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ALGOLOGIQUE
Nouvelle Série
Tome X
Li j-dVc-tZ. _^
PARIS
1970 1972
Nouvelle Série, Tome X, Fasc. 1.
Mai 1970
REVUE
ALGOLOGIQUE
- FONDÉE EN 1922 -
Par P. ALLORGE et G. HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V-
oui
Paraissant quatre fois par an.
‘K Mh
Nouvelle Série, Tome X, Fasc. 1.
Mai 1970
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY e» ROB. LAMI
SOMMAIRE
T. Pucher-Petkovic. — Ante Ercegovic (1895-1969) in memoriam. 3
T. V. Desikachary and T. D. Padmaja. — Origin of filamentous
condition and phylogeny in the Blue green Algae. 8
A. B. Gupta. — A study of some aspects of morphology and physio-
logy of Microcoleus chthonoplastes Thur. 18
R. J. Patel. — New freshwater species of Acrochaetium frora
Gujarat (Acrochaetium godwardense sp. nov.). 30
F. Ardré. — Observations sur le genre Aphanocladia Falkenberg
(Rhodomélacées) et sur ses affinités . 37
M. Ricard. — Observations sur les Diatomées marines du genre
Ethmodiscus Castr. 56
M. Voigt. — Un Mastogloia intéressant du Bassin d’Arcachon.... 74
J.-F. Pierre. — Morphologie ultrastructurale de Diatomées au
Microscope électronique à balayage. 76
B. V. Skvortzov. -— Notulae ad floram flagellatarum Chinae. Genus
Quadrichloris Fott (ord. Polyblepharidales, fam. Pyramydo-
monadaceae) cum 14 icônes. 78
A. K. M. Nurul Islam. — The genus Tetrasporidium in East Pakis¬
tan . 85
A. H. Dizerbo et R. Gilly. — Un JJlva lactuca L. (Chlorophycées,
Ulvaceae) de l’atoll de Clipperton (Pacifique Nord). 90
Michael J. Wynne. — Remarks on the genus Rhodolachne (Rhodo-
melaceae, Ceramiales). 92
99
Bibliographie
REVUE ALGOLOGIQUE
N"* Sér., T. X; PI. 1
A. Ercegovic
(1895-1969)
Ante ERCEGOVIC (1895-1969)
In memoriam
Par T. PUCHER-PETKOVIC.
Le 25 avril 1969 est décédé à Split, à l’âge de 74 ans, le Nestor
des océanographes yougoslaves, le D r Ante Ercegovic, algologue,
lauréat du prix de la République Socialiste de Croatie, membre de
l’Académie Yougoslave des Sciences et des Arts, conseiller scienti¬
fique de l’Institut pour l’Océanographie et la Pêche de Split.
Né le 25 octobre 1895 à Jesenice, près de Split, d’une famille de
pauvres cultivateurs, il fit ses études à l’aide de secours étrangers.
Après le lycée classique de Split il a terminé ses études à la Faculté
de Théologie. Puis il s’est inscrit à la Faculté des Sciences Natu¬
relles de Ljubljana et de Zagreb où il obtint en 1924 le titre de
docteur en sciences naturelles.
L’amour de la nature, et surtout un attrait irrésistible pour la
mer, l’ont conduit sur les côtes adriatiques. Jeune naturaliste, il
abandonna la chaire de Botanique de l’Université de Zagreb et
vint à Split, où de 1925 à 1932 il enseigna au lycée classique.
Dès que, en 1930, fut fondé l’Institut océanographique de Split,
il y consacra toutes ses activités et pendant presque quarante ans
il en fut le chercheur éminent.
Après avoir travaillé dans les instituts scientifiques les plus
connus, à Zagreb, à la Sorbonne, à Berlin, à Hambourg et Helgo-
land il a appliqué l’expérience qu’il y avait acquise aux problèmes
de la recherche scientifique dans l’Adriatique. Les travaux du
D r Ercegovic sont vastes et multiples mais tous consacrés à
l’océanographie.
Dans son oeuvre scientifique, on peut distinguer trois périodes
caractéristiques.
Pendant les premières années de son travail de chercheur il a
étudié la biologie des algues lithophytes. Le rivage rocheux de
l’Adriatique offrait au D r Ercegovic de vastes possibilités pour une
étude très poussée de ces algues. Il a découvert plus de quarante
nouveaux genres et espèces de ces plantes microscopiques jus¬
qu’alors inconnues. D’après ses données, une telle végétation a été
aussi retrouvée dans d’autres mers.
La seconde période des activités du D r Ercegovic a été consacré
au problème fondamental de notre océanographie : la productivité
4
T. PUCHER-PETKOVIC
de l’Adriatique. En relation directe avec ces lois il a dû rechercher
les divers facteurs physico-chimiques : température de la mer,
salinité, quantité de sels inorganiques et, parallèlement, quantité
et fluctuations du phytoplancton.
La troisième et la plus féconde période du travail créateur du
D r Ercegovic fut la période d’exploration de la végétation des
algues benthiques de l’Adriatique. D’après ses travaux, l’Adria¬
tique peut compter, au sens qualitatif, parmi les mers mondiales
les plus riches en algues. Dans les parages de l’îlot de Jabuka il
a trouvé près de 300 espèces d’algues benthiques.
L’apogée de son travail de recherche scientifique est une vaste
monographie « Sur les Cystoseira adriatiques », l’une des
œuvres les plus éminentes dans le domaine de l’algologie marine.
Dans cette monographie l’auteur a démontré que les Cystoseires
sont un genre plastique dont les formes se modifient facilement.
Les réalisations scientifiques du D r Ercegovic ont été publiées
dans toute une série d’œuvres scientifiques, de manuels scolaires
et de discussions. Dans ses travaux scientifiques il a publié 90 nou¬
velles espèces d’algues inconnues jusqu’alors. Il en a également
décrit 50 espèces qu’il a trouvées pour la première fois dans
l’Adriatique.
Parallèlement à son travail d’exploration scientifique il a mani¬
festé un grand intérêt pour la pédagogie et a écrit plusieurs
manuels scolaires dans le domaine de la botanique. Poursuivant
aussi ses activités de vulgarisation scientifique dans les domaines
de la mer, il a été le collaborateur permanent de l’Encyclopédie
Maritime en qualité de rédacteur principal pour la biologie et
dans huit tomes de cette œuvre, il a publié au total 46 articles
spécialisés.
Nombreux sont les articles de vulgarisation scientifique popu¬
laire, écrits par le D r Ercegovic dans un style léger et attrayant,
parus dans la littérature yougoslave de la mer et de la pêche.
Excellent orateur, par sa logique serrée, il prouvait la vérité
scientifique contribuant ainsi à la popularisation de l’océano¬
graphie dans le pays yougoslave.
Il fut membre de diverses sociétés scientifiques, tant dans son
pays qu’à l’étranger.
Le D r Ercegovic était un homme discret, modeste, isolé dans
son monde, loin des événements bruyants de la vie moderne. Sa
vie et son œuvre nous obligent à conserver un souvenir ému et
reconnaissant de cet éminent savant, de ce maître incomparable
des générations actuelles d’océanographes et de biologistes marins
yougoslaves.
T. Pucher-Petkovic.
ANTE ERCEGOVIC
5
PUBLICATIONS ALGOLOGIQUES DU D r A. ERCEGOVIC
1. Litofitska vegetacija vapnenca i dolomita u Hrvatskoj (La végétation
des lithophytes sur les calcaires et les dolomites en Croatie) (en
croate). — Acta Botanica, I, Zagreb-, 1925.
2. Tri nova roda litofitskih cijanoficeja sa jadranske obale (Trois nou¬
veaux genres des Cyanophycées lithophytes de la côte adriatique)
(en croate). — Acta Botanica, II, Zagreb, 1927.
3. Dalmatella, nouveau genre des Cyanophycées lithophytes de la côte
adriatique. -— Acta Botanica, IV, Zagreb, 1929.
4. Sur quelques nouveaux types des Cyanophycées lithophytes de la
côte adriatique. — Arch. f. Protistenk., 66, 1 , 1929.
5. Sur la tolérance des Cyanophycées lithophytes vis-à-vis des varia¬
tions brusques de la salinité de l’eau de mer. — Acta Botanica, V,
Zagreb, 1929.
6. Sur la valeur systématique et la ramification des genres Brachy-
trichia Zanard. et Kyrluthrix Erceg. et un nouveau type d’algue
perforante. — Annal, de Protistologie, II, 2-3, 1930.
7. Sur quelques genres peu connus des Cyanophycées lithophytes de la
côte adriatique. — Arch. f. Protistenlc., 71, 2 , 1930.
8. Podocapsa et Brachynema, deux genres nouveaux Chamésiphonales
de la côte adriatique de Dalmatie. — Acta Botanica, VI, Zagreb,
1931.
9. Litofitska zona cijanoficeja na jugoslavenskoj obali Jadrana. —■
Kongres slavenskih botanicara, Varsava, 1931.
10. Ekoloske i socioloske studije o litofitskim cijanoficejama sa jugo-
slavcnske obale Jadrana. — « Rad » Jugoslau. Ak. znan. i umjetn.,
Knj., 244, Zagreb, 1932.
11. Etudes écologiques et sociologiques des Cyanophycées lithophytes
de la côte yougoslave de l’Adriatique. — Bull, internat. Acad. You-
gosl. sciences, beaux-arts, Cl. sc. malh. et nat., XXVI, Zagreb, 1932.
12. Upliv vala na tvorbu litofitske zone cijanoficeja na istocnoj jadrans-
koj obali (Sur l’influence de l’onde marine sur la zone des Cyano¬
phycées lithophytes de la côte yougoslave de l’Adriatique) (en
croate). — Zbornik radova posvecen Zivojinu Djordjevicu, Beograd,
1933.
13. Temperatur, Salinitat, Sauerstoff und Phosphate des Adriatischen
Meeres liings der mitteldalmatinischen Küste. — Bull, internat.
Acad. Yougosl. sciences, beaux-arts, Cl. sc. math, et nat., XXVIII,
Zagreb, 1934.
14. Istrazivanja o temperaturi, salinitetu, kisiku i fosfatima jadranskih
voda srednjodalmatinske obale. — Prirodoslovna istrazivanja Kral-
jevine Jugoslavije, Sv. 19, Zagreb, 1934.
15. Sur la valeur systématique de quelques algues perforantes récem¬
ment décrites. — Acta Botanica, IX, Zagreb, 1934.
16. Wellengang und Lithophytenzone an der ostadriatischen Küste. —
Acta Adriatica, I, 3, Split, 1934.
17. Température, salinité, oxygène et phosphates dans les eaux côtières
de l’Adriatique oriental moyen. — Acta adriatica, I, 5, Split, 1934.
18. Recherches sur l’alcalinité et l’équilibre de l’acide carbonique dans
les eaux côtières de l’Adriatique oriental moyen. — Acta Adriatica
I, 7, Split, 1935.
6
T. PUCHER-PETKOVIC
19. Une contribution à la connaissance des conditions hydrographiques
et biologiques du lac de l’île de Mljet (Méléda). — Acta Botanica, X,
Zagreb-, 1935.
20. Etudes qualitative et quantitative du phytoplancton dans les eaux
côtières de l’Adriatique oriental moyen au cours de l’année 1934. —
Acta Adriatica, I, 9, Split, 1936.
21. Physikalisch-chemische und biologische Untersuchungen in den
Küstengewâssern der ôstlichen Adria. — Bull, internat. Acad. You-
gosl. sciences, beaux-arts. Cl. math, et nat., XXIX et XXX, Zagreb,
1936.
22. Fizikokemijska i biologijska ispitivanja u obalnim vodama istoenog
Jadrana tokom godine 1934. — Prirodoslovna istrazivanja Kralje-
vine Jugoslavije, Su. 20, Zagreb, 1936.
23. Produktivnost voda istoenoga Jadrana (Sur la productivité des
eaux de l’Adriatique oriental (en croate). — Godisnjak Oceanografs-
kog institula (Annuaire de l'Institut océanographique), Su. I, Split,
1938.
24. Ispitivanja hidrografskih prilika i fltoplanktona u vodama Boke
u jeseni 1937 (Recherches des conditions hydrographiques et celles
du phytoplancton dans la Boka Kotorska (Bouches de Rotor) (en
croate). — Godisnjak Oceanografskog Instiluta ( Annuaire de l’Ins¬
titut océanographique), Su. I, Split, 1938.
25. Weitere Untersuchungen über einige hydrographische Verhâltnisse
und über die Phytoplanktonproduktion in den Gewassern der ôstli¬
chen Mitteladria. — Acta Adriatica, II, 3, Split, 1940.
26. Contributo alla conosccnza di alcune alghe nuove o rare délia
costa orientale dell’Adriatico. — Archivio di Oceanografia e Lim-
nologia, III, 1-2, Venezia, 1943.
27. Sur quelques algues Phaeophycées peu connues ou nouvelles récol¬
tées dans le bassin de l’Adriatique moyen. — Acta Adriatica, III, 5,
Split, 1948.
28. Sur la Yadranella, nouveau enre d’algues de l’Adriatique et sur
son développement. — Acta Adriatica, IV, 2 , Split, 1949.
29. Sur quelques algues rouges, rares ou nouvelles, de l’Adriatique. —
Acta Adriatica, IV, 3, Split, 1949.
30. Jadranske cistozire. Njihova morfologija, ekologija i razvitak (Sur
les Cystoseira adriatiques. Leur morphologie, écologie et évolution)
(en croate). — Fauna et Flora Adriatica, II, Split, 1952.
31. Varijabilnost i transformacija jadranskih cistozira (Variabilité et
transformations chez les Cystoseira adriatiques) (en croate). —
Zbornik, kongres biologa Jugoslavije, Zagreb, 1953.
32. Contribution à la connaissance des Ectocarpes ( Ectocarpus ) de
l’Adriatique moyenne. — Acta Adriatica, VII, 5, Split, 1955.
33. Contribution à la connaissance des Phéophycées de l’Adriatique
moyenne. — Acta Adriatica, VII, 6, Split, 1955.
34. Famille des Champiacées ( Champiaceae) dans l’Adriatique moyenne.
— Acta Adriatica, VIII, 2 , Split, 1956.
35. La flore sous-marine de Pilot de Jabuka. — Acta Adriatica. VIII, 8,
Split, 1957.
36. Principes et essai d’un classement des étages benthiques. — Rec.
trav. stat. mar. Endoume, Marseille, 1957.
ANTE ERCEGOVIC
7
37. Sur l’étageraent de la végétation benthique en Adriatique (Note pré¬
liminaire. — Rapp. P.-v. Réunion Comn. int. Explor. scient. Mer
Mèditerr., XIV (Nov. Ser.), Paris, 1958.
38. Les facteurs de sélection et d’isolement dans la genèse de quelques
espèces d’algues adriatiques. — Intern. Revue der ges. Hydrobio¬
logie, 44, 4, Berlin, 1959.
39. Sur la microzonation dans l’exolittoral adriatique. Colloq. internat.
C.N.R.S., Dinard, 1957. — Ecologie des Algues marines, LXXXI,
Paris, 1959.
40. Limite inférieure des algues supérieures en Adriatique (Note préli¬
minaire avec une carte). — Rapp. P.-v. Réun. Comn. int. Explor.
scient. Mer Mèditerr., XV, Paris, 1960.
41. La végétation des algues sur les fonds pêchereux de l’Adriatique. —
The M. V. « IIVAR » Cruises-Researches into Fisheries Biology.
Reports, VI, 4, Split, 1960.
42. Znacajne crte vegetacije alga Jadranskog mora (Quelques traits
caractéristiques de la végétation des algues de l’Adriatique) (en
croate). — Acta Bolanica Croatica, XVIII-XIX, 1959-60, Zagreb, 1960.
43. Vegetacija Jadranskog mora i problemi njezina istrazivanja (La
végétation de l’Adriatique et les problèmes de son investigation)
(en croate). — Pomorski Zbornik, Knjiga, 1, Zadar, 1963.
44. Prilog poznavanju nekih rodova crvenih alga u Jadranu (Contri¬
bution à la connaissance de certains genres d’algues rouges en
Adriatique) (en croate). — Acta Adriatica, X, 5, Split, 1963.
45. Fauna und Flora der Adria. Unterreich : Thallophyta-Cyanophyta
(Blaualgen), Chlorophyta (Grünalgen), Phaeophyta (Braunalgen),
Rhodophyta (Rotalgen), Mycophyta (Pilze), Fungi (Echte Pilze),
Lichenes (Flechten). — Unterreich : Spermatophyta-Angiospermae
Bedecktsamige Pflanzen), Hamburg, 1963.
46. Jadransika flora zelenih, smedjih i crvenih alga u odnosu prema
dubini (La flore adriatique des algues vertes, brunes et rouges en
fonction de la profondeur) (en croate). — Acta Adriatica, XI, 8,
Split, 1964.
47. Dubinska i horizontalna rasclanjenost jadranske vegetacije alga i
njezini faktori (Division verticale et horizontale de la végétation
des algues adriatiques et ses facteurs) (en croate). — Acta Adriatica,
XI, 9, Split, 1964.
48. Pogled na floru i el<ologiju plitkovodne vegetacije alga u srednjem
Jadranu (A view on the flora and ecology of shallow water algae
végétation in the middle Adriatic) (en croate). — Acta Biologica
Jugoslavia, Serija, Ekologia, 1 - 2 , Beograd, 1966.
49. Etude comparative de la végétation des grands et des petits fonds
de l’Adriatique. — Acta Adriatica, XV, Split, 1970 (sous presse).
Origin of filamentous condition and phylogeny
in the blue green algae
By T. V. DESIKACHARY and T. D. PADMAJA (*).
In blue green algae, like in other groups, we hâve two views
among phycologists on the origin of the filamentous condition and
phylogeny of these : one a progressive and the other a retrogressive
concept. In recent times the former is supported by Borzi (1914,
1916), Frémy (1929,1934), Fritsch (1942) and Desikachary (1959)
and the latter by Geitler (1925, 1932, 1942), Elenkin (1936; see
also Hollerbach et al., 1953), Chadefaud (1951, 1960), Schwabe
(1944, 1960, 1966, 1967). Any analysis of these two concepts
revolve round two points : 1. origin of the filamentous condition
and 2. the probable affinity the Stigonematales hâve to the coccoid
forms and to the filamentous forms, heterocystous and non-
heterocystous.
Filamentous tendency is seen in the Entophysalidaceae (Geitler,
1932, p. 293; Fritsch, 1945, p. 819). Geitler (1925 b, 1932)
suggests that the filamentous tendency in the Entophysalidaceae
might be ancestral to the Pleurocapsales. He dérivés the Stigone¬
matales from the Pleurocapsales through such members as Sipho-
nonema. The genus Siphononema was described by Geitler and
exhibits marked polymorphism (Geitler, 1925 a; Fritsch, 1945,
p. 820). Its early growth forms resemble Chamaesiphon, Endonema
and Pleurocapsa and has gloeocapsoid condition. Geitler (1925 a)
based on the resemblance Siphononema has to Stigonema thinks
that there can be a dérivation of Stigonema like form from an
alga like Siphononema and that the simplest members of the
Stigonematales are derived.
Schwabe (1944, 1960) based on his studies on Mastigocladus
laminosus a thermal alga, puts forward another theory. He con-
siders the Hapalosiphon type as the central ancestral form from
which diverged many lines, some of them interconnected in a
reticulate pattern. He dérivés from such an ancester the Stigone-
mataceae and ail the other families. In his 1960 concept, he derived
./*) Semoir No. 67 from the Centre for Advanced Study in Botany Univer-
sity ot Madras. ’
ORIGIN OF FILAMENTOUS IN THE BLUE GREEN ALGAE
9
from such an ancestor the Stigonemataceae and Pleurocapsales
on one side and Scytonemataceae, Rivulariaceae, Nostocaceae and
Oscillatoriaceae on the other. He also believed that the Chroococca-
ceae might hâve been derived from Hapalosiphon. In this he
connected directly Pleurocapsales and Chroococcaceae, and the
Chroococcales and the Oscillatoriales through forms like Syne-
chococcus (see Schwabe, 1960, p. 784, 786). In designating the
polymorphie Mastigocladus as the ancestral type he seems to rely
greatly on the relict hypothesis which postulâtes that at first there
was a thermal végétation similar to the présent day cosmopo-
litan thermal alga, Mastigocladus laminosus. It should not be
forgotten that the relict hypothesis itself is not universally
accepted and secondly that some unicellular members are also
recorded at high température levels at which Mastigocladus
laminosus is recorded and in some cases in températures even
higher. Later, Schwabe (1966 a, b; 1967) simplifies his concepts.
He summarizes the ecological behaviour of a number of forms
he had studied and distinguished a number of morphological
types. He dérivés three lines évolution with Hapalosiphon and
Mastigocladus as the common ancestors culminating in Aphano-
capsa, Synechocystis and Cyanobacteria.
Chadefaud’s concepts are nearly or generally the same as those
of Schwabe (1944) and Geitler. He considers the Oscillatoriaceae
as the latest to be derived by réduction. He conceives of an arche-
thallus like the Chroococcales as the ancestor and considers that
the Chamaesiphonales might hâve been derived either from the
Archethallus or from a hypothetical heterotrichous protothallus
having the attributes of the Pleurocapsales and the Stigonema-
tales. The Oscillatoriaceae is considered to hâve been ultimately
derived form the protothallus with the stigonematalen characters.
Both the progressive and retrogressive théories dépend on the
relationships between the unicellular forms and the Stigonema-
iales. We owe to Borzi (1916) for a considérable élucidation of
the Stigonematalen members. Fritsch (1942, 1945) gave a new
meaning or content to this order by stressing on the highly evolved
nature of the heterotrichous condition seen this order. Fritsch
considers that it is not improbable that from the primitive coccoid
type there might hâve originated an extinct sériés of multicellular
forms, one branch of which led to the Oscillatoriaceae while
another after évolution of the heterocysts, gave rise to the other
families of the Nostocales, and finally to the heterotrichous Stigo-
nematales. Thus, according to him diverse sériés among Hormo-
gonales are supposed to hâve arisen successively from a common
10
T. V. DESIKACHARY AND T. D. PADMAJA
filamentous ancestry. The relationship of the Pleurocapsales and
the Stigonematales to the coccoid forms remains a moot point.
Fritsch (1942; 1945, p. 859) considers the resemblance between
Siphononema and Stigonema superficial and feels it not crédible
that so complex a type as Stigonema mamillosum could hâve
evolved from anything like Siphononema.
Geitler also considers that the Chamaesiphonales are reduced
Pleurocapsales. Fritsch (1945, p. 858) does not agréé with this
view. According to Fritsch (1945) the typical members of the
Pleurocapsales exhibit a heterotrichous habit represented in the
juvénile condition solely by a prostrate filamentous growth from
which the erect threads subsequently arise. He finds no evidence
of the occurrence of this habit among the Entophysalidaceae and
he considers that the dérivation of the Pleurocapsales still remain
obscure.
It is still difïïcult to designate firmly the ancestral type nolwith-
standing the discovery of Stigonema like forms from the Devonian
(Croft and George, 1959) as we still hâve to get a comprehensive
idea of the blue green way of Iife before that period in the early
palaeozoic period. There is every possibility that the primitive
form could hâve been a coccoid form and that the évolution of
blue green algae (or monerans) could hâve had a full expression
even before the Devonian, a period by which we hâve already
had a great deal of progress in many other algae. One is inclined
to feel that many facts of life in the past are yet missing and it
is therefore difficult to clinch the issue.
Desikachary (1959) believed that he found such a link between
the Entophysalidaceae and the Pleurocapsales through Chloro-
gloea fritschii Mitra which formed an uniseriate filament in juvé¬
nile stages (see Mitra, 1950). This belief has been proved to be
wrong in a way. Chlorogloea fritschii is now considered to be a
Nostoc sp. (Fay et al., 1964; Schwabe and El Ayouty, 1966; see
also Mitra and Pandey, 1966). Nevertheless, it is interestin’g to
note that this alga exhibits a near coccoid condition in the fully
grown State and has a Stigonematalen affinity. Geitler (1925 b)
considers the heterocystous form as primary and the nonhetero-
cystous form as secondary. Elenkin (1936) follows Geitler in
placing the nonheterocystous families and orders at the end. He
suggests a two-way dérivation of the Hormogonales, one from the
Chroococcaceae through algae like Tubiella and the other through
the Chamaesiphonaceae, Pleurocapsales and Siphononematales to
the Stigonematales (and the Mastigocladales).
ORIGIN OF FILAMENTOUS IN THE BLUE GREEN ALGAE
11
We still do not hâve a firm idea on the probable origin of the
filamentous condition in the blue green algae. The filamentous
tendency seen in Johannesbaptistia is considered as a parallel deve¬
lopment among the Chroococcales. According to Iyengar and
Desikachary (1946) Johannesbaptistia represents the highest
expression of the filamentous tendency among the Chroococcales.
They think that Johannesbaptistia is a filamentous development
among the Chroococcales. Such a filamentous condition can easily
be derived from a chroococcaceous condition by the limiting of
the cell division to one plane only. Desikachary (1959) dérivés
an Oscillatoria- like condition from Johannesbaptistia if the daugh-
ter cells in Johannesbaptistia do not separate away after division
on a parallel with Smith’s (1950) suggestion on the origin of fila-
mentous condition in the green algae. Intermediate forms in this
link can be seen or visualized in such généra like Tubiella Hollerb.
(see Elenkin, 1938). He suggests that from such a simple nonhete-
rocystous member other heterocystous members hâve probably
evolved. He does not, however, rule out the possibility of some
heterocystous members being derived by a secondary réduction.
Though one becomes aware of forms like Tubiella and Bacillosi-
phon yet anything comparable to the trichomatous condition is
yet to be firmly established as a tendency among the Chroococcales.
Iyengar and Desikachary’s (1946) concept largely remained
hypothetical.
Though instances of 2 or 3 celled conditions are reported by
Geitler (1921) no support came from later workers. It has been
shown in the coccoid blue green algae studied recently (Kratz
and Myers, 1955; see Padmaja and Desikachary, 1967), fila-
mentous conditions do occur in ail the généra at one stage or
other in cultures. Similarly, in algae in which the cells divide in
thrce planes a failure of the daughter cells to separate and further
continued growth and divisions can lead to the formation of a
multicellular parenchymatous (or is it pseudoparenchymatous)
condition. It is possible we hâve in this an indication of a pro¬
bable dérivation of both the Stigonematales and the Oscillatoria-
ceae from the coccoid ancestor as has been envisaged by Fritsch
(1942, 1945).
Synechococcus minervae v. bigeminatus Copeland (1936) shows
four celled condition exhibiting two planes of division. It appears
that the primitive coccoid form may hâve had three planes of divi¬
sion becoming a single plane in évolution leading to Oscillatoriaceae
on one side. Pleurocapsales and Stigonematales could hâve been
derived from cells which had a potentiality to divide in ail the
Source : MNHN, Paris
12
T. V. DESIKACHARY AND T. D. PADMAJA
three planes. Such a condition would also explain the occasional
occurrence of division in planes other the transverse plane in the
derived forms, i.e., the hormogonalen forms. It is significant that
in forms like Gloeocapsa and Chroococcus we also get one or
more divisions missing and we also record filamentous and
trichomatous conditions.
Trichomes formed by coccoid forms are different from both the
trichomes and the hormogones of the Hormogonales. The only
difQculty in comparing them to these latter is that they lack the
typical movement exhibited by the Hormogonales. Even in the
case of cells of the coccoid généra which are known to show
movements, the pattern of movement is different (Lund, 1950;
Perfiliev, 1915; Kongisser, 1932; Geitler, 1962; Pringsheim,
1966). It is, therefore, presumed that the formation of filaments
in the coccoids may be the resuit of some change by which
daughter cells do not get separated rather than due to certain
genetic changes. It would be easier to présumé that they represent
a possible way of dérivation of another taxonomie entity when
accompanied by an aquisition of one or more characters. The
development of a trichomatous condition does not remain at the
présent moment as hypothetical as it was originally and could
be more easily derived without even recourse to forms like
Johannesbaptistia or Chlorogloea, as links in any such hyopthesis.
This is not to deny that one may hâve to consider certain
members as reduced forms. As examples one need only to cite
the large array of nonheterocystous généra which represent paral-
lels to heterocystous forms. It is this realization that probably
led Elenkin (1936, 1938, 1949) to erect as many nonheterocystous
families and orders as there are heterocystous ones. Golubic
(1966) in his study of growth forms in Hammatoidea normanii W.
et G. S. West in a similar manner suggests that there seems to be
parallel and convergent processes in évolution among heterocystous
and nonheterocystous généra. He places simple trichomatous
unbranched form at the base and false branched and unbranched
Scytonemataceous and Rivulariaceous forms at the apex. In other
words, we feel that évolution within the blue green algae does
not reveal itself as one that can be described by simple désigna¬
tions.
Suba-Claus (1965) is the latest supporter of the retrogressive
theory. She (1965) reports occasional occurrence of false dicho-
tomy in Phormidium and the true branching in Plectonema and
Phormidium. She considers these features as atavistic and as indi¬
cative that the potentiality of a cell to divide in two directions as
Source : MNHN, Paris
ORIGIN OF FILAMENTOUS IN THE BLUE GREEN ALGAE
13
has been observed by her in Phormidium and Plectonema was
not a true genotypic character as these were not observable in the
progeny. She considers them as merely a manifestation or a rever¬
sion to an ancestral type. In other words, she suggests that lier
observations give good support to Geitler’s (1925 a, b; 1932; 1942)
views on the existence of a réduction phylogenetic processes taking
place among the Hormogonales, and would make feasible the
dérivation of the Oscillatoriaceae as the most advanced form
originating from those manifesting isotrichal true branching. It is
questionable whether to designate or compare malformations
and incompletely divided cells to heterocysts as Suba-Claus
(1965) has done.
It is indeed surprising that Suba-Claus does not consider évi¬
dences for the other evolutionary concept representing a pro¬
gressive point of view and considers only her evidence and lite-
rally summarily dismisses the progressive phylogenetic théories
by a very queer explanation. While one does not want to minimize
the probable influence, her and any other fresh observations may
hâve on current phylogenetic thinking, yet one is constrained to
remark that she seems to be oblivious of the factuals of ail the
observations made over a century that hâve gone into the pro¬
gressive hypothesis put forward by Fritsch (1942).
Occurrence of true branching in Nostocales reported by Singh
(1949) and similarly of stages reported by Suba-Claus (1965) in
the Oscillatoriaceae to those in Cyanophanales reported by Geitler
(1955) reminds one of the distinction that Borzi (1887) and Frémy
(1930) made between a true type of branching and the development
of certain types of branching which simulate it but are derived
differently. The type of branching seen in Nostoc can be inter-
preted as a resuit of a partial or total latéral deflection of the
portion of a trichome by the unequal development of either that
portion of the cell immediately below the branch or a continuation
of the growth of a bearing cell. This would be just like a false
branching but with the différence that the deflected portion con¬
tinues to remain attached.
The pattern of variations shown by Stigonematales is more con¬
sistent and common than the ones so far known in the Oscillato-
riales and we would, therefore, support greater reliance being
placed on them in building any hypothesis.
Till such time as we are able to get further information either
on earlier life or glimpses of an evolutionary pattern in functional
Systems we hâve to dépend on other known facts. The only evi¬
dence that we know well to day corne out of the ontogenetic
14
T. V. DESIKACHARY AND T. D. PADMAJA
studies or form variations. We hâve quite a good amount of
documented évidences capable of being checked upon as against
freak occurrences. These variations hâve been dealt at length in
an earlier paper (Padmaja and Desikachary, 1967). Variations in
filamentous forms are extensive and seen in many généra. Accep-
ting here the progressive theory, it would then be easy to con-
clude that biue green algae commonly exhibit morphological
variations which simulate characters distinctive of généra, families
and Order of a rank below themselves in the evolutionary scale.
In other words, it is easily possible to observe in the Stigone-
matales stages resembling members of the Rivulariaceae, Scyto-
nemataceae, Nostocaceae and Oscillatoriaceae and even Chroococ-
cales, in the Rivulariaceae resembling those of Scylonemataceae,
Nostocaceae and Oscillatoriaceae and even Chroococcaceae and
in the Nostocaceae those of Oscillatoriaceae and Chroococcaceae.
If we extend fully Suba-Claus’ mode of thinking and consider
the formation of short filaments now known to occur in ail coccoid
forms so far investigated, then it wonld not only make the
Oscillatoriaceae the more recently evolved but prohably take the
pattern of rétrogression right up to the dérivation still more
recently of the coccoid forms. Similarly applying the same prin-
ciples of atavism one has to as much accept that Stigonematales
show ail the tendencies known it the Cyanophyceae (barring
prohably the Chamaesiphonales) making ali such forms ancestral
to it. This belief is more strengthened because of the extensive
data available for us on the growth forms of the Stigonematales.
Suba-Claus (1965) account must be considered fragmentary
whose value may hâve to be assessed at a later date after they
are confirmed and their frequency known. Our présent knowledge
both on structure and form variations including atavistic features
lend greater support to Fritsch’s ideas on the évolution and
interrelationships of the biue green algae.
Summary.
Progressive and Retrogressive théories on the évolution and
interrelationships of the biue green algae are discussed. These
are specially viewed from the fact that short filamentous con¬
ditions are known in many coccoid forms. It is thought that the
trichomatous forms could hâve developed from coccoid ancestors.
It is the opinion of the writers, notwithstanding recent work
of some authors, that we hâve not yet got any firm evidence on
which to décidé which of the two hypothèses is valid. Consistent
ORIGIN OF FILAMENTOUS IN THE BLUE GREEN ALGAE
15
évidences recorded from studies on form variations and ontoge-
netic features show that Stigonematales exhibit ail the tenden-
cies observed among the blue greens and thus indicate that they
might hâve been derived by a graduai or progressive évolution of
diverse tendencies such as are exhibited by the different taxa, at
the présent day.
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(University Botany Laboratory, Madras, India).
A study of some aspects of morphology
and physiology
ot Microcoleus chthonoplastes Thuret (*)
By A. B. GUPTA.
Abstract.
Microcoleus chthonoplastes is a common alga in the rice fields
in U. P. (India) and grows profusely in some of the Usar (alka-
line) plots. A detailed account of the observations made on some
aspects of morphology and the physiology of the alga in nature
and in culture has been presented.
Introduction.
During the study of the succession of algal flora in the rice
fields (Alld. Dist., India; Gupta, 1957, 1964, 1966) it was observed
that Microcoleus chthonoplastes formed an important constituent
of the algal végétation of this area. It grew extensively in a number
of muddy fields and was equally abundant in an almost pure
condition in some of the highly alkaline (usar) plots, particularly
on the edges of the water logged areas.
Microcoleus which has been widely reported from soils of
marine, brackish or fresh water habitats consists of bundles in
which trichomes of varying number lie side by side or twisted
together in a common mucilage sheath (fig. 1). Its multiplication
as in other Oscillatoriaceae takes place by hormogonia, but the
manner in which a single hormogonium gives rise to a characte-
ristic bundle has not been studied in sufficient detail. Moreover
the record of its behaviour under varying conditions, especially
in culture is inadéquate. The présent investigation gives a detailed
account of some aspects of morphology and physiology of the
alga as observed under natural and under cultural conditions.
(*) From thesis submitted for the degree of Ph. Edinburgh University,
1955.
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
19
Material and methods.
A record of the culture of this alga is on the whole scarce
(Schramm, 1914; Hof and Frémy, 1933). It is not readily obtained
in culture and presented considérable difficulty in the initial
stages. The observations made in nature and on analysis of the
two samples of soil (Table I) where the alga grew very profusely
indicated that a considérable quantity of calcium and a high pH
are of great significance in promoting its growth.
Table /.
Soil
pH
Total exchangeable
bases
Calcium
carbonate %
C/N
Ratio
A
9.85
73.05 m. eq.
0.633
25.4
B
10.0
91.27 m. eq.
1.993
32.3
The material was collected along with a small quantity of soil
in sterilised corked tubes from a spot where profuse growth took
place and preliminary cultures were set up in the following media :
1. Benecke solution
2. Benecke solution with KN0 3 instead of NH 4 N0 3
3. Benecke solution with pH adjusted 7.2-10 with NaOH
4. Benecke solution with sand and Na 2 C0 3 and NaHC0 3 ;
pH varying from 6.8-9.2
5. CaCO s moistened with Benecke solution
6. Sand with excess of CaC0 3 and Benecke solution
7. Benecke solution with agar.
After a fortnight it was observed that no growth took place in
media 1, 2, 4 and 7, while in medium 3 having a higher pH the
hormogonia lay isolated in the medium; there was no development
of the mucilage sheath and the cells soon became vacuolated and
finally degenerated. In medium 5 there was some growth but due
to évaporation of water CaC0 3 formed a crust preventing further
growth. In medium 6 normal growth took place and was fairly
prolonged.
In view of the encouraging results shown by medium 6, single
hormogonium cultures were made in a number of petridishes
containing sand and CaC0 3 moistened with the culture solution.
Out of the ten petridishes so inocculated fairly good growth took
place in two of them. The material obtained from these cultures
however had particles of sand and CaCO a attached to it and it
20
A. B. GUPTA
was later found that an equally good growth was obtained in
Benecke solution to which an excess of CaCO a was added and was
gelatinised with agar. The
composition of the
medium is given
below.
KNO,
0.2 gm.
CaCU
0.1 gm.
MgSO,
0.2 gm.
K ; HP0 4
0.2 gm.
FeCh
1 % solution
1 drop.
Soil extract
10-15 cc.
Redistilled water
1000 cc.
Agar-agar
17 gm.
CaCO,
in excess.
By repeated subculturing
the material was
made practically
free from bacteria and this was used in the experiments described
in the following pages.
Observations and discussion.
The formation of bundles.
The culture of the alga provided an opportunity to study the
•various phases during its development. The individual trichomes
hâve no distinct sheath of their own but are enclosed in a common
mucilage sheath of the bundle which is spindle shaped in form.
If a bundle of Microcoleus is immersed in water it is observed
that the parts of the trichomes exhibit a to and fro movement and
are eventually liberated through the tip. It appears hat the
immersion of the bundle softens the mucilage and facilitâtes the
movement and libération of hormogonia. The libération can be
expediated by injuring the mucilage tip of the bundle by means
of a fine needle. The hormogonia as they corne out move in water
and soon stick to the surface of the glass slide. This is due to the
sécrétion of mucilage, a very délicate and somewhat diffluent
sheath of which is discernible on staining with ruthénium red.
The development of a single hormogonium has been followed
by transferring the same on Benecke agar with Calcium carbonate
in a petridish. The trichome elongates and then divides into two.
The two ends of the two parts slide past each other (fig. 2) held
together by surface tension and the common mucilage sheath, and
after exhibiting to and fro gliding movement for some time finally
corne to rest overlapping along the greater part of their length.
This is followed by the élongation of the two parts which divide
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
21
in their turn. Repeated division in this manner leads to the for¬
mation of a characteristic bundle. The number of trichomes is
greater in the middle because after division the free ends of the
trichomes overlap and move towards the middle giving the bundle
a spindle shaped form. The movement of the hormogonia during
the development of the bundle indicate that the inner région of
the mucilage remains in a diffluent state while the surface of the
sheath is of a firmer consistancy though capable of stretching ta
allow for the growth of the bundle.
It has been stated that « the process of multiplication within
the sheath is essentially one of fragmentation uncombined with
movement» (Fritsch, 1945, p. 831). This however is not coro-
borated by the above observations which show that the sponta-
neous backward and forward gliding movement of the parts of
the trichome on fragmentation within the sheath is an essential
factor in the development of the bundles of M. chthonoplastes. The
movement of the hormogonia towards the middle of the bundle
during active growth is one of the reasons for the empty and
somewhat pointed tips of the bundle sheath which are frequently
observed (fig. 3).
Conditions favouring growth.
In view of the abundant growth of the alga in the ricefields it
was considered désirable to ascertain the factors which control
or promote its growth. A sériés of cultures were set up varying
the different components of the medium or their environment
and as a resuit of the observations made on these cultures the
following factors appared to be of considérable importance.
1. The water content of the medium.
M. chthonoplastes is essentially a terrestrial form and both the
marine and the fresh water species are invariably found on damp
soil or mud (Smith, 1951). A substratum that can retain moisture
for long produces a prolonged growth of the alga.
M. chthonoplastes makes its appearance on moist soil or along
the sides of the water puddles or drains late in June after the first
few rains of the monsoon and gradually disappears in exposed
fields as they begin to dry up in October. Under the foliaceous
mucilage stratum of Nostoc commune it however persists till early
November as the soil beneath the mucilage remains moist.
As observed in cultures profuse growth takes place on Benecke
solution gelatinised with agar to which an excess of calcium car-
22
A. B. GUPTA
bonate has been added (fig. 4) or on a slant of sand and calcium
carbonate steeped in culture solution (fig. 5). In slant cultures it
was repeatedly observed that the trichomes which grew in the
transitional région from moist to wet did not form characteristic
bundles but instead assumed a peculiar Phormidium like habit
(fig. 7). This aspect of its growth will be discussed later in detail.
The trichomes under prolonged submerged conditions however
not only failed to be grouped in bundles or gave rise to Phormi¬
dium habit but ultimately ceased to grow. There was apparently
no growth as long as these were submerged but as liquid evapo-
rated these corne to lie on the surface and showed visible growth.
A bulk of inoculum on the other hand when placed on the surface
of the liquid along the side of the culture vessel, in slant cultures
of those containing calcium carbonate in excess and Benecke
soin, grew with a Phormidium habit. Two factors appear to be
effective under the above conditions, a. The lack of aération when
trichomes are immersed in liquid and b. The effect of exposure
to atmosphère on the mucilage secreted. One or both of these
may be responsible for the lack of growth.
The successive wetting of the medium is found to promote the
growth of the alga as it facilitâtes dispersai of hormogonia. When
an excess of water is présent the hormogonia are liberated and
dispersed in the medium and grow into new bundles as the
medium becomes moist. This is what actually happens during the
rainy season and is one of the main reasons for the extensive and
profuse growth of the alga during this period.
2. Calcium.
Calcium is one of the most important factors in controlling
the growth of the alga. It grows well in medium containing the
required amount of calcium supplied as calcium carbonate, calcium
chloride, calcium nitrate, calcium hydroxide, calcium sulphate
or calcium phosphate with a suitably adjusted pH. Calcium
is not replaceable with sodium or potassium as the alga failed to
grow in medium having a suitable pH but containing sodium
carbonate or potassium carbonate in place of calcium carbonate.
This moreover requires an appréciable quantity of calcium for its
normal growth as it failed to grow in media containing 0.01 %
of calcium chloride.
In order to détermine the minimum quantity of calcium neces-
sary for growth, cultures were set up in triplicate containing
0.01 % to 0.6 % of calcium chloride and calcium nitrate in
Benecke solution with agar. The pH was adjusted with NaOH
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
23
between 8.5 to 9.5. The alga showed feeble growth in medium
containing 0.04 % of calcium chloride or calcium nitrate but better
growth resulted with increase in the amount of calcium. The best
growth was observed in 0.2 % of calcium. In concentrations higher
than 0.4 % the growth was increasingly retarded, indicating that
higher concentration of soluble calcium inhibits the growth of the
alga.
The growth of the alga in the absence of CO a ions indicates that
it can dérivé most of its requirements of inorganic carbon from
the carbon dioxide of the atmosphère. Carbonate in the form of
calcium carbonate is however indirectly advantageous as it auto-
matically raises the hydrogen ion concentration of the medium to
a suitable pH. The pH rises further during the growth of the
alga due to the removal of carbonate by the actively photosynthe-
sising cultures with the resulting formation of hydroxide of
calcium and the other basis éléments présent (Allison, Hoover
& Morris, 1937) ; moreover calcium carbonate being only partially
soluble it can be used in excess without any harmful effect on
the alga and at the same time keeping the concentration of the
calcium more or less constant during growth thereby permitting
prolonged growth. The alga has accordingly been found to grow
well on a stratum of pure calcium carbonate kept constantly
moistened with culture solution.
Normally the solubility of calcium carbonate is only 13 mgm
in 1000 cc or 0.013 % and therefore even when an excess of
calcium carbonate is used the percentage of calcium should be
only 0.013 % a concentration at which the alga failed to grow in
cultures with calcium chloride or calcium nitrate. The profuse
growth of the alga in cultures containing excess of calcium carbo¬
nate is consequently difficult to explain except on the basis that
a certain amount of carbon dioxide is always normally présent
in water or liberated during respiration on account of which the
actual concentration of calcium is therefore much more as accor-
ding to Mial (1940) the solubility of calcium carbonate may be
increased to 1.3 % in the presence of carbon dioxide. The forma¬
tion of hydroxide of calcium during photosynthesis as suggested
by Allison, Hoover & Morris may further contribute towards
rise in the concentration of calcium in the cultures.
The fact that an appréciable quantity of calcium is necessary
for its growth is confirmed by analysis of the soils where the alga
was found to grow profusely in nature. The soil in the area usually
contains 0.108 % to 0.494 % of calcium carbonate but in the
two particular soils (Table I) it was found to be 0.633 and 1.933 %.
24
A. B. GUPTA
John (1942) found lhat another species M. vaginatus is characte-
ristic of calcareous soils and thrives on soil containing 17.04 to
90.3 % of calcium carbonate. Calcium is known to play an
important rôle in algae as in other plants, especially in mainte¬
nance of the plasma membrane, sait formation with colloids and
cell wall material and is probably of considérable significance
in the sécrétion of mucilage.
The alga was observed growing abundantly in some of the
usar fields. Usar soils contain a large quantity of sodium salts
but in spite of repeated efforts it was not possible to grow the
alga in a medium containing sodium carbonate or sodium bicar¬
bonate, instead of calcium carbonate. Analysis of such usar soils
showed that they contain a fairly large quantity of calcium
carbonate.
The occurrence of blue-green algae in saturated sait solutions
has been known for a long time. Some of these are of great
importance in solar sait manufacture. The alga which forms the
carpet at the bottom of such sait lakes is usually reported to be
M. chthonoplastes (Hof and Frémy, 1933). Somes species of Micro-
coleus are pioneers on the mud of sait marshes. Carter (1933)
found it to be one of the most important on a sait marsh as it
grew through out the year and at ali levels, forming an extensive
dark blue-black stratum. Hof and Frémy (1933) found that it
appears in cultures containing rather low concentration of sodium
chloride and is unable to develop in 2 M NaCl and therefore
considers it to be a typical halotolerant species. This shows that
the alga is highly tolérant towards sodium salts in usar soils
and grow well provided other favourable conditions are présent.
3. Hydrogen ion concentration.
Like most of the Myxophyceae M. chthonoplastes requires an
alkaline medium for its growth. If an excess of calcium sulphate
is added to Benecke solution normally with a pH of 7.2 it gives
an acidic reaction with pH of 6.Ô-6.8 and the cultures made on
this medium failed grow but if culture solution made alkaline
with NaOH (pH 9.8) is used with calcium sulphate in excess so
that lhe medium exhibits a pH of 9, the alga grows fairly well. A
number of cultures were set up with calcium chloride and calcium
nitrate and the pH adjusted with NaOH from 7-10 showed that
pH range for the growth of the alga is from 7.4 to 10 or more while
the optimum lies between 8.4 to 9.6. This corresponds to obser¬
vations made in nature as the alga is found to be growing very
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
25
profusely at a pH of 8.2 to 10 in this area. The alga however,
failed to grow even under a favourable pH if sufficient calcium
was not provided.
As already stated when calcium carbonate is used in excess
with Benecke solution, the reaction of the medium is automa-
tically raised to a pH from 7.2 to 9 and the alga therefore grows
normally on a stratum of pure calcium carbonate with Benecke
solution, provided rapid drying is prevented. It may however be
mentioned that the pH of the medium is influenced to a great extent
by the growth of the alga due to the absorption of nitrate ions and
the évolution or absorption of carbon dioxide from the atmo¬
sphère. The effective pH thus changes during the growth of the
alga. In soil cultures it was observed that the pH of the soil was
lowered from 8.6 to 7.8 after the growth of the alga for about
three weeks. The growth of the alga in rice fields may therefore
be useful in lowering the pH of the soil and thus promote the
growth of the rice crop.
4. Température.
Température has also a marked efïect on growth, although the
alga continues to grow through out the year on Benecke agar
with calcium carbonate in the laboratory at room température.
The optimum température for growth is 30 to 32° C. The cultures
growing poorly at 27° C started vigorous growth when the tempe-
rature was raised to 32° C. The growth is very considerably reduced
at 25° C. Between 38 to 40° C the growth is stimulated in the
beginning but after a few days it almost entirely ceases and the
alga becomes yellowish green in colour. It however revives if the
material is brought back to a température of 30° C before long. In
order to détermine the maximum température which the alga
can withstand the cultures of the alga in petridishes were incu-
bated for 24 hours at different températures from 40 to 70° C.
The alga from these petridishes was then inoculated on fresh
medium and grown in a chamber at 30° C. The inoculum from
cultures exposed to a température of 42 to 44° C revived, while
those exposed to a température higher than 44° C failed to grow.
This shows that an exposure of 24 hours above 44° C is léthal to
the alga.
The alga grows in the fields in nature from year to year, although
the température during summer may be as high as 45° C for a
considérable time. It is not therefore likely to survive on the sur¬
face. The alga however can penetrate to the deeper layers of the
soil. Carter (1932) has observed living trichomes and its per-
26
A. B. GUPTA
sistcnt sheath 1-5 mm below the surface of the ground. Growth
of the alga has also been reported from cultures of soil samples
collected from a depth of 6 inches (Singh, 1939) and it therefore
appears probable that the alga survives during periods of high
température under the surface of the soil or under the shade of
dried up grass or stumps of previous years crop.
5. Humidity.
The relative humidity of the atmosphère effects the growth of
the alga in no small measure. A high relative humidity promûtes
the growth of the alga. During the rainy season, the humidity
is on the whole greater and this accounts for the profuse growth
of the alga. If the alga collected with a small quantity of the
soil is kept in a tube and the sanie is corked, the air inside gets
saturated with water and the alga grows very profusely for some
time till other factors excersise an inhibiting influence.
Growth in nitrogen free medium.
The alga failed to grow in a nitrogen free medium indicating
that it is not capable of utilizing atmospheric nitrogen.
Phormidium habit.
It has already been referred earlier that the alga in question
assumes a peculiar Phormidium like habit (fig. 7) depending on
the relative quantity of water présent in the medium. If a slant
of sand and calcium carbonate is prepared as shown in fig. 5
and Benecke solution added so that a portion of the sand and
calcium carbonte is immersed in water while the rest is just
moist and the inoculation is made on the moist surface near the
edge of free water, the alga grows and forms a thin mucilage
stratum on the surface of free water while on the moist surface
it grows normally in the form of bundles. The trichomes in the
former case instead of being arranged in bundles lie scattered in
the mucilage stratum formed by more or less difïluent mucilage.
When the alga grows in the piesence of free water, the mucilage
secreted by the trichomes retains its difïluent nature and permits
free movement of the hormogonia within it, the trichomes thus lie
scattered instead of being arranged in bundles. This is contrary
Fig. 1. — A bundle of M. chtonoplastes.
Fig. 2. — A trichome breaks into two parts which slide past each other within
the sheath.
Fig. 3. — An empty tip of a bundle.
Fig. 7. — M. chthonoplastes showing Phormidium habit.
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
27
Source : MNHN, Paris
28
A. B. GUPTA
to what is seen when the alga grows on moist surface. The outer
layers of mucilage secreted harden due to exposure to atmo¬
sphère and the hormogonia can only move lengthwise within the
common mucilage sheath, during multiplication resulting in the
trichomes being arranged in bundles.
The Microcoleus habit depending on the moisture content of
the medium can change into Phormidium habit and that from
Phormidium to Microcoleus habit as far further growth is
concerned and it is therefore probable that Microcoleus has origi-
nated from some species of Phormidium. Drouet (1962, 1964),
has recently described the ecophenes of this alga and some of the
other spp. of Microcoleus.
An attempt was made to détermine the percentage of water
necessary in the medium for M. chthonoplastes to grow with a
Phormidium habit. For this purpose, the alga was cultured on
Benecke solution and calcium carbonate gelatinised with diffe¬
rent percentages of agar; and sand and calcium carbonate with
varying amounts of culture solution. For the latter, the sand
was filtered through sieves of 60 and 80 meshes to hâve particles
of uniform size. 20 gms. of sand and 0.5 gm. of calcium carbo¬
nate was taken in a number of petridishes with an uniform inside
diameter of 2.8”. Benecke solution varying from 4-8 cc was then
added to these petridishes in duplicate. After inoculation, the
petridishes were kept in a moist chamber to prevent évaporation.
In cultures containing different percentages of agar, Phormidium
habit was observed in flasks containing 0.6 % of agar, while
those containing 1.5 % or more showed the Microcoleus habit.
With 0.8 to 1.0 % of agar a transitional stage from Phormidium
to Microcoleus habit was seen (fîg. 6). In the former petridishes
containing 6.5 cc or more of culture solution showed the Phor¬
midium habit, while those containing 5-6 cc showed the Micro¬
coleus habit. Petridishes containing 6-6.5 cc showed transitional
stages.
Fig. 4. — Alga growing on Benecke Agar medium with excess of Calcium
carbonate.
Fig. 5. Alga growing on a slant of sand and calcium carbonate in Benecke
medium.
Fig. 6. — Showing Phormidium and Microcoleus habit in Benecke medium
containing excess of calcium carbonate and different percentage
of Agar.
REVUE ALGOLOGIQUE
N" 8 Sér., T. X; PI. 2
læiai. cwl
\*USfcU»J
J *I5T./
Source : MNHN, Paris
MICROCOLEUS CHTHONOPLASTES
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(Christ Church College, Kanpur, India).
New freshwater species
of Acrochaetium from Gujarat, India
(Acrochaetium godward ense sp. nov.)
By a J. PATEL.
INTRODUCTION
The literature on freshwater Rhodophyceae from Gujarat is very
meagre. Two species of Compsopogon : C. iyengarii Krishnamurthy
from Ambaji and C. coeruleus Mont, from Lunawada, hâve been
reported by Patel (1965) and Vaidya (1968) respectively. Batra-
chospermum vagum (Roth) Ag. has been recently recorded from
Lunawada (Patel and Francis, 1968).
Some marine species of Acrochaetium hâve been worked out
from India, particularly from South India by Boergesen (1937).
He has also recorded some species of Acrochaetium from the coast
of Dwarka, Gujarat (Boergesen, 1931, 1932). Only one freshwater
species, Achrochaetium indica Singh has been collected so far from
’Anarkali TaP, Baharaich, U.P., India (Singh, 1962). Freshwater
species of Acrochaetium is first time reported from Gujarat. Acro¬
chaetium godwardense sp. nov. will be a new addition to the Indian
Algal Flora.
MATERIAL AND METHODS
The présent material was collected for the first time from a
river at Balaram, a place about 13 km away from Palanpur, in
the third week of February, 1965. One more collection of Acro¬
chaetium was made from a different locality-Koteshwar near
Ambaji, in the next week of the first collection at Balaram. In
both the collections the plants were found growing in running
water. At Balaram, they were found mixed with Rhizoclonium sp.
and attached to the wall near Shiva Temple, on the bank of the
river, while at Koteshwar, it was growing on the roots of Phoenix
exposed into water of the stream of Saraswati Mukh, along with
Compsopogon iyengarii Krish. and Dichotomosiphon tuberosus
ACROCHAETIUM GODWARDENSE
31
Ernst. Detailed studies of both the collections show that the plants
growing at Balaram and Koteshwar are identical and hence they
belong to the same species.
OBSERVATIONS
The plants are in dense clusters measuring upto 4.5 mm in
height. It is differentiated into prostrate and erect threads. Pros¬
trate threads are irregularly branched and the cells in general are
rectangular in outline from which the erect filaments arise. Thus
it shows heterotrichous thallus. The erect filaments hâve elongated
branches. They are not ended into hairs. The branches are alter-
nate, rarely opposite or secund, with cylindrical cells (Figs. 2-4).
Main filaments are 13.0-15.0 jx in diameter and 3-5 times as long
as broad. The branches and the terminal cells are 7.5-11.3 jx and
7.0-9.4 fx in diameter respectively. The cells in the branches are
about 2-2 1/2 times as long as broad while the terminal cells are
more, 3-4 1/2 times the diameter. Thickness of the cell-wall varies
from 1.9-3.77 jx. Cells hâve single lobed pariétal chromatophore
with mostly one or two pyrenoids. Single spherical nucléus is
situated in the centre of the cell (Fig. 5). Protoplasmic connec¬
tions between the cells are distinctly seen.
Erect filaments are ail fertile and bear only monosporangia.
Monosporangia are born on short laterals of limited growth. Here
terminal cell of 2-celled latéral of limited growth ends in mono-
sporangium (Fig. 6). Sometimes, 2 or 3 branchlets arise on the
top of the laterals which may end in terminal sporangia (Figs. 7-9).
In few cases, latéral branch of limited growth may divide into two,
one of which ends in a sporangium and the other again divides
into two branchlets ending into monosporangia (Fig. 11). In rare
cases, a short latéral gives rise to two sporangia, one being sessile
and the other one celled (Fig. 10). Monosporangia are generally
oblong and measure from 16.0-17.0 jx in diameter and 18.0-24.3 jx
in length. The protoplasmic connections between the sporangia
and the cells next to them are distinctly seen till they are mature.
Before the libération of the monospores, they are disconnected and
the libération of monospore takes place through the terminal
opening formed by the dissolution of the wall of the sporangium.
They show amoeboid movement. Monospores are spherical or
sub-spherical and thin-walled (Fig. 12). They are 13.0-16.0
broad and 14.0-20.0 jx long. They settle down on the substratum
and germinate without any delay. Young plants developed from
monospores were found on the thallus of Compsopogon iyengarii
Krish. (Fig. 1).
32
R. J. PATEL
DISCUSSION
From the available literature on small filamentous Rhodophy-
ceae, it seems that many confusions were arisen to détermine the
généra — Chantransia, Audouinella, Rhodochorton, Acrochaetium,
etc.
Many phycologists hâve now agreed that majority of the species
of Chantransia are merely juvénile stages of Batrachospermum and
Lemanea (cf. Drew, 1928).
Acrochaetium and Rhodochorton as established by Naegeli in
1861, differ from one another by asexual reproduction by mono¬
spores in the first and by tetraspores in the latter (cf. Fritsch,
1955). Another différence cited is that the branches of Acrochae¬
tium end in hairs while in Rhodochorton the hairs are absent.
As more and more species were studied in details, it was found
that many species of Acrochaetium produce both monospores and
tetraspores (cf. Drew, 1928). And more over it was observed that
some members of Rhodochorton hâve the hairs and in certain
species of Acrochaetium the hairs are absent (Papenfuss, 1945).
Audouinella was established by Bory in 1823. Out of three
species placed in it, A. Hermanni (Roth) Duby is the only valid
freshwater species (Papenfuss, 1945). Many authors refer Acro-
chaetium-like freshwater species to the genus Audouinella (Drew,
1928; Smith, 1950). Drew (1928) merged the two généra, Acro¬
chaetium and Rhodochorton and suggested only one — Rhodo¬
chorton as being more clearly defined genus, as both of them
baving many common characters.
Papenfuss (1945) claimed that chromatophores and presence or
absence of pyrenoids are more reliable to distinguish these généra
Acrochaetium, Rhodochorton and Audouinella.
Fritsch (1955) was also not in favour of transferring fresh¬
water forms of this group to the genus Audouinella. Singh (1962)
has considered the nature of chromatophores for identifying
Acrochaetium-Mke freshwater form collected from Baharaich,
U. P. and described the freshwater species — Acrochaetium indica
Singh.
In India, the first species of an Acrochaetium- like freshwater
form was collected by Skuja (1934) from Punjab which was
already transferred to Audouinella eugenia Papenfuss (Chantran¬
sia eugenia Skuja) on the basis of chromatophores (Papenfuss,
1945).
Freshwater species of Rhodophyceae, described here from Guja¬
rat, on the basis of chromatophores, agréés in general with the
ACROCHAETIUM GODWARDENSE
33
description of Acrochaetium sp., given by earlier workers (Papen-
fuss, 1945; Singh, 1962). The présent alga agréés in some respects
with Acrochaetium indica Singh (Singh, 1962) by the heterotri-
chous epiphytic habit, latéral branches on the top of the parent
cells, single pariétal chromatophore, sporangia born on laterals of
limited growth and by the absence of hairs. It differs from the
latter by the nature of branching, presence of pyrenoids and
having only one type of sporangia (cf. not having unilatéral and
sessile sporangia as in A. indica Singh).
Hence the présent alga is a new species of the genus Acrochae¬
tium Naeg. and is named as A. godwardense sp. nov.
Diagnosis :
Acrochaetium godwardense sp. nov. (Figs. 1-12).
Plants heterotrichous, in dense clusters measuring upto 4.5 mm
in height, attached to substratum by prostrate System. Branches
alternate, rarely opposite or secund with cylindrical cells. Main
filaments 13.0-15.0 u in diameter and 3-5 times as long as broad.
Cells in the branches 7.5-11.3 ja in diameter, Thickness of the
cell-wall 1.9-3.77 ja. Cells containing single lobed pariétal chroma¬
tophore with mostly one or two pyrenoids and a nucléus in the
centre. Hairs absent. Reproduction only by monospores. Mono-
sporangia born on 1-2 celled, branched or unbranched short late¬
rals. Monosporangia oblong measuring from 16.0-17.0 n in dia¬
meter and 18.0-24.3 ja in length. Liberation of the monospores by
terminal opening by the dissolution of the wall of sporangium.
Monospores spherical or sub-spherical and thin walled, measuring
13.0-16.0 {jl broad and 14.0-20.0 ja long.
Attached to the walls along the banks of the river at Balaram,
near Palanpur, Gujarat State, India (Type : Patel, 645).
Latin diagnosis :
Acrochaetium godwardense spec. nov.
Plantae heterotrichae, dense aggregatae, ad 4.5 mm altae, sub-
strato fixae per systema prostratum. Rami alterni, raro oppositi,
vel secundi, cellulis cylindricis. Filamenta principalia 13.0-15.0 |a
diam., et 3-5-plo longiora quam lata. Cellulae in ramis 7.5-11.3 {a
diam. Cellularum parietes 1.9-3.77 p. crassi. Cellulae continent uni-
cum chromatophorum pariétale, vulgo pyrenoideo unico vel duplici
et nucleo in centro. Pili nulli. Reproductio tantum per monosporas.
Monosporangia insidentia lateralibus uni-vel bis-cellularibus ramo-
sis vel non-ramosis brevibus. Monosporangia oblonga 16.0-17.0 (a
PLATE I
Fig. 1. — Young plant developed from monospore on Compsopogon iyengarii
Krishn. showing the nature of the prostrate and erect filament.
(X 383).
Figs. 2-4. — Showing the nature of branchings. (X 383).
Fig. 5. — Part of the filament showing detailed cell-structure. (X 860).
ACROCHAETIUM GODWARDENSE
35
PLATE II
Figs. 6-11. — Showing monosporangia on different types of branchings;
Fig. 7 : shows the libération of the monospore. (X 860).
Fig. 12. — Monospores. (X 860).
Source : MNHN, Paris
36
R. J. PATEL
diam., 18.0-24.3 u. longit. Liberantur monosporae per aperturam
terminaient pariete dissoluto sporangii. Monosporae sphericae vel
subsphaericae et parietibus levibus praeditae, 13.0-16.0 g. latae,
16.0-20.0 (a longae.
Parietibus fixa ad ripas fluminis ad Balaram prope Palampur in
St. Gujerath in India (Typus : Patel, 645).
SUMMARY
A new freshwater species of Acrochaetium-A. godwardense sp.
nov. is reported and described in details, collected from Balaram,
Gujarat State, India.
A CKNOW LED GEM ENTS
The author sincerely wishes to thank Rev. Fr. Dr. H. Santapau
for latin translations and to Dr. R. N. Singh for his valuable
advice.
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{Department of Botany, Sardar Patel University,
Vallabh Vidyanagar, Gujarat State, India).
Observations sur le genre
Aphanocladia Falkenberg (Rhodomélacées)
et sur ses affinités
Par Françoise ARDRÉ.
Résumé.
L’étude d’une Rhodomélacée appartenant au g. Aphanocladia
Falk. et sa comparaison avec plusieurs espèces dont l’espèce type
du genre, a permis de compléter les observations antérieures. Deux
nouvelles combinaisons sont proposées. Le g. Aphanocladia a l’in¬
térêt de présenter des caractères communs avec le g. Pterosiphonia
et le g. Polysiphonia. Un nouvel argument est donné pour admettre
que le g. Pterosiphonia est plus archaïque que le g. Polysiphonia.
Les trois genres étudiés s’ordonnent ainsi, suivant leur degré crois¬
sant d’évolution : Pterosiphonia, Aphanocladia, Polysiphonia.
I. — DESCRIPTION DE L’ALGUE DU PORTUGAL
J’ai rencontré fréquemment, au sud du Portugal, une petite
Rhodomélacée en grande partie rampante. Elle se trouvait sur les
rochers ombragés, sous les surplombs ou dans les cuvettes de
l'horizon inférieur de l’étage littoral, dans des stations tant forte¬
ment que peu battues; elle était aussi souvent épiphyte sur de
nombreuses algues, en particulier Valonia utricularis et Corallina
mediterranea.
Le thalle est composé de rameaux à croissance indéfinie ou
cladomes (Chadefaud, 1960) et de rameaux à croissance définie ou
brachycladomes (Halos, 1964). L’ensemble est constitué de seg¬
ments formés chacun d’une cellule axiale et de quatre péricen-
trales recouvertes d’un cortex.
La distribution des brachycladomes le long des cladomes paraît,
à première vue, irrégulière; cependant, l’examen d’apex de cla¬
domes montre qu’il n’en est rien (PI. 1, fig. 1 à 4). L’initiale api¬
cale A du cladome produit, en ordre hélicoïdal, avec une divergence
38
FRANÇOISE ARDRÉ
de 1/4, par des cloisons obliques, des segments; chacun de ceux-ci
donne, par la formation d’un septum sensiblement perpendicu¬
laire à la cloison oblique, une cellule latérale B; cette cellule
devient la coxale d’un brachycladome, mais celui-ci peut ne pas
se développer. La péricentrale 1 est découpée, dans chaque seg¬
ment, au-dessous de la coxale. La cortication est fenestrée, les
cellules corticales étant disposées le long des cloisons qui séparent
les péricentrales (PI. 1, fig. 5 et 6).
De toutes les cellules B peut dériver un brachycladome, mais
parfois une sur deux seulement en produit un, ce qui détermine
une disposition alterne et distique des brachycladomes; ou encore,
les brachycladomes sont séparés par un nombre plus ou moins
grand de segments.
La structure des brachycladomes est la même que celle des cla-
domes : leurs segments successifs donnent, en ordre hélicoïdal,
avec une divergence de 1/4, chacun une cellule coxale B; la pre¬
mière formée ne semble apparaître que sur le troisième ou le
quatrième segment du brachycladome.
Les brachycladomes persistent à l’état de pousses peu déve¬
loppées et leurs coxales B demeurent latentes. Mais, généralement
à une certaine distance de l’apex du cladome dont ils sont nés,
ils peuvent reprendre leur croissance et donner des cladomes de
second ordre, à croissance indéfinie, ayant la même valeur que
le cladome générateur, et garni comme lui de brachycladomes
qui proviennent de la segmentation, de la totalité ou d’une partie,
des coxales B qui étaient en latence.
L’hélice phyllotaxique qui régit la disposition des formations
latérales (coxales B ou brachycladomes) sur chaque segment
tourne, selon les cladomes et les brachycladomes considérés, soit
PLANCHE I
1 à 6 : Aphanocladia stichidiosa (Funk) comb. nov. — 1-2 : apex de cla¬
domes; en 1, lTiélicomérie est dextre, [d]; en 2, elle est sénestre, [s]; A : ini¬
tiale du cladome; B : initiales des brachycladomes, ou cellules coxales. 3: apex
d’un cladome K dans lequel la presque totalité des coxales B a produit des
brachycladomes; bl : le brachycladome de premier ordre auquel est réduit
chaque brachyblaste P. 4 : portion d’un brachycladome qui, reprenant ses
divisions, donne un cladome-fils; l’hélicomérie est dextre [d] dans sa partie
proximale et sénestre [s] dans sa partie distale; la flèche indique le niveau où
se fait ce changement dans l’orientation de l’hélice phyllotaxique. 5 ; portion
d’un cladome montrant la disposition fenestrée du cortex. 6 : coupe transver¬
sale vers la partie distale d’un cladome. Le filament axial, recouvert d’un poin¬
tillé est représenté en 1, 2 et 4. 1 et 2, à l’échelle A; 3 et 4, à l’échelle B; 5, à
l’échelle C; 6, à l’échelle D.
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
39
Source; MNHN , Paris
40
FRANÇOISE ARDRÉ
à droite soit à gauche (PI. 1, fig. 1 à 3; PI. 2, fig. 7). Je n’ai pu
établir si une règle régit ces orientations différentes. Souvent,
l’orientation de l’hélice phyllotaxique sur les brachycladomes est
la même que sur le cladome dont ils sont issus; par exemple, les
formations latérales sont distribuées selon une hélicomérie sénes-
tre (ou dextre) aussi bien sur les brachycladomes que sur le cla¬
dome générateur. Mais, j’ai aussi observé de nombreux cas où il
en était autrement; par exemple, la disposition des coxales sur les
brachycladomes d’un même cladome est dextre pour les uns,
sénestre pour les autres, et cela quelle que soit l’orientation
(sénestre ou dextre) de l’hélice sur laquelle ces brachycladomes
sont distribués sur le cladome dont ils sont nés. Je n’ai observé
qu’une seule fois un changement dans l’orientation de l’hélice :
il s’agit d’un brachycladome qui, ayant repris ses cloisonnements,
donne un cladome de second ordre; dans sa partie proximale
l’hélicomérie est dextre, et dans sa partie distale elle est sénestre
(PI. 1, fig. 4).
Les tétrasporocystes, seuls organes reproducteurs observés (PI. 2,
fig. 9), sont situés dans les brachycladomes, un dans chaque seg¬
ment; ils sont disposés dans les segments successifs du brachy¬
cladome avec une divergence de 1/4, sur une hélice phyllotaxique
dont l’orientation est la même que celle régissant la distribution
des coxales sur ce brachycladome.
Les thalles sont en grande partie rampants, car dès qu’un cla¬
dome atteint une certaine longueur, il se recourbe vers le substrat
et s’y fixe par des rhizoïdes. Ceux-ci naissent de la partie distale
des cellules péricentrales, c’est-à-dire de la partie la plus proche
de l’apex du cladome; plusieurs péricentrales d’un même segment
peuvent donner chacune un rhizoïde (PI. 2, fig. 7-8). On ne peut
distinguer un système rampant et un système dressé.
PLANCHE II
7 à 9 : Aphanocladia stichidiosa (Funk) comb. nov. — 7-8 : portions de
cladomes K, fixés par des rhizoïdes issus de la partie distale des cellules péri¬
centrales; en 7, l’apex du cladome est à droite de la figure; en 8, il est à
gauche de la figure. 9 : portion d’un tétrasporophyte. — 10 : Aphanocladia deli-
catula (Hooker et Harvey) Falkenberg; type, « Rytiphloea delicatula Hooker et
Harvey, Blind Bay, Cooks’ Straits, Nouvelle-Zélande». Apex d’un cladome K;
A : initiale du cladome; B : cellules coxales; hl, b2 : brachycladomes de
premier ordre et de deuxième ordre qui constituent un brachyblaste £; l’héli¬
comérie sénestre [s], ou dextre [d], est indiquée pour les cladomes et les
brachycladomes de premier ordre. En 10, les segments sont seuls représentés.
7, a l’échelle A; 8 et 10, £ l’échelle B; 9, à l’échelle C.
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
41
Source : MNHN, Paris
42
FRANÇOISE ARDRÉ
II. — POSITION SYSTÉMATIQUE DE L’ALGUE DU PORTUGAL
A) Observations sur l’espèce type du g. Aphanocladia Falk.
L’algue du Portugal présente les principaux caractères du g.
Aphanocladia Falkenberg. Ce genre, créé par Falkenberg (Schmitz
et Falkenberg, 1897, p. 444; Falkenberg, 1901, p. 288, PI. 2, fig. 15
à 17) pour une algue de la Nouvelle-Zélande, Rytiphloea delicatula
Hooker et Harvey (1855, p. 224, PI. 112 D) est définie par cet
auteur de la façon suivante : « Algue bipennée, délicate, avec des
rameaux aplatis à quatre péricentrales, et de petits rameaux laté¬
raux naissant sur quatre rangées longitudinales spiralées dont
seulement les deux rangées opposées, c’est-à-dire latérales, se déve¬
loppent; sporanges en rangées longitudinales spiralées » (Falken¬
berg, loc. cit., p. 723, trad.).
Etant donné que dans l’algue du Portugal, l’avortement d’une
coxale sur deux est loin d’être régulier, son appartenance au g.
Aphanocladia n’était pas certaine et demandait à être confirmée.
Déjà Pujals (1967, p. 68) qui a comparé le type du Rytiphloea
delicatula à son espèce nouvelle d’Argentine, Y Aphanocladia ro-
busta Pujals, précise que dans l’espèce de la Nouvelle-Zélande des
« vestigos de vastagos de los lados anterior y posterior » peuvent
être observés. C’est aussi ce que j’ai constaté en examinant le
type du R. delicatula (1). Cette étude macro- et microscopique, qui
a porté sur deux apex regonflés, me permet d’autre part d’apporter
quelques indications complémentaires sur cette algue. L’un des
apex appartient à un thalle stérile, l’autre à un gamétophyte
femelle fertile.
Dans les deux cas, le cloisonnement de la cellule apicale du
cladome est semblable à ce qui vient d’être décrit pour l’algue
du Portugal. Du fait que très généralement les coxales antérieures
et postérieures avortent, les brachycladomes sont latéraux et dis¬
posés en ordre distique sur le cladome générateur (PI. 2, fig. 10;
PI. 3, fig. 11; PI. 4, fig. 14). Cependant, les coxales antérieures
et postérieures peuvent parfois donner naissance à de petits
brachycladomes, moins développés que les brachycladomes
latéraux.
Les brachycladomes produisent, par le même processus des
brachycladomes de deuxième ordre, également distiques, mais
dont les coxales B avortent (PI. 4, fig. 16-17).
(1) Que M. D. V. Field veuille bien trouver ici l’expression de
remerciements pour le prêt de ces échantillons.
mes
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
43
Ainsi, chaque brachycladome de premier ordre est le point de
départ d’un système de brachycladomes de second ordre, et cet
ensemble forme ce que l’on peut appeler un brachyblaste (cf. J. et
G. Feldmann, 1943), terme que j’ai déjà utilisé pour désigner les
rameaux latéraux complexes du Pterosiphonia parasitica et du
Pt. complanata (Ardré, 1968). Falkenberg (1901, p. 288) signale
des rameaux trois à quatre fois pennés, mais il s’agit sans doute
d’une erreur d’interprétation de cet auteur.
Ces brachyblastes peuvent demeurer à l’état de pousses peu
développées, ou reprendre leur croissance et se continuer sous la
forme de cladomes de second ordre identiques au cladome géné¬
rateur. Les cladomes-fils sont facilement reconnaissables, car la
présence à leur base de quelques brachycladomes de second ordre
demeurés simples, témoigne de leur origine. En fait, dans les
thalles bien développés, tous les cladomes présentent cette même
caractéristique puisqu’ils sont nés les uns des autres et sont passés
par un « stade brachycladomien ». A ce sujet il serait très inté¬
ressant de suivre les premières phases du développement.
Les tentatives d’interprétation que j’ai données pour expliquer
le mode de croissance des cladomes et des brachycladomes chez
les Pterosiphonia (Ardré, 1968) pourraient s’appliquer de la même
façon au cas des Aphanocladia.
De même que dans l’algue du Portugal, l’hélice phyllotaxique
qui régit la disposition des formations latérales sur les cladomes,
les brachycladomes de premier ou de second ordre, tourne soit à
droite, soit à gauche (plusieurs exemples sont représentés PI. 2-
3-4).
Les thalles étudiés sont dressés; je n’ai pas pu examiner la
partie rampante et ne puis indiquer comment se fait sa fixation,
ni si sa structure est la même que celle de la partie dressée.
Le thalle stérile est dépourvu de trichoblastes.
Le gamétophyte femelle fertile, qui est celui-là même dont
Harvey (Hooker et Harvey, loc. cit.) a figuré un cystocarpe,
porte des cystocarpes qui, on va le voir, sont surmontés soit d’un
axe cladomien, soit d’un simple trichoblaste.
Sur les brachycladomes de premier ordre, dextre ou sénestre,
les cystocarpes remplacent certains des brachycladomes de
deuxième ordre. Ceux que i’ai observés étaient tous en position
latérale (PI. 3, fig. 12 et 13; PI. 4, fig. 15). Mes observations per¬
mettent de penser que les procarpes dérivent de trichoblastes
fertiles. La première cellule de ces trichoblastes (*= sa coxale) se
revêt de trois péricentrales ; la deuxième cellule, c’est-à-dire la
première du filament trichoblastique de premier ordre, s’entoure
44
FRANÇOISE ARDRÉ
de cinq péricentrales dont la dernière formée, située du côté
ventral, ou adaxial, engendre le rameau carpogonial avec ses
cellules annexes.
Le prolongement du filament trichoblastique de premier ordre
a une structure différente suivant les cas. Il peut prendre les
caractères d’un axe cladomien sur lequel on reconnaît les péri¬
centrales et les cellules coxales B distribuées avec une divergence
de 1/4, sur une hélice dextre ou sénestre (PI. 3, fig. 13; PI. 4,
fig. 15). Ou bien, il se prolonge par des cellules trichoblastiques
stériles; j’ai même observé sur l’un des procarpes, que la troi¬
sième cellule du filament trichoblastique de premier ordre (= la
quatrième en comptant la coxale du trichoblaste) présentait sur
sa droite, en regardant du côté abaxial, l’amorce d’une ramifi¬
cation trichoblastique de deuxième ordre (PI. 3, fig. 13); ce début
de ramification occupe donc la même position (à droite) que le
filament trichoblastique correspondant des trichoblastes du type
Polysiphonia (cf. Rosenvinge, 1884).
Bien que je n’aie pas rencontré de trichoblastes stériles, il y a
donc toute raison de croire, contrairement à l’opinion de Falken-
berg (1901) que les organes femelles de YAphanocladia se déve¬
loppent bien à partir de formations trichoblastiques.
Le prolongement cladomien observé sur quelques cystocarpes
est intéressant; c’est un exemple qui s’ajoute à ceux qui ont déjà
été donnés (Rosenvinge, 1903, pp. 456-459, fig. 6-8; Ardré, 1968,
p. 65, PI. 6, fig. 3) sur des formes de transition entre structures
PLANCHE III
11 à 13 : Aphanocladia delicatula (Hooker et Harvey) Falkenberg, type. —
11 : apex d’un cladome; certaines coxales, antérieures et postérieures, ont donné
naissance à l’ébauche d’un brachyblaste. 12 : apex d’un cladome d’un gamé-
tophyte femelle fertile; certains brachycladomes de deuxième ordre sont rem¬
placés par des procarpes. 13 : apex d’un brachyblaste fertile; dans le procarpe
de droite, le filament trichoblastique de premier ordre du trichoblaste fertile
est prolongé par un axe cladomien; dans celui de gauche, il se prolonge par
des cellules trichoblastiques stériles; la troisième cellule (sans compter la
coxale) du filament trichoblastique de premier ordre présente, sur la droite
en regardant du côté abaxial, l’amorce d’une ramification trichoblastique de
deuxième ordre; ce début de ramification occupe donc la même position (à
droite) que le filament trichoblastique correspondant des trichoblastes du
type Polysiphonia quand le cladome a une hélicomérie sénestre (ce qui est
le cas ici du brachycladome de premier ordre). A : initiale du cladome K;
B : coxales; bl, b2 : brachycladomes de premier et de second ordre qui
constituent chaque brachyblaste P; ce : procarpe; l’hélicomérie sénestre [s],
ou dextre [d], est indiquée pour les cladomes, les brachycladomes de premier
et de deuxième ordre, quand elle est discernable. En 11 et 12, seuls les seg¬
ments sont représentés; le filament axial, recouvert d’un pointillé est figuré
en 13. 11 et 12, à l’échelle A; 13, à l’échelle B.
Source : MNHN. Paris
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APH AN O CL AD IA
45
Source : MNHN, Paris
46
FRANÇOISE ARDRÉ
trichoblastiques et cladomiennes, tendant à prouver que les tri-
choblastes dériveraient des brachyblastes. La réduction de brachy-
blastes en trichoblastes pourrait être la conséquence d’une action
inhibitrice du point végétatif des cladomes; cette action serait
plus intense sur les segments produisant un trichoblaste que sur
ceux engendrant un brachyblaste; on peut supposer qu’une forte
inhibition du développement végétatif déclenche la formation de
trichoblastes et la localisation sur ceux-ci des organes repro¬
ducteurs (Ardré, 1967, 1968).
B) Comparaisons succinctes entre les différentes espèces
d 'Aphanocladia.
Trois espèces ont été rattachées au g. Aphanocladia : A. delica-
tula (Hook. et Harv.) Falk., A. robusta Pujals (1967) originaire
d’Argentine, et A. pacifica Joly et Alveal (1968) du Chili, ces
deux dernières espèces paraissant très voisines de celle de la
Nouvelle-Zélande.
D’autre part, l’algue du Portugal doit être rattachée au g.
Aphanocladia. Quant à son attribution spécifique, elle correspond
au Polysiphonia stichidiosa Funk, nom sous lequel je l’ai men¬
tionnée au Portugal (Ginsburg-Ardré, 1963). Bien que la des¬
cription du P. stichidiosa soit assez succincte, les indications et
les photos qu’en donne Funk (1955, p. 138, PI. 24, fig. 4-8) ne
permettent d’avoir aucun doute sur la similitude de l’algue du
PLANCHE IV
14 à 17 : Aphanocladia delicatula (Hooker et Harvey) Falkenberg, type. —
14 : apex d’un cladome K, à hélicomérie sénestre [s]. 15 : portion d’un bra¬
chyblaste fertile dans lequel certains brachycladomes de second ordre sont
remplacés par des cystocarpes; les deux cystocarpes représentés se prolongent
par un axe cladomien; celui de droite a une hélicomérie sénestre [s]; celui
de gauche une hélicomérie dextre [d] ; le brachycladome antérieur de second
ordre a repris ses divisions. 16 : apex d’un brachyblaste d’un thalle stérile;
l’hélicomérie du brachycladome de premier ordre est dextre [d] ; celle des
brachycladomes de second ordre est sénestre [s], ou dextre [d]. 17 : apex
d’un brachycladome de deuxième ordre à hélicomérie dextre [d] ; remarquer
la forme généralement aiguë des apicales des brachycladomes de deuxième
ordre, en 16 et 17. A : initiale du cladome, du brachycladome de premier ou
de deuxième ordre; B : coxales; bl, b2 : brachycladomes de premier et de
second ordre qui constituent chaque brachyblaste cc : cystocarpe. Le
filament axial, recouvert d’un pointillé, est partiellement représenté en 15.
14, 15 et 16, à l’échelle A; 17, à l’échelle B.
Nota. — Les lettres [s] et [d] (entre crochets) correspondent aux lettres s
et d (dans un cercle) sur le cliché.
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
47
Source : MNHN, Paris
48
FRANÇOISE ARDRÉ
Portugal avec celle de Naples. Cette espèce prend donc le nom
d’Aphanocladia stichidiosa (Funk) comb. nov. ( Polysiphonia sti-
chidiosa Funk, 1955, p. 138, PI. 24, fig. 4-8).
Mais, deux autres espèces, décrites antérieurement à l’espèce de
Funk, paraissent très voisines de celle-ci. Il s’agit du Polysiphonia
setigera Kützing, originaire de l’Adriatique (Kützing, 1849, p. 897)
ou de la Méditerranée (Kützing, 1863, PI. 31), et du Pterosiphonia
skottsbergii Levring (1941, p. 655, fig. 24) de l’Ile Juan Fernandes.
De la première, malgré les recherches obligeantes de C. den
Hartog dans l’Herbier Kützing, il n’a pas été possible de retrouver
d’exemplaire. Le dessin que donne Kützing (1863) du P. setigera
me fait supposer que cette espèce pourrait être un Aphanocladia,
mais sans pouvoir l’affirmer; d’autre part, Kützing (1849) parle
de quatre ou cinq siphons, ce qui est un autre élément d’incerti¬
tude. Il me semble donc plus prudent d’écarter l’espèce de Kützing,
peut-être momentanément, car il est possible qu’un spécimen
type de cette algue se retrouve dans d’autres collections.
Quant au Pterosiphonia skottsbergii (2), je n’ai pu faire de
cette algue qu’une étude sur du matériel d’herbier non regonflé;
je peux dire cependant qu’il s’agit, sans doutes possibles, d’un
Aphanocladia. Les cladomes portent de façon distique et alterne
des brachycladomes séparés chacun par un segment dont la
coxale B est restée au stade unicellulaire; l’ensemble des coxales
et brachycladomes est distribué sur une hélice phyllotaxique, avec
une divergence de 1/4. Cette espèce présente, comme l’algue du
Portugal, des brachycladomes simples et non pas des brachy-
blastes composés par un brachycladome de premier ordre et un
système de brachycladomes de second ordre comme chez l’A. deli-
catula, VA. robusta et VA. pacifica. Le fait que les brachycladomes
du Pt. skottsbergii se développent, semble-t-il, régulièrement tous
les deux segments du cladome et non pas irrégulièrement comme
dans l’algue du Portugal, n’est peut-être pas un caractère distinctif
très valable; on peut présumer en effet que la levée d’inhibition
de la coxale tous les deux segments, dans l’espèce de l’Ile Juan
Fernandes, et selon un rythme beaucoup moins défini chez l’A.
stichidiosa, est liée, en partie, à des conditions écologiques diffé¬
rentes; cependant il faudrait le prouver. Enfin, les dimensions que
donne Levring du Pt. skottsbergii ((150), 175-250 et jusqu’à 350 n
de diamètre à la base) sont nettement plus grandes que celles qui
sont indiquées par Funk pour son P. stichidiosa (55-150 jx ; jusqu’à
(2) Toute ma gratitude à M. le Professeur T. Levring pour le prêt de
l’échantillon-type.
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
49
180 y dans quelques spécimens du Portugal). Tout en soulignant
combien le Pt. skottsbergii et 1 'Aphanocladia stichidiosa sont
proches l’un de l’autre, il me semble préférable de ne pas les
réunir. L’espèce de Levring doit entrer dans la combinaison sui¬
vante : Aphanocladia skottsbergii (Levring) comb. nov. ( Pterosi -
phonia skottsbergii Levring, 1941, p. 655, fig. 24). Déjà Pujals
(1967) avait supposé que le Pt. skottsbergii pourrait être un Apha¬
nocladia (opinion reprise par Joly et Alveal en 1968) ; malheu¬
reusement, selon les règles de la nomenclature (Code Intern.
Nomencl. Bot., 1966, article 34) cette combinaison nouvelle n’a
pas été validement publiée par Pujals.
En résumé, on peut distinguer actuellement cinq espèces d’Apha¬
nocladia :
— Espèces à brachyblastes constitués par un système de bra-
chycladomes de deux ordres : A. delicatula, A. pacifica, A. ro-
busta (1)
— Espèces à brachyblastes réduits à un seul brachycladome :
e= brachycladomes régulièrement (?) distribués tous les deux
segments du cladome : A. skottsbergii
= brachycladomes irrégulièrement distribués: A. stichidiosa.
III. — DISCUSSION SUR LES RAPPORTS SYSTÉMATIQUES
DU G. APHANOCLADIA AVEC LES G. PTEROSIPHONIA
ET POLYSIPHONIA
Le g. Aphanocladia a été placé par Falkenberg (1901) dans la
sous-famille des Pterosiphonieae; Kylin (1956) maintient ce genre
dans le groupe des Pterosiphonia.
Récemment, Hommersand (1963) a transféré ce genre des Ptero¬
siphonieae, caractérisées par les « alternate-distichous branching
and the absence of végétative trichoblasts » (Hommersand, loc. cit.,
p. 339), aux Polysiphonieae, chez lesquelles « the latéral branch
initiais, including the trichoblasts initiais, are produced on suces-
sive segments, and are arranged in spiral » (Hommersand, loc. cit.,
p. 340). Pour étayer ce transfert cet auteur dit (p. 340) « In
Aphanocladia the polysiphonous branches alternate with deci-
duous trichoblasts or aborted initiais in such a way that the polysi¬
phonous laterals are alternate distichous ». Or, comme nous
(1) Il faudrait sans doute ajouter à ces espèces le Pterosiphonia pusilla
Levring et le Pt. disticha Levring (1941) pour lesquels Pujai-s (19671 émet,
avec raison, l’hypothèse qu’ils pourraient être des Aphanocladia. Je laisse le
soin à cet auteur d’effectuer cette mise au point, si elle le juge nécessaire.
50
FRANÇOISE ARDRÉ
l’avons vu, il n’y a pas de trichoblastes sur les thalles stériles des
Aphanocladia, et la disposition distique des brachyblastes, quand
elle existe, est due à l’avortement d’une cellule coxale B sur deux;
quand cette cellule n’avorte pas, elle donne un brachyblaste et
non pas un trichoblaste; l’argument de Hommersand pour mettre
le g. Aphanocladia dans les Polysiphonieae ne peut donc pas être
retenu.
En tenant compte des caractères déjà donnés par Falkenberg
et Kylin pour définir la sous-famille des Pterosiphonieae et le
groupe des Pterosiphonia, j’ai relevé aussi quelques particularités
qui rapprochent le g. Aphanocladia du g. Pterosiphonia. C’est à
ce seul genre que je comparerai Y Aphanocladia, car je ne connais
que par les descriptions et les figures faites par différents auteurs,
les autres genres qui ont été placés dans les Pterosiphonieae.
1° Dans les deux genres, les thalles sont fixés au substrat par
des rhizoïdes qui naissent de la partie distale des cellules péri-
centrales, c’est-à-dire celle qui est la plus proche de l’apex du
cladome, tandis que d’après Hollenberg (1968), dans la plupart
des espèces de Polysiphonia, les rhizoïdes naissent sur la partie
proximale ou centrale des cellules péricentrales.
2° Chaque brachyblaste peut être constitué par plusieurs sys¬
tèmes de brachycladomes ou réduit à un brachycladome unique :
ainsi les brachyblastes sont composés par un système de deux
ordres de brachycladomes chez le Pterosiphonia parasitica et
Y Aphanocladia delicatula, et réduits à un seul brachycladome
chez le Pterosiphonia pennata et Y Aphanocladia skottsbergii.
3° Les cladomes-fils naissent, dans les deux genres, par la
reprise de croissance du sommet des brachycladomes de premier
ordre, que ceux-ci aient été ou non le point de départ d’un système
de brachycladomes.
4° On peut trouver un autre argument, pour rapprocher ces
deux genres, dans l’orientation de l’hélice phyllotaxique qui régit
la disposition des formations latérales. Ceci demande une expli¬
cation.
Comme nous l’avons vu, chez les Aphanocladia, la disposition
des formations latérales sur chaque segment est régie, avec une
divergence de 1/4, par une hélice phyllotaxique qui tourne soit à
droite, soit à gauche, selon les cladonies ou les brachycladomes
envisagés. En examinant les apex de divers cladomes ou brachy¬
cladomes d'A. stichidiosa, j’ai observé que dans les segments qui
n’ont encore que deux péricentrales, c’est-à-dire ceux dans lesquels
on peut distinguer la place de la péricentrale 2 par rapport à la
Source : MNHN, Paris
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
51
péricentrale 1, la situation de la p2 est différente suivant que le
cladome (ou le brachycladome) est régi par une hélicomérie
sénestre ou dextre : dans les cladomes à hélicomérie sénestre, la
p2 est située à droite de la pl ; au contraire dans les cladomes à
hélicomérie dextre, elle est située à sa gauche.
Ces observations sont conformes à celles qui ont été faites chez
d’autres Rhodomélacées. En effet, on sait que chez les Polysiphonia,
la disposition des trichoblastes se fait presque invariablement selon
un ordre hélicoïdal sénestre, et que la p2 est située à droite de la
pl (Rosenvinge, 1884, 1888, 1902, 1923-24; Falkenberg, 1901;
Rosenberg, 1933). Chez les Rhodomela, l’hélicomérie est sénestre
ou dextre (Kylin, 1914; Rosenvinge, 1923-24; Rosenberg, 1933);
dans le cas de cladomes à hélicomérie sénestre, la p2 se découpe
à droite de la pl; dans celui où l’hélicomérie est dextre, elle se
découpe à gauche de la pl (Rosenberg, 1933).
Pour les Pterosiphonia, étant donné que dans les thalles végé¬
tatifs les segments proximaux des tagmes sont stériles (sans bra-
chycladomes ni trichoblastes) et que seul le segment distal de
chaque tagme produit, de façon distique, un brachyblaste, com¬
plexe ou non (ARDRi:, 1967, 1968), il semble difficile de dire si
l'hélice phyllotaxique qui régit, avec une divergence de 1/2, ces
brachyblastes tourne à droite ou à gauche.
Pourtant, les très intéressantes recherches de Suneson (1940)
et de Hommersand (1963) peuvent nous aider à élucider cette
question.
Les observations de Suneson sur la position de la péricentrale 2
par rapport à la péricentrale 1, dans les thalles stériles du Pt.
parasitica, lui ont montré que « In the unbranched ramuli it is
eut off either to the right either to the left, but in one ramulus it
seems to occupy the same position in ail segments » (p. 331) et
que « The different ramuli of a side-branch often bear their secund
pericentral cells on different latéral side » (p. 320). L’examen de
thalles du Pt. pennata et du Pt. spinifera var. robusta (Ardré,
1968) m’a fait voir de la même façon que, selon les brachycla-
domes observés, la p2 semble pouvoir se trouver soit à droite, soit
à gauche de la pl ; dans les apex de cladomes, je n’ai pu discerner
chaque fois la place de la p2 que dans un seul tagme : la p2 est
située, suivant les cladomes observés, soit à droite, soit à gauche
de la pl, et la position de la p2 semble identique dans tous les
segments d’un même tagme.
Les constatations de Hommersand (1963) sur la position de la
p2 dans les thalles végétatifs du Pt. cloiophylla sont beaucoup
plus nettes : « the pericentral cells in different segments of an
Source : MNHN. Paris
52
FRANÇOISE ARDRÉ
axis ail occupy the same position with respect to the first peri-
central cell. In a given branch System the second pericentral may
always lie to the right of the first; in another it always lies to the
left » (Hommersand, 1963, p. 267; fig. 38, b, e, g; fig. 39, a).
Si l’on admet que la p2 se trouve toujours dans la direction de
la spirale, c’est-à-dire à droite de la pl quand l’hélice est sénestre,
et à gauche de la pl quand elle est dextre (Rosenberg, 1933), on
peut supposer que chez les Pterosiphonia, l’orientation de l’hélice
phyllotaxique tourne soit à droite, soit à gauche, selon les cla¬
donies et les brachycladomes envisagés.
Cette hypothèse est confirmée par une autre remarque fort
intéressante que Suneson (1940) puis Hommersand (1963) ont faites
sur les thalles mâles fertiles du Pt. parasitica et du Pt. cloiophylla
respectivement : « the direction of the ascending spiral of sperma-
tangial branchlets is the same as the direction in which the second
pericentral cell is eut off in relation to the first » (Hommersand,
loc. cit., p. 269) ; de plus, cet auteur ajoute (p. 269) « In any one
axis the spiral is either right-handed or left-handed ». Ainsi, la
formation des organes mâles, qui naissent sur chaque segment
cladomien, modifierait bien l’hélicomérie distique en une hélico-
mérie non distique (avec une divergence de 2/5 chez le Pt. parasi¬
tica, selon Suneson), mais l’orientation de cette hélice ne serait
pas changée.
On peut donc dire que, dans les deux genres, l’hélice phyllo¬
taxique est dextre ou sénestre, selon les cas.
5° Dans les deux genres, les trichoblastes sont habituellement
absents sur les thalles stériles et sur les tétrasporophytes ; leur
production est essentiellement liée à la reproduction sexuée.
Le g. Aphanocladia et le g. Pterosiphonia ont donc de nombreux
caractères communs.
Mais on peut relever aussi une divergence importante. Alors que
chez les Pterosiphonia seuls les segments distaux des tagmes pro¬
duisent, en ordre distique, chacun une formation latérale, chez les
Aphanocladia les formations latérales (brachycladomes ou coxales
B) naissent sur les segments successifs, avec une divergence de 1/4.
A ce point de vue, le g. Aphanocladia se rapprocherait donc des
espèces de Polysiphonia chez lesquelles tous les segments portent
une coxale B, qui est en principe celle de ce que M. Chadefaud
(1960) nomme une phyllidie, celle-ci pouvant être réduite à un
trichoblaste, ou se développer en un cladome-fils. J’ai supposé
(Ardré, 1968) que chez les Polysiphonia, la distribution selon un
rythme assez régulier des cladomes-fils, serait, comme chez les
Pterosiphonia, la conséquence d’une diminution périodique de
RHODOMÉLACÉES DU GENRE APHANOCLADIA
53
l’action inhibitrice majeure de l’apex des cladomes. Ceux-ci sont
ainsi constitués par des tagmes polymères; sur les segments proxi¬
maux de ces tagmes, la coxale B, ou coxale phyllidienne, donne
naissance à un trichoblaste; sur les segments distaux de ces
tagmes, chaque coxale B, dite tagmatique, est à l’origine d’un
cladome-fils.
Chez les Aphanocladia, étant donné que toutes les coxales sont
aptes, comme nous l’avons vu, à donner des brachycladomes, la
distinction entre coxale phyllidienne et coxale tagmatique semble
inutile. Cela n’a rien d’étonnant puisque les brachyblastes et les
trichoblastes peuvent sans doute être considérés comme deux
formations phyllidiennes homologues (Ardré, 1967, 1968). Là
encore cependant, l’inhibition quasi régulière d’une coxale sur
deux dans la plupart des espèces d 'Aphanocladia (sauf VA. stichi-
diosa ) est le reflet d’un rythme qui pourrait être la conséquence
d’une diminution périodique de l’action inhibitrice majeure pro¬
venant de l’apex des cladomes.
Au point de vue systématique, le g. Aphanocladia a donc l’intérêt
de présenter des caractères communs à la fois avec le g. Pterosi-
phonia et le g. Polysiphonia.
Selon la thèse la plus classique, les Pterosiphonia appartien¬
draient à un groupe évolué, dérivé des Polysiphonia (cf. Fritsch,
1945, pp. 563-564; Scagel, 1963, p. 14). A l’opposé de cette thèse,
il a été admis (Ginsburg-Ardré et Chadefaud, 1964; Ardré, 1968)
à la suite d’HoMMERSAND (1963, fig. 52) qui place les Pterosiphonia
à la base des Polysiphonioideae, que le g. Pterosiphonia appartenait
à un type rhodoméloïde peu évolué.
Comme chez les Pterosiphonia (Ardré, 1968), dans le g. Apha¬
nocladia les phyllidies sont encore revêtues de péricentrales et sont
des brachyblastes phyllidiens, alors que les phyllidies des Polysi¬
phonia sont réduites à des trichoblastes phyllidiens dépourvus de
péricentrales.
L’archaïsme du g. Pterosiphonia, ainsi que celui du g. Aphano¬
cladia, par rapport au g. Polysiphonia, est confirmé par un nouvel
argument : alors que chez les Polysiphonia l’hélice phyllotaxique
tourne presque invariablement vers la gauche, dans le g. Aphano¬
cladia et le g. Pterosiphonia, le sens de l’orientation de l’hélice
phyllotaxique est nettement moins déterminé et se fait soit à
droite soit à gauche. Rosenberg (1933) a déjà fait ce même rai¬
sonnement pour démontrer que le g. Rhodomela est plus archaïque
que le g. Polysiphonia. Au sujet des rares exceptions à la dispo¬
sition phyllotaxique hélicoïdale sénestre des Polysiphonia, une
remarque doit être faite : les cas de spiralisation dextre que j’ai
Source : MNHN, Paris
54
FRANÇOISE ARDRÉ
relevés dans la littérature (Rosenvinge, 1902, 1923-24) ont été plus
souvent observés sur des germinations que sur des thalles bien
développés de Polysiphonia. D’après cela, il semblerait que si
l’orientation de l’hélice phyllotaxique est déterminée de manière
presque stable dans les cladomes âgés des Polysiphonia, elle l’est
d’une façon moins stricte dans les premiers stades du développe¬
ment; cela pourrait bien être l’indice de ce que la détermination
fluctuante de l’orientation de l’hélice phyllotaxique est un carac¬
tère peu évolué et ancestral.
Le fait que chez les Aphanocladia, les brachyblastes phyllidiens
naissent sur chaque segment avec une divergence de 1/4, rapproche
d’autre part ce genre des Polysiphonia.
Pour conclure, je n’essaierai pas de trouver des rapports phylo¬
génétiques entre de nombreux genres de Rhodomélacées. Je dirai
seulement que les trois genres dont il a été question ici, s’ordon¬
nent ainsi, suivant leur degré croissant d’évolution : Pterosiphonia,
Aphanocladia, Polysiphonia.
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Observations sur les diatomées marines
du genre Ethmodiscus Castr.
Par Michel RICARD.
Summary.
Many samples collected by the author at Tahiti hâve permitted
to observe two species of Ethmodiscus : E. gazellae (Janisch)
Hustedt, and E. appendiculatus (Grunow) nov. comb. These dia-
toms hâve a great deal of synonyms and their systematic is dis-
cussed here. The structure of frustules is studied from photographs
taken by the light microscope. Data on the distribution and abun-
dance of these Ethmodiscus in plankton and in sédiments are
compiled and summarized on a map.
Introduction.
Lors de prélèvements effectués à Tahiti (*) dans le lagon de Faaa
au cours des mois de septembre et octobre 1968, nous avons récolté,
au moyen d un filet conique non fermant de 50 cm de diamètre
et de 45 p. de vide de maille, un grand nombre de diatomées appar¬
tenant au genre Ethmodiscus Castracane. Leur observation a per¬
mis une étude approfondie de deux espèces et une révision par¬
tielle de la systématique du genre.
Une de ces deux diatomées est Ethmodiscus gazellae (Janisch)
Hustedt, également appelée E. rex (Rattray) Hendey. Cet Ethmo¬
discus revêt une importance particulière par la quantité de sédi¬
ments qu’il forme dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien.
La deuxième espèce est Ethmodiscus appendiculatus (Grunow)
nov. comb., qui est à l’origine de dépôts de moindre importance.
Il nous a paru intéressant d’étudier la répartition mondiale de
ces Ethmodiscus dans le plancton et dans les sédiments marins,
et d’en donner une carte récapitulative.
Le genre Ethmodiscus a été défini en 1886 par Castracane dans
son rapport sur la croisière du « H.M.S. Challenger » (1875-76). Il
donne de ce genre une diagnose très incomplète et partiellement
inexacte. Grâce à nos observations portant sur les Ethmodiscus
(*) Mission effectuée dans le cadre du Service Mixte de Contrôle Biologique
de la Direction des Centres d’Expérimentations Nucléaires.
58
MICHEL RICARD
gazcllae et appendiculatus nous avons essayé de préciser cette
diagnose. Les six caractères suivants nous semblent suffisants pour
définir le genre Ethmodiscus :
— très grande taille de la diatomée; valves discoïdes toutes
deux convexes ou bien l’une concave et l’autre convexe; présence
de tubules ou de pores faisant saillie dans la partie centrale de
la valve et distribués radialement ou concentriquement; bande
connective très développée dont la hauteur peut égaler ou dépasser
celle de l’axe apical; frustule délicatement décoré de ponctuations
hexagonales décussées ou arrondies et alignées; ocelle facultatif
à la surface de la valve.
Il ne nous a pas été possible de faire une révision complète du
genre Ethmodiscus car les documents relatifs aux différentes
espèces sont trop imprécis. Castracane ne donne pas de type pour
le genre qu’il a créé; en pareil cas il est généralement admis que
le type est la première espèce du genre citée dans l’ouvrage : ce
serait donc Ethmodiscus punctiger. Mais il semble que cette
espèce soit un Coscinodiscus que Peragallo appelle d’ailleurs
Coscinodiscus punctiger (Castracane) Peragallo. Nous proposons
que l’on prenne comme type Ethmodiscus gazellae (Janisch)
Hustedt qui constitue une espèce bien définie et représentative
du genre.
Van Landingham (1969) recense 17 espèces d’Ethmodiscus dont
9 sont tombées en synonymie. Il nous était difficile de mettre en
parallèle des espèces bien connues avec d’autres espèces peu
connues ou même douteuses et qui n’ont jamais été retrouvées
depuis qu’elles ont été décrites.
— espèces sûres :
1) Ethmodiscus gazellae (Janisch) Hustedt, pl. 1, fig. 2-3-4
synonyme : E. rex (Rattray) Hendey in Wiseman et
Hendey, 1953.
2) Ethmodiscus appendiculatus (Grunow) nov. comb pl 4
fig. 1
synonyme : Stictodiscus appendiculatus Grunow in Van
Heurck, 1880.
— espèces peu connues :
1) Ethmodiscus japonicus Castracane. 1886, p 168 d] ‘>2
fig. 2. ’ 1 ' ’
2) Ethmodiscus perichantinos Castracane, 1886 n 166
Pl- 22, fig. 3. . P- .
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
59
Kolbe (1948) publie sous le nom d ’E. perichantinos Castr. trois
photographies d’une diatomée récoltée par la Deutsche Südpolar
Expédition (1929) au Sud des îles Kerguélen, mais ces micro¬
graphies ne représentent qu’une partie de la valve et ne per¬
mettent pas d’affirmer qu’il s’agit bien d’un Ethmodiscus.
— espèces douteuses :
1) Ethmodiscus coronatus Castracane, 1886, p. 168, pl. 22,
fig. 7.
2) Ethmodiscus diadema Castracane, 1886, p. 169, pl. 18,
«g- 1-
3) Ethmodiscus humilis Castracane, 1886, p. 168, pl. 17,
fig. 4.
4) Ethmodiscus obovatus Castracane, 1886, p. 169, pl. 17,
fig. 5.
5) Ethmodiscus radiatus Castracane, 1886, p. 167, pl. 12,
fig. 9.
Ethmodiscus gazellae (Janisch) Hustedt, Pl. 1, fig. 2-3-4.
Hustedt, 1930, p. 375, fig. 196.
:= Coscinodiscus gazellae Janisch ex Grunow, 1879, p. 688, fig. 8.
Autres synonymes (dans l’ordre chronologique) :
— Coscinodiscus regius Wallich, 1868, p. 115, nomen nudum.
— Coscinodiscus regius Wallich in Kitton, 1879, p. 688, nomen
nudum.
— Coscinodiscus regius Wallich in Grunow, 1879, p. 688, nomen
nudum.
— Ethmodiscus gigas Castracane, 1886, p. 169, pl. 14, fig. 5.
— Ethmodiscus sp. Castracane, 1886, p. 170, pl. 14, fig. 4.
— Ethmodiscus sphaeroidalis Castracane, 1886, p. 170, pl. 22,
fig. 10.
— Ethmodiscus tympanum Castracane, 1886, p. 170, pl. 14, fig. 13.
— Ethmodiscus wyvilleanus Castracane, 1886, p. 170, pl. 14, fig. 6.
— Coscinodiscus rex Wallich in A. Schmidt, 1888, pl. 114, fig. 7.
— Coscinodiscus rex Wallich in Rattray, 1890, p. 120.
— Coscinodiscus gazellae Janisch in Rattray, 1890, p. 98.
— Antelminiella gigas (Castracane) Schütt, 1893, p. 17, fig. 3.
— Antelminiella gigas Schütt in Karsten, 1928, p. 211, fig. 212.
— Ethmodiscus sp. Castracane in Hanzawa, 1935.
— Ethmodiscus rex (Rattray) Hendey in Wiseman et Hendey,
1953.
60
MICHEL RICARD
— Ethmodiscus rex (Rattray) Hendey in Mc Hugh, 1954.
— « Fragmenta », Kolbe, 1954 : pl. 4, fig. 2; 1955 : pl. 1, fîg. 9-
10-11; 1957 : pl. 4, fig. 50.
Description :
Une des plus grandes diatomées connues : axe apical 85 à
1 100 jx, axe pervalvaire 75 à 1 200 jx, bande connective 70 à
1 200 jx. Forme cylindrique plus ou moins allongée, pour certains
individus la longueur de l’axe apical est supérieure à celle de
l’axe pervalaire. Les deux valves généralement convexes peuvent
être déprimées tout autour du sommet (Pl. 3, fig. 1). Parfois
l’une des valves est concave et l’autre convexe (Pl. 1, fig. 3-4).
La surface de la valve porte des ponctuations arrondies qui sont
alignées dans la partie externe (5 à 7 en 10 jx), alors que dans la
partie centrale ces ponctuations sont disposées irrégulièrement (3
à 5 en 10 p.) et limitent des plages claires non ponctuées (Pl. 1,
fig. 1) au centre desquelles se dressent des tubules (50 à 60 par
valve) terminés par des pores (Pl. 2, fig. 5).
Le manteau de la valve porte les mêmes ponctuations arrondies
et alignées (5 à 7 en 10 jx), mais un espace de 10 à 30 jx de hauteur
situé à la limite du manteau et de la surface valvaire n’est pas
ponctué (Pl. 1, fig. 5).
Sur des échantillons vivants on peut observer le noyau rattaché
aux deux valves par un pont cytoplasmique (Pl. 1, fig. 4).
La valve :
Elle est caractérisée par son mode de ponctuation et par la pré¬
sence de tubules dont l’étude particulièrement délicate a déjà été
abordée par Wiseman et Hendey (1953) et par Kolbe (1957). Les
ponctuations sont arrondies et alignées dans la moitié externe de
la valve. Dans la partie centrale ces ponctuations s’espacent et ne
sont plus alignées : elles délimitent des plages non ponctuées au
centre desquelles se dressent 50 à 60 tubules disposés sur 3 ou
4 cercles concentriques et terminés par des pores. A la surface
externe de la valve les tubules sont droits, contournés ou en forme
de manche à air, et les pores terminaux sont arrondis ou réni-
Planche 3.
Fig. 1 : variations en taille et en forme d ’E. gazellae; fig. 2 : tubule de la
valve d'E. gazellae; fig. 3 : coupe de ce tubule; fig. 4 : dessin d’ensemble d’E.
appendiculatus ; fig. 5 : tubule de la valve d’E. appendiculatus ; fig. 6 : coupe de
ce tubule.
Source : MNHN, Paris
62
MICHEL RICARD
formes. A la surface interne les tubules sont le plus souvent droits
ou légèrement recourbés et les pores terminaux arrondis unique¬
ment (PI. 2).
La longueur des tubules est de 10 à 13 p. et varie suivant l’impor¬
tance de la portion incluse dans le test siliceux. La partie libre des
tubules (PI. 3, fig. 2-3) mesure 3 ja environ, le diamètre des tubules
2 et celui des pores 2 à 3 ja.
Répartition :
Si nous considérons tout d’abord les récoltes d 'Ethmodiscus
gazellae vivant, nous notons que cette espèce se rencontre dans
toute la zone intertropicale et tempérée. L’habitat d ’E. gazellae
couvre sur toutes les mers du globe une bande comprise entre
50° de latitude Nord (Californie et mer du Japon) et 35° de lati¬
tude Sud (Nouvelle-Zélande).
— Mer du Japon : Castracane («Challenger»), Belyayeva
(« Vitiaz »).
— Pacifique tropical : Jouse et Belyayeva («Vitiaz»).
— Philippines : Mann (« Albatross »).
— Océan Indien : Schmidt.
— Golfe du Bengale : Collingwood.
— Détroit de Messine : Pavillard (« Thor»).
— Cap Vert : Castracane (« Challenger »).
— Hawaii : Belyayeva («Vitiaz»),
— Californie : Mc Hugh.
— Tahiti : récoltes personnelles.
Ceci contredit formellement ce qu’écrit Wood (1967) : « There is
no positive evidence that this species occurs abundantly in any
waters at the présent time, and it may well be that it, like the
silicoflagellates, is a declining form and truly rare in present-day
plankton ».
L’absence de recherches océanographiques consacrées au phyto-
plancton de 1 Océan Atlantique explique le peu de données que
nous possédons sur la richesse en Ethmodiscus de cette région.
Nos prélèvements nous ont permis de constater l’apparition d’un
grand nombre d ’E. gazellae au cours des premiers jours du mois
de septembre 1968, un maximum de floraison du 15 au 30 sep¬
tembre, puis une décroissance et une disparition des Ethmodiscus
pendant le mois d’octobre. Nous rappelons que ces Ethmodiscus
ont été récolté au moyen d’un filet et qu’il n’a pas été possible de
faire une étude quantitative. Nous n’avons pas observé d’autres
E. gazellae au cours des pêches effectuées à Tahiti en décembre
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
63
1967, janvier 1968, juin 1968 et mai 1969, mais nous ne pouvons
pas affirmer malgré cela qu’il n’y a pas eu d’autres apparitions
d 'E. gazellae. Il est probable que cette espèce est temporaire mais
il est impossible d’étayer cette hypothèse avant d’avoir terminé
l’étude d’un cycle annuel du phytoplancton dans le lagon de Faaa.
Karsten (1905) avance la théorie d’un habitat disphotique (oli-
gophotique) des Ethmodiscus. La répartition verticale de cette
diatomée est encore mal connue, mais nos récoltes effectuées dans
le lagon de Faaa entre 0 et 20 mètres ont été très riches en E.
gazellae; sans contredire l’hypothèse de Karsten, cette répartition
permet d’envisager également un habitat euphotique.
Si Ethmodiscus gazellae est très répandu dans le plancton tropi¬
cal et tempéré, les dépôts à Ethmodiscus sont importants et ont
été bien étudiés. Le frustule d’E. gazellae, bien que très fragile,
forme des dépôts de plusieurs mètres couvrant de très grandes
superficies. L’exemple le plus frappant est cité par Mann dans le
rapport sur le voyage de l’« Albatross » (1907). Durant la pose
d’un câble entre les îles de Guam et Luzon par le U. S. Steamer
« Nero », une série de sondage fut réalisée à l’aller et au retour :
les carottes ainsi recueillies étaient si riches en Ethmodiscus que
parfois elles n’étaient formées que des débris de cette diatomée,
nommée ici Cascinodiscus rex Wallich. Toujours d’après Mann,
cette ceinture de sédiments aurait 3 000 « miles » de long et au
moins 20 « miles » de large : ceci ne représente pas moins de
60 000 « miles » carrés de superficie.
Ces dépôts ont trois caractéristiques.
1 °) le gisement :
Nous retrouvons à peu près la même répartition que pour les
Ethmodiscus planctoniques :
— Mer du Japon (« Vitiaz »).
— Mariannes (« Challenger », « Koyu », « Mansyu », « Vitiaz »,
« Yodo »).
— Guam et Luzon («Koyu», «Nero», «Vitiaz»).
— Philippines («Albatross») (*).
— Moluques, Nouvelle-Zélande («Gazelle»).
— Océan Indien : Java, Cocos Island, Maldives, Seychelles,
Côtes de Somalie («Albatross») (**).
— Galapagos, Pacifique oriental («Albatross») (**).
— Côtes du Pérou (« Albatross ») (**).
(*) et (**) Il convient d’établir une distinction entre le U.S.F.C.S. «.Alba¬
tross » (*) de la Smiths Institution of Washington (1888-1904) et le navire
«Albatross» (**) de la Swedish Deep-Sea Expédition (1947-48).
64
MICHEL RICARD
— Hawaii, Palmyra, Christmas (« Albatross » (**), « Challen¬
ger », «Vitiaz»).
— Samoa (« Vitiaz »).
Les recherches les plus importantes ont été effectuées par
« l’Albatross » (1947-48), et par le navire océanographique sovié¬
tique « Vitiaz ». Le « Vitiaz » a fait 500 prélèvements répartis en
quatre séries sur des portions de longitudes comprises entre 16° N
et 18° S de latitude; ces longitudes sont les suivantes : 140° W,
154° W, 176° W, 160° E. Le « Vitiaz » a ainsi établi une répar¬
tition latitudinale des Ethmodiscus planctoniques et fossiles.
La Swedish Deep-Sea Expédition embarquée à bord de « I’Alba-
tross » a prélevé des dépôts dans les trois océans de part et d’autre
de l’Equateur. Les résultats fournis par le matériel rapporté de
ces deux croisières scientifiques sont donc très intéressants car
ils se recoupent.
2 °) la puissance des dépôts :
Ils couvrent de vastes superficies et sont situés à de grandes pro¬
fondeurs. Les sédiments récoltés par le « Vitiaz » l’ont été à des
profondeurs dépassant le plus souvent 5 000 mètres; ceux de
la Swedish Deep-Sea Expédition entre 1 300 et 6 900 mètres dans
l’Océan Indien, entre 3 200 et 5 100 mètres dans le Pacifique
Ouest, entre 3 400 et 7 300 mètres dans l’Océan Atlantique. Les
échantillons les plus profonds ont été remontés par le H.M.S.
« Challenger » de 10 500 mètres en octobre 1951, alors que des
bateaux japonais tels le « Mansyu » et le « Koyu » ont effectué
des prélèvements entre 4 600 et 7 600 mètres.
L’épaisseur des dépôts à E. gazellae est variable et peut atteindre
4 à 7 mètres ainsi que le rapportent Jouse (1951) et Belyayeva
(1968). Ces dépôts s’accumulent le plus souvent dans des dépres¬
sions importantes des fonds océaniques comme la fosse des îles
Mariannes. Cette sédimentation préférentielle peut s’expliquer par
la forme même de la diatomée. La valve d’E. gazellae mesure
généralement 900 à 1 000 p. de diamètre pour une épaisseur de
10 p. environ et pour un poids très faible : elle sédimente donc
très lentement. Tant que cette valve est à des profondeurs
moyennes de l’ordre de 1 000 à 2 000 mètres, il suffit d’un très
faible courant balayant le fond sur lequel elle s’est déposée
pour la remettre en suspension dans le milieu alors que les valves
qui s’accumulent dans les fosses sous-marines persistent.
L’accumulation des sédiments à Ethmodiscus entre les îles de
Guam et Luzon serait, d’après Mann (1907, p. 226), le résultat de
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
65
l'action d’un courant permanent au niveau de ces deux îles; mais
ceci n’est qu’une hypothèse qui demande à être vérifiée au moyen
des données récentes de l’hydrologie.
3°) l’âge :
La période durant laquelle ces E. gazellae se sont déposés est
un sujet de controverse entre plusieurs auteurs. Riedel (1954) a
examiné les sédiments recueillis par le « Challenger » en mars
1875 par 8 186 mètres de fond à la station 225 (11°24 N, 143°16 E).
Ils sont riches en Ethmodiscus et en Radiolaires caractéristiques
du tertiaire moyen. L’hypothèse de Riedel semble confirmée par
le fait que Hanzawa (1935) a observé de nombreux Discoasier (*)
dans des vases à Ethmodiscus prélevés par le « Kosyu » le 29 juin
1933 à 4 822 mètres de profondeur (8°04N, 142°15E), et le
13 juillet 1933 à 4 660 mètres (9°21 N, 146°50E). Ces Discoaster
sont caractéristiques, toujours d’après Hanzawa, du tertiaire
supérieur et pourraient être utilisés pour dater des sédiments.
Mais Riedel n’affirme pas que les Ethmodiscus se sont déposés
pendant le tertiaire car il conclut ainsi : « ...le fait que les frus-
tules d’Ethmodiscus se soient déposés pendant le tertiaire ou
l’époque actuelle pourrait être déterminé par un examen micro-
paléontologique complet des prélèvements originaux. »
Si la période à laquelle les dépôts se sont formés est mal connue,
leurs conditions de formation ne l’est pas moins. Riedel pense
que la manière dont se sont déposés les sédiments est plus caracté¬
ristique du tertiaire moyen que de notre époque, alors que Jouse
et al. (1959) affirment que ces dépôts se forment dans des con¬
ditions actuelles.
Historique :
Collingwood, lors d’une communication à la « Royal Microsco-
pical Society » (1868), parle le premier d’une diatomée centrique de
grande taille récoltée dans les eaux du Golfe de Bengale en 1851
et 1857 alors que cet auteur y étudiait les phénomènes d’eaux
rouges. La discussion qui suivit la communication a été rapportée
dans les « Proceedings of Quarterly Journal of Microscopy ».
Nous savons ainsi que Wallich nomma celte diatomée Coscino-
discus regius; mais faute d’illustration, de description ou de pré¬
paration de référence, il n’est pas possible d’en tenir compte en
tant qu’espèce.
(*) Les Discoaster observés par Hanzawa sont d’après ses photographies des
Hemidiscoaster sp. — Les Discoasteridés sont des Coccolithophoridés caracté¬
ristiques du miocène ou de l’époque actuelle.
66
MICHEL RICARD
Ce même Coscinodiscus regius (qui semble avoir été parfois
nommé par erreur C. rex, ainsi que le précise Kitton) est cité
en 1879 par Grunow et Kitton qui n’en donnent cependant aucune
diagnose précise. Dans le même article Grunow décrit un Coscino¬
discus gazellae (Janisch ex Grunow) (**), et il accompagne son
texte d’un dessin très sommaire ne représentant qu’un fragment
de la valve.
En 1886, Castracane crée le genre Ethmodiscus, et Schmidt
publie dans son atlas (1887) la représentation de deux fragments
d’un Coscinodiscus rex que l’on retrouve par la suite dans la
révision du genre Coscinodiscus de Rattray (1890). Schmidt est
le premier à indiquer les tubules disposés concentriquement au
centre de la surface valvaire.
Schütt (1893) fait une nouvelle combinaison et nomme VEthmo¬
discus gigas de Castracane Antelminiella gigas : il estime néces¬
saire de distinguer les Ethmodiscus dont les deux valves sont
convexes des Antelminiella dont une valve est concave et l’autre
convexe. Karsten cite cet Antelminiella gigas Schütt dans le
« Pflanzenfamilien » de 1920 mais oublie de mentionner le nom
de Castracane, attribuant ainsi à Schütt la découverte de VA.
gigas.
En 1930, Hustedt réunit sous le nom d'Ethmodiscus gazellae
(Janisch) Hustedt les espèces suivantes : Coscinodiscus gazellae
Janisch, Ethmodiscus gigas Castracane, E. sp. Castracane, E.
sphaeroidalis Castracane, E. tympanum Castracane, E. wyvilleanus
Castracane, Antelminiella gigas (Castracane) Schütt.
Hanzawa publie en 1935 des photographies de fragments
d'Ethmodiscus sp. trouvés dans des vases marines et il rapproche
cet Ethmodiscus des E. gigas, wyvilleanus et sp. Castracane.
Wiseman et Hendey (1933) étudient en microscopie optique et
électronique la valve d’une diatomée formant des dépôts récoltés à
très grande profondeur par le H.M.S. « Challenger » dans la fosse
des Mariannes. Hendey nomme cette diatomée Ethmodiscus rex
(Rattray) Hendey. Mc Hugh (1954) s’intéresse aux variations de
taille et de forme d’E. rex récolté à partir des côtes de Californie
et jusqu’à 700 km au large.
Kolbe dans son rapport sur la Swedish Deep-Sea Expédition
(1947-48), publie en 1957 une étude de la valve d'Ethmodiscus rex
( ) L e nom de Coscinodiscus gazellae a été donné par Janisch en souvenir
de la croisière de la «Gazelle» (1874-76). Le rapport qui a suivi cette croisière
n a pas ete publie et seuls quelques exemplaires manuscrits existent. Grunow
a repris le C. gazellae dans son ouvrage en précisant bien que son nom lui
avait ete donne par Janisch.
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
67
(Rattray) Hendey, trouvé dans des sédiments prélevés lors de
1 : expédition. Il s’attache plus particulièrement à la description des
pores déjà étudiés par Wiseman et Hendey. C’est le plus complet
des travaux réalisés pour résoudre la structure de la valve de
cette diatomée.
Les Coscinodiscus regius Wallich cités par Wallich (1868) et par
Grunow et Kitton (1879), doivent être traités comme des « nomina
nuda » ; par conséquent seul doit être conservé le Coscinodiscus
gazellae Janisch dont Grunow donne une description précise
accompagnée d’un dessin. Le premier C. rex auquel l’on puisse se
référer est celui de l’atlas de Schmidt (1888) : il est postérieur au
C. gazellae Janisch et tombe donc en synonymie avec ce dernier.
Les photographies de 1 'Ethmodiscus rex (Rattray) Hendey mon¬
trent que cet E. rex et le Coscinodiscus rex Wallich dessiné par
Schmidt ne font qu’un.
Nos récoltes personnelles nous ont fourni un matériel très riche
en Ethmodiscus, ce qui nous permet de dire que les Coscinodiscus
gazellae Janisch, C. rex Wallich, Ethmodiscus gigas Castr., E. tym-
panum Castr., E. sp. Castr., E. sphaeroidalis Castr., E. wyvilleanus
Castr., E. rex (Rattray) Hendey, sont une seule et même diatomée.
Il nous a paru nécessaire de réunir tous ces noms sous celui
d’j Ethmodiscus gazellae (Janisch) Hustedt.
Ethmodiscus appendiculatus (Grunow) nov. comb., PI. 4, fïg. 1.
= Stictodiscus appendiculatus Grunow in Van Heurck, 1880,
pl. 118, fïg. 4.
Autres synonymes (dans l’ordre chronologique) :
— Actinocyclus « Gen. nov. » stictodiscus Grunow in Van Heurck,
1880, pl. 118, fig. 4.
— Actinocyclus appendiculatus (Grunow) Rattray, 1890, p. 161.
— Ethmodiscus subtilis Karsten, 1905, p. 87, pl. 8, fig. 3.
— Ethmodiscus parvulus Karsten, ibid., fig. 4.
— Stictocyclus varicus Mann, 1925, p. 146, pl. 32, fig. 1-2-3.
— Actinocyclus ( Stictocyclus) varicus (Mann) Karsten, 1928,
p. 226, fig. 252.
— Stictocyclus appendiculatus (Grunow) Schmidt, 1940, pl. 433,
fig. 1-2-3.
— Ethmodiscus gazellae (Janisch) Hustedt in Kolbe, 1957, p. 33,
pl. 4, fig. 48-49.
68
MICHEL RICARD
Description :
Diatomée possédant deux valves circulaires et convexes. Bande
connective cylindrique plus ou moins développée et parfois légère¬
ment arquée (PI. 4, fîg. 1). Dimensions très variables : axe apical
30 à 350 p., axe pervalvaire 150 à 1 500 fx, bandes connectives 120 à
1 300 ii.
Les valves sont ornées de ponctuations hexagonales décussées (10
à 12 en 10 {*) ordonnées le long de stries radiales (PI. 4, fig. 4-5).
Ces stries, très élargies sur les rebords de la valve, s’amincissent
vers le bord du manteau et vers le centre de la valve jusqu’à
devenir imperceptibles. Un ocelle de 15 jx de diamètre environ est
visible sur le bord de la surface valvaire (PI. 5, fig. 2). Le centre
de la valve n’est pas ponctué mais lisse (PI. 5, fig. 3). Des pores
font légèrement saillie dans la partie centrale de la valve : ils sont
localisés dans la bordure de la zone ponctuée et dans toute la
partie non ponctuée. Ces pores sont au nombre de 100 à 150 par
valve.
Comme pour Ethmodiscus gazellae on peut observer « in vivo »
le noyau rattaché aux deux valves par des ponts cytoplasmiques
(PI. 4, fig. 1).
Les Ethmodiscus appendiculatus peuvent former des colonies
de 2 à 7 individus réunis entre eux par le centre de la valve.
Les E. appendiculatus se différencient donc des E. gazellae par
leur ocelle sur chaque valve, par la longueur de la bande connec¬
tive, par les ponctuations hexagonales décussées.
La valve :
La partie la plus délicate de l’étude de la valve d ’E. appendicu¬
latus réside dans l’observation et l’interprétation des pores. Con¬
trairement à ceux d 'E. gazellae les tubules d ’E. appendiculatus
ne se dressent pas au-dessus de la surface de la valve et seul le
pore terminal fait saillie. Ce pore est ovaliforme et mesure 1,4 à
1,6 ;x dans sa plus grande largeur. Le tubule semble débuter par
un pore interne, traverser le frustule selon un tracé rectiligne et
déboucher à l’extérieur par un pore identique au premier (PI. 3,
fig. 5-6). Ces pores, au nombre de 100 à 150, ne sont pas ordonnés
sur plusieurs cercles comme ceux d’E. gazellae, mais orientés
parallèlement aux stries radiales dans la partie ponctuée et dis¬
posés au hasard dans la partie centrale non ponctuée (PI 5
fig. 3-4).
Il est à noter que les E. appendiculatus trouvés par Kolbe (1957)
dans des sédiments de l’Océan Indien sont légèrement différents
Source : MNHN, Paris
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
69
de notre Ethmodiscus. En effet la portion de valve représentée
porte un nombre plus faible de tubules au centre de la valve, les
ponctuations plus petites sont alignées et non pas décussées, la
partie centrale non ponctuée est plus large. Nous pouvons envisager
trois explications : ou bien il s’agit d’une variété d’ Ethmodiscus
appendicnlatus, ou bien la valve a été parfaitement nettoyée par
l’érosion mieux que ne le fait l’eau oxygénée, ou bien encore la
surface de la valve a été usée par une attaque uniforme résultant
de la remise en solution de la silice dans l’eau de mer.
La ceinture :
La bande connective est formée d’une succession d’anneaux
(PI. 4, fig. 3) dont le nombre augmente avec la taille de la diatomée.
Les ponctuations hexagonales décussées qui ornent les anneaux
de la ceinture sont plus fines que celles du manteau de la valve :
on en compte 10 à 12 en 10 {* pour la valve et 22 à 24 en 10 p. pour
la ceinture.
Répartition :
Ethmodiscus appendicnlatus présente dans le plancton de Tahiti
une importance très supérieure à celle d’E. gazellae. Les E. gazellae
et appendiculatus sont apparus en même temps dans le lagon de
Faaa durant les premiers jours de septembre 1968. Ils se sont
multipliés abondamment et leur population a été maximale vers
le 20 septembre, puis leur disparition a eu lieu simultanément. A
la fin du mois d’octobre les Ethmodiscus avaient disparu des eaux
du lagon.
La répartition planctonique d’E. appendiculatus Grunow est la
suivante :
— Java (Grunow).
— Bornéo (Hustedt).
— Philippines (Mann).
— Iles de la Possession (Karsten).
— Tahiti : lagon de Faaa (récoltes personnelles).
Contrairement à ceux formés par Ethmodiscus gazellae, les
dépôts à E. appendiculatus paraissent être de très faible impor¬
tance. Kolbe est le seul à les avoir mentionné (1957) : en deux
points de l’Océan Indien il a observé des E. appendiculatus mêlés à
des sédiments à E. gazellae :
— Cocos Islands, dépôt 131, profondeur 4 390 mètres.
— Côtes de Somalie, dépôt 156, profondeur 5 107 mètres.
70
MICHEL RICARD
Conclusion :
Dans l’état actuel de nos connaissances, seuls Ethmodiscus ga-
zellae et Ethmodiscus appendiculatus, et peut-être E. perichantinos
et E. japonicus, sont des espèces bien connues et représentatives
du genre Ethmodiscus Castracane. Les autres espèces décrites
sommairement par Castracane, et qui n’ont jamais été retrouvées,
nous semblent pour l’instant fort douteuses.
Ethmodiscus gazellae a une répartition très large couvrant la
zone comprise entre le 50° de latitude Nord et le 35° de latitude
Sud. E. appendiculatus paraît avoir une aire intertropicale beau¬
coup plus réduite, Océan Pacifique et Océan Indien, mais l’impor¬
tance particulière qu’il présente à Tahiti mérite d’attirer l’atten¬
tion des chercheurs sur cette espèce.
L’hypothèse de floraisons luxuriantes de ces diatomées, sépa¬
rées par de longues périodes minimales, justifierait la rareté des
observations in vivo et expliquerait l’importance des dépôts sous-
marins dont la répartition correspond pour E. gazellae à l’aire
actuelle. Cependant de nombreux problèmes restent posés : cycle
annuel, biologie des espèces, âge des sédiments; il y a là tout un
programme de travail fort intéressant et digne d’attirer l’attention
des chercheurs.
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72
MICHEL RICARD
LÉGENDE DES PLANCHES
Planche 1 (= 3).
Fig. 1 : surface externe de la valve d’E. gazellae, observée sur fond noir,
après calcination; fig. 2 et 3 : E. gazellae vivants, vue connective; fig. 4 : E.
gazellae vivant avec son pont cytoplasmique; fig. 5 : portion du manteau de
la valve d’E. gazellae, après calcination; fig. 6 : valve d’E. gazellae vue de
l’intérieur, après calcination.
Planche 2 (= 4).
Fig. 1 : surface interne de la valve d’E. gazellae montrant les pores et les
ponctuations arrondies; fig. 2 : ponctuations et plages non ponctuées avec
les tubules; fig. 3 et 4 : tubules se dressant à la surface interne de la valve;
fig. 5 : surface externe de la valve d’E. gazellae après calcination; fig. 6, 7
et 8 : tubules se dressant à la surface externe de la valve.
Planche 4 (= 5).
Fig. 1 : vue d’ensemble d’E. appendiculatus observé in vivo et montrant le
noyau suspendu par les ponts cytoplasmiques; fig. 2: valve et portion de
ceinture d E. appendiculatus ; fig. 3 : bande connective d’E. appendiculatus
observée sur fond noir, après calcination; fig. 4 et 5 : détail du manteau de
la valve et d’un anneau de la ceinture; fig. 6 : détail de la ponctuation de la
bande connective, mise au point profonde.
Planche 5 (= 6).
* ! valve d’E. appendiculatus observée sur fond noir après calcination;
fig. 2 : détail de la valve mettant en évidence l’ocelle et les ponctuations hexa¬
gonales décussées; fig. 3 : détail du centre de la valve d’E. appendiculatus avec
les tubules; fig. 4 : tubules d’E. appendiculatus (fort grossissement).
revue algologique
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Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
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30h
8
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Source : MNHN, Paris
revue algologique
N M ° Sér., T. X; PI. 5
REVUE ALGOLOGIQUE
N' le Sér., T. X; PI. 6
DIATOMÉES MARINES DU GENRE ETHMODISCUS
73
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phy sériés, 3, pp. 1-319, 1967.
Laboratoire de Cryptogamie,
Muséum National d’Histoire Naturelle,
12, rue de Buffon, Paris-V*.
Un Mastogloia intéressant
du Bassin d’Arcachon
Par M. VOIGT.
Nous devons à l’obligeance de M. A. C. Lacaze, l’envoi de
quelques échantillons d’algues d’eaux marines et saumâtres que
l’on a utilisées à l’Institut Océanographique en cultures massives
pour étudier le développement de pollutions.
Un de ces échantillons, provenant du Bassin d’Arcachon, conte¬
nait un nombre considérable de Diatomées que nous avons iden¬
tifiées comme appartenant au genre Mastogloia, notamment des
Mastogloia angulata Lew., M. lanceolata Thw. et M. adriatica Vgt.
ainsi que sa variété linearis. Quelques individus, très semblables
à ces derniers, paraissaient cependant se différencier un peu, aussi
bien par la forme de la valve, qui était plus elliptico-lancéolée aux
extrémités largement arrondies, que par quelques détails de la
partie striée du centre de la valve. Un examen plus approfondi de
nombre de ces Diatomées nous a montré qu’il s’agissait, en effet,
d’une forme qui se distingue très nettement de Mastogloia adria¬
tica et qui présente constamment quelques caractéristiques qui
suffisent pour la considérer comme une espèce nouvelle.
Mastogloia lacazei nov. spec.
Valvae elliptico-lanceolatae, apicibus obtusis, rotundatis, 51-71 p.
longae, 11,5-1A p. latae. Striae transapicales plus minus radiantes
16-18 in 10 p., punctatae, puncta lineas longitudinales leviter undu-
latas formantes circiter 20 in 10 p.. Area axialis angusta, lineo-
lanceolata, inter lineas tenuas ad centrum valvae divergentes et
interruptas et apices versus convergentes. Area centralis parva,
rotundata, corniculi-formis et circulo parvo punctorum ornata.
Anulus loculorum marginalis, non ad apices valvae attingens;
loculi inter se aequales, circiter 6 in 10 p., 2-3 p. lati, marginibus
interioribus rectis.
Habitat in aquis marinis et amaris apud Arcachon.
Tgpus in herb. mihi No. 52090.
Source : MNHN. Paris
revue algologique
N"e Sér , T. X; PI. 7
i
A
Fig. 1. — Mastogloia Lacazei X 1070. montrant la striation.
Fig. 2. — X 1070, montrant les logettes.
Fig. 3. — X 4700 (dépassant largement la limite de grossissement) montrant
la structure de l’aire centrale et l’allure du raphé.
UN MASTOGLOIA DU BASSIN d’ARCACHON
75
Ce Mastogloia, rare peut-être dans le milieu où on prenait les
échantillons d’algues, semble s’être favorablement développé dans
les grands bassins de culture à température presque constante
de 19-22° G.
Si on examine cette valve avec un objectif à immersion de
grande ouverture numérique, c’est-à-dire aussi, de peu de pro¬
fondeur de champ, en mettant au point sur la surface striée et
la fente ondulée du raphé, la surface semble lisse et pourvue
seulement d’un cercle légèrement plus foncé correspondant à
une légère différence d’épaisseur de la valve. Si maintenant on
réduit très, très lentement la distance entre l’objectif et la pré¬
paration, on verra apparaître, sur la surface de l’aire centrale, à
la place du cercle gris, un rond de points, correspondant à peu
près aux prolongations des stries transalpicales mais qui dispa¬
raîtra au moindre mouvement de la mise à point. Ce cercle de
pores ou de points minces de l’aire centrale s’étend quelquefois
aussi un peu des deux côtés dans la partie lancéolée de 1 aire
axiale.
Nous n’avons pas rencontré cette Diatomée dans d’autres régions
où se trouve M. adriatica.
Morphologie ultrastructurale de Diatomées
au Microscope électronique à balayage
Par Jean-François PIERRE.
Résumé.
Ultrastructure, au microscope électronique à balayage, de Cocco-
neis placentula Ehr. et Bacillaria paradoxa Gmel.
Summary.
Ultrastructure, with the scanning microscope, of the diatoms
C. p. E. and B. p. G.
L’emploi du microscope électronique à transmission pour l’étude
des valves de Diatomées a donné d’intéressants résultats, qui
cependant ne permettent pas toujours de reconstituer la struc¬
ture spatiale des frustules (1, 2). Cet inconvénient disparaît avec
1 utilisation du M. E. à balayage, mais à notre connaissance seules
jusqu’ici les Diatomées centriques ont été étudiées (3).
La structure spatiale de la valve avec raphé de Cocconeis pla¬
centula Ehr. apparaît clairement sur la photographie 1. Le raphé,
fente nette incisant l’aire axiale étroite, se détache sur l’aire val-
vaire légèrement concave. Les stries sont constituées par des
alignements de pores, tandis que le manteau de la valve apparaît
formé par une marge inclinée, rejoignant la ceinture et ornée de
dépressions parallèles abritant chacune deux pores.
Les photographies 2 et 3 rendent compte de la structure interne
d une valve de Bacillaria paradoxa Gmelin. L’exemplaire, mesu¬
rant 5,5 à 6 ja de large, montre une striation fine de 26 stries en
10 }x. Celles-ci sont constituées par un alignement de chambres
dont les orifices, environ 6 au ja, sont situés le long de dépressions
internes de la valve et sont séparés par des crêtes dont la hauteur
est de 1 ordre du 1/5 ja. Au travers des pores carinaux, au nombre
de 8 en 10 ja, on aperçoit l’étroite fente du raphé s’étendant au
milieu de canal raphéen. Les stries s’incurvent légèrement sur
les bords du manteau en direction de la ceinture, l’épaisseur du
frustule étant ici de 0,4 ja.
revue algologique
N" 3 Sér.. T. X; PI 8
1. Cocconeis placentula Ehr. X 5.000.
2. Bacillaria paradoxa Gmel. X 5.200.
3. Bacillaria paradoxa Gmel. X 10.000.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE DE DIATOMÉES
77
Le microscope électronique à balayage s’avère un instrument
précieux et commode pour les investigations morphologiques et
systématiques chez les Diatomées.
BIBLIOGRAPHIE
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balayage. — C. R. Acad. Sc., D, 21, 2556-58, 2 pl., 268, 1969.
Laboratoire de Biologie Végétale.
Faculté des Sciences, Nancy (54).
Notulae ad floram flagellatarum Chinae
Genus Quadrichloris Fott
(Ord. Polyblepharidales,
Fam. Pyramydomonadaceae) cum 14 icônes
By B. V. SKVORTZOV (Sao Paulo, Brasil).
Abstract.
The author gives the description of 13 new species of Genus
Quadrichloris Fott. a green flagellata of Ord. Polyblepharidales,
Fam. Pyramydomonadaceae.
This work was done in Harbin, N.-E. China during 1950-1958
and ail specimens hâve been collected in swamps along Sungari
River valley near Harbin and ail figures given were made from
life specimens.
Préfacé.
Genus Quadrichoris Fott is near to the common green flagel¬
lata of fresh-waters-Chlamydomonas Ehr. The main différence is
the nacked periplast. The cells hâve 4 flagella. Here are given short
diagnoses of the genus in English and Latin, the key and descrip¬
tion of species in Latin. At présent 18 species of Quadrichloris is
reported 5 from Europe and 13 from N.-E. China.
Ail species described from China are proposed as new to science.
Genus Quadrichloris Fott in Taxonomische Übertragungen und
Namensanderungen unter den Algen. Preslia, 1960, 32, p. 148, 14.
= Tetrachloris Pascher et R. Jahoda in Neue Polyblepharinen und
Chlamydomonadinen aus den Almtümpeln um Lunz in Archiv
für Protistenkunde 1928, 61 Bd.
= Tetrachloridium Huber-Pestalozzi, Phytoplankton, 5, 1961.
Diagnose in English :
Cells ovate, obovate, ellipsoid or fusifiorm; periplast very thin
or absent indistincly metabolic; the upper part of the cell round
without a latéral enlargements as in the cells of species of genus
NOTULAE AD FLORAM FLAGELLATARUM CHINAE
79
Pyramidomonas Schmarda; flagella 4 swimming, staight or
curved back; chloroplast green more or less pariétal, glat or
rarely partly striated; one or two contractile vacuoles in the
upper part of the cell; nucléus more or less central; eyespot
présent or absent; starch granules, one, two or several présents
or absent;
Diagnosis in Latin : Cellulae ovalis, obovata, ellipsoidea vel fusi-
formis; membrana nullo, paulo metabolica, antice rotundata et
non costata nec quandrangularis ; flagella U recta vel curvata;
chloroplastae parietalis viridis, laevis vel parte longitudinalis
striata; vacuolae contractilis 1-2, parte anteriore cellulae; nucléus
centralis; stigma adest vel deest; pyrenoidum 1-2 vel 3 et k vel
nullum; proxima ad genus Pyramidomonas Schmarda, differt
cellulae parte anteriore rotundata.
Clavis specierum Chinicorum.
1. Pyrenoidum abest.
2. Stigma latérale et distinctum, cellula obovata.
. 1. Q. arenosum
2.2. Stigma abest, cellula elliptica .... 2 . Q. abdidum
1.1. Pyrenoidum adest.
2. Pyrenoide 2 . 3. Q. bipyrenoideum
2.2. Pyrenoidum 1.
3. Pyrenoidum centralis.
4. Cellulae fere sphericae vel breviter cordatae.
. 4. Q. variabile
4.4. Cellulae obovatae vel fere ellipticae.
5. Cellulae obovatae . 5 . Q. intermedium
5.5. Cellulae fere ellipticae... 6. Q. adnatum
3.3. Pyrenoidum parte posteriore cellulae positum.
4. Chromatophor striatus parte anteriore cellulae
positus . 7. Q. striatum
4.4. Chromatophor non striatus.
5. Pyrenoidum prope nucleum parte posteriore
cellulae positum, non apicale.
6. Cellulae fere sphaericae vel obovatae.
7. Cellulae fere sphaericae .
. 8. Q. simile
7.7. Cellulae ovatae.
8. Cellulae parte anteriore rotundata;
pyrenoidum rotundatum .
. 9. Q. majale
80
B. V. SKVORTZOV
8.8. Cellula parte anteriore obtusa; py-
renoid ellipticum.. 10. Q. sungariensis
6.6. Cellulae obovatae vel fere trigonae.
7. Cellulae obovatae ... 11. Q. rivulare
7.7. Cellulae fere trigonae. 12. Q. conicum
5.5. Pyrenoidum periphericum; cellulae late
ellipticae. 13. Q. simplex
Descriptio specierum.
1. Q. arenosum sp. nov. Fig. 1.
Cellulae lata, elongato-ovalis vel rhomboidalis, parte apicali rotun-
data; membrana nulla et fere metabolica; chromatophor parietalis,
dilute viridis, minute granulatus et sine pyrenoide; nucléus cen-
tralis; stigma bacilliforme fere in medio posite; flagella A cellulà
longiora; cellula 7-18.5 micr. Ig., .9 micr. It. Hab. in fossa arenosa
in valle fl. Sungari prope Harbin. Distr. Manchuria borealis, China.
2. Q. abdidum sp. nov. Fig. 2.
Cellulae cylindricae, parte anteriore abruptae, parte posteriore
attenuatae et rotundatae; membrana hyalina et indistincta; chro¬
matophor parietalis crassus, in medio cellulae positus, granulatus,
parte posteriore longitudinaliter striatus; nucléus centralis; pyre¬
noidum nullum; vacuolae contractilis 2 et flagella A in parte ante¬
riore cellulae; Ig. 15.5-30 micr., It. 7.5-19 micr. Hab. in stagne
prope Harbin. Distr. Manchuria borealis, China.
3. Q. bipyrenoideum sp. nov. Fig. 3.
Cellulae late-ovata vel elliptica; vacuola contractilis et stigma
nulli; nucléus centralis; pyrenoide 2 rotundata parte posteriore
cellula posita; flagella A cellulae longiora; Ig. 11-1A micr., It.
11 micr. Hab. in stagno ad fl. Sungari prope Harbin. Distr. Man¬
churia borealis, China.
4. Q. variabile sp. nov. Fig. 4.
Cellulae sphaerica vel lato-rotundata vel cordiformis parte ante¬
riore rotundata vel truncata; membrana hyalina et indistincta;
chromatophor parietalis, homogenus et viridis; pyrenoidum cen¬
trale; stigma latérale; vacuole contractile 2 et flagella A cellulae
longiora, in apice cellulae posita; zygozoosporae cum 8 flagella;
movet porro; Ig. 9-1A micr., It. 9-19 micr. Hab. in stagno prope
Harbin, Distr. Manchuria borealis, China.
NOTULAE AD FLORAM FLAGELLATARUM CHINAE
81
Fig. 1. Quadrichloris arenosum sp. nov.
2.
—
abdidum sp. nov.
3.
—
bipyrenoideum sp. nov.
4.
—
variabile sp. nov.
5.
—
intermedium sp. nov.
6.
-—
adnatum sp. nov.
7.
—
striatum sp. nov.
8.
—
simile sp. nov.
9.
—
majale sp. nov.
10.
—
sungariensis sp. nov.
11.
—
rioularis sp. nov.
13.
—
conicum sp. nov.
14.
—
simplex sp. nov.
82
B. V. SKVORTZOV
5. Q. intermedium sp. nov. Fig. 5.
Cellulae obovata, parte anteriore truncata et rotundata, parte
posteriore modice attenuata et rotundata; membrana tenuissima;
chromatophor parietalis cum pyrinoido centrali; stigma bacilli-
forme parte anteriore cellulae positum; vacuola contractilis non
vidi; flagella 4, cellula longiora; Ig. 14-15 micr., It. 1.5-12 micr.
Afjinis T. adnatum sp. nov. Hab. in fossam arenosa prope Harbin.
Distr. Manchuria borealis, China.
6. Q. adnatum sp. nov. Fig. 6.
Cellulae elliptica, parte anteriore truncata et non undulata, late-
ribus rotundatis, parte posteriore modice attenuata et rotundata, in
sectione rotundata; membrana tenuissima; chromatophor parie¬
talis cum pyrenoido centrali; stigma nullum; vacuola contrac¬
tilis et flagella 4 cellulae longiora in parte anteriore cellulae; Ig.
15 micr., It. 9 micr. Hab. in paludibus muscosis prope Harbin.
Distr. Manchuria borealis, China.
7. Q. striatum sp. nov. Fig. 7.
Cellulae elliptica, parte anteriore modice attenuata; membrana
tenuissima; chromatophor parietalis, parte anteriore striatum cum
stigma laterali; vacuola contractilis in apice cellulae; nucléus
centralis; pyrenoidum inter nucleum et parte posteriore cellulae
positum; flagella 4 ad S/4 cellulae longiora; Ig. 18 micr., It.
11 micr. Hab. in stagno prope Harbin, Distr. Manchuria borealis,
China.
8. Q. simile sp. nov. Fig. 8.
Cellulae lato-rotundata, lateribus modice depresse et rotundatis,
parte anteriore rotundata vel modice concava, parte posteriore
late rotundata; vacuola contractilis et stigma non vidi; nucléus
fere centralis; pyrenoidum inter nucleum et apicem cellulae; chro¬
matophor parietalis dilute viridis; Ig. 15-18 micr., It. 14-15 micr.
Hab. in stagno prope Harbin. Distr. Manchuria borealis, China.
9. Q. majale sp. nov. Fig. 9.
Cellulae ovata, parte posteriore lato rotundata; nucléus inter
vacuolem contractilem et pyrenoidum; pyrenoidum inter partem
posteriore cellulae et nucleum; membrana nulla; chromatophor
parietalis minute granulatus; stigma nullum; vacuolae contrac¬
tilis 2 in apice cellulae; flagella 4 cellulae longiora; Ig. 15-
18 micr., It. 11-15 micr. Hab. in stagno prope Harbin. Distr. Man¬
churia borealis, China.
Source : MNHN, Paris
NOTULAE AD FLORAM FLAGELLATARUM CHINAE
83
10. Q • sungariensis sp. nov. Fig. 10.
Cellulae fronte visa fere ouata, apicibus et lateribus modice
depressis, in sectione sphaerica; membrana tenuissima vel nulla;
vacuola contractilis nulla; nucléus in parte anteriore cellulae posi-
tus; pyrenoidum inter apicem et nucléus positum; flagella 4, cellu¬
lae sesqui longiora. Hab. in stagno valle fl. Sungari prope Harbin.
Distr. Manchuria borealis, China.
11. Q. rivularis sp. nov. Fig. 11.
Cellulae obovata apicibus rotundaiis; chromatophor parietalis;
vacuola contractilis pone; stigma inter vacuolem et nucleum;
nucléus centralis; pyrenoidum rotundatum in parte posteriore
cellulae positum; flagellum cellulae longius; Ig. 18 micr., It.
11 micr. Hab. in stagno prope Harbin, Distr. Manchuria borealis,
China.
12. Q. conicum sp. nov. Figs. 12, 13.
Cellulae obovata vel fere triquetra parte anteriore tumida, late-
ribus attenuatis et conicis; membrana tenuissima; vacuola con¬
tractilis et stigma non vidi; chromatophor parietalis et granulatum;
pyrenoidum a tergo; Ig. 18 micr., It. 18 micr. Hab. in stagno prope
Harbin. Distr. Manchuria borealis, China.
13. Q. simplex sp. nov. Fig. 14.
Cellulae late ovalis vel pyriformis, parte apicali modice truncata;
lateribus rotundatis, parte basali lato rotundata; membrana nulla
et metabolica; chromatophor parietalis, compactus, dilute viridis
et granulatus; cytoplasma lato orbiculatis; nucléus centralis; pyre¬
noidum basale et rotundatum; flagella 4 cellulae longiora; vacuola
contractilis 2 pone; stigma nullum; Ig. 18 micr., It. 9-15 micr.
Affinis Pyramidomonas inconstans Hodgett. Hab. in stagno prope
fl. Sungari, prope Harbin. Distr. Manchuria borealis, China.
Acknowledgments.
I wish to express my gratitude to Prof. P. Bourrelly, Paris for
criticism of the présent manuscript and for sending me the litera-
ture not know to me. Also I wish to express my gratitude to the
Foundation of Science of Sao Paulo, Brasil which is supporting
my research work and to the Director of Botanical Institute of
Sao Paulo, Brasil for help in the work
84
B. V. SIvVORTZOV
Literature.
Pascher A. — Die Süsswasserflora Deut. Oster. und der Schweiz. —
Heft. 4, Jena, 1927.
Pascher A. et R. Jahoda. — Neue Polyblepharinen und Chlamydomo-
nadinen aus den Almtümpeln um Lunz. — Archiv fiir Protistenkunde,
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Huber-Pestalozzi G. — Phytoplanldon, Vol. 5, 1961.
Fott B. — Taxonomische Übertragungen und Namensânderungen unter
den Algen. Preslia, 1960.
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— Chlorophyta : Volvocineae in Key of Fresh-water algae of USSR. —
Moskva, 1959.
The genus Tetrasporidium in East Pakistan
By A. K. M. NURUL ISLAM.
The remarkablc genus Tetrasporidium belonging to the family
Palmellaceae (Chlorophyceae) was first discovered and described
by Moebius from Java with a single species T. javanicum in 1893.
Since then it lias been further reported from two other localities
in Java by Wildeman (1900) based on the collections of Benecke
and J. Massart from a river near Semarang and in between Tjibo-
das and Tjipanas respectively. After a lapse of over thirty years
Iyengar (1932) reported the occurrence of this little-known plant
from Madras, South India, and gave an emended descriptions
for it. Bourrelly (1958) further states that this plant has been
found in China. Fott (1965) has reported the occurrence of this
plant in a pond from South Bohemen, Czechoslovakia.
Recently this plant has been collected from stagnant waters
of the ponds, and rice-fields during rainy months at several
places in the districts of Dacca, Sylhet and Comilla having tro¬
pical and subtropical climates. As it appears to be a rare and
little-known plant, it is thought necessary to report its occur¬
rence in East Pakistan for the first time.
Though Moebius (/. c.) originally described the formation of
zoospores by this plant (also reported by Wildeman and Fott,
/. c.), Iyengar (Z. c.), however, has found no zoospores-formation
by it. In the présent study the author also failed to observe any
zoospore-formation by the plant collected in East Pakistan. Most
likely the zoospores in question must bave been formed by
some other plant associatcd with Tetrasporidium sp. The report
of Fott about the zoospore-formation by this plant in Czechoslo¬
vakia seems to through some doubt whether the plant collected
there is the same as collected in East Pakistan or Madras, and
whether it is Tetrasporidium or Tetraspora. On the whole the
descriptions of the plant collected here agréé well with those of
Iyengar (Z. c.). However, the East Pakistan plants attained a con¬
sidérable size and are bigger than Madras and Java specimens.
Here the well-developed plant is over a foot in length and about
the same in diameter at the upper floating part.
86
A. K. M. NURUL ISLAM
MORPHOLOGY:
The plant Tetrasporidium javanicum Moeb. was found to grow
attached and entangled to some aquatic grasses, paddy plants
and some other objects at certain stages, but later it may be deta-
ched and become free-floating. The smaller plants may remain
entangled with floating masses of Pithophora, Hydrodictyon sp.,
etc.
Externally the thallus is a pale-green, Hat, mucilaginous sheet-
like structure with irregular margins. The thallus as a whole
appears to be hollow sac-like or clathrate type of structure inter-
spersed with numerous elliptical or round perforations of different
size and arrangement (Figs. 1-3 and 5). It appears that the upper
part of the thallus may become a fiat sheet due to breaking off of
the sac-like structure, but at the lower part this sac-like nature,
which remains more or less like a hollow tube, persists. The
thallus is attached to other aquatic plants by broad disc-like base
(Fig. 1). When floated in water or mounted on herbarium sheet
the thallus présents a net-like appearance due to numerous per¬
forations. The clathrate nature of the thallus is due to over-
lapping of two super-imposed layers of mucilage, each layer is
provided with independent perforations. The two layers are
connected with each other at various places by irregular « cross-
connections in a hap-hazard manner » (Iyengar, Z. c., p. 192).
Under the microscope numerous individual globular cells are
found to remain irregularly dispersed in different planes in each
layers of the thallus; the latter, however, seems to be quite
thick enough to accommodate numerous cells in different planes.
At the outer periphery of the thallus and around the inner peri-
phery of each perforation thick greyish mucilage layer is distinc-
tly visible even without staining. Végétative cells are more or less
globular and loosely dispersed at the inner side of the thallus,
but near the periphery and around the perforations the végétative
cells are slightly smaller in size and more thickly crowded and
overlapped. This is apparently due to the fact that végétative cells
divide more actively at the peripheral régions than at the inner
side of the thallus.
Each végétative cell possesses a massive Chlorella- like chloro-
plast with a single pyrenoid, whereas contractile vacuoles, eye-
spot and pseudocilia are found to be lacking.
REPRODUCTION :
Although fresh collections were observed no motile zoospores
or gametes, however, could be found. It seems that végétative
Source : MNHN, Paris
GENUS TETRASPORIDIUM IN EAST PAKISTAN
87
Figs. 1-4. — Tetrasporidium javanicum : f. 1-3 (about X 1/2 nat. size), line
drawings of the habit of the plant showing perforations, and sac-like
nature of thallus at the lower part (in f. 1); f. 4 (X 320), caméra lucida
drawing of the cells showing autospores-formations little inside the peri-
phery of the mucilage matrix.
Source : MNHN. Paris
88
A. K. M. NURUL ISLAM
fragmentation of the thallus is the only method by which the
colony propagates. Each fragment, on the other hand, increases
in size, rather rapidly, by the végétative cell-divisions and auto¬
spore-formations. The dividing cells, more in number at the
periphery (Figs. 9-10), usually increase in size, almost double the
non-dividing cells, and divide both in transverse and vertical
planes, and produce 2 or 4, rarely 8 autospores inside the mother
cell. The mother-cell-wall is distinctly visible around the auto-
spores which ultimately gelatinizes and the autospores get libe-
rated within the mucilage matrix. The autospores when four in
number per cell may arrange in one plane or in two different
planes, each pair at right angles to each other. Sometimes these
cells may appear to be arranged in tetrahedral manner (Fig. 10).
Of several collections made at Dacca city, Comilla, Brahman-
baria and Sylhet towns, the specimens from Dacca always found
to be much smaller in size, whereas specimens from other places
are big and robust. Until more collections are made and infor¬
mations are gathered the smaller thallus is also considered to
be the same species as the bigger one and smaller size of the
thallus is thought to be due to ecological factors. In this connection
it may be mentioned that not only the size of the thallus dépends
on the ecological factors, but also the appearance of the plant in
a particular season of the year is largely controlled by some eco¬
logical factors. In the year 1966 the author got a good collection
of well-developed plants from a pond in Comilla in the month
of June, but in the following year the plant did not appear at
ail in the same pond neither in June, nor before or after. It may
be assumed that the plant is extremely sensitive to some Chemical
substance, the presence or absence of which checks the growth
of the plant. In other words it may be said that the occurrence
of the plant in nature is highly fluctuating and for years together
it may not be found appear. This is probably the reason why the
plant seems to be rare and not much collections hâve been made
from different parts of the World. How does the thallus, therefore,
perennate is a matter to be thoroughly investigated in future.
Below the measurements of the thallus and of the végétative
cells are given based on the study of the big and well-developed
thallus.
Tetrasporidium javanicum Moebius (Figs. 1-10).
Thallus annual (?), macroscopie, up to 35 cms. (over a foot) in
length and diam. with irregular margin, pale-green in colour,
attached to aquatic plants by broad base, forming a gelatinous
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N l|e Sér., T. X; PI. 9
. — Photomicrograph of a portion of the thallus of Tetrasporidium java-
nicum slightly magnifled to show the perforations.
— Photograph of the thallus of Tetrasporidium javanicum showing habit
and sac-like nature.
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér., T. X; PI. 10
7-8. — Photomicrographs of the thallus of Tetrasporidium javanicum showing
globular cells in different plans with a perforation.
9-10. — Photomicrographs showing végétative and dividing cells producing
autospores near the periphery.
GENUS TETRASPORIDIUM IN EAST PAKISTAN
89
two-layered expanse having a hollow sac-like, or clathrate type
appearance with numerous perforations of diverse size in each
layer; perforations vary from 1/2 mm-20 mm in diam. and up
to 30 mm in length; végétative cell numerous, globular, more or
less closely associated or overcrowded and overlapped near the
periphery, embedded in gelatinous matrix, each with chlorococcoid
type chloroplast with a pvrenoid, 8.7 p-11.6 jx in diam.; repro¬
duction by 2-4 or rarely-8 autospores formation by each végé¬
tative cell.
DISTRIBUTION :
Java; Madras (S. India) ; China; Czechoslovakia; Pakistan. Local
distribution in East Pakistan-Dacca; Comilla, Sylhet, Brahman-
baria.
Materials studied :
COMILLA, a ditch near Chakbazar, June 6, 1966 and in a pond,
attached to aquatic grass near Darogabari, July 10, 1966, Collec-
ted by N. Nabi; Brahmanbaria, floating in rice field, 1966;
Specimen collected from Comilla, E. Pakistan, July 10, 1966,
also deposited to the Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d’Histoire Naturelle, 12, rue de Buffon, Paris (5 e ), France.
DACCA, in a pond near High Court, December, 1965,
SYLHET, in a pond at Lama bazar, Sylhet town, December, 1967
(Collected by A. R. Laskar and Sukur Mahmud).
(Ail the specimens are kept in the author’s herbarium, Botany
Department, University of Dacca.)
The author wishes to sincerely thank Dr. M. S. Khan and
Mr. M. B. Khan of Botany Department, Dacca University, for
taking the photographs and photomicrographs respectively of the
plant materials.
REFERENCES
1. Bourrelly P. — Initiation pratique à la systématique des Algues
d’eau douce. VI. Tétrasporales. — Bull, de Micros. Appl., ( 2 ), t. 8 (1) :
21-32, 1958.
2. Fott B. — über das Vorkommen von Telrasporidiam javanicum
Moeb. in Teichen Boehmens. — Rev. Alg., n. s., t. 8, f. 1 : 61-63, 1965.
3. Iyengar M., O. P. — Two little known généra of green algae ( Tetra-
sporidium and Ecballocystis). — Ann. Bot., XLVI (CLXXXII) : 192-
228, 1932.
4. Wildeman E. de. — Les Algues de la Flora de Buitenzorg. — Leide,
p. 457, 1900.
Department of Botany, University of Dacca, Pakistan.
Un Ulva lactuca L. (Chlorophycees, Ulvdcede)
de l’dtoll de Clipperton (Pdcifique nord)
Par A. H. DIZERBO et R. GILLY.
Cette algue, récoltée par l’un de nous (R. G.) sur l’îlot de Clip¬
perton le 21 décembre 1965, ne semble pas avoir été signalée
dans cette localité; sa présence ne surprend pas, l’espèce étant
cosmopolite. Nous ne l’avons pas trouvée mentionnée par les
botanistes qui ont étudié la flore marine de cet îlot, peut-être en
raison de leurs séjours à des époques différentes (Dawson, Sachet,
Taylor), d’autres récoltes faites au même point en mars et
examinées par nous, n’en contiennent pas.
Les auteurs n’indiquent en effet en ce point que la présence
d ’Ulva lobata (Kütz.) Setch. et Gardn. qu’ils signalent comme
abondant sur les bords du récif.
Source MNHN, Paris
ULVA LACTUCA DU PACIFIQUE NORD
91
L’étude de nos échantillons, fixés au formol, nous a permis de
conclure qu’il s’agissait d ’Ulva lactuca L., détermination qui nous
a été confirmée par le Professeur P. A. Dangeard.
Morphologiquement les échantillons sont orbiculaires, de petite
taille (15 à 40 mm), dépourvus des lobes caractéristiques de VU.
lobata décrits dans la diagnose de de Toni. Au point de vue ana¬
tomique, de face, les cellules du thalle sont polygonales, irrégu¬
lières, elles mesurent 20 X 30 jx, leurs chloroplastes présentent un
ou deux pyrénoïdes. La section de la lame a 45 n d’épaisseur, elle
est constituée par deux couches de cellules presque carrées
mesurant 20 X 22 {*. Ces chiffres sont ceux qu’a relevés Taylor
chez un Ulva sp. de cette région.
Nous remercions MM. les Professeurs P. A. Dangeard de Bor¬
deaux et P. C. Silva de l’Université de Californie des renseigne¬
ments qu’ils ont bien voulu nous communiquer.
BIBLIOGRAPHIE
Dawson (E. M.). — Some algae from Clipperton Island and the Danger
Islands. — Pacific Naturalist, 1 (7), 8 p„ 1959.
de Toni (G. B.). — Sylloge algarum hujusque cognitarum, I, Chloro-
phyceae, Patavia, 1895.
Sachet (M. H.). — Monographie physique et biologique de l’île Clipper¬
ton. — Ann. Inst. Oceanogr. (Monaco), n. s., 40 (1), 1962, pp. 1-107
(reproduit les listes de Taylor et de Dawson).
Remarks on the genus Rhodolachne
(Rhodomelaceae, Ceramiales)
Par Michael J. WYNNE.
ABSTRACT
The structure and relationship of the distinctive rhodomelaceous
alga Rhodolachne decussata Wynne are described. The main fea-
tures of this alga are the following : 1) transverse division of peri-
cenlral cells; 2) spiral arrangement of the decussate pairs of
pericentral cells and their dérivatives; 3) exogenous branching of
erect branches; 4) radial construction of erect branch apices; and
5) the presence of two tetrasporangia per segment. The relations¬
hip of this genus to Oligocladus, a genus described in 1910 by
Anna Weber-van Bosse and relatively unknovvn to science, is
discussed. The placement of Rhodolachne in the Rhodomelaceae is
also treated.
PRESENT OBSERVATIONS
The alga lias been described (Wynne, 1970) in a preliminary
account, and data on ils occurrence at Mahé (1), the Seychelles,
Indian Océan, hâve been given already.
Plants (fig. 1) are minute, infrequently branched, and consist
of prostrate axes attached by unicellular rhizoids (fig. 1, 13)
and erect axes arising endogenously from the dorsal surface of
the creeping portion (fig. 10).
Erect axes undergo exogenous branching (fig. 12, 14, 17) in
contrast to that of the prostrate axes. An older dichotomy of
exogenous origin is represented by figure 9. As designated by
Hollenberg (1942), these normal exogenous branches are eut off
directly from subapical cells before the formation of pericentral
cells (fig. 14, 17). Hollenberg pointed out that the basal seg¬
ments of these exogenously-derived branches usually hâve a
reduced number of pericentral cells. Although this seems to be
true in most instances (fig. 9, 13), a reduced number of peri-
(1) Taylor (1968) recently reported on the coral reef communities around
Mahé and included (pp. 151-152) references to the algae.
Sou/ce : MNHN, Paris
REMARKS ON THE GENUS RHODOLACHNE
93
central cells is not apparent in some basal segments (fig. 12). The
basal segment is noticeably shorter than more distal segments of
the same branch (fig. 13), another indication of exogenous bran-
ching according to Hollenberg.
Except for the différence in which branches arise, both prostrate
and erect axes are essentially indeterminate and structurally iden-
tical. Although the prostrate axes would be regarded as having
secondary dorsiventrality, in the sense of Hommersand (1963,
p. 304), no structural différentiation exists in the erect axes. There-
fore, they are considered to hâve radial construction.
Growth is by means of a large apical cell (fig. 3-5, 11, 12),
which cuts off discoid segments proximally. These segments eut
off, somewhat obliquely, four pericentral cells, which themselves
divide once transversely (fig. 11, 12) usually within a dozen
segments of the apical cell (sometimes within 8 segments). Thus,
a total of eight cells surrounding each axial cell is brought about.
After shifting and realigning, these eight cells ultimately become
arranged in decussate pairs at four discrète levels of the axis
(fig. 6). They occur in four straight lines (fig. 2) parallel to the
long axis of the plant.
The terminal portions of some erect axes become converted into
tetrasporangial stichidia (fig. 5, 7), with two tetrahedrally-divi-
ded tetrasporangia per tier (fig. 8, 14). Each tetrasporangium
(fig. 15) is accompanied by four cover cells and a single (rarely
two) foot cell, the latter being eut off by the stalk cell from which
the tetrasporangium is also derived. Trichoblasts are absent, and
lhere is no evidence to suggest that they are ever présent. Sexual
plants are not known.
The alga présents a unique combination of characters, including
the transverse division of pericentral cells, the spiral off-set orien¬
tation of the cells around the axial cells, the radial construction of
the erect axes, and the presence of two tetrasporangia per segment.
Such a pattern fits no known genus of the Rhodomelaceae.
DISCUSSION
A striking number of similarities exists between the newly des-
cribed genus, Rhodolachne, and Oligocladus boldinghii, an alga
that was collected from the eastern end of Timor during the
Siboga Expédition and described by Weber-van Bosse (1910).
Both are small, filiform, rarely branched algae with prostrate
axes attached by means of unicellular rhizoids. A major parallel is
the presence of two tetrasporangia per segment contained in ter-
94
MICHAEL J. WYNNE
minai stichidia; such a feature is uncommon in the Rhodomelaceae.
In addition, both algae occurred as soft filamentous down covering
crustose corallines in tropical waters just south of the equator,
my collection on the western side of the Indian Océan and Weber-
van Bosse’s collection at the eastern extremity of the same sea.
The distinctive feature of Oligocladus, according to Weber-van
Bosse, was the occurrence of the two tetrasporangia per segment
combined with the simplicity of is dorsiventrally-organized thallus
and the small number of pericentral cells, which she claimed to be
four. She related this genus with the Herposiphonieae (2), of the
Rhodomelaceae and later (1923) commented on its affinity with
Ophiocladus and Ctenocladus, two other généra in this tribe having
a pair of tetrasporangia in each segment but differing in the larger
number of pericentral cells.
According to Weber-van Bosse, a dorsiventral tendency was
expressed in Oligocladus boldinghii, with slightly curved, erect
filaments arising adventitiously from the dorsal side of prostrate
axes, the latter being attached on the ventral surface by uni-
cellular rhizoids. The alleged slight curvature of the upright axes
is the only evidence Weber-van Bosse offered for their dorsiven-
trality. As pointed out, the erect axes of Rhodolachne are regarded
as being radially constructed (fig. 2, 6, 11) despite the slight
arching observed in some apices (fig. 4, 5, 12). Therefore, if
Weber-van Bosse is followed in regarding Oligocladus as having
dorsiventral erect axes, this would constitute a différence from
Rhodolachne.
The signifïcant différences between Oligocladus boldinghii and
Rhodolachne are the transverse divisions of the four pericentral
cells and the spiral arrangement of the cells around the primary
row in opposite, juxtaposed pairs occurring only in the latter genus.
In her subséquent account of the Rhodophyceae of the Siboga
Expédition, Weber-van Bosse (1923) reiterated the description of
Oligocladus boldinghii and discussed in more detail the structure
and relationships of this species. It is noteworthy that she included
the observation that although the four pericentral cells are usually
superimposed in straight lines, « elles se déplacent quelquefois ».
This displacement, however, is apparently only slight and not at
ail comparable with the situation in Rhodolachne.
Anolher matter concerns the presence or absence trichoblasts. In
the original account of the type species, trichoblasts were not
(2) Kylin (1956) and Hommersand (1963) hâve more recently assigned
Oligocladus to the Lophosiphonieae.
REMARKS ON THE GENUS RHODOLACHNE
95
mentioned. In the later descriptions of two additional species of
Qligocladus (3), namely, O. prainii and O. pusillus, Weber-van
Bosse (1913) stated that trichoblasts are absent in the former
species, whereas they are numerous in the latter species. She pro-
ceeded to contrast their absence in O. prainii with their apparent
presence in O. boldinghii. Finally, in her discussion of the type
species of the Siboga report, she (1923) noted little-branched tri¬
choblasts at the summit of branches, which are very soon deci-
duous. Citing Weber-van Bosse’s works, Kylin (1956) stated that
trichoblasts were absent in the creeping filaments of O. boldinghii
but présent in the erect filaments. This information must hâve been
extracted from the previous accounts of Weber-van Bosse. Tricho¬
blasts are entirely absent in Rhodolachne, and this fact may be
used as a further means of distinguishing it from Oligocladus.
An effort was made to locate the type specimen of Oligocladus
boldinghii in the Leiden herbarium, but it could not be found
(C. den Hartog, pers. comm., 5.111.69). The holotypes of the other
two species were located and examined, but they contributed
nothing to the understanding of the nature of the pericentral cell
organization in the type species; in fact, they greatly resembled
stérile specimens of Polysiphonia.
Rhodolachne decussata bears a superficial resemblance to Bo-
strychia kelanensis Grunow, as illustrated by Tanaka (1967, fig. 10,
A and B). Both algae are uncorticated, irregularly dichotomous
with exogenous branching of the erect filaments, and hâve a semi-
procumbent to erect habit. The original description of this latter
alga (in Post, 1936) referred to 8 or 9 pericentral cells in the
lower portions, 4 or 5 above, while Tanaka mentioned seven peri¬
central in the lower portion and less above. This higher number of
pericentral cells and the fact that these cells are divided into
three segments per length of one axial cell distinguish it from
R. decussata.
(3) Oligocladus prainii and O. pusillus occurred as epiphytes on Dasyopisis
aperta collected on a reef at Coetivy in the Seychelles. Realizing that these
two species were stérile, Weber-van Bosse admitted in reference to O. prainii
that her détermination was « not quite certain, but in anatomical structure
these algae so closely resemble O. boldinghii, Web. v. B., that I feel almost
sure that they belong to this genus ».
Another exceptional genus, Jantinella, which has transversely divided peri¬
central cells and three to several tetrasporangia per segment, has been
demonstrated to be sympodial and has consequently been transferred from
the Rhodomelaceae to the Dasyaceae by Hommersand (1963, p. 338). Hollenberg
(1967), however, has continued to include Jantinella, a parasite ,,n Chondria,
in the Rhodomelaceae.
96
MICHAEL J. WYNNE
In assessing the relationship of Rhodolachne with other généra
in the Rhodomelaceae, one first considers the presence of two
tetrasporangia per fertile segment. This feature occurs in some
members of the following tribes of this family : Bostrychieae,
Rhodomeleae, Lophothalieae, Lophosiphonieae, Amansieae and
Pleurostichideae. A second characteristic, namely, the transverse
division of pericentral cells, is encountered (4) in the tribes Rhodo¬
meleae and Bostrychieae. Since the Rhodomeleae is characterized
by a radial organisation, whereas the Bostrychieae is characterized
by a dorsiventral organization, Rhodolachne, with its radially
constructed axes, would seem to corne closest to the tribe Rhodo¬
meleae. However, the lack of any cortication and the distinctive
spiral off-set pattern of the cells around the axial row in Rhodo¬
lachne is very much unlike Rhodomela and Odonthalia, the only
two généra of the Rhodomeleae. It seems best at présent to regard
Rhodolachne as a genus of uncertain position in the Rhodomelaceae
pending the discovery of sexual thalli.
ACKNOWLEDGMENTS
This alga was part of a collection made during my participation
in Cruise No. 5 of Stanford University’s Te Vega Expédition»,
which were supported in part by National Science Foundation
(4) As Hommersand (1963, p. 337) pointed out, Holotrichia is exceptional
among the Lophothalieae in that it is the only member of this tribe to hâve
its pericentral cells divide. This genus, however, becomes thickly corticated
and bears trichoblasts, thus differing from Rhodolachne.
EXPLANATION OF PLATES
Plate 11.
Fig. 1. Holotype specimen, with erect fertile branches arising from prostrate
axis. 50 X. — Fig. 2. Radially-constructed erect axes. 350 X. — Fig. 3. Apex
of végétative erect axis, showing formation of four pericentral cells. 950 X.—
Fig. 4. Apex of végétative erect axis, showing oblique cutting-off of peri¬
central cells. 1030 X. — Fig. 5. Apex of differentiating tetrasporangial axis,
with an undivided incipient tetrasporangial row on left and a row of divided
stérile cells on right. 1050 X.
Plate 12.
Fig. 6. Végétative axis, with the characteristic spiral arrangement of decussate
pairs of cells around the axial row. 500 X. — Fig. 7. The initiation of tetra¬
sporangia in a differentiating axis. 940 X. — Fig. 8. Two tetrasporangial
stichidia, that on the right having discharged its spores. 135 X. — Fig. 9.
A dichotomy in an erect axis, resulting from an exogenous branch. 440 X. —
Fig. 10. An endogenously-produced erect axis arising from a prostrate axis.
840 X.
revue algologique
N lle Sér., T. X; PI. 11
P
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sîj*
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I:®
Source : M'NHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N"* Sér., T. X; PI 12
Source : MNHN, Paris
REMARKS ON THE GENUS RHODOLACHNE
97
Grant No. G17465. Dr. Donald P. Abbott of Stanford’s Hopkins
Marine Station was Chief Scientist. I am grateful to Dr. Isabella
A. Abbott for critically reading the manuscript and offering
suggestions. Dr. Joséphine Koster of the Rijksherbarium, Leiden,
kindly provided a loan of material from Anna Weber-van Bosse’s
collection for my examination. I also wish to thank Drs. C. den
Hartog, H. Hackett, and G. J. Hollenberg for their advice.
Fig. 11. Végétative apex of erect axis, with transverse divisions of the peri-
central cells. — Fig. 12. Branching of an erect axis. — Fig. 13. Portion of
prostrate axis with rhizoids and erect axes. — Fig. 14. Exogenously-pro-
duced branch of erect axis. — Fig. 15. Portion of tetrasporangial stichidium,
with two undivided tetrasporangia per segment. — Fig. 16. Side view of
tetrasporangium, showing four cover cells and one foot cell accompanying
each tetrasporangium. — Fig. 17. Exogenously-produced branch of erect axis.
98
MICHAEL J. WYNNE
LITERATURE CITED
Hollenberg G., 1942. — An account of the species of Polysiphonia of
the Pacific Coast of North America. I. Oligosiphonia. — Amer. Jour.
Bot., 29 : 772-785.
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Pacific. — Bull. Soc. Calif. Acad. Sc., 66 : 201-221.
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Ceramiaceae and Rhodomelaceae. — Univ. Calif. Publ. Bot., 3S :
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Kylin H., 1956. — Die Gattungen der Rhodophyceen. — Lund. XV
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chia-Caloglossa-Association. — Beu. Algol., 9 : 1-84.
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Univ., 16 : 13-27.
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nities (mainly Molluscan) around Mahé, Seychelles. — Phil. Trans.
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Trans. Linn. Soc., Bot., Ser. 2, 8 : 105-142. Reprinted in 1914, Trans.
Linn. Soc., Ser. 2 , 16 : 269-306. (The 1914 work was consulted).
— , 1923. — Liste des algues du Siboga. III. Rhodophyceae. Part 2 :
Ceramiales. — Siboga-Exped., Monogr., 59 c, pp. 311-392.
Wynne M., 1970. — A propos d’un genre nouveau, Bhodolachne (Rho¬
domelaceae), de l’Océan Indien. — C. B. Acad. Sc. Paris.
(The Universitij of Texas, Austin).
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d’une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d’information dans la
« Bibliographie » paraissant en annexe au « Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin analytique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
Allsopp A. — Phylogenetic relations of the Procaryota and the
origin of the eucaryotic cell. — New Phytol., 68, pp. 591-612, 6 fig.,
1969.
L’auteur donne une intéressante analyse des travaux récents sur la
cytologie des Cyanophycées et des bactéries et la compare à celle des
Eucaryotes.
Il insiste sur les relations existant entre les Cyanophycées et Bacté¬
ries. Pour lui les Rhodophytes forment un groupe intermédiaire et
charnière entre les Cyanophycées et les autres algues. L’origine des
plastes et des mitochondries est analysé avec soin. L’auteur rejette
l’hypothèse des symbiotes intracellulaires comme origine des plastes et
des mitochondries.
Il penche vers une solution évolutive : les divers organites caracté¬
ristiques des Eucaryotes peuvent provenir d’une transformation pro¬
gressive des composants cellulaires des procaryotes. Une bonne biblio¬
graphie accompagne cette mise au point.
P. Bourrelly.
Asmund B. et Takahashi E. — Studies on Chrysophyceae from
some ponds and Lakes in Alaska, VIII, Mallomonas species exami-
ned with the électron Microscope, II. — Hydrobiologica, 34, 3-4,
pp. 305-321, 12 fig., 1969.
Les auteurs donnent des précisions sur quelques espèces de Mallo¬
monas trouvés en Alaska et au Japon. Une nouvelle espèce est décrite
et les diagnoses latines de deux espèces déjà figurées par Tajcahasi en
1968 sont données.
P. By.
Bouck B. G. — Extracellular microtubules, the origin, structure
and attachment of flagella hairs in Fucus and Ascophyllum Anthe-
rozoids. — Journ. Cell. Biol., 40, 2 , pp. 446-460, 16 fig., 1969.
L’auteur précise la structure fine des mastigonèmes des gamètes
mâles de Fucus et d’ Ascophyllum. Les mastigonèmes ont une structure
tripartite, une base qui se rattache semble-t-il à la membrane du
flagelle, un filament formé par une microtubule et un groupe de 2 ou
3 filaments terminaux très fins. Les mastigonèmes ont une ordonnance
hélicoïdale autour du flagelle.
100
BIBLIOGRAPHIE
De plus l’auteur constate, dans des vésicules voisines du noyau, des
raicrotubules qui sont peut-être de futurs mastigonèmes.
D’excellentes photographies complètent cette étude.
P. By.
Cabioch J. — Persistance des stades juvéniles et possibilité d’un
néoténie chez Lithophyllum incrustons Philip. — C. R. Acad. Sc.
Paris, 268, D, pp. 697-500, 1969.
Deux corallinacées encroûtantes, Pseudolithophyllum orbiculalum et
Lithophyllum incrustons vivent souvent côte à côte. Le premier a un
liypothalle unistratifié, le second pluristratifié. Les organes reproduc¬
teurs des deux algues sont de même type. Dans la nature et en culture,
le Lithophyllum montre un stade juvénile à hypothalle unistratifié. Il
semble donc que l’on peut considérer Pseudolithophyllum orbiculatum
comme un stade néoténique de Lithophyllum incrustum.
P. By.
Cardinal A. — Répertoire des algues marines benthiques de
l’Est du Canada. — Cahiers d’information n° 48, Stat. Biol, marine
Grande Rivière, 1968, 213 p., 1 carte.
L’auteur a dépouillé 120 publications se rapportant aux algues
marines de l’Est du Canada, du Nouveau Brunswick au détroit d’Hudson
(y compris Terre-Neuve). Il donne la liste de toutes les espèces
signalées avec les indications suivantes : auteur qui a découvert l’algue,
date, pagination, puis distribution géographique canadienne, mois de
présence, périodes de fructification (lorsqu’elles sont signalées). L’auteur
donne le nom qui est porté dans l’article recensé, sans indiquer de
synonymie, ainsi une même espèce peut figurer sous deux noms diffé¬
rents synonymes. C’est là un travail préliminaire de recensement qui
sera suivi d’une liste critique.
Tel qu’il est, il facilitera les recherches floristiques dans cette région
et permettra d’utiles comparaisons biogéographiques.
P. Bourrelly.
Christensen T. — Vaucheria collections from Vaucher’s ré¬
gions. Det. Kong. Dansk. Videnk. Selsk. Biol. Skr., 16 , 4 36 p
17 fig.
En 1803, Vaucher dans l’histoire des Conferves d’eau douce décrivait
onze espèces de Vaucheria, sous le nom d ’Ectosperma, récoltées dans
les environs de Genève.
L’auteur a collecté dans la même région un grand nombre de Vau¬
cheria et ainsi retrouvé les espèces de Vaucher dans leur biotope
originel. Il en donne une étude détaillée, soigneusement illustrée et
accompagnée de renseignements systématiques et d’une synonymie
très complète.
P. By.
BIBLIOGRAPHIE
101
Dangeard P. — Sur le nouveau genre Elaterodiscus. — Le Bota¬
niste, 52, 1969, pp. 15-27, 3 pl.
L’auteur complète la brève étude parue en 1967 (C. /?. Acad. Sc., 264,
p. 1773) sur un nouveau genre de Chlorophycée Chaetophorale marine.
Ce genre possède un cycle digénétique hétéromorphe avec alter¬
nance entre un gamétophyte pluricellulaire discoïde (ressemblant à
Ulvella ) et un sporophyte unicellulaire de type Codiolum. Le gaméto¬
phyte peut, de plus, se reproduire grâce à des sporocystes pédicellés
donnant des zoïdes à deux fouets égaux. Les zygotes sont formées par
fusion isogamique de deux gamètes biflagellés.
P. By.
Dangeard P. — Quelques Chlorophycées rares et nouvelles. —
Le Botaniste, 52, 1969, pp. 29-58, 7 pl.
L’auteur a rencontré un certain nombre de Chaetophorales marines
rares ou mal connues des genres Ochlochaete, Pringsheimiella, Ecto-
clmele, Bulbocoleon, Phaeophila et Ulvella. Il nous donne de nombreux
renseignements systématiques sur ces espèces et décrit une nov. sp. de
Pseudendoclonium obtenue en cultures.
P. By.
Diaz-Piferrer M. — The genus Ceramiella in the Caribbean
and its biogeographical significance. — Caribbean Journ. of sci., 9,
1 -2, pp. 53-58, 1969.
Le genre Ceramiella serait d’origine indo-pacifique et aurait émigré
vers les Caraïbes probablement pendant la période oligocène-pliocène.
Il aurait suivi la voie indiquée par le paleoisotherme pour les mers et
les courants chauds. Cette migration suit le type de distribution géo¬
graphique admis pour de nombreux organismes marins tropicaux et
subtropicaux dans l’Atlantique. Ces voies de migration indiquent que
les Caraïbes auraient été un Centre de dispersion pour la flore marine
tropicale et subtropicale de l’Atlantique occidental.
F. A.
Dodge J. D. — A review of the fine structure of algal eyespots. —
British Phycol. journ., 4, 2 , 1969, pp. 199-210, 8 fig.
A l’aide de nombreux documents originaux, coupe en microscopie
électronique, l’auteur donne une étude de divers types de stigma chez
les algues. Il reconnaît les cinq types suivants : 1°) stigma porté par
le plaste et non associé au flagelle : Chlorophycée, Cryptophycée; 2°)
stigma porté par le plaste et associé au flagelle : Chrysophycée, Phéo-
phycées, Xanthophycées; 3°) stigma indépendant du plaste et associé
au flagelle, Euglenophycées; 4°) stigma indépendant des plastes, associé
au flagelle et proche d’un corps lamellaire : Glenodinium foliaceum.
Enfin le 5 e type est réservé aux ocelles des Dinophycées de la feuille
des Warnowiacées : Nematodinium et Erythropsis. Des hypothèses phy¬
logénétiques sont présentées d’après ces résultats.
P. Bourrelly.
102
BIBLIOGRAPHIE
Dodge J. D., et Crawford R. M. — A survey of the thécal fine
structure in the Dinophyceae. — Bot. Journ. Linn. Soc., 63, 1970,
pp. 53-67, 7 pl.
Les auteurs résument dans cette courte mais substantielle note les
nombreux travaux qu’ils ont effectués sur la structure fine, en micro¬
scopie électronique, des thèques de 30 espèces de Dinophycées. Ils
peuvent ainsi reconnaître huit types différents dans les membranes.
Les genres qui ne montrent aucune structure visibles en microscopie
optique ont cependant des vésicules sous la membrane : vésicules irré¬
gulières ( Oxyrrhis ) ou polygonales (Amphidinium) . Parfois même ces
vésicules sont renforcées par de petits piliers (certains Gymnodinium)
ou alors contiennent des plaquettes très minces ( Katodinium, Gymnodi¬
nium fuscum). Les genres à tabulation visible ont des plaques plus ou
moins épaisses se recouvrant par leurs bords : plaques encore minces et
fort nombreuses chez Gyrodinium et Woloszynskia; plaques en nombre
défini, parfois réticulées ( Ceratium, Peridinium). Enfin Exuviella et Poro-
centrum n’ont que deux plaques convexes. Comme on le voit, une mise
au point très intéressante qui peut avoir des conséquences systéma¬
tiques importantes.
P. Bourrelly.
Guarrera S. A., Cabrera S. M., Lopez F. et Tell G. — Fito-
plancton de las aguas superficiales de la Provincia de Buenos Aires,
I. Area de la Pampa deprimida. — Rev. Museo de La Plata, N. S.,
sec. Bot., 10 , pp. 223-331, 17 pl.
Les auteurs étudient la florule algologique de 27 collections d’eau
de la région de Buenos Aires. 163 taxons sont découverts, décrits et
figurés dans une série de planches au trait groupant 255 figures.
Seules les algues strictement planctoniques sont étudiées dans ce
mémoire, les Chlorophycées filamenteuses, Desmidiées et Diatomées ben-
thiques feront l’objet d’un travail ultérieur. Des renseignements géogra¬
phiques, climatiques et chimiques caractérisent les biotopes. De nom¬
breux graphioues précisent les relations entre la salinité et le nombre
des espèces. Ces eaux légèrement oligohalines sont surtout riches en
Chlorophytes (surtout Chlorococcales) et en Cyanophycées. 74 taxons sont
signalés pour la première fois en Argentine. Ces résultats montrent tout
l’intérêt de ce travail qui nous apporte des précisions sur une région
encore mal connue du point de vue de l’algologie d’eau douce.
P. Bourrelly.
Hoek C. Van den et Flinterman A. — The life-history of Spha-
celaria furcigera Kütz. (Phaeophyceae). — Blumea, 16 , pp. 193-
242, 150 fig., 1968.
Cet important travail retrace, à l’aide de culture et d’investigations
cytologiques, le cycle complet de Sp. furcigera. Le gamétophyte
haploïde alterne avec un sporophyte diploïde de même morphologie,
mais un peu plus robuste. Les gamétophytes 9 et $ donnent, à 12° et
BIBLIOGRAPHIE
103
4 » respectivement des macrogamétocystes et des microgamétocystes
nluriloculaires. Après formation par anisogamie d’un zygote, ce dernier
germe en un sporophyte diploïde qui à 4° produit des méiotosporo-
rvstes uniloculaires. La méiose se place dans la cellule initiale de ces
sporocystes. 50 % des spores produites donnent des gamétocystes $
et 50 % des 9.
La formation des propagules est estivale et se fait à une température
de 20°. Les gamètes femelles peuvent produire parthénogénétiquement
de nouveaux gamétophytes femelles et parfois même des plantes
haploïdes donnant des sporocystes uniloculaires qui restent stériles.
Les auteurs considèrent les Sphacelaria britannica et saxatilis comme
synonymes de Sph. furcigera.
y P. Bourrelly.
Huber-Pestalozzi G. — Das Phytoplankton des Süsswassers,
4° Teil, Euglenophyceen. — Die Binnengewasser, 16 , 4, Nouv. réim¬
pression, 1969, IX + 606 p., 114 pl. Un vol. rel. toile.
Le livre classique du Phytoplancton de Huber-Pestalozzi, paru en
1955 était épuisé et l’éditeur en redonne une réimpression identique a
la première édition.
Nous avons déjà dit en 1955, Rev. Algologique, T. 2, pp. 140-141, tout
le bien que nous pensions de cet ouvrage : notre première analyse reste
valable : en quinze années ce livre n’a pas vieilli et reste 1 ouvrage de
base pour la systématique des Eugléniens. L’auteur maigre le titre de
l’ouvrage ne se restreint pas aux formes planctoniques, mais donne une
monographie complète de tous les Eugléniens d’eau douce du monde,
aussi bien des formes vertes que des formes incolores. Il décrit ainsi
plus de 800 espèces et plus de 400 variétés et formes. Pour tous ces
taxons nous trouvons une diagnose très complète, la répartition géogra¬
phique et une ou plusieurs figures. L’illustration, reportee a la fin du
volume groupe en 114 planches plus de 1 100 figures. Pour chaque
famille et pour chaque genre une clef facilite le travail de détermination.
Ce livre en effet est avant tout un outil de travail destine a la déter¬
mination des algues d’eau douce. Même si l’on n’est pas d’accord avec
l’auteur pour l’articulation des familles (ainsi il n’est pas logique de
placer les Euglénaeées incolores et les formes vertes en trois familles
différentes, Euglénaeées, Astasiacées et Cyclidiopsidacées) cela ne
diminue en rien de l’utilité et de l’intérêt de l’ouvrage. C’est une flore
destinée à trouver des noms de genres et d’espèces et ce but est atteint.
Il sera utile de compléter ce volume par la Monographie d ’Euglena de
Pringsheim et par son étude sur les Algues incolores; les travaux de
Skuja, Christen, etc., seront aussi à consulter. La microscopie électro¬
nique avec Mignot, Leedale, Wolken, etc., nous a donné toute une
série d’informations précieuses sur la cytologie des Eugléniens, mais
la systématique classique n’en est que peu affectée.
Il faut donc remercier l’auteur et l’éditeur de cette réimpression si
utile d’un livre qui n’a pas vieilli et qui reste un instrument de travail
indispensable.
P. Bourrelly.
104
BIBLIOGRAPHIE
Johansen H. W. — Morphology and systematic of Coralline
algae with spécial reference to Calliarthron. — Uniu. of Calif.
Publ. in Bot., 49, pp. 1-78, 33 fig., 19 pl., 1969.
Ce volume comprend une étude très détaillée et précise de la crois¬
sance, de la structure et de la reproduction du Calliarthron tuberculosum
et du C. cheilosporioides.
Dans la seconde partie de cet ouvrage, l’auteur propose des données
nouvelles sur la systématique des Corallinaceae qu’il divise en sept sous-
familles : Amphiroideae, Metagoniolithoideae, Corallinoideae pour les
Corallinaceae articulées; Lithothamnioideae, Sehmitzielloideae, Litho-
phylloideae et Mastophoroideae pour les Corallinaceae non articulées.
Les principaux caractères considérés pour séparer les genres en sous-
familles sont : (1) la forme des conceptacles asexués, (2) la présence ou
l’absence de genicula, (3) le type du geniculum, (4) la présence ou
l’absence de synapses secondaires, (5) la présence ou l’absence de
véritables conceptacles, (6) la présence ou l’absence d’une colonne
centrale de tissu stérile dans les conceptacles à tétraspores (ou bispo-
res), (7) l’anatomie du tissu calcifié.
La classification des genres appartenant à la sous-famille des Coralli¬
noideae s’appuie principalement sur la place (axiale, marginale, laté¬
rale) des conceptacles; aucun des genres ne possède à la fois les trois
types de conceptacles. Corallina, Yamadaea, Jania, Arthrocardia et Chi-
haraea sont caractérisés par des conceptacles axiaux; Cheilosporum,
par des conceptacles marginaux; Bossiella, par des conceptacles laté¬
raux. D autres genres présentent des combinaisons de deux types de
conceptacles : axiaux et marginaux chez Alatocladia, axiaux et laté¬
raux chez Serraticardia, marginaux et latéraux chez Calliarthron et
Marginisporum.
Cet important mémoire est illustré par de nombreux dessins aux
traits particulièrement soignés et par 19 planches photographiques.
F. A.
Johnson J. H. — A review of the lower cretaceous Algae. _
Prof. Contrib. Colorado School of mines, 6, 1969, 180 p., 68 pl.
L’auteur étudie 67 genres d’algues du crétacé inférieur : 18 genres
de Rhodophycées, 25 de Chlorophycées et 14 Cyanophycées.
Les genres sont décrits avec précision puis sont indiqués la distri¬
bution géographique et les espèces fossiles. Pour ces dernières, 51 ta¬
bleaux, de lecture facile, donnent les caractères principaux. Un
glossaire des mots techniques et une bibliographie terminent le volume.
Tous les genres sont représentés dans la série des 68 planches qui
illustrent ce travail.
P. By.
Kondratieva N. V. — Visnachnik prisnovodneqh Vodorostelej
Ukrainskoj, R.S.R., 1, Cyanophyta, part. 2, Hormogoniophyceae. —
Akad. Nauk, Ukrain. R.S.R. inst. Bot. Kiev, 1968, 1 vol. rel 533 v
290 fig.
BIBLIOGRAPHIE
105
Voici une flore des Hormogonales d’Ukraine, bien documentée et
bien illustrée. L’auteur n’étudie que les Hormogoniophyceae qu’elle
divise en trois ordres : Oscillaloriales, Nostocales, et Stigonematales. Le
volume est complété par les formes incolores des familles de Pelone-
matacées, Vitreoscillacées, Pontotrichacées, Beggiatoacées et Thiotri-
chacées. La division en famille suit de près la classification très arti¬
culée d’ELENKiN, cependant avec quelques simplifications, ainsi le genre
jÇortoc est pris dans le sens classique; les Pelalonema sont réunis aux
Scytonema, les Dichothrix aux Calolhrix, les Hassallia aux Tolypothrix,
ce qui est fort heureux à notre avis. Par contre les Fortiea et les Coleo-
desmium conservent les noms de Leptobasis et de Desmonema, syno¬
nymes abandonnés. Cet ouvrage fort intéressant, malgré les difficultés
que présentent la lecture de l’ukrainien apporte une riche documenta¬
tion et une bonne illustration.
P. Bourrelly.
Kusel-Fetzmann E. — Einige Algen aus Népal. — Khumbu
Himal, 6, l, pp. 37-56, 6 pl.
L’auteur étudie huit récoltes d’algues d’eau douce du Népal, collectées
entre 1 800 m et 5 060 m d’altitude dans la région de l’Himalaya (S.-O.
de l’Everest et région du Gauri Shankar).
A côté d’un petit nombre de Cyanophycées et de Diatomées cosmo¬
polites, une florule riche de 50 espèces de Desmidiées est observée :
parmi celles-ci quelques espèces montagnardes sont signalées. Une
nouvelle variété de Cosmarium est décrite.
P. By.
Lang N. J. — The fine structure of blue-green algae. — Ann. Rev.
Microbiol., 22 , pp. 15-46, 5 fig., 1968.
Voici tracée par une spécialiste de la cytologie des Cyanophycées en
microscopie électronique, une synthèse courte et précise de nos con¬
naissances sur ce problème. Voilà le plan de cette mise au point :
1° Paroi cellulaire et structure externe; 2° plasmalemma; 3° thyla-
coïdes photosynthétiques; 4° nucléoplasme; 5° inclusions cellulaires;
6 ° hétérocystes et akinètes; 7° réaction du milieu. La bibliographie,
arrêtée à la date de décembre 1967, comprend 165 titres. Ceci montre
l’ampleur de l’étude et son intérêt. Signalons en particulier le chapitre
sur les inclusions cellulaires où l’auteur réussit à mettre de l’ordre et
donne la synonymie des noms très variés que l’on a attribué aux grains
de Cyanophycine et de polyglucosides. Grâce à l’auteur la cytologie des
Cyanophycées devient un ensemble cohérent.
D’excellentes photographies illustrent ce texte qui est un modèle de
clarté et de précision.
P. Bourrelly.
Le Campion-Alsumard T. — Contribution à l’étude des Cyano¬
phycées lithophytes des étages supralittoral et médiolittoral (région
de Marseille). — Tethys, l, i, pp. 119-172, 7 pl., 7 fig., 1969.
Voici le plan de ce travail consacré aux Cyanophycées lithophiles :
1 ° introduction, méthodes et techniques; 2° inventaire des espèces
Source : M’NHN, Paris
106
BIBLIOGRAPHIE
observées; 3° description des différentes stations; 4° étude écologique
des Cyanophycées lithophytes.
L’auteur a retrouvé la plupart des espèces lithophytes décrites par
Ercegovic, elle remarque un extrême polymorphisme de ces algues,
et elle suit, en partie, la systématique de Drouet et Daily. Ainsi elle
admet que sous le nom d’Entophysalis deusta on puisse grouper les
formes d’ERCEGovic portant les noms de Gloeocapsa deusta, Aphano-
capsa endolithica, Pleurocapsa fissararum; Scopulonema hansgirgia-
num, Dalmatella buaensis, Hyella caespitosa, tenuor et balani. Par
contre Hormathonema epilithicum, Placoma vesiculosa, Solentia foveo-
larum sont sans doute des espèces indépendantes car elles cohabitent
dans le même biotope que Entophysalis deusta.
La répartition des algues dans la zone des lithophytes est sous la
dépendance des divers facteurs du milieu : l’humectation joue un rôle
primordial; à l’étage supralittoral, avec une humectation réduite, Ento¬
physalis donne des formes épilithes, tandis qu’à l’étage mésolittoral, à
humectation intense, les formes sont endolifhes. Eclairement, agitation
de l’eau, sont aussi des facteurs importants.
L’auteur a réalisé deux séries d’expérimentation fort intéressantes :
1° Des éclats de roches du niveau supralittoral colonisé par des
Cyanophycées sont cimentés au niveau médiolittoral; dix-huit mois
plus tard l’examen microscopique permet de suivre les modifications :
les formes épilithes sont devenues endolithes.
2° La roche est mise à nu et l’on suit la colonisation qui se fait assez
rapidement.
Nous avons là un travail fort intéressant s’attachant à des algues dont
l’étude est particulièrement difficile. Il serait souhaitable que des cul¬
tures cloniques soient réalisées afin de confirmer de manière précise
l’extrême polymorphisme d’Entophysalis.
P. Bourrelly.
Mignot J. P., Joyon L. et Pringheim E. G. — Quelques particu¬
larités structurales de Cyanophora paradoxa Korsch, protozoaire
flagellé. — Journ. Protozool., 16 , 1 , pp. 138-145, 1969.
Cet organisme unicellulaire à deux fouets inégaux est incolore et son
appareil plastidial est remplacé par deux Cyanelles endosymbiotiques.
La structure fine des Cyanelles a fait l’objet d’études de Hall et
Claus et de Bourdu et Lefort. Les auteurs du travail présenté s’inté¬
ressent surtout à la structure fine des fouets, au vestibule, au noyau, au
corps de Golgi, aux mitochondries, en un mot à la cytologie de l’hôte
et non à celle des symbiotes. Ces observations en microscopie électro¬
nique, montrent que Cyanophora n’est pas une Cryptophycée mais se
rapproche plutôt des Dinoflagellés primitifs comme l’avait indiqué
Chadefaud.
P. Bourrelly.
Misra J. N. — Phaeophyceae in India. — Indian Council of
Agr. Res. New Delhi, 1966, 1 vol. rel. toile, 203 p., 100 flg.
Ce volume est consacré aux 93 espèces de Phéophycées peuplant les
Côtes de l’Inde.
BIBLIOGRAPHIE
107
Après une introduction historique, l’auteur, en quelques pages, étudie
la morphologie de ces algues, leur classification et leur phylogénie. Il
donne ensuite un important chapitre sur la distribution géographique .
comparaison des espèces de la côte occidentale et de la côte orientale
(70 espèces sur la côte Ouest et 41 sur la côte Est, 42 à Ceylan). Enfin
un grand tableau indique la répartition mondiale des espèces rencon¬
trées aux Indes. Dans les chapitres suivants sont étudiées la zonation
des Phéophycées indiennes et leur succession saisonnière. A partir
de la page 66, nous trouvons, après une clef des familles et des genres,
l’étude systématique de chaque espèce avec synonymie, diagnose, habi¬
tat distribution indienne et mondiale ainsi qu’une clef des espèces de
chaque genre. L’illustration fort abondante, est presque toujours origi¬
nale.
Bibliographie, index, terminent ce livre qui donne une intéressante
synthèse de nos connaissances sur les Phéophycées de l’Inde.
P. Bourrelly.
Mix M. — Zur Feinstruktur der Zellwànde in der Gattung Closte-
rium (Desmidiaceae) unter besonderer Berücksichtigung des Po-
rensystems. — Arch. Mikrobiol., 68, pp. 306-325, 26 fig., 1969.
L’auteur étudie, en microscopie électronique, les parois de neuf espèces
différentes de Llosterium .
La paroi est formée de trois couches, une externe amorphe et deux
couches à fibrilles croisées. La couche externe peut présenter quatre
types : 1° lisse; 2° avec sillons parallèles; 3° avec des côtes saillantes
parallèles; 4° avec côtes séparées par des sillons.
Les pores toujours présents sont ronds ou ovales plus ou moins
allongés, disposés sans ordre ou en série suivant les sillons.
Les pores percent uniquement la couche externe tandis que les deux
couches internes forment à l’emplacement du pore une sorte de crible.
P. Bourrelly.
Mrozinska-Webb Th. — Oedogoniales. — Flora Slodkowodna
Polski, il, Krakow, 1969, 1 vol. rel. toile, 659 p., 834 fig.
La publication de la Flore des eaux douces de Pologne, sous l’impul¬
sion du Professeur Starmach se poursuit très régulièrement et voici
un très important volume sur les Oedogoniales. Nous y trouvons, avec une
bibliographie très complète, les diagnoses et les figures de 445 especes
d ’Oedogonium, 13 d’Oedocladium et 97 de Bulbochaete. Remarquons
que le livre classique de Gemeihardt (in Rabenhorst) n indique en
1939 eue 318 espèces d ’Oedogonium.
L’auteur du volume ne s’est pas en effet limité aux especes connues
de Pologne mais donne descriptions et figures de toutes les espèces
signalées dans le monde entier. Pour chaque espèce, diagnose (en
polonais) et répartition mondiale. Un ouvrage indispensable à tous les
algologues qui s’intéressent à ce groupe, ouvrage qui fait honneur à
son auteur et rendra service à tous.
P. Bourrelly.
108
BIBLIOGRAPHIE
Papenfuss G. F. — A history, catalogue and bibliography of Red
Sea, benthic Algae. — Israël Journ. of Botamj, 17, 1 / 2 , 1968, pp. 1-
118.
L’auteur, qui prépare un travail sur les algues de la Mer Rouge, a
eu l’excellente idée de rassembler dans ce catalogue, après un court
historique, toutes les algues marines benthiques découvertes dans la
Mer Rouge depuis Strand (1756) élève de Linné, jusqu’à nos jours.
Il indique les noms modernes, la synonymie, les noms des algologues
qui ont déterminé les espèces, et enfin la distribution dans la Mer Rouge.
Les algues dont l’espèce-type a été décrite de la Mer Rouge sont
marquées par un astérisque.
Une bibliographie très détaillée, un index et une carte terminent cet
utile travail.
P. Rourrelly.
Philipose M. T. — Chlorococcales. — Indian Council Agric.
Res., New Delhi, 1967, 1 vol. rel. toile, 365 p., 190 fig.
Dans ce volume l’auteur étudie les 56 genres et 208 espèces de Chloro¬
coccales d’eau douce signalés dans l’Inde. Les généralités groupant
71 pages passent en revue morphologie, reproduction, cytologie, cycle,
écologie, physiologie, historique des classifications, phylogénie, clef des
familles et répartition des genres en familles. L’étude systématique
commence à la page 72 et nous trouvons une monographie complète,
bien illustrée de toutes les espèces indiennes avec clefs de détermination
des genres et des espèces. Pour chaque espèce l’auteur indique la syno¬
nymie, la diagnose, l’habitat, la distribution mondiale. Seules les
espèces indiennes sont analysées ainsi, mais à la fin de chaque étude
de genre l’auteur signale avec précision toutes les autres espèces qui
n’ont pas encore été trouvées en Inde.
Une série de tableaux donnant les caractéristiques physico-chimiques
des eaux riches en Chlorococcales, un addendum, une importante
bibliographie de 21 pages et index terminent le volume.
Au cours de son travail, l’auteur décrit un certain nombre de nou¬
veautés appartenant aux genres Characium, Schroederia, Sorastrum,
Tetraedron, Scenedesmus, Elakalothrix.
Comme on le voit par cette courte analyse, un travail important qui
apporte une excellente documentation sur un groupe difficile.
P. Bourrelly.
Prowse G. A. — Some New Desmids taxa from Malaya and
Singapore. — Garden’s Bull. Singapore, 24, 1969, pp. 337-346, 7 pl.
La flore desmidiale de la Malaisie est particulièrement riche et les
espèces très spectaculaires y sont abondantes.
L’auteur décrit des taxons nouveaux appartenant aux genres Pleuro-
taenium, Triploceras, Micrasteras, Xanthidium, Phgmalodocis et
Streplonema.
Des microphotographies et des figures au trait représentent ces
Desmidiées très ornementales.
P. By.
BIBLIOGRAPHIE
109
Ravanko O. — Macroscopie green, brown and red Algae in the
southwestern Archipelago of Finland. — Act. bot. Fennica, 79,
1968, 50 p., 7 fig., 23 cartes.
L’auteur étudie les algues des côtes de la Baltique, au point de ren¬
contre des golfes de Bothnie et de Finlande, dans une région de
faible salinité où les marées sont à peine marquées. Ce travail complète
et confirme le mémoire de M. Waern consacré à la côte suédoise qui
fait face à celle de Finlande.
L’auteur signale 20 espèces de Chlorophycées, 19 de Phéophycées et
16 de Rhodophycées, les Charophycées et les Cyanopliycées sont laissées
de côté. Pour chaque espèce il cite les stations où elle croit ainsi
que les données écologiques du biotope. Pour les 18 espèces les plus
caractéristiques, une carte indique la répartition géographique locale.
Comme toujours dans la Baltique les Potamogelon, les Ruppia voisinent
avec Zostera, Ceramium, Polysiphonia, Ectocarpus, Fucus, Chara, Toly-
pella et Cladophora dulçaquicoles. P. Bourrelly.
Smith G. M. — Marine algae of the Monterey Peninsula, Cali¬
fornia. — 2nd édition, 1969, Stanford Univ. Press, 1 vol. rel. toile,
VIII + 752 p., 98 pl., 53 fig.
L’important ouvrage de G. M. Smith sur les algues de la Côte Pacifique
a été publié en 1941, puis des éditions in extenso ont été données en
1951 et 1964. Cette fois il s’agit d’une édition complétée par le supplé¬
ment de G. J. Hollenrerg et I. A. Abbott, que nous avons signalé dans
la Rev. Algol., 8, 4, p. 322.
Le texte et l’illustration de Smith sont reproduits intégralement,
avec la même pagination, seules les clefs de détermination générique
(pp. 399-412) ont été modifiées par Hollenberg et Abbott afin d’y inclure
les genres nouveaux signalés dans le supplément.
Ensuite le supplément de 1966 est donné intégralement, accompagné
de 53 figures dans le texte. La bibliographie du supplément est complétée
par une page (735) sur les travaux floristiques se rapportant aux der¬
nières découvertes faites dans la région. Un index très commode permet
de retrouver les algues citées, aussi bien dans la partie de Smith que
dans le supplément. L’œuvre de Smith conserve son intégrité mais
grâce au supplément elle est remise à jour tant au point de vue floris¬
tique que systématique. P. Bourrelly.
Starmack K. — Hildenbrandtia rivularis and Chamaesiphon fus-
coviolaceus n. sp. and accompanying algae in the stream Lubo-
goszcz in the Beskid Wyspowy (Polish western Carparthians). —
Fragm. florist. geobot., 15, 4, pp. 487-501, 2 pl., 24 fig., 1969.
L’auteur décrit la florule d’un torrent des Carpathes, à 500-700 m
d’altitude, fort riche en Hildenbrandtia, en Chamaesiphon, Chroococ-
copsis gigantea, Pseudochantransia pygmaca, Phormidium flavosum.
Les Diatomées sont abondantes, surtout Diatoma hiemale var. meso-
don, Achnanthes linearis et A. minutissima. Le Chamaesiphon rencontré
est une espèce nouvelle proche de Ch. fuscus. p. p Y .
110
BIBLIOGRAPHIE
von Stoch H. A. — Dinoflagellaten ans der Nordsee, 1. —•
Helgol. Wiss. Meeresunters., 19, pp. 558-568, 8 fig., 1969.
L’auteur étudie deux Dinoflagellés rencontrés dans la mer du Nord :
Cachonina niei et Gonyaulax grindleyi. Il s’agit d’espèces ayant une
tabulation difficile à observer. L’auteur indique une méthode simple :
action d’un mélange d’Hydrate de Chloral et d’acide iodhydrique iodé
qui permet de colorer faiblement les plaques et aussi d’écraser les
cellules et leur thèque sans assister au déboîtement et à la dispersion
des plaques. Les microphotographies présentées sont très convaincantes.
Grâce à cette technique, il peut compléter la morphologie du Cachonia
espèce qui n’était connue que de Californie.
Il montre aussi que Gonyaulax grindleyi est synonyme de Protoce-
ratium reticulatum (espèce-type du genre). De ce fait le genre Protoce-
ratium doit disparaître.
P. Bourrelly.
Tatewaki M. — Culture studies on the life history of some
species of the genus Monostroma. — Scient, pap. Inst. Alg. Res.
Fac. Sc. Hokkaido Univ., 6, l, 1969, 55 p., 18 pl. et 22 fig. dans le
texte.
Dans ce travail, l’auteur étudie six espèces de Monostroma en s’atta¬
chant à la structure et au développement de la fronde, au mode de
libération des zooïdes, à la reproduction et au cycle vital. Son travail
fort soigneusement illustré, apporte de précieuses conclusions systé¬
matiques : le genre Monostroma est très hétérogène et peut être divisé
en six groupes : 1° groupe groenlandicum; 2° groupe undalatum; 3°
groupe oxyspermum; 4° groupe angicava; 5° groupe zostericola; 6°
groupe fuscum. Il montre que le groupe zostericola est intermédiaire
entre Monoslroma et Blidingia. Bliding (1968, Bot. Not., 121) dans
son travail, que n’a pu consulter Tatewaki, a placé M. zostericola dans
le nov. gen. Kormannia. Quant aux deux groupes oxyspermum et
fuscum ils sont rangés par Bliding dans Ulvaria.
M. groenlandicum, d’après Tatewaki, est proche à la fois de Mono-
stroma, Uloihrix et Capsosiphon.
Les spécialistes de ces Chlorophycées attendent avec impatience les
conclusions définitives de l’auteur qui paraîtront prochainement.
P. Bourrelly.
Whitton B. A. et Peat A. — On Oscillatoria redekei Van Goor. —
Arch. Mikrobiol., 68, pp. 362-376, 9 fig., 1969.
Les auteurs étudient dans la nature et en culture les variations d’O.
redekei : variation dans la forme de l’apex et la forme des cellules,
importance plus ou moins grande des grosses vacuoles gazeuses accom¬
pagnant la cloison, présence ou absence de gaine.
La taille des vacuoles gazeuses varie avec la lumière, elle atteint son
maximum avec une faible illumination de 200 lux.
BIBLIOGRAPHIE
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D’excellentes photographies au microscope électronique précisent la
disposition des thylacoïdes parallèles à l’axe du filament tandis que
les cylindres des vacuoles gazeuses sont toujours parallèles aux cloisons.
Il semble plausible que 0. obliqueacuminata, 0. planctonica, 0. limne-
tica et 0. redekei soient des noms synonymes.
P. By.
Wynne M. J. — Life history and systematic studies of some
Pacific north American Phaeophyceae (Brown algae). — Univ. of
Calif. Publ. in Bot., 50, pp. 1-62, 12 fig., 23 pl., 1969.
Les recherches effectuées en cultures sur plusieurs espèces du Paci¬
fique nord américain appartenant aux Ectocarpales ( Pylayella gardneri,
Haplerophycus canaliculatus, Petroderma maculiforme), Chordariales
(Leptonemalella fasciculata, Haplogloia andersonii), Dictyosiphonales
(Soranthera ulvoidea, Melanosiphon nov. gen. intestinalis), et Scytosi-
phonales ( Petalonia fascia, Scytosiphon lomentaria, Scytosiphon dotyi
sp. nov., Endarachne binghamiae) contribuent à donner une meilleure
compréhension sur les cycles de développement et la systématique de
ces ordres.
Parmi les nombreux résultats obtenus, il faut mentionner tout parti¬
culièrement les observations que l’auteur a faites chez le Petalonia
fascia et le Scytosiphon lomentaria. Les zoïdes issus des zoïdocystes
pluriloculaires des thalles en lame (Petalonia) ou en tube (Scytosiphon)
produisent, en culture, des disques pluristratifiés; ceux-ci forment soit
des thalles dressés qui donnent éventuellement des zoïdocystes pluri¬
loculaires, soit des thalles encroûtants qui produisent à maturité des
zoïdocystes uniloculaires. De même, les croûtes récoltées dans la nature
donnent soit des thalles discoïdes, soit des thalles dressés. La production
de thalles rampants ou dressés, dépendrait des conditions particulières
de croissance : les zoïdes, des zoïdocystes tant uniloculaires que pluri¬
loculaires, tendraient à se développer en lame (Petalonia) ou en tube
(Scytosiphon) sous des conditions de température relativement basse et
en jours courts; tandis que leur développement en thalles encroûtants
serait favorisé par des températures relativement élevées et des jours
longs.
Le stade encroûtant présente les caractéristiques morphologiques du
sous-genre Stragularia du g. Balfsia; le R. californica pourrait être le
stade discoïde de ces Scytosiphonaceae.
Les cycles de développement des espèces étudiées sont résumés dans
des diagrammes très clairs. Des dessins au trait et de belles photogra¬
phies (macro et micro) complètent cet important travail.
F. A.
Le Gérant : R. Lami. — Imp. Monnoyer, Le Mans.