L. MANGIN
Ch. FLAHAULT
K. M. STROEM
P. FRÉMY
G. HAMEL
W.H.PEARSALL
SOMMAIRE
La Revue algologique
G. Thuret - Ed. Bornât
Profeasor N. Wille
Contribution à la flore algologique
de l’Afrique équatoriale français
Sur l’apparition d’üne algue nouvelle sur les côtes
de Bretagne et de Normandie
Phytoplankton and Environment in tha Engllsh
Lako District
Bibliographie
PARIS
Laboratoire de Cryptogamie
Rue de Buffon, 03
Source MNHN, Paris
Revue Algologique
Directeurs : P. ALLORGE & G. HAMEL
La Revue Algologique parait en mars, juin, septembre et
décembre.
La Revue Algologique est consacrée à tout ce qui se rapporte
aux Algues : Systématique et Biologie des Algues marines et
d’eau douce (Characées comprises), Plancton, Algues fossiles,
Chimie et Physiologie des Algues, Champignons parasites
des Algues, Technique, etc.
La Revue Algologique publie : 1°) des articles originaux ;
2°) des analyses bibliographiques et les diagnoses de toutes
les espèces et variétés nouvelles décrites depuis janvier 1923.
Les auteurs de notes et mémoires originaux à publier dans
la Revue Algologique sont priés d’envoyer des manuscrits lisible¬
ment écrits et définitifs. Les travaux rédigés en langue étrangère
doivent être dactylographiés.
Les frais entraînés par les remaniements apportés au texte
primitif sont à la charge des auteurs. Les figures qui accom¬
pagnent le manuscrit doivent être dessinées au trait, à l’encre
de Chine ou au crayon Wolf sur papier procédé.
Les planches hors texte sont à la charge des auteurs .
Tout ce qui concerne la rédaction et l’administration de la
Revue Algologique doit être adressé à l’un des Directeurs,
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PRIX DE L’ABONNEMENT
France : 25 francs. — Etranger : 35 francs.
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Hamel, Laboratoire de Cryptogamie, 63, rue de Buffon,,
Paris Ve (Compte de Chèques postaux, 656 09, bureau de
Paris)
Revue Algologique
TOME 1
PARIS
1924-1 925
Source : MNHN, Paris
Première Année
X° 1
Mars 1924
Revue Algologique
Revue paraissant tous les trois mois
Directeurs
P. ALLORGE
G . HAMEL
i Laboratoire Maritime du Muséum
National d'IIistoire Naturelle
a Saint-Servan
Notre /naître, M. te Professeur L. Mangin a bien voulu
présenter, dans cet article liminaire, la Revue Algologique à
nos lecteurs; nous sommes heureux de lui adresser ici l’expres¬
sion de notre respectueuse gratitude.
G. H. P. A.
Voilà une nouvelle Revue, la Revue Algologique , qui n’a
pas craint de paraître à une heure critique pour les publications
périodiques.
Elle nous est doublement chère, car elle montre chez ses
fondateurs une énergie et une volonté de bonne augure pour
sa réussite, d'autre part, elle comble une lacune de la littéra¬
ture scientifique mondiale en faveur de plantes d’un grand
intérêt scientifique et économique, trop souvent méconnues
dans les programmes d’études.
Placée sous le patronage de Thuret et de Bornet, les
maîtres de l’Algologie française, la nouvelle Revue réunira
désormais les travaux, dispersés jusqu’ici, sur les plantes que
l’on s’accorde à considérer aujourd’hui comme les plus
Source : MNHN, Paris
Peu de végétaux offrent autant de variété que les algues
dans leur forme, leur structure ou les modes de reproduction.
Elles jouent dans la nature un rôle économique de premier
ordre depuis les formes microscopiques qui flottent dans les
eaux jusqu’aux géantes qui sont fixées sur les côtes et y for¬
ment une ceinture puissamment développée d’algues brunes
dans les régions arctiques, plus réduite dans les régions tempé¬
rées et remplacée, dans les régions chaudes, par les types
variés des algues calcaires qui consolident les récifs ou cons¬
truisent des bancs de rochers
Les premières, flottant ou nageant dans des eaux douces
ou marines forment le plancton et constituent parfois des amas
énormes, nuages flottants ou prairies cl endues, qui servent à la
nourriture des crustacés et des poissons. Leur connaissance
autrefois réservée à quelques initiés est maintenant indispen¬
sable à quiconque s’occupe de la pèche, car on sait qu’avec la
température et la salinité, l'abondance du plancton est un des
facteurs principaux de la richesse en poisson.
Les algues fixées dont la réunion forme le Benthos ,
constituent le refuge et le milieu protecteur de la faune. Ce
rôle est depuis longtemps connu puisque la récolte de ces
algues est, de temps immémorial, soumise de la part des
communes riveraines à des réglementations sévères. Il convient
de les conserver pour lutter contre la dévastation qui menace
la végétation marine de nos côtes par le développement croissant
des usines utilisant les algues comme matières premières. En
effet, à la récolte du goémon rejeté sur le rivage et employé
comme engrais, à celle du niaërl pour l’amendement des terres,
à la récolte des algues pour la fabrication de la soude ou pour
l’extraction de l’iode s’ajoutent maintenant la fabrication des
gelées alimentaires, médicinales ou industrielles, l’extraction
de l’algin-, etc.
Les découvertes de Thuret et de Bornel sur la fécondation
des Floridées et des Fucacées ont été si précises que les
travaux ultérieurs, en complétant les données cytologiques.
- 3 —
il ont pas mbdifié l’allure dès pliénoniènes et la découverte de
Sauvageau sur la sexualité dès Laminariacées vient encore
restreindre le champ des recherches sur la sexualité des algues.
Par contre, les données écologiques sur les allures de la
végétation en rapport avec la salinité, la température, sur la
croissance, sur les associations végétales sont encore bien
incomplètes et doivent retenir l’attention au même titre que la
statistique des formes.
L’examen des conditions de végétation, les mesures de
croissance sont particulièrement intéressantes à connaître pour
permettre d’établir d’une manière méthodique la récolte des
algues nécessaires aux diverses industries sans réduire la
couverture sous-marine vivante, si nécessaire à la protection
de la faune qui peuple nos côtes.
La révision d’un certain nombre de familles n’est pas un
travail moins urgent, soit, pour établir ou préciser leurs affinités
incertaines, soit pour introduire de l’ordre dans le chaos des
formes décrites en établissant de grandes espèces groupant
autour d’elles les formes secondaires.
Ainsi serait facilitée la rédaction de dores régionales dont
l’absence n’est pas étrangère à l'indifférence du public pour des
plantes dont l’étude est si attrayante.
En esquissant ainsi l’œuvre à accomplir, j’ai la certitude
que les Directeurs de la Revue et leurs collaborateurs mettront
tous leurs soins à la réaliser. Ils justifieront ainsi la confiance
que nous inspire leur entreprise et mériteront les succès que
nous leur souhaitons.
Prospérité et longue vie à la nouvelle Revue.
L. M ANGIN
Membre de l'Institut,
Directeur du Muséum National d'Hisloire Naturelle-
Paris, Janvier 192'!.
Source : MNHN, Paris
Gustave Thuret - Edouard Bornet
Ces noms sonl désormais inséparables. L’amitié la plus
étroite et la recherche passionnée de la vérité les unit pendant
vingt-trois ans ; la mort seule put séparer les deux collabo¬
rateurs. Bornet survécut trente-six ans à Thuret ; il se fil un
devoir de publier et de continuer les recherches entreprises
et poursuivies jusqu’alors en commun. Il y consacra le reste de
sa vie. Un a pensé qu’une Revue consacrée aux études algo-
logiques ne pouvait trouver de meilleurs parrains que Thuret
et Bornet. Ils sont connus de tous, même des plus jeunes
algologues. 11 a paru cependant opportun de tracer ici une
esquisse de ces deux grandes ligures en faveur de ceux qui ne
les aperçoivent déjà que dans le recul du passé : les courtes
notes que voici leur sont destinées.
Gustave-Adolphe Thuret appartenait à une famille protes¬
tante française réfugiée en Hollande lors de la révocation de
l’édit de Nantes. Son père était consul général des Pays-Bas en
France quand il naquit à Paris, le 23 mai 1817. Il avait deux frères
aînés; la famille s’accrut encore dans les années suivantes. Il
fut élevé dans la maison paternelle par une mère à qui ses fils
ont gardé la plus affectueuse reconnaissance.
Licencié en droit en 1838, G. Thuret ne se laissa, pas absorber
par l’intérêt des études juridiques. Il avait pris de bonne heure
le goût des voyages et semblait destiné à la carrière diploma¬
tique ; il parlait l’anglais, la langue de sa mère, comme le
français ; c’était un titre à celte époque, pour entrer aux ser¬
vices des Affaires Etrangères.
Mais le hasard voulut qu’il prit goût à la Botanique; il devint
l’élève, le disciple et l’ami de J. Decaisne,au moment où ce maître
poursuivait ses recherches sur la classification des Algues. On
sait que Decaisne avait le talent de discerner les hommes de
valeur ; il rapprochait volontiers de lui ceux qui lui témoignaient
Source : MNHN, Pansa
— 5 —
confiance, les dirigeait, les voyait travailler, les mettait à
l'épreuve et, s’il les en jugeait dignes, devenait pour eux l’ami
le plus fidèle. Ce fut le cas pour G. Thuret ; gràcé à Decaisne,
il fut accueilli par A. de Jussieu, par Ad. Brongniart et par
Léveillé. Dans le commerce de ces savants, il prit contact avec
les problèmes qui préoccupaient alors les botanistes.
Il consacra son premier travail aux organes reproducteurs
des Chara (1840) : il y donna la première description exacte
des anthérozoïdes de ces plantes : il en distingua bien le corps
enroulé en tire-bouchon portant à leur extrémité antérieure,
la plus effilée, deux «'ils vibraliles d’une extrême ténuité.
Attaché d’ambassade à Constantinople en cette même année
1840. il y herborisa et profita d’un congé pour prendre contact
avec la Syrie et l’Egypte. Revenu à Paris, il reprit vite à Ren-
lilly, où sa famille résidait volontiers en été, ses recherches
sur les végétaux inférieurs. II se lit une spécialité de l’étude de
leurs moyens de reproduction, reconnut l’absence d’organes
mobiles chez les A'ostocs rangés pourtant alors parmi les
Zoosporées. L’examen des Fucus arrivant sur les marchés de
Paris décida Thuret à s’établir pendant quelque temps à la côte
normande du Calvados pour y étudier ces plantes dans de
meilleures conditions (1844) : il y entraîna sans peine son ami
Decaisne et publia, en collaboration avec lui, un mémoire de
haute importance pour l’histoire des Algues. C’est là, qu’en-
semble, ils firent connaître les anthérozoïdes de diverses espèces
de Fucus , qu’ils déterminèrent la répartition monoïque ou
dioïque des œufs et des organes mâles chez ces plantes. L’année
suivante marqué la découverte des zoospores dans toute une
série d’Algues brunes, à commencer par le Chorcla Filum.
Vers le même temps, Thuret, soucieux de disposer de plus de
temps pour l’observation, fit appel au talent d’un dessinateur,
Riocreux qui exécuta dans la suite un grand nombre de des¬
sins d’une rare précision et d’une exécution parfaite. Les études
accomplies jusque là, résumées en un mémoire d’ensemble
accompagné de magnifiques dessins de Riocreux, furent pré¬
sentées à l’Académie des Sciences qui attribua à Thuret, trois
ans plus tard, le grand prix des Sciences naturelles.
Source : MNHN, Paris
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Thuret ne songeait plus aux Affaires Étrangères. Il est
désormais tout entier à ses études et ne pense qu’aux moyens
de leur donner plus d’activité et de les rendre plus fécondes.
Il multiplie les herborisations à la mer, sur les côtes de Nor¬
mandie, puis de Bretagne ; mais ces excursions de quelques
jours sont l’occasion d’un labeur d’autant plus excessif qu’il
faut à la fois chercher le matériel aux seules heures favorables,
celles des basses eaux, observer les faits et fournir sans inter¬
ruption du travail à Riocrenx qui ne supportait pas l’inaction
et menaçait de repartir si on le laissait pendant quelques ins¬
tants sans besogne. Thuret se décida alors à s’établir à Cher¬
bourg avec son herbier et sa bibliothèque algologiques. C’est
à ce moment aussi que Borne! devint son collaborateur. Arrê¬
tons-nous un instant pour nous familiariser avec ce nouveau
compagnon d’études.
Jean-Baptiste-Edouard Boh.net était né à Guérigny, dans
la Nièvre, le 2 septembre 1828, aîné de quatre (ils. Son père
occupait le modeste emploi de caissier aux Forges de la
Chaussade, dépendant du Ministère de la Marine. Elève du
collège de Nevers, il n’y fut pas irréprochable. Il trouvait
volontiers à redire aux programmes et à la manière de les
développer ; mais l’Administration n’aimé pas la personnalité
chez les administrés et y voit volontiers l'esprit de révolte. Les
choses n’ont pas changé depuis un siècle ; beaucoup d’hommes
de grand mérite ont été des écoliers récalcitrants. Le jeune
Bornet était menacé de renvoi par un principal inquiet, mais il
était toujours à la tète de sa classe, ce qui le sauva. Il garda du
reste pendant toute sa vie un goût très décidé pour les études
littéraires et connaissait fort bien, en particulier les philosophes
et les poètes latins.
Quoi qu’il en soit, l’observation de la nature avait pour
lui plus de charmes que les chronologies formant alors l’essen¬
tiel des études historiques. Il passait ses vacances à herboriser*
à déterminer les plantes des environs de Guérigny. L'un des
fonctionnaires supérieurs des Forges ayant remarqué son zèle
voulut l’encourager et lui prêta un microscope. Cette circons¬
tance fut décisive pour son avenir.
Source : MNHN, Pari
— 7 —
Bachelier en 1846, après avoir obtenu tous les honneurs
des palmarès du collège, il lui fallait s’orienter dans la vie. Il
échappa heureusement à la bureaucratie où son esprit critique
aurait eu peut-être fort à souffrir et son goût pour les plantes
décida sa famille à le diriger vers la médecine. Il partit pour
Paris. Les débuts dans la capitale lui furent adoucis par des
parents dont la fille devint plus tard la compagne dévouée de
toute sa vie. Laborieux d’ailleurs et animé de cette foi des
jeunes travailleurs qui croient pouvoir à la fois puiser la vérité
à toutes les sources, il passait de la Faculté de Médecine à la
Sorbonne et an Muséum, suivant les enseignements qui répon¬
daient le mieux à ses goûts. Nommé externe des hôpitaux, il
travaillait plein de confiance en l’avenir, lorsque, le tirage au
sort ne l’ayant pas favorisé, il se trouva dans l’obligation d’in¬
terrompre ses études avec la perspective de sept années de
service militaire. Toutes ses espérances s'effondraient. Mais
la famille était unie ; et connue toujours, ce fut le salut. Son
frère cadet, qui venait de terminer avec succès ses études
classiques, partit à sa place. Notons en passant qu’il fut lui-
même récompensé de son dévouement ; libéré comme sergent-
major, il entra dans les emplois les plus modestes au service
de la Compagnie des Chemins de fer du P. L. M. pour y finir
sa carrière corn: e Directeur du personnel. Il a laissé parmi
ses innombrables subordonnés, comme parmi ses collabora¬
teurs, le souvenir d’un homme particulièrement distingué et
bienfaisant.
Edouard Bornet put donc continuer ses études sans autre
souci. Il entra en relations avec le Dr Léveillé, le plus savant
mycologue de l’époque. Le premier, il avait appliqué à l’étude
des champignons des méthodes sûres et fait faire à leur
connaissance des progrès définitifs ; il n’encouragea pas
pourtant le jeune étudiant à se consacrer à la science. Bien
plus encore qu 'aujourd'hui elle imposait un régime austère
à ceux qui la cultivaient sans avoir par ailleurs des ressources
assurées. Bornet n’en demeura pas moins fidèle à son maître.
Dès 1851, il donnait aux Annales des Sciences naturelles
un mémoire sur les champignons du genre Meliola accompagné
Source : MNHN, Paris
— 8 —
de deux planches qui révèlent déjà le talent de dessinateur que
Bornet devait appliquer à ses travaux ultérieurs.
Les botanistes les plus éminents se rencontraient chez
Léveillë. Bornet, dont son maître appréciait de plus en plus
les grandes qualités, y voyait A. de Jussieu, Brongniart,
Decaisne, Cosson et Tlluret; il appréciait surtout la conver¬
sation de ce jeune savant, sans se douter encore des relations
qui allaient, bientôt les unir si étroitement pendant un quart de
siècle.
Bornet poursuivait pourtant ses études médicales avec un
zèle soutenu, attaché successivement comme externe des
hôpitaux au service des maîtres de l’Art médical, lorsque la
mise à la retraite de son père le plaça dans une position
difficile. Les ressources lui manquaient pour parachever ses
études et obtenir le titre de docteur en médecine qui seul
pouvait, semblait-il, lui assurer une situation. Léveillé s’en
émut; Decaisne s’y intéressa. Thuret allait s’établir à Cherbourg
de façon permanente ; il le croyait du moins. Sur les conseils
de Decaisne, il proposa à Bornet de devenir son aide ; l'offre
lut acceptée. En mars 1852, tous deux partirent pour
Versailles; ils y herborisèrent pendant tout l’été, récoltant et
étudiant surtout les Cryptogames. L’attention de Bornet fut
attirée sur YEphebe pubesceiis dont la place systématique était
mal connue ; était-ce un champignon, une algue ou un lichen ?
Il reconnut par la structure anatomique qu’il s’agissait d’un
Lichen et montra les moyens de le distinguer des Noslocacées
du genre Stigoncma : c’était le premier contact avec un problème
que, par des travaux décisifs, Bornet devait plus tard contribuer
puissamment à élucider.
Avant la fin de 1852, Tluiret et Bornet s’installaient
à Cherbourg; malgré les rigueurs de la saison, ils commen¬
cèrent tout de suite les recherches à la mer. C’était dur sous
la morsure des vents de tempête ; mais nos botanistes étaient
récompensés par la découverte journalière de faits nouveaux.
II faut voir la vie se développer en toute saison pour la bien
connaître ; tout comme les plantes terrestres, les espèces
marines ont une évolution saisonnière et la végétation du mois
Source :
RE I i JE . 1 LGOLOGIQl ’E
El). BORNET
1828491 1
Source : MNHN, Paris!
Tonie I. PI. I
G. TH U II ET
J 81 7- 1875
Source : MNHN, Paris
— 9 —
d'août n’est pas du tout celle des mois d’hiver ; on ne le savait
pas jusq u’alors.
Au début de 1853, Thuret assistait à la fécondation des
Fucus; il avait réussi à le provoquer expérimentalement; peu
après il donna la preuve directe, expérimentale, de fécondations
hybrides entre Fucus vcsiculosus et F. serra/us. C’était la
première démonstration positive de la sexualité chez les
Cryptogames. Cependant, Thuret, épuisé par les bains glacés
de tous les jours et par le travail excessif qu’il fournissait,
tomba malade au début de 1854; mais Bornet était médecin
éclairé autant qu’observateur habile. Thuret apprît «à connaître
son dévouement, dévouement absolu auquel il n’a cessé de
rendre hommage. L’amitié réciproque devint dès lors une très
vive affection.
Cette circonstance révéla aux deux amis combien il serait
opportun que le titre de Docteur vint couronner les études
médicales de Bornet. En conséquence, celui-ci vint à Paris en
novembre 1854 pour y passer ses derniers examens et y sou¬
tenir une thèse remarquable sur la reproduction sexuelle chez
les animaux et les plantes ; il y insistait naturellement sur ces
dernières. Reçu docteur au mois d’août 1855, il rejoignait
aussitôt, à Cherbourg, Thuret qui l’attendait avec une impa¬
tience tou le affectueuse.
Ces deux hommes s’étaient compris; ils étaient bien faits
pour se compléter. Thuret avait le tempérament calme et froid,
du moins en apparence, des hommes du nord ; obligé de
compter avec sa santé, souvent hésitant, habitué au confort,
s’accusant volontiers de paresse naturelle dont il ne donnait
d’ailleurs aucun témoignage, il se plaisait fort en la sociclë du
jeune docteur, exercé et toujours prêt à tous les travaux,
photographe expert, dessinateur habile, préparateur extrê¬
mement adroit, alerte de corps et d’esprit, évoluant sur
les rochers glissants avec une sûreté peu commune, peu
soucieux de l’opinion des gens et du bien être matériel,
médecin préoccupé de relever le moral de son malade. Avec
cela une grande modestie naturelle, un désir constant de
s'effacer et une déférence fidèle à l’égard du maître.
Source : MNHN, Paris
climat extrêmement humide de Cherbourg. Il se décida à passer
l’hivèr à Cannes, bourgade de pêcheurs encore, avec son tout
petit port, abrité des tempêtes du Sud par les îles île Lërins et
quelques villas sur les coteaux. On loua l’une d’elles et on y
revint l’hiver suivant, T'iurct étant définitivement contraint de
renoncer à la Normandie. Au hasard d’une herborisation au
Cap d’Antibes, il découvrit au point le plus élevé de la petite
presqu’île, l’incomparable paysage qui devait le retenir et le
fixer. En 1857, il y acheta quelques bouts de vigne et des
olivettes avec une maisonnette de paysan, traça lui-même le
plan de l’Eden et fut le principal architecte de la maison qu’il
devait habiter jusqu’à son dernier jour. Il fut le premier
étranger établi au cap d’Antibes et pendant longtemps y fut
N’insistons pas sur la part qui revient dés lors à Thuret
comme introducteur dans l'horticulture méridionale de
centaines de végétaux jusque là tout-à-faît inconnus en Europe
autrement que par des échantillons d’herbiers. Les jardiniers
de la Côte d’azur étaient encore plus ignorants de ces choses
que ne le sont aujourd’hui ceux de la Côte vermeille du
Roussillon; Thuret et Bornet n’étaient pas non plus jardiniers ;
ils ne réussirent qu’aux prix de maints tâtonnements et après
plusieurs années, mais ils parvinrent pourtant à constituer la
plus remarquable collection d'arbres et d’arbustes d’Australie
et du Cap, de plantes succulentes et d’espèces bulbeuses
provenant de tous les climats chauds et secs. Et le jardin de
la villa devint le jardin botanique le plus remarquable de
l’Europe méridionale. Il a servi de modèles à toutes les
créations de même nature; plusieurs d’entre elles sont des
Thuret et Bornet s’occupaient de tous les détails du jardin
quelles je n’insisterai pas ici, et recevaient la visite de nom¬
breux savants étrangers aussi bien que français. Qu’ils fussent
— 11 —
tous recevaient le même accueil bienveillant. Qu’on me per¬
mette ici une pelite anecdote :
Un jour, le valet de chambre entrant au laboratoire, pré¬
sente à Thuret une carte de visite : « ce Monsieur arrive avec
sa valise et désire demander au directeur une chambre et une
place au laboratoire. » C’était un jeune professeur américain
de ri'niversilé Harvard. « Faites-le entrer, » dit Thuret et le
jeune homme laisse sa valise entre les mains du valet de cham¬
bre. On cause un peu ; M. W. Farlow est venu pour travailler
sons la direction de Thuret, si celui-ci le veut bien ! — « Dé¬
jeunez avec nous, et nous nous entendrons après ! » — Après
le repas, on conduit l'étranger dans sa chambre, dont il se
déclare très satisfait ; on lui donne une place au laboratoire :
on lui explique le jardin et après lui avoir montré la carte ma¬
rine du Cap, ou lui met un seau de toile entre les mains ; on
va à l'anse la plus prochaine recueillir quelques algues. W.
Farlow apprit au bout de deux jours qu’il n’était pas dans un
laboratoire public, où l’on paie la place à une table de travail ;
il demeura a Antibes pendant plusieurs semaines. Il est mort
depuis quelques années; mais il a pavé très généreusement à
intérêts composés, aux Orphelins de la guerre de Montpellier,
la gracieuse hospitalité q u'il avait reçue à Antibes, cinquante
ans auparavant.
Si l’accueil était toujours affable pour les travailleurs, la
porte demeurait sévèrement close pour les indiscrets, quels
que fussent leur nom et leur rang. L’enclos était discret d’ail¬
leurs. A l’abri des oliviers qui avaient été respectés, on avait
réussi à créer un véritable bois d 'Eucalyptus, de Mimosas, de
Palmiers, de" toutes sortes d'arbres et d'arbustes. Une allée
d Orangers s’élevant en courbe vers la maison qui occupait le
point culminant, ne la laissait pas voir du portail principal. La
villa n’est pas orgueilleuse d’ailleurs ; mais, de ses terrasses et
ses fenêtres, on découvre sur la baie des Anges, Nice et les Alpes,
sur la baie de Cannes et l’Estérel, les plus belles vues qu’on puisse
imaginer. La pièce principale de la maison est le laboratoire, oii
se trouvaient aussi les herbiers et les livres. On y travaillait et
on y recevait les privilègiés, c’est-à-dire les travailleurs.
Source : MNHN, Paris
12 —
Avant même que la maison fût achevée, on s’était remis à
la besogne. Thuret commença par reviser toutes ses récoltes
d 'Algues de Cherbourg pour aider M. Le Jolis, occupé à la ré¬
daction d’un travail sur les plantes marines des environs de
cette ville. Après une longue et douloureuse maladie, qui le
tint au lit pendant trois longs mois, au cours de laquelle
Bornet le soigna sans répit ni repos, il put reprendre ses
études avec plus d’activité que jamais. C’est en 1866 qu’ils
eurent le bonheur de constater la copulation des corpuscules
mâles des Floridées avec le poil de l’appareil trichophorique.
Cette importante découverte fut annoncée à l’Académie des
Sciences, le 10 septembre 1866. Thuret avait fini par vaincre
la modestie de Bornet ; pour la première fois sont associés les
noms des deux inséparables collaborateurs.
Iis ne demeuraient pas confinés à Antibes; la santé de
Thuret étant devenue meilleure, on retournait parfois à la côte
normande pour compléter ou contrôler des observations, au
golfe de Gascogne. ou sur les côtes de Bretagne. Etendre et
compléter l’histoire de la sexualité chez les Floridées,
débrouiller l’histoire des Nostocacées et y trouver peut-être de
nouveaux moyens de reproduction, telles étaient alors les
principales préoccupations de Thuret et le but de ses
De ces deux sujets, la classification des Nostochinées était
prèle et a pu être publiée peu de mois après sa mort (1876).
Cet homme qui avait avant tout le respect complet, absolu
de la vérité, observait avec une extrême rigueur ; mais il
estimait que bien interpréter les faits est plus difficile encore
qu’observer les phénomènes les plus délicats ; et il cherchait
à les interpréter. C’est avec cette préoccupation qu’il s'inté¬
ressait vivement au classement des végétaux. « Démêler sous
des. apparences souvent trompeuses les affinités réelles des
plantes, constituer des groupes naturels bien limités, observer
la série des modifications qu’un type, un appareil, un organe,
présentent dans un groupe végétal, étaient autant de points
sur lesquels son attention était sans cesse éveillée, et qu’il
jugeait dignes d’occuper les esprits les plus éminents. Aussi
Source : MNHN. Pal
— 13 —
regrettait-il le discrédit immérité qui s’attache depuis quelques
années aux travaux de pure classification. C’est qu'il
ne voyait pas seulement dans les classifications un moyen plus
ou moins commode de nommer une plante, mais en môme
temps un résumé de l’état de nos connaissances à un moment
donné, et en quelque sorte la fin de la science. En effet, les
classifications ne seront complètes et achevées que lorsque
l’organisation, la biologie, les rapports multiples qui lient
entre eux tous les êtres seront parfaitement connus. »
(Ed. Bornet, Notice biographique sur jjVl. G. -Ad. Thuret ;
G. Masson, Paris, 1876, p. 37).
Thuretavaitbeaucoup observé, beaucoup vu et trèsbien vu.
Très sévère pour lui-même, il n’entendait publier que ce dont
il était tout-à-fait certain. Aussi ses mémoires sont-ils extrê¬
mement sobres et concis; il était de ceux qui eussent été
incapables de publier des travaux d’ensemble où l’on est forcé
d’aborder des sujets que l’on connaît peu ou mal.
Le IU mai 1875 après-midi, Gustave Thuret quitta la villa
pour aller à Nice, pensant en revenir avant la nuit. Il y mourut
à peu près subitement. II avait marqué sa volonté d'être
inhumé là même où il mourrait. 11 repose au cimetière de Nice,
sous une dalle où l’on a gravé une croix, symbole de sa foi,
avec son nom et deux dates : 1817-1875.
Il avait passé en faisant le bien ; il laissait de cruels
regrets à tous ceux qui appréciaient en lui l’homme et le
savant, aux malheureux aussi qu’il servait avec la discrétion la
plus délicate.
La mort avait séparé Bornet de l’ami le meilleur; ce lui
fut une très douloureuse épreuve. Il s’en fallait de beaucoup
que Thuret eût achevé les travaux auxquels il avait consacré sa
vie. Bornet n'hésita pas ; ce fut désormais sa mission de
terminer les travaux poursuivis en commun, de parachever ce
qu'ils avaient décidé de publier, de continuer aussi longtemps
que ses forces le lui permettraient l’œuvre entreprise par le
maître et l’ami disparu. Il remplit fidèlement ce devoir pendant
trente-six ans.
Dès ses premières excursions au bord de la mer, Thuret
Source : MNHN, Paris
14 —
s’était proposé de faire paraître une série de planches destinées
à illustrer les points les plus importants de l’histoire des
Algues. Dans ce but, l’artiste d’incomparable talent qu’était
Riocreux avait exécuté de nombreux et admirables dessins.
Mais, lorsqu'on voulut en obtenir la reproduction par la
gravure, les difficultés de l’exécution furent telles que Thuret,
en présence de la lenteur du travail, avait presque renoncé
à l’espoir de le voir jamais s’achever. A sa mort, sur cinquante
et une planches in-folio qu’il devait comprendre, dix restaient
encore à graver, et pas une ligne du texte n’était écrite ! Deux
grandes années lurent nécessaires à l’achèvement de cette
magnifique publication, qui parut en 1878 sous le titre à' Etudes
phyeologiquès, et dont les planches d’un fini admirable repré¬
sentent, avec une merveilleuse clarté, les organes reproducteurs
et les phénomènes de la fécondation chez les Algues brunes et
chez les Algues rouges.
Les grandes divisions entre lesquelles se répartissent les
Algues marines y sont toutes représentées. Mais les Fucacées
et les Floridées ont obtenu la part la plus grande. Seize planches
font connaître en détail les anthéridies de presque tous les
genres de Fucacées de nos côtes, en même temps que le
développement des organes femelles et la fécondation. Vingt
et une planches sont consacrées aux Floridées. La prépondé¬
rance accordée à ces deux groupes s'expliquent aisément par
l’intérêt des observations dont elles ont été l’objet.
Le second ouvrage, modestement intitulé Notes algolo-
giques, n’est pas moins remarquable. L’introduction constitue
à elle seule un mémoire d’une grande valeur; elle est, de
même que la majorité des chapitres, l’œuvre personnelle de
Bornet. On y trouve un exposé de l’organisation et de la
classification des Nostochinées et des Floridées. Dans le
premier groupe, la reproduction a lieu de deux façons : par
spores et par des filaments mobiles auxquels Thuret et Bornet
ont donné le nom à’ hormogonies. Dans le second groupe,
Bornet passe en revue l’organisation et le développement du
fruit chez de nombreuses espèces étudiées depuis la publi¬
cation des Recherches sur la fécondation des Floridées , en
Source : MNHN.
15 —
1867. Il fait connaître les différences assez considérables qui
s’y rencontrent et qui présentent une grande valeur pour
l’intelligence complète du fruit mûr. Cette description porte
sur une trentaine de genres et forme tout autant de mono¬
graphies d’un haut intérêt. Quant aux cinquante planches
in-folio qui accompagnent le texte, toutes sont la reproduction
de dessins exécutés par Borne! avec une étonnante maîtrise.
Les No/ex algologiqucs, publiées en deux fascicules, le
premier en 1876, le second en 1880, fournissent ainsi des
notions générales sur l’anatomie et la reproduction des Algues,
depuis les plus simples jusqu'aux [dus compliquées. Elles ont
fait époque dans l’histoire de la Cryptogamie.
En mourant, Thuret léguait à' son ami ses livres et ses
collections ; il lui assurait en même temps les ressources
nécessaires pour lui permettre de continuer ses travaux dans
une entière indépendance.
Mme Henri Thune l, belle-sœur du savant, racheta la villa
pour en assurer la destination scientifique, dans l’espoir que
Bornet consentirait à en accepter la direction ; mais voulant
avant tout continuer l’œuvre poursuivie longtemps en collabo¬
ration, celui ci comprit qu'il ne pouvait pas en même temps
terminer les recherches entreprises, publier des travaux
conduits jusque-là avec tant de soin et diriger un établissement
scientifique de cette importance. Et puis, Antibes lui paraissait
désormais désert. Nous y avons depuis passé bien des jours
ensemble ; il me l’a répété souvent : les souvenirs du passé
l’obsédaient. Madame Henri Thuret dut s’incliner devant une
décision irrévocable et fil don à l’Etat du jardin et de la villa,
« la villa Thuret », devenue une annexe du Muséum d’IIistoire
Naturelle. Bornet de son côté fil don à la villa de son herbier
phanérogamique extrêmement riche et d’une magnifique collec¬
tion d’ouvrages illustrés nécessaires à la détermination des
plantes du jardin ; puis il se retira à Paris où il occupa le premier
étage d’un vieil hôtel du quai de la Tournelle. Le soleil n’y
venait pas ; de grandes fenêtres exposées au nord étaient pro¬
pices aux travaux du microscope ; cela suffisait. Sous les
brumes de la Seine, jamais Bornet ne formula un regret au
Source : MNHN, Paris
16 —
sujet du fiel d’azur, du chant des rossignols et des parfums
qui emplissaient l'air de la villa d’Antibes. Une seule fois, à
l’un de ses élèves qui avait le bonheur de quitter Paris pour
les pays du soleil, il lui échappa de dire : « Si vous voulez
revenir, revenez vite ! Quand on a passé deux ans dans le midi,
on ne peut plus le quitter. »
L’appartement du quai de la Tournelle devint vite le ren¬
dez-vous de quelques jeunes désireux de bien faire. Bornet
était fidèle à la Société botanique de [•'rance ; son aménité, la
bienveillance qu'exprimait son regard autant que ses paroles,
attiraient vers lui. La séance terminée, il s’en allait d’un pas
alerte le long des quais pour retrouver son laboratoire et l’on
aimait l’accompagner. Il avait d’ailleurs avec nous des façons
paternelles et tout de suite inspirait confiance. Il répondait
avec tant de bonté à toutes les questions, il mettait tant de sim¬
plicité modeste à expliquer ce que seul il savait ; il refusait si
bien de donner un avis lorsqu’il n’ayait pas personnellement
approfondi la question, qu’on éprouvait vite pour lui une res¬
pectueuse et confiante affection. Ces sentiments, il les a inspirés
à tous ceux qui ont eu le bonheur de travailler sous sa direction.
Ils ont été nombreux, malgré qu’il n’ait eu aucune attache
avec 1’enseignement et bien des travaux sont sortis du labora¬
toire où l’on aimait tant travailler avec le maître.
Maurice Gomont avait abandonné la peinture oii il avait
des succès pour poursuivre avec une rare patience des recher¬
ches souvent ingrates sur l’un des groupes les moins connus
parmi les Cyanophycées ; Munier-Chalmas résolut au quai de
la Tournelle un délicat problème de Paléontologie en faisant
connaître un groupe important de Siphonées verticillées fos¬
siles confondues jusqu’alors avec les Foraminifères.
Hariot s’y préparait à l’étude générale des Algues.
L’abbé llue apportait de la précision dans la description
des Lichens en y introduisant les caractères tirés de la struc¬
ture anatomique du thalle.
Mademoiselle Anna Wickers étudiait les Algues qu’elle
rapportait de ses voyages dans l’Atlantique tropical.
Les vacances arrivées, on se réunissait au Croisic. On y
Source . MNHN. Paris
— 17
louait un modeste appartement meublé qu’on transformait tout
entier en laboratoire. On louait des tréteaux et des planches a
un menuisier; on achetait quelques vaisselles ; on rassemblait
tout ce que l’on pouvait obtenir en l'ail de tables el l’on allait
chaque jour à la mer, chacun suivant d’ailleurs sa voie le plus
librement du monde. MM. Guignard, Hennegny, Sauvageau,
Goniont, Jadin, Galavielle, l’abbé Hy, J. Iluber et le signataire
de ces lignes se retrouvaient là, lieureux de jouir le jour entier
des conseils et de la société du maître.
Bornet n’était pas seulement le guide le plus sûr et le
meilleur qu’il fût possible d’imaginer. Il a sa part dans tous
les travaux de ses élèves ; aucun d’entre eux ne se sentait
assuré de bien conclure si l’excellent maître n’avait suivi toutes
les phases de la recherche et s’il n’avait jugé la solution satis¬
faisante ; il trouvait pourtant encore le loisir de poursuivre
à côté d’eux des études personnelles. La liste de ses travaux se
prolonge jusqu’en 1904 ; puis, en dépit de toutes les instances,
trouvant qu’il ne rédigeait plus assez allègrement, il cessa
toute publication ; mais il demeura toujours le conseiller le
plus sage et le plus dévoué.
Bornet garda jusqu'à son dernier jour la plénitude de ses
facultés. Jusqu’à la fin il fut bon, serviable aux jeunes ; il con¬
tinua de les accueillir avec la môme simplicité et la même
bonhomie. Il garda aussi jusqu’à la lin le même amour de la
vérité, la même aversion pour le mensonge ; il s’éloignait d’un
homme chez lequel il avait reconnu ce vice ; il n’en parlait
plus, il l’ignorait désormais.
Il rédigeait sobrement, avec une parfaite clarté et se limi¬
tait rigoureusement à ce qu’il voulait dire ; aussi a-t-il I
dormir dans ses cartons une quantité prodigieuse
Il lui arrivait fréquemment de quitter celui qui le i
sur un point délicat, d’aller tout droit \ un carton d’où il reve¬
nait avec l’un de ses admirables dessins d'autrefois ; il avait
résolu le problème. L’observation avait été faite en passant ;
elle ne se rattachait pas aux recherches du moment ; dès lors,
elle était simplement claséée pour être, peut-être, reprise plus
tard. « Non limita sed multum » nous disait-il souvent. Il s’iii'
Source : MNHN, Paris
— 18 -
quiétait de l’avenir d’un auteur qui publiait des notes à jet
continu ; il lisait pourtant celles qu’on lui envoyait, remerciait
courtoisement et parfois se permettait une timide observation ;
si l’auteur ne changeait pas sa manière, il ne lisait plus ces notes
qui n’apprennent rien. « Ce sont des feuilles au vent » disait-il.
S’il lui arrivait d’avoir à lire des publications révélant la
sottise et l’orgueil de leur auteur, il les jugeait d un mot d une
écrasante sévérité qu’il empruntait à un satirique latin et n’en
parlait plus ; la cause était jugée.
M. Bornet avait acquis à Cosne, oii il avait des parents et
quelques vieux amis, un jardin maraîcher et une petite maison
de jardinier dont il lit un pied-à-terre agréable. Il traça lui-
même le plan d’un jardin qui mérita d’abord le nom de Clos
des vers blancs, mais qui fut au bout de quelques années un
parc remarquable par ses aspects pittoresques et par le choix
des arbres qui le composaient. Il se rendait volontiers à Cosne
avec Madame Bornet pendant l’été ; il y construisit un petit
laboratoire attenant à la maisonnette qui avait conservé toute
sa simplicité paysanne ; il nous y accueillait comme il faisait
à Paris et nous éprouvions d’autant plus de charme à nous y
rapprocher de lui que lorsqu’il jugeait les heures de travail
assez longues, il donnait le signal de la promenade ; c était le
plus souvent une fructueuse herborisation dans les mares creu¬
sées au hasard des courants dans les grèves de la Loire ou vers
des sources où l'on trouvait toujours des objets d’étude ; c'était,
en tout cas, l’occasion des plus saines conversations.
Bornet songeait a se retirer délinitinmnent à Cosne pour y
attendre les disciples et les amis qui en avaient appris le che¬
min. Une circonstance imprévue vint changer ses projets. La
section de Botanique de l’Académie des Sciences le sollicita de
poser sa candidature à la succession de L. R. Tulasne qui
venait de mourir. L’Académie lui ouvrit ses portes le 10 mai
1886. Accoutumé à remplir ponctuellement tous ses devoirs, il
ne songea plus à quitter Paris autrement que pour aller passer
à Cosne quelques mois d’été pendant lesquels il partagea son
temps entre les parents et les amis (pii venaient le visiter et le
travail de laboratoire qu’il n’abandonna jamais.
Source : MNHN, Paris
19 —
A mesure que l’âge avançait et peut-être justement parce
qué sa santé demeurait excellente, Bornet prenait ses dispo¬
sitions pour que ses collections et les moyens de travail accu¬
mulés et mis en œuvre par Thuret et par lui, eussent après lui
la destination la plus souhaitable ; il consacra plusieurs années
à mettre l’herbier des algues dans l'ordre le plus parfait. Le
Muséum, l’Académie des Sciences eurent la plus grande part
de ses largesses. A la ville de Cosne, il donna son jardin dont
remplacement était favorable à la construction d’une école
publique.
Vers la fin de 1910, Bornet commença à s'affaiblir. Le soleil
de Cannes et le jardin de Cosne ne lui rendirent pas les forces.
Il s’éteignit à Paris le 18 décembre 1911, âgé de 83 ans, plein
de reconnaissance pour la chère et vaillante compagne qui lui
avait fait, comme l’a dit M. Guignard, la vie si calme, si pro¬
pice au travail et si douce. Elle lui a survécu dix ans, entourée
de la vénération de ceux qui conservaient à son mari la plus
profonde et la plus Affectueuse gratitude.
On m’a sollicité d’écrire ces quelques pages. J’aurais dû
me dérober peut-être.
En 1876, Bornet a consacré à Thuret une Notice biographi¬
que oii il fait valoir comme il convenait les mérites scientifi¬
ques et la haute valeur morale de son ami. Je n’ai pu que la
résumer; mais, pas une ligne n’en devrait échapper à une étude
réfléchie. Bornet a fait suivre cette notice d’une Bibliographie
a laquelle il ne faut ajouter que la notice elle-même qui la com¬
plète et l’anime en marquant la suite des idées directrices.
En 1912, .M. I,. Guignard donnait en quelque sorte la suite
de la Notice consacrée à Bornet par Thuret, en faisant revivre
la belle physionomie de Bornet, en montrant avec quelle fidé¬
lité il avait continué l’œuvre commencée en 1840, poursuivie
pendant plus de soixante ans sans interruption et sans écart ;
œuvre de haute valeur scientifique qui a fait le plus grand
honneur à ses auteurs et à la France. Là aussi, le disciple,
digne du maître, a tout dit, avec son cœur. Je n’ai pu que le
répéter en le résumant, c’est-à-dire en le diminuant ; cela m’a
Source : MNHN, Paris
— 20 —
valu du moins de revivre plus étroitement encore que de cou¬
tume le souvenir du Maître le plus aimé, le plus dévoué, le
plus parfaitement digne d’affection et de respect, du modèle
qu’il faut proposer à tous les jeunes soucieux d’idéal et de
perfection.
Ch. FLAHAULT.
Montpellier, lô Février 1924.
Travaux scientifiques de G. Thuret
Note sur l'anthère du Chant et les animalcules qu elle renferme { Ann. Se.
nat. 2» série, XIV, 1840, p. 65-72, pl. 3-81.
Recherches sur les organes locomoteurs des spores des Algues. [Ibid,
2« série XIX, 1843 ; p. 266-267, pl. 10-15).
Note sur le mode de reproduction de Xosloc verrucosuin . \ lltid. 3e série,
II, 1844, p. 319-323, pl. 9).
Recherches sur les anlhéridies et les spores de quelques Fucus, par
J. Decaisue et G. Thuret. (Ibid. 3* série, III, 1845, p. 5-15. pl. 1-2).
Note sur les zoospores des Algues. {Bull. Acad, royale de Belgique, XIII,
1846, n» 11, 7 p.).
Note sur les zoospores des Algues olivacées. [Ibid. XV, n» 2, 1847, 7 p.).
Note sur les anlhéridies des Fougères. [Ann. Se. nat. 3e série, XI, p. 5-11,
pl. 2-5).
Recherches sur les zoospores des Algues et les authéridies des Cryptoga¬
mes. [Ibid. 3* série, XIV, 1850, pl. 16-31 : et 3* série, XIV, p. 5-39, pl. 1-15).
Note sur la fécondation des Fucacées (G. B. Acad. Sciences. 26, p. 745 ; et
Mém. Soc. Sciences nat. Cherbourg, I, 1853. p. 161).
Sur la fructification de Desinarestia viridis. [Ibid. p. 343).
Note sur la synonymie des Vira Lactuca et lalissima 1... suivie de quelques
remarques sur la tribu des Ulvacées. | Ibid. Il, 1854, p. 17).
Descriptions d’Algues nouvelles découvertes aux environs de Cherbourg.
[Ibid. p. 387).
Note sur un nouveau genre d’Algues de la famille des Floridées [Ibid.
1855, III, p. 155, 2 pl.).
Recherches sur la fécondation des Fucacées et les authéridies des Algues.
[Ann. Sc. nat. 4' série, 1855, 11, p. 197-214, pl. 12-15 ; et III, p. 5-28, pl. 2-4).
Sur les anlhéridies du Fegatella couica. I Mém. Soc. Sc. Cherbourg, 1856,
IV, p. 216).
Deuxième note sur la fécondation des Fucacées. [Ibid. 1857, V, p. 1-15,
1 pl.).
Observations sur la reproduction de quelques Nostochinées. [Ibid. p. 19-
35, 3 pl.).
Source : MNHN, Paris
- 21 —
Note sur la fécondation des Floridées parEd. Bornet e
1866,. XII, p. 257-262).
Recherchai sur la fécondation des Floridées. (Ann. Sc.
VII. p. 136-166. pl. Il 131.
Essai de classiliealion des Npsloehinées. t Ibid. 6“ série, . , •
Etudes phycologiqtt.es, analyses d'Algues marines par M. Gustave ihuret,
publiées par les soins de M. le Dr Edouard Bornet. (Parts, Masson, 18,8,
p. I-III, 105, p. 51, pl. gravées).
Notes olgologiquos, recueil d'observations sur les Algues, pai MM. Ld.
Bornet et G. Thurel. (Paris, Masson, 1876, XX-196 p., 50 pl. lithog.).
il G. Thurel. (Ibid.
-, 1867,
I, p 372-38*2).
Travaux scientifiques d’Ed. Bornet
1. Etude sur l'organisation des espèces qui composent le genre Meliola.
I l„ n ' Sc "ai 3e série, I . XVI, 1851, avec 2 pl.).
2. Recherches sur la structure de VEphcbc pubescens Fr„ suivies de
remarques sur la synonymie de celte plante I Ann. Sc. nat-, 3« sene, 1. *V1U,
1852;{. De la nature de l'ergot des Graminées. (Mém. Soc. Sc. nat. Cherb., t. I,
Remarques sur quelques particularités de la reproduction par sexes
chez les animaux et 1rs végétaux. Thèse Doctorat en Mederme ; Parts, 1855
5. Description de trois lichens nouveaux. (Mém. Soc. Sc. nat. Llterb.. t. ,
"‘VbAMtoM m 1* 1 01 >* de‘ «•“*•
Soc Sc nat. Cherb., t. I A , 1856).
Observations sur le développement d'infusoires dans le Valonia utneu-
laris Ag- (Mém. Soc. Sc. nat. Cherb.. t. VI, 1858, avec 2 pl.)
S. Description d un genre nouveau de Floridées des côles de h rance. (Ann.
Sc. nat.. 4" série, t. XI. 1859, avec 2 pl.).
9. Note sur le Phucagrostis major Cavol. (Bull. Soc. bot. France, ■
1861). , , , , •
10. Recherches sur le Phucagrostis major Cavol. (Ann. Sc. nat.,
t. I, 1864, avec 11 pl I „ .,
11. Sur la fécondation des Floridées (en collaboration avec G. Ihuret).
|é\ 1t. Acad. Sc.. t. LX1II. 1866).
12. Note sur la fécondation des Floridées (en collaboration aver G. lh.net).
! Mém. Soc. Sc. nul. Cherb., l. XII, 1866).
n Recherches sur la fécondation des Floridées (en collaboration
G. Thuret) (Ann. Sc. na,.. 5= série, t. VII, 1867, avec 3 pl.)
1',. Sur les gonidiesdes Lichens. (C. K. Acad. Sc.. I. LXX1V. |8,2).
15 Recherches sur les gonidies des Lichens (Ann. Sc. nat . 5° secte,
t. XVII, 1873, avec 11 pl '. .
16 Deuxième note sur les gonidies des Lichens. (Ann Sc. na . .
I. XIX, 1874i. „ .
17, Gustave-Adolphe Thuret Esquisse biographique. (Ann. sc. nat.,
PanQ
_ 22 —
18. Eludes phycologiqucs (en collaboration avec G. Thurel i ; 1 vol. in-folio
de 105 pages, avec 51 planches gravées. Paris 1878.
19- Notes algologiques (en collaboration avec G. Thuret) : 1 vol. grand in-4
de XX- 196 pages, avec 50 planches, Paris. 1876-1880).
20. Mazaea, nouveau genre d’Algues de la famille des Cryptophycées.
(Bull. Soc. bot. France, l. XXY1I1, 1881. avec I pl. » .
21. Liste des Algues maritimes récoltées à Antibes (on collaboration avec
Ch. Flahaull). (Bull. Soc. bol. France. I. XXX, 188111.
22. Notice biographique sur M. Joseph Decaisne ; Paris, Tolmcr et C‘“ 18831.
23. Sur la détermination des Rivulaires (pii forment les Fleurs d'eau (eu
collaboration avec Ch Flahaull). (Bull. Soc. bot. France, I. XXXI, 1884).
24. Note sur le genre Aulosira (en collaboration avec Ch. Flahaull). (Bail.
Soc. bol. France, I. XXXII, 1885, avec 1 pl ).
25. Tableau des Noslocacées filamenteuses hélérocyslées (en collaboration
avec Ch. Flahaull). I Mém . Soc. Se. nul. Ckerb. I. XXV, 1885-1888).
26. Algues de Madagascar, récoltées par M. Ch. Thiébaull. I Bull. Soc. bot.
France, I. XXXII. 1885).
27. Notice sur M. L.-R. Tulasne |C H. Acad. .SV., t CIII, 1886).
28. Concordance des Algen Sachsens et Europas de M. L. Rabenhorst avec
la Révision des Noslocacées hélérocyslées de MM. Borne! et Flahaull (en colla¬
boration avec M. Ch. Flahaull). ( Notarisia , t. III ; Venise 1888 1 .
29. Algues du voyage au golfe de Tadjoura. recueillies par M. L. Fau rot.
( Journ . Bot.. (. II, 1888).
30. Note sur une nouvelle espèce de Laminaire \ Lamina ria Rodriguczii, de
la Méditerranée. (Bull. Soc. bot. France, I. XXXV, 18881.
31. Note sur deux nouveaux genres d 'Algues perforantes en collaboration
avec Ch. Flahaull). (Journ. de Bot., I. II. 1888).
32. Révision des Noslocacées hélérocyslées contenues dans les principaux
herbiers de France |en collaboration avec Ch Flahaull). (Ann. Sc. nat., 7e série
t. III, IV, V, Vil ; 1886-18881.
33. Note sur V Ectocarpus (Pylaiella) fuleescens Thuret. (Bec., génér. Bot.,
t. I. 1889).
34. Noslocacées hétérocystées du Systema Algarum de C.-.A. Agardli (1824)
et leur synonymie actuelle (18891. (Bull. Soc. bol. France, t. XXXVI, 1889).
35. Sur quelques Algues vivant dans le test calcaire des Mollusques (en
Collaboration avec Ch. Flahaull). (Bull. Soc. bot. France, l. XXXVI, 1889,
avec 7 pl ).
36. Note sur deux Algues de la Méditerranée, Fauchaea et Zosterücarpus .
(Bull. Soc. bol France, I XXXVII, 1890, avec 1 pl.|.
37. Note sur l' Ostracnblabe implexa Born. et Flah. ( Journ. de Bol., l. V.
1891).
38. Algues du département de la Haute- Vienne contenues daus l’herbier
Lamy de la Chapelle. (Bull. Soc. bol. France, t. XXXVIII, 1891).
39. Note sur quelques Ectocarpus. (Bull. Soc. bot. France, t. XXXVIII,
1891, avec 3 pl.).
40. Les Algues de I’. K. A Schousboe récoltées au -Maroc et dans la
Méditerranée, de 1825 à 1829. (Mém. Soc. Sc. nat. Cherbourg , l. XXVIII, 1892,
avec 3 pl.).
Source : MNHN, Paris
41. Notice sur la vie et les travaux de M. Duchartre. ( C . R. Acad. .SV.,
t. CXIX, 1894).
42. Le verdissement des huîtres. ( Bull, séanc. Soc. nat. d'Agriv. France,
t. LV, 18951.
43. Sur un projet de note, relative à une rose prolifère, trouvé dans les
papiers de M, Duchartre. [Bull. Soc. bot. France, t XLITI, 1896, avec 1 pl.).
44. Hommage à la mémoire de M. Monod. [Bull. Soc. bot. France, t. XLV,
1898).
45. François Gav. — Ferdinand Colin. [Bull, Soc. bot. France, t. XLY, 1898).
46. Théodore Caruel. [Bull. Soc. bot. France, t. XLV, 1898).
47. Notice sur M. Charles Naudin. (C. B. Acad. Sc., t. CXXVIII, 1899).
48. Notice sur Ad. Chatin. i Bull. Soc. bot. France, I. XLYIII, 1891).
49. Notice sur la vie et les travaux de M. G. A. Chatin. [Bull, séanc. Soc.
nat. d’Agric. France, l, LV, 1901).
50. L'œuvre scientifique de Maxime Cornu. [Bull. Soc. bol. France,
t. XLVIII, 19011.
52. Notice sur M. J. Agardh. [C. R. Acad. Sc., t. CXXXI1, 1901).
53. Notice sur M. Millardet. (C. R. Acad. Sc., I. CXXXV, 1902).
54. Millardet. (Bull. Soc. bot. France, t. XLIX, 1902).
55. Auguste Le Jolis. (Bull. Soc. bol. France, t. LI, 1904).
56. Deux Chantransia corymbifera Thuret — Acrochaetium et Çhantransia.
[Bull. Soc. bot. France, t, LT, 1904, avec 1 pl. I.
57. Notice nécrologique snr M. J. -J. Rodriguez. (Bull. Soc. bot. France,
1. LII, 1905).
58. Maurice-Augustin Gomont (1839-1909). (Bull. Soc. bot. France, t. LVI,
1909, avec portrait).
C-CCjQ'
Professor N. Wille
D. Sc.. M. D.. L. L. D.. For. Mem. L. S
Died Februarv itli 1924
N. Wille was born on the 28th of October in (lie year 1858
in Hobbocl, in the Connty of Sinalenene, where bis father was
a physieian. Even froin childhood bis interests were directed
towards botariy and aller having malured for the nniversity lie
took up (liât science as bis exclusive study. After studying
sonie time at lhe Christ:ania université, lie in 1881 went lo
Stockholm, where Y. H. Wittiiock became his teacher, and in
1882 he studied in Copenhagen and Berlin willi E. Warmini;
and S. Schwesdeher.
In 1883 he became a Regnellian Curator in Stockholm, and
in 1886 professor at the Stockholm Iligh School. lu 1889 he
was appoin ted a teacher at tlie Agricultural Iligh School i.1 Aas,
in 1893 professor of botany in the Royal Frederick’s l'niver-
sity of Christiania as well as direetor of the Botanical Gardens,
and he occupied that chair until his death. In the year 1898 he
also became direetor of the Botanical Muséum, for which in
1913 lhe présent magnificient building was erecled acCording
to his plans.
During several years he was sole professor of botany and
direetor of the Botanical Labo ra tory, which he had founded in
1894, but after the appointaient of a second botanical professor
in 1905 lhe duties were divided.
He was keenlv interested in polilies and agriculture, and
during inany years displayed a great activily. During his whole
life he [travelled whenever possible, and on two occasions
undertook longer journeys outside Europe, in 1897 to Caucasus
and Turkestan, and in 1915 lo the West Indies. France he
visited in 1909 when he worked at the biological station of
Source : MNHN, PariS3
REVUE MJiOLOlilQI E
Piol'e.-sor N. W'ILLE
1 858 1 ! 12 '\
Source : MNHN, Paris
— 25 —
Tatiliou. Mis last journey was in 1922-23 to Italy, lioping to
recover his failing health.
After this brief oulline of his life, his vvork as an algologist
which placée! |im as the tmiversâlly recognized master ol our
Science, may be mention ed.
From his flrst teacher, Wittrock, lie inherited a love of
those long-neglected plants, and the necessity of the highest
exaetness in observation and description was fundamental to
him. Mis own cleverness in drawin'g made ail observations ol
unrivalled accuracy. Those faculties combined with lhegreatest
clearness of tliouglil and a génial capacity for combining facts
ensure his mimerons publications an everlasting importance in
Science. Consequently, lie was higlily hononred bv his COntem-
poraries and became doctor of dilferent faculties and înember
of most exclusive scientific societies.
One can not finish a biographical sketch, ever so bi ief,
withont mentioning the gréai influence ol' his clear mind and
strong personal ity upon his numerous pupils. Me was not
onlv a (listinguished specialist, luit a man of whom could
riglitly be said tliat nothing human was alien to him. Mis friends
and pupils will always préserve his memory as tliat. of a liigh
spiril and a noble man.
K. MUNSTER STROM.
Christiania, lô th Frh.
Scientific Publications
1. Om swaermecçllerne og deres copvilalion hos Trenlepohlia Mart. (Sep. I
Luud 1878
2. Ferskvandsalger fi a Novaja Semlja, samlct av dr. 1' - Kjcllman paa
Nordoiiskiolds Expi-dilion 1875. (Sep.) Sloekholm 1879.
II. Bolruisk reise paa llardangcrvidden |Sep.) Krisliania 1879.
Omen ny endôphylisk Alge. (Sept.) Krisliania 1880.
5. Algologiske hidrag I-lil (Sep.) Krisliania 1880.
O. Bidrag lil kundskaben om X orge s ferskvandsalger. I. Smaalenenes
Clilorophyllopbycecr. (Sep.) Krisliania 1880.
7. Om Hviteceller hos Conferva (L.) Wille. (Sep.) Sloekholm 1881.
8. Om stain.mens og hludels byguiug hos Aoicennia nilida L. (Sep.)
Kobenhavn 1882.
Source : MNHN, Paris
— 26 —
9. Om stammens og bladenes bvgning hos Vochysiaceerne. (Sep.)
Kobenhavn 1882.
10. Om lumens utviklingshistorie hos Ruppia roslellata og ZannichclUa
palustris (Sep ) Kobenhavn 1882.
11. Om Chrysopyxir bipes Slein og Diriobryon sertularia Ehrb. (Sep.)
Stockholm 1882.
12. Om slegten Gongrosira Kiilz. (Sep.l Stockholm 1883.
13 Om de mekaniske aarsaker til at visse platiters bladstilke knimmer sig
ved lemperaturer, der næ?mer sig frysepunktei. (Sep.) Stockholm 1884.
14. Bidrag til Sydamerikas Algflora I— III. (Sep.1 Stockholm 1884.
15. Bidrag til Algernes phy-iologiske analomi. (Sep.) Stockholm 1885.
16. Über die Enlwickelungsgeschichte der Pollenkôruer der Angiospermen
und das Wachstum der Membranes durch Intussusception. (Sep.l Kristiania
1886.
17. Beitrage zur Enlwicklungsgesehichte der physiologischen Gewebesys-
temebei einigen Florideen. (Sep.) Halle 1887.
18. Algologische Mitleilungen I-IX (Sep.) Berlin 1887.
19. Kritische Sludien über die Anpassungen der Pllanzen an Regen und
Thau (Sep.) Breslau 1887.
20. Om Fucaceernes blærer. (Sep.) Stockholm 1889.
21. Conjugal. b, Chlorophyceæ, Characeæ in Engler. Nalürlichen Pflanzen-
familien, Berlin 1889-1897.
22. Fredrik Christian Schübeler (Nekrolog) (Sep.l Berlin 1892.
23. Morphologiske og physiologiske Studier Over Alger. I, 11. Kristiania
1892.
24. Mykologiske Notizer. I Plasmopara viticola (Berk. et Cari.) Berlese
i Norge. Il Om nogen og drekket Braud paa Havre og Byg. (Sep.) Lund 1893.
25. Über die Befruchtung bei Nemalion mullifidum (Web. et Mohr.)
J. Ag. Yorlâulige Mitteilung. (Sep ) Berlin 1894.
26. Über Pleurocladia lacustris A. Br. und deren systematisehe Stellung.
(Sep.) Berlin 1895.
27. Om Færoernes Ferskvandsalger og om Ferskvandsalgernes Sprednings-
maader. (Sep.l Lund 1897.
28. Beitrage zur physiologischen Anatomie der Lamina riaceeu (Sep.)
Kristiania 1897.
29. Om nogle Vandsoppe (Sep.) Kristiania 1899.
30. Über die Wanderung der anorganischen NâhrstofFe bei den Lamina-
riaceen (Sep.) Berlin 1899.
31. Algologische Nolizen I-XXIX. (Sep.) Kristiania 1899-1918.
32. Studien über Chlorophyceen I-VII (Sep.) Kristiania 1901.
33. Om Ha vêts Végétation ved N orges Kyst. (Sep.) Kristiania 1901.
34. Vegetationén i Seljord i Telemarken efter 100 Aars Forlob. (Sep.
Kristiania 1902.
35. Milteilungen über einige \ou C. E. Borchgrevink auf den anlarktis-
cheu Festlande gesammelten Pflanzen. III. Antarklische Algeu. (Sep.) Kristiania
1902.
36. Dryas octopetala bei Langesund. Eine glaciale Pseudorelikte, von N.
VVille und Jens Holmboe (Sep.) Kristiania 1903.
Source : MNHN, Pari
— 27 —
37. Übcr einige von I. Menyhardt in Südafrika gesammelle Süsswas-
seralgeu. (Sep.l.YYien 1903,
38. Schizophyeeen (Nordisches Planklonl (Sep.) Iliel u. Leipzig 1903.
39. Johannes Musens Norman (Nekrolog) (Sep.) Stockholm 1903.
40. Uber die Gallung Gtoiono.ma Ag. Eine Nomenklaturstudie (Sep.)
Berlin 1904.
41. Die Schizophyeeen der Planklon-Expedilion (Sep.l Kiel u. Leipzig 1904.
42. Uber die Schübelerschen Ansehauungen in BelrelF der Vèrândérungen
der Pllanzen in nord lichen Breilen. I Sep. | Leipzig 1905.
43 Uber die Bimvanderungdes arklischcu Eloraelemenles narh Norwegen.
|Sed.| Leipzig 1905.
44. Algologische Unlersuchungen an der biologisrhen Station in Dronlheîm.
1 .-VII. (Sep.) Trondhjem 1906.
15. brans Reinhold Kjellman. i Nekrolog.) (Sep.) Bergen 1907.
46. liber sogenannte Krüppelzapfen bei Picea excelsa (L.) Link. (Sep.l
Krisliania 1907.
47. Zur Eutwicklungsgeschichte der Gallung Oocystis. (Sep.) Berlin 1908.
48. Conjugatæ uud Chloiiiphyc.eae, Nachlrag (ln Engler : Nalürlichcn
Pflanzenl'amilien) (Sep ) Leipzig 1909-10.
49. Der anatomische Ban bei HimanthaUa lorea (L.) Lyngb. (Sep.)
Leipzig 1910.
50. Mikael Ileggelund Foslie (Nekrolog.) Trondhjem 1910.
51. Ont stammens og bladets bygning hos Myriacarpa cordi folia Liebm.
(Sep.) Kobenhavn 1911
52. Sur quelques Algues des Neiges antarctiques. (Sep.) Paris 1912.
53. Schulz der Nalurdenkmiller in Norwegen (Sep.l Berlin 1912.
54. O m Udviklingen af Vlolhrix flaccïda Külz. (Sep.l Stockholm 1912.
5o. Uber die Yeriinderungen der Plianzen in nordlichen Breilen. Eine
Antwort au Ilerrn Richard Semon. (Sep.l Leipzig 1913.
56. Süsswasseralgen von den Samoainseln, Hawaii, den Salomoninseln und
Ceylon, gcsammell von Dr. K. Rechinger. (Sep.) Wien 1914.
57. The flora ol' Norway and ils immigration. (Sep.) St. Louis 1915.
58. Veit Brecher Witlroek, (Nekrolog.) (Sep.) Berlin 1915.
59. Om üdbredelsen al' Arlemisia norvégien Fr. (Sep.) Lund 1916.
60. Atragene sibirica L. vildtvoxénde i Norge (Sep.) Lund 1917.
61. ïngebrigt Ilagen. (Nekrolog) (Sep.) Trondhjem 1917.
62. Mindetale over Linge Nils Bryhn. (Sep.) Ki'istiania 1918.
63. Miudelale over prol. Dr. S Schwendener (Sep.) Krisliania 1919.
64. Mindetale over Inspektor Baard Kaalaas. (Sep.) Krisliania 1920
65. Fredning al’ Nalurtn. (Sep.) Krisliania 1921.
66. Algen ans Zentralasien. Gesammell von Dr. Sven Hedin. (Sep )
Stockholm 1922.
67. Phykoerythrin bei den Myxophyceen. Berlin 1922.
68. Karplanter Og lerskvands alger Fra Oerne Husôy, One og Rôsholmen
paa Not'dmor. Kristiania 1922.
69. Mindetale over prof. Dr. il. Nathorst. Krisliania 1922.
70. Die Algen der deutsehen Südpolexpedilion (Under lhe press.)
Source : MNHN, Paris
Contribution à la flore algologique
de l’Afrique équatoriale française
Par l’abbé P. FREMY
(Saint-Lô)
Les plantes qui font l’objet de ce travail ont été récoltées
entre 1921 et 1923. dans la circonscription de la Ilaute-Kotto,
(ou à son voisinage immédiat) dans l’Oubangui-Chari Afrique
équatoriale française) par M. Georges Le Testu, administrateur
des colonies, qui est en même temps un bolaniste très distingué.
Il a bien voulu nous en confier l’étude. Pour la confiance qu’il
nous a ainsi témoignée et pour le plaisir scientifique que nous
a causé l’examen de son intéressante collection, nous tenons à
lui dire notre respectueuse reconnaissance.
La circonscription de la Haute-Kotlo occupe très appro¬
ximativement le centre géométrique de l’Afrique. Plus exacte¬
ment, elle est située entre 18° 45’ et 22" 15’ long. E. méridien
de Paris) ; et 6° et 8° 45’ lat. N. ;l'ig. 1). C’est un haut plateau
d’altitude moyenne supérieure à 600 m., incliné du Nord au
Sud. L’ensemble présente l’aspect d’une savane coupée par des
galeries forestières et par des ruisseaux. Le pays est en ellet
très arrosé. Presque partout le sol est formé de grès siliceux
plus ou moins réduit en sable, et surtout de latérite. C est une
terre d’un rouge vif ou brun, très riche en fer, formée en
partie d’alumine, en partie de silice hydratée. Elle peut parfois
prendre un aspect qui rappelle celui de la meulière.
Le climat est intermédiaire entre le climat saharien et le
climat tropical, mais plus voisin de ce dernier. Au cours de
l’année se succèdent deux saisons principales : la saison sèche,
Source : ,
— 29 —
de décembre à avril, la saison des pluies, pendant les autres
mois. Durant la saison des pluies, la température se maintient
au voisinage de 30°; durant la saison sèche, elle peut descendre
à -p 6° au cours de la nuit. Des indications plus précises ne
sauraient être données sur ce sujet, faute d’observations.
Fig. 1. Carie de la circonscription de la Haule-Kotto, d'après la feuille V
1 ■. 1.000.000 du service géographique de l'A. E. F.
La saison des pluies semble la plus favorable à la végéta¬
tion en o-énéral et ;i la végétation algologique en particulier.
Et de fail, les plantes qui ont été récoltées en cette saison sont
pour la plupart vigoureusement développées.
Les échantillons qui nous ont été confiés étaient en majeure
Source : MNHN, Paris
— 30 —
partie conservés dans le formol, les autres étaient desséchés ;
tous se trouvaient en parfait état.
Ils ont été récoltés dans les stations suivantes que nous
citons, autant qu’il nous a été possible d’en juger, par ordre
d’humidité croissante :
(I) Sommet du Ouanda-Djalé (1024 m.) sur rochers graniti¬
ques où les algues forment un tapis decouleur noirâtre, au milieu
duquel se trouvent des tou (fes de Bryum ('sect. Argyrobryum)
subalbulum Thér. sp. nov. ined. (Del. Potier de la Varde),
23 février 1922.
(II) Djikimi, à terre, sur graviers de latérite, 15 janvier
1923.
i III Yalinga : sur graviers de latérite relativement secs,
25 sept. 1921 et 2 juin 1922.
(IV) Yalinga : sur graviers humides de latérite où les algues
forment un enduit homogène, légèrement muqueux, d’un vert
clair plus ou moins strié de pourpre, 8 août 1921.
Y Rochers gréseux de Mouka, dans des suintements,
7 août 1922.
(VI) « Station aux Eriocaulon » : sol très humide en la
saison des pluies, sur plateau de latérite, entre le Zaco et le
Mbari, sur la route de Bangassou, à 60 km. au S. de Yalinga,
26 nov. 1922.
(VII) Marais du Brini, tributaire de la Kotto par la Pipi. Sur
terre nue et très humide en la saison des pluies, 14 août 1922.
(VIII) Marais au milieu des grès, à Mouka, aux bords de
la Diwa, afMuent de la Kotto par le Dangou. Sur terre très
humide, entre de petites tou liés très espacées de graminées,
5 août 1922.
(IX) « Marais du Dangou » affluent de la Kotto par la Pipi,
Eaux stagnantes, 15 août 1922.
Désormais nous indiquerons ces stations en plaçant entre
parenthèses le chiffre romain correspondant à leur numéro
d’ordre.
Les chiffres arabes entre crochets renvoient à la liste de
travaux placée à la fin de cet article.
Dans l’inventaire qui suit, nous nous conformerons constam-
Source : MNHN, Paris
— 31 —
meut au même ordre : nom et, quand elle est nouvelle, dia¬
gnose de l’espèce on de la variété; station; s’il en est besoin,
observations sur la structure de la plante ; enfin notions très
sommaires sur son écologie et sa distribution géographique.
I. MYXOPHYCÉES
A. Chroococcacées
Gloeocapsa magma (Bréb.) Kütz. var pcllucida Nag.
(VI) Dans les tou Iles de Westiella lanosa Nob.
Ecologie. Plante de rochers moyennement mouillés. Se
trouve parfois sur la neige et la glace.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du Nord, Cap
de Bonne-Espérance. N’avait pas été signalé ailleurs en Afrique.
Aphanothece pallida (Kiitz.) Rab.
(VI) Dans les touffes de I Yestiella. Nos échantillons sont
entièrement conformes au n" 1831 des Algen de Rabenhorst.
Ecologie. Espèce de rochers humides, vivant parmi les
mousses et les algues filamenteuses.
Distrib. géogr. Europe centrale, Italie, Amérique du Nord.
N’avait pas été signalé en Afrique.
Merismopedium tenuissimum Lemm.
(IX) Parmi diverses Protoeoccacées et des Œdogoniacées.
Ecologie. Algue surtout planctonique.
Distrib. géogr. Iles Féroé, Suède, Allemagne septentrio¬
nale, Italie, Java, Amérique du Nord (Ohio). En Afrique,
signalé dans le Tanganiika [8].
B. Oscillariées
Schizothrix lardacea Gom. [14]
(VI) Sur la latérite humide.
Ecologie. Plante vivant sur rochers et terre humides.
Distrib. géogr. Europe occidentale et centrale, Italie,
Amérique du Nord, Ceylan, Algérie. Signalé pour la première
fois dans l’Afrique équatoriale.
Source : MNHN, Paris
— 32 —
Schizothrix vaginata Gom. [14]
(VI) Abondant, à l’état de filaments séparés, parmi les
touffes de WeslieUa lanosa Nob.
Gornont indique que les gaines de cette espèce bleuissent
par le chloro-iodure de zinc. Avec nos échantillons, la réaction
a été négative, mais il en a été de même avec un échantillon
de Corse déterminé par Gomont lui-même. Les deux plantes
sont d’ailleurs parfaitement identiques.
Ecologie. Plante saxicole, vivant aussi bien sur les rochers
mouillés par l’eau de mer que sur ceux
où se produisent des suintements d’eau
douce. Imprégnée ou non de calcaire.
Vit ordinairement au milieu d’autres
Cyanophycées.
Di'li'iù. géogr. Europe septentrio¬
nale, occidentale et centrale, régions
cire u m m éd i terra n éenfl es , Maroc. [1]
N'a pas été signalée ailleurs en Afrique.
Iles de l’Amirauté. Inconnu en Asie et
en Amérique.
SCHIZOTHRIX BIORETI l) Nob.
sp. nov. (fig. 2).
Fila inter alias algas phycochro-
maceas s par sa, elongata, recta aut lare
flexuosa, superne in laciniis aetpressis
subdicliotomè et parce divisa, ad, 60 y.
crassa. Vaginae aniplae, lamellosae,
superficie laeves aut parum erosae,
cklorozincico iodvrato non coerulcscen-
tes. Trichomata pulchre aeruginea ,
iritra vagi nam solitaria aut rarius
bina, ad genicula vix constricta, 10 y.
crassa, apicem versus leviter atténua ta.
(1) Dédié à M. l’abbé Bioret, professeur de Botanique à la Faculté (libre
d Angers, en reconnaissance de l'empressement avec lequel, ii maintes reprises,
il nous a communiqué des documents nécessaires à nos recherches.
Source :MNHN,
— 33 —
ArlicuU subquadrali, protoplasma te grosse granuloso farcti ;
cellula apicalis élongata , truncalo-conica.
(V) Avec Diehothrix Orsiuiana et Lyngbya aerugineo-coe-
rulea.
Par la forme de ses filaments cette espèce offre quelques
ressemblances avec Schizotkrix
par les caractères indiqués dans
Schizotkrix Friesii
Trichome épais de .'i à 6 p..
Cellules nettement reser¬
rées à leurs articulations.
Cellules remplies de pro¬
toplasma granuleux, excepté
celles du sommet.
Friesii Gom. Elle en diffère
le tableau ci-dessous.
Schizotkrix Bioreti
Trichome épais de 10 p..
Cellules très légèrement
ou nullement reserrées à
leurs articulations.
Cellules remplies de pro¬
toplasma granuleux, même
celles du sommet.
A cause du matériel peu abondant dont nous disposions,
nous n’avons pu nous rendre compte de l’exacte position systé_
ma tique de Schizotkrix Bioreti; nous pensons que cette espèce
fait partie du groupe Inactis Gom.; des récoltes plus abon¬
dantes montreront peut-être qu’il faut la placer parmi les
Symplocaslrum Gom .
Schizothrix cuspidata West = Symploca cuspidata
W. West [25]).
(VI) En filaments isolés au milieu des touffes de Wesliella
lanosa .
Ecologie. Plante d’endroits humides : troncs, d’arbres
mouillés, rochers suintants; vit souvent parmi les mousses.
Distrib. gêogr. Angleterre, Antilles (La Dominique, à plus
de 1.500 m. d’altitude). N’avait pas encore été signalé en
Afrique.
Schizothrix purpurascens Gom. [14] (II 111) et (IY . 4
forme des couches de très grande étendue.
Si l’on considère la coloration de la gaine et la structure
du trichome, les échantillons récoltés en ces deux stations
appartiennent à la forme cruenta Gom. Mais si l’on considère
le mode de végétation de la plante, on peut distinguer deux
3
Source : MNHN , Paris
autres formes entre lesquelles d’ailleurs on peut observer tous
les intermédiaires :
1° f. fascieulata Nob. f. nov. Fila in fasciculos erecLos ad
3 cm. altos, salurate purpureos, coalita (II.)
2° f. pulvinala Nob. I'. nov. Fila in fasciculos longos et
sericeos dilate purpureos ùontorta, pulvinos extensos for-
manlia. (III
Nous avons aussi observé Y), à l’étal de filaments isolés
vivant au milieu d’autres algues, des formes très allongées,
à gaines absolument hyalines, à triehomes d’un beau bleu. Chez
certains de ces filaments croissant dans les mêmes conditions,
les gaines commençaient à rougir légèrement. Ces modifica¬
tions proviennent sans doute de ce que la plante vivait dans
un milieu moins éclairé et plus humide que celui où elle se
développe ordinairement.
Ecologie. Cette belle espèce vit surtout sur les endroits
sablonneux et parmi les mousses.
Distrib. géogr. A été récolté en un petit nombre de points
très éloignés les uns des autres, si bien qu’il n’est guère pos¬
sible d’avoir une idée nette de son extension : île Bornholm,
Silésie, Bosnie, S. O. de la France, Amérique du N., Nouvelle
Zélande, Guyane hollandaise.
N’avait pas été signalé en Afrique.
Schizothrix fuscescens Kiitz.
(VIII) Se présente sous forme d’enduit noirâtre étendu.
Les gaines sont parfois colorées en brun, mais plus souvent
complètement hyalines. Associé à Hapalosiphon aureus W . et
G. S. West, //. i ut rirai us W. West, Scylonema figuratum Ag.,
et à S tau ras! ru ni areolatum W. et G. S. West. Ces deux
auteurs avaient déjà signalé une association similaire dans
l’Angola. 267 j
Ecologie. Espèce vivant ordinairement sur la terre nue ou
les rochers très humides.
Distrib. géogr. Danemark, Europe centrale, Australie.
En Afrique, déjà signalée dans l’Angola [26], mais non
ailleurs.
Porphyrosiphon Notarisii Kütz.
— 35 —
i\ Dessine des traînées rougeâtres dans un enduit vert
formé surtout de Scytonema Hofnianni Ag.
Si on n’y prenait garde, il serait facile de confondre les
filaments de Schizothrix purpurascens Gom. qui ne renferment
qu’un seul tric.home avec les petites formes de Porphyrosiphon
Nota'risii. Toute hésitation disparaîtra après examen attentif de
la cellule apicale (conique chez Sch. purpurascens, obtuse chez
Porphyrosiphon). De plus, les autres articles sont généralement
plus longs que larges et peu ou pas du tout resserrés aux arti¬
culations chez Sch. purpurascens, tandis que chez Porphyro¬
siphon ils sont plus larges que longs et nettement reserrés aux
articulations.
Ecologie. Cette espèce vit surtout sur la terre ou les rochers
humides, et aussi sur les troncs des arbres. Elle y forme sou¬
vent des plaques de grande étendue, d’un rouge sombre. A
l’intérieur de ses gaînes se trouve parfois une autre espèce
décrite par West : Proterendothrix scolecoidea. [26] Nous
n’avons pas trouvé cette algue dans les échantillons que nous
avons étudiés.
Dislrib. géogr. . Europe méridionale, Asie orientale, Indes,
Java. Nouvelle-Calédonie, Antilles, Amérique du N. et du S.,
Afrique septentrionale, centrale et australe.
Microcoleus vaginatus Gom. var. monticola Ktitz. I T
(V) Sur la latérite humide.
Ecologie. Vit surtout sur la terre argileuse, mais aussi sur
les murs, les mousses et dans les endroits inondés.
Dislrib. géogr. Probablement cosmopolite. Déjà signalé en
Afrique septentrionale, équatoriale et méridionale.
Symploca muscorum Gom. [14] var. FUSCA Nob.
var. nov.
Stratum expansum, gelatinosum, luleo-fuscum. Fila ad
Il u. crassa. Vaginae tenues et fibrosae, semper hyalinae.
Trichomata luteo-fusca. Articuli quadrati aut diarnetro paulo
breviores.
(VII). Forme un enduit jaune-brun très étendu. Mélangé
de filaments isolés de Hapalosiphon intricalus W. West. [25]
Sous le nom de Lyngbya aureo-fulva, W- et G. S. West
Source : MNHN, Paris
— 36 —
[26] ont décrit une espèce ayant le même aspect extérieur, que
notre Symploca fnsea et vivant dans une station identique.
Mais à l’examen microscopique la plante de la Haute-Kotto
présente tous les caractères essentiels du Symploca niuscoruin.
Elle ne diffère du type que par sa couleur et son diamètre un
peu plus large, I l u. au lieu de 8.) Par contre elle se sépare
de Lyngbya aureo-fulva par les caractères suivants :
Symploca muscorüm
var. fnsea.
1° Gaines hyalines.
2° Articles non reserré
leurs articulations.
Lyngbya aureo-fulva.
I» Gaines jaunes ou jaune-
brun.
2" Articles légèrement res¬
serrés à leurs articulations.
Ecologie. Symploca muscorum vit ordinairement sur les
mousses humides, sur la terre humide ou dans les eaux stag¬
nantes ou à cours lent.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du N. et du S.,
Antilles, Java. Probablement cosmopolite. En Afrique avait
déjà été récolté par Welwitsch près de Loanda.
Lyngbya aerugineo-coerulea Gom. [14].
(V) Dans les touffes de Dicliothrix Orsiniana Born. et
Flah. var. africana Nob-
Ecologic. Vil dans les fossés, attaché aux feuilles pourries,
ou dans les endroits humides, parmi d’autres algues.
Distrib. géogr. A peu près toute l’Europe et 1 Amérique du
Nord. Signalée plusieurs fois en Afrique septentrionale,
tropicale et australe. Souvent associé à Porphyrosiphon
Notarisii Kütz.
Oscillatoria princeps Vauch. [14].
(IX) Filaments épars parmi diverses autres algues. En
très petite quantité.
Ecologie. Prend naissance sur la vase du fond et vient
flotter en masses souvent importantes à la surface des eaux
limpides, stagnantes ou à cours lent, froides ou thermales.
Distrib. géogr. Cosmopolite, se trouve cependant plus
abondamment dans les régions chaudes ou tempérées que dans
Source : MNHN, Paris
— 37 —
les régions froides. Pour l’Afrique, signalée seulement en
Algérie et dans le Tanganiika [8].
C. Hétérocystées
CALOTHRIX MINIMA Nob. sp. nov. (fig. 3).
Epiphytiea. Fi lis numerosis, basi
dense approximatis, usgue cul 100 <J-
longis, in fente incrassalis, inox sen-
sini et regulariter atténuât is, basi
10 u., in media parte •> p, superne
■> a. erassis. Trichomalibus pallide
aerugineis. Articulis paene incons-
pieuis, geniculis non constrictis, basi
8 y., in media parle h p, superne 1 p.
erassis, diametro semper dtiplo bre-
Fig. 3. — Calothrix minima vioribus, proloplasmale tenuissime
Frémy. Gr. : 500 1). granuloso plenis. Vaginis lenutbus,
laevibus, hyalinis. Ilelerocyslis soli-
tariis, basilaribus, hyalinis. Sporis ignotis.
(V) Sur rameaux de Dichotkrix Orsiniana Born. et Flah.
var. af ricana nob. autour duquel il forme parfois un man¬
chon continu.
Cette espèce se distingue très nettement du Calothrix
epiphytiea. West par sa moindre longueur (100 u. au lieu de
350), son diamètre de base plus considérable (10 p. au lieu de 4)
sa oaine très mince et ses articles toujours moitié moins longs
que larges.
CALOTHRIX CYLINDRICA Nob. sp. nov. (fig. 4, A).
Saxicota. Stratum mucosum, obscure aerugineum, trans-
lucidum, tenue, irrégularité r expansum. Fila gregaria, nume-
rosa, sine ordine disposita ; inferne vaginat a, omntno recta,
lh-18 a. crassa ; superne ecuginata. I aginae mucosae, chloro-
zincieo-iodurato coerulescentes, dcorsum clausae et hemisphae-
ricae, dein.de in niajori parte e. ri mie çylindricae, seorsum
parum attenuatae, apertae, sed non oereatae, duplici strato
formalae, exteriore laeei, tenui, semper hyalino, mteriore
Source : MNHN, Paris
— 38 —
transverse plicato, primutn hyali.no , dein.de luteo. Trichomata
recta , griseo-aeruginea , m pilum sat cr assit ni, par uni elonga-
tum, plus minusve curvatani producta. Artiçuü geniculis
évident er constricti, 10-12 [J. crassi , 4-6 a longi , proloplas-
mate granidoso farcti. Ileterocystae basilares, nunquam inter¬
calâtes, hyalinae, fieniisp/iaericae nul reniformes. Sporae
ignotae.
V) Forme sur les rochers des ladies éténd lies dont l’as¬
pect rappelle celui des Cylindrospernium.
Par son thalle muqueux et par la forme de sa gaîne, cette
espèce rappelle un assez grand nombre de jeunes Rivularia.
A la suite d’examens multipliés nous avons reconnu que nous
étions bien en présence d’une plante parfaitement développée,
et comme nous n’y avons jamais vu la moindre ramification,
nous conformant aux définitions de Bornet et Flahault, nous
l’avons placée dans le genre Caloihrix.
Dichothrix Orsiniana Born. et Flah. var. AFRÏCANA
Nob. var. nov.
Fi lis caespitoso-penicillatis , crebre pseudo-ra mosis, ad
20 (J. crassis (in pseudo-r amis ultirnis). Trichomatibus 10 u.
cr assis.
(V) Forme en cet endroit un tapis assez étendu, d’un vert
sombre ou olive.
Cette variété ne di Itère guère du type que par ses dimen¬
sions plus grandes. Nous l’avons comparée avec le n° 1177 des
Algen de Rabenhorst et nous n’avons trouvé entre les deux
plantes aucune différence essentielle. Les rameaux de base de
nos échantillons sont presque toujours entourés d’un manchon
de Calotliri. v niinima Nob. et de Bactéries.
Ecologie. Plante saxicole vivant sur les rochers humides
ou dans les cours d’eau.
Distrib. géog. Europe septentrionale, occidentale et cen¬
trale, Italie, Asie centrale, Indes, Amérique du Nord. N’avait
pas été signalée en Afrique,
GLOEOTRICHIA LE-TESTUI Nob. sp. nov. fig. 4, BetC .
Fronde molli, minutissima, ptincliformi, ad diniidiutn
millimetri lata. Filis pressione facile secedentibus, in eadetn
Source : MNHN. Pari
— 39 —
fronde parurn numerosis, a centro radianiibUs. Trichomatibus
8 ad 10 [J. crassis, cyaneis, sensim in pilum hyalin um et lon-
gissimum productis. Articulis aliquando subquadratis, saepius
diamètre brevioribus, geniculis eximie constrictis, proloplas-
mate granuloso fa/ctis. Sporis vulqo longe ovalibus, ad
4 0 u. longis, 18 ad 20 [J. crassis, protoplasma le lenuissiine
Fig. 4. — a, Calotlirix cylindrica Frémy. Gr : 350 D.
b et c, Gloeotrichia Le-Testui Frémy. (b, vue d’ensemble
de la plante, gr : 75 T) ; c, filament séparé. Gr : 350 D.l
granuloso plenis, lutescentibus ; raro unicis, saepius binis
ternis aut etiam quaternis, sei’iatis aut separatis articulis plus
minusve compressis ; sports inferioribus mcigis evolutis ac
superioribus. Episporio laevi, aetate procéda rubigineo-rubes-
Source : MNHN, Paris
ce nie, sine légume nto ex terinri. Vaginis ut nuque 10 u. cir citer
crassis, pri/num hyalinis, deinde luteis , ad apicem ultunae
sporae prolongatis, extremitatem versus non ampliatis. Ilelero-
cystis basilaribus, nunquam intèrcalaribus, hyalinis, heniis-
phaericis aut rcnifôrmibus.
(VI). Parmi les touffes de Westiella lanosa Nob. et dans le
mucus de Cylindrospermum majus Kiitz. En faible quantité.
Sous le nom de Gloeotriehia Pilgeri , Schmidle (Bras. Alg.
in Hedwigia 1901, p. 54, t. IV, fig. 14-15) a décrit une espèce
récoltée au Brésil, aux sources du Xingu et qui offre d’assez
nombreuses ressemblances avec notre Gloeotriehia Le Téstui.
Les deux plantes diffèrent par les caractères suivants :
Gloeotriehia Pilgeri.
1° Trichome court, brus¬
quement transformé en poil
court.
2° Spores cylindriques.
3° Gaine dilatée en enton¬
noir à son extrémité.
4° Plantefranchementaqua-
tique.
Gloeotriehia Le-Testui.
1° Trichome de longueur
moyenne , insensiblement
transformé en poil long.
2° Spores ovales.
3° Gaine à peine dilatée à
son extrémité.
4° Plante de rochers hu¬
mides.
Il nous semble que Gloeotriehia Le-Teslui doit se placer
au voisinage de G. Pisnm Thur. La clef analytique ci-dessous,
modification de celle de Bornet et Flahault [2], indique exac¬
tement ses relations avec les espèces voisines :
A. Plante à épispore formé d’une seule couche.
a. Spore unique, cylindrique : G. Pisum.
b. Spores en série.
1. Spores cylindriques, trichome brusquement
transformé en poil court: G. Pilgeri.
2. Spores ovales, trichome insensiblement trans¬
formé en poil long : G. Le Testai.
B. Plante à épispore formé d’une double couche.
Hapalosiphon aureus W. et G. S. \\ est [26 .
(VIII) En petites houppes parmi d’autres algues.
— 41 —
Ecologie. Vit sur la terre humide des marais qui se
dessèchent.
Dislrib. géogr. Jusqu’ici n’avait été signalé que dans
l’Angola [261. Inconnu hors de l’Afrique.
Hapalosiphon intricatus \Y. West [25].
(VIII) En filaments isolés dans les plaques de Schizothrix
fuscescens Ktitz.
Ecologie. Vit surtout parmi les mousses de lieux humides,
ou sur des débris humides de différents végétaux.
Dislrib. géogr. Islande, Russie, Angleterre, Allemagne,
S. O. de la France (Allorge et Denis : Bull. Soc. Bol. Fr. 1923).
Déjà signalé en Afrique équatoriale [26].
WESTIELL A LANOSA Nob. sp. nov. (fig. 5 et 6).
CaespUes vaille exlensi, lanosi, ad duo centinietra alti,
ex t us griseo-aeruginei, intus plus minusve décolorait. Fila
dense inlricuta, recta ant flexuosa, irrégularité r ramosa , 8-10 u.
crassa ; rami vulgo singuli, rarius bini. filo prima rio fere
aequicrassi, longi, erecti ant plus minusve adpressi. Vaginae
ardue, homçogcneae, papyraceae, kyalinae, continuité. Tricho-
mcita pallide aeruginea, nunquam torulosa, 7-8 \>. crassa,
ex mica a rt iculorum sérié sernper formata, apicem versus
interdum leviter altenuata. Articuli subquadrut i aut saepius
diametro longiores, ad 20 u longi, protoplasma te granuloso
pleni aut probe vacui. lleterocystae oblongae, 8-9 y. crassae, ad
Fi u. longue, rarius subquadrulâe. Hormogonia termina lia, ad
50 ij. longa. Hormosporae 2-12 articulis sphaerico-compressis,
seriatis, formalite, 12 [J, crassae, ait ùO ij. longue, mc'mbrana
lamellosa crassa lutea aut f usco-rubescente, cxt us laevi, cinctae.
? Sporae elliplicae, <> y. crassae, 7 ij. longue, sive solilariae, sive
usque ad 4 seriatae, sive terminales, sive interca/ares, cuni
episporio fuscescente, laevi.
(VI) Forme en cet endroit des tapis étendus au milieu
desquels végètent un assez grand nombre d’autres algues
signalées au cours de ce travail.
Le genre Westiella a été créé par Borzi [5] en 1917. Il est
voisin du genre Hapalosiphon mais il en diffère par les carac¬
tères suivants :
Source : MNHN, Paris
1° Filaments et trichomes toujours cylindriques, jamais
toruleux.
2° Filaments secondaires identiques aux filaments primaires
ou n’en différant que par une épaisseur un peu moindre.
3° T ri chôme toujours formé d'une seule série de cellules.
4° Gaine toujours mince et hyaline.
5° Propagation par hormogonies et par hormospores. Ces
derniers organes se composent d’une série de spores entourée
d’une épaisse membrane. Ils rappellent les spores multiples et
caténulées de certains champignons comme les Sporormia ou
les conidies sériées des Torula.
Jusqu’à présent, le genre WestieUa était monotype. Son
unique espèce, WestieUa intricatà Borzi, avait été trouvée en
mars 1908 par Sommier et Riccobono dans l’île Pantellaria sur
des roches volcaniques longtemps exposées aux vapeurs des
eaux thermales, parmi d’au U es algues.
Par son appareil végétatif, notre plante est très voisine de
cette espèce : la disposition et la grosseur des filaments sont en
effet identiques, les cellules de IF. lanosa seraient seulement en
— 43 —
général un peu plus longues que celles de II’, inlricata. Mais
à côté de ces ressemblances on peut remarquer des différences
notables :
lü L’algue de Pantellaria vit en petites touffes séparées au
milieu d’autres algues; celle de la llaute-Kotto forme des lapis
étendus au milieu desquels d’autres algues végètent.
2" Chez Westiella inlricata, , les hormospores sont larges de
12-16 u. et recouvertes d’une membrane brunâtre finement
granuleuse à l’extérieur; chez II'. lanosa , la largeur des hor¬
mospores ne dépasse pas 12 u, la membrane est la me lie use (1),
d’abord jaune, puis d’un brun rougeâtre et jamais elle ne porte
à V extérieur la moindre trace de granulations.
3° Borzi signale que, chez W. inlricata , lorsqu’on presse
les hormospores entre lame et lamelle, on voit les articles qui
les composent sortir de leur enveloppe, se séparer les uns des
autres et prendre une forme presque sphérique. Celte expé¬
rience n’a pas réussi avec W. lanosa , bien que nous l’ayons
essayée à maintes reprises sur des hormospores parfaitement
mûres. Jamais non plus nous n’avons observé, au milieu des
filaments, les articles des hormospores détachées sortis de
leur enveloppe.
Nous ne pensons pas que ces différences, celles surtout
qui proviennent des hormospores, puissent s'expliquer par les
différences de station, d’autant plus que dans le cas présent
les deux plantes semblent vivre dans des conditions à peu
près identiques.
Borzi signale pour les Westiella deux organes de propaga-
lion : les hormogonies et les hormospores. Nous avons en plus,
chez notre espèce, observé des Cellules différenciées que nous
croyons être des spores. Etudions brièvement ces trois sortes
d’organes.
1° Les hormogonies de W. lanosa sont absolument sem¬
blables à celles des Hapa losiphon et elles se uéveloppent de la
même façon.
2° Les hormospores, sur la plante africaine, peuvent se
( 1 1 Borzi claus sa description ue meutioune pas ce caraclère et nous ne
l'avons pas vu sur ses ligures d’ailleurs imparfaites.
Source : MNHN, Paris
— 44 —
rencontrer à l'extrémité de longs rameaux ou bien à l’extrémité
de très courts rameaux latéraux formant généralement avec le
rameau principal un angle très aigu (lîg. 5 B). Cette dernière
position est la plus fréquente. Ces organes se forment de la
façon suivante : les dernières cellules d’un rameau se renflent
vers le milieu (ce qui donne à l’extrémité du rameau un aspect
toruleux), en même temps que leur contenu protoplasmique
devient plus dense et plus granuleux. Le phénomène peut se
produire dans un nombre de cellules qui va jusqu’à douze. En
même temps la gaine se transforme d’abord en une membrane
muqueuse qui se moule sur les contours des cellules. Cette
membrane d’abord hyaline, jaunit un peu plus tard, puis
devient lamelleuse et d’un beau brun rougeâtre. ( I i g . 5 C et D).
Quand l’hormospore est complètement développée, deux
cas peuvent se présenter : elle reste sur le rameau qui la porte
ou bien elle s’en détache par suite
d’une gélification de la membrane
qui sépare la cellule basale de
l’hormospore de la cellule végéta¬
tive sous-jacente. Dans le premier
cas, l’hormospore germe sur place :
sa cellule apicale s’allonge et brise
l’enveloppe qui la surmonte, les
cellules suivantes s’allongent éga¬
lement : de sorte que se forme un
filament semblable aux autres
mais dont on reconnaît l’origine
par la persistance, autour de la
gaine, de l’ancienne membrane de
l’hormospore (fi g. 5 E).
Quand l’hormospore se dé¬
tache, la germination peut se
produire d’une manière absolu¬
ment identique, mais alors eile débute par l’extrémité où la
membrane présente moins de résistance, c’est-à-dire, en géné¬
ra', celle par où elle était rattachée au filament végétatif.
Fig. 6, b et il). Dans d’autres cas, la germination se fait simul-
l''ig. 6. - IVestiella lanosa
î rémy . a. Ilormospore mûre,
détachée du filament qui la sup¬
portait. !>. Début de la germina¬
tion dune hormospsre. d. La
même à un stade plus avancé, c.
Hormospore germant par ses
deux extrémités, e. spores. (Gr.
350 D.).
Source : MNHN, Pari
— 45 —
tanément par les deux extrémités. (Fig. 6, c). C’esi cette
germination des hormospores à l’intérieur des touffes cpii
explique l’enchevêtrement de filaments de cette espèce.
La plupart des hormospores sont simples mais il y en a
aussi décomposées: certaines sont disposées en séries linéaires
de deux ou trois hormospores simples, séparées par un court
rétrécissement de la membrane; d’autres sont accolées par
une de leurs extrémités mais ensuite elles divergent entre elles :
en ce cas, elles sont inégales, l’une se composant alors d'un
petit nombre d’articles, deux ou trois seulement. (Fig. 5, f.).
3° A l’intérieur d’un certain nombre de filaments nous avons
observé des articles de forme elliptique, tronqués à leurs
deux extrémités, recouverts d’une épaisse membrane brune,
lisse à l’extérieur, remplis de protoplasma plus dense et plus
finemenlgranuleux que celui des cellules végétatives. (Fig. 6, e).
Ces articles peuvent, dans le filament, occuper toutes les
positions: ils peuvent être terminaux ou intercalaires, ils peu¬
vent aussi être solitaires ou groupés en séries linéaires isolées
ou bien disposées de part et d’autre d’un hétérocyste. Nous pen¬
sons que ces articles sont des spores ( sensu lato), cependant
nous n’eu avons vu aucun en voie de germination.
Stigonema ocellatum Tliur. [2] Forme à gaines hyalines, à
cellules de base régulièrement discoïdes, s’élargissant progres¬
sivement jusqu’à devenir presque sphériques, à gros hétéro-
cvstes latéraux.
(VI) Filaments épars au milieu de Westiella lanosa Nob.
Ecologie. N il de préférence sur la terre tourbeuse ou dans
les eaux à Sphaignes.
Distrib. géogr. Cosmopolite. En Afrique avait déjà été
trouvé dans l’Angola par Welwitsch. [26].
STIGONEMA LA-VARDEI (1) Nob. sp. nov. (PL III).
Caespilibus aigris, densis, ad duo millimetra altis. Filis
erectis , intricatis, rigidis, a basi crebre ramosis , usque ad
50 [x crassis. Bàniis redis aut vix curva/is, 50-55 p. crassis,
apicem versus non attenuatis, aliquando leviter dilitatis.
(I| Dédié h M. R. Polier de la Varde, le bryologiste bien connu, en témoi¬
gnage de cordiale amitié.
Source : MNHN, Paris
- 46 —
Ramellis hormogoniiferis subsphaericis au t clavaeform ibus ,
numerosissi mis ad 30 ti longis, diümètro acquicrassis, sine
online dispositifs. Vaginis tenuibus , fusco-luteis, vite, lamellosis,
non torulosis, firmis-, chlorozincico-iodurato coerulesçenlibus.
Ceilulis aerugineis, quai émis aut etia/n senis in eadem sérié
Iransversali régularité/- dispositis, 10-12 u. crassis. Hormogoniis
vulgo c'irca 25 p longis, 22-24 p. crassis. Heterocystis incons-
picuis.
Y En petiles masses parmi des Scytonema et le Stauros-
permum capucinum Külz.
Cette belle espèce doit se placer au voisinage immédiat de
Stigonema mamillosum Ag. Bien qu’elle en diffère à de nom¬
breux points de vue, comme le montre la diagnose ci-dessus,
nous avons pourtant d’abord hésité u l’en séparer. Les Stigo¬
nema sont en effet extrêmement polymorphes. Cependant il est
un caractère auquel on reconnaît une constance au moins
relative et auquel par conséquent on doit attacher une impor¬
tance toute spéciale dans la définition de leurs espèces : celui des
dimensions et surtout du diamètre des hormogonies. Or, tous
les auteurs, même ceux (|ui, comme Borzi [5], donnent de
Stigonema mamillosum une définition extrêmement compré¬
hensive, s’entendent pour lui attribuer des hormogonies relati¬
vement longues et grèies : « hor/nogoniis sut clongatis, graci-
libus » c’est-à-dire, d'après Bornet et Flahanlt [2], longues de
45 à 50 u et larges de 15. Chez notre plante ces dimensions sont
tout autres : longueur presque toujours au-dessous de 25 p,
allant très exceptionnellement jusqu’à 35 p., largeur voisine
de 24 p. Si donc, dans le groupe de Stigonema formé de plantes
à filaments constitués par plusieurs séries de cellules et larges
de plus de 45 u, Stigonema mamillosum est caractérisé par des
hormogonies longues et grêles, Stigonema La-Vardei le sera
par des hormogonies courtes et épaisses.
Scytonema guyanense Born. et Flah. [2].
(I) Très abondant et bien développé, mélangé de quelques
filaments de Stigonema La-Vardei Nob.
(II) Filaments isolés parmi les touffes de Schizothrix purpu-
rascens Gom.
Source : MNHN, Parti
— 47 —
(IV) En filaments isolés, associé à P orphyro siphon Nota-
risii IÇütz. et à Scytonema Hofmanni Ag.
Tous ces échantillons sont identiques à ceux qui ont été
récoltés à Cayenne par Perrottet en 1830 et qui ont été déter¬
minés par Bornet (Uerb. Mus. Paris).
Ecologie. Cette espèce vit sur la terre humide, les rochers,
l’écorce des arbres. Elle y forme souvent un tapis étendu, de
couleur sombre.
Distrib. géogr. Amérique du Nord et du Sud, Antilles,
Guyanne, Iles Sandwich, Chine, Java. En Afrique, signalé au
Cameroun.
Scytonema Hofmanni Ag.
(IV Sur gravier de latérite humide, associé à l’espèce
précédente et à Porp/iyfosiphon Notarisii Kütz.
Ecologie. Se développe à peu près sur toute espèce de
substratum, (terre, rochers, boisi dans une humidité
moyenne.
Distrib. géogr. Cosmopolite; avait été signalé en Afrique
australe mais non en Afrique tropicale.
Scytonema figuratum Ag. [2]. Forme vigoureuse à fila¬
ments larges de 25 a, à tri chôme épais de 12 u.. Ne diffère pas
autrement du type.
V et VIII . En filaments séparés, parmi les autres algues.
Ecologie. Plante d’endroits humides, roches ou terre nue;
fréquente dans les tourbières au bord des fossés desséchés, se
développe parfois parmi les mousses ou à la surface des eaux
tranquilles môme thermales. Forme souvent des plaques
étendues, brunâtres, plus rarement d’un vert bleu. Semble
indifférente à la composition chimique du substratum.
Distrib. géogr. Cosmopolite. En Afrique, signalé dans
l’Angola et aux bords du lac Nyassa.
Scytonema Myochrous A g.
f. typica (V) sur la terre nue ;
f. chorographica West (VI ). En filaments isolés dans les
touffes de Westiella lanosa Nob.
Dans ces derniers échantillons la moitié extérieure des
gaines des filaments principaux était décolorée, la moitié
Source : MNHN, Paris
— 48 —
interne, d’un beau jaune; la gaine des rameaux était entière¬
ment décolorée.
Ecologie. Vit sur la terre et les rochers humides où il
forme des tapis de teinte sombre, parfois très étendus. Semble
préférer le calcaire.
Distrib. géogr. A peu près cosmopolite. En Afrique déjà
trouvé à l'Angola par YVelvvitsch [26].
SCYTONEMA PULCHRUM Nob. sp. nov. (fig. 7).
Filis inter alias a\gas saxicolas sparsis, crebre pseudo-
ramosis, ad 65 p. crassis. Vagi rd-s lamellosis, luteo-fuscis,
lamellis diverge ntib us, non ocrealis, in vertice ullimae cellulae
tenuibus. Trichomatibus 15 ad 20 p. crassis, pulchre aut griseo-
aerugineis , articulis discoideis, 6-1 p. longis, geniculis constric-
tis, protoplasmale granuloso farctis. Hormogoniis longis. lleie-
rocystis luteis, sphaericis aut sphaerico-compressis. Sporis
ignotis. (V)
Cette espèce très voisine, par son aspect général, du Scy-
tonema Myochrous Ag., s’en distingue très nettement par
l’épaisseur de ses filaments (65 p. au lieu de 36 dans les
grosses formes) et surtout par la structure de son trichome
composé d’articles sphériques-comprimés, (ce qui lui donne un
aspect nettement toruleux) et d’hétérocystes sphériques d un
beau jaune clair.
Source : MNHN, Paris
REVUE A LGO LOGIQUE
Tome 1. PI. III
P. Frémy. Phol. t£
STI ('.ONE MA LAYARDEI : 1. Or. 60 D. — 2. Gr. 250 D.
Source : MNHN, Paris
— 49 -
Très fréquemment, chez Seytonema pulchrum , dans les
iilaments primaires, le trichome, par suite d’une multiplica¬
tion rapide de ses articles, prend, à l’intérieur de la gaine, une
forme irrégulièrement contournée ou spiralée, à sinuosités
parfois très rapprochées.
Seytonema crustaceum Ag.
(VI) Sur la latérite humide.
Ecologie. Espèce de rochers humides.
Distrib. géogr.Europe septentrionale, occidentaleetcentralc,
Italie, Amérique du Nord. N’avait pas été signalée enAfrique.
Nostoc muscorum Ag. avec spores.
(I au milieu du tapis de Seytonema guyanense Born. et Flah .
Ecologie. Vit fixé sur le sol ou les pierres humides, parfois
sur les chaperons des murs ou les parois des cavernes, souvent
au milieu des mousses.
Distrib. géogr. Toute l’Europe ; Amérique du Nord et du
Sud. En Afrique, trouvé dans l’Angola par Welwitsch sur des
rochers schisteux. [26]
Nostoc humifusum Carm.
Tl) Entre les plaques du Schizot.hr ix purpurascens Gom.
Ecologie. Vil toujours sur la terre ou les pierres humides,
dans les endroits ombragés, souvent parmi les mousses.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du Nord. N’avait
pas encore été signalé en Afrique.
Cylindrospermum majus Kiitz. car. pachydermatica Rab.
(VI) Sur touffes de Westiella lanosa Nob. Abondamment
sporifère. Beaucoup de spores en voie de germination.
Ecologie. Cette espèce est surtout humicole et limicole,
mais parfois aussi elle se développe sur les eaux tranquilles
principalement quand le fond est vaseux.
Distrib. géogr. Peu répandu dans les régions arctiques ;
toute l’Europe et toute l’Amérique. Pour l’Afrique n’avait été
signalé qu’en Algérie. (A suivre).
EXPLICATION DE LA PLANCHE III
STIGONEMA LAVARDEI Frémy.
1. Vue d’ensemble. Gr : 60 D.
2. Vue d'un rameau séparé. Gr : 250 D.
Source : MNHN, Paris
Sur l’Apparition d’une Algue nouvelle
sur les Côtes de Bretagne et de Normandie
(. Antilhamiiionella sarniensis Lyle)
par Gontran HAMEL
Miss Lilian Lyle a créé dernièrement un genre nouveau,
Antithamniônella, pour des algues de la famille des Céramia-
cées, et elle y a rattaché 3 espèces : A. Verlicillctta ( Callitliam -
nion verticillatum Sulxr), A. ternifolia (OUtllit ha /union terni-
folium Hook et Harv.) et .4. sarniensis nov. sp. Cf. Antithani-
nionella , a new genus of Algae, Journ. of Bot. London, 1922,
60, p. 346-350).
L’A. sarniensis Lyle nous intéresse particulièrement, parce
qu’il a été décrit d'après des échantillons recueillis à Guernesey,
en 1921 , et surtout parce qu’il est actuellement très commun
sur nos côtes de Bretagne et de Normandie. Je l’ai récolté aux
îles Glénans, en 1920 ; il y était d’une telle abondance qu’il
était rare de draguer une algue qui ne fût pas recouverte de
ses gracieux llocons écarlates. Sur les feuilles de ZoslérëSj il
formait une large frange continue et un Sténorhynque lui-même
en était complètement drape. Je l’ai dragué par 18 m. de pro¬
fondeur près de l’île du Loch et par 5 m. à la pointe de
Penmareh, en face de Kérity ; mais je 1 ai aussi recueilli
abondamment au niveau de la basse mer.
Je ne l’avais pas rencontré à Saint-Malo avant la saison
dernière, mais, depuis cette époque, je l’ai trouvé en différents
endroits de la région ; il y est cependant beaucoup moins
commun qu’aux îles Glénans.
Cette algue a été signalée pour la première fois en France
Source : MNHN, Pari
— 51 —
parM. Chemin dans sa Flore algologique de Luc, sous le nom
d’Anti/hamnion floccosum. Van Heurck avait déjà noté un
.4. floccosum à Jersey, « abondante sur la côte, dit-il, d’après
(1. D. (?) in herb. Piquet, mais nous n’avons rencontré cette
forme dans aucune de nos récoltes ». Les algues de J. Piquet
ont été recueillies de 1855 à 1865 ; il est probable qu’une con¬
fusion a été commise, car le véritable Anlithamnium floccosum
vit en Norvège et aux îles Féroé et ne descend guère plus
bas que les côtes écossaises. Miss L. Lyle ne le cite, dans sa
liste des îles anglo-normandes, qu’accompagné d’un point
d’interrogation.
M. Chemin a aussi récolté P Anlithamnionella à Roscoff,
d’où me l’a communiqué également M. Deflandre ; M. Lhoste
m’en a donné un échantillon de Ploumanach; enfin M. Corbière
et Mlle Doublet l’ont recueilli à Cherbourg.
Il est certain qu’on retrouverait cette algue en bien d’autres
endroits, mais cette répartition des Glénans à Luc (par Roscoff,
Ploumanach, Saint-Malo, Guernesey et Cherbourg) suffît à
montrer qu’elle est largement répandue sur les côtes de
Bretagne et de Normandie.
On la trouve rarement fertile. Miss L. Lyle n’a rencontré
que des sporanges tétraédriques sur les échantillons de
Guernesey ; j’ai vu les mêmes sporanges sur les algues de
Roscoff et de Saint-Malo. Les eystocarpes et les spermatanges
n’ont pas encore été observés.
VA. sarniensis se distingue facilement des autres algues
de nos côtes par sa belle couleur pourpre, son aspect flocon¬
neux et par ses ramilles qui sont le plus souvent verticillés par
3. Sur le 2“ ou 3e article des ramilles, on remarque une cellule
à contenu fortement réfringent, comme on en observe dans les
Antithamnion. On trouvera plusieurs beaux dessins de cette
algue dans la note de Miss L. Lyle.
Or, cette belle Floridée ne vit que depuis peu de temps sur
nos côtes. Elle n’existe ni dans l’herbier général du Muséum, ni
dans l’herbier G. Thuret ; et l’on sait que les algologues, lors¬
qu’ils étaient embarrassés, avaient toujours recours à Bornet
et lui envoyaient tous leurs échantillons intéressants. Afin de
Source : MNHN, Paris
— 52 —
savoir depuis quelle époque cette algue se trouvait en France,
je me suis adressé à M. Corbière et à Mlle Doublet, comme on
a coutume de le faire, lorsqu’on désire un renseignement
précis. Ils ont bien voulu me faire savoir (et je liens à les en
remercier ici) qu’elle avait été récoltée pour la première fois
à Cherbourg par Mlle Doublet le 12 février 1910, sur la plage
Napoléon ; rare ou peu commune jusqu’en 1919, elle y est
devenue de plus en plus abondante.
Il est donc certain que VA. sarniensis est apparu depuis
moins de vingt ans sur nos côtes. Quelle est son origine ?
Miss L. Lyle a rangé cette espèce à côté de 1.4. veïticillala
qui vit au cap de Bonne-Espérance, et de l’.l. ternifolia qui
croît au cap Horn ; il est possible que notre algue vienne de ces
contrées australes. En tout cas, nous pouvons comparer son
apparition à celle du Bonnemaisonia hamifera qu’Hariot avait
décrit d’après un échantillon du Japon et qui soudainement est
apparu en Normandie et en Bretagne. 11 est logique de penser
que nous nous trouvons devant un cas semblable et que nous
assistons à l’apparition d’un nouveau Bonnemaisonia qui n’au¬
rait pas encore été décrit dans sa patrie lointaine.
Source : MNHN, Pari
Phytoplankton and environment,
in the English lake Disirict
by
W.-H. PEARSALL
The British Ireshwater phytoplankton is peeuliar arnong
types hitlierto described, in possessing a large proportion of
green algae, partie ultry of Desmids. Our knowledge of this
phytoplankton, ori the systemalic side, is largely due to W- and
(1. S. West :!(>, 17, 18, 19, 20) who carried out an extensive
exploration of the English, Scotch, Irish and Welsh lake areas
for this purpose. Their work was exhaustive and it is improbable
that many addilional speeies remain to be recorded from
British freshwater phytoplankton. On the other hand, tliey did
notattempt to work out, in any detail the factors causing sucli
an ahundance of Desmids and green algae, although they
recognised a fa cl of great importance, that this type of plankton
was conlined to ancient Precarboniferous rocks markedly
déficient in lime. The problem raised by the récognition of
this type of plankton hâve been examined further during the
last four years in the English Lakes. The work is a continuation
of studies of aquatic biology carried out in these lakes by the
author, and much information is consequently available as to
the physical and Chemical conditions in the lake basins. The
data on which the following review is based are taken from
over two hundred collections of plankton, in the eleven
largest lakes of the English Lake District.
Although thev lie in a small area and are few in number,
the English Lakes are tboro'ughly représentative of the remai-
ning lakes in the north and west of the British Isles. Lying
among the high hills of Cuiiiberland and Westmoreland, the
lakes lie in narrow valleys which radiate from tlie centre of
this hillv région like the spokes of a wheel. The dépréssions
in which the lakes occur are rock basins of glacial origin and
they are deepest near the head, where the hi lis are highestand
consequently where the ice was deepest. The lake shores are
usually rocky and the sides shelve into the water siuldenly so
that the zone which can be colonised bv a(|ualic végétation is
small. The lakes are of variable size, the largest, Windermere
is about 17 km. in length, Butlermere, the small est, being
2 km. long. The breadth is usually less than 1 km. Wastwater
the shallowest lake, is barely 24 m deep, as also are Derwent-
water and Bassenthwnite. Most of the remaining lakes hâve
inorc than half their areas over 20 m. in depth. The chief
physical characters of these lakes, are, therefore, their steep
and rocky shores, and their relatively small surface compared
with the volume of water they contain.
The température of the water rarely becomes mueh over
15° C in summer or mucli below 3° C in winter. It is rare for
these lakes to be frozen. The mean températures rise 6lowly
in spring and are rarely above 10° C by the middle of May,
though they remain above this level until October (5). Maximum
sunshine occurs in May and June, but the sky is often cloudv
and there are usually heavy rains in July and August. Thus
although the water is rather clear, the light and température
conditions are not very favourable. The dissolved gases shew
distinct variations during the year. (5). The oxygen content of
the water appears to fall off to 50-70 "/ „ of saturation in July but
during the late summer, the water is usually nearly saturated
with oxygen. Carbon dioxide is also low, in June and July only
about 0.5 cc per litre rising to a maximum in October and
November of 0.8 to 0.9 cc. per litre. The water is acid to
phenolphthalein and its hvdrogen ion concentration is usually
about pli 7.3 to 7. G changing to about pH 7.0 in November
when the CO2 content is highest. As the carbonate content of
the waters is very low, 3 loS parts per million, lhe total amount
of carbon dioxide avai labié for photo-synthesis is very small.
This is probably one of the factors accounting for the small
Source : MNHN. Pa,
— 55 —
quantitv of phytoplankton. It also apparently Controls the
periodicity ol' tlie Ohlorophyceae. These, parlicularly the
Desmids, are inost abondant during the autumn when the GO-
content is highest, and their periodicity shews liltle or no
relation to the duration of sunshine.
The chemical analyses of the waters shew several feat ures
of interest. The waters are “ soft ” and contain very small
quantités of calcium salts (G). The amount of calcium varies
belween 1.4 and 7.1 mgms. per litre, the quantitv of sodium
and potassium between 3 and 9.5 mgms. andthat of magnésium
from 0.6 to .'S mgms. per litre. The limits of olher nutritive
substances are :
Si 0- - 0.9 to 4.9 mgms. p. L. ; NO3 - 0 to 2.4 mgms. p. L. ;
Nil1 - 0 to 0 7 mgms. p. L. and traces of phosphates. It is
apparent lliat the Water as a put rient medium is very dilule
and this accounts for the paucily of phytoplankton. On the
whole the waters are extremcly uniform in character and this
is due to the chemical uniformitv of the underlying rocks. These
are hard and résistant slates and fine grits of Silurian âge.
They vary, bowever, in the hardness and as a conséquence sonie
of the lakes hâve less rocky shores and less rockv drainage
Systems than the others. There is then more soil on the
surrounding sic; es, these are less steep and the streams are
therefore less rapid. As a resuit the sédiments carricd into
these less rocky lakes are si Us rallier than sands or gravels.
The lake waters in suclï lakes drain from soil not from rocks
and they are more turbid owing to line suspended material.
As a resuit of this, the waters are richer in calcium, silica,
carbonates, nrganic matter and available nitrogen. Probably
because ol adsorplion by the suspended matter, they contain
less potassium, and the sills which are deposited on the lake
floors are richer in potassium G). The increased abumlnnce
and richness of the silts causes marked changes in the flora.
Jsoetes and N U alla are replaced by Potaniogelon and Nain::.
In dividing the lakes into silted and rocky lakes, wc are
therefore, distinguishing two types of lake which are not only
different physically, but also chemically and biologicallv. The
Source : MNHN, Paris
— 56 —
foUowing snmmary (6), whioh contrasts the Cour most rocky
with the three most silted lakes, serves lo illustrate the truth
of tliis remark.
In addition to the lakes included in tliis summary. there
are four others of intermediate type. The rocky lakes are
Waslwater, Ennerdale, Buttermere and Crummock ; three are
of the larger and deeper class. Buttermere is smaller and
rallier shallow. Of the silted lakes, Ullswater and Windermere
belong to the larger and deeper type, Esthwaite is small and
shallow.
Phytophanklon. The physical and Chemical featurcs
outlined above appear to détermine the types of phytoplanklon.
In order to discuss liiese plankton types, it. is necessary to
point ont that the characteristic algae of a lake mav belong to
qne of two groups ; a species mav lie eilher dominant , that is,
it may constitute the greater part of the plankton or the species
mav be constant , that is présent in ail or most of the collections
made in that lake. In practice a dominant species is often also
constant, but many of the constant species are ne ver dominant.
We may reasonably suppose that the constant species are
lho-:e wliose habitat range coïncides with the range of conditions
l'ou'nd in the lake.
The dominant species in the lakes under considération are
dehned as ihose which, at times, make up more than 30 °/0 of
Source : MNHN, Pari
— 57 —
the whole phytoplankton. This low limit was chosen to allow
the cases where two species were equally abundant to bë
included. The dominant species of the rocky lakes are as
follows : Genicularia clegans (En), Slaurastrum longispinum
(En), «9. jaculiferum (Wa and B), Spondylosiu m planunt (C),
Sphaerocyslis Sehroeteri (Wa, Bi, Botryococcua Braun il (C),
Dinobryon cylindricurn (C), D. diverge ns (B and C), Tabellaria
fenestrata (B and C) (1).
It is noteworthv that of thèse nine species, six are Chloro-
phyceae and four Desmids. The only Diatom, Tabellaria is
never dominant in the two most rocky lakes, Wastwater and
Ennerdale, and lias only been dominant once in three years in
the other two lakes.
The dominant species of the silted lakes are : M cio sir a
granulata (Wi and Es), Tabellaria fenestrata (Wi and U)
AsterioneUa graçillima (Wi. (J and Es), Anabaena circinalis
Es), A. flos-ac/uae (Es), A. Lemmermanni (Wi and Es), Oscil¬
lai ori-a Agardhii (Es), Apka n izomenon ftos-aquae (Es), Coelos-
phaerium Kutzingianum (Wi and Es), Dinobryon divergeas
(Wi and U).
From this list il is obvions that the phytoplankton of the
silted lakes is predominantly somposed of Diatoms and Myxo-
phyxeae. The only green algae ever approaching dominance is
Endorina clegans.
The constant species may be defmed as those occurring
in more than seventy fixe per cent of the collections from a
given lake. Species which are constant only in rocky lakes are
Gonatozygon monotaenium (En. Br. C), Genicularia clegans
En), Slaurastrum anatinum (En. B), S. Arcliscon (En. C),
«V. brasi/iense var. Lundelli (En.), S. longispinjum (En), Botryo-
coccus Braun ii (B. C.), Sphaerocystis Sehroeteri (ail), Peridi-
nium Willci (ail), Dinobryon divergeas (B. C.) and Surirella
robusta var. splendida (En.).
Species Constantin silted lakes only are Melosira granulata
(Il The following abbreviations are used lo indicale lhe lakes in whicli lhe
Wastwalcr Wa : Eunurdale lin : Bullermerc t! . Crumnlock C : l'Hswaler I :
Wiodermere Wi ; Eslhwâite Es.
A
Source : MNHN, Paris
— 58 —
(Wi- Es), Cyclotella comta (Wi , Asterionella gracillima (ail),
Coelosphaerium Kutzingianium (Es) and Anabaena Lemmer-
rnanni (Es).
A number of species are constant in some of the rocky
and in some silted lakes. These are species which are usually
most eharacterislic of lakes iutermediate between the two more
extreme types: Xanthidium anlilopaeuin (En. C. U.), Stauras-
Irum jaculiferum (Wa. B. C U.l, S. parado.rum (C. Wi), Spon-
dylosium planum (C. Wi. Es), Eudorina elegans (C. Wi. Es.)
and Ceratium hirundinella (C. W i. . The two common littoral
Diatoms Tabellaria flocculosa and T. fenestrata, oceur in
almost every collection from every lake, tbongh often only as
isolated colonies.
An examination of lhe lists of constant species shews the
same features as the lists of dominant plants. The species of
the rocky lakes are chiefly green algae together with Dino-
bryon and Peridinium. These are replaced hy Diatoms and
Myxophyceae in the silted lakes. Thefact may he finally illustra-
ted in stül another manner. Comparative collections ofplankton
were taken from eacli of the lakes at the same times on nine
occasions during 1920-22. From these sets of nine collections,
the average percentâge composition of the phytoplankton has
been determined, and a summary of the resnlts is given below.
Rocky lakes
Chlorophyceae 80-29
Dinobryon and Peridinium 4-42
Total 85-62
Silted lakes
16-7 1/2
2 1/2-6
20-10
Bacillariae 14-25 33-87
Myxophycae 1/2-12 3-51
Total 14 1/2-37 78-90
The fidl results from which these statements are summa-
rised will be published shortly (10). One other feature of the
phytoplankton communities of these lakes remains to be consi-
dered, lhe large number of species fourni in lhe phytoplankton.
Including only species which hâve been observed tance or more
often, 129 species are recorded from Ennerdale and 125 from
Source : MNHN, Par
— 59 - -
Windermere, numbers which could be greatly increased if ail
species observed were included. This is a very striking feature
of the phytoplankton especially when one compares il. with tlie
records for some typical lake of the Enropean plain. Taking
only the more typical species, those occuring with a constancy
of over 33 °/„ in a given lake, then the rocky lakes possess a
much larger number of characteristic species thaï) do the silted
lakes. The average number of tliese typical species per lakes
is 35 for the four rocky lakes, but only 26 for the three silted
lakes. On the olher hand the silted lakes possess a larger num¬
ber of dominant species. The average number o {‘dominant spe¬
cies per rocky lake is only 2.75 as against an average number
per silted lake of 5.7. If tliese figures are eompared with those
for Rostherne Mere (9) a lowland lake in Cheshire more or less
typical of the lakes of the European Plain, there is a striking
différence. In Rostherne, only 17 species hâve a constancy of
over 33 °/0 and of tliese no fewer than 7 may at times be domi¬
nant.
It is probable that we are justified in finding an analogy
with tliese conditions, in the types of terrestrial plant commu -
nitv which colonise bare ground. Such colonising communities
are at first open, they possess a large number of abundant
species without definite dominants. As colonisation progresses,
however, the number of characteristic species tends to become
smaller and a limited number of dominant species make up
the greater part of the végétation. On this analogy, then, we
should consider the phytoplankton of the rocky lakes to lie an
open or colonising plant community — while the phytoplankton
of the silted lakes represents a later stage in plant colonisation,
more largely composed of dominant species, and represenling
more closely the type of closed community characteristic of
long established végétation. The idea may be readily justified. It
has been pointed oui (6) that ail tliese lakes lie in rock-basins
of glacial origin. They were initia lly rocky and of great simi-
larity. The différences observable today are therel’ore chiefly
due to the more rapid rate of érosion on the softer rocks. Thus
it follows that the rocky lakes most closely resemble the condi-
Source : MNHN, Paris
— 60
tion of the lakes at the close of tlie glacial period, while tlle
silted lakes hâve departed further from their primitive condi¬
tion. The rocky lakes are in fact primitive and the silted lakes
mu ch more highly evolved. The rocky or relatively primitive
lakes hâve colonising types of flora and of phytoplankton. The
llora and phytoplankton of the silted lakes are much more
highly developed and much more abundant, and they represent
much later stages in plant colonisation. The phytoplankton of
Rostherne Mere resembles a still later and more stable form
of plankton community. Mence we can say that the succession
of phytoplankton communities in tliis Iake area is :
1. Chlorophvceae particularly Desmids.
2. Dinobryon and Botryocaccus Braun ii.
3. Diatoms e. g. TabeUaria fenestmta.
4. » e. g. Asterione.Ua .
5. Asterionella and Myxophyceae.
It may be pointed eut that this general sequence ol algal
types bas also been observed in the sanie district in réservoirs
of different âges but lving on glacial clay derived from tlie saine
rocks. T.ie succession progresses much more rapidly in the
latler case, because of Lhe ease witli which sédiment and orga-
nic ma lier is dislodged from the shores.
Phytoplankton ami Water Conditions. The next question
is to consider the causes which lead to this change. These are
obviously to be fourni in the chemical nature of the substances
dissolvcd in the lake vvaters. These in turn, are largely
controlled by the development of soil on lhe drainage Systems
as the original ly rocky surface h p comies gradually eroded. More
soil means more végétation and more cultivation. Ilence the
drainage water s beco nie riclier in orgauic matter, carbonates,
and nitrates, and also in calcium and silica. This change in
the character of the dissolved substances causes the transition
in the phytoplankton from one chieflÿ composed of Ghloro-
phyceae to one chiefly of 1). doms, oflen wilh abundant Myxo¬
phyceae. The corrélation between waters ricli in calcium,
nitrates and silica, and abundant Diatoms is extrernely close,
and itappears to account not only for the geographical distri-
Source : MNHN. Par
— 61 —
bulion of these organisms (7) but also l'or their periodicity (8).
A coniparison of the water analyses in tins lalce area suggest
that- a minimuni Ca coulent of f> mgms. per litre is necessary
before plankton diatoms (e. g. Tabellaria ) can beconie abon¬
dant. The value for Astcrionella is probably higher, and il
undoubtedly varies for dillerenl généra.
Metabolism. Il is not easy to suggest why the phyto-
plankton shews sucli a close corrélation willi the calcium
content of the water in th is lake area. There is, however, one
very suggestive fact and this line of altack is heing pursued
more closely. The calcium poor lakes hâve a phyloplankton
largely composed of carbohydrate producing organisms. In the
calcium rich walers, fat producing species are dominant. This
is suHiciently clear if one compares the pourcentage of Chloro-
phvceae, Dinobryon and Peridiniurn with that of Diatoms,
Myxophyeeae and Ceratuim. It is true even with in the
taxonomie groupe. The Peridineae of the calcium poor waters
are ehiefly starch producers like P. IVillei, while Ccatium
hirundinella produces bolh starch and fats. Such iypical
cosmopolitain Desmids as Staurastrum paradoxum produce
bolh starch and fat.
The physiological details of the prohlem presented by this
striking fact are extremely difficult to attaclc. There are howe¬
ver, three possible Unes of advance. In the (irst place, the walls
of the lut producing organisms contain calcium soaps, often
calcium pectates (e. g. Diatoms and Ceratiuni) and also sil ica
c. g. Diatoms and some Myxophyeeae). À certain minimum con¬
centration of calcium will be necessary before précipitation ol
calcium soaps or pectates can take place and it seems probable
that précipitation of sil ica on the walls must be governed by a
similar condition, since the silicates of potassium and sodium
are much more soluble in water than those of calcium. Secondly,
il fats or oils were présent in an organisai, surrounded by a
medium poor in calcium and with sodium and potassium as the
prédominant bases, soluble soaps would be formed which
would diffuse out froni the organism. Accumulation of fats and
oils would tlius appear to be improbable in organisms occur-
Source : MNHN, Paris
— 62 —
ring in Ca poor waters. Since the rétention of the fats withiri
tlie cell would dépend on the formation of calcium soaps and
water-in-oil émulsions, a minimum calcium content of the
-water is necessary. The effecl or calcium in this direction may
however, be« antagonised » by larger concentrations of potas¬
sium or sodium (and to soine extent by magnésium) and henceit
is possible tliat the ration of K, Na and perhaps Mg) to Ca is a
more important factor than the minimum calcium content.
The third possibility is that the course of metabolic reac¬
tions may be changed by the presence of increased concen¬
trations of calcium. So far as the typical synthelic reactions of
plants are known, they usually consist of chains of reactions
e. g. hexOse to starck, where the final product is removed from
the scene of the reaction in an insoluble form, e. g. starch or
otlier polysaccharides. Continued synthesis is rendered possible
and accéléra ted by this fact. If, as is undoubtedly often the
case, there vvere also the possibility of sugars also giving rise
to fa'ty acids and fats, synthesis in this latter direction would
be accelerated bv the removal of the falty acids or fats from the
sphere of reaction. This could be accomplished in the presence
of calcium in sufficient cjuantity, for example, owing to the
formation of insoluble Ca salts of the fats or fatty acids. The
sériés of reactions would then tend to gi\e relativelv more lat
and less carbohydrate. A striking example of the direction of a
reaction being changed by this rnethod is given by Duclaux (3).
Glucose is decomposed by light in I lie presence of sodium
hydroxide, to form chielly ethyl alcohol. If calcium hydroxide
is used instead of sodium hydroxide, a large proportion of
lactic acid is formed, the probable explanation being that
calcium lactate is much less soluble than sodium lactate, and
hence précipitâtes, so that the solution remains relativelv free
from lactic acid and equilibritim in the glucose-1 actic acid
reaction is delayed.
These three suggestions as to the rôle of calcium in cell
metabolism require further examination. Whether they can be
verified or not, the problem is one ofextreme inlerest and well
worth detailed study.
Source : MNHN, Pari
— 63 —
Desrnid Plankton. Different observers bave suggested
several explanations of the origin of this type of plankton. The
cause of its peculiar distribution is undoubtedly the fact tliat
it is confine# to waters poor in Ca and possiblv rieli in K and
Na. These are the features of Victoria Nyan/.a (12), the Van
Yean Réservoir (15), and of those areas in Europe and in
America (14) where Desmids are abondant (7). This justifies
the view put forward by W. and G. S. West (19) that the Des-
mids are most mimerous on rocks of pre-carboniferous âge,
since the majority of these rocks give rise to water poor in
calcium and relatively rich in potassium and sodium. West
(19) also States that Desmids thrive best if the waters
are peaty and possess a trace of aeidity. Wesenberg-Lund
11) also thought that peaty drainage was a factor favouring
die distribution of Desmids. Neitherof these opinions appears
to be strictly correct, although the water of lakes very rich
in calcium is usuallv rnueh more alkaline tlian that of
calcium poor waters. [Birge and Juday (2), Atkins (1)].
There is, however, no marked différence between Desmids
lakes and Diatom lakes in the English Lake District, as far
as the aeidity of the water is concerned. Both types hâve
waters which are nearly neutral (pl-I 7. 2-7.6), under ordinary
summer conditions, although the water is acid to phenol-
phthalein and hence contains free carbon di-oxyde. Further,
ofthe eleven large r English Lakes examined in detail, only
two hâve water which is coloured by peaty matter. One of these
lakes (Bassenthwaite) lias a summer Chlorophyceae phase with
one species of Desrnid abondant in autumn. The other peaty
lake (Esthwaite) lias a strikingly poor Desrnid flora. Generally
speaking, the Desrnid rich lakes are more remarkable for the
clearness and purity of lheir waters, and this applies also to
the organic content, which is low. The type of organic matter
dissolved does not appear to be signilicantly different in Desrnid
or Diatom lakes. The Divers Pollution Commission (11) found
tirât dissolved organic matter of peaty origin, in naturel waters,
Avas characterised by the high proportion of organic carbon to
organic nitrogen. For peaty upland surface waters they obtained
Source : MNHN, Paris
— 64 —
ail average of about 12 for this ratio. After oxydation, the value
falls lo hetween 3 and 5. Now in late su miner, the values ol
the G/N ratio in llie English Lake Waters fall hetween 3 and
5 and are no liigher in the Desmid lakes than in the Diatom.
C'/.\ lia lias in the English Lake Waters
Further, by this analytical test, the organic matter is least
oxvdised and most peaty in spring when Desmids are scarce,
and most oxvdised and least peaty in autum when the Desmid
pliase is at a maximum. There is therefore, liltle justification
for the view that Desmids require peatv water. The faet tliat
they often occur in water of this type is probably due to îts
low calcium content.
Wesenberg-Lund 12) lias expressed the view that the
Desmid éléments of the British phy toplanklou ai e direct from
individuals washed in from surroumling peat bogs and conli-
nually reeruited from this source. This supposition is quite
unjustilied . The point lias been repeatediv examined in the
English Lakes, particularly in Ennnerdale. a ricli Desmid lakej
where the water of ail the strcams flowing into the lake lias
been repeatedly examined and the organisai présent compared
with those fourni in the plankton. Few, if any, of the species
washed into the lake ever occur in the plankton. and none ol
the characteristic plankton species hâve ever been found among
the organisme washed in . It has definitely been ascerlained
however, that sonie of the plankton species of Desmids, occur
also as littoral species. They are carried into the plankton
through wave action and through water niovements caused by
Source :MNHN, Par
— 65 —
wind. A favourable factor in the development of a rich DeSmid
plankton is, therefore, a zone of shallow water in which
Desmids can mûltiply.
Murray (4) pointed ont that in Scotland the riche st Desmid
lakes lay in régions ofhigh rainfall particularly tliose near the
sea. This is, of course, true of the Englsh Lakes. A possible
explanation is that the chief substance présent in rain water is
sodium chloride. The amount of this sait in rain water is usually
very higli near the sea, especially ou the west coast of the
British Isles where westerly winds prevail. In sea-side places,
the average chlorine content of rain water is 12.2 mgms per
litre, while in inland places it is only 3.9 mgms. per litre (11),
l’ractically ail the sodium chloride in the waters of the English
Desmid lakes could be derived front rain, since it varies from
i to 8 mgms. per litre. Given a soil poor in calcium, hcavy
rainfall would tend lo increase the sodium content ofthe surface
waters, and to diminish the influence of the ground water.
l'htis this factor would favour the production of a Desmid
plankton rallier than a Diatom plankton.
The Desmid lakes are then lakes which possess waters
very poor in calcium and witli a liigh proportion of potassium
and sodium. The waters are clear, not peaty, and neutral or
slightlv alkaline in réaction. The factors which distingnish the
Diatom lakes from the Desmid lakes, are the increased calcium
content ofthe water, and associated with this, increased pro¬
portions of carbonates, nitrates and silica. While the main facts
are fairly clear, it is obvions that many important details are
still obscure, and it is probable that further Work will throw a
good deal of additional light u|>on the relations ofthe phylo-
plankton to the conditions tinder which it lives. The English
Lakes are admirable for this pur pose, not only because they are
représentative of ail the lakes in the north west of the British
Isles, but also because they connect these lakes up with the
Diatom-Mvxophyceae lakes of Lhe south and east of England
and of the European plain.
f.eeds, Fel>. 192b.
5
Source : MNHN, Paris
— 66 —
BIBLIOGRAPHY
1. Atkins, W. R. G. — Factors affeding the Hydrogen Ion
Concentration of the Soil and its Relation to Plant Distribution.
(Proc. Roy. Dublin Soc. XVI, 1922, p. 369).
2. Sirge, E. A. and Juday C. — Inland Lakes of Wisconsin.
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3. Duclaux, E. — Etudes sur l’action solaire. (1er Mémoire
Artn. de l'Institut Pasteur, 10, 1896, p. 168).
4. Murray, J. — Biology of the Scottish Lochs. ( Balh . Sun’,
of b res h water Lochs of Scotland I. Edinburgli, 1910).
5. Pearsall, W. H. — The Aquatic Végétation oftheEnglish
Lakes. ( Journ . Ecology VIII, 1920, p. 163).
6. Pearsall, W. H.— The Development of Végétation in
the English Lakes. (Proc. Boy. Soc. B. 92, 1921, p. 259).
7. Pearsall, W. H. — Factors influencing the Distribution
of Free Floating Végétation. (Journ. Ecology, IX, 1922, p. 241 .
8. Pearsall, W. H. — A Theory of Diatom Periodicity.
(Journ. Ecology, XI, 1923, p. 165).
9. Pearsall, W. H.— The Phytoplankton of Rostherne
Mere. (Proc. Manchester Lit. Phil. Soc. 67, 1923, p. 45).
10. Pearsall, W. H. — The Phytoplankton of tlie English
Lakes. (In the Press).
11. Rivers Pollution Commission. 6th Report. London 1874.
12. Wesenberg-Lund, C— Comparative Study of the
Lakes of Scotland and Denmark. (Proc. Roy. Soc. Edinburgh,
XXV, 1905, p. 401).
13. Schmidle, W. — Das Chloro-und Cyanophyceenplankton
des Nyassa etc. (Engler’s Bot. Jahrbüch. XXVIII, 1902).
14 Smith, G. H — Phytoplankton of the Inland Lakes of
Wisconsin. Wisconsin Geol J- Nat. IHst. Suivey, Bull. LVII,
1921).
15. West, G. S. — Algae of the Yan Yean Réservoir,
Victoria. Journ. Linn. Soc. Bot. XXXIX, 1909).
16. West, W. and G. S — A further Contribution to the
Freshwater Plankton of the Scottish Lochs. ( Trans . Roy.
Soc. Edinburgh, XII, 1905).
Source :MNHN, Pari
17. West, W. and G. S. — A Comparative Sludy of (lie
Plankton of sonie Irish Lakes. ( Trans . Roy. Iris h Acad.
XXXIII, B, 1906).
18. West, W. and G. S. — The Phytoplanklon of the
English Lake District. (The Naturalist, 1909,.
19. West, W. and G. S- — The Brilish Freshwaler Phylo-
plankton. [Proc. Roy. Soc. B, 81, 1909).
20. West, W. and G. S. — On lhe Periodicity of the Phyto-
plankton of some British Lakes. ( Journ . Linn. Soc. Rot. XL,
1912).
s*-*
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Tous les travaux algologiques adressés à la Direction seront analysés ici;
afin d'assurer à cette bibliographie la régularité nécessaire; les auteurs sont
instamment priés d’envoyer leurs publications le plus rapidement possible.
Les diagnoses des espèces et variétés nouvelles sont reproduites dans la
langue employée par leurs auteurs.
MYXOPHYCÈES
[cf Nos 14,45]
1. Elenkin A. A. - Ob izmeneniiakh v klassiükatsii sem.
Chroococcacceae v klasse zelenykh vodoroslei. [De Chroococ-
cacaerum classilicatione notula.] .Xotulae syst. Inst. Crypt. Ilorli
Bot. Petropolitani, 2,4. Pétrograd 1923, p. 49-62 (en russe).
L'A. rappelle d’abord combien la classification des Chroococcacées est
encore confuse et combien il est difficile d arriver à une détermination satis¬
faisante, même avec les ouvrages récents de Tilden et de Lemmermann
Kirchner lin Engler's Pfanzenlamilien) adoptait comme caractère essentiel des
deux grands groupes distingués par lui, 1 absence ou la présence de gaine.
Ici, l’A. fait trois groupes : le premier. Coccobactreae, correspond au premier
groupe de Kirchner ; les deuxième et troisième, Gloeococceae planimetrae
(absence de gaine), et G. stereomelrae. correspondant au deuxième groupe de
cet auteur.
Les Coccobactreae comprennent les genres Synechococcus. Uacularia,
Dactylococcopsis. Myxobactron. Spirulina. A propos de ce dernier genre, (pii
est généralement placé dans les llormogonées, à coté d' Arthrospira et
à' Oscilla toria, I A. fait remarquer que toutes les Spirulines unicellulaires ont
leur place logique ici. Le genre Dactylococcopsis, avec ses cellules légèrement
courbées en S, représente peut-être le type ancestral de ces Spirulines. Le
genre Synechocystis Sauv. est ramène au rang de sous-genre de Synechococcus.
le caractère différentiel (forme sphérique des cellules) n’apparaissant pas
suffisant pour une distinction générique.
Le deuxième groupe, Gloeococceae planimetrae, renferme les Chroococcacées
coloniales à cellules disposées dans un plan : Merismopedium, Telrapedium et
Holopedium. Dans ce dernier genre sont compris, au titre de sous-genres
Coccopedium. un genre récent, Luholopedinm et Microcrocis.
Les Gloeococceae slereometrac, Chroococcacées à multiplication cellulaire
s'opérant suivant trois directions, sont divisés en flomoeogloeae, à gelée homo¬
gène et en Heterogloeae , à gelée différenciée. Parmi les premières, le genre
Source : MNHN, Pan
— 69 —
Microcystis esl compris ici dans un sens très large puisqu'il renferme les
anciens genres Aphanothecc . Aphanocapsa . An tiers lis. Polyeystis. Clathrocystis,
Planosphaerulti, ramenés tous à des sous-genres. L'A. rappelle à ce sujet que
Kircliuer. basant les genres sur la forme des cellules, n'en pluçe pas moins
dans les Mieroeystis. à côté des espèces à cellules sphériques, le M. elabens
qui possède des cellules oblougues. De même, le g. Coelosph aérium est ratta¬
ché par I A. comme sous-genre, au g. Gomphosphaeria. Quant au g. Coelos-
pliaeriopsis, actuellement discuté, il esl mis provisoirement au voisinage de
Gomphosphaeria .
Le deuxième sous-groupe des GloeococCede stereometrae, les Heterogloeae,
comprend les g. Chroococcits et Gloeocapsa , pris tous deux au sens le plus
large. Alors que Kirehner place le g. Cliruococcus à côté des Synechococcus,
r est-â-dire dans h' groupe qui correspond aux Coccobactrte . l'A. le met ici dans
le même groupe que le g, Gtaeocnpsa. Il justifie cette manière devoir en
signalant que, contrairement à l'opinion de Forli et en accord avec les obser¬
vations île (1. S. West, il a constaté, chez plusieurs Chroococcits une gaine très
nette. Ce genre comprend ici, avec les Chroococcits vrais (subgen. Jiuchroo-
coccus), trois autres sous-genres, Eucapsis, /fy'drococctls et Chlorogloett.
Le g. Gloeocapsa esl également divisé en plusieurs sous-genres, suivant la
forme des cellules.
Les g. f'hrotlhecc et Xnchliriasia sont exclus des Chroococcacées à cause
de leur chromalophorc étoilé . le g. Marssoniclln est placé daus les Chamacsi-
phonuep.ae.
.’our terminer, 1 A. estime qu’une classification des Chroococcacées basée
sur le mode de division des cellules (Kirehner et récemment W. B. Crow)
aboutit à des coupures artificielles où sout réunis, par ex., des genres phylo¬
génétiquement très distincts comme Aphanolhece. et Gloeothece. Aphanocapsa
et Gloeocapsa . Au contraire, la forme géométrique des colonies conduit à un
groupement des genres plus conforme à leurs afiiuités naturelles et à leur
phylogénie probable.
Telles sout les principales remarques que l'A. formule au sujet de lessai
d'une nouvelle classification dos Chroococcacées que l'on trouvera reproduit
ci-contre : 1 A. annonce, d ailleurs, avec le concours de ses élèves, une mono¬
graphie de celle famille. — P. Allorge.
1 bis. Elenkin A. A. — Schéma Chroococcacearttm classi-
licationis ( Notu/ne syst. ex. Inst. Crypt. Horli Bot. Petropo-
litani, 2, 5, Petrograil, 1923, p. 65-69.)
Fam. CHROOCOCCACEAE Naeg.
I COCCOBACTRAE Elenk.
Cellulae globosae. ellipsoidales, elongalac, oblongo-cylindraccae, rectae
I vnrio modo curvatac, vel spiraliter contortai\ autonomice vivetites aut patteae
in familias parvulas nee bene delinilas consocialnc, mentbrana tcgumenlo gelineo
carenti, sed interdura in mucum gelineum conglomeralae. Mulliplicatio fit iu
unam directionem.
Source : MNHN, Paris
a) Coccocellulae Elenk.
Gen. Synechococcus iNaeg.) Elenk.
Subgen. Synechocystis (Sauv.) Elenk : cellulae sphaerieae.
Subgen. Eusynechococcus (Naeg.) Elenk : cellulae ellipsoidales,
oblongae vel subcylindrareae.
b) CylindroceHulac Elenk.
Gen. Bacularia Bzi : cellulae oblongo-cylindraceae vel lineari-
oblongac, rectae.
c} FusiformicelUdae Elenk.
Gen. Dactylococcopsis Hansg ; cellulae aculac fusiformes, mo-
dice vel falealo-incurvatae, multiplicatio fit divisione obliqua.
Gen. Myxobactron Schmidle : cellulae truncate fusiformes rectae,
d| Spindicellidac Elenk ?
Gen. Spirulina Turp: cellulae cylindricae in spiram contortae,
apice coustanter aequales, multiplicatio divisione transversa.
II. GLOEOCOCCEAE PLANIMETRAE Elenk.
Cellulae sphaerieae, quadratae, elongatae vel bacilliformes, in strato
unico ordinatae, familias lubricas, mnco gelineo commuai circumfuso, tabulares
vel pelliculares efficientes. Dispositio cellularum semper in planitie uua.
a) Uegulares Elenk.
Cellulae regularilcr dispositae : mulliplicatis fit perpendirulariler
Gen. Merismopedium Meyen : cellulae globosae.
Gen. Tetrapedium Reinsch : cellulae quadratae, quadrangu-
lares vel trigonae.
b) Irregulares Elenk.
Cellulae irregulariler dispositae ; multiplicatio irregularis, sed in
Gen. Holopedium (Lagerh.) Elenk.
Subgen. Coccopedium (Troitzk.) Elenk : cellulae globosae.
Subgen. Eukolopedium Forti : cellulae subglobosae vel ellipsoi-
deae.
Subgen. Mictocrocis (Richt.) Forti : cellulae bacilliformes.
III. GLOEOCOCCEAE STEREOMETRAE Elenk.
Cellulae globosae vel ellipsoidales, rarius subcyliudraceae in familias
lubricas solidas vel intus excavalas consociatae, rarissime solilariae, muco
gelineo commuui circumfuso ; multiplicatio fit in directiones très, rarius divi¬
sione transversa ad unam directiouem, sed deinde cellulae aclione mechanica
irregulariler inter se aggregaulur, corpora solida lubrica formantes.
A. Homoeogloeae Elenk.
Cellulae in materiam mucosam homogenenm conglomeratae, eo modo
legumenlis secundariis carenles. membranae cellularum diffluentes, rarissime
familiae tegumeutis achromaticis sublamellosis aut singulae cellulae tegumeulo
geliDeo circumfusae.
e ; cellul
— 71 —
I. Solidae Elenk.
Cellulae in stratibus compluribus ordinatac (in rauco homogenco plus
minus dense et irregulariler dispersae), familiae solidae, rarius rlalhrntac,
macro et microscopicae, amorphae vel forma definita characteristica conslitutae
(globosae vel subglobosae).
Gen. Microcystis (Kiitz.) Elenk : familiae macro et microscopieaé, plus
minus globosae aul amorphae, solidae vel rarius clalhr;
vel elongatae in muco homogeneo dispersae.
-4- Macroscopicae Elenk (Aphanocapsa Naeg., Aphan
globosae vel amorphae.
X) Globosae Elenk.
Subgen. Eucoccochloris (Kirchn.) Elenk. (Aphanocapsa Naeg. pro
min p. ; Aphanolhece Naeg.
familial plus mil
X X) Amorphae Elenk
Subgen. Capsothece Elenk. (Aphanocapsa Naeg. et
Naeg. pro maj. part. I : familiae amorphae.
H — |- Microscopicae. Elenk.
Subgen. Eumicrocystis Elenk (Microcystis Kiitz
Menegh., Polycystis Kütz., Clathrocystis Henfr.
rula Bzi) : familial microscopicae.
2. Excavatae Elenk.
Cellulae peripherice ordinatae, l'amilias lubricas, h
globosas microscopicas efficientes.
. Coccochloris Kirchn) :
îvidenter globobos
Anacystis
. Phnosphae-
i| Dis
ant<;s Elenk : cellulae liberae.
i Gompliosphaeria Kuetz.) Elenk.
Subgen. Eugomphosphaeria Elenk. : cellulae cuneatae,
ellipsoidales vel subglobosae vulgo in pedicellis cei
usider
(Naeg.
Elenk. : cellulae globosae
ue carentes.
tegumento gelineo bene c
s ben distinguitur.
Subgen. Coelosphi
elongatae, pedicellis pl
Geu. Coelosphaeriopsis Een
picuo, singulas cellula
familiarum a Coelosph
b| Concrescentes Elenk : cellulae concrescentes.
Gen. Pilgeria Schmidle : cellulae poivcdricae
B. Heterogloeae Elenk.
Cellulae globosae, oblongac vel bacillares, legumentis ben
aut crassis perdurantibus praeditae in familias parvas
solidas vel rarius cavas consociatae, rarissime solitariae
niibu
1. Tegumentotenuiores Elenk.
Memhrana tennis, homogenea vel firma per strata incrass
m irregulariler discendens sine legumentis vesiculosis gelatii:
Gen. Cbroococcus (Naeg.l Elenk. : cellulae sphaeri'
ellipsoidales.
Source : MNHN, Paris
— 72 —
a) Microfamiliae Elenk.
Subgen. Euchroococcus Elenk. : cellulae sphaericae in familias
globosas binis, qualernis vel octonis individuis raro pluribns
coustituias, cubicas vel amorphas, consocialae, rarissime
solitariae ; mulliplicalio ad direcliones très.
b) Macrofamiliae Elenk.
Subgen. Eucapsis (Clemenls et Shanlz) Elenk. : cellulae sphaericae
vel subsphaericae, secus très direcliones sub angulo recto
divisis, iu familias magnas (usque ad 512 cellulas continentes)
regulariter cubicas consocialae.
Subgen. Hrdrococcus (Iviitz.) Elenk. (Oncobyrsa Ag.) : cellulae
sphaericae vel rarius elliplicae plerumque regulariter secus
lineas rcctas vel llexuoso curvatas, vel radialim, vel sparse
disposilae, in familias magnas, interdum e sarcinis cubicis
inter sc agglutina lis, coustituias, consocialae; mulliplicalio
ad direcliones 1res.
Subgen. Clilurugloea (VVille) Elenk. : cellulae subsphaericae vel
ovales, iu dircctionem unam se»e propagarites, in familias
magnas, e cellulis, in sériés radiantes ordinatis, constitulas,
consocialae.
2. Tegumentocrassiores Elenk.
Membrana crassa, saepe ad instar tégument! vesiculiformis valde incrassati,
non raro distincte slratosa.
Gen. Gloeocapsa (Kütz). Elenk. : Cellulae sphaericae vel elongatae.
a) Sphaerocellulae Elenk.
Subgen. Eugtoeoçapsa Elenk. : strato expanso, amorpho, cellulae
globosae membrana crassa, saepe crassissima ad instar
tegumenù vesiculiformis, plerumque distincte stratosi, cir.-um-
datac, multiplicatio ad direcliones très.
Subgen. Entophysalis (Kütz) Elenk. : strato cruslaceo verrucoso,
cellulae lolundatae, membrana elliplica circumdatae, in sériés
brevas ordinatae, mulliplicalio ad directionesf?).
Subgeu. Placoma (Schousb.) Elenk. : strato caveruoso, cellulae
subsphaericae, quaternatim disposilae, membrana lata circum-
datac, mulliplicalio ad directioues (?).
b) Elongatocellulae Elenk.
Subgen. Chondronslis (Lemm.) Elenk. : strato loboso, cellulae
subsphaericae vel elongatae, legumenlis imo latere çrassio-
ribus circumdatae, mulliplicalio ad directiones(P)
Subgen. Gloeotlii'ce (Naeg.) Elenk. : strato gelalinoso amorpho,
cellulae cylindracae, oblongae, multiplicatio ad unam direc-
Subgen. Rhabdoderma iSchm. et Lauterb.) Elenk. : strato tenui,
membranaceo, uniserialo, cellulae bacilliformcs, inembrana
tenui, fera inconspicua donalae, massa gelinea vix conspicua
involutae, multiplicatio ad unam directionem.
Source : MNHN, Pari
2. Hâyrèn Ernst. A phanotheèe prolohyd ræ n . sp. Appen-
dix to : .1. Luther : Ueber das Yorkommen von Prolohydra
Leuckarti Grttss. bei Tvarminne). Acta Soc. pro Flora et
Fauna Fenriica 52, N° 3. Helsingfors 1923).
As an appeudix lo lhe above-menlioned trealise is given a diagnosis of a
new species of Aphanothecè By E. llayrén :
Apbanothece protoiiviïræ n. sp. — Thallia a nwrphia non perforatus irregu-
lariter dilatatus. mucus incoloratus, cet tu læ dense aggregalæ cteruleæ 0.8-1. 1
i sx pi as I. '1-1.5) u. luise et 2-3 y. longæ. Super/iciem Prolohydras Leuckarti incrus¬
tons. In aqua subsalsa litoris Sinus Fennici ail stalionem zuologicam Tvàr-
minne. — A'. Mtinsler Strom.
3. Troitzkaia O. V. — O sviazi mejdu rodarni Ccelo-
sphaerinin Naeg. i Goinphosphaeria Kuçtz. iz Chroococcaceae.
[De adinitate inter Ccelosphaemun Naeg. et Gomphosphaeriain
Külz.] i Notulae Syst. ex. Inst. Crypt. Ilorti Bot. Pelropolitani 2,
5, p.69-73, Pétrograd 1923).
L’auteur a observé des colonies de Ctrlosplucrium Kuetzingianum Naeg. à
cellules sphériques niais portées sur des péd icelles. Il lait observer que ce
dernier caractère considéré généralement comme distinctif du genre Gompho-
sphaéria perd dés lors sa valeur. — P. .Marge.
4. Boye Petersen Johs. — The fresh-water Cyanophyceae
of Iceland. [The Botany of Iceland, 2, 7, 17 fi g., p. 249-324,
Copenhague 1923).
C.et important mémoire se compose de deux partie» de très inégale
longueur : la première pourrait s’intituler Généralités ; la seconde, Inventaire
des Cyanophycées d'Islande.
I. Généralités. Après avoir résumé les travaux antérieurs, fauteur expose
quelques considérations relatives aux matériaux d'étude et à certains caractères
utilisés en systématique :
1° Pour l’étude il préconise l’emploi simultané d'échantillons conservés
dans l'alcool (qui conserve exactement les formes mais fait disparaître les
couleurs!, et d'échantillons secs (qui ordinairement gardeul leur couleur natu¬
relle mais dont la forme est souvent altérée.) 11 prohibe le formol comme conser¬
vateur : ce liquide produirait dans le protoplasma des granulations qui
pourraient être une cause d’erreur. (Pauvre formol ! ne le calomnie-t-on pas un
peu ? 11 est pourtant si commode!.
2° Le bleuissemeut des gaines par le chloro-iodure de zinc ne serait pas
une réaction présentant une sécurité suffisante pour avoir la valeur de caractère
spécifique.
3° il ne faut pas trop prendre à la lettre les mensurations données dans
les diagnoses ; la même espèce étant souvent un peu plus grosse ou un peu plus
ténue que ne l a indiqué celui qui l'a décrite pour la première fois.
Source : MNHN, Paris
— 74 —
4° Les caractères tirés de la couleur sont toujours douteux, l'intensité lumi¬
neuse ou la composition chimique du milieu nutritif et du substratum pouvant
la modifier. A ce propos l'auteur donne brièvement les résultats des
principales recherches faites depuis une vingtaine d'années sur ces différents
5» Le sens du mouvement oscillatoire du trichome pourrait peut-être avoir
la valeur de caractère spécifique (Schmid 1917). Ceci nous semble loin d'être
établi, en tout cas ce caractère ne pourrait servir qu'à l'étude d'échantillons
vivants.
II. inventaire de la flore des Cyanophycées d’Islande. L'auteur signale
116 espèces qui se répartissent ainsi : 19 Coccogonées (16 Chroococcacées et
3 Chamaesiphonêes), 50 Oscillariées, 47 Hétérocyslées. 11 n on donne pas une
simple liste : il fait suivre le nom de chaque espèce de l'indication détaillée
des stations où elle a été récoltée, de considérations plus ou moins étendues
sur sa valeur systématique, sa biologie, sa distribution géographique. A moins
de prendre des proportions considérables, une simple analyse ne saurait
rapporter tous ces détails.
Pour tous les botanistes, mais surtout peut-être pour les algologues, une
statiou particulièrement intéressante est celle des eaux thermales. Comme on le
sait elles sont très nombreuses en Islande et leur température est particuliè¬
rement élevée. Leur dore algologique est aussi d’une grande richesse. Dans le
travail de M. Boye Petersen, nous avons relevé 53 espèces adaptées à ce
milieu très spécial, et nous les avons divisées en trois groupes de valeur,
d’ailleurs tout à provisoire :
1° E ‘.clüSives : ne vivant que dans les eaux thermales : Phormidiuni
Treleasi Gom., Phormidiuni ramosum BoyeP. u sp., Symploca lhermalis Gom.
MicrOcoleus Steenslrupii Boye P. n. sp., Hapalosiphan laminosus Hansg.,
Calotlirix lhermalis Hansg.
2° Prêrêrextes : pouvant vivre à la température ordinaire, mais se déve¬
loppant surtout et plus vigoureusement dans les eaux thermales : Chroococcus
helveticus Nâg. Oscillatoria numidiett, Gom., Phormidiuni luridum Gom.,
Phormidiuni lu ni inos uni Gom., Phormidiuni suhuli forme Gom., Phormidiuni
angustissimum W. et G. S. West., Lyngbya Martensiana Menegh., Fischerella
lhermalis Gom., Calollirix epiphytica AA . et G. S. NA est.
3* Accessoires : pouvant s'adapter à une chaleur assez élevée, mais vivant
ordinairement dans l'air ou l'eau à température ordinaire : Chroococcus tùrgidus
N.4g., Aphanocapsa Eldchista AV. et G. West., Aphanothece stagnina A. Br.,
Catlospliærium Kutzingianum Kâg. , Chnmaesiphon incrustons Gom., Oscillatoria
terebriformis Ag., Oscillatoria limosa Ag. , Oscillatoria formosa Bory., Oscilla -
toria lire As Külz., Pliormidium fragileGom., Phormidiuni tenue Gom., Pliormi-
dium amhignuni Gom. , Phormidiuni Corium Gom., Phormidiuni autunmale
Gom., Symploea muscorum Gom., Plectonema roseolum Gom., Plectonema Aosto-
corum Born., .S chizothrix calcicola Gom.. Scliizothrix Mulleri Nâg., JVostoc
sphaericum A'auch., Xostoc muscorum Born,,. N 'ostoc pruniforme Ag., Xostoc
humifusum Carrn., Anahaena Flos-Aquæ Bréb., Anabaena inæqiialis Born. et
Flah. Anahaena Poulseniana Boye P. n. sp., Anahaena variahilis Kütz.,
Tolypothrix tenais |Kütz.) J. Schmidt,, Tolypothrix limbata Thur. , Scytonema
varium Külz,, Scytonema mira hile Kütz., Ilydrocoryne spongiosa Schw., Stigo-
Source : MNHN, Pari
iwma informe Külz., Calothrix parietina Tkur., Dichothrix compacta Born. et
Flah.
Certaines de ces espèces semblent pouvoir supporter des températures
considérables car elles vivent au voisinage presque immédiat de l’eau
bouillante.
Au cours de son travail, l'auteur décrit huit espèces nouvelles. Ce sont les
suivantes :
Chroococcus Westii n. sp. [= Ch. turgidus var. violaceus W. W est (1892) ?]
Chroococcus cellulis sphacricis vel e pressione mtiiua plus minusve angulosis.
singulis vel binis, ternis vel qualcrnis in familias consociatis. sine tegumento
J 3-27 a. crassis, ciim tegum. 18-32 p crassis ; tegumento itaque crasso, distincte
lumelloso. chlorozincico iodurato lutescente vel fuscescenle ; contentu cellula-
riint violaceo.
Hali. S. Icel. Ilafuarljordur (Steenstrup|. N. Icel Skutusladir (Myvaln) in
a small pond temp. 19°. *
Celte espèce dill'ère de C. turgidus Külz. : I" par sa couleur violette, 2“ par
son enveloppe lamelleuse, 8° parce que traitée par le chloro-iodure de zinc
( enveloppe devient jaune ou brune ; la stratification de ( enveloppe paraît alors
plus distincte.
Nous nous permettons de douter de la valeur spécifique de ces caractères.
Chamaesiphon cvlindricus n. sp. Cli. gonidangiis stricte cylindricis , 2-2,5 p
crassis, 11-13,2 y. Ion gis. redis, basi non angustatis, vel brevissinte stipitalis,
cal go inarticulatis. interdum superne dtiobus gonidiis : vaginis achrois apice
tenuibus, basi incrassatis : contentu cellularum granulalo. Epipliytica in
tjladophora sp.
Hàb. N. Icel. On a lakemargin above Husavik.
Espèce voisine de C. Af rie a nus Selon, cl de C. miniums Schni.
Phormidium RAMOsuMn. sp. Pli. thallis ramosis peniçillatis, fluctaantibus,
laete aeruginosis. plis 0.1-1 mm. crassis ; vaginis plerumque in mucum amor-
phum diffluentibus, chlorozincico iodurato non ccerulescentibus : trichomalibus
apicilius reclis, parallelis vel varie inlricatis. redis vel curvatis, 1,3-1, 9 p
crassis, cylindricis ad genicula non conslridis. dissepimentis saepe inconspi-
cuis, articulas diametro trichomatis 2-3-plo longioribus, protoplashiate hoino-
geneo vel granulis paucis iustrudo : cellula apicali rotundata, membranam
superne incrassalam praebente.
Hall. S. Icel. Laugarvaln, in oullet front a laug, temp. 36". Reykjavik,
baugarne, temp. 35®'
Espèce ressemblant extérieurement à Pli. Ketzii Gom. f. fasciculala Gom.
mais à filaments beaucoup plus minces.
Piiormidicm st BOAPiTATUM n. sp. PU. slrato meinbraiiaceo, atro-aerugineo.
trichomatibus flexuoso-curvatis . saepe parallelis. laete aerugineis. 1,8 2,2 p
crassis, ad genicula leviter constridis. apice reclis, interdum attenualis, sub-
capitatis ; àrtieulis diametro aequalibug vel ad 3-plo longioribus, interdum
granulis sparsis farctis : cellula apicali calyptram rotundatam vel depresso
conicam praebente : vaginis mucosis. chlorozincico jodurato non coerulescen-
tibus.
Hab. W. Icel. Geitaberg. In soil of a polato field.
Espèce très voisine de Ph. africanum Lemm.
— 76 —
Microc.oi.exjs Stf.exstrupii n. sp. M. /ilis 38-65 y ci-assis, simplicibus vel
parce pseudoramosis : vaginis distinctis, hyalinis, »•/,** iameUosis, usque ad 20 a
crassis, chlorozincico iodurato coerulescentibus : tricliomiitibus intra vaginam
plus minusve numéro sis, saepe funiformi-contorlis, 3-5 y. crassis, articuUs 3-8 y.
longis, ad genicula vix coastrictis lin siccof : proloplasmale granulaso ; cellulis
apicalibtls us que ad 13 y. longis, obtuse conicis, liaud capital is. sine calyptra.
Hab. S. Icel. Iïol spring al Reik.ir, on I lie margin ilself. temp. of spring
100° — 102°, (Slp) ! Langarnar Reykjavik. Gullfoss, moisi earlh.
Espèce voisine de M. vagi lia tas Gom., en difl'ère par l'absence de coiffe ;
diffère de M. lac us tris Rab. par l'habitat : ;)/. lacustris vil dans l'eau, M.
Streenstrupii sur le sol. exposé aux vapeurs d'eau thermale jusqu'à 100°,
Axabaena Poulsexiana u. sp. — .1. struto gelatinoso, ad lapides subrnersos
ex pansa, vel elongato-cylindrico, vel libéré natanle : vaginis saepe conspirais ;
trie liqmati bus redis vel Inviter curvatis . articuUs spliaericis vel doliiformibus,
4-4.5 y crassis et longis vel paulo longioribus. cellula npicali obtuse conica ;
heterocystis cyliiidricis, 5-5.2 y crassis. 11-17.6 y. longis : sports cylindricîs,
apicibus rotundato-truncalis , (>.4-7.4 y. crassis. I.i-'r'i y. longis, saepe 2-4 sena-
tis, ab heterocystis olerumque reinolis ; episporio laevi in sparts maturis palli-
dissime fuUgineo.
Hab. E. Icel. Myvatn, on stones and washed ashore. Myvatn, on Cladophora,
washed ashore. Skutustadir, small pond of waler inlo which a spriug flows.
Axabaena Joxssoxi n. sp. — ./. plis soUtariis ad alias algas crescentibus ,
saepe emginatis vel arcte vaginatis aegre conspirais, circa heterocystàs saepe
distinctis, hyalinis ; Irichomalibus 2 — 2. 5 y. crassis, redis vel curvatis. arti-
culis brcvicylindricis vel sphaerico-depressis , 1-3 y longis, cellula apicali.
rotundata ; cellulis content u granuloSo sine psetldovacuolis (a vacuolis aero-
geniis « I farctis ; heterocystis llexagonalibus, 2-2.5 y crassis, usque 4 y. longis ;
sporis ab heterocystis remOtis, soUtariis, cyliiidricis apicibus rotundatotruncatis,
circiter 3-5 y crassis, usque ad 15 y longis. episporio laevi, liyalino.
Hab. N. W. Ireland. Lake. Boln in Geirtjofsfjordur.
Espèce 1res voisine de .(. Gatenuta Boru. et Klah. et de A. minutissima
Axabarxà verrücosa n. sp. — A. trichomalibiis redis, vaginis saepe cons¬
pirais, arctis, hyalinis ; articuUs cyliiidricis. ad genicula constriçtis, 3-4 y lotis.
4 -8 y longis ; cellula apicali rotundata : heterocystis cyliiidricis, apicibus
rotundatis, cellulis vegetativis aequilatis, 3-4 y lotis, 5-8 y longis ; sporis
cyliiidricis soUtariis vel geminis, apicibus rotundato-truncalis, 6-7 y lotis, 12-15
y longis -, episporio saepissime verrucoso, fusco-luteo.
Hali. N. Icel. Squeezed out of Sphagnum at the margin of Myvatn near
Geiteyjarslrônd ; react. acid.
Le mémoire se termine par une abondante bibliographie et une table
alphabétique des espèces.
Ce travail renferme de très nombreuses observations et c’est ce qui lui
donne une valeur incontestable. .Vous regrettons simplement que l'auteur n'ait
pas fait suivre l'exposé de ces observations de quelques vues d’ensemble qui en
auraient été comme le résumé synthétique. L'ouvrage de M. Boye Petersen
aurait peut-être aussi gagné à être allégé de certaines généralités comme les
discussions relatives à la synonymie ou à la valeur de certaines espèces (voir en
Source : MNHN, Paris
particulier : Aphanothece prasina et A. stagnina ). Ces questions ont bien leur
intérêt et l'auteur les traite avec compétence, mais elles auraient été mieux
à leur place dans des articles séparés que daus une monographie locale. —
P. Fïétnj.
PÈRIDINIENS
[cf. N» 53]
5. Chatton E. — Les Péridiniens parasites des Radiolaires.
(C. il Acad. Sc., Paris, 1923, 177, p. 1256-1249).
L'A, a étudié plusieurs Radiolaires et montre qu'à côté des spores vérita¬
bles, ce que l’on a décrit comme anisosporogénèse représente l'évolution de
Péridiniens vivant en parasites dans le noyau ou dans le cytoplasme de la
capsulé centrale, s'y substituant sans altérer ni la forme de l'individu ni celle
des colonies et même sans inhiber leur multiplication et sporulant suivant un
mode très analogue à celui du Radiolaire lui-même. — G. Hamel.
6. Hovasse R. et Teissier G. — Péridiniens et Zooxan-
thelles. — (6'. R. Acad. Sc., Paris, 1923, 176, p. 716-717).
Les A, ont étudié les Xaulhelles qu’hébergeaient un Siphonophore, un
Hydraire et une Héxactinide et ont reconnu que les noyaux de ces algues étaient
des dinocaryons typiques. Ils en déduisent que, dans le groupe des Coelentérés,
où elles sont si largement répandues, une grande partie des Xanthelles consti¬
tuent des stades évolutifs de véritables Dinoflagellés. — G. Hamel.
7. Lindemann E. — Ein neues Spirodininm. (ffedwigia,
84, 1-2, p. 156-147, 3 fig. , Dresden 1923] .
S PI IU JDI, NI ITM SILVAT1CUM Sp. Il,
/.dieu f&nfeckig : 'rJ-48 y Inng, 36-43 y breil. dorsoyéntral slark zusam-
rneugengedrückl. Apikalei ‘ Teil derselbçn dreieckig, kteincr als lier untapikale
IrapezfUrmige Teil. wnlcher ani /Aide lappenfOrmig ausgerandet isl. Qtter-
i'ii relie sehr stark spiralig { linksivindeiid ). I.àiisgsfurclie auf den antapikalen
Teil der /Celle beschrdnkt. nach unie n allmàhlich seichter iverdeiid, etwas
bief sur Lângsachie verlaufcud. An der linken Seile der l.aiigxfurcke be/indet
e h eine kleine Aiisslülpuiig. Die Halle bestehl nus einer derben Haut, die
nscheinend àusserst primitif getaefell isl. Kern g roi. s, aval, ineisl mehr im
Torderende gelegen. Glirornatopliiireii zahl reich, scheibenfoermig, braun. Hein
Gigenfleck, dock ofl zahtreicli grouse rôle Ül/lecke vorhanden . Uauerzustànde
i darch Kultivicrung leichl su erhatlenl mit fesier Hülle, die ursprüngliche
fhtifeckige Form noch andeulungsiveise erkennen lassen.
H<th. : in einem Ideinen. milieu im Walde gelegene Teiche unweil lxankel
ibei Lissa in Posen.)
CHLOROP:: rCÉES (excl. Conjuguées)
[cf N"- 35,37,41,44,46,47,51]
8. Chkorbatov L. A. — O novom organizme iz volvokso-
vykh : Chlaniydosphaera Korsçhikowi Sclikorbalow nov. gen.
— 78 —
et spec. [De novo organismo Chlamydosphaera Korschikowi
Schkorbatow nov. gen. el spec. ad ordinem Yolvocales perti¬
nente]. ( Notulae Syst. ex Inst. Crypl. Hord Bot. Petropolilani,
2, 2, p. 17-18, Petrograd, 1923. )
Description et diagnose d'un nouveau genre de Volvocales :
Cu î. am v dos p h a eh a gen. n. — Coloniis sphaericis, ri '.vide agitatis; 15-3 b p
diam., mettent Unis, e cellulis 8. non firme consociatis et leviter in complexes
e l-’t cellulis constitntos dissolventibus. Cellutae solitariae-ovoidcae 6 a lut. et
10,5 p long., membranam plus minusve dense applicatam praelientes. Polo
a nlieo apice lirai i no, eiliis binis. 2-: 1,5-plo longitudinem cellulae superantibus ;
vacuolis contractilibus binis : nucleo diametro ad 1/3 longitudinis cellulae
breviore, nucleolo praedito : chlorophoro singulo pateraeformi. stigmate magno
rubro (laterali) donato : pyrenoidibus non conspicuis. Propagatio e cellulae
divisione in 8 cellules filiales, quae jam Ultra cellulam matricalem inclusae
colon, am novam formant. Sola species Ch. Korschikovi ScJikorbaloiv sp. nov.
llab. In vaso vitreo, aqua pulrida e flumine Lapan prope opp. Charkow.
9. Crow W. B. — Dimorphococcus Fritschii, a new colo¬
nial protophyte of Ceylon. {Ann. of Bol.. 33, pp. 141-145, 1923
Description, ligure et diagnose latine d un nouveau Dimorphococcus, avec
remarques sur sa position systématique.
Dimorphococcus Fritschii sp. n. — Coenobio magno. ellipsoido, regulario.
denso coenobiis secondariis quaternarum cellularum compositis uniquoque
certa ’vagina gelatinoSa circuit, cl, tso : cellulis cuisque coenobii secondarii bini
et valde dimorplwsis, liis duobus cordatis. illis duobus inter liaec cyhndratis et
paulo intas curvatis. Cellulis positis in pedunculil, lirevibus atque tenutbus,
lasciniis parvis ad punctum ubi fixatae surit provectis. Coenobio 85-100 plongo,
7 0-00 p lato. Cellulis 12-10 p altis. cellulis cylindrutis 5-6 p lotis.
Hab. In aquis dulcibus magnis. Insula Ceylonica.
10. Crow W. B. — FreshwaterPlankton-Algae front Ceylon.
(Joiu-n. of Bol.. 61. pp. 110-114, 138-145, 164-171, April 1923).
Ciste de Mÿxopkycées et de Chlorophyeées récoltées à Coylan. t ne
espèce Scenedosmus tropicus. et une forme Arthrodesmus Incus Ehrb. Tonna
triangularis, sont décrites comme nouveautés.
Scknedesmus tropicus sp.ii. — Ctcnoliio subquadrulo perforato, k-cellulario,
cellulis biconvexis, maximu latitudine ad parue tertiam partem longitudinis, ad
apices in/latis. cellulis terminalibus in spinas ad utramque fine,,, provectis ;
spinis extrnrsum récurais, tam longis quart, cellulae corpus cellulis inter se
haerentibus compressé pulvillis ; foraminibus angustis linearibus inter cellulas.
Chlurophoris singulis, singulis pyrenoidibus. Cellulis 31-33 p longis, raro
minoribus.
llab. in a tank, near Trincomalie, Ceylon.
11. Janet Ch. — Sur l’ontogenèse du Volvox aureus Ehr.
(C. R. Acad. Sc., Paris, 1923, 176, p. 997-999, 1 fig.)
Source : MNHN, Parii
— 79 —
L'A. décrit avec une extrême minutie le développement de ce Volvox qu’il a
suivi jusqu’à sou état final ( 1024 cellules), malgré les difficultés provenant de la
petitesse des cellules et de leur bombement. Une ligure explique le cours du
développement. — G. Hamel.
12. Svedelius N. — Zür lvenntnis (1er Gattung Neomeris
(Svensk Bot. Tidsk Upsala 1923, 17, p. 449-471, 9 fig.)
L A. a recueilli dans l'ile Karneserura, au N. de Ceylan, le Neomeris annu¬
lai, i Dickie. Il décrit son aspect, son anatomie et la cytologie des jeunes
rameaux, puis la formation des gamétanges. A ce propos il remarque que les
gamélanges qui semblent terminaux, sont eu réalité pariétaux ; par suite, la
classification d'Ollmanus et de Wille est artificielle qui divise les Dasycla-
dacées en 2 groupes : les Dasycladées à gamélanges terminaux et les Borne-
ellées à gamétanges pariétaux. Cette classification a aussi le défaut de séparer
des genres très voisins comme Batophora et Dusyclàdus. Avec Pia, l'A. propose
le groupement suivant :
1| Dasycladées (rameaux plusieurs fois ramifiés et verticillés ; faible
calcification ; absence d'écorce à facettes) A) nombreux gamétanges pariétaux
sur chaque branche.- Balophora. B) un seul gamétange, apparemment terminal :
Chlorocladus et Dasycladus.
2| Néomérées (rameaux ramifiés une seule fois ; une écorce à facettes,
fortement calcifiée) A) nombreux gamélanges pariétaux sur chaque branche:
Bornetella. Bl un seul gamétange, apparemment terminal : Neomeris et Cymo-
Puis vient une étude cytologique du gamétange où l'A. montre que tous les
noyaux que l'on rencontre dans un kyste proviennent d'un seul noyau qui est
celui de la cellule primitive du rameau. Il étudie ensuite la structure de
l'opercule qui ferme le kyste et la dichotomie tératologique d'un gamétange lui
permet un rapprochement avec le genre fossile .tnlhraeuporella.
Dans une seconde partie, l'A. donne la répartition géographique des
6 espèces du genre qui toutes habitent les mers tropicales. Une carte montre
qu'on peut les diviser en deux groupes: 1) gr. Atlantique (Antilles). 2) gr.
Indo-Pacifique, qui ne se compreuneut qu'en admettant une répartition diffé¬
rente des terres et des mers autrefois, entre les deux Amériques. Cette idée
sera reprise dans un ouvrage prochain sur la répartition géographique des
algues dans les mers tropicales. — G. Hamel.
1 3 . Troïtzkaia O. V. — ü taksonomitcheskoï znatcheni
zelertoï vodorosli Pediastrum integrum Naeg. [De signillca-
lione taxonomica Pediastri integri Naeg. notula]. ( Notulae
fit/ st. ex Inst. Crypt. Horti Bot. PetropoUtani, 2, 3, p. 24-29,
Pelrograd, 1923. [en russe, avec rés. latin].
l£u suivant le développement des colonies de Pediastrum Boryanum (Turp.)
Menegh., l'auteur a constaté qu elles acquéraient les caractères du Pediastrum
integrum ; celle dernière espèce, u'aurait plus dès lors que la valeur d'une
Source . MNHN, Paris
forme évolutive. La variété scutum Racib. du P. integrum serait un stade évolutif
d’un autre Pediastrum. — P. Allorge.
CONJUGUÉES
[cf N° 40]
14. Borge O _ Beitrâge zur Algenflora von Scliweden. 3.
(Arkiv fôr Botanik, 18, LO, 34 S., 2 Abb., 2 T., Stockholm 1923.)
The présent work is a list of Swedish Algae which the aulhor has
determined more or less occasionally during several years. Many common
forms are omitted, only new or rare Algae as weil as more noteworlhy
localilies being montioned in the présent paper. The System is mainly
according to the « Kürleckning dfver Skandinaviens vâxter 3. Algae » Lund
1912. On the whole about 350 species are deall with, and many interesting
facts as lo their systeraalic position and their geographieal distribution are put
forward. The following new species and vàrieties are described :
Tapinothrix ml-cicoi.a n. sp. — Filis 50-100 y- longés, basé 1,5 y crassis,
varie curvatis, sparsis v. irregiilariier gregariis. intra thulium gelatinosum
algarum nidulantibus -, trichomatibus ad genicula non constrictis : vugina tenui,
cellulis diametro 2-4 plo longioribus, contenta homogenèo.
Cosmarium PAUcieitAKf latum n. sp. — C. minutissimum, tant longum
quant latum, profunde constrictum sinu mox ampliato semicellulis elliplicis,
dorso rectis, lateribus lateribus laie rotundatis, media verruca magna instructis,
e latere visis fera circularibus, e vertice visis ellipticis. Membrane in angulis
semicellularum granulis mmutis ornata, cetera glabra. Long. 13 y. lat. 12-13 y
crass. 0,5-8 y, lat. isthm. 4-5 y.
Cosmarium scopulorum n. sp. — C. parvxim diametro, 1.1-1, 3-plo. longius,
média profunde constrictum incisura hnearl angusta. semicellulae e basi recta,
ad medium dilatalae lateribus rectis vel levier convexis ab hoc loco angustatae
lateribus rectis vel plus minus relusis, apice trimcate rectae vel levissinle
retusae, a latere visae ellipticae, e vertice visae ovales ulrinque leviter tumidae.
Membrana glabra. jXuclei amylacei singuti, long. 16-20 y, lat. 14- 16 y, crass.
8,5-3 y, lat. apic. 4-4,5 y, lut. isthm. 5,5-6 y-
Seeuedcsmus arcualus l.einm. var. disjoNCTBS n. v. — Cellulis diametro
1,8-2,8-plo longioribus apicibus attenuatis, illi ejusdem seriei disjunctis, long,
ccll. 10-18, 5 y, crass 4, 5-8, 5 y.
The following species are ligured, the author's drawing being as alwavs
extremely beautiful and accu rate ; Ductylococcopsis rhaphidioides, Tapinothrix
mUcicola, Cosmarium elongatum, formosulum, garrolense, inconspicuum-
monoliforme f. panduriformis. norimbergense f. elongata, obtusatum. paucigrw
nulatum, pseudarctoum v. trigonum. pseudoholmii, scopulorum, tinctum, umbili-
catum, Euastrum verrucosum v. rhomboideum, Micrasterias angulosa, Spondy-
losium planum, Stauraslrum cuspid aluni , glabrum, margaritaceum, paradoxum,
pseudopelagicum, Iteinschii, sexcostalum v. productuni, Pediastrum integrum,
Bulbochaete nana. — K. Munster Strôm.
15. Roll J. V. — Novy vidy i formy desmidievykh
vodorossleï naidenny v Arkhangelskoï i Olonetzkoï gub. [Des-
Source : MNHN, Pari.
— 81 —
midiaceae novae in gub. Archangelskensi et Olonetzkensi
inventae]. A ’otulae Syst. ex. Inst. Crypt. Ilorti Bot. Pelropo-
lilaiü 2, 3, p 36-46, fig. 1-17, Petrograd, 1923).
Descriplion el diagnoses des espèces et variétés nouvelles suivantes :
Gonatozygon pilosum VVolle var. LOncipii.hu Roi n. vtr. A forma typica
dimensione spinarum ( 10.5-15 « longit .) ri upicibus inflatis raide di/ferl.
Spinae densae ad apicem attenuatàe. Long. 2 25-295 y, lai. a pic. cell. 15,5-
hi.5 y- Hab. in flum. Teleka (raro) prov. Olonetzk.
PkNiuM capitatum sp. n. — Cellula cylindracea, in 'media parte paulo
in/lata, dia métro 3-kplo longiore. Apex obtusus certe in fiat us. Membrana
colorala, pallidorluteolo-fuscescens, dense granulosa. Chromatopiiorum in
ulrtirjlie semicellula, 3 pyrenoidibus praeditum. Long. 39-Ù5 a., lut. 11-13 y.,
lai. ap. 10-11 y.
Hab. in palad. turfosis, circa Sial. Iliulog. Kowdenscm (circa Kowda, prov.
Archàngelsk).
Closterium capitatum sp. n. — Cellula valde tenais, diametro kO-plo
I i-igiore, apices obtusi, cupitati, I éviter intrQ-curvalae. Membrana laevis, colo-
i,i tu. pallido-luteolo fuscescens. Ckromatophorum u.iicoslatiiiii. eu ni fi-8 pyrc-
iinidibus in utraque semicellula. Locelli apicales cum 1-2 corpusculis. Long.
■J'Ji-302 y, lat. 7,5 y.
Hab. in palud. turfosis (parce), circa Stat. Biolog. Ko.vdensem (prov.
trchangelsk).
Closterium truncatulum sp. n. — Cellula fere erecta, interdum curvata.
! h u métro 12-13-plo longiore. Apices rolundati. Chromatopiiorum costatum cum
i-IH pyrenoidibus in utraque semicellula. Membrana glabra, colorala, liileolo
fuscescens. Locelli apicales cum 1-2 corpusculis. Long. 290-kl 5 y. lui. 21,5-28
Int. apic. 13-15 y.
Hab. in palud. turfosis. circa Sial. Biol. Kowdensem (prov. Archangelsk) et
in lacu Karsino {prov. Oionetz).
Closterium recurvatum sq. u. — Cellula conspicue curvata. ad utrumque
polum leviler attenuata, diametro 30-plo longiore Membrana laevis, colorala.
luteolo-fuscescens. Chromatopiiorum bicostatum, cum 7 -12 pyrenoidibus in
utraque semicellula . Locelli apicales cum 1 mugno corpusculo. l.ong. 2k8-3k5 y,
lui. 9-11 y. lai. ap. 7,5-8 y.
Hab. in palud. turf. ( ropioiei cire u Stat. Biol. Kowdenscm (prov. Archan¬
gelsk ) el in lacu Karsino {prov. Olonetzk).
Pleurotaenium insigne sp. u. Cellula maxime longa, aube tecta, ad
basim semiceUulae vix inflata, diametro 23-plo longiore. Apices obtusali.
subrotundali, granules (ad 20) coron ali. Membrana laevis, a basi usque ad
apicem semiceUulae undulatu. Long. 725-730 y, lat. 31-32 y, lui. ap. 2b y.
Hab. in palud. turfosis. circa Sial. Biolog. Kowdeusem (prov. Archangelsk).
Pleurotaenium baculifeuum sp. n. — Cellula oblonga. ad basim semicel-
lulae vix inflata, diametro 22-2 h-plo longiore. Apices obtusali, parvis granulis
i ad 8l coronati. Long. 7)0-760 y, lat. 32-33 y, lat. apic. 29 y.
Hab. in flum. Teleka (prov. Olonetzk).
Pleurotaenium Alexenkii sp. n. — Cellula longa, maxime tenais, ad apicem
attenuata et ad basim semiceUulae vix inflata, diametro 36-iO-plo longiore.
6
Source : MNHN, Paris
— 82 —
Apices obtusati, laeves. Membrana laevis, incolorala, ad basim vix uildulata.
Long. 515-5 40 p, lat. 13-15 u, lat. apic. 10,5 a.
Hab. in laça Malinoivoje, circa Sial. Biolog. Koivdénsem { prov . Archang).
PCeukotabnium SEMi-i^KuuL*TUM sp. n. — Cellula magna, diametro 15-plo
longiore. Apices obtusi, vix rotundati. Membrana colorata. pallido-luteolo-
fuscescens, punctata. in parte inferiore andulata. Long. 660g, lat. bip, lat.
Hab. in / htm . Teleka {parce), prov. Olonetzk.
Tetmemorus laevis Rails var. Major n. var. — A forma typica dimensionibu,
majoribus et apicibus breviter attenuatis di/fert. Long. 216-220 u., lat. 50-52 g.
lat. isthm. 45 p.
Hab. in palud. turfosis circa Stat. Biolog. KoWdensem {prov. Archangelsk).
Micrasterias M ahabulesheva rensis Hobs. var. Kowdensis n. var. — A
forma typica dimensionibus minoribus, lobis lateralibus minus laciniatis
di/fert ; loin ad marginem sérié spinarum praediti. Long. 115-160 p, lat. 108-
155 p, lat. isthm. 20,5-21 p, crass. 90 p.
Hyalotiieca vkbrucosa sp. n. - Cellula in media parte isthmo congpicuo
praedila. diametro 1 1/2-2-plo longiore. Membrana verrucosa. Chromalopliorum
7-radiulum. Fila mentis Ion gis. Long. 20-25,5, lat. 15,5-17 p.
Hab. in fluni. Teleka {prov. Olonetzk).
Sponbyi.osium ok.natum sp. n. — Apices cellularum rotundati. isthmus lotus,
semiccllulae ovales, in media parte verruca magne et verrucis arcualim dispo¬
sais praeditae. Extere latera 3 verrucis autem donata. Long. 12-1 4 p, lat.
10-12 p.
llab. in lacu Malinowoje, circa Sial. Biolog. Koivdeiisem {prov
Archangelsk).
L'A. décrit, en outre les formes nouvelles suivantes :
Closterium abruptum West var. angustatum Sohmildle f. minor ( n.,
Tri placeras gracile Bail. I. Komdensis In. Pleurotaenium Ehrenberguii De By
var, eloifutum West f. lata f. n Xanthidium anlilopaeum ICuetz. var. polyma-
zum Nordsl. f. granulata f. n., Arlhrodesmus Incus Hass. var. extensus f.
minor f. u.
CHARACÉES
IG. Offner Jules. — Communication d’une lettre de
M. James Groves sur la découverte en France du Tolypella
hispanicaNordst. {Bull. Soc. bot. France , 70, 77-79, Paris, 1923.)
M. J. Groves annonce qu’il a recueilli le Tolypella hispanica Nordst., dans
la presqu’île de Giens, au sud d'Hyères (Var). Il donne une liste de toutes les
localités où il a été récolté et un tableau comparatif des dimensions des
oogones qui différent beaucoup comme forme et comme grandeur. — G. Hamel.
17. Vilhelm Jan. — Die geographische Verbreitung der
bôhmischeu Charopliyten. Hedwigiu. 64, 3-4, p. 164-174,
Dresden, 1923).
Augmentée par les recherches de I A. de 6 unités (2 espèces et 1 sous-
Source : MNHN, Paris
espèce nouvelles pour la science, Chara IJippelliana, Ch. bohemica et Ch.
pan non ica et 3 espèces nouvelles pour la Bohême, Tolypella proliféra, Ch.
intermedia, Ch. delicatula), la flore charologique de ia Bohème comprend
'> Nitella, 2 Tolypella, 1 Tolypellopsïs et 18 Chara. Les Ch. foetida et Ch.
fragilis sont très répandus sous de nombreuses formes : le Nitella opaca est la
Mus répandue des-Nitelles. L A. signale, avec la disparition des stations qui leur
rouviciiuent, la raréfaction rapide de plusieurs espèces ; certaines, Ch. Brauaii,
par exemple, voient au contraire leur aire s'étendre. Aucune Characéc n'a
encore été rencontrée dans les lacs d’altitude du Bffhmerwsld et des Monts
des Géants, alors que dans les Alpes, par ex., on en récolte au-dessus de
O00 m. 'Xrès sensibles à la contamination des eaux, les Characées peuvent
-apporter, par contre, des concentrations minérales élevées; deux espèces
li.ilaphiles existent eu Bohème, Chara canescens et Tolvpella glonierala. —
P. Allorge.
DIATOMÉES
[cf. 36]
18. Federle, E. — Surirella prodùcta. Eine nette Dinto-
i iceeiiarl aus dent Erzgebirge ( Hedwigia , 64, 3-4, p. 190-191,
Hiesden 1923).
Description et ligure d'une Diatomée nouvelle, Surirella prodùcta.
Sl'birella PRoni'CTA. Laenge : 230-300 p, Breite : 56-68 p, Rippen : l.h-
nufiO p. Die Schalenseite ist verlaengert elliptisch-lanzettlich. Die Enden
" l long vorgezogen, gelcopft. Bas obéré Ends getvoenhlich éliras breiter als
x verjaengte untere. Die Pseudoraphe ist sehr schmal. Die Rippen sind
"Itig. in der Mille parallel. an den Enden leicht slrahlend und niihern
h faut ganz der Mittellinie. Die Flügel sind deutlich. Die Giirtelseite ist
chleckig, an der Enden abgestutzt mil abgerundeten Echen.
Hab. in seichten, Wassergraeben, Gebirgsueudorf, Bezirk Bruex in
liühmen, ait. 747 m.
PHÉOPHYCÉES
[cf 30, 48, 50. 54]
19. Gard, m. — Sur l’état sexuel du F tiens ceranoides L.-
ttull. Soc. bot. France, Paris, 1923, 70, p. 294-296).
Cette note complète un travail antérieur [Le E. ceranoides et les hybrides
d-ms le genre Fucus. Bordeaux, lmp. Desloul, 1916). L’A. a étudié des échan-
'i i ms de provenances multiples, depuis le Spilzberg jusqu'au Portugal (Norvège,
1 sse, Irlande, Allemagne, en France: Fécamp, Port-en-Bessin, Granville,
■ inl-Malo) et partout ce Fucus est dioique, ce qui montre le peu d’influence de
1 latitude. A Dipppe, on trouve, depuis 1820, un mélange d’individus mâles,
1 'elles et hermaphrodites. Dans la seule baie de Réville, on le rencontre
loujours hermaphrodite. — G. Hamel.
— 84 —
20. SauvageauC. — A propos de quelques Fucus du bassin
d’Arcachon. (Bull. stat. biolog. d’Arcachon, 20° année, p. 21-
137, 24 fig., Bordeaux, 1923).
Ce mémoire est la suite de celui publié eu 1903 (Sur deux Fucus récoltés à
Arcachon [Fucus platycarpus et F. Marias. Bull. stat. biolog, d’Arcachm,
12« aul. Il compreud quatre chapitres ou sonlétudiées 4 espèces : /• . platycarp, s
Thur., F. dichotomus Sauv., F. lutarius Kuetz., F. vesiculosus L.
Chap. l.-L'A. étudie le F. platycarpus à Tanger, à Cadix dans la ba -
d Algcsiras et à Ceuta. Les deux stations extrêmes sont probablement Algesir >
et Ceula. 11 ne semble pas pénétrer dans la Méditerranée, mais il réapparu t
dans l’Adriatique Où on l’appelait autrefois F. virsoides.
Chap. 2. -Le F. dichotomus est une espèce nouvelle (Cf. C. R. Ac. des
T 160 1911 qui croit sur les pieux et les brandes du bassin d’Arcachon, près ■ u
cap Ferre I , vers le niveau inférieur du F. platycarpus et vers le niveau sup
rieur du F vesiculosus. L’A. décrit successivement les stations où il vit, s. n
aspect général, son étal aux diverses saisons et il donne la diagnose suivante
Fr fis nic.iOToMis Sauv. -Plaute en toulfe atteignant 30 cm., fixée par mi
disque étroit. Fronde mince, flabellée, plane ou tordue, ou spiralee, large e
3 à 5 mm, sans aérocystes, ramifiée dichotomiquemenl suivant un angle ai; u
et dans un même plan, à pousses advenlives souvent nombreuses, surtout da: s
la région inférieure réduite à la nervure dénudée et plus ou moins épaisse ;
cryptes pilifères limitées à la marge chez les jeunes pousses, puis irrégulièr -
ment réparties sur les frondes adultes. Fructification terminale, simultam
estivale. Réceptacles cylindriques, parfois bifides, de 12 à 15 mm. sur 5 à / mn
amincis et aplatis à leur base, à conceptacles hermaphrodites, à osliole léger -
ment saillant d'où sortent de longs poils.
Plante annuelle, périssant entièrement après la fructification estivale, u
périssant partiellement et produisant alors une seconde fructification automn. •
sur ses pousses adventices, ou conservant seulement un court moignon basilai c
dont les pousses adventices pourront fructifier l'année suivante. Des individus
issus des germinations estivales fructifient aussi à l'automne.
L A. rapporte au F. dichotomus? var. arcassonensis. Sauv. la variété décri ■
autrefois sous le nom de F. lutarius ? var. arcassonensis Sauv.
Chap. 3. -L’A. a déjà longuement étudié le F. lutarius dans son prenu i
mémoire ; aujourd’hui il décrit le F. lutarius des îles Chausey où Chauvin le
recueillit pour la première fois cl où il est toujours stérile. Il analyse eusu
les mémoires où Mrs S.-M. Baker lOn the brown Seaweeds of lhe sali Mars
Journ. of Linn. Soc. 49, 1912) puis Mrs S.-M. Baker et M.-H. Blandford I
Part. 2 ibidem. 43. 1 9 1 ti t oui étudié les Fucus vivant dans la vase sans être fix
sur un corps solide. Enfin il discute les alfinités supposées du F. lutarius
en donne la diagnose suivante :
F. lutarius Kuel/.. nom. nud. (Tab. phycol,, vol 10, 1860, p. 7 et pl 1
Plante non fixée par un disque, partiellement envasée, longue de 5 à 20 en
parfois jusqu'à 50 cm. et souvent stérile produisant sur sa base dénudée, ou
des points variés, de nombreuses pousses advenlives mulliplicatrices. Fronde
tordue ou spiralée, dont le nombre des tours de spire augmente avec la dessina-
Source : MNHN, Pari
— 85 —
lion, dicholome, large de 3 à 8 mm.; le plus souvent 4 mm., sans aérocystes,
pourvue de cryples pilifères, les unes marginales, les autres éparses. Fructiü-
c .a l i cm terminale, rare et surtout printanière, ou constamment absenle. Récep-
i; .-les allongés, oblongs, dans le prolongement des segments de la fronde et à
i, aie plus larges qu'elle, turgescents sans renfermer de gelée, longs de 1 à
, cm , souvent 3 cm., généralement simples, parfoi; bifides ; longue touffe de
poils sortant des conceplacles ; conceptacles renfermant uniquement (toujours ? |
des oogones n'arrivant pas à maturité.
Cliap. 4. -L’A. discute d'abord les idées de Slomps (Etudes topographiques
r la Variabilité des F. vesiculosus L.. plalycdttàus Thur. et ceranûides L. ;
Inst, bol Léo Errera, 8, Bruxelles, 1911) et démontre que la sexualité des
ceplacles et l'existence des vésicules aérifères sont des caractères suffisam-
ni constants pour établir des délimitations spéciliques. Vient ensuile une
inde sur le F. aiillaris J. Ag. oit sont ligures et décrits les types conservés
,. x l lierbier de J. Agardh puis les échantillons recueillis par I A. lui-mème
d ms la baie de Cadix. Il établit eusuile une comparaison entre le F. axillaris
le F. vesiculosus et conclut que la délimitation entre les deux espèces est difii-
à tracer. Enfin 1 A . étudie le /■'. vesiculosus et remarque nolamment qu'il
sente au printemps des réceptacles d’une autre taille et d'une autre forme
n , i n été et en hiver. — G. Hamel.
FLORIDÉES
[cf N»* 24, 29, 31, 32, 33, 38, 39, 48, 49, 52]
21. Bruehl Paul and Biswas Kalipada. — Commentationes
i ,'ologicae II ; On a species of Compsopogon growing in
ngal. iJourn. of Deparlm. Sc., Calcutta Univers. 5, 6 p.,
i ni., Calcutta, 1923).
L'A. a trouvé plusieurs fois dans des étangs, à Calcutta, de décembre à
: ' ici-, un Compsopogon qu'il rapporte au C. caeruleus Mont. Il décrit son
, son anatomie consislant en un filameul axial entouré dune corlicalion
petites cellules, puis ses organes reproducteurs composés de microsporan-
- cl de macrosporanges qui douuenl tous deux des aplanospores sphériques
3-4 p et 6-10 p. — G. Hamel.
22. Grubb Violet M. — The attachments of Porphvra
thilicalis (L.) J. Ag. (Ann. of Botany, 37, p. 131-149, 1 PI.,
S lig. London 1923).
L'A. partage l'opinion d’Harvey et pense que les trois variétés : linearis,
■ I "a ris et laoiniata ne sont que trois formes de la même espèce, P. umbilicalis.
ni plante consolide sa fixation au moyen de rhizoides émis par les cellules de
iM- du thalle. Ces rhizoides sont étudiés soigneusement. Leur formation,
U r descente dans les parois, la manière dont ils se ramifient et sc fixent, le
i ii parenchymateux qu'ils forment en s'enchevêtrant et qui peut donner nais-
uu'e à de nouvelles frondes sont observés avec précision. Les filaments rhizoi-
ix se forment très tôt, lorsque la jeune plantule n’est encore lormée que d'un
; iii nombre de cellules.
Source : MNHN, Paris
— 86 —
Le Porphyra croit sur les rochers ; IA. l a observé, vivant sur un mor¬
ceau de bois ; : les rhizoides pénétraient dans les parties mortes. Dans un Fucus
serratus, ils s insinuaient entre les cellules et pouvaient pénétrer à leur intérieur
ce qui semble indiquer une action parasitaire. — G. Hamel.
23. Kylin Harald. — Studien liber die Entwieldungsges-
chiclite tler Floiideen. (Kungl. Smutm Velenskapsakademims
Handtingar, 63, U, Stockholm 1923. 4", 139 p., 82 text-figures.)
The results of detàiled investigations upon the hislorv ol' development in
a large number of Florideae are given. The following species were invesliga-
ted : -Intithanyiion plu mu lu, Apoglossum ruse, folium, Callithamnion Furcel-
lariae, Ceramium rubrum. Chondrus crispas, Chylocladia kaliformis, Cysto-
ct onium purpurascens. Delà séria sanguinea, Dumonlia incrassata, Euthorà
cris ta! a, Furcellaria fastigial,,. Hypoglossum Woodwardii , Laurencia
pinnahfida , Lemanea fluviutilis. Lomentaria clavellosa, Membranoptera alata,
Phycodrys sinuosa, Plocamium coccineum, Plumaria elegans. Polyides rolundus,
Polysiphoma ntgrescens, Plilota plumosa, Rhodomela subfusca, Rhodophyllis
bifida, Spermolhamion roseolum. Of course the detail work of thaï careful
au.hor >s bevond praise. and far to extensive lo be abstracted. Finally the
author gtves his opinions upon the systematie arrangement of the Florideae
The original division bySchmitxinto the lire orders : Nemaliooales, Cryplo-
uemiales, Ceramiales, Gigarliniales and Rhodymeniales holds good, and the
correct position of the Geiidiaceae is diseussed. The systematie crilrriac given
by the auxiliary cells and procarpiae of the four lastnamed are as follows •
1. Cryptonemiales. Auxiliary cells existing before the fecundation, no procarpiae’
2. Gigartiniales. Auxiliary cells existing before the fecundation. procarpiae
existing. 3. Rhodymeniales . Auxiliary cells existing before the fecundation
procarpiae existing. Ceramiales. Auxiliary cells are separated after thé
fecundation, carpogon braueges and auxiliary mother cells are United into
procarpiae. — K. Münster StrSm.
ALGUES FOSSILES
2't. Lemoine, Mme Paul. — Sur la présence de plages à
Lithothamnium à 18 mètres au-dessus du niveau actuel de la
mer. {Bull. Mus. nation. Hist. nat. p. 181-182, Paris, 1923).
LA. a étudié des échantillons de sable recueillis à 18 m. au-dessus du
niveau de la mer, à Sydvarauger (Norvège) et a pu identifier les débris d'algues
calcaires qu'ils contenaient avec le Lithothamnium soriferum Kjellm. qui vit
encore actuellement sur la même côte. — G. Hamel.
RÉPARTITION ET ECOLOGIE
2 >. Beauchamp P. de. —Quelques remarques de bionomie
marine sur les îles Chausey. (Bull. Soc. zool. France , Paris
1923, 48, p. 84-95,.
L A. note d abord la ressemblance de la faune et de la flore avec celles des
Source : MNHN. P
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côtes bretonnes. Il traite, comme il l'a déjà fait pour RoscofT et pour Bréhat,
des animaux et des algues ; notons ici quelques unes des particularités signa¬
lées pour ces dernières. L’archipel appartient tout entier au mode abrité et est
très vaseux. La zone des Fucacées est très bien développée et les Ascophyllum
sont particulièrement vigoureux ; à signaler dans la zone III le Codium. Bursa
.1 le C. adhaerens. Le point le plus battu est le rocher de la Corbière où se
trouvent quelques Nemalion lubriclim. Les Laminaires sont relativement peu
développées, notamment le .S. bulbosa ; elles forment des bouquets entre les
l'I o ridées [Sphaerococcus abondant). Les Zoslères sont soigneusement décrites,
•-urlout nu fameux Sacaviroo, où elles vivent à un niveau plus élevé. La station
. li bre du F. lutarius est ensuite étudiée. Les cuvettes sont peu abondantes et
!,.* associations des Cystosires et des grandes Floridées sont localisées à un
niicau très bas.
L'A. termine eu donnant quelques indications pratiques sur ce dédale
,1 i mploration si difficile que représente l’archipel des Chausey. — G. Hamel.
26. Boye Petersen Jobs. — Ont lysets indflydelso paa Alger-
nos Fordeling i Havct og deres Farver. ( Nalurens Verden 1923.
Kjobenliavn 1923).
A popnlar uccount of our présent knowledge of the influence of liglll on tbe
i -iribution of Algue in tbe sea, and on their colonrs. The different théories put
iorward since Oersted in 1844 published bis investigations upon the marine algal
régions are treated and also the recent investigations upon the relation beltveen
üght and tbe colour of Algae. — K. Munster Slri>m.
27. Chemin S. — Flore aîgologique de Luc-sur-mer et
environs (Ann. Sc. nat. Bot., 5, 94 p., 3 fig., Paris, 1923).
Après avoir décrit la région, FA. donne la liste des espèces recueillies,
lit par lui-même, soit par les algoîogues qui l'y ont précédé : Lamouroux,
li invin et Debray. Il énumère 208 espèces se décomposant en 17 Myxophycées,
F1 Chlorophycécs, 46 Fucoidées et 116 Floridées. Pour chaque espèce, l’A.
décrit la station on elle croit, son aspect, insiste sur ses organes reproducteurs
i note l'cpoquc où l'on peut les étudier. Parmi les algues les plus intéressantes
se trouvent : Prasinla Slipitata, Spkaeelaria bipinnata, Microsyphar Por-
phyrae. Diciyota ligulata. Chanlransia endozoica. Naccaria hypnoidcs,
inreocolax Polysiphoniae, Colacolepis incrustons. Ces algues sont nouvelles
pour la région et plusieurs pour la flore française. - G. Hamel.
28. De Toni G. B. Forti A. — Alghe di Atistralia, j cû
Tasmania e Nuova Zelanda raccolte dal rev. dott. Giuseppe )
Capra nel 1908-1909. Ment. Reale Istituto Veneto Scienze,
Lett. ed Arti, 29, 3, Venezia. — Ferrari, 1923, 183 p. in 4°,
10 pi.)
Après un historique des recherches algologiques dans les pays indiqués et
quelques considérations sur la répartition des genres, les A. donnent la liste
des espèces recueillies. Chacune d’elle est suivie de notes descriptives et
Source : MNHN, Paris
— 88 —
comparée avec les exsiccata, de sorte que cet ouvrage qu’accompagne une
bibliographie extrêmement complète, sera une source précieuse de renseigne ¬
ments pour les algologues qui voudront étudier les algues du Pacifique. 125
Floridées, 46 Fucoidées, 27 Cklorophycées, 15 Myxophycées, 205 Bacillariées
et 2 Nilella sont analysés. Le travail est suivi de 10 belles planches où sont
reproduites 57 photographies d'algues. — G. Hamel.
29. Du Rietz G. E. - Porphyra linearis Grev. vid Norges
vastkust. (With a résumé in German). ( Botaniska Noliser 1923,
p. 141-148, Lund 1923).
Porphyra linearis vvas l'onnd by th.e author forming zonale associations on
exposed rocks on the Fedje and Stolinen Islands in western Norway. This
species l’ormed a zone about 3-7 l'eet high above the P. umbilicalis zone, and
perished as soon as in May. This is probably the reason of this association
being hillierto unkuowu, ihongh undoubtedly common on exposed rocks in
western Norway. The author regards P. linearis as a valid species, and not as
a mere form of P. umbilicalis P. Iiiemalis Ivylin is |conforming with Kylin's
présent views) regarded as a lorni of the présent species. — A’. Munster Strôrn.
30. Goor A. C. J. van. — Die hollandischen Meeresalgen.
( Werhandelingen Koninklijke Akndemie van We/enschappen
le Amsterdam. Amsterdam, 1923, 2 de Sectie, 23, 2, 232 p,
1 Fig., 8 Tabellen).
L’A. note d'abord les travaux antérieurs sur les algues marines de la
Hollande, puis il décrit la côte, étudie les marées, la salinité et la température
de l'eau, le climat. 11 donne ensuite la liste des espèces recueillies ; chacune est
longuement décrite, sa station et sa distribution géographique soûl soigneuse¬
ment tnolées. Les descriptions des Enteromorpha et des Cladophora seront
utilement consultées par tous les algologues. L’A décrit une espèce nouvelle de
Fucus iNTBRMBDius nov. sp. — Frons coriacea, non submeinhraneacca. medio
non evidenter costata. plerumque dichotoma. interdum aliquomodo monopodia-
liter ramosa. fera semper plus minusve spiraliter torta. evesiculosa raro
indefinite inflata interdum in fente in stipitem pHformem abiens. Receptacula ad
1 4 mm. lata et ad 3't mm. Tonga, saepissime obtusissima, interdum fere
rolundata. interdum subacuta, saepe furcata. Scaphidia hermaphrodita a ut
dioica. Forma typica transitionibus Itinc cum Fuco vesiculoso, illinc cum Fuco
platycarpo conjuncta.
Puis l'A. note les mois où il a récolté des échantillons fructifiés, il décrit
les associations de la région littorale (A. des Fucus, des Polysiphonia-
Chaetomorpha, des Enteromorpha : une A. pure d'Urospora] et de la région
sublitlorale |A. des Laminaires, des Zostèresl. Les bouées et les navires, les
pierres constamment immergées, les algues flottantes sont ensuite étudiés.
Un long chapitre, avec 6 tableaux, est consacré à la comparaison des
algues hollandaises avec celles de la Méditerranée, des côtes de France,
d’Angleterre, du Danemark, etc. et à leur distribution géographique dans le
monde entier. *
Source : MNHN. Pa
Cet ouvrage se leriniue par une clef des genres et une bibliographie 1res
complète. — G. Hamel.
3:1. Heitzmanowna Wanda. — Nowe stanowisko krasno-
rosta Ceraiftothanïnîon Codii Richarwzatoce gdanskiej. [Ceramo-
ihamnion Codii Richards in the Gulf of Dantzig] Acln Soc.
Botan. Poloniae, 1, p. 93-96, 1 fig. Warszava, 1923. [Rés. en
anglais].
L'A. a trouvé le Géra math amnio n Codii Richards dans le golfe de Dantzig'
Celle algue qui n'était encore connue que des Bermudes, était fixée par des
rhizoides sur de petits échantillons de Ceramiiime.tdePolysiphonia. — .1/. Denis.
32. Lemoine, Mme Paul. — Mclobésiées recueillies à Roc-
Icall par la croisière Charcot en 1921. (Bull. Mus. nation. HtsL-
nat ., p. 405-406, Paris, 1923).
L'A. a déterminé les échantillons proMmanl de 1 ilôt de Rockall et y a
reconnu ; lithothamnium polymorpham. lithophyllum lickenoides, Lithophyl-
lum i Dermatolithon) hapalidioides. Sur les pieds à'.llai-ia vivait le Lithophyl-
tum (Dermatolithon) pustuldtum. La présence du !.. lichenoides semble indiquer
que les eaux y sont moins froides que dans les iles du nord de la Grande-
Bretagne. — G. Hamel.
33. Lemoine, Mme Paul. — Répartition des algues calcaires
dans la Manche occidentale, d’après les dragages du Pourquoi-
Pas ? [Bull. Mus. nation. Hist. nat., p. 462-469, Paris. 1923).
Ce travail débute par une étude sur la répartition en profondeur de
I ensemble des algues recueillies dans 46 dragages effectués par le Ct Charcot
entre 15 et 150 m. Puis l’A. donne une liste où chaque espèce est étudiée
soigneusement : Lithothamnium Lenormandi. L. Sonderi, !.. calcareiim, /..
polymorphum, Lithophyllum hapalidioides, Melobesia farinosa, Epilithon
m cmbranaceum .
Dans ses conclusions, l'A. indique que les Mélobésiées sont abondantes
jusqu'à 30 m. ; au-delà elles diminuent en nombre et les thalles sont très minces;
aucune espèce ne dépasse la profondeur de 45 m. L'A. donne enfin la réparti¬
tion géographique des espèces recueillies et remarque que les espèces épiphytes
ont une tendance, dans les profondeurs, à devenir saxicolcs. — G. Ilamel.
34. Lyle L. — Distribution of the marine Flora of the
Channel Islands compared vvilh that of the coasts of Western
Europe, i Journ. of Ecology , Cambridge, 1923, 11, p. 77-92 1 .
Après avoir donné la bibliographie, l’A. indique dans un loDg tableau les
à 7 5 espèces et variétés des iles Anglo-normandes et note leur répartition en
Angleterre, sur nos côtes occidentales, de la Belgique à 1 Espagne et leur
distribution générale en Europe. - G. Hamel.
— 90 —
35. Oye Paul van. — Zur Biologie von Trentepohlia auf
Java. ( Hedwigin , 64, 3-4, p. 175-189, Dresden 1923).
Deux espèces <!e Trenlepolilia sont surtout répandues à Java, les T. aarea
(L.) Mari, et T. arhorum (Ag.| de Wild. ; c’est cette dernière, la plus commune,
que 1 A. a étudiée au point de vue biologique. Les principaux laits qu'il a pu
mettre en évidence sont les suivants .- la répartition locale de cette algue
épipnyle est principalement sous la dépendance Je la lumière comme le montre
sa localisation sur les branches et les parties des troncs les plus éclairées. Le
développement du pigment rouge ( h é ni a I oeh ro ni e ) dépend aussi de la lumière
et peut être considéré comme une protection contre une lumière trop forte. Le
développement de l'algue débute avec la saison sèche et sa période de repos
correspond à la saison des pluies. Les Trentepohlia de la région occidentale de
Java sont surtout abondantes entre 200 et 600 ni. d’altitude, ce qui correspond
à une hauteur de pluie annuelle de 3.500 à 4.500 mm. — P. Allonge.
36. Pearsall W. H. — A theory of Diatoin periodicity
(Jour n. of Ecology, 11, 2, Cambridge, 1923).
L'A. rappelle que les Diatomées abondeut seulement dans les eaux douces
relativement riches en nitrates cl en silice, et dont le rapport des sels alcalins
(XaH-K) aux alcalino-ierreux (Ca-t-Mg.) est petit, inférieur à 1.5. L'A. rappelle
également que les nitrates et silicates sont très abondants dans les eaux
chargées de matières en suspension (silted wàlers). Comme celte teneur varie,
il doit y avoir une relation entre les périodes de hautes eaux (flood periods) et
1 abondai: e des nitrates et de la silice, c'est-à-dire, au point de vue biologique,
une corrélation outre les hautes eaux et l'abondance des Diatomées L'esseuliel
du travail de M. Pearsall consiste à établir l’évidence de cette corrélation, pour
les lacs anglais, les rivières, les étangs et même la mer. — M. Denis.
37. Puymaly A. de. — Adaptation à la vie aérienne d’une
Algue verte du groupes des V olvocales ( Chlamydomonas fungi-
cola n. sp.i. r. H. Acad. Sc„ Paris 1923, 176, p. 1739-1741).
L A. a récolté sur un l.enzitex ce Chlamydomonas à l étal de cellnles stériles
sphériques, la plupart on voie de division, enveloppées de gaines mucilagi-
neusos concentriques (stade Palmella ou Gloeocystis ). Le plus souvent, il se
présente sous l'aspeet de cellules ordinaires de Chlamydomonas, mais sans
cils. Quand ces dernières cellules se divisent, elles donnent 2,4, rarement
8 cellules-filles qui peuvent être biciliées et nvotiles ou ressembler A la cellule-
mère. Il y a là une adaptation à la vie aérienne qui rend éventuel et éphémère
le stade molile (habituel chez les Chl. aquatiques) et donne l'importance d'états
végétatifs aux stades habituellement transitoires. — G. Hamel.
38. Raphélis A. — Sur le Peyssonnelia polymorpha
(Zanard.) Schrnitz. Stations nouvelles. (Bull. Soc. bol. France ,
Paris, 1922 (1923), 69, p. 452-454 .
L'A. décrit les 2 stations de Marseille (Montredon) et de Cannes où ce P.
vit par 20 à 30 m. de profondeur, fixé sur un rhizome de Zoslère ou sur le Vida-
Source : MNHN. Pa
— 91 —
lia volubilis. Puis viennent une bibliographie complète et uue liste îles stations
françaises connues. - fl. Hamel.
39. Setchell W. A. — Dumontia filiformis on tlie New
England coast. ( Rhodora Bosion, 1923, 25, p. 33-37).
Le Dumontia filiformis a été trouvé pour la première fois, il y a 10 uns,
sur les rôles atlantiques do l'Amérique du Nord. L A. rite une localité nouvelle,
à Newport |Rhode Island), il décrit la station où il vit, note les époques de
récoltes et la présence des organes reproducteurs, puis compare l'appareil
fixateur et le mérislème apical de la plante américaine avec ceux de l’algue
européenne sans conclure à une identité complète. — - G. Hamel.
40. Strôm K. M. — The Alga-FIora of tlie Sarek Moun-
tains {Natunvissensckaft. Untersnçhung. des Sarekgcbirrj. in
Sclnvedisch-Lapplct nd , geleit. von Dr Un niherg, 3, Lief. 5.
Stockholm, 1923, p. 437-521, 7 fig., 5 pl. )
Dans une lr0 partie l'A. donne une liste des espèces recueillies, chaque
espèce étant accompagnée de notes sur son écologie, sa fréquence et sur sa
distribution en Suède. Sont étudiées : 1 Rhodophycée, 38 Myxophycées, 4 Flagel¬
lâtes, 7 Péridinicns et 27 'i Chlorophycées (comprenant 219 Desmidiéesl 1. variété
et uue espèce sont nouvelles :
Cosmamu.m TET K AO pur II A t.M i.M Bréb. var. pyisami datum a. v. — Di/fers from
tlie type in having ftatlened latéral margins. Il te semieeUs laaking disüncly
pyramidale or sub pyra midate. SemieeUs sometines wilh apical notcli.
Staurastiium iiauuurgii sp. n. (St. anatinum var. llVith four armsl
Strôm : Phylopl. Norw.Lakesl. — Cells large, about half as long us broad
with processes), moderalely constricled. sinus open at ar.ute angle. SemieeUs
in front view subtriangular and produced in long processes. A pi ce s of
processes r/uadrifurcate, processes furnislied with granules. Vertical view
h-radiale. granules covering processes in II -S annulae. Dctween hases of
processes, h emarginate ivarts, and tivo spines, eitber acule or emarginate. neur
tlie innermosl wart. Sise : long. 55 [A, lut. c. proc. l>6 ji. lut- istbni. Ht y
Puis l’A. étudie l'écologie, la biologie et la distribution des algues dans la
région, notant les associations qui varient aver l'altitude, ou avec le milieu (eau
courante ou eau stagnante, Sphagnelum, bcnllios marginal des laesi. Il donne
en particulier une liste de Desmidiées arctiques qui dépassent la limite du
Bouleau.
Vient ensuite le Phytoplanclon des lacs qui varie beaucoup, mais peut-
être rattaché à un type Arctique du plauclon Calédonien.
2e partie. The Plankton of Vassijaure, Torne Traesk and Katterjaure. —
L'A. indique les espèces observées, donne deux diagrammes dont l'un montre
un remarquable développement des Desmidiées à l’automne,
3 belles planches de Desmidiées et 4 inieropholog- terminent 1 ouvrage, —
G. Hamel.
41. Strôm K. M. — Snow Algae (Cryoplanklon) front tlie
Sarek Mountains. ( Natwwissenschaft. Untersuchung. des
Source : MNHN, Paris
— 92 —
Sarckgebirg . in Sehwedisch L appland, geleit. von Dr Hamberg,
3, Lief. 5, Stockholm, 1923, p. 522-524.)
Après quelques notes sur la physiologie et la biologie du Chlamydomonas
nivalis, l’A. analyse les récoltes étudiées où lurent trouvées: Chlamydomonas
nivalis, Chionasler nivalis, Ulothrix flaccida, Stigonema sp. — G. Hamel.
PLANCTON
42. Bjurull Hj. - Kvantitativ analys av nagra vegetations-
fargade sôtvatten. [With a résumé in Germait.] ( Botauiska
Noliser 1923, p. 229-303, Lund, 1923.) (With 2 figures.)
The author describes two instances of water-bloom. lhe one caused by
Selenastrum aciiminatum in an eutrophic bog, the olher from moats surroun-
ding a castle, consisling of Microcystis flos-aquae, Aphanocapsa delicatissima,
Scenedesmus quadricauda. Quantitative analyses were undertaken and the
numbers o!' specimens in each ccni. are stated. — K. Munster Strôm.
43. Griffiths B. Millard. — The Phytoplankton of bodies
of fresh water, and the factors determining its occurence and
composition. (Journ.of Ecology 11, 2, Cambridge, 1923).
Le Plancton est, pour l’A., l’association des organismes qui ont une exis¬
tence flottante, ou suspendue, dans l’eau, et qui tirent leurs aliments de l’eau
dans laquelle ils vivent.
Une élude d’un grand nombre de planctons prélevés dans une série de
lacs et d’étangs anglais, a permis à l’A. de tirer un certain nombre de conclu¬
sions parmi lesquelles nous retiendrons les suivantes. I.es facteurs qui, en
modifiant la composition de l’eau déterminent, par conséquent les caractères
de la microflore flottante sont surtout : la composition fondamentale de l’eau,
la présence de sédiments, l’existence d’une circulation verticale d’eau saison¬
nière, la présence de macrophyles submergés.
De nombreux détails floristiques et écologiques se rencontrent à toutes
les pages de ce travail. — M. Denis.
PHYSIOLOGIE ET CHIMIE
44. Bristol B. Muriel and Page Harold J. — A critical
enquiry into the alleged fixation of nitrogen by Green Algae.
[Ann. of Applied Biology, 10, p. 378 et seq.).
The work was undertaken in nrder to lest the resulls oblained by Wann who
claimed lo hâve show» thaï green algae were capable, in the présence of nitrate
and glucose, of assimilaling free nitrogen from the atmosphère. An allempl
was made to reproduce as nearly as possible lhe conditions which oblained in
Wanu’s experiment, lhe investigation being limited to four species of algae
grown on six solid media selected from among those used by Wann, and giving,
Source : MNHN, Pan
— 93 —
according to him, the raost striking results. The aulhors l'ailed to corroborale
Wann’s results, although the amount of growth obtained in lhe cultures was in
almost ail cases considérable, and in some luxuriant. The average percentage
recovery of nitrogen for the wholé experiment was for the cultures 99,28 °j„,
and for the Controls 99,25 °/0. The lact lhat these resulls are praclically the
same is considered lo be the slrongesl evidence that no fixation lias occurred.
Moreover, the metliod of Chemical analyxis used by Wann for media
coutainiug nitrates is shown lo be enlirely unreliable, and likely lo yield figures
which would give lhe appearance of fixation even when none had occurred. Since
it was only on media conlaining nitrate, and thus liable lo give faully results,
that Wann claimed to hâve obtained definite fixation of nitrogen, his results
must be regarded as enlirely inconclusive.
The Chemical methods used throughout lhe work were free from the
serious sources of error which obtained in those used by Wann. While it is
quite conceivable that green algae might assimilate almospherie nitrogen under
certain conditions as yet unkuown, there is so far no truslworlhy evidence thaï
they can do so. — Lily Iialten.
45. Coupin H. — Quelques remarques sur la locomotion
des Oscillaires. ( C . R. Acad. Sc., Paris, 1923, 176 p. 1491-1493).
L'A. a cultivé des Oscillaires sur du liquide de Iinop rendu semi-solide par
l'adjonction de gélose à 1 °/0, 11 a étudié leur locomotion qui se présente comme
une série d’alleis et de reculs dans le sens de la longueur. Il u v a aucun rythme
régulier, mais il y a synchronisme absolu entre les mouvemeuls des deux
extrémités d’une même hormogonie. Le mouvement pendulaire des extrémités
n’est pas toujours manifeste ; bon nombres d’espèces ne le présentent pas ;
d’autres, de temps à autre seulement. - G. Itamel.
46. Fromageot C. — L’assimilation chez les cellules vertes
et la structure du protoplasma (6’. R. Acad. Sc. Paris 1923, 177,
p. 892-894).
En plongeant des Ulves dans des solutions diversement concentrées de
glycérine dans de l’eau de mer, l’.-f. a constaté des courbes de respiration sensi¬
blement analogues à celles que Wurraser et Jacquot ont obtenues par l’action
de la chaleur. La photosynthèse exige une organisation beaucoup plus délicate
que la respiration ; celle dernière est, en effet, encore très notable après que
les cellules ont été plongées dans la glycérine même pure. D’autre part, les
Ulves traitées par de la glycérine à concentration supérieure à 45 °/0 absorbent
à la lumière une quantité d’oxygène presque double de celle absorbée dans les
mêmes conditions à l’obscurité (photo-oxydation de Wurmser et Jacquot!-
— P. ÀUorge.
47. Fromageot C. — Influence de la concentration en sels
de l’eau de mer sur l’assimilation des Algues vertes ( C . R. Ac.
Sc ., Paris, 1923, 177, p. 779-780;.
D’expériences faites sur l'Ulva .lactuca VA. conclut que l'intensité de la pho¬
tosynthèse varie très sensiblement avec la concentration du milieu. C’est la
Source : MNHN. Paris
concentration saline de l'eau de mer qui représente la concentration optimale
pour l'assimilation qui d'ailleurs est encore très notable dans l’eau pure. —
1>. Allorge.
48. Haas Paul and Russells-Wells Barbara. — On the
significance of the ash content of certain marine algae. ( Bioche -
mie. Journ. 17, p. 696 et seq., 1923.)
Ceramium. rubmm, Delesseria sanguinea, Delesseria alata, Polysiphonia
fastigiata. Plumaria elegans, Ascophyttum nodosum and Laminaria digitata
hâve been showu to contaiu calcium and probably sodium and potassium,
sulphaie in Chemical combination witli and organic complet in the form of an
elhereal sulphaie. The presence of such ethereal sulphates is eslablihed by
a comparison belween the araounts of sulphaie contained in the ash and in the
hydrolysed solution of the material concerned. For lhe purpose of comparison
a dialysed aqueous exlract was employeJ, although in some cases conclusive
évidence is furnished by an analysis of the weed itself. The elhereal sulphates
hâve their melallic constituent l'reely ionised but lhe sulphaie is masked by
being in combination witle a complex colloïdal aggregate ; lhey accordingly
belong to the group of colloïdal électrolyte? and as such hâve a measurable
conduclivity and exhibit osmotic phenomena. Attention is drawn to the occu¬
rence in lhe cell wall of a mucilaginous material haviug osmotic properties, and
the question of ils signiücance to lhe plant is thereby raised. — Lily Batten.
49. Maugenot G. — Sur l’amidon des Algues Floridées
(6’. H. Acad. Sc., Paris 1923 176, p. 183-185).
L'amidon des F., aux points de vue chimique et physiologique, se comporte
comme l'amidon typique. Les colorations iodées l'en distinguent légèrement.
Mais ses caractères essentiels sont d'ordre cytologique : au lieu de naître dans
les plastes, il se forme dans le cytoplasme avec la participation probable du
noyau. Ces caractères encore accentuées par certaines réactions spéciales
telles que le gonflement sous l’influence de la solution iodo-iodurée, montrent
nne différence profonde entre les deux corps. — G. Hamel.
50. Nadson G. A , Konokotina A. G i Burgvitz. G. K. —
Morski vodorosli kalc istotehnik polutchenia drojjei, jirov i
spirta [Les algues marines, source de levures, de graisses
et d’alcool]. Bull, du princ. Jard. bot. Républ. russe , 22,
Suppl. 1, pp. 52-56, Pétrograd, 1923) [eu russe avec résumé
allemand].
Les grandes Algues brunes ( Laminaria, Alaria, Fucus, etc.), si abondantes
sur les côtes de Mourmanie, de la mer Blanche et de la Sibérie orientale,
peuvent servir à la production de graisse et d’alcool commet le montrent les
recherches préliminaires de ces trois auteurs. C’est ainsi qu’ils ont obtenu de
l’alcool en ensemençant de l'extrait de Laminaria saccharina tant avec des
levures sélectionnées t Saccharomyees ellipsoideus, S. cerevisiae, etc. J qu avec
Source : MNHN, Paris
— 95 —
des levures provenant des frondes mêmes de celle Algue. L ' Endàmyces vennaits
semé sur Laminaire a donué, d’autre pari, des quantités appréciables de
graisse. — P • Allonge.
51. Prat Silvestr. — Vliv centrifugovani na II vdrodictyon
relicuiatum (L). Lag. [Effet de la force centrifuge sur les
cellules de l’Hydrôdictyon]. (Studies {rom ike PUuil physiài.
Labor. of Charles Unir. Prague 1923, 1. p. 89-96, 4 fig.j. [avec
rés. anglais].
En faisant agir pendant 15 5 20 minutes sur des cellules d ' HydroJdiciyon
une force centrifuge égalant 500 à 000 lois la force de la pesanteur, 1 A. a
constaté plusieurs faits intéressants. Le temps et la force nécessaires pour
déplacer le contenu varie avec la taille des cellules ainsi qu'avec leur âge et
leur nutrition. Dans les cellules âgées, allongées et jaunâtres, ainsi que dans
les jeunes cellules vertes, le coutetiu protoplasmique garde sa distribution
initiale. 11 suflit d'une force relativement faible pour eu amener le déplacement
dans les cellules allongées ,1-1 1/2 cm.) et vertes ; chaque cellule apparaît alors
incolore, avec une niasse protoplasmique d’un vert sombre à l’une de ses
extrémités. Mais la redistribution du contenu protoplasmique dans ses rapports
primitifs ne s'observe pas dans ce cas ; il y a formation de zoospores ou mort
des cellules.
Dans les cellules jaunâtres, le contenu cellulaire s’amasse aussi à l’une des
extrémités de la cellule ; 2 à 4 jours après, cette extrémité apparaît renflée et
les cellules prennent la forme d une palette.
Le temps nécessaire à la redistribution du contenu cellulaire dans ses
rapports initiaux varie suivant la taille des cellules et les autres conditions
biologiques, mais le renflement terminal persiste même après la redistribution
intégrale du contenu cellulaire.
Une cellule pluriuucléée ne se comporte donc pas comme un tout physiolo¬
gique et l’accumulation unilatérale du protoplasraa et do ses noyaux détermine
une croissance locale limitée de la membrane. — P. Allonge.
52. Lundquist G. — 0» rostrôr hos Batrachosperimim
och dessas fôrhallande till slamavlâgringerna. Wilh a résumé
in German. Botaniska Noliser, 1923, p. 285-292. Lund 1923.
: Wilh 5 figures. )
The author lias invesligâled specimens of Batnachospenmum vagum in a lake
wilh brown acid water. The envelopiug mucus becomes incrusted with ferro-
genous deposits, and finally lhese may l'orru tubes around the xvhole plant. The
autiior is of the opinion that the incrustations are primarly due to physiological
causes, but are later on ronlh.ued by concrétion, lu forming bottom deposits
thev are of secondarv importance, beiug dissolved aller the death of the
Batnachospenmum plants. — K. Munster Stiom.
Source : MNHN, Paris
— 96 —
CYTOLOGIE
53. Dangeard P. — Coloration vitale de l’appareil vacuo-
laire chez les Péridiniens marins. (C. R. Acad. Sc., Paris
1923, 177. p 978-979, 1 fig.)
Apres avoir noté les diverses vacuoles qu’ont observées chez les Péridiniens,
Schütt et Kofoid, I A. décrit celles qu’il a pu mettre en évidence en les colorant
vitalemeui avec le rouge neutre chez plusieurs Ceralium et chez un Péridinium.
Il en a trouvé plusieurs centaines de toutes tailles dans le corps et aussi dans
les bras. Cet appareil vacuolaire qui appartient au type dissocié et ne s’ouvre
pas au dehors, montre que ces êtres dont la place systématique est discutée, sont
capables de fixer et d’accumuler les colorants vitaux, comme cela a lieu dans la
cellule végétale. — G. Ilamel.
54. Georgévitch P. — Sur le rôle du centrosome dans la
cinèse. [C. R. Acad. Sc., Paris, 1923, 176, p. 1084-1085).
L’A. a constaté, dans les cellules reproductrices du Padina Pavonia, que
le fuseau achromatique s'allonge d'un tiers et que les fibrilles se rompent dans
la plaque équatoriale. 11 en conclut que cet étirement du fuseau est dû à l’action
des centrosomes ; ce ne sont donc pas, comme on l’a cru, les fibrilles du fuseau
qui, eu croissant, poussent les centrosomes. Il montre ensuite la différence qui
existe de ce fait entre la formation de la plaque cellulaire chéz les Algues et
dans les plantes supérieures. — G. Hamel.
TECHNIQUE
55. Deflandre G. — Emploi de la nigrosine dans l’étude
ps Algues inférieures {Bull. Soc. Bol. France , 70, p. 738-741,
Paris, 1923).
L'A. propose de remplacer l’encre de Chine par la nigrosine pour l’étude
des Algues inférieures ; la techuiqne est la même mais les résultats sont bien
supérieurs, en particulier pour ce qui concerne la visibilité des flagelles et des
ornements de la membrane et pour l'obtention de bons clichés micropholo-
graphiques. — P. Allorge.
VARIA
56. Oltmanns F. — Morphologie und Biologie der Algen.
(2le. umgearbeitete Aufiage, drit. Baud, G. Fischer, Iena, 1923,
558 S., 184 fig.)
Le 3e volume de la 2e édition de cet ouvrage classique est consacré à la
Biologie des Algues. L'A. a remanié légèrement le plan primitif, mais sans y
apporter de grandes mollifications. Les algolognes trouveront dans ce volume
une synthèse des travaux qui ont été laits sur les algues dans le domaine de la
cytologie, de la physiologie, de la biologie, et surtout le résumé d’une foule de
notes dispersées depuis 20 ans daus des périodiques qu'il est difficile d'attein¬
dre. — G. Hamel.
Saint-Lo. — lmp. R. Jacqueline.
Source : MNHN, Paris
1 PA VILLARD
I, ISSATCHENKO
1. de PUYMALY
m Denis
1t. MUNSTER 8TROM
I. Leblond
raphélis
ntran HAMEL
La Cosoinodisous gigas Ehrbg. et ses congénères
A propos de deux cas de reproduction en masse
de Cyanophyoées
Le Ghloroooooum humioola (Naeg.) Rabenh.
Observations Algologiques dans les Hautes-
Pyrénées.
Studios in the Ecology and Geographioal Distribution
of Freshwater Algse and Plankton
Algues du littoral septentrional du Golfe d’Ajaecio
(Corse)
Additions & la flore deB Algues de Cannes
Quelques Cladophora des côtes françaises
Bibliographie
PARIS
Laboratoire de Cryptogamie
Rue de Baffon, 03
Source . MNHN, Paris
Revue Algologique
Directeurs : P. ALLORGE & G. HAMEL
La Rev< e Algologique parait en mars, juin, septembre et
décembre.
La Revue Algologique est consacrée à tout ce qui se rapporte
aux Algues : Systématique et Biologie des Algues marines et
d’eau douce (Cha racées comprises), Plancton, Algues fossiles ,
Chimie et Physiologie des Algues, Champignons parasites
des Algues, Technique, etc.
La Revue Algologique publie : 1°) des articles originaux ;
2°) des analyses bibliographiques et les diagnoses de toutes
les espèces et variétés nouvelles décrites depuis janvier 1923.
Les auteurs de notes et mémoires originaux à publier dans
la Revue Algologique sont priés d’envoyer des manuscrits lisible¬
ment écrits et définitifs. Les travaux rédigés en langue étrangère
doivent être dactylographiés.
Les frais eutrainés par les remaniements apportés au texte
primitif sont à la charge des auteurs. Les figures qui accom¬
pagnent le manuscrit doivent être dessinées au trait, à l’encre
de Chine ou au crayon Wolf sur papier procédé.
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Revue Algologique doit être adressé à l’un des Directeurs,
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PRIX DE L’ABONNEMENT
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Paris Ve (Compte de Chèques postaux, 656 09, bureau de
Paris)
Source : MNHN, Pari
Première Année
X° 2
Juin 1924
Revue Algol ogi que
Revue paraissant tous les trois mois
Directeurs
P ALLORGE G HAMEL
Le Coscinodiscus gips Elirhcf.
o o o
et ses congénères
Par J. PAVILLARD
L interprétation classique de cette espèce repose, avant
tout, sur la figure 1 de la Planche 64 de l’Atlas de Schmidt.
L’aire centrale hyaline (not indicated in the earlier figures
sec. Rattray), est généralement considérée, aujourd’hui, comme
une particularité spécifique essentielle, en rapport avec la
transformation du réseau hexagonal périphérique en ponctua¬
tions distinctes et séparées au voisinage du centre. Grunow
(1884) en a tiré parti pour réduire le Coscinodiscus diorama
de Schmidt (Atlas, PI. 64, f. 2) au rang de simple variété du
C. gigas.
Le C. gigas est signalé par Cleve (1903, p. 337) dans la
Méditerranée orientale extrême, par Carrisso (1911, p. 18) sur
— 98 —
les côtes du Portugal, et par Mangin (1.913, p. 203) à Saint-
Vaasl-la-Hougue, sans détails morphologiques et sans dimen¬
sions.
Dès 1888 toutefois, H. Péragallo soulignait certaines dis¬
cordances entre les échantillons recueillis a A illefranche (et à
Cette), et la figure citée de Schmidt.
Son point de vue se précise dans la monographie des Diato¬
mées marines. « Très répandue dans les récoltes pélagiques,
cette forme ne se rapporte pas exactement au type d’Ehren¬
berg; elle est intermédiaire entre le C ■ gigus et le < . dioràma ».
Pour éviter tout malentendu, l’auteur préconise l’emploi d’une
dénomination spécifique nouvelle, telle que C. giganteus
(1908, p. 433).
Le C. gigtis ne figure pas dans la liste toute récente d A.
Forti (1922) mais nous y trouvons une espèce nouvelle, le
C. Pavillardii, dont le caractère « discriminante di particolare
importanza » est la môme aire pellucide centrale 1922, p. 124).
L’espèce appartient cependant à un antre groupe que le C.
gigas parce qu’elle possède les deux apicales marginaux carac¬
téristiques de la section des Biapicuiati d’Ûslenfeld.
Cette Section, établie en 1908, ne contenait à l’origine, que
les Coscinodiscus aralensis , biconicus, centralis, concinnus et
Granii , à l’exclusion dut*, subbulliens , caractérisé, d après son
créateur, E. Jœrgensen, par l’absence complète d’apicules mar¬
ginaux.
Des observations nouvelles, sur un matériel abondant,
déterminent Ostenfeld, en 1010, à l'incorporer également dans
la section des Biapiculati ; mais en 1915, retraçant à nouveau
l’historique de cette Section, Ostenfeld n’y mentionne pins le
C. subbulliens.
Ce texte d’Ostenleld 4915, p. 13), qui parait avoir échappe
aussi bien à Forti (1922) qu’a Jiro Ikari (1923), est doublement
intéressant :
1° parce qu’il nous donne, du C. çoirimutatus Grunow
- C biconicus), une interprétation très précise dont la prio¬
rité indiscutable entraîne l’invalidité de la conception plus
récente de Forti.
Source : MNHN, Pari.
— 99 —
2° Parce qu’il nous fait connaître, sous le nom (plus ou
moins contestable) de C. Jonesianus , une forme nouvelle des
plus remarquables, possédant non seulement deux gros apicules
dissymétriques et une rangée continue d'apicoles marginaux
minuscules, mais encore une série supplémentaire de petits
apicules épars sur une courbe irrégulièrement circulaire à
égale distance du centre et du bord valvaire.
Dans le même ordre d’idées, rappelons que les figures
î, 4 (et 5) delà Planche 63 de l’Atlas de Schmidt concernent
un Coscin, >discus qui, selon la légende même de l’auteur,
pourrait bien être une espèce nouvelle en raison de la présence
d’une rangée de petits « Raiulstacheln » marginaux.
D’autre part G. Karsten (1906, p. 154) décrit et figure sous le
nom de ( . stephanopysioules un grand Coseinodiscus recueilli
dans l'Atlantique : diamètre 250-300 p. ; aire centrale lisse;
petits apicules nombreux, perforés, implantés sur les angles
du réseau hexagonal, et irrégulièrement épars non loin du bord
valvaire.
La confrontation de ces divers exemples révèle une varia¬
bilité assez imprévue dans la distribution des petits apicules
"U granules) valvaires.
Or, je récolte tous les ans, dans le golfe du Lion, un
Coseinodiscus de taille variable, qui présente non seulement
les deux apicules marginaux dissymétriques caractéristiques
de la Section, mais un grand nombre d’autres apicules ou gra¬
nules, réalisant, sur une même valve, toutes les dispositions
décrites dans les cas précédents. Nous y trouvons, en effet :
1° Une rangée serrée de petits apicules strictement margi¬
naux ;
2° Une couronne périphérique de granules (perforés?)
implantés sur les angles du réseau hexagonal ;
3° Lne rangée interne, plus ou moins irrégulière, un peu
plus rapprochée du centre que dans le C. Jonesianus.
Seulement ces granules ne sont visibles, ni dans l’air, ni
dans 1 eau, ni dans le baume. Pour les bien discerner, quelques
précautions sont donc nécessaires :
Après traitement par 1 Eau de Javel et lavage soigné, les
Source : MNHN, Paris
— 100 —
valves dissociées peuvent être conservées dans l’alcool. Au
moment de l’observation, l’alcool est remplacé par l’eau dis¬
tillée. Le matériel, étalé sur lame, est abandonné à la dessica¬
tion spontanée (celle-ci peut être activée en chauffant légère¬
ment!. On surveille au microscope les progrès de l’évaporation.
Lorsque celle-ci est presque achevée, et qu’il ne reste plus
d’eau sur la lame, on voit tout le système des granules se déta¬
cher admirablement sur le fond blanchâtre de la valve encore
humide. L’aspect est particulièrement net dans les valves ren¬
versées reposant sur le porte-objet par leur convexité. En re¬
couvrant alors d’une lamelle, on retarde notablement la dessi¬
cation finale qui masque entièrement le dispositif granulaire.
L’opération peut d’ailleurs être renouvelée indéfiniment
avec le même matériel.
Quel est ce Coscinodiscus ?
Je suis persuadé qu’il s’agit du C. giganteus de Péragallo ;
la technique traditionnelle des diatomistes « purs » aura pu
lui dérober l’existence de ces particularités dans son espèce.
Mais si l’épithète de giganteus s’impose, comme très natu¬
relle, pour des échantillons de 200 à 300 u. (et même 350) de
Source : MNHN, Parii
101 —
diamètre, fréquents dans les récoltes pélagiques, elle s’adapte
beaucoup moins à des essaims particulièrement florissants, où
la taille moyenne, 100 à 120 y., petit descendre à 80 y. ou même
moins encore; il est d’ailleurs impossible de tracer une ligne
de démarcation entre tous ces organismes, de profil valvaire
invariable, régulièrement bombé à la marge et déprimé au
centre.
Je suis également convaincu qu’il s’agit en même temps,
du C. PavUmMii où Forti signale et figure seulement les deux
apicoles, dissymétriques (seuls visibles dans l’eau), ainsi que la
très légère encoche correspondante du bord valvaire.
Fig. 2 A el B. — Région centrale des deux valves
d'une même cellule de Coscinodicus Gross. :
900 environ.
Mais nous l’avons vu, l’auteur attribue une valeur prépon¬
dérante, spécifiquement différentielle!, à l’aire pellucide
centrale.
Celle particularité est probablement, à mon avis, sans
leur systématique indiscutable.
Dans les récoltes assez abondantes, en effet, on rencontre
des cellules de même forme et de même dimension, dont les
unes ont l’aire pellucide centrale el la structure du C. diorama,
les autres la rosette centrale et la structure classique du
( '. ociilus iridis (1).
Il ne saurait être ici question d’un mélange d’espèces.
L’action ménagée de l’Eau de Javel sur cellules entières, entre
lame et lamelle, permet de voir successivement, par un simple
il). Exclusivement fossile, d’après Forti (1922 p 121).
Source ; MNHN, Paris
— 102 —
jeu de mise au point, les deux valves d’une même cellule. On
peut alors se convaincre aisément que ces deux valves sont
souvent très différentes, l’une possédant l’aire pellucide cen¬
trale (type gigas ), l’autre la rosette étoilée. D’une cellule à
l’autre, se rencontrent ainsi tous les aspects intermédiaires,
dont la présence dépend surtout, semble-t-il, de la « robustesse »
relative de la paroi valvaire.
Les valves les plus frêles (les plus minces ?) ont l’aire pel¬
lucide la plus vaste ; le réseau alvéolaire hexagonal s’étend
d’autant plus vers le centre que la valve est plus robuste, plus
fortement « structurée ».
L’iridescence, constante à l’état sec, marche de pair avec
la robustesse : limitée à la région périphérique dans les valves
du type gigas, elle atteint le centre dans les valves à rosette
parfaite ( 1).
En résumé si mes rapprochements sont exacts, les diag¬
noses classiques devront être modifiées et les dénominations
spécifiques soumises à révision ; personnellement dépourvu
d’éléments authentiques de comparaison (2), je me contente
d’attirer l’attention des spécialistes sur cette double nécessité.
Montpellier, Mai 1926.
Bibliographie
Carrisso, L. W. Maleriaes para o estudo do plancton na Costa
portuguêsa. Coimbra 1911.
Cleve, P. T. — Report on planklon rollected by Mr Thorild Wulff during
a voyage to and from Bombay. Stockholm, 1903.
Forti, A Ricerche su la dora pelagica lliloplancton) di Quarto dei
Mille (Mare Ligure). Venezia 1922.
Grunow. A. — Die Dialomeen von Franz Josefs-Land. Wien 1884.
Ikari, J. — On the nuclear and cell Division of a Planktondiatom
Coscinodiscus subbullicns Jôrgensen. Tokyo 1923.
1 1 1 11 n'est pas sans intérêt le rappeler ici que d’après Meunier (1915 p. 651
le C. subbulliens I— C. oculiis iridis sec. Meunier) serait dépourvu d'irides¬
cence.
(2) Aucune des préparations de la Collection Tempère et Péragallo, citées à
propos du C. gigas (nos 126, 164, 346) ne concerne les formes actuelles.
Source : MNHN, Paris
103 —
Karsten, G. — Das Phytoplankton des atlantischcn Océans nach dem
Material der dcutsehen Tiefsee- Expédition 1898-1899. Iena 1906.
Mangin, L. Sur la Apre planclonique de la rade de St Vaasl-la-
llougiié. Paris. 1913.
Meunier, A. — Microplànktou de la mer Aamande, 2° partie, Bruxelles,
1915.
Ostenfeld, C. H. The Phytoplankton of the Aral sea and its affluents.
Sl-Petersburg 1908.
Marine Plankton from the Easl-Grecnland Sea. 1. List of Diatoms and
Flagellâtes; Copenhague, 1910.
A list of Phytoplankton from the Boeton Slrait, Celebes. Copenhague, 1915.
Péragallo, H. Diatomées de la baie de Villefranche, Paris, 1888.
Péragallo, H. et M. Diatomées marines de France et, des districts
maritimes voisins- Grez-sur-Loing, 1908.
Rattray. J. — A révision of the genus Coscinodiscus Ehrb. and of some
allied généra. Edinburgh, 1890.
Schmidt, A. Atlas der Dialomaeeenkunde.... Aschersleben, 1873. —
Source : MNHN, Paris
A propos de deux cas de reproduction
en masse de Cyanophycées
Par B. ISSATCHENKO
La reproduction d’algues en masse el la floraison de l’eau qui
en résulte appartiennent aux phénomènes les plus ordinaires
qu’on peut observer bien souvent. Mais en certains cas, une
pareille reproduction d’algues nous force d’y prêter plus d’at¬
tention soit grâce à l’originalité de l'aspect extérieur de la
génération des organismes, soit grâce à une reproduction
extrêmement féconde d’organismes dont le développement ne
peut rester sans influence sur les différents procès qui en
dépendent. Dans la présente note, je ne voudrais indiquer que
deux cas de reproduction en masse de Cyanophycées, deux cas
que j’ai observés moi-même.
Le Boug du Midi qui coule au Sud de la Russie et se jette
dans la Mer Noire près d’Otchakov en formant avec le Dniéper
le liman du Dniéper et du Boug, frappe par sa largeur; à partir
de la ville de Nicolaiev la largeur du Boug du Midi atteint au
moins 2-3 kilomètres, même parfois il est encore plus large.
L’eau de ce fleuve se distingue habituellement par une relative
pureté et par une certaine salure qui commence à être remar¬
quable dans l’eau de ce fleuve à partir d’une assez considérable
distance de la mer. Généralement vers la fin de l’été, quel¬
quefois même à partir de la fin du mois de juillet, mais plus
fréquemment à partir du milieu du mois d’aoùf, l’eau du
Boug du Midi commence à prendre une nuance verdâtre
à cause des algues qui se développent à sa surface, puis en
devient bientôt tout-à-fail verte et abondamment remplie d’une
épaisse niasse verte. Celle niasse verte couvre l’eau de tout le
fleuve, de même que tout le liman du Dniéper et du Boug, en
Source : MNHN, Parii
105 —
s’abaissant sur les pilotis et sur les bords des bateaux ou en
faisant côte et en restant en grandes masses sur le sable des
rives.
Si on se trouve en bateau à vapeur, il vous semble que ce
bateau traverse un pré vert, tant cette masse est épaisse. La
partie principale de cette masse est formée par le Microcystis
flos aquae (Wittr.) Kirchn., mais en outre elle contient une
certaine quoique peu nombreuse quantité de cellules et de
filaments d’autres Cyanophycées.
Le Microcystis forme des colonies muqueuses presque
rondes ou sphériques atteignant jusqu’à 60-80 y, quelquefois
même plus. Dans l’intérieur de ces boules muqueuses, se trou¬
vent des cellules vertes (5-6 y) qui sont rondes ou pareilles
aux biscuits et dont les pseudovacuoles sont bien prononcées.
Le phénomène de la floraison se prolonge pendant plus d’un
mois et de cette façon des quantités énormes de substance
organique rentrent dans la mer. Si on prend en considération
que pendant ces mois-ci une reproduction identique et non
moins énorme de Microcystis se produit aussi dans la mer d’Azov
qui est pendant ce temps-là entièrement couverte d’une pruine
verte, on ne peut pas ne pas admettre que, de telle manière,
chaque année sont emportées vers la Mer Noire des quantités
(■normes de substance organique, capable de fournir des féconds
matériaux pour la fermentation hygrosul l'urique qui s’opère
dans les profondeurs de la Mer Noire.
Le second cas d’un développement intéressant d’une autre
Cyanophycée, Aulosira , j’ai eu l’occasion d’observer le 13
Septembre 1918 dans la Mer Caspienne, en allant en bateau
à voiles de Tcherny-Rynok (littéralement^ Marché Noir ») à
Astrakhan. Le malin de ce jour-là, à peu près au milieu du
passage entre ces deux points, la mer olfrait aux yeux un spec¬
tacle d’une originalité étonnante : tout l’espace, aussi loin
qu on pouvait voir, semblait être comme couvert de spermiole,
et seulement en puisant de l'eau avec un seau, pouvait-on
s assurer qu’on avait devant les yeux un développement en
masse d’une algue formant des glomérules de 5-6 mm. de diam.
ronds, épais et mutuellement unis par de longs filets.
— 106 —
Ces gloraérules formaient, pour ainsi dire, des rangs bien
réglés et parallèles qui s’étendaient à certaine distance les uns
des autres. Le bateau à voiles, qui filait assez vite, traversait
à peu près pendant quatre heures cette route de couleur demi-
olive, demi-verte, en croisant et coupant les filets qui s éten¬
daient presque perpendiculairement vers le rivage.
Malheureusement, je n’ai pas réussi à garder les matériaux
que j’avais ramassés, et à Pétrograd on a pu seulement cons¬
tater au laboratoire que les gjomérules consistent en filets
A'Aulosira, mutuellement embrouillés entre eux.
A cette occasion, je ne puis m’abstenir de rappeler que
0.#Grimm (Kaspiiske more i ego fauna, 1877 a vu près de
Derbent la mer à un moment où elle ressemblait, d’après ses
propres paroles, à de la soupe aux choux (le « chichi » russe),
à cause des Spcrmosira ( Nodularia ) qui s’y étaient reproduites
en masse.
Ainsi, même dans cette mer là, une mer qui est fameuse
par son abondance de poissons, s’observe une reproduction en
masse d’algues inférieures. Les phénomènes d’un dévelop¬
pement aussi abondant d’organismes végétaux ne peuvent
rester sans influence sur toute la physionomie du bassin en
question.
Jardin botanique Pétrograd
Avril im.
Source : MNHN, Paris
Le Chlorococcum humicola (Naeg.) Rabenh.
Quelques cas de fécondation
par A. de PUYMALY
L’histoire du Chlorococcum humicola Naeg) Rabenh. est
intimement liée à celle du genre Cystococcus. Naegeli, en
1849, créa ce dernier pour une Algue unicellulaire qu’il avait
récoltée dans les forêts des environs de Zurich sur la terre
humide etque, pour cette raison, il dénomma Cystoc. humicola.
Cette espèce, comme cela ressort de la description et des
ligures fournies par l’auteur, était caractérisée par des cellules
sphériques à membrane mince, pourvues d’un chromatophore
pariétal urcéiforme renfermant un pyrénoïde très apparent.
Elle 'ne se multipliait jamais par division végétative, mais par
segmentation du contenu en un grand nombre de spores finale¬
ment arrondies. Chez, cette plante Naegeli n’a pas observé de
cellules motiles, mais il déclare que certaines formes, connues
sous le nom de Protococcus viridis , appartiennent vraisem¬
blablement au genre Cystococcus et que quelques unes d’entre
elles produisent des zoospores.
A ces données relativement claires succéda malheureuse¬
ment le plus complet imbroglio. Certains auteurs transportent
l’espèce dont il s’agit dans le genre Clorococcum Fries. D’au¬
tres continuent à employer la dénomination de Cystococcus
humicola mais l’appliquent mal à propos ; ainsi Famintzin et
Baranetzky, et bien d’autres après eux, désignent sous ce nom
me Algue qui constitue la gonidie de beaucoup de Lichens
(du Xanthoria parietina L. notamment). Beyerinck fait de
même, tout en faisant remarquer qu’il juge la plante de Naegeli
bien différente de l’Algue gonidiale ; cela ne l’empêche pas de
décrire dans le même Mémoire un Chlorosphaera limicola Bey.
que les auteurs, Oltmanns en particulier, considèrent comme
— 108 —
identique au Cystocoecus liumicola Naeg. Bornet, de son
côté, appelle Protococcus la gonidie du Xanthorici, qui, pour
Artari (2), est au contraire un C/ilorocûcum. Hedi.lnd, d autre
part, donne le nom de Cystocoecus a des cellules qui en réalité
font partie du cycle de végétation des Prasiola (a) Gerneck,
enfin, dans ces derniers temps, change volontairement la
signification du genre Cystocoecus Naeg. en décrivant sous le
nom de Cyst. liumicola une Algue n’ayant aucun rapport avec
celle de Naegeli, mais caractérisée par de nombreux chloro-
plasles pariétaux discoïdes et par l’absence de pyrénoïde :
ainsi s’est développée autour du genre Cystocoecus Naeg. une
déplorable confusion que Tréboüx a eu récemment le mérite de
dissiper.
Cet auteur a fait connaître la structure exacte de la gonidie
du Xanthoria parietinà et a démontré que cette gonidie vit en
liberté sur l’écorce des arbres, oii elle constitue une Algue
aérienne des plus répandues (b). Celle-ci se distingue nette¬
ment de la plante de Naegeli par son chroma tophore central
massif, muni d’un pyrénoïde médian et par ses zoosporeâ dé¬
pourvues de stigma. Tréboxjx, du reste, est d accord avec
Oltmanns pour rattacher au genre Chlorococcwn Fries la
plante de Naegeli, qui devient alors le C/dorococcum liumicola
(Naeg.) Rabenh. Cette assimilation paraît très justifiée; par
suite, le nom de Chlorococcum de Fries étant plus ancien que
celui de Cystocoecus Nag., ce dernier devait disparaître et être
relégué au rang des synonymes. Malheureusement, Tréboux
a voulu conserver la combinaison binominale de Naegeli en la
prenant dans un sens différent et en l'appliquant à l’Algue gom-
diale, de sorte que celle-ci continuerait a porter le nom que
Famintztn et Baraxet/.ky lui avaient donné par erreur. C'est
perpétuer la confusion; c’est aussi manquer de logique puisque
l’on choisit ainsi le nom d' liumicola pour une plante qui
(a) Le mémoire de Hedllnd, écrit en suédois, ne nous esl connu que par
les citations de J .-B. Petersen (Sludier over danske aèrolile Alger in Mém. de
l'Acad- Sc. et Letl. de Danemark. 7' sér., sert. Se. t. XII. il0 /).
(I.| Chodat, cependant, avait déjà observé celle Algue cl l avait bien bguree
(Algues vertes de la Suisse. Berne 1902, p. 280 1. mais, au lieu delà considérer
comme une espèce autonome, il en avait lait le « stade Cystocoecus » du Pleu-
rococcus vulgaris Menegh.
Source : MNHN, Paris
109 —
vit sur l’écorce et même au faîte des arbres. Je propose donc
d’appeler Trebouxia arboricola Puym. la plante gonidiale, en
prévenant le lecteur que je ne modifie point les termes ni le
sens de la diagnose donnée par Treboux.
En résumé, toutes les plantes que les auteurs ont, à la
suite de Naegeli, désignées sous le nom de Cyslococcus humi¬
cola sont, comme on le voit, des espèces fort différentes
appartenant même à des genres distincts :
1" Le Cyslococcus humicola. de Naegeli est un Chloro-
coccum Fries ;
2“ La gonidie du Xanthoria est un Trebouxia Puym. ;
3“ Le Cyslococcus d’il edi. und appartient à un Prasiola.
4° Le Cyslococcus humicola de Gerneck est, selon toute
vraisemblance, un Diclyococcus Gerneck.
Il ne sera question ici que de la première espèce.
Les caractères du genre Chlorococcum Fries, tel qu’on le
conçoit actuellement, n’ont été fixés d’une manière précise
qu’en 1892, par Artari.
Ce genre se compose d’Algues vertes unicellulaires, non
motiles, libres, plus ou moins sphériques, renfermant un chlo-
roplaste pariétal urcéiforme et muni d’un pyrénoïde. Les cel¬
lules qui viennent de naître ne contiennent qu’un seul noyau,
mais les individus âgés peuvent en renfermer plusieurs. Chez
ces plantes, dépourvues de multiplication végétative, on n’a
observé jusqu’à présent qu’une reproduction par zoospores
biciliées, qui naissent en grand nombre, par divisions succes¬
sives, à l’intérieur de la cellule mère. Encore cette reproduction
par zoospores, qui distingue ce genre des autres auxquels il
ressemble par sa cytologie, de Chlorella en particulier, n’est-
elle bien connue que chez deux ou trois espèces, dont l’auto¬
nomie d’ailleurs ne semble pas jusqu’ici clairement démontrée.
Comme je l’ai dit plus haut, la plupart des auteurs, et en
particulier Oltmanns et Treboux, sont d’accord pour rapporter
à ce genre, la plante décrit par Naegeli sous le nom de
Cyslococcus humicola. Si, dans leur ensemble, les données
fournies par Naegeli plaident en faveur de cette manière de
voir, il en estime, cependant, qui ne laisse pas d’étonner. «Je
Source : MNHN, Paris
110 —
ne pouvais, écrit cel auteur, trouver de cellules motiles chez
C. humicola lorsque je le conservais plusieurs jours dans un
récipient d’eau. » Or, tous ceux qui ont eu sous les yeux des
Chlorococcum savent avec qu’elle facilité ces plantes produi¬
sent d'abondantes zoospores lorsqu’on les met dans l’eau. Il
se pourrait donc que Naegeli ait eu affaire a un mélange
d’Algues chlorococcoïdes (a).
Quoiqu'il en soit, les zoospores dans le genre qui nous
occupe semblent avoir été mentionnées pour la première fois
en 1868 par Rabeniiorst dans sa Flora Europæa Algarum aquae
dulcis... (sect. III, p. 57). Mais elles n’ont été étudiées et figu¬
rées qu’en 1872 par Famintzin chez Chlorococcum infusionum
(SchranU) Menegh. qui, depuis, a été maintes fois examiné,
notamment par Ahtari, par Klebs et par Gerneck. Cette plante,
malgré les cultures très variées auxquelles l’ont soumises les
observateurs précédents, n’a fourni entre leurs mains que des
zoospores et jamais de gamètes. Il en est de même du Chl.
viscosum Cliod. isolé et élevé en culture pure par Ciiodat. C’est
également de cette manière que s’est comporté le Chloros-
phaera limicola de Beyerinck qui, de l’avis des auteurs, est
identique au Chl. humicola. Beyerinck, au sujet de cette Algue,
s’exprime ainsi : « Parfois, je voyais de petites cellules motiles,
qui étaient adhérentes par leur extrémité rostrée ; d’un autre
côté, je ne pouvais observer de copulation. J’ignore s’il en
existe une dans la nature. Mes propres cultures, déjà vieilles
de plus d’un an, ne me permettent pas d’y croire. »
Or, à la fin de Janvier 1922, je trouvais sur la terre humide,
au bas d’un mur fraîchement récrépi, une luxuriante végétation
de Chlorococcum , que je rapportais au Chl. humicola (Naeg.)
Rabenh.. Mise en culture dans de l’eau de source, cette
espèce, comme elle le fait habituellement dans ces conditions,
me donnait le lendemain d’abondantes zoospores ; mais je
remarquais bientôt que certaines de ces zoospores semblaient
(al M 1,6 Jus. Brünnlhaller (in Pascher : Die Süsswasser-Flora Deulschlands,
Osterreichs und der Schwei;, H. 5. p. 64, 1915} admet d’ailleurs que le Cy.it,
humicola Naeg. ne correspond qu'en partie au Chlorococcum humicola (Nag.l
Rabenh.
Source : MNHN, Paris
111 —
s'attirer les unes les autres et je ne tardais pas à assister à de
véritables fécondations.
La déhiscences des cellules mères a lieu de préférence
dans les premières heures du jour. Les cellules molilesqui en
sortent sont douées d’un phototactisme positif très prononcé.
Oblongues ou ovoïdes très allongées, elles possèdent un point
rouge le plus souvent antéro-latéral et un chloroplaste péri¬
phérique en forme de lame plus ou moins repliée en gouttière ;
celui-ci, pourvu d'un pyrénoïde, parfois peu visible, ne revêt
qu’une moitié longitudinale du corps cellulaire dans ses deux
quarts moyens seulement, laissant libres les extrémités posté¬
rieures et antérieures qui apparaissent hyalines. Cette dernière
porte deux cils dont la longueur dépasse généralement un peu
celle des zoospores, qui d’ordinaire sont longues de 6 à 9 pi et
larges de 3 à 5 u. La fécondation a été observée dans trois cas
cl dans deux de ces cas les cellules qui s’unissaient étaient de
taille légèrement inégale. Cette union a lieu de la manière sui¬
vante : les deux gamètes se tètent tout d’abord quelques
secondes avec leurs cils et s'appliquent ensuite l’un contre
l’autre par leur extrémité antérieure. Puis, la plus petite cel¬
lule semble comme s’enfoncer dans la grande, qui l’incorpore
peu à peu ; le tout forme finalement une masse arrondie. Ce
processus s’accomplit très rapidement, en quelques minutes.
Au début de la fusion des protoplasmes, les deux cellules sont
relativement tranquilles et on peut facilement les observer,
mais, à mesure que cette fusion progresse, les deux gamètes
s’agitent de plus en plus, et, lorsque la masse a acquis une
forme arrondie, on la voit subitement prendre une course ver¬
tigineuse et désordonnée. De telles zygozoospores, on le com¬
prend, ne peuvent pas être maintenues longtemps dans le
champ du microscope et je n’ai pu suivre plus avant leur évolu¬
tion. Mais il est probable que leur motilité est d’assez longue
durée, si l’on en juge par la vigueur du mouvement initial.
Quelques heures plus tard, j’ai trouvé dans la même prépa¬
ration une cellule arrondie munie de deux chromatophores et
de deux points rouges et qui représentait évidemment une de
ces zygozoospores parvenues au repos. Cette cellule était
Source : MNHN, Paris
— 112 —
d’ailleurs tout à fait semblable aux zygozoospores que Klebs
a figurées chez Endosphaera biennis. Les deux points rouges,
de moins en moins distincts le lendemain, avaient complè¬
tement disparu le jour suivant. Par contre, à ce moment là, on
observait une membrane plus épaisse et de fines granulations
rouge orangé qui dessinaient le long de la face interne de la
membrane une mince traînée discontinue. C’était, semble-t-il,
l’indice que la cellule se préparait à entrer dans un stade de
repos. Malheureusement, par suite d’un accident survenu à la
préparation, la destinée de cette cellule n’a pu être suivie plus
longtemps. D’autre part, à la même époque, mon attention fut
attirée par les zoospores amiboïdes des Vaucheria, dont l’étude
me retint quelque temps. J’abandonnai donc les matériaux de
Chlorococcum dont je disposais en me promettant de revenir
ultérieurement sur ce sujet.
Ces zygotes ciliés et motiles, dont on vient de parler, n’ont
été vus que dans le groupe des algues vertes, où ils ont été
d’ailleurs peu observés. On les a trouvés surtout chez des
espèces parasites. Klebs les a décrits notamment chez
Chlorochytrium Lemnàe et chez Endosphaera biennis ; cet
auteur a, en outre, constaté que la zygozoospore de ces plantes
errait pendant un certain temps dans l’eau à la recherche de
l’hôte convenable et était vouée à la mort si elle ne parvenait
pas à le rencontrer. Cette motilité persistante des zygotes sem¬
ble donc liée dans ce cas au parasitisme ; on peut alors se
demander si Chl. humicola n’a pas été autrefois un parasite
qui avec le temps s’est adapté à la vie saprophytique. Beyerinck
ne serait pas, Semble-t-il, très éloigné d’admettre une telle
manière de voir, puisqu’à propos de la façon dont cette Algue
se comporte en cultures il écrit (p. 762) : « ... dans Chloros-
p/iaera nous avons un genre d’algues vertes qui peut mener un
mode de vie saprophytique, comme par exemple Chl. Alismatis
Klebs et dont les plus proches parents sont des parasites verts
des plantes vivantes comme Chlorochytrium. »
Quoiqu’il en soit, j’ai essayé pendant l’hiver de 1923, d’ob¬
tenir chez cette espèce de nouvelles fécondations, afin de pou¬
voir étudier la germination des zygotes. Mais les matériaux
Source : MNHN, Paris
113 —
i|ueje récoltai à ce moment-là et qui provenaient cependant
d’une station analogue à celle qui m’avait fourni ceux de
l’année précédente, ne me montrèrent aucune copulation. Les
zoospores étaient comme toujours abondantes mais ne se
recherchaient nullement. Çà et là on en trouvait bien quelques
unes qui étaient unies deux par deux. Mais il ne faudrait pas
prendre ces cellules géminées pour des gamètes en train de se
fusionner. Elles représentent simplement des éléments anor¬
maux qui au cours de la sporogénèse ne se sont pas complè¬
tement séparés et sont restés attachés par un ou plusieurs
tractus protoplasmiques. Un examen tant soit peu attentif
permet d’ailleurs de les distinguer des vrais gamètes. Tandis
que ceux-ci cherchent à se pénétrer mutuellement, les zoospo-
ros géminées font au contraire des efforts pour se détacher
! une de l’autre ; d’autre part, le point d’attache qui réunit ces
dernières à une position quelconque; enfin l’union qui est le
prélude d’une véritable copulation est toujours de courte durée
cl se termine rapidement par la fusion complète des deux
cellules, tandis que les zoospores géminées cheminent telles
quelles pendant toute leur existence.
De ce qui précède il résulte que, dans la nature, le Chloro-
roccu/n humicola se reproduit le plus souvent par zoospores
mais que, dans certaines conditions encore indéterminées, il
peut émettre des gamètes dont l’union conduit à la formation
d'une zygozoospore qui rappelle d’une façon surprenante celles
que Klebs a observées chez Chlorochytrium Lernnae et chez
ndosphaera biennis. Ainsi se dessinent plus précises les affi¬
nés qui existent entre ces Algues vertes parasites et le genre
ChLorococcam .
Bordeaux. Avril i024.
Bibliographie
Artari, A. — |1) Untersuchungen über die Entwicklung und Systematik
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d. deut. bot. Ges., XX, p. 172, 1902).
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Source : MNHN, Paris
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la Fl. crypt. suisse, vol. IV, lasc. 2, Berne 1913|.
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mittel... (Bull, de l’Acad. imp. des Sc. de St-Pelersbourg, 1872. XVII, p. 31)
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chichte der Gonidien und Zoosporenbildung bei Physcia parietina I). N. (Bol.
Zeit., 1867. p. 189).
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Genlralbl., XXI, p. 221, 1907).
Hedlund T. — Om polymorphismen hos aërobioliska lvlorofycéer (Ofvers.
af Kongl Vet.-Akad. Fôrh., LVI, p. 509, 1899, Stockholm).
Klebs G. Beitràge zur Kennlnis niederer Algenlormen (Bot. Zeil.,
39 Jahrg., 1881, p. 249).
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Oltmanns Fr. — Morphologie und Biologie der Algen, Bd. I, p. 171,
Jena 1904.
Treboux O — Die i reilebende Alge un.l die Gonidie Cystococcus humicola..
(Ber. d. deut. bol. Ges . XXX, p. 69, 1912).
Source : MNHN, Paris
Observations Algologiques
dans les Hautes-Pyrénées
par M. DENIS
Des botanistes distingués ont étudié les Algues des
Pyrénées. Pour ne citer que les principaux, rappelons les noms
;|e Dutroehet [16], Turpin [30], Rev. VV. Smith [28], Soubeiran
[29], Dr Armieux [4], Dr Ripart [27], Peragallo [24], Gay [19]
puis ceux de Belloc [5-7], Comère [9-13], de Puymaly [26],
abbé Frémy [18].
Malgré le nombre élevé des récoltes, la flore algale des
Pyrénées est loin d’ètre connue. Si l’on excepte Belloc, qui a
exploré 37 lacs dispersés de 420 à 3.200 mètres dans tout le
massil pyrénéen, les auteurs précédents ne se sont guère
■ cartes des villes d’eaux ou de pèlerinage : Bagnères, Barèges,
Cauterets, Eaux-Chaudes, Lourdes.
De plus, les auteurs anciens ne se sont intéressés qu’à la
claîrine des sources sulfureuses, Belloc et Gomère, aux
Diatomées, de Puymaly et l’abbé Frémy, surtout à la végéta¬
tion subaérienne et aux Myxophycées.
Il était facile de prévoir que l’exploration approfondie de
quelques uns des types de stations délaissés par ces auteurs,
1 ■ - va i t fournir un important appoint à l’algologie pyrénéenne.
’ i us j’ai eu moins pour objet de récolter des Algues, non
encore signalées dans la région, que d’essayer de saisir leur
mode d association. Or, si l’on excepte les louables efforts de
de Puymaly, rien n’avait encore été tenté dans ce sens.
Toutes ces raisons m’engagent à publier, malgré leurs
lacunes, quelques remarques floristiques et sociologiques que
m a suggéré l’étude d’une partie des Algues recueillies dans
plusieurs localités des Hautes-Pyrenées, localités absolument
inconnues au point de vue cryptogamique.
— 116 —
Les excursions que j’ai faites ont eu pour centre les mon¬
tagnes de Bagnères-de-Bigorre et de Cauterets.
Longeant le torrent du Garet, qui se jette dans l’Adour
aux cascades de Gripp, j’ai visité, en détail, la vallée qui
conduit aux Lacs de Caderolles. Sous la conduite expérimentée
de M. Joseph Bouget (1), Botaniste de l’Observatoire du Pic du
Midi, j'ai parcouru une partie de cette région fort peu connue
des botanistes et des touristes.
Enfermée dans une rangée de sommets hauts de 2.300 à
2.600 mètres Barassé, Bastan, Montarrouy, etc.), la région de
Caderolles est constituée par une immense cuvette granitique,
au fond entrecoupé de pics secondaires, ou tourmenté par
des chaos.
La végétation dominante, où abonde le Rhododendron
ferrugineum est constituée surtout par des chaméphytes
ligneuses ; quelques Pins de Montagne s’accrochent ça et là aux
endroits les plus escarpés (2). Une trentaine de lacs, parmi
lesquels ceux de Caderolles et de Grisolles, des torrents, et,
éparses, de petites cuvettes tourbeuses dont la végétation
cryptogamique est excessivement riche : telles sont les princi¬
pales stations aquatiques de cette remarquable région.
J’ai visité également, au pied du Pic du Midi (3), le lac
d’Oncel, le lac d’Arize, divers petits laquets provenant de la
fusion de la neige, les sources de I’Adour et le lit de l’Adour
auprès des cabanes de Tramezaygues. Enfin, au-dessus de
Cauterets, j'ai remonté la vallée de Lutour vers le lac d’Estom
et pénétré dans la région granitique d’Estom-Soubiran.
Cette région lacustre est tout à fait comparable à celle de
Caderolles, par sa structure, sa physionomie générale chaotique
et son Chaméphytium avec Pins de Montagne épars (4). Les
lacs y sont enfoncés au pied de pics dont la hauteur approche
(1| Auquel je suis heureux d'adresser tous mes remerciements.
, 2 1 J. Bongd a donné une liste de plantes provenant des lacs de Caderolles
et de Grisolles in Dr l.afforge [21].
|3| J ;,j séjourné à l’Observatoire du Pic du Midi, où M. Dauzère, son
Directeur, m’a reçu, avec une bonne grâce dont je le remercie.
(4) On trouvera dans J. Vallot [31] une liste des plantes récoltées dans la
région d h. s loin -Sou bi rail.
Source : MNHN, Paris
— 117 —
de 3.000 mètres (Labasse, Soum d’Aspé, llount Hérède, Male
Rouge etc.)
L’ensemble du paysage est empreint d’une sauvagerie
angoissante, cpie le Comte H. Russell a su très bien exprimer,
dans ses Souvenirs d’un Montagnard.
Pressé de fuir devant un orage, j’ai du me contenter
d’effectuer une demi-douzaine de prélèvements dans les tapis
de Muscinées ruisselantes d’eau vive, ou dans les petites mares
tourbeuses qui se trouvent entre le déversoir du torrent
(2.300 m.) et le Grand Lac d’Estom-Soubiran (2.360 m.)
I. OBSERVATIONS FLORISTIQUES
MYXOPHÏCÉES
Mensmopedium glaucum (Ehr.) Nag. — Mares à Spliaignes
de Gaderolles.
Chroococcus turgidus (Kiitz.) Nâg. — Ibid., dans une fon¬
taine. à Barrassé (vallée du Garet), mares tourbeuses près le
lac d’Estom Soubiran.
Synechococcus aeruginosus Niig. — Très abondant dans
les mares à Spliaignes de Caderolles et d’Estom Soubiran.
Gloeocapsa monlana Kiitz. — Répandu dans la région:
mousses marginales du laquet d’Oncet, mares à Spliaignes de
Caderolles et d’Estom Soubiran.
Microcystis aeruginosa Kiitz. - Mares à Spliaignes de
( laderolles.
Aphanothece slagnina. (Spr.) A. Br. — Ibid.
Phormidium Retzii Gomoiit. — Sur les pierres de l’Adour
a Tramezaygues. Bagnères de Bigorre [de Puymaly 261.
Phormidium uncinatum Gomont. — c. c. c. sur les pierres
de l’Adour, sous les cabanes de Tramezaygues. Cauterets:
rocher dans le gave de Lutour [de Puymaly 26].
Oscillatoria prineeps Vauch. — Très abondant sous l’hô¬
tellerie du' lac d’Estom dans le gave de Lutour.
Oscillatoria tennis Ag. — Mares à Spliaignes de Caderolles.
Oscillatoria amphibia Ag. — Ibid.
Nostoc paludosum Kiitz. — Ibid.
Source : MNHN, Paris
— 118 —
Nostoc sphaericum Vatich. — Fonds des mares de Cade-
rolles. Suintement calcaire près St-Savin [abbé Frémy 18J.
Nostoc commune Vauch. — Sur le sol humide dans la
région du Plan du Garet.
Tolypothrix tenais (Kütz) J. Schmidt. — Fontaine tour¬
beuse à Barrasse.
Stigonema ocellatum (Dillwn). Thur. — Mares à Sphaignes
de Caderolles, fontaine tourbeuse à Barrasse, mares près le
lac d’Estom Soubiran.
Calot hrix parietina (Naeg.) Thur. — Fontaine tourbeuse à
Barrasse.
Rivularia haematites (D C) Ag. — Dans le ru de Lhéris
au-dessus d’Asté. Cauterets [de Puymaly 26].
DIATO.M A.CÉES
Cyclotella comta Kütz. — Lacs de Caderolles et Grisolles
(plancton et benthos).
Meridion circulure Ag. — Commun dans les eaux claires
et vives : très abondant dans le torrent du Garet sur les
mousses, sources de l’Adour d’Arize sur mousses, pierres de
l’Adour à Tramezaygues, pierres des lacs de Caderolles et
d’Estom Soubiran.
Tabellaria flocculosa Kütz. — Répandu dans la région.
Tctracyclus Braunii Grun. — Sur les mousses humides
aux sources de l’Adour d’Arize, ruisseau du Garet, sur les
mousses, à Caderolles.
Denticula elegans Kütz. — Torrent du Garet.
Denticula tenuis Kütz. — Sur les pierres submergées du
lac d’Estom Soubiran.
Denticula frigida Kütz. — Sur les mousses aux sources
de l’Adour d’Arize.
Diatoma grande W. Sm. — Dans le Garet à Barrassé.
Diatomale hiemale Heib. — Fréquent dans les eaux vives :
var genuinum Grun et ’ maximum (1) Meist. : c. c. c. aux
sources de l’Adour d’Arize, torrent du Garet à Caderolles,
c. c. c. sur les pierres du Lac d’Estom Soubiran.
(1) Les espèces ou variétés marquées * sont nouvelles pour la France.
Source : MNHN, Paris
— 119 —
Synedra Ulna Ehr. var aequalis ; Ktz . ) Braun. — Torrent
du Garet à Caderolles.
Synedra vitrea Kiitz. — Mousses ruisselanles aux sources
de l’Ado ii r d’Arize, cailloux du Lac d’Estom Soubiran ; var
' distorta Meister. Sur les cailloux du Lac d’Estom Soubiran.
Eunotia arcus Ehrl>, Mares à Sphaignes de Caderolles.
Ceratoneis arcus Kütz genuina Holniboe. — c. c. c. sur les
pierres du Lac d’Estom Soubiran, sur les mousses aux sources
de l’Adour d’Arize, c. c. c. dans le torrent du Garet à Cade¬
rolles; var * linearis Holmboe. — c. c. c. dans le torrent du
Garet à Caderolles.
Cocconeis placentula Ehrb. — Torrent du Garet à Cade¬
rolles, pierres du Lac d’Estom Soubiran.
Eucocconeis flexella Cl. — Aux sources de l’Adour d’Arize
sur mousses ruisselanles.
Diploneis elliptica Cl. — Sur les pierres de l'Adour à
Tramezaygues.
Neidium ampldrhynchus (Ehrb.) Pfitzer. — Dans les
mousses du torrent du Garet, à Caderolles.
Neidium iridis Pfitzer. — Mares à Sphaignes de Caderolles.
mares d’Estan Soubiran. •
Nédium amphigomphus ( Ehrb. ) Pfitzer. — Fonds des laquets
à Caderolles.
Caloneis silicula Cl. — Répandu. Fonds des laquets à
* .mlerolles, pierres de l’Adour à Tramezaygues.
Gyrosigma acurninatum Rab. — Torrent du Garet, sur
mousses, à Caderolles.
Frustulia saxonica Rab. — Laquet d’Estom Soubiran,
Ends des laquets à Caderolles, mares à Sphaignes de (’.ade-
rolles c. c. c.
Frustulia rhomboïdes (Ehrb.) Cl. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Amphipleura pellucida Kiitz.-*— Sur les pierres de l’Adour
à Tramezaygues.
Stauroneis phœn iceonteron Ehrb. — Mares d’Estom So.:-
l'iran, torrent du Garet à Caderolles.
Stauroneis anceps Ehrb. — Torrent du Garet à Caderolles.
Source . MNHN, Paris
— 120 —
Navicuîa radiosa Kütz. — Fonds des laquets, torrents et
mares à Spliagnuin à Caderolles.
Pinnularia nobilis Ehrb. — Sur les mousses aux sources
de l’Adour d’Arize, fonds des laquets à Caderolles.
Pinnularia streptoraphe Cl. — Fonds des laquets à Cade¬
rolles.
Pinnularia viridis Ehrb. — Répandu partout. Torrent du
Caret, Adour, laquets et mares tourbeuses de Caderolles et
d’Estom Soubiran.
Pinnularia mesolepta W. Sm var stauroneiformis (Grun.)
Cl. — Torrent du Garet à Caderolles.
Pinnularia major Rabli. — Dans le gave de Entour sous
l’hôtellerie du lac d’Estom.
Pinnularia stauroptera Rabli. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Pinnularia subcapitata Greg. — Ibid.
Pinnularia interrupta W. Sm. — Ibid.
Pinnularia divergeas W. Sm. — Ibid., dans une fontaine
à Barrassé.
Gomphonenw. constrictum Ehrb. — c. c c. sur les pierres
submergées du lac d’Estom Soubiran.
Gomphonema acuminatum Ehrb. — Torrent du Garet à
Caderolles, sur les cailloux du lac d’Estom Soubiran.
Cymbella cistula Kirchn. — Torrent du Garet à Caderolles
où il est abondant.
Cymbella gastroides Kütz. — Ibid., sous l’hôtellerie du lac
d’Estom.
Cymbella inaculata Kütz. — Sur les pierres de l’ Adour à
Tramezaygues.
Cymbella cuspidata Kütz. — Fonds des laquets à Caderolles.
Epithemia Argus Kütz. — - Torrent du Garet à Caderolles,
var alpestris Grun. — Sur les mousses ruisselantes aux sources
de l’Adour d’Arize, pierres d U lac d’Estom Soubiran.
Rhopalodia gibba O. M. — Mousses ruisselantes aux sources
de l’ Adour d’Arize.
Nitzschia augustala Grun. — Mares à Sphaignes de
Gaderolles
*
Source : MNHN, Paris
— 121 —
Surirella spiralis Kütz. — Mousses ruisselantes aux sources
de l’Adour d’Arize.
Surirella saxonica Auersvv. — Torrent du Garet à
Caderolles.
Surirella conslricta Ehrb. — Pierres de l’Adour à Trame-
zaygues.
Surirella ov'àta Kütz. — Mousses ruisselantes aux sources
de l’Adour d’Arize.
FLAGELLÉS
Hydrurus fœtidus Kirch. — Eaux froides de l’Adour d’Arize
■ri virons de Barèges et Cauterets [de Puymaly 26].
CHLOROPHYCÉES
VOLVOCAI.ES
Pandorina morum Bory. — Ibid., mares à Sphaignes de
Caderolles.
TÉTRASpORALES
Aslerôcoccus superbus (Cienk.) Scherf. — Mare près du lac
l'EstÔm Soubiran.
PROTOCOCCALES
Oocystis rupestris Kirchn. — Mares à Sphaignes de Cade¬
rolles.
Nephroçytium closterioules Bohl. — Ibid., mares d’Estom
Soubiran.
Eremosphaera viridis de Bary. — Ibid.
A n histrodesmus falcatus (Corda) Ralfs. — Fonds des
1 " 1 1 1 et s à Caderolles, mares prèg le lac d’Estom Soubiran.
Scenedesmus qiiadricaudà (Turp.) Breb. — Ibid.
Cœlaslrum microporum Nag. — Mares à Sphaignes de
1 -aderolles, mare près le lac d’Estom Soubiran.
Cœlaitrum proboscideuin Bohl. — Fonds des laquets à
Caderolles.
Cœlastrum carnbricum Arch. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Source : MNHN, Paris
Ibid., mares d’Estom
— 122 —
Pc iastrum Tétras (Ehrb.) Ralfs. —
Soubiran .
Pediastrum Boryanum (Turp.) Menegh. — Fonds des
laquets à Caderolles, var longicorne Reinsch ' forma capitata
glabra R. Fischer [17] sur les pierres de l’Adour à Trame-
zaygues, torrent du Garet à Caderolles.
Pediastrum duplex Meyen. — Fonds des laquets de Cade¬
rolles.
Pediastrum integrum Nàg. — Mousses ruisselantes aux
sources de l’Adour d’Arize.
ULOTHRICALES
Ulothrix zônala (Web. et Mohr.) Kütz. — Sur les pierres de
l’Adour à Tramezaygues. Près Barèges et Cauterets [de Puy-
maly 26]
Aphanochaete repens Bertli. — Mares auprès du lac d’Es¬
tom Soubiran.
ZYGNEMALES
Zygnema ericetoruin Hansg. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
DESMIDI ACÉBS
Mesotacnium macrococcum (Kiitz) Roy et Bis. — var micro-
coccum (Kiitz. t W. West et G. S. West. — Mares à Sphaignes
de Caderolles.
Cylindrocystis Brebissonii Menegh. — Ibid., mousses
marginales du laquet d’Oncet.
Natrium Digitus (Ehrb.) Jlzigs. et Rolhe. — Fontaine
tourbeuse à Barrassé, mares à Sphaignes de Caderolles,
mousses marginales du laquet d’Oncet, mare près du lac
d’EsIom Soubiran.
Penium Libellula vi\.cko)Nordst. var' inlerruptum W. West
et G. S. West. — Mare à Sphaignes de Caderolles.
Penium Navicula Bréb. — Mare à Sphaignes de Cade¬
rolles.
Source : MNHN, Paris
123 —
( lostenum didyinolocum Corda. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
('lostenum angustatum Kütz. — Ibid.
Closterium costatum Corda. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Closterium striolatum Ehrb. — Ibid.
Closterium Uliia. Focke. — Ibid.
Tetmemorus granulatus (Bréb.) Ralfs.— Mares à Sphaignes
de Caderolles, laquet près le lac d’Estom Soubiran.
Tetmemorus lue vis (Kütz.) Ralfs — Ibid.
Euastrum crassum (Bréb.) Kütz. — Ibid.
Euastrum oblongum (Grev. Ralfs. — Mousses mar¬
ginales du laquet cl’Oncet, mare auprès du lac d’Estom
Soubiran.
Euastrum Dideltu ;Turp. Ralfs. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Euastrum insigne Hass. — Ibid.
Euastrum putchellum Bréb. — Mares à Sphaignes de
Caderolles, mare auprès du lac d’Estom Soubiran.
Euastrum elegans (Breb Kutz. Mares à Sphaignes de
Caderolles où il est abondant.
Euastrum binale (Turp.) Ehrenb. — Ibid.
Euastrum pectinatum Bréb. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Euastrum insulare Wittr. et Roy. — Ibid.
Euastrum gemmatum Bréb. — Ibid.
Euastrum verrucosum Ehrb. - Ibid., mares auprès du
lac d’Estom Soubiran.
M/craslerias truj/cata (Corda) Bréb. — Ibid.
Micrasterias papillifera Bréb. — Ibid .
.1 ticrasterias pinhatifida (Kütz Ralfs. — Mares à Sphaignes
de Caderolles.
Micrasterias fotaia (Grev.) Ralfs. — Ibid.
Micrasterias denliculala Bréb. — Ibid., mare auprès lac
>1 Estom Soubiran.
Micrasterias apiculata (Ehrb.) Renegh. — Mares à
■Sphaignes de Caderolles.
Source . MNHN, Paris
— 124 —
Cosmarium Cucumis (Corda) Ralfs. — Dans une fontaine
tourbeuse à Barrassé.
Cosmarium pseudonitidulum Nordst. — Mares à Sphaignes
de Caderolles. Rarement signalé en France : Alpes [Allorge
el Denis 3].
Cosmarium pyramidatum Bréb. — Ibid. , dans une fontaine
tourbeuse à Barrassé.
Cosmarium pseudopyramidatum Lund. — Mare à
Sphaignes de Caderolles.
Cosmarium venustum (Bréb ) Arch. — Ibid.
Cosmarium moniliforme (Turp.) Ralfs. — Var ' panduri-
formis. Mares à Sphaignes de Caderolles.
Cosmarium connatum Bréb. — Ibid.
Cosmarium rectangulare Grun. — Ibid., espèce peu
connue en France : Mares de Fontainebleau [Denis 14] ; Alpe
[Allorge et Denis 3] ; Landes [Allorge et Denis 3 bis].
Cosmarium quadratum Ralfs. — Mares au lac d’Estom
Soubiran, mousses ruisselantes aux sources dé l’Adour d’Arize
pierres de l’Adour à Tramezaygues.
Cosmarium pygmœum Arch. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Cosmarium angulosum Bréb. — Ibid.
Cosmarium Meneghinii Bréb. — Ibid.
Cosmarium Thwaüesii Ralfs. — Ibid.
Cosmarium parvulum Bréb. — Ibid., espèce peu connue
en France : Normandie [8], environs de Montpellier [Gay 20],
Cosmarium Turpini Bréb. — Sur les pierres de l’Adom
à Tramezaygues.
Cosmarium formosulum Ho fl*. — Mares à Sphaignes de
Caderolles. Rarement signalé en France : Landes [Allorge et
Denis 3 bis].
Cosmarium margaritiferum Menegh. - Ibid.
Cosmarium Blytlii Wilde. — Ibid.
Cosmarium speci< a..i Lund. — Dans le torrent du Garet
à Caderolles.
Cosmarium Portianum Arch. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Source : MNHN, Pari
125 —
Cosmarium amœnurn Bréb. — Ibid.
Cosmarium pseudamœnum Wille. — Ibid., espèce peu
connue en France : Fontainebleau [Denis 14].
Xanthidium armcitum (Bréb.) Rabenh. — Ibid.
Xanthidium antilopœum (Bréb.) Kütz. — Ibid.
Art h rodes mus triangularis Lager. — Ibid.
Arthrodesmus convergeas Ehrb. — Ibid.
Arthrodesmus octocornis Ehrb. — Ibid.
Staurastrum controversum Bréb. — Ibid. Espèce peu connue
en France : Normandie [de Brébisson 8], Vosges [Lemaire 22].
Staurastrum vestitum Rails. — Ibid.
Staurastrum furcigerum Bréb. — Ibid., mousses margi¬
nales du laquet d’Oncet.
Staurastrum dejecium Bréb. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Staurastrum apiculatum Bréb. — Mousses marginales du
laquet d’Oncet. Espèce peu rencontrée en France : Normandie
le Brébisson 8], lac de Martigna ( Jura) [Yirieux 32].
• Staurastrum spinosum Ralfs. — Mares à Sphaignes de
Caderolles.
Staurastrum leliferum Ralfs. — Ibid.
Staurastrum müticum Bréb. — Ibid.
Staurastrum muricatum Bréb. — Sur les pierres de
"Adour à Tramezaygues.
Staurastrum punclulalum Bréb. — Mare auprès du lac
d’Estom Soubiran.
* Staurastrum turgescens De Not. — Dans le ruisseau du
■ aret à Caderolles
Staurastrum dilataturn Ehrb. — Mare à Sphaignes de Cade-
c 'lies.
Staurastrum jJ/e/mmReinsch. — Dans une fontaine du
Caret à Barrassé. Espèce peu rencontrée en France : Vosges
[Lemaire 23].
Hyalotheca dissiLiens Bréb. — Mare auprès du lac
d’Estom Soubiran.
Hyalotheca mucosa Ralfs. — Mares à Sphaignes de Cade¬
rolles.
Desmidium Swartzii Ralfs. — Ibid.
Source : MNHN, Paris
— 126 —
FLOHJDRES
Hildcnbrandt ia rivularis (Lieb) J. Ag. — Dans le ru de
Lhéris, sur les pierres. Bagnères, [de Pùÿmay 26].
Une simple inspection de la liste précédente, montre la
place importante qu’occupent, les Diatomacées et les Desmi-
diacées dans les types de station que j’ai visités. Ces deux
groupes forment la plus grande partie de la population algale
des tourbières et torrents d’altitude, dont la diversité floris¬
tique apparaît beaucoup plus grande qu’on pourrait le suppo¬
ser a priori.
Je n’indiquerai pas les espèces nouvelles pour les Pyrénées
tant la liste serait longue, je rappelle seulement les espèces ou
variétés nouvelles pour la France :
Diatoma hiemale maximum, Ceratoneis arcus var. linearis.
Pinnularia slreploraphe, Pediastrum Boryanum var longicornc
forma capitata glabra, Penium Libellula var interruptum,
Cosmarium moniliforme var panduriformis, Staurastrum
spinosum, Staurastrum turgescens.
L’ensemble de la flore algale des Hautes Pyrénées, dont
je n’ai vu qu’une partie, comprend, à côté d’espèces cosmopo¬
lites ou très répandues, des espèces localisées dans les mon¬
tagnes ou plus fréquentes qu’en plaine. Dans l’étendue du ter¬
ritoire étudié, j’ai pu observer parmi ces dernières :
Rivularia haematites, Ceratoheis arcus linearis , Telracy-
clus Braunii, Denticula frigida , Denticula elegans, Diatoma
hiemale , Pinnularia divergeas, Neidiurn amphirhynchus , Nei-
diurh Iridis , Epithemia argus alpeslris, Surirella constricta,
Penium Navicula, Cosmarium costatum, Cosmarium speciosum,
Cosmarium venustum, Staurastrum Meriani.
(A suivre).
Clermont-Ferrand. Mars 192b.
Source : MNHN, Pari
Distribution of Eïeshwater
Algæ and Plankfon
by K. MUNSTER STRÔM
The investigations vvhicli are the subject of the présent
accoiint (l) concern ftiatters which are stillin theperifery of'our
knowledge, and they will iherefore probably' also be of sonie
interest to nâturalists ontside the narrow cirele of those who
hâve devoted themselves to limnologieal work.
It will, however, easily be understood tliat l'or the same
reasons, and often in treating a most fascinating problem one
^ at présent only able to put forward a hypothesis of work and
point out the lines for future researches.
During the 70-80 years wliich hâve elapsed since the first
exact foundation of the algal taxonomy was laid down by
Kuetzing, Naegeli, Ralfs and others, there hâve been compara¬
is elv few botanisls who hâve treated the problems concerning
the biology and geographical distribution of freshwater algæ,
except in mere detailed investigations.
Indeed, one can hardly say that attempts towards the
lution of these problems could hâve gained any success until
"ecently. Knowledge, indispensable systematic knowledge xvas
to be increased by the patient and laborious investigations of
many naturalists, but at présent we can regard the amount of
accumulated facts as large enough to take the next step and
not let systematic research hâve its ultimate goals in itself, but
primarly regard it as ineans for penetrating deeper into the
problems of the limnologieal branch of science.
iti A lecture delivered at the 17 ih Meeting of the Scandinavian Naturalists
111 Gothenburg July 1923.
— 128
Nearly everything hitherto knovvn concerning algal ecology
is compiled in the work of G. S. West : « Algæ », and the
main part of the facts there putlished are tho résulté ol'his own
investigations whicli death so premalurely interrupted.
Our task must primarly be to study the freshwater alga-
flora according to the sanie principles as tliose emploved foi1
the higher plants, and thoroughly invesligate the chemieal and
physical properlies of the medium. Fortunatelv we novv hâve
methods for determining the essential biological factors which
were but Iittle developed only (iveyears ago, and it is precisely
from the study of these simple organisms, where the actions of
the surrounding medium can lie most clearly ascerlained, thaï
we may hope to dérivé results of the most far-reaching impor¬
tance for biology in general.
We must, however, be careful nol to generalize too much.
The fact that aulhors bave regarded généra as units lias made
works nearly worthless : eacli species, it may be differing only
slightly morphologically from its nearest relatives, frequentlv
possesscs its distinct properlies, sometimes even more
pronounced than is the case vvitli the vascular plants.
The investigations which will be dealt with in the following
pages are based on malerials from the whole World, from the
Antartic to Spitzbergen. The activities of the aulhor hâve,
however, chiefly been directed towards resea relies on the algal
végétation and the pelagic invertebrates of Scandinavia, more
especially of the alpine and sub-alpine régions.
It is thus primarly the results of these studies that will be
recorded here, and at the saïue lime an attempt will be made
to explain our previous knowledge concerning the ecology and
geographical distribution of freshwater algæ and plankton.
The localities where freshwater algæ (the désignation used
in its broadest sensej thrive, may be divided into three main
groups : subaërial growing-places ; i vet or iiiundaled rocks ;
freshwater Localities in a stricte/- sensc ; and finally snow
and ice.
It is in the tropics that the subaërial formations play their
greatest rôle, and both the number of species and the quantities
Source : MNHN, Pari
— 129 —
ofalgæ may be verygreat. They occur as epiphytes, and in
nearly every kind of moist situation. A number of families are
represented, among them many myxophyceæ, which often
conslitutea main part of the subaërial alga-vegetation, whereas
in tempera te districts they are of little importance in similar
localilies. In the temperate zones the subaërial formations also
play quite an important rôle quanlitatively regarded, and in
districts that are not too dry, but as a rule only a few species
occur.
By far the most common association is that which most
frequently consists of the vvell-known Protococcus viridis alone,
sometimes with other algæ intermixed. It occurs everywhere in
tlie temperate zone where theaërial dampness sufïice. It is more
or less cominon, and often colouring trees, buildin°\s, stones
etc. green to a greater or lesser extent. ïhere is also another
frequent species oi the genus : Protococcus loba/us, and a new
variety v. minor Wille from western and northern Norway.
Tliere are strong reasons for believing that these forms
occur upon dillërent kinds of localities, and that each of them
bas a distribution of its own, but as they hitherto hâve been
distinguished in few cases only, we do not possess suflicient
evidence to build upon.
Prasiola crispa is generally distributed and is especially
common in localities rich in nitrogen, e. g. on the base of trees
but also on trunks and branches, and tlien especially as the
/. hornüdii , on walls etc. near the ground. Togelher with other
algæ and nitrophilous lichens, this species often forms the
végétation on stones in rookeries and other places where
excrements are sources of abundant nitrogen supplies.
The genus Trentepohlia, which in the tropics is represented
by the greatest number of forms. grows on wood, stones or
epiphytic, even up to the alpine région. There are further
several diatoms occurring as epiphytes, and also on moist soil
and similar growing-places.
On dam p ground there are many algæ ; Zygnema ericetorum
is especially common on heaths and soil with a somewhat acid
reaction, and as a rule it is the alga which forms the so-called
9
Source : MNHN, Paris
— 130 —
meteoric paper. On moist soils lhere are, besides diatoms,
many myxophyceæ and ehlorophyceæ. Among the myxophyceæ,
Phormidium, Nostoc and others are generally occurring, Nos/oc
commune is especially common ; of lhe ehlorophyceæ species of
Coccomyxa, Stichococcus, ChloreUa, and Yaucheria are common
under different conditions, and even scacoderm desmids are
found, such as Mesotænium macroccum v. microccum which is
not very rare in lhe mountain districts.
On wet rocks species of Gloeocapsa are cominom. In
Scandinavia Gloeocapsa magma occurs most frequently. The
différence between rocks which are only wet and those whicli
are more or less regulary inundated cannot be sharply defi-
ned, but the increase in the number of species found is some-
times very great.
In Scandinavia tliree types of végétation can be defined :
the Gloeocapsa type, the Scytonema type and lhe Zygnemaceœ
type. Gloeocapsa most commonly forms tliin rêddish-brown
coatings or crusts on the rock, and this association, which as a
rule is composed of the said species only, often forms an inter-
medium between the végétation of wet and inundated rocks.
Frequently the irrorated rocks bave a primary coating of
Gloeocapsa , brown masses of Scytonema or Stigoncma and
hanging gelatinous tufts of ehlorophyceæ. Among these algæ
or mosses occuring in similar kinds of situations there are
found a number of myxophyceæ and desmids and a few dia¬
toms. As an instance may be quoted the composition of those
formations in a district which the author lias thoroughly ex-
plored ; in the mountains surrounding Myrdal and Flaamsdalen
in Sogn the following species are common on wet and inun¬
dated rocks : Scytonema myochrus, mirabile, Stigoncma hor-
moides , informe, mamillosum, Tolypolhrix penicillata, Lcplo-
chcele ct'ustaeea, Phormidium tenue, Gloeocapsa magma, rupi-
cola. sanguinea , atrala, Aphanocapsa montana, Dactylolhece
macrococca, Ulothrix, Zygnema, Spirogyra , Mougeotia par-
vula, élégant ula, Cosmarium etchaclianense, decedens, micros -
phinctum, nasulum, speciosum, cjarrolense, solidum v, tri¬
que! rum, cyclicum e. Nordsledtianum, Staurastrum pileolatuni,
Source : MNHN. Par
131 —
i lonardense , Meriani, Tetmemorus lævis, Penium curtum, Cy-
lirulroçystis Brebissonii, cassa, Tabellaria fhcculosa , species
ol Himantulium and Fragilaria.
In western Norway, Scolland, and other countries, with a
heavy ramfall and damp air, lhese wet-rock formations can
play a rôle in lhe aspects of the scenery.
Throughout Scandinavia the flora of the dripping rocks is
largely composed of lhe species rnentioned and a few others.
One desmid, Cosrnarium dovrense seems lo be connected with
formations rich in lime, and another, Oocârdium stratum.
builds up incrustations in limestone districts. Sonie myxophy-
ceæ are also active in this vvay.
rhere may ollen be difficulty in deciding whether a loca-
üty should be characterized as an inuntaded rock, or must be
dassified as belonging to the kindred type of running waler.
In running water we find the most different algal associa¬
tions aceording to lhe exceedingly variable character of the
habitats. We shall at first treat those which stand nearest to
the inundated rocks.
There are a great mimber of algæ growing under such
conditions of life, and to account for ali the species that are
likely to oceur would be too extensive a task. The are, however,
certain algal communities which are very interesting, viz,
those occuring in brooklets in pealy mooi's and in boggy
springs. There are a few species which are very characteristic
io the Scandinavian mountain régions, of desmids ainong light
green coatings of Tribonema : Cosrnarium Quadrum f tudda-
lense, coelatum, etchachanense, cyclicum, solidum, hexalobum,
Uicasterias americaiia f., Staurastrum Kjellmani, Closterium
luinidum and others are frequent.
It is a noteworthy fact that in these localities as well as on
tiie inundated rocks the arctic-alpine species are found much
farther down towards the lowlands lhan is the case in bogs
and tarns, even if the température is by no means lower. They
also seem to thrive best with good aération, and it should be
called to mind that the acid Sphagnum and Hypnum- bogs are
very scarce in the arclic régions.
In brooks and rivers there are the most different condi¬
tions of life according to the speed of the water and the nature
of the substratum.
ithodophyceæ occur but they are relativelv rare in Scandi-
navia, SU ch as species of Lemunea and Sacheria. Of chlorophyceæ
Clatlopkora fracta and glomeralà with their forms are conimon
for instance in Central Europe, whereas in the Scandinavian
motinlains they are generally replaced by species of Zygnema ,
probably dépendent upon the usual al>sence of soft limestone
formations.
There are also other algæ more or less exclusively frequen-
ting tliose habitats, such as Ifydrurus fnetidus and Prasiola
flui'ia/itis , botli preferring the ice-cold water of mountain
streams. Ulothri.r zona! a is also generally distributed. 0..
stones in rivers, myxophyceæ are also l'oiind lliough not playing
any great rôle in the alpine streams of Scandinavia, such a-
Dic/iothrix Orsiniüna . and otliers.
A number of diatoms are common. Among them may be
mentioned the most abondant of ail, Tabellaria flocculosa.
species of Goinphonenia, Ceratoneis (Ircus, Meridion circulait1.
Where the water is not too torrenlous many other diatoms and
desmids occur among the larger algæ.
H is liowever in more stagnant waters that the alga-flôra
dîsplays ils wliole richness, and thei’e the variations are so
great thaï il woold be impossible to do anylhing more than
oullinti the végétation in its essential features, with spécial
regard to the Scandinavian flora.
We will at first regard the végétation of lakes of somr
size, as there the phenomena are not of such bewildering
complexity. The real alga-flora, not including those alga’ which
only occur among the various macrophytes, is not very rich in
species, and frequently exhibits a characteristic zonation accor¬
ding to depth, being ofteu particularly influenced by the
beatiug of the waves.
Where the water contains lime to any extent many blue-
green algæ display an important incrusting activity, but in our
mountain lakes the most important alga, growing on stones in
— 133 —
the wave-region is Calothrix parietina, and species of Rivu-
litria, Schizol hri.r (especia lly Schizothrix Mulleri ) and Stigoncma
are also very frequent. Cladophora and Hhizoclonium a Iho
occur, tliongh more general a liltle farther down, and a flora ol'
fixed chlorophyceæ is présent, even if not so fiilly developed
as in quiet water.
In our alpine lakes the végétation as a rule rapidly
decreases towards the bottom, and the deeper régions are
often q ii i te stérile. Ooze collectors and dredges only yield
uiorganic deposits, or dialoin ooze very rich in species, but
generally no living algæ. Ciudophora- species are however not
imrommon, and the aulhor lias observed an Osci/laloria that
uns obtained froin great depths.
In the alpine lakes of Cen tràl Europe there are a much
greater number of species, and also in our lowland lakes
where many algæ, among lhem Ægagi'ppila , occur.
In .quiet clefts the niost different algæ are found altached
lu stones and branches, and free-floating. liatracliospermuin
i •iiguiil is not uncommon, and species of Hhizoclonium are
frequent.
In bogs, Small tarns or pools, peaty di telles and similar
fi eslnvaler localities, brownjsh or liglit green flocculose masses
are often foun l. As a rule they consist of Cylindïocystis lîre-
hissonii, frequenlly intermixed with olher desmids, sucli as
Hipilollieca dissilicns and mu casa, Cjmnozugô monoliformis,
Tetmernorus la; vis and many others. Sometimes these clouds in
the water are composed of otlier desmids, e. g. Cioslerium
u/lcrincdium, Cosmarium bolnjlis, Euos/rum. dide/hr and many
nthers. Largér freely floaling masses are especially formed by
Tribonema bombyeinum in such localities, also Schizochlamys
gelatino/sa, Tetraspora lubrica and others form floaling jelly—
niasses, and Batrachospermum vit gu m and Drapanialdia
; dtimosa are often common in those habitats.
The alga-Ilora on aquatic plants and among submerged
mosses from the margins of lakes, tarns, pools and bogs is the
richest and mosl varied that is known, and to account for tl e
sonie 500 species thaï vve may expect to fînd in such habitats
Source : MNHN, Paris
134 —
in Scandinavia would merelv be an idle taslc. There are a great
number of more or less distinct associations, oflen with well-
defined geographical and altitudinal distributions.
The author hopes to descri be manv of these Coinmunities
in the extensive work on the ecology, biology and distribution
of freshwater algæ and pelagic invei'teb rates in nortbern alpine
and sub-alpine régions which be lias under préparation. In the
présent paper the results already arrived at will not lie dealt
with, but will merely be made an attempt lo give a somewhat
general account of the alga-flora in stagnant waters, on plants
and among mosses from the margins of lakes and tarns, in bogs
and peaty moors, pools and ditches, as well as in the more
extraordinary habita ts.
The aspects of stagnant waters are quite richly varied in
the temperate zone, but we can as a rule, larger lakes and
tarns excepted, dividc the localities into two main groups,
which however cannot always be sharply distinguished : the
peaty moors with the bogs, tarns as well as the arlificial dit¬
ches on the onc hand; ponds, ditches and grass-bound pools on
the other.
The most comnion types of bog in Scandinavia are the
Sphagnum aDd I/ypnum types. In these bogs the natural con¬
ditions of life are very uniform throughoiit the wliole tempe-
rate zone, though the geographical situations and the different
altitudes of course play important rôles.
In the bogs the desmids are quantitatively as well as qua-
lilatively best represented. Among the iliatoms, species of Pin-
nularia are ôften abondant, also species of Navicula, Slnuro-
neis and manv others, and it is a very noteworthy fact thaï in
Norway as well as in the British Isles Vanheurckia rhomboïdes
v. sa -von ica is perhaps the most common diatom.
There are numerous species occurring, often in the most d i ffe-
rent associations. Of the protococcoideæ and myxophvceæ those
which will bc nunlioned wlien dealing with the altitudinal dis¬
tribution in Scandinavia are comnion, of the flagellâtes Dim,
bryon and mari) coloured ones, of the peridineæ species ol
Gyninoditdum, Glmodinium uliginosum, Peridiniu/n cinctum ,
Source : MNHN, Pari
135 —
inconspicuum, umbonatum and Willei as well as the resting-
spores which hâve l)een called Jieinsehiella.
Where aquatic plants grow in bogs there are often rare
species in abundance in the slimy masses or thin coatings
covering the submerged parts, and these as a rule are notfonnd
a mon g the mosses.
Besides with altitudes ; the associations vary in different
geographical régions. As an instance may be mentioned that
the algal communities with Ëuaslrum cunecitum, insigne,
Miciaslerias Jenneri and .1/. oscitans v. mucronatn as leading
forms, so coininon in the British mountain districts, are very
scarce, at leasl in the correspond ing Scandinavian localities,
the western coast of Norway perhaps excepted.
Localities outside tlie peàty moors sliow a much greater
richness in many forins, especially prolococcoideæ, and in such
ponds or pools with more or less alcalic reaction, well warmed
throughout du ring the sommer, and often rich in disssolved
organic matter, représentatives of tliis algal grotip are often
présent in prodigious richness, both in a qualitative and quan¬
titative respect.
The desmid dora partially includes olher species than
lliose in the moor localities, and il is also not the saine species
"I diatoms t! at is the most frequent there.
Finally itmay be mentioned, that in lhese kinds of local i-
‘ "s the seasonal periodicity is often quite distinct in our
lowlands, whereas a typical periodicity in the composition of
tli" associations is partially absent in the mountains, reference
will be made to these facts later on.
When inquiring which of the physical and chemical pro-
perties of the medium, fresh water, exercises the most polen-
tial influence on the qualitative richness of végétation, there
are of course many factors which must be taken into accouni.
I)n the whole these problems hâve been but little investi gated,
but for a spécial group, which for the main part consists of
thr considérable number of desmids together with a characte-
ristic Sélection of the other algæ, the facts indicate that tLé
hydrogen -ion concentration must be regarded as an essential
Source ; MNHN, Paris
136 —
factor, provided that tolerable climatic condilions exist, and it
is generally but nol exclusively determined by geological for¬
mations. As the whole qualitative richness of the flora is mainly
determined by the occurence of the desmids, it may in general
be said that tlie rirli flora is chiefly fotind on the old geological
formations as well as on younger eruptives, quartzites etc,
whereas the flora on liinestone is poor. Already in 1880 W'if.i.k
was aware of lliis important fact, and later on West described
in detail the conditions in lhe British Isles. Mis researches hâve
slrongly confirmed this view, though it seems thaï the real
connections between the geological formations and the alga-
flora never ocoured to him.
This generalization, however, requires a considérable exten-
sion. In smaller collections of water, especially, it is not
exclusively the underground which détermines the reaction of
the water, but also the respiration and assimilation of animais
and plants as well as the aération or stagnation, and last but.
not least the qualifies of the soil proper. Apart from the fact
that it is mainly on /tard, glacially eroiled formations that the
favourable local ities are fourni, many plants can under certain
circumstances diminish the contents of lime in the water to a
greater or lesser degree, so that. in a limeslone distinct we may
expérience a rich flora of calcipliob algæ among the littoral and
bottom végétation. This considérable aclivity of certain plants
was firstly made elear through the investigations of Rcttxiîk
andit isvery important fort our understanding of lhe occurrence
of algæ.
Aération and stagnation hâve wilhout doubt great direct
influence by changing the proportions of the gases disso/ved in
lhe water, besides the indirect one of inlluencing tlie réaction
of the medium, the hydrogen-ion concentration.
At the présent State of our knowledge these prineipîês
only can be oullined, and the detail investigations will be
published in the previously mentioned treatise.
Before dealing with the questions concerning the distri¬
bution of algæ and seasonal variation, sonie more extraor-
dinary communities will be ipentioned, and of spécial
Source : MNHN. Par.
— 137 —
importance is the cryoplankton, the algæ of the ice and snow.
Red snow is very cominon throughoiit the whole world, and
since the loiindations of oui- exact knowledge cpncerning
those matters were laid down by Wittrock in 1883, the snow
"Winch is coloured by algæ is described from the whole globe.
\ number of organisms are <|iiite general and seem to hâve
their natural habitats on snow and ice, whereas a few must be
ffegard ed as more occasional inhabitants. Many curious forms
are known, especially from the Antarctic continent.
In the Scandinavian mountains there is, however, onlv one
aii a that plays lhe dominant rôle, the well-known Chlnmydo-
monas niva/ts. Red snow cansed by this alga is very common in
our higli mountains, though the occurrence may be somewhat
local. In certain places il is absent, and it is impossible to
detect any différence betwen such localilies and others where
il occurs in large qiiantities.
In many régions, such as in several districts in the moun-
1 ons ol Hardanger and Sogn, the alga is so common that the
majority ol the patelles of eternal snow are partiaUy coloured red
to a greater or lesser degree. As a rule lhe colour is a soft rose
of great beauty, butsometimes, though rarely, the snow appears
as il stained with blood.
\\ e know very little concerning the physiology of this alga.
Soine authors are of lhe opinion that the development of fat and
red pigment must be regarded as an adaption to the intense
cold of the substratum. That may be so, but we must rernem-
Imt that the algæ only oçcur in any quantities at ail on the
"rince ol snow which at least du ring sunny days is really
melting, and where the température is about zéro.
Ouring lhe winter the localities are covered with snow,
which as a rule is very deep. As snow, a fact well-known to ail
botanists and recently eonfirmed by exact data, is well insulat-
iug. the température which the algæ hâve to survive will as a
mie by no means be lower than that which many freshwaler
dgic are exposed to in the higli mountains during the winter.
Of course the ellect ol lhe red colour is a considérable
ub.sorbtion. of the heal rays, the algæ melt down into the snow
Source : MNHN, Paris
— 138 —
and may oiten play a rôle in the thawing process. They are not
only found on the surface proper, but down to a depth of about
one inch, and as the heat rays easily penetrate the uppermost
layers of the show, the total absorption of heat may be very
considérable. We can realize the great intensity which the
insolation may attain with the clear sky and pure air of the
high moun tains.
Other algæ than Chlamydomonas n'wulis are not very
general, though the curions organism Chionaster nivalis is
occasionally présent in prodigious quantifies, and some chla-
mydomonads may be found.
Green snow is scarce in Scandinavie, and the author lias
only had an opportunity of observing the phenomenon twice,
from thawed water on a glacier in the Sarek mountains, and on
the fresh ice of the Christiana fjord in the spring. In both cases
the species was the same, l /othru' flaccula, but manv different
chlorophyceæ are known from the Alps, the Antarctic and
other régions.
The algæ which hâve adapted themselves to such different
conditions of life hâve also populated the hot and partly sul-
phurous springs, with an exactly determined température of up
to 80 degrees centigrade. Those algal communities, the thermal
algæ, are known from the whole globe, even from Spitzbergen.
They arehighly cosmopolitian, and the species which are the
common ones in Spitzbergen are also frequent in New Zealand.
The myxophyceæ are especially well represented, the
most frequent species, and also lhe alga which can withstand
the highest températures being Phormidium [aminosum, but
Hapalosiphon laminosus, Qscillaloria geminala, animait s,
Okeni and others are commonly distributed.
Some algæ, and especially the above-mentioned tropical
epiphytes, may live as parasites or half-parasite, others in the
interior of different plants. As an instance may be mentioned
Nostoc punctiforme i.i G inera, and a few pierce the shells ol
freshwater bivalves. One species colours the fur of a sloth
greenish, and in fresh water there live a number of épizootie
algæ. Individuals of Cyclops especially are oflen covered with
Source : MNHN, Pari
— 139 —
Characium, and even on the leg-hairs of a t
PàlyMhemm foreipata, Chararium ajlmdricuni is found.
Tailles ma; curry a knnriww végétation of Chladopkon i and
Fn.ally it may bc mentioned thot in fresh and brackish
pools on skerries and Coastal oliffs, there are characteristic
associations which often bear a considérable similarity to tliose
of lhe rain-water pools and poddles, and wbere volvocaceæ play
an important rôle.
It hast long been customary to regard the freshwater algæ
as cosmopolites. To a certain degree tins may undoubtedly
prove correct. A large ntimber of algæ are not confined tô cer-
i un régions, and do not show any geographical distribution in
a stricter sense.
Some ol these are the most absolu te cosmopoli tians that
can ije imagiiied. They occur in nearly every kînd of fresh
waler habitats, from tlic tropics lo lhe ice-water of the arctic
< > mines, whereas olhers may bave a définit geographical
distribution of a figurative kind. These are lhe species which
I|:IVP ‘Imte «pépiai daims upou the natural resou rces of the loca¬
lises, and consequently do not occur in the régions where
,hose conditions of life are not found. A number of species are
confined lo the tropics, otlier.s are drciimpolar, and may occur
111 l,lp a,Pine régions of temperate and tropical countries ; but
Ihey ali hâve in common that they do not possess any sharp,
distinct geographical distribution. They occur where iheir
daims upon the habitais are fulfiUed.
Such ls the case with a large number of algæ, practically
-Il lhe myxophyceæ, the larger number of the protococcoids
an,i ",an.y higl'er cblorophyceæ, though a few of the most
le.dily developed ol thein can possess quite a limited distribu-
Dealing however with lhe well-known group of the desmi-
diaceæ, we encounter lhe main part of the freshwater algæ
which hâve a geographical distribution in the same sense as
ll"' l'iglier plants. Tliis fact lias not always been clear, as a
l'^ge part of tliis group also are cosmopolitians, perhaps one
— 140 —
half of the known species, but the remaining part consists of
species which bave their more or less sharply limited areas of
distribution, and these are especially found in t lie tropics.
If an experienced algologist is shown tropical collections
of some riehness, he can without hésitation say : those are
Soulh-American, those are Australian, those are Indo-Malayan.
Our knowledge of tropical algæ is still very incomplète, largo
régions are wholly unexplored, but even at the présent siale of
our knowledge we can descri be well-defined régions, e. g.
the Australasian and the Indo-Malayan with quite characterislic
forms. To deal with the distributions of the different species
here would be a much too extensive task.
In the northern temperate zone the alga floras of the va¬
rions geographical régions are bv no means markedly different.
With the exception of the arclic zone there seems to be a
great temperate région extern! ing over Nortli and Central
Europe, Siberia and North America, though there are many
local pecularities. Mention can be ruade of the fact tliat thei
are many forms in the l'nited States wliich are either absent or
very rare in Europe. Some of lhem, however also occur in Nor¬
thern Europe, and perhaps more abundantly along the west
coast. The distribution of the arctic desmids, which will be
partially dealtwilh below, also présents peculiarities, and the
plankton species show a very pronounced geographical distri¬
bution.
If we enquire into the causes of the delinite geographical
distribution of certain desmids, we must regard those facls
essentiel tliat many species cannot witlistand transport excegl
as zygospore, and that these are very rare in the majoritv of
species. \Yhen most desmids dry up they perish, and it may
be of interest to recaU that even Schmilde was of the opinion
that in the tropics the desmids with the most complex surface
also posSess the most characteristic geographical distribution.
Whether this is due to ; . Tact that they more easily dessicatc,
or that these species are the newest, most advanced forms,
developed in separated régions, can not of course be decideil.
The barriers which checlc distribution and mark the boun-
Source : MNHN. Par
— 141 —
daries betvveen régions are probably formed by the océans, but
more especially by cleserts and dry limestone districts with
fe H’ or no localities for the forms which hâve greater claims
upon the resources of the habitats.
Througlioul these dry limestone districts, vvilh unfavou-
rable localities, there are a few species which characterize the
dora; common ubiquists only. The forms which in Caucasus
and Turkestan are typical of thé poor floral play the same rôle
in the Tibetanian highlands.
On the other side of such districts the flora is often quite
different. It is ronsequently very natural that in the norlliern
temperate zone, vvliere there are favourable localities from Ire-
land and the Faeroes via Great Britain, NorWay, Sweden, Fin-
land, Russia, Siberia, Canada lo New Foundland the alga-flora
convey a rallier rnonotonous impression.
T lie flights and migrations of wading and swimming birds
are of great importance, perhaps more especially for local pecu-
liarities, and much remains to be done concerning the possi-
hilities and means of distribution of the algæ.
Two of the dogmas which were regarded as established
until the epochmaking studies of William and Geokge
Stephen West in 1904 put an end to them, were that there
vere no desmidiaceæ occuring in the genuine plankton,
and that the freslnvater plankton was quite cosmopolitian.
At présent we know tliose dogmas to be lalse ; from the
whole world genuine plankton desmids are know to occur
wliere the natural conditions permit lheir existence, and many
of the components of the plankton communities hâve a definite
and distinctive geograpical distribution, and tliis is especially
the case with the desmids.
\\ e hâve also, as primarly pointed ont by Teiling and later
on by the présent author, been able to discriminate a certain
phyloplankton formation, distributed over • large areas in the
northern hemisphere, the Caledonian.
Neither can the zooplankton be characterized as very cosmo-
politan, thougli perhaps to a higher degree than the desmid plank¬
ton, in which certain species must be regarded as guiding forms.
Source : MNHN, Paris
142 —
In the folio wing mère will be outlined a part of our know¬
ledge conoerning these matters. Those who are interested in a
more thorough account of the questions are referred to the
treatises of West and to « The Phytoplankton of some Norwe-
gian Lakes » and » The Alga-Flora of the Sarek Moun tains » by
the présent author.
The most interesting question is : L'pon what is the occur¬
rence of desmids as plankton organisais in prodigious quanti¬
fies in cold and tempera te régions dépendent? — Based on ail
researches up to the présent date we can with a higli degree of
probability say : Tvvo factors are hostile for their occurence in
quantifies as plankton organisais (a few species excepted,
which will subsequenlly be dealt with) : contamination and the
basic x’eaction of the water (Ph conspiciiously >7).
The opinion of West and the author that theydo only occur
geologically speaking in old districts or on younger hard for¬
mations, therefore needs an essential theoretical alteration. In
reality this will be of no importance as the factors which, as pr<
viously mentioned, alter hydrogen-ion concentration, do nol
play any important part except under circumstances more
rarely found, for instance where the humic acids of surrounding
peaty moors neutralize waters on limestone formations
The circulation of the water, the respiration and assimil ; -
tion of organisais are of course of importance, but precisely in
the large, cold, uncontarninated lakes, where tliis plankton mo l
frequently occurs, life is scarce, and those processes are of secon-
dary importance as compared with the determining geological
formation.
It musthere be cmphasized thaï by the terni desmid-plank-
ton is only meant that which is really rich in quantitative and
as a ride also in qualitative respects. Even in limestone dis¬
tricts, when investigaling clear, uncontarninated lakes, tliere
may be 2-3 of the.le.ss calciphob desmids observed occuring in
some quantifies.
Concerning tropical lakes, we must be content with enipha-
sizing that we do not know anything about their production
biology ( Produclionsbiologie) or hydrogen-ion concentration •.
Source : MNHN, Pari
143 —
We know tliat in several there occurs a ricli desmid plankton
" ith the most sliarply defined geographical peculiarities, but of
lhese facts our présent knowledge is limited, and we mus* con¬
tent ourselves with regarding the better know plankton com-
munities of the lemperate régions.
A slig-ht contamination of water from cultivated fields or
human dwellings does not play any rôle, whereas a serions con¬
tamination renders the development of a genuine desmid
plankton impossible, perhaps by direct action, perhaps in gi-
ving the myxophyceæ and diatoms more lavourable conditions
for developing in masses. — We must also here except a few
species, Staurastrum gracile and paradoxum in particular may
be abundant even under such conditions.
In clear, quiet lakes where the conditions are favourable,
the desmid-plankton wiI-1 only consist of genuine limnetic spe¬
cies, but in lakes with surrounding peaty mors or irregular
tomporary burns (typical instances are many of the Scotch
lochs) lhese will be strongly intermixed with species washed
ont from habitats in the drainage area.
There is every reason to believe that the development of
the plankton forms lias been elfected in that way ; the bottom
forins are washed ont into the lake, whilst those which hâve
l)een ht for the pelagic lil'e hâve prospered there, and a num-
ber hâve developed into spécial plankton forms, which are now
deseribed either as separate species or as plankton varieties of
existing ones. This is, however a mere hypothesis, the correct-
nes of which can of course neilher be proved nor disproved,
but which seems to possess a high degree of probability.
We can, however, divide the species oceuring in the
desmid plankton in three groups as done by the author
in 1921.
/. Desmids belonging to the microphytic benthos, washed
oui in the pelagic région by chance, and not propagating there
.except perhaps in small taras and ponds). These generally play
but little part, except in boggy régions and where torrents and
heavv rainfalls may wash them ont in the lakes.
//. Desmids originaling from the benthos, but propagating
Source : MNHN, Paris
— 144 —
in tlie pelagic région. There they often become much more abim-
dant than in tlie littoral région or in the bogs.
///. I ariettes or species confined lo the plahkton. They
compose the really pure desmid plankton. As an instance ol
a lake vvhere such plankton occurs may be mentioned Bessvan-
det in Jotunheimen, where there are no peaty moors or
littoral végétation housing benthonic desmids.
A few tropical and occidental species which in those
régions are benthonic can also be regarded in Scandinavia as
belonging to tins third group, a few species which are mot
iound outside the plankton.
Coneerning the dilferent phytoplankton formations we can
at the présent State of our knowledge only define one, the Cale-
donian. The Baltic and Central European lias of course been
most thoroughly investigated. but seems to be distributed
throughout the wliole lemperate part of the world, where the
necessary habitats are présent and is consequently nol ge<-
graphically cOnditioned formation.
Some authors are disposed to regard it as a cultural phen-
omenon, caused by contamination from cultivated fields and
human activities in general. W'hether this is riglit or not cannot
at présent be decided. It is certain thaï many myxophyceæ and
half-saprophytie algæ thrive best u rider such conditions.
The characteristic Caledonian formation is found where
the country is preserved more or less virgin (at least in rela¬
tion to the contamination of tlie lake s) and very rarely on lime-
stone formations over large parts of Finland and Sweden, in
Norway to the North Cape, Iceland and Greenland, Faeroes.
Shetlands, Scotland, English Lake District, Wales, parts of h
land etc. In North America this formation is frequent, but is
considerably intermixed with speciallv American forms, and
this plankton may perhaps be regarded as forming a subdivi¬
sion. Whetlier in continues over Alaska, Siberia and Northern
Russia round the world is unknown.
It the Alps, Spairi, les Landes in France, and probably in
several places where the districts are still more or less unculli-
vated and the water not too rich in lime, this formation can
Source : MNHN, Pari
— 145 —
also be said to occur, but in such slight abundance quantitati-
vely and qualitatively, that Ibis plankton has little in common
with lhat which most typioally occupa in the Caledonian folding
range.
By no means the sanie l'orms are abondant everywhere. A
nu m ber of species hâve a local and characteristic distribution,
for instance so far as it known, the diatom Tabellaria fenestrata
<’• geniculata and Slauras/rum granulosum v. Borgei in the
Swedish Lappmark.
Outside these régions, as we hâve mentioned, tliere are a
mimber of tropical formations, vvhere the geographical peeulia-
rities are reflecled very clearly in lhe desmid plankton.
Dealing finally with lhe zooplankton, which also présents
maiiy interesting distributiona! problems, but which has been
the subject of many trustworthy and excellent treatises, we will
content ourselves with a few facts. — The central European
crustaceans are replaced in the Scandinavian forestand mountain
districts by others ; species of Bosmina by Bosmina obtusiros-
tns, and in the mountains by its var. arlicurn, the Diaptomus
species bv Diaptomus laliceps and Hctërocope saliens ; in the
Lappmarks Diaptomus graciloicles, which is also a lowland
l'orm, play the greatest rôle. Farther north other more arctic
species occur; and many species which are rare in Central
i-.urope, such as Holopedium gibberum are very common in
Scandinavia.
The plankton of smaller taras and ponds is by a generally
ac.cepted term called the heleoplankton . This plankton is espe-
cially characterized in lhat besides the typical plankton
organisms, benthonic and tychoplanktonic algæ often occur in
qui te prédominant quantités.
Many investigations hâve been made upon lhe heleoplank-
ton in the lowlands, but we will here give a short accounl of the
researches in large and small taras in theNorwegian mountains,
and among those a group of taras surrounded by peaty moors
at an altitude of 1000-1050 m’s near Geilo will be dealt with.
I lie ernstacea which in larger or smaller quantities composed
the plankton of these taras were : Bosmina obtusiroslris v. arti
9
Source : MNHN, Paris
— 146 —
ca, Sida erystullina, Holopedium gibberum, Cyclops, Daphnm
longispina, hyalina, galeata, Ileterocope saliens, Polyphemis
pediculus, Diaphanosoma brachyurum, as well as Acroperus
harpe and Ophryoxis gracilis and also about 20 wholly bentho-
nic species which were cauglit by chance, among them Gamma-
rus pulex.
Among the rotifers, Conochilus voIvqx and unicarnis occur-
red in prodigious quantities, and also a number of other pela-
gic species and some sphagnetophil protozoans.
It is, however, the alga flora which is so interesting, and
from the results derived from the study of lliese little taras sur-
rouiided by Sphagnum inoors may be deduced important results
for our views upon the relations of plankton algæ, and espe-
cially desmids, to the littoral organisais and the alga-flora of
the snrrounding drainage area.
With the exception of genuine plankton-organisms, there
were in the pelagic région benthonic algæ, which olten occurred
in prodigious quantities. The desmids which were sometimes
quite prédominant in the plankton, such as Micrasterias Th<>-
masiana , Hyalotheca dissiliens , Gymnozyga mono/ifûrmis,
Pleurolænium Ehrenbergii, Euaslrum l’errucosum and many
others, were also verv common in the drainage area, and only
seemed to hâve increased extraordinarily in the pelagic
région.
Thé desmids which the author has regarded as the genuine
plankton-organisms and which were also quite frequent were to be
discovered anywhere in the snrrounding peaty moors and bogs,
neittier from utuch thewater supplies of the taras were derived,
nor among the littoral végétation, which lacts must be regarded
as strong evidence for the view that the genuine desmid-plankton
as a rulc has nothing in common with the desmid végétation "I
the drainao-e area and the littoral régions, however rich tliis
végétation may be.
The mate ri al upon which the author bases liis studies of
the distribution of the algæ (in different altitudinal régions in
Scandinavian mountains, is from Tuddal, from the Sarek moun-
tains, and especially very extensive materials from the high
Source : MNHN, Paris
— 147 —
niountains districts aroiind the Bergen Railway, and also col¬
lections from many districts in soutli-eastern Norway.
Up lo a certain lirait, which in the prevailing ni un ber of
cases seems to coincide with or to lie a little higher than the
birch lirait, the alga-flora does not présent any characteristic
alpine or arctic aspects.
It is by no raeans poorer than the flora which is distributed
in the moors, tai ns and lakes of lhe large forest areas in the
lowlands, with which il is similar in ail essentials.
This flora is rich in desraids, and the greater number of
protococcoids are absent. Only those which are cominon in lhe
peaty moors and tarns with acid réaction, also occur here in
considérable quantities, e. g. Eremosphæra oiridis, Scenedes-
mus obliquas, Pédiastrum Boryamtm, Oocystis solitaria, Chlo-
robotrys regu laris and many others. Üfmyxophyceæ the follow-
ing are conimon : Chroococcus turgidus, macrococcus, palli-
clus, ininor , Synec/iococcus æruginosus. Merismopedia glauca,
Oscillatoria, Hapalosiphon hibernicus , intricqtus , Stigonema
ocellatuni, Tolypothri.r tenais and sonie others. On the whole
t i : ose algæ are absent which are confined to certain lowland
!o< alities, sniall ponds, clayey ditches etc. rich in organic mat-
ters and of alcalin reaction.
The températures in the summer months seem to be quite
adéquate even for the occurence of l'ornis rather susceptible to
cold. In the small bogs etc. near Geilo the température was
often 20 C 0 or more for several days.
When, however, thislimitis exceeded many species hither-
to prédominant cease to occur in quantities, and a considérable
number of arctic species appear as more or less general, among
(lie protococcoids especially Pédiastrum tricornutum (—Braunii)
and a number of desraids which hitherto hâve played no rôle,
such as : Cosmarium anceps, crenatum , costatum, cyclicum v.
arcticum, galentum, hexalobum, microsphinctum , nasulum ,
novæ-semliæ, Euastrum crassicolle, Penium Mooreanum , Stau-
rastrum aca rides, forms of Staurastrum aculeatum, arcticum ,
Bieneanum f. spetsbergensis, Kjellmani, Meriani. These ail
occur in those altitudes in the high niountains of Southern Nor
Source : MNHN, Paris
— 148 —
way. In Sarek there are also some even more characteristie
arctic or local algæ wllich are generallv absent along tlie
Bergen Railvvay, at least at élévations below about 1-/00 m s
SHch as : Cosmarium ’Finmarkm, hcxalobum v. rossicu/n, Kjell-
mani, Pseudoholmii, excavatum v. horizontale, Staurastrum
Bohlinianum, capitulum v. spetsbergcnse, lanceolalum v. ellip-
ticum, pachyrhynchum, rhabdophorum. Above 1400 m’s there
are as a rule only a few suitable localities, but where sucli
occur the alga-flora continues even up to the eternal snows.
We are speaking of snow-bed plants, and there are also a
few algæ which are generallv confined to the moisi localities
irrigated by thawing snow. Cosmarium nasutum is very cha-
ractéristic of such habitats, and there are others.
In water derived from thawing snow, which for instance
around Finse continually inondâtes large areas, there are also
macroscopically visible light green algal masses with a rich
development of oxygen. These as a rule consist of Zygnemacea ,
which as previously mentioned in Scandinavia also in brooks
replacées the Cladopliora species characteristie of the Alpine
districts abundant in lime.
Among these algæ are found a number of desmids and dia-
toms which to some extent hâve been previously mentioned
under the irrorated rocks etc. The followingare common near
Finse : Cosmarium etchachanense, crcnatuni, pseudarctôu/n,
microsphinctum, cyclicum v arcticum , (inceps, galeritum, he.i -
lobum, Staurastrum acarides, Meriani , Cylinilrocystis Breb/s-
sonii, Micrasterias americana f. , Meridion circulare, Tabeila
ria flocculosa.
A certain amount of work lias been devoted lo the periodi-
city of the alga-flora, by Thaxseau, Griffiths, Delf and others.
These investigations are, lmwever, chiefly quile local, the con¬
ditions oflife being of course very different in the varions cli-
matic régions.
The winter in Scandinavia is a se.as.on which exercises a
profound influence upon the alga-flora. There is, however, a
fundamental différence between the algæ and the higher plants,
as the period of végétation may be exceedingly short, and
Source : MNHN. Pa
— 149 —
neverlheless a quantitatively as well as quali tatively rich flora
ma y be deyeloped.
The investigations upon which thl présent brief account is
based were chiefly carried oui in the mountain districts sur-
round irig lhe Iîergen Railway, but the conditions in eastern
Norwny are not very different, with the severe winters there
pi evailing. The conditions in western Norway are of course
différent, lor in niany districts there is no winter cold which
is iiable to affect the algæ, but investigations are lacking.
It may be of sonie interest, before dealing with the pheno-
meiia in Scandinavia, to eonsuler the conclusions derived by
1 hans-eai; front investigations in Illinois, U. S. A. Ile classifies
the algàe in seven classes : winter annuals, spring annuals,
Mimmer animais, autumn annuals, perennials, ephemerals and
irregulars. i liese liâmes are sulTieiently explanatory without
doser interprétation.
It is very possible lhat a minimum factor may be décisive
and may cause lhe varions species to be prédominant in diffe¬
rent seasons, and possibly one different for each.
During bis investigations in the Norwegian high mounlains,
flic présent autlior, as was to be expected, was not able to
rclind any of the types mentioned.
Broadly speakmg, the végétation in peatj' bogs and taras
,s '/italit.ativ6ly uuchanged throughout the végétation period,
nid investigations were carried ont from the thawing of the
-iiow earlv in the spring, until the localilies are covered with
snow again in lhe la te autumn.
I lie associations which to a certain degree show seasonal
changes are those where a few species occur in prédominant
masses. The varions flagellâtes, especially, hâve periods when
tliey occur, die and are replaeed by others.
Among tue few associations in peatv moors and bogs
"■liich the autlior has observed succeeding each other there is
d"' earl v stimuler association of Cylindrocystis Brebissonii with
hier desmids, which, in the autumn, is sncceeded by an asso-
' mliuii ol ( kroococcus turgidus and Synechococcus æruginosus.
but liyalotheca diédtiens for instance which is frequently com-
Source : MNHN, Paris
— 150 —
mon willi ( ylmdrocystis Brebissonit in the first named associa¬
tion, in otlier habitats is only common m August and Septem-
ber.
Wliere the snow is recently melted in bogs etc. Nelrium
(ligilits is especially abundant in the spring, frequently witli
Pinnulürta viridis and a féw olher species, but continues dur-
ing the summer, and is of course a decided ubiquist.
A few species, which as previously mentioned seem to be
confined to areas irrigated by thawing snow and to the inun-
dafed rocks, such as Cosmariurn nasutum, sometimes occur
where the snow is melting over the nsual localities.
On the whole there is but little qualitative change in the
course of the végétation period. The quantitative factor howe-
ver is very conspicuous, and the majority of the algæ reacli
lheir maximum in August in our high mountains, and maintain
ita surprisingly long time in the autumn.
From the recent studies of the author we may atlempt to
form a picture ol the yearly cycle of the alga-flora in the Scan-
dinavian mountains. The important question of wintering first
présents itself.
Based upon the researches of the author, and the observa¬
tions occasionally made by Willè, we can undoubtedly say
that the importance ol zygotes and resting-spores has been
greatly exaggerated. When we read in most text-books thaï
matters proceed thus : when autumn cornes copulation pro¬
cesses are eflectuated, and the zygotes formed winter to the
next spring, these views are in many cases teleogical déduc¬
tions from the writing-desk, as the conditions for forming tqe
zygotes are very different in the different algæ.
Many zygnemaceæ and oedogoniaceæ hâve two conjuga-
ti°n maxima, one in the early summer, and another in the
autumn. The causes of the conjugation are unknown, and labo-
ratory experiments give onlv modifiée! results.
It is, however, evidential that even algæ which fructif.v
frequently survive the winter in a végétative condition, sur-
rounded by thick mucuous sheaths or with the cellular contents
strongly condensed, and often filled with starch or oil.
Source : MNHN. Pa
— 151 —
The desmids are also generally stated lo form zygospores
to survive the winter. — There areonly a comparatively small
nu ni ber of speoies which conjugale somewhaf frequently and
lhese do so in the most varying seasons. In ail the others we
may examine tons of thousands of individuels without observ-
It is a vvell known fact lhat many algæ readily bear being
frozen, and the températures to which they are exposed are not
ahvays very Iow, as the snow has a high insulating effect.
It is possible that in quite small collections of vvater a
grcater number of the species must perish during the winter,
ami that a reimmigration takes place every year from the greater
collections of water, stich as sometimes in temporary rain
puddles, but concerning those matters the investigations of
the author liave not given any definite results.
VMien the spring cornes, the algæ increase rapidly, may be
tliat they bave wintered vegetatively or as resting-spores,
mal alréàdy in the early spring there is a rich flora of several
species.
1 he author can confîrm the observations of Wesenberg-I.und
upon the conditions of température of Baltic lakes, also for
Aorwegian vvaters.
I requently wben the main part of a bogor a tarn is covered
witli ice, there is open vvater on the sun-exposed margin, where
ilicre is a relalively high température during the day, and good
conditions for the development of ail organisais are présent.
There are many temporary spring brooks, and a common
i'Igairi those ice-water torrents is Meridion circulare, in brown
j' Ilv tuf ts resembling Hydrurus foetidus.
As the snow nielts, the végétation becomes richer and
nclier, water-courses, pools and ditches are filled with macro-
■scopical green and brown masses of the most different species.
and the whole végétation reaches its maximum in August.
Some species occur ephemerally, especially flagellâtes, and
temporary rain-water collections the water may often be co-
l"iired by chlamydomonads.
The decrease during the autumn is slou\ The immense
Source : MNHN, Paris
— 152
maxima which caused the water-bloom in the bogs and ditches
ceases, but for the rest, the quantities remain the saine, and
stages of division are met vvith late in the autumn. Only when
the ice covers the localities, is a real deerease évident, but the
latest phases are lit tle known.
Eveil in thé first part of November when the se has been
cold and frosl for 5-7 weeks in the mountains, we may observe
considérable masses, for instance in rivers and brooks. Probab¬
le the coming of the snow which shuls ont the light, is very
important.
As will be seen from this brief account, our knowledge is
still rather incomplète, but in the main features we can sketch
the historv of the flora during the course of the year. To de;d
with the l'orms which the author lias succeeded in distinguisli-
ing as vernal, autumnal etc, would be too spécifie a task in tir
px'esent essay.
Much work has been devoted to the periodicity of planklon
and il is not possible here to quote anything of the excellent
researches made by e. g. Wesenbebg-Lund or West, or the r< -
cent investigations by H u be r-Pestaxozzi concerning Ceratium
Idrundinellci and its resting-spôres. We will only give here the
results of the observations which the author has made, esp -
cially on the Lappland lake Vassijaure.
From this lake samples of planklon gathered during tv>
summers and one winter bave been investigated, and the mo l
interesting resuit, which is also of practical importance partir -
larly for our understanding of the biology of the red ch r
Snlmo alpinus), is that in such a lake of subarctic aspecls
tliere is a rich zooplankton during the wholé winter.
The zooplankton is composed of Diaptomus graciloidt
Bosinina obtusiroslris and Holopedium gibberum , as well ns
rotifers in small quantities.
As mentioned abow, during the winter Diaptomus gn/ri-
loides Fig. 1) occurs in considérable quantities under
the ice. In the June sample nearly ali plankton is absent,
whereas there are gréai masses of détritus. This phenomenon
is without doubt due to the elfe et of the breaking up of the ice
Source : MNHN, Pari
153 —
and the thawing ofthe snow, and if the sériés of invesligation
were commenced in Jane, we should probably hâve the im¬
pression that there were no winter plankton at ali.
In July the cnrve for Diaptomus rises greatly and reaches
a maximum about the IsL of Augnst. In the meantime the otlier
crustacean Bosmina obtusirostris increases rapidly and reaches
its very high maximum in the first half of September. It ob-
viously daims a disproportionale part of existing alimentary
resources, as the curve for Diaptomus which in this case seems
Diapt oni-us graci toi de. s .
Bosmin a obtusirostris .
hotopedium (jibbe-ritm
to be a more pronounced cold-water form, lias a rapid décliné
'laring the maximum of the Bosmina, and at the extinction of
this obtains a secondarv maximum in October.
Holopedium gibberum is verv mneh rarer, and its very
small maximum is in the first of August. Finally the rotifers
are more sporadic, and also occur during the winter.
The phytoplan kton consist of Spkærocystis Schroeteri, Dino-
bryon divergeas and many desmids among which the mosl
common are : Euastrum verrucosum v. planctonicum , Stauras-
Source : MNHN, Paris
— 154 —
t. um anatinum, Hambergii, SebalcLi v. omnium, lunatum o.
i. Innctonicum , arctiscon, ophiura, Sphærozosma Aubert ianum,
Spondylosium planum, Micrasterias Sol.
Sphærocystis Schroeteri (Fig. 2) possesses a regular curve
with a maximum in the middle of August. Uinobryon divergeas
rapidly increases and decreases with a liigh maximum ; there
are enormous qucnlities présent. The maximum occurred in 1912
in the first hall'of August, in 1911 in the second half of Septem-
r>r»
000001.00 Spbœrocys lis Sc-broeteri . W.Msn-.tirStran,
- - Dinobryon diuerqens .
- - Desmidi.
Fig. 2
ber. Finally, the desmids commence to be présent in small
quanti ties in July, and are only represented by a couple of spe-
cies, increase slowly to the first of September, then rapidly,
and reach a great maximum in the (irsl days of October, after
which date tliô! decrease is rapid. On the 15 th of November
there are none left. During the whole winter there is no phy-
toplankton.
In the large lakes surrounding the mountain Crossing of
the Bergen Raihvay, the periodicity is less pronounced. Atten¬
tion may merely be called to the fact thaï in 1922 Diaptomus
Source : MNHN.
— 155 —
laüceps hatl a great and distinct maximum in tlle Finse laie
(alutnde 1209 m's) at the beginning ni Angust, wh.n there were
.juite vernal conditions, shortly aller the bréàking-up „( t|le
ire. The lake lias, however, a nearly constant température and
it ts very possible that a richer snpply ol nutritive resonrces
dnring the thawing oi the snow may play some part. In this
laie the (lowing throngh ol rivers does nol seem to he of very
great importance. J
In the other laies at louer élévations, Dinobryon lias a
maximum in the lîrst hall ol Augusl. In those laies, however
the quanti ties are generally small, and the periodicity slightly
marked. ° J
The conditions in quite small tarns are fltful, heavy mili¬
tais for instance whicli may wash organisms or nutritive mat¬
ière ofl from the habitats in the drainage area, play an impur-
tant part.
Christiania, May 192b.
Source : MNHN, Paris
Algues du littoral septentrional
du Golfe d’Ajaccio (Corse)
par E. LEBLOND
Nous avons recueilli à Ajaccio et clans ses environs immé¬
diats, du 11 novembre 1917 au 3 février 1918, un Certain
nombre d’ Aiguës marines et dulciaquicoles. La première
liste que nous en donnons et que nous espérons compléter
ultérieurement quand l’ensemble de notre matériel aura été
totalement déterminé et révisé, ne comporte que des espèces
ubiqiiisles ou méditerranéennes très connues et n’a d’autre but
que de donner un aperçu du faciès hivernal de la flore algo-
logique d’une partie très minime du littoral corse dont les
500 kilomètres de côtes sont encore presque totalement inex¬
plorés. Seul, le travail de C. Debeaux (1 déjà ancien de cin¬
quante ans, constitue tout ce que nous savons des algues
marines de 1’ « Ile de Beauté ». Quant aux Algues d’eau douce,
elles n’ont, jusqu’il ce jour, fait l’objet d'aucune énumération :
des recherches dirigées dans ce sens seront des plus fructueu¬
ses, en raison de l’extrême diversité des terrains, des stations
et du climat del’île.
Nos récoltes côtières n’ont été faites que sur une distance
d’environ quinze kilomètres, du bras Nord de l’embouchure de
Gravone à la pointe délia La rat a et proviennent exclusivement
de la sous-zone a et de la sous-zone b de la première zone
d’Ardissone, fusionnées par Pkeda Catalogue des Algues ma¬
rines de Livourne, 1897) dans sa zone A. Rappelons qu’An-
dissone dans son ouvrage, (Enumerazione delle Alghe di
Liguria), divise sa première zone ba thym étriqué qui s étend de
(1) Debeaux O. — Enumération «les Algues marines «lu littoral «le Bastia
(Corse). — Revue des Sciences naturelles, T. II (1873) et T. III (1871).
157 —
la surface de la mer jusqu’à trois brasses (5 m.) en trois sous-
zones :
sous-zone a : du plus liant niveau au niveau moyen.
sous-zone b : du niveau moyen a un mètre de profondeur.
sous-zone c : de cette limite à cinq mètres.
De la pointe délia Parata jusqu’à la batterie du Maestrello,
la côte, sur une étendue de plus de 10 kilomètres, est facile¬
ment explorable ; elle présente une suite ininterrompue de
terrasses et de petites plages rocheuses peu profondes oii les
Cystoseira croissent avec une abondance luxuriante ; la pointe
délia Scudo, les rochers que surplombe la Chapelle des Grecs
et les alentours de la batterie du Maestrello constituent les
stations les plus riches de cette région.
Le port d’Ajaccio, borné au nord par une plage sablon¬
neuse, est pauvre ; les enrochements de la jetée de la Citadelle
sont le seul endroit où les recherches ont quelque chance
d’être fructueuses. La pointe d’Aspelto, à l’ouest du Port, mé¬
rite une mention spéciale ; bien que d’une exploration dillicile
les récoltes y sont intéressantes et elle est la seule station où
nous avons trouvé Hdlimeda tuna , Dasya arbuscula et Hali-
seris polypoilioides.
Nos recherches en eaux douces se sont bornées aux forma¬
tions passagères rencontrées le long des chemins, aux sources
et ruisselets qui dévalent çà et là de la chaîne des Crêtes vers
la route des Sanguinaires pour se perdre à la mer, à quelques
petits cours d’eaux à allure parfois torrentielle qui naissent à
l’ouest d’Ajaccio, vers la pointe de Liza (ait. 790 m.), aux alen¬
tours de la Chapelle de San Antonio (259 m.), sur le versant
nord du massif des Crêtes (529 m. à 242 m.) pour former une
petite rivière innomée, tributaire du port d’Ajaccio.
Flo ridées
Cota/ linaofficinalis L. (1)
C. méditer rat. eu Aresch. — Rare. A la pointe d’Aspletto.
en janvier.
Il L'absence d’indication sur le lieu cl la date de récolte implique la
fréquenee de lespèce signalée.
Source : MNHN, Paris
C. squamata Eli. et Sol. — Rare. Aux environs du Seudo.
C. rubens L.
Ampliiroa rigida Lamour. — Rare. Pointe délia Parata.
Lithophyllutn Lenormandi (Aresch.) Rosan.
Lithothamnium crassum Pliil. (Hauck. Meeressalgen, Tab.
I, fig. 1-3) — Le Maeslrello, 20 janv.
L. fasciculatum (Lam.) Aresch. Hauck, Tab. V, lîg. 4)
Pointe délia Parata, 21 janv.
L. polymorphum (L. Aresch. (Hauck, Tab. I, fig. 4).
Melobesia farinosa Lamour.
Melobesia farinosa Lamour. var. Solmsiana. — Sur Valonia
utricularis , 18 nov.
M. Lejolisii Rosan.
Peyssonnelia Squamariae (Gmel.) Decaisne. — Pointe
d’Aspetto, le Scudo, La Parata.
Rhizophyllis Squamariae Kutz. — Sur P. Squamaria ,
pointe délia Parata, 20 nov.
Ceramium rubrum iHuds.) Ag.
Ceramium rubrum (Huds.) Ag. 1'. barbata Hauck.
C. ciliatum (Eli.)) Duel. — Le Scudo, 15 nov.
C. diaphanum (Lightf.) Roth.
Spyridia filamentosa (Wulf.) Harv. — Sur Cystoseira ; sur
la grève à l’ouest du Maestrello, 15 nov.
Antithamnion cruciatum (Ag.) Nâg. — Sur Corallina
officinalis ; route des Sanguinaires, 23 nov.
Callithamnion scopulorum Ag. — Sur Cystoseira ; route
des Sanguinaires, 23 nov.
Griffithsia setacea (Ellis) Ag. — Sur Lithothamnium ;
rochers de la pointe délia Parata, 25 janv.
Rhodochorlon membranaeeum Magn. — Sur Valonia utri¬
cularis ; ne présente que la partie rampante du thalle ; pointe
délia Parata, 18 nov.
Dasya arbuscula (Dillw.) Ag. — Sur diverses Floridées ;
pointe d’Aspetto, 20 nov.
Vida.Ua volubilis { L.) J. Ag.
Ryliphloea tinctoria (Clem.) Ag.
Halopitys pinastroides (Gm.) Kütz.
— 159 _
Herposi/dionin secunda (AgJ N»g. — Touffes rampantes, à
l'extrémité des frondes de Corallines ; non feictilié ; route des
Sanguinaires, 15 déc.
Polysiphonia fruliculosa (VVulf.i Spr. - Sur Cystoseira,
mélangé au Corallina rabais. Sur toute la côte des Sangui¬
naires, 15 nov. et 2 janv.
P. ÆUwioBtu (Grat.) J. Ag. — En fructification ; pointe
délia Parata ; 24 nov,
P. cladorhiza Ardiss. — Sur Chaetomorpha ; pointe du
Maestrello, 28 déc.
P. subcontinua , Ag. J. Ag. — b. flocculosa. — Les trois
états de fructification ; sur les rochers du Maestrello, 23 nov.
Alsidium coraUinum Ag. — Pointe délia Parata, déc.
Chondria tenuissima G. et AV. Ag. — Epiphyte sur
Chaetomorpha et Cystoseira ; route des Sanguinaires, 28 déc.
Laurencia pinnatifida (Gmel). Lamour.
L. oblusa (Huds). Lamour.
L. paniculala J. Ag. — Pointe délia Parata, 16 janv.
HypogLossam Woodwardii Kiitz.
Nitophyllum punctalum (Stackli). Grev. var. ocellatum
(Lamour . J. Ag. — Sur Laurencia pinnatifida et Corallines,
déc.
Chrysymenia avaria (L.) J. Ag. — Pointe délia Parata,
janv.
Gastroclonium kaliforme (G. et W. Ardiss.
G. clavalurn i, Roth) Ardiss. — - Sur Corallines; pointe
d’Aspetto, janv.
Sphaerococcus coronopifolius (G. et W.) A. — Très rare ;
au Scudo, janv.
Ilypnea musciformis Wulf.; Lamour. — Côte le long de
la route des Sanguinaires, nov.
Rissoella verruculosa (Bert.j J. Ag. — Sur les enroche¬
ments de la Place Miot, dans la région supérieure de la sous-
zone a, vers le milieu de novembre en touffes nombreuses
composées de petits thalles d’un centimètre de hauteur; la
plante atteignait 4 cent, le 22 déc.
Phyllophora nervosa (D C). Grev.
Source : MNHN, Paris
— 160 —
Gigartina acicularis (VVulf.) Lam.
Gelidium crinale (Turn.) Lamour. var. spathulatum.
G. pusillum (Stack.) Le Jol.
Pterocladia capillacea (Gmel.) Bornet.
Caulacanthus ustulatus (Mert.) Kiitz. — Sur Corallines :
le Maestrello, 1 janv.
Nemalion lubricum Duby.
Chantransia secundata (Lyng.) Tliur.
C. minutissima (Zan.) Hauck.
C. microscopica (Nag). Fosl.
Lemnnea torulosa (Roth) Ag. — Cum thallo chantransiae-
formi. Couvre de grands espaces sur les rochers d’un petit
torrent à Castelluccio.
Ban gin atrôpurpurea (Roth) Ag. — Dans le cours rapide
d’un ruisseau, à San Antonio, en janvier.
Bangia fuscopurpurea (Dillw.) Lyngb. — Nov.
Porphyra leucostieta Thur.
Erythrolrichia investiens (Zanard.) Born. — Sur CysLo-
seira , pointe d’Aspetto, le 17 nov.
Goniotrichum elegans (Chauv.) Zanard. — Sur Alsidium
cornllinum , déc.
Fucoidkes
Cystoseira abrotanifolia Ag. (Yaliante, Le Cysloseire del
Goll'o di Napoli, Tav. IV).
C. discors Ag. (Valiante, Tav. YI).
C. cvinita Duby (Valiante, Tav. VIII).
C. amentacea Bory (ValiaDte, Tav. IX).
C. selaginoides Nacc. (Valiante Tav. XI).
C. erica-marina Nacc. (Valiante, Tav. XII).
Sargassu/n linifolium (Turn.) Ag. var. salicifolium. —
Une seule station, sur les rochers de la pointe extrême délia
Para ta, janv.
Dictyota dichotoma (Huds. ) Lamour.
D. linearis (Ag.) Grev.
D. Fasciola (Roth) Lam.
Padina Pavonia (L.) Lamour.
Source : MNHN, Pari
— 161 —
ffaliseris polypod ioi, les (Desf.) Ag. — Abondant en janvier
h la pointe d’Aspetto.
Myrionenui vu! gare Thur.
M. orbiculare J. Ag.
Éciocarpus caespitiilus J. Ag. - Sur Chaelomorpha au
Maestrello, 28 déc.
E. confeivoid.es (Roth) Le Jol. a-silic, dosas.
Sphacelaria tribuloides Menegh. - Sur souches de
Zostère-, à la chapelle des Grecs, 16 nov.
Sphacelaria cirrhosa (Roth) Ag.
Sphacelaria cirrhosa (Roth) Ag. 1. meridionalis Saur. —
Sur Padina, 20 janv.
Hnlopleris filirina (Grill. I Kütz. - Sur rochers, à la pointe
délia Parata, déc.
//. scoparia Sauv. — Le Maestrello, 16 nov.
Clailostephus verlicillatus Ag. — Côte de la route des
Sanguinaires, janv.
Asperococcus bullosus Laniour. — Au Maestrello, janv.
Scytosiphon Lomentaria (Lvngb.) .1. Ag.
Scytosiphon Lomentaria (Lyngb.) J. Ag. var. Thrix. _
Pointe délia Parata.
Phpllitis Fascia Midi.) KOI*. — Au Maestrello, dcc. et
quai de la Citadelle, janv.
Colpomenia sinuosa Roth) Derb. et Sol — Au Maestrello,
janv.
Halfsia verrucosa (Afresch.) 1. Ag. — Cote de la route des
Sanguinaires, déc.
(A suivre)
Boulogne s /mer, mars 192k.
Additions à la flore
des Algues de Cannes
par A. RAPHÉLIS
J’ai donné, il y a quelques années déjà, une liste de mes
récoltes dans la région, qui comprend le Golfe Juan, les îles
de Lerins, la pointe de La Napoule et les environs immédiats
de Cannes (1). Ce travail paru un peu trop tôt et bien imparfait
à plusieurs points de vue, a besoin d’être complété. J’ai eu
depuis l’occasion d’augmenter sensiblement le nombre des
stations observées et de mieux approfondir certaines règles de
dispersion qui m’avaient échappé . Enfin j’ai pu noter quelques
indications absolument nouvelles qui, je l’espère, apporleronl
un peu d’intérêt à ces lignes.
Après avoir étudié pendant une longue série d’années une
côte présentant des parties désertes comme la région dont je
parle, on est forcément frappé des variations subies par la flore
marine. Entre la pointe de l'île Sainte-Marguerite, l’écueil de
la Tradelière et la Croisette, sur les bas-fonds désignés par les
matelots sous le nom de malle. y, les longues Zosté racées dépla¬
cent progressivement les algues et sauf de petites espèces
filamenteuses fixées sur les rhizomes ou les feuilles de Posi-
donia, il n’y a rien à récolter. Tout à côté dans le bassin que
forment les rochers de la Pierre-Longue et les rocs plus ou
moins artificiels supportant la Réserve et le Parc aux huîtres,
la végétation reprend toute sa variété. C’est de ce point
que proviennent les envois volumineux de Caulerpa que j’ai
pu faire au Muséum à plusieurs reprises. Je reviendrai à ce
détail en citant les remarques que j’y ai faites.
Je signale en passant une autre singularité : dans le bras
(1). A. Raphélis Liste des Algues récoltées duus les environs de Cannes
in Ann. Soc. Sc. -Nat. de Provence t. I, 1907, Marseille.
Source : MNHN, Pari.
— 163 —
il, mer ou frioiil qui sépare ,a poinu, delà Croisette de l'ile,
,i peu pies ai, milieu de la distance existe une source d’eau
.louée lac, le à ol.se, -ver. ( lu voit parftitctÀt la petite colonne
. , l‘iSer . . . nt Cl V . -a la surface se
mélanger a l eau salue. La partie la plus centrale est presque
potable, mais le mélangé se lait avec rapidité la colonne sam
maire n ayant en tout qu’un diamètre de quelques centimètres.
>e pareil es sources ne sont pas très rares sur la cèle
française de la Med.lerranée surtout entre Antibes et Menton
et plusieurs auteurs en ont parle, lu Celle-ci serait à étudier
complètement, mais ce que je voulais noter c’est qu’autonr
'I elle, la végétation est nulle.
Enlin .1 est nécessaire de marquer pour être tout à fait
exact que souvent les stations qui paraissent fixes à un
examen rapide, ne sont en réalité que momentanées sans qu’il
unit toujours possible de dégager le» influences qui les modi-
7' 0u les rmpi'rt'nent. Il y a méme des espèces qui
observées pendant une période assez longue, ne se mon, rem
P US pendant un certain temps pour reparaître plus tard. Sauf
"S "* lleux lrès Wq'Kmtés tels que ports, jetées, où le
mouvement des navires et l’action des dochets chimiques sont
t els el sensibles, il ne semble y avoir aucune cause justifiant
ces fluctuations. Le port de Cannes, ou la dore se modifie
graduelle, «*1 ,lePms «•«*• cinq ans, en est un bon
exemple. La cête longeant la promenade de la Croisette, où
latea l,'ès auparavant a couvert en moins d’un mois
I. x lilocs artificiels des qu’ils furent posés l’automne dernier
1 ii esl un antre.
Quoi qu’il en soit voici une suite de récoltes nouvelles
mannes ou d’eau douce non publiées jusqu’à présent.
Nos, oc commune Yaucb. - Cannes, jardins, sur le talus
numides, novembre.
N. sphœrieum Vauch. - Cannes, sur des racines de
mire, an-dessous d’un filet , l’eau, septembre ; colline de la
mblornie, vers l’Observatoire. Sur la roche humide et les
7 )• J- Richard.
Océaaographic, éd. Vibert cl Nony, 1907, p. :
Source : MNHN, Paris
— 164 —
mousses, janvier. Ces deux espèces sont peu fréquentes
exigeant une humidité que le sol perméable ne garde pas.
Characium Sieboldi Braun. — Cannes, prairies de la villa
Urie et vallon de Mauvare, dans l’eau courante, sur Conferva,
août.
Pleurococcus vulgaris Menegh. — Le Cannet, au bois de
l’Olivet, sur l’écorce du pin d’Alep ; La Roquette-sur-Siagne.
dans la forêt ; et en général disséminé sur la face nord de cer¬
tains pins, mais sans aucune régularité. A Cagnes, de même ;
quelques Robinut du chemin de la gare en sont couverts sur
leur côté exposé au nord, parmi de nombreux troncs qui en
sont indemnes.
Tetraspora lubrica (Roth.) Ag. var, lacunosa Chauv. -
Cannes, à Notre-Dame-des-Pins sous un filet d’eau.
Chætomorpha tortuosa Kütz. — Cannes, flottant en
grosses touffes vers la pointe de la Croisette et autour de la
Peyrette, mai-août.
Ch. implexa (Dillev. Kütz. — Cannes, dans la rade,
octobre ; parfois rejeté.
Ch. sutoria (Berk. Kütz. — Avec l’espèce précédente.
Ch. crassa (Ag.) Kütz. — Cannes à LaBocc a, au printemps.
Dasycladus clavæformis Ag. — La Croisette aux rochers
de la Peyrette fixé à 2"'50 de fond, mai.
Valonia ovalis (Lyngb.) Ag. — Ile Sainte-Marguerite,
pointe ouest, ramené d’une poche de 90 m. de profondeur, août.
Caulerpa proliféra (Clem.) A g. — Cannes, dans le port,
juin-décembre. Une station déjà ancienne est celle citée dans
ma liste de 1907 entre les rochers de la Réserve et ceux dits de
la Pierre longue, à droite de la presqu’île de la Croisette et
d’où proviennent les colis envoyés au Muséum dont je parle
plus haut. En ce point, la plante vit abondamment sur un fond
de vase noirâtre en milliers de ramifications vertes ou jau¬
nâtres sans fructifier jamais. La prairie sous-marine cependant
semble diminuer d'étendue depuis ces dernières années et s’é¬
tendre davantage vers l’ouest, gagnant de proche en proche
par ses rhizoïdes, seul mode de propagation qu’on lui con¬
naisse jusqu’à présent. Elle se multiplie maintenant avec rapi-
Source : MNHN, Pari
— 165 —
dilé dans toute la rade et même dans le port de Cannes sur
fond sablonneux. 11 est à peu près certain que le transport en a
. (<• lait par les pêcheurs qui, à leur arrivée au port, rejettent à
la mer les nombreux débris végétaux de leurs filets et que la
plante y Irouvnnt un fond promue s'y développe à l’aise.
Vaucheria Dillwynii Web. et Molir. — Cannes, boulevard
de la Source, sur la terre humide, au pied d’une fontaine, en
larges plaques, juin.
Spirogyya decimina (Mnll.) Kiitz. — Cannes, au vallon de
Mauvare, dans une rigole, avril-juin.
S. varians lilass.; Kiitz. — La Roquette-sur-Siagne, dans
K pu il communal des Bastides, abondant et largement fructifié
en avrii-jui Ilot.
S. afflnis î’Hass.) Petit. — Cannes, à l’Eglise Russe, au
jNlont (.hevalier, dans les fontaines, les bassins et les rigoles
d’eau courante, juillet-août.
Californie <
; le
■ — Cannes, colline de la
1 apurante, parmi les Couferva, août.
De foui. — Cannes, quartier du Bont-Romain,
-"us un filet d’eau, juin-juillet. Les dimensions un peu plus
grandes lies liéniisomates semblent indiquer une forme nou-
■ "lie que je me propose de surveiller si possible. Il faut noter
<|"e les Desmidiac 'S sont rares dans la région et que les deux
stations publiées ici sont constituées par de petites flaques
'■ eau étalées dans des cavités du gneiss.
an Bd Giiynomcr dans Hu midité persistante, mars.
Var rupestre Niig. — Même endroit, avec le type.
onium fonticola A. Br. — Sl-Cassien près de Cannes
c et fossés, printemps.
Agi Tliur. — Mouans-Sartoux, vallon
(ll‘ 1,9 Foux « l’entrée de la grotte, dans les flaques d’eau, juin.
Grasse au chemin de la gare dans l’eau courante, août.
Conferva bombyeina Ag. — Grasse à l’entrée de la ville,
'"us un filet d’eau le long d’un mur, août-septembre.
Ectocarpus pusillus Grill’. — Cannes, rochers du Pin de
1,1 Df>nse, rochers dans le port, filets des pêcheurs, mars-avril.
Source : MNHN, Paris
— 166 —
Striaria crinita J. Ag. (5. atlenuala Grev. car. crinila Hauck.
- Cannes sur les rochers à la sortie du port, avril.
Scytosiphon fistulosum (Roth) Àg. [S. lanientarius J. Ag.
/a fistulosa). — Cannes, rochers et blocs artificiels à fleur d’eau
en dehors du phare, dès le mois de février.
Cutleria multifida Grev. — Cannes, pied du phare sur les
blocs immergés, etc.
Zanardinia collaris Nardo. — lie Ste-Mar guéri te aux
rochers de la Tradelière.
Ralfsia verrucosa Aresch. — Cannes à la Réserve ; Colle-
Juan, entrée du port ; la Bocca sur les rochers de la plage ; été.
Stiloj’hora adriatica Agé J. Ag. — Cannes, sortie du port,
printemps et été. Assez rare, vit dans une immense forêt sous-
marine sur des rochers entièrement submerges, à un fond
d’environ 30 mètres. Ces rochers, appelés par les pêcheurs la
Fileïado, au sud du port, gardent un grand nombre de raretés
qu'on ne peut ramener qu’avec un grappin ou une ligne de
fond. D’après J. Agardh, cette espèce diffère à peine de
S. rhizodes et u’en saurait être séparée (I.
Myriocladia Zosteræ J. Ag. M Posidoniæ J. Ag. ; Mesogloea
vermicularis var. Zosteræ Kütz. — Cannes, rochers du Parc aux
huîtres, avril-mai ; Golfe-Juan, rochers de la plage.
Arthrocladia villosa Huds.i Dubv. — Entre Cannes et
La Bocca dans les filets des pêcheurs, juin. Espèce peu commune
provenant de fonds de 20 à 25 mètres. Je crois que c’est au type
également qu’il faut rapporter la variété citée dans ma première
liste, ainsi déterminée par un correspondant sur des débris de
fronde : les différences en sont peu sensibles.
Colpomenia sinuosa Derb. et Sol. — Cannes, rochers Sub¬
mergés à la pointe de la Croisette, mai, peu commun.
Pliyllaria reniformis Laniour. — Cannes, rochers à la
sortie du port, assez rare ; rejeté en mars. Déjà signalée à
Antibes par Bornet et Flahault (2i et à Marseille par Castagne (3
11) ,1. Agardh. Algae maris Mrdil. et Adriat.., 1842.
(2| Liste des Algues marines récoltées à Antibes in Bull. Soc. Bol. France
1883, session extraordinaire.
|3| Castagne. Catalogue des plantes, etc, 1845,
Source : MNHN, Pari.
— 167 —
Cette espèce ne paraît pas très répandue et serait à rechercher
ailleurs.
Cystoseira abrotanifolia (L.) Ag. — Cannes à la Réserve par
petits buissons; à la Croisette sur la côte est, sur les rochers
de la Peyrette descendant jusqu’à 2,n50 de fond; lie Sainte-
Marguerite au pied du débarcadère et du Fort, presque à fleur
d eau. Espèce assez vulgaire mais qui pourtant n'existe pas sur
(unie la côte et se localise par places, surtout dans les calanques
et les creux des rochers, aux endroits où le remous est forte¬
ment accentué.
Dans les fonds de 2 à 3 m., les (rondes atteignent une
certaine longueur et deviennent tellement envahissantes que
seules vivent auprès d’elles quelques rares espèces filamen¬
teuses, la plupart du temps en parasites. Partout ailleurs
1 espèce cède la place aux autres Cystoseira.
C. Hoppii Ag. loc. cit. p. 59; (c. barbata var. Hoppii Ag.
Ag. loc. cil. p. 51 . — Cannes à laCroisette, rochers submergés
I' long de la côte ouest en volumineux buissons sous un mètre
d eau ; rochers de la Peyrette à 2 1,1 20 de fond ; - Golfe Juan,
rocs complètement submergés à la sortie du port ; été.
C. amentacea Bory J. Ag. loc. cil. p. 47. — Cannes, la
1 '‘serve, sur le sable à un fond maximum d’un mètre ; Ile
Sainte-Marguerite, en petites touffes au pied du Fort de Vau-
ban, ;i fleur d’eau; mai-septembre. C’est une des espèces les
l'Ius répandues entre les rochers des bords, mais qui devient
1 1 1 oins buissonnante sur les côtes qui regardent le large. Celte
' ractéristique semble se retrouver au pied de l’Estérel et '. lus
ben vers Menton et la frontière.
Sargassum vulgare Ag. — Cannes, à l’ouest de la Croisette
r| jusqu a la pointe, surtout en bordure de la prairie de Cau-
b'i-pa. On peut observer en cet endroit des quantités de bases
d (rondes dans un fond de 1 m 50 à 3"', qui commencent à
' • géter dès la fin de l’hiver et sont en plein développement en
.Fin. Il serait même facile d’y distinguer plusieurs formes ou
variétés.
(A suivre).
Cannes , mars 192b.
Source : MNHN, Paris
par Contran HAMEL
Le genre Cladopliora Kützing est, de tous les genres
d’algues, celui dont les espèces sont le plus difficile à distinguer
et, à cause de cela sans doute, c’est celui qui en contient peut-
être le plus grand nombre (plus de 300). Comme les caractères
tirés de l’aspect de la plante, de la ramification, du diamètre
et de la longueur des cellules varient beaucoup et comme les
anciens auteurs n’ont souvent donné que des descriptions de
deux lignes, la détermination d’une espèce est devenue très
difficile et la synonymie des plus embrouillées.
Lis n k (Species plant-arum, 1753), Roth (Cataleeta botanica.
1797-1805) ont les premiers décrit des Cladopliora en renvoyant
aux figures difficilement reconnaissables de Dii.le.mi s ( Hisloriu
muscoPUm, 1741 . Dillwvn {Britis/i Conforme, 1809), les auteurs
de la Flora danica (1766-1877) et de 1 ’Englisk Botany ( 179< )-
1814) eurent le mérite d’accompagner leurs descriptions de
figures meilleures. Agardk Sysle/ua Algarum, 1824) réunit et
codifia tout ce qui avait été publié avant lui. Puis, au milieu du
siècle dernier, Harvey dessina les belles planches du Phyço-
logia ôr/ton n«y/( 1849-185 1) et Kützjng, en même temps qu’il
donnait aux Conferva ramifiés le nom de Cladopliora, créa une
foule d’espèces nouvelles (Phycologia gennanica (1845), Species
Algarum (1849), mais avec de si courtes diagnoses qu’il est
souvent difficile de les reconnaître, même en s’aidant des
excellents dessins des Tabulas phycologicæ (1853-1854).
Plus près de nous Hauçk étudia les Cladopliora avec sa
précision habituelle et c’est dans ses Mccresdlgen (1884) que
l’on trouve les meilleures descriptions. Aiuussone ( Phycologia
mediterranea, 1887), De Toni (Sylloge algarum, 1889), Colux s
( The green Algae of North America , 1909; ajoutèrent ensuite
— 169 —
quelques observations nouvelles et Kjellman donna une mono¬
graphie très étudiée du genre Acrosiphonia (1893). Malheureu¬
sement, celle qu’il annonçait, consacrée aux Cladophora, ne vit
pas le jour ; cependant un certain nombre d’espèces, détermi¬
nées par lui, figurèrent dans les Algae exsiccalae de Witthock
et Norstedt.
En ces dernières années enfin, Hylmo (Stuclien über die
marinen Grünalgen der Gcgend von Ma lino, 1915) et Van Goor
Ufie hollàndischen Meeresalgen , 1923), ont donné des descrip¬
tions précises des espèces de leurs côtes.
En France, nous possédons dans les « Algues marines de
Cherbourg » (1863) par Le Jolis un travail très précieux où les
Cladophora sont déterminées avec précision et oii l’on trouve
de nombreuses indications sur la synonymie de ces algues,
leurs stations et les saisons favorables à leur récolte. Tiiuhet
qui avait fréquemment collaboré à cette liste, avait en outre
recueilli une grande quantité d’échantillons à Cherbourg,
Antibes, Biarritz, que Bornet rangea plus tard avec un soin
extrême; j’ai puisé dans cet herbier les plus précieux rensei¬
gnements. Un certain nombre d’espèces ont été observées au
laboratoire maritime du Muséum, à Sainl-Servan ; j’ai étudié
les autres dans les herbiers conservés au laboratoire de Cryp¬
togamie du Muséum Herbier Thuret, Herbier Montagne,
Herbier général du Muséum). M. le Professeur Mangin m’a
permis de travailler d’après ces riches collections ; je tiens à
lui exprimer ma reconnaissance au seuil de cette étude.
Si les caractères des Cladophora sont essentiellement
instables, il en est un cependant qui garde une constance
relative suffisante pour servir de base à un classement provi¬
soire, c’est le diamètre des articles. B.vuck détermina le premier
les variations de ce caractère dans les diverses espèces et divisa
1' s Cladophora en deux groupes : Robustere Formen i Aestchen
o 9-300 p. dick) et Zartere Formen i Aestchen 15-50 u. dicki.
I lv lm o et Van Gooii ont également insisté sur cette particula¬
rité et ont donné îles mensurations très précises,
La présente élude classera les espèces d’après le diamètre
Source : MNHN, Paris
— 170 —
des filaments et celui des ramilles, en commençant par celles
présentant la plus grande épaisseur.
Les espèces seront ensuite groupées de façon à faciliter la
détermination. Chacune sera représentée, décrite et accom¬
pagnée d’une liste des localités où elle a été recueillie (avec
le nom du collecteur, ce qui rappellera à notre mémoire les
noms d’algologues injustement oubliés . Comme il est impos¬
sible de faire état des listes publiées, par suite des détermina¬
tions douteuses et souvent erronées qu’elles contiennent, cette
étude ne comprendra en général que les localités d'oii provien¬
nent des échantillons conservés dans les collections du Mu¬
séum.
I. — Longi-articulateae. Filaments de 250 a 500 p. ; ramil¬
les de 130 à 320 p.. Articles inférieurs très longs (de 8 à 10
(20) fois plus longs que le diamètre). Ramules ne présentant
pas de constrictions an niveau des parois.
A) Base nue ; couleur vert foncé. I. C. pelluchla.
B) Filaments de coloration brunâtre serrés les uns contre
les autres vers la base. 2. C. proliféra.
I. — Cladophora pellucida Huds.j Kütz. Phyc. germ.
p. 208 ; Cônferva pellucida Hudson, Fl. anglica, p. 601.
Icon. — Enolisii Bot. pl. 1716; Djllwyn, British Conf. ,
pl. 90; Kützing, Tab. phyc., III. 83 ; Hahvey, Phyc. brit., pl. 174.
Le thalle est rigide, vert foncé et haut de 3 à 20 cm. La
base et les rameaux sont souvent colorés en rouge par une
Corallinacée parasite \Schmitziella endophloea Born. et Batt.)
ou recouverts par des croûtes roses de Melobésiées. L’aspect
de ce Cladophora est caractéristique, il ressemble à un petit
arbre (Fig. 1 ; le tronc est formé par une seule cellule extrê¬
mement longue qui peut atteindre une longueur de 3 à 4 cm
et un diamètre de 250 à 500 p, elle peut devenir 20 fois plus
longue que large. C’est le seul Cladophora de nos côtes qui
possède ainsi une base nue. Les thalles sont rarement solitaires ;
le plus souvent ils sont réunis en touffes de 2 à 10 individus,
mais ces tou Iles sont isolées et ne forment jamais de ces gazons
largement étalés comme le font la plupart des autres Clado¬
phora .
Source : MNHN, Pari
— 171 —
Le thalle est fixé, à sa partie inférieure, par un chevelu de
rhraties émises en tous sens el collées aux aspérités de la
roche- De ‘‘es rh,zines Peuvent s’élever de nouveaux tliaïles qui
viendront grossir la touffe. A l'extrémité supérieure de la
longue cellule basilaire s’élèvent 2 à 6 (habituellement 3 ou 4)
rameaux dont chaque cellule émet de même 2 à 4 rameaux
secondaires et ainsi de suite. Le fait de ne rencontrer aucune
cellule qui n’ait émis soit des rameaux, soit des ramilles, est
encore une caractéristique de cette espèce. Chacun des rameaux
principaux se termine en une. touffe épaisse, les ramules étant
habituellement verticilles, niais parfois opposés ou même uni¬
latéraux. Dans cette touffe terminale, les rameaux et les
ramules s’infléchissent de façon caractéristique (fig. 2 A et H .
En réalité, les divers rameaux d’un verticille ne sont pas
de même âge ; la partie supérieure de chaque article garde
Source : MNHN, Paris
172 —
longtemps la propriété cl’émetlre des ramules qui pourront se
transformer en rameaux. Dans les plantes jeunes et vers l’ex¬
trémité des plantes plus âgées, on voit naître un raniule tou¬
jours de l’extrémité supérieure d'un article ; ce raniule grandit,
s’allonge et se ramifie à son tour ; en face de lui naît un second
raniule, puis un troisième qui complète le verticille. Les der¬
niers ramules ont un diamètre de 150 à 250 p. et leurs articles
sont de 4 à 8 fois plus longs que larges. (Fig. 2).
Cette espèce se rencontre, toute l’année, à basse mer, sur
les rochers ou dans les flaques à Corallines. Elle a été recueillie
sur toutes les côtes de France, mais elle est plus ou moins
abondante suivant les localités. Mary Wyatt La donne comme
très rare à Torbay ; de même llariot a Saint- .Marcouf ; cepen¬
dant à Saint-Malo, elle est assez commune. Dans la Méditer¬
ranée, elle semble rare, particulièrement sur les côtes afri¬
caines : Montagne dit n’en avoir vu qu’un seul échantillon,
récolté par Desfontaines. A Antibes, cette algue vit a la base
des rochers ombragés (BOrn. et Flah. .
Dist. gLOgr. — Signait" par Debray tic Si:xskvim.r à Grandi: a m '' ; à Lie.
par Chemin ; à Saim-M r. par llariol. — Gatteville iPetvel, Thurel.
Lebel) \ Cherbour o I Dexpréuiir. Tliulel cl Borne!. Ce Jolis t . Granville l Bre-
liixson, Lénormand, Peler! ; Chauvin Alg. Norm. n“ 106, Conferva proliféra,
sur les rochers que recouvre une légère couche de sable : Dtsmasière». I
n° 1366, Il n» 866. sur les roches ; Saint-Malo ( tênormand , Tlturèt et Borne.!.
Mangin! : Roscoit ( Vickerx cl Kur.iiikoffl.
Brest lCrontin. A Ig. mar. Kinisl. n'1 360. sur les roches au plus bas des
marées el dans les (laques alimculées par îles sources, : Morbihan ( l.c Lièvre
cl Proilhef) Hydropb. du Morbihan u" 95): Belle-Ile [Oit générants) : Biarritz
( Thiiret el Borne!): Gcetharï ( Saliva geaiil-
Marseille I Schonsltoe., Alg. Schousb, n" 51 el n° 55. C. serireai ; Toulon
(Roussel) ; Antibes (Thurel el Borne!. Stras bueger) Nice !J. Agardh).
Signalé par Débraya Ciiirltiki.l, Philippkwllk. Boni:.
Exsicc. — Wyatt, Alg. Daum, n“ 193, Torbay. very rare; Cocks. Coll, ol
Bril. Sea-Weeds u» 291; Mandon. Alg. Maderenses, n» 36 (Cl. calenalal el
n» 53.
2. Cladophora proliféra ^RotL Kütz. Phyc. germ. p. 207;
Conferva proliféra feoth, Cat. Bol. I, p. 182.
Syn. — Ccramium catènaltim DG, e sp.autli., in herb. Mus.
par. — Cl. çatenata Kütz., Sp. Alg. p. 889, Cl. scopanu Kütz.,
Sp. Alg. p. 390.
Source : MNHN, Pari
— 173 —
Icon. — Kützing, Tab. phyc., III, 82 {Cl. caténata, Cl.
seoparia. Cl. proliféra).
Cette espèce forme des touffes vert-brun, hautes de 2 à
10 cm, (fui prennent généralement en séchant une coloration
brunâtre caractéristique. Les filaments sont étroitement serrés
et forment une gerbe compacte qu’il est difficile de séparer. On
peut distinguer deux sortes d’articles ; les inférieurs, tout à
Fig. 2. — A ci B, Cl. pellucida. Deux rameaux terminaux.
C. Cl. proliféra. Rameau terminal.
iiiit caractéristiques, vont en s’élargissant de la base au sommet
qui s’arrondit en forme de dôme ; un môme article a un
diamètre de 225 à 300 p à la base et de 400 à 475 p vers le
sommet (fig. 3). Plus haut, au contraire, les articles ont un
diamètre uniforme de 130 à 250 (320) p.
La ramification terminale est beaucoup plus régulière que
dans le Cl. pellucida; ici les rameaux ne s’inlléchissent pas et
les ramilles sont absolument droits, (fig. 2, C) Les articles
inférieurs sont de 8 à 16 fois plus longs que larges, les
supérieurs de 4 à 6 fois seulement.
Les articles inférieurs émettent des rhizoides descendants
Fig. 3. — Ci. proliféra.
Un filamcnl jeune détaché
d'une tou lie . montrant la
forme des articles infé¬
rieurs et l émission des
rhizoides.
inarticulés qui s’enchevêtrent, se sou¬
dent et se divisent beaucoup à leur
extrémité (fig. 3). Ces rhizoides sont
émis par la partie inférieure des cel¬
lules et présentent souvent vers leur
moitié inférieure des contractions annu¬
laires. Cette particularité s’observe
aussi dans les articles inférieurs des
filaments.
Cette algue ne se trouve qu’excep-
tionnelleinent dans la Manche. Com¬
mune à Biarritz, elle estsurtoutrépandue
dans la Méditerranée. On peutlarer.ueil-
lirtonte l’année ; cependant, dans le golfe
de Gascogne, elle est plus abondante
en été qu’en hiver ( Sauvageau).
Dist. géogr. — Saint-Servan (sept.) : Mor¬
bihan ( /.eliérre el Prouhel, Hÿdroph. du Morb,
n" 66) ; Biarritz ( Thuret cl Borne!) ; Guéthart
( Thuret in Lloyd, Alg. Ouest u° 364: il croit en
toufTes serrées daus le creux des rochers à la
limite de la basse mer ; Sauvageau).
Banyui.s (Joubin) : Cette (de Barraui ; Mar¬
seille (Le Prévost, licquîen, Thuret, Solier, Le-
normarid ) ; Toulon (Roussel) ', (Cannes Thuret,
Lagerheim in Wittrock et Nordstedt," Alg. exsicc.
n° 1431, f. contenta, areuicola, in regione litorali
arena subimmersa) ; Antibes (Thuret et •Bornet.
dans les trous des rochers, Rosenvinge ) , Nice
' Le normand).
Bastia / .Habille . Debeaux) ; Calvi (Soleirol) ; Ajaccio (Leblond).
I.a Calli; iBove) : Boni: (Steinheil) ; Alger (Res bayes I ; Tenez (de MarsUly ) :
Tancer ( Schousboe i.
Exsicc. — Uohenacker, Moeresalg, n° 461 (Gcuua, Cl. proliféra var. firma
Kulziug ipse) ; Habenhorst, Alg. Sachs, n° 710 (in mari liguslico) ; Erbar.
critt. ital. I, n" 362 (Gonova) II, n» 480 (Cagliari) ; Wittrock et Nordstedt, Alg.
exsicc, n° 1043 (in mari adriatico) : Mandon, Alg. Mader, n° 35 ; Ferguson,
Ceylon Alg. n° 86 (Colombo) ; Maze et Schramm. Alg. Guad. n0s 158, 472,
1917). (J suivre)
Source : MNHN, Pari.
BIBLIOGRAPHIE
Tous les travaux alsoloaiaues i„ n;.. . .
d’assurer
afin d’assurer ... .
instamment priés
Les diagnose
leurs publications te plus rapidement possible.
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langue employée par leurs auteurs.
MYXOPHYCÉES
■G- Brühl F. and Biswas Kalipada. — Commentationes
Algologicæ. II. Algae epipbyticae epiphloiae or indian bark-
Algae (Journ. of. Departm. of Sc., Calcutta University, 5,
pp. 1-22, 7 pl. Calcntla, 1923).
O sci l L./VTORi a Acui.a sp. nov. — Trichomatibus solitariis vel in fasciculos
parallehter aggregatis. vix fragilibus. ad geniculu haud constrictis, 4-0 p
a assis, 70-400 p Ion gis, pleruinque striclis. apice acututis vel acuminalis,
■ -obti/sis, haud cap, lotis ne, pie calyptratis, saepissime plus minusve
"nanatts. rarissime omnino redis : articulis 3-6 u louais : contenta me,
' ‘, uli lenuiler b"“"«loso, interdum cum granulis paulo maioribus superficiel
"l'proximatis intermixlis.
Hab. inlermixla Lyngbyae arboricole et Lyngbyae connectent’, ad corticem
t.ntcrolobii Saman. Terminaliac Catappae et spceierum Fici.
Lyxcbya connectens sp. nov. — Stratum extensum, continuum, corticem
"'"m vesUens- tenue . çirciter J mm. crassitudine, in siccitate saephts
nitidum, a tgro-aerugin os um, trichomatibus redis vel subrectis. parallelis, in
l"ventute midis, va gin i hyalina in vestutate fuscescente vel plane fusca vestilis,
siccitate fragilibus, ad geniculu haud constrictis, 12-17 p cassis, apice vix
uttcnualis et saepissime rotundatis, interdum paulo incrassatis ; vagin,, fi, ma,
I p crassa, homogenea velrarius e lamellis 2-3 composite, articulis 2-2,5 u.
tongitudine ci, citer sexla pars latitudinis ; dissepimentis granulatis ;
Contenta granuloso, aerugineo.
Hab. ad corticem Fici infectiorae et speeiei Fici indeterminatae in subur-
fcibns Calcuttensibus et Lucknowensibus.
Lyngbya aestuar.'i (Martens) Liebman, var. arbustiva var. nov _
v,“0"" expans, un. arborant corticem «estions, tomentosum. 1-10 mm.
crassitudine, in siccitate colore fusco vel badio, pluvio humectât,, m caeruleo-
vn ule : filamentis elongalis, fiexilibus basi plus minusve prostratis, sinuosis,
plus minusve dense intertextis ; vagina initia lenui, brevi, achroa, adule
176 —
procéda fusca eel hadia, eetustate pallidiori aut plane acliroa, '20-28 p
externo diametro, 2-5 p crassitudine, ex tus plus minusee rugosa, interdum
anntilis tenuibus 15-18 p distanlibus cincta, lamellosa, lamelHs 2-10 ; tricho-
matibus 15-18 p diametro ad dissepimenta haud i -ri vix constrictis, apice
rotundalis neque canins neqiie attenualis capitaliser articulis h-6. raro II p
U, agis, contenta palliile smaragdino, dense granuloso, granulis parlim minuits -
sirnis. parlim panlo cràSsioribus, translucentibus, saepe prope dissepimenta
aggregatis.
Uab. ad corticem Sieieteniae Mahagoni, Tectonae grandis, Enterolobi:
5 aman et Fici cengalensis.
Lyngbïa abbobicola sp. nov. — Stratum corticem arborum ees tiens, plus
min user exlensttm, liitmidum aerugineo-eiride, in siccitate tenue, fttlvum.
densissime lomentosum et eelutinum, minus 1 mm crassitudine, in atmosphaeru
huinida cultum sublanosum, ad 6 mai crassum, prlli simile, e filumentis vieis
•algue eaginis eu cuis achrois aut fuscis cous tans : filamentis subrectis eel modice
cureatis et dense intertextis. elongatis, cum eagina 18-22 p crassis : trichoma-
tibus ad genicula leeiter sed manifeste constrictis. aerugineis, ad exlremitalem
rotundalis ; eagina /irma, 1,5-2 p crassa, in statu juvénile achroa, laeei,
homogenea. uelate provecta suepius fusca et haud raro e slralis dltobus
composite. saepe facie exlerna minute trunseerse rugulosa. articulis 16-21 p
crassis , saepissime 5-6 a, rarius -+- 6-10 p loitgis, dissepimentis saepissime
manifeslis obscuris eel plane eeanidis ; conte nlu aeruginoso, dense granuloso.
Iwrmogoniis ex articulis 2 ad 20 composais.
Hab. ad corticem Enterolobii Saman. lamurindi indicae, Fici religiosae.
Su-ie tamae Ma hago mi . Terminaliae Caltappae, Tectonae grandis. Mangifera,
indicae. in urbe atque suburbibus Calcultensibus, in horto botanico Sibpurensi
in ditione Myinensing et Lucknow.
Ltngbïa df.ndbobia sp. uov. — Stratum minusee expansum, compactnm,
tenue, minute densissimeque lomentosum, cortici arborum arcle adhaerens.
te m porc plueium colore cinereo eel fuscescente, temporibus siccis colore budm
eel pullo : /ilis elongatis . / lexilibus , modice flexuosis, arcle intertextis, cum
eagina 10-11 p crassis : eagina initia atque aetate procéda tenui, 1-1,5 p crasse
extus laeeis ; hyalina , aetate procéda eulgo haud fuscescente neque stratosu.
raro fuscescente, modice lamellu.su ; trichomatibus ad genicula haud eel obscure
constrictis, upice rotundalis eel leeissime attenualis , 9-10 p crassis, articule .
6-6 p longis fi, 5 X 10,6 X 10, 4 X *0,5 X 10 V-)' diametro 1,5-1, 5 p longitu-
diniu ; contenta fuleo eelfusco, uniformité r denseque granuloso ; dissepimentis
conspicuis. Iiaud notatis sérié granulorum ; membrana cellutae apicalis haut I
incrassata.
Hab. ad corticem Tedoniae grandis, Enterolobii Saman, Swieteniae Maha¬
goni, Mangiferae indicae. Fici religiosae, F. l/engalensis. Oreodoxae regiac,
iu suburbibus Calcultensibus, et ad corticem Meliae Azedarachtae, Tamarindi
indicae et Fici religiosae in Lucknow et Burdwan.
Lyngbÿa coBTicicoi-A sp. nov. — Strato tenui. arborum corticem eestiente.
dense tomentoso, fusco eel fuleo; filamentis subfragilibus, modice flexuosis,
plus miuusee intricatis, cum eagina 12-16 p crassis, eagina initio hyalina, mox
fusca, 2 p crassa, haud eel eix lamellosa, superficie irregularitar asperu;
trichomatibus 8-12 p crassis, ad dissepimenta leeissime constrictis, longitudine
Source : MNHN, Parit
— 177 -
dimidia vel tertia pars latitudinis. apice rotundatis . contenta aerugineo , »,•<,-
nuloso : dissepimentis granulés haud notatis.
A Lynghya aesluarii differt filament, s subfragilibus neqae flexilibus.
vaginis vix vel haud lamellosis. Irichoiiialibtis ad dissepimenta Irriter cons-
articulis diametro 2-3 plo (nec 3-6 plo) brevioribus vaginis asperis lare
Hab. ad corticem Terminaliae Catappae in liorlo bolanico Sibpurensi
Lyngbya ralcifera W. West var. cranülosa var. nov. - Differt a varietate
l-'Inra eontentu mmutisslme srd manifeste granuloso. Filamenta Saepissime
snlitiiria, diametro ‘2-3 p ; dissepimenla manifesta cellolae saepe diametro
J a plo longiores ; vagina acltroa.
Hab. ad
Mnhagoni et
Sibpurensi.
diametro, de
üi-liceni Terminaliae Catappae, Enterolabïi daman, Swieteniac
ci infectorîae, in suburbibus Calcuttensibus et iu liorlo bolanico
i'hka sp. nov. — Stratis
n stratum extension t
•' initia parvis, rotundatis, 1-2 mm.
2 mm. crassum, lichenoideum. plus
"un user postal, ita, n. arbora, n corticem vel calcem leclorium marocain vestien-
Slcc""le colore . caesio, aqua conspers uni plus minusve nigrescentem ;
consociatis filament, s, calce incrustalis, sine trusta calcaria cirai ter 8-10 u
crassis. trusta calcaria crassitudine vulde inaequale, 2-9 p crassa, alba vel
nierea, superficie aspect, filamentis plus minusve flexuosis.' apice rotundatis ■
agina c , rater 2 p crassa, saepe lamellosu e (amellis 2-5 constructa. colore
/usco: cellulis ci relier 4 p diametro, ti-10 p longis ; conteiltu viridi-coeruleo,
f'i'e æquabiUter granuloso.
Hab. ad corticem Aegles Marmelos. Terminulim Catappæ. Plerocarpi sp.,
alque ad muros umbrosos nrbis Calcultæ.
ScrrosBMA Zeli.ebiano.m sp. nov. — Stratum pa/mosum, extensum. circiter
I mm. crassum. fusain, vel fusco-nigrescens, densissime tomentosum. fila-
vlongatü. flexuosis. arcte intertextis. pseudoranwsis pseudoramis
“‘■‘"«r,* vel geminatis, elongalis. paulo tenuioribus . interdum retards vagi ne
/r nui, 3-0 p crassa. lamellosu. fusca. I amellis. 2-5 p; paraltelis .- trichomalibus
“'•"P diametro. ad genicula haud constrictis. caeruleo-viridibus paulo fla-
artieuli* 10-15 •“ subquadratis. saepius diametro brevibus ,-
contenta miformuer granuloso: heterocystis a pseudoramis remotis. quadrutis
' ’’ ° ‘longis. 15-20 p longis, 12-15 p diametro, colore luteolo.
Trkntbpoulia crac, l, s P. lyengar sp. nov. _ stratum tenue, continuum
pi o S minusve vinde vel luteo-viride. interdum fulvum ; filamenlis elowutis
I . . ba*a,< fostrata, ru mis vix cobris, modice flexuosis, cum parte primaria
'"Tl"'; UCU,""‘ velJere rectum etfidenlibus; cellulis partis prostratae saepe
■'ubgtobosts, sed etiam ellipsoideis, ad dissepimenla manifeste, rarius levite
constrictis : cellulis rumorum ellipsoideis etiam pyriformibus, saepe plus nu
iiiisve asyninielricis ; cellulis terni,,, alibus subgtobosis vel ellipsoideo-oblongi
'. s»bt*eemformibus; crassitudine celtularum 3-10 p longitudine crassitudin,
"e,l""U vel duplo crassitudinis ; membrana ad, rot, . tenu,, làevi, circite,
/" .>* CraSSa ' conleiU“ granuloso. cum stillis sphaericis achrois vel pallide
ml Puuou- ceUttli* basalibus manifestioribus ; nucleo sphaerico,
■' O ■central',. ■
Source : MNHN, Paris
178 —
58. Ghkorbatov L. A. — Novy vidy i raznovidnosti iz gr.
sinezelenykh vodorosleï, naïdenny v kharkovskoï gub. Myxo-
phycearum in provincia Cliarkovensi (Ukrainae) inventaruin
novae species et varielates]. ( Notulae syst. ex Inst. Crypl.
Horti Bot. Petropoiitam. 2, 6, pp. 87-89, Petrograd, 1923.)
Oscillatoria tenuis Ag. var. nigra var nov. — Caespitibus atris aut
trichomatibus solitariis , grise o-chalybeis, ad genicula non constrictis . redis
vel arcuatis, inlerdnm apice vix attenuatis ; articulis subquadratis vel diam.
trichomatis Usque 2-plo brevioribus, 5-8 p Ion gts.
liait. Ad ripas fluininum Udi atque Donjez Septentrionalis prov.
Charkoviensis.
O. limosa Ag. var. disperso-granulata var. nov. — Strata atro-aerugineo.
fera nigro : trichomatibus redis, apice non nul vix attenuatis, caeruteo aut
viride-aerugineis, ad dissepimenta haud constrictis, 11-18 p crassis ; articulis
diametro trichomatis 3-4 plu brevioribus, contentu uilifo imiter granuloso
( disperso-granulato ) : cet lu la apicati superne convexa membranam haud
incrassatam praebente.
liait. In planct. aquae dulcis flum. Donjez Septentrionalis per totum
annum .
O. nitida sp. nov. — Trichomatibus solitariis 4 -9 a crassis, nilidis.
dense smaragdo-viridibus, leviler mucosis, vaginis subtiUssimis prae -
ditis ; linea splendida axem pli percurrente conspicua : dissepimentis pellu-
cidis, non granulosis, articulis. contenta homogeneo. diametro trichomatis 2-8
plo brevioribus.
Hab. In planct. aquae dulcis (lumjnutn Udi atque Donjez Septentrionalis
prov. Charkoviensis.
Lyngbva cryptovAginata sp. nov. — Filamcntis simplicibus, libéré natan-
tibus ; vaginis acliroinaticis, hyalin is, tenuibus. initia saepe iuconspicuis aetate
aillent lin cultura me observante .'l evidentibus : chlorozincico joduralo non
caerulescentibus ; trichomatibus dense tterugineo viridibus, ad genicula leviler
constrictis : cellulis subquadratis vel diametro fere duplv brevioribus. dissepi¬
mentis distinct is, sed non granulosis, contenta pseudo-vacuolato tcorpuscutu
rubra praebente I ; cellula apicali rotundala, membrana te nui.
Hab. In lacu Kossacz (luminequc Donjez Septentrionalis prope opp. Zmic
prov. Cliarkoviensis. in aquae strato profundo, 5 1/2 metr. alto, hydrogenio
sulfurato vicino.
Cyi.indrospf.k.mum fluviaticum sp. nov. — Trichomatibus in stratum agglo-
meratis vel saepius libéré natanlihus : plis pallide aerugineis . articula
cylindricis, ad 8 ja diam., H (i Ion gis ; sports cylindraceis ut roqua apice
rotundutis, 8-9 « diam.. 24-25 p longis, episporio levi trunslucido.
Hab. In planct. iluminis Donez septentrionalis prov. Charkoviensis.
Ç. stagnai! (Kuez.l Born. et Flali. a/pnis, sed mugnitudine et exosporio
décolorât o optirne differt. C. Micliailovskoensi Elenk. a/pnis, sed sporis angiis-
lioribus. cylindraceis (nec ellipsoideis). articulis erassioribus, heterocystis
longioribus distinguitur.)
Anabaena spiroides Kleb. var. lkrainica nov. var. — Trichomatibus soli-
Source : MNHN, Pari:
— 179 —
ln,'"S' l,h^ natantibus . pseudovacuolalis, in spiram contortis stratoque
grhnea ad 70 p crasso circamfusis. spiris ad W p amplis et altis ; articulis
heterocyslisque subspbaerîcis circa 12 y. diam., sport* spbaericis ad ISydiam.
Uab. In plane t. lac-us Kossacz prope opp. Zmiev prov. Charkoviensis.
./ var. cassa Lemm. differl sporis rutuudatis habit tique heterocyslarum
• ayuiis externis non circumdatis.l
Mi hisi'omkdia iwsiGNissp. nov.— Faillit iis initia quadrangularibas, demain
irrégularité,- hmitatis. major, bus e cellulis bis octies-6b compositis, dilate
cacruleo-viridibus ; cellulis ovulibus. usque ad 2,2 y. inter se remotis, .7-5, 5
'' ,>5 lonS,s- Cellular corpus ohlongum compact,, m atque splendidum.
", rentra s, tum. amb, lu plus minasve irrégularité,-, praebentes. Haec corpora
scri/lutons ocults aut nigra, a ut splendida offeruntur et in praesentia subs¬
la ne, ae ne, due non evanescunt. quo modo a « vacuolis gazogenis » M.Marsonii
> ■ lieue diffèrunt. M insignis medium locum inter M. eleganlem A. Br.
rl v ” <E,lre"h-l Naeg. teiiel , sed magnitudine numeroqae cellulurum
'""‘'lias consoaatarum et novis descri plis al, eis distinguer.
liai,. In flamme Donjez prope opp. Czujujew prov, Charkoviensis.
59 Crow, W. B. — The faxonotny and variation of the
genus Microcystis in Ceylon (The New PhytoLogist, 22, 2
|*|>- 59-68, 1 pl. , London, 1923).
présenlé A Ceylan par 8 espèces,
M. prolocrstis et M. psetido/ila-
Le genre Microcystis est aclucll
dont 2 nouvelles sont décrites ici pa
nient osa.
Mtcaocvs-ns p.ioTocvsTis sp. nov. - Strata libéré natante, irregulario,
"',,e ‘ leSume'ito strali non plane délimita, interdum vel ni I vel evanes-
Lelluhs namerosissimis. carie aggregatis. modo densissimis plerumque
- tisis, spbaericis. .i. 5-6,5 p diani., pseudovacuoHbus provectis.
Uab. In aquis dulcibus, Insula Ceylonica.
Michooystis pskudopilamextosa sp. nov. — Strata libéré natante, longis-
angusto, „, tocs constricto ut sériés stratorum secundariorum liât, inter-
P™ dilat0 el ^I perforato ce! reticulato tegnmento strati subdistincto
' ■ uni, s spbaericis, pseudovacuoHbus provectis 3-7 p diam. Strata magnitudine
. riabiltsstino. interdum vicies saepe decies longo quant lato, saepe 200-300 u
I mgo. 20-30 y. lato stratis secoudariis saepe 20-30 p longis.
Uab. In a<|uis dulcibus, Insula Ceylonica.
Le M. incerta Lemm. est ramené au rang de variété du M. pulverea
ulull M‘gula dont il ne diffère que par la dimension des cellules (1-2 y au
H'U de 3-4 p Chez le type). L A. signale les rapports étroits qui unissent le
orlospbaenum dubium à certains Microcystis ■ il montre que la présence de
membrane individuelle (visible par coloration au violet de méthyle) autour des
■ n es de cette espece ôte au genre Coelosphaeriopsis. créé par Lemmermann
■ iu ce caractère, sa valeur générique.
En dehors des deux espèces nouvelles, trois autres Microcystis sont figurés
I . ucrugtnosa, M. flos-aquae et M. marginata).
"i’“ imire*<“* rep.«Mr« ici 1. cl.t J„ L,„ donnée
— 180 —
Clef du genre MICROCYSTIS
A. Cellules sphériques.
a) Pseudovacuoles.
a) Cellules 3-7 p dium.
1. Enveloppe des colonies définie, souvent stratifiée.
I Colonies généralement composées. M. viridis.
II Colonies généralement simples. M. marginata.
2. Enveloppe des colonies moins définie, colonies compactes.
I Colonies peu lobées et peu allongées.
4- Colonies nettement clalhrées. M. aeruginosa.
A- Colonies non nettement cla-
thrées . . M. flos-aquae.
II Colonies beaucoup plus longues que larges, divisées en
colonies secondaires .... M. pseudo-filamentosa
III Colonies multilobées à contours cunéiformes.
4- Colonies nettement clalhrées . M. ochracea
+ Colonies non nettement cla¬
lhrées . M. script u.
3. Enveloppes des colonies indéfinie, cel¬
lules écartées . M. protocystis
ê| cellules > 3 p diam.
1. Colonies généralement composées . . M. ichthyolabe
2. Colonies simples, formant une pclli-
licule . M. firina
b | Pas de pseudovacuoles.
а) Cellules nettement jaunes . M. fusco-tutea
б) Cellules non jaunes, généralement d’un bleu-vert pâle.
1. Cellules 5-5,5 p diam . M. pailida
2. Cellules > 3 p diam.
I Colonies plusieurs lois plus longues
que larges . M. stagnalis
II Colonies peu allongées
4- Colonies flottantes, nettement
clalhrées ....... M. holsatica
Colonies flottantes ou fixées,
non clalhrées . M. pulverea
4- Colonies épiphytes. . . . M. parasitica
B| Cellules allongées . .... M. elahens
60. Elenkin A. A. i Hollerbach M. M. — O d vu kh dro-
biankakh endofitiruiuchtchikli v slizi Cœlosphærium Næge-
liaum Ung. [De duabtis Schizophyceis in muco Gœlosphæri
Nœgeliani Ung. endobiotieis notnla] ( ’Nolulæ syst. ex Inst-
crypl. Horti Bot. Pelropolitam, ~z> 10, pp. 158-160, Pétrograd,
1923.)
Source : MNHN. Paris
181 —
Lyrgbya endofhytica sp. nov. — Filamentis spàrsis, redis vel Ieviter
curvalis brevibns, semper paitcicrllularibus (2-6 cellularibus) ad 1,7-2. 5 pdiam.,
cellulis ad genicula non constriciis, apice rotundaiis, conlentu pallidissime
rirrnleo; vaginis leiiiiibus. sed distinciis, cellulis qUudralis velsxpius clongatis,
1,5-2, 3 [a lui. et 2, .1-3,6 [a long. Filamcntis non raro copiosissime in cavitate
mUcàsa Cœlosphxeri Nxgetiani viventibus et inlerdum radiatim crescentibus
pediculorum ad memoriam revocantibus.
Synechopoccus e8»ojbiotjgu8 sp. nov. — Cellulis minulis, 1,8-2, 9 p vulgo
2,3 p diani., conlentu pallidissime aerugineo, membranis siibtilissi/nis, inlerdum
di//litentibus et tune a milco cavitalis gelineæ Cmlosphæeri Niegeliani ubi hæc
forma vieil, non distinciis.
61. Frémy P. —Description de deux Oscillariées filamen¬
teuses nouvellës. (Bull. Soc. Li/inéenne Normandie, 7e série,
6, pp. 7-15, 1 pi., 2 fig., Caen 1923).
Lynghya Cobbiekei sp. nov. — Stratum natans, expansion, ærugineo-
scriceum. Fila erosie et fibrosx. c.htorocinrico-iodurato non cierulescentes.
l'ricliomata luteole-viridia, ad genicula non constrieta, apice haud altenuata,
;j. ad 10 u c rossa, arliculi 3,5 p ad 4 p longi ; protoplasma oninine homo-
geneum : dissepimenta inconspiciia. granulorum delicatissimorum lineis biais
obducta : cellula apicalis rotundata, calyptra nulla (v. v.|.
Ilab. piscinara aqua calcarea repletam apud Carqucbul prope Carentan,
'■allia; boreo-occidenlalis.
SianzoriiHix Arjîotti sp. nov. — Terrestris. Caespes la nos us. exlensus,
■.v putchre au! profonde ærugineus, si ve rubiginosus. Fila recta aut undulata
duo ccntimetra longa, pussim in fasciculos ereétos luxe coalita, 50 p ad
11 p crasse. Vagin, T lameUoSte, stralis, sxpius purallelis format x. superficie
i'ci/uenter erosx. ap ■ m versus attenuatæ et acuminatæ. chlorozincico-
" 'lurato non cierulescentes, primum hydlinie, deinde purpureo-auranliæ aut
I'1"* minusve persicinæ. Trichomata pulchre cyatlea aut rarius olivaceo-viridia ;
"« vagi nam plérumquc solitaria. recta aut plus minusve contacta ; rarius
bina aut f ternd et tanc Ieviter divergenlia aut etiam irregulariter
' “iilortae : articilli 20 p ad 30 p erassi. 8 p ad 14 p longi. ad genicula r ms~
" 11 • protoplasmate graiiulosa farcli ; dissepimenta conspicua cellula apicalis
\ ix atlenuala. rotundata (v. s. J.
Hab. ad terrain, in Indis orienlalibus (Arnoll).
62. Frémy P. — Contribution à la flore des Algues d’eau
il"in e et aériennes du Cotentin : Cyanophycées filamenteuses.
‘■f* /'•• -le. Se:, Paris, 1922 (1923), pp. 382-388,2 fig.).
l iste de 64 Cyanophycées filamenteuses récoltées dans le Cotentin ; deux
d 1 elles, l.yngbya /.agerheimii (Moeb.l tiom. et Scrloilema densum Bornel
. . vclli's pour la France. Celte dernière espèce est figurée ainsi que
1 lltissulla byssoidea Hass. f. saxicola Grun. — .tllorgc.
63. Ghose S. L. — A Systematic and Ecological Account
Source : MNHN, Paris
— 182 —
of a Collection of Blue-Green Algæ from Lahore and Simla.
(Journ. Linn. Society Botany 46, 309 pp. 333-346. 1 pl.
London 1924).
Premier travail un peu étendu sur les Myxophycées de l'Inde. L'A. y étudie
des récoltes faites par lui-même de 1917 à 1919 dans le Penjab, aux environs
de Lahore et de Simla. Le climat de ces deux régions est assez différent.
Lahore (lat. 31° 35'N. : long. 71° 20'E.| est à environ 700 pieds au-dessus du
niveau de la mer. Les mois les plus chauds, mai et juin, ont une température
maxima moyenne de 106° F., les mois les plus froids, décembre et janvier, uin
température minima moyenne de 29" I1'. LeS pluies se produisent surtout en
juillet, août et septembre. Elles atteignent de 8 à 25 pouces par an. A Simla
(lat. 31* 6 N, long. 77" 10’E.) l'altitude est de 700 pieds. La température
moyenne de janvier, le mois le plus froid, est 40, 6" F, celle de juin, le mois
le plus chaud, 67, 1° F. La température moyenne de toute l'année est 54, 8" F.
I)e décembre à mars, il neige. De juin à septembre, il tombe 52 pouces di
pluie et pendant l'année entière 70 pouces environ.
A Lahore, il y a des algues bleues toute l’année, mais bien plus abon¬
damment après les pluies. Elles forment alors sur les rochers ou sur le su!
humide, des couches gluantes ou des plaques circulaires muqueuses on
laineuses. Quelques espèces ont un habitat particulier : elles revêtent les
troncs A' Acacia modesta d'un enduit mou. spécialement développé après les
pluies. Pendant la saison humide, ces algues produisent des hormogonies
pendant la saison sèche elles s'entourent d'une gaine qui peu à peu s'épaissi'
et se colore. L'enduit devient alors mince et papyracé, puis s'exfolie.
Les espèces aquatiques sont bien moins nombreuses que les espèces suban •
riennes : cela tient à la rareté des eaux permanentes. De ces espèces aquatiques
les unes sont librement flottantes (c'est le plus petit nombre), les autres son!
attachées aux plantes ou fixées aux matériaux des rives.
L'A. note quelques adaptations : 1° au milieu muqueux, où les Lrichonu
spiralés ont des tours plus larges et plus rapprochés ; 2" à la sécheresse cl
la chaleur par la production de gaines ou de spores. Toutefois les Oscillatonn
conservent leur vitalité sans ces moyens de protection.
A Simla. I A. n’a récolté que trois espèces. Mais il a remarqué que la
formation des spores se fait bien plus vite qu'à Lahore : il y voit un moyen
de résistance à la sécheresse et au froid.
Suit l'énumération des il espèces observées. Elles font partie de 23 gen¬
res. D'après leur habitat on peut les classer de la façon suivante :
I. Subai'riennes. — 1® Truncicoles : Lvngbya truncicola sp. n., Lahore.
Juil. oct., Tolypothrix campylonemoidcs. sp. n. Lahore, août-oct. — 2* Sa \i-
coles : à Lahore : Lyngbyç çircumcreta G. S. West, var. gelatinosa, var. nov.
oct., .S ymploca muralis Kütz., nov. ; — à Simla : Microcoletis vaginatus Gon
toute l'année; Cylindrospermum licheni forme Külz., août et sept. ; Tolypothrix
conglutinata Borzi, var. calorala var. nov., août. — 3" Humicoles : Chnm-
coccus turgidus (Kiitz.) Nâg,, toute l'année ; Glococapsa rupestris Külz., sur¬
tout en saison des pluies : G. conglomerata Kütz.. toute l'année ; G. quaternnto
Kütz., août-mars ; Aphanocapsa biformis A. Br., août-mars ; Aphanotbece
Source : MNHN, Pari.
— 183 —
pallida Rab. août-mars; Phormidium autumnatc Gom, toute l'aimée; Lyngbya
Kashyapii. sp. n., août-avril Microcoleus vaginatus Gom.. toute l’année ;
’/• chthonoplastes Thur., mars, (la présence de salpêtre dans le sol de Lahore
i expliquerait la présence de celte espèce qui vil ordinairement dans les eaux
satané très | ; .Xoslac muscorum Ag.. août-mars ; Anabaena variabilté
Kiil/,., février-avril ; Anabaena gelalinicola. sp. n., sept. -mars ; Cylin-
drospermam stagnait? Kiilz., sept. -mars ; Campylonema Lahorense Ghose, (in
A <'«■ Phytologisl - , 1920,| août-mars ; Scytonema variiim IÇütz., août-mars.
Toutes ces espèces liumicoles, ainsi que les suivantes, sont de Lahore.
II. Aquatiques — |o Librement flottantes : Merismopedia sp., Clathro-
aeruginosa Hor.fr., oel.-mars . Arthrospirà Platensis Gom.. toute
I année ; .1. spirulinoides. sp. n., oct. ; lyngbya aestuarii Liebm.. sept. ; Ana-
l"‘i‘ita spiroides Klebalin, var. contracta Klebalm, orl.-mars. — 2° Attachés à
à des plantes ou à des objets flottants .dicrocy.il is littomlis Forti, toute
1 année ; ilf. I/Onelli VN elle, orl .-mars ; Ckamaesiphon filamcntosà sp. n.. ocl.-
mars : Oscillatoria princeps Yaucli. var. pseudo-limosa var, nov., sept., vue
une seule fois ; O. tenais ag.. toute l’année : Lyngbya perelegans Lemm.,
imite l’année ; Microchaete caloirickoides Hausg., oct. -nov. ; Calothrix
parielina Thur.. oct. -mars. — 3° Attachées aux matériaux des rives : Chroo-
coccus turgidus N&g.. toute l’année ; Julosira fertilissima sp. n.. oct. -mars ;
Scytonema Fritsrhii sp. n., loule Tannée ; Sc. crispum Born., toute l’année ;
Uivularia natans YVelwilsch, orl.-mars.
Dans celle liste figurent 9 espèces et 3 variétés nouvelles. Voici leurs
CiiAMAESTPHOri filamentosa sp. nov. — Planlis solitariis r cl fascicnlatis ;
. nittiangiis maturis i-fi p. crass.. usque ad 200 p longis, /ilainentosis, basim
'■'■‘■sus in stipitem attenuatis : caginis achrois ; gonidiis mime rosis, 5-0 p crass.
t Itihiformibus , protoplasmale granuloso .
l/ab. Lahore, in n stagnant pool of waler in the Botanical Garden,
-imving on a species 01 Pithophora -, oct. 1918.
Ressemble à C. confcrvicola A. Br. ; en diffère par la grande longueur de
s”s gonidianges, et la forme en tonnelet de ses gonidies.
Oscillatoria princeps Yaucli.. var. pseudo-mimosa sp. nov. — Slrato obscure
' ■: uginoso : trichomatibui recln. rigides, / laro-yiriilibus , siccitate fragil hus.
/'"'ulosis, 31-üôy. crass. : art. brevissimis. protoplasmale granuloso : apit ibus
,"' ruin,t]uc haud attenuatis et rulgo redis : cPÜula apieali superne le.'iter
'■""vexa . cnlyptra dalla : dissepimentis non granulatis.
lia i. Lahore, in a slow-flowing dirly drain, at first attached lo the raud,
""'n free-lloating. Sept. 1918.
Diffère du type par son extrémité qui n’est ni courbée ni atténuée. Se
rapproche ainsi de O. liniosa, mais en diffère par son épaisseur plus grande
ci surtout ses cloisons non granuleuses.
Phormidium thuncicola. sp. nov. Slrato valde expanso, menibranaceo,
/laro-viridi vel aeruginoso : vaginis diflluehtibus. fibrosis : Irichomalibus OS u
' ' subparallelis. ad genicula distincte constriclis ; artimlis fere tam longis
tal'9 •’ apicibus attenuatis ; calyptra nulle ; contenta, in medio cellularum
densiore.
Source : MNHN, Paris
— 184 —
liai). Lahore. growing on Irunks of Acacia modesta, associatod wilh other
blue-green algac. July-oct.
Espèce voisine de P. fragile Gom. ; en diffère par son habitat spécial, la
largeur de ses filaments et l’aspect de son stratum.
Artiirospira spiroi.inoides sp. nov. — Trichomatibus aerugineis ; articulis
ha ad constriclis. 5-6 u laits, 4 ?12 tt. longis. protoplasmate sul tiliter granuloso ;
spiris densis anfractibus coati guis, redis vel Irriter fie xi ti bus usqtte ad 60 u
longis ; diametro 11-15 p.
Hab. Lahore in a dirty stagnant rain-waler pool, free-fioating ; oct. 1918.
L'A. trouve quelque ressemblance entre cette espèce et certaines Spiruliiiu
en particulier ,S. subsalsa Oerst. La largeur des trichomes suffirait seule .i
séparer nettement ces deux espèces. A. spirulinoides diffère des autres
espèces du genre en ce que ses tours de spire sont contigus.
Lykgbya Kasiiyapii sp. nov. — Strato expanso, obscure ptirpurco ; filamen
lis curvatis densissime intricatis ; vaginis firmis, crassis. obscure coeruleis vel
purpureis. laevibus, rhitinosis , trichomatibus tenuibus. ad genicula non cous
triclis, 3-4 p crass.. articulis tjuadratis, diametro brevioribus, protoplasmate
grosse granuloso ; dissepimentis haud granulosis, saepe oblic/uis vel curvatis
apicibus rotundatis. non capitatis : calyptra Huila.
liait. Lahore, on rnoist ground which lias been under waler for some lime,
such as the drying tanks of the Shalamar Gardons ; August-April.
Ressemble à L. versicolor Gom. et à !.. aeruginco-coerulea Gom. ; en
diffère par la couleur de son stratum, ses gaines colorées, ses cloisons
obliques ou incurvées ; se sépare de la première par la forme de son apex.
Lynch y a tru.nc.icoi.a sp. nov. — Strato tenui. expanso. obscure æruginoso,
filamentis redis, plus minusve paralleits. 16-16 p cr. ; vaginis prima m hyaline-
et len uibus. deinde fuscis et firmissimis. non lamellosis. trichomatibus æruginei-
12-/4 p cr., ad genicula haud conslrictis ; articulis brevissimis. 3-4 p longis
protoplasmate granuloso ; apicibus rotundatis, haud attenuatis ; calyptra
nul la ; dissepimentis non granulatis.
Ilab. Lahore. on truncs of Acacia modesta, forming a thin stratum in
association with Phormidium truncicola and Tolypothrix campylonemoides
July-Oct.
Ressemble à L. æsluarii Lieb. ; en diffère par son habitat, son extrémii
non atténuée, l'absence de coiffe et ses gaines non lamellcuses. Ressemble
aussi à !.. Corbierci Frérny (Bull. Soc. I.inn. Norm. 7e série. 6e vol. 1923) ; en
diffère par son habitat, ses gaines colorées, son protoplasma granuleux.
Lyngbya circumereta G. S. West, var. gei-atinicola var. nov. — Strata
sordide æruginoso ; filamentis in muco nidulantibus, in spiram cortortis, spiris
ustjue ad 100 p lotis et interdum cum anfractibus 10 vel pluribits ; vagin •
tenuissimis ; trichomatibus augustes, circa I p crass., fragi libiis ærugineis, arti¬
culis subquadratis, plerumijue diametro brevioribus ; dissepimentis so’pe
distinclis ; apicibus rotundo-truncatis.
Hab. Lahore, occuring in a gelatinous stratum, adhering lo the walls cl
drains, along with species of Closterium, Oct. 1919.
Diffère du type par son habitat et ses spirales beaucoup plus larges ' i
plus nombreuses.
Source : MNHN, Paris
with i
other
— 185 —
Ifab. Lahore ou trunks of Acacia modesta, associaled i
hlue-green algae ; Âug. <
Celte espèce est intermédiaire entre Campylonema l.ahorense Ghose
I New- Pliy lologi s ( , XIX 1920, p. 85). et les vrais Tolypothrix. Elle ressemble au
premier par la forme en croissant des filaments, la présence de ramifications
simple ou géminées avec ou sans hélérocystes à leur base : elle en diffère par
l’absence d’hétérocystes intercalaires et la prépondérance d'une ramification du
type Tolypothrix.
Toljpollm, congh.tinala ïïorzi, var. coao.aaa
asrugmoso, deinde obscure fusco-viridi. floccoso et tomentoso : filamentis irre-
gulariter et dense inlricatis, trichomatibus ærugineis. 7-0 p cr, ad gcnicula
constrictis ; cellulis diametro hrevioribus. protoplasmate granuloso. pseudo-
rn mis mallis, b.ievibus et / lexuosis , solituriis v et mro gemiiiatis : vamnis
, rassis, asperulis, primant achrois , deinde luteo-f uscis : heterocystis solilariis
globosis sed Inviter deplanalis. circa 8 u diametro.
Hab. Simla, on damp rocks and moisi exposed roots of Irees ; Aug. 1919.
Dilfère du type par la gaine colorée des filaments âgés, son stratum
feutré et non gélatineux, ses hélérocystes légèrement aplatis en travers.
Anabæna cei,atinicola sp. nov. Shah, crasso, gelatinoso ; trichomatibus
plerumque solituriis. in spiram cOlitortis interdum in partes reclus transien-
t:h"s; articulis subsphaericis, 7-7, 5 a cross., apicibus deulis, protoplasmate
granuloso ; heterocystis 7-8 p cross., globosis : sporis in seriebus disposais ub
helercystis remotis, sphæricis circa lh p. diametro.
Hab. Lahore, on moist grouml ; sept, march.
Espèce voisine de A. spiroides et de A. FloS-muas, en diffère en ce qu’elle
" 081 Pas planctonique et que ses spirales sont beaucoup plus serrées. De plus, ses
spores sont sphériques, elles sont allongées chez A. Ftos-aquæ.
Aulosiba fektii.issima sp. nov. — Strato' expanso. sordide æruginoso.
mcmbranaceo, trichomatibus redis vel Inviter /lexuosis. parallelis vel dense
"il ri cutis, raro pseudo-ramosis ; cellulis H- U ?. lotis et 7-10 p. longis in statu
tu venait cylindricis deni/ue doliiformibus. protoplasmate granuloso ; vaginis
" assis, demum gelalinosis et hyalinis deinde firmis et fuscescentibus, hetero-
',ls ‘"lercalaribits. ol/longis vel ellipticis, 8-9 p lotis et 10-14 p longis.
' ontentu homogeneo : sporis in catenis longis disposilis ram cellulis moribiindis
dip/unatis alternantibus, plerumque oblongo-elliplicis. interdum propter
‘"Uprcssionem aagulosis. dimension» ÎÉ-M p x II -VI p: epispora plerumque
/irma. lævi. interdum fitsca.
Hab. Lahore in one of the broad waler-courscs of the Shalamar Gardens,
"ii decaying leaves of A elumbium speciosum : Ocl. -March.
Cette espèce présente deux aspects particuliers : 1“ au moment de la
production, les cellules stériles comprimées entre les spores présentent la
11 nne de disques biconcaves. Elle ressemble alors à Tolypothrix Wartmannia
sporifère ; 2" Plus rarement les filaments produisent de courtes pseudo-r-
(■calions. Elle ressemble alors à un Plectoncmn. Aussi l’A
provisoirement celte espèce dans le G. Aulosirn elle ne
H" un stade de Tolypothrix à moins qu’il ne soit nécessaire de la placei
e place-t-il que
Source : MNHN, Paris
— 186 —
Scytonema Fkitschii sp. nov. — Slrato floccoso. viridi-fusco ; fila meut,
tenuibus. elongatis. 15-20 g erass. ; Iriéhomatibus 1 -8 g crass. . art, cuits plerumqiu-
latitiidine duplo longiorihus ; dissepimentis distinctis proloplasmale granulos >•
pseudo-ramis plerumque geminatis. remotis, tam lotis quam /ilame, iüs pri¬
mants, vaginis firmis. interdum constrietis lamellosis, lamelhs parallehs.
hralinis. hetcrocystis intercalaribus, pclluàidis, dinmetro 18-22 g, solitarus cl
n lindncis. usque ad 35 g longis, vel 2-4 in seriebus et quadratis.
liai. Laliore, adhcring lo llie submerged sides of the Unks ol the Shala-
mar Gardons ; müsl of llie ycar. .
hn»l -V. W. «G. S. W«.t, m»i, ta» U
,1,.., partie,, ]., ndtMt» «»l pl"» 1“'S“ »»
le filament principal et lo triclioine est plus mince.
To,.„oni„rt "mwmmmmt «P- - S"'»1» •*«*»
temii pu pria ceo ■ fil, /mentis curent is 10-12 gerass. : pseudo-ram, s irrégularité
sparsis. brevlbus, erecto-patentibus. solitarüs cri raro geminatis vaginn
tenuibus. fragilibns. in statu jueenati achrois demde luteis cri fuses ; truie,
mutibus 8-12 a. crass., toruhsis ; articulis diumelro brrvionbus. protoplasma t-
■’rannloso • heterocrstis solitarüs terminalibus vel intercalaribus. subglobos,s
cira, / / « lotis e, 0.5 g. longis. V FrimP
64. Langeron M. - Les Oscillariées parasites du tube
digestif de l’homme et des animaux. (Ann. de Parasitologie
humaine et camp. 1. p. 75-89 et 113-123, 10 fîg- latis, l.>— > •
Après avoir fait l’historique des Oscillariées parasites, I A. fait une élude
critique do \ Oscillospira Guilliermondi Chattou et Pérard. où il note 1 absenc-
de gaine l'abondance des hormogonies, la formation des spores, lo mouvemenl
de translation en spirale (non oscillatoire) des trichomes, quelques part.cn-
larilés cytologiques. Puis vient un Synopsis des Oscillariées parasites du Iule
digestif où sont décrits 4 genres et 14 espèces (1 g. entend-, 2 g. nov.. »!*•
U0V Oscillosbira batruchornm (Collin) Lang. - lArtkromitm bafrachorum
Coll) . ...
O. MEDIA nov. sp. — Trichâmes incolores, plus minces que ceux de t
Guilliermondi. d'un diamètre moyen de 3 g, courts, leur longueur ne dépassai
généralement pas 50 à 60 g., arrondis aux extrémités, rarement aliéna.
Cloisons rarement distantes d'un g- Cytoplasme homogène. Endospures
inconnues.
Caecum d’un cobaye provenant du Sénégal.
O Dluariii sp. nov. — Trichomes incolores, minces et courts, d'un diamètre
moyen de 2 g à 2.5 g. atteignant rarement 3 g. d une longueur moyenne de 12
à 20 g. presque toujours fortement atténués à une extrémité. Cloisons distantes
d'un g environ. Cytoplasme homogène dans les jeunes hormogonies, fréquemment
condensé aux extrémités ou dans ta partie centrale des trichomes. Disjoncteur >
nombreux, épais et très saillants. Endospores inconnues.
panse du chevreuil (Capreolus caprrolin}. à Yelars-sur-Ouche (Côte-d OU,
O. Lavieri nov. sp. — Trichomes incolores, très minces et assez allonges.
d’un diamètre moyen de 2 g à 2,5 g, dune longueur moyenne de 25 d 30 g.
Source : MNHN, Paris
187 —
arrondis ou à peine atténués aux extrémités. Cloisons distantes de 0.6 à 1 u..
Cytoplasme homogène, assez rarement condensé. Nombreux disjoncteurs peu
épais. Cloisonnement très actif des compartiments. Endospores inconnues.
Caecum de la Viscache IViscaria viséaria). provenant de Buenos-Ayres.
O. INGENS nov. sp. — Trichâmes incolores, très robustes, d’un diamètre
moyen de 5 à 6 u, trapus, leur longueur moyenne étant de 30 à 60 a. arrondis
aux extrémités, non ou à peine atténués. Cloisons bien apparentes, distantes
de 1,5 à 2 p. Cytoplasme homogène, souvent condensé en masses volumineuses
1res colora!) tes, faisant fortement saillie latéralement. Nombreux disjoncteurs
souvent très épais. Endospores inconnues.
Caecum d’un cobaye ( C avia, cobaye i provenant du Maroc.
Simonsiella Sclimid, 1922 (in Simons). I.angeron emend. Trichâmes
immobiles, incolores, formés d éléments courts, de 7 à 20 a de longueur sur 2 à
•i y. de diamètre, sans coiffe, ni épaississement apical, mais pourvu d'une enve¬
loppe mucilagineuse, divisés par de nombreuses cloisons transversales en
compartiments très minces, dont l'épaisseur ne dépasse pas 0,4 à 0,7 u.
Ilormogonies nombreuses, de 3 à 5 'p de longueur, naissant par étranglement
1rs trichâmes. Cytoplasme très basophile, rarement granuleux. Sj
Alysiella nov. geu. — Trichâmes immobiles, incolores, de long!
variable et indéfinie, aplatis, rubané:
1rs anneaux d'un cestode. Ces articles sont
cellule terminale, ni coiffe. Pas d'enveloppe
r duites, formées d'un ou plusieurs article:.
Cytoplasme très basophile, souvent granuleu..
Alysiella fil i foi-rnis (G. Schmidt Lang. -
Pharynx de la poule, cavité buccale du i
tés en éléments articulés comm
us semblables : il n'y a donc i,
ucilagineuse. Ilormogonies trè
généralement en nombre paii
Spores inconnues.
( Simonsiella filiformis Sclimid'
aval, du porc, du mouton
de
Anabaeniolum nov. gen — Trichome.: immobiles, incolores, de longueur
h-s variable et indéfinie, généralement aplatis, mais non nettement rubanés,
segmentes en éléments arrondis ou ovalaires, géminés ou divisés en deux portions
p :r une cloison transversale médiane. Ces articles étant tous semblables, il n'y
" "i cellule terminale, ni coiffe. Haine mucilagineuse plus ou moins développée.
sible. Ilormogonies formées d'une ou deux paires
menls géminés. Cytoplasme liomogene, iodophile. Uétërocystés douteux.
colores, fiex
ëpasser t
•lëralement très
Spores inconnues.
A. Biujmpti nov. sp. — Trichâmes i
1 ariable , pouvant atteindre et même aepasser gu u, divisés en segme
mesurant au plus l p de diamètre. Ces segments peuvent être simples ou
*' •' dans premier cas, ils sont presque toujours divisés par une cloison
transversale médiane. Dans un cas, j'ai vu un trichome interrompu à intervalles
" yaliers par des éléments vides, rappelant les hélérocystes des Anabaena.
G""w Mucilagineuse rarement visible, colorable par l’éosine dans les prépa¬
ie lions à I hématoxyline ferrique Ilormogonies formées d'une ou de deux
poires d'éléments, mesurant de 2 à b a. de long sur l p an plus de diamètre.
Caecum de cobayes (Sénégal, Brésil), .l'un sanglier tué à Velars-sur-Onche
i .olç-d'Or) ; intestin de l'homme.
A. viscA.li ia i: nov. sp. — Trichomes incolores, droits ou à peine fiex ne ux.
9 l°"8Uéur très variable, généralement fragmentés en Ilormogonies. divisés en
Source : MNHN, Paris
— 188 —
segments rarement géminés, plus souvent simples et cloisonnés transversa¬
lement par moitié. Segments de 2 u de diamètre. Pas de gaine mucilagineusc
visible. Hormogonies généralement formées de deux paires d éléments. Réactions
colorantes comme pour A. Brumpti.
Caecum «le la viscache { l'iscaria viscaria) provenant «le Buenos-A.yres.
A. MINUS nov. sp. — Comme A. Viscariae. dont il diffère par les éléments
constamment plus petits 1 1 u a l.h de diamètre,. Hormogonies formées de 2 ou
4 éléments, géminés ou cloisonnés. Sur des échantillons de cette espece,
provenant de I homme, j'ai pu très bien voir le cloisonnement centripète
des préparations à ihématoxvline ferrique.
Caecum de deux viseaches. Intestin de l’homme.
A. intkrmbdiuji nov. sp. — Trichâmes incolores, droits ou à peine / U
presque toujours fragmentés en hormogoi
i seul élément
courtes, formées de deux
ovulaire, traversé par une
éléments arrondis et géminés
cloison transversale médiane.
Caecum de l'agouti / Dasyprocta aguli). Etat de S?o Paulo (Brésil).
A. or an ne nov. sp. — Trichâmes incolores, légèrement flexueux. divises ce
segments géminés, mesurant 3 o. à .9,5 p de diamètre slir3- 2 g, à 3.6 de hauteur.
Pas de gaine mucilagineuse visible. Hormogonies paraissant formées de deiu
paires d éléments, rarement d'une seule paire elles mesurent environ 5 à 7 «
de long sur 3 g à 3, ‘J rj. de diamètre.
Caecum d'un cobaye provenant du Brésil.
Le mémoire se termine par une discussion au sujet <1«« 1 Oscillaton ,
intestini Küehenmeister. Toutes les espèces décrites sont figurée*. —M. items
65. NaumanE — Notizen zitr Biologie der Süsswasseï -
algeu. II. Arlia fôr Bolanik, 18, 21, pp. 1-8. Pl. 1. Fig. 1-4.
Uppsala 1924).
A new sid empli il alga is fourni in the lakcs on old formations in Southern
Sweilcn and possil.ly play s an important rôle in lorrains ferrogenous incru
talions on rocks and slones.
Paracapsa uo'v. g — .Stratum diirum, coriace, im, sphuerictitn-hemisplio
rien in. lapilli bus ad/ixum, diametro usqiie ad 0.6 cm. Cellttlae spkaerieae >•'•/
gu bs phaericae . flavescentes. Cellulae in fila, vagina mucosa instructa. radia-
Hier disposita, saepe ramigera. aggregatae. Area mucosa cetlularum interdum
p si dh iioeui ua nov. sp. — Magnitudo celhdarum 2.5-5 g- Stratum oxyda
ferrie» plus vel minus imbibalum. — K. Miïnsler Strom,
66. OyePaul van. — Zweiter Beitrag zur Myxophvceen-
Flora von Java ( llethvigia , 64, pp. 628-285, Dresden 1922).
L A. donne la liste des Myxophycées qu’il a récoltées h Java, soit f«0 Co cro-
gouca ■ et 1 -t 7 Ilormogoneae ; cette liste est précédée «le remarqués sur le rul«‘
colonisateur de ces Algues sur les laves récentes. L A. signale qui.’ les My.v>-
phvcées ont leur maximum d’abondance il Java en janvier-février lorsque h1»
pluies commencent à diminuer. — P. Allorge.
Source : MNHN, Paris
189 —
67. Voronikhin N. N. - Novy vidy vodorosleï s Kavkaza.
1. [Algae nonnullae novae e Caucaso. 1.] (Notulae syst. ex
Inst. Crypl. llprU Hat. PelropolUani, 2, 7, pp. 97-100 Petro-
grad 1923).
Phormidium mùUe(Klz.| Gom. var tu .nuis var. nov. - Differt a typo alque
forum lenuiore W. et G. S. West IriclwmatibuS flexuosis. 1.58-1.9 p c 'rassis,
arliculis nonunquum usque 2-plo brevioribus vel eliam paulo diametro
longioribus.
llali. In fonlibus thermalibus ad 42-42® C. propre Lenkoran ol Aslara,
prov. Baku , nec non ad rupes irroralas (luminis Borzbomka pl-ope pag
Sakaezavo ; lacus Tabistzchuri, prope pag. Mol il i : montium Tzclira-Tzkaro
prov. ïi fl is, dislr. Gori.
Piiormidum CELA.TIN0SOM sp. nov. — Strato ifasso, gelatinoso, aemginosoi
cnerulescente, vel filamentis subsolitariis slratis alliarumspecierùrh Phormidii
intermixiis, irichomatibits 1.6-1,97 p, crassis, plerumque subrectis, parallelis,
apice redis, vaginis tenuibus in massant gelineum diffluentibus, chlorozincico
jotl uralo non coerulescentibus. Arliculis subquadratis vel diametro 2-plo longio-
l 'bus, ad génie ula non conslridis. homogenéis, rarius fia aquis thermalibus)
l-:1 granülis sulphuris furctis, ce lia ta apicali rotundata.
Il "b. In fonlibus lhermalibus ad 20-29" C prope pag. Tzicbisdzhvari dislr.
Gori el pag. Dvir, prov. Tillis, dislr. Aehallzieh.
Obs. Phormidium Bohneri Schm. pro.rimttm, differt cellulis longioribus
nec non habitatioriis modo : Phormidium orientale G. West cellulis cylindricis,
mttllo longioribus a Pliormidio gelatinoso bene dislinclum .
Phormidium vnlderianum (Help.) Goru. var tenuis var. nov. _ Differt a
typo triehoniatibus tenuioribus, 1-1.5 u. crassis.
Ilab. Ad lapides in fonlibus thermalibus (t® 29° C.) prope Tzicliisdzhàri
prov. Tillis, dislr. Gori.
Puormidil’m pur.viNATUM sp. nov. - Strato calce induralo, pulvinuto, 1-b p
crassis, obscure aeruginosis. Irriter ceruleo-purpurescentibus, vaginis
Irnitissimis, a relis. Arliculis diametro usque 3 -plo brevioribus, ad genicula
non constrictis, cellula apicali rotundata nuda vel calyplram haemisphaericam
pruebente.
Ilab. Ad lapides in (lumine Armazis-lzchali prope Mtzchcl, prov. Tiflis.
ScnizoTiiRix I Symplocastrum ) tenuis sp. nov. — Fascicutato-cucspitosa,
l'a s a cuits ad 8 mm. longis, 30-50 p crassis, fl lis tortuosis, agglulinatis 2-4 p
réussis. Arliculis cylindricis ad genicula non constrictis, chlorozincico jodurato
coerulescentibus.
Ilab. Ad Irabem in fonte lliermali prope pag. Duir, dislr. Aehallzieh,
prov. Tillis.
Hvdrocoleüsturfosus sp. nov. — Filis solituriis, flexuosis, 28-50 p crassis,
itsqtir 2 mm. longis, ap.ee s versus dltenuatis ; vaginis ucltrois, inet suris profundis
Irausversisnoiatis, demum subd i ffluentibus, chlorozincico jodurato noncoerules-
eentibus. Triehoniatibus 6-6.3 p, crassis intra vaginis l-2(-3), arliculis subqua-
driitis vel diametro paulo longioribus, ad genicula non constrictis, cellula
apicali obtuse conica, usque 12 p longa.
Source : MNHN, Paris
— 190 —
Hab. Inter sphagna circa lacus prope pag. Sakac/.avo, distr. Gori, prov.
Tiflis. , ,
Schîzolhrix lalcritia Ktz. vhr Hawsgirgu var. nov. | Mierocoleus hyahnus
(Klz.l Kirchu. var. calcilegus (A. Br. lHansg ?). — S Irai,, calce incrusta lo.
pallide viridi. criistuceo, ad 2 mm. cassa, fi Us tortaosis simplicibus ( ?), dense
intricatis, 8-10 p crassis ; vaginis achrois. homogeneis, àmbitu erosis, memuns
prof midis Iransversis notai is. chlorozincico joduruto -4- cperulescentibus,
trichomatibus 1.58 p crassis. intra vagin, im solitariis, carias 2-4. Arhcuhs
cyUndricis, diametro I lft-ï-plo longioribas, homogeneis, ad gemcula cons¬
trictis. ceilula apicali rotundata. usqiie .'I p longa.
Hab. Ad rupes irroralas fauoium fluminis Dabachanka, Tiflis, Horlus
Botanicus.
Obs. Mierocoleus hyalinas (Ktz.| Kirchrn. var calcilegus (A. Br.) Hanst;.
( Prodromus, II. p. 78) simiUima vel cadrai species videlur.
Anabaena solitaria Klebh. var. tenuis var. nov. - Differt a typo tr, chôma
tibus tenaioribus. 0 p crassis. pseado-vacuulis carentibus. Jtelerocjxtis mum-
ribus nec non babitiilionis modo.
Hab. Inter Sphagna circa lacura prope pag. Rawaczavo ad rupes irrOrata*
iumontibulis Tzchra -Tzharo prov. Tiflis dislr. Gori.
Auabaena flos-aquae (Lyngb.) Bréb. var intermedia var. nov.
Trichomatibus solitariis, articulis sUbsphaericis. 6 p crassis. vet diametro
paulo [ad t>. 0 pi longioribas, pseudovacuolis dense completis, heterocystis
glolwsis. t ; a dia ni., sports 15-15 .8 X 8-9. 5 a ah heterocystis remotis ; est forum
quasi intermedia inter var. graciions Klebh. et formant majorent Elenkin.
Hab. In plancton lacus ruortzo ") prope pag. Oljchovka, prov. Baku.
dislr. Lenkorau.
Anabaena spiroides Klebh. var. taltsuensis var. nov. — Trichomatibus
solitariis 170-250- p longis. in spiram rcgularcm 3-16 conlortis. spiraltbus 69, 5-
59 u. lotis. 15.5-1!) p attis, articulis compressa-doliiformibus, 8-9 p crassis,
‘2-3 p longis. pseudovacuolis dense completis, heterocystis hyalinis, globes
8 p diam.. sed vagina externe liyalina plerumquc a membrana longe séparai :.
ovaliformi, cellulam formante 10-13 p crassam, 10 p longam ; spora unica vis ...
immatura ovali. 16,5 X " p- .
Hab. lu plancton lacus f 'morlzo") prope pag. Oljchovka prov. Baku distr.
Len-Koran.
Cylindrospermum punctatom sp. nov. — Strato gelatinoso. ad 0,5 cm
diam.. trichomatibus il p crassis. articulis cyUndricis. 4.7 p longis. ad gemenia
constrictis, ceilula apicali cylindrica. «pire rotunda, Heterocystis ovalibus
4,7-6 x 3- 6.5 p . sporis ovalibus 2-2 t-l I séria tm. 18,9-23-5 X.9,5-1 1 u, epispoem
olivucvo indistindi punctalo.
Hab. In rivulo prope lacunt Tabislzchuri prov. Tiflis, distr. Gori.
Cvundrospermim caucasicc* sp. nov. - Trichomatibus in flocculos libéré
natanles conjulictis, 95-110 p longis, 2.2 p crassis. Articulis fere hyalin",
subquadratis vel diametro paulo longioribas, ad genicula constrictis, hetero¬
cystis fere conoideis, 3-6,1 X 2.2 p, sporis fere semper in utroque trichomaU s
apice. solitariis vel biais, ovalibus, 16-20,5 X 5-9,5 u. episporio levi, hyalmo.
Hab. In fossis in vicinia op. Lenkorem prov. Baku.
Source : MNHN, Paris
191 —
68. Voronikhin N. N. Novy
kaza. II. [Algae nonnullae novae e C;
idy vodorosleï s Kav-
caso. II.] (Notulae St/st.
v [nsi. Cry.pt. Horli liât. PelropoUlani, 2,8. pp, 1 13-1 16,
l’etrograd, 1923).
Aulosira striata sp. nov. — Filis solilariis. ! évita ' curvatis, 1,5-2 mm.
lunyU in parte menti a 7. 9-9. 5 y- apicibus usque 12.6 y crasiis. Vaginis h) allais,
redis tamellosis, stratis parallelis. interdum divergent i bu s, in supehficiè longi-
tudinaliler strialis apicibus clausis cet dilaceratis. clilorozincico joducalo non
cocrulescenlibus. li-icliomatibus in media parte 3-4, 7 y erassis apicibus usque
I r, 1-3-9, 5 y erassis, articulis in media parle cylindricis. diamelro l 1/2-2-plo
longioribus, api ces corsas subquadratis vel dia métro brecioribus. ad génie, lia
cmslrictis. cellula apicati rotundala. interdam fera subglobosa. Tlelerocystis
mtercalaribus solilariis cet 2-3 seriatis. aliis globosis. 9.5 y dium., aliis cvlin-
dncis, apicibus rotundatis, 9,0-15X4. 7-6 y. cet diamelro breyioribus,' 5 y
longis, 9,5 y erassis.
Uub. Inter sphagna in palude lurioso prope pag. Bakuriani nec non cirea
lacum propepag Saksczavo dislr. Gori, prov. Tiflis
PtECTOMMA diplosiphon sp. nov. - Fila mentis 4.5-6 y erassis plerumque
si mplicibus rarissime pseudoramosis solilariis, trichomalibns midi que aequi-
crassis articulis 1,6 y erassis pallidc an uginoso-cœrulcseentibus, cytindricis,
du, métro 3-4-plo longioribus, apices versus paulo breyioribus et ad genicula
eonslriclis dissepimentis granulo majusculo notât us. cellula apicati rotundala.
I agmis duplicibus exterioribus. ambilu irregularibus. aclirois, interioribus
Icnnissinus, luleo-fuscis apices versus altenuatis, apicibus aclirois.
Itab. Ad rupes inoratas faucium üuminis Daeliabanka ; Tiflis. llortus
bnl.inîcus.
Obs. P te cto ne mat i notalo Sclnnidle proxima differt structura vagiuurum
nec non articulorum,
!' iscHniti;Li.A CAUGASICA sp. nov. — Filis solilariis. in superficie foliorum
s"!,", "son, m Folamogetonissp.repetentibus.lere redis vetsulifiexuosis, 230-760 y
'""f*. 45-95 y erassis. vaginis palliée luleo-bruiinescenlibus gelatinosis, lamel-
brus . cellulis contenta leviter granulato, eximie ærugineo-CœruleSCente, pluri-
" superficie visis plerumque subovutibus. 10-12X6,6 y, plurimis in
articulas sarcinæformes lamellis circumclausis, heterocyslis ellipsoideis, 13-
ll,-‘ 9 r rassis , 6,6 p longis, læle aurantiacis disjunctos congeslis. Itamis 1-6 in
planta laleralibus vel etiam lerminalibus, erectis, 155-390 p longis, 10-11 y
"assis, hormugoniume cellulis uniseriatis intravaginam hyalinum, lamellosam.
shahs divergentibus, apice clausam demum apertam conlinenlibus.
In tbliis subincrsis Polaraogetonis sp. nec non ad caules submersas Comari
palusiri L. In lacu turfoso prop. pag. Sakaczavo, distr. Gori, prov. Tiflis.
Homiîothkix crl-stacea sp. nov. — Strato fusco, plus minusve laie expanso,
incrustato, filis dense aggregatis, verticalibus. erectis, pnecipue in parte
‘ i " '""e fee penicillatim ramosis, 1 65-460 p aliis, 3 a erassis, apicem versus
teiiiiwribus. Articulis 1,58-2,4 p erassis, subquadratis vel diamelro paulo
«"o",nbùs. apices versus diamelro breyioribus et ad genicula constrictis,
contenta pallide æruginoso.
Source : MNHN, Paris
Ifub. Ad saxa currentis submersa fluminis Dabachanka, Tiflis, Hortus Bol.
Calothrix af.rucinosa sp. nov. - Filis 2-3 cOmociatis, part e basait concrcs-
centilius, 150 p longis 9,9-12 p crassi-s, apices versus attenuatis, in pilum arlicu-
l a tu m non production. Articulis eximie ærugineo-cce.rulcscentibus, bas i 8,5 p
crassi-s. diamétro 2-plo brcvioribus, ad genicula construits cetlula apicah
rotundato-cônica, heterocystis globosis, brun nais. 8-9 y. diam. vaginis acltrois
homogeneis.
Ilab. Inter plantas submersas in palude ad laeutn Tabistzchufi, prope pag.
Moliti prov. Tiflis, distr. Gori.
Obs jVotis allatis nostra species Calotrichen sp. a cl. W. Schmidle (Uber
die Iropische africanisehe Thermalalgendora, Bot. Jahrb. XXX, 1902, p. 250|
description in memoriam revocat.
Rivui.ariopsis floccosa sp. nov. — Strato floccoso algis variis intermixtu
/ilis riimosis, facile pressione secedentibus , 190-500 p. longis, 8-12,0 p crassi'.
Va-inis aclirois, saepe basi luteo-brunneolis lamellosis, apice sæpe dilacerati ,
lamellis exterioribus gelineis, homogeneis, aclirois, chlorozincico jodurato non
cœ.rulescentibus, a s que 9-12 p crusses. Trichomatibus basi b, 1-9. 5 p crassi s,
apices versus sensim attenuatis, in pilum articulàtum, 1.5 8 y crassum pré¬
dite tis. Articulis basi diamétro paulo brevioribus, ad genicula eonstrictis, media
parte filorum subquadratis, apices versus diamétro longioribus. Heterocystis
basilaribus, p lcr unique Itemisphaericis vel conoideis, 4-7-5 p c rassis, rare
ovalibus, 12>., 37 p, sæpe biais, pallide xrugineis
Ilab. Ad caules submersas Comari palaslris L. in lacu turfoso prope pair.
Sakaczavo distr. Gori, prov. Tiflis.
Obs. Nostrae speciei Calothrix ( Itivutariopsis) wembærensis Hier, et
Schmidie structura cellularum proxima. sed sporigera, præterea vaginis hom
geneis, heterocystis intercalaribus bene distincta.
Diehollirix compacta (Ag.l Born. et I'Tali. var. calcarata var. nov. Stralis
gelatinosis, calce induratis, aliis pulvinatis. 8-4 mm. diam.. aliis hemisphericis.
0,5-1 cm. diam.. vel subglobosis, 0.5-2 mm. diam.. olivaceo vel aureo-brunnets.
intus concentrice zouatis. centra sxpe calcii instructis. Filis fere penicillak
pseudo-ramosis, basi 10-23 p crassis, trichomatibus basi longioribus. ml
aenicula non vel vix eonstrictis ; articulis pseudoramorum 5-6 p crassis, siih-
qaadratis. ad genicula eonstrictis, pseudoramis apicem versus attenuatis, m
pilum brevem hyalinum, 1.58-3 p crassum productis. Heterocystis globosis vel
hemispliæricis, 4. 7-8 p diam., nonnunquam oblongis vel subpiriformibv ■
vaginis apicibus sæpe dilaceratis, aliis basi umbrinis apices versus aclirois
vix lamellosis. aliis majorent in partent pullide-luteolis. a summo aclirois,
conspicue lamellosis, aliis lotis luteo-brunneis, lamellosis, lamellis dtv-r-
gentibus.
Ilab. Ad râpes irroratas laucium Iluminum Dabaebanka, nec non \era
prope Tiflis.
DiciioiHRtx subdichoto.ua sp. nov. — Filis fasciculati «, exigue subdicho-
tomo pseudo-ramosis, 200-590 p longis, 10-16, 5 y crassis. vaginis lamellosis
pallide luteo-brunneolis, apicibus dilaceratis. trichomatibus intra vaginal*
paucis (2), saepe solitariis, apices versus in pilum brevem hyalinum , 0,5 cras¬
sum, sensim attenuatis . articulis basi 1,5 p crassis, cytindricis, diamétro 2-2-
Source : MNHN, Paris
[93 —
plu longinril'iis. rellula basilari heterocyst an proxima nsque I y. crasse :
helemcystis hemisphaericis vel cunoideis. H y il) agis, ti, t; y crassis.
Hat). Ad rupes irroratiis fuucium fluminis liorzhomka prope slat. Salaczaco
prov. Tiflis. dist. Gori.
IIammaiodea simplex sp. nov. — Filis sim pi ici b iis. carie torttiosis, ‘J35-h70 y
lu n gis. 10-1. ». A y crassis. u trinque sensim in pilos hyttlinos, 1.5-3 y crassos
nttenuntis. Arliculis in parte media filorum 4,7 y crassis. subquadratis ; ad
gmic u la Irriter eonstrictis, raginis acllrois. lamellosis, chlorozincico jodurato
cuerulescenli bus, lamellis rxterioribus ad apiees fimbriato dilaceratis.
Hab. In strata Schizothricis Interitiae Ktitz. car Hansgirgii milli immixta
“d rupes irrorntas faucium fluminis Dubachanka, Tiflis. Hortus botanicus.
FLAGELLÉS
[cl-, no 82]
69. Lebour Marie V. - Coccolithophora pelagica (Wallich)
'rom tlie Channel. Jouru. of Marine Biol. Assoc., 13, p. 271-
275. 1 fig., 1 tableau, 1923).
Description de cette espèce et de ses affinités avec le C. atlantica. Un
iableau indique les endroits de la Manche où il a été recueilli dans les prises
■au, ainsi que sa fréquence aux différentes époques de l'année. L'A. donne
n^uite des renseignements biologiques sur ce CocCoUthophora et énumère les
ni maux qui contenaient des coccolilhes. Enfin le Pontosphaera Huxley i
I . iltmann est étudié. — G. Hamel.
70. NaumannE. — Notizen zur Systematik tler Süsswasser
algen Vl-IX. (Arkiv fôr Botanik. 18, S p., 7 fig. Uppsala 1924).
The autlior continues his syslemalical notes, describing thé new l'orras
erved by him during his important limnological studies in the last years.
! lu' lollowing new species are describcd :
Rhi/.oc.hrysis gkacillima nov. sp. — Cellulae pseudopodiis graciUimis iiis-
'rurJae, singulares aut ad nonnulas. pseudopodiis non cammunicanlibus,
"ggregatae. Chlorophorum ununi. Magnitudo cellularum ad 15 y.
Khizociirysis pommorpiia nov. sp. — Cellulae singulares, pseudopodiis
graciUimis instntetae. Chlorophorum ûnum. Magnitude cellularum ad 7,5 y.
Riiizociirvsis major nov. sp. — Cellulae singulares, pseudopodiis crassis
iustructae. Chlorophorum union. Magnitudo cellularum 5-15 y.
Chromuuna gicantka nov. sp. — Cellulae pyeiformis. Forma yariabilis,
parle aversa inlerdum leviter amoeboideu . Membrana glabra. Chlorophorum
i ingutum . Ocellum non adest. Longitude cellularum ad 30 y.
Chromuuna nannos nov. sp. — Cellulae cylindricae-subcylindricae. Forma
par uni yariabilis, nunquam amoeboidea. Membrana glabra. Chlorophorum
singulum. Ocellum non adest. Longiludo cellularum 5-7 i/2 y.
Maulo, mokas paugiseta nov. sp. — Cellulae libéré natanfës, crlindricae.
posltce longe acuminatae, antice setis glabris nonnullis munitae. Chlorophorum
12
Source : MNHN, Paris
untin. Ocellum non adest, Longitude cèllularum ad 5 0 u. Longitudo setarum
ad 25 p.
Characium gracileuov. sp.— Cellulae cylinduicae. setis gracillimis ad valvas
crustaceorum planclonicorum adhaerentes. Longitudo cèllularum ad 50 u.
Longitudo setarum ad 95 u. — A. Munster Strom.
PÈRIDINIENS
[cf. N» 82]
71. Hovasse R. — Quelques faits nouveaux concernant le
parasitisme de Blastodinium et de Syndinium (C. R. Soc. Biol.
(Marseille 89, 23, pp. 321-323, Paris 1923).
Ces deux genres avaient été rencontrés jusqu’à présent, le premier elle?
les Copépodes, le second chez les Copêpodes et les Radiolaires. L A. a trouve
des Blastodinium et un Syndinium chez divers Cœlentérés qui se nourrisseni
de Copédodes. Ces Péridiniens ingérés en même temps que les Copepodes oui
été observés encore englobés dans les tissus à demi digérés des Crustacés, dans
la cavité gastro-vasculaire. Les Péridiniens parasites des Radiolaires et des
Cœlentérés seraient donc transmis à ces animaux par les Copépodes, leurs
hôtes primitifs, et trouveraient dans leurs nouveaux hôtes un milieu égalemen-
favorable à leur évolution. — P. Allonge.
72. Lebour Marie V. — Plymouth Peridinians. IV- Tlu
arrangement of some Peridinium Species. (Journ. of Marine
Biol. Assoc ., 13, pp. 266-270, 5 iig. 1923).
3 espèces sont étudiées : 1) le Peridinium évaluai (Pouchet) dont les plaque:
dorsales sont asymétriques et qui doit par conséquent être rangé dans h.
section Pyriformia du groupe Melaperidinium de Jurgensen : 2) le P. sut,
curvipes avec le P. ovatum : 3) le P. cluudicans l’aulsen que 1 A. rattache à I
sect. Tabulata du gr. Orthoperidinium. — G. Hamel.
73. Woloszynska Jadwiga. — Javanische Süsswasserpt •
ridineen (Acta Soc. Bot. Poloniæ, 1, 4, pp. 263-266, Warszava,
1923, 1 pi.;.
L'A. ayant pu étudier du nouveau matériel provenant de Java donne h
diagnoses complètes de trois espèces déjà décrites en partie par elle dans un
précédent travail |Das Phytoplaukton einiger javanischeu Seen, mit Berück-
sichtigung des Sawa-Plankton, Bull. lcad. Se. Cracovie 19121. Peridinium
Raciborskii. P. Gulmnskii et P. Treubi ; une espèce inédite, P. Wildemam. est
est également décrite.
Peridinium WildemAni sp. nov. - Zellen windig. bis 95 y. long, 18-90
breit oft ciel kleiner. Apex vorhanden. Querfurche undeutliçh linksa indenü .
Laagsfurche auf die Epivalva übergreifend , auf der Hypovalva < venig verbreitet.
Epivalva kegelformig. die Platten des Epivalva kotlvëx. Epivalva ist eta-a*
grôsser als die abgerundete Hypovalva. Epivalva mit G pr + 1 r +2 vap +
Source : MNHN, Paris
— i95 —
''"P- Hrpth'aka mit 5 par -+- 2 al. Me heiden al sïnd fast gieicli grossi
Hypovalva Iragl drei Stac hein und nümtich :? Slacheln auf den heiden ventralen
psi and l Stackel auf dem media nen Bande des heiden at. Interkalarslreifen
'*»£• -drnolirung der Plalten deullich. Chromatophoren braun. Kern Icugelig
nder aval, central Dauerzellen unhekannt. Die Halle offnet sich auf der
Hypovulvu.
Hali. Im l’iaukton Sawah Uajamprit zahlreich, in dem See Talaga warna
selténer. — P. van Oye.
CHLOROPHYCÈES (excl. Conjuguées)
fcf. N° 57]
74. Gabriel C. Anomalie de l’oogone du Vaucheria
Debaryana {C. B. Soc. Biol. (Marseille) 89, 23, pp. 327-328,
Paris, 1923).
LA. a observé sur une vieille Culture de Vaucheria Debaryana décimée
par un .Ispergillus des pé.l icelles fertiles terminés par une anll.cridié normale
et portant latéralement deux ébauches d'oogones. Par la suite, le rameau mâle
évoluait normalement tandis que l’oogone se prolongeait en un filament qui
bientôt se terminait par une anthéridie et portait sur sou liane un oogone
normal. L'A. en conclut que lorsqu'un rameau de Vaucheria acquiert ses
caractères externes sexuels femelles, le déterminisme du sexe n'est pas encore
mente définitivement ; il y aurait la, d’après lui, quoique chose de comparable
aux monstruosités carpcllaires des Crucifères. — 1‘. Allonge.
7l>. Griffiths E. Millard. — Telraedroides spetsbergensis
. ■ n. Pt sp. nov., a new alga fiom Spilzbergen {New Phy/ol.,
pp. 69-71, London 1923).
In the matériel collected by M. Summerhayes during the Oxford Univer-
ii.v Expédition to Spilzbergen in the Summer of 1921, an alga occurred wliich
• ipparently a new genus. The plant consists of at leasl two cells and some-
i ues tbree or four, the Ihallus of the eommoner bicellulae type is pyriform,
pyramidal or ellipsoidal wilh slighlly truucaled ends, other two-celled forma
ire i' trahedral or pyramidal or irregularly pqlyhedral. The exterior walls of
1 "' relis are thick but the inlerior transverse wall is thin. Végétative repro-
duction takes place by a kind of incipienl thread formation. One or both cells
"* Ihallus grow out into thin-walled tubular extensions, the tube divides
imarily by a sériés of constrictions, and each segment is again divided into
'"'o relis by the formation of a thin transverse wall.
One case was observed of wliat may be a type ol’ asexual reproduction. One
oi i lie cells of the commun pyriform type appears to be discharsing 4 repro-
'•c'tive bodies through a small latéral pore, but the bodies are nol of regular
l 'nu, uor do they appear to be motile.
L might be suggesled that the alga is a filamentons form which has assu-
"I bi-cellular thick-walled habit as a protection against the rigour of the
rhiiiatic conditions prevailing in the situation in which it lives.
Source : MNHN, Paris
Tktraedroidks spetsbkkgensis gen. et sp. nov. — Thallus piriformis ellip-
saidalis tetrahedralis aut polyhedralis, ex cellulis •duabus Ised ravins tribus vol
quator) compositus. Mûri exteriores crassi. inleriores tenues. Ci-llula uninu-
cleata ; chloroplastides multae quarum aliquae unani pyrenoidem lia lient.
Multiplicatia vegetationalis per /il um incipiens quod in geminas celhdas cons-
trictione et mûris transversal i b Us divisum est. Multiplicatia asexualis per
sporas quator et non motiles qui ex cellula per foramen latérale exeunt.
Thallus long. 25-42 p. ; lat. 10-25 u crass. max. mûri 4 p-
Uabitatio inter muscos in rirnis suxorum in Insula Spetsbergensi.
!.. Hatten.
76. Oye P. van. — Les Hydrodictyaceae de Java (La Nu ou a
Nolarisia, 34, pp. 25-46, Padova, 1926).
Continuant ses recherches sur les algues d'eau douce de Java. I A. étudie
dans cet article les Hydrodietyacées qu'il a jusqu'ici récoltées dans la grande
île : 7 Pediaslrum et Y Hydrodictyon. A propos du genre Pediastrum, l'A. for¬
mule quelques remarques critiques sur la valeur des nombreuses variétés
créées par Brunnthaler dans le Süsswasser Flora. Le P. simplex est réduit à
deux variétés, var. clathratum (Schroeter) Lemm et var. radians Lemm., les
autres n'étant que des stades de développement de cette même espèce. Le
P, duplex ne compte plus que 8 variétés dont les caractères diflérentiels sont
résumés dans un tableau. — P. Allorge.
77. Regel Karl. — Uber die Zoosporenbildu.bg bei Ulo-
thrix zonata. (Mikrokosmos, 17, pp. 1-2, 1924).
Conseils pratiques pour observer facilement la sortie des zoosporcs. Les
macrozoospores asexuéas se rencontrent d’après 1 A. surtout pendant les mois
d'été, alors que les microzoospores sexuées apparaissent surtout en automne.
La sortie des zoospores est encore très facile à observer eu hiver, en exa¬
minant rapidement les lilamenls gelés de Y Ulothrix zonata. 1 éclosion se pro¬
duisant quelques minutes après le dégel. — II. Defiandre.
78. Rosenvinge L K. — Marine Algae, in a Botanical trip
to Jan Mayen by J. Gandrnp (Deinsk. Bolanisk Arkiv , 4, pp. 21-
23, fig. 7 et 8, Kobenhavn, 1924 (1923).
Only a few marine algae were found, on the whole 18 species, and the
collections were extremely scarce. One ne'vv species is deseribed. viz.
Protoderma ? amorphutn K- Rosenv. n. sp. — Tliallus primum repais,
Substrata adpressus , irregulariter ramosus cellulis minutis, lut. 2-3 p, diametru
1-3-plo longioribus. Chromatophorum unicuni pariétale, pyrenoideo unico (vcl
duobus) instructum. Fila repenlia ramosa mox in stratum confluentia. cujus
cellular denique in omîtes directiones. etiarn dissapimentiis horizontalibus
dividentur, quo facto crusta crassitudine varia, interdum etiarn publia irregu-
laris evadit. Cellnlae superficielles fere isodiametricae rotundatae, c. 4-5 y la t tir.
Zoosporangiae. tant gametangia), e cellulis superficialibus oriuntur, eadem
Source : MNHN. Paris
197 —
forma ac Mae vel mugis rotundatae, zoosporae c. k continentia. — K. Munster
Stroem.
79. Schiller J.— gSeôbachtungen iiber die Entwicklung des
roten Augeufleckes bei Ulva Lactuca (Osterr. Botan. Zeitsc.hr.
Wien, 1923, 72, pp. 236-241, 2 fig. .
I-os spores se forment pendant la nuit, l’A. a pu observer qu'une petite
tache rouge se forme auprès rlu chromalophore pendant la soirée dans les cellules
qui vont produire des spores. Cette tache se divise en deux, plusieurs fois de
-uile comme le noyau, le chromalophore et le pyrenoide qui devient inévident,
mais ne disparait pas. Chaque spore reçoit un hoyau, un chromatophore avec
un pyrenoide et une tache rouge qui (orme le stigma de la spore. L'A. n'a pas
pu reconnaître l'origine du corps lentiforme qui se trouve au-dessous du
stigma. Le pigment rouge semble dériver du chromatophore, mais il est certain
que le stigma n'est pas un chromoplaste. — Van Goor.
80. Shaw Walter R. Merrillosphaera africana at Manda
( The Philippine Jauni, of Science, 22, pp. 185-218, PI. 1-7
.Manila 1923J.
L'A. ayant pu récolter aux environs de Manille de nombreuses colonies de
rimillosphaera africana (YVest| Shaw-f Votvox africanus West! aux différents
■-Indes de leur cycle évolutif, complète les données de West sur cette remar¬
quable espèce, et en donne le diagnose suivant.
Merillosphaeka afhicaka (West) Shaw. — Coenobia ovoid- to ellipsoidal:
"'"iging front 295 by 345 to 500 by 600 p, Numbrr of somatic cells between
‘■'■dm and H. 000. Somalie protoplasts alinost globose, 4 to 9,5 a, in diameter;
idrlv separaled in l.te front and grading to mucli doser at the bact of llte
■niobium. Gonidia. I to 8; coaching 53 to 75 u. in diameter: in pairs of diffe-
, "/ sizes : the larges t pair on opposite sides of tlie middle of tlie coennbium,
"ther pairs successiyely smaller : the second of two pairs usually in the bock
V the roenobium ; the second of the three or four pairs usually in the middle
", 1 the roenobium between the first pair. Gonidia of daughters sometimes divide
■! produce granddaagliters thaï are the hpginning of the fourth génération
de tlie daughters are slill within the niotlier. Daughter coenobia strongly
"'■"id and more or less flattened by niutual pressure. Granddaughters at first
■récrirai. Biseautai coenobia producing 2 to G antheridia tvith 12 to 4 3 oospores
gonidia more numerous and smaller than gonidia in sister coenobia. Oospores
" :'h thick smooth watts : diameter about 4 3 to 45 ». Female coenobia like the
ho.oxuat. Mate coenobia mit h between 100 and 400 antheridia : audrogonidia
"‘■'lier than oogonidia ofsame or sister coenobia : front of coenohium without
'■'■productive celle. Antheridia in the form of plalelets or shallow cups. Sperma-
lo-oids not described .
Il" b. Albert A'yanza | leg. H. T. Leiper, 19071 : Ussangu desert, German
1 Alrica {leg. A. W Jakubski, 1909-1910); fresh-water pools near Manila,
l'hilippinc lslands {leg. W. R. Shaw, 1914).
Source : MNHN, Paris
— 198
81. Troïtzkaia O. V. — O novoï chlamydomonade : Clila-
mydomonas sphaerica Troïtzfc. nov. sp. (Notulae Syst. ex Inst.
Crypt. Horli Bot. Petropolilani, 2, pp. 81-82, Pétrograd, 1923 .
Chlamydomonar sphaerica. — Cellula glohosa 17,5-25 y. vel ( rariusj leviter
ellipsoidea 22 y long, et 20 y Int., membrane i distincta in polo anlico papilla
membranacea lata et plane nbtusata\ 1,5 u long.) praedita. Cliloropliorum
sacculi forme profonde inrisum, vdeuolis biais in parle aiiteriore et pyrenoid Unis
biais, in parle media cellulae dispositif. praeditum. Pyrenoidibus a ut rotun-
datis aut soleae equirtae similibus et. inter se contingentibus. annulant fere
continuum formantibus. .Xttrleo nucleoltUO et stigmate rubro baecilliformi longo
et angusto in parte media cellulae dispositif. Flagella 2, cellulae aequitonga.
Hab. In slagnis Lamsboj» el Sadovoje in Tsarskoji Solo Iprope opp.
Petropoliu) in planklon.
Obs. Nos Ira spccies proxi ma est Chl. monadinae Stein var. Dangeardi
Korsclt., sed membrane crassiore. incisa chlorophori profundiore et disposition e
alia stigmatis pyrenoidumque differt.
82. Voronichin, N. N. — Novv vidy vodorosleï s Kavkaza I.
[Algæ nonnullæ novæ e Gaucaso. I.] ( Nolulæ syst. ex Inst.
Crypt. Horli Bot. Petropolilani. 2, pp. 97-100, Pétrograd 1923
Lepocinclis lexla ( D«i j . I Le mm. var. minor var. nov. — Differt a type
cellulis multo minoribus. 39-39.5 y long.. 26.6-30 y lut. In plancton lac ns
(‘‘ mortzo pr. Oljchovka, distr. Lenkoran, gub. Bakn.
Phacus îongicauda (Ehrb.l Duj. var. ovalis var. nov. — Cellulis elongah
ovalibus, i ’ix spiraliler voltilis, a tergo couda praeditis, 99-102 y ton gis [candis,
lertiae parte cellulae aequantibus). 45-46’ p lotis. Membranis longiludinalitri
striatis. granulis paramylaceis mu I lis discodeis. 3-0.0 y diam, ei confini. In
lacu mortzo ‘ | pr. p. Oljchovka disl, Lenkoran gub. Bakn (in plancton
rarissime) ; ibidem, inter algas varias natanles pr. p. Ivraguscli., fréquenter.
Trachelomonas mirabilis Swir. var. minou var. nov. — Testis ovalibus,
a pic ib us obluse-rotundatis, dilate flavo-brunneis. 30-3 4,7 X 20.3-22 y pore
flageUi colla ri recto. 1,6-3.16 y alto. 4-4,7 y la.ro, spinoso ( spinis 3 y longis ■
circumdato. Membranis spinis ptiucis, 1 ,33 p longis, anterioribus posteriori
busqué usque ad 4,7 y longis orna lis : flagella 70 y longo. In limo lacu-
(" mortzo pr. p. Oljchovka distr. Lenkoran gub. Baku.
Peridinium cinctum Ebrb. var. minor var. nov. — Differt a typo cellule
minoribus, 36, X 31,6-33 y. In ripa lacns lurl'osi iuter sphagna pr. p. Sakac-
zavo distr. Gori gub. Tiflis.
Gongrosira circinnata (Borz.il Schmidle var. minor var. nov. — PulyinuH'
calce incrustatis. 1-2 mm. diam., fi /«.mentis 150-300 longis p 6.6 y crasse-
unilateraliter, saepe pectinaiim ramusis cellulis cylindraceis dia, métro :lj2-:'
plo longioribus, in ramulis u Dirais brevioribus, diametro longitudiili aequan¬
tibus, angttlis subrotundatis. Differt a typo pulvinulis minoribus nec non file
mentis lenuioribus. In saxis irroratis in rivo Babàclianke in adjacentiis Horh
Botanici Tiflisiensis.
Oedogonicm trioicum sp. nov. — Filis masculis 130-330 y longis, file-,
Source : MNHN, Paris
— 199 —
femineis 110-695 [J-, nônnunejuam longiorihus. Cellulis vegelalivis 4,7 a crassis,
•7-5 plo longiorihus. cellula terminait obluse-rotundata, cellula basait deorsum
attenuata. oblongo-obconica. Oogoniis singulis vel 2-3 continuis nonnunquam
terminalibus. etlipsoideis Operculo apertis. circumscissione superiore, 25-26.
s X 13.2-15-8 : oosposis ellipsodeis vel subovi'formibus membrana levi.
,/il ute-yiolacea, 20-5 X 16 p. Antheridiis 1-6 cellularibus, 3 a al lis. in plis
monoicis hypogjnis. in plis masculis sparsis vel terminalibus. In lacu
" raortzo ” dicto, pr. p. Oljchooka distr Lenkoran, gub. Baku ; in eodemlacu
pr. p. Kumbaschi.
Bulbochæle Brebissonii Kl*, var. min or var. nov. — Differt a typo cellulis
13-6.5 p crassis, diàmetro 1 1/2-2 1/2 prolongiorib us, oosporis 29.7-36. 3 p
b"igis, 33-36 u crassis. nannandribus 26-4 X- 8 p. In loeis paludosis prope p.
Moliti dislr. Gori, gub. Tiflia.
Bulbochæte Nordsledtii Wiltr. var. mi ko R var. nov. — Dilfert a typo
cellulis 10-12 p crassis, diàmetro 2 plo longiorihus, oosporis, 33 p longis,
.!() p crassis, nannandribus 19, 8 X 8-9,5 p.
8Ü Wildeman E. de. — Anomalies des oogones et des
anthéridies chez des espèces du genre Vauchcria. (C. II. Soc.
Hiol., 89 2,6, p. 669-670, Paris, 1923).
I. A. rappelle qu’il a observé et signalé plusieurs fois les auoinalies
nsignées par G. Gabriel dans la noie ci-dessus. — P. Allorge.
CONJUGUÉES
84 Elenkin, A. A. — Bole redkie i nowy desmidievy
vodorosli naïdenny v Olonetzkoï gub. Il jDesmidiaceæ rariores
: novie in gub. Olouelzkensi inventa? II]. ( Notulæ Syst. ex
/■il. Crypt. Ilorti Bol. Petropoiitani, 2, pp. 29-32, Petrograd
L’auteur signale deux variétés nouvelles pour la Russie, Micr.rsterias
' ' habuleshwarensis Ilobs var. O'allichii (Giun.) West et West M. denticu-
Bréb. var. angulosa (Hantzscli.) West et West et une forme inédite du
" i’hidiuin armatum (Bréb ) Rabenk. I'. sitb. lissum.
85. Geitler Lothar. — Uber abnorme Wachstum vor-
age bei Desmitliaceen. (Schriften fur Siisswasser and Meerés-
iode 1924).
Descriptions de quelques formes aberrantes trouvées dans des cultures et
i ’> peuvent expliquer certaines exceptions qu'on trouve parfois dans la
ll:ul:rc- — P van Oye.
86. Hylander C. J. — Notes on the Desmids of New- York.
iorreya , 23, pp. 59-62, 1923).
Source : MNHN, Paris
— 200
Fifiy spécies are lisled, from four localities from collections made on
Sept. 29 ami :J0 and Nov. 20, 1922. — U ni. Jtandolph Taylor.
87. Iyengar M. O. Parthasarathy. — Note on sonie atta¬
chée! l'orrns of Zygnemaceæ (Journ. of Indian Bot an, Soc., 3.
pp. 192-200, 4 pi-, 1923).
Merabers of the Zygnemaceæ are génerally found freely lloating in water,
but a few of t Item hâve been known to occnr atlached lo submerged atones, logs
etc. Tliree atlached algæ. SpirogyrU sp. Xyguenui sp. and Mougeotia sp. were
studied as regards their melliods ol attacluuent.
Spirogvra sp. forms a well-developed, much-lobeJ, rliizoidal allachraent
from the end cell ofits lilament and also from the sides of Ollier cells of llu-
filament when lhey corne mto contact with the subslraliiin.
Xygnrma sp. l'ornis knob-like haplera Iroiu the side ol a single cell in tin
midd le of the lilament or somolimes from each of two adjacent cells of the
filament.
In Mougeotia sp. the end of the filament coils itself spirally round a
filament of Spirogyra or round another Mougeotia filament. Kuob-like hhptera
are also spmetimes formed from the sides of the cells.
In ail thèse cases the formation of the rhizoidal allachments or the coilinu
of the lilament. appears to b'- the resullof sonie kind of tactile stimulation.
I.ily Batten.
88. Puymaly A. de. — Nouveau mode de division cellulaire
chez les Conjuguées iinioellulnires (Desmidiacées sensu lai .
( C . B. Acacl. Sciences , Paris 1923, 176, p. 186-188).
Les cloisons qui se forment au cours des divisions successives seraieut,
d'après la plupart des auteurs, toutes parallèles entre elles : cependant de Bai
avait remarqué que, dans le Cylindrocystis crassa de Bary, un grand nombn
de cellules filles montraient deux amylosphères disposées sur une ligne perpen¬
diculaire à l'axe longitudinal delà cellule mère. Celte observation avait ce
contredite par Lülkemüllcr ; mais I A. ayant retrouvé 1 espèce dans le
Pyrénées, confirme les observations de Bary et décrit minutieusement la di'i
sion des cellules, — G. Hamel.
89. Rabanus, Ad. — Beitrag zur Kenntnis der Desin
diaceen des Scliwarzwaldes. [Iledwigia, 64, 3-4. p. 228-236,
1 pl., Dresden, 1923.
Diagnoses et figures des espèces et variétés nouvelles suivantes :
Mesolænium purpureum West et G. S. West, var. maiob var. nov.
Xellen long, zyliiidriscli. mit abgerundéten Polen iiiid einer axiieil Chlorophyll-
ptatte, die an den F.nden hiiufig eingcsçlilagcn ist : Xellinhatl, besonders Imi
den kïeiheren îndividuen, dichl, rot-eiolctt, gefàrht. I on dem Typas unters-
eheidet sich die Variel&t dore h die bedeutendc Grosse, aie crreirbl die 2-2 1
Source : MNHN, Paris
— 201 —
fâche I- iingr und 1.5 fâche Breile. Lange 80-128 y. Breile 13-15 p, Zygoten
unbekannt.
llah. Schlenken und Sphagnumpolsler des Wildseemoors bei Kaltenbronn
im Schwarzwald.
Cvlindrocystis Brebissonii Menegh. var curvata var. nov. _ Unlers-
' lun'det sich von der lypisclien horrn durci» die Krümmuug.
Hah. In Schlenken des Wildseemoors bei Kaltenbronn ins Schwarzwald.
Pkmum sii-vak-niciiai: sp. nov. — Zellen S >.5-3 mal so lang als hre.it. Zylin-
' elliptisch, in der Mille deutlich bis kaum merklich eingeschnüri.
Z rllmemhran mil 16-lOl.angsreihen kleiner Punkte verselien. Chloroplast mit.
mrlirereii ttnregelnutssig angeordnetèn Platten and je einem Pyrenoid, dttnkel-
s'-"" Ze II in ha II dicht; /.ange 50-75 p. Breile 20-27 p ; Zygote unbekannt.
Uub. Wiklseernoor bei Kalleubronn, Moor auf der Hornisgrinde, Hirs-
. hemnoor und Erleubrucliinoor bei Hinterzarteu im Schwarzwald.
Penium spirostriolalum Barkcr var. minor Var. nov. — Zellen etwà 3mal
'""S ,,reil’ "val elliptisch. sehrleichteingeschnurt mil l-i Gürtcl bandera,
Zt'llwand farl/tos mit zahlreichen ti0-60l feinen. schrag verlaufenden Streifen
crrsehen, die sich un den Païen in ttnregelmassige. wurmartige gekrümmte
iguren auflüeeil : Gabelungett der streifen sind besonders an dm- Grenze der
erbinden zu beobaehten. Chloroplast mit 4-5 axilen Plattén une je einem
reiwid. /.ange 05-75 p (in seltenen Fàllen bis 100 p ). Breile 25-20 p. Isthmus
V p • Zygote unbekannt.
//ub. Ilirschènmoor und Erlenbruchmoor bei Hinterzarten im Schwarzwald,
Cossiarium cvccriiitaeporme sp. nov. — Zellen mittelgross, 2 mal so lang
b''eil- "val elliptisch. mit deutlicher /lâcher Mittelcinschnürung, nach den
I d'-n zu gleichmàssig algerundet ; Chloroplasten mit mehreren unregelmâssig
. eiirdneten Platten und je einem Pyrenoid. Zelbvand dicltt und fein pnnktiert.
f ange 72 p. Breile 36 p ; Zygote unbekannt.
llab, VN ildseemoor bei Kaltenbronn im Schwarzwald.
*'*• Raphélis, A. — Variation du Spirogyra orbicularis
: uiz. Ann. Soc. Linn. Lyon , 1922 (1928), 69, pp. 184-187, 2(ïg.)
h A. a récolté, en 1902. près de Cannes, un Sp. orbicularis dont la zygos-
lail plus grande que ne l'indique Petit |170X120 p au lieu de 102X8-4 p).
I •• 1021, les dimensions n avaient pas varié ; à cause de la persistance de ce
■'.iradere, IA. propose de considérer la plante comme une variété nouvelle:
v : . macrocarpa. — G. Ilamel.
9J . West W. and G. S. — A Monograph of the Bri-
• 1 1 Desmidiaceae. Volume V, by N. Carter. XXI + 300 p. 39 pl.
I' 'y Society, London 1923.
Vous sommes heureux d'annoncer l'avènement du V* volume des British
i‘ • -urdiuce.ae, ouvrage posthume de W. West et G. S. West publié par les
" h- de Miss Nellie Carter, élève des deux regrettés algologues.
* ne collection île dessins et une liste de localités anglaises et étrangères
II 11,111 les seuls documents qu'avaient laissé. MM. West, Miss Nellie Carter a
Source : MNHN, Paris
— 202 —
du composer toutes les diagnoses et notes systématiques et compléter la lisn-
des indications géographiques. Elle l'a fait avec un souci d’exactitude, une
compétence, un respect de la pensée de ses maîtres, qui lui font le plus grand
honneur.
Ce cinquième volume comprend la Un du genre Slaurastrum, les gcnr -
Cosmocladium, Oocardium, Spliaerozosma, Onyclionema, Spondylosium
Hyalotheca, Desmidium, Gy ni no zy gu . Un addenda et un index de toutes les
espèces citées dans les cinq volumes, complètent la partie descriptive de
Monographie ; 39 belles planches relatives aux genres précédents en complète t
la partie iconographique.
Ainsi se trouve achevé ce magnifique ouvrage bien connu des spérialisli -
que la Ray Society a mis 20 ans à publier : vol. T. 1904 (XXXVI 4- 224
33 PI.) ; vol. II. 1905 (X -4- 206 p., 32 PI.) ; vol III. 1908 (XV -f- 27'. p, 31 PI ;
vol. IV. 1912 (XIV -t- 194 p. 33 PI.) : vol. V. 1923 (XXI + 300 p, 39 PI.)
Tous les algologucs seront reconnaissants «i Miss Carter de son œu\j
utile et pieuse. - M. Dénia.
CHARACÉES
92. Groves J. and. Bullock-Webster G. R. — Notes < :i
British Charophyta. (Journ. of Bot. 62, pp. 33-35, PI. 5
London 1924).
Description d une espèce et de 2 variétés nouvelles :
Nitell i opaca Ag. var brachïclema var. nov. — Coulis crassissiinus, dion ■
Iro tisqtte 800 u, internodia prœlonga ; raniuli brèves, crassi, incurvât i. da-ch s
quant radios primarios saepe longioribus.
Hab. YVestmoreland (Grasmere, Easedale Tarn) ; Caithness (Yarehnr-r
Loch) ; Shetland (Asta Lochl : Donegal W. (Kindrum Lough, L, Naglea).
Chara mgsc.osa sp. nov. — (Sect. Diploslephanac diplostichae tylacantlne
monoeciae). Monoec.ia . Perminuta (ait. c. 5-7 cm.). Coulis inulto raina. ■
Cortex régit la ris, seriebtts primariis valde prominenlibus : aculei solilarii , / e
evoluti. Stipulodia valde evoluta. inaequa.Ua. Verticilluum ramnli 6-7 : g-
meiita 4-5, quorum nltimum solum saepe ecorticatum est. Oogonium 700-811" /
longum (coronuld exclusti ). 450-500 u crussnm : corontiln magna et pat' -
cellulis usque 225 y. longis. Oosporu c. 615-665 plonga. 340-400 y. cm
Antheridium diametro v. 425 u.
Cornes ucarest to C. contraria and C. baltica. Is smaller lhan the usual
forms of any olher British Chara.
Ida li. Eastern shore of Lough Mullaghderg, West Donegal.
Chara baltica Bruzel. var. kigida var. nov. — Caulis rigidus, ait. >- L
cm. gracilis (diam. c. 600-750 fi \ fragilisa imus. Bulliilti numerosi, mullicelluhdi
Internodia quant ramulos duph-tripli longiora. Cortex regularis, cell'dr.
serierttm primariorum et second artorum diametro paene aequalibus ; acide
manifeste patentes, coulis diametrum noununquam excedentes, versus api rem
subacutum nonnihil fastigati. Stipulodia superiora et inferiora bene evtilui"
aequabilia. Ramuli plerumque paene recti. segmentis 6-7, 1-2 superiorilua
ecorticatis. Bracte.ae ad nodos fertiles normaliter 5, bene evolutae ; bracteelae
Source : MNHN, Pari.
— 203 —
bracteas anteriores paulum, oogonium multo, superantes. Oogonium c. 1000 u.
tcor-onulâ exclu-u) ) 650 u. latum : cor, muta c. 100 u. alla, 350 o. lata
Oospora c. 800 p longa 500 u. lata. c. 14 tiras exhibons. .Intheridia diametro
Distinguished front the lypG by Us firm neat habit, remarkablv rigid
brlUle S|PU1- P«tent spine-cells, and straighter branchlets.
fiai. Northern area of Hiekling Broad.
9.1. Groves J. — CUvatoi- Reid and Graves. {Jours. of Bol.
62, pp. 116-117, London, 1924).
D"*l™ Pr««»di.g4 Of Ihé Royal Soi. B, LXXXIX ,19I6i. Cl™, R.id
! . V. ont pubis: uu Preliraipary Repori un lhe Purbeck Characeae .. oV,
"" «*• ”"™U l"”1"' « «Ml « «gwi. mai, non aaeompigné
* ■PemOquu. Abu d'„.urer 1, ralidîlé du nom générique, I A. propo.e
lu nom d eC.Rndu.en mémoire de ,on collaborateur. Un mémoire pnrailra
ullerieurement, — G. Hamel.
94. MarquandC. V. B. — Additions to the dora of the
I lldand Islands. {Bull,. Mise. Inforni. Kew 10 L923 pp 369-
37 1.1923), ’
Stella opaca Ag. is Iisted, and note is made of two other forms which mav
!« ' "g to different species — IVm. liandqph Taylor.
96. Vilhelm Jan. - Novae species et formae Characearunt.
I iiaraceae bohemicae. {Htdwigut. 64. pp. 148-160 et pp.
161-163, Dresden 1923.)
Chaha bohf.mica Vilh (Slud. monog. 1914, p. 141. (ig. 40, pro subsp.) uov.
sp' s<ulura '‘I habita fera Ch. hispidae. tenuiter, incrustata, paulum ramosa ,
. . ' " 11 plus >0 cm. alla. Caulis en. 1 mm. crassus, internodis intermediis
"" ln"Zlx- {foliix in verticiUis intermediis ) ci rei ter il. 5 mm. Ion gis. Corticatis
. . i ,,'l,lost,cl"1' senebus cellularum prima riis depressis, sccundariis promi-
T, acatis. fascimlutis [1-3). in internodiis supremis
e ensis, caulis diametrum paulum longe superantibus in internodiis inflmis
spai.-is. bwtoribus. Corona stipulons e duplici cellularum sérié, in supremis
ituillis magna, I ljÿ s mm. longis. caulis aculeos aequantibus. in inflmis
is stipules brevioribus. conspicuis. Folia verticillorum 9-11. articulis
ec"',‘r"'1* /-ï; «rticufo ultimo ecorticuto, 4 -5 cellular i. crassiore. cellula ullima
tnucconifornit. Pars ecorticata folii articula longior. Folium médiocre 18.5 mm.
>l"" PX '""g'tildine articula primo cortical o 2 mm. secundo 2 mm..
' tatis sequeiUibus quarto 5 mm., quinto 3 mm., sexto 2 mm..
(' mucroniformi ) 0.5 mm. obvenit. Foliota anteriora 2-3 mm.
septano 1 nu.
'""sii. poste
«■ntic ri dii 0.
0,900
'• cystocarpio
m. Cystocarpium r
0,480-650 i.
. '"‘o* "i,. 'j.ioo-ooii mm.
humi/is. 0,160 mm. lata et 0,08
"■'h. In aquis ad Xovà Ves prope Neratoviee in Bohemia.
vel debitia. cerruciformia. DiametrUs
mm. ohlonge ovoideum, incrustatum.
latum. 14 striatum, nucleo immuturo.
alla.
Source : MNHN, Paris
— 204 —
Ciiara * paninonica Vilh. snbsp. nov. Charae inlermediae (Slud. monogr
1914, p. 104, fig. 37).
Subspecies Charae inlermediae, habita Charae liispidae conspeclu similis ,
crassior, modice incrusta la. cane viridis. ramosa, 35 cm. alla. Üiametrus canin,
1-1/2 cm. longis. Coulis diplosticlic corlicatus, seriehus cellularum primanis
prominentihus, secundarius in slata sicco colla bentib us. Sériés primariae ■■ i
secundariae aeqaaliler evolutae. Corona stipulons valde evolula. conspira i,
cellulite superioribus seriei elongatae, diametro coulis longiores, stipulae ser ei
inférions b redores. Aculei coulis in intcrnodiis superioribus multi, tenues ai
capitlacei. diamelrum coulis longitudine aequantes, in extrema parte in /h n
singuli vel biili, in internodiis inferiorihus rariores et b redores vel déficiente ».
Folia vertic.HU 8-10, arlicuUs corticatis l-h I saépissime 2-3) abbredatis, folio «
et ultimo articula ecorlicato, plerunique pau/o crassioré. 4- cellulari ; rell
ultima mucronifornti. Ecorticata pars folii articulas corlicatus saepe longitn-
dine multo maxime superantia. Foliota anteriora cystOcarpio saepe murin
longiorn . Monoica protandrica. Antheridia et cystocarpia solitaria, ram.
Diametrus antheridi ma tari 0,32-0. MO mm . Cystocarpia m immalurum. oblongtt
0,6'tO mm. lotlgum et 0,400 mm. latum. Coronula lata et magna.
Hab. In fossis paludosis apud Lysa n. L. et Vselaly prope Melnik in
Bohemia.
Cii au a Hippelliana Villi. (Slud. nionogr. 1914, p. 102 prn subsp.) sp. nnv.
Sÿn. Ch. contraria var. gytnnophylltt (in lilt. Herb. Musei Pragensis) A. Br.
SlatUra humilis. rarius caespilosa , modice incrustata, differt a Ch ara contre, -,i
foliis ecorticatis fertilibus. Coulis 6-6 cm, allas. 0. h mm. crassus. internod.is
superion I) :s 'i-ti mm. longis. intermidi us ca I cm. longis. Cortirutio coulis /n r
inconspic.ua, aculeolis verruciformibus sparsis in seriebus primariis Icalrr
prominentihus. Corona stipulons ineonspicua. Folia verticilli 0-8, 3-5 mm. longi
ont sterilia sine genicuUs, a ut mm geniculis 7-2 (rarius 3) fertilibus. Feint
steriha 5-5 cellitlaria ecorlica. folia ferlUia, articulis 2-3, articula ultimo, i.
cellulari elongalo. Foliota cystocarpia aequilungia. paulo breviora vel longe i
acu Iris intra inflexis. Anciens oblongus, fusce ater, 0, 't.iO-0'530 mm. Ion gu s rt
0,250-11.320 mm. lotus.
Hab. in fossis ad Palerov-Podoli prope Belà p. Bczdcvem (Weisswa- '
in Bohemia (1864, llipelli. llerb. Musie I’ragensisl.
L'A. donne, eu outre, les diagnoses de 42 formes nouvelles appartenant .'.us
Nitella opaca, N. flexilis, Chara contraria. Ch. gymnophylla, Ch. fri i. in,
Ch. aspea, Ch. fragilis.
DIATOMÉES
96. Boye Petersen Johs. — Fresh-Water Dialomacetc. In
Jolis. Gartdrtip: A Botanicn! T; :;> to Jan Mayen. (Dcuisk Bolaniû
Arkiv , 4, pp. 13-21, figs. 4-6, Kohenhavn, 1924).
A few samples bf dialoms collecled during a short slay in Jan iMairu
were surveyed and the speeies systematically enumerated. On the whole a bout
113 speeies and varieties of freshwater dialoms are knosvn Iront the islatnl.
Source : MNHN, Paris
but very probably the number will bo increased if more exhaustive investi¬
gations arc carried oui. The lollowing new species arc described.
*•*»»« «or. ap. - Vain tinmr, in the miilU, and
ni llie broadlr rounded, capitale ends, slightfy triùndulàte. !.. 20 a, b. 3 5 u
xlrue "bout 23 in 10 y, slightly divergent in tlie iniddle, convergent at the ends.
Axial area Harrow, dilated in the iniddle and at the ends.
AciiNAjmtiuiiwi fh ac. 1 1, ah io i tu: s nov. sp. — ( Fragilaria nodosa P. T. Cleve.
Dial. Fr. Jos. bd.), — Valve gibbons in the middle. i vith broad rounded ends.
!.. 1,-13 p. b. 4,8 p, sir. 14 in 10 u, slightly rudiatem. ht the upper valve a
liOrseshoe-lite mark on one side of the central area. Lower valve with narroiv
:at area, sorneivhai dilated in the médian portion. — K. M. Stroem.
97. Brutschy A. - Missbildungen an Dialoineen. (Mikro-
kpsmos, 17, pp° 21-22, 1923).
L A. décrit et ligure quelques cas tératologiques qu'il a observés sur des
diatomées, Synedra acus. S. vitrea. S. ulna. provenant du Val Piora (Suisse).
A ce propos, l'Auteur cite certaines espères ou variétés. Eunotia flexuosa
A .:;. Synedra bicarvata Biene. S. sphærophora Meister, S. vitrea var. distorta
M, Ticr et Stenopterobia anceps var serpentina Reinsch., qui selon lui ne sout
T ''' df* cas isolés, insuffisamment caractéristiques pour être élevés au rang
d'unités systématiques. — G. Défia ndre.
98. Mackay, A. H. — Diatoms of Nova Scotia : collectée!
by Alexander Howard Mackay and determined, distributed and
liste published by J. Tempere and H. and M. Peragalle, Paris,
Frt.t.ce 1907-1915. (Proc, and Trans. Nova Scotia Inst. Sci. 15,
pp. 175-187, 1923).
A liât is given of a large number of species of Nova Scotia diatoms distri-
buled by Tempere and Peragallo, willi references to the slide serial number
conn rned as bearing each species. — IV ni. Randolph Taylor.
99. Wislouch S. M. — Beitrage zur Diatomeenllora von
Asie». (Ber. D. Bot. Ges. 41, pp. 325-331, Berlin 1923).
i-A. lait l’énumération des espèces de diatomées qu’il a trouvées dans
- éi li,: n I illons de plancton et 3 du fond du lac de Balchasch. On s'étonnait que
II-,," de ce lac fui si douce et cependant la plupart des diatomées sout des
especes d eau douce. Il n'est fait mention d’aucune espèce nouvelle. — Van
Km. Woloszynska Jadwiga. — Nowi gatunek okrzemki
Cenlronella Rostafinslcii n. sp. oraz spis roslin plantonowych z
jezi .i ; Pirlejowskiego i Kunowskiego [Une Diatomée nouvelle
Centronella Rostafinskii n. sp. et listes des algues plancto-
niques des lacs de Firlej et de Kun] ( Rozpraw Wydzialu
— 206 —
maternât, przyrodn. Polskiej Akad. . Umiejetnosci, 62, ser. B.
pp. 89-92, Krakow, 1923). [en polonais].
L'A. a rencontré dans le lac de Firlej une Diatomée nouvelle dont voici la
diagnose :
Centronella Rostafinskii sp. nov. — Cœnobia Stella tu , regulariler tnru-
diata. Radii 35 plongi. 2-3 a crassi sab angulo 120» conjuncti ; area centrai.*
orbicularis vel orbiculari-triangularis, eu. 3 u diam. Apices radioruni 60 y.
remoti. Radii basi dilatuti. apicem versus angustati et capitulati. Fruslula :
latere visa valde complanata. linearia, apieibus solum paulo ditatata. -Strie.'
iu membrana non conspiciuntur. Magnitudine C. Reiclieltii Voigt similr..
habita optime ab eu differt.
Hab. In lacu Firlejauo, para.
Après avoir discuté la valeur spécifique de cette Diatomée nouvelle et sis
caractères distinctifs par rapport au Cenlronella Reichelti. I A. donne la lis •
des Algues observées dans le plancton des deux lacs étudiés ; les Diatomées ■ i
les Protococcales y sont à la fois nombreuses et abondantes. — P. Allorge.
PHÉOPHYCÉES
101. Knight M. — Studies in the Ectocarpacæ. 1. The
life-history aud cytology of Pylaiella litoralis Kjellm. (Traits, c/
the Royal Soc. of Edinburgli, 53, pt. 2, n°. 17, pp. 343-360,
pl. 1-6).
The thaï 1 i of Pylaiella litoralis show pronounced polymorphism consequr i
on periodic development and obscission of branches bearing sporangia. 3 e
successive phases of the career of each plant show progressive réduction in
brancbe-length, and, in variations of position of the sporangium. It is shown
lhat morphological features are inadéquate as crilica data for classification
Plants of Pylaiella are shown to be sensitive to environ mental changes aud the
dependence of Pylaiella on certain hosl plants is demonslrated with respect
to period of development and nature of sporangia produced.
The course of development of the unilocular sporangium is outlined and
the features of the réduction division are described in détail. The development
of the plurilocular sporangium is traced and the nature of their spores i»
discussed.
lt is shown that there are two forms of sporangia. One of these gucs
rise to gametes, actual or potential. The second gives rise to spores whioh
invariably germinate direetly. The cytological features of these two forms are
described.
Il is shown that the life-history of Pylaiella may be ultimately traced frora
diploid plants whicb bear unilocular sporangia and haploid spores, to haploid
plants giving rise to haploid gametes whose fusion results in the re-esta
blishment of the diploid condition. The completion of this life-cycle maj be
indefinitely posl-poued by a long succession of haploid or diploid individuals.
lt has been shown that there is no obligate relationship between the
Source : MNHN, Paris
— 207 —
cytologiral States of Somalie nuclei, and the kind of sporangium developed on a
given thallus,
Tlie relalionship of Pylaiella to the lüghee Ectocarpaceæ is diseussed. —
l.ilv liatteii.
102. w. Nienburg. — Zur Entwicklungsgeschichle der Hel-
golartder Haplospora. (Ber. D. Bot. Ges. Berlin 1923 41 pp 211-
217, llig).
F. A. a lixé les monospores de J' Haplospora globosà et a suivi les deux
divisions du noyau. 11 a trouvé avant ces divisions la synapsis et la diakinèse
' le Plau e1ualor,al de la première division il a pu compter environ
::o chromosomes qui semblaient être doubles, mais I A. hésite à considérer que
, , le division soit une réduction, parce que la forme sexuelle probable, le
s-aphosporu nu jamais été trouvé à Helgojand. Il serait possible que la
réduction ne s'accomplît pas, comme il se trouve dans plusieurs plantes parthé-
ii‘ -. "cliques, mais daus ce cas il serait nécessaire que les 60 chromosomes se
" massent dans la seconde division et parce qu'il en a trouvé cependant
'' ur',n30, 11 suPpt*se que le Scaphospora n’est pas la plante sexuelle, mais
q I Haplospora a uue forme sexuelle microscopique comme plusieurs des
a us Phéosporées. — Van Goor.
103. Sauvageau C. — Sur l’état quiescent prolongé d’une
Algue phéosporée éphémère. (C. R. Acad. Sciences, Paris,
1023, 176, pp. 478-482).
L A- s est proposé d étudier les Chordariacées pour rechercher sous
p de forme subsistent toute l’année ces algues à existence éphémère. Au cours
'le es recherches, il a lait la curieuse observation suivante : un Mesogloia dont
I - zoospores s étaient lixées sur une lame de verre, a été conservé en culture
d mis le 10 août 1918 jusqu’en 1923 et vit encore en 1923. L algue avait, en
g-c mant, fourni un filament rampant qui a pris par la suite un aspect dissocié
el “ooolifdrme indiquant un état quiescent ; mais, remise dans une cuve d’eau
h uche la plante peut revenir à la vie active.
" Casio gnea lEudesme, w rescens Thur., un autre Mesogloia et le Mesogloia
c thsiana ont montré une semblable vitalité. L’A. ne peut se pronoucer sur
h >• ermiculata, ni sur le Chordaria flagelliformis. n'ayant pu conserver
longtemps ses cultures. Les zoospores des sporanges uniloculaires de
loin , ces algues produisent des filaments rampants.
lans le Castagne, i Zosterae les sp. pluriloculaires apparaissent avant les
Sl’’ 1 11,1 oculaires. Dans cette espèce et dans un autre Castagne a méditerranéen,
es zoosPOI’es des sp, pluriloculaires ont donné, en germant, des planlules
'fo u. les semblables à un Myrionema. — G. Hamel.
'(>4. Sjôstedt L Gunnar. — Nagra synptmkter till fragan
0111 Sajjgjassohavstangens ursprung och biologi. [Some points
»l iew concerning the origiu and biology of lhe Sargasso
sea-weds.] [Botaniska Noliser 1924, pp. 1-16., Lund 1924).
Source : MNHN, Paris
— 208 —
The aulhor gives thé following SUmmary of his paper :
Das s. g. Sargassomcer represenliert kcine ganz besondere Ersclieinun:.'
sondern isl mil Migralionsassoeîat’ionen von anderen Algen vôllig zu verglei
chen. Der Beerentang ist auch keine speciiisch pelagische Species vvie u. a.
Winge (1923) meinl. sondern oine dnrch das umherlreibcii m. o. w. uiugestaltet
biologisdie Form von den Küsten losgerissener Surg, issu m Species. Es ist dei ,
Vert, gelungen in mehreuen Fallen zwischen pelagischem Beerentang und
festsitzende Küstenformen einen wirklichen Zusainmenhang festzuslellen. 1 s
gilt dies Surg Mil gare \Ag.| J. Ag. mit breitblâtlerigen und schmalbliUlerigc,
Forme». S. Ilystrix J. Ag. nebsl der var. bnxifolia (j. Ag.) Gruu. und S. Fil
pendilla (Ag.) J. Ag. Diese drei Species und ganz besonders die crsterwühnir
bilden die Hauptmassc des treibeuden Beerentanges. Das von J. Aghardh (18891
abgebildele .S', bacciferum repriisenlierl ein Ircilreibendes Ex. von A. nilgau
obgleich mit Seafidien und Keceptakelâslchen ganz zu srhwach raarkiert.
Fertiler Beereutang ist vom Verf. in mehrernen Fallen beobachtet wordeu. Di -
ursprünglich losgerissenen, von da an Irei umhertreibenden Sargassum- Exem-
plare dürfen in vielen Fiillen von Anfangen mit silzen gebliebenen BaSalsch. •
ben. zuweilen auch Receplakeln ausgeslaltel sein, und also anfanglicb eine m.o
deutliche Alinlicdikeit mil eutsprecbenden Küslenformen gezeigl haben, bek
men aber teils durcli Wegfallen von gewissen Thallusparteieu, tcils dur
sekuudares Anpassen, einen Habitus, der von ilem der enlsprechenden feslzi -
zenden Formen ganz abweicht. Generalive und végétative Fortpflanzung isl o:
freilreibenden Sargassum-lndividuen betrelfen unmôglicli. Neulich losgerissci’"
Exemplare sind zuweilen mit Generatiouszellen versehen, diese blciben aber
ohne Etlekl. - In der jahrlichen Periodicitâl des Beerentanges sieht Winge
eine direkle Folge der hôlieren und nacli W. eben darum in holiem Grade
zuwachsbedingenden Sommertemperatur. Vegetaliver Zuwachs lindet aber diese
Gattung belrellend wahrend der Sommerperiode gar uichl statl. (Yendo b i
Borgesen, 1914), Das Meer bekomml aber jedes Jahr wahrend der Sommer
nacli der Freilastung der Sargasstt m-Sporen einen kolossalen Zuschuss von v..ui
Subs traie losgerissenen SargasstfnMtndividuen, jeden Sommer ca. die liai.,,
der ganzen existierenden S(irgas$um-Y ege ta lion , Gerade iu diesem jahrlicli-a
Sflr"Oss«m-Trifl von deu Küsten Cenlralamerikas und YVeslindiens isl der
Ursprung des Beerentanges und die erwShnte PeriodicitiU desselben zu ündcn.
— K. M. Stroem.
L’Algologie vient d’ètre frappéê d’un grand deuil : le
Professeur G. B. De Toni est mort quelques semaines après la
parution du Vol. V des Kloridées. Une notice sur le célèbre
auteur du Sylloge sera publiée dans un prochain numéro.
Saint-Lo. — lmp. R. Jacqueline.
Source : MNHN, Paris
Tome I — N° 3
Septembre 1924
" KOLBERUP rosenvinge
ï- CHEMIN
riolot M. GRUSB
leorfi'e8 DEFL ANDRE
’■ frémy
[. DENIS
LEBLOND
• Raphélis
ontran HAMEL
Wraa HAMEL
SOMMAIRE
Note sur le Zygnema reticulatum E. Hallas.
La Sensibilité au contact chez les Algues.
ObservaHons on the Ecology and Reproduction
of Porphyra umbilicalis (L.) J. Ag.
A propos de l’Euglena acus Ehrenb.
Contribution à la flore algologique
de 1 Afrique équatoriale française {fin).
0boXIitii’nS,^lBoloei<lu6s dans les Hautes-
Pyrénées [fin).
Algues du littoral septentrional du Golfe
d Ajaccio (Corse) {fin).
Additions à la flore des Algues de Cannes {fin).
Ploridées de France.
Quelques Cladophora des côtes françaises. II
Bibliographie
PARIS
Laboratoire de Cryptogamie
Rue de BuSon, 03
Source . MNHN. Paris
Revue Algologique
Directeurs : P. ALLORGE & G. HAMEL
La Revue Algologique paraît en mars, juin, septembre et
décembre.
La Revue Algologique est consacrée à tout ce qui se rapporte
aux Algues : Systématique et Biologie des Algues marines et
d'eau douce (Characées comprises). Plancton, Algues fossiles.
Chimie et Physiologie des Algues, Champignons parasites
des Algues, Technique, etc.
La Revue Algologique publie : 1°) des articles originaux ;
2®) des analyses bibliographiques et les diagnoses de toutes
les espèces et variétés nouvelles décrites depuis janvier 1923.
Les auteurs de notes et mémoires originaux à publier dans
la Revue Algologique sont priés d’envoyer des manuscrits lisible¬
ment écrits et définitifs. Les travaux rédigés en langue étrangère
doivent être dactylographiés.
Les frais entraînés par les remaniements apportés au texte
primitif sont à la charge des auteurs. Les figures qui accom¬
pagnent le manuscrit doivent être dessinées au trait, à l’encre
de Chine ou au crayon Wolf sur papier procédé.
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France et Belgique : 25 francs. — Etranger : 35 francs.
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Hamel, Laboratoire de Cryptogamie, 63, rue de Buffon,
Paris Ve (Compte de Chèques postaux, 656 09, bureau de
Paris)
Première Annéi
N° 3
Septembre 1924
-levue Algologique
Revue paraissant tous les trois mois
P. ALLORGE
G. HAMEL
Chef des Travaux
au Laboratoire Maritime du Muséum
Note sur le Zygnema reticulatum E. iïallas
Par L. KOLDERUP ROSENVINGE
En 1895, Mlle Emma Huilas décrivit une nouvelle espèce
<!'■ Zygnema Z. reliculatum trouvée dans l’île d’Amager près
d' Copenhague, remarquable sous plusieurs rapports (Ont en
"y Zygnema- Art med Azygosporer. Résumé : Sur une nouvelle
espice de Zygnema avec azygospores. Botanisk Tidsskrift
lu!. 2<J, 1er lasc. Copenhague 1895. Avec deux planches). Elle
produisait de nombreuses spores semblables aux zygospores
mais qui se formaient sans copulation, par contraction du
contenu cellulaire. Les cellules s’allongent ordinairement avant
de fructifier, et les deux chromatophores entrent en division
(le sorte que leur nombre peut s’élever jusqu’à sept. Après
cela le protoplasma de la cellule commence à se contrac¬
ter peu à peu vers le milieu de la cellule qui se renfle en
formant là une extension globuleuse ou oblongue tandis que
13
- 210 —
les deux bouts de la cellule conservent leur forme cylindrique
et se remplissent par une masse gélatineuse qui donne I
réaction de cellulose. Les spores sont munies d’une membrane
extérieure cellulosique, lisse, et en dedans d’elle d’une mem¬
brane moyenne, (mesosporium ) imprégnée d’une matière jauni
et fournie de nombreuses petites fossettes, comme dans ler
zygospores des espèces de Zygnema de la section scrobiculaUi
de Bary.
Après une période de repos qui durait deux mois et demi
les spores germaient en reprenant une couleur verdâtre. Dans
un grand nombre des spores germantes le contenu se divisai;
en deux ou trois parties produisant chaque une plantule; dans
d’autres cas le contenu restait indivise et ne produisait qu'une
seule plantule. Les plantules s’accrurent et finissaient pai
former, à leur tour, des spores de même nature que celles qui
leur avaient donné naissance. La fructification et la germina¬
tion de l’algue décrite et figurée par Mlle Hallas sont si diffé¬
rentes de celles du genre Zygnema qu’il semble impossible d<
retenir l’espèce dans ce genre. La division du contenu des
spores pendant la germination en deux ou trois plantules
l’ éloigne même de la famille des Zygnémacées et la rapproche
des Mésotæniacées (comp. Oltmanns, Morph. u. Biol. d.
Algen, 2t' édit. p. 87), bien que Mlle Hallas n’observait pas
quatre mais seulement deux ou trois plantules produites par
la division des spores. En tout cas elle a plus de commun avec
cette dernière famille qu’avec les Desmidiacées, où le nombre
des plantules est deux; elle diffère en outre de cette famille
par le structure de la membrane.
Il faut rappeler, cependant, que les spores de Zygnema
reticulatum ne sont pas des ) zygospores. On ne connaît pas
des azygospores ou des parthénospores chez les Mésotæniacées ;
mais Klebahn a décrit des parthénospores chez Cosmarium
(Studien über Zygoten. I. Pringsheim’s Jahrbücher f. wiss.
Bot. 22. 1890) et. on en connait plusieurs exemples chez les
Zygnémæées. S’il existe de vraies parthénospores chez les
Mésotæniacées, il est probable qu’elles ne subissent pas une
quadripartition comme les zygospores mais qu’elles ne pro-
Source : MNHN,
dissent qu’une seule plantule, parce que le noyau doit être
haploïde. Mais il faut se demander si les spores du Zygnema
reticulatum sont vraiment des parthénospores. En lisant la
description et en regardant les figures de Mlle Hallas, on
trouvera, comme cité plus haut, que la formation des spores
est précédée par une augmentation du nombre des chromato-
phores, et Mlle Hallas trouva aussi quelques cellules contenant
deux noyaux et d'autres ayant un noyau avec deux nucléoles.
L’auteur interprète ces derniers comme des noyaux en train
de se diviser; mais ces figures n’ont pas de ressemblance avec
des noyaux en division. Elles représentent à mon avis plutôt
des noyaux résultant d’une fusion de deux noyaux. La forma¬
tion des spores commence donc par division des chromato-
phores et des noyaux; mais ces divisions ne finissent pas par
une division cellulaire. Il est probable que les deux noyaux
résultant d’une division se réunissent en fondant, et la spore
mûre renfermerait alors un seul noyau diploidique. Si cette
interprétation est juste, Zygaema reticulatum nous présente¬
nt un cas d’autogamie analogue à celui qui a lieu cher
quelques protozoaires, p. ex. T tic ho mas tir lacertae Prowazek
(comp. Hartmann und Schilling, Die pathogenen Protozoen,
Berlin 1917 p. 78), et peut-être chez la diatomée Synedra
a f finis (Karsten, Untersuch. über Diatomeen. II. Flora 1897
p. 33).
Il serait intéressant d étudier sous ce rapport les parthé¬
nospores de Cosmarium décrites par Klebahn (1. c.). Selon cet
auteur leur noyau se divise au moment de la germination en
quatre, comme dans les zygotes ; mais seulement un de ces
noyaux devient grand et normal, tandis que les trois autres
restent petits et se désorganisent probablement. Klebahn
supposait en 1890 qu’ils se fondaient avec le grand noyau ;
mais cela est peu probable d’après nos connaissances actuelles
11 e’ noyaux génératifs. Il est probable que la division en quatre
t! s dites parthénospores est une division meiotique amenant
une réduction numérique des chromosomes. Mais s’il en est
’"usl, faut supposer ou bien 1° que le nombre des plantes
résultant de la germination des parthénospores soit à moitié
aussi grand que dans les plantes normales, ou bien 2° que la
formation des parthénospores présomptives soit précédée par
une fusion de noyaux qui résultent peut-être d’une division
qui n’est pas suivie d’une division cellulaire. Celte question
ne peut être résolue que par de nouvelles recherches cytologi¬
ques.
Comme énoncé plus haut, la plante si bien décrite par
Mlle Hallas diffère des autres espèces du genre Zygnema par
sa fructification. Elle concorde avec ce genre par la structure
des cellules végétatives et de la membrane des spores; mais
elle en diffère par la formation des spores sans copulation des
deux cellules mais par contraction du contenu cellulaire au
milieu de la cellule, par la division pendant la germination du
contenu de la spore en deux ou trois plantules, et par le rem¬
plissage des deux bouts cylindriques des cellules sporifères
par une masse cellulosique gélatineuse. Un processus semblable
à ce dernier caractère a lieu pendant la formation deszygospores
de Debarya Hartlyi (Comp. G. S. West, The Algæ of the Yan
Réservoir, Victoria, Journ, of the Linn. Soc. (Botany), vol. 3!)
p. 51, 1909).
Je rapporte l’espèce à un nouveau genre que je me
permets de dédier à Mlle Hallas qui a étudié les Algues d’eau
douce avec un zèle intrépide jusqu’au moment où elle y a été
empêchée par une maladie déplorable. Voici la diagnose du
genre nouveau.
Hallasia nov. gen. — Tkallus [Hi for mis. in statu végétative
ut in Zygnema. Zygosporae ignotae , azygosporae con traction e
contentus cellular uni in media parte cellulae or tue; partes
cylindraceae cellularum spariferarum elongatae, massa gela-
tinosa cellulosea repletae. Germinatione contentus sporaruw
in duas ce! très partes dividuntur qua tôt plant ulae gignunl;
nonnunquam tamen una tantum plant ula e contenta indivise
oritur.
Genus ad Mesotaeniaceas referendum vel inter liane fami-
liam et Zygneinaceas intermedium.
Copenhague, Juillet 1926.
Source : MNHN. Paris
La Sensibilité au contact chez les Algues
©
par E. CHEMIN
Là où la végétation est dense, les Algues marines sont
parlois si nombreuses, si embrouillées, qu’elles forment comme
me forêt vierge en miniature. Les plus fortes servent de sup¬
port aux plus délicates; on ne peut en arracher une sans en
enlever plusieurs et chacun sait comme il est difficile de débar¬
rasser une Algue choisie, non seulement de toutes les épiphytes
‘• elle porte, mais encore des rameaux qui n’y sont qu’enche-
trés. Dans cet entrelacement les ramifications d’une même
\lgue ou de deux Algues voisines sont fréquemment en
intact; si, dans des conditions spéciales, le contact se
prolonge, ne se produira-t-il pas, comme chez les Phanéro¬
games, une soudure, une greffe par approche accidentelle,
n enroulement d’un des organes autour de l’autre? Il ne
mhle pas que jusqu’ici on se soit beaucoup préoccupé de
' lte question. On a étudié le mode de fixation des Algues
3S unes sur les autres et particulièrement le mode de pénétra-
m de l’une à l’intérieur de l’autre, on a décrit des filaments
rampants, de SpermOthavinion, de Polysiphonia fasligiata
: ex. émettant des prolongements qui pénètrent à l’intérieur
m support. Ne serait-ce pas là des cas particuliers d’un
phénomène plus général ; la réaction au contact témoignant
' 'me certaine sensibilité chez les Algues? C’est ce que j’ai
I ' erché à établir. Dans des herborisations faites en août et
' ptembre tant à Roscoff qu’à Saint-Servan, j’ai recherché
i iieulièremenl les cas d’adhérence; j’en ai observé un certain
II unbre d’exemples dont la description fera l’objet de cette
11 Je distinguerai les cas où il y a soudure sans déforma-
t,"U et les cas où if y a enroulement d’un des organes autour
11 i autre avec apparence d'une véritable vrille.
— 214 —
Soudure de Rameaux
Deux rameaux principaux de Lômentaria clavellosa Gaill.
étaient enlacés, ils étaient enroulés l’un autour de l’autre comme
si on les avait tordus ensemble. Ce n’était que le l'ait du hasard
car l’enroulement était irrégulier et la torsion était lâche. 11 n’y
avait d’ailleurs contact qu'en certains points, mais en ces
points l’adhérence était manifeste; on ne pouvait séparer les
deux rameaux sans avoir l’impression de provoquer une
déchirure.
Un jeune rameau de Lômentaria clavellosa comprend une
couche de petites cellules pigmentées à la périphérie, au-des-
matiqae) x 60.
sous une couche de grandes cellules incolores riches en amidon
et au centre une grande cavité avec quelques filaments rampant
à sa surface (fig. 1 A). Avec l’âge, le rameau augmente d’épaisseur
sans que le cavité augmente sensiblement de diamètre; les
cellules périphériques se sont multipliées, conservant leur
caractère assimilateur en surface, s’accroissant en taille et
devenant incolores en profondeur (fig. I B).
Dans la région de soudure chacun des rameaux a conserve
sa structure, un tissu spécial s’est développé pour assurer la
jonction fig. I C). Ce tissu est formé de cellules allongées
Source : MNHN, Paris
— 215 —
entremêlées, allant d’un rameau à l’autre; leurs parois sont
épaisses, le contenu est à peine coloré: par leur forme, et aussi
par leur fonction on peut les comparer à des rhizoïdes issus des
cellules superficielles. Les deux rameaux se comportent de la
ii'cme façon 1 un par rapport a 1 autre ; il y a eu action réciproque
provoquant sur l’un et sur l’autre l'élongation des cellules
périphériques. Bien que la région de soudure soit assez épaisse
il est difficile d’admettre que ce soit le résultat d’une action à
stance. 11 est vraisemblable qu’un contact prolongé a déter¬
miné la formation de rhizoïdes qui, en s’enchevêtrant et en
s allongeant, ont écarté les deux rameaux. Le contact, détermi-
- uit la formation d’un tissu nouveau, on est en droit d’attribuer
i\ cellules périphériques un certain degré d’irritabilité.
Sur un échantillon ÿe CattibUpharis ciiiata Ktilz. deux des
I dilërations marginales étaient arquées; leur convexité se
Lisant face, elles se trouvaient au contact en un point et là
ire il y avait soudure, (.es deux ramifications prenaient la
! - me d’un X. rappelant, en plus petit, deux troncs d’arbres
•î les à quelque distance du sol et divergeant un peu plus
I ut. La soudure est réalisée par le même processus que dans
!S de L. clavellosa. Le dessin d’une coupe transversale est
" "tiq»e à la fig. 1. C. Les deux ramifications ont conservé
leur structure ; l’une et l’autre ont émis des prolongements
I ne vers l’autre dont l’enchevêtrement à déterminé l'adhé-
i' c e. Dans la région médiane les cellules sont allongées per-
| idiculairement à la surface. Sur les bords elles se courbent
|r renient vers l'extérieur, une petite cellule pigmentée s’isole
II " r extrémité libre, si bien que les zones assimilatrices des
1 ramifications semblent en continuité. La pigmentation
r> liât de l’action de la lumière, peut donc apparaître chez les
'u nos sur un organe quelconque.
Dans les deux cas précédents l'adhérence a lieu entre
1 • aux d une même plante, ou de deux plantes de même
e*l'ece- L’exemple suivant montre qu’elle peut être réalisée
11,11 Algues d’espèces bien différentes.
! n rameau de (',igartina adcularis Lamour. était soudé à
l,n'-‘ 'ronde de Rhodymenia Palnietla Grev. I ne coupe trans-
Source : MNHN, Paris
— 216 —
versale montrait que le rameau de Gigartina seul avait réagi au
contact. Les cellules périphériques avaient donné naissance à
des filaments articulés qui étaient venus se coller h la surface du
Rhodymenia ; courts au milieu, plus allongés sur les bords,
l’ensemble formait une sorte de coiffe tendant à assurer une
meilleure fixation. Cette formation présente quelque analogie
avec un disque adhésif, le Rhodymenia remplissant ici le rôl
d’un support inerte.
Si ce sont là les seuls cas que j'ai observés, je pense qu
des cas semblables ont pu ou pourront l’ètre. Sauvageau 1 1
ligure deux jeunes plantules de Saechorhiza bulbosa dont le
lames sont soudées et les slipes libres; il dit avoir obsérvi
un fait analogue parmi de jeunes plantules de La min-aria l
Jolisii ; pour lui ce sont des monstruosités parce qu’il n
observé aucune trace de soudure ; peut-être les tissus s’étaien 1 -
ils uniformisés en raison d’une croissance active clr -
des individus très jeunes.
Si le fait doit être fréquent, il n’est cependant pas généra:.
L’exemple du Rhodymenia Palinetta montre que certains ra¬
meaux ne réagissent pas au contact d’un corps étranger.
Lorsqu’il y a réaction, elle peut se manifester par le dév< -
loppement de cellules allongées rappelant des rhizoïdes, ou par
la formation d’un massif cellulaire. C’est la même chose que r
qui prend naissance, lorsque l’Algue, au début de son dévelop¬
pement, se fixe sur son support. Ces formations doivent être
considérées comme des organes de fixation. Toutes les cellules
périphériques d’une Algue peuvent donc conserver le pou v<> r
de réagir au contact d’un corps étranger en donnant naissain •
à un organe fixateur.
Je n’ai observé aucun exemple de pénétration à l'intérieur
du support des éléments développés par le contact. Mais je ■
puis considérer que comme des cas de réaction au contact, la
formation de rhizoïdes, pénétrant dans le support, sur h-s
rameaux rampants de Polysiphonia fastigial a ou de Spenno-
1 1 )- C. Sauvageau. — Recherches sur les Laminaires des côtes de . . .
Mém. de l’Ac. des Sc. 19i8.
Source : MNHN. Paris
— 217 —
thamnion roseolum, car, dans tous les cas, il ne s’agit que de
fixation et non d’absorption d’éléments nutritifs.
La soudure des rameaux chez les Algues n’est comparable
qu’en apparence à la greffe par approche que l’on peut obser¬
ver chez les plantes arborescentes. Dans les Algues, il n’y a pas
de liège protecteur dont l’enlèvement est indispensable pour la
mise à nu et la fusion possible des éléments vivants. Dans les
Algues, chaque rameau après soudure continue à mener une
vie indépendante, sans recevoir du voisin aucun apport de
nourriture. On ne peut parler de greffe au sens propre du mot;
I n’y a pas union intime de deux organismes, il y a simple
accolement.
Y MLLES
( aüiblephans jubala Kiitz. se caractérise par ses prolifë-
i liions marginales longues et minces. Elles sont souvent
i uroulées à leur extrémité. La plupart des auteurs ont figuré
Ite particularité sur leurs dessins. Sur un même individu on
peut observer tous les
ladesde l’enroulement;
vu début c’est une sim¬
ple crosse ; puis le
rcle se ferme, son
iiamètre se rétrécit, et
;in nouveau tour de
-pire apparaît, non à
! intérieur du premier,
vais en dehors ; l’en-
senibl'e dessine une hé-
üre dont le sens d’enro-
uiement est constant4
' droite à gauche en montant, autrement dit senestre (fig. 2).
■ enroulement n’est jamais très étendu, il comprend deux
: ;|rs au maximum. Dans la région enroulée le rameau est un
Peu plus épaise son diamètre peut devenir double du dia¬
mètre normal ; en cet endroit il porte fréquemment de courtes
pointes.
Jne vrille «le Callilrfephari
jubala x 9.
Source : MNHN, Paris
— 218 —
Lorsque l’enroulement n’est qu’ébauché il est difficile de
reconnaître l’objet qui en a été la cause ; lorsque la boucle est
bien formée elle enserre toujours un autre rameau et il est
permis de supposer que la présence de ce dernier a été la cause
déterminante. Le rameau enserré peut être une autre proliféra¬
tion marginale du même Calli blepharis ; s’il a été agrippé vers
sa base ou en son milieu il reste droit ; s’il a été saisi versson
extrémité il réagit lui-même en s’enroulant, on a deux vrilles
enlacées formant un véritable nœud. Le rameau enserré peut
appartenir à une toute autre espèce ; j’ai vu des vrilles enlaçant
des filaments de llalopitliys pinaslïoides Kiilz. , Spyridia fila¬
ment osa llarv., A/infeltia plicata Fries. Il semble que tous les
filaments qui se trouvent à portée puissent être entourés.
Comme toutes les proliférations de C. jubala ne se termi¬
nent pas par des vrilles, comme toutes les vrilles bien formées
enserrent toujours un autre rameau et que leur enroulement
est constant, on est en droit d’admettre que la formation des
vrilles est provoquée parle contactd’un corps étranger, qu’elle
est le résultat d’une excitation témoignant d’une certaine sensi¬
bilité. J ai essayé de le vérifier expérimentalement. Un bout de
ficelle était tendu horizontalement à la face inférieure d’un
long bouchon flottant sur l’eau d’un aquarium. Je choisissais des
frondes de C. jubata dont les proliférations étaient seulement
arquées à leur extrémité et je les suspendais à la ficelle par
cette sorte de crochet. J’espérais voir l’enroulement s’accentuer:
rien ne s’est produit. Malgré une circulation continue d’eau de
mer, les Algues pourrissaient. La difficulté de faire vivre des
Algues en aquarium est vraisemblablement la cause de mon
insuccès.
En même temps qu'il y a enroulement, il y a aussi soudure.
Comme dans les cas de soudure étudiés ci-dessus, le contact
détermine la formation d’un tissu spécial assurant l’adhérence.
Les fig. 3 et 4, sont significatives à cet égard. Dans tous les
cas les cellules périphéi iqn du rameau enveloppant en con¬
tact avec le rameau enserré ont donné naissance à des cellules
allongées peu colorées à parois épaisses, nombreuses et très
serrées. Ces cellules peuvent se développer au delà de la région
Source : MNHN. Paris
— 219 —
île contact comme s il y avait diffusion de l’excitation. Dans ce
cas elles sont généralement plus longues comme si elles s'effor¬
ce- 3. — Coupes transversales de deux vrilles de Callihlapliaris
inhala-, n, tissu d'union tissu assiinulateur ; m , tissu médullaire x 28.
A, la vrille entoure un rameau de Callihlepharis jiibata. b B, la vrille
entoure deux ramules d’ Ahnfeïtia plicata (représentés en poinlillél.
’>■ — Portions des coupes transversales de la lig. 3. A, dans
ia 'égion de contact avec le support o qui est ici un ramnle de CaUi-
•Ippharis juhata X 190. B, dans la région où il n’y a pas conlaetavec
support qui est ici Ahnfellia plicata x 185.
' ■ ni d’atteindre le support et à leur extrémité libre elles don-
lu'al naissance à de petites cellules colorées (lig. 4 B).
'e n ai pas observé une réaction de l’organe enserré ; même
Source : MNHN, Paris
— 220 —
dans le cas où ce rameau appartient à ('. jubata, le lis .
d’union provient uniquement du rameau enveloppant. Malgré
cela l’adhérence est suffisante pour que dans les coupes, les
deux parties restent unies. Je ne les ai vues se séparer que
dans le cas à'Ahïïfeltiu.
Sur certains individus de Cystoclonium purpurascens Küt
les gros rameaux se prolongent par des filaments grêles, longs
de plusieurs centimètres, non ramifiés, ondulés, leur extrémii
est fortement arquée; elle porte de nombreuses ramifications
recourbées en tous sens; l’ensemble forme comme un buisson
si dense, qu'il est difficile d’v reconnaître le rameau principe i
et que la figuration complète en est difficile ( fi g . 5). Agripp
par leur extrémité, ces filaments s’enroulent sur eux-mêmr
comme le ferait un rameau de vigne. Cependant l'enrouleuie i
n'est jamais assez serré pour prendre la forme d’un ressort ;i
boudin comme dans la vigne (fig. 5 Ai.
Souvent ces ra mules s’accrochent h des ramules semblable
de la même plante. Chacun des ramules réagissant au conta i
de l’autre, il se forme un nœud beaucoup plus compliqué qi
dans le cas de C. jubata fig. 5 Ci. Les coupes que l’on peut
faire dans cette masse embrouillée montrent de nombreux s
adhérences dues à des prolia rations des cellules superficielles
mises en contact.
D’autres Algues peuvent servir de support. J’ai observe
des crampons de Cystoclonium entourant la base des frondes
Source : MNHN, Paris
marginales d’un Hhodymenia palmala Grev. Il y avait non
seulement enroulement, mais accolemenl, le Cystocionium
a' ail développé un tissu abondant cpii adhérait fortement à la
surface du Hhodymenia . Les cellules corticales de ce dernier
n avaient pas réagi ; leur coloration était plus pâle, conséquence
i! mi moindre éclairement. Les mêmes particularités se présen-
I; u nt sur un ramule de Cystocionium pris dans une fourche
de Idiy/lo/jhora membrani/olia J. Ag. ; il y avait enroulement
autour d’un des bras de la fourche et soudure.
Oltmanns (1) a figuré des « Haflorgane » observés sur Ptoca-
III I tint eoccineurn ; ils semblent comparables à ce que je viens
de décrire sur Cystocionium.
Les stipes de Laminaria flexicaulis Le Jolis, sont parfois
enroulés très régulièrement en hélice et prennent l’aspect de
v, niables ressorts à boudin. Je n’ai pas vu le support qui aurait
c uise l’enroulement. Vraisemblablement la torsion, déterminée
P!,p k présence d'un gros stipe de Laminaire, par ex., s’est pro¬
duite alors que la plante était très jeune; avec l’âge, la forme
lu licoïdale s’est conservée malgré la disparition du support
pendant que la spire s’épaississait et que l’hélice s’élargissait.
Dans tous les cas observés, il n’y a aucune différence de
structure-, entre la partie interne et la partie externe dans la
n ;;ion de courbure ; on ne trouve pas, comme chez les Phané¬
rogames, des éléments allongés à parois épaisses sur la face
concave, et un parenchyme à parois minces sur la face convexe
permettant d’expliquer le mécanisme de la torsion. Cela ne doit
pus surpendre puisque les Algues ne présentent pas de tissus
diliérenciés. Mais toutes leurs cellules, au moins dans les jeunes
rameaux, sont susceptibles de s’accroître et de se diviser; la
courbura peut-être obtenue par multiplication cellulaire sur la
face convexe.
Comme dans les vrilles il y a à la fois enroulement et sou¬
dure, on pourrait se demander quel est le phénomène qui a
précédé l’autre. La réponse n’est pas douteuse car au début de
1 enroulement il n’y a aucune trace d’adhérence. Formation de
1,1 F- Oltmanns. — Biologie und Morphologie der Algen — 2' éd. t. II.
vrilles, soudure de rameaux, sont donc pour les Algues deux
façons distinctes de réagir au contact d'un corps étranger.
N. B. — Après la rédaction de cette note, j’ai eu l’occa¬
sion d’observer deux individus de Lami.ua/ia flexicaulis L
Jolis, adultes et enlacés; le stipe de l’un était enroulé autour
du stipe de l’autre resté droit; les deux frondes s’épanoui-
saient librement. L’hypothèse émise ci-dessus, à savoir que 1
torsion est déterminée par la présence d’un corps étranger, se
trouve ainsi confirmée.
J’ai vu également, assez souvent, deux rameaux de GhordLt
filum Stackh, enroulés l’un autour de l’autre, en toute ou partie
de leur longueur; lorsqu’ils sont séparés, la cause de l’enrou
lernent n’est pas évidente, elle l’est au contraire lorsqu’ils son!
encore unis.
SHÇ)
Observations on the Ecology
and Reproduction
of Porphyra umbilicalis (L) J. Ag.
by VIOLET M. GRUBB
1- — Ecology
I lie genus Porphyra occupies a wide geographical range
-ili in the northern and Southern hemispheres, being found in
loge quantités on rnany rocky shores. In the North it is
reoorded from the Norwegian Polar Seas, lat. 71° N. (1, p. 190),
:is "ollas b oni the Faerôese Islands (2) and Greenland (3, p. 53)
v ll*1 a batilude of 67° N. while it stretches down on the Euro-
! ni (toasts to the Mediterranean, lat. 4Ô* N. and on the
inerican shores to New Jersey (4. p. 192). In the Southern
1 vimsphere it grows proftrsely at the Cape of Good Hope, and
l ie are many speeimens in the British Muséum and at Kew
rought from Cape llorn (lat. 60° S.) and also from Australia
■ I Tasmania (see 5. Unlilce the closely allied genus Bangia ,
P' rphyra is found exclusively in sait water and no single
^iiecies appears to hâve adapted itself to a Iresh water exis¬
tence.
The common British species — Porphyra umbilicalis
1 I. Ag. is generally attached to a stony substratum and
b laerefore found chiefly on shores where the beach or cliffs
■l! rocky in character or where the beach is strewn with rough
bi-'ulders. The frond,; are also found on wooden breakwaters
or l)iIes’ and very rarely . growing epiphytically on other algae.
Itoscnvinge (3, p. 57) records them upon Nemalion multifidum
"in le I hâve collected two speeimens upon Fucus serratus (6).
thi rocky shores the thalli are often présent in such large
— 224 —
quanti lies as to lorm a characteristic and wellmarked algal
association, which on thecoasts ofthe l-’aerôese lslands, extends
from liigh-water mark to fifty leet above tliat level. The posi¬
tion is unusual l'or this or indeed for any algal association, and
i iis probably due to lhe fart thaï the sea is nearlv ahvays rough
on those coasts and the fronds are therefore continually covered
with spray and so prevented from drying up (2). In Greenland
(3, p. 53) and Iceland (7, p. 105), the association though pré¬
sent, is not so widespread as in the Faerôes, and is fourni in the
upper part of the littoral zone, usually occupying a position
delimited by the high-water mark. This position is also recor-
ded for the Porphyra association of Clare Island (8).
The following observations on the ecology ol‘ the species
hâve been in the main carried oui in Durlston Bay, Swanage,
vvhere the beach is strewn with boulders of Purbeck Limes-
tone ; reefs of this same rock stretch ont to sea and are onlj
completely submerged at high tide. The bay faces south east
and is to a certain extent sheltered from the wind ; as a resuit
theheat in sommer is often very great.
The association of Porphyra umbilicalis is well marked
in this bay during the winter months, the fronds rarely ranging
above high-water mark butoccuringmostly intheChlorophyceae,
or upper littoral, zone. They are not however coufined to this,
for on the reefs of rocks running out to sea, the fronds are
found in extensive sheets al mid-tide level ainong Fucus ser¬
ra/us, and even extending out to and mixing with the exposed
Himanthalia- association. This wide range may partly be due to
the tact t bat the limestone rocks in Durlston Bay oll'er a part i-
cularly good foothold for the plants ; also when the latler are
found on the reefs, though they are exposed for a considérable
period each low tide, yet they are constantly covered with
spray from the beating of the waves at the base of the reefs.
The Porphyra association on exposed coasts lias been
described as a « Winter-formation » (9, p. 250), but this lias
been denied for the Faerôese coasts (2, p. 718) where the
Porphyra végétation « is found luxuriant even in the summer »
The association is also présent ail the year round on the coasts
Source : MNHN, Paris
- 225 —
of Iceland (7, p. 105) though porbaps withdiminished luxuriance
i" the summer. In more Southern districts the désignation of a
wi ii 1er formation is sometimes, though not universally, justi¬
fiable. In the bay al Swanage the fronds die away and comple-
t. ly disappear in May or J une, the rapidity pf ihis process
varying with the heal of the weather, and no sign of them is
3oen aKa'n until October or November. Tliis seasonal perio-
dicity is by no rneans the ru le on the south toast, for Cotton
(8) records that in Juiy 1911 some fronds were slill discernable
at Portland Bill, while in 1922 fronds were tobe lound through-
0llt tlie suinmer inonths at Shanklin though in an improve-
rished and slunled condition. With regard to the norlh of the
British lsles, Bôrgesen 2, p. 717) records thaï vvliile visiting
ti.e Firtli of Forth in the summer of 1900 lie uoticed that tliis
alga was absent, yet in Sept. 1922, 1 found that on the coasts of
Yorkshire in the coves around Whitby, the rocks were clothed
wilh numerous fronds both large and small. It is clear therëfore
that the seasonal variation of tliis alga is not determined by
it- geographical position but by a combination of factors, the
chief of which appear to be the exposure of the shore, the
amount ol shade obtainable and the available nioisture either
Irom the length of the daily period of submergence or from the
spray.
The effeetof the habitat on the variation of form and colour
of the alga was observed from certain marked positions in
Durlston Bay, ranging from the first rocks bearing the
fronds to be uncovered as the tide receded, to an exposed
position on a reef of rocks below which the fronds ceased to
dt'velope. lu December in ail lhese situations the fronds were
présent as small narrow purple ribbons, 5-10 cm. in length
and 2-1 cm. in breadth. These thalli covered tlie sur-
fai c of the rocks in such large numbers that, in favourable
positions such as the mid-tide zone, the actual stones could not
be seen at ail. As the tide fell the ribbons were left plastered
over the surface, covering one another and so retaining a
certain amount of water hetween them. At the uppermost
position the fronds grew little in size, always reniai ning narrow
14
Source : MNHN, Paris
— 226 —
and small and only graduallv altering in colom- and becoming
golden brown. Lower down, especiallv in more sheltered spots,
the fronds elongated and broadened, the margins becoming
wavy and undulating and the base slightly lobed. The gela-
tinous nature of the thalli and the overlapping margins
apparently assisted in slaving off dessication l'or a time, but
ultimalely however, the heal of the sun, coinbined with long
periods each day wlien the fronds were left exposed to the air
by the receding lide, dried thein up completely beginning
with those in the uppermost régions. From June to October
therefore, the rocks from high to mid-tide were destitute of
Porphyra and were in the main dothed only with Entevomorpka
intestinàlis and blue-green algæ.
In those districts where thealga persists ail the year round
the fronds grow to a nnich greater lenglh and may attain to a-
niucli as 90 cm. When older tliev lose their rich jïurple colour
becoming an olive green, and tlien graduallv die awav,
beginning from the apex. The rocks are nol however lel'l bare,
for beneath these large fronds new ones hâve been growing
up and these rapidly increase in length and breadth. In thés.'
districts there is therefore no regular seasonal periodicity, th.
sporlings apparently being able to germinate at ail seasons ol
the year ; but on the south coast where new plants are fourni
only du ring the autumn and winter months, growth appears lo
be inhibited duriug the summer by unfavourable conditions.
2. — Reproduction
At Swanage, asexual spores described by Berthold (10) are
absent, and in this the district agréés with that of the west
coast of Sweden (cp. 12). From January to April or May,
however, practicallv every frond of Porphyra umbilicaUs, at
Swanage, appears to be involved in a reproductive process and
to be producing either colourless spermatia in immense quan¬
ti lies or else proearps and later carpospores. Whether fertili¬
sation ever actually occurs in this somewhat anomalous group
of the red algae is a question that has received close attention
from many workers and their results are uot in agreement.
Source : MNHN, Pari
— 227 —
",,s 14 for instance, in 1902, after a considérable study of a
large mimber of species stated « lhat in no case bas the
slightest indication of semality been observed » while
Berthold 10 in his monograph on tbe genus oüered clear
■ridence ol a close connection between the spermatia and tlte
procarps ; lllis has been confirmed in recent years bv Ishikawa
1 : in an investigation on llte cytology of Porphyra tenera.
Observations on Swanage material shew tlmt tbe sperma-
111,1 thalli can easdy be distinguisbed by their outward appea-
nnce when mature, for as they ripen, they gradually lose the
pnrple tint, becoming paler especiallv at tbe apex and round
tbe edges, nntil as tbe spermatia are given otf, tbe frond is
su rrounded by a white gelatinous edge.
Every cell of fhïs thallus can, and as a ride does, take part
ia tlie formation of spermatia, witli the exception of those that
go to form the disk filaments. Division of the cells begins at
the apex o the 1 ronds, gradually spreading lo the base. A
t iss wall parallel lo the, surface is first formed mailing the
il ia lins two-layered ; this is followed by two divisions at right
angles to one another and to the surface of the frond (cruciate
divisions, see 4) giving eight cells in two layers. Parallel and
cmciate divisions then alternate until sixty-four, or one
hundred and twenty-eight spermatia are formed (see II). At the
edge of the lrond the gelatinous walls disintegrate and the
spermatia are liberated as naked colourless spherical hodies,
h mu 5 o.-9 p. in diameter. They hâve not been seen to exhihit
amoehoid movements.
The procarpial fronds when young, cannot be separated by
i' eir outward appearance from the stérile fronds. Sections
sliew that the procarps are single, somewhat elongated cells
embedded in the gelatinous walls ; each one possesses the
characteristic stellate plastid, central pyrenoid and latéral
nucléus of the végétative cell.' No sign of a trichogyne was
observed compare 10).
When the spermatia are mature they appear to be carried
by the motion of the waves to the procarpial thalli and become
attached in large numbers to the outer gelatinous wall. In
Source : MNHN, Paris
— 228 —
sections it is seen that at this stage the spermatia are clothed
with membranes and tubes are formed from these, piercing the
gelatinous walls until contact is made with the procarps
(text-fig. 1). More than one spermatium may be in communi¬
cation with one procarp in this way.
The wall between the tube and procarp appears to be
dissolved at once so
that a clear passage
exists between the
spermatium and the
procarp. Presumablv
it is along this thaï
the nucléus of the
spermatium passes
and enters into the
procarp, but the ac-
tual passage and fu¬
sion of the nuclei lias
never been seen. Ail
that has been obser-
ved in this case is,
that following on this
union with the sper-
matial tube with ils
suggestion of ferti¬
lisation, the procarp
at once divides by a
transverse wall, followed by two walls at riglit angles lo each
other and perpendicular to the surlace ol the thallus, giving
eight spores in two layers. Occasionally in older thalli even
more spores may be formed by irregular cross walls. These
carpospores escape from the thallus by the breaking down of
the comrnon surrounding gelatinous wall.
Fig 1.— Transverse section of a procarpi
thallus after fertilisation has taken place. (
the riglit are seen two procarps, each connect
lo a spermatium by a spermalial tube ; di
sions to form carpospores hâve already begi
On the left are two procarps whicli hâve h
their contents and are degeneraliug. Cami
lucida drawing X 1050.
The existense ofa spermatial tube connecting the sperma¬
tium with the procarp in species of Porpliyra is not easy to
deinonstrate and has indeed been several tintes denied. Il
appears that only two writers on the subject hâve been defini-
Source : MNHN,
— 229 —
tely convinced of the presence of this tube. Berthold des-
cribing (10 Fig. 2) and figuring it for Porphyra leucosticta,
while Rosenvinge (15) mentions that he bas observed large
nutnbers ol these canals penetrating the gelatinous walls above
I lie procarps in P. umbilicnlis. Il does not of course necessarily
"llow that lhese tubes are présent in ail th&g|>ecies of Porphyra
nul indeed îshikawa i l.'li ligures lltalli of P. tenera in which
lie upper surface of the procarp protudes to such an extent
tliat it almost appears to be in direct contact with lire sperma-
! i u ni, in a similar manner to a true trichogyne ; thoiigh he lias
not observed fertilisation one would conclude from his figures
lliat the walls between the procarp and the sperrnatium
dissolve and the contents of the latter pass straight in wilhout
ie development of any spécial connecting tube. A similar
hyaline protubérance » of the procarp is record ed by Rosen-
mge (15) l'or P. leucosticla and may perbaps be the resuit of
delayed fertilisation (see 10).
The presence ofthese slightly différent modes of fertilisa-
:i"ii may serve to suggest stages by which the characteristic
i ichogyne of the Florideae may hâve evolved. Definite sper-
i ni liai tubes bave only been recorded for the two above-
mentioned species of Porphyra in the related gémis Bangia ,
’here is alwr.ys apparently a more or less pronounced prolube-
< uce of the procarp though it is by no means clear whethcr in
hlition to this the spennatium also developes an outgrowth.
; iiis protu berence bears a striking resemblance to the early
■l iges of the development of the trichogyne from the carpogo-
nium in the Rhodophyceae and it would appear to belegitimate
t regard the Bangiales as a small group in which the primitive
:ethods of fertilisation in the Red Algae hâve perbaps been
retained.
3. — Gebmination
In spite of' atternpts by different workers to trace the
■lages leading to the formation of young plants from the
germination of the carpospores, this bas never yet been satis-
Source : MNHN, Paris
— 230 —
factorily accomplished. The sporelings formed in cultures are
very sensitive and in many cases do not survive lhe three-
Fig. 2. — Oulline drawings of germinaling spores of Porphyrn
umbilicalis | chroma topliores slipplctll.
A. Appearance ol' spore afler il has been shed and
before germination has begun.
B. First protubérance l'rom spore lo form tube.
C. First cross-wall cutting oIT a new cell.
D. A typical three celled sporeling.
E. A spore which has developed two tubes.
F. A spore which has developed three tubes.
Caméra lucida drawings. from living inaterial.
X 600.
celled-stage, wliile in thôse few instances where they are
recorded as having developed further they hâve not been seen
to give rise directly lo new plants. Observations made on
Source : MNHN, Parii
— 231 —
laboratory cultures of the carpospores of Ponphyra umbilicalis
l'rom Swanage, shewed lliat two to three davs aller the libe-
Fig. ■> — - Ondine drawings of germiuating spores ùf Porphrra umbilicalis
|chromatophores slippledl.
A First stage in the development of a b ranch in a sporeling.
B. Typîcal branching sporeling (main tube eut short).
C. A sporeling with a swollen terminal cell.
I Stages observed in the escape of the contents of a terminal
F. i
fi. A sporeling with an empty terminal cell. Caméra lucida
drawings front living material X 600.
ru tîon of the spores the latter clothed themselves with coll
"'ils; the chromatophore during this time gradually lost ts
Source : MNHN, Paris
— 232 —
stellate form, spreading as a plate over the cell, the edges
being flatleued and Uirned over iu contact willi the wall
(Fig. 2. A.)
Germination began as soon as three days after the spore
were shed or il was delayed for as iimcli as Iwo weeks. Tin
spherical spore put ont a short protubérance which elongatei
until il was much the sanie lenglli as the spore itselfand inte
tliis tube the chromatophore extended Fig. 2, H.) A cross wal
was then formed cutting ofï‘ the tube from lhe original sport
d'ig. 2, C.; and in sonie cases a cross wall was formed in tli
spore itsell'. The tube continued to elongate, the chromatophort
passing into each new section and being eut off by cross wall;
(Fig. 2, D. ; Quite coinmonlv the tube or even the spore itself
put out branches (Text-fig. 2, E. F. 3, A. B.)
As growth continued mats of lhese long creeping fila
ments were formed at the bottom of the culture jars. In ollier
cases the sporelings remained short and fat and the terminal
cell swelled up until equal in size to the original spore (Text-fig.
3, C.) The exact significance of tliis is not known, but in al Ieas:
one case the contents were seen slipping out of this cell (Text
fig. », D. E. F.] and sporelings were not infrequentlv found witl
einpty terminal cells (Text-fig. 3, G.) This same phenominoi:
was noted by Kylin (12). Other swollen terminal cells on exa-
mination under high powers shewed that the contents were
partially or completely lackiug, the appearance suggesting that
a thin membrane or veside enclosing them had been ruptured,
leaving behind a ragged edge ; outside the cell minute refrac-
tive bodies were noted, (Text-fig. 4.) Somewhat similar appea-
rances were seen by Yendo (14) and iuterpreted by him as
gainelangia giving rise to gametes, but since the structures are
so minute and the amount of material available limited', it is
not possible to accept bis conclusions until more décisive ev -
dence is available. In no case as yet hâve new (ronds been seen
arising from thèse protonema-like filaments, but this may I
due to the fact that the cultures in lime becoriie blocked wi 1 1 »
diatoms and creeping growths, thus crowding out the sensitive
Porphyra S|>orelings.
Source : MNHN, Pari
— 233 —
It does not appear to he possible to corne to any very
defînite conclusions as to the nature of the life-history or the
systematic position of the genus Por-
jjhyra, while such important land-
marks as the position of the réduction
division and the behaviour of the ger-
minating carpospores hâve not as yet
been determined. The diHiculties in
t‘l0 way of cytological investigations
; i-e great, owing to the gelatinous ua-
t'Me o( the thallus and the extremely
su mil size of the nuclei, but worlc
whicli lias been attempted on this point
seems to indicate the possibility of the
réduction division occuring al the first
>' ' ision of the fusion nucléus (13). If
ii! were the case il would prove an
iideresting link, connecting up the
si -npler members of the Florideae (in
duh tlie réduction division lias been
wn to take place at the first divi-
s h of lhe fertilised carpogonium
nucléus) and the Bangiales, and would
m ite the latter dôsely witli that group
ül lower Florideae which hâve been sep;
i' ii as the Haplohionten (16).
of Iwo creepiug filaments,
formed from germinating
carpospores in culture. The
iwo end cells arc swollen
and lhe contents appear to
hâve escaped at the tips.
Sraall dark bodies are
seen outside the cells.
Caméra lucida drawing-
X 1350.
irated bv Svede-
SliM MARY
I. It is established that in certain districts in the south of
l i gland, the (ronds of Porphyra are completely absent from
M y or June to October. This seasonal periodicity is by no
raeans constant but appears to lie determined by the amount of
" ' >r which can be obtained by the fronds, the intensity of lhe
Üglitand the available shade.
J- The evidence in favour of sexual reproduction in Por-
l'It'/i'a umbilicaUs is recorded. Carposporic and spermatial
Source : MNHN, Paris
— 234 —
ironds can be recognised on the shore, while sections of pr •
carpial fronds shew spermatia siluated above the procarps ami
connected to them by fertilisation tubes developed from the
spermatia.
3. The germination of the carpospores in culture bas been
followed. In most cases creeping filaments are developed,
though other appearances are recorded. The production ol new
fronds from the filaments has notyet been traced.
Westficld College, London. F eh. 192h.
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der Botanik, Band. 17. 1922. no. 5, p. 1.
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Mag. Tokyo. 1921. Vol. XXXV. Xo 419.
14. Yendo, K. — The germination and development of some Main'
Algae. I. Bot. Mag. Tokyo. 1919. Vol. XXXIII. Xo. 888. p. 73.
15 Rosenvinge. L. K. The Marine Algae of Denmark. Pt. I-
Mémoires de. l'Académie Royale des Sc. Copenhague, "nie. série I. VII. no,
16. Svedelius, N - F.inige Bemerkungen über Generalionwcchscl a
Reduktionsteiluug. Ber. d. d. Bol. Ges. 1921. Vol. 39. 178-189.
Source . MNHN, Paris
A propos de PEuglena acus Ehrenb.
par Georges DEFLANDRE
Dans un article récent (1), le Dr Paul Van Oye a cru
devoir, en se basant sur du matériel provenant du Congo, réunir
en une seule espèce : Euglena acus Ehrenb., les Euglena acus
Ehrenb. tijjnca, var. minor Hansg., var. rigida Huebner,
I '!>/ena acutissi/na Lemni. et P-hacus aculissimus Bernard.
En ce qui concerne cette dernière espèce, il est évident
(p e ce n est pas un Phacus et qu’il rentre sans aucun doute
dans le groupe Euglena acus Ehrenb. où l’avait d’ailleurs placé
Lemmermann.
Mais si j’adopte la manière de voir de M. Van Oye pour
'■ rlaines des compressions effectuées par lui, je crois devoir
revendiquer le droit d'existence de certaines variétés.
Il me semble inutile de démontrer qu’un tel problème ne
être résolu que par des cultures pures faites à partir
d une seule cellule. Malheureusement — à ma connaissance au
moins — personne n’en a encore réalisé avec des Euglenacées
fi il me paraîtrait mauvais qu’on attendit leur réalisation pour
aborder — non pour solutionner — toutes les questions de
s f raatique, de même qu’il serait contraire au progrès
d Etendre pour décrire une espèce nouvelle d’en connaître
b aes les « possibilités » au sens du professeur Chodat.
Mais il faut avouer que même l’étude d’une récolte
ro..ieuse qui contiendrait des exemplaires de toutes les formes
‘b ’ i tes, ne nous dirait pas si l’on se trouve en présence d’une
soi e espèce polymorphe ou de plusieurs espèces élémentaires.
Mon but est ici de démontrer — et ceci ne s’applique pas
seulement a l 'Euglena acus — qu’il est préférable à l’heure
31 c Mie d’accumuler des. observations précises que do spéculer
li- Van Oye |P.) Noie sur 1 Euglena acus Ehrenb. Bull. Soc. rov. Bol.
Bellpqnt- T. LVI lasc. 2, 1924. J
— 236 —
sur la nature même et les « possibilités » hypothétiques des
organismes en jeu.
J’ai étudié deux récoltes abondantes d ’Euglcna acus fai t s
dans la région de Rambouillet (Seine-et-Oise) et qui m’avaie it
été obligeamment communiquées par mon ami Marcel Lefèvre
que je remercie ici vivement. La première [Etang d’Or
avait été fixée au sublimé (Hg Cl2) et montée de suite dans lu
glycérine gélatinée ; la deuxième [Mare à Greffiers (2)], fixée u
formol, a été étudiée dans l’eau i'ormolée.
Les résultats de cette étude sont consignés dans les deux
tableaux ci-après :
TABLEAU 1
lll. Récolte pélagique. — Pliytoplancton composé de Desraidiées ("I Pr-uo-
coccales (16), Diatomées i3t. Kuglena acus rigida (Ci. E. acus lougissima t <!■ ■>oi-
nant), Lepocinclis |3|, Pliacus (5). Tracheloraonas |2).
(2). Récolte pélagique. - Desmidiée |1). Protoc.occales (8), Diatomées.
Euglena acus lypica (Cl, l.epOcinclis (3). Pliacus (5). Trachelomonas |Pé
Source : MNHN, Pari
Source : MNHN, Paris'
— 238 —
Je ne crois pas qu’on puisse voir là de simples variations
de l’ Euglena acus Ehrenb.
On trouve en elTet :
I. Dans l’Etang d’Or une forme en moyenne longue de
108 [j., large de 8, dont le rapport IU l) moyen est 13,5, presque
rigide, striée très faiblement, possédant en général 4 bâtonnets
de paramylon. Celte forme est sans doute ce qu’Hübner a
appelé var. rigida. Elle n’en diffère que par la disposition
habituelle des bâtonnets de paramylon; je pense comme M.
Van Oye que la disposition spiralée n’est pas constante. Je
l’ai cependant rencontrée plusieurs fois et très nette alors que
M. Van Oye ne l’a vue qu’une fois et l’indique comme douteuse.
Cette var. rigida peut descendre jusqu’à 69/5,5 p. (Exempi.
n° 1 Tableau Ii, dimensions de la var. minor Hansgirg, ce q i
rend cette dernière plus que douteuse en tant que variété t
qui corrobore les vues de M. Van Oye.
L’exemplaire n" 7 du tableau I et représenté üg. IV PI. O
correspond à Y Euglena aculissimà Leram. sauf pour les bâton¬
nets de paramylon qui sont plus nombreux. Mais ici, on peut
constater que Lemmermann figure Y Euglena acus Ehrenb. -
d’après Klebs — avec 2 bâtonnets seulement, alors que dans
la description il*n’en spécifie pas le nombre. Je crois donc
qu’on peut conclure à l’identité et placer Euglena acutissima
Lemm. comme synonyme de E. acus Ehrenb. var. rigida
Hueb.
II. Dans le même Etang d’Or une deuxième forme en
moyenne longue de 293 /a., large de 10,2 p. dont le rapport R
moyen est 28,7, très rigide, striée presque longitudinalement
(2), possédant en moyenne 7 bâtonnets de paramylon.
Cette forme ne correspond à aucune de celles décrites
jusqu’ici ; je l’appellerai var. longissima n. var. (3).
(Il Je désigne par R le rapport—; — - — —
largeur
(2) 9/10 stries, visibles seulement en éclairage oblique et sur les cellules
dépourvues de leur contenu, de plus eu plus indistinctes vers la pointe de la
cellule.
(3) Euglena acus Ehrenb. var. longissima n.var. Cellules rigides, très lon¬
guement fusiformes, terminées par-un aiguillon caudal très acéré, cliromalo-
Source : MNHN, Paris
— 239 —
Il est remarquable de constater que dans cette récolte,
malgré des recherches multiples, je n’ai pu trouver aucun inter-
niédiaire ayant entre 139 et 250 u de long. Il serait pourtant
fort vraisemblable que la var. rigida fut la génératrice de la
var. lohgissima ; mais rien n’est moins-démontré.
III. Dans la mare de Greffiers, une troisième forme en
moyenne longue de 114 p. large de il, dont le rapport R
""'.yen est 10,1, faiblement métabolique, à membrane assez
épaisse, striée très distinctement en spirale, possédant 4/6
bâtonnets de paramylon.
Cette forme, qui correspond tout à fait à la ligure et à la
description données par M. P. A. Dangeard (1), est à mes yeux
1 l.uglena acus Elirenb. lypica bien qu’elle lui soit légèrement
inférieure comme dimensions moyennes. L’exemplaire n° 17
du l'ai}]. II ne différé que bien peu de la dimension minima
mentionnée par Lemmermann ; d’autre part Gutwinski a donné
poui' E. acus les dimensions de 95/6,6 p qui correspondent
assez à l’exemplaire n° 3 Tabl. II.
L 'Euglena acus Elirenb. est donc faiblement métabolique —
plion s nombreux, discoïdes, disposés en quinconca plus ou moins régulière-
fflem . 6/10 bâtonnets de paramylon parfois en série oblique ou imbriqués,
iS ordre apparent. Membrane peu distinctement striée longitu-
" ''12,5p. — Rapport R=L moyen 28,7.
M Uangeard (P. A.| Recherches sur les Euglet
;. Le Botaniste 1902.
— 240 —
et je représente fig. 1 divers aspects qui montrent jusqu’à que!
point cette métabolie peut aller.
Le Tableau dressé par M. Van Oye donne, pour l’JS. cieit.-.
provenant du marais d’Eala Congo belge) une longueur
moyenne de 172 u. 6 (1) et une largeur moyenne de 17,3, Le
rapport R moyen est de 9,9, ce qui correspond assez à la forme
ci-dessus de la mare de Greffiers. Mais M. Van Oye insiste sur
le fait que son euglène n’est douée d’aucune métabolie. L<
autres caractères sont sensiblement les mêmes, mais la méta¬
bolie me paraissant un caractère primordial je ne crois dom
pouvoir l’identifier parfaitement avec YEuglena acus lypicti (2 .
Elle diffère également de la var. rigida par ses dimensions
moyennes beaucoup plus grandes et surtout par une largeur
proportionnellement plus élevée, ce qui correspond à l’abais¬
sement du rapport R moyen (9,9 au lieu de 13,5).
Ces résultats montrent la complexité du problème qui m
paraît impossible à résoudre définitivement avec les seules don¬
nées actuelles. Si à ces observations l’on juxtapose les rensei¬
gnements plus ou moins complets donnés par les auteurs, ou
ne fait que compliquer la question et on obtient, surtout en ce
qui concerne les dimensions — souvent seules à être donnée-
— une telle diversité qu’on ne peut vraiement conclure sait-
autre preuve à un polymorphisme si extraordinaire, à des
dimensions d’une variabilité aussi excessive.
A titre d’exemple voici les longueurs que j’ai relevées :
47 u (Dujardin), 65 y (Bernard), 69 y (Etang d’or), 79-75 y
(Hansgirgj, 85 y (Etang d’or;, 91 y (Mare Greffiers), 95 u
(Gutwinski), 96-100 y. (Mare Greffiers) ; 110 y. (Hübner-Van
Oye), 114-123 (Mare-Greffiers), 125 y (Bernard), 126-134 (Marc
Greffiers), 139 (Etang d’or , 140 (Lemmermann), 150-169 Van
Oye), 180 (Lemmermann), 190-220 y. (Van Oye), 250-311
(Etang d’or).
La largeur varie de même entre 4 y. (liansgirg) et 25 y.
(Van Oye).
(Il En ne tenant pas compte des exemplaires 19 et 20 qui me paraissenl
tout à fait aberrants
|2| Il faut noter également que les ligures de M. Van Oye montrent un
aiguillon caudal obtus.
Source : MNHN, Paris
— 241 -t.
Il me parait plus vraisemblable de voir là plusieurs espèces
ou variétés élémentaires plutôt qu’une espèce ultra polymorphe;
mais ceci ne peut être qu’une hypothèse.
Les caractères constants dans ce groupe collectif Euglena
aciis sont à mes yeux les suivants :
1. — Corps fuselé terminé en une longue pointe caudale.
2. — Flagellum court.
3. — Chromatophores discoïdes, petits et nombreux.
4. Multiples bâtonnets de paramylon plus ou moins
grêles.
5. — Absence de pyrénoides.
Les caractères variables sont :
1. — La métabolie.
2. — La striation de la membrane (1).
3. — Les dimensions et en particulier le rapport R = y
Ce sont donc ces derniers qui m'induisent à rétablir la var.
rigicla lluebner supprimée par M. le Dr Van Oye et à en créer
même de nouvelles.
Je juge inutile de répéter les caractères constants et me
c on tente de délimiter ci-dessous chaque forme par les carac-
tères variables.
Eugl9na acus Ehrenberg
Typica. — Faiblement métabolique. Membrane striée très dis¬
tinctement et en spirale. Long. 91/180 p., larg. 8/14 u. —
R moyen 10,1 ; maximum 18 (Lemmermann ) ; 14 (dans mes
matériaux) ; minimum 8,8 (2).
' ar- '"ig'da Huebner. — Rigide, mais pouvant se courber légè¬
rement, membrane à stries très faibles, à peine spiralées.
Long. 65/139 p, larg. 5,5/10 p..
1 1 ' ^:ln Oye a émis une hypothèse par laquelle la striation de la mera-
1 ane scrai.‘ variable avec l ige des individus. Cette hypothèse est non seule-
""■‘ut plausible mais sûrement vraie si on l'applique à une espèce élémentaire :
Il suffit pourtant de comparer les exemplaires peu striés du tableau I à ceux
| r liment striés de taille inférieure du tableau II pour constater quelle est
inapplicable dans le cas présent.
(2) En faisant abstraction des exemplaires 9 et 10 Tableau II, déformés
leur métabolie.
15
Source : MNHN, Paris
— 242 —
R. moyen 13,5 ; max. 16,1 ; min. 10, 1.
Bâtonnets de paramylon parfois imbriqués en une série
oblique = en spirale.
Synonymes : Euglena aculissima Lemmermann ; Euglena acus
var. minor Hansgirg. — Phaeus acutissimus Bernard.
Var. Van Oyei n. var. rigide, niais pouvant se courber en forme
de demi-lune, membrane des grands exemplaires striée
peu distinctement en spirale. Long. 1 10/220 p., larg. 10/25 y..
R. moyen 9,9 ; max. 14 ; min. 7,6.
Var. longissima n. var. rigide, membrane laiblement striée
presque longitudinalement. Long. 250/311 u. ; larg. 8/12,5 u..
R. moyen 28,7 ; max. 37,1 ; min. 22,6.
Je crois que des formes considérées comme aberrantes on
atypiques par bien des observateurs rentreront maintenant
dans l’un des cadres ci-dessus. Mais il est aussi fort probable
que l’on en trouvera d’autres qui n’y rentreront pas et pour
lesquelles on devra créer des noms nouveaux, en attendant la
solution définitive.
Le même problème se pose déjà pour V Euglena sjnrogyni
Ehrenb. Personnellement je ne l’ai encore rencontrée qu’um
seule fois vraiment typique. Les autres formes vues dans d<
diverses localités ne correspondaient exactement a aucune des
formes décrites jusqu’ici.
Dans tout ce qui précède j’ai laissé de côté la disposition
des chromatophores. J’ai pu surtout bien voir et dessiner ceux
des var. rigicla et longissima. Ils sont en général disposés d'un-
manière assez régulière, et j’approuve pleinement le raison¬
nement de M. Van Oye pour ce qui regarde l’impression « en
spirale » qui peut être donnée par des objets disposés en quin¬
conce sur un cylindre. Par contre la comparaison de mes figures
de la PL avec celle de Klebs montre que cette dernière n’est ni
un schéma ni la représentation d’une forme aberrante ainsi que
le croit M. Van Oye. (1)
Je terminerai cet exposé — qui dans ma pensée n’a surtout
11) Il va lieu de relever une erreur dans la Siisswasserflora Hefl 2 pages
132-133. La lig. 210 représentaul E. aculissima X 500 mesure 36'“"', 5 ; ce qui
correspond à une longueur de 73 p alors que la diagnose porte 123 p.
Source MNHN. Parii
Source : MNHN, Paris
— 243 —
pas la prétention de clore la question — en faisant remarquer
combien il est difficile de « conjecturer » même sur l’efcamen
de copieux matériaux, et d’autre part en meltanl en garde con¬
tre les dangers que présentent les compressions, qui en appa¬
rence semblent toutes naturelles, en rejetant dans l’ombre des
observations antérieures parfois pleines d’intérêt.
Légende de la Planche IV
I à III. - Euglena acus var longissimtts n. var. i Les ehromatopliores
ni; sont pas représentés en I et Mil.
IV, V. — E. acus var. rigida Huebner.
VI. VII. — E. acus Ehrenb. lypica (remarquer 1 élargissement de VII, dû
à sa métabolie).
Toutes ces ligures X 500. — l.es noyaux, invisibles dans mon matériel
sans le secours de réactifs, ne sonl pas représentés.
Paris, Juillet I92L
Source : MNHN, Paris
Contribution à la tlore algologique
de l’Afrique équatoriale française
Par l’abbé P. FRÉMY
iSaint-Lo)
(Fin)
Depuis la publication de la première partie de ce travail,
M. G. Le Testu m’ayant remis de nouveaux échantillons,
je dois d’abord, en me conformant à l’ordre précédemment
adopté, indiquer les stations où ils ont été récoltés:
(X). Mares en chapelet (régime de saison sèche), d’un
ruisseau sous-allluent du Mboinou, par le Chinko, à proximité
delà frontière du Soudan Egyptien, à 300 km. N, E. de Yalinga.
6 février 1922.
XI). Mares d’eau libre, dans un marais se déversant dans
le Gbwetou, affluent du Chinko, affluent du Mbomoii, à 130 km.
N. E. de Yalinga. 23 janvier 1922.
(XII). Mares dans le creux des rochers, bords de la Pipi,
affluent de la lvotto. Wadda, 1er mars 1922.
(XIII). Mare sur latérite entre Yalinga et Bria, à 200 km.
du premier point.
XI Y - Mare d’eau libre, dans le marais de la Mbi, tribu¬
taire du Mbouyou, par la Dji et la Kotto, entre Yalinga et
Bria. 2 juin 1922.
(XV;. Marc, sur la latérite, à 50 km. au S. de Yalinga.
4 juillet 1922.
Source : MNHN, Pari:
— 245—
II. — FLAGELLÉS
Dinobryon utriculus Stein. (X). Sur cl
go nium et d 'Ulothrix.
Ecologie. Eaux stagnantes, sur les végétaux aquatiques ei
surtout les algues filamenteuses.
Distrib. géogr. Semble cosmopolite.
Phacus loDgicauda (Ehrh.) Duj. (XIV). En très petite quan¬
tité.
Ecologie. Planctonique dans les eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Répartition mal connue. Signalé dans l’Afri-
M"e australe par F. E. Fritsch [11.2].
ulata Daday (XIV). Quelques indivi-
Ecologie. Eaux stagnantes, surtout dans le marais.
Distrib. géogr. Mal connue; signalé au Paraguay; nouveau
pour 1 Afrique.
III. ISOKONTES
A. Volvocales
Pandorina morum (Miill. Bory. (IX). Quelques colonies
seulement.
Ecologie. Eaux stagnantes, flottant librement ou adhérant
;: ix végétaux aquatiques.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique, signalé eh
Algérie (Debray), et la colonie du Cap [11-;').
B. Protococcales
Characium acuminatum A. Braun. (IX).
Ecologie. Eaux stagnantes, attaché aux végétaux aquati-
'l"es’ surlo,lt algues filamenteuses.
Distrib. géogr. Cosmopolite.
Characium Braunii Brugger. IX .
Source . MNHN, Paris
— 246 —
Ecologie. Fixé |sur les algues filamenteuses dans les eaux
stagnantes, principalement clans les tourbières.
Distrib. géogr. Europe ; répartition mal connue par ailleurs ;
nouveau pour l’Afrique.
Pediastrum duplex Meyen. (IX i. Abondant sous diverse-
formes, la f. genuinum A. Br. est la plus fréquente.
Ecologie. Eaux stagnantes, à l’état de cénobes flottan1
librement ou adhérents à des végétaux aquatiques; Souvent
mélangé à d’autres algues.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique signalé en
Egypte [27], le Tanganiika [Si.
Pediastrum bidentulum A Braun. IX .
Ecologie. Eaux stagnantes, souvent mélangé à d’autres
algues.
Distrib. géogr. Semble cosmopolite. Nouveau pour l’Afri¬
que centrale.
Pediastrum biradiatum Meyen non Ralfs, var. emargina
tum A. Braun. (IX). En très petite quantité.
Ecologie. Eaux stagnantes, généralement associé à d’au¬
tres algues.
Distrib géogr. Semble cosmopolite. Nouveau pour l’Afrique
centrale.
Chlorella vulgaris Beyerink. (IX), [X).
Ecologie. Eaux stagnantes surtout quand elles sont char¬
gées de matières Organiques ; vit souvent en symbiose avec
des Infusoires.
Distrib. géogr. Cosmopolite.
Tetraedron regulare (Reinscli) llansg. IX).
Ecologie. Espèce nageant librement dans les eaux dor¬
mantes, souvent mélangée à d’autres algues.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Nouveau pour l’Afrique cen¬
trale.
Scenedesmus acuminatus Lagerh.) Chodat. [IX).
Ecologie. Eaux stagnantes, plus rarement eaux courantes,
souvent parmi d’autres algues.
Distrib. géogr. Semble cosmopolite. Pour l’Afrique signal'
dans la colonie du Cap [1:1].
Source : MNHN, Paris
— 247 —
Scenedesmus quadricauda (Turp.) Bréb. fJ ty /tiens. (IX .
Ecologie. Eaux stagnantes, pierres et bois mouillés.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Espèce très répandue partout.
Scenedesmus bijugatus (Turp.) Kiitz., ferme voisine de
de "flexuosus Lemm. (IX).
Ecologie. Eaux stagnantes et courantes.
Distrib géogr. Semble Cosmopolite. Pour l'Afrique, déjà
signalé dans l’Est et la colonie du Cap [11].
Selenastrum Bibraianum Reinscli. IX).
Ecologie. Eaux stagnantes, surtout quand elles sont char¬
gées de matières organiques.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique, déjà signalé
dans l’Est.
Selenastrum gracile Reinsch. IX . Assez abondant.
Ecologie. Eaux stagnantes, souvent adhérent aux végétaux
aquatiques.
Distrib géogr. Semble cosmopolite. Pour l'Afrique, signalé
dans la colonie du Cap. [11.5].
Ankistrodesmus falcatus (Corda) Ralfs. IX). Abondant.
Ecologie. Eaux stagnantes, rochers humides; libre ou
attaché aux pierres ou aux plantes aquatiques; souvent parmi
d'autres algues.
Distrib. ÿJogr. Cosmopolite, abondamment répandu par¬
tout.
Cœlastrum cambricum Archer (IX). Peu abondant.
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Toute l’Europe. Semble cosmopolite. Pour
I Afrique, signalé dans l’Est.
Ulothrix mucosa Tlmr. (IX).
Ecologie. Eaux <i
Distrib. géogr. Cosmopolite. Nouveau
traie.
Ulothrix tenerrima Kütz. (IX (X .
Ecologie. Eaux dormantes.
pour l’Afrique cen-
Sot/rce . MNHN, Paris
— 248 —
Distrib. géogr. Toute l’Europe. Nouvelle Zélande. Pour
l’Afrique, signalé en Algérie (Debray), le Tanganiika [8]. Nou¬
veau pour l’Afrique centrale.
Ulothrix tenuissima Kütz. (IX) (X).
Ecologie. Eaux stagnantes ou courantes, rochers humides.
Distrib. géogr. Cosmopolite.
Ulothrix aequalis. Kütz. (IX).
Ecologie. Eaux courantes ou stagnantes.
Distrib. géogr. Cosmopolite.
Ulothrix zonata Kütz. (IX), X', XIV .
Ecologie. Eaux courantes peu profondes, eaux stagnantes,
terres et rochers humides.
Distrib. géogr. Cosmopolite.
Hormidium subtile (Kütz. ?) Heering. IX).
Ecologie. Terre, murs, rochers humides, suintements,
petites cascades.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique, signalé dans
l’Angola [26] et la colonie du Cap [11.2.4].
D. Oedogoniales
Oedogonium crispum (Hass. Wittr. f. graciles cens Wittr.
(IX). Peu abondant.
Ecologie. Eaux stagnantes ou à courant très lent.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du N. et du S.,
Asie centrale, Australie. En Afrique, déjà signalé au Maroc,
dans l'Angola [26] et au Cap [10]; la f. gracilescens n’y avait
pas encore été observée.
Oedogonium gracillimum Wittr. etLund. (X), XI'. Quel¬
ques filaments seulement.
Ecologie. Eaux stagnantes, souvent mélangé à d’autres
algues filamenteuses.
Distrib. géogr. Europe septentrionale, Amérique du N. En.
Afrique, signalé dans l’Angola (26), f. nmjus W. et G. S. West.
Oedogonium oblongum Wittr. f. ma jus (Nordst.) H ira.
(IX). Quelques filaments seulement, mais abondamment fruc-
tifiés.
Source : MNHN, Paris
— 249 —
Ecologie. Eaux stagnantes, ou à courant très lent; plus
rarement eaux saumâtres.
Distrib. géogr. Europe septentrionale et centrale ; nouveau
pour l’Afrique.
Oedogonium sp. pl. Stériles. (IX).
Bulboohaete sp. pl. Stériles. (XX).
E. - CONJUGUÉES
1. Desmidiacées
Gonatozygon monotaenium de Bary. (X) (XI).
Ecologie. Eaux tranquilles des marais et des tourbières.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique, déjà signale
dans l’E., le Centre et le S.
Penium oblongum de Bary (XI).
Ecologie. Eaux tranquilles des marais et des tourbières.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du Nord, Centre
et Sud de l’Afrique [il et 26].
Penium curtum Bréb. (XI). Sous diverses formes.
Ecologie. Eaux tranquilles et rochers humides.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Etats-Unis. En Afrique,
signalé dans l’O. et le S.
Closterium striolatum Ehrh. (XI).
Ecologie. Eaux stagnantes, surtout de régions tourbeuses.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, toute l’Asie, Amérique du
N. et Brésil, Est de l’Afrique.
Closterium Dianae Ehrh. (XIV).
Ecologie. Eaux tranquilles, surtout dans les régions tour¬
beuses.
Distrib. géogr. Cosmopolite. En Afrique, déjà signalé dans
le Centre et dans l’Est.
Closterium acerosum Schranck; Ehrh. (XIV .
Ecologie. Eaux stagnantes, principalement dans les marais
tourbeux. »
Distrib. géogr. Cosmopolite. En Afrique, déjà signalé dans
1 Angola et aux environs du Cap. (var. Angolaise West. ).
Source : MNHN, Paris
— 250 —
Closterium rostratum Ehrh. (XI).
Ecologie. Eaux tranquilles.
Distrib. géogr. Cosmopolite. En Afrique, déjà signalé dans
l’Est.
Pleurotaenium coronatum (Brél>. Rab. (XI), (XIII), (XIV'
Ecologie. Eaux tranquilles, surtout dans les régions mare
cage u ses.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Indes, Iles Sandwich, Ame
rique du N-, Brésil, Afrique centrale et orientale.
Var. noclulosum (Bréb.) West. Avec le type.
Pleurotaenium Ehrenbergii Brél>. de Bary. (XI), (XIII),
(XIV).
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Sibérie, Amérique du Nord,
Nouvelle Zélande, Java, Nouvelle Zemble, Afrique orientale et
occidentale.
Pleurotaenium maximum (Reinscli). Lund. (XI), (XIV).
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Amérique du Sud, Abys¬
sinie, Afrique occidentale.
Euastrum denticulatum (Kirchn) Gay. (XI).
Ecologie. Eaux stagnantes, plus rarement eaux courantes.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Signalé dans l’Afrique orien¬
tale, centrale et occidentale.
Micrasterias Crux-melitensis Ehrli. Hass. (XIV).
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Indes, Japon, Ceylan,
Célèbes, Amérique du Nord et du Sud, Madagascar. Déjà
signalé dans l’Afrique centrale.
Micrasterias Americana Ehrli.) Rails. (XIV).
Ecologie. Eaux stagnantes, surtout dans les contrées
tourbeuses.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Indes septentrionales.
Etats-Unis, Afrique orientale.
Cosmarium Capense De Toni. (XII), (XlVh
Ecologie. Eaux courantes, plus rarement eaux stagnantes.
Distrib. géog. Etats-Unis, environs du Cap. [11. 2]
Source : MNHN, Paris
— 251 —
Cosmarium laeve Rab. (XI).
Ecologie. Eaux stagnantes, souvent chargées de matières
organiques, sur les végétaux aquatiques et les pierres; plus
rarement dans les eaux courantes.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Signalé dans l’Afrique cen¬
trale et orientale.
Cosmarium sexangulare Lund. f. rectangulare Grun.
(IX), (XI), (XIV). •
Ecologie. Eaux stagnantes, ordinairement sur les végétaux
aquatiques, plus rarement eaux courantes.
Distrib. géogr. Toute l'Europe, Japon, Australie, Etats-
l'nis, Açores, Afrique orientale et centrale, colonie du Cap.
Staurastrum areolatum \\\ et G. S. West (VIII .
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Angola ,[26].
Gymnozyga moniliformis Ehrh. ( Batnbusina Brebissonii
De Bary) var. gracilescens Nordst. VIII). En très petite quan¬
tité.
Ecologie. Eaux stagnantes.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Sibérie, Amérique du N.
t du S., Java, Iles Sandwich, Nouvelle Zélande, Angola, [2Gj.
2. Zygnemales
Spirogyra sp. pl. Toutes stériles. (X), (XIV).
Mougeotia sp. Stérile (XIV).
Mougeotia capucina Bory] Ag. ( Staurospérmum capuci-
u'tm Kttlz.j. (V). Forme sur les rochers humides un tapis
■'tendu, d’un violet foncé, an milieu duquel vivent à l’état d’in-
’ vidus isolés ou groupés en petit nombre : Schizolhrix Bioreti
> b . , Microcoleus vaginal us Gom., Calothrix minima Nob.,
1 alothrix cylinclrica Nob. et surtout Dichothrix Orsiniana
Dorn. et Flah. var. Af ricana Nob., Stigonema Lacan Ici Nob..
‘sV t/tonema Mÿochrons Ag., Sc. pulchrum Nob.
En cette station Mougeotia capucina Ag. est abondamment
1 notifié. La conjugaison s’y fait de trois manières: 1° entre
cellules voisines de deux filaments différents. Vue de côté la
Source : MNHN, Paris
Fig. 1 . Mougeotia capucina (Bory) Ag.
a. Zygotes lormèes l une par la fusion de deux cellules de deux lila-
ments différents ; l'autre par la fusion de deux cellules du meme
filament.
b. Zygote triangulaire.
c. Zygotes elliptiques formées par la fusion de deux cellules consé¬
cutives du même lilamenl. — |Gr. : 200 B.1
zy§°te est alors, le plus souvent, de forme cpiadrangulaire, à
bords plus ou moins concaves et mesure de 60 à 70 u. sur 75 à
oo IJ.. Plus rarement elle est triangulaire (fig. 1 b.). 2" Entre
cellules consécutives du même filament (fig. 1 c.). Dans ce
cas, les Zygotes sont elliptiques et ont 60 à 80 y. de Ion»- sur
48 a 75 (j. de large. 3° Certaines cellules fusionnent avec celles
O un filament voisin et d autres avec la cellule consécutive du
même filament (fig. 1 a). Dans nos échantillons le second de
ces modes de conjugaison est le plus fréquent.
Bien que les ouvrages descriptifs n’indiquent pour Mou-
geoha capucina que le premier de ces modes de conjugaison,
nous ne pensons pas devoir rapporter notre plante à une espèce
différente. En effet, ces divers modes de formation de l’œuf
sont d’ordre purement physiologique et leur existence en tel
ou tel cas, particulier peut s’expliquer facilement par l’in-
lluence du milieu. Des phénomènes analogues ont été signalés
chez un grand nombre de Con jugées filamenteuses et nous
avons eu, à maintes reprises, l’occasion de les observer
sur des espèces chez lesquelles on ne les avait pas signalés.
D’ailleurs, pour le cas particulier qui nous occupe, le troisième
mode de conjugaison tranche toute difficulté en établissant
une transition entre le premier et le second.
Ecologie. Eaux stagnantes ou à cours très lent, généra¬
lement tourbeuses, plus rarement sur la terre ou les rochers
très humides.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Nouveau pour l’Afrique équa¬
toriale.
IV. — HETEROKONTES
Tribonema bombycinum Derb. et Sol. ( Confèrvci bomby-
Ag.). (IX, X, XI, XIV , en petite quantité en chacune de
ces stations.
Ecologie. Eaux stagnantes ou à courant très lent, à la
surface desquelles cette espèce forme souvent des tapis étendus.
üislrib. géogr. Cosmopolite.
— 254 —
V. DIATOMACÉES
Lysigonium varians (Ag.). De Toni (Melosira variai/:;
Ag.) (IX).
Ecologie. Eaux stagnantes ou à courant lent.
Distrib. géogr. Cosmopolite. Pour l’Afrique, déjà signalé
en Egypte, en Abyssinie, aux environs du Cap. [11.2].
Tabellaria fenestrata Kütz (X).
Ecologie. Eaux stagnantes, sur les pierres, attaché aux
végétaux.
Distrib. géogr. Toute l’Europe. Semble Cosmopolite.
Asterionella formosa Hass. (IX).
Ecologie. Eaux stagnantes ou à courant lent.
Distrib. géogr. Danemark, Angleterre, France, Italie,
Amérique du Nord. Nouveau pour l’Afrique.
Navicula cryptocephala Kütz. (IX .
Ecologie. Eaux stagnantes et courantes, sur les pierres et
les végétaux.
Distrib. géogr. Toute l’Europe, Indes, Amérique du Nord.
Probablement cosmopolite. En Afrique, souvent trouvé aux
environs du Cap [11.3.4.].
Navicula (Pinnulariaj interrupta W. Smith. (IX).
Ecologie. Eaux courantes ou stagnantes, sur les pierres et
les végétaux
Distrib. géogr. Cosmopolite, sous diverses formes. Pour
l’Afrique, déjà signalé au Cap. [11.2.4].
Navicula (Pinnulariai Brebissonii Kütz. IX.)
Ecologie. Eaux courantes ou stagnantes, à température
très variable.
Distrib. géogr. Toute l’Europe. Probalement cosmopolite.
En Afrique, signalé aux environs du Cap [11.2].
Navicula (Pinnularia) viridis Ehuh. (IX).
Ecologie. Eaux courantes ou stagnantes, sur les pierres et
les végétaux.
Distrib. géogr. Semble cosmopolite. Pour l’Afrique, signalé
au Cap [11.2].
Source : MNHN. Paris
— 255 —
VI. FLORIDÉES
Cliantransia sp. avec Un Podostemo n sur des rochers, dans
le Gbwétoïi, 22 janvier 1922.
Conclusions
De l’exposé qui précède se dégagent très nettement les
deux conclusions suivantes :
1° Dans la Haute-Kotlo, la flore des Algues aériennes ou
sub-aeriennes semble (I) beaucoup plus différenciée que celles
des Algues aquatiques : parmi ces dernières on ne trouve que
des espèces a très grande aire de dispersion, ou même cosmo¬
polites, tandis que parmi les premières il y a beaucoup d’es-
p ' ces à dispersion restreinte ou même tout à fait locales.
11“ Pour les algues planctoniques on peut distinguer deux
sortes de stations : 1° celles qui renferment surtout des Dia¬
tomées et peu de Desmidiées. (IX). 2° celles qui renferment
surtout des Desmidiées et peu (XI) ou pas de Diatomées :
|\ III), (XII), (XIII), (XIV).
Saint-Lô, juin 192k.
RECTIFICATIONS
1° La désignation des stations (II). i V 1 1 1 ) . (IX) doit être modifiée comme
(II) 15 janvier 192 (.
(Y III) . la Diva, sous-allluent de la Kolto, par la Bongou.
(IX) Marais du Dougou.
(D’après indications de M. Le Teslu).
2° Dichothrix Orsi/ùana Born et Flali. avait déjà été signalé une fois en
Afrique par De Toni et Forti, 1914. \Atti del Reale Instiluto Veneto di scienzi,
leltere ed arli. Ann. acad. 1913-14. Tomo 73, parte secunda).
■\ostoc huini fusain Carm. avait été déjà signalé deux fois en Afrique : à
Madère, dans une serre, ( Berge, 1911) et dans l'Afrique australe, dans un
échantillon de terre, (Esmards, 1911).
(Renseignements dûs à l'obligeance de M. Jolis-Boye Petersen),
1 1 1 On ne peut sur ce point être très affirmatif, les récoltes de M. Le Testu
“ ayant été que fragmentaires.
Source : MNHN, Paris
— 256 —
Bibliographie
[11 Bornet: Les algues de P, K. A. Schousboc. (Mèm. de la Soc.
Se. nat. et math, de Cherbourg. Tome XXVIII). Cherbourg, 1872.
[2j Bornet et Flaliault : Révision des Noslocacées hétérocyslées. (.1//
Sc. nat. Série VU, Botanique t. III, IV, V et VII). Paris, 1876-1880.
[3] Bornet et Thuret: Notes algologiques. I et II. Paris, 1876-1880.
[4] Borzi: Note alla morfol. e biologia de Alghe Ficocromacee. (Giorn.
liai, ital.l Firenze, 1876-82,
[5] Borzi : Studi sulle Mixolicee Nuovo Giorn. Iiotan. liai. Firenze, 1916-17.
[6] Chodat : Algues vertes de la Suisse. (Pleurococcoïdes-Chroolepoïdes
Berne, 1902.
[7] De Toni: Sylloge algarum. Patavii 1889-1907.
[8] Deutsche Zentral Africa Expédition 1907-1908. Band. Il: B -
tanilc. [Lemmermann : Algae. p.p. 89-91 ) Leipzig, 1911.
[9] Frémy P. Algues de l'Afrique centrale équatoriale (Bull soc. Lin::.
Normandie. 1922, p. 25*). Caen 1923.
1 10 1 Fritsch : Contributions to our Knowledge of the Fresliwater Algae <>t
Africa I. Some Freshwaler Algae from Madagascar (Ann4. biol. lac VU. 1911,
pp. 40-59).
|l l] Fritsch : Contributions to our Knowledge of the Freshwater Algae f
Africa. 2. A First Report on the Freshwaler Algue, mostey from the Gape
Pcninsuta \Ann. of the South africau Muséum. Vol. IX, p. VII). .7. Freshwater
Algae (exclusive of Diatoms) mainly from the Trankei Terrilories Cape Colony.
( Trunsac. Moral soc. of. South Africa. Vol. IX. p. 1, by Fritsch and Stephen.;
4. Freshwaler and subaerial Algae froin Natal, by Fritsch and F. Ricli.
(Ibid. vol. XL)
[12] Gay : Essai d'nne monographie locale des Conjuguées. Montpellier,
1884.
[13] Gay : Recherches sur le développement et la classification de quelque s
algues vertes. Paris, 1891.
[HJ Gomont : Monographie des Oscillariées, (Ann. sc. nat. Bot. Série
VII). Paris 1892.
[15] Hariot : Liste des Algues recueillies au Congo. | Journal de Bota¬
nique), t. IX, 1895). — Quelques Algues de Madagascar [Bull. Mus. Hist. Nu:..
Paris. I. VIII, 1902). — Sur une collection d'Algues recueillies au Maroc. [Ibid.
t. XV, 109). — Algues de Mauritanie. | Bull. Soc. Bol. Fr. t. LV1II. 1911).
[16] Hirn : Monographie und Iconographie der Oedogoniaceeu t Acta Suc.
Scient. Fentticae t. XXVII n° 1). Helsingfors, 1900.
[17] Kirchner : Schizophyceæ [lu Engler und Prantl : Nat. Pflanzenfain.
1. Teil.Abt 1, a). Leipzig, 1887.
118] Lemmermann : Algen (/« Kryptogamenflora der Mark Braudenburr
Leipzig, 1907.
[19] Mazé et Schram : Essai de classification des algues de la Guade¬
loupe. Basse-Terre, 1870-1877.
[20] Pascher : Die Süsswasserflora, Osterechs und der Schweiz. Heft 1,
2, 3, 5, 6, 7, 9, 10. Leipzig, 1913-21.
Source ; MNHN, Paris
— 257 —
[21 1 Sauvageau : Algues d’eau douce recollées eu Tunisie I .tournai de
liai. t. '.N|. Paris, 1895.
|22| Teorodesco : Matériaux pour la flore algologique de la Roumanie
P!UiS’ l907’el Be,h°ftp :"m RolriMschcn eentralblatt.
[23] Thuret : Recherches sur les Zoospores des algues et les aiillicridies
.les cryptogames. (Ann. sc. nat.) Paris, 1851.
[-'*] Tilden Minnesota Algae I. Minneapolis, 1910.
[25] W. West : On .omc Alga. from .lie West Indie, /Jom. rf Mm,.
Vol. 35) London 1897.
[26| W. et G. S. West: Welwitsch’s African Freshwater Algue (Jauni.
/ Botany, vol. 35). London. 1897.
[27] W. et G. S. West: The Algae of lhe Birkel Quarun Egypt. (Ibid.
vol. 47.) London, 1909.
|28| w. et G. S. West: AMonograph of the Brilish Desmidiaceae.
Vol. I-V. 1904-24.
|29| Wolle : Desmids of lhe United States. 2 ed. Belhleem, 1892.
[30] Wolle Freshwater Algae of lhe United States. Belhleem, 1887.
16
Source : MNHN, Paris
Observations Algoiogiques
dans les Hautes- Pyrénées
Par M. DENIS
[Suite et fin)
II. OBSERVATIONS SOCIOLOGIQUES.
A. Plancton des Lacs de haute altitude.
Les lacs où j’ai pêché (Arize, Oncet, Estom, Eston -
Soubiran, Caderolles, Grisolles), renfermaient une végétatio i
pélagique diatomique si pauvre qu’il n’y a point lieu de s
arrêter ici.
La pauvreté de la flore pélagique de ces lacs dépend autai l
de la rigueur des conditions climatiques ou de la pureté de
l’eau, que de l’absence de végétation muscinale ou phanér» -
gamique sur les bords. Il y a une congélation très nette, entre
l’abondance de la flore littorale, la richesse du plancton et, par
conséquent, le mode de sédimentation du lac.
B. Associations d’ Algues non planctoniques .
Les pêches pélagiques mises à part, nous avons pu répar¬
tir en deux groupes bien tranchés, les prélèvements que nous
avons elléctués dans les Pyrénées.
Ces deux groupes constituent, selon nous, pour la région
étudiée, des Associations d’algues incontestables.
I. — Association d' Algues d’eau tourbeuse à Micrasteru s
truncata et Frustulia sa.ro/iica.
Parmi les Sphaignes des mares tourbeuses de Caderolles.
dans une fontaine tourbeuse à Barrassé, dans les mares situées
auprès du lac d’Estom Soubiran, parmi les mousses marginales
du laquet d'Oncet, vivent des groupements d’Algues floristi-
quement comparables.
Ces groupements se développent au milieu de muscinées
— 259 —
aquatiques ou hygrophiles, végétant clans des eaux acides, sta¬
gnantes, où la température s’élève vite (1).
ACaderolles, autour des Potamogeton nalans, qui occupent
l i partie libre des mares, on
bruyère tourbeuse à Erica Te,
quement par :
' nhagnum tef.es (3)
var. squarosulum.
— Hussowii.
— subnitens.
— subsecundum.
I.ycopodium inundatum.
En arrière, on passe à un
| liamephytes. C’est un type tram
l ladonia furçata.
— rangiferina.
■pkagnum rigulum.
Lycopodium alpinum,
— clavatum
— Selago.
• 'nniperus nana.
A’ ardus si rida.
Festuca ovina.
/ unogyne alpina.
(- .irdamine resedifolia.
i ormentilla ereda.
peut noter l’existence d’une
Talix (2), constituée synthéli-
Enophonim auguslifolium.
Ping u ic u la gra ndiflo ra .
Di osera rotundifolia.
Pedicularis siluatica.
Erica Telralix.
groupement où dominent les
.‘lié de bruyère alpine, avec :
Al elle milia alpina.
Angelica pyrenaea.
Gallium Mollugo.
Primiila farinosa.
— integrifoliu.
Calluna vulgaris.
Vacciniuni Myrtillus.
— uliginosum.
Empetrum nigrum.
Rhododendron ferrugineum.
Jasione perennis.
Leontodon py renaicus .
C’est au milieu des Sphagnum mouillés que vit une riche
bore algale, dont la diversité contraste avec la pauvreté de la
végétation phanérogamique de la tourbière. La comparaison
Holistique des prélèvements effectués dans la région de
vil. 25» 1g 17 août 1922, à 15 heures,
f2l. Cette localité d 'Erica Telralix e
I' " ni connue (2.250 mètresl. Il esl lout .. „„ .alc Ue trouver
p ‘"“que à une pareille altitude. Zeltersledt [34] la signale dans
renees • a (d'après Bordère) et au-dessus de Barèges, vers 2.000 1
aulaquel d’Oncet.
il probablement la plu:
.. - ,.r — Bordère
•d après des Moulins).
id|. M. Dismier a bien voulu déterminer c
cordialement.
> Sphagnui
Je l'ei
Source : MNHN, Paris
— 260 —
Caderolles, avec ceux que m'ont fourni les localités énumérées
plus haut, m’a convaincu que l'on pouvait réunir, en une même
association, tous ces divers prélèvements, dont l’analogie esi
manifeste.
Cette Association est Caractérisée par l’abondance de.
Desmidiacées et des Diatomarées, par le nombre relativement
grand des Myxophycées et par le petit nombre de Protoco.-
cales et des autres algues en général. Il n’y a pas d’espèn -
dominantes, mais un très grand nombre déformés représentées
par un petit nombre d’individus. Il faut noter toutefois l’abon¬
dance des espèces du genre Pinnularia.
Je désigne l’Association en question d’une manière — pén ¬
étré provisoire — qui rappellera le nom de deux espeo .
constantes, répandues, et bien spéciales : Micrasterias IruncaU
F rushi lia s a. ron ica.
Comme pour les Associations de plantes supérieures, ou
peut distinguer des espèces caractéristiques et des espèces
accessoires. Les premières ne s’écartent guère de l’Association,
aussi leur valeur différenciarice est-elle grande. Les espèo s
accessoires, moins spécialisées, se rencontrent dans d’autr. -
associations; certaines, même, présentent une indifférence
sociologique remarquable.
Je n’ai pas besoin de rappeler que la notion de spécialisa¬
tion n’a absolument rien ii voir avec les notions purémei t
analytiques, d’abondance et de fréquence.
CARACTÉRISTIQUES
Sy nechococcus aeruginosus, Stigonema ocellatum , Nephr. -
cylium closterioides, Eremosphaera viridis, Asterococcus su¬
perbus, Cœlastrum microporum, Nelrium Digitus , Penium Nu-
vicuUt, P. Libellula, les Euastrum, les Micrasterias , Tetmemu-
rus granulatus, Cosmarium pyrnmidalum , C. pseudopyra/iu-
dalum, C. venüstum , C. pygmaeum , C. Thwailesii, C. arnoc-
num, C. Portianum, Arthrodesmus aclocornis, -t. convergeas.
Xanthidium armatum, Staurastrum dejeetum, S. teliferum ,
Frustulia saxonica, Pinnularia stauroptera , P. intérrupta.
P. subcapitata , P. divergeas.
Source : MNHN. Paris
— 261 —
ACCESSOIRES
Merismopedium gtàucum, Chroococcus turgidus, Mierocys-
hs aeruginosa, Aphanothece stagnina , Gleocapsa montana ,
X'isloc paludosum, Oscilla loria tennis , 0. umphibia, Pandorina
nmrum, Oocystis rupestris, Pediastrum tétras, Ankistrodesmus
fuira tus, Scenedesmus qnadricauda.
Closterin/n stfiolaturn, C. didymotùcum, C. Ulna, Cosma-
rium pseudonitidulum, ('. Blyttii , ('. Mençghinii , C. angulo-
sarh, C. margarit i/enun, C. quadratum , C. moniliformc, C.
I rmosulum, C. carinatum, O. reclan gulare, C. speciosum,
.siaurastrum muticum, S. eeslitu/n, S. punctulaturn, S. dilata-
tnm, X. spinosum, S. Meriani, liyalôilieca nmcosa, H. dissi-
lirns. Des/nid in ni Swartzii ’, k'rustulia rhomboïdes, Navicula
nuliosa, Nitzschia augustala, TabeUaria flocculosa, Pinnula-
na eiridis , P. bicapitatd, P. major, Neidium Iridis , N. amphi-
ÿ inplui.s, Eunotia arcus, Stauroneis phoenicenteron, etc.
Je n’ai distingué à dessein, que deux degrés de caraclëri-
lion, mais il est évident qu’une investigation plus large,
permettra d’en apprécier plusieurs. Ainsi le C. speciosum se
trouve aussi bien dans les tourbières que dans le plancton des
I es tourbeux de type occidental, le S. Meriani liabite les tour¬
bières à spin, pies et les rochers soumis à une pulvérisation
d'eau intense, etc. etc.
I /Association telle que je l’ai délinie ci-dessus, se retrouve
d, ms la partie aquatique de la plupart des tourbières à Spliaignes
il montagne et de plaine, ainsi que plusieurs observations me
l’ont déjà montré.
Les tourbières à Spliaignes, véritables complexes sociolo¬
giques do phanérogames sont aussi des complexes sociologi¬
ques cryptogamiques. Hiles renferment des associations
d \lgues, liées floristiquement et dynamiquement. Malgré' le peu
d observations comparées que renfermé la littérature a Igo lo¬
gique on peut distinguer au moins deux associations dans ces
tourbières. Sur les Sp/iagnum spongieux, simplement humides,
S(i développe un groupement d’Algues subaériennes tel que
celui que P. Allorge et moi ,3] avons distingué dans les Alpes
Source : MNHN, Paris
— 262 —
de la Haute-Maurienne, sur les berges spongieuses élevées du
Lac Blanc et sur les mottes de Sphagnum compactum situées
au-dessus du Lac des Evettes. Entre autres espèces indiquées,
on peut noter la présence de caractéristiques : Mesotaeniun;
Kramstai, Cosmarium nasutum , C. microsphinctum que je n’a;
pas retrouvées dans mes prélèvements pyrénéens. Dans les
parties inondées des tourbières, parmi les Sphaignes imbibées,
on trouve une riche flore dont la liste précédente donne une
idée suffisante. Localement, peuvenldominer, quelques espèce-
susceptibles de nager ou de flotter : faciès à Glenodiniun
uliginosum , à Asterococcus superbus.
Lorsque la tourbière est le siège d’une circulation aqua
tique apparaissent un certain nombre d’espèces rhcophiles qu
se groupent autour de Batrnchospennu ni vaguin.
2. — Association d’ Algues d'eau vive à Diatoma hiemale
Aux sources de l’Adour, sous le lac d’Arize se trouvent de
grandes prairies marécageuses ruisselantes d’une eau vive et
froide (1) où l’on rencontre :
Tofieldia calyculata. Saxifraga stellaris.
Caltha palustris. — aizoïdes.
Cardamine pratensis. Parnassia palustris.
loti folia.
Epilobium alsinae folium .
Pi nguicula vulgaris ,
Swertia pereitnis.
Philonotis fontana.
Coch/earia pyrenaica .
.1 Ichemilla fulgaris.
I iola palustris.
C’est au milieu des Mousses que se développe une vég>
talion d Algues dont j’ai fait l’analyse. Elle a porté aussi si
des prélèvements similaires effectués au fond des laquets d
Caderolles et de Grisolles, dans le torrent du Caret, dan -
l’Adour à Tramezaygues, aux sources de l’Adour parmi le-
mousses. L’analogie floristique de tous ces groupements
m autorise à les réunir en une même Association.
Cette Association est caractérisée par la prédominance
presque absolue des Diatomées. Elle présente une diversité
|1|. 5" le 18 août 1922 à 15 heures.
Source : MNHN. Paris
— 263 —
floristique beaucoup moindre que l'association précédente,
son extension est aussi beaucoup plus restreinte. C’est une
association montagnarde ainsi qu’en témoigne la présence de
Ceraloneis arc us üncar'is, Denlicula frigida, D. elegans, Dia-
lo/na hiemale, Tetraeyclus Braunii et autres espèces d’altitude.
Je lui donne le nom d’association à Diatoma hiemale parce
quê cette epèce est, à la fois, fréquente, abondante et caracté¬
ristique. Ij’association à Diatoma hiemale est comparable à
! ssociation à Rhodophycées et Cladophora glomerata qu’Al-
lorge a distinguée, en plaine, dans le Vexin [1], Plusieurs
C'pèces y sont en commun. Il serait intéressant de rechercher
la manière suivant laquelle se lait le passage de l’une à l’autre.
1, association dont nous nous occupons, est une association
<1 eau pauvre, probablement (?) diUérente de celle qui gravite
autour de Rivularia haematiles. On peut distinguer dans
I , ssociation ii Diatoma hiemale , les caractéristiques et les
accessoires suivantes :
CARACTÉRISTIQUES
Diatoma hiemale, Méridien circulare , Denticula frigida,
/ icocconeis flexella, Surirella sp ira lis , l/ydrurus fœtidüs, Ulo-
tkrix zonata.
ACCESSOIRES
Tabellaria flocculosa ;, Synedra vitrea, Ceratoneis areas ,
< econeis placé ntula , Diploneis elliplica, Neidium amphirhyn-
r 'us, Caloneis silicula, Gyrosigma acuminaturn, Amphip/eura
/ '/ucida, Staaroneis anceps. Pin a ;i /.aria viridis , Gomphoncma
roustrictum, G. acuminaturn , ( 'y /libella- Cistula, C. maculata,
/ ithemia argus alpeslris, Surirella Sp. plar., Ankistrodcsmus
/ 1 catus , (’osmarium quadralum, G. Tu r pi ni , Hyalolheca dissi-
liens-, etc., etc.
Il faudrait y ajouter des Vaucheria, Mougeotia et Spirogyra
que je n’ai pu déterminer à cause de leur étal stérile. Enfin,
i jouterai qu’à proximité des lieux fréquentés par l’homme,
1 association s’enrichit d’algues nitratophiles que n’exclut pas
le courant rapide de l’eau : faciès à Phormidium uncinatum
264 —
près des cabanes de Tramezaygues, faciès à Oscillatoria prin-
ceps sous l’hôtellerie du lac d’Estom.
Telles sont les deux Associations que cette première étude
m'a permis de reconnaître. Avec les pliytosociologues
contemporains, je pense que les groupements végétaux, quel
qu’ils soient, doivent être étudiés en eux-mêmes et non déli
mités d après leur station, notion extrêmement difficile ;
préciser et à appliquer dans son détail. C’est pourquoi je me
suis basé sur la comparaison floristique des groupements
d’algues pour établir ces Associations. Mais je ne me dissimule
nullement les difficultés d’une pareille étude. Le manque de
relevés homogènes est le plus gros obstacle au progrès de le
phycosociologie. .T’entends déjà les théoriciens me le reprocher.
On serait bien mal inspiré d’exiger de la sociologie des
Algues, qui est à peine née, les mêmes disciplines que pou
la sociologie des plantes supérieures. Les discussions théo
riques importent moins actuellement que l’acquisition de fait-
nouveaux : reconnaître, d’abord, caractériser et généraliser
ensuite.
J’ai simplement voulu mettre en évidence ici, deux faits
qui me paraissent incontestables : la parenté floristique de
relevés, la valeur différenciatrice des espèces.
Quant à la délimitation précise des associations que j’ai
reconnues, elle fera l’objet de travaux ultérieurs.
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11. Comère J Les Diatomées des Pyrénées [Bul. Soc. Hamond 1894 1.
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Source : MNHN, Paris
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1836).
31. Vallot J. — Guide du Botaniste et du Géologue dans la région d
Cauterets. s. d. Pau et Paris.
32. Viri9iix J — Recherches sur le Plancton des lacs du Jura centre
(An. Biol. Lac. VIII, 1916|.
33. West W. and West G S. — A Monograph of the Britist Dcsmi
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34. Zetterstedt J -E. — Plantes vasculaires des Pyrénées principales,
Paris 1857. •
Au moment de la publication de ce travail, j’ai reçu de
M. J. Comère une brochure dont il est l’auteur et qui a pou
titre : o Notes pour servir à l’étude des stations aquatiques
des Pyrénées » (But. Soc. Hist. Nat. Toulouse 192(i). Ce'
opuscule contient la bibliographie de l’algologie pyrénéenne
et des considérations sur les recherches qui restent encore
effectuer dans ce domaine.
Source : MNHN, Pari
Algues du littoral septentrional
du Golfe d’Ajaccio (Corse)
par E. LEBLOND
(Suite et Fin)
Heterocontae (Il
Conferva bombycina (Ag.). Lagerh. — F. genuina VVille
urce dans la falaise près de la Chapelle des Grecs, 26 nov. —
' major , source dans la falaise en face du cimetière d'Ajaccio,
2G nov.
CONJUGATAE
Spirogyra in/lata (Vauch.) Rab. (Petit, Spirog. Pl. 1, f. 4,
ii en conjugaison ; ruisselet de la falaise du cimetière d’A-
jiiccio, le 10 nov.
Spirogyra catenaeformis il lassai) Kütz. (Petit, Spirog.,
Pl. III, f. 9-12), ruisselet de la falaise près de la Chapelle des
< tre es, le 10 déc.
En même temps que la conjugaison scalariforme normale,
1 1 'te espèce présente un aspect aberrant du mode de l’eproduc-
tion : il u’est pas rare de rencontrer dans les touffes récoltées,
<!«• nombreux thalles fragmentés, réduits à quelques éléments
1 'lulaires. Chez ceux-ci les tubes de conjugaison n’appa-
i‘i issent pas comme à l’habitude le long de la paroi longitu-
« 1 1 1 1 a le , mais à leurs extrémités libres et leur fusion se produit
H et endroit, la conjugaison se faisant bout à bout.
D’autres fois le tube copulateur formé au niveau de I’extré-
,mté libre d’une cellule vient s’unir à celui qui est apparu le
Il Nous avons adopté pour celte parlie de notre travail, la classilicaliou
1 i nce par F. Oltmauns Morphologie uud Biologie der Algen. — Band I,
1' Aufl. 1922).
— 268 —
long de la paroi transversale d’une autre cellule pour figurer
un aspect de conjugaison en T.
5. varions Ilassall Kütz. Petit, Spir. PI. IV, fig. 1-8. —
En conjugaison ; ruisselé t de la falaise du cimetière d’Ajaccio,
le 10 déc.
S.jugaUs (Dillw.l Kütz. Petit, Spir., PI. XI, fig. 3). — En
conjugaison ; ruisseau à San Antonio, le 17 déc.
S. nitida (Dillw.) Link Petit, Spir., PI. X, fig. 8 et 10). —
Stérile ; ruisselet route du Solario, 10 déc.
Zygnema sp. — Stérile ; Chemin des Crêtes, le 27 nov.
Cos mariant lanceolatum Kütz. (Comère, Desmidiées de
France, Pl- III, fig. 4). — Dans un ruisselet, avec une Vau
chéri a.
Pet tium closterioides Ralfs (Comère, PI. V, fig. I;
Dysphinctium notabile (Bréb.) (Comère, Pl. V, fig. 15).
D. oblongum (Benn.) Hansg. ( Comère, Pl. V, fig. 13)
Cos/nariu/n botrytis Menegh. (Comère, Pl. VIII, fig. 12).
Slaurastrum eoarclum Bréb. (Comère, Pl. XII, fig. 11).
V. muticul n Bréb. (Wolle, Desmids of the U. S.,
Pl. XXXIX, fig. 12).
Bacillamaceae
Adam nies longipes Ag. II. et. M . Peragallo, Diatomées
marines, PI. I, fig. II).
Cocconeis pseudomarginaUi Greg. (Peragallo, Pl. Il,
fig. 21).
C. scutellum Ehr. var. ornala Grun. (Peragallo, Pl. IV,
fig. 7).
Canipy lodisçus Tkarelii Bréb. (Peragallo, Pl I , VI I , fig. 6).
Licntophora Ehrenbergii K. var. orvata, (Peragallo,
Pl. LXXXV, lig. 3)
Graniniaiophora océanien Ehr. F. vulgaris (Peragallo,
Pl. LXXXVI1, fig. 12).
Hhabdonenia adrialicunt Kütz. (Peragallo, Pl. LXXXIX.
fig. 8).
Striatella unipunctata Ag. (Peragallo, Pl. LXXXIX, fig. 1).
Source : MNHN. f
— 269 —
Biddulphia pulchella Gray (Peragallo, Pl. XCIII, fig. i
et 2).
Amphiletras antediluviàna Ehr. var. minor (Peragallo,
Pl. Cil, fig. 7).
Lampriscus elongatum Grun (Peragallo, Pl. CVI, fig. 4
et 5).
Podosira Montagnei Külz. (Peragallo, Pl. CXX, fig. 11).
Melosira varions Ag.
Chlorophyceak
Telraspora gelatinosa (Yauch. Desv. — Filet d’eau douce
dans la falaise du cimetière d’Ajaccio, le 26 nov.
Ulothrix variabilis Külz. (Heering, Süssivasscr flora ,
! loft 6, p. 32). — Ruisseau route du Solario, 13 déc.
I . aequo lis Kütz. (Heering p. 35). Même station.
U. tenerrima Kütz. (Heering, p. 32). — Flaque d’eau sau-
Atre de la falaise de la route des Sanguinaires, le 10 déc.
U. tenuissima Kütz. (Heering, p. 32). — Même station que
la précédente avec une Vaucheriâ stérile.
Ulva Enteromorpha Le Jol. var. lanceolata. (. Phycoseris
nceolala Kütz. Tab. Pliyc. VI, 17.
U. Enteromorpha , var compressa (L.) Grev. (= Enter, com¬
pressa Kütz. Tab. pliyc. VI, 3tf).
Enteromorpha Linza Hauck. Meeresalgen, p. 427.
Ulva cluthrata Ag. var. uncinata = Eut. spinescens Kütz.
Tab. phyc. VI, 33)
Ulva Lactuca (L.) Le Jolis.
Draparnaldia glornerala ; Yauch. ' Ag. (Heering, p. 91). —
Cuvette d’une petite cascade sur le versant Est du Mont
1 calo, le 8 déc.
Aphanochaete .epens A. Braun. (Heering. p. 128). —
Abondant sur l’ Oedogoniurn rivulare , route du Solario, le 13
déc.
Oedogoniurn capil/are Külz. — Ruisselet à cours rapide,
versant nord des Crêtes, le 21 nov.
Oe. rivulare (Le Cl.) Al. Br. (Hirn. Monog. der Oedog.
T. XII, f. 66). — Route du Solario, le 13 déc.
Source : MNHN, Paris
— 270 —
Oe. crispum (Mass.; Wittr. — Dans un ruisseau des Crête ,
le 10 déc.
Chaelomorpha tortuosa (Dillw.) Kütz. — Epiphyte sur
Cystoseira ; Côte de la route des Sanguinaires.
C. crassa (Ag. i Kütz. — Rochers du Maestrello, le 14 no .
C. aerea (Dillw.) Kütz.
Rhizoclonium riparium (Roth.) Harv. — Cuvette d’eau sau¬
mâtre, sur la grève du Cimetière, le 26 nov.
Claclophora crystallina (Roth.) Kütz. — Le Maestrello.
14 nov.
Cl. Hulchinsiae (Dillw.) Kütz. — Rochers de la Place Miot,
15 nov.
Cl. proliféra (Roth. Kütz. — Le Maestrello, 16 nov.
Cl. albida (Huds.) Kütz. — Parmi les Cystoseira , Côte de
la route des Sanguinaires, le 24 déc.
Anadyomene stellata (Wulf.) Ag. — Sur rochers sablor-
neux ; Pointe délia Parata, le 18 nov.
Valonia ulricularis (Roth.) Ag. — Rampant sur les Cysto¬
seira, Pointe délia Parata, le 18 nov.
Dasycladus clavaeformis Ag. — Rochers sablonneux de la
pointe délia Parata, le 18 nov.
Codium tomentosum (Huds.) Stack — et var. elongalum,
sur les enrochements de la Citadelle.
Codium Bursa (L.) Ag. — Rejeté au Scudo, en déc.
Udotea Desfontainesii Dec.
Halimeda Tuna (Eli. et Soland.) Lamour. — La Parata et
pointe d’Aspetto.
Bryopsis corymbosa J. Ag. — Sur Corallina rubens ; au
Maestrello, le 15 nov.
B. plumosa ( Huds.) Ag. — Sur Cystoseira ; Côte de la
route des Sanguinaires, le 10 nov.
B. duplex De Not. ;= B. cdudata Kiilz. Tab. phyc. AI, 77).
Sur les rochers sablonneux du Maestrello, le 23 nov.
Derbesia Lamourouxii (J. Ag.) Sollier. — Sur les rochers
sablonneux du Maestrello, le 23 nov.
Caulerpa proliféra (Forsk.) Lamour. — Ramené dans les
Source MNHN. Pari
— 271 —
filets de pêche à la (raine sur les fonds Vaseux du port d’A¬
jaccio, janv.
Vaucfieria sessilis D C. — Ruisseau au massif des Crêtes,
le 27 nov.
I'. geminata D C. — En déc.
I '. hamata Walz. — Ruisseau presque à sec du chemin des
Crêtes, le 27 nov.
i\ ornithocephala Ag. (= V. sericea Lyng.) — En déc.
- ■==^SfiSS2£:
Additions à la flore des Algues de Cannes
o
par A. RAPHÉLIS
(suite et fin )
Bargia lutea J. Ag. Alg. mar. Méd. p. 14. — Cannes,
blocs et rochers de la plage, toute l'année. Cette espèce vivant
sur les pierres et les rocs exposés à fleur d’eau à la violence
des vagues ne paraît sur notre côte que depuis que les blocs
artificiels ont remplacé la plage sablonneuse.
Gelidium pusillum (Stackh). Le Jol. Liste Alg. mais
Cherb. p. 139 ; De Toni Syll. Alg. IX, p. 147. — Cannes au
parc aux huitres, peu abondant, avril.
Porphyra leucosticta Thur, in Le Jol. loc. cit. p. 100
(1863); P. alropurpurea (Olivi) De Toni loc. cit. p. 17. — Port
de Cannes, au pied du phare, seulement, avril-mai.
Wrangelia PENicn.LATAAg.Sp. II, p. 138. — Port de Cannes,
sur les pierres, dans la rade, souvent rejeté et ramené par les
filets des pêcheurs, septembre-octobre. Tandis que les Col¬
lines et les Céramiées pourtant toujours abondantes dans l’eau
du port, ont de la peine à végéter et demeurent naines, cette
plante ne paraît pas autant souffrir des déchets organiques t
industriels qui souillent cette eau. Elle continue à se développer
normalement et à fructifier bien moins parasitée que les autres
par les Diatomées et constitue un exemple net d’adaptation.
Gracilaria armata (Ag.) J. Ag. Alg. Liebm. p. 15;
Hypuœa armata J. Ag. — Cannes dans l’anse de la Croisette,
fonds un peu prononcés, été.
Hypnœa musciformis (Wulf.) Lamour. Essai p. 43. —
Ile Sainte-Marguerite, vers l’écueil de la Tradelière ; la Croi¬
sette, sur les pierres submergées à 50 centim. de fond seule¬
ment. Il faut rapporter à cette espèce H. Rissoana J. Ag. de ma
— 273 —
précédente liste, les synonymes étant très nombreux pour des
variations insignifiantes.
Gasthocloniim clavati m (Roth., Ardiss. Phyc. Méd. I. p.
:U2; Chylocladia clam ta Kiitz; Ch Méditer ranea J. A--. —
Entre l’Ile Sainte-Marguerite et la Croisette, dans les bas-l'onds,
' ' 1 1 ' • Espèce déjà citée dans ma première liste sous le synonyme
de Kiitzing, mais à inscrire au genre Gastroclonium d’après le
k lloge, V. p. 569.
G. rei'lexum (Ghauv.) Kütz. Sp. p. 866 ; Chylocladia
reflexa Zanard. ; Lomentaria reflexa Chauv. Alg. Norm. n° 143.
— Mêmes localités ; été.
G. kali fo hm e (Good. et Wood.j Ardiss. Flor. liai. II,
P- 25 ; Chylocladia kaliformis Han . ; Lomentaria kaliformis
G il. ; L. païens Kütz. — Mêmes localités; été.
?) Gigabtina falcata J. Ag. ; G. acicularis (Wulf.) La-
moiir. var. compressa Ardiss. Phyc. Med. I. p. 168. — Je
i le cette espèce pour une correction, car en citant, en 1907,
(I us ma première liste : G compressa de Not. sans autres dé-
t uls, j ai transcrit la détermination donnée sans pouvoir arriver
ii une exacte synonymie. L’espèce de De Notaris ne semble pas
liv ,e suffisamment, de. l’avis des ailleurs italiens eux-mêmes ( 1).
J( rapporte les frondes recueillies à la var compressa Ardiss.,
sans être certain qu’il s’agisse aussi de G. falcata J. Ag. Je me
réserve de compléter cette étude à l’occasion.
Phyllophoba nervosa (D. C.) Grev. in J. Ag. Ah>\ mar.
M d. p. 94. — Parfois rejetée sur toute la côte au printemps,
c e--t une espèce des fonds moyens qui semble moins fréquente
'n cl"’à Nice et à Menton et que je n’ai jamais pu, jusqu’à pré-
sci t, recueillir en place.
Gymnogonguus Griffithsiae (Turn). Mart. Flor. Bras, I, p.
2/ Pointe de la Croisette, assez rare, sur supports divers ; août.
Kallymenia microphylla Zanard, neque J. Ag. K. renifor-
im Ardiss; Iridœa reniformis Zanard. Icon, Phyc. Adriat. III
P 3; J. Ag. Annal. Alg. p. 65 nequo Alg. mar. Med. Rochex's
la Tradelière à l’ouest des Iles de Lerins entre 80 et 100 m.
de fond, sur des débris calcaires; etc.
(1I A- Preda. Flora Italica Cryptogama. Rocca S. Casciano, 1909, p. 356-357.
17
Source : MNHN, Paris
— 274 —
Rtssoelua vf.rwjcui.osa (Bertol.) J. Ag. in Ad. Ilolm. 184'
|). 7; Graieloupia verruculosa Kutz; Erinaeea Rissoana de No
La Rocca, rochers de la plage ; la Réserve, à fleur d’eau; i
Pierre longue ; Golfe-Juan, entrée du port; été.
Nitoimi vi.t.um uncinatum (Turn) J. Ag. Sp. II, p. 65 :
AglaophyLluni uncinatum Kütz. De nombreuses stations no -
velles observées ces temps derniers font supposer que l’espèr •
croit surtout sur les rhizomes des Zosté racées dans la zôi ■
moyenne et vers le large : Tradelière, rochers du Sécan
rochers des Moines au sud de l’Ue St-ilonorat.
N. venulosum Zanard. Icon. Phyc. Adriat. II, p. 33. — Croit
dans les mêmes conditions que l’espèce précédente mais béai -
coup plus rare; parfois rejeté par les mauvaises mers du prin¬
temps et de l’automne.
RôdmguezEula Straitorelui Schmitz in Rodr. datos Algol.
IV, p. 158; Cladhymenia Borne! i Rodr. ,• Sphœrococcus Palme! ni
car. subdivisa Kütz. Cannes, sortie du port grands fonds ne
60 à 80 m. draguée en novembre ; rare.
Pou y si chôma fruticuuosa i WullV Spreng. Syst. Vegi .
IV. p 350; l‘. Wulfeni i. Ag. — Cannes, côté Est de la Cn i-
sette, rochers de Peyrette, entre 2 et 3m. de fond, sur Cy -
toseira et autres supports. Espèce fréquente des rochers et i!e
toutes les anfractuosités depuis Antibes jusqu’à l'Estérel.
P. opaca (Ag.) Zanard. Syn. Alg. Adriat. p. 63 (synonymes
très nombreux). — Rochers de la côte et des Iles de Lérin-
fonds moyens.
P. Deubesii Solier in Ivütz. Sp. p. 829 (section Oligosi-
phonia). — lie Saint-Honorat, rochers des Moines, mai. A
l’inverse de quelques auteurs qui signalent cette plante dans
les fonds tranquilles, elle croît ici sur des écueils très expos s
en toute saison où s’est perdu le quatre-mât « Normandie » n
février 1875. Les frondes couvrent les rocs submergés à une
profondeur de moins d’un mètre et sont couvertes de tétrns-
pores dès le printemps.
P. sertularioides (Gratel.) J. Ag. Sp. II. 3. p. 969; P
dccipiens de Not. ; Ceramium sertularioides Suhr. — Ile Sainte-
Marguerite, rochers au pied du débarcadère et du Fort
Source MNHN Par :
\aiiban. Espèce longtemps classée au genre Cemmùim mais
iltinl la place réelle esl bien dans ce genre.
Rhytipiij.oka tingtoria (Cleni. ) Ag. Syst. p. JGO ; Rh.se-
n user isl.nl a J. Ag. — Sur loule la côte depuis le Golfe-Juan
jusqu'à l’Estérel, sur les pierres et les rochers, mais partout
rare ; rejeté en été.
Dasva AKBUscm.A (Dillw.) Ag. Sp. II. p. 121. — Rochers
■titre le C.oIfe-Juan et la côté Est de la Croisette, à la Peyrette,
" 1 111 ; environ .le profondeur ; la Réserve à 0 m. 50 seulement
1 habituellement recouvert de nomhi'euses Diatomées.
Lauhevcu l’invATiFiDA (Gmel.) Lamoiir. Var. Osmukdi
i Imel.) Kütz. Sp. p. 850. - Rochers à la pointe de h, Croisette,
assez rare.
Antithamnion prvgilissimum (Zanard) De Toni Svll. IV.
ii. 1408; -4. cruciatum (Ag.) Nâg. fonna fmgilis&ima Hauck. —
Cannes» filets des pêcheurs, au large du port; mai.
Bornetia secundiplgra (J. Ag.) Thuret in. Mém. Soc. Sc.
at. Cherb. III. p. 155. — Rochers de- la Pierre Longue entré
I et 2 m. de fonds; sortie du port sur les rocs submergés ;
parfois dans les filets des pécheurs; en été.
Sphondylothamnion multifidum (Huds.) Nag. Beitr. p.382;
Wrangelia multifida. J. Ag. — Cannes, Rochers submergées
' ar plusieurs mètres d’eau à la sortie du port, mai ; rare.
Callith am N f on GRANDE J. Ag. Al'h. mar. Med. p. 72. —
I spèce très voisine de 6’. granulation (Ducluz) Ag. — Sortie
a ■ la rade de Cannes dans les prairies de Zostéracées ; parfois
i i ns les filets des pêcheurs; été.
Spermothamnion uiregulare (J. Ag. Ardiss. Phyc. Med.
■ P- 304 5 Callilha/nnion ir régula rej. Ag. — Dans les mêmes
I ids que l’espèce précédente et souvent ramenée dans les filets
4e mai à septembre.
Ceramium Deubesïï Solier mser. in Kütz. Bol. Zeitung
,S/f7, P- 33- — Cannes anse de la Réserve sur Ulva Lactuca
'' ns les fonds relativement calmes, septembre.
C. ciRCiNATUM (Kiitz) J. Ag. Sp. Il, p. 126; Ilurmoceras
' nfluens Kütz. ; Trichoceras transcurrens Kütz. — Golfe Juan,
blets des pêcheurs, au large du port, mai.
Grateloupia dichotoma J. Ag. Alg. mar. Med. p. 103. -
Cannes, rochers au pied du phare el rocs à fleur d’eau, en face
la plage, printemps.
Cryptonemia Lactuca (Ag. .1. Ag. Sp. II. p. 227 ; C. loma-
tion Bertol. J. Ag. — Bras de mer entre l’IIe Sainte-Margue¬
rite et la Croisette, octobre.
Nia no c.u lo N reniforme (P. et R.) Zanard. Icon. Phyc.
Adriat. p. 157; Cortstantinea r en if or mis P. et B.,- Tridœn
folioso Menegh. — La Tradelière entre 80 et 100 m. de fond.
Espèce assez rare, parfois rejetée après de forts mauvai
temps.
Pkyssonnelia polymorpha (Zanard.) Schmitz in Falk. Mee-
resalg. Neap, p. 264. Filets des pêcheurs sur Vülalia volubilis.
Récolte publiée avec détails en son temps. (1).
Hiluenbrandtia prototypes Nardo in Isis 1834, p. 675 :
II. Mardi Zanard. ; //. sanguinea Kiitz. Ile Sainte-Ma rguerii
vers les rochers de la Tradelière sur un débris de coquille de
Pecten, par un fond de 100 m. environ ; mai.
Amphiroa rigida Lamour. l’olyp, flex. p. 207 ; Ilot Sainl-
Ferréol, rochers en bordure, été.
Mklobesia farinosa Lamour. Polyp. flex. p. 315. Anse de
la Croisette, bas fonds sur les feuilles des Zostéracées, sep
tembre.
Lttiiophyllüm pu stulatu m Fosl. Rev. Syst. of Melol .
p. 21 ; Dermatolithon pustulalum Fosl. ,• Melobesia pustulai i
Lamour. Pointe de la Croisette aux creux des rochers sur Ud. -
tea Desfontainïï, septembre.
L. expansum Ph.iL in Wiegni. Arch. III, p. 389; L. gigan-
teurn Zanard. Ile Sainte-Marguerite vers la Tradelière à 80 n .
de fond, juin.
Lithothamnion lichenoides (EU. et Sol.) Heydr. Meloi;-
p. 412. La Tradelière sur des pierres draguées dans un fond
de 100 m. environ en juillet.
L. Lenormandü (Aresch.) Fosl. Norw. Lithoth. p. 150.
(1) a. Raphûlis. Sur le Peyssonnelia polymorpha elc. in Bull. Soc. Bot. Fr.
t. XXII, 1922, p. 452.
Côte est de la Croisette, rochers *de la Peyrette sur des débris
calcaires entre 2 et 3 m. de fond ; mai.
Au total, une centaine au moins de stations nouvelles et
mi certain nombre d’espèces rares dont plusieurs signalées
pour la première fois dans la partie française de la Méditer-
■ ' née. D’ailleurs, cette liste déjà intéressante pourrait être
encore allongée car les récoltes se suivent de jour en jour.
!. 'étude systématique de la dispersion des espèces, poursuivie
depuis des années avec ardeur dans la région italienne est à
peine commencée chez nous. Quelques collections existent
disséminées dans les musées locaux, mais non inventoriées et
surtout manquant d’indications précises sur les circonstances
! ■ leur récolte. Il est difficile d’en tenir compte. D'un autre
lé, il semble évident à priori que beaucoup d’espèces signa-
! “s chez nos voisins doivent se retrouver chez nous, les
milieux étant sensiblement les mêmes. C’est un encouragement
à continuer.
Ceci pour la partie maritime. La région terrestre offre
;t ‘tant de sujets d’études, car malgré la perméabilité du sol en
nombreux points et la sécheresse relative de l’atmosphère
i 'rant une partie de l’année, il reste bien des coins inexplorés
a parcourir.
Floridées de France
par Gonlran HAMEL
A M. le Professeur Mangin e«
respectueusement dédié ce travail qu'i
a inspiré.
BANGIALES
Les anciens auteurs plaçaient ces algues parmi les Ulvacée
ii cause de la ressemblance des Porphyra et des Vives , Thuhi
et Bornet (1878) et, dernièrement, Ischik.uwa (1921), Sktchej
et Gardner (1920) ont rapproché les Bangiacées des Prasioh
auxquelles elles ressemblent, par leur structure aréolée, leur
chromatopores étoilés et la formation des spermaties qu
rappelle celle des aplanospores.
Thuret (in Le Jolis 1863), plaça les Pûrphyrées en tête de
Floridées; c’est également à cette place que les ont mises le
auteurs postérieurs, tout en marquant bien la différence qu
sépare les deux groupes.
Les Bangiales se distinguent des Floridées par leur crois¬
sance intercalaire, l’absence de pores entre les cellules, leur
chromatophores étoilés munis d’un pyrénoïde, la présence d
phyeoeyane avec la phycoérythrine et leurs spores douées d
mouvements amoeboides. On retrouve certains de ces carat
tores dans les A énialionales : la plupart des Cliantransia ont
des chromatophores à pyrénoides et Vffelmint/iorà diva rival '
possède des spores à mouvements amoeboides, ainsi que l’a
montré Thuret.
Les Bangiales se rapprochent des Floridées parla présence
de phycoérythrine, par leurs spermaties et par leurs spores de
deux sortes : les unes se développant après fécondation, les
Source MNHN. Pari
autres directement sans fécondation. Cependant les spermaties
ne se forment pas comme chez les Floridées et on n’aper¬
çoit pas de spermatanges (sauf chez les Erythrotrichia) ; le
trichogynè est réduit à une ébauche, une simple papille, et il
n'y a ni rameau carpogonial, ni gonimoblaste.
On a réuni dans ce groupe un Certain nombre d’algues
dont les organes reproducteurs sont souvent inconnus et qui
:■ présentent qu’un caractère commun : celui déposséder un
i liromatophore étoilé, pourvu d’un pyrénoide central; le genre
!'■:> rphyfopsis fait même exception.
La cellule contient un noyau pariétal. La chlorophylle est
h asquée par la présence de phycoérythrine et de phycocyane
r la couleur varie beaucoup, du rouge au jaune et au bleu,
passant par tous les intermédiaires.
Ces algues affectent les formes les plus variées; lilameuts
ni pies ou ramifiés, monosiphonés ou à articles pluricellulaires
é ) nt les cellules sont disposées dans un plan ou autour d'un
e, lames plus ou moins étalées.
La première observation sur les organes reproducteurs est
< ii Dekbks et Solibb (1856) qui reconnurent la présence de
ores et de cellules mâles dans le Bangia lutea. Puis Janc-
1 s k i 187.'!’, Reuske (1878), Tiiurkt et Bonnet (1878), préci-
- ont certains points touchant l’anatomie et les organes repro-
é i leurs des Porphyra et des Bangia. Mais le travail fonda-
u f ilial sur les Bangiacées est dù à Berthoj.d (1881 et 1882) qui
observa la fécondation des Porphyra , des Bangia et des
/ ulhro/richia , découvrit la présence des deux sortes de spores
et tudia leurs germinations
Iv. Rosenvinge (1906,1, reprit avec précision l’étude des
espèces danoises et proposa la classification suivante :
1. Bangiées. (ionidies provenant par division .(on aussi
suas division) d’une cellule-mère primitivement végétative.
Fronde filiforme . Bangia.
fronde aplatie . Porpuyiu.
J. Erythrotrichiées. (ionidies prove-
11 t de monosporanges spéciaux, séparés
— 280 —
par une paroi incurvée dans une cellule végé¬
tative.
Fronde dressée filiforme . Erythrotbichu.
Fronde d’abord en coussinet, puis vési-
culeuse, se déchirant et s’étalant en lame
mono stromatiqu e . Porphyropsis.
Fronde consistant en filaments rampants
ramifiés, plus ou moins confluant en un dis¬
que monostromatique . Erythrocladia.
Fronde consistant en un disque monos¬
tromatique parenchymateux. . . Erythropeltis.
3. Goniotrichiées. Gonidies formées
sans'division cellulaire.
Gonidies nues . Goniotrichum.
Gonidies pourvues d’une membrane
cellulaire . Asterocytis.
Les spores qui se forment sans fécondation préalable,
portent dans la littérature des noms différents. Berthold b,
appela « neutrale Sporen ». Schmitz et Oltmanns les nomiu -
vent « Monospolen ». Rosènvjnge, pour éviter toute confusion
a proposé le nom de « Gonidies ». Cependant Svedelu s ; 191
et Oltmanns (1922) ont employé de nouveau le terme de mono -
pore et Kylin (1922) a repris celui de « neutrale Spore ».
Bibliographie. — Dekbès et Solif.r, Mem. sur quelques points de a
physiologie des Algues. Paris, 1856. — Le Jolis. Liste des Algues mar. e
Cherbourg. 1863. — Janczewski. Etudes anatomiques sur les l’orphyra. (Ai. .1 .
des se. liai. 5 ser. T. 17). Paris, 1878. — Tiiuret. Etudes phycologiques. l’a
1878. — Reinkf. l’ber die Geschlechtspflanzen von Hangia fusco-purpui a
(Pringsheim Jahrb. XI). Leipzig 1878. — Berthold. Zur Kennlniss der Siplu -
neen und Bangiaeeen (Mittheil, Zool. Station zu Neapel. IL. Leipzig. 1882. -
Berthold. Die Bangiaeeen des Golfs von Neapel (Fauna und Flora, Mon a
VIH). Leipzig 1882. — Schmitz. Bangiales lin Engler uud Praull, Nalurl. Pflaa-
zenfam), Leipzig 1896. — Koldkiup Rosf.svince. Mar. Algae of Denmark. Pari
T. (Mem. Acad. Royale Sc. H Lell. de Danemark. 7 ser. I. Vil, n° 1) Cop' a-
hague 1909. — Sveuelius. Bangiales (In naturl. Pflanzenfam. Xachl.) Leip ig
1911. — Setchell aud G.vrdneii. Pliye. Contribution 1 (Univ. of Cal if. Public.
Vol. 7, n° 9). Berkeley 19211. — Ishikawa. Cytological studies on Phorph ra
tenera Kjellm. (Bot. Magaz. 35) Tokio 1921. — Oltmanns. Morpll. und Biol
der Algen. 2* Aufl. 2 r Baud. Iena 1922. — Kïlin. Uber Aie Enlwicklun;.-
geschichte der Bangiaeeen 1 \ rkiv 1. Bolanik. Bd. 17. X. 5| 1922.
Source . MNHN, Pari
— 281 —
ERYTHROTRICHIA
Areschoug (1850)
(Phyc. Scand. mar. p. 209.)
Areschoug créa le genre Erythrotrichia pour distinguer des
' ritables Bangia l’algue monosiphonée que, depuis Chauvin,
on nommait Bangia ceramicola : mais la formation si caracté¬
ristique des spores fut figurée pour la première fois dans les
algues de Cherbourg de Le Jolis (1863). C’est aux travaux clas-
siquesde Bertiiold i 1882) etde RosENviNGEflOOi») que je me repor¬
terai surtout pour l’étude des organes reproducteurs et, au point
de vue systématique, à la note importante de Batters (1896).
Les Erythrotrichia se présentent sous forme de filaments
simples ou ramifiés, ils sont tous monosiphonés à la base et
< allongent par croissance intercalaire, mais certaines espèces
présentent ensuite des divisions transversales de sorte que les
plantes adultes possèdent des articles pluricellulaires étalés en
lames ou à cellules disposées radialement autour d’un axe,
i mime on le voit dans un Bangia.
La formation de la spore, dans VE. carnea , s’opère de la
; on suivante, d après K. Rosenvinge. Cne cellule quelconque
1 i filament est coupée, à sa partie supérieure, par une cloison
lique à convexité dirigée vers le bas. Le noyau se divise,
] is le chromatophore se partage en deux parties inégales : la
p' as grande partie, avec un gros pyrénoide, va vers le haut,
1 mis que, dans la partie inférieure, le chromatophore reste
petit avec un pyrénoide minuscule et même indistinct aussitôt
l S la division. Il est probable, d’après Rosenvinge, que tout
f pyrénoide va dans la partie supérieure c’est-à-dire, le spo-
i mge) et qu’il s’en forme un nouveau dans la partie inférieure.
I "e ouverture se fait dans la membrane et la spore est mise en
fim-rté. La cellule végétative grossit alors, refoule la paroi du
sporange vide et reprend toute la place qu’elle occupait avant
8a 'li vision. La même cellule peut donner successivement plu-
s ars sporanges.
Les spores, d’après Bertold, sont douées de mouvements,
n’i:i|s elles n’ont pas de pseudopodes comme celles des Bangia
Source : MNHN, Paris
— 282
et des Porphyra ; elles restent sphériques et avancent et recu¬
lent, comme le font des Diatomées.
La reproduction sexuée a été découverte par Bkiithold (188:
et n’a encore été observée que par lui. Il a étudié la formation
des spermaties et des carpospores de VE. diseigera et il.-
VE. obscurci; il n’a vu que très rarement celles de VE. Bertholil
(—/'■■ ciliaris Berth.), jamais celles de VE. carnect ni de
VE. Boryunu.
Les spermaties sont formées de la même façon que h
spores. De petite cellules se séparent d’une cellule végétative
et le contenu est mis en liberté par une ouverture de la pan .
lise forme une spermatie par spermatange, mais chaque cellule-
mère peut vraisemblablement séparer plusieurs cellules-fille .
les unes après les autres. Certains filaments ne produisent qu
des spermaties ; d’autres donnent des spermaties et des oogone
Les spermaties sont de petites cellules nues, sphériques, avi
un noyau central, et dépourvues de tout mouvement.
Les oogones ne se distinguent en rien des cellules végéta¬
tive.. Après la fixation de la spermatie, les contenus des deux
cellules sont attirés l’un vers l’autre, la membrane s’amincit i i
ce point et il s’établit une communication entre les cellules. 1 .■
contenu de la spermatie pénètre dans l’oogone et la féconda ti< i
s’opère. Alors le protoplasme s’épaissit; de petites granul' -
d’amidon apparaissent et il se forme une seule ou peut-être dei -
carpospores.
Les Erythrotrichia sont tous épiphytes. Ils se distingue! I
des Bangia avec lesquels on a pu les confondre par la formata a
des spores et, à l’état végétatif, par l’absence de ces rhizoid s
descendants qu’émettent, dans les Bctiigui, les cellules inl -
Heures du thalle et qui cheminent à l’intérieur des parois.
Les spores germent de deux façons différentes, ce qui i
permis à Berthold de diviser le genre en deux groupes. Les
unes donnent directement un nouveau filament; les autres <
fixent solidement sur l'algue support, s’aplatissent et se divisent
par deux cloisons perpendiculaires; puis ces quatre cellules -c
cloisonnent à leur tour et donnent un thalle discoidc et mono -
tromatique qui s’accroit par division des cellules marginale-.
Source : MNHN, Pari
— 283 —
Les cellules de ce disque se divisent ensuite dans un autre
plan et émettent des liiaments dressés qui représentent
I /'. rythrotrichia tel que l’ont dessiné Montagne ou Harvey.
C'est Reinsch (1875) qui a le premier décrit et représenté un
1 1 1 aile discoide surmonté de ses filaments dans son Bangia
caespitosa .
Les cellules du disque peuvent produire des spores de la
i, me manière que les filaments et même, dans certaines con-
il lions, les filaments ne se développent pas; la plante reste à
i tut. de disque, particulièrement [à Naples, comme sur les côtes
i Pérou (M. Howe 191V] lorsque la plante est fixée sur un
( nlnphora ou un Chaetomorpha.
.1 ai p il observer dans VE. Borycina et VE. obscurci, la pré-
* ‘ce simultanée de disques sans filaments et de disques émet¬
tant des touffes épaisses de filaments dressés.
Scumitz 1896) a créé un genre nouveau, Eryihro peltis ,
d'après une préparation de l’ Erylhrolrichia discigera que lui
« '• donnée Berthold (Cf. M. Hoave en 1914) et qui ne conte-
n I que des thalles discoides sans filaments. Après sa diagnose
ü joute : Bisher nur eine Species ans detn Golf von Neapel.
/ discigera (E rythrotrichia discigera Berthold Schmitz.
Si la pensée de Scumitz était de créer un genre nouveau
P0;|r les Erylhrolrichia n’existant qu’à l’état de disque, ilsem-
I : qu’il aurait dû donner aussi un nom spécifique nouveau,
1 Beiithold dit bien que son E. discigera peut-être trouvé
si a I état de simple disque, soit composé d'un disque et de
li a lents dressés. Dès lors on né sait plus quel nom donner à
I dante qui se présente de cette dernière façon.
Mattehs 1900), lorsqu'il a étudié le véritable Bangia
| iris , d’après un échantillon authentique de Cahmichael, a
u * 1 1 u u <| ne cette algue possédait également une thalle discoide
el ,,s filaments dressés, et il a émis l’idée que Sciim'itz « over-
I' ed the fact that erecl filaments are présent in E. discigera
li ih. and Avas consequenllv mistaken in âupposirig the spéci¬
al ns on which he founded the genus Erythropeltis belonged ,
tu t lie same species as Berthold’s plant, thougli resembling it in
ma- \ particulars ». Batters trouva d’autre part sur un
Source : MNHN, Paris
— 284 —
Flustra des disques répondant absolument à la description de
l’ Erythropeltis Sckm et ne présentant jamais de filaments; 1
donna à cette algue le nom d 'Erythropeltis discigera Schi , .
var. Flustrae Batt.
Ainsi donc, d’après Batters, il faut conservera la plane
de Berthold son nom A' Erythrotriehia discigera ; et cet e
espèce ne diffère peut-être pas de Y E ciliaris (Garni.) Ba .
Quant au genre Erythropeltis. il ri’est plus représenté que p r
la var. Flustrae.
M. Howe (1914) qui a rencontré un Erythrotriehia à disqi
et à filaments dressés E. polymorpha Howe i sur la côte péri -
vienne, pense que si le caractère de présenter un thalle primai
discoide « is ever considered ofgeneric importance, the nan •
Erythropeltis will doubtless lie available for thisgeneric groi p
but species with and vvilhout basal dise are slill consider. i
congeneric in Acrochaetium ( Chantransia) and il isquite conce -
vable that l'orms of Erythrotriehia will bediscovered that won I
make the suggested generic ségrégation seem l'orced ai I
arbitra ry ». Toute la question serait à reprendre sur
vivant.
Dans le genre Erythroelàdia , les spores se forment cornu
dans les Erythrotriehia ; la plante n’est composée que de fi i
ments rampants plus ou moins longuement soudés, mais i e
formant pas de disque régulier.
Je diviserai, en suivant Berthold, le genre Erythrotrich «
en deux groupes :
A. Espèces ne possédant pas un lhalle primaire discoïde.
a. filaments simples.
1. filaments monosiphonés . E. carnea
2. filaments s élargissant de la base au sommet
où les arlicles sont composés de 4 à 8 cellules
disposées radialemenl, comme dans nu Bangia. E. Bevllwldt
b. filaments ramifiés.
1. filaments s'élar ' -s ici de la base au sommet;
algue parasite d'un Italfsia, sur les coquilles
de Patelle . E. U’eUvitschi-
2. filaments s'amincissant à la base et au sommet
épaissis dans la région moyenne et y montrant 3
ou 4 cellules par article . E. reflexu.
Source : MNHN. Paris
— 285 —
B. Espèces possédant un thalle primaire discoïde d'où
.s'élèvent des (ilameuls dressés,
a. filaments simples.
1. filaments monosiphonés à la base, montrant
ensuite des articles bicellulaires plus ou moins
nombreux . £. investiens.
2. filaments monosiphonés à la base, s'aplatis¬
sant en laïue monoslromalique rose, largement
éhilée . A. Bon/ina.
(Ici prennent place les E. ci lin ris (Carm.| Batt..
E. discigera Berth. et E. polymorpha Houe,
b. filaments ramifiés . /•'. ohscura .
I. — E. carnea (Dillw.i .1. Ag., Till A Ig, Syst., p. 15;
Confetti® carnea Dilhvyn, Brit. Conf. pl. 84 (1809).
Syn. — Conf. cerarnicola Lyngb. Ilydroph. Dan., p. 148
••11»;; Hangia ? cerarnicola Chattv. Rechere. sur l’org. de pins,
g -n. d’Alg., p, 28; Eryt. cerarnicola Aresclt. Pliyc. Scand.
in "'., |>. 209; Callithajnnion simplex Cronan FI. Finist. , p.
I i: Porphyra ceramicola Crouan Fl. Finistère., p. 132.
Icon. — Dillwyn, Br. Conf., pl. 84; Lyngbye, Hyd. Dan.,
pl- 48 ; Harvey, Phyc. Brit. pl. 317; Le Jolis Alg. Clierb., pl. 3;
Rosenvinge, Mar. Alg. Denm. fig. 8.
L’A . carne® est fixé aux algues par une cellule basale qui
1 ; l des expansions, niais les cellules voisines du filamentn’inter-
v': iment pas dans la fixation comme ou le voit dans les Bangiées.
Lr plante est composée uniquement d’un filament monosiphoné
n i ramifié, long de 3 à 8 cm. el large de 8 à 15 u; ILvlck indi-
'| 12 a 24 u poCtr l’algue de l’Adriatique, et Rosenvinge 16 à
2 - u. pour celle des côtes danoises. La longueur des cellules
' • beaucoup, de 1/2 à 2 fois le diamètre. Les cellules sont,
1 1 cr, plus courtes qne l'été, elles contiennent un ehromato-
pb i e étoilé avec un pyrénoide central et un petit noyau (fig. 1, 1).
La reproduction sexuée est inconnue. On n’a observé que la
1°' '"Dtion des spores qui a été exposée plus haut.
L’A carnea est toujours épiphyte. Il est rare, dit Le Jolis, en
beüüx échantillons, mais commun en filaments isolés; il est
pourpre à l’état frais, mais devient souvent rose par dessiccation.
Sur nos côtes occidentales, il a été recueilli de juin à
octobre ; à Naples, Bertiiold l’a observé toute l’année et surtout
Source : MNHN, Paris
— 286 —
en hiver et nu printemps; sur les côtes danoises, Rosenviv i:
l’a trouvé surtout dejuillet à septembre, mais aussi en novembre
et en janvier.
On le recueille assez communément à mi-marée dans les
flaques ou dans leo ruisseaux sableux. Cependant Rosenviv. k,
l’a dragué par 19 m. sur les côtes danoises et van Gooh par
8 m. dans le port de Nieinvediep. C'est par dragages aussi que
les frères Chouan ont recueilli leur Porphyra ceramicola (Lyngb
— 287 —
O. var. vertebrata , qui semble n’être qu’une forme de cette
espèce assez polymorphe.
Distr. géogr. — Boulogne (Leblond, sur Polysiplionia nigrescens, fin
jiiitii: Calvados (Chauvin); Arromanchks ( Lenormand , sur P. uigrescensi:
Sunt-VaAst ; Thuret, rigoles des liuil 1ères, sur C. rubrurn, 1). dichoma, Si.
iliizodes, C. tnullifida); Cherbourg ! Le Jolis. Alg. Clierb. n" 249, sur C. muHi-
lida, été; Lloyd , Alg. Oursin'' 45” , sur P. nigrescens. à mi-marée; Thuret et
Knrnei. août, sepl. sur P. nigrescens! ; Saint-Mai.o I Thuret , sur P. uigrescensi
Brest ( C rouan , Alg. Finist. n« 113 (Oallil. Simplex) sur les feuilles de la
/...■stère, le Solenia compressa, été; C rouan, in ftesmazières , PI. cr. Fr. 3" série
u -Il (C. simplex); Guéthauv ( Thuret et Bornai , sur L. viscida).
Tanger (Schousboe , sur L. distenta. Alg. Scliousb. n" 200) .
Signalé sur nos côtes de Provence, mais confondu souvent avec l'E investiras
2. — E. Bertholdii Batters Jour, of Bot. 38. p. 375 (1900);
ciliaris Bert. Bangiaceen, p. 25; Bangia ciliaris Crouan,
non Carm.
Bertholo recueillit à Naples un Erylkrotrichia qu’il
appela E. ciliaris Thur. et décrivit ainsi : « Fâden einzeln,
s hlank, bis I cm. lang, gewôhnlich oben vier, an alteren
l'aden auch acht Zellen auf dent Querschnilt. Zellen etwas
I Ailier wie bei E. carnea. Schôn roth oder gelblich. Gemein
auf Sargassum und Cysloseira ab rota ni folia dicht a tu Niveau,
in den Sommermonaten seltener ». H le rangeait avec VE.
carnea dans son premier groupe ; les E. sans thalle diseoide.
Batters* en examinant un échantillon authentique du
/ . ciliaris Garni, s’aperçut que cette algue possédait un disque
iiionostrotnatiqiie et rentrait dans le deuxième groupe de
Berthold, à côté de YE. discigera ; peut-être même, suivant lui,
les deux plantes appartiennent-elles à la même espèce, mais la
diagnose très courte de Bkutholu, ne permet pas de résoudre
1; problème. Batters donna à VE. ciliaris Bert. le nom d’E
l‘< rtholdii, et rapporta à cette nouvelle espèce une algue
recueillie aux îles Scilly, sur Zostère. « The cylindrical lila-
rnents, dit-il, are very slender below, gradually tapering from
10-12 ij. at the base te a width of 60-70 g. in the widest part. A
t mis verse section of the upper part of the frond shows 4-8 cells
radialy arranged. Each individual lilament is attached singly to
the Zostera leaf by its slightly expanded basal cell. In many
Source : MNHN, Paris
— 288 —
respect the plant resembles to a Bangia , but the spores an-
formed exactlv as in the other species of Eryihrolric/i ia .
Les frères Chouan ont distribué un Bangia ciliaris Carin.
nommé plus tard dans la Fl. du Finist. p. 132 : Porphyra cili
ris (Garni. Cr. J'ai recueilli la même plante dans la Rance, i
Sainl-Suliac ; j’ai vainement cherché, tant sur l’échantillon c ■
Chouan que sur la plante de Sainl-Suliac, les disques d't. i
moins 50 u. signalés par B.atters dans les exemplaires de Carmî-
cuael. Les lilamenls des plantes françaises sont fixées par leur
cellule basale, mais ils sont si nombreux et si serrés sur le
bord des feuilles de Zostère qu'ils semblent soudés entre eu:
Vers la base, le filament est monosiphoné, large de 8 à 15 p.
11 peut rester assez longtemps ainsi, puis les cellules se divi¬
sent longitudinalement comme dans un Bangia ; il peut
atteindre une longueur de 3 cm et un diamètre, de 60 p. C’est à
VE. Bertholdii que je crois devoir rapporter le B. ciliaris C.
qui forme une frange sur le bord des feuilles de Zostère, eu
compagnie du Ckantransid virgatula (fig. I, 3). Cette détermi¬
nation devrait toutefois être confirmée par l’étude d’échanti1-
lons de Berthold et de Carmiçhael.
C’est également à VE. Bertholdii que s’applique la descrip¬
tion du B. ciliaris faite par J. Agardh (1883).
C’est la même plante que Welwitsch a distribué dans son
Phycotheca lusitana sous le nom de Bangia Tavaresian :.
L’échantillon conservé dans l’herbier G. Thuret porte ces
indications : « Ad fol. Zosterae marinae in Oceano atlantico,
prope Setubal. Yere. Viva omnino viridis, exsiccata démuni
colore violacea tingitur. »
Dist. géogr. — Saint-Sumac (dans la Rance, sur feuilles de Zoslè
sept.!) ; Brest [Crouan. Alg. Finist. n°392, sur diverses algues et les feuilles de
Zostère; Crouan in Desmazières. PI, cr. France, III n° 466); Morbihan l'fliui (
et Bornet, sur Zostère, août).
3. — E. reflexa (Cr.) Thur. in lierb., Bangia reflexa Cr.,
Alg. Finist. n° 394 ; Porphyra reflexa Cr. Fl. Finist. p. 132.
Icon. Crouan, Fl. Finist. pl. 10, n. 73.
Voici la diagnose que les frères Crouan donnent pour leur
P. reflexa :
Source : MNHN, Pari!
289 —
Racine discoïde incolore, fronde de 2 mm. et plus de lon¬
gueur, violacée, rameuse, recourbée en demi-cercle ou en
hameçon ; ramules près de la base, simples, atténués, alternes
ou opposés, légèrement incurvés, chromule en série de 2 à \
granules.
Dans l’échantillon de Crouan que j’ai étudié, les filaments
sont monosiphonés et atténués aux deux extrémités ; le dia¬
mètre est de 10 p. à la base, de 35 a dans la région médiane et
de 15 [A à l’extrémité. Les rameaux s’élèvent vers la base du
filament qui se renfle très vite et présente alors deux ou trois
cellules par article, puis s’amincit progressivement en se
recourbant (fi g. 1,4).
Dist. géogr. — Luc [P. A. Dangeard, novembre) ; Cherbourg ( Thurel ,
h .ms les rigoles des rochers, il mi-marée, déc. | : Brest ( Crouan , Alg. Finis!,
n. .194, sur la fronde du Fucus ballicus. Kervallon et dans une petite crique,
près la Villeneuve, print. rare) ; Biarritz [Thurel, sur Coralline et Pteros. com-
E. obscurci Bert. — Haück a signalé le B. reflexa dans
l’Adriatique (Meeresalgen, p. 22). J’ai pu étudier la plante
qu’il désignait ainsi, grâce à un échantillon conservé dans l’her-
l'ier Thuret et récolté par H.yuck lui-même à Trieste, sur le
Pierocladia capillacea. Cette algue appartient au deuxième
groupe de Berthold. On rencontre de simples disques plus
ou moins régulièrement circulaires et d’autres pourvus de leurs
filaments dressés, longs d’environ 2 mm. Ces filaments sont
V! lacés, monosiphonés à la base et larges de 10 à 14 y. ; ils s’élar¬
gi sent ensuite jusqu’à leur extrémité, montrant 2, puis 4 cel-
1 'es. Assez souvent, vers la base, un rameau est émis. (fig. II, 2).
Il est certain que cette algue n’est pas VE. reflexa (Cr.)
L or., puisqu’elle possède un thalle primaire discoide. D’au¬
tre part, la seule algue de ce groupe qui soit ramifiée, est
\'E. obscura Berth. La description qu’en donne Berthold, cor¬
respond d’ailleurs entièrement à celle énoncée ci-dessus ; la
seule différence se trouverait dans la couleur. Berthold décrit
sa plante comme « schwârzlich » et, à cause de cela, il l’a
nommée obscura ; celle de Hauck est violacée. Je ne crois
pas que cette légère différence puisse empêcher de les considé¬
rer comme une seule et même espèce.
18
Source : MNHN. Paris
— 290 —
4. — E. Welwitschi (Rupr.) Batters- Cal. Brit. Mar. A i _
p. 55 ; Cruoria Wehvitschi Rnprecht, Alg. Ochot. p 332(1.850 :
Callilhamnion lepadicola J. Ag., Epier, p. 12 (1876) ; RhotL>-
chorton lepadicola (Welw.) De Toiii, Syll., p. 1517. Additam,
pp. 529 et 584.
Pijr, II. — 1. E. lioryana. Trois aspects d'un même filament : un
tlialle primaire d/scoide ne présentant pas de filaments dressés.
2. E. obscura. Base ramifiée et sommet d'un filament. — 3. E.
Welwtchi. Parasite d’un Ralfsia ; 2 modes de ramification.
Icon. Rupbecht, loc. cit. Tab. 18, fig. 1.
Parmi les Erythrotriclna de l’herbier G. Tiiuret, se trouve
une chemise ne portant pas de nom spécifique et contenant des
Source : MNHN, Pari:
— 291
coquilles de Patelles couvertes d’i
• . . 1 gazon rouge vineux, sem¬
blable à celui que forme le Rhodockorlon Rothii. Un échan¬
tillon est étiqueté « Welmlsch-Iter lusilariicum » ; Thuret a
ajouté : donné par M F. Wei.yvitscb, 1851. D’autres échantil¬
lons semblables ont été recueillis par M. Sauvageau à Biarritz,
l 'Uéthary, et en Espagne (Candas, Yillasellan, en octobre ; La
Corogne, nov.). Une coupe m’a permis de constater; qu’en réa-
üo les coquilles sont revêtues de croûtes de Ralfsia et que le
gazon est formé par un Erythrolnchia, parasite du Ralfsia.
I.a comparaison avec les descriptions de Ruprecht et de
.1. Agardh ne laisse aucun doute sur l’identité de cette algue
avec le Cruoria Welwitschi et le Callilhanmion lepadicola, que
Batters a rattaches al genre Erythrotrichia.
I. algue est fixée par un rhizoïde qui pénètre profondément
dans la couche supérieure formée par les filaments dressés du
ha if sia . Extérieurement, le filament de VErythrotriehia est
d'abord simple, mais il se ramifie bientôt et plus abondamment
que les autres espèces. Les rameaux sont unilatéraux, émis
successivement du même point du thalle ou échelonnés dans
un plan. Le filament principal est haut d’environ 300 p ; à la
base, il a 10 à 12 p de largeur, au sommet il atteint 35 à 40 u
/J- (l aPrès E ce recht). A cet endroit, il peut présenter deux
a quatre cellules par article ; partout ailleurs il reste mono-
siplioné, ainsi que les rameaux (fig. II, 3).
Dist. géogr. - Biarritz, Guéthahy (Saumgeau, juillet, août).
Signalé par Batters (1902) à Swanacb e
5- — E. investiens (Zanard,) Bornet, Alg. Schousb. p. 260 ;
Bangia investiens Zanardini, Notizie cell. rnar. Yen. p. 68
J::47) ; Bangia caespitosa Reinsch, Contr. Algol, et Funaol
p 44 (1875;.
Icon. Zanard. loc. cit. fig. 1 ; Reinsch, loc. cit ni 21
fig- 2. 1
Bornet qui a rattaché au genre Erythrotrichia le Bangia
mvestiens Zanard., en donne la description suivante : « Par
1 aspect, la couleur et la structure, cette espèce se rapproche
fie 1 E. carnea ; elle s’en distingue parce que ses articles sont
souvent composés de deux cellules au lieu d’être simples. On
Source : MNHN, Paris
— 292 —
voit fréquemment les filaments âgés hérissés de ramules pro.
venant de la germination de spores qui ne sont pas sorties de
leur cellule. »
Cette plante est surtout bien développée dans l’Adriatique ;
les échantillons y atteignent 3 ou 4 cm. Les filaments sont sim¬
ples et s’élèvent en touffes denses, ce qui fait supposer, ainsi
que l’a écrit Berthold, l’existence d’un thalle primaire discoide
Je n’ai pas observé de disques isolés, mais les filaments soc:
si serrés et soudés entre eux par leurs cellules basales que j <u
cru devoir classer cette plante dans le deuxième groupe.
Les filaments sont larges de 8 à 12 fi. à la Base qui est tou¬
jours monosiphonée ; ils atteignent plus haut 25 à 30 fi de
diamètre. On trouve des filaments presqu’entièrement mono-
siphonés, avec un ou deux articles bicelluiaires vers le haut
d’autres, mélangés aux premiers, sont au contraire composes
en grande partie d’articles a deux cellules cote a côte. La li^
I 2 représente deux filaments de la même touffe (recueilli
par E. Leblond, à Ajaccio).
Ce qui rend la détermination des Erythrotnchia assez
incertaine, c’est que plusieurs d’entre eux (E. Bertholih ,
E. Boryana ) passent, dans leur développement, par un stade
« investiens ». Le filament jeune est monosiphoné, puis les
articles deviennent bicelluiaires; si on a recueilli une [ilan
jeune à ce stade, on la détermine E. investiens. D’autre par
l’fi. investiens passe par un stade « carnen », où les filaments
sont monosiphonés.
Le Bangia caespitosa (in Sphacellaria in Corallina office
nali crescente ; Mare mediterran Gallia) décrit et dessiné par
Reinsch doit être rapporté à VE. investiens et non a 1 h. carne a,
comme l’a fait De Tom (Syll, p. 25).
Dist. geogr. — Sas Yiceste de la Barquera (Sauva geau).
Marseille ( Schousboe . Alg. Schousb. n° 201. semel tantum, copiose vero
legi inter Altça* circa Massiliam detractas rnense maio 1820, dense obvestieus
ramulos superiores Fuci barbali). Casses ( Raphelis ).
Ajaccio ( Leblond , sur Cystoseira, déc.)
(A suivre).
Source : MNHN, Pari ;
par Contran HAMEL
II. — Breviarticulateae. — Filaments de (175)-200 à 300-
',00) (J. ; ramules de (125)-150 à 250-(350) a. Articles courts,
même les inférieurs et présentant des constrictions nettes au
niveau des cloisons.
A) Rameaux et ramules opposés . . 5. G. rectangularis .
tt\ Rameaux el ramules rarement opposés .
« I Plaute vert clair ; filaments ayant habituelle¬
ment de 250 à 300 p .de diamètre ; articles des
ramules très courts, presque globuleux . ... 4. C. Hutchinsiae.
h | Plaute verl foncé ; filaments ayant habituelle¬
ment de 200 à 250 p de diamètre ; articles plus
allongés.
1) Algue méditerranéenne . 3 . C. catenata.
2) Algue de la Manche et de l’Océan . 6 . C. Macallana.
3. — Cladophora catenata (Ag-i Hauck, Meeresalgen p.
451 ; Confervci catenata Agardh, Syst. Alg. p. 119.
Svn. — Cl. proliféra y flarcida Iviitz. in Ilohenacker
Mceresalg. n° 4(0, Sp. Alg. p. 390.
Le CL proliféra el le Cl. catenata ont été souvent confondus.
Dans l’herbier Tiiuret se trouve la note suivante, de la main
BOHNET : « Un échantillon nommé Confen>a proliféra Itoth
mari médit.) a été donné par Mertens à Bory, c’est bien la
l iante qu’on nomme ainsi maintenant. Un autre exemplaire
provenant de Mertens et portantle même noinde Conf. proliféra
Ibitli (e mari méditerranéo) dillère du précédent. Mertens a
inscrit en synonyme sur l’éliq nette Conf. catenata Drap. W.ulf.,
cl en effet c’est bien le Clad. catenata des auteurs actuels. »
« D’autre part le Conf. catenata Draparnaud (e spec. authent.)
n’est pas le même que le Conf. catenata Roth dont l’herbier
".<>ry renferme deux exemplaires reçus de Mertens. L’un porte
l’inscription : " Specimen a cel. Rolhio descriptum ». C’est un
simple rameau long de deux centimètres ; je ne sais pas à
— 294 —
quelle espèce le rattacher ; l’autre est très vraisemblablement
un jeune Clacl. utriculosa. »
Ajoutons que De Caxdolle donna au Cl. proliféra le nom de
Ceramium catenaturn (Fl. franc., 2, p. 42), puis de Conferva
catenata (Bot. gai., p. 980). C. Agardh différencia nettement les
deux espèces ; J. Agardh aussi distinguait bien les deux algues,
ainsi que le montrent deux échantillons authentiques conservés
dans l’herbier Montagne. Kützïng, au contraire, fit du Cl. cate¬
nata une simple variété du Cl. proliféra.
Cette algue (PI. V) forme des touffes compactes de 4 à
10 cm. vert foncé, devenant parfois légèrement jaunâtres.
Du séchant, les échantillons deviennent soyeux (filis exsicca-
tione nitentibus. dit C. Agardh) et conservent leur couleur
verte; ils ne deviennent jamais brunâtres comme ceux du
Cl. proliféra.
Les filaments sont raides, droits, très ramifiés et se divisent
d'abord dichotomiquement ; cette dichotomie n’est qu’appa¬
rente: il n’y a pas de dichotomie vraie chez les Cladophora ;
les rameaux, pourvus de ramilles alternes (souvent unilatéraux*
sont serrés contre le filament, ce qui donne à cette algue
l’aspect du Cl. rupestris dont elle rappelle souvent la couleur,
mais dont elle diffère par ses filaments plus épais, ses articles
resserrés aux articulations et ses membranes minces. Les
articles supérieurs présentent des constrictions nettes au niveau
des cloisons ; ceux des filaments ont de (l75)-200 à 250-(300) p. :
ceux des ramules ont de (I50)-180 à 225-(25Û) u. ; ils sont de
2 à 6 fois plus longs que le diamètre.
A la base, les articles ne s’allongent pas comme dans le
Longiarticulateae ; il n’y a plus de constrictions au niveau des
cloisons ; les membranes s’épaississent ; les cloisons dispa¬
raissent même parfois et on peut constater le phénomène
curieux signalé par K. Rosknvinge de la descente du contenu
cellulaire dans les articles inférieurs.
Le Cl. catenata n’a pas été signalé en dehors de la Médi¬
terranée oii on peut le recueillir dans le creux des rochers,
mêlé au Cl. proliféra Bornet et Flahaull; ; on l’y rencontre
toute l’année et il est parfois épiphyte.
Source MNHN. Parii
— 295 —
Dist. géogr. Cette (Dmpamattd I: Marseille i.Schousboe) : Antibes
I Tliuret ét Borne!) ; Niçe (Tfi'sso. ./. Agardh); Vii.i.afhanca t Slraffbrello, in Erb.
crill. liai. II n° 1484, sugli scogli a lîor d'acqua).
Ciivi (Soleirol) : Ajaccio (Leblond/.
Non signalé en Afrique du Nord.
Exsicc. — Phylc. univ. n° 572 (Cl. trirhotoma Kiilz. Porlo-Mauriziol ; Mar-
eucci, Un. ilin. crypt. 1866. ti" XXXII (Cl. proliféra ICiilz.. Cagliari! : ffohe-
nacker. Meeresalg. u» 460 (Cl. proliféra var. flacr.ida Kutz. ipse, Genuat ;
Ilahenliorsi, Alg. Europa's, n" 1293 (S. Giuliano presso Genova, leg. Ardis-
4. — Cladophora Hutchinsiae (Dilw.i Ivütz., Phyc. germ.,
|i. 210 ; Conferva Hutchinsiae Dillwyn, Brit. Conf. tab. 109.
Syn. — Conf. diffusa Dillw., ihitl tab. 21 ; Conf. distans
A : A Syst. p. 129; Conf. Rissoana Mont, e sp. auth. ; Cl. alysôi-
dm Menegh., Giorn. bot. i ta 1 . , p. 305 ; Cl. hormocladia Kiitz.,
^|iec. Alg., p. 391.
Icon. — Dillwyn, Brit. Conf'., tab. 21 {Conf. diffusa ), tab.
I" ■' Conf. Hutchinsiae ) ; Kut/.ing, Tab. Phyc., III, 87 (Cl. llut-
chinsiae, Cl. allyssoidca, Cl. hormocladia), 111,88 (Cl. diffusa) :
Source : MNHN, Paris
Harvey, Phyc. brit.. PI. 124 (Cl. Hutchinsiae), Pl. 130 (Cl. dif¬
fusa).
Le Cl. Hutchinsiae forme des touffes hautes de 3 à 40 cm.
Les filaments sont vert foncé à la base, mais, plus haut, leur
couleur pâlit et ils deviennent vert jaunâtre, paraissant même
blanchâtres dans l’eau. Les articles des ramules présentent en
général des constrictions nettes au niveau des cloisons ; ce*
Fig. 2. — Cl. Hutchinsiae (Dillw.) Ivütz.
A. f. distans. — B. f. pectinata.
constrictions sont moins nettes ou peuvent manquer dans les
filaments.
Les filaments, assez rigides, sont épais de (200) -250 à 300-
(400) p.et l’épaisseur des ramules varie de ( l25)-200 à 250~(350) u.
Les articles sont de 2 à 4 fois plus longs que le diamètre.
— 297 —
Cette espèce est bien caractérisée par le diamètre de ses
articles, leur faible longueur et par la disposition spéciales des
courts ramules.
Ce Cladophora se présente sous des aspects très diffé¬
rents. Thuret (in Le Jolis, Alg. mar. Cherbourg, p. 62) a mon¬
tré que le Cl. diffusa de Harvey ne paraissait pas pouvoir être
séparé du type, même à titre de variété. On peut distinguer
4 formes :
a. genuina. Cette forme est bien ramifiée ; elle est raide
d’allure et supporte des rameaux pourvus de ramules, comme
le montre la PI. 124 de Harvey.
S. hormocladia. Au lieu d’être raides coinqie dans la forme
précédente, les ramules s’infléchissent gracieusement (fig. I).
y. distans. Cette forme, beaucoup moins ramifiée que la
précédentes, présente de longs rameaux raides complètement
dépourvus de ramules. (fig. 2 A).
o\ pectinata. Les rameaux sont ici garnis, à chaque article,
de ramules composés d’une seule cellule, qui décrivent des
spirales irrégulières (fig. 2 B).
Les zoospores s’observent fréquemment et toute l’année ;
car cette algue peut être recueillie à chaque saison, à basse
mer, sur les rochers, sur les tubes d’Annélides ou même sur
d'autres algues.
Dist. géog. — Signalé par Debray au Gris-Nez, à Wimerf.ux et sur toutes
s côtes de la Seine-Inférieure, par Chemin b Luc; Saint-Vaast I Thuret el
Bornet); Gatteville I Thuret et Bornet. Pelvet) ; Fermanville tLebel) \ Chehbouro
i Thuret et Bornet , Le , lotit. Alg. Cherb. n" 203). ; Saint-Malo fdans une flaque,
Brest [Le Dantec ) ; Belle-Ile et Morbihan [Lloyd, Alg. Ouest n» 269, para-
•ile dans les flaques d’eau pure et sur les rochers, à marée basse) ; La Rochelle
I Chevallier) ; Biarritz ( Thuret el Bornet, liosenvinge).
Marseille IScliousboe) : Cannes (Thuret et Bornet ): Antibes (Thuret et
Bornet) : Nice tltisso, Conf. Rissoana Mont.).
Alger (Debray, in Phyk. univ. n" 571) ; Tenez (de Marsilly).
Exsicc. — Wyatt. Alg. Danm. u° 144 t C. diffusa, Torbay, ralher rare),
226 (C. Hutchinsiaei ; V/, ('alla, Alg. Hibern. n° 28 fRoundslone Bay) : Maté
' Schramm, Alg. Guad, n' 1192.
(à suivre)
BIBLIOGRAPHIE
Tous les travaux algologiques adressés à la Direction seront analysés ici-,
a/in d’assurer à celte bibliographie la régularité nécessaire, les auteurs soin
instamment priés d’envoyer leurs publications le plus rapidement possible.
Tes diagnoses des espèces et variétés nouvelles sont reproduites dans U,
langue employée par leurs auteurs.
MYXOPHYCÉES
[ci' N» 145]
105. Denis M. el Frémy P. — Une nouvelle Cyanophyeéi
hétérocystée Anabaena Yiguieri [Bull. Soc. Linn. Normandie
Ie série, 6. pp. 122-125, 1 pl. , Caen, 1923).
Celle algue, dont voici la diagnose, formait une fleur d’eau sur l’étang du
Huelgoal.
Anabaena Viguieri nov. sp. (seetio Trichormus Rails). — Trichomata libéra,
inter varias algas natantia. aequalia, recta, pallide aeruginaea . Vaginv
■inconspicua. Articuli vulgo dolioliformes, rarius elliptici, ti ad 7 y. crassi. 't ad
8,5 p. longi, geniculis constricti. protoplasmate granit loso farcti. Héterocystac
spliaericae, aut Jeviter sphaerico-compressae, aequicrassae ac articuli nul pauh
minus crassae, numquam illis crassiores. Sporae sulitariae, heterocyslis nui
contiguae et ab illis inequaliter remota e, eUipticae aut ovales cuni e pis pur o
laevi, lira lino aut pallidissime fuscescente, IJ ad II! y. crassae, usque ad 17
longae, materia grosse granulosa plenae.
//ali. In slagno prope .« Huelgoal )• i Finistère! Galliae, libéré natans. Di>
20 a Augusli anno 1921.
L’A. Viguieri se rapproche surtoul des A. variàbilis Kfitz. el A. planche
nica Brunth. — M. Denis.
100. Elenkin E. E. — O dvukh vidakh Chrooooecaceae i/
Olonetzkoi gub. [De Chroococcacearum duabus speciebus e
gub. Olonetzkensi]. (NoluUte stj.sl. ex I/isl. Cn/pl. Horli Bol.
Petropolitnni' 2, 2, pp. 20-2 5 . Petrograd 1923 [en russe]).
l.’A, décril d’abord une nouvelle -variélé du Chroococcus fiélve tiens.
Chroococcus helveticus Naeg. var. consociato-dispersus var. nov. -
Cellulis sphaericis, 7, 6-9,2 y diam. t sine membrana). 8.6-10,2 y. feam mem-
brana), 8-27, rarius 2-8 in familias consociatis, sed in muco vix visibili, spliur
rico vel amorpho 30-100 y lato dispersis, spatilis intercellularibus 10-15 y
Source : MNHN. Par
— 299 —
membrane iènuissima aegre conspicua. achromatica, 0,5-0. 6 jj. crassa circum-
datis. content a intense aeruginoso. Hab. In lacu Segosero.
Obs. Haec varietas cum f. majore Lagerh. (in Wittr. et Nordst.. Alg. exs.
b° 1547) raagnitudine cellularum congruit, sed cellulis mullis in familias amplas
disperse, spatio inlermedio magno intense interjecto. aggregatis, bene ab es
et specie typica distinguitur.
L A. signale ensuite qu il a observé des mouvements propres chez le
Sxnechococcus crassus Arch., ce qui confirme les observations de Perfiliev sur
plusieurs espèces de ce genre. — P. Allonge.
107. Gauthier-Lièvre Mad. H - Schizophycées littorales
de la petite Syrte (Tunisie) récoltées par M. Seurat au cours de
ses derniers voyages (1922-1923). (Bull. Soc. Hist. Nat. Afrique
Nord, 15, pp. 129-130, Alger, 1924.)
I rois Schizophycées, toutes trois nouvelles pour la flore algologique de
1 Afrique du Nord, t.yngbya aestuarii Liebman, Microcoleus chlhonoplastes.
Thuret M. tenerrimus Gom. lorment sur les plages sableuses de la petite Syrte
'f s bandes souvent très larges (pouvant atteindre 25 m.l et stratifiées ; les
• "dations de température et de salinité auxquelles sont soumises ces algues
i 'erminent des modifications de structure diverses (raccourcissement des
!Mchomes, plus grande épaisseur des gaines). — P. Allonge.
FLAGELLÉS
108. Oye P. van. — Note sur l’Euglena acus Ehrenb.
[Bull. Soc. Royale Bol. de Belgique , 56, fasc. 2,9 p., 4 fig.,
liruxelles, 1924).
L'A. ayant fait une récolte abondante d Euglena acus dans un étang du
Congo et mesuré de nombreux exemplaires, les résultats en sout donnes dans
1 1 tableau. Comparant ensuite ses mensurations avec celles fournies par la
littérature, il conclut à la nou existence des variétés minor Hansgirg et rigida
f ilmer qui ne seraient, à son avis, que des stades de l'évolution de 1 ' Euglena
", "s Ehrenb. L 'Euglena acutissima Lcniin. — dont les dimensions rentrent
d 'us le cadre de Y Euglena acus Ehrenb. emeud. van Oye — passe dans la
synonymie d E. acus. Quatre figures et une diagnose nouvelle, élargie de
I ’ nglena acus Ehrenb. terminent ce travail. — G. Deflandre.
109. Pascher A. — Über die morphologisehe Entwicklung
lu Algen. (Ber. D. Bot. Ges. 42, 1924, p. 148-155.)
Dans toutes divisions des Flagellés se forme uu état immobile et lixé,
1 "1 la durée devient peu à peu plus longue, jusqu’à ce que le stade mobile
' t’ ‘ les algues soit Seulement représenté par les zoospores et celles-ci devien-
ll('"l des aulospores quand elles ne quittent pas aussitôt la cellule-mère. Chez
b's algues qui forment des rangées de cellules la direction de la division de la
spore est modifiée jusqu’à 90°. mais toujours la cellule des algues se divise
encore à la manière de deux autospores, qui se forment dans l’intérieur de la
Source : MNHN, Paris
— 300 —
cellule-mère et par là les membranes montrent des couches, dont les extérieur
renferment plusieurs cellules. — Van Goor.
PÈRIDINIENS
110. Huber-Pestalozzi und G. Nipkow F. — Experimen-
telle Untersuchungen über Entwickltmg und Formbildung vo ,
Ceratium Hirundinella O. F. Müller Flora, [116, 114-215, 2)
fig., Iéna 1923.
Comme la plupart des organismes planctdniques, le Ceratium Hirunc-
nella n'avait pu jusqu'à présent être cultivé avec succès : en partant des indi¬
vidus enkystés et non pas des individus libres, nageant, les auteurs ont .obtenu
de nombreuses cultures, très prospères et durables qui leur ont permis d’en¬
treprendre toute une série de recherches expérimentales sur l'influence des
divers facteurs physico-chimiques sur le développement et la morphologie J
cet organisme. Les kystes qui ont servi de point de départ aux cultures ont été
prélevés dans le sapropèle stratifié du lac de Zurich, à des profondeurs
100 à 140 m. L'alternance des Couches vaseuses saisonnières diverseme
colorées a permis aux auteurs d’opérer avec des kystes d'âge connu et par
conséquent avec un matériel homogène. Les A. ont pu tout d'abord suivre n
détail la germination du kyste, la sortie du jeune Ceratium qui passe d’abo:
par un stade Gymnodinium : l'organisme. Gyninoceratium. reste environ de
heures à re stade pour passer ensuite au stade Preceratium durant lequel ’l
acquiert ses prolongements caractéristiques et sa carapace cellulosique. Ce
stade dure environ 6 heures, à la T” de 18°. Le stade Ceratium est ont 1
atteint et l'individu est alors capable de se diviser. Ces recherches ont
d’ailleurs été publiées en détail.
Les A. ont successivement étudié l'influence de la température, de
lumière et de diverses substances. L’optimum thermique pour la germinatif j
est 21-24", plus élevé que l'optimum du développement morphologique normal
(15-20°) ; le minimum est de 4-5°. En général, les basses températures ralen¬
tissent la germination |par ex. 4 semaines entre 4 et 7" au lieu de 36 heures .i
23-24°). Au-dessous de 7-0°. les individus ont une forme trapue qui rappel
celle du Ceratium cornutum, espèce "des eaux froides. A noter aussi qu’à rrs
basses températures les individus anormaux diminuent en nombre : c’est vi -
18° que leur nombre est le plus bas (1 à 3 u seulement!. Au delà de 23° 1 '
individus anormaux réapparaissent en abondance (62 „/° entre 28 et 30°) t au-
delà de 35°, toute germination cesse. Le nombre d individus anormaux perm I
donc d’apprécier les conditions biologiques du milieu (standard d’anomalie).
Les cultures en lumières colorées ont donné les résultats suivants : tandis
que les anomalies sont seulement de 2 % à la lumière du jour, elles sont de
15 °/0 à la lumière rouge et de 8f à la lumière bleue à 18°. A l'obscurité, le
développement, est d'abord normal, puis l’organisme ne pouvant assimiler utilise
la cellulose de son enveloppe et perd sa carapace rigide.
Cultivé dans diverses solutions, le Ceratium Hirundinella s'est comporté de
façon très diverse. Dans l'eau distillée, la germination et le développement sont
normaux, mais des formes appauvries, v affamées », apparaissent bientôt. Dans
l'eau filtrée du lac, milieu naturel de l’organisme, le développement et la ger-
îi, .nation ont été optimum, ce qui correspond à une eau légèrement alcaline,
contenant des traces de substances organiques et riche en O2 et en CO2, Le
A.i Cl en solution même très diluée a une influence très nuisible sur le déve¬
loppement des CeraHum : ainsi, à 0,25 les anomalies atteignent 100 °/0. Il en
ri de même dans les solutions de K NO2. Les solutions de Knop et de Klebs
in. me au 1/10 ont aussi une influence inhibitrice sur le développement Dans
les cultures en solution de glucose contenant 5 <’/„ de celte substance, la gerrni-
üniion est. complètement arrêtée ; à 0,5-2 °/„, il y a retard dans la germiuation
, lormation de nombreuses anomalies : des kystes placés 5 jours dans une
, Mition de glucose à 5 0/„ puis mis à germer dans une solution à 1/2 pour mille
uni donné des Ceratium adultes en un jour et demi.
Ces diverses expériences permettent d'expliquer certains faits de la répar-
linon et de l’écologie du Ceratium Hirundinella : 1 absence ou la rareté de
celle espèce dans les lacs situés au-dessus de 2.000 m. ainsi qu'aux hautes
latitudes Nord est due aux basses températures et il la pauvreté de l'eau en
substances nutritives (eau de loiitel. Quant à l’absence totale du Ceratium
: i nndinelta dans les eaux marines et sauimltres, l'action très nocive du sel
uni rlu en rend compte.
En ce qui coucerne les variations morphologiques, les A. les rangent en
■ux catégories 1" les variations normales portant sur les dimensions du corps,
h direction des cornes et les divers comportements de la quatrième corne
ironie accessoire), variations qui se rencontrent dans la nature et qui eorres-
i. mdeut à des variétés décrites et 2° les modifications pathologiques telles que
certains changements de volume, multiplication ou bifurcation des cornes,
luctiou ou suppression de ces mêmes appendices, variations qui se reucon-
nt parfois aussi dans la nature.
11 est très remarquable de constater que des anomalies identiques se pro¬
duisent sous l'influence de facteurs différents. — P. Allorge.
111. Huber-Pestalozzi G. — Experimentelle Studien über
i: ttlwicklting und Formgestaltnng bei Ceratium Hirundinella
irhandl. Internat. Vereinigung fur Lim no biologie, 1. pp.
15-19, Kiel, 1923).
L'A. résume daus ce travail les principaux résultats de ses recherches
qjérimeulales avec Nipkow sur le développement et les variations morpbolo-
i nos du Ceratium Hirundinella. — P. .tllorge.
112. Lindemann E. — Uber linnische Peridineen (Archiv
'■r Hydrobiologie, 15. 1 pl., 4 p. 1924).
L'examen de plusieurs prises marines et d'eau douce faites par le Prof,
i vauder, d'Helsingfors, a révélé à l’auteur plusieurs espèces nouvelles :
P. gracile sp. no>\ — Zellen eifurmig. dorsoventral nicht zusammenge-
drückt, Epivalva ganz wenig zugespitzt, Hypovalva halbkugelig. Lange etwa
u.. Breite 28 ,u. Apex vorhanden. Querfurclie fast kreisfôrmig | ganz wenig
l' ktswindend), Làngsf arche auf die Epivalva lïbergreifend, fast bis zum
Hinterende reichend. Epivalva éliras hàher als die Ifypovalva, mit 1 pr -f- 1 r
+ a vap -f- 1 mu p + 11. s. a. p. + 2 dap, Hypovalva mil 5 psi + 2 al. Plalten
sehr sari, nicht areolirt. Schmale Interkalarstreifen oft vorhanden.
P. INOUBTUM sp. nov. — Zellen in ventraler Ansicht etwa rhombiscb,
dorsoventral nicht zusammengedrückt. Ëpivalva dreieckig. Hypovalva etwa
trapezfôrmig, am anlapikalem Ende beftnden sich zweikleine Stacheln. Lange
ehvu 34 p. Breite fast ebenso. Apex vorhanden. Querf arche schwach rechs» i„
d'end, Làngsfurche etwas auf die Ëpivalva übergreifend, bis zum Interend.
reichend. Valven fast gleich gross : Ëpivalva mit 7 pr + 1 r + 2 vap + 1 map
-I- 3 dap. Die. d. a. p. klein and rechteckig ! Hypovalva mit bogenformige.
A asrandung zwischen den Stacheln, mit 5 pst + 2 al. Plalten ziemlich dur..
Areolierung bisher nicht nachgewiesen, Interkalarstreifen linienfôrmig bis breil.
Kern aval, zentral.
P. LiMNOPHiLiiM sp. nov. — Zellcn kugelig, dorsoventral nicht zusammengi-
drückt. Ëpivalva ganz ivenig zugespitzt, Hypovalva halbkugelig. Lange etwa
,J0 r1' Breite ebenso. Apex vorhanden. Querfurçhe kreisfôrmig, Lângsfurche
nicht auf die Ëpivalva übergreifend, nur sehr flach ausgebildet. Beide Valve,
gleich gross ; Ëpivalva mit G pr + 1 r +1 map + 2 sap. Die m. a. p. an der
linken Seite gelegen, von der I. s. p. bogenformig umfassl! Hypovalva mi!
5 pst + 2 ut. In der Mille der Làngsfurche ein ovuler Ausschnitt. An der linb ,
Boite dieses Aussclmittes verlauft der Làngsfurche entlang ein breiter Etage,
der u n le n rechtwinklig frei endel und sich oben an den unteren Itand der
Querfurçhe anselzt. Halle sehr zart, jedoch mit grob-punktartigen Stacheln
besetzt. Interkalarstreifen hàu/ig nur schwach ausgebildet. oft sehr breil.
Ces trois espèces, marines, sont figurées dans une planche. — P. Allorgv.
CHLOROPHYCÉES (excl. Conjuguées)
[cf. N01 141, 145]
113. Steinecke F. — Zur Kenntniss von Chlorochytrium
Archeria num Hieron. ( Botan . Archiv. 5, pp. 470-471,1 fîg
Berlin-Dahlem, 1924).
Cette Algue endophytique, jusqu ici mal connue, a été rencontrée en abon
dance par l’auteur dans une tourbière de la Prusse orientale, dans des feuilles
de Spliagnum cuspidatum submergées. L'Algue végète surtout dans les cellule?
hyalines qu elle dilate fortement, dans le sens transversal surtout ; elle est
entourée d une membrane cellulosique épaisse (2 à 5 p) et mesure 40-50 p long,
sur 15-25 p. larg. La formation des spores commence vers la fin d’Avril ; ces
spores, au nombre d’une centaine par algue, sont piriformes, biciliées et me¬
surent environ 8 p sur 4 p. La copulation n’a pas été observée. Ces zoospores
nagent quelque temps, se fixent à une feuille de Sphaigne et pénètrent dans les
cellules ; 1 A. n’a pas constaté la pénétration par les pores des cellules hyalines.
La formation des zoospores se poursuit pendant tout l'été et cesse en hiver —
P. Allorge.
CONJUGUÉES
[cf. No 141]
114. Lowe C. N. — Freshwater algaeandfreshwaterdiatoms.
( Bep ■ Canadian Arctic Exped. 1913-1918. 4 (Botany ) : pp. 1-53.
Figs. 1-6, plates 1-5. 1923).
This report was maiJe on collections made by Fri» Johansen. The material
mis obtniued in Alaska, (rom jhe arctic régions of the Northwest Terrilories as
! " easl as Bernard llarbor and front islands near lhe artie coasl. The material
i in brackish pools revealed a greén algal dora almost enlirely freshwater in
i liaracter, including desmids and pediaslra. A large number of lorms are
ri rorded lor lhe firsl lime (rom Canada. There are listed 28 species and varie-
ii s ol Cyanophyeeae, 42 of Chlorophyçeae exclusive of lhe Desmids, 95 Ues-
m i< I iae, 3 Heterokontae. I Flagellate. I Rhodophyceaean, 87 Dialoms. New
names are :
Xanlhidium crislatum Breb. var, bituberculatcm n. var. — A specie
maxime distinctum semicellulis majoribus, pailla longioribus quant la!., minus
'"igulatiii : a vcrtice visae isemicellulael elliptieaé, laleribus bituberculatis.
Cosmaiuum Stffansonh n. sp. — C. minulum oblongum. sinu angusto,
•-'■sus apicem haud dilatato ; semicellulae fera rectangulares, angulis inferio-
1 iis rotundalis ; membruna subtilité/- granulata, aerolata : aerolae sat Hume¬
ur. avitlex, paulo elevütae. scrobiculatae. long, 32-36 a ; lut. 25-27 u. crass.
Closterium didymotocuin Corda var. striatum n. var. — Semicellulae
ii’inbra/io ulrnj iilva, striata, slriis 13-15 transversis bene distinciis. —
I- in. tiandolph Taylor.
CHARACÉES
115. Pardo L. — Observationes acerca de la accion de la
« Chara » sobre las larvas de los mosquitos {Bol. real Soc. esp.
Bisl. nul., 23, pp. 154-157, Madrid 1923).
l’ar des observations et des expériences, I A. confirme les recherches du
"fesseur Caballero sur l'acliou larvicide des espèces du genre Chara vis-à-vis
i - moustiques. L'action du Chara luspida serait particulièrement efficace
puisque des larves de moustiques transportées dans des cristallisoirs où végé-
i nenl cette espèce sont mortes en l'espace de deux jours. — P Allorge.
DIATOMÉES
116. Amossé Aug. — Diatomées de la côte orientale
d’Afrique (BulL Mus. Nation. Hist. Nat., année 1924, pp. 109-
118, 159-166, 247-254, 329-335, 6 lig., Paris, 1924).
L'A , a étudié les* vases marines recueillies par M. G. Petit au retour
' me mission à Madagascar, dans les rades de Suez, d'Aden.de Zanzibar et
lu r-os-Salem. La vase de Zanzibar s’est montrée la plus riche en Diatomées.
' "‘portante liste donnée par l’auteur comporte 250 espèces et variétés parmi
b - quelles les suivantes sont décrites comme nouvelles :
Navieula Robertsiana Grev. var. recta var. nov. — Valve lancéolée ou
' ptique-lancéolée à ondulations nullcs vu peu marquées. Ilab. Zanzibar.
V Robertsiana Grev. var. abnormis var. nov. - Valve subhexagonale à
— 304 —
extrémités nettement cunéiformes. Striation normale. Ressemble comme contour
au N. Kennedyi var. cuneata (A. S-, Atl., pl. 3. tig. 4). Hab. Adeu.
Gampylodiscus biangulntus Grev. var. intermedia var. nov. — Côtes moins
robustes et moins ondulées que dans le type. Hab. Aden, Dar-es-Salem.
Nitzschia granulala Grun. var. hvalina var. nov. — Se distingue du type
par les perles centrales manquantes ou réduites à quelques points épars. Hab
Zanzibar.
P i. agi odt a mm a zANziRARKa m sp. nov. — Valve lancéolée, extrémités arron¬
dies. côtes courtes marginales au nombre de 9 en 10 p Aire transversale large,
rectangulaire ou elliptique, aires terminales ovales et petites, hyalines. Air.
axiale large lancéolée, f.ong. 29-54 a, larg. 6-8 p. Bab. Zanzibar (rare).
Dimerogramma ceylanica Cl. var. eluptica var. nov. — Valve courte régu¬
lièrement elliptique, Largeur et striation normales. Long. 30 p, larg. 11,5 a.
Hab. Zanzibar (rare).
Cerataulus labuensis Cl. var. linearis var. nov. Diffère du type par sa
valve sigmoide et linéaire. Hab. Zauzibar.
Eupodiscus parvclus sp. nov. — Valve circulaire, celluleuse, à cellule,
formant vers la marge des ligues plus ou moins [droites, ou bien légèrement
courbées parallèlement au bord de la valve. Marge portant quatre petits api¬
cales également espacés et peu visibles. A ia partie sous-jacente de la valve on
observe, sous les apicules, des petites cupules comme celles de l Actinocyclus
Roperii et de certains Charcotia. Diam. 27 p, 8 cellules en 10 p. Hab. Zanzibar
(un seul exemplaine observé).
Les deux espèces nouvelles sont Ügurées ainsi que les Nitzschia granulatu
var. hyalina, et Dimerogramma ceylanica var. elliptica. — P. Allonge.
117. Boye-Petersen Johs. — Freshwater-Algæ from
the north-coast of Greenland, collected by the late Dr. Th.
Wulf. (Dcn II. Thule Ekspedition til Gronslands Nordkyst
1916-18. Nr. 1 3-8, 1924. pp. 307-319. 7 fig.)
Les échantillons étudiés proviennent de 12 stations, dont 4 présentent des
caractères biologiques assez particuliers. L'A. a trouvé dans ces échantillons
73 espèces : 13 Cyanophycées, 7 Chlorophycées, 53 Diatomées, pas de Desnn-
diées. Il ne faut pas en conclure que ce groupe n'esl pas représenté dans la
région, car l'exploration n'a pas été complète. Deux Diatomées nouvelles sont
décrites :
Navicula wci.ffii sp. nov. — Valve linear-lanceolate, rostrate-capitate, with
slightly triundulate margins. On each *ide a deep sulcus. L. 35 p, b. 8,8 p,
striae 18 in 10 p. radiate throughout, finely punctate.
Navicula mutica Kutz. var. Wulffii var. nov. — L. 27,5 p, b. 7,7 p, striae
in the middle 14 in 10 p, al the ends c. 24 in 10 p. Resembles f. Goppertiana
most, but the apices are broader, more rounded and more distinc/ly roslrate.
Hab. Low Point. Marshy ground.
Achnasthes kryophila sp. nov. — Valva elliptic-lanceolate, 1. 19 p, b. 5,5 p,
striae 23-27 in 10 p in both valves, radiating'throughout. Upper valve tvith 1 1
narrow lanceolate area : lower valve with a quadrangular transapical area.
Hab. St. George Fjord. Margin of the iuland-ice.
Source : MNHN, Paris
REVUE ALG O LOGIQUE
Tome I. PI. Y
CL A DO P' 110 R A CATENATA (Ag.) Hauck
Source : MNHN, Paris
— 305 —
Ressemble S A- ttuslmtca Ilusledt 1922, surtout par sa valve supérieure ;
,lilT,n' P»' striation plus grossière et un [espace rentrai quadrangulaire
118. Yermoloff. N. — Noies on Cliaetoceros and alliée!
uc liera , living or fossil. Proc. IJnti. Soc. of London. 135 th.
session. Nov. 1923. p. 10).
Tliis paper «Irais vvitli the genus us a whole sliewing tliat lhe colonies of
i i- «liaiom are liighly «lilïerenliated for pelagic lil'e, especially in the colder
- as. Several ol the species hâve the peculiar capacity of developing spores
imered with a tliirk siliceous wall, within the mother-cells. The exact nature of
lin s.' slalopores is nul knowu but it is interesting to note that while the vege-
'«'ivr form cannot apparenlly withsland fossilisation, the spores are fairly often
ri in fossil marine deposits. — V. M. Gmbh.
PHÉOPHYCÈES
119. WingeO. — The Sargasso Sea, its Boundaries and
\ gdation. ( Report on the Dariish Oceanographical Expéditions
i 08-1910. ^ ol. III. 2. 4 to, pp. 1-34, Figs 1-17. Kobenhavn 1923).
ihe author gives lhe following suinmary of liis treatise :
Opinions hâve dillcred as to the boundaries of the Sargasso Sea. which
" 'I »ow hâve been incorrectly marked oui on the charts of the océan. Nor
ii ' i- the various lloaling Sargassum-tovias beeu clearly understood nor kept
distinct, The investigations published here hâve delermined the location of the
S.-igasso Sea : and its estent, 12. ol 60° W Long, has beeu marked on the charl
v i h necessary cortainly. While the ÎS. boundary uioves further to the north
u ing lhe sommer, and further to the south during the «inter, depending ou
d " direction of the prevailliug wiuds, the S. boundary remains rather station-
ii.ii v l lie végétation ol ihe Sargasso Sea consists of 3 coramon species of
•V- -z'issum spread over the whole area ( Sargassum /-///) ; they live and propa-
•- 'u‘ végéta tively year and hâve a distinct optimum of growth in late sommer.
H -ides; 5 lcss coramon species ( Sargassum tV-VUl) aie louud. but generally
""‘.V ‘u 9ie western régions, the Gulf Stream lerritory ; they are supposed to
i " .dentieal with existing Coastal l'orras. Of these 5 species, lhelifetime of which
Vl'' likelv does nol extend over more lhan a few montlis as a rule, Sargassum \
pu-sesses such active power of végétative propagation that it has spread over
.i «nier area lhan lhe « otliers. — The 8 species concerned hâve been denomi-
1 Xargassum l-VItl in this paper aud are represenlated in Fig. 3-13. Fre-
'I . dl.v Âscophyllum is also found drifting in the Gulf Slreara. _ It is uncer-
1.11.1 "lieler Sargassum J-lll. the thre'e inhabitants properof the Sargasso Sea,
bclong lo existing Coastal forme ; no individuals of these species hâve been
1 1 l 'd thaï give eviden.ee of Coastal origin ; they are ail devoid of basal dise and
friictiiication; shoots. — E ventual identification of the floating Sargassum species
1 Ul i- only possible bv experimental research, by means of which the sexual
1.1 c.iis can be made to develop and the original « coastal habitus » of the plants
be retained. — Sargassum requires a température above 18° C. in order to
19
Source : MNHN, Paris
tlirive, and loi' tliat reasou, among others, c-annol reacli ihe coasts of Euro c
nor Ihe Mediterranean alive as drift. — Of 3555 drifl- boules thrown out in n
Sargasso Sea only 7 (1.517 "/„ I hâve been reporled recovered. Of 180 throtva
oui oulside the bouudaries of t lie Sargasso Sea 24 (13.33 °/°) hâve been rei i-
vered. Evperiraents with drifl-boltles verify in ihe main the results hither >
reached in similar experiments coneernlng thc direction and velocitv ofcurren s
in ihe Allaulic Océan. — An hitlierlo unknown Ascomycelous parasite n
Sargassum, Pliyllachorella océanien Perd, and Wge. lias heen described ai l
figured. — K. M. Strdem.
120. Borgesen, F. - Beniærkninger i Anlednig al' Profe -
soi- o. VN i nges Arbejde : The Sargasso Sea, ils Boundaries and
végétation. ( Botaniste Tidsskrift, 38, p. 160. Kübenhavn 192: .
A reply bv U1' Bürgesen lo several biased slatemenls (in llie opinion •!
D' Bôrgesen) by Prof. Winge concerning Bôrgesen s paper : The species jl
Sargassum etc. ( Mindeskrift for Japetus Stecnslrup. Kôbenbavn 1914.)
K Munster SI rit ni.
FLORIDÉES
121. Baten Lily. — The Genus Polysiphouia Grev., a cri -
cal Révision oflhe British species, based upon Anatomy. (Jour .
of Lion. Soc., Bot., 46, pp. 271-311, pl. 22-25, London, 192:
Soûl étudiés d’abord l'historique du genre, la morphologie et l'anatom
Le thalle est formé d’un siphon central entouré de 4 (ou plus de 4| sipho as
péricentraux. Dans les espèces cortiquées on trouve des cellules externes qui
ne s'étendent pas sur toute la longueur d'un article. I, accroissement s'opère de
deux l'ayons : par division de la cellule apicale et. par « gemmation » des c 1-
lules axiales. Les organes d’attache varient avec les espèces et la nature du
substratum. On peut distinguer 4 types : Il Les espèces non cortiquées sent
fixées par des rhizoides qu’émettent les siphons par prolifération longitudin le
(les branches rampantes penveut aussi en donner) ; 2) Dans les espèces à i-
plions nomhreux ou possédant un commencement de cortication à la base. I s
rhizoides s'agrègent pour former un large disque : 3| Dans le P. fruticuln i,
certaines branches se transforment en organe d'attache ; 4) Les espèces à ba-e
nue et à port dressé développent une large expansion discoide formée par la
soudure des rhizoides.
A noter une observation intéressante sur l'effet produit par le crampon du
P. fnstigiata sur les cellules voisines de V Ascophyllum nudusum qui indique
une action parasitaire. Viennent ensuite létude des organes reproducteurs eide
1 alternance des générations.
L’A. divise ainsi les Polysiphonic britanniques : 1) Espèces non cortiquées
A. 4 siphons primaires péricentraux (P. insidiosa, P. niacrocarpa, P. rhunensis,
P. spiralis, P. urceolatu). B. Plus de 4 siphons (P. utro-rubescens, P. /asti-
gicla, P. furcellata, P. obscure, P. Itichurdsoni, P. simulons, P. subuli/m ,i).
2) Espèces cortiquées A. 4 siphons [elongutu. P. Pelongellc, P.fibrata, P.fibrU-
i osa , P. spiuulosu, P. violacea). B. Plus de 4 siphons (/'. Urodiuei. P. foeti-
dissimu, P. fruticiilosa, P. nigrescens, P. cariegata).
Source MNHN. Parti
— 307 —
toutes les espèces, dont u
i ii phori. ml ir n lis inslructi dinmetro
i iirliculis inslructi diamet
L'A. donne ensuite une louent
■si indiquée comme nouvelle :
I . spiiiams nov. sp. A rondes rubiginose-fnscescentes. eaespilosue, pnlli-
v"v’,v ce/ iisf/ue od : 25 mm. alhc. e filin repentibus orlae, irregulari/er divisas,
■hurlai' tidltaerenles. Kami inférions repentes subslrato adfi.ri, copiose rhizoi-
. siplwnilnis redis. Kami ascen-
usijue ad ii-plo longioribus et
-ipkonibus «aide sed régula citer contortis. Articuli quatuor sipkoaibtts inslructi.
"" stphoncm centraient disposais, sedione transversali quadratum formantes,
mper ecortieali. Tetraspormgia in ramulis non contortis. articulis iterum
I reviuribus. Antheridia et cystocurpia non visa.
Habitat ad saxa, in regione inferiori lilorali, Swanage.
L ouvrage est accompagné de 4 planches doubles contenant 79 üg. où toutes
s espèces sont figurées et notamment leurs organes d’attache. — G. Hamel.
122. Borgesen, F. — .Marine Algæ front Easter Island .
■ Extrait front A 'al. Hist. Juan Fe ma tuiez and Easter Island
i i/iled by If Cari Skoltsberg. 2, 9. p. 247-309. Fig. 1-50. lmp. 8».
l'ppsâlà 1924 ; .
The présent spleudid work is based on lhe collections of Prof. Skoltsberg
^uil issued as a pari of the .luan Fernandez and lfaslcr Island Natural History
- ms. — The collections tvere very scarce. but nolwithstânding that as mueh
W species are listed by lhe author, and tliis incomplète lisl shows clearly
i ■.! lhe island possesses a rirh and varied alga-flora. The author regards the
s'eucture of many of lhese foi ms as especially adapted lo withstaud the very
- ong surf, wbich continnally beats lhe shorts of that isolated island. Mevrouw
V A. Weber van Bosse lias dclennined the Squamariaceæ and Mme Paul
! moine the Lilliolhauiniaceæ, further Dr. H. E. Petersen lias naraed lhe frag¬
ments lound ol Ceramium : the drawings being largely ruade by O. Rostrup
uuder the supervision of the author. — Attention is called lo the fact
i liilhurlo kuowu li
Easter Island, thus contributiug lo th
marine alga-llora of the Pacific and t
i the West lndies only are found i
emurkable correspondence between t‘
West lndies previously e
ire described.
Thallus pulvinutos parvos
redis construdns. Fila repentit i i
cellalis oblongis ca. 15-20 ,u latis
iphasized by
U/S-ntm.
e author. Tue following
EctocarpusCiinoosporae nov. sp. —
lias formons, e fi lis repentibus elfilis
gn tarifer rnmosa e! pins minus coherei
' i-2S y. Ion gis composite. Fila ereda
11 y. latis et 25-30 p Ion gis in superio
in inferiori porte rnmosa ; rit mi aul la agi, erecti ,
' ■"" ciiliiriti gênait. Sporangia subfusiformiu, en. 100 p longa et 25 p lata. -
" t liallus of Chnoospora fustigiala J. Ag. var. pacifiai J. Ag.
MesoSfqra Va.n-Bosseai’ nov. sp. — Thallus 2-3 cm. et ultra altos e disco
"li et filis erectis construdns. Disais basalis e plis repentibus coherentibus
hchotomo divisis compositus unde fila ereda oriuntur. Fila ereda
111 l""‘te basal i e cellulis latioribas quant altis et plus minus cohaerentibus
<h" 4 11 bp u ren c In niât ic uni formant ibus, in parte superiori libéra, subclavata
" • 1 mm. alla, m parle basait e cellulis
parte e longioribus formata, simplicia
brèves sporangia plu-
Source : MNHN, Paris
— 308 —
e cellulis cyliiidricis ca. 24 y longis et 8-1-1 p lotis, ad apieem versus cellul -
gradtilim lalioribus ad 16 y la las composite . Sporangia plurilocularia in sup, -
riori parte filorum formata.
Erythrocladia vagans nov. sp. — Thullus divaricaius in superficie corlir .
hospitis (Gruoiiella sp.| vâge circutbrepens. e filamentis irrégularité!- ramo- .
composites. Uamificatio a ut alterna nul r.ecunda, lougfi parte fi la mentor ir,
nuda. Cellulis uut cyliiidricis. ca. 'i-5 y lotis et 30 u ce! ultra longis. nul ma g:
irregulariter forma lis. curvatis sitluosis. mro furcatis. Chromaloplwra pan,
talia lobata. Sporangia fore rolundala. ca. 'i y- lata.
Erythrocladia Ladrknciak nov. sp. — Thallus suborbicularis. e filament
irregulariter radiantibus et ramosis composites, in circuitu tlialli inter se h ben
in media parte plus minus eonnatis. /tami/icatio nul alterna, nul seconda
irregnlaris. Cellular ublungae-subcrlindricae. i -5 u. la tue et 8-10-12 g longe
•In tke thick epidermal watts of l.aureiicia cluviforinis.
AcKOCiiAF.TH M DiSGOTDEUM nov. sp. — Thallus epi phyticus , caespitosus. usi/e
ad 300 g altos. Pars basalis disciforuiis. unistratosa substrata (foliis Sargos: ,
firme adhaereus. e plis repentibns ramosis, initia inter se discrelis, posteu pie
minus confUientibus construclu. Cellular filorum repentium irregulariter cm-
vatae aut plus minus tumidae. Int. 3- h g, long. H- 13 p. dntmetro tripla fn
longiores. Fila erectu. e disco basait urta. sintplicia. stricto, usque ad 20i
300 u et ultra alla, superne gradatim in pseudopila transforma ta. e cellul
cyliiidricis ca. 6-8 u lotis et fin parte basal il ca. là p longis cotnpositti. Spore
giu ohlonge-ovuta aut in disco sessilia aut pediceUala, ca. 11-13 u. longa et 6-s '
lata. On a leaf of a dried specimen of Sargassuin. whose surface il ne te
Acrociiaetium Ralfsîae nov. sp. — Thallus cilespitulosus. 1/3-/ mm. aile
e fi Us endopliyticis robustioribus moniliformibus et filis erretis li Items tenue
ribus composites. Fila cndophylictt inter assimilalores hospitis t Hnfsiae expia,
sue) immersa. l'amusa, plus minus aggregata , e cellulis sitbglobosis-ovalibu '
long. '0-T1 p, lut. 16-20 u. composite. Fila libéra erecta versus apieem gradatim
attenuata. e cellulis cyliiidricis, 7 y. lotis et 18-20-27 a longis composite , statu,
a hast sparse et irregulariter ramosa. lliiini aut longiores plu ricellulares au!
unicelliilares sporangiferi. Sporangia oblonge-lanceolala, 0-1 2 y lata et 17-20 y
longa.
Galaxaura raschalis nov. sp. — Galaxaura frUtescens, 3-6 cm alla e ram -,
erectis, teretibusque a disco basali ortis composite. Ha mi in parte base h
subnudi dein filis assimilatoribus longis distincte in verticillas ca. 5 mm lotus
dispositis instructi, superne siibglaliri, subdichotome ramosi. articulali. arii-
culis longitudine varia bili 5-8 mm longis. In parte basali ramoram axis cen¬
tralise filamentis irregulariter ramosis et inter se conlextis composite exsla- :
tela peripherica e filis aut longis mil brevihus construcla : /ilia longa cylindré e
e cellulis 24 p crassis et SU y longis composita. fila brévia e 3-6 cellulis
basalibus majoribus ablongis versus apieem minoribus, et subsphaericis cous-
truc ta : in superiori parte ramorum tela peripherica e cellulis oblongo-sutm -
lindricis formata est.
Belongs to the group Brachycladia of Kjellman.
Rhi7.ophvi.lis pacifica nov. sp. — Thallus crustaefomii is, membranaceo-
corneits, margine irregulariter lobato, lobis unustomosantibus, rhisoideis
Source : MNHN, Pari ;
— 809 —
perlongis numerosis ex parte lliiilli deorsitm vergente nu lis ad fixas. Thallus
ilnrsivelltralis, e stralis d’itbblis coiiiposiliis, stratum superius corticale e
(■•■/ lui is 9-3 minoribus constat in fi la ment a urdiiiatis : inter eu glandai ne
majores sparsae saut. Stratum inferitls crassius part ncliymaticuiri e cellulis
inliindatis majoribus et minoribus inter se mixtis formatait! est: liic illic
ri’Uulae majores in sériés ordinatae oeeurrunt . Telrasportingia in neinathecia
explanata e cellulis eorticalibus aria, irregulariter sonaiim divisa.
Etiieua pagiftca Weber van Bosse, nov. sp. — T h allô substrùto a /fixa,
'■SW y crasso, constante e mesothallo et périt kullo superiore et inferiore.
IA solhallo constante e filamentis ramosis. flabetUformibus, Perilliatlo
/■riibre constate e filamentis oblitfilis in parle basait , lerminatis in parlent
/icriorem salis latum crectam. Perithallo inferiore salant filamentis oblit/uis
•aunito, quorum pluria éxeunt in rkizoidea . Cellulis perithalU superioris
3-0 y. Ittlis et S-!l y altis, cellulis perilhalli in ferions 0-9 y latis et JS y altis.
agonis fruclificationis non visis.
Melobesia fasciiauS Lemoine nov. sp. — Espère 'dépourvue' d'hétérocytes
un me le M. farinosa ; dilfère de ce dernier par ses cellules de forme beaucoup
i >ins constante et alignées eu (lies irrégulières. Des différences fondamentales
■ -lent aussi dans la dimension des conceplacies (très petite taille, 160 y de
i mètre» et dans la structure de l'espèce vue en coupe.
Ampiiirpa Yk.ndoi nov. sp. - Thallus caespitosus e disco basait piano et
plis crcctis compositus. Disons basnlis expansus substrata adhaerens. T. disco
- rguut fila éructa . leretia, 950-300 y lata, simplicia \raro subdichotomo) et
■ ter regultiriler constricla, articnluta . Singiili artivuli plcrumqme tennis
t i diim plitres cuiistriiitioiies tiinpIhcliiiltUr. . Irlicitli stralb corlicali tccti, midi
< 5 : cortex e cellulis subrotiindis in sériés brèves ex parte interiori orliis.
' ntt uni thalli inférions e cellulis diversae longitudinis compositum est. 1 1
I • ■'liais. 2) sublongis, 3llongis; base in zonas transversales ordinatae régula¬
it r alternant.
CAumunnett pasohai.e nov. sp, — Ç. caespitpsum, ea. 5 mm tilltim. Kami
ti. in parle bu i a li midi, deinde siibdisliclie ramosi. Kami altérai in planlis
• enlis et sporangiferis sinipliees. in feminis piimuli- Cellulite majores in parte
b" "ti et/. 90 p tatae, in parle superiore grndtiliin lenuiorcs et 1.5 y latis, apice
'■ uiriiin laie rotandatu. Tetrasporangiu obovata. eu. 5S y longé et 'Ti y lata,
r m theridia ut raque in inferiore ht Ivre ;r -larum positii. Cystoearpia gentina
" iiidata in piiinis subterininàlibn i situ.
Ceramium Skottsbkrc.ii H. E. Eelersc n . > ■ . sp, — Fronde repente, irregulariter
c "insu : zonis semper discretis, panels cellulis coitslanlibus, iiltiliidine zonaram
lu ’5 ja, stiepe daubas eellillis formata. Cellulis axialibns ttsqtte tu I 00 y altis.
■ 5 y latis. Filisverlirillati.s e cellulis zotmrum forinatis. arlicttUtlis. ex
ce " Us compositis, c. 30-35 y longis. c. 3 y latis. oblusis. Organa fructifica-
I aukencia fxAviKoiuus nov, sp. — Planta cuespito.su, eu. I 1:9- 2 cm alla,
r i uns baSalibtts repenti bu s et tamis erectis conipoiita. Kami basales rhizoideis
" iis saxo ad fi xi. Kami ereeti. ternie n, clavuti, in inferiori parte ca. I mm
Wi, in superiori ca 9 mm, apice laie rotmidato. aul sinipliees, mit ramosi
' "u'ihs clavntis. sparsis, paucis, irregulariter exeiintibus, iiiterdiim ramosis,
Source : MNHN, Paris
ramellos in superiore parle gerentibus. Tetraspora ngia sparsa in superioi:
parte ramorum aria.
Cho.vdria repens nov. sp. — Thallus leres. minutas, ca. 1-2 mm allas n
300-600 p lattis, in aliis algis epiphvticus, partial e ru mis repentibus, rlu-
zoideis brevibus adfixis. partim e ramis curtis, erectis constructus. Haïr
repentes ramosi, ramis alit decumbentibus. repentibus, a. ri primario simUibw ..
aut erectis, curtis, oboratis, simplicibus, ca. If 3-1 mm altis et 300-350 “ loti
tetrasporangiis instructi. Tetrasporangia in superiori parte ramorum sparsr
ca. 80-00 u lata.
Gymnogoncrus aeqijicrassus nov. sp. — Frons caespitosa. e filis deeumba
tibus, repentibus et filis erectis composite . Fila decumbenlia irregularih
ramosu, aggregata et inter se conterta. Fila < •recta teretiuscula. interdit a
simplifia saepe di-vel trickotoma, ad apicem eersits non attenuata, apex lai
rotundalus, Crstocarpia singnlas apicibas frondis immersa, rotundatn , superr
in partent sterilem attenuata m exeuntia.
Ciirysymenia Skottsbercii nov. sp. — F. callo radicali expansé fronde
erectae, pterumque 1-2 cm altae, oriuntur, caespitem denstim et expansm
formantes. Caules crassius filiformes, in parle basa U rohustiores (ca. I m:.
loti) silperne gradatim tenuiores et ramosi. 5-6 ce! pluies ranws resicaefnrm
gerentes. Vesiculae subglobosae-prrif ormes, 6-5 mm laine et 5-6 mm longue.
K. Munster St rom.
123. De Toni J.-B. — Sylloge. Algarum (Vol. VI. Sect. V
767 p., Padova, 1924).
Le Vol VT. du célèbre Sylloge Algarum, contenant les IToridées, paroi i
1897 à 1905. Aujourd'hui l'A. publie un supplément, où se trouvent les dur.
noses de toutes les espèces nouvelles créées depuis cette époque. Les espèn
anciennes y figurent aussi et sont suivies d'indications hibliogrnphiqm
complètes, de sorte qu’il sullil d'ouvrir cet ouvrage précieux pour connaît i
tous les travaux publiés sur telle FJoridéé depuis vingt ou trente ans. <
livre dont l'éloge est superflu, est indispensable à tout algologue et éviter t
les longues recherches bibliographiques si difficiles à notre époque. -
G. Hamel.
124. Frémy abbé P Incrustation calcaire du Batr
chosperintnn nioniliforino Roth. Iht/I. Soc. Linnéenne Normn
die, 7° série, 6, pp. 118-121, pl. VII, Caen 1923-1924).
L'incrustation calcaire des Balracliosperiniiin n’avait pas encore
constatée, d’après l'A ; sur des échantillons provenant (les environs d Alenço
il a observé une calcification considérable. L'incrustation n'était d'ailleurs in ¬
complète et la surface calcifiée est percée de petits pores qui permettent -
l'algue d'effectuer ses échanges gazeux. — P. Allorge.
125. Kylin H. — Studien liber die Delesseriaceen [ Lune ~
Univers Ltets Arsslrift. N. F. Avd. 2. Bd 20 Nr 6. — Kung
Fysiografiska Sallskapeis Naiul/ingar. N. F. Bd. 35, Nr 1
111 p., 80 fig. in-4°. Lund, 1924J.
Source : MNHN, Pari
— 311
En 1898 J, Agartl publia sa monographie •< De dispnsilione Delesserioa-
r un " Sp. Alg. III. 3) où il créa île nombreux genres en se basant malhrureu-
semant sur des caractères secondaires, comme la présence île vei nés etc. (Cf.
SvedeUus. in Engler uitd Pranll, supp. 1911, p. 23G|. Dans ses « Stuilieu liber
Ci Entwicklungsgeschichte der JFlorideen (Cf. Revue algolog. I. p. 86|. I A a
décrit en détail l'anatomie des points végéLalil’s et les cystocarpes de : Pbyeà-
, ' i s siniiosa, Jlypoglossum Woadwardii . Apoplonsum ruscifolium, Delexxeria
• iingiiinea, Membranoplera ulula : et c’est là que les algologues trouveront le
s us des termes employés dans le présent travail. Dans cet important mémoire.
I \ a remanié complètement la famille des Dolessériarées (à l’exception du
s iupe des Sarcoméniées et des genres Marlensiu. Opephyllum, Abruteiu.
Bhodoseris, Calluseris et Jrachnnpliylhim de la sous-famille des Nilophylléest
i n se basant à la fois sur les caractères anatomiques fournis par la croissance
d i point végétatif et sur les caractères tirés du développement ni de la eousti-
I ut ion du cvsloearpe. Voici un résumé de celle çlassi lication :
I. Delesserieac. — Procarpes fixés sur la côte médiane de la feuille ;
p tils végétatifs avec des cellules initiales primaires à division transversale :
aucune division intercalaire dans les lignées cellulaires de premier ordre ; rôle
• ncipale pourvue de rhizoides descendants.
A. Procarpes avec deux rameaux rarpogoniaux et un groupe de cellules
stériles (Groupe Hemineura, comprenant le seul genre Hemineura).
B. Procarpes avec un seul rameau carpogonial et deux groupes de cellules
1). Toutes les cellules initiales tertiaires atteignent le bord du thalle .
pas dé cloisonnements intercalaires. (Groupe IIïpoclossum, compre¬
nant les genres Brune h ioglossum . Hypoglossum, Uartonietla . Chau¬
vi nia, Phityniophora. BotryOcUrpa ).
2|. Parmi les cellules initiales tertiaires, toutes n'atteignent pas le bord
du thalle : pas de cloisonnements intercalaires ; ramification parlant
des bords du thalle (sauf dans le genre Holmesia). (Groupe Mkmuiia-
nopteha. avec les genres Membranoplera, Pantoneitra, Microrhinus .
Holmesia ).
3). Parmi les cellules initiales tertiaires, toutes n'atteignent pas le bord
du thalle ; des cloisonnements intercalaires se rencontrent dans les
lignées cellulaires de deuxième ordre et d'ordre supérieur; ramilica-
tion partant de la rôle médiane .|m- de nervures latérales ; procarpes
sur de petites leuillès qui, en génér il, ne s’élèvent pas au-dessus de
la surface delà feuille stérile. (Groupe Grinnellia, avec le seul genre
Grinnellia )-
41. Parmi les cellules initiales tertiaîces. toutes n’atteignent pas le bord
du thalle ; des cloisonnements intercalaires se rencontrent dans les
lignées cellulaires de .deuxième ordre et d'ordre supérieur ; îles
nervures microscopiques et macroscopiques. (Groupe Deuksseria
avec les genres .tpoglossum et Delesseria)
II. Xitophvlleae. — Procarpes épars sur les parties fertiles du thalle.
A. Points végétatifs avec des cellules initiales primaires à division trnn~
vcrsale ; des cloisonnements intercalaires dans les lignées cellulaires d
premier ordre.
Source : MNHN. Paris
— 312 —
1) . Côtes principales pourvues de rhizoides descendants (Groupe Psi r-
DOPlirconRïs, avec le genre Pseudophycodrys ).
2) . Côtes principales sans rhizoides descendants : ramifications parla ni
du bord du thalle. |Gboupe Piiycodrys, comprenant les genr. s
Rhisoglossum, Enthràglossum, Polyneura, Phycodtys, Ifalicnitl,
IMerodoxia. Anisocladella , Cladodonta, Heleronemd, Pacltyglossui
Chondropliyllum).
3) . Côtes principales sans rhizoides descendants; ramifications parla:
Je la côte médiane. (Groupe Rlpruchtiella, avec les genres Jluprec-
t tel la et Hypoglossum] .
B. Points végétatifs principaux sans cellules initiales à divisions trânsvi
sales ; des cloisonnements intercalaires; nervures principales sa -
rhizoides descendants ; ramifications parlant des bords du thalle.
11. Pas de veines microscopiques ; procarpes avec un seul rame;
carpogonial et deux groupes de cellules stériles ; gonimoblastes ;
spores en chaines(GROUPEMyitioGHAMsi i: . avec les geni es Myriogratnin
Schizoseris, Platyclinia, .Xeuraglossum, Gonimocola.r, Polycoryne\.
2) . Pas de veines microscopiques ; procarpes avec un rameau rarpoe
niai et un groupe de cellules stériles ; gonimoblastes & spores terni
nales (rarement en chaînes de deux sporesl. (Groupe A itopiiylll
avec le genre IVilopItyllum).
3) . Des veines microscopiques ; procarpés avec un rameau carpogonial
deux groupes de cellules 'stériles ; gonimoblastes à spores terminale
(Groupe Cryptopi.euka, avec les genres A crosortiim, Hymcnea
Cryptopleura. Ilot ry tiglons uni , Gonimopln Hum /.
L'A. décrit 11 genres nouveaux et 6 espèces nouvelles dont voici I
Branchiogeossum nov, gen. — Fruits compressa, au gus ta. monoslrotnalit \
lateraliter ramosa, costata, venis transversal Unis microscopicis destituta, en
ceiUia apicalis ut in gen. Hypoglosse.
U. IVoodii (J. A g.) Kylin \~Deiesscria IV. .1. Ag. et Erylhroglossum IV. J. A
F. crispatulum l llarv.i Kylin [—Oelesscria r. llarv. cl Hypoglossum c. .1. Ag
Bartoxiella nov. gen. — Frons compressa, auguste, polystromatu
sparse lateraliter ramosa, costata, venis transversalibus microscopicis destituta
crescentia apicalis ut in Franchi agi osso crispa tulo : partes fructiferae
phyllis subpropriis a margine proli fi tant ibtts geileratae.
II. crenata (J. Ag.) Kylin {—Phitymophorti c. J. Ag . i
Phitymophora tinearis |Laing) Kylin {=zDelesseria /. Laing et Phitymoplui <
l.aingii. J. Ag.)
Membranoptera Stackh. inouï. niul.| — Frons e margine ramosa. luirai
alterne dicholomo-pinnatu, complitnata, regione Costa li ali alis évident i
diversa,
M. platypliylla (Selch. et Gard.) Kylin \=Pteridium : s erratum I. p. Sri
et Gard.). M, denticulata (Mont. | Kvlin ( =/)elessrria ulula var. d Mont., ! Ie.lt ■
séria d. Mont, et Hypoglossum d. Kttlz.)
M. tennis nov, sp. — Frons 3,5 cm alta. tist/ue ad 1 mm tutu, comptes.-,
costata, venis transversalibus microscopicis deslit nia, subdichotome ram a si
sima ; margo (fondis integerrima. \ F riday Harbour, Wash. U. S. A )
Source : MNHN, Pari
— 313 —
PanloneurU rostrata (Lyng.l Kylin \=Gigartina purpura scens r. Lyng.,
Rltodomenin r. J. Ag., Delesseria r. .1. Ag. cl Ptèridium r. J. Ag.l. P. Barrit
("••si. «’t Tl»Pr ) Kylin ( =Hhodomenia H. Posl. et Rupr., Delesseria II. Rupr.,
Picridium fi. J. Ag.i. P. corymbosa (J. Ag.) Kylin ( =Delesseri<i <•, J. Ag.. Pré¬
ri dittm r. J. Ag.). P, angustissima (GrilT.) Kylin \—Deleçseri(t a. Gril)’., Ïtypo-
gUtssum a. Külz. Picridium a. J. Ag.). P. Juergensii (.1. Ag.i Kylin \~Hhndo-
menia J. J. Ag., Delesseria .1. Ag.. Ptèridium J. J. Ag.|.
Delesseria latirifolia (J. Ag.l Kylin (_= Sehizoneura /. J. Ag.l.
Rhizoglossum nov. gen. — Fruits p i n nato-d ich oto ma, inonoslromatica,
rrostata, enervosa cents microscopicis ornala : apices frondis cellttlis apicalibtts
transverse arliçulatis instructi ; tclrasporangia infra apices soros rotundalos ,
solilarhs formaiitia / cyslocarpia per segmenta superinra sparsa.
U. thysanurhizans (Holmes) liy\\u \=.\itopliylluni t. Holmes), fi. replans
< Zanard. I Kylin {—.Yilophylluni r. Zanard. non Crouam.
R. APHIATICUM nov. sp, — Frons tisr/ite ad Uni alla, subdicltotome ramosa .
i t mi 2-3 mm lui i : nervi latérales nervos singulus nervo centra U parallèles
deorsum emittentes (Rovigno et Tries! |.
Frflhroglossuni Sandrianum (Zanard. I Kvlin —Delesseria S. Zanard. et
dnpIiyUum N. Zanard. I. K. intermedium (J. Ag.l Kylin —Delesseria .intermedia.
Ag.)
Polyneuba nov. gen. — Fruits breviter slipUata . foliosu , elliptico-rolundalti.
régala riler palmato-loliata. ecoslala : nervi in ramas anastomosantes sotuti :
''"'ti microvcopici fera ad apices laeiniarum excurrentes : cyslocarpia per
j atdem superiorem sparsa ; sort ietrasporiferi aut punctiformes per frondent
iperiorem sparsi aut Haras angustas seras margines laeiniarum formantes.
P, IliUiae iGrrv.i Kylin (=: Delesseria //. Grev.. Aitoplivllus H. Grev..
ploplettra II. Kiitz.l. P. litterata [J. Ag.l Kylin t=XitpphyUum I. J. Ag i.
lutissima (Hary.t Kylin \=IIymenema I. Harv., Mtopkylliim I. .1. Ag.. X.
irroglossttm J. Ag.;. P. Gmetini (Grev.) Kylin ( =.\itoplnilum G. Grev..
i iiizoglpsgum ti. Kützi.
Phyr.od rys fimhriatu (Delapyl.) Kylin (= Delesseria f. Delapyl.)
lliiTEttuNo.MA nov. gen — Fruits ungttsla. plana, umniito polystrumatica .
■ iiiargine ramosa ; cosla indefinita . vins conspirait, nervi latérales nttlli ;
'(-"« frondis dent Ht us ornala ; cresceatia apicalis ut in gen .tnisncladetlu .
1 Incurpla et sort Ietrasporiferi in apicibtis ramorum vet in proli/icalionibits
"legiiialilttts suprriornm parti tan ramorum situe.
H. Alidersonianti |J. Ag.l Kylin \=Xetiroglossttm .4. J. Ag., XitophyUum A.
II. noiiEAMs nov. sp. — Frons 1-1 à cm ni ht. tt-lù mm lata, piiinutiflde vel
•" "diebotome ranuisa. costale : margo frondis denlata. prolifieationib.us mi-
uatis citialu ; cyslocarpia et letrasporaugia ignota. |Priday Harbor, \Vasli.
L S. A.)
Pachyglossitm proliférant (J. Ag.) Kvlin Xitophyllum p. .1. Ag. et P. ovule
•' A g.)
Cn05iDROPiiYLi.il Si nov. gen Fruits compressa , polystroaia t ica . subtliclio-
ramosa, ecoslala, margiae edmtata ; cyslocarpia infra marginem sparsa ;
h iiasporangia in soris infra apices laeiniarum solitariis inclusa.
f. monantlios |J Ag. Kylin (=Xitophyllum m. J. Ag.:
Source : MNHN, Paris
— 314 —
Rupreciitieu.a nov. gen. — Fr mis inferne failles cens, superne foliaçeu.
prolifîcationibus costalibus ranwsa ; folia monostromatica . costata, opposil .
nervosa ; crstocarpia per frondent s pu rsa : sori sporophylla cosla ha sabspn
thulata occupantes .
It. crassifolia (Rupr.) Kylin {—Delesseria c. Rupr.)
Hvpopii vli.i m nov. gen. — Frons inferne caulesccns, superne foliacea, prn
lificationibus costalibus ramosa ; folia polrstromatica. costata, enervosa
procarpia in foliis propriis costalibus evolula : tetrasporangia ignota.
U. Middendorfii (Rupr.) Kiliu ( — Delesseria 1/ Rupr.)
Myriogramme nov gen. — Frons plana, foliusa . irrégularité r palniato
! abat a vel dichotomo-pinnatiflda, superne monostromatica. inferne cetluh
subaequalibus polrstromatica. nécrosa rel enervosa. renis microscopicis desti
tuta ; crstocarpia per frondent sparsa. carposporiis serialis ; sori tetraspo
riferi minuit. sine ordine per frondent sparsi.
M. minuta nov. sp. — Frons stipitata, 1-2 cm alla, irrégularité r palme
lilvbata, superne monostromatica , inferne tristroniaticà, enervosa. (Ncapel).
carnea (Rodr.l Kylin ( =XitophyUum r. Rodr.l. M versicotor (Har\
Kylin {—XitophyUum r. Harv., Cryptopleura r. Ktilz., AglaophyUum heteru-
carpum Ivülz.) M. speclabilis (Ealoui Kylin [— Xi tophi liant sp. Eal.). M. mal
tituba [i. Ag.) Kylin ( =Xitophyllum ni. J. Ag. .1/. Bonnemaisoni (Grev ) Kyli
[=Delesseria B. Grev.. XitophyUum II. Grev., Cryptopleura h. Ktilz. }. M lirid -
(Hook. I'. et Harv.) Kylin (—XitophyUum I. Hook. 1 et Ilarv., Cryptopleura I
Kütz). AJ. Smithii (Hook. f. et Harv.) Kylin {—Nitopyllum S. iHook. f. et Han
non Cryptopleura N. Kütz). M Crozieri (Hook. f. et Harv. Kylin {—XitophyUnn
C. Hook. I . et Harv.. Cryptopleura C. Kütz. non Platyclinia C. .1. Ag ). M. un
dulata ( Ktilz. 1 Kylin {=.lglaopltyllum ». Kütz). M. mullinerris (Hook f i
Harv.) Kylin ( —XitophyUum m. Ilook. et Harv.) .)/. Hattyana (J. Ag.) Kyli
(—XitophyUum C. J. Ag. ' M. undulatissima (J. Ag.) Kylin (^.XitophyUum i
J. Ag.l. —M. denliculata (Harv.i Kylin (-—XitophyUum d. Ilarv. i. M. tiuiiniaiu
(Harv.) Kylin (—XitophyUum C,. Ilarv.. .Iglaophyllum C. Kütz). .1/. pristoide a
lHarv. Kylin [—XitophyUum p. Harv.. AglaophyUum p. Ktilz.). M. serrulaC
iJ. Ag.) Kylin (= XitophyUum s. J. Ag.i. .)/. erosa (Harv.) Kylin (=Xitophyllun
e. Harv., .Iglaophyllum e. Kütz.l.
Goni.viocolax nov. gen. — In fronde Myriogrammes liridae parasitica
frondes e strato basait pnlrinato sat numerosae. oratae. integrae : fertile
l-'t mm longae et 0.5-2 mm laine, distincte pediceUatae. stipite 0,5-. 15 m1
long o ; folia foeminea l-'i cysloearpiis ornata \ carposporia seriata ; tetraspo
rnngia in SporopliyUis irrégularité r sparsa.
C. australis (Skollsb.) Kylin \—Gonimopliylluni a. Skoltsb ).
Sciiizosekis nov. gen. — Fruits inferne caulescelts. superne foliusa, mono
tromutica, valdé laciniato-partita. costata, nécrosa ce! enervosa, vents micro
copicis destituta . costa subdichotome partit» cellulis centralibus magnis. corh
calilius parvis : crstocarpia et sori letrasporiferi inter marginem et Costa
sparsa.
S. dichotoma (Hook. f. et Harv.) Kvlin .—Delesseria d. Hook. f. et Ilarv.
Scltisoneura d. J. Ag.|. A'. Davisii Hook. I. ci Harv.) Kylin ( =Delesseria C
Hook. et Harv., Schizoneura D. J. Ag. ).
Acrosoriunt venulosum (Zanard.) Kylin {—Xitophylluin v. Zauard.. Acrosu-
Source : MNHN, Paris
iiimaglaophylloides'fanard). A. reptàp a (Crouan) Kylin ( z=Nitophyllum r.
i "inan. non Zanard.* A. lurosperinum (J. Ag.l Kylin (=r Nitophyllum a. J. Ag.).
l curallinaruM (Nolt) Kylin [= Nitophyllum c. Nolt). A. uncinatum |J. Ag.)
lin (= Nilopkyllum u. J.Ag . C ryptopleura laclniata var. u. Kulz .]. A. citiola-
laai -jlTarv,) Kylin =.\ itophyllum c. Harv.. Aglaophyllum c Kiitz.). A. minus
(Souder) Kylin (—Cryptopleura m. Sonder, Nitophyllum m. J. Ag.
Hymeneu multi parti ta (Hook. f. cl Harv.) Kylin (=, Nitophyllum m. Hook.
i . cl Harv., Aglaophyllum m. Kiilz.). II. affinis (Harv.) Kylin (—Nitophyllum
"■ Harv., Aglaophyllum a. Külz.). Il: Curdieana (Harv.) Kylin f =Nitophyllum
C. Harv. Cryptopleura C. Kiitz.). U. valida (J. Ag.) Kylin (=.V. validum J. Ag.).
B erggreniaua ;J. Ag.) Kylin (= Nitophyllum U. J. Ag ). II. dilaliida (J.Ag.)
l'-.vlin i— Nitophyllum d. J. Ag, i. U. Harveyana (J. Ag. j Kylin {—Nitophyllum II.
i Ag., N. paltualum var. pinnali/idum Iiarv.). II. Fryeana l Karl. : Kylin (=Nito-
/m II uni F. Karl. non Harv. . II. cryptoiledron (Mon!,) Kylin (—Aglaophyllum c.
Moui. . Nitophyllum r. Uowe). II. Durylllei (Bory) Kylin (=I)awsonia D. Bory,
yptopleura D. K ülz.j Il lannialti (Hook. f. el Harv.) Kylin ( —Nitophyllum I.
Hook. f. et Harv., Cryptopleura Smilhii Külz.). //. venosu (L.) Kylin (—Fucus v.
L.. //. /issu- Grev.). II. polyglossum (J. Ag.) Kvl in —Nlitdpkyi I a m p. J. Ag., N.
i" meyatinm J Ag.), Il, palmala (Harv.) Kylin (= Nitophyllum p. Harv., Ciypto-
, Kiitz.). //. /label lige ru |J. Ag.) (=Nitophyllum /'. J. Ag.).
11. FALKi.ANDicA nov. sp. Nitophyllum /'. J. Ag. in herh.. DelesSeria plaly-
( rpa Hook. I. et Harv. Nitophyllum Üurvitlri CoUon. — Prons nsque ad 15 cm
cita, longe stipitala. subdichotome ramas a. ; costu in laciliiis inferioribus
c dentissima : cystocarpia per frondent superiorem sparsu ; sort telrasporiferi
tundato-oblougi, lacinias suporii/res frondis occupantes. (Falkland-lnseln).
Cryptopleura violucea (J. Ag.) Kylin I— Nitophyllum v. J. Ag.l. C. loliuli/era
Ag. / Kylin (=Neuraglossum /, J. Ag.) C. endiviaefoliu Hook. f. et Harv.)
>ia ‘ —Messeria e.. Hook. I. el Harv., Nitophyllum e. J. Ag.), C, /imlirtata.
rev.) Kylin l= Nitophyllum f. Grev,, N. calophylloides J . Ag.l. C. stenoglos-
"< Ag.l Kylin | =NttophyUum s, J. Ag., N. margination J. Ag.). C.
/irechtiana (.1. Ag.l Kylin t —Nitophyllum H. J. Ag. Uymenea /imbriata
1 --I. i*l Rupr.l.
CiiïPTori.Ki iia crispa nov sp — Fions us'jue ad 20 cm alla-, segmenlis
■ aribas 5 bis 10 mm lotis voldo divisa: segmenta inferne costal a : margo
pu tu prolifi e-alionibm dense oriiala ; proUficaliones irregulariler lobalae.
a laine , sorts letrasporiferis vol spermaiiferis ornalae: cystocarpia per
/ lulem superiorem sparsu, (La Jolla. Calilornial. — G. Hamel.
12(i. — Setchell W. A. - l’arasitir Florideae, II , (Unie.
• Calif. Public. Bol. 10 n. 6, [). 393-39(>, Berkeley, 192.ii.
I .cite noie est la suite d une première élude parue en l 'J 1 \ (Setehcll \Y* A.
i asilie Kloruleae. l'niv. ot Cal H. Publie. Bol. 6 . p. 1-31, pl. 1-6|. Avaul
' ' bévemeul du travail déliuilif, I A. publie les diagnoses suivantes :
‘ l ' rsso-luberculi/brmibUs letrasporiferis super/icialiler taevigatis, cystocarpi-
i s super/icialiler cum eyslocarpiis mammillatis . letrasporangiis per frondem
I m su b surerficiem . régal a ri 1er sparsis. cruciatim divisis , eyslocarpiis super -
'm frondis tolam tegentibus. proemi lient ilius, ptacentis exiguis, sports rate-
— 316 —
ijalis, carpostomio apirali, pericarpio crasso. stratis celtiilarum numecosi
celtuhs. i nierais majorions . hvalinis. cxternis anguslis. coloralis. in senebu .
anliclinis ordinal is, s u per fi ci a I ih ns rerticaliter elongatis, composiio.
Parasilic on Gracilaria Guniiiiightiinii .1. Ag.ueyr Santa Monica, Cal.
Fauckeocolax gen. nov. — Gémis Floridearum parasilicum in struclun
friictificalioheque ad Fa lichen ni arrte appraximans ; frondibus alliidis an.
albido-luteis, i •errucae jbrinibtts, parle basa h solidis, rainos fertiles pana,
au I numerosos emittentibus ; tetrasporangiis rystocarpiisqUé et t/uoijue structura
frondis iisdeni specierum Faucheur, sed frondibus pariisiliiis et décolora lis.
ferlilillils brevilius simplicibus nul rtimosis , lelrasporiingiiferis liasi plus minus-
lumidis. supra < Ittcnucltis , rystocarpiifêris supra in cystocarpi is termina h
tetrasporangiis cruciatis. Parasilic on Fa a ch en Iticiniala J. Ag., Carmel Bax
Cal.
Rhodymesiocolax gen. nov. — Gênas Floridearum parasilicuni in struclin
frucli ficalionerj ue Rhodymeniam tircle upproximans . frondibus minulis, e ban
solidis. exiguis. Iiosleiii plane penetranlihus rainos ciirlus crassosqne irregularc
et indistincte ranmlosos gerentibus, uriendis.
Riiodïme.niocoi-ax botryoioea sp. nov. — Frondibus cirai il min. latin
raniis usr/ue ad 0,75 mm. altis. cysloctirpiis terminal Unis. Parasilic on liltod \
ineiiia Palmelta .’. Wliiles Point. San Pedro, Cal.
(ioMMOi-HYi.i.u.vi Skottsbekcii sp. nov. — Frondibus nanis. nienibranacei .
conferlis. rosulatis. Inbatis. plus miuusye irrégularité r laciniatis et cuciillah
usq'ttv in.' .7 mm. latis. dilate rosea, tetrasporangiis polysporis massant globe
sam conlinentibus. sporis radiatiiii positis, regulariter sparsis : cystocarpi
unilateraliler proéminent/ bus. Parasilic on the stout iiasal portions of Xih
p h y Hum Hiiprechtianum .1. Ag, al Land» Fini , San Francisco, Cal.
Polycorym; G a h n ni: ni sp, nov. — Frondibus in piilviniilo 2-3 mm. diaiii
aggregalis, alliidis : raniis e centra commuai exigult solide radiuiitihiis, tetra-
porangiiferis nsijueud 3 mm. lougis nu ne itpicé mille mediu lumidis. aul obtongi
cystocarpi feris curtis. ns que ad I mm. lougis. cysloctirpiis in parte basa
positis apice ollcnuatis aentisque. Parasilic on Xitonhvltu m Indersionanai
J. Ag. Point Cavallo, Marin Connu . Cal.
Stromatocarpus Gahdneri sp. nov. — Frondibus pnleinulns 2,5 mm. dion
formanlibus, ulropurpureis : filainentis basalibtis et linstem pénétra alibi
monosiphoneis. dense conferlis : /ilamenlis superis liberis polysiphoneis. spar
rainosis. cellulis pericentralibus \. tetrasporangiis in curtis. Irriter tuiliidi
slichidiis. in sérié singiilari. triparlitis . antheridiis oblongo-ellipsoideis ; cv
tocarpiis ma guis ; pilis niillis. Parasilic ou Fterosiphonin llitileyi tllarv
Fallu, near Santa Monica, Cal.
Plocamiocolax gen nov. — Gênas Floridearum parasilicum in structm <
frondis et frucli ficatione Ploc/iminm arcle iippro.rinians . frondibus miliuh
/iliformibiis e ceatro commuai, son. la, exiguosissimo radia ntibiis. alliidis
P. pci, vin at a sp. nov. — Frondibus pulvinatis. ust/ue ad min. lali-
albidis tint albido-luteis ; raniis usque ail 2.5 mm. lougis. 0,25 mm. latis, spin -
ramosis, redis et sinuosis ; tetrasporangiis m soris- eerrucosis. lateralihir-
hutryoideo-aggregatis . cystocarpiis terminalibus ont Interalilins. proemiin i i
Source MNHN Pans
iil'iis, carposlomium ostetidendibus, Paràsilic on Plocamium coccineum, Carmel
Bay, Cal.
127. Setchell, W. A. — A Révision of tire West North
\ merican Species oi' Gailophÿllis i :/'«/<'. Calif. Public. Bot. 10,
n. 7, p. 307-401, Berkeley, 1020 .
17A donne une dé des espèces de CallophvUis vivant sur la côte pacifique
il'- l'Amérique du Nord, puis il décrit les espèces nouvelles suivantes, toutes de
l.i côte Californienne :
CAnr.opnYU.is acrocarpa sp. nov. — /■'roiidihns 3-5 cm. altis, lacté cabris,
nipldnalis, 5-6 -plo dichotonw pinnatis, infante usque 6 mm. diam.. supra
<■ igustis et amie laciuiatis. iingiitis acutis praCctpue saperais : ryslocarpiis ad
apiees piunutarum altimarum coageslis. maxime proemineniihm : letraspo-
rnngiis iu pinnulis ultimis sparsis,
C. l'ii.inr.NA Selcliell et Swezy sp. nov, — FrOndibns 5-8 cm. altis, e disco
nu muni gregariis, lacté usque atro-rubro. infra dichotomis. superne ificliotoniu
puniatis. praecipue opposite, alterne, nul secundo pinnatis fin fronde eademi.
i ni ymboso-comptanatis, ramults ultimis lacinalio-denlatis aul lohatis, e busi ad
npieém diametro constante : cyslocarpiis segmenta ultinia 'Occupait Unis, subter-
m inali bus, maxime proemincnlibUs ; letràspvrungiis romains supernos occu-
C, cRAssipoLiA Setchell et Swezy sp. nov. — /■'rondibus Usque 12-13 cm.
a Ois. obscure rubris, réussis cnrnosisijue. e disco oricudis, inferne /label lotis ,
■ iiperne plus ininusve piildalis, pillais ultimis laciuiatis. segment is in latitadine
' nsi ad apicem gradatim decrescentibus, omnibus plus minusve cuneutis ;
i\\ c tueur piis dr/inite mnrginalibtts, seriutis aul sparsis. proemiiientibus.
C. HAKCiNit RLCTA Setchell cl Swezy sp. nov. — /''rondibus gregariis. usque
ad 12 cm. altis. satura te rubris, comparative teuuibus. membranaceisque. busi
"b nuatiset m'assis, mot expiiasis, superne lotis, complanatis. teuuibus, inferne
/I dirllato-rainosis superne plus minusve dicholomo-piiinatis ; cyslocarpiis stricte
ni tnarginibus positis, cul go seriutis. mine sparsis aat inferne Inviter inlramar-
gi n ali bits, proenli lient il) us .
C. sTF.NOPtiYU.A sp. nov. — /■'rondibus usque ad 15 cm. altis. satura te
in b ris, membranaceo-chartaceis di-tCicholoino-/labeltatis : segmentis pl unis.
iiiMi/ice lutis (usque ad 7-8 mm.} superne dilatulis, cuneutis. ultimis rotundatis
et plus minusve lohatis ; inurginibus serrulatis crisputisque ; cyslocarpiis in disco
positis. sparsis, magots, leyiter proemincnlibUs.
C. Thompsonii sp. nov. — /''rondibus usque ad 20 cm . altis, saturate rubris.
c disco parvo oriendis. infime in slipite cylindrica curia 1 1 - 7 mm. toiigis) contrac-
b'. mu. r in frondem Iule linearem basi plus minusve cordatam abrupte expan-
8-5 -plo dickotanio-flabel lutis, lobis ultimis la lis (0, 5-1,5 cm.), rotundatis ;
° bicarpiis stricte seriutis intramarginalibns. pro maximate parle exigue
pi "l'ininenlibiis ; tetrnsporan gus per segmenta sapera sparsis.
C. Gakd.yeri sp. uov. - /''rondibus usque ad 8 cm. altis, saturate rubris,
un pastis, chartaceis, disco parvo biais aul ternis oriendis ; stipitibus curtis
ht-s mm . I m'assis, superne cuneato expansis et complanatis, repetite furcatis ;
l'i'mis unguslis (2-4 mm. lutis). frondem segmenlis numerosis angnstis. ultimis
pinnato-laciniatis et apicibus oblique truucatis formantibus : cyslocarpiis
— 318 —
marginalibus, sparsis aut in lobis /'rondin aggregalis, proemincntibus, longe
rostratis : telrasporangiis prr segmenta superna sparsis.
C. ouontualioidES sp. uov. — Frondibus usque ad 12 cm. altis, sa ta ni te a J
atro rubris, membranaceo-charinceis. e dise » paréo oriendis, segmenta basai
crasso. complanalo, cnneato. curto ( 3-5 mm. alto), mox repetito ftircatis
segmentes planis. 3-8 mm. huis, in/erne dichotomis mox régularité r pinnatis.
rarnis in lobas curtos, rotundatos profunde fissis ; cystocarpiis in lobis laleru-
libns aggregalis, plus min usée terminalibus. proeminenlibus. rostratis.
G. cbenl-lata sp. nov. — Frondibus us/jue ad 20 cm. altis, sat.urate rubris,
paucis e discv commuai pureo oriendis. lalis. planis, segmentis iu/imis curie:,
cuneatis. superne. furcato-flabellalis, segmentis inferioribus curtis, laie curie. -
tis, superne lotis il, 5-3 cm.l, longistjue. ultimis late lobatis. marginibus undti-
tato-crispatis et irrégularité/- dentatis uut in pinnulas eurtas, late et sparse
lobatas prolongatis ; cystocarpiis parvis modéra te magnis (ust/ue ad I mm.
diam.), leviter proeminenlibus, in disco frondis totae sparsis.
C. pli:mosa Setchell et Swezy sp. uov. — Frondibus usque ad 15 cm. altis.
suturatc rubris, planis, usque ad I cm. lotis, membranacco-chartaceis, unu
OUI paucis e disco commuai pareo oriendis. segmentis in/imis angustis crassi
que. superne pinnatis. ramis, paucis. elongatis, primo marginibus sparse dentatis.
aetate proeectiori pinuuhs congestis, laciniate ont pinnulalo ramas is obsitis ;
cystocarpiis magnis (usque ad 2 mm. diam.) in disco rrondis luxe sparse ,
leviter et unilateraliter proemincntibus .
C. pi n n ata Setchell et Swezy sp. nov. — Frondibus usque ad 35 cm. altis,
satura te ad atro rubris. lalis, (usque ad 4 cm.) planis, carlilagineo-membci -
naceis, paucis e disco commuai oriendis. segmentis in/imis late cuneatis,
superne in segmentis Ion gis tatisque, vice sente! a ut bis profunde divisis, ultimis
longis, oblusis a ut apice laie et obtuse lobatis. marginibus (in frondibis
adultioribus) piiinulis magnis, lute-lanceolalis nul ovalis, stipitatis aliquàmio
segmenta principalia aequantibus obsitis , cystocarpiis in disco frondis toi i
sparsis, magnis ' usque ad 3 mm. diam.) in superficie una leviter proemiiien-
C. MEGA1.0CARPA Setchell el Swezy sp. uov. — Frondibus usque ad 25 cm.
altis , saturate rubris, rnoderute lalis ( usque ad 2,5 cm.), stipitibus curtr .
prope cylindricis e disco parvo oriendis, abrupte expansis complanastiqw
segmentis curtis, admodum inferne dentatis aut proliferatis, superne dicliotoni -
pinnulatis et ad apicem veram crasse et laciniate fissis; cystocarpiis den,e
in disco dimidii superioris frondis sparsis, lalis, (usque ad 3 mm. et ultra
lalis).
C. iieaxopiiylla sp. nov. — Frondibus usque ad 10 cm. altis, lotis, ( usque
ad 2 cm.), saturate rubris, papvraceo-membranaceis, paucis e disco commuai
parvo oriendis et in basent latum flabelliformem expansis, dichotomis frondent
latum rotundatam forniantibus, segmentis ultimis rotundato lobatis; cystocar¬
piis in disco superioris et mediàe frondis sparsis, parvis (0 25-0,75 mm.
lotis), upiculatis.
C. dissecta Seicfaell et Swezy sp. nov. — Frondibus usque ad 16,5 an.
altis, angustis usque ad lalis (1-3,5 cm,), saturate rubris, planis, rnoderute
crassis, cartilagineo membrunaccis, e disco parvo oriendis et abrupte ■»
segmentum latum et (lubelliforme expansis, diebotomo aut flabellato-ramosis.
Source : MNHN, Paris
segmeniis nltimis rotundato-lobatis cvstocarpiis in disco pondis sparsis
ma gais (2-3 mm. lu lis).
128. -1- Skottsberg, C. — Botanische Ergebnishee der
s, hwedisohe Expédition naeh Patagonien und Feuerlande 1907-
1909 — IX- Mar. Alg. 2. Rhodoph. ( Kungl . Svenska Vctenskap-
sakad. /landlingar, Stockholm, 1923, 63, n. 8,70 p., 29 fig.
Ce mémoire complète le travail publié en 1919 (Zur Kennlnis der suban -
'■* rkl.'Jund antarkt. Meeresalg. Rhodoph, von H. Kylin und C. Skotlsberg
isseusch. Ergebn. der Schwed. Südpolar Exp., 4, Lief. 15|, La région
. indicé est la même , mais elle s'étend beaucoup plus au Nord. 104 espèces sont
mentionnées, sans compter les Mélobésiées étudiées par Mad. Lemoine {ibidem
Chaque espèce est longuement décrite, analysée et aceompagnée d'obser-
: lions écologiques précises. On trouvera des renseignements précieux sur les
iduea el surtout sur les Délcssériacées. L'A. rejette la plupart des genres
.-es par J. Agardli dans sou dernier travail sur celte Camille ; se basant sur
s observations de N’ienburg et de Phillipps, il établit sa classilicaliou d'après
croissance apicale, la position des procarpes et l'anatomie, et divise les
1 . lessériacées, eu 2 tribus : les Délesseriées et les Nilopliyllées, cette dernière
comprenant 2 groupes : le groupe Pbycodrys el le groupe Nitophyllum.
5 genres nouveaux |4 parmi les Délesser.i, 4 espèces nouvelles |3 parmi les
Ikioaka machodon ta , uov. sp. — Frondes \lurimae e disco basa U caespito-
-, breviter s ti pila lue ; lamina mollitrr membranaceu, suborhicularis, in
■ciminibus nostris cire. 11 cm. longa ac lata integra sed margine circumcirca
..russe dentatolobalo, dentibus aliis majoribus nsque ad 2 cm longis el latis,
lus iniiwriliiis. l/asi cordala. in stipitem cuneatum subiter angustala. Struc-
i eu anatomica sa I typica. Spermatangiaignota. Cystocarpia immersu, 90-135 u
" « carposporis 8-10 p. Tetrasporangia ul in sec!, lihodoglossuin, laie
'idea-ellipsuidea-eylindrica. mal il ru 25-70 p longa et 20-35 ulula. Crassitudo
U-minae e. 400 u. Color obscure ruber. South Georgia. — There îs a central
m. dultary lamella ol longit. cell-rows, and the radial cortex filaments contrasl
sharply with the medulla.
Gbacilakia pulvinata, nov.sp. — (Syn. Dumonliafastigiala Borvvar. minor,
lilohenacker Ex«, n. 282 1 ; Chaetangium fastigial um v. minor J. Ag. iHariot
!:ss. Sri J. Pusilla eaespitosa, 1-2 cm. alla, sut mollis. Disons basalis magnas
‘-nuis. frondes dense caespitosas emrnittens. Frons ambitu cuneata, repeliler
" t non fastigiatim ce/ irregulariler di-polychotome pinnalu, fepetiusculo-
' uiplanata, segmentis simplicibus vel lobatis et furent is, aculis. 0,3 1. majo-
i nus nsque ad 1,5 mm. latis. Structura anatomica generis. Cortex sterillis
" innoslromaticus , cellulae subcorticales 1-3 stratosae. majores, arcte repletae,
ni-dullares maximae, pic. unique 1-2 stratosae. subbyalinae. Sporangia in
g mentis junioribus crassiorihus iiumerosissima, /ilis sterilibus Icellulis corti-
i.'hbus radiatim seriatis) cincta. Cystocarpia et spermatangia ignota. In the
L : oral région fSouth Patagon/.
Du.ndrïmenia uov. gen. — 'Phallus sympodialis e stipitibus teretibus et
— 320 —
la m inis expansis compositus, sed ad pu renier coulis percurrens folia f lalielli -
formia latera./ia sessilia primo disticha gerças. Hapterae raide ramnsae mot'
Lessoniarum nidum formantes. Structura anatomica ut in Rltodyt/ieltia. Cyshe
rarpia in fol iis sparsa. 4- distincte «picota ta vel subcoronulata.
I). fi.abku.ifolia (Boryl Skottsb. (/ lliodymenia /lalielli folia (Bory) Mom.
Peru and Ghilc
Delkssekia fuegikksis nov. sp. — Callus radicalis crassus hemisphaericu: .
Lamina prima ria hreviter stipitata, simplex, saltem ad 30 cm, longa et 3 cm.
lata, valide rostata et opposite nécrosa, coula saltem ad k mm. Intact 1,75 mm
crusse, in fronde adnl/u denudata e margine distiche pinnatim r amuse .
Pinnae laminai’, simili imae-, liiieari-lanceolatae, dense opposite ttervostte.
saltem ad 12,5 cm longue, ma xi mue juin denudatae et e costa prolificanles.
ceterae minores, ad I cm lalae, foliis fer lit ib us e cosla pullulanlibus.
Cystocarpophylla ovato-lanceolata. 2-10 mm. longa, olitusiiiscala, interduiii <■
stipite lirevi crassoqiie rama sa sien! caespilosa, crasse costatu, latere uns
cystocarpium singulum costale rire. I mm. diam. gerenlia. Tetrasporopliyll ,
codent modo in plantis tetrasporiferis evoluta, 2-12 mm longa, ulrinque seca,
costam sorifera, sed sporangia eliam in pinnis majoribits versus apicem seca ,
costam orta. tune sporopbylla in bac specie lia ad semper a pinnis sterilibn ;
certc distinguenda. Piaula muscula ignota. Crescentia apicis nec non structura
anatomica ut in 1>. sanguinea, Fuegia : washed ashore.
Microrhinus nov. gen. — Frons callo radicali a /fixa, inferne cauleseen*.
superne foliacea. laie rostata. uliiqtte I apieibtts cresccntibus exceptis) palystro-
malien, carnosa, e stipite nec non e margine laminae sat irrégularité!- pinnatu .
Cressentia apicalis ut in Uelesseria. Lamina slrato centrait e cellulis majoribus,
cortice pleiostromutico parvicelluluri ; costa Ityphas numerosissimas praebens.
Urgana frucli/icalionis in foliolis marginalibus yel submarginalibus caespitosis
evoluta. Cystocarpia in foliolis lateralia et solitaria, costam insidenlia.
structura Oelesseriae, sed orificio tubuliformi protracto sursum curvuto instructa.
Tetrusporangia ut roque latere evoluta, foliota minora omnino, majorant apicem
saluai occupantia, triangule divisa. Spermatangia ignota. Color pulchre ruber
usque atrorubescens.
Genus insigne Pantoneurae ut videlur aflinis. Nomen ob forma eystocarpii,
l'ostrum elephantis inarini, Austrogeorgiae incola iMacrorbinus leouinus/ in
mentent revocaute.
M. Carnosus (Reiusch/ Skottsb. f Delesseria c. Reinsch ; Cbauyinia
Skottsb. ). — South Georgia.
Psecdophycodrys nov. gen. — Frons fere ut in Phycodryde, foliacea.
costata, e margine et stipite adullo ram os a. Cystocarpia per frondent sparsa,
structura ordinis. Tétras porangia praecipue versus marginem laciniurum
attaque pagina soros parvos nuitierosos formant ia. triangule divisa. Crescentm
apicalis primo, ut videlur, illac Oelesseriae confortais, dein cellulite filament t
centralis transverse divisae, stuclura Phycodrydis vel potins Nitopliylli. Frons
adultior costata et transverse nervosd : cellulae medullares costae eiongata* ,
reticulo ftlorum angustissimorum (hyphis\ cinctae ; lamina plerumque corticale,
tristratosa.
P. piiYLLOPHORAfJ.Ag./ Skottsb. I=/Jelesseria p. J.Ag. ; D. üavisii LCylin et
Source : MNHN, Paris
— 321 —
S ko Usb . I P lire, quercifoliae similis et facile cum ilia commixta. sed slruc-
tamtomsea nec non crescenlia apiealis dire rsa. Sperimintt adulta sut
magna, ad dm vel ultra longa. I.amina inciso-lohata et laciniata, irrégularité!-
Jenticulata, crasse costatu et opposite v,d alterne nécrosa nervis plerumque
fureatis. stipitata nec non e stipite proliféra, fyslocarpia in nervis vel inter
:llos sparsa. l 'aide conica. orificio incrassato. /South Patagoüia.
Falkland Islandsi.
PlITCC
1YS AUSTBOtiEonoioA nov. sp. — Frons lânecolala. mentira nacra
■‘''■manifeste costatu et pennivervia, margine regulariter demie ulula, parce
•ciso-lobata. ad -JO cm alla et I cm lata, adulta e stipite et cosla pinnigera,
pi uni s n u mer os iss i mis aculis, majoriius et minoribus commixtis. Cystocarpia
"" cm Ion gis per frondent inter nervos sparsa, pusilla, henlisphaerica.
! met arum generis praebenliu. Suri in phyllis subteretibus angustis aculis, 1-‘J
""" s"1""1 lo"ë'*- seetts costam pullulantibus. vel in dcntilius margtnalilms
tue tassa lis evoluti. Telrasporangia ut roque latere stratum efficentia, cellulis
• terilibits arcte cincta. triangule divisa. Crescentia apicis pro généra typica.
: ,,mina monoslromatica, esta nervique incrassati. medulla cellulis majoribus,
irtice vctlde polyslromatieo cellulis pulchre radiatis minoribus. structura igi-
pro généra omnino typica. Planta masculu non inventa. (South Georgia).
Cladodonta nov. nom. f— (jlossopteris J. Ag. mm Brong.l. — Fions a
margine ramusu. crusse, omnino polyslromatieo . costula et opposite vetiosa,
margine ttbique dentibus Stellatim rantosis ornato. Cystocarpia per frondent
lier venus sparsa. obtuse conica, structura Mtopliylli. Telrasporangia in
i "mina laciniisqi/e inter nervos soros formant ta. triangule divisa. Cresccntia
i picalis ut in gen. Phycodris, sed e cellulis apicalibus secundariis generantur
c-ntes regulariter opposili, moxvirgati. Structura anatomica cum typo illo gen.
: hycodris congruent,, sed Iota fronts mox cortieata et polystromalica. Genus
Pbycodrydi affine, sed multis notis dispar. iVomen ob dentium fabricant.
C. I . y ai.i.i i lUook. Fil. et Uarv.) Skoltsb. ('= Delesscria !.. Ilonk. Fil. et
Haiv. : /). lOdoiitophoral l. J. Ag. ; Glossopteris L. .1. Ag. : (nomen Odonto-
pitorae ab ipso Agardh cejectum).
nov. gen. Frons e margine distiche decomposito-pinnUia,
lervis tateralibus nttllis. margine eximie nec non alterne ser-
i lulitudine frotldis majusculis. Plnnlae scxuales ignotae.
supra costam confluentes formantia, triangule divisa,
n gen. Phycodrys, sed segmenta lateralia cellularum cetï-
•o l dextro vel sinistro regulariter alternantei excrescente,
•'nem vel ranium formante, altéra vqlde reducto : itiUego igitur alterne serratus.
■ 'tructura costae polystromalica. medulla cellulis maximis stratum ühigulum
i"' "'antibus. cortice parvicelhiloso radiato. - - Genus Pbycodrydi affine, crescentia
"gulari divers um-, ex 60 nomen.
A. sebbatodentata Skottsb. uov. oo mb. /= üelesseria ( Entbroglossum)
• Skoltsb.) — S. Georgia.
Plattclinia fubcbnsis nov. sp. /= Nitophyllum. Grayaiium Kyliu et Skottsb.
uo" J' AS0- - Frons habitu Nitophylli sect. Aglaophylli, breviter sed distincte
stipitata I stipite 4-6 mm longo), elliptica-suborbicularis, margine saepe plicata
ci lacerata nec non profunde et irregulariter fessa, 6-7 cm longa ac fere lata
“’il angustior ), basi cuneata, irna basis conspicue costata, nervo simplici vel
20
mgusla, costata,
•‘ta: dentibus pr
! • Irasporangia sorc
1 escentia apiealis u
Source : MNHN, Paris
- 322
ramosa supra basin mo.r evanescente el inlerdum huiiil distincto. Proliféra -
lianes e stipite el lamina adulta ortae. minimae crcscentiam apicalein distincte
monstrantes. Cystocarpia per frondem sparsa. raide prominentia, structurai /
Nitophylti praebenlia . Telrasporangia soros ambitu maxime irrcgulares su h
confluentes supra frondem sparsos formantia fiO-75 a. diam. Planta mascnL
ignota. Structura anatomica frondis ut pro généré descripsil nec non depin.n
./. .égard h. Color carneus. Xorth oï Staten Island.
Nitopiiïllüm cONDENSA.TUM(Roinsch| Skollsh. = Delesseria c Reinsch ; /J. la
ciniala K u 1 /.. Tab. phyc. XVI. 19 ; h. propinque .1. Ag. . I). plearospora Harv
p.p . ; Picridium (?) pleurosporum (Flarv.l J. Ag. ; P. tlerteandii Cotton ; A it<.
pliyllnm affine Reinsch. I Fuegia. Falki., S. Gergia, lverg i — G. Hamel.
128. Sturch H. H. — On the Life-history of Harveyellu
pachyderme and H. mirabilis, (.[/in. of Bot. 38, pp. 27-42, Texl.
figs 22, London 1924).
The life-history of II. pachyderma growing on tirucilaria confeivoides lias
been invesligated and compared willi lliat of II. mirabilis on Ithodomelo sut
fusca. These parasilic marine algae appear on the thalli of the hosl as smal
oircular colourless ensilions cousisting of branehed fila tuants, the lowest o
whieh grow among and absorb lood from the siirroünding relis. Observation
shew tirât both these species pass through t lie full Floridran life-cyde twice i
the yêar in watér of len or more lathoms belovv low-waler mark. An accounl i
giveu of the structure and development of the procarps and anlheridia in h
pachyderma al the periphery of the filaments forming the ensilions ; th
processes leading to the formation of carpospores are also described. Tetra-
spores are invariable found ou separate plants. After the reproductive spore-
hâve been shed, the parasite rapidly decays and dies away, the ramifviii-
filaments witbin the host persisting for a short lime. The reasons lor th-
degeneration of the cushions of Harveyella are discussed. — Violet M. Oral"
129. Harris T. J. — Callithamnion plumigerum (Austro
liait Nat. 5. 1923, pp. 110-112).
The aulhor gives a sliorl and popular description of this beauliful speci- -
of Callithamnion whieh is found in Australiaon rock plalforms and intidepooN
whicli are never entirely exposed. The three types of reproductive plant
anlheridia!, earpogonial and tetrasporic — hâve beeu observed and are hcr
ligured. The spermatîa are produced in clusters on the branches, wliile t
curious point is noted with regard to the female plants in that the trichogyrr -
are said to exude mucilage whieh is attractive to the spermatia' — V. M. Gmbh.
ALGUES FOSSILES
130. Carpentier A — Revue des travaux de Paléontologie
publiés dans le cours des années 1910-1919. lro partie : Paléo¬
zoïque (suite et fin), 2" partie : Mésozoïque (Rev. yén Bol. 35,
Paris 1923, pp. 42-47, 101-112, 149-160, 201-208, 254-269, 31 -
320, 361-368, 420-432, 471-477, 530-543, 584-591, 636-667.)
Source : MNHN, Paris
Sont signalés ou analysés dans celle Revue les travaux de Cornet Za-
l.-ssky. Potonié, Robertson. C. E. Bertrand. P. Bertrand sur les Algues de la
lu. aille, veux de Barrot sur les Diploporidés des calcaires triasiques alpins,
de Negris, Roux sur les Gyroporollés, ceux de Mme Paul Lemoine
H ,le V:,be s"1' les Coralliuacés jurassiques, ceux de CI. Reid el de J. Groves
sur les Cliaracées. P. Allorge.
I.il. Erdtman G- — Pollenstalistielie Untersuchungen
ei niget Moore in Oldenbnrg und Hannover (GeoLog. Fôrening.
i Stockholm Fôrhand., 46. pp. '272-278, Stockholm, 1924).
Dans cette étude consacrée it l'examen .les pollens des tourbières des
. virons de Brême, PA. signale la présence, dans un échantillon de tourbe
Mibrécente provenant de la tourbière de Grienenwald, de plusieurs Desmidiées,
' i lintlrocyslis Hrebissonii, Cosmarium tritokulutum et Stanrastruni pygmaeiim /'.
'■a go un (det. Dr. O. Borge). — P. Allorge.
132. Fritel P. H. et Carrier. — Sur des vestiges de plantes
dévoniennes et carbonifériennes recueillies, en Ouadai, par la
mission du lieutenant-colonel Grossard. {C. R. Acad. Sc. 178.
pi». 505-507, Paris, 1924).
Les A. signalent dans les grés étudiés la présence d'Algues appartenant au
uipe des Alecloruridécs de Scliimper, des empreintes semblables au Spiro-
/"' l lon lyp>u" I Taonurtri typas) et au Sp . crassum. caractéristiques du Dévonien
supérieur dp I Etat de New York ; el au Sp. cauda-guUi qu’on trouve au même
niveau stratigrapbiqiie en Peusylvanie et dans l'Oliio. D'autres formes rappel¬
le, o celles décrites par de Saporla et Marion sous les noms génériques de
I l’iiiurus et de Palaoephycus. G. Hamel.
133. Lemoine Mme Paul. — Contribution à l’étude des
c rallinacées fossiles. A 1. Les Mélobésiées du Calcaire pisoli-
tlm|ue du Bassin de Paris {Bull. Soc. géol. Fr., 4e série, 23,
pp.ü2-69, 7 fig., 1 pl. (VI) Paris, 1923).
Les gisements de calcaire pisolithique de Meulan, Vigny. Montainville,
A / bloville ont fourni à l’A, de nouvelles espèces de Mélobésiées très bien
conservées : Lithothamnium liiontainvillense de Montainville, L. apptanatum de
'i::ny. Lilhophyllum vignyense de Viguy et .PAmbleville, Ces trois espèces
1 soigneusement décrites el figurées Dans des échantillons provenant de
M nlan, l'A. a reconnu le Lithothamnium parisienne Giimbel ; eu précisant la
structure de l'hypotballe, du périthalle et celle des organes reproducteurs, PA.
montre qu'il faut eu faire un Arcliaeolithothumnium fr= Archaeolithothamnium.
parisiense (Gümbel) Loin.) Les trois principaux genres de Mélobésiées fossiles
Misaient donc au Moutien, mais les espèces qui les représentent ne paraissent
pa «voir de parenté avec les espèces crétacées. Il faut noter, d'autre part, la
parenté du Lithothamnium apptanatum avec une espèce quaternaire vivant
tuir.vre dans la Méditerranée, le Lithothamnium Philippii Fosl.
Les .diagnoses latines des trois espèces nouvelles signalées ici ont été
pal. liées dans le Sylloge Algarum (Additamenta) de de Toni :
— 324
Lithothamnium ai'planàtum sp. nov. — Criistis plants nul leviter undutnh
ex Inlu usqne 800 .« crassis. conceiitrice striiili. s, pluribiis superpùsitis, siltgu
lis 200 u — 250 p ubiqiie crtiSsis, liypolhallo tantum constiliitis, cellulis hyp'~
Ihalli ma finis rectangulafibus nul reetangulari-àvoideis. ttsque 65 g longi
plcrumqne 14-45 p. x 12-22 y. ; crus fis crassionbus (300-800 p crassis } hyp<-
thallum pattern mediartani occupantem utrinque peritliallum cellulis conformi
bus formantem motistrantihus.
Hab. fossile in calcaria pisolilhira ad Vigny Galliae.
L. vicnyense sp. nov. — Crusta circa, 3 cm. ilium . mélicnto ttsque 1 milliu
cru ssu. margine rrenulala, superficie iinduluta. excrcscentibus minulis, \
mil/im. allis sparsis inslriiclu ; concepUiculis sparsis, numerosis. riilunçlati
dut jiixtaposilione déforma ! lis. aliis rentra depressis, 400-700 p diain. ; sp i.-
raugiis 160 p x 55-75 p.
Hall, in calcaria pisolilliii-a ad Vigny Galliae.
L. MONTAiîsviLLKNSE sp. nov. — Crusta 0,5-2 inillim. crassa , hinç 'tilde
mamilldta. protubérant iis 3 inillim. allis. 2-5 inillim. diiim. metientibus : hypu-
tliallo parce eeoluin : perithnlln distilictissinw.
Ilab. fossile in calcaria pisolilhira ad Moul-ainville Galliae. — P. Allargi
134. Pia J. — Eiivige Ergebnisseneuerer Untersuchunge i
iiber die Gesehiehte der Siphoneae verticillalae (Zei/scln
induht. Abst. Vererbl., 30, 1923, pp. 63-98, 1 tab.l.
Par l’Iristoirc géologique bien connue des Dasycladaceae l'A.,8 pu ron -
Iruire l'arbre généalogiipie, ipii moulrc par la grande quantité des fossiles la
relation entre l'ontogonie et la phylogénie, le développement parallèle et con¬
vergent, l'adaptation aux circonstances extérieures et les périodes du dévelop¬
pement le plus rapide. — Van Gant.
135. Rytz, W. — Die Pflanzenwelt der Schieferkohlen v< n
Gondiswil-Zell. ( lieilr . sur Geo/, der Sc/nveîz. geoledtn. Série.
8, pp- 79-101, iti-80, Bern 1921 1928 .
Dans cette élude monographique de dépôts de lignite datant de 1 intergl
eiaire prérissien. l'A. donne une liste d'Algues Comprenant I ('luira sp., 1 t -
mariant sp.. 1 Oscillatoria sp.. 1 .Xnstoc sp et L97 espèces de Diatomées la
plupart revues par Fr. Meisler). Les espèces et variétés suivantes sont nou¬
velles pour la Suisse : Opephora cantaleiise Hérib., Fragilaria eonsi ruent
Grun. var liigippa Cl.. liueocconeis maxima Asti'. Cleve, Actiniincis Cirent
|Grun.| Cl., Melosira sp. a If. M. Smithii vel ait. .1/. Dansai Tlivv : var. ellipti'ti
IC. Ag.l V. IL. S'orienta cratictila Cl. var. nbtusata Grun., Pitiliularia yirith*
Ehrb. var. seinici iiciutn (Grun I Cl., P. brcvicostata Cl. var. tenais Astr. (.1.
P. Brebissonii Ralih. var. linearis O. Müller. P. interrupta W. Sm. var. biceps
Cl.. P. leptosoma Grun (?). P. Arctica Cl.. C.umphonema acuminatum Ehrli.
var. el ngalum Grun.. G. a. var. Brebissonii Grun., G. subclavalum Cl. var.
mustela Cl. Cymbe.Ua cuspidata Ktz. var. Bruyanti (Hérib.) Rytz n ceinib.
[ — Cl Brnyanli Hérib,] C. ungustata Cl., Âmphora cimbrica Oestrup. — P-
Allonge.
Source : MNHN. Paris
— 325 —
136. Winchester Dean E. — Oil shale of the Rocky Moim-
! lin Région (U. S. Geo/. Surv. Bull. 729, pp. 204. 1923).
This paper reports Myxophyceae, Spirogrra and Protoeoeous pediastrum,
i "H notes thaï the siudy of lliis phase of the nialerial is incomplète. _ H'm
Uundolph Taylor.
RÉPARTITION ET ECOLOGIE
137. Allorge, P. ei Denis, M. Une excursion phytoso-
n. tlogique aux lacs de Biscarrosse (Landes) [Bull. Soc. bot.
rince , 70, pp. 693-717, 4 vl., 3 (ig. Paris, 1923).
Ce travail est 1 analyse phytosociologique des groupements liés au lac de
l; "'Carrosse et à I étang de Nnvarrosse, oii sont étudiées les plantes vasculaires.
- mousses et les algues. Les A. décrivent comme groupements d'algues, un
i ' melon à Desmidiées comparable à celui d'Irlande et il Ecosse, un planrton à
Diatomées, les associations d’algues brut biques, où abondent les Desmidiées
i la menteuses, puis la population d'algues spéciales que l'or, rencontre avec les
i haignes. Ils terminent en donnant une liste de Cryptogames rares ou observés
r lu première fois eu France où sont Citées 32 algues, parmi lesquelles 19
mi nouvelles pour la flore algologiijne française. L ouvrage est accompagné de
' |.lanehes, parmi lesquelles se trouvent 2 microphotographies de plancton. —
138. Allorge P et Denis M- — Remarque sur la distrifan-
ii des Algues dans la liaute-Maurien^ie. [Bull. Soc. bol. Franck,
Session extraordinaire du Mont-Genis, pp. LXXVU-XG,
I .i ris, 1920 (1923).
Ce travail comporte tout d abord la liste des Algues récoltées par les A.
■ - la Haute-Maurienne, principalement daus la haute vallée de l’Arc, entre
i "0 m. et 2600 m. 206 espèces sont citées, parmi lesquelles 9 sont nouvelles
r lu flore française : Rhabdoderma liiirnre Schmidle «•( Lantech. Trachrln
"■••aux Y'ohii Lrmm.. Scoliidla liivalix { Schull) F. E. Frilsch, Cosmarium srtb-
'inim Schmidle, C. psèudtjuilidulam Nord si.. C. tracliyplcitru n Lund.,
' roxlaltlm Nordsl,, C. xpaeiosixsimum Schmidle, C. naxuhim. A noter l’aboil-
des Desmidiées. 105 espèces. Les A. esquissent ensuite un groupement
' spèces d après les types de stations où elles ont été récoltées : rochers
tants, mottes de Sphaigues, fossés des marais 4 Hypnacées, ceintures de
s-es des lacs de haute altitude. Les Algues plus ou moins liées A chacune
i s stations sont particulièrement signalées. Celte note se termine par une
I le des espèces plus spécialement localisées dans les hautes régions et dont
I semble constitue avec les espèces arctiques, un u élément n arctique-
l'in bien individualisé'. — O. Hamel.
139. BeauchampP.de. — Etudes de Rionoiuie i n tercoti—
Les dés de IL1 el t’Yeii. .Arc hic. Zoo/, expér. et cjénér..
I ' is, 1923, 68, p. 455-520, 8 pl.)
Source : MNHN, Paris
— 326 —
Après avoir montré que les études de Biogéographie ont un intérêt géogra¬
phique et éthologique, l'A. établit une comparaison géographique et hydro¬
graphique entre les deux îles, Il étudie ensuite successivement l'Ile de Ré ,-i
d'Yeu qui sont très différentes à tous les points de vue.
Ré est formée de calcaire jurassique ; ses côtes sont vaseuses ; le lacii-.
contre de belles cuvettes à Cystosires, accompagnées de Floridées, et des mi-
seaux à Choudria tëüüissima et Gracilnria corlfervoides. Le faciès rocheux c i
peu important ; les Lichens supérieurs y sont rares ; peu d’épiphyles sur I -
Fucacées, qui se raréfient aux quelques endroits battus. Daus la zone d >
Laminaires dominenL le £. bulhosa et le !.. sacchttrina, parmi elles vit une bel
végétation de Floridées. étudiées en détail par Lamy. A noter 1 absence d ,
Himanthalia et la présence du (’. granulata dont c'esl la limite sud.
Ycuést, au contraire, formée de granit et le faciès rocheux domine. I-
points battus abondent où les Fucacées disparaissent. V Aseophyllim le pre¬
mier ; sur ces rochers, on ne voit pius que des Chtharuales et des toulfes «
Lichina pygmaea. La répartition des Ilimanthalia est notée avec soin, et aussi
celle du Tenarea torh/osa dont c'est ici la limite nord. Parmi les Laminaires, I
,S'. bulhosa et le !.. Clousloni dominent : le !.. flexicuulis manque ou est très ne
comme à Ré. Le lacies uon rocheux est peu important, la vase n'existe que dai -
le bassin du port : les Zostères sont peu développées, elles commencent i
finissent 1rs I fimanthnlia .
L'A. montre enfin les particularités des îles étudiées et les compare a
régions voisines : côte basque. Bretagne et particulièrement RoscolV. Ce tra¬
vail èst accompagné de deux cartes et de 12 photographies représentant divei
groupements d animaux et d algues. — G. Ilamel.
140. Bouly de Lesdain- — Ecologie d’une Aulnaie clans les
Moeres (Nord) (Bull. Soc. bol. Fr., 71, pp. 3-25-, Paris, 1924 .
Dans cette monographie écologique d'une Aulnaie des environs de Duuke
que, l'A. étudie différents types de stations et la végétation (Phanérogames i
Cryptogames) qui les habite. Les Algues citées dans Ce travail et détermine.
par Hariol sont toutes aériennes ; elles ont été récoltées sur un mur en briq1
{Pleurococcus vulgaris Meu., S tichococcus bacillaris NSg.. .Y ostoc muséum m
Ag., Glocucapsa livida Kulz.. G. e/aalernala Breb., Gloeacystis vésical' - 1
Nag), sur Al nus glutinosa ( Prasiola crenulata Kutz., Protococcus viridis Agi
Gloeocystis vesiculosa Niig. |, sur Fraxiuus excelsior {Pritsiola crenulata Kiil/
sur Ccataegus [Pleurococcus vulgaris Men.|. Comme Pleurococcus vulgaris • -i
synonyme de Protococcus viridis Ag., ce ne sont pas huit Algues comme I in¬
dique l'A.. mais sept seulement qu’il faut retenir ici. — P. Allorge.
141. Palger F. — Die ors te Besiedelung der G es te in -
( Milrokosrnos , 16, pp. 13-17, 45-49, 81-84, 1922-1923).
L'A, a étudié les organismes qui végètent sur différentes roches — gré»,
calcaires, roches primaires — absolument dépourvues d’humus et alors qui;
rien n'apparait à l'œil nu. Il a donc exclu de ses recherches tout ce qui ' si
donné comme ayant ordinairement cet. habitat. I. énumération des espèces ri- n -
contrées est suivie, pour chaque famille, d'un tableau indiquant, par genre le
Source : MNHN, Pari :
— 327 —
pourcentage des échantillons où celui-ci a été rencontré, et ceci séparément
pour les 3 groupes de roches précités.
Un tableau récapitulatif par familles fait ressortir l'importance relative de
chacune d'elles.
Les Cyanophycées semblent jouer un rôle prépondérant. Les Champignons
surtout sous forme de mycélium et spores indéterminés — sont également
1res répandus, mais laissent la place aux Chlorophycées pour le nombre des
individus- Ils ne Sè rencontrent jamais dans les préparations en aussi grand
nombre que les Cyanophycées et les Chlorophycées. Les Diatomées, tpioique
■p.-indues, sont rarement dominantes. Quant aux Protozoaires, Rolil'ères,
1' ,i rdigrades et Nématodes c.e sont des hôtes temporaires dont l'apparition est
liée aux conditions climatiques.
L'auteur a ensuite envisagé successivement l'action de la lumière, de
! rau, do la température, do l'altitude, de la nature du substrat, des infiltra¬
tions de sels, de la poussière, de l’érosion par lo vent et. enfin des conditions
nutrition. Il donne quelques exemples pour chaque cas et en lire des con¬
clusions.
L ensemble des organismes rencontrés est alors considéré comme une
j-socialion biologique et l'auteur propose de lent1 appliquer le vocable de
hiliobiontës-
L'influence de ces lilhobiontes est. d’après l’auteur, fort considérable :
- laines espèces attaquent les roches, d’aulres agglutinent les poussières,
,ores, eystes qui amènent do nouvelles formes dans l'association, et toutes
mlribuent à la formation du premier humus. — G. De/landee.
142. FalgerF- - Das Leben ira Torf Mikrokusmos. 17,
CI» . 97-99, 1923 (1924).
Etude des organismes peuplant la tourbe depuis la couche supérieure jus-
j 1 à l m50. de pro Ondeur.
Dans tous les cas, ce sont les bactéries qui dominent depuis les coucnes à
i'-mi transformées eu tourbe jusque dans les couches les plus profondes.
Cladosponum humifaciens se trouve aussi dans les mêmes conditions. Les
'■.'elles et rhizopodes sont rares, les infusoires ciliés communs. Diatomées et
■ ■■ inophycées manquent presque complètement. On trouve évidemment dans
n s les couches des valves vides de diatomées — mais I A. n'a trouvé des
louées vivantes (Navicula-Dialoma) que dans deux cas.
hocysüs sp., Usciüaturiu gracillimn. Mastigocladus .sont très rare:-. Syne-
coccus atteint parfois la profondeur de 1 m, mais ces algues sont de couleur
.■die qu'il est fort difficile de les distinguer des champignons.
On peut à peine reconnaitre quelque différence entre les diverses sortes de
10' rbés étudiées, non plus qu’entre les tourbes plus ou moins âgées L'influence
1 saisons elle-même. extrêmement faible dans les c&uçhessupérieuresdisparait
(■"inpiètement dans les couches profondes. — G. Deflandrv
143. Glock. W. S. — Algae as limestone makers and cl-i-
ilic indicators iAdiier. Jour. Sci. 5 ser. 6, pp. 377-'t°8, 1923).
Tliis is a delailcd discussion of ail the louer plants groups in lheir conne(
li a with limestone deposils. The indications wbich the presence of the several
généra oller regard ing tlie climalie conditions is outlined espécially llie relation
of lii.ie secreling types lo Iropical rondilions. An espécially complété biblïogra
phy is ineluded. — Uni. Ilandolpli Taylor.
144. Hamel G. - Sur la limite de la végétation dans 1 a
Manche, d’après les dragages ellèctuës par le Pourquoi-Pas '
( C . R. Acad. Sciences , Paris 1923. 176, pp. 1568-1570).
Dans les dragages laits parle O Charroi, I A. a recueilli 31 algues. Celle
qui sont] le mieux adaptées sont lès formes aplaties, rampantes, comme 1<
Aglaozonia , les Lilhoderma > les Squamariées et les Mélobésiées ; celles-ci soin
particulièrement abondantes et descendent jusqu'à 45 m., les autres algues un
semblent pas dépasser 35 m. Au-delà de 45 ni. il n'y a plus trace de végétation.
— P. Al large.
145. Hayren Ernst. — Fororënitigen oeh strandvegelationei;
i Helsingfors hainnomrade Contamination et végétation littorale
dans le port d Helsingfors]. Svensl • Dot. Tidsk., 17, l, 62-68,
Uppsala, 1923) [en suédois].
Cette note est le résumé d’un travail étendu précédemment publié par l'A
[Studier over l'ôroreningens iullylande pa strandernas végétation och llora
i Helsingfors liomm.m rade jbludes sur l iulluencc de la contamination des eaux
sur la végétation et la flore littorales dans le port d’Helsingfors) Bidvag hi
kannedom. af Finlands Aalnr Oeh Folk, utg. af Finska Vatenskaps Soc., 80.
1921], L'A. signale que la végétation atgale qui s'observe dans le port d'Hcl
singfors diffère beaucoup de celle des côtes voisines. Tandis qu’en dehors du
port on constate des associations caractéristiques à Caloikrix scopulorum , ;
Clàdophora glonierata, Cl. cry.il a II in a. Diclyosiphon foenicuhiceus, PylaicU,
litloralis, à Fucus vesiculd.ms. on voit, par contre, dans les stations que baignée '
les eaux polluées par les égouts, des groupements tout différents. Adoptant I.
terminologie de Kolkwilz. et Marssou, TA. distingue les associations suivante-
qui correspondent à des degrés décroissants de contamination . ass. polysa-
probe à Beggiatoa IB. allia, B. lcplorniliformi.il. Phragmidiolhric multiseptato .
Spirulina (S. Nardstedtii. S. sulisalsa | etc. ; ass. fortement mésosaprobe
Enteromorpha crinila et Bactéries [Sphnerotilu.i nalans. Tliiotlirix nivea, as-,
faiblement mésosaprobe à Enleromorpka crinila sans Bactéries ; ass très
faiblement mésosaprobe à Ulatkrix subflaccida : ass. oligosaprobe à Enter <-
morplia Hopkirkii et E. clathrata. — P. Allorgç.
146. Heitzmanowna Wanda — Przyczynek do znajomosi i
bviinatuic poIskiegoBaltyku [Contribution ii la connaissance do
Algues brunes du littoral polonais de la Baltique] (Ac/a Soc.
Botan. Poloniae . 2, pp. 66-67, VVarszava, 1.924) [eu polonais,
avec rés. français].
Sont signalées dan» cette note deux espèces nouvelles pour le littoral polo¬
nais, Ifalidnjs siliquOsa et Chordaria / lageltiformis . L'A. signale en outre
Source : MNHN, Paris
— 329 —
(|ii 'elle a trouvé des exemplaires extraordinairement grands de Chorda filum
( l»'î»0) et de Dictyosipkon foeniculacettx (42- cm.l. — P. Àllorge.
147. Kolkwitz R. et Kolbe R. — Zut- Kenntnis der Kalk-
liilïbildung dure h Grünalgen. [Ber. D. Botan. Ges.. 41. 1923,
|t|i. 312-316 avec 1 fig.).
Les A. ont trouvé que dans l'eau calcaire d'une cascade les iilaments âgés
du Vauchenia DeBaryana et dans les cultures aussi les ooevstes se couvrent de
cristaux et forment des tubes calcaires, de sorte que la paroi de tuf devient
toujours plus épaisse par la croissance et la calcification du Vaucherta. —
148. Lyle L. — Additions to lhe Marine Flora of Lhe Chan-
nel Isles. \ Jauni. of. Bal.. 61. |>|>. 197-200, London 1923).
l'rom exaininalion of pressed spécimens and collections mode on lhe lield.
" lisi of about sixty-live species and vurietics is here àddéd to lhe previous
records ol marine algue of lhe Chaunel Isles among them is iucluded lhe rare
l’hihma marginiferu only previously noted iu two other Brilish localities. —
V" tet M. Gmbh.
149. Nadson G. A. — Tetch dereviev i ee mikroflora. [Les
r idements muqueux des arbres el leur micro flore [Bolezni
i G'nii, 12 pp. 41-60. Petrograd 1923 [en russe avec rés.
allemand.]
lui dehors des Bactéries el des Champignons, les écoulements muqueux
• I i murs d arbres blessés hébergent un certain nombre d’Algues. Au cours
il - ..hservatipns; qu il a laites en Russie, l’A. a ainsi observé dans l'écoulement
In un des Ormes el des Marronniers, des Moslocacées [.Yosloc punctiforme), des
O. illaloriàcées ( Plectoncinn YostOeorutii. Oxcillaliiriu brevix, O. irrigua, Plior-
mi.tium tenue), des Protococcacées I PleurOeoccm vulgaris, Ç'Iilorifltu prOlo-
■■tdesi, des Volvocacées | Chlamydomoneix sp. au stade Gloeocystix), des
I n ' i h ricitcées | Slickococcus bncitlaris], des Diatomées (. Xaviculu sp. pi.) : dans
I I ■ ‘ iilemeul blanc des Bouleaux, I A. a également constaté la présence de
i -es Cyanophyeées et Cliloroplivrées. — P. Allonge
150. Osvald H - Végétation des llochtnoores Ivomosse
r.nskit Vâxtsociologiskn Sàllskapets Handlingar. I. 436 p.,
lie U pi.. I carie. Lppsalà 1923,1.
De celle monographie très importante consacrée à la végétation d une
hiinii— lourbière de la Suède méridionale ( 164 associations y sonl étudiées!, il
O'i reienir ici le court paragraphe consacré aux associations d Algues t P-kycositi :
I A d guàle le rôle important que prend le Z.ygoguni tint erieeturum dans quelques
groupements [Zygogoni tan- Soli lenken en particulier! et indique la présence du
but, n liOsperillurn vugttm dans les étangs, — /’. Allorge ■
151. Oye Paul van. Sur l’écologie des épiphytes des
Source : MNHN, Paris
— 330
I cours d’arbres à Java (Rev. gén. Bol., Paris 1924, 36. p. 12- 1 1
et 68-84, 2 PI., 2 fig.)
Il faut signaler dans ce travail général sur l'écologie des êpiphytes ce qui
concerne spécialement les Algues, Myxophycées et Trentepohlia ■ Ce sont ! s
Myxophycées qui, en général, s'établissent les premières sur les troncs poui y
former des lapis étendus sur lesquels s accumulent les poussières apport) -
par le vent. Ainsi s’édifie un substratum sur lequel peuvent s’installer fs
Muscinées puis ensuite les plantes vasculaires. Ces Myxophycées recherchant ru
milieu humide et ombragé préfèrent les arbres dont les feuilles laissent misse) r
l'eau le long du troue (type cocotier) ; les Trentepohlia, plantes de: milieu s-n
et bien éclairé, sont localisées ail contraire sur les arbres dont la couronne est
disposée de façon à empêcher l'eau de s'écouler le long du tronc (type Are u
Calecliui. — P. Atlorge.
152. Palm B. — The geograpliieal distribution of Rhodoeli -
triuni. Arkiv fôr Botanik. 18, N. 15, pp. 1-8, Uppsala 1923).
The geograpliieal distr/bulion oflhe intcrestiugparasitic alga lihodockylrn n
spit/inthis is thôroughly discussed. The aulhor follows Griggs in regarding il
fortns ou lhe geuus as belonging lo lhe single species Ith. spil. The autf-u-
tliinks il. possible lhat Itlwdochrlriiim lias been introduced to ils présent habit i.~
in Sumatra by lhe distribution of ils host plants, aud Ilia! tbe alga consequen \
bas ils distribution renier in South America. — K. Miiiisler Slroeni.
153. schade A — Die kryptogamischen Pflanzengesell -
chafien an den Felswanden der Saclisischen Schweiz. {Be\
Deuts liai. Ges. Berlin 1923, 41. pp. 49-59, Sehltissheft).
LA» examiné la végétation des rochers secs, humides el ruisselants. 1
énumère et décrit les associations qui se composent de mousses el de [lichr :*
el aussi d'algues, surtout de diatomées. 11 ne fait pas mention de nouvelles
espèces. — l’un lioor.
154. Stark P. — Zur Entwieldiingsgeschichte der badi -
dieu Bodônseemoore, I et II. lier. Dents Rot. Ges. 1923, 4!,
pp. 361-373).
L A. mentionne (p 367) que les algues et surtout les Conjugées trouv ¬
ai! fond de ces tourbières ont un caractère arctique-alpin. Van. Goor.
155. Schmidt Otto Chr — Meeresalgen der Sammlung .
Lnetzelburg ans Brasilien. l/eilwigia , 65, pp. 85-100, 6 lip .
Dresden, 1924).
Après avoir donné la bibliographie des algues brésiliennes, l'A. indique
que le D1' Pli. von Luelzclburg a recueilli les siennes en trois endroits : Cabo
Branco. près if • Parahyba ; lùicuripc, Etat de Céera ; el Jacarangua, près -le
Aligna dos Reis. Celle liste comprend 19 Chlorophycées |5 uouvelles pour le
Brésili ; 19 Phéophyrées l'i nouvelles pour le Brésil) . 35 Rhodophycées (5 uou-
Source MNHN. Paris
nouvelle pour la
— 331 —
voiles pour le Brésil); parmi ces dernières, une espèce
Géranium LietzelbuRgu nov. sp. — ThàUus parvus, provumbens. unilatera-
liler et simplicité r rticemosus, rhizomatibusmldc evolalis. rends ttdscentontibus
ii.n ramosis. Cellalae filorum deciimbêntium 1.111-170 u. longue et 4 0-60 y. laine,
/ilurum adscendentium. minores, 78-120 y. longue et \ 26)-b0-50 u In tue, cortica-
lione nodorum bO-55 \rarius usque ad H5) y lata et 26-,i0 y longn feu. du pin
lutiore quant longé). Membrane filorum adscendentium 5-10. fil. procumbentium
hi-13 y crassa. Tetrasporangia 80-90 ;j. dia métro singuta vol rnrius bina uniln-
In aliter in nodis evoluta. (Cabo Branco), — G. Hamel.
156. Seurat, L.-G. — Horizons de la zone intercotidale dans
ki |>el ite Svrte. Les associations animales de l’horizon moyen
de la zone intercotidale de la petite Syrte. H. Acad. Se 178.
pp. 797-800 et 1329 1331, Paris, 1924).
Dans ces deux noies consacrées aux associations animales. I A. signale un
fumée dune stratification de diverses Scliizophyoëes ( Microcoleus chlhono-
pl-tstos, M. tenerrimus et l.yngbya aestuarii. A l'horizon supérieur se trouvent
G •' cordons de Zostéracées. — G. Hamel.
157. Steinecke F. — Die Alger, des Betnla narta-Moors bei
u-Linum (Bolart. Archiv. 5, pp. 339-344, 3 fig. Bo.rlin-Dahlem,
1924).
L A. a examiné 40 prises provenant d une tourbière à Itetulu nanti de la
esse orientale. Il donne d'abord la liste îles espèces observées : Il Myxo-
i M i ées, 15 Flagellés, ti Pér diniens, 16 Diatomées. 60 Conjuguées (dont 57
li -midiées), 27 Prolococoales, 9 Çonfervalcs. l!n Cosmarium nouveau est décrit
1 il voici la diagnose.
Cosmarium Commit sp. nov. — ZèUen im Umriss secltseckig, 12 y lang.
I y un Isthmus 5 y breit . mil màssig scbmaler. inner envoi terter Ginsclinürliicg.
Hhëlflen trapezoidisch mit ge.rader llusis unit grstülztem. oft seltivue.lt
kmitaven Bückeri. Enden geruudet. Sclieilelunsiclit elliptisch. Zellhülflon in
■tonaimcht kreisrund. uni Schcitel mit deutiieli rerdicktcr Membran. Haut
I" Idos nnd glutt.
Le Coelaslrum rcticulatum (Daug.) Senn. var. conglomérat uni v. Alton est
' ! '' au rang d’espèce et la diagnose en est complétée comme suit :
Coelastkum co s g i.o m e r at ü m jv. Altenjsp. uov. — Z.ellèn ruttd, im Durchmesser
1 y dick von eiiier derben Membran umgeben. die stellemveise in 7 i lange
me .Inné auslaUft, mit denen die moisi gekrümntl-a'itrslformigen, ca 16
G lien enlhultenden /Colonie sieh tu Kelten oder Haufen r ereinigen.
L'A, présente ensuite quelques remarques biologiques. On rencontre dans
' île tourbière, en juxtaposition, des groupements de haute- tourbière et des
F ’iipemenls de tourbière de transition : parmi les algues caractéristiques de
G liaule-lourbière, il faut signaler Calntkrix ll'elieri, Gu initia e.vignu, G. palù-
d a var. lurfaceu, Tetmemoras Brebissonii. t 'osnuiriam pygmaeum, Gnastrum
"■sulare, Binuelearia tairana. Ocdogouium Itzigsohnii, etc. : parmi celles qui
Source : MNHN, Paris
— 332 —
raraclérisen! la tourbière de transition, Phacus longicundo Tubellaria flocculu n
var. ventricosa. Xrtrium Uigitus var. lamellosum. les grandes espèces de .Ve ,
rastrum. Cosmurium et Closlerinm. Mirrasterias denticulala, Spondylosà n
secedens, Oedügoni uni uildulalani. ttulbochaete setigeru etc. Malgré la prêsen ,
du Betula nanti, relique glaciaire notoire, dans la tourbière de Neu-Linum, ,
nombre des Algues boréales ou alpines y est peu élevé. L'A. attribue ce lait à ,
faible étendue de cette tourbière et à l'absence de grandes nappes d'eau coin,
dans les hautes-tourbières typiques. -- P Allorgr,
158. Stroem K. M. — Algological noies Y-IX Xyt Ma
riaturvidensk . , 61, pp. 127-138, 1 (Ig. , Kristiania, 1923 .
V — Aphanocapsa Koardei-si n. sp. — Dans |?s récoltes faites près bu
village de Ngebel (.lava) à 750-800 ru. d'altitude, par le D' S- E. Ivooders, 1 A .
trouvé 8 espèces différentes, dont b- Gongrosim spongophila Koord. qui vit n
symbiose avec VEphydatia flmdalilis et, en outre, une espèce nouvelle :
Achaxocapsa Koordkksi sp. uov. — Colouiés spherical, lighlgrèeu to bliit-
grcen, with a diameler of 2-3 mm. Cells distant, or up lo four logetber, spli
rical ; diameler. 2. 2-2, 8 u,
l’Ianktou of Ngebel Mountain lake iuJava. t A 1 1 790 ni.)
The cells are larger lhan in the other planclonic species describeb with II ■
exception of A. elachista v. planclouica G, M Smith, wliich diflers in olb v
17 — Siilphnr A Igné frmii If un gary. — Les algues ont été rapportées
1 Calot b •>. 1 /Tapalasiphon, 1 Microcuir ns, 1 Pltornlidiuni. 7 OsciUaluriu , :
Chraococcus et I tiloeocapsa, la plupart des espèces sont caractéristiques il -
eaux thermales. Ces algues ont été recueillies par le Prof. YVille en partie pi -
de Buda-Pesl. et en partie à llerknlesbad et dans la vallée du Cseruo.
VII — The Aigu Étant uf Lun: Anslriu ) . — bans les environs de Lnnz,
terrain est calcaire et peu propice à la végétation des Desmidiées ; cepenib. i
de très belles récoltes ont été faites et I A. donne une liste des espèces I
plus répandues.
VIII — Algue [rom tbc English Lake District. — Les associations d’aigu -
dans ce district des lacs étant très particulières et différentes de celles ■
Scandinavie. I A, donne iule liste des espèces recueillies près de Keswiek t
signale comme caractéristique l'association Euaxtrian ctnieutuin, E. insigi
Micrastrrin >• Jenneri et M. oseitnns var. mneronuta
IX — Algue front Sylene [National Parle). — Le Dr H. Nordhagen a réroi ■
de nombreuses algues dans les Hautes Montagnes de la Norvège orientale pu r
étudier lu destruction des Sphaignes par les Myxopliycées, TA. n'a obsenv
aucun cas de parasitisme dans ces récoltes, bien que certaines espèces vivant
dans leurs cellules puissent tuer les Sphaignes. Il cite 1 Srytoneina, 2 Ilapn-
losiphon, I Stigonema. I A ’ostoc, puis il donne la liste des autres espèces obsi , -
vues. — G. Un moi .
159. Svedelius N. Ou tlie discontinuons géographie!
distribution of sonie tropical and subtropical marine algue
(ArUiv fôr tiol., 19, 3,70 [>., il cartes.
Bien que nos connaissances sue la répartition géographique des algie-
Source : MNHN. Paris
— 333 —
soient bien incomplètes, I A. montre qn’on ne peut expliquer la distribution
discontinue de certaines d'entre elles par les seuls facteurs actuels, comme le
voulait Murray- Après une élude détaillée de la répartition des algues com¬
munes à l'océan Indo-Pacilique et à la partie de l'océan Atlantique qui baigne
! Antilles, il conclut qu'on ne peut comprendre celle distribution discontinue
q" en admettant I existence d une connexion entre ces deux mers antérieurement
i fi formation de l'isthme de Panama. Celle explication permet à 1 A. de ruou-
( •!• que l'océan Indo-Pacifique a été bien plus que l'océan Atlantique, le ren-
i d'origine de nouveaux types i I A. HuUmcda. ( niilripti . Sargassttm, Diçlyotu.
:■ initia,, Gloioplilaea, Galaxaura. Marleusia. les Squamariacéesj. Cependant,
r i tains genres ont une origine atlantique, ou peut-être méditerranéenne (Ex.
nnsydadus (m éditeur. ) Itatophora, Penicittus, Claclbçepltalti-si. Parmi les Phéo-
jd.ycécs, aucun genre commun aux deux océans n'a la majorité de ses espèces
dans l'océan Atlantique.
Comme, d'autre part, l’isthme de Panama a été formé au Miocène ou Pliocène,
h s genres à espèces communes aux deux océans ont donc existé antérieurement à
la liu du Tertiaire (Boodleu, Microdiclyon, Anadyomene. Struvea, Valoniu.
/ ' a lyuspltaeri a , Acelalittlaria. Xeomeris, CymopoHa, Attr&hvillea, Rhipilia,
l'tnicilliis, Udotea, Hulimeda , Caitlerpa. I.ittgom, Hictyurus, Martensial
Dans une seconde partie, I A. rappelle qu Aseherson a attiré l'attention sur
I - remarquable répartition des Phanérogames marines {Posidonià et Cyntodocea \
qui vivent dans la Méditerranée et dans l'océan Indien (surtout sur les côtes
i-iralienues). Aseherson eu a conclu que ces plantes avaient pénétré dans la
Indien, ce qui était le cas à la période Tertiaire. L A. apporte à celle thèse
1 appui d exemples tirés de la distribution des Codiuin, des Dasycladacées. des
I • dalla, et des Sciniaiu.
La distribution des algues permet doue de retrouver les differents chan-
L ineuls qu'a subis la Terre depuis le Tertiaire, L'océan Indo-Pacilique semble
- i ■ • le point d'origine de types qui ont émigré dans la région des Antilles, avant
I. formation de l'isthme de Panama, et dans la Méditerranée, avant la forma¬
tai:! <le 1 isthme de Suez. L océan Atlantique serait, plus récent, ce qui vient à
1 appui de la théorie de Wegener. — G. Hamel.
160. Taylor Wm Randolph. — l'tirlher noies on Brilisli
i ilnmbia algae. i Rhodora 26 : 160-166, 1921 .
This paper deîils wilh freshwa 1er algae eollected in lhe parkland and
alpine areas above 550(1 feel, in the Selkirk Monutains and to somc exlent in the
I’ i' kv Moun tains. The alpine bog- pools had a srun: of parlly decayed Mougeotia
and Zygnemtf, vit h II lamentons blue-grèens aud uuicels, xvhile lhe banks and
I Uimsrvvere often coated villi Styloneina, Sehisotkrix and Nostoc. In the llats
I lov the glaciers stsrile Zygiiema and stérile .1 luagpulia werp most prominent,
b. llie rapid slreams there were found al lhe grealer élévations Dichoihrix and
-■ii.tphithiâx, xvilli Hy dru ru s al lover levels. About 70 species and varieties are
hsted as occurring in the area visited, makiug a total of about 100 reported by
II is writer for this general district. — Wm. Randolph Taylor.
161. Van Goor A. C. J. — Les Algues marines de la
Hollande. [Bull. Soc. Bot. France , Paris, 1923, 70 p. 629-636)
Source : MNHN, Paris
— 334 —
Après avoir décrit la côte hollandaise et noté les particularités des marée
de la salinité des eaux et des conditions de température, I A. donne la liste d -
algues recueillies en place qui s'élève à 127 espèces dont une nouvelle : le Fut-'
iulermeilius. Vient ensuite 1 énumération des associations observées.
.'11 espèces ont été recueillies en épaves, dont la plupart viennent, amène .
par les courants, des eûtes d'Angleterre et de Frauoe. La flore algologique . \
la Hollande est franchement méridionale; seule, la flore des Phéophyeées i
une apparence septentrionale. 86 “/„ des espèces se retrouvent sur la eû.
orientale des Etats-Unis, précieuse indication pour les géographes. La flo ■
hollandaise est relativement récente, puisque les Algues ne se rencontrent que
sur les digues élevées pur l'homme. — G. Hamel.
162. Voronichin V. V. - Epifilny vodorosü Zakavkazi
[Algues épipliylles de Transcaucasie] Bull. Jard. bot. pria,-,
ttép. russe, 22. p. 71-76, Pétrograd, 1923) [en russe avec ré;-,
franc.].
L'A. a trouvé en Transcaucasie, sur les feuilles de V Allies nordmanniiiii
principalement les espèces suivantes ; Pkyenpettis epiphytica Mill., Trentepoltl
aliietina (Flot) Hansg., Plettrococcus viilgaris Menegli. . Scytonenia intermedin
de VVild, et un .X os toc jeune. Il rappelle que l'abondance des Algues épipli .
tiques est un des caractères de la végétation algale des régions tropicales ci
conclut que la découverte de ces epèces « porte une nouvelle nuance des If
piques dans la physionomie de la végétation transcaucasienne ». — 1‘. Alloi y
163. Wille N. — lvarplanter Og ferskvandalger fra Oeru
Husoy, Oua og Rosholmer paa Normor [Plantes vasculaires d
Algues d’eau douce des îles Husoy. Ona et Rosholmen, dans la
mer du Nord] (Nyt Magcizin for Nalurxulenskaberne, 61, p|
53-89. 2 pi., Kristiania, 1924). [en norvégien].
I/A. décrit rapidement les principaux groupements de plantes vasculaire:
plages, prairies salées, rochers maritimes, rochers de l'inlérienr, fissures d.
rochers, prairies naturelles, bruyères à Lichens, prairies artificielles, champ»,
jardins, toits de tourbe, groupements rudéraux, sols tourbeux. Le climat ln -
humide est uu climat atlantique typique ; le sol. dans ces iles battues par I<
embruns, est riche eu Na Cl. La liste alphabétique des plantes vasculaires csi
ensuite donnée, puis celle des Algues d'eau douce. Deux variétés nouvelles sou
Lyngbya aerugineo-caerulea (Kütz.) Gom. var. borealis var. nov. — Te
chôma ta apice rolundata, aHiculi diametro trichoinatis aequilongl vel eo tm
giores. dissep intenta non granulata. Trichùmata 4-7 et crassa , vagina 0,5 ;•>
crassa.
Protoccus viridis Ag. var. mimor. var. nov. — Long. cell. 6 p al. 4 p Ion;
faut. 2 cell. 10 p, lut. 6 p long. fam. 4 p cell. 10-11 p, lai. 8-10 p. — P. Allorg 1
164. Woleszynska Jadwiga. — Rozmieszczertie glono"
osiadlych rta dnie jeziora Wigierskiego [Répartition des Algue -
Source : MNHN. Paris
sur le fond du lac Wigry) < '. H. de là Sial, hydrobiol. de
I Vi'jry. 1, pp. 1*60, .'!8 lig., 3 pi. Warszava 192.'!) [en polonais
avec résume allemand].
L'A. décrit d’abord la physiographie cl la macroflore du lac Wigry au bord
duquel est installée la station hydrobiologique. Sont ensuite étudiées en détail
les différents su bsl rations sur lesquels vivent les Algues : subslratuins inorga¬
niques Ipierres, sable siliceux, sable calcaire] et substralums organiques (plantes
vivantes, sédiments organiques (bruns et noirs). Les sédiments bruns, très
répandu* au lac sont constitués par des parties organiques (fragments de tissus
\V_ -taux, chitine, grains de pollen d e Gymnospermes, oogones de Cintra, kystes
de Chrysomonadinées et de Ceratium Uiriindlnella. excréments d'animaux
.V oies et animaux vivauts) et minérales (carbonate de Ca, grains de sable
i ■ nM Opiques, débris de fruslules de Diatomées, spiculés de Spongiaires)
les facteurs qui règlent la distribution des Algues sur le fond, la répartition
meme de res Algues font l’objet des paragraphes suivants. L'A. distingue deux
, i . s une zone à Algues vertes (jusqu’à la profondeur de 7 ni.) et une zone de
Us. huilées de (7 à 50 ra.i. La première de ees zones se subdivise en une ceinture
Oigne» libres et d'Algues fixées Spenedesmus antünnMm ei var. Irtradesmi-
f'i "ns. Pediastrum Boryanum var. Long! corna, Euastrum dubiam, Chaelophora
• assit ta, Pimlaria liiassoletiuna , l'alothri.r parietina et un certain nombre
.1, Diatomées) et en une ceinture d'Algues fixées Chlorophyoées filamenteuses,
t, mgrosira De-Bttryana, Coleochaele scuta ta. Diatomées pédieellées et en
d .i me etc.), La zone à Diatomées comprend une ceinture établie en eau peu
profonde (moins de 30 in.) et où les Dialomées acquièrent leur maximum
I mudance cl de variété, une seconde ceinture qui s’étend jusqu'à -75 m. et dans
l.i i> Ile les Diatomées s appauvrissent, enfin une troisième ceinture, de 35 à
a m. plus pauvre encore et où les Diatomées pélagiques dominent. Au point de
vu systématique, ce travail comporte, entre autres, des remarques sur deux
"(i ' Iles formes d a Pediastrum Boryanum sur Opephora Martyi (llerib.) Meis-
i sur Epitliemia llvitdmandii \V. Sm„ et Cynuito pleura Solea var . pygmaea
P .vu. De nombreuses espèces sont figurées, des Dialomées surtout, plusieurs
ii I -s qu elles se rencontrent sur leurs substralums. — P. ,11 large.
165. Zimmermann W. — Nette einzellige Helgolamler
.\ieeresalgen, zugleich ein Beitrag zur Pdlarilatsfrage cler Algen.
{ber. D. Botan Gcs. 41, 192.'!, pp. 285-292, 2 fig. ).
L A ajoute à la flore de l’ile d’Héligolarid Iss quatre espèces suivautes :
Itlmdoiiionas haïtien Karsfen, Platrmonas Mrathele West, Prasinocladus lubri-
Kuclc. et Clilorocystis Cohtli Reinh. qu'il décrit plus exactement. 11 fait
I I numération des types différents de la polarité de la cellule des Prolococcales
n I' montre que dons le protoplaste de ces espères l’axe de la polarité morpho¬
logique et physiologique est invariable. — Van Goor.
PLANCTON
166 Allen W. E. — Statistical studies of marine diatoms
— 336 —
oftheSan Diego région collecter! by U. S. S. Pioneer in miil-
winter 1923. (Univ. Cal. Publ. Zool. 22, 445-448, 1921).
Two Irips were made frorn San Diego lo Cortès Bank. On lhe lirst i in
calclies were made Jan. 22. 23 and on Feb. 2 ; on llie second trip Feb. 5, (i, H y.
The average tor lirst trip nas 433 diatoms per liter, on the second trip 13, i i.
The data indice te S thaï au abrupt change occurs front lhe non-productive wit i
season, the peak of production for this rising phase being reachod about I f.
12. On the lirst 26 species were çaugJil, on lhe second 35. Occasionally l.>
Ii/.ed swarras were noted. ljinoflagellates were also found in these catches -mi
not in abuudaucc. — Uni. Iiandolph Taylor.
167. Allen W. E. — Sludies on catches ol' marine pli y .
planklon mad b y the of the Kofoid b ucket in 1921. ( Ecologi /. 4,
pp. 74-80, 1923).
Dialnms eonlribuled the larges l numbers lo the total phytoplanclon of ii,i.
series. and 51 sdecies could be eertainly placed. Ghaetocerass decipiens i I
C. criopliilum Caslr., C. scolopendra Cl., Eucampia zoodiacus Ehr., NUzsr::m
seriuta Cl.. Skeletonema costatum Grev. were abundant at one or more stations.
Dinollagellales are poorLy represented. The indications are lhat lhe timi ol
maximum diatom production is likelvlo oacur in June. — ll'm. Iiandolph i Y/i. o
168. Allen W. E. — Studies on marine diatoms and dino-
flagellates caoght by the aid of the Kofoid buclcet in 19 _
(Univ. of Cal. Publ. Zool. 22. pp. 135-445, 1923).
During I lie May-June period diatoms were more abundant than dinofl.c. I
laies. In September the average number of dinoflagellates was large r than iu
May-June and exceeded the diatoms al most stations. There was a progrès- ,w
decrease in boili groups during the Ialler part of May witli a rapid increusr iu
mid-Junc. Tbere was a falling off in bo.lh during the latter part of Septcm! i
— ll’m. Iiandolph Taylor.
169. Allen W. E. — — Some tidewater collections I
marine diatoms taken at half-hour intervals near San Diego
California. Univ. Cal. Publ. Zool.. 22. 413-416, 1923).
The change in numbers of diatoms and in spécifie gravity of lhe w.-ilor
changed with the lide during the 20 hours of observation, but this change ",r
in reverse of expectation owing lo lhe great surface extern of the bay and llw
tact thaï aller several months without fresh-water incrément the-salt contcn iu-
tiod in the bay is grcaler than outside by reason of évaporation. Eucan<:lit'
zoodiacus Ehr. and Chactoceros débité Cl. were most abundant. — 1 1
Iiandolph Taylor.
170. Allorge P. — Une pêche planctonique dans l’Erdre
(Bull. Mayenne Sciences 1922, pp. Laval 1923).
Il est remarquable de constater qu’une seule pêche planctonique dans
l'Erdre faite àSucé (Loire-Inférieure), a fourni à la flore française 7 espèces de
Source : MNHN, Paris
— 337
, , ridés nouvelles ; Aphdtiocapsa G récit Ici. Microcystis incerta, Lyngbya
miiiorto. Pediaslnim duplex var. graciUimum. Golenkinia pducispina, Tetraedon
jiliiiictanicuni, Staarastnim paradoxum var. longipes.
Le plaucton de l'Erdre au 28 août 1923, était surtout constitué par des
Mwnpliyeées et des Diatomées parmi lesquelles il faut citer, pour leur
.l„.mlauce : Chvoocuccus liai ne tiens. Microcystis aeruginosa, Lyngbya contorta,
Udosira italien. M. granuluta, Aslerionella gracilUma. Les Chlorophycéea
( i iii-nl représentées par des espèces assez nombreuses, mais très peu abon-
! nies eu individus- - M Denis.
171. Forti A. e Issel R. -Di alçuni elementi rari osser-
vati ne I microplancton del mare Adriatico di Rovigno ( Nuova
.Wdarisiû, 34. 58-61, 1 lîg., Modena, 1923).
Les A. signalent deux algues : I) le J'cichodcsmium erythrdeum Ehr., qui se
i eloppe si prodigieusement dans la Mer rouge, a été récolté d'octobre à
noier. (l'est une espèce nouvelle pour l'Adriatique et la Méditerranée ; les A.
nliquent comme Synonyme le T. Ilildebraridtii Gom., les deux espèces ne
■ i i Itérant que par des caractères fugitifs. 2) le Dinophysis hastuta Stein, espèce
rare dans la Méditerranée (récoltée à Celte par Pavillard) est figuré et décrit
uvre soin. Les A. rappellent la curieuse observation de Jôrgensen qui a montré
fi' les espèces caractéristiques des eaux chaudes pénètrent dans la Méditer-
née en automne et en hiver ; cependant les éléments qui accompagnaient le
1 1 ichudesmium dans le plancton du 2 janvier 1922, n'avaient rien de particuliô-
i ' ment remarquable. — G. Hamel.
172. Meyer K. I. — Filoplaakton rêki Oki pod gor. Muro-
inoin po sboraiü 1949-21 g. [Pliyto plancton du fleuve Oka à
.9 ou rom en 1919-21.] Haboty Okskoi biologUcheskoï Slantsii
2, 2, pp. 13-61, Murorn 1923. ) [en russe avec rés. allemand].
Celle étude poursuivie pendant trois ans a été faite à la station biologique
d Muurom, sur les bords de l’Oka, un des principaux affluents du Volga. Le
p'nloplauclon de ce fleuve comprend 108 formes (20 Myxophycées, 52 Chloro-
phycées, 27 Diatomées et 9 Flagellâtes) auxquelles il faut ajouter 60 formes
| v h opfanc toniques. Les caractères essentiels de ce phytoplancton sont les
ivants : 1“ dominance des Diatomées, il s'agit donc d'un plancton à Diatomées
typique ; 2" existence d'un maximum estival de Myxophycées ; 3° rôle effacé des
Udorophycées qui malgré leur nombre élevé ne sont jamais dominantes, mis à
pari les maximums sporadiques de Pandorina Morum et d ’Eudorina elegatis :
i" importance très réduite des Flagellâtes tant au point de vue du nombre des
espèces qu'au point de vue de la quantité des individus, Dihobryon divergeas
étant seul abondant.
Le plancton hivernal, très pauvre, se caractérise par les Diatomées sui¬
vantes : Melosira italien, M. Hinderiana, Aitzschia sigmoideu, A. vermiciilaris,
Imgilaria capucina, SyrUtdra Ultui. Lu période des inondations est encore plus
pauvre, puis au printemps et durant la première moitié de l'été, le plancton
augmente rapidement et est marqué par la dominance d Asterionella gracilUma
v! le Dinobryon divergeas ainsi que par l'apparition des Algues vertes. C est
21
Source : MNHN. Paris
pendant la seconde moitié de l'été que la masse planctonique acquiert s ,
maximum ; Asterioiiellu et Diimhi-yon ilieergeas sont moins abondants tain .
que les Myxophycées apparaissent et prennent une importance de plus en pl
grande pour dominer au début d'août. Ensuite, le plancton s’appauvrit progri
sivemeul jusqu'en novembre ; les Myxopbyrées disparaissent d'abord, bien; i
suivies par les Chlorophycées. Les Diatomées dominent encore en octobre t
Asterionella grucillima présente alors un second maximum. — P, .lllorgc,
173. Meyer K. I. Fitoplankton rêki Oki pod go
Muromom po sboram 1922 g. [Phyloplanclon du fleuve Oka i
Mourom en 1922’ ( Raboly Okskoï biologitr/ieskoï Slanlsii, 3,
1924, pp. 53-57) [en russe).
En 1922,1e pliyloplanrlon de l’Oka a conservé les caractères esse.nl ii -
signalés dans le travail analysé ci-dessus. A noter seulement le faible dévelo
peinent des Chlorophycées, ie faible et tardif développement des Myxophyeé.
ainsi que quelques variations dans le cycle de certaines formes : pour Aster
nèllu graciUimn , en particulier, prolongation du maximum vernal jusqu'en
juin et précocité de maximum automnal. D'après 1 A., c'est la hauteur du nive ;
de l'eau qui détermina ces variations en modifiant la concentration des suL
tances dissoutes et la teneur eu gaz. — /'. .Marge.
J 74. Oye Paul van. — Zur Biologie des Pota.noplankloi ■
auf Java (Intentai. Reçue ge.s. Uydrobiol tint/ Ilydrog .. 12
pp. 48-59, 1924).
L’A. complète dans cette noie ses premières recherches sur le planm u
des cours d’eau de Java, en donnant le résultat de ses prises de juillet t
octobre 1921. Ces nouvelles pêches confirment les résultats précédemment acquis
et permettent à l'A. de signaler, en outre, les faits suivants en ce qui concei
le phyloplanclon : les Chlorophycées apparaissent plus tôt que les autr -
Algues, mais ne persistent pas toute l’année comme les Diatomées. Le planer a
des cours d’eau est soumis aux mêmes influences que le plancton des auli s
masses d’eau et le facteur qui règle avant tout la biologie des cours d'eau eu
domaine tropical anhygrotique est la répartition annuelle des pluies. - P. .Moi -
175. Pardo L — Recherches sur la Faune et la Flore t
Cullera dans la province de Yalencia (Espagne). [Ann. Bief.
Lac. 12, 1-2, pp. 93-101, Bruxelles 1923).
La lagune étudiée par l'A. est un élargissement de la rivière de Gorboi e
La végétation phanéiogamique est principalement constituée par PhragmC •
Commuais et Potamogeton pusillus. Le phyloplanclon comprend 10 espèn s
dont 6 Diatomées ; ces dernières sont abondantes taudis que les Schizophyo -
sont rares ; l.rngliia rulgnris est constante et les Chlorophycées sont très pan
vrement représentées. P. Allorge.
176. Pardo L — Yariacion mensual del Plankton en
agitas de Yalencia (Assoc. espan. para el progr. de las Cienc ,
Congreso de Salamanca 1923, pp. 17-27, 1924).
— 339 —
U il i é lies pèche? me
le I Institut général
echniqiic de Valence. 1
(1918-1919)
cl lignes obserVéési ont pour la plupart leur maximum en hiver. La température
cl. I eau varie entre 13"; (lévrier) et 2'i°6 (août/. — p, Allorge.
177. Pearsall W. H. — The Phytoplankton of Rostherne
More [Mem. and. Proc, of lhe Manchester Lilerary and Phil.
Soc., 67, 3, p. 45-55 Manchester 1923).
L étang étudié par IA. est situé sur le <1 ri II (argile à blocaux et sable):
l''11", fortement calcaire, est riche en matières organiques et en azote assimi-
I clclc (ammoniaque et nitrates), eu outre, elle absorbe rapidement l'oxygène et
pi csi-ute des températures estivales très élevées. Le plancton comprend 14
i lilurophycées (dont 3 Desmidiées), 19 Diatomées, 10 Myxophycées et 4 Fia¬
it’ Hâtes. Aphanizomrnon Flos-àquae et CeruLium Hirundinélla sont les orga-
"i "les les plus abondants. Ce plancton dill'èrc du type général de plauclou des
I - britanniques par le nombre relativement faible des espèces qu'il renferme
d par l'abondance des individus. La rareté des Desmidiées, 1 abondance des
Diatomées et des Myxophycées rattachent ce plancton au type des lacs de»
j - i ues de l’Europe centrale (plancton baltiquej. Eu ce qui concerne la périodi-
1 . I A. a constaté les maximum suivants : Diatomées en hiver et au printemps,
i ‘ilium eu été, Aphitnizoïnenon eu automne. Les températures élevées et les
I i. riodes de sécheresse favorisent le développement abondant des Myxophycées.
périodicité et la grande abondauee du plancton de Rostherne Mere dépend
> i lout de la richesse des eaux en matières organiques et de la rapide absorp-
n< ’i * I oxygène qui eu résulte avec production d’anhydride carbonique et d’azote
ai- -imitable, — P. Allorge.
178. Scheffelt E. Das Flaschenplankton, seine Gewin-
""ng, Auswertung und wirtschaflliche Bedeulung. — Mikro-
h- smos 16, 1922-1923, pp. 51-55).
L A. décrit en premier lieu les méthodes de pêche et d'étude du nanno-
phinclon qu il applique depuis 2 ans à la station biologique de Bernau (Bavière).
et fixé, surtout au point de
oplanclon servant de nourri-
tour la proie des poissons,
eut introduire la pisciculture
Les organismes sont étudiés a la fois à l'él
vue quantitatif. L'A. iusiste sur le fait que le na
liiriue aux petits crustacés qui deviendront à le
son étude, eu particulier dans les étangs où l’on
I1'-1'1 donner des renseignements fort importants.
Ln tableau comparatif de pèches effectuées en mars 1921 dans divers lacs
I si va rois fait ressortir l'abondance des diatomées aux dépens des chlorophyeéos.
I 1 - flagellâtes |Dinobryon| montrent un développement plus marqué dans le
Secouer See et le Bârensce dont les eaux sont plus chargées de matières orga¬
niques.
Deux relevés provenant de tourbières des environs de Bernau, dont l'un
foi i riche en flagellés vertes, amènent l'auteur à attirer l’attenlion sur l'utili-
sniiun possible en pisciculture de la richesse de ces plauctons.
Source : MNHN, Paris
— 340
Le travail est terminé par un tableau de la répartition verticale du plancl n
du Ghiemsee le 1-7-1922, suivi de considérations sur la variation saisonniè
due à l'existei Ce des couranls verticaux provoqués par les cliangéments I
température. — G. Ileflandre.
179. Smith G. M. — Ecology ol" the Plancton Algae in Il -
Palisades Interstate Parle, including the Relation of Contt I
Methods to Fish Culture ( Roosevelt Wild Life Bulletin, 2,
pp, 93-195, 21 pl. , 2 fig., 3 cartes, Syracuse, 1924).
Le » Palisades Interstate Park est situé sur la rive occidentale del Hml-
dans les Etats de New-York cl de New-Jersey. On y rencontre un grand noml
de lacs, les uns naturels, les antres artificiels : 26 d'entre eux ont été éludi -
par l’A. eu juillet-août >918. Les caractères physlograpliiques de ces différée -
lacs sont d’abord rapidement indiqués, puis PA-, comme il couvient dans u
travail effectué en partie dans un but pratique, s’étend longtemps sur les fleurs
d'eau, les conditions physico-chimiques qui déterminent leur rapide multipli¬
cation, leurs effets nuisibles sur la composition et l’odeur de l’eau. I nc li le
complète des algues produisant les fleurs d'eau est donnée à ce sujet avec U*
références bibliographiques nécessaires.
La distinction établie par Teiling entre le plancton calédonien caractèr e
par 1 abondance des Desmidiées et le plancton bal tique caractérisé par le rie
développement des Myxopliycéi-s est également reconnue ici. L’opinion de t > »
West d'après laquelle la richesse du plancton eu Desmidiées dépend de I t
des formations géologiques sur lesquelles se trouvent les lacs est corrobu- .•
par les recherches de I A. : eu efl'et tous les lacs du Palisades Park situés -m'
le gneiss précambrien ont un plancton calédonien tandis que Ceux de la répjii
calcaire, plus récente, possèdent un plancton où les Desmidiées sont effacées >n
milles. L'A. résume ensuite la question du peuplement algal de pièces d <i
récemment créées. I, 'abondance des Myxophyeées dans les lacs récents r>t
signalée à celte occasion et le fait est attribué à l’abondance des matières oi ,.i
niques dans l’eau.
Un paragraphe est consacré aux moyens susceptibles de détruire les fleurs
d’eau. L’emploi du sulfate de cuivre comme « algicide » est discuté et un talé au
reproduit, d’après divers auteurs, les quantités nécessaires à la destruction I '
différentes algues constituant les fleurs d'eau. Dans un autre tableau est résumer
la nocivité de ce sel vis-à-vis de divers poissons. Une expérience faite sou - la
direction de I A. a montré qu’une proportion de sulfate de cuivre égale à
1/5 000.000" semblait déterminer la mort de plusieurs espèces (poisson-< ual
brochet, grande perche) ; mais comme au bout du troisième jour aucun nouo nii
poisson mort ne fut constaté et que d’autre part celte proportion de sulfate è’
cuivre est bien inférieure à la quantité reconnue mortelle pour ces poisson»,
c’est à l'appauvrissement de l'eau en oxygène (par oxydation bactérienne) cousé-
cutif à la mort en masse de l’algue formant la fleur d'eau qu’il faut attribuer la
mort du poisson. On ne doit donc pas attendre le développement maximum de
la fleur d’eau pour la détruire, mais opérer par fractionnement.
Après ces considérations d'ordre pratique, l'A. donne un tableau de plu¬
sieurs pages où sont notées les 199 espèces et variétés constatées dans les 26 lacs
Source : MNHN, Pan
•l'i Palisades Park avec leur répartition et leur fréquence <laus chacun d'eux.
176 espèces et variétés sont figurée» dans les planches. Un genre nouveau, trois
espèces et trois variétés nouvelles sont décrites.
Pacuycéadon gen. nov. — Cells solüaiy, spherical, with a délicate ce II
„'.<// Ihal in without a gelatinous envelope. Cell n mil hearing four quadrately
ferv rarely pyramidalelyl arranged appendages. Appendages durk brown in
nd'ir. stout, gradua! !y tupering ton b! uni point that is usually bifurcate. Base
"I appendages dilate ut point of junchtre with tlie cell wall. Chloroplast single,
mp-shaped, pariétal, nearly filling lhe cell eavity : with une pyrenoid, Repro¬
duction tinknown.
P. uMBiu.vus sp. nov. — Characters as above. Diameter of cells without
p 1 »resses 8.5-19,5 ji. with processes 8b-112 y. t.engtli of processes 35-50 p. ;
"i adth of processus at base '.',5-3. 7.7 y, al ape.r 1, 0-3,0 a,
CoelOspiiakhum radiatum sp. nov. — Colonies co a I a i n I n g compara lively
i cells enclosed by a ver r Inaline. Iiomogeneons. gelatinous envelope. Cells
i id-pyriform, radially arranged about a. conimon ceilter and with their smaller
< /.- ftcirig outwards. Cells lying sonie distance front one another. Cell-contenls
Iiiogeneous. pale blue-green in colot: Cells 5-0 y. long, 1-75-2,0 y, broad : diam.
colonies 16-19 y.
SvfrùHA Adamsii sp. nov. — Colonies usually sphericul, with lhe cells
■ ly arranged lo form a radialing mass front a commun center. Cells elongate
• 1 ‘-shaped', with lhe proximal ends subacute and /lie anterior portion of lhe
'i with à . few scattered spin.es. Cells with two elongate. laminate chrOmato-
/. n .ires and two cilla of et/uallength f.ength of cells 42-47 y. breadth 6,5-19 y,
b gth of cilia 12-17 y.
Pediaslruin biradialum var. heteracantuum car. nov. — Incisions in apices
lobes of marginal cells unequal, lhe interior loblets being much larger than
■ exterior. Cells 8 y broad. Vt ja long, diam. of sixteen-celled 55 a.
Stacbastkum . liiiiASTiFERUM sp. nov. — Cells veiy large, breadth ( without
es) t.o-1.75 limes lhe lengtli, deeply eonslricted . sinus widely open and with
r ne u te apex, isthmus liarrow. SemicelLs oliversely seniieircttlar, apices
tiw 1 kedly tuinid, latéral angles rtiunded and hearing a single long, stout, solid
dpi nés suhparallrl and generaUy sliglhly outwardly divergent al their
"l'wes. Vertical view tria'igular, si des somewhal refuse in lhe central portion,
“ fuirly shtirp and hearing a single stout spine. Cell-wall coarsely punctate.
/ ."spores ttnknnwn. t.englh 90 y : breadth without spines 77-93 y, with i 15-
1 y ; length Of spines 22,5-39 y: breadth of isthmus 24 y.
Slauraslrum .1 ohnsonii var. thiradiatum var. uov. Vertical view tria n-
nr : ornamentation of lhe front view as in lhe biradiate type. Length
> "ioiiI processes 32-h2 y. with processes 50-6 4 y : breadth with processes
> p. : breadth isthmus 8,5-11,5 y.
Staurastriiin pseudo-pet agicam var. minok var. nov. — Length without
l" esses 16,5-22,5 ,u, with processes 30-38 y ; breadth with processes 4 2-50 y:
1,1 adth 6-7 jt. - V. Allonge.
ISO. Stehle M. F. Surface planklon protozoa front Lak-1
I . in the i'tit-in-liay Région. (Ohio Jour. Sci. 23, pp. 41-54,
;i ügs and tables, 1923).
Tliis paper includes distribution and collection data regard ing tbo Dinoll ■-
gellates, grc en flagellâtes and also some mention of general green plankn o
algàe. — Win. Ilaiidolph Taylor.
PHYSIOLOGIE ET CHIMIE
181. Bills, C. E. — The préparation of fîve kilograri
of dessicated Euglena. ( Science 57. pp. 740-741, 1923).
In 1921 a bloom of Euglena appeared on a pond on tbe campus of Joh -
Hopkins Unive-rsity in Baltimore Md. A woaden float was pulled across tbe pu. 1
and the soum dràgged lo the edge where il was collecled and taken to II
laboratory. Here it was strained Ihrpugh a » 60 mesli » sieve and allowed < ,
stand for 12 h ours with the addition of ire lo the water in wliieh the Euglena
were suspended. The Euglentte sellled lo the bollom and the supernalant liqir I
wilh most of tin- forcing prolozoa could be poured off. The material w
dehydrated with 95 »/„ alcohol. fillerod and dried al 5 ". Front about 250 lite
of sfum 5 kilograms of purified dry Euglena powder was obtained for stud .
Win Itandolph Taylor.
182. Brooks M. M. — The pénétration of arsenic ini ■
üving cells. {Proc. Soc. Exp. Biol. Mal. 20, pp. 39-40. 1922
The optimum Pli for survival of Nilella wihen placed in either phosplu
or arsenic bnffers was 6. 2-6. 4. and wlten Ibis was inoreased decreased peu -
tralion and deuth became more rapid. The normal Pli of the cell sap of NileU '
was found lo be 5. 7. The amounl of arsenic in üving cells was always le.-
than thaï of the surrounding solution, while in dead cells it was equal. — li a
Uandolph Taylor.
183. Brooks, Sumner C. — Çonductivilv as a measure < i
vitality and death. (Jour. Gen. Physiol. 5. pp. 365-381, 1923).
I hr algae studied were species of l.aniiiiaria and Chorella . Il was fou
thaï the conductance ol üving tissue is proporlional lo thaï of the surroudi. ;
with which il is in equilibrium, and thaï changes in the laller are compensât I
lor bv changes in the I issue. Tliere however is a delinilc quanlily « net condur-
tance » mdependenl ol'lhe conduclence of the flitid. Ail lhe tissure studied wi k
certain exceptions hail a higlier résistance llian the surrounding media. - Uni
Uandolph Taylor.
184. Brooks M. M. Studies on the permeability of living
and dead cells. I : New cpiantitative observations on the pene-
tration of acids inlro living and dead cells. Public Health
Report. s iU. S. A.ïJun.29, 1923, pp. 1449-1470). — 2 ; Obser¬
vations on lhe pénétration of alkali bicarbonates into living ai l
dead cells. Dilto, 1470-1477. 1923.
(Il Combined carbon dioxide (bicarhonatel présent in lhe cell sap of Val'
nia venlricosa before exposure to lhe acid solulion prevented- the Ph fall from
Source : MNHN, Pari.
— 343 —
passiug 5. 2 until the bicarbonate has boen entîrèty displaced by the acid. Two
groups ol acids are eslablished, one of wbich replaces tho CU2 rapidly and
(" "' Iralcs apparently slowly, lhe otker groiip does nol replace the C02 and
arpcars to pènetrale rapidly. — (2) Living relis of Valmia are readily per-
' l’I'' lo H2C03. Tlicre is an increase in lhe alkalinliy ofsap freed front C02.
Ki|(.02 makes the enlrance ol' 112C03 more rapid tlian does NaHC03. The
a [i! "iis acelale. citrate and chloride do nol hâve so great an elfecl but show the
s iim différence between K and Na. liai. Randolph Taylor.
185. Brooks M. M. — New quantitative observations on lhe
[ ' iii'tration ol acids and alkali-bicarbonates into living and dead
i Ils. (Jour. Exp. Biol. Med. 20, pp. 384-385, 1923).
Cells of Valonia vëntricosa were placed in solutions of acids of a Pli of H.
I i- fourni on extrusion of the cell sap thaï normal cells hâve a Pli of 6.2-6. 4
>. I I (.02 is présent and of 6. 6-6. 7 when il lias been reinoved. One group of
*• ' 'ncluding HCL, IIN03, I12S04. arsenic, phosphoric and others incrcased
ll" ""ounl of free co- iu l|ie cell sap tîll it rcacUed Ph, 5.2, wliile anolher
- 1 ip includiug acclic hufyric and olheis did uot hâve imich of this effect.
I li -, appears to lie ellected by decomposing the bicarbonates présent in the
■ When placed in solutions of 002 al Ph 7.2. of KHC03 of Ph 7.8. of
ibout 5,2, and the
in C02- freed s
1003 at Ph 7.8 lhe Pli al lirsl bécame
eeded the normal. Pinally a Ph of 8.f
Randolph Taylor.
186. Drzewina A- et Bohn G. — Expulsion des algues
mbiotes clmz les Convoluta roscoffensis, sous l’in-
■nce de l’acide carbonique. (’. U. Acad. Ne. 178, pp. 876-
•erte
s, 192 V).
'ivolula. plat-
s de 1
ii de i
I moins rie CO2, l'effet ne
rie d’ailleurs avec le degré
i produit pas ;
le salinité de 1
r saturée de CO2, se contractent
i cytolyses. Mais, au bout de
à expulser leurs algues et le
tes. ï.e lendemain, les vers sont
vre ; les cellules remplies de
lploie de l'eau contenant Icgê-
il y a comme un point critique
eau. — <!. Hamel.
!87. Freund H. — Die Abhangigkeit der Zelldiinensionen
Attssenbedingiingen. Versttche mil Oedogonium pluviale.
■ b. Bot. Ges. 1923, 41 ,
. 245-252).
longui
des
.•el Iules
Irait indépendante de l'intensité et
la lumière, mais dans les cultures contenant une quantité sufli-
ion nutritive les relliiles étaient courtes, tandis que dans les ciil-
solulion. les cellules se remplissaient de fécule qui ne pou-
e divi
- l 'a
Source : MNHN, Paris
188. Freundler P- — Sur l’iode dosable des Laminai i
flexicaulis ( f. R. Acad. AV., 178, pp. 515-517, Paris 1924).
Au moyen île méthodes, de dosage concordâmes quant aux résultats à 1 " ,
près | incinération, épuisement par le bisulfite de Ca, dialyse), I A. a mis ■ h
évidence les faits suivants : l'iode se trouve dans les Laminaires soit libre, s.
sous la forme d’un complexe imparfait. La quantité d iode dosable esl sen-
blemenl constante par rapport au poids sec dans une même région et à la mèn
époque (0.6 à 0,7 °/„ pour la côte ouest de la baie de Saint-Brieuc) ; la régi -
larilé du rapport iode : eau résulterait donc d'un équilibre osmotique eut
le liquide physiologique de baigne et 1 eau de mer. I.es teneurs eu iode minéi I
dosable peuvent subir des variations notables (atteignant 0 gr. 15 on 0 gr. ji
pour un Laminaria flexicaulis de poids moyen, 250 gr, i, en moins chez d -
exemplaires conservés à la lumière, en plus riiez des exemplaires ronserv
à l’obscurité ou à la lumière diffuse. 1, A. considère que l'algue renferme h
plus de son taux normal d'iode minéral fixe, une quantité peut-être assez cou
tante d’une substance susceptible de se transformer en iodure par une soi
d'autolyse puai modem . — P. Attorge.
189. Freundler P. — Variation de l’iode chez les Lan -
naria flexicaulis à l’époque de la repousse annuelle ; rôle de i
zone stipo-frondale. (C. R. Acad. AV., 178, pp. 1625-1628, Pat s
1924).
Dans cette seconde note, I A. a cherché à déterminer quels sont les l'acier -
qui interviennent dans les variations de la teneur eu iode. Ses expériences i i
porté sur des exemplaires récoltés aux grandes marées île lévrier, mars i
avril, aux iles Sainl-Quay. Le taux initial d'équilibre esl alors plus faible qu "
automne. La varialion a toujours lieu dans le sens de l’accroissement de !.i
fronde. La vitesse de la variation dépend surtout du milieu dans lequel > ai
conserve baigne, et. pour un même milieu, de l’âge relatif ou de la pigmentai 1 n
des tissus et de la présence ou de l'absence de la zone stipo-frondale. Le ch." i
fage brusque et prolongé 1 1 00° i est favorable à la stabilisation ainsi que la p
sence du pigment brun. Les variations du taux de l'iode sont donc iufluem'i -
par les principaux facteurs qui interviennent daus les réactions diastasiqu -
Quant à la conception même du mécanisme des phénomènes elle reposerait "
les rapports numériques des taux minimum et maximum, sur les propriétés !•■
la cellule vivante et suc le maintien de l'équilibre entre baigne et le milieu. I “■
variations analytiques de l'iode sont l une des manifestations de la rupture île
cet équilibre : elles relèveraient d'une modification temporaire, progressive
et réversible des propriétés de l'iode. — P. Allorgc.
190. Fritsch F. E. and Haines F. W. — The moistme-
relaticras of lerreslrial Algae. Il The changes during exposne
to drought and treatment with hypertonie solutions (Ann. /
Bot., 38. p. 684 elseq. Lontltm, 1923 .
The paper deals with lin; changes occurring iu lerreslrial algae and ni""
protonema during drought and when exposed for long periods lo hyperlmiir
Source : MNHN, Pari
— 345 —
solutions. During drOUght a graduai diminution in lire tendency ol' the cells to
|,!;ismolyse w i I 11 a given hypertonie solution is accompunied by a marqued
alteration in lhe permeability ôf the cells to slaius. Subséquent access of
inoisture briugs about changes in lhe reverse direction, unless the dronght is
- ocre Or very prolonged. Il matériel is sealed in a hypertonie solution and
m.ostigated day by doy, a similar graduai disappea rance of plasmolysis is
nolcil. an eflèel vvhich is probably partly palhological. Pleurococcus shows far
les* tendency lo change in these respects than lhe lilamentous forms examiued.
lu tnalerial exposed tô hypertonie solutions, but unsealed, only a certain
"‘"nber of lhe cells recover Iront plasmolysis and the majorily of these subse-
<! uoully die ; the remaiüder remains plasmolysed, lliough retaining lhen vitalitv
l u- tveeks or ruonths. At lhe same lime tliere is usually a small number ol
livalthy cells 'vil b uiicoutrncled protoplnsls.
I lie relis survi'ving after a period of drtmght or of prolonged treatmenl
" ilh hypertonie solutions bave a more or les* rigid. Iiighly visenus protoplast
i bout obvious vacuoles. Il is the normal siale of lhe relis of Pleurococcus and
l’nisiiilu. Il is suggested thaï this ge) -condition of the protoplast may in part
1 plain the inarked rétention of moisture by surh lerrestrial forms in the air-
dry condition, allbough tliere are some indications thaï ollier factors also are
• iM'erued. — !.. Ilatten.
191. Funk G. — U ber Bewegungen der Kolonien von Oscil-
• "fia amphibia Ag. Beiliitge zn einer soziologisclien
I i'wegimgsphysiologie pllnnzlicher Micro-Organismen. Jteili .
uni. CenlrOL 39. 1923, pp. 257-320 avec 2 tab. et 14 lig.).
L’A. a expérimenté avec des colonies qui s'étendent au fond de l'eau
i tant le jour. I. es colonies se coniraclent, quand les filaments glissent plus
!■' ' les uns aux autres, cl elles s'étendent par un mouvement des lilamenls qui
- oignent. La contraction s'accomplit quaiid l'intensité de la lumière est
rr-iîijenlée, quand la tempérai ure est diminuée et quand un courant électrique
1 i interrompit. Les colonies s'étendent par les influences, contraires. Les
' iionls suspendus dans l'eau se réunissent rapidement en colonies. LA
<• relie la signification de ces înmivemenls dans les conditions du milieu,
f ’iidanl la nuit les colonies sont dispersées ou couvertes de la boue du fond
! les petits poissons et pendant la matinée les filaments sc réunissent en
"lies et cherchent d un commun effort la lumière au-dessus de la boue. —
192. Gaidukov N. — Zur F ragé nach (1er komplementâren
1 i«>matisçhen Adoption. Ber. I). Bol. Ges. 1923, 41. pp.
•Aii-361).
LA. réfute les objections que Boresch |Arch. Prolk. T. 44. p. 2| a fait
'''.aire ses expériences et démontre qu'il y a beaucoup d'autres couleurs qui
. 1 rien à faire avec le manque du iiilrogène. Les Cellules qui riaient ehioi'û-
111 a vs parle manque des substances nutritives il les a comptées toujours
!>;>' mi les cellules mourantes. — l'an Goor.
Source : MNHN, Paris
193. Geitler L. S tu dieu liber (las Hümatochrom uncl fil
Chroma tophorèn von Trcnlepohfia. (Ôstèrr. Bol. Zeitsdn .
1923, 72, [tp. 76-83, avec 5 (igA.
L'A. appuie l'opinion de Senu que l’héiiialochrome est une substance <1
réserve, parce qu'il ne disparait pas par une diminution de l'intensité de 1
lumière, mais par une croissance rapide: pendant les divisions des cellules
se rassemble toujours dans la cellule terminale qui subira uncore les division
suivantes. Les éliront a tophOres dans les cultures de T. aurea et de T. timor lin
ont le plus souvent la forme de petits disques, parfois la forme d'un ruban a
gonflements, la première forme résulte souvent de la seconde Dans d’autn s
espèces la forme de ruban prédomine. — Va n (lotir.
194. Harder, R. — liber die Bedetitinig von Lit htintensilyi
«nul Wellenlange lut- die Assimilation farbiger Algen (Zeit¬
schrift fur Bol.. 15. 6, [>p. 30Ô-355, 1923 1.
L A. s'est proposé île résoudre deux questions 1" de savoir si les pigment-
rouge et bleu qui acéompagucu I l;t chlorophylle parlicipaienl.it 1 assimilai ion 1
2° si l'intensité lumineuse influait suc les Algues à adaptation chromatique, t
dans quelle mesure. Le Phormidium foveolarum connu depuis les expérience
de Boreseh comme une Cyanophcyëe à adaptation chromatique a été chois
comme matériel d’expérience. Celle algue se colore en vert sons l'action de
radiatieus lumineuses de longueur d'onde longue, en rouge sous les radiation-
lumineuses courtes. Les résultats des nombreuses expériences faites par 1 A
Les plantes de lumière assimilent mieux à la lumière forte que les plante:
d'ombre, quelle que soit leur couleur, tandis que les plantes d'ombre assi
milent mieux à la lumière faible que les piaules de lumière. La couleur jour
donc un rôle secondaire : des plantes d'ombre vertes assimilent mieux à 1
lumière vert-bleu faible qu’à une lumière rouge forte et des plantes de soleil
pourpres assimilent relativement mieux à une lumière rouge forte qu’à un-
lumière vert-bleu faible. Il s'ensuit donc que 1 adaptation à l’intensité lumiueus-
a une influence plus forte que l'adaptation chromatique. En graduant plu-
précisément I intensité lumineuse on constate que pour des irlairements voisin
les plantes assimilent relative ni eut mieux dans la lumière colorée complémen¬
taire de leur propre couleur. Les plantes qu'on laisse assimiler dans des
lumières de couleurs différentes mais de même intensité assimilent mieux dans
la lumière colorée complémentaire de la leur, et, cela d'une façon absolue, que
dens les autres. Des piaules cultivées en lumière de même énergie assimilent
relativement mieux en lumière de couleur complémentaire de la leur qu'eu
lumière de couleur différente, quelle que soit 1 intensité lumineuse.
On peut conclure de ces r . .u., que les pigments qui accompagnent la
chlorophylle (phycoérythrine et pliycoeyaniuè! participent réellement à l'assi¬
milation chez Phorniidiuni foreoltiruni et que la longueur d’onde ainsi qui-
linlensilé de la lumière olil toutes deux un rôle important. Comme les
pigments assimilateurs des algues marines sont presque identiques à ceux des
Cyanophyoées ces résultats peuvent être généralisés. — /. Geitler.
Source : MNHN, Paris
— 347 —
195. Kotte I. W. — Zur Rei/.physiologie der Fucns-Sper-
ni itozoiden. (Ber. D. Bolan Ges. 41. 1923, pp. 24-32, 2 fier.).
Quand les Fucus se couvrent de l’eau du (lux, les oogones descendent au
. . I par leur grgvilé spécifique plus grande, les spermatozoïdes les suivent
par phototactisme et aërotaclisme négatifs et peut-être par géo tactisme positif;
'■'nues dans le voisinage d'un œuf, elles relourneut plusieurs fois par une
réaction phobique quand elles quittent la sphère de chimiotactisme, jusqu'à ce
qu'elles touchent l'œuf et y adhèrent. — Van Goor.
19G. Lapicque L. etLiacre de St-Firmin. - Sur l’irritabilité
s cliromatophores des Spirogyres. (('. B. Soc. de Biol.. 88.
I>. 1369-671. Paris, 1923).
Dans certaines cellules de filaments abandonnés dans une eau non renou-
les cliromatophores eu hélice se condensent au milieu de la cellule. Le
r -le de la cellule semble vide ; la turgescence devient faible ou nulle et la
I- de la cellule voisine restée eu bon état bombe fortement à l'intérieur de
1 cellule altérée. yi ton écrase une partie «lu filament, on constate que le
• imatophore fait hernie au dehors et se gonlle rapidement. La partie restée
intérieur de la cellule se gonfle ou se rétracte comme le ferait un ressort à
! clin. Dans l'eau physiologique (NaCI à 8/1000) les réactions sont à peu près
h- mêmes.
Des Spirogyres abandonnées plusieurs heures dans de l'eau distillée
' i raclent également leurs chromalophores. Les cellules qui ont résisté 24 ou
i heures à l’action de l'eau physiologique, sont devenues capables de résister
i ne solution deux Ibis plus concentrée. Files ne réagissent à l'action si nocive
c ' i glycérine qu'avec un retard et une lenteur notables. — G. Hamel.
197. Lloyd F E. — The fluorescentrolorsof plants (Address
' .'.lie vice-president of section (1. Botany. (Amer. Assoc. Adv.
.. Cincinnati, Ohio, Dec. 1923 . ( Science 59. pp. 241-248,
1 he speaker discussed tlie previous accouiits of fluorescent substances in
I 1 is. Ile theh proreeded lo his own experimenls (see other abslraclsl disçus-
s 1 lhe fluorescence observed in a utimber of bacleria, about 20 Cyauophyeeae,
~ en I species of Suirogyra . 1 lydrodiclyon . Gloeocrslis. Kirchueriella, Excen-
!• pli aéra, Vauchena, sèveral dialoms, Ckanlransia violacèa. and in higher
| ! is. The-blue-greens wliich coutain [phycocyanib are red fluorescent those
" h eontain pliycoerythrin are orange fluorescent. The method seems to hâve
i Hniiie importance and is of gréai aid in linding lhe organisius in a mixed
r . lion. — Uni. Handolpli Taylor.
198. Lloyd F. E. — A inelhod of ultraniieroscopy vvhereby
II irescence in lhe Cyauophyeeae and Dialomaceae mav be
'i noiislrated. Science 58. pp. 91-92, 1923).
F, y brilliant rcllected liglil from a dark field condenser fluorescence of
I F ' .jcvanîn ol' lhe Cyauophyeeae aud a red pigment in the diatbms mav be
Source : MNHN, Paris
— 348 —
demonstrated. A slide 0.8mm tbick or less is used, and a dry objective, whirli
causes the objeel lo be illurainaled front lhe surface of ibe coverglas'sby inlern il
refleclion. Iiivuiaria, Cylîndrospcrmnm and sonie species ol' Ose Malaria givr i
deep crimson color, olher species ol Oscillatoria. some ChrOQcocc/tceae n e
golden, IVosloc in one species is orange fluorescent while .V, commune is ri I
In Dialoms lhe fluorescence eau only be se en vvhen lhe matertîtl is tnouuted in
glycérine. In these fluorescent malcriai appears to be localed in vacuoles wln-li
appear blood red. — U ni . Itandolph Taylor.
199. Lloyd F. E. — Microscdpically observable fluoré -
ce nce. Science. 58. pp, 229-230, 1923).
A rich red fluorescence ol chloroplasts lias been demonslraled, Scciwdesm s
and Monoslroma arc fluorescent lo lhe naked eye in a dark rofim under liglu I
a wave lenglh of 530 or less. Sonic c.doroplasls as Lhose of Chlorophytum ,i I
Aspidistra retain lliis fluorescence ivhen mounted in cane sugar for a period il
over a moiilli. In Vauclicria lhe fluorescent pigment hecomes segregated n
vacuoles. The CvanOphyceae may be segtegaled into two groupe: one i l
fluorescent, the other yellow fluorescent, whicli probably correspond to lhose
found by Boresch lo conlaiu a bine pigment whicb is red fluorescent and a r I
pigmeul which is orange-ycllow fluorescent, and whicb may be separated fia n
each other by capillary analysis. — H 'ni. Itandolph 'Taylor.
20<\ Lloyd F. E. — Fluorescence in the Cyanophycer .
[Proc. Roy. Soc. Canada (3), 17, pp. 129-136, 1923).
Experimeuts demonstrating fluorescence of varions solutions of chlom-
phyllis and of suspensions of chlorophyll containing materials are descrila I.
The relation of these experimeuts lo lhe fluorescence of lhe Gyanophyceae is
discussed. — ll'm. Itandolph Taylor.
201. Luüd E. J. — Electrical conlrol of organic polan v
in the egg of Fucus, (liât. Gaz. 76, pp. 288-301, 1923 .
A method is giveu by which a measnrable po'-ntial différence eau lie
established between the opposite sides of single eggs of Fucus whîle these n1
kepl in a sircam of sea waler of conslanl cross section. The potentiel dilferci ci1
across an egg which was just sullicient to cause orientation wa 0,025 + 0.' 02
volls. While this does not appear to cause any delay in growlli a poten ial
différence of 0,036 volts doer delay cleavage. The hehavior in lighl and in
darkness is similar. — IV ru. Itandolph Taylor.
202. Mainx F. — Ulier eine Zygnemacee mit rolen Zellstul-
farbstoff [Lotos. 71, pp. 183-186, 1923 1.
On rencontre assez souvent d>-5 Zygnamataceae de couleur plus ou monn
violette. Cette coloration est due a un pigment en solution dans le suc cellui i"
que Lagerheim a nommé phyeoporphyrine. Ce travail porte sur l’élude prenne
de la phyeoporphyrine rencontrée chez un Xygnema, probablement le ’l
purpuream \ Voile.
Ce pigineut est facilement obtenu en solution aqueuse mais est insolubb1
dans l'alcool. Pour en obtenir une solution pure on extrait d'abord la chloro-
Source : MNHN, Paris
pi. vile par l’alcool, puis on lave ii l'eau. Par filtration et ''Centrifugation, ou
élimine les particules diverses en suspension. Avec du carbonate de cuivre on
absorbe 1rs tannins. La solution pure ainsi obtenue est rouge-pourpre
ni lumière oblique et présente une Üuoreseeure d un gris-jauiiàtre; elle possède
un bande d'absorption dans la partie violette du spectre Par adjonction d une
b,, 1.1e quantité d'acide 1 11 Cl), la solution devient vert-bleu, et se décolore si
. . joute une plus forte quantité d acide. Neutralisée par l'ammoniaque, la
i- .lu lion reprend sa couleur et sa fluorescence initiales. Une réaction acide
|. .'.coque donc la décoloration de ce pigment. Comme dans cette algue (et
.i .(.n s l’auteur de celle analyse dans d'autres espèces également) les jeunes
.11. .lus sont incolores et que la coloration apparaît seulement, dans les cellules
. s, on pourrait supposer que le pigment existerait dans les cellules jeunes
ni. u's qu’il serait décoloré par la réaction acide du suc cellulaires. L’A. montre
que cette opinion est erronée et que le pigment se forme seulement dans les
Ce pigment peut se caractériser de la manière suivante : très soluble dans
I .i il est insoluble dans l'aleool, l'acétone, l'éther sulfurique, l’éther de
I . t rôle, le sulfure de carbone ; il vire au bleu-vert par addition faible d'acide,
su décolore par acide plus concentré; se modifie sous U action des alcalis
. entrés. La phycoporphyrine n'a rien de commun avec les anthocyanos. —
/ lU-itllT.
203. Muenscher W. C. — Protein syntliesis in Chlorella
Ilot. Gaz. 75, pp. 249-267, 1923).
A Chlorella wass grown in pure culture iu a mitrienl solution lo which
C'.mbined nitrogen was supplied as calcium nitrate or ammonium sulpbate.
t allures grown iu light and dark for 105 or 235 days gave évidence thaï
Udorella. eau synthesize proteins in total darkuess from nitrogeu in inorgauic
• .r.binat ion. No évidence was obtained demortslratiug the fixation of free
i.iirugen. — 1 Uni. Handolph Taylor.
204. Pringsheim E. G. — Uber die Transpiration bei Fucus.
thrb. W&s. Bot. 62, pp. 244-257, 4 diagr.)
LA. a constaté que les Fucus se dessèchent assez régulièrement jusqu'à ce
•pi ils soient séchés à l'air. Ainsi la transpiration ne dépend pas d'un épiderme,
...uis de la turgescence de toutes les parois des cellules du thalle entier. —
205. Raber Oran. - Permeability oflhecellto électrolytes
{Bol. Gaz. 75, pp. 298-307, 1923).
Il îs found thaï the elîecl of a neutral sali of the same osmolic pressure
and condaé livily as sea waler on the permeability of Laminaria is lo cause a
dcci'eose iu the permeability 'ollowed by an increase if the valency of the cation
is greatér tlian the anion or an increase from the slnrt if the valency of the
cation is the lesser. When the valency is equal the cffect will dépend on the
si/e relation of the ions and the densily of the eleçtrical charges. A lheoretical
explanation of this is ofîered. — Ji m, Handolph Taylor.
— 350 —
206. Schmidt G. — Das Reizverhalten künstlicher Toi!
tiicke, die Konlraklilitat und das osmotische Yeihaïteii <1 i
Oscillatoria Jenensis yJahrb. 1 1 V.v.s*. Bol. 62. 1923, pp. 328-41
6 fig.).
Par plusieurs expériences, 1 1 A . vient à la conclusion que ce n'esl pas seul
ment le mucus excrété qui cause le mouvement longitudinal des Cyanophyr. >
mais que ce mouvement est dû aussi à des contractions qui se propagent conu
des ondes longitudinales Ces contractions qui s'effectuent assez rapidenu i
sont rendues possibles par l'élasticité importante des parois longitudinales i
la pression osmotique petite, ainsi des causes futiles suffisent pour déplai r
les quantités de l'eau dans le protoplasma. Des filaments artificiellement fra -
mentes, pourvu qu'ils possèdent une longueur suffisante, se comportent cornu
des filaments entiers. — Van Goor.
207. Schmidt W. E. — liber zellphysioLogische Versucl
mit Digitonin. Ibidem, pp. 136-138.
Dans une solution de Digilonine à 1 deux espèces indéterminées
Muugcotia se partagèrent rapidement en cellules simples, les chromatophoi -
se contractèrent et perdirent leur couleur. — Van Guur.
208. Tiffany L. H. — A pliysiological study of growth ai I
reproduction among certain green algac. (Ohio Jour. Soi. 2 .
pp. 65-98. PI. 1. 1923). (Thesis).
In L lie* Zygnemaceae tlie wall of the végétative ndl is of cellulose surround I
by pectose. In l'ithopliora, Cladophora and Oedogoniales Ibe ouler layer -
Phi'tin, with pectose and cellulose successively beneath, except at the points I
altaclimenl of the filaments, where tlie chiliti is lacking. The zygospores and
aplanospores of the Zygnemaceae hâve an inner and an ouler layer of pim-
cellulose, a middle one of cellulose with chilin, and sometimes a periphei il
layer of pectose over ail. The layers conslituling the thickened gametang: d
wall of Debarya are cellulose. The middle lamellae of the cross walls of Spii -
gyra, Mougëotia and Zygneina are of pectose. Fragmentation of filaments of
these lorms is broughl about by the transformation of this layer inlo a waii r
soluble pecliu. The cellulose segments iu a Microspora are lield together nv
pectose or occasionally calcium pectate. Tlie eell walls of Tribonema are in
general like tbosc of Microspora. Vaucheria which usually produces oil as a fo.nl
reserve produced slarch as a reserve when grown under artificiel illumination.
Trausfer of Pilhophora to cultureunder arlilicial illumination caused the for¬
mation of « akineles n witbin live days. while the Controls failed to form tin m
until two mbnths later. Artificial illumination also causes a rotation in polari y
in germination of the spores. lu Spirogyra majuscula artificial illumination
caused the formation of mature zygospores six weeks to two monllis earlier
thanout of doors. The techuic employed isdescribed. — Jf'in. Handolph Taylor
209. Ulehla V. — Uber CO- und pH-ReguIation des W:1S'
sers durch einige Süsswasseralgen. (Ber. D. Ges. 1923, 41,
siheft, pp. 20-31).
Source : MNHN, Paris
— 351
Cladophava et Ofdogoniinn meurent rapidement quand ils sonl placés dans
•le l'can qui contienl un peu d'un acide, les cellules terminales explosent et
iM ssenl leur protoplasme en dehors par nue pression subite de la membrane,
r.'iiisée par I absorption des H-ions. Il a été montré par les recherches que les
•'"* "Ml Ie Plus souvent une alcalinité qui est assez fixée, et ces algues ne peu-
vivre que dans des eaux où l'alcalinité ne se diminue jamais d'un degré
ii ,p grand, où elles vivent seulement attachées à des pierres calcaires. Un
rlogonitun «jui pouvait supporter une certaine acidité de l’eau, se montrait
l'ouvert d'incrustation l Psichohormiuut. Kützing) de Ça CO3 : dans l’eau conle-
in"i trop d’acide carbonique ce carbonate devenait un bicarbonate, se dissol-
210. Weber F el Hohenegger H. — Réversible Yisco-
-lüilserholiung des Protoplasmas bei Kiilte. (lier. D. Botan.
41. 1923, pp. 198-204).
l-ulrc autres objets l'A. a aussi expérimenté avec Une Spirogyre et a cons-
l . te que la plasmolyse est très retardée quand la température est diminuée
l ~ pi à l' environ du zéro. — Van Goor.
211. Wurdack Mary E. Chemical composition of the
v Ils of certain algae (Ohio Jour. Soi. 23 pp. 161-191, 1923).
The walls of Vaucheria geniinata hâve a pectose layer outside and a cel-
l 'I ise One within. The oospore lias an additionnai ouler layer probahly of chi-
t a Cladophora glomerata lias au ou ter' Wall of ebitin, à middle One of pectose
and an inner of cellulose. Oedogoiiiunt irregulare has au ouler layer ofchilosan
"bi a young and an inner of pectose. VVheu older and internai development of
e ' ' 1 1 ose océurs. Oedogonium crans nm umplttm bas three layers, t lie ouler of
a i rlaiu composition, thesecond of pectose and the inner of cellulose ; /.ygnema
ci « ‘latum lias an ouler wall of peclic acid a middle of pectose and an inner cel¬
lulose. Draparnaldia plumosa lias an ouler slime of peclic acid and pectose,
lie maiu filaments hâve an outer layer of pectose and au inner of cellulose, the
blanches lack the cellulose as a déduite zone, Tetraspora has asheath of peclic
acid — lira, llundolph Taylor.
CYTOLOGIE
212. Dangeard P. A. et Dangeard P. — Recherches sur le
vaoiiome des algues inférieures. (C. H. Aeail. Sc., 178, pp.
1038-1042; Paris, 1924j.
A l aide des colorants vitaux (rouge neutre et bleu de crésyll, les A. ont
"'"die le vacupme des algues inférieures sur lequel on ne possédait jusqu'à
preseut aucun renseignement. Dans les l 'hlamydomùnas on observe de nom¬
breuses sphérules de taille variable qui correspondent à autant de petites
vacuoles contenant une solution colloïdale de métachromaune condensée : sur le
v i von t et sans coloration, elles apparaissent sous forme de globules réfringents
e n de lacunes, ce qui explique pourquoi elles ont échappé aux observateurs,
bes G o ni uni et les Eudorina présentent les mêmes sphérules avec des inclu-
Source : MNHN, Paris
— 352 —
sions incolores en forme d’annean. Dans les VoU'OX adultes chaque cellule
renferme qu’un pelil nombre de vacuoles, mais de grandes dimensions : au
contraire, dans les œufs qui approchent île la maturité, les sphérules su
nombreuses el dispersées dans la cellule. On trouve le même Vacuome dans ! •<
Pediaslrum et les Chlorelles. Les Scenedesmus représentent un stade plus
avancé : le corpuscule métachj'oma tique est séparé du cytoplasme par un le. r
intervalle et certaines vacuoles plus grosses contiennent plusieurs corpuscules
Les zoospores du f'Iiliirodendroii subsnlsum possèdent une grande vacuole pi ■
té ri eu re avec d assez nombreux corpuscules et de petites vacuoles antériem s
à contenu homogène. Dans toutes les plantes l'existence d'un vacuome -i
aussi constante que celle du noyau. — G. Hamel.
213. Mangenot G- — Notes sur la cytologie des Laminai¬
res (C. H. A'oc. île Biol. (Lyon), 88. p. 522-523, Paris, 1923).
Dans les couches assimilatrices du thalle du Laminariu flexicaulis, -
cellules produisent une assez grande quantité d'iurlusioas graisseuses, form -
par les phëoplastes. Chez les Fucacées, les globules oléagineux se déposi il
directement dans le cytoplasme sans le concours des plasles. L'A. mon1 te
l’insulfisance des méthodes actuelles de la chimie pour l'élude des corps de ht
cellule vivante.
Les zoospores des Laminaires sont piriformes et constituées par une
masse de cytoplasme renfermant un noyau, un phéoplasle et quelques in ■
cliondries. Cette structure est absolument comparable à celle des autliérozonl >
des Fucacées. Ceux-ci ne sont pas des masses uniquement nucléaires eommi le
corps des spermatozoïdes des animaux auxquels on a voulu les comparer —
G. Ilamel
214. Puymaly A de. — Sur le vacuome des Algues verbes
adaptées à la vie aérienne. (C. II. Acad. Se.. 178. pp. 958-9<->.
Paris, 1924).
Les Chlorophycées peuvent résister :ï de fortes dessiccations ; elles il lè¬
vent cette capacité de résistance à la haute tension osmotique du contenu cel¬
lulaire. Des pressions très élevées (jusqu'à 75 atm dans le Trentepolllia annir.
ont été trouvées en employant des solutions, de saccharose, lin étudiant, â I nitie
des colorants vitaux, le vacuome de ces Algues, I A. a constaté qu elles r u
ferment un protoplasme très dense dans lequel sont plongées de petites vacuo¬
les S| hëriques où la métachromatine est abondante : au contraire les espèces
d'eau douce contiennent de grandes vacuoles très riches en eau. Cela explique
la haute tension osmotique observée dans les algues aériennes et la faculté
qu’elles possèdent de résister à des périodes de dessiccation prolongées. —
G. Hamel.
215. Schürhoff P. N — Die Kernteilung der Diatonieen
und Konjugaten (Mikrokosmos, 16, 1922-1923, pp. 8-11).
Après quelques conseils sur les lieux et l'époque des récoltes, I A. e.'i
les méthodes de fixation et de coloration les plus démonstratives pour l'étude
de la division du uoyau chez les Diatomées et les Conjuguées.
Source : MNHN, Pari
— 353 —
Suit uu court historique de la question accompagné de notes sur les
mi "ialilés de la division chez Surirella calçarata, Pinnularia oblonga (d'après
I. Hinborn) Surirella saxoniea (d'après Karslen) et Spirogyra çalospora
i.f.iprès Trii nd Ici. — G. Deflandre.
216. Zimmermann W. — Zytologische Untersnchungen
" Sphacelaria fusca Ag. (Zeitschr. f. Botan. 15, 1923, pp
1 '.'1-175, 8 fig.).
I, A. a étudié au moyen de matériel vivant et fixé la constitution du prolo-
! ' l,ia ct <lp9 ''ayons dirigés vers les çentrioles et le remplacement de la cellule
. . de, par les segments suivants chez Sp II. fusca qu'il a trouvée sur les algues
i: '-s a la ligne de la marée basse aux rochers occidentaux de Helgoland Les
i ' uns sout constitués par des traînées protoplasmatiques plus visqueuses et ne
lerment point de structure filamenteuse. Les cellules jeunes peuvent rem-
: : . . la cellule terminale détruite eu s’accroissant dans la direction longitu-
i! •ll ' les «ll>'>es un peu plus vieilles par une croissance latérale. Dans le
1 n"'r cas, 1 axe de la radiation se tourne de 90° ; donc la polarité morpho-
1 . 'I0 1“ cellule ne peut pas fixer la polarité physiologique (direction de
issancel. Dans 1 obscurité la cellule terminale produit des rhizoides. —
PARASITES DES ALGUES
21/. Miller V. V. Helioameoba vorax, parazit Spondv-
lomorium quaternarium Ehrb. (Archives russes de Protislologie,
8 1924, pp. 105-115) [en russe avec résumé allemand].
Cet organisme se fixe aux colonies de Spondylomorium, les investit et les
:i orbe ; il peut ainsi capturer et absorber un grand nombre de colonies.
I i sque 1 amibe est bourrée de cellules de Spondylomorium elle se divise par
1 " liiions répétées en petites amibes contenant finalement 1 à 5 cellules de
I in- Ces amibes émelli-nl des rayons plasmatiques et attaquent de nouvelles
' des. En quelques jours des cultures entières de l'algue sont ainsi détruites.
1 parasite est toujours uninucléé ; il est dépourvu de vacuoles pulsatiles et de
' unies digestives. Sa position systématique semble être au voisiuage de
.’/ Jiuidina Cienk. — P. Allorge.
TECHNIQUE
218. PffeifferH. — Die Methoden zur Er/.ielung von Fort¬
in zungszustànden bei Algen. — (Mikrokosmos 16, 1922-23
-• 219-221).
I auteur rappelle les moyens d'obtenir les stades reproductifs (chez cer-
- ' Conjuguées, Confcrvoidées, Siphouées et Prolococcoidées, et ajoute
i indications données par les auteurs qu’il mentionne dans un index biblio-
: diique, celles qui lui ont été suggérées par ses propres expériences. —
Pcflandre.
22
Source : MNHN, Paris
— 35'
VARIA
219. Allen C. E. — The potenlialities of a cell. Address oi'
theretiring president of Lhe Bot. Soc. Amer.. Boston Dec. 28,
1922.1 (Amer. Jour. liai. 10. pp. 387-398, 1923 .
I ho greeu and browu flagellatos show great plaslicily ol' Ibi-ih an<l fnncli
which indieato their complcx potenlialities as colis. The tact (liai lhese col
can transmit lhese lo their oUsprings aithough lhey camiot lhemSelves expr.
mute lhan a part al any given stage emphasizos the dual constitution ol il
colis one part carrying ail the herilable features from génération to génération
the Ollier part expressing ouly those features appropriate to the phase imrm
diately dominant. There is some plaslicily in the possible succession of phas,
but these tend lo fol lou a delinitc cycle. Adaplive évolution from thèse flagel¬
lâtes has in part oceured by modification or loss of potenlialities (e. g. loss
chromajophores in some parasites) in part by development of new polentialili
(e. g. nenromolor apparatus described by Kofoidl. In lhe évolution of coenoi
similar limitations and advances appear, but lhe cells of lhe group rem, -ou
e.piipolential in the main. Différentiation of cells in a group passes ihrougi
a phase in which lhe for» becomes modified but lhe herilable polentialili,
can be transmitled by ail cells lo those in which only some cells eau transie i
these complété. In lhe highest plants some of lhe potenlialities of the cel
secm to hâve been coinpletely losl, as for instance the tlagellale phase, or ti
amoeboid phase, but far more bave been gained. - Hm. H and ni ph Taylor.
220. DeToni G.B.— IV aggiunta alTAlgaritim Zanardirn.
(A ni Reale Ist. l 'en. sc. Lelt. an., Yenezia, 1923. 82, p. 47
485).
Dans un travail antérieur |I)e Toni G. B. e Levi D .. L Algarium Zanardh
Vcnezia, M. Fontana, 1888, p. 144 in-8") I A. a donné le catalogue des algie,
de l'herbier Zanardini. Les Siphonacées y étaient mal représentées par sui
de la perte d’un paquet d'herbier ; celui-ci ayant été retrouvé. I A. donne la
liste des Siphonacées qu’il rentermait. Ainsi se trouvera complété le catalog1
de ce célèbre herbier. — C,. Hamel.
221. De Toni G. B. e Forti A. — Ethel Sarel Barton Gej>p
(1864-1922). ( Nova Notarisia , Ser. 34. p. 47-57, 1 portrai .
Modena, 1923).
Article nécrologique oè i’A. retrace la vie de la célèbre Algologue et an
lyse minutieusement ses œuvres, parmi lesquelles les travaux sur le genre
Halimeda et sur les Codiacées du Siboga resteront classiques. — G If nmd
222. Coupin H. — Comment on fait une collection d’algues
marines. (La Nature N" 2623, 12 jttill. 1924, pp. 31-32, 1 fig.
dans le texte).
Article de vulgarisation où TA. indique des procédés simples pour faire
tacilement une collection d'algues marines. — P. Frêmy.
Source : MNHN. P
Marine Hiology.
223. Crozier W. J. — Rese.itih in
Science, 56, 1922, pp. 751-752).
A plea for lhe establishment of a station of Marine Bîology in connection
- a li lhe Carnegie Institution. Marine Biological Deparlnlenl . in a tropical or
mi-tropical situation, whcre, it is claimcil tliere is an abondance ami variely
easily accessible marine dora, a climatr which enables work lobe carried on
i ail seasons ol lhe ycar and h a comparative isolation conduive lo scholarly
"ul productive treatment a. Il is alleged tbat lhe Marine Station al Woods Hoir
1 ' lhe Pacific uoasl is improductive Cor 8 lo 9 montlis in lhe vear. V 1/
Crilblt.
224. Fisher W. K. Research in Marine Hiology
Science 57, 1923, pp. 233-235 .
A reply to lhe above article, poinling ont lhat thé two already eslablished
■ ulogicnl stations on lhe Pacific Coasl — lhe Scripps Institution for Biological
il. seareh al La Jolla and the Hopkins Marine Station of Stanford Université al
'inlcrey occupy far more su i table positions than a tropical or serai-
"piral situation. Bolli thèse stations, wl.ile not suffering from lhe euervating
,it ol the tropics, can be worked during the whole year and possess abundance
accessible, usable fauna and dora. — V. AI. Gmbh.
225. Gains H. — Wesen und Wege cler Limnologie.
ii/ifoskomos, 17, 1923-24, pp. 6-8).
Compte-rendu des deux premières séances de I Internationale Vereinigung
"■ lheoriâche und angewaudlc Limnologie.
A côté de réflexions générales, on y trouve le nom de nombreux spécialistes
l’Europe centrale, — G. Heflandre.
226. Genevois L. — CQ&tribiition à l'étude de la symbiose
tutre zoochlorelles et TurbeUariés Rhabdocèles .1 un. Sc. nul.
' 6, 3-4, pp. 55-72, Paris, 1924;.
L ‘A. a étudié les Chlorelles qui vivent dans les tissus des Turbellaries
i - 1 .ibd ocèles des genres J)tilyellia, Trphlopluuia et Castra du. lia pu cultiver
• algues en culture pure après les avoir extraites aseptiqnement de leurs
' 'tes. Ces Zoochlorelles sont localisées dans le parenchyme sous-épidermiques
'estent intercellulaires, D’après leur morphologie, leur développement et
1 "s reactions vis-à-vis des didérents facteurs physico-chimiques, LA. identifie
‘‘es Zoochlorelles au Chlorrllu mlguris Beijerink. Quant aux liens symbiotiques
"i ' les deux êtres ils semblent très lâches, mais il parait toutefois que la
- mbiose est avantageuse à l’un et à l'autre organisme. — P. Allorge.
227. Labbé A. — L’allélogénèse chez les Métazoaires et
I Protozoaires. \ C. R. Acad. Sc.. 178, pp. 132-133, Paris,
1924).
Les œufs d’animaux marins, morts par suite de l'élévation du PII extérieur,
peuvent donner dss produits capables de vivre dans le nouveau milieu, ce seront
— 356 -
des individus invariés (isomorphes) ou modifiés | allomorplies) ; parmi rr
derniers, ceux donl la modification est stable représentent uue espèce nouvclli
C.'esi l'allélogéuèse. Le Dunaliella viridis Teod. donne en milieu sursaturé u
isomorphe (T), viridis nanal et un allomorphe 1 1). Kermesina) Turpin (1831
/). satina Duual (1838|. Ainsi se vérilie l idée de Lamarck d une adaptation causal,
mais sans qu'intervienne l'hérédité des caractères acquis.
L origine de l allélogéhèse se trouve dans un phénomène colloidal initia
i|ui appareil ici sous l'apparence optique d'un hydrosol se substituant ati g.
colloidal. De là résulte un changement dans h? rythme cellulaire (disparition d
l'amidon, de la chlorophylle et du stigma, apparition du pigment rouge et de I
chlamyde). Les caractères nouveaux ne sont ni utiles, ni nuisibles, mai
quelconques, progressifs ou régressifs et sans sériation orthogénéliq.ue. — (,.
228. Liubimenko W. N. — Ivurs obchtcheï botaniki. [Coût
de Botanique générale]. LXY, 1042p., 740 fig., edi Z. I. Griebit
Berlin, Petei'sbourg et Moscou, 1923.
Cet ouvrage est le premier traité de Botanique générale publié en lnngu
russe. L'A., physiologiste très connu, a surtout développé ce qui concerne s.
spécialité. La reproduction des Algues, leur développement, et leur classifica¬
tion est respectivement Ir.iitée aux pages 121-439, 513-564, 658-690. L’écOlpgi
des Algues est rapidement esquissée (pp. 1011-1017) dans le chapitre consacr
à la Géographie botanique. — P. Alt orge.
Errata — l\. Munster Slrfirn. Studios in Ecology.
In Mr Munster Strôm’s paper, in tbe previous faseielc lliere were (besidi
printer s errors in spelliugl a lew errors allering tbe sense of t lie slalemenl
p. 128. The localilieS where freshwater algae... etc.
add . : as done by G. S. West,
p. 134. tbe pealy moors .. etc.
read : the pealy moors vvilh ibeir bogs, la ms and tbe artificiel
ditches in suc.h moors..
p. 140. Scbmilde. read : Schmidle
p. 143. does not play any rôle, rend : does not play an y great rôle
p. 144. not geograpliically condilioned. read : no geographically
p. 146. were lo be discovered... etc. read : were not lo be diseoven !
anywliere in tbe surrounding pealy moors and bogs front whi. !i
tbe water supplies of tbe tarns were derived, also not among li e
littoral végétation.
p. 150. the quantitative factor, read : tbe quantitative variation
p. 150. leleogical. rend : teleological
p. 151 . without observing a single one. rend : willioul observing a sinyt"
7-ygospore.
Saint-Lo. — lmp. R. Jaccjüêline.
Source : MNHN , Paris
geitler
G. MANGENOT
fiorre DANGEARD
Gontran I-IAKEL
Contran HAMEL
Pierre ALLORGE
SOMMAIRE
ÜbereinigawenigbekannteSÜsswasserorganismen ■
mit roten oder blaugrîinen Chromatopkoren.
Zugleiok ein Beitrag zur Kenntnis pflanzlicher
Chromatophoren.
Sur lea oommunioations protoplasmiques dans
l’appareil aporogène de quelques Floridées.
Quelquos remarques nouvelles sur le Cytoplasme
des Spirogyres.
Floridées de France. II.
Quelques Cladophorades côtes françaises. III.
Desmidiées du Lac de Grand-Lieu.
Bibliographie. i'
Tables.
PARTS
*
Revue Algologique
Directeurs : P. ALLORGE Se G. HAMEL
La Revue Algologique paraît en mars, juin, septembre et
décembre.
La Revue Algologique est consacrée à tout ce qui se rapporte
aux Algues : Systématique et Biologie des Algues marines et
d’eau douce (Characées comprises), Plancton, Algues fossiles,
Chimie et Physiologie des Algues, Champignons parasites
des Algues, Technique, etc.
La Revue Algologique publie : 1°) des articles originaux ;
2°) des analyses bibliographiques et les diagnoses de toutes
les espèces et variétés nouvelles décrites depuis janvier 1923.
Lés auteurs de notes et mémoires originaux à publier dans
la Revue Algologique sont priés d’envoyer des manuscrits lisible¬
ment écrits et définitifs. Les travaux rédigés en langue étrangère
doivent être dactylographiés .
Les frais entraînés par les remaniements apportés au texte
primitif sont à la charge des auteurs. Les figures qui accom¬
pagnent le manuscrit doivent être dessinées au trait, à l’encre
de Chine ou au crayon Wolf sur papier procédé.
Les planches hors texte sont à la charge des auteurs.
Tout ce qui concerne la rédaction et l’administration de la
Revue Algologique doit être adressé à l’un des Directeurs,
63, rue de Bufion.
PRIX DE L’ABONNEMENT POUR 1925
France et Belgique : 35 francs. — Etranger : 50 francs.
Le montant de l'abonnement doit être adressé à M. Contran
Hamel, Laboratoire de Cryptogamie, 63, rue de Buffon,
Paris Ve (Compte de Chèques postaux, 656 09, bureau tde
Paris)
Source : MNHN, Pa,
Décembre 1924
N» 4
Revue Algol ogi que
Revue paraissant tous les trois mois
Directeurs
P. ALLORGE
Docteur ès-ScieÜcKS
Préparateur au Laboratoire
du Muséum National d'Histoirf.
G. HAMEL
Chef des Travaux
au Laboratoire Maritime du Muséum
National d’Histoirf. Naturelle
a Saint-Sehvan
Ùoer einige wenig bekannte Slsswasserorganismen mit roten
oder blaugriinen Ghromatophoren. Zugleich ein Beitrag zur
Kenntnis pflanzlicher Ghromatophoren.
von LOTHAR GEITLER, Wien.
Im Vergleich zu der Algenflora der Meere, in welchen die
li/iodopkyceen mit einer Fiille von Formen vertreten sind, ist
die Siisswasserllora verliallnismassig arm an Algen mit roten
und blaugriinen ( ’.liromatophoren. Die rot-oder blaiigrün-
geiarbten Siisswasseralgen sind — wenn man von den Florideen
alisieht — wenig aufl'allend und werden daher meist überseben ;
in 'ixiertcn Froben entziehen sie sicli ganz der Wahrnehmung,
bzw. der richtigen Deutung, wenn sie der Beobachter nicht im
Leben kennt. Nach den spftrliclien Angaben iiber das Vorkom-
men einiger der im Folgenden behandelten Formen kônnte
mari glauben, dass sie grosse Raritaten sind. Das ist keines-
wegs der F ail, viele sind sogar sebr hanlig. Was midi be-
23
Source : MNHN, Paris
stimmt auf sie auCmerksani zu machen, isl teils das flofistiselic
Interesse, das sie als Kuriositalen bieten, inehr aber der l'a
stand, dass cinige dieser Formen in niorpliologischer Hinsieiii
manches Intéressante zeigen.
F ü r die Darstellung lassen sie sich leirlit in zwei Gruppi n
teilen ; die einen sind anl' den ersten Blick als zn bestimmti >
Formenkreisen gehorig kenntlicli, die anderen stelien isolie
Zu der ersten Gruppe sind zunaclist die Flondeen /
zâhlen. Sie sind geniigend bekannt uni sie hier iibergehen / i
kônnen. Dann gehôren hieher einzelne Chlorophyceen mi
roten oder rôtlichen Chromatophoren. Von diésen isl in Liezn
auf den FarbstoU' am besten Palmellococcus miniatus v ai.
porphyre# untersueht. Bourse II (J) konnte lilaugrünes Phyku-
cyan und Sehizophyceenphykoerythrin nachvveisen. Bote B -
gleitpigmente des Ghlorophvlls bei Chlorophyceen sind ferre
beschrieben von Gongrosira (13 und von marineïi Formen, \v
Bryopsis dislicha (10). Bekannt sind blaugriine Peridineen , w
Gymnodininm aertigiiiosum. Rote und blaue Chromatophor- a
sind eine hâufige Erscheinnng bei Cryplomonaden. Intere -
santerweise gibt es au ch eine Phueophycce (die allerdiiu_.
marin ist, aber in diesern Zusannnenhang doch erwahnl werden
soll , niimlich die bekannte Dictyota dichotoma , die na.ii
Ha.ks.kn (10) l’hykoerythrin besitzt. Wie inan sieht, sind il
von den Cyrinophyreen bekannten wasserlôsliehen Regleilpi;
mente von roter oder blauer Farbe, die inan jetzt allgemein als
Phvkoervthrine und Phykoeyane zusammenf'asst, eine ini ganzi n
Algen reich verbreitete Erscheinnng. Ihr Auftreten ist au kein
systematische Gruppe gebunden, wenn sich auch in gewiss< u
Gruppen eine ausgesprochene Neigung zu ilirer Ausbilduug
zeigt, wahrend sie in anderen Gruppen inir ausnahmsweise
auftreten. Die Miiglielikeit des Bes.il7.es von Pliykoerytbrin un i
Phykocyan lag nllenharvon vorrieherein in allen Algenreihen.
was verstiinillicli ist, wenn man annimmt, dass die Ausgangs-
formen Cunnophyceen warèn. Die Assimilation mittels Chlor-
phyll allein erscheint als ein abgeleiteter Zustand ; dasselk
gilt von den dem Chlorophyll nahestehenden Farbstolfen du
Phaeophyceen und der Diatomeen.
Source : MNHN, Pari
— 359 —
Der Besilz von Phykoerythrin ocler Phykocyan sagl alleîn
uhei* die sytematische Stellung einer Form r.ichts ans. Oies ist
l"‘i <len sPai,M' z" besprechemlen Algen, die keine markanten
Fortpflanzungsstadien besilzen, zu beaohten. Ber Versuch, sie
wegen der Farbimg ihrer Chromatophoren als Rltodopliycecn
zu betrachten, ist ait.
Bevor icli raich derBespréchung dieser aberranten Forraen
z invalide, seien einige syslematisdi klare, aber sonst wenig
bekannte Organismen beliandelt.
Gymnodinium amphidinioides
Diese blaugriine Perulin.ee wurde von mir zuerst in einem
ieich bei Lunz (Nieder-Ôsterreich) (') gefunden (6). Seither
Abb. 1. — Gymnodinium amphidinioides : a, b treischwimmende Indivi-
' c, d junge Gyslen : st-Stigma. a 2.000/1, b-d 900/1. (nacb Geitler).
1 lie ieh sie un ter ganz ahnlichen Bedingungen in der soge-
itannten « schwarzen Laeke » iui Wiener Prater wieder
■' iigetrolfen . Sie scheint somit in oligo-bis mesosaproben,
si Iienden Kalkgewâssern nieht allzu selten zu sein. Es ist
1 rivoli, dass diese Form ein zvveites mal gefunden wurde, da
l'rridineeu nicht selten ausserordentlich variieren. Die lndivi-
Il Znra grossen Teil wurden die hier mitgeteillen Untersuehungen an der
: '"“g1 Il sc lien Station iu Lunz angestelll. ich mochle auch au dieser Sicile der
" 'lerung und der Anrcgungen, die mir hier zuleil wurden, mit aufrichliger
lu'd herzlicher Dankbarkeit gedenken.
—'360 —
duen voin zweiten Standort stimmten mil den zuerst beschrie-
benen vollkommen iiberein, so dass icli in morphologiscln
Beziehung nichts hinzuzufiigen habe. leh verweise auf Abb. l
Dagegen môchte ich auf eine Erscheinung aufniêrksaiu
machen, der ich l'riiher keine Bedeutung zugemessen habe
und die von physiologischem Intéresse ist. Man findet in den
Exemplaren nicht selten Reste kleiner Algen in allen Stadien
der Verdauung. Animalische Erniihrung ist von andereu
Peridineen bereits bekannt. Wie die Nahrungsaufnahnu
erl'olgt, ist niir unbekannt geblieben. Die Untersuchung ist sein
schwer, da imnier nui1 wenige Exemplare — aucli dnrch Zen
trifugieren — zu gewinneh sind. — Das sparliche Vorkommen i-
wohl auch der Grand, warum diese Form meistens iiberbaupi
iibersehen wird.
Rhodomonas rubra und Cryptomonas caerulea.
Diese beiden Formen beschrieb ich zuersl vom Lunzer
Untersee (7). Ich fand sie seither wiederholl in stehenden. kalk
reichen Gewâssern in Nieder-Osterreich Cryplomonas cm -
rulca traf ich auch in eineiu langsam lliessenden kleinen Bai l
in der Lüneburger Heide zwischen Wassermoosen.
Die Fârbung ist an verschiedenen Orten ziemlich verânder
lich. Bei Rhodomonas rubra schwankt sie von rein rot bis rOI-
lichbraun, bei Cryplomonas caerulea von blau bis olivengriin
Obwohl die Crytomonaden im allgemeinen zu deu gut be-
kannteii Organismen zu zahlen sind. vverden einige Eigen-
lieilen doch wenig beachlet. Ich ineine damit die Art der Stiii
kebildung und die Morphologie der Pyrenoide.
Die Stitrke, die in chemiseher Hinsicht der Florideenstarke
nahezustehen sclieint, wird bei den Cryplomonaden in analogei
Weise wie bei den Florideen nicht im Chromalophor abgel
gerl, sondern a u s s e r h a 1 b. Die einzelnen Kôrnchen liegen
dem Ghroniatophor dicht an, so dass die Beteiligung des Chro-
matophôrs an der Starkebildung auch morphologisch deutlicli
ist. Die Ablagerung findet konstant an der In nen seite des
Chromatophors oder der Chromatophoren stalt. Die Chroma-
Source : MNHN, Pari
— 361 —
lophoren erscheinen an ihrer Innenseite von Kôrnchen einge-
saumt fAbb. 2 a).
Die Yerhaltnisse werden nun dadurcli kompliziert, dass
bei niancben Fornieu Pyrenoide vorhanderi sind. Ganz allge-
inein ist dies der Fall bei den Gattüngen Rhodomonas und
Chroomonas ; bei Cryptomûnds kônnen sie vorhanden sein oder
Cehlen.
\ on den ('/iloroph t/ceen lier ist nran gewôhnt, die Pyre-
oide mil der Stârkebildung in Beziehung zu bringen ; es
liegen hier die Skàrkekôrnchen
im Chromatoplior und die
i yrenoide stellen Kondensa-
tionszentren dar, was sicli mor-
pliologiscb in der Starkchülle,
! ie sie umgibt, ausdrüekt. Man
iiiiterscheidêtdann diePyrenoid-
s i arlce von der Stromastarke.
bei ilen Algen, die ihre Assimi¬
la lionsprodukte niclit i m Chro¬
ma tophor ablagern, wie die
’ialo/neen und lïhodopki/ceen,
FUI dieser Fnterschied weg,
1 i das Pyreioid fern von
' i"ii Assirnilatîonsprodukten im
( Inomatophor liegt. Inwieweit
an der « Olassimilation » der
/'/Vz/omeenbeteiligt ist, istunbe-
Abb. 2. — a, b Cty ’ptoui ou a -v cflerti-
lea : e, il lihodonionas ruina. Prolil-
und YeiltralanSicht, (nach Geiller).
mit ; an der Stârkeassirnilation der Rhodophycèen scheintes
v iiigstens in manehen Fallen beteiligt zu sein. Docb handelt
1 sich dann uni eine « Fernwirkung », da Pyrenoid und Stiirke
zu einander koimnen kônnen, weil ja das Pyrenoid im
' romatophor, die Starke aber ausserlialb des Chroma tophors
1 'gl. Eigentiimlirhe Yerhaltnisse zeigl daS weiter nnten zu
besprechende A llogoniu/n.
Die Cryptomomiden stellen einen eigenen Typus dar,
""Fm trotz der Assimilationsweise der Rhodophyceen eine Wir-
l'"ug des Pyrenoids wie bei den ChLorophyceen erreicht wird :
Source : MNHN, Paris
— 362 —
(las Pyrenoid liegt a u s s e r h a l b des Chromatophors, dafiii
aber mit einer Starkehülle umgeben (Abb. 2). Die Tatsache
dass die Pyrenoide nieht im Chromatophor liegen, bat schor
Dangeard festgestellt i5 .
Man kann soin il au eh bei den Cryplomonaden von Pyrenoid
und Stromastarke sprechen, nmsoinehr, als sie si eh in physiu
logischer Hinsioht genau so verhalten. FestZuhalten isi dabei.
dass die « Stromastarke » nichl im Stroma liegt.
Das konstante Vorkommen von Pyrenoiden aiisserhnll
des Chroma tophôrs bei den Cryplomonaden steht im ganze i
Pflanzenreich vereinZélt da. Es sind nur zwei Falle bekannl
geworden, in denen es sicli vielleicht uni elwas Ahnliches ha:
dell : Famintzin gibtfi'ir Bryopsts muscosa freie Pyrenoide an
und ebenso F. Wettstein für Ceosip/mn pyri/orme. liei lel/-
tex-er Pflanze handelt es sich mu einen ganz abgeleileten
Vorgang : sie bat vollkommen reduzieite Chiomatophoren
(Wettstein fasst sie als eine apochloiotisehe Siphonee auf die
Pyrenoide wiiren allein (ibriggeblieben. — Die Angab ■
FamintziiNs bedarf wohl noch genauer Untersucbung.
Formen unsicherer systematischer Stellung.
Das einzig Sichere, das sieli liber diese Formen sage n
lasst, ist, dass sie keine Cyanophyeeen sind. Sie besitzen aile
ecbte Kerne und Chroma tophoren. Cemeinsam ist ihneni Stai-
keassimilation nach Art «1er Floi’ideen und Bangiaceen, d.li.
mit Ablagerung der Starke ausserbalb des Chromatophor
Bewegliche Fortpflanzungsstadien felilen.
Porphyridium cruentum und Porphyridium ærugineum (8
Porphyridiiim cruentum ist eine sehrhaufige Alge und i l
daher of't untersdcht worden ; gui bekannt ist sie aber dennoch
nieht.
Porphyridium ærugineum ist wenig aulfailend, aber nirbl
weniger haufig im Wasser als Porp h y ri di u m cruentum nul’
dem Land : fast in jedem stelienden nieht zu verschinnlzlni
und nichl zu nalii’Stoffarmen Wasser ist es anzutreflen. Mei-
stens findet man nur einzelne Zellen oder kleine Zellfamilien.
Source MNHN. ParM
— 363 —
,|ie daim imregelmassig kugelig oder ellipsoidisch und von
«•iner diinnen hyalinen Gallertschicht umgeben sind. Abb. 3
slellt eine der grôssten im Freien feobacht ten Kolonien dar.
Uni diese Form sicher und leieht aufzufinden, sind Kultu-
ren notwendig; dasselbé gilt übrigens aticb lu i- die spMer zu
behandélnden Formen wie fût : kleine, unschcinbare und niclit
grossen Mengen auftretende Algen überbaupt. Durcli die
\ ernnrhlâssigung der Kulturmeihoden Iconimt es, dass die
n.eisten der erscheinenden Algeulisten ein ganz unrichtiges,
d. Ii. îinvollstândiges Bild der in einem bestimmteri Gevviisser
i iillinltenem Algenfornieii geben. Ülier die Technik lese ni an
! i F. Wettstein iia cli (17). Die dort angegebenc Benecke-
Aalirbisung leistet. die besten Dienste. Es empfiehlt sich,
•"’wolll Kulturen in fliissigem Medium wie aueb auf Agarplallen
liiziilegën. Der grosse V orteil, den die Kulturmethode bietet,
1 gl niclil nur in der Anreidiertvng der Formen» sondern vor
II<*iïi darin, dass die Algen in einen Znstand kominen, der sie
|: r eine Beobaclitung geeignet niaclit. 1m Freien belinden sich
• I aile Formen mehr oder weniger in einem Danerzustand,
' li. die Z elle n sind mit Assimilalen slark angefii lit, vvodureh
ll:,‘ morpbologischen Yerhaltnisse des Zellinhalls sehr unklar
' 1 iden, n nid die (.hromatophoren sind redu/.iert. Bei (ippigem
Waelistum in F n Knllnren sind die Zeilen in wenigen Tagen
iiniclisirlilig, die Assimila te verse.hwunden und die Chroma to-
; oren ilirer lebliaften Tâtigkeit entsprechend ganz en I laite t.
l e Fiirbung vviid intensiv; im Freien sind die Cliroma-
i phoren meislens bleieli und, da die Zeilen mit Assimilaten
ulll sind, erscheinen sie gelblicli oder ganz larblos.
In der Morphologie der einzelnen Zelle stimmen Porphy-
mm tvrugineum und Porphyridiuii) cruentiun vollkommen
. rein. Da bei dem letzlereu noch im mer n ici) t in allen Dingen
I uigkeil erzieli ist, ist eine eingehendere Besprechung wohl
1 Plat/. — Die l 'nlerschiede zwisclien beiden Formen beste-
I" i in der Farbnng des Chromalophors, der Art der Kolonie-
FMnngund im Vorkomméli : Pdi'pïtÿridiuni ærnginetun ist blau-
- un gel'ar lit und besitzl Pliykocyan, Porphyrid ium crueaturn
'sl rot gefiirbt und besitzl Phykoerythrin ; Porphyrldiuni æru-
Source : MNHN, Paris
gineurn bildet keine oder nur kleine, kugeligeLager in Wasser,
Porphyridium cruenlum weilausgebreitete Lager auf Erde.
Ûber die Morphologie von Porphyridium , das dureli die
zwei oben genannten Arten reprâsentiert ist f Porphyridiu r:
i Vittroclii P. Richteh ist, wie ich mich an Iland von Origina!-
exemplaren überzeugt habe, mit Porhyridium cruentun<
identisch), sind wir in grossen Zügen dureh Soumit/ (15
orientiert. Bran» '2..'!) liât an den Angaben von Soumit/ wieder
manches verdunkelt, indem’er den Kern nicht gesehen hal;
den Ban des Clin -
matophors hat er /
sehr scheinatisierl.
DieArbeit von Sta:
fielin (16) kann al s
abgetan gelten (4*.
Kufferatii (12) beslà-
tigte im wesenlli-
chen die Angaben vo
Soumit/. In letzl'
Zeit ha ben Porpkyn-
diu/n cruenlum Lkw i
und Ziiikle (14) bea
und einigcs
Abb. 3, — a, b Porphyridium aerugineu
Porphyridium cruénlum. a Kolonie, b zwei Zcllen beitet.
uai.li (1er Teilung ira optischen Quersehnilt, c Ober-
Hâclieubild, <1 aile, ruheuile Zelle ira optischeu Neiie Ilill/Ugelügl .
Querschnilt, e eine mil Heideuliaiits i:i-.-iialami- : i
Iliimaloxylin gel'arbte Zelle. Wie (laS N 01 h.intll l -
sein von Gallertsti -
len der Zellen; nach meinen Beobachtungen sind sie nid i
immcr ausgebiklet. Die Morphologie der ruhenden Zel
besclireiben die Yerfasser etwas schéma tisiert, aber richtig:
bei der Beobaehtung der Teilung sind sie jedoch einem Irrtmn
/uni Opfer gefallen. Die primitiven Mitosen, die der Kern
durchmachen sol 1 , sind missdentete Cliromatophor : und
Pyrenoidteilungen, die bei der schwierigen Difl'erenzierimg
gelarbter Praparate von Porphyridium lendit zu Tauschungen
Anlass geben. Ich konnne darauf nochzurück .
Der Zellbau von Porphyridium liisst si ch in rolgendcr
YVeise darstellen. In der Mitte der Zelle liegt der grosse
Source : MNHN, Pari
— 365 —
Chromatophor, der ein zentrales Pyrenoid fiihrt. Die Gestalt
des Chromatophors ist unregelmâssig morgensternartig : von
einem massiven Zen tram strahlen nach allen Seiten Lappen
ans, die bei gutem Ernâhrungszustand der Zelle bis zur
Peripherie reicheri und hier endigen, ohne sich umzubiegên
Abb. 3b). Die Lappen sind bedeutend kürzer als der Radius
des zen Irai en Teiles and sie erscheinen diesem oft nur als
unbedentende Hôcker aufgeselzl; die Raume zwisrhen den
Strahlen sind dann kaum wahrnehmbar und der Chromatophor
scheint die ganze Zelle auszufiillen.
Die sternformige Gestalt des Chromatophors ist autochton
und entsteht ni. ht, vvie Biunii glaubt, dnrch RandvakupJen,
die sich in eine Ivugel eindrücken und ihr die Gestalt auf-
zwingen. Die Raume zwischen den Strahlen sind überh'aupt
nicht von Zellsalt allein erfullt, sondern von wabigem Plasma ;
de besitzen auch nur im optisr'i • 1 Durchschnit! der Zelle
halbkugelige Form und erwecken so den EindruCk von ab<>e-
platteten Yakuolen. In der Draufsièht auf die Zelle (Abb. Av)
zeigt siçh ein ganz anderes Bild. .Man sieht hier die Qu ne li¬
se hn il te durch die nach oben gehenden Strahlen des Chromato-
[>hors, die ganz unregelmâssig begrenzt sind ; in der Mit te der
/eichnung, in YVirkliehkeit am oberen Polder Zell, liegt der
Kern.
Der Chromatophor ist unregelmâssiger, als es nach den
Abbildungen aussieht : jeder S trahi geht nach einer anderen
Riohtung, so dass nie zwei Strahlen «ti derselben Ebene liegen.
Abb. 3b) stellt eine Projektion auf die Zeiehenebene nahe der
Médiane der Zelle liegender Quersehnitte dar (').
An der ; Aussenseite des Chromatophors und in inniger
llerfïhrung mit ihm bildet sich die Starke in Gestalt kleiner,
langlicher Kôrnchen. In lehhaft wachsenden Zellen lindét man
ir wenige (Abb. 3b), bei sistiertem Wachstum erseheint der
Raum ausserhalb des Chromatophors ganz von ihnen erl'üllî
il) Bei dieseï- Darsleltung wur.le auf pàtbologisehe Veründerungeu der
■''Beu keine Riicksirlil g.-iiiiimiieii. Als soJolie sind Konlrukiion und Abkiigelung
s Ohromatophors, Yukiiolisierung des l’yreuoids und Bilduiig aboortn
■ ; rosser, manclimal zu eiuer riësigeu Blase zusamuieufliessender Vakuoleu ko
l'e/.eiehuen. Solche Zell.-u liai Bra.no (2) abgebildei .
Source : MNHN, Paris
die
(Abb, 3c, Abb. 4). Der Chromatophor ist in (
stark reduziert, die Strahlen eingezogen nnd sehmaler,
Farbe blasser.
In einer llôlilung des Cbromatophors liegt exzeutrisch in
der Zelle und der Wand amgedriirkt der Kern. Er ist ziemlich
gross und im Leben als weisser Fleck meist gut sichtbar (Abb.
3b, d ; Abb. 4). Gefarbt zeigter einen Binnenkôrper und einen
chroma tinfreien Mot Abb. ie . Nach der
Teilung besitzen die Tochterkerne eine ganz
bestimmte Lage (Abb. 3b). Aile, ruhendo
Zellen sind nichtsellen zweikeruig ( Abb. 3d ...
Das Pvrenoid ist im Leben als vers-
chwommener, matt glaUzender Kôrper zu
sehen; seine Un
da es in der .Mille des dieken Cl
mit seinen vielen Strahlen liegt und aud
einer Starkehiille, die bei den Chlorophyceen
die l'yrenoidedeutlich macht, entbehrl. Die ( leslalt is| A kugelig,
in alteren Zellen nicht selten unregelmâssig eckig und
kristal.. lidartig Abb. 4 . Mit Kernlaibstollen, besonders
mit Eisen-flamatoxylin nach lleideiiliain, farbt es sicli inten-
siv, manchmal stiirker aïs der Kern. Nicht selten farben
sich aucli Teile des Chroinatophors in der Unigebung des
Pyrenoids mit; je nach dem Grad der Dilïi renzierung erziell
nian ganz verschiedene Bilder vgl. Abb. 3e). Bei der Teilung
des Pyrenoids nnd des Chroinalophors en!-.:, lien dann Mitose-
artige Bildungen. die zu der falschen Deutung von Lewis uiul
Ziiikle Veranlassung gegeben liaben. Dass es sich bei ihren
vermeinlliche . Mitoson nicht uni Kernleilungcn handeln
kann, geht sclion danois hervor, dass an der Sleile, wo sie sich
abspiolon sollen, gar kein Platz für sie vorhanden ist: <lenn hier
liegt der kompakte Chromatophor, der nicht ausweichen kann.
Ich selbsi habe Kornleilungen gelegentlich gesehen, doch
reicht me in Material (ïir eine zusammenfassende Darstellung
nicht aus. Ich kann versichern, dass sie sich an der Peripherie
der Zelle abspielen und in ganz typischer Weise verlaul'en.
Source : MNHN, Pari
Diese Form ist nichl so liaufig wie die bislter beliandelten ;
docli habe ich sie mil der Kulturmethode in mehreren Gewâs-
sern naehweisen künnen. So làrid ich sie in en Donauatren J>ei
Wien, in Teichen mil scbwaclien Salzgelndl bei Vôsendorf
(Nied.-Ôsterreich) und in den Salzlacken des Neusiedler Sees
bei Apedlon Burgenland . Sellen trill't man sie in typisch
entwickelten vemveigten Exemplaren, die dann rnéist auf
Cladophora feslsitzen Abb. G), meist lindel man einzelne Zellen
oder kurze Fade» zwisclicn anderen Algen Abb. 5a-<) (l).
Aile, ruliendc Zellen, wie sie liaul'ig im Freien vorkommen,
dnd blass gefarbl und mit Stiirke eiTüllt Abb. 5 . Bei A usse r-
l'Iitlassung des Zellinlialtes Ica nu man sie mil et 11e ni gfossqn
i hroococciis venvecliseln. Die Zellen treten nicht sellen ans
dein Fadenverband ; HvNsuim; LL spriclit von einem « Chroo-
i-hrce artigen Enlvvicklungsznsland ». Die Gallerlhüllen sind in
di osent Stadimn machlig entwickelt ; meist sind mehrere
vorhanden (Abb. 5).
AUogônium gehorl demselben moi phologischen Typus au
v. i e Porphyriiliuin, d. b. besilzt Bangiaieenorganisalton. Doch
Jede Zelle fïihrt einen sternfôrmigen Chromatophor von
blaugriiner Farbe mil einem zenlralen Pyrenoid. Exeentrisch i
der Zelle liegt der Kern. Als Assimilât tritl Florideenstarke
auf; sie wird aus-
serhalh des Chroma
tophors, aher in
iriniger Beriihrun
mit ihm, gebildet.
Die G es tait des
Chroma topho ps er-
ffihrl je nach den
Zelle Yeranderun-
gen. Bei guter Ernah
rang und reger Le-
benstâtigkeit zëigl
die Zelle ein Auëse
heu, wie es au! Ab h
7 und 8 dargestell
ist. Der /.entrale Teil
der das Pyrenoid
umschliesst, ist
schwacli aasgebildet.
die strahlenfôrmigei
tig entwü'kelt, im
Gegensatz zu Porphyridium, das sich gerade umgekehH
verhalt. Am Ende krümmen sich die Strahlen uni und bilden
einen Hàcliig verbreiterlen Endteil, der der Zellwand inné;
anliegt. Zwisclien der Grosse dieser Endlappen und den eigent-
lielien Strahlen besteht die Ivorrelalion. dass bei starker Aus-
bildung der Strahlen die Endteile schwach enlwiekelt sind
Abb. 7 a, b) und umgekehrt Abb. 8 e. d und e, f) ; lelzteres
Verhalten unter + ungiinstigen Bedingungen über, wo die
Dillerenzierung in Strahlen und Endlappen ganz oder l'ast
ganz unterbleibl. ('Al)b. 5). Die Endverbreiterungen, die bei
gilter Ernâhning entwiekeltwerdén, sind enlweder platlenar-
lig Abb. 8 a. b) oder bandfnrmig (Abb. 8 c. d und e I"), was
mil der Lange der Zelle zusammen zu liiingen scheint. Je
/Uirker die Strahlen mit ihren Endlappen ausgebildet sind,
1 1 1 ' s to schwâcher erscheint der zent raie das Pvrenoid l'ührende
Teil ; oft ist er kaum mehr
wahrzunehmen (Abb. 8 d
n ad e). Es zeigt sich hier
l ine deutliclie Beziehung <les
l 'yrenoidszur Starkebildung :
die Starkekôrnchen werden
vurwiegend in der Nahe des
Pyrenoids gebildet, und sind
(lier bedeutend grôsser als
in den anderen Teilen der
/ Ile. DasPyrenoid erscheint
ni. -ht selten von einer Stiir-
. hülle umgeben ; tatsâchlich
h'-gt aber die Stitrke ausser-
' ' Ib des Ghromatophors,
' is auch daraus ersichtlich
• i i r,, , . a jveimpiianze un optisenen uyersunmii,
I t.dass an den Stelleil, WO b die boulon oboren Zellen liievon iu «1er
Strahlen abzweigen , die Draufsicl.i, c altéré Zelte im opiischen
~ Querschnili .
Sliirke felut. Abgesehen vom
utralen Teil des Ghromatophors, liegen Starkekôrnchen an den
“bien oder an der Innenseite der Endlappen. Doch mus s
lh"s nicht immer der Fall sein : nianchmal wird die gesamte
St irke aufgebratichl und hleiht nur uni den zentralen Teil des
1 iromalophors erhalten. Der Untersohied von Stromastarke
'nul Pyrenoidslarke isl dann ganz klar Abb. 7 c).
Untér ungustigen Waehstu msbedingtingen bieten dieZellen
fin anderes Bild. Die Endlappen des Chroma toph ors sind
ri'diiziert, die Strahlen endigen entweder an der Zellwand, oder
sind uingebogen, sind dann aber nicht llachig verhreiterl
Abb. 7. — AUoÿonium smhrttgdinum
— 3/0 —
A 1 » 1 > . r>). I)ér Rauni ausserhalb des Cliromatophors ist mi!
StiVrke erfüllt, die Farbe des Chromatophors sehr blass. Di
Kern ist aïs Ausspaning in der Masse der Starkèkôrnehn
gïit siehtbar. lsolierte Zellen sehen in diesem Stadium einr
Abb. 8. — Allagpmum smiivugdinum un ter oplimaleii Bedingungen
a oplisçher QnerschnîU von b (Oberllâcbenbild), ebenso d von c, e vou f.
Glaucocystis nicht unahnlich. Naeh dein Vorhandensein ode;
l elilen des Pyrenoids kann die Diagnostizierung mit Sicberhei:
vorgenommen werden.
Vergleich des Chromatophors von Porphyridium und
Allogonium mit Bangia und Chantransia.
Es ist uirlil unint&ressant die Yeranderungen zu verfolge»,
die ein bestimmter Cliromalophoreutypus bei VerSehiedenen
Formen erleidet. Fur Porphyridium ist es charakleristisch, dass
der Chromatophor im wesentiiehen eine Ivugel darstellt, der
kurze kortsâtze aufgesetzt sind. Bei Allogonium erscheinen
gerade die Fortsâtze gefôrdert, wahrend das Mittelstück zurück
tri tt. Bangia (ich wâhle als Beispiel Bangia fuSeô-purpureu )
Source : MNHN, Pari
— 371 -
lier Mitte : (lie Stralilen smd dentlich
entwiekelt und a» den l'éiden mngebogen, aller nie stark
llachig verbreitert wie bei Allngonmm ■ das Oberflachenbil.l
dec /.elle erinnert an Porphyridl„m (A bb. 9 b, cj. Dec zcntrale
Teil ist schwach entwiekelt.
Chantransia secundo ta (Abb. 10) scliliesst sicli an Allogo-
nimn an. In jungen Zellen ist die Ü bereinslimmm.g gross.
(Abb. 10e . Spater erfolgt ein ausserordentlich starkes Lber-
" iegen der Stralilen, wobei der urspriinglieli mittlere Teil sich
xzentriscb verlagerl und das Pyrenoid an ein Ende der Zelle
m liegen komnil (Abb. 10a, h. d.). Im extremsten Fall (Fig. d,
'diere Zellei resultirt ein becherformiger Cliroinatophor, in
drssen Basis das Pyrenoid eingelagert ist und dessen Rand in
I - ippen aufgelôst erscheint ; die Sternl'orm ist ganz verloren
gegangen (in der unteren Zelle der Fig. d ist sie nocli ange-
deutet).
Physiologiseh ist diese Entwicklung verslandlicb : sie ver-
lâuft nach dein Prinzip der Oberdachenvergrosserung und
Source : MNHN. Paris
Abflâchung. Ob diese Entwickhmg niclit vièÜeieht auch phylo-
genetisch durchlaufen wurde, isl problemafîs;Ch ; dass sich
ans eiiiem flâckénfôrmigen Chroma tophor ein kompakter, wie
dei- von Porphyridiurn, gebildet ha ben soll, isl sehwer verstan-
dlit'li. Denn lunktionsgemüsser erscheint der (lâchenfôrmige.
latsachlich finden sich aber bei priniitiven Formen, wie
bei den Flagellaten, fast aussehliesslich flachige Chromato-
plioren und umgekehrt bei abgeleiteten, wie bei den Desmidia-
Abb. 10. — Chantransiu ■lecundaUi. Optischer Querscbnill und Oberflit-
cbenbild kombiniert
ceen kompakte, weshalb die AZag'e/Zatew-Chromatoplioren
zieiiilieli allgeniein als urspnïnglich angesehen werden. Diese
Fragen bedürfen noch weilerer Klàrung.
Die Monospprangien von Chantransia zeigen ganz ahnli-
che Verhallnisse wie die ruhenden Zellen von Porphyridiurn.
Der Chroma tophor ist reduziert, die Zelie mit Stârke erfüllt.
Die Monosporen sind den Rnhezellen von Porphyridiurn phy-
siologisch gleichwerlig : in beiden ist das Wachstum sistierl.
Ein Vergleicli von Abb. 4 mit. Abb. 10 a und e zeigt die mor-
pbologische L'bereinstimmung.
— 3Î3 —
Phragmonema sordidum
Diese Form soi der Kuriositât lialber hier erwahnl; sie
wufde nur pin einziges mal von ihrem Entdecker geftmden.
/.un- ( 18) hat sie in einem Warmhaus auf den Blüttem von
H eus barba! a beobachtet und i I ire Morphologie gui widerge-
geben ; Phragmonema lcoinml in
« ! ■ • n Warmhàusern des Botanis-
«lien Gartens der Wiener Uuiver-
Atàt an Wânden vor, die mit
Treniepohlia lagenifera bewachsen
sind. Das Wachstum ist kiimmer-
lich ; ich fand nur kurze Zellladen
\hb. Il), die erst in Kulturen
sich üppiger entwiekeln ; hàufig
sind auch einzelne Zellen anzu-
Irellen.
Die Farbe ist + schmutzig
' olett, selten olivenfarben. In
jeder Zelle befindet sicli ein Kern
und mehrere, meist 2-3, aber auch manchmal bis 5 Chroma-
l«phoren von platten-oder bandlormiger Gestall, die Iebhaft
ni| 'he Chromatophoren mancher Florideèn wie Batracho-
spermum erinnern .
Abl). 11. — Phragmonema sor-
didluli. Oplischer QuersehiiiU und
Oberllachenbild kombiniert.
daucocystis Nostochinearum und Gloeochate Wittrockiana
Auch diese Formen erwâhne ich lediglieh ans floristischen
1 ‘ 1 nnden. In morphologischer Beziehung stellen sic einenganz
al'crranten Typus dar, indem ihre Chromatophoren intrazellu-
ku syrtibiontisehe Cyanophyceen sind (9).
Glaueocyslis lcoinml in Hochmooren, aber auch in anderèn
ddienden Gewassern vor. Sie gilt als kalkfeindliche Form und
Ur-wohnerin + distropher Gewâsser. Dies ist jedoch nicht
zutreffend : ich land sie in einem stark kalkhàltigen Fischteich
und neuerdings in einem àhnlichen Teich im Wiener
brûler, in der schon genannten « Schwarzen Laclce ». Glauco-
24
Source : MNHN, Paris
— 374 —
cÿstis ist sicherlich weit verbreitet, wird aller wegen der gerii.'-
gen Individuenzahl an einem Standort leicht übersehen.
Das gleiche gilt von Gloeochaete. In stehendem, nicht zu
nâhrstoilarmen Wasser ist sie fast immer anzutreflen. So
kommt sie in Freilandbeeken im Botanisehen Garten der Un -
versitàt in Wien vor, in den Donauauen bei Wien, in Sümpf< ,i
bei Kainisch (Steiermark) und an vielen anderen Orten. Di
Zellen sind meislens fast farblos mit nur blass blaugrüne.' i
Schitnmer und von Starke erfiillt, die Cbromatopho ren undeui-
licb, Kern und kontraklile Vakuole Icaum zu sehen ; die
charakteristischen, hyalinen Schleimborsten entziehen sien
infolge ihrer Durchsichtigkeit leicht der Wahrneliinnng.
Kulturen erleichtern das Audinden wesentlicli.
Wien, Botanisches Institut der Universitât im Juli 1924.
Lunz, Biologische Station.
Literatur
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Chod. var. porphyrea Wille n\ v Ber. d. deulsch. Bot. Ges. 1922.
9- Brand, F. — Über das Chromatophor und die syslematjsche Slelhm:
der Blulalge (Porphyridium cruenUlm). Ber. d. deutsch. Bot. Ges., 1908.
3. B and. F. — Weilere Bemerkungen iiber Porphyridium cruenlm..
(Ag.| Naeg. Ibid. 1908.
'<■ Brand, F, — Über Beurteilung des Zellbaues kleiner Algeti mil
besonderem Ilinweise an! Porphyridium cruenlum Naeg. Ibid. 1917.
3 Dangeard, P. A. Le pyrenoide chez les Crvplomonades. Bull. su.
Bol. France 1911.
0. Geitler, L. - Gymnodinium amphidinoides. eine noue blaugrüne
Peridinee. Botan. Archiv. 1923.
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des Lunzer Untersees und ihre Abhangigkeit vom Lieht. Iuteru. Revue d. g,',.
Hydrobiol. et Ilydrog., 1922.
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Bol. Zeilschr., 1923.
9. Geitler, L. - Der Zellbau von Glaurocystis Noslochinearura und
Gloeochaete Wittrockiana und die Gliromatophoren-Symbiosetheorie von
Mereschkovvsky. Archiv. f. Prolistenk., 1923.
10. Hansen. A. — Über StoiFbildung bei den Meeresalgen. Mitl. zool.
Station N'eapel, 1893.
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1892.
Source MNHN Far:
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Porphyridium Cruentum Naeg. Bull. Soc. Roy. Bol. Belg., 1913.
13. Lauterborn, R. — Die Kalksinterbildüngen an den unterseeischen
l'elsw&nden des Bodensees und ilire Biologie. Milt. Bad. land. Ver. f. Naturk.
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position or Porphyridium cruentum Naeg. Americ. Journ. ol. Bolany, 1920.
15. Schmitz, F. — Die Chromatopboren der Algen. Bonn. 1920.
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cruentum Naegeli. Ber. d. deutsch. Bot. Ges. , 1916.
I. Wettstein, F. Zur Bedeulung und ïechmik der Reilikullur fur
Systematik und Floristik der Algen. Ôsterr. Bot. Zeilsehr., 1921.
18. Zopf, W - Zur Morphologie der Spallpflauzen, 1882.
Source : MNHN, Paris
Sur les communications protoplasmique;
DANS
L APPAREIL SPOROGÈNE
DE QUELQUES FLORIDÉES
par G. MANGENOT
INTRODUCTION
Ces pages ont pour but principal la description d?
quelques faits nouveaux relatifs aux communications proto¬
plasmiques ou plasmodesrnes dans l’appareil sporogène des
Floridées. Cet appareil, encore appelé gonimoblaste, est un
ensemble de filaments, plus ou moins cohérents en tissu,
bourgeonnes, dans les cas les plus simples, par l’oosphère
fécondée, mais le plus souvent par une cellule spéciale, ! :
cellule auxiliaire, dans laquelle émigre, après la fécondation,
le nouveau noyau diploïde. Le gonimoblaste a pour fonction de
produire des spores (carpospores) ; il en engendre toujours une
grande quantité, et, comme il est issu d’un seul œuf, c’est
donc un appareil fort efficace de multiplication. Il vit en
parasite sur la plante mère à laquelle il s’attache par un
ensemble de cellules à contenu dense, souvent fusionnées en
syncytium, formant un véritable placenta , dans l’acception
propre de ce terme en embryologie animale. Mais l’étude de ce
placenta a été négligée par les algologues mêmes qui en
avaient reconnu l’existence, exclusivement préoccupés de
suivre avec précision les destinées du noyau diploïde formé
par la (écondation. Or, il se trouve que certains des caractères
— 37:
liistophysiologiques les plus remarquables de ces appareils
placentaires consistent en des dispositions très particulières
des plasmodesmes.
Ainsi ignorait-on tout de ces dispositions spéciales des
communications intercellulaires dans les gonimoblastes des
Flnridées : un dessin de Hassenkamp I , quelques phrases
incidentes, et diverses figures de Kylin, rappelées dans le cours
de ce Mémoire, permettaient à peine, au lecteur non spécia¬
lement averti, d’entrevoir l’existence de phénomènes anormaux
ii ii niveau des plasmodesmes reliant les cellules de cette
région.
Les recherches résumées dans les Chapitres suivants
n Uni donc pas d'histoire, et leur exposé pourrait être commencé
i suite, s’il ne convenait, afin d’en mieux préciser la portée et
i -bjet, de rappeler brièvement les principaux travaux relatifs
aux communications protoplasmiques dans l’appareil végétatif
des Floridées.
Figurées ou décrites pour la première fois par Xanardini,
! utzing, Nageli, ces communications, facilement visibles,
i iit considérées par ces algologues comme des canalicules
verts unissant mutuellement toutes les cellules du thalle.
L est aussi l’opinion de Bornet, qui voit, dans ces tractus, un
J positif réalisant Interdépendance étroite de tous les éléments
I appareil végétati f. Mais la plupart des auteurs observent,
ms les communications interccllulaires, des différenciations
F erses. Archer |2) et Wright (3) admettent que les tractus
ni d’abord entièrement libres, puis s’obturent bientôt par la
Imination d’opercules (stoppées) aux orifices du conduit. —
1 iiiuitz ( !) considère l’interruption des ponts protoplasmiques
1 mine un fait absolument constant, sauf chez les Corallinées;
(li IIassenkajip. (Bol. Zeil. Bd, 60. 19021 représente, dans la lig. 26 de sa
I II. au centre du goniinoblasle de Thureh-Ua Shuusbœi (Tliur) Schmitz,
.•ni i-,. 1,-s « cellules centrales », des différenciations ovoïdes, vésiculenses, très
irées, paraissant représenter des plasmodesmes transformés ; mais ces
in, ,, s ne sont même pas signalées, ni dans le texte, ui dans l’explication des
1 21 Akuheb, Trans. Linn. Soc. -- New Sériés. Bolany Vol. 1.
:ti WmoiiT. Trans. Bov. Irislt Acad. Vol. XXVI. 1879.
il ScHMirz, Sitzungsbér (1er Ivonigl, preuss. Alcad. d. Wissensch. zu
lé-rlin. Jharg. 1883. l,er llalbbd, p, 218, 219, 220,
Source : MNHN, Paris
— 378 —
chaque ponctuation de la paroi cellulosique est, d’après cet
algologue, toujours fermée par une lamelle membraneuse ; des
deux côtés de celte dernière, existe une « plaque épaisse »
(eine dichte Platte) de substance fortement tingible par I’héma-
toxyline et d’autres colorants analogues; ces deux plaques,
enfin, sont unies, à travers la fine membrane obturatrice, par
de nombreux tractus très ténus, particulièrement nombreux
vers le pourtour de la ponctuation. L’année suivante, paraît un
mémoire de Hick 1 , dans lequel les faits sont présentés d’une
autre manière ; pour cet auteur, les communications intercel¬
lulaires des Floridées sont des tractus formés d’une substance
ayant des propriétés voisines de celles du cytoplasme; IL
peuvent augmenter de diamètre et donner lieu à des différen¬
ciations; ces dernières sont, dans un grand nombre de cas, une
sorte d’épaississement en forme de « collier » ou d’ « anneau
cerclant le tractus en son milieu ; et, chez quelques espèces
(. Polysiphonia fustigiata , p. ex. , un délicat diaphragme
se manifesta dans le collier ; ce diaphragme présente les
réactions du cytoplasme et ne constitue sans doute atteint
obstacle aux échanges substantiels. — Pour Spencer Le
Moore (2), auteur d’un travail d’ensemble sur les communie -
lions protoplasmiques, ces dernières, chez les Floridées, exi ¬
lent toujours, dans les cellules jeunes, sous forme de tractus
continus. Chez quelques types iCkondrus, Polyides, FurcC-
Laria), elles persistent toujours ainsi, tandis que, chez d’autre .
la continuité directe maintient dans une partie du thalle, mais
est suppléée, dans d’autres régions, par des communications
indirectes ( Ceramium rubruni. p. ex. . Alors que les jeun-s
cellules sont unies par un très fin tractus, au milieu duqn I
existe souvent une minuscule granulation, les cellules plus
âgées sont reliées par des ponts progressivement plus volu¬
mineux; le granule se transforme simultanément en «anneaux
pièces très réfringentes, disposées par paires an milieu de
i l) Hick (Tu ). Journ. of Bol. Vol. XXII, 1884, p. 33-38 et 65-71. el Nal»re
Vol. XXVIII, p. 581.
|2| Spexiier Lf. M. Moore, The Journal of lhe Linn. Soc.-Bolany. Vol
XXI, 1886, p. 595-621.
Source MNHN. Paris
— 379 —
chaque tractus, et formées d’une substance vraisemblablement
iri s semblable au cytoplasme ; ils différencient alors entre eux
une membrane criblée, par les perforations de laquelle passent
désormais les filaments cytoplasmiques ; les deux anneaux
réfringents et la membrane criblée forment un ensemble
caractéristique des communications protoplasmiques entre
cellules évoluées.
De ces dners travaux, et d’autres encore, ici seulement
cités pour mémoire Massee (1) ; lvienilz-Gerloll (2) ) se déga¬
geraient, au milieu de nombreuses divergences, les conclusions
suivantes : les communications intercellulaires des Floridées
suit, dans les parties jeunes du thalle, constituées par un
I cactus continu extrêmement délié. .Mais les communications
plus larges existant entre les cellules évoluées, chez les Algues
muges les plus élevées en organisation, sont obturés par une
membrane, imperméable suivant la plupart des auteurs, et au
h avers de laquelle s’unissent les protoplastes voisins par des
iiiastomoses excessivement fines, perméable selon Hick, et
i upportantaucune gène aux échanges. Enfin, l’on s’accorde à
admettre l’existence, de chaque côté de la membrane oblura-
iee, d’une différenciation protoplasmique rélriugente, très
adorable, en forme de « plateau », d’ «anneau» ou de
collier •>, provenant, selon Spencer Le Moore, de l’évolution
d'un minuscule grain situé au milieu du fin tractus cytoplas¬
mique unissant les cellules jeunes.
Ces travaux sont relativement anciens. Leurs auteurs
utilisaient,- dans leurs recherches, des procédés dont le moins
;,,utal était la fixation à l’alcool, et les plus courants des
macérations dans l’acide piçrique ou l’acide sulfurique, dissous
,, des taux divers. Ils plasmolysaient violemment les proto-
plastes, ou gonflaient les membranes, et pensaient ainsi rendre
plus évidents les tractus cytoplasmiques intercellulaires. On
..nçoit quelle peut être la précision des résultats obtenus.
Mais, depuis 25 années, des recherches ont été poursuivies,
II, Massee (G./. Journal of Rov. Microscop. Soc. Série II Vol IV, 1884.
' "îlv Kienitz Gerloff, Ber. d. deulsch. bol. Gesellsch. 1900.
Source : MNHN, Paris
— 380 —
à l’aide des méthodes, plus délicates, de fixation, d’inclusion
et de colox-ation, afin de déterminer l’évolution nucléaire dos
Floridées. Conçues dans un dessein aussi arrêté, elles n’ont
apporté que peu de faits nouveaux relatifs aux communication-
protoplasmiques. Cependant Lewis, étudiant le cycle évolutif
de Grifjithsia Bornetiana (1) a nettement observé les large
orifices unissant les divers articles dont est constitué le tlial I
de cette algue ; il a reconnu l’existence, à la surface de chacu:
des deux proloplasles en relation par ces orifices, d’un disque
(disk), très colorable par l’hématoxyline ferrique, soluble dans
l’eau de Javel ; il considère ces disques comme étant de nature
cytoplasmique, et superposables aux « stoppera » d’ Archer, cl
aux >< Platten -■ de Schmitz. Mais il ne se prononce pas, d’um
manière absolument catégorique, sur la présence ou l’absem
dans l’orifice, d’une lamelle obturatrice ; il incline cependant
penser que les articles, même les plus âgés, « are actually i
physical and organic connexion ».
l)eâ autres travaux d’ordre histologique sur le cycle évoluli
des l loridées, on ne peut tirer, concernant les communication
intercellulaires, que des données d’ordre iconographique; si
beaucoup d’auteurs figurent les plasmodesrnes, dans leur
dessins ou leurs schémas sous forme de tractus continus
d’autres, Oltmanns, p. ex., les représentent à l’aide de deux
traits noirs répondant manifestement à deux pla teaux colorables
limitant chacun l’un des deux protoplastes en relation dans h
canalicule intercellulaire ; ce sont toujours les « sloppers
d’ Archer, et les « Platten » de Schmitz. Aucune explication
n’étant donnée, il est impossible de savoir si les auteur-
admettent l’existence d'une membrane obturatrice. U s’agii
d’ailleurs, de communications si ténues, qu’une assertion sw
ce point aurait pu sembler téméraire.
(Il Lewis |I. F.|, The life-li slory of Griffith-sia Bornetiana. — Ann. of Bol.
Vol. 23, 1909, p. 639-690. 11 pl.
Source : MNHN, Paris
— 381 —
Technique
La structure des cÿstocarpes des Flo ridées ne peut être
étudiée que sur des coupes minces, et, si possible, sériées. Au
cours de ces recherches, les Algues ont donc été fixées, presque
toujours sur le lieu même de leur récolte, dans le liquide IV de
Regaud ^Solution de bichromate de potassium à 3 "/„ dans l’eau
distillée : 80 ce3 ; Formol neutre à 40 “/„ : 20 cc3. Après quatre
jours d’immersion dans ce mélange, renouvelable autant de
fois qu’il se trouble, inordancer, pendant dix jours, dans la
solution pure de bichromate). Les coupes, débitées à 2,5-10 ;x,
ont été colorées par l’hématoxyline ferrique de lleidenhain ou
la fuchsine acide de Kiill (1).
CHAPITRE I
LES COMMUNICATIONS INTERCELLUL AIRES
DANS LES APPAREILS VÉGÉTATIF ET SPOROGÈNE DE
Grifjïlhsia corallina (Lightf.) C. Agardh.
Avant d’exposer les faits relatifs aux communications
intercellulaires dans l'appareil sporogène, il convient ici de
rire la structure de ces formations dans l’appareil végétatif.
1 'uelques lignes, enfin, seront consacrées aux aspects présentés
I ar le cytoplasme au voisinage des orifices intercellulaires.
I. - Lus COMMUNICATIONS INT Elt CELUI LA 1RES
DANS l'appareil VÉGÉTATIF
On sait que le t halle de Griffiilisia corallina est constitué
par des files ramifiées de cellules ovoïdes ou èn formé de
tonnelet, énormes dans les régions inférieure et moyenne de
I plante, où elles renferment chacune, dans une mince couche
1 'oplasmique enveloppant une immense vacuole, environ
i. )00 noyaux, de dimensions moindres au sommet, où la
' Unie apicale terminant chaque rameau ne contient pas plus
11) Cf. pour ces détails techniques, Mancenot : Arch. de Morph. exp. et
gén. - Fasc. 9, 1922.
Source : MNHN, Paris
— 382 —
de 50 à 75 noyaux. Les cellules — ou articles — de ces
rameaux principaux portent, à leur face supérieure, une
couronne irrégulière de ram u seules relativement très fins ; ou
donne à ces derniers, pour les distinguer des rameaux princi¬
paux, le nom de rameaux courts (Kurztriebé).
Il existe, entre les articles des rameaux principaux, de
très remarquables communications protoplasmiques. Comme
celles de Griffithsia Bornetiana, signalées par Lewis (I , elle,
ont, en effet, des dimensions exceptionnellement grandes. Ou
peut donc les débiter facilement, après fixation, en coupes
longitudinales sériées.
La fig. I, l'I. I. , représente une de ces coupes; elle a élé
réalisée dans la paroi mitoyenne séparant les deux articles d’un
de ces petits rameaux arqués, dont l’ensemble constitue,
autour de chaque cystocarpe. une sorte d’élégant périanthe.
La cloison cellulosique est interrompue sur une largeur il
8 [J. environ. Dans cette perforation, les cytoplasmes des
cellules voisines ne se confondent pas ; ils sont limités l’un ei
l’autre, à l'orifice du trou, par une sorte de différenciation
membraneuse, intensément oolorable par Phématoxyline.
Chacune de ces deux membranes sidérophiles semble avoir
son bord enchâssé dans la paroi cellulosique mitoyenne, d"
chaque côté de l’orifice, mais parait aussi très solidement
adhérer au cytoplasme qu’elle limite et avec lequel elle est en
contact intime; entre ces- membranes, c’est-à-dire entre les
deux proloplastes (2) voisins, s’étend un espace peu colorablc
contenant quelques minuscules grumeaux sidérophiles.
La fig. 2. PL I. représente une coupe transversale passant
par l’axe d’une perforation reliant deux articles d’âge moyen,
dont l’un, le supérieur — auquel appartient, sur la fig, 2, le
territoire cytoplasmique situé au dessus de la paroi - supporte
un cystocarpe mur. Cette communication est organisée comme
celle, précédemment décrite, mais beaucoup plus large (27 y.
(Il I. i:\vis, loc, cil.
Source :MNHN, Pat
— 383 —
environ) (I). Les membranes sidérophiles, insérées l’une
près de l'autre* au pourtour de l’orifice, limitent un espace
lenticulaire, où, dans certains cas. sont irrégulièrement dissé¬
minés des amas granuleux fortement tiugibles ; c’est dans cette
région même que Lewis a observé des « morceaux de subs¬
tances protéique », également fort avides de colorants.
L’ouverture de ces perforations est telle qu’il était indiqué
de les utiliser pour résoudre enfin le problème de l’existence
d une membrane obturatrice, de nature quelconque, au milieu
des canalieules intercellulaires des Floridées (Cf. Introduction).
L inspection rapide d’une image telle que celle dessinée dans
la figure 2 montre à elle seule qu’entre les deux protoplastes,
limités chacun par leur membrane sidérophile, n’existe pas de
cloison obturatrice. Mais, afin de mieux manifester encore
qu'aucune partie de la membrane ne subsiste à ce niveau, des
coupes longitudinales d’un rameau de Grif'.corallina ont été
colorées par le rouge de ruthénium. L’examen révèle l’absence
de toute membrane colorable à l’intérieur de la communication
intercellulaire : on n’y observe que les protoplastes qui
s affrontent, limités chacun par une bandelette particulièrement
dense et réfringente, correspondant évidemment au disque
sidérophile, mais plus épaisse que ce dernier et se prolongeant
d'une manière remarquable en bordure du cytoplasme de
l'article (fig. 3. Fl. I).
Les résultats de cette coloration par le rouge de ruthénium
ml été contrôlés par l’emploi de l’acide iodhydrique iodé. Les
'réparations obtenues, suivant le mode opératoire préconisé
par Mangin, n’ont fait que confirmer l’inexistence d’une
membrane entre les disques sidérophiles.
Or la membrane sidérophile ne peut être considérée
comme une cloison obturatrice ; elle est manifestement homo¬
gène, et ne saurait, par conséquent, être envisagée comme un
crible laissant passage à des traetus cytoplasmiques ; c’est
exclusivement par diffusion dans sa substance môme que les
it| Beaucoup plus large aussi, par conséquent, que les communications
intercellulaires de Griffithsia Bornetiana, étudiées par Lewis et qui, d'après
' et auteur, ont un diamètre moyen de 11 u.
Source : MNHN, Paris
— 384 —
matériaux échangés peuvent la traverser. D'antre part, son
adhérence intime, etsur une grande surlace, avec le cytoplasme,
semble, dès l’abord, indiquer qu’elle n’est qu’une dépendance,
une différenciation de ce dernier, fait dont toute la suite de
ces recherches ne fera que démontrer la réalité.
Les communications intercellulaires dés Griffithsia ne som
donc pas des « ponctuations » (Tiipfel) ; une ponctuation est m
amincissement de la membrane, au travers duquel les proto-
plastes voisins peuvent communiquer par de minuscule-
conduits, non une perforation de la cloison. Le terme appropria
à la désignation de ces orifices au niveau desquels se touche n;
deux protoplastes voisins — terme qui sera désormais cons¬
tamment employé, au cours de ce Mémoire, et dont toutes In¬
observations relatées ne feront que confirmer la justesse _
est celui de plasmodesme y 1) (Strasburger).
IL — Les plasmodksmes dans l’appareil spohogènk
Le tra\ iil essentiel relatif aux phénomènes de fructifi¬
cation chez Griffithsia coraUiua est celui de Kyjin i2). La
connaissance de ses résultats, brièvement résumés dans le-
lignes suivantes, est indispensable à qui veut interpréter de
coupes du cystocarpe de cette Algue.
Les trichogynes sont portés sur des rameaux court-
profondément transformés. Ces ramuscules lerLiles son
constitués d’une lile principale de trois cellules, les cellule
centrales, dont la première est unie par un lin plasmodesme a
la grande cellule-mère du rameau prinHpal; la deuxième porti
|1| Quelques définitions des termes spéciaux le plus souvent employés fian¬
cé Mémoire, ne seront sans doute pas inutiles,
a) Plasmodesme = tractai cytoplasmique, continu ou discontinu, mais nm:
interrompu pur une membrane imperméable, mettant en communication, par ici
orifice, de la paroi mitoyenne, les protoplastes de deux cellules voisines.
h) Fusion = cnn fusion intégrale du cytoplasma de deux ou plusieurs cellule'
par résorption de la ou des parois limitantes, et accompagnée, soit de l'anéan¬
tissement d une des cellules au profit de l'autre, soit du mélange des diverses
cellules en un syncytium.
c) Ponctuation — amincissement île la paroi squelettique de deux cellules
voisines, au niveau duquel se groupent fréquemment de fus plusmodesmes
(2) K vus |Habau>). Die Enlwickelungsgesehichte von Griffithsia cornllinn
(Ligtul.l Ag. — Zeitsclir. f. Bot. 8 1er Jahrg. 1916 p. 97-123. 1 pl. 2 lig
Source : MNHN. Pa.
— 385 —
lft filament earpogonial, qui s’insère sur elle par une cellule
représentant l’élément support (TragzelleJ habituel ; c’est cette
cellule qui, après la fécondation, détachera par un cloison¬
nement transversal, la cellule auxiliaire. La troisième et
dernière ne subit aucune transformation et son rôle parait
assez effacé.
Kylin, après avoir très minutieusement suivi toutes les
''tapes de l’édification du rameau fertile, semble, comme la
plupart des algologues ayant étudié les processus de fruc¬
tification chez les Floridées, avoir prêté une insuffisante atten-
lion au développement de cette région après la fécondation. Il
indique une régression totale du rameau earpogonial, et la
formation, par la cellule auxiliaire, de plusieurs cellules péri¬
phériques devenant chacune l’origine d’un gonimolobe; puis, à
mesure que le gonimoblaste se développe, des phénomènes de
fusion interviennent : toutes les cellules du rameau femelle se
gonflent; la « ponctuation » unissant la cellule-support à la
< ('Unie centrale fertile s’ouvre et les deux éléments sefusion-
" ut; puis les « ponctuations » s’élargissent (« werden die
! i ipîel verbind ungen . . . ervveitcrt » notamment, entre la deu-
; nie et la première cellule centrale et entre cette dernière et
i grande cellule du rameau principal ; ces processus sont en
pport avec la nécessité de procurer au gonimoblaste une
nourriture plus riche.
Kylin s’exprime donc d’une manière assez brève et som-
: dre Sur les transformations des « ponctuations unitives » au
cours du développement des carpospores et ses dessins ne sont
! s plus explicites. Il convient d’ailleurs de remarquer qu’il
' d it et figure exclusivement des stades peu avançés de l’évo-
i 'ion du gonimoblaste. Les lignes suivantes sont, au contraire,
consacrées à des observations relatives aux dernières phases
du développement de cet organe.
La figure I, représente le schéma d’une coupe d’un cyslo-
1 u pe atteignant la maturité, de Griffil/ïsia corallina. A la base
i figurée cette partie de l’article du rameau principal sur
laquelle il s’attache au moyen de la première cellule centrale.
A la face externe de celle-ci, d’autre part, s’insère un volumi-
Sourœ : MNHN, Paris
— â86 —
neux élément plurinueléé dans lequel on peut voir, semble-t-il.
le résultat d’une fusion totale de la deuxième cellule centrale
avec la cellule support. Enfin, ce syncytium est surmonté d’une
cellule à section triangulaire, la cellule auxiliaire, point de
départ de deux gonimolobes aux carpospores abondantes. Le
plasmodesme unissant la première cellule centrale avec Ténor
me article qui la supporte est indiqué par deux traits noir-
parallèles, figurant les deux disques sidérophiles, contrastant
Fig. 1
avec les contours, teintés de gris, des membranes cellulosiques :
il est excessivement large. Tous les plasmodesmes reliant les
divers éléments du système placentaire sont figurés de même :
un simple coup d’œil jeté sur le dessin montre ainsi que ces
plasmodesmes, très ouverts a la base et au centre de l’appareil
fructifère, sont d’autant plus étroits que plus voisins de la péri
phérie. C’est là un premier fait d’observation facile.
Mais l’emploi de grossissements puissants est indispen
— 387 —
sable pour reconnaître les détails structuraux de ces curieux
dispositifs. Entre la première cellule centrale et l’article qui la
supporte, le plasmodesme est énorme (ligure 4, PI I); les dis¬
ques sidérophiles signalés au milieu des communications unis¬
sant les cellules végétatives, sont représentés ici par deux lames
ou membranes possédant absolument les mêmes caractères :
elles sont intensément colorées par la laque d’hémaloxyline,
enchâssées, par leur bord, dans la membrane cellulosique, étroi¬
tement adhérentes enlin au cytoplasma des éléments dont elles
dépendent ; mais elles laissent entre elles un espace très mini¬
me et ne sont vraiment distinctes qu’à leur périphérie, vers
leur ligne d’insertion. L’absence d’une membrane obturatrice
est ici manifeste; un énorme trou existe dans la paroi séparant
l'article végétatif de la première cellule centrale, par lequel se
touchent largement les deux protoplastes voisins. Mais ces der¬
niers ne sont pas confondus et restent limités chacun par leur
membrane sidérophile propre.
Entre la première cellule centrale et l’élément syncytial
plurinucléé, le plasmodesme est également très large, bien que
■le dimensions moins considérables. Il comporte toujours les
doux membranes sidérophiles, ici bien nettement séparées,
dans la coupe reproduite par la figure 5, PI. I.jces dernières n’ont
pas l’une et l’autre, le même aspect; celle qui appartient à la
première cellule centrale est très distincte, par sa teinte noire,
du cytoplasme peu sidérophile dont elle dépend; sa parte¬
naire, par contre, n'est pas très distinctement visible; elle se
confond avec l’ensemble du diverticule cytoplasmique, ici tout
entier intensément sidérophile, du plasmodesme ; et ce terri-
I 'ire différencié Cf. S III, b) se relie au reste du cytoplasme
par d'insensibles transitions.
Entre la cellule syncytiale et la cellule auxiliaire existe de
même un vaste plasmodesme (fïg. 6 et 7, PI I). Mais ici la mem¬
brane sidérophile appartenant à la cellule syncytiale (inférieure
dans le dessin), est fripée, plissée, tandis que l’autre présente
une section régulièrement convexe. Entre les deux membranes
ou observe des amas granuleux sidérophiles.
La fig. 6, PL P, montre la liaison entre les premières cel-
Source : MNHN, Paris
— 388 —
Iules de chacun des deux gonimolobes et la cellule auxiliaire :
ce sont encore des plasmodesmes très ouverts, moins larges
cependant qu’entre les cellules plus centrales, et comportai
chacun deux membranes sidérophiles bien distinctes. Il en est
de même entre les premières cellules des gonimolobes ("fig. . .
go i ,go 2). Puis, en examinant des éléments toujours plus péri¬
phériques, on observe un retour graduel des plasmodesmes, île
moins en moins ouverts, à la forme banale qu’ils présenter 1
dans l’appareil végétatif de la plupart des Floridées. Tous b
passages peuvent donc être trouvés entre les petits tractus
intercellulaires, à structure à peine déchiffrable, et les grands
plasmodesmes du placenta.
III- — Caractères du protoplasma au voisinage des plasmodesme -
ET DANS LE PLACENTA.
Le protoplasma des articles végétatifs et surtout des élé¬
ments de l’appareil placentaire présente, au voisinage des pla-
mpdesmes, d’assez remarquables caractères.
a) Dans certains articles végétatifs, par exemple dans le*
fulcres protecteurs des cystocarpes, le cytoplasme estidentiqiu -
ment constitué au niveau de chacune des deux parties d’un
meme plasmodesme. C’est un cytoplasme assez intensémeni
sidérophile, renfermant un grand nombre de corpuscules régu
lièrenient sphériques ou ovoïdes et représentant vraisemblable¬
ment des plastes. On peut, en effet, en examinant la couche
cytoplasmique enveloppante, depuis le plasmodesme jusqu’à la
surface de l’article, trouver des passages entre ces corpuscules
et les volumineux rhodoplastes assimilateurs répandus dans
toutes les parties superficielles de l’article.
Mais dans les articles végétatifs, au contraire, surtout ceux
en relation avec des cystocarpes, les régions cytoplasmiques
voisines du plasmodesme ne présentent pas, des deux
côtés, le même aspect. Dans la ligure 1, PI. 1, par exemple, le
cytoplasma figuré à la partie inférieure du dessin renferme de
nombreux petits plastes ovoïdes et quelques cristalloïdes de
protéine, le territoire cytoplasmique correspondant de la cellule
Source MNHN. Pari.
— 389 —
supérieure en est, au contraire, absolument dépourvu : il est
épais, légèrement granuleux et contient quelques noyaux et des
cristalloïdes; or cet article supporte un cystocarpe mûr, tan-
disque celui qu’il surmonte n’a pas formé de rameaux fertiles.
b) Le cytopîasma de l’article végétatif supportant le cysto¬
carpe offre, au niveau de l’énorme plasmodesme l’unissant à la
première cellule centrale, un aspect analogue à celui du terri¬
toire inférieur de la figure 2 : il est particulièrement dense au
contact du couple sidérophile et renferme des noyaux, parfois
assez serrés; à un niveau plus profond, il contient d’innombra-
lilcs petit (dastes ovoïdes et l’ensemble de ce territoire spécia
lise sc relie, par transitions, au revêtement cytoplasmique banal
de l’article. — Mais le dispositif le plus constant est, dans
chaque cellule, une condensation très nette du cytoplasme en
bordure immédiate de la membrane sidérophile la plus interne
c st-à-dire de cette membrane, toujours régulièrement tendue,
< i I née à l’orifice du plasmodesme établissant la communication
i l la cellule plus profonde; la membrane externe de chaque
o Unie est, au contraire (Cf. p. 387), amincie et fripée, et le
cytopîasma ne manifeste, à son voisinage, aucun indice de
spécialisation. La fig. 6 illustre d’une manière excellente cette
disposition particulière du cytopîasma dans la région des plas-
i c . ul es mes . — Ces dissemblances existant au niveau des plas-
modesmes dans le type cytologique de chacun des deux terri¬
toires qui s’affrontent, représentent un phénomène Extrême¬
ment net, dont l’équivalent se retrouve dans les appareils pla¬
centaires des divers types de Floridées étudiées dans ce
Mémoire.
Un autre fait est l’existence dans le cytoplasme des diverses
cellules de l’appareil placentaire d’un nombre parfois considé¬
rable de noyaux. Dans la première cellule centrale, il en existe
généralement plusieurs, mal colorables, sans doute en voie de
régression. Mais dans le syncytium central, ils sont innom¬
brables. Ce sont de petits noyaux assez caractéristiques, de
dimensions variables, contenant quelques grains bien indivi¬
dualisés, et les plus petits dépourvus de nucléole. Beaucoup
de ces noyaux présentent des phénomènes de dégénérescence,
25
Source : MNHN, Paris
— 390 —
surtout par caryolyse, c’est-à-dire par une sorte de dissolution
progressive. On a, dans certains cas, l’impression d’être en pré¬
sence d’une rupture de la membrane nucléaire, mettant m
liberté, dans le cytoplasma, des produits du nucîéoplasnia
(PI. 1., fig. 5).
CHAPITRE II
LES COMMUNICATIONS INTERCELLUL AIRES
DANS L’APPAREIL SPOROGÈNE DE
Heterosiphonia coccinea Fa 1 k
Le développement du rameau carpogonial et les premiers
stades de l’édification du gonimoblaste. ont été étudiés par
Oltmanns chez üasya elegans(l). Mais ce savant s’était exclusi¬
vement proposé de suivre la destinée du noyau émigré de l’ami'
dans la cellule auxiliaire; il arrêta donc ses observations di
qu’il eut reconnu l’inexistence de la double fécondation, soute¬
nue par Schmitz et ses élèves, et observé le Passage direci,
dans les premières cellules du gonimoblaste, des noyaux
diploïdes issus de celui de l’œuf. La structure fine du cystocarpe
mûr des Dasyées, n’a donc encore jamais été décrite; les
lignes suivantes contribueront à la faire connaître (2).
Au centre du cystocarpe à' Heterosiphonia coccinea existe un
vaste syncytium formé par la fusion d’un nombre élevé d’éléments,
car il comprend à coup sûr, à sa périphérie, au moins une cou¬
che de cellules enlevées au tissus végétatif ambiant. Il auroii
été intéressant de préciser quels sont les constituants dont la
fusion produit ce syncytium ; le matériel examiné ne comportant
que des cystocarpes arrivés déjà au terme de leur développe¬
ment, cette étude n’a pas été possible.
|1| Oltmanns (Fit.). — Zur Eulwickelungsgeschichle der Florideen. Bol.
Zeil. Bd. 56. 1898. p. 119-12'..
(2) Phillips (Ann of Bot. Vol. X. 1896., p. 387-197) a étudié en détail te
développement du cystocarpe d 'Heterosiphonia coccinea, mais les observations
relatées dans ce Mémoire, concernant presqu’exclusivement les rapports
anatomiques des diverses cellules du procarpe, n'intéressent en rien les
caractères cytologiques de ces éléments.
Source : MNHN, Pari
- 391 —
A la partie supérieure de ce syncytium, s’insèrent deux
goniinolob.es. Chacun de ceux-ci comprend, à sa base, une suite
de cellules volumineuses qui se ramifient rapidement ; à l'extré¬
mité de ces rameaux serrés se détachent les carpospores (fig. 11).
1 Létal des plasmodesmes entre la première cellule de
chacun des gonimolobes et le syncytium est assez curieux. Ces
ti es larges plasmodesmes comportent, suivant la règle, deux
membranes sidérophiles. Mais ces dernières sont, ici, fort di ll'é-
rriites l’une de l’autre. Celle appartenant au premier élément
du gonimoblaste, parfaitement individualisée, mince, homogène
est du type courant (planche III. fig. 16,17,18). Sa partenaire,
dépendante du syncytium, se présente, au contraire, avec une
i' s déconcertante allure : elle n’est plus en effet, à l’étal de
membrane, elle forme un complexe de lamelles contournées,
Source : MNHN, Paris
— 392 —
plissées, enchevêtrées, ici empilées ou emboîtées à la manié i
des feuillets de l’ergastoplasme, là produisant des sortes d ■
vésicules à paroi plus ou moins continue, ou formant des gru¬
meaux sans aspect défini. Le tout est noyé dans une substance
assez fortement tingible par l’hématoxyline au fer ; mais ceti
coloration même est irrégulière, et les lamelles contournées ou
empilées délimitent plus ou moins rigoureusement des terri¬
toires diversement sidérophiles. ('.et amas lamelleux, qui semble
d’ailleurs entouré d’une membrane commune à peu pr
continue, s’insinue profondément dans le cytoplasme <1
syncytium.
Entre les premières cellules des gonimolobes, les plasma-
desmes offrent également des dispositions remarquables, et,
ici encore, les deux membranes sidérophiles de chaque pla -
modesme ne se comportent pas de même ; tandis que l’une d
celles-ci reste plus ou moins tendue, épaissie ou non, dans
l’orifice de la paroi, l'autre demeure mince, mais s’invagine
dans le cytoplasma dont elle dépend. Entre les deux membre
nés existent généralement des précipités plus ou moins sidéro¬
philes. Les fig. 16 et 17 de la Planche III représentent d' ¬
exemples de celte disposition. Et dans la fig. 16 de la mêm
Planche, a été dessiné l’aspect des plasmodesmes entre quatre
cellules se faisant suite à la base d’un gonimolobe. En a e !
représenté le volumineux couple sidérophile situé entre le
syncytium et le premier élément du gonimolobe ; la membrane
sidérophile appartenant au syncytium offre l’aspect lamelleux
décrit plus haut, tandis que sa partenaire est nettement hom -
gène. En b sont dessinées trois coupes (/> ,, b 2, b 3), échelonnées
du centre à la périphérie, du plasmodesme, beaucoup moins
large que le précédent, unissant la première et la deuxième
cellule du gonimolobe ; les précipités sidérophiles sont abon¬
dants entre les deux membranes. En c est figuré le plasmo¬
desme, encore plus étroit, unissant le deuxième et le troisième
élément du gonimolobe ; la membrane sidérophile de la cellule
périphérique est encore légèrement invaginée. En d enfin, la
communication entre les troisième et quatrième cellules du
gonimolobe présente des dimensions relativement réduites ;
Source : MNHN, Pari
— 393 —
les deux membranes du couple sidéropbile, régulièrement
ombiliquées l'une et l’autre, se ressemblent et sont de type
ordinaire. Cette série montre donc toutes les transitions exis¬
tant entre le grand plasmodesme, si étrangement caractéris¬
tique, de la base du gonimolobe, et les petits plasmodesrnes,
ii structure banale, de la périphérie du gonimoblaste. Cette
suite continue d’aspects paraît assez instructive.
II.) Aucun dispositif particulier n’est à signaler dans le pro¬
toplasma du syncytium ou des (déments des gonimolobes. La
pluralité des noyaux semble ici, comme partout, la règle. A la
périphérie du syncytium, surtout dans les petites cellules végé-
1 tives s’ouvrant dausce dernier, sont accumulés des grumeaux
irréguliers de substance sidéropbile ; ils ollrent l’aspect de
1res petits granules, plus ou moins colorés, ou de blocs de
dimensions variables, à bords déchiquetés, souvent plus tin-
gibles au centre qu’à la périphérie. Il s’agit vraisemblablement
l i d’une substance nutritive servant à la consommation du
gonimoblaste. Les chondriosomes n’ont pas été observés.
CHAPITRE III
LES COMMUNICATIONS 1NTERCELLULAIRES DANS
L’APPAREIL SPOROGÈNE DE
Nitnphyllum laceralum Harv.
Le développement du cystoearpe dans le genre A itophylhm
l'ait l’objet de recherches de Phillips (1). Mais cet auteur n’a
t que schématiser, chez Nitopkyllum Hilliae , l’architecture
; i rameau carpogonial et les premières phases de la formation
i gonimoblaste. — Tout récemment, Kylin a publié une
: (-vision de la famille des Delesseriacées (2) ; le genre Nito-
okyllum y est complètement démembré ; la classification nou-
ll Phillips |R. VY.l — The development of rystocarp in Rhodymêniales.
Ann of Bol. Vol. XII. I89H. ■ .
I2| Kyi.in | Il vualdI Stndien iiber die Delesseriaceen. — Lunds Umver-
1 ! ■■ t s Ârsskril'l. N. K. Avd. 2. Bd. 20. il0 h- — Kungl. Fysiografiska Sallskapets
Handl. X. F. Bd 35. X» (i
Source : MNHN, Paris
— 394 —
velle proposée par l’algologue suédois est principalement basée
sur les caractères de l’appareil végétatif ; la structure des eys-
tocarpes mûrs n’y est cependant pas négligée, fournit même
à l’auteur certains repères utiles et fait l’objet de dessins soi¬
gneux. Mais aucun détail n’est donné sur les cellules géantes
existant au centre de l’appareil fructifère ; le problème cytolo¬
gique de leur structure reste donc entier.
L’espèce étudiée ici est Nilophyllu.ni laceratum Harv. ou
Cryptopleura lacerata Gmel.) Kiitz... si l’on adopte la classi-
Fig. III
fication de Kylin. Le développement des cystoearpes n’a jamais
été suivi chez cette espèce ; Kylin lui-même prie le lecteur
désireux d’obtenir des renseignements sur ce point, de s.-
reporter à ses dessins du cystocarpe d’une forme très voisine.
Cryptopleura lobulifera. — Quelques faits résultant d’une élude
sommaire de l’appareil fructifère de Nitophyllum Hilliac
seront, en outre, accessoirement utilisés pour préciser ou com¬
pléter certains détails descriptifs.
La figure III représente une coupe transversale à travers
un cystocarpe mûr de Nitophyllum laceratum. Le gonimoblaste,
Source : MNHN, Parit
— 395 —
constitué de deux lobes principaux, entre lesquels subsistent
les restes des « cellules stériles » (c. s.) à rôle encore mal
défini, est formé d’une masse de tissu cohérent, dont les élé¬
ments profonds sont allongés (type Cryptopleura de Kvlin) et
ceux de la périphérie grossièrement cubiques, tandis qu’à la
surface se différencie une assise de carpospores. Le gonimo-
blaste s’attache à la plante mère par un volumineux placenta,
lui-même de structure assez complexe. Il se compose d’une
partie centrale dont les éléments paraissent intégralement
fusionnés, mais encore reconnaissables, leurs anciennes parois
limitantes -subsistant partiellement à l’état de diaphragmes plus
ou moins ouverts. On peut ainsi distinguer, au milieu, le
vestige de l’ancienne cellule centrale ; à droite, à gauche et à la
partie inférieure de cette dernière, et ne communiquant avec
elle que par un étroit orilice, trois cellules péricentrales ; à la
partie supérieure, enfin, de la cellule centrale, et plus large¬
ment uni avec elle, un vaste élément résultant peut-être de la
fusion de la cellule péricentràle supérieure, c’est-à-dire de la
cellule portante, avec la cellule auxiliaire.
Sur ce syncytium s’insère donc le gonimoblaste ; et les
premiers éléments de ce dernier — si l’on en croit ce qu'affirme
Kvlin pour la plupart des Delesseriacées, Cryptopleura lobu-
lifera en particulier, — sont entièrement fusionnés avec la
masse syncytiale. De fait, on ne saurait contester que les
parois cellulosiques séparant les uns des autres les premiers
cléments du gonimoblaste et ceux-ci du syncytium, fussent
loi dement abolies ou réduites à des diaphragmes encore beau-
up plus ouverts que ceux indiquant les anciennes limites des
divers constituants du syncytium. Il n’en est pas moins vrai
que ces premières cellules du gonimoblaste ne sont pas fusion-
mes entre elles et avec le syncytium; elles conservent leur
individualité grâce à de fines membranes sidérophiles tendues
dans l'ouverture des grands diaphragmes cellulosiques ; la
ligure III illustre ce remarquable dispositif. Or il paraît évident
que res volumineux orifices obturés par une membrane sidé-
rephile résultent de l’élargissement démesuré des fins plasmo-
drsmes figurés par les auteurs entre les divers éléments de
Source : MNHN, Paris
— 396 —
cette région au début de la formation du cystocarpp,
L’examen à un fort grossissement va préciser ces faits : Il
donnera des renseignements relatifs aux caractères des pl»s-
modesmes et à ceux du protoplasma (cytoplasma et noyaux)
dans ces régions placentaires.
\
I. — Caractères des plasmodesmes
Ils sont différents suivant que l’on considère : 1) les zones
périphérique et moyenne du gonirnoblaste ; 2; les parties I s
plus profondes de cet organe ; 3) le syncytium.
1) A la périphérie et dans les couches moyennes du goui-
-y , moblaste, les plasmodes¬
mes, beaucoup plus larges
que ceux unissant les cel¬
lules végétatives du thalle,
sont cependant relative me il
étroits. Ils se distinguent
surtout des plasmodesmes
de type banal, tels que ceux
représentés, à un très fort
grossissement, fig. IV, par
l’état de leurs disques sitlé-
rophiles. Dans tous les plus
modesmes de l’appareil \e-
gétatif, les corps sidéroplii-
les sont deux minuscules
bouchons de forme plus ou
. Dans les régions superficielle et moyenne
du gonirnoblaste, ces corpuscules sont hypertrophiés : c’est
ainsique dans les figures 8, 9 et 10 (planche II) ils apparaissent
aussi volumineux que ceux des plasmodesmes de l’appareil
végétatif, bien que dessinés à l’aide d’une combinaison optique
beaucoup moins puissante. — Dans les exemplaires étudiés 'le
Nilophyllum Hilliæ, ce processus hypertrophique intéresse à
peu près également les deux constituants sidérophiles ; chez
Nilophyllum lacerutum au contraire, il n’en affecte qu’un seul,
celui appartenant au cytoplasme de la cellule la plus interne.
Deux pli
paroi d'un
Hilliæ, el d
sissement. |Obj. imr
pl. 25 X de Leitz
philes ont l'aspect de
enchâssées dans l'o
moins lenticuh
Fig. IV.
modesmes ch<
'.ystocarpe de
topkyllum
2 et Ocul. péri
seules lentilles
intercellulaire.
Source : MNHN, Paris
— 397 —
Dans le premier type, en outre, chaque bouchon sidérophile
est hypertrophié dans toutes les directions et prend une appa¬
rence plus ou moins globuleuse ou véslculeiise ((ig. 13, pl. Il) ;
tandis que chez Nitophyllum laceratum, les disques sidérophiles
gonflés constituent, dans l’orifice des plasmodesmes, des
masses d’aspect plutôt ovoïde (fig. 8, 9, 10, pl. II).
2) Dans les régions les plus internes du gonimoblaste, an
voisinage immédiat de la masse syncytiale, les communications
intercellulaires sont d’un type bien différent, relié, toutefois, à
celui qui les caractérise dans les zônes moins profondes par
toute une série d’intermédiaires. Dans cette partie centrale du
gonimoblaste, les plasmodesmes s’élargissent rapidement et
deviennent énormes ; les bouclions sidérophiles sont ainsi
transformés en membranes minces tendues dans l’ouverture
des énormes diaphragmes cellulosiques, au niveau desquels
s’affrontent largement les protoplastes. Les figures 8 et 9
(planche II) représentent une de c.-s régions de contact du
syncytium avec le gonimoblaste. On peut y observer un choix
assez varié de ces curieux plasmodesmes unissant entre elles
les cellules les plus centrales du gonimoblaste. Les membranes
sidérophiles ressemblent beaucoup à celles décrites précédem¬
ment dans les appareils fructifères de Griffithsiae t d ' Heterosipho-
niit. Il faut cependant noter qu’iri ces membranes ne paraissent
pas doubles. Faut-il admettre qu'un seul des deux constituants
du couple sidérophile primitif s'est développé en membrane, ou
doit on soutenir que les deux constituants ont subi la même
olution, mais sont intimement confondus ? Le fait que, dans
les régions périphériques du gonimoblaste, un seul bouchon
sidérophile se développe, l’autre paraissant s’atrophier, est en
laveur de la première hypothèse; mais des images, telles que
celle reproduite fig. 12 planche IL, où la membrane sidéro¬
phile montre des signes de duplicisme, militent pour la
deuxième. Sur ce point de détail, l’incertitude existe.
3) Les figures 8 et 9 (planche IL illustrent encore le mode
d’insertion des premières cellules du gonimoblaste sur le
syncytium (S.). Une séparation brusque est immédiatement
reconnaissable entre le cyto plasma de l’un et l’autre de ces
Source : MNHN, Paris
— 398 —
éléments et celui du syncytium. Cette frontière est réalisée, du
côté de la cellule g i. par une ligne assez colorée, extrêmement
ténue; insérée, en haut et en bas, sur le bourrelet cellulosique,
vestige de l’ancienne paroi; cette ligne correspond à la coupe
d’une membrane sidérophile très mince. Entre le syncytium el
l’élément g’ il n’existe plus aucune différenciation membra¬
neuse réelle ; les protoplastes sont directement en contact ;
mais, comme le montrent bien les dessins, ils n’en restent
pas moins très nettement individualisés.
4) Les éléments composant le syncytium même ont, au
contraire des précédents, perdu toute autonomie ; ils sont
absolument confondus. L'étude attentive de coupes passant à
divers niveaux de cet appareil permet de reconnaître le
processus par lequel s’établit cette fusion. Les figures 14 et 15
(planche II), représentant l’une et l’autre une ouverture entre
deux éléments d’un syncytium en voie d’évolution, sont très
suggestives et pourraient même dispenser de commentaires.
Dans l’orifice, encore éti'oit, par lequel communiquent les
cellules voisines, on distingue deux membranules fortement
colorées, à contour orbiculaire; ce sont les disques sidéro-
pbiles. Ici encore le plasmodesme est à l’origine des larges
communications intercellulaires ; mais, dans ces cas de fusion,
la membrane sidérophile ne s’accroît pas en mên.e temps que
s’ouvre le diaphragme cellulosique ; elle perd contact avec ce
dernier, et se trouve bientôt isolée au milieu des masses
protoplasmiques confondues ; elle ne tardera sans doute pas a
s’y résorber, car, dans les syncyliums les plus évolués, on ne
trouve pas trace de couple sidérophile au milieu des diaphrag¬
mes cellulosiques ; ou si des disques colorés sont encore déce¬
lables en certains de ces points du syncytium, ils sont fripés,
contournés, déchiquetés, c’est à dire manifestement en voie de
disparition.
II. — Caractères: du protoplasma
Le protoplasma présente des caractères dignes d'être
signalés. Dans de nombreuses cellules, il est condensé a
l’orifice du plasmodesme interne, en bordure de la membrane
Source : MNHN. PariM
— 399 —
sidérophile. En outre, la plupart des éléments du gonimoblaste
ont un cytoplasme apparemment limité par une très mince
couche lorternent colorable ; cette pellicule, condensation cyto¬
plasmique superficielle, se relie, au niveau du plasmodesme,
au disque sidérophile; et ce dernier semble même n’être que
l'épaississement local de cette membrane enveloppante.
Enfin, toutes les cellules de l’appareil placentaire (placenta
et régions internes du gonimoblaste) présentent, dans leur
cytoplasma, d’innombrables chondriosomes, en forme de grains
ou de courts bâtonnets, affectant aussi l’aspect, surtout dans
les régions périphériques du syncytium, de petites vésicules
arrondies. La signification de ces éléments mitochondriaux
a été donnée, pour Delesseria Hypoglossum , dans un autre
travail (I) : les vésicules représentent des rhodoplastes momen¬
tanément quiescents; les bâtonnets et les grains correspondent
aux chondriosomes inactifs dans la photosynthèse.
Les noyaux sont très nombreux dans toutes les régions du
syncytium et dans les premiers éléments du gonimoblaste;
! "u r nucléoplasma retient l’hématoxyline ferrique d’une
manière homogène, ou renferme parfois quelques grains
sidérophiles.
CHAPITRE IV
LES COMMUNICATIONS INTERCELLULAIRES DANS
L'APPAREIL SPOROGÈNE DE
Delesseria Hypoglossum. Lamx.
Le cyslocarpe de cette espèce a déjà fait l’objet de recher¬
ches cytologiques plus spécialement consacrées aux éléments
ligu rés du cytoplasma (T). Depuis, Kylin a étudié le dévelop¬
pement du cystocarpe chez une forme très voisine, Apoglos-
1 1 Margenot |G|. Recherches sur les constituants morphologiques du
' V i ''plasma des Algues. — Arch. de Morph. cxp. et géu. Fasc. 19. 1922.
Source : MNHN, Paris
— 400 —
sum rusçifolium ( Delesseria ruscifolia) (1); en outre, il con¬
sacre, dans sa grande monographie des Delessëriacées _ ,
quelques phrases et un dessin à la structure de l’appareil
fructifère (Y Hypoglossum Woodwardi , binôme par lequel I
désigne le Delesseria Hypoglossum de La mou roux ; mais
aucune donnée nouvelle, au point de vue cytologique, ne se
dégage de ces travaux d’anatomie appliquée à la systématique.
On doit cependant retenir, comme étant ici d’un intérêt
immédiat, les données apportées par Kylin, à la suite ce
Phillips (3), sur les premiers stades de la formation du eysto-
carpe chez Delesseria Hypoglossum et D. ruscifolia Elles e
résument ainsi : le rameau carpogonial se forme à partir d’une
cellule allongée de la nervure médiane des frondes, ou celle ie
centrale. Une cellule centrale fertile forme d’abord deux
cellules péricentrales ; chacune de ces dernières subit ensuite
un clivage : îles deux nouveaux éléments, celui restant n
contact de la cellule centrale est la cellule support; c’est celle
qui, sitôt après la fécondation, détachera la cellule auxiliaire ;
l’autre se divise plusieurs fois pour constituer le rame i i
carpogonial. Il se forme, sur chaque cellule centrale fertii .
deux rameaux carpogoniaux. Après la fécondation, le noyau
diploïde formé dans l’oogone émigre dans la cellule auxilian ,
tandis que disparaît le rameau carpogonial. La cellule auxi¬
liaire se divise alors pour former la cellule initiale du gon -
moblaste, au pourtour de laquelle apparaissent les premii rs
éléments de cet organe ; pendant que ce dernier s’édifie, ceux-
ci se fusionnent avec la cellule initiale, la cellule initiale a\ec
la cellule auxiliaire, cette dernière avec la cellule support et
celle-ci, enfin, avec la cellule centrale. Ainsi se forme, au
centre autour duquel prolifèrent les ramifications du goiiini"-
blaste, une vaste cellule de fusion.
(Il Kylin iltMiAi.nj, Sludien über die Enlwicklungsgeschickle der
Florideen Kungl. Svenska Vetenskapskademiens Handlingar. Bd 61!. n'1 H
7 juin 1922. p. 83.
(2) Kïlix (Ha.ra.ld). Sludien über die Delesseriaeeen — Lunds Univcrsi-
lels Ai'sskrift. X. F. Avd. 2. Bd. 20. n" 6. — Kungl, Fvsiograliska Sallsk:i|"ls
Haudl, N. F Bd. 35. n" 6.
(3) Phillips (R W.|. - Loc. cit-
Source : MNHN, Pari.
— 401 —
La figure V représente la vue d’ensemble d’une coupe
dans un cystocàrpe, voisin de la maturité de Delesseria Hypo-
glossum. On observe, divergeant de chaque côté d’un volumi¬
neux élément situé au centre, deux groupes de carpo-
spores de dimension inégale. Cet élément n’est autre que la
cellule centrale, flanquée de deux gonimoblastes issus de la
fécondation des deux rameaux carpogoniaux formés jadis à
ses dépens. Mais tandis que l’un de ces gonimoblastes est
Fig. v
vigoureux, normalement développé, l’autre est manifestement
rabougri.
I) La figura 19 (planche III reproduit l’aspect de la région
i ntrale du même cystocàrpe, observé à un fort grossissement.
A centre, en cc, la volumineuse cellule centrale est le lieu
d’insertion de deux éléments syncytiaux; l’un de petite
taille, l’autre volumineux. Ces derniers sont -vraisembla¬
blement formés par la fusion intégrale de la cellule initiale
du gonimoblaste et de ses satellites, de la cellule auxiliaire et
de la cellule support; c’est à leur périphérie que rayonnent les
carpospores. Le mode d’insertion de ces syncytiums sur la
Source : MNHN, Paris
— 402 —
cellule centrale est extrêmement intéressant. Les parois cellu¬
losiques les séparant, l’un et l’autre, de ce dernier élément,
sont réduites à l’état de diaphragmes très ouverts; et, dans
l'orifice de chacun de ceux-ci, sont enchâssées deux mem
branes sidérophiles, admirablement individualisées. Il convient
de noter de suite que ces fort curieux dispositifs n’ont pu
être réalisés que par l’élargissement progressif des plasmo
desmes fort ténus unissant, au début, la cellule centrale
aux deux péricentrales fertiles; tandis que les plasmodesmes
s’ouvraient, les bouchons sidérophiles, suivant le mouvement,
s’étendaient peu à peu pour revêtir les aspects si originaux
reproduits dans la fig. 19 de la planche III.
Le syncytium le plus développé est uni à la cellule
centrale par un plasinodesme prodigieusement large. La mem¬
brane sjdérophile, bien attachée par son bord au pourtour de
cet orifice, est plus remarquable encore ; on y reconnaît un
duplicisme fort net; mais tandis que l’une des deux membra-
nules est relativement épaisse et de contour ininterrompu .
l’autre est excessivement ténue, et, tout en doublant tn
exactement sa partenaire, semble déchirée à plusieurs en¬
droits. L’ensemble de ce couple sidérophile s’enfonce, comin
un coin, dans la masse syncytiale ; de sorte que cette dernière
semble partiellement englober la cellule centrale.
Le syncytium figuré à gauche, dans cette même figure I
de beaucoup plus petite taille que le premier, est en
rapport avec la cellule centrale par un plamodesme également
beaucoup moins large ; les deux membranes sidérophiles sont
ici parfaitement séparées ; mais l’une d’entre elles, celle appar¬
tenant au syncytium, donc la plus périphérique, est sensible¬
ment plus épaisse que sa partenaire. Le dimorphisme des
membranes d’un même couple sidérophile est donc analogue <
celui signalé précédemment.
II) Le cytoplasma manifeste les caractères ordinairement
observés dans les régions placentaires des appareils fructi¬
fères ; il est assez dense et rempli d’innombrables chondrio-
somes très ténus, en forme de grains ou de courts bâtonnets ;
quelques vésicules disséminées à la périphérie des syncytiums
Source : MNHN, Pari
— 403 —
représentent les éléments de ce chondriome appartenant à la
lignée des rhodoplastes. Le cytoplasma renferme encore des
globules plus ou moins volumineux et très sidérophiles ; ces
derniers représentent des inclusions vraisemblablement de
nature protéique et à rôle nutritif. Quant au cytoplasma de la
cellule centrale, il apparaît comme une masse homogène, assez
sidérophile, dépourvue d’inclusions; il est sans doute en dégé¬
nérescence.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Les lignes précédentes ont été consacrées à l'exposé de
quelques faits ; la nouveauté de ces derniers, même et surtout
à un point de vue général, ne saurait être méconnue. L’impor-
lanee des plasmodesmes, en histologie générale, n’est certes
plus à démontrer : on sait que les diverses cellules d'un tissu,
voire d’un Organisme, mêmes séparées par des membranes
épaisses, ne sont jamais complètement isolées ; elles sont
réunies par des anastomosés cytoplasmiques et formentainsi un
ensemble réel. Mais ces anastomoses sont extrêmement grêles ;
il est donc fort difficile d’en préciser la structure ; aussi les
plasmodesmes des Algues rouges, en raison de leurs dimen¬
sions toujours élevées, parfois énormes, sont ils particulière¬
ment intéressants. — L’activité cellulaire, d’autre part, se
manifestait, jusqu’à présent, par des modifications diverses du
noyau, du chondriome, des inclusions cytoplasmiques. Cette
élude montre, dans un vaste groupe d’Algues, l’existence, entre
c! aque cellule, de différenciations très accusées du cytoplasma
présentant, à certains stades, des attitudes fonctionnelles vrai¬
ment suggestives. Jamais différenciations semblables ou pro¬
cessus analogues n’avaient été signalés.
11 ne paraît cependant pas impossible d’assigner à ces faits,
en essayant de les interpréter, une place dans le cadre général
de la biologie cellulaire. 11 ne faut jamais, bien entendu, ou¬
blier quelle peut être présentement la valeur de ces inter¬
prétations : elles ont exclusivement le caractère d'hypo¬
thèses, utiles et même indispensables aujourd’hui pour expli-
Source : MNHN, Paris
404 —
quer et grouper des données positives certaines, mais suscep¬
tibles d'être demain modifiées ou renversées par la découvert
de nouveaux faits débordant l’ensemble théorique actuel.
I. — Sur la valeur morphologique des plasmodesm.es
Ces considérations sont relatives à la morphologie des
plasmodesmes des Floridées. Elles comportent deux parties :
la première est consacrée à la communication intercellulaiiv
envisagée dans son ensemble (dimensions et structure); la
deuxième concerne exclusivement les homologies pouvant
exister entre la membrane sidérophile, dont l’importauce
paraît si considérable, et d’autres différenciations cytoplasmi¬
ques déjà connues.
1. — Dimensions et structure des plasmodesmes.
Quelques idées seront exprimées ici, d’abord à proposées
dimensions exceptionnelles des communications intercelb-
lai res chez les Floridées, puis concernant les relations réci¬
proques des deux protoplastes au niveau de ces plasmodesmes.
a) U convient d’abord de mettre en évidence le fait démontré
de l’existence, chez les Floridées, de plasmodesmes d’un1
extrême largeur. Le résumé historique annexé à cet article,
fait ressortir toute l’originalité d’une telle conclusion. Mais il
importe encore de rappeler que, pour tous les botanistes ayant
exprimé un avis sur la question, les plasmodesmes sont dns
formations d’une extrême tenuité. « Il faut bien distinguer ».
écrit Oltmanns (1) « les filaments protoplasmiques ténus qui tra¬
versent les membranes obturatrices des ponctuations, des re¬
lativement larges tract us qui naissent à la suite de fusions cel¬
lulaires. .. ;à ce dernier groupe de phénomènes appartiennent
les fusions de types variés que les cellules du sporophyte dos
Floridées contractent entre elles, comme aussi avec celles du
gamétophyte ». En d’autres termes : les plasmodesmes sont
très ténus, et lorsque les communications intercellulaires sont
11) Oltmanns (Fr) Morphologie und Biologie der Algen. 3ler Bd. 1923.
page 5.
Source : MNHN. Parii
— 405
vola mineuses, c’est qu’il s’agit d’un véritable processus de
fusion (1.) ; et c’est précisément le cas dans l’appareil placen¬
taire des Floridées. — Arthur Meyer, spécialiste de ce pro¬
blème des communications intercellulaires, a jadis consacré un
travail \2i a la réfutation (d’ailleurs apparaniment fort justifiée)
d’assertions de Terletzki, puis de Kienitz-Gerloff, relatives à
l’existence, entre certaines cellules de diverses Filicinées, de
„ larges » plasmodesmes ; ces derniers ne seraient que des
ponctuations déformées — rétrécies — par le réactif brutal
utilisé par ces auteurs (acide sulfurique au 1/3). — Ces deux
exemples montrent quelles étaient les convictions des eytolo-
ir^tes relativement aux dimensions des plasmodesmes ; et l’on
ne peut qu’être frappé — surtout à la lecture des lignes
d’Oltmanns — de leur discordance avec les faits mis en évi¬
dence dans ce Mémoire.
/;) Les deux protoplastes en contact, dans les plasmodesmes
dus Floridées, au niveau du couple sidérophile, ne sont jamais
confondus ; quel que soit leur rapprochement, ils restent tou¬
jours distincts. Peut être est-il permis d’émettre l’hypothèse
, I • e les plasmodesmes représentent ainsi, dans de nombreux
cas, le point de contact de prolongements issus de protoplastes
dill'érents, et non des tractas continus reliant ces protoplastes.
Sirasburger, il y longtemps déjà, a fait une supposition ana¬
logue (3) ; de même que dans les plasmodes agrégés des Acra-
siées, les myxamibes sont en contact étroit, mais parfaitement
individualisées, bien que toujours nues, de même dans un
Végétal supérieur, les cellules emprisonnées dans un squelette
v llulosique, se toucheraient au niveau des plasmodesmes sans
jamais perdre leur individualité. Cette comparaison est très
suggestive, et certains des dessins illustrant le Mémoire de
Strasburger semblent en appuyer la valeur : la fi g. 4 pl. XIV
représente les plasmodesmes unissant deux cellules de 1 albu¬
men de Phytelephùs macrocarpa ; chacun des trac tus cytoplas¬
miques constituant les plasmodesmes est interrompu au milieu
il| Cf. Définitions : p. Note 1.
|2| Ahthur Meyer : Das Irrlliüniliche der Angaben «ber das X orkon.men
dicter l’iasmaverbindlingen. .. Ber. d. deulsch. bot. Gesellsch 18%. p.
,3) Strasburger (E.) : Ueber flasmaverb.nduugen p llanzlioher /. lit.;.
Priugsheim's Jahrbücb. f. wiss. Bot. 36'- Bd. 1901. p. 492-610 pl. X14 et XV.
Source : MNHN, Paris
— 406
de son trajet. — Il semble toutefois qu’il y aurait erreur
admettre, comme une règle générale absolue, cette disooni -
nuité, certaine chez les Floridées, des Iraclus cytoplasmiques
constituant les plasmodesmes. Les anastomoses reliant h-s
cellules étoilées du tissus conjonctif des Animaux, ou les
cellules osseuses, paraissent bien comparables à des plasmo¬
desmes et, cependant, sont ininterrompues, lit l'étude même
des Floridées permet de reconnaître, dans les appareils pla¬
centaires de ces Algues (NitophyUum laceratum), tous h ,
intermédiaires pouvant exister entre la discontinuité manifcsi
et la fusion totale. Les plasmodesmes ne sont donc vraisem¬
blablement pas de type invariable.
2, — La membrane sidérophiie
Il existe, au milieu des plasmodesmes des Algues rouge-,
des formations constantes; ce sont les disques ou membranes
sidérophilés. Ces éléments ont été jadis aperçus — on n'en
saurait douter — par de nombreux observateurs : elles sem¬
blent bien correspondre, en effet, aux « stoppera » d’ Archer
et de Wright, aux « Platlen » de Sclnnitz, aux « collars » de
Hick, aux « rings » de Spencer Le M. Moore, aux condensa¬
tions fortement tingibles vues par Ivienitz-Gertoff. Ces auteurs
ont, en général, très justement admis la nature cytoplas.
inique de ces formations ; mais trompés sans doute par leurs
techniques brutales et leur croyance en l’existence généra
d’une membrane obturatrice imperméable au niveau des
larges communications intercellulaires, ils ont complètement
méconnu la forme et la situation si spéciale, si importante
aussi, au contact des deux protoplastes voisins, de ces différen¬
ciations réfringentes et colorables. — Existe-t-il des mem¬
branes sidérophilés analogues dans les plasmodesmes dos
autres Végétaux et des Animaux ? Et connaît-on déjà, ailleurs
que dans des plasmodesmes, des spécialisations cytoplasmi¬
ques plus ou moins comparables ?
a) L’étude de la plupart des documents bibliographiques
relatifs aux communications intercellulaires semblerait impli-
Source : MNHN, Paris
407 —
qiiêr une réponse négative à la première de vos deux quos-
limis : les plasmodesmes sont, en effet, généralement figurés
riiez Les Végétaux autres que les Floridées, sous l'orme de
Iractus cytoplasmiques, sans trace d’une différenciation quel¬
conque (Spencer J,e Moore (1), Gardiner (2) p. ex.)- D’autres
ü 1 1 tours cependant Kohl gi), Kienitz-Gerloff (4), Strasburger (5),
figurent, exactement au milieu de chaque plasniodesme, au
point d’intersection de ceux-ci avec la lamelle moyenne de la
membrane intercellulaire, un nodule arrondi iKnotchen, Mit-
iclknOtchen). Pour Kohl, comme pour Kienitz-Gerloff, ce
nodule n’est qu’un artifice du au gonflement inégal, sous
l’acLion des réactifs, des diverses couches de la membrane ; la
partie interne de celle-ci est, en effet, beaucoup plus forte¬
ment gonflée par l’acide sulfurique que la lamelle moyenne;
1rs trac Lus cytoplasmiques traversant celte région seraient
donc fortement amincis par compression, tandis qu’ils retrou¬
veraient leur largeur normale au niveau de la lamelle moyenne:
iis vouloir contester une part de vérité à celte explication,
i! faut cependant remarquer que les nodules sont représentés,
dans les dessins de Kohl, de Kienitz-Gerloff et de Strasburger,
avec l’aspect d’un granule très foncé, alors que les parties fili¬
formes du plasmodesme sont tintées en gris-pâle; le nodule
retiendrait ainsi les colorants avec beaucoup plus d’intensité
que les autres parties du plasmodesma, fait peu Compréhen¬
sible avec l’explication de Kohl et de Kienitz-Gerloff. Est-il
interdit de supposer que ces grains chromophiles puissent être
homologues du couple sidérophile des plasmodesmes des
Floridées, lui aussi très régulièrement localisé au niveau de la
1 -melle moyenne des parois ? Il s’agit, certes, chez les Algues
rouges,, de deux éléments juxtaposés, tandis que le « Miltel-
knôtehen » observé chez les Végétaux supérieurs paraît indivis ;
mais il ne faut pas oublier que les disques sidérophiles forment
il) Spencer LeM. Moore : toc. cit.
(2) Gardiner : Proceed of lhe Roy. Soc. of 'London. Vol. LXII. 1898. p. 602.
(3) Kohl : Ber. d. deulsch. bot. Gesellsch. 1900.
1 4 ) Kjenitz-Gerlofe : toc. cil.
(5) Strasburger : toc. cil.
Source . MNHN, Paris
— 408 —
un ensemble beaucoup plus volumineux que le minuscule
« grain médian » ; on peut donc y saisir des détails structuraux
invisibles dans ce dernier élément. Il arrive, en outre, que les
disques sidérophiles soient si rapprochés l'un de l’autre qu’il,
se confondent en un gros granule intensément colora ble. Rien
ne paraît donc s’opposer, jusqu’à présent, il l’homologation d< .
a grains médians » avec les couples sidérophiles des Floridée
Ces deux variétés d’éléments auraient entre elles — comme i!
est logique — les mêmes rapports de taille que les plasnu
desmes au milieu desquels ils se trouvent; excessivemei l
ténus dans l’ensemble des Végétaux supérieurs, volumineux
chez les Algues rouges ; elles ne seraient que des cas particu¬
liers d’un dispositif général.
L'histologie animale offre des exemples de formation
pouvant être comparées tant au « grain médian » qu’au coupl
sidérophile. Les cellules de l’épithélium malpighien constituant
l’épiderme des Mammifères, sont unies par de très lins
plasmodesmes ; au milieu de chacun de ceux-ci existe un grai
très fortement colorable : le granule de Bizzozzero (I j. Cet éh
ment a été diversement interprété. Il n’était, bien entendu, pu
possible d’invoquer ici, pour expliquer sa présence, un inégal
gonflement de diverses couches d’une membrane. L’épithélim i
malpighien ne comporte aucun scjuelette membraneux analogue
à celui des tissus végétaux, et ses cellules ne sont séparées que
par une substance fluide. On a donc, par exemple, admisque le ,
granules de Bizzozzero sont les points d’intersection de deux sys¬
tèmes, perpendiculaires l’un sur l’autre, de ces fibrilles consti-
tuant l’armature de l’épithélium malpighien, les tonofibrille
Mais la théorie la plus récente et la mieux adaptée aux connai
sances nouvelles sur l’histologie générale de l’épiderme, celle
(1) Ce n’est là qu'un exemple pris entre beaucoup d'autres. Ou trouvera, ans
pages 579-581 du récent ouvrage d’Arthur Meyer /Morphologisclie und phvsi •
logische Analyse der Zelle der Pflanzen und Tiere. G. Fischer, .lena. 19-"
un résumé de toutes ces observations de nodules situés au milieu des plasmo¬
desmes dans les tissus animaux. Ce résumé n'est qu'un fragment d'un important
et très intéressant chapitre consacré à l'étude générale des plasmodesmes dns
Végétaux et des Animaux.
Source ; MNHN, Pa,
— 409 —
de Favre (I), considère le granule de Bizzozzero, comme une
mitochondrie spéciale. Cëtte thèse est fortement appuyée sur
l'existence de caractères hislochimiques communs à ces granules
et aux chondriosomes. On ne peut cependant se défendre de
trouver d’étonnanles ressemblances entre les nodules situés
ni milieu des ponts intercellulaires dans l'épithélium épider¬
mique et les granules décrits au milieu des plasmodesmes
diins de nombreux tissus végétaux. La figure VI montre bien les
analogies étroites paraissant exister entre ces diverses forma-
licms. Et les données récentes sur la structure des plasmo-
V
— H—
b. r" <1- e-
Fiji. VI
Divers types de plasmodesmes dans les tissus animaux et végétaux
,, l’Iasmodesmes, avec- nodules de Bizzozzero, reliant deux cellules de
i piilndiiim malpigliien delà peau hu'malne. (D’après Favre, 1923).
/, r. il. Plasmodesmes, avec « Mi lied lui Ole lien », reliant diverses cellules de
lie,. (I,- /.niino ! Il ihn-atum i D’après Kienilz GerlolT, 1902).
/ 'plasmodesmes, avec » Millelkiiolelieii » reliant deux cellules de la tige
Hylucomium splencleiis (D’après Kienitz-Gerloff, 1902).
• i i -s mes des Flotudées seraient alors susceptibles d’orienter
l uis un sens nouveau l’interprétation des granules de Bizzoz-
cro, comme celle des « nodules médians » des autres Végétaux.
b) Il peut être intéressant de rechercher des rapproche¬
ments entre la membrane sidérophile, isolée, par la pensée, de
.i situation particulière, considérée en elle-même, en tant que
lillèrenoiation cytoplasmique superficielle, et d’autres dilleren-
riaiions cytoplasmiques déjii connues. Peut-être pourrait-on
un parer alors, dans une certaine mesure tout au moins, la
membrane sidérophile avec les plateaux striés, les cuticules,
il Favre IM). C. R. Soc. de Biol. T. LXXX1U. 1920. p. 351, et Traité de
IVuliologie Médicale. XXI. p. 349-350. 1923.
Source ; MNHN, Paris
— 410 —
los bandelettes cimentaires (Kittleiste), toutes différenciations
cytoplasmiques très fréquentes dans les épithéliums glandu¬
laires des Animaux. On sait que les caractères communs à eus
spécialisations du Cytoplasma sont un aspect assez réfringent,
une grande résistance à l’action des fixateurs, une affiné
marquée pour les colorants ; ces caractères sont également
ceux des membranes sidérophiles.
lin s'élevant a un point de vue plus général encore, il est
peut-être possible de classer les membranes sidérophiles au
voisinage d’autres différenciations de la couche limitante du
cytoplasma : les cils vibratiles et les flagelles. Strasburger u
déjà rapproché l), d’ailleurs, les plasmodesmes des cil
comme représentant les uns et les autres des productions
spécialisées de la zone pariétale du cytoplasma ; mais Stra-
biirger ignorait la structure exacte des communications int<
cellulaires. Cette structure est aujourd’hui mieux connue, • i
les progrès réalisés ne peuvent que préciser, en l'appuyant, la
conception du botaniste allemand 2).
Cette revue rapide montre ainsi la possibilité de rattacher
à une série de formations connues les membranes sidérophibs
des Floridées. Mais ces éléments n’en gardent pas moins' dans
celle série, leur profonde originalité, tant à cause de leurs
dimensions exceptionnelles que de leur situation particulière,
au contact de deux protoplastes différents.
H. — Sur uc s fonctions pes plasmodesmes
Il est impossible de ne point se demander quelles peuvent
être les fonctions des volumineux plasmodesmes des Floridées.
lit Strasburger (Edd Loc. cil. p, 522.
|2| Peut-être faut-il noter ici que la transformation lamellense subie par
certaines membranes sidérophiles ressemble à un autre processus : l'évolulion
îles inclusions protéiques il u sur embryonnaire de /.ilium croceum. dont I lii-
toiro vient d'être élucidée par Guilliermond (Aun. dés Se. Nat. bol. S 924) Os
corps protéiques, très sidérophiles, subissent, dans les sacs embryonnaires
âges, un gonflerneul accompagné d une répartition de leur substance Colombie
eu lamelles grossièrement concentriques ou emboîtées, produisant ainsi des
figures d ergastoplasme » : ces aspects sont très semblables ceux revêtus
par les membranes sidérophiles du syncytium dans les cystocarpes âgés
d ‘Hetevosiphonia.
Source : MNHN, Par
,11 —
Or la considération d’un certain nombre de faits morphologi¬
ques concernant ces formations seront tirées des conclusions
physiologiques aussi approchées que possible. On recherchera
ensuite si des dispositifs fonctionnels comparables existent
chez d’autres Végétaux.
1.) Le rôle des plasmodesmes chez les Végétaux supérieurs
< l.é diversement apprécié, (’-erlains auteurs (Pfeller, Gardiner,
entre autres) ont vu dans l’existence constante de ces éléments
reliant toutes les cellules d’un organisme, l’indice d’une sorte
,ir système nerveux très élémentaire, ou, tout au moins, d'an
dispositif permettant la conduction rapide, à travers le corps
végétal, des excitations survenues en un point quelconque,
susceptibles de déterminer ainsi des réactions plus ou moins
i l lignées. Cette conception semble presque purement théori¬
que, car aucun fait positif tendant à en imposer la réalité, ne
pu rail avoir élé observé. — D’autres savants, Straslmrger en
l> u'ticuliér, ont considéré les plasmodesmes comme permettant
lu passage, de cellules en cellules, de diverses substances
nhlisées par l’organisme dans son métabolisme, ayant donc un
i du conducteur de matériaux nutritifs. Plusieurs faits positifs,
I ir exemple le comportement des plasmodesmes reliant les
(•■Mules de divers albumens, faits dont on trouvera un exposé
d i us le grand Mémoire de Strasburger, appuient cette ma-
. . de voir. — Ces deux conceptions seront successivement
i i minces à la lumière des données nouvelles acquises sur lés
[1 ismodesm.es des l-Moridées.
aM Les fonctions dé relation paraissent fort peu développées
chu/, les Algues rouges. Il semble bien, certes, que, dans un
ti s grand nombre de cas, la fécondation de l’oogone ait une
!'• percussion plus ou moins immédiate à distance, traduite, par
exemple, parla différenciation d'une cellule auxiliaire, et sans
(h h i (e aussi la transformation du contenu de certains éléments
voisins qui, de purement végétatifs, acquièrent peu à peu le
l'uu de cellules nourricières. Mais en cela se résument les
nuiiuiisà distance dans l’organisme floridéen, et l’on ne saurait,
' 1 lus. trouver dans ces processus très limités une des causes
Source : MNHN, Paris
— 412 —
des dimensions exceptionnelles des plasmodesmes chez le ;
Algues rouges.
b. J L’ensemble des laits mis en évidence au cours de ce
recherches converge, au contraire, de manière à imposer la
notion d’un rôle essentiel des plasmodesmes dans la circulation
des substances nutritives. Il suffît de considérer un instant le
Faits relatifs au comportement des communications intercel¬
lulaires pendant l’évolution du gonimoblaste.
a.) Cet organe, on le sait, vit en parasite sur la plante-
mère ; et cette notion a encore été précisée par les recherche:
récentes montrant, chez les Floridées les plus élevées en
organisation tout au moins, l’absence de plastes fonctionnels
dans les premiers éléments du gonimoblaste, ainsi contrai ni
à une vie purement hétérotrophe 1 . Or, c’est précisément à l’ins¬
tant où commence a proliférer le gonimoblaste que se forme
le placenta avec plasmodesmes élargis, manifestement pour
permettre l’indispensable afllux de substances nutritives éla¬
borées par l’appareil végétatif Vers les néoformations tissulaires
dont cette zone devient le siège, lit, dans le gonimoblaste
arrivé au terme de son évolution, le simple examen de la dis¬
position des plasmodesmes indique mieux encore le rôle de
ces derniers dans la circulation des matériaux nutritifs ; au
centre, dans I appareil placentaire, les communications inter-
cellulaires sont énormes ; ici. en elfet, doit passer la totalité du
flux nourricier destiné au gonimoblaste ; puis, à mesure que
l on avance vers la périphérie, on observe des plasmodesmes
progressivement moins larges ; c’est qu’à partir du placenta,
le courant nutritif se divise peu à peu suivant des voies diver¬
gentes, qui sont les li les cellulaires elles-mêmes, de manière
à se répartir également dans l’ensemble du coussinet sporogène.
La disposition observée chez Delesseria Hypoglossum est
fort suggestive dans le même sens ; elle consiste, on s’en sou¬
vient, dans l’insertion, sur une cellule centrale, source du flux
nutritif élaboré par 1 appareil végétatif, de deux gonimoblastes
dillerents ; l’un bien développé, l'autre mal venu ; le plasmo-
(1) Mangenôt (G.). — Loc. cil.
Source : MNHN, Pari.
— 413 —
desnie reliant la cellule centrale au premier est énorme ; il
traduit l’abondance des transports nourriciers vers ce gonimo-
blaste prospère ; l’autre plasmodesme est beaucoup moins
ouvert et manifeste rinsullisan.ee des apports nutritifs, respon¬
sable de la constitution chétive du deuxième gonimoblaste. En
résurné, la largeur des plasmodesmes de l’appareil placentaire
est, dans plusieurs cas très nets, directement proportionnelle
au débit du courant circulatoire qui les traverse.
ê) D’autre part, la dissymétrie si fréquente, au point de
vue du type cytologique, des deux régions cytoplasmiques
s’affrontant de part et d’autre des larges plasmodesmes,
manifeste une différence régulière de polarité entre ces deux
régions, c’est-à-dire, semble-t-il, un courant allant de l’une à
l’autre. Les faits relatés à propos des plasmodesmes dans les
appareils végétatif et placentaire des Griffilhsia, et dans le
placenta des autres Algues étudiées sont très suggestifs à ce
point de vue (1).
y.) 11 est possible maintenant de se demander si, dans tout
l'appareil végétatif des Floridées, les plasmodesmes ne jouent
pas aussi un rôle important dans les diverses migrations subs¬
tantielles que comporte le métabolisme de ces Végétaux.
Comment expliquer, d’une autre manière que par l’existence
d’un courant circulatoire dans toute l’étendue du thalle, les
dimensions des plamodesmes dans l’appareil végétatif des
Griffithsia ? Il est vrai que, chez quelques types très évolués,
il existe, dans l’axe du thalle ou les nervures de la fronde, une
très rudimentaire ébauche d’appareil vasculaire : ce sont des
hyphes allongées, communiquant nu niveau de plages percées
de trous, et paraissant rappeler les tubes criblés des Végétaux
supérieurs (VVille (2), Henckel (3). Ce système circulatoire,
(Il II faul rappeler l'existence fréquenté, entre les membranes sidérophiles
des grands plasmodesmes, de granulations colorables. Peut-être ces dernières
représentent-elles certains éléments intervenant dans les échanges par plasmo-
desmes, saisis par le lixatéur pendant leur voyage et précipités sous forme
granuleuse.
(2) . YVilu: (N.) Bidrag til algernes physiologiske Anatomie. — Kgl. Sveusk.
Velenskap. Haudlingar. Bind. 21 .\" 12.1885.
(3) He.nckei. ( A . | Ueher den Bau der végétation Organe von Cysloclonium
purpurascens tHuds.i Rütz. — -Nvl Magaz. l'or Natuwidenskaberne. Bind 39.
1902. p. 355-379.
Source : MNHN, Paris
— 414 —
bien peu différencié, ne Semble pas pouvoir suffire à tous les
échanges susceptibles d'intervenir entre les diverses parties du
corps des Algues rouges. — Mais, d’ailleurs, quelle est la
signification des trous perforant ces « plaques criblées » des
hyphes conductrices des FloridéesP
2.) Et ces réflexions conduisent aussitôt à rechercher s’il
n’existerait pas des rapports entre cette circulation par les
plasmodesmes et la circulation libérienne des Végétaux
supérieurs.
a.) En envisageant cette question, d’abord sous un aspect
physiologique, il parait évident que le (lux nourricier transmis
au gonimoblaste par l’appareil placentaire n’est autre chose
qu’une véritable sève, élaborée cl'. 111. Compléments sur
rhisto-physi'ologie...) par des cellules végétatives de la plante. I ),
b.) La comparaison semble pouvoir être poursuivie sur le
terrain morphologique. Le crible des tubes libériens des
Végétaux Supérieurs n’a pas, d’après Strasburger (2), exacte-
mentla même valeur chez les Ptéridophytes, les Gymnospermes
et les Angiospermes ; il paraît cependant dériver, par une plus
ou moins longue suite de transformations, d'un groupement
serré de plasmodesmes. C’est dans cet ordre d’idées qu’il serait
intéressant de préciser ave1' certitude la valeur morphologique
des plages criblées observées chez certaines Floridées.
■<’•) Enfin cette comparaison possible, avec l’appareil
libérien des si remarquables dispositifs réalisés fia ries Algues
rouges, à l’aide de leurs plasmodesmes, pour fournir au goni-
i l'alllux nutritif indispensable, pose, d’une manière
le problème du mécanisme circulatoire des sèves
élaborées. Ces liquides complexes emprunteraient ils doue
toujours, dans leurs migrations, la voie des plasmodesmes I1
Existe-t-il, au niveau des perforations des tubes criblés, des
Source : MNHN, Paris
— 415 —
.lilfércucia/ti'ons comparables aux membranes sîdérophiles des
F le ridées ? Et, dans l'affirmative* quel est leur rôle? Quel est-
il, de toute manière, chez les Algues rouges, où ces membranes
sont si remarquablement individualisées (l)?Ges questions
jaillies de la comparaison des tubes criblés avec les dispositifs
placentaires des Algues rouges, sont la seule conclusion féconde
susceptible d’être aujourd’hui tirée de ce parallèle.
III. — COMPLÉMENTS SCH I.’ UISTO-PUYSIOI.OlilE DE L’APPAREIL
PLACENTAIRE
Les remarques précédentes devraient être closes par des
considérations sur l’ensemble des dispositifs liislo-physiologi-
ques réalisés dans l'appareil placentaire des Floridées. Ce
terme a été constamment utilisé, dans ce travail, pour désigner
l'organe d’insertion du gonimoblaste sur la plante mère, c’est-
è-dire ce complexe formé par l’union large du syncytium avec
les premiers éléments de l’appareil sporogène ; dans cet organe
sont confondus ou associés intimement, suivant une architecture
variable avec les espèces, des cellules dépendant de la plante
mère, donc de type haploïde, et d’autres appartenant au goni¬
moblaste, donc a noyaux diploïdes. Cette structure mixte,
faite de l’intime union ou de la confusion d’éléments d origine
aussi différente, appartenant à la mère et à l’embryon, fait de
ce placenta un organe étroitement comparable au placenta des
Mammifères.
Dans les pages précédentes, le rôle conducteur de ce
(11 On peut noter ici l'analogie fonctionnelle existant, dans une certaine
mesure, entre les membranes sîdérophiles et les plateaux cutieulaires de nom¬
breuses cellules glandulaires animales, formations comparées plus haut au point
île vue morphologique. Ces plateaux, constituant l'intermédiaire entre le milieu
extérieur et la Cellule absorbante on sécrétrice, sont, comme les disques sidé-
i nphiles, un lieu de passage de substances échangée.-. — I.es membranes
sidérophües. de plus, semblent capables de prendre des formes diverses, sans
doute répondant au passage de substances déterminées a travers les plasmo-
desuies ; le gonflement des disques sidéropliiles dans I appareil placentaire des
XitopkrUuni lacer alum et Ilillix est un exemple typique de ce processus ; ou en
trouverait à coup sur beaucoup d'autres, même dans 1 étude des plasmodesmes
de l’appareil végétatif.
Source : MNHN, Paris
— 416 —
placenta floridéen a été mis en évidence. Cette fonction est-elle
la seule dont il soit doué ?
L’appareil placentaire comporte toujours un syncytium,
uni, par des plasmodesmes très ouverts it d’autres élément ,
cellules végétatives ( Griffiths La, Delesseria ), premières cellules
du gonimoldaste {Griffithsia, Heterosiphonia , NitophyUuni). U
est formé lui-même par la fusion d’un certain nombre d’élé-
ments dépendant, le plus souvent, à la fois de l’appareil
végétatif et du gonimoblaste (1). Quel est le rôle de «
syncytium ? Son existence signifie-l-elle qu'en lui seul se for-
ment les substances destinées au développement des carpos-
pores ou est-il, en même temps qu’un foyer d’élaboration, I
beu de passage d’un matériel nutritif fabriqué par les éléments
végétatifs environnants ?
Les faits ne manquent pas qui paraissent démontrer I
réalité d une élaboration, par les cellules végétatives, de subs¬
tances destinées à la nutrition des carpospores. Chez Griffithsia .
l’article végétatif supportant le eystocarpe est uni à ce dernier
par un énorme plasmodesine; cet article lui-même communiqué
avec ses voisins par un large orifice ; et le courant révélé, dan¬
ce cas, par la si régulière dissemblance cytologique de chacun
des territoires cytoplasmiques en contact au niveau de ce-
vastes ouvertures, est évidemment dirigé vers le gonimoblaste ;
— Chez NUopkyllum laceratum, toutes les cellules végétatives
environnant l’appareil placentaire sont unies par des plasmo
desnies notablement élargis, et leur type cytologique esi
change : elles renferment chacune plusieurs noyaux, et dan-
leur cvtoplasma dense, les rhodoplastes, décolorés, sontàTélai
chondriocontes. Des faits analogues existent encore chu-
Delesseria Hypoglossum , et la figure 20 (planche III ! représente
deux de ces cellules voisines du placenta, unies par un voln
|l| I- Ci île de la formai ion do co syncytium chez NitophrUum laceratum a
montre U- rôle et la deslinee des plasmodesmes dans ces phénomènes de fusion
intégra!.! (U. p. 398 fl lig. 1* o. 15 fl. II,. <>8 processus paraissent etn
fie"oco"S;. K v!lu',e" el,pl’ '' hgure (Ber. d. deutseli. bol. (iesellscli. Bd. :t\ |<l|i.
I . 268, bg. 5 d cl 269. Kg. 6 „ P, 6 h\ dans ( appareil sporogène d.
^million mtilti/ulum onverturo des plasmodesmes avec résorption du coi.pl.
sideropliile. Mais si les dessins sonl fort suggesiils, le texte ne renferme
pas la moindre indication relative aux processus qu’ils représentent.
Source MNHN. ParM
— 417 —
milieux plasmodesme, et présentant des modifications cyto¬
plasmiques caractérisées : chez cette Algue, en outre, le syn-
i vtium est intermédiaire entre une cellule végétative, à laquelle
il est lié par un plasmodesme prodigieusement élargi, et le
gonimoblaste.
D’autre part, le syncytium et les autres éléments de l'appa¬
reil placentaire manifestent, dans tous les cas, des signes
d'intense activité secrétoire : si les chondriosomes qu’ils ren-
renferment existent sous une l'orme (grains et courts bâtonnets)
généralement considérée comme traduisant un état de repos,
ils sont le siège d’une prolifération, parfois luxuriante, de
noyaux 1. Puis ces derniers dégénèrent par caryolyse, comme
font les noyaux des cellules nourricières du pollen au cours de
! évolution du tapis. Le placenta est, en outre, souvent le siège
l une élaboration de grains protéiques à rôle très vraisembla¬
blement nutritif.
La meilleure manière de traduire l’ensemble de ces faits
st donc peut-être d’admettre que le placenta est bien le lieu
de passage vers lequel convergent les éléments nutritifs fabri-
qués dans les cellules végétatives et destinés au gonimoblaste,
mais aussi un centre élaborateur où cette sève subit un rema¬
niement plus ou moins complet et s’enrichit de substances
provenant de l’activité propre de cet organe. Ces deux fonc¬
tions possibles du placenta : rassemblement et remaniement
de la sève élaborée ; élaboration directe d’éléments nutritifs,
semblent d’ailleurs, prédominer l’une ou l’autre suivant les
espèces considérées ; dans un placenta, comme celui des
Grifîthsin, formé de quelques cellules, communiquant très
largement avec les éléments végétatifs du thalle, on sera sur¬
tout tenté de voir un organe de concentration et de remanie¬
ment ; — un placenta comme celui d ’Heterosiphonia, constitué
d’un grand nombre de cellules fusionnées en syncytium, et noyé
(1). — On sait que, chez les Algues rouges, les noyaux semblent jouer un
rôle dans l'élaboration de l'amidon floridéen (Mangenot, C. R. Ac. des Sc.
Déc. 1922). Cette multiplication des noyaux dans les syncytiums n’est ainsi
qu'un exemple nouveau, observable chez ces Algues, du rôle important que
peut jouer le noyau dans les phénomènes secrétoires.
Source : MNHN, Paris
— 418 —
‘la-ns un tissu dont les caractères cytologiques n’ont pas changé
apparaîtra surtout connue un organe autonome d’élaboration.
Ces conceptions n’ont, bien entendu, d’autre valeur que la
plupart de celles exprimées au cours des considérations précé¬
dentes. Ce ne sont que des hypothèses de travail destinées à
encadrer des laits positifs, à les expliquer provisoirement ,
hypothèses dont il est désirable que de nouvelles recherches
viennent les confirmer ou les infirmer.
C
O NC r. USIONS < ; i'c N K H AI, E s
1) L’appareil placentaire des Floridées, au moyen duquel
le gonimoblaste se fixe sur la plante mère, et y puise les maté¬
riaux nutritifs indispensables à son développement, présente
des caractères cytologiques fut curieux et jamais encore
signalés.
2 Le plus intéressant de ces caractères est l’énorme
diamètre des plasmodesmes reliant les éléments du placenta.
Dans les régions moyennes et externes du gonimoblaste, les
plasmodesmes deviennent progressivement moins larges; et, à
la périphérie même de l’organe, entre les carpospores bientôt
prêtes à se libérer, les plasmodesmes sont du type ordinaire¬
ment existant entre les cellules végétatives.
3 : L ouverture très large des plasmodesmes dans l’appareil
placentaire permet d étudier la structure, encore très mal
connue, de ces dispositifs, clans il’ exceptionnelles concluions
de sécurité. On observe ainsi que, dans chaque plasmodesme.
les proloplastes voisins sont limités par une différenciation
cytoplasmique spéciale , affectant la forme d’une condensation
membraneuse réfringente et très Colombie par la laque d’héma-
toxyline. Cette membrane sidérophile est, en même temps
qu adhérente au cytoplasma dont elle dépend, enchâssée, par
son pourtour, dans le bord cellulosique du canalicule intercel¬
lulaire. Aucune autre membrane, donc aucun obturateur
imperméable ne sépare les deux protoplastes voisins, qui,
sans se confondre, sont largement en contact.
Source : MNHN, Pari
— 419 —
4 L’existence de tonte une série de transitions entre ces
vastes plasmodesmes, et ceux, très ténus, reliant les cellules
végétatives, permet d’appliquer à ces derniers les conclusions
tirées de l’étude des premiers.
5) L’extrême largeur des plasmodesmes, au centre de
l'appareil placentaire, est une très remarquable adaptation des
ad 'nies de cette zône, traversées parla totalité du flux nour¬
ricier destiné au gonimoblaste, à la conduction d’une véritable
sève élaborée.
6) La structure cytologique des constituants de l’appareil
placentaire semble indiquer que cet organe n’est pas le seul
élément élaborateur des substances nécessaires au dévelop¬
pement du gonimoblaste; mais il paraît aidé dans celte fabri¬
cation par les cellules végétatives environnantes.
7) Diverses hypothèses sont émises relativement à la
structure générale des plasmodesmes chez les Végétaux et les
Animaux, aux homologies des membranes sidérophiles, à un
parallélisme possible entre la circulation par plasmodesmes
chez les Foridées et la circulation libérienne chez les plantes
vasculaires.
Val d’Isère , 19 juillet 192b.
Planche I.
Dispositif des plasmodesmes dans les appareils végétatifs et placentaires
de Griffithsia corallina.
(Texte : pages 381 à 390).
Fixation au liquide IV de Regaud et coloration à l’hématoxyline ferrique,
sauf pour la figure 3.
Figure 1. — Plasmodesme unissant deux articles dans un des ramuscules
péricystocarpiques. c = cloisou. (Echelle n" Il
Fig. 2. — Plasmodesme reliant deux articles dans la région moyenne du thalle.
c = cloison mitoyenne (ici fort épaisse); c= cristalloïdes; n = noyau.
(Echelle n* II).
Source : MNHN, Paris
— 420 —
Fig. 3. - Plasmodcsme analogue au précédent. Coloratiou par le rouge de
ruthénium. La teinte grise de la cloison c traduit la coloration roug.
vit qu elle présente dans la préparation. M - membrane sidérophilc
visible ici sous l’aspect d'une bandelette réfringente. (Echelle n° III)
Fig- '*• Plasmodcsme unissant l’article végétatif à la première cellule cen
traie. 1. c. c. = première cellule centrale, a = article ; c = cristalloï¬
de ; /» = plaslcs ; n = noyaux. (Echelle n* I).
big. S. — Plasmodesme unissant la première cellule centrale (ï. c. c. I à
l’élément syncytial s), o _ cloison ; n _ noyaux. (Echelle n-> I).
Fig. 6. — Région supérieure du placenta, s = syncytium ; aux = cellule
auxiliaire. La cellule go' 2, précédée d’une flèche est celle qui suit —
mais située dans un autre plan — l’élément go’ 1, directement inséré
sur la cellule auxiliaire. (Echelle n» IV).
Fig. 7. - Même région que la ligure 6. Mais les premiers éléments du gonimo-
blaslene sont pas visibles. (Echelle n° IVl.
Planche II.
Disposition des plasmodesmes dans l’appareil placentaire et le gonimo-
blaste chez A 'itophyllum laceratum et Nitophyllum II i Une.
(Texte : p. 396 à 399).
fixation par le liquide IV de Regaud ; coloration à l’hématoxyliue le rrique.
— • Echelle unique pour les fig. 8 à 15.
Fig. 8. Syncytium et premières cellules du gonimoblasle chez Nitophyllum
lacera tum. S - syncytium ; g g'%, premiers éléments du gonimo-
blaste. (Le cytoplasme n’a été figuré que dans le syncytium et les deux
premières cellules du gonimoblaste).
En m, ene., fragment de la membrane cytoplasmique condensée
enveloppant les protoplastes des cellules du gonimoblaste, continue avec
un des disques sidérophiles du plasmodesme.
Fig. 9. — Même légende que pour la (ig. 1. (Le cytoplasme a été figuré partout,
ainsi que les choudriosomes et des précipités sidérophiles p).
Fig. 10. — Nitophyllum lacera hlm . Plasmodesme unissant deux cellules de la
région moyenne du gonimoblasle.
Fig. 11. — Nitophyllum laceratum : Plasmodesmes unissant deux cellules de la
région moyenne-profonde du gonimoblaste.
Fig. 12. — Nitophyllum laceratum : Plasmodesmes unissant deux cellules de la
région profonde du gonimoblasle. Les chondriosomes sont représentés.
Fig. 13. Nitophyllum Uilliæ : Plasmodesme unissant deux cellules de la
région moyenne du gonimoblaste.
Fig. 14 et Fig. 15. — Nitophyllum laceratum : Formation du syncytium par
ouverture des plasmodesmes, isolement, puis résorption des couples
sidérophiles.
Source : MNHN, Pari
REVUE ALGOLOGIQUli
Tome I. Pl. vi
Source : MNHN, Paris
«Sk®
REVE algolog/que
Tome I. Tl. vu
Source : MNHN. Paris
Source . MNHN. Paris
— 421 —
Planche III.
Disposition des plasmodesmes dans les appareils placentaires de Hcterosi-
phonia coccinea (Pages 390 à 393) et Delessena I IypoglossUni (Pages 'i00 à 403).
Fixation an liquide IV de Kegaud. Coloration à lliématoxyliae lërrique.
iKrhelle unique pour les lig. 16 à 20.)
Fig. 16. — Syncytium et premières cellules du gonimoblaste chez Heterosi-
phpnia coccinea. s — syncytium; gt, gg, gÿ — . première, deuxième et
troisième cellule d'un des gonimoblastes ; g'\ = première cellule de
l'autre gonimoblaste. — g = grumeaux sidérophiles.
Fig. 17. — Même légende que pour la ligure 1.
l ig. 18. — Aspect des plasmodesmes (couples sidérophiles) unissant quatre
cellules successives à la base d’un gonimolobe. Le couple a est celui
existant au niveau du plasmodesme qui joiul le syncytium à la première
cellule du gonimolobe; b\, bÿ: 63: différentes sections du couple
Fig. 19. - Syncyliums et cellule centrale chez Delessena Hrpoglossitm. (Agran¬
dissement de bipartie centrale de la figure V du texte). S, — syncy¬
liums — ce = cellule centrale ; p ■ précipités sidérophiles.
Fig. 20. - Deux cellules végétatives, au voisinage immédiat de l'appareil pla¬
centaire, dans un cystocarpe en voie de développement, chez Delessena
Ifypoglossum. Noter le large plasmodesme unissant ces cellules et son
couple sidérophile très net. Les rhodoplastes, décolorés, sont à l'état
de gros chondriocoritcs. Epars dans le cytoplasme, petits chondrioso-
somes (très courts bâtonnets) n’appartenant pas à la liguée des plastes.
Source : MNHN, Paris
Quelques remarques nouvelles sur
le Cytoplasme îles Spirogyre
par Pierre DANGEARD
En observant de près des Spirogyres (t). il m’a sembh
tfue leur structure pouvait (aire encore l’objet de remarques
nouvelles, en dépit des travaux récents dont elles ont été
l’objet : c’est le but de cette note.
Chez ces Algues, le cytoplasme, comme l'on sait, n’es:
pas très abondant : il se compose seulement d’une coude
pariétale assez mince, dans laquelle sont englobés les bandes
spirales du chromatophore et d’un certain nombre de fins tra¬
bécules, réunissant cette région à la zone cytoplasmique péri-
nucléaire. L’examen vital du cytoplasme des trabécules et de
celui, plus profondément situé encore, qui entoure étroitement
le noyau, présente d’assez grandes difficultés. Au contraire, le
cytoplasme pariétal est d’un accès visuel relativement facile,
puisqu’il sullit de mettre au point sur cette surface, au niveau
des chromatophores : on assiste alors à un spectacle assez
curieux qui n’a pas encore été bien décrit à ma connaissance :
l’observation en est d’ailleurs assez délicate par suite de la
petite taille et de la faible réfringence des corpuscules en mou¬
vement.
En premier lieu, la partie fondamentale du cytoplasme
paraît homogène, sans structure et absolument transparente :
je n’en dirais donc rien. Mais il y a dans cette substance de
base des granulations assez diverses.
Les unes sont nombreuses, groupées côte à côte, toutes
(l.| L espèce étudiée ditïicile à identifier, en l'absence de Iructilications se
rapproche beaucoup du Sp. Jugalis (Dilluyn). Ktz.
semblables et de même taille ; elles forment en se déplaçant,
soit des traînées qui coulent comme des ruisselels, soit des
nappes dont les éléments semblent se bousculer les uns les
mitres, sans jamais trouver leur position d’équilibre et qui, par
moment, envahissent un espace libre, ou bien se rétractent sur
un autre point
Ces petits opuscules, malgré leurs mouvements assez vifs
parfois, subissent médiocrement l’agitation brownienne
i peine leur voit-on une légère trémulation. Ce qui caractérise
surtout leur marche, ce sont des arrêts assez fréquents qui
font marquer une sorte d’hésitation à leur course irrégulière.
L’absence de mouvement brownien pour des corpuscules
'le cette dimension, dont la taille 11 'atteint certainement pas un
me semble intéressante à mettre en lumière. Elle conduit à
penser que le cytoplasme vivant possède une assez grande
viscosité.
Ces granula ne sont pas très réfringents : ils ne sont pas oléa¬
gineux, car ils ne donnent aucune réaction avec l’acide osmique
1 probablement même, ne sont-ils pas lipoïdiques. Je me crois
autorisé à les croire de nature protéique. À côté d’eux, il y a
de petites gouttelettes grasses, assez rares d’ailleurs, que l’on
reconnaît à leur réfringence plus accentuée et à leur brunisse¬
ment au contact de l’acide osmique : le mouvement de ces
inclusions huileuses est différent du précédent et leur taille
légèrement plus élevée que celle des granula.
Enfin un examen plus délicat révèle de-ci cle-là, parmi les
corps précédents, de gros bâtonnets (ils sont en réalité de la
faille d’une bactérie moyenne et ne sont gros que par rapport
aux éléments précédents), qui évoluent d’une allure plus pai¬
sible, parmi les chocs et les déplacements désordonnés des
granula. Leur matière est assez molle, car elle se déprime
facilement par suite des contacts. C’est ainsi que les déforma-
iions font passer en quelques secondes les bâtonnets à la forme
sphérule et inversement. Je crois qu’il s’agit là des cytosonies
cl la fixation suivie de coloration justifie pleinement cette
hypothèse.
En effet, si l’on fixe rapidement quelques filaments dans un
Source : MNHN, Paris
— 424 —
A
Fig. 1. —
du chromatoph
[la vivo).
n médiane d une cellule de Spirogyra montrant trois bandes
le cytoplasme, cytosomes, granula et gouttelettes d'huile.
(Fig. 2. - Portion de cytoplasme
coloration (méthode de Laguessel.
chez le même Spirogyra après fixation et
Source MNHN. Pan
, peu acétique, comme le fixateur de
le cytoplasme coagulé avec une admi¬
rable netteté dans la couche pariétale des cellules; les cytoso-
m es en particulier ne sont pas modifiés et l’on se rend compte
qu’ils ont été brusquement immobilisés par le réactif. En ce
qui concerne leur forme, leur taille, il n’y a eu aucune alté¬
ration. Il n’en est pas de même des granula qui sont devenus
totalement indistincts : on ne peut plus les reconnaître, au
milieu d’un cytoplasme transformé dans son ensemble et d’une
manière homogène, en une matière très finement granuleuse.
Après coloration à l'hématoxyline, deux parties du eyto-
■ retiennent fortement le colorant, d'une part les chloro-
jdastes rubanés et particulièrement les pyrénoïdes et d’autre
art les cytosomes. Mes recherches sur ce point sont en accord
avec la dernière, note de M. Guilliermond qui s’est occupé à
deux reprises di lié rentes des Spirogyra et a découvert en
ernier lieu les chondriosomes. (1)
Tout ceci me permet d’arriver aux conclusions suivantes :
be cytoplasme fondamental est microscopiquement homogène
t en ceci je ne lais que contribuer à rétablissement d'une
otion très répandue aujourd’hui ; mais d’autre part, je pense
montrer qu’en dehors des cytosomes (chondriosomes) et des
oulteletles grasses, il peut y avoir une partie granuleuse du
vloplasme (composée de granula) dont les propriétés semblent
particulières (faible réfringence, forme, taille, mouvement,
iclion des réactifs et des colorants'.
Je ne saurais dire pour l’instant, si ces granula sont
uns ta uts ou bien s’ils sont spéciaux aux Spirogyra que j’ai
ludiës. Mais il me semble, sans vouloir préjuger de la question,
une la présence d’une partie granuleuse dans le cytoplasme
indamental ne doit pas être rare. C’est ainsi que chez une
Amibe, la présence d’un ectoplasme parfaitement homogène à
îa périphérie du corps et d’un endoplasme granuleux s’allirme
aux yeux du moins averti.
Chez les Spirogyra il m’a paru intéressant de distinguer
Source . MNHN, Paris
— 426 —
ces granula à la fois des chondriosomes et des gouttelettes
lipoïdiques; une semblable discrimination esl, je crois,
nouvelle. Par conséquent, en dehors des plastes, des cÿtosomes
et des gouttelettes grasses ou lipoïdiques, il peut exister
encore, dans certains cas du moins, des granula constituant
une partie normalement condensée du cytoplasme fondamental
En résumé, outre les trois formations ordinaires de
cytoplasme, vacuome, plastidome et cytome qui ont été biei
caractérisés dans la cellule végétale et dont l’indépendance ne
saurait être contestée (11, il existe chez les Spirogyra, ou di
moins chez certaines espèces de ce genre, des éléments tr<
petits puisqu’ils ne dépassent pas I ;i et qui ne peuvent être
confondus avec ceux des formations précédentes : alors que
vacuoles, plastes et eytosomes sont des éléments constants qui
se transmettent à travers les générations successives, on n<
saurait en dire autant de ces fines granulations ; leur mode de
formation reste inconnu et on ignore leur degré de généralité.
Quoiqu’il en soit, il peut être utile dès maintenant, puisqiu
leur existence est bien établie, de les distinguer nettement des
autres éléments cellulaires en leur appliquant lenomde^ra/tü/<,
qui convient à leur petite taille.
(Il P. A. Dangeard. Sur la reproduction sexuelle chez le Marchanh
polymorpha (C. R. Ac. Sc. 14 janvier 1924).
Source : MNHN , Pari
Floridées de Franco 11
par Contran HAMEL
6. — E. Boryana (Mont.) Berth. Bangiac. Neap. p. 25; Por-
phyra Boryana Mont. Fl. Algérie, p. 150 ; E. ciliaris Thur.
1 1 ro parte Le Jolis, Alg. Cherb. p. 103.
Icon. — Montagne, Fl. Algérie, pl. 13 ; Kützing, Tab.
i’Iiyc. XIX, 79.
Carmichael a décrit pour la première fois son Bangia Ci¬
liaris dans YEnglish Flora de Hooker (1833) et c’est d’après
cette algue qu’H.\nvE\ dessina la pl. 322 du Phyc. Brit.
Puis Montagne créa un Porphyra Boryana où il indique
léjà le disque basal sans le nommer: frondes ex eadem basi
mnumerae.
Plus tard, Thuret (in Le Jolis, Alg. Cherb.) réunit les
deux espèces sous le nom d ’E. ciliaris.
Berthold n’admit pas la réunion opérée par Thuret, en se
basant sur l’étude de l’appareil fixateur; il montra que la plante
ie Montagne possède un thalle primaire discoide, tandis que
Ile qu’il nommait E. ciliaris n’èst fixée que par sa cellule
basale.
Mais Batters (1900) dans sa révision des Erythrotrichia
décrivit d’une façon complète, d'après un échantillon authen¬
tique, le B. ciliaris Carm. et trouva : <> several fronds arising
from a monostromatic cellular dise. » C’est en se basant sur
. ette observation qu'il sépara le B. ciliaris Carm. (qu’il nomma
/ . ciliaris (Carm ) Batt.) de VE. ciliaris Berth. qu’il appela
F. Bertholdii Batt.
Il trouva aussi un autre Erythrotrichia à marges crénelées
dont il fit une variété de 1 ’E. Boryana Berth., mais il ne men-
Source : MNHN, Paris
— 428 —
tionna pas la manière dont elle est fixée. Cependant Bertiioi.;
l’avail indiqué, et j’ai pu observer des disques avec ou sans
filaments dressés dans les échantillons que j’ai étudiés.
Celte algue forme des touffes denses qui s’élèvent d’un
thalle primaire discoide dont chaque cellule émet une fronde.
A la base, la fronde est monosiphonée, mais bientôt les cellules
se divisent dans un plan pour donner une lame longue de 2 à
'\ cm large de 200 à t mm., contournée en spirale, présentant
par places des constrictions et assez brusquement amincie i.
l’extrémité. La lame est monostromatique et parfois diplostro-
matique. Les cellules sont régulièrement rectangulaires et dis¬
posées en séries régulières ; dans les parties élargies, elles
deviennent polygonales et le tissu prend un aspect parenchy¬
mateux (fig. II, 1).
Le développement du disque (fig. III, A) s’opère ainsi: la
spore se divise par deux cloisons cruciales en quatre cellules
arrondies. Chacune prend bientôt la forme d’un cœur ; le sinus
médian s accentue de plus en plus ; une cloison apparaît qui
divise la cellule en deux parties assez inégales, et ainsi se
forme un stade de 8 cellules. La division continue, donnant
un disque parenchymateux régulier, oii même dans les disques
âges, on peut toujours retrouver la disposition cruciale pri¬
mitive. Un développement semblable a été décrit dans VE.
discigera par Berthold (1882) et dans VE. polymorpha par
Howe (1914).
Les organes sexuels n’ont jamais été décrits, mais les
spores ont été observées par Beuthoi.i).
Dist. géogr. - Cm imoiiKC (Le Jolis. Alg. raar. Cherb. .1» 188. E. ciliaris
Thur. avril ; Thuret et Un, net, mars, avril, juill. ; Thurét , in Lloyd, Alg.
Ouest, 11" 458, sur L, pinuulifida, croissant sur roches à Balanes, avec Ceramiura
acanthonotum).
Marseille (Schûltsboé. Alg. Scliousb. n° 199, rarissime in Fuco cornco ail
Massiliam leeto).
Alger f Bory, fort des Anglais, toujours sur le Gelidium corneum, avril
Bibliog. Rmsscn P. Contribuliones ad Algologiam et Fungol .
Lipsiae, 1875, J. Acari.u. Till Algarnes Syst, VI, lllvaeoae (Lunds Univ.
Arrskrift. T. XIX, 1883). - Sciimitz F.. Rhodophyceae (in Engleru. Pranll.
Pflanzenfam. Leipzig, 1897|. — Batiers E. A L.. New or critical marine algae
Source : MNHN, Paris
— 429 —
iJourn. of Bot., 38, 1900). - - Howe M-, Marine Algae of Peru (Mera. Torrey
Bot. Club, 15, 1914). — van Goor A. C. J., Hollândischen Meeresalgen
iVerhann. Koninkl. Akad. WetensCh. Amsterdam, 1923).
Voici la diagnose que donne Bvtters pour l 'E. ciliaris
i Carm. ) Batt. :
Frondes pourpre foncé, longues de 500-800 p., larges de
l'ï-30 p. (dans les specimens d’Arbroath, longues de 1-2 m. et
ges, d’après Roseuvinge (X 630). - 1». Bancia atkopurpurea,
base et filament vers la base et vers le sommet. • — E.-K.-G.
B. euscopurpieea ; R. coupe transversale; F. émission des
spermaties ; G. germinations.
larges de 10-200 p.). Plusieurs frondes s’élèvent d’un disque
'Unlaire monostromatique. Disques arrondis, de 50-200 p.de
diamètre. Cellules polygonales arrondies, de 15-24 p. de dia¬
mètre., Spores d’environ 18 p. de diamètrer (Cf. Harvey, l’iiyc.
m it., PI. 322).
Source : MNHN, Paris
— 430 —
A titre de renseignement, je donne ici la diagnose d’un
genre monotype non encore signalé en France, mais récolté
sur les côtes méridionales de l'Angleterre, ce qui rend sa
présence probable sur nos côtes :
Neevea repens Bail. Journ. of Bot., 1900, T. 38, p. 37.:
— Thalle microscopique, de 25 p. à 1,5 ni. de diamètre, fila¬
menteux, étalé, endozoique, rampant dans la substance du
Flu stra foliacé a, composé de cellules longues de 6-15 a, larges
de 4-9 [j., violettes ou pourpres, disposées en une ou deux
(ou plusieurs) files parallèles réunies dans une gaîne gélati¬
neuse ; filaments de 12-36 p, de largeur, irrégulièrement rami¬
fiés, réunis, dans les parties âgées du thalle, en une couche
compacte pseudoparenchymateuse présentant une ou plusieurs
cellules en épaisseur. Cellules d’abord ovales, devenant angu¬
leuses et de forme très irrégulières par pression mutuelle.
Reproduction par cellules s’échappant de la gaîne gélatineuse
et reproduisant de nouveaux individus. Côtes du Kent (Deal .
Rare.
PORPHYROPSIS K. Rosenyinge
(1909, Mar. Algae of Demnark I, p. 68).
P coccinea (J. Ag.j K. Rosenvinge, loc. cit., Porphyra
coccinea i. Agardh, Novitiae fi. Svec., p. 6 (1836 .
3yn. — Porphyra mi ni ma C roman, Fl. Finish p. 132.
Icon. Kickuck, Beinerk. /.. mar. Algenveg. Helgoiand II,
.fi g- 13, 14 (1897). K. Rosenvinge, loc. cit. fig. 9 et 10.
Cette algue, habituellement épiphyle, forme de petites
lames inonostromatiques, hautes de quelques mm. à 2 cm., et
d un beau rouge. Elle lut d’abord rangée parmi les Porphyra ,
par J. Agaiidh, puis étudiée par Kuckuck (1897) et par K. Ro¬
senvinge (1909).
Kickuck, observa que le P. coccinea possède un chroma-
tophore en plaque très découpée el sans pyrénoide, ce qui le
distingue nettement des Porphyra , et que les cellules, beau¬
coup plus petites, n’ont que de 4 à 7 u (fig. III, B .
Source : MNHN, Par
K. Rosenvinge étudia le développement de la plante et
montra qu’elle se présente d’abord sous la forme d’un coussinet
parenchymateux qui grossit et devient vésiculeux ; bientôt la
vésicule se rompt à la partie supérieure et la plante s’étale en
une lame monostromatique, ainsique le fait un Monostroma.
Aucun organe reproducteur n’avait été décrit avant K. Ro-
senvinGE qui découvrit que 1
les Erythrotrichia ; la cellule
cloison incurvée, le sporange s’arrondit, tandis que la cellule
stérile prend la Corme d’un croissanlg ((ig. III. C).
C'est la même algue que les frères Chouan ont décrite
sous le nom de Porphÿra minium (Fl. Finist., p. 132). a Fronde
sessile, très mince, de I à 2 cent, de diamètre, ovoide ou orbi-
culaire, lobée, ondulée, subcrispée sur les bords, à cellules
très petites; elle adhère fortement "-i papier. ”
Le P. coccinea a toujours été recueilli par dragages ; à
llelgoland, de juin à août, sur des algues, plus rarement sur
■ les galets; sur les côtes danoises, par 20 à 25 m. , toujours
epiphyte.
:.‘s, PI. crypl. de Fr. Il), n° 612,
A la suite des Erÿthrotrichiées, on peut placer provisoire¬
ment, en attendant que soient connus leurs organes Sexuels,
deux genres dont la formation des spores rappelle celle observée
liiez les Eylhrotrichia : Rhodochaele T h ure t et Compsopogon
Montagne.
Le genre Rhodochaete ne contient qu’une seule espèce,
le R. purvula Tliur. Voici la description qu’en a donnée Bornet
(1892, Aig. Schousbi : « Nous avons trouvé à Antibes, sur le Du-
dresnaya purpurifera une petite Algue ayant le port d’un Acro-
r/iaetium , dont la spore se forme par un procédé semblable
a celui des Erytkotrichia. L’article où elle se développe
s’élargit et devient elliptique; ensuite une petite portion du
contenu cellulaire se sépare latéralement, sous la forme d’une
lentille biconvexe ; son protoplasme devient plus granuleux.
— 432 —
plus opaque, plus coloré, en même temps elle s’agrandit <■
finit par occuper une notable partie de la cellule. A la maturil.
elle s’échappe par une ouverture latérale et s’arrondit en
sphère. Dès que la compression a cessé, la portion de proto¬
plasme végétatif dans laquelle la spore était comme enchâssée,
ne tarde pas à combler le vide laissé par la sortie de celle-ci ».
« Malgré la grande ressemblance qui existe clans le mode
de formation des spores entre le lihodochaete et YEnythroln-
c!ua, il n est pas tout à fait sur que ces deux genres 'appar¬
tiennent au même groupe. En effet les chromalophores diffèrent
notablement dans les deux plantes; au lieu du chroma tophore
eu étoile qui se rencontre chez les Porphyrées, les cellules du
Rhodochuete contiennent de nombreux chromalophores parié¬
taux en petites plaques oblongues ».
On peut trouver une autre différence dans le mode de
croissance qui est ici . terminal, au lieu d’être intercalaire
comme dans les Bangiacées. La plante est fixée sur le Dutlres-
naya au moyen d’un crampon qui pénètre profondément dans
les ti sus (fig. VI, A, B;.
Dist. géogr.— Celle algue n'a été trouvée qu’à Antibes | 7'liuret cl Honn i
une seule lois en juillet 1867) et à Napi.es ( Schmitz |.
Le genre Compsopogon Montagne Fl. d’Algérie, p. 154,
comprend 7 ou 8 espèces vivant dans les eaux douces on
saumâtres de la Guyane, des Indes, des Antilles et de Bornéo.
Une espèce a été recueillie en Algérie (C. caendeus ) et une
autre en Italie (C. Corinaldd).
Le C. caeruleus (Bail).) Mont, a été étudié avec beaucoup
de soin par Piiaxtich. (Note on the Structure aud Reproduction
of' Compsopogon, Bol. Gazette 1900, T. 21, pp. 259-266). Ses
observations ont été confirmées par Brühl and Bjswas (Com-
mentationes algologicae II. On a species of Compsopogon
growing iu Ben gai, Journ. of Departm. Sc„ Calcutta Univ,
5, 1923).
Le ( . caendeus flotte parfois, niais le plus souvent on le
trouve fixé aux pierres ou aux plantes aquatiques. A la base,
se trouvent des rhizoïdes comme ceux des Porphyru,. Il vit
habituellement dans les eaux douces, mais, suivant Tuaxter,
Source : MNHN, Pari.
— 433 —
il se trouve aussi dans les eaux saumâtres sujettes aux marées.
Le thalle filamenteux et très ramilié est de couleur bleu-verl-
violet-grisàtre. Sa constitution ressemble à celle d’un Q&ramium
avec un axe central de grandes cellules revêtu d’une cortication
de une ou plusieurs couches de cellules très petites (fig. IV, G).
I,es cellules contiennent un noyau et
de nombreux chromatopliores dis¬
coïdes et pariétaux, bleus ou vert-
bleu. L’extrémité des rameaux est
monosiphonée et s’allonge par croi¬
ssance intercalaire; puis apparais¬
sent des cloisons longitudinales irré¬
gulièrement disposées qui se mul¬
tiplient et délimitent un axe central
et une écorce. Les rameaux très
nombreux sont disposés sans ordre.
Il se forme deux sortes de spo¬
ranges, formés lous deux aux dépens
les cellules corticales : les macroa-
planosporanges qui sont solitaires,
et les microaplanosporanges qui for¬
ment des sores. Dans chaque spo¬
range (macro ou micro) se forme
une unique spore immobile.
Macroaplanospores . — Une cel¬
lule superficielle corticale se divise
en deux, l’une a un contenu plus
dense, un noyau plus grand ; ses
chromatophores se multiplient: c’est
le sporange. A maturité la cellule-mère expulse la spore qui
sort par une ouverture et, comme chez les Erythrotric/iin, elle
remplit à nouveau l’espace primitif. La spore est ainsi chassée
avec force ; elle est immobile, adhère au substratum, secrète
bientôt une membrane et germe (fig. IV, B, C, D).
Microaplanospoves. — Elles se forment dans les parties
jeunes non encore cortiquées. Une cellule se divise en deux
cellules inégales par une cloison oblique ; la plus petite, au
Fig. IV. — A. P. 1.EUCOS-
tiota. spermalies et carpos-
pores développées côte à côte.
|X 270). — B. à F. Compso-
pooon CA.eKin.EUs. d'après
Thaxler : B. formation d'un
macrosporange ; C. émission
d'une macroaplanospore : D.
une macroaplanospore ; E. for¬
mation des microsporanges ;
F’, une microaplanospore ; G.
coupe longitudinale d’un fila-
Source : MNHN, Paris
lieu de donner directement un spora^e, se divise plusieurs
fois el ainsi se forme un sûre: les ini. roô'jfianospores sont béai
coup plus petites et plus pâles que les macroaplanospores, mai
elles sont également sphériques et immobiles. La sortie et I i
germination n’ont pas été observées (fig. IV, E, F).
Bri iil el Biswvs ont observé les mêmes spores aux Indes:
elles mesurent respectivement 6 à 10 u et 3 à 4 a.
« La couleur gris de lin [dit Montagne) ou bleu pâle ei
cendré, est caractéristique. Les frondes principales ont de troi
à quatre décimètres de long sur près d’un millimètre de dia
mètre. Les rameaux, irréguliers, sont disproportionnés quant
au calibre, jet finement capillaires: ils forment un angle de 50°
avec la fronde et se ipartagoul on dichotomies de plus en pin
fines et tenues. Duriki ue Maisonneuve a trouvé cette plant-
dans un ruisseau des prairies du lac El-llout, non loin de b
Calle. »
Le C. Corinaldii (Menegh. Kutz. a été recueilli près de
Pise, mais De Toni, malgré ses recherches, n’a pu le retrouver
à l’endroit indiqué par Meneghini.
PORPHYRA Agardh (1824) Syst. p. 190
L anatomie et les organes reproducteurs ont été étudiés
par Janczewski (1873), Tiii'het et Bornet (1878), K. Rqsenvinge
(1909), mais surtout par Bertiiolu (1881 et 1882). C’est d’après
leurs travaux que seront faites les descriptions suivantes :
Les Porphyra forment des lames plus ou moins largement
étalées qui les ont fait rattacher aux Ulvacées par les auteurs
anciens. La partie végétative est toujours monostromatique.
Vue de dessus, elle est constituée de cellules assez serrées,
pour la plupart rectangulaires et se divisant à l’aide de cloi¬
sons cruciales assez minces. Une coupe montre que l’axe
vertical des cellules est plus long que l’axe transversal. Vers
la base, les cellules émettent des rhizoides qui descendent à
l’intérieur des parois et servent à consolider l’attache du
disque primitif. (Cf. le beau dessin de Riocreux, in Thuret et
Source : MNHN, Pari
— 435 —
HoRNtT 1878) pl. 31 et l’étude précise de Miss Y. Grurb (1923 ).
Toutes les cellules du thalle conservent le pouvoir de se
diviser, à l’exception de celles de la hase qui ont déjà émis
des rhizoïdes Elles sont cependant encore capables d’émettre
des spores, ainsi que l’ont observé Tiiuhet et Bornkt. Dans le
P. umbilicalis , la fronde est bordée d’un cercle jaunâtre de
s| ormatanges dont les membranes (qui, d’après Kylin, ne
contiennent pas de cellulose) se gélifient pour l’émission des
spermaties ; le thalle continue cependant à s’accroître par
croissance intercalaire. On n’observe de cellule initiale que
dans les jeunes thalles.
Les organes reproducteurs naissent par simple transfor¬
mation des cellules végétatives.
Formation des spermaties. — D’après Jabczewski la cellule
destinée à donner des spermaties grossit et se divise parallèle¬
ment à la surface de la fronde; puis les deux nouvelles cellules
se partagent par des cloisons cruciales; on a alors huit cellules
qui se divisent parallèlement à la surface pour la seconde fois;
le spermatange est alors composé de seize cellules disposées
en quatre étages. Enfin, des cloisons cruciales viennent ter¬
miner la segmentation du spermatange qui, à l’état adulte, se
trouve constituée de 64 cellules disposées en quatre étages. La
dernière division fait souvent défaut dans le P. leucosticta et
toujours dans le P. umbilicalis , dont les spermalanges ne
contiennent que 32 spermaties.
Au fur et à mesure des divisions, le chromatophore s’a¬
trophie et le tissu spermatangial parait à peu près incolore.
Les spermaties sortent par gélification de la membrane et
réunies par groupes qui se séparent bientôt. Ce sont de petites
sphères incolores, nues et absolument dépourvues de tout
mouvement.
Formation des carpospores. — La cellule végétative des¬
tinée à être fécondée grossit et fait légèrement saillie au-dessus
du thalle. Sur cette saillie viennent se poser les spermaties.
Elles adhèrent fortement et s’entourent d’une membrane ; il
s’établit alors une sorte de canal dans la membrane de la
cellule par où pénètre le contenu de la spermatie ; et la fécon-
Sourœ : MNHN, Paris
— 436
dation s’opère. Parfois on n’observe pas la papille formée pac
le proearpe; par contre R. Jopfé (1896) a observé la formation
d’un long prolongement filiforme, granuleux, ayant tout à l'afi
l’apparence du trichogyne des frondées et sur lequel verni
se fixer la spermatie.
L’œuf se segmente. D’abord apparaît une cloison parallèle
à la surface «le la fronde ; les deux cellules grossissent et se
divisent a l’aide de cloisons cruciales, chacune en quatre cellu-
les. L’œuf donne donc naissance à 8 carpospores. Souven
dans le P. leutosticla on n’en trouve que 4 ou même 2 ; par
contre, dans le P. umbilicalis , Berthold et K. Rosenvinge en
ont parfois observé beaucoup plus de 8.
Les carpospores, comme les spermaties, sont mises en
liberté par gélification de la membrane. Ce sont des sphères
nues et douées de mouvements amoeboides; elles changent
incessamment de contours, dit Janczewski qui lésa décrites h
premier; elles représentent un biscuit, un cylindre, un rhofflbe,
un triangle, un fer à cheval. Au bout de 24 à 48 heures, les
mouvements cessent, la spore s’entoure d’une membrane et
germe.
Formation des gonidies (ou monospores ou spores neutres).
La cellule végétative se divise par deux cloisons cruciales
et donne 4 gonidies, mais la (ronde reste monostromaticjue, ce
qui permet de distinguer les gonidies des carpospores. Ber¬
thold (1881) qui les a observés pour la première fois, ajoute :
Les spores asexuées sont un peu plus grandes que les
sexuées ; leur plasma est plus clair et finement granuleux ; les
chromatophores sont plus grands, plus découpés et d’une cou¬
leur rougeâtre plus claire. Les individus purement asexuées
sont rares, généralement ils donnent en même temps des sperma¬
ties ; parfois, des deux cellules provenant d’une même cellule-
mère, l’une peut donner des spermaties et l’autre des spores
asexuées. Berthold ajoute que jamais il n’a observé sur ces
cellules la fixation d’une spermatie, ni la papille caractéristique
des procarpes.
Les individus porteurs de gonidies ont été rarement obser¬
vée. Berthold eu a recueilli en automne et en hiver à Naples,
Source : MNHN, Paris
— 437 —
où ils sont rares. K. Rosenvinge en a trouvé quelques exem¬
plaires sur le littoral danois ; ni Kyus, ni Mis-, Crubb, malgré
leurs recherches, n’ont pu en découvrir sur les côtes suédoises
cl anglaises.
Germinations. — Les gonidies (Berthoi.i), 1882), après
avoir montré pendant (juelques heures des mouvements amoe-
ùoides, germent directement et donnent une plante nouvelle.
Les carpospores (Dehbès et Solieh (1856), Thuret et Bornet
(1878), Kylin 1922), s’entourent d’une membrane, grossissent
i cmettent un ou plusieurs prolongements radiculaires cloi¬
sonnés, raineux qui s'étendent au loin sur le porte-objet. Après
quelques semaines, les spores elles-mêmes commencent à se
cloisonner. On n’a jamais dépassé ce stade en culture. Cf. Tar¬
de de Miss Chubb (Revue algol. 1. p. 223) qui signale des émis¬
ions de corpuscules par les cellules terminales des prolonge¬
ments.
Linné décrivit le premier ces algues, sous le nom d'Ulva
unibilicalis. Après lui, de nombreux algologues créèrent des
espèces nouvelles d’après la couleur ou la forme de la fronde.
Seul, Thuret réussit à caractériser nettement une espèce nou-
dle qu’il nomma Porphyra leucosticta , Cependant il existe
certainement d’autres espèces dont jusqu'ici on n’a pas réussi
ii montrer les caractères distinctifs. C’est ce qu’a cherché à
réaliser Kylin sur les côtes suédoises (1907, pp. 109-114) et
idle est aussi l’opinion de Sauvageau (1912. Cystoseira, p. 41):
« A Banyuls, au-dessous d’une bordure de Rissoella verrucu-
lo.sa, se trouvent les Porphyra , accumulés en une bande
épaisse, où il y a deux espèces au moins ; elles mériteraient
d’être étudiées. » En réalité, depuis Thuret on détermine tous
les Porphyra d’après ce critérium négatif : Le /'. leucosticta se
reconnaissant facilement, tout Porphyra qui n’est pas un
P. leucosticta est nécessairement un P. umbi/ica/is.
Thuret (in Le Jolis, 1863, p. 99) a décrit minutieusement
le P. umbilicalis et le P. leucosticta et il les a ainsi caracté¬
risés :
Dans le P. leucosticta , les spermatanges et les cystocarpes
sont toujours réunis ; les spermatanges sont dispersés autour
28
Source : MNHN, Paris
— 438 —
de la fronde en petites taches distinctes de forme allongée,
mais très irrégulières, quelquefois très nombreuses et formant
comme des stries parallèles dont la teinte blanchâtre tranche
nettement sur le tissu coloré de la plante (fig. V).
Dans le P. umbilicalis, la présence des spermatanges se
révèle par une zône d’un blanc jaunâtre qui borde la fronde
sur une longueur plus ou moins grande. Souvent on trouva
sur le même individu une partie du bord de la fronde trans¬
formé® en carpospores, une autre en spermaties. Le plus ordi¬
nairement la même plante produit exclusivement soit de
spermaties, soit des carpospores.
Le P. umbilicalis est le plus souvent dioique ; le P. leu-
coslicta est monoïque (fig. IV, A).
Les deux espèces diffèrent encore par leur couleur et la
station où on les rencontre ; le P. umbilicalis est plus livide, il
vit sur les rochers un peu au-dessous de la limite de la marée ;
le P. leucosticla est de couleur pourpre et croît sur les rochers
ou sur les algues, beaucoup plus près de la ligne de basse mer
Le P. umbilicalis est extrêmement abondant sur nos côtes
occidentales où on peut l’v recueillir toute l'année; il est rare
dans la Méditerranée. (Aruissone (Phyc. méd. p. 470) dit n’avoir
jamais vu d’échantillon méditerranéen). Au contraire, le
P. leucostica est commun dans la Méditerranée ; on le trouve à
Naples d’octobre à juin. Il est plus rare dans l’Océan et la
Manche. Thuret et Bornet l’ont recueilli à Cherbourg de
décembre à avril.
1. — P. leucosticta Thuret, in Le Jolis (1863). — P.
atropurpurea (Olivi) De Toni Syll.
Icon. K. Rosenvinge (1909, PI. II. fig. I à 3).
On peut distinguer deux formes ;
a) f. atlantica . — Les échantillons de nos côtes occiden¬
tales sont plus grands ; certains, de Cherbourg-, atteignent
35 cm. Ils présentent des taches spermatangiales irrégulières,
assez larges et habituellement groupées vers le bord de la
fronde.
b) f. meiliter ranea. — Les plantes méditerranéennes sont
plus petites ; les plus grandes ayant exceptionnellement
Source : MNHN, Paris
— 439 —
20 cm. de longueur, les taches atteignent presque le centre de
la fronde ; elles sont étroites et allongées, de sorte que parfois
la fronde semble zébrée (Fig. V).
Dist géogr. Normandie {Chauvin, A Ig. Noria. n. G6-P. purpurea Ag.,
sur les rochers sous-marins Priai. | ; Cherbourg ( Thure I et Homel, de déc. à
avril. - Le Jolis, Alg. mar. Cherb. n® 1561 ; Carter et [Lebel] -, Saint-Malo,
mars ! ; Roscoff IViekers cl Karsakoff. )
Brest [C rouan, Alg. Finis). n° 397.- P. lacinjata, sur diverses algues et
rochers, au plus bas des marées, priai. ; Crouan, in Desmazières, PI. crypt.
Fig. Y.- - PoRPIlYUA I.KUCOSTIGTA Thuret.
Fran, III. n° 511-P. laçiniata) : Croisic (Lloyd, Alg. Ouest n° 7-P. vulgaris,
rochers, pierres et parasite, mars ; Homel, avril) ; Belle-Ile (Gilgencrantz) ;
Saint-Nazaire (Leblond, avrili : Saint-Denis d'Olkron | Saiwageau , avril) ;
Biarritz ( SauvOgeau , avril) ; Gvf.thart [SauVageau, mars et juin).
Banyuls [Snurageuu, janv.) ; Cette [Drap(imaud) ; Macvelonne [Delile\ :
Arenc [Tliurel , uov.) ; Marseille ( Schousboe , Alg. Schousb. n» 195, Ciranclr ) ;
Ile Pomègues \Hory et Despréaux\ ; Toulon (Banon\ ; La Napoulk ( Thurel et
Homel, fév.) : Antibf.s [Homel, avril) ; Nice ISalse. Itisso).
Calvi ( Soleirol ), Bastia [DebeaUx) : Ajaccio I Leblond , déc.)
Alger [Roussel) ; Tanger [Schousboe).
2. - P. umbilicalis (L.) .1. Ag. Till Algern. System. VI,
p. 66 ; Ulva umbilicalis L, Sp. plant, ed. Il, p. 1633; P. laci-
Source : MNHN, Paris
— 440 —
niatia (Lightf.) Ag. Syst. p. 190 ; ('/va laciniata, Liglilfoot.
Fl. Scotica, p. 974.
J. Agardh et Rosenvinge ont repris le nom de Linné. La
description de YUlca u/nbilicalis est courte, mais Linné renvoie
à la figure de Diu.enii s ;1741-T. 8, fig. 3) qui est bien recon¬
naissable.
Thuret a distingué trois formes dans le P. umbilica/is qu i
correspondent à l’âge de la plante. Les jeunes individus, dit-il
Le Jolis, 1863), que l’on trouve en hiver ont une forme linéaire
P. linearis Grév.) qui s’élargit à mesure que la saison s’avance
P. v ulgaris Harv.), et, quand la plante alteinl tout son déve¬
loppement, elle forme de larges expansions irrégulières, plus
ou moins lobées ou laciniées (P. laciniata Ag.}.
a. f. linearis (Grév.) Harvey.
Icon. - Gréville, Alg. brit. T. 18; Harvey, Phye. b ri I
T. 211, fig. 2 ; Kützing, Tab. Phye. XIX, pl. 79; Rosenvinge.
Mar. Alg. Denm. pl. II.
Cette forme ne se récolte qu’en hiver de décembre à mars,
dans la Manche. Elle semble être plus précoce dans le golfe de
Gascogne ; ainsi Bory l’a récoltée à Biarritz dès septembre.
Cependant le P. lunbilicalis vit et se reproduit toute l’année
sur nos côtes, mais en été les jeunes plantes ont une forme
plus large, moins effilée vers le haut et sont plissées et lobées
à la base: en fait, elles représentent, dès leur naissance, de
petites formes vulgaris. De plus, le P. linearis formerait en
hiver, dans les régions septentrionales, une ceinture spéciale
distincte du P. umbiliçalis et située au-dessus d’elle. Ces
observations ont conduit certains algologues J. Agardh (1872),
Kylin (1907), Du Rietz (1923) à considérer la f. linearis comme
une espèce distincte ; d’autres (Harvey, Thuret, Rosenvinge,
Cotton (1912), Ghubr (Revue algol., p. 223) se basant sur ce fait
indiscutable que la f. linearis s’élargit en vieillissant et passe à
la f. vulgaris , n’y voient que deux formes d’une même espèce.
b) f. vulgaris (Ag.) Thuret. in Le Jolis. — P. vulgaris
Agardh, Flora (1827).
Icon. - Agard, Icônes Alg. T. 28: Harvey, Phye. brit..
pl. 211, fig. 1 ; Rosenvinge, Mar. Alg. Denm. pl. 1, fig. 1 et 3.
Source : MNHN, Paris
— 441 —
c) f. laciniata (Lightf.) Tlmret. — Ulva laciniata Lightfoot,
Fl. scotica. p. T. 23.
Icon. — Fl. Daniga, T. 1663 (Ulva umbilicalis) ; Engl. Bot
T. 2286; Agardg, Icon. Alg. pl. 27 (P. laciniata ) et 26 (P. laci-
niala var, umbilicalis ) ; Roses vInge, Mar. Alg. Denm. pl 1,
(ig. 2.
Cette l'orme semble constituée par des frondes plus ou
moins nombreuses groupées autourd’un même point d’attache,
lin réalité, il n’y a là qu’une seule fronde qui s’est déchirée,
divisée et présente des lobes fixés par un disque unique.
L’écologie des Porphyra a surtout été étudiée par Cotton
(1912) et Miss Chiibb a publié un article documenté sur le
/'. umbilicalis des côtes anglaises de la Manche (Cf. Revue
algol., I, p. 223).
Cotton distingue dans l’association à Porphyra deux types :
celui des côtes exposées où le P. umbilicalis forme une cein¬
ture au niveau du /•’. platycarpus ; et celui des côtes abritées
où le Porphyra descend jusqu'à la limite de la basse mer sur
les rochers et sur les Fucus, ou bien vit, dans les baies
sableuses, sur les rocs à demi enterrés et ses frondes gisent
alors sur le sable à marée basse.
Ces deux types se retrouvent en France. A Boulogne-sur-
mer les Porphyra forment une ceinture nette sur les jetées du
port au-dessus des F. platycarpus ; à Saint-Malo ils croissent sur
l’égoùt qui s avance vers le Grand-Bey, où ils sont exposés a un
n iolent courant de (lux. Un peu plus loin ils vivent sur le
sable et, dans des conditions semblables, on les rencontre sur
la plage de Calais.
Le P. umbilicalis n’est pas toujours cantonné à la ligne
de haute mer. Sur le chemin qui conduit de Saint-Malo au
Petit-Bey, on peut le recueillir en hiver et au printemps sur
toute la longueur de la chaussée; près du Petit-Bey il croît au
niveau des F. scrratus.
D’après Cotton et Miss Gbubb, sur les côtes anglaises de
la Manche, le P. umbilicalis des endroits exposés serait une
Winter-Formation » et disparaîtrait durant la période estivale.
11 n’en est pas ainsi sur les côtes françaises; à Saint-Malo il est
Source ; MNHN, Paris
— 442 —
très abondant en août et en septembre et j’ai vu de nombreux
échantillons recueillis à la même époque à Boulogne, Lin
Sainl-Vaast, Cherbourg, Le Croisic, Royan.
/. rosea n. f. — En été, on récolte abondamment dans I
Rance, aux rochers de la Cilé et à Saint-Malo, un Porphyn
qui vit cantonné dans la zone inférieure du Fucus serratus, sans
jamais remonter dans les zones supérieures. Il croît soit sur
les rochers, soit sur les Fucus eux-mêmes ; aux Planches, j<
l’ai recueilli sur une pierre vaseuse, parmi les Chorda Filum.
Ce Porphyrn est dioique, les spermatanges forment une frange
jaunâtre sur les bords * ie la fronde, mais il est assez rarement
fertile; l’épaisseur de la fronde est la même que dans le
P. umMlicaiis. Il ne diffère de ce dernier que par sa couleur
rose pâle, son état assez souvent stérile et l’époque où il
vit; en effet je ne l’ai recueilli (pie de juillet à octobre et
1 ai vainement cherché en hiver et au printemps. Dans l’herbier
Thuret se trouvent plusieurs échantillons de ce Porphyn /
recueillis à Tatihou juillet et à Saint-Malo (Crand-Bey, août
sans nom spécifique. La même algue a été récoltée à Berwiek,
en août, par Battehs. Est-ce le P. umbilicalis qui descend en
été ou une espèce différente ?
Cette algue correspond peut-être aux formes des côtes
abritées signalées par Corrox ; mais en tout cas, il est utile de
lui donner un nom pour la distinguer de la f. Uiciniata qui
croît à la même époque, à un niveau plus élevé, dans les endroits
battus.
Dist. gëog-r. — Dunkerque ,Roussel\ ; Calais ; : Iîoülocne {Delrnn
Leblond | ; Dieppe {Gnillon) ; l.i Havre \Borv) ; Luc [Bony cl Lamouroux. Che¬
min) ; Arromanches | Lenormand in Hohenaoker, Alg, inar. sicc. n" 14) ; Saint-
Vaast [Tliurel cl Bonnet ) : Cherbourg {Le .lotis. Alg. Clierb. n» 96, I'. liuearis.
janv. ; n° 136, I'. vulgaris ; Lamouroux. Thuret el Bonnet) ; Granville ( Delise .
Lenormand. Pelveh ; Saint-Malo ! : Bosco//' i Vickers cl Karsatoff).
sans toc. ( Desmazières , PI. crypl. île Fr. I n" 657 |l,\ purpure.a Rollil, Il
n» 1264 (P. vulgarîs Grév.)
Brest ( Crouan , Alg. Finist. n" 395, P. liuearis, sur les rochers, à la Iimil-
du flux, hiv,, pr- ; n" 396, P. vulgaris. sur les pierres cl les roches à mi-marée,
pr. ; Hohenncker, Alg mar. sicc. n" 57 : Le Danlcc\ ; Saint -Guf.noi l Leblond I
Belle-Ile [Bony, Gilgencrantz. Thuret. Le lilond) : Croisic [Llyod, Alg. Oncsi
u° 8, f. laciniala, sur les moulrs, ri" 9, f. liuearis, rochers à la limite de la
haute mer ; Lloyd, iu Desmazières, PI. crypt. de Fr., III n» 609, f. liuearis.
Source :MNHN,
— 443 —
u» 610, ('. larininu ; Homel) ; Noikmoctikrs [de la Pylaie) ; La Rochelle
Ii/ Orbigny) ; Sairt-Dexis d'Oi.éron {Sauvageon) ; Sables-d’OlOîine {lielastrA ;
Biarritz | Bory) ; Guiîtharv ! Sauvageon) : Saixt-Jeax-uk-Lutz (Mertens, Bory).
La Napoule ( Thuret et Bornet).
Tanger ( Schousboe , Alg. Schousb. n" 1941.
Bibliogr. - Dillünius J. .1. llistoria Muscorum, Oxonii 1741. — Joffé B.
Observations sur la fécond, d, Bangiacées (Bull. Soc. Bot, Fr., 43, 1896) . —
Iv i lin 11. Studieu ii. d. Algenflora d, schwedischen VVestküste, IJpsala 1907. —
( ,o i tom A. I). Mar. Algae in Glare Island Su rvey, l’art 15 (Froc. Royal Irish
Acad.. 31, Dublin 1912). — Grubii V, M, Atlacliemenls of P. umbilicalis (Ann.
o!' Bot., 37, London 1923). Du Rietz G. R. Porphyra linearis Grcv. vid
Norgés vastkgsl. (Bol. Noliser, Lund 1923 1. Grubh V. M. Observ. on t. lico-
logy and Reproduction of P. umbilicalis (Revue algol., I, p. 213, Paris, 1924.1
B A N G I A Lyngbye < 18 lôj
(Uydrophyl. Dan., p. 82)
Du R b n s et Soi.iiîR 1856) reconnu rent les premiers que,
dans le Bangia lulea et le B. fuscopurpurea, il y avait des
(ilamenls mâles et des filaments femelles ; ils les recherchèrent
vainement dans le B. alropurpurea, mais obtinrent et figurèrent
pour la première fois les germinations des gonidies qui avaient
été déjà observées par Chauvin (1842, Recherches, p. 24). Après
eux, Ukinkiï ' 1 87S j , Behthoi.ii (1881 et 1882), Dahbisiuhe (1898),
K. Rosenvtmü. (1909) et Kyli.n ,1922) précisèrent la formation
des organes reproducteurs elle processus des germinations.
I, 'anatomie, |es organes reproducteurs, les germinations
des Bangia ressemblent en tous points à ceux des Porphyra ,
a tel point que Rehtiiolu 1882 se demandait si ces plantes ne
devaient par être rangées dans un genre unique. Cependant
leur aspect si différent autorise la conservation des deux genres :
i mclis que les Porphyra forment des lames largement étalées,
les Bangia sont composés de filaments arrondis.
Le thalle est dans sa jeunesse monosiphoné et fixé par un
simple épatement de la cellule basale; mais très tôt, la fixation
est consolidée par des rhizoides, émis comme dans les Porphy¬
ra , par les cellules de la partie inférieure et descendant dans
épaisseur des parois (Fig. III, D). Plustard. les cellules se
cloisonnent longitudinalement plusieurs fois de suite, puis
Source : MNHN, Paris
— 444
radialeinent, et, dans la fronde adulte, une coupe montre une
série de cellules disposées radialement autour d’un* axe.
(Fig. III, E)
Comme dans les Porphyra , la croissance est intercalaire
et les organes reproducteurs naissent par transformation de
simples cellules végétatives.
Les spermaties naissent comme dans les Porphyra. To-ut.es
les cellules du thalle peuvent former des spermaties ; la cellu li¬
se divise plusieurs fois et de la dernière division naissent
quatre spermaties. Les filaments mâles sont absolument
incolores (Fig. III, F)
Les carpospores se forment comme celles des Porphyru
La papille produite par la cellule femelle est moins forte que
dans les Porphyra. Les premières cellules fécondées se trouvent
à l’extrémité du filament. Après la fécondation se forment un
cloison parallèle à la surface du thalle, puis des cloisons radia
les, d’où naissent huit carpospores douées de mouvement
amoeboides.
Pour donner les gonidies la cellule est divisée par une O"
ou deux cloisons radiales et donne naissance à deux ou quatre
gonidies. Il n’est pas facile de distinguer les gonidies de
carpospores. Suivant Berthold, les carpospores contiennent
de nombreux petits granules d’amidon fortement réfringents
qui, sur le matériel conservé en alcool, se colorent en bleu
par l’iode ; on y voit aussi d’autres granules moins fortement
réfringents qui se dissolvent dans l’eau distillée. Le chroma
tophore est plus petit, moins découpe que dans les gonidies et
semble moins bien délimité. Les carpospores, aussi bien (pil¬
les gonidies, sont douées de mouvements amiboides. Le meil¬
leur moyen est encore d’observer les germinations.
Darbisiiire a observé dans le 0. pumila des gonidies
sphériques de 25 à 30 p., des spermaties de 3x6-8 et des car
pospores piriformes, longues de 16-25 u et larges de 10 u.
A l'inverse des Porphyra , ce sont les germinations des
gonidies qui ont été le plus observées, d’abord par Chauvi
(1842). puis par Derbés et Solier (1856;, Reinke (1878
Darbishihe (1898), Behthoi.d et Kylix 1922:.
Source : MNHN. Par
— 445 —
Les gonidies germent directement (Fig. III, G) et donnent
un filament monosiphoné de Bangia. Au contraire, les carpos-
pores, suivant Reinke (1873) qui les a observés à Nanles,
eméttent des prolongements radiculaires incolores, remplis de
fines granulations, que des cloisons peuvent diviser en plusieurs
cellules et qui se ramifient.
Ces deux sortes de germinations ressemblent absolument
à celles que l’on a observées dans les Porpbyra.
A Saint-Malo, j’ai obtenu facilement les germinations des
gonidies qui donnent directement des filaments dressés ; j’ai
recherché en vain les filaments mâles et je n’en ai pas trouvé
dans les différents exsiceata de l’Atlantique que j'ai étudiés. Ils
sont au contraire communs dans les échantillons méditerra¬
néens. Kylin, sur les côtes suédoises et Reine k, à llelgoland,
les ont vainement cherchés ; cep- ’ant, Darbishire (1898) dans
son B. puriiila de la Baltique, Helüi Jonsson (1901) en Islande
cl; Rôsenvinge (1909) sur les côtes danoises, les ont parfois
observés. On peut donc conclure que, sur nos côtes occiden¬
tales, le B. fusco-purpurea se reproduit normalement par
gonidies.
Si l’on compare entre eux les modes de reproduction des
Porphyra et des Bangia , on arrive à celte constatation : les
Porphyra se reproduisent sexuellement et les gonidies sont
extrêmement rares (observées à Naples par Bertmold et, avec
un point de doute, par Rôsenvinge au Danemark). Les Bangia
se reproduisent dans l’Océan par gonidies et les filaments
sexués sonl très rares ; au contraire, dans la Méditerranée, la
reproduction sexuée s’observe normalement.
On a distingué tin grand nombre d’espèces dans le genre
Bangia. Bertiiol» (1882) et Ardissonk (1883 Phyc. méd.p. 472),
>nl montré que toutes ces espèces, uniquement caractérisées
par des colorations ou des dimensions différentes, devaient
êlre rattachées au B. fusco-purpurea
Chouan ( Fl. Finis!, p. 132) a signalé le B. puniila AreScli, à
Brest ; Darbishire (1898) le distingue du B. fuscopurpurea
par la segmentation primitive qui subsiste dans la fronde
Source : MNHN, Paris
— 446 —
adulte. Pour Kylin (1907, p. 109 ) cette algue ne serait qu’uu
état du B. fuscopurpurea. La détermination de Chouan de¬
mande à être confirmée, parce que le B. purhila semble être
une endémique de la Baltique.
( Algue marine B. fuscopurpurea
( Algue d'eau douce B. atropurpurea
1. Bangia fuscopurpurea. Dillvv. : Lyngbye, llydrophyt.
Dan. p. 83 ; Conferva fuscopurpurea Dillw. Prit. Conf. t. 92.
Icon. — Lywgbye, loc. cit. tab. 24 C ; Harvey, Phyc. Brit.
p 96; Kützin’g, Tab. phyc. III, 29; Derbès et Solieii, Mém.
phys. Alg. t. 23.
Cette espèce croît, en hiver et au printemps, à la limite de
la haute mer, sur les roches ou les pilotis exposés au choc des
vagues. Elle forme des tou Iles de filaments brun-violacé, plus
ou moins longs, atteignant une quinzaine de centimètres de
longueur et un diamètre de 20 à 150 p., qui se collent au subs¬
tratum, quand la mer se retire. Ils sont brun-violacé, iriab
deviennent jaunâtres après une longue exposition au soleil
[B. Iulea S. Ag).
Ce Bangia vit souvent en compagnie de l 'Urospont
mirabilis Aresch. Cette association Bangia-Urospora est fre¬
quente dans les pays du Nord ; elle a été observée au Groenland
(Rosenvïnge), en Islande Jonsson), en Suède (Kylin), aux Féroé
(Borgeskn), en Irlande (Cotton). A Saint-Malo, je l’ai trouvée
sur les pieux qui servent de brise lame . devant les remparts.
Les deux espèces vivent à la partie supérieure des [lieux, au-
dessus de la ligne moyenne de haute mer ; à marée haute, elles
sont continuellement mouillées parle ressac.
Dist. geogr. — Boulogne {Lcbloild, déc. à avrill ; Gohtevilliî [Gomoiil
mais, sur Patelle) ; Le Havre ( Dnboc , la Desmaziéres PI. crypl. Fr, 1 nr’ 653
(Baugiella alropurpurea Gaillon). II n“ 153, muraille de la digue, prés de la
jelée S-F, à la limite du flux) : OtiisiituiiA.M [Chemin, pilolis de l'éj&IÜteade, avril
et mai) ; ; Cherbourg | Thueet et Borne!, de déc. à avril) "Saint-Malo I |sur les
brises-laines, mars).
Brest (Crown, Alg. Fiiiisl. n" 393, sur les rochers uus, à la limite du (lux,
pr.| ; üellk-Ilk (/Jopl, avril) ; Batz f Lloyd, Alg. Ouest ii“ 210. rochers roari-
liuiosà marée presque haute, mars) : Biarritz ( Thurel et Borne!, jetée du port
de refuge, sept., juiu) ; Guéthahy i Sauvageon, fév. et raarst
Banyuls [Sauvageon, mai) ; Marseille l Schousboe , fév, ; Solier, Lenor-
Source : MNHN, Par
— 447 —
mand) ; Akenc [Thurel] ; Cannes ( UaphelLi ) ; Antibes ( Thurel et Borne! , janv.,
li-v.i : Nice [Le. normand |.
Ajaccio | Leblond, nov.)
La Calle (Purieu de Maisonneuve , ; Bone (Bovè, pierres de l 'avant-port,
déc. | ; Alger ( Barreau , fév., mars ; lioUssel, fér.) : Tancer \Sehousboe, avril ;
Alg. Schousb. n° 196 et n° 198).
Var. Lejolisii De Not.) Holmes et Batters, Rev. List Bril.
Mar. Alg., p. 86 ; Bangia Lejolisii De. Notaris, in Le Jolis, Alg.
mar. Cher b. p. 102.
Ne diffère du type que par sa coloration plus sombre et le
diamètre plus grand des filaments (jusque 300 p.). 11 vit dans des
conditions un peu spéciales : sur des pièces de bois flottantes,
les bouées ou à la ligne de flottaison des embarcations.
Dist. géogr — Ôuistrbham ( Chemin , sur une bouée du port, fév.) ;
Cherbourg (Le Jolis, Alg. Gherh. n° 868, ocl ; Thurel. sur les pièces de bois
lloltantes, nov.) ; Brest | C rouan , in Desrnazières, PI. crypl, Fr., 111 n° 465. )
Signalé à Antibes par Borne! et Fiai.
2. — Bangie atropurpurea Roth Ag., Syst. Alg. p. 76;
< onferva atropuipurea Roth, Cal. bot. III p. 208.
Icon. — Rotii, Cat. bot., III, T. VI; Dii.i.wyn, Brit. Conf.,
' . 103; Agardh, Icon. Alg. Europ. T. 25; Kützing, Tab.
I>hyc., III, 30.
On trouve communément, près des moulins, un Bangia
qui ne semble différer du B. fiiscopurourea que par son habitat
dans les eaux douces et le diamètre moindre de ses filaments.
Dr Toni (Sylloge, p. 10) réunit les deux espèces sous le nom
1 B. alropùrourea ; cependant, bien qu’il soit impossible de
les distinguer il semble préférable pour la commodité de
I exposition de désigner sous des noms différents les algues
uirines et les algues d’eau douce, d’autant plus que les Bangia
ne se trouvent jamais dans les eaux saumâtres dans nos
régions.
Ni Derbés et Soi.ieh, ni Rei.nk'ë n’ont observé de filaments
mâles; je n’en ai pas trouvé dans les exsiccata que j’ai étudiés.
II semble donc que cette algue se reproduise également par
gondies.
Dist. géogr. — Hydkeqi'ent (près Boulogne-sur-Mer, Leblond, janv.) ;
1 i 'ne-uu-Ph: leulre Hou (leur el Trouville, sur les pierres humides d'un mouliu,
mai, Pupray. in Alg. eaux douces Fr,, n" 1098) ; Falaise et Caen (de Brébisson,
Source : MNHN, Paris
448 —
in Rabenhorsl, Al g'. Europa's n" 1667, sur les roues de moulins et sur les mu¬
railles' qui les avoisinent el sur lesquelles l'eau rejaillit fréquemment) : Cm -
bourg I Lenormand) : Seraincôurt (près Meulao, Allorgr) ; Marly ( Thiirel , su¬
ies roues de la machine, juin et août) ; Paris ( Gomont , fontaine de la place
Saint-Sulpice, oel. ; UeSsenon, fontaine de la place Saint-Michel, avril i
Nemours [Allorge \ , Mende ( Prost , in Alg. Fr. n° 1881, sur les pierres, dans
les ruisseaux, pr. I ; Avignon ( Requiert . Stenheil ) ; Village du Var ( Thure I t
Bornât, ruisseau du pont de l'Abbé, mai.!
Ajaccio ( l.ebloiid , déc.)
Un petit nombre de localités sont énumérées ci-dessus, mais celte algue
est, en réalité, largement répandue dans toute la France, particulièrement dur, s
les eaux calcaires.
Bibliogr. — {Cf. bibliogr. précédentes). — Chauvin .1. F. Recherches s r
l’organisation, la Iruolilieation el la classification de plusieurs genres d'Algu s
avec la description de quelques espèces inédites, Caen 1842. — Dakiiishire 0,
U ber Bangia pumila, fine eudemische Alge der osllichen Ostsee (Wissensrl .
Mee résumera., 8, Kiel 1898.)
GONIOTRICHUM Kützing 18',:;
{Phyc. gén. p. 24 4)
Tiiuret pensait que le genre Goniolrichuin pourrait èti
rapproché des Myxophycées : Genus ad Palmellas dut Nost< -
chineas forsan referendum in Le Jolis p. 103). Fotvrt (Syllogi .
p. 687) l’a mis à cet endroit ; Soumit/, l’a placé parmi les genre -
de position douteuse, ;t la suite des Bangiacées ; lv- Rosi-'
viNtiii en a lait le type d'une tribu des Bangiacées.
Al. Algue presque toujours composée d'une
seule file de cellules . G, etegaiis.
B). Algue formée de cellules disposées
sans ordre . G. Cornu Cérvi.
1. — G. elegans Chauv. / Le Jolis, Alg. mar. Cherb. , |
103 ; Bangia elegans Chauvin Meut. Soc. Linn. Norm., T. 0
p. 13, nonten tantum ; llecherch. sur l’org. d. |)lus. gem
d’Algues, 1842, p. 33.
Syn. — G. dichotomum Külz. , Sp. Alg., p. 65 ; Ca llone m 1
elegans Reinsoh, Contr. Alg. et Fttng., p. 42 ; Porphyra elegans
Crouan, Fl. Finist., p. 132.
Icon. — Harvey, Phyc. Brit., Fl. 246 ; Kützi.ng, Tah
phyc., III, 27 ,< ! . dichotomum, G. ce ra mi cola) ; Zanardi.ni.
Source : MNHN, Par
— 449 -
Ion. Phyc. adr., III, 46 A, (ig. 1-4 ; Rkinscii, Contr. T. XVIII ;
Rosènvinge, Mar. Alg. Demm., (ig. 15 ; Bôrgeçkît, Mar. Alg.
Dan. West Indies, 2, fig. 2.
Le G. elegans forme des loull'es hautes de 2 à 5 min.,
d'un rouge violacé ; il se distingue facilement de toutes les
autres algues rouges par l’épaisseur de sa membrane hyaline,
continue et non articulée. A l’intérieur de celte longue gaine
se trouve une (exceptionnellement et accidentellement deux’
li!e de cellules placées bout à boni. Le filament a 50 u de dia¬
mètre à la base et 12 à 18 fl à l’extrémité (Rosenvinge indique
50 et 15 y.).
Les filaments sont très ramifiés et île façon tout-à-fait irré¬
gulière. La ramification rappelle la fausse ramification décrite
chez les Seytonema, c’est-à-dire qu’à un moment donné une
c llule de la file se met à se diviser, perce la paroi et devient
ainsi l’origine d’une branche. (Fig. VII, A). Un rameau peut
naître au-dessous d’un autre plus âgé et en un endroit quel-
conque, ce qui explique l’irrégularité de la ramification.
Les cellules ont des formes très diverses ; elles sont sou-
v nt rectangulaires, d’environ 6 X 10 ,u, ou irrégulièrement
arrondies. Elles contiennent un chromatophore étoilé muni
d’un pyrénoide central et un noyau pariétal.
La seule observation sur les organes reproducteurs est
i Ile de Schmitz (in Engler ii. Praxte, Bangiaceen, p. 718), qui
a observé la mise en liberté de spores. Le contenu cellulaire
■ condense et la spore traverse la paroi sans qu’il se forme
' ouverture (un pore est au contraire toujours présent dans le
genre Asterocytis).
Le G. elegans est toujours épiphyle et peut être recueilli à
lusse mer. K. Rosenvinge l’a dragué par 2 à 15 m. de profon-
ir sur les côtes danoises. Cette algue est sporadique, comme
l’mdique Chauvin ; il la découvrit à Arroma riches, en recueillit
une centaine d’échantillons distribués dans ses Alg. de Nor-
"Miidie, et, malgré ses recherches, il lui fut impossible d’en
retrouver un nouvel exemplaire. A Saint-Servan, je l’ai récoltée
nue seule fois dans la Rance et ne l’y ai plus jamais rencontrée.
Sur nos côtes occidentales, cette algue se rencontre de
Source : MNHN, Paris
- 450 —
juillet à septembre ; à Naples Bertiiold l’a recueillie toute
l’année, sur diverses algues et les pierres dans l’eau tranquille
et surtout sur les feuilles de PosUlonin et de Pkucàgrostis.
Dist. géog". ArromancMes (l'li0itrin, Alg. Nonn. n" 159, parasite s -
diverses Hydrophyles marines, telles que tes Griflitlisia sétarea, Bryopsis plu-
mosa, Conl. sertcea, Ulva latissima, août-sepi.) ; Saint-Vaast (ThUret et
Bornet, juill.) ; Cherbourg \Thuret et Borne t, août) ; Saint-Skrva.n (sur le Peu
phyra umhilicalis f. l'osea, au niveau delà basse mer, dans la Rance, sept. !i
Brest | C rouan, Porphyre elegans) : Biarritz ( Tluirel et Bornet, juill. I
Fig. VI — A. B. Parvui.a ; R. id . , d’après Bornet. — C. G. Cornu Cbbvi.
deux extrémités de la plante de Luc; 11. id., d’après Reinscb (X 120'.
Antibes ( Thurei el Bornet mars) ; Ajaccio \ Leblond, sur Alsidium corai-
linum, déc.l
Signalé à Tanger (Schousboe). par Bornet, Algues de P, K. A, Schousbof,
p. 99.
2. — G. Cornu Cervi (Reinsch) Hauck, Meeresàlg., p. 5 If;
Stylonema Cornu Cervi Reinscb, Contr. p. 40.
Syn. — - G. dichotonum Berth. (non Kütz.) Bangiaceen,
p. 26.
Icon. — Reinsch, Contr. Taf. XV (Callonema sp.).
Cette algue forme des filaments violet rougeâtre isolés,
hauts de 0,2 à 1 min; elle s’élargit assez brusquement au-dessus
Source . MNHN Pan
— 451 —
de sa base et se ramifie plusieurs fois dichotomiquement e!
sans ordre. Le filament est d’abord composé de deux, puis de
plusieurs rangées de cellules irrégulièrement disposées ; les
rameaux s’atténuent vers l'extrémité et sont souvent composés
d’une seule série de cellules. (Fig. VI, C, Di.
Les cellules sont polygonales arrondies et ont de 5 à 12 ij..
Le diamètre des filaments varie de 20 à 120 u.. Toute la plante
est revêtue d’une membrane hyaline.
Le G. Cornu Cervi a été surtout recueilli dans l’Adriatique
par Reinsch et par Halck, sur diverses algues. Berthoi.d l’a
trouvé à Naples où il est très rare, en hiver, sur les feuilles de
Posidonie i et le GigOHina aciculeiris , généralement en compa¬
gnie des Erythmtrichict carnect et tliscigera.
Dist géogr. I.uc-sbr-Meii {P. A . Jiangeard, nov.)
Signalé par Homel (Algues de P. K A. Schonsboe, p. 99) à Ma use il. u: et
ASTEROCYTIS Gobi
Arbeiten St. Petersb. Naturf, Gesellsch., X, p. 85, 1878)
Le genre Asterocytis, d’après les données de Gobi (loc.
rit.), Soumit/, (1894), et Wille (1900), se distingue du genre
Goniolrichum par sa couleur bleue, la mise en liberté des spores
par une ouverture de la paroi et par la formation d’acinètes.
A. ornata (Ag. — Cou 1er va ornata C. Agardh, Syst. Alg.
(1824), p. 104, e spec. auth. in herb. Thuret; Goniolric/ium
ornatum Bornet in herb. ; Honnospora ramosa Thwaites in
Harvey, Phyc. Brit.., pl. 213; Goniatrielium ramosum Hauck,
Meeresalg., p. 517 ; Asterocytis ramosa Gobi, loc. cil. ; Gonio-
trichum caerulescens Zanardini Icon. phyc. adr. III. p. 67 ;
i'allonema smaragdinum Reinsch, Rech. p. 41.
Ioon. — Harvey, Phyc. brit. pl. 213 ; Zanardini loc. rit,
tav. 46 B ; Wh.i.e Algolog. Notiz., I-IV (Nyt Magazin f. Naturv.,
1 ' d . 38, 1900, p. 7, tab. I, ligs. 8-14) ; Rosenvingk, The marine
Algae of Denmark, 1900, fig. 17) ; Bôrgesen, Mar. Alg. Dan
West Indies, Rhodoph., fig. I ; Reinsch, Rech. T. XVI.
L’échantillon authentique de C. Agardh a ét envoyé à
Source : MNHN, Paris
— 452
Borxet par J. A Gard h en 1889; il porte ces indications de la
main de .1. Agardii ; « Mieronema omnium C. Ag. mscr in herb.
— Conferva orna la C. Ag. in la eu Malaren , ad palos, n" 69 ».
Cette algue (Fig. Vil B) forme des tou lies denses bleu-
verl composées de filaments ramifiés, ayant environ 20 u. de
diamètre à la base et 8 à 12 y vers l’extrémité. Les cellules
sont d’un bleu-vert clair et contiennent un pyrenoide net;
elles sont toujours disposées en une seule file et sont aussi
longues que larges ou rectangulaires ou bien irrégulièrement
arrondies, elles ont de 5 à 6 p. de largeur sur 5 à 10 p. de lon¬
gueur. La ramification se forme par fausses dichotomies
comme dans le Goniolrichum elegans.
C’est la même algue que Za.nardini a décrite sous le nom
de Goniolrichum caerulescens , ainsi que j’ai pu le constater par
l’examen d’un échantillon authentique conservé dans l’herbier
Thcret; les filaments ont de 15 à 20 y de diamètre el les cellu¬
les vert-bleu ont de 5 à 8y 10 à 15 y.
Deux plantes loul-à-lail semblables aux deux précédentes
se trouvent dans l’herbier Thurjst ; l’une, des bords du Lez,
est bien ramifiée, les filaments du même bleu varient entre
12 et 20 u de diamètre et les cellules ont environ 6 X 10 p. ;
l’autre, d’Algérie, est beaucoup moins ramifiée, elle rappelle la
f. simplex Lakowitz décrite et figurée par K. Rosenvinge ; les
filaments ont de 10 à 12 u de diamètre et les cellules ont envi¬
ron 6 X 6 à 10 y (Fig. VII, E).
J’ai, d’autre part, étudié une algue récoltée au Croisic, en
novembre, par Gomont (Fig. VII, C). Les filaments à leurs
extrémités ont un diamètre de 10 à 12 y, plus bas, ils atteignent
20 à 25 ix. Les 2 à 4 premières cellules des filaments sont
comme celles des algues précédentes; elles sont de forme
irrégulière et ont de 5 à 7 y de diamètre. Toutes les autres
cellules ont leur paroi épaissie, ainsi que l’ont figuré Wille,
Rosenvinge et Bôrgessen. A cet état, les cellules sont encore
capables de se diviser, on les voit alors réunies par 2 dans une
même enveloppe épaisse. Ces cellules géminées peuvent se
trouver en un endroit quelconque du filament. Les cellules
peuvenl aussi grossir et de 12 y. atteindre 18 y ; elles font
Source : MNHN, Par
— 453 —
alors saillie des deux côtés du filament qui devient monili-
forme (Fig. VII Di.
Wille a trouvé des filaments dans lesquels le contenu cel-
Fig. VII. — A. G. iîlegans — B à E. A. ornata. B esp. auth.; C et
D pl. du Croisic ; E f. simplex, d'Ain Salahin.
lulaire s’était échappé par une ouverture, mais où on aperce¬
vait encore la paroi épaissie. L’algue se reproduit donc par
monospores nues.
Wille a constaté aussi la présence d’acinètes ovales à
29
Source : MNHN, Paris
membrane très épaisse, dont le contenu était richement granu¬
leux et possédait deux petites vacuoles et un chroinatophore
assez, net. Rosenvinge a conlirmé la formation des acinètes et
montre que la membrane épaisse est formée aux dépens de la
membrane hyaline.
D’autre part Hansgihg (Prodoinus d. Algenll. v. Bolunen.
p. 131 a constaté le même épaississement des parois dans
VMlog onium Wolleaiium Hansg. . à l’approche de l’hiver. Or,
c’est en novembre que l’algue de Groisic a été recueillie et, au
contraire, au printemps que furent récoltées les plantes du Lez
et d’Algérie.
11 semble qu’à l’approche de l’hiver, l’algue du Groisic se
soit mise à former des spores- durables.
Thw, vîtes, B.vttems, Roses vin gk. ont récolte leurs plantes
dans des eaux saumâtres ; Zanahdini a recueilli la sienne dans
de l’eau douce. Hauck dit que cette algue croit également dans
l’eau douce et les eaux faiblement salées. Wille et Bobgesen
ont trouvé leurs échantillons dans la mer.
M. le Professeur Geiitz (!) m’a communiqué les rensei¬
gnements suivants sur le lac Malaren où fut récoltée l’algue le
Confeiva ornala. 11 y a dans la partie occidentale du lac de
nombreuses sources à eau légèrement salée qui coulent sur
une argile salil'ère et se jettent dans le lac. 11 est possible que
le C. ornait t ait été recueilli près d’une de ses sources ; d’ail¬
leurs, d’après Wille, des acinètes de cette plante se rencontrent
dans l’eau douce sur les végétaux aquatiques.
M. le Professeur Flaiiault ( l) a bien voulu préciser ainsi
les conditions de sa récolte : « L’échantillon a été recueilli en
mai 1881, à 400 m. environ de l’embouchure du Lez, en amont
du petit port de pêche de Palavâs. Les eaux du Lez y sont au
niveau de la nier. Lorsque le vent est au nord, la Méditerranée
baisse et l’eau est douce à l’endroit de la prise ; lorsque le vent
souille de la mer, les eaux marines s’élèvent et pénètrent jus¬
qu’à 3 kilom. de l’embouchure. A l’endroit même où la plante
a été récoltée, les berges sont meublées de Suaeda fruticosa
il). Je remercie M. le Professeur Flaiiault, «le Montpellier et M. le Profes¬
seur Gerlz, de Lund, des renseignements qu’ils ont bien voulu me donner.
Source : MNHN, Pari
— 455 —
et les Salicornes sont à deux pas. Il faut donc admettre que le
milieu est saumâtre, avec des alternatives d’eau plus ou moins
dessalée ».
La plante d'Algérie, qui provient des sources tliermales
.1 Hammam-Salahin. croît également dans des eaux saumâtres,
contenant environ 10 gr. de sels par lit. (Sauvageau, Alg. d’eau
douce rec. en Algérie ; Sess. Soc. Bot. Fr. 1892.)
J’ignore de quelle station provient l’algue du Croisic.
Dist. géogr. Bords du Lez, près Palavas (. Flahault , mai) : Le Crame
\Gon%ont, nov.) ; Ain Salaiiin. près de Biskra [Sauvageau, avril!.
J ai indique plus haut un certain nombre de synonymes
mais il existe un grand nombre de formes voisines. Reinsch
> Contributions ad Algologiam et Fungologiam, 1875) a décrit
ii genre nouveau Callonema comprenant outre le Goniotrichum
elegans : C. smaragdinum, C. Itzingsohnii , C. olivaceum, C.
rugineum, ( . subtile, les deux premiers d’eau douce, les trois
autres marins. D’après Hauck (Bemerk. u. einige Sp. d. Rhodo
pli. u. Melanoph. v. Reinsch, Osterr. Bot. Zeitsch! 1876) le
1 . s ma ragdin um est synonyme de Goniotrichum caerulescens
/.a nard . Au contraire les C. olivaceum , C. àerugineum et C.
ublile doivent être rapportés au G. elegans ; il ajoute : c. Die
i licke der Fàden, l'Orm und Farbe (welche von Purpurroth bis
Olivengrün im abgestorbenen Zustande variirt) der Zellen sind
l>mne spezifischen Merkmale, aile gezeichneten Fornien fmden
mcIi gar nicht sellen beisammen auf einer und derselben
VVirtllspflanze. »
Ha.nsgirg (loc. cit.) reprit le nom générique de Kützing :
1 llogonium avec trois espèces : A. Wolleanum Hansg.,
l. smaragdinum (Reinsch) Hansg. et et A. halophilum
Hansg. Fohti (Sylloge, p. 689) rangea ces différentes espèces
dans le genre Asterocystis. Ei.enkix et Stark (Not. syst, II,
l')2:î; cl. Bibliogr. Rev. algol.) mettent dans VA. ramosa VA.
Wolleanum et le C. smaragdinum ; enfin Geitler (Rev. algol.
I' 357) conclut à l’identité de l’A. smaragdinum et de
1-4. Wolleanum.
Me basant sur les travaux précédents, je crois devoir
rapporter à 1\4. ornata le Callonema smaragdinum signalé
Source : MNHN, Paris
456 —
par Debray dans une cascade des gorges de la Chiffa (Algérie'.
Le Callonema olivaceum Reinsch i= G elegans sec. Haück)
a été recueilli à Marseille, sur le Chordo Filum , et en Angle¬
terre, sur divers Polysiphonia .
Voici la diagnose d’une algue, non signalée encore en
France, mais récoltée sur les côtes anglaises de la Manche. Sa
position systématique est assez indécise ; on la met habituelle¬
ment à la suite des Bangiacées.
Conchocelis Batters (On Conchocelis a new gen. of perfo¬
rât. Algae in G. Murray. Ph. Phycol. Memoirs part I, V, p. 27,
1892;. Ce genre ne contient qu’une seule espèce : C. rosea
Hatt. — Forme des taches roses, arrondies, mais irrégulières
par fusiôn , vivant dans les coquilles (surtout de Mya truncata
et de Solen rngina). Thalle composé de filaments ramifiés, arti¬
culés, çà et là se dilatant en utricules septées de formes irrégu¬
lières. Filaments primaires enchevêtrés, formés de cellules
cylindriques, larges de 1,5-7 u, plus souvent de 4-5 p. Utricules
simples ou ramifiés atteignant 110 p de longueur et 30p.de
largeur et contenant un chromalophore étoilé. Reproduction
par spores se formant dans les utricules, une par cellule. Côtes
du Devon (Plymouth, Tor Cross, Sidmouth))
Cette algue a toujours été trouvée dans des coquilles dra¬
guées ; Nadson (Die perforienden (kalkborendcn) Algen und
ihre Bedeutung in der Natur, in Scripta Botanica Horti Univer-
sitalis Petropolilanae, XVIII, 1900) a émis l’idée qu’elle n’était
qu’une variété rose de YOstreobium Queketti Born. et Flah.
Cependant H. Jonsson (Mar. Alg. of Iceland, Bot. Tidsskrift,
24, 1901, p. 131 ; et K. Rosenvinge (Mar. Alg. front N-F
Greenland, Danm.-Eksp., 111, Nr 4, p. 111) n'ont pas suivi
cette interprétation parce que YOstreobium est une Siphonée.
tandis que le Conchocelis présente des cloisons.
Schmitz a groupé à la suite des Bangiaceae un certain
nombre de g.enres dont on ne connaît pas la place exacte dans
la classification. Ce sont les genres Phragmonema (P. Sordidum
Zopl) ; Porphy ridium (P. cruenlum)-, Glaucocystis (G. nostochi-
Source : MNHN, Pari
— 457 —
rtearum Itzigsohn) ; Gloeochaete (G. Wittrockiana Lagerli. -
Schrammia barbota Dangeard).
On trouvera d’excellentes descriptions de ces espèces dans
l’article de Gextleb (Rev. algol. I. pp. 357). Je renvoie
également à la bibliographie qui accompagne ce travail.
Source : MNHN, Paris
Quelques Cladophora
des Côtes Françaises III
par Gontran HAMEL
5. — Cladophora rectangularis (Griff.) Harvey. Phyc. B rit.
pl. 12 ; Conferoa rectangularis Griffiths, in Wyatt Alg.
Danmon, n° 145.
Syn. — Cl. Crouanii (Ghauv.) Crouan, Alg. mar. Finis! .
n° 361 ; Conferva Crouanii Chauvin, in herb.
Icon. — Kützing, Tab. Phyc. III, 100 (Cl. Crouanii et Cl.
rectangularis)-, Hakvey, loc. cit.
Ce Cladophora forme des touffes intriquées vertes ou vert
jaunâtre dont les filaments ont de 10 à 30 c. de hauteur. Il se
distingue de toutes les autres espèces par ses rameaux et ses
ramules qui sont presque toujours opposés et s’écartent en
formant un angle presque droit. L’article basilaire du rameau
ou du ramule est inséré sur deux cellules et tient autant à la
cellule supérieure qu’à la cellule mère inférieure ; c’est ce
mode d’insertion qui est nommé dans la Süsswasser-Flora
(Heft7, S. 7) Demi-transvection. La plante est assez rigide; les
articles des filaments ont de (200-)250 à 300 [J. et sont de 1 1/2
à 4 fois plus longs que larges ; les ramules sont composés
d’un petit nombre d’articles, leur diamètre varie de (125-)175 à
200 p et ils sont de 1 1/2 à 3 fois plus longs que larges.
On rencontre des formes richement ramifiées dont chaque
article est pourvu de rameaux ou de ramules opposés (— f. his-
pida Kütz. Sp. p. 395, Tab. Phyc. III, 100 B et Harv. pl. 12 :
certaines présentent des filaments et des rameaux presque nus
avec, de loin en loin, des ramules opposés (= f. subnuda Kütz-
Sp. p. 395. Tab. Phyc. III, 100 G.' ; dans d'autres enfin les ramil¬
les sont plus rarement opposés mais souvent alternes ou unila¬
téraux = C. Crounnii Chauv. et f. horridn Kütz. Sp. p, 395,
Tab. Phyc., III, 100, A). Celte dernière forme peut être confon¬
due avec le CL Macallana, mais chez ce dernier, les rameaux
opposés sont extrêmement rares.
Les frères Chouan ont distribué cette algue sous le nom
de Conferva Crouanii Chauv. (Mém. de la Soc. Linn. de Norm.i;
je n’ai pu retrouver la citation indiquée.
D’après M’Galla cette algue est très abondante à Rounds-
tone Bay et dans d’autres endroits de la côte occidentale de
l'Irlande, où elle vit à une assez grande profondeur. A Cher¬
bourg, elle croit sur les plages sablonneuses et vaseuses,
parmi les zostères et est fréquemment rejetée en pelotes intri¬
quées, entremêlées de Plocamium coccineum var. uncinalu/n et
de Spyridia filamentosa (Le Jolis); Thuiiet et Bornet l’y ont
récoltés de juillet à décembre, et fréquemment sur place, fille
n’a été trouvée ni au sud de la Loire, ni dans la Méditerranée,
mais Hauck l’a signalée dans l’ Adriatique.
Dist. Géogr. — Cherbourg ( Thtirel et Bornet; le Jolis, Alg. Clierb.
m" 4fi : llohenacker Meeresalg n" 302 , Cl. Crouanii.
Brest ( Crouan . Alg. Finis! n» 361. Cl. Crouanii. à ta base des souches de
Zostères et jeté sur le rivage par les vents du Sud, Hiv., pi-., rare; Crouan in
Orsmazières. PI. cr. l’r. I, u° 1367, Il n° 867, Conferva Crouanii ; ledantec) ;
Saint-Gildas-de -Ruiz [Lloyd, Alg. Ouest n° 123, jeté à la rôle, sept. oct.
Plante raide étant fraîche).
Exsicc. — ll'yalt. Alg. Daiimon, n° li5, Tor Abbey and Mead-foot, ex-
6. — Cladophora Macallana Harvey, Phyc. B rit., PI. 84.
Icon. — Harvey, loc. cil. ; Kützino, Tab. phyc., III, 86.
Le Cl. Macallana forme des toulFes vert-foncé de filaments
intriqués. Les filaments, hauts de 5 à 25 cm., sont rigides et
portent des rameaux flexueux et étales le plus souvent alternes,
pourvus de ramilles généralement assez courts dont le dernier
article 'est souvent obtus et plus large que les autres.
Les articles des lilaments ont de ( 125-) 200 à 225 -250) y. et
sont 4 (de 2 à 6) fois plus longs que larges ; ceux des ramilles ont
de (100-) 150 à 200 y. et sont de 3 à 4 fois plus longs que large.- .
— 460 —
Les description et mensuration ci-dessus ont été faites
d’après des échantillons authentiques, recueillis à Roundstone
Bav par M’Calla, en août 1846, et conservés dans l’herbier
Thürf-t. La description donnée par Kützing (Sp., p. 392) et
reproduite par De Toni (Sylloge, p. 313) est très bonne, mais
les diamètres indiqués sont beaucoup trop faibles. Ils donnent
pour les filaments une épaisseur de 170 p. et pour les articles
supérieurs un diamètre de 90 à 105 p ; le dessin de la Tab. 86
de Kützing ne correspond pas à ces dimensions ; j’ai trouvé en
effet que le filament avait un diamètre de 125 à 190 p. environ
et les ramilles 100 à 150 a.
On peut distinguer deux formes : a) f. Harvey ana, corres
pondant à la fig. de Harvey; filaments pourvus de longs
rameaux étalés et flexueux. b) f. Kützingiana, correspondant à
la fig. de Kützing; filaments à ramilles plus courts, moins
étalés et à dernier article obtus. Ces deux formes sont nette¬
ment caractérisées et se distinguent aisément, mais on rencon-
Source : MNHN, Par
— 461 —
Ire «les plantes à rameaux pectines, de dimensions moindres
qui peuvent être confondues avec le Cl. utriculosa.
C’est une de ces formes moins nettes que Jürgens a
publiée dans ses Alg. aquat., IX, 9, sous le nom de Conferva.
/ trolifera . Reinboj.d (Révision v. Jurgen s’ Alg. aquat., Nuova
Nolar., 1893, p. 197) s’est trompé en déterminant cette algue
C/adophora proliféra dont elle ne possède ni les longues
cellules caractéristiques, ni la couleur brunâtre. Bornet pense
qu’il convient de la rapporter au (7. Macallana (qui pourrait
n’èlre, d’après lui, qu’une forme robuste du Cl. utriculosa ; ;
en effet, la dimension des derniers ramilles (200 ij.) et la dispo¬
sition des rameaux correspondent aux descriptions ci-dessus.
D’après Harvey, cette algue vit sur les fonds sableux par
S à 20 m. de profondeur, en compagnie du Cl. reclanqularis .
A Cherbourg, elle a été recueille par Thuret et Bobnet de
juillet à janvier, et fréquemment surplace. A Saint-Servan, je
l'ai trouvée dans une flaque à basse mer.
Dist. geogr. — Ciikrbourc [Thurét el Bornât, !.<• Jolis I : Saint-Servan
.juin. !|
Brest | Crouan , Alg. Finis!,, n° 364. Cl. llulcliinsiae, sur les roches plaies
rouvertes de sable, au plus bas des marées el dans les flaques, aul. : Ledantec );
Belle-Ile ( Gilgencrantz).
Exsicc. — Jürgens, Alg. aquat.. IX, 9, Conf. proliféra.
Source : MNHN, Paris
Desmidiées du Lac de Grand-Lieu
par Pierre ALLORGE
Dans sa monographie si vivante et si documentée du lac
de Grand-Lieu (Loire-Inférieure), M. Emile Gadrceau signalait
parmi les points principaux qu’il n’avait pu étudier « toute la
flore cryptogamique et spécialement les Algues d'eau douce...»
(Le Lac de Grand-Lieu, Paris, 1909, p. 4). Au cours d’un
voyage dans l’Ouest de la France, en Août 1923, j’ai séjourne
quelques jours à Passay, sur la rive orientale du lac, en vue d'y
récolter des matériaux d’étude.
La végétation des Phanérogames, des Cryptogames vascu¬
laires et des Characées du lac, bien connue grâce aux re¬
cherches de M. Gadec.eau, est très remarquable : la présence
du Lobelia Dortnranna, de Ylsoetes echinospora, le beau déve¬
loppement des associations aquatiques et palustres, la nette |.
de leurs rapports dynamiques font du lac de Grand-Lieu une
des localités les plus intéressantes de l’Ouest de la France.
De plus en plus envahi par la végétation et en voie de
comblement actif le lac, que sa faible profondeur (2m.au max.
devrait plutôt faire qualifier d’étang, ne pouvait manquer de
posséder une riche population d’ Algues ; de fait, mes récoltes
ne m’ont pas déçu et mes déterminations, bien que limitées
jusqu’ici aux seules Desmidiées, ont enrichi la dore algülogiqiu
française d’une vingtaine de nouveautés parmi lesquelles un
représentant inédit d’un genre (Tiiploceras), surtout répandu
dans les régions tropicales.
Les prises d’ Algues ont été pratiquées dans les prairies
submergées oii dominent les Characées et le Myriophyllunt
alternifloru/n (1), dans les gazons du « bas-rivage » constitués
( 1 ) De nombreuses Algues vivent en épiphytes sur cette plante. M Gadr¬
ceau {toc. cil., p. iOhJ signale que le « Àfyriüphyllum ullcrni/loiuin forme à
l'arrière-saison, associé à plusieurs Algues gélatineuses un magma 1res com¬
plexe.... M. l'abbé Hy /in lill.) qui a bien voulu examiner ce magma y •'
jeconnu en suivant l’ordre d'abondance dans l'échantillon « JVostoc nvutàre.
Source : MNHN. Par.
— 463 —
principalement par la Littorelle et dans les peuplements de
( Apé racées amphiphytes qui forment l' Heleoeharetum. Quant
aux quelques pêches planctoniques, effectuées dans des condi-
lions atmosphériques défavorables, elles se sont révélées très
pauvres ; la liste ci-dessous ne comporte donc guère que des
espèces benthiques.
GONATOZYGON de Bary
G. monotacnium de Bary.
G. Brcbissonii de Bary.
NETRIUM Nâg.
.Y. Digilus (Ehrenb .) llzigs. et Rothe. Avec le type la var. ’
l'onst r-ictuni West (1) est assez commune.
PENIUM Bréb.
P. margaritaceum Ralfs.
CLOSTERIUM Nitzsch.
C. acutum Bréb.
C. gracile Bréb.
C. incurvum Bréb.
C. Leiblcinii Kiitz.
C. roslratum Ehrenb.
C. Venus Kiitz.
PLEURÔT AEN1UM Nag.
P. coronatum (Bréb.) Rabenh.
P. Ehrenbergii Bréb.) de Bary.
P. Trabecula (Ehrenb.) Nag.
iluoococcus sp., (iloeotrichia Pis uni. Cliaetophora tulierculata. La masse esl
■nrlievêtrée en otilre par les filaments île divers Oedogonium ri Cladophora.
ÎC n (in , on y trouve, englobés, une foule de petites espèces appartenant aux fa¬
milles des Diatomées et des Desmidiées. Ces dernières sont re| résentées dans
1rs genres Slaurastncm, Cosmorium. Xanlhidium. Euaslrùm, Micrasterias,
1 luxterium. etc. mais toujours par des types extrêmement réduits ce qui, joint
a I aspect un peu maladif de tout l’ensemble, parait résulter qu'une aération
insuffisante >■.
(1) Les espèces signalées par un astérisque sout nouvelles pour la llore
française.
Source : MNHN, Paris
— 464 —
TRIPLOCERAS Bail.
Triploceras simplex sp. nov. — T. parvum, sabrectum ,
diametro 6-10 -plo longius , in medio leviter canstrietum , apices
versas paulo dilata tara, a p ic ib us triant/ ularib us, quoque anguto
in spinis gèminis brevibus producto. Menibrana laevis, hyalin h.
Clilorophyllophora bina, axilia, laminis 4-5 radiatis, nucleis
amylaceis biais in utroque chlorophyllophôro . Long. 60-75 u,
lût. 7, 5-9 fi, lat. apic. sine spin. 9-10. 5 fi, cum spin. 10-11, 5 ",
ist/i, 7-8 p.. (PI. IX, fig. 7-9).
Hab. In laça Grand-Lieu dicta, ad folias Lobeliae Don -
mannae.
Sous le nom de T. abbreviatum Turner (W. S. Turner, Tl'
fresh-water Algîe of Easl India, K. Svenska Vet.-Àkad.
Handl., 25, N° 5, 1892, p. 27 et PI. IV, fig. 17) a reproduit,
d’après Wallieh {in mscr.) la diagnose et le dessin, d’ailleurs
incomplets, d’une espèce de laquelle se rapproche celle décrite
ici ; le T. simplet: diffère de l’espèce de Turner par la forme
de l’rpex, les épines non géminées et les lobes non crochu -,
Turner {loc. cil.) a créé pour cette espèce une section du genre
Triploceras, sect. Bacteridium , caractérisée par les cellules
lisses, non pourvues de rangées annulaires d’épines comme
sont les espèces de l’autre section établie par le même auteur,
sect. Myrmechidium. Le T. simplex rentre donc dans la section
Bacteridium. Par son sommet triangulaire, le /’. simplex rap¬
pelle certains Staurastrum tel le S. longissimum Borge, mais sa
forme générale, sa constriction peu marquée et sa longueur,
entre autres caractères, semble justifier sa place parmi les
Triploceras. A cet égard, il n’est peut-être pas inutile de rap¬
peler ici la diagnose originale du genre publiée par Bailey (J.
W- Bailey, Microscopical observations made in South Carolin e
Georgia and Florida. Smithson. Contrit), lo Knowledge, II,
1850 et 1851, p. 37) : Frond bmate ; segments straight, mue h
elongated with numerous whorls of knot-like projections ; end. s
of the segments three-lobed ; lobes bidentale. A genus close-ly
allied to Docidium but differing in llïê three parted ends oftlic
segments.
Source : MNHN, Par
— 465 —
L’espèce décrite ici présente un caractère qui ne parait pas
exister chez le T. abbrevialum Turn., à en juger d’après le
dessin assez insuffisant de Wallich : les deux demi-cellules ne
sont pas exactement superposées de sorte que les lobes api¬
caux alternent comme cela se produitehez certains Slaurastrum
Slauraslrum alternons Bréb., S. inflexum Bréb., S. parado-
xum Mey. etc.).
EUASTRUM Ehrenb.
E. bidentàtum Ag.
E. denticulatum (Kirchn.J Gay.
' E. spinulosum Delp. - — Lg. 58-64 y., lal. 46-50 y., isth. 12-
14 y., lat. apic. 16-18 a. Dans un travail récent, R. Grônblad
(New Desmids from Finland and northern Russie, Acta Soc.
pro patina el Flora fennica, 49, 1921, pp. 15-1 Gj a bien mis en
évidence les caractères distinctifs de cette espèce dont il sépare
la var. mononcylum (Nordst.) Racib. pour en faire une espèce
autonome. D’après lui VE. spinulosum type se différencie par
les caractères suivants essentiels : lobe polaire très dilaté au
sommet, apex nettement rétus, incision séparant le lobe polaire
ou le lobe latéral supérieur étroite et aigue, incision séparant
fi s lobes latéraux aigue ou arrondie, membrane garnie d’épines.
Tous ces caractères se retrouvent nellemenl pour la plupart
chez les Euastrum de Grand-Lieu que je rapporte à cette
espèce.
E. verrucosum Ehrenb.
MICRASTERIAS Ag.
M. Crux-Metitensis (Ehrenb.) Hass.
M. radia ta Hass.
M. Thomasiana Arch.
COSMARIUM Corda
C. abbreviatum Racib. — Espèce encore très rarement
signalée en France (Fontainebleau, M. Denis). Long 13 y.,
lat. 15 y., isth. 3 fi, crass. 7 y.. (Fl- IX, fig. 10-13 .
* C. binodulum Lütkem . — (Pl. IX, fig. 21-23). Long 35 y.,
lat. 30 u, isthm. 13 fi, crass. 22 y..
Source : MNHN, Paris
— 466 —
* C ■ binum Nordst.— Long. 50-65 p, lat. 05-42 p, isth. 14-16 p.
C. hioculatum B ré b.
C. Boeckii Wille.
C. Bot ry lis Menegh.
C. connatum B ré b.
C. contractum Kirch.
C. depressum.
C. formosulum. Hoir. var. * Nathorslii (Boldt) W. et G.
S. West. — Long. 50 p, lat. 46 p, isth. 13 p.
C. globosum Bulnh.
C. granatum B ré b.
C. h u mile (Gay) Nordst.
C. impressulum Elfv.
6. laeve Habenh. et var. septentrionale Wille.
( . margaritàtutn (Lund.) Boy et Biss.
C. tnargaritiferum Menegh.
C. Meneghinii Bréb.
C. moniliforme (Turp.) Ralfs.
( ■ Norimbergense Reinsch l'a depressa W. et G- S. West.
C. obsoletum (Hantzsch) Reinsch.
* C. obtusatum Schmidle. — (Tl. IX. fig. .17-19). Long. 50 p.
lat. 42, lat. apic. 15 p, isthm. 12, crass. 23 p..
C. pachydermum Lund. var. * aethiopicum W. et G. S.
West. — Long. 77 p , lat. 68 p, isth. 27 a, crass.
C. Phaseolus Bréb.
6. Portianum Arch. var. “ nephroideum Wittr.
' C. protract um De Bary (PI. IX, fig. 20).
„ ' 0. pseudo-exiguum Racib. (PI. IX, fig. 3-5). — Long. 13-
15 p. lat. 8-7 ft, isth. 1-1.5 1(1. crass. 3-4 p; var. < angustatum
(üg- 2).
C. punctulalum Breb. et var. sub/mnclulatum (Nordst.l
Bôrges.
C. pusillum (Breb.) Arch.
C. pygmaeum Arch,
C. Quadrum Lund.
C. Regnesi Reinsch.
C. re ni for me (Rails) Arch.
— 467 —
C ■ rectangulare Grun.
C. Sportctta Bréb
C. subcosfatum Wittr.
* C. subprolumidum Nordst. var. Gregorii (Roy et Biss.) et
G. S. West. — Long. .'50 tj lat. 23-25 tx, islh. 6-7,0., crass. 13,5 [x.
' C. subrectangulare Gutw. mut. char. Liitkem. mscr. —
{€■ tbreclnngulnre Gutw. var. ornât issvmum Gutw. fa Eichleri
Gutw.) — Dans une note toute récente, R. Grônblad (Observa¬
tions en sonie Desmids, Acta Soc. pro Fauna et Flora fennica ,
55, N° 3, pp. 12-13, 19241 a donné la description et la synony¬
mie de cette rare espèce d’après Lütkemüller {in mscr.) Les
exemplaires du Grand-Lieu correspondent bien à cette descrip¬
tion ainsi qu’aux figures de R. Grônblad. — Long. 32 u, lat.
il [j., isth. 6 /j., crass. 15 u. (PI. IX, fig. 15-16).
C. Turpinii Bréb.
C. tetraophlhalmum Bréb.
XANTH1D1UM Ehrenb.
A', cristatum Breb.
A', antilopaeurn (Breb.) Kutz. var. ’ Hebridarum W. et
G. S. West. Variété encore rarement signalée 'Ecosse, Norvège,
I inlande).
ARTHRODESMUS Ehrenb.
A. Incus (Breb.) Hass.
A. convergeas Ehrenb.
A. octocornis Ehrenb.
A. bifidus Bréb.
STAURASTRU.M Moyen.
S. apiculatum Bréb.
S. Arctiscçn (Ehrenb, j Lund.
S. Avicula Bréb.
5. bibrachialuin Rei.isch. — Long, cum spin. 45 a, sine spin.
1 i [x, lat. curn spin. 45 ij., sine spin. 12-14 [x, ci'ass. 7 (/.. Déjà
trouvé en Fi-ance dans les Landes (lac de Biscarosse, Allorge
et Denis).
Source : MNHN, Paris
— 468 —
S. Brebissonii An-h.
S. cuspidalum Bréb.
S. dejectutn Bréb.
S. brevispinum Bréb.
S. furcalum (Ehrenb.) Bréb.
S. furcigerum Bréb.
S. gracile Ralfs var. * coronulatum Boldt.
S. laeye Ralfs.
S. glabrum (Ehrenb.) Ralfs.
S. lunatum Rais.
S. orbieulare Bréb. var. depressum Roy et Biss.
S. polymorphum. Bréb.
S. proboscidium Perty.
S. punctulaiuni Bréb.
S. quadrangulare Bréb.
S. striolatum Nag.) Arch. — Dans une note récente (Des-
midiées du Bas-Morvan, Ass. fr. Avanc. Sc. Congrès de Boi-
deaux 1923, Paris 1924) j’ai donné, par suite d’un lapsus, cette
espèce comme nouvelle pour la flore française, alors que dans
des notes antérieures, M. Denis et moi l’avions déjà signale
(J ura, tourbière des Rousses ; Landes, lac de Biscarosse).
S. leliferum Balfs.
.V. vestilum Ralfs.
COSMOCLADIUM Bréb.
C. pusillum Hilse (= C. subramosum Schmidle). La plupart
des colonies que j’ai observées se composaient de quatre cel¬
lules disposées en file arquée. J’ai noté des colonies ramifiées
à 5, 6, 7, 8 et U cellules. D’après W. et G. S. West (Br disk
Desnudiaceæ, vol, V, p. 201) colonies « rarely consisting of
more than 8 cells ». Long. 8-10 p, lat. 6-7 p, isthm. 2-2, 5 p,
crass. 3-4 p.
SPHAEROZOSMA Corda
'S. Aubertianum West var. Archeri (Gutw.) W. et G. S.
West. — Long. 13-15 p, lat. 19-22 p , isth. 4-5 p. (PL IX, fig. 10)
S. excavatum Ralfs.
Source : MNHN, Par
— 469 —
S. granulatum Roy et Biss.
SPONDYLOSI UM H réb.
' S. planuvi (YVolle) W. et G. S. West.
ONYCHONEMA Wallich
O. filiforme (Elirenb.) Roy et Biss. (= O. Nordsletianum
Turn.J. — El. IX, fig. i).
' O. /«eceNordst. var. micracanthum Nordst. — Long. 12-14 p,
lat. cum proc. 17-20 p., sine proc. 15-18 p., isth. 4-5 a. (PI. IX,
lig. 14).
HYALOTHECA Elirenb.
II. diss i liens (Sm.i Bréb.
II. mucosa (Mert.) Ehrenb.
DESMIDIUM Ag.
D. aptogonurn Bréb.
D. Swartzii Ag.
Dans son ensemble, la flore desmidiale du lac de Grand-
-'eu, ainsi d’ailleurs que toute sa flore algale, possède de nom-
reuses espèces en commun avec celle des lacs des Landes
Allonge et M. Denis. Une excursion phytosociologique aux
ics de Biscarosse (Landes) Bull. Soc. Bot. Fr ., 70, Paris, 1923)
ii particulier plusieurs espèces rares ( Micrast'erias radiata,
taurastrum Arctiscon , .s. bibrachialum, Cosmocladium pusil-
'm, Onychonema filiforme, etc.). L’examen rapide de récoltes
I revenant d’autres lacs ou lacs-étangs de l’Ouest et du Centre
• la France et prélevées parmi les mêmes groupements de
lantes vasculaires m’ont révélé des ensembles spécifiques
analogues II est donc permis de supposer que l’on est en pré-
nce d’un groupement d’Algues assez homogène dont la com-
j'osilion et la délimitation exacte pourront seulement être prê¬
tées par l’étude et la comparaison de prises plus nombreuses.
Au point de vue de la distribution générale des Desmi-
'Ges, il est intéressant de constater la présence dans la liste
ri dessus, avec les espèces cosmopolites qui sont nombreuses
30
Source : MNHN, Paris
— 470 —
et quelques espèces atlantiques comme Spondylosium planum ,
Staurastrum Arctiscon, plusieurs espèces qui sont surtout ré
pan cl u es dans les régions tropicales telles Euaslrum spinu-lo-
süm, Cosmarium binum, C ■ obsoletu/n, Onychonerna iüei'c. I
semble donc bien que l’on puisse parler ici d’un « élémen
G. S. West.
— 11-13. Cosmarium abbreviatum R:
Source : MNHN, Parii
HEYl'E ALGOLOGIQUE
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Tous les travaux algologir/nes adressés à la Direction seront analysés ici ;
"/'n d assurer « celle bibliographie la régularité nécessaire, les auteurs sont
instamment priés d’envoyer leurs publications le plus rapidement possible.
/.es diagnoses des espèces et variétés nouvelles sont reproduites dans ta
langue employée par les auteurs.
MYXOPHYCÈES
229. Boye Petersen Johs. - Cyanopkyceae marinae (in
Plants from Beata Island St. Domingo, coll. by C. H. Osten-
i"ld. — ( Dunsh Botan. Arkiv, 4, Nr. 7, pp. 11-13, 2 fig.,
Copenhague 1924).
Liniméraliou et description des algues recueillies : 1 Chamaesiphonacée,
H Oscillatoriacées, 2 Scylonematacées, 1 Rivulariacée. 1 var. est nouvelle.
Lyngbya majuscula Harv. var calyptrata B. Petersen : üiffers from the
iypical !.. majuscula only in tlie apical cell. wkiçh is often provided >vilh a
instinct calyptra, sometimes of the saine diameier as the trie ho me. sometimes
smaller.
230. Brühl P. et Biswas K. - On a new species of Cylin-
drospermùm Iront Bengal, Cylindi'ospermum doryphorum
•'■ühl et Biswas. (, lourn . and. Proc. Asiatic Soc. of Bengal, 18
new Sériés, 1922, pp. 577-580, 1 fig., 1923.)
Description d’un nouveau Cylindrospermum remarquable par la forme de
' liétérocystes qui ressemblent « à des fers de lance » (lance-heads) d'où le
1,0111 spécifique. Ces liétérocystes ont 4-8 u de long, et 2-4 u de diam. Les
cellules végétatives sont cylindriques, peu ou pas conslrictées, 4-8 p. long.,
' ,“ diam. Les spores rares, sont rarement géminées, parfois séparées de
i In térocyste par une ou plusieurs cellules végétatives ; elles sont entourées
'i une membrane ferme, tisse, hyaline, ont 8-12 p long, et 4-6 larg. Les filaments
sunt aggrégés en colonies flottantes, de couleur vert-de-gris. Il est regrettable
que les' A. ne donnent pas de diagnose, non plus que des indications sur la
localité et la station de leur nouvelle espèce. — P. Allonge.
231. Danilov A. N. — O novykh formakh Symploca mtts-
ctmim (Ag.) [Formes nouvelles de Symploca muscorum (Ag. >
Gom.] ; Notulae syst. ex Jnst. crypl. Horli Bol. Bel ropolitan i .
2, pp. 169-173, Pétrograd 1923).
En ctjltivant dès gazons de Symploca muscorttm provenant des orangeri, .
du Jardin botanique de Pétrograd. l'A. a pu distinguer, à côté du type, deux
formes, f. eoerulea et f. recta, qui se différencient par l’aspect macroscopique,
la couleur el le spectre des solutions pigmentaires, les autres caractères il,
valeur spécifique, comme lu dimension des cellules, restaut constants. —
P. Allorge.
232. Elenkin A. A. Neskolko sldv po povodu Anàbae
nopsis Woloszynska) Miller i/. sizelenykh vodorosleï [Quelques
mots sur le genre Anabaenopsis (Woloszynska) Miller] .Xolu/a.
.syst. ex Inst. Crypl. Horli Bot. Petropolitani, 2. pp. 73-73.
Pétrograd 1923) [en russe].
Au sujet du travail de V. V. Miller sur la systématique du genre Anabaen
|cf l'analyse ci-dessous), l'A. signale un mémoire de .1. Woloszynska 1 Du:
l’Iiy loplanklon einiger javanischer Seen mil Berncksiclitiguug des Sawa-Plank-
ton , Bull tnlern.de t'Acad. des Sc. de Cracovie, sér. B, 1912, p. 649) dans
lequel cette algologue établissait une section du genre Anabaenopsis compr,
nanl les A. circularis G. S. West el sa va r. javanica Wolosz., A. Tanganyikn
G. S. W est ol A. Jtaciborskii Wolosz. et caractérisée par les hétérocyslc -
terminaux. L'A. fait remarquer que les genres Anabaenopsis et Cylindrospc
muni sont très proches el que l'on pourrait les considérer comme des sections
du genre Anabaena.
Le genre Anabaenopsis que Miller a créé sans avoir connaissance du travai
de J. Woloszynska comprend donc cinq formes, les quatre nommées ei-dessu.-
el l'A. Elenkinii Miller. L’A. donne en laliu une ciel des espèces et leur
diagnoses — P. Allorge.
233. Elenkin A. A — O novora vide sinezelenoï vodorosli
iz roda Oneobyrsa Ag. i polojenii etogo roda v sem. Chroo-
corcaoeae [Sur une non elle espèce d’Oncobyrsa et sur lu
position de ce genre dans les Chroococ.caceae] ( Notulae syst.
ex Inst. Crypl. Horli bol. Petropolitani, 2, pp. 1-14, Pétrograd
1923) [en russe av«c résumé latin].
S. M. Wislouch avait nommé en 1917, sans la décrire, Cliroococcus saecinoi.
des. une algue rencoulrée daus un lac saumâtre près d’Eupatoria (Crime, i
L A. a, d autre part, trouvé la même espèce dans des récoltes à lui communi¬
quées par I. M. Kracheninnikov et provenant d'un lac salé du district de Tcln -
liabiusk. Avec ces matériaux il a pu étudier en détail celle algue et la rapport, r
au genre Oneobyrsa, en y distinguant trois variétés (el deux formes).
OptcoBïnsA sarcinoides (Wisl.) Eleuk. sp. nov. [= Cliroococcus sarcinoicb j
Wisl. iiomiîn nudum in litl.] — Straio globoso, pulvitluio rolundato. sice* i
subduro, in àqua molli, opaco. Inbrico, 0. 3-2 mm. diametro, rarius 2-4 mm ,
tubercUtato sel dilaceralo crispais . rufescenti-firsco, ulrofusco, fusçô-viridi,
\
Source : MNHN, Pa,
olivucett vel pullule isperiileo-viridi. Çellulis glôbosis, 5-6 p iliam. (sine mem-
brana), (cum niembrana) rarius oblongis, 6 ja. lut. et 9 p long., tegumenlis
{ickrois, sed bene dislinclix, su.blameUo.sis. typa Chrooeocci, contenta luteolo,
rufesccnli-olivaceo. ce! paltide coeruleo-viridi in stratibus interioribus desorga-
aisntionis ope saepe irregulariter polygonio. auguste oblongo, semilunaiim
arcuato v. OMcti/uemi sed tnemlirunis vutgo formant, gtobosam bene conservan-
tibus et reguluriter disposais, sarcinas cul/icas (8 cellulas continentes) effor-
mantibus, quae in glomerulos gelineos majores, 20-50 plat, c.onsociantur et in
■main ordiurm glomerulos mugnos 50-200 p lut. inter se agglutinâtes efficientes,
stratum tlialliiiitni formant, U mis redis vêt flexuoso curvatis inter se disjttn-
gentes-. /tarins cellulite subradiatim disposiltte observantur. Caeterum in iionriiil-
lis formis linaeoe disjungenex aegre conspicuav et lune çellulis niembrana arcte
cet la xi us connexis. sed sine ordine disposais, structura thalli interna pitren-
iliymatis utemo ria m offert,
Var.FüLVO-cuBiCA var. nov. — Tliallo minuta, globuloso, 0, 3-1 mm, diam.
fulvescenie vel olivaetto lulescente, pressions sub vitro glomerulos polygonios
.ml cnbicox facile secemeiile. Çellulis periphericis fulvesceutibiis, internis
pallidinribus, in funiilins cubicus ( octadesl coiisociutis, sarcinas anlern cul/icas
iiul longiores plus minus quadrato angttlulas, vel trapezoideas, 20-50 u. lut.
e//icientibus, quae in glomerulos pofygonios mdgrios, 50-200 g. lut. inter se
iigglutinantnr. thulium irregulariter globosum formantes, l.ineis glomerulos
■ rjungentibus cruxsiludinis cariae eximie in aqua conspirais.
Var. [RiuicuLARmîit-coNsociATA var. nov. — '/ halio majore irregulariter
tluboso, 9, 5-2 mm. diam., pulide viridi vel obscure fusco, pressions sub vitro
Inmerulox aegre secedenle, structura, m quasi pareiichymaticam oslendenle,
hiteix sejungeutibns flexuoso-curvotis (non redis ) inaegre conspirais. Contenta
crtlularuin saepe in vanis stadiis desorganisulionis.
Var. sparsa var. nov. — Tliallo sut magno. irregulariter globoso, dilace-
uto crispa t o, 2-" mm crasso, solido vel bulloso. coeruleo viridi iiut sordido,
pressions sub vil o in glomerulos non discedente, massant quasi homogeneam
iislendente, lineix sejungentibas in aqua fera inconspicuis. Çellulis plus minus
spursix , non ardu connexis, conlenlu plertiinque irregulariter globoso, polygonio,
■'■do uni semilunaiim oblongo vel punclifurmi . Transitas ad variela.'ent praece-
ilenteni, pruecipue ad format i pallidam et a/finitatem Oncobyr-.'.e rivulari
'KiiU.I Menegh. et O. adriaticae Hauck oslendens.
Itab, Ail lillora lncus araaro salini Jabal-Sejgan, ilistr. Czeljabiusk gub.
>renburgensis a cl. 11. M. Krascheninnikov anno 1905 et in lacu amaro-salino
Majuekskoje " prope opp. Eupaloriam in Tam ia a ri. S. M. Wislouch anno
1917 abundanlissime leetâ, ubi sub aqua in Zona lilorioa magùis massis aggre-
;alur el ad lilora vaslas congloraeraliones in forma vallorum 9. 3 m. ail.,
’luctibus ejeclas edicit.
L’A. passe en revue les différentes espèces à’ Oncobyrsa et proDose de les
.couper eu Irois seelions 1 O. Iticuslris Kirclin. 2) O. rivutaris (Külz.)
'icuegli., O. ttlvacea (Külz.) Rabenli., O. Brehissotùi Menegh. . O. Cesutiana
Uabeneh , O. hispunica Leu., toutes espèces difficiles à distinguer el qui ne
consl il lient vraisemblablement qu'une espèce ; 3) O. marina (Grun.i Rabenli. el
<>. udrialictt Hauck, espèces marines identiques selou Bornet. l.'O. sareinoides.
d eau saumâtre est à placer dans celte dernière section. Celte espèce fait lo
Source : MNHN, Paris
passage aux Chroococcus par l'intermédiaire de VEucapsis. alpiiia Clem. et
S'hante, l’ar Chlorogloea d'autre pari ce genre se rattache aux Chamaesiphona-
eées. I, A. l'ail remarquer que le caractère essentiel donné pour ce genre par
Forli et Lemmermami « cellulïs radialim regùlariter disposais » n’est pas
constant, car il a observé des colonies à cellules disposées soit en files recti¬
lignes, soit en files courbes, soit en files radiales ou bien encore à cellules
éparses. — P. Allorge.
234. Frémy P. — Cyanophycêes cltt Haut-Ouhanghi (Bull.
Soc. Linn. Norm. 1'' ser. , 6, 1923, Caen 1924).
Indication de Sert une ma figuration Ag. et de Schhotkrix purpuras, 'en <
Gom. var. cruenta Gom. dans les marais de la Paxva (leg. Le Testu). —
E. Mes! in.
235. Frémy P. Cyanophycêes saxicoles observées à La
M eau Ile (Manche;. (Bull. Soc. Linn. Norm. 7e sér., 6. 1923.
Caen 1924).
L'A. a récolté dans des suintements sur le calcaire et sur 1rs murs des
fours à chaux de la Meaulïe 10 espèces dont Nasloc calcicola B réh. — H. Mes! in.
236. Frémy P. — Cyanophycêes rares observées récem¬
ment dans le Cotentin. (Bull. Soc. Linn. Norm. 7° sér., 6. 1923,
Caen 1924).
Indication de 7 cyanophycêes filamenteuses ( Schizothrix Lamyi Gom. .V
Fri ru ii Gom. Hydrocoleum Brebissonii Kiitz. Microcoleus subtorulosus Gom
Phormidiam tenue Gom. Dichothrix gypsophila Boni. Nostoc cuticulare Boni
et Klah. — II. Meslin.
237. Geitler L. — Versuch einer Lôsung des lJeterocysten-
Problems. (Si/.z. Ber. Akacl. I Viss. Wien Math. Nat une. K!..
130, 1921 (1923), pp. 223-245, 1 pl.).
Parce qu’on peut observer quelquefois qu’il se développe un nouveau
filament par la division et une hélérocysle, l'A. les regarde comme des organes
reproducteurs qui oui perdu leur fonction. — Van Ho or.
238. Hollerbach M. M. O novom vide sinizelenoï vodo-
rosli iz roda Tolypothrix Kiitz. i novoi seklzii etogo roda [Sut
une nouvelle espèce de Tolypothrix et une section nouvelle de
ce genre] (NotUlac ttyst. ex Inst. Crypt. Horti Bot. Petropolitani ,
2, pp. 173-176, Petrograd, 1923) [en russe].
Toi.YPO.rnmx isect, Diploc.oleopsis sect. nov.) Eliuxkisxii sp. nov. — St rat o
crustaceo fus c c.v ce n te-n igro ; fi lis 11-15,6 u. cr assis, irregulariter pseudoramn-
sis : p radoni m i i brrr Unis , vaginis crassiusculis, aurais rel fusçis, rarias
incolaratis ; trichomaiibus 5-7 u. crassis, toralosis. aerugineis : articutis diam.
1 1 j'1-i-pto i rarius 2 1/2-3-p/oJ brevioribus ; heterocyslis bas , la ri b us singulis-
rarias biais globosis, 7-19,5 y. diam. vel tenter compressas, contenta olivaceis'
Source : MNHN, Pari
i75 —
Haec farina normal i. i. vaginis nonnunquam paner incrassalis , trichomata
complura includentibus transitas manifestas et numerosissimos ad formant
saccoideu-fruticulosam praebet. quac es modo describitur ; fi lis saccoideo-
• Itivifonnibus, upice dilalatis usque ad 50 ucrass., basi tenuioribus. 15-20 p.
Int., simplicibus vel seras repetite ramusis . trichomatibus 2-6 u in vaginam
rommunem inclusis, vaginis propriis praeditis. longis vel brevioribus, réélis vel
paulo curvatis, plus minusque paralletis, pseudoramosis, helerocystis basila-
ribus, habit u et dimensionibus a forma typica non dijferentibus.
Hab. Ad leclum ferreum aedilici dieli « Ruiny » in liortis opp. « Dietskoe »
Tsarskoe-Selo.
Celle espèce difTère du T. byssoidea (Hass.) Kirchner par les Irichomes
plus ténus et les gaines plus épaisses, du Sacconema rupestre Borzi par la
structura homogène des gaines et l'extrémité des irichomes non atténuée. L'A.
propose d’en luire le type d'une nouvelle section du genre Tolypothrix , sect.
Hiploculeopsis. — /\ Allorge.
239. Miller V. V. — Iv sisteniatike roda Anabaena [Contri-
' .ution à la systématique du genre Anabaena] (Arch. Soc. russe
i le Protis/ol. , 2, pp. 116-121, 5 lig., Moscou, 1923) [en russe avec
iés. allemand].
Description et remarques critiques d une nouvelle espèce d' Anabaena dont
A. propose de luire le type d'un genre nouveau Anabaenupsis qui se distingue
n genre Anabaena par les helérocystes toujours terminaux, placés aux deux
x I rémités des filaments courts et spiralés. Les hélérocystes se forment toujours
par paire, par division inégale de deux cellules contigües.
Anababnopsis gen. nov. — Trichomata brévia, spiraliter conforta, Anabaenae
■a milia, sed u troque fine Iieteroeysta terminata. I/eterocystae novae sein per
l’inae e cellulis contiguis nascuntur et inter eus trichomata in partes fere
•lequales dissolvuutur Sporae lubt nolae) sphaericae. sive ellipticae a hetero-
ystis remotae.
A Ki.unkinii sp. nov. — Trichomata spiraliter conforta, cingiilus 3/4-2 1/2
formantes. Cellnlae ellipticae, leviter asymelricne, 4,7-5.7,14 crassae. 1 1/4-2
" mgiores, pseadovacùolis dense complétai1, vagi lia l/ \ ali na destitat te. ! ’Jelero •
y .tue terminales, sphaericae, 4,6-6, 7 udiam., e cellulis parvulis per divisionem
nnequulem céllalariim cou ligna mm Irichoinalis nascentes. Sporae soUtariae
rarissime bint/el. sphaericae. 8.3-10,5 p. crassae, 9,3-12 p longue, episporio
ievi hyalino.
Hab. In Ibvea lutosa prope urbem Ivvauovo-Vosnessjenk (Russie centralisé
L'A. rattache à ce nouveau genre les Anabaena circularis G. S. West et
I . Tanganyikae G. S. West qui deviennent Anabaenopsis circularis (G. S. West)
1 . Miller et A. Tanganyikae (G. S. West) V. Miller. — /'. Allorge.
240, Rykov V. M. Notiz iiber die Wasserblitle von
Anabaena Scheremetievi und Euglena sanguinea der Teiche
ut der Umgebttng von All-Pelerltol {lier, russe. HycLrobiol. , 2,
l»|t. 107-111, [en russe avec rés. allemand], 1923).
Source : MNHN, Paris
— 476 —
241. Steinecke Fr. — Microchaete spirulina, eine neue
Nostocacae. ( Bol. Archivé B, p. 272, 1 fi g., 1923).
FLAGELLÉS
242. Cholodny N. — Uber eisenspeischernde Flagellaten
Spongoraooas und Anthophysa ( Arch . Soc. russe île Protislologie ,
2, pp. 210-219, rés. allem., 1923).
243. Geitler L. — Chroomonas candata nova spec. (Ôsterr.
bot. Zeitschr., 1924, pp. 546-247, Wien 1924) I fig.
Diagnose d’une nouvelle Cryptomonadinéo :
Ciiroo.mo.nas gaudata sp. nov. — Kôrpcr in (1er Bückènansicht Honisch.
niicli hinten. gleiehmassig verschmlilert, in der Sritenansicht in ein bauchwHrt '
gekrümmtes schwanzartiges Ende atisgehend ; Riicken Stacker gekrilmmt ah der
B'aueh ; Vorderende schwach ansgerandet. Furche seicht, undeullich, ofl ohm
Kiirnchen. Ch romatoplior pariétal, gross, intensiv blaugriin, an der Bauchseile
offen, an dér Hiickenseile ein grosses Pyrenoid mil rier I immer .'I Starkeschalen
fiïhrend ; der Chromatophor làsst Vorder-und Hinterende frei. Fine kontraktili
Vakuole inl Vorderende. l.ànge 9-12 p. Breite 3-4,5 ja. Bewegung sehr lebhaft.
liah. In einem Warmhausbecken der Biologischcn Station in Lunz.
244. Pascher A — Neue oder wenig bekannte Flagellait
Fil. (Arc hiv für Protistenk. . 46, pp. 141-147, 36 lig., 1923).
245. Svartchevski B. — Nabliudenia nad Oicomonas
tetraspora n. sp. [Observations sur Oicomonas telraspora
n. sp.] (Arch. Soc. russe de Protislologie , 2, 1923, 18 p.) [en
russe].
PÉRIDINIENS
246. Dahlgren U. — The primitive luminous organisms ol
Maine. Maine Nat. 4, pp. 16-23, 1924).
Tins popular article included a discussion of llie Peridiueac. — Ilin . Ban
dotpli Taylor.
247. Jôrgensen E. — Mediterranean Dinophysiaceae (Re¬
port on l/te danislt oceanographica / Expéditions 1908-1910 to
l/te Mediterranean attcl adjacent Sens, vol. II, 48 p., 64 fig.,
1923).
Cette importante étude compred une partie systématique, la plus étendue
et une partie biogéographique, plus réduite.
55 espèces sont étudiées dont 5 sont nouvelles :
Pkai.aghq.ma elonoatim sp. nov. — A Phalacroma aculo afp ni praccipm
Source : MNHN, Paris
diversum magnitudine, epilheca minus allé convexa, hypotheca parum asymme-
Irica, infra magis protracia.
Dinophïsis punctata sp. nov. — A U. lentieula ala longltudinali sinislra
longiorg epilheca minore atque structura subtilitiore diversa,
I). pusilla sp. nov. • — A I). uracantha dit ersa minore magnitudine, liypo-
theca fere rotundata, ala longitudinali sinistra breviore.
D alata sp. nov. — Species egregia . D. uracanthae proxima, ala dorsali
nique structura crasse reticulata subechinataque diversa.
Ormtiiogergus assimilis sp. nov. — O. Quadrato simillima, ab eu lumen
diversus minore magnitudine, hypotheca e latere visa asymmelrica, comparais,
rl ut et epilheca angustiore.
Le Phalacroma nasutum Stem devient le type d’un genre nouveau Pseudo-
phalacroma. Le genre Phalacroma est divisé eu 6 sections : Paradinopliysis.
Euphalacroma, Cuneiis, Argus, Podopha lacrom o , Urophalacroma. Dans le
genre Dinophysis, l'A. distingue, en dehors des cinq sections créées par
l’avillard, la nouvelle section Scolops.
Comme les Ceratium, les Dinophysiacées sont représentées dans la Médi¬
terranée' par des espèces nombreuses mais pauvres en individus II y a peu
I espèces hivernales (telles Phalacroma fa vus. Ampliisolcnia truncata) mais
une quinzaine d'espèces estivales. Ce sont toutes des formes subtropicales,
l.i plupart vivant en profondeur. Plusieurs ne se rencontrent que dans la
partie orientale de la Méditerranée. Ces Dinophysiacées sont en majorité
li s immigrants atlantiques et les endémiques méditerranéens sont rares et
presque tous des formes de profondeur. Par suite des différences de tempéra¬
ture et de salinité qu'elles subissent à leur entrée dans la Méditerranée, maintes
espèces atlantiques disparaissent ou se raréfient lorsqu'elles pénètrent dans
relie mer. Seuls Phalacroma rapu et Dinophysis sphaerica en Septembre et
D. caudata en Juin, augmentent d'abondance en entrant, dans la Méditerranée.
Des espèces de la Mer Noire D. acuta est la seule pour laquelle la question
d'une immigration en Méditerranée puisse se poser. La majorité des planctonles
méditerranéens sont des formes méridionales -tempérées | southerly-temperatel
accompagnées d'éléments subtropicaux. Quant aux espèces septentrionales elles
manquent presque complètement ; seul U. acuta peut être considéré comme tel.
— P. Allorge.
248. Lindemann E. — Nette von (1. J. Playfair beschriebene
Sfisswasserperidineen aus Australien, mit kriüschen Bemerlutn-
gen über ihre systema lische Stellnng (Archio. f tir Prolistenkun.de,
47, 1, pp. 109-130, 24 fig., Iena, 1923).
L A. présente toute une série de remarques critiques sur les espèces et
variétés nouvelles de Péridiuiens décrites par Playfair (dans ses Peridineae of
New South Wales (Proc, l.inn. Soc. JVe«> South I l aies 44. 1919). Les espèces
suivantes sont particulièrement étudiées et leur diaguose original- traduite en
latin : Peridinium caudatam, P. caudatam var. guilfordense, P. caudatam var.
l'Umktonicum, P. geminum. P. geminum var. elegans, P. geminum. var. exca¬
vatum P. geminum var. angulosum, P. umbonàtum var. centehniale. P. umbona-
tum var. ovale, P. intermedium, P. intermedium var. conicum, P. striolatum.
— 478 —
P. striolatum var, ntgosum. P. striolatum var. truncalum, P. striolatum var.
acuminatum, P. striolatum var. uuburnense, P. Willei var. bptanicum, P. aus¬
trale, P. zonatum. — P. Allorge.
249. Lindemann E. — liber Peridineen einiger Seen
Suddeutschlands und des Alpengebieles. Si- h ri feu fur Siïsswas-
ser-und Meereskunde, l, pp. 3-7, Berlin 1923)..
L’A. signale les espèces suivantes : Slraszieellu Dinobryonis Wolosz.,
Gonyaulax limnelica Lindem., Peridinium U-'illei II u ilf.-K.aas, P. guslro-
wiénse Lindem., P. cinctum Ehrb., P, laeve Huiil.-Kaas, P. iiiconspicuum
Lemm., P. munuscultim Lindem., Oeralium sp. pl. L indépendance systématique
du P. gustroviense vis-à-vis du P. ITillei est confirmée. P Allorge.
250. Lindemann E. — Peridineen ans dem (loldenen Ilorn
und dem Bosporus. (Bol. Archiv., pp. 210-233, 98 lig. , 1923).
I.'A, a étudié 20 prises de la Corne d'Or et 12 du Bosphore, faites par le
Prof. Willielmi. La Corne d'Or a une longueur de 7 km et une largeur maximum
de 700 m. La salinité varie de 15 à 17 0 ,,0. Le Bosphore a une longueur de
35 km. et une largeur de 600 m, à 3 km ; la salinité varie de 11 à 15 °/00. L'A.
décrit minutieusement et ligure : I Hemidiuium, 5 formes de Glenodinittm, 2.
Porocentrium, 6 Dinophysis, 1 Phalacroma, 2 flelerocapsa, 1 Protoceratium. i
Gonyaulax, 1 Goriiodoma , 1 JJiplopsalis . 15 Peridinium, 1 Pyrophacus, 5
Ceratium. Parmi ces espèces sont nouvelles :
Dinophysis. hastata Stein var. parvula n. var. — - Karzer als die Haüptform ,
im L'u.i iss fus l kreisformig. Xarter geptinzerl, der Jlenkel weniger breit und
grob, besonders ist der liintere Stachel dessellant nie ht l.esonders verlangert.
Stachel am Anlapikalende elwas seitlieli versclioben. Ointe Apikalstachel 60 y
long, mil « Henke ! « fast ebeliso breit.
D. rotundata, Cl. u. Lacivm. var. i.ntukmedia n. var. — /Celle oval, sackfbr-
mig, am antapikalen Pôle abgerundet oder ganz aeidg koncav, selteli hintei
diesem Pote kaunt merklicb zugespi/zl. Grüsste /irrite liinierder Mille, naher
dem antapikalen Pote. Umrisskontur glati. Triehter /la ch. Vorderk'orper klein,
ttieht uns dem Triehter hervorrageitd . « Henke'. n niclil seltr breit, glati ;
Paiizerober/lâclie mit groben Poroiden verse lien.
D. hottiunculus Sleiu var. uns n. var. — /allen bieiter als der Typas,
attch Irriter als die var. graciUs Scltfiider, u Ut-nkcl » seltr breit, "fl mitdicken
Leisten besetzt. Hinterende deutlich abgesrtzl, allnidhlig verschmdterl und uni
liitde o fl mit IropfenfOrm igen Anhangen. Pis !)S p long, ti'j y. breit.
Gonyaulax orientalis u. sp. - /elle kiigelig. dorsoventral nichl susammett-
gedruckt. Pis 45 p long, niclit ganz so breit. Apex varhandeu. Querfwrhe
Hnkswindend ; Làngsfurche nichl auf die Epivalva üliergreifend , bis sum Hinle-
rende reichend. Valven gleich gross , halbkugelig : Epivalva mit ti pr -f- I r -j
1 va p -+- 2 dap, dock ist die Tafelung zmveilen undeullich. Ilypovalvti gewôhn-
lie.h mil 5. pst -+- lit. von denen letzteren die eine. vie gev oltnlii h bei Gonyaulax,
ganz klein ist. t /lie kleine secliste pst die sonet bei G. vorlianden ztt sein pflegt
Italie ieh nictnals gesehon ; es ist jedoeh moglich, dass. an ch diese ztoveilen
aiiftritt. I Tufeln meist disk and stark nrcoliert : liiterkalarstreifen oft lirait and
venig oder nicht areoliert, manchmal scluver sichthar.
Source : MNHN, Parti
— 479 -
Goniodoma lacustkis n. sp. — Zelle etwa eifôrmig, dorsoventral nicht
zitsammengedriickt. .52 a lang, ebenso breil. Apex vorhanden. Querfurche
schwaeh linkêmndend : tângsfurche nicht auf die Epivalva iibergreifend, niclit
bis z n m flinterende reichend. Epiça Ica gràsser ah die ffypovalva, domfôrmig,
mit .9 pi' H — / r — (— 2 cap -+ 3 dap. Hypovalva mit 7 psi + I dut -}- 2 cal. Bisher
un i. Glenodinium-Ziisland » bekannl. (Da diese Forrn nnr einmal gesehen
\vurde, und zwar in einem Glenodiuiumzusland, so musste sie eigentlich zu der
üattung Rryptaperidinium gestelll wei'den . îmlessen ist die Tafelanordnung der
Gallung Goniodoma so alinlicli, dass sie uubedingt hierhin gëhôrt.
Peridinihr polvmorpium n. sp. Gleicht P. daudicans, iinterscheidet sich
durcit : dorsOvenlral mehr zitsammengedriickt . linkes Horn nnr wenig centra I
gerichtét. bride Endhôrner sôlid, nicht hohl . Die Tàfelung entsprient irn allge-
mein dem Schéma der corigen Arien, doch ko mite nicht genau festgcstelll
, verden , welchen von den beiden vorkommenden Platten-Anordnungen nie gleich
car, l ange der Formel i : ehva 90 p. Die Arcolierttng trat hier in 2 Modifikatio-
nen auf : entweder als netzfôrmiges Maschemverk, oder in der Farm von Punk-
ten, zwisdien denen sich gleichsam die /teste va r diesem Maschemverk noch
hcfatulen. d.h. dasselbe mtr leilwéise in einzelne f.inien aufgelost, teils waren
lie Maschen noch vorhanden. — G. Hamel.
231. LindemanD E. — Der Bau der Hiillebei Heterocapsa
und Krvptoperidinium foliaçeum (Stein) n. nom. (Zugleich eine
vorlâulige Mitteilung) — {Bot. Are hiv pp. 114-120, 20 fig.
1923)
LA. étudie d'abord l'enveloppe de Y Heterocapsa triquelra (Ehrenb.) Stein
et constate que 1°) la disposition des plaques varie seulement dans la région
appelée chez les autres Pèridiniens : 2") Y Heterocapsa est jusqua présent le
seul Péridinien qui se présente avec ou sans apex. Il donne la diagnose
suivante :
Zelléh spindetfônnig ; Epivalva ofl abgeslützt, ffypovalva meist mit zipfe-
lartiger Verlângerung. Zelle 2.5 bis 40p. lang; 20 bis 95 y. breil. Apex ist
vorhanden oder ist nur ah « Pseudoapex » fSpitze ohne Offnmg ) msgebildet,
Duerfurche schwaeh linkswindeud : l.àngsfurche stark auf die Epivalva ûlier-
greifend, auf zwei ehva rechteckige Felder beechrünkt, welehe ehva 1/2 bis 1/4
so lang aie die zugdiortgen Valent sind. Valcen fus! gleicht gross, Epivalva
mil li pr A- 3 cap ( map -I- 2 dap : Hautcnplatte fehlt. an ihrer Sicile liegt
'lie mvap, welclie iinlen mil ihrer gamen Breite an den oberen Rànd der I.àngs -
flirclie anstôsst. An der oberen Faute der mvap liegt der Pseudoapex ; faits ein
Apex vorhanden ist. liegt derselbe meist genau auf der Trennungslinie der mvap
und map. ffypovalva mit 5 pst 2 al. von denen die redite die grtissore ist
iino die envàiinte zipfelartige Verlângerung tràgt. Tafeln werden màssig stark,
• ind schwaeh areolierl, ofl breite hiterkalarstreifen vorhanden. Kern gross.
entrai Oder in der Vorderhàlfte liegenA. PlattenfÔrmige oder netzartig diirrh-
roche ne Chrnmalophoren gelbbraun; in der hinteren ff&lfte ein Pyrenoid mit
■ Imylitmhülle, eine Pusule und Vakùoleii.
L A, distingue 4 formes : 1| IL triquelra avec pseudoapex fSpilze ohne
Ôlfnung) constant ; 1) fl. Iriquetra f. spiculalv n. f. pourvu d'un apex étroit ;
Source : MNHN, Paris
— 480
3) //. triquelra var. litokai.e n. var. — Répond aux « formes-) ravectum • di s
autres Peridiniens. Unterschei del sich von der Au sgangsl’orm dadurch, dass
die am linkeu Rande der xnvap gclegene Inlerkalarstreifen nàch der linken
Seile eine Slrecke von der Langsfuriihe l'ortgewandert isl. Kpivalva aueh hier
mil 6 pr -+- 3 vap -P I ma p -+- 2 dap ; mvap slossl nur mil ihrer lialben unlercn
Breile an don oberen Rand der Lüngsfurche. Hierdurcb erhalt die Form eiu
veranderles Aussehen. ; 4j //. triquelra var I itéra te f. apiculata forme-travec-
tum avec un apex étroit.
L’A. décrit ensuite le n. g. Kkïi’Toperidinium : Querfurclie stets un<t J.ângs-
furche nicist put ausgebildet . Die hautartige Hutte wird niemals panzerarlig
stark, wie hei der Gallung Peridinium. Tafeln ng isl konstanl and hestekt ans
wenigen, plalteriarlig abgegrenzten Eeldcrn. due h isl diesetbe oline besondere
Hilfsniittel der Fàroetechnik dent Auge riicht sivhlbur. Le type du n. g. est le
K. FouAcEu.M (Steiu; : Zelten oral, dorsivenlral liliiltartig zusatnmcngépresst. in
der f.ürigstinie der Veutralseite eingvbogen, 'II) bis bit y. laug : 27 bis 45 p hreit.
Apex schwer s i eh t bar, doch vorhanden. Querfurclie kreisformig, un der ventru
leu Suite schwacb S-fôrmig verlattfend ; Uingsfurche in der Forai eines dreiec-
kigen Feldes auf die Epivulva iiburgreitend, -P bis zum f/interende reichend
An der Stelle der j, angsfuechti befindet sich auf der Ilrpovalva ein drei-li1
viereckiges Fetd. Vnlven fus t gleicb gros s : Epivalva mit 7 pr -4- I r -P 2 vap -P
1 map -P 2 dap. Die map ist nacb der linken Seile verschoben and mit ihrer
iiilsserslen Ecke noch ein wenig auf die ventrale Seile tibergreifend . liemèrkens-
wert ist vor allem die Aiisbildungsii'eise der Itnutenplatte, a elcltc meislens niclit
in die Erschcinung tria. Indent nâmlie.h hciu/ig je einer ihrer seitlichen Inter -
kalaès; eifen fihlt, erscheint die r entiveder mit der I pr oder mit I vap verseb
molzcn. Uvpovalva mit 5 psi -p 2 al, von deneti die rerhte mets t etivas grbsseï
isl. Tafeln stets hauturtig dtiiiti and besondérs die dorsalen Tafeln der Epivalva
mil feinsten sçhrâg gèslellten Puliklreiheii b'esezl, denen in kleiiieu Abstanden
derbere Punkle aufsitzen. Interkalurslrei/iin o/l sehr lirait ; daim in ihrer Mille
eine feine I.inie entlang laufend, von welcher eigentiuntiche winzige IJôcker-
reihen navh den Punktreihen der Platten gehen, Kern aval, zentrul oder mehr
apikal gelegen. Cliromatophuren rundlich-sclieibenformig, gelblich oder grùn.
Augcn/leck in der l.ungsfurche. Ualen von Rostock. Oclober.
Le travail est terminé par une vue d'ensemble sur le développement des
Péridiuiens et la complication croissante de leur cuirasse qu’il est difficile
d’analyser. — G. Hamel.
252. Pavillard J. A propos do la systématique des
Peridiniens (Bu U. Soc. bol. Fr. 1923, 70, pp. 870-882 et 914-
918, 3 fi g., Paris 1924).
L’A. présente quelques remarques cri liques sur les récents travaux de L
Jurgensen, eu particulier « pour prendre position à l'égard de certaines inno¬
vations systématiques introduites « par col auteur. 11 admet le regroupement
spécifique des deux genres Phalacroma et Dinophjsis mais il émet des reven¬
dications on des critiques concernant la mauiéie dont Jôrgensen interprète les
espèces suivantes: Phalacroma aeulam l'av. , Pli. minutant ('.love, Pli. milra
Schull, Pli. haslahim. Paw, Dinophjsis sacCulus Pav., D. ca adula Kent, A
propos des Ceratium, 1 A. considère que le C. Karstcnü Pav. est parfaitement
Source : MNHN, Parti
— 4SI —
valable el que Jurgensen est mal fondé de vouloir le nommer C. arcuatum
Cleve. De même le C. symmelptcum Pav. doit être maintenu. L'A. admet les
compressions établies dans la section Macroceros. — P. Allorge.
253. Pascher A. — Technisehe Winke fur «lie Untersu-
c.hung von Süsstvasser Peridineen [Arehie. für Protisten/c. , 46,
pp. 385, 1923).
254. Spandl H. — Nette Entomostraken und Dinoflagellen,
[Au:i. Naturh. Mus. Wien , 36, 1923, pp. 3-4).
255. Spandl H. — Zitr Ivenntnis der Sfisswasser Mikro-
fattna Vorderasiens einschliesslich Peridineen. ( Ibidem , pp.
124-149, 10 fi g.)
Dans une publication zoologique I A. ligure le Geraliuni macroeeres
var. filiforme u. val'. en donnant une description courte. — Van Goor.
25(3. Steinecke F. und Lindemann E. — Die Mikroflora
des Zwergbirkentnoors von Neulinum \Schriften für Süsswasser
und Meereskunde, 2, 3-4 p., Berlin, 1923).
Dans cette note, qui résume en partie un travail déjà analysé |n° 1571 une
variété nouvelle du P. cinetum est décrite el figurée.
Peridinium cinetum Ehrb. var. carinatum var. nov. — Zellen u ’inwligkUge-
lig- Hypovalva tief ansgerandet, sa dass une/ Lappen entstehèn. Lange etwa
0,00 mm. limite ebènso. Apex failli. Querf arche liitksaûiideHd. Làngsfurche
a u- ht anf die Epicalva iibergreifend. bis ztim Hinlcrtnde reichend. Lângsfur-
chenrânder flugelarilg vorgezogen, endigend in je einer gnt siclitbaren Spitze.
Valven gleieh gros». Tafelung .rte P. cinetum Epivalvtafelung fast kreisformig
angelegt Tafeln oft atouts nsymmetrisch gedrèlit. Oie Plàttenrander, besonders
der Hypovalva, tragen K dm me : letzere sind anf der Epivalvd kleiner und oft
schwer sichtbar. Tafeln stark. kraftig areolirl : die Areolierung der Hypovalva
manchmal normal, doch meist grÿsstenleils in lange yerzweigte Leislen aufge-
Ibst. Interkalarstreifen o/t brait. — P. Allonge.
CHLOROPHYCÈES
257. Howe M. A. — Notes on algae of Bermuda and the
Bahamas (Bull. Torrey Bot . Club , 51, pp. 351-359. Figs 1-14.
1924.)
This paper includes diagnoses of 4 new species and 3 new records as
follows :
Pithophora HETEROSPORA Howe et Hervey. - Filaments intricately intertan-
gled dark green 1-2 cm long, rlüzoid and proximal cauloid parts often îlot well
differentiated, the rhisoid parts occasionatly developing cauloid branches and
the cauloid parts sometimes emitting rhizoid branches, spécial haptera or
helicoids not scen ; main fertile cauloid filaments aceraging about 56 p (45-
Source : MNHN, Paris
— 482 —
60 in diameter. the branches, coinmonly of one or 2 occasionally of 3, rareh
of 4 and eoen S orders, solitary or somelimes in opposite pairs, the ultimatr
abolit ■■0 [A in diameter: stérile colts niostly 6-20 limes as long as broad, tin
cell walls 1,5-3 p thick ; the rhizoid part rnrely iinicellular, usually eijualliug
aud similar to the cauloid in size and ramification, the colis oftrn somewhat
more rigid and ait h denser content ; spores (akinetes) nccurring in liotn cauloid
and rhizoida! parts, niostly intercalary, occasionally terminal, those of rhizoid
and proximal parts solitary, geminate, or more often 3-5, somelimes up /<,
10-22. in a concatenate sérias, polymorphie, niostly cask-shaped to subglobosr
and 130-182 p x 80-163 y occasionally fusiform-clavUte or somewhat peslle-
shaped aud up to 286 ja long, somelimes branched, the terminal ovoid. conic-
oeoid, or ellipsoid, subacuté, apicnlale, or siibrosirate, those of médian and
distal cauloid parts usually intercalary and solitary or geminate, raral y in
threes or fours, casli-shaped or suhcylindric, niostly 156-182 g >: 68-80 [a, the
occnsionat terminal eues buUet-shaped or conic-ellipsoid . In an old cistern,
Sou lli Sliore Koad, Bermuda.
Phqtodkrma (:'| l'Ot.YiuiiziM sp. Dov, — Thii/li dark green. irregular in
oulline, confluent or widely continuons, closefy nppresscd and foltowing lin
irrégularités of the substratum, niostly 2-10 relis thick, more or less onistralos,
at margins, showing frcquently s/null ventral lobes and ridges pénétrât ing and
perhaps lioring oui minute cavities in the substratum ; cells of the dorsal sur¬
face irrègltlarly hexagonal or pentagonal in surface view 10-26 y. ( mosllv Ut pi
iu diameter, often somewhat longer at the margins, the separating walls finir
usually 1.5-6 « thick; cells of the iuterior and of the ventral surface inoslh
somewhat elongate vertically, often 25-65 [a long ; ventral rliizoids coin mou h
numeroiis, lime-boring, septale, fliially more or less branched, conlorted or
geiiiculate, mostly 6-20 g in diameter ; tuimadi/ied cells of the dorsal surface
beeoining sporangia, thèse apparently of two kinds, one wilh very Humerons and
minute ovoid palléscent zoospores {?) about 1 p long, thèse (in dried plants l
often lying in more or less cohérent mucous masses on the surface of the emp-
lied cells, allier sporangia prudiicing targer, ovoid, ellipsoid, or fusiform
aplanoSpores |.»J 2-4 p long. On a pebble, Malcora Road, Caicos Islands.
Cuo.ndrücystis Bkacki sp nov. Thallus c a rl il agi nous or sulfcoriucèo us,
pinkish blue-green wben living, more or less incrusled wilh lime, forming irre¬
gular expansions about 1.5 mm. broad (or broader through eoalttscence), tu
1-0.8 mm. thick. up to 5 mm. thick by overlapping (or falsely through corruga
lions), builate, rugose, lacuuose. or vesiculose, commonly sumewlitit hollow and
bistratvse, somelimes explanate or concave and more or less saiicersliaped ,
often wilh irregular ascending marginal or super ficial lobes: colonies, in végéta¬
tive condition niostly 25-80 p in diameter, mure or less polyhedrul and forming
a pseudoparenchy matous thallus 2-10 colonies thick or al the margins stib-
globose or ellipsoidal and rarely beeoining free, the commun wull 12-6(1 p thicl,.
cartilaginous, liomogenous or very obscurely and finely lamellate, the cells 2-66.
bright blue-green to yellowish green, niostly ovoid or ellipsoid, 3-8 p long: 3-5 p
broad, irrègltlarly disposed or somewhat cuboid or tjuadrangular-prismalic iu
arrangement, somewhat closely aggregated in a central space 20-60 p in long
diameter, the walls ufsubsidiary colonies in reproductive condition suhglobose.
ovoid, or ifUadrutiguta r-ellipsoi d, 0.5 — 1,8 mm. in diameter, including nume-
Source : MNHN, Pari
rôtis daughter colonies of 64-128, 256, or 512 cells, these '1-1 0 o. long, usually
arrange d in n cubical or <[ uad rtt ngn lar-p ris mit I ic fashion, but soinelimes irre-
gularly disposai. Ilie mother rolony beeoming more or less hollow and Ibis
giving ri se lo a similar condition, in tiw succeeding pseudoparenchymatous
smalt-colonied végétative State. Moss llill Ponds, Long Cay. Bahamas.
Bichothrix Boknktiana sp nov. — Filaments 16-52 (t in diameter, fasci-
eled in erecl anaslomosing ivick-life or peniciltate clusters , termina tin g in short,
stout, or eloi.gale, often agglutina le, sometimes caducous liairs or merely
açum -lia te, forming as extensive sordid green or subfuscous turf or cespitose
s Ira I tri 3-8 mm. sthick and more or less encrusted vit li lime : branches mostly
strict, appressed, or suh-parallel, often agglulinate : trichâmes prasinous or
dull yeltoivish-aer ugi nous. 8-14 a in diameter. tapering oui al apex and beco-
ming obsolète in older parts ; cells 2-8 a (mostly 5-6 <x) long, soon obscure ;
slieaths 5-16 a Illich, yellowish. lamelbite, the surface often rough and delami-
nating; lielerocysts basal, soliton or gémi note, etongale ellipsoidal. 18-30 p
long.
In addition ihere are reported as new to lh« Bahamàn flora : Porphyridium
cruenlnm |Ag.) Nfcg., I.yngliya lutea (Ag.l Gomonl. and Cliroolhece Richleeiana
Hansg. — U ni . Handolph Taylor.
258 Iyengar M. O. P. — Note on two new species of
Botrydium from India ( Journ . of the Indian Bol. Soc., Jan.
1925, pp. 193-200, pl. l-Y).
Aux trois espèces de Botrydium déjà connues (B. granulation. B. B'allro-
Ihü et B. pyriforme). I A. ajoute deux espèces dont voici les diagnoses ■
B. tuberosum sp. nov. — Thallus globose ubove grou.nd, much smatler
thon thaï of B. grauulalnm |L.) Grev. . chloroplasts many and disc-shaped.
pyrenoids absent , rhizoidal portion colourless and hranclied, the brancliing being
rough ly dicliotomous ; cysts thick-walled and round, and formed singly al the
ends of almost ail the rhizoidal branches ( nol in a roiv as in B. granulatum) :
thicknesS of the cysts many limes thaï of the rhizoidal branches forming il ; the
rhizoidal end even before the migration of the proloplasm downwards, shoiving
varions stages of swelling to accomàdate the future cysts. Tickness of the upper
green balloon-like portion about 1/2 mm. Tliickness of the cysts 86 g to 80 p.
liai). On the adges of raimvaler-pools and on the drying bottou of bigger
pools in Madras and Lahore.
B. divisum sp. nov. — Thallus unicellular growing on moisi soit ; basai
portion divided into numéro as colourless. more or less dichotomously hranclied
iliizoids which groiv into the soit ; upper aerial portion dull green or glaucous ;
unbranched, ovule to fusiform. whenyoug, but generally hranclied wlien older,
the branching being more or less dicliotomous : number of branches two to pve.
very rarely more ; branches somewhat elongated and more or less cylindrical,
300 p to 500 p. lliich and two or three times as long.
Hall. In moisi clayey soil on the sides of a rainwaler drain in Calcutta.
La première de ces espèces est surtout remarquable par la localisation des
kystes à l’extrémité des rhizoides. La seconde est encore plus curieuse par le
fait que son thalle est ramilié et qu’il présente une tendance très nette à végéter
appliqué sur h- sol. L’A. suggère que le K. divisum représente une forme primt-
— 484 —
live, parmi les Bolrydiacées, el qu'il dérive du genre Dichotomosiphon. —
P. Allorge.
259. Korchikov A. A. — Protochlorinae, iiovaia gruppa
Vo lvocal es ProtocKlorinaé [un nouveau groupe de Volvocales
(. Arch . Soc. russe de Prolistologie, 2, 1923, 16 p.j [en russe].
260. korchikov A. A. — O dvukh novykh organizmakh i
gruppi Volvocales. [Sur deux nouveaux organismes du groupe
des Volvocales] ( Arch . Soc. russe de Prolistologie, 2, 1923
16 p.) [en russe].
261. Korchikov A. A. — O stroenii i aggregatsii jgutov r
Volvocales i Flagellatae. [Sur la structure et le groupement
des Ilagellums chez les Volvocales et les Flagellâtes (Arch.
Soc. russe de Prolistologie, 2, 1923, 21 p.) [en russe].
262. Kuchakovitch S. — - Zur Zenntnis des Entvvicklungs-
gesehicht'es von Volox ( Bull. Acad. Sc. Ukraine , 1, pp. 31-36.
19 lig., 1923).
263. Mevius Walter. — Beitragezur Kenntnis der Farbstol'
und der Membranen von Haematococcus *pluvialis (lier. d.
deutsch. bol. Gesellsch ., 41, pp. 237-242, Berlin 1923).
264. Playfayr G. I. — Notes on Freshwater algae (Proc.
Linn. Soc. N. S., 40, pp. 206-208, 1923).
265. Schmidt Otto. — Beilrage zur Kennlnis der Galtum
Codium ( Bibliotheca botanica. 91, pp. 1-68, 44 lig., Stuttgart,
1923).
266. Steinecke F- — Actidesmium globosuiu, eine nete
Characiacee ( Bolan . Arclviv , 3, pp. 316-317, 3 fig.).
Dans une rau tourbeuse, au milieu de Desmidiées, l'auteur a découvert uni
•nouvelle espèce d' Actidesmium, Cet Actidesmium dillère de Y Actidesmium
Hookeri, la seule espèce, jusqu ici connue, par ses cellules-fille» entièremem
sphériques. La multiplication se fait par zoospores. - M. Denis.
267. Tiffany L. H. — Sonie new forms ol‘ Spirogyra and
Oedogoniuirt (Ohio Journ. Sci., 24, pp. 180-190. PI. MH, 1924.
Descriptions and data are given for the i'ollowing forms :
Spirogyra echinata sp. nov. — Cellulis vegetalivis 88-titi p lotis, diametio
l-‘2 plu longioribus, dissepimentis plants ; chromatophoris b- 7, anfractibus
5-1,5; cellulis fructifères abbreviatis, et uno latere (in tjuo conjugatio sequitei )
inflatis ; sygosporis ovoideis, maturilate bcuneis, cross. 68-85 p, diam. 76-120 p-,
mesosporio cchinatu. Little Sioux River, Montgomery, lowa.
Source : MNHN, Parii
185 —
S pellucida Kiz. var minou var. no». — Cellulis ve getativis 30-36 y bâtis,
diamtro V-.V plo longioribtts : zygosporis, crass. 60-56 y. chant. 30-66 y ceterum
u! in type. Baumgarduer's Pond, Columbis, Ohio.
Oédogo.nilm iowi-nsh sp. nov. — Oedogonium dioicum, macrandrium :
oogoniis singulis vel binis, globosis rel ellipsoideo-globosis. operculo apertis ,
circumseissibno superiore : oosporis eade.m forma ne oogones, oogonia complet! -
h luis vel spermatozuoidis binis, dirisione horizontal i orlis ; cellula fili, basait
forma, ut rut go, elongala : crassit. cell. regel 10-16 u. altit, 44 -100 u. ; -assit,
oogon. 52-60 p, altit. 60-30 y. ; crassit. oospor. 65-56 y, altit. 50-66,- crassit.
■-vil- antkerid. 10-1 2 y. altit. 10-20 y. : crassit. cell. basal. Ig- 26 y, altit. 60-86 y.
Wesl Laki; Okoboji. lowa.
O. i.atiusculum sp. uov. — Oedogonium dioicum, macrandrium ; oogoniis
singulis vel biais, globosis vel ellipsoideo-globosis , operculo apertis, circumcis-
• '"Ue media un, lalissimu ; oosporis eadem forma ac oogoniis. oogonia complen-
6 b us rel {ère complentibus . membrana laeri ; plantis mascuiis paullulum
1 1 assioribus i/uum femineis . anlheridiis unicellularibus, saepe cum cellulis
getativis altérais -. spermutosoidis singulis ; cellulis regettttivis eridenter
• npilellatis : cellula fili basali subhemisphaerica, non elongala ; /il is liaud raro
ni ce incrustait s : crassit. cell. reg. fem. 10-18 y, altit 16-60 y ; crass. cell.
-■-■g. musc. 16-10 y, ait. 16-60 y. : crus, oogon. 32-36 y, ait. 32-60 y ; crus, oospor.
<-32 y, ail. 28-36 y : cras. cell. antherid. 16-18 y, ait. 12-20 y ; crass. cell.
basal. 16-26 y, ait. 12-16 y. West Lake Okoboji aüd ollier lowa lakes.
O. in i: im gm sp. nov. - Oedogonium dioicum, macrandrium ; oogoniis
singulis, globosis vel subglobosis (rel interdum parte basilari paullo magis
evoluta subpyrifûrmi-globosisl, operculo apertis, circumscissione infima ; Oospo-
V globosis rel subdepresso-globosis, oogonia fere complentibus, membrana
'•et ; plantis mascuiis paullo crassioribtts t/iiam femineis ; anlheridiis 1-10
• rllularibus. spermatozooidis binis : cellulis ve getativis eridenter capilellatis ;
rllula fili basait subhemisphaerica, non elongala ; fi lis liaud raro calee inertts-
: 'lis : crassit. cell. regel, fem. l2-l8 y, altit. 60-160 y; cras. cell. veg, masc.
ic-20 ii, ait. 60-160 y : crus, oogon. 60-68 y , ait. 61-50 y; crass' oospor 60-66 y,
■ " ■ 38-62 y: crass. cell. antherid. 16-211 y, ait. 8-12: cras. cell. l/asal. 30-62 y;
n:l 16-26 y. Swau sud Clear lakes, lowa.
O. exospiraee sp. nov. — Oedogonium dioicum, nannatidriitm. idioan-
"sporum ; oogoniis singulis rel ravins Unis, subglobosis rel oboriformiglobo-
•••'•< IraritlS subltexagonis\. poro mediana apertis -, oosporis globosis rel sttbglobo-
oogonia fere complentibus. membrana dttplici ; episporia coslis spiraliter
spositis, cos fis spiral Unis numéro 5-8. u trinque in polo, in seçtioile horizonla-
. fere mediano, nunt/ltum verlictiji silo roiinieentibiis, endos pari o laeri : cellulis
sit/fultoribus tumidns ; androsporangiis 1-6 cellttlaribus : cellula fili basali
i ma, al vulgo, elongala : nannaiidrtbus paullulum cnrvatis, in cellulis su/ful-
‘ •ribtts sedentibus, aiilheridio exleriore, 1-3 celllilari ; crassit. cell. regel. 8-12 y,
■dit. 60-88 y : cras. cell. suffutt. 16-28 y, ait. 60-88 : cras. oogon 60-66 ji, ait.
‘•i 68 y; cras. oospor. 32-38 y, ait. 38-60 y; crass. cell. andros 12-18 y, ait.
-20 y : cras. slip, nannandr. 16-16 y, altit. 30-60 y; cras cell. antheris.
'-12 y. ait. 15-16 y. East Bay of Spiril Lake and from a slough north of Lake
'Aoboji. lowe.
O. supruml'm sp. nov. — Oedogonium dioicum, nanaiidrium, idioa tdro-
31
Source : MNHN, Paris
S pont m ; oo go a Us singnlis »•«?/ mrius 2-4 eontiniiis, gloliosis col ellipsoideo-
globosis, saepe terminalis ; opercnlo aperlis, circumscissione suprema, opercule
saepe deciduo ; oosporis eadeni forma ac bogoniis, luire plane complenlibus
membrana laeri ; cellitlis siiffultonis eadem forma ac CeUnlis céleris ; andros
porangiis 1-6 cellularibus : ceUnlis regelaliris eridenler capilelhilis : eellula fit,
basai' forma, ut rulgo. elongala ; nannandribus laie obociformibus. iiiiicellulu-
ribus, in oogonia sedenlibus ; grossit, eell. regel, 24-32 p. allit 60-È32 y. cru s.
oogon. 66-78 y, ait. 72-90 y. : crus, oospor. 60-66 p ail. 66-84 y : crus. eell.
andros. 26-38 p. ail. 30-40 p; erassil. nannàndr, 30- 24 y, ail. 24-26 y-, crus, eell
basal. 28-32 y ail. 90-1 lll y. West Lake Okoboji, lowu.
Oe. grande iKnei7..| VVillr. var. robustum . 1 1 î i-n ) Tilfany. — Omnibus
partibùs crassiorihus ; erassil . eell . regel . fem . 82-46 y allit. 80-200 y: crus
eell. regel, masse, 32-42 y. ail. 80-200 y ; cras. oogon. .42-68 y. ah 75-90 y; cens
oospor. 50-64 y ail. 50-88 a; rnis. eell. anlherid. 30-36 p. ait. 10-16 y. — U ni
Itandolpli Taylor.
268. Vodianitzkaia-Morozova N. V. — Otcherlc rod;
Pediastrum [Conspeclus du genre Pediastrum] Trac. de h
Station biol. de Novorossiisk. 9, 1923,30 p., 2 pl.) [en russe
avec rés. allemand].
269. Woronichin N. W. — Matériaux pour la flore de-
algues d’eau douce du Caucase IX. Heu. russe Hydrobiol, 3,
pp. 20-23. Moscou 1923).
CONJUGUÉES
270. Cedercreutz Cari. — Finnlândische Zygnemalen
{Acta Soc. pro Fauna et Flora frnnica, 55, 2, 7 p, . 4 fîg..
Helsingfors 1924).
Dans relie conlribnlion à l’élude de la flore des eaux douces de Finlande.
I A. énumère 29 espèces. Deux d’entre elles sont nouvelles pour la science «
8 n’avaient pas encore été signalées en Finlande , le nombre îles ZygnemaF
finlandaises est porté de ee fail à 52, savoir 34 Spirogyra. 12 Motigeolia
Zrgnéma. I Sirogonium el I Drbarya. Les deux espèces nouvelles soûl l<
S. ffnnica sp. nov. — CeUnlis regel. 15-19 p. la lis, 4-14 -ies longiorihn-
dissepimenla non replicata : chromatophoro lino, anfraclibus 1 1/2-4 ; celluli
fertilibus 34-39 y hais, abbrerialis, inflatis ; zygosporis ellipticis 24-31 ;j. lai i .
46-55 ylongis, membrana luteo-brunnea. leri.
S. sr usai. in, v sp nov. — CeUnlis regel. 28-38 y. Inlis, 2 1/2-5 ries hmgioribtu,
dissepimenla non replicata', chroma lopliorn une. anfraclibus 2-4 1/2 ; eell ah •
49-56 p la lis. abbrerialis, inflatis : zygosporis ellipticis 28-38 y lotis. 1 1/2-2- ies
longioribus , membrana brunnea. leri.
Une variété nouvelle est également décrite :
S. reticulata Nordst. var. riîcularis var nov. — CeUnlis regel. 28-32 ylalis,
Source : MNHN, Paris
— 487 —
\n-irs longiviibiis ; dmepimcnta replicata ; chromatophoris du abus , anfracli-
bus 4-6 ; ceUulis fprlilibus 41-47 u. lu lis, alibreviatis. iu/lalis: zrgosporis ellipticis
39-45 f» 1 1/2-2-ies hmgianbtts. mcsosporium luteo-brunneum, magis
i eguluriler reticulatum quant in forma typiç.a.
Ces trois espèces soûl figurées ainsi que le Spirogyra pellucida (Hass.l
kiilz. — /’. Allonge.
271. DickJ. — Beitrâge zur Kenntnis der Desmidiareen
liera von Süd-Bayem Jiotan. Arc hiv, 3, 1923, pp. 214-230,
7 Taf.).
Enumération des espèces trouvées, les plus importantes ont été figurées,
pus de nouvelles espèces. — Van Cour.
272. Grônblad R. - Eirtige Desmidiaceen ans- Sibirien
s't >c. Scient, Fe n n ica -Commentai. Biolog. 1. 8, 1924).
Liste de Uesmidiées provenant des récoltes de Y. Vuorcnlaus. Plpitrotae-
siiiii trumatum (Bréb) N 8g, Cosmarium undulalum Corda var. Woltei VY.
Ai st., Enastruin vprrttcosttni Ëhr. var. apicuialum Istv., Desmidiam Sivartzii
.'t g., sont figurés. — M. Denis.
272 bis Grônblad R. — Observations on some Desmids
I cia Soc. pro Fauna et Flora fennica , 55, n° 3, 1924).
1. Remarques sur le genre Pleurotaenium Nacg. et diagnose réformée de
ce genre.
2. Remarques critiques avec figures sur Micrasterias Jenneri Ralfs var
I indellU Sclirôd, var simplex W. West, Cosmarium angulostifn Bréb. var con-
• 'muni (Rabh.) W. et W, C. biocu latum Bréb var liions AV. et VV, C. contrar¬
ia ni Kirchn et var ellipsoideum | Eli. i W. et W, C. édite I uni Roy et Biss. var.
inlrictrm Racib, C. galeritum Nordst, C . pacltydernium Lund., C. pardalis Colin,
c. pluviale Bréb, C. pséudoconnahun .Yordsl . '•! Cosmarium pseudoconnatum
' u'dst. var ellipticuin VV. et W, C. qitttdrttni Luud var sublatum (Nordst.) W.
■ W .. C. subrectangulare Gulvv mut. char. Lütkem. mser C. subundulatum
ille, C. tiiddulense StrOru, IJyalotln eu dissiliens (Smith) Bréb var. tatriea
Hab¬
ib Cosmarium h 'ni In iVV et W i uob. = Cosmarium globosum var. IVollei
W. W.
4, Espèces ou variétés itpuvelles (figurées).
Elastrum klusamoe.nse. — Cellulite m.ignae sinu auguste lineari extremo
• 1 ■' in tnt o pro fit nde constrictae, seinicellttlae pyramidatae basi recta, angalis basa-
hi'its valde rOliindalis, apiee leviler retusa : in centra prommentia magna laie
obi usa; a vertice visite subrhombiformes laleribus valde relusis angustis obtu-
stssimis-. Membrane eanspicue sparse scrobiculata, grunulis atllem nullis, in
l'i'ominentia centra li incrassala. Massa chlorophrl/acea — ? Long 91-106, lut
‘«-91, crus 51-61, ist. 19 p.
l/a b. Kuusamo in NE-Finlaud — Voisin de E. verrucosum.
Micrasterias tropica Nordst var Klusamoensis nov. var. — Cellulae mi.to-
r"s. habita ut in forma typica, processubns basalibus cl ttpicalibus horizon'. a-
Source : MNHN, Paris
488 —
Hier disposais. Membrana loborum iii/’eriorum Iransvcrsaliler, lobi polo ri.
longitudinaliter denliculU obsesm : sali api en granulis 8 in seriebus 2 ardinuti
et inferius atrinqne prope marginem dentibns maioribus singiilis ; in centre
semiceiïulariim protaberantia bidentala . vertice visa fusiformis medio ulrin-
rjue protubérant in bidentala. Long. 92, lut. 9'i. crass. 32, isth, 11 y.
Ilali. Kuusamo in NE. Finland.
Cosroarium Fim'alospernium \Y. i't W var. ruMinu.M nov. var — Marginr
undulationibus pauciorihus, in una semicellula circitrr 10. intra margines.
membrana granulis de, pressés pauciorihus ; a vertice visnm medio utrinqii,
tumidum. Long. 18, Int. 16, crass. II. isth. 6,6 j-,
llab. Govern. Archangelsk in NVV Rusaia.
Go s m a r i u m psend or x i guu m Racib. var hbxaOONUM nov. var. — Sernicellulut
sexangulatao, apicem versus dilatatae. f.ong. 18. lat. 9,5, crass. 6,6, islli 2,6 y.
llab. Kenru in Cenlr Finland.
Gosmarinm pulchellum Turii, var. i kapeziclm nov. var. — Semicellulin
I ru pezi formes apicem versas dilatata subreni formes, soepe apice levissim
retusae, densissime regulariter granalatae : sinu lineari : a vertice visae obloni:
éllipticae. Massa chloropliyllacca axilis nucleis amrlaceis biais in ulraqtn
semicellula. Long. 6b. lat. ÔX. crass. 3b. ist. ?3 u.
llab Kuusamo in NE Finland. — M. Denis.
273. H. Hemleben. — Finige Bemerkungen liber Généra
tionswechsel, Abstammung nnd Gesclüetsverbâltnisse dei
Zygneniales. (Zeitschr. ind. Abat. Ycrerbi. 31, p|>. 185-191,
3 fig.)
I,u génération diploique des Zygnnnales exisle seulemeril dans le zygote
qui se parlage chez les espèces primitives en ipiatre cellules, chez les espèce-
plus spécialisées 2 ou 3 noyaux périssent. Quelques espèces sont dioiques des
autres hermaphrüdilcs. L'A, fait une comparaison avec les fougères hétéro-
porées et avec les Mucorinées. — Van Goor.
274. Hylander O. J. — A prelimînàry report on tlie De>-
mids of Connecticut iRhodora, 24, pp. 2 13-224. 1923'.
275 . g. Klug. — Zur Frage der Stachelbildung an Desnii-
diaceenzygoten. Arc h. fur Protistenk., 46, 1923, pp. 264-260,
3 fig.)
L A. a constaté que les épines des zygotes prennent leur naissance par la
croissance de la membrane qui forme des sacs externes souvent ramifiés et
remplis de protoplasma, plus tard ces sacs seront remplis de cellulose -
276. Roll J. V. — Desmidievy vodorosly nanlenny v vodo-
emakh Laplandii i Olonetzkoi gtib. Materialy po flore vodoros-
Ieï Rossii [Desntidiées trouvées en Laponie et dans le gouver¬
nement d’Olonetzk. Matériaux pour la flore des algues de
Source : MNHN, Paris
Russie.] Yologda 1923 ; 63p., 8 pl. [en russe avec rés. français].
277 . Sampaîo Joachim. — Desmidiaceas da bacia do Lima
I. Sérié — [Bol. Soc. Brùteriana , 11. 1, pp. 3-18, 1 pl. 1923 .
278. Voronikhin N. N. — Novy vodorosleï s Kavkaza IV.
i Algae nonnullae novae e Caucaso. IV.] Xolu/ae sÿsl ■ ex Inst.
Crÿpt Horti bot. PetropoUlani, 2, |>. 192, Petrograd, 1923).
Debarya t al v se ii en sis sp. uov. — Ce i lutin vcgetaiivis lit .H y. crassis. diame-
tru 'i-5 jilo longioribus, feuetiferis nu-lis vel leyissime genUflexis , mem bran in
i ■rlliilarum frucliferarunt incrassatis. Zygotis glnlwsis b‘2,!l-'it> y diam., in luho
■unjagationin luit) lie e non in celtulis conjugalis sitis, membmna media luteo-
brunnea punclata .
Hall. In fossula argillosa prope aquas ltossicac dictas dislc. Lcnkoran.
gub. Baku.
Obs. Debârÿae immèrsae West proxinta dillérl zygôlis puoclalis.
Mouoeotia aspera sp. uov. - Cellnlin vegetativis 13-16,5 fl brassis, diurne- ■
Ira 6-1— pib longioribus. Zygotis fera globosis. 36-411 g- diam., rarius ovoidis,
t;tl x b6 IJ-, inter 4 cellulas latérales sitis, membrana media dilule-brunnea ,
jiunctaia.
Ilab. lu foute in faucibus fluminis Wora prope Tiflis.
CHARACÉES
279. K. Bsssenich. — Über Reziehungen zwischen dem
Vegetationspunkt und dem übrigen Pllanzenkôrper bei Ghara
Jahrb. MY.v.v. Bot., 62. 1923, pp. 214-243, 14 lig.)
Quaud le centre de ' ''gélation a été enlevé le rameau latéral supérieur
s'érige et remplace la tige terminale et si les rameaux jeunes ont tous été ôtés
inc certaine cellule du uœud supérieur forme un centre de végétation nouveau.
; I e xiste une relation entre le centre de végétation et la distribution de nouvelles
rlvizfiidés, mais pas mire ce centre et l’allongement des eutrenceuds. —
280. Frémy P. - Localités nouvelles de plantes rares ou
ii communes observées dans le département de la Manche.
Bull. Soc. Litin. Xorm. 7 " série, 6, 1923, pp. 115-118, Caen
'D24;.
Indication de 2 Cha racées : Cliara. fragifera Durieu. (Laudes de Lessaji et
itellà macronata Kütz. (3 localités). — II. Mesliu.
281. Filarszky N. - A Chara crinila Walh. egy uj termo-
•lye hazankbati es a Salt-Yadkerti szikes tavak nehany mas
miszatja [Une nouvelle localilé de Ch. crinila et algues des
étangs salés de Salt-Valkertij iMu/h. ès tenu. tud. Ertesüo,
Magy. Tud. Akad., Budapest, 1923, 40, pp- 1-15, 1 pl-, 7 lig.)
— 490 —
282. Groves J- and Bullock-Webster G. R. British
Charophyta. Vol. II. XII -+- 129 p., 25 pl. Ray Sociely, London
1924.
Ce volume qui renferme la fin des Charophytes anglaises comprend loul>
les Chareae ; genre Nitellûpsis (1 esp I, /, a ni protham ni uni (I esp. J et C'Itm
(16 esp.| : la dernière partie du volume est occupée par un aperçu géologique
des Charophytes {19 p, et 30 nm bibliographiques), des renseignements sur lei
récolte et leur préparation (5 p.l et aussi par une liste des exsiccala èuropéen
contenant des Charophytes. Dans le premier volume paru en 1920, les auteu .
ont déjà donné de longues généralités (69 p.t sur tout le groupe et la pari
systématique, précédée d’une clé de toutes les espèces anglaises, y comprend 1
tribu des Nitelleae avec les genre» Nitella ( 10 esp.) et Tolypelia Ci esp I. l'a-
longue suite d'indications {22 p.) termine le dernier volume. .Noter egalenu
l’essai fait par les auteurs d'un tableau des espèces anglaises basé sur h
caractères distinctifs des oospores et de leurs membranes. Pour chaque espir
on trouve en dehors d'une minutieuse description, une synonymie détaillé'
l'indication des localités anglaises et de la répartition générale, et aussi ■;
longues remarques critiques des auteurs.
Dans cet ouvrage aucune nouveauté n’est décrite ; il ny a à noter que 1.
deux changements suivants : Nitella capillAHi: {Krocker 1811) cumb. nov. pm
le Nitella capitula Agardh (1--21), et Chaha desmacaktha sp. nov. pour Cliai
as per a var. desmacantha H. et J. Groves (18981.
Deux espèces (Mit alla spanioclema G. et B. NV. : Chara muscosa G.
B. NV.) et un certain nombre de variétés (Nitella opaca, var. attenuatà G rot
et var. bruchyclema G. et B, W: N. flexilis, var Fryeri G" et B. \\ ; .V. mua
natu. var. gracillima G. et B. W ; Tolypelia glomerata, var. erythrocarpa G '
B. W. ; Cliara balticu , var. a/ finis H. et J. Groves et var. ngulu G. et B. VN
C. aspera var. lacustris H. et J. Groves) n’ont été encore trouvées qu Vu
Angleterre. Toutes, la plupart récemment, ont été décrites pour la pivmii
fois dans le Journal of Botany. .Noter aussi qu’un hybride nouveau Chm
hispida X contraria est mentionné.
Une trentaine de figures et surtout 45 très belles planches en uoir complè¬
tent heureusement cet ensemble qui est peut-être le plus précieux monurnei
que l’on possède sur ce groupe. — II. Meslin,
283. Hitchcock R. — Tolypelia longieoma in Cayttga Lak
New-York Bail. Torrey Bot Club. 5, pp. 173-176, Pl. 8, 1923
284. Tuttle A. H. — The reproductive cycle of the Clr -
raceae [Science, N. S. 60, pp. 412-413, 1924).
An uudescribed Nitella lias an anlheridium dividing iuto longitudinal qn
drants only. The plant body is in the diploid phase. The réduction division
take place in the apical cclls which are the primordia of the reproducti c
organs. The « NYcndungszelleu " correspond to polar bodies, lhe lirsl Cornu
dividing to form the later oues. The chromosome number is 30 (or 321 in lue
diploid phase, 15 (or 16) in the haploid phase. — Wm . Ilandolph Tàylàr.
Source : MNHN, Pari
— 491 —
285. VasconcelosA B - The nlgae of the gémis Cliarà
nul Mos<|uito larvae. Amer. .four. Publ. Health, 13, |>|). 543-
546, 1923).
CeratophyUum denier.ium was inelfective iu mosquito cou l roi. Culture expé¬
rimenta on Chura grnaiophrlla A. Br. from Yucalan indicatcd to the authoi
i hat ibis species is insecticidal causing dealh by a poison whicli lhe larvae
obtain by léediug on lhe plants. Chura foetida, Ch. contraria. C. Iiispida and
gymnnpu.s are also eonsidered effective. — U ni. Hundtdph Taylor.
286. Villielm J. — Résultats de l’exploration des Cliaracées
de la Tchécoslovaquie i Vestnik Prague, 1923, pp. 55-56 .
DIATOMÉES
287. Courvoisier J. - Le problème des stations de Diato¬
mées en Suisse. (IJull. Soc. Vaut/. Se. Nal.. 54, pp. 445-446,
1 923) .
288. Frenguelli J. — Contribuciories para la sinopsis de las
! batomeas argentinas [Bot. Acad. Cieiic. Cordoba. 27, pp. 13-
19, 9 ftg., 1923).
289. Hustedt Fr. — Vorlaufige Ergebiiisse vergleichender
iitersuchungen des Batdllariaceeii- Végéta lion ostholsteinischer
Soen Verh. intèrh. Ver. Li/nriol., 17, pp. 98-107, 1923 .
290. Krasske C. — Xavieula ventralis n. sp. (Bot. Archiv.,
:, p. 248, 1923).
291. Krasske G. — Die Diatomeen des G tsseler Bec-
ns und seiner B îndgelhrge. nebst einigen wichligen P un len
■ ns Niederhessen. {Bol. Archiv ., 3, 1923, pp. 185-209, 14 fi g.)
Ce travail, conçu comme prodoine d'une flore des Diatomées de Cassel cl
•s environs, résume les résultats do six ans de recherches. Toutes les espèces
! na tiques ont él>- examinées à toutes les époques de 1 année. L'auteur
marque que les dilTérentes eaux pendant les différentes saisons avaient une
"gélation de diatomées à peu à peu près constante quoique .l une ou 1 autre
i spèce peut temporairement se présenter en grand nombre.
Il énumère ITO formes dont 250 espèces réparties en 'i0 genres ; 8 espèces
ni nivelles et 5 nouvelles variétés.
Fragilaris viresçeus Ralfs ,\ar. capitata nov. var. — Enden lang vorgezo-
’ and kop/ig aitfgeschwolten. Selten, Pionierteich (Sôhre, zwischen Quentel
" ni Wattenbach;.
Achnanlhes exigea Grun. var. iihterovalva nov. var. — Enden kop/ig. die
rallelen Seiten whr oder wenigcr eingezogen. Olier and Unterscliale in ilire:
Source : MNHN, Paris
— 492 —
Struktur slark abireichend. Oberschale viel grôber und ireiter gestreift (22 i,
10 p) i ils Unterscliale (ea 3b in 10 p). VVand eincs Schulaq uariums der Bfirgci
schule 5, iu Masseu, und seil einer Heihe von Jahrcn Irotz ôftere Reinigum
Cocconeis Hustedtii nov. spec. — Elliptisch, Oberschale mit karzen. leiclu
strahlenden Streifen, 18-20 in 10 p, die eine brei't lanzettliche Pseudoraphv >•«.
étira einem Dritlèl der Schalenbreile freilassen. Unterscliale ; enge Axial-Are,
und breite quadratische Zentralarea. Streifen éliras enger, 19-22 in 10 u. Làng<
12-17 p, Breite. 5-7 p. Fundorl : Wand eincs fcichul aquariums, hier Irotz Sften
reinigung slcts in Massen.
Navicula Placenta Ehrbg. var. minor nov. var -- Lange 2 8-3 b y. Brait
10-12 y Schiracli geschnàbelt, Iinear elliptisch, Lüngsarèa l:i der Sckaleir
breite. Nur in einem Moorloeh unterhalb des Salzuegcs über der YVattcn hachn
Grube in vereinzellen Exeniplaren.
NavIcUlà pseudopopula nov. spec. - Seiten parallrl, nft éliras eingezoge
Enden breit gerundet. Streifen ehaas steak tend, lait-lit gahugeu. kanvexe Sait,
nach den Enden gen-andt, Lüngsarèa se b mat. Zentralarea stanros-artig dm
Rond fast erreichend. Entlknolen mit hakcnfùrmige Anhangen StreifenzuL
'26 in 10 p Lange 2b-26 p. Breite 6-8 p. Fundorl Siiliregebirge hci Cassai
Waldbach bei Wattenbach.
Var. aquakductae nov. var. — Enden kop/ig rorge zi/geil, Zenlrataren
rundlich, Streifen ivenig deutlicli und étiras enger. ILinge 24-26' p , Breite i g
Yielleicht besser als besondere Art zu führen. Fundort Wilhelmshôhe, au
Brunncn vor dem Marslall.
Navicula v a a io str i at a nov. spec. — Lang elliptisch mit breit gerundeh
Enden. enger a.vial-und i relier, runder Zentralarea. Streifen strahlend une
scluvach gebogen. die initteïeren abwechselnd langer and kiirzer, nach etirn-
kràftiger als die an de ni, qngefàhr 30 in 10 p. /.ange 3 S p. Breite 10 p. F un"
dorl : Chrislteich am Stellberg (Sflhre).
Navicula tridentula nov. spec. — Scliale Iinear, dreiieellig, Enden schna-
belartig rorgezogen, stiillif gerundet. Streifung kaitm erkennbar. Lange 11-17 u
Breite b p. Fundorl : Sôhrc, Moorloeh einer Waldwiesc zwischendem YVallcu
bâcher Kohlenwerk und dem Salzweg, geuiein.
Navicula HustedTii nov. spec. — LanzeUlicli mit kup/igen Enden , schmale
Lüngsarèa. breite Zentralarea . Die Bei^en mittleren abgekürzten Slrei/e
stârker and entfernter als die andertv Zabi 26-28 in 10 y.. Lange 10 a, Breit ■
5 p. Fundorl : Auf Sleinen einer Quelle iiber den Bahnhof Wollerode (Sôlirr
bei Cassel). — Die Slelluug im System isl noe'h unsirher, vielleiehl zu Pinnti-
laria.
Navicula oitrus nov. spec. — Elliptisch, dünnschnabelige Enden, scbmnl .
Làngs-und verbreiterte Zentralarea. Streifen gruli pUnkliert, strahlend, de
beiden mittclsten abgekürzt, die folgenden gebogen, konre.ee Seite den Enden
zugeirandt. là in 10 y. Lange 22 p, Breite S p. Fundorl : Grabeu zwischeu Fnl-
dadamm und Karlsalle (Cassel). Systematische Slellung noch l'raglich.
Cv.mbella hustedtii nov. spec. — Bauch ireitig conre.r. Enden sium pi
gerundet. Lüngsarèa schmal, in der Mille nicht enreiterl . llaphenaste gebogen
Streifen grçb, in der Mille parallel, an den Enden éliras strahlend, 13 in 10 y
in der Mille i renig weiter als vor den Païen. Lange 20 p, Breite 7 p. Fundorl
Küchengraben in der Karlsaue (Cassel). — P. r an Oye.
Source : MNHN, Pari
— 493 —
292. Kunze G. — Das erste Auftreten von Biddtilphia
sinensis hei llelgolaiid (Int. Revue, 11, pp. 383-384, 1923).
293. Lowe W. — The Freshwnter Algae and Freshwater
Diatonis of tlie Canadian A relie Expédition 1913-18 (Report
Canad. A relie Exped. 1913-1918, IV Part A, pp. 1-43, 5 pl. ,
(i fig., 1923).
294. Lundquist G. - Limnischer Diatomeenscher und
dessen Bildungbedingtmgen (, Sven . Geol. UliderS. Arb ., 17,
pp. 3-17, 10 fig., résumé ail., 1923).
29.'i. Mahn Albert. — Diatom deposit fotind in tlie excava¬
tion ( Jour». Washington D. O. Acad. Sri., 14. pp. 26-32, Pl. 4,
1923).
296. MattiroloO. e Giaj-Levra P. — Primo elenco delle
Diatomee fltiviali dei diritôrni di Torino \Àlti délia Reale Accad.
délié Sc. di Torino, 58, pp. 465-492, Torino, 1923).
Les projets de dérivation d'eaux potables établis par la ville de Turin
avaient amené le prol. Mattirolo à étudier en 1881 les Diatomées des cours d'eau
des environs de cette ville afin de déterminer l’origine et la nature des inlillra-
Mais le prof. Mattirolo abandonna bientôt lélude des Diatomées pour les
recherches mycologiques et c esl seulement maintenant qu’il publie eu collabo¬
ration avec le Dr l’iero Giag-Levra le résultat de ses déterminations ; soit une
liste de 269 espèces et variétés. Parmi les observations écologiques intéres¬
santes consignées dans ce travail, il l'aul retenir celle qui a Irait à la présence
les Diatomées lerrieoles id'après M. Bristol, dans les eaux courantes ainsi
PiiiniiUnia bon-ali s, .S'avicuta Populo. Xitzscliia Palm, Diploneis ovalis var.
oblongH -, Hanischiu ampliioxys. — P- Allorge.
297. Mayer A. Die Bacillariaeeen der Begensburger
( iewàsser. Beschreibutig der in (lebiete vorkommenden Arien
nul Formen mit Bestimmungstabellen (lier. Nahuw. le/’.
Ilegensburg, 41, S., 29 fig., 3 p Taf., 1923).
298. Payne F. W. — Diatomaceae Hostephania and its
t llies — London, 1923.
299. Schmidt F. — Morphologie und Biologie der Melosir t
vnrians, mit einem Beilrage zur Mikrosporenfrage (Intern.
Revue. 11, pp. 1-4-147, Pl. 5-9, 1923).
300. WislouchS. M - Nettere ITilersuclningen über die
Source : MNHN, Paris
— 494 —
Diatomeen des Baikalsees (Ber. D. Bot. Ges.. 42, pp. 105-173.
1 Pi., Berlin, 1924).
Dans les deux échantillons I A. trouve une espèce nouvelle, le Metosiru
baikalenris apparentée à .V. islandica O. Midi, et 3 variétés dans les genres
Gomphonema et Cymbella.. Quant au classement du genre Melosira proposé
I A, il est remarquable que l'A. a laisse sous M. islandica O. Midi, la var.
helvetica O. Midi, bien que cette classification de celte variété soit intolérabli
après les publications de Mad. A. Cleve-Kuler (1912-15). .1/. helvetica s oppose
en outre <i la division proposée parce qu elle appartient non seulement à le
section première mais par ses épines trouvées par Cl. Eid. aussi dans i
troisième. — Van Gooi'.
PHÈOPHYCÉES
301. Heil H. — Die Basalzelle des Tetrasporangiunis von
D ici y o ta dichotoma und einiges über die Zeilwandstruckluv.
(Ber. D. Bot. Ges.. 42, 1924, pp. 119-125 avec 1 planche t.
Quand les spores sont mûres la cellule basale les expulse par le gonflement
extrême de ses membranes, l.a partie médiane des parois des cellules corticales
vieilles est également gonflée — Van GoOr.
302. Herriott E. M. — Sonie morphological notes on the
New Zealand giant kelp, Du/villea, anlarclico . — ( Traits . and
Proc. New Zealand Institute. 54, 1923. pp. 549-504. Pl. 54-55 .
Au interest ing ivccoUnt isgiven of lllis cCunparatively Utile knÿwn metnber
of the Fucaceae, which only occurs altached lo rocks on certain exposed cousis
in the Southern Hemisphere. The plant, in association wilh Macrocystis pyriferu,
is said to cover large areas a! and belo'v low xvaler.
The lludlus constats of three régions ; a circulât holdfasl Iront 30-60 cm. in
diameler, a stout slipc xvhich may by brancliing give rise to secondary Oites.
and a palmately segment et lamina. In connection wilh I! a lutter the présence
of numerpus hexagonal, square or triangular air-rhambers. wliose «ails are
composée! of inlerwoven rnedullary filaments, is noted ; lliese chambt-rs are
llioughl to be filled with oxygen which is utilised when the air iu the surroun-
ding waler is teniporarily exhausled. Anothcr uuusual development is the
formation of pits or grooves al the point ol junction of holdfasl attd slipe ;
lhese are so arranged thaï « lien the aigu is beat over by the force of the waves
the strain ou the stipe is relieved by the gaping open of lhese pits. The plant
is dioecious, oogonia and antheridia being borne ou branebed hairs sunk iu
rouceptacles scaltcred over the surface of (lie lhallus. The nucléus of the yoting
oogonium divides lo give four nuclei ; four oosphères are thus formed aud thèse
escape leaviag behiud the e’rnpty oogouial wall. — I* M. Gmbh.
303. Tahara M. - Keimenenlwicklung von Sargassutn
(Vorl. Milt.) — (Bot. Mag. , 37, pp. 1 59-100, Tokyo, 1923 [en
japonais, rés. ail.].
Source : MNHN, Paris
— 495 —
304. Setchell W. A. and Gardner N. L. — Phycological
Contributions VII i Universityof California Publ. Bot., 13, pp.
1-13, 1924).
The followiug new species are desc-ribad and new combinations made :
SpBAciiLAHiA stiBix'scA S. et G. — Filamentis erectis / toccatas fuscentes
propre 0.5 mm. un! supra altos ■ formant! bus, alterne sert irregulariter ramosis.
in fer ne inter cellulas sttjterficiales liostis per ramellis rhizzideis crassis curtis-
que penetlrantibus haut I discute forma nlibus ; articulis partiliones verticales
prima fias ostendentihas. 24-40 y. lotis, 'i0-50 y crassis : pilis irregulariter adeun-
libits et frequentissiniis , solitariis . séria lis, oppositis secundisve, ustjue ad
cellulas 8 in longitudine, dira 15 y diatn. : propagitlis gracitibus, 2-3 radiis
grocilentiliu* a laterc visa septa vertical ta éstendeilte, 'J h y. diani. ad ha sim,
Irviter atleniialo ; radiis 4-0 cellulatis, ad apirem ha tld leviler attenuatis ; zoos¬
porangiis gametangisque tld hune ignotis. Alaska lo Southern California.
EctocaRpus Pahksii Setchell et Garduer. — Frondibus 5- 7 cm. altis, dense
caespitosis, flaccidis : fi lamenta primariis frondium erectarum in fente 34-40 y
diain., superne levissime attenuatis, copiose et alterne ramosis, basim levissime
corticatis : ramis ramulisi/ue progresse in diatn. reductis, longis et superne
levissime attenuatis, luiud in pilis terminantihus : ramulis ultimis 10-15 y diatn.,
rellula terminais 5-6 u diatn. ; cellulis cylindricis ustjue ad levissine doliiformi-
bus, in fila mentis primariis 40-7 0 y longis, superne qiiadratis ustjue ad sub-
quadratis : chlorophoris ntimerosis, irrégularité laeniacformibtis in ramulis
dense aggregalis et plus tninnsve connertis, infante in filamentis primariis
lisciformil/us et tiberis ; gainetangiis eut go sparsis, sessilibtts. redis tint lente
superne arcluatis, vtllgo in ramulis subterminUlihus el terminalibus positis,
s , candis . i-lO-seriatis. interdum solitariis. truncato-fusiformibus ust/iie ad
sttbeoniei». 35-4.5 y longis, 18-22 y lalis. San Francisco Bay, California.
Ralfsia califormca Setchell et Gacdner. — Thaï lis complanalis, rrusta-
rds. dreuinferentia orbicuhtdbns ustjue ttd îgregula films, arc te ud substratum
sine rlnzoidds per superficiem in/etioium totam adkderentibus. '280-350 y
•■rassis, J-4 cm. lalis. alrofttscus ; strato basai i parenchymatoides 8-12 celtula-
ram in seriebus verlictilibus ordinatorum composite ; zoosporangiis ntimerosis,
•lavtili.i in Itasim paraptiysium positis. régit la ri 1er pet- parles centrales fron-
dium sparsis. 80-05 yfusque ad l’tO yl longis, 16-22 y tus que ad 32 yl crassis :
zametangiis ad Initie ignotis paraphysibtts cylindraceo-usqne ad leviler clava-
tis. 180-220 y longis, superne 8-11 y crassis, pilis adliunc ignotis. Central Cali-
arnia, on nebbles and ledges.
Rali-s
pedphere
rentibus, i
. hespjehia Setchell el Garduer. — rhallis complanalis,
rbiculalis, ad substratum per superficiem infériorité! arc
terdum rantrUos rhizoideos producentibus 3-4 cm. diam .
coriaceis,
2e udhue-
1-1.5 mm.
• rassis, concentrice zonatis. dilate lateo-fasds : paraphysibtts 290-360 y longis
levissime clavatis. 9-12-cellutalis apice 8-11 p crassis, superne chlorophoris
dense impletis. inferne chlorophoris paucis : cellulis puraphysium inferne 7-9-
plo Itingioribus. superne 2-2 plo tongioribus quant lalis -.soris amplis, fréquenter
• iiii/liteiillbus : zoosporangiis hile clavatis, 120-1 iO p tusqne ad 189 y) longis.
'\-.74 j, ht lis : gometangiis ad hune ignotis. Cenlral California.
I.katiiesia .NASA Seleliell et Gacdner. — Tltttllis solidis, sphaericis, 500-800 y
Source : MNHN, Paris
(us que a ri 1.3 mm. diani) atro-fuscis ; cellulis centrnlibus subspltaericis. -40*55
diam. ; paraphysibus 30-iOg longis, 3-4 cellulatis, cellulls lerminalibus lumidis,
sùpsphaericis, 10-11 g dinm. ; pilis 300*680 g longis, 4-5 diam., «parais, hatni
fasciculati.s ; gametangiis 4-5-focellads, loeellis unisenads, 2-5-4. .5 p diam.
zoôsporiirigiis adhunc ignotis. Monlerey, Culiforuia.
Leathesia amplissima Setchell et Gardner. — Thallia caris, prima sub-gla-
hasis deindc irreguluribus, laïc affixis. parliliiis çentralibus altimo disinte
grand bus, 3-8 cm. diam,. Uiteo-fuscis : cellulis inlerinnbus bradais, comparai ,
magnis, campa dis et compresso-a ngulu I i s , propre supvrpciem radianlibus ,
parvioribas pilis singulis, supra sttpei/iciem tolam libérant sparsis, ll-l:;
diam. : parapliysibus clavalis. inferne longe atténua lis. 55-115 g longis. bas
4- 1 ja diam., apiee 7-12 g diam.. 4-5 Cellulatis ; chloroplioris dense aggregalis
zoosporangiis ovoideis usque ad ellipsoideis, 38-46 y. longis. 22-28 « crusses
gametangiis adhunc ignotis. Pacific Grave, California.
Pomctaria iii:spi;ria Setchell et Gardner. — Trondibus 1-5-2. 5 cm. ulti-
5- 10 mm. lads, sol i ta r iis nul p du c i a ggrega lis, apiee oblusis, basi in sdpitem
brevissimum attenualis, 35-50 y. tus/lue ad 30 g) crassis. cellulis 4-0 stratosis
duobus mediis multo majoribus quant cortiealibus cellulis corlicalibus punch
bus tenuibus, superficie 4-5 angutads. 18-22 [a diam., chloropltoras pariétales
discoideas nul parvo-taeniatus inctudendbus ; cellulis meUtillaribus pariedbn
tenuibus, urctc adhaerandbus (ongioribus latiorihusque quant réussis chlora
pltoras paucas discoideas includentihus ; sporangiiS numerosissimis, itérant
dense posilis iternmque sine online sparsis . pilis e.cserds delicatissimis, pane,
aggregalis, mo.r décidais. Pacific Grove, California.
Pi'NCTAHiA l'issu. is Sctclicll et Gardner. -- Frnndibus fetigilibus, flaccidi
Ugultforinibm, 12-15 cm. aids. 10-15 mm. Unis, 05-70 g crassis. basi in slipi-
tem pro priant gracilem. 10-14 il loilgum atlennatis. per disnim parvum pareil .
chrmaioideum affixis \ dilate fuscendbus, plns-mi ritisVe in lacinias li Heure
profonde laceruds, cellulis 4-stralosis. magnititdlne inox fera neqitalibas, ir
seriebus plus minusvc longilndinnlibas ordinatis. pariedbus eorum tenuibus c
chloroplioris parietalibus, pun issions et discoidéis . zoosporangiis gamelau
giisque adltiic ignotis ; pilis pauco-aggreguds. Port Clarêncc, Alaska.
Punctakia OCCIDÜM'AÜS Setchell cl Gurdtier. — Troua, us modertilr rigiili
lineari-lancnolalis aut oblongo-lanceolatis usque ad laie ellipsoideis, vulg"
husim in sdpitem h revetu circa 5 mm. Inngtim. a disco parvo ii/fixiim, altenuads,
1.5-2 dm. altis. 3-10 cm. lads, 40-180 gerassi*. marginibtis undululis et cras*.
plicalis, dilate fuscescendbiis, dam ad itèrent disposids. inox Ciridiscendbus.
cellulis 2-7 stmiosis, mediis crassioriluts , gradalim propre margines diminuai -
dis , cellulis medullaribus maximie ad superficies maguitiidines parvo dccre--
centibus. cellulis corlicalibus magnitudinr mittimis -, zoosporangiis Cuboideis
usque ad subsphaeriois, supin superficies allas lente convexa : gamedingi -
iiutnorosis, supra superficies utras sine ordiné inter zoosporungia sparsis et
vulgo dimidiu longiliidines saortim projicieiidbus, pilis ignotis. Monlerey.
California.
Punctakia çiiAHTAciîA Setchell et Gardner. — h'rondibus membrunaeei- .
plus minusve liullosis, clmrtaceis, lineunbus usque ad laie rttipdcis, basi
fréquenter cordads, marginibus gracili /imbriulis 25 35 cm. t usque ad 50 cm
longis, 8-12 cm. | usque ad 30 cm. I lotis, niatiiritate 00-120 g crassis. per discum
Source : MNHN, Pari
— 497 -
minulissimiim n/fixis. alrnfnscis . siccitate non discolorantibus, ad chartam
xieeate vioribus • parietUms cellular um c rassis, dilate fuscenlibus, lacunis
inlerceUulii.ribus inter cettutas meduUares iimnixtis : zoosporangiis gamelan-
giisque adhuc ignotis. Silka. Alaska.
PcisCTAria kx pansa. — Sclchell cl Gardncr. — Frondibus gregariis. tâte
exprimai, plus minus»» orbiculttris. 20-30 cm. lotis. 100-130 y. erassis, fragilissi-
mis.mnde.ratc fuscis, in acre vi ri discent Unis : cellnlis vulgo 4-stratosis. cellulis
medullaribws mutin majoribus, cellutis non defmitc in seriebus ordinatis :
cellulis cortical Unis b-O augulatis. superficie 38-40 y. diarn. : zoosporangiis
gametangiisque in fronde eadem pnsitis ; zoosporangiis non supra stiper/iciem
sed gametangiis plus minusve cnnicixrl dimidio longitudinis suite projicientibus :
pilis adeunlibus sed spUrsis. Whidbey [il, Washington.
Meneghiiliella Salphell cl Gardncr. — Frondes cylindraceae, plus minusve
copiose rumùsae, flaccidité cl lubricité, e cellnlis bgsitlibtis capilli terntinulis
oriendae : cantextis medullaribus fi la mentis numerosis lira liais dense coalescen-
l liais et filatnenlu corlicalia copiosa, brévia, vulgo ‘menât a, colorala, r/norttni
ramollis inférais in gatnelangiis linearibus, pltirilocularibus, loculis propre
uniseriatis, vulgo fasciculalis trnnsformaiis . emitlenlibus : zoosporangiis
Menegiuniklla BhANdeceei Sclchell cl Gardncr. — Frondibus graeilibus,
mollibus, 8- h> cm. allis, usqtte tld 000 ydiani., irrégularité!- et alterne ritmosis
ratais patentions ; filamentis medullaritms cellnlis lotis usque ad 100 [j. diarn. ,
parietibus tenuibus, arcte agglutina lis, externe diametro diminuendis. compo¬
site ; filamentis corlicatis simplicibus, clavalis, liberia, haiid compilais, plus
minusve arctuulis, 7-10 cellnlis moniliformibus compositis ; gametangiis fascicu-
lalis, loculis vulgo uniseriatis, 40-50 y- longis. 7-10 g erassis, zoosporangiis
ignotis. La Paz, Lower California
MAMECHiNiianA Posidoniap. (Menegh.) Sclchell cl Gardner. n, comb.
M icxEoniNiELLA ao sTKni co la (J. Ag.) Sclchell et Gard., n. romb,
Menegiiimella ERYriiHAi-A (J. Ag.l Sclchell cl Gard., n. comb.
Heterochordaria Sclchell et Gardner. — Frondes primariae cylindraceae ,
primo solide, deinde cavae et nliqitando lente iumidue. non furcatae sed rantu-
fis longioribus brevioribusve subcylindraceis nul lente complanatis dense vestitis,
paiicae mit multae e thallo tenui, prostralo, dense rnmoso lobutove, ad saxa
in teùdhaerente uriendes .- cellnlis intérim parencliymaloidcis. Iiralinisifcxternis
parvis, colora lis. in filamentis curtis anliclinis ordinatis : zoosporangiis e basi-
bus filamentorum untirlinorum oriendis, uniloculuribus : gametangiis per traits-
fa mationem inferiorum duolerlioritm filamenlonum cort ica lin m pltirilocularibus.
Hethrochokparià ABiétinA |Rupr.) Sclchell el Gardncr u. comb.
Desmarhstia pacifica Selclu ll el Gardner. — Frondibus inferue, lente com-
pressis, superne leretis. ramie tolaliler opposilis. gradutini et successive magia-
tiuliite dacrescenlib us, siibterminalibus 2-5 cm. longis, versus apicem minime
dlernàtis, ramulis ultimis 2-5 mm. longis ; filamentis axialibtis 40-50 y diarn.,
tratis dtiobus celhilu.- im majorant crlindroceantm usqtte ad subcylindracearum
< ircumdutis : slratis corticalibus non define delimitatis. Sanla Catalina Id.,
California.
Dksmauestia i akcta Setcliell et Gardner. — Frondibus totaliter cylindra-
ceis, 5 ont pluribits dm. allis, garnis, longis. tolaliler opposilis, non apice allé-
— 498 —
mm lis, obtusis, 3-6-ordénutis, 5-1. mm. diam. stipitibus et discis basa-
libus adhuc ignolis ; cytindra primario cellulis cylindraceis 35-65 u. diam.
composito in centro .. slelac » distinclae 3-6 stratonim cellularum majora,,,
cylindracearum 35-65 u diam. posito et ea 2-3 slrati s cellularum magnaram
forma irregularum et 100-125 y. diam. circumdata : cellulis corticalibiis et, la-
cutis el rudiater elongatis ; corporibus reproductives et pilis ignolis. Argyle, San
Juan Co., Washington.
Dfsmarestia monda Selehell et Gardner. — Frondibus per dise, /irma
pu renchym a toideoq ne affixis. ligulalis comparate rigidis et coriaceis. usque ad
lotis , nilentibus el luteo-fuscis, matUritüte spurse ramosis:
■onspicuu aut superne ut neivo
tribus cal de c
sed partini 3-ordinatis. ramis maxunis,
» primariam aee/uantihus, aliquando lalioribas
■i parrain cyUndraceamque atte-
arginibus ubique projectiones
Costa in stipitc et partihus infe
indistinct!) oslendente ; ramis val)
prope basirn oriendis et i,
quant axi pri maria sed basin, ad eonnectionern
nuatis, superne acuminalis aut rotundati ;
spin uli formes, remolas cum angulis saperais rotandatis oslendenlibus ; slipitiba
fera ad basirn complanatis. Puget Soumill Washington, to Southern CaM'ornia.
Desmarestia media var. tendis Selehell el Gardner, — Frondibus cylindre
ceis, totaliter opposite et copiose ramosis. 3-6 dm. altis, stipitibus 2-3 mm.
diam., ramulis allimis gracillimis /taccidisque. 200-250 p diam.. / llamentis
axialibus cellularibus maximis, 100-125 a. diam.. strato singulari cellularum
magnaram hynlinurumque. inter filamentum axiale et cèUulas parais corticales
positarum. Juneau, Alaska, to Washington.
Chohdaria g h a ci lis Setchell el Gardner. — Frondibus 2.5-3.Ô dm. altis.
dilaté fuseis, axent singulam primariam percarrentemque 200-500 u diam.
oslendenlibus, e disco orientibas : ramis primariis numerosis, variés, per Ion -
gi t ad i nem totam axis primariae sparsis et alterne polyslichis. usque ad 6 cm.
longis. patentibus ; ramis secunduriis 3-0 mm. longis. patent, bus : /i la mentis
cellularum àOrticaUum brevibus. 2-3 cellulalis, cellulis terminalibus subspharri-
cis; zoos po rang lis adhuc ignolis. Amaknakld., Unalaska, Alaska.
Chordaria disessa Setchell et Garduer. — Frondibus disco para affixis
15-25 cm. altis. usque ad 2 mm. crassis. moderato alterneque ramosis, vulgo ud
ramificationem lalioribas sed hic tumidus contractis, partihus vétustés fislutasis,
otivaceo-fuscis, interne fl lamentée longépiidinalibus medultaribus externe fila¬
ment» étudié assimilatantibus corticalibiis compositis; filamentis medullaribus
cellulis tnagnis , hyalinis , dense compilais, crasse-parietqlibus usque ad 120 IJ.
diam. in centro frondis. multoplo loagioribas quant crassis, prope péri pliera ni
brevioribus nngustioribusque, filamentis corticalibiis erectis. cylindraceis, sim-
plicibue aut ramosis, Iaxis, 6-6 p diam., 2-6 cellulalis. cellulis terminalibus
tumidis globosisque .- pilis ignolis ; ramis ordinlim successivorum magnitudinr
reductis, terminalibus longe altenuatis acutisque. angulis vulgo latis rotunda-
lisque ; zoosporangiis obovoideis usque ne ellipsoideis, 36- 62 [A longis, 28-32 ■)■
crassis ; gametangiis adhuc ignolis. Oiras Id .. Washington.
Coilodesme corrdcata Setchell et Gardner. — Frondibus fragilibus el
flaccidis. Iota superficie dense rugulosis, 3-1 cm. longis. 8-16 mm. latis, 60-65 g
crassis, ad hostem per filamenta rhizoidea ( penetrantia :•) affixis, superne
rotundatis inferne in stipifem gracilem brevemque altenuatis, dilate fuscescen-
tibus ; coutextis internés 2-stratosis, cellulis magnis, hyalinis, irregularihus
Source : MNHN, Paris
eompostis, corlicalibus, 2-3-stralosis. cellulis parvis, nngulatis, composilis :
zoosporangiis forma irregularibus, vitlgo lalioribus quant longis. Santa Calalina
lit., California.
Coh-Odusmr pouygnampta Selchell et Gardner. — Frondibus vulgo dense
/asoitU'ialis, 1-6 dm. allis. 1-5 cm. la lis. moderale /irmis, complanatis, margi-
uilms muluritale uildulalis, crisputisque ad saxa per discum parviim, pareil -
cbymatoideum àf/ixis. superdù rolandalis oblusisque, inferne in siipitem
proprium. curium, sulidum. cvlindraceiim alleniieilis. alro-ruhro-fiiscis ; contexlis
inleriorilius 2-3-slralosis reUulis hyaliuis, corlicalibus 3-slralosis cellulis parvis,
iissimiliitantilius in seribus anticlinis nrdinatis. composilis. Bering Sea.
Con.ontSMn kigida Selchell cl Gardner. — Frondibus rigidis, plus minusve
niriacifis ex origine complanatis, glnluis , marginibus incrassalis. propre bu. sim
in siipitem curium, rrassum iillenuatis, sùperue lotis rotundatisque, 5-10 cm.
[usque nd 25 em.l allis. 1-1.5 cm. lalis. 300-3 75 o. crassis. dilate fuceseentibus ;
corilexlis inlerliis cellulis ma guis, liyalinis, crasse parietalibus, f Uamentis
un tnerosis purvioribus irrégularité r in directionibus lotis perdecrescenlibus, ad
supefficiem perpendieularibus. 2-3-chotomo divisis el in seriebus cellularum
parvaritm ciirticaliutn anticlinis terminanUbtts ; zoosporangiis forma irregula-
ttbtts, paitcopltt longioribus quant lalis. Redondo lu San Diego, Southern Cal i-
Coilodiîsmk sitrhknsis Selchcll et Gardner. — Frondibus tenuibus ftacci-
disque, in/latis, moderale uildulalis, 15-25 cm. allis, 3-6 mm. lalis. cylindricis
usque ad lente clavatis. basim in siipitem gracitem, curium atlenuatis, atro-
rubrlifuscis. siccule densiori-coloialis : contexlis iniernis 2-stratosis, cellulis
magnis, corlicalibus 2-3-stralosis cellulis purvioribus, radiale elongalis, ctut-
I ex lis biais cellulis clilorophoris composilis. Sitka, Alaska.
Pliaeostrophion Setcliell et Gardner. - Frondes lignliformes. solidae,
pidystromalicae. plus-minusve sli pilote, e disco parvo oriende : contexlis mediis
cellulis elongalis, forma magludineque variabililius, utroque lalere in cellulas
parviores parenchymatoide.as Ira ns forma lis. usque inlerdumque externus in
cellulas utroque lalere frondis in cortices immersis ad super/iciem sed non
supra projicicnlibns .- gametangiis pitisque ignnlis.
PhakostüopiiiON iKWtGi.'i.Àiu; Selchell et Gardner. — Frondibus linearibus
ns que ad lineari-sputhulatis, fréquenter inulto dislortis et irregulariter incisis
5, balisa- . l5-\i 5 cm. ( usque ad 60 cm.) allis, 1.5-6 cm. lalis, basi longe et grade-
tim ad discum basale ullillio gracillinui atlenuatis ; zoosporangiis numerosis.
/ longato-polvggoniis usque ad regulariter eUipsoideis, 38-66. longis, ‘26-35 |a
lalis : gametangiis pitisque ignotis. Coor Bay, Oregon, and Boliuas Bay, Cali-
Dictyosipiion tenuis Selchell et Gardner. — Frondibus fragilissimis et
toi aliter flaccidis. 5-10 cm. longis, nxi primaria percurrente et 225-250 p diam..
remis oppositis, 3-6-scriebus composilis, flagelliformibus ; ramulis ultimis
ohlnsis, 60-50 (A divin, : zoosporangiis sparsis, in contexlis corticalibus totaliter
immersis. Gololin Bay, Alaska.
Lajiinaria pkksonata Selchell et Gardner. — Frondibus luteo-fuscis, 6-6
■ lut. allis, disco amplo, parenchymaloideo affixis, palinis planis, inferne late
uneatis, 12-20 cm. lalis. lacunas mneiferas comparate sparsas, in corlicé
c.clerno oétendentibus -, stipitibus 8-12 cm. longis. 6-5 mm. crassis, inferne
lerelibqs, versus laminant complanalis, lacunis muciferis destituas. Alaska,
vapious places.
Clandiophora abyssicola Selchell et Gardner. — Frondibns ÿ-3 cm. altis.
maturitate segmentis numerusis et laie flabellaiis composilis. stipitibus spuriis
gracilibus. pru parle p o lys l ro ma ti c is , lamina priniaria anguslat/iiti utroqiu
lateri pilis numerosissimis, gracilibus, arcte ad-pressis et multicellularibiis
basi supra substratum disparais ,el huptera eflicient'ibus induta : cellulis I- 3.
posteriori bits a marginibus, borizontaliter dividentibiis. substantiam frondium
primarium i-stratosarum efficienlibus, stratis marginalibus monostiomaticis, «
superficie reclangutaribus, lti-M u- longis. 10-12 fi lotis, cellulis marginalibus
30-50 g longis, chloropltoris numerosis, parvis et spherîcis impie! is : sporangiix
pyrifarmibus ust/ue ad ellipsoideis, 32-38 (a longis, : 28-32 g. crassis; aplanuspo
ris (i‘ | 4-5 p diam.. in sporangiis numerosis ; paraphysibus clavatis, 'i-7-cellula-
tis. SanJuau Jd-, Washington.
Zonaiiia arlowii Setchell et Gardner. — Frondibns 8-12 cm. longis. copias-
et plus minusve fia bel lato ramosis, lobis terminalibus fiabellatis, alias atiquando
in segmenta numerosa. angusta et acuta, fissis, partibus inferis slipitem crasse
incrassatum formantibus, aetale provecla maxime stuposis ; cellulis marginn
libus meristematicis maximis, contentibus cellularis dense farctis ; medulla 6-9-
cellulato-stratosa, cellulis parollelipipedoniis. chloropltoris sparsis ; aplanos-
poriis in soris ordinatis. forma mugnitudine variabUibus. utroque superficie,
frondium sine ordine sparsis, sub cuticula paraphysibus numerosis multicellu-
laribusque comitalis formatis, aetale provecla cuticnlam fragentibus et disper-
gentibus ; paraphysibus clavatis, 5-7-cellulatis ; pilis in fasciculis parvi tiberis-
que but in sortis transversalibus ordinatis. Southern California.
RALrsiA funoiformis (Gunn, Setchell et Gardner comb. nov.
Aegira virescens (Carra.) Setchell el Gardner comb. nov.
Miorospongium Savndersii Setchell et Gardner nom nov. = Hapalospon-
gidium gelatinosum Saunders.
Petrospongium rügosum OkamuraJ Setchell et Gardner comb. n.
Gobia simplex (Saunders) Setchell et Gardner comb. n.
Dictïota flabellata (Collins) Setchell et Gardner comb. n.
PuNCTÀaiA lobata (Saunders) Setchell el Gardner comb. n.
M vKiOGLoiA callitricha (Rosenv. Setchell el Gardner comb. n.
Mvriogloia capensis (J. G. Ag ) Setchell et Gardner comb. n.
Ilea Fascia f. typica Setchell et Gardner comb. n. ; Fucus Fascia Muller.
llea Fascia f. debilis (Ag.) Selchell el Gardner comb. nov.
lira Fascia f. caespitosa (J. Ag.) Setchell el Gardner comb. nov.
Ilea Fascia f. zosterifolia (Reinke) Setchell et Gardner comb, nov.
Ilea Fascia f. filiformis (Batlers) Setchell et Gardner comb. nov.
U ni. Randolph Taylor.
305. Williams. — A Contribution lo our Knowledge ol'llie
Fucaceae. (Proc. Lin 11. Soc. New South Wales, 48, pp. 634-648,
1923).
A short account is given ol the morpliology and reproduction of two liltle
known members of lhe Fucaceae, Solhelia anomal» and Phyllospora comosa.
Source : MNHN, Pari.
The' former wltich grows in low-waler Lide pools on Honnosoira BUntsii is
■vganle.r as boing a partial parasite, siuce allhough ll„- lianslorial organs
pénétra le lo lhe niedulla ofllte l.osi, the altacking alga relains a certain aijiounl
ni pigment in ils ouler relis. No direct évidence is however given proving ,|l;li
IV.od material is absorved from lire relis of lhe host. The branching oX .Xnlhcliu
is Peculial' ll,at “ew branches grovv ont from lhe walis of lhe old conreplach s
ami push Ihrough lhe osleoles of lhe latler. These coneeplacles vvhen malt e
,dl con ta in oogonia. eight oosphères lorming rcgularly it. eaeh oogonium. No
anllieridial eoneeptaeles bave beeu found and developmenl is regard ed as bein«
parlhenogenelie, lhe réduction in the sexual apparalus following as a remit of
lhe adoption of the parasitie habit.
Phyllospora comosà is one of the larges! meihbers of thé Fueaceae and
.vhen fertile lhe leafv brandies are covered with conceplaeles. Bach ànlheridium
gives rise lo 64 spermalo/.oids : vvlieler lhese are pigmenled or nol is uol
slalcd. Allhüugh lhe oogouial nucléus divides lo give eight nuclei, seven of lhese
degeuerate, and as in Peleelia, only ou., fertile egg is produced Iront eaclt
oogonium. T. M. Gmbh.
FLORIDÈES
30(3. Borgesen F. —Marine Algae (in Plants from Beata
Islantl St. Domingo, coll. by C. II. Ostenleld !. — (Dansk Botan.
Ar/cio, 4, Nr. 7, pp. 14-35, 17 lig.
Enuméraliou et description de 24 Chlorôphycées, 6 Pltéophycées, 34 Rho-
lophyeées. I. A. décrit particulièrement 1) le Neornevin annulait i Dickie où il
distingue deux formes : f. /r pieu, ne dépassait! pas I cm. de longueur, gamé-
langes de 165-230 p; I. protêt! a, atteignant 2 cm. de longueur, gamclaugcs plus
longs que dans f typica, larges verl le haut et s’amincissant vers le bas. 2l
•iargassum >■ ulgare Ag. où il répond au travail de Sjostedt el maintient que la
mer des Sargasses est formée d’algues vivant à l'étal flottant, se reproduisait I
végétativemenl el non de piaules arrachées aux côlcs américaines.
Une espèce el une variété de Ceramium soûl décrits : C. comfti-m Borg. —
Prôna dicholOma, repens haltîlù fere C Iransvcrsalis set! majore, zonis dislan-
Itbus, mugit lutin quant aliin, iu parle inferiori e cellulm majorïbus. nappe
: i itiiigttlaribus, un i serai lin , su parue e ccUntin parais coinpànitin. Zonae cerf i eu les
en. 100 p latae el 3 5- 'fi p allue. lnternodiu perlonga, ztinan .7-7 Itmgiora, ad
■100 p et ultra longa. Cellulae magnae lonarttm va. Il 5 p allue. Tetrasporangia
-unis eortiealibus formata. soUtaria aul bina, unineriala. Ànlheridia per to-
lam nupetjiciem zonarum occttrruiil
C. brevizonalum H. B. Petersen, var. câbaimca II. B. P. et Bôrg., nov.
val'. — The lotve mosl cells in the auuular cortîcalious are somevvhal smaller :
ihe cells in the upper part of lhe cortieal zone ace somewhal smaller aud show
11 rharacleristic tendency to ruu in short iltin lilamcnls composed of a few
oldoùg, uppermost smallest cells. — G. Hamel.
307. Chemin E. — Sur le mode de vie du Litliothamnion
32
Source : MNHN, Paris
- 502 —
caloareum Pallas. (Bull. Soc. Lin. Norm. 7® série, 6. 1923,
Caen 1924).
I. A. siguale la présence à Chausey eu Avril 1923, du Lilhothamnion calca-
rt'iim (formes squarralosa et flabeUi para | dans la zone intercotidale, au milieu
d’une abondante végétation de zoslères atténuant la lumière : l'Auteur a observe
sur certains rameaux du l.ilholhamiiion, le Cju'ifria prllila K ries. — It. Mrs lin .
308. Delf E. Marion and Gi'ubb Violet M — l'Ite sperinn-
tia of Rhodymenia palmafa Ag. Ann. of Bol.. 38, pp. 327-335,
4 fig. , London, 1924).
Les frondes mâles du H. pat ma la ont été récoltées de février à juin. Les
anlbéridies forment des sores de couleur pâle et de contour irrégulier, répartis
sur les deux Côtés de la fronde, filles naissent de la transformation des cellules
superficielles ; chacune de ces cellules se divise en deux : la Cellule inférieure
devient la cellule basale et la supérieure est la cellule-mère des anthéridies
(autheridial mother-cell = Spermalangienmuller/.elle de Svedelius) Chaque
cellule-mère donne une anlhéridie (au sens d'Ollmanns. = sperinatangel , puis
une seconde se développe à côté de la première. Après l'émission de la sper-
malie, lant.iéridie conserve sa membrane épaisse et lamelleuse et la cellule-
mère y envoie une partie de son cytoplasme qui se diflerenlie à son tour en
spermatie. Chaque anlhéridie peut donc donnée successivement plusieurs sper-
maties (au moins deux). Les A. ont constaté que la spermatie n'était pas nue,
mais entourée d’une membrane représentant soit la couche interne de la paroi
antliéridiale, soit une formation nouvelle. Si l'on admet avec YamànOuchi que
la spermatie des Floridées est de même nature que l'anlhérozoide des Coleo-
cliaete qui est nu, on peut en conclure que la membraue qui eutoure la sper¬
matie, est d'origine anthéridiale. Le noyau de la spermatie semble former deux
masses séparées de granules de chromatine, ce qui confirme les observations
de Wolll'e et de Cleland d’après lesquelles la spermatie attachée au Irichogyue
contient deux noyaux dont l'un seulement prend part à la fécondation. — C.
Hamel.
309. Elenkin A. A. i Stark N. V. — O lojnosinezeleznoi
vodorosli Asteroovtis ra.i usa (Thwail.) Gobi i drugikh vida U
etogo roda [De AsLerocy ti ramosa (Thwail.) Gobi caetei'isque
speciebus htijus generis notula] (Nolulcte syst. Ins. Lrypt. Horli
bol. Pctropolilanï. 2, 8, pp. 117-128, Pelrograd, 1923) [en russe
avec res. latin].
Les A ayant récolté «finis un étang de la station expérimentale de Pavlosk
une quantité importante d 'Asterocrlis ramosa ont pu cultiver cette intéressante
espèce et préciser quelques uns de ses caractères. La synonymie passablement
compliquée de celte algue est discutée en détail ainsi que celle de V Aslerocyli-
Wolleana : ces d. mis espèces sont réunies e'n une espèce polymorphe i Astéro-
crtis ramosu sensu lato) dont la synonymie et la diagnose sont établies comme
Source : MNHN, Paria
— 503 —
Aslerocrtis ramosu (Thwail.) Gobi l-sensu laliore Elen.k. el Slarkl. Aslero-
rylis ramosu (Thwail.) Gobi el A. Wolleuua (Hansg,) Lagerli in De Toni S vil.
Alg. pag. 689-690 (incl. var. el formai*) ; Glauconema ramasum Reinhard in
Aol i s Soi;, lien un Nalurae in Odessa IX, ISS'., pag. 241-248. lab. IV., 6g. 12. a. b.
<'• d. e : f'allonema smàragdiiuim Reinsch. Conlrib. ad Algolog. cl Fungelol.
S Ipag. il. lab. XM ; AHogunium smnragdiniim | Reinsch t Hansg. var. genui-
num Hansg. el var. palustre Hansg., Prodom. Il pag. 132. Exs. : WiUr. el
Nordst. . u° 769, 1074
Film gelatinosis, 10-25 p crans., substrata affixis vel liberis, breyibus au!
longis, stmplicibus aut unilateraliter vel subdiclwtoinice ramosis ; cellulis
ellipsoidris vel subsphaérieis, suhquadralis, elongato ellipticis vu! cylindraceis
u trinque laie rolimdulis, membrana crama, meta, aehroa, seepe inconspieuc
stratosa praeditis, 5-16 u lata el 8-28 u. long, (çum membrana), contenta
meruleo vel aeragineo, vel chalybeo viridi , carias lateo-o lira ceo, prrenoidem
3-6 y- crassum centra ostendente, chromalophoris, multis, parvis, pariétal Unis,
ellipsoideis, vel muni nu absentibus et tune content u di/fusa colorai am ad instar
Myxophvcearum videtur. Propagiitiu per aklnelas et monosporas i.v _ /'
Allonge.
310. Geitler L — Porphyriduim aeriigineum n. sp. N'oi l.
Mitt. j, Ôslerr. Botan. Zeilschr, Wieu, 1923, 72, p. 84).
Description el diagnose do la nouvelle espèce qui ne se sépare du P.
cruentum Nag. que la couleur bleu-vert du cbromalopborc ;
Porpii yhidiu.h akruÇini:um n. sp. -Stratum parviilum, musosum, latte aeru-
gineuiu ; cellulàe rolundulue vel ellipsvideac, ’i, S-S-S, ô p. diam. : cliromatopliu-
‘ iis aeragineus stellatus « prrenoidem » sphaerieum circumdans : nucléus
excentrions sinu cliromàtopliori silos.. Propagaliq fit divisionc vegetativa
cellularum primum Secus duos dircçliones; deinde irregnlariter. — Van Goor.
31 1 . Grubb Violet M. — - Preliminary note on the reproduc¬
tion of' Rhodymenia palmata Ag. (Ann. of Botany, 37 , pp. 151-
152, 2 lig. , London 1923).
Les organes reproducteurs de celle algue n’avaient jamais été observés.
L A. a rencontré les (érasporanges d'avril ix septembre ; ils peuvent être dissé¬
minés daus le lissu cortical ou bien y être réunnis en sores. Les procarpes sont
toujours réunis par groupes el forment des taches sombres sur les deux faces
de la fronde ; ils soûl formés de 1 où 2, puis 3 ou 4 cellules en ehaîue ; la
supérieure est surmontée d'un Iricliogÿae qui possède un gros noyau sphérique
caractéristique. Des spermalies onl été observées. — G. Hamel,
312 Howe M. A — Chinese marine algae. t Bull. Totrey
Bot.' Club, 51, pp. 133-144. PI. 1,2. 1924 .
The scanly reports on Chinese marine algae are reviewed. The collection
iescribed iu the présent article «as made by A. H. Gowdry at Pei-tai-Ho and
Lliefoo, and had partly been reporled npon previously. It iucludes 39 species,
’m reasing tlie species kuown from Chino to 92. New naines are : Chordaria
Chordaria (Ilarv.l M. A, Howe n. c. (Cladosiphon Chordaria (Ilarv.) ; A unro-
carpus divaricatus (Oka.l M. A. Howe n. c. (Haliscris uivaricala Oka.).
Source : MNHN, Paris
— 504 —
Lo.vik.nt.viiu sinknsis ii. sp — Plants small, 7-3 cm. high, flaccid. someivlial
gelaliiwus, intertangled, dichotomous below. ibe main axes irregiilarly pinnate.
icilft an occasionul brandi in iinotliCr plane, mostly 0.3-0. 6 mm. in dianieler .
the branches and brancblels slightly conslricted al Ibe base, allier constrictions
rare, thé nlliiniile brancblels ovoid-fusiform la digiliform : llie llialhis ivall
tllin, Inosifr 30-05 a. lllîck ; cells of llie suprr/icial laver mastic 12-24 y in dia-
meler in surface cie.c, oflcn broader I liait high in cross seclionof llie aider parts ;
letraspnrangia insori al llie bollom of llie orbicular, m al arellipiic pils 75-300 y.
vide or long, and. also scatlered .
Graléloupia filiciria porraceu (Mer!. Vf. A. doive ri. c-, (G. porracea
(Merl ) KU.I
C,. filicina !.o ment aria n. var. — Thallus ternie or sublerele. coriaceous or
subcoriaceous. tabulose. occusionalh constricled, espeeiallv in Ibe lomentarioid
nllinittle brancblels. rallier copiously and vcry irregularly branclted in ail
directions, llie uUimate brancblels oenid, ellipsoid, fusiform or iiiucli alongaled,
obtuse or .u intente. Ibe lelrasporic less branclted and silbspiiiescent, llie lelra-
sporangial liranchlels communie rosira le, nioslly 0.75-1.5 mm. long.
.\ kviasTOMa Güwdrïi u. sp. — /'/taillis lubricous, moderately gela linons,
snbcorneotts in drying. deep pnrpUsh vinaceous. Indian laie, or dahlia carminé,
repcotrdly I mostly 7-1.7 limes) and rallier régulai ly dichotomous. rarely tricha
louions, b- 11) cm. high. llie more fiùelv dividcd somendml suggestive of Ceranüum
rubnim in habit, occasionnally proliférons , mastlv terele or sublerele. bal more
or less vomplanale in aider paris and belmv Ibe dichotomies, lubiilbse béton’,
llie vider parts 1-3 mm. broad, llie ividùly spreuding. often divaricate terminai
branches 1511-300 y in dianieler [no! including llie maçons shealh, which is 75-
150 y Illich l. llie apives suhacute : mediillary filaments 12-24 y in dianieler.
codex consisting of 3-5 limes closely fastigiale filaments 30-120 p. long, the
penicilliite clusters rallier easilr séparable . Ilieir proximal ends ovoid. about
17-15 y. in dianieler. sontelimes broader thon high, ibe sncreeding cells ellipsoid
or short-n lindric. 7-9 p broad. the clusters usually terminaliug in rallier rigid
lapering inibranclied filaments 2-4 cells long. Ilieir cells mostly about 3 y. broad
and 7-3 limes as long, llie dislal cells 17-75 y long, coinmonly trivliomic and
oflcn capitale : tetrasporangia scatlered, sessile on cortical brancblels of Ibe
penultimaie order, ellipsoid or obovoid. SO-i'2 y x 1 6-24 p lincl. ivall). the
spores decussately paired ; allier parts tinknoivn. — Wm. Ramlolpli Taylor.
313. Mazza A. — AggLunte a! saggiotii Algologia Océanien
Klorideae). ( iVUooa Notarisia , Ser. 34. p. 1-24, pp. 87-100 :
Ser. 35. p. 1-27, Modena, 1923-1924).
L’A. poursuit la description des genres et espèces des Floridées commen¬
cée en 1905. Les algologues y trouveront des renseignements précieux sur
beaucoup d'espèces peu connues ou insuffisamment décrites. Dans la Ser. 34,
sont étudiés les genres Alsidium )A. coraUinum, A. Ilelminthoçhorton :
Polysiplionia {/'. Hystrix), Digenea (/>. simple. rf Pollexfenia IP. lobala,
P. crispa la), boxodasya (I). Polboeliaete |. I.rnormarldia i !.. Chauvinii), ll’ilso -
naea (IL. dictyuroides) Ainpltisbclema [A. indica), Bostrychia.
Dans la Ser. 35, soûl étudiés les genres Bostrychia (U. Ifookeri, B. rivularis),
Source : MNHN, Pari.
505 —
Thuretio {T. Borrieiü), Dasopsis I f). spinella. /'. plana, I) punnla, /. Zanar-
diniana comh. nov.= Iiytiphloea pumila Zanard.j, Dasya {B. ocellata, J), rigi-
dula). — G. lia mol.
• >14. Kolderup Rosenvinge L. — The marine Algae of
Denmark, Rhodophyceae, III, Ceramiales. ( Mem . Acad, royale
des Sc. et Lettres de Danemark, Ie sér., VII, |>|>. 285-486,
lig. 202-452, PL 5-7, 2 eart., Copenhague, 1924).
Gel importai» mémoire est le troisième <le l'étude générale des Algues
marines du Danemark iBaugiales and Nemaliomilcs. 1919 : Cryplouemiales,
1917, ibid.) LA. publie d'abord la liste des nouveaux dragages elfeclués sur
les rôles du Slesvig septentrional, de nouveau réuni au Danemark en 1920, Puis
il étudie les Ceramiales danoises ; pour chaque espèce ou trouve une liste
complète des auteurs qui l'ont étudiée et de ses synonymes, une longue des¬
cription où sont soigneusement étudiés l'aspect de la plante et de ses diverses
variétés ou formes, les organes reproducteurs, les germinations et le dévelop¬
pement. les stations où elle croit, les époques de recolle ii l étal stérile ou
fertile et enfin une liste «les localités où elle a été recueillie avec indication des
collecteurs, des profondeurs et des organes reproducteurs, (iliaque espèce est
accompagnée de nombreuses figures.
Sont étudiées : Spernmlhamnitm repens (Dillvv.) Kosenv. f. Ttmteri et f.
rosoola, (1 A . considère que ces trois Spei'motbamuiou appartiennent à la même
espèce). Traillirlla inlricalo Bail , l'allilliainnion Hookeri (Dilhv.l A g. I
ArtrschoUgii, Rosenv. (= f. a Arèsch, Alg. scand. exsicc. a" 311, I. typica Kylin,
V. pyramidal uni Licbman), ('. Brodiaci klarv.. C. Mragonum (VVillioriug) Ag.,
[IA. pense que les C. braebiahm Bonnom. C. fmticuloifUm A g. cl C. xpiaifemm
Kylin ne sont que des var. du C. lelrag'inum : le C. tetragonum typique ne
se trouve pas sur les côtes dauoiscs, I espèce est représentée par les var.
divaricata Rosenv, et var fruclictilosa J. Ag.], C. corymliosttin (Engl. Boit
l.yngb., V. roseam llarv., C FurcellUriae (= peut-être (’. byssoides Aru.l.
Srirospora Griffilhsianu llarv., Ptumaria elegan.i (Bonn } Schm.. Ptilnta pln-
ma.ia (L.) Ag., Anlilhamnion crucial tint (Ag.| Naeg.. A. Humain (EU.) Tlttir.,
A. I> orra le (Gobi Kjell).
Une importante contribution à l’élude des Ceramium est donnée, avec la
collaboration du Dr He.nning Petersen qui a déjà publié une étude sur les
Ceramium danois | Danske Arter af Slaegten Ceramium. ibid-, 7 sér., T. V. n" 2,
19 8). Elle contient des observations nouvelles sur l'organisation, les organes
reproducteurs et les germinations des spores ; 19 espèces sont citées, dont 4
sont nouvelles. Des algologues trouveront uue clef importante pour la détermi¬
nation des espèces danoises : C. lennissiimin (Lyngb.) .1. Ag., I'. diapliaiinni
llarv. et .1. Ag.. C. strictUm Grev, et llarv., I'. cimbrictim n. sp. C. Peslnn-
rhampsii Cliauv., C. vertébrale 11. Pet.. V. danicum n. sp., C. ruhriforme K y I . ,
C. arborescent J. Ag,, C. Bosenvingii 11. Pet., C. a lia n I ii'u w M. Pet,, ( . Bon-
gesenii 11. Pet., C. scand iiulvicum n sp., 6’. abyssale H. Pet . C. Arexchougn
Ivyl., C. l'ruliciilosam (Kuls.J .1. Ag.. C. seplrulrionale 11. Pot., C. ruhruin
(lluds.)Ag., C. rescissiint Kyl.
L'A, discute la place que doit occuper le genre J/liodticliorlon dans la syslé.
Source : MNHN, Paris
viatique. Aucun organe reproducteur n'avait été signalé jusqu’ici ; l'A. déni;
pour la première lois les antheridies du II. penicitliformc (Kjellm.) Roseur., n
qui permet d’espérer que les cyslocarpcs seront un jour trouvés. T, A. étudie
ensuite les li. Tiothii (Turlou) Niig. et Ii inembranaeeum Magnus; il pense que
le II. seiriotanum Gibs. qui ne possède qu’un seul chromalophore pourvu d’un
pyrenoide central doit être rapporté au genre Acrocliaetium. Dans des reniai-
quus générales sur les Ceramiacées, sont étudiés le nombre des noyaux, le
fusions de cellules, les poils hyalins unicellulaires, le nombre des cellule
auxiliaires, les sporanges, les para spores 1 A. discute la théorie de Schiller,
d après laquelle les paraspores ne seraient que des telrasporanges modiliés). I.
présence simultanée d’organes sexuels et de telrasporanges sur la même plante
la présence des divers organes reproducteurs dans les espèces danoises et I
multiplication végétative.
Après avoir mentionné le Bonnemaisonia asparagoides i Woodvv.) .Ag.
l’A. étudie la grande famille des lîhodomélacées. /feterosiphonia pluniOsa (Eli.
Bail., f tarent in pinnatifida f'Ginel.) I,am. Chondria dasyphylla (Woodw.i
Ag., Polysiphonia urcëolata (Dilhv.) Grev., /'. orthocarpa n. sp., P. elongut,
(Huds.J llarv.l avec trois formes ; a lypir/i, b Sehebelerii Rosenv., c baltir.
Rosenv.; P eiolacea (avec 4 formes : a c iolacea Areseli., b flbrillosa (Dilhv.
Aresch.. c tennis Roth, d aenleala (Ag.) I A. ue pense pas pouvoir séparer de
I‘. violacea les P. fibrillosa et P. aculeatn), P. Brodiaeai Dilhv.) Grev., P.
atrorubescens (Dilhv.) Grev., P. nigrescens (Engl. Bol.l Grev. (avec 4 formes
I. pectinata J. Ag , I. fncoides J. Ag., f. flateida Aresch., f. reducla Svedel.
Brongniu rl plia byssoides iGood. et Woodw.) Séhm. : liliodoinela su h fus:
(Woodvv.) Ag. (avec 5 formes, a gênai na, b lyeopodioides. c virgata iKjellm
Rosenv., d lenuior (Ag.) Svedel., e abyssicola Rosenv.); OdonthaUa dental <:
h. l-yngb. Dans des remarques sur les Rhodomélacées l’A. étudie les triche
blastes, note f absence de poils hyalins unicellulaires, décrit l’origine des brai
clies, les rhizoides, la lorsion des frondes, le nombre des noyaux, la germinatine
des spores îles P. Brodiaei et P. nigrescens passent par un stade <4 4 celluh
pericentrales), les pores secondaires, l’origine des telrasporanges et les parti
cularilés des cellules péricentralès.
Dans les Délesseriaeées, I A. décrit la formation des pores secondaires -
les germinations |le Phyeodrys riibens donne d’abord une lame monoslromaliqn
sans côte médiane ce qui montre sa parenté avec les Mtuphyllnni) . Puis soi
étudiés le Phyeodrys ru liens (Ihuis.) Bail. (= üelessuria sinuosa La mou i
A poglossum ruscifolium iTuru.) J. Ag., Delesseria sunguinea (L.) Lamoui
Meinbranoptera nlala (L.) Slackh. L anatomie des frondes de ces plantr-
étudiés en détail, corrobore les observations de Kyllin.
CruAMiuM oimbhicum Henn. Petersen n. sp. — C. interdam repens. subit
chotome ramosum. apicibas réélis longis, stlepe innequalihits ; zonis seing:
dislnnlibus, inurgitiibiis non erescentibus. e cetlnlis panels coniposilis, plerum"
que ÿ-H oËllnlii: altis, nia.cimis 110 u. altis. 100 u. tu lis. al iis cettalis nlh .
c. ■>:, p altis, àll a laits, cellulis inferioribus stlepe asqiie ad 3‘i p lotis : interno-
dus inu.ciinis zonis 0-7 /do longiorihus. Color rubro-violaeeus. Pili. tetrasi)"
rangia el organa sexuaüa non obsercatu : A (line C. stricto sed dilïert zoni -
angustissiiuis et ramilicatione. Apices juvéniles sa*pe curvatura characteristien
supra nodos instructi suul.
Source : MNHN, Pari.
— 507 —
C. damcum Henn. Petersen n. sp. — (= f. Hoscnvingii H. Petersen f. tamis
et f. ititeriiièdia H. Pet.) Frutis dichotoma, apicibus iitcitrvalis léretibits, in
partibus sUpèrioribus et intermediis zonis diséretis, id parti lui. s inferioribus
cortice continua instructa. Zonae juvéniles marginibits non crescentibiis, adul-
tiores ali utroque margine crescunt ut in C. Itosenvingii. Interstitiel pellticidn
inlerdum zonis .i-i plo longiora. Cystocarpia in ratais primants. Col-or subruber.
Individua minus corticata habitant C. sticti off'erunt.
C,. Rosenvengii H. Pet. emeud. aucl. - Frons dichotoma . apicibus redis
vel curvalis. Corticalio con/luens, exceptés apicibus ramisque superiuribus.
Zonae corticales d iscretae ali utroque margine crescentes. Tetrasporangia
verticiUata non erumpenlia Color subruber
C. sCAsniNAviciM H. Petersen n. sp. — C. fronde regulariler corymbosa
fastigiata apicibus incurvatis, in partibus basalibus et intermediis cortice
continua, in partibus superioribns intérstitiis pellucidis semper breyibus ins¬
tructa. Zonae superiores ab initia adproxilnae, marginibits vi.c crescenlibus,
deinde ab utroque margine inprimis a superion crescentes. Cellular murginis
inférions semper laine in seriebhs longitunalibus ordinatae. Cystocarpia in
ramis principalibus : antheridia irl sOris ; tetrasporangia yerticillata in partibus
nodalibus pu ni ni erumpenlia. Color in individuis danicis subruber. in individuis
e.c regionilius borealibas fu sco-rubi gi nosus .
C. abyssale 11. Pet. n. sp. — C. fronde dichotoma vel subdichotoma,
apicibus excl. juveuilibus redis, cortice continua vel zonis juxappositis dif¬
ficile dislinguendis instructa. Zonae discretae solomodo in basilius ramumiii
occurrunt, typo C. frucliculosi vel G. Àresçhougïi, , in marginilius superioribus
magis quant in inferioribus crescentes. Cystscarpia in ramis prinripalihus vel
second ariis. Tetrasporangia verticiUata vel sparsa parurn erumpenlia. Color
subruber. Uab. in régions abyssale.
PolYsiphONïA outiucaiipa Rosenv. n. sp. — Caespitosa, c. 7 cm alla, filis
erectis nuinerosis. e filis repenlibus exeuntibus, in fente rhizaideis numerosis,
partial fasciculatu, substrata, non adfixis, instructis. sursum pautulum atténua-
lis, articuiis tetrasipboniis non cortivatis, in parte infe.riori filorum ad geniru-
las leniter incrassalis, Hami in uxillis pilorUm Itriclwblastorum ) oriu/ttur ;
rami axillari seenndarii. c CèUuUs basilaribus piloruin deeiduorum orti,
désuni. Fila in fente crass. IH5-160 p. articuiis diamelro I -i -plo lot gioribus.
in parte media articuiis diamelro b-6-plo longioribus, tit pente crass. b0-60 u.
Tetrasporangia in ramulis torulosis longe spiraliter séria ta. Antheridia ignota.
Cystocarpia subglobosa . ustiolo upicali. non protracto. Color fusco-purpnreus
— G. Ilamel.
315- Lemoine Mme Paul. — Corallitiacées recueillies par
dragage en Méditerranée (Croisière du « Pourquoi-Pas », en
1923 . — [Bull. Mus. Hist. nal. , 1924, pp. 402-405).
L'A. a déterminé les espèces recueillies en divers point de la Méditerranée,
et indique par quelles profondeurs elles ont été draguées. Il Baléares : - espe¬
ces par 65 m. ; i) Bouches-du-Rhône : 3 espèces par AO à 80 ni, ; 3) lies d Hyè-
res : Pseudolithophyllum expansum par A 0-45 m. ; i| Nord de la Corso : Litho¬
thamnium Philip pi par 120 m. ; 5) Tunisie : l.itkoth frudiculosum par 60 m..
Source : MNHN, Paris
— 508 —
C. meditevranea, L. polymorphtim par 80 m. ; 6) Les Habibas : !.. papillon un,
s l’alelies ; . l Mer de Sicile ; 7 espèces par 80 ni. Un certain nombre d'espèc, ■
i* d é I c recueillies dans des fonds de vases : !.. r.alcareum, !.. solution, !.. liclic-
it'iidps, !.. papitlosum, P. expansum. — G. Hamel.
319. Lemoine Mme Paul. — Gorallinacées du Maroc, (lin/'.
.Soc. .Vf. nul. du Maroc , 4. pp. 113-134, 6 fi g., 2 pl.t
L A. énumère 1") les échantillons de la collection de l'Institut seieuliliqr
«ItéKfien, à Rabat, provenant des recherches de M. Pallary et des récoltes ,
MM. Dpi If us et Lipuville (campagne du Vanneau, été 1923) ; 2°) les échantillon
recueillis par le Lieut. Mourel, Suit la description de toutes les CorallinucV'
recueillies, dont la plupart sont figurées. Puis vient le catalogue de toutes I,
Corallinacées signalées au Maroc soit sur la côte méditerranéenne, soit sur
côte atlantique (mi total: 28 espèces, 20 Mélobesiées et 8 Corallinées) ,
tableau compare la répartition de ces algues avec celles des mers voisine
Rufin l'A. étudie l'origine des Corallinarées du Maroc. — G. Hamel.
317. Walter H. Zur Biologie der Uangia fiiscopurptuv
[/dora, 16, pp. 319-322, 6 fig., 1923).
318. Weber-van Bosse Mme A. Liste des algues du
Siboga, III Rhodophyeeae, 2” pari. Céramiales, {Sihoga-Kr/n
ditic, monog. LIXc, pp. 311-392, 2 pl . , 33 fig., Leiden, 1923).
L A publie la seconde partie des Rhodophycées consacrée aux Céramiah
j'.i niouog. LIXb contient les Protolloridées, les Xéinalionales et les Cryploth -
miales). L'A donne îles descriptions longues et précises de chaque espèce qu>
c implèlenl de nombreuses ligures. Les Céramiacées soûl représentées par Oi
espèces (sont décrits pour la première fois 1 genre, Il espèces et 1 variété
1 genre Chalicoslroma et l'esp. tC. Xicrstrnszii ) avaient été décrits antérieur,
ment (in Notice sur q, nouv. genr. d’algues de l'archipel Malaisieu, Ann. du
Jurd. de Builenzorg, 2e sér., vol IX, 1910). Les Rhodoniélacées comprenne
07 espèces ; 0 espèces et 1 forme sont nouvelles (2 genres nouveaux et 9 espère
avaient été déjà publiés: l.aureiicia pigmttea (Mar. Alg. of the Seuls rk Exj.
Tans. Linu. Soc. 2nd Ser. Bol. vol. VIII, prt. 2, 1913, p. 122), Chondri,
deçà m lien* \ Liste des Algues du Siboga, 1921, p. 309), Oligoeladus (Nolir-
p. 2r>|, Olig. Boldiiigliii (Notice, p, 25). Jneuria Lorentzi (Notice, p. 3tii.
fiasyopsis tene.Ua (Liste, p. 309). />. pulc/icllii (Liste, p. 309). D. anastoman
l Liste, p. 309), O. palmati/ida (Mae. Alg. p, 130/. Tapeinodasya et T. Borne! u
(Note sur 2 alg. de l'archipel Malaisien, Recueil des T'rav. bot. Neerl. , N" I.
1904, p. 96) . Les Delesseriacées sont représentées par 18 espèces.
Voici les diagnoses des espèces nouvelles.
Spkkmotiiammox onisxTAi.r. Fronde filiforme. I cm. circiler alla, conf¬
iante filament ix repeiililnis, substrata dkizoideis lirai’ il) us. apice discoidrn
expaiisis el emi I lente fila ineii la erecta. simplifia mit apice m versus ramulosu.
Ramifieationibus caris et irregttlaribiis. Crllulis /ila.mauloriim repentium .Y3-
40 y, rare 50 y lalis, 130-100 y longis, ceHulis fitaïueiitorum asceudentium
30-40 y latis. 100-300 y longis. Tetrasporangia ramis hiteralilnis vahle raini/i-
Source : MNHN, Paris
509 —
cutis termiilalibus affixis. Diametro circiter ItO g, pariele annumerato, 6 u- la iis.
Cyslocarpiis et antheridiis non visis.
Griffith f.ia rihzopiiiira Grun., Kerguson. Ceylon Algae, n° 316, sans diag¬
nose. — Fronde caespitosa, brevi ant elongata, ramificatione subdicho.loma,
fastigiata, /labellutn : ni mis juvenilibus ftircalis, convergentibus, ariicuUs stipe-
rioribus mouiliformibus, isodiameiricis nul diametro duplo brevioribus . articidis
in/erioribus cytindricis , elongatis, diametro 2-5 plo longioribus. Tetrasporangiis
in articulas inter duos celhtlas, pedieello brevi su/fultis, ramulis sparsis sim-
plicibus rircumdatis, nul ranmlis interdum nullis. Cyslocarpiis et antheridiis
non observa lis.
Haloplegmu Duperreyi spiuulosum Ilowe, var. si bi.ittorai.i: h. v. — Fronde
dure rubra, pilis peripliericis -+- 2 00 p allia e cellitlis 6-12 a la lis, et 2-0 altio-
ribtts r/nam lotis constitutis.
Ceramium Hüïsstansi i . — Thulia parvn. repente, rortirato : constante fila-
menlis pauce horizontalité/- ramoais. et varia munis lateralibus aseendentibas,
ad 0,5 mm altis : apice /ilamantorum simplici, non bi/urcalo : fllamentorum
cellulis cenlralibus lotis Ht) ad hit) g. plernmque 100 ja ; l.:ï ad 2 x altioribus
r/uam lotis ; strata corlicati continua, inernti, constante cellulis H ad 20 g lotis,
fret] tien tissinie 10 ja. circa p altis et verticaliler et horizontalilcr seriatis.
Ithizoideis unicellularihus pénétra ntibas in h loin hospilis, in apice in discum
dilata lis. Organis fructifient ionis non visis.
Ceramium Howri. — Thallo parvo, supra Florideas repente, cnm cortice
zonalo, constante filn mentis prinmriis, in nodis ramas, itéra m rumificantes,
emiltenlibus. Apice simplici, non bifurcato, subito altenuoto. Filamentis primo-
rii.s i 100-350 g lotis, ru mis IfiO-lât) g lotis, munis cnm tetrasporangiis 250-300 g.
lotis, (,’ellnlis cestrolibus isodiameiricis nul pu ace altioribus f/nam lotis. Zona
corticali constante fi la mentis brevibus aseendentibas et filamentis descend en-
libus tongioribus, intervallo augusto. Cellutii descendanlibus altioribus quant
lotis, verticalité r seriatis. Tetrasporangiis cingentibus nodos siugu/oruin ra mo¬
nt m apicem versus ampliatoruiii. (tb initia in corliceni immersis, muluris e
cortice emergentibus Cyslocarpiis et antheridiis non visis.
Ceramium Mauvais. — Thulia ad biisini repente, deinde erecto, 3 cm alto,
risque 200 g lato : thallo sterili distincte zonitio, unilatéral!, ramificatione
alternante, raro opposita, apice subdichotomo. Zona corticali latiore quant
alla, lata 100 od 200 g in porte fertili . intershis ad apicem brevissmiis deinde
diametro 1-1,5 iisque ail ii-plti longioribus. Zona corticali constante filamentis
adscendenlibus et descendeiitibas aeqaalibus cum cellulis angulatis cl rotiin-
dalis. Tetrasporangiis in ramis lateralibus et siinplicibus cum stichidiis simi-
liladinem habenlibus , apice simplici, articiilis brevibus et cortice fere continua.
Sporangiis immersis, verticillatis. '/ ad 0 e parte superiore zonae erumpen-
tibus. Paras ports observolis, in tlirmas congrcgatis in angiilo muni. Cystocàr-
piis et antheridiis non visis.
Ceramium svbvkrti<:ii.i.atim (Grun). | —C. Kulzingianum I I (ion grâce ras
subtile Ka.tz.) var. siibverticilloluni Grunow, Alg. Fidscliii, p. 31) — Thallo
parvo, aliis algis odhaerente cum rhizoideis unicellularihus, il mm alto ad
lOt) g fere lato, distincte zonalo. ramificatione dichotoma . rare cum ramis late¬
ralibus e zonis surgentibus. '/omis anguslis, ustjite ad Ht) g- altis, constautibus
strata mediano celhUarum magnurum, quod stratum ad latera in/eriora et
Source : MNHN, Paris
— 510 —
superiora instructum est nno dut du obus siralis cellularum parvdritm. lnters-
tiliis apicem versus brevibus, ad basim usque ad < diametros axis centrait v
7 etrasporangiis lot aliter amersis et lilicris, vertirillatis. tetraedris, saepe ciint
daubas verticillis snperpusilis. Cyslocarpiis et antlieridiis ignulis.
Ceramhm boiineiïNse. — /‘'ronde constante axe prima rio, initia reptanh ,
deiade erecto. 0,5 ad 0,8 cm alto, I ‘20-18(1 y. lato, distincte zonato , /lexuosn,
alternante é rami/icato. Axe primario et ramis subdichotomis. apicibtis intror-
sam curvatis. Articuüs apicem versus brevioribus //nam latis, 1.5 ad 2 X dltio-
ribus quant latis ad basim. /.unis corticalibus eomposilis e cellulis latioribu.
aiigttlitlis, circiimdatis cellulis lenuioribus Interstiliis in si ceo ucbrois, dimiil:
brevioribus sentie ad apicem, aeque lotis ae zona ad basim. Vctrusporangii
solitariis, unilateralibus ad laïus internum furcae, nudis : spormtgio accessoru ,
insolito. Cystocarpiis non observait -,
Ckramium cingulatum. - Thullo cortice zonato, constante /ilamenlis reprit
lilitts. cellulis prope isodiametricis. Fitamentis ad nodos rainas ascendentt
siinplices ont rantosos eniitlenlcbus, qui rami superne dilatait sont et subit,
lerminantur in. (tpice sirnplici et attenuato ; cellulis latioribus quant longe
liant is repenlibus, ttd alias aigus a/fixis cttm rhizoidiis ttnieellartbus, in apte-
dilatatis. Zonis tiansversalibus conslanlibiis cellulis turnias superne et inferiti
spécialités formantibus. hiterstitio angusto, multo minus alto quant zona ta
parte superiore ramorum ascendentium, alliore quant zona in ramis repenti
bus el in parle iiifcriore ramorum ascendentium. Apice ramorum repeiitium r
rainant erectum se traits formante . Filamenta repentia 80 ad 100 ;j. lata. !■ Hantent
ascendentia 80. 150 ad 550 y lata. Tetrasporanglis vertirllli modo in zottai
tra.nsver. alcm silis, maturi riinipentibns, stralo hyalino circtlmdalis, divisioin
Cf.ramium subdicuqtomum. — Fronde parva, zonala, I ad 2 cm alla. 100 a
850 jj. lata, constante axe primario replante, émit lente paucas radiées ad lut"
inferius et raiitos e rectos, unilatérales ad laïus superius. Axe et ramis stlhd .
cltolomis, ad apicem inlrorsnm curvatis. Articulis ad apicem brevioribus quoi
altis, vix aeque allis ac latis ad liusim. Zonié bomueocystideis. usque »
180 latis, eomposilis e cellulis «liguions versus murghieni superiore :
et inferiorem direciii. [aiersüliis valde angustis utl 1 àp'cein, ad basim circio
aeque altis ac zona. Telrusporangiis verticillatis. superposilis ont in Inrntt
parvis in sonis inferioribtis, ad apicem midis, ad basim cellulis zouae. iminet
sis Cystocarpiis luleralibus cum ramis iuvolucrantibus eloltgatis.
HrrfOciiordrm Kaüreisu. — Fronde, natta, pauce dorsovenlraliler expans
rhizoidttm ope intra te.vturam Prionitidis pénétrante . initia discuta parv in¬
formante. un de oriuntur rami plaiti. siinplices au I lobali et pirinati ■ ha si an gu s
tutu, apice dilata. Fronde constante are centrait unde orienlur rami latérales
pet ipltei-iam versas direct i et coilgénilaliter coaliti. Fronde strata corUcin
obtccta, fade ventral i quant dorsali crassiore. Cyslocarpio in apice ramorum
lu te rit lin ni sine invol ucro proprio, sed obteclo ramulis luleralilius vieillis, com¬
pati ta e multitiidiiie sporartu;: ungutaritm. pericarpio hyalino aligna ni ot"
Crusso ci rtSu/nda tarant. /'etrasporangiis non observulis. Planta purusiticu m
frondibus Prionitidis Wentii.
Corallophila p, g. — Tltallus microscopicus, repens, ? mm. longtts, ItO
latus. scutularum tinicellttlarttm ope subslrato ud huer eus, cousions axe centre
Source : MNHN, Pari
cellularum magnarùm, quæ circumdantur %-l‘; plis cellularum corticalium
descend entibùs et invicem separatae sunl per interstitium sine, colore. Cellulite
corticales divitlunlur in celtulas 1/ un dru agit lares superposilas. Tétraspo-
raiigii in apice ramorum brévium | erectorum i‘ ) transformait sunt in stichidios :
- l'i •) tétras pol-angii in omnibus verticillis, suffulliir eellula transversali. quue
cellulite coujungunt axent centraient cum corlice.
Coram.ophii. a Kl. ki \vf. 01 1 — Diagnose du genre.
Janczewskia Teysmannii. — Alga parasitica, mutante spinas Acunthophorae
spiciferae in tubercula rotunda. mammilata a ut breviter ramipcata. Titberculis
cystocarpiis instructis tantum modo observatis. Singulis spinis rami Acuntho-
pborac parasilis infectai- . in Tubercula Janczeu-skiat- transformulis .
C110.M111 1 a m 1 M : t u i. a . — Fronde rninulissinia . axi primario replante,
•*-7 mm. Ion gu. tamis adsceitdentibus IA.:, mm. altis, simplicibus aut rami peu-
lis. ad basim attenuatis -, cunt eellula eentraU et qttiuque ce II al is pericenlra-
libtts. du obus aut tribus stratis cellularum parvartim circumdatis instructa.
t’ellula a pieu h libéra, trichoblastis vaille evolutis ; cystocarpiis magnis, ovifot-
mibtts cum sporis pyriformibus. Antheridiis in apice ramutortlm brévium.
Tetrasporangiis alterna ntibus in ramulis propiis. In singulis segmentis dttobus
telrasporangiis.
Chondria Sibogak. — Fronde lineari, en m pressa , angusta, 1 ad ? mm. lata,
apicilius acuminatis aut trailculis. fréquenter versus basim dilatata, ad basim
constricta, irregitlariter et allernanter ramipcata . Kamutis conforniibus. a
margine n u: intra marginem exeuntibus. Organis fructipcutionis non visis.
Endosipho.ma cuhvata. — Tint I/o constante axe centrait cttm quatuor
cellttlis pericenlralibtts et corlice strato ttno eellula rit ni, aeqtte alto ac cellulite
pericentrales composite et dttobus aut tribus stratis cellularum corticalium
minorum. Strato peripherico constante cellttlis mininiis. Singulis segmentis
ranittlo ttnico, in forma spinae, ci retint axin alternante, instructis. Interdam in
intervollo plitrium segmentorum dttobus ramulis subopposttis. aut tribus sub-
verticillatis elongatis. ramipeatis. Omnibus ramulis origine endogeiieio. Pilis
exogeneis non observutis. Anastomosis absentibus . Slichidiis cum tetrasporan¬
giis in fronde dispersis. Cystocarpiis et antheridiis ignotis.
Rosohera condensata. — Fronde spongiosa, dia métro itsque ad 1.5 cm.,
irregitlariter ramipcata, constante axe centra U cum quatuor cellttlis pericen-
tralibus et circumdato ramulis de/initis \rumulis\ spiraliter tnorma I b) insertis
cl ramis indepnilis (rttmis) sparsis, ad apicent rotiindalis Itaniulis de/initis.
tt. ci ni centraient rircitmdiinlibiis, saepe ramipeantibus, conslarltibus ramulis
bre.vibtts. pattee anastomosant/ bus , et texturam c--as.su m forinantibiis. Fronde
stiperpeie verrucosa. Cystocarpiis non observutis Telrasporangiis -n apice
rtimitlorum.
Dasyopsis PII.OSA. — Fronde cylindrica, per dicholamiam ramipcata, basim
exempté totaliter pilis penicillatis obtecta. Pilis radiatim disposais, vttlde inter
o- approximatif. Inserlione frondis non observata. Antheridiis et slichidiis cum
telrasporangiis pedicello ntonosiphonio instructis ad basim pilorum. 'tetraspo¬
rangiis in singulis segmentis tribus aut quattUOr sporangiis niitnitis. Cyslocat-
piis non observutis. Colore obscure rtil/robriinneor — 0. Hamel.
— 512
ALGUES FOSSILES
319. Berry Edward W. Tertiary f'ossil plants front lhe
Republie of Haiti. Proceed. of. V. S. Nat Muséum , 62, art. I
pp. 1-10, PI. I, 2 fig.. Wasliington, 1023).
La seule cryptogame fossile don! i! soit question dans ce travail est un
('luira représentée par de nombreuses oospores calcaires et très fragiles. Cci
espèce que son inventeur croit nouvelle est ligurée et décrite comme suit :
Chaua Woodringi ii. sp, — Oogu ii i ii ni circuler in cross section , ellipti,
in profile, slightfy l'aller dislad titan proximad . alinqsl ladre as long as t vide
ssmetvhal variable in size, which ranges front o,5 I" US niiii. in diameter, nu J
front 0.75 lu /.'Aï mm. iu lengllt. Proximal pôle an lit a lliin pentagonal cal <
reous plug freejuenlly broken an a r. Apical pote consisling of lhe tips of lhe fi,-e
celle e.nlargcd and sliglilly Ihickened. Celle of lhe irait making lliree révolution ■;
spirale Ion-, and roùiidly frtrrmved beltveen lhe knife-edge exlcnded keels of H,
t ell inargins. Lacuslrine beds of Miocène Age. Haïti — II. Mes! in.
320. Gardner N. L. - Two nevv fossil algae Iront tlie
Miocene. [Proc. Acad. Nul. .S ci. Philadelphia 75, pp. 361-30 •
PI. 25 et 1 fig., 1923).
Palaochalidiys californien N. <>., N. Sp., Promis fialtened. Iiipinnnh
branChcd , 10 cm, -+- higlt, rhachis 2-3 mm. i vide, pintades linear-laiiceola1
angles ac île, Front Bàirdslovvn, Los Angeles Cal. in diatomaceous eartli;
relaled lo l/alidrys elosely.
Cystoseiru occidenlalis n. sp., Prends fialtened , hipinnalelly b ranch,
il cm. higlt, rhachis ap lo Kl mm. i vide, sliglilly génie ulule and midrilihed
angles roundcd, planifies incomplète. Fmbedded in diatomaceous earth, soulle a
California; is most elosely relaled lo C.osmttndàeea[ Menât, lAg, — U ni. Jtandol/
Taylor.
321. Howe Marshall A. — Two new Litholliamnieae raie
reous algae, Iroiji 1 lie Louer Miorene of Trinitad, llrilish WeM
Indies. [Proceed. of P. S. Nat. Muséum. 62, art. 7, pp. I
PI. 1-4, Washington, 1923).
L'A. décrit les 2 espèces suivantes qui lui ont été soumises par T. \'
Vaughau :
Lithôtiiammim Pknnvi n. sp. — Tltallus forming irregular nodulose > “
verracuse concrétions '3.5-5 cm. in diameter, lhe verracae, kiwhs, or short bran¬
ches ait lo 5 mm. higlt. 7-7 mm. Iiroad. obtuse or sublruncate ; transverse froc-
titres of lhe knolis stunvinh pronounre 7 irregiilarly concenlric, more or 5 '
plicate laniellae mostly 0.15-0.., . iek ; transverse or radio vertical section
of lhe knobs conspicuosly sonate by tlie frequent alternations of large-ceth '
seeondary hypothalliu and small-celled perithallia ; relis of medallary Ityp"-
thallia irregular in ontline and arrangement , mostly ‘75-50 y. higlt hy 13-7., y
b coud ; ce Ils of SëcOndary liypothallia toc of large eelled périt ha Ilia 7) Pt-7., y
Source : MNHN, Pari i
5 i :i —
high, t‘4-ÿ8 y hroad, suhr/nadrate , ofton hroader I liait high, les» comittoiilr
liiglier titan brottd. distincily liiyered in the outlier zones, less dislindly in the
i nner : cells of thé perithallia miaulé, suhi/iiadrale, 4-7 y high orhroad, ntl lit r
indislinclly layered : conceptacles | letrasporic) liécomiiig emhedded, thé eavity
’ôll-lillù y. in maximum ividtli, lôD-'iOO y. in heighl. the roof nsiiallywell de/ined.
A single nearly l’ree specimen in Maleliepoorie Quarry, Ti'iniluil, (lower
LiTiinpnvT.i.üM triMTensb n. sp — 7'liallUserustaceoiis. 0.75-2 mm. thick,
hé tiniing snperposed, massive, and ri.ô-il.ô cm. thick. tlie surface nearly sinoolh ,
undula le-vagose , or liroadly and irrégularly suhmainmilate. delaminaling ;
vertical fractures showing imdulatc-plicate zonations I mm. or less hroad ;
hypoikàllia itsually inconspicaOus, the cells I5-2B y X 10-13 y, not distincily
coaxial " or layered : perilhalliuin rallier distincily or soiheteliat obscurely
-.ouate, ils Cells 9-18 (ÿh) y. Iiigh and 8-13 a hroad ilsnally liigher llian hroad.
nt sabt/uadrale. in very distinct loyers : conceptacles 320*QfiQ (J- in diumeter,
becoining emhedded .
A single specimen. more oc less emhedded, associaled willi corals (?) and
occasionally inlercalated wilh t.itlwporella melohesioides (Foslie) Foslie, and
forming the gréa ter part of a mass thaï is 9 cm long, 5 cm. hroad, and 4 cm.
thick. in gasparillo quarry, Triuidad, (lower Miocène). - II. Ikleslin.
322. Pfender J. — Sut* une formation quaternaire marine
des cèles de Provence. [Bull. Soc. Géol. Fr. 4, 24, J 924, |>.
103-197, pl. VIII, IX).
La presqu’île qui porte l'ancien château de Bandol iVar) est constituée par
un grès formé presque entièrement de débris de Corallinacées agglomérés par
un ciment de calcilc ; cette formation, qui se trouve à 8 ra. au-dessus du niveau
actuel de la mer, appartient au quaternaire, récent : elle ne contient que des
espèces de la Méditerranée actuelle (6 Corallinées, 7 Mélohésués dont l’auteur
donné des microphotographies. — M. /.e moi lie.
RÉPARTITION ET ECOLOGIE
323. BigelowN. K. - Further slttdies of the plankton of
Lake Nipigon. AJ nie. of Toronto Studies, Biol. Ser. 24. (= Publ.
Ontario Fish. Research Lab. 20, pp. 71-80, 1923 (issned 1924).
A l’ew algac, MyXophyceae and Chlorophyceae, and several animal forms
are to he added to an earlier list. — Uin. Handolph Taylor.
324. Cowles R. P. and Schwitalla A. M. — T lie hydroge-
nion concentration ol a Crcek; ils vvaterlall, swanp and ponds,
i Fcolùgy. 4, pp. 402-416, 3 fig., 1923).
325. Deflandre G. — Contribution à la flore algologique
de la Haute-Savoie. {Huit. Soc. bol. France , 70, Paris 1923-1924,
pp 898-914, 6 lig.;.
Source : MNHN, Paris
5i4 —
L’A signale le résultat de nsmbreuses récoltes faites en Haute-Savoie, dans
les parties hautes des vallées de Thonou-les-Bains et des Gets, entre 895 ci
2.300 ni . 203 espèces et variélées sont énumérées : 6 Mvxophycées. 15 Flagel¬
lâtes, 06 Diatomées, 11.7 Clorophycées (dont 82 Desmidiées). Sont nouvelles pour
la France : Scpiiedesmus serra lus (Cordaj Bolilin. Sleinietla Gracrenilzii Bei
nard, Cosmarium cymatopleurum Nordst. var. lyrolieum Nordst .. C. subarctoum
(Lagerh.) Racib., striolalum (Naeg.t Arcli. ; ces deux espèces sont figurées
ainsi que les Scenedesnius denlieutatus Lag; et S. acutifurmis Schrôder. Dans
la 2* partie de son travail, I A. présente quelques remarques sur les différents
types de stations qu'il a visitées. A noter l'ahoudance des Iïugleninées et des
Protococcales dans les creux de tourbières récents et la pauvreté du plancton
du lac de Monlriond. — P. AHorge.
326. Fischer R. - Über die Okologie der Algen Mâhrens
und Westschlesiens (Verh. Zool. Bot. Ge s. W'ien, 1923, 73
pp. 54-58. Note préliminaire).
L A. divise les algues en groupes selon le milieu en Aerôphyles, Hydro-
phytes et lvryophytes. Pour les premières sont importantes la nature du sol
l'humidité de l'air et la lumière, les secondes peuvent être divisées selou la
température et les qualités chimiques de l’eau, — Van Goor.
327. Furst P. — Die niederen Pflanzen des Sliibaclitales
(in Beiirage zur Kenntniss des Pflanzen und Tierwelt des
Alpen-Naturscbntzparkes int Pinzgan, Blàtter für Naturkunrb
und Naturschülz. 11, pp. 14-19, Wien 1924).
Dans cette petite note consacrée surtout aux Muscinées, l'A. cite quelques
Algues récoltées dans des marais menacés de destruction par des travaux
hydro-électriques et dont la Société autrichienne pour la protection de la Nature
a fait dresser l'inventaire biologique. - P. Allorge.
328. Frémy P. et Potier de la Varde R. Herboris liions
aux environs de Vire (27 juin 1923). {Bull. Soc. Linn. Norm. 7’
série, 6, 1923, pp. 49‘-51”, Caen 1924;.
Sont mentionnées 17 espèces aquatiques et subaériennes récoltées aux
environs de Vire (Calvados . — fl. Mttslin.
329. Funk Georg. — Kryptogamen und Kryptogamenve-
getation von Giessen und Umgegen (Ber. d. Oberhess. Gesellsch ■
f. Natur. u. Heilkunde lu Giessen , 9, pp. 45-80, 1923).
330. Gauthier-Lièvre Mme Henri. — Algues de l’Afrique
du Nord. Bull. Soc. Sc. Nat. Afrique Nord , 15, pp. 130-137,
Alger, 1924).
Dans celte première note, l'A. rappelle tout d’abord combien la flore
algotogique de l’Afrique cfu Nord est encore mal connue et fait un historique
de la question. Vient ensuite une liste de 23 espèces parmi lesquelles sont
Source : MNHN, Pari
— 515 —
Il Myxophycées. Los espèces suivaules sont nouvelles pour l'Afrique (lu Nord
Ophiocylium cochleare (lvichw.) IJ, Braun, U. parvulum i Peiiy) A. Br., Botry-
iliùm granulatum Rosi el Wor.. Spirogyra stietied (Engler bol.) Wille,
Xygnema lihrnchoncma Hansg.. Moùgeolia viridis (Ktttz.i. Willr,, Desmidium
Swarlzii Ag., Arthrodesmus eplfVergens Elirenb-, t'nsma ri 11 ni b ire In ni Breb.,
Volwox aiireus Elirenb. , Kirchneriella otesa (W. VVesI.i, Chamuesiph&n confer-
ricola A. Br., Scbizathrix penicitlata Gom., Pteclunema IVollei Farlow,
Gin otriçliia milans Rab.. G. Pisum l'hurel, ,S cyiouema alallim Borzi. L A.
“ii: .ale encore llydrurus foetidus Kirchn. nouveau pour le Maroc, Oscillaloria
Cnvtiana Menegli., S y m plaça mur a Us Kulz , l.yngbya Martensiana Meuegli.,
Spirulina labyrinthiformis Gom., nouveaux pour la Tunisie. = P. Allonge
331. Gams H. — Einige Gewassertypen des Alpengebiets
\'erh. intern. Ver Li/nnol., 1, pp. 188-203, 1923).
332. Kunze G — I lelgolander Meeresalgen und die Assel
Idothea. Ein Beitrag zu Frage nach den Sdiulzinitteln der
PHanzen gegen Tierfrass [Wissensch. Meeresuntermch. (Abt.
Helgoland, N. F., 14. pp. 180-196, 1923).
333. Koppe F. — Die Sclamnillora der holsteinischer Seen
und des Bodensees. {Xerh. intern. Ver. Limnol ., 1, pp. 94-96,
1923).
334. Lamport K. — Üas Leben der Binnengewasser (3 Au 11 ,
pp. 433-624, 3 Ta T., 1923).
335. Merle R. — La mer des Sargasses. La Nature, n°
2.609, 5 avril 1924, pp. 221-224, l carte, 3 lig. d’espèces).
Bon article de vulgarisation. L A. résumant les observations faites dans les
ampagnes du Thor et du Dana et recueillies à l’instigation du Dr Johs. Schmidt,
à bord des bateaux qui voul aux Antilles, observations qui viennent d'ètre
publiées par O. Winge, donne une vue d'ensemble sur la répartition des
Sargasses dans l’Atlantique et leur biologie. — P. Fréiny.
336. Millspaugh and Nuttall L W — Flora of Santa Cata-
i i tta I sla ml (Fie/d Mus. Nul. Hist. Bot. Ser. 5, pp. 5-413, 1923).
337. Moore G. T. and Carter N. — Algae from lalces in the
Northeastern part of Nortli Dakota. (Ann. of the Missouri iiola-
nical Gardén , 10, ri. 4, 1923, pp. 393-422, Fl. 21).
Au point de vue écologique, suivant la classification du D1' Aoug. les lacs
étudiés sont répartis en 3 groupes : lacs « d eau douce », lacs « alcalins », lacs
< intermédiaires ». De ces derniers, les A. ne s'occupent pas, le nombre des
spèçés étant trop faible pour permettre de donner une idée de leur llore.
Les lacs alcalins sont bien plus riches en Myxophycées que les lacs d’eau
douce. Cependant les « Ileurs d’eau » y sont rares et les espèces qu on y ren-
Source : MNHN, Paris
— Si 6
Contre le plus ordinairement sonl des Oscilla lorin , Nodularia spumigena.
Arthrospirn Jenneri, des Spiritlina et Jihabdoderinii sigmoidea. Les Chtorophv-
cées qui semblent ne pouvoir pas supporter une forte concentration de sels, y
sont rares : en particulier ou n'y trouve que très peu de Conjuguées et de
Proloccales, excepté pour ces dernières quelques espèces appartenant aux
g. Oocystis, Scenedesmus, Pediustrum.
Les lacs d'eau douce oui nue flore toute différente : les Myxophycées y soûl
peu nombreuses, parmi elles, Clnthrocyslis aeruginosu si Apltanizomenou Ftox-
aquae sont abondantes et. forment des « fleurs d'eau » bien développées ; mais
les Cblorophycées, particulièrement les Desinidiées et les Protococcales y soûl
représentées par un grand nombre d'espèces. Aussi les lacs alcalins se fonl-ils
remarquer par leur pauvreté eu espèces (5-9 pour les plus riches) et les lacs
d'eau douce par leur richesse |1'2-17).
Lin tableau comparai il montre la présence ou l'absence de chaque espèce
dans chaque groupe île lacs. Lu résumé on trouve ; pour les lacs alcalins, -Vi
Myxophycées et 4‘2 Cblorophycées ; pour les lacs d’eau douce, 113 Myxophycées
et 75 Cblorophycées
Une espèce nouvelle est décrite :
Riiabdodekma sagmoidiîa Moore et Carter. — Cellulis minuits, diametro
circiter 11/ 2-5- (plerumijue H-) plu longiorihtis ; renifovmibus , curratis vet
sigmoideis, rarissimi • ellipsoid'eis ■ upieibns rotundatis solitariis, in famitias
luitid consociatis ; libère imltinlibus ; coritenln aertigineo homogeneo. Long.
4-1 -if p ; cross. 'J-3 p.
Uuli. in flora pelagica lacus, .N'orth Dakota.
f. rninor. Cellulis minoribus el ùaullo gracilioribus. Long. 5-10 p ; crass.
1.5 p. Lake P.
Celle espèce diffère de lihabdoderma linaare Schmidle non seulement par
ses dimensions, mais aussi et surtout par sa forme courbée. — P. Frèmy.
338. Naumann Einar uud Sjostedt Gunnar. — Uutersii-
chtingen ans dem Oeresund. X. Leben ei ne Lagyuion-Sidero-
capsa-artige Strukt.ur in marinen Attfwiiehs von Oeresund, mil
25 fig. itn Text und einer Taf. ( Lunds Univers. Aarsskrift N. F.
29. |>. 10 in 2°, 1923).
339. Naumann Einar. — Die tlaiiptarbeiten (1er allgemeiu
Limnologie schwedischer Gewasser seil 1911 [lui. Revue der
gen. Hydrobiol. and Hydrogr., Il, pp. 352-305, I Text-figur..
1923).
340. Naumann E. — Einige Grundzuge der regionalen
Limnologie Snd-und Mittelschwedens ( Verh. inter n. Ver. Lim-
nol., 1, pp. 75-85, 1923).
341. Nichols S. P. — The lilamentous green algae, a
Source : MNHN, Pan
— 517 —
ùegiected gronp of Maine plants. {Maine Naturalist , 3. pp. 56-
60. l’iale, 1923).
H Balrachosperma, ï Helerokonlae, '32 Chlorophyreae are assembled lier»
front several puldished liste, wiilioul révision of Syhonomy. — II». Ilanduïph
Taylor.
342. — Oye P. van. — Ecologie des épiphytes des troncs
d’arbres au Congo belge (Revue gén. Bot., 36, pp. 481-496,
Paris, 1924).
L’A. compare la Végétation épiphytique des troues au Congo belge avec
celle qu'il a précédemment étudiée à Java, lin ce qui concerne les Algues, il
signale l'absence complète des Myxophycées, absence qu i I attribue à l'insulll-
sanee de l'humidité ,1e 1 air. Les l'reiitepolltia et les Pleuracocom sont localisés
daus la partie basilaire des troncs tque 1 A. appelle abusivement région basale l
— P. Allorge.
343. Pantanelli E. — Influenza délia condizione di vita
sullo sviluppo di alcùn Alghe marine (Archivio di Sc. bioiogi-
che , 4, pp. 81-87, 1923).
344. Rauch A. — Fortsehritte in tien Systemntik, Floristik
tmd Pflanzéngeographie der Schweizerflora : Algen [Ber.
Schweizer Bot. Ces., 32. pp. 24-29, 1923).
345. Schwenk A. — liber Mikro-organismein in derWie-
ner lioçhqiiellenwasserleitung. (Si/:.. Ber. Mead. IKm. Wien,
Malh. Naturw. Kl. , 130, 1921, pp. 111-125).
L A. n’a trouvé que peu d'organismes qui doivent être venus fortuitement
daus l’eau. — Van Goor.
346. Taylor W. R — Fnrther noies on Üritish Columbia
algae ( Bhodora , 26, pp. 160-166, 1924 .
This list iucludes 41 Myxophyceae, 23 Chlorophÿceae, 2 Helerokontae,
1 Flagellala, I Rhodophyceae from the Selkirk Mis. in British Columbia,
with some mentiou of forma from the Yolio Valley in Alberta. Il is iudicated
lhat the richness of llora is comparable lo thaï described by K. M. Strôm lor
the Sarek Mis, and thaï mauy of the fonns are the saine. No desmids or dia-
toms are included. Mauy of the forms are newly recorded for this area. —
Win . liandolph Taylor.
347. Vouk V. — Das Problem der biologie der Thermen
Int. Revue, 11. pp. 89-99, 1923).
348. Willer A - Der Aul'wuchs der Unterwasserpflanzen
Verh. inter n. Ver. Limnol., 1, pp. 37-57, 4 fig., 1923).
33
Source : MNHN, Paris
PLANCTON
349. Allen W. E. — Observations on surface distribulio
of marine diatoms ol'Lower California in 1921. Proc. Cal. Acad
Sci. 12. pp. 437-442, 1923).
Surface catches in Lower California show a strikitig similarity to iho
from much lurther norlli, thougli a few species from. the Gulf hâve nol bu
observed in oceanic Californian waters. Markedty régional productivité wa -
observed and pelagic dinoflagellates general Iv were nol abundanl. allhoin
general condilions were esscntially similar lo these in the sea. U ni. liandol /
Taylor.
350. Allen W. E. — Recentwork on marine micro-planklu
al La Jolla (Cal.) Biological Station. (Transuct. Amer. Micro,
cop. Sci.. 42, pp. 180-183, 1923 .
351. Arevalo C. - Algunas consideraciones sobre la \;
riacion temporal <1 el plankton en agiras de Madrid, f Bol. <i
la Real Soc. esp. <le Hist. nul., 23, pp. 94-103, Madrid 1923/.
Des pêches périodiques exécutées dans l'étang del Retiro près Madrid <>..i
permis 4 l'A. île distinguer plusieurs phases qu'il caractérise surtout par :
zooplancton. En Janvier el en Mai-Juin abondance des Diatomées, de lin Juin
Septembre dominance des Péridiriiens. Les Chlorophycées et les Cyanophyo
sont bien représentées en Mai-Juin. — Allonge.
352. Arevalo C. — El lago del Carucedo (Mem. de la Ile
Soc. esp. de Hist. Nul.. 11, mem. 8 a, pp. 305-330, 20 fig
Madrid 1923).
Dans cette étude liinnologiquo l'A. consacre quelques pages au plancton
en ce qui concerne le phyloplaOelou il signale la prédominance des Dialomé.
Aslerionella gracillima et Synedra Ulna en particulier el des Péridini. -
Ceratium Uinundinella surtout. — /'. Allonge.
353. Atkins W R. G. — The phosphate Content of Fre- t
and Sali Waters in its Itelationship to the Growth of the Plank-
ton. ( Journ . Mar. Biol. Assoc., n. s., 13, pp. 119-150, fig. 1-
1923).
354. Atkins W. R. G. — The Silice content of sotne Natui i
Waters and of Culture Media. (Jour. Mar. Biol. Assoc., n. s.,
13, pp. 151-159, 1923).
355. Bachmann Hans- — Characterisierung des Plankton-
vegetation des Vierwaldstâtter sees mittels Netzfangen und Zen-
— 519 —
trifugungsproben. ( Verh. Nalurf. Ges. Base!, 35. |>|>. 148-167,
1923).
356. Goor A. C. J. Van — Beitrage zut Kenntnis des Nan-
noplanktons der süd lichen Nordsee I. [Verh. Rapp. Ryksinst.
Biol. Hydrogr. Vissclierijond, 1, Ad. 2, pp. 139-182, 1 tableau,
1923).
L'A. a étudie surtout les diatomées el les pértdiniens du nannoplauclon
dans la Mer du Nord sur une ligne qui s'étend de lleliler à la côte anglaise à la
surface et aussi dans l'eau de la profondeur.
La distribution de ces organismes appuie le l'ait liyd rologi'çrue que dans la
partie méridionale moins profonde de la Mer du Nord n'existe qu’une seule
rouclie d'eau, 1 eau de la surlace n'élanl pas différente de celle de la profon¬
deur. — (i. Hamel.
357. Meek A. — Blanklon Investigation 1921-22 (Rep. Dove
Mar. I.abor . , N S. 12. pp. 148-155, 1923 .
358. Nauman E. liber oinige neüe Begride der Seston-
knnde {Lunds Universil. .\rsskr. N. I'. Avtl. 2. 20, Nr. 3, 1924).
I. Le » Seslon » terme inliuduii dans la nomenclature plauelonique par
Kolkwil./ désigne l'ensemble de re tpii est contenu dans les eaux ou à leur sur¬
face. 15. X. classe divers types île Sestoiis d’après leur grosseur : Megaloseston
Igi'os. min. plusieurs centimètres ; se pêche avec lilets à larges mailles), Meso-
seslon (gros, minim. de 500 100 p lanimauxl : se pèche avec filets à larges
mailles), Microseslon (gros, minim eir. 60 o. (gros prolistes, détritus) ; se
pèche avec filets lins) ; NaimoseSlcn Igros. minim. cire. 5 p. (petits protistes,
détritus les plus Gps), ne se pèchent pas au lile.l, mais s’obtieut par centrifu¬
gation ou sédimentation!, Ullraseslon (moins de 5 y) (bactéries, les plus petits
détritus ; s'obtient par centrifugation),
L’Ullraseslon, matériel très homogène, comprend, à côté des bactéries de
l’eau, des débris colloïdaux de l’activité du Phyto ou du Zooplancton.
II. E. X. a créé, en 1917, le terme de « X’euslou » pour désigner ceux des
organismes (organismenforriialioii) pins spérialement localisés à la surface de
l’eau, y formant une sorte de pellicule flottante.
Le Xeuslon vivant (Bioneustoul, comprend des organismes spéciaux (Ku-
neuston) et ceux qui sc trouvent apportés de la profondeur et mélangés aux
précédents (Aironeustou).
Se rangent dans l’Abiouetislon tous les débris limuoautochtlioues ou lim-
noallochthones ten particulier grains de pollen — Auemosestonl.
III. Celte partie est relative à de nombreuses considératious quantitatives
concernant le seslon (« titre» eu bactéries, en plancton, en neuston etc.) —
M. Denis.
359. Naumann E. — Tufe, Plankton und Neuston. Wasser-
werkbiologie. Die Rohkultur des Ileleoplanktou {Abderhalden,
Source : MNHN, Paris
— 520 —
Jfnndb. d. Mol. Arbritsmieth ., Wïen Berlin, 1023, Abt. IX, T
2, Lief. 115).
360. Oye Paul Van. — Biologie et Ecologie du Phytoplanc-
ton d’un lac tropical (Bull. Soc. roi j. Bol. de Belgique , 56 pp.
1-19, Bruxelles, (1924).
L'A. a pratiqué en 1919. douze pêches mensuelles dans uh « siloe » de
Java (sorte d'étang artificiel de faible profondeur). Il donne successivement des
renseignements généraux sur ce « siloe » et les conditions écologiques qui s’y
trouvent réalisées, sur la composition du plancton de chaque prise, sur son
évolution saisonnière en rapport avec celle de la llore macroscopique, sur la
couleur de l'eau La périodicité quantitative et qualitative du plancton est la
suivante : au commencement de la période des pluies, on constate une augmen¬
tation de plancton surtout de Diatomées et de Chlorophycées. Lorque le planc¬
ton atteint son maximum, les mesoprobes et les polysaprobes augmentent suc¬
cessivement. A la (in de la période des pluies, l'épuration biologique de l'eau
s achève, et après le repos des mois de mai et juin, l'eau présente la plus
grande pureté. En résumé, la périodicité du plancton est en rapport direct avec
la pluie et avec l'évolution de la macroflore. V Allorge.
361. Pasquini F. — La distribuzione verticale ed ori-
zontale ciel plancton del lago Trasimeno in estate e sue varia-
zoni (Bü'ista di biologia , 5, pp. 45-63, diagrami 1-12 1923 .
362. Robert Henri - L’emploi du lilet et de la pompe
dans la pêche de plancton. Notes critiques de méthodologie
(Ann. Biologie lacutre, Il pp. 208-240, p. 1-2 1923).
363. Rylov W. M. — Zur Methodik der Unlersuchungen
des Kami nier plan liions in sehr seichten Gewâssern (Scliri/I. /
S tissu', u. Meereskhnde 3 1924 .
LA. montre que dans les collections d'eau très peu profondes, les appareils
habituellement utilisés — filets, pompes, flacons à ouverture et fermeture au¬
tomatique — sont insuffisants et peuvent donner une fausse idée de la répar
tition verticale du plancton. Un flacon à faible contenance (20 cm3) muni d’un
système peu compliqué lui a déjà donné de meilleurs résultats.
Dans ses recherches sur le plancton des étangs des environs d'AU-Péterhm
(gouv. Potershurgl il s'est servi d’une pipette à volet, prélevant seulemer.i
1 cm3 ou 2 cm •'/- d'eau et adaptée à une longue canne. L'étude quantitative de
matériel frais et fixé est faite dans la chambre de Kolkwitz dont la contenance
est précisément d'un cm3.
L A. donne quelques exemples qui lui permettent de faire remarquer h
peu d'amplitude des erreurs possibles, et termine par un intéressant tableau de
la répartition verticale du plancton de l'Etang du Triton où l’on note en surfai-.'
le maximum pour Anabaena Scheremetievi. Cryptomonas ovata, Pandorina-
Source : MNHN, Paris
— 521 —
morum, à 60 cm pour les Trachelomonas, à 80 cm pour Eughma spec. _
G. Oeflandre.
364. Sckrôder B. — Phytoplankton ans Sten von IJazedo-
nein (Si/z. Ber. Akad). Il'mr. Wien. Math. Naliirw. Kl. 130,
1921, (1923) p. 147-186, 12 fig.)
I.’A. donne des descriptions séparées de \ lacs et de leur plankton et alors
la liste complète des algues. Une espèce, Lagerheimia Dofleinii est nouvelle.
— Van tioar.
365. Sckulz P Plankton Desin kliaceen . ■ Bot an. Ar-
c/liv. , 4, 1923, p. 249-262, 42 fig.)
L A. a étudié les espèces des Desmidiacées des environs île Dan/.ig et les
adaptations des genres et des espèces à la vie pluuolomque. Un tableau des
68 espèces, montre leur distribution dans d'autres contrées. A la lin suit une
énumération des espèces qui sont nouvelles pour les environs de Dauz.ig. L'A.
366. Steinecke P. - Das Phytoplankton masnrischer
Seentypen, ( Botan . Archiv. , 3, 1923, p. 209-212.)
La comparaison du phytoplankton des différents types des lacs masuriens
démontre que celui-ci indique seulement le type biologique mais pas l’histoire
367. Steiner H. — Das Plankton tics Pheneos-Sees (in Rildi
M. une! Ritbel E., U ber Flora uiul Végétation von Kreta nnd
(■riechenland, Vierleljahrsehrift (1er Nalurf. Ges. in Zurich,
58, pp. 179-183, Zurich, 1923).
Le lac de Pheuéos ...est situé dans les montagnes de l'Arcadie, à 724 m.
I altitude. L'A. donne quelques renseignements sur l'Age et la topographie du
lac cl signale les organismes plancloniques qu'il a rencontrés dans I unique
pèche qu'il ait pu pratiquer, à la uage, Parmi les Algues l'organisme dominant
tait le Dinobryon divergeas accompagné des espèces suivantes, toutes rares ou
très rares. Fragilariu croionensis, Taiiellaria fcneslntta var. asterion I Ibid es,
'•lauraslrlim gracile, Claslerium aeerusKm. Cosmarinilt sp., Eudomlu elega'as.
Pediaetram floryimtim. Ccratiiuii Ilirttndinclla forma gracile. - AUorge.
368. Utermohl H. -lias Nannoplanklon ostholsteinischer
Seen {Ver. inlern. Ver. Lirnnol. , 1923, 1, pp. 86-92, 2 fig.)
PHYSIOLOGIE ET CHIMIE
369. Brooks M. M. — Studies on lhe permeability of üving
and dead cells. III The pénétration of certain alkalies and am¬
monium salts into livingand dead cells. Public Health Reports
1923 pp. 2074-2086. 1924 .
Source : MNHN, Paris
— 522 —
Ammonium salis cause an increase in the pH value of lhe sap of Vnlonia
due 10 t lu- pend ration of free N 113, which ma y lie removed by aération of lhe
sap >vi I II NI13-frec air. Inereased acidily of llie iVH3-free sap, presumably due
lo lhe penelralion of allions, was grenier in lhe case of ehlorides than of sul-
phates. DifTcrenl concentrations of N 114011 having lhe saine pli in se.i avaler
ma}- produce différent pli values of lhe sap. The sap or dead cells assumes the
saine pH value as the solutions in which lliey are placed . . — Il 'ni. liandolph
Taylor.
370. Brooks M. M. — Sttulies on the permealtility of living
and dead cells IV : The pénétration of tri valent and pentavalen!
arsenic inlo living and dead cells. [Public Health. Reports 1923 :
pp. 2951-2966. 1921).
Vnlonia was used The highcst concentration of arsenic was l'ound in the
protoplasm, poinling lo a combination wilh il. Pénétration of bolh Ibrms was
least when the exlernal solution was nearlv neutral. Previous exposure ni
Valonio lo a solution of XallCOÜ in sea waler for one hottr im* rensea lin
acrumulaliou of penlavalenl arsenic in the protoplasm by 150 »/» and decréascs
lhe accumulai ion of (rivaient arsenic by 25 bui i lie accumulation of irivaleni
arsenic in the sap is inereased by 100 0i„ wliile thaï of penlavalenl arsenic is
inereased but 25 °/0. U ni. liandolph Taylor.
>71. Burge W. E. and Burge E. L. — Ellect of température
and light on eotalase content of Spirogyra. (Bol. Gazelle, 77
pp. 220-224, 1924).
Spirogyra porticalis was used. ohlained from a lake frozen over at lhe lime
the expérimenta were made. The malorial was squeczed dry, and put through
chopping machine. Then 1.25 gras, were added to 15 ce of liydrogen peroxidc
al 18"C. The amount oF oxvgen liberaled in 20 minutes was taken as lhe mea-
sure of calalase activily. A l'ail in température produced a lall in the cataluM
amount, a rists produced an increase. Ligltt produced an increase, but less titan
did the increase of température. — IV m. liandolph Taylor.
372. Fischer R. — Einiges über Algenfa rbstolfe
(Schrifl. f. Süsswass •. u. Meereskunde. 2. pp. 33-38).
Revue d'ensemble de la question des pigments chez les algues. A pré
quelques généralités sur les chromalophores, leur couleur et l'utilisation de
celle-ci dans La elassilicaliou l’A. étudie les divers pigménls ,• leur extraction,
leurs propriétés chimiques, leur répartition dans les différentes familles fonl
l'objet d'assez longs paragraphes qui sont suivis de quelques mots sur la
signification biologique de ces pigments. — G. fieflandre.
373. J. Gillis. — /etrrieelvorming bij Spirogyra omler
tien invlced van organische stoffen. ( ,\al uurwelensch . Tijdsclu .
l 'laamsch Naluurk. Congres. 5, 1923, p. 1 18-121).
L'A. a contrôlé les expériences de Bokorny et a constaté qu'il est néces¬
saire de préparer les spirogyrcs d une manière plus perfectionnée, parce
Source : MNHN, Part
— 523 —
• |*i elles peuvent former encore île l'amidon, grâce aux réserves quelles possè¬
dent encore. Il esl constaté que les spirogyres bien préparées peuvent former
l'amidon à la lumière et à l'obscurité de l'acide cuihonique, plusieurs subs¬
tances organiques comme alcool méthyliquc, l’acétalc de potassium cl aussi du
glucose et de la maltose. mais pas de l'aldéhyde formique, — Van Goor.
374. Hall R. P. — Morphology and bina i -y fission of'Menoi-
diiirn incurvnm (Utiiv. Col ■ Pùbl. Zoo/., 20, pp. 447-476, PI.
40-41, 2 fig.,. 1923).
375. Harder R. — Ûber die Bedeutnng von Lichtin-
tensitat und Welle ni ange l'ür die Assimilation farbigèr Algen
(Zeitschr. /. Bolan., 15, 1923, p. 305-355, 4 fig.)
Par îles cxpérimenls avec des cullures de Phormidiu m l'oveolarum qui
avaient été cultivées dans de dil'ërenfes intensités el les dilférênles couleurs
de la lumière, I A. a conslalé que l'intensité de la lumière esl la plus importante
pour l'assimilation et que celle-ci soit égale, alors l’oplimum de l'assimilation
se trouve dans la lumière dans laquelle l'algue a élé cultivée et qui est ainsi
complémentaire à celle de l'algue. Ainsi les pliycochromoprotéides (Ptiycoery-
ihrin el Phycpcyan) prennetil part à l'assimilation et la distribution' des algues
dans les différentes profondeurs de la mer esl certainement dépendante des
deux causes ensemble. — Van Goor.
376. Hoagland D. R. and Davis A. R. — The composition
of the sa p of lhe plant in relation lo thé absorption of ions
Journ. gen. PhysioL , 5. pp, 629-646, I lig. (1923).
377. Ha /ey R. B — Enzymes of thermal algae. (Science
60, pp. 481-482. 1924).
A Phormidium was l'ouud growiug al 89' G in Béryl Spring ; P. laminosum
grew in pure culture in Hymen Terra.de at 73° G ; déterminations of jhe calalase,
oxidase, oxydo-rcdiiclase and peroxidase action of lliis specics « u-e made al
lhe spring. Probal oxydo-retlurlase aelivily is recorded sliglit oxid.ise arlivity,
is ou il i ued : and suggestion are made regarding lhe general biologicnl bearing
of lhe (indings. — IVnl. /iandotph Taylor.
378. Hulf N. L. — Observations of lhe relation of algae to
certain acjuatic animais of Vadttais Lake [Unie. .Minnesota
Biol. Sc., 4, pp., 185-197, 3 fig. , 1924 .
379 Kostka G. — Praklischê Anleitung zur Kultiir von
Mikioorganismen Mikrokosmos , Biiehheilage, pp. 1-48, 4
abb. 1923).
380. Larter C. E. — Fourteenth report of the botany coi.:-
Sourœ : MNHN, Paris
— 524 —
mittee (Trans. Devonshire Assoc.Aclv. Set., Lit . and Art 53, pp.
78-87, 1923).
381 . Irwin M. — The pénétration of dyes as influenced by
hydrogen ion concentration ( Journ ■ gen. Physiol. 5, pp. 727-
750, 4 fig. 1923).
382. Irwin M. — Tlie beliaviour of chlorides in the cell sap
of Nitella (Journ. gen. Physiol ., 5, pp. 427-428 1923 j.
383. Lapicque L. et Kergomard T. — Acidification par l'as¬
phyxie chez les Spirogyres ; réactions morphologiques consé¬
cutives (C. IL Soc. Biol., 88, pp. 1081-1083, Paris, 1923).
Des Spirogyres maintenues dans l'eau à L'obscurité acidifient le milieu par
d '.gagement de C02 ; la concentration des ions II atteint au bout de 48 ou
fit) heures une valeur de 5,6 ou 5,4 qui marque une limite constante. Celte aci¬
dification du milieu détermine une réaction caractéristique qui se traduit par
uu resseremenl des spires des chroinataphores autour du noyau. Les cellules
asphyxiées s'étranglent déplacé en place et se dissocient en fragments; dans
d autres cas, les chromalophores se gonflent pour former des vacuoles. Ces
phénomènes paraissent relever d'un même mécanisme, alcalinisation rapide
d un gel préalablement acide qui se trouve liquéfié. — P. Allorgc.
384. Lepeschkin W. — The Gonstancy of the Living Subs¬
tance (exp. made on Spirogyra ( Charles Unit:., Prague, 1, pp.
5-41, 1923).
385. Loew O. — Uber eine labile Eiweissform ttnd ihre
Beziehung zuni lebenden Protoplasma. Il (Biochem. Ztsch., 143,
pp. 156-100, 1923).
386. W. Nienburg. — Die Polarisation der luictiseier dttreb
das Liclit II V.v.v. Meeresunters. Abt. Uelgoland, N. F, 15. Kiel
und Leipzig, 1923).
L'A. a constaté que la polarisation des œufs de Fucus 'parla lumière est
causée seulement par la sensibilité pour les différences d’intensité et pas du
tout par la direction de la lumière. Pour la longueur d onde de la lumière Fucus
serratus au moins est tout à fait indifférent. — Van Gour.
387. Moore B. Wbitley. E. and Webster T. A. — Stu¬
dios of PliotbSynthesis in Marine Algae. (Proc, ami Trans. Liver-
pool Biological Society, 28. 1023, p. 38.
The object ol tlie authors is lo allempl a comparative estimale of the raie
of pholp-synlhesis ainong marine algae urider varying conditions of liglil irileii-
silÿ. The method used is based on the tact thaï as assimilation proceeds, lie'
cachou of the bicarbonates in the surrounding medium is lixed and the sea-
Source : MNHN, Pari
water becomes increasingly alkalinc ; this alkalinily is cslimated by titration to
phenol-plilhleiu. Tables are given sheving tlie resttll of such estimations carried
oui in tlie laboratofy wilh small amoutils of weed under various conditions of
nalural illumination. Cita ri. s are also drawn up shewiug llte comparative alka-
linity when the algae were illumiualed by liglit passing through coloured glass
screens, which however were not speelrally pure. The resulls in bolli cases are
open to criticisrn on the grounds thaï in each experiment varying amounts of
weed were used « about hall' a gram except for larger forius ». Tliree main
conclusions are drawn as a resuit of lhese observations ; (a| that in ail cases
tlie maximum arnount of üghl energy available is never ulilised in plioto-
syntbesis by marine algae ; b| thaï in diffuse light red algae assimilale faster
than green ; Ici that red algae assimilale faster in a diffuse liglit than in a bright
liglit. These resulls are laken to show thaï tlie red pigment does not only aet as
a .passive colourscreen in the plaslid but pluvs the part of a calalysl.
The bearing of lhese conclusions upon algal growth in small tidal pools is
considered. Il is t'ound thaï there is a high level of alkalinity in upper tide pools
rieli in green weed and il is lliought thaï ibis must undoubtedly iulluence the
rate of cell division and possibly form one of the factors limiting the numbt-r
of colonising species on the sea-shore. — !’■ M Grubb.
388. Nishimura K. - The theory ol‘ the spécial llialliis
formation oî Ægügropila Sauter/ , Kütz. [Bot. .1 lag. Tokyo. 137.
pp. 105-118. 1923. — abstract in English.)
In Ibis résumé the spherieal forni of the l'ree floaliiig groups of .Egagiopila
Sdiiteii is said to be tlue to their graduai révolution in tlie water. so that tlie
continuai pressure of the medium acls equallyall over thè surlace. 1 he rhizoîds
are developped as usual hut acl « as connecting organs l'or the lhallus » —
V. M . Grubb.
389. Panini F. — Osserva/.ioni sulla sostanza fondamen¬
tale nella menibrana celltilare di diverse Algue. Alt/ r. Isl.
Venetô di. Sc. Lett. ed. Arti. 34. pp. 57-78, Venezia, 1924-25).
L'A. employant les colorants indiqués par Mangin, a étudié l"i parmi les
M yxophycées les membranes de S tyngbya et 3 TotypotkrU qui ne contiennent
ni cellulose (à 1 exception du !.. Sordida et du !.. penicillata, ni callose, mais
des composés pectiques ; 2-) parmi les Chloropliyeées, 20 Cladophora, I Si-
phnnucladiis, 12 Chaetomorphn , 'i Codium dont les membranes contiennent
toutes des composés pectiques, jamais de cellulose, quelques-unes de la callose :
3"| parmi les Phéophycées, 8 Ectocurpus. qui contiennent de la cellulose et des
composés pectiques, pas de callose ; V>| parmi les Rhodophycées, 12 Gnffilhsia,
8 Plilotées dont les membranes sont formées de cellulose et de composés pec-
tiques, et 5 Callithamnion qui ne contiennent que de la cellulose. — G. Hamel.
390. Pascher A. - Über das régionale Auftreten roler
Organistnen. Botan. Arc/i ., 3. 1923, p. 311-314).
C’A. a trouvé à uue profondeur d environ 10", dans les lacs .les Alpes et
dans ceux de Holslein, une quaulité relativement grande de Cyanophyc.ées et de
— 526 —
Flagellées qui possèdent une couleur plus ou moins rouge, et qui semblent
• subir l'adaptation chromatique de üaidukpvv et de Boresch. — Van Goar.
391. Pack-Beresford D. R. — Algal discolouration of
Lough Neagh and the Hiver Bann (Iris h No/.. 33 pp. 89-91,
1923).
892. Policard A Recherches histoçhimiqiies sur la
rapidité déminéralisation et la leneur en cendres des diverses
parties des cellules i ('. U. Soc. Biol. 89. pp. 533-535, 1923).
393. Ray G. B. Comparative studios on respira t ion.
XXV. The action ol' chlorplorm ou the oxydation of sonie
organie acids (Journ. Gen. Physiol., 5, pp. 611-622,7 lîg. 1923 .
394. Scarth. G. W. — The action of t niions on the con¬
traction and viscosity of protoplasm ofSpirogyra f Quart. Journ.
Exper. Physiol., 14, pp. 115-122, 1923).
395 Scarth G. W. — Colloïdal assoeiated vvith proto-
plasmic contraction (Quoi T. Journ. Exper. Physiol., 14. pp.
99-115, 1923).
>96. Scomfield D. J. — f'hysical factors in freshvvaler
biological prohlems ; Journ . Queckelt Micros. Club. 15 pp. 1-
18. 1923).
397. Skadowsky S. N. - I lydrophysiologische und hy-
drohiologische Reohachlungen iiber die Bedeutung des Reak-
tions des Médiums fur die Süsswasserorgariisxnen ( Ver h. inter n.
Ver. Li/nnoL, 1, pp. 341-358, 4 Taf., 1923).
398. Rickett H. W. — A quantitative study of the larger
aq uatic plants of Green Lake, Wisconsin. Trous. Wisconsin
Acod. Sri., Arts and 'Métiers, 21. pp. 381-414, 4 fi gs . 1924.
Tins paper deals mainly with Phanerogams. Vaucheriti tulierosa, Cintra
r-p., C/adophora sp., Nvsloc sp., (Je do go ni ton sp„ Hivtdaria sp., Spirogyra sp.
are included. The Cintra is ollcu of major importance judged by weighl, il"'
l'Indopliora rarclv importun!, the Ollier general ol minor noie. The Chant is
estimated lo l'orm liait the végétation by dry weighl. — U ni. Uandolph Taylor.
399. Mc Cutcheou M and Lucke B. — The mechanism of
vital staiuing with hasic dyes. Jour. Gen. Physiol, 6. pp. 501-
507, 1924).
A'itella ivas used in soute ol the experinienls described. — IVm. ftandolph
Source : MNHN, Pari
527 —
400. Robinson S. C. The recovery of potash Prom kelp :
a review. ( 'Scient i fie Agriculture 4, pp. 314-321, 1924).
401. F. Steinecke. — Cher Beziehungen zwischen Fârbung
und Assimilation bei einigen Süsswasseralgen. ( Bolan . A reliiv,
4, 1923, pp. 317-327, 4 Fig.)
L A. chc-rchc la signification des changements de couleur des chromato-
phores el de la formation de couleurs rouges et violettes entourant les chroma-
tophores dans la diminution de l'assimilation quand la quantité des sels nutri¬
tifs est trop petite en relation avec l’intensité de 1 1 lumière. — Van Goor.
402. F. Steinecke. — Limbnithildënde Algen der Neide-
Flachmoore. ( Bolan . Arc hiv. 4. 1923, pp. 403-405).
La limonite se forme (sauf par l'oxydation directe et par le bactérie l.cpto-
thrix ochracea) dans les membranes de plusieurs Flagellées, Schizophycées.
Conjuguées et Confervoidées par I oxygène de l'assimilation, pendant que
d'autres espèces ne se colorent pas. — Van Goor.
403. Troitzkaia O. W. \ction de la lumière sur
rOscillatoria Agardhii (îom. Bull. Soc. bol. russe , 6, pp. 121-
136, 2 Abb., (Russe, res. franç. 1923).
CYTOLOGIE
404. Docquier Ed. — La division nucléaire chez l’Antho-
physa vegetàns (C- B. Soc. Biol. 89. pp, 443-445,5 (ig., 1923 .
405. HauptA. W. — Gell structure and cell division in
the Cyanophyceae Bot. Gaz. 75. pp. 170-190, 1 Tab. 1923 .
406. Ikari. — On the niiclear and cell division of a plnnk-
ton-diatom Coscinodiscus suhuliens Jôrg. {Bot. Milg. 37. pp-
96-108, (1923),
407. Scarth. G W - Adhesion of Protoplasma to cell
wall and llie agtmls which cause i t . ( Trans B. Soc. Canada,
Sect. V, 17, pp. 137-143, 1923).
408. B. Schussnig. — Die Kernteilimg bei Oladophora
gl ornera ta. Dslerr. Bolan. Zcilschr. 72, 1923, p. 199-222, Ita-f,
I lextfig.)
L'A. a poursuivi rigoureusement la division nucléaire de ce Cladophora. Il
trouve dans le noyau un cnryosome et les divisions du ceutriole, comme ceux-ci
se rencontrent chez les Protistes. Il n'a pas été possible de compter un nombre
fixe de chromosomes, mais ses chromomites forment des couples avant la divi-
Source : MNHN, Paris
— 528 -
sion jusqu'à l'anaphase. L'A. y ajoute des considérations intéressantes sur la
phylogénie de la division nucléaire. — Van Goor.
409. Schussnig B. — Die Bedeutung der Cytologie fiir die
Systemalik der Protophyten. ( Ver h. Zool. Bot. Gts. Wien,
1923, 73, p. 50-54).
L'A indique que les noyaux des algues peuvent être dérivés de ceux des
Flagellées et qu'ils nalleignenl jamais la construction des noyaux des Cormo-
phyles. Il montre entre autres par la division nucléaire de Ctadaphora qu'il est
nécessaire de poursuivre toutes les modifications que subit le noyau dans le
cycle onlogénétique. — Van Gain-.
PARASITES DES ALGUES
410. p. Schulz. — Kttrze Milteilungen iibër Algënparusiten
C Schrift . /. Süss. u. Meeres/c., 1, 1923).
.Incylisles Closterii sur Closlerium, /.ageiiidinnl pygmaeum et Olpidium
endogenum sur Desmidiacées, I.agénidium entophytuili sur JUicrastnrias Miitia-
huleslirarensis, Pleolpidium in Mougeotia sp.. Uliizopliidi um glolwsum in Plru-
rotaeiuum Trabecula, Chylridinm sur Üîdogonieés.-Cladophores et Diatomées.
- M. Denis.
VARIA
41 1. Comère J. — Actes pour servir à l’étude des stations
aquatiques des Pyrénées {Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse , 52.
pp. 68-84, Toulouse 1924).
Dans ce travail. LA. donne une bibliographie analytique des travaux publiés
sur la flore algologique des Pyrénées et trace le programme des recherches à
effectuer pour établir Une monographie limnologique. — 1‘. Attorgo.
412. Denis M. - - Revue des travaux parus sur les Algues
de 1910 à 1920 (Bec. gén. Bot. 37, pp. 34-48 Paris 1925:.
Début d’un travail analytique sur les principales publ calions algologiques
parues dans la dernière période décennale I <110-20. Les analyse seront réparties
en quatre grands chapitres; Systématique. Biologie générale, Distribution géo¬
graphique, Utilisation îles Algues. — /'. A t large.
413. Eyferth-Schoenichen. — Einfachste Lebensl'ormen
des Tier-und Pflanzenreiches ( Maturgeschichte der nükrosko-
pischen Süsswüsserbewohnern , 5 Attfl., Berlin 1923, Lief, 1 32 s.,
16 Textabb. , 2 Taf.)
414. Hentschel E. — Der Bewttchs an Seesohiffen {InP
Reçue , 11, pp. 238-264, 1923).
41.>. Johnstone J. — The marine Biological Station at Port
Erin, being the 36 annttal report of the Liverpool Marine Bio-
Source : MNHN. Pat,
— 529 —
logy Coinmittee, now the Oceanography Department of the
Univ. of Liverpool ( Trans . Liverpool Biol. Soc. 37, 9-58, 1923).
416. Mucphy R - The Oceanography of the Peruvian Lit-
torol with referenc.e to the Abrund, and distrib of. mar. life.
( The geographical Rewiew, 13, New-York, 1923).
417. NaumannE. — l!ber die jetzige Stellung der Limno¬
logie in Schweden (Inter n. Reçue, 11, pp. 173-178, 1923.
418. NewcomheC. F. — Menzie’s Journal of Vancouver’s
voyage, Aprilto October 1790-1792 (A rchives of Britisk Colombia ,
Victoria 1923).
419. Nienburg W — Die Mieroflora des Siisswassers und
ihre Bedeutung fur den Hausbalt der («ewasser ( Hantlbiich der
B innen fischer ei Mitteleuropas, Stuttgart 1923, 1, pp. 85-104,
Taf. 5-6, 3 fig.)
420. Nuttall C. G. E. Symbiosis in plants and animais
(Address or the Président of the Section ol' Physiology of the
British Assoc. Adv. Sci. at Liverpool 1923) (Amer. Nat. 57, pp.
449-475, 1923).
résulta obtaincd in previous studies on
or instance lichens, mycorhiza, algal
y of the symbiolhie slate is emphasized
lierai discussion of lhe
the mu tuai relations of symhionis' as
symbionts in animais, etc. The frequen
— U'm. Iiandolph Taylor.
421 . Pearsall W- B. and Mason F. A.— Yorkshire Naturalits
at Bridlington ( Naturalist , pp. 205-212, 1923).
422. RotheaF. — Les Algues médicales (Ann. de la
Drogue et de ses dérivés publiées par Michel, Laurent Guigne et
Cic, 18° année, Paris 1924, pp. 5-12).
Mise au point sommaire dans laquelle I A. rappelle les principales utilisa.
i particulier leur emploi en pharmacie et en
i Aigu,
Ail orge
423. Schmidt Otto Chr. — Index Algarum martnarum
1902-1923 (Hedwigia, 65. pp., 11-27, Dresden 1924.
Liste de tous les genr s, espèces, variétés, formes etc. nouveaux, publiés
pendant les années 1920-21-22-23 parmi les algues marines (Chlorophycées ,
Pheophycées, Rhodophycées). Ce travail d'ensemble sera consulte avec rui par
tous les algologues. — G. Hamel.
424. Tienemann — Grundwasser. Die Quellen, Det
Source : MNHN, Paris
— 530 —
Bach un.o fier Fluss. Die U fer. i Abderhalden , Handb. d. bibl.
Arbeitsnieth., Wien. Berlin, 1924, Abt. IX. T. 2. 1. (Lief 115).
425. Wettstein R. — Handbtich der systematischer
Botanik (3 Aufl., I Bd, Leipzig ::nd Wien, VIII -+- 467 S., 1321
Textabb. 1923).
ERRATA
Page 210, 35° ligne, au lieu de : Zygnémaeees ; lire :
« Zygnémaeees ».
Page 211, 36e ligne, au lieu de : « des plantes » ; lire : des
chromosomes dans les plantes ».
Page 212, 31 ligne ; au lieu de : « qua tôt plantulae » lire :
« quae tôt plantulas ».
Page 185, lre ligne, avant: Hab. Lahore on trunks of Acacia
modesta, etc. »; mettre la diagnose de Tolypothrix campylo-
ne moi des sp. nov. qui se trouve, page 186, à la fin de l’analyse.
Source : MNHN. Par.
TABLES DU TOME I
Table des Articles originaux
Alloege P. — Desmidiées du lac de Grand-Lieu . . . 462
Chemin E. — La sensibilité au contact chez les algues . 213
Dakgeard P. — Quelques remarques nouvelles sur le Cytoplasme des
Spirogyres 422
Deflaxdre G. — A propos de l’Euglena acus Ehrenb . 235
Denis M. — Observations algologiques dans les Htes-Pyrénées 115,258
Flahault Ch. — Gustave Thuret-Edouard Bornet . 4
Frémy P. — Contribution à la flore algologique de l’Afrique équato¬
riale française 28,244
Geitleb L. — Uber einige wenig bekante Siisswasserorganismen mit
roten oder blaugrünen Chromatophoren. Zugleich ein Beitrag zur Kennt-
nis pflanzlicher Chromatophoren . 357
Grüb V. — Observations on the Ecology and reproduction of Por-
phyra umbilicalis (L-) J- Ag . 223
Hamel G. — Sur l'apparition d’une algue nouvelle sur les côtes
de Bretagne et de Normandie . 50
Hamel G. — Quelques Cladophora des côtes françaises 168,293,458
Floridées de France . 278,427
1 SSatchenko B. — A propos de deux cas de reproduction en masse
de Cyanophycées 104
Leblond F. — Algues du littoral septentrional du golfe d’Ajaccio
(Corse) 156,267
Mangenot G. — Sur les communications protoplasmiques dans l'appa¬
reil sporogène de quelques Floridées . 376
Mangin. L. — La Revue algologique . 1
Pavii.lard J. — Le Coscinodiscus gigas Ehrenb. et ses congénères 97
Pearsall W. H. — Phytoplankton and Environment in the English
Lake District 53
Puymaly A. de. — Le Chlorococcum humicola (Naeg.) Rabenh 107
Raphelis A. — Additions à la flore des Algues de Cannes 162,272
Rosenvinge L. K. — Note sur le Zygnema reticulatum E. Hallas 209
Strôm K. M. — Professor N. Wille . 24
Studies in the Ecology and Geograpliical Distribution
of Freshwater Algæ and Plankton . 127
Table par noms d’Auteurs
DES TRAVAUX ANALYSÉS
Allen
Ail orge
Amossé
Arevalo
Atteins
Baclimann
Batten
Beauchamp de
Berry
Bessenich
Bigelow
Bills
Biswas
Bjurulf
Bohn
Borge
Bôrgesen
Bouly de Lesdain
Boye-Petersen
Bristol
Brooks
Brühl
Brutschy
Bullock-Webster
Burge
Carpentier
Carrier
Carter
Chatton
Chemin
Chkorbatov
Cholodny
Comère
Coupin
Courvoisier
Cowles
Crozier
Dahlgren
335-336-354-518
325-336
303
518
306
86-325
512
489
513
342
85-175-471
92
343
80
306-307-501
326
92
342-343-521-522
85-175-471
205
202-490
522
94
322
323
201-515
87-501
476
528
93-354
491
513
78-179
355
Danilow
Dangeard
Deflandre
Denis
De Toni
Dick
Docquier
Drzewina
Du Rietz
Elenkin 68-69-180-199-298-
Erdtman
Eyferth-Schoenichen
Federle
Filarszky
Fisher
Forti
Frémy 181-298-310-474-
Frenguelli
Freundler
Fritel
Fritsch
Fromageot
Funk
Furst
Gabriel
Gams
Gard
Gaidukov
Gardner
Gauthier-Lièvre
Geitler 1!
Genevois
Georgevitch
Ghose
Giaj-Levra
Gillis
8-325-528
7-310-351
1-514-522
87-337
1-489-514
495-512
299-514
•476-503
Glock
Gronblad
Grubb
Haas
Haines
Hall
Hamel
Harder
Haris
Harvey
Haupt
Hall
Heitzmanowna
Hemleben
Hentschel
Heri'iott
Hitchcok
Hoagland
Hohenegger
Hollerbach
Hovasse
Howe
Huber-Pestalozzi
Hul(
Hylander
Ikari
Irwin
Issel
Iyengar
Janet
Jobnstone
Jôrgensen
Kergomard
Ivlug
Knigli
Kolbe
Kolkwitz
Konokotina
Kotte
Korchikow
Kostka
Krasske
Kuchakowitch
Kunze
327
88-333-519
487
82-202-203-490
85-502-503
94
344
523
328
346-523
322
523
527
73-328
494
89-328
488
528
494
490
523
351
180-474
77-194
481-503512
300-301
623
199- 488
527
524
337
200- 483
476
624
488
206
329
Kylin
Labbé
Lampert
Lange ron
Lapicque
Lemoine
Lepesehkin
Liaere de St-
Lindemann
Liubimenko
Lloyd
Lundquist
Lyle
Mc Cutcheon
Mackay
Mangenot
Marquand
Mason
Mattirolo
Mayer
Mazza
86-310
355
515
347-524
523
193-194
86-89-507-508
524
-Firmin 347
77-301-477-478-479-481
356
347-348
302-493-524
526
95-493
89-329
527
205
493
348
94-352
529
493
493
504
Meek 519
Merle 515
Mevius
Meyer
Miller
Millspaugh
Muenscher
Murphy
Nadson
Naumann
Newcombe
Nichols
Nienburg
Nipkov
Nishimura
Nuttall
OîEner
Oltmanns
Osvald
Oye van
353-475
• 515
515-524
94-329
188-193-516-519-529
90-188-196-299-329-338-
Source : MNHN, Paris
Pack-Beresford
Page
Palm
Panini
Pantanelli
Pardo
Pascher
Pasquini
Pavillard
Payne
Poni'sall
517-520
526
92
330
525
517
303-338
299-4 76-481 -525
520
480
493
90-339-529
353
513
324
384
526
Pfeiffer
Pfendek’
Playfayr
Policard
Potier de 1
Prat
Pringskeim
Puymaly de
Rabanus
Raber
Rapbelis
Ranch
Ray
Regel
Rickett
Robert
Robinson
Roll
95
349
90-200-352
200
349
90-201
517
526
196
526
520
527
80-488
Rothea 529
Russells-Wells 94
Rylov 475-520
Rytz 324
Sampaio 489
Sauvageau 84-207
Scarth 526-527
Schade 330
Scheffelt 339
Schiller 197
Schmiflt 207-330-350-484-493-529
Schroder 521
Schulz 521-528
Sehurkoff 352
Schnussing 527-528
Schwenk 517
Schwitalla 518
526
91-315-317-495
331
Shaw
Sjostedt
Skadowslty
Skottsberg
Stark
S teille
Steinecke
Steiner
Strôm
Sturcta
Svartchevski
Svedelius
Tahara
Taylor
Teissier
Tienemann
Tiffany
Troitzkaia
197
207
526
319
340
481
330-502
341
302-331-476-481-484
521-527
521
91-332
322
476
79-332
494
484-350
5-79-198-527
Tuttle
Ulehla
Utermohl
Vasconcelos
Vilhelm
Vodianitzltaia-Morozova 486
Voronikhin 189-191-198-334-486-489
Vouk 517
Walter 508
Weber 351
491
82-203-491
Weber van
Webster
West
Wettstein
Wildeman de
Wille
Willer
Williams
Winchester
Winge
Wislouch
Woloszynska
Wurdack
Yermolotï
Zimmermann
524
201
530
199
384
517
500
325
305
205-493
194-205-334
351
305
335-353
LISTE
des Genres, Espèces et Variétés
<loit( l«“« <1 iî«« nosos ont été reproduites
MYXOPHYCÉES
ALYSIELLA Lang., 187 ; A. flliformis Lang,, 187.
Anabaena llos-aquæ Breb., var. intermedia Voron., 190 ; A. gelatinosa
Ghose, 185 ; A. Jonssoni B. Pet., 76 ; A. spiroides Kleb. var. lalyshensis
Voron., 190 A. spiroides Kleb. var ukrainien Chkorb., 178; Â, verrucosa
B. Pet., 76; A. Viguieri Denis et Frémy., 298.
ANABAENIOLUM Lang., 187; A. Brumpti Lang., 187; A. grande Lang.,
188; A. intermedium Lang., 188; A. minus Lang., 188; A. viscaviae Lang., 187.
ANABAENOPSIS Miller, 475; A. Elenkinii Miller, 475.
Aphanocapsa Koordersi Ertom, 322.
Aphanothece protohydrae Hayren, 73.
Arthrospira spirulinoides Ghose, 184.
Aulosira fertilissima Ghose, 185; A. striata Voron., 191.
Calothrix aeruginosa Voron., 192.
Chamaesiphon cylindricus B. Pet., 75; Ch. fllanientosUs Ghose, 183.
Ch 'drocystis Brabei Howe, 482.
Chr .jcoccus Westii B. Pet., 75.
Goelosphaerium radiatum Smith, 341.
Cylindrospermum caucasicum Voron., 190; C. doi /pliurum Brühl et
Biswas, 471; C. fluviaticum Chkorbatov, 178; Ç. puni. tai uni Voron. 190.
Diehothrix Bornetiana Howe, 483; D. compacta B rn. et Flah , var.
calcarata Voron. 192; D. subdichotoma Voron., 483.
Fischerella caucasica Voron., 191.
Hammatodea simplex Voron., 193.
Homeothrix crustaeea Voron., 191.
Hydrocoléus turfosus Voron., 189.
Lyngbya aerugineo-caerulea Gom. var. borealis Wille, 334; L. aes-
tuarii Liebm. var. arbustiva Brühl et Biswas, 175; L. arboricole Br. et
Bisw., 176; L. calcifera Br. et Bisw., 177; L. circumcreta West var. gela¬
tinosa Ghose, 184; L. connectens Br. et Bisw., 175; L. Corbierei Frémy,
181; L. corticicola Br. et Bisw., 176; L. cryptovaginaia Clikorb 178; L.
dendrobia Br. et Bisw., 176; L. emdophytîea Elenkin et Hollerl ;h, 181;
L. Kashyapii Ghose, 184; L. majuscula Harv. var. calyptrata B. Lot., 471;
L. truncicola Ghose, 184.
Merismopedia insignis Chkorb., 179.
— 536 —
Microcoleus Steentrupii B. Pet., 76.
Microcystis protocystis Crow, 179; M. pseudofilamentosa Crow, 3 79.
Oneorbyrsa sarcinoides (Wisl.) Elenk., 472; O. sarcinoides Elenk. var.
fulvo-cubica Elenk, 473; id„ var. Irrégularité!- consociata Elenk., 473;
id„ var. sparsa Elenk., 473.
Oscillatoria Acula Brühl et Biswas, 175; 0. limosa Ag. var. disperso-
granulata, Clikorb., 178; O. nitida Chkorb., 178: O. princeps Vauch. var.
pseudo-lamosa Ghoae, 183; O. tenuis Ag. var. nigra Chkorb., 178.
Oscillospira Dubardi Lang., 186; O. ingens Lang., 186; O. Lavieri
Lang., 186; O. media Lang., 186.
PARACAPSA Naumann, 188; P. siderophila Naum., 188.
Phormidium gelatinosum Voron., 389; Ph. molle var. tenuis Voron.,
189; Ph. pulvinatum Voron., 189; Ph. ramosum B. Pet., 75; Ph. subcapi-
tatum B. Pet., 75; Ph. truncicola Ghose, 183; Ph. valderianum Gom. var.
tenuis Voron., 189.
Plectônema diplosiphon Voron., 191.
Rhabdoderma sigmoidea Moore et Carter, 516.
Rivulariopsis floceosa Voron, 192.
Schizothrix Arnotti Prémy, 181; Sch. lateritia var. Hansgirgii Voron,,
190; Sch. tenuis Voron; 189.
Scytonema Fritschii Ghose, 186; Sc. Zellerianum Brühl et Biswas,
177.
SIMONSIELLA Langeron, 187.
Tapinothrix musicola Borge, 80.
Tolypothrix campylonemoides Ghose, 186; T. conglutinata Borzi var.
coiorata Ghose, 185; T. Elenkinii Holl., 474.
FLAGELLÉS
Chromulina gigantea Naumann 193, Ch. nannos Naumann 193.
Chroomonas caudata Geitler.
Euglena acus Ehrenb. var. longissim% G*. Deflandre 242, var. van Oyei
Deflandre 242.
Lepocinclis texta (Duj.) Lenim. var. minor Voron., 198.
Mallomonas pauciseta Naumann 193.
Phacus longicauda (Ehrenb.) Duj. var. ovalis Voron., 198.
Rhizochrysis gracillima Naumann 193, R. major Naumann 193, R.
polymorpha Naumann 193.
Traehelomonas mirabilis Swirenko var. monor Voron., 198.
Synura Adamsii G. M. Sinith 341.
PÉRIDINIENS
Dinophysis alata Jorgensen 477, D. hastata Stein var. parvula Lindem.
4i8, D. homunculus Stein var. latus Lindem., D. punctata Jorgensen '77,
D. pusilla Jorgensen 477, D. rotundata Clap. et Lachm. var. interœidia
Lindem. 478.
Goniodoma Lacustris Lindem. 479.
Source : MNHN,
Gonyaulax qrientalis Lindem. 478.
KRYPTOPERIDINIUM Lindem. 481, K. foliaceum Lindem. 481.
Ornithocercus assimilis Jorgensen 477.
Peridinium cinctum Ehrenb. var. minor Voronikhin 198, var. carina-
(uni Lindem. et Steinecke 481, P. gracile Lindem. 301, P. inouwum Lin¬
dem. 301, P. limnophilum Lindem. 301, P. polymorplium Lindem. 479, P.
Wildemanii Woioszynska 194.
Phalacroma eiongatum Jorgensen 476.
Spirodinium silvaticum Lindem. 77.
CHLOROPHYCÉES (excl. CONJUGUÉES)
Botrydium divisum Iyengar 483, B. tuberosum Iyengar 483.
Bulbocliaete Brebissonii Kutz. var. minor Voronikhin, B. Nordstedtii
Wittr. var. minor Voronikhin 199.
Characium gracile Naumann 194.
Chlamydomonas sphaerica Troitzkaia 198.
CHLAMYDOSPHAERA Chkorbatov 78, Ch. Korschikovi Chkorbatov
Coelastrum conglomeratum (V. Alten) Steinecke 331.
Dimorphococcus Pritschii Crow 78.
Congrosira circinnata (Borzi) Schmidle var, minor Voronikhin 198.
Merillosphaera africana (West) Shaw 197.
Oedogonium exespirale Tiffany 485, Oe. grande Wittr. var. robustum
(Hirn) Tiffany 485, Oe. inflmum Tiffany 485, Oe. iowense Tiffany 485.
Oe. latiusculum Tiflony 485, Oe. supremum Tiffany 485, Oe. troicum Voro¬
nikhin.
Pediastrum biradiatum Meyen var. heteracanthum G. M. Smith 341.
Pitliopliora heterospora Howe et Hervey 481.
Protoderma (?) amorphum Rosenv. 196, P. polyrhisa Howe 482.
PACHYCLADON G. M. Smith 341, P. umbrinus G. M. Smith 341
Scenedesmus arcuatus Lemm. var. disjunctus Borge 80, S. tropicus
TETRAEDROIDES Griffiths, 195, T. spetsbergensis Griffiths 196.
Trentepohlia gracilis Iyengar 177.
CONJUGUÉES
Closterium capitatum Roll 81, Cl. didymotocum Corda var. striatum
Lowe 305, Cl. recurvatum Roll 81, Cl. truncatulum Roll 81-
Cosmarium Conwentzii Steinecke 331, C. cùcurbitaeforme Rabanus
201, C. furcatospermum W. et G. S. West var. tumidum Gronblad 488, C.
paucigranulatum Borge 80, C. pulchellum Turn. var. trapezicuni Gronblad
488, C. pseudoeexiguum W. et G. S. West var. liexagonum Gronblad 488, C.
scopulorum Borge 80, C. Stefansonii Lowe 303, C. tetraophtalmum Bréb.
var. pyramidatum Strom.
Cylindrocystis Brebissonii Menegh. var. curvata Rabanus 201.
Debarya talyschensis Voron., 489.
Euastrum kuusamoense Gronblad 487.
Gonatozygon pilosum Wolle var. longipilum Roll 81.
Hyalotheca verrucosa Roll 82.
Masotaenium purpureura W. et G. S. West var. major Rabanus 209.
Micrasterias mahabulesharensis Hobs. var. kowdense Roll 82.
Mougeotla aspera Voron., 489.
Penium capitatum Roll 81, P. silvae-nigrae Rabanus 201, P. spiro-
striolatum Barker var. minor Rabanus 201.
Pleurotaenium Alexenkii Roll 1, PI. baculiforme Roll 81, PI. in.-. Igné
Roll 81, PI. semiundulatum Roll 82.
Spirogyra echinata Tiffany 484, S. fennica Cedercreutz 486, S. reti-
culata Nordst. var. regularis Cedercreutz 486, S. subsalina Cedercreutz 486.
Spondylosium ornatum Roll 82.
Staurastrum Hambergii Strôm 91, S. Johnson» W. et G. S. West var.
triradiatum G. M. Smith 341, S. pseudopelagicum W. et G. S. West var.
minor G. M. Smith 341, S, trihastiferum G. M. Smith 341.
Tetmemorus laevis Ralfs var. major Roll 82.
Triploceras simplex P. Allorge 464.
Xanthidium cristatum Bréb. var. bituberculatum Lowe 303.
CHARACÉES
Chara baltica Bruzel var. rigida Groves et Bullock-Webster 202, Ch.
bohemica Vilhelm 203, Ch. Hippeliana Vilhelm 203, muscosa Groves et
Bulleck-Webster 202, Ch. pannonica Vilhelm 203, Ch. Woodringii E. W.
Berry 512.
DIATOMÉES
Achnanthes exigua Grun. var. heterovalva Krasske 491, A. kryophila
J. Boye Petersen 205.
Achnanthidium fragilarioides J. Boye Petersen 205.
Campylodiscus biangulatus Grev. var. intermedia Adossé 304.
Centronella Rostafinskii Woloszynska 206.
Cerataulus labuensis Cl. var. linearis Amossé 304.
Cocconeis Hustedtii Krasske 492.
Cymbella Hustedtii Krasske 492.
Dimerogramma ceylanica Cl. var. elliptica Amossé 304.
Eupodiscus parvulus Amossé 304.
Fragilaria virescens Ralfs var. capitata Krasske 491.
Navicula citrus Krasske 492, N. Hustedtii Krasske 492, N. mutica
Kutz. var. Wulfïii J. Boye- Petersen 304, N. Placenta Ehrenb. var, minor
Krassk 492, N", pseudopupula Krasske 492, N. Robertiana Grev. var. recta
Amossé 303 var. abnormis Amossé 303, N. tridentula Krasske 492, N. va-
riostriata Krasske 492.
Navicula Wulffii J. Boye-Petersen 304.
Nitzschia granulata Grun. var. hyalina Amossé 304.
Pinnularia Gandrupii J. Boye-Petersen 205.
Plagiogramma zanzibarensis Amossé 304.
Surirella producta Federle 83.
PHÉOPHYCÈES
Coilodesme corrugata Setc. et Gard., 498 ; C. polygnampta Setch. et
Gardn., 499; C. rigida Setc. et Gardn., 499; C. sitchensis Setch. et Gardn., 499.
Chordaria gracilis Setch. et Gardn., 498; Ch. disessa Setch. et Gardn., 498.
Clandiophora abyssicola Setch. et Gardn., 500.
Cystoseira occidentalis Gardn., 512.
Desmarestia farcta Setch. et Gardn., 497; D. media var. tenuis Setch.
et Gardn., 498; D. niunda Setch., et Gardn., 498; D. pacifica Setch. et
Gardn., 497.
Dictyosiphon tenuis Setch. et Gardn., 499.
Ectocarpus Chnoosporae B<jrg., 307; E. Parksii Setch. et Gardn., 495.
Fucus dichotomus Sauv., 84; F. intermedius van Goor, 88; F. luta-
rius (Kütz.) Sauv., 84.
HETEROCHORDARIA Setch. et Gardn., 497.
Laminaria personata Setch. et Gardn., 499.
Leathesia amplissima Setch. et Gardner, 496; L. nana Setch. et
Gardn., 495.
MENEGHINIELLA Setch. et Gardn., 497; M. Brandegii Setch. et
Gardn., 497.
Mesospora Van Bosseae Borg., 307.
Palaehalidrys californica Gardn., 512.
PHAEOSTROPHION Setch. et Gardn., 499; Ph. irregulare Sctcli et
Gardn., 499.
Punetaria chartacea Setch. et Gardn., 496; P. expansa Setch et Gardn.,
497; P. fissilis Setch. et Gardn., 496; P. hesperia Setch. et Gardn, 496;
P. occidentalis Setch. et Gardn., 496.
Ralfsia californica Setch. et Gardn., 495; R. hesperia Setch. et
Gardn., 495.
Sphacelaria subfusca Setch. et Gardn., 495.
Zonaria Arlowii Setch. et Gardn., 500.
FLORIDÈES
Amphiroa Yendoi Borg., 309.
ANISOCLADELLA Skottsb., 321.
BARTONIELLA Kylin, 312.
BRANCHIOGLOSSUM Kylin, 312.
Callithamnion paschale Bôrg., 309.
Acrocliaetium discoideum Borg-, 308; A. Ralfiae Borg., 308.
Callophyllis acroparta Setch., 317 ; C. crassifolia Setch. et Sweezy, 317 ;
C. crenulata Setch., 318 ; C. dissecta Setch. et Sweezy, 318 ; C. filicina
Setch. et Sweezy, 315; C. Gardneri Setch., 317; C. heanophylla Setch., 318;
C. marginifructa Setch. et Sweezy, 317; C. megalocarpa Setch. et Sweezy, 318;
C. odonthalioides Setch., 318; C. pinnata Setch. et Sweezy, 318: C. plumosa
C. piumosa Setoh. et Swezy, 318; C. stenopliylla Setcli., 317; C. Thomp¬
son» Setch., 317.
Ceramium abyssale H. Pet., 507; C. borneense W. v. B.. 510; C. cim-
bricum H. Pet., 506; C. cingulatum W. v. B-, 510; C. danicum H. Pet., 507;
C. Howei W. v. B., 509; C. Maryae W. v. B. 509; C. Rosenvingii H. Pet.,
507 ; C. scandinavicum H. Pet., 507 ; C. SU ttsbergii H. Pet., 309 ; C. sub-
dichotomum YV. v. B., 510; C. subverticilla. m (Grun.) W. v. B., 509.
Chondria minutula W. v. B., 511; Ch. Sibogae W. v. B., 511; Ch.
repens Bôrg., 310.
CHONDROPHYLLUM Kylin, 313.
Chrysymenia Slcottsbergii Bôrg., 310.
CLADODONTA Skottsb., 321.
CORALLOPHILA W. v. B., 510.
Cryptopleura crispa Kylin, 315.
Dasyopsis piiosa W. v. B., 511.
Delesseria fuegensis Skottsb., 320.
DENDRYMENIA Skottsberg, 319.
Endosiphonia curvata W. v. B., 511.
Erytln-ocladia Laurenciae Bôrg., 308; E. vagans Bôrg., 308.
Etkelia paciflca W. v. B„ 309.
FAUCHEOCOLAX Setchell, 316; F. attenuata Setch., 316.
Galaxaura paschalis Bôrg., 308.
GONIMOCOLAX Kylin, 314.
Gonimophyllum Skottsbergii Setch., 316.
Graeilaria pulvinata Skottsberg. 316.
Gracilariopbila Gardneri Setch., 315:
Grateloupia fllicina var, Lomentaria Howe, 504.
Griflithsia rhizophora (Grün.) W. v. B., 509.
Gynmogongrus aequicrassus Bôrg., 310.
HETERONOMA Kylin, 313.
Herpochondria Kampenii W. v. B.. 510.
Hymenea falklandica Kylin, 315.
HYPOPHYLLUM Kylin, 314.
Iridaea macrodonta Skottsb., 319.
Janczewskia Teysmannii W. v. B., 511.
I.auiencia claviformis Bôrg., 309.
Lithophyllum trinitense Howe, 512; L. vignyense, Leni.. 324.
Lithothamnium applanatum Lem., 324; L. montai nvillense Leni., 324:
L. Pennyi Howe, 512.
Lomentaria sinensis Howe, 504.
Melobesia paschalis Lem., 309.
MEMBRANOPTERA (Stack.) Kylin, 312; M. tenuis Kylin, 312.
MICRORHINUS Skottsb., 320.
MYRIOGRAMME Kylin, 314; M. minuta Kylin, 314.
Nemasîoma Cowdryi Howe, 504.
Phycodrys austrogeorgica Skottsb., 321.
Platyclinia fuegensis Skottsb-, 321.
PLOCAMIOCOLAX Setch., 316; P. pulvinata Setch., 316.
Policoryne Gardneri Setch., 316.
POLYNEURA Kylin, 313.
Polysiphonia orthocarpa Rosenv., 507; P. spiralis Batten, 307.
Porphyridium aerugineum Geitl., 503.
PSEUDOPHYCODRYS Skottsb., 320; Ps. phyllophora Skottsb., 320.
RHIZOGLOSSUM Kylin, 313; R. adriaticum Kylin, 313.
Rhizophyllis paciflca Bôrg., 308.
RHODYMENIOCOLAX Ceteh., 316; Rh. botryoidea Setch., 316.
Roschera condensata W. v. B., 511.
RUPRECHTIELLA Kylin, 314.
Schizoseris Kylin, 314.
Spermothamniom orientale W. v. B., 508.
Stromatocarpus Gardneri Setch., 316.
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