, el i 5 de Marzo, emprendimos la marcha hacia el noroeste, si-
guiendo por la orilla del arroyo Vaca Mala, que en aquel tiempo era
sólo un estrecha reguera, que, seguramente, debe desbordarse en tiempo
de lluvia. Por el camino, nuestro guía nos habló de una piedra pintada
que existe en aquel paraje, y que, efectivamente, no tardó mucho en pre-
sentarse á nuestra vista. Dejé allí á mis compaiieros y regresé al campa-
mento en busca de la máquina fotográfica.
La piedra mencionada está situada entre una cantidad de otros tro-
zos de rocas erráticas de trajito, al sud del arroyito Vaca Mala, como
cerca de sesenta metros de su orilla derecha y cerca de tres kilómetros
de su desembocadura en el río Limay (lámina I). Es un gran trozo irre-
gular de diez metros de altura por seis á ocho metros de ancho. La parte
sudoeste forma hasta la altura de cinco metros una pared bastante lisa é
inclinada hacia adelante, formando un ángulo de 45". La parte inferior,
desde el suelo hasta una altura de dos metros por cuatro y medio de
ancho, está cubierta de pinturas y esculturas pintadas (lámina II).
— 174 —
Los dibujos que se ven al lado izquierdo del observador son, casi
todos, esculturas cuidadosamente grabadas, con una profundidad de cua-
tro á diez milímetros y de tal manera que el corte transversal forma una
curva suave, poco pronunciada. Luego han sido pintadas de color rojo,
habiéndose adherido tan bien la pintura á la roca que es difícil borrarla.
Las figuras de la derecha son únicamente pintadas; de aquí proviene
que muchas no se distinguen más, ya sea por el frotamiento de los ani-
males vacunos que á menudo buscan reparo debajo de la roca, ya sea
que havan sido borradas sucesivamente por las influencias del tiempo.
Así, pues, nuestra lámina representa sólo una parte de las figuras
que e.xistieron en otras épocas.
Los colores más usados son, principalmente, el colorado, empleado
exclusivamente para pintar las figuras esculpidas; luego viene un ama-
rillo ocre, y, algunas veces, un blanco sucio azulado. Se nota que el
colorado ha sido usado muy espeso, más que los otros colores, por lo que
se ha ligado tan fuertemente á la roca. No es posible determinar una
diferencia de caracteres entre las figuras grabadas y las que están simple-
mente pintadas.
Entre las esculpidas, se notan fácilmente dieciseis impresiones de
pies humanos, pintados de colorado. Sus dimensiones son muy variadas
y pueden corresponder tanto á una pierna derecha como á una izquierda.
Los dedos están esculpidos con preferencia, pues tienen doble profun-
didad que la planta, así que el pié mayor, que mide 2 5 centímetros,
tiene seis dedos.
Además se perciben las huellas tridáctylas características del avestruz,
grabadas y pintadas de rojo, menos dos que son solamente pintadas de
amarillo. Probablemente las tres huellas que se encuentran debajo de las
anteriores y que están representadas en la lámina con *, deben pertene-
cer también al avestruz; una de éstas, la de más abajo, tiene cuatro dedos.
En las líneas paralelas, percibo los rastros del guanaco, estando en
esto de acuerdo con los indios á quienes he pedido el significado, ense-
ñándoles mi croquis; desgraciadamente no me pudieron dar una expli-
cación sobre otros dibujos incomprensibles para mí.
Los rastros de guanaco, con excepción de uno, están grabados y
pintados de rojo.
Los cinco puntos homogéneos son, sin duda, las pisadas del puma;
todos están grabados con una profundidad de medio centímetro.
Todas las huellas llevan la misma dirección.
El significado de las otras esculturas no está bien claro. Hay unas
líneas derechas, muv perceptibles, pero no se comprende su significado.
Son notables, además, los círculos concéntricos esculpidos y pintados ó
únicamente pintados. En el primer caso, sólo está esculpida la circunfe-
rencia exterior v pintada de colorado: en el segundo, no están grabadas
— 175 —
las circunferencias ni tampoco el punto céntrico que en algunas figuras
existe. El color de los círculos es siempre el rojo; donde hay centro, éste
es amarillo y en una ocasión rojo. El espacio entre los dos círculos está
llenado algunas veces con un blanco sucio.
A la izquierda, se nota un doble círculo bastante grande hacia el cual
se dirige desde arriba una canaleta grabada y pintada de blanco. A la
derecha y abajo, se halla un triángulo pintado de colorado con el centro
amarillo. El muñeco que se halla en la mitad y un poco á la izquierda
parece representar á un hombre.
El significado del resto de las figuras es incomprensible. Luego re-
saltan grandes manchas amarillas cuyos bordes están á veces guarnecidos
por una línea muy irregular pintada de rojo. Arriba y á la derecha hay
una cruz pintada que está muy bien conservada.
La escasez de tiempo no me permitió efectuar una excavación al pie
de la piedra pintada. Al remover algunas de las piedras, que había en el
suelo, como puede verse en nuestro grabado,
encontré algunas láminas de piedra y restos
de vasijas. Entre los últimos hay un pedazo
del borde de un pequeiio \aso hecho á mano,
con su asa colocada verticalmente, bien con-
servada y bastante cuidadosamente trabaja-
da, de arcilla fina, sin mezcla de cuarcita y
poco cocida. La rotura es negra, y solamente
de cuando en cuando presenta partes rojas.
Esta pieza está adornada debajo del cuello
con escopleaduras paralelas y horizontales.
El segundo fragmento pertenece á un
asa procedente de una vasija más grande,
hecha á mano, de la misma arcilla, pero
más cocida que la anterior. Los bordes de
la rotura son casi rojos y la superficie de un
gris obscuro. El ancho del asa es de 3,7 y
% del natura!
su espesor de 1,4 centímetros.
Los fabricantes de aquellas vasijas de barro están, sin duda, en re-
lación con los artistas de las pinturas.
Yo no me arriesgo á atribuir estas obras á una ú otra tribu de in-
dios. Los araucanos que viven actualmente en aquellas regiones conocían
la piedra, pero no supieron darme explicación alguna.
II. Las esculturas de la cueva de Junín délos Andes
En el transcurso de nuestro viaje, regresamos, el día 1 2 de Abril de
i8g8, de una excursión al Lago Lacar á nuestro campamento general
— 17G —
que habíamos dejado como dos horas al sud del pueblo de Junín de los
Andes sobre la orilla izquierda del río Chimehuin.
Nuestro mayordomo, que se había quedado allí, descubrió, casual-
mente, en sus excursiones por los alrededores, una cueva ó «chenque»,
y observó bien las esculturas que se encuentran en sus paredes.
Al siguiente día remontamos, en dirección al sudoeste, á un pequeño
afluente del río Chimehuin, cuyo nombre me era desconocido, llegando
á los cinco kilómetros á un montecito de manzanos que linda con una
terraza de arenisca que se extiende de sud á norte.
Al pie de ésta, existe una caverna natural cuya entrada mide cuatro
metros v medio de ancho por un poco más de un metro de altura. La pro-
fundidad no pasa de dos metros y su techo cae oblicuamente hacia atrás.
,\1 lado izquierdo anterior de la pared, existen doce esculturas reba-
jadas á un centímetro de profundidad, pero sin pintar. Eslán irregular-
mente esparcidas por aquella superficie y me limité á sacar únicamente
una copia fiel de las figuras y de su número, pero no de la distribución
de aquéllas en la pared de la caverna.
iNuesiro diseño reproduce todos los tipos. Reconocemos en seguida
un rastro de avestruz, tres de puma y cuatro de guanaco. Dos dibu-
jos en forma de herradura con dos
rayas indican las pisadas del ca-
ballo, lo que permite atribuir á los
grabados de estas huellas un ori-
gen postcolombiano relativamente
reciente.
Una sencilla raya y un rectángulo con las esquinas redondeadas,
permanecen indescifrables para mí. Todas las huellas están reproducidas
en tamaño natural.
El techo que cae oblicuamente hacia el fondo de la cueva está muy
ennegrecido por el humo; la caverna, sin duda, ha sido por un tiempo
el paradero del hombre. Delante la entrada, se hallaba una cantidad de
huesos humanos, rotos y muy mal conservados, v fragmentos de cráneos
entre los cuales pude distinguir los restos de dos individuos jóvenes. En
los mismos escombros, á la entrada de la gruta, hallé al removerlos,
algunos trozos de leña quemada y pequeños fragmentos de vasijas de
barro. La caverna sirvió sin duda anteriormente de sepultura, y el apa-
cible sueño de los muertos fué violentamente perturbado al penetrar en
su recinto nuevas generaciones en busca de un seguro abrigo.
La Plata, Marzo i oo i .
TRACES GEOLOGIQUES
ANCIEN CONTINENT PACIFIQUE
Dr. Cari Burcl^^rharcit
GÉOLOGUE DE LA SECTION d'eXPLORATIONS NATIONAI ES AV MUSÉE DE LA PLATA
AVEC TNE PLANCHE
Tomo X
TRACES GÉOLOGIQUES
d'un
ANGIEN GONTINENT PACIFIQUE
PAR
Dr. CARL BURCKHARDT
GÉOLOGUE DE LA SECTION d'eXPLOHATIONS NATIONALES
AU MUSÉE DE LA PLATA
Par 1 étude de la distribution géographique des animaux et plantes
vivants et fossiles dans les contrées australes, plusieurs auteurs sont arri-
vés á supposer l'ancienne unión de ees ierres aujourd'hui séparées par de
grands océans. Entre ees savants 11 faut citer, en premier lieu, HookerC),
F. P. Moreno (■), HuttonC), Ameghino(^) et Iheringt") qui, par suite de
recherches zoologiques, zoogéographiques et paléontologiques ont émis
l'hypothése qu'un continent pacifique a jadis occupé la partie australe
de rOcéan Pacifique actuel. Quant á 1 age de cette immense terre, qui
unissait l'Amérique méridionale avec la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-
Zélande et l'Australie, les auteurs sont en contradiction apparente.
O Hookeb: Introductory essay to the Flora of New Zealand, p. 3 i , i852.
(-) Moreno, F.P.: Patagonia, resto de un antiguo continente hoy sumergido. Conferen-
cia en la Sociedad Cientilica Argentina; Julio i5 de 1882. Buenos Aires, 1882.
(') HuTTON, F. W.: On the origin of the Fauna and Flora of New Zealand. «.\nnals and
magazine of natural history», serie 5, vol. XIII, p. 426; vol. XV, p. 77, 18S4.
(■') AiMEGHiNo, Fl.: Los Plagiaulacideos argentinos y sus relaciones zoológicas, geológicas y
geográficas. «Boletín del Instituto geográfico argentino», tomo XI, p. 143, 1890.
(^) Ihering, H.von: On the ancient relations bctween New Zealand and South America.
«Transactions of the New Zealand Institute», vol. XXIV, p.431, 1891 (voir aussi dans: «Aus-
land» 189!) et Iheking, II. von: Die Geographische Verbreitung der Flussmuscheln. «Ausland»
I 890, n°48, 49. Comp. en outre: H. von Ihering: Sobre las antiguas conexiones del continente
sud-americano, p. 121. Fl. Ameghino: Las antiguas conexiones del continente sud-americano y
la fauna cocena argentina, p. I23. «Revista argentina de historia natural», tomo I, entrega 2,
Abril I, 1 89 1. H.VON Ihering: Nuevos datos sobre las antiguas conexiones del continente
sud-americano, p. 280. Fl. Ameghino: Determinación de algunos jalones para la restauración
de las antiguas conexiones del continente sud-americano, p. 282. «Revista argentina de histo-
ria natural», tomo I, entrega 4, Agosto i, 1801.
— ISO —
Hutton place son continent pacifique dans le Crétacé; Ameghino ki¡
attribue un age triasique; Ihering, enfin, admet qu'un tel continent ait
existe pendant Tere mésozoíque entiére.
L'étude géologique de la Cordillére argentino -chilienne éntrele 3 2"
et 39° dcgré de latitude sud m a fourni de nouvelles preuves en faveur
d'un anclen continent pacifique. y\ux faits zoo-phyto-gécgraphiques et
paléontologiques, j espere pouvoir ajouter dans les lignes suivantes des
preuves purement géologiques, sous certains rapports plus précieuses en-
coré, parce qu'elles permettent de fixer, d"une maniere tres precise, Táge
géologique du continent pacifique.
Dans les Andes argentino -chiliennes, on connaít depuis longtemps
des sédiments d'un intérét tout spécial par leur puissance extraordinaire
aussi bien que par leur nature pétrographique. Des masses porphyriques
et porphyritiques et leurs tufs alternent avec des breches et surtout avec
des conglomeráis tres puissants, qui, malgré leur nature nettement sé-
dimentaire, sont cependant formes par des galets de roches éruptives tres
souvent aussi cimentes par une roche porphyritique.
Depuis DarwinO, qui a décrit les roches citées sous les noms de
« formation porphyrique» et «conches básales» de la Cordillére, en les
jugeant plus anciennes que la formation jurassique, s est produit une
vaste littérature á ce sujet. Stelzner(') s"est etlbrcé de distinguer entre
ia formation porphyrique de Darwin deux niveaux de nature pétrogra-
phique et d age différents. Des porphyres quartziféres et des conglome-
ráis et breches porphyriques seraient, selon cet auteur, plus anciens que
le Dogger, tandis que des roches porphyritiques qu'il nomme «tufs,
breches et conglomeráis de 1 Andésite» correspondaient á un niveau
beaucoup plus jeune et seraient á placer dans le Tertiaire. Steinmann(')
a fixé 1 age des «conches básales» de la región de Copiapó. Selon lui,
la formation des porphyres et des sédiments porphyriques date de la fin
de l'époque triasique; a duré pendant toute la période du Jurassique et la
plus grande partie du Crétacique en terminant avant le dépót du Danien.
Cette formation posséde des puissances enormes, surtout á partir des
niveaux supérieurs du Dogger. Steinmann dit '/*): « Au-dessus des con-
ches a Sp/iaeroceras Saii^ei el multiforme suit un systéme de sédiments
porphyriques et de porphyre, puissant de plusieurs milliers de pieds; ce
sont des équivalents du Dogger supérieur, du ¡\Ialm et par place aussi
du Crétacé inférieur. »
(') Darwin, C: Gcological observations on South ¡America. London, 1840.
(") Stelzner, a.: Bciirage zur Geologie und Palacontologie dcr Argcntinischen Rcpublik.
I, Geologischcr Theil. i885.
(') STEIN.MANN, G.; Rciscnotizcn aus Chile. «Ncues Jahrbuch l'ür .Mineralogic», 1884, I,
page 198.
(*) Stein.iiann, G.: Rcisenotizcn aus Chile, p. 201.
181
Nos propres recherches dans la región andine entre le 84' et le 35'
degré de latitude sudi') (voir figure i de la planche) ont confirmé en gene-
ral les viies de Steinmann. Dans notre región aussi, les sédiments por-
phvriques et porphyritiqucs representen! un facies particulier de toute la
t'orination jurassique en montant probabiement par place jusqu'aii Cré-
tacique. Depuis le Lias jusqu'au Néocoinien, s'observent, dans des ni-
veaux tres diíTérents, des conches porphyriqnes et porphyritiqucs. Elles
forment toutefois, surtout pendant deux époques, des complexes tres
considerables, á savoir pendant le Lias et le Malni.
Conglomcrat porphyritiquc de la ^'aIlce de Tinguiririca
Dans le présent travail, je ne m'occuperai pas du complexe liasique,
qui s'observe á Test de notre región et correspond probabiement aux con-
glomeráis porphyriqnes proprement dits de Stelzner.
La partie suprajurassique, au contraire, attire notre attention spéciale.
Ce sont peut-étre les roches les plus importantes de la región ees masses
immenses da conglomeráis porphyritiqucs, dont les innombrables cou-
ches superposces composent les plus hautes cimes andines. A Tinguiri-
rica, dans les environs de Vergara et du Planchón, on en peut admirer
des parois de plusieurs centaines de metres (voir le cliché).
(') BuRCKHABDT, C: Profils gcologiques transvcrsaux de la Cordillcre. «Anales del Museo
do La Plata». Sección geológica y mineralógica II, igoo.
— 182 —
La roche principale est un conglomérat grossier, généralement vio-
látre, formé principalement par une porphyrite violette. Le ciment du
poudingue ainsi que la plupart des galets bien arrondis consiste généra-
lement en cette porphyrite, accompagnée de galets d'une porphyrite verte
á grands feldspaths, de roches diabasiques et d autres éléments (').
Comme les conglomeráis porphyriliques et les gres qui les accom-
pagnent ne contiennent généralement aucun fossile, leur age se deter-
mine par les bañes fossiliferes qui les limitent et s y intercalent. Jai
déjá discute ailieurs avec tous les détails l'áge des conglomérats ("' ; ici,
il suffira de reproduire un profil sommaire qui peut donner une idee
genérale sur la succession des conches en question daos la partie occi-
dentale et céntrale de notre región d'études. Nous observons de bas en
haut la serie suivante:
Dogger: —
1. Zone á Harpoceras opalinum. Calcaires ammonititéres.
2. Gres et marnes bariolés.
3. Conglomérats porphyritiques peu puissants.
4. Callovien inférieur et supérieur. Calcaires ammonitiferes.
Malm: —
5. Gvpse en discordance sur différents niveaux médiojurassi-
ques, généralement sur le Callovien.
6. Conglomeráis porphvriliques. Masse principale, tres puis-
sante.
7. Kimméridgien. Calcaires ammonitiferes.
8. Tithonique inférieur et supérieur.
f). Berriasien et Néocomien.
Du profil précéJent, il resulte clairement que les conglomérats por-
phyritiques en question s intercalent entre les bañes fossiliferes du Cal-
lovien et Kimméridgien.
Leur age suprajurassique est done fi.xé avec süreté; ils correspondent
au Malm inférieur et moyen.
Les masses principales du conglomérat suprajurassique sont limitées
au.x parties occidentales de notre región. A Tinguiririca, aux environs de
la Laguna del Teño et du Planchón, dans la vallée du Rio Colorado,
s'observent ees cimes et crétes andines escarpées qui se composent essen-
tiellement de masses enormes de conglomérat porphyritique.
A mesure que nous avan^ons vers i'est, la puissance diminue (voir
(') BuRCKHARDT, C: Profils gcologiques transversaux de la Cordillére, p. 8 5 et suivamcs.
(") BuRCKHARDT, C: Profils gcologiques transversaux de la Cordillére, p. 80 ct 87.
— 183 —
figure 2 de la planche), et, avec le Rio Grande, nous avons atleint la li-
mite oriéntale du conglomérat suprajurassíque. Au delá, ne s'observe au-
cune trace de cette roche caraciéristique. Ni M. Bodenbender O, qui a
soigneusement étudié la región oriéntale des Andes entre le Rio Atuel et
le Rio Malargue, ni moi ('' nous en avons pu trouver un seul gisement.
Quelle est done la roche qui remplace á Test les conglomérats por-
phyritiques si puissants dans les régions occidentales?
Le profil suivant, observé au Rio Malargue, entre la Calle del Yeso
et la Cumbre de Piedra Sentada (^), peut nous donner une réponse á
cette question.
La, on trouve de l'ouest á l'est la serie suivante:
I . Lias mo^en.
2. Dogger inférieur et moyen fossilifére.
Malm : —
3 . Gypse.
4- Gí'cs et mames bariolés. environ vingt métres.
5. K.imméridgien et Tithonique inférieur fossiliféres.
6. Berriasien et Néocomien inférieur.
Exactement au méme niveau que les conglomérats de Touest, in-
tercales aussi entre le Dogger et le Kimméridgien et reposant également
sur une couche de gypse, se montrent dans le profil étudié des gres et
marnes rouges et gris. Sans aucun doute, ees roches remplacent les
masses enormes du conglomérat grossier de Touest, quoiqu'elles con-
trastent avec ees sédiments autant par leur grain fin que par leur épais-
seur peu considerable. Cette conclusión est confirmée par le fait que des
gres bariolés absolument semblables alternent á plusieurs endroits avec
les conglomérats porphyritiques.
Les conglomérats porphyritiques et les gres bariolés sont deux facies
qui peuvent alterner et se remplacer mutuellement. Les premiers repré-
sentent un facies graveleux : les derniers un facies sableux et marneux.
Nous avons déjá signalé que M. Bodenbender n"a trouvé aucune
trace de conglomérats suprajurassiques dans sa región d etudes au versant
oriental de la Cordillére. En pleine confirmation de nos propres obser-
vations, ce savant a demontre que, dans toute cette contrée, s'interca-
(^) Bodenbender, G. : Sobre el terreno jurásico y cretáceo en los Andes argentinos entre
el Rio Diamante y Rio Limay. «Boletin de la Academia de Ciencias de Córdoba», tomo XIII,
página 5 , 1892.
(") BuRCKHARDT, C: Profils gcologiques transversau.\ de la CordiUcre. «Anales del Museo
de La Plata», 1900.
(^) BuRCKHARDT, C.! Profils gcologiques transversau.\ de la Cordillére, p. 55.
— 184 —
lent «des gres rouges et gris géiiéralement degrain fin» entre le Dogger
(zone du Sp/tae?-oceras Saii^ei) et les conches tithoniques '''.
Plus aux norJ, entre les Rio Aiuel et Diamante, se répétent les faits
mentionnéi. iM. HauthaH") y a levé un croquis géologique, s^lon lequel
le Tithonique est superposé á des gres rouges et gris jaunátres, qui, á
leur tour, reposent sur des masses de gypse. Les gres préJominent, étant
beaucoup plus puissants qu'un banc de conglomerar qui suit vers Test.
Les faits exposés nous autorisent á conclure que, dans la región
andine entre le 84* et 3 6" degré de latitude sud, s'observent deux roches
et facies bien distincts du Malm inférieur et moyen. A 1 ouest, aífleurent
des conglomérats porphyritiques tres puissants et grossiers; á lest, au
contraire, des roches á grain fin, les gres et marnes bariolés peu puis-
sants. La partie supérieure du Rio Grande marque á peu prés la limite
entre les deux facies (voir la planche, fig. i et 2).
Une seconde expédition géologique dans les Andes m"a fait connaiire
la Cordillére entre Las Lajas et Curacatitin, au 3 8'' et 39" degré de la-
titude sud (').
J'ai été ^Taiment surpris de trouver la, á deux degrés et demi au
sud de la región étudiée antérieurement, des faits tout-á-fait sembla-
bles. Ilí aussi les conglomérats porphyritiques paraissent limitéi aux par-
ties occidentales et centrales de la Cordillére. .\ Lonquimny, en affleurent
des masses tres puissantes dont l'áge peut étre fixé exactement. Ellos
sont superposées au Dogger (Callovien inférieur ammonitifére) et, á leur
base méme, s'observe une breche rauracienne qui y passe insensiblement.
L'áge suprajurassique est done ici é;abli avec toute la súreté.
Les chaínes basses, á lest de la región, dans les environs du cam-
pement militaire de Las Lajas. n'olTrent guére des traces de conglomé-
rats suprajurassiques. Au contraire, dans la Sierra de la \'aca .Muerta,
nous observons du haut en bas le profil suivant:
I . Gres néocomiens.
Malm: —
2. Tithonique supérieur. Calcaires á Reineckeia microcantlia.
3. Séquanien. Calcaire et gres avec Astarte añ. reginae.
4. Gi'és rouges et veris avec quelques bañes de conglomérat.
5 . Gypse.
(*) BoDENBENDER, G.: Sobrc el terreno jurásico, p. i5, p. 29.
(") Hauthal, R.: Mapa geológico de la región del Rafaelita, dans: Examen topográfico y
geológico de los Departamentos de San Carlos, San Rafael y Villa Bcltran. «Revista del Museo
de La Plata», tomo VII, p. i3, 1895.
(^) Bt;RCKHA!<DT, C.i Coupe géologique de la Cordillére entre Las Lajas et Curacautin.
«.\nales del Museo de La Plata». Sección geológica y mineralógica III, 1900.
— 185 —
Voilá done de nouveau le fait que les conglomé.ats grossiers de
l'ouest sont representes au bord oriental de la Cordillére par des gres á
grain fin. Inutile d'insister sur ees faits qui répétent d une maniere si
claire les phénomenes étudiés plus au nord.
Entre nos deux régions étudiées s observent certainement des faits
analogues aux exposés. En etTet. M. Bodenbender '') cite de la región
oriéntale des Andes au sud-ouest de Chosmalal des gres á la base du
Tithonique.
En revanche, des masses considerables de conglomeráis porphyriti-
ques, probablement suprajurassiques, paraissent exister aux environs du
volcan Antuco('), formant la les pentes occidentales de la Cordillére.
La región andine, éntrele 34"^et3 2"' degrade latitude sud, au nord
de notre premier champ d études. confirme les résaltats déjá obtenus. La
aussi, nous observons des masses enormes de conglomérat porphyritique
dans les parties occidentales de la Cordillére, tandis qu á Test, aux envi-
rons du volcan Maipó, apparaissent de nouveaux les gres et marnes ba-
riolés.
N'ayant pu étudier a fond cette contréj, ce n'est que sous certaines
reserves que je peux présenter les resultáis suivants. Cependant, la grande
analogie avec les régions plus australes, convenablement étudiées, peut
nous guider dans nos recherches.
Le col de rEspinaqilo dans la Province de San .luán a lourni un
important profil jurassique étudié par Stelzner(''í et récemment par Bo-
denbender et Tornquist ("*).
Stelzner y avait signalé la serie suivante:
1 . Dogger.
2. Gres et gypse d'áge cré:acique (postnéocomienj ou tertiaire.
3. Tufs, conglomeráis et breches de 1 andésite.
Les derniéres couches forment le versant occidental de la Cordillére
en s'étendant de l'Espinazito jusqu'aux environs de San Felipe au Chili.
D aprés Stelzner ees couches sont tertiaires.
D aprés ALM. Bodenbender et Tornquist, cette serie serait á interpré-
ter comme suit:
{*) Bodenbender, G.: Sobre el terreno jurásico, p. 26.
(") DoMEYKo, J.: «.\nnales des Mines» (4), XIV, 1848. Voir aussi Stelzseb, A.: Bei-
trage. Geologischer Theil, p. 162.
(') Stelz.ner, a.: Beitrage. Geologischer Theil, pl. II.
{*) ToRXQUisT, -A..: Der Dogger ara Espinazitopass. Palaeontologische .Abhandlungen von
Dames und Kayser. Neue Folge. Band IV, Heft 2, 1898.
186
Bajocien
I . Doccer < „ ,, . \ inférieur.
1 Callovien • , .
{ I supeneur.
2. Conglomeráis, gres et gypse dáge suprajurassique.
La différence entre Stelzner et Bodenbender consiste principalement
dans le fait que les gres et gypses au-dessus du Dogger sont jugés su-
pracrétaciques et inéme tertiaires par le premier, suprajurassiques par le
dernier.
Ste'zner s est laissé entrainer par une couche soi-disant néoco-
mienne qui s"intercale, selon lui, entre le Dogger et les gres de la Cum-
bre de Uspallata. Nous reviendrons ci-dessous sur ce fait.
Bodenbender, au contraire, se base sur ses résultats déjá mentionnés
qu'il a acquis par l'étude de la región entre le Diamante et l.imay oü
s'observent des gres rouges et du gypse á la base du Tithonique. Selon
lui, les gres et gypses de l'Espinazito seraient á placer dans le Malm.
Le fait que ees roches sont directement superposées au Callovien
supérieur paraít justifier les conclusions de Bodenbender.
Je ne peux que partager les vues de ce savant, apres avoir étudié la
serie jurassique des régions plus australes. Nous venons d'exposer que
dans ees régions s'observe de bas en haut la serie: Callovien, Gypse,
Conglomeráis porphyritiques, Kimméridgien. En considérant que les
«tufs, conglomeráis et breches de 1 Andésite» de Stelzner, ne soient
auire chose que nos conglomeráis porphyriiiques, comme nous avons
pu nous convaincre au col d Uspallata, nous arrivons e.xactement á la
méme succession de couches pour l'Espinazito que pour nos régions
plus au sud. Dans les deux cas, des conglomeráis porphyritiques tres
puissanls surmonlent une couche de gypse, superposé á son tour au
Callovien. Si nous avons pu fixer l'áge des conglomeráis comme supraju-
rassique dans la región andine, entre le 34'' el 3 i)^' degré de lalilude sud,
il esi évident que leurs équivalents du nord, les sol -disantes «roches
détriiiques de l'andésite» sont aussi á placer dans le Malm.
Nous voilá done arrivé, quaní á l'Espinazito, de nouveau au résultai
que des masses enormes de conglomeráis suprajurassiques composent
presque exclusivement le versant occidental de la Cordillére.
La Cumbre de Uspallata repele exactemeni la succession de couches
de 1 Espinazilo. II est done a priori probable que la serie entiére y
apparticni au Jurassique et que les masses enormes de conglomeráis
entre Las Cuevas et Llai-Llai sont á classer dans le Malm. Celta con-
clusión paraít en contradiction apparente avec les resultáis de Stelzner.
Cet auteur a observé, entre le Dogger du Puente del Inca et les gres,
gypses et conglomeráis de la Cumbre, des couches qui seraient néoco-
— 187 —
miennes, d'aprés les études paléontologiques de M. Gottsche'/). Par suite.
Stelzner a été forcé de classer les gypses, gres et conglomeráis porphv-
ritiques superposés dans le Crétacé supérieur et leTertiaire. Cependant,
lunique fossile (.47-aj Gabrielis), cité par Stelzner comme néocomien,
na guere tant d importance. II me paraít beaucoup plus probable que les
couches néocomiennes de Stelzner soient a rapporter au Callovien, parce
qu elles occupent exactement le meme niveau que les bañes calloviens
de lEspinazito, intercales aussi entre le Bajocien et le gypse avec des
gres. Cette supposition paraít secondéa par 1 analogie pétrographique
frappante du complese en question avec les couches calloviennes de
l"Espinazito. Cette analogie remarquable ressort clairement de la com-
paraison stratigraphique suivante:
Profil de la Cumbre de Uspallata
LEVÉ PAR STELZNER (-1
Couchc numero: —
4. Bajocien avec Gryyhaea cfr. calceota..
5. Weisser zuckerkórnigcr Marraor
6. Rothbraunes Conglomerat.
7. Ockergelber, mergliger Kalsktein, nach
obcn krysiallinisch werdend
8. ^^'eisse und graue, krysiallinisch-kor-
nige Kalksieine, local mit rolhen
Hornsteinschmitzen
9. Trachyt.
Néocomien: —
10. Weisser, korniger, fast marmorariiger
Kaikstein mil Arca Gabrielis.
Crétacé et Tertiaire : —
11. Braunroiher oder violettgrauer, weiss-
geaderter, ooliihischer Kaikstein
12. iMandelstein.
13. Grobes Conglomerat vonQuarzporphyr.
Au-dessus suivent dans les deux profils : —
Malm : —
Gres et gvpse.
Conglomera ts
Profil de l'Espinazito
LEVÉ P.\R BODENBENDER ET TORNQflST (■*)
Corrcspond á couche numero: —
8. Bajocien avec Trigonia exótica, etc.
Callovien: —
7. Harte zum Theil grobkórnigc Kalke.
\ 6. Sandige Knollenkalke und .Mergel.
) 5. Bláuliche, splittrige Plattcnkalkc.
4. Rothgeñammte Knollenkalke und Mergel.
3. Feste krystallinische Kalkbank.
2. -Mürbe kalkige Sandstcine von grauvio-
letter Farbc.
Malm : —
1. Quarzporphyrconglomerate.
porphyritiques.
(') GoTTSCHE, C: feber jurassische Verstcinerungen aus dcr argentinischcn Cordillere
Palaeontographica. Supplement III. Liel'g. 2, .\bth. 3. 1878.
(") Stelzxer, .\.: Beitrage. Geologischer Theil, p. i i3.
(^) ToRNQUisT, .\.: Der Doggcr am Espinazitopass, p. 04.
— 188 —
Si des recherches ultérieures confirment nos idees — ce qui est deja
maintenant tres probable — nous aurons á la Cumbre aussi des masses
considerables de conglomeráis porphyritiques suprajurassiques, qui sont
limitées aux parties centrales et occidentales de la chaine andine.
Le profil des parties centrales de la Cumbre (figure 3 de la planche)
donnera une idea de notre maniere de voir et démontrera en méme
temps que les couches sont tres réguliérement plisséeí dans cette partie
de la Cordillére.
Je ne peux donner que quelques avis fort incomplets sur la géologie
du Col de Crii^ Piedra. En traversant rapidement cette partie de la Cor-
dillére ('), nous dümes nous contenter de quelques observations frag-
mentaires. A dos de mulets, nous avons justement pu cons'ater que les
faits géülogiques de ce passage présentent beaucoup d'intéret. Espérons
done qu ils seront bientót étudiés á fond ! En attendant, nous devons
nous contenter des notes suivantes.
A l'ouest du Col. entre San José de Maipó et Gualtacas, s'observent
des masses considerables de conglomérats porphyritiques ("), percés de
massifs dioritiques. Le conglomérat est absolument identique avec la
roche typique de Tinguiririca et d'autres endroits andins. A sa base,
apparaít, á Test de Gualtacas, du gypse. Plus a Test, suivent des phéno-
ménes compliques que seule une étude détaillé^ pourra débrouiller con-
venablement. Ensuite, immédiatenient á l'ouest du cóne majestueux du
volcan Maipó, on observe au-dessus du gypse des couches bariolées gré-
s:uses, qui paraissent remplacer les conglomérats de l'ouest. Ces couches,
k leur tour, sont surmontées par des marnes noires a\ec des ammonites
tithoniques, entre lesquels j'ai pu déterminer une Reincckeia voisine de
la R. microcantha.
De ces observations, parait résulter que les faits géologiques de Cruz
Piedra cadrent admirablement bien avec nos observations antérieures.
Ici aussi, des conglomérats grossiers et puissants forment le trait saillant
de la región andine occidentale; ici aussi, ils paraissent remplaces vjrs
1 est par des gres et marnes suprajurassiques.
Résumons les faits. Dans les parties occidentales de la Cordillére
argentino-chilienne, entre le "i^" et 3 9" degré de latitude sud, affieurent
des conglomérats porphyritiques grossiers et tres puissants. Leur age est
suprajurassique et par place probablement aussi crétacique. Ces roches
Cj Wehrli et Burckh.\rdt: Rapporl préiiminairc sur une expcdition gcologique dans la
Cordillére argentino-chilienne entre le 33° et 36° latitude sud. «Revista del Museo de La Plata»,
tomo VIH, p. 373, 1897.
(") Darvvi.n.C: Geológica! observations, p. 177, mentionne deja ces conglomérats. Voir
aussi Stelzner: Beiirüge. Geologischer Theil, p. 161.
— 189 —
graveleuses occupent une zone méridionale qui comprend les plus hau-
tes cimes et le versant chilien des Andes.
Une seconde zone méridionale correspond au versant oriental argén -
tin de la Cordillére. Des roches sableuses á grain fin, les gres et marnes
bariolés y occupent exactement le méme niveau suprajurassique que les
conglomérats de l'ouest Nous observons done deux facies différents de
la période suprajurassique: á l'ouest, un facies graveleux; á l'est, un fa-
cies sableux, et chacun de ees facies occupe une large zone méridionale
(voir la figure i de la planche).
Avant de suivre nos considérations, nous devons nous occuper du
moda de formation des conglomérats porphyritiques. La genése de ees
roches a provoqué une vaste littérature.
Darwinl') a émis les hypothéses qu'une partie de « sa formation
porphyrique» a été formée par une métamorphose de sédiments marins,
tandis que l'autre a été produite par des éruptions sous-marines. La
premiére de ees hypothéses, acceptée par Pissis, Domeyko et d'autres, a
été vivement combattue par Stelzner("). Ce savant partage, au contraire,
la seconde maniere de voir, selon laquelle les conglomérats porphyriques
et porphyritiques ont été formes par des éruptions sous-marines. Presque
tous les géologues modernes ont accepté cette hypothése qui peut, en
effet, tres bien expliquer les faits.
Cependant, il me parait que jusqu'ici on n'a pas fait ressortir sufH-
samment la nature sédimentaire et le caractére cótier des conglomérats
porphyritiques. Ces roches puissantes ne peuvent avoir été formées que
prés du rivage, car leurs galets bien arrondis sont asse^ grossie/s. On
sait ( ) que les matériaux des érosions cótiéres et des apports fluviaux
subissent toujours un triage régulier dans la zone littorale des mers. Les
matériaux grossiers se déposent les premiers et forment des gréves plus
ou moins graveleuses. Or, c'est précisément le cas de nos conglomérats
grossiers qui, sans doute, indiquent la proximité des cotes de la mer
jurassique andine et se sont déposés dans la zone cótiére de cette mer
pendant des éruptions porphyritiques sous-marines réitéréesí'').
Plus loin des cotes, se précipitent les matériaux moins grossiers et
plus tritures, des sables et des argües. Nos gres el marnes bariolés, gé-
néralement peu puissants et de grain fin, se trouvent exactement dans
(^) Darwin, C: Geological obscrvations.
(^) Stelzner, a.: Beitragc. Geologischer Theil, p. o8, p. i6o.
( ) Voir p. ex.: Renevier, E.: Chronographe gcologique. Compte-rendu du Congres gco-
logique International. Vl' session, 1897, p. 541, 642.
(■*) Cette nature coticre des conglomérats porphyritiques est aussi confirmée par les couches
charbonneuses et les troncs d'arbres que Domeyko y a trouvés. Do.meyko, J.: Ensayo sobre los
depósitos metalíferos de Chile. Santiago, 1876, p. 3i.
— 190 —
ees conditions. Ce sont évidemment des dépóts moins cótiers, formes
dans la zone sub-littorale de la mer andine suprajurassique.
Maintenant nous pouvons juger l'importance de nos deux zonas me-
ridionales de facies suprajurassiques. La ;one accidéntale graveleuse in-
dique la proximité de la cote occidentale de la mer andine suprajuras-
sique, íandis que la s^one oriéntale sableuse correspond d des parties
plus profondes de cette mer . Le gol/e suprajurassique andin a done éíé
limité ¿1 l'ouest par un continenl pacifique, dont la cote oriéntale coinci-
dait ii peu prés avec la cote pacifique acíiielle du Chili (voir la figure i
de la planche). L extensión de ce continent est difficile á fixer. Peut-
étre la nature cótiére des gisements jurassiques de l'Australie et de la
Nouvelle-Zélande ( ) nous annonce sa cote occidentale dans ees pays
lointains. La nature des íles de la Polynésie parait militer en faveur
dune pareille supposition (").
Plusieurs auteurs, notamment Stelzner et Neumayr, ont supposé
que la mer jurassique andine a é;é limité^ á 1 est par un grand conti-
nent brésilo-éthiopien. J'ai demontre ailleurs, avec tous les détails ('),
que les différences de facies des roches infra- et médiojurassiques des
Andes justifient, en effet, une pareille hypothése.
La mer andine jurassique était done réJuite á un golfe ass2z étroit,
plus ou moins de la largeur des Andes actuelles; á Test, elle était limitée
par le continent brésilo-éthiopien; á l'ouest, par les vastes terres pacifi-
ques. Vers le sud, ce golfe se terminait probablement avant d'atteindre
¡a pointe australe de l'Amérique méridionale actuelle (''). Nous voilá done
arrivé aux mémes idees sur la géographie de 1 Amérique méridionale,
pendant les temps jurassiques, que IheringC) par suite d'études pure-
ment zoogéographiques. Cette coíncidence des vues est d'autant plus re-
marquable que nos conclusions ont été acquises par des études tout-á-
fait ditférentes! Remarquons. d'autre part, les dilTérences fundamentales
entre nos conclusions et l'hypothese d'un océan pacifique jurassique
émise par Neumayr ('').
(*) Neu.mayb, M.: Dic geographisehe N'crbreitung der Juraformation, p. 64, 65.
(") WiciiMANN, A.: Ein Beitrag zur Petrographie des Vit¡-.\rch¡pcls. Tschermak's Minera-
logischc Mittheüungen, Band V, Wien i8S3, et Baur, G.: New observations on the origin of
the Galápagos Islands with remarks on thc geological age of the Pacific Ocean. «.\mcrican Na-
turalist», vol. X.X.XI, n" 3 68, 1897.
( ) BuRCKHARDT, C: Profils gcologiqucs transversaux de la Cordillére. <i.\nales del Museo
de La Plata», p. 10 i, 1900.
( j Le gisement jurassique le plus austral, connu actucllement avec súrelc dans les Andes
est le Lias de la Piedra Pintada (40° latitude sudí, voir; S. Roth : Apuntes sobre la geología y
paleontología de los territorios del Rio Negro y Neuquen. «Revista del Museo de La Plata»,
tomo IX, p. 141, 1899.
(") Ihering, H.von: «On the ancient relations» , p.442.
( ) Neu.mavr, M.: Die geographisehe Verbreitung der Juraformation. Denkschriften der
maih. natur. Classe der k. Akademic der Wissenschaften . Band L, Wien i885.
— 101 —
Nous sommes arrivé au résultat qu'un continent pacifique a existe
pendant la période suprajurassique. Maintenant, se pose la question si
Texhaussement de ees terres a eu lieu au commencement de cette période
méme ou si nous pouvons en supposer l'existence dans des époques plus
reculéis.
Les faits géologiques suivants me paraissent favorables a une grande
ancienneté du continent pacifique.
Récemment M. Ratzer (') a publié une étude des ierrains dévoniens
du Brésil, á la suite de laquelle il a essayé de retracer la distribution
des mers et continents au commencement de la période dévonienne
moyenne. Ce savant arrive a supposer: «Un continent du sud, qui e.xis-
tait pendant le Dévonien moyen, unissait le Chili avec la Patagonie et
s'étendait vers Test jusqu aux iles de la Nouvelle-Georgia.» «L'extension
occidentale jusqu'á la Nouvelle-Zélande, dit Katzer, est une hypothése
qui est cependant tres vraisemblable et parait exigée par la séparation
qui devait exister entre les mers de l'Australie et le grand océan ameri-
cano-pacifique, en vue de la plus grande ressemblance entre la faunc
médiodévonienne d'Australie et d"Europe qu'entre celle d'Europe et de
l'Amérique du Nord.»
Les importants travaux de Zeiller ("), Bodenbender ('') et Kurtz í"*)
nous ont demontre que les terres de Gondwana s'étendaient jusqu á
l'Amérique méridionale. La flore á Glossopíeris, découverte au Brésil et
dans l'Argentine, montre des relations intimes, non seulement avec les
flores permienhes de l'Afrique et des Indes, mais aussi avec celle de
FAustralie. La grande ressemblance entre les couches de Retamito et
diff"éfents gisements de TAustralie (Queensland, Nouvelles Galles du
Sud) a été démontrée par M- Kurtz (°).
L'océan pacifique de Yépoque triasique n'a jamáis atteint la partie
méridionale de l'Amérique du Sud. Surtout pendant le Triasique infé-
rieur, il était limité aux régions boreales, mais aussi plus tard il ne pa-
rait pas avoir dépassé le Pérou ( ).
(^) Ratzer, F.: A fauna devónica do Rio Maccurú. <^ Bolelim do Museu Paracnse» , volu-
men II. n"2, p.242. Octubre 1897.
(-) Zeiller, R.: Note sur la flore fossile des gisements houillers de Rio Grande do Sul.
«Bulletin de la Société géologiquc de France», 3' serie, tome XXIII, n° 8, iSgS, p. 601.
(') Bodenbender, G.: Devono y Gondwana en la República Argentina. sBolctin de la
Academia nacional de Ciencias de Córdoba», tomo X\', p. 201, 1807.
(^) Kurtz, F.: Sobre la existencia del Gondwana inferior en la República Argentina.
Contribuciones á la Palaeophytologia argentina II. «Revista del Museo de La Plata», t. VI, 1894.
(^) Kurtz, F.: Contribuciones á la Palaeophytologia argentina I. «Revista del Museo de
La Plata», tomo VI, 1894.
(^) Voir E. YON Mojsisovics; Die Cephalopoden-Faunen der obern Trias des Himalaya
nebst Bemerkungen über die Meere der Triasperiode. Verhandl. der k. k. geol. Rcichsanstalt.
\\'icn 1896, n" i3, p. 16.
— J92 —
Les dépóts rhétiens de lArgentine et du Chili, étudiés récemment
par Szajnocha (') et Solms-Laubach ('), contiennent une flore qui est
intimement liée avec des flores isochrones de 1 Australie. «The charac-
ter of ihe Cacheutaflora is Aiistralian and African and has hardly any-
thing ¡n common with the higher Indian flores (').»
De vastes terres presque circompolaires, pendant certaines époquesí^',
s'ouvrent á nos yeux. Pendant de longues périodes du Dévonien au
Crétacé, á travers le Carbonilere, le Permien, le Triasique et le Jurr.s-
sique, nous pouvons en suivre les traces. Plus tard, ees terres se sont
écroulées étant envahies des lors par les parties australes du Pacifique
et de 1 Atlantique.
Dr. Cabl Blrckhardt.
Musce de La Plata, déccmbre iSoo.
(') Szajnocha, L.: Ueber fossile Pñanzenreste aus Cacheuta. Sitz. bcr. dcr Wiener Akad.
d. Wiss. 97, I, Juni i 888.
(') Sol.ms-Laubach, lí. Graf. : Beschreibung dcr Pñanzenreste von La Ternera, dans Bei-
trage zur Geologie und Palaeontologie von Sudamerika von G. Stein.mann. ^"^. Neues Jahrbuch
für Mineralogie, Bcilbd. XII, 3, 1899.
{^) The fossil plants in Argentina by Dr. F. Kurtz, communicated by W. T. Bi-antord.
«Geological Magazine», n° 388. October 1896, p.448.
{*) Le coniincnt pacifique jurassique a été probablement lié avec le continent brcsilc-
éthiopien au sud du golfe jurassique andin; voir ci dessus, p. 14.
Revista del Museo de La Piata — Tome X. C, BURCKHARDT : Ancien continent pacifique. I'l
B'ig. f.
Distiibntion des conglnmératií et gres suprajurassitjues dans la CordiUére.
70° W.
70° w.
ECHELLE 1 : 7000000
(daprés le Mapa relieve de E. S. l>elachaiix. avec additious.i
+ ++ Conglomeráis porphyritiqjdes du Jurassiquf suficrieur ef Cvcfacr.
'.*.'.*.*. Grfs hnrioiés du Jnras&iqjir Sit4pvrit'itr.
_™_ Limiir npproximaiive enire Jes tOHglomrraH rf gres.
Siiuaiion probable d^ la cvtr orienfnh- du toniíufnf p'icifiqín- pcndani
le yurassique snpérieur.
Fig. 2.
Variation de puissance des conglomeráis
el gres suprajurnssiques.
Fig. 3.
Fsquisse d'un protil de la Cumbre de Ijspallata
lentre Juncal el Puente del Inca)
OUEST
+,ttt + +,ti-++>>^ t
+++•* + +4-+ +++++V-It^
+ + t + -H-t ++t + tt+*-Vvr>
■t>.tiui--fci-.i.+jífLt+_i.tiíi:-:-:
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OUEST
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Bañas ilel Iftai
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ECH ELI.K I : .SOO 000
''•'•'•'••I GypSf
Lf'ní;'Ii}im'rafs porpkyi'iíiijltf%.
NOTES BIOLOGIQUES
SUR
TROIS HYMÉNOPTÉRES
DE BUENOS AIRES
PAH
F. J. BRÉTHES
AVEC UNE PLANCHE
7"0íttn X
NOTES BIOLOGIQUES
TROIS HYMÉNOPTÉRES DE BUENOS AIRES
F. J. BRKTIIES
Oxybelus platensis n. sp. (')
Nous avons découvert cet insecce á une maison de campagne, á San
Martin, prés de Buenos Aires. Nous parcourions les allées du jardin oc-
cupé á rechercher les nidifications d'Hyménoptéres fouisseurs. L'une
d'elles atlira notre attention par son orífice parfaitement circulaire et la
taupinée dont 11 étalt régLiliérement entouré.
Avant de passer plus loin. nous allons faire connaítre notre mode
d'étudier les nidilications souterraines: quelques-uns nous en sauront
gré peut-étre.
Au lieu d'attaquer le sol á l'endroit méme du trou de la gucpe. nous
ouvTons une petite rigole á environ dix ou quinze centimétres. Par petites
tranches nous faisons ensuite tomber la terre dans cette rigole en a\an-
<;ant peu á peu \ers le nid: nous en avons ainsi tres rarement perdu la
trace, tandis qu'en piocliant á lendroit méme du puits de l'hyménop-
(^) FacR-s d'une mouche ordinairc dont ¡1 a la taillc: 8 millimctrcs. La lame post-sculcllairc
vue d'cn haut cst scmi-circulaire, á demi transparente, interrompuc postcricurcment pour laisser
passer la lamcUe mctathoracique. La dcnt latcrale nc se voit que si l'on rcgarde l'inscctc de cote.
La lame mctathoracique d'abord étroite se dilate en forme de spatulc dont les bords sont releves
ct l'extrémitd tres cmargince; elle porte deux ügnes sainantes en lorme de Y; la premiare, lon-
gitudinale, s'arréte vers le milieu, et Tautre, transvcrse, tres rccurvce, est parallcle au bord pos-
tcricur. Deux cellules radiales fermccs.
Le front est couvcri de polis argentes; dans le reste du corps, les poils sont plus courts ct
moins serrcs; les antcnncs, d'un noir de poix, ont la base et I'extrémité du premier article ainsi
que les deux avant-dcrnicrs moins noirs, rougeátres; le prothorax avec une ligne jaune inter-
rompuc au milieu et dilatce vcrs les bords: les angies latcraux du prothorax sont dentiformes,
¡aunes, avcc des polis argentes plus fournis. L'abdomcn, moins fortcmcnt ponctuc que le thorax.
a le bord postcricur des quatre preniiers segmcnts ornes d'une bande jaune; ees bandes sont
d'un jaune rosacc derricre la lignc des tuberculcs, ct au premier segmcnt cette bande jaune est
dilalcc sur les bords. Le dcrnier segmcnt abdominal cst orne de polis dores. Pattes noircs, ex-
cepté les tibias et les tarses antérieurs qui sont d'un roux testacé; sont aussi d'un roux tcstacc
les épines, les poils et le dcrnier artíclc des tarses intermédiaircs ct postcricurs. Alies hyalines.
— 196 —
tere, nous n'avons pu avancer nos fouilles á plus de cinq centimétres de
profondeur sans danger de psrdre de helles décou\crtes parfois. Fin re-
courant á des tranchées. on a cet autre avantage que l'on peut faire
tomber aussi peu de terreque 1 on \eut á la fois. et Ion observe á souhait
la disposition des nids.
Le nid de V Oxvbelus plaíensis consiste en un tube vertical d environ
dix centimctres de profondeur sur trois millimétres de diamétre. Au
fond du puits, la guépe creuse une cellule cylindrique et verticale de deux
centimitres et demi de haut sur un demi-centimetre de diamétre. Quand
cette premiére cellule est appro\isionnée, la guépe en ouvre une seconde
voisine de la premiére, en prenant pour point de départ le tube de sortie.
Elle en fait autant pour une troisiéme, etc. Nous avons parfois trouvé
la demi-douzaine de cellules pour un seul puits de sortie.
Voilá le nid. Passons á la victime.
Notre Oxvbelus fore ses puits prés des maisons oü il trouve abon-
damment la victime de son choix. Cette victime est la mouche ordi-
naire. Musca domestica . Cependant, nous avons exhumé tel nid pour
lequel avait été chassée une mouche voisine de la domestique. Quand
nous fimes la remarque, nous n y attachámes pas d importance. et au-
jourd'hui nous n'en avons aucune pour étahlir son identité. Dans chaqué
cellule. la guépe emmagasine une douzaine de mouches plus ou moins.
Pour un souterrain de six cellules, soixante-douze mouches de sacrifiées!
11 serait á désirer que les Oxvbelus fussent par millions autour de nos
demeures!
Mais comment faire pour multiplier Tespéce chasseresse:' On nous
a posé sérieusement la question! .... Pour nous, ncus n y voyons pas de
remede. Multiplierions-nous les mouches pour multiplier les Oxvbelus'!
Mais nous désirons justement diminuer le nombre des Diptéres. .Nous
tournons dans un cercle vicieux.
L'oeuf de \' Oxvbelus est place entre les pattes antérieures de la mou-
che qui a été chassée la premiére. .Vinsi la observé G. Peckham pour
son Oxvbelus quadrinolatus Say. Les mouches sont ainsi dévorées dans
Tordre oú elles ont été chassées: sans cette précaution, il arriverait que
les premieres victimes subiraient un commencement de putréfaction tan-
dis que les voisines auraient parfaitement pu attendre sans décomposition
avant de servir d aliment á la larve.
Mais comment fait VOxybelus pour insensibiliser les mouches? Des
le commencement, cette question nous frappa vivement. Désespérant de
ne voir jamáis une guépe opérer sa victime, nous résolúmes de tourner la
dilficulté, et de nous contenter d'une prohabilité. Si nous par\enions á
insensibiliser nous-méme une mouche, mais á la premiére piqüre, nous
nous donnions pour satisfait. Pour cela, il fallait. pensámes-nous, pi-
quer un centre nerveux. Nous consultámes en vain les quelques \olu-
— 197 —
mes dont nous disposions: Dufoiir, Blanchard, Rünckel d llerculais
nous faisaieiit défaut. Forcé nous fut de tenter un peu au hasard O.
Une simple aiguille á pointe tres fine nous servit pour lopération.
D'abord, nous piquámes entre les paites antérieures: le coup fut bon,
mais trop passager! la moLiche d'abord engourdie s'envola aprés quel-
ques secondes. Une antre mouche fut piquee sur l'épaule: le résultat ne
t'ut pas plus probant que le premier. Enfin, apres de nombreux essais in-
fructueux. nous enfon(;ámes Taiguille entre les trois paires de pattes d une
nouvelle mouche: Teífet fut décisif. 11 est clair que nous avions lésé á
la fois toute la masse ganglionnaire nerveuse de l'insecte.
Nous étions loin de nous teñir pour satisfait, car notre dard avait
penetré environ trois millimétres dans le corps de la mouche. et TO.vr-
belus ne posséde pas un aiguillon aussi long!
Enfin, aprés trois semaines d'épreuves, nous décou\rímes le naaid
gordien, ou plutót Y Oxvbelus lui-méme nous Tenseigna.
Nous étions en de continuelles recherches quand nos vimes une guépe
s'arréter devant son nid chargée d'une mouche.
Ce fut un moment que se disputérent en nous l'émotion et la curio-
sité.- Entré le premier, VOxybclus laissa sa victime á la bouche du
puits tandis qu'il s"en alia, selon toutes les apparences, faire l'inspection
de ses souterrains. A 1 instant. nous retirons la mouche á la distance
d un pouce. Bientót revenu, VOxvbelus ne trouve plus sa victime; il
s'avance au dehors avec beaucoup de mesure et ne tarde pas á la voir.
A pas de renard, il s'approche vers elle. II est manifesté quil n"y a plus
pour lui de victime á emporter au nid sinon du gibier á chasser. .\ussi.
quand ¡1 se trou\e á une distance convenable, il se lance sur la mouche.
qui ne fait mine de s'é:happer, et potir cause!
Aussitót 1 hyménoptére se met en position stratégique: tenant em-
brassée la mouche avec les quatre pattes antérieures, il se retourne
jusqu á placer l'extrémité de l'abdomen entre les premieres pattes de la
victime et.... il entonce Taiguillon. Le point exact est cct espace noir
brillant situé á l'avant des coxas intermédiaires C.
Et la guépe abandonnc la mouche. .Aura-t-elle reconnu son erreur:'....
Cet abandon n est qu'un instant de répit qu'elie prend avant de donner
le coup de gráce. L Oxvbelus reprend de nouveau sa position premiére,
enfonce 1 aiguillon au point déjá piqué et y persiste pendant quelques
instants. Par les mouvements de 1 abdomen du chasseur, nous crovons
( ) Plus tard nous avons disscquc aussi ees inscctes ct avons reconnu la disposiiion de leur
systcme nervcu.\.
(") Le capitaine Ch. Ferlon, eonnu par ses intcressantes observalions enlomoiogiques, nous
ccrivait á ce sujet: «Tous les Oxybclus á moi connus piquent leurs nnouches sous le Ihorax, el
les emponent ainsi embrochces jusquc dans leur cellule. Le fait a deja ctc observe, il yaquelque
cinquante ans, par Seebold; mais je n'avais pas determine avec la nicnie precisión que vous (non
plus que Seebold), rcmplaccment prccis de la piqúre.»
— 198 —
reconnaítre que les ganglions nerveux de la mouche sont successivement
piqués: on sait en effet que les ganglions nerveux de la mouche sont
presque contigus.
La guépe embrasse alors la mouche ct, dun \ol léger. la transporte
á 1 entréa du nid oú elle la dépose et sen va revisar ses souterrains.
De nouveau, nous enlevons la victime. A son retour, VOxvbelus
tourne la tete de tous cotes. Bientót, il aperc^oit notre mouche et comme
tout á l'heure. il 1 atteint. la perce et l'emporte. Pour la troisieme fois,
nous enlevons la victime, et de nouveau elle est reprise. Enfin, la guépe
doit avoir remarqué Tensorccllement dont elle est dupe: elle sen va á
la recherche d'une victime plus soumise.
' Nous voyons alors la maniere dont VOxvbelus atteint sa prole, soil
au vol soit au repos. 11 a un vol bas, uniforme: on ne lui observe pas
les arréts et les retours capricieux des mouches. Lors done que l'Oxy-
behin passe prés de quelque mouche. il la saisit aussitót. Celle-c¡ tombe
á terre avec le chasseur qui dégaine lestement son aiguillon comme nous
avons raconté. La seconde mouche chassée fut insensibilisée tout comme
la premiére; plusieurs tois nous l'enlevámes á son propriétaire, et au-
tant de fois il nous la reprit; enfin le butin resta en notre pouvoir. Une
troisieme mouche subit le sort des deux premieres, puis une quatriéme,
jusqu á la huitiéme.
Si nous admettons qu'en moyenne chaqué mouche eüt été insensi-
bilisée trois fois successives. nous avons un total de vingt-quatre assas-
sinats que commit la guépe sous nos yeux dans Tespace d'une heure.
A notre tour. nous voulúmes répéter les expériences dont le secret
nous venait d étre livré: il nous réussit á merveille. Ce résultat nous
étonna beaucoup, car nous n'avions pas du liquide dont se sert la guépe.
Aussitót nous nous demandames quel peut étre le role du venin des
hyménoptéres prédateurs.
Léon Dufour avait pensé que ce liquide jouit de propriétés antisep-
tiques. D aprés lui, le venin des guépes s'épancherait dans le courant
circulatoire de leurs victimes et se répandrait dans tout leur corps pour
les conserver dans cet état de traícheur propre aux étres vivants.
Fabre pense que le coup d'aiguillon s'adresse aux ganglions ner-
veux- Ceux-c¡ lésés. tout mouvement cesse, bien que la vie continué
d'animer ees corps inertes.
Qui des deux a raison? Nos propres expériences nous portent á
penser comme Fabre, c'est-á-dire que les guépes piquent a 1 endroit
des centres nerveux sous peine de ne pas insensibilíser leur prole (').
{^) Les nombrcuscs obscrvalions de Ferlon {Xotes pnur sei'i'ir á í'histoire natiirellc des
Pompilídes. ct Nnui'ellcs observations sur rinstinct des Potupilides, in: Act. Snc. fJnu. liordeaux,
.XLIV, i8gi et LII, 1807), nous confirment plcinement dans notre diré. Cet autcur parle de
guipes (Pompilus, etc.) qui piquen! leurs victimes araignces sous le corps. Mais ees piqúres restent
— iW —
S'il suffisait que le venin entrát simplement dans le courant circulatoirc,
pourquoi les guépes ne piqueraient-elles pas n'importe oü le corps de
leur victime? pourquoi s'enticher sur un point sans importance?
Nous avons voulu taire ce que ne fait pas la tíuépe; et faute du
venin qu'elle distille, nous avons pensé que les acides sulfuriquc et ni-
trique ont des propriétés tout au moins aussi ciésorganisatrices.
Nous avons piqué des mouches: quelques-unes une t'ois et d autrcs
plusieurs fois; nous en avons piqué á la tete, et les insectes restaient
debout comme si de ríen n"eüt été; nous en avons piqué sur le dos. et
les insectes se promenaient plus d'une heure avant de mourir sous la
cloche de \erre qui les emprisonnait: nous en avons piqué á l'ahdomen,
et, comme dans le cas précédent, sauf á changer une heure par deux,
trois ou quatre: nous en avons piqué entre la troisiéme paire de pattes,
et pendant deux minutes les victimes tombéis sur le dos pirouettaient
vivement et ne mouraient que plus tard. Chaqué fois, nous employions
les acides.
Nous avons aussi piqué d autres mouches sur le bord lateral du
prothorax sans acide et avec acide. Dans le premier cas, les mouches
s envolaient et, dans le second,la mort était comme instantanée. F.nfin,
nous avons tenté une derniére e.xpérience: le i5 septembre 1890. nous
avons chassé trois mouches et les a\'ons piquees á l'avant des pattes mé-
dianes: immobilisation subite. A deux d'entre elles, nous a^'Qns en-
suite inoculé une gouttelette d'acide sulfurique: la mort na pas tardé
une demi-minute; la troisiéme a été visitée dans la soirée. Insensibilisée
a onze heures du matin, elle donnait des signes de vie évidents par le
mouvement de ses antennes et de la trompe. Le lendemain. elle \-ivait
encoré a une heure de l'aprés-midi. Enhn. á six heures du soir, nous
avons reconnu qu elle était morte: ses pattes étaient assez rigides, ce qui
nous fit penser que la mort avait dú venir vers les trois heures de Ta-
prés-midi. Nous attribuons á la fraicheur de l'époque que cette mouche
n ait pas vécu plus longtemps. car nous en avons vu qui vivaient en-
coré deux jours aprés le coup d aigiiille.
Résumons les faits: la guépe insensibilise instantanément la mouche;
nous obtenons le méme résultat quand nous piquons les ganglions ner-
veux sans emplover d acide, et nous oulrepassons ce résultat quand nous
piquons les mémes ganglions ner\'eux ou 1 épaule avec emploi d'acide.
sans résultat jusqu'á ce qu'elles s'adresscnt au point vulnerable qui pour les araignées se trouve
entre la bouche et la prcmicre paire de pattes. Or, c'cst préciscment le ganglion ncrveux ccphalique.
D'aprcs les obscrvations donnces par Fcrton, on pourrait peut-ctre conclure que les araignccs
piquees au centre nerveux soni dcllnítivement cngourdies, tandis que les araignccs qui reviennent
á la santc auraicnt ctc piquees au hasard. II est bien vrai que Paul Bcrt avait reconnu (G. R.
de l'Acadcmie des Sciences) que le venin de la Xylocopa violácea est «poison du sang» . mais
peut-on dcduire de ce tait la similitudc du venin des Apidc^ et des ¡íymúnopíéycs prédatcurs ?
— -¿i») —
Le résultat obtenu en inoculaiit Tacide á l'épaule nous fit pensar
que peut-étre du noiiveau nous attend en piquant tout á cóté des gan-
glions nerveux sans les attaquer directement. Done., le 20 sepiembre.
nous chassons quatre nouvelles mouclies: á trois d'entre elles nous cou-
pons une patte iníermédiaire á larticulation de la hanche: deux sont
opérées délicatement avec de fins ciseaux, et á la troisiéme nous arra-
chons le membre. A la quatrieme mouche, nous déchirons avec une
fine aiguille 1 espace luisant qui est á 1 avant des memes paites inter-
méJiaires. Nous constatons que nos mouclies ne sont pas gravement
lesees puisqu'elles táclient de nous échapper. Lne goultelette d acide sul-
furique á la premiére de ees mouches et dacide nitrique aux trois autres
est déposée sur la plaie: telle que la désirerait l'Oxybelus l'insensibilisa-
tion est produite. II était une heure de laprés-midi. A quatre heures.
nous visitions nos infirmes: ce n'étaient que des cadavres. Sans doute
que la goutteletie acide a d'abord touché les ganglions nerveux et a pro-
duit la paralvsie; puis la gouttelette s est épanchée dans lorganisme et
a occasionné la mort •''.
Toutes ees expériences nous renvoient au point de départ; il semble
que de piquer les ganglions nerveux de la mouche soit le point essen-
tiel; et c est l'idée de Fabre.
Et le venin de la guépe, que fait-il? quel est son role;' Serait-ce
simplement que si laiguillon de l'hyménoptére piquait en un point voi-
sin des ganglions, le venin opérerait comme 1 acide que nous avons mis
sur la plaie dans nos derniéres expériences?
Monedula Surinamensis Deg.) Dahlb.
Comme le présupposait George Peckham "', le Moiiedttia vit en colo-
nies plus ou moins nombreuses.
D'abord un couloir en pente douce d une longueur de dix á douze
centimétres. et au fond de ce couloir une cellule horizontale qui peut
mesurer quatre centimétres de long sur un et demi de haut. \'oiIá la
retraite du Monedula Siirinawensis á una profondeur au plus de six cen-
timétres sous terre. C est dans les allées piétinées et par conséquent sans
herbé que ce Bembécide fore ses oubliettes.
A 1 extérieur rien ne laisse soupconner Texistence d'une cachette:
l'oeil le plus exercé aux recherches entomologiques est incapable de re-
connaitre la retraite du Monedula. Le sol ne présente ni dépression ni
taupinée: seul le Monedula ne s'y trompe pas quand. de retour de ses
(*) Plus tard, nous avons continué ees mcmes expériences avec l'acidc formique. ct le
résuliat a cté le mcmc comme avec l'cmploi des acides sult'urique ou nitrique.
(-) On ihc instincis .ind habits of ihe solitary wasps, p. 70.
— 201 —
chasses plus olí moins lointaines, il vient niettre pieJ á terre pies de
Torifice de son nid. Avec ses pattes antérieures, il déblaye lestement le
sol mouvant qiii ferme l'entréa, de son terrier, tandis que de ses paites
moyennes, il tient la mouclic qui doit servir d aliment á sa larve.
Les victimes du Monedula sont toujours des Diptéres: parmi les
iiombreux nids que nous avons exhumes, nous n avons pas trouvé une
seule exception á ce rés^ime. 11 pourrait cependant se faire que le Mone-
dula Surinamcnsis chassát d'autres proles que des mouches, puisque
Hudson (') dit que le Monedula punctata des environs de La Plata chasse
des Lucióles (fire-flies): ce que prend celui-ci peut bien étre accepté
par celui - la.
Le Monedula Surinaniensis parait chasser tous les Diptéres qui se
présentent pour\'U qu'ils ne soient pas trop petits: depuis la mouche
ordinaire jusqu au corpulent Mallophora ruficauda'''> .
Fabre'^' a l'ait remarquer que lieuf est porté par un diptére de
moyenne taille relativement aux autres victimes. Notre ^¡onedula suit la
méme coutume que les Bembex d outremer, ses voisins de mceurs, sans
sastreindre, non plus que ceux-ci. á une espéce invariable de victimes:
dans un nid, nous avons trouvé 1 aaif sur un Odonlomyia inermis: dans
un second nid, c'était un Anlhrax r¡ Minerva? qui portait l'oeut; dans
un troisiéme, un Sarcop/iaf(a c/i/orogasíer: victimes de moyenne gran-
deur. L Oíuf était toujours place comme le rapporte Ferton ' ' pour le
Bembex oculata: une extrémité de 1 a-uf fixée sur l'aiie du Diptere,
prés du cuilleron. et lautre extrémité en 1 air comme un bátonnet un
peu courbé dont le poids le faisait appuyer aux llancs de la mouche oñ
il était collé.
Si nous nous taisons sur la maniere dont le Monedula creuse le
(') Cite par (1. Peckii.vm. p. 09. in: On tlic instincts and habits 0/ thc soUtary wnsps. Si
l'assertion de IIuijson est vraie, nous sommcs pone á croirc qu'au licu de Lucióles, les Colcop-
téres chasses par le Monedula punctata sont des ChauUognathus scriptus, malacodcrmes qui sont
en etíct tres nombreux. en compagnie des mouches, sur les capitules des Ombellifércs llcuris des
contrces voisines du Rio de la Plata. Les Lucióles, au contraire, sont nocturnes.
(") Enrique Ly.ncíi .Vrrib.vlzaga, á qui la science doit plusicurs travaux consciencieux sur
la faune argentine, a bien voulu détermincr les diptéres que nous avons rccueiUis dans quclques
nids de Monedula Surinamcnsis. Nous lui en cxprinions ici toutc notrc reconnaissancc, Voicí les
noms de ees Diptéres: (Kiontomyia inermis (\Vicd.) .Macq.; Tabanus puuf^ens Wied.: Anthrax
r Minerva Wied.? Ilirmoneura exótica Wied.; í.astaurus ardens (Wied.) Schin.: üasypognn
costalis E. Lch. .\.: Mallophora ruficauda (Wied.) Walk.; Mallophora tiigotii E. Lch. .V.; l'roc-
tophorus connexus (Wied.) Schin.; Ilermelia illucens (L.) Lat. ; Kristalis distinguendus Wied.;
Sarcophaga Jlai'ifrons Macq.; Sarconesia chloroffasler (Wied.) Bigot; Chrysomyia macellaria
(Fab.) E. Lch. .\.-. I.ucilia ocliricrnis (NS'ied.i Jccnn.: Rhynchodexia rutilans V. d. SVulp;
Musca domestica L. Cette variétc de victimes fait pcnser avec raison que la liste pourrait etre
bien augmentce. Dans une mission scientífiquc á Santa Fe, qui nous a cte conlice par le Minis-
tcrc d'.Agriculture pour ctudier la biologie de la cantharide du pays [Lytta adspersa, í.ytta ato-
maria..- .), nous avons recueilli des Diptéres qui nentrent pas dans la présente liste.
(^) Souvenirs entomologiques, i' serie, 1891.
{*} Observations sur l'instinct des Bembex, in: .Vnn. Soc. Linn. Borde.iux, to?iio LIV, 1 Siiij.
— :¿U2 —
nid, et le referme chaqué fois qu il sort pour la chasse. c est que Fa-
bre •') a déjá raconté tous ees faits avec Taménité qu'oii lui connaít.
Nous ne savons pas que des observations ultérieures aient modifié nos
connaissances á ce su jet.
Nous ajouterons quelques faits spéciaux. Pendant 1 été dernier. jan-
vier 1900. nous avons remarqué un Monedula qui sortait de son nid
avec un poids sous le corps. Ayant pris son essor, il a été faire un tour
de quelques métres et est revcnu au nid. De nouveau, nous avons ob-
servé l'Hyménoptére ressortir, emponer quelque objet entre ses paites et
aller le jeter á quelque distance. Le fait a attiré notre attention, et, á
la troisiéme sortie, nous avons suivi la gucpe: une C/irisoinvia en lam-
beaux est tombée a terre. Le \¡onedula était done occupé á enlever du
nid les victimes dont s alimentait la larve. Nous avons alors parcouru
en tous sens 1 emplacement occupé par la colonie des Monedula, au
milieu de laquelle nous venions d observer cette étrange aberration. Nous
avons recueilli une grande quantité de Diptéres. plusieurs en lambeaux
et quelques -uns intacts: nous avons méme pensé un instant á ne plus
ouvrir de nids pour obtenir les ditlérentes espéces de mouches qui ser-
vent d'aliment aux lar\-es des Monedula: il nous suffisait de recueillir
ees cadavres parsemés assez abondamment.
D'abord nous avions cru que les blessures de ees mouches étaient le
fait de Fattaque subite dont elles sont victimes et que nous ont rapporté
Fabre ('*, \\'esenberg '"). Enrique Lynch Arribálzaga •') et son frére F'é-
lix C), etc. C'est pourquoi nous avions déjá ouvert une grande quantité
de nids pour vériher si les diptéres non encoré touchés par la larve por-
taient trace de quelque blessure. L'examen minutieux de ees diverses
victimes nous donnait la con\iction de ieur état indemne.
Nous avions alors pensé que les .\¡onedula ne portaient au nid que
leurs victimes intactes, et qu'elles rejetaient commc impropres a nourrir
Ieur progéniture toutes ees mouches plus ou moins lacérées. Cette ob-
servation nous semblait expliquer pourquoi nous ne trouvions que des
mouches intactes dans les nids: mais alors pourquoi le Monedula com-
mettait-il la légéreté d emmagasiner sans distinction toutes ses prison-
niéres de chasse:' Nous avons méme recueilli — fait tres étrange — une de
ees mouches, un Sarcophaga Jlavifrons. qui portait encoré sur ses flanes
Toeuf desséché d'un Monedula. Pour expliquer un fait aussi singulier
des mouches enlevées du nid. nous avons imaginé que la larve était
déjá arrivée a son complet développement. et alors. par un complément
(') Souvenirs emomolo^iques, París. 1870, pape 2 3p.
(") Wesexbf.ho i, USD, cité par Fcrton.. ¡n: Obscrv. sur l'instincl des Bcmbex (.\nn. Soc.
],!nn. Bordeaux. I,l\', 1890).
(■') El Naturalista Argentino, t. I. entrega o", p. 265.
{*) .anales de la Soc. cient. argentina. X.XIV. p. 38.
— 203 —
dií soins assidus, dont elle est l'objet de la part de sa mere, celle-ci lui
retirait des aliments désormais inútiles. Mais cette idee ne répond pas
aux faits, car nous avons trouvé des larves á dillcrents états de gran-
deur et auxquels la guépe enlevait Icur nourriture. Le Sarcophaga Jla-
vifrons, dont nous venons de parler, portait loeLif de l'hyménoptére!
Faudrait-il croire á une méchanceté ou á une vengeance d un voisin?
Un Monedula entrerait-il chez son voisin pour y commettre le méfait que
nous racontons. et le lésé agirait-il de méme avec l'agresseur de sorte
que, chez eux aussi, une bonne pólice serait nécessaire? Alalgré nos
elVorts pour reconnaítre si c'est le propriétaire de céans ou un intrus qui
,est responsable dans le cas présent. nous ne sommes pas arrivé a re-
sondre la question.
Le fait de ce gaspiUage d aliments nous a fait perdre 1 idee de con-
naitre le nombre des victimes dont s'alimente une larve de Monedula
jusqu á son complet développement. II aurait pu nous arriver en ell'et
que de tel nid, dont nous aurions fait le dénombrement des victimes,
eussent été retranchées bon nombre d'entre elles.
Peut-ctre que Fabre et Wesenberg ont recueilli comme victimes des
Bembex dont ils parlent ees déchets rejetés hors du logis. Ce qui nous
fait penser ainsi, c'est que Ferton, qui a observé le Bembex rostrata, n'a
pas trouvé de victimes éventrées, tandis que Wesenberg pour la méme
guépe a observé le contraire. Nous ne pouvons cependant nous pronon-
cer, car dans le cas présent il pourrait tres bien étre question de deux
espéces ditíérentes d'Hyménoptéres dont les caracteres extérieurs parais-
sent identiques.
Le fait des victimes intactes ou avec des blessures saignantes em-
méne avec soi l'idée de l'emploi ou du rejet du stylet paralysateur. Pour
nous, nous avons spécialement observé l'attaque du Monedula contre un
corpulent Mallophora rufícauda. C'était le 17 ¡anvier 1900. Les deux
bataillants tombérent á terre, qui dessus qui dessous, et nous vimes
l'abdomen de l'hyménoptére se doubler sous celui du diptére. Nous ne
púmes observer le point précis, mais il n'en reste pas mcins établi que
le Monedula paralysa sa \ictime. Puis, au moment oü le chasseur
s'apprétait á emporter au nid son gibier, une légére pression exercée sur
le dos du Monedula l'obligea á s'échapper, restant en nos mains le Mai-
lophora .
Le cocón que fabrique la larve de Monedula est de la forme d'une
datte dont le bout céphalique est arrondi, tandis que l'autre extrémité
termine en pointe. Sa longueur mesure trois centimétres et son plus
grand diamétre na pas moins de un centimetre. II est constitué par une
matiére que nous croyons étre de la terre pétrie avec la salive de la larve.
Une fine couche de soie tapisse 1 intérieur de la coque, et, vers le milieu,
de chaqué cote, se trouvé une protubérance extérieure.
— 201 —
P'abre nous raconte*'' comment la larve du Bembex construit son
cocón. 11 nous la représente qui, par une «fenétre, happe les matériaux
nécessaires». Notre larve de Monedula a deux fenétres, et lorsqu'elle a
finí rapprovisionnement du matériel pour l'édification de sa retraite,
elle clót ees fenétres avec de la soie presque puré: á l'intérieur du nid.
deux tampons blancs en marquent parfaitement 1 endroit.
Passons á la larve. Elle est d un blanc livide, á anneaux antérieurs
recourbés en crosse, a\ec la tete entiérement cachee. Les segments sont
nettement separes les uns des autres surtout ceux du milieu du corps.
Les stigmates sont sitúes dans une dépression latérale; ils sont au nom-
bre de dix. Sous labdomen, une dépression latérale correspond á celle
des stigmates. La tete est luisante. d un jaune clair testacé, tres petite.
ovalaire. Les antennes. si on peut les appeler ainsi, consistent en un
point noir situé au milieu dune légcrc verrue circulaire. Le labre est
tres peu émarginé au milieu a\ec des poils tres courts á 1 extrémité.
Les mandibules sont arquees, bidentées intérieurement, d'un rouge tes-
tacé á la base. Les máchoires sont grosses et portent á leur extrémité
deux articles coniques d'un rouge testacé dont lun porte trois pointes
fines et courtes. La lévre est épaisse a\ec une dépression au milieu dans
laquelle se trouvenl deux dents (d un noir de poix á l'extrémité) con-
tigues par la base, et deux articles d un rouge testacé.
L'épipharynx (',' consiste en des poils raides et courts, con\ergeant
en arriére : il est divisé en deux parties par un espace longitudinal qui
ne porte pas de poils.
Quelques jours seulement avant de paraítre l'insecte parl'ait, la larve
se change en nymphe. On voit les nouveaux \ionedula au mois de dé-
cembre ou seulement de janvier si la saison n a pas été favorable.
Odynerus argentinus Sauss.
C'était dans Buenos Aires méme. La maison oú nous avons observé
cet hyménoptére avait un premier avec une terrasse extérieure. Comme
garde-fou a cette terrasse était un mur d'en\iron un mctre de hauteur
avec des contreforts.
Dans l'aiigle formé par le garde-fou et un contrefort. un (Jdynerus
construisit ses nids deux années sui\ies,-en iSqü et 1897.
Nous avions déjá lu les Souvenirs Entomologiques de Fabre. Nous
nous rappelions parfaitement I'liistoire de ses Üdynéres et surtout la par-
(') Loe. cit., p. 264.
(") Nous cmpruntons ce tcrmí; au l)r. Bcauregard : Les inscctes viskants, París, i8po.
page 43.
— 205 —
ticularitc de l'a'uf suspendu. Aussi, notre curiosité redoubla qiiand noiis
découvrimes que notre guepe était un Odynére.
Nolis avions malheureusement beaucoup endommagé le nid et il
nous était impossible de rien reconnaítre au sujet de la balani^oire. Par
fortune, VO.ivnenis argeníiiius n'est pas timide au point d'abandonner
le nid oú il a été cependant harcelé: il a en partage la constance, nous
dirions méme 1 opiíiiátreté Plusieurs fois nous ouvrimes sa retraite pour
vérifier létat des \ict¡mes, ou de Tanif, etc.: nous avons toujours trouvé
l'oíuf au fond du nid, place avant l'apport des chenilles.
l'ne fois, nous a\ions brisé le nid suivant la ligue A B ivoir la
figure) et fait tomber toute la partie inférieure. La guépe se contenta de
fermer Forifice inférieur avec un bouchon de terre, et l'oeuf fut mis tout
le premier; un petit miroir nous servit á projeter les ra^'ons solaires jus-
qu'au fond de la chambrette oü l'icuf fut éclairé.
Ferton C' donne une liste des Odyneres qui surmontent leurs nids
d'une cheminée. Notre Odynére doit entrer dans ce méme groupe,
quoique la cheminée en question soit tres rudimentaire et fasse méme
partie du nid, ce semble.
En 1896, toutes les chenilles par nous obserxées, victimes de 1 Ody-
nére, étaient des larves d"un tordeuse du genre Torí?-ix. Elles ont seize
pattes et sont entiérement vertes, méme la tete. Les veux, les mandi-
bules et les pattes sont Icgérement testacés.
Le corps est parsemé de poils hérissés sur des stigmates verruqueux.
P'lles ont un centimétre de long et un millimétrc et demi de diamétre.
Aprés nous étre mis en recherches pour découvrir la retraite de ees
larves. nous en trouvámes abondamment á Textrémité des pousses du
Jasmin du Paraguay, Bvunfelsia ramosissima. Par l'éducation de plu-
sieurs de ees chenilles, nous obtinmes un Torlrix qui nous paraít tres
voisin, sinon identique, avec un petit papillon qui dans les collections
du Musée national de Buenos Aires a été nommé par Burmeister: R/ii-
napíe s ign a i ico I lis.
Dans cette uniformité de victimes de VOdvnerus., de 189G, nous
avons á relever une seule exception: c'était une chenille d'un blanc sale
longue de deux centimétres et de trois millimétres de diamétre.
En I 897. ce ne furent plus des larxes de Tortrix que nous recueil-
límes dans les nids de \'Odvne?'us. sinon des larves tout aussi petites qui
nous semblérent d'un Pyralide, mais que nous n'eúmes pas le loisir
d'étudier.
Buenos Aires, mai r{(00.
( ) Observations sur l'inslinct de quclqucs Hyménoptcrcs du genre Od}-ncnis, in: «Act.
Soc. Linn. Bordcaux, XfA'IlI. iSqtD.
Rev. del Musqo d; La PIgta — - Tome X.
F. J. Brcthes: TROIS IIVMENOPTKRRS.
EXPLICATION DE LA PLANCHE
1 Souterraiii <\e \'Oxyde//is p/n/c/is/s avec níds
múltiples.
2 Oxybelus plniensis n. sp.
3 Laiuelles scutellaire et métathoracique de
VOxyhclns platensis.
4 Les raénies. vues de profil.
5 Souterrain de Monednla Surinnnifiisis,
6 Cocón du niéiiie.
7 Larve du méme (profil).
S Larve du ineme (face).
9 Tete de la larve du méme (gr. natureüei.
10 Tete de la larve du méme (augmentée).
11 Mandibule de la lar\'e du méme.
12 Levre inférieure et raáchoires de la lar\-e
du méme.
13 Dents de la máchoire.
14 Nid de V Odyuenis argenitnus,
15 Coupe du méme.
F. J. URKTIIKS, I)K[..
lALr.KRKS nía. musmo
LE
GISEMENT SUPRACRÉTACIQUE
DE ROCA (RIO NEGRO)
Dr. CARL BURCKHARDT
AVEC ijUATRE PLANCHES
LE GISEMENT SUPRAGRÉTAGIQUE DE ROCA
(RIO NEGRO)
PAR LE
Dr. CARL> BURCI-CHARDX
ORIENTATION STRATIGRAPHIQUE
Vis-á-v¡s de !a petitc ville de General Roca (3o" lat. sud), s'observc
un profil géologique tres intcressant. Mon collegue, M. Santiago Roth,
qui a visité la región pendant son cxpédition de i SgS á 1896, en a déjá
donné una description géologique sommaireC). Je reproduis dans les
lignes suivantes les données de M. Roth et son profil géologique de Roca.
Profil .sdiéin>ilic|UO de la meseta v¡s-a-vis de Rocíi leve par S. Roth
1. Formnlion des galets.
2. Gres du líio Ne^rn.
3. Gres rouges á IJinosauricns (formation gua-
ranitique).
4. Gres quartzeux gris.
5. Sénonien supérieur et Danien (conches d'oü
proviennent les fossiles décrits dans le présent
travail).
Comme le demontre le cliché ci-joint, la sérin de couches (") com-
mence en haut par une formation de galets probablement fluvioglaciaire
et généralement connue sous le nom de formation téhuelche (n° 1).
(^) Santiago Roth : Apuntes sobre la geología y la paleontología de los Territorios del
Rio Negro y Neuquen, «Revista del Museo de La Plata», t. IX, p. 141, 1899. Dans le travail
cite, et aussi récemmcnt, M. Roth s'cst base sur mes dcterminations préliminaircs des fossiles de
Roca que je lui avais communiquées. Par suitc d'unc ctudc paléontologique sommairc, j'al dcji
supposé, en 1897, que le gisement marin de Roca est á parallcliser avec le Créiacé le plus su-
périeur ct j'ai rcconnu dcjá alors les rapports intimes entre la faunc de Roca et les gisemcnts
supracrctaciques da Brcsil ct des Indcs (cfr. S. Roth : Apuntes cic. , p. 10, i5o) et SoHíe remarks
on the latest publications of Fl. Ameghino, «American Journal of Science», volume IX, .\pril
1900, p. 263 et 264.
(") Le profil s'observc au nord de Roca. En sortant de cette ville, dans la direction nord-
oucst, on trouve bientot le lit d'un petit ruisseau oú l'on pcut ramasscr des fragments isoics de
moUusques supracrctaciques. En suivant le ruisseau, on attcind une barranca et c'est la qu'on
observe notrc protil avcc le gisement fossiliterc supracrétaciquc.
Tomo X 22
— 210 —
Au-dessous, s'observe le gres du Rio Negro (n°a).
C'est un gres gris sans fossiles, qui est superposé ailleurs á la for-
mation de Santa Cruz et doit appartenir par conséquent au Tertiaire supé-
rieur. Pres de Roca méme, la formalion de Santa Cruz manque et le gres
du Rio Negro est directement superposé á un systéme puissant de gres
.rouges.
Ces gres (n" 3) contiennent des restes de Sauriens et sont géncrale-
ment connus sous le nom de couches guaranitiques. C'est de ces cou-
ches que proviennent les Dinosauriens qui ont été décrits par M. Lydek-
ker avec la provenance « Neuquen » (').
Intercalé entre les couches á Dinosauriens, s'observe á Roca un gres
quartzeux gris (n° 4), qui contient des restes de Crocodiles et dautres
reptiles (").
Jusqu aujourd'hui on na pas pu determinar I age exact ni des cou-
ches guaranitiques á Dinosauriens ni des gres á Crocodiles, quoique ces
couches jouent un role tres important entre la serie sédimentaire de la
Patagonie. On s'est généralement borne á incorporen les couches en qucs-
tion i\ la formation supracrétacique en general i"). II est done tres inté-
ressant que M. Roth ait pu découvrir a Roca une couche marine qui
a fourni les fossiles décrits dans le présent travail (n° 5 du cliché). La
couche marine est intercalée entre les gres guaranitiques déjá mention-
nés; il est évident qu'une détermination paléontologique des fossiles
marins nous indiquera Táge, non seulement de la couche marine, mais
aussi des gres environnants.
Dans les ligues suivantes, je donnerai d'abord la description des fos-
siles marins de Roca que j'ai pu déterminer jusqu'á présent ( ). Des con-
sidcrations sur 1 age du gisement suivront et enfin j espere pou\oir dé-
montrer que Tétude paléontologique des couches de Roca nous fournit
des éléments précieu.x pour retracer en grand la géographie sud-amcri-
cainc vers la fin de la période supracrétacique.
O R. Lvdeiíkf.r: The Dinosaurs of Patagonia, «.\nalcs del .Muwo de La Plata>>, Paleon-
tología Argentina II. La Plata 1853.
(") A. S. WooDWARD : On two meso^oic Crocodilians Notnsucltus and Cynoduntusticltus
from the red sandstnnes of the Tert'itory 0/ neuquen, «Anales del Musco de La Plata», Paleon-
tología Argentina IV, La Plata 1896.
Les fossiles décrits par Lydekker et A. S. Woodward proviennent d'un endroit situé im-
médiatcment a l'ouest de la Confluencia des Rio Neuquen et Limay.
(') Hatcher, J.B. : SedimentaryrocksofSoutficrn Patagonia, «American Jt)urnaIof Science» ,
vol. I.X, 1900, p. 94 et 95.
( ) Nos liéterminations paléontologiques doivent subir une revisión ¿ l'aidc d'une littérature
plus complete. J'espére pouvoir cntreprendre bientót en Europe une pareille revisión. Alors il
sera aussi possible de coinpléter notre liste de fossiles.
211
II
DESCRIPTION PALÉONTOLOGIQUE
DES FOSSILES MARINS DU GISEMENT SUPRACRÉTACIQUE DE ROCA
ECHINOIDEA
Hemiaster puUus Stoliczka
(planche I, fig. i i 4)
1873. Ilcmiaster pitllus Stoliczka: Crctaceous Fauna of Southern India, vol. I\', part 3 , p. i 8.
planche II, iig. 8 ct 9.
1897. Hemiaster pullus Koss»at: Gretaccous Deposits of Pondichcrri, p. gS, pl. X, fig. 6 a-d,
Longueui- 17 mm. 17 mm.
Largeur 16, 15»
Hauteur 14 „ 12 „
Quelques petits Hemiaster resscmblent dans tous Icurs caracteres au
Hemiaster piiUus dss Indes. Un exemplairo, reproduit dans la figure i,
planche I, est tres semblable á la forme décritc par Rossmat (fig. 6 a,
planche X de Rossmat).
La hauteur de nos exemplaires varié un peu; tantót lis sont plus bas
(fig. 2) tantót plus hauts (fig. 3). La carene entre les deu.t ambulacraires
postérieurs \'ar¡e cgalement; elle est plus proémincnte dans la figure 3
que dans la figure 2. De parcillcs variations ont deja élé meniionnécs par
Stoliczka et Rossmat.
NivEAu: Arrialoorgroup des Indes.
Hemiaster aff. cristatus Stoliczka
(planche I, fifí. 5 d 8)
1873. //í?)íiíasícr cris/íiíHS Stoliczka: Cretaceous fauna of Southern India, vol. IV, pan 3, p. 17,
planche III, fig. 2 d 5.
1887. Hemiaster eristatics White: Contribuifocs a Palconlologia do Brazil, p. 2ú i , pl. XXIII,
figuras 4,5, ti.
Longueur 24 mm.
Largeur 24 ,
Hauteur 25 „
Notre exemplaire est tres semblable a un Hemiaster du Brésil qui
a été décrit par White sous le nom de Hemiaster cristatus. II ne sen
distingue que par une forme plus ronde et par des ambulacres posté-
rieurs plus courts.
— 212 —
II ne me paraít i;uere possible d'identilicr les exempltiircs américains
avcc le Hemiasler crislalits des Indes, parce qu ils montrent un sommet
plus central et une forme plus réguliérement ovale. Gependant ils sont
certainement tres voisins des //t';H/'íT.?/er crisíalu ael indicus de l'yVrrialoor-
group des Indes.
CEPHALOPODA
Nautilus Bouchardianus D'Orb. var. Stoliczka
(planche I, fig. o ct i o)
1840. Nautilus Bnuchai'dianus D'Orbigny: Palcontologic iVanfaise, Tcrrain crctacc, I, p. 75,
planche XIII.
1859. Nautilus Bouchardianus Pictet: Tcrrain crclaccde Saintc-Croix, I.p. 142, planche -WIII,
figures 1 , 2, 3 .
Nautilus Bouchardianus varíete Stoliczka: Fossil Cephalopoda of Southern India, Pa-
leontologia Indica III, 10 i i 3, p. 2o3, pl. XIII, fig. 4.
Un fragment incomplet est a comparer avec la variété du Nautilus
Bouchardianus décrite par Stoliczka. Cette variété des Indes se distingue
de la forme nórmale europé^nne par la position interne subcentrale du
siphon. Or, nous observons justement la méme particularité chez notre
exemplairc (fig. 9, pl. I', qui rappclle cependant dans ses autres caracteres
le type européen.
NivEAú: La variété dü Nautilus Bouchardianus, décrite par Stoliczka,
se trouve dans l'Arrialoorgroup des Indes.
GASTROPODA
Cantharidus aff. striolatus Stoliczka
(planche I, fig. i i et i 2)
1868. Cantharidus striolatus Stoliczka: Gastropoda of the crctaceous rocks of Southern India,
Paleontología Indica V, 7 i 10, p. 374, pl. X.XIV, fig. i.
Largeur 14 inm.
Hautcur 20 „ ^
Angle apical 40 degrés
Notre exemplaire est semblable au Cantharidus striolatus des Indas.
Comme cette espéce, 11 posséde des tours convexes un peu anguleux, tres
peu rétrécis a la suture et ornes de stries longitudinales assez serrées. II
se distingue de Striolatus par sa forme plus haute et l'angle apical plus
petit.
NivEAn: Le Cantharidus striolatus se trouve dans 1 Arrialoorgroup
des Indes.
— 213 —
Turritella aff. Sylviana llartt
(planche I, íig. i5 ct ib)
1887. Tunitclla Sylniaiía Hautt dans Wiute Cunlribulfocs, p. 161, pl. XVIII, fig. 10.
I 89 I. Turritella Sylviana Behrendsen: Oslabhang, I, p.4ig.
Hauteur 26 nim.
Largeur 13 „
Angle apical 25 dcgrcs
Nos exemplaires se rapprochent de la Turritella Sylviana par les
caracteres suivants; Les tours sont concaves avec un angle saillant aii-
dessus de la suture et ornes de stui'es spirales tres fines. La distance entre
ees stries est inégale; quelques unes sont plus espacées que les autres.
Quant aux dimensions, notre forme est plutót a comparer avec les
individus de l'Arroyo Pequenco qu'avec le type qui reste plus petil selon
les indications de Hartt.
NivEAu: La Turritella Sylviana est connue du Danien de Maria Fa-
rinha (Brésil) et de Malargue.
Turritella afñnis Müller
(planche I, fig. i 3)
I 85 I. Turriiclla afjinis Müller: Pctrefactcn dcr Aachcncr Krcidc, II, p. 3i, pl. IV, fig. 11.
i8r>8. Turritella afjinis Stoliczka: Gastropoda of the cretaccous rocks of Southern India,
Paleontología Indica V, 5 ct 6, p. 2 i 9, pl. XVII, fig. i 7 ct i 8; pl. XI.X, fig. i 2 ct 1 3.
ün fragment ressemble tant aux figures de la Turritella q/Jinis de
Stoliczka que je ne doute pas de l'identité. Les tours convexes et enflés
en haut et en bas sont excaves au milieu. lis sont ornes de stries spirales
plus ou moins fines. La partie céntrale, concave des tours, porte plusicurs
stries, dont celle du milieu est la plus proéminente, tandis que les autres
sont tres minees. Cette partie concave est limitée de chaqué cote par une
ligne spirale assez forte qui forme une espece de carene, étant suivie vers
la suture de plusieurs stries moins fortes.
NivE.\u.- Trichinopolygroup des Indes; Sénonien d'Aachen.
Turritella multistriata Reuss
(planche I, fig. i 4)
1843. Turritella multistriata Reuss: Geognosiische Skizzen von Bohmen, pt. II, p. 207.
18Ó8. Turritella multistriata Stoliczka: Gastropoda of the cretaceous rocks of Southern India,
Paleontología Indica V, 5, p. 224, pl. XVII, fig. 8 á 14 ct 16.
Un petit fragment des tours supérieurs est absolument identique
avec les formes décrites ct figurées par Stoliczka (principalement les figu-
res 10 et 16, planche XVII). Les tours sont peu convexes; leur moitié
supérieure est lisse et oblique; leur moitié inférieure ornee de trois cotes
— 214 —
spirales. La supérieure de ees cotes est un pcu moins saillante que les
deux inférieures qui sont tres fortes.
NivEAu: Arrialoorgroup des Indcs; Turonien d'Kuropc.
LAMELLIBRANCHIA
Ostrea aff. Bomilcaris Coq.
(planche II, fig. i á g)
i8ó3. Oatrca Homilcaris CoyUANo; Dcscription gcoiogique ct palcontologiquc de la región bud
de la provincc de Constantine, pl. XXI, fig. 4, 5. 0.
l86(j. Ostyca Uomilcaria Coquand; Genre Ostrea, p. 24, pl. II, fig. 12 á i5.
*■
La collection de AL Roth contient de nombreuses coquilles d'une
Ostrea qui se distinguent par leur forme singuliére, coudée á aiigle droit.
A premiére vue, on constate des affinités intimes avec VOstrea Bomilca-
f ris de Coquand. Comme ce!le-ci, notre forme aussi se conde á angle
droit et se termine par un prolongement aliforme lateral.
La grande val ve oíTre e.xactement les mémes ornements que V Oslrea
Bomilcaris. Une serie de cotes rayonnantes, serrées et aigues part du cro-
chet; ees cotes se divisent plusieurs fois avant d'atteindrc le bord de la
coquille, forment de distance en distance des gradins, et sont croisées
par de nombreuses ligues d'accroissement qui produisent á 1 intersection
avec elles des aspérités écailleuses (voir fig. 134).
Notre espéce. probablement nouvelle, difiere cependant du type de
YOstrea Bomilcaris par plusieurs caracteres importants.
La grande valve qui présente, comme nous Lavons vu, beaucoup de
rapports avec VOstrea Bomilcaris, s en éloigne cependant par un dc\e-
loppement moindre du prolongement aliforme. La petite valve assez
plañe (fig. 5 et 6) est bien distincte de celle de l'espece de Coquand;
elle est presqu'entiérement dépourxue de cotes rayonnantes, dont ne se
montrent que de faibles traces vers les bords de la coquille (fig. 7).
On observe une assez grande variabilité chez notre espece; le prolon-
gement lateral est plus ou moins développé et courbé; les crochets sont
tantót a peu prés droits (fig. 1,3,4), tantót plus ou moins courbés (fig 2).
NivEAu: Ostrea Bomilcaris a été trouvé par Coquand dans le Dor-
donien de la province de Constantine.
Gryphaea aff. Pitcherí .Mort.
(planche III, fig. i , 2, 3)
1834. Gryphaea PiícAerí Mohton: Synopsis of thc organic remains of ihc creíaceous t'orma-
tion of United States.
1869. (htrca Pilcheri Coquand: Gcnrc Oslrea. p. 40, pl. IX, lig. o á i 2; pl. XII, fig. 5 ct 6.
Malheureusemcnt, je ne dispose ni des matériaux de comparaison ni
de la littcrature nécessaire pour identificr a\cc une siircté complete un
— 215 -
rrat;mcnt de la i,'rande val\c. Cepcndant notrc individu correspond bien
aux fii^Lires de Coquand, de sorte que je le reunís au moins provisoire-
ment avec la Grvp/iaea Piíc/ieri.
En comparant notre exemplaire avec les figures de Coquand, on re-
marque que son lobe latera! est un peu plus ctroit et que son crochet
est moins courbé.
NivEAu: Grvp/iaea Pilc/ieri se trouve dans Tctage Apiien de l'Amé-
rique du Nord.
Gryphaea vesicularis Laniik.
(planche III, fig. 4 á g)
1S06. Oslrea nesicularís Lahark: Annales du Musce, 8, p. 160, n" 5, pl. XXII, (ig. 3.
1843. üstrca iicsicularis D'Obbigny: Palcontolo^ie franíaisc. Tcrrain crclacc, t. III, p. 741;,
planche 487 .
iS()t>. O.'itrea t'esicularis CoQUANn: Genrc Ostrca, p. 35.
I 87 I. Gryphaea vesicularis Stoi.iczka: Crclaccous Fauna of Southern InJia. Serie \'I, Pcle-
cypoda, vol. III, n° 9 á i 3 , p. 466, pl. XLV, fig. 7 á 12.
I 900. Gryphaea itesicularis , Burckuardt: Profils gcologiqucs Iransvcrsaux de la CordiUere, p. 5 O ,
pl. XXVIII, fig. 3 et 4.
Plusieurs exemplaires peuvent certainement étre ideniifiés avec la
Gryphaea vesicularis, parca qu'ils montrent tous les caracteres essentiels
de cette espéce.
Un individu (ñg. 5, ó, 7) se rapporte le mieux á la figure i 2, plan-
che XLV de Stoliczka. La forme est exactement la méme; 1 aréa lií;a-
mcntaire est tres grande, excavée au milieu et le bord palléal est crénelé
pres des crochets.
Quclques autres exemplaires (fig. 4, 8, y) correspondent bien a la
variété étroite de la Gryphaea vesicularis íigurée par D'Orbigny dans la
planche 487, figure 6 á 9.
NivE.^u: Campanien de l'Europe et de IWmcrique scptentrionalc;
Arrialoorgroup des Indes.
Exogyra alT. lateralis Xilsson
(planche I. fig. 17, 18, 19)
1827. Ostrea lateralis Nilsson: Petrcfacta Suecana, pl. VIH, fig. 7 á 10.
1869. Ostrea lateralis Coquand: Genre Oslrea, p. 96, pl. XVIII, fig. 12; pl. XXX, figures
loa 14.
Je ne dispose que d'un seul exemplaire incomplet de cette Exogyra.
Ccpendant je crois pouvoir le rapporter á VExogyra lateralis de Nilsson,
avec laquellc elle montre beaucoup d'atlinité (comp. fig. i o et i i , plan-
che XXX de Coquand).
La grande valvc, couvcrte de strits d accroissemcnt asscz espacées,
montre des rugosiiés irrcgulieres; le bord postérieur est incomplet, mais
on y peut cependant voir des traces d'une expansión latérale.
— 216 —
La petite valve est ornee de stries concentriques espacécs et s;iillan-
tes. On remarque que la grande valve de notrc exemplaire est un peu
plus píate que l'original de Coquand.
NivEAu: Exogyra lateralis se trouve, selon Coquand, «dans la par-
tie la plus supérieure de i étage Santonien».
Cardita Morganiana Rathbun
(planche IV, lig. i á 7)
1875. Cardita Morganiana Rathbun: Procccdings of ihc Boston Socicly of natural hislorv,
vol. 17, p. 25o.
1887. Cardita Morganiana VViiite: Contribuigócs, p. 72, pl. VIII, fig. 18 á 21.
1891. Cardita Morganiana BEnRENosEN: Ostablang dcr argcntinischcn Cordillcrc, I, p. 419.
I 900. Cardita Morganiana Burckhahüt; Proíils gcologiqucs transvcrsaux de la Cordillcre, p. 5 i ,
pl. XXVIII, fig. 10 i i3.
Cette espéce est tres ahondante á Roca. Elle est en general bien
conforme aux descriptions et figures de White et Behrendsen. La forme
varié: elle est tantót ronde tantót plus ou moins carree. Les coquilles
sont plus ou moins equilaterales.
Nos e.Kemplaires different de la forme brésilienne par ieur moindre
epaisseur et par la plus grande longueur de 1 impression musculaire an-
térieure (fig. 2 et 5).
Un exemplaire montre encoré des traces de cotes rayón nantes qui
sont plus larges que les intervalles entre cUes et croisées par des lamcl-
les concentriques écailleuses (fig. 6 et 7).
NivEAu: Danien de Maria Farinha et Malargue.
Dosinia brasiliensis White
(planche IV, fig. 8 á i 2)
1S87. Dosinia brasiliensis White: Conlribuiíóes, p. 97, pl. VIII, fig. i3, 14, i5.
Hauteur 37 mm. 31 mm. 27 mm.
Largeuf 38 • „ 33 „ 28 „
Epaisseur 18 „ 15 „ 14 „
Nos exemplaires paraissent idcntiques avec la forme brésilienne. La
situation des crochets varié un peu; quclquefois (fig. 9), ils sont plus
centraux que ceux de l'espéce brésilienne.
NivEAu: Crétacé du Brésil íprovinccs de Sergipe et Para).
— 217 —
Tableau des fossües supracrétaciques de Roca
~ tres abondant
NOM DE L ESPECE
ECHINOIDEA
Hemiastcr pulliis Stol.
(pl I, fig. I á 4)
¡h'iniaster al) , cristatus Stol.
(pl. I, lig. 5 á 8)
CEPHALOPODA
Natitilus Buuchardianus iJ'Orb.
var. Stoliczka
(pl. I, fig. g ct 10}
GASTROPODA
CantharhiusalX. stridatui; Stol.
(pl. I, lig. II L'l 12)
7'iííTi/t'//£7 alV. S}Í2'iana líartt
(pl. I, fig. i 5 el I 6)
TurritelUí ¿ifjinis Müllcr
(pl. I, i'i'¿. I 3)
TurritclUí multistriata Kcu^s
(pl. I, fig. 14)
LAMELLIBRANCHIA
Ostrcij all". Bomilcaris Coq.
(pl. II, fig. I a 9)
Gryphaca atí. PiUiícri Morí,
(pl. III, fig. 1,2,3)
Gryphaea vcsicularis Lnmk.
(pl. III, fig. 4^0)
Exogyra2iñ. lateralis Nilss.
(pl. I, fig. 17, 18, 19)
Carciita Morganiana Rathbun
(pl. IV, fig. I á 7)
Dosinia brasiliensis Whitc
(pl. IV, fig 8 á 12)
AUTRES LOCALITES
DE l'aMÉUIQUE
DU SUU
Crctacc de Scrgipc
Brcsil (Whitc)
Ma largue
{Behrcndi.cn)
NIVEAU
DE l'eSI'ÉCE
Arrialoorgroup
des Indcs
Arrialourgroup
des Indes
Pírcala (Malargue)
(Burckhardt)
Maria Farinha
(White)
Malargue
(Behrend., Burck.)
Crctacé de Sergipe
et Para
(Albien d'apréb Dou-
villé)
Dánico
Trichinopolygroup
dea Indes
Sénonien d'Aachen
Arrialoor et Trichino-
polygroup des Indes.
Turonien et Sénonien
d'Europe
ESPECES VOISINES
Jlcmiaster cristatus
Ucmiasícr indicus
Cantharidus atriD-
latiis Stul.
Turritclla Sylviana
Campanicn d'Europe
Arrialoorgroup
des Indes
Danicn
NIVEAU
DE CES ESPECES
Arrialoorgroup
des Indcs
Arrialoorgroup
des Indes
Danicn de Maria
Farinha (Bresil)
Ostrca Bomilcaris
Coq.
Gryphaca Pilchcri
Mort.
Exogyra lateralis
Nilss.
Cardita dux
Oerhardt
Dordonicn
de Constanlinc
Apiicn de
i'Amcriqucdu Nord
Crciacc supcricur
Crelacc
de Venezuela
218
III
CONSIDÉRATIONS
SUR L AGE DU GI3EMENT DE ROCA ET SUR LA GEOGRAPHIE DE LAMÉRIQUE DU SUD
VERS LA FIN DE LA PÉRIODE SUPRACRÉTACIQUE
Le tablean paléontologique précédent montre que les assises marine?
de Roca sont á paralléliser avec le Sénonien supérieur ct le Danicn,
Onze entre les treize espéces caractérisent ailleurs le Sénonien supérieur
ou le Danien, ou sont au moins voisines des fossiles caractéristiqucs pour
ees deux étaí^es.
La plupart des fossües montre des relations intimes avec des formes
de l'Arrialoorgroup des Indes. Hemiaster piillus, Turrilella multistriala
ct Gryphaea vesicularis se trouvent dans les deux rcgions et le Naiililus
Boiichardianus présente á Roca justement la mémc varíete qu'aux Indes.
Un Hemiaster {Hemiasler añ. cristatus) est en tout cas tres voisin des
Hsmiasler cristatus et iniicus des Indes, et un Cantharidus (Canthari-
diis aff. striolatus) rappelle beaucoup fuñique représentant de ce genre
qui a été observé dans rArrialoorgroup.
Des rapports avec le Danien de i\Laria Farinha (Pernambuco) et de
Malargue sont annoncés par la présence de la Cardita Morganiana qui
est tres abondante á Roca et par une Turritella qui ressemble beaucoup
á la Turritella Svlviana Hartt.
Entre les buitres, se trouve une espéce fort intéressante et probable-
ment nouvelle, qui est étroitement liée avec VOslrea Bolmicaris. décritc
par Coquand du Dordonien de la province de Constantine.
Si l'étude paléontologique nous autorise á placer le gisement marin
de Roca dans le Sénonien supérieur et le Danien. elle peut nous donner
en outre des ronseignements précijux sur 1 age des gres á Dinosauriens
et á Crocodiles de la región dn Rio Negro et du Limay. Nous devons en
efíet admettre que ees roches aussi appartiennent, en partie au moins,
au Sénonien et Danien. Une pareille conclusión parait completement
justifiée, car la conche marine de Roca sintercale sous forme d'une len-
tiUe éntreles gres guaranitiques, comme nous 1 avons déjá vu ci-dessus
(voir le cliché).
Le gisement supracrétacique de Roca peut nous guider aussi dans
des recherches sur la géographie sud-américaiiie pendant les derniers
temps de la période supracrétacique.
Par M. Kossmat, nous savons que 1 Océan .Atlantique a déjá existe
vers la fin de l'époquc crétacée. Cettc conclusión se base en partie sur
les rapports múltiples entre les gisements supracrétaciques du Brésil et
— 219 —
des Indes. Au Brésil. on distingue surtout deux assises supracrétaciques:
une plus ancienne qui alileure dans la province de Sergipe et une plus
moderno qui s'observe á Pernambuco. Tandis que la premierc a été
placee tantót dans le Cénomanien ('), tantót dans le Gault supérieur('),
la seconde correspond, suivant les auteurs. au Danien. Les deux assi-
ses brésiliennes appartiennent, selon M. Rossmat, á la province atlan-
tique de la période supracrétacique.
J'espere pouvoir démontrer ci-aprés que cette province marine occu-
pait une partie considerable de l'Amérique méridionale s'étendant vers
louest jusqu'á la reglón andine actuelle et vers le sud jusqu'aux alentours
du Rio Negro.
Entre les faits qui nous permettent une pareille conclusión, il faut
citer en premier lieu lexistence de gisements supracrétaciques á Malar-
gue et Los Huincanes. Ces deux affleurements ont été découverts par
M. Bodenbender (') et leur contenu paléontologique a été étudié tres soi-
gncusement par M. Bchrendsen O. Ce savant a demontre que plusieurs
espéces de Malargue et de Los Huincanes (notamment Cardita Morga-
niana et Turritella Sylviana) sont identiques avec des espéces du Crétacé
supérieur de Pernambuco. Jai pu confirmer les conclusions de M. Beh-
rendsen et Jai pu constater, pendant notre premiére expédition. des rap-
ports intimes entre le Crétacé de Malargue ct celui de Pernambuco.
Cependant jai place le gisement de Malargue dans le Danien en me ba-
sant sur les résultats de M. Rossmat, tandis que M. Behrendsen l'avait
parallélisé avec l'Eocéne (").
Dans le présent travail, j"ai demontre que l'assise marine de Roca
conticnt une faune qui offre beaucoup de rapports avec les fossiles su-
pracrétaciques de Malargue et du Brésil. Plusieurs espéces sont identi-
ques (Hemiaster aff. cristalus, Turritella atf. Sylviana, Cardita Morga-
niana. Dosinia brasiliensis et Gryphaca vesicularis), et la faune de Roca
montre aussi bien que celle du Brésil et de Malargue beaucoup d'affinité
aec les étages supracrétaciques de l'Inde, notamment avec TArrialoor-
group.
Les faits exposés nous démontrent que la province marine atlantique
{^) KossMAT, F.; Die Bcdcutung dcr stidindischen Krcidefonnntinn filr die Bcurthcilimg dcr
geographischen Verhdltnissc inalirend der spdlern Kreide^eit, «Jahrbuch dcr k. k. gcologischcn
Reichsanstalt», Wien, XLIV, Heft 3 ct 4, p. 469, 1894.
(') De Lapparent, A.: Traite de géotugic, 4 cdition, igoo. p. i3i i.
(■*) Bodenbender, G.: Sabré el terreno jurásico y cretáceo en los Andes argentinos, «Bole-
tín de la Academia nacional de Córdoba», tomo XIII, p. 5, 1892.
{') Behrendsen, O.: Zur Geologie des Ostablianges der argentinischcn Cordillcre. « Zcit-
schrift der deutschcn gcologischcn Gcscllschaft» , 1891, p. 369; 1892, p. i.
C") BuRciinARDT, C: Pro/ils géologiques íransi'ersaux de la Cordillére argentino- chiUenne,
«.\nalcs del Musco de La Plata», 1900, p. 91.
— 220 —
du Crctacé supérieur s'étendait depuis le Brésil jusqu';iux Andes vers
l'oLiest et jusqu'au Rio Negro vers le sud. L'Occan Atlantique des temps
supracrétaciques a done certainement occupé une partie considerable de
lAmcrique méridionale actuelle en léchant la región andinc actuelle et
en pénétrant vers le sud jusqu'au coeur de la Patagonie.
La différence notable entre les gisements supracrétaciques du versant
oriental des Andes et les dépóts isochrones du bord du Pacifique a déjá
été signalée par moi á plusieurs reprises ('). Les conches de Quiriquina
au Chili, si bien étudiées par MM. Stcinmann et Moericke O, dilierent
notablement de tous les gisements que nous avons étudiés ci-dessus.
Des gres verts contiennent, á Quiriquina, une riche faune d'Ammonites.
Quoique ees couches correspondent exactemcnt au méme niveau que
notre gisement de Roca, étant parallélisées par Steinmann(") et Rossmat
avec le Sénonien supérieur, je nai pas pu découvrir une seule espéce
commune aux deux localités. Au contraire, le caractére general des assiscs
est déjá bien ditlerent: á Quiriquina, c'est un dépót riche en Ccphalo-
podes; á Roca et a Malargue, ce sont des couches pleines d'huitres et
d'autres bivalves et gastropodes. Nous pouvons done présumer que les
dépóts supracrétaciques du Chili appartiennent á une autre province ma-
rine que les gisements du versant oriental de la Cordillcre, et qu'iis se
sont formes dans l'Océan Pacifique des temps supracrétaciques.
L'étude géologique de la Cordillére nous montre que la différence
entre les gisements supracrétaciques orientaux et occidentaux de l'Amé-
rique méridionale est duc, en effet, á la séparation des deux par des Ierres
continentales et ne s'explique pas par de simples différences de facies,
comme on pourrait peut-étre le croire á premiére vue.
II convient de noter d'abord que des dépóts supracrétaciques n'ont
pas été observes dans la región andine céntrale entre le 3 3^ et 40" degré
latitude sud. Pendant deux expéditions dans ees régions, je n en ai jamáis
pu trouver la moindre trace au centre de la montagne.
Au contraire, a Lonquimay, jai pu observer une lacune entre les
couches médiojurassiques et suessoniennes, les secondes étant superpo-
sées en discordance (*) aux premieres.
11 est clair qu'une pareille lacune ne s explique que par l'hypothése
d'une période de terre ferme et d'érosion supracrétacique qui a precede
le dépót des couches suessoniennes.
( ) BüRCKiiARiri', C; Prt'Jils génlogiques transi'crsaux de Ui Cnrdillvrc argeniinn-chilicnnc^
«Anales del Museo de La Plata», 1900, page io5.
(") Stf.in.mann, G., W. Deecke und \V. Moericke: Das Altcrund dic Fauna der Quiriqtiina-
schichten in Chile, «Neucs Jahrbuch für Mineralogie», Bcilagcband X, Hcft 1, 1895, p. i.
{^) Steinmann.G.: 1. c.,p. 27.
(■') liL'RCKiiARDT, C: Coupc géoldfíiquc de la Cordillére enlre I.as Lajas et Ctiracautin,
«Anales del AIusco de La Plata», ii)oo.
— 221 —
A Malarguc, iious obscrvons d'autres faits qui mettent en cvidence
que les Andes centrales ont été torre ferme pendant la periodo supracré-
taciquc. Les dépóts supracrétaciques sont confinés dans cette región au
versant orienta! de la Cordillcre oü nous en observons une serie asscz
puissante.
A la base des couches daniennes et sénoniennes, déjí\ examinées ci-
dessus, affleure une serie de dépóts clastiques qui augmente en épaisseur
et en grosseur de Test a l'ouest. Les gres fins du bord oriental de la
Cordillcre sont remplaces vers Touest par des conglomérats grossiers et
tres puissants qui marquent sans doute le rivage occidental de l'Océan
Atlantique des temps supracrétaciques, et nous annoncent ainsi que le
centre mcme de la Cordillére — dépourvu de dépóts supracrétaciques —
a été terre ferme pendant cette époque (').
L'Océan Atlantique supracrétacique a été limité aussi vers le sud par
des masses continentales. A Roca, nous avons vu que les calcaires ma-
rins du Sénonien et Danien ne forment qu'une lentille intercalée entre
les gres guaranitiques.
Ces gres á Dinosauriens sont certainement des dépóts terrestres. Lcur
extensión vers le sud est tres considerable. MM. Roth et Ameghino (") les
ont constates depuis le Rio Negro jusqu'au Rio Deseado (Chubut) et plus
au sud; et M. Hatcher (') les sígnale de plusieurs locaütés de Santa Cruz.
II est évident que les gres guaranitiques se sont formes sur un
continent austral qui occupait la Patagonie septentrionale actuelle et qui
limitait l'Océan Atlantique vers le sud (').
La lentille marine de Roca nous annonce sans doute une baie aus-
trale avec iaquelle l'Atlantique supracrétacique a penetré dans le continent
patagonien.
En résumant les faits exposés, nous arrivons aux idees suivantes sur
la géographie sud-américaine vers la fin des temps supracrétaciques: Un
large continent occupait la partie australe de l'Amérique et principale-
ment la Patagonie septentrionale actuelle. 11 se prolongait vers le nord
sous forme d'une presqu'ile assez étroite á lemplacement de la Cordillére
(') BuucKHARDT, C: Projils géulogiques transiiersaux de la Cordillére, «Anales del Musco,
de La Plata», 1900, p. 104.
(') Ameghino, Fl.: L' age des formatioiix sédiinentaircs de Patagonie, «Anales déla Sociedad
Científica Argentina», t. L, 3 et 4, Sept. et Oct. 1900.
(') Hatcher, J. B.: Sedimentary rocki of Southern Patagonia, «American ¡ournal oí
Science», vol. IX, igoo, p. q3 á 96.
(*) Ce continent patagonien faisait peut-étre partie du grand continent pacifique, dont nous
avons signalc rccemment des traces gcologiques (voir Burckhardt, C: Traces géolngiqíics d'un
ancien continent paci/ique. «Revista del Museo de La Plata,» t. X, 1901).
— 222 —
céntrale actuelle. Ces ierres séparaient l'Atlantique, qui pénétrait vers
Touest jusqu aux Andes et vers le sud jusqu au Rio Negro, du Pacifique
qui baignait la cote occidentale du Chili actuel '').
Dr. C. Brf(CK.HABDT.
La Plau, Abril i ooo.
(') Je me proposc de donncr plus tard une rcconstruction graphiquc des mers jurassiqucs
ct crclaciques de rAmcriquc auslralc aprés avoir fait la revisión des matériaux palcontologiqucs
en Europc.
EXPLICATION DES PLANCHES
Toiis les fcissiles proviennent de l;i coiiclie marine supracrctaciquc de líoca.
(Tcmtes les li.siires sont de graiuleur iiaturelle.)
Planche I
Fi;íures: —
1 — 4 Ikmlastci- pullus Stoliczka.
5^8 Hcmiastcr aff. cristatus Stolicz1;a.
9—10 Ntiiitiliis Boiichariliaiuis D'Orb. \-ar. .St(iIio7,l;i
11 — 12 Cantkaritiiis aíí. s/rii'/a/i/s Sliilio/.ka.
13 Tnrritclla affinis Míiller.
1 4 Tiin'itclla multistriala Rciiss.
15—16 Tiirrildla a.n. Sylviaiía Ilaitt.
17—19 Jixo^yi-a í\^Í. lalcralis Nilss.
Planche II
1 — 9 Ostrca wfí. /lomili-tiris CiH]
Planche III
1 — 3 dypltaca M. l'itcliai MdiI.
4 — 9 (lry/<liaea ■¡'csiciiinris LainU,
Planche IV
I —7 Cardita Morgaiiiaiía Katlihiiii.
8 — 12 Dosiniíi /ira.il/ie>tsis U'liilc.
Rev. del Museo de La Plata — Tome X.
Gisement supracrélaciquc de Roca — Pl. 1.
m
7
lAM.KlillS niil. MU5KI)
Rev. del Museo de La Plata — Tome X.
Gisement supracrétacique de Roca — Pl. 11.
TALLERES DEL MUSEO
Rev. del Museo de La Plata — Tome X.
Gisement supracrétacique de Roca — Pl. HI.
^^
y "
TALLER liS DEL MUSliO
Rev. del Museo de La Plata — Tome X
Giseinent supracrétacíque de Roca — PI. IV .
i'ALLbRMb UEL MUSliO
LE
LIAS DE LA PIEDRA PINTADA
(NEUgUEN)
Dr.S.ROTH, Dr.F.KURTZ
Dr.C. burckhardt
AVEC QUATRE PI.ANCÜES
Tomo X 2 3
I
La découverte du gisement de la Piedra Pintada
avec un aper^u géologique de la región entre le Pichipicum-Leufu et le CoUon-Cura
par SANTIAGO ROTH
CHABGÉ DE LA SECTION PALÉONTOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA
Avec planches I ct 11
Déjá en 189 5, lorsque je fis la découverte du dépót marin de la
Piedra Pintada, j'y avais trouvé, á cote de quelqucs empreintes de Fougéres
et de Cycadées, une feuille tres singuliére, assez mal conservée. L age iia-
sique du gisement a pu étre determiné par M. le Dr. Cari Burckhardt en
suite d'un examen préiiminaire des mollusques marins que j'avais rap-
portés de la Piedra Pintada O.
Cette année-ci (i 899), j'ai visité de nouveau la región de Piedra Pin-
tada pour faire des études géologiques, au service du Musée de La Plata,
dans la contrée située entre le rio Limay et le rio Senguerr. Pendant ce
voyage, j ai levé un nouveau profil entre le Pichipicum-Leufu et le lac
Nahuel-Huapi. A la Piedra Pintada, je me suis détenu un jour, et c est
alors que j'ai pu découvrir, dans les couches marines du Lias, deux em-
preintes de feuilles semblabies a des Dicotylédones.
L'extension enorme de ma región d'études ne me permit pas de res-
ter quelques jours de plus en cet endroit si intéressant. Je me suis borne
á lever un profil general sans en étudier tous les détails.
A mon retour de voyage, j'ai montré ees empreintes vegetales á M.
Hauthal qui doutait que ce fussent de vraies Dicotylédones parce qu'elles
avaient été trouvées en compagnie de mollusques liasiques. Ensuite, M.
le Dr. Kurtz a eu la bonté de déterminer ees empreintes vegetales. Je
luí avais remis les empreintes douteuses de Dicotylédones sans lui com-
muniquer qu'elles avaient été trouvées ensemble avec des mollusques
liasiques.
(^) Santiago Roth: Apuntes sobre la geología y la paleontología de los Territorios del rio
Negro y Neuquen, «Revista del Museo de La Plata», lomo IX.
— 228 —
M. Kurtz m'a écrit que les plantes de la Piedra Pintada annoncent
sans doute un age liasique, mais qu'entre eiies se trouvent trois em-
prcintes de Dicotyiédones. Une pareille association, dit M. Rurtz, n'est
pas permise. Elle doit s'expliquer par un changement de números de
la coliection ou par des dislocations de couches, ou bien, enfin, 11 se
peut que les Dicotyiédones proviennent d une couche plus haute et se
soient mélées par hasard avec les fossiies liasiques.
Aucune de toutes ees objections ne peut étre soutenue.
J'ai trouvé moi-méme les plantes et j'en ai été frappé au premier
moment, de serte qu un changement ultérieur de números n'est pas ad-
missible. De fortes dislocations, qui pourraient nous permettre de croire
á un chevauchement de couches ou bien á une grande faille, n existent
pas dans la región. La photographie du gisement, reproduite dans la
planche II, demontre clairement que les couches se succédent d"une ma-
niere tres réguliére, n'ayant guére changé leur position horizontale primi-
tive.
Enfin la roche si caractéristique du banc, qui renferme les plantes
douteuses, permet de reconnaítre, á premiére vue, que ees empreintes pro-
viennent de la méme couche que les Fougéres. Done la nature de la ro-
che nous demontre que les plantes en question ne peuvent pas provenir
d'une autre couche que le reste de la flore. En outre, toute la coUine
est formée par un dépót marin qui contient des fossiies liasiques. Les
mollusques liasiques, décrits ci-aprés par le Dr. C. Burckhardt, provien-
nent des couches qui limitent e)i bas et en haut le banc avec les plantes.
On voit done qu'il ne serait pas douteux que les couches liasiques de
Piedra Pintada eussent fourni les plus anciennes Dicotyiédones connues,
si les restes en question appartenaient réallement á cette classe végétale.
Cependant, M. Kurtz, aprés un examen minutieux des plantes, est arrivé
au résultat que les soi-disant Dicotyiédones sont probablement á rattacher
au genre Dictyophyllum (voir la seconde partie du présent travail).
Etudions maintenant briévement le nouveau profil general depuis
r arroyo Pichipicum - Leu/u jusqu'au rio Co/lon-Cura (voir le profil de
la planche I).
C'est une coupe sommairCj car je n'ai pas eu le temps de faire une
levée géologique détaillée de la región. J'ai dú me contenter de rester
trois jours dans cette contrée qui posséde une étendue d"environ cent
kilométres. Malgré cette courte visite, jai cependant pu faire des obser-
vations un peu plus détaillées qu'auparavant en traversant cette fois la
región au sud-ouest du chemin qui conduit au CoUon-Cura.
Avant dentrer dans la description géologique, jedonnerai une courte
description de la routc pour ceux qui voudront plus tard visiter le gise-
ment et contróler mes données.
Le chemin, qui conduit de Roca á Junin de los Andes et au lac
— 229 —
Nahuel-Huapi, quitte pros de larroyo Pichipicum-Leufu la vallée du
Limay, aprés avoir suivi ce fleuve jusque la. II tournc vers le nord en
loní^eant la vallée si large du Pichipicum-Leufu. Ce ruisseau aujour-
d'hui petit parait avoir été jadis un grand fleuve. Aprés avoir suivi le Pi-
chipicuin-Leufa a une distance de deux üeues, on atteint un plateau
caractéristique qui, a peu prés plat, a une hauteur d'environ trois cents
metres au-dcssus du fond de la vallée. C'est un haut plateau tres éten-
du, mórcele par des gorges (cañadones) profondes en fragments plus ou
moins grands.
A peine a-t-on gagné la hauteur, que le chemin descend dans un
de ees cañadones nommé Las Verlientes. parce qu'il donne naissance á
de nombreuses sources. Un petit ruisseau avec de l'eau excellente coulc
dans ce cañadon assez marécageux. On le suil vers le sud jusqu'á la
Piedra de Águila. La, le ruisseau se détourne á l'ouest, reíjoit un af-
fluent de Test et atteint ensuite le Limay en traversant une vallée assez
étroite dirigée vers le sud-est.
Depuis Piedra de Águila, le chemin nous méne par le cañadon vers
1 ouest (pour éviter le marécage i! faut toujours suivre la rive droite du
ruisseau) jusqu á ce que Ton arrive a un cañadon lateral, assez étroit,
parcouru par un petit ruisseau profondément encaissé. Tandis que la
route charretiére suit le cañadon principal, nous choisissons au contraire
le cañadon lateral, oCi un sentier nous mene aprés deu.x lieues de mar-
che á la Pampa de la Piedra Pintada. C'est un bassin assez large dont
la longueur dépasse une lieue. Probablement nous avons á faire á un
ancien fond de lac. De la, notre chemin nous conduit par une vallée la-
térale qui se rétrécit vers l'ouest en une gorge rocheuse.
En montant cette gorge, on atteint, aprés quelques heures de marche,
la hauteur du col nommée Angostura. Le voyageur y trouvera géné-
ralement peu d'eau, mais un bon páturage.
Aprés avoir traversé plusieurs coUines, on arrive au plateau de Col-
Ion- Cura qui s'étend jusqu'á la Sierra Chapelco en formant une im-
mense plaine á peu prés horizontale.
Avant d'atteindre le rio CoUon-Cura, on rejoint la route charretiére
qui fait un grand détour pour y arriver, de sorte qu'il vaut mieux sui-
vre le premier sentier a droite. Notons encoré que, depuis ¡'Angostura
jusqu'au rio Collon-Cura, on ne trouve point d'eau.
Quant au gisement liasique avec les plantes, il se trouve surlespentes
d'une colline. qui s'éléve á un kilométre de distance du chemin, dans
une vallée latérale assez large. Cette vallée débouche dans la Pampa de
la Piedra Pintada, en sortant de la sierra depuis le sud-ouest. On la ren-
contre a gauche, aussitót aprés avoir atteint la Pampa. A l'aide de la
photographie (planche II), il ne sera pas trop difficile de distinguer la
colline de quelques autres qui ^en^■ironnent. Notons enfin que, prés de
— 230 —
la Piedra Pintada, ne se trouve généralement point d'eau. II vaut mieux
installer le campement á deux lieues plus bas, aux bords du pctit ruis-
seau profondément encaissé que nous avons déjá mentionné ci-dessus.
De la, on pourra aller chercher de 1 eau; j'ai pu découvrir pendant ma
derniére visite une source tres faible tout prés du gisement liasique.
Passons maintenant á la description géologique du profil (voir le
profil de la planche I).
Comme je Tai déjá demontre dans mon travail antérieur O, on voit
prés de l'arroyo Piclupicum- Leiifu que la formation de gres rouges d
Dinosauriens, tres répandue dans la partie inférieure du rio Limay, est
surmontée par un dépót de tufs gris. Ces tufs, dont l'extension en Pata-
gonie est tres grande, correspondent aux conches de Santa Cruz. Je les
designe sous le nom de Tujs de Collón- Cura.
A l'embouchure méme de l'arroyo Pichipicum-Leufu dans le Limay,
affleure unt formation de quar^^ile gris, certainement plus ancienne que
le gres rouge.
Je n'ai retrouvé nulle part ailleurs ce quarzite.
II est étonnant que M. Zapalowicz n'ait pas vu cette formation. Ce-
pendant i! a dú visiter la localité parce qu'il écrit("^: «Immédiatement
avant l'embouchure de l'arroyo Pichipicum-Leufu, sobserve sur la rive
gauche du Limay un gres rougeátre tres dur.» II est vrai qu'á l'endroit
indiqué n'alfleure que peu de quarzite a la base du gres. Mais dans les
parties supérieures du Limay, il compose des bañes tres puissants, fáci-
les á constater.
Le gres rouge, tres puissant á Test du Pichipicum-Leufu, diminue
vers louest. Sur les pentes occidentales de la vallée on n'en trouve que
peu de traces. La sobserve un gisement intéressant de Loess, intercalé
entre le gres rouge et les tufs de Collon-Cura. Pendant mon premier
voyage, je n'ai pas observé ce loess, qui parait identique avec mon
«Loess fluvioterrestre», en rappelant le loess inférieur de la formation
pampéenne qui affleure a Entre Rios á la base de la formation tertiaire
marine. Notre loass tres dur et homogéne est d'une couleur jaune sale.
De petits canaux sont parsemés dans sa masse dans toutes les directions;
des concrétions calcaires y sont tres rares.
J ai cherché en vain des fossiles dans le loess, mais une roche tres
semblable du Territoire de Chubut m"a fourni une grande quantité de
mammiféres, qui ressemblent á des genres et espéces dccrites par Ame-
ghino des conches á Pyrotherium.
II convient de faire ressortir que le loess n'est pas limité a une cer-
(') Apuntes sobre la geología, etc.
(") Dr. Huüo Zapalowicz: Das Rio Negrogebiet in Patagonicn, fcDenkschrifien der k. k.
Akademic der Wissenschaftcn-» , Wicn, Bd. LX., 189 3.
— 231 —
taine période ni en Patagonie ni ailleurs. C'est au contraire un facies
particulier qui se répete á dilíérents niveaux. C est ainsi que j ai ob-
servé au rio Frias un dépót de loess qui ne peut pas étre plus ancien
que pliocéne, tandis qu un gisement á 1 est du Valle de Genova m'a
fourni des restes de mammiféres caractéristiques pour la formation de
Santa Cruz.
Notre loess de Pichipicum-Leufu doit appartenir au tertiaire infé-
rieur, étant intercalé entre les tufs de CoUon-Cura avec leurs mammifé-
res de Santa Cruz et les gres rouges dont 1 age crétacique est fixé par
les restes de Dinosauriens.
Les tufs de Collon-Cura sont surmontcs par une vaste nappe andé-
sitique Olí basaltiqíie. Nous pouvons observer une fameuse mélamor-
phose de contact á la limite des deux roches. Le tuf gris clair a la base
du basalte devient d abord jaune, ensuite rouge, de plus en plus foncé
á mesure qu on s approche de la nappe néovolcanique. Au contact méme
le tuf montre la méme couleur que le basalte superposé. La nappe basal-
tique a comblé toutes les irrégulariiés du sous-sol, en couvrant les con-
ches sous-adjacentes á la hauteur du platean. Ce n est que dans la vallée
de Las Vertientes qu'on observe de nouveau les tufs.
Dans les environs de la Piedra de Águila, affleure une formation
porpliyrique composée essentiellement de tufs porphyriques. Si bien il
m'est impossible de fixer 1 age exact de cette formation, il est cependant
certain qu'elle doit étre plus ancienne que les tufs de Collon-Cura, les-
quels la surmonient par place. Tandis que les coUines du versant nord-
est du cañadon sont principalement formées par le tuf de Collon-Cura,
nous voyons la formation porphyrique bien développéa á l'ouest.
En montant la vallée, on observe, immédiatement avant d'arriver á
la Piedra Pintada, une roche rouge et jaune de couleurs tres vives qui
certainement ont donné le nom á la localité. C est une formation de tuf
rouge C^} alternant avec des gres grossiers et des breches puissantes, per-
cée par des filons porphyriques et basaltiques. Au-dessus s'observent par
place les tufs de Collon-Cura et des nappes néovolcaniques.
Les tufs rouges occupent une position horizontale jusqu'aux envi-
rons de la Piedra Pintada.
C'est ici oú commencent les couc/ies liasiques qui contiennent les
plantes et les mollusques marins décrits ci-aprés. La nature et la cou-
leur jaunátre des roches est exactement la méme que celle des tufs en-
vironnants. Ainsi s'explique le fait qu'aucun des géologues qui ont visité
la región, ne les a découvertes malgré que le chemin passe tout prés du
gisement. Dans la partie inférieurc de la Pampa de la Piedra Pintada.
(') Ce tuf rouge rcssemble par place á un tuf trachytiquc. Cependant I'examen microsco-
pique seul pourra nous enseigncr la composition de la roche.
— 232 —
nos couches sont généralcment horizontales; ce n'est que plus haut,
avant d'arriver a la gorge étroite de \' Angosíura, qu'on observe prés du
contact des couches marines avec le gneiss et le granit des dislocations
assez fortes. M. Zapalowicz a aussi observé ees dislocations qu il sígnale
avec les mots suivants O: «Les couches montrent des dislocations ayant
perdu pour la premiére fois leur position horizontale primitive.» Par
centre les profils que ce savant a dressés de la región entre Pichipicum-
Lcufu et la Cordillera des Andes (profil n°4) et de la Sierra de la An-
gostura (fig. 6,p. 542) sont, pour moi, difficiles a comprendre. Si je
navais pas sous les yeux la description topographique excellente de la
región que Zapalowicz a donnée, je serais disposé á croire que cet auteur
s'occupe d'une contrée tout-á-fait diflerente!
II ne peut subsister aucun doute qu'il se refere á la Pampa de la
Piedra Pintada quand il dit(p. 542): «Im obersten Thalkessel gegen SW.
fortschreitend, erreicht man zuerst eine flache Andesitkuppe (fig. G), hie-
rauf im Liegenden den festen gelblichen quarzreichen Sandstein, noch
weiter eine Zone von dunkelm anscheinend geschichtetem Augitandesit
und schliesslich rothe, dichte, gebrannte Tutíe mit weissen bandartigen
Zwischenlagen, nach Xordosten mit 14° Neigung einfallend. Im Liegen-
den der rothen Tuffe folgt in grosser Máchtigkeit abermals Andesit.»
Nous ne trouvons mentionnés ni le gneiss ni le granit, et cependant
ees roches, qui forment la plus grande partie de la Sierra de la Angos-
tura, ne peuvent guére échapper aux yeux de I'explorateur.
Selon mes observations, nous pouvons constater la serie suivante
dans la Pampa de la Piedra Pintada. Avant d'entrer dans cettc vallée. on
observe une roche porphyrique et qui compose les premieres coUines de la
pente occidentale. Sans doute je ne veux pas nier par cela Texistence de
roches andésitiques, ayant pu constater moi-méme des roches néovol-
caniques.
Separé du porphyre par un vallon étroit, s'éléve une serie de colli-
nes (cordón de colines) qui m"a fourni les plantes et les fossiles marins,
décrits ci-aprés. La roche est un tuf rougeátre, mentionné aussi par
Zapalowicz. Au bord du chemin méme, je n'ai pas pu trouver de fos-
siles. Les fossiles liasiques marins, décrits par le Dr. C. Burckhardt (voir
la troisiéme partie de ce travaii avec la planche IV et les plantes exami-
nées par M. le Dr. F. Kurtz; voir la seconde partie de ce travaii avec la
planche III), proviennent dune colline située á un kilométre de distance
du chemin, comme nous ra\ons déjá mentionné ci-dessus. Cettc colline
avec le gisement liasique (voir la photographie, planche 11) est facile á
reconnaitre par la couleur rougeátre et les pentes assez escarpéis. Elle est
constituéi de bas en haut par la formation marine. A la base, s observent
(') Zapalowicz: I.cit.,p. 5^2.
— 233 —
des calcaires marneux obscurs qui passent en haut peu á pcu dans une
sorte de gres tufeux de couleur rouge jaunátre. Par sa composition, ce
gres rcssemble aux tufs rougeátres qui alHeurent dans la plupart des autres
collines.
Intercalé entre ees conches, qui conticnnent tóales des fossiles ma-
rins liastques, s'observe le banc avec les Fougéres et Cycadées, renfer-
mant lui-méme aussi des restes de fossiles marins. Ce banc est siirmonté
de conches qui contiennent les mémes fossiles liasiqíies que les conches
básales de la colline.
Toutes les conches de la colline plongent avec i 5 degrés environ
vers le sud.
A cóté de la colline liasique décrite et séparée d'elle par une gout-
tiére, sobserve une autre colline beaucoup moins élevée. Filie est lormée
par un gres gris assez friable, qui contient aussi des empreintes de plan-
tes malheureusement mal conservéss. Je n'ai pas pu y trouver des mol-
lusques marins.
II est tres probable que les plantes de la petite colline sont aussi
liasiques. Un peu plus a Test, affleure une roche semblable oú j'ai ra-
massé des Harpoceras du groupe de \' Harpoceras complanatum et quel-
ques autres mollusques.
La región entre les gisements liasiques de la Piedra Pintada et l'An-
gostura est occupée par des tufs rougeátres et des dépóts marins de la
méme couleur.
Ces roches alternent avec des breches et sont percées de roches néo-
volcaniques. Tandis que les couches sont d'abord horizontales en gene-
ral, elles deviennent au contraire de plus en plus disloquées á mesure
qu'on s'approche de \a gorge róchense de I' Angostura. A Tentrée de cette
gorge, a un kilométre de distance du chemin, s'observe le contact entre
la formation marine et le gneiss et granit. On y trouve une concordance
complete entre les couches marines et le gneiss qui les couvre. De ces
observations parait résulter que le gneiss et le granit sont ici plus jeunes
que le Lias, ne pouvant pas appartenir á l'Archéique, comme je Tai sup-
posé auparavant O.
Les Sierras de la Angostura, qui atteignent des hauteurs de mil
metras et plus, offrent principalement du gneiss et du granit alternant
avec des breches assez puissantes et percées de roches porphyriques et
néovolcaniques. On est étonné de découvrir i^á et lá, au milieu mémie des
granits, des gisements de breches et des roches néovolcaniques.
A la hauteur méme du Col de la Atigosíura. s'observe un massit
puissant de Pegmatite percé d'une roche basaltique et accompagné d une
breche.
{') Malheureusement il m'étail impossible de fairo des ¿ludes détaillccs dans cct cndroit si
intcrcssant.
— 234 —
Au nord-ouest de la Angostura, aíileurent dis gres, des conglomeráis
et des breches, alternant avec des porphyres ct des tufs. Ces roches sont
croisées par des filons néovolcaniques.
Plus bas, vers le Collon-Cura. s'imposent des masses considerables
de granit rouge, percé aussi de roches basaltiques. Avant d 'atteindre le
fleuve, on observe un profil tres ¡ntéressant. Le granit est surmonté par
le tuf de Collon-Cura, qui supporte á son tour des gres du Rio Negro.
couverts par des graviers fluvioglaciaires.
Plus bas (') une conche de Porphyre altire notre attention spéciale.
De loin déjá, on distingue cette roche rougeátre, intercalée entre les tufs.
Son age tertiaire parait done prouvé.
Toutes les roches entre le Pichipicum-Leufu et la Cordillére ont été
divisées en deux groupes par M. Zapalowicz ('). Cet auteur en distingue
une «altere Andesitgruppe (Anden P'acies)» et une «jüngere Andesit-
gruppe (Junin Facies)», en les considérant comme tertiaires les deux. 11
est clair que nous ne pouvons pas accepter une telle classification, ayant
pu consiater des conches liasiques, du gneiss et d'autres roches dans la
serie soi-disant tertiaire de M. Zapalowicz.
Mes études ne suffisent pas pour nous permettre des conclusions
définitives sur la nalure des dislocaíions de la región.
J"ai ccpendant la conviction que nous n"avons pas á faire a une vé-
ritable montagne plissée (Faltengebirge). Les dislocations des couches me
paraissent plutót causees par des phénomenes éruptifs.
Espérons que notre región assez compliquée sera bientót étudiée en
détail (■■). L'ne pareille étude pourra sans doute resondre beaucoup de
questions que nous a\'ons dú laisser en suspens dans le présent travail.
Santiago Roth.
La Plata, Jcccmbre 1899.
( ) A l'cndroit oú la routc charrciiérc atlcint la vallcc du Collón Cura.
(") Zapalowicz: 1. c. profil 4.
( ) Quclques mois suffiront pour fairc des eludes assez completes dans la región entre l'ar-
royo Pichipicum-Leufu ct le rio CoUon-Cura.
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Gontributions á la Paléophytologie de l'Argentine
par KRKDÉRIC KURTZ
SUR L'EXISTENCE D'UNE FLORE RAJMAHALIENNE
DANS LE GOUVERNEMENT DU NEUQUEN
(PIEDRA TINTADA, ENTRE LIMAY ET COLLON-CURÁ)
Avec planche III
I. INTRODUCTION
Vers la fin de l'année passéa j'ai vequ, pour l'examiner, une petite
collection de plantes fossiles, réunie par M. le Dr. Santiago Roth, chargé
de la section paléontologique du Musée de La Plata, dans les environs
de la Piedra Pintada, endroit situé dans le sud-estdn Gouvernement du
Neuquen, a louest de la Cordillera de Las Angosturas (ca. 40° 5' Lat.
S., et 70° 25-3o' \V. Greenw.) {'). Les plantes fossiles s"y trouvent, cn-
semble avec des animaux liasiques ("'), dans deux couches. Tune forméa
par un gres gris, plus tendré, et l'autre composée par des gres blanchá-
tres et durs.
Dans cette conche dure et blanchátre on a fait une trouvaille au pre-
mier coup d'ix-il bien surprenante: le fragment d'une feuille apparemment
dune Dicotylédone, chose des plus vraisemblables en considérant qu'á
cóté de cette impression se sont trouvées deux autres présentant de méme
l'aspect de Dicotylédones (pl. III, fig. 10, i i). Un examen plus attentif
de réchantillon en question a demontre cependant, qu'il se traite du
genre Dictvophylhtm Lindl. et Hutt., type un peu problématique, qui a
déjá engagé les paléontologues J. Phillips, et J. Lindley et W. Hutton d y
Yoir une plante dicotylédonée (cf. Schimper Pal. vég. I. (335).
O Voir J.voN SiEMiRADSKi: Eine Forscliungsyeise in Patagonien. — Petermann's Milhcil.
XXXIX. (iSgS) 49-62, Taf.V.
(') Voir la troisicme partie du prcscnt travail.
— 236 —
Le genre Dictyophyllum est connu maintenant — d'aprés les données
á ma disposition — du Rhét, du Lias, de rOolithe inférieur et du Crétacé
inférieur de l'Europe céntrale et boréale, du Crétacé inférieur (couches
de Kome), du Groéniand, du Rhét de la Perse (p]lboursj et de la Chine
austro-céntrale (á l'tst de Young-Peí-Tini:; sur la limite du Yun-Nan et
du Sé-Tschouen) et de l'Infralias du Chili (La Ternera) et de l'Argentine.
L'espécc la plus répandue est le Dictyophyllum exile (D. Brauns) Nath.O,
qui se trouve dans le Rhét de la Franconie (Allemagne), de Schonen
(Suéde), d'Elbours (Perse), de la Chine austro-céntrale et dans l'Infralias
du Chili et de 1 Argentine — alors un type á peu prés de la dispersión
du genre Glossopíeris. Dans le vaste systéme du Gondwána, les Dic-
tyoptérides — groupe auquel appartient le genre Dictyophyllum — se
trouvent représentées par des formes plus simples, aussi bien dans les
contours que dans la nervation de Icurs frondes, á savoir par les genres
Gangamopteris Me. Coy (') et Belemnopíeris Feistm. Les nerfs secon-
daires de leurs frondes indivises et en forme de langue ou sagittées ne
forment qu'un réseau simple de maules rhomboTdéo-hexagonales ou poly-
gonales, tandis que les frondes décomposées pedalees ou digito-pinna-
tifides du Dictyophyllum et de ses congéneres possédent un réseau de
mailles polygonales formé par les nerfs secondaires, dont les maules ren-
ferment un autre systéme de polygones consiitué par des nerfs plus fins
de troisiéme ordre (cf. pl. III. fig. 5). Ce type de nervation ne se connait
d aucune autre plante, ni fossile, ni vivante.
Maintenant, il ne me reste qu"á remercier mon ami M. Paul Barth,
qui avec son amabilité habituelle et en main de maítre a dessiné la plan-
che qui accompagne cettc communication.
(^) Je donne ici la synonymic et la littérature de ce type singulier.
Dktyophyilum exile (D. Brauns) Nath. Floran vid Bjuf (1878) 3q, Taf. V. fig. 7.
Diplodyction acutilobum F. C. W. Braun dans Flora (1847) 83 (nomen nudum); cf. L'ngerGen.
et Sp. Pl. foss. ( I 85o) i 64.
Camptopteris exilis D. Brauns dans Palaeontogr. IX. (1862-1864) 64, tab. XIII. fig. 11 a-d.
Dictyophyllum acutilobum (D. Brauns) A. Schenk Grcnzschichten (1867) 77, Taf. XI.X. fig. 2-5,
Taf. XX. fig. 1 .
Dictyophyllum acutilobum Schimpcr Pal. vég. I. (1869) o33.
Dictyophyllum acutilobum (?) R. Zeiller dans Bull. Soc. gcol. France III. Ser. T. III (iSjSy
572-574, I pl. — (Chili).
Dictyophyllum acutilobum A. Schenk, Biblioth. botánica Ileft VI. (1887) 5, Taf. II. fig. 7.
Dictyophyllum acutilobum F. Krasser dans Sitzungsber. kais. Ak. Wiss. Wien, .Math.-naturw. Cl.
Bd. C. Abih. I. (1891) 418, 421 (Perse).
Dictyophyllum CarlsoniNalh. II.Graf zu Solms-Laubach dans NcueJalirb. f. .Mineralogicelc. XII.
(1899) 598 — (Chili).
Dictyophyllum exile (D. Brauns sp.) R. Zeiller dans les Conipt. rcnd. .Vcad. fran(,-. du 2 2 janvier
de I 900 (Chine).
.íc ne crois pas que Ton puisse séparer spccifiquement Dictyophyllunt acutilobum Schenk et
D. exile Nath.: cf. Nathorst Floran vid Bjuf p. 39.
(-) Voir cettc Revuc T. VI. (1894) 12Ó, pl. II.
— 237 —
11. PARTIE DESCRIPTIVE
PTERIDOPHYTA
FILICES
POLYPODIACEAE
Asplenites macrocarpus (Oldh. et Morr.) Feislm. — Pl. III. fig. 1,2.
i853. Pecopteris (Asplenitesl maci-ocaiya n. sp. Oldh. ct Morr. Gondwána-Flora, Vol. I. 1867-
1880, p. 5i, t. XXVIII. f. 2, 3, 3»; t. XXXVI. f. 5-7 (!).
I 86q. Pecíipteris (Cyathcidesj macrocarpa (Oldh. et Morr.) Schimp. Pal. vdg. I. p. 5 i 2.
1877. Asplenites macrocarpus (Oldh. et Morr.) Fcistm. Gondwána-Flora, Vol. I. p. 91, t.
XXXVII. f. 3"', 4, 4* (!); t. XLVIII. f. 2, 2* (!).
1877. Pecopteris (Asplenitcsi tnacrocarpa Oldh. et Morr., Felstm. ibid. IV. p. 171, t. I. f. i,
r, 2 (!).
.4 fronde pinnata vel bipinnata; pinnis Ünearibus, elongatis, stric-
tis; pinnulis oblongo- linearibus ad apicem rotiindatis, contiguis, basi
sessilibus et ínter se adnatis; rhachi crasso sulcato, nervis simplicibus
filiformibusque; soris biserialibus, maijnis, oblongo -ovatis, nervis se-
cundariis insidentibus; pinnularum substantia inter ñervos secundarios
plus minus búllala; inde adspectus crispus, peculiaris eorum.
Species A. Otíonis (Goepp.) Schenk (Grcnzschichten p. 5 3, t. IX.
fig. 1-3, t. XIV. fig. 3-5) ex formalione rhaetica Germaniae (Seinstedt,
Coburg, W'ilmsdorf Silesiae) próxima, ut jam monuit Feistmantel, sed
planta indica primo aspectu rhachi nuda, non dense paleacea, a germá-
nica (Lepidopieris Schimp. Pal. vég. I. p. 572, Atlas t. XXXIV.: L.
síiitígartiensis Schimp., stirps pulcherrimal) differt.
Distributio. — Asia: Bindrabun, Muirero (Rájmahál - Hills) et Go-
lapili Indiae gangeticae (Rá]'mahál = Lias.)
America australis: Piedra Pintada.
Coll. S. Roth n«» 1975, 4269, 4304 (?; specimen
male conservatum).
LOMATOPTERIDEAE
Thinnfeldia sp.' — Pl. III. fig. 3.
Solum pinnulae vel rhacheos apex exstat, iis T/i. odontopteroidis
(Morr.) Feistin. Oer.tl. Australien II. p. i 65 t. XI. fig. i , Th. decuvrentis
Schenk Grcnzschichten p. 1141. XXVI. fig. 3 (!), Th. rhomboidalis
Ettingsh. ibid. p. 116 t. XXVII. fig. 3, 4 (!), et praecipue fragmento
Thinnfeldiae (vel DichopleridisT) a Feistmantel Gondwána-Flora Vol. I.
Pars IV. p. i 3 t. XVI. fig. i, i^similis, sed determinationem accura-
tam non permittens. cou.s.RothnM263.
— 238 —
Thinnfeldia sp.? — Pl. III. fig. 4.
SpeciminulLim a el. S. Roth una cum impresionibus dubiis infra
mentionandis repertum, sed ad dcterminationem exactam nullo modo
suppetens. Coii. s. Roth n» 355.
DICTYOPTERIDEAE
Dictyophyllum sp. e.\ aff. D. ol'tiisHo/n Schenk et D.Carhoni N'athorst. — Pi. III. fig. 5.
Adest unicum fragmentum folii bene conservatum, quod, quam-
quam ejusdem formam non patefacit, oh nervationis characterem partem
inferiorem segmenti Dictyophylli sp. pinnae esse opinor. — Rhachis
desideratur, nervus primarius validus, manifesté canaliculatus; nervi se-
cundarii rete e pentagonis \'el hexagonis, rhombis et trapeziis composi-
tum formant, cujus macula iterLim nervis ordinis 111. polygonatim di-
\isa sunt. Planta argentina ab alus Dictyophylli S'ptciQbus mihi cognitis
magnitudine pinnarum diversa videtur.
Cf. Schenk Grenzschichten p. 75, t. XVI. f. i (!), i'', i''; Nathorst
Floran vid Bjuf p. 38, t. VI. f. i -4 ! (D. obtusilobian [F. Braun]Schenk),
et Nathorst ibid. p. 3 f. t. V. f. 8, 9 ! {D. Carlsoni Nath.)
Coll. S. Roth n" 4267.
GYMNOSPERMAE
CYCADACEAE
Otozamites Ameghinoi nov. sp. — Pl. III. fig. 6.
O. fronde pinnata, rhachi valida striata; pinnis subalternantibus,
approximatis e basi lata (auriculata? — specimen unicum existans faciem
inferiorem repraesentat) oblique subfalcato — triangularibus, ápice obtu-
sis; nervis crebris tenuibus dichotomis e parte inferiori báseos radiatim
divergentibus.
Species hac, amico Florentino Ameghino inscripta inter O. benga-
lensem Schimp. Pal. vég. II. 172 (Palaeo^amia brevi/blia Oldh. et Morr.
Gondwána-Flora I. p. 3 1 t. IX. fig. 4, 5) et O. abbreviatum Feistm.
(¡bid. p. 120 t. XIX. fig. I, i", 2, a"". 2'', 6: p. 2 i i t. VII. fig. 9,
t. VIH. fig, 6, (3", 7, 7''[!], t. IX. fig. 3, 3'', 12) et magnitudine et
forma pinnarum quasi intermedia, quoad exemplum ab imo visum elu-
cidare permittit. Coii. s. Roth n- 4201.
O. Bunburyanus Zigno, Schimper Pal. vég. II, p. 174; Feistmantel Gondwána-l'lora I.
p. 211. t. VIL fig. 5-8, t. XVI. fig. 2.
N'ar major nov. vai-. (an O. Trcvisani Zigiio, Schimper 1. c. p. 175?). — Pi. III. fig. 7.
Specimina indica a Feistmantel 1. c. depicta otTerunt pinnas circiter
4 mni latas et 3 mm longas; planta americana pinnas 0,5-8 mm latas
et 5,5-7 '^"'' longas ostentat, aliter cum indicis optime quadrat. Cl.
— 239 —
Schimper (I. c. p. lyS) opinatus est, OtOí^amitidem Trevisani Zigno
nihil nisi formam majorem O. Bumburyani Zigno esse: stirps americana
probabiliier cum typo laudato Italiae idéntica est. Ínter plantas vivas Po-
lypodiacea Jamesonia ¿??-asiliensis Christ (Brasilia fluminensis: Serra do
Itatiaía, E. Ule. n° 3547!) habitum O. Bunburyani Zigno sat feliciter
reddit.
Distributio (plantae typicae et varietatis). ^Europa: Cloughton prope
Scarborough Angliae, Rotzo et Val d'Assa in agro vicentino, Pcrnigotti
et Val Zuliani prope Verona (formatio oolithica).
Asia: Vemáveram et Sripermatúr prope iMadras (Rájmahál = Lias).
America australis: Piedra Pintada. Coii. s. Rom n° 4270.
O. Rothianus spec. nov. — Pl. IFI. fig. 8.
O. foliis par\is, linealibus, apicem versus sensim acuminatis, impa-
ripinnatis, ad médium cirtiter 1,5- 1,0 cm latis; pinnis 7-8 mm longis,
4-5 mm latis, subcoriaccis alternantibus, breviter lingulatis, ápice obtu-
sis, basi leviter aequaliterqueauriculatis, auriculis Oío^amiíidis Klipsteinii
(Dunk.) Seward more (cf. Seward Wealden, II. t. Vil, fig. 5: pinnae hic
depictae formam earum plantae nostrae exacte reddunt) totum latus anti-
cum rhacheos tegentibus, nervis crebris subvalidis, dichotomis, e puncto
insertionis pinnarum egredientibus flabellatimque ad marginem radian-
tibus. Speciem hanc venustam, O. klipsteinii Seward ¡am commemo-
rati effigiem pumilam, Doctori Jacobo Roth, florae liasicae hic tractatae
sedulo perscrntatori dedicavi. coii. s.Rothn» 343.
O. Barthianus spec. nov. — Lám. III. fig. 9.
O. foliis parvis, linealibus, imparipinnatis, ad médium circiter i 7
mm latis; pinnis 8-9 mm longis, 6-7 mm latis, membranaceis, alter-
nantibus, oblique insertis, ovato-rhombeis, ápice rotundatis, basi subin-
aequaliter auriculatis (vel subcordatis), auriculis inferioribus rhachi va-
lidae striatae affixis, superioribus liberis totum latus anticum rhacheos
tegentibus, nervis crebris, tenuibus, e puncto insertionis egredientibus,
iterum iterumque dichotomis, ad pinnarum marginem radiantibus.
Species pulchella, nanum quasi OtOyamitidis Beanii (Lindl. et Hutt.)
Brongn. (cf. Schimper-Schenk Palaeophjt. p. 222 fig. 160) repraesen-
tans, amico Paulo Barth, plantarum vivarum fossiliumque pictori bene-
mérito dicata. Coll. S. Roth n' 990.
CONIFERAE
TAXODINEAE
Brachyphyllum sp. (?).
Exstat ramulus non bene conservatus, cujus folia formam et inser-
tionis moJum eorum generis supra indicati magis minusve reddunt, sed
determinationem accuratiorem non permittunt. coii. s. Roth n' 4263.
— 240 —
111. OBSERVATIONS GENÉRALES
La flore fossile de la Piedra Pintada, tclle qu'elle est connue main-
tenant, se compose des espéces suivantes:
Asplenites macrocarpus Feistm.
Tliinnfeldia sp.
Th. sp. (■?).
Dictyophylhun sp.
Olo^amites Ameghiiioi Rurtz
O. Bunburyaniis Zijíno.
O. Roihianus Rurtz
O. Bai-tlüanus Kurtz
Brachvphvllum sp.
Toutes ees plantes sont nouvelles pour la paléophytologie argentine,
et quatre au moins le sont de méme pour la science en general.
Daprés les recherches que j'ai pu faire jusqu'á présent, notre flore
possédc la plus grande ressemblance avec la végétation des couches du
Gondwána supérieur réunies sous le nom de Rájmahál, et surtout avec
les plantes trouvées prés de Sripermatúr et ^'emáveram sur la cote de
Madras (Gondwána-Flora I. 4*^ partie). La, on observe — á cóté d'autrcs
— les genres Tlüj^nfeldia (avec 2-3 espéces), Oto^amites (7 espéces.
O. Bunbtiryanus Zigno y compris) et Brachyphyllum; les Cycadées y
prédominent et entre elles des formes relativement petites (et trés-jolies!),
comme pour exemple Olo^amites abbrcviatus Feistm , O. Bunburyanus
Zigno, O. Hislopi 0\dh., O. parallelus Feistm., O. rarinei-vis Vt\sxm.
Une diíTérence comme celle observée entre la flore rajmahalienne
typique des Rájmahál-Hills et de Golapili (EUore) d'un cóté et les plan-
tes enfermées dans les couches de Sripermatúr et de Vemáveram de
1 autre, e.'íiste de méme entre les essences qui composent les deu.x. flores
liasiques de l'Argentine jusqu'alors connues; celle de la Mina del Trán-
sito (Atuel, Mendoza), pro\isoirement énumérée á la page 5 5 du pré-
sent volume, et l'autre, celle dont notis nous occupons tout-á-1 heure.
Dans les flores de Sripermatúr et de \'emáveram, comme dans celle de
la Piedra Pintada manquent complétement les Eqiiiselites, les grandes
Taenioptérides (Macrotaeniopte7-is) el Jes grandes Cycadées (Plerop/iyl-
litm princeps Oldh. et Morr. , P. rajmahalense Morr., etc.) si carac-
téristiques pour les gisements des Rájmahál-Hills et pour le Lias del
Atuel. Feistmantel pense (Gondwána-Flora 1. 4. p. 8, p. 198), que ees
différences indiquen! peul-éíre un horizon un peu plus haut pour les
couches de Sripermatúr- Vemáveram (et, alors, pour celles de la Piedra
Pintada), mais il ajoute en méme temps, qu"il serait préférable et mieu.x
d'accord avec une classification svstématique plus ampie de conserver ees
deux flores sous la dénomination genérale de Rájmahál.
2Í1
o
C5
Tomo X
24
242
On peut bien adopten cette opinión á l'égard des flores liasiques
lArgentine, particuiierement en vue des múltiples relations qui exislt, ■
entre leurs plantes et celles dautres couches, comme on peut le voir dans
le tableau antérieur, oü se trouve indiqué en premier iieu la distributi'"
verticale des espéces.
Les espéces identiqucs sont distinguées par des lettres plus noires.
Ce tableau demontre que la flore fossile de la Piedra Pintada pe -
sede les relations suivantes.
Especca Espéces
congéneres iiicntiqítcs total
Rhct 4 4
Lias . . . , 4 2 5
Jura inférieur 3 i 4
Crctacc ¡nfcricur... 3 3
Les titres du Rhét pour réclamer notre flore, ne sont que bien peu
moins valides que ceux du Lias, quant au num.éro; mais tenant en
compte que Tune de nos espéces (Aspleniíes macrocarpus Fcistm.) ne
se connait seulement que du Rájmahál, et qu'une autre lOlo^amites Bun-
bitryanus Zigno) se trouve, hors du Jura européen, que dans le méme
Rcájmahál, et de plus considérant que la facies de notre flore est pure-
ment jurassique, et na rien de commun avec la splendide flore rhétique
de Cacheuta (Mendoza), ni avec le Rhét de FEurope, du Promontoire
de la Bonne Esperance ou de l'Australie, il me parait par conséquent
plus raisonnable de ranger les plantes de la Piedra Pintada á cóté de la
Rájmah;íl- Flora du Gondwána supérieur.
Góriioba, 9 janvier 1900.
Dr. F. Rurtz.
Liste des ouvrages cites
Natiiorst, Bjuf.: — Naihorst, A. G. Om Floran i Skancs Kolforandc Bildningar. I. Floran vid
Bjuf. — In: Svcrigcs Geologislia UndersiJlíning Ser. C. n" 27, 3 3, 85. Stocliholm 1878-86.
4% i3i p. XXVI. t.
Oldham, Gcol. of India.: — Oldham, R. n. A Manual of ihc Geology of India. Stratigraphical
and structural Geology. II. Ed. Calcuua i 893. 8", 543 p., with maps, platcs and numerous
illustrations in the text.
GoNDwANA-Flora I.: — T. Oldham, J. Morris and O. Fcistmantcl. Fossil Flora of thc Gond-
wánaSystem, Vol. I. Calcutta 1863-1879 (1880). Fol., 233 p., XLVIII., VIII., XVI. pl.
— Contient la Rájmahál-Flora.
SciiENK, Grenzschichten.: — Schcnk, A. Dic fossile Flora der Grenzschichten des Keupers und
Lias Frankens. Wiesbaden, 1867. 4°, 232 S. mit XLV, Taf. in Folio.
Scin.MP. Pal. vcg.: — cf. page 58 de ce lome.
SciiiMPKR-SciiENK Palaeophytol . : — Cf. page 47 de ce tome, note (1).
Seward. Wcalden.: — Scward, .\. C. The Wealden Flora (Catalogue of the Mesozoic Plants,
British Museum). Part I. Thallophyta-Pteridophyta. London 1894. 8', 179p.XI.pl. — Part
II. ("iymnosperm.ie. Ibid. 1895. 259 p. .\.\. pl.
Rev. del Museo de La Plata — Turne X.
Le Lias de la Piedra Pintada — l'l. UI.
V. BARTH AD NAT. DEL.
(Tuutes les figures sont de grandeur naturelle, sauf fig. 4, dont la ligue á cóté donne la mesure exacte)
I, 2 ^s^ient/es >/tacrocaj-pTts (0\áh. et Morr.) P'eistni.
3 Thintifeldia sp.
4 Thinnfeldia sp. (?)
5 Dictyophyllum sp.
6 Oiozamiies Ameghinoi \\o^. sp.
7 O, Bunburyauus Zigno var. major nov. var.
S O. Rothianus uov. sp.
9 O. Barthiatius nov. sp.
10,11 Des empreintes douteuses, qui sembleut
représenter des feuilles de Dicotylédoiies.
TALLERES DEL MUSEO
III
Sur les fossiles manns du Lias de la Piedra Pintada
avec quelqucs considérations sur l'age et Timportancc du gisemcnt
Dr CA.RL BURCI-CHARDT
GÉOLOGUE DE LA 5ECTI0N D'EXPLORATIONS NAXlONAI-IiS AU ML'SÉE DV. LA PLATA
Avcc planche IV
Pendant la premiere expédition que nion collcgue, M. Santiago Roth.
a entrcprise dans lesTerritoires du Rio Negro et Neuquen (i SgS- i 896),
il a pu découvrir dans la localité nommée Piedra Pintada le gisement
liasique dont s'occupe le présent travail.
Parmi les fossiles marins rapportés de cet endroit, j'ai pu reconnai-
tre á premiere vue le Litliotrochus Hiunboldti von Buch et la Yola alata
von Buch; deux fossiles caractéristiques pour le Lias de l'Amérique du
Sud.
L'áge liasique du gisement était des lors établi, et, en se basant sur
mes déterminations, M. Roth a rapporté les couches de la Piedra Pintada
au Lias dans ses «Apuntes sobre la geología y la paleontología de los
Territorios del Rio Negro y Neuquen» (').
Le second voyage dans cette región, entrepris parM. Roth, en i 898,
a permis á mon collegue de poursuivre ses recherches, de compléter la
coUection de fossiles marins de la Piedra Pintada et de découvrir entre
les bañes marins une conche avec les plantes que M. Kurtz vient de
décrire.
11 est cvideiit que láge de cette llore doit étre tlxé en premier lieu
par les bañes marins entre lesquels elle est intercalée. L'étude palcon-
tologique des mollusques marins de la Piedra Pintada est done de la plus
haute importance.
{') «Revista del Musco de La Plata», t. IX, p. i5, 3i, 1899.
— 244 —
Dans les pagos suivantos, je donnerai d abord la description de quel-
ques fossiles marins, ensuite je chercherai á étabür 1 age des couclies en
terminant par quelques considérations genérales sLir l'importance du gi-
sement.
DESCRIPTION DE QUELQUES FOSSILES MARINS
DE LA PIEDRA PINTADA
(avec planclic IV)
Spiriferina rostrata Suhloth.
(planche IV, lig. 7)
1822. Tercbratulitcs rostratus Sculotiieim: Nachtragc zur Pctrcfactcnkundc, pl. XVI, fig. 4.
I S5o. Spirifcr titmidus Bavi.e ct Co^uand: Mcmoire sur les fossiles sccondaircs du Chili, p. i 9,
pl. Vil. lig. II et 12.
I 85 I . Spirifer rostratus Davidson: Brilish ooliiic and liasic Brachiopoda, p. 20, pl. 11; p. 2 i ,
pl. III, fig. I.
I 86 I . Spirifer rostratus GiEBELdans Bübmeister und Giebel: Vcrstcinerungen von Jumas, p. i 5.
i a g 4 . Spiriferina rostrata Moericke: Lias und Untcroolith von Chile, p. Sg.
Un fragment montre tous les caracteres de la Spiriferina roslraía.
Le sinus de la grande valve est bien prononcé. Chaqué flanc est orné de
di.K cotes rayonnantes assez fortes, croisées par des lanieiles concentri-
ques preeminentes. La ponctuation du test est bien visible. Par le nom-
bre et la nature des cotes notre e.x.empla¡re est tres semblable á la Spiri-
ferina rostrata du Chili, décrite et figurée par Bayle et Coquand.
NivEAu: Lias inférieur et moyen d'Europe. Au Chili dans le Lias
infcrieur.
Vola aff. alata von Buch
(planche IV, fig. i et 2)
I 8 39. Pectén alatus von Buch: Pctrifications recucillics en .\mcriquc, p. 3, pl. I, fig i á 4 .
i85o. Pectén alatus Bayle et Coquand: Mcmoire p. 14. pl. ^^ fig. i el 2.
18Ó1. Pectén alatus Bur.meister und Gieiiel: Vcrstcinerungen von Juntas, p. 22.
1891. Pectén alatus Bejirendsen: Oslabhang der .argcntinischen Cordillerc, I, p. 3go.
1 89 I. l*ccten pradoanus Behrendsen: Ostabhang der argeniinischcn Cordillerc, I. p. 391.
pl. XXII, fig. lu-fc".
1894. Vola alata Moericke: Lias und Unlerooliih von Chile, p. 39.
Plusieurs e.xemplaires (planche IV, fig. 2) sont en general bien con-
formes aux descriptions et figures de la Vola alata des diflerents auteurs.
Cependant ils sen éloigneni par la présence d une a deux cotes rayon-
nantes faibles dans les intervalles entre deux cotes principales. Par contre,
ils se rapprochent par ce caractére du Pfc/e;! Bodenbenderi de Behrendsen.
— 245 —
Une valvc droite (planche IV, tig. i ) dill'cre da type par le plus ijrand
nombre des cotes (en viren seizej ct se caractérise en cutre par son crochet
étroit et par une forme tres semblable á celle du Pcctcn praiíoaniis de
Behrendsen. Ce dernier est, d'apres Móricke, á considérer comme un
petit exempjaire de la Vola alata.
NivEAu: La Vola alata von Buch se trouve dans le Lias inférieur.
moyen et supérieur du Chili et Pérou; la Vola Bodenbenderi Behr. dans
le Lias moyen de Portezuelo Ancho et la Vola Dufrenoyi D'Orb. dans le
Lias du Chili.
Mytilus scalprum Bayle et Coquand
(planche IV, fig. g)
i85o. Mytilus scalprum Bayi.e el Coquasd: Mémoire, p. i 5 , pl. Vil, fig. 3 ct 4.
Une valvc gauche parait absolument identique a\-ec le Mitiliis scal-
prum de Tres Cruces (Chili), décrit par Bayle et Coquand. Ne pouvaiit
pas consulter rouvrage de Goldfuss, je ne dis rien sur les rapports
entre i'espéce américaine et le Miíilus scalprum de cet auteur. D'apres
M. Moricke, l'identité des deux serait douteuse (').
NivEAu: Lias inférieur de Tres Cruces (Chili).
Cardinia Andium Giebel
(planche IV, fig. 3)
i8i3i. T/ialassücs AiuHum üiebel: Vcrsleinerungcn von Juntas, p. 24, pl. II, lig. i ct 2.
Notre e.xemplaire est absolument conforme á la figure et la descrip-
tion du Thalassiles Andium de Giebel. Sa forme, sa grandeur et la na-
ture et disposition de scs cotes concentriques sont exactement les memes
que choz réchantillon de Juntas.
NivEAu: Lias de Juntas dans la vallée du rio Copiapó (Chili).
Trigonia gryphitica Steinm;inn
(planche IV, lig. 4)
1894. Trigonia gryphitica Stein.mann dans Moericke: Lias und L'ntcroolith von Chile, p. 45,
pl. III, fig. 5.
Sous le nom de Trigonia grypliilica, M. Móricke a décrit une petite
Trigonie malheureusement asscz mal conservée, qui montre des relations
intimes avec la Trigonia undulata From. Suivant Moricke, elle se dis-
tingue de cette espéce par les cotes peu anguleuses et par le sillón entre
ees cotes et la carene margínale.
(') Moericke: Lias und Unteroolith von Chile, p. 89.
— 246 —
J'ai sous les ycux Lin i;rand cxemplaire d'une Triijonie, et qui paraít
en toLit cas tres voisin de l'espéce chilienne citée. II en dill'cre par ses
dimensions plus considerables et par la régularitc des plis transverscs de
l'aréa.
La forme de notre coquille est tres semblable á celle de certaines
varietés de la Trigonia undulata (voir avant tout la fif;ure 5 de la plan-
che XVil dans Lycett: Brilish fossil Trigoniae, pt. 11).
Les cotes de la partie antérieure du test sont toutes légérement cour-
bées sans former un angle; elles atTectent aussi dans-l'áge avancé exac-
tement la forme des six premieres cotes de la Trigonia undulala, repré-
scntant ainsi un stade cmbryonnaire de cette espccc. Les lubercules des
cotes se développent de plus en plus vers la partie postéricure de la
coquille: en avant, ils sont plutót allongés et lamelleux; en arriére, ils
deviennent arrondis et proéminent comme cela est aussi indiqué pour la
Trigonia undulata par Lycett (Lycett: British fossil Trigoniae pt. II,
page 78). Un sillón assez étroit separe les cotes de la partie antérieure
de la coquille de la carene margínale. Cette carene porte une serie de
petits tubérculos formes par les plis transverses tres réguliers de Tarea.
NivEAu: La Trigonia gryphitica a été trouvée dans le Lias infcrieur
du Chili.
Trigonia aff. angulata Sow.
(planche IV, fig. 5 et 6)
18211. Trigonia angulata Süweubv; Mineral Conchology, pl. DVIII, líg. i.
iSyí. Trigonia angulata Lycett: British fossil Trigoniae. pt. II, p. 54; pl. XIV, lig. 5 et ñ;
pt. 4, pl. XXXVII, fig. 7, 8, g.
Cette Trigonie est a comparer avec l'exemplaire representé par Lycett
dans la figure 7 de la planche XXXVII. La forme paraít identique et Tor-
nementation est en tout cas tres semblable. La partie antérieure de la
coquille est ornea de cotes tuberculeuseí assez fortes et serrées.
Les cinq premieres cotes un peu infléchies traversent obliquement
la coquille sans former d'angle. Vers le bord antérieur de la coquille,
s'intercalent quelques petites cotes.
Les cotes suivantes descendent á peu pres perpendiculairement de la
carene margínale vers le milieu des flanes. La et quelquefois méme seu-
lement tres pres du bord inférieur de la coquille, ees cotes se recourbent
subitement en foimant un angle á peu pres droit pour atleindre ensuite
sous forme de cotes horizontales le bord antérieur du test.
Les cotes postérieures sont a peu pres perpendiculaires et l'aiblement
infléchies. Toutes les cotes portent de gros tubérculos assez proémi-
nents. Entre les cotes et la carene margínale, s'observe un sillón lisse
et large.
— 2Í.7 —
L'aréa assez lárice et plañe (voir figure (k pl. IV) est limitée par
deux carenes tuberculeüses, dont la margínale est plus forte et ornee
dune serie de tubercules distants et bien prononcés.
Divisée par un sillón faible inais bien visible, l'aréa est couverte de
plis transverses qui sont tres réguliers et tranchants prés du crochet, mais
deviennent de plus en plus irréguliers á mesure qu'on s'éloigne de celui-ci.
Ecusson concave.
On peut résumer les principales dilíerences entre notre forme et Tri-
gonia angulata comme suit: Les cotes de notre exemplaire sont plus
serrées, et il n'y en a que quelques unes qui forment un angle typique. Le
sillón qui separe la carene margínale des cotes est plus large et excavé.
La carene margínale est plus prononcée avec des tubercules plus proé-
minents et réguliers.
NivEAu: La Trigonia angulata se trouve dans l'Oolíthe inférieure de
l'Angleterre.
Lithotrochus Humboldti voii Buch
(planche IV, lig. 8)
1839. Plcurotmnaria Humbntiiti voN Bucji: Pétrifications recucillies, p. y, pl. II, lig. 26.
i85o. Turritclla Humboldti Bayi.e ct Coquand: Mémoire, p. i85, pl. II, fig. 7 ct 8.
I 855. Lithotrochus Andii Conbad: On fossil shells from Chile, II, p. 284.
1861. Turritella Humboldti Giebei-: \'crsteinerungcn von Jumas, p. 25 ct 2fi.
1804. Lithntrnchus Humbnldti Mocricke: Liasund Unteroolith von Chile, p. 27 , pl. IV, fig. 5 el O .
Parmi plusíeurs exemplaires, c'est surtout celui representé (pl. IV,
fig. 8), qui paraít absolument identique avec le Litliotroclius Humboldti
(voir notamment la figure 8 de la planche II de Bayle et Coquandj.
On peut remarquer que la seconde cote spíralc au-dessus de la su-
ture des tours est moíns proéminente chez notre exemplaire, et qu'outre
les sept cotes principales on en observe une plus faible entre la premierc
et seconde, au-dessous de la suture.
NivEAu: Lias inférieur du Chili et Pérou.
Trochus andinus Moericke
1894. Trochus andinus Moericke: Lias und Unteroolith von Chile, p. 28, pl. IV, fig. 7.
Quelques exemplaires assez mal conserves d un Trochus possédent
Torncmentation du Lithotrochus Hiimboldii, mais s'en distinguent par
leur forme conique et moins allongée. lis paraissent done correspondrc
au Trochus a?idinus de Moricke.
NivEAu: Lias supérieur du Chili.
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CONSIDERATIONS SUR L'AGE ET L'IMPORTANCE
DU GISEMENT LIASIQUE DÉLA PIEDRA PINTADA
Le tableau paléontologique qui precede, nous montre clairemcnt que
le gisement de la Piedra Pintada appartient au Lias. Sept des huit espe-
ces décrites ci-dessus sont deja connues coinme appartenant au Lias et
quelques unes {Spiriferina rostrala, Vola a/ala, Lit/iotroc/iiis Ilumboldli
ct Cardmia andium) mcme tres caractéristiques pour le Lias amcricnin.
L'ne seule cspece {Trigonia afL angulata) paraít annoncer un niveau
supérieur. Mais ce fait na guere d'influcncc sur la détermination d'age
— 249 —
des conches, puisque l'espece citée n'est pas identiquc avec la forme du
Dogger, mais seulement voisine d'elle. Les faits paléoníologiques nous
enseignent done avec íoute la súreté désirable que les conches marines
de la Piedra Pintada appartiennent au Lias. En oulre la posilion du
banc avec les plantes, qui s' intercale entre les conches marines, ?ions au-
torise égaletnent á attribner ¿i cetle flore un age liasique.
Si nous pouvons ainsi ciasser le gisement dans le Lias, il est cepen-
dant beaucoup plus difficile d'en indiquer 1 horizon précis. Tandis que
cinq de nos espéces se trouvent généralement dans le Lias inférieur, deux
au contraire {Trochus andinus et Trigonia alT. angulatá) paraissent an-
noncer un niveau supérieur. Peut-étre peut-on supposer que les bañes
á la base des plantes sont un équivalent du Lias inférieur, tandis que
les conches superposées correspondent plutót au Lias supérieur. De nou-
velles recherches sur le terrain et des collections systématiques faites par
niveau pourront seules nous fournir les matériaux indispensables pour
trancher ees questions. Ce qui des maintenant peut étre soutenu, c"est
que le gisement de la Piedra Pintada est á placer dans le Lias. Limpor-
tance de ce résultat irrefutable est considerable sous differents rapports.
Les gisements jurassiques les plus méridionaux connus avec súreté
jusqu a présent dans les Andes se trouvent au nord du quarantiéme degré
latitude sud, oú ils ont été observes par AL Boden hender O et récemment
aussi par moi ("). Le Lias de la Piedra Pintada — sitné á peu prés sons
le quarantiéme degré — représente done le dépót jurassiqne le plus aus-
tral connu actnellement avec súreté dans l'Amérique dn Sud C).
Le facies du Lias de la Piedra Pintada est nettement cótier. La pré-
dominance de bivalves et gastropodes, la nature des roches gréseuses,
et avant tout les bañes remplis d'emprcintes vegetales: tout nous enseigne
que le Lias de la Piedra Pintada s'est déposé dans la ;one cóticre orién-
tale de la mer jurassiqne andine.
Db. Carl Burckhardt.
.Musce de La Plata, dccembrc i8qg.
(') BoDENBENDER, G.: Sobre el terreno Jurdsku y cretáceo en los Andes argentinos, «Bo-
letín de la Academia Nacional de Córdoba», t. XIII, p. 5, 1892.
{■) Burckhardt, C: Coupe géologique de la Cordillére entre Las Lajas et Curacautin,
«Anales de! Musco de La Plata», Sección geológica, III, 1900.
(■*) II est vrai que M. Hatchcr (0« the geology of Southern Patagonia, «American journal of
Science», IV, ser. 4, n°23, 1897) a sígnale des dcpots jurassiques beaucoup plus méridionaux
sous le nom de «Mayer river beds». Cependant l'áge jurassique de ees couches est fort douteux,
,M. Hatcher se basant sur les caracteres pélrographiqucs et sur la prcsence d'Ammoniíes indeter-
minables. Le gisement pourrait tout aussi bien appartcnir a la formation crctacique.
De Chiloi;, on a aussi signalé des fossiles jurassiques, mais ce gisement ne parait pas avoir
ctc ctudié á fond.
Tomo X 2 5
Explication de la planche IV
(Toules les figures soni de grandeur naturelle^
Figures: —
1 et 2 Vola aff. alaía von Buch, Lias de la Piedra Pintada.
3 Cardinia Andium Giebel, Lias de la Piedra Pintada.
4 Trigonia gryphitica Steinmann, Lias de la Piedra Pintada.
5 et 6 Trigonia aff. angiilata Sow., Lias de la Piedra Pintada.
7 Spiriferina rostrata Schiotli., Lias de la Piedra Pintada.
8 Lithotrochus Humboldti von Buch, I^ias de la Piedra Pintada.
9 Mylilus scalprum Bayle et Coquand, Lias de la Piedra Pintada.
Rev. del Museo de La Plata — lome X
Le Lias de la Piedra Pintada — Planche IV
T^y'
TALLERES DFL MUSP.O
NOTAS SOBRE ALGUNOS NUEVOS
MAMÍFEROS FÓSILES'"'
por SANTIAGO ROTH
ENCARGADO DE I-A SECCIÓN PAI-EONTOLÓGICA DEL .MUSEO DE I. A PLATA
Ultrapithecus robustus n. sp. — Esta especie es mucho más í^rande
que U. rutilans y rusticulus: el diámetro antero-posterior del m^ es de
I 1 mm. en vez de ó como en el U. rutilans. El protólofo y el metálofo
son casi del mismo ancho y no están separados en la cara labial; apenas
se percibe en el m :_ un surco superficial. Formación cretácea superior.
Pseudopithecus modestus n. t,'. n. sp. — La construcción general
de los molares superiores es como en el Notopitliecus: se diferencia de
ésta por tener en la cara labial tres lóbulos bien desarrollados. Los dos
últimos premolares y el primer molar son de forma muy triangular.
El protólofo y el metálofo son del mismo ancho y no separados en la
cara lingual. Sólo en el m "^ hay un surco que se extiende hasta por sobre
las raíces iNingún molar superior tiene vestigios de cíngulo. Los tres
molares superiores ocupan un espacio de 26 mm. Formación cretácea
superior.
Degonia Kollmanni n. g. n. sp. — Este género forma una transición
entre las familias Notopithecidae y Archaehyracidae. Los molares, que
en ia primera familia son de construcción braquiodonté, presentan ya la
tendencia de transformarse en hipselodontes como los tienen las Archae-
hyracidae. En la cara labial de los molares superiores se distinguen bien
tres lóbulos, pero el lóbulo anterior es más rudimentario que en los gé-
neros anteriores. El protólofo es mucho más ancho que el metálofo;
ambos están unidos en la cara lingual y apenas si se puede percibir un
surco. La raiz lingual es muy encorvada hacia el centro del paladar y
(') Tengo entre manos un trabajo sobre los mamíferos fósiles de la Rcpúbliea .\rgentina,
pero como tardará algún tiempo en aparecer he decidido anticipar la publicación de algunos gé-
neros nuevos dando solamente una breve especificación de sus caracteres principales, sin tratar
las cuestiones sistemáticas.
— 252 —
muy angosta. El último molar es mucho más chico que los dos anterio-
res. Los tres líltimos molares ocupan un espacio de 29 mm. Formación
cretácea superior.
Begonia sympathica n. sp. — De forma igual á la anterior, pero
mucho más chica. Los molares superiores tienen la corona mucho más
baja y el lóbulo del- medio y el posterior forman en la cara labial aristas
muy pronunciadas. El m 1_ mide () mm. en la cara labial y 7 transver-
salmente. Formación cretácea superior.
Rankelia elegans n. g. n. sp. — Este género pertenece probable-
mente al mismo grupo de los anteriores; los molares superiores se dis-
tinguen de aquellos por ser transversalmente mucho más anchos que en
la cara labial. Esta cara es casi lisa, apenas si se perciben aristas. La
cara lingual es de forma muy cuadrada; la raiz es tan ancha como la
corona y tiene un surco en el medio. El mA mide 9 mm. en la cara
labial y i i mm. transversalmente. Formación cretácea superior.
Puelia plicata n.g. n.sp. — Los premolares superiores se parecen
á los del Notosty/ops. El metálofo es ancho; tiene un pequeño pliegue
de esmalte en la cara lingual que marca un protócone; estos dientes
carecen de protólofo. La raiz lingual es casi derecha y angosta. La co-
rona es baja y presenta, tanto en la parte anterior como en la posterior,
un cíngulo. El pA mide en la cara labial 5 mm. y el p "_ S mm. Trans-
\ersalmcnte el primero mide iS y el segundo 10 mm.
Stylophorus alouatinus n. g. n. sp. — Los incisivos inferiores son
bilobados: en la cara labial, los dos lóbulos están separados por un
surco medio y en la cara lingual por una cresta alta. Los premolares y
molares son de construcción igual á los del mono Aloiiaia: sólo se dife-
rencian de éstos por tener los relieves de las coronas más altos. Los in-
cisivos superiores son trilobados, como también la cara labial de los
caninos y los premolares y molares. Largor desde el primer incisivo infe-
rior hasta el último molar i5o mm. Formación cretácea.
Prostylophorus Margeriei n. g. n. sp. — Los incisivos también son
bilobados, pero s? diferencian de los anteriores por tener la corona mucho
más corta y cuatro raíces algo anquilosadas. Formación cretácea superior.
Diplodon ampliatus n. g. n. sp. — La parte anterior de los premo-
lares inferiores es parecida á los incisivos del Slylop/ionis, es decir, es
bilobada en la cara labial por un surco. La cresta media es muy prolon-
gada y transformada en un metalóíido: la parte posterior del diente está
— 253 —
formada por un hipolófido muy arqueado y corto. En la parte lingual
hay un germen de esmalte que corresponde al entocónido. El py mide
antero- posterior 19 y transversalmente i5 mm. Formación cretácea su-
perior.
Ortholophodon prolongas n.g. n.sp. — El lóbulo posterior en los
premolares está muy atrofiado; la cresta media está muy prolongada
hacia atrás y tiene en la parte lingual dos gérmenes de esmalte. Tamaño
del p~ antero-posterior i 1 y transversal g mm. Formación cretácea
superior.
Trilobodon Brancoi n. g. n. sp. — • Los incisivos superiores son de
construcción trilobada; los tres lóbulos están separados en la cara labial
por dos profundos surcos que se extienden hasta las raíces. También hay
dos surcos en la cara lingual, pero menos profundos. Cada lóbulo ter-
mina por un tubérculo en la corona. La parte lingual está provista de un
cíngulo. El incisivo interno mide 1 4 y el externo 17 mm. Formación
cretácea superior.
Thomashuxleya Rankei n.sp. — Esta especie es más ó menos del
tamaño de Asmodeiis Scotli; se distingue de las especies descritas por
Ameghino por tener la sínfisis muy prolongada y angosta. Las ramas
mandibulares se abren mucho hacia atrás. La distancia entre los dos
caninos inferiores es sólo de 22 mm. y entre los últimos molares de
94, medida por la parte lingual. La distancia de la parte anterior del
P7" á la parte posterior del m— es de 140 mm. El paladar es de forma
muy triangular. Los arcos zigomáticos son relativamente cortos. El llano
occipital es excesivamente ancho. La distancia entre las dos fosas gle-
noideales es de ¡58 mm., medida por el lado exterior. Los tres molares
superiores ocupan un espacio de 72 mm. Cretáceo superior.
Setebos terribilis n. g. n. sp. — Se caracteriza por su enorme pala-
dar que es más ancho adelante que atrás; mide entre los dos caninos
5 6 mm. y entre los dos últimos molares 36. El largo total del paladar
es de I 38. La parte posterior del cráneo es relativamente corta; mide
desde la parte posterior del palatino hasta el foramen magnum 82 mm.
El ancho del cráneo, en la parte anterior de los arcos zigomáticos, es de
1 3 2 mm. El último molar se parece al del género Periphragnis, pero le
falta e"l cíngulo en la parte lingual. Cretáceo superior.
Tehuelia regia n. g. n. sp. — Es de tamaño bastante mayor que el
anterior. El maxilar superior es de forma triangular y relativamente muy
ancho. El largo del paladar desde la parte interna de los incisivos hasta
— 254 —
la margen posterior palatina es de 164 nim. El ancho entre los cani-
nos es de 60 mm. y otro tanto entre los dos últimos molares. Las ra-
mas mandibulares son altas. Miden en la parte anterior del último molar
57 mm. En la dentición inferior se parece algo al género Tliomashuxleya,
pero los premolares inferiores son de forma menos cuadrada y ios mola-
res más anchos y más cortos. En la cara labial carecen por completo de
cíngulo. Cretáceo superior.
Pehuenia Wehrlii n. g. n. sp. — La parte anterior del cráneo es de
rostro muy corto. El paladar es más ancho adelante que atrás. La dis-
tancia entre los dos caminos es de 5o mm. y entre los segundos mo-
lares de 40. El largor de la parte interna del primer incisivo hasta la
parte posterior del segundo molar es de 108 mm. Los molares superiores
están construidos sobre la base del Homalodontotherium . El protólofo y
el metálofo del primero y segundo molar no están separados en la cara
lingual y apenas si se percibe un surco. En el primer premolar el pro-
tólofo está muy atrofiado; en cambio tiene un protoconé bien desarro-
llado. Tanto los premolares como los molares tienen en la parte antero-
¡nterna vestigios de un cíngulo. Formación cretácea superior.
Picunia nítida n. g. n. sp. — Este género forma un intermedio entre
Pehuenia y Rliyphodon. La cara labial en los molares superiores es mu)-
lisa. El metálofo y el protólofo no están del todo separados, pero el surco
en la cara lingual es muy profundo. Los molares tienen vestigios de
cíngulo tanto en la cara lingual anterior como en la posterior. El se-
gundo molar superior mide en la cara labial 24, en la cara lingual
1 I y en la transversal 2(3 mm. Formación cretácea superior.
Lafkenia sulcifera n. g. n. sp. — En la construcción general los mo-
lares superiores se parecen algo al género anterior. La cara labial tiene
cuatro aristas; las dos del medio muy sobresalientes y las dos laterales
más chicas; éstas están separadas por cuatro surcos bastante profundos.
El segundo molar superior mide en la cara labial 16, en la lingual 1 i y
en la transversal 19 mm. Formación cretácea superior.
Lafkenia Schmidti n. sp. — Se distingue de la anterior por su ta-
maño más reducido y por la forma de los molares superiores triangula-
res. El mJ_ mide en la cara labial 14, el m^ 16; en la cara lingual
mide el primero 6 y el segundo 8 mm.; transversalmente el'primero 8 y
el segundo 14. Formación cretácea superior.
Colhuelia Frühi n. g. n. sp. — Este género se caracteriza por tener
la cara labial de los molares superiores dividida en tres lóbulos de casi
— 255 —
igual tamaño. Los molares superiores son de forma mu^■ triangular. El
mJ_ mide en la cara labial 19, en la lingual i i y transversalmente 18
milímetros. Formación cretácea superior.
Colhuapia Rósei n. g. n. sp. — Los molares superiores son algo pa-
recidos á los del género anterior; se diferencian de éstos por el lóbulo
anterior de la cara labial que es más atrofiado y por tener cíngulo en
la parte lingual anterior y posterior. El mi mide en la cara labial 2 i ;
en la lingual i 2 v transversalmente 2 i mm. Cretáceo superior.
Lelfunia Haugi n. g. n. sp. — Los molares superiores están cons-
truidos sobre la base de Maxschlosseria, pero son mucho más bajos de
corona. El protólofo forma una pequeña cresta en la corona. El metá-
lofo, que también es muy angosto, se divide en dos ramas formando
una gran isla de esmalte. El m_L mide en la cara labial i 3, en la lin-
gual 7 y transversalmente 17 mm. Formación cretácea superior.
Otronia Mühlbergi n. g. n. sp. — La fórmula dentaria es igual á la
del género Noiostylops y la construcción de los molares inferiores tam-
bién es parecida. La forma de la mandíbula es muy distinta; es muy
baja adelante y alta atrás; en el p 2" mide i 7 de alto y en la parte pos-
terior del my 37 mm. Desde la parte posterior del incisivo hasta la parte
posterior del último molar mide 73 mm. En los molares superiores se
parece en la forma más al Archaeopithecus Rogeri que al Notosíylops.
El mT mide en la cara labial i3, en la lingual 9 y transversalmente
9 mm. Formación cretácea superior.
Orthogenium Ameghinoi n. g. n. sp. — Este se parece por la cons-
trucción de los molares inferiores al Noiostylops. La mandíbula es más
arqueada y más alta. En el pT mide 21 mm. ven el mY-, 29 mm.
de alto. Desde p~T hasta m^ mide 43 mm. Formación terciaria infe-
rior.
Pyramidon Klaatschi n. g. n. sp. — Los incisivos, caninos y el
primer premolar inferior son casi de la misma construcción. La corona
es muy corta y en forma de pirámide, con una cresta media y un cín-
gulo en Fa cara lingual. La parte anterior del dmV es bilobada; el surco
que divide los dos lóbulos es poco profundo; estos últimos están simétri-
camente atrofiados y forman una pirámide. El hipolófido que forma lá
parte posterior de este diente tiene la forma de una media luna. En la
cara lingual tiene un germen de esmalte que representa el entocónido.
El dmy y T son mucho más grandes y de forma más cuadrangular.
Entre cada diente hay una pequeña diastema. Las ramas mandibulares
— 256 —
son muy bajas con sínfisis prolongadas que terminan en punta. La dis-
tancia del primer incisivo al dmT es de i 2 cm.; la altura de la mandí-
bula en el dmV de 3 cm. Formación terciaria inferior.
Eurystomus Stehlini n. g. n. sp. — El premaxilar es mucho más
ancho que el maxilar y muy chato. Su anchor es, entre los dos caninos,
de 5 I mm. y en el pJi sólo de 32, medido en la parte labial. La serie
dentaria superior mide desde los incisivos hasta el último molar 93 mm.
Los molares superiores se parecen algo al Morphippus. Los incisivos y
caninos inferiores son de la misma forma; tienen en la cara lingual una
fuerte cresta y están implantados transversalmente en la sínfisis en línea
casi recta. Formación terciaria inferior.
Lonkus Rugei n. g. n. sp. — La sínfisis en este género es muy corta.
Los molares inferiores tienen una isla de esmalte en el lóbulo anterior.
El entocónido es muy grande y se une con el metalófido. El mT tiene un
diámetro antero-posierior de 1 3 y labio-lingual de 6 mm. Altura de la
mandíbula en el p 4" 19 mm. Formación terciaria inferior.
Eutypotherium Lehmann-Nitschei n.g. n.sp. — La fórmula den-
taria es igual al Typotherium; por la construcción de los molares tam-
bién se parece á éste. La sínfisis es muy angosta y los incisivos inferio-
res son iguales al Eutvachyilierus. El i^ tiene sólo un diámetro de 7
milímetros en vez de 20 como el Typotherium. El ¡orgo de la parte
interna desde el ir al m^ es de 79 mm. La altura de la rama mandi-
bular en el mT es de 3o mm. Formación terciaria superior.
Plesioxotodon tapalquensis n. g. n. sp. — No tengo más que dos
molares superiores para fundar el presente género. Estos son, más ó me-
nos del tamaño de los del Toxodon Burmeisteri, pero de forma más
aplastada. El mj_ mide en la cara labial 47 y transversalmente sólo
1 8 mm.; esta cara es casi derecha con dos aristas. En la cara lingual no
tienen pliegues entrantes, en cambio varios surcos llanos y anchos. El
mY tiene en el medio de esta cara una columna sobresaliente; el otro
molar es más liso. Los dos molares están cubiertos de una capa de es-
malte, menos en la parte posterior interna. Formación pampeana.
-Musco de La Plata, Octubre de igoi.
LAS RUINAS
DE
PÁJANCO Y TUSCÁMAYO
ENTRE SIJÁN Y POMÁN
SAMUEL A. LAFONE gUEVEDO, M. A.
ENCARGADO DE LA SECCIÓN DE ARQUEOLOGÍA Y LINGÜÍSTICA ARGENTINA
CON UNA LÁMINA
Tomo X 26
Las riiinas ie PajaDco y Tiiscaiiiayo eutre Sijí y Poraán
PROVINCIA DE CATAMARCA
CON UNA LÁMINA
El año pasado de 1898, Luve noticia de haberse descubierto
las ruinas de un muy extenso «Pueblo do Indios» en las már-
genes del hoy río seco de Tuscamayo ó río de la Tusca. Mi
informante era el señor Estratón Gómez, vecino y propietario
en aquellos lugares. Con tal motivo me dispuse visitaj* el local
de las ruinas para dai-me cuenta de su carácter é importancia,
para aconsejar ó no una exploi-ación de ellas á nuestro director,
el doctor Moreno. Lo c[ue vi en el terreno me persuadió que
algo muy curioso se encerraba en aquellas interminables pircas,
como llaman á los muros y cercas de piedra en aquellos luga-
res. Di cuenta de todo esto al doctor Moreno, y se acordó que
partiría una expedición para aquellos lugares, tan luego como
se lo permitiesen sus tareas en la comisión de límites y los re-
cursos de que disponía.
Al poco tiempo de estar en el litoral, salieron noticias muy
abultadas sobre estas ruinas en uno de los diarios de la capital
federal, y ya no era uno, sino dos los pueblos de que se tra-
taba, y en tales términos, que me hacía sospechar que no había
yo dado la debida importancia á estas paredes del punto de vista
de la estética.
Al regresar al interior, en Junio de este año, fui con la re-
solución hecha de volver á visitar los dos pueblos que recla-
maban una expedición arqueológica de tanto interés para la
etnología de aquella región; porque es un hecho que se van
descubriendo restos de grandes poblaciones de una raza agri-
cultora, que hacía uso ilimitado de construcciones de piedra en
una región en que, según Herrera, la gente vivía poco más
ó menos como los habitantes de ahora, en toldos de horcones
y quincha, esto es, un tejido de ramas menudas, cañas, juncos ú
otro material por el estilo. Por de.sgracia, la ausencia del doc-
— 260 —
tor Moreno en Europa me privó de poderme acompañar con un
dibujante.
Puesto de acuerdo con el descubridor de estos dos pueblos,
el va nombrado señor Gómez, nos enconli'amos con él en sus
rastrojos de Pajanco á tines de Agosto del corriente año (1899)
V pasamos á visitar los restos de los dos pueblos, que se ha-
llan, el de Pajanco, inmediatamente al noroeste del toldo que
sirve de casa á los rastrojos, y el de Tuscamayo al sudeste de
la misma, unas pocas cuadras á la mano izquierda del camino
real que gira de Siján hacia el Pajonal de Pomán, y no muchas
cuadras antes de dar con la senda que se toma pai'a llegar á
esta última villa. La distancia de Siján, el u pueblo» actual más
inmediato, será como de una legua nacional.
El primero que visitamos fué el de Pajanco, y allí vimos
una serie de pircas enterradas que atraviesan la falda de norte
á sur, es decir, en sentido contrario á la inclinación de la falda.
Estas pircas abundan en toda la región, y se repiten en las cer-
canías de Pomán y en especial cerca de los Corrales, camino
de la Concepción.
En el momento de ver las pircas, comprendí que se trataba
de construcciones destinadas á evitar el arrastre del limo cul-
tivable que acarrean las aguas torrenciales del verano, con el
que los indios formaban sus admirables andenes, ó mejor dicho,
pata -pata. La distribución de estos rastrojos pircados parece
ser de bastante extensión, pero en la parte que exploramos no
me pareció f[ue hubiese otras construcciones de importancia.
En el campo ó falda se encuentran muchos restos de al fu-
llería de la clase más fina, más ó menos idéntica á la que re-
cogimos en el otro pueblo de Tuscamayo: las tejas estas se
reproducen y á la descripción de ellas me remito en cuanto á
cla.se, forma y dibujos.
Del pueblo este perdido de Pajanco volvimos al rancho y de
allí pasamos al otro más importante de Tuscamayo, al que en-
tramos del lado del norte, dejando el camino real de Siján al
Pajonal, á la mano derecha.
Lo primero que hallamos fué una muralla extensa que corre
de este á oeste y parece haber servido de defensa por aquel
lado. Tiene sus puertas ó vanos de distancia en distancia, y
en aquellos tiempos de arcos, flechas, hondas, etc., pudo ser
un obstáculo formidable para un enemigo invasor. No hemos
hallado murallas correspondientes por los costados oeste y sur;
pero bien pudiera ser que existiesen aunque no fuesen más
que los cimientos enterrados en el aluvión de a(|uellas faldas.
— 261 —
Lqs construcciones que exploramos están todas al sur de la
muralla que se acaba de citar, y consisten de una gran represa,
de una gran plaza cercada por un muro en cuadro bastante
bien construido, y con un contra-muro del lado del oeste, que
parece haber servido de entrada, probablemente en forma de
plano inclinado. Adentro del murallón continente se encuentran
algunas construcciones cuadradas. Los cantos de la pirca están
dispuestos con arte y simetría, y se ve que no es obra de gente
ignorante que amontona piedras para proporcionarse un reparo
contra las inclemencias de la intemperie. L^l alto de las pircas
existentes que hallamos, en ninguna parte excede de un metro
de la superficie, pero las excavaciones de los buscadores de
«tapados» ó tesoros escondidos, dejan ver que una buena parte
de las murallas estas se halla bajo de tierra.
Pero lo (jue más llama la atención son esas interminables
pircas semi -enterradas, que aquí, como en Pajanco, corren de
norte á sui-, atravesando la corrida de la falda y que se al-
ternan dejando un espacio como de seis á siete metros entre
otros dos de quince á veinte. Son aquellos á que los criollos
dan el nombre de calles, porque efectivamente lo parecen.
No se puede dudar que el objeto de estas pircas ó murallas
subterráneas antes era el de formar esos andenes ó patas en
que los indios sembraban su maíz, sus papas, quinoa, zapallos
y demás con que se sustentaban.
Aquí como en Pajanco, el suelo está sembrado de restos de
alfarería, y el señor Gómez me aseguró que ha encontrado pie-
zas de cobre y restos de algarrobo, etc.
Es indudable que este era uno más de esos grandes centros
agrícolas que existieron en esta región antes de la entrada de
los españoles, pero que ya en ese tiempo estaba en decadencia,
porque algo nos debieron contar los conquistadores y misione-
ros si se hubiesen hallado los andenes ó patas en el estado flo-
reciente de su primera época.
Al norte de Saujil, á medio camino entre este pueblo y el
de Pisapanaco, como á media legua de uno y otro y al este del
camino, se hallan vastas pircas que sin duda alguna responden
á otro centro agrícola de igual ó mayor importancia que la de
estos, á que los criollos dan el nombre de ciudarcita y les sirve
y ha servido de cantera, así que dentro de poco habrá desapa-
recido del todo.
En muchos otros puntos de estos pueblos se sabe de otras
ruinas por el mismo estilo, de suerte que es indudable que al-
guna vez hubo una densa población agrícola en todas estas fal-
das, hoy convertidas en áridos pedregales.
— 262 —
Lozano, en su historia del Paraguay, lomo IV y página 25,
habla de una emigración en grande escala al Chaco, á conse-
cuencia de una seca y consiguienle haniln-una poco antes de la
entrada de los españoles, y muy bien pudría suceder que á esto
se debería atribuir la desolación que noLanios hoy en toda la
región al oeste de Catamarca. Yo sospecho, empero, (lue la
ruina de la prosperidad de esta región, |iueda deberse en parte
á las invasiones de hordas salvajes ij de Juries, que dieron
en tierra con algo, sino con el todo, de la civilización implan-
tada por los pueblos de Chichas, introducidos por los Incas, ó
por otros, anteriores á la época de Tiahuanaco, que no exclui-
ría un renacimiento bajo los auspicios de los reyes del Cuzco,
que para mí no son más que restauradores de la civilización
de un imperio viejo del Perú, cuyo gran centro se hallaba en
el ya nombrado Tiahuanaco.
Lo que cuentan Lozano y los autores que cita, de las gran-
des labranzas ([ue encontraron los Césares en el Tucumán,
sólo se explica satisfactoriamente si suponemos que aún estaba
existente un sistema de agricultura como éste, indicado por las
ruinas de Pajanco, etc. Es indudable que en 1558, cuando se
fundaron las ciudades de Córdoba de Calchaquí, Londres y
Cañete O la población de esa región era inmensamente mayor
que la de ahora, pues entre las tres ciudades se encomendaron
treinta y seis mil indios, y los indios de tasa eran los varones
de dieciocho á cincuenta años {-).
Hay noticia de panteones, pero yo no quise que se tocasen
porque no tenía ni dibujante ni fotógrafo conmigo para que se'
consignase la colocación del yacimiento. No hay cosa más sen-
sible que el modo iconoclástico de recoger antigüedades y que
resulta de los precios que se pagan por cualquier colección á
lo bric-a-brac que se ofrece en Buenos Aires.
Los únicos objetos que conseguí fueron las tejas lisas y pin-
tadas que recogí del suelo sin hacer excavación alguna. Son
ellas de una alfarería artística en todo sentido, [jor la materia
y pinturas, y las piezas principales pueden clasificarse como
del tipo draconiano de los alrededores de Chañar-Yaco y del
Fuerte de Andalgala, etc., porque en muchas partes se hallan,
pero siempre en la clase más fina de alfarería. Debo hacer no-
tar que las tejas de Chañar-Yaco se sacaron, no de las bitacas
descritas, sino de los alrededores, sembradas sobre la super-
(') Conquista del Rio de la Plata, tomo IV, ciipitulo VI. Eil. Lamas.
(') Ihid., piígina 165.
— 2m —
flcie, precisamente como los piezas que se reproducen y descri-
ben aquí.
Del punió de vista de la estética, puede asegurarse que estas
ruinas no tienen valor alguno, pero son en alto grado intere-
santes, y una exploración mas prolija puede sacar á luz mu-
chas cosas que se escapan á una visita, como la nuestra, que
se limitaba á indagar si era procedente el envió de una comi-
sión exploradora con todos los requisitos del caso.
DESCRIPCIÓN DE LA ALFARERÍA
Las tejas reunidas se reducen á tres grupos:
I. Alfarería ordinaria y sin pintura, pero bien quemada y
algunas de las piezas estriadas con un instrumento de tres
puntas, y de más (') menos. El color es bayo claro y la masa
bien trabajada sin granzas; el grueso, entre seis y siete milí-
metros. Parece que los fragmentos pertenecen á ollas.
II. Alfarería lina, bien amasada, alisada y quemada; color
bayo natural de la greda, sin pintura ni otro adorno, y los dos
fragmentos levantados, corresponden á imms planos ó platos.
Grueso entre cuatro y siete milímetros, según la parte de la
pieza. Uno de ellos tiene un agujero para atar una quebradura.
Otro de los fragmentos sólo mide dos milímetros de grueso, y
parece haber pertenecido ii un cántaro de especial forma y
tinura, tal vez pintado.
III. Alfarería tína, bien amasada, alisada ó pulida y que-
mada; de un bayo algo más obscuro que el anterior, en un caso
con un viso ante de pintura, y adornados en dos y en tres co-
lores, todo con una sola excepción perteneciente al grupo de
las tinajas con serpientes ó dragones enroscados. El grueso de
estas tejas varía entre cinco y siete milímetros. Los adornos
de los dragones ó serpientes son los de siempre: — huevos ú
óvalos, ya lisos, ya jaquelados, ya con otros óvalos concéntri-
- 264 —
eos en el interior. Los colores son negro, rojo y el del fondo.
(Véase figuras 1 á G de la lámina adjunta).
Una de las tejas presenta un dibujo de otro tipo que no se
describe por faltar lo de an-iba: á lo que se ve, la jiarte prin-
cipal consta de un medallón con lineas negras orladas con on-
das del mismo color. E\ grueso de esta pieza apenas excede de
cuatro milímetros. (Véase figura 7 de la lámina.)
n'. Los dos últimos de la lámina (flg. 8 y 9) representan la
cabeza y el cuerpo de dos de esos idolillos tan comunes en toda
la región catamarqueña, pero muy especialmente en la parte
antes llamada jurisdicción de Londres ó Calchaquí. La cabeza
pertenece al género palta urna (cabeza ancha), y, como casi siem-
pre, tiene los ojos oblicuos, cosa bien rara en una región donde
este razgo no es característico de la raza actualmente en ocu-
pación. Fueron hallados como á dos leguas ó tres al norte de
Pajanco y Tuscamayo.
Las muestras estas bastan para hacer comprender la impor-
tancia de una exploración científica. Estas alfarerías del tipo
dracónico, de las que contamos con ejemplos preciosos, no se
han hallado aún in sif/i para saber con precisión á que tipo de
entierros corresponden. En Santa María, donde abundan las
urnas funerarias de las tan conocidas en todas las colecciones,
pocas ó ningunas ollas de las dracónicas se encuentran (que yo
sepa): mientras que en el ^'alle de Londres y sus anejos, es
decir, Andalgalá, Belén, etc., donde las de Santa María son ra-
rísimas, abundan las del dragón, enteras ó en fragmentos.
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arqueología argentina
UN NUEVO PILLAN -TOKI
(lIAGn,\ \'OTIVA DE PIEDRA)
CON'^UNA LAMINA
Entre las antigüedades paleo - araucanas de la República
Argentina, merece mención especial este nuevo Pillan- Toki ó
hacha del Pillán, que fué hallado por el doctor Estanislao S.
Zeballos en Choelechel, territorio nacional del Río Negro, y
cedido más tarde, en 1893, al Museo de La Plata, donde actual-
mente se conserva.
Címio siempre acontece, estos objetos de formas algo raras
y, á primera vista, sin aplicación utilitaria, se guardan en los
museos y colecciones hasta el momento oportuno en que una
publicación viene á poner de manifiesto su importancia.
Tal ha sucedido con el ejemplar que nos ocupa.
Publicado mi trabajo sobre el Pillan - Toki {^) y enviado al
Museo de La Plata, mi distinguido amigo, el doctor Robert
Lehmann-Nitsche, jefe de la Sección Antropológica de ese esta-
blecimiento, me ha proporcionado la oportunidad de su estudio.
El lugar del hallazgo de esta hacha ha sido muy importante
para los indios.
El doctor Francisco P. Moreno (") dice que Choelechel quiere
decir en lengua pehuenche : lagar yrande, renombrado. El doctor
Estanislao S. Zeballos (^) agrega: «La isla principal de Choele-
chel es una posición estratégica. Llave de todas las comunica-
ciones entre los Araucanos de Chile y los Araucanos de la Re-
(') Hachas votivas de piedra (Pillan- Toki) y dalos sobre rastros de la
influencia araucana prehistórica en la Argentina. «Anales del Museo Na-
cional de Buenos Aires», tomo VII, piigina 93 á 107 (1901).
C^) Cementerios y paraderos 2}rehistúricos de la Palagonia. «Anales
Científicos Argentinos», N» 1, página 5 (1874).
(^) Viaje al país de los Araucanos (1881), página 316.
Tomfi X 2 7
— 2GG —
])úl)lica Argentino, cuya dominación ero necesaria, fué reclamada
durante un siglo; se frustró en el año 1833, y quedó consoli-
dada en Mayo del que corre. »
Estos dos datos nos darán, en parte, la clave de la impor-
tancia de esta hacha, seguramente un ex-voto ofrecido á Pillán
para hacer llover, como veremos más adelante, en alguna de
esas grandes reuniones ó parlamentos de indios, que más de
una vez deljieron ocurrir en ese lugm- grande ¡/ renombrado.
Las circunstancias del hallazgo' del hacha que nos ocupa
están sintetizadas en los siguientes párrafos del doctor Zeba-
llos, insertos en la página 327 de su ya citado libro:
«Siete días he permanecido en Choelechel y en sus con-
tornos, confirmando las ideas casi exactas que por lecturas me
había formado de estos lugares, y verificando excursiones en
todas direcciones. En otro tomoC) daré á conocer algunos re-
sultados arqueológicos preciosos. Hay en Choelechel cemen-
terios que guardan reliquias de mérito; de las más bellas será
siempre una hacha de piedra dibujada que guardo en mi colec-
ción.»
La forma de este ejemplar es parecida, vagamente, á esas
hachas halladas en Chile y figuradas en la obra del señor José
Toribio Medina ("), bajo los números 4 y 13, con la diferencia
de que el filo es mucho más ancho en éste y distinto el ma-
terial de que está hecha, pues es una piedra talcosa muy blanda,
parecida á la esteatita.
De este mismo material, el señor Medina trae, bajo el nú-
mero 11, la figura de una hacha muy bien hecha y con un agu-
jero en la ¡¡arte del ojo.
Casi puede decirse que esta hacha es triangular en su forma
general, de dieciseis centímetros de largo por tres de ancho en
el vértice y diez en la base ó filo. Es chata ó comprimida en
ambas caras con un espesor variable entro uno y medio centí-
metros hasta cinco milímetros.
La superficie externa está toda cubierta de grabados hechos
con una punta que rayaba fácilmente esta piedra blanda, de
color carne y con igual aspecto y lustre untuoso como el de
las tizas de sastre.
(') No ha sido publicado, y el doctor Zeballcs, al solicitarle otros datos
más, me ha comunicado deferentemente que, habiéndose desprendido hace
tiempo de las colecciones, no lo publicará ya.
(■) Los aborígenes de Chile.
Una de las caras, que llamaremos posterior, está bastante
deteriorada, habiendo desaparecido los grabados sobre casi toda
la parte ancha, en la que quedan unos pocos que permiten su-
poner que en ésta los dibujos eran menos complicados que en
la cara anterior. El filo, propiamente dicho, y la extremidad
inferior derecha, también están mutilados en gran parte; pero
con lo que (|ueda, puede reconstruirse fácilmente la forma ge-
neral del objeto, sintetizable en los siguientes términos:
Una hacha de filo ancho y curvo, cuyo cuerpo va estrechán-
dose gradualmente hasta la mitad, como triángulo equilátero,
sin cerrar vértice y sigue de allí alejándose casi otro tanto
hasta terminar en un pico en vez de ojo.
Los grabados de la cara anterior pueden dividirse en dos
secciones: los que cubren el ojo ó pico y los que se hallan so-
bre el cuerpo del hacha y llegan hasta el filo.
Los primeros los forman cuatro líneas en zig-zag que bajan
verticalmente, cubriendo toda la superficie del pico y terminan
en una recta transversal que las separa de los dibujos del
cuerpo.
Estos zig-zags bajan, acompañados por dos lineas verticales,
rectas de cada lado, que pasan sin tocar la línea transversal y
se convierten por un trecho, también en zig-zag, siguen después
otro espacio recto y se unen de este modo á dos horizontales
en zig-zag, asimismo, encerrando un gran espacio.
El interior de este último se halla ocupado por figuritas dis-
puestas en series horizontales de á dos ó de á tres alternadas.
Estas figuritas se componen de tres pequeñas líneas verti-
cales, unidas por una transversal, pero que no pasa las líneas
verticales externas; algunas veces, éstas son dos en vez de tres
y otras, como sucede por lo que se puede ver en la cara pos-
terior, la transversal, en vez de ser horizontal, es inclinada y
entonces la figurita resulta con el aspecto de una N al revés (| j).
Debajo de los zig-zags que cierran este espacio, corre una
línea que rodea el filo y, entre éste y aquélla, corre también
otra línea de zig-zags.
Como puede compararse por la lámina adjunta del Pillan-ToU
de la Pampa Central, que vuelvo á reproducir en este trabajo,
aunque la forma y los dibujos sean diversos, se vé fácilmente
t[ue la técnica de su ejecución es la misma y la idea del con-
junto de la figura central tiene muchos puntos de contacto: en
ambas hachas hay un espacio central circunscrito por una lí-
nea transversal superior y zigzags laterales y, en ambas, éste
ocupa el mismo lugar, es decir el cuerpo del hacha.
— 268 —
Las líneas en zig-zag se hallan en las dos, y en ambas tie-
nen preferentemente la posición vertical.
Estas líneas, á no dudarlo, deben significar lluvia ó agua,
y ésto me hace afirmar más en mi convicción de que estas
hachas ó tokis han sido objetos votivos ofrecidos á Pillán para
pedirle agua O.
Los viejos araucanos conocieron la agricultura, y el maíz
era la base de su alimentación vegetal. Medina, en su obra ya
citada, consagra muchas é interesantes páginas sobreesté punto
y, como creo haber demostrado en mi trabajo anterior que es-
tos indios habitaron nuestro suelo, mucho antes de la conquista
española, no es difícil que esta hacha, como la anteriormente
descripla, sean las reliquias que han llegado hasta nosotros de
sus viejas ceremonias propiciatorias de lluvia.
Sobre las figuritas que se hallan dentro del espacio circuns-
cripto por los zig-zags, no me atrevo á emitir opinión en cuanto á
su significado; pertenecen á una forma nueva para mí y que
reputo de importancia por la repetición con que han sido gra-
badas, la proligidad que se ha tenido para que la raya trans-
versal no atravesase las verticales de los costados y, finalmente,
por el lugar que ocupan en este Pillan- Tolii si se le compara
con el de la Pampa Central, en donde está tan claramente re-
presentada la nube que desprende sus rayos.
Desde ya no reputo á este signo como un simple dibujo de
ornamentación. Ese objeto ha sido ritual ó votivo, pues su fra-
gilidad no le ha permitido tener otro fin, y más aún, no pre-
senta rastro alguno de que haya podido llevarse ni colgado, ni
enastado en un palo como toki de mando. Así es que, dándole
su verdadero significado y aun permitiendo la ornamentación
en un objeto sagrado, ésta tiene forzosamente que ser simbó-
lica.
Esperemos que nuevos hallazgos nos den la clave de estas
simples combinaciones de tres y de cuatro líneas.
Diciembre 1901.
Juan B. Ambrosetti.
(') En esta interpretación del zig-za;,' me adhiero á la opinión del señor
Daniel Barros Grez en su trabajo: Interpretación de la inscripción ameri-
cana prehistórica de la casa pintada, en el alto Tingiiiririca (Chile).
Primera reunií'm del Congreso Científico Latino .\mericano (18í»8). tomo V,
página 200.
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Rev. del Museo de La Plata — Tomo X
JUAN B, AMBROSETTI: Un nuevo Pillan-Toki
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CHOELECHEIv
Colección Museo de l<a Plata
PAMPA CENTRAL
Colección Museo Nacional de Buenos Aires
PILLAN-TOKIS
8^ lamaño natural
TALLERES. UBL MUSEO
LA PRETENDIDA EXISTENCIA ACTUAL
DEL GRYPOTHERIUM
SUPERSTICIONES ARAUCANAS REFERENTES A LA LUTRA Y AL TIGRE
ROBERT LEHMANN-NITSCHE
DOCTOR EN CIENCIAS NATL'HALES, DOCTOR F.N MIIDICINA
ENCARGADO DE I.A SECCIÓN ANTROPOLÓGICA DFL MUSEO DE I A PLATA
Tomo X 28
La pretendida existencia actnal del (írypotlieriuní
SUPERSTICIONES ARAUCANAS REFERENTES Á LA LUTRA Y AL TIGRE
POR
ROBERT LEHMANN-NITSCHE
En el año próximo pasado, me ocupé detenidamente en una re\-ista
alemana (') del Grypol/ierium argentino, y creo haber demostrado en el
capítulo I que nuestro Grypotlierium Daru'inii v&t. domesticum (más
bien que Grypotlierium domesticam) no tiene nada que ver con el des-
dentado fabuloso que muchos han creído que vive todavía y que ha sido
denominado por el señor Florentino Ameghino Neomvlodon Lisíai. La
palabra Jemisch (capítulo II) con que según el señor Ameghino los in-
dígenas de la Patagonia designan á aquel Neomylodon, significa muy
probablemente la lutra {Lutra felina Mol.) á la cual corresponden mu-
chas particularidades del Jemisch, perteneciendo las otras al tigre {Felis
onca L.); este último fué encontrado anteriormente mucho más hacia
el sur que hoy y, á fines del siglo XVIII, quizá hasta el Estrecho de
Magallanes; cuando se retiró más hacia el norte, los indígenas conocían
solamente su tradición y confundieron los recuerdos que tenían sobre
este animal con los caracteres de la lutra que en algo se le parece por
ciertas costumbres de su modo de vivir. Los mitos (capítulo III), leyendas
y cuentos de los indios en que se habla de un animal feroz, pueden re-
ferirse en su mayoría al tigre; nada indica á un gran desdentado extin-
guido como nuestro Grypotlierium ú otro animal contemporáneo; todos
estos animales, los últimos jigantes de la formación geológica pasada, han
desaparecido relativamente tarde del suelo argentino, pero desde entonces
ya ha pasado tanto tiempo que no se ha conservado ningún recuerdo de
ellos, ni en los idiomas, ni en las leyendas de los indios.
En estas líneas voy á ocuparme otra vez de este último asunto;
puedo ampliar lo que he expuesto en el capítulo III de mi trabajo citado,
presentando comunicaciones originales que he anotado de labios propios
O RoBERT Leh.mann-Nitsciie: Zur Yorgeschklite der Entdeckung xon Grypotherium bci
Ultima Esperan^ia. «Naturwissenschaftlichc Wochenschril't», XV Bd., igoo, n°33, 35, 36. —
Extra bajo el mismo titulo en: «Naturwissenschaftlichc .\bhandlungen», Heft ag, Berlin igoi,
in-8*, 48 páginas.
— 272 —
de un indio araucano y cuyo sentido queda expresado en el título de
este artículo, pero antes debo completar el capítulo II agregando una
descripción del «tigre de agua» tal como la refiere el padre Tomás
FalknerC), á mediados del siglo XVIII y que hemos citado textualmente:
también se encuentra en el libro de su contemporáneo, el padre Martín
Dobrizliotíer("); este libro es bastante raro y recién después de impreso mi
primer trabajo he podido consultarlo.
Dice Dobrizhoffer, página 404 : «El tigre del agua, yaguaró. En las
aguas más profundas se esconde generalmente un animal que es más
grande que cualquier perro de presa, al que denominan yaguaró los
guaraníes y los españoles tigre del agua. Este tiene el cuero lanudo, la
cola larga y afilada y (página 4o5) uñas fuertes. Los caballos y muías
que pasan estos ríos á nado son llevados al fondo. Poco después se ven
los intestinos del animal desgarrado por el tigre del agua nadando sobre
la superficie. No obstante haber pasado tantos ríos navegando, feliz-
mente nunca he visto ninguno, aunque siempre tuve miedo, especial-
mente las veces que navegué en el lago Mbururú. Por este lago tiene que
pasarse en un cuero de buey á todos los que viajan de San Joaquín
á la Asunción, cuando está crecido, á causa de abundantes lluvias.
Los españoles que de regreso de las montañas con el té paraguayo
tienen que cruzarlo, se quejaban á menudo que el yaguaró les había qui-
tado algunas muías. Al pasar el río Aguapey, cerca del pueblo San
Cosmás y Damiani, en el año 1760, una muía fué atacada por ese
animal en presencia de los indios; así me lo contó el cura de ellos, el
padre Juan Bautista Marquesetti de Fiume. El yaguaró vive generalmente
en los fondos más profundos del agua; pero también cava grandes cuevas
en las lomas cerca de las orillas, donde puede esconderse con los suvos.
A menudo, mientras navegábamos, oíamos un estruendo horrible pro-
ducido sobre las barrancas del Paraguay; como sospecharon los mari-
neros y soldados, éste provenía del derrumbe de las cuevas de esos
tigres, ocasionado por el vaivén del agua que poco á poco iba minán-
dolas.»
«Ad — Una de las bestias más feroces, con cabeza y uñas de tigre y
del tamaño de un gran perro de presa es el aó,. palabra que significa en-
tre los guaraníes ("página 406) un vestido y después ha sido atribuida al
(^) Tno.MAS Fai kner: A description of Patagonia and ihe adjoining parts of South America.
Ilcrcl'ord 1774, p. 62-63. — Id. (trad. alemana): Beschreibung t'on Patagonien und den an-
grení^endcn Theilen i'on Südamerika aus dem Englischen des Herrn Thomas Falkncr. Nebst einer
ncuen Karle dersüdlichen Thcile von Amcrika. Gotha, bei Cari Wilhelm Eulngcr, 1776, p. 80-81.
— Id. (traducción francesa): Description des Ierres magellaniques et des pays adjacens, traduit de
l'anglois par M. B., Gencve et Paris, 1787, I, p. 99-102. — Id. (traducción castellana): Des-
cripción de Potagnnia y de las partes adyacentes de la .América meridional. «Col. Angelis», I.
4, p. 14-15.
(") Marti.n Dobrizhoffer: Geschichle dcr Abiptincr, 1. Theil. Wicn, Kurzbck, i 7 8 3 .
— 273 —
animal, por preparar los salvajes en otros tiempos sus vestidos con su
lana. No tiene cola y es tan feroz como rápido. Los ao vagan en tropi-
llas ora en lagunas y pantanos, ora en montaiías inaccesibles y lejanas. El
indio que por su mala suerte los encuentra durante su cacería está per-
dido, sino se pone en salvo apresuradamente ó se trepa á un árbol alto,
y de esa manera se libra de los dientes y uñas tremendas de este animal.
Sin embargo, aún en las ramas más altas no está en seguridad, porque la
bestia maligna no pudiendo trepar al árbol cava sus raíces, hasta que
hace caer el tronco y con él al indio. Los que proceden mejor son los
que desde antemano arrojan todas sus flechas á estos minadores furio-
sos. Así lo cuentan y lo creen todos los indios y españoles. Yo que he
viajado á caballo y á pie por tantas montañas, campos y esteros, no he
visto ni la sombra de un aó. Deduzco pues con razón que éstos no se
encuentran en gran número, ni en todo el país. Sería bueno que en todo
el Paraguay no se hallara ninguno. Los cronistas hacen mención del
famacosio como de un animal de los más feroces. La mayoría de nos-
otros hemos creído que éste se distingue del aó solamente por el nombre. »
Se vé que las descripciones que dan Falkner y Dobrizhofler sobre el
«tigre de agua» son lo más iguales posibles; hasta las palabras del
te.xto son las mismas; según Falkner, por ejemplo, se ven pronto nadando
sobre el agua los pulmones é intestinos del animal desgarrado por el
tigre de agua, y Dobrizhoffer nos cita casi literalmente la misma frase.
Como no hay motivo para creer que uno de estos autores haya copiado
del otro, se trata pues, como Dobrizhoffer mismo lo dice, probablemente
de cuentos, que, en cierta y más ó menos misma forma, corrieron entre
los indígenas de allá y que han reproducido los dos padres.
Para citar todos los datos que conozco de los tratados de los anti-
guos cronistas sobre animales fabulosos, he citado también el cuento
del aó aunque no sé bien á qué animal de rapiña puede referirse, encon-
trándose en el dominio del Paraná. En cuanto á Chile, Molina (') habla
de dos animales enigmáticos que él no ha visto, es decir, de una especie
de murciélago y de un hipopótamo con los pies palmados como las fo-
cas. Este último vive en ríos y lagos y se parece por su tamaño al caba-
llo. En el país, se cree generalmente que e.^iste. El cuero es blando y su
color parecido al lobo marino. — El padre jesuíta Bernardo Havestadt( ^
de Monasterio (Westfalia), designa en su vocabulario araucano del año
1772, enumerando la fauna chilena, con la palabra huaillepen «carne-
ros, perros, caballos marinos que concubitan con los animales de la
(') .Molina: Saggio sulla storia natiirale del Chili. Bologna 1782, p. 274.
(■) Havestadt: Chili diígü sive traclatus linguae chilensis, opera Bernardi Havestadt. ¡VIo-
nasterii Weiphaliac 1777. — Reimpr. Dr. Julius Platzmann, Leipzig i883.
— 274 —
tierra», mientras que en las demás partes de su obra no cita animales
tan místicos. Pero basta con todos estos datos. Se conoce bastante bien
que no corresponden á un desdentado extinguido como nuestro Gry-
potherium. He aquí lo que tenía que demostrar.
El trabajo mió del año próximo pasado, ya \arias veces citado, con-
tenía una bibliografía sobre el Grvpoíheriiun completa hasta entonces:
voy á ocuparme, pues, en este artículo, de las nuevas publicaciones refe-
rentes, siguiendo también el orden cronológico.
En las actas de la Sociedad .Vntropológica de Berlín, el señor Phi-
lippi (') da noticias del viaje que hizo el doctor Reiche á la cueva Eber-
hardt; dice que este último no se había convencido de la domesticidad
del Grypolherium. La gruta misma se hallaba completamente destruida
y todo el suelo revuelto hasta el piso natural; no obstante, el señor Reiche
ha adquirido una colección de buenas piezas, entre éstas dos vértebras
lumbares anquilóticas. Estos restos y huesos llevados á Santiago por el
señor Reiche los describe más tarda Philippi <"' en los Anales de la Uni-
versidad de Chile, agregando unas láminas. En ninguna parte, hay men-
ción que indique que los huesos hayan sido rotos por el hombre.
En un pequeño artículo se ocupa el señor Ameghino''*' de la priori-
dad de los nombres Glossotherium. Mylodon y Grypotherium. pero se
queda parado á mitad de camino é indica solamente que el nombre
Grypotherium debería ser completamente borrado. Invito al lector á lo
que he expuesto en las páginas 14 y i 5 de mi trabajo ya citado.
Las conclusiones que resultan de la comparación de la literatura
respectiva son evidentemente las siguientes:
Ante todo hav que comprobar, teniendo los objetos á la vista, si el
pedazo occipital, descripto primeramente por Owen y denominado por él
Glossotherium,
1) pertenece al Mylodon Daruñuii. establecido más tarde por Owen,
como éste lo había supuesto: pero que no es el caso según los
estudios de Reinhardt;
2) si pertenece al Mylodon robuslus de Osven. como lo cree Smith
Woodward;
3) si es idéntico al Scelidotherium, según la opinión de Burmeister:
4) si presenta quizás un género diferente de Scelidotherium. Mylo-
don, Lestodon y Grypotherium, como lo supone Santiago Roth.
(') R. A. Philipim: Crypotherium. «Verhandiungcn der Berliner Gesellschaft für .\nthropo-
logie, Elhnologie und ('rgeschichte» , Sitzung vom 19. Mai 1900, p. 285-280.
(") Id: Contribución á la osteolojia del Grypotherium domesticum Roth i un nuei'O delfin.
«Anales de la Universidad de Chile», tomo 107, Julio-.\gosto de 1900, p. io5-i 14, 4 lám.
( ) Florentino Amegiiino; Grypotherium. nom de genre á effacer. «Comunicaciones del
Musco Nacional de Buenos Aires», tnmn I, n' 7, 9 de Octubre de 1900, p. 257-260.
Además hay que tomar en consideración lo sii^uiente:
Reinhardt había cambiado el nombre genérico del Mylodon spec.
Dariíiinii por el nombre de Grypoiherium. porque pudo comprobar que
este animal representaba un género diferente de los demás mylodontes.
Borrando entonces, según las leyes de la prioridad, el nombre de Gry-
potherium. como lo desea Ameghino, hay que darle un nuevo nombre
al otro género llamado hasta la fecha Mylodon.
Dejamos el arbitraje á un paleontólogo especialista que se ocupe del
estudio de todos los desdentados ; hasta entonces creemos estar autorizados
para mantener el statu quo.
« Algunas rectificaciones relativas al Grypoiherium de la caverna
Eberhardt», que publicó HauthalC en el mismo ntimero de la revista
bonaerense en que escribió Ameghino, se encuentran ya en su mayoría
en el capítulo 1 de nuestro trabajo ya citado y basta por ahora hacer una
simple mención de estas rectificaciones. ¡Mas ó menos las mismas, repite
HauthalC"') algo más tarde en el Globus, en idioma alemán, o:upándose
en este artículo también de la domesticidad del animal misterioso como
de la geología glacial de los alrededores de la cueva de Ultima Espe-
ranza. Basándose sobre los resultados de las últimas excavaciones, que
han revuelto por completo el suelo de la caverna, sostiene el autor, en
contra del profesor Nehring, que el animal ha vivido en un estado
verdaderamente doméstico; de los datos que dá sobre la geología gla-
cial, revelan interés los indicios de una segunda época glacial, que in-
ducen á creer que nuestra cueva ya ha sido habitada en la época inter-
glacial.
Al fin, el viajero francés, Andrés TournouérC'', pretende en un in-
forme presentado al principio de este año á la Academia de París, haber
visto en la Patagonia al neomylodon enigmático, vivo en el agua. El
guía lo llamó Hymché. Algo más lejos del lugar donde lo vio, encontró
también los rastros parecidos á los de un gran gato.
He enumerado (página 26) de mi otro trabajo muchas palabras pata-
gónicas que parecen significar lo mismo y que indican la Lutra felina
Mol.; hay que agregar así otra palabra más, tenemos pues ahora:
(') R. Hauthal; Quelques rectijications relatives au Grypotlierium de la cai'erne Eberhíii\1t.
«Comunicaciones del Museo Nacional de Buenos .\ires», tomo I, n" 7, q de Octubre de 1900,
p. 241-262.
(") Id: Die Haustiereigenschaft des Grypotherium dumeslicum Ruth, die Glacialverháltnisse
bei Ultima Esperanza und die Berechtigung des Namens Grypotherium domesticum. «Globus»,
Band 78, n" 21-22, 8. resp. 16. December 1900, p. 333-338, 357-35o.
(^) .\ndré Tournouer: Sur le Neomylodon ct l'animal mystérieux déla Patagonie. «Comp-
tes rendus des séances de TAcadémie des Sciences» de Paris, 14 janvier 1901. — Extr. 2 pp.
— 27Ü —
«Chimchimem », Pebres.
«Chimchimen », de la Cruz y Gay.
«Jémechim», Lista.
« Yem'chen », .Moreno.
«Jemisch», Carlos Ameghino.
«Hymché», Tournouer.
Se ve por la última publicación que hemos mencionado que siempre
hay quien espera encontrar en la Patagonia un animal desconocido, no
obstante de que todos los ensayos han sido negativos, como era de su-
poner. Así, por ejemplo, han vuelto á su país últimamente, á principios
de Junio, los expedicionarios mandados por el «Daily Express» de Londres,
los seiiores Hesketh Prichard, J. Barbury y F. B. Scrivenor. Antes de
volver á Inglaterra, el señor Prichard visitó la ciudad de La Plata, lo
que dio motivo para que el señor Hauthal y yo lo presentáramos al se-
ñor Ameghino. En esta visita, conversando sobre el cuadrúpedo mis-
terioso, el señor Ameghino, al parecer, mantenía todavía la convicción
de que vivía. Por lo menos nos hizo conocer una correspondencia de
su hermano Carlos, según la cual los indios de la Patagonia habían
observado los rastros de un animal con membranas natatorias; además
llamaban erefilú á un animal acuático misterioso. En seguida, pues, me
dirigí á mi amigo araucano Nahuelpi, de cuyos labios estoy apuntando
textos araucanos desde hace tiempo, preguntándole si conocía la palabra
erefilú. En el acto me observó que se trataría de la palabra nüriifilu,
el zorro- víbora; en verdad, la letra n en esta última palabra araucana
tiene un sonido sordo, pronunciada en la última región del paladar,
como la n en la palabra alemana Dinge; la ü es también de sonido sordo
y breve, y no existe la menor duda que una persona poco acostumbrada
á oir esta pronunciación haya podido anotar ere por ni'trñ. Nahuelpi,
quien sabe leer y escribir muy bien en español y araucano, apuntó á mi
pedido todo lo que sabía sobre el zorro -víbora en idioma araucano,
dictándome sus textos una vez terminados para ponerlos en limpio.
Después me los tradujo escribiendo yo la versión castellana tal cual él
la hizo, sin hacer ninguna corrección.
Lo que me refirió sobre el zorro-víbora se compone de cinco partes
que me dio en diversas ocasiones. Las publico en el orden que facilita
más su comprensión y no en el que me las entregó que sería el siguien-
te: 3 , 4 , 5 , I , 2 .
Vamos ahora á reproducirlas aquí en castellano para que se vea que
el nürñfilu no es de ningún modo nuestro Grypollieriiim y que todas
las expediciones que vavan en su busca han de ser inútiles:
HISTORIA DEL ZORRO-VIBORA
RF.l ERIDA POR FA. INDIO NAHUF.IPI
1.
« Dicen todos los indios que en el agua hay un dios y en los cerros
también; en la travesía de un camino también que hay, dicen la gente.
2.
El zorro -víbora existe en el agua. Este agarra gente en el agua.
Tiene una cola con que agarra la gente. Pero cuando lo adoran no hace
daño. Cuando lo adoran le dicen: «¡Padre, dueño del agua, por servicio
no nos haga mal á nosotros!» le dicen. «Dueño del agua, por su milagro
que pasemos bien al otro lado de su agua», le dicen.
E.xiste un chafisO con que lo adoran. Este chatis lo hacen en el
takalC). Entonces vá la gente, llevando en un plato el chafis. Con éste
lo van á adorar. Entonces agarran un pequeño manojo de paja. Enton-
ces porgólas sacan del plato con la paja algo del chafis, alzando la mano
hacia el cielo. Entonces plantan muchas lanzas.
Así adora la gente. Por eso no hace mal a la gente.
3.
Hay un lago en la tierra de la cordillera. Allí hay mucho zorro-ví-
boras en este lago. Cuando quieren pasar la gente tienen que rogar á
ellos. Entonce una vez teníamos que pasar al otro lado y rogaron á ellos
nuestra gente. Entonce era cacique Reupü. Entonce por la mañana tem-
pranito fué un hombre á traer agua. Entonce vio el zorro-víbora y fui-
mos á verlo. Estaba nadando en el agua cuando lo vimos. Es pequeño,
el pecho y panza blanco, la cola es larga. Con su cola dicen que sabe
manear los caballos en el agua cuando agarra gente en el agua.
Entonces apenas asomaba el sol y fuimos en la orilla del lago á
rogar á ellos. Entonces carneamos un toro pequeño blanco. Echamos
carne en el agua para que coma ese zorro-víbora. Cuando le ruegan le
dicen: «¡Padre, dueño del agua, háganos el servicio de no hacernos mal,
pecho blanco!» se le dice. Así no hace daño. Cuando se burlan del,
entonces agarra gente. Por cualquier cosa que habla uno que le ofienda
está bien embromado. Cuando lo quieren nombrar no le dicen zorro-
víbora sino dueño del agua.
(') «Chafis» llaman los araucanos á una masa compuesta de harina de trigo y agua que ha
fermentado veinticuatro horas. Para prepararla y fermentarla les sirve el «takal» , una bolsa hecha
del cubro de una vaca, que contiene hasta i 2 litros.
— 278 —
4.
Nunca lo habían visto afuera del agua. Esa vez era la primera que
lo vimos cuando rogamos en ese lago. Los cristianos dicen que tenían
deseo de verlo al zorro-víbora, él no se hizo ver nunca. Donde habita-
ban muchos de ellos (nürüfilu), cuando llegaban los cristianos se desa-
parecían. Parece que tuvieran miedo. Sólo á los indios lo hacían mucho
daño.
5.
Una vez dijo un hombre, cuando tenía que pasar el Limav: «¡Padre,
dueño del agua, por favor, no me haga daño!» dijo. Entonces el otro
hombre se llamó Salva. Tenía mucho caballo. «¡Qué diablo! ¿Dónde
existe este dueño del agua que usted está rogando?» dijo y se rió. En-
tonces dijo el otro hombre: «¿Como adonde existe el dueño del agua,
amigo, el dueño del agua, pues? L'sted sabe que en todos los ríos exis-
ten dueños del agua, amigo!» dijo este hombre. «jQué dueño del agua
va existir, amigo!» dijo este hombre llamado Salva. Y se largó en el
paso, arriando su gran tropilla de caballos. En medio del agua se le des-
aparecieron la tropilla. Fué suficiente esto, no aparecieron más. Se le
ahogaron todo los caballos del. Casi se murió él. Porque se murieron
los caballos él se escapó.
Ahí tienen ustedes lo que hace este zorro-\'íbora.»
Refiriéndonos á estos textos, hay que hacer notar que todo lo que
queda dicho es la pura verdad. Nahuelpi, contestando á mis preguntas,
me dijo que el lago que entonces tenía que pasar la indiada es el Alo-
muní de los pehuenches, que por corrupción se llama en español Alu-
miné. Está situado en el Territorio del Neuquén y goza de fama por la
belleza de su paisaje. Nahuelpi era entonces muchacho de ocho años,
más ó menos; su tribu, bajo el cacique Keupü, ha sido desalojada de la
Argentina y tuvo que trasladarse á Chile; en esta ocasión fué que tuvie-
ron que pasar el lago Aluminé. Lo que se ha referido respecto al indio
Salva, también ha ocurrido en verdad; este indio era entonces de la
gente del cacique Sahueque, y actualmente estaba de agente en la Poli-
cía de La Plata; un compañero de Salva le comunicó á Nahuelpi esta
aventura. Hoy todavía es temido el pasaje del Limay en aquel lugar cerca
del Fuerte Roca. Además me comunicó Nahuelpi que se cree general-
mente, entre los indios, que cuando se ahogan los caballos en estas oca-
siones, queda en salvo el hombre y vice-versa.
— 279 —
Solamente para ser exacto en la bibliografía, voy á citar á Siemi-
radzki ''), quien se considera á sí mismo lego en la ciencia etnológica.
Ha oído hablar del «Nervelu», como él lo escribe erróneamente; pero
todas sus observaciones son tan poco exactas y carecen tanto de con-
fianza, que no damos importancia á las siguientes, en que transforma al
«NürQfilu» en ave grifo. Dice lo siguiente: «Un espíritu malo se llama
«Nervelu»; los puelches especialmente lo respetan mucho, hasta aun
los que han sido bautizados; tiene la forma de un gran pájaro con pico
y uñas de acero que pretenden persigue especialmente á los traidores en
la guerra. Aparece en el desierto en forma de tromba terrestre.»
Díjome Nahuelpi que el diablo ó espíritu malo «huekufü» aparece
en igual forma; es sabido que otros pueblos creen que existen brujas
que se revelan también en forma de remolinos.
Es de sentirse que Deniker'"* haya hecho conocer, por medio de su
obra sobre las razas y los pueblos de la tierra, á un numeroso público,
las inexactitudes de la publicación de Siemiradzki.
He ahí, pues, una pregunta: ¿qué animal será este zorro-víbora? Xo
hay otra contestación que: la lutra. Y, según la literatura, debe tratarse
de la Lutra felina Mol. Según la literatura, digo, no puede tratarse de
otra especie de esta clase de animales, sino de la citada.
Quizás algún día se encontrará otra lutra más grande en los lagos
tan poco explorados de la Patagón ¡a.
El nombre de zorro-víbora, dado á la lutra por los indios, significa
bastante bien los caracteres exteriores. El cuerpo es largo y delgado, el
color del pelo, por el contrario, se asemeja al del zorro, etc. Sin embargo,
no se comprende bien el miedo que produce entre los indígenas. Séanos
permitido recordar al lector lo que hemos expuesto en el capítulo II de
nuestro trabajo anteriormente citado: es, probablemente, el tigre que
primeramente ha producido semejante miedo inexplicable; cuando se
presentó por raras veces y que desapareció al fin por completo en las re-
giones australes de la Patagonia, dejó sus recuerdos, que se ligaron á la
lutra poco visible y misteriosa.
Se puede conocer que la superstición que existe entre los araucanos
en cuanto á la lutra se halla muy hacia la Patagonia Austral y también
entre los tehuelches. El Jemisch misterioso referido primeramente por
el señor Carlos .Ameghino presenta, según las cartas de este señor, pu-
{*) JosEF V. Siemiradzki: Beitrage zur Ethnographie der südameñkanischen Indianer-
«.Mittheilungen der .\nthropologischen Gesellschaft inWien». X.WIII Bd., 1808, p. 127-170,
esp. p. I 66.
(') F. Desiker; Les races et les peuples de la terre. Paris iqoo, p. 63o.
— 280 —
blicadas por su hermano Florentino O, caracteres muy semejantes á los
de nuestro nürüfilu. Iguales por ejemplo son los datos sobre la cola; los
dos animales la tienen prehensil; agarran con ella á los caballos y los
llevan al fondo de las aguas maniatándolos.
La lutra, el ñen-ko. el señor del agua, tiene su colega de trono en la
tierra: el señor de la tierra, el ñen-mapú, es el tigre. A cuya majestad
los indios no se atreven á designar por su nombre vulgar; hablando de
él siempre lo llaman ñen-mapú . Ya me había comunicado esto mi amigo
Nahuelpi; también encontramos en los estudios araucanos de don Ro-
dolfo Lenz(') indicaciones análogas. Le pedía Nahuelpi que me anotara
todo lo que supiese del señor de la tierra. Me entregó un texto araucano,
cuya traducción castellana dada por Nahuelpi mismo reproducimos á
continuación, completando así el cuento ya citado sobre el señor del
agua.
CUENTO DEL INDIO CON EL TIGRE
REIEniDO POR El. INDIO NAHUELfl
«Decimos nosotros los indios que el tigre es dueño de la tierra. No
hace daño cuando no lo ofienden. Cuando lo quieren para enemigo, él
sabe y carga rencor con su enemigo para matarlo. Entre nosotros está
reconocido que no hace mal el tigre cuando no lo ofienden. Pero á su
enemigo no le perdona jamás. Basta que sea de la familia de su enemigo
no lo perdona. El sabe cual es su enemigo ó cual no. Cuando los indios
encuentran el tigre se envitan para matarlo. Entonces se van, pero el
tigre ya sabe cual fué el que lo deseaba la muerte. Entonces lo encuen-
tran allá, entonces lo convida á pelear su enemigo. Y él salta su enemigo.
El que no es su enemigo no le hace nada. Cerca del pasa peliando.
«Una vez fué cautivado un hombre por los cristianos. Entonces se
escapó. Este hombre andaba mucho tiempo solo en los grandes desiertos.
Faltaba nada más para morirse de hambre. Entonces una vez encontró
el tigre. Entonces este pobre hombre creyó ser devorado por el tigre,
cuando lo encontró. Entonces tembló de miedo. Se arrodilló, dicen, para
(') Florentino .\megiiino: El Neomylodon IJstcii, un sobreviviente actual de los Megaterii'S
de la antigua Pampa. «La Pirámide», (La Plata), tomo I, i 5 de Junio de 1899, p. 51-54:
1 de Julio de 1899, p, 82-84.
(') Rodolfo Lenz: Estudios araucanos. «Anales de la Universidad de Chile», 1895-1897.
p. 197, nota 8. — Datos análogos y ampliados que el señor Lenz me ha comunicado, he pu-
blicado en la p. 29 de mi trabajo «Zur Vorgeschichtc etc.»
— 281 —
rogar á Dios y al tigre. JamujabaO la oreja el tigre. Entonces se puso
cerca del y lloraba. Entonces siguió la marcha este hombre. No lo hizo
nada el tigre. El tigre iba atrás del. Un rato después se adelantó y se
perdió del compañero. Más allá encontró avestruces. En seguida cazó
uno. Entonces volvió atrás para encontrar su compañero muerto de
hambre. Casi ya no podía caminar de á pie. Entonces este hombre sa-
biendo que el tigre no le haría nada tuvo coraje. Siguió de nuevo el
•camino. Entonces vio la boca del tigre manchada en sangre Entonces lo
siguió de atrás. Cuando iba llegando vido el hombre el avestruz. En-
tonces vevió la sangre del avestruz. Así se escapó este hombre de mo-
rirse de hambre por la ayuda del tigre. Así lo acompañó muchísimos
días. Cuando encontró gente el hombre dicen que recién se desapartó de
su compañero. Así pudo llegar á su tierra y su antiguo alojamiento».
Díjome Nahuelpi haber oído narrar este último cuento á su padre
ya hace tiempo. No es una de las fábulas de animales tan conocidas
entre los araucanos. Cuando yo le dije á Nahuelpi que denominaría fá-
bula á su cuento, en el acto me observó que no era tal. Aunque quizás
él mismo no crea, debe haber sin embargo muchos indios convencidos
de la realidad de lo que acabamos de referir. No obstante, tiene muchas
semejanza con el cuento conocido de «Enrique el Güelfo con su león»,
y no estoy seguro si existe relación ó no entre estos dos cuentos. Los
mitos de los hermanos Grimm, por ejemplo, están en voga entre los
araucanos, con más ó menos \'ariantes; Lenz nos ofrece varios ejemplos;
yo mismo he anotado para la República Argentina el cuento de los her-
manos «Juancito y Margarita» (Hánsel und Grethel ) y «Los músicos de
la ciudad de Bremen» (Bremer Stadtmusikanten). Esto poco importa.
Deseamos solamente hacer una ligera mención del señor de la tierra,
cuyo carácter zoológico es conocido; no cabe tampoco duda para noso-
tros cuál es el animal llamado señor del agua, zorro-víbora ó nürüfilu.
No es el desdentado tan ardientemente buscado que según creen algunos
vive todavía, el Grypotherium Daririn/i. Este ha sido extinguido hace ya
tiempo, de manera que no se encuentran recuerdos de él ni en los idio-
mas ni en ks levendas de los indios.
Museo de La Plata, Diciembre de 1901.
ROBEBT LeHMANN-NiTSCHE.
(^) En el lenguaje de los paisanos = aííjií;tTÍía.
ARTE Y VOCABULARIO
DE LA
LENGUA TACANA
( Continuación )
CATECISMO TACANA
POR El. R. P. I-R. ANTONIO 011,1, MISIONERO DE I.A RECOLETA DE LA PAZ
EXAMEN PARA CONFESAR A LOS INDIOS
POR El. R. P. FR. NICOLÁS ARMENTIA
H. P. FRAY ANTONIO GILÍ
Misionero de la Recoleta de La Paz
CATECISMO TACANA
POB EL
R. P. Fr. Antonio Gili, inisloiiero k la Recoleta ie la Paz
Clave: La D ó d equivale ú /// ó dh.
La D', d' ó d'd=r.
La Ch ó ch ^ ch ÍVancesa.
POR LA SEÑAL
Santa Cruz 7 eama eania ('*: Tu eje Tata Dios: ecuanasa majai cua-
Santa Cni^ yo hago: Ella por Tata Dios nuestros enemig - os
nasu ey de haque ecuana, Dios Tatasa ebanisu; mesa ebacuasa ebanisu;
de salva nos Dios Padre de nombre en: suyo hijo del nombre en
Espiritusantosa ebanisu. Amen.
Espíritu Santo del nombre en. Amen.
PADRE NUESTRO
Mi ecuanasa Tata, ebacuapaciíasu eani("* mi. PadujijiC*) papú mique
Tü nuestro Padre cielo en estás lii . Bendito sea tuyo
ebani. Mique enime eni papú ihe eauasu, ebacuapachasu biame.
nombre. Tuya voluntad en verdad secumpla esta tierra en . Cielo en también.
Pamapazinesu ecuanasa ctemiji jeave ecuana tiaque. Ecuanasa jucha-
Todos los días en nuestro alimento Ivy nos da. Nuestros peca-
cuana perdonahaque, ecuanasa manu equinatiani cuana perdona eha-
dos perdona (d) nuestros lo que deben retienen los que perdonando esta-
nia tupu. Ba ecuana dajajiji; dajajameji Ichauasa jabasasiati cuanasu;
mos como. No nos caidos dejes caer Demonio del engaños los en:
Pamapa madada cuanasu eide aque ecuana. Amen.
Todos males los en salva nos. Amen.
(') También heania.
(^) Eani ó heani.
(^) Padujiji ó padruriji.
Tomo X 29
280
AVE MARÍA
Diosua mi quinataque, Maria, gracia segeajijive, Señor Dios mineje
Dios te guarde María, gracia llena. Señor Dios tigo con
eanive, pamapa epuna cuana biasu mi padujijive, padujijive vecha
está en. verdad, todas mujeres las ind:i que tú bendita seas, bendito sea también
mique santo edesu bacuinajiji, Jesús. Santa Alaria, Diosusa cuara bia-
tuvo santo i'ientre en hijo nacido Jesús. Santa Maria, Dios de Madre, stt~
mimiaque ecuana juchaji cuana biasu, jeave, ecuanasa manu horasu
plica tú nosotros pecadores los por (encima) ahora nuestra muerte fde} hora en
biame. Amen.
también. Amen.
CREDO
Eama Tata Dios pamapahaji jeiejania Ebacuapacha, ihe eauasu Segua-
Yo Tala Dios todopoderoso creo cielo (del), esta tierra en Crea-
mejive; Jesucristosa, mesa ebacua peadave, ecuana gracia liajive; tue-
dor: Jesucristo de suyo hijo único, nuestra gracia dio no más: él no
dave tejejiji puida, Espiritusantosa gracia negé etsesa cuara Virgen biame
más conseguido fué, Espíritu Santij del gracia con nuestra madre \'irgen siempre
bacuinataida, Poncio Pilato emesu ichenuda bidinaida, cruzusu tatajiji;
naciój Poncio Pilato la mano en pena sufrió, cru^ en clavado:
manujiji, papajiji puida, Infiernosu butetida. quimicha zinesu jaitianati
muert" enterrado fué. Inferno al bajó, tercero día al pasad"
putsu manujiji cuana diijusu idetida, Ebacuapachasu isuatida, Dios
e« cuanto muertos los entre de resucitó, cielo al subió. Dios
Tata pamapa haji bai eni bene aniutajijive. Dagenetia epueícha eide
Padre de todo hacedor d la mano derecha sentado está. Desde allí ha de regresar vinos
cuana manujiji cuana justicia eatipuji. Eama Espiritu Santoso jei
tos id) muertos los (áj justicia hacer para. Yo Espíritu Santo en
heania O. Santa Madre Iglesia Catoiicasu, Santo cuana mesa graciasa
creo. Santa Madre Iglesia Católica en, Santos los gracia de
jaya pacati, jucha cuana jadipati, ecuanasa equitasa eideticha,
participación , pecados los {dci (el) borrarse nuestro cuerpo del el resucitar,
emanuticha mave puji. Amen.
ielj morir no para. .\men.
(') Falla en el manuscrito; se ha suplido de la edición impresa.
287 —
SALVE REGINA
Diosua mi quinataque, jaichenubatiji, mi reina cuara, eide, hitada,
Dios te cuiíic compasión (dc), tu reina maciie, vida, dul!;ura,
ecuanasa jaiduatiji, Dios mi quintaque: Ecuanasa Evasa ebacuacuana
nuestra esperani^a.. Dios te cuide: Wuestra Eva de hijos los
ichajuseajiji, mi pejesu ichenuquisatiani. Adde Señora ecuanasa nime-
abandonados. ti ante rogando estamos. Vamos Señora nuestra protec-
tuche, mique Jaiciienuba tiji etuasaida neje baque ecuanasa, mique santo
tora^ tuyos que han tenido lástima ojos buenos con mira nosotros de, tuyo santo
edesu bacuinajiji Jesús. Virgen Maria, mida ecuanasa nimetuche putsu
vientre en nacido Jesús. Virgen María, tú nuestra protectora por tanto
ecuana biatucheque; eide bitada, Dios pejesu biamimiaque ecuana Jesu-
nos defiende: vida, dulzura. Dios por ante defiende nos Jesu-
cristosa saida cuana, ebidinapuji. Amen.
cristo de buenos los ganar para. .\mcn.
MANDAMIENTOS DE LA LEY DE DIOS
Tata Dios mesa jacuatsasiati cuana, peada tunca eanive: Quimacha
Tata Dios (de) suyos mandamientos los solos die^ son: Tres
equenepuji cuana eani Tata Dios mesa enimesa puji; Pea siete tije
primeros los son Tata Dios suya honra para: Otros siete después
puji cuana eani ecuanasa saida puji.
vienen los son nuestro bien para.
I . Equene puji, Tata Dios ibunebataji pamapa aicuana ebiasu.
/:/ primero. Tata Dios id) apreciar todas cosas las sobre.
2. Beta puji. Tata Diosura ebani yanacane jamitsuataji mave ju-
El segundo^ Tata Dios de nombre (el) sin motivo pactar no ju-
ramento epupuji.
ramento haciendo.
3. Quimicha puji, Domingo zine cuana, zine aida cuana asaitataji.
El tercero, Domingo (de) dias (') los días grandes los guardar bien.
4. Puchi puji. Tata detsesa respeto asaitataji.
El cuarto. Padres de no.wtros respeto guardar.
5. Pichica puji, bame manuameji.
El quinto. No matar.
6. Socota puji, Senida cuana ba meaji.
El sexto. Dan miedo las que no hacer.
O Ver: Chine-Cavineña.
— 288 —
7- Siete puji, Ba metsiji.
El séptimo^ A'o robar.
8. Ocho puji, Ba bidumini me puji-
El octavo. No mentira hay que decir.
g. Nueve puji, Pea cristianosa cuana euane ba utsabaji.
El notieno. Otros cristianos de los mttjer no desear.
10. Peada tunca puji. Pea cristianosa aicuana ba me utsatabaji.
La decena. Otros cristianos de cofias las no lo desear.
Ihe peada tunca jacuatsasiati cuana, ecuana pejesu, Tata Dios
Estos únicos die^ mandamientos los nosotros ante Tata Dios á
jamebajametiani pamapa aicuana ebiasu ecuanasa equita jaibunebania
serpir todas cosas las másijue niícstra persona querei-
bata peasa equita jaibunebataji. Amen.
como oíros de persona querer. Amen.
MANDAMIENTOS DE LA SANTA MADRE IGLESIA
Santa Madre Iglesia mesa jacuatsasiati cuana picliica eani.
Santa Madre iglesia suyos mandamientos los cinco son:
1 . Equene puji, Domingo zine cuana, zine aida cuana miclia eida-
Primero el, Domingo dias los dias buenos los misa oir
bajataji.
hay que.
2. Beta puji, chunipeada nuati pamapa marasu jamipanatitaji; daja
Segundo el, una sola i'c^ todo año en confesar hay que: tam-
vecha ecuanasa equita putai mave epuani tsunu, aua ecuanasa
bien nuestro cuerpo enfermo está mucho tiempo si acaso nuestro
etsesa Tata jemitaji pucuasu.
Nuestro Señor recibir se ha de cuando.
3. Quimicha puji. Pascua aidasu etsesa Tata jemitaji.
Tercero el. Pascua grande en Nuestro Señor recibir.
4. Puchi puji, Yactaji Santa Madre Iglesia eametanitupu.
Cuarto el, Ayunar Santa .Madre Iglesia mandan que hagan cuantas veces,
5. Pichica puji, Diezmo cuana y primicia cuana Santa Madre Igle-
Quinto el. Diezmos y primicias las Santa Madre Igle-
sia, chugetiaji.
sia pagar.
289
LOS SACRAMENTOS
Santa Madre Iglesia mesa Sacramento cuana, siete eani:
Santa yíadre Ifflesia la de Sacramento los siete son:
I . Equene puji Bautismo banime;
Primero el, Bautismo llamado;
2 . Beta puji Confirmación banime;
Segundo el. Confirmación llamado:
3. Quimicha puji, Penitencia banime;
Tercero el. Penitencia llamado:
4. Puchi puji Comunión banime;
Cuarto el. Comunión llamado:
5. Pichica puji, extrema unción banime;
(Quinto el, extrema unci'in llamado;
6. Socota puji. Orden banime;
Sexto eí, Orden llamado:
7. Siete puji, Matrimonio banime;
Séptimo el. Matrimonio llamado:
LOS artículos de la fe
Daja banime peada tunca puciii jaitiana eani; siete equene puji
.\si lUxnidnse otros die^ cuatro (14) demás hay: siete primeros
cuana eani, Jesucristo mesa divinidad jey epupuji; Pea siete puji cuana
los son, Jesucristo suya divinidad creer son para; Otros siete los
eani mesa santa humanidad jey epupuji. Siete equene puji cuana uja
son suya santa liumanidad creer son para. Siete primeros ¡os asi
epuani:
dicen :
1 . Equene puji, jei ataji Tata Dios peadave pamapahaji.
Primero el, Creer obliga Tala Dios solo es todopoderoso.
2. Beta puji, Jei ataji Tatave;
Segundo el. Creer obliga Padre solo es:
3. Quimicha puji, Jei ataji ebacua ve;
Tercero el, Creer obliga Hijo solo es;
4. Puchi puji, jei ataji Espiritusanto ve;
Cuarto el. Creer obliga Espíritu Santo solo es:
5. Pichica puji, jei ataji Seguameji ve;
Quinto el. Creer obliga Creador solo es;
— 290 -
6. Socota puji, je¡ ataji graciatiaji ve.
Sexlo el. Creer obliga gracia da solo.
7. Siete puji, jei ataji í;lor¡a tiajive.
Séptimn el, Creer obliga gloria da solo.
Pea siete puji cuana Jesucristo mesa santa humanidad jey epupuji
otros siete los Jesitcristo suya santa humanidad creer para
eani cuana, uja epuani:
son los asi dicen:
1 . Equene puji jei ataji Ecuana Señor Jesucristo, deja veputsu
Primero el. Creer obliga Xuestro Señor Jesucristo hombre solo en cuanto
tejejijipuida Espiritusantosa gracia neje.
hallado fué Espíritu Santo del gracia con.
■2. Beta puji, j:i ataji, etsesa cuara Virgen biama bacuinataida
Segund I el. Creer obliga nuestra Madre Virgen aunque parió
tueda cuinaitia mavesu. cuina putsu, cuinaitiasu biame Virgen
ella pariendo no aun, parir cuando, habisnd > parido en también Virgen
anitida.
se está.
3. Quimicha puji, jei ataji, manuputsu, iciienuda bidinaida ecuana
Tercero el. Creer obliga muerto fué, pena sufrió nosotros
juchaji cuana tusa gracia etiapuji.
pecadores los suya gracia dar para.
4. Puclii puji. jii ataji, infiernosu butetida, Santo Padre cuana
Cuartrt el. Creer obliga infierno al bajó Santo Padre ttts
jemicuinataida tuneda m;sa cuinavu zinesu iduataida.
sacó d los que suya venida dia en el esperaban.
5. Pichica puji, jei ataji, quimicha zinesu jaitianati putsu manujeji
Quinto el. Creer obliga tercero día en pasado era cuando muertos
cuana dujusu idetida.
los entre de resucitó.
6. Socota puji, jei ataji, Ebacua pachasu isuatida. Dios Tata bai-
Sexto el. Creer obliga Cielo así subió. Dios Padre mano
enibene aniutejijive.
derecha estar sentado.
7. Siete puji, J3Í ataji. epueiti eide cuana manujiji cuana justicia
Séptimo el. Creer obliga ha de i'cnir viifos los muertos los justicia
eati puji, uja eataiti: Saida cuana mesa gloria etiataiti, mesa
hacer para, aú ha>\i: Buenos los suya gloria dard sus
jacuatiasiati cuan.i hasjita taidí patsu; midad.i cuana ecuadetaiti
mandamientos los guardado haber por: matos ios ha de separar
mesa jacuatsasiati cuana hasaita taida mave putsu.
suyos mandamientos ¡os guardado han no cuando.
2í)l
OBRAS DE MISERICORDIA
Misericordia jatti cuana, peada tunca puchi jaitiana eani:
Misericordia nbras las unas catorce pasadas son:
Siete equene puji cuana; ecuanasa saida puji:
Siete primeras tas: nuestro bien para:
Pea siete ti je pujicuana ecuanasa equitasa saida puji:
otras siete últimas las nuestro cuerpo de bien para:
Siete equene puji cuana, uja epuani:
Siete primeras las asi dicen :
I . Equene puji, bae mave cuana babetsuataji.
Primera la. Saben no los enseñar.
2. Beta puji, Saida jaquisati cuana etsatani cuana tiataji.
Segundo el, Buenos ai'isos los preguntan (queái los dar.
3. Quimicha puji, epitsatitani cuana babequisataji.
Tercero el. No comprenden dios que hacer saber.
4. Puchi puji, eduju batani cuana ichenubataji.
Cuarto el. Mal modo miran los que perdonar.
5. Pichica puji, enebatitani cuana, nime nachataji.
Quinto el. Tristes están los que calmar iconsolai-i.
0. Socola puji, peasa nime madada cuana, paciencia neje bataji.
Sexto el. Otros de intenciones malas las paciencia con t'er.
7. Siete puji. Tata Dios pejesu eide cuana manujicuana biami-
Séptimo el. Tata Dios ante :'ii'0S los muertos los oico-
miateji.
mendar.
Pea siete tije puji cuana, ecuanasa equitasa saida puji, eani cuana,
otros siete últimos los nuestro cuerpo de bien para, son tos.
uja epuani:
asi dicen:
1. Equene puji, neda cuana bataji.
Primero el. Enfermos los Idi idsitar.
2. Beta puji, diadiaja epuani cuana emihuataji.
Segundo el. Hambre tienen (á) los dar de comer.
3. Quimicha puji, jaiditija epuani cuana idimetaji.
Tercero el. Sed tienen d tos dar de beber.
4. Puchi puji, javijati cuana, judutiaji.
Cuarto el, Desnudos (d) los i'estir.
— 292 —
5. Pichica puji. paduji mave cuana dusu rubujiji cuana, etitaji;
Quinto el, I}auli^ad':s no Ins llevados robados los entregarlos
datupuveicha igetidujiji cuana clnacutaji.
igualmente descaminados (áj los buscar.
6. Socota puji, puejiji cuana, anijude tiataji.
Sexto el, Llcf^ados tdt tos hospedaje dar.
j. Siete puji. nianujiji cuana papataji.
Séptimo el, Muertos Id) tos enterrar.
YO PECADOR
Eama juchaji, Tata Dios pamapahaji pejesu, jamipanatiani, daja
Yo pecador, Tata Dios Todopoderoso ante confesándome estoy, asi
vecha etsesa cuara Virgen María, San Miguel Arcángel, San Juan Bau-
también nuestra madre Virf;en .María, San .Miguel .arcángel, San Juan Bau-
tista, Santo Apóstol cuana San Pedro, San Pablo, pamapa Santo cuana
íista. Santo .\postol los San Pedro, San Pablo. todos Santo los
mida, quiema enidusa tata, ema jucha aida haitia quiema japibati neje,
á ti, mía alma de Padre, yo pecado grande cometí mi pensamiento por
mimi neje, jatti neje, quiema jucha damu, quiema jucha aida damu,
palabra por, obra pnr, mi pecado por eso mi culpa grande por eso,
dajasu, etsesa cuara Virgen Maria, pejesu, San Miguel Arcángel, San
después nuestra madre Virgen Maria ante San Miguel .Arcángel, San
Juan Bautista, Santo Aposto! cuana San Pedro, San Pablo pamapa
.luán Bautista, Santo .\postol los San Pedro, San Pablo, todos
Santo cuana, mida quiema enidus tata, pamapasu Tata Dios quema
.Síiiiío los, tú de mi alma Padre, todo en Tata Dios me
gracia tiajive pejesu quema puji jaichemiquisatique. Amen.
gracia desoló ante mí para tenga compasión. .Amen.
DOCTRINA CRISTIANA
1. p. Quiema ebacuacuana, me. quisaque ema eani Tata Dios?
Mis hijos pues decía me hay Tata Dios?
2. R. Ehe, Tata Dios eani.
Si, Tata Dios hay.
3. p. Quiejutena eani Tata Dios?
.: Cuántos hay Tata Dios?
4. B. Peada ve.
Uno no más.
5. p. Quiepiani Tata Dios?
.¿Dónde está Tata Dios?
— 293 —
G. B. Ebacuapachasu, eauasu, pamapa anijudesu.
El cielo en, la tierra en, todo lu^ar en.
7. p. Aydeni Tata Dios?
,¿Quién ó qué cosa es?
8. R. Santísima Trinidad.
Santísima Trinidad.
9. p. Aydeni Santísima Trinidad?
.¿Quién ó qué cosa?
10. R. Tata ve, Ebacua ve, Espíritu Santo quimicha persona hu-
Padre no más, hijo nn más. Espíritu Santo tres personas di-
meme cuana epuani, peadave Tata Dios enienive.
versas las haciendo un no más Tata Dios verdadero.
I I . p. Quebatani iiie quimicha persona divina ecuana eje deja
¿Cuál Ide) estas tres personas diiñna nosotros por hombre
anitida?
se hii^o eterno?
12. R. Dios pupe baemave ebacua.
Dios (de) (que) acaba no el Hijo.
i3. p. Quepiani deja anitida?
.-Dónde hombre se hi^o?
14. R. Etsssa cuara mesa santo edesu.
Nuestra madre suyo santo vientre en.
i5. p. Aua dejasa jatti neje deja puida?
.-.Xcaso hombre de obra por hombre se hi^o?
1 6. R. Mave, tata.
A^o talj padre.
17. p. Aydesa jatti neje?
¿Quién de obra por?
18. R. Espíritu Santosa qracia neje.
Espíritu Santo gracia por.
19. p. Dios tatasa ebacua deja puitiasa ay pabanime?
Dios Padre de el hijo hombre hecho de cómo es el nombre?
20. R. Jesu Cristo.
Jesu Cristo.
2 I . p. .lesu Cristo da Dios?
¿Jesu Cristo es Dios?
2 2. R. Ehe, tata.
5í, padre.
2 3. p. Jesu Cristo deja?
¿.Jesu Cristo hombre?
24. R. Ehe, tata.
Sí, padre.
2 5. p. Ayni Jesu Cristo ecuana eje hataida?
¿Qué .lesu Cristo nosotros por hi^o?
— 2'J4 —
2Ó. R. CruzLisu manuida jucha cuana edipa puji.
Cru¡^ en muri<'> pecados los sali'ai' pava.
27. p. Aua Dios biame manuida?
^Acaso Dios también niuriñ?
28. R. Mave, tata.
No tal, padre.
2q. p. Deja putsu manuida?
^Hombre hecho ¡iiuriú?
3o. R. Ehe, tala, deja ve putsu manuida.
Sí, padre, hombre no más hecho muri''^?
3 I . p. Cruzusu manuiti putsu idetida?
CrUy en murió cuando vii'ió?
32 . R. Ehe. tata.
Si, padre.
3 3. p. Quepiani putida?
.¿Dónde fuer
34. R. Ebacuapachasu.
Cielo al.
3 5. p. Ade neicha epueicha ecuana pejesu'?
.;■ Vamos otra í'e^ j'olrerd nosotros entre?
3 6. R. Ehe, tata.
5í, padre.
37. p. Quetupusu da epuc?
¿Cuándo ¡icndrá'-
3 8. B. Be pea zinesu eatasu.
otro dia cuando se haga.
3g. p. Ay eje ve epue?
¿Qué para no más rendrá?
40. R. Pamapasu justicia ehati puji.
Todo en justicia poner para.
41 . p. Datsunu puji aini ecuana eaji:'
¿Entonces para qué cosas nosotros hacer?
42. R. Datsunu ecuanasa equita, papajipuitia biame eideticha ema-
Entonces nuestro cuerpo, enterrado también ha de i'ii'ir nio-
nuicha mave puji.
43. p. Madada ve cuana quepiasu putita?
¿Malos no más los donde en irán?
44. R. Ichagua cuatisu mesa ichenuda cuana epupe mave biame
Diablo del fuego en suyas penas las que se acaben nunca
ebidinata puji.
conseguir para.
45. p. Saida cuana quepiani eputita?
-■ Buenos los
dónde
ird7i?
— 205 —
46. R. EbacLiapachasu Tata Dios gloria ebidinata puji.
El Cielo al Tata Diosdc gloria couí<c^iíir yaia.
47. p. Ecuanasa Señor Jesucristo quejutcna anijudcsu eani:'
(;.Víícs/í-o Señor Jesucristo cuantas pariesen está?
48. R. Beta anijudesu eani.
Dos lugares en está.
49. p. Quebata anijudesu?
^Cuáles lugares en?
50. R. Ebacuapachasu Santísimo Sacramento Altarsu.
El cielo en Santísimo Sacramento del Altaren.
5 I . p. Ayni Santísimo Sacramento Altarsu?
^ Qué está Santísimo Sacramento Altaren?
5 2. R. Sacerdotia hostia vino neje consagra ataitiasu tueda banime
Saccrd^'te Imstia ¡nno coi consagrado ha cuando e-to llamarse
Santisimo Sacramento;'
Santísimo Sacramento?
5 3. p. Sacerdotia hostia vino neje consagrahaji mavesu, calizusu
Sacerdote hostia riño con consagrado no ha cuando, cati-;^ en
ecuana Señor Jesucristo aua hostiasu eani;'
nosotros (de) Señor Jesucristo acaso hostia en está?
54. R. Ay mave, datsunu hostia vino babi eani.
A'o tal, entonces hostia vino uno solo son.
55. p. Quetupusu ecuana Señor Jesucristo hostiasu buteni?
^iCudndo nuestro Señor Jesucristo hostia en baja?
56. R. Sacerdotia consagracionsa mimi cuana calizusu apetasu?
Sacerdote del consagración de la palabras las cali^ en acaba cuándo?
57. p. Sacerdotia hostia consagra hajijisu, aydeni eani;'
Sacerdote hostia consagración hi hecho cuándo quien está?
58. R. Ecuanasa Señor Jesucristo.
Nuestro Señor Jesucristo.
5g. p. Jucuajasu eani?
.¿Cómo está?
60. R. Eide, chu quitaname chunidume ebacuapacha eani tupu?
Viro, con todo su cuerpo, con toda su alma ciclo está cómo?
6 I . p. Sacerdotia hostia consagra hajijisu, epedutianisu ecuanasa
Sacerdote hostia consagrado ha cuando, despedaza cuando nuestro
Señor Jesucristo sa equita epedutiani?
Señor .icsucristo de cuerpo despedaza?
62. R. Ay mave, hostia consagra hajijisu, Jesucristo quitana eani
Tal no, hostia consagrada en Jesucristo entero está
quebatanipedusu, uachidisu biame. dapia Jesucristo qui-
cuaUjuier fracción en, por chico que sea en también, allí Jesucristo en-
tana eani.
tero está.
— '2'Jú —
6 3. p. Jucuajasu ihe cuana jeichania?
^Por que estos los creyendo (estamos)?
64. R. Daja Tata Dios epuani Santísima Madre Iglesia dajavecha
Así Tata Dios dice (manda) Santísima Madre Ifflesia asi
ecuana ebabetsualani?
nos enseña?
(i 3. p. Tsipuji cuana aua ebacuapacha ebidinataiti?
Ladrones los acaso el cielo conseguirán?
66. R. San Agustín ecuana pejesu uja quita epuani tsipuji cuanasa
San Agustín no-ivtros junto así en verdad dice ladrón los de
jucha ejaitiana puji mave tsipuji cuana emetse pejesu
pecado pasar {perdonar) para no ladrón los propio de si junto
ichatsai batsiji.
guarda fó guardando) lo robado.
Non dimittitur. etc. (capítulo V de usurís).
67. p. .\y pujini cristiano cuana emipanatiani ?
^iQué para pues cristianos los confesándose están?
68. R. Tata Dios mesa jucha cuana edipata puji.
Tata Dios suyos pecados tos borrar para.
6(). p. Ay de jucha aidaji puitiasu, emipanati mavc su aua
.^ El que pecado grande hubiese hecho ^ confesar no cuando acaso
Ebacuapachasu putitaji?
Ciclo al irá ?
70. R. .Ay mave, confesor eanisu, ni ay de biame confesa puja
^ De ningún modo, confesor habiendo en, ni alguna confesor hace
mavesu, tuseda puji ebacuapacha ebidinatai mave.
no en, este para el Cielo conseguir no.
7 1 . p. Confesor mavesu ayni ataji Ebacuapacha ebidina puji:'
.¿(Confesor [hay) no cua'ido qué obligación Cielo conseguir para?
72. R. .Acto de contricción babi ataji.
Acto de contricción solo obliga.
SEÑOR Mío JESUCRISTO
Ecuai Señor Jesucristo Dios eni eni mi, deja eni en¡ veicha; Dios
Señor Señor .fcsucristo Dios verdadero tú, hombre verdadero también: Dios
Tata segua mejive mi ema gracia tiajive Dios eni eni mi putsu eama
Padre Creador tu me gracia darás: Dios verdadero tú siendo yo
mi eibunebania pamapa aycuana biasu; eama mi eduininiameitia putsu,
os amo todas cosas las .^iobre yo te enojar cuando
jatacuamadatiani pamapa maesumu neje pariji bcLi, ay ma ema neicha
entristeciéndome estoy todo corazón de ya no yo otra ve^
— 297 —
cduininihameicha puji mave. Jamipanati papú, quiema enidusa Tata
hacerte c/iojar para nn. Cnn/esanne quiero, mi alma de Padre
penitencia ema eatiani tupu, paiti; Dios eni en¡ mi putsu,
penitencia yo voy á hacer como manda hacer igual: Dios verdadero tñ siendo.
eama mi etiania quiema eide quiema jati cuana, quiema atad'dana'da
yo te ofre-^^co mi vida mis obras las, mis trabajos
cuana cuana, quiema juclia cuana ve chuge. Dios eni eni mi putsu,
los todos mis pecados los ya paguen. Dios verdadero tu siendo.
ema mi pejesu eichenuquisatiani tupu, quema jucha cuana perdona
yo ti ante rogando estoy bastante mis pecados los perdón
haque. Mida quiema eje mique ami duicliaida, ichinuda bidinaida,
ha^. Til mi por tu sangre derramastes, penas sufriste
cruzusu manuida, dajasu miada ema gracia tiaque eduininiameicha
cru^ en moriste, por eso tii me gracia da enojarte
puji mave, mique santo jamebajati epu puji; quema manu horasu
para no, tu santa confesión decir para: mi muerte h'jra en
epu teje. Amen.
decir para. .Amen.
EXAMEN PARA CONFESAR A LOS INDIOS
l-OR EL PADRE FR . NICOLÁS AR.ME.NTIA
1. Sacerdote. Quisaque ema, quejutcua mará mi mave confesa pu?
Avisa yne, ^cuántos años tu no confesión haces?
1. Penitente. Confesa ema pubabe mave.
Confesión yo acostumbro no.
3. s. A mi niquietsunu biame confesa pu babe mave?
.- Acaso tu nunca confesión acostumbras no?
4. p. Niquietsunu biame. Tata.
Nunca pues. Padre.
5. s. Ami confesa puana tsunu mique jucha cuana pamapa quisa
H -Acaso (11 confesión hadas cuando tus pecados los todos avisar
pupeana?
acabaste ?
6. p. .lasetaitiada ema.
Me olvidé yo.
7. s. Ami eneive quita setana, a mi bidu putsu ve mave quisa
Tú cierto entera olvidaste. tú avergonzándote no más no de decirlo
pupe?
acabas.
8. p. Ivuame ema puana; (ó bien) Eneive quita ema jasetaitiana.
Miedo yo tengo: Cierto entero yo me olvidé.
— 298 —
í). s. A mi jeave saida confesión puja? Panapa miquc jucha cuana
Acaso tú hn' buena confesión haces ? Todos tus pecados tos
ema quisaque. Tata Diosua mi aibunebata puji.
me anisa, Tata /Ji'.s te perdonar para.
lo. p. Saida confesión da ema epu ; pamapa quiema jucha equisa
Buena confesión yo hago: todo mío pecado aviso
da epu.
he de hacer.
I 1 . s. A mi pamapa maesumusu neje confesa puana:'
,• Acaso tú todo corazón en con confesión hiciste ?
12. p. Mave. Tata ayma pamapa measumu neje mave.
Nó, Padre no todo coraron cnn no.
i3. s. A mi confesa puana tsunu pibana jucha epu mave puji?
.: .Acaso tú confesión hiciste cuando pensando pecado decir no para?"
14. p. Cuaja jea, Tata, emamubaemave.
Según como sea. Padre y no sé.
I 5. s. A mi pamapa jucha cuana pibataitia?
.^.icaso tú todos pecados los pensar?
16. p. Mave piba pe.
.Yo de pensar acabé.
17. s. .\ mi pamapa mique jucha cuana apibapetiji, aua pea
¿.ICíiso tú todos tus pecadoi los de pensar has acabado acaso uno
peada ve?
íjue otro no más ?
iS. p. Peada peada ema epibatiani, pea cuana esetatiani.
Alguno que otro yo pensándome estoy, otros los olinddndome estoy.
ig. s. Jeave pamapa mique jucha cuana quisaque; mique jasetatiana
.\hora todos tus pecados los ai'isa: tú olvidabas
cuana y mique epibatiania ni cuana.
los que tú peinabas los que.
20. p. Ehe, Tata.
Si, Padre.
21. s. A mida eama equisaba ?
.^.{casóte, yo voy á preguntar ?
22. p. Ehe Tata quisabaque emá.
Si, Padre, pregunta me.
23. s. A mi saida eani, aua madada ve?
^.\caso tú bueno eres, acaso malo n<t más?
24. p. Saida, Tata, ema eani.
Bueno, Padre, yo soy.
25. s. A mi epuna tsiji babe?
.¿Acaso tú mujer corromper sabes?
26. p. Ehe, Tata, epuna tsi babe ema.
.Si, Padre, mujer corromper se yn.
— 29'J —
27. s. Mitsiana epuna cuana aua miquc ed'due pui cuana?
Libres i no casadas) mujeres las acaso tus parientas que son?
aS. F. Mave, Tata, aima quiema ed due cuana?
iVn, Padre, no mis parientas las.
29. s. Aua aveji cpuna cuana?
Acaso casadas mujeres las ?
30. p. Ehe, Tata aveji puina.
Síj Padre, casadas fueron.
3 I . s. Aua mique comadre neje juchapu babe;'
.■.\caso lú comadre con pecado hacer sabes?
3 2. p. Mave, Tata, pu babe mave ema.
No, Padre, hacer se no y<j.
33. s. A mi jucuada nuati juchapu babe?
Acaso tu mucha i>e^ pecar sabes?
34. p. Mave, Tata, peada peada nuative.
No, Padre, una que otra i'e^.
3 5. s. A mique babs cuana daja aua pamapa semanasu ? aua pa-
Acaso tus costumbres las asi acaso todas semanas en ? acaso to~
mapa zinesu?
do día en ?
36. p. Aima mu, Tata, pamapa Zinecuanasu.
.V'> eso. Padre, todos dias en.
37. s. A mi uaneji, a mi uane mave?
.¿Acaso tú casada, acaso tú casada no?
3 8. p. Iquina ema, Tata.
Viuda yo, Padre.
3y. s. A mi jucha epuriji ?
.¿.Acaso tú pecado cometido has?
40. p. Ehe, Tata, saida da ema eani.
Si, Padre, buena yo soy.
41. s. A mique pea juchacuana eani?
f¿.\caso tus solos pecados son ?
42 . p. Eani Tata.
Son. Padre.
43. s. A mi Tata Diosusa puji duinini babe?
.¿.icaso tu Tata Dios para ennjarte sabes.
44. p. Mave, Tata.
-Vo, Padre.
45. s. A mi yanacane biame Tata Diosusa ebani eje babe?
¿.ICíiso (lí sin motii'o también Tata Dios de nombre con sabes?
4Ó. p. Mave, tata.
No, Padre.
47. s. A mi bidumimi putsu juramento pubabe?
.¿.Aca.totu mentira decir en juramento hacer sabes?
— 30(1 —
48. p. Ehe, Tata.
Sij Padre.
49. s. A mi zine aydasu mudumudu babe?
,: Acaso tu Jtesta grande en trabajar sabes?
50. p. Mudumudu babe ema, Tata.
Trabajar sé yo^ Padre.
5 I . s. A mi jucuada nuati mudumudu babe?
,; Acaso til mucha ve^ trabajar sabes ?•
52. p. Mave Tata, peada peada nuative.
No Padre, una que otra pe^ no más.
53. s. A mi Domingo Zine cuanasu micha idabaja babe?
iAcaso til Domingo [de) dias los en Misa oir sabes .-
54. p. Peada peada nuatisu nubi babe mave ema.
Una que otra re; en entrar sé no yo.
5 5. s. A mi Iglesia nubi putsu, pamapa maesumu neje micha
.s.Acaso til Iglesia entrar al, todo corazón con Misa
idabaja babe, a mi ay piba madada cuana igiesiasu cpuani?
ir !;abeSj acaso tit cosas pensar malas las Iglesia en haces?
5 6. p. Ehe, Tata, chama babe ema epuna cuana.
Si, Padre. mirar sé yo mujeres las.
5 y. s. A mi Igiesiasu mada mada piba babe?
-■.-icíiso íí'í Iglesia en mal pensar sabes?
5 8. p. Ehe, Tata, epunave igiesiasu epibania ema.
Sí, Padre, mujer de Iglesia en pensado he yo.
59. s. A mi edi cuana neje jasituti babe?
r¿.\casotii viejos los con jugar sabes?
60. p. Eje, Tata, jamadabati ema.
Si, Padre, despreciado los he yo.
6 I . s. A mi tsetse babe?
,^.Acasotú emborracharte sabes?
62. p. Ehe, Tata, jaiditi babe ema; tsetse ema babe.
Si, Padre, beber sé yo : emborracharme yo sé.
63. s. A mi jaichet babe pea deja cuana neje?
,: Acaso tú pelear sabes otros hombres los con ?
64. p. Ehe, Tata, duininiputsu ema ¡cheiche babe.
5í. Padre, enojóme cuando yo pegar sé.
65. s. Jucuada unati icheiche babe?
^Muchas J'eces pegar sabes?
66. p. Mave, Tata, peada unaiive bavi.
No, Padre, una i'e; sé.
67. s. Quisaque ema aua mique maesumusu mada mada epibatiani?
Anisa me .¿acaso tuyo corazón en mal piensas?
68. p. Mave chanapa Tata.
A''> me consta Padre.
— 301 —
6g. s. A m¡ aveji epiina utsataba babe f
^ Acaso tú casada mitjer desear sabes?
70. p. Ehe, Tata, piba babe ema.
5í. Padre, pensar sé }■".
7 I . s. A mi JLicuada unati piba babe?
,¿.\cas()tii mucha i'e^ pensar sabes?'
72. p. Ehe, Tata, jucuada unati.
Sij Padre, mucha ¡v^.
73. s. A mique ed'due neje epuna putsu piba babe?
^ Acaso tú pariente con mujer cuando pensar sabes ?
74. p. Ehe, Tata, ed'due puji neje ema.
5í, Padre, pariente para con yo,
75. s. A mi epuna jabijati ba putsu chama babe?
,¿.\casotú mujer desnuda ¡'cs cuando mirar sabes?
76. p. Ehe, Tata, chama babe ema, tuna enabitanisu.
si. Padre, mirar sé yo, ellas se bañan cuando,
77. s. A mi quisa quisa adiadi cuana pu babe?
H.4cíiso/ií cont'ersación {de) suciedades las hacer sabes?
78. p. Ehe, Tata, jucuada nuaticma quisaquisa pu babe, epuna ebiasu.
.Sí, Padre, mucha ¡'c^ yo conversación hacer sé hice también.
79. s. A mi quisaba babe mi neje jucha epu puji; aua peasa puji?
,;.lcíísn tú conversar sabes tiffo con pecado hacer para: acaso otro para?
80. p. Ehe, Tata, quisaba babe ema (o í/e;! mitsu babeema) peasa puji.
Si, Padre, conversar sé yo saludar sé yo otro para.
Sí, s. A mi epuna basea babe?
,¿ Acaso tú mujer enf;añar sabes ?
82. p. Mave, Tata, mitsu babe ema jucha epuji.
A^'), Padre, saludar sé yo pecado hacer para.
83. s. A mi ay mada mada cuana deja tatsu pu babe?
,: Acaso tú cosas malas malas las varón de tacto hacer sabes?
84. p. Mave, Tata, jasituti putsu ema dapaba babe.
.V", Padre, fornicación hacer cuando yit tocar no,
8 5. s. Aua mi meave equita dapaba putsu;'
j.Xcaso tú no cuerpo tocas hacer cuando?
86. p. Ehe, Tata, peada peada nuatisu.
.sí, Padre, una que otra i<c; en.
87. s. A mi animal neje Jucha pu babe?
¿Acaso tú animal con pecado hacer sabes?
8 8. p. Mave, Tata, nave aha.
No, Padre, no hago.
8g. s. Aua mi mique euane neje ay mada mada cuana pu babe?
¿.Acaso tú íiíVíí esposa con cosas malas malas las hace¡- sabes?
Tomo X 3o
— .302 —
go. p. Cuaja jea.
Cúmn sera,
91. s. Aua mi etibeini beue jucha puji ?
¿Acaso til detrás por pecado haces}"
92. p. Peada peada nuatisu, jasitutiputsu ema alia babe.
Una que ntra re; en jncgn cnnin \-n hacer se.
93. s. A mi ay cuana tsi babe?
¿Acaso til cosas las de robar sabes?
94. p. Eine, Tata, tsi babe ema.
Si. Padre, robar sé yo.
95. s. Ay cua nimi tsi babe?
¿Cosas qué como robar sabes?
96. p. Ediataji cuana ema tsi babe, Tata.
Comer de cosas ro robar sé Padre.
97. s. A mi pea cuanasa animal cuana pisa babe? A mi manuame
¿.\casotii otros los de animales los flechar sabes? Acaso tú matar
babe? Aua mi ediapuji manuame babe?
sabes? Acaso tú comer para matar sabes?
qS. p. Ehe, Tata, pisa babe ema, pisalsue ema dia babe mave, tu
Si, Padre, flechar sé yo, flechando yo comer sé no, eso
neame manujiji.
solo muerto lo he.
99. s. A mi bae mave tuneda puiti cuana mu tsipuji nime? A mi
¿.Acaso til un esos hechos l'>s el i-nb" como? Aca^n tii
bidumimi nctianame babe, pea ebanisu?
mentira levantarlo sabes, de otro nombre en?
100. p. Ehe, Tata, cuatsa babe ema, pea deja pea cpuna neje cuatsana,
5í. Padre, charla sé yo, un hombre una mujer con achaqué,
mave biame.
íí" ya.
loi. s. Jucuajasu ni mi daja puana? A mi bae ma\e deja bidumimi
¿ Y por qué es tii asi haces? Acaso til no hombre mentira de
netianamemu, jucha aida tsipuji ebiasu? Dajasu mida Tata
lerantar testimonio, pecado grande ladrón mái que? Por tanto te Tata
Diosua eperdonata ; dajasu eama cuaja perdonatai mave ebania.
Dios perdone: por tanto yo cómo perdonar no feo.
Daja veicha Tata Diosua Ebacuapacha ataida saida cuana puji;
.(sí no más Tata Dios el Cielo crió buenos los para:
daja veiciía Ichaguasacuati ataida madada cuanasu puji. A mi
asi no más Diablo del fuego criói malos los para. ¿.Acaso tit
Mau cuana jeya babe? Aua mi mau babe?
brujos Itts creer sabes? .Acaso tii' brujería sabes?
102. p. Puti babe ema pea cuana eputanisu.
Hacer .^é vo otros los hacer cuando.
— 303 —
io3. s. Aua mi yanacona cuana jeya babe? Aua m¡ eidc cuana eide
.Iciíso tü (á) bnii'is los creer sabes? .Icasy lú rcmcdius lus beber
babe canana emanuame puji ?
sabes criatura matar para?
I 04. p. Mave, Tata.
No, Padre.
io5. s. A mi pea epuna tía babe cuana ay eidue cuana canana
¿Acaso tü otra mujer dar sabes d las algunos remedios los criaturas
emanuame puji?
matar para ?
106. H. Mave, Tata.
No, Padre.
107. s. Aua ababetsuajiji edita puji?
¿.\caso has enseiíado beber para?
108. H. Mave, Tata, ema mu eidi ; edimc babe ema pea cuana; quiema
iVo, Padre, yo lo bebo: dar de beber sé yo otros los; mia
ebaquiepuna babi ema idime babe.
hija una sola yo dar de beber sé.
109. s. A mi jaidu eneti babe ecuina mave puji?
¿.\caso tú bebido has sabes parir no para?
I 10. 1'. Ehe, Tata, eidi babe ema daja biame ema canana atejeti babe.
Si, Padre, beber sé yo aunque sea así yo criatura conseguir sé.
111. s. Quejucua nuati mi tueda eidue eidi babe?
Cuánta ve^ tú esta bebida beber sabes?
112. p. l^ea nuati ve.
Una i^e^ sola.
I i3. s. Quejucua epuna cuana mi babetsuajiji eidita puji?
¿Cuántas mujeres las tú enseñado has beban que para?
114. p. Puchive, Tata.
Cuatro solo, Padre.
EXHORTACIÓN AL PENITENTE
Quiema ebacua, jucuajasu ni mi jucha epuani? Manuiti biame? Icha-
Mi hijo, ¿porqué no tu pecado dices? Morirás aunque? Dia-
gua mu Ángel puida; Ebacuapachasu anida; peada jucha jenetiave infier-
blo un .ingel fué: Ciclo en estar: una culpa después de, el injier-
nosu cuatsaseajiji. Jucha mu tumu ayda nime, cristianosa enajasu risiji-
no en tragado. Pecado una piedra grande como, cristiano del cuello al atado
jinime. Tuaveda mu, infiernosu eriretani ¿cuajasu ni mida iyuame pu
como. El no más lo, injicrno en acabar ¿por qué no lú miedo tener
— 304 —
babe mavc jucha pea peati cuana mi aitia:' Tueda jucha cuana mi aitia,
saber no pecados de toda clase Ins tú cometiste? Estos pecados los tú comeliste
emata nime mique cuajasu risijiji. Tuaveda mu infiernosu edusutani.
cerros como ti á porque atados. Este el infierno d está por llevar.
A mi mavechaiiapa ay infierno? Infierno mu rara dueda nime,
¿Acaso tú no conocer ijue cosa infierno'? Infierno un agujero profundo como
eaua tipasu, pamapa bene terejiji ; apuda eni eni ; ni queda biame ay
tierra centro en, todo viento cerrado : oscuro en verdad : por donde algo
neda chidi enubi mave puji, ni ay beni biame.
enfermo pequeño entrar no para^ viento alguno.
Dapia mu eidabajatiani condenado cuanasa etsui babi: ichagua cua-
.\lld la se oirá condenados los de vo'^ sola: diablos los
naja ay pea peati eatani. Madada Cristiano cuana dapia eradaneti,
lie cosas de toda clase están haciendo . Malos Cristianos los allá amontonados,
dapia jabiarada radati, etsia tsiatani, epatani, ichagLiasa cuati dujusu.
allá sufrirán juntos, gritando están, llorando están ¡Hablo del fuego oscuro en.
Pamapa animal cuana adiatiji dujusu, bacua cuana dujusu. Dapia mu
Todos animales l'>s sucios oscuridad en, vib'iras las oscuridad en. .\llá la
ibida eni eni condenado cuana sa equita eibianisu. Dapia itiutasa ni
hediondez verdadera condenados los de cuerpo están hediendo. .Mlá ardiendo están
quietsunu biame apupe bae mave puji. Etua cuanaya, pea peati ay se-
cuando jamás que no se acabe para. ojos los con, de toda clase cosas ho-
nida cuana ebatani, ebani cuanaja eibibatani. Kidaja ya ay pea peati
rribles las viendo. narices las por expei'imenlan hedoi-. Oreja con toda clase
madada madada cuana eidabajatani, condenado cuanasa etsui pea peati.
malas malas cosas oyendo están, condenados los de voces de toda clase.
Daja veicha jaiditija biame etuchetani Infiernosu qucsida pamapa ay
.1^1 no más tener sed ya se está sufriendtt Infierno en hediondez todas cosas
ibida ebiasu, condenado cuana mu tsutsuaju dijiji. Baitique, iche-
podridas montón en, condenado los mordidos por los gusanos. Mira no más, pe-
nuda cuana ebidinatani. Baitique ni mi infiernosu mique jucha cuana
ñas las se sacan. Mira no más estar tu infierno en tus pecados los
jepuiti. Dajasu, mada mada cuana pu ichaji. A mida ay ma epuicha
por Después, malas clisas las hacer volver. .{caíio tú no regresarás
mave. Dajasu ema neje pamapa maesumu neje quisaque.
no. Después migo con todo cora;^ón con di.
Ecuay Jesucristo.
iieíior mió Jesucristo. (El acio de coniricciún. i
305
INSTRUCCIONES PARA ASISTIR A LOS MORIBUNDOS
Sacerdote: A mi saipi ave?
¿ Y til cúmu estás ?
Enfermo: Madada ve ema ebatiani.
Mat no ¡lias yu estoy estando.
s. Ayni mique neda?
¿ Cuál tú enfermedad ?
E. Ede quiema neda.
Al i'ientre mi mal.
s. Ayní mique diaitia?
¿ Qué cosa tu has comido ?
E, Mave ay biame.
Ninguna cosa aún.
s. Quietsunu ni mi neda epupiruana?
Cuando tu enfermedad comentó':'
s. Dame mi saisiena, dame mi manuena. Dajasu piba enitique: con-
Tal i'e-^ tú sanar, tal i'c^ tú morir. Después piensa bien : cují-
tesa puq Lie: jatacuamadatiqíie, mique juciía enana piba putsu. Tata Dios
festón ha^ : arrepiéntete tus pecados los recuerdo haciendo. Tata Dios
pejusu jaiclienuquisatique mique jucha cuana eperdonata puji. Pamapa
delante tenga lástima tus pecados los perdonar para. Todos
mique jucha cuana quisa puque Tata pari pejesu. Pamapa maesumu neje
tus pecados tos at'isa 'Tata Padre delante. Todo corazón el con
mique jucha cuana piba putsu paque. Jaquisaiique Tata Dios pejesu, ayma
tus pecados tos recordando llora. .{risa Tata Dios delante, cosas
neicha eaiclia puji mave. Dajasu mi saida conlesion, Tata Diosua mida
repetidas hacer no. Después tu (}uena confesión 'lata Dios te
eperdonata. y Tata Dios micuanasa jucha cuana edipata.
perdonará. Tata Dios nuestros pecados los borrar.
Etsesa cuata Virgen pejesu jaichenuptiisatique, mi etsauata puji bia-
Nuestra madre Virgen delante ten lástima, tu ayudando estás para
tLichetaqui ichaua cuana genetia. Tala Dios pejesu mi ebiamimiata puji;
que deliendi\ diablos los donde. Tata Dios delante tu ruegiie para que:
ay horasu biame, etsesa cuara jejetaji. Tueda ecuanasa cuara: Ecuaneda
hora en alguna, nuestra madre llama. Ella nuestra madre: Nosotros
tusa ebacua cuana: Tueda ecuanasa nimetuche ; Dajasu ecuana ay horasu
ella de hijos hts : Ella nuestra protectora: liespues nosotros que es la hora
biame ecuaneseda puji jejetaji.
también nosotros deber para es llamar.
— 300 —
Quiema ebacua, ecuanasa Tata Diosua tsauataqui : lusa cbacuapacha
Mi hijo, nuestro Tata Dios ayuda : suyo Cielo
pa tiata. Eaveda horasu mida Tata Dios epiba puji. Baque ni mi, jejeque
que dé. Esta hora en tú Tata Dios pensar para. Mira tú^ llama
mique maesumusu mi etsauata puji. Jeaveni miqueed'due pui cuana bia-
tú coya^ón en tú ayudar para, .\linra no tus parientes los tam-
meay ma mi eide atani mave. Ay ma ay puji saida mave ihe eauasu aniji
poco nada d ti saldarte no. Nada para te siri'cn no esta tierra en que hay
ay cuana.
cosas las.
Baque mique Tata Dios, pamapa maesumu neje jejeque. Tueda ene
Mira tuyo Tata Dios, todo C(0-a;t>n el con llama. FA cicrta-
quita ecuanasa Tata, ecuanahaji ; Tuaveda tusa Ebacuapacha tiaji mi pa-
mente nuestro Tata nos hace: El no más suyo Cielo dar tu llo-
tani. Dajasu mida tusa ebacuapachasu eanipuji, beida neje. Aua miada
ra . Después tú suyo Cielo en estar contento con. Acaso tü
ecuanasa Tata Jesucristo pamapa maesumu neje ejejenia. Dajasu da jata
nuestro Tata .íesucristo todo co-a^ón con clama. Después triste
cuamadatique, mique jucha cuana piba putsti, Aua eide mi epusu, saida
y ajligido, tus culpas las recordando. .\caso salvo tu siendo, bueno
ihe eaua biasu anique, Diosua jacuatsasiati epuani nime.
esta tierra en quedar. Dios mandamiento haciendo como.
Ibaque Tata Jesucristo tueda mique Diosua, mique Tata; quisaque
Llama Tata Jesucristo el tu Dios, tu Padre: aiñsate
mique maesumusu ; Señor quiema Jesucristo Diosua Ebacua, quiema ju-
í¡i cora^i'm en ; Señor mió .Jesucristo Dios (dei Hijo, mi cul-
cha biasu manujiji puida crususu ema biasu ichenuda cuana bidinaida,
pa por muerto fué C?'»^ en la mi por penas las sufriste.
be utsatabaji ema taitana. Be ema ¡chajuseji, quiema enemií^o cuana
no quieras me perder. No me abandonar, mis encntlfrus los
emesu, Eide ema haque, mida, quiema nime tuche, mida eama
debajo (en poder de/ Salvo me ha^. tú. mi protector, te )■"
eibuania; mida peada bavi quiema Dios.
quiero: tú uno solo nu Dios.
Erna mu Cristiano padujiji, juchaji papú biame: Santa 1^'lesiasa ebacua
>'" un Cristiano bauti-^adti, pecador sea aunque: Santa Iglesia de hijo
ema. Dajasu Iglesia jacuatsasiati nime, eama jeiheania. Ema mique jati;
yo. Después Iglesia obedecer acostumbro. y creo. )'o tuya obra:
dajasu cama mi cmebaja. Be ema icliajuseji, be ema selaji. ilie iiorasu.
después yo le sen'ir. No me abandonar, no me perder esta hora en.
- 807 -
Erna da madada ve puitia, Juchaji ema puitia : enebatiani ema pamapa
A mi que ma¡n nn máa fui, pcCíiil'ir que \-n fui: arrcpentidn d mi que íorfi.
maesumu neje eama mi edLiininiameitia putsu. Ema da confesa puitia,
corazón cnn yo te enrijar he hecho cunndn. A mi que confesión he hecho.
Tata Parí pejesu, quiema jucha cuana epibania cuana. Perdona haque,
Tata Padre ante, mis culpas las recuerdo las. Perdón /kí^.
mida jaichenubati babe. Baque ema mique ebacua: Ada ema eide epusu,
í» tener lástima sabes. Mira me lú hijo: Va sea que me saliiando,
saida da ema eani ihe eauasu, eama mida emebaja, pamapa maesumu
bueno me ser esta tierra en^ yn te scr}'irj todo corazón
neje. Aua mique pibasu jeave ema manusu, saipiave veiclia. llie cama
con. Acaso tuvo pensar en hoy que yo muriendo, estar bien también. Esto yo
mi ebajania, eide ema aque. Ihe mi ebajania, mique ichenuda cuana
te estoy pidiendo, saino me ha:;. Esto te estoy pidiendo . tus penas las
bidinaida putsu, Virgen Santísima, mique cuara putsu, tueda vecha,
.lufriste por cuanto. Virgen Santísima. tú madre siendo, ella también,
ecuanasa nimetuche.
nuestra protectora .
Quiema ebacua, Jesús mu mique maesumusu : Jesús tsauataqui, eide
Mi hijo, .lesüs el tuyo coríü;'!)! en: ,lesús ayuda, sabms
ataqui enemigo cuana genetia. Dios Tata, Dios Ebacua, Dios Espiritu
ha-, enemigos los donde. Dins Padre, Dios ¡lijo. Dios Espirilu
Santo peada ve Tata Dios, enienive, ayde jenetia mi jei epuani. tuaveda
Santo único lata Dios verdadero, quien en tú creer dices: él
mida eide ehata. daja nime papú. Tueda mi ataida, mi jepuiti manuida.
te sabio hará, asi como quesea. El te /ií'í". le por murió.
Tuaveda mida tusa Ebacuapacha edusuta. Be ihe cnidu condena papú:
El te su Cielo llevará. No esta alma condenada quesea:
tueda enidu, mique jati, mi batani eveicha : eide haque. Tusa jucha
él alma, tu obra, á ti á rer volverá: salva ha:;, Sus culpas
cuana perdona haque. Dusuque Ebacuapachasu, Santo cuana neje eani-
las perdón /la?. Lleva Cielnal, Santos los con esté
puji. Tata Jesucristo ichenubaque ¡he enidu, dusuque mique Ebacuapa-
para. Tata .Jesucristo perdona esta alma, lleva tu Cielo
chasu, dapia mi ejejetapuji. Quiema Tata Dios, eama mi quiema enidu
íí, porque te está llamando. .\¡i Tata Dios, yo le mi alma
etiania. Mi jenetia ema eiduatani. tsauaque ema.
estoy dando. Ti por me salva. ayuda me.
Quiema Jesús, be ema menabaji mique perdón, ema jepuiti mi
Mi Jesús, no me niegues tu pcrd'in. me salvar para lú
manuida.
moriste.
— .'-{OS —
Quiema Jesús, mique iclienuda cuana, qiiiema nimetuche puji. María
.\íio Jesús. tus penan las. nii pi-ntcct"!' para. María
quiema cuara, biamimiaque ema, quiema jucha cuana ebiasu. Quiema
7111 .Madre. suplica pnr mi. jjíis culpas la^ arriba .Mió
Dios, pa jea ema quietsunu biame juchajipucua puina mave biame. Da-
Dins, que sea me nunca jamás pecador dejes ser no ya. Des-
jasu jeave quiema beibineje mique jamatseti etuchenia. Quiema Dios,
pues ahora mi alegría con tu castigo estoy experimentando. Min Dios,
ihe eauasu ema matseque be ema ¡chaguasa cuatisu beituji. Quiema cuara-
esta tierra en me castiga no me diablo del .fuego al despachar. Mió Madre-
chiri, Maria. Diosu pejesu bajaque, quiema jucha cuana perdona pata
cita, .\íaria, Di'is d ruega, mis culpas las perdona que
puji: saida ema pa manupuji.
para: bien me que morir hacer.
Quiema Dios, ihe eauasu ema matseque, mique piba epuani tupu:
Mi Dios, esta tierra en me castiga. tuyo recuerdo hacer basta:
be ema Ichaguasa cuatisu beituji. Eama mu mida pamapa horasu epiba.
no me diablo del fuego al arrojes. >'y /'• te toda hora en pienso.
FORMULA PARA HACER UN CASAMIENTO
Sacehdote: N. Aua mique tsada ihe diíja N. mique cave puji, Santa
A', .¿.\caso tuyo querer este hombre N. tu esposo para. Santa
Madre Iglesia jacuatsasiati epuani nime?
Madre Iglesia mandamiento disp'nic como ?
Rksponde: Ehe. Tata, tsada quiema.
Si. Padre, querer mu> es.
s. Aua miada etiatiani mesa euanesa puji?
¿.Acaso te estas dando el de esposa de para ?
lí. Ehe, Tata, etiatiani ema.
Sí, Padre, dando estoy yo.
s. Aua miada ejemiani mique eave puji ?
Acaso tú recibes tuyo esposo para ?
R. Ehe, Tata, ejemianiana.
Si, Padre, (lo) recibiré.
Dirigiéndose al hombre le pregunta:
s. Aua mique tsada ihe epuna N. mique euanesa puji? Santa Madre
¿Acaso tuyo querer esta mujer A'. tuya esposa para ? Santa .Madre
Iglesia jacuatsasiati epuani ni me:'
Iglesia {de) ley dispone como r
— 309 —
H. Ehe, Tata, ts;ida quiema.
5í. Padrr, querer itiin (es).
s. Aua miada etiatiani mesa cave puji ;'
.: Acaso tü donación haces suyo esposo para ?
H. Ehe, Tata, etiatiani cma.
Si, PadrCj íldndnnie estoy.
s. A mi ejemiani mique euane puji :'
.¿.\caso liL recibes tuya esposa para ?
K. Ehe, Tata, ejemiani ema.
Si, Padre, lecibiendo estoy yo.
Al dar la sortija y las arras dice el marido á la mujer.
Qaiema euane, ihe sortija da chipilo, etiania, etsesa jajemiti
.\/i esposa, csla sortija plata. d<iy. nosotros dos de casamiento
chanapaji.
reconociendo.
ALGUNAS FRASES EN TACANA
I . A mi saipiave ?
.¿Cómo cstds^
2 . Saipiave ema.
l-^sio}' Ijicn .
3. Domingosu tesu me puii.
Hl domingo lientos de ir la pasear/ d la
chacra .
4. Beu eseyuani ciiita.
Ya está creciendo la cai'ta de a-^úcar .
5. Quietsunu ecuana ed'dud du ;'
H )■ cuándo la hemos de molerá
C) . Hanariatique.
.\cercate.
7 . A mida quippi Guarisasuabujaf
.^(.Juicres llevarme una carf^a d Reyes?
<S. Quippi biqueda mi tiaiti. pe-
judave.
Te he de dar una car^a pesada, ó lii'iana
{no pesada).
y. .\bu quiema cuajatai mave.
.Vo puedo llei'ar carffa.
10. Euatsi quiema neda; esegeni.
Me duele el pie: esta hinchado.
Tomo X
1 1 . CuajasLi ni mique eualsi ese-
geni f
.i Por qué estd hinchado tu pie?
I 2. Jauatsi guatsutaitia.
Porque se ha torcido.
I 3 . Jauatsi tudataiiia.
lie tropezado.
14. Eavi duseqLie cbuiucuaji.
Trae affua para que me lai'e la cara.
I 5. Duichaquc ihe eavi, pea du-
seque.
Ilota esta a^ua y trae otra.
iG. Bu adida mi, jaburucuatique.
Tienes la cara sucia, anda, Idi'ate.
17. Eme rucuatique, me babaii.
Ldi'ate las manos y ramos d pasear.
1 S. Jana saida miada ema etia.
.\/t' han de dar buena comida.
ii|. .iucuajasu ni mi ema jana bi-
nada eliatani ?
-■/^nr qué me ddis comida fria?
2 0. Aicha babi dapaque.
Cocinen sido carne.
3i
310 —
2 I . Ehidasa ensalad;) qiiiema
aque.
Háganme una ensalada de palmito.
2 2 . Be see neje aicha guaruji.
.Vn ha de mezclar carne y pescad".
23. Avaiii ilie mique mimisu ba-
nime ?
iijtu- se llama estu en lu lengua?
24. Be mi cuinali ba .
-■ Ya has i'cnid"?
2 5. Be mi pueiti ba ?
^' Vil has llegadn?
2Ü . Be ema jasiapataitiba.
Ya he regresado.
27. Quiejenetia mida jeave puei-
ti ba?
.^Desde dónde has venido hoy?
Puerto genetia.
Desde el puerto.
Aua mida jaduitaitia:'
.-; Te has cansado?
Jaduitijiji ema ichucuata.
Mucho me he cansado.
2S.
29.
3o.
3i.
32.
3 3.
34.
35.
36.
n _
3S.
3(,.
40.
Quieje epueyo mi ?
,{ De donde rienes?
Quieda ni mi f
.^ Dónde estabas?
Jucuada ni mi f
ifSoís muchos j'osotros?
Jucuadata ecuana.
^luchos somos.
Cuajasu ni mi epani?
f; Por qué lloras?
Aquida bavitia ema.
Me he clavado una espina.
Cuajasu ni mi chu epiiani.
.¿Por qué te apresuras?
Tipeijiji ema.
Estoy apurado.
Rejada ejijesu jududu mu.
Peligroso es andar apurado en el monte.
Ay ni mique neda?
.^Qué te duele?
41 . Bacua da ema diatairi.
.\íe ha mordido la i'ibora.
42. L'chi ja da ema tsuibaitia.
.\íe ha mordido un perro.
43. Jucuajasu ni mi ma\e ichegua.
.-■ Y por qué no le mataste?
44. Iba ja pea deja diajiji.
lil tigre se ha comido un hombre.
45. Quiemani:'
.¿En dónde?
46. Me mutsuque etsequedu.
Limpien la pla^a (arrancando la niale-:;a,
47 . Te pa parutita.
Limpien la chacra.
48. Dejeda en i en i.
Esta muy remontada .
4q. Dije pa banatita.
Que siembren niai^.
5 O . Mave chanapa cuaja miada ema
ebania.
.Vo sé porqué me ¡nirdis.
5 I . Be vipa ema pa duinini. daja-
sumu mida eiche.
.Vo me hagan cnt'jar y los castigue.
5 2 . Ay ni jeave zine"?
.¿Qué dia es hoy?
53. Bacua me iclieguanaqu.'.
Mata esa víbora.
54. Apudaya maita jcsitana.
Mañana han de madrugar
55. Ea\i cuasa me icha apudaque.
Hagan pronto calentar agua.
5(1. Pamapa ornamento cuana me
guanaque.
E.xtiendan todos ¡os ornamentos.
57. Pa sara.
Que se sequen .
5 8. Be adeadi me aji.
No sean sucios.
59. Me diadia.
Comamos.
60. .Xy ni can i ediaji ?
.¿Qué tenemos para comer?
— ;mi —
f) I . A mi exiíi babe?
.^Sabes pescar con air^iích'-'
<j 2 . A niique eide epiumi see
CLia.na:'
-■ >' .s'c te encapan l'>x pc^cadn^f
(") 3 . l'ortuna cnia ina\esu.
Cuando un tcn^a suerte.
64. Qüietsunu micuana arroz ba-
Liaque.
.¿Cuándít sembrasteis el arro';:'
(3 5 . Beu tsunuda.
Ya hace tienipn.
66. Tsunuda ma\e.
No hace muc/io.
ÍNDICE DE MATERIAS
ARTE Y VOCABILARIÜ IJIC LA LENGIA TACANA
lNTRom;cciÓN; — Página:-
I. Preliminar
II. La nación Tacana
III. Rasgos fisiológicos
IV. La lengua ... .
\'. Usos y costumbres
\'I. Bibliografía
\11. ,\puntes gramaticales: —
a) Fonología
b) Pronominación
c) Posesivación
rfi Régimen por afijos ó sea de
clinación
e) Adjetivos
/) Conjugación
g) Transiciones
h) Partículas verbales
I) Conclusión
-Manusciíitos DF.r P. .\rmentia: —
I. Fonología
Od
66
6q
76
7 9
81
8 I
82
83
85
85
90
Ui
n. Pronombres personales 92
93
93
94
94
94
94
111. Pronombres posesivos
I\'. Declinaciones
\'. Pronombres interrogativos. ...
\'l. Pronombres indeterminados ..
\'ll. .\djetivos
\in. Numerales
1 X . Los verbos 9 5
Ser 96
Estar 96
Hacer ... 97
Ir 98
fracr 99
^■en¡r 99
Llegar, s.TÜr 100
Pá
Trabajar
Querer
.\mar
.\montonar
Querer ¡r ...
Clavar
.Mirar
Frases
.\. .\dverbios
XI. Nombres de parentesco
XII. Nombres de partes del cuerpo....
\'ocABUi ABio Tacana-Español
\'üCABUi ario Hispa.no-Tacana
Catf-cis.mo Tacana: —
Por la señal
Padre .Nuestro
-\ve María . .
Oedo
Salve Regina
.Mandamientos Je Dios
-Mandamientos de la Iglesia.. .
Los Sacramentos
.-Vrtrculos de Fe
(3bras de .Misericordia
Yo Pecador
Doctrina Crisli.nna
Señor mío Jesucristo
E.xamen para confesar
Exhortación al penitente
Instrucciíjn para asistir los mo
ribundos
Fórmula para casamiento
.Al (JUNAS IHASES F.N T\i:aNA
gina: —
I 00
1 o I
I 02
I o 3
I o 3
io3
1 04
io5
io5
I oh
1 o 7
1 09
1 4"
283
285
2 8 6
286
287
287
288
289
280
29 I
292
292
296
297
3o3
3o5
3o8
3oo
i
de los ríos
BENIMADRE DE DIOS.TAHIIAMANIIYUM;OMANÜ
-)m?/iamA
NIEVE PENITENTE
RODOLFO HAUTHAL
ENXARGADO DE I-A SECCIÓN GEOLÓGICA DEL ¡MUSEO DE LA PLATA
COM CINCO LÁMINAS
Tomo X 3 2
NIEVE PENITENTE
por RODOLKO HAUTHAL
ENCARGADO DE LA SECCIÓN GEOLÓGICA DF.L .AIÜSEO DE LA I'LAIA
Con cinco láminas
¡Nieve penitente! Palabra particular con sonido estrafío! Quien
una vez ha visto la nieve penitente, sea de día bajo el cielo azul de los
Andes con el sol brillante, sea de noche bajo el cielo estrellado á la pá-
lida luz de la luna, nunca olvidar;! la impresión mágica que dejan aque-
llas figuras de «nieve penitente», así llamada, que tanto se parecen á
penitentes vestidos de blanco.
Es un fenómeno tan especial que ya antes había llamado la atención
de los viajeros.
La nie\e penitente sólo se encuentra en una altura de 3 5oo á 5ooo
metros sobre el nivel del mar, y como las Cordilleras de los Andes son,
de todas las sierras altas del orbe, aquellas que en tales alturas están
atravesadas por pasos relativamente bien frecuentados, se explica bien
por qué la nieve penitente se ha observado primero y principalmente en
los Andes. Algunos autores creen que la nieve penitente representa una
forma particular de los glaciares andinos, y por esto hablan de la nieve
penitente como de un tipo especial de los glaciares: «tipo andino» ó
«tipo chileno ».
En el libro de doctor S. Günther D, se encuentran las palabras
siguientes: «Como ya dijo Güssfeldt, la manera de presentarse el hielo
en la Cordillera chilena difiere mucho de la que vemos en los Alpes.
La estructura en forma de murallas de la Cordillera no se presta á que
se acumule nieve ó hielo, y en el caso que haya cuencas idóneas en que
se pueda formar el «firn», están ellas muchas veces en una altura in-
suficiente. La nieve de las alturas (Hochschnee) aparece muchas veces
levantada en formas estrañas (penitente;. Los vientos levantan la nieve
suelta y la insolación hace nacer estas figuras estrañas»; y en otro lugar(').
(') S. Günther: Lehrbuch dcr üeophysik, 2. Bd. p SSg, Slutlgarl i885.
(") Günther: loe cit. p. 541. Debo advertir que hasta ahora raras veces se ha observado la
nieve penitente en la Cordillera chilena. El mismo Güssfeldt sólo la ha visto en la Cordillera
argentina.
— 316 —
donde habla de los distintos tipos de glaciares, el mismo autor dice: «En
atención á las descripciones de Güssfeldt sería tal vez conveniente esta-
blecer un cuarto tipo de glaciares, el tipo chileno.'»
El doctor A. Penck s: adhiere á esta opinión: él dice <'': «Es muv
estraña la división completa que muestran algunos glaciares en Sud Amé-
rica: están separados en columnas y picos aislados de hielo que se le-
vantan sobre un suelo poroso. Esta es la nieve penitente de los Andes.»
Yo, por mi parte, no pienso como los autores citados. Como veremos
más tarde, la nieve penitente se distingue totalmente de un glaciar por
su materia, su forma y su origen. De ninguna manera se puede hablar
de un tipo de glaciares, pero sí se puede hacer la descripción de un fe-
nómeno propio de la América del Sud.
Aunque parece natural que el hielo, en condiciones iguales, debiera
tomar formas iguales, hay que hacer notar que no todas las noticias sobre
la existencia de nieve penitente, afuera de la .América del Sud, están
comprobadas. Todas estas noticias sj relacionan con otra forma, que se
presenta á veces en la superficie de cnmpos de nieve y glaciares, á la
cual se da el nombre de «Karrenform».
Es verdad que muchísimas veces se ha comparado la nieve penitente
con esta forma, bien conocida en la superficie de algunas capas calcáreas.
Penck, tan conocedor de los fenómenos glaciales, dice O: «El yeso tam-
bién muestra á veces forma de «Rarren», como también la superficie de
campos de nieve en latitudes bajas, que se presenta como nieve penitente.»
En contra de esta opinión está la del doctor Roberto Sieger, quien
en su trabajo muy instructivo «Rarstformen der Gletscher» ( ), hace ver
que existe una diferencia grande entre «nieve penitente» y la forma su-
perficial que se llama «Karren».
Recorriendo la literatura referente á los fenómenos de «Karren» y
«nieve penitente», merece mencionarse lo que dice Sulzer en la descrip-
ción de su ascenso al .Mount Shasta, en California (4363 metros) ( ):
«Algunos campos de Firn formaban todavía sus obstáculos; eran éstos
surcos hondos y angostos, v entre los cuales se levantaban crestas altas.
Las márgenes superiores, un poco inclinadas, eran cortantes como cu-
chillas, y escarchadas. Este fenómeno no puede tener otro origen que
el viento.»
Lo que describe Sulzer aquí, no es «nieve penitente» sino «Karren».
Hans Meier., que fué el primero que ascendió al Rilimandjaro
(6800 metros), dice ("): «El efecto del derretimiento es muy fuerte en
(') Pesck: Morphologie der Erdoberjláche, Bd. I, p. 390. Stuttgart 1894.
(') Loe. cit., p. 238.
{') «Geographischc Zeitschrift», iSgS. Erstcr Jahrgang, 3. u. 4. Heft., p. 182.
{*) «Jahrbuch des Schwcizcr Alpenclubs», 1890- 1891, p. 3oo.
(') Die Gletscher des Kiliinandjaro, nGco$. Zeitschrift», 1899, 5. Jahrgang, 4. Heft, p. 216.
— 317 —
la superficie del hielo, en el cráter. Las corrientes de las aguas producidas
por el deshielo han surcado la superficie á más profundidad y con más
frecuencia que diez años atrás. En general ios surcos son paralelos y
siguen la inclinación del suelo. Ya antes los he comparado con nieve pe-
nitente ó con Karren.»
Tampoco se trata aquí de «nieve penitente», pues la descripción y
la ilustración que da el señor Meier de la superficie del glaciar de Dry-
galski, tiene muy poca semejanza con la nieve penitente, pero mucha con
los Karren.
En los Rarrcn, lo característico es que la superficie se descompone
en forma de surcos largos y crestas paralelas con aristas más ó menos
cortantes, mientras que la nieve penitente está caracterizada por el hecho
de que el hielo se divide en figuras completamente aisladas, arregladas
en hileras paralelas.
Una descripción muy exacta de la nieve penitente es la que da el
doctor F. Güssfeldt en las palabras siguientes ('):
«Casi es imposible imaginarse la impresión estraña que causan estos
campos de nieve penitente.... Cuando creemos haber visto todas las formas
que la imaginación puede concebir, entonces, de repente, aparecen otras
completamente nuevas, que nunca dejan descansar nuestra fantasía. I na
figura se une á otra, alta, levantada, de tamaño sobrehumano, cada una
distinta de sus vecinas, y todas parecen como pecadores petrificados es-
perando la palabra de salvación.
«La disposición regular en hileras rectas y paralelas de las mil irre-
gularidades fantásticas de estas figuras, nos demuestra que una ley común
las gobierna á todas.
«El efecto es mucho mayor en una noche de luna, cuando el alma
se inclina á lo sobrenatural, especialmente en aquellos campos donde la
nieve de los surcos que separan las figuras ya ha desaparecido por com-
pleto, así que ellas S2 levantan aisladas, blancas, en el suelo negro, vol-
cánico. »
Esta descripción es tan expresiva que no precisa comentario: esta
es la verdadera nieve penitente.
Encontramos la verdadera nieve penitente descrita en los trabajos de
Darwin, Habel y Brackebusch, y estos tres autores se refieren á observa-
ciones hechas en la Cordillera argentina.
Darwin, que observó nieve penitente el 22 de Marzo de i83 5, en
el sud de la provincia de Mendoza, en la depresión entre la cadena de
Peuquenes al oeste y la del Portillo al este, dice ('): «.... y en el valle
(') Reise in ílen Anden von Chile uiid Arf^eiüinien, Bcrlin. 1888, p. i55.
(") Danvin's Reise. «Tagebuch naturgeschichtlicher und geologischcr Untersuchungcn» etc.
IJcbcrsctzt von Dr. .\Ifred Kirchhoff, Halle a S., 1893, p. 841.
— 318 —
habíii muchos y grandes campos de nieve eterna. Estas masas escar-
chadas habían tomado durante el proceso del derretimiento, en algunos
puntos, la forma de picos ó columnas que por su tamaño y su agrupa-
ción hacían muy difícil el pasaje á las muías cargueras.» En una nota
dice el mismo Darwin: «Estas figuras de nieve escarchada han sido ob-
servadas ya mucho antes por Scoresby en los «Eisberg», cerca de Spitz-
bergen, y últimamente por el coronel Jackson («Journal of geographical
Society», Bd. V. p. i 2) en el río Newa. quien hace la siguiente obsersa-
ción: «Quiero mencionar que en la nieve escarchada la separación en
columnas debe tener su origen en una acción metamórfica v no en un
procedimiento que debió tener lugar mientras se acumulaba la nieve.»
Jean Habel dice ''): «Esta formación estraña (nieve penitente) pa-
rece una particularidad de los Andes. Muy frecuentemente se encuentra
este fenómeno en campos de nieve, pero también en el hielo y más rara-
mente en la tierra. Estas figuras, producidas probablemente por el sol
y sobre todo por el \iento, tienen casi siempre la forma de alfileres. Hay
campos de nieve donde estos alfileres, de más de un metro de alto, están
tan cerca uno de otro que el espacio entre ellos apenas si da paso. Al-
gunos de estos alfileres, consistentes en nieve densa, caen si se los toca,
dejando un tronco; otros solo se derrumban al sufrir un choque fuerte.
Campos extensos de nieve penitente se encuentran en las faldas de los
cerros. Otros menos e.Ktensos están en depresiones y en lugares llanos
de las faldas. Capas delgadas de nieve en faldas y en altiplanicies no se
conxierten en nieve penitente, ni tampoco los restos mayores de nieve de
avalanchas que se encuentran en las partes más bajas de los valles.»
El señor L. Brackebusch, á quien se debe trabajos tan meritorios
sobre la geología de la República Argentina, es el primero que se ha
ocupado detenidamente de la nieve penitente*"'.
De la teoría de este autor, que difiere de la mía. me ocuparé más
adelante. Aquí mencionaré solamente que Brackebusch (y en este punto
estamos de acuerdo) habla siempre de pirámides de hielo aisladas, cuando
se trata de nieve penitente, y que separa bien esta configuración de la de
los «Karrenform».
Lo particular de la nieve penitente consiste en lo siguiente: son
figuras aisladas de hielo, de metro y medio á dos metros y medio de alto,
de las formas más pintorescas, que están colocadas en líneas paralelas,
como un regimiento de soldados ('': no forman crestas largas paralelas:
son figuras aisladas con millares de irregularidades.
Si contemplamos con más detención estas figuras, encontraremos
(') «Zeitschrüt des deutschen und osterreichischen Alpcnvereins» , Bd. 27, 1896, p. 43.
(") Die Pemtentesfelder der argentinischen Curdülercn . «Globus» , Bd . ó 3 , n* i y 2 , i 8 o 3 .
(^) R. flAuíiiAi.: Zxir Kntstehung des liüíiscyschncc's, Id., Bd. 77, n" 12, p. IQI, iQOo.
— 319 —
que, á pesar de todo, en esos millares de irregularidades fantásticas, apa-
rece una cierta regularidad en su formación, no solo en el paralelismo
de las líneas, sino también en que las figuras mismas asumen cierta se-
mejanza de forma.
Debe tenerse presente que estas formas, aunque muy variables,
nunca son cilindricas, no forman columnas ni conos; son pirámides,
siempre algo prolongadas en la dirección de las líneas paralelas, como
va Brackebusch lo había observado.
La forma de pirámide es la fundamental, pero nunca se presenta con
perfección geométrica. También el número de las caras varía mucho;
generalmente son tres, distinguiéndose á menudo de cinco á siete cuya
unión forma aristas afiladas, solo que la cara que mira al noroeste es un
poco redondeada. La altura de estas pirámides varía también : en general,
tienen de uno y medio á dos y medio metros; á veces, alcanza á más de
seis metros. El señor A. Stegmann, ingeniero de la comisión de límites
argentina, observó, en iQoi, en el Paso del Cajón Ancho (provincia de
Mendoza), grandes campos de nieve penitente, cuyas figuras alcanzaban
una altura de más de seis metros. Es este el mismo lugar donde Güss-
feldt observó tan lindas figuras de penitentes, de las cuales da una buena
fotografía en la lámina X de su obra.
El volumen también varía. En general, las figuras tienen una base
bastante ancha en relación á su altura, pero, en muchos lugares, toman
una forma mucho más delgada, así que se levantan como alfileres agu-
dos. Siempre se encuentran estas distintas formas dispuestas de tal ma-
nera que en un lugar solo hay pirámides, mientras que en otro solo hay
alfileres. Así es que Habel no describe más que alfileres, mientras que
Brackebusch habla solo de pirámides.
Todavía es un problema por qué solo hay en un lugar «alfileres» y
en otro « pirámides»: ¡. la calidad de la materia juega tal vez aquí su rol ;'
Otra particularidad es que allí donde la forma es la de pirámide, en
la parte más distante del sol, se forma un apéndice más ó menos largo,
como se puede observar en las cinco fotografías que se acompañan, de
las que las láminas II y 111 ilustran además la estructura de la nieve
penitente.
La materia de ésta es hielo, y no nieve; y este hielo, que se ha for-
mado de nieve, no consiste en granos como el hielo de los glaciares, se
parece más al «Hocheis»; consiste en capas alternadas: unas capas de
hielo claro, transparente, sin burbujas de aire, de diez á veinte centí-
metros de espesor, y otras de un hielo blanco, turbio, lleno de bur-
bujas de aire y que son más gruesas (de 5o á 6o centímetros).
Aparte de esto, el hielo de la nieve penitente, con frecuencia está
lleno de piedras chicas y grandes.
.\lgunas veces, sólo hay capas de barro, pero otras la masa está
— 32U —
llena de piedras, como por ejemplo, en el valle del río Diamante supe-
rior (provincia de Mendoza^, al pié oriental del volcan Maipú, donde se
parece á un conglomerado cuyo cemento es el hielo.
El señor A. Stegmann ha hecho una observación interesante: vio
en la Cordillera, entre los cerros Tiipungato y Aconcagua, en la punta
de las figuras, piedras del tamaño de una cabeza humana. Es el mismo
fenómeno que se observa tantas veces en las mesas de los glaciares: lo
menciono aquí porque Brackebusch dice ('': «que en la nieve penitente
no hay los mismos fenómenos que en las mesas glaciares.»
En la lámina IV. se advierte en la nieve penitente una capa negra
formada de tierra y pedregullo. Esta capa es la superficie anterior de un
campo de nieve transformado en nieve penitente. La línea encorvada que
forma esta capa negra, conserva bien el contorno de la superficie pri-
mitiva.
Antes de ocuparnos en la cuestión del origen de la nieve penitente,
nos resta que precisar bien los lugares donde se encuentra.
Más arriba he mencionado ya que esta nieve se encuentra en una
altura de 3 5oo á 5ooo metros, y que hasta ahora solamente se ha ob-
servado en Sud América, en la Cordillera de los Andes, donde parece
limitada á la región entre los 24" y 36° latitud sud.
Brackebusch menciona <') que Güssfeldt no había observado nieve
penitente en la falda occidental de la Cordillera, y dice que es muy rara
en el lado chileno.
Todo lo que he leído sobre la nieve penitente de otros países no se
refiere á nieve penitente, sino á «Karren».
Brackebusch dice también respecto á Bolivia, Perú, Ecuador, etc.,
que no ha encontrado en la literatura de esos países noticia alguna
sobre la nieve penitente.
En los trabajos nuevos de Raimondi, Reiss y Stübel, W'olf, Whym-
per, Hettner, etc., se habla mucho de glaciares en las Cordilleras de esos
países; sería muy extraño, que faltasen allí los penitentes; pero la verdad
es que la región donde hay nieve penitente es muy limitada.
Mis observaciones confirman el hecho de que la nieve penitente se
encuentra principalmente en la falda oriental de la Cordillera.
La he observado:
i) En el Paso «Tres Quebradas», provincia de La Rioja, 27" 16'
latitud sud.
2) Al pié sud del Cerro Bonete, provincia de La Rioja, 27° 52' la-
titud sud.
3) En el Paso del P^ierro. provincia de San Juan. 29" 2 3' latitLid sud.
(') Loe. cit. . p. 34.
(-) I.oc. cit.
— 321 —
4) En los nacimientos del Río Grande (Cajón del Burro), provincia
de Mendoza, 84° 5o' latitud sud.
5) En la falda oriental del Cerro Planchón, provincia de Mendoza,
3 5" 2' latitud sud.
6) En la falda oriental del Descabezado Grande, provincia de Men-
doza, 3 5" 40' latitud sud <').
En todos estos lugares, los penitentes estaban en la falda oriental
de los cerros (Planchón, Descabezado) ó de los pasos (Tres Quebradas,
del Fierro, etc.), solamente al pié del Bonete se encontraba al principio
de una quebrada que se abre hacia el sud.
También las observaciones de los señores Th. Arneberg, Adolfo
Stegmann, Gunardo Lange, Enrique Wolf, ingenieros de la comisión de
h'mites con Chile, y que han visto la nieve penitente en muchos lugares,
confirman el hecho de que ésta se encuentra casi siempre al lado oriental,
muy raras veces al lado occidental de la Cordillera. Es este un hecho
muy importante para la explicación del origen de la tal nieve. Si deja-
mos de lado la opinión estraña de Giinther, arriba citada, los demás auto-
res admiten solo dos causas: el viento y el sol.
Güssfeldt dice ('): «Creo que la nieve penitente tiene dos causas de
origen : el viento y el sol. Vientos constantes que soplan del norte surcan
primero la superficie de la nieve, de la misma manera que se forman las
huellas en la superficie de la arena en las playas, pero con dimensiones
mayores. Se forman elevaciones y depresiones, listones y surcos, con
dirección este-oeste y éstos están sujetos á la inlluencia del sol, cuya
fuerza aquí es grande por su elevación, y por la poca capacidad del aire
delgado para absorber y por la falta de nubes. Como el cincel talla una
roca, así el sol irradiante trabaja en los listones escarchados de nieve,
y, al producirse el deshielo, surgen figuras cuyas formas estrañas sobre-
pasan toda fantasía humana.»
Güssfeldt cree, pues, primero, que el viento juega el rol más impor-
tante en la formación de la nieve penitente, y segundo, que la acción
de los rayos del sol perfeccionan el fenómeno.
Juan Habel, que es de la misma opinión, dice ( ): «La nieve peni-
tente consiste, en su mayor parte, de figuras en forma de alfileres, produ-
cidas por el sol y principalmente por el viento.»
Darwin habla solamente de la acción del deshielo, sin mencionar ni
el sol ni el viento; es probable que él tome el calor en general como
causa ó agente principal.
Una opinión completarnente distinta es la de Brackebusch. Según
O Más al sud, no he observado nieve penitente ni en el Ncuquen ni en la Patagonia. Tam.^
poco conozco ningunas observaciones respectivas heclias por otros viajeros.
(") Loe. cit., pág. 1 55.
{") Loe. cit.
— 322 —
este autor, la nieve penitente se forma solo en las faldas bastante incli-
nadas, y siempre encima de piedras sueltas, nunca en roca viva.
«Las aguas producidas por el derretimiento de la nieve se infiltran bajo
las piedras sueltas, y toda esta masa, poco á poco, resbala hacia abajo.
La nieve, convertida en hielo, no puede seguir este movimiento; se separa
en pedazos y estos pedazos se transforman, bajo la influencia del sol.
en nieve penitente. El movimiento del suelo es aquí la primera causa.»
Son estas las opiniones de aquellos autores que han descripto la nieve
penitente verdadera. No está de más mencionar aquí las de aquéllos que
tratan de la otra forma de la superficie de la nie\e, á saber, la «Karrcn-
form», parecida á la penitente.
Sulzer cree que el viento solo produce estas formas, mientras Hans
Meier admite como único agente el calor irradiante del sol.
Las observaciones mías y de los seíiores arriba mencionados, me
dejan la convicción que Jii el viento ni el movimiento del suelo tienen
parte en la formación de la nieve penitente, y que sólo es el sol i)-ra-
dianie que produce este fenómeno.
Como se ha visto más arriba, la nieve penitente está limitada casi
exclusivamente á la falda oriental de los cerros y de las sierras: es decir,
en aquel lado que está más resguardado del viento. En la Cordillera
reinan vientos occidentales; los de otras direcciones son muy raros. La
nieve puede quedarse en masas mayores solamente allí donde la fuerza
del viento está muy debilitada, es decir, al lado oriental. Aquí se acu-
mulan, en el invierno, masas enormes de nieve, formando así el ma-
terial de la «nieve penitente». Es claro que, si las condiciones favorecen,
también en la falda occidental se pueden acumular cantidades mayores
de nieve. Pero, si la nieve se acumula en lugares donde el viento no
corre, éste, entonces, no puede producir la nieve penitente.
Otro hecho que contradice la acción del viento, es el siguiente: los
penitentes están alineados en filas paralelas, con dirección noroeste á
sudeste; á veces, un poco más al oeste, otras veces al norte.
Güssfeldt dice que ha observado una dirección este-oeste (:'), y, como
para él el viento es el agente principal, tiene que hablar de vientos del
sud; pero estos vientos son muy raros en toda la región de la Cordillera.
Los vientos que reinan son del oeste- y si Güssfeldt tuviera razón, las
líneas de los penitentes deberían tener una dirección norte -sud.
El lugar y la dirección de las filas de la nieve penitente excluyen el
viento como causa de este fenómeno, y, por consiguiente, hay que ad-
mitir el sol como único agente.
El profesor Albert Heim dice en su célebre libro «Gletscherkunde»,
página 104: «Si los vientos que tocan la superficie de los campos de
nieve son débiles é irregulares, las ondulaciones entonces no se orientan
según el viento, sino según la posición del sol.»
— 323 —
Y es esto lo que nos muestra la dirección noroeste -sudeste de las
líneas de los penitentes.
Hemos visto que la nieve penitente se halla principalmente en luga-
res donde no puede correr mucho viento; y aquí agrego que he encon-
trado penitentes en la falda oriental del Planchón y del Descabezado
Grande, en couloirs hondos donde no corre un soplo de viento, donde
solamente entran los rayos del sol cuando estíi muy alto.
Hans Meier, que observó en el Rilimandjaro una separación de la
nieve parecida á la nieve penitente, cree que, en estas regiones ecuato-
riales, el agente principal del derretimiento es solamente el efecto del
calor del sol; él insiste en que allí donde el calor irradiante del sol al-
canza su máximum, es decir, en el crííter donde reina la calma, tam-
bién es mayor la separación del hielo.
Exactamente lo mismo sucede con la formación de la nieve peni-
tente en la Cordillera. Como he dicho va más arriba, ésta no consiste
de nieve sino de hielo, nieve escarchada. Las aguas infiltran en la nieve
como en una esponja y se escarcha, transformándose así la nieve en
hielo (Hocheis). Pero no siempre este «Mochéis» toma la forma de nie-
ve penitente. He observado en el Aconquija (5 5oo metros), Famatina
(6200 metros) y en la Puna de Atacama, en el Rincón (5 600 metros),
en Hullaillaco ((36oo metros), grandes campos de nieve escarchada
(Hocheis), pero nunca «nieve penitente». ^; Por qué no se ha formado
aquí la penitente? Es este un problema que hay que resolver.
En contra de la teoría implantada por Brackebusch, están las si-
guientes particularidades:
1° La nieve penitente no solo no se encuentra en las faldas muv
inclinadas, sino que, por el contrario, en terreno muy poco inclinado ú
horizontal, y especialmente en terrenos donde un movimiento del suelo
es imposible.
Así, pues, fué en el valle ancho y llano del río Diamante Superior
(provincia de Mendoza), en la planicie al pié oriental del volcán Maipú
ó en la planicie del Cajón Ancho (unos 70 á 80 kilómetros al sud del
Maipú) donde Güssfeldt, en 1886, y recientemente Stegmann, obser-
varon grandes campos de penitentes, algunos de los cuales alcanzan á
una altura de más de seis metros. Véase también la ilustración en la
página 5 del trabajo citado de Brackebusch, y la lámina X en la obra de
Güssfeldt. Este autor dice, página 371, que encontró los penitentes me-
.jor desarrollados en el fondo de valles anchos.
1° Si la opinión de Brackebusch correspondiese á la verdad de los
hechos, entonces sería necesario distinguir en un campo de penitentes
tres zonas distintas:
ít) la zona superior donde la masa compacta de nieve escarchada
comienza á separarse en pedazos;
- 324 —
bi la zona intermediaria donde toda la masa de nieve se ha dividido
en pedazos, los cuales, bajo la influencia del sol, se transforman
en nieve penitente ;
c) la zona inferior donde las pirámides aisladas de los penitentes se
derriten y disminuyen en volumen hasta desaparecer por com-
pleto O.
Las observaciones hechas en la naturaleza no corresponden á estas
hipótesis.
He visto campos de penitentes en distintos estados de desarrollo, pero
siempre he observado que un campo de nieve se transforma en toda su
extensión á un solo tiempo en nieve penitente. La lámina V dá una ilus-
tración clara y distinta de este hecho.
Por otra parte, cuando los hallamos en faldas inclinadas, los peni-
tentes más pequeños no son los de más abajo; al contrario, los de menor
volumen casi siempre se hallan en la parte superior, mientras que es en
el medio ó en la parte inferior donde se presentan los de mayor tamaño.
Véase la lámina IV, y compárese 1 y II.
El tamaño de las figuras depende del espesor de las capas de nieve.
En la parte superior, en las faldas más inclinadas, la capa de nieve es
menos gruesa que más abajo en el terreno llano.
3° Contra la explicación de Brackebusch está también el parale-
lismo de las líneas, que es un fenómeno característico de los penitentes,
afirmado por todos los autores y bien visible en todas las fotografías exis-
tentes de nieve penitente.
Estas h'neas debían seguir, según Brackebusch, la inclinación del
terreno y ser convergentes hacia el punto más hondo, principalmente en
los semicírculos, en los fondos de los valles, etc.; pero este hecho no ha
sido comprobado.
4° Brackebusch mismo no ha observado ningún movimiento del
suelo ni de los penitentes. Él se refiere al testimonio de otros (arrieros)
que habían cruzado muchas veces la Cordillera por el mismo camino. El
dice("): «llamó la atención de los arrieros, al reconocer las mismas figu-
ras aííos después, que estas líneas no ocupaban el mismo lugar de antes.»
Estas observaciones de los arrieros no son de mucho peso, y están
expuestas á graves errores; porque el deshielo, en el curso de los años
tiene que producir grandes modificaciones en las formas de las figuras, y
otras más ó menos distantes pueden acabar por parecerse á las primeras.
5° Brackebusch toma, en su explicación, como punto de partida, la
hipótesis que en un valle inclinado se ha formado primero un glaciar
chico ó grande, y que este glaciar es el material de la nieve penitente.
(') Brackebusch; Loe. cit., pág. 34.
('-) Loe. cit., p. 33.
— 325 —
Como lo he mencionado ya más arriba, Penck, que. participa de la
misma opinión, dice que un glaciar se separa en su extremo en peni-
tentes, pero ninguna observación confirma esta hipótesis.
En un campo de penitentes no se puede distinguir, como en un gla-
ciar, la parte superior «Firnfeld», y la parte inferior «Gletscherzunge».
Aquí falta por completo el movimiento característico de los glaciares;
y más, los penitentes no consisten en hielo granular, como un glaciar,
sino en «Hocheis».
Nunca se ha observado que la superficie ó el extremo de un glaciar
se separe en penitentes.
El único lugar donde encontré penitentes en un ventisquero, era en
el glaciar del Burro (nacimiento del Rio Grande, provincia de Mendoza).
Pero aquí no era la superficie del glaciar que se había transformado en
penitentes, sino una capa enorme de nieve, que yacía en el extremo sud
del glaciar O.
Este ejemplo es muy importante, porque aquí, al lado de la superficie
del glaciar que comienza á transformarse en «Karren», se ven los peni-
tentes de la nieve escarchada.
Mis observaciones dan por resultado que la nieve penitente es el
efecto de un proceso de derretimiento sin ayuda del viento.
El deshielo en este caso no resulta del calor en general, ni del aire
caliente que primero ataca la superficie del campo de nieve y después
modela las figuras aisladas, sino procede del calor irradiante de los rayos
del sol que en una dirección determinada ejerce su mayor efecto.
La dirección noroeste -sudeste nos indica una fuerza que ejerce su
influencia máxima en una dirección muy determinada, v esta fuerza no
puede ser otra que la de los rayos solares, causada por la dirección de
los rayos más fuertes del sol; y esta acción sola es la que transforma un
campo de nieve en penitentes.
Ahora por lo que respecta á la diferencia de origen entre las formas
«Rarren» y «penitente», en su primer estado, muy bien se comprende
que las aguas del deshielo al correr por la nieve pueden haber dejado
surcos paralelos; mas estos surcos solo se producirían siempre que los
terrenos tuviesen la inclinación suficiente; porque en los horizontales
ello sería imposible, y sin embargo es donde se hallan los penitentes en
su mayor desarrollo. Además nunca se ha observado allí el fenómeno
de surcos paralelos, antes bien, desde que comienza á formarse la nieve
penitente ya salen de la superficie del campo de nieve picos' aislados arre-
glados en líneas paralelas, y la nie\e entre los picos se derrite, destacán-
(^) Cf. lámina III de este fenómeno en R. Hauthal; Obseniaciones generales sobre algtí-
nns ¡•enüsqueros , en la «Revista del Musco de La Plata», t, VI, p. 109, i8g5.
— 326 —
dose siempre más y más las figuras hasta que se levantan los penitentes
en toda su perfección. (\'éase la lámina \.)
Desde que empiezan á formarse, hallamos una diferencia fundamen-
tal entre la vcNieve penitente» v la «Karrenform».
Los «Karren» deben su origen á los efectos de la erosión y denu-
dación de las aguas (más en sentido químico), mientras que en la nieve
penitente se trata del efecto del derretimiento (más en sentido mecánico)
de los rayos del sol, los cuales parece como si labrasen las figuras de la
nieve escarchada.
Con lo que he expuesto aquí, no pretendo, de manera alguna, decir
la última palabra acerca del tan interesante fenómeno de la nieve peni-
tente. Este ofrece á la ciencia tantos problemas, que pasará todavía bas-
tante tiempo, antes que se pueda dar á todas las preguntas que se su-
gieran una contestación satisfactoria, .\lgunas no las he tocado aquí,
por ejemplo: ¿cuánto tiempo duran los penitentes? y si duran algunos
años, ¿cuál es la relación entre ellos y la nieve que cada año cae?
He hecho solamente la prueba, apoyándome en las propias observa-
ciones y en las de otras personas fidedignas, de establecer lo que sa-
bemos hoy sobre la nieve penitente y de dar una explicación de este
fenómeno que corresponda á los hechos hasta ahora observados.
Lo que falta es: primero, observaciones continuas y sistemáticas,
hechas en todas las estaciones del año; y, después, para los sabios que
no pueden estudiar la nieve penitente en la Cordillera, reproducciones
fieles que representen, no sólo campos enteros de penitentes en distintos
estados de desarrollo, sino también figuras aisladas.
Si estos ligeros apuntes dan impulso al estudio, habrán conseguido
su objeto.
Rodolfo Halthal.
Musco de La Plaia, Mayo i 90 i .
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índice
DE LAS MATERIAS CONTENIDAS EN EL TOMO X
Páginas : —
Tnois cRANEs: Un trepané, un lésionnc, un períorc, conserves au Musée de La Plata
el aii Musce National de Buenos Aires, dccriis par Robert Lehmann-Nitsche, doc-
teur es-scienccs naturelles, docteur en mcdccinc, chargc de la section anlhropolo-
gique du Musce de La Plata 1-42
Contribuciones a la Palaeophvtologia argentina: III. Sobre la existencia de una
Dakota-Flora en la Patagonia austro-occidental. — Informe preliminar por el doc-
tor F. A uríí 43-60
Examen iMicroscópico de la pieza cutánea del mamífero misterioso de la Pa-
tagonia *Grypotherium domesticum», por el doctor Christfried Jacob 01-62
Arte y Vocabulario de la lengua Tacana, manuscritos de! R. P. Fray Nicolás
Annentia, con introducción, notas y apéndices, por Samuel A. Lafonc Quevcdo,
M.A., encargado de ia sección de arqueología y lingüistica argentina 6IÍ-172
La piedra pintada del arroyo Vaca Mala y Las esculturas de la cueva de Ju-
nín de los Andes, por Carlos liruch.. 173-176
Traces géologiques d'un ancien continent pacifique, par le Dr. Cari Burckhardt,
géologue de la section d'cxplorations nationales au Musce de La Plata 177-192
Notes biologiques sur trois hyménopterfs de Buenos Aires, par f . J . Brcthes . . !t)3-2oó
Le gisement supracrétacique de Roca (Río Negro), par le Dr. Cari Burckhardt. . 207-224
Le Lias de la Piedra Pintada (Ncuquenj, par Dr. S. Roth, Dr. F. Kurt^ et Dr. C.
Burckhardt '... 2 2 5-2 5 o
Notas sobre algunos mamíferos fósiles, por Santiago Roth. encargado Je la sec-
ción palaeontolúgica del Museo de La Plata 25i-25ó
Las ruinas de Pajanco y Tuscamayo entre Siján y Pomán, por Samuel A. Lafone
QuevedOj M.A., encargado de la sección de arqueología y lingüistica argentina..
Arqueología argentina — Un nuevo Pillan-Toki (hacha votiva de piedra), por
Juan B. Ambrosetti 2Ó5-266
La pretendida existencia actual del Grypotheriu.m, supersticiones araucanas
referentes á la lutra y al ligre^ por Robert Lehmann-Nitsche, doctor en ciencias
naturales, doctor en medicina, encargado de la sección antropológica del Musco
de La Plata 269-282
Arte Y Vocabulario de la lengua Tacana (continuación): Catecismo Tacana, por
el R. P. Fr. Antonio Gili, misionero de la Recoleta de La Paz; Examen para con-
fesar á los Indios, por el R. P. Fr. Nicolás Armcntia 283-3i2
Nieve penitente, por Rodolfo llauthat, encargado de la sección geológica del Museo
de La Plata 3i3-32(>
ARTE Y VOCABULARIO
LENGUA TACANA
CORRECCIONES
Tumo X
Correcciones del Vocabulario Tacana
Página 3, lineas 2 y ry — Aten nunca perteneció á la raza Tacana; Tuc funJada con In-
dios Léeos, lo mismo que Apolobamba, Santa Cruz del Valle Ameno, Pata ó San Juan de Buena
Vista, Mapiri y Guana, según multitud de documentos auténticos que poseemos, y como lo in-
dica su mismo idioma; aunque hoy en día en dichos pueblos (excepto Mapiri y Guanay) se habla
generalmente el Quichua. (Nota del P. Arnientia)
IV —
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Dice
I
Pescuezo — Euaja
Sobaco — Enuguidi
Aisuncbata
Ami ven ida
Anuag — Gualusa
Aquigradaneti
Aiaddanadda .
Ayda banda , —
Bad'di baban , ..
Baejataitia — Lo he pasado
Baquibanda
Bctatuuca
Belaua
Biatuchc aqui — Para que defienda
Buscapa
Cuabelsa
Daui bai bene
buia Détele
Didia aida — Hambricnlo
Ducganaquc — Estiende
Eaiuani — Me estoy criando
Euuani
Eavesata — Suegro
Ebacupuji
Ebayu — Pugi
Ebiamemiala puji
Eide puisli — Ha de salvar
Eidi tsetsada . . ,
Ejcntsutani
Emanubaemaoe
Emaisenatani ,
Jubcjaji ó Ilubejaji
Juracua pada — Lo grande ciniciento
Maju — Saya . . , .
Massi ereg
Mdipedaque
Naga -
Ncda ainada
Netianicque
Netisan
Pama batajisu
Pararata — Tutum
Pcre baba ,
Paya canavc
Quiegeneiia cuaiia
Quiejutena
Satsc — Rosa
Saina
Tanadana
Tsequini bichuiacjuji
Tsipa — Marayan
Tsunuda mave — De por acá . ..
Tumehueja manuameli puji
Léase
Enaja.
Enuquidi.
.■Mbunebata.
Ami veu ida.
Anuay.
Aquícradaneti.
Ataddauadda.
Aydabauda.
Bad'di babau.
Lo ha pasado.
Baquibauda.
Betalunca.
Beiana,
Bialuchclaqui.
Buseapa.
Cuabetsa.
Danibai bene.
bina detete.
Diadia aída.
Dueguanaque.
Emiuani.
Eauasu.
Eavesaiaia.
Ebacuapuji.
Ebayu puji — Para mirar.
Ebiamimiata puji.
Eide puiíi.
Eidi tsctseda.
Ejculsutani,
Emanu bae mavc.
Ematseuatani.
Jubctaji.
Loro grande ceniciento.
SayaL
Masi erey.
Medipedaque.
Naya .
Ncda sinada.
Netiautcquc,
Nctisau.
Pamapa batajisu.
Tutuma.
Pere babe.
Paya cauave.
Quiegenctia cuata.
Quiejuteua,
Saise, Roza — chaco.
Selna.
Tauadaua.
Tsequini bichulayuji.
Marayaú.
Tsunuda mave — Hace poco; no ha mucho.
Tunéame jamanuameii puji.
— V —
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Dice
Léase
I
Tubudubin
Ubanchidi
Uchuritauani
Abajo — Eauani
Abeja colorada — Eidc dcve
Acariciado
Aclimatado — Eaua ucli babe
Admirado (muy) — Nime tiuvi
Agarrado — luaji - ...
Agarrar — luame . .
Ahí — Dapua . .
.A.marillo — Sanasana
Alcansalo — Metejitiuque
Amasar — Puripari
Ambaibo — Tanadaua ,.
Andar de puntillas — Euatoi vitsana
.A,pasancas — Buiadetctc, Savi dcicti .,
Arden — Itintasa
Arrimarse — Japanati ... —
Asado en chapapa — Harejiji ..
Asiérralo — Requi
Asustándolo está — Euidu cuadetiani ,
Atadura — Eirsíji
Aumentando c^tá — Epuicuaiiani
Dajapapubaime
Avestruz — Uchaui .
Avisar — Taquisati ,
Ayer fue — Mai púa puicha
Balsero — Pcre baba
Boda — Eavetiaui
Bostezar — Jacuatsauanati.
Cadáver — Marruji, Marrujiji .. .. ,
Caer — Vugalc
Calentura — Neda ainada ,
Camiseta larga — Savaibanda
Cariño — Jabesbati . .
Caro — Chuguc neda
Carpa hagan — Epuanimchagu
Castigo — Ematscnatani
Cocer — Dapu
Completo — Quitauajiji
Conchavar — Echena
Cordel de mora — Tanamida
Corvina — Tumujiree
Costado — líugcrugc ,
Criando — Ascguani
Cruzarse — Japairuyeti
Cuajar — Tadatama
Cuando venga — Epuegusu ...
Curar — Idueue
Delante — Ehutscsu
Desde — Gepetia
Desenterrar — Padayu ,
Tupudubiu.
Ubauchidi.
Uchurilanani.
Eauasu.
Eide dcrc.
Acaricíalo.
Eaua neti babe.
Nime tiuní.
Inaji.
Iname.
Dapía.
Sauasaua.
Metejetiuque.
Purípuri.
Tauadaua.
Euatsi vitsana.
Binadelcte, Sabidctctc.
Itíulasa.
Japauati.
Rarejiji.
Reque.
Enídu cuadetiani.
Erisiji.
Ejutcuaiiani.
Daja papú biamc.
Uchani.
Jaquisati.
Maita púa puicha.
Perc babe.
Eeavetiani.
Jacuatsauauati.
Manuji, Manujiji.
Vuyate.
Neda sínada.
Savaibauda.
Jabeibati.
Chuge neda.
Epauanimehayu.
Ematseuaiani.
Dapa.
Quilanajiji.
Echeua.
Tauamida.
Tumujisee.
Rugeruge.
Eseguani.
Japairugeti.
Tadatame.
Epucyusu.
Iduene.
Ebutscsu.
Genctia.
Pcdayu.
VI
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26-27
31-32
Dice
Desigualado
Después — Degeueiia
Destiñéndose está — Eurianini
Dia de trabajo — Mudusini
Disenteria — Ainideue
Dividir — Pcdupeda
los Dos — Betaua
Echarse — Saua
Empujar — Neonu
Enflaqueciendo está — Euchuriiauani ....
Enjuagar — Mejiracua
Encerrado
Envolver — Viadudu
Espero
Espíalo — Canacliirique
Espinudo — Quidaquiaji ..
Esposa — Euani
Estiva
Exhumar — Padayu
Fastidioso — Atadda nadda
Fila — Evere ncti ,
Uhana
Hacer botar — Cuad'dame
Hacerlo culpable — Tuchajiha
Hambriento — Didia aida
Haz caer — Vugatc haque
Helado — Vinadejiji
Hernia — Jatsudua reje
Hormiga colorada, etc. — Dugucibuna ..
Incordio — Sanadi reje
Inexplicable — Mitaje mave . —
Insultándose están — Etsatsiatibani
Con que ¡mención? — Cuaja pibe neje?...
Introducir — Nubibiame
Ir para regresar — Ennati
Izquierda — Daui bai bene
Jeringa — Etupudubiuje
Joche — ( Sasi )
Lanzar piedra — Juscauti
(Late el corazón) — Tena maesunu
Lavar — D'acud'dacua .-
Ligoso — Ta.sido . ,
Mal de costado — Hugerugo
las Mas veces — Ichucuata nuatisua
El que ayuda á matar — Jamanuatija ....
El mismo se mató — Tumchuaja mamameti puji
Medio (en medio) — Eduju
Miedo da ó tengo — Nime eyouti
Molesto para hacer — Ataddanadda
Mujer libre, no casada — Mitsigna
Overo — Tscve
Palma christi — Tauapatie
Palma de pajonal — Chañara
Léase
Desiguálalo.
Dagenetia.
Euriani.
Mudu tsine.
Amidene.
Pedu pedu.
Be tana.
Sana.
Nunu.
L'churitanani.
Mejirucua.
Enseñado.
Viadunu.
Espeso.
Cauachirique.
Quidaquidaji.
Euane.
Estira.
Pedayu.
Atadda uadda.
Everere ncti.
Uhaua.
Cuad'demc.
Juchaji ha.
Diadia aida.
Vuyate haque.
Vinadajiji.
Jatsudua seje.
Duqueihuna.
Sanadi seje.
Mimitaje mave.
Etsatsiatitani.
Cuajapibaueje.
Núblame.
Enuati.
Dani bai bene.
Etupudubiuji.
(Sari).
Juseaute.
Tena maesumu.
D'acuad'dacua.
Tasida.
Rugeruge.
Ichucuata nuatisu.
Jamanuamctija.
Tuncave jamanuamcii puji.
Edujusu.
Nime eyoaii.
Ataddauadda.
Mitsigua.
Tserc,
Tauapatse.
(.hauara.
VII
Léase
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72
72
72
72
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3o I
3o I
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Píirpado — Etau cqucquc ¡na , .
Pasar — Tiiiana
Pasta — Nuti
Pctincncia — Ematscnaiani
Pescuezo — Eun ja
Pestañear — Tudcjude
Pina — Sagú
Punta como la de Taitetú
Que no se acaba — Epupa bae mavc
Quererse — Jaibutrebali
Recibiendo está — Ejenitani
Reflejando — Encneni
Refregarse — Jadiquite
Remar sabe — Pere baba
Remolino de viento — Beni guatcunu
Rengo — Teja
Renovar — Echacua agu
Retorcijón de vientre — Edcisuiísi
Rosa (riego) ..
Seguida — Dageueiia, Dagcuctiavc ...
Será asi — Anahe
Sobaco — Enuguidi
Solamente — Upia
Sombra — Tanapa .. . .
Soñoliento — Tuachuani
Suegra — Euaucsa cuara
Sufrir — Tuchi
Tapiar — Tsequini bichuta cjuji -. .
Temblando está — Erariani
Tibio — Cuase cuase naichidi
Tiene miedo — Iguame epuani
Trasquilar — luaraja
Tubérculo, etc. — Amay
Ver (para ver) — Ebajupuji
Vestido — Epuduji
Visitar, etc. — Ebada ema. Epcveti..
Yapa (especie de conejo) — Bammc .
Zamuqui (palma)
71. A mi jucuada unati
72. Ehe, Tata jucuada unati . .
8 2 . Jucha epuji .
8 8 . Mave tata, nave aha . . .
9 I . Aua mi etibcini beue
Eiua cqucquc ina.
Jitiana.
Nusi.
Ematseuataiii.
Enaja.
Judejudc.
Sayu.
Pinta como la del Taitetú.
Epupe bac mavc,
Jaibunebati.
Ejemilani.
Eueneni.
Jadiquiti.
Pere babc.
Beni guatsunu.
Jeja.
Echacua ayu.
Edetsuiísui.
Roza (chaco).
Dagenctia, Dageneiiavc.
Auahe.
Enuquidi.
Ve, Babi.
Tañara.
Tuachani.
Euanesa cuara.
Tuche.
Tsequini bichuta yuji.
Eriariani.
Cuasccuasc uaichidi.
lyuame epuani.
Inaraja.
Anuay.
Ebayupuji.
Ejuduji.
Ebabada aua. Epercti.
Basume.
Zumuquc.
Amijucuada nuati.
Ehe, tata, jucuada nuati.
Jucha epupuji.
Mave, tata, mave aha.
Aua mi etibcini bene.
TRADUCCIÓN DE FRASES A CORREGIR
69 Aveji: con marido. — 73. Epuna putsu: mujer como; en cuanto. — 79. Quisaba:
pedir, preguntar. — 82. Mitsu: hablar, saludar. — 83. Deja latsu: entre hombres. — 84. Ja-
siiuti putsu: jugando; babe: se. — 85. Mi mcave: tu solo. — 98. Tunéame manujiji: el no mas
se ha muerto. — 108. Quiema ebaquiepuna babi: á mi hija sola.
La correspondencia relativa al Museo de La Plata
)• sus Anales y ÍIevista. debe ser dirigida á
FRANCISCO P. MORENO
nircctnr ,icl MUSEO DE I. A {'LATA
Pvoviüfíin do, Buenos Aires
Repúblioa, Argentina
La correspondancc relative au Musée de La Plata
ainsi qu'aux Ann\les el a la Rente de ccl établis-
semcnl. dcrra elrc adressée á
FRANCISCO P. MORENO
üimlnir dti MUSÉE DE I.A PLA TA
Province de Buenos Aires
République Argentino
Date Due
NOV 1 1960
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