Septembre 1971
Jouvelle Série, Tome X, Fasc. 3.
REVUE
ALGOLOGIQUE
— FONDÉE EN 1922 -
Par P. ALLORGE et G. HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V=
baissant quatre fois par an.
< ?<t,
Nouvelle Série, Tome X, Fasc. 3.
Septembre 1971
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY ef ROB. LAMI
SOMMAIRE
F. M. J. C. Evens. — A la mémoire du Professeur Paul H. G. van Oye. 211
H. Parriaud. — Pierre Dangeard (1895-1970). 216
M. Voigt. — Une Diatomée de Banolas. 229
M. Guerlesquin. — Recherches sur Chara zeylanica Klein ex
"Willd. (Charophycées) d’Afrique occidentale . 231
E. K. Ganesan. — Studies on the morphology and reproduction
of the articulated Corallines. VI. Metagoniolithon Weber van
Bosse .
248
A. C. Shukla. — Systematic description of Algae from Panki rice
fields, India .
257
Bibliographie
271
REVUE ALGOLOGIQUE
N 11 ' Sér., T. X; PI 19
Professeur Paul H. G. van Oye
( 1886 - 1969 )
Source : MNHN, Parisl
A la Mémoire
du Professeur Paul H. G. van OYE
( 1886 - 1969 )
Par F. M. J. C. EVENS.
Paul van Oye naquit à Ostende, ville balnéaire de la côte belge,
dans une famille où l’exercice de la médecine était agrémenté
depuis plusieurs générations par l’amour de la nature et des arts.
Son grand-père, le docteur en médecine, René van Oye, fut
le fondateur de la première école supérieure d’agriculture en
Belgique (à Torhout) et ainsi qu’en témoigne A. Schierbeek,
il découvrit en 1843, simultanément et indépendamment de
Unger, l’existence des spores flagellées chez les algues pluri¬
cellulaires (Mémoire sur l’Anatomie et la Physiologie d'une pro¬
duction confervoïde particulière).
Le père de Paul van Oye, le docteur Eugène van Oye, était
médecin et poète à l’hospitalité accueillante. C’était l’élève pré¬
féré du grand poète flamand Gllido Gezelle. Après ses études
à l’Athénée d’Ostendc, Paul van Oye s’inscrivit à l’Université
d’étal de Gand. Il y obtint en 1911 le diplôme de docteur en
sciences naturelles (Zoologie) et en 1924 le diplôme de docteur
en médecine.
Bien que van Oye ait été actif dans le domaine de la microbio¬
logie en rapport avec l’asepsie des opérations chirurgicales, dans
le domaine de la biologie des plantes, des planaires, des chaelo-
gnathes et des poissons, pour ne citer que ces sujets, et enfin dans
les domaines de l’éducation, des arts et de l’histoire des sciences,
il nous importe ici de mettre l’accent sur son activité scientifique
comme hydrobiologiste et écologiste.
Il débuta en 1915 comme assistant à la station de pêche de
Batavia (Indes Néerlandaises) et il y resta jusqu’en 1920. Il
poursuivit ses recherches en 1924 dans les régions équatoriales
africaines du Congo et enfin en 1926, il fut nommé Professeur à
l’Université d’état de Gand où il fit école pendant 30 années.
Parmi les 352 titres bibliographiques différents que nous avons
notés (liste bibliographique complète de P. van Oye dans Hydro -
Source . MNHN, Paris
212
F. M. J. C. EVENS
biologia, 1970, 35, XIII-XXVII), nous en avons relevé 152 qui
avaient directement trait à l’hydrobiologie. Parmi les sujets étudiés,
nous citons : les études sur les Euglenaceae, les Trachelomonas,
les Myxophyceae, les Chlorophyceae, les algues en général, les
Khizopodes et les Rotifères, la distribution géographique des pro¬
tistes, les algues et les formations calcaires, le pH des eaux, les
spectres planctoniques, l’écologie des protistes.
Il convient néanmoins de distinguer schématiquement deux
périodes dans cette production scientifique :
a) La période de 1917-1930, remarquable par le grand nombre
d’études d’ensemble du plancton en relation avec différents
facteurs écologiques, ou bien encore par les études de la systé¬
matique et de la répartition géographique de quelques groupes
de protistes (Trachelomonas-Euglenaceae-Myxophyceae ).
Parmi les 152 études hydrobiologiques publiées, 91 ont trait
à ces études d’ensemble et la majorité a vu le jour pendant
cette première période.
b) La période de 1930-1960 fut caractérisée par l’étude appro¬
fondie d’un nombre restreint de sujets : Desmidiées-Rhizo-
podes-Rotifères, groupes dont le choix a été déterminé tout
autant par la sensibilité artistique de l’auteur que par la facilité
avec laquelle ces groupes se prêtent à l’étude après fixation.
La répartition des 61 études qui ont été consacrées à ces
groupes s’établit comme suit :
Rhizopodes : 26
Desmidiées : 23
Rotifères : 12
S’il fallait en quelques mots situer van Oye dans le cadre inter¬
national et national des hydrobiologistes, il faudrait dire que
van Oye fut un des premiers à entamer l’étude de l’hydrobiologie
dans les pays tropicaux, un des premiers écologistes et qu’en
Belgique il a continué en l’approfondissant l’œuvre tout à la fois
de Lameere et de De Wildeman.
Parmi ses études du plancton des eaux tropicales aux Indes
Néerlandaises et au Congo, quatre publications de synthèse ont
conservé toute leur valeur malgré les cinquante années qui nous
séparent de leur publication.
Ce sont : 1) Note sur les microorganismes de l’eau saumâtre
du Vieux Port de Batavia, Java (1921).
2) Einteilung der Binnengewàsser Javas (1922).
3) Biologie et Ecologie du Phytoplancton d’un Lac
tropical (1924).
A LA MÉMOIRE DU PROFESSEUR PAUL H. G. VAN OYE
213
4) Le Potamoplancton du Ruki au Congo Belge et
des Pays chauds en général (1926).
Van Oye y démontrait pour la première lois, et contrairement a
l'opinion généralement admise, que les organismes plane toniques
présentent dans les régions tropicales une périodicité annuelle tout
aussi caractéristique que dans les régions tempérées, mais que
cette périodicité est provoquée par les changements dans le régime
des pluies et non par les cycles de la température.
Il y montrait que les eaux tropicales présentent une diversité
très grande et que certains planctontes étant liés à des milieux
bien déterminés peuvent servir d’indicateurs biogéographiques e
écologiques. Enfin il en arrivait à la conclusion qu’au point de vue
biologique, les eaux naturelles varient très fortement suivant le
sol qui les entoure, leur profondeur, leur altitude, suivant leur
température et la vitesse de leur courant, etc..., facteurs écologiques
dont les chercheurs dans les régions tempérées commençaient a
peine à entrevoir l’importance.
Son étude des eaux saumâtres du vieux port de Batavia l’amena
à jeter les bases d’une classification des eaux suivant leur degré
de salinité et la conception de van Oye fut plus tard reprise et
élargie par Redeke.
Sa nomination comme Professeur à l’Université d’état de Gand
en 1926, procura à van Oye deux nouveaux terrains d’activité :
d’une part l’éducation de la jeunesse universitaire, la formation
de jeunes biologistes et la création d’une école d'hydrobiologie,
d’autre part la possibilité de continuer ses recherches en zone
tempérée. Si les recherches hydrobiologiques et écologiques de
van Oye mettent à partir de ce moment surtout l’accent sur les
Desmidiées, les Rhizopodes, et les Rotifères, il ne néglige pas pour
autant les problèmes généraux de la biogéographie et de l’écologie,
comme en témoignent d’ailleurs les études suivantes : « Les dis¬
tricts de la Belgique d’après le pH », « Die Bedeutung des pH des
Süsswassers als Biogeographischer Faktor » et « Biologie et éco¬
logie des formations calcaires du Jurassique belge, appelées
« Crons » ».
Progressivement il développe nos connaissances dans ces do-
maines. Aucune mare, aucun étang, aucune rivière ne lui demeure
inconnus en Belgique, tandis qu’une solide réputation scientifique
internationale lui donne l’occasion d’étudier des échantillons d’eau
en provenance du monde entier.
Il est indéniable que le Professeur van Oye était une personnalité
de tout premier plan. Pourtant ce serait lui faire injustice que de
passer sous silence ses mérites de Professeur.
214
F. M. J. C. EVENS
En dehors des très nombreuses thèses de licence, dont il fut le
promoteur, une trentaine de jeunes chercheurs ont bénéficié pen¬
dant des années de ses idées, de ses connaissances, de son expé¬
rience et de son ardeur au travail qui n’avait d’égale que son refus
de se laisser décourager par l’adversité.
Il accompagnait ses élèves lors de la prise des échantillons d’eau,
môme par temps froid et maussade, il les aidait au laboratoire, il
discutait avec eux la présentation des résultats et les conclusions
alors que bien souvent son nom ne figurait pas dans la liste des
auteurs.
Si le nombre restreint de groupes étudiés par van Oye pouvait
donner l’impression d’une spécialisation poussée, la diversité des
sujets étudiés par ses élèves démontrerait par contre l’étendue de
ses connaissances et l’envergure de sa vision. En effet on y trouve
des sujets aussi différents que l’analyse biologique des eaux avec
les différents groupes de planctontes et d’invertébrés, que l’étude
des problèmes de la génétique, de la palynologie et de la phyto-
géographie.
Son activité d’hydrobiologiste ne s’est pas arrêtée au laboratoire,
à la recherche scientifique et à l’influence directe qu’exerce le Maître
sur ses élèves, van Oye a en outre contribué, dans une très large
mesure, au développement de I’hydrobiologie en général.
Sur le plan national en sa qualité de Président de la société de
Biologie Dodonaea, depuis 1937 jusqu’à sa mort, il a témoigné
d une sollicitude toute particulière pour sa revue scientifique « Bio-
logisch Jaarboek Dodonaea », et sur le plan international, il fut
le fondateur et l’éditeur en chef pendant vingt-deux années, de la
revue internationale « Hydrobiologia ».
Tant d’activité débordante rien que dans le domaine de l’hydro-
biologie (et je passe sous silence le domaine de la vulgarisation
scientifique, qu’il considérait comme un devoir de tout chercheur,
celui de 1 histoire de la Science et celui des arts), n’a été possible
que grâce à l’abnégation, à l’aide efficace et continue, à la sérénité
morale et à l’amour de celle qui fut la compagne de sa vie Et
Il convient d’associer pleinement M"" van Oye-Paeet, à l’hommage
qui est dû au Professeur.
C’est en écoutant la musique de Bach et de Beethoven ses
compositeurs préférés, que le Professeur Paul van Oye s'est éteint.
U n’a pas vécu en vain.
A LA MÉMOIRE DU PROFESSEUR PAUL H. G. VAN OYE
215
BIBLIOGRAPHIE
Bio-
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loqisch Jaarboek, Dodonaea, 38 : 16-38.
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versiteit Gent, 1967 : 93-117. r . ^
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versiteit te Gent. Liber Memoralis ( 1913-1960) Deel IV. Faculteit der
Wetenschappen 1960 : 164-174.
Van Oye P., 1967. — Geschiedenis van de ontwikkeling der Hydrobio-
logie in België. — Verh. Koninkl. Vlaamse Acad. Wetensch. Lett. Sch.
Kunst. België, Kl. Wetensch., 29, 93 : 174, 18 portr.
(Rijksuniversitair Centrum
1, Middelheimlaan.
2020 - Antwerpen, Belgique.)
Pierre DANGEARD (1895-1970)
Par H. PARRIAUD.
Le 23 août dernier, le grand algologue français Pierre Dangeard,
Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de Bordeaux
décédait subitement. Il séjournait dans les Côtes-du-Nord mais
les vacances n’étaient, pour ce grand travailleur, qu’un change¬
ment de décor : après avoir étudié le matin même quelques algues
fraîchement récoltées, il était terrassé, au soir d’une belle journée
sur la plage de Pléneuf. Ainsi le destin l’a-t-il frappé, face à cette
mer qu’il avait tant aimée durant toute sa vie.
Le Professeur Pierre Dangeard est né le 18 février 1895 à Poi¬
tiers où son père, Pierre-Auguste Dangeard était Professeur de
Botanique à la Faculté des Sciences. Très tôt initié aux sciences
biologiques, il poursuivit ses études à Paris, lorsque son père
fut nommé Professeur à la Sorbonne. Après le baccalauréat, il
s’oriente vers la licence de sciences naturelles, et devient licencié
en 1914. La guerre vient interrompre sa formation scientifique :
mobilisé dès novembre 1914, il part au front avec le 120° Régiment
d Infanterie et fera toute la guerre. Son courage lui vaut la croix
de guerre avec trois citations. Un peu plus tard, en 1922, la Légion
d honneur à titre militaire vient récompenser ses actions héroïques.
De retour à Paris, il est nommé Préparateur au P.C.N., puis en
Botanique à la Sorbonne, il prépare le concours d’agrégation de
Sciences naturelles comme auditeur libre à l’Ecole Normale. Agrégé
en 1921, il s’oriente vers la recherche en cytologie végétale et
soutient en 1923 sa thèse de Doctorat d’Etat intitulée : « Recherches
de biologie cellulaire : évolution du système vacuolaire chez les
végétaux. »
Nommé Professeur titulaire de Botanique à Bordeaux en 1932,
il succède à l’algologue Camille Sauvageau dont la célébrité dépasse
nos frontières, il occupe cette chaire durant 34 ans, jusqu’en 1966
ou il est atteint par la limite d’âge. Depuis il se consacrait entière¬
ment à 1 algologie. Orienté tout d’abord vers les grands problèmes
de la cytologie végétale, il participa activement jusque vers 1950
aux recherches dans ce domaine de la science où son œuvre est
très importante. Mais une telle spécialisation ne convenait pas
a ses goûts et ne suffisait pas à sa curiosité. Initié très précoce¬
ment à l’algologie, il s’intéresse d’abord au phytoplancton marin
REVUE algologique
N"* Sér., T. X; PI. 20
Pierre Dangeard
(1895-1970)
Source : MNHN. Paris
PIERRE DANGEARD
217
puis à bien d’autres questions. Dès 1920, il mène de front des
travaux de cytologie et d’algologie; nous ne parlerons ici que
de son oeuvre dans ce dernier domaine.
Le champ d’investigation de P. Dangeard en algologie est parti¬
culièrement vaste; il se consacre aussi bien à des problèmes de
taxinomie et d’écologie, qu’à des questions de cytologie. Ce qui
l’intéresse par dessus tout, c’est la biologie des Algues, leur cycle
de développement, leur physiologie. La connaissance approfondie
qu’il avait des travaux des divers auteurs l’a naturellement conduit
à rédiger un « Traité d’Algologie » (1933), resté pendant plusieurs
années le seul ouvrage de ce genre en langue française et qui fut
très utile à la formation de jeunes algologues.
Sa participation, dès 1922, à plusieurs croisières du « Pourquoi
pas? » dans les mers nordiques le fait s’engager dans l’étude du
phytoplancton marin; il décrira plusieurs espèces nouvelles de
Diatomées et Péridiniens. Par la suite, il sera amené à exploiter
le matériel provenant de la croisière du « Sylvana » en 1913, ainsi
que des récoltes faites à Banyuls, aux Açores, dans la Mer Rouge,
ou encore dans la mer du Nord et la Manche.
L’attrait que P. Dangeard éprouvait pour les Algues marines
ne lui fit pas négliger pour autant l’étude des algues d’eau douce
sur lesquelles, il est vrai, il a peu publié. Des récoltes sur le lac
d’Annecy — ou de ses investigations forcément limitées au Sud-
Ouest de la France pendant la dernière guerre — il rapporte
cependant beaucoup d’observations, qui sont à l’origine de publi¬
cations sur les Vaucheria, Asterosiphon, Ectogeron. Mais par
dessus tout, il affectionne l’étude des Algues marines. Sa venue
à Bordeaux favorise d’ailleurs sa vocation : appelé à présider
chaque année les sessions de baccalauréat, il ne manque pas
de se faire affecter dans un centre lointain, dont l’université
bordelaise est responsable, et d’où il peut explorer les côtes
marines. Il séjourne ainsi à Dakar, étudie la presqu’île du Cap
Vert, décrivant la végétation algale ainsi que des espèces nou¬
velles : Cystoseira senegalensis, ainsi que divers Rhizenteron,
Acrochaetium, Gelidium, Pgcnothamnion, Hgpnea, Gymnogongrus,
Ceramium, Chondria... De Rabat, où il fait également de nombreux
séjours, il cite plus de 300 espèces, créant Rhodgmenia caespitosa,
Rh. delicatula, Enteromorpha fasciata, E. tuberculosa, Gracilaria
vermiculata... Il visite également la Martinique, Madagascar. En
métropole, il profite de ses vacances pour explorer principalement
le Pays Basque et la Bretagne.
Dans une si brève notice, il n’est guère possible de retracer
chronologiquement l’œuvre complète du Professeur P. Dangeard;
Source : MNHN, Paris
218
H. PARRIAUD
nous préférons choisir, dans sa diversité, quelques-uns des sujets
qui ont parfaitement retenu son attention. L’étude des Ulvacées
est l’un de ceux-là. Reprenant les méthodes de C. Bliding à l’aide
d’une technique de culture très simple, il suit pendant des années
les diverses Ulves et Enteromorphes des côtes françaises, décrivant,
seul ou en collaboration : YUlva olivacea devenue U. olivascens,
Enteromorpha sancti-joannis, E. hendayensis, E. coziana, E. musci-
formis, E. bayonnensis.
Cette méthode de travail devait avoir une répercussion sur ses
recherches futures : n’a-t-il pas remarqué, en observateur attentif,
que, parmi les jeunes Ulvacées mises en culture, se développent
diverses algues étrangères dont les diaspores ont été introduites
involontairement avec l’espèce qui leur servait de support? Il isole
ainsi des Algues microscopiques, parfois unicellulaires, qui passent
généralement inaperçues dans la nature. Il en décrit plusieurs (1),
mais nous savons qu’il a constitué ces dernières années de volu¬
mineux dossiers de documents originaux — fruit de cette méthode
de culture systématiquement utilisée — qui resteront peut-être à
jamais inédits.
A la suite de nos observations sur la parthénogénèse de Codium
fragile 1955, il revoit les espèces françaises et signale ce mode
de reproduction chez C. vermilara, 1956.
Malgré l’incommodité de son laboratoire bordelais, le Pro¬
fesseur P. Dangeard réussit à appliquer sa technique de culture
aux Phéophycées auxquelles il offre à la température ordinaire,
la lumière donnée par une fenêtre et line eau de mer enrichie.
Dans de telles conditions, les Algues ont parfois un développement
assez rapide. Il reprend les études de C. Sauvageau et apporte de
nouvelles contributions à la connaissance du cycle de plusieurs
espèces : chez les Scytosiphonales ( Scytosiphon lomentaria, Col-
pomenia perigrina Sauv., Petalonia fascia, P. zoterifolia) , il suit
plusieurs générations de pléthysmothalles, dont certains ( Petalonia
zosterifolia) peuvent avoir des sporocystes uniloculaires; il ne
constate aucune manifestation de la sexualité. Chez les Dictyosi-
phonales, il observe la germination directe de spores issues de
sporocystes uni ou pluriloculaires, sans aucune copulation ( Myrio-
trichia fdiformis, Punctaria latifolia). Par contre, il note parfois
des fusions de « zoospores » ( Stictyosiphon tortilis, Litosiphon
pusillus, Asperococcus echinatus). Il remarque chez les Chorda-
riales, notamment Leptonematella fasciculata, la formation de
sporocystes pluriloculaires, et suit chez Stilophora rhizoides le
développement des zoospores issus de sporocystes pluriloculaires.
Source : MNHN, Parii
PIERRE DANGEARD
219
Chez Leathesia difformis, il semble se former parfois des zygotes
donnant des pléthysmothalles diploïdes générateurs de jeunes
thalles.
Parmi les recherches les plus originales du Professeur Dangeard,
la découverte du phénomène de l’iodovolatilisation et l’étude
détaillée du processus sur les tissus vivants, témoignent bien de
ses qualités d’observateur et de son esprit de synthèse : dès 1928,
il découvre l’émission d’iode libre qui se produit spontanément à
la surface de certaines Laminaires et de quelques Fucacées.
Beaucoup plus tard, il aimait rappeler la suspicion de savants
français ou étrangers à l’égard de ces observations qu’il renouvelle
et étend à 135 espèces. Il étudie en détail le mécanisme du phéno¬
mène qui « consiste dans une décomposition des iodures échappés
des cellules, au niveau de la membrane qui limite à 1 extérieur le
corps de la plante, sous l’influence de l’air et d’oxydases... ce
mécanisme joue sous le contrôle des cellules vivantes ».
Nous nous sommes arrêtés sur quelques-uns des centres d’intérêt
de l’œuvre particulièrement féconde de P. Dangeard. Il faudrait
encore y ajouter des travaux de cytologie concernant les algues .
les inclusions iridescentes, les chloroplastes, le cytoplasme, les
vacuoles et leur transmission par les zoospores, les communications
intercellulaires des Floridées...
Ces travaux qui avaient contribué à établir la notoriété du
savant algologue lui avaient fait mériter diverses récompenses.
Plusieurs fois lauréat de l’Institut : Prix Montagne 1929 et Prix
Desmazières 1935, il avait été nommé membre correspondant de
l’Académie des Sciences (1948) puis membre titulaire (1964).
Depuis 1947, il dirigeait, à la suite de son père « Le Botaniste »,
diffusant dans sa Revue beaucoup de ses propre travaux.
En retraçant l’œuvre algologique du Professeur Dangeard nous
avons négligé bien des aspects de la personnalité du savant. Nous
retiendrons, cependant, de cette grande figure qui a enrichi la
science française, l’attachement passionné du chercheur à son
travail, qui écartait systématiquement toute occasion de distrac¬
tion. Peu communicatif et travailleur solitaire dans son laboratoire
de Faculté, il n’était vraiment épanoui qu’au bord de la mer; sur les
rochers de Guéthary, où tous les deux ans il conduisait ses élèves
il devenait gai, détendu et se laissait aller à plaisanter... C’est
l’image que nous voulons conserver du Maître disparu.
(1) Signalons parmi les espèces qu’il a décrites :
Chaetophorales : (Ulvella papillosa, U. protuberans, U. monostromatica, U.
microcystis, U. acervus, U. stellata, Pseudendroclonium informe, Tham-
Source : MNHN, Paris
220
H. PARRIAUD
niochloris variabilis, Th. atro-viridis et Th. ochlochactoides, Chloro-
film cphemerum, Elaterodiscus appendiculatus, Gongrosirella vermi-
formis, Hormidium catenatum ).
des ChloRococcales : ( Halochlorella rubescens, Capchloris conradii .)
une Volvocale : ( Chlamydomonas halophila .)
une Xanthophycée : ( Sphaerochloris polyspora.)
une Phéosporée : ( Giraudyopsis stelliger.)
les Bajs'giophycées également fréquentes dans ses cultures l’amènent à créer le
Goniotrichum subcoeruleum.
cinq Erythrotrichia : (E. simplex, E. pseudopulvinata, E. scalaris, E. rosea,
E. nigrescens.)
trois Erythrocladia : (E. gibber, E. violacea, E. grisea) viennent s’ajouter à
E. polystromalica qu’il avait décrit dès 1932.
Il observe également divers autres organismes : Euglènes, Amibes, Labi-
rynthula, etc...
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PIERRE DANGEARD
221
1927__ Rapport sur les Algues et le Plancton recueillis pendant la pre¬
mière croisière du « Pourquoi pas? » en 1926. — Ann. Hydrogr.,
1927-1928, n° 1896, pp. 64-70.
1927 — Le noyau et l’évolution nucléaire chez les Bangiales. — C. B.
Ac. Sc.. 184, pp. 471-472.
1927 — Péridinicns nouveaux ou peu connus de la croisière du « Syl-
vana» (février-juin 1913), Mission Comte J. de Polignac-Louis
Gain. — Bull. Inst. Océanogr., n° 491, pp. 286-407.
1927 — Recherches sur les Bangia et les Porphyra. — Le Botaniste, 18,
pp. 183-245. _ .
1927 — Phytoplancton de la croisière du « Sylvana » (Mission Comte
de Polignac-L. Gain). — Ann. Inst. Océanogr ,, nouv. sér., 4, 8,
pp. 287-403.
1927 — Notes sur la variation dans le genre Peridinium. —■ Bull. Inst.
Océan., 507, 16 p.
1928 —- Sur le dégagement d’iode libre par les algues marines.
C. B. Ac. Sc., 186 , pp. 892-894.
1928 — Sur les conditions du dégagement de l’iode libre chez les
Laminaires. — C. B. Ac. Sc., 186 , pp. 1371-1372.
1928 — Rapport préliminaire sur la campagne du « Pourquoi pas? »
en 1927. — Ann. Hydrogr., 1927-1928, n° 1899, pp. 19-25.
1928 — Contribution à la connaissance du cycle de l’iode chez les
Algues marines. — Le Botaniste, 20, pp. 70-114.
1928 — L’appareil mucifère et le vacuome chez les Eugléniens. —
Ann. de Protist., 1, pp. 69-74.
1928 — Sur l’iodovolatilisation et ses caractères chez les Algues sep¬
tentrionales. — C. B. Ac. Sc., 187, pp. 899-901.
1928 — Action favorisante de l’iodure de potassium sur l’iodovolati¬
lisation. — C. B. Ac. Sc., 187, pp. 1156-1158.
1928 — Notes au sujet de l’émission d’iode libre par les Algues. —
Bull. Soc. Bot. Fr., 75 (5 e sér., 4), pp. 509-519.
1928 — Phytoplancton recueilli dans les croisières du « Pourquoi
Pas? ». — Bev. algol., 4, pp. 97-125.
1928 — Sur l’évolution de l’iode chez les Laminaires. Réponse à
M. Freundler. — Bull. Soc. Bot. Fr., 75 (5° sér., 4), pp. 980-986.
1929 _ Rapport préliminaire sur la croisière du « Pourquoi Pas? » en
1928. — Ann. Hydrogr., 1929-1930, pp. 57-66.
1929 — L’iodovolatilisation chez les Algues marines et les problèmes
de l’iode. — Le Botaniste, 21, pp. 129-266, 2 pl.
1929 — Sur quelques Algues iodifères nouvelles. — C. B. Ac. Sc., 189,
pp. 862-864.
1929 _ Sur les chromatophores de YAcrochaetium caespitosum Nae-
geli. — Bull. Soc. Bot. Fr., 76, pp. 1043-1048 (5 e sér., 5).
1930 _ Sur l’influence de l’oxygène dans l’iodovolatilisation. — C. B.
Ac. Sc., 190, pp. 131-133.
1930__ Sur la mobilité de certaines cellules du Porphyridium cruen-
tum Naegeli. — C. B. Ac. Sc., 190, pp. 819-821.
1930 _ Su une Euglène incolore du groupe de YEuglena acus (Euglena
acus var. pallida nov. var.). — Le Botaniste, 22, pp. 1-14, 1 pl.
1930__- Sur l’existence de deux variétés du Spirogyra fluviatilis Hilse
et sur le cytoplasme de ces Algues. — Le Botaniste, 22, pp. 15-
32, 2 pl.
222
H. PARRIAUD
1930 — Recherches sur les iodures, l’iodovolatilisation et les oxydases
chez les Algues marines. — Le Botaniste, 22 , pp. 31-70.
1930 — Observations vitales sur le protoplasme des Algues. — C. B. Ac.
Sc., 190, pp. 1576-1578.
1930 — A propos d’un travail récent de H. Kylin sur l’iodovolatilisation
des Laminaires. — Bull. Soc. Bot. Fr., 77, pp. 616-621.
1930 — Sur l’obtention aux dépens des Laminaires d’un complexe iodé
labile. — C. B. Ac. Sc., 191, pp. 337-339.
1930 — A propos de quelques travaux récents sur les grains de fucosane
des Phéophycées. — Bull. Soc. Bot. Fr., 77, pp. 369-375, 1 pl.
1931 — Sur un Ectocarpus parasite provoquant des tumeurs chez le
Laminaria flexicaulis (Ectocarpus déformons nov. sp.). — C. B.
Ac. Sc., 192, pp. 57-59.
1931 — Le mouvement protoplasmique et les cytosomes chez les Dia¬
tomées. — Ann. de Protistol., 3, pp. 49-55, 1 pl.
1931 — La sensibilité des Laminaires aux actions extérieures et l’iodo-
volatilisation. — C. B. Ac. Sc., 192, pp. 500-502.
1931 — Nouvelles recherches sur les échanges d’iode des Algues
marines. — Le Botaniste, 23, pp. 196-276.
1931 — Sur un groupe nouveau de Trentepohliacées recueilli en
Islande (Bhizothallus islandicus, nov. g., nov. sp.). — Bull.
Soc. Bol. Fr., 78, pp. 91-94.
1931 — L’Ulvella lens de Crouan et YUlvella Setchellii sp. nov. —
Bull. Soc. Bot. Fr., 78, pp. 312-318, 1 pl.
1931 Sur le développement des spores chez quelques Porphyra. —
Becueil de Trav. cryptog. dèd. à L. Mangin, pp. 85-96.
1932 — Sur quelques Erythrotrichia et Erythrocladia de Banyuls et
du Croisic. — Le Botaniste, 24, pp. 143-156, 3 pl.
1932 — Quelques résultats expérimentaux sur l’iodovolatilisation. —
Le Botaniste, 24, pp. 175-185.
1932 — Phvtoplancton recueilli à Banyuls. — Archives de Morphologie
expér. et générale, 74, 1, pp. 317-355.
1932 — Phvtoplancton des Açores, d’après les récoltes de M. O. C.
Schmidt. — Hedwigia, 72, pp. 38-67.
1932 — La forme jeune du Desmarestia Dudresnayi (Lamouroux) Sau-
vageau. — Bull. Soc. Bot. Fr., 79, pp. 25-28.
1932 — Le vacuome des Algues et sa transmission par les zoospores _
C. B. Ac. Sc., 194, pp. 2319-2322.
1932 — Sur un Microspora symbiotique d’une éponge, Ficulina ficus
(M. Ficulinae sp. nov.). — Bull. Soc. Bot. Fr., 79, pp. 491-494.
1933 — Traité d’Algologie (Introduction à la Biologie et à la Systéma¬
tique des Algues). — Encyclopédie Biologique, 9 , 441 p., éd.
P. Lechevalier et Fils, Paris.
1933 - - Sur le mécanisme de l’iodovolatilisation et le rôle des cellules
iodogènes chez les Laminaires. — C. B. Soc. Biol., 113, pp. 1203-
1204.
1934 — Un Ectocarpus nouveau du Croisic (E. maculons sp. nov.). —
Bull. Soc. Bot. Fr., 81 , pp. 98-102.
1934 — Sur la présence en France du Phaeocyslis globosa Scherfell —
Bull. Soc. Bot. Fr., 81, pp. 143-145.
1934 — Sur quelques Algues marines nouvelles ou rares en France —
Le Botaniste, 26 , pp. 241-260, 3 pl.
PIERRE DANGEARD
223
1934 — Sur la présence à Roscoff d’une Chytridiale parasite des
Ectocarpées YEurychasma Dicksonii (Wright) Magnus. — Ann.
de Protistologie, 4, pp. 69-71.
4934 — Sur l’épithytisme d’une Coccolithinée rencontrée à Roscoff.
P. V. Soc. Linn. de Bordeaux, 86 , pp. 45-47.
4935 — Sur l’identité de Laminaria Lejolisii Sauvageau et de L. iberica
(Hamel) Lami. — C. B. Ac. Sc., 201 , pp. 615-617.
4936 — Un nouveau genre d’algue endophyte ( Endogènes Polysiphoniae,
nov. gen. nov. sp.). — Ann. de Protistol., 5, pp. 171-174.
4936 — La laminaire du Cap Laminaria pallida (Gréville) J. Ag. —
Bull. Soc. Biol. Arcachon, 33 , pp. 89-105.
4937 — Notice sur la vie et les travaux de Camille Sauvageau (1861-
1936). — Bull. Soc. Bot. Fr., 84, pp. 13-18.
4937 — Sur les zones d’Algues marines du Maroc occidental. — C. B.
Ac. Sc., 204, pp. 795-797.
4937 — Notice sur la vie et les travaux de Camille Sauvageau (1861-
4936 ). — Bull. Soc. Biol. Arcachon, 34 , pp. 5-59.
4937 — Sur la présence de pyrénoïdes chez quelques Vauchéries.
C. B. Ac. Sc., 205, pp. 1429.
4938 — Sur un Cystoseira nouveau de la presqu’île du Cap Vert; C. sene-
galensis nov. sp., et sur quelques autres Cystoseira africains.
C. B. Ac. Sc., 206 , pp. 203-205.
4938__ Sur la présence de Cystoseira mediterranea Sauvageau et de
quelques autres espèces sur la côte atlantique marocaine.
Bull. Soc. Bot. Fr., 85, pp. 305-307.
4938 — Note sur les Vaucheria. — Proc. verb. Soc. Linn. de Bordeaux,
90 ’ P- 24 -
4939 — Sur les algues Vaucheria observées dans la région du Sud-Ouest
et sur une nouvelle espèce de ce genre. — C. B. Ac. Sc., 208 ,
pp. 297-299.
4939_ _ Remarques sur la production d’hybrides entre Fucus platy-
carpus Thuret et F. ceranoides Linné. — Congrès des Soc. sa¬
vantes, Bordeaux, pp. 201-204.
4939 — Le genre Vaucheria, spécialement dans la région du Sud-Ouest
de la France. — Le Botaniste, 29, 5-6, pp. 183-265, 6 pl.
4939 _ Sur quelques Algues marines nouvelles pour le Maroc occi¬
dental. — C. B. Ac. Sc., 208 , pp. 1334-1336.
4940 — Phytoplancton de la mer Rouge et du golfe de Tadjoura. —
Mém. Soc. Linn. Normandie, 1 er vol., pp. 43-52.
4940__ Sur une algue alimentaire pour l’homme, Arthrospira plalensis
(Nordstedt) Gomont. — Soc. Linn. Bordeaux, 91, pp. 39-41.
4940 _ Sur une variété nouvelle de Vaucheria trouvée en Norman¬
die. — Le Botaniste, 31, pp. 21-30, 2 pl.
4940 — Recherches sur les enclaves iridescentes de la cellule des
Algues. — Le Botaniste, 31, pp. 31-64, 3 pl.
4940 — Sur la prétendue reproduction des Vaucheria par des acinètes
et des spores amiboïdes et sur le nouveau genre Asterosiphon. —
C. B. Ac. Sc., 210 , pp. 719-721.
4944 — Algues de la Mer Rouge et de la côte de Djibouti. — Mém. Soc.
Linn. Normandie, 1 er vol., pp. 36-52.
4942 _ Le nouveau genre Asterosiphon et sa place systématique. —
Le Botaniste, 31, pp. 272-292, 2 pl.
Source : MNHN, Paris
224
H. PARRIAUD
1945 — Sur un genre nouveau de Chlorophycée épiphyte d’eau douce
(Ectogeron Elodeae, nov. gen., nov. sp. — C. E. Ac. Sc., 220,
pp. 181-183.
1946 — A propos de la place systématique des Vauchéries. — Bull.
Soc. Bot. Fr., 93, pp. 67-68.
1947 — Cytologie végétale et Cytologie générale (P. Lechevalier, édit.),
Paris, 611 p., 248 fig.
1947 — L’utilisation des Algues marines. — Revue scientifique, 85,
pp. 749-758.
1947 — Sur un genre nouveau de chlorophycée épiphyte d’eau douce
(Ectogeron Elodeae, nov. gen. nov. sp.). — Le Botaniste, 33,
pp. 3-18.
1947 — Sur la présence d’un Trentepohlia exotique (T. lageniferum
Hildebrand) dans la région de Bordeaux. — Le Botaniste, 33,
pp. 19-30.
1947 — Sur un Polysiphonia d’eau douce récolté au Gabon (P. Letestui
nov. sp.). — Le Botaniste, 33 , pp. 31-38.
1947 — Recherches sur les communications intercellulaires chez les
Floridées. — Le Botaniste, 33 , pp. 105-158.
1947 — Sur la présence du Compsonema gracile Kückuck sur la côte
des Landes à Mimizan. — Le Botaniste, 1943-1947, 32, pp. 197-
203.
1948 — Sur la flore des Algues marines du Maroc occidental. — C. R.
Ac. Sc., 227, pp. 364-365.
1949 — Les Algues marines du Maroc occidental. — Le Botaniste, 34,
pp. 89-188.
1949 — Les Algues marines de la côte occidentale du Maroc. — P. V.
Linn. Bordeaux, 94, pp. 73-74.
1950 — Sur les espèces de Fucus du bassin d’Arcachon. — C. R. Ac. Sc.,
231, pp. 1198-1200 (en collaboration avec H. Parriaud).
1951 — Les espèces du genre Fucus et leur variabilité. — P. V. Soc.
Linn. Bordeaux, 95, pp. 7-9.
1951 — Sur un genre nouveau de Rhodomélacées à organisation dorsi-
ventrale ( Dasythamnion , nov. gen.). — Le Botaniste, 35,
pp. 3-12.
1951 — Deux espèces nouvelles du genre Chondria de la région de
Dakar. — Le Botaniste, 35, pp. 13-20.
1951 — Sur les Gélidiacées de Dakar et de Port-Etienne. — Le Bota¬
niste, 35, pp. 21-26.
1951 — Sur une espèce nouvelle d ’Ulva de nos côtes altlantiques (U.
olivacea, nov. sp.). — Le Botaniste, 35, pp. 27-34.
1951 — Observations sur les chloroplastes des Algues et sur les consti¬
tuants cytoplasmiques. — Le Botaniste, 35 , pp. 109-124.
1951 — Les espèces de Fucus et leur variabilité. — Le Botaniste, 35,
pp. 245-255.
1952 — Algues marines de la presqu’île du Cap-Vert et de scs envi¬
rons. — Le Botaniste, 36, pp. 193-329.
1952 — Sur un genre nouveau d’Ulvacées : Rhizenteron nov. gen. —
C. R. Ac. Sc., 236, pp. 1265-1267.
1952 — A propos d’une note de M. Chadefaud intitulée : « Les Vau-
cheries sont des Xanthophycées. » — Bull. Soc. Bot. Fr., 99 ,
p. 133.
PIERRE DANGEARD
225
1953 — A propos du Microspora Ficulinae. — Bull. Soc. Bot. Fr., 100,
1954 — Contribution à la connaissance du cycle évolutif des Bangia-
cées. — 8 e Congrès International de Botanique, Paris, 1954,
section 17, pp. 76-79.
1955 — Remarques sur quelques Codium, en particulier le Codium
fragile (Sur.) Hariot. — Introduction à la série 34 du Bota¬
niste, pp. 1-8* ... , ,
1955 — Sur deux exemples de multiplication végétative chez les
Entéromorphes. — C. B. Ac. Sc., 241, pp. 1539-1542.
1956 _ Sur quelques cas de développement apogamique chez deux
espèces de Codium de la région du Sud-Ouest (en collaboration
avec H. Parriaud). — C. R. Ac. Sc., 243, p. 1981.
1957 — Sur deux espèces nouvelles d’Ulvacées de la côte occidentale
du Maroc. — C. R. Ac. Sc., 244, pp. 1589-1592.
1957 _ Notice scientifique 1931-1956 (Bordeaux 1957). — Le Botaniste,
supplément, série 42, 98 p.
1957 __ Un élément nouveau dans la flore algologique de Guethary : le
Codium fragile (Sur.) Hariot. — Congrès des Soc. Sav., 1957,
1957 — Observations sur quelques Codium de Guéthary. — Bull. Soc.
Phyc. Fr., 3, pp. 4-8. ... ...
1957 _ Faculté de régénération et multiplication végétative chez les
Entéromorphes. — C. R. Ac. Sc., 244, pp. 2454-2457.
1957 — Observations écologiques sur les algues du Maroc atlantique. —
Symposium de Dinard, septembre 1957, pp. 57-63.
1957 _ Observations sur une Entéromorphe des prés salés de la Gironde
et sur sa propriété de donner des ramifications (Enteromorpha
inleslinalis var. musciformis, nov. var.). — Symposium de
Dinard, septembre 1957, pp. 177-181.
1957 _ L’iode des Algues, les ioduques, l’iodovolatilisation. — Le
Botaniste, 41, pp. 187-207.
1958 _ La reproduction et le développement de Y Enteromorpha mar-
ginata Ag. et le rattachement de cette espèce au genre Blidin-
gia. — C. R. Ac. Sc., 246, pp. 347-351.
1958 _ Observations sur le dévelopement d’Ulua et d’une Enteromorpha
de la Côte atlantique du Maroc. — C. R. Ac. Sc., 247, pp. 386-
390 (en collaboration avec M me P. Gayral et M. R. Cauro).
1958 — Sur la sexualité de quelques Codium dichotomes dans la région
atlantique. — C. R. Ac. Sc., 247, pp. 1425-1427.
1958 _ Observations sur quelques Ulvacées du Maroc. — Le Botaniste,
42, pp. 5-63.
1958 _ Recherches sur quelques Codium, leur reproduction et leur
parthénogénèse. — Le Botaniste, 42, pp. 65-88.
1958 _ A propos du développement de quelques Enteromorpha et de
quelques Ulva. — Le Botaniste, 42, pp. 143-151.
1958 — L’Ulva dangeardii P. Gayral et J. S. de Mazancourt existe-t-elle
en Gironde? — Le Botaniste, 42, pp. 153-161.
1958 _ Sur quelques espèces d ’Ulva de la région de Dakar. Le
Botaniste, 42, pp. 163-171.
1959 _ Sur les caractères d’une Entéromorphe E. tubulosa et sur les
particularités de son développement. — C. R. Ac. Sc., 228,
pp. 889-892.
Source : MNHN, Paris
226
H. PAR R IA UD
1959 — Sur le développement de deux Entéromorphes du Maroc. _
C. R. Ac. Sc., 249, pp. 1601-1603.
1960 — L ’Enteromorpha linza L. — Le Botaniste, 43, pp. 103-117.
I960 — Recherches sur quelques Ulva des côtes françaises. — Le
Botaniste, 43, pp. 119-155.
I960 — Observations sur YEnteromorpha lubulosa Kützing. — The
Bull, of the Research Council of Israël, sect. D/Bot., 1961
10 D, pp. 29-33.
1960 — Sur une Enteromorphe nouvelle {E. hendaijensis nov. sp.) à
développement du type tubulosa (en collaboration avec H.
Parriaud). — C. R. Ac. Sc., 250, pp. 2972-2975.
I960 — Une Enteromorphe nouvelle de la région de Saint-Jean-de-Luz
(Enleromorpha sancti joannis nov. sp.). — C. R. Ac Sc 251
pp. 1603-1606.
1960 — Supplément à la notice scientifique (1931-1956, 4 p.).
1961 — Sur la présence en France de YEnteromorpha kijlini Bliding
et sur les caractères de son développement (en collaboration
avec H. Parriaud). — C. R. Ac. Sc., 252, pp. 2975-2977.
1961 — Le problème de l’espèce avec référence au groupe des Ulva-
cées. — Le Botaniste, 44, pp. 21-36.
1961 — Quelques particularités du genre Blidingia. — Le Botaniste 44
pp. 193-208.
1961 — Sur une Chaetophoracée observée dans des cultures de diverses
Ulvacées provenant de régions saumâtres : Ulvella protuberans
nov. sp. — Le Botaniste, 44, pp. 209-222.
1961 — Guide pour l’algologue sur la côte basque française. — Le
Botaniste, 44, pp. 5-19, 4 cartes.
1961 — Note sur les algues Floridées produisant de la gélose en France
et au Maroc. Chimie et Physico-chimie des principes immé¬
diats tirés des algues. — Coll, intern. CNRS, Dinard, pp. 247-
1961 Observations écologiques et systématiques sur quelques Ulva¬
cées de la côte basque française. — 4 e Congrès Internat, des
algues marines, Biarritz, 1961, pp. 171-174.
1961 A propos des Ulves de Roscoflf. — Soc. phycol. Fr., 7 , pp. 18-19.
1962 Sur un genre nouveau d’Ectocarpale : Epinema nov. gen. (E
rhizoclonii nov. sp.). — C. R. Ac. Sc., 254, pp. 975-977.
1962 Sur la reproduction et le développement de Petalonia zosteri-
folia (Reinke) Kuntze. — C. R. Ac. Sc., 254 , p. 1895.
1961 — Sur le développement du Petalonia fascia (Mueller) Kuntze et
du Scytosiphon lomentaria (Lyngbye) Endlicher. — C. R Ac
Sc., 254, pp. 3290-3292.
1962 Etude sur quelques Enteromorphes. -
82, 9 pl.
Le Botaniste, 45, pp. 1 -
1963
1963
Sur l’évolution des chromatophores dans le zygote des Ulva. _
Soc. Phycol. Fr., 9, pp. 11-12.
Observations nouvelles sur quelques Ulva. — Proloplasma. 57
nn 99Q-9QQ ’
1903 — Recherches sur le cycle évolutif de quelques Scytosiphona-
cees. — Le Botaniste, 46, pp. 5-129.
1963 Biologie et sexualité de quelques Ulva. — Le Botaniste 46
pp. 181-204, 3 pl. ’
Source : MNHN , Paris
PIERRE DANGEARD
227
1963 _ Sur le développement de Punctaria latifolia Greville récolte
dans le bassin d’Arcachon. — Le Botaniste, 46, pp. 205-224, 3 pl.
1904 — Sur le cycle évolutif du Lcathesia difformis (L.) Aresch.
C. R. Ac. Sc., 259, pp. 2673-2675.
1964 — Le pléthysmothalle à sporocystes uniloculaires de Petalonia
zosterifolia. — Phycologia, 4, pp. 15-18.
1964 _ Sur une Euglène semi-marine vivant dans le sable d une
plage. — Soc. Phyc. Fr., 10, pp. 15-17.
1965 _ Recherches sur le cycle évolutif de Leathesia di/formis (L.)
Areschoug. — Le Botaniste, 48, pp. 5-43.
1965 — Sur cinq espèces d ’Ulvella. — Le Botaniste, 48, pp. 45-64.
1965 — Sur deux chlorococcales marines. — Le Botaniste, 48, pp. 65-74.
1965 — Sur l’hétérogamie chez les Ulva et sur l’évolution des chroma-
tophores dans le zygote. — Le Botaniste, 48, pp. 75-84.
1965 — Sur un nouveau genre de phéophycée : Giraudyopsis nov.
gen . _ c. R. Ac. Sc., 262 , pp. 2699-2701.
1965 — A propos des Codium à utricules mucronés. — Le Botaniste,
48, pp. 85-98.
1965 _ Sur la culture des tétraspores de Falkenbergia rufolanosa.
Soc. Phyc. Fr., 11, p. 9.
1965 — A propos de Ulva L. récoltée à Kristineberg. — Soc. Phyc. Fr.,
11, p. 11. . , , ,•
1965 — Une algue nouvelle pour RoscoiT : Myriactula clandestma
(Crouan) Sauvageau, Entonema clandeslinum (Crouan) Hamel. —
Soc. Phycol. Fr., 11, pp. 16-18.
1965 — Sur la présence de Stictyosiphon tortilis à Tatihou et à Saint-
Vaast-La-Hougue (Cotentin). — Soc. Phycol. Fr., 11, p. 15.
1966 — Sur quelques Algues vertes marines nouvelles observées en
culture. — Le Botaniste, 49, pp. 5-45.
1966 — Sur le cycle évolutif de Litosiphon pusillus (Carm.) Harvey. —
Le Botaniste, 49, pp. 47-63.
1966 _ Le Stictyosiphon tortilis (Rupr.) Reinke à Saint-Vaast-la-Hougue
(Cotentin). — Le Botaniste, 49, pp. 65-78.
1966 _ Sur un Myriotrichia Harvey récolté à Saint-Vaast-la-Hougue
(Cotentin). — Le Botaniste, 49, pp. 79-98.
1966 — Sur le nouveau genre Giraudyopsis et sur sa place systéma¬
tique. — Le Botaniste, 49, pp. 99-108.
1966 — Sur la présence d’un pléthysmothalle chez le Leptonematella
fasciculatum (Reinke), Silva. — C. R. Ac. Sc., 263, pp. 1692-
1694. . _ ,
1966 _ Sür le Punctaria crouani (Thuret) Bornet récolté a Soulac et
sur son développement. — Le Botaniste, 49, pp. 157-167.
1966 _ Sur deux chaetophorales marines appartenant au genre Tham-
niochloris. — Le Botaniste, 49, pp. 169-179.
1967 _ Sur un genre nouveau de chlorophycées marine à cycle évo¬
lutif hétéromorphe : Elaterodiscus appendiculatus nov. gen.
nov. sp. — C. R. Ac. Sc., 264, pp. 1773-1777.
1968 _ Sur une Protéomyxée (Protiste plasmodial) développée dans
des cultures d’Algues marines et sur son rattachement au
genre Gymnophrydium de P. A. Dangeard. — C. R. Ac. Sc.»
266, pp. 1279-1282.
1968 — Recherches sur quelques Bangiophycées (Protoflondées). —
Le Botaniste, 51, pp. 5-57.
Source : MNHN. Paris
228
H. PARRIAUD
1968 — Recherches sur le cycle évolutif de deux Asperococcus. —
Le Botaniste, 51, pp. 59-80.
1968 — Sur la présence à Roscoff du Myriactula clandestina (Crouan)
P. Dangeard. — Le Botaniste, 51, pp. 81-86.
1968 — Sur la présence d’Elachisla stellaris Areschoug ( Areschougia
stellaris Aresch. Menegh.) près d’Erquy (Côtes-du-Nord). —
Le Botaniste, 51, pp. 87-94.
1968 — Sur le développement du Slilophora rhizodes (Ehr.) J. Agardh.
— Le Botaniste-, 51, pp. 95-116.
1968 — Etude du Leptonematella fasciculala (Reinke) Silva et de son
développement en culture. — Le Botaniste, 51, pp. 117-130.
1968 — Nouvelles observations sur les Stictyosiphon. — Le Botaniste,
51, pp. 131-139.
1968 — Sur un genre nouveau de Phéophycée à thalle myrionématoïde :
Myrionemopsis, n. g., observé en culture. — C. R. Ac. Sc., 267,
pp. 1943-1945.
1969 — Culture des Algues, systématique et écologie. —- C. R. du
86 e Congrès A.F.A.S., 1967, Bordeaux, fasc. 4 (1969), pp. 1963-
1964.
1969 — A propos du cycle évolutif des Scytosiphonacées. — C. R. Ac.
Sc., 269, pp. 1389-1392.
1969 — Observations nouvelles sur les Bangiophycées. — Le Botaniste,
52, pp. 5-14.
1969 — Sur le nouveau genre Elaterodiscus. — Le Botaniste, 52,
pp. 15-28.
1969 — Quelques Chlorophvcées rares ou nouvelles. — Le Botaniste, 52,
pp. 29-58.
1969 — A propos des travaux récents sur le cycle évolutif des Phéo-
sporées. -— Le Botaniste, 52, pp. 59-102.
1969 — A propos de deux Protistes observées dans des cultures
d’Algues : Gymnophrydiiim marinum P. D. et Labyrinthula
sp. — Le Botaniste, 52, pp. 103-120.
1970 — Sur le Compsonema minutum (Ag.) Kuckuck et sur son déve¬
loppement en culture. — C. R. Ac. Sc., 270, pp. 63-69.
1970 — Sur un genre nouveau d’Ectocarpale (Myrionématacée) Phaeo-
stromatella nov. gen. (Phaeostromatella elegans nov. sp.). —
C. R. Ac. Sc., 270, pp. 1678-1680.
1970 — Sur un nouveau genre de Chaetophorale : Gongrosirella nov.
gen. — Le Botaniste, 53, pp. 5-11.
1970 — Sur l’observation en culture de Pringsheimiella conchyliophila
Feldmann. — Le Botaniste, 53, pp. 13-21.
1970 — Réflexions sur quelques Ectocarpales nées en culture et parti¬
culièrement sur les Sireblonema. — Le Botaniste, 53, pp. 23-61.
Source : MNHN, Paris
Une Diatomée de Bagnolas
Par M. VOIGT.
L'élang de Banolas ou lac de Bagnolas comme on l'appelle com¬
munément, est une pièce d’eau rectangulaire artificielle, aménagée
dans le nord des belles terres, admirablement cultivées, qui consti¬
tuent l’Ampourdan catalan et en dessous des premières pentes
boisées qui conduisent vers le massif central enneigé des Pyrénées-
Orientales.
Bagnolas avec ses belles forêts et son restaurant installé au
bord du lac est devenu un lieu de rencontre pour les sportüs de
Barcelone et Perpignan qui s’y rendent pour pratiquer la nage e
les jeux qui en dépendent, la rame et l’aviron, le canoë, le cayak,
le polo aquatique, etc...
Nombreux sont aussi les oiseaux de mer qui visitent Bagnolas
pour se reposer dans la forêt et y achever la digestion d un repas
d'algues et de mollusques récoltés sur les proches rives de la
Méditerranée. Les embarcations qui servent aux sports aquatiques
à Bagnolas passent la majeure partie de leur vie dans les ports
de plaisance de la côte Vermeille : le résultat en est que toute
collection de diatomées faite dans les eaux de Bagnolas contiendra
quelques exemplaires qui par leur forme et leur structure decelen
une origine maritime malgré qu’elle se trouve dans une pièce
d’eau douce. Nous assistons ici, à une échelle réduite, a l > n Pro¬
cessus de dissémination de formes dans la nature, semblable a
celui qui se Droduisait pendant des siècles entre les rivages est
ou ouest de l’Océan Atlantique; les moyens de transport étant
dans un cas les oiseaux marins et dans l’autre l’embarcation
sportive alors qu’autrefois c’était le voilier des marchands
d’esclaves. Ces trafiquants faisaient de longs séjours dans les
îles Caraïbes pour se débarrasser de leur cargaison et, de tout
aussi longs séjours sur la Côte d’ivoire pour se réapprovisionner
Ils se rendirent vite compte que le rendement de leur équipement
pourrait être augmenté en réduisant la durée de la traversée de
l’Océan; il était donc important à chaque escale terminale de
débarrasser les fonds de leur navire de la couche épaisse d’algues
et de créatures marines qui s’y formaient pendant les escales
précédentes. Le résultat de ces nettoyages en est que quelques
230
UNE DIATOMÉE DE BAGNOLAS
espèces de diatomées d’origine américaine vinrent trouver un
nouveau champ d’épanouissement sur la côte africaine. C’est ainsi
que dernièrement examinant une collection, nous avons pu cons¬
tater la présence sur la Côte d’ivoire d’une diatomée intéressante,
réputée être originaire des Caraïbes.
De même, nous trouvons maintenant dans l’eau douce de
Bagnolas quelques espèces qui sont sans doute d’origine marine.
Une des plus remarquables est la Surirella marina qui est en
réalité une variété de la Surirella ouata d’eau douce trouvée d’abord
en Angleterre dans une situation analogue par W. Smith qui
l’associa en 1850 comme variété à la Surirella ouata de Kützing
commune dans les eaux douces, qui sous l’influence probable du
vétéran Tempère qui, bien qu’il n’existe pas de correspondance
pour le prouver, en fit le type d’une espèce nouvelle Surirella
marina à laquelle nous associerions volontiers celle qui se trouve
à Bagnolas.
Recherches sur Chara zeylanica Klein ex Willd.
(Charophycées) d’Afrique occidentale
Par Micheline GUERLESQUIN.
Sommaire. — Chara zeylanica Klein ex Willd., espèce triplostique mo¬
noïque, récoltée dans sept localités du Sénégal, correspond au type de
l’espèce. Il est principalement caractérisé par l’absence de cortication
sur le segment basal des phylloïdes, la fertilité du premier nœud
(proximal) des rayons relativement élevée, les anthéridies composées
de 4 écussons losangiques, le stock haploïde de 28 chromosomes.
La var. diaphana (Meyen) R. D. W. (n = 28), provenant de deux
autres localités du Sénégal, présente principalement une cortication
réduite sur les phylloïdes, quelquefois même des rayons entièrement
acortiqués et cependant fertiles.
Summary. — Chara zeylanica Klein ex Willd., triplostichous monoecious
species, collected in Sénégal, shows :
— lack of cortication of the basal segment of branchlets,
_ fertility of the first node of the branchlet,
— tetrascutate antheridium,
— haploid number of 28 chromosomes.
The var. diaphana (Meyen) R. D. W. collected in Sénégal gives some
fertile branchlets without cortication.
HISTORIQUE et SYNONYMIE
Chara zeylanica est une espèce triplostique dont l’aspect morpho¬
logique le plus original est l’absence de cortication sur le segment
basal des phylloïdes. II est décrit, en premier lieu, par C. L. Will-
denoav (1803-1805 : Ch. zeylanica Klein in litt., in R. D. Wood et
K. Imahori, vol. 1, p. 850). De son côté, A. Braun (1844) regroupe
dans les Gymnopodes, sous le nom de Ch. polyphylla : Ch. zeyla¬
nica, Ch. foliolosa Mühl. ex Willd. et Ch. Michauxii A. Br. Mais,
en 1847, il reprend l’ancien nom de Ch. zeylanica et y inclut Ch.
gymnopus d’Egypte. Il conserve cette dernière appellation dans
son Mémoire sur les Characées publiée par C. F. O. Nordstedt
(1882).
Diverses publications postérieures, d’ailleurs peu nombreuses,
utilisent indifféremment l’un ou l’autre des noms précités.
Source : MNHN. Paris
232
MICHELINE GUERLESQUIN
J. S. Zaneveld (1940) adopte le nom de Ch. zeylanica pour les
taxons monoïques triplostiques à segment inférieur des phylloïdes
acortiqué, dont les anthéridies sont formées de 4 écussons. L’espèce
est rattachée par cet auteur à la série Gymnobasalia correspon¬
dant aux Gymnopodes de A. Braun (1849).
Récemment, R. D. Wood et K. Imahori (1965, p. 219) créent
la sous-section Willdenowia (Gymnopodes A. Br., Gymnobasalia
Zanev.) et regroupent, à titre de variétés ou de simples formes
dans l’espèce unique Ch. zeylanica, tous les taxons dont le segment
inférieur des phylloïdes est dépourvu de cortication, qu’ils soient
dioïques (Ch. Martiana A. Br.; Ch. rusbyana Howe; Ch. kenoyeri
Howe), monoïques à gamétanges conjoints (Ch. zeylanica Klein
ex VVilld.) ou à gamétanges disjoints sur les nœuds des phylloïdes
(Ch. sejuncta A. Br.).
De récents travaux (principalement D. G. Griffin III (1965) aux
U S.A., V. s. Sundaralingam (1947, 1954), B. P. Pal et ail. (1962)
en Inde) semblent établir que Ch. zeylanica, monoïque à gamé¬
tanges conjoints, constitue un vaste complexe formé de taxons
tropicaux différents. Cas unique dans le genre Chara, les parois
anthéridiennes sont composées, selon les cas, de 4 écussons losan-
giques ou de 8 écussons triangulaires. Les stocks chromosomiques
sont, en outre, très variables (28, 42, 56 et 70 chromosomes).
Pendant nos séjours au Sénégal (mars et décembre 1968), nous
avons pu récolter de nombreux spécimens de Ch. zeylanica. Leur
examen joint à la consultation des Herbiers de l’Institut Fonda¬
mental d Afrique Noire (I.F.A.N.) de Dakar permet d’apporter
diverses précisions sur cette espèce intertropicale inconnue à ce
jour en Afrique occidentale et dans la plus grande partie de
l’Afrique.
MORPHOLOGIE DESCRIPTIVE (1).
Nous avons étudié le type de l’espèce ainsi que la variété
diaphana (Meyen) R. D. W. peu répandue en Afrique occiden¬
tale (2).
( l],! >0 “ r ] t es régions autres que l’Afrique, voir aussi : J. S. Zaneveld (1940,
p ‘ S' * MA " ORI ( 1954 ): B. P. Pai. et ail. (1962, p. 107); H. Kasaki (1964,
p. 264); R. D. Wood et K. Imahori (1965, vol. I, p. 221).
c fL LeS SUJCts étudiés dans cet article proviennent des localités suivantes :
b î, Thiaroye-sur-Mer; S 5, Thiaye; S 11, M’Boro-sur-Mer; S 13, Dveuleuk; S 14
Dïak Saou; S 18, Tivaouane; S 19, lac Tanma; S 20, Sebikotane; S 21, lac Youi!
Lettres et numéros expriment une référence au répertoire établi par R Co-
rillion et nous-même pour les Charophycées du Sénégal.
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
233
1. CHARA ZEYLANICA Klein ex Willd. : type de l’espèce,
a. Thalle :
En Afrique occidentale, Ch. zeylanica est une plante en général
d'un beau vert franc, assez élancée, de taille moyenne (0,20 à
0,40 m) et peu ramifiée, parfois légèrement incrustée. La corti-
cation triplostique est le plus souvent isostique, quelquefois
tylacanthée. Les acicules sont simples, solitaires, lancéolées-aiguës
et leur longueur varie selon qu’elles sont situées sur les entre-
nœuds inférieurs ou supérieurs, et probablement aussi avec les
conditions stationnelles. Les stipulodes bien développés et aigus
sont disposés sur deux rangs : les supérieurs beaucoup plus longs
que les inférieurs masquent souvent le premier segment acortiqué.
Les verticilles se composent de 7 à 12 phylloïdes avec 7-9-
(11) segments; le segment inférieur de longueur très variable est
toujours acortiqué. Le nombre de segments terminaux acortiqués
varie de 0 à 3. L’article terminal également acortiqué est court,
aigu, accompagné d’une couronne de petites bractées. Ces dernières
sont disposées en verticilles de 4 à 6 aux différents nœuds, les
bractées postérieures étant plus courtes que les antérieures. Les
deux bractéoles sont aussi longues ou à peine plus longues que
les oogones mûrs. Les nœuds inférieurs des axes principaux sont
fréquemment bulbillifères (PI. 1, fig. 1).
Nous avons regroupé dans le tableau 1 quelques indications
relatives aux phylloïdes et les variations rencontrées dans leur
nombre par verticille, le nombre de segments par phylloïde et
le nombre de segments terminaux acortiqués par rayon (apex
exclu).
TABLEAU 1. — Variations affectant les phylloïdes
chez Chara zeylanica Klein ex Willd. d’Afrique occidentale.
Localités
Nombre de rayons
par verticille
Nombre de segments
par rayon
(apex exclu)
Nombre de segments
terminaux acortiqués
par rayon (apex exclu)
S 1
11-12
8-10
0-2
S 5
10-11
8-10
0-3
S 13
9-11
7-10
0-2
S 14
10-12
9-11
0-2
S 18
12
9-11
0-1-2
S 19
11-12
10-12
0-1-2
S 20
9-10
8-9
0-1
verticille infér. 8
verticille infér. 5
0-1
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 1. — Chara zeylanica Klein ex Willd.
1. Aspect général d’un verticille de phylloïdes.
2. Anthéridie à 4 écussons.
3. Ecusson losangique. Original.
Source : MNHN. Paris
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
235
L’examen de ce tableau permet de constater que si le nombre
de rayons par verticille varie peu, par contre le nombre de
segments par rayon ainsi que le nombre de segments distaux
acortiqués de chaque rayon diffèrent dans des proportions plus
importantes. On remarque, en outre, que le nombre de segments
terminaux acortiqués peut varier d’un verticille à l’autre aussi
bien qu'à l’intérieur d’un verticille. Certains pliylloïdes sont cor-
tiqués jusqu’à l’apex, d’autres possèdent 1-3 segments supérieurs
acortiqués, la plus grande fréquence se rencontrant pour un seg¬
ment acortiqué en plus de l’apex. Ainsi que le constate D. G. Grif-
fin III (1965, p. 29), la variation du nombre de segments distaux
acortiqués se révèle d’une valeur taxonomique incertaine.
Il faut signaler, en outre, l’étendue des variations observées
dans les exemplaires provenant de Sébikotane (S 20). Le verticille
inférieur possède 8 rayons de 5 segments, les autres 9-10 rayons
de 9 segments. L’augmentation du nombre de rayons par verticille
de la partie inférieure vers la partie supérieure de la plante et
l’augmentation du nombre de segments par rayon sont particu¬
lièrement significatives dans cette localité. Dans les autres cas,
cette variation demeure beaucoup plus faible.
b. Gamétanges :
Ch. zeylanica, espèce monoïque, présente des gamétanges con¬
joints (1 anthéridie et 1 oogone) fixés aux nœuds inférieurs des
segments (2 à 4-(5) nœuds par phylloïde). Nous n’avons rencontré
qu’une seule fois des gamétanges géminés (loc. S 1). Un nœud basal
acortiqué porte 2 oogones contigus et une seule anthéridie située
sous l’un des oogones (position normale). Sous l’autre oogone,
une petite bractée visible chez la plupart des espèces dioïques du
genre Chara remplace l’anthéridie.
Comme le fait est constaté chez d’autres espèces de Chara, les
dimensions des gamétanges diminuent du nœud basal (proximal)
au nœud distal, selon un gradient centripète. Ainsi, pour un
phylloïde, le diamètre anthéridien décroît de 354 g à 338 n; dans
un autre cas, de 354 à 330 |i. Cette diminution de dimensions
existe également pour les oogones, mais elle demeure plus faible.
Chez les exemplaires d’Afrique occidentale, le nœud basal est
fréquemment fertile.
Autre caractère important, la paroi anthéridienne se compose
de 4 écussons losangiques qui présentent une armature renforcée
du type charoïde (PL 1, fig. 2 et 3), identique à celle que nous
avons précédemment décrite chez les espèces européennes du genre
Chara (M. Guerlesquin, 1958 a et b). L’insertion du manubrium
au centre des écussons ne laisse aucune trace. Chez cette espèce
236
MICHELINE GUERLESQUIN
qui ne possède que 4 écussons, le nombre de spermatocystes pluri-
loculaires unisériés est beaucoup plus faible que chez les espèces
à 8 écussons avec, pour corollaire, une diminution probable de la
fertilité des anthéridies. Les manubriums cylindriques ont une
longueur de 85 à 95 p.; la largeur au sommet est de 31 à 38 p., à la
base de 46 à 57 p.. Les segments coxaux sensiblement cubiques
mesurent de 31 à 38 jx; les éléments initiaux du spermatocyste,
environ 19 jx.
Les mensurations caractéristiques des gamétanges sont résu¬
mées dans le tableau suivant :
Anthéridie : 4 écussons, diamètre. 239-415 p.
Oogone : Longueur totale. 834-1013 p.
largeur . 417-610 p.
nombre de spires. 11-14
Coronule : hauteur . 90-145 p.
largeur de base. 178-298 fx
Oospore : Longueur . 506-670-(800) p.
largeur . 252-417-(490) p.
nombre de crêtes spiralées... 9-12
intervalle des crêtes. 38-61 p.
La membrane finement et régulièrement granulée, comprend de
25 à 30 granules par intervalle (environ 5 granules par 10 p.).
Chez de nombreux échantillons, l’oospore mûre est entourée
d’une épaisse coque calcaire blanchâtre, dure et difficile à briser
(protection accessoire contre la dessiccation : chaleur, périodes
de sécheresse).
Le tableau 2 regroupe les mensurations obtenues pour les
gamétanges de Ch. zeylanica provenant des différentes localités
étudiées. L’examen de ce tableau permet de constater une cer¬
taine variation dans les dimensions des gamétanges parvenus à
maturité. Ainsi, les oospores récoltées sur des plantes de Tivaouane
(S 18) sont nettement plus longues et plus larges.
PLANCHE 2.
Variations observées dans les mensurations des gamétanges de Ch. zeylanica
Klein ex Willd. d’Afrique occidentale (en noir), des L'.S.A. (en pointillé) et
de la var. diaphana (Meyen) R. D. W. d’Afrique occidentale (en bandes
noires). Original.
1. Diamètres minimaux et maximaux des anthéridies.
2. Longueurs minimales et maximales des oospores.
3. Largeurs minimales et maximales des oospores.
Ordonnées : échantillons 1, loc. S 1; 2, loc. S 5; 3, loc. S 13; 4, loc. S 14;
5, loc. S 18; 6, loc. S 19; 7, loc. S 20; 8, U.S.A.; 9, loc. S 11; 10, loc. S 21.
Abscisses : mensurations exprimées en p.
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
237
Source : MNHN, Paris
llllill
238
MICHELINE GUERLESQUIN
TABLEAU 2. — Mensurations caractéristiques des gamétanges de
Chara zeylanica Klein ex Willd. d’Afrique occidentale (exprimées en [U.
Loca¬
lités
diani.
Oogone
Coronule
Oospore
Fertilité
nœud basal
long.
larg.
haut.
larg.
long.
larg.
SI
S 5
S 13
S 14
S 18
S 19
S 20
278-334
239-350
323-415
330-385
323-354
370-385
834-967
894-960
967-1013
834-983
417-520
500-536
447-536
520-610
104-145
90-134
104-134
89-119
192-245
208-238
208-298
178-238
506-640
566-640
655-670
596-670
745-800
536-610
539-669
252-357
350-387
312-387
371-400
450-490
340-417
300-385
90,9 %
77.5 %
23,8 %
34.5 %
14 %
57,3 %
93 %
Dans la planche 2, nous avons matérialisé les variations extrêmes
observées dans les diamètres anthéridiens ainsi que dans les
mensurations des oospores. Nous avons ajouté les dimensions
publiées par D. G. Griffin III (1965) pour des échantillons récoltés
aux U.S.A., dont les anthéridies sont également formées de 4 écus¬
sons losangiques. On constate ainsi que les dimensions des oospores
(longueur, largeur) sont supérieures chez les plantes d’Afrique.
Par contre, trois des six lots d’anthéridies examinées en Afrique
présentent des diamètres inférieurs ou égaux à ceux publiés aux
U.S.A., tandis que les autres ont des diamètres supérieurs. Toute¬
fois, la moyenne calculée pour les spécimens d’Afrique (342 g.)
reste légèrement plus élevée que celle mentionnée par D. G. Grif¬
fin III (1965) aux U.S.A. (325 ji).
Pour cet auteur, Ch. zeylanica, dont les anthéridies possèdent
4 écussons, présente corrélativement un pourcentage très élevé de
fertilité du nœud basal acortiqué : 100 % dans la majorité des
cas, un seul atteint seulement 50 %. Très élevée dans quelques
localités d’Afrique, la fertilité du nœud basal est sujette à des
variations de grande amplitude (93 % à 14 %) (tableau 2). Elle
reste donc nettement inférieure à celle observée aux U.S.A.
Cependant, la moyenne de fertilité pour l’ensemble des nœuds
basaux examinés atteint 61,9 % en Afrique.
2. CHARA ZEYLANICA Klein ex Willd. var. diaphana (Meyen)
R. D. W.
a. Thalle :
La var. diaphana, décrite en premier lieu par F. J. F. Meyen
(1835), correspond à des plantes présentant peu de segments cor-
tiqués sur chaque phyiloïde (le segment inférieur étant toujours
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
239
PLANCHE 3. — Chara zeylanica var. diaphana (Meyen) R. D. W.
Aspect général d’un verticille de phylloïdes à cortication réduite ou absente.
Original.
Source : MNHN, Paris
240
MICHELINE GUERLESQUIN
acorliqué) ou même des phylloïdes parfois entièrement dépourvus
de cortication, le premier nœud des rayons étant cependant fertile.
Nous avons rapporté à la variété diaphana les échantillons pro¬
venant de deux localités d’Afrique occidentale (mangrove : S 11;
S 21).
La cortication de l’axe principal triplostique porte des acicules
simples, solitaires, éparses. Les stipulodes disposés sur deux rangs
sont bien développés et aigus.
Les verticilles se composent de (6)-8-11-(12) phylloïdes avec
4-9 segments (tableau 3) ; le segment inférieur acortiqué est beau¬
coup plus long que dans le type (souvent 2-3 fois la longueur des
stipulodes qui ne le masquent plus). Le nombre de segments
cortiqués varie considérablement, de 0 à 6, d’où le plus grand
nombre de segments distaux acortiqués, de 2 à 4 (apex exclu).
Bractées et bractéoles sont identiques à ceux du type.
TABLEAU 3. — Variations affectant les phylloïdes
de Ch. zeylanica Klein ex Willd. var. diaphana (Meyen) R. D. W.
d’Afrique occidentale.
Nombre de
Nombre de segments
Nœuds fertiles
distaux
acortiqués
(apex exclu)
Localités
phylloïdes
par vertic.
total
cortiqués
totaux
acortiqués
distaux
S 11
6-12
4-9
0-6
0-3
0-4
0-1-2
S 21
8-11
5-9
0-6
1-4
0-4
0-1-2
Les échantillons provenant du lac Youi (S 21), présentent, pour
trois des verticilles examinés, 13 phylloïdes entièrement dépourvus
de cortication et cependant fertiles. Celui de la mangrove (S 11),
assez variable, groupe dans 7 des verticilles étudiés, 28 phylloïdes
entièrement acortiqués dont 20 seulement sont fertiles (PI. 3, fig. 1).
En comparant les tableaux 1 et 3, on remarque que les verti¬
cilles de Ch. zeylanica var. diaphana se composent d’un plus petit
nombre de phylloïdes (6-12 contre 8-12 par verticille pour le type
de l’espèce). Mais surtout, les segments qui forment les phylloïdes
sont moins nombreux (4-9 contre 7-12) que dans le type.
b. Gamêtanges :
Les gamêtanges sont conjoints aux nœuds inférieurs des seg¬
ments (1 à 4) et le premier nœud basal est fréquemment fertile.
Source . MNHN, Paris
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
241
Comme dans le type, la paroi anthéridienne se compose de
4 écussons losangiques avec une armature renforcée de ype
charoïde. Voici les mensurations observées :
Anthéridie : 4 écussons, diamètre...
Oogone : longueur totale .
largeur . 490-520 y.
nombre de spires . 10-11
Coronule : hauteur . 90-120 y.
largeur de base. 192-238 p.
Oospore : longueur . *
largeur . oo/-'*!/
nombre de crêtes spiralées
Fertilité du nœud basal .
Nœuds fertiles par phylloïde. (1 ) -2-4
Les dimensions des gamétanges de la var. diaphana sont très
comparables à celles du type de l’espèce, les oospores étant cepen¬
dant légèrement moins longues (Planche 2). Mais, elles n avaien
pas atteint leur complète maturité puisqu’il n’a pas toujours été
possible de dénombrer le nombre de crêtes spiralees, ni d examiner
l’ornementation de la membrane de tous les échantillons.
S 11
S 21
315-415 g
293-375 y.
745-804 g
953-983 {1
490-520 g
476-520 y.
10-11
12-13
90-120 g
75-149 y.
192-238 g
193-252 y.
447-536 g
535-685 (J.
387-417 g
355-447 y.
10-12
90 %
76,9 %
(l)-2-4
(0)-2-3-(4)
CYTOLOGIE
Chez les échantillons d’Afrique, les logettes des spermatocystes
mesurent de 14,5 à 17,5 g de large et de 8 à 12 g (insqu a 16 g
pour une cellule terminale) de hauteur dans le sens axial du spe
matocyste. Notons, au passage, que sur des échantillons parven
à complète maturité (S 5), certains écussons anthéndiens pré¬
sentent, fixés à leur manubrium, des segments coxaux dépourvus
de spermatocystes pluriloculaires unisériés, donc de spermatozoïdes
(P Le 4 noyau quiescent des spermatocystes présente une structure
semi-réticulée sans chromocentre, selon la classification e
Delay (1946-1947) (PL 4, fig. 2 et 4). . ....
Dans le type comme dans la var. diaphana, le stock haploïde
comprend 28 chromosomes le plus souvent arques (en U, en V) ou
en crochets. Leur longueur varie de 2,5 à 6 g pour une e P als ^™ r
d’environ 1 g (PI- 4, fig. 3). Les spermatozoïdes formes sont
sniralés du type normal dans la famille.
Cette première numération chromosomique effectuéesur des
échantillons d’Afrique (type de l’espece : S 1, S 5, b 15,
Source : MNHN, Paris
242
MICHELINE GUERLESQUIN
PLANCHE 4. — Chara zeylanica Klein ex Willd.
1. Ecusson, manubrium, segments coxaux et cellules initiales des sper-
matocystes.
2. Logette de spermatocystes : noyau interphasique.
3. Logettes de spermatocystes : plaques métaphasiques.
4. Spermatocyste pluriloculaire unisérié : noyau interphasique.
5. Irrégularités télophasiques et logettes de volume différent.
6. Irrégularités télophasiques et logettes plurinucléées chez Ch. zeyla¬
nica var. diaphana (Meyen) R. D. W. Original.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
243
var. diaphana : S 11) confirme celles précédemment faites sur
des exemplaires à 4 écussons originaires de l’Inde, du Japon et
d’Amérique.
Dans le tableau 4, nous regroupons les stocks chromosomiques
haploïdes connus de nous chez Ch zeylanica, en précisant le nom
de l’auteur et, dans la mesure du possible, l’origine géographique
des échantillons.
TABLEAU 4. — Nombres chromosomiques haploïdes
actuellement publiés chez Ch. zeylanica Klein ex Willd.
et var. diaphana (Meyen) R. D. W.
CHARA ZEYLANICA Klein ex Willd.
n Auteurs
Formes à 4 écussons
28 SüNDARALINGAM
28 Griffin, Proctor
28 Griffin
28 Sarma, Khan
28 Mac Cracken, Proctor, Hotciikiss
28 Proctor, Hotchkiss
28 Guerlesquin
42 Sarma, Khan
42 Mac Cracken, Proctor, Hotchkiss
Formes à 3-8 écussons (4 écussons?)
42 Proctor, Hotchkiss
56 Proctor, Hotchkiss
Formes à 8 écussons
42 Griffin, Proctor
42 Griffin
42 Mac Cracken, Proctor, Hotchkiss
42 Proctor, Hotchkiss
56 Griffin, Proctor
56 Griffin
56 Mac Cracken, Proctor, Hotchkiss
56 Proctor, Hotchkiss
56 Hotchkiss inéd. in Griffin
70 Hotchkiss
Date Origine géographique
1946 Inde Sud
1964 Texas, Nouveau Mexique
1965 Texas
1965 Inde Nord
1966 Mexique, Oklahoma, Texas,
Kentucky, Japon
1967 Oklahoma, Kentucky, Caroline
Nord, Massachussets,
Mexique, Californie, Nicaragua,
Pérou, Vénézuéla
Inde Nord,
Japon
1968 Sénégal
1965 Inde Nord
1966 Porto Rico
Inde occidentale
1967 Brésil Sud
1967 Brésil Sud
1964 Texas
1965 Mexique
1966 Texas, Mexique
1967 Texas, Mexique
1964 Texas
1965 Texas
1966 Texas
1967 Texas, Oklahoma, Mexique,
Vénézuéla
1965 Floride
1963 Floride
244
MICHELINE GUERLESQUIN
var. DIAPHANA (Meyen) R. D. W.
à 4 écussons
28 Guerlesquin 1968 Sénégal
Le stock à 42 chromosomes, observé chez des sujets à 4 écussons
provenant de l’Inde et de Porto Rico, n’est pas encore signalé
en Afrique.
La carte 1 qui complète celle que nous avons précédemment
publiée (M. Guerlesquin, 1967, p. 183) montre la répartition
géographique mondiale des diverses races chromosomiques, actuel¬
lement connues de nous, chez Ch. zeylanica. En Afrique et en
Asie, seuls sont observés les sujets à 4 écussons. Mais, tandis qu’au
Japon, il y a une seule lignée à 28 chromosomes (comme au
Sénégal), deux races à 28 et 42 chromosomes coexistent en Inde.
En Amérique où sont récoltées les formes à 4 et 8 écussons, la
ploïdie observée est variée et plus élevée : en Amérique du Nord
et du Centre, les sujets à 4 écussons par anthéridie possèdent 28
ou 42 chromosomes, ceux à 8 écussons peuvent avoir 42, 56 ou
76 chromosomes. Toutefois, les races chromosomiques sont moins
nombreuses en Amérique du Sud : exemplaires à 4 écussons à
72 = 28; exemplaires à 8 écussons à n = 42 et 56 chromosomes.
Au cours de cette étude, il a été possible d’examiner quelques
anomalies. Le spermatocyste pluriloculaire peut présenter des
irrégularités dans la division transversale qui devrait donner
naissance à des logettes sensiblement égales (1 cas : PI. 4, fig. 5).
Dans un spermatocyste provenant d’un échantillon d’une autre
localité, voisinent des spermatozoïdes hétérogènes caractérisés par
des tailles différentes. Dans la var. diaphana, nous observons des
spermatocystes binucléés plus larges que les normaux; en outre,
les deux noyaux peuvent être sensiblement identiques ou de dimen¬
sions dissemblables (PI. 4, fig. 6).
Ces diverses anomalies rappellent, à beaucoup d’égards, cer¬
taines de celles que nous avons étudiées dans un travail antérieur
(M. Guerlesquin, 1967).
*
**
En conclusion, les exemplaires à 4 écussons anthéridiens de
Ch. zeylanica provenant de sept localités du Sénégal correspondent
aux descriptions morphologiques du type de l’espèce effectuées sur
des échantillons d’Amérique du Nord et d’Asie (Inde, Malaisie,
Japon). On peut, toutefois, noter quelques légères variations
dans les dimensions des gamétanges qui demeurent non signi¬
ficatives.
RECHERCHES SUR CHARA ZEYLANICA
245
Source : MNHN, Paris
246
MICHELINE GUERLESQUIN
La var. diaphana se caractérise par une cortication moins déve¬
loppée sur les phylloïdes et parfois môme par la présence de
phylloïdes entièrement acortiqués, mais fertiles. Dans l’état actuel
des connaissances, nous ne savons quelle valeur taxonomique
attribuer à ce caractère morphologique qui, chez quelques autres
espèces, semble être tributaire des conditions stationnelles
(exemple pour l’Europe : Ch. vulgaris, Ch. contraria in R. Coril-
lion, 1957 et 1960).
Il sera donc utile de poursuivre ces recherches sur les repré¬
sentants de l’espèce collective. Ch. zeylanica, d’Afrique occi¬
dentale.
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(Laboratoire de Biologie végétale
et de Phytogéographie
de la Faculté libre des Sciences d’ANGERS.)
Source : MNHN, Paris
Studies on fhe morphologie and reproduction
of the articulated corallines - VI
Metagoniolithon Weber van Bosse
Par E. K. GANESAN.
Introduction
This is the sixth paper in a sériés on the articulated corallines
(see Ganesan, 1968; Ganesan and Desikachary, 1970). The genus
Metagoniolithon was established by Weber van Bosse (1904) and
includes so far 4 species only. These are M. stelligerum (Lamk.)
Weber van Bosse, M. charoides (Lamx.) Weber van Bosse, M. gra-
niferum (Harvey) Weber van Bosse and M. gracile (Harvey) Yendo
(Manza, 1940). Of these, M. charoides is the lectotype species.
Manza (1940) considered that these 4 species are endemic to
Australia. Subsequently, however, M. charoides has been recorded
from Argentina (Pujals, 1963; Papenfuss, 1964). The record of
the occurrence of the same species (as Amphiroa charoides Lamx.)
by Collins (1901) in the Caribbean is rightly considered by Tay¬
lor (1960); Chapman, 1963; see also Weber van Bosse, 1904,
p. 102) as uncertain. Recently Johansen (1969) has erected a
new subfamily Metagoniolithoideae to include this genus only.
Metagoniolithon is unique among the articulated corallines and
perhaps among algae in that the growing apices of branches are
each covered by a mucilaginous cap more or less similar to the
root cap of angiosperms. The root caps of angiosperms are howe¬
ver celular and not just mucilaginous as in Metagoniolithon.
Details of the structure of the genicula, intergenicula and origin
of a branch from a geniculum had been well illustrated by Manza
(1940), Segawa (1949) and Johansen (1969) in M. stelligerum.
Only tetrasporic conceptacles in M. charoides (Manza, 1940) and
spermatangial conceptacles in M. species (Johansen, 1969, PI. 16, b)
had been reported so far. Details of the development of the con¬
ceptacles, particularly pre and post-fertilization developmenls are
unknown so far in any of the four species. These are described
here in M. stelligerum.
MORPHOLOGIE AND REPRODUCTION OF THE CORALLINES 249
Material and methods
Abondant fertile material of Metagoniolithon stelligerum was
kindly sent to me by Mr. Gordon G. Smith of the University of
Western Australia, Perth, Australia. This material was collected
by him on 9th February, 1964 with the no. A. 397. It was growing
epiphytically on the stems of Cymodocea antarctica in shallow
sublittoral water at Point, Peron, near Perth, Western Australia.
This species has its distribution in Tasmania, Western and Sou¬
thern Australia (May, 1965). The material was preserved in both
6 % sea water formalin and 10 % FAA. The methods adopted
here are the same as given in earlier studies (Ganesan, 1965).
Observations
Végétative morphology and anatomy
The specimens studied agreed well with the descriptions given
by Harvey (1862). M. stelligerum is a large species among the
articulated corallines, commonly 10-20 cms in length with a den-
sely tufted appearance. Branching is verticillate (Fig. 1) and the
number of branches which arise from a geniculum varies from
2-6. The main or the axial intergenicula are long and thick (0.3-
1.5 cm long about 1 mm broad), while the latéral ones are short
and thin (2-4 mm long and 200-500 p. broad). Ail the growing
apices of the branches are each covered by a structureless muci-
laginous cap. Although invariably ail the previous workers (Weber
van Bosse, 1904; Yendo, 1905; Manza, 1940; Segawa, 1949 and
Johansen, 1969) hâve mentioned that each growing apex is
covered by a mucilaginous cap, observations of the apical cells
hidden inside the mucilaginous cap revealed some interesting
features. The various apical cells do not lie in the same plane
but form a dôme shaped structure (Fig. 3). Besides, these are
distinct from each other and do not form a compact meristematic
tissue (Figs. 2, 3). It is only from the second or the third cell
below the apical cells that the formation of a compact medullary
structure is seen. Among the apical cells, those that are in the
centre are more prominent and elongate while at the two sides
these are smaller.
The mucilaginous cap is very thin in younger branches, thicker
and lamellated with 2-4 layers in comparatively older branches.
Well developed caps are thicker at the apex and become gra-
dually thinner at the sides and extend downwards to a considérable
distance covering a portion of the intergenicula.
250
E. K. GANESAN
The cells of the medullary filaments of the intergenicula are
more or less in uniform transverse zones and are 25-45 jx long
and 6-14 jx broad. These cells become gradually smaller towards
the periphery and merge with the cortical cells. The cortex does
not stand ont distinctly from the medulla and is made up of
2-4 layers of rectangular cells (Fig. 7). The cortex is covered by
a single layer of cover cells, which are 7-10 jx broad. Secondary
cell-fusions among adjacent cells both in the medulla and cortex
are very commonly observed (see also Weber van Bosse, 1904
and Segawa, 1949). Secondary pit-connections however were not
seen.
Trichocytes (the hair-bearing cells with long and thick hairs)
are abundantly seen in the cortex of young integenicula. The basal
portion of young trichocytes is single with a prominent nucléus
and a dense sheath of cytoplasm surrounding it. Later the basal
portion divides into two cells, each with a prominent nucléus
(Fig. 7). The hairs hâve a very thin strand of cytoplasm drawn
to the very tip in young ones. The development and structure of
these trichocytes closely resemble that in Jania rubens Linn.
(Suneson, 1937) and J. iyengarii Ganesan (1965).
Genicula, like the intergenicula, are also multizonal and consist
of medullary filaments, cortex and a layer of cover cells. But
the cells are comparatively smaller, only slightly thick-walled
and distinguished internally by being stained rather darkly (Fig. 2).
That the genicula are not fully differentiated and do not lose
their meristematic activity completely is indicated by the fact
that branch primordia arise only from the genicula (see Yendo,
1904, Manza, 1940, Segawa, 1949 and Johansen, 1969, PI. 15, b).
The developing branch sécrétés an apical cap immediately as it
emerges out of the parent geniculum.
In between two successive genicula of the main axis, the
intergenicula generally bear uniformly elongated sheath-like
coverings, which are sometimes slightly dilated at each end
(Fig. 1). Structurally these are made up of thin-walled cortical
and medullary cells in continuity with the medullary filaments
of the intergenicula. No conceptacles are observed on these. In
the apical région of the main axis as well as in the latéral branches
these sheaths are absent and the branches are given off succes-
sively from each geniculum. This sheath like covering is formed
later by the activity of the intergenicular cells. This limited
« secondary thickening » of the intergenicula probably helps
both for support and élongation of the axis.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE AND REPRODUCTION OF THE CORALLINES 251
Reproduction
Tetrasporic conceptacles :
Mature conceptacles are very prominent on the surfaces of the
intergenicula. They are conical in outline, latéral in position,
1-3 for each intergeniculum and are mostly restricted to the
smaller branches. 2-6 tetrasporangial initiais are differentiated in
the cortical layers as a peripheral ring and these initiais are sur-
rounded by elongated cells (Fig. 4). Each initial divides into an
upper tetrasporangial mother cell and a lower stalk cell. In a
mature conceptacle, the sporangia are restricted to the periphery
of the floor of the conceptacle while the central région is occupied
by a tuft of thick paraphyses (Fig. 5). Mature tetrasporangia
are 77-112 y. long and 30-62 jjl broad. Tetrasporangial conceptacles
hâve an outside diameter of 300-420 51 , an inner diameter of 160-
240 jjl and a height of 150-200 y..
Sexual plants are dioecious.
Female conceptacles :
Like the tetrasporic conceptacles, these are also prominent on
the surfaces of the intergenicula. Earlier stages in the development
of a procarpic conceptacle is similar to that of tetrasporic con¬
ceptacle excepting that there are far greater number of initiais
differentiated over the floor of the developing conceptacle. Each
procarpic initial gives rise, at the centre of the conceptacle, to
a two-celled carpogonial branch and a latéral stérile cell, both
borne on the same basal supporting cell (Fig. 8 ). Rarely however
two two-celled carpogonial branches are seen on the same suppor¬
ting cell (Fig. 10). The trichogyne is comparatively long, thick
and swollen at the tip. The trichogyne, in some instances, is
deeply cleft into two so that the same carpogonium appears to
possess two trichogynes (Fig. 9). The basal portion of these
two trichogynes is however united. As in most of the corallines,
in the peripheral régions of a procarpic conceptacle, the carpo¬
gonial branches are not fully differentiated and the supporting
cell merely bears two undivided cells.
The occurrence of fertilization was indicated in many instances
by the presence of a spermatium adhering to the tip of the tri¬
chogyne. Presumably after the diploid nucléus is carried into a
supporting cell below, which also functions as the auxiliary cell,
the various supporting cells fuse to form a large fusion cell
252
E. K. GANESAN
(Figs. 6, 12). The upper margin of this fusion cell contains the
various carpogonial branches and the stérile cells which slowly
begin to degenerate and the remnants of these were seen even
at very late stages. The fusion cell is transversely elongated and
prominently massive (Fig. 12).
Gonimoblast filaments are produced from the periphery only
of this fusion cell (Figs. 6, 12). These are unbranched and the
cells become gradually broader from the base to the tip. Mature
carposporangia are elongate-ovoid to spherical and 20-30 p. in
diameter. The ostiole is lined with elongate cells forming papillae.
Mature cystocarpic conceptacles hâve an outer diameter of 300-
340 jx, an inner diameter of 190-210 p. and a height of 140-160 p..
Explanation of Figures 1-6.
Metagoniolithon stelligerum (Lamk.) Weber van Bosse.
Fig. 1. — Portion of a tetrasporic plant showing the verticillate branches and
sheaths in between two successive genicula on the main axis.
Fig. 2. — L. S. through a dividing apex showing the apical cells distinct from
each other (left) and the differentiating genicular cells (darkly
stained) below the apex X 300.
Fig. 3. — L. S. through an apex showing the mucilaginous cap and the dis¬
tinct frnger like apical cells X 310.
Fig. 4. — L. S. through a young tetrasporic conceptacle. Note the layer of
cover cells lying freely at the top of the developing conceptacle
X 120.
Fig. 5. — L. S. through a mature tetrasporic conceptacle showing the central
paraphyses and the sporangia restricted to the periphery of the
floor of the conceptacle X 138.
Fig- 6, — L. S. through a female conceptacle showing gonimoblast filaments
arising from the periphery of the fusion cell X 95.
Explanation of Figures 7-12.
Metagoniolithon stelligerum (Lamk.) Weber van Bosse.
Fig. 7. — L. S. through an intergenicular cortex with an adult trichocyte.
Note the contents hâve divided into two.
Fig. 8. — Four unicarpogonial procarps.
Fig. 9. — A unicarpogonial procarp where the trichogyne is deeply cleft into
two. Note the basal portions of these two trichogynes are united.
Fig. 10. — A bicarpogonial procarp.
Fig. 11. Portion of a male conceptacle showing the spermatangial mother
cells and spermatangia.
Fig. 12. Fusion cell showing the gonimoblast filaments arising from the
periphery only and the remnants of the various carpogonial
branches on the upper side of the fusion cell.
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér., T. X; PI. 21
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE AND REPRODUCTION OF THE CORALLINES 253
Source : MNHN. Paris
254
E. K. GANESAN
Male conceptacles :
Unlike the tetrasporic and female conceptacles, the male con¬
ceptacles are comparatively inconspicuous and form only slight
élévations on the surfaces of the intergenicula. As in the case
of the other two types of conceptacles, the male initiais are diffe-
rentiated in the cortex as a resuit of which the cover cell layer
is pushed off and lies freely for sometime on the top of the
developing conceptacle. But the initiais are far more numerous
than the tetrasporangial and procarpic initiais. The initiais hâve
each a very prominent nucléus and by further divisions give rise
to 2-3 elongate spermatangial mother cells, which in turn give
rise to 2-6 spermatangia (Fig. 11). The fertile portion is confined
to the floor of the conceptacle in this species also (see Johansen,
1969, PI. 16 b). The liberated spermatangia are either elongate
and of uniform thickness or hâve a short, thin, tail like portion
which may be drawn out gradually or abruptly. The sperma-
tangium has a prominent nucléus. Spermatangia are 6-10 fj.
long and 1.5-3 g. broad. Mature spermatangial conceptacles hâve
an outer diameter of 300-400 jjl, an inner diameter of 240-432 ji.
and a height of 80-115 j*.
Acknowledgements
My deep sense of gratitude and indebtedness are due to Pro-
fessor T. V. Desikachary, University Botany Laboratory, Madras,
India w r ho has always been a continuons source of inspiration
and guidance in my studies on marine algae. I am also deeply
indebted to Dr. H. B. S. Womersley, Department of Botany,
University of Adelaide, Adelaide, Australia for his critical reading
of the manuscript, to Mr. Gordon G. Smith, University of Western
Australia, Perth, Australia for kindly sending me materials
and to Professor T. S. Sadasivan, Director, University Botany
Laboratory, Madras, India for his unstinted support to me on
many occasions. This work was carried out during the tenure
of a Govt. India Research Scholarship.
Abstract
Details of the morpholoy, anatomy and reproduction are described
in Metagoniolithon stelligerum (Lamk.) Weber van Bosse based on
material from Australia. Of particular interest is that the apical cells,
protected by a mucilaginous cap, are distinct from each other without
forming a compact meristematic tissue. In mature tetrasporic con¬
ceptacles, sporangia are restricted to the periphery of the floor of the
MORPHOLOGIE AND REPRODUCTION OF THE CORALLINES 255
conceptacle with a central tuft of thick paraphyses. The procarps are
generally unicarpogonial i.e. each supporting cell bears a well-developed
two-celled carpogonial branch and a latéral stérile cell. Rarely a
bicarpogonial procarp was also observed. The fusion cell is well
developed and massive with gonimoblast filaments arising only from
the periphery of the fusion-cell. Formation of spermatangia is similar
to most of the other corallines.
(University Botany Laboratory, Madras-5, India.
Now at : Departâmento de Biologia Marina,
Instituto Oceanogrâfico, Universidad de Oriente,
Cumanâ, Venezuela.)
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Systematic description of Algae
{rom Panki rice fields. India
By Ashok C. SHUKLA (*).
CYANOPHYCEAE
Chrooccoccales
Chroocococcaceae
Genus Aphanothece Naegeli
(1) Aphanothece pallida Kützing. Thallus gelatinous, soft, blue-
green of brownish, cells elliptical or cylindrical, 4.59-5.12 g broad,
6.12-7.65 g long, sheath very distinct.
Free floating on the surface of stagnant water of the fields.
(PI. 1, Fig. 1.)
Nostocales
Oscillatoriaceae
Genus Oscillatoria Vauch.
(2) Oscillatoria okenii Ag. ex Gomont. Thallus brownish; tri-
chôme straight, distinctly constricted at the cross walls, 2-5 g
broad, at the end gradually attenuated, slightly bent, cells 2-3 g
long, at the ends upto 7 g, end cell obtuse or subconical, without-
calyptra. . .
In the mucilage of Gloeotrichia natans collected from rice iields.
(PI. 1, Fig. 2a, b.)
Genus Phormidium Rütz.
(3) Phormidium anomala Rao, C. B. Thallus mucilaginous,
soft, deep blue-green; trichomes of uniform width, 9.18-10.71 y.
broad; cells 1-1.53 y. long; sheath thin, colourless, end cells
bluntly rounded without cap or calyptra.
Profusely growing in cultures of soil samples. (PI. 1, Fig. 3.)
(4) Phormidium retzii (Ag.) Gomont. Thallus bright blue-green
in colour, filaments more or less straight, slightly torulose at
the ends, not capitate, 3.82-6.12 ** broad, sheath diffluent; cells
shorter or longer than broad, 4.59-7.65 p long, calyptra absent.
On soil forming greenish surface layer. (PI. 1, Fig. 4a, b.)
17
Source : MNHN, Paris
258
ASHOK C. SHUKLA
(5) Phormidium foveolarum (Mont.) Gomont. Thallus thin,
dark green ; trichome flexuous, constricted at the cross walls, at
the ends not attenuated, cells 1.97-2.29 g broad, 1.97-2.29 g long,
sheath colourless, diffluent, cells nearly quadrate or somewhat
shorter than broad, septa not granulated; end rounded, calyptra
absent.
This is one of the most common forms in both soil cultures
and in nature in fields. (PI. 1, Fig. 5.)
(6) Phormidium tenue (Menegh.) Gomont. Trichome straight
constricted at cross walls; cell 1.5 g broad; 2.5-4 g long; end cell
conical, calyptra absent.
This is another common form. It grows profusely in ail soil
cultures and in nature. (PI. 1, Fig. 6.)
Genus Lyngbya Ag.
(7) Lyngbya magnifica Gardner. Filaments long, straight and
rigid, 30-35 g broad, forming a thin stratum, sheath 2-2.5 g thick,
colourless, smooth, unlamellated; trichome 23-28 g broad, not
attenuated at the ends, not constricted at the cross walls, 4-4.5 g
long, end cell rounded, outer membrane slightly thickenèd.
The alga grows in association with Aulosira fritschii (PI 1
Fig. 7.)
(8) Lyngbya hieronymusii Lemm. Filaments single, straight,
14.2-15.52 g broad; sheath firm, homogeneous, colourless, cells
11.53-12.2 g broad, 2-4 g long, not constricted at the cross walls,
granulated, with gasvacuoles, end cell rounded.
Collected from nature and soil culture. (PI. 2, Fig. 8.)
Genus Nostoc Vaucher
(9) Nostoc commune Vaucher. Thallus mucilaginous, oblong,
foliose, filiform, darkly coloured; filaments flexuous, entangled-
sheath diffluent, cells spherical, 2.29-3.06 g in diameter; heterocyst
intercalary, 4.59-6.12 g in diameter; spores oblong, 3.82-4.59 g
broad and 6.12-7.65 g long, formed centrifugally in sériés in
between the heterocyst.
Collected from paddy fields. (PI. 2, Fig. 9.)
(10) Nostoc sp. Thallus gelatinous, irregularly expanded atta-
by Iower surface, trichomes blue-green; cells cylindrical
6.66-8.32 g long and 4.99-8.32 g broad; spores ellipsoidal 8.32-9 99 g
broad and 13.32-16.65 g long.
Collected from paddy fleld and soil cultures. (PI. 2, Fig. 10 a, b.)
SYSTEMATIC DESCRIPTION OF ALGAE
FROM PANKI RI CE FIELDS 259
PLATE 1
Source : MNHN, Paris
260
ASHOK C. SHUKLA
(11) Anabaena sphaerica Bornet et Flahault var. attenuata
Bharachvaja. Thallus floccose, gelatinous, thin, blue-green, curved,
entangled with each other, slightly attenuated at the ends, with
rounded end cells, without a mucilage sheath; cells spherical
4.59-6.12 jx in diameter; heterocyst intercalary 6.12-6.88 jx in
diameter; spores spherical 9.18-11.53 y. in diameter with smooth
yellow outer wall.
Collected from paddy fields. (PI. 2, Fig. 11 a, b.)
(12) Anabaena sp. Trichomes free; without sheaths, generally
occuring single, bent, slightly tapering at the ends, with end cell
liaving rounded apices, cells with deep constrictions at joints,
3.82-4.59 {x broad and 6.12-6.88 jx long, cell contents deep blue-
green and coarsely granular; heterocysts at intervals, spherical
6.12-7.65 jx in diameter.
Free floating in paddy fields.
Collected in végétative condition, therefore, spécifie identification
could not be done. (PI. 2, Fig. 12.)
Genus Aulosira Kirchner
(13) Aulosira fertilissima Ghose. Stratum expanded, dark blue-
green, membranous; trichomes more or less straight, parallel; cells
4-5 jx broad, 4-6 jx long, barrel-shaped, contents granular; sheath
thick, firm, brown; heterocysts intercalary, elliptical 5-5.5 jx broad,
20-23 (x long.
Collected from paddy fields. (PI. 3, Fig. 13 a, b.)
(14) Aulosira fritschii Bharadwaja. Thallus dark green, fila¬
ments unbranched, irregularly bent; sheath hyaline, 2 [x thick,
trichome constrictcd at cross walls; cells slightly longer than broad,
cell contents deep blue-green, fînely granular; heterocysts single
and intercalary; spores in long chains formed centrifugally inter-
rupted by végétative cells, roughly quadratic, 8.10 u. broad and
15-16 jx long, exospore thick pale brown, endospore think and
hyaline.
Collected from paddy fields. (PI. 3, Fig. 14.)
(15) Aulosira prolifica Bharadwaja. Thallus forming a dense
mucilaginous scum, blue-green; filaments straight; sheath thin
0.78-1 jx thick; trichomes markedly constricted at the cross-walls,
apical cells tapering to the rounded apex; cells cylindrical, longer
than broad, 4.99-5.39 çx broad and 6.12-6.88 jx long; heterocysts
intercalary, broader than trichome, bulging out the sheath, inter-
Source : MNHN, Paris
SYSTEM AT IC DESCRIPTION OF
ALGAE FROM PANKI RI CE FIELDS 261
PLATE 2
Source : MNHN, Paris
262
ASHOK C. SHUKLA
calary heterocysts single, ellipsoidal, hormogones présent; spores
not seen.
Collected from paddy fields. (PI. 3, Fig. 15 a, b.)
Genus Tolypothrix Kützing
(16) Tolypothrix tenuis (Kütz.) Johs. Schmidt em. Thallus
blue-green; filaments 7.5-15 |x broad, repeatedly branched; sheath
thin, close to trichome, colourless; cells 7-13 jx broad, longer
than broad, slightly constricted at the cross walls; heterocysts
cylindrical, 13-15 jx broad, 18-20 jx long, yellowish, solitary.
Collected from paddy fields. (PI. 3, Fig. 16 a-c.)
Rivulariaceae
Genus Gloeotrichia Ag.
(17) Gloeotrichia natans Rabenhorst ex Born. et Flah. Thallus
spherical, olive green to brown, filaments loosely arranged; tri¬
chome 7-8 |x broad, attenuated into a long hair; cells at the base
barrel-shaped, somewhat shorler, higher up longer than broad;
heterocysts basal, more or less spherical, 10-11 |x broad; spores
cylindrical, straight, without sheath 9-10 (x broad, 40-50 jx long,
transversely constricted, brownish.
Slimy masse attached to rice leaves in paddy fields. (PI 3
Fig. 17.)
CHLOROPHYCEAE
Volvocales
Tetrasporineae
Palmellaceae
Genus Sphaerocystis Chodat
(18) Sphaerocystis schroeteri Chodat. Colony spherical with
groups of 6 cells arranged toward the periphery of a hyaline,
homogeneous envelope cells spherical, sometimes with individual
sheath, chromatophore entirely filling the cell, with one pyrenoid.
Cells 17.61-24.71 ^ in diameter; colony 70.6 (x in diameter.
Isolated colonies observed in nature, with species of Closterium
Euastrum, etc. (PI. 4, Fig. 18 a, b.)
Chlorococcales
Oocystaceae
Genus Oocystis Naegeli
(19) Oocystis naegelii A. Braun. Cells in colonies of 4-6 cells.
Source : MNHN. Paris
SYSTEMATIC DESCRIPTION OF ALGAE FROM PANKI RI CE FIELDS 263
PLATE 3
Source : MNHN, Paris
264
ASHOK C. SHUKLA
Cells 17.61-19.98 p broad and 22.84-26.64 p long, ovoid-oblong,
without polar nodules, solitary. Chromatophore single, pariétal,
plate like.
Collected from nature along with Spirogyra sp., Sphaerocystis
schorotari, Closterium sp., Euastrum sp., Cosmarium sp. (PI. 6
Fig. 23.)
Ulotrichales
Ulotrichineae
Ulotrichaceae
Genus Uronema Lagerh
(20) Uronema confervicolum Lagerh. Filaments 3.06-4.59 p.
broad; cells 3-4 times longer than broad, basal and apical cells
attenuated.
Collected from paddy fields epiphytic on other algae. (PI. 4,
Fig. 20.)
Cladophorales
Cladophoraceae
Genus Cladophora Kuetzing
(21) Cladophora glomerata (Linnaeus) Kuetzing.
Cells 26.64-30.46 p. broad 182.76-335.06 p long; branches often
in glomerata clusters; plants attaining lengths of 5-10 cm; tran¬
sition from thick walls of main axis and primary branches to
thin walls of branch clusters distinct; branching of main filament
often Y-shaped ; plant mass light green.
Found profusely growing in nature as entangled masses of
filaments. (PI. 5, Fig. 20 a, b.)
Genus Pithophora Wittrock
(22) Pithophora varia Wille. Végétative cells 60-92-68.53 p
broad 685.3-852.8 p long; akinetes 68.53-76.15 broad and 153.3-
243.68 p long, ovoid to cylindric, often angular at the bases of
branches. (PI. 6, Figs. 22 a, b).
Chaetophorales
Chaetophoraceae
Genus Chaetophora Schrank
(23) Chaetophora elegans (Roth) C. A. Agardh. Gelatinous
colonies subglobose; filaments with lax branching, radiating from
center of colony; végétative cells 10-12 p X 7-53 p.
Abundantly growing in nature as floating algal balls or attached
to stems and leaves of rice. (PI. 4, Fig. 19.)
Source : MNHN, Paris
SYSTEMATIC DESCRIPTION OF ALGAE FROM PANKI RICE FIELDS 265
PLATE 4
Source : MNHN, Paris
266
ASHOK C. SHUKLA
Oedogoniales
Oedogoniaceae
Genus Oedogonium Link
(24) Oedogonium gracilius (Wittrock). Dioecious, macrandrous;
Oogonium, spore wall smooth. Végétative cell 22.84-24.71 p broad
and 60.92-65.95 p long; Oogonium 37.4-39.96 p broad and 63.27-
65.8 p. long; oospore 33.3-44.1 p broad and 50-55 p long.
The lenght of oogonium and zygote is slightly more than des-
cribed in O. gracilius.
The alga was collected as pale green brownish mass along with
Gloeotrichia natans and other desmids. (PI. 5, Fig. 21 a, b.)
Conjugales
Euconjugatae
Mougeotiaceae
Genus Mougeotia C. A. Agardh.
(25) Mougeotia sp. Végétative cells 17.61-19.98 p. broad and
76.15-86.58 p. long; chloroplast nearly as long as the cell with
4-6 pyrenoids in a single row. The alga was collected in végétative
condition, therefore, spécifie identification could not be done.
Collected in nature along with other algae i.e. Spirogyra sp.,
Oocystis naegelii, Euastrum sp. and Cosmarum sp.
Zygnemaceae
Genus Zygnema Agardh.
(26) Zygnema sp. The végétative cells are on the average
80.6-84.13 p. broad and 111.25 p. long. Usually each cell contains
two stellate chloroplasts. The alga was collected in végétative
condition, therefore, spécifie identification could not be done.
Profusely growing in paddy fields forming pale green or brownish
green entangled masses of alga.
Genus Spirogyra Link
(27) Spirogyra sp. Végétative cells are on an average 152.3-
182.76 p. broad and 440-548.28 p. long. Single chloroplast making
8-10 turns. The alga was found profusely growing in water-logged
fields forming grass green algal patches and alga was collected in
végétative condition. Therefore, spécifie identification could not
be done.
(28) Spirogyra sp. Végétative cells are 440-548.28 p long and
274-289.23 p. broad; tw chloroplasts making 2-5 turns. The greenish
SYSTEMATIC DESCRIPTION OF ALGAE FROM PANKI RICE FIELDS 267
PLATE 5
Source : MNHN, Paris
268
ASHOK C. SHUKLA
algal filaments were found floating in the form of green masses
in paddy fields. The alga was collected in végétative condition,
therefore, spécifie identification could not be done.
(29) Spirogyra sp. Végétative cells 65.95-75.94 jx broad, and
260-280.64 jx long; four chloroplasts making 8 turns. Brownish
green alga profusely growing in paddy fields. The alga was collec¬
ted n végétative stage. Therefore, spécifie identification could not
be done.
(30) Spirogyra sp. Végétative cells on an average 110 p. long
and 20 jx broad; two chloroplasts making 10 turns. Dark green
entangled filaments growing abundantly in paddy fields. The alga
has been collected in végétative stage. Therefore, spécifie identi¬
fication could not be done.
(31) Spirogyra sp. Végétative cells 14-15 jx broad, 799.2-832.5 jx
long; two chloroplasts making 10 turns. The alga collected as
pale green commonly growing with mixture of forms. The alga
was collected in végétative condition. Therefore, spécifie identifi¬
cation could not be done.
(32) Spirogyra sp. Végétative cells 35.64-50.97 |x broad, 45.63-
50.95 jx long; three to five chloroplasts making two to three turns.
The algal grows profusely in paddy fields. Zygospores immature,
therefore, spécifie identification could not be done.
(33) Spirogyra sp. Végétative cells 23.29-36.93 jx broad and
109.89-119.88 jx long; chloroplasts 2-3 making 4-6 spirals. Collec¬
ted from paddy fields. The zygospores immature, therefore, spé¬
cifie identification could not be done.
Desmidioideae
Desmidiaceae
Closterieae
Genus Closterium Nitzsch.
(34) Closterium moniliferum (Bory) Ehrbg. Cells 52.95 X 396.9 jx,
6-8 times longer than wide, moderately curved, outer margin 100-
130 degrees of arc, inner margin inflated in the middle, uniformly
narrowed to the obtusely rounded apices; cell wall smooth, colour-
less; chromatophores with about 6 ridges; pyrenoids 5-6 in a
médian sériés; terminal vacuoles.
Rarely présent in paddy fields with Spirogyra spp., Aulosira sp.
and other desmids. (PI. 6, Fig. 25.)
SYSTEMATTC DESCRIPTION OF ALGAE FROM PANKI RICE FIELDS 269
Source : MNHN, Paris
270
ASHOK C. SHUKLA
Cosmarieae
Genus Cosmarium Corda
(35) Cosmarium reniforme (Ralfs) Arch. Cells 39.96 X 46.62 y.
(isthmus 17.61 y. wide), slightly longer, deeply constricted, sinus,
narrow and closed isthmus narrow and elongate, semi-cells reni-
form, outline granulate, latéral view of semicells circular, cell
walls with coarse granules arranged in indistinct vertical sériés;
chromatophores axial; 2 pyrenoid in each semicell.
Rarely présent in paddy fields with Spirogyra sp. (PI. 6, Fig. 24.)
Genus Euastrum Ehrenberg
(36) Euastrum johnsonii West and West.
Cells 33.3-36.3 p. and (isthmus 17.61 y.), about as long as wide,
sinus narrowly linear; semicells almost triangular, basal lobes
broadly rounded, with 2 rows of papillae, polar lobe more pro¬
minent, truncately rounded, latéral margin convex, concave toward
apex which bears a peripheral ring of papillae.
Rarely présent in paddy fields.
ACKNOWLEDGEMENTS
The author wishes express his thankfulness to Dr. A. B. Gupta,
M. Sc., Ph. D. (Edin.) for supervision and Mr. N. Abhram, Prin¬
cipal, for providing necessary facilities to accomplish présent
investigation.
{Department of Botany,
Christ Church College, Kanpur ( U.P .) India.) (*)
(*) Présent Mailing Address : Deo Bhawan, 385, Faithfulganj, Kanpur, U.P. r
India.
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d’une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d'information dans la
«Bibliographie» paraissant en annexe au «Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin signalétique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
Anagnostidis C., 1968. — Recherches sur les Sulphuretum des
eaux salées et douces de Grèce. — Etude taxonomique, floristique,
écologique, phytosociologique et phytogéographique. — Annuaire
scientif. Univ. Thessaloniki : 407-868, tableaux, 38 pl. hors-texte,
bibliographie générale (env. 1250 titres).
Cet ouvrage illustré par 38 planches hors-texte groupant 109 figures et
photographies originales de sulfobactéries est, malheureusement pour
nous, écrit entièrement en grec. Nous publions donc l’analyse de « Bio-
logia gallo-hellenica », 1969, II, 2.
« Cet important ouvrage comprend six parties principales :
— Généralités . Considérations générales, terminologie, méthodes de
culture, etc. Description de trois ensembles de biotopes : celui du
littoral de la Mer Égée (env. 200 stations) ; celui de 4 lacs de Macédoine
et des chutes d’eau d’Édessa; enfin, un ensemble de 33 sources ther¬
males. — Partie écologique. Structure et agencement interne des bio¬
topes prospectés, biocoenoses qui s’y développent. Facteurs macro- et
micro-écologiques (essentiellement : l’éclairement, la température, la
structure et composition des substrats, l’H,S, le pH et des facteurs bio¬
tiques). — Sulphuretum étudiés. Description et analyse de chacun des
types de thiobiotopes et de leurs thiobiocoenoses : a) Analyse des
régions côtières dans leurs subdivisions (supra-, eu-, sub-littorale, etc.)
et de leurs divers faciès. L’auteur insiste sur l’intérêt théorique et
pratique des thiobiotopes des régions marines polluées, ainsi que sur
la signification des associations microphytiques (utilisation avantageuse
du système d’estimation synécologique saprobiotique Fjerdingstad).
Phénomène d’érythrose de l’eau de mer. b) Végétation macro- et micro-
phytique et thiobiocoenoses des biotopes lacustres et de ceux qui
peuvent s’y rattacher. Lors de la description et de l’analyse de la
végétation d’une cascade d’Edessa, l’accent est mis sur l’importance de
la vitesse du courant en tant que facteur écologique, c) Description
sommaire des sulphuretum par groupe thermobiotique, c’est-à-dire en
rapport avec la composition chimique de l’eau et la végétation domi¬
nante. — Partie systématique. Description détaillée des caractères
observés sur chacune des 61 espèces de Thiobactériales identifiées et
commentaires taxonomiques et biogéographiques. 80 tableaux analy¬
tiques donnent la composition végétale et floristique de chaque station
et de ses biotopes. La fréquence de présence et le degré de couverture
(suivant une échelle 1-10) ont été relevés dans 77 cas correspondant
à 55 sulphuretum d’eaux salées et saumâtres, 19 d’eaux lacustres et
d’eaux courantes et 3 de sources thermales. Ces prélèvements concer-
Source : MNHN, Paris
272
BIBLIOGRAPHIE
nent les secteurs ou localités suivantes : Golfes Thermaïque, Pagasé-
tique, Maliaque, Euboïque N., Saronique, de Corinthe, de Kavalla,
Strymonique; îles Cyclades (Syros, Tinos, Myconos), Ikaria, Chio, Myti-
lène, Thasos; lacs de Haghios Vassilios, Volvi, de Kastoria, de Doïran,
cascades d’Edessa; 12 sources sulfureuses, 8 ferrugineuses, acides, etc.
Au total, 49 espèces de Thiobactériales nouvelles pour la Grèce ont
été identifiées, ce qui porte à 69 le nombre actuellement connu, alors
que le nombre des Ferrobactéries atteint 25, dont 3 seulement précé¬
demment signalées. Enfin, les 52 espèces trouvées parmi les Athiorho-
doceae, Pseudomonadaceae, Spirillaceae, Pasteuriaceae, Micrococcaceae,
Leucothrichaceae, Spirochaetaceae sont toutes nouvelles pour le pays.
L’énumération des espèces ou variétés par groupe et famille est accom¬
pagnée d’une série d’observations sur des particularités morphologiques,
écologiques et biocoenotiques. De plus, l’auteur a pu reconnaître 52 nou¬
veaux hôtes de la très répandue et polymorphe espèce marine Leucothrix
mucor. Il a relevé au total 488 espèces ou variétés nouvelles pour la
Grèce, parmi les 1388 espèces et les 59 variétés et formes qu’il a
identifiées.
Dans une dernière partie sont envisagées les difficultés inhérentes
à une micro-phytosociologie quantitative : définition convenable d’une
aire minimale, détermination valable préalable à une énumération des
individus, estimation de la couverture à partir de critères ayant valeur
générale. L’analyse quantitative, bien qu’encore laborieuse devient plus
abordable dans le cas de microcoenoses purement aquatiques et en
particulier de celle du plancton. De façon générale, les classements
biocoenotiques deviennent plus aisés dans le cas de biotopes extrêmes,
en même temps que se trouve facilitée l’analyse des microcoenoses. »
Andrews H. T. — Morphology and taxonomy of the euryhaline
Chrysophyte, Sphaeridiothrix compressa. — Journ. of Phycol., 6, 2 ,
pp. 133-136, 1970.
L’auteur étudie cette algue, fort rarement signalée, qu’il a récolté
dans un marais salé du Kansas. Il obtient en culture la production de
zoïde biflagellés du type Ochromonas. Cela lui permet de préciser la
place systématique de ce genre qu’il considère comme monospécifique.
Pour lui le Chrysodictyon indicum de Ramanathan est synonyme de
Sphaeridiothrix compressa. p p Y
Algological studies 2/3 préparé par O. Lhotsky. — Arch.
Hydrobiol. suppl. 39, pp. 1-135, 8 pl., 1970.
Nous avons signalé (t. 10, 2, p. 192) la première série de ces études
des algologues tchèques de Trebon.
Dans ce volume nous trouvons successivement : les articles suivants :
— Pelicaric, Sulek et Jiri sur la structure fine de Scenedesmus
quadricauda en microscopie électronique. Les résultats obtenus, couche
de cellulose séparée par des piliers d’une couche pectique réticulée;
structure tubulaire des soies sont comparables avec ceux publiés par
Bisalputra et Weir (Amer. J. Bot., 50, 1963). Pourtant comme le
remarque les auteurs, l’espèce de Bisalputra n’est pas Sc. quadricauda,
mais une espèce différente; nous pensons pour notre part qu’il s’agit
de Scenedesmus oahuensis.
BIBLIOGRAPHIE
273
— G. Meszes et J. Komarek sur les cultures synchrones de Scene¬
desmus oblnsiusculus.
— S. Pribil et P. Marvan sur l’utilisation du Phosphore dans les
cultures de Scenedesmus quadricauda dans ses rapports avec le taux
de K et de S.
— H. Nechutova et V. Tichy sur l’influence heureuse des sub¬
stances humiques dans les cultures de Scenedesmus.
— Y. Pinevich, E. Bers et G. Passkel sur les protéines solubles de
Chlorella, en rapport avec les apports d’azote.
_ J. Necas sur les effets stimulants ou inhibiteurs des mutagènes
(Hydroxylamine, streptomycine, rayons X, etc.) sur la croissance des
algues ( Scenedesmus ) en milieu liquide.
— P. Javornicky sur l’utilisation de la lumière par le plancton
dulcaquicole, avec comparaison entre les expériences faites en Labo¬
ratoire et sur le terrain.
— F. Hindak, sur la collection d’algues vivantes du Laboratoire de
Trebon (893 souches unialgales) et un supplément du catalogue de
l’Algothèque de Prague par L. Lisa, et J. Dvorakova avec une liste de
mousses et de Lemnacées maintenues en cultures cloniques.
Le volume se termine par une courte notice de O. Lhotsky et J. Ko¬
marek pour le 60 e anniversaire du Prof. B. Fott avec la liste des
nouvelles espèces créées par cet éminent algologuc.
Comme on le voit par cette brève analyse, ce 2 e volume est d’un grand
intérêt pour tous les chercheurs étudiant les algues d’eau douce.
P. Bourrelly.
Bicudo C. E. M. et Skvortzov B. V. — Contribution to the
Knowledge of Brazilian Dinophycées free-living unarmored géné¬
ra. — Rickia, 5, p. 521, 1970.
Les auteurs signalent 12 espèces et une variété de Dinophycées des
eaux douces brésiliennes appartenant au genre Gymnodinium, Amphi-
dinium (1 var. nov.), Katodinium (2 sp. nov.), Ilemidinium (3 sp. nov.).
P. By.
Bourrelly P. — Les algues d’eau douce (Initiation à la Systé¬
matique) III. Les Algues bleues et rouges, les Eugléniens, Péridi-
niens et Cryptomonadines. Un vol. (16 X 14 cm.) de 512 pages,
avec 134 planches et 14 fig. dans le texte. Paris (N. Boubée édit.),
1970.
Avec ce volume se termine le très remarquable ouvrage que Pierre
Bourrelly a consacré aux algues d’eau douce et à leur systématique.
A propos des deux tomes précédents j’en ai déjà dit l’importance
et les qualités. Comme dans ceux-ci, l’auteur nous présente pour
chaque groupe d’algues d’eau douce tous les genres actuellement
reconnus, avec pour chacun d’eux la figuration d’au moins une espèce;
ces genres sont classés selon les données de la systématique moderne,
qui tient compte à la fois des caractères morphologiques et des
caractères cytologiques, ou du moins des plus accessibles de ceux-ci;
pour chaque genre sont indiqués les sous-genres, le nombre d’espèces,
18
Source : MNHN, Paris
274
BIBLIOGRAPHIE
et assez souvent quelques-unes d’entre elles, parmi les plus caracté¬
ristiques, les plus répandues, ou encore celles dont la position taxino¬
mique prête à discussion; enfin l’illustration est en très grande partie
originale, ce qui achève de donner à l’ouvrage sa valeur, et de montrer
quelle somme de connaissances personnelles il représente de la part
de son auteur.
L’ordre suivi n’est pas celui indiqué dans le titre. Sont en effet
présentées, non pas d’abord les Algues bleues et rouges, mais successi¬
vement : 1. les Pyrrophytes (Cryptophycées et Dinophycées) ; 2. les
Raphidophytes (Raphidophycées) ; 3. les Euglénophytes; 4. les Algues
rouges ou Rhodophytes (Bangiophycidées et Floridéophycidées) ; 5. les
Algues bleues ou Cyanophycées.
Comme il convient, l’étude de chaque groupe est précédée d’un
exposé (en quelques pages) des caractères généraux des organismes
qui le composent, et cet exposé constitue une excellente mise au
point de ce que nous savons à ce sujet d’après les travaux les plus
récents. Si l’on ajoute à cela que l’étude des groupes est suivie d’un
chapitre final sur la Systématique des Algues d’eau douce (principes de
la classification, phylogénie et évolution cytologique) on comprendra
que l’ouvrage de P. Bourrelly est non seulement un ouvrage de Flo¬
ristique, mais aussi un véritable Traité d’Algologie d’eau douce. En
outre il est complété (sur pages bleues) par des Compléments aux
volumes I et II, puis des clés de détermination des genres du volume III,
enfin un important Index alphabétique et un Glossaire.
Il ne saurait être question de discuter ici en détail la Systématique
admise par l’auteur, et je me bornerai à ce sujet à quelques brèves
remarques. Les lecteurs du volume II savaient déjà qu’il n’admet pas
la réunion des Pyrrho-Rhaphido- et Euglénophytes avec les Chromo-
phytes (Chryso-Phéo-Xantho- et Diatomophycées) dans un groupe
majeur des Chromophycophytes, comme je l’avais proposé en 1960.
Pourtant un travail récent de L. et A. Loeblich (1970) montre que
toutes ces algues ont en commun un caractère biochimique commun :
la présence d’un hénéicosahexaène (en C 21, avec 6 doubles-liaisons),
qui n’a été retrouvé nulle part ailleurs (sauf pourtant chez un Platy-
monas ). D’autre part, P. Bourrelly semble admettre (p. 465), avec
d’ailleurs beaucoup d’autres auteurs, que « tous les grands phylums
(d’algues) dérivent des Cyanophycées, dont l’âge géologique est très
ancien » : « 3 milliards 200 (millions) d’années ». Mais il a raison
d’atténuer ensuite cette proposition, car au fond nous ne savons rien
de concret illustrant le passage de ces Procaryotes aux Eucaryotes, et
d’autre part il faut tenir compte de ce que nous ont montré l’an passé,
à lui comme à moi, nos collègues de Madras : des Algues fossiles
vieilles de plus de 2 milliards d’années, et qui n’étaient certainement
pas des Algues bleues! Sur la même page, une esquisse possible de la
phylogénie des Chlorophytes commence en plaçant à la base de ces
algues les Prasinophycées, particulièrement les Prasinochloris, qui
sont archéthalliens, sur lesquelles se grefferait l’ensemble Tétraspo-
rales-Volvocales, d’où divergeraient les autres ordres des Chlorophy-
cées. Je suis d’accord pour attribuer en effet aux Prasinophycées un
caractère archaïque (en faisant remarquer au passage que si ce nom,
sous cette forme, est de Christensen, la notion systématique à laquelle
il correspond m’est due : je l’avais proposée dès 1947, à propos des
Prasinocladus et des Chlorodendron, et j’avais attribué à ce groupe,
en 1960, le nom de Prasinophycinées).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
275
Je suis également d’accord pour penser que les Prasinophycées les
plus archaïques sont archéthalliennes. Mais ensuite je ne souscris
plus à l’idée classique selon laquelle l’ensemble Tétrasporales-Volvocales
serait à la base des autres Chlorophycées : il me semble en effet que
les espèces les moins évoluées ont dû avoir un thalle inerte, et non
point être monadoïdes.
J’arrête ici ces remarques, qui ne doivent pas gâter les éloges for¬
mulés au début de cette notice. L’ouvrage de P. Bourrelly comble très
heureusement, et de façon très remarquable, ce qui était une lacune
dans la littérature scientifique française; tous les laboratoires de Bota¬
nique et tous les Biologistes ayant à s’occuper des Algues d’eau douce
(ou mieux des Algues tout court) auront le plus grand intérêt à le
posséder.
M. Chadefaud.
Cholnoky B. J. — Bacillariophyceen aus den Bangweolo-Sümp-
fen. — Explor. hydrol. Bassin Lac Bangweolo et Luapula, 5, l,
71 p., 2 pl.
L’auteur n’a pu étudier que huit tubes de récoltes des immenses
marais de la région du Lac Bangweolo : malgré cet échantillonnage
bien insuffisant il découvre près de 100 espèces de Diatomées dont
trois espèces nouvelles des genres : Achnanthes, Pinnularia et Suri-
rella. Pour chaque espèce rencontrée nous avons des précisions de
systématique critique et des renseignements écologiques. Ce mémoire
se termine par un aperçu des associations diatomiques qui met en
évidence l’importance des Eunotia dans ces eaux acides.
P. Bourrelly.
Cohen-Bazire G.; Kunisawa R., et Pfennig N. — A comparative
study of the structure of Gasvacuoles. — Journ. of Bacter., 100 , 2 ,
1969, pp. 1049-1061.
Les auteurs comparent la structure fine des pseudovacuoles gazeuses
des Cyanophycées ( Oscillatoria, Anabaena ) des bactéries photosyn¬
thétiques rouges ( Amaoebacter, Rhodothece, Thiodictyon) et vertes
(Pelodictyon ) et des bactéries non photosynthétiques (Halobacterium).
Les résultats sont remarquablement concordants : les pseudovacuoles
sont des organites à structure bien définie : cylindre creux à pôles
coniques et parois très finement striées. Les dimensions varient
quelque peu d’un groupe à l’autre, mais la structure reste très constante.
P. By.
Compère P. — La position systématique de Phylloderma sacrum
Suringar, Cyanophycée alimentaire du Japon. — Bull. Jard. bot.
Nat. Belgique, 40, pp. 423-427, 1970.
L’auteur en étudiant le matériel-type de Suringar et du matériel
frais provenant de la même région du Japon, montre que le Phyllo¬
derma est un Aphanothece de l’espèce bien connue et cosmopolite
Aphanothece stagnina (Spreng) A. Br.
276
BIBLIOGRAPHIE
Cox E. R. et Deason T. D. — Heterochlamydomonas, a new alga
from Tennessee. — Journ. Tennessee Acad. Sc., 44, 4, pp. 105-107,
1969.
Ce nouveau genre monospécifique obtenu dans des cultures de sol
se présente comme un petit Chlamydomonas à plaste pariétal et pyré-
noïde et avec deux fouets légèrement inégaux.
P. By.
Dilliard G. E. — Bourrellia, a new genus (Chrysophyceae) from
South Carolina. — Journ. Elisha Mitchell Sc. Soc., 86, 3, pp. 128-
130, 1970.
Genre à structure très remarquable formant des thalles gélatineux
groupant de nombreuses cellules qui se prolongent par une sorte de
soie. Cette Chrysococcale a été trouvée dans un marais acide de la
Caroline du Sud, au printemps.
P. By.
Fott B. — Algenkunde. 2 e édition revue et complétée, 1 vol. rel.
G. Fischer ed. Iena , 581 p., 303 fig., 1971.
Nous avions donné en 1960 (Rev. Alg., 5, 1) une analyse de la pre¬
mière édition de ce traité désormais classique. Cette nouvelle édition
est mise à jour et complétée : ainsi elle comporte 100 pages et 50 figures
de plus que l’édition primitive. Le plan est fort simple et logique : la
place des algues dans le règne végétal, puis l’étude taxinomique dans les
grands groupes : Cyanophytes, Chromophytes (avec Chrysophycées,
Xanthophycées, Diatomées, Phaeophyceae, Dinophycées), Rhodophytes,
Chlorophytes (Chlorophycées, Conjugatophycées, Charophycées). Enfin
viennent les flagellés à position systématique mal définie : Eugléno-
phycées, Crytophycées, Chloromonadophycées, enfin les flagellés inco¬
lores. Puis une centaine de pages fort intéressantes sont consacrées à
l’écologie des algues. Enfin les algues et l’homme, utilisation industrielle,
médicale et alimentaire avec des chapitres sur l’importance des algues
en pisciculture et les algues comme indicateurs de la pollution ou de
la pureté de l’eau. Comme on le voit, au point de vue systématique, cet
ouvrage reste nettement conservateur et les notions de phylogénie sont
à peine indiquées, ce qui est bien regrettable. Nous avions déjà signalé
pour la première édition le peu de place accordée aux algues marines :
Phaephycées, et Rhodophycées.
Dans la présente édition, les Rhodophycées, sont traitées avec plus
d’ampleur; cependant, tandis que chez les Chlorophycées chaque
famille est étudiée en détail, parfois même les sous-familles, chez les
Floridécs nous avons simplement une diagnose des ordres avec une
énumération des familles.
Nous avons relevé quelques erreurs (les Ebriacées, rangées avec les
Silicoflagellés, parmi les Chrysophycées) ou des incohérences : les
Craspedomonadines figurant à la fois dans les Chrysophycées et dans
les Flagellés incolores à place mal définie. Nous n’avons pas compris
pourquoi les Eugléniens, Cryptophycées, Chloromonadines ne prennent
pas leur place dans la systématique mais sont rassemblés dans les
organismes à place mal définie.
BIBLIOGRAPHIE
277
Mais ce sont là de petites querelles de spécialiste qui ne nous
empêchent pas de trouver que le traité du Prof. Fott est un excellent
ouvrage, de grande valeur didactique, fort bien présenté, et qui rendra
de grands services à tous les étudiants en Algologie auquel il est destiné
ainsi d’ailleurs qu’à leurs professeurs.
P. Bourrelly.
Glezer Z. I., 1966. — Silicoflagellatophyceae in Cryptogamie
plants of U.R.S.S., vol. 7 (traduit du russe). — Israël Program
for Sc. transi., Jérusalem, 1970, 1 vol. rel. 363 p., 33 pl., 28 fig.
Il est fort agréable, grâce à la traduction en anglais, de prendre con¬
naissance de cet important ouvrage sur les Silicoflagellés d’U.R.S.S.
Les 234 premières pages sont consacrées aux généralités : morphologie,
reproduction, écologie, classification, distribution géologique en U.R.S.S.,
évolution des flores au mésozoïque et au cénozoïque, phylogénie. La
partie systématique, de 130 pages, donne la description détaillée avec
clef de détermination et figures pour les 10 genres groupant 45 espèces
et de nombreuses variétés et formes.
Pour chaque taxon la répartition géographique actuelle et fossile est
indiquée, répartition russe et répartition mondiale.
Ce livre fort intéressant et très bien documenté est restreint comme
l’indique le titre de la collection, à l’U.R.S.S., il est donc à compléter
par l’Index de Loeblicii et Tapan (déjà analysé Rev. Algol., 9, 4, p. 365).
Cependant tel qu’il est avec ses figures, ses photographies, ses cartes
de répartition c’est un ouvrage qui rendra de grands services aux spé¬
cialistes du plancton marin.
P. Bourrelly.
Van den Hoek C. et Cortel-Breeman A. M. — Life-history
studies on Rhodophyceae : I, II, III. — Act. Bot. Neerl., 19, 2 , 3, 4,
pp. 265-284; 341-362; 457-467; 1970.
Ces auteurs grâce aux cultures débrouillent le cycle de trois algues
rouges de Méditerranée et montrent l’importance de la température et
du temps d’éclairement pour passer d’une phase à l’autre. Les carpo-
spores d’Acrosymphyton purpuriferum donnent une phase Hymenoclo-
nium qui produit des tétrasporanges tétraédriques dont les tétraspores
redonnent le gamétophyte Acrosymphyton. De plus la phase Ilymeno-
clonium peut se reproduire végétativement par des cellules ressemblant
à des tétraspores sériées.
Les carpospores du gamétophyte de Halymenia floresia de Banyuls
croissent en une phase Acrochaetium qui peuvent se reproduire par
monospores. Quelques-uns des Acrochaetium ainsi obtenus se diffé¬
rencient en sporophytes d’Halymenia qui redonneront des monospores
(parfois groupées en sore) mais pas de tétrasporanges. Ces dernières
monospores reproduisent des Acrochaetium qui redonnent un gamé¬
tophyte d’Halymenia. Avec les carpospores de la même espèce de
Yougoslavie un stade Acrochaetium comparable sera obtenu mais non
la phase gamétophytique.
Les carpospores de Scinaia complanata croissent en une phase tétra-
sporophytique capable de self-reproduction. Les tétraspores donnent
278
BIBLIOGRAPHIE
un stade gamétophytique filamenteux qui peut reproduire un thalle
Scinaia adulte et aussi se perpétuer identique à lui-même. Le cycle
est le même que celui décrit par A. Boillot pour Scinaia furcellala.
P. Bourrelly.
Grover R. D. et Bold H. C. — Phycological studies, VIII, the
taxonomy and comparative physiology of the Chlorosarcinales and
certain other edaphic algae. — Univ. Texas public. N° 6907, 165 p.,
1969.
Important mémoire sur les Chlorosarcinales, nouveau nom d’ordre
pour les Chlorosphaerales définies par Herndon (1958) caractérisées
par le thalle en tétrades ou en paquets, la division végétative et la
zoosporulation. A l’aide de cultures de sol les auteurs découvrent et
décrivent 9 sp. nov. de Chlorosarcinopsis et donnent une véritable
monographie du genre avec clé de détermination des 15 espèces. Cette
détermination se fonde sur l’aspect des cultures pures sans bactéries
de ces algues sur milieu solide bien défini. Toute la physiologie est
étudiée avec soin : effet de la composition et de la concentration du
milieu, nutrition azotée et carbonée, digestion de l’amidon, hydrolyse
de la gélatine, action du cuivre, des vitamines, du violet cristal, etc.
La cytologie de quelques espèces est précisée grâce au microscope
électronique. A côté des Chlorosarcinopsis sont décrites des sp. nov.
des genres Chloranomala, Neochloris, Palmella et Pleurasirum. Une
illustration soignée de près de 200 figures termine ce mémoire fort
intéressant et fort bien documenté.
P. Bourrelly.
Jensen E. T. et Bowen C. C. — Cytology of Blue-green Algae. II.
Unsual inclusions in the Cytoplasm. — Cytologia, 35, l, pp. 132-
151, 1970.
Les auteurs donnent des précisions sur la cytologie fine de 30 espèces
de Cyanophycées (surtout Nostocales). Ils découvrent des faisceaux ou
des sphères membranaires, des sphéroïdes et des rosettes dans les
espaces intrathylacoïdes, des granules en relation avec les thylacoïdes.
Enfin des inclusions lamellaires, des structures cristalloïdes (qui appar¬
tiennent peut-être à des virus).
31 excellentes photographies illustrent cet important ouvrage qui
montre une fois de plus la complexité structurale des Cyanophycées et
la grande difficulté qu’il y a pour interpréter les détails révélés par le
microscope électronique.
P. By.
Kantz T. et Bold H. C. — Phycological Studies, IX, Morphological
and taxonomie Investigations of Nostoc and Anabaena in culture.
— Univers. Texas Publ. N° 6924, 67 p., 1969.
Les auteurs ont obtenu en culture pure, sans bactéries de très nom¬
breuses souches de Nostoc (11 espèces) et d 'Anabaena (10 espèces). Ils
retrouvent chez Nostoc un cycle de développement un peu moins com¬
pliqué que celui signalé par Lazaroff et Vishniac et où l’on peut
BIBLIOGRAPHIE
279
distinguer deux types : le type piscinale et le type commune. Dans
le cycle commune l’enveloppe coloniale persiste, tandis qu’elle
disparaît chez N. piscinale. Chez tous les Nostoc le développement
de l’hormogonie passe toujours par un stade rappelant N. punctiforme.
Ce stade n’existe jamais chez les Anabaena. Les auteurs donnent une
série de tableaux et de clés de détermination des espèces rencontrées
indiquant les caractères macroscopiques et microscopiques des cultures.
Ces caractères macroscopiques sont très différents de ceux que l’on
observe dans la nature : il est vrai que l’origine des souches est très
particulière : culture de sols et boîte de Pétri exposées à l’air.
P. Bourrelly.
Komarek J. — Generic identity of the « Anacystis nidulans »
strain Kratz-Allen Bloom. 625 with Synechococcus Nâg., 1849. —
Arch. Protistenk., 112, pp. 343-364, 1970.
La souche d ’ Anacystis nidulans qui a servi à de très nombreux
travaux de physiologie est comparée à Synechococcus elongatus. L’au¬
teur démontre que les deux souches appartiennent au même genre
Synechococcus et sont bien différentes d’ Aphanothece nidulans Richter
(= Anacystis nidulans). Il précise de plus que les genres Rhabdoderma,
Romeria, Amalia et Lauterbornia sont aussi synonymes de Synecho¬
coccus. La souche classique d’Anacystis nidulans doit porter le nom
de Synechococcus leopoliensis (Racib.) Komarek nov. comb.
P. By.
Lichtlé C. et Giraud G. — Aspects ultrastructuraux particuliers
au plaste du Batrachospermum virgatum, Rhodophycée-Némalio-
nale. — Journ. of Phycol., 6, 3, pp. 281-289, 1970.
L’étude en microscopie électronique montre que les particules con¬
tenant les phycobiliprotéines ne forment pas des amas globuleux comme
chez Porpliyridium mais sont assemblés en longs cylindres. Sur la
face externe de la lamelle plastidiale, ces cylindres sont parallèles
entre eux. Ce parallélisme peut exister sur plusieurs lamelles succes¬
sives ou au contraire, changer de direction, et donner ainsi des
figures en chevrons.
Les auteurs observent de plus des formations tubulaires, entourées
des cylindres de phycobiliprotéines et qui proviennent de la fragmen¬
tation et de l’élargissement des feuillets du thylakoïde.
P. By.
Loeblich A. R., Jr. et Tappan H. — Annoted index and Biblio-
graphy of the Calcareous nannoplanton II, III, IV, V. — Journ. of
Paléontol., 42, 1968; 43, 1969; 44, 1970; Phycologia, 9, 1970.
Les auteurs, par ces notes, complètent l’index qu’ils avaient publié
en 1966, dans Phycologia (5, 23). Ils citent dans ces suppléments plus
de 800 publications et près de 2 000 noms de taxons. Ils indiquent
avec précision les très nombreux noms incorrects ou invalides.
P. By.
280
BIBLIOGRAPHIE
Mc. Cracken M. D. et Starr R. C. — Induction and development
of reproduction cells in the K. 32 strains of Volvox rousseletii. —
Arch. f. Protistenk., 112 , pp. 262-282, 1970.
Les auteurs étudient, en culture pure, le développement et le pro¬
cessus de reproduction asexuée et sexuée d’un Volvox dioïque.
Le milieu de culture d’une souche mâle dont les spermaties sont
libérées, renferme un « inducteur » qui déclenchera dans la souche
femelle l’apparition des oosphères. Ce même inducteur fera apparaître
aussi des spermaties dans les souches mâles.
Les auteurs donnent des photos remarquables, montrant de façon
parfaite le phénomène d’inversion aussi bien chez les colonies végé¬
tatives que chez les colonies mâles.
Un beau travail qui complète et confirme la précédente étude de
Starr sur Volvox carteri f. nagariensis (Arch. f. Protistenk., lll, 1969).
P. By.
Mignot J. P. — Remarques sur le développement du réticulum
endoplasmique et du Système vacuolaire chez les Gymnodiniens. —
Protistologica, 6, 3, pp. 267-281, 1970.
« L’étude structurale de ce Gymnodinien (1) nous permet d’attirer
l’attention sur l’importance prise par les structures membranaires et
vésiculaires chez les Dinoflagellés. Trois ensembles sont décrits et
discutés :
— les vésicules corticales présentes chez les Gymnodiniens étudiés
et trop souvent ignorées des Systématiciens;
— les corps mucifères, associés parfois à un réticulum endoplas¬
mique périnucléaire développé en forme de «capsule centrale»;
— les tubules pusulaires, unités fonctionnelles d’une vacuole pulsa¬
tile à structure originale.
Le développement de ces systèmes membranaires rappelle celui
observé chez les Chloromonadines.
Mais d’un autre côté, la structure des Chromosomes et de la pusule
confère aux Dinoflagellés un caractère particulier. »
J.-P. Mignot.
Starmach K. — Chrysodesmis gloeophila, a new genus and a
new species of Chrysophyceae. — Acta Hydrobiol., Krakow, 12 , 2/3,
pp. 191-196, 1970.
Ce nouveau genre monospécifique, de la famille des Stichogloeaceae
a été observé en Pologne croissant en épiphyte sur Batrachospermum.
Il s’agit de colonies dendroïdes à cellules tuniquées, sans vésicule con¬
tractile et se divisant simplement sans formation d’autospores.
P. By.
(1) Il s’agit d’une espèce d’eau douce, qui est peut-être la forme gymnodi-
nienne de Peridinium inconspicuum.
BIBLIOGRAPHIE
281
Stoermer E. F. et Yang J. J. — Distribution and relative abun-
dance of dominant plankton diatoms in Lake Michigan. — Great
Lakes Research. Div. Univ. of Michigan Publ. N° 16, 64 p., 44 fig.,
1970.
Au moyen de nombreuses planches accompagnées d’un texte détaillé
les auteurs nous informent sur la distribution et l’abondance relative
de certaines espèces de Diatomées à différentes stations du Lac
Michigan au cours des 90 dernières années. La composition entre des
collections antérieures (1876, 1937 et 1945) et des récoltes actuelles
(1964 et 1967) permet de suivre cette évolution.
Les textes sont explicites mais les cartes confuses par l’emploi de
symboles mal adaptés.
En conclusion il apparaît que les changements observés au cours
des années sont imputables à la pollution et non à des phénomènes
naturels.
M. Ricard.
Surtsey, Island, natürliche Erstbesiedlung (ôkogenese) der Vul-
kaninsel. — Schr. Naturw. Ver. Schlesw. Iiolst., Sond. Bd., 120 p.,
1970.
Ce volume est consacré à l’île volcanique Surtsey, qui en novembre
1963 est sorti des flots à 30 km de la côte sud de l’Islande. Il était
fort intéressant de suivre le peuplement de cette île vierge.
C’est ce qui a été fait par C. H. Lindroth pour les biotopes terrestres,
par H. Kristinsson pour les Lichens.
S. Jonsson a étudié les algues marines; il dénombre 41 espèces
pionnières, dont 11 Diatomées benthiques. Ces dernières s’installèrent
les premières avec Navicula mollis et Nitzschia biloba. Les algues
vertes ( Urospora penicilliformis) vinrent ensuite; puis les TJlothrix,
les Enteromorpha. Les brunes ( Ectocarpus) et les rouges ( Porphyra,
Alaria ) suivirent.
K. Behre, et G. H. Schwabe, à l’aide de cultures et de récoltes faites
sur place font l’inventaire des algues d’eau douce et subaériennes; ils
découvrent 10 espèces de Cyanophycées, 25 espèces d’algues vertes
(avec 8 espèces de Chlamydomonas) et 71 espèces de Diatomées. Les
auteurs remarquent qu’il s’agit d’espèces du sol souvent thermophiles
et de très petite taille. Le volume se termine par des aperçus généraux
de Schwabe sur le phénomène de peuplement.
P. Bourrelly.
5 e Symposium über Fragen der Cyanophytensystematik in
Kastanienbaum, 1969.— Schweiz. Zeitsch. Hydrolog., 32, 2 , pp. 481-
590, 1970.
Ce symposium organisé à Lucerne-Kastanienbaum par le Prof. Otto
Jaag fait l’objet d’un intéressant recueil. Nous trouvons des communi¬
cations de Desikachary sur les problèmes généraux de la taxinomie;
de Kann et Komarek sur Phormidium autumnale et formes affines;
de Bourrelly sur la systématique des Oscillatoriacées; de Thomas sur
les aspects en culture de Phormidium et Oscillatoria; de D. et R. Mol-
282
BIBLIOGRAPHIE
lenhauer sur les champignons hélicosporés confondus avec des
Leptobasis; de Castenholz sur les Cyanophycées thermophiles; de
Le Campion sur les Cyanophycées marines endolithes; de Marty et
Busson sur la cytologie de Spirulina platensis et geitleri, et enfin de
Watanabe sur l’utilisation, au Japon, de quelques Cyanophycées (ali¬
mentation, médecine, source d’azote en agriculture).
Une bibliographie très complète des travaux parus en 1969-1970 sur
les Cyanophycées, par Bosli-Pavoni complète cet important ensemble.
P. Bourrelly.
Venkataraman G. S. — The cultivation of Algae. 1 vol. rel.,
319 p., 89 fig. — Indian Council of Agricult. res., 1969.
Voici un livre moderne, très bien documenté (plus de 2 500 réfé¬
rences bibliographiques) sur la question des cultures d’algues. Le plan
montrera l’importance et l’intérêt du travail : préparation des milieux
de cultures, procédés divers d’isolement des souches; technique de
cultures suivant les types systématiques des algues; cultures synchrones;
cultures pour travaux de physiologie; taux de croissance et courbes;
besoins des algues; divers types de milieux suivant le mode de nutrition;
culture des algues marines, etc...
Des appendices indiquent le catalogue des cultures de New Delhi;
puis les références bibliographiques sur les travaux de cytologie,
sexualité, mutation, morphologie, physiologie, etc..., se rapportant aux
cultures d’algues; listes des divers milieux de culture... Enfin deux
index, matières et auteurs, terminent le volume.
Cet ouvrage bien fait, avec de nombreux renseignements pratiques
et l’indication précise des techniques et des tours de mains, rendra
de grands services aussi bien aux algologues qu’aux physiologistes ou
cytologistes.
P. Bourrelly.
Wawrik F. —- Isogamie bei Syniira petersenii Korsch. — Arch.
Protistenk., 112, pp. 259-261.
L’auteur observe, sous le microscope la fusion de deux isogamètes
(identiques aux cellules végétatives) par leurs extrémités postérieures
et la formation d’un zygote sphérique recouvert d’écailles siliceuses.
Whitford L. A. — Eirmodesmus phaeotilus gen. et sp. nov.
(Chrysophyceae). — Phycologia, 9, 3/4, pp. 195-197, 1970.
Ce nouveau genre possède des cellules allongées, ovoïdes ou fusi¬
formes, groupées en séries parallèles dans la gelée des algues ( Tetraspora,
Drapamaldia ). La multiplication se fait par zoïdes uniflagellés. Les
kystes ont été observés. Genre peuplant les eaux froides (jusqu’à 10°)
légèrement acides.
P. By.
Le Gérant : R. Lami. — Imp. Monnoyer, Le Mans.