Source : MNHN, Paris
ALGOLOGIQUE
SOMMAIRE
Mme P. LEMOINE
M. PERA6ALLO..
E. CHEMIN.
6. HAMEL.
A. L. BEHNIN6
6. HAMEL.
P. DANGEARD ...
KUFFERATH
Su
r la présence de Li hophvllw
Manche et son attribution au
m orbiculatum dans la
genre Pseudotilhop/iyl-
Contribution à la Flore Diatomique de l’Etang de Thau.
L'Asparagopsis hamifera (Hariot.) Okamura et son mode
de multiplication.
Quelques Cladophora des côtes françaises.
La Station biologique du Volga è Saratov (IJ. R. S. S.).
Les Algues de Vigo.
Phytoplancton recueilli dans les croisières du « Pour¬
quoi-Pas »..
La culture des Algues..
BIBLIOGRAPHIE.
29
43
77
81
97
127
347
PARIS
Laboratoire de Cryptogamie
Rua de Buffon, 68
Source : MNHN, Paris
Revue Algologique
TOME IV
RA R I S
1929
Source : MNHN, Paris
1928
Fasc. 1-4.
Revue Algologique
Directeurs
P. ALLOKGE G. HAMEL
Sur la présence de Lithophyllum
orbiculatum Fosl. dans la Manche
et son attribution au genre Pseadolithophyllum
pak M“ Paul LEMOINE
pîlhophyllum orbiculatum Fosl. (1) n’avait encore été recueillie
qu’en quelques localités de la Mer Baltique et de Grande-Bretagne
busqué, en 1917, M. K. Rûsenvinge (2) signala, avec quelque doute,
sa présence à Cherbourg ; cette découverte me Jlt rechercher et exa¬
miner les échantillons indéterminés de ma propre collection parmi
lesquels j’ai trouvé un certain nombre de thalles appartenant à cette
espèce qui vit. non seulement sur les elles de la Manche, mais aussi
jusque dans le Golfe de Gascogne.
Une description minutieuse des échantillons de la Mer Baltique
a été faite par M. Rosenvinge.
A l’état jeune, L. orbiculatum Se présente sous l’aspect de crou¬
les de forme arrondie et régulière de moins de deux centimètres de
diamètre, quelquefois de 2 à 8 mm. seulement ; l’épaisseur qui est
inférieure à un demi-millimètre diminue à la périphérie du thalle,
(1) Foslie. Norvégien forais of Lithothamnia. D. Kgl. norske vidensk. se'sk
skrifter, ISSU, p. 171, pl. XXII, ttg. 10, 11. Tronclhjem, 1895.
(2) Rosenvinge. The marine algie of Denmark; part II Ithodophyceæ II.
I>. Egi. (lanske vid, sel.tic. skrifter 7 Raekke nutum-, og mi!lient, afd VII, 2.
p. 25S, fig. 180. Kobenhavn, 1917.
Source : MNHN, Paris
M'"' PAUL LEMOINE
En coupe \
constitué par
la bordure est amincie et paraît à la loupe finement gaufrée ainsi
qu’on le verra sur les photographies 1, 2 et 4.
Les diverses croûtes d’un même substratum ont tendance, par
leur croissance, à se souder en une croule unique (pl. I, fi g. 1) ; c’est
l’aspect que Holmes a désigné sous le nom de forma confluais Hol¬
mes mser ; la surface reste toujours plane et dépourvue d excrois¬
sances ; l'épaisseur maximum pour les échantillons d’Angleterre
et do la Hallique est de 1 5 ; en France elle paraît être toujours
plus faible, ; dans les échantillons décalcifiés j’ai noté 150 à 250 p.
•erlicalc le tissu de l’algue est formé par le périthallr
cellulaires distinctes les unes des autres,
d’aspect souvent assez élégant ; les
cellules ont une forme plus ou moins
arrondie, souvent ellipsoidc ; elles sont
réunies avec les cellules des files voi¬
sines par de. nombreuses connections,
qui, vues de face, apparaissent comme
des pores sur leurs parois (fig. 1).
Les dimensions des cellules que
j'ai relevées sur les différents échan¬
tillons de France et sur un échantillon
eilli par Holmes u Robin Hood Buy,
sont conformes à celles que Foslie et
Rosenvinoe ont indiquées pour ceux
de Grande-Bretagne et de la Baltique ; Foslie remarque que les di¬
mensions sont soit de 7 à U) p X 5 à 6 p, soit de Q à 18 .j» X 7 à. il /* ;
or, de mon côté, j’ai noté pour la longueur 5 à 11 p, 5 i
et pour la largeur 5 à 10 p jusqu’à 12 p ; dans
Rance les cellules atteignent 18 et 20 p ; des
encore supérieure ont d’ailleurf
son échantillon de. Cherbourg :
Fie. i. — Coupe verticale d’ui
croule déüalcifiée «le 1‘. orbicu-
Itiliim colorée à l'acide iodhydri-
tjue iodé. (Echantillon de Tres-
) a 15 p,
les échantillons de, la
cellules de longueur
élé signalées par Rosenvincie dans
m milieu! d’un tissu formé de cel¬
lules de 7 à 10 p, il a noté la présence de cellules atteignant 25 p.
L’hypolhalle n’est représenté que par une unique rangée de
cellules qui sert de point de départ aux files périlhalliennes ; ses
cellules sont variables de forme, plus ou moins rectangulaires, ou
quelquefois ovoides, de 10 à 15 p de longueur, atteignant quelque¬
fois 22 p, et de 5 à 15 p de longueur.
Les coneeplacles. à sporanges ont un diamètre externe de ion
à 250 p d’après les observations de Foslie ; j'ai, en effet, observé
Source : MNHN, Paris
LfTHÔPIIYI.LUM ORBIGUI.ATÜM F0SL. DANS LA MANCHE
3
ces mômes dimensions dans un échantillon d'Angleterre ; les con-
ceptacles sont situés dans des cavités de la croûte ; les toits des
conceplaclcs sont plats et sont légèrement au-dessus de la surface
de la croûte ; plus tard, après la disparition du toit, il reste la cavité,
en forme d’alvéole, de 225 à 275 /*. Pour ces mêmes conceptacles
M. K. Rosenvinge a indiqué 02 à 116 ^ comme diamètre interne. Les
dimensions des sporanges seraient de 70 ^ x 24 à 35 d’après Ro-
senvtnge, de 80 n x 20 n et de 100 à 160 ^ x 45 à 60 d’après Fosue.
En France les échantillons recueillis par M. R. Lamj, à Bréhat, por¬
taient des conceptacles à sporanges de 200 à 225 de diamètre.
Les conceptacles à cyslocarpes mesurent 200 à 300 n de diamè¬
tre, vus de la surface, d’après Fosue ; leur toit est légèrement au-
dessus de la surface, de forme convexe ou en disque ; Rosenvinge
a indiqué 112 à 142 ^ pour le diamètre interne des conceptacles à
cyslocarpes et 60 à 77 /a pour celui des eon-
ceplaeles à anthéridies.
8ur les croûtes recueillies en France,
d’une part dans la Rance, et d’autre part à
Guéthary, j’ai observé deux sortes de con-
ceptaeles mélangés (fig. 2) ; les uns forment
11 - *,pj L !», *> P»»® Kwl»» «Wnw 4e 1 BQ à 200 „ de
sortes de conceptacles oh- diamètre ; elles sont légèrement au-dessus
serves sur une croûte de de la surface et sont creusées d’une petite
P. orbiculatum recueilli dépression au centre de laquelle s’ouvre le
pore ; les autres forment des taches beau¬
coup plus petites, de C0 à 80 ^ de diamètre, percées en leur centre
d’un pore. Je suppose qu’il s’agit de conceptacles à cyslocarpes et
à anthéridies.
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/—N 0 ^ ©
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8 © s
La description qui vient d’être faite de P. ovbiculatum montre
que celle espèce s’éloigne complètement, dans sa structure, des es¬
pèces du genre Lilhoplvyllum, par l’absence de rangées de cellules
dans son tissu. Au contraire elle possède les différents caractères
sur lesquels j’ai basé, en 1913, la création du genre Pseudoltlhophyl-
lum (1) : réduction de l'hypothalle constitué par une seule assise
Ü) M"" Paul Lemoine. Deuxième Expédition antarctique française 190S-
1910. Mélobésiées, p. 45. Paris 1913.
M"” PAUL LEMOINE
de cellules, pirithalle formé de Aies cellulaires distinctes reliées par
de nombreux canaux qui, vus de face, apparaissent comme autan
de pores dans les parois des cellules. Les eoneeptaeles généralement
de petite taille sont enfoncés dans le tissu.
Les espèces placées dans ce genre en 1913 et en 1924 (1) sont :
P grumosum, P. Margarita) (Californie), P. «ccedem (Chili), P.
coiieum. P. comccialum (région subantarctique américaine), P. eu-
pansum (Méditerranée).
Dans les échantillons de. Grande-Bretagne que j’ai reçus de
M. Holmes P. orbiculatum est très caractéristique et facilement re¬
connaissable ; il n’en est pas toujours ainsi en France ou les croules
de celte, espèce sont fréquemment mélangées avec celles de Lillto-
phyllum incmslam Pu. (|d. I, fi g. 2-3) el souvenl recouvertes par celle
dernière. Aussi n’esl-i.l pas inutile, d’indiquer les caractères distinc¬
tifs des deux espèces. Lorsqu'on observe des croules très jeunes des
deux espèces on remarque que celles de L. incmslous sont déjà
sensiblement plus épaisses ; leur épaisseur s’accroît ensuite 1res
rapidement; d'autre part les thalles jeunes'de L. incrustons ne sont
lias fructifies, la présence de conceplacles sur un thalle jeune indi¬
quera en général qu’il s’agit de P. mbiculutuni ; enfin le meilleur
caractère est fourni par la bordure du Ihalle, épaisse cl lobée dans
L. incrustons (2), amincie. e| très finement gaufrée dans P. orbicu-
Ialuni; la croûte de L. incrustons est très adhérente tandis que celle
de P. orbiculatum se détache quelquefois assez facilement de son
substratum.
La structure permet une différence radicale : L. incrustons (3)
montre un hypotliàlte formé de rangées concentriques en éventail ;
le périlhalle est constitué par des cellules rectangulaires dont les
(1) M ra " Paul Lemoine. Bull. Soc. Sc. mit. Maroc IV, n° 5, C, 30 juin 192-1.
(2) Sauf dans la variété âepressa Crouax,
(3) M" 1 ' P. Lemoine. Annales Inst. Océanographique, t. Il, fuse. 1. p. 121,
fig. 57, 58, pi. TV, fig. 1. Monaco 1911.
Source : MNHN, Paris
LITHOPILYLLUM ORBICULATUM F08L. DANS LA MANCHE
cloisons transversales sont proéminentes et se colorent fortement
par les réactifs.
En décrivant P. orbiculalum, Foslie s'était demandé si cette
espèce était suffisamment caractérisée et si elle ne représentait, pas
une variété septentrionale de Lilhophyllum incrustons ; celle hypo¬
thèse se trouve supprimée par la coexistence des deux espèces dans
les mêmes stations, ainsi que par l’étude de leurs caractères dis¬
tinctifs.
REPARTITION GEOGRAPHIQUE PU PSEUD. ORBICULATUM
Sur les côtes françaises de la Manche celle petite espèce n'a
encore été trouvée que dans la zone de balancement des marées;
elle n’y est d’ailleurs pas commune ; les conditions de vie paraissent
lui être favorables, mais elle a un ennemi sérieux en Lilhophyllum
incrustons qui se développe sur les mêmes supports et la recouvre
impitoyablement ; dans la zone littorale elle doit entrer en concur¬
rence avec Lithothamnium pohjmorphum, ce qui explique sans doute,
qu'elle n’ait pas été recueillie dans les dragages effectués par le
Commandant Charcot, en 1921 el 102::, à bord du « Pourquoi-Pas ? »,
dans la Manche.
Ainsi que je l’ai déjà dil, elle a élé découverte à Cherbourg par
M. Hosenvincje ; je l’ai recueillie à marée basse en trois localités
des côtes du Nord : SMÜast (mares de l’Ilot du Bec Rond, 1908), port
de l'isle Kl-Casl 1908), Trestraou (pointe de Pors Nevez, 1913) .; j’ai
reconnu la présence de celte même espèce dans les récoltes de M. R.
I ami, à Brélial (Le Kerponl) et de M. Feldmann, dans la Rance.
Enfin, j’ai découvert des thalles fructifies de cette même espèce sur
des cailloux, ramassés à Guethary (Basses-Pyrénées) en 1909, où
elle est en grande partie recouverte par L. incrustons.
G
M"" PAUL LEMOINE
LISTE DES LOCALITES
OU PSEI '/>. ORBICI LATUM EST SIGNALE
Mer Baltique. Kattegal : Laeso, Grevés Klak, Hesselo, Liltle Mid-
dlegrund (profondeur 4-5 fn. et 16-24 m.) ; Hveen ; Sund (12 m.)
[Rosenvinge], Faeo près Haugosund [Foslie 1905] (I); Tusleren
(1 m. 60 à 4 ni. 80) [Foslie 1905j ; Ghrisliansund [Herbier Arescboug
in Foslie 1894 el 1ÜU5J. — Mer du Nord. Angleterre N. F. : Robin
Hood’s Bay fYorkshire) [Holmes lu Foslie 1905 el in Herbier Le¬
moine], — Mer d’Irlande. Ecosse S. W. : K y les of Bulc [Holmes iu
Batlers 1902]; lie d’Arran : Seamill [Ballers 1902] ; Sallcoats [Hol¬
mes, Ballers in Foslie 1905]. — Manche : Cherbourg (Manche) [Ro¬
senvinge 1917] ; Embouchure de la Rance [M. Feldmann] ; Archipel
Bréhat [M. Lami] ; St-Casl, Port de File St-Gast, Treslraou, Côles
du Nord [Herbier Lemoine], — Allan tique : Guelhary (Basses-Py¬
rénées) [Herbier Lemoine],
LEGENDE DE LA PLANCHE I
Fig. 1- — PseudolUhophyttum orbicuUitum (Fosl.) Lem., recueilli il Treslraou,
Côtes du Nord (Herbier Lemoine) ; les diverses profites primitives,
dont on voit encore les limites, se sont soudées en une croûte
unique (f. c onfluciis Holmes raser.) gross. 3 fois.
Fig. — Jeunes croûtes de Pseud. orlneulalum provenant de l'embouchure de
la Itanee (M. Feldmann) ; il la partie supérieure de la ligure et
au centre de trois croûtes de P. orbicUlatum sont deux petites
croûtes plus épaisses qui appartiennent si Lithophyllum iiicrus-
tans Pu. ; gross. :t fois.
Fig. 3. — Très jeunes croûtes de Lithophyllnm inrruHlaii* Pu. de la même sta¬
tion que lig. 2 ; l'épaisseur plus grande et: la bordure lobée les
différencient de P. orbieululiim ; , gross. 3 fois.
Fig. J. — Pxeud. orbiculalum (Fosl.) Lem. Echantillon recueilli il Itobiu Hood
Bay (Yorkshire, Angleterre) par Holmes; les thalles sont les
uns encore isolés, les autres coalescents ; les thalles déchiquetés
sont de jeunes CoraUina ; gross. 3 fols.
(1) Foslie. Eemarks on northern Lithothamnia. />. Kyl. norske vidensk.
selsk. skrifter 1905, n° 3. l’rondhjem 1905, voir page 112.
Source : MNHN. Pa
jjffll'U ALGOLOGIQUE
Tome IV. Pl. I
Source : MNHN. Paris
Contribution à l’étude de la Flore Diatomique
de l’Etang de Thau
par le Commandant Maurice PERAGALLO
Ancien élevé de l'Ecoie Polytechnique
Lauréat de l'Institut (Académie des Sciences)
M. .). Pavillard a publié, en 1905, dans le, « Travail de l’Institut
de Botaniqtie de l’L'niversité de Montpellier » ses Recherches sur la
Flore pélagique de l’Etang de Tluru.
Dans celte élude, si consciencieuse, il traite, avec le plus grand
détail, des Diatomées pélagiques, mais au bas de la page 32, il se
euh lente de dire : « Quant- aux Diatomées littorales, elles sont cer-
- lainemenl très nombreuses. Diverses espèces ont été signalées par
c Cl inard, Pehaoallo, etc., mais elles n’ont été l’objet d’aucun effort
« monographique el je les ai, pour le moment, complètement laissées
« de coté. » Comme je n’ai pas connaissance que depuis celle époque
il ail publié une élude à ce sujet je vais tâcher de combler, en partie,
celle lacune.
Malheureusemenl les renseignements el les matériaux que je
possède à ce sujet sont en bien petite quantité pour permettre d’établir
une élude complète de la flore de cette localité.
A part les espèces signalées par M. Gui nard, en 1870, dans ses
« Indications pratiques sur la récolte el la préparation des Diato¬
mées » publiées dans la « Revue des Sciences naturelle, T. V., Mont¬
pellier, 1870 », et la récolte donnée sous le n" 447 de la Collection
Tempère et Fera gai lo (Diatomées du Monde entier), l r ° édition com¬
me provenant de Cette mais étant réellement de l’Etang de Thau,
récolte déterminée par II. Pjshagallo. je ne possède que quelques ré¬
coltes, faites par moi-même en 1881 cl 1889 dans l’Etang de Thau.
Ces récoltes ont été faites dans les environs immédiats de Cette,
ce sont :
1° dans l’Etang des Eaux-Blanches,
une récolte du 14 novembre 1881, sans désignation de localité ;
COMMANDANT MAURICE PERAGALLO
deux récolles du 12 septembre 1889, au pied du talus du chemin
de fer ;
quatre récoltes du 12 septembre 1889, devant « Les Cabanes ».
2" Dans l’Etang de Thau même,
une récolte du 12 septembre 1889 devant « Les Metairies-hautes ».
Le relevé des espèces signalées par Guinard Comme recueillies
dans l'Etang de Thau donne la liste suivante établie dans l’ordre où
il les donne lui-même et que j’ai complété en donnant la synonymie
actuelle des espèces désignées.
Lu p o dis rus Ralfsii OE. Sm. = Actinocyçlus Ralfsii Ralfs.
Melosira Borrcrii Grev.
Surirella stiatula Turp.
— Opalis Breb.
Epilhemia Musculus Ktz. - lihopalodia Musculus O. MülJ.
Amphora affinis Ktz. = Améliora libyca Eli.
Amphora salina W. Sm.
Cocconeis Sculellum Eh.
Achnanlhes longipes A g.
— brevipcs Ag.
— subsessilis Ktz.
Doryphora Boeckii OE. Sm. = Brebissoniu 'Bocckii Grun.
Syncdra Arcus Ktz.
— cryslallina Ktz.
undulala Grig. = Toxarium undulatum Bail.
Amphipleura sigmoidea W. Sm. - Nil&schia sigma W. Sm.
var. rigida.
TryblionccUa punclala W. Sm. = Nüzschia punctala Grun.
acuminala W. Sm. = Nüzschia acuminala Grun.
Nilzscliia sigma YV. Sm.
— lanccolala, W. Sm. — (Bordigue).
Homoeogladia filiformis W. Sm. — (Bordigue).
Navicula cUiplica, W. Sm. = Diplimeis elliptica Clave. —
(Bordigue).
Navicula didyrna Ktz. — Diplaneis didyma Eh.
Pinnulana direcla NV. Sm. = Navicula direcla Ralfs. —
(Bordigue).
LA FLORE DIATOMIQUE DE L'ÉTANG DE TIIAU
Pleurosigma angulalum W. Sm.
Slauroncis salina W. Sm.
— pulchella W. Sm. = Trachyneis aspcra Clude var.
pulchella.
Amphiprora alala Ktz.
Mastogloia apiculata W. Sm.
Podosphenia gracilis Eh. = Licmophora. gracilis Grun.
Rhipidophora parado.cn Ktz. = Licmophora paradoxa Ag.
— clongata Ktz. = Licmophora lincla Grun.
(Bordigue).
Rhabdonema arcuatum Ktz.
— adrialicum Ktz.
strialclla unipunclala Ag. — (Eaux-blanches).
Isthmia ncrvosa Ktz.
— encrvis Eh.
b'iddulphia pulchella Gray. — (Bordigue).
Triceralium slriolotum Eli.
AmphüelfdS anlcdiluviana Eh. = Triceralium anlediluùianum.
— var. B. ( amphipentas) — Tricera-
liam anlediluvianum B. P penlagona.
La récolte n" ’tA~, de la première Collection de Diatonées du
Monde entier, déterminée par II. Pekagallo contient les espèces sui¬
vantes :
.1 nvphiprora Lepidoplera Grey. _ Orlholropis Lepidoptera Grun.
Amphora dceussala Grun.
Epilltemia Musculus Ktz. = Rhopalodia Musculus O. Müll.
Hamoeocladia Marliaua Ag.
Widowich ii Gru n.
Mastogloia Erylhrca Grun.
— minuta Grev.
■Smilhii Tohw. var. amphicephala.
A avicula scopulorum Breb.
Nilzsehia pan dur if orrais Greg. var. continua.
Pleurosigma elongatum W. Sm.
Schizoncma ramosissimum Ag.
Surirèlla fasluosa Eh.
10
PERAGALLO
Synedra capillaris Grun.
— provincialis Grun.
— undulata Greg. = Toxarium undulalum Grun.
**
Il est difficile de se rendre compte des espèces de Diatomées
vivant dans l'Etang de Tliau observées et décrites dans les « Diato¬
mées marines de France », de Jl. et M. Peragarlo car, dans cet ou¬
vrage, elles n'ont pas été spécialement distinguées de celles de Celte;
cependant je puis considérer comme appartenant 1res vraisembla¬
blement à l'Etang de Tliau I ou les les espèces saumâtres ou riveraines,
désignées comme habitant Celte.
Ces espèces sont tes suivantes :
Achnunthcs llauclciana Grun.
Orthoneis splvndida Grun.
exigua Lewis.
Erylhrea Grun.
— Smithii Tlnv. var. inlermedia.
.4 rlhotropis Lepidoplera Grun.
Amphora Pusio Cleve var. parcula Floeg.
— marina W. 8m.
— cymbclloides Grun.
— decussala Grun. var. brioeensis.
— rhornbica Kilt.
— — var. inlermedia.
— Orcus Grog. var. sulcala A. Sch.
— hyalina Ktz.
— macilenla Gr eg.
Amphora lurgida Greg.
Source :MNHN, Pa
LA FLORE DIATOMIQUE DE L'ÉTANG DE THAU
11
Carrtipylodiscus dccorus Breb.
— Thuretii Breb.
Synedra lacvigala Grun. f" minor pblusa.
— provinciales Grun.
Licinophora Lyngbyei Klz.
Pour faciliter les recherches et le classement des espèces, je
donnerai le résultat de l'examen de mes récoltes, par ordre alphabé¬
tique, laissant à chacun la faculté de classer les formes selon l'ordre
dont il aura l’habitude de se servir.
Les observations ont été faites au moyen d'un objectif 1/l.V
seini-apoehroinatique à immersion homogène de Koristka et les
dessins faits à l'agrandissement du 900 diamètres ont été réduits
photographiquement à 000 diamètres. Les préparations sont montées
à sec ou-au styrax (1).
Je donnerai des listes séparées pour chacune de mes récoltes,
de manière à ce que l’on puisse se rendre compte du groupement
des espèces dans chaque endroit.
Récolte n" ü j du 14 novembre 1881 . — Je n’ai pas conservé I”
nom de l'endroit où j'ai fait celle récolte (c’était une de mes pre¬
mières récoltes cl je ne connaissais pas encore l’importance qu'il
y avait à conserver de pareils détails) mais elle a dû être faite dans
les environs immédiats de telle, peut-être dans le canal de Bor-
digue ou au pied du remblai du chemin de fer. Elle est presque uni¬
quement composée de Licinophora- paradoxu A g. cl de variétés du
Synedra a/finis Klz.
Cette récolte contient les espèces suivantes :
Achnanlhcs subsessilis Klz.
Cocconeis senlrllum Eh. f“ pareil.
Grammalopliora marina Klz. vâr. inlcmiedia,
Licinophora anglica Grun. — c.
— anguslala Grun.
(1) On peut se les procurer chez l'auteur a Sceaux-Robinson (Seine).
12
COMMANDANT MAURICE PERAGALLO
— nubscula Grun. — r.
— paradoxa A g. — c. c.
— tincta Grun.
Synedra a [finis Ktz. var. commulalu,
— var. gracilis.
var. minor. — c. c.
Tkalassiosira hyalina Grau. — r. r.
Récolle (n* 100) du 12 septembre 1880 . — Elle a été faite au
pied du talus du chemin de fer; .elle est. beaucoup plus variée que
la précédente et confient, de très nombreuses espèces parmi lesquelles
prédominant une petite forme du Synedra Gaillnnii Eh. et le Schizo-
nema mucosurn W. Km,
Elle contient :
.1 chnanlhcs breeipes Ag.
— var. minor.
— subs e ssii i s Ktz.
AcHnanthidium fiexellum Breb.
Aclinocyclus subtiiis Ralps.
Amphora Pavillardii n. sp.
— Proteus Greg.
turgida Greg. var. A. Schmidt, Atlas, PI. 25, fig. 27.
Biddulphiu pulehella Gray.
Cocconeis Scutellum Eh.
Cyclolella Meneghiniana Ktz. var. reclangula. — r.
Cymbella pan a W. Sm.
— turgida Greg.
Dialoma tenue Ag. var. Ehrenbergii.
Diploneis Boni bus Eh. var. gemina.
— htërata Clew.
Epitliemia turgida Ktz. — r.
— Zébra Ktz. — r.
Eunolia exigua Rab.
— monodon Eh.
Grammatophora marina Ktz. var. inlcrmedia.
Licmophorà Oedipûs Grun.
— — f" elongala.
FLORE DIATOMIQUE DE l’ÉtANQ DE TIIAU
13
Mastogloia Erythrea Grun. var.
— lanceolala Thvv.
Melosira nummuloides Ag.
Navicula cuspidata Ktz. — r.
— digüoradiala Greg.
gracilis Eli. var. neglecta.
liber W. Sm. var. lenuislriala.
longa Ralfs P minor. — A. Sch. AU. PI. 47. fig. 6.
Lyra Eh.
pseudo-iïochslellevi. — .V. sp.
.— vulpina Klz.
Nilzschia conslricla Ralfs. var. subconsMcla.
— puncta! a Ktz.
Ortholropis Lepidoptera Grun.
PI eurosigma angulalum W. Sm.
— longum Clede.
Podoc-yslis spnlhulala Shadb. — r.
Rhopalodia Muscuhis O. Miill.
Sehizoncma mucosum W. Sm. —
Synedra Gallionii Eh. — r.
laevigata Grun. var. Thauensis. — A’, car. — c.
longissinia W. Sm.
Tabellaria flocculnsa Ktz. var. cenlricosa. — r.
Trüchynei.s nspera Cleve.
— — var. vulgaris.
Triceralium aillediluvuinuin Eh.
Recolla (ii" 101) du 12 sëpfembre 1880, faile comme la prerédenle
au I,iod <lu ,alus chemin de fer ; elle eoiilicnl presque exclusive-
nient, le Licmophora Ehrenbergü Grun. ; à part le Synedra fulgens
W. Sm qui est assez abondait! les autres espèces sont assez rares.
Elle contient :
Achnanthes longipes Ag.
Cocconeis Pediculus Eh.
CymbeUa kelvelica Ktz.
Encyonema venlricosum Grun.
i'4 COMMANDANT MAURICE PÈRAÔAÙLÔ
Licmophora Ehrcnbergii Grun. — c. c.
Melosira nummuloidcs A g.
Hhabdonema adrialicum Klz,
Syncdra fulgcns W. Sm. — c.
Récolte (N" 102) du 12 septembre 1880, faite devant la
des Cabanes ; elle, est caractérisée par la grande quantité de
gloia qu’elle contient parmi lesquelles prédomine le Masloglo
threa Grun.
Ainphora Eunotia Glew. — r.
— macilenla Grog. var. chmgala. Y. var.
— turgida Greg. f* minor. — r.
Cucconeis Sciilellum Eh.
Cymbella parva V. Ilëurck.
Mastogloia nythrea Grun. — e. c.
— var. nnocellala.
— — var. bincfillata.
— lanceolala Thw.
— var. producla. — n. var.
— Smilhii Thw.
— var. elliptica. — n. var.
— var. inlermedia.
Orlholropis Lepidoptera Grun.
Pleurosigma angulalum W. Sm. — r.
elongâlum. W. Sm. var. laleslriala. — n. var.
— formosum W. Sm. var. baleariça, — r 4
lihopalodia gibberula O. Miill.
Sclvizonema ramosissimum Ag.
Syncdra delicatissima W. Sm. var. anguslissima.
— laevigata Grun.
— var. oblushtscula. — a. c.
— provincialis Grun.
ferme
Masto-
ia ery-
Source : MNHN. P
l.A Pr.OHE DIATOMIQUE DE l'eTANO DE TIIAU
Récolte' (il- 103) — du 12 septembre 1889 — faite au même endroit
que la précédente elle comprend sensiblement les mêmes espères.
Elle eontienl :
Amphora decussata Grun. var. briocwtsis.
— Guinardii — ». spec.
— incurva Greg.
— ovalis Klz.
— Prnleus Grog.
— rhombica Kitlon var.
Cocconeis Pediculus Eh.
— Sculcllum Eh.
■(’ymbella paria V. Heurek.
Mastogloia anyulala Lenris — r,
crylhrca Grun.
— var. anoccllala.
— — va r. bioccllata.
Navicula abrupla Donbin.
— Lyra Eh.
— par. dilalaïü.
— radio sa Ivlz — r.
Orlhothropis Lcpidoplefù Grun.
Plcurosigma clongalum W. Sm.
— formosum W. Sm.
— var. adrialica.
— var. balearica.
— lêfflum. Clew.
Phopalodia Musculus O. Midi.
Trachyneis aspera Clew. var. inlermcdia.
Récolté (N- 104) du 12 septembre 1889, faite au même endroit
que tes deux précédentes ; elle en est assez différente et contient un
■en plus grand nombre d'espèces plus variées. Sa caraclérisiique
est l Urthotropis Lepidoplera Grun..
COMMANDANT MAURICE PÉRAGALI.O
Elle contient :
Achnanthes brevipes Ay.
— var. bacillaris — N. Var. — a. r.
— parvula Klz.
Actinocyclus subtilis Ralfs.
Amphora Arcus Greg. var. major. — N. Var.
— lineolala Eh.
— oslrearia Breb.
Pavillardii M. Per.
— Proleus Greg.
— venela Ktz. — r.
Biddulphia pulchella Gray.
Cocconeis heleroidea Hanta. — r.
Cyrnbella helvclica. Ktz. — a. c.
— parva V. Heu.rck.
Diploneis Bombus Eli.
Encyonema verUricosum Grun.
Fragilaria acqualis Heis.
— var. producla.
hyalina Grun.
Gomphdrièma acuminalum Eh. -— r.
Grammatophora marina Klz. var. inlermedia.
Melos ira nummuloides A g.
Navicula arenaria Donk. var. .tlricla - Y. |'«r.
longa Ralfs fa. min or — C.
Xilsschia conslricla Ralfs var. subconslricla.
panduriformis Greg. var. continua.
— punclala Grun.
— sigma vv. Sm. var. Habirshavii — r.
Orthoneis splendida Grun.
Orthotropis Lepidoplera Grun. — C.
Pleurosigma dngulalum W. Sm.
— formosum W. Sm.
— slrigosum W. Sm.
Rhopalodia Musculus 0. Müll.
Schizonema corymbosum Ag.
— ramosissimum A g.
Synedra commutai a Grun. var. scplenlrionalis.
— Gallionii Eh. var, lanceolala f" minor — n.
Source : MNHN, P,
I.A FLORE DIATOMIQUE DE L^TANG DE THAÜ
il
— laevigala Grun.
— — var. hybrida.
Trachyncis aspera Clcw. var. vülgaris.
Triccralium anlcdiluviana Eh.
— f* pentagora.
— var. ceUulosa.
— — f* penlagona abnormis.
Récolle (N“ 105) du 12 septembre 1880. — Cette récolte a été
l'aile dans l’étang de Thau lui-même, en face des Métairies hautes ;
elle est assez différente des autres et contient une grande quantité
il'Amphora et de Pleurosigma très variés ainsi que de nombreuses
formes se rapportant au Navïcula Lym Eh.
Elle contient :
Achnàntha brevipes A g. — r.
Amphora Brebissonii — n. sp.
— var. minor — n. i\
— Graeffii Grun.
— Guinardii M. Per.
— macilenta Greg. — c.
— Oslrearia Breb. var. vilrea.
— Proteus Greg.
— — var. oculala.
— quadrala Breb. — C.
— Iruncala Greg.
— lurgida Greg.
Cocconeis Sculellum Eh.
Maslogloia lanceolata Thu.
— Smitii Thu. var. amphieephala.
Melosira sulcala Ktz. — r.
-\avicula abrupla Bonk.
— Dactylus Ktz. — r.
— Lyra Eh. — c.
— — var. elliptica.
— var. recla.
— var. subelliptica.
Revue Alooi.ooique, 1928. o
Source : MNHN, Paris
18
COMMANDANT MAURICE PËRAOALLÔ
— speclabilis Greg.
Nitsschia acuminata Grun. — r.
Orlholropis Zepidoplera Grun.
— var. medilerranea.
— var. robusta.
— majdma Grun. var. subalata.
Pleürosigma angulalum W. Sm,
baUicum W. Sm.
— var. californica.
décorum W. Sm.
elongatum W. Sm.
— décorum W. Sm. — e.
formosum W. Sm. — G.
var. bàlearica.
— — var. longissima.
slrigosum W. Sm.
Xehizonema crucigerum W. Sm.
Liste générale
des Diatomées littorales de l'Etang de Thau
Dans celle liste j’ai fait suivre les noms des .espèces des lettres
G et P celles signalées par Güinard ou H. Peraoallo et que je n’ai
pas observées moi-même.
Achnanthes brevipes Ag.
— var. bacillaris — X. cor. — PI. 1, (lg. I.
De forme bacillaire allongée à extrémités elliptiques ; pseudo-
stauros étroit et linéaire ; stries granulées,.progressivement rayonnan¬
tes du milieu de la valve jusque aux extrémités.
Longueur 80 p., largeur 12 p., 8,5 stries, en 10 , t .
Diffère du type par sa forme extérieure et de VAclinçmlhes sul>-
scssilis Ktz. par la forme de son pseudo-stauros et par le plus grand
écartement de ses stries.
Achnanthes brevipes var. minor H. Per.
— Hauckiana Grun. — P.
— longipes Ag.
LA FLORE DIATOMIQUE DE L'ÉTANG DE THAÜ
1Ô
— parvula Ktz.
— subsessilis Ktz.
Achnanlhidiùm flexellum Breb.
Açiiniicyrlus Ralfsii Ralfs — fi. (Bordigue).
— sublhïè Ralfs.
Amphiprora alata Ktz. — G.
Amphora Arcus Greg. var. major — N. Var. — PI. I, fig. 2, 3.
Diffère de VAmphora Arcus Greg. par ses dimensions beaucoup
plus grandes et ses stries plus serréeset non distinctement ponctuées.
Elle diffère de la variété sulcala par ses stries notablement moins
Longueur 100 p., 12 stries en 10
Ampliora Arcus var. sulrata — P.
Brebissonii — X. spcc. — PI. 1, fig. 4. — Valves cym-
l'iformes à extrémités largement arrondies ; bord dorsal régulière¬
ment arqué, bord ventral concave'biais légèrement renflé à la partie
médiane ; raphé biarqué aboutissant directement au milieu dé l’ar-
rondi de l’extrémité sans être récurvé vers le bord dorsal. Structure
li' I Amphora mcxicana A. Scti. ; les intervalles des granules des stries
dorsales forment des lignes longitudinales dont une plus particuliè¬
rement marquée divise la partie dorsale delà valve en deux parties
-ensitlement égales ; ces stries arrivent jusqu'au raphé excepté vis-à-
vis le nodule central où se trouve un area central, quadrarigulaire,
notable ; du côté ventral les stries régnent sur toute la longueur.de la
v »lve mais elles n arrivent pas jusqu’au raphé le long duquel se trouve
un area ax'ial assez large.
Longueur 80 à 90 g., 12 stries en 10 jl, tant à la partie dorsale-
qu'à la partie ventrale.
J'assimile à cette espèce la forme dessinée dans les Diatomées
marines de France, PI. XLV1, (lg. 21, non décrite et non dénommée.
Amphora Brebissonii Var. minor - X. car. — Je désigne ainsi
lu forme représentée dans les Diatomées marines de France, PI. XLVtl.
flg. 12, non décrite et non dénommée.
Amphora cymbelloides Grun. — P.
— decussala Grun. — P.
— var. briocensis.
egregia Eh. — P.
Eunotia Clew.
Graeffîi Grun.
20
COMMANDANT MAURICE PËRAGAI.LÛ
— — var. minor. — P.
— Guinardü — N. sp. — PI. I, flg. 5. — Valve, cymbi forme,
à raphé biarqué dont les nodules terminaux sont récurvés. vers le bord
dorsal, les centraux non visibles ; bord légèrement concave. La valve
est divisée en deux parties à-peu-près égales par un sillon très net
et un peu large cl d’autant plus visible que la slriation n'est pas la
même des deux côtés, les stries étaU^moins serrées du côté du rapbé
que du- côté du bord dorsal; du côté du raphé elles sont au nombre
de 16 en 10 /t., et d'environ 20 en 10 ^ du côté du bord dorsal.
Longueur 60 à 70 p., largeur 10
.l'assimilé à celle espèce la figure 11 de la Planche XLVlt des
Diatomées marines de France qui n’a été ni décrite ni nommée, et cela
avec d’autant plus de raison que ces deux formes sont de la même
provenance.
Celte forme diffère de l’A. Graeffti Grun. principalement en ce.
que les stries arrivent jusqu’au raphé sans laisser d’area axial ni
central.
A mphom liyalina lvtz. — P.
— incurva Greg.
— laevissima Greg. — P.
libyea Eh. — G.
— lincolala Eh.
— macilenla Greg.
— var. elongala — Y. var. — PI. I, fig. 0.
Bord ventral légèrement concave, bord dorsal arqué, extrémités
ronico-arrondies ; raphé parallèle au bord venrtal sans nodules ap¬
parents. Stries atteignant le rapbé tant sur la partie dorsale de la valve
que sur la partie ventrale.
Longueur 45 à 50 ^., largeur 0 à 10 /*., 1-0 stries en 10 /*.
En comparant la Fig. 0 à la forme représentée PI. L, lig. 20 du
des Diatomées marines de France je ne puis que l’assimiler à une
variété de P.4 mphara macilenla Greg. auquel H. Peragallq rappnrle
sa figure.
Clèvk (Synopsis navieuloid üialoms .11, p. 121; décrit celle espèce
et n'en donne pas de figure, d’après lui, celle espèce de Grèuory est
très douteuse et ne peut être identifiée d’après la description et les
dessins qu'il en donne; par'conséquent, et jusqu’à nouvel ordre,
nous devons considérer comme typique la figure ci-dessus citée des
Diatomées marines de France.
Source : MNHN, Paris
- LA FLORE DIATOMIQUE DE L'ÉTANG DE THAU
21
Amphora marina W. Sm. — P.
— ostrearia Breb.
— — var. vitrea.
— ovalis Ktz.
Pavillardii — N. sp. —PI. I, fig. 7. — Face valvaire
lunée à extrémités coniques légèrement prolongées du côté ventral
très légèrement concave ; raphé parallèle au bord ventral, à nodules
peu appàrenfs. Stries faibles rayonnantes et atteignant le raphé, visi¬
bles surtout vers le nodule central.
Longueur 40 à 55 g., largeur 10 à 12 g., 16 stries en 10 g. comptées
au bord dorsal.
Diffère de Y Amphora hyalina Ktz., par l’absence des lignes pa¬
rallèles au bord dorsal et plus Visibles que les stries transversales
cl par ses stries moins fines et moins serrées.
Amphora Proie ns Greg.
—- var. conligua. — P.
var. oculafa.
— quadrata Breb.
— rhombica Kitt.
— var. intermedia , — P.
— satina W. Sm. — G.
— truncata Greg.
— turgida Greg.
— — f* minor.
— var. A. Sch. AU. Pi. 25, fig. 27.
vénal a Ktz.
Uiddulphia pulchella Gray.
Brebissonia Boeckii Grun. — G.
Vampylodiscus decorus Breb. — P.
— Thurclii Breb. — P.
Cocconeis helcroidea. Hanlz.
— Pcdiculus Eh.
— Sculellum Eh.
— P parva.
Cyclolella Menrghiniana Ktz. var. reclangula.
Cymbi-lla helvetica Ktz.
— parva Y. Ileurck.
— turgida Greg.
Bialoma tenue Ag. var. Ehrenbcrgii Per.
COMMANDANT MAURICE l'ERAGALLO
Diploncis Bombus Eh.
— didijma Eh. — G .
elliptica Gleve. -— G. (Bordigue).
,— lineala Gleve.
Eiicyonenm vrnlricosum Grun.
Epithemia lurgida Ktz.
— Zébra Klz.
Eü'nolia exigua Rab.
— monodon Eh.
Fragilaria acqualis Heit.
— — yar. producla.
— hyalina Grun.
Gomphunema acuminalum Eli.
Grammàlophora marina Ktz. var. intermedia.
Homoeocladia filiforme W. Sm.— G. (Bordigiie).
— martiana A g. —P.
Widowichii Grun. — P.
Isthmia encrais Eh. — G.
— nervosa Ktz. — G.
Licmophora anglica Grun.
— anguslata Grun.
— Ehrenbergii Grun.
— gracilis Grun. — G.
— Lyngbyci Ktz, — P.
nubecula Grun.
— Oedipus Grun.
— — f* elongala.
— paradoxa Ag.
— t-incta Grun.
Mastogloia angulata Le n ri s.
— apiculala W. Sm. — G.
— crylhrea Grun.
yar. anocellata.
— var. biocellala.
— exigua Lenris. — P.
— lanceolala Thu.
— yar. roslrala.■— N. Var. — PI.
I, fig, 11. -
Source : MNHN,
LA F LO II K DIATOMIQUE DE L’ÉTANG DE TIIAU
23
T'O' formc elliptique à extrémités subitement et étroitement- roslrées
arrondiës.
Longueur 45 p.,, largeur 14 p., 7 cellules et 21 stries en 10 p.
Maslogloia minuta Grun. — P.
Portierana Grun. — P.
— S mit liii Thu.
— var. amphicephala.
var. elliptica. - N. Var. — PI. I, fig. 12. — De
forme elliptique à extrémités légèrement coniques ; aires axiales plus
développées que dans la forme type.
Longueur 40 largeur 13 p., 7 cellules et .16 stries en 10 p.
Melosira Borrerii Grun. — G.
— nummuloides A g.
- sulcala Ktz. —
Xavicula abrupla Donk.
arenaria Donk. var. stricto. — iV. var. — PI. I, fig. 8. —
Diffère de la forme lype par sa longueur plus peitle proportionnelle¬
ment à sa longueur.
Longueur 58 p., largeur 7 p., 10 stries en 10 p.
N a muta cuspidata Ktz.
— Dachjlus Ktz.
— digito-radiata Greg.
direcla Ralfs. — G. (Bordiguc).
— gracilis Eh. var. neglecla.
— liber W. Sm. var. lenuislriala.
longa Ralfs f a ininor.
— Lyra Eh.
— — var. dilatata.
— var. elliptica.
— — var. recta.
— — var. subelliplica.
pseudo-Hochslellerii. — N. sp. — PI. I, fig. 9. — Valve
elliptique à extrémités légèrement coniques et largement arrondies ;
aires axiales coniques. Stries progressivement rayonnantes non al¬
ternativement courtes et longues au milieu de la valve.
Longueur 26 p., largeur 12 p., 15 stries en 10 p. au milieu de la
valve, plus serrées aux extrémités.
Diffère du Xavicula H ochslellerii Grun. par ses plus petites di¬
mensions, sa forme moins elliptique, ses aires axiales moins dév.c-
Source : MNHN, Paris
COMMANDANT MAURICE PERAGALLO
loppées et ses stries médianes non alternativement longues et courtes
comme l’indique Cleve malgré que A. Schmidt, dans son Atlas,
l’I. 8, flg. 53-55, ne représeule pas cette particularité.
Navicula radiosa Ktz.
— scopulorum Breb. — P.
— spectabilis Greg.
— vulpina Ktz.
Xitzschia acuminata Grun.
— constricta Ralfs var. subconstricta.
lanceolala W. Sm. — G. (Bordigue).
— panduriformis Greg. var. continua.
— punclala Grun.
— sigma W. Sm. — G.
— — var. Habirshawii.
— — var. rigida. — G.
Orthoneis splendida Grun.
Orthotropis Lepidbptera Grun.
— — var. mëdUerranea.
— var. robusia.
— maxima Cleve var. subalaia.
Plcurosigma angulatum W. Sm.
— balticum W. Sm.
— var. californica.
— décorum W. Sm.
— elongalum W. Sm.
— var. lalestriala. — N. var. — Diffère du
type par ses stries moins serrées. — Longueur 240 15 stries en 10 n.
Pleurosigma formosum W. Sm.
— var. adrialicu.
— longurn Cleve.
— st/rigosum W. Sin.
Piidocijslis spalhulatum Shadb.
Hhabdoncma adriaticum Ktz.
— arcualum Ktz.
Ilhopalodiu gibbcrula O. Midi.
— Musculus O. Müll.
Schizonema corymbosurn Ag.
— crucigemm W. Sm.
LA FLORE DIATOMIQUE DE 1,'ÉTANG DE TUA U
muscosum W. Sm.
rainosissimum A g.
Siauroneis satina W. Sin. — G.
Stnatella unipunclàla A g. — G.
Surirella fastuosa Eli. — P.
— ovalis Breb. — G.
— slriatula Turp. — G .
.S ynedra a/finis Klz. var. commulala.
— — var. gracilis.
— — var. minor.
meus Klz. — G.
— capillans Grun. — G.
commulala Grun. var. seplentrionalis.
cryslallina lüz. — Ci.
dclicatissima W. Sm. var. anguslissima.
fulgens W. Sm.
Gallio'nii Eli.
var. lanceolala P minor. — N. — PI. I, fig. 14.
— Ge forme longuement lancéolée à exlrémifés largement arrondies
— longueur 80 il» slries en 10
Synedra Gallionii var. minor.
— larrigola Grun.
— — f* minor oblusa. — P.
var. hyolina.
var. oblusiuscula.
var. Thauencis. — N. var. - - PI. I, fig. 13. —
De forme bacillaire à extrémités atténuées el largement arrondies.
Longueur 50 à 7o /lv largeur 3 à 4 /t ., slries 1res fines invisibles
Intermédiaire entre les variétés liyalina et oblusiuscula.
Sgnedra longissima W.
provinciales Grun.
7 a!.■ cilaria flocculosa Klz. var. vcnlricosa.
Tlialassiora liyalina Grun.
Toxanum undulatum Bail.
Tracliyncis usprra Cleve.
— var. inlermedia.
— var. pulchella. — G.
— var. vulgaris.
Source : MNHN, Paris
éô
COMMANDANT MAURICE fl’ER AGALLO
Triccralum Anlediluvianum Eli.
— — f ■ penlayonn.
— var.- cellulosa f* pcntagona abnormis.
A. car. - PI. I, flg. 10. La valve ne porte pas de .granulations rondes
el détachées, arrangées en lignes 'radianies régulières, niais des cel¬
lules plus ou moins rondes, isolées ou jointives et disposées sans
ordre.
Celle forme est irrégulière', elle a cinq angles dont deux seule¬
ment portent de véritables ocelles, deux autres n’en portent pas et
sont simplement arrondis, le cinquième angle est mal conformé et
parait porter un ocelle avorté qui est remplacé : par prolongement
aréolé.
A. Schmidt représente dans son Allas, PI. 00, flg. 20 , une forme
régulière, a quatre angles, ayant la même structure, il la rapporte,
avee doute, au Triceralium AhlediCutiuiium Eh. ; c’est cotte forme à
laquelle je donne la désignation de var. cellulosa.
.t’ai dessiné dans les Diatomées marines de France, PI. DU, flg.
fi, une forme à cinq angles irrégulière du Triceralium anledihicianum
mais sa structure est normale.
Triceralium sinoliUum Eh. — O.
Celte liste contient 194 espèces ou variétés, celle de Pavillard eu
contient 63 parmi lesquelles se trouvent un certain nombre d’espèces
qui ne .‘ont qu’aceidonlelles dans le plankton et donl trois se trouvent
dans la liste précédente.
Le nombre de Diatomées observées dans l’Etang dé. Th.au, y com¬
in i> le canal de Bourdigue, est donc de 254, mais il est fort probable
que celle liste serait beaucoup plus longue si les matériaux ayant
servi à la. composer avaient élé plus nombreux el si celte région avait
clé plus complètement explorée.
Parmi les espèces que j’ai observées le Thalassiosira hyalina Grau
r.'l indubitablement une espèce planklonicnnc et doit être ajoutée à
la liste de Pavillard.
Parmi les m espèces liüorales ojiservfes il s'en Iroure 15 nou-
Diatomées de Ifeiang de TJiau
Source : MNHN, Paris
LA FLORE DIATOMIQUE DE L'ÉTANG DE TIIAU
27
vellcs ou imparfaitement connues et dont je donne les descriptions
cl les figures dans la planche annexée à ce mémoire.
Sceaux-Robinson, le 5 mai 1019.
M. PERAGALLO.
LÉGENDE DE LA PLANCHE II
Fig. 1. — Aihnunthes brevipes Ag. var. bacillaris.
— 2. — Amphora Areux Greg. var. major (face ventrale).
3. — — — — — — (face dorsale).
— 4. — — Brebisxonii.
— 5. _ _ Ouiiiardii.
(i. — — macilenta Greg. var. elongata.
— — — PavlUardU.
— 8. — y a niât lu arenarla Donk. var. itrixta.
— it. — — pxeudo-HochsteHerU.
— 10. — Tricerutium anlcdiluvianum Eli. var. cellulosa t" pentagona abnormis.
— 11. — Mastogloia lanccolaia Tliw. var. rostrata.
— 12. — — Smilhii Thw. var. elliptica.
— 13. — Syncdru laxvigata Grun. var. Thauetisis.
— H. — — (jallionii Eh. var. lanceolala forma minor.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
L'Asparagopsis hamifera (Hariot)
Okamura et son mode de multiplication
PAU K. CHEMIN
Depuis que celte Flnridce a été décrite pour ta première fois par
Hariot [0] en 1801 sous le uoru de Htwnemaisonia hamifera, elle a
attiré l’atlenlion d’un certain nombre d’Algologues, les uns ayanl
seulement signalé sa présence en diverses localités, d’autres, moins
nombreux, ayant complété la description de Hariot. Récemment Oka-
mi'ra [0] l’a rangé dans le genre Asp'üragopsis cl c’est sous le nom
'l’-l sparagopsis hamifera qu’on la désigne actuellement (I).
Dans celle noie je me propose d’ajouter quelques défaits aux
observations publiées en insislanl sur le mode de fixation el de mul-
liplicalinn p( sur les ioduqües dont la présence n’a été jusqu’ici que
soupçonnée.
HABITAT. — Cetle espèce est acluellemenl connue au Japon,
-ur les eûtes de Californie, et en certains points de l'Europe occi¬
dentale.
Cesl d’après des spécimens japonais rapportés par .le D* Savatier
Hue Hariot [0] Ht sa description. Okamura [0] la considère comme
a-sez commune de. la province Avva (.8, W. de file Niphon) à Hako-
dale (S. de l’île Yéso) ; elle s'étend donc sur toute la rôle orientale
de l'ile Niphon, sensiblement de 85“ à 42“ de latitude N. Elle présente
aiillw ridies el cyslocar.pes ; les télraspores y sont inconnues.
Daus leur Phycol liera Boreali A merieana, Collins, Hoi.d. el Setch.,
ont lait figurer au n" 490 el sous le nom Hypnea adunca J. Ag. des
exemplaires récollés sur les rôles de Californie qui ne sont, d’après
Okamura [9], que des Asparagopsis hamifera. J’ai personnellement
examiné quelques ramules et hameçons d’un de ces exemplaires el.
(1) On trouvera dans deux notes de O. Sautageau (9-10) une bibliographie
très complété sur la question.
É. CHEMIN'
30
j'y ai reconnu les cellules épineuses el les cellules sensibles que je
décrirai plus loin et qui semblent particulières à VAsparagopsis ho-
mifern. En outre Setohell el Gardner [12] signalent celte espèce au
sud do Vancouver par 48° de latitude N. environ.; ils l'uni vue avec
anlhéridjes, cyslocarpcs el létraspores, mais ne donncnl aucune ligure
rie ces derniers organes. Sur les côtes américaines elle se rencontre
donc à Vancouver el sur les rivages de Californie, sans qu’il soit pos¬
sible de préciser la limite vers le S.
En Europe, pour la première l'ois, trois exemplaires sont rencon-
Irés par Buffham [1] sur les côtes de Cornouailles en 1803. Holmes [ 7J
signale celte espèce à l’île de Wigli| en 180(1, et en 1807, en recueille
(le nombreux spécimens sur les côtes de Cornouailles où elle parais¬
sait s’être beaucoup étendue, depuis la découverte de Hcffham. Cdt-
ton [5] la Irouve en 1010 el 1013 à Clare Island, sur la côte \V. de
l'Irlande par 58" delaiilude N. environ. En France elle est signalée
en 1898 par Creully à Cherbourg ; depuis celle dale elle n’a l'ail que
s’étendre dans la région el de nombreux spécimens eu ont été dis¬
tribués par, Bornet, L. Corbière el M"* Doublet. Récemment P. Bi ¬
gnon fl) l’a observé à Luc-sur-Mer. Je l’ai recueillie moi-même sur
la côte N. du Finistère en juillet el août 1925,.20 et 27. G. Hamel pj'a
dit l’avoir vue à St-Guénolé à l'extrémité S. W. du Finistère en 1920.
Enfin l’herbier du Muesum en renferme un exemplaire récolté par
Dess-rnon à l’île de N.oirmoutier en se.ptèmbre 1914 ; c’est la station
actuelle la plus méridionale ; elle est- è environ 'i7“ de latitude N.
Autant que j’en puis juger par les renseignements puisés dans
divers ailleurs t el par mes observations personnelles, les spécimens
européens ne sont jamais fruclifiés. Buffham [J J dit à ce propos
n’avoir vu que des pseudocyslocarpes ne renfermant aucune carpo-
spope bien que, dans les parties jeunes, on Irouve des procarpes avec
trichogyne normal. Bornet, d'après G. Sauvageau 110] a observé les
mêmes faits sur les Asparagirpsis de Cherbourg. C'est également ce
que j’ai vu sur les exemplaires récoltés en-août à l'Aher-Vrach (Fi¬
nistère). La fig. 3 représente quelques-unes de ces pseudocyslocarpes ;
il- sont toujours développés à l’opposé d’un cumule ou d'un hameçon ;
les uns sont petits^ les autres .plus gros sont fréquemment distordus
ou lobées ; je n'y ai vu que des filament-s stériles.
(,l> P. Buqnox. VAaparagppais hamtferu (Har.) Olcahmra dans la légion
de Luc-sur-Mer. Bull, de la Soc. lin. de Normandie, 1927.
Source : MNHN, Pa,
l’asparagopsis eiamipera (hartot) okamura
31
]j’Aspara(/opsis hamifcra paraît donc localisé dans l’hémisphère.
N., sur les deux rives du Pacifique et sur les côtes occidentales de
l'Océan Atlantique. 11 ne se rencontre qu'entre des parallèles assez
rapproches, du 35' au 42* sur les côtes du Japon et du 47' au 53' sur
les côtes européennes. Celte différence peut s’expliquer parce que,
alors que le Japon est refroidi par un courant polaire, l’Europe est ré¬
chauffée par-le Gulf-SIrearri. IUwiiam [I] lait d’ailleurs remarquer
que sur les 54 espèces rapportées de Yokoska (limite S. de VAspara-
fiopsü) par le D r Savatier, 31 espèces vivent en Angleterre. On peut
donc dire que dans le. Pacifique comme dans l’Atlantique VAspara-
gopsis no se rencontre que dans des régions (le même température
moyenne ; c’est une espèce des régions tempérées et plutôt froides ;
si elle s’étend en Europe, et s'il est permis de. faire des pronostics,
c'est plutôt vers le S. que vers le N. qu'il faudra la rechercher.
En Europe, de l'avis de tous les auteurs, elle est manifestement
d'importation récente, et la date d'importation pepl être fixée aux
environs de 180<i. N’y fructifiant pas c'est que quelques pieds femel¬
le- seulement oui été apportés comme l'a l'ait remarquer Buffham fl|.
Pour cet auteur, qui ne connaissait que -l’espèce japonaise, ils sont
venus du Japon sous forme de spores ou de fragments accrochés aux
Algues qui végètent- sur la coque des bateaux. Elle a pu venir égale-
ment des côtes de Californie. Dans un cas comme dans l'autre Je
voyage est long et pour l’accomplir il faut traverser des mers chaudes.
Spores gei niées, car la germination est louojurs rapide, on fragments
peuvent-ils résister à des températures élevées ? S’il existe des sta¬
tions intermédiaires encore inconnues, elles ne se Irouveraiqnt que
dans des régions chaudes où l'Asftaraffopsis ne semble pouvoir vivre.
Si l'origine ne parait pas douteuse, le mode île transport est encore
a trouver.
I.es pieds importés, malgré l'absence de pieds mâles et, par suite
de .fécondation, ont fait souche. Ils se sont multipliés, et, par de sim¬
ples bateaux de pêche par exemple, ils se sont répandus dans les
différents points OÙ on les trouve actuellement. Ces points sont tou¬
jours isolés, bien circonscrits, formant comme autant de petites taches
plus ou moins étendues. 1! semble qu’en chaque station il y a eu un
premier apport, point de départ d’une extension plus ou moins grande
suivant que les conditions de milieu étaient plus ou moins favorables.
Les conditions de végétation sont assez spéciales. Comme l’ont
remarqué la plupart des auteurs et en particulier Okamura [9], cette.
E. CHEMIN
32
espèce forme des touffes accrochées aux autres Algues. Je l’ai surtout
récoltée, comme Holmes [7], en épaves. En notant les Algues sur
lesquelles elle est encore fixée on peut avoir une idée de son niveau
de croissance et de ses conditions de vie. Je l’ai observée sur : En-
leramnrpha sp., Cladoslephus rerticiWatus, Cgsloscira fibrosa, Plo-
cnmium èôçcincum, Rhodomela subfusca, Delcsseria sinuosa, Cefa-
rnium rubrum, Furcrllaria fasligiala, Corallinn offirinalis. A ces
espèces j’ajouterai AhnfeUia plicata, d’après Buffham [1], Cysloscirn
granulala, d’après Holmes [7] et Rognon major. Enfin I;. Corbière
m’a dit l’avoir récoltée, outre les espèces ci-dessus, sur HalopHkys
pinastroides, flaslroclonmm ovale, <Hgarlina acieularis. C’est donc
une Algue qui se trouve à mi-marée et surtout à basse-mer. Peut-être
se rcnrontre-l-clle également au-dessous du niveau des plus fortes
marées ; mais ce n’est pas une espèce de profondeur comme Bonna-
maisonia aspatagoides. Lorsqu’on l'observe en place on ne la trouve
que sur les rochers abrités des vagues et surtout dans les cuvettes.
Transportée par les courants, elle ne peut se fixer dans les endroits
agités ; dans les endroits calmes au contraire, comme le fond d’une
cuvette par ex., elle peut adhérer aux autres Algues et se développer
C’est ce qui explique qu’on ne la signale que sur des côtes fortement
déchiquetées comme le sont les côtes de Bretagne.
RAMIFICATIONS. — Les rameaux principaux sont cylindres et
fie I """ de diam. moyen. Tl s portent des ramifications nombreuses
dirigées dans tous les sens donnant à l’ensemble un aspect touffu
contrastant avec la lorme plane de Bonne maisonia aspuragoides.
Tous les rameaux sont couverts de fins ramifies de 2 à 3"“" de
longueur, plus courts que les ramules de Bonnemaisonia, mais en
revanche beaucoup plus nombreux, disposés, non dans un plan mais
sur tout le pourtour. Pour Hariot [fi] on les trouve sur trois ou plu¬
sieurs rangées. Buffiiam [1] caractérise leur arrangement « quadri-
fariously ». En beaucoup de cas je les ai vus disposés sur cinq et six
génératrices. C’est surtout la disposition en pinceau des ramules qui
a déterminé Okamura à ranger cette espèce dans le genre Aspara-
gopsis.
Au début, les jeunes ramules sont recourbés vers le haut et
semblent protéger le sommet végétatif, h la manière des jeunes
feuilles d’un bourgeon terminal (fig. 1 ). Ils s’étalent et acquièrent
vite leur longueur définitive. Leur extrémité est effilée et légèrement
Source :MNHN, Pa
i. asparagopsis iiamipera (hariot) okamura
33
recourbée vers le bas. Trois, quatre ou cinq cellules inférieures, à
partir du sommet, émettent un court prolongement en forme de cro¬
chet dont la pointe est dirigée vers l’arrière (fig. 2). Ces cellules épi¬
neuses, déjà observées et figurées par
Duffham [i], sont si caractéristiques
qu'elles avaient permis à ce dernier
d’identifier les planets anglaises avec
les plantes japonaises ; elles méritent
de figurer dans la diagnose de l’es¬
pèce.
HAMEÇONS. — Ils ont valu à cette
Algue son nom spécifique ; à leur
présence on la reconnaît ; ils suffisent
pour la distinguer des espèces ayant
même couleur et même port. Ce sont
comme de gros points d’interrogation
échelonnés sur les rameaux (fig. 3).
Près de l’extrémité ils sont courts ;
leur croissance est limitée et à l’état
adulte ils ont de 5 à 8"!'" de hauteur.
Ils se renflent graduellement au-dessus
du point d'insertion, décrivent un arc
presque fermé tourné vers le bas, et
se terminent en pointe.
Okamura f0] les considère, à tort, comme des rameaux enliè-
menl nus, arqués, gonflés un peu au-dessous de i’apex. A leur
extrémité en observe les cellules epinei
les, en même nombre et disposés
de la même façon. En outre les
pseudoeystocarpes, toujours placés à
l'opposé des ramilles, se rencontrent
à l’opposé des hameçons (fig. 3).
l'onr par leur structure comme par
leur disposition les hameçons ne
sont que des ramules plus longs,
plus gros el surtout plus arqués. La
déviation fréquente du rameau qui
caractéristiques des
ramu-
Fic. — F.xlrémiié d’u
paragopsis hamifera i
les épineuses; gr.
ramufe dVîjr-
l* , s poite s’explique par ce plus grand développement (fig. fi).
Revue Algoi.ogique, 192S.
34
Ë. ClllîMiN
Dans la partie enroulée cl sur la face concave, les cellules épi¬
dermiques des hameçons libres, jeunes comme vieux, prennent des
caractères spéciaux qui n'ont pas été observés jusqu’ici. Chaque cel-
i r
Fie. 3. — Forme et disposition des pseudocystocarpes par rapport aux
ramules et aux hameçons chez Aspariiyopsis hannfera ; gr. a.
Iule est légèrement proéminente vers l’extérieur de telle sorte que lu
surface, au lieu d’être lisse, prend un aspect bossué (Ilg. 4). Les pointes
sont moins accusées que dans les cellules épineuses de l’extrémité
et 11 e sont jamais recourbées vers l'arrière. Limitée à la l'ace interne
des crosses, celle surface mamelonnée, villeuse, s’élend, en coupe
transversale sur un arc d’environ
120". Sur le vivant le contenu de
ces cellules ne diffère pas sensi¬
blement du contenu des cellules
épidermiques normales ; les éry-
Ihroplastes y sont de même taille,
de même forme et généralement
en même nombre ; toutefois 011
n'en observe jamais à la pointe.
Après fixation et coloration à
l'hématoxyline ferrique, chaque
cellule présente à sa pointe une calotte fortement colorée qui se
décolore eu entier lorsqu’on accentue la régression avec l’alun de
fer dans le but de déceler le noyau. Toute cette calotte ne peut être
considérée comme un noyau ; il c,st plus logique d’admettre qu’elle
est formée de protoplasme différencié renfermant le noyau. Chai-
veaud [2] a observé une différenciation du protoplasme dans les
cellules périphériques sensibles des fllets des étamines [d’Epine-
vinette. Par analogie, et en raison de la sensibilité au contact dont
je 1 arlerai plus loin, je considère les cellules proéminentes dé¬
crûsses à'Asparagopsh comme des cellules sensibles.
Par ses hameçons VAsparagopsis s’accroche à tout ce qui se
trouve à sa portée ; il s'accroche à ses propres rameaux comme aux
Fie, 4. — Portion d’une coupc trans¬
versale pratiquée dans la région ar¬
quée d'un hameçon à'Asparagopsis
h a mi fera montrant les cellules épider¬
miques proéminentes avec leurs éry-
thoroplastes ; gr. 540.
Source : MNHN, Pa 1
l’aSParaciopsis hamtfera (harïot) okamura
2b
Algues du voisinage ; Ce qui fait que les touffes sont si embrouil¬
lées qu’il est difficile de les isoler aulrement qu’en morceaux.
Mais les hameçons ne jouent pas seulement le rôle de crochets ou
de crampons, ils s’attachent, et se fixent solidement à leur support.
Presque toujours le contact détermine un enroulement plus ac¬
centué de la crosse qui, par recourbement et non par élongation,
arrive à décrire deux et parfois trois tours de spire (A, fig. 5). La
roulée autour d'un rameau de Flycamium coccincum, gr. 5; B. Portion
d'une coupe transversale de la crosse précédente (schématisée): a, cro -
se; b, ti su de prolifération; c, section du Plocamium, gr. 85; C, por¬
tion de la coupe transversale d'une crosse fixée sur une nervure de
Delesseria sittuosa, gr. 540.
fixai ion es! si solide qu’il est impossible de dérouler la crosse sans
la briser, et, même lorsque le rameau enserré est droit et lisse, on
ne peut le déplacer à l’intérieur de la spire. Ce mouvement n’a pu
' Ire déterminé que par une certaine, sensibilité au contact parfaite¬
ment localisée dans la région de courbure, c’est-à-dire dans la
région des cellules proéminentes ou cellules sensibles.
L’adhérence est presque toujours augmentée par la formation
d un tissu de prolifération. On s’en rend compte en pratiquant des
Source : MNHN, Paris
E. CHEMIN
coupes transversales dans des crosses enroulées autour d’un supporl.
Presque toujours crosse et supporl restent unis (B, fi g. 5), et on peut
voir que les cellules sensibles se sont allongées légèrement au point
de contact immédiat et davantage de part et d’aulre de ce point
(G, lig. 5). Mlles donnent alors naissance à des filaments articulés,
enchevêtrés, pouvant atteindre 0""" 2 de longueur, véritables rliizoï-
ds par leur forme comme par leurs érylroplastes moins nombreux e!
moins fortement colorés. Sur un rameau cylindrique de Cladosle-
phus verticillalus la pruliféralion apparaît sur tout le pourtour tandis
qu’autour d'un rameau de Plomrnium coccineum à section, elliptique
la prolifération n’apparaîl qu'aux extrémités du grand axe de l’el¬
lipse. Parfois, cependant, le support se détache dans les coupes.
Buffham |l| avait déjà observé qu'une crosse enroulée autour d’un
rameau iVAhnfelHa plirala ne faisait pas corps avec lui. J’ai ob¬
servé le même fait sur Enlrronioiphd et Furc Maria fiisligiala. Dans
ces cas, s’il n’y a pas adhérence, malgré un enroulement serré el
formation d’un tissu de prolifération ; cela lient à ce que la surface
du supporl n’est pas suffisamment mucilagineuse ; mais les réactions
au contact des cellules sensibles de VAsparagopsis restent les mê¬
mes. On peut donc observer parfois des crosses complètement
fermées et n'enserrant aucun supporl. Okamura [fi] en a figuré
décrivant 1 tour l /> de spire. Il esl vraisemblable que col enroulement
plus accentué a été provoqué par la présence d’un rameau étranger
qui est sorti de l’anneau pour une cause quelconque avant qu'une
adhérence suffisante se soit développée. J’ai vu également de w
crosses non fermées accrochées à un autre rameau <\'Aspamgopsis
et parfaitement adhérentes (fig. (1). Dans ce Cas le tissu de prolifé¬
ration s’était développé avant la fermeture du crochet.
Tous ces faits rappellent ceux que j’ai déjà décrits chez eer-
lairies Algues pourvues de vrilles et parliculièremcnl chez Calli-
hlepharis jubala |/*]. Comme les vrilles, les hameçons û'Asparu-
fjopsis manifestent une sensibilité au contact par un enroulement
plus accusé et une prolifération des cellules périphériques. Dans
les hameçons j'ai pu observer, en outre, des éléments sensibles que
je n’avais pas vu dans les vrilles.
11 était intéressant de justifier expérimentalement lés conclu¬
sions, si judicieuses soient-elles, déduites de simples observations,
et dans le cas présent de provoquer l’enroulement. Je l’ai lenté en
suspendant des fragments d’.l sparagopsis à des raqieaux de (.'oral
Source : MNHN, Par
/asparagopsis hamtfera (iiariot) okamura
37
lina offîcinalis el fie Cladostephus verlicitlatus et les immergeant
dans un bac d'eau de mer à renouvellement continu.
Dans une note spéciale (1) j’ai donné les résultats de mes expé¬
riences. Je n'ai pas obtenu l’enroulement des hameçons parce qu’ils
étaient vraisemblablement trop âgés, mais j’ai observé l’adhérence
d’une crosse à son support.
MULTIPLICATION VEGETATIVE. — Si dans le Pacifique, là
<n'i la plante produit des spores, le développement peut se faire à
partir de ces dernières, en Europe, ou aucun organe de fructification
n'a. été observé, elle ne peut se multiplier de toute évidence que par
fragmentation.
On lit dans .Saiivageau [10], d’après Bor.net : « La plante se
conserve par ses crochets qui sont épais, charnus, et persistent
pendant le repos de la végétation. Au printemps il s’en élève des
pousses dressées qui deviennent des thalles hauts de 15 à 20 cm.
'■I disparaissent après quelques mois ». Dans une note plus récente
Haüvaueav ! 111 écrit : « en Europe... la plante se perpétue et se
propage par ses hameçons épais, jouant le rôle de boutures ».
I/auteur ne cite aucune observation à l’appui de son assertion.
Ge. rôle attribué aux hameçons a peut-être pour origine une
"Inervation de Bpkkiiam [1] qui a vu et figuré la base d’un rameau
d t spurar/npsis enroulé en spirale en tours coalescenls sur un fila-
oicid (\'.\linfcllia plicala. Cet auteur envisageant le mode de pro¬
pagation ajoute : « the spiral base of one of ni y specimens suggesls
die possibilité thaï the curions hamoso branches, in the absence of
ollier means, rriay propagaie the speries ». D’une possibilité on
-' inble avoir fait une certitude.
Il existe d’autres Algues qui, dans le nord de la France, el en
Angleterre, ne fruelilient pas et cependant se multiplient sans pos-
-eder d’hameçons. Qu’il me suffise de citer pour l’instant : Bornclia
' i rundi/hmi, et Falkenbergia ILilicbrandii. L’existence de harpons
11 '' sl donc pas suffisante pour les considérer comme des boutures ; la
multiplication peut se faire par un autre procédé. L’observation d’un
fait permettra d’affirmer.
ili K. Chemix. Itecherehes expérimentales sur l'enroulement des vrilles
lies quelques Algues marines. C. R, Hoc. biol., t. XCVII, 1027.
38
E. CHEMIN
En débrouillant des touffes d Asparagopsis hamifera on peut
voir des hameçons fixés et sur lesquels de jeunes rameaux se sont
développés. La fig. 0 représente un hameçon
voisin d'un sommel, par conséquent .jeune,
adhérant à un autre rameau de la même plante
sans avoir achevé son enroulement, et portant,
à l'opposé de la région fixée un rameau de 1 cm.
de longueur. Je n’ai jamais observé pareille ra¬
mification sur des hameçons libres. De cette
observation, comme de l’expérience signalée ci-
dessus, on peut conclure que la fixation déter¬
mine une prolifération. C’est là un fait d’ordre
général que j’ai observé sur d’autres Floridées
et sur lequel j’ai déjà insisté à plusieurs re¬
prises.
Que l'hameçon fixé sur une Algue voisine
et déjà porteur d’un jeune rameau se détache,
seul ou avec une partie de la plante qui lui
a donné naissance, et nous aurons un nouveau
pied. Dans ce cas il s’agira plutôt de marcol-
que de bouturage. Mais il est possible
aussi qu’un fragment d'Asparagopsis entraîné
par le flot, môme à une certaine distance,
s’accroche et se fixe par ses hameçons et donne
alors naissance à une nouvelle touffe ; ce sera
alors un véritable bouturage.
Fie. 6. — Jeune c
d'Asparagopsis hami-
port, sur laquelle
s'est développé un
rameau d ’Asparagop-
Les hameçons fixés se çonservent-ils seuls pendant la mauvaise
saison et ne commencent-ils à bourgeonner qu’à une période déler
minée ? Le spécimen que je viens de décrire (fig. G) a été observé fin
juillet. Je n’ai pas eu l’occasion de rechercher VAsparagopsis ni en
automne ni en hiver. Mais il me semble difficile d’admettre qu’une
plante qui a commencé son développement en juillet disparaisse en
octobre. D'ailleurs les périodes de végétation sont-elles bien définies ?
Je possède dans mon herbier un spécimen d'Asparagopsis hamifera
de 15 cm. de hauteur qui m’a élé offert par L. Corbière et, qui porte
l’étiquette : Equeurdreville, près Cherbourg, 5 mars 1912, M. Corbière
m’a affirmé avoir récolté de beaux échantillons dans Tes environs de
Cherbourg le 25 décembre.
Quoiqu’il en soit, c'est bien par ses hameçons que la plante sc
Source : MNHN, Par
L'ASPARAGOPSIS HAMIFEBA (HARIOT) OKAMURA
multiplie. Ces organes n’ont pas seulement pour rôle d'aecroclier la
pli,nie aux Algues voisines et de l’aider à se dresser, ils servent
i-urloul à sa dissémination.
IODUCUES. — M"’ Doublet, d'après G. Sauvaqeau [11], a ob¬
servé un bleuissement du papier servant à la préparation de VAspa-
ragopsis hamifcra exactement comme avec Bonnemaisonia aspara-
t/aidés. G. Sauvageau n'a pu se procurer à l’état frais des spécimens
>r 1 spamgopsis liantifera, De l'observation de M"* Doublet et de ses
icilterches sur la présence de l’iode chez diverses Floridées et par-
liriilicremenl sur Bonnemaisonia aspaiagoides, cet auteur en déduit
que « de Ionie évidence la planlc (A spamgopsis hamifera ) possède
des réservoirs d’iode ».
l'Algie
J’ai observé le bleuissement du papier avec des spécimens ré¬
lés fin juillet, et je ne puis que confirmer entièrement les remarques
M"” Doublet, en particulier sur l’irrégularité du phénomène. Le
■uissemenl apparaît lorsqu'on laisse égoutter le papier sur lequel
•été étalée. Mais le fait n’est pas constant ; il arrive que de
deux touffes récoltées au même endroit et
préparées sur le même papier, l'une donne la
iction et l’autre ne la donne pas.
Toute la surface dé l’Algue ,les gros ra¬
meaux comme les ramules, les hameçons com¬
me les pSèudocystocai’pes, est parsemée de
globules incolores très réfringents. Ces glo¬
bules sont contenus dans des cellules épider-
F|i . .. _ Vue de {ace de iniques, toujours isolées, légèrement saillantes,
quelques cellules épider- parfois arrondies, assez souvent anguleuses,
iniques <i'Asparagopsis dont les dimensions varient, de 8 à 10 et
iwmifcra avec une cei- p ar suite plus petites que la moyenne des
M. â i*.,; 1... wpuh> é 1)idemliqucs (flg. 7) . Les globules sont
régulièrement sphériques, ils occupent la majeure partie de la cel¬
lule. leur diamètre varie de 6 à 7 ,i. Ils sont limités par une ligne
sombre résultant de la grande réfringence du contenu. L’espace
laissé libre en dehors du globule, toujours très restreint, ne ren-
icrmr aucun plaste coloré. Il semble occupé par un peu de proto¬
plasme et peut-être par un noyau très réduit; certains colorants
'baux, comme le rouge neutre, teignent légèrement celle partie
alors que le globule reste intact ; lorsqu’on essaie des colorations
40
E. CHEMIN
après fixation, les passages dans la série des alcools désorganisent
le globule et on ne peut déceler le noyau cellulaire avec certitude.
Ces cellules spéciales rappellent tout à fait les cellules qui ont
été décrites et figurées chez bonnemaisonin asparagoides, par divers
auteurs ; cellules appelées « Blasenzellen » par Kylin [8], et con¬
sidérées par C. Sauvaueau [II] comme des ioduques, La forme, les
dimensions approximatives, lu répartition sont identiques. Comme
chez Borinemaisonia, d’après Kylin [8], elles apparaissent au voi¬
sinage du sommet sur des ramules encore recourbés vers le som¬
met (fig. 2) ; elles résultent de la division des cellules épidermiques
du bord convexe.
J'ai décrit ailleurs (I) la formation des cristaux sous l’action du
bleu de Grésyl, et les conditions de mise en liberté de l’iode.
NOUVELLE FORME. -- Les observations que je viens de relater
s’appliquent à l’espèce-lype que j'ai recueillie à l’Aber-Vrach et à
l'Aber-BenoU sur les cotes du Finistère.
Un peu a l’Est de ces stations, de Brignogan à Ploueseal, on
trouve une forme un peu différente. Comme la première, elle porte
des hameçons qui s’accrochent et s’enroulent autour des Algues
voisines ; chaque hameçon et chaque ramule présente des cellules
■épineuses sur la face concave et à l’extrémité ; elle renferme des
ioduques également répartis en un môme nombre. Mais je n'y ai
jamais observé la tiare d'un cyslocarpe môme à Pliât d'ébauche.
En outre les ramules sont plus courts et moins gros ; leur longueur
ne dépasse pas 1 """ 2 (moitié environ de celle des ramules de IVspèrr-
type) et leur diamètre maximum est de 0""" 12 à 0"“" 15 (au lieu
de O'"" 1 25 à ()"""’28). Enfin les ramules sont plus nombreux, plus
rapprochés de l'axe, se disposent en pinceaux si bien que les ra¬
meaux n'ont pas l’aspect hirsute qu'ils ont dans l’espèce-lype.
Pour désigner celle forme nouvelle je propose le mot sierilis
indiquant par là l'absence totale de cyslocarpes. Elle dérive mani¬
festement de l’espèce-type. Elle paraît mieux adaptée si j’en juge
par l'abondance des individus.
CONCLUSIONS. — U’ \jAsparagopsis liamifcra est actuellement
confiné dans les régions tempérées et plutôt froides de l’hémisphère
(1 ) E. Chemix. Sur l'état île l'iofle chez (îueliiues JPloriilées. lice, générale
de liot., 1!)28.
Source : MNHN, Pari
l'asparagopsis hamifera (hariot) okamura
41
N. : côtes du Pacifique et côtes orientales de l'Atlantique. 11 a été
importé en Europe et n'y fructifie pas. On le rencontre de mi-marée
au niveau des plus basses mers dans les cuvettes et les endroits
abrités,
2" Les ramules sont courts, nombreux, disposés sur tout le
pourtour des rameaux ; ils sont effilés et présentent à leur extré¬
mité des cellules épineuses très caractéristiques.
Les hameçons ne sont que des ramules plus développés
enroulés en forme de crosse ; ils présentent des cellules épineuses
à leur extrémité ; sur leur face concave les cellules épidermiques
-ont légèrement proéminentes, leur protoplasme superficiel est dif¬
férencié ; ces cellules se comportent comme des cellules sensibles.
Les hameçons s'accrochent à tous les rameaux voisins. Le con¬
tact détermine une prolifération des cellules superficielles précédé,
presque toujours, d’un enroulement plus serré de la crosse. L'en
roulement expérimental n’a pas été obtenu jusqu’ici ; l'adhérence
à un autre rameau a pu être réalisée.
4" l u nouveau rameau peut se développer sur un hameçon
fixé. La plante se multiplie soit par marcottage soit par bouturage
en utilisant ses hameçons.
5" On peut observer sur toute la surface des cellules épidermi-
1 tue» spéciales renfermant chacune un gros globule réfringent qui
l.i remplit presque entièrement. Les cellules sont comparables aux
" Llasenzel'en » de Kyux, ou «> ioduques » de Sauvageau, décrits
da ns liiimirrntiimnia asparagoides.
f i" Lue forme caractérisée par l'absence de toute ébauche de
cyslocarpes par des ramules jdus courts, plus grêles et plus nom¬
breux se rencontre à Brignogan el à Plouescat ; je la désigne sous
le nom : Asparttgopsis hamifera f. slcrilis (1).
(1) Cette note devait paraître dans le u° 3 de la Rev. Alffologique. J'ai
donné cette indication bil»liograpliif|ue dans quelques travaux déjà parus. Que
chacun veuille bien faire la rectification nécessaire.
E, CHEMIN
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t«J. — Hariot. — l.itlc des Algues marines rapportées de Yokoska (Japon)
par le l) r Savatier. — Mém. de la Soc. des Se. nul. et inalh. de Cher-
bourg, t. XXVII, p. 223.
[7j. K. M. Holmes. - A'ote on lin- Bonneimisonia humifera, Hariot. Jourii.
of Botany, 1897, p. 408.
[S|. - K y lin. — relier die Blascczellen ciniger Floridecn and ilire Bezinhung
znr Abspaltnng non Jod. — Arkiv for Botanik Bd 14, u” 5, 1914.
[9J. — Okamüha. — Icônes of Jupanese Algw, Vol IV. n° VII, p. 131-133. To¬
kyo 1921.
[10], — ('. Sauvageau. — Sur la dissémination et la naturalisation de quelques
Algues marines. — Bull, de l’Instr. océanographique, n“ 342, 1918,
p. 1 a 28.
[HJ. — C. Sauvageau. — Sur (/uriques Algues Floridccs renfermant (le l'iodo
il l'état libre. — Bull, de la Station liiol. d’Areachon, 22" an., 1925.
[ 11* ] . —. Sktchelt. et G au un eu. — Algie of nortkwcslcrn America. — Uuiv. of
California Publications, Botuny, t. I, 1903, p. 325.
Source : MNHN, Pari
Quelques Cladophora des côtes françaises
par Contran HAMEL
(Suite)
IV. ITMCl'LOS.K. — Filaments de (100-) 150-200 (-300) p, ;
ramilles de 40-100 (-150) p. ; filaments le plus souvent de 4 à 7 (ex¬
ceptionnellement 10) t'ois plus longs que larges ; ramules de 3 à 6
fois plus longs que larges. Ces Algues sont caractérisées par leurs
rameaux nettement pectines, à ramules unilatéraux composés d'ar¬
ticles peu nombreux, cylindriques, avec une légère contraction au
niveau des articulations.
A. Ramules de 75 à 150 g.
a. Filaments nus sur une assez grande longueur et
présentant des ramules courts, simples, opposés.. 11. Cl. punira
b. Filaments ue présentant généralement pas de ra¬
mules courts opposés. 0. Cl. utriculosa
11. Itamules de 40 à 60 p.
a. Plaute de grande taille; lllaments présentant des
ramilles courts, simples, opposés. 10. Cl. ramvlosa
b. Plante de taille moyeuune ne présentant générale¬
ment pas d-r ramilles courts opposés
1. Rameaux élégamment recourbés. 12. Cl. dut mat-ica
2. Rameaux généralement droits. 13. Cl. sericca
b. — CI. ulriciilosa lviitzing, Phyc. gener., p. 269, Sp. Alg.. p. 393.
Icon. Kützi.no, Tab. pliyc., 111, 94 (Cl. ulriculosa et Cl. longiar-
liculiita) ; III, 96 CI. luxa) ; 111, 90 (Cl. Lehmanniana).
t elle Aigu»' forme des touffes vertes ou jaunâtres, hautes de 5
à 50 cm. File est habituellement richement ramifiée ; les rameaux
peuvent, être alternes, opposés ou unilatéraux. Elle est très polymorphe,
niais assez bien caractérisée par ses rameaux pectines, chaque article
des rameaux donnant habituellement un ou deux ramules toujours
unilatéraux. Ces ramules sont de longueur inégale ; le plus grand est
le plus proche du filament, la taille des autres va en décroissant de
sorte que les extrémités se trouvent sur une ligne presque droite
44
CONTRAN HAMEL
(fig. 8, A). L'axe des rameaux esl souvent gracieusement courbé ; je
crois que le CI. falcala Ilarv. ne représente qu’une forme de Cl. ulri-
culosa.
Les filaments ont de (100-) 125 h 200 (-300) et sont de 4 à 5 fois
plus longs que larges (de 3 à lu;. Les articles des ramules ont un
diamètre presque toujours voisin de 100 n (80 à 150) ; les articles
sont de 3 à 5 fois plus longs que larges.
QUELQUES CLADÔPHORA DES COTES FRANÇAISES
45
En Clé c’est, sur nos côtes occidentales, le plus commun des
Cladojihora ; il couvre le fond des cuvelles, à mi-marée. On peut l’v
recueillir de juin à octobre. Les plantes méditerranéennes sont plus
petites ; elles ont généralement de 0 à 10 cm. et alteignerit exception¬
nellement 20 cm. de hauteur. Elles sont aussi moins richement ra¬
mifiées. Elles ont été recueillies de janvier à octobre.
Celle espèce est souvent désignée sous le nom de Cl. Isplevirenu; le
Cl. lælevirnns Mars', a clé établi d’après dès échantillons de Mrs Grif¬
fiths publiés, Sous le nom de Canf. glomemta, dans les Al g. Dan-
monieiises, n" I4fi. Le spécimen du Muséum de Paris est une Algue
île grandes dimensions ; les filaments ont 250 g et les rameaux net¬
tement. périmés supportent des ramilles fie 100 à ILS g. Celte plante
est certainement un Cl. ulrinilosa. D'autre part, on trouve dans l'her¬
bier TtnmET un autre spécimen des Alg. Banni, n" 14:ï, oui est
beaucoup plus mince ; l’axe a 125 g et les ramifies 00 g ; la ramifiica-
Iion est moins nettement périmée el il y a tendance à la dichotomie,
.le crois que c’est d’après une de ces dernières plantes i|u’Harvry
a dsssiné la. PI. 100 du Phycologia britannica. On trouvera celte
espèce décrite plus loin sons le nom de. Cl. srriceu.
Le plus il existe deux Cl. I.vlrrirrns, l'un de Harvey et l’autre
de Ki etzinu; ee dernier est bien différent; d'après Hauck, les ramules
n’ont que 25 à 40 g. Il y aurail intérêt à supprimer le nom de Cl. læte-
i ii f-ns de la muneiiclalure si embrouillée des Cladophora.
I»isl. !i«'iij|i'. — Wimeriei'x (Leblond) ; Calvados ( Lamouroux) ; T.nc (Bory,
Chaniïtii ) ; Arromanoiiks ( Boheimeker , A lu. mur. siée., n° 20.Î; Lenormand) :
St-Makooitf (Lcbel) ; St-Vaast (Thurel el Bornel) ; Barfi.eur {ThureI et Bor-
"> h ; < ’iierbouro (Le .loiin, Alg. Clierb., à” -01 1 ; St-Maï.o !; Eoscoff (Mlles Vie-
lern et Karxakoff ) ;
Brest (Le Dnntee) ; Belle-Ile (Lloyd) ; Croisic (Lloyd, Alg. Ouest n” 8T) ;
I.a Rochelle (Delattre) : Biarritz (Tliare, Thurel et Borne!) ; Gcéthaiiv (Bnu-
rnyeau );
CoLLlot'RE ( Oliver ) ; Cette (l)elile, dans l'étang de Thau) ; Les Martigues
(Lenormand) ; Marseille (de Sithr, Beliousbie) : Moxtredon (Thurel et Bornel.
sur feuilles de Posidone) ; Tamaris (Feldm'inn) ; St-Thopez (Joubert) ; Antibes
( Thurel et Bornel ) ;
Boxifacio (Bory) ; Taxger (Schoiisbo ).
Evsiec. — Alg. Damnon.. n» 143; Witt. et Xordst., n 5 932 et 929; Coets.
1,0 - 94 et - !,s ; Rabenhorst, Alg. Europ.. n" 2107; Hohenaelcer. Meetesalg., n° 301 ;
EH), crill. ital.. I. n- 758 II, n» 170 et 177.
46
ÙÔNfRAN II AM EL
f. pectinicornis Kiitz., Sp. Alg., p. 400 ; Cl. diffusa Le Jolis, Al g.
Cher b., p. 01.
Icon. — Külzing, Tab. phyr., III, 95, IV, 14.
Celle f. est caractérisée par ses rameaux dépourvus de ramilles
ou à ramilles peu nombreux. Elle correspond la f. nudn du Cl. ni-
pnslris, à la f. disions du Cl. IMchinsiæ, à la f. sulmuda du Cl. rer-
langularis. En somme chaque espèce présenlo, probablement suivant
les conditions de vie, une. forme très ramifiée et une autre à rameaux
presque nus, avec tous les intermédiaires.
La fig. 8, B a été dessinée d’après le n" 104 des Alg. de Cherbourg
de Le Jolis ; c'est la forme extrême, la plus dénudée, dépourvue de
lout ramule. Elle, se rencontre surtout parmi les Zoslères où elle
forme des toulTes compactes, atteignant 80 cm. de longueur. Cette
Algue qui est assez raide et adhère mal au papier, a é|é désignée, dans
la Liste de Le Jolis, sous le nom de Cl. diffusa qui lui convient par¬
faitement ; malheureusement ce nom a été employé pour un si
grand nombre d’espèces différentes qu’il semble préférable de ne
j.lus s’en servir. Bornet a, dans l'herbier Thurbt, nommé ces échan¬
tillons Cl. pectinicornis ; le type, décrit par Külzing, provient du
Morbihan et a été publié par Lloyd, dans les Alg. Ouest, sous le n"
330. Cette forme, pourvue de ramules épars, sans ordre, établit le
passage de la f. au type.
Les articles de la f. sont un peu moins gros que ceux du type ;
ils ont. de (75-) 100 à 150 (-200) p et Sont 5 (i-7) fois plus longs que
larges ; ceux des ramules ont de 75 à 100 g et sont de 3 à 5 fois plus
longs que le diamèlre.
Disl. géogr. — Wimerieux (Debray. Leblond) ; St-Vaast I Tlnirel e( BorneI) ;
Gherboitro (Le Jolis, Alg. Chéri»., a" 104, Cl. gractlïs) ; St-Mai.o !:
Brest (Croiinii, Alg. Finist., n* 365, Cl. distans et ."«fi Cl. diffusai ; Mor¬
bihan (Lloyd, Alg. Ouest. n“ 336, Cl. peeüeornis Kiltz, px ipso) ; Belle-Ile (OU-
generanlz) ; Noirmovtier (BronynUirt).
f. luteseens (Kütz.) ; Cladophora luteseens Külzing Pliyc. gerni.,
p. 211; Cl. penicillala var. luteseens f. longiartindula Ardissonc,
Phyc. Médit., p. 233.
Le type de celle Algue a été publié dans l’Erb. crilt. ital., 1, n" 759 ;
c'est d'après cel échantillon qu’a été dessiné la fig. 8, C. Celle plante
est haute de 10 à 15 cm. et sa couleur est habituellement jaunâtre,
mais elle peut avoir l’aspect soyeux et la couleur vert clair du Cl.
sericea. Les filaments ont de (100-) 175 à 20o -225) p dp diamètre, les
QUELQUES CLADÔPHÔRA DES COTES FRANÇAISES 47
ramilles onl 75 (50-125) g. de diamètre et sont 4-6 fois plus longs que
larges. Les filaments portent de loin en loin des rameaux très rami¬
fiés et se terminent par un bouquet de rameaux opposés et pectines,
llexueux et serrés contre le filament. Elle diffère du 1 type par la lon¬
gueur plus grande des articles de filaments ; par l'amincissement
que l’on constate depuis les filaments (qui sont un peu plus gros que
ceux du type) jusqu’aux ramifies ; par ses ramules plus minces.
('.elle f. se rencontre au printemps el, d’après Ardissone, « sugli
seogli à fior d’acqua ».
Dis). jiéogr. — Signale il St-Tkopkz, tfoü provient l'échantillon d'après lequel
/'.'iilging a décrit sa var. longiartieula ; â Toulon (Signera Fàvnrger) par Ar-
iUksoiip) ; Marseille (Schousbu) ; Calvx (Soleirol).
Exsicc. — Erl). critt. itaI.. n" 75!) (Picconc, sugli seogli sommerai, pressa
ib-nova) ; Marcueci. Unio itiner. crypt. 1866, XXXI. Alghero) : Rnbenhorsl.
Algnn Enrop., u“ 2235 (CI. Ilaccida), Alghero (Marcueci).
10. (11. ran.(dosa Meneghini, fiiorn, bot. i I « « I., 1X44, p. 306 ;
Ardissone, l’hye. Médit., p. 227 ; (7. ulriculosa var. ramulosa Hauck
Meeresalg,, p. 455 ; Cou ferra heteronema G. Agardh, e spec. authe.nl.
in Herb. Thurel assert.
Icon. - - Zanardini Ieoii, Phye. Adrial,, Tav. 24 A.
Cette espèce est de grande taille, de couleur vert franc, rarement
jaunâtre. Les filaments ont de 140-200 ^ de diamètre et les articles
ont de 5 à 8 (10) lois pliis longs que larges vers la base ; mais on
constate que vers l’extrémité ils deviennent moins longs et peuvent
ne plus être que 2 fois plus longs que larges. Ce caractère qui existe
chez de nombreux Cladophora est particulièrement net riiez le CI.
ramulosa. Les filaments sont souvent nus sur une assez grande
longueur et ils portent étagés soit des bouquets de rameaux très
i amiliés, soit des rameaux courts perpendiculaires aux filaments, de
I, 2, 5 articles, généralement opposés qui ont fait comparer cette
plante au Cl. reelangularis. Les rameaux sont assez nettement pecti¬
nes ; les ramifies onl de 50 à 60 /» et sont (3-) 4 à 0 fois plus longs
que larges (flg. 9).
Pour Hauck le Cl. ramulosa n’est qu’une variété du Cl. ulriculosa.
H semble bien différent par sa taille, son axe nu ou portant des ra¬
mules courts et ses articles qui vont en diminuant de longueur vers
les extrémités.
Hauck (Meeresalg., p. 402) a, parmi les synonymes du Cl. f racla.
uidiqué le C on ferra heteronema Ag. et a été ainsi cause d’une con-
CONTRAN HAMEL
fusion regrettable. Brand (Anhefder Cladoph., Beili. z. Central!)]., Bi!
18, p. 177, 1904) ayant constaté des différences entre les Cl. fract'a
marins et les CL fraela d’eau douce, proposa de donner ce nom à
ces derniers uniquement ; puis il prit dans la liste d'e Hauck le pre¬
mier synonyme indiqué et donna le nom de Cl. Iiclcronema aux Cl.
fracta marins. Cette interprétation a élé suivie par la plupart des
Algologues, notamment par Reinbold et Bqergesen.
Le Conf. heleronema est bien différent du CI. [racla, ainsi que
le montrent deux échantillons authentiques conservés l’un dans
QUELQUES GLADÔPIIÔRA DES COTES FRANÇAISES 4Ô
l'herbier du Muséum, l'autre dans l'herbier Thuret, provenant tous
deux de. Trieste. Ils ne semblent pas dilîérer du Cl. ramulosa. Malgré
la priorité du nom d’AoARDH, j’ai pris celui de CI. ramulosa pour
éviter une synonymie, difficile.
Dist. géoyr. — Marseille ( Schoutba Alg. Seliousb. n° 52).
Kxsicc. — Ei-bj crUt., II, 1435; 428, et 74; I, 862; llabenkorst, Algen Btir.
ii" 1670.
11. — Cl. punira nov. nom.; Cl. ramulosa Kützing, non Meneghini.
Iron. — Kützing, Tab. phyc., III, 85.
Tiiuret (in Alg. Schousb., p. 49) a indiqué que la plante décrite
ri figurée par Kützing sous le nom de Cl. ramulosa avait des di¬
mensions plus fortes que celle de Meneghini. J’ai recueilli, en janvier,
à Carthage, une Algue correspondant entièrement au dessin de Küt¬
zing et de dimensions beaucoup plus élevées que celles du Cl. ramu¬
losa. Elle formait au niveau de l’eau, de grosses touffes atteignant
piis d’un mètre de hauteur dans les Thermes d’Antonin ; les lila-
menls avaient de 150 à 300 /t de diamètre et étaient de 5 à 8 fois
plus longs que larges, puis, plus haut, de 2 à 4 fois ; les ramules
avaient de 75 à 150 ^ et étaient de 2 à 4 fois plus longs que larges
fig. 9, l.o. Ces dimensions correspondent au dessin de Kützing (280
I 100 p). Comme dans le Cl. ramulosa l’axe était souvent nu sur une
plus ou moins grande longueur ; puis il portait des rameaux très
ramifiés ou des ramules courts uposés. Les rameaux sont plus nel-
lement pectinés que dans le C'1. ramulosa et plus gracieusement
'■uurbés ; de même les ramules courts un peu plus longs que ceux du
i l. ramulosa, Sont plus effilés, moins obtus et élégamment recourbés
vers le haut.
Cette plante est certainement très voisine du Cl. ramulosa, mais
elle semble en différer par ses dimensions plus grandes, son aspect
la forme de ses rameaux et annules.
Dist. ij£oj|i\ — Cartiiaof. ! ; Iles Kf.rkennah !
12. - Cl. dalmatica Kütz. Phyc’. gener., p. 2G8 ; Sp. Alg., p. 309.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., IV. 13 ; Vickers, Phyc. Barbadensis.
PI. XIV, b.
Le type du Cl. dalmatica a été publié par Kützing lui-même dans
* l ' s Meeresalg. de Hohenacker, sous le n" 409. Cette espèce n’est pas
Iri s grande, elle atteint 20 cm mais n’a généralemeln que 6 à 10 cm. ;
Revue Algologique, 192S.
50
CONTRAN HAMEL
sa couleur est souvent jaunâtre. Elle esl caractérisée par ses rameaux
terminaux qui sont gracieusement incurvés (flg. 10). Les filaments
ont de 100 à 150 ^ et sont de 0 à 10 fois plus longs que larges ; ils
portent espacés souvent alternativement unilatéraux des rameaux
très ramifiés. Les ramules ont environ 40 à 00 ^ et sont de 4 à 5 fois
plus longs que larges. Les membranes sont généralement épaisses.
Elle diffère du Cl. utriculosa par le diamètre et la longueur de
ses articles et elle semble bien différente du Cl. ramulosa par sa
Fie. io. — Cl. dalwatica (X 12 ).
taille ; elle se distingue de -ces deux espèces par la courbure de ses
rameaux. On l'a souvent désignée sous le nom de Cl. falcnla.
Le Cl. dalmalica est très abondant au printemps sur nos côtes
Source : MNHN, Pari
OWfil.Qt'ICS GLADOPHORA DES
CÔTES FRANÇAISES 51
méditerranéenne! françaises et tunisiennes, sur les rochers, près de
la surface de l’eau.
Dist. géogr. — Banycls (Sauvage»#) ; Marseille ( Duh-y ) ; Cannes ( Thuret
et Honnit ; Antibes ( Thnrcl et Bomet) ; Calvi ( Soleirol ) ; Cap Gamarf. !; Iles
1 Kl ERRA. HOUM-SOÜK. D.TELLID.I !; Zarzïs !
Exsicc. — Hohenaeker, Meeresalg. n" -46!) (Lésina : Kiitzing ipse) ; Phycoth.
ital. n° 187 (Cl. peetinata, Lésina, Zanardini.) ; id., n“ 7!) (Cl. albida, Sicilia,
Borzi).
l:i. — Cl. sericea (Huds.) Kütz,, Sp. Alg., p. 401 ; Reinbold, Clilor,
il. Kieler Fohrde, p. 135 ; CI. f/lomrrata Hauck, Meeresalg., p. 459 ;
llylmo, Grunalg. d. Gegend v. Malmo, p. 34 ; Cl. conglomérat Kütz.
ii Ardissone, Pliyc. Médit., p. 232 ; Cl. lælevirens Harvey, parlim Le
Jolis, Alg. mar. de Cherbourg, p. 62.
Ieon. Harvey, Phye. Brit., P!. 190 ; Kützing, Tab. pliyc., 11J, 92
Cl. conglomcrala ) ; III, 91 Cl. Suhriana).
gauche (X 8).
Le Cl. sericea forme des touffes ou des gazons de 7 ù 30 cm. de
hauteur. Il est souvent vert jaunâtre, mais, dans les endroits sombres,
Source : MNHN, Paris
52
(iONT'RAN H AM El.
il acquiert une jolie tcinle vert foncé. Le plus souvent la plante est
très molle et, quand elle est desséchée, possède un aspect soyeux assez
caractéristique. Elle est très touffue et présente des amas de rameaux
très ramifiés* soudés cuire eux ou plus ou moins espacés qui l’ont
fait comparer au Cl. glomcrala de nos eaux douces ; un même article
des filaments émet souvent trois rameaux qui portent des ramulcs
allongés, pouvant parfois se ramifier à leur tour. Les rameaux sont
donc encore nettement peclinés dans certaines formes peu dévelop¬
pées punis, le plus souvent, l’exubérance de la ramification altère la
régularité de la pertination (llg. 11, a).
Les filaments ont de (75-) 100 à 160 (-175) n et sont de 1-7 (-12)
fois plus longs que larges ; les ramilles ont de (20*) 50 à 00 (-75)
de diamètre et leurs articles sont de 3 à 4 (-8) fois plus longs que
larges.
Celte espèce est très polymorphe et a été souvent confondue soit
avec le Cl. ulriculosa. soit avec le Cl. cifslallina : die se distingue
du premier par le diamètre plus petit de ses articles et du dernier
par le diamètre plus grand de ses articles qui sont généralement
beaucoup plus courts.
Cette espèce est abondante sur nos eûtes occidentales ; elle croît
au printemps et surtout en été dans les (laques, sur les rochers, les
Zostères, parfois sur le Cl. nipcslris ou d’autres Algues.
Disl. géogr. - T.uc (Chauvin) ; Gattevii.le (Lebel ) : Cherbourg iTIiim t et
Bornei) ; St-Malo ! : Roscoff (Mlles Yickera et Kurmkoff) ; Brest iCroumi.
Aig Finis!, n" 370 Cl. lætevirens sur le Cl. rupestrts et sur les roches dans les
flaques il demi-marée de même qu'a la Minite du flux sons le Chftteau de Brésil :
Camahet (Leûautcc) ; Tanger (8aùDOffeaiO.
Exsice. — Aresclioug, Alg. Sçaud- exslec. n" 1-7. 227, 337; Wltt et N u-dsl.
u" 120, 121, 1030 et 1031 ; Jurgens, Dec. V. n 7 ; Hauelt et Rlolit.. u“ 725; Man
don Alg. Mader. n" 34.
f. Riiehingeri (Kiitz.) ; Cl. Ruchinfferi Külz., Pliye. germ., p. 211 ;
CI. Iiichocoma Kiitz. in Jlauek, Meeresnlg., p. 401 ; Cl. nilida var.
Fturhingéêt in Ai'dissone, Phvc. Médit., p. 230.
Ieon. — - Kützing, Tab. phyc., IV, 28, Cl. Ruchingeri.
Le Cl. Ruchingeri ressemble beaucoup au Cl. sericea ; il a souvent
le même aspect soyeux et représente les mêmes fascicules de ra¬
meaux ; l'axe cependant est souvent nu sur une plus grande lon¬
gueur, les rameaux sont moins ramifiés, les ramules plus allongés
et la pectination moins nette (fig. 11, b).
Les filaments sont très mous et les articles ont de (1ÜÜ-) 125 à
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPIIOHA DES CÔTES FRANÇAISES
53
175 n de diamèlre et sont de (3-) 5 à 0 lois plus longs que larges ;
les annules ont de 25 à CO (-75) /<. de diamètre et sont de 4 à 5 fois
plus longs que larges
De beaux échantillons de cette plante ont été publiés dans l’Erb.
crill. ilal., 11, 1332 el ont servi de types pour la détermination des
autres spécimens.
Cette espèce croît à la surface de l'eau, sur les rochers, au prin¬
temps et en été.
Dist. jjéoyr. — Marseille (Solier) ; Hyèiîes ( Montagne) ; Antibes (Mlle
Yickcri) ; Nia. ih'iaso) ; Oalvi ( Soleirol ) ; Iîonifacio i Bory).
Kxsicc. — Erb. critt. ital. II. il» 1332.
Y. CRj(|TALU\Æ. — Filaments de 50-100 (-150) ft ; articles de
4-10 (-12) fois plus longs que larges. Ramules de (15-) 25-30 (-60) y. ;
>'rlicles de (5-) 0-10 (-16) fois plus longs que larges. Plantes carac-
leri.sées par leur couleur pâle et leurs articles très allonges.
Hameaux pectines. 14. Cl. crystallina
Humiliés disposés sans ordre; articles des Ht. présen¬
tant souvent des renflements.
15. Cl. Rudolphiaita
54
GONTRAN HAMEL
14. — Cl. crystallina (Roth.) Kütz. Phyc. germ., p. 213 ; Hauck,
Meeresalg., p. 213 ; Ardissone, Phyc. Médit., p. 235 ; Hylmo, Grunalg.
v. Malmo, p. 35 ; Conferva crystallina Roth. Cat. I, p. 196.
Icon. — Kützino, Tab. phyc., IV, 19.
Cette Algue, haute généralement de 10 cm. (3-30), est presque
incolore, ce qui lui a valu son nom. Elle est molle, et difficile à bien
préparer, les filaments s’enchevêtrant facilement. Les filaments por¬
tent des rameaux souvent opposés ou vertieillcs par trois qui peuvent
être pectinés (fl* 12, B); il y a une certaine tendance à la dichotomie.
Les filaments ont de 50 à 100 (150) g de diamètre et les articles
sont de (5-) 7 à 10 (-12) fois plus longs que larges ; les ramules
ont de 25 à 30 (-60) g de diamètre et les articles sont de (5-) fl à tu
(-14) fois plus longs que larges.
Le Cl. 'crystallina est souvent confondu soit avec le Cl. sériera.
soit avec le Cl. expansû, ce dernier possède des filaments souvent
colorés en brun et formant des zigzags et les rameaux sont plu-
ou moins recourbés ; néanmoins certains échantillons sont assez dif¬
ficiles à identifier. Le Cl. sericea a généralement une jolie teinte ver
pâle ; ses filaments et ses ramules Sont plus gros et moins allongés
que ceux du CI. crystallina.
Celle espèce est parfois épiphyte (sur Ascopltyllum, F. serralu*
Cystoseira) ou. croît sur les rochers, les pieux, dans la mer ou dan
les eaux saumâtres Elle à été recueille en été sur nos côtes occiden¬
tales et au printemps sur les côtes médilerranénnes.
Dist. géogr. — (’hekbourg ( T h uni et ll'inirt) ; St-Mau> '. ; Hkkst IVromu
Alg. Finlst., n“ -"72. <’l. patens) :
Cette Utmenviiigci étang de Tlmu) ; Nice [!><■ SoMri’i) ; Cai.vi <sulcimh
Ëxsirr. _ witl. et Nordst. u" 122 el 9âO; Hatiek et Hiclit-, u* 377.
15. — Cl. Rudolphiana (Ag.) Harvey, Phyc. Bril., pl. 80 ; Hauck
Meeresalg., p. 457 ; Ardissone, Phyc. Médit., p. 237 ; Conferva Bu
dolpHMna Agardh, Aufz. n" 40, e specim. aulhcnl. in herb. Tliurcl
as sera.
Icon. — Harvey, Phyc. Bril., Pl. 80 ; Kützing, Tab. phyc., IV, 2< ; .
Le Cl. Rudolphiana forme des touffes vert clair ou jaunâtre
hautes de 5 à 20 cm., très molles, presque gélatineuses. Les filament
ont (60-) 75 à 100 (-150) g. de diamètre et les articles sont de 4 à 8
fois plus longs que larges ; les ramules ont (15-) 25 (-40) ^ de diamèh
et leurs articles sont de 7 à 10 fois plus longs que larges. Les article-
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPHORA DES CC-TES FRANÇAISES
55
des filaments, rameaux et ramilles ont une longueur assez constante
de 200 à 400 u,, mais le diamètre diminuant, le rapport augmente
considérablement (fig. 12, A).
Les rameaux et les ramules sont très inégalement disposés, al-
ternes, opposés ou •alternativement unilatéraux. 11 n’y a plus de
peetinalion et par ce caractère le Cl. Rudolphiana se distingue du Cl
i njstnllino ; il en diffère aussi souvent, par sa couleur vert clair et
son adhérence au papier.
La membrane est parfois épaisse et on trouve assez souvent des
reiitlemenls à l’extrémité supérieure ou au milieu des articles, comme
l'a décrit Aoardh et comme l'ont figuré Harve? et Kützjng.
D’après l'échantillon authentique.d’AoARDH, provenant de Trieste,
les filaments ont 75 X 350-500 p. et les ramules 15-25 X 150-400 p.
I. échantillon des . 1 Igæ Hibcrnicæ de M’Calla qui a servi de type à
Harvey donne les mesures suivantes : Filaments, 80 x 350 p et les
ramules, 20-30 X 200-350 p.
WM. jiéoj|r. — St-Malo !, dans une flaque au niveau de la haute mer; Brest
Lctlnnlcr, rejeté sur les bords d’une mare saumâtre â Quélern) ; Antibes ( Thurct
et Iloriii I. dans le port, mars et avril).
Exsiec. — Wittr. et Nordst., 119 et 1012; M'Callu. Alg. Hil.eru., 29.
VI. IVIEKATl.. — Filaments de 50-150 (200) p, à articles 2
à 5 -7) lois plus longs que larges. Ramules de (40) 50-75 (100) p à arti¬
cles (2-; 3-0 (-0) fois plus longs que larges. Espèces caractérisées par
leurs longs filaments formant des masses intriquées, souvent llottan-
Ics ; par lu ramification irrégulière, souvent divariquée ou réfractée.
A. Ramification irrégulière, généralement non pee-
tinée; articles courts;
a. Plante d'eaux saumâtres, souvent flottante,
croissant surtout l’été. 16. CI. fracta
b. Plante marine, fixée, croissant l'hiver. 17. Cl. Mitff riale nw
B. Ramification ^ pectinée
ii. Hameaux gracieusement courbés; ramules de
100 n . 18. Cl. àampi/loelada
li. Rameaux divariqués ; ramules réfractés, angu¬
leux, de 40 à 75 p
1. Plante vert pâle; articles des ramules 4-C
fois plus longs que larges. 19. Cl. ex pan sa
2. Plante vert foncé ; articles des ramules
1 1/2-3 fois plus longs que larges. 20. Cl. boodlcoidcs
GONTRAN HAMEL
56
16. — Cl. fracla Kiitzing, 6p. Alg., p. 410 ; Hauok, Meeresalg.,
p. 461.
Icon. — Kützing, Ta b. phyc., IV, 50 ; Harvey, Phyc. Gril., PI. 294.
Celle espèce forme le plus souvent des masses flottantes, parfois
énormes, à la surface des eaux saumâtres. Elle est extrêmement po¬
lymorphe, mais elle présente généralement des cellules courtes tard
dans les axes que dans les rameaux ; eles ont dans les filaments
(75-) 100 (-200) ix, dans les rameaux (40-) 50-75 (-90) p et sont partout
de 2 à 5 l'ois plus longues que larges. La ramification est essentielle¬
ment irrégulière ; les rameaux présentent sauvent à leur base une
concrescence assez caractéristique. Les rameaux sont très divarique-
parfois courts, parfois longs (quoique les rameaux longs soient plu-
communs dans les formes d'eau douce), mais généralement simple*-
(fig. 13, A). Les rameaux pectines, comme les a représentés Harvey
ne se rencontrent que rarement.
D’après Br and (Anheîlung) le Cl. f racla n'existerait que dan
l’eau douce cl il a proposé d'appeler Cl. héteronenia la f. marina ;
mais comme je l'ai indiqué plus haut, celle espèce d'Agardh n'a rien
à voir avec le Cl. [racla. Il semble préférable d’attendre que les élude
sur les Cladophora soient plus avancées pour en changer le nom s'i
QUELQUES CLADOPHORA DES COTES FRANÇAISES
57
Dis I. géogr. — Cherbourg (Lé Jolis, Ale. Gherb-, n® 23); Lorient (Duc,
reposant sur la rase dans le bras de mer de Kerinelo) ; T,a Rochelle (Delastrc,
marais du Petit Brouage) ;
Etang de St-Chamas (Lciwrmand) ; Nice (Kisso) ; Calvi (Soleirol) ; Porto-
Eau in a ( Seural > : Ile de D.iehha (.s 'curai).
ICxsice. — Wttt. el Nordst. n” 103" et 103">; Itabenhorst, n" 1601 ; Jurgens,
Dm-, I, n“ 6, Dec. 1. n" 4; Itabenliorst, n" 275 et 276 a; Unie itiu. crypt. 1S66,
n" II; Farioxv Ànders, et Eaton., n° 210.
17. CI. Mafldalenae Harvey. Phyc. Bril PI. 355 A.
Icon. — Ibid.
Plante de 3 à lu cm. de hauteur, formant des touffes vert foncé.
Les filaments sont presque nus ; de loin en loin s’élève un long ra¬
meau s impie, semblable au filament principal. Les articles sont par¬
tout semblables, ils ont de 50 à 00 n de diamètre et sont de 2 à 4
58
GONTRAN HAMEL
fois plus longs que laregs ; ils ne sont pas contractés aux articula¬
tions (flg. 14, A).
Harvey a noté sa ressemblance avec le Cl. mpesîris dont il a
presque la couleur mais nullement la ramiliration. Reinbold (Kie-
lerfohrde, p. 137) indique sa similitude de ramification avec le Cl.
fracla, particulièrement avec le Cl. [racla d'eau douce a longs rameaux
nus. 11 serait difficile en effet de les distinguer si l’habitat n’élail
totalement différent. En réalité celte espèce n'es pas une falricàtéc
et ne. forme pas des masses Huilantes.
Le Cl. Magdalenæ vit à la mi-marée, dans les endroits calmes,
souvent sur le Rh. [toriduluin. A Cherbourg il a été récollé en hiver,
de novembre à mars.
IJiNl. géoor. — Bouuwxe {.Leblond. <U-e.) ; Cherbourg (Thttnl H Honni;
Le Jnlin, Alg. Cherb. u° 85); Brest {Le Daniel) ; Tanger i SchOUsbw).
18. — Cl. eampyloclada Borne! in herb. Thuret.
Bornet a placé à part dans l'herbier Tliurel une espèce qui \i
en épiphyle sur les Ci/slosevra; elle y forme des touffes vert foncé on
jaunâtres, fortement intriquées d’où dépassent deci, delà les extré¬
mités des filaments gracieusement contournés. Les filaments intriqué-
sont presque nus ; ils ont de iOQ à 125 fi de diamètre et les article-
légèrement resserrés aux articulations, sont environ 5 fois plus long-
que larges. Vers les extrémités les filaments portent un certain nom
I re de rameaux unilatéraux, étagés daus un plan et assez longnemen.
séparés les uns des autres ; ces rameaux portent des ramutés uni
latéraux larges d’environ 100 ^ dont les articles sont de 2 a 4 for-
plus longs que larges (flg. lo, A).
Cetle espèce pourrait être confondue soit avec le Cl. ulriculosa
soit avec le Cl. dulmaliea ; elle diffère du premier .par son aspecl
son habitat et scs lilamenst presque nus ; elle se distingue du sceon.
pur ce.s mêmes caihielcres et le diamètre plus grand de ses article-
Iljàt, géogr. — SIauseii.i.e I Tliurel , octobre, sur un Cystoséira).
1S). — Cl. expnn.su (iVlerl.) Külzirig, Tab. ÿhyc., IV, 99 ; Confère»
escpansa Mertens in Jurgcns, Alg. aquat. Dec. V, il 0 8.
Icon. — Kützing, Tab. pbye., 111, OU (Cl. expansa), 08 (Cl. païens
cl 03 Cl. flaccida et CI. fusccsccns).
Cette espèce se rencontre habituellement dans les (laques litto¬
rales où elle forme des touffes jaunâtres ou vert clair de 10 cm. de
hauteur. On la trouve aussi flottante à l'embouchure des rivière-,
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPHORA DES CÔTES FRANÇAISES
59
dans les lagunes saumâtres ; elle y forme des tapis plus ou moins
étendus. Les filaments sont souvent colorés en brunâtre par des Dia¬
tomées ; ils ont de 100 à 150 (-200) ^ de diamètre et les articles sont
de 4 à 5 (-7) fois plus longs que larges. Les filaments forment des
zigzags qui s'aperçoivent assez aisément et sont dus à l'angle que
fait le filament à la sortie d’un rameau.
lies rameaux sont habituellement très nombreux et présentent
les mêmes zigzags que les filaments (fig. 14, B) ; ils portent parfois
des rameaux secondaires pectines qui rappellent, ceux du Cl. crys-
lallina ou des ramules réfractés. Ces ramules ont (25-) 50 à 75 (-90)
de diamètre et les articles sont 4 à 0 (-9) fois plus longs que larges.
Les échantillons typiques sont assez bien caractérisés par leur
ramilication anguleuse ; cependant il existe des intermédiaires entre
eux et d’autres espèces qu'il est difficile de classer sûrement. Cer¬
taines formes à cellules allongées qui semblent correspondre au Cl.
Vuitomm Areschoug (Alg. Scand. exsicc. n° 19) ne sont pas faciles à
distinguer du CI. crystaUtoa. D'autres formes à cellules courtes, à
filaments en zigzags se rapprochent du Cl. yracUis. Certaines à. cel¬
lules rouîtes et ramification irrégulière ressemblent au Cl. frac fia, et
euliii les formes à articles plus épais et rameaux peu développés sè
rapprochent du Cl. Malcallana particulièrement de ce que j’ai ap-
pelé f. Harccyann. Plusieurs espèces sont probablement comprises
dans ce Cl. expansa et nécessiteront de nouvelles recherches sur
place.
Le Cl. ex parmi a été récolté d’avril à août.
I»is(. <|iMi;ir. Amisi.ktkc.sk (Leblond, huitrières et embouchure de la Slatfls) :
I.k Havre ilitilitir. dans une marc salée); St-Yaast-i.a-Hocc.ck (Thurct et Bor-
lift, IiuitriSires) ; UherbüI'ko (Leiwniiand, Thurct et Bornet, Le Jolis, Aïg.
('lierbourn, n" U42 et 263) : St-Malo ! (dans une fllaquë A haute mer et flottant
A Cézembre) ; Bkkst (C 'rbuun. Alg. Finist. 3G2 et 363); Cboisic ( Lloytl): Nom-
moctikiis (Llontl. Alg. Ouest n" li<• ) : 1,a KocHÈtlàs (Delastre) ; Etang i>k St-
* iiamas utegaier) : Tamaris ( !■'vit! tiw tut, dragué par 10 m.) ; Alger ( Hennit ,
eaux saunifitres. e.Iau Bartl.
Exsicc. — Will. cl Nordst. n" 940; Ilabeuhorst. n° 1865 et 2270; JurjienB,
Hcc. \ . n" 8 (typus). Dec. III. n“ 5. Dec. IV. n" 10 Dec. XIV il” 2. Dec. XIX,
n l ; Mareurci Unio iliii. crypt. ir Vb; Hauek et Iticht. n” 68 et 275; Levi M->-
reims l’byc. ital. i)“ li»0; Krb. critt. ital., II, n" 380 et 1041; Mazé et Schrninui,
A Ig. Ouail. n" 632. 130, 366: Farlow. Al*. exsicc. Ain. — Bor. n” 206.
20. — Cl. boodleoides Borgesen, Mar. Alg. from Canary Isl., 1925,
p. 50 ; ( I. réfracta ( rouan non al., l*’l. Finisl., p. 125.
Icon. — Borgesen, 1925, fig. 19-22.
Source ; MNHN, Paris
CONTRAN HAMEL
Cette Algue forme des touffes, des pelotes vert foncé de filaments
enchevêtrés de manière inextricable (flg. 15). Les filaments ont des
articles de 100-160 x 250-400 ^ ; ils portent de nombreux rameaux
souvent opposés, plus ou moins ramilles -cl souvent réfractés qui
s'élèvent perpendiculairement aux Jilamenls. Les ramules sont souvent
seconds et très inégaux, courts ou 1res allongés ; ils présentent,
comme l'a montré Borgesen, la parlicularité de se lerminer parfois
par des disques adhésifs qui augmentent encore l’iuexlrieabililë des
touffes. Les articles de ces ramules ont de 40 à 00 ^ et sont de I H
h .'5 fois plus longs que larges.
Cette espèce me peut être confondue avec aucune autre. Par sa
couleur elle se rapproche du Cf. rupeslris deuil il est facile de la dis¬
tinguer-; la forme de ses rameaux rappelle celle des Cl. expansn <
Cl. refracla, elle se dislingue du premier par sa couleur et du secon i
par les pelotes caractéristiques.
Sur nos côtes le Cl. boodleoidcs a toujours été recueilli, en épave
durant l’été, de juillet à Septembre. D’après Lloyd, il est rejeté en
abondance par les tempêtes, dans le golfe du Morbihan, en petite'
touffes, à très basse mer, sur ln gravier autour des souches de Zo.-
lères, mêlé aux Cl. rccUingularis, Plocamium uncinatum, et Phyllo-
phora Hcredia.
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLAD0PII0RA DES COTES FRANÇAISES
61
Sauvaoeau el Bürgesen l'ont recueilli en hiver, aùx Canaries, à
liasse mer, en place, formant de petites boules sur les rochers, en bor¬
dure de l’eau.
I>isl. (|i' 0 (|i'- — Brest (C rouan in Desnia/.ièves, PI. crypt. (le France, gér. 2.
h" 4(19. rejeté A r.abert-Benoit ; Le 1)unl<c, épave dans l'anse de Penpoul) ;
MiiHBUlAN ( l.loiiil, Alg. Ouest, n“ 365, Côte d'Arradon, vis-A-vis l’ile aux Moines).
VUI. FLEXlîOSÆ. t’ilamenls de @1-175 ^ ; article.^ de 2-5
;X; fois plus longs que larges. Ramilles de (25-) 30-fiO (-80) ^ ; articles
v à 5 fois plus longs que larges. Les Flexiiosæ sont caractérisées par
un aspect hirsute dû aux longs ramilles souvent nus qui sortent des
i ou (Tes compactes ; par les articles courts de ces ramules ; par des
i a mules très courts qui garnissent les ramules allongés sur un plus
mi moins long espace.
Ces Algues sont originaires des régions septentrionales ; seul le
i'I. granits se rencontre dans la Méditerranée. Le CI. glaucescens
descend jusqu’en Afrique ; les CI. hirla cl fle..Tuasa sont abondants
dans la Manche e| deviennent rares sur les côtes méridionales de
Bretagne.
A^ Filaments de 100 à 175 ^ ; ramules de 50 à 60
a. Filaments droits ; rameaux non pectines ;
Algues vivant à liante mer au printemps
1. Vert foncé ; ramules courts, raides, aci-
eulés, serrés contre l’axe, peu resserrés
aux articulations. 21. Cl. hirla
2. Vert un peu jaunâtre ; ramules courts
plus étalés, assez resserrée aux articu¬
lations . 22. Cl. (lexuosa
l>. Filaments en zigzags ; rameaux pectines ;
Algues vivant à basse mer, en été et au¬
tomne . 23. Cl. gracilis
B. Filaments de 60 à 110 ^ ; ramules de 30 à
60 ^ . 24. Cl. glaucescens
21. CL hirla Kützing, Phyc. grrm., p. 208 ; Sp. Alg., p. 395 ;
‘1 liuret iu Le Jolis, Alg. Cherbourg, p. CO.
Icon. — Kützing. Tab. phyc., IV, I.
Algue d’un vert foncé rappelant celui du Cl. rupestris, raide,
généralement très flexueuse surtout dans les grands échantillons,
62
CONTRAN HAMEL
haute de (2-) 10 à 25 cm. Filaments de 100 à 175 ^ ; articles de 0 à
5 (-8) fois plus longs que larges vers la base, mais vers le haut seu¬
lement de 2 à 4 fois. Ces fdamenls émettent de longs ramules raides,
nus ou pourvus de ramules courts plus ou moins nombreux, aeieulés,
raides, souvent collés presque au rameau.
Cette espèce se présente sous deux aspects différent ; tantôt les
rameaux sont remarquablement droits et raides, tantôt ils sont ex¬
trêmement flexueux (flg. 16, R).
Le Cl. hirla est très voisin du Cl. peiuosa ; il en différé par sa.
couleur plus foncée ; sa raideur plus grande ; ses ramules presque
épineux, formant un angle aigu avec l'axe, non ou peu resserrés aux
articulations.
Il croît en hiver et au printemps dans les flaques, près de la
ligne do. haute mer. Il a élé recueilli à Cherbourg de janvier à juin.
Disl. j|,'.„j]r. — Cherrocro ( Th tirel et Il omet ; Lloyil, Alg. Ouest n" 280:
l.c Joïix, Alg. Cherbourg, n“ 84, Cl. flexion ni is) ; St-.Malo !; Brest (Le Hanter).
Exsice. — Witt. et NoRdst. n" 1041; Jüroexs, Dec. VIII. n° 10.
22. — Cl. (lexuosa (Griff.) Harvey, Phyc. Bril., PI. 353 ; Confort
flexuosa Griffiths in Wyatl, Alg. Danmon., n" 227 ; Cl. siroctodù
Kützing, Sp. Alg., p. 302 ; Cl. Kruzeln Kiilz. Sp. Alg., p. 404.
Source : MNHN, Pari
QUBMjt-'KS CLADOPHORA DES DOTES FRANÇAISES
(53
leon. — Harvey, loe. cil. ; Külzing, Tab, phyc., III, 80.
Algue verl foncé un pou jaunâlre, plus molle que le Cl. hirla,
formant des touffes compactes hautes de (2-) 7 à 15 (-30) cm. Fila-
menl de 100 à 150 fj ; articles de 3 à 7 fois plus longs que larges vers
la base, puis de 3 à 4 vers le haut, resserrés aux articulations. Ces
filaments portent de longs rameaux nus ou pourvus de ramules
courts unilatéraux plus ou moins nombreux dont les arlieles ont de
;,0 à 75 /t el sont de 2 à 3 fois plus longs que larges et resserrés aux
articulations (ffg. 16, C).
Malgré son nom, le Cl. flcxuosa est moins l'iexucux que le Cl.
hirla. Il vil en hiver el au printemps dans les flaques des rochers
(dais dont il tapisse le fond, près de la ligne rie haute mer. Il a été
recueilli à Cherbourg de décembre à août.
Dis(. |)£o()i'. — Boulogne (l.vbluml): Cherbourg (Th lire! et Ilornel; Lloyil.
Alg. Ouest, ii" 363 : Le Jolis, Alg. C'herb. n“ 65; H oheiiacker, n“ 303) ; St-Maï.o !
iii'f-s commun au printemps dans toutes les tiacpies supérieures) ; Brest (Crouan,
Le Dantec).
ICxsiec. — Wittr. el N'ordst.. n" 621 et 1037; Cockb, ii“ 299; Wyatt, Alg.
Hanm. 227 (typas).
23. — CI. jiracilis (CriIf.) Külzing, Phyc. germ,, p. 215 ; Sp. Alg.,
Ii(i3 ; Hauek, Meeresalg., p. 457, Conferva graeilis Griffiths in Wyatt,
Alg, Danm., n" 07.
Icoii. — Kützino, Tab. phyc., IV, 23 ; Harvey, Phyc. Bril., PI. 18 ;
/anardini, Phyc. Adrial., T. 24, H.
Algue de grande taille atteignant 60 cm. d’après les échantillons
i herbier, vert foncé ou jaunâlre, en louffes intriquées, molles mais
■im'c cependant une certaine raideur, d’aspect soyeux. Articles de
,125-) 150 à 1(H) /i de longueur el 2 à 6 fois plus longs que larges. Fi¬
laments formant des zigzags (ce qui a parfois fait nommer cette
espèce Cl. païens, d’après la flg. 111, 08 de Külzing) d’où sc détachent
les rameaux longs, alternes ou alternativement seconds. Ces ra¬
meaux. primaires sc détâchent presque à angle droit des filaments
principaux, s’incurvent el portent des rameaux secondaires ; ceux-ci
-iaii. pourvus de ramules nombreux, unilatéraux, longs, souvent on-
'lulés, et se recourbent vers les extrémités. Les articles des ramules
mû de 50 à 70 ^ et sonl de 3 à 6 (- 8 ) fois plus longs que larges ; les
articles lermiiiaux sonl un peu plus étroits que ceux de la base
(fig. 16, A).
Source : MNHN, Paris
CONTRAN
éi
Cetlo espèce sc dislingue bien des Cl. hirla et flrxuosa par sa
taille, sa ramification, son habitat et l'époque où on la trouve.
Ele croît en été et à l'automne sur les plages vaseuses, entre les
Zostères, à basse mer ou dans la région sublitlorale. A Cherbourg
Tînmes et Bornet l’ont recueillie de juin à novembre.
Le Cl. gracilis a été trouvé dans la Méditerranée particulièrement
dans l'Adriatique mais jusqu’à présent jamais sur nos côtes.
I)isl. — Chebbouru (Tlntrrl et Ronicl ; HtiUcnacker, Meei-esalg.
n" 407) ; Morbihan (Tlmret et B orne I).
tëxsioc*. _ Witt. et. Norost. n“ 1040; AnESOfcono, Alg. Sound. 78, 128. 180.
339 ; wyatt, Al s. Dnnni. n“ 07. typus. Uaiieniiohst, Alg. Eurnp,. n” 1602).
24 . _(;i. jiliuicesrens (GrilT.) Harvey, PhÿC, bril., PI. 1 '• » » ; Kiitzing,
Rp. Alg.. p. 403 ; Conferva glnucescens Griffiths in Wyatt, Alg. Danni.,
n” 105
Icon. — IIarvey, loc. cil. : Kützinc, Tait. phye. IV, 24.
Algue de couleur vert glauque, plus souvent jaune sale, haute
de (5-) 10 à 20 (-40) cm. formant des touffes compactes, très ramifiée.
Articles des filaments de 0 0à 100 (-110) g et- 4 à 0 fois plus longs que
larges, habituellement bien resserrés aux articulations. Los rameaux
sont nombreux, disposés sans ordre, unilatéraux, alternes ou opposés,
presque nus particulièrement dans In moitié supérieure, pourvus dan -
la partie inférieure de ramules courts, disposés sans ordre, assez
souvent unilatéraux (ou en spirale). Les ramules ont (25-) 30 à 50 ,,
et les articles ont de (2-) 3 à 4 (-5) fois plus longs que larges.
Le Cl. glaucescens se distingue des trois autres espèces des Fie-
xuosæ par sa couleur, le diamètre moins grand des filaments et de-
ramules, ses touffes plus fournies, son aspect plus mou et l’époque
où il vit.
Il croit à mi-marée et basse nier, dans les flaques sur les rocher-
ou sur les Algues, au printemps et en été (de mai à août, à Cherbourg,).
Disl. |jéoj|i'. — Cai.vaiios ( Chauvin , Alg. Norm., n" 57); Arromanches U.i
norma nd) ; Gatteville ( Tlmret et bornet) ; Cherbourg ( Th tiret et bornel
/,c Jolis, Alg. Cherb., n" 60) : Roscoff (Mlles Yickers et Karsakoff) ; Bresi
(('rouan. Alg. Finish, n" 367, Cl. pseudoserlcéa) ; Morbihan < Lloi/d, Alg Ouest
n" 274) ; Belle-Ile (Œlgencrantz) : Guétharÿ (Suuvuyeau, sur des crabes).
Exslce. — Witt et Sortis/, n" 1030; Wyatt. Alg. Danm.. n“ 195, typus.
Cocks, il” 308.
IX. — ALBIDÆ. — Filaments larges de 25-100 ^ ; articles 1 V-j-
fois plus longs que larges. Ramules larges de 15-50 ^ ; articles 2-1
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPHORA UES COTES FRANÇAISES
6d
fois plus longs que larges. Les Albidæ sont, caractérisées par leurs
articles courts et étroits les plus étroits de. tous les Cladophora par
louffcs spongieuses qu’elles forment à basse mer sur les rochers
I ou les Algues, par leur aspect souvent crispé.
Filaments de 75-100 y ; ramules de 30-50 y - 25. Cl. hamosa
Filament^ de 25-00 y ; ramules de 15-25 y - 20. Cl. albida
25. — CI. liainosa Kützing, Phyc. gener., p. 207 ; Hauck, Meere-
p. 457 ; Cl. réfracta Kützing, Phyc. gener., p. 207 ; Cl. Berlolonii
Kiilzing, Sp. Al g., p. 307 ; Ardissone, Phyc. Med., p. 241 ; Cl. corym-
hifera Kützing, Sp. Alg., p. 397 ; Cl. réfracta Kiilzing, Phyc. gener.,
|,. 207 ; Cl. curvula Kützing, Sp. Alg., p. 398 ; Crouan, Fl. Finish,
' 2 120 ; Cl. lepidula Montagne. Fl. Alg., p. 171.
leon. — Kii tzi.no, Tah. phyc., IV, 7 (CI. Iiamosa, CL Berlolonii),
N (Cl. corymbifera) ; 10 (Cl. réfracta, ; Il (Cl. curvula, Cl. lepidula ;
•ViriNTAONE, Fl. Alg., Tab. 15, 11g. 4 ; Rosknyinue, Cladophora et Ghæ-
lomoppha, 1892, lig. 0.
Algue vert foncé ou olivâtre, haute de 5 à 15 (25) cm., formant
lies loutTes compactes mais généralement d’aspect crispé. Les fila¬
ments ont de. 75 à 100 y et les articles sont de 1 y 2 -3 (-5) fois plus
i nigs que larges ; ils portent de nombreux rameaux, irrégulièrement
disposés, opposés, alternes ou seconds. Les rameaux sont très diva-
! iqués et souvent courbés à leurs extrémités dans un sens ou dans
l'autre (hamosés ou réfractés) ; certaines formes sont régulièrement
: crtinées et Tes ramules ont de 30 à 50 y de largeur, à articles courts
2-3 lois plus longs que larges, souvent resserrés aux articulations
lig. 17, A).
('.elle espèce vil en été, à basse mer, sur les rochers ou sur les
\lgues, dans les endroits plutôt exposés. Elle est très polymorphe
Mil est probable que les nombreuses espèces distinguées par Kützinu
uc -ont que des formes, comme l’ont déjà indiqué Hauck et Ardissone.
Disl. géogr. — Fêcamp (Debray, sur L. llexicaulis) ; Cherbourg (Thuret
I liante!) ; Brest ( Crouan, Alg. Finis!, n" 371, Cl. flexuosa) ; Cboisio (Flahault,
■air Hh. palmata) : Belle-Ile (Lloyd, Alg. Ouest, n° 96, sur les pierres, â très
basse mer) : Guéthary ( Sauvayeau) :
Oollioure ( Oliver) : Alger (lion/).
Exsire. — f. réfracta: Wittr. et Nordst. 1044; Aresbourg 33S; Phyk ; unir..
-72; f. hamosa: Wittr. et Nordst., 933; Kabeuhorst, Alg: Sachs.. 730; Erb.
critt. irai., 434; f corymbifera: HolienacUer Jleeresalg.. 467; f. Bertolonii: Erb.
ci'itt ital., 581.
Revue Algologiqce, 192S.
66
CONTRAN HAMEL
26. — Cl. albida (Iluds.) Kiitzing, Phyc. gener., p. 207 ; Harvey.
Phye. brit., PI. 275 ; Iîauek, Mecresalg., p. 458 ; Ardissone, Phyc.
med., p. 243 ; Confcrva albida Hudson, Fl. Angl., p. 595 ; LonferVa
Neesiorum Agardh, Aufz, n" 49.
Icon. — Kützino, Tab. phyc., IV. 15 ; Harvey, Pliyc. brit., pl. 27;>.
Touffes compactes inextricables, de 5 à 25 cm., spongieuses, vert
pâle. Filaments très mous, à articles de 25-60 ^ et 3-5 fois plus longs
Fie. _ A, Cl. Iwmosa f. réfracta ; B, Cl. tlpitlo ; C, albida f. réfracta (X 16).
que larges ; rameaux nombreux étalés, souvent opposés, portant de
ramules souvent alternes à articles larges de 15-25 ^ et 2-4 fois plu
longs que larges.
Cette espèce est facile à reconnaître sur le vivant par son aspe< !
spongieux et. microscopiquement, par ses articles qui sont les plu
minces que l’on rencontre chez les Cladophora. Elle est commune e
Bretagne à basse mer, sur les rochers et les Fucus, d’avril à sep¬
tembre.
Oi&t. gëogp. — St-Waast-là-Hououf. (Thuret et Borne!) : Cherbourg (Bel-
vel, Thuret et BDrmt) ; St-Malo ! (Alg. de France, n“ ) : Brest (Crouu, .
Source : MNHN, Parti
QUELQUES CI.ADOPI
tA DES CÔTES FRANÇAISES
Aig. Finis!., 11° 373) ; Gu Et H AB Y (Sauvayeau) ; Antibes ( Thuret et Bornet,
mars).
Exsicc. — Coeks, 3S3; Hohenaekef, Alg. mar. sice., 406: Mazé et Sehramm,
325, 1310, 1400.
var. réfracta Thuret in Le Jolis, Alg. Cherb., p. 60 ; Conferva
Neesiorum Agardh e sp. authent.
Icon. — Harvey, Phye. brit., pl. 24.
Touffes plus rigides, moins spongieuses qui prennent sur le sec
un aspect crispé bien différent du type ; mais les dimensions sont
les mêmes qub dans le CI. albida. Les rameaux sont réfléchis et assez
nettement pectines. D'après Thuret, les touffes du Cl. albida au choc
des vagues prennent en vieillissant les caractères du Cl. réfracta et
l'on trouve tous les passages d’une forme à l’autre, quelquefois sur
le même échantillon. Gomme aspect elle ressemble beaucoup au Cl.
réfracta Ktilz., mais elle en diffère nettement par les dimensions des
articles qui sont les mêmes que dans le Cl. albida.
Dist. !|éo(|i\ — Luc (Chauvin) : Cherbourg (Thuret et Bornet) : St-Malo !
Roscoff (Mlles Yickers e! Karsalcoff) : Brest (Ledantcc) ; Guéthary (Sau¬
ra geau) :
Basyuls (Sauvageon , juin).
X. ÆC1AGROPI1.A. - Algues formant des boules libres ou des
ii uffes intriquées, fixées, plus ou moins étendues ; filaments émettant
-cuvent des rhizoides généralement non articulés destinés à rendre
plus compactes les tnulfe,s. D'après les auteurs, ces Algues ne pro¬
duiraient pas de zoospores et se multiplieraient uniquement par di-
v'l'ion végétative. Les Ægagrnpüa marins sont surtout répandus dans
lus régions assez chaudes et semblent manquer dans les mers froides.
A. Filaments très ramifiés, à rameaux souvent verticillés ; arti¬
cles de forme irrégulière
Thalle de couleur grisâtre. 27. Cl. Kerkennæ
Thalle de couleur brunâtre sur le sec. 28. Cl. relroflexa
B. Filaments généralement peu ramifiés ;
rameaux exceptionnellement verticillés
articles cylindriques ;
a. Articles courts, larges de 60-125 29. Cl. Liebehulhii
b. Articles longs, larges de 100-200 ^ ;
ramules rares et seconds.. 20. Cl. reprns
Source : MNHN, Paris
<58
CONTRAN HAMEL
c. Articles longs, larges de 200-300 ;
rameaux plus ou moins nombreux,
opposés ou seconds
Touffes verdâtres ; filaments raides ;
rameaux souvent opposés. 31. Cl. Irichotoma
Touffes souvent brunâlres ; articles
souvent plus courls- vers le haut. 32. CI. Cœlothrix
27. — CK Kerkennæ nov. sp.
Touffes fixées, de couleur grisâtre, hautes de 2-2 cm. ; filament*
très ramifiés, à ratneaux souvent verticillés ; articles de forme très
Fie. 18. — A, Cl. Kerkennæ ; B, Cl. Eclii-
tius e sp. authent. ; C, Cl. relrofle.ru
(X 6).-
irrégulière, tantôt globuleux, tantôt cylindriques larges de 150-400
longs de 800-1300 M ; les rhizoides semblenl manquer ; les membrane
sont très épaisses (fig. 18, A).
J’ai recueilli celle Algue, en janvier, aux îles Kerkenna (Tunisie'
au niveau de l’eau, fixée sur les rochers sableux. J’ai d’abord cru
QUELQUES CLABOPHORA DES CÔTES FRANÇAISES
devoir la rapporter au Cl. Echinus Kiitz., mais dans celte dernière les
articles semblent, assez régulièrement renflés vers le haut et un peu
vers le bas (Cf. la 11 g. IV, (12 de Kützino, reproduite par Hauck et la
fjg, ci-jointe 18, B faite d’après un échantillon de Biasoletto). D’après
les renseignements qye donnent Trf.visan (in Erb. critt. iatl., Il,
ii" 920, : puis Chiamenti (in Phycoth. ilal., n° 189) le Cl. Ecliinus serait
trouvé en épaves sur les plages de l'Adiratique. Enfin dans le Cl.
Echinus, comme dans Cl. cornea, les articles sont plus régulièrement
cylindriques.
28. — CI. retroflexa (Bonn.) Crouan, Alg. Finis!., n” 359 ; Conferva
rclroflexa Bonnemaison in Desmazières, PI. crvpt. de France, n" 1368,
1845.
Icon. — Crouan, Flor. Finis!., PI. 7, 11g. 56.
Forme des boules raides sur le gravier et les souches de Zostères.
Algue de couleur brunâtre sur le sec, extrêmement ramifiée, chaque
article donnant habituellement naissance à 3 ou 4 articles. Les 'arti¬
cles sont souvent elaviformes et ont 150-309 M de diamètre et une
longueur de 700-1400 y. Les articles inférieurs atteignent une largeur
de 450 u. Les membranes paraissent être moins épaisses que dans
lr~ Cl. Echinus, cornea ou Kerkcnnæ. Les rhizoides semblent manquer
;tig. 18, C). '
D’n pris Batters (Cal. Erit. Mar. Algæ, p. 190) le Cl. rclroflexa
Cr. ne sérail pas différent du Cl. cornea Kiitz. var. rcrticillala Ktz.
Celte espèce vit sur les souches de Zostères, à basse mer ; elle,
a été recueillie en été et en automne.
Ilisl. iicojir. -- Brest (Crouan , Alg. inur. Finish, u° 359) ; Morbihan (Lloyd,
Alg. Ouest, u" 359); Rivière d'Aciiay (Dollfus) ; Beixe-Ilk (Lloyd).
29. - - Cl. Licbctrutliii Grunow in Piccone. Grociera det Corsaro,
1884, p. 53.
Forme un feutre brun olivâtre étendu ; filaments enchevêtrés
bien ramifiés, à rameaux étalés alssez régulièrement alternes, parfois
seconds. Articles de 100-125 y à la base, puis de 60-75 y. vers le haut,
2-3 fois plus longs que larges. Les rhizoides semblent manquer
(Iig. 10, A).
Ce tel espèce semble commune dans la Méditerranée où cependant
elle n'a pas encore été signalée ; mais il est possible qu’elle ail été
désignée sous le nom de Cl. corynarlhra par Ardissone (Phyc, med.,
70
GONTRAN HAMEL
)■-. 223) qui ne semble pas avoir désignée sous ce nom la même Algue
que Kützing. .
DLsI. fléoflr. — Cannes ( Thurvt et Borne») ; Antibes (Thuret et Borne») ;
Cal vi (Solcirol).
Kx.sicc. — Mauclon, Algie Madereuses n” 33 ; Mazé et ScLratnm, Alg. Guadel.
500, 458 et 870.
D, E. Cl. Cœtothrix (X 6).
30. - Cl. repens (J. Ag.) Harvey, Phyc. bril., PI. 236 ; Hauck, Met -
resalg., p. 450 ; Ardissone, Phyc. med., p. 222 ; Conforva rppeus .T.
Agardh, Alg. Med., p. 13.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., IV, 70 ; Harvey, Phyc. bril., PI. 23'
Forme des lapis vert brunâtre plus ou moins étalés, spongieux
Filaments peu ramifiés portant quelques rameaux courts, générale¬
ment unilatéraux (fig. 19, C).
Deux formes peuvent être distinguées ; f. lypica, articles large ;
de 150-200 p el (4-) 5-6 (-8) fois plus longs que larges ; f. lenuis, ai
ticl.es larges de 100-150 /x el (0-) 8-10 (-17) fois plus longs que large-.
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPHORA
CÔTES FRANÇAISES
71
L'ans la Manche cette espèce vit sur les parois verticales des
rochers, dans les endroits vaseux ; dans la Méditerranée elle croît,
d'après J. Agardh, «ad rupes magis expositas ».
DM, j|êojji-. — f. tennis; Cherbourg (Thuret et Borne!; Le Jolis, Alg.
Cher b., n" 24) ; St-J/alo ! (Alg. <le France, n" ) : Brest (Ci rouan, Alg. inar.
Finist., 11 “ 358) : Morbihan (Lloyd, Alg. Ouest. n° 388) : f. typieu ; Biarritz
i Thuret et Homel, falaise du Casino, sur les parois des roches qui surplombent,
■i i a limite de haute mer) : Marseille (Tlnircl) : Antibes (Thuret et Bornet) ;
Nice (Joübcrt) :
Calvi ( Solcirol) : Alger i Bore).
Exsicc. — Erb. crttt. ital., u° 286.
31. Cl. (richotoma (Ag.) Kützing, sp. Alg., p. 414 ; Hauck, Mee-
resalg., p. 448 ; Ardissone, Phyc. Med., p. 222 ; Conferva trichotoma
Agardh, Sysl., p. 121.
leon. — Kützing, Tab. phyc., IV, 04.
Touffes vert sale ; filaments rigides larges de (150-) 200-300 y. ;
articles (3-) 5-6 (-8) fois plus longs que- larges. Les filaments portent
-cuvent des rameaux opposés, mais parfois sont presque nus ; dans
ce cas le CL 'trichotoma n’est pas facile à distinguer du Cl. repens.
Il en diffère par ses articles souvent plus épais et moins longs et
par sa rigidité (fig. H), 13).
A Biarritz cette espèce a été recueillie par Thuret et Bornet à
basse nier, tandis que lé Cl. repens vil au niveau 1 de la haute-mer.
OBI. géogr. — Belle-Ile (.Lloyd) ; Biarritz ( Thuret et Bornet, au l’ort-
' ii'uxi : GCéthary (Sauvageon); Marseille (Thuret, épave); Alger ( Seurat,
il Jean Bart, dans la zone a Mytilus minimus).
82. — Cl. Gœlothrix Kützing, Phyc. gener., p. 272 ; Hauck, Mee-
rosalg., p. 447 ; Ardissone, Phyc. med., p. 221.
Icon. Kützing, Tab. phyc., IV, 70.
Touffes vert sale, parfois brunâtres ; filaments assez raides,
moins que ceux du Cl. trichotoma), larges de 200 y (175-250) ; articles
’ ô -î, fois plus longs que larges. Rameaux plus ou moins nombreux,
souvent opposés ou seconds. La caractéristique de cette espèce, ce
-ont les articles supérieurs des filaments qui deviennent plus courts
(fig. 10, D, E).
Cependant ce caractère n'est pas toujours net ainsi que le mun¬
irent les fig. 19, D, E, faites d’après un échantillon authentique pro¬
venant de Gènes.
CONTRAN HAMEL
Disl. géogr. — Antibes (Thuret et Borne!) ; C'alvi ( Soleirol).
Exsice. — Hauek et Richtev, n° 523 (Cl. repens) ; Phyc. Ital., u“ ISS ; Mazé
et Schramm. 171. 214, 94, 941.
XL — SPONGOMORPHA. Touffes compactes de filamenl
dressés bien développés, réunis par de nombreux rhizoides articulés
et parfois par des ramules contournés en vrilles. Filaments généra
lement plus gros et à articles contournés vers l’extrémité supérieure.
Cette section correspond à deux genres : Spongomorpha Kiitz. et
Acvosiphonia J. Ag., lesquels, d’après Wille, difTèrent par le nombre
des noyaux contenus dans chaque article. Dans le genre Spongomor-
pha les articles sont uninucléés ; ils contiennent plusieurs noyaux
dans le genre Acrôsiphonia. D'après ces données, le Cl. lanosa appar¬
tiendrait au genre Spongoniorplia et les autres espèces aux genre
Aerosiphonin. Les relations entre ces deux genres et le genre Clado-
phora sont encore très peu connues. On doit à. Kjellman une mono¬
graphie du genre Acrosipkonia.
A l’inverse des Ægagropila, li s espèces de celle section son
surtout répandues dans les mers froides ; elles se distinguent de-
ÆgagropUa par leur ressemblance avec les vrais Cladophora et leur
rhizoides articulés (généralement inarticulés dans les Ægagropila ,
A. Articles supérieurs de 200-500 /x de dia¬
mètre. 33. Cl. sacculifci«
B. Articles supérieurs de (40) 00-110 ^ de dia¬
mètre
Espèce de grande taille (5-10 cm.) sans
ramules enroulés. 34. Cl. arcta
Espèce de. grande taille, munie de ramules
en vrilles. 3(5. Cl. spinesccv
Espèce de petite taille (2-3 cm.) à aspect
de Vauchcria. 37. Cl. arctiusculi
(’. Arlieles supérieurs de. 15-30 /t de diamètre. 3,5. Cl. lanosa
33. — Cl. sacculifera Kiilzing, Sp. Alg., p. 389.
Iron. — Tab. phyc., III, 81.
Celte espèce haute de 6-10 cm. est remarquable par la largeur
de ses articles. A la partie supérieure ils ont 450 ^ de diamètre et sont
généralement 2-3 fois plus longs que larges ; plus bas leur épaisseur
Source : MNHN, Pari
QUELQUES CLADOPHORA DES CÔTES FRANÇAISES
73
diminue et ils n'ont plus que 200-300 x 300-400 g. Les rhizoides sont
assez abondants vers la base.
Celle espèce a été recueillie à Granville par Lenormand et c’est
d'après un échantillon nbrmand que Kützing a dessiné sa figure.
Giâee à l'amabilité de M. le prof. Viguier» j'ai pu étudier l’échantillon
authentique conservé dans l’herbier Lenormand. Cette espèce semble
bien différente du Cl. arcla par la grosseur de ses articles ; sur nos
côtes on n'a pas trouvé d’intermédiaire entre ces deux plantes, mais,
au Groenland, Rosenvinge a décrit une var. hystrix (= Spongomorpha
hyslrix Strômfell, Acrosiphonia hystrix Jonsson) du Cl. arcla ayant
jusqu'à 370 g de diamètre et reliée au type par des formes inter¬
médiaires.
Disl. flfogr. — Granville ( Lenormand ).
34. — Cl. arcta (Dillw.) Kützing, Phyc. germ., p. 363 ; Hauck, Mee-
resalg;. p. 44-5 ; C on ferra- arcla Dillwyn. Brit. Conf., p. 67.
Icon. - Engl. Bot., lab. 2008 ; Harvey, Phyc. brit., PI. 135 ; Ivüt-
ssinû, Tab. phyc., IV, 74.
Piaule haute de 5 à 10 cm., d'un beau vert, formant des touffes
plus ou moins hémisphériques que hérissent les extrémités des fila¬
ments, dans les plantes jeunes ; dans les plantes plus âgées les fila-
inenIs sont réunies en touffes compactes comme dans le Cl. rupcslri.--.
I es filaments sont droits, parfois presque simples, parfois très rami¬
es ; les rameaux sont irrégulièrement disposés, souvent alternative¬
ment seconds. Les articles .oui environ 60-110 g de diarn. (40-90 p
sec. Hauck) cl leur longueur varie énormément, 2-30 fois plus longs
que le diamètre ; ils sont çh général [dus courls vers la base et dans
le* individus âgés (fig. 20).
Cette espèce se reconnaît bien à ses filaments droits souvent assez
rigides sur le vivant et, sur h 1 sec. à son aspect irradié et brillant.
Elle vil à mi-marée, dans les flaques, aux endroits plutôt abrités ;
elle a été recueillie à Cherbourg, de février à juin.
Ilisl. iu’ojir. — riiKimoi Hc, ( Thnrct et liontcl ; Le Jolis, Alg. Chéri».,
"" 145: Hoheiincltir, Meeresalg., n 0 882) ; St-Malo (Lenormand); Brest
ii'rouan. Alg. Finish, n“ 37">) : Oukssant!; Belle-Ile {Lloyd, Alg. Ouest,
Kxsice. — Rabeultorsft Algen Fur., n» 1G03, 101 ; Cocks, Brit. Sea-Weeds,
"" 307 : I’Iiyk. ... 37.7.
-5. - Cl. lanosa (fioth) Kiitzing, Phyc. gêner., p. 209 ; Hauck,
Meeresalg., p. 447 ; L'un ferra lanosa Roth, Cat. HJ, p. 291.
74
CONTRAN HAMEL
Ion. _ Roth, Cal., 111, t. 0 ; Harvey, Phyc. brit., PI. 0 ; Kützing.
Tab. phyc., IV, 83.
Celte espèce forme sur les Algues ou les Zostères des iouffes
plus ou moins globuleuses, de 1 à 5 cm. de hauteur ; sur les Zoslère
elle forme souvent un lapis continu s'étendant sur 10 à 30 cm. Ce
touffes sont d'un vert laiteux, molles, spongieuses. Les filaments mou
ont un diamètre de 1(5-30 et portent des rameaux plus ou moins
FiG. 20. — Cl. arcla : fl, frase
de la plante avec ses rhizoi-
des (X 37); b, parte supé¬
rieure (X 8),
nombreux, épars par groupes et irrégulièrement disposés. Les articles
sont assez polymorphes et leur longueur varie de 2-6 (10) fois le
diamètre ; les inférieurs sont en général plus courts.
Celle espèce vil toujours en epiphyle sur diverses Algues ; Scy-
Source : MNHN, Paris
QUELQUES CLADOPHORA DES CÔTES FRANÇAISES 75
h,siphon Lnmcnlario, Ceramium rubrum, Gracilaria confervoides ,
Halopylis, olc., surtout sur le Polyides rotundus et les feuilles de
Zoslères.
Le Cl. lanosa est abondant en Bretagne, de février à juin. 11
disparaît alors jusqu’au printemps Suivant ; sous quelle forme vit-il
pendant celle période ? Nous le savons par Thuret et Bornet (Etudes
phyeol., p. 75) qui ont observé qu’ «on trouve souvent, immergées
dans le tissu cortical du Polyides rotundus, de grandes cellules ovoides,
renfermant de la rliromule verte. Celles-ci n'apparlienent pas au
Polyides ; ce sont des germinations de Cl. lanosa, dont les zoospores
>!• sont fixées durant l’été sur les rameaux du Polyides, et sont des¬
tinées' à se développer le printemps suivant».
Disl. (|(>ojjr. - - Lee (Hohcnuekcr, Meeresalg., n" 476) ; CHERBOURG (Thuret
ri Honni; Le Jolis. Alg, nmr. Cherb.. u # . n .) ; Granville (Pelvct. Leitormaiid) ;
Iles Chausey ! ; St-Malo!; Brest (C rouan, Al g. Finist., n" 374); Belle-Ile
l'I'Iiiirel) : Le Croisic {Lloyd, Alg. Ouest, u" 212).
Kxsire. — Cocks, Br». 8e» Weeds, n° 305; Phyfc. unlv., n” 270; Hoheuaekèr.
Alg. mur. exsiec., 103 et 476.
Var. uneialis (Muell.) Thuret in Le Jolis, Alg. Cherb., p. 03 ;
llanek, Meeresalg., p. 447 ; Conforta uneialis Muell. in Fl. Dan., I. 771.
Icon. — Harvey, Phyc. bril., PI. 207 ; Kützing, Tab. phyc., IV,
PO et 82.
Celte var. est plus dense et plus spongieuse que le type et elle
im me des loulTes plus inlriquées ; cela est dû à son habitai, car elle
vit sur les rochers el n’est pas épiphyte comme le type. Elle croît
i> basse mer, de juin à août.
Disl. géogr. — Calvados ( Chauvin ) ; Gatteville ( Thuret et Bornet ) ;
Cherbourg i .Thuret et Homel. Le Jolis, Alg. Cherb.. n° 105); Granville (Brc-
bisson) ; St-Malo (Thuret et Borne!) : Belle-/le {Lloyd, Alg. Ouest, u” 357).
Exsicc. — Aresehoug. 77. 130. 335; Rabenhorst, Alg. Europ., n* 1604.
30. — Cl. sgineseens Kützing. Sp., p. 418 ; Tab. phyc., IV, 75.
Espèce de grande taille, caractérisée par la présence de ramules
enroulés en vrilles et pointus qui assurent, avec les rhizoides, l’en-
< hevètremeiïf des touffes. Morbihan ( Lenormand).
37. — Cl. aretiuscula Kützing, Sp. Alg., p. 418 ; Tab. phyc., IV, 75.
Par les dimensions de ses articles cette espèce se rapproche du
CI. ardu, mais elle semble bien caractérisée par sa petite taille (2-3 cm.
de hauteur) cl par son aspect extérieur. D’après Grouan (Fl. Finis!.,
76
GONTRAN HAMEL
p. 127) elle vit sur les roches couvertes de sable vaseux, à la limite
du flux où elle forme de petits coussinets qui ont l’aspect d’un Vav-
cheria. Elle a été distribuée par les frères Crouan sous le n" 370, dans
les Alg. mar. du Finis!. Kützing l'a décrite d'après un échantillon
du Morbihan recueilli par Lenormand.
La Station biologique du Volga
à Saratov (U. R. S. S.)
par A. I.. B RH N ING
Directeur île lu Station)
I La Station biologique «lu Volga fut fondée on 1000 auprès de la
Société des Sciences naturelles. A celle époque l’étude des eaux
«lu uoes, celle des fleuves en particulier, était à ses débuts. Ce fut la
première station fluviale d’Europe, crée six ans après la première
■ .-la lion du monde, celle de Havana (Illinois), aux Elats-LJnis. ,
B Les premiers travaux de la nouvelle Station furent consacrés
| .'i l'élude' de la flore et de la faune du fleuve. Parmi les premières
l'iiliications nous trouvons les travaux de Rei.ekiiontsev. Pei*a. Zykev,
skohikov et Meissner qui nous font connaître le phytoplaneton, les
Protozoaires, les Rolifères et les Crustacés.
En 1003, Zykev publie son grand.ouvrage sur la faune aquati-
I que du Volga {Bull. Soc. .Vu/. Moscctu), travail basé, sur les Gollec-
■ lions de la Station.
I L'élude, faunistique et floristique fut poursuivie, le domaine des
| observations continues s'élargit peu à peu et la Station prit part à
■ des travaux de pisciculture, en particulier, sur l’élevage du sterlet
I \cdpenser ruUvnus ) et du Saumon du Volga (St&nodus loucichlhis).
Lavrev, Sauusov et Pi.otnikov s’occupent des vers, Redko, des
I libellules, Meissner, Dickson el Behnino, do la biologie, du sterlet
■ ' I du hareng du Volga ;Caspiulosa h'cissleri). l'n certain nombre de
I spécialistes étudient les collections de la station : Aannandal, les
B bryozoaires : Kirkpatrick et Resva, les Spongiaires ; Thor, les Hy-
■ diachniées ; Sirotinina, les ïthyncholes ; Mikoletski, les Nématides ;
I Mtchaelsen, les Oligochètes ; Ulmer el Martynov, les Ephemeroplè-
B res el les Trichoptères ; Behnino, les Amphipodes ; Lenz, les Ghirono-
mides. Des travaux spéciaux sont consacrés aux parasites des pois-
i. h. bêhntn'g
78
sons (Lavrov, Levachov, Kostylev), à l'hydrologie el à l’hydrochimie
du fleuve (Fofonoy, Radychtchov), aux Phanérogames aquatique
Janichevskj) et auxCulicides et à la Malaria (Lepneva, Martini).
Après ces études sur l’ensemble de la biologie des environs dp
la station, il fallait élargir le domaine des recherches en étudiant lu
haute et la moyenne Volga ainsi que ses affluents les plus intéres-
sanls. C’est alors seulement qu’il deviendrait possible d'expliquer
l'origine de la population aquatique du bas Volga et leurs rapport
avec les divers facteurs du régime fluvial.
Les tributaires du Volga étudiés furent l'Irgis. l’Eruslan, l’0k.-<
et la Kama (cf. Behning 1913, 1919, 1921). Le lac Beloé, lac olign
trophe, situé dans la partie Nord du gouvernement de Saratov, fui
également éludié par Dixon el Keller (1921). Enfin, en 1922, un
expédition fut entreprise dans le but d’étudier tout le fleuve, de Tve-
à son embouchure (3256 km.). Celte expédilion fut complétée le
années suivantes et permit de réunir des matériaux de grande valeur
sur la vie du fleuve en général.
Actuellement la station s’occupe d'aperçus généraux sur cha¬
cune des grandes biocoenoses, En 1924 le premier travail de <
genre fut publié (Behning 1924). Les travaux en .préparation por¬
teront sur le plancton, le Neuslon, le Necton el le Pe'riphyton. t
terme désigne les associations qui habile les objets introduits par
l’hottime dans l'eau el plus exposés au courant et à la lumière qic
les objets naturels (pierres, troncs, etc.). Les plus intéressants <1
ces associations sont celles qui se rencontrent sur les coques d>
navires. Ou rencontre dans la partie subaqualique de ces navires
une Liocoenosa qui rappelle celle des sources el des torrents (Veiu -
NtKHIN, Diakonov 1925).
L’étude du plancton montre que dans le lit propre du fieu
on est en présence d'une combinaison précise dp formes qui es r< -
trouve chaque année s'enrichissant ou s’appauvrissant suivant h -
saisons par des migrations verticales. Celte combinaison compoi ■
relativement peu de formes, mais ces formes se développent • n
masse à certaines périodes déterminant comme dans les bassii -
stagnants, la floraison du fleuve (fleurs d’eau).
Le neuslon esl assez pauvre mais d’un grand intérêt comme
neuslon passager. A celle catégorie se rapporte tout ce que le fleuve
charrie à sa surface surtout pendant les hautes eaux : flocons d’éru-
Source : MNHN, Paris
La station biologique du volOa
79
me amas de détritus flottants renfermant, des graines, des kystes,
des œufs, des plantes à différents stades, des animaux vivants au
ii ( )i*d du lleuve. Tout ee neuslnn se répand dans le fleuve, d'amont
en aval.
Au contraire, dans le henthoS il y a comparativement beaucoup
de formes qui se déplacent d'aval en amont ; à cette catégorie se
rapportent beaucoup de Crustacés marins (surtout des Amphipodes)
qui remontent jusqu’aux sources du lleuve ainsi qe certains Mollus->
ques et Vers qui ont pénétré jusque dans d’autres bassins.
Le necton comprend 68 espèces de Poissons parmi lesquels les
• -1urgeon- i Accipenser ruthenus , Guldensladli. slellalus, nudivenlris).
Saumon du. Volga Slenodüs leucichfhys), les Harengs iCaspia -
Insa Kessleri, volgensis. cas pin) et les Lamproies (Caspiomyzon 1! u-
1 /ni‘ii) sont d'un grand intérêt.
En dehors de l’étude des biocoenoses du lit du fleuve, la station
- occupé beaucoup de la biologie des nombreuses et très intéressan-
h's masses d'eau des terrains inondés au printemps. La répartition
O'' i'es masses d'eau, leurs populations, l’adaptation des organismes
aux dessèchements périodiques et à l'inondation de printemps, le
rôle économique de ces masses d'eau sont les principaux problèmes
à l’étude.
Les questions de biologie appliquée sont légèrement étudiées.
Ainsi que nous l’avons déjà noté, la station prend une part active
aux recherches de pisciculture, surtout pour l'élevage des sterlets.
Curant ces dernières années environ 500.000 alevins sont élevés
haque printemps aux environs de N'eVodevitrhié (500 km. en amont
Oc Saratov). Ou étudie les Culcides, les Simulides et les épidémies
qui leur sont liées (Behninu 1024, Lepneva 1021, Martini 1926). Les
puits des environs de la ville et l’égout du Volga sont aussi l'objet
d'investigations biologiques.
Le troisième champ d’activité de la station consiste en travaux
; dagogiques et populaires. Chaque année des cours ont lieu pen¬
dant l'été pour les étudiants des écoles supérieuses (Universités, etc.) ;
'■s cours portant sur l’hydrobiologie en général et surtout sur la
l otamobiologie. Dans un musée spécial consacré à la biologie du
Volga on organise des conférences populaires gratuites sur la vie
du fleuve, la pisciculture et l’appréciation sanitaire de l’eau.
Actuellement la station est une institution d’Etat ; le personnel
comprend dix personnnes et occupe la plus grande partie du bâti-
80
U L. BÉHNINf!
me ni de la Société des Sciences Naturelles (PI. , fi?- I)- Elle Pos¬
sède un laboratoire de pisciculture et un lialeau à moteur, le « Na¬
turalise » (PI. , fig- 2), sur lequel eut lieu l'expédition de Tw
au delta.
La station édile les publications-suivantes : I " les « Travaux
vol. I-VIll, 1000-1920; 2" les « Monographies », N" I, in-i
pp. 1-398 ; 3" la « Revue russe d’Hydrologie », vol. I-Y, 1921-192,'
Sara lui:, avril 1920.
Revue Algolouique.
Tome IV.
La Slation biologique du Volga
Fig. j. — L'immeuble de la Société des Sciences Naturelles,
siège de la Station Biologique du Volga.
Source : MNHN, Paris
Les Algues de VigO
par Gontrax HAMEL
Les Algues dont il est question ci-dessous, ont été recueillies
septembre 1927, dans les localités suivanëts :
1° à la pointe de la presqu’île qui sépare la ria de VigO de la
I cia de Ponlevedra, à Cangas, Nerga, Aldan, Bueu et, sur la mer
ouverte, au bas de la haute falaise où se trouve Donon ;
2" à Ponlevedra ;
il" à Bayona de Galicia ;
1” à La Guardia et à l’embouchure du Minho.
Toute la côte est composée de roches granitiques. La partie
I qui sc trouve face au large appartient au mode battu ; les bords de
I );i ria de Vigo que protègent les îles Cies et qui est célèbre par l’abri
sûr qu'elle offre aux navires, appartiennent au mode semi-battu et
le fond des anses au mode abrité.
I. — Bords de la ria. — Si on étudie les Algues de la ria de
Vigo à Cangas ou à Bayona, on rencontre trois ceintures bien carac¬
térisées : a ) ceinture du Fucus vesiculosus var. evcsiculosus; b) cein¬
ture des Himanlhalia-Bifurcana; c) ceinture des Laminaires. Dans
toute celte partie de la ria, l’eau est très pure et il n’y a pas trace
: de vase.
A) Ceinture du Fucus vesiculosus var. evcsiculosus. — Cette
ceinture est haute d’environ 1 m. ; les Fucus sont abondants et de
tu*lie taille, souvent presque réduits à la nervure centrale. Les ré-
'•eplaeles sont unisexués, souvent marginés, alternes et aplatis.
Entre te? Fucus croissent de nombreux Gii/artina et Gelidium :
lli'juriina pistillala, G. Tcedii, G. mnmillosa et G. acicularis ; Gcli-
iiiuiit pulchellurn, G. alICnualum. Sur le bord des flaques se trouvent
de grosses touffes roussàlres de Caulacavthus uslulalus.
Au-dessus des Fucus se rencontrent par places des Lichina abon¬
dants supportant, en septembre, de nombreux Hiihilùria bullala.
(i. HAMEL
82
Dans les endroits plus battus par le rossai' vivent des touffes de Por-
nhyrn umbilicalis.
Dans les flaques assez nombreuses et peu profondes on peut
recueillir : Lilhophyllum inc rusions, lira Lncluca, Cladophora ulri-
tuiÿm. Erileromorpha ramulosa, E. compressa. Cladostephus verii-
cillalus. Halopteris scoparia, Diclyola dicholoma, Scylosiphon Lomm-
tarin, G-ratelbupia dicholoma, Chylocladia tomlosa , Scinaia futcfil¬
iale, Gclidium pulchellum., Chondria cærulesccns, Ceramium rubrvm,
Gigarlina Tcedii, Corallina officinales, etc...
Dans les flaques du niveau supérieur, aux endroits calmes, sc
trouve la f. Cornucopiæ de YEnlcromorpha inlesiinalis.
B) Ceinture des Himanlhalm-Bifürcaria. — Elle possède à ] u
lires la même, largeur que celle des Fucus. Soit I m. environ. Dans
les endroits calmes, c'est le Bifurcaria qui domine ; au contraire,
dans les endroits battus, c'est Vllmanlhalia. Les //. toréa qui viwul
le plus haut sont remarquables par leurs lanières aplaties et très
élargies ; plus bas ils ressemblent à ceux de nos côtes.
Sur les rochers croissent : Ch»ndrus crispas. Gigarlina pislülata ,
Codium lomenlosum, Gclidium aUenualum, Cyslôscird ericoides.
Dans les flaques se trouvent : Cladophora llulchinsiæ, Cl. albidu.
I I. pcllucida. Codium lomenlosum. Cystoscira fibrosa, C. ericoides.
Lealhesia êifformis. Didyoptnis, polypodioides, Gclidium aUenualum.
l'Ierocladia capillaire, Ggmnogong-rus norvégiens, Chylocladia oral h.
Cryplopleuro lacerala , Bhodophyllis bifide. Rh. appendiculala, Aidi-
UtamnionrUa soi ni&nsis.
Dans les fentes où la vague monte et descend avec bruit vivait
de nombreux Schizymenia Dubyi.
(, Ceinture des Laminaires. — Les premières Laminaires re¬
montent parmi les llimanlhalia. L’espèce qui se rencontre le plus
haut ,.st le Laminaria pallida var. iberica, puis vient le Saccorhiza
bulbosa. Le L. saccharine se rencontre par places dans les ruisseaux
sableux, mais il est plus rare que les deux autres espèces ; cependant,
parmi les épaves de La Guardia, il était plus abondant que le L.
pa/lida, ce qui semble indiquer que son habitat est Surtout sut 'lit¬
toral.
XI. — Anses abritées. — Si l’on pénètre dasn une des nombreuses
anses que termine une belle plage de sable fin, la ceinlure des
Fucacées est plus complexe.
Source : MNHN, Pari
Les algues de vigô
§8
Au-dessus des F. vesieulosus apparaissent quelques touffes de
Prlvetia canaliculala souvent réduit à une forme naine (f. nana)
qui correspond à la f. limitaneus du F. platycarpus et où les récep-
lacles paraissent presque sessibles. Dans les endroits très calmes,
les (halles sont bien développés et atteignent 10 cm. de hauteur.
Le F. platycarpus suit un développement parallèle. Dans les
anses tout-à-fait abritées, se trouvent des touffes, toujours clairse¬
mées, hautes de 10 cm. environ ; si on avance vers des rochers plus
batlus, les touffes diminuent de taille, se présentent bientôt sous la
f. limitaneus et disparaissent.
Sur les mêmes rochers des endroits calmes existe le F. vesi-
rutusus bien caractérisé avec de nombreuses vésicules. Les touffes
atteignent 25 à 80 cm. de longueur et les réceptacles, plats et mar-
correspondent aux réceptacles d’été des Fucus de nos côtes.
Hans ces fonds d'anses, les Himatühalia sont rares ; au eon-
I ii" les Bifurcavia forment parfois de beaux lapis.
11. — Mer ouverte. — La falaise, telle que je l’ai vue au-dessous
il" I "non, loulc la côte entre le Cap Sillern et l'embouchure du Minbo
I ‘dînes par les grandes vagues de l’Océan. Il n’y a plus ici
d" Fucus, sauf exceptionnellement sur quelques rochers écartés que
| m, l'.ye une masse de roches plus hautes.
A Uonon les rochers énormes amassés au bas d’une falaise
] re-qu à pic de 100 m. de hauteur, montrent des touffes éparses de
Fbi-phyra umbilicalis, puis, plus bas, des tapis de moules que reeou-
'" nl de .grosses touffes de Ceraminm acanlhonolum ; avec quelques
II l: i'iphonia macrocarpa. Dans les fentes que lèchent les vagues
r 1 abondamment le Tenarca torluosa. A l'embouchure du Minho
I'- rochers supérieurs porta ien! des rit a lion hclmiriümides f.
faillira.
l'Ins bas les pentes de roches sont couvertes d’un Chondms
Vns l‘ ,ls do grande (aille, de lapis serrés de Pterosiphonia coniplanata
11 de touffes de Lawrncia pinnatifida parmi lesquelles vivent:
Pl"Ciimtuin corcincum, Lomcntaria articula ta , Pohjsiphonia Brodiæi,
P. macrocarpa.
Los IFmanlhatia forment une ceinture nèlie et pendent sur les
f' 1 " - des rochers. Les Bifurcaria sont rares. T.a plu- abondante des
Mm maires est ici le 5. bulbosa.
Source : MNHN, Paris
84 g. hameî,
A La Guardia, sous les rochers surplombants se trouvaient
abondamment le Plumaria elcgans et le Callithmnion tetricum.
XV. — Végétation DES ot’VETTES. — Il y a lieu de distinguer,
comme en Bretagne, les cuvettes des rochers battus de celles des
endroits abrités. Les premières sont caractérisées, comme sur nos
côtes, par le Lilhophyllum incrustons et les Corallines (pour la \é-
gétation qui accompagne ces deux espèces, voir plus haut).
Dans le fond des anses, les cuvettes sont à moitié remplies de
salile et elles présentent les plantes caractéristiques habituelles :
Gracilaria confervoid.es, Ahnfcllia plicata. Gymnogongrus Griffiths «>.
A la base des rochers ensablés se trouvent le Laminaria saccharine
et le Graleloupia filicina.
V. — Région subuttorale. — Aucun dragage n'a été effectué,
mais j’ai assisté à Bueu à la relève d’une senne par des pécheur-.
Le fond de la ria y semble, d'après ce qu’a ramené le filet, formé
de coquilles et do maori ( Lithothamnium calcareum ); sur ces co¬
quilles et supports étaient fixés : Scinaia suheostata, Gracilaria nml-
liparlita, Anlühamnionelto samiensis, Compsolhamnion tkuyoides.
rruoriclla Duhyi. Cryplunemia Lachica. -T'ai recueilli en outre quel¬
ques Saccorhiza et un seul speciinen de L. pallida.
A La Guardia, les épaves étaient extrêmement abondante- cl
donnaient lieu à un trafic assez actif entre les pêcheurs qui les re¬
cueillaient et les paysans qui venaient au port charger leurs petits
à il es. Les tas de goémon étaient surtout composés de Saccorhizn.
h. saccharina, Desmareslia aculeala, D. ligulata, Dclesscria sanrjtii-
nca. Schisymenia Duhyi ; parmi ces Algues se trouvaient quelques
h. Cloustoni.
VL — Fond de i.a ria de Pontevedra. — J'ai remonté la rive
méridionale de la ria de Pontevedra. L’influence de la mer se faif
sentir longtemps ; les plages sont de sable fin et la vase n’apparaît
que, dans le fond de la ria. Mais la base des roches s’ensable de plus
en plus et la llorc s'appauvrit.
.l’ai pu noter l’endroit jusqu’où remonte le F. vesiculosus. J'a>
recueilli la dernière touffe à 1300 in. de Pontevedra, près de la roule
de Marin ; à 2 km. il y avait encore de beaux Pelvelia, une ceinture
nelle de Fucus vesiculosus sans vésicules, et une ceinture bien dé¬
veloppée de F. cergnoides. Je n’ai malheureusement pu déterminer
Source : MNHN, Pat
LES ALGUES DE VIGO
85
IViidroit exact où cette dernière plante fait son apparition dans la ria.
Tous les quais de Ponlevedra sont recouverts de F. ceranoides.
Sur la rive droite de la ria, près de la ligne de chemin de fer qui
, iinduit à Santiago de Compostela se trouve un vaste pré à Sali-
ornes soumis à l’iinfluence des marées. La vase est noire et pat-
place recouverte d'un beau tapis vert de Vauchoria.
Je n'ai pu étudier le fond de la ria de Vigo qui est plus complexe
et probablement plus intéressante. Près de Rcdondela se trouvent de
vastes prairies de Vauchcria.
Liste des espèces recueillies
1. — l’Iaeonin vesiculosa Schousbœ. — Port de la Guardia, sur
le.' pierres, entre les Fucus.
2. - Rhularia Imllata Berk. — Très commun en septembre,
-ur tous les rochers ; formait de larges plaques au- niveau des Li-
i hina pygmæa et souvent sur ce dernier.
3. — Hyclla cæspitosa Bot-n. el Flab. — Vieilles coquilles sur
la plage de Nerga, en compagnie du Masliÿpcoleus tcslarum.
4. - - U va Lactuca L. — Parmi les formes si nombreuses de
Me espèce, deux se distinguent : f. lulissiina, grandes lames llotlant
nu fond des anses tranquilles ; f. crispalci, très petite, en courtes
fîmes déchiquetées sur les rochers battus.
5. Bryopsis pltinvosa Ag. — t'n seul échantillon, dans une
llnquc à Donon.
0. — Cladophora Huleliinsia- 'Dillw.) Rütz. — Dans une llaque
•'xposée, au niveau des llimanlhutia, Bayona.
— CI. utriculosa Kütz. — Dans les llaques exposées, Bayona.
Bueu.
8. — Cl. reclangularis üi-ilf. Harvey. - - Hejelé en pelotes nom¬
breuses roulées par le flot, à Bayona, sur le bord oriental de Tisthmo
•l'n relie le palais de Moule Real à la terre ferme. Il doit croître
abondamment dans le fond de la ria de Bayona.
Celte nouvelle localité est intéressante parce qu'elle relie celles
de Bretagne el de l’Adriatique où celte rare espèce a été signalée.
0- — Cl. albidu (Huds.) Ivülz. — Bueu, sur les rochers au niveau
des Uimanlhalia.
Source : MNHN, Paris
G. HAMEL
86
10. — CI. pellucida i,Huds.) Kütz. — Sur les rochers à très basse
mer, Cangas.
11 . — Rhizoelonium riparium (Roth) Harvey. — Sur les quais
de Pontevedra.
12 . — Rh. Kochianum Kütz. — Dans les flaques supérieures,
à l’est de Vigo.
13 . _ uioLhrix subflaccida Wille. — Cangas. Flottant dans mie
flaque supérieure parmi des débris d’Algues.
15 . — Chælomorpha Linuiti (Fl. Dan.) Kütz. 1< ilaincnls é
300 n environ rejetés en pelotes, sur la plage de Bayona, en mnii"
temps que le Cl. leclangularis.
10 . — Enteromorpha ramulosa (Engl. Bot.) Ilouk. - Abomlni!
partout sur toutes les Algues.
17 . — k. intestlnalis b- Grev. C. n Pontevedra • • I dans r<
prés à Salicornes. Abondamment rejeté par le Minho, à La Guardia.
La f. Curnucopiæ Carm. est fréquente dans les flaques au-de> n-
du niveau supérieur moyen des marées.
18 . — E. compressa 1 L.) Grev. — Dans les flaques, Cangas, '
non, Bayona, La Guardia.
19 . _ E. Linza (L.) J. Agardli. — Dans les flaques, La Guar'U
20. _ E. elalhrata (Roth) Grev. — La Guardia .
21 . — E. torta Reinb. — Dans les flaques supérieures, à l'est (k
Vigo.
22. — Vaucheria sp. Wor. — Forme de vastes tapis verts -ur
la vase noire des prés à Salicornes, Pontevedra, Bayona. Stérile.
23. — Codium tonieiitosum (Huds.) Stackh. — Abondant à b
mer et dans les (laques.
24. — Cystoseira flbrosa A g. — Nerga, Bayona. Abondant daiié
quelques lluques exposées, au niveau inférieur de Vtlimanlh ilk
lovi-a, en individus de 10 à 40 cm. de hauteur ; certains stériles nm
de nombreuses vésicules, d’autres sans vésicules, mais portant de
nombreux réceptacles. 11 m’a semblé que la lige était moins api die
que dans les échantillons des côtes françaises.
25 . _ Cystoseira ericoides Ag. — Nerga, Aldan, Bayona.
Plantes de 20 à 30 cm., sur les rochers plus abrités. A Nerga certain^
avaient de nombreuses vésicules, d’autres, croissant à côté des pre¬
miers, eu étaient dépourvues. A Bayona, quelques échantillons por¬
taient des réceptacles.
20. — Cystoseira concatenata C. Agardh. — Je n’ai rencontré
Source : MNHN, Pari.
LES ALGUES DE VlGO
87
celle espèce qu’une seule fois, à Nerga, où la plage était couverte
,l„ frondes rejetées. Elle doit croître au large et avoir été rejetée
par un courant favorable.
27. — Fucus platycarpus Thuret. — Commun en petites toutTes
i- ili'cs dans les endroits abrités. Si le rocher est un peu exposé, le
/’. platycarpus se présente sous la f. limilancus type avec des ré¬
ceptacles presque sessiles ; dans les endroits toul-à-fait calmes,
il : i h s le fond des rias, les touffes peuvent atteindre 10 cm. de hauteur.
28. — Fucus vesiculosus L. — La var. evesiculosus est la plus
commune, elle croît sur tous les rochers de la ria un peu exposés.
I ans le fond des rias où la mer est toujours très calme, apparaît la
forme vésiculeuse. Gangas, Nerga, Aldan, Bayons. A l’embouchure
du Minho se rencontre la var evesiculosus.
29. — F. ceranoides L. — J’ai dit plus haut que tous les quais
de Pontevedra étaient couverts des frondes de ce Fucus ; je l'ai
recueilli aussi à l’embouchure du rio qui se jette à Loira dans la ria
de Pontevedra. Je ne l’ai pas rencontré dans le Minho ; il m’cuL
probablement fallu remonter très loin ; 1’inlluence marine se faisant
-ciilir jusqu’au-delà de Tuy. Les échantillons étudiés étaient dioïques.
80. — Ascophyllum nodosum Le Jolis. — Je n’ai vu cette espèce
qu'en une seule localité, sur les rochers abrités qui se trouvent à
l'embouchure du Minho, rive droite où le P. Luisieh me l’a fait ro-
ili'T. Elle croît au niveau inférieur du F. vesiculosus var. evesicu-
l»sus. Elle est surtout abondante Sur les parois verticales des rochers.
I - frondes ont de to à 30 cm. de longueur et ne présentent aucune
' -unie; les réceptacles sont abondantes et nettement distiques.
LM. nmlnsum se trouve ici à la limite méridionale de son aire,
l Pclvelia eanaliculata Dec. et Thuret. — Dans les endroits
c.' 1 hues, au fond des rias, sur les rochers qui émergent durable se
''' "Cnnlwnl des échantillons bien développés, avec des réceptacles
if• n 11 ■ ceux. Dans les endroits moins calmes, où croît la var. evesi-
culosus de F. vesiculosus l'espece est représenté par une f. nana
i -Muinenl comparable à la f. limilancus du F. platycarpus. La
i 1 ode n’a plus alors que 1 ou 2 cm. de hauleur et les réceptacles
•-•'inblent presque sessiles. *i •
Certains individus ont la curieuse anomalie de présenter des rc-
'■'•placlcs intercalaires., le thalle continuant sa croissance au-dessus
de la fructification.
Le P. canaliculala est assez répandu dans toute la région.
Source : MNHN, Paris
32. — Biftm-aria tuberculata Stackh. — Commun partout, au
niveau de YHimanHialia. Dans les endroits battus c’est ce dernier
,| U j domine ou existe seul ; dans les endroits calmes c’est le Bifur-
envia qui a la prépondérance ou existe seul.
Xi. — Himanthalia Lorca Lyngb. — Commun partout (Cf. Bifur-
cariai tant en cupules végétatives qu’en lanières fructifères. Les
plantes les plus élevées sont remarquables par leurs lanières aplaties
et assez courtes.
J'ai recueilli un fragment d'Halidrys siliquosa, de 20 cm. de
longueur, rejeté à Bayona et qui paraissait avoir tlotté longtemps.
Dans ces conditions il semble préférable d’attendre une autre ré¬
colte pour compter cette espèce dans la flore de Vigo.
34 . _ Diclyola dicholoma Lamour. — Dans les flaques, au niveau
de Vlfimanlhalia. Bueu, La Guardia.
La var. implexa n'est pas rare. Nerga, Bueu.
35 _ Dictyoptrris polypodioides Lamour. — Dans les flaqm-,
Bueu, Bayona.
30 . - Taonia atomaria J. Agardh. — Un seul échantillon recueilli
dans une flaque à Bayona.
37 _iMiyllnria reniforniis (Lamour.) Roslaflnsfey. — Abondam¬
ment rejeté à La Guardia et à Bayona. La plupart des échantillons
étaient digités et avaient 10 à 30 cm.
38. — Saccorlii/a lmlbosa (Lamour.) La Pyl. — Très commun
dans toute la région, aux endroits exposés et semi-exposés.
30 . _ Laminaria saccharina Lamour. — Assez rare en place:
dans les ruisseaux sableux, Nerga. En épaves très abondantes à La
Guardia, ce qui semble indiquer qu’elle croît à un niveau plus bas
que le Saccorhiza et le L. pallida var. iberica.
40. — L. pallida Grev. var. iberica nov. var. — Maculis ru'</"'s
lypi carenlc. Cette Laminaire est extrêmement abondante dans tous
les endroits calmes ou semi-exposés. Le slipe est court et la lame
est toujours divisée. Le slipe et la lame présentent des canaux mu-
cifères ; à cause de ce caractère Borne! a rapproché cette Laminaire
du L. pallida du Cap de Bonne-Espérance. Cette dernière espèce est
remarquable par la présence de petites taches noires nombreuse!
qui parsèment toutes les lames. Il n’est pas certain que l’Algue de»
côtes ibériques qui est complètement dépourvu de ces taches appar¬
tienne à la même espèce.
Revue Algologiquë.
Tome IV.
Deux photographies prises à Cangas. à basse mer. sept. 1927; en haut, Hi-
de Laminaires (Saccorhiza bulbosa et Lammnria pallida).
Source : MNHN, Paris
LES ALGUES DE VIGO
41 _ L. Clousloni Le Jolis. —'Quelques beaux échantillons ont
,-.té recueillis en épaves à La Guardia et à Bayona.
42 . — Sphaeelaria eirrosa A g. — Sur Cyst. nricoides, Aldan.
4 :\ — Haloptcris scoparia Ag. — Nerga, Bayona, La Guardia.
Commun dans les flaques.
44 . — Cladostephus spongiosus Ag. — Dans les flaques, Aldan,
Nerga.
45 . — d. vertlcillalus Ag. — Epave à Bayona.
40 . .— Colpomenia sinuosa (Rolh) Derb. et Sol. — Bayona.
47 — Asperococcus eompressus GrilT. — Aldan, dans une flaque
sableuse.
4 g _ Srytosiphon Lomenlaria Endl. — Dans une flaque assez
élevée, à Bayona.
49 . _ Desniarestia ligulata (Light.) Lamour. — Extrêmement
abondant en épaves à La Guardia.
50. — D. aculeala (L.) Lamour. — Avec le précédent et aussi
commun.
51. — Elachistea fueicolû Fries. — Abondant à Cangas et Nerga.
52. — Leathesia difïorinis Aresch. — Commun sur les rochers.
53 . _ Myrionema vulgare Tliur. — Commun sur les Ulves et
les Enteromorphes.
54. — Italfsia verrucosa J. Ag. — Sur les rochers, à basse mer.
Cangas, La Guardia.
55. — Eclocarpus secundus Kütz. — Sur Saccorhiza, Bueu.
50 . — E. vireseens Tliur. — Sur Himantlialia, Bueu, Cangas.
57. — E. Hincksiæ I-Iarv. — Commun sur les lanières du Sac-
corlnsa.
58. — E. confervoides Le Jolis. — Donon.
50. — E. siliculosus Lyugb. — Sur les Fucus, commun.
Ou. — Ervthrotrichia carnea (Dillw.) J. Ag. — Dans une flaque
sur des Corallines, Nerga.
61. — Porphyra umbilicalis (L.) J. Ag. — f. pudica Hamel in
Bolet. Soc espan. de Hist. nat. La forme que l’on rencontre abon¬
damment sur les rochers exposés, de toute la région diffère par les
earpospores distribués en 4 strates et non en 2 comme dans la forme
des côtes françaises. Il en résulte que la fronde est, dans les échan¬
tillons femelles, bordée d’une marge rouge plus ou moins large. Cette
Algue est commune sur tous les rochers, à haute mer.
62, — Nemalion helminthoides (Velley) Batters f. lubrica (Duby)
Source : MNHN, Paris
90
G. HAMEL
Hamel, Flor. de France. — Sur les rochers, à mi-marèe, à l'embou¬
chure du Minho.
03. — Scinaia furcellata (Turn.) Biv. — Dans les flaques, à mi-
marée, Bucu, La Guardia.
04. — Se. subeostafa (J. Ag.) Chemin. — Bueu, ramené par 1
senne, fixé sur les coquilles, le maerl ou les petils cailloux.
05, — Gelidium sesquipédalo Thur. — Abondant sur les rochers
à basse mer ; Cangas, .N'erga, Donon, Bayona.
CO. — G. aüemialum Thur. Sur les rochers, a basse me:
commun. Cangas, Nerga, La Guardia.
07. — G. pulrhellum Kiitz. — Abondanl, Cangas, Donon, Bueu.
La Guardia.
08. — G. piisillum Le .loi. var. piilvinalum (Kiitz.) Feldm. -
Port de La Guardia, entre les Fucus.
(50. — G. crinale Lamour. — La Guardia.
00 bis. — G. fasciculation nnv. sj>. - Plante rouge foncé, noir¬
cissant par dessication, haute de :? à 8 cm., formant des touffes sur
les rochers. Filaments arrondis porlanl des rameaux peu nombreux
Ccliiliiitn fasciculation nov sp.
( X J 2 )
Source : MNHN, Paris
LES ALGUES DE VIGO
91
vers la base, plus nombreux vers le haut, ramifiés à leur tour. Ces
rameaux se terminent par des bouquets touffus de cystocarpes qui
s’étagent le long du filament et donnent à la plante un aspect parti-
ailier. Les cystocarpes sont prolongés par une pointe.
Celée plante peut être comparée au G. crinale par ses filaments
arrondis et la forme de ses cystocarpes, mais dans cette espèce ils
ne sont jamais aussi nombreux ni les glomérules aussi étagés. Elle
sc rapproche par ces glomérules du G. spinulosum, mais elle ne
porte, jamais d’épines.
La -Guardia, dans les llaques, à mi-marée.
71. Plerocladia capillaoea (fimel.) Born. et Thur. — Abondanf ;
Cangas, Nerga, Bayona, La Guardia.
73. Ciuilaeanthus uilulalus (Mort.) Külz. — Commun sur le
bord des llaques, à haute mer.
7:t. Dumoulin liliformis Lyngb. J. Ag. — La Guardia. Echan¬
gions vieux, à extrémités verdies.
74. — Dilsea celui is Slackh. - Dans une flaque, à basse mer,
La Guardia ; ramené par la senne, Bueu ; épave, Bayona.
75. — Grateloupia lilieina W ulf. .1. Ag. — Dans les llaques
-aLieuses, Aldaii, La Guardia.
70. — Gr. dichotoma J. A g. - Dans les llaques élevées, Bueu,
Bayona.
77. — Oyplonemia Lacluca Ag. — Ramené par la senne à Bueu.
78. — Schi/.yincnia Dubyi (Chuv.j .1. Ag. — Abondant dans les
lissucos où monte et descend la vague, dans les endroits exposés,
Donon, La Guardia ; épave à Bayona.
79. — Cruoria pcllita Fr. ? — Echantillon stérile difficile à dis¬
tinguer du Pelrocelis ilruenkt.
80. - Cruoriella Dubyi Sehm. — Sur les coquilles ramenées
par la senne, Bueu. ,
81. — l’eyssonnelia atropurpurea Crouan. — Sur les rochers,
à basse mer, Cangas.
82. Schmil/.iella cndolphlæa Born. et Bail. — Dâns le Clado-
phora pdlucida, Cangas.
83. — Corallina officinalis L. — Commun dans les flaques in¬
férieures.
81 C. squauiula Eli. et Sol. — Sur le Cysloseira ftbrosa, Bayona.
8 ^- — Jania rubens Eli. — Rejeté à Bayona,
Source : MNHN, Paris
<ï. HAMEL
92
86. — Jaiiia longifurea Zan. — Cangas.
87. — Mesopliyllum lichenoides Lem. — Abondant sur les Cys-
toseira et autres Algues, à basse mer ; Cangas, Donon, Bayona, La
Guardia.
88. — Lilbopbyllum inerustans Philippi. — Dans toutes les Uri¬
ques des rochers exposés.
89. — LHlioMiamnion Lenormandi (Aresch.) Fosl. — Commun
sur tous les rochers battus.
90. — L. ealcaretim (Eli. et Sol.) Aresch. — Ramené abondam¬
ment par la senne à Bueu et parfois en épaves. Est probablement
très abondant dans le fond des rias.
91. — Epililhon membranaceum Esp. — Cangas, sur Cl. pellucida.
92. — Tenarea torluosa Lem. — Commun dans les endroit-
battus.
93. — Chondrus crispus (L.) Lyngb. — Très commun partout.
Sur les rochers exposés forme de larges gazons et les frondes attei¬
gnent 15 cm. de hauteur.
94. — Gymnogongrus norvégiens (Gunn. . J. Ag. — Sur les ro¬
chers abrités, Nerga.
95. — G. Grifflthsiæ (Turn.) Mari. — Dans les (laques sableuses,
La Guardia.
96. — Aetinoeoeciis peltæïormis Schm. — Sur le G. norvegicu
97. — A. aggregatus Schm. — Sur le G. GriffUhsiæ.
98. — Gigarlina acieularis (Wulf.) Lamour. — Commun sur le
rochers assez abrités, Cangas, Nerga, Bueu, La Guardia.
99. — G. mamillosa (Good. et Wood.) J. Ag. — Cangas, La
Guardia.
100. — G. Teedii (Roth) Lamour. — Aldan, Bueu, Cangas, L>
Guardia.
101. — G. pistil lata (Gmel.) Slackli. — Commun, Cangas, Nerg
Bayona.
103. — Ahnfeltia plieata (lluds.) J. Ag. Dans une flaque sa¬
bleuse, La Guardia.
104. — Callophyllis laeiniata (lluds.) Kütz. — Nerga, Bueu,
Bayona.
105. — Catenella Opuntia Grev. — Rare, Donon.
106. — Ithodopiiyllis bitidn (Good. et Wood.) Ivülz. — Cangas,
Nerga.
107. — Rh. a|ipendieulala J. Ag. — Cangas.
Source. MNHN, Pat
Ç>3
j,ÉS ALGÜES DE VIGÔ
^08. _ Graeilaria conTervoides (L.) Grev. — Dans les flaques
sableuses, Nerga, Bueu, La Guardia.
109 . — Gr. mullipartita (Cleni.) Harv. — Bueu, dans les flaques
el ramené par la senne, fixé sur du maerl.
HO. - Galliblepharis ciliaia (Huds.) Kiilz. — Epaves à Bayona
cl à La Guardia.
111 . — Rhodymenia palmala (L.) J. Ag. — Epaves sur les stipes
du L. Clousloni, La Guardia.
112. — Rh. Palmetta (Esp.) Grev. — Cangas, dans les flaques
inférieures, sur les rochers ; La Guardia, épaves sur les stipes du
L. Clousloni.
113. — Lomenlaria articulala (Huds.) Lyngb. — Sur les rochers
exposés, Donon, La Guardia.
114 . __ Chylocladia torulosn Lchm.) Sauv. — Cette plante, re¬
marquable par sa magnifique iridescence, vit dans les flaques à
mi-marée, Bayona.
115. — Ch. squarrosa Le Jolis. — Dans les flaques, Bueu.
110. — Ch. kaliformis Hook. — Epaves, La Guardia.
117 - - ch. ovalis Hook. — Dans les flaques à basse mer, Cangas,
Bayona.
118. — Plocamium coceineum (Huds.) Lvngb. — Epaves, La
Guardia.
HO. — Polyueura Hilliæ (Grev.) Kylin. — Epave, La Guardia.
120. — Cryptopleura lacernta (Gmel.) Kütz. — Commun dans
les flaques, Cangas, La Guardia.
121. — Acrosorium iincinatinn Kyjin. — Nerga.
122. —«Mtophyllum punelaUun Grev. — Nerga.
123. — Delesseria sanguinea (L.) Lamour. — Très abondant en
épaves à La Guardia, échantillons magnifiques.
124. — Apoglossum ruscifolium J. Ag. — Nerga.
125. — Laurencia piniialifldn Gm.) Lamour. — Dans les flaques,
Cangas, Bueu, La Guardia.
120. — L. obi usa (Huds.) Lamour. — Cangas, Bueu.
127. — ÇHondria cæruleseens (Crn.) Falk. — Commun dans les
flaques, Aldan, Nerga, Bayona, La Guardia.
128. — Ch. dasyphylla (Wood.) Ag. — Bayona.
129. — Polysiphonia Brodiæi (Dilhv.) Grev. — Sur les rochers
battus, Cangas, Donon, La Guardia.
Source : MNHN, Paris
b. iîaMeL
64
130 . — 1». fastigial a (Roth) Grev. — Sur l’Aséophÿllum de La
Guardia. ;
131 _ i». fruticulosa (Wulf.) Spreng. — Aldan.
132 . _ i». macroearpa Harv. — Commun sur les moules, rochers
très battus, Donon.
133. - l*. thuyoides Harv. — Bueu, Gangas, La Guardia.
134. — I*. polyspora J. Ag. — Bayona. .
135. — Pterosiphonia complanala (Clem.) Falk. — Abondant
sur les rochers battus, Donon, La Guardia.
130 _ Heterosiphonia eoccinea (Iluds.) Falk. — Epave à La
Guardia, Bueu, ramené par la senne.
137. — Lophosiphonia obseura (Ag.) Falk. — Aldan.
138. — Ptilothamnion Pluma (I)illw.) Tliurel. — Sur les L.
Ctoustoni rejetés à La Guardia.
130. — Spermothamnion repens (I)illw.) Rosenv. — Sur un
Chondrus couvert de Bryozoaires, Bayona.
140. — llalimis equiselifolius (Lightf.) Iviilz. — Dans les flaque-
inférieures, Cangas.
141. — Bornetia seeundillora (.1. Ag. Thurel. — Même station
Cangas, Nerga.
142. — Pleonosporium Rorreri (Sm. Xag. — La Guardia.
143. — Callithamnion granulation Duel. Ag. — Dans les endroit-
battus, Donon, La Guardia.
144. — C. letragomim Ag. — Sur les lanières d'un L. Clousloni
rejeté à La Guardia.
145. - ('.. tetrieum (Dill%) Ag. — Sous les rochers surplombants
La Guardia. •
140. — (.. Hookeri Dillw. Harv. — Donon.
147. Compsothamnion thuyoides (Sm.) Nag. — Ramené par
la senne, à Bueu.
148. - Pluinaria elegans Bonnem.) Schm. — Sous les rochers.
La Guardia.
149. — Antithamnionella sarniensis Lyle. — Commun à basse
mer, Bueu, Donon, Nerga, La Guardia.
150. — Anlilhamnion erispum 'Phué. — La Guardia.
loi. — Ceramium acanthonotum Carm. — Sur les roches, vivant
dans les endroits très battus, Donon, La Guardia.
152. — C. graeillium Griff. et Harv. — Epiphyle sur diverse-
Algues, commun.
153. — C. rubnim (Huds.) Ag. — Commun partout.
Source : MNHN, Pan
i.ÈS AMitJES DE vioo 05
En parcourant la liste précédente, on s’apercevra rapidement
que la flore des environs de Vigo rappelle celle qui croît sur nos
rôles bretonnes. 11 y a cependant des différences et, notamment, les
Fucacées et les Laminaires ne son! plus représentées de la même
manière.
Le Fucus le plus abondant est le F. vesiculosus var. cvesiculosus
qui vil en Bretagne sur les rochers très battus et qui se rencontre
ii i sur les rochers plus abrités. Le F. plalycarpus est assez rare et
ne se trouve que dans les anses très abritées ; de même le Pclvctia.
Quant au F. serralus, je n’en ai pas vu un seul individu.
L'Ascophyllum n'existe pour ainsi dire plus ; je ne l’ai rencon¬
tre qu’en un seul endroit, à l’embouchure du Min ho, en individus
i cl iis, sans vésicules et assez clairsemés. Parmi les Cysloscira, il
faut particulièrement noter l’absence des G. myriophylloides et C.
fnnirulacea,
A basse mer l’aspect des côtes rappelle lout-à-fait celles de
Bretagne : des tapis d ’flimanthalia et de vastes champs de Lami¬
naires ; mais, parmi celles-ci, le /,. flexicaulis dont je n’ai pas vu
un seul specimen, est remplacé par le L. pallida var. iberica.
Si on compare la liste des Algues de Vigo avec celles que M.
Su vaüeau a publiées (Algues mar. du Golfe de Gascogne), on verra
que la végétation de Vigo est voisine de celle de La Corogne (no¬
tamment même F. vesiculosus var. cvesiculosus et L. pallida rem-
i laçant le L. flexicaulis).
M. Sauvageau a montré que le cap Orlegal était un point im¬
portant au point de vue de la répartition géographique de la vegé-*
'dion algalc ; la présente liste confirme l’absence, à l’Ouest de ce
p. des F. serra lus, L. flexicaulis et C liorda Filum. L 'flalidrys sili-
'i">sa sera peut-être à joindre à ces trois espèces ; il a été trouvé
' 1,1 épaves de Biarritz et Foz de IJouro, mais il peut flotter longtemps
il est aussi possible que ces épaves viennent de la côte Nord du
Golfe de Gascogne.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Par
Phytoplancton recueilli
dans les croisières du « Pourquoi-Pas »
(Mission J. Charcot, Juillet-Septembre 1925)
par Pierre DANGEARD
Pendant les mois d’été 1925 le « Pourquoi-Pas ? » a effectué deux
croisières d’importance inégale : la première, la plus longue, est
pilonnée par les points suivants : St-Malo, Stornoway (Hébrides),
Tliurshavn (Paeroers), .Tan-Moyen, Scoresby Sund (Groenland), Rey-
l'-i • '• (Islande), Rockall, Banc Porcupine, Cap Lizzard, Cherbourg.
I.;i seconde a comporté des recherches variées dans le golfe de
Gascogne.
Parmi les travaux exécutés à bord figurent des récoltes de planc-
lon. qui ont été faites régulièrement toutes les quatre heures par
iM. Pierre Bailly cl nous trouvons dans le rapport de ce dernier les
indications relatives aux conditions de pêche ainsi que la liste des
Stations (1).
Le filet employé a presque toujours été celui, dénommé « crobus »,
fpia imaginé le docteur Charcot, et dont la description a été donnée
dans les rapports des précédentes croisières : c’est un filet qui permet
de travailler pendant la marche normale du navire et qui, d’autre
pa)l. est susceptible de rapporter de grosses quantités de plancton.
Gnimne on le verra plus loin, le plancton, même microscopique, est
recueilli d’une manière satisfaisante.
,. S| l on se ro P°rle à la liste publiée par Pierre Bailly, on note
,|u 11 0,11 1:!D pêches pkiidoniques durant la première croisière du
11 J"i"cU92ô au 18 août 1025 et 0 pêches durant le deuxième croi-
s " du 7 septembre au 12 septembre 1925.
M. le Professeur L. Ma.nuin a bien voulu nous confier 53 prises
1 • ||11 Ion qui sont échelonnées sur tout l’itinéraire parcouru. Nous
0 Annales hydrographiques, 1925-1920.
Revue AlgoiocIque, 1928.
98
PIERRE DANGÉARD
Fie. i. — Croisière du « Pourquoi-Pas ? » en 1925.
PHYTOPLANCTON
90
avons analysé le phytoplancton de ces récoltes qui comprend des
iVridiniens testacés et des Diatomées ; les autres groupes végétaux
in' sont pas représentés, soit parce qu’ils font partie du Nannoplanclon
( Coccolilhophoridées ), soit parce qu’ils sont méconnaissables après
conservation dans le formol ( Halosphæra , Gymnodinicns, etc.).
Nous avons donc établi pour chaque pêche une liste aussi com-
I lôte que possible des organismes rencontrés et nous avons annexé 1
à chacune d’elle les indications notées par Bailly qui comprennent
dans l’ordre lés rubriques suivantes : date, heure, longitude Ouest
de Greenwich, latitude Nord, température de l’eau de surface (0), les
circonstances atmosphériques (1), la pression barométrique, des - ob¬
servations diverses.
(les notations sont précieuses : elles permettent de constater les
relations qui peuvent exister entre ces divers facteurs et la compo¬
sition du plancton.
tic travail comprend deux parties : la première est constituée
par les listes de pêches avec leur composition ; la deuxième comporte
un examen systématique des espèces avec les considérations que l’on
peut faire sur leur répartition géographique.
PREMIERE PARTIE
PL n° 902
Il juillet 1025 : 16 h. ; G : 3» 5’ W ; L : 49".l’ N ; 0 : 15" 5 ;
liés beau temps N. 3 ; Bar. 771 % ; abondant, salpes.
Pas de Phytoplancton.
PL n" 903
il juillet : 20 h. ; G : 3" 48’ W ; L : 49° 17’ N ; 0 : 15° 5 ; très
beau temps ; Bar. 771 ; peu abondant/' Gopépodes.
PÉmuiNiENs :
L l’i'orocenlniin micans Ehrenberg,
b Ceratium minulum Jôrgensen.
1 G nirccHon, el force ilu vent;
Source : MNHN, Paris
100
PIERRE DANGEARD
PI. n" 005
12 juillet ; 4 h. 30 ; G : 5° 3’ W ; L : 49° 46’ N ; 0 : 15° 5 ; N. \V,
0 couvert ; 770 ; peu abondant, Copépodes, Péridiniens.
Péridiniens : Diatomées :
RR Ccralium longipes (Bailey) RR Rhizosolcnia slyliformis
Cran. Brightwell.
PL n° 908
12 juillet : 12 h. 30 ; G : 5“ 43’ W ; L : 50" 25’ N ; 0 : 15° 5 ;
NW. 2 couvert ; 770 ; abondant, Copépodes, larves Zoé.
Péridiniens :
R Prorocenlrum micans Ehrenberg.
G Peridinium depressum Bailey.
R — curlipcs Jurgensen.
R Ccralium longipes (Bailey) Gran.
PI. n" 912
12 juillet : 0 h. 30 ; G : 5° 53’ W ; L : 51° 53’ ; 0 : 13° 5 ; NW. 2,
brume ; filet à l’eau quelques minutes seulement, plancton très
pauvre.
Péridiniens :
R Prorocenlrum micans Ehrenberg.
R Peridinium depressum Bailey.
PI. n° 914
13 juillet : 9 h. 30 ; G : 5° 39 W ; L : 53° 14 N ; 0 : 14° ; NE. 2
brume ; 770 ; très pauvre, Copépodes, Algues.
Péridiniens :
AG Peridinium depressum Bailey.
R — punclulalum Paulsen.
R — ovalurn (Pouchet)
Schütt.
R — pallidum Ostenfeld.
AG Ccralium furca (Ehrenb.) Duj.
R — longipes (Bailey) Cran.
RR — arclicum.
Diatomées :
R Biddulphia sinensis Grev.
R Guinardia flaccida
trac.) Per a g.
R Rhizosolcnia Slolterfolhii
Perag.
R Rhizosolenia Schruhsolel
Clcve.
PIERRE DANGEARD
101
PI. Il" 917
13 juillet : 17 h. 30 ; G : 5“ 17’ W ; L : 54° 10’ N ; 0 : 14° ; cal¬
me, 1res beau temps ; 767 ; peu abondant, Copépodes.
Péridiniens :
AG Peridinium depressum Bailey.
PI. n°
920
14 juillet : 8 11. 30 ; G : 6° 2’ W ; L : 57° 45’ N ; 0 : 11° 6 ; S. 4,
rouvert ; peu abondant, Copépodes, Amphipodes, Algues.
PÉRIDINIENS :
•idinium conicum Gran.
— penlagonum Gran.
— depressum Bailey.
— oealum v. asymme-
tricum nob.
AC — pallidum Ostenfeld.
H Ceralium fusus (Ehrenb.) Du¬
jardin.
1! — Iripos v. allahlieum.
R Pe i
AR
AC
R Ceralium longipcs (Bailey)
Gran.
R — plalycornc v. com-
pressum Gran.
Diatomées :
R Paralia sulcala Ehrenberg.
AR Laudcria borcalis Gran.
R Thalassiosira decipicns Cl.
R Cliæloceros curvisetum Cl.
PI. n° 922
16 juillet 10 h. 30 ; G : 6" G ; L : 58“ 32’ N ; 0 : 12° 6 ; SW. 4,
pluie ; 766 ; assez abondant.
Péridiniens :
1! Peridiniopsis asymmelrica R
Mangin.
G Peridinium parallcluin Broeli. R
R — ovalum (Pouchol)
Schütt. R
R — mite Pavillard.
PI. n° 923
10 juillet : 20 h. 30 ; G : 6° 2’ ; L : 59° 8’ N ; 0 : 12° 5 ; SW. 4,
pluie ; 766 ; assez abondant.
Ceralium fusus (Ehrenb.)
Dujardin
— longipcs (Bailey)
Gran.
— Iripos v. allanli-
cum Ost.
Source : MNHN, Paris
102
PUYTOPLANCTON
PÉRIDINIENS :
R Pèridinium dcpressUm Bailcy.
R Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
AR — furca (Ehrenb.) Duj.
R — tripos v. atlanlicum Ost.
AR — horridum lïran.
PI. n”
10 juillet : 0 h. 30 ; G : 6° 8’ ;
3/4 couvert ; 755 ; assez abondant,
PÉRIDINIENS :
R Exuviella compressa Bütschli.
R Prorocétürum conicoides Pauls.
R Prorocenlrum micans Ehrenb.
RR Pèridinium conicoides Pauls.
R — parallelum Broch.
R — crassipcs Koi'oid.
R — pallidum Ostenf.
C Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
C — furca (Ehrenb.) Duj.
R Ccràlium ardicum (Eh¬
renb.) Cleve.
Diatomées :
R Rhizosolenia Schrubsoln
Cleve.
024
L : 59° 32’ ; 0 : 12° 5 ; S.S.W. 3,
alevins.
G Ceratium tripos v. atlanti-
cum Ostenl'.
R — longipes (Bailey)
Cran.
AR — macroceros (Eh¬
renb.) Cleve.
Diatomées :
R Coscinodiscus subbulli ns
Jôrgensen.
PI. n° 930
25 juillet : 12 h. 30 ; G : 7° 48’ W ; L : 67° 10’ N ; 0 : G° 5’ ; S. 1,
brume ; 758 ; très pauvre.
Péridiniens : Diatomées :
R Pèridinium parallelum Broch. Rhizosolenia sp. .
R Ceratium arclicum (Ehrenb.) Cleve.
PI. n° 940
25 juillet : 4 h. 30 ; G : 8° 10’ ; L : 69° ; 0 : 5° 5 ; calmé, brume
plate ; 754 ; peu abondant, Copépodcs,
Source : MNHN. Pa,
PIERRE DANGEARD
103
PÉRIDÏNIENS !
Diatomées :
Il (iunyaulax polygramma Slein.
Hll Peridinium pallidum Oslenf.
1111 CeraUum Iripos v. atlanticum
Oâtcnf.
G Ccralium avclicum (Eh-
rcnb.) Cleve.
GG 'Thalassiolhvix longissima
Cleve.
Pi, n"
942
20 juillet : 12 li. 30 ; G : 8 “ 1!
brume plate ; peü abondant.
5 ; L : 70* N ; 0 : 5“ 2 ; ,calme,
Il Ccralium avclicum (Ehrenb.)
Gleve.
lt Thalassiolhvix longissima
Cleve.
PI. n"
955
30 juillet : <S h. 30 ; G : 13" 50 ; L : 70" 37 ! N ; 0 : 4“ 5 ; plaie ;
750 ; pauvre.
Péridiniens :
Diatomées :
11 Peridinium brevipes Paulsen.
Il Dinophysis sp.
G Thalassiolhvix longissima
Cleve.
Ail Chæloceros allaniicum
Cleve.
AC Coscinodiscus sp.
PI. n"
956
30 juillet : 12 h. 30 ; G : 15° 10’ ; L : 70“ 31 ; 0 : 4" 5 ; E. 2,
plate ; 759 ; assez abondant.
Péridiniens :
*' Ccralium arclicum (Ehrenb.)
Cleve.
H Dinophysis sp.
Diatomées :
CG Thalassiolhvix longissima
Cleve.
AG Chæloceros decipiens
Cleve.
AG — allaniicum
Cleve.
Source : MNHN, Paris
104
PHYTOPLANCTON
30 juillet : 10 h. 30 ; G : 10“ 28’ ;
plate ; 759 ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
RR Pcridinium Sleinii Jurgensen.
RR — subcurvipes Lebour.
R — islandicum Paulsen.
GG Ccralium arclicum (Ehrenb.)
Cleve.
70” 30’ N ; 0 : 4” 8 ; E. 1,
Diatomées :
Thalassiothrix longissima
Cleve.
Coscinodiscûs snbbullirns
Jôrgensen.
PI. n”
958
30 juillet : 20 b. 30 ; G : 18° 5 ; L : 70“ 28’ N ; 0 : 4° 5 ; K. 1,
petite houle ; assez abondant.
PÉRIDINIENS :
R
R
R
R
R
R
R
Pcridinium deprcssum Bailey.
— pcllucidum (Bergh)
Schütt.
— islandicum Paulsen
— pallidum Ostenf.
Ccralium fusiis (Ehrenb.) Duj.
— lineatum (Ehrenb.)
Cleve.
— macroceros (Ehrenb.)
Cleve.
G Ccralium arclicum.
Dinophysis sp.
Diatomées :
G Thalassiothrix longissima
Cleve.
R Coscinodiscûs subbullirns
Jôrgensen.
PI. n” 904
3 août : 10 b. 30 ; G : 20“ 39 W ; L : 08” 54’ ; 0 : 3” 5 ; S. S. W.
4, couvert, plate ; 701 ; abondant.
PÉRIDINIENS :
R Ccralium arclicum (Ehrenb.) Cleve.
PI. n“ 966
4 août : 0 h. 30 ; G : 21“ 7’ W ; L : 68" 0’ N ; 0 : 4” 5 ; E. B.
houle760 ; peu abondant.
Source : MNHN, Pari
PIERRE DANGEARD
105
Péridiniens : Diatomées :
U Peridinium curvipes Oslenf. C Chæloccros deeipicnS Cleve
ak Ceralium macroccros (Eh¬
renb.) Cleve.
— arclicum (Ehrenb.)
Cleve.
PL n“ 908
h août : 12 h. 80 ; G : 22” 40’ \V ; L : 06" 48’ N ; 0 : 9° 2 ; E. B.
houle ; 750 ; très pauvre, gros débris do Méduse.
Péridiniens :
AG Ceralium tripos v. allan-
II Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
R — furca (Ehrenb.) Duj.
ticum Ostenf.
longipes (Bail.)
Gran.
PI. n” 909
4 août : 16 b. 30 ; G : 23” 30’ W ; L : 66“ 15’ N ; 0 : 9“ ; E. 4,
couvert, plate ; idem.
Péridiniens :
AG Peridinium depressum Bailey.
AU — crassipes Kofoid.
AH Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
AR — rninulum Jôrg.
C — tripos v. atlanticum
Ostenf.
AG Ceralium longipes (Bail.)
Gran.
AK — arcticum (Eh¬
renb.) Cleve.
PI. n" 970
4 août : 20 h. 30 ; G : 24“ 7’ W ; L : 65” 53’ X ; 0 : 10“ 2 ; E. 3,
couvert ; 754 ; idem.
Péridiniens :
CG Peridinium depressum Bailey.
UH — ovalum v. syme-
tricum Nob.
AC Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
H — furca (Ehrenb.) Duj.
R Ceralium tripos v. allanli-
cum Ostenf.
C — longipes (Bailey)
Cran.
R Vinophysis acuta Ehrenb
106
PHïTOPLANCTON
PI. n"
971
5 août : 0 b. 30 ; G : 24° 20’ \V
; L : 05” 22’ N ; 0 : 10” 5 ; S. E.
1, couvert ; peu abondant.
PÉRÏDINIENS :
GG
Pcridinium depressum Bailey
GG
Ceratium longipes (Bail.
AR
— crassipes Kofoid.
Gran.
R
— punctulalum Pauls.
AR
— arclicum (Eli-
RR
Pijrophacus horologium Stein.
rerib.) Cleve.
G
Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
AR
Dinophysis acuta Ehrenb.
G
— linealum Jôrg.
AR
Phalacroma rolundala.
Diatomées :
Coscinodiscus sp.
PI. n°
972
5 août : 4 h. 30 ; G : 24° 10’
W ; L :
65° N ; 0 : 10° 4 ; E. 3 ,
couvert ; 754 ; pauvre.
PÉRÏDINIENS :
AC
Peridiniurn depressum Bailey.
AG
Ceratium longipes (Bail
R
Ceratium rninutum Jôrgens.
Gran.
AR
— Iripos v. allanticum
Ost.
PI. n'
1 973
5 août : 8 b. 30 ; G : 23° 41 W
; L : 04
0 39’ N ; 0 : 11° 5 ; idem ;
754
; idem.
PÉRÏDINIENS :
Diatomées :
R
Ceratium arclicum (Ehrenb.)
R
Thalassiothrix longissiw n
Cleve.
PI. n
• 970
5 août : 4 h. 30 ; G : 22" 25' W ; L : 63° 33' N ; 0 : 11° 5 ; ^ •
1 % couvert ; 749 ; idem.
PÉRÏDINIENS :
AR Ceratium fusus (Ehrenb.) Du- G Ceratium longipes (Bail.)
jardin. Gran.
AG — minulum Jorg.
Source : MNHN, Pari
PIERRE DANGEARD
107
PI. n” 977
5 août : 8 li. 30 ; G : 21“ 45’ W ; L : 03" 12* N ; 0 : lf 5 ; N. W.
I, très beau temps, plaie; 750; pauvre.
Péridiniëns :
R Peridinium depressum Bailey.
pallidum Oslcnf.
CG Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
GC — minulum Jôrg.
B Ceratium tripos v. allanli-
curn Oslenf.
B ■ — korridum Cran.
AC — longipes (Bailey)
Gran.
PI. n" 079
11 août : 12 h. 30 ; G : 21“ 17’ W ; L : 62“ 40’ N ; 0 : 11“ 5 ;
N. W. 2 3/4 couverl, piale ; 749 ; pauvre.
PÉRIDINIËNS :
('. Ccralium minulum Jôrg.
AB — furca (Ehrenb.) Duj.
AC — fusus (Ehrenb.) Duj.
BB - Ccralium tripos v. allan-
licum Ostenf.
R — longipes (Bail.)
Gran.
B Dinophysis acuta (Ehrenb.)
PI. n“ 980
11 août : 16 h. 30 ; G : 20“ 28’ W ; L : 62” 30’ N ; 0 : 12“ ;
idem ; 750 ; idem.
Péridiniëns :
R Pcridiniopsis asymmcirica
Mang.
H Peridinium crassipcs Kof.
R — curtipes Jôrg.
C Ccralium fusus (EhrenB.)
Dujardin.
C — minulum Jôrg.
R — tripos v. allanli-
cum Ostenf.
PI. n“ 982
11 août : 21 b.; G : 19“ 45’ W ; L : 61“ 55’ N ; 0 : 12” ; idem ;
750 ; Filet Schmidt vertical 325 m. peu abondant.
Source : MNHN, Paris
108
PHYTOPLANCTON
PÉRIDINIENS :
R Gunyaulaux polygramma Stein.
R Peridinium deprcssum. Bailey.
R — pallidum Ostenf.
CG Ceralium minulum Jorg.
AH — fusus (Ehrenb.)
Dujardin.
U Ceralium Iripos v. allant'i-
cum Ostenf.
Diatomées :
Coscinodiscus sp.
PI. il" 984
11 août : 4 h. 30 ; G : 18° 40’ W ; L : 61° 15’ N ; 0 : 11* 5 ;
E. N. E. 3 i/ 2 couvert, houle ; néant.
PÉRIDINIENS :
R Ceralium minulum Jôrg.
R — Iripos v. allanlicum Ost.
12 août : 8 h. 30 ; G : 18° 10’ W ; L : 60“ 50’ N ;
idem ; 751 ; idem.
PÉRIDINIENS :
R Peridiniopsis asymmelrica
Man g.
AC Ceralium furca (Ehrenb.) Duj.
R — minulum Jorg.
PI. n'
12 août : 16 h. 30 ; G : 17° 05 ; L
couvert, houle ; assez abondant.
CC Ceralium Iripos v. allan¬
licum Ost.
AC — longipes (Bail.)
R Dinophysis acuta (Ehrenb.)
088
: 60“ 5’ N ; 0 : 14“ ; N. N. E. 3,
PÉRIDINIENS :
R Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
PI. n“ 993
13 août : 8 h. 30 ; G : 14“ 47’ W ; L : 58“ 30’ N ; 0 : 13" 5 :
N. W. 3 % couvert, houle ; assez abondant, Copépodes.
Source : MNHN, Pans
ÊlERfUî DANGEARÈ
lÜtl
PÉRIDINIENS :
R Gonyaulax digitale.
R Pyrophacus horologium (cara¬
pace).
AG Peridinium divergeas Ehrenb.
HH — oceanicum Vanh.
AG Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
GG — tripos v. allanlicum
Ostenfcld.
R Ceralium. azoncum Clevc.
AC — horridum Gran.
R — macroceros (Eh¬
renb.) Cleve.
R Dinophysis acuta Ehrenb.
G Radiolaires.
AG Globigérines.
PI. n" 990
13 août : 10 h. 30 ; G : 14“ 50’ W ; L : 57° 50’ N ; 6 : 14° 5 ;
v \v 4 couvert, houle: abondant, Radiolaires, Péridiniens, Co
pépodes.
PÉRIDINIENS :
R Protoceralrum reliculalum
Bütschli.
I! Exuviella som-pressa.
li Peridiniopsis asymmctrica
Mang.
R Ceralium lincalum (Eh¬
renb.) Cleve.
GG — tripos v. allan-
ticum Ost.
G Radiolaires et Globigérines.
Pi. n° 998
(Les renseignements font défaut).
Péridiniens :
I! Peridinium crassipes Kof. G Ceralium longipes (Bailey)
AC Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj. Gran.
G — Iripos v. allanlicum R — macroceros (Eh-
Ostenfeld. renb.) Cleve.
PI. n° 1002
14 août : 12 h. 30 ; G : 13° 37’ ; L : 57° 04 ; 6 : 12° 8 ; idem ;
770 ; assez abondant. .,
110
I’hytôplanV.'TüM
PÉRIDINIENS :
AG Peridinium depressum Bailey.
r — oceanicum Van-
hôff.
R — Sleinii Jorg.
r — ovatum (Pouchet)
Schütt.
r — crassipes Kofoid.
C Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
AC — furca (Ehrenb.) Duj.
C — minulum Jôrg.
AC — lincalum.
CG — Iripos v. allanlicum
Ost.
CC Ceratium longipes (Bail
Gran.
AR — horridum Gran.
AR — macrocçros (Eh¬
renb.) Cleve.
AR — arcticum (Eh¬
renb.) Cleve.
R Phalacroma rolundalci.
Diatomées :
AR Thalassiolhrix longissimn
Cleve.
PI. n° 1003
14 août : 16 h. 30 ; G : 13° 37’ W ; L : 56“ 40’ ; 0 : 14“ fi ;
N. W. 2 y 2 couvert, houle de Nord-Ouest ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
G Gonyaulax polygramma Slein.
R Peridiniopsis asxgrnmelrica
Mang.
R Peridinium crassipes Kof.
C Ceratium fusus (Ehrenb.)
Duj.
C Ceratium furca (Ehrenh.
Duj.
C — tripos v. allanti-
cum Ost.
R — azoricum devr .
G — longipes (BaileG
Gran.
PI. n“ 1006
15 août : 0 h. 30 ; G : 13- 37’ W ; I. : 55" 40’ N ; « : 14" ;
S. W. 1, houle, 1/4 couvert ; 773 ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
AC Gonyaulax polygramma Stein.
AC — turbynei.
AR Peridinium divergens Eh¬
renberg.
R Ceratium fusus (Ehrenb.)
Dujardin,
AC Ceratium furca (Ehrenb.
Dujardin.
CC — tripos v. atlavli-
cum Ost.
RR — macroccros (Eh¬
renb.) Cleve.
Source : MNHN, Paris
PIERRE i)ANGEARD
iii
PI. n”
1007
15 août : 4 h. 30 ; G : 13“ 37’ W ; L : 55“ 9’ N ; 0 : 14“ ; calme,
1/4 couvert, plate ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
G Gonyaulax polygramma Slcin.
AU Peridinium divcrgens Ehren¬
berg.
P, Ceralium furca (Ehrenb.) Uuj.
R — furns (Ehrenb.) Duj.
R Ceralium horridum Gran.
G — Iripos v. allanli-
cum Ost.
Diatomées :
Thalassiothnx longissima Clev.
PI. n" 1018
10 août : 16 h. 30 ; G : 11” 25’ W ; L : 52“ 5’ N ; 0 : 10“ 5 ;
X. E. 3, très beau temps ; 708 ; assez abondant (présence de thons
signalée).
PÉRIDINIENS :
Gonyaulax polygramma Slein. Ceralium longipes (Bail.) Gran.
Ceralium furca (Ehrenb.) Duj.
i — iripos v. allanlicum
Oslenfeld.
PI. n” 1021
10 août : 20 h. 30 ; G : 10“ 35’ W ; L : 51“ 36’ N ; 0 : 15“ 2 ;
■E. N. E. 2 couvert ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
H Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj. R Ceralium Iripos v. allan¬
licum Ost.
PI. n“ 1022
17 août : 0 h. 30 G : 10“ 35’ ; L : 51“ 30’ N ; 0 : 15“ ; E. N. E. 2,
étoilé, houle ; peu abondant.
PÉRIDINIENS :
c Ceralium Iripos v. allanlicum
Ostenfeld.
^ — longipes (Bail.) Gran.
Diatomées :
G Bhisosolenia alala f. gra-
cillima.
G Guinardia flaccida (Cas-
PHYTOpi„\\r.Tt),N
Ü2
PI. n" 1027
17 août : 10 h. 30 ; Ci : 8° 1’ W ; L : 50° 48’ N ; 0 : 16° 5 ;
E. N. E. 4 couvert, houle ; 700 ; très pauvre.
PÉRIDINIENS :
R Ceratium Iripos allanlicum Ost.
PI. n” 1028
17 août : 20 h. 30 ; fi : 7° 22’ W ; L : 50“ 30’ N ; 0 : 10“ 2 ;
idem ; 700 ; pauvre.
PÉRIDINIENS :
R Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj. R Ceratium Iripos v. allant i-
cum Os>t.
PI. n”
18 août : 4 h. 30 ; G : 0“ 23’ W ;
couvert, plate ; 758 ; assez abond
ropodes.
PÉRIDINIENS :
Prorocentrum micans Ehrenb.
Peridiniopsis asymmclrica
. Man g.
C Pcridinium depressum Bailey.
G — crassipes Kofoid.
C Ceratium fusus (Ehrenb.) Duj.
CG — furca (Ehrenb.) Duj.
R — gibbemm Gourret.
PI. n“
18 août : 8 h. 30 ; G : 5“ 34’
couvert, plate ; 758 ; Ptéropodes
PÉRIDINIENS :
R Peridiniopsis asymmclrica
Mangin.
L : 50” 4’ N ; 0 : 15“ 5 ; SI 3/i
t, Gopépodes, Péridiniens, Plé-
G Ceratium Iripos v. atlanli-
cum Ost.
R — longipes (Bailey
Gran.
R — macroceros (Eh-
renb.) Cleve.
R Dinophysis acuta Ehrenb.
C — Iripos Gourret.
1035
; L : 40° 57' N ; 0 : 16“ ; S. E. I.
Péridiniens, Copépodes.
AG Pcridinium depressum Bailey.
AC — curtipes Jürg.
G Ceratium furca (Ehrenb.) Duj.
Source : MNHN, Pari
PIERRE DANGEARD
113
C Ceralium fusus (Ehrenb.)
AC
— macroceros (Eh¬
Duj.
renb.) Cleve.
C — Iripos atlanticum
R
— horridum Gran.
Ost.
PI. n°
1037
18 août : 12 h. 30 ; G : 4° 57’
W; L
i : 49° 55’ N ; 0 : 10° 2 ;
■m ; 759 ; pauvre.
PÉRIUINIENS :
'. Peridimum depressum Bailey.
A R
Ceralium Iripos v. allan-
Ceralium fusus (Ehrenb.) Duj.
licum Ost.
R
— macroceros.
PI. n° 1040
7 septembre : 10 h. 30 ; G : 3° 10’ W ; L : 48° 52’ N ; 0 : 17° ;
v. 2 très beau temps ; plancton abondant. Cydippes, Syngnathes,
•ves Zoé.
PÉniDINIENS :
Prorocenlrum micans Elu'. RR Ceralium furca (Ehrenb.)
Pi ridinium depressum Bailey. Duj.
RR — iongipcs (Bail.)
Cran.
PI. n" 1042
8 septembre ; 20 h. 30 ; G : 4° 01’ W ; L : 41° 51’ N ; 0 : 14° 8 ;
Y. 3 très beau temps ; peu abondant.
Péridiniens :
‘raliutn Iripos v. allànticum
Ostenfeld.
RR Dlnophysis Iripos (un
exempl.).
Diatomées :
R Hyalodiscus slelliger.
Rrvüe Algologique, 192S.
Source : MNHN, Paris
114
PHYTOPLANCTON
DEUXIÈME PARTIE
Les régions parcourues par le « Pourquoi-Pas ? », en 1925,
s’étendent , en latitude jusqu’au 70" Nord et en longitude jusqu’au
24° Ouest de Greenwich.
Le domaine représenté est très étendu et appartient pour une
grande partie à la dore bdrêale-tempérée et boréale-arctique. 11 a fait
l’objet de recherches océanographiques approfondies de la part des
savants Scandinaves et surtout l’analyse des espèces' de Péridiniens
et de Diatomées de ces parages a été poussée très loin par des spé¬
cialistes comme Gban, Paulsen, Ostenfeld, Jurgensen.
Malgré tout il es4 intéressant de retrouver ces espèces nordiques
car plusieurs d'entre elles sont peu connues et leur comparaison
avec les formes méridionales est nécessaire pour établir dans queile
mesure les régions arctiques possèdent des espèces qui leur sent
propres.
Nous avons relevé 40 espèces de Péridiniens testacés et 15
espèces de Diatomées : c’est un chiffre assez faible pour les Diato¬
mées, mais pour les Péridiniens, il donne une idée assez exacte de
la composition de la flore boréale-arctique et la plupart des espèces
qui sont indigènes dans ces régions ont été rencontrées.
L’élément néritique est mal x'eprésenté dans les différents
•planctons et c’est la cause probablement du petit nombre des Dia¬
tomées observées.
PÉRIDINIENS
Exuriella compressa [990]
Prorncenlrum mi caris Ehremberg
Genre Gonyaulax
Gonyaulax polygramma Stein
Les espèces du genre Gonyaulax tiennent rarement une place
importante dans les planctons ; cependant le G. polygramma fait
PIERRE DANGEARD
115
exception, car il est parfois abondant. [940, 982, 1003, 1000, 1007,
1018]
Gonyaulax lurbynei Murray ot Whilting [1006]
Gonyaulax digilalé (Pouchet) Kofoid [993]
Celte dernière espèce seule peut être considérée comme un hôte
videntel, venant du Sud ; les deux autres paraissent bien aceli-
ii dées durant l’été dans la zone Nord-Atlantique.
Proloccratium reticulalum Bütschli [996]
Pyrophacus horologium Stein
C'est un organisme des mers chaudes qui se rencontre isolément
; ~cz loin vers le nord, mais sans doute à l’état de carapaces non
virantes. ['971 [ 993]
Peridiniopsis asymmelrica Mangin [980, 985, 996]
Genre Peridinium
d'un exemplaire de la mer du Groenland, X 550.
Groupe coiïica
Peridinium çonieum Gran [920]
Peridinium penliignmv/i Gran [920]
Peridinium conicoides Paulsen [924]
Source : MNHN, Paris
116
PHYTOPLANÛTÔN
Groupe oceanica
Peridinium depressum Bailey
Sur lou't l’itinéraire on rencontre celte espèce bien connue qui
est fréquente, même dans les régions les plus élevées vers le Nord.
D’autre part, le P. depressum s’observe aussi dans l’Atlantique tro¬
pical, près de l’équateur, avec des caractères identiques à ceux qu’il
présente au contact des glaces groenlandaises dans l’eau à 3°. [908,
9)2, 914, 917, 920, 923, 958, 969, 970, 971, 972, 977, 982, 1002, 1031,
1037, 1040]
Peridinium parallelum, Broch
Le. Peridinium parallelum a été décrit par Broch pour une es¬
pèce voisine du P. depressum. mais pourvue de cornes pleines,
courtes et parallèles entre elles ; le corps est aplati et plus déformi
que chez le P. depressum. M. Leboiu (1925) est d’avis qu’il s’agi'
d’une simple variété du P. depressum. tandis que Paulsen le (tien
pour distinct.
Il est assez difficile de formuler une opiniou motivée, car le
différences invoquées sont faibles, cependant nous pensons que le
Peridinium parallelum est une bonne espèce, car les intermédiaire
avec le P. depresurn manquent, d’autre part, la taille du P. paralle
lum (long. 120 en moyenne) est toujours légèrement inférieure
celle du P. depressum (long. moy. 150 n) et les pêches qui renfermer
le P. parallelum sont différentes de celles où l’on trouve le P. de¬
pressum. Nous considérons donc ici le P. parallelum Broch comm
une espèce distincte, étroitement apparentée au P. depressum. [922,
924, 936]
Peridinium oceanicum Vanhôffen
Il s'agit d'une grande espèce, océanique, fréquente dans l’Atlan
tique chaud et tempéré, mais très rare dans la région parcourue par
le « Pourquoi-Pas? ». [993, 1002]
Groupe labulala
Peridinium punctulalum Paulsen
Nous avons rencontré ce Peridinium très rarement. Cependant
nous avons pu vérifier la tabulation dorsale et il n’est pas douteux
qu’elle conduit à ranger cette espèce dans le groupe labulala. Nous
PIERRE DANGEARD
117
nvous fait les mêmes constatalions dans l'Altantique tropical, où
relie espèce paraît cire plus fréquentée que dans les régions froides.
[014, 071]
Groupe divergens
Peridinium divergens Ehrenberg [993]
Peridinium curlipes Jorgensen (fig. i, j, pl. III)
Jorgensen (1912) a séparé cetle espèce du P. crassipes Kofoid,
iii ipalement en raison de la disposition du corps au niveau de la
inlure. Il a proposé le nouveau nom de P. curlipes pour désigner
: -pèce des mers froides que Paulsen avait figurée en 1907 sous
nom de P. crassipes.
Le Peridinium crassipes serait pour Jorgensen une espèce des
is chaudes. En réalité les trois espèces : P. divergens Ehrenb.,
nirlipes Jôrg. et P. crassipes Kof. sont très voisines les unes des
'res et fort difficiles à distinguer parfois. Pour notre part nous
celons P. divergens Ehrenb. une espèce d’assez petite taille cor-
; codant à la description et aux ligures de M. Lebour (Nord,
iiikl. 1925). Nous la considérons comme une l'orme d’origine
méridionale assez rare dans le Nord.
Le P. curlipes Jorgensen se distingue par un aplatissement
rqué du corps au niveau du sillon circulaire. Enfin le P. crassipes
i foid a une forme intermédiaire entre celle des deux espèces pré¬
entes. Tous les deux se rencontrent dans l'Atlantique boréal.
F' 'S, 980]
/’. crassipes Kofoid (fig. I, pl. lit) [924, 909, 971, 980,
. 998, 1002, 1003, 1006, 1007, 1031]
Groupe humilia
Peridinium sub-curvipes Lebour [957]
Peridinium brevipes Paulsen (fig. c, il, pl. IV) [955]
Groupe pyriforma
Peridinium ovatum (Pouchel) Schült
Le Peridinium ovalum est assez rare dans les pêches que nous
a ' ons examinées ; nous avons rencontré les deux types de sutures
dorsales qui ont été reconnues chez celle espèce, mais à cause.de la
118
PIERRE DANGEARD
rareté de ces carapaces, souvent vides d’ailleurs, nous ne tirerons
aucune conclusion sur la répartition géographique des deux races.
[914, 920, 970, 1002]
Peridinium mile Pavillard (flg. c, pl. III)
Nous adoptons le nom créé par Pavillard pour cette petite .es¬
pèce qui est connue seulement en Méditerranée et à Plymouth. [922]
Peridinium Sleinii Jôrgensen.
Fig. a, pl. III.
Nous avons rencontré rarement une forme qui correspond asse::
bien au P. pyriforme de Paulsen, mais nous pensons que cette der¬
nière espèce, jusqu’ici mal connue, n’est sans doute qu une varié!"
du P. Sleinii. [057, 1002]
Groupe paraperidinium
Peridinium curvipes Ostenfeld (flg. r, f, y, h, pl. III) [900
Peridinium pallidum Osten feld (flg. e, [, pl. IV)
A côté du P. pallidum type nous avons reconnu dans quelqu* :
pèches une formé particulière, dont les cellules sont aussi large
que hautes et qui présentent des épines antapicales beaucoup plu-
courles que chez les individus normaux.
Il ne s’agit vraisemblablement que d'une variété locale. [01
920, 024, 040, 058, 077, 982]
Peridinium islandicum Paulsen (fig. a, b, pl. IV)
C’est seulement dans le voisinage des eaux de fusion des glaces
que ce Peridinium a été rencontré. C’est une des rares espèces du
plancton dont l’habitat, autant que l’on sache, soit limité à des con¬
ditions aussi étroites. Elle n’est en effet connue que des parages du
Spitaberg, du Groenland et de l’Islande. [057, 958]
Peridinium pcllucidum (Bergh) Schiitt (lig. g, pl. IV)
Rencontré une Seule fois dans la mer du Groenland. [958]
Genre Geratium
Les Ceratium tiennent une place importante dans le plancton
et ce sont eux qui fournissent les meilleurs points de repère pour
l’océanographe (1). Leur présence permet souvent de détermim r
(1) Ce sont les Leitfôrmen de Grau.
Source : MNHN. Parii
PHYTOPLÀNCTON
119
l'origine des masses d'eaux océaniques. L’une des espèces les plus
remarquables est le Ceratium arciicum, dont le domaine est repré¬
senté par les eaux glacées polaires et les courants froids qui en
découlent .
D'après Gran le Ceratium arciicum est une des meilleures for¬
mes caractéristiques des régions arctiques et aucune autre espèce
n’est aussi utile pour reconnaître les eaux de cette origine ; seuls
les Pleropodes CUo borealis et Limacina arclica peuvent lui être
comparés de ce point de vue.
Les pêches du « Pourquoi-Pas ? » confirment cette opinion sur
répartition du Ceratium arciicum : partout où les eaux océaniques
reportent un mélange avec d’importantes quantités d’eaux atlan-
li juès plus chaudes, le Ceratium arciicum manque, ou se rencontre
seulement par individus isolés.
Tel est le cas du détroit Faeroers-Scheltland, où les eaux à 12°
- t très pauvres en individus de ce Ceratium ; la même, rareté s'ob¬
serve au voisinage des côtes sud de l’Islande (eau de surface à 12°)
cl ro n’est que d’une manière accidentelle que nous retrouvons cette
i èce au voisinage de Rockall.
I,a dernière station, la plus méridionale, celle de Rockall (1002)
t Tailleurs intéressante, car il s’agit d’un point où la température
il l'eau (12° 8) marque un refroidissement sensible par rapport à
• des stations précédentes (990, 14° 5) et suivantes (1003, 14° G).
Ainsi la composition du plancton et le thermomètre sont d’accord
■ indiquer un apport d’eau froide arctique en cette région, ou
- on préfère un moindre réchauffement par les eaux chaudes nord-
nllrui tiques.
Un autre groupe d’espèces de Ceratium comprend les formes
gui sont, nettement d’origine méridionale ou tempérée, parmi les¬
quelles il faut citer Ceratium. macroccros, C. plalycome v. comprcs-
sum, C. asoricum, et des espèces à large distribution géographique
• lui sont caractéristiques de l’Atlantique tempéré et boréal (1) : C.
lui pas v. allanlicum, C. horridum, C. lineatum, C. fusus, C. furca \,•
r. minülum. S’ils se rencontrent très haut en latitude, c’est par suite
la transgression des eaux chaudes nord-atlantiques si importante
dans tout ce domaine. On les trouve par suite, durant l’été, dans
II Quelques unes de ces espèces se rencontrent d’ailleurs également dans
l’AIlnutique tropical : V. furca, C. fusus.
Source : MNHN, Paris
120
P II Y TO PL A NCTÔN
toute la zone nord-atlantique qui s’étend à l'Islande, qui passe au
"Nord de Rockall, aux Faerôers, et le long des côtes de Norvège
(Tripos région de Gran).
Enfin le Ceratium longipes possède une distribution géographi¬
que intermédiaire entre celle du C. arcliçum et celle du C. tripos v.
atlanticum. Il est très commun dans tout le domaine boréal, mais
vers le Sud il ne descend guère au-dessous du 45" de latitude Nord,
à l’entrée de la Manche par exemple où il est apporté par les cou¬
rants venant du Nord et où il est assez commun.
Ceratium lineatum (Ehrenberg) Cleve [906]
Ceratium minulum Jorgensen [909, 969, 972, 976, 977, 97'.',
080, 982, 984, 985, 1002]
Ceratium furca (Ehrenberg) Dujardin [914, 928, 924, 90:.
970, 079, 985, 1002, 1008, 1006, 1007, 1018, 1031, 1040]
Ceratium fusus (Ehrenberg) Dujardin
Ceratium tripos v. atlanticum Ostenfeld [923, 924, 940, 968,
969, 970, 977, 979, 980, 982, 984, 985, 993, 996, 098, 1002, 1003, 100f,
1007, 1018, 1021, 1022, 1027, 1028, 1031, 1037]
Ceratium azoricum Cleve [993, 1003]
Ceratium gibbcrum Gourrel [1031]
Ceratium plalycorne \'. compressum Gran [920]
Ceratium horridum Gran [923, 977, 993, 1002, 1007]
Ceratium macroceros (Ehrenberg) Cleve [906, 924, D5 .
993,, 998, 1002, 1031, 1037]
Ceratium longipes (Bailey) Gran (fig. h, pl. IV) [905, 01'.
924, 968, 969, 970, 971, 972, 976, 977, 979, 985, 998, 1002, 1003, 101 .
1022, 1031]
Ceratium arcticum (Ehren'bcrg) Cleve [914, 923, 936, 94",
942, 956, 957, 958, 964, 960, 969, 971, 973, 1002]
Genre Dinophysis
Les Dinophysis sont bien représentés principalement dans les
eaux tempérées ou chaudes. Les espèces de ce genre jouent rarement
un rôle important, car elles se rencontrent peu souvent en grandes
masses.
Dinophysis acuta (Ehrenberg) Jorgensen [970, 971, 97",
985, 993, 1031]
Source : MNHN, Paris
PIERRE RANGEA
121
Dinophysis Iripm Uourret [1031, 1042]
Ges deux espèces, surtout la deuxième appartiennent à la zone
tempérée ou chaude.
Phalacroma votundatum Clap. et Lachm. [971, 1002]
DIATOMÉES
Les Diatomées sont représentées dans les pèches du «Pourquoi-
Pas ? » par environ 15 espèces.
L’une des plus fréquentes et des plus curieuses est le Thalas-
siulhrix longissima, aux cellules longues de plusieurs millimètres,
lui se développe abondamment dans les eaux les plus froides, dans
le voisinage des glaces du Groenland el qu’on rencontre aussi spo¬
radiquement dans plusieurs autres planctons atlantiques. La dis-
■ibution géographique de cette espèce indique de grandes aptitudes
- des conditions variées, car Pavillard la considère comme indigène
« n Méditerranée el nous venons de la signaler le long des côtes
l'Afrique (1927). Cependant Gran, sans en faire une espèce arctique,
in désigne comme une espèce de transition, dont l’habitat principal
uranl l’été se trouve dans la région de contact entre les eaux atlan¬
tiques et les eaux arctiques.
Le Thalassiolhrix longissima est souvent accompagné du Chæ-
toccros atlanlicum et du Chætoeeros decipiens. Il faut noter égale-
tient le Coscinodiscus stibbullicns qui paraît représenter une espèce
, ropre au domaine boréal.
Les autres Diatomées jouent un rôle beaucoup plus limité dans
les différentes récoltes, car elles sont toujours en petit nombre.
Paralia sulcala Ehrenberg [920]
Coscinodiscus subbullicns [924, 957]
I/yalodiscus slelliger Bailey [1042]
Thalassiosira decipiens [920]
Laudcria borealis Gran [920]
Source ; MNHN, Paris
122
PllYTOPLÀNCTON
Genre Rhizosolenia
Rhizosolenia dlatci f. gracillima Brightwell [1022]
Rhizosolenia SloUcrfolhii Peragallo [914]
Rhizosolenia stylifornris Brightwell [905]
Rhizosolenia Schrubso fft Cleve (fig, 3, c)
Fie. 3. — a, Bidllulplva sinensis Grev., X 250 ; b, Chatoceros
allaitlicum Çleve, >< 1100; c, d, Rhizosolenia Schrtibsolci
Cleve, X 1100.
D'après L. Manoin (1912) celte espèce se distingue du R. slÿli-
formis, en dehors de sa taille plus petite, par la présence de deux
oreillettes placées au niveau de la base du mucron. Il est bon de
noter que ces oreillettes peuvent être peu développées et même par-
source : MNHN, Paris
PIERRE DANGEARD
123
lui- -absentes d'un côté, comme nous l'avons observé sur un échantil¬
lon. Le mucron en forme d'épine très fuie et pleine à son extrémité
-ni' une certaine longueur est dilaté à sa base en une cavité brus¬
quement élargie. Diamètre 11 ^ en moyenne.
Genre Chætoceros
Chætoceros decvpiens Cleve [950, 0C6]
t'hmlôceros allanlicum (l’ig. 3, b) [955, 956]
Chætoceros curuisclum Cleve [920]
Genre Biddulphia
Biddulphia sinensis Greville (flg. 3, a)
L’immigration de cet organisme dans le domaine boréal-arcliquc
a été signalée autrefois par Ostenfeld. Nous apportons une nouvelle
donnée sur sa répartition en l'indiquant dans le Canal de Bristol.
[914] :
Thaldssiothrix longissima Cleve [940, 942, 955, 956, 957,
973, 1002, 1007]
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Source : MNHN, Paris
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P. DaNGEAIÎD DEL.
Mki'.n scrips.
Pcridiniens des croisières du » Pourquoi-Pas ? » en 1925
Source : MNHN, Paris
PIERRE DANGEARD
125
EXPLICATION DES PLANCHER
PI. III
Fig. a. — Peridinium Steinii JOrgensen, forme de la mer du Groenland se rap¬
prochant du P. pyrtfonnc Paulsen.
Fig. 6 . — Peridinium punctulatuin Paulsen, vue dorsale.
Fig. c . — Peridinium mite Pavillard .vue dorsale.
Fig. d. — P. mite, disposition des plaques dans la région apicale.
Fig. e, f, g, h. — Vues diverses de Peridinium curvipes Ostenfeld.
Fig. i, j. — Peridinium curtipes Jorgensen, vue antapieale et vue ventrale d'un
exemplaire provenant de la Manche.
Fig. I. — Peridinium erassipes Kofoid vue ventrale d'un exemplaire provenant
des parages de Itoekall.
Fin. fc. — Peridinium divergeas Ehrenb., vue ventrale d'un exemplaire provenant
des parages de Itoekall.
(Toutes les figures de cette planche sont grossies 550 fois.)
PI. IV
F’g. a, b. — Vue dorsale et vue latérale gauche de Peridinium islandicum, X 550. 4
1 iG. c, d. — Vue ventrale et vue apicale de Peridinium brevipes, X 550.
I c, /. — Vue dorsale et vue ventrale d'une forme trapue de Peridinium palli-
dum Ostenfeld venant de la mer du Groenland, x 550.
i i. g. — Vue dorsale de Peridinium pelUteidum (Bergh) Rehiitt (forme il épines
courtes et contours arrondis), X 550.
Fi g. h. — Ccratium lonpipcs (Bail.) Gran, X 270.
F'q. i. — Ceratium arctieum de la mer du Groenland, X 270.
l in. }. — Exuviella compressa, X 550.
Source : MNHN, Paris
v
Source : MNHN, Paris
La Culture des Algues
PAR H. KT'FFERÀTH
INTRODUCTION
La question de la culture des algues et spécialement de la culture
ire des algues, sans être récente, puisqu’elle date de 1800 (Beijerinck,
1 1 quE l.) (I), a fait l'objet de publications très éparpillées. Diverses
- oies, chacune suivant son chef de file, ont produit des travaux in¬
téressants. Mais ces travaux sont disséminés dans des publications
scientifiques parfois difficiles à se procurer. Il n'y a guère d’étude
nérale sur le sujet, à part celle de Pringshëim (1020) en langue al-
; mande mais où cet autour ne rend compte que des travaux faits à
Prague.
11 y a une vingtaine d’années nous avons commencé à étudier
- Algues en culture pure. Nous étions alors à l’Institut Pasteur de
uxelles. Notre maître, le professeur Jean Massart nous encouragea
cernent à faire l’étude physiologique des algues pures. Nous étions
ms des conditions exceptionnelles pour faire ce genre de recherches,
faut en effet, pour étudier toutes les cultures algologiques, être
mpu aux travaux de bactériologie. La discipline microbiologique
ie nous avons pu acquérir tant à l’Institut Pasteur de Bruxelles qu’à
• lui de Paris nous fut d’un secours inestimable lorsque nous abor-
• ‘.mes nos études botaniques.
La culture pure des algues ne peut être conseillée à des débutants,
fils soient botanistes ou même microbiologistes. En effet ce n’est
; ue par uhe pratique de plusieurs années non seulement de culture
s bactéries proprement dites, mais des levures et champignons que
i'un aura acquis l’expérience voulue pour aborder l’isolement des
(i) Voir la bibliographie. Pouf éviter des longueurs nous donnons à côté du nom
ces auteurs la date de publication de leurs divers travaux. Si plusieurs travaux Ont
été publiés la même année, ils sont distingués par les lettres a, b et c. Quand c’est
nécessaire nous indiquons dans le texte la pagination pour citation intéressante.
H. KUFFERAÎii
128
algues. En fail, ceux qui réussirent les premiers, les cultures pures
d’algues furent des (bactériologistes éminents : Miquel (1890), Beue-
rinok (1890). Déjà Chodat cl Grintzesco (1900 a, b) précisent les dif¬
ficultés de la méthode des cultures pures d’algues. Ils donnent les
indications pour la pratique des triages, afin d’éviter que les expéri¬
mentateurs ne se rebulenl devant les insuccès qui ne leur manque¬
ront pas.
Non seulement il faut une habileté professionnelle complète, mais
il faut aussi beaucoup de temps et de patience. Les chercheurs voulant
étudier la culture pure des algues étaient dépourvus d’indications
générales suffisamment précises pour les guider. La documentation
spéciale esl en effet très disséminée, peu accessible et il n’est pas
étonnant que cette élude n’ait pas pris l'extension qu’elle mérite. Nous
avons voulu combler celle lacune. Il n’existe d’ailleurs pas en fran¬
çais de travaux d’ensemble de ce genre. C’est ce qui nous encourage
à dire ce que nous considérons de ce sujet. S’il y a des lacunes dans
notre exposé, on voudra les excuser. Le sujet est encore neuf et il
mérite l’attention des travailleurs de laboratoires (1).
En elle-même, la culture d’algues présente un sujet de recherches
attachant. Nous savons déjà qu’elle est difficile et l’on peut compter
sur les doigts les savants qui ont réussi des cultures absolument pures,
c’est-à-dire débarrassées d’autres algues, de bactéries ou de moisis
sures. Mais si le problème esl en lui-même digne d’intérêt et d’effort-,
il a pourtant des portées plus lointaines. Au point de vue purement
botanique, on n’ignore pas que nos connaissances sur le cycle de dé¬
veloppement des algues est parfois très rudimentaire. En effet, la
plupart des travaux algologiques reposent sur l’étude d’échantillons
pris dans la nature (quand ce n’est pas d’après des préparations
d’herbiers !) et cultivés dans des conditions plus ou moins parfaites
au laboratoire. Dans les mélanges d’algues, de bactéries, d’animaux
variés, le botaniste s’efforce de suivre le cycle vital d’une algue. 11
suffit de remonter quelque peu dans l’histoire de l’algologie pour
trouver les choses les plus effarantes. Par exemple, relisez l’historique
de travaux anciens et modernes faits par Chodat (1909) dans son livre
de combat sur le polymorphisme des Algues. Vous serez édifié. L’é-
(i) Ce travail a fait l'objet d'une série de leçons à l'Institut des Hautes Etudes
des Algues jusqu’à fin tç2?; quelques travaux publiés en 192S ont été signalés, ces
additions sont postérieures aux leçons données.
Source : MNHN, Paris
CULTURE DES ALGUES
129
tude des cultures pures est indispensable, non seulement au point de
vue du cycle évolutif des algues, mais aussi pour résoudre des ques¬
tions de pure morphologie ou de cytologie. Rappelons à ce propos
les magistrales études que fit Mjquel (1892-1898) sur les Diatomées.
]| put obtenir la formation de zygospores chez certaines espèces et
-r ni mettre, pour une étude cytologique, ses échantillons à des spécia-
li.-b's aussi réputés que Van Heurck.
Des travaux récents basés sur les cultures pures ont permis de
préciser des points intéressants pour éclaircir le cycle vital et la mor¬
phologie de diverses algues. Voir notamment les travaux de Ghodat
(1013 à 1920).
Au point de vue purement physiologique, il est incontestable que
seules les expériences de nutrition des algues avec des aliments inor¬
ganiques ou organiques affectés en culture pure ont une base scien¬
tifique sérieuse.
La culture des microbes, levures cl champignons a permis de
réformer un grand nombre de notions inexactes, erronées qui avaient
été accumulées dans la littérature physiologique spéciale avant les
Ira aux de Pasteur et de Hansen. La période prépaslorienne de l'étude
des fermentations les plus diverses abonde en travaux, en discussions
homériques, ou fourmille de contradictions et de recherches, dont on
ne lient plus guère compte. 11 en sera de même de la physiologie algo-
logique qui, sauf quelques exceptions, est encore totalement basée
sur des expériences empiriques el se trouve exactement dans la même
M'ualion que l’étude des fermentations avant les travaux qui forment
la g iiiire de Pasteur et de Hansen.
Les éludes de génétique, la question des variations et mutations
chez )es algues, l’élude des fadeurs influençant leur écologie, l’action
<!' nidifions physiques, chimiques et physico-chimiques inlervenant
soif dans les phénomènes de sexualité, soit dans ceux de la vie pure¬
ment végétative, ne pourront, vu leur complexité, être envisagées
qu’ullérieurement. Les quelques travaux que l’on possède sur ces
questions montrent la richesse du sujet.
I n dehors de cos problèmes de recherche purement scientifique
H ll.'énriqtfe, l’élude des algues peut avoir une portée pratique assez
canaille. Tout le monde sait que l’abondance des poissons marins et
'I ''au douce est en relation avec la richesse du plancton. Leur d&vë-
loppement dépend des conditions alimentaires réglant le développe¬
ment des algues, vrai fourrage pour tous les. animaux nqualiques. Re-
Algologique, 192S.
130
H. KUFFERATil
pérer les endroits riches en plancton c’est donner aux pêcheurs de
indications précieuses pour leur travail. Des enquêtes marines im¬
portantes sont venues appuyer ces faits. En aquiculture d'eau douce,
on a pu obtenir, en favorisant le développement des algues par addi¬
tion d’engrais synthétiques ou naturels, une amélioration des rendi
raents des étangs de culture, obtenir un poisson plus abondant cl
mieux nourri.
D’autre part, les algues par leur multiplication excessive peuvent
devenir tellement abondantes que leur présence dans les eaux occa¬
sionne de graves inconvénients pour la salubrité publique. Le problè¬
me de la destruction des algues a dû être envisagé largement. Citons
les enquêtes faites par des services des Eaux et Forêts aux Etats-Unis
notamment les travaux de G. M. Smitu (1024), elles démontrent l’im¬
portance de ce problème. Bien souvent il arrive que des industries
utilisant de grands volumes d’eaux (alimentation en eau des agglo¬
mérations, papeteries, usines chimiques, etc.) sont immobilisées par
infection d’algues. Ces algues bouchent les filtres, encrassent les
appareils, nécessitent un nettoyage dispendieux. En agriculture, no¬
tamment dans les cultures irriguées ou qui se font dans l'eau, tel que v
riz, le développement des algues peut nuire aux récoltes, aussi faut-
il les détruire. A ce sujet voir la note de Sampietro (1927) qui préconisa
l’emploi du sulfate, de cuivre, ce qui était d’ailleurs bien connu. Les
algues terrestres ou aquatiques colonisent les rochers (Nadson 1027
a, b), les désagrègent, les perforent, les détruisent. Les pierres, 1rs
monuments, les statues à l'air libre sont souillées par des myriades
d’algues microscopiques, favorisent l’implantation des lichens et pro¬
voquent la mutilation et la destruction irrémédiable de chefs-d’œuvre.
L’art et l’archéologie peuvent trouver dans les algues des ennemi ,
Rien qu'à ce point de vue, l’étude des conditions du dévelopemenl
des algues, celle des moyens d’entraver leur multiplication, doit être
un sujet d’attention.
11 résulte d’études techniques anglaises (Report of sterne préser¬
vations, etc., 1027) que les pierres sont loin d’être impénétrables aux
microorganismes. Des bactéries ont été trouvées à 2 pieds de pro¬
fondeur (0,70 cm. environ) dans des pierres de carrière. On a proposé
toute une série d’enduits protecteurs afin d’assurer une conservation
meilleure des matériaux utilisés en architecture.
Ajoutons, pour finir, que l’élude de la flore du sol a fourni en
ces^ dernières années la preuve que les algues et protozoaires sont un
Source : MNHN, Paris
i.A CULTURE DES ALGUES
131
Ole ni ont non négligeable de la fertilité de la terre. Les travaux de
Hiustol (1920), Petersen $1918), Esmarck (1911-1914), Moore et Kar-
i: kii 1919). l'niTscm (1922 b}, Moore et N. Carter (1920) pernrcHe.nl
,]<• se l'endre compte de l'importance de la flore algologique du sol.
Ce rapide aperçu préliminaire montre l’importance générale et
I>;icl iculière des cultures pures algologiques, les tenants et aboutis-
;u 1 1 - de cette étude. 11 nous suffit, pour le moment, d’avoir esquisse
cet aperçu pour que chacun puisse se rendre compte de son utilité
et des buts variés de la culture pure des algues.
ESQUISSE BREVE DU SUJET
Nous parlerons tout d’abord de la conception de la culture pure
d'algues par diverses écoles. On verra que la façon de comprendre
In inireté des cultures d’algues varie suivant les auteurs et les écoles.
Ce point a de l’importance pour l’étude des perfeclionements de la
technique des isolements ou triages.
Ces notions sont complétées par l'étude des nombreux milieux
nuli ilifô préconisés : solutions nutritives inorganiques, milieux solides
ou jclosés. Cette étude se rattache tout naturellement aux chapitres
de l i physiologie végétale concernant l’assimilation des éléments mi¬
néraux et organiques.
Sans vouloir faire un exposé de technique bactériologique, il est
1 - u tant nécessaire de donner quelques détails sur les techniques
de préparation des milieux et les procédés favorables aux isolements.
Les cultures pures étant obtenues, quelques indications seront utiles
pour leur conservation.
Les algues ont des exigences culturales très variées. 11 sera ins-
li'url 11 ' de donner les précisions que nous avons pu réunir sur l'isole¬
ment des algues, les méthodes qui furent utilisés par les chercheurs.
Quelques mots sur les analyses chimiques des milieux et des algues
viendront compléter les notions nécessaires pour entreprendre les
cultures pures d’algues et les interpréter.
Source : MNHN, Paris
132
KUFFERAÏft
LA ClLITRE PIRE DES ALGIES
La notion de culture pure des algues est une conséquence, de
l’application des principes de la culture pure aux microbes et levure
Depuis 1890, avec les recherches de Beijerinck en Hollande et de M -
quel en France, nous voyons que divers bactériologistes s’essayèrei l
à la culture pure des algues. C’est dire que, dès ses débuts, l’algologie
expérimentale par culture s’inspire de la discipline bactériologique.
Elle utilise les méthodes de stérilisation des milieux, les pratiques
d’isolement microbiologiquc, le matériel et les ressources des labora¬
toires de bactériologie.
La grande difficulté de l’isolement des algues, la lenteur des
triages, les insuccès fréquenls font que ce genre d'étude n’a pu être
aborde jusqu’à présent que par les maîtres de la technique bactério¬
logiste. Nous avons déjà cilé BeHERixor et Miquel, ajoutons aux ini¬
tiateurs de la méthode nouvelle le professeur H. Cfiodat, qui s’est fait
le protoganiste ardent des cultures pures d’algues et a fondé à Genève
une algolhèque.
Afin de fixer une fois pour toutes les idées, nous considérons
qu’une culture pure d’algue est une culture qui ne renferme qu’une
seule espèce ou variété d'algue. C’est identiquement la même notion
que nous retrouvons dans les domaines de la bactériologie patholo¬
gique ou générale et dans celui de la culture pure des levures. C’est
simple et limpide. Toute discussion semble superflue. Il n’en est
pourtant rien.
Pendant que des bactériologistes de profession s’acharnaient à
l’isolement de cultures pures d’algues, d’autres savants étaient occu¬
pés à l’étude de ces organismes. Les botanistes algologistes ont (le
tout temps mis en œuvre la méthode des cultures pour arriver à se
rendre compte de l’évolution et du développement des algues. Depuis
que l’on étudie les algues au microscope, on s’est aperçu qu’il suffit
d’abandonner à eux-mêmes des matériaux récoltés dans la nature,
de les vivifier en leur fournissant, avec l’eau nécessaire, divers sels
nutritifs organiques ou inorganiques pour obtenir une multiplication
plus ou moins abondante d’organismes monocellulaires à chromo-
phvlle.
Multiplier les algues dans une infusion, les obtenir en masse,
c’est pour le botaniste les cultiver. Isoler une cellule verte dans ces
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES
133
infusions au moyen d’une pipette, en obtenir la prolifération, c'est
réaliser une culture pure. Klebs ( 1890) dans un ouvrage célèbre réalisa
quelques cultures de ce genre. Il lui suffisait d’avoir dans ses milieux
une algue d’une seule espèce, peu importe qu’elle soit accompagnée
de bactéries, moisissures ou même d’organismes animaux, pour con¬
sidérer qu’il avait une culture pure.
C’est ainsi qu’il signale comme culture pure Hydrurus cultivé
dans une fontaine de jardin sous eau courante. C’est déjà joli comme
, mple. En voici un autre. A propos de l’isolement de Botrydium,
Klebs (1890), p. 184, indique que l'on prélève l’algue dans la nature
ave de nombreuses autres espèces, on les met dans le liquide de
K .iip à 0,2 à 0,4 gr. 100 à la lumière. Il se développe peu à peu une
i végétation de Diatomées, Oscillaires, Prolococcoïdées, Ulothri-
, h es. On en sépare facilement Botrydium en enlevant avec une fine
1 vite de verre les tubes de Botrydium que l’on ransporle dans une
- .-'le d’eau pure. On en relire avec une pipette semblable quelques
ri nies que l’on Iransporte en liquide nutritif stérile. Après quelques
i ips de nouvelles cellules se forment, des petits groupes (déjà plus
ares des autres organismes) sont prélevés et peuvent être mis dans
d. , solutions fraîches. On continue celle technique jusqu’à ce qu’on
cMieune une culture pure (Reinkultur !).
On comprend qu'avec de telles cultures, Klebs ne fut pas très-
p. iisan des cultures en plaques de gélatine suivant la méthode de
KnoH. Evidemment la gélatine ne devait pas larder à être liquéfiée
i les germes introduits avec la soi-disant culture pure de Botrydium.
IM'ir éviter le désastre de la liquéfaction, il suffit d’utiliser la gélose,
i lice gélatineuse, nu plus simplement du sable stérile arrosé de
là aide nutritif et encore de la terre ou de l’argile humide.
l u peu plus loin (p. 180) Klebs appelle «Reinkultur» une cul¬
ture qui renferme une espèce donnée d’algue qui se développe dé-
li cassée de toute autre algue. La présence de bactéries n’est pas
ci icrement exclue. Klebs fait d’ailleurs remarquer que dans les
I n!les nutritifs, les bactéries sont si isolées qu’on doit les chercher
1' Mmps pour en voir. Il ajoute que sur gélose elles peuvent être
h h peu plus fréquentes mais tant que les tubes de culture sont éclai¬
ré-. leur développement est entravé. Même dans les cultures tenues
à l’obscurité, les bactéries ne causeraient pas de dommages. C’est
très contestable.
Tout l’ouvrage de Klebs est fondé sur ces bases fragiles. C’est
134
H. KUFFERATH
bien malheureux, car cet éminent botaniste a formé école. Richter.
Artari, Senn et d'autres ont suivi sa voie. Ce n'est que récemment
qu’un élève de cette école, Grossmann (1921), s'efforça d’étudier des
cultures d'algues dépourvues de bactéries.
Grossmann écrit (p. 372) que : « depuis les recherches de Kleus
et de ses élèves, il a été de plus en plus reconnu que les « cultures
pures » sont la base indispensable des recherches physiologiques. Le
desideratum à remplir pour réaliser une culture pure est que tous
les individus dérivent d’une seule cellule mère, donc forment un n-
mcau pur (Clone) et une race physiologique unique. Les cultures d' 1-
gues de Klebs et de ses élèves remplissent ces conditions, du moins
en ce qui concerne les algues. Mais les bactéries et même les Cham¬
pignons n’étaient pas exclus. Vu que ces organismes ne peuvent cire
confondus avec des algues, il ne peuvent amener des fautes dans s
questions de variabilité des algues, mais ils prohibent l’emploi de
toute matière organique. Cuodat et ses élèves ont évité cet inconvénb ni
en réalisant les cultures sans bactéries. »
Il y a donc quelques années à peine, voilà quelles étaient ;s
opinions de botanistes sur les cultures pures d’algues ! El l’on com¬
prend la défense ardente, que fit le professeur Chodat et ses élèv-,
des principes purement bactériologiques appliqués aux cultures
d’algues.
O. Richter qui publia divers travaux sur des cultures donn .*s
comme pures de Diatomées (1903) a écrit en 1913 un travail d’ensemble
sur la culture pure en botanique. Il y résume ses recherches person¬
nelles et donne quelques définitions techniques (p. 314), fixant les
idées sur la terminologie.
Il appelle culture pure absolue « absulule Reirkullur » celle qui
ne renferme qu’un organisme, tout autre organisme étant absent;
culture à partir d’une cellule unique ( Einsellkullur ), une culture pure
(ou absolument pure) provenant d’une seule cellule. Richter ap de
que celte notion s’est de plus en plus fixée dans la littérature. Notons
en passant que l’auteur admet que de telles cultures peuvent cire
absolument pures. On voit déjà ici que ces cultures unicellulai.es
peuvent également être souillées de germes. Ce sont d’ailleurs les
opinions que Klebs avait professées.
Mais il y a mieux, Richter définit « Spécies Rainkullur » celle que
l'on choisira pour les isolements d’algues, amibes, myxamibes, etc.,
LA CULTURE DES ALGUES
135
quand la culture est pourvue de bactéries mais n’est accompagnée
d’aucun organisme autre.
Enfin il réserve la qualification de « Doppcl Reinkullur ou ge-
wischte Reinkullur », c’est-à-dire, de culture pure double ou mélangée
pour les cultures pures de lichens ou d’amibes, etc., qui utilisent
comme aliment des bactéries ou des levures, aliment indispensable,
mais qui doit être choisi suivant les espèces d’amibes à cultiver.
Enfin à un stade plus élevé, il y a les Trippel Reinkullur qui sont
des mélanges à 3 organismes. On ne voit pas pourquoi il faudrait
s';■ fréter dans cette voie.
Voilà ce que l’on pensait avant la guerre. Depuis nous avons eu
un travail du prof. Pringsheim (1926) qui perfectionne les notions
d i acquises. Il les classe assez logiquement en partant du matériel
d' rigine prélevé dans la nature. Avec méthode, il parcourt les di-
> ses étapes à franchir afin d’arriver à la purification ultime et ra-
i lise. Mais là encore on retrouve en partie la lerminologis que donne
i iiTEfl, et cela n’est pas fait pour simplifier la question et les idées.
Voici, d’après Pringsheim, les diverses étapes à parcourir par
I gologiste. C’est un véritable calvaire !
1) ErhaltungS Kultur
2) Roh Kultur
3) Anhâufungs Kultur
i) Art Reinkultur
5) Absolut Reinkultur
fi) Einzellkultur
culture d'entretien
culture brute
culture d’enrichissement
cullure « urualgale » (1)
culture pure
cullure à partir d’une seule
cellule ou culture clonique.
Le botaniste de Prague donne de longues explications au sujet
d' liaque stade du travail de l’obtention de culture pure. Nous allons
c idcmenl passer en revue ce qu’il écrit à ce sujet.
Les cultures d’entretien sont celles qui offrent aux algues des
1 lit ions appropriées, réglées de manière à ce qu’elles se présentent
l''lii‘s qu'on les trouve dans la nature. Elles peuvent avoir quelque
utilité pour les recherches morphologiques, mais ne sont pas com-
ic des à réaliser. 11 est conseillé d’utiliser l’eau d’origine, les subs¬
ide-. où végètent les algues, d’éviter la dessication, les poussières ;
(O Nous forgeons Cet adjectif, d'après l’anglais, pour designer les cultures qui
'enferment qu'une seule espèce d'algue.
Source : MNHN, Paris
136
H. KUFFERATH
réchauffement des liquides peut être fatal aux espèces. Néanmoins
un examen attentif permet de fournir des renseignements utilisables
dans les stades plus élevés de la culture.
La culture brute est celle qui apparaît quand un matériel algo-
logique est abandonné à lui-même. A notre avis, elle se distingue
à peine de la précédente. Elle se caractérise d’ailleurs le plus sou¬
vent par l’élimination des espèces délicates et la prolifération dus
végétaux les plus robustes. Ce sont souvent des Ghlorélles, Hormidnn
Stichococcus, Chla-mydomo-nas, etc., qui peuvent servir pour les iso¬
lements. 11 arrive parfois qu'il y ait multiplication d'espèces inat¬
tendues. Toutes les algues qui apparaissent ainsi en masse sont
mieux adaptées aux conditions des cultures de laboratoire et per¬
mettent dés isolements plus faciles.
Si dans le genre de culture précédent, on est livré au hasard
(on attend en effet tout bonnement que l’une ou l’autre espèce d< -
vienne prédominante) l’intervention du chercheur est plus acli
dans les cultures d’enrichissement. Dans ce but on détermine des
conditions extrêmes qui éliminent beaucoup d’organismes. Un cxc-'s
de sel de cuisine favorise les germes halophiles. En faisant barboté r
de l’hydrogène sulfuré dans le liquide on éliminera les microorg -
nismes autros que ceux qui vivent dans les boues d’étang. Suivant
la formule de Beijerinck, par l’addition de phosphates dans un n -
lieu appauvri on obtiendra une prolifération de Gyanophycées ; au
contraire, une alimentation azotée favorisera plutôt les Diatomées
et ensuite les Chlorophycées. Jacobsen (1910) avait montré que
l’albumine d’œuf putréfiée permet le développement des Volvocinéi .
En variant les méthodes d’intervention on arrive ainsi à faire pré¬
dominer les organismes les plus variés dans des conditions qui
permettront d’aborder les cultures pures.
La culture unialgale est celle où l'on ne trouve qu'une sou.e
espèce d’algue en association avec d’autres organismes qu’on ne
peut confondre avec elle. C’est, nous l'avons vu, ce que Klebs et - s
élèves appellent des cultures pures.
La culture pure (absolut Reinkultur) est celle qui ne renferme
qu'une espèce d’algue à l’exclusion de tout autre organisme. C’c; I,
à notre avis, la seule culture qui mérite la dénomination de pure.
Enfin Prinosheim distingue encore la culture clonique, obtenue
à partir d’une cellule unique ou provenant d’un groupe de 'cellules
filles dérivées d’une cellule-mère unique. Et pour brouiller les idées
LA CULTURE DES ALGUES
137
du lecteur, Pringsiieim note que dans de telles cultures l’absence
dé microorganismes étrangers n’est pas indispensable. De telles
remarques montrent combien il faut se méfier des appellations di¬
dactiques que nous venons de passer en revue.
On se rend bien compte, après avoir parcouru les travaux fon¬
damentaux que nous venons de citer, que les nombreux distinguo,
que les propositions et amendements ajoutés font, d'un problème
I i s simple et très clair, un fouillis impénétrable. Rien que le fait,
de mettre sur le même rang la culture pure vraie et la culture brute,
cultures d’enrichissement, les cultures unialgales, prête à équi-
v, .que, non peut-être dans l’esprit des théoriciens, mais dans celui
des chercheurs dont ils sont les guides.
En fait, si l’on veut consulter le paragraphe annexe de cette
.'■lie, on constatera que contrairement à la théorie, la plupart de
ux qui réalisèrent des cultures d'algues n’atteignent pas le but
et se contentèrent de s’arrêter à l'une ou l’autre des étapes fixées
didactiquement par Pringsheim et ses précédesseurs.
Ceux, qui suivirent les théoriciens botanistes ou qui puisèrent
liais leurs écrits et dans leurs laboratoires les notions de cultures,
ml amenés, tant par la difficulté de réalisation des triages purs,
e par l’affaiblissement de l’idée de culture pure, à attribuer une
i Ame valeur à celte dernière et aux autres procédés de technique
ilisés en algologie. Celte contradiction entre les exigences de la
Aorie et les cultures réalisées existait déjà du temps de Klebs.
iodat (1909) ne manqua pas de la mettre en valeur (p. 38 et passim).
l ' puis plus de trente années on n’a vraiment pas fait les progrès
1 ■ ■ *c l’on pouvait espérer.
On ne peut estimer assez haut l'utilité générale et particulière
: la culture pure des algues. 11 suffit de parcourir la littérature re-
I. ; i ve à l’assimilation de l'azote atmosphérique pour trouver les
•ullats les plus contradictoires. Voir par exemple Scuramm (loi 4
, Bristol (1920), pour ne citer que quelques travaux sur celle ques-
n ; voir aussi tous les traités de physiologie générale et agricole.
i.'S nombreux mémoires écrits sur ce sujet sont tout au plus d’intê-
■i historique et de compilation, mais n’ont guère de valeur scien-
iiüque. 11 en est de même pour tous les travaux soi-disant physio¬
logiques où l’on a fait usage de cultures non rigoureusement pures.
11 est plaisant de voir que chaque auteur signale avec soin que
scs devanciers n’avaient pas de culture pure à leur disposition, que
138
H. KUFFERATH
lui seul en a le monopole. Dans combien de cas a-t-on soumis les
cultures d’algues dont on vante la pureté, au critérium de l’envoi
des tubes ensemencés à d'aulres laboratoires, aux contradicteurs
pour permettre la vérification d’absence de tout organisme étranger
aux algues ? De tels échanges paraissent peu développés. La raison
intime est certainement l’impureté manifeste des cultures, bien plus
que les cloisons étanches existant entre diverses écoles.
S’il n’est pas toujours possible, malgré les congrès et autres réu¬
nions académiques, d’amener les savants à se mettre d’accord sur
certains points, on pourrait au moins demander qu’ils étudient leurs
travaux, qu’ils lisent leurs publications originales. On rêve lorsqu’on
lit. par exemple que Pringshkim (1913 b) écrit, page 77, dans une nol
de bas de page, en rappelant un travail de Chodat et Güldflus (1897
travail qui est loin d'être inaccessible : « cité d’après E. Strasburge"
Las botan. Praklikum. 4 Aull. iéna 1902, p. 398 ». El voilà le travail
de Chodat et de son élève jugé d'après un texte condensé. On peut
penser que des renseignements ainsi obtenus en deuxième ou troi¬
sième main risquent fort de ne pas rendre compte de la pensée pri¬
mitive des auteurs. Et ce n’est pas là un cas isolé. Combien de fois
les auteurs ne citent-ils des travaux dont ils ne connaissent que le
résumés plus ou moins fidèles ?
Gela explique pourquoi perdurent des erreurs et des confi;
sions, comme celles que nous devons constater dans la conception
et la pratique des cultures d’algues.
La physiologie des algues fourmille de recherches criticablo-
a plus d’un litre. Klebs (1800), ainsi que nous l’avons dit, venait m-
firmer que c’est avec peine que dans ses cultures on pouvait retrouva
un microbe au microscope. Où gît la limite entre une infection mi¬
nimale et une impureté notoire des milieux ? On est là sur un terrai,
bien glissant et toute concession entraîne l’opération vers le gouffr
où vont se perdre les travaux physiologiques sans valeur et les effort'
vains accomplis pour les réaliser.
P allai.' i. ne ; UXKi;, en faisant des expériences d'assimilation par
des algues avec des cultures pures (selon son affirmation) ajoute ver
la lin de son travail sur la respiration cl la fermentation par les al¬
gues, que vu la courte durée des essais (une demi-heure à quelques
heures, rarement 24 ou plus), les infections microbiennes ont une
action minimale. C’est qu’il n’a pas eu à sa disposition de culture,
absolument pure de Chlorothccium saccharophilum, mais qu’il esti-
LA CULTURE DES ALGUES
139
me que l’objeciion qu’on pouvait lui faire de l'intervention de bac¬
téries n’est à son avis pas valable, les Bactéries n’ayant pu intervenir
pendant le court laps de lemps des expériences, ce qu’il ne démontre
(Tailleurs pas. Et mieux si cela était, en réalité une telle expérience
n’est pas démonstrative, ni défendable. Que dirait-on d’un zymologisle
qui essayerait des expériences analogues avec des levures en pré¬
sence de quelques germes bactériens ?
Comme bien l'on pense, l'affirmation de la nécessité de la pu¬
reté des cultures d’algues, non seulement pour les recherches phy-
- illogiques où elle est difficilement contestable et incontestée, mais
pour des recherches de pure morphologie, de biologie a soulevé de
;,< part des adversaires de la culture rigoureusement pure, des objec¬
tions'. On a môme été jusqu’à faire des reproches aux cultures pures.
En tous cas, nous pouvons déjà dire qu’ils sont beaucoup moins
f raves et pertinents que ceux que l'on peut adresser aux partisans
des cultures mixtes de toute catégorie.
Nous venons de dire le peu d’importance qu’attribuent certains
auteurs aux infections. Denis (1925-1920), en signalant les méthodes
traditionnelles imparfaites intéressant la systématique algologique,
ure que les cultures expérimentales rigoureuses ne semblent pas
; voir bouleverser la classification de sitôt à cause de la difficulté
■me de son application. A cela nous pouvons opposer le travail
cent de Ghodat (1920) sur Sçénedr-srims dont le titre à lui seul est
i ut un programme : «Etude de génétique, de systématique expéri-
1 . nlale et d’hydrobiologie » 1 Denis ajoute que la méthode rigou-
: use est un moyen de contrôle et d'investigation précieux... mais
Me ne dispense pas de l'étude dans la nature (ce que Ghodat avait
d'ailleurs fait ressortir), elle la complète.
Denis argumente ensuite de la façon suivante : Kufferath a cm-
lyé dans divers travaux la méthode îles cultures pures et donné
• ailleurs des listes d’algues déterminées par la méthode classique,
lie raison ! Mais est-ce parce que nous sommes persuadés des
sources infinies d’une méthode nouvelle, d’une supériorité ocra¬
nte par le fait de sa précision, que nous dussions faire fi des
■vons que nous avons à notre disposition pour nous faire entendre ?
11 est évident que, si dans un examen d'algues, provenant d’un
•'■iaiig. nous trouvons des Scrnrdrsmus. des Chlorcllos, des Chlamy-
tl'imonas, nous serons bien plus embarrassés que les purs syslénui-
M ii ns et que nous hésiterons à appeler Chlorella vulgaris Beyerinck
Source : MNHN, Paris
140
H. ICUFFERATH
une algue qui présente les caractères morphologiques de cette espèce
bien connue. Nous savons qu’il y a des systématiciens qui en suivant
correctement les tables dichotomiques de détermination des Algues,
n'hésiteront pas. Nous savons aussi que sauf les espèces dénommée
ci-dessus, il y a, quand même, des algues mieux caractérisées. E!
que, par exemple, en nous référant aux Scenedesmus nous pourron
très bien et très sincèrement distinguer le Se. maximus (W. et W.
Chodat des autres espèces, en nous référant aux dessins et descrip¬
tions originales. Il n'est donc pas toujours nécessaire d’avoir cultivé
une algue en culture pure pour la déterminer correctement. Mais cel
ne veut pas dire que celle dénomination soit immuable. Il suffirait pa
exemple d’obtenir ce Scenedesmus 1res remarquable dans deux cul¬
tures pures, l’une formant sur gélose des disqus verts, l'autre des ce
lonies rouges, pour devoir les distinguer entre elles par uno éliqueli
spécifique ou de variété pour le moins.
La leehnique des cultures pures n’en est qu’à ses débuts ; elle
offre des ressources inépuisables et l’on ne peut raisorinablemei
argumenter du fait qu’on n’a pu dans tous les cas en tirer le parti
le meilleur. D’ailleurs, Denis reconnaît que dans d’autres domaine
en physiologie, elle est indispensable — qu’elle peut être utile e :
œcologie {synthèse des lichens).
O. IUchter (1913) admet que pour des éludes physiologiques, seu
les les cultures pures sont à retenir. Les cullures « Spezies reinkullur .
unialgales ne fournissent aucune base. Gela ne l’empêche pas d’al
tribuer une valeur physiologique à des travaux tels que les siens (190!
où à la p. 1337 il indique que les A Hlzschia cl Novicula qu’il isol
d'eau marine sont «spezies rein», c’est-à-dire'souillés par des ba< -
h ries, que ceux de Frank (1904) qui travailla avec Chlamydomaine
contaminé par dos bactéries, de Théroux ( 1905) qui certainement y
méprend sur la signification de cultures pures lorsqu’il dit avoir eu
Mcsocarpus, Cosmarium et une quarantaine d’algues en culture pur
Nous n’avons pas plus confiance dans les résultats des recherche
U’Artari (1892 à 1914) qui suivit les errements de KlebS (1896) et «
Senn (1899). Il en est de même des recherches de Ternetz (191:
sur Euc/lcna, de Brunnthaler (1909) qui confesse qu’il n’a pas pu ol
tenir Glæolliece rupeslris sans bactéries, ni même sans algues (SH-
clt jcoccus !); quant aux éludes de Pringsheim (1913 b) sur les Schi
zophyeécs, Maiitens (1914) reconnaît que c’élaient les Arl-Reinku
turen. Nous pourrions allonger la liste. Mais à l’examen détaillé
LA CULTURE DES ALGUES
141
aucun de ces travaux ne mérite d’être retenu pour la physiologie.
Dans un chapitre spécial, O. Richter (1913) examine les cas où
la culture pure est en défaut. 11 avoue qu’un systématicien pourra
-r contenter de cultures uniàlgales (Spezies-Reinkulturen) et note
que Nadson (1899) et Karsten (1909) s’élèvent contre le principe de
lu culture pure en se mettant à un point de vue physiologicobiologi-
que. Karsten prétend que pour le cycle de développement des Diato¬
mées, la culture pure n’aurait guère d’utilité car il attribue aux plas-
,,, .des diatomiques observés antérieurement par Richter un carac¬
tère anormal.
Un autre argument contre les cultures pures est celui-ci : la
culture soustrait l’organisme à la lutte pour la vie. La concurrence
pour la nourriture fait défaut et la méthode des cultures pures est
insuffisante pour permettre le développement normal des Diatomées.
O Richter s’élève longuement contre les objections de Karsten et
estime qu’il y £t plus d’avantages à étudier des cultures pures que des
cultures infectées de bactéries, des cultures brutes telles que celles
dont parle son contradicteur.
Pkingshëim (1920) à son tour reprend la question ; selon lui il
y a eu sur et sous-estimation de la culture pure. Il est assez curieux
(l'examiner les raisons du pour et du contre. C’est, parfois un peu
nébuleux comme idée, mais enfin il faut écouler toutes les cloches
pour se faire une opinion.
D’une part des cultures unialgales (Art-Reinkullur), autrement
(l l des cultures infectées, permettent, si elles renferment des algues
: cfotrophes, d’étudier beaucoup de problèmes physiologiques. Cela
n'est plus possible s’il s’agit d'organismes hétérotrophes. Il suffit
de savoir ce que l’on entend par organismes autotrophes et hétéro-
Iniphes. Où est le critérium? Pringsiieim ajoute d’ailleurs que si
l'on expérimente avec les algues autolrophes, on ne doit pourtant
pa perdre de vue la possibilité d’intervention de bactéries associées.
Ki il cite que c’est à l’intervention de microbes que l’on doit attribuer
s résultats de Schloesing et Laurent sur l’assimilation de l’azote par
les algues. D’autre part, les Bactéries peuvent avoir des actions né¬
fastes sur le développement des algues, entraver leur développement.
C'est ce que démontra un de ses élèves en réussissant la culture de
Conjuguées en l’absence de bactéries, alors que ces mêmes organis¬
mes refusaient de pousser en association avec des bactéries. Signa¬
lons, en passant, que déjà, en 1892, Miquel signala pour les Diato-
142
TtUFFÊR ATli
môi's que les Bactéries en sont des ennemis redoutables, déterminant
des Intoxications et du mélanisme.
Contre cet argument, Pmxgsheim signale que l’existence des
algues dans la nature contredit de telles constatations, car là il y
a toujours des microbes présents. Mais le savant professeur de Pra¬
gue fait remarquer que, dans les conditions naturelles, d’autres
facteurs que ceux rencontrés dans les éprouvettes de culture existent
et il compare le comportement des cultures d'algues avec les culture'
des champs, ou la main de l’homme intervient pour éliminer la con¬
currence par les' mauvaises herbes. Pringsheim constate qu une
culture pure a, en elle-même quelque chose qui n’est pas naturel
mais qu’elle n’empêche pas la prolifération abondante et normale
comme cela se passe pour les plantes de culture dans les champs.
Il faut les protéger.
D'autre part Piu.ngshf.tm envisage la question de surestimation
de la culture pure, d’après lui elle est basée sur deux erreurs tri-
répandues. La première réside dans l’idée qu’un profane pourrait
se faire des possibilités de culture des algues. Il ne faut pas s'ima¬
giner qu'il suffise de prendre un milieu nutritif tel que ceux trouvé'
dans les ouvrages spéciaux. On risque fort d’avoir des mécomptes.
Certaines algues ont des exigences spéciales qu’il faut d’abord étu¬
dier et déterminer par les méthodes de culture d’entretien et d’enri¬
chissement (par exemple) ou par l’étude des conditions naturelles de
la vie de ces organismes. Ces notions acquises, on pourra imaginer
des méthodes particulières de culture. Autrement dit nous ne con¬
naissons encore que peu de chose sur les milieux culturaux favora¬
bles aux algues et nous ne devons pas croire que les liquides nutritifs
qui ont fait leurs preuves dans beaucoup de cas, sont des panacées
L’argument n’est pas très convaincant, au moins pour ce qui est de
l’appréciation de l’utilité de la culture pure.
Une autre erreur à éviter est celle de croire qu’on ne puisse
obtenir de cultures pures d’algues qu’en supprimant certains corps
organiques. Ces subtances organiques sont décomposées par les bac¬
téries, aussi s’efforça-t-on de les supprimer pour réussir. Tout cola
est sans pertinence et indique plutôt un manque de technique appro¬
priée. On ne voit réellement pas ce que de telles raisons prêchent
en faveur ou contre la culture pure !
Doit-on compter comme argument contre les cultures pures et
l’expérimentation avec des subtances variées, l'observation de de
La culture des algues
143
Wildeman (1913)? 11 se demande en effet; en signalant noire thèse
Mie ChloreUa lutcoviiidis Chodat var. lulcsecns, s’il était absolument
in' essaire de multiplier si fortement les milieux artificiels surtout
que pour beaucoup d’entre eux, il n’existe rien de comparable dans
1 ü nature, et que, par conséquent, jamais l’algue ne se trouvera dans
les conditions de l’expérience. Evidemment une algue ne risque de
rencontrer de la naphtaline ou du sublimé que dans les herbiers !
Et pourtant si l’on y réfléchit un peu, ne conçoit-on pas la possibilité
pour des algues de se trouver dans les milieux naturels en présence
des corps les plus variés ? Sans parler, par exemple, des eaux rési¬
duaires industrielles qui peuvent renfermer des produits phénolo-
liijues, des acides gras, des sels organiques ou inorganiques variés,
i! uffît de se retourner un peu pour voir dans la nature la présence
îles combinaisons organiques les plus inattendues. Les écorces de
noitères sur lesquels vivent des Chlorelles, à la base desquels vivent
i! ' uses algues vertes et Cvanophycées seront en contact avec, des
i inos, des térébenthines. Les feuilles, les débris de plantes aroma-
ln ni s, renfermant des sucres variés, des glucosides, des matières azo-
li'i’s plus ou moins complexes tombent à terre, dans les eaux. Les
algues qui les peuplent seront en contact avec tous ces produits bien
caractérisés au point de vue chimique. Seront-ils utilisés? Auront-ils
il' - actions défavorables, retentissant sur la morphologie et la bio-
1<icie de ces algues ? C'esl certain et c’est à les expliquer que serviront
les expériences de nutrition de laboratoire avec les corps les plus
(I «ers. Ne voit-on pas la possibilité d’intervention naturelle de corps
iiioupçonnés, lorsque Cto lu son et Gonn (1925) mollirent que dans les
le res fumées on a pu caractériser chimiquement comme éléments
nuisibles à la fertilité des corps tels que l’acide salicylique, l’acide
cl i 1 1 \ ilroxystéarique et la vanilline ? Des algues vivent et prospèrent
dans le sol. Qui dit que les faibles doses des corps cités ci-dessus
n’agissent pas sur elles comme, elles le font sur les bactéries ? On
le \ « .il, l’argument qui consiste en somme à dire que les algues trou-
venl dans les expériences de laboratoire, dans les milieux créés pour
éprouver leur biologie et observer leurs réactions morphologiques
et culturales, des conditions que l’on ne rencontre pas dans la nature,
est un argument qui ne résiste pas à une analyse un peu serrée.
En résumé, on doit bien confesser qu’aucun des arguments éle¬
vés contre les cultures pures n’est à retenir. Bien au contraire
la culture pure présente des avantages inappréciables. Cette technique
Source : MNHN, Paris
144
H. KUFFERATÜ
permet de faire avec toute la correction désirable l’analyse des con¬
ditions biologiques et morphologiques les plus variés et de pénélrei
mieux qu’on n’a pu le faire jusqu’ici dans les vastes problèmes de
la cytologie, de la physiologie et de la vie cellulaire. De là, à passe
à l’écologie et aux relations des algues avec le monde ambiant, il
n'y a qu’un pas.
Tout comme pour l’élude des bactéries et des levures, la techni¬
que des cultures pures rénovera celle des Algues et Protistes. Seule¬
ment, celle technique est encore dans l’enfance, elle se perfection¬
nera amplement et l’on -ne peut tirer argument contre elle de ce
qu’elle n’a pas encore permis de réaliser tous les espoirs qu’elle
autorise.
Il est par conséquent bien évident que sans vouloir diminuer
en rien la valeur de la culture pure, on ne doit pas tenir pour rien
ce qui fut fait antérieurement. Si par exemple, nous critiquons les
auteurs, qui donnent le change en appelant culture pure des culture
unialgales ou môme des cultures d’accumulation, nous devon
reconnaître que ces techniques, tout imparfaites qu’elles soient, Ont
néanmoins été des étapes nécessaires pour le développement de mos
conceptions actuelles. Bien plus qu’elles pourront, de même que
l’observation consciencieuse des algues dans la nature, servir encore
à éclaircir maints problèmes, à guider les chercheurs. Mais que
néanmoins les résultats ainsi acquis laisseront aux travailleurs plu-
exigeants sur les moyens d’étude un doute que seule la culture pure
pourra lever d’une façon décisive.
Dans le paragraphe suivant nous montrerons combien néfaste
pour l'élude purement scientifique fut la conception fausse que se
firent beaucoup d’auteurs au sujet de la culture pure. Nous intro¬
duisons ici cet examen critique, qui eut alourdi inutilement les con
sidérations générales que nous venons de présenter. Dans l’examen
des travaux relatifs surtout à la physiologie algologique nous suivon
l’ordre chronologique. Nous pensons avoir réuni ici la part la plu-
importante des publications parues jusqu’en 1927 sur la question.
S’il y a des lacunes, on les excusera ; elles sont en tous cas peu
essentielles et n’intéresse que des recherches d’ordre secondaire
ou trop récentes dont nous n’avons pas encore pu prendre con
naissance.
LA CULTURE DES ALGUES
145
Il Y a peu d’intérêt à passer en revue la période prébactériolo¬
gique de l'algologie qui finit aux travaux de Beijeringk (1890) et de
Miquel (1890).
Miquel dans un travail, publié en 1890, distingue d’une façon
l,' ( v r-iaire, pour les Diatomées, deux sortes de cultures artificielles
puITS de Diatomées : 1" celle où vit et se multiplie une espèce unique
■i lVxclusion de toute autre algue siliceuse — c’est ce^ que nous dési-
hh ns comme culture unialgale ; 2° celles où les Diatomées sont
pii l'absence de tout autre être vivant. Ce que l’on appellera culture
de Ilia tomé es à l’état de pureté absolue. L’éminent bactériologiste
français fait remarquer que ces dernières cultures sont très diffi¬
cile' à réussir, et indique les procédés d’élimination successifs qu’il
pré>imise, suite à de longues et minutieuses études, pour séparer
par triages répétés les algues vertes, les champignons et enfin les
1 ,;,, i, T ies. Pour ces dernières il indique une technique intéressante,
mai - qui a l’inconvénient de demander environ 6 mois d’un travail
prr que journalier, et cela pour des diatomées banales.
MIquel dit expressément que pour des études physiologiques,
il 1 t nécessaire d’avoir des cultures à l’état de pureté absolue et
ajoute « Je ne désespère pas qu’on puisse, dans la suite, simplifier
beaucoup cette dernière méthode (qu’il vient d’exposer) de culture
à l'élut de pureté absolue, quand on connaîtra mieux les milieux
ilci solides qui favorisent d’une façon spéciale le développement
des Diatomées. »
é'.n réalité la plupart des cultures de Diatomées que réalisa
Mi ni ki, sont des cultures unialgates. Pourtant il n'utilisa pour les
recherches physiologiques que des cultures pures. L’intérêt des tra¬
vaux du directeur du Laboratoire de Montsouris, réside principale¬
ment de ce que dès le début, il a abordé la question de culture pure
des algues et a dégagé d’une façon remarquable les principes à suivre
pour les réaliser. L’oubli dans lequel on a laissé ses travaux est une
injustice qu’il y a heu de réparer.
F, a même temps que Miquel, Beijeringk publia en 1890 un tra¬
vail qui eut un retentissement considérable. Il réalisa par isolement.
Mi gélatine la culture de Clilorella vulgaris Boijerinck et d’autres
Chlorophycées. 11 est presque inutile de parler de ces travaux du
célèbre bactériologiste hollandais, connus de tous ceux qui s’occupent
d’alg.ilogie. Il est vrai qu'en 1893, Chodat et Malinësco (1893) émettent
des drutes sur la pureté de certaines souches de Scenedesmus, iso-
Iïevue Alcologiquic, 1928.
10
146
U. KUFFERATIt
lées par Beijerinck. De tels doutes n’ont jamais été portés contre les
cultures de Chlorella vulgaris, et d'autres chlorelles qui sont encore
en culture au laboratoire de Délit, où l’on peut les obtenir et s’assurer
de leur pureté. Il est donc bien établi que Beijerinck réalisa les p r-
mières cultures pures de Chlorophycées, et on peut les soumettre
au contrôle contradictoire du spécialiste ce qui est évidemment une
garantie très grande.
Ce critérium, on l’a également pour les algues en culture pure,
très nombreuses isolées par Giiodat et ses élèves depuis 1894 jusqu n
res derniers temps. Voir notamment : Ciiodat (1894) culture de 1:1-
mrllococcus minialus, Giiodat et Malinesco (1893) sur Scenedesmus
actus, Chodat (1898 et 1904), l’étude critique sur le polyrm>rplii-nie
des Algues (1909) où de nombreuses espèces sont étudiées, l’impor¬
tante monographie des algues en Culture pure (1913), l’étude du
genre Scenedesmus (1920). 11 peu rester des doutes sur la pur-té
des Cyanophycées isolées par Giiodat et Goldflus (1897). Par cou Ire
pour les algues vertes, Giiodat et Grintzesco (1900 a et b) ont donné
de précieuses indications techniques. Pour le Pediaslrum Boryanum
Giiodat et Huber (1895), les cultures, de l’avis de ees auteurs, n’élabnl
pas pures ; c'étaient des culture- unialgales. En ce qui concene le
Scenedesmus aculus, Chodat et Malinesco (1893), disent que le liqmde
ne contenait aucun autre organisme. S’agit-il ici de culture absolu¬
ment pure ? On n’a pas d’indications précise dans le travail cité.
En tous cas ultérieurement cette algue a été maintes fois obtenue en
culture pure à Genève.
Adjaroff (1905) utilisa des cultures exclusivement pures de Ci In-
relia vulgaris et de Stichococcus minor pour des études physiologi¬
ques. D'ailleurs toute la série suivante de travaux qui sont plus
spécialement consacrés à divers problèmes de physiologie, montrent
quelle source féconde est la culture pure. Citons entre autres : les
travaux de Grintzesco (1902 et 1903) sur le Scenedesmus aculu et
Chlorella vulgaris, de Stabinska sur la physiologie des gonidies du
Vcrrucaria nigresceûs (1911), de Bialosuknia (1901 et 1911) sur Di-
plosphæra Cliodali, de Hoffmann-Grobèty (1912) sur Rapliidium nu-
nalurn et les caractères coloniaires de Chlorella rubescens et cœlas-
iroides ainsi que de Bolnjdiopsis minor, de Mendrecka (1913) silf
Chlorélla variegala Beijerinck, de Kornii.off (1913) sur les gonidies
de divers Cladonia, de Rayss (1915) sur le Cœlastmrn proboscideunh
de Letellier (1917) sur les gonidies de lichen : Cystococcus, Sticho -
LA CULTURE DES ALGUES
147
vticcvs et Coccoinyxa divers, de Topali (1923) sur des expériences
purement physiologiques notamment avec Chlorella pinchalensis et
i'anner (1923 a el b) sur de nombreux Scenedesmus et leur action
proléolytique, enfin sur le polymorphisme très curieux de Telraedron
minimum.
Cet ensemble de travaux, tout à l’honneur de l’Ecole botanique,
de lienève, constitue le plaidoyer le plus convainquant en faveur
de la culture pure. Il est facile de discourir sur ce sujet, mais passer
des paroles aux actes, des vues théoriques à la réalisation culturale,
cela représente un labeur, considérable digne de respect. Et l’on est
tout surpris lorsque l’on rencontre certains auteurs qui ignorent ou
passent sous silence (l’on craint bien pour la vérité que ce ne soit
de parti-pris) les travaux de Ciiodat et de ses élèves. Je n’ai pas ici
à défendre l’école genevoise, qui a bec et ongles, cl l’a bien prouvé,
ni ; - je trouve regrettable que des auteurs tels que Linkola (1920)
ne lient même pas les travaux de celle école ; de même Maertens
i i . Muenscuer (1923); Andreesen (1909) file les recherches de
Hi.uiter, d’ARTARi, mais oublie Ciiodat quand il parle des cullures
pures. Nous pourrions allonger la liste. Il semble qu’il y ait là une
lié- l urieuse influence de milieu. Ainsi les auteurs qui utilisent le
milieu de Knop, préconisé par Klebs (1896), s’en tiennent à ce milieu,
ne I abandonnent pas. Il suffit de parcourir un travail d’algologie
exi 'i imentale, de voir quel milieu a servi, pour savoir immédiate-
iii ut à quelle école il appartient, ses tendances. Il est rare qu’on
se trompe.
La longue suite de travaux qui va suivre donnera moins de sa¬
li ,( lion à l’amateur de cultures pures, bien que celle dénomination
soit souvent utilisée.
Très antérieurement à l’année 1890, un des premiers travaux
s'occupant de la physiologie des algues, celui de Bineau (1856) n’a
pas les prétentions de culture physiologique que nous trouvons dans
l'm h le de Famixtzin (1871 a et b) qui opéra avec des cultures très
impures, se contentant de mettre en contact avec le liquide de Knop
cli\ -es algues filamenteuses {Spirogyra, OEdogonium, Confcrva,
Vaucheriü, Prolococcus, etc.).
Il faut arriver à MIigula (1888) qui étudie l’action d’acides dilués
organiques et inorganiques sur Volvox globator, Spirogyra orbicula-
rè Sp. setiformis, Zygncma, Conferva el OEdogonium. Ces études
sont faites sur du matériel naturel. Ajoutons que ces algues, très
Source : MNHN, Paris
148
II. KUFFERATH
sensibles et difficiles à maintenir, constituent un matériel extrême¬
ment délicat et infidèle. On doit considérer ces recherches comme
les premières tentatives d'étude physiologique, elles ont un intérêt
historique et devront être reprises avec des cultures pures. Les mi¬
lieux n’étaient pas stérilisés et pour éviter les infections trop patentes
Migüla renouvelait tous les deux jours les liquides expérimentés.
La publication des travaux de Miquei, (1800) amena Maoghiati
(1892 a et b) à rendre compte d’expériences de culture de Diatomées,
auxquelles Riohter (1903, 1911) dénie les qualités de cultures pures.
Miquel en 1892, dans une note parue dans le Dialomiste, vol. I, p. 118,
démontre le peu de valeur du travail italien. Miquel (1892 a et !n
donne des indications sur le comportement physiologique des Du-
tomées à la chaleur, aux toxiques, il étudie les sporulations, mesure
les modifications de la taille des Nilzschia, Melosira, Cyclolella, 11
réunit ces renseignements en utilisant des cultures unialgah -,
Grâce aux indications ainsi obtenues, il espérait pousser plus avant
la culture des diatomées et arriver au but qu’il avait en vue, la cul¬
ture pure.
Noll (1892) s’occupe de la culture des algues marines en aqua¬
rium, mais il s’agit ici des grandes espèces marines. Bien que ce
sujet d’étude soit très éloigné des cultures d’algues microscopiques,
il n’est pas exclu de les cultiver à l’état pur et de réaliser pour elles
ce qui fit par exemple Mazé (1014, 1919) pour la culture pure du mais.
A. Riohter (1892) étudie, l'adaptation des algues aux solutions
salées concentrées. Il travaille avec des Cyanophycées et de m i-
breuses Ghlorophycées et observe les réactions de ces algues. Les
cultures étaient impures et certaines renfermaient même 2 espèces
d’algues à la fois !
Khuger (1894) donne une étude physiologique assez complète -ur
Chlorella prolothecohles Kr. et. Chlorolhecium saccharophilum Lr.
Rien n’indique que cet auteur n’ait pas obtenu des cultures puiv-,
11 ne s’étend pas sur les procédés d’isolement, et vérifications de pu¬
reté de ses souches.
Artari (1892) étudie Chlàrococeum infusionum Men., Gloeocijs-
tis Nægeliana A., divers Chlorosphæra, Chlamydomonas apioeysli-
formis Art., mais s’il fit des cultures avec ces algues dans des so¬
lutions de Knop, il ne les obtint pas pures. 11 travailla spécialement
dans la voie indiquée par Klebs.
En 1890, paraît l’ouvrage célèbre de Klebs, on y trouve les pre-
LA CULTURE DES ALGUES
149
inières indications théoriques sur certaines conditions que doivent
remplir les cultures pures, malheureusement la partie expérimentale
iiï-I pas à la hauteur de la théorie. Les controverses que souleva ce
livre ont amené tout une série de recherches et de progrès, sa publi¬
ent ion a servi la cause des cultures pures. On ne peut l’ignorer, bien
que les conclusions physiologiques n’aient pas la rigueur et la valeur
qu’elles eussent eues si elles avaient été étayées sur des cultures pures.
Dill (1896) étudie le genre Chlamydomonas mais sans faire usage
<! t i uHures pures. H. Molisoh (1896, 1897) entreprend l’élude de l’ali-
iiKiilation des algues, compose un liquide nutritif spécial et ouvre
une ère de recherches que continuent encore ses élèves, et dont on
ii ’uvera une ample relation dans la revue de O. Riouter (1911). Mo-
usen n’utilisa pas des cultures pures pour établir l’utilité des divers
métaux et métalloïdes nécessaires ou indispensables pour le déve¬
loppement des algues vertes.
Tschutkin (1897) applique les méthodes de culture bactériolo¬
gique et de triage en milieux géloses (dilutions dans la gélose coulée
eu plaque de Pétri). Il isole un grand nombre d’espèces sur l’eau
mec 1 p. 100 d’agar, donc en milieu pauvre et dit avoir réussi toutes
'«• .• ullures. 11 est probable qu’il obtint ainsi des cultures unialgales
ol ne s’assura pas de l’absence de genres autres que les algues.
Reijeringk (1898) publie une notice sur Pleurococcus vulgarts.
üenecke ( 1898) n’a pas opéré avec des cultures pu>rtîs, il constate
1 1 lilflcullé d’éliminer les bactéries et même parfois les algues ! Il
| 1 évident que dans de telles conditions, les résultats physiologiques
avancés par Tailleur ne sont pas bien fondés et viennent accroître
le bagage des connaissances imprécises et toujours discutables, qu’il
vau'Irait mieux rayer des traités de physiologie.
Rouilhac ; 1898, 1894, 1896) ainsi que Etard et Bouiliiag (1898)
oui ludié surtout Nosloc pruniforme en culture, ainsi que quelques
'mires Algues : Slichococcus bacillaris, Phormidium Valdcrianum,
div Diatomées, etc., mais n’ont pu réaliser de cultures pures. Leurs
souches formaient comme on disait alors, des mélanges symbiotiques,
rf ‘ que nous appelons des cultures impures. Les conclusions physio¬
logiques de ces éludes ne peuvent être acceptées que sous toutes ré¬
serves.
Nous n’avons pas vu le travail de Chodat (1898).
•Senn (1899) étudie divers Cœlaslrur». Scenedcsmus aculus et
">rdalus , Diclyosphœrium pulchcllum suivant la.technique de Klebs,
Source : MNHN, Paris
150
H. KUFFERATH
il isole les algues et les met en goutle pendante dans l’extrait de terre
ou de l’eau où l’on a laissé pourrir des pois. Il ne donne pas d’indi¬
cations sur la pureté de ses cultures. Ward (1899) donne des sugges¬
tions originales sur les culture d’algues mais ne réalisa pas de cul¬
tures. pures. Ses procédés peuvent être essayés pour l’obtention de
cultures unialguales.
Lutz (1898, 1899) commence une série de publications sur la
nutrition des végétaux à l’aide de produits azotés organiques très
variés sur des algues Prolococcus viridis, Mesocarpus plourocarpis.
Œdogonium spec., Oscillatoria spcc., Achnanlhes minulissima, c
On n’a ici aucune garantie sur la pureté bactériologique des cultures
étudiées, il est de même pour les autres notes sur le sujet publiées
en 1900, 1901, 1902, 1903 et 1905 (Bull. Soc. Botan. de France). Vu la
portée de. ces travaux, qui intéressent des groupes chimiques peu
étudiés jusqu'ici, il est regrettable que ces éludes n’aient pas été
faites sur du matériel vraiment pur. La même remarque est à faire
au sujet des travaux d’ARTARi (1899) qui travaille avec des culture,
unialgales. Les recherches de ce savant (1901, 1902 a et b, 1904, 1'." <>,
1909, 1913, 1914) sur de nombreuses algues différentes sont dans le
même cas, les résultats qu'il obtint ne peuvent être acceptés que
sous réserves ainsi que. le note Ciiodat (1913) p. 80 cl 210.
Zumstejn (1899) obtient Euglena gracilis en culture pure il n>
une décoction de pois additionnés de 2 p. 100 d’acide citrique, le
milieu favorisant servit à l’isolement, les bactéries ne se développant
pas. Plusieurs auteurs répétèrent, sans y réussir, ce procédé de
triage. 11 est possible qu’il s’agisse de culture pure d 'Euglena gnu A
bien que l’auteur soit très discret sur cette question. Ternetz (b i-',
qui étudia le même organisme n’est pas plus explicite, bien qu 1 Ho
décrive en détail les formes hyalines obtenues expérimentalcnv nl.
Nakano (1917) estime que ce sont des cultures unialgales.
Osso (1900) essaya sur Prolococcus, Chlorococcum, Hormidium
niions et Sligcoclonium l’action de faibles doses de métaux têts uo
Zn. Ni, Go, Fe, Li, As, Hg, Gu, et Fl, parmi les halogènes, sur 1rs
récoltes d’algues. Yassuda (1900) étudia l’adaptation d’infusoin cl
notamment d 'Euglena viridis aux solutions concentrées. Les auteurs
japonais ne travaillent pas avec des cultures pures.
Livingston (1900, 1901, 1905 a et b) fait de nombreuses expérien¬
ces avec Sligcoclonium tenue, mais (1905 b) indique qu’il n’est pas
nécessaire d’employer des milieux (de Knop) stérilisés vu l’absence
LA CULTURE DES ALGUES
151
de malières organiques dans ses milieux. Il dit d’ailleurs, p. 6 do
son travail, que les ensemencements sont faits avec des cure-
denls en bois (à moins que nous ne nous trompions !) au lieu d’ai¬
guille de platine. Il ajoute que, pour les repiquages, il utilisa chaque
fois une nouvelle baguette de bois. Quand les Américains font de
l’humour, il faut avouer qu’ils sont iniirritables.
Radais (1900 a) a étudié sur une cullure pure de Chlorclla vul-
ijaris la formation de chlorophylle à la lumière et à l’obscurité.
Matruchot et Molliard (1000) suivent les variations morpholo¬
giques de Slichucoccus lacustris en culture pure en présence de di¬
verses malières organiques.
Allen et Nelson (1000 ou 1910 '?) dans un travail que nous n'avons
pu nous procurer donnent des indications pour la culture du plancton
marin.
Nous avons déjà parlé antérieurement des recherches physiolo¬
giques de Palladine (1903) et des problèmes qu’elles soulèvent.
O. Riohter (1903) indique que sur gélose lavée il a obtenu des
Qs< Malaria et Anabacna mais non débarrassées des bactéries, mais
affirme que Nitzschia Palla et Navicula minuscula ont été isolées
en cultures absolument pures. Il en décrit les colonies. On retrouve
ce- essais répétés dans toute une série de travaux (1900, 1911, 1913).
lie llialomées marines Nitzschia et Xaricula, une Protococcale verte,
non autrement désignée, ont été obtenues en cultures unialguales
éq /.iesrein) et ont servi à des études sur l’action alimentaire du
cli cure de sodium. Nitzschia pulrida n'a pu être privée de bactéries.
Moore (1903) donne les méthodes de réalisation de cultures pures,
nous n’avons pas lu ce travail dont Muensoher (1923) tire, quelques
imlimlions. Il nous est impossible actuellement de donner une ap-
prcrialion sur les cultures obtenues par le professeur Américain.
1 Iuarpentier (1903 a et b) donne deux travaux physiologiques
ba 's sur une cullure pure de Cyslococcus humicola. Il a fait les
co h cèles bactériologiques de la pureté de ses souches. C’est un tra¬
vail à retenir.
La note de Chick (1903) que nous ne connaissons que par la mo-
iiir-rapide de Chodat (1913) indique une méthode de triage qui selon
le - avant genevois ne donne aucune garantie de pureté et qui ne
lui a jamais permis d’éliminer les bactéries des cultures d’algues,
Frank (1004) confère qu’il n’a point obtenu de cultures de Chla-
inydoinonas lingens sans bactéries. Il étudie celle algue suivant les
Source : MNHN, Paris
152
H. KUFFERATII
méthodes de Klebs. West (1904) dans son traité classique donne des
indications générales sur les cultures d’algues dont il constate l’uti¬
lité pour élucider de nombreux points de phylogénie.
Les expériences de Comère (1905) ne sont pas réalisées dans lies
conditions aseptiques, elles devraient être reprises. L’idée qu’il dé¬
fend de l’acclimatement des algues aux milieux de culture étant di¬
gne d'intérêt.
Treboux (1905) donne une splendide liste de 40 algues les plus
diverses qu’il dit avoir obtenues en culture pure, malheureusement
il n’y a aucune indication franche sur la pureté de ces cultures. 11
suffit d’ailleurs de comparer les quantités de matière sèche par litre
récoltées par Treboux avec celles que nous avons indiquées (1920 r;
pour avoir les doutes les plus fondés sur les résultats de Trebih x.
Oltmanns (1005) en signalant les méthodes de culture des li¬
gues constate que si l’on doit attendre beaucoup des résultats dos
cultures pures, il apparaît toutefois que les acquisitions faites par
ce procédé sont minimes. Il est plus facile de dire ce qu’il faut fa ro
pour obtenir des cultures pures d’algues que les réaliser.
Adjaroff (1905), étudiant Slichococcus bacillans, Chlorella ml-
garis et d’autres algues en culture pure (sensu Chodat), donne ( 1 rs
éludes physiologiques valables et intéressants : utilisation à la lu¬
mière et à l’obscurité de divers corps organiques.
Aso (1906) expérimente en plaçant Spirogyra en présence de
formiales et d’acté ta les sans prendre de précautions spéciales. I i-s
résultats sont tout au plus de valeur indicative.
Reed (1907) fil des essais avec K, Ca, Mg, sur . Spirogyra , Zn;)-
netna, prolonéma de Mousses, etc., dans des conditions culturales
excluant toute pureté.
Gernegk (1907) étudia diverses Oblorophycées, son ouvrage a>
cité par les Allemands n’est pas basé sur des cultures pures.
Freund (1908) de l’école de Klebs utilise un matériel impur.
Oedogonium pluviale et Hæmalococcus pluvialis sont les algues nu
servent à ses essais. Les constatations et conclusions de ce travail
représentent ua travail considérable, hors de proportion avec leur
valeur. Peu de chose est à retenir.
Les expériences de Takuchi (1908) avec Spirogyra nilida en
cultures impures ont trait à l’action des sels de calcium, de potas¬
sium et de sodium. Les sels de Ca sont moins nocifs à concentration
modérée (1/10 MG) que ceux de K et Na. La présence d’autres orga-
LA CULTURE DES ALGUES
153
nismes que les algues étudiées enlève à cette étude une grande part
de sa signification.
11 en. est de même du travail d'ANDREENSEN (1909) sur la phy¬
siologie de diverses Desmidiées. L’auteur se donne beaucoup de
besogne à étudier Cosmarium Botrytis, Closterium moniliferum,
Euastruirt, Penium, Micraslcrias, Hyalolheca dissilicns ; il étudia
toute une série de milieux nutritifs et de substance organiques, ob¬
serva dans ces conditions des malformations curieuses tératologi¬
ques. Il fit même des cultures mélangées (Misch-Kulturen !) de
Desmidiées en présence d'OEdogonium, de Sphagnum, de protonéma
de Mousses. Au point de vue physiologique, ce travail est presque
nul..
Brunntiialer (1909) ne parvint pas à réussir des cultures de Glœo-
Ihece rupeslris sans bactéries, ni même sans champignons. Cela ne
i empêche pas de faire de longues expériences, non seulement avec
des milieux inorganiques, mais avec des combinaisons organiques
ci d’arriver à des conclusions sans fondement valable pour l'assi¬
milation et la cytologie des Cyanophveées.
Harvey (1909) étudie l’action des toxiques sur Clilamydomonas
l ultifilis. Il étudie divers composés benzéniques et travaille avec
des cultures impures.
Peebles (1909) étudie Hœmalococeus pluvialis, son matériel de
ullure était récolté dans la nature sec ou humide. Il étudia spécia¬
lement la sporulation et le cycle vital par cultures en goutte pen-
ilaule et en verre de montre, aucune précaution spéciale d’asepsie n’a
été prise. Reiciienow (1909) étudia la même algue dans des conditions
qui ne sont pas meilleures pour un travail de physiologie biologique.
Berlïner (1909) obtint des cultures de Flagellâtes incolores avec
bactéries sur milieu gélose à 0,5 % et 10 % de bouillon nutritif.
O. Richter (1900 b) avance des conclusions fondamentales sur
‘'utilisation de Na et de Cl en se basant sur des cultures de Nüzschia
1 1. Snincula marines unialgales (speziesrein !) et sur une prolo-
mccale marine aussi « spezies rein », ainsi que Richter (1911) l’in¬
dique dans sa fig. 7. On comprend que dans de telles conditions
Karsten (Diatomeen des Kieles Bucht) qualifie d’anormales les for¬
mations de ptasmiodes et pseudo-auxospores signalés par Richter.
On ne peut donner tort à Karsten, bien que oet auteur réputé ne soit
pas familiarisé avec les cultures pures.
Scuüler (1910) étudie Euglena ballica, espèce marine, mais en
Source : MNHN, Paris
loi
II. KUFFERATH
cultures mélangées à des bactéries. Il en est de même pour Cx/ano-
xnonas americana (Gryplomonadine).
Jacobse.n ( 1010 ) obtint pour un série de Volv'ocacées des cultures
pures au moyen de méthodes de triage très originales. Ce travail
mérile d’être retenu pour sa valeur physiologique et expérimentale.
On peut à peine ranger dans les cultures pures, celles obtenues
par Esmarch (1911) au moyen de procédés de triage intéressants cl
qui permettent d’arriver par des moyens originaux à l’analyse de~
espèces se trouvant dans le sol.
ÊOKORNY.f toi 1) étudia l’action de divers alcools sur les filament
de Spirogyra, Cladophôra, Vaucheria, etc., désamidonnés, mai-
opère sans tenir compte de l'action des germes associés à ces algues.
Rappelons ici l'élude de Ternetz (1912) sur Euglena gracilis, dé.j•
signalée à l’occasion du travail do Zumstein (1899).
En 1911, O. Richter donne, dans un gros travail bibliographique,
une mise au point de la nutrition (surtout minérale) des algues.
Celle revue, assez complète au point de vue bibliographique, ne relate
pourtant que quelques travaux faits avec des cultures absolument
pures. Ceux qui ont été réalisés par Richter avec des cultures pure-
de Nitzschia putrida et Navicula niinuscula sont longuement expo¬
sés. L’auteur prétend que ces cultures étaient dépourvues de toute:;
bactéries, mais à notre connaissance aucune de ces cultures n’a été
examinée à fond dans un esprit critique.
Robbins (1912) applique à l’étude des algues de sols du Colo¬
rado une méthode de culture de premier triage. Mais ici il s’agit tout
au plus que de cultures unialgales.
MagNus et. ScniNDLER (1912) travaillent avec des cultures de Cya-
nophvcées contaminées pour débrouiller des questions très complexe-
relatives à la coloration de ces algues dans des lumières diversement
colorées. Tout cela est à reprendre avec des cultures pures.
Combes (1912) dans une note sur Chlorella rulgaris étudie en
liquide de Kpïop un phénomène accessoire, la formation de ligne
verticales dans les flacons de culture. On ne sait s’il opère avec des
cultures pures.
En 1912, Kufferath obtint des cultures absolument pures de Poi-
phyridium cruenlum qui fit l’objet d’un travail plus détaillé (1920 a).
La physiologie alimentaire de celle algue paradoxale fut étudiée.
En 1914 nous avions soumis contradictoirement celte algue à Jacob -
sen. Nous ne l'avons pas conservée en culture.
LA CULTURE DES ALGUES
155
En 1.913, parut notre thèse sur Chlorella luteoviridis Ch. var. lu-
h scens Chodat, qui se trouve dans l’algothèque de Genève. Cette
Prolococcacée, dont la pureté culturale absolue est garantie, a servi
f, lou-te une série de recherches physiologiques dont nous comptons
donner bientôt un complément.
Signalons le livre de Kuster (1913) où l’on trouve un certain
nombre de formules de milieux de culture et des indications sur les
procédés à mettre en œuvre pour réaliser les cultures d’algues. Une
" lilion plus récente de celle publication a vu le jour.
Jacobsen ( 1913) fit des cultures d 'Hœmalococcus pluvialis qu’il
éludia au point de vue assimilation alimentaire et biologiquement.
Nous avons obtenu une souche de celte culture, après vérification
elle ne s'est pas montrée pure.
PniNüSHEiM (1913 a) étudie Euglena gracilis en culture uniai-
gale et ne trouvant pas les mêmes résultats que Zumstein (1899)
conclut que les deux races étudiées sont physiologiquement diffé¬
rentes, ce qui expliquerait les contradictions expérimentales relevées.
11 est bien plus certain, qu’il ne s’agit pas ici de races différentes,
niais dans l'un et l’autre cas de cultures contaminées, de simples
cultures unialguales. bailleurs Pringsheim (1913 b) annonça des
Hures de Oscillaloria tenuis, Ose. brevis, Xosloc culicularc et trouva
i n'en présence de malières organiques les Cyanophycées n’ont pas
moins bien poussé que dans les solutions minérales les plus faibles,
notion assez répandue. Mais ces conclusions sont mises en échec
imsqix’on lit que Maehtkns (1914) a reçu ces cultures et celles de
OufiE qu’il qualifie « Art reine », c’esl-à-dire unialguale et d’espèces
.! isolumen t pures, sans donner d’indication sur les cultures qui
ri dent soi-disant pures ou celles qui étaient contaminées. Ce manque
-b précision est très inquiétant. 11 serait en tous cas bien intéressant
que de telles cullurès soient fournies aux laboratoires ou chercheurs
'intéressant aux cultures pures, pour un examen contradictoire.
Ricuter (1913) donne une vue d’ensemble sur la question de la
Ilure pure ou point de vue botanique, nous avons déjà causé de
travail de compilation d’intérêt théorique, utile à consulter.
Spargo (1913) étudia le genre Chlamydomonas, nous n’avons
p,is vu ce travail et ne pouvons rien dire sur la pureté des cultures.
Treboux (1913) étudia une quarantaine d’Algues dans leur com¬
portement vis à vis de toute une série de corps organiques. Il affir-
Source : MNHN, Paris
n. KUFFERATH
me avoir opéré en l’absence de bactéries, on peut en douter en con¬
sidérant le poids minime des récoltes pesées qu’il obtint.
G. M. Smith (1914), étudiant les formes des colonies d'algue-,
donne des indications sur les cultures à réaliser. Il distingue les
cultures unialgales et les cullures pures. Il a obtenu ces dernière
pour Scencdcsmus acutus, S. quadricauda. Dactylococcus in fus /
num et Tebradesmus wisconsincnsis.
Glade (1914) reconnaît qu’il n’a pas pu éliminer les bactérie
dans ses cultures de Gylindrospermum, il suivit les méthodes d
Pringsheim. Les souches unialguales qu’il Obtint servirent à Miaeh-
tens (1914) pour l'étude du développement des Cyanophycées en
liquides minéraux.
Plümecke (1914) étudie la physiologie de l'alimentation de Goniun ,
pectorale en fleur d’eau.
Pringsheim (1914) étudie à son tour Hæmalococcus pluviali
Il confirme les lecherches de Jacobsen (1913) et prétend avoir obtenu
des cultures pures.
Schramm (1914 a) étudie les méthodes de culture pure des Algues
et constate les grandes difficultés que présente la réalisation des
cultures pures. L'emploi de Cultures pures permit à Sguramm (1914 I
de constater que les algues vertes n’assimilent pas l’azote atmos¬
phérique.
I hur (1914) obtînt des cultures unialgales de Nosloc, Tolypu-
Ihrix, de Nosloc, de Collemq, en utilisant un éclairage électrique con,
me source lumineuse. Il faut une certaine humidité. Ji n’obtient po¬
rtes cultures dépourvues de bactéries.
Foster (1014) cultive Vira laluca dans l’eau de mer pour étudier
l’assimilation de diverses matières azotées. Il ne travailla pas en
culture pure.
Petersen (1915) étudiant les algues aérophiles en isola quelques
unes en culture géloséc. 11 ne semble pas qu’il s’agissait de culture-;
pures mais de cultures unialgales servant à l'analyse Systématique
des enduits d'algues aériennes.
Kuwaua (1910) a obtenu des cultures de Chlamydomonas marin
qui lui servit pour les études sur la zoosporulation, le phototaxisme
et le chimiolaxisme. L’auteur ne donne pas d’informations sur la
pureté des cultures, qui reste problématique.
G. M. Smith (1916) développant le sujet qu’il étudia en 1914 a
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES
15t
obtenu toute une série de cultures pures du genre Scenedesmus,
l'uODAT (1926) ne conteste pas la pureté de ces- cultures.
IIarder (1917) isole péniblement Nostoc punctiforme de Gunncra
et s’étonne des conclusions de Pringsheim (1913 b) relatives à la
minime faculté de nutrition hélérotrophe des Gyanophycés. Au eon-
Iim ire Harder trouve que le développement de Nostoc est meilleur
en présence de substances organiques qu’avec milieux inorganiques.
Harder annonce avoir obtenu des cultures pures d'Anabæna varia-
bilis. 11 ne réussit pas avec Oscillaloria, ni Cylindrospermum.
Hartmann (1917) étudie des cultures unialgales d 'Eudorina elcgans,
éludes qu’il complète en 1921.
Nakano (1917) insistant avec raison sur les cultures pures, isola
on l'absence de microbes : Clilorella vulgaris var. lutcsccns, Sticho-
curcus bacillaris var. viridis. Scenedesmus obliquas var. nonliquefa-
* ' ns, Chlorosphæra putrida et Chlamydomonas Koishikavensis.
Nakano étudia longuement la physiologie et la biologie de ces Algues.
Il fait une revue consciencieuse des faits acquis.
Hartmann (1917) étudie Eudorina elcgans qu’il a longtemps
• iriivéc (2 ans i/ 2 ) à l’état agamo. 11 s’agit de cultures unialguales.
Pringsiieim (1918) explique la façon d’obtenir des cultures unial-
; '.es de Desraidiées. La plupart des espèces qu’il obtint sont des
Species-reinkultureo ». 11 ne s’agit pas ici de cultures pures.
Hartmann (1918) cultive Chlorogonium elongatum mais signale
que si ("hiler obtint celte culture sans bactéries, il n’est pas nécessaire
1 ' ir une étude cytologique d’avoir des cultures pures et que d'ail-
- les souches sur gélose (à base de liquide de Knoi>) et en milieux
1 aides ne renferment que quelques microbes. 11 apparaît que pour
cet auteur la nécessité absolue de la pureté des cultures n’est pas
indispensable. Ce sont les idées de Klebs rajeunies.
Limberger (1918). Nous n’avons pas lu ce travail qui traite de
la culture des Zoochlorclles de Turbellariés.
Moore et Karber (1919) étudient par analyse culturale les algues
vivant dans la terre. Il ne s’agit pas de cultures pures.
Kufferath (1919 a et !>) donne quelques indications sur la forme
de 1 - colonies d’algues d’eau douce et marines sur gélose. Il ne s’agit
pas de cultures pures dans ce travail, de nature préliminaire.
Bristol (1920) fait l’analyse de la flore des algues du sol par
culture de terre en milieu nutritif. De nombreuses espèces furent
ainsi récoltées et décrites.
i5»
H. UüfPERATII
Linkola (1020) n'a pu obtenir de culture de Nosloc, gonidies de
PeUigera, sans bactéries associées, ni même sans moisissures ou
algues vertes. Cet auteur parlant des cultures pures ne cite guère
que des travaux de l’école de Prinushëim mais semble ignorer ceux
de Chodat et de ses élèves.
Bouesch (1920 et 1921) fait des constatations intéressantes sur
la coloration de Phormidium Retzii Gom. var. nigroviolacea W. dé¬
pendant de la présence de sels de fer cl de l’alimenlalion azotée.
Mais les essais ne résullent pas d’études sur des cultures absolu¬
ment pures.
Vischer (1920) éludie le polymorphisme iVAnkistrodesmus Bràv-
nii ; n’ayant pas pu nous procurer ce travail, nous ne savons s'il
s’agit de cultures pures.
Nous avons déjà signalé notre élude (1920 a) sur Porphyridium
cmenlum cultivé en Culture pure. La même année (1920 b et c) nous
avons publié deux notes physiologiques sur diverses algues culti¬
vées en cultures pures : Chlorella luteoviridis Ch. var. lulcscen
Chlorella vulgaris Beyer., Oocyslis spcc., Oocyslis Nægclii A. Br..
Hormidium flaccidum (K.) Br. f. nitens Chodat, II. dissection (Gay)
Chodat, Hormidium lubricum Chodat, SUchococcus lacuslris Chodat,
St. membrnnæfariens Chodat. SI bacillaris X;rg., Chlamydomom
intermedia Chodat, Chlorococcus viscosus Chodat. Toutes ces eu
lures, absolument pures, ont été envoyées à l’algolhèque de Choda
où elles ont été examinées contradictoirement. Ces diverses algue;
ont été étudiées sur gélatine plus ou moins concentrée et en solutions
osmotiques, inorganiques et sucrées.
Les indications fournies par Cunningham (1921) se rapportai I
à des cultures unialguales de Diatomées sur gélose aux sels nu¬
tritifs.
Geitler (1921) obtint des cultures impures de Nosloc punctiforme
var. populorum sur gélose, plâtre et porcelaine ; d’autres Nosloc
furent aussi obtenus. Tout au plus s’agil-il de cultures unialgai<
Von Wettstein (1921) utilise la gélose à la tourbe pour'l'isole¬
ment de nombreuses espèces d’algues. L’auteur obtint ainsi des cul¬
tures d’une espèce et il ajoute : des cultures absolument pures sont
très difficiles à réaliser mais n’y a là rien qui doive arrêter des sys-
témaUeiens. Les cultures obtenues par Von Wettstein sont unial-
gales.
Hartmann (1921) a des opinions analogues à celles de l’auteur
Source : MNHN, Paris
Î,A CULTURE
ALGUES
159
précédent au sujet de la pureté des cultures. Par lavages répétés
de colonies d 'Eudorina elegans il parvint à se débarrasser des Pro-
Inmcrales mais non des bactéries ou des petits Flagellâtes ; Praira-
zrckia). 11 ajoute d’ailleurs que ces organismes ne nuisent pas et
ne se multiplient guère dans les solutions nutritives qu’il utilise
[liquide de Knop ou de Benecko).
PniNGSHEiM (1921 a et b) applique les principes de culture aux
mousses et à divers Flagellâtes ( Polytoma, Aslasia, Chilomoms),
d'après les méthodes qu’il utilise pour les algues.
Relar (1921) utilisa le liquide de Knop pour l’étude en culture
de divers Thécamœbiens, pour lesquels il y a association bactérienne
i l alimentation avec des cultures impures de Gonium pectorale. 11
ne s’agit dans de telles conditions de cultures grossières d’organis-
n - intéressants et il semble abusif de les qualifier de <• Reinkul-
turen »,
Les mêmes remarques s’adressent aux cultures mixtes de Para-
mrnchim réalisées par JollOs (1921), on voit d'ailleurs que Jennings
;! WooDaüFP avaient déjà expérimenté avec ces infusoires.
Roacii (1923) fit des études physiologiques sur les Algues du sol,
iis avoir pu nous procurer ce travail.
Münscher (1923) qui semble ignorer les travaux de Ciiodat et
l nôtres, fait des expériences sur la nutrition azotée d'une Chlorella
d- Wann, dont la pureté bactériologique fut éprouvée. Cet auteur
est peu documenté sur les travaux autres que ceux publiés en Amé-
i un. Wann (1921) étudia la fixation de l’azote libre par la Chlnrellc
précédente.
IIarder (1923) étudie comme « Speziesreinkullur », c’est-à-dire
i i- à l’étal de pureté obsolue, un Phormidium foreolarum et fait
sur cette Cyanophycée diverses expériences d’assimilation en lumière
or; torée.
Dôflein (1923) signale incidemment qu’il a pu créer en culture
une race incolore de la Chrysoin on adine : Ochromonas granularis,
mais ne donne aucun détail sur les conditions réalisées dans ce but.
Freund (1923) étudie Ocdogonium pluviale mais à la façon de
Klebs, sans garanties de pureté absolue.
Belar (1923 et 1924) opère, pour des recherches sur Aclin&phrys
Sol. dans des conditions très éloignées des cultures vraiment pures.
Cet organisme, d’ailleurs maintenu dans des conditions très rela¬
tives de pureté reçoit comme aliment des cultures de Gonium pecto-
Source : MNHN, Paris
II. KUFFERATH
i60
raie ou de Chlorogonium euchlomm elles-mêmes non débarrassées
de bactéries. L’auteur indique qu’il a soin de ne jamais préparer plus
de 5 jours à l’avance les liquides nutritifs qu’il utilisa (solutions de
Knop et de Benecke) vu le développement des Ohlorelles. De telles
conditions expérimentales sont des plus criticables.
La même critique peut s’adresser aux expériences de Hartmax
(1924) avec des clones d 'Eudorina elegans et de Gonium 'pectorale.
Knocke (1924) n’obtint pas de cultures pures de Volvox aureus,
les gelées de cette algue renferment toujours des bactéries. Get au¬
teur ignore vraisemblablement les travaux de Guodat.
Nous n’avons pas vu le travail de Mainx (1924) sur la culture
et la physiologie de quelques Eugtènes. Il en est de même des publi¬
cations de Czurda (1924 et 1925) sur la « Reinkultur » des Conjuguée-.
Genevois (1924) isola diverses zoochlorelles de Turbellariés. Ce ■
ohlorelles et d’autres servirent à d’intéressantes études physiologi¬
ques sur les colorations vitales et la respiration (1928).
Nous n’avons pas non plus eu connaissance de la note de Peac.h
et Drummond (1924) sur la culture d’une Nilsschia marine en eau
de mer artificielle.
Geitler (1925) donne quelques indications sur les méthodes d■■
culture des Cyanopliycées, et signale qu'on en obtient assez aisément
des cultures unialgales (« iSpeziesreinkultureu »).
Betiige (1925) signale l’intérêt que présentent les cultures pure
pour l’élude de la sporulation de Melosira, mais n’a pu obtenir de
résultats. On sait que Miquel vers 1890 réussit à obtenir en cultures
unialgales la formation d'auxospores pour celte Diatomée.
Schiller J. (1G25) aurait obtenu des cultures de Goeeolilhoplio-
racées. Nous n’avons pas vu ce mémoire.
Covvard (1925) signale la synthèse de la vitamine A par Chlorella.
11 est évident qu’un tel travail n’est intéressant que s’il est basé sur
des cultures absolument pures. Nous n’avons pu lire cette courte note.
Uspensky et Uspenskaja (1925) ont cultivé Volvox glu baler et
F. minor en liquide nutritif et étudié l’action des sels de fer sur leur
développement. Bien que ces auteurs disent avoir obtenu des cultures
de ces algues absolument pures, il résulte de leur exposé que la ma¬
jorité de leurs expériences n’a pas rempli ces conditions.
Prat (1925) obtint à partir d’enduits d’algues sur rochers cal¬
caires des cultures unialgales de Cyanophycées variées.
Pasciier (1925) donne quelques renseignements sur les rares
LA CULTURE DÉS ALGUES
161
cultures d’Hétérokontæ. 11 s’en réfère sur ce point aux cultures pures
de IjUodat et signale la culture de ces algues dans les liquides préle¬
vés dans la nature. 11 n’y a pourtant là aucune indication bien
précise.
Scureiber (1925) a obtenu Eudorina clegans et Gonium sociale
en h Hures pures dépourvues de bactéries. Il cultiva aussi Pandorina
n,muni mais non en cullure pure, il utilisa le liquide de Knop lé¬
gèrement modifié.
Suvaceau (1925) cultive en eau de mer une Algue phéosporée
.■•fi;i!iyte, le Streppilhalia Liagoræ ; il s’agit de cultures impures non
débarrassées de microbes.
Denis (1925-1926) passe en revue les travaux publiés pendant
la ibmière période décennale sur la culture des algues et distingue
les diverses tendances qui ont prévalu dans ce domaine.
Moore et Carter (1926) étudient par la. méthode des cultures la
lima souterraine, ces auteurs ne donnent pas d’indications sur la
purelé des cultures qu’ils obtinrent.
(ioETSCHE et Scheuring (1926) étudient les chlorelles parasites de
div« 1 - animaux et les cultivent en liquide de Beneoke. Ils ont pu
réin ici-ter les moules avec certaines'cultures, mais nous ne savons
-i «‘Iles étaient pures baelériologiquemenl, ce qui est primordial. La
préme de microbes peut en elîel causer des influences perlurba-
Irici à la faveur desquelles les Chlorelles peuvent parasiter les ani¬
maux, La démonstration de la pureté absolue des cultures n’a pas
été faite.
1 Mmeiniiardt (1926) a fait des essais de cultures unialgales de
Siji : hn ulna mais ne parvient pas à éliminer les Bactéries.
Dzurda (1927) annonce des cultures absolument pures de Cos-
iii(o nim Botrylis, Zygnema spee. et Z. peliosporum , de Spirogyra
cari,:us sans bactéries (hakterienfréi !) et diverses Conjuguées egi
culture impure.
. t.UNX (1927) a cultivé Eremosphæra tandis comme Spezies Rein-
kullui- mais n’a pu. se débarrasser des bactéries qu’en découpant la
roem!u-ane entamant l’algue. Ce n’est qu’à la suite de ces essais qu’il
obtint des cultures absolument pures.
Kolbe (1927) signale avoir obtenu Gumphoneina gracile var. au-
r >luir, en culture sans microbes associés.
Hachrach (1927) tenle d’obtenir des cultures pures de Diatomées
H fait remarquer que certains auteurs ont appelé cultures pures des
il
Revue Algologique, 192S.
162
I. K UFFERATH
cultures .qui n’étaient pas baetériologiquement pures. Cet auteur n’a
pas encore pu se débarrasser des bactéries.
Pascher (1927) donne des indications générales relatives à la
réalisation des cultures de Vol vocales.
Les indications que fournit Hustedt (1927) sur les cullutes de
Diatomées sont assez sommaires et d’intérêt bibliographique.
Pour les cultures pures de Mousses et d’Hépaliques on trouvera
des indications techniques utiles dans les travaux de Servkttoz (1" v,
Lîbish (1912) et Lilienthal (1927) ainsi que dans le travail classique
de Eu. et Em. Maroual. L’intérêt de ces cultures réside dans le ait
que très souvent nous voyons dans la nature des associations ca¬
ractéristiques d’Algues cl de Mousses, etc., associations qu’il serait
intéressant de reproduire expérimentalement.
Nous venons de parcourir à peu près tout ce qui a été publié
sur la culture des Algues de 1890 et 1927. Déjà l’examen de la litté¬
rature montre combien on s’abuse sur la culture pure et la confusion
de plus en plus grande entre les cultures baetériologiquement pures
et les cultures unia]gales.
Il est vrai de dire qu’il est bien difficile d’obtenir des cul! .res
pures. Réussir des cultures unialgales ne présente en général pas
de difficultés essentielles ; le plus malaisé est de maintenir eu vie
les algues associées à des bactéries ou d’autres organismes, ce que
les Allèmands dénomment des Reinkulluren. Il est très humain
d’éviter les grands efforts et d’aller au plus facile.
Mais il y encore d’autres raisons expliquant, mais n’excusant
pas, les confusions des chercheurs. En effet n’appelle-t-on pas cul¬
tures des choses totalement différentes et dépendant de disciplines
qui ont chacune leurs exigences ?
Pour un bactériologiste, et nous en sommes, le terme de culture
implique la pureté parfaite des souches. Pour les botanistes, suivant
des errements séculaires le mot de culture signifie la multiplication
et la conservation d’un organisme avec le but de déterminer ses ca¬
ractéristiques morphologiques, cytologiques et évolutives. Cette der¬
nière façon de concevoir l’algologie expérimentale a rendu de grands
services, elle en fournira certainement encore. Mais, que ses parti¬
sans le veuillent ou non, elle finira par adopter les seules méthodes
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES
1G3
sli'ii les et exigeantes de la technique bactériologique appliquée aux
Celte technique est la seule correcte. Si elle n’a pas atteint
le il. _rô de développement dont elle est susceptible, on ne peut en tirer
argument contre elle.
Pour la résolution des problèmes physiologiques, et tout spécia¬
lement ceux de la nutrition des Algues ,il n’y a plus de discussion.
Même les adversaires les plus résolus doivent convenir que les ex-
péri nces faites avec des cultures infestées d’autres germes que
les \leues n’ont aucune signification. 11 suffira de parcourir l’analyse
des travaux que nous venons de passer en revue pour voir qu’il y
a li ut au plus une dizaine de travaux dignes de figurer dans la
phj inlogie alimentaire des algues. La nutrition par les corps orga¬
niques a été la plus étudiée — au contraire, et cela semble para¬
doxe, l’assimilation des substances inorganiques par les algues n’est,
pas asée sur l’étude de cultures pures. Tous les travaux fondamen-
Inu -ur ce sujet ont été exécutés avec des cultures uni al gai es.
Il est à remarquer que le nombre d’espèces d’algues isolées en
culture pure n'appartiennent qu’à un très petit nombre de genres ;
ni- - parmi les principaux : Chlorella, Scenedesmus, Oocyslis, Hor-
mitlinm, Stichococcus et parmi les Volvocacées Chlamydômonas.
Mes espèces, assez robustes, se prêtent facilement aux cultures
arlilii ielles. Mais à côté d’elles, il y a tout le monde des Algues d’eau
douce et marines qui n’a guère été abordé. 11 y a là beaucoup de
choses à trouver.
Au point de vue terminologie, il faudrait faire cesser la confu¬
sion profonde que l’on rencontre dans la littérature et n’appeler
cuu ; ré pure que celle qui répond à des conditions strictes de pu¬
reté. On pourrait éviter toute discussion en appliquant le terme de
Cüi'i ue unialgale à celles qui ne renferment qu’une seule espèce
d'iiMuo. Les autres distinctions faites par les auteurs germaniques
soif peut-être intéressantes à un point de vue technique. 11 nous
sen Mo peu logique d’admettre en compagnie des cultures pures, et
mémo des cultures unialgalcs, des accumulations plus ou moins
inq ures d’algues, même si ces masses doivent servir à des triages
et nï'lre que des étapes pour l’isolement définitif.
ii est évident que l’dlgologie expérimentale par cultures suivra
un développement comparable à celui de la bactériologie. Pendant
tout, la période des débuts bactériologiques on n'employa que les
milieux au bouillon de viande, on réussit par ce moyen l'isolement
Source : MNHN, Paris
164
H. KUFFERATlt
d’un grand nombre de germes. Plus lard, grâce à des milieux spé¬
ciaux. le sérum coagulé, les milieux au sang, on parvint à cultiver
des microbes et prolozaires les plus difficiles et les plus variés. Là
culture du Bacile typhique, celle des Trypanosomes et des Spi o-
chètes, celle des virus invisibles marquent le chemin parcouru.
De même, la culture d’Algues arrivera à perfectionner ses mé¬
thodes-, étendre son action et ses moyens et ne se bornera pas seule¬
ment aux espèces robustes déjà conquises pour la science.
En attendant que ce programme copieux de la culture pure dos
Algues soit réalisé, doit-on pour cela négliger les cultures uninl-
gales, malgré leurs imperfections et leurs incertitudes? Non évi¬
demment. Mais ce que l’on doit éviter, et ce qui ne le fut malheu¬
reusement pas toujours, c’est de vouloir présenter comme définitifs
des résultats aussi incertains et précaires, toujours discutables tels
que ceux obtenus avec des cultures unialgales. Et ce n’est pas
diminuer la culture pure que de laisser la place à des techniques
imparfaites, qui ne sont en somme qu’un stade de notre pénible
ascension vers la perfection.
C’est pour cela que, tout en accordant à la culture pure la place
qui lui revient, nous croyons qu’il n’est pas inutile de dire un mot
des méthodes sui vies pour l’obtention des cultures unialgales. Sa ns
s’illusionner sur leur valeur abolue, elles portent en elle un ensei¬
gnement que l’on ne peut négliger.
MILIEUX NUTRITIFS UTILISÉS
POUR LA CULTURE DES ALGUES
De nombreuses formules de liquides et milieux nutritifs ont été
données par les auteurs. Avant de les discuter, nous donnerons :, s
formules préconisées pour la culture des Algues ; elles sont parfois
difficiles à retrouver. Il ne sera pas inutile de les reproduire ici,
cela évitera aux travailleurs des recherches pénibles et leur permet¬
tra de varier les expériencs.
En général pour les algues, la base”des milieux est fournie par
des solutions liquides de sels solubles. Le milieux solides sont cons¬
titués : éoit par simple addition de gélose ou de gélatine, soit par im¬
prégnation de corps poreux tels que la porcelaine, le papier à
filtrer, etc.
Nous donnons une liste des solutions nutritives en les classant
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES
165
par ordre alphabétique des noms d’auteurs et en groupant autour
de certains milieux classiques, les variantes et modifications qu’ils
ont subies à la suite de recherches nouvelles. Quand les auteurs l’ont
indiqué, nous avons utilisé les formules chimiques. Nous donnons
à litre d'indication la concentration totale en sels du milieu, calculée
pour 1000 centimètres cubes.
Après avoir donné les milieux tels que les auteurs nous les ont
indiqués, nous les examinerons à un point de vue général.
Milieux d’Andreeaen 1900)
Voir modification du liquide nutritif de Beijerinck.
Milieux d’Artari
Cet auteur a donné de nombreuses formules de liquides nutritifs.
Ils diffèrent entre eux assez considérablement.
Artari (1002 b)
Eau . 100.0 cc
NO’ NH*. 0.5 %
PO* KH 5 . 0.2
SO‘Mg. 0.1
Ca Cl 0 . 0.1
Fe° Cl'. traces
Hydrates de Carbone 1 %
Concentration. 19,0 p. 1000
Artari
Eau . 1000 cc
NO* NH 4 . 10 gr.
P o 1 KH". :i
S0‘ Mg. 1
Ca Cl 3 . 0.5
Fe Cl 3 . traces
Glucose . 20 gr.
.Oono. 34.5 p. 1000 il diluer 1; 1/2;
J/4: 1/8; 1/10; 1/32.
donc-tnt ration 0/00 34.5;' 17.75 S.625;
4-12; 2.150; 1.0S.
Eau .
100.0 cc
P0‘ KH°.
. 0.3 %
SO 4 Mg.
i 0.1
Ca Cl”.
. 0.1
Fe 3 Cl*.
. tracés
Corps azotés c
irgan.
. 0.5 %
Concentration.
10,0
p. 1000
904)
Eau .
100.0 cc
NO 3 Nil 4 .
1.0 %
PO 4 KH 3 .
0.2
S0‘ Mg.
0.1
Ca CF.
0.025
SO* Fc.
traces
sucres.
sans sucres.
0.323
p. 1000
Source : MNHN, Paris
100
H. KUFFERATH
Eau . 100.0 cc
P0‘ KH».
SO 4 Mg.
Ca Cl 3 .
S0‘ Fe.
G tlon matières azotées
G tlon s. mat. azotées
quoi avec idem.•
0.3 %
0.1
0.05
traces
1 %
0.045%
0.145
Artari (1913)
Eau . 100.00 cc
. 1000.00 cc
NO 3 K.
PO* KH 3 .
SO 4 Mg.
Fe 3 Cl".
Gelose lavée
Concentration p. 1000
0.25 %
0.05
0.025
traces
NO 3 K. 2.50 gr.
0,0325
(NO 3 ) 3 Ca....
PO 4 KH 3 .
SO 4 Mg.
Alun de fer.
Glucose . 10.000
Gnon avec sucre. 12,962p. 1000
C ,lon sans sucre.
0.01
0.20
0.25
0.002
2,962 p. t •' '00
Artari (1913) p. 147
Eau . 1000 c
NO* N H 4 . 2.50 g
(NO*) 3 Ga.
PO 4 K 3 H.
SO 4 Mg.
Alun de fer.
Glucose .
Ction aV e C sucre.
0.01
0.30
... 0.25
... 0.003
,10.00
13,063 p. 1000
G ,lon sans sucre. 3,063 p. 1000
Artari (1913) p. 418
pour Chamydomonas
Artari (1913) p. 410
pour diverses Algues,
1000 cc
à 3.0gr.
Eau.
NO 3 K ou SO 4 (NH 4 ) 3 .
(NO 3 ) 3 Ca. 0.01
PO 4 KH 3 (ou PO 4 K'H) 0.2 à 0.3
30* Mg. 0.25 à 0.3
Na Cl. 0.01 à 0.1
Alun de fer. 0.001 à 0.005
NO 3 K.. ..
(NO 3 ) 3 Ca.
SO 4 Na 3 ...
PO 4 KH 3 ..
Mg Cl 3 ....
Alun de foi
1000 cc
2.5 à 3 . 0 gr,
0.01
0.20
0.20 à 0.50
005
0.001 à 0.005
Concentration. 2,971 à 3,715 Concentration 2,961 à 4,265
LA CULTURE DES ALGUES
167
Artari (1913) p. 438 pour Chlamydomonas
Eau .
Solut. 1/1 Solut. 1/2 Solut. 1/4 Solut. 1/8 Solut. 1/16
1000 cc 1000 oc 1000 cc 1000 cc 1000 cc
NO* NH*.
5.00 gr.
2.50 gr.
1.25
0.6250
0.3125
(NO 3 ) 3 Ca....
0.01
0.005
0.0025
0-0012
0.0006
PO* KH 2 .
1.00
0.500
0.2500
0.1250
0.0627
SO* Mg.
0.25
0.125
0.0625
0.0312
0.0160
Na Cl.
0.01
0.055
0.0025
0.0012
0.0006
Alun de fer.
0.005
0.0025
0.0012
0.0006
0.0003
Concentration
p. 1000....
6.275
3.1375
1.5687
0.7842
0.3927
Les solutions
1/8 et 1/16 sont moins favorables que
celles plus
concentrées.
Liquide d’Arlari
d’après Behrens (1908),
Dop et Gautié (1909)
cl Lemmermann (1910).
Eau. 100 gr.
NO* NH*. 0.25 gr.
PO* K“H. 0.10
vS0‘ Mg. 0.025
i Cl“.. traces
Concentration p. 1000 0,0375
Liquide d’Arlari
d’après Nakano (1917).
Eau . 100 gr.
NO* N H*. 0.25
PO* KH 3 ou PO* K’H 0.20
SO* Mg. 0.025
Fe 2 Cl". traces
Concentration p. 1000 0,0475
Liquide d’Artari
modifié par Nakano (1917) p. 43
Eau . 100 gr.
PO* K 3 H.!. O.lgr.
Fe 3 Cl*. traces
So* Mg. 0.025
Glucose . 1.0%
Matières azotées— 0.5
Urée . 0.1
Concentration p. 1000 0,1625
168
II. KUFFERATH
Liquide d’Artari modifie par
Nakano (1917), p. 48 Nakano (1917), p. 34
NO* NH‘.
. 100 gr.
.... 0.25 gr.
Eau.
NO* NIF.
PO* K IP.
.... 0.20
K Cl.
. 0.25
SO' Mg.
PO* K’H ou PO'
KH*. 0.25
Fe* Cl".
60' Mg.
. 0.25
Concentration p.
1000. 0,1475
Concentration p.
1000.. 0,275
Concentration s.
sucre. 0,0475
Concentration s.
sucre. 0.175
Liquide d’Arien
i modifié
par Richter
(1913)
pour essais de matières azotées pour essais av.
Eau.
matières carbonées
.......... 100 ar.
Eau.
100 gr.
NO* NH'..,
PO' KH*.
0.3 gr.
PO' KH’...
. 0.2
SO' Mg.
0.1
SO' Mg....
Ca Cl*.
Fe* Cl*.
3. (?)
Fe* Cl*.
peptone .
1
erythrite ...
. ]
tartrate d’Am.1
dulcite .. ..
Ieucine .i
0-5 gr.
lactose _
.| l.Ogr.
SO' (NIF)*.|
glucose ....
\
NO* NIP.
NO* K. 1
saccharose
etc.
. i
Concentration p. 1000.
.. 0,40
Concentration p. 1000.. ' .19
Sans corps organiques
.. 0,35
sans corps
organiques.. 1 .09
Milieux de Beijerinck
Le célèbre savant hollandais a donné de nombreuses formules
de milieux liquides pour la culture des algues. Ces formules (1890 à
1893) ont été plus ou moins modifiées par divers chercheurs.
U LT L'RE DES ALGUES
169
Beijerincii (1890)
Eau de Canal. 100 gr.
Gélatine . 8 ou 10 gr.
Beijeringk (1890)
Eau . 100 gr.
NO 5 NH‘. 0.2 gr.
P0‘ K*II•. 0.05
Milieu de Beijerinck
(formule originale).
Eau . 100 gr.
NO* N H*. 0.05 gr.
PO 4 K’H. 0.02
SO‘ Mg. 0.02
Ca Cl*. 0.01
Gelose lavée. 3*. 00
Concentration p. 1000.. 0,010
Milieu de Beijerinck composé
NO’ NH‘. 5 parties
PO' KH*.. 2 parties /
SO‘ Mg. 2 parties (
Ca Cl*. 1 partie /
Concentration p. 1000.
Beijeringk (1891)
Eau . 90.0 gr.
NO* NH*. 0.5 gr.
Phosphate de K. 0.5
Gélatine liquifiée par
pancréas . 1.0
Gélatine . 8.0
Liquide pour Cyanophycées
voir Beurens (.1908) p. 145,
Jacobsen (1940).
Eau ordinaire.... 1000.00 gr.
PO* K’H. 0.02
Milieu de Beijerinck
d'après Beurens (1908), Dop et
Gautié (1909), Lenmermann (1910).
Eau . 100 gr.
NO* NH*. 0.05gr.
PO* KH*. 0.02
SO* Mg. 0.02
Ca Cl*. 0.01
SO* Fc. traces
Concentration p. 1000.. 0,010
d’après Andreensen (1909)
10 parties de sels à diluer
aux concentrations de 0.01 à
1.0 p. cent.
.... 0,001 à 0,100
Liquide nutritif de Bessil
Gain (1905-1910) a pu cultiver et ramener pour l’étude des algues
vi î les de la neige provenant des régions antarctiques dans le milieu
suivant :
Source : MNHN, Paris
170
H. ICUFFERATH
Solution mère
Solution
à diluer au vingtième
prête à l’emploi
Eau distillée...
972.5 gr.
1000
(NO’) ! Ca.
10.0
0.5
NO* K.
10.0
0.5
SO 4 Mg.
2.5
0.125
K Cl.
2.5
0.125
(PO 4 )* HCa.
2.5
0.125
Fe* Cl”.
traces
traces
Concentration. ..
27.5
1.375
Liquides de Benecke
Formules d'après Von Wettstein Formule d’après Knoke (192 V.
(1921), Hartmann (1921) et Geitler
(1925), pour Cyanophycées.
Eau. 1000 gr. Eau. 100.00 gr.
NO 1 NH*. 0.2 gr. NO* NH‘. 0.010 gr.
PO 4 K’H. 0.1 PO 4 K*0. 0.005
SO* Mg. 0.1 SO 4 Mg. 0.005
CaCl*. 0.1 Ca Cl\-. 0.005
Fe* Cl* (sol. à 1 p. 100) 1 goutte Fe* Cl* (x). traces
Concentration p. 1000_ 0,5 Concentration p. 1000. 0,0025
(x) 1 goutte de solution offi¬
cinale pour 1500 cc.
Ce milieu de réaction alcaline a été utilisé par Goetsch cl
Schenring (1926) et par Hartmann (1921 et 1924).
Liquides de Birner et Lucanus
Cette composition signalée par Kuster (1913) est un milieu gé¬
néral pour les végétaux, il n’a pas été essayé à notre connaissance
pour les Algues.
Eau . 1000 gr.
NO’ K. 1.5 gr.
Phosphate acide de K. 1.0
SO 4 Mg. 0-5
Phosphate acide de fer. 1-1
Concentration p. 1000. 4.1
LA CULTURE DES ALGUES
171
Liquide nutritif utilisé par Bristol (1920)
Eau . 1000 cc
NO* Na. i-0gr.
PO 4 KH*. 1-0
SO* Mg. 0.3
Ca Cl*. 0.1
Na Cl. 0.1
Fe* Cl*. traces
Concentration p. 1000. 2.5
Dans les essais de Bristol, ce milieu a été utilisé également en le
diluant avec une égale quantité d'eau (1000 cc) distillée ou d’eau de
pluie.
Liquides nutritifs de Charpentier
Charpentier (1903 a et 1903 b) utilisa pour la culture expérimentale
de Cijslococeus humicola diverses formules.
Milieu nitraté (1903 :
i et b).
Milieu à nitrate de Ca (1903 a)
Fau
1000 gr.
1000 gr.
1.0 gr.
2.0
NO* Ca..
Q.05
P0‘ K’H.
PO* K’H.
2.00
SO 4 Mg.
1.0
0.05
10.00
Glucose ..
10.00
Concentration p. 1000
Concentration p. 1000
avec sucre.
15,05
avec sucre .
15,05
sans sucre .
4,05
sans sucre. 5,05
Milieu ammoniacal (1903 a)
B-
1000 gr.
0.5 gr.
2.0
10.00
PO‘ K’H.
Concentration p. 1000
s O* Mg.
1.0
avec sucre .
13,523
Ca Cl*..
0.023
sans sucre .
3,523
Source : MNHN, Paris
172
H. KUFFERATH
Milieu à azote organique
(1903 a)
Eau .
. 1000.0 gr.
Asparagine ou pep-
loue .
.. 1 • 80 gr.
PO* K*H.
.. 2.00
SO* Mg.
.. 1.00
Ca Cl 1 .
.. 0.10
Sulfate ferreux...
.. 0-05
Glucose .
Concentration p. 1000
avec sucre.
,. 14.95
sans sucre.
.. 4.95
Liquide pour milieux géloses
(1903 b)
Eau. . 1000$
(NO’) 1 Ca. 2.0 \
PO* K*H. 2.0
SO* Mg. 1.0
Saccharose . 10.0
Concentration p. 1000
avec sucre. 15.0
sans sucre. 5.0
Liquides nutritifs de Cohn
Ces liquides servent spécialement, d’après Strasburger ( 1902 ’,
pour la culture des bactéries, ils se rapprochent de quelques liquides
pour Algues.
d’après Strasburger ( 1902 )
Eau distillée. 200 gr.
Phosphate acide de K 1.0
SO* Mg. 1.0
Ca Cl 1 . o.l
Tarlrate neutre d’Am.. 2.0
Concentration p. 1000. 2-05
d’après Dop et Gautié (1909)
Eau distillée . 200
Phosphate de K ... 1.0
SO* Mg. 1.0
Phosph. tricalcique. 0.1
Après dissolution
ajouter tartrale
d’ammoniaque .. 2.0
Concentrât, p. 1000. 2.05
Liquides nutritifs de Conrad
La première formule (1910) a été donnée pour la culture de Tra-
ihrlnmonas, la seconde nous a été communiquée par W. Conrad et .-I
à considérer comme une modification du liquide de Sachs.
LA culture des algues
1Ÿ3
pour cultures de Trachelomonas
Conrad (1916)
Eau. 1000 ce
SO 4 (NH 4 ) 3 .
0.1 gr.
PO 4 K 5 H.
0.1
SO 4 Mg.
0.1
SO 4 Fe.
traces
Concentration p. 1000.
0.03
Formule originale
Eau. 100.0 ce
NO 3 K. 1.0 gr.
(PO 4 ) 5 Ca 3 . 0.5
SO 4 Mg. 0.3
SO* Ca. 0.5
Na Cl. 0.2
Si 0 3 K-'. 0.2
SO 4 Fe. traces
Concentration p. 1000. 2-7
Liquide de Cunningham
Ce liquide a été essayé par Cunningeiam (1921) pour la culture de
LCIomées. Elle est inspirée du liquide de Moore.
Eau . 1000
NO 3 NH 4 . 5. gr.
PO 4 K 3 H. 2.
SO 4 Mg. 2.
Ca Cl 3 . 1.
(SO 4 ) 3 Fe". traces
Concentration p. 1000. 10.
Liquide utilisé par Czurda ( 1927)
Ce milieu a été employé pour la culture de Spirogyra varions.
Eau . 100
NO 3 K. 0.02
PO 4 K 3 H. 0.002
SO 4 Mg. 0.001
SO* Fe. 0.0005
SO 4 Ca (solut. saturée dans H 3 0). 0.2
Concentration pour 1000. 0.235
ajuster le pH à 6.0,
174
1!. KUFFERATli
Milieu de Deschiens (1927) pour Amibes
Ce milieu à base d'albumine d’œuf a servi pour la culture d’ami¬
bes pathogènes, on pourrait l’essayer pour certains Flagellâtes. 11 e l
composé comme suit : on fait coaguler en tube incliné à 75 degrés
pendant 1 heure 2 centimètres cubes du milieu de Dorset (œuf loi I
additionné de 10 p. 100 d’eau physiologique) ; après coagulation, o i
recouvre la surface solide avec 1 à 2 cc d’eau physiologique albuminée
(blanc d’œuf à 10 pour 100). Le pH pour la réussite des cultures do:t
être compris entre 7.2 et 7.6. Pour favoriser le développement amibien
on ajoute à chaque tube 0,02 gramme d'amidon de riz. Le repiquât e
des souches doit être fréquent et fait avec les précautions données
par l’auteur.
Liquide de Detmer et ses modifications
Ce liquide nutritif inorganique est employé de façon courante par
l’école de Genève. 11 existe des formules assez semblables, mais dif¬
férant par leur concentration. Généralement Ciiodat et ses élèves uli -
sent des concentrations de 1/3 à 1/4, mais ce ne sont là que des indi¬
cations, les dilutions pouvant être plus fortes.
Chalon (1901) donne deux formules du liquide de Detmer. C'i l
la première qui est d’usage le plus courant et plus ou moins modifié'.
Chalon (1901) p. 14 et Nakano
(1917) ; Ciiodat et Grintzesco
(1900) ; Doi* et Gautié (1909).
Eau . 1000
(NO*) 5 Ca. l.OOgr.
PO* KH*. 0 -25
SO* Mg.. 0.25
K Cl. 0.25
Fe* Cl* (solution très
étendue) . quelques gouttes
Concentration p. 1000 1.75
Chalon (1901) p. 14
Eau . 1000
(NO*) 1 Ca. 1,0 gr.
PO* K*. 0.5
SO* Mg. 0.5
Na Cl. 0.5
Fe* Cl* (sol. étend.) qlq gouttes
Concentration p. 1000. 2.0
La première formule est employée telle quelle, ou diluée à 1/2,
1/3,1/4 à 1/10. Ciiodat et Grintzesco (1900 a) ajoutent éventuellement
2 p. 100 de glycérine.
Source : MNHN, Pari ;
LA CULTURE DES ALGUES
175
Ghodat (1913) conseille d’ajouler Fe* Cl* aux doses de 0.005 à 0.02
p. 100 et à l’occasion 0.1 à 0.2 p. 100 de Na Cl. Pour la culture d’/ln-
l.islrodesmus Braunii, Chodat (1913) utilisa des dilutions de Detmer
à 1/20.
Adjaroff (1905) fait une solution très concentrée, qu’il dilue sui¬
vant les expériences dans les proportions de 1 p. 1000 à 10 p. 100 en
y ajoutant des traces de sel de fer, après dilution.
Solution concentrée :
Eau . 1000 cc
(NO’) J Ca. 57.500 gr.
PO‘ KH : . 14.375
SO‘ Mg. 14.375
K Cl. 14.375
Concentration p. 1000. 100.625
Topali (1923) a utilisé la seconde formule de Detmer pour des
expériences sur l'assimilation de-matières azotées où il remplace le
h ü rate de potassium par l’un des corps suivants :
Chlorydrale de diméthylamine, 0.9 gr.; glycocolle, 0.07 gr.; leucine,
1.30 gr. ou asparagine, 0.60 gr.
Pour les Phanérogames, Ciiodat (1907) donne la formule suivante:
Eau . 1000 gr.
Nitrate de calcium. 1.00 gr.
Phosphate acide de K. 0.25
Sulfate de magnésium. 0.25
Chlorure de potassium. 0.12
Chlorure ferrique (Fe* Cl*). traces
Concentration pour 1000. 1.57
Eau de mer et milieux liquides halophiles
Jusqu’à présent, on n’a guère fait d’essais de culture pure d’or¬
ganismes marins, le sujet est pourtant digne d'intérêt. Les formules
d’tau de mer factice que nous donnons ci-dessous sont en usage dans
les aquaria ne pouvant disposer d’eau de mer pour l’élevage des
poissons et grandes algues marines.
Source : MNHN, Paris
II. KUFFERA'riI
1Î6
Eau de mer artificielle
Ghalon (1001)
Eau pure. 990.00 gi
Na Cl. 27.18
Mg Cl 2 . 3.35
S0‘ Mg. 2.27
S0‘ Ca..... 1-27
K Cl. 0.01
Br 2 Mg. 0 05
Carbonate acide de
chaux . 0.04
Eau de mer factice
Miquel (1890-1892)
Eau ordinaire. 1000 cc
Na Cl. 25 gr.
Bromure et iodure de
K ou Na. 0.1 à 0.2
SO* Mg. 1.0
Ca Cl 2 . 0-5
ajouter quelques tiges de pail¬
le ou des fragments de Fucus ; fil¬
trer sur bougie Chamberlanf.
Eau de mer factice minéralisé!
Mtquei. (1890)
Eau douce. 1000 cc
Sel marin. 25 gr.
SO* Mg. 2
Mg Cl 2 . 4
à minéraliser par addition des
solutions A et B de Miquel, de
matières organiques (voir Miquel
1890) et de matières azotées.
Formules simplifiées pour
Strasburger (1902)
Eau ordinaire. 100.0
Sel marin du commerce. 3.5 gr.
Formule
de IMnslilut de Zoologie de Vienr ,
d'après Strasburger (1002)
Eau ordinaire. 50 litn -
Sel marin. 1700 g '.
Mg Cl 2 . 160
SO* Mg. 100
K lo. 0.5
SO* K 2 . 30.e
remplacer l’eau de mer
Sauvageau (1925)
Eau de mer. 1000
NO* Na . 1 -5gr.
Phosphate de Ca. trace
Foster (1914)
Eau-de mer. 1000
NO 2 N H*. 0.001 à 0.0001 Gr. Mol.
ou bien
Urée .... 0.005 à 1.01 Gr. Mol.
Nous avions, déjà signalé (1919 a) l’intérêt que pourrait avoir
l’addition de nitrates pour la culture de certaines algues
laires marines.
locellu-
Formule de Zernegke (1897)
d’après Strasburger (1902) p. 722
Eau pure de source.. 25litr.
Na Cl. 633 gr.
Mg Cl 3 . 75
S0‘ Mg. 50
SO 4 K*. 15
Eau de mer artificielle
selon Van’t Hoff,
d'après Kuwada (1910)
Na Cl 3/8 M.
Mg Cr 3/8 M.
SO 4 Mg 3/8 M.
K Cl 3/8 M.
Ca Cl’ 3/8 M.
Cl NH 4
ajouter soit m , R
1000 cc
78
10
0.5 p. 1000
1.0 p. 1000
Liquide marin pour Rhodophycées de Killt-an
d’après Kuster (1914)
„ , .... . . .... , , . 1 cc solution B
Eau de mer filtrée additionnée de 1
I 2 cc solution A
Solution A Solution B
Eau distillée. 100 gr.
NO" Na. 2
NO" K. 2
NO’ NH 4 . 1
Eau distillée. 80 gr.
PO 4 Na‘H. 4
Ca Cl a . 4
Fe Cl 3 cristall. 2
Il Cl concentré. 2
Formules d’après Kuster (1907) 1" édition
Parc à huitre (Paris)
selon E. Perrier
Eau. ...
Na Cl-..
Mg Cl 1 ..
SO 4 Mg.
K Cl....
SO* Ca..
3000 cc
78 gr.
11
5
3
3
Formule de Naples
Eau.
Na Cl.
Mg CP.
SO 4 Mg.
K Cl.
SO 4 Ca.
Fe 1 O 3 (etc).
CO 3 Ca .
(PO 4 ) 3 Ca 3 .
Si O 3 .
NH 3 .
Nitrates ou nitrites..
1000 gr.
30.192
3.240
2.638
0.779
1.605
0.080
0.0001
traces
Revue Algologique, 1928.
12
178
H. KUFFERATÜ
Eau de mer modifiée de Duflocq el Lejonne (1898)
A 100 gr. d'eau de mer, on ajoute 275 gr. d’eau distillée et 2.0 gr
laclale d’Am. et 0.5 gr. de phosphate d’Am., ou bien 2.5 gr. de lactate
d’Am. et 0.82 gr. de phosphate de Na, ou encore 1.0 gr. de nitrate
d’Am. et 0.3 gr. de glycérophosphate de chaux. On filtre les milieux
qui précipitent abondamment. Géloser.
Ces milieux ont servi à la culture de Bactéries el de Champi¬
gnons. On pourrait les utiliser pour la culture d’Algues et spéciale¬
ment marines ou d’eaux saumâtres.
Milieu de Clayton et Gibbs (1927) pour microorganismes halophilcs
Préparer un bouillon de poisson : 1 livre de morue hachée dans
1 litre d’eau, laisser digérer, filtrer. Parfaire à 1 litre, ajouter 0.1 %
peptone et 20 p. 100 Na Cl. Ajuster pH à 8.2. Chauffer à l’autoclave
el filtrer. Préparer une infusion de riz : 25 gr. dans 1 litre d’eau.
Mélanger 100 de bouillon de poisson et 100 d’infusion de riz,
ajouter Na Cl 20 p. 100 el ajuster pH 8.2.
Pour les microbes halophilcs on utilise le liquide gélosé à 2 p. 100:
pour les microbes chromogènes on fait gonfler 10 grammes de grains
de riz dans 25 centimètres cubes de bouillon au poisson.
Ces milieux pourraient être essayés pour la culture d’algues
marines et spécialement de Flagellâtes.
Milieu pour Cyanophycées signalé par Ceitler (1921)
Eau . 1000 ec
(NO*) s Ca. 1 pointe de canif
PO 4 K°H . 1 pointe de canif
Solution nutritive de Genevois (1924) pour Zoochlorelles
Eau . 1000 cc
NO’ K. 0.10 gr.
(NO*) 1 Ca. 0.08
SO‘Mg 7H“0. 0.12
PO 4 K*. 0.11
Fe J Cl* (1 cc de sol. à 3 gr. p. 1000.. 0.001
Concentration p. 1000. 0.411
la culture des algueô
179
Le pH de cetle solution est de 8 environ. Si l’on subtitue au phos¬
phate tripotassique du phosphate bipotassique on obtient toujours des
résultats négatifs pour la culture des Zoochlorelles.
Liquide du prof. Gérard de Lyon, modification de Luiz 1808,
Eau distillée. 1000 ce
P0‘ Am’H. 2gr.
SO* Mg. 0.50
SO* Ca. 0.50
SO'Fe. 0.50
K Q. 0.25
SO‘Mn. 0.10
Chlorhydrate de triméthylamine. 3.00
Liquide employé par GrintzescO (1907), d’après Nakano (1917)
Eau distillée. 1000.00 gr.
(NO’)' Ca. 1.65
PO* KH 1 . 0.50
SO* Mg. 0.50
K Cl. 0.50
Sesquichlorure de fer. traces
Ce milieu est une modification du liquide de Detmer.
Liquides pour Cyanophycées, utilisés par Harder
Harder (1917)
Eau de canalisation. 100 gr.
(NO*)® Ca. 0.05 gr.
PO* K’H. 0.01
SO* Mg. 0.01
Harder (1923)
Eau de canalisation. 1000 cc
(NO*)' Ca. 0.5 gr.
PO* K'H. 0.2
SO* Mg. 0.2
Chlorure de fer.... 0.01
180
H. KUFFERATIl
Liquide de Haughton GUI pour Diatomées
d’après Van Heurck (1803)
Solution A
Eau.
Na Cl.
S0‘ Na a .
NO J K.
Phosphate acide de K...
Eau de source filtrée...
Solution A.
100 parties en poids
10 —
5 —
2.5 —
100 parties volume
0.5 —
On ajoute de la chaux éteinte pour neutraliser l’acidité du milieu
et une petite quantité de silice précipitée bien lavée. On ajoute encore
une petite quantité soit d’une infusion stérilisée de graminées, soit
d’une « soupe » de diatomée. Van Heurck, qui déclare avoir obtenu
d’excellents résultats avec cette formule, indique qu’on peut encore
ajouter à ce milieu quelques rapures fines d’os ou des racines bien
lavées de graminées.
Liquides pour Volvocacées
d’après Jacobsen (1910)
A Modification du liquide B Liquide pour Volvocacées
de Beijerinck
Eau. 100 gr.
NO* NH*. 0-02 gr.
PO* K*H. 0.02
S O* Mg. 0.01
Gélose lavée. 1.5
Eau ordinaire. 100 gr.
PO* K a H. 0.05gr.
Cl NH‘. 0.05
Acétate de Ca. 2.00
Au lieu d’acétate on peut uti¬
liser le butyrate de Ca.
Jacobsen (1910) utilisa aussi avec les sels inorganiques divers
milieux additionnés de fibrine, d'albumine brutes ou putréfiées, de
fumier, d’amidon, de gélatine fermentée, de décoction de pois.
LA CULTURE DES ALGUES
181
Milieux de Jollos (1921) pour Flagellâtes
Liquide pour Paramœcium
Eau . 100 gr.
Extrait de Liebig. 0.0125 gr.
Eau de salade
Liquide pour Flagellâtes
Eau . 1000 ce
K Cl. 0.05 gr.
La Gl s . 0.05
PO 4 Na’H (sol. à
0.5 p. 100). qlq gouttes
Milieux essayés par Killian (1924) pour Glœodinium
Eau tourbeuse filtrée à la bougie et gélose de tourbe.
Liquide de Knop et dérivés
t.e milieu de culture classique a servi à de nombreux auteurs
pour les cultures d’algues. Il a été employé tel quel, soit plus ou
moins dilué ou modifié suivant les besoins des recherches.
I. i formule originale fut utilisée systématiquement par Klebs
(I 8 t" ; qui donne p. 8 des explications détaillées sur la préparation
de ce liquide constitué par :
(NO 1 ) 5 Ga. 4 parties
PO* K 3 . 1 _
SO‘ Mg. 1 _
NO* Iv. 1 _
Ou dissout 2 à 6 grammes de ce mélange par litre, ou bien on
dilue ce mélange à raison de 0,2 à 1 p. 100 dans l’eau. Telle est la for¬
mule donnée par Klebs (1890), Chalon (1901), Lemmermann (1910).
Ohalon (1901) indique une autre formule pour 1 litre de solution :
Eau. 1000 cc
(NO 3 ) 5 Ca. 1.00 gr.
P0 ‘ K*. 0.25
60* Mg. 0.25
NO 5 K. 0.25
E e ‘ O. traces
Concentration p. 1000. 1,75
Source : MNHN, Paris
182
H. KUFFERATIt
Belar (1023) indique que pour conslilucr du liquide de Knop à
1 p. 100, il y a lieu de dissoudre séparément dans l’eau chacun des
sels dans l’ordre donné ci-après et de les ajouter l’un à l’autre dans
le même ordre, à savoir :
S0‘ Mg. 0.5 gr.
NO’ K. 0.5
(NO’)* Ca. 2.0
PO* KH*. 0.5
Eau distillée . 350
Une autre façon de former le liquide de Knop à 0,1 p. 100 est
d'opérer comme suit :
PO* KH’ en solution à 5 %. 1 cc
SO* Mg — 5%. 1
NO’ K — 5 % . 1
(NO’)’ Ca — 20 %. 1
Eau distillée. 346
L’intérêt de celle technique réside dans la simplicité des manipu¬
lations. On ajoute en effet 1 cc de chaque solution concentrée et l'on
n’a pas à s’inquiéter des doses de chaque sel. Lorsque l’on travaille
en série, cela évite des erreurs dans la constitution des liquides. La
besogne en est ainsi fort simplifiée. On ne peut que recommander
cette façon de travailler, qui est applicable à tous les milieux formés
de sels solubles. L’emploi d’une pipette de même contenance pour
la répartition de tous les sels simplifie le matériel et donne plus
d’assurance dans la besogne matérielle.
Andreesen (1909) essaya, sans résultats d’ailleurs, les dilui u-
extrêmes du liquide de Knop allant jusqu’à 0,001 pour 100 pour la
culture des Desmidéps.
Beiirens (1908), p. 143, indique pour les plantes supérieures une
formule de Knop un peu différente :
Eau .. 1000 gr.
(NO’)’ Ca. 1.00 gr.
SO‘ Mg. 0.25
PO‘ KH’. 0.25
K Cl. 0.12
Fe’ Cl". traces
Concentration p. 1000. 1.62
LA CULTURE DES ALGUES
183
Il est recommandé de dissoudre le nitrate de chaux à part dans
500 cc d'eau et de ne l’ajouter aux autres sels que lorsque ceux-ci ont
été dissous ensemble dans les 500 cc d’eau complétant le milieu. En
ce qui concerne les Algues, ce milieu est utilisé aux concentrations
de 0,1 à 0,2 p. 100.
Modifications diverses du liquide de Knop
Kuster (1913) Dôflein (1900),
Lemmermann (1910)
NO* K.
.... 1.00
(NO*)’ Ca.
1.00
SO‘ Mjg.
SO 4 Mg.
0.25
PO* K If.
.... 0.25
PO* KH*.
0.25
K Cl.
.... 0.12
K Cl.
0.12
Dop et Gautié (1909)
Eau .
1000 gr.
(NO*)’ Ca.
S O 4 Mg.
... 0.25
po 4 Kir.
... 0.25
Ca Cl*.
... 0.12
Chlorure ferrique
i... traces
Ravin (1914)
Kuster (1913)
Eau distillée..
Eau.
7000 gr.
NO’ K.
. 0.50
(NO*)’ Ca.
4
SO‘ Mg.
. 0.20
NO’Iv.
1
PO 4 KH*.
. 0.25
PO 4 KH’.
1
K Cl.
. 0.10
S O 4 Mg.
1
S0‘ Fc 1/100.
. 2 gouttes
Iv Cl.
0.5
Chlorure de fer.
traces
Ravin (1914)
(NO*)* Ca.
.... 1.0 gr.
K Cl.
0.25
NO* K.
.... 0.25
Sulfate ferreux 1/100
2 goût.
PO 4 KH*.
.... 0.25
Source : MNHN, Paris
184
H. KUFFERAT1I
SCHREIBER (1925)
Eau distillée.. 1000 cc
(NO 5 )’ Ca. 0.25 gr.
P0‘ K’H. 0.06
SO 4 Mg. 0.06
NO* K. 0.06
Ferrosulfate. trace
pH colorimétrique .. 7.1
Hartmann (1921)
Eau . 350 ce
(NO*)* Ca dissoud. à
part. 2-0 gr.
PO‘ KH’. 0.5
NO* K. 0.5
SO‘ Mg. 0.5
Fe’ Cl* (sol. offlc.)... 1 goutlo
Cette solution à 1 p. 100 est en¬
suite diluée à 0,05 p. 100.
Combes (1912 a et b)
Eau . 1000 cc
(NO*)’ Ca. 1.00 gr.
SO 4 Mg. 0.25
Phosphate de K. 0.25
NO* K. 0.25
Sulfate de fer. traces
Concentration p. 1000 1.75
Grossmann (1921)
Eau de pluie. 998.25
(NO’)* Ca. 1.00
SO 4 Mg. 0.25
PO‘ KH*. 0.25
NO* K. 0.25
Fe* Cl’. trai es
Concentration p. 1000 1.75
Cette solution est à diluer de
de 1/2 à 1 / 100 .
Eau
(NO*)’
Bachrach (1927)
. 1000 SO 4 Mg. 0.25
Ca... 1.00 gr. Fer . tra- -
PO* KH*. 0.25 Concentration p. 1000 1.75
Pour Diatomées à 10 cc ajouter 1 à 10 gouttes de solution de gê-
lose à 1 p. 100.
ViSGHER (1926 et 1927)
Eau . 1000 cc
(NO*)’ Ca. 1.00 gr.
K Cl. 0.25
SO 4 Mg. 0.25
PO 4 K : H. 0.25
Fe’ Cl°. + 0.05
Concentration p. 1000. 1.75
Celle solution est ordinairement diluée au tiers ou au dixième.
LA CULTURE DES ALGUES
185
Milieu de Konokotine (1925) pour amibes
Cultures mixtes d’amibes ensemencées sur des cultures de di¬
verses Levures, les milieux doivent être dépourvus de sucre. Les ami¬
bes du sol ont été cultivées ainsi en présence de Saccharomye.es ellip-
soideus, S. c&revisiæ, S. apiculalus, Oïdium, Mycoderma. Torula pul-
cherrima, etc...
Liquide de Kossowitch
d’après Charpentier (1903 a)
Eau 1 . 1000 gr.
PO* K 3 H. 0.25 gr.
PO‘ KH*. 0.25
SO‘ Mg. 0.37
Na Cl. 0.20
SO* Ca. traces
Phosphate de fer,. traces
NO 3 K. 2.5 milligr.
Glucose . 0.75 gr.
Concentration p. 1000.. 4.32
Liquide de Kreusler d'après Benecke (1909) pour les végétaux
Eau distillée. 1000
(NO 3 ) 3 Ca . O.lOgr.
NO 3 K. 0.24
SO‘ Mg. 0.25
PO‘ KH 3 . 0.24
Na Cl. 0.10
(POT Fe*. 0.10
Concentration p. 1000. 1.23
186
H. KUFFERATH
Milieux de Krüger (1804} pour Prototheca
Milieu pour essais avec
hydrates de carbone, etc...
Eau*. 100
PO* K*H. 0.2gr.
S0‘ Mg. 0.04
Ca Jd*. 0.02
Peptone . 1.00
Alcaliniser faiblement par CO 3
Na 3 puis ajouter sels organiques :
sucres, etc. 1.0 gr.
C lkm pour 1000 : 2,26.
Milieu pour essais avec
matières azotées
Eau . 100
PO‘ K 3 il. 0.2 gr.
SO‘ Mg. 0.04
Ca Cl*. 0.02
Sucre de raisin... 1.00
Neutraliser par CO 3 Na* à fai¬
ble réaction alcaline et ajout r :
Matières azotées or¬
ganiques . 0.5 à 1 %
C tlon pour 1000 : 1,76 à 2,20.
Milieux utilisés par Kufferath (1913)
Les formules que nous avons utilisées nous avaient été com¬
muniquées par le professeur Jean Massart. Nous les avons utili- es
pour notre thèse (1913) sur la physiologie de Chlorella luleoviridis
Chodat var. lutesccns.
Liquide calcique
Solution mère Solution optimale
(à diluer 50 fois) pour Chlorella
Eau . 200 ce 1000 cc
NO 3 K. 20 gr. 2 gr.
SO‘ Mg. 5 0.5
SO‘ Ca. 10 1.0
(PO*) 3 Ca 3 . 20 2.0
Fe* Cl*. 1 cristal traces
Concentrât, p. 1000 5.5
Ce milieu nutritif se rapproche du liquide de Sachs. Sa réaction
est alcaline, nous avons composé un milieu acide dérivé de la for¬
mule précédente, sa réaction au tournesol est fortement acide. Ce
milieu est très favorable pour Chlorella.
LA CULTURE DES ALGUES
187
Liquide acide
Solution mère
Solution optimale
(à diluer 100 fois)
pour Chlorella
Eau.
. 200 cc
1000 cc
NO 4 Na.
. 15 gr.
0.75 gr.
SO 4 Mg.
5
0.25
SO 4 Ca.
5
0.25
PO 4 KH 4 .
10
0.50
PO 4 (NH‘) ! H...
10
0.50
K Cl.
2
0.10
SO 4 Fe.
.... traces
traces
Concentrât, p.
1000
2.35
Nous avons aussi fait quelques essais, mais qui se sont montrés
peu favorables pour Chlorella, avec un milieu pauvre en chaux de
formule assez semblable au liquide de Oehlmann. Ce liquide était
connu au laboratoire sous le nom de liquide pour Desmidiées,
Milieu pauvre en chaux
Solution mère Solution nutritive
(à diluer 100 fois) prête à l’usage
Eau. 250 cc 1000 cc
NO* K. 2.5 gr. 0.1 gr.
SO 4 Mg. 2.5 0.1
(PO 4 )* Ca*. 2.5 0.1
Concentrât, p. 1000 30.0 0.3
D’après nos essais la concentration saline la meilleure pour
Chlorella est de 0,9 pour 1000 (soit 0,3 gr. de chaque constituant).
Rappelons que nous avons trouvé que l’addition de GO'K' au li¬
quide calcique et aux doses de 10 à 25 grammes par litre donne des
récoltes extraordinairement abondantes, la dose de 5 gr. par litre
augmente déjà 5 fois le poids de récolte d’algues par rapport au li¬
quide calcique témoin.
Source : MNHN, Paris
188
H. KUFFERATH
Liquide nutritif indiqué par Kuster ( 1913) pour Spirogyra
Eau.
100 cc
1000 cc
NO* NH*.
0.010
0.10
Ca CP.
0.005
0.05
PO 4 K a H.
0.005
0.05
SO* Mg 7H’0.
0.005
0.05
Fe’ CP (sol. officinale)..
1 goutte pour 2/3 goutte
1500 cc de liquide
Concentration p. 1000 _ 0.25
Liquide nutritif de Lwoff (1025) pour Infusoires
Ce milieu a été utilisé spécialement pour les Infusoires ciliés.
Eau. 1000
Na Cl. 0-5 gr.
K Cl. 0.01
Ca CP. 0.02
S0‘ Mg. u.01
Peptone (Witte). 10.00
Concentration p. 1000. 10.54
L’introduction dans ce milieu de Na Cl en forte proportion et de
K Cl, Ca CP et SO 4 Mg en faible proportions fait songer aux solutions
balancées de Osteriiout (1907), Loeb (1908) et Loew (1908), la peptone
étant, comme on le sait, un élément favorable pour les Infusoires.
Solution de Maertens (1914) pour Cyanophycées
Eau de canalisation. 1000
(NO*)’ Ca. 1
PO 4 K*H. 0.2
SO 4 Mg, 7H°0. 0.2
(PO 4 )’ Fe a . trace
Concentration . 1.4
L’auteur fait remarquer que le sel de fer peut être éliminé, l'eau
de canalisation en renfermant toujours. On peut substituer NO*K à
(NO*)* Ca et de même le phosphate bipotassique peut être remplacé
par le phosphate biaramonique, sans modifications dans l’intensité
du développement.
LA CULTURE DES ALGUES
189
Ces formules rappellent fort les liquides nutritifs de Pringsiieim
(1914) utilisés pour Hœmalocoecus. Maertens a d’ailleurs composé
pour ses recherches toute une série de liquides analogues dont les
variantes ont servi à ses recherches expérimentales. On les consultera
dans le travail original.
Liquide nutritif employé par Mainx (1927)
pour Eremosphara viridis
Ce liquide tout comme le précédent est presque indentique aux
liquides de Pringsheim ; pour la culture il est gélosé à 1,5 p. 100.
Eau. 1000
NO s K. 1.0
PO 4 K'H. 0.2
S O* Mg. 0.1
Concentration p. 1000. 1.3
Liquide de Mayer, d'après Benecke (1909)
Eau distillée. 1000
(NO 5 ) 2 Ca + aq. 1.00
NO 5 K. 0.25
PO 4 KH 2 . 0.25
SO* Mg. 0.25
(PO 4 ) 1 Fe 1 . 0.2
Concentration p. 1000 . 1.95
Ce liquide rappelle la solution de Knop dans ses grands traits.
Liquide de Mazé (1919) pour le maïs
Eau distillée. 1000 gr.
NO" Na. 0.5
PO 4 K*H. 0.25
PO 4 KH 2 . 0.25
SO 4 Mg. 0.1
SO 4 Fe. 0.05
Si O’K 2 . 0.02
Zn Cl 1 . 0.02
Mn Cl 1 . 0.02
CO” Ca. 1.50
Source : MNHN, Paris
190
H. KUFFÈRATH
On obtient une action favorisante en ajoutant au milieu ci-
dessus :
Sulfate d’alumine. 1/100.000
Borate de soude. 1/250.000
Fluorure de sodium. 1/500.000
Iodure de potassium. 1/500.000
L’arséniate de soude à 1/500.000 est nuisible.
Liqueurs de Miquel (1890)
Pour minéraliser les eaux naturelles, Miquel (1890-1892) conseille
d’ajouter aux eaux naturelles les solutions suivantes favorisant tout
spécialement les Diatomées.
Pour un litre d'eau ajouler
40 gouttes de la solution A
10 à 20 gouttes de la solution B,
Solution A
Eau . 100 gr.
SO 4 Mg. 10
Na O. 10
SO* Na”. 5
NO* NH‘. i
NO 5 K. 2
NO* Na. 2
K Br. 0.2
K Io... 0.2
Solution B
phosphoferrocalcique
Eau . 80 cc
Phosphate de Na_ 4gr.
Ca GP sec. 4
H Cl pur à 22°. 2 cm’
Perchlorure de fer li¬
quide à 45“. 2
On dissout le phosphate dans
40 cc d’eau, on ajoute alors l’a¬
cide puis le chlorure de fer ; à
ce mélange on additionne le Ca
CP dissout dans 40 cc d’eau.
A titre d’exemple, Miquel indique qu'à 50 cc d’eau à minéraliser
on ajoute 2 gouttes de la solution A et 1 goutte de la solution B. S'il
se produit des précipités, on ne les élimine pas. des solutions, que
l’on agitera parfaitement avant l’emploi.
Extrait organique pour Diatomées de Miquel 1890)
En plus des éléments minéralisaleurs, Miquel préconise l’emploi
de matières organiques pour la culture de Diatomées. On fait l’extrait
suivant :
Source : MNHN, Paris
la cülture des algues
19 i
Eau.
Son de blé.
Paille de blé.
Mousse terrestre.
1000 cc
50 milligr.
0.100 gr.
0.100
La matière organique ne doit être ajoutée qu’avec parcimonie,
aux cultures.
Liquide nutritif de Molisch
Nous n’avons pu nous procurer les travaux originaux de Molisch
(1895 à 1897), la formule de Molisch est reproduite par divers auteurs,
Beurens (1908), Dop et Gautié (1909), Dofflein (1909), Lemmerman.n
(1910), Linkola (1920), elle a la composition suivante :
Eau . 1000 gr.
NO* K. 0.2 gr.
PO 4 K J H. 0.2
SO‘ Mg. 0.2
SO* Ca. 0.2
Concentration p. 1000. 0.8
Brunntiialer (1900) donne une formule qui lui servit pour la cul¬
ture de Glœothece mpcslris. Cette formule diffère un peu de la pré¬
cédente :
Eau . 1000 gr.
NO* K. 0.2 gr.
PO 4 K’H. 0.2
SO 4 Mg. 0.2
(NO*)’ Ca. 0.2
Fe Cl*. traces
Concentration pour 1000. 0.8
L’addition de sel de fer est utilisée par Righter (1911) et signalée
par Kuster (1913) dans la solution suivante plus concentrée de réac¬
tion acide qui servit pour la culture de diverses Chlorophycées :
Eau distillée . 250 gr.
PO 4 KH’. 0.1 gr.
PO‘(NH 4 )’H . 0.2
SO 4 Mg. 0.1
Source : MNHN, Paris
192
H. KUFFERATH
SO‘Ca. 0.1
SO* Fe (solution à i p. 100). 2 gouttes
Concentration pour 1000. 2.0
D’après les essais de Richter (1805) celle solution, vu son acidité
ne convient pas bien pour Microthamnium Kulzingianum, Slichococ-
cus et Proloeoccus. D'après Richter ces algues préfèrent une réaction
alcaline des milieux.
Nous trouvons ensuite dans la littérature toute une série de for¬
mules de liquides nutritifs dérivés de celui de Molisch.
Liquide de Bouiliiac (variété du liquide de Molisch)
Ce liquide a servi à Bouiliiac (1901 a) dans ces expériences sur
le Nostoc punctiforme et diverses Algues en symbiose avec des Bac¬
téries variées (1901 b, 1902).
Eau distillée. 1000 gr.
SO 4 K*. 0.2 gr.
•SO 4 Mg. 0.2
Phosphate de K (lequel?). 0.2
CO" Ca. 0.2
Perchorure de fer. traces
Concentration pour 1000. 0.8
Le remplacement du nitrate de potasse par le sulfate était fait
dans le but d’avoir un milieu privé de sels azotés, permettant d’établir
les phénomènes de fixation d’azote par les symbioses d’Algues et
de Bactéries.
Liquide de Danoeard (1921) (variété? du: liquide de Molisch)
Eau distillée . 1000 gr.
(NO*)* Ca. 0.5 gr.
K Cl. 0.5
SO 4 Mg .. 0.5
Phosphate de K (lequel?). 0.5
Sesquichlorure de fer. traces
Concentration pour 1000. 2.0
Cette solution nutritive rappelle également le liquide utilisé par.
Grintzesco (1902). Dangeard y ajoutait pour la culture de Scenedes-
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES '»'>
ms acuius : 1 p. 100 de glucose, 0. 8 gr. de peplone, éventuellement
2 j. 100 de gélose. L’analogie de ce milieu avec le liquide de Delmer
est très grande.
Liquide de Molisch, modifié par Lutz (1898, 1899, 1900, 1905)
Eau distillée.
NO 1 K.
PO* K’H....
SO‘ Mg ....
SO‘ Ca.
SO‘ Fe .
1000 gr.
0.2 gr.
0.2
0.2
0.2
trace
k ca.■. o - 3 ’ 2
Concentration pour 1000. 1.172
ajou < r CO" Ca q. s. pour neutraliser. Dans les recherches de Lutz
sur 1 ilisation des matières azotées organiques, cet auteur remplace
N0 1 ! par de nombreux composés azotés organiques dont la teneur
en N ■ t celle du nitrate. Le chlorure de potassium sert à fournir la
polîi au lieu du nitrate supprimé.
Liquide de Molisch, modifié par Ravin (1014)
n.,VIN étudie l’assimilation de divers sels organiques par Chlo-
réllti ilgnris et Cystococcus humicola. Il co'mpose le milieu comme
suit :
Eau redistillée. 1000 gr.
NO" K . °- 30
PO" K’H . °- 10
SO‘ Mg. °- 20
K Cl. °- 05
•Sulfate ferreux (sol. à 1/200). 1 goutte
Concentration pour 1000. 1-05
A i■ i• milieu Ravin ajoute les sels organiques dont les doses sont
calcii; - de manière qu’ils renferment tous la même quantité de
partir,ne. Au liquide témoin, sans composés organiques, on ajoute
K Cl ou SO* K’ en quantité correspondant à celle du potassium com¬
biné aux acides organiques.
Revue Ai.goi.ogique, 192S.
II. kuffèratji
194
Liquide de Molisch utilisé par Maertens (1914)
Au cours de ses recherches sur la culture de diverses Cyano-
phycées, Maertens (1914) expérimenta de nombreuses combinaisons,
formant des variantes du liquide de Molisch.
La formule suivante renfermait du phosphate monopotas ique.
Eau . 1000 8 r -
NO* K. 0.2
P0‘ KH* . 0.2
SO 4 Mg. 0.2
SO 4 Ca . 0.2
SO 4 Fe . trace
Concentration pour 1000 . 0.8
Mais l’auteur fait remarquer que ce milieu a une réaction trop
acide. Il devient plus favorable si on emploie du phosphate bipo-
tassique. Il essaya aussi des mélanges de sel mono et bipotas ique,
Si les Cyanophycées supportent mieux un milieu basique qu'un
milieu acide, il faut néanmoins remarquer qu'une alcalinité trop
forte, produite par exemple par le phosphate tri potassique, e>! nui¬
sible. En tout état de cause, il y a lieu de préférer le phospha 1 l)i-
potassique.
Liquide de Molisch modifié par Meinhold (1911)
Meinhold (1911) étudia les conditions de culture de diverses pe¬
tites Diatomées : Nüzschia et Navicula. Son liquide optimal pour les
Diatomées est utilisé sous forme solidifiée par la gélose.
Eau . 1000 cc
Gélose . 12.0 gr.
NO* K. 0.2
PO 4 K’H. 0.2
SO 4 Mg. 0.2
Ca Cl a . 0.2
Asparagine.'. 5-0
Acide malique. 1.0
SO 4 Fe. traces
J.a cuLture des aLgues
195
Si J 0 5 K ! . traces
Concentration pour 1000 (sans gélo¬
se, ni soude). 6.8
Le tout est neutralisé par de la soude jusqu’à nette réaction al¬
caline appréciée à la phénolphtaleine.
Liquide nutritif de Moore
y iore et Karrer (1000), Mcenscuer (1023) ont l'ail des cultures
d’aL - avec le milieu de Moore (1003) dont nous n’avons pu nous
procurer le texte original. Ce liquide est une modification de la
soinIi u nutritive de Beijerinck.
: solution non diluée de Moore à la formule suivante :
Eau . 1000 cc
NO’ N H*. 5 gr.
PO 4 KH*. 2
SO 4 Mg. 2
Ca Cl’. 1
SO* Fe. trace
Concentration pour 1000. 10
&' milieu a été utilisé par SchraMm (1914) qui le dilue 10 fois,
de m.vièrc que la concentration saline, totale soit de 1 p. 100 .
nsc.her dans ses essais physiologiques sur l’assimilation rie
pzoli par Chlorella fit des expériences où il remplace le nitrate am-
jmoni,; .ne, soit par le nitrate de calcium, soit par le sulfate d’ammo¬
niaque.
Liquide de Naegeli
Le milieu de Naegeli a été utilisé pour les cultures d’algues,
par r.noDAT et Huber (1895) et par Chcdat et Malinesco (1893). Mais
les au leurs n’en donnent pas la formule. Les premiers se bornent à
dire qui la concentration saline expérimentée fut de 3, 5 à 10 p. 1000.
Pfeffer (1906) donne pour les cultures de Champignons les for-
duiles suivantes de liquide de Naegeli :
196
a. KL'FFERATH
Eau .
100 gr.
Eau .
100 gr.
Tartrate d’Amm. ...
0.1 gr.
Peptone .
1-0 gr.
PO 4 K'H .
0.1
PO 4 K'H.
0.2
SO 4 Mg.
0.02
SO 4 Mg.
0.04
Ca Cl*.
0.01
Ca cr.
0.01
Concentrât, p. 1000.
2.3
Concentrât, p. 1000.
12.0
Une autre formule de liquide de Naegeli est donnée d'après.
A. Mayer (1869) dans les Worlesungen de Sachs (page 377).
Eau .. 100 ce
SO 4 (NH 4 ) 1 . 1-0 gr.
Phosphate acide de K. 0.5
Phosphate tricalcique. 0.05
«O 4 Mg. 0.25
Sucre . 15.00
Concentration pour 1000 (sans sucre). 18.0
— (avec sucre). 33.0
Ce dernier milieu est bien concentré, il est peu probable qu'il
puisse servir pour les algues. D'ailleurs le fait que les milieii'C do
Naegeli n’ont pas été utilisés pour les cultures d’Algues semli in¬
diquer qu'il ne présente pas grand intérêt.
Liquide de Œlilmann
Ce liquide utilisé par Senn (1899) pour la culture de Cœlaslrum
micropoTum en l’absence de sel de calcium. Celte formule esl aussi
indiquée par Dôflein (1909) et Küster (1913).
Eau . 990 gr.
SO* Mg. 2
PO* Na’H. 4
NO' K . 4
Concentration pour 1000. 10
Ce milieu pour l’emploi est dilué 10 fois au moins, de manière
à obtenir une teneur totale en sels de 1 p. 1000.
C’est une formule analogue que conseille Andreesen (1909 pour
la culture d’algues calcifuges, de Desmidiées. Il utilise pour ces
plantules des concentrations de 0.1 à 5 p. 1000.
LA CULTURE DES ALGUES
197
Liquide de Œhlmann modifié par Brunnthaler (1909)
Pour l’étude de la Cyanophycée, Glœothcce rupcstns, Brunntha¬
ler donne la formule suivante :
Eau distillée. 1000 ce
SO* Mg. 0.1 gr.
NO* K. 0.2
SO‘ Na*. 0.2
Concentration pour 1000. 0.5
Ile modification se caractérise par l’absence de phosphates.
Liquide nutritif de Palladine
I'ai.ladine (1903) dans son étude sur Chlorolhecium a utilisé une
sululiim nutritive dépourvue de nitrate, où les matières azotées sont
présentées sous forme de phosphate ammoniaque.
Eau. 1000 gr.
Phosphate d’ammonium . 4.7gr.
Phosphate de potassium. 3.0
SO* Mg. 1-0
Ca Cl*. 1-0
Fe Cl*. traces
Concentration pour 1000 . 9-7
\ ce milieu on ajoute du glucose, saccharose, etc., en solution
Vi , isotoniques. Dans quelques expériences le phosphate ammo-
nia ! est remplacé par 1 p. 100 de peptone. L’addition de CO* Ca
fut :1e une fois au milieu.
Liquides nutritifs utilisés par Petersen
Petersen (1915), pour l’étude des Algues aériennes danoises, a
fait usage de deux formules de liquides nutritifs, dont la consti-
tutî rappelle essentiellement le liquide de Detmer. On les consi-
dcr.i l’orame des modifications du Detmer.
Source : MNHN, Paris
198
H. KUFFERATH
Eau .• 1000 gr.
(NO*)* Ga .. 1.5gr.
PO 4 KIP. 0.5
S0‘ Mg. 0.5
K Cl. 0.5
Chlorure de fer. traces
Concentration pour 1000 . 3.0
le liquide est additionné de 100 grammes de gélatine.
L’autre milieu, qui est additionné de 15 grammes de gélose lavée
selon les indications de O. Richter, a pour formule :
Eau distillée. 1000 gr.
NO* K. 1.0 gr.
PO 4 K'H. 0.25
SO* Mg . 0.25
Liquide de Pfeffer 1906)
A la vérité, ce liquide classique est utilisé pour les plantes supé¬
rieures. Il a une composition voisine de celle du liquide de Knop
plus généralement utilisé pour les Algues.
(NO') 1 Ca. 4 gr.
NO’ K. 1
PO 4 KII*. 1
SO 4 Mg, 7H°0 . 1
K Cl. 0.5
Eau 7 litres = conc lion saline de : 1.06 p. 1000
Eau 3 litres = — 2.5 p. 1000
Aux liquides ainsi constitués on ajoute 6 ou 3 gouttes d’une so¬
lution officinale de chlorure de fer.
On trouvera dans le traité de Pfeffer (1906), p. 420, etc., de- indi¬
cations détaillées sur la manière de composer ce milieu classique. 11,1
se reportera à l’original pour les explications opératoires.
A notre connaissance ce milieu n’a guère été utilisé pour l'étude
des algues en culture.
LA CULTURE DES ALGUES
Liquides nutritifs de Pringsheim
On sait que Pringsheim s’est beaucoup occupé, avec ses élèves
de cultures d’algues. Il a généralement utilisé un liquide nutritif
dont la composition a été plus ou moins modifiée suivant les besoins
des algues qu’il étudia.
De nombreux essais sur milieux géloses amenèrent Pringsheim
(1912) à préconiser le liquide nutritif suivant :
Eau. 1000 cc
iNO 3 K ou NO* (NH‘) ou PO 4 (NH*)’H. I -00 gr.
P0‘ K°H. °- 25
SO* Mg. °- 25
Concentration pour 1000 . 1-5
Ce milieu ne renferme ni calcium, ni fer. On y ajoute 10 à 20
gra: 1 :es de gélose lavée suivant les indications de O. Richter (1911),
page 31.
Pour la culture d 'Hœmatococcus pluvialis, il y a lieu, d’après
Pringsheim (1914), d’utiliser un extrait de terre au lieu d’eau
distillée.
Extrait de terre. t00
NO* K ou PO* (NH*) a H ou Asparagine. 0.1 gr.
PO* K’H. °- 02
SO* Mg. °- 02
Concentration pour 1000 . 1-4
Ce milieu est additionné de 2 p. 100 de gélose (lavée).
ertens (1914) a donné , d'après Pringsheim, un milieu ren¬
fermant des nitrites dans lequel Oscilinlona Icnuis a bien poussé.
Au lieu de nitrites, on peut aussi avantageusement employer soit
des nitrates, soit des sels ammoniacaux.
Eau bidistillée. f00
NO” K. 0.05 gr.
PO* K*H. 0.02
SO* Mg. 0.01
SO* Ca. t races
Phosphate de fer (PO*)’ Fe : . traces
Concentration pour 1000 . 0.8
Source :
200
II. KUFFERATH
Une réaclion faiblement alcaline du milieu s’est montrée favo¬
rable. On remarquera que dans ce milieu, Maertens utilise des traces
de sels de chaux et de fer, qui n’existent pas dans les premiers liqui-
des préconisés par Pringsheim.
Dans une mise au point sur l'élude des cultures d'Algues, l’mxus-
heim (1926) donne une nouvelle formule dans laquelle ou h-nuve
cette fois des sels de chaux et de fer en doses définies.
Eau . 100 cc
NO 3 K. O.iOgr
P0‘ (NH‘)“H. 0.20
S0‘ Mg, TITO. 0.01
S0‘ Ca . 0.01
Fe Cl 3 . 0.001
Concentration pour 1000 . 3-21
Au besoin on diluera cette solution de moitié ou au quort, et
au lieu de NO 3 K on peut utiliser P0‘ (NH*)°H comme source prin¬
cipale d’azote.
Enfin Pringsheim (1918) essaya par culture sur plaques à I- silice
gélatineuse imprégnée d’un liquide de formule analogue à colle de
OEulmann pour la culture des Desmidiées.
Eau redislillée. 100 cc
NO 3 K. O.iOgr.
P0‘ K C H. 0.02
SO’ Mg. 0.02
Concentration pour 1000 . 1.4
Solution nutritive de Pringsheim (1921 0) pour Flagellâtes
Pour Polyloma Pringsheim préconise :
Eau . 100.00 grs.
PO* K-H. 0.02
SO* Mg. 0.01
CO 3 K 3 . 0.5
Sucre de raisin . 0.2
Glycocolle. 0.2
Acétate de soude. 0.2
Concentration pour 1000 . 11.3
LA CULTURE DES ALGUES
201
Le glycocoile peut être remplacé par l’acétate d’ammoniaque,
les nitrates ne conviennent pas.
Pour Astasia, il faudrait des milieux acides formés de :
Eau . 100
Extrait de viande. 2
Solution 1/100 Normal d’acide acétique
Liquides nutritifs de O. Richter
O. Richter au cours de ses recherches sur les cultures de Dialo-
! es et la physiologie des Algues a donné une série de liquides de
'■nposilion assez variée. Sos milieux sont, soit gélosés, soit gelai i-
n i és. certains d’entre eux sont additionnés de silicate, sel destiné
ù la nutrition des frustules diatomiques, soit de sels sodiques;
Liquide minéral de O. Richter pour Diatomées
Ce milieu est utilisé avec addition de 1 p. 100 de gélose, Richter
!•" Nakano (1917).
Eau . 1000
NO’ K. 0.2 gr.
PO* K’H. 0.2
SO* Mg. 0.2
SO* Ca. 0.2
SO* Pe. trace
Concentration pour 1000 . 0.8
1 1 iciiter (1903) conseille d’alcaliniser faiblement le milieu gélose
par CO’ Na’ ou Na OH.
Voici maintenant un milieu sans calcium et sans nitrate égale-
111 |l utilisable pour les Diatomées. Ce milieu est gélatinisé.
Eau distillée. 700 à 800 cc
Gélatine blanche très fine. 100 gr.
PO* K'H . 0.2
SO* Mg. 0.2
SO* Fe. traces
On alcalinise faiblement par la soude et clarifie au blanc d’œuf.
Source : MNHN, Paris
202
H. KUFFERATH
Milieu pour Diatomées
Cette formule se trouve dans Behrens (1908) et dans Dop et
Gautié (1909).
Eau . 100 gr.
Gélatine . 10
Si ’O 5 K’. 0.01
Ca Cl 3 . 0.02
Au lieu de gélatine, on peut utiliser 1.8 gramme de gélose.
Dop et Gautié (1909) donnent une autre formule de Righter :
Eau. 1000 gr.
Gélose . 18
K Cl . 0.2
NO’ K . 0.2
S0‘ Mg. 0.05
Silicate de K. 0.01
Sulfate ferreux. (races
Ce milieu ne renferme pas de phosphates.
Righter (1909 a et b) étudiant la nécessité du sodium pour Nil. -
chia et Navicula fit des expériences avec les milieux suivants' :
Eau distillée. 1000
Gélose lavée. 18 gr.
PO* K’H de Merck. 0.2
NO* K de Merck. 0.2
S0‘ Mg. 0.05
SO‘ Fe purifié. traces
A ce milieu il ajoute 1 à 2 pour 100 de divers sels sodiques et
constate que Nitzschia pousse bien avec 2 p. 100 de Na Cl et Navicula
avec 1 p. 100 de Na Cl. Le sodium doit être associé au chlore pour
être supporté ; les autres sels sodiques sont moins favorables.
Dans son travail sur la nutrition des Algues, Richter (1913) donne
les milieux suivants comme intéressants pour la culture des Algues
et spécialement des Diatomées.
LA CULTURE DES ALGUES 203
Milieu sans Chlore, ni Sodium
Eau distillée. 1000
(NO*)' Ca. 0.1 gr.
PO* K’H—. 0.2
SO* Mg. 0.05
SO* Fe. trace
Gélose lavée. 18 gr.
Autre milieu sans Chlore, ni Sodium
Eau . 1000
NO* K. 0.2 gr.
PO* K’H. 0.2
SO* Mg. 0.05
SO* Fe. trace
Gélose lavée. 18 gr.
Milieu pour Diatomées d’eau douce
Eau distillée. 1000 gr.
NO* Na. 0.2
PO* K’H. 0.2
SO* Mg . 0.05
SO* Fe. trace
Si ’0° K 3 . 0.01
ou bien Si’0“ Ca. 0.10
Gélose lavée. 18 gr.
Pour les Diatomées marines, on ajoutera au milieu précédent
10 ou 20 grammes de Na Cl.
Liquide nutritif de Sachs
•hi trouve dans Sachs (Vorlesungen, p. 20(5) la formule de ce
1,1 d ii classique, en partie insoluble (sulfate et phosphalc de chaux).
Eau . 1000 cc
NO* K. 1.0 gr.
SO* Ca. 0.5
SO* Mg. 0.5
(PO*)’ Ca’ finement pulvérisé. 0.5
Concentration pour 1000 . 2.5
H. KUFFERATH
204
Strasburger (1902) donne une formule analogue mais addition¬
née de sels de fer.
Eau . 1 à 1.5 litre
NO' K. 1.0 gr.
SO 4 Mg. 0.5
S0‘ Ca. 0.5
(PO 4 ) 1 Ca* ou PO* K 1 . 0.5
Sel de fer. traces
Concentration pour 1000 . 2.5 à 1.6
Chalon (1001 et Strasburger (1902) ajoutent du chlorure de
sodium.
Eau . 1000
NO 1 K. 1.0 gr.
SO 4 Mg. 0.5
SO* Ca. 0.5
SO 4 Fe . 0.1
(PO 4 ) 8 Ca 1 . 0.5
Na Cl. 0.5
Concentration pour 1000. 3.1
Ce milieu a servi de base à Giialon (1901) pour préparer un mi
lieu devant servir à la culture de Spirogyra et d’autres algues d'eau
douce. Il prépare la solution concentrée suivante :
Eau . 1000 cc
NO 1 K. 10 gr.
SO* Mg. 5
SO 4 Ca. 5
PO 4 Ca II . 5
Na Cl . 5
On fait bouillir ce liquide avec de la tourbe. Celle-ci absorbe les
éléments minéraux de la solution. On en fait une provision. I’<iur
effectuer la culture on ajoute de temps en temps un fragment de
celle tourbe minéralisée dans un récipient plat (par exemple terrine
opaque peu profonde) remplie d’eau pure.
Behrens (1908) et Kuster (1913) reproduisent la formule ci-
dessus avec addition de fer.
Culture des algues
Eau . 1000 cc
NO s K. 1.0 gr.
S0‘ Mg . 0.5
SO* Ca. 0.5
(PO 4 ) 0 Ca” . 0.5
Na Cl. 0.5
Fe Cl 3 ou SO* Fe en solution.. quelques gouttes
Concentration pour 1000. 3.0
Benegke (1009 donne la formule précédente mais sans Na Cl et
préconise comme sels de fer soit :
Fe 3 Cl* en solution. 1 à 2 gouttes
soit SO* Fe cristallisé . 0.005 gr.
Enfin Massart (1923) indique d’après Errera et Laurent qu'il y
a üeu d’ajouter pour la culture des plantes supérieures au liquide
primitif de Sachs 0.03 p. 1000 de SO* Fe.
i/après nos notes du cours pratique de J. Massart, voici une
i" ulc de milieu de Sachs additionné de. sulfate potassique.
Eau . 1000 cc
NO 3 K. 2.0 gr.
SO* Mg. 0.5
SO* Ca. 0.5
(PO*) 3 Ca 3 . 0.5
Na Cl. 0.5
SO* K 3 . 0.5
SO* Fe . 0.05
Concentration pour 1000 . 4.55
Nous avons indiqué précédemment les formules dérivées du li-
( | i de de Sachs que nous avons utilisées pour la culture des Algues.
Liquide nutritif de Teodoreaco 1912 a)
Ce liquide a été utilisé pour la culture de Chlamydomonas.
Eau . 1000 oc
NO 3 Am. 2.0 gr.
PO* K 3 H . 0.75
SO* Mg. 0.25
Chlorure ferrique . traces
206
TI. KlWEftATÜ
Liquide de T aliéna
Behrens (1908), p. 43, et Kuster (1913) signalent ce milieu po-ir
la culture des plantes supérieures. Ce milieu peut être considéré
comme un dérivé du liquide de Sachs. On forme trois solutions sa-
lines a, b et
c que l’on ajoute à la dose de 10
cc chacune à 1 litre
d’eau et l’on
complète par addition de fer. Pour
les algues ce milieu
est employé
à la concentration de
1 à 2 pour
1000, c’est-à-dire tel
quel ou dilué de moitié.
Milieu fini
Eau.
. 1000 cc
1 Eau.
100 cc
a ' :N '°' ) ' Ga .
10.0 gr. ..
. 1.0 gr.
) NO K.
2.5 ...
. 0.25
1 Na Cl .
1.5
. 0.15
b 1 L, ' u .
100 cc
' Phosphate de K
2.5 gr. ..
( Eau.
100 cc
1 SO' Mg .
5.0 gr. ..
. 5.00 gr.
, -"O . ’ Q *. «J.W.T.
Concentration pour 1000 .. 2.09
Nous ne pensons pas que ce liquide ait été utilisé de façon cou¬
rante pour la culture des Algues.
Liquide de Treboux (1905)
Treboux (1905) a cultivé dans ce milieu de nombreuses éspè< os
d'algues (cultures unialgales).
Eau . 1000 cc
SO* (NH‘) a . 0.33 gr.
PO‘ K a H . o.lO
SO* Mg, 7H a O. .*. 0.025
S0 ‘ K ’. 0.025
SO* Fe, 7H a O. 0.005
Concentration pour 1000. 0.485
Ce milieu a une réaction alcaline d’après l'auteur. Letellier (1917)
reproduit cette formule mais indique pour SO* Fe une dose de 0.025
p. 1000, cinq fois plus forte que dans la liqueur originale. Letellikr
La Culture des algues
20?
ajoutait à cette solution de la gélose lavée aux acides et aux bases
et des hydrates de carbone à la dose de 0.25 p. 1000. Treboux (1905)
avait additionné la solution de sels organiques aux doses de 0.5 à
1 p. 1000. Il détermine le rendement des Algues pour de nombreux
sels organiques par pesée de récoltes évalués en substance sèche
par litre.
Liquide d'U spenahy
Uspensky et Uspenskaja (1925) ont cultivé deux Volvox (mïnor et
globator) dans le liquide suivant :
Eau (compléter le volume à'
) 1000 cc
Solutions
concentrées
NO 1 K .
0.025 gr.
5 p. 100
SO‘ Mg .
0.025
5 p. 100
(NO’)" Ca.
0.100
20 p. 100
PO* KH 3 .
0.025
5 p. 100
LO 3 K 3 .
0.0345
Solution normale
(S O*)* Fe 3 .. .•.
0.00125
1 gr. Fe 3 0’ p. lit.
noncèhtration pour 1000 ....
0.21075
La solution a un pH ù 7.0 à 18-20" C. Réajuster au besoin.
Les auteurs russes donnent de longues explications sur la façon
de composer le milieu. Il faut un stock de solutions concentrées
composées comme indiqué dans la dernière colonne. De chacune de
ces solutions on prend un demi centimètre cube et on les mélange
du un litre d’eau en ajoutant dans l’ordre indiqué, en mélangeant
i >ut. Le mieux est d’ajouter, après stérilisation des liquides, la
solution de fer stérilisée séparément au mélange stérile des autres
composants. Cela afin d’éviter des précipitations troublantes. L’ad-
dition de fer et le tamponnage du liquide par du citrate sont inté¬
ressants, nous en reparlerons plus loin. L’addition de fer doit être
périodiquement répétée.
Pascher (1927) reproduit la formule ci-dessus avec quelques er¬
reurs typographiques.
Source : MNHN, Paris
H. KUFFEft ATli
20S
Liquide nutritif de Von der Crone
Ce liquide nutr'tif destiné à l’étude des végétaux supérieurs n’e [
pas très favorable t ux Algues d'après Benecke (1009), c’est d’ailleu -
ce que reconnaît St. ;asburger (1902), p. 661. Ce milieu est caractér
par l’insolubilité des phosphates, le milieu doit être agité.
Eau distillée. 1000 ce
NO 3 K. 1.0 gr.
SO'Ca. 0.5
SO* Mg. 0.5
(PO*) 1 Ca* . 0.25
(PO 4 ) 1 Fe 3 . 0.25
Concentration pour 1000. 2.50
Andreesen (1909) fil des essais peu encourageants pour la fri¬
ture de Closlerium et de Cosmarium avec liquide de Von der Ch k
de concentration saline comprise entre 0.5 et 50 p. 1000.
Plus récemment Knokb (1924) utilisa ce milieu dilué et neuirc
pour la culture de Volvox aureus, mais il n’a pas déterminé les o i-
centrations salines optimales de culture ; pour Volvox cet auteur
indique comme utile une concentration de 0.25 p. 1000, c'est-à-dire
le milieu type dilué dix fois.
Milieu de Von
Wettatein
Von Wettstein (1921) utilise concurremment au liquide de I -
necke, le milieu suivant dit à la tourbe. Von Wettstein estime r 1
les concentrations en sels pour la culture des Algues doit être de
0.5 p. 1000 au maximum et si l’on emploie de la gélose (lavée) on
ne doit pas dépasser 1 p. 100 d’agar.
Le milieu à la tourbe de Wettstein est composé d’un mélange
de deux solutions, l’une à sels inorganiques, l’autre à base de tourbe.
Solution A
Eau distillée .
PO 4 (NH 4 ) 3 .
SO 4 Mg.
Ca Cl 3 .
1000 gr.
0.2 gr.
0.05
0.05
Source : MNHN. Par.
La culture des algues 209
SO 4 Ca. 0.05
PO* K J H . 0.05
Fe’ Q" solution à 1 p. 100. 1 goutte
Concentration pour 1000. ; 0.40
Dissoudre séparément les divers sels à froid et dans l’ordre
indiqué.
Solution B
Tourbe. 250 gr.
Eau . 1000
Faire bouillir quelques heures. L’extrait obtenu est brun, on le
diluera jusqu’à teinte brun clair avec de l’eau.
Mélanger les solutions A et B.et géloser à 1 p. 100.
if milieu à la tourbe a été utilisé par Belar (1023) dans ses re-
chen lies sur Aclinophrys sol.
Liquides nutritifs de Zumstein
mstein (1890) a avancé qu 'Euglrnn gracilis est favorisé dans
son veloppement par les acides organiques et notamment par
Pari citrique. Ces faits n’ont pas été confirmés. Nous donnons
né m élis deux des milieux qu'il utilise el que Doflein (1009) si¬
gnal comme favorable à ce Flagellale.
Eau . 98 ce
Peptone. J.OOgr.
Sucre de raisin. 0.4
Acide citrique . 0.4
SO 4 Mg . 0.02
PO 4 KH? . 0.05
NO 1 NH* . 0.03
Concen Irai ion pour 1000. 19.2
Eau. 100
Peptone . 0.5 gr.
Sucre de raisin . 0.5
Acide citrique. 0.2
SO* Mg. 0.02
PO* K IF . 0.05
Concentration pour 1000. 12.7
! -i vvk Algo,logïque, 1528.
Source ; MNHN, Paris
210
H. KL’FFERATlt
LIQUIDES NUTRITIFS. POUR MICROORGANISME VARIÉS
AUTRES QUE LES ALGUES
Nous donnons ci-dessous quelques formules de liquides nutritifs
qui ont servi spécialement pour des protozoaires, des microbes et
des champignons. Il n’est pas inutile d’ajouter aux liquide- qui
ont plus spécialement servi à l'élude des Algues, les quelque mi¬
lieux suivants. Nous les classons dans l’ordre chronologique.
Liquide nutritif de Pasteur
Chalon (1901), p. 15, donne une formule de ce milieu cia- ique.
Eau. 838 gr.
Sucre pur. 150
Acétate d’Ammonium. 10
S0‘ Mg. 0.2
PO 4 Ca H. 0.2
PO* KH J . 0.2
Concentration pour 1000 sans sucre_ 10.0
Ce milieu ainsi que ceux de Hansen, le célèbre savant dai iis, a
servi aux cultures de levures.
Liquide* nutritifs de Hansen
Eau .
1000 gr.
Eau .
1000 gr.
Peptone .
10
Peptone ...
10
Dextrose .
50
Maltose .
50
PO 4 KH a .
3
PO 4 KH J .
3
SO 4 Mg.
2
SO 4 Mg.
2
Concentration pour
Concentration pour
000 sans sucre.,
15
1000 sans sucre.
15
Liquide
e Raulin
Ce milieu a souvent été utilisé non seulement pour l’élude des
Champignons, mais aussi à l’occasion pour celle des Algues.
Les formules de ces milieux ne sont pas toujours semblables.
Il suffira de comparer celle donnée par Chalon (1901) et celle indi¬
quée par Dop et Gautié (1909).
LA CtiiTUÜÉ DES ALGUES Si J
Formule d’après Ciialon (1901)
Eau . 1500 gr.
Acide tartrique. 4
.NO’ NH* .. 4
PO 4 Am' II. 0.6
CO* K 1 . 0.6
CO 3 Mg. 0.25
SO* Zn. 0.07
SO 4 Fc. 0.07
Silicate de K. 0.07
Sucre candi. 70
Concentration pour 1000 sans sucre.. 6.44
Formule d’après Don et Gautié (1900)
Eau distillée . 1500 gr.
Acide tartrique . 4
NO’ NH 4 . 4
Phosphate d’Ammonium. 0.6
CO 3 IC. 0.6
CO 3 Mg. 0.4
SO 4 (NH 4 ) 1 . 0.25
SO 4 Fe.. 0.07
SO 4 Zn . 0.07
Silicate de K. 0.07
Sucre candi. 70
Concentration pour 1000 sans sucre- 6.72
Liquide de Raulin modifié par Litz (1902)
Eau distillée. 1500 gr.
Sucre candi. 79
Tartrale neutre de K. 6.50
NO 3 NH 4 . 4.50
Phosphate de K. 0.60
CO 3 Mg . - 0.40
SO 4 K ! ... 0.25
Source : MNHN, Paris
212
U. KUFFERAT11
S0‘ Zn . 0.07
S0‘ Fe. 0.07
Silicate de K. 0.07
Concentration pour 1000 sans sucre.... S.31
Ce milieu neutralisé par CO 3 Ca est additionné de 0.2 à 0.5 p. 100
de composés azotés (amides, composés benzéniques, etc.). On le
stérilise par tyndallisation à 55° C pendant 20 minutes pour les
essais faits avec YAspergillus niger.
Liquide de Wildiers pour levures Wll.DlERS 1001)
Eau . 1000 gr.
SO‘ Mg. 2.5
K Cl. 2.5
Cl NH‘ . 2.5
PO* Na 3 11. 2.5
CO 3 Ca. 2.5
Concentration pour 1000. 11.5
On ajoute 10 p. 100 de sucre.
Liquide de E. Laurent pour levures
Ce liquide a l’avantage de ne pas donner de précipités, d'après
Ciialon (1901), il est composé comme suit :
Eau. 1000 cc
PO‘ K 3 H. 0.75
SO* (NH 3 ) 1 . 5.00
SO‘ Mg. 0.1
Acide larlrique. 1.0
■Sucre. 50.0
Concentration pour 1000 sans sucre_ 0.85
Milieu pour la culture de Flagellâtes
Beruner (1909) signale le milieu gélosé suivant :
Eau de canalisation. 90 gr.
Bouillon nutritif. 10
Gélose . 0.5
CULTURE DES ALGUES
213
Milieu pour amibes de Boeck et Drboblav 1925)
Ce milieu est à base d’œuf, son pH doit être de 7.2 à 7.8. Il est
composé par le liquide de Locke.
Eau. 1000 ce
Na Cl. 9.0 gr.
Ca CP. 0.2
K Cl. 0.4
CO* Na H. 0.2
Glucose
2.5
Ou ajoute 50 centimètres cubes de liquide à 4 œufs puis l’on
fait coaguler l'œuf à la chaleur. Ce milieu solidifié est humecté par
une solution à 1 p. 100 d'albumine cristallisée dissoute dans le li¬
pide de Locke. On doit repiquer les amibes tous les deux jours.
Elle- se développent surtout au fond du liquide ou au contact de la
couche solide. Ce milieu esl inspiré de la solution de Ringer, que
noir donnons ci-après avec une de ses modifications.
Solution de Ringer
Genevois ) 1928) lil ries expériences physiologiques sur la respi¬
ration dans le milieu suivant :
100 centimètres cubes Na CI à 9 p. 1000
2 — —K Cl à 11.5 p. 1000
2 — — Ca Cl* (anhydre) à 12.2 p. 1000
O liquide a un pH voisin de 7.4 et a été mis en expérience
pour les diverses Alqucs décrites par Vischer (1920) et avec Chlorella
K pyrrn ,idea de Chien (1903). Ces Algues, d'après Genevois, étaient
en culture pure, condition indispensable pour ses recherches.
Liquide nutritif pour Actinosphaerium
Ctilisé par Spek (1921) pour .1. Eichhorni.
Eau distillée . 300 ce
Na Cl (0.3 mol). 1.5 cc
Ca Cl* (0.3 mol). 0.6
Source : MNHN, Paris
214
H. KUFFERATII
K Cl (0.3 mol). 0.1
CO’ Na H (0.3 mol).,.. 2.0
Il est peu probable qu'il s'agisse de culture pure dans les >■ xpé-
riences de Spek.
Liquide de Frouin et Guillaumie (1928)
Ce liquide a été utilisé pour la culture en milieu synthétique
du bacille tuberculeux.
Eau distillée. 1000 ce
PO* K\ .. i g r.
S0‘ Mg. 1
Citrate de Na.. 1
Le citrate sodique n’est pas indispensable mais empêche la pré¬
cipitation de la magnésie. A ce milieu, on ajoute :
Glycérine . 40 gr.
Asparagine . 5
Milieu de Thornton pour bactéries du sol
Thornton (1922) donne un milieu gélosé, standarisé pour i étude
de la numération des bactéries du sol, qui entrave le développ-menl
des champignons et des bactéries envahissantes (B. dendroidx).
Eau (compléter à 1000). 1000 ce
PO* K=H . i. 00 gr.
SO* Mg. 0.20
Ca cr. o.io
Na 01. 0.10
Pe 01 *. 0.02
NO* K. 0.5
Asparagine. 0 5
Marmite . l.o
Oélose . 12.0
Concentration en sels pour 1000_ 3.42
l/auleur donne des détails sur la façon de composer
lieu qui doit avoir un pH de 7.4.
LA CULTURE DES ALGUES
215
L’utilïsaUon de semblables milieux peut être intéressante pour,
les algologistes car il permet d’apprécier la population microbienne
des milieux renfermant des Algues.
Milieu de Bach (1927)
Bach (1927) signale que les sels ammoniacaux des acides mi¬
néraux forts sont des aliments azotés médiocres pour les Mucorinées.
Il y a une forte acidification du liquide. On obtient un développement
régulier des champignons .si l’on tamponne le milieu par 1 p. 100
de i ilrate de sodium.
Eau redistillée. 1000 ce
Glucose. 40 gr.
PO‘ Kir. 1.36 gr.
K Cl. 0.745
SO‘ Mg. 0.492
SO‘ Zn. 0.01
SO* Fe. 0.01
SO‘ (NH*) a . 6.70
Concentration pour 1000 sans sucre. 8.317
Ajuster le pH à 6.4 par de la soude N/5 et stériliser à 110° à
l'autoclave (20 minutes), tamponner en ajoutant :
Citrate de Na. 1 p. 100
Les liquides tamponnés possèdent, sans qu’il soit nécessaire d’a-
jusiiT le pH, un pli voisin de 6.4.
\I‘ERÇU GÉNÉRAL SUR LUS SOLUTIONS NUTRITIVES
Nous venons de passer en revue la majorité des liquides nu¬
tritifs ayant servi depuis les débuts de l’algologie expérimentale à
la culture des Algues. Un premier examen aura montré la variété
•les formules utilisées. Il y a lieu de noter que les divers expérimen¬
tateurs ont changé, au cours de leurs recherches, les liquides nu-
Irilii'S supprimant certains éléments, en ajoutant d'autres. Nous
n’avons naturellement pas signalé les variantes expérimentales.
216
H. KUFFERATH
Malgré la diversité des liquides employés, on reconnaît pourtant
certains principes directeurs. Vines (1898) indique d’une façon gé¬
nérale que la distinction entre les principes indispensables et ceux
qui ne le sont pas est basée sur l'emploi des cultures liquides. On
fait varier les éléments des solutions et observe expérimentale muni
l’état des plantes qui y sont placées. Les deux types suivants de li¬
quides nutritifs renferment tous les éléments reconnus comme
essentiels.
.Nitrate de potassium
Phosphate de calcium
Sulfate de magnésium
Chlorure de fer
Nitrate de calcium
Sulfate de potassium
Phosphate de magnésium
Chlorure de fer
Ces deux formules renferment les mêmes éléments inorgani¬
ques, les mêmes acides et les mêmes bases, tous se trouvent -mu-
une forme propre à l’absorption. La proportion des sels ne doit pas
excéder 3 p. 100 en poids du liquide.
On conçoit qu'en s'inspirant de ces principes, les divers cher¬
cheurs aient pu s’ingénier à créer des milieux multipes. Non seule¬
ment on s'est efforcé de varier les éléments solubles, mais au-si de
les répartir à des doses variées. Les milieux renfermant tous les corps
considérés comme indispensables à une bonne végétation sont dits
complets. En réalité les schémas d’après lesquels ces milieux com¬
plets sont constitués sont peu nombreux, presque tous sont des dé¬
rivés plus ou moins perfeclionnés des milieux de Colin, Sachs, Del-
mer, Beijerinck et Knop. Ces formules primitives sont déjà .■nn'inii-
nés, la plupart sont vieilles de plus de cinquante ans. Elles ont rendu
d'inestimabes services et permettent la culture de nombreuses espèces
d’Algues.
Mais, au fur et à mesure des recherches, on s'est rendu compte
que toutes les Algues ne se laissent pas cultiver aisément. Qu’il J
a certaines d’entre elles qui manifestent des préférences pour 1*1
ou tel corps et que les milieux complets généraux sont insuffisants
Dans cet ordre d'idées Beijeringk a préconisé pour la culture de»
Cyanophycées l’emploi exclusif de phosphate bipolassique. .Migm
(1890) avait cultivé les Dialomées en ajoulant à l'eau des solutions
destinées à la « minéraliser », tout en éliminant autant faire que
se peut tout autre organisme. Chalqn (1901) propose de miuéi'aliser
LA CULTURE DES ALGUES
217
les eaux algifères par addition de fragments de mousses imprégnées
d’une solution saline concentrée. Oehlmann (voir Andreensen (1909)
consacrant le fait très connu que les Desmidiées vivent dans les
milieux pauvres en chaux, propose un liquide d'où cet élément est
exclu. L’élude des organismes halophilcs n’est possible que dans des
milieux nutritifs additionnés de fortes proportions de sel ainsi que
le montrent O. Richter (1909), Artari (1914).
11 y a non seulement des substances inorganiques qui favorisent
• 'ines Algues, mais il y a aussi tout le groupe des matières or¬
ganiques. Depuis longtemps, Ghodat avait signalé et utilisé avec
mi ris l’addition de faibles quantités de glucose (1 à 2 p. 100 en gé-
néiul pour obtenir en culture un développement rapide des Algues.
Ce sucre est en effet excellent. D’autres auteurs ont insisté sur le
s e que jouent les matières organiques. Il est aussi bien connu
qu; dans la nature les eaux renferment des quantités parfois très
i' niantes de composés organiques. Appliquer cette notion aux
n arches expérimentales était tout naturel. Aussi voyons-nous dès
h' ' l ui de l'algologie expérimentale Miquel (1890), Haugiiton (îili.
l entrer dans celte voie et utiliser des infusions très peu con-
cenii'ées de ces substances. C’est dans le même ordre d’idées que
\ Wkttstein (1021), Ki lu an (1920) utilisèrent des cxlrails de tourbe
H ■! nombreux auteurs: Pri.ngsheim (1914), (Slade (1914), etc., des
exi Is de terre. Mais il ne s’agit là que de composés organiques
délinis. On utilise aussi la gamme des substances organiques
azotées ou à base d'acides organiques.
La peptone est certainement un des composés azotés qui fut
le plus utilisé, mais son action favorisante à l’égard des Algues
m’c-I pas ainsi marquée que pour les microbes. Des doses de 1 p. 100
«le peplone sont trop fortes et entravent le développement, c’est gé-
H' : é meut entre 0.1 et 0.5 pour 100 que l’on rencontre les doses
favorisantes. Au lieu de peptone, on a employé des extraits de Liebig,
•lu bouillon de culture, mais ces substances conviennent mieux aux
l’la.-cIlM.les et Prolistes non chlorophylliens, voir Woodruff, Jolloh
(1021), Lwoff (1925).
Les albumines complexes ont élé utilisées spécialement par
Jacousbn (1910) à l'élal de putréfaction : la fibrine, le blanc d’œuf
put 1 ,'iiés permettant de multiplier certaines Volvocacées. D’après
«D noniibreux expérimentateurs le glycocolle, l’asparagine, les acides
amidi’s peuvent avantageusement être ajoutés aux liquides, certains
sels ammoniacaux (acétate, laclale) ne sont à dédaigner.
-218
H. IvUFFERATH
Parmi les sucres et alcools, le glucose est à mettre hors de pair
comme activant des végétations ; il est à préférer au saccharose, au
lactose qui sont moins favorables que le maltose. La mannite peut
être utilisée. Les acides organiques et leurs sels ont été moins sou¬
vent utilisés dans les milieux de culture pour Algues. Il y a le cas
de l’acide citrique qui, d'après Zumstejn (1899), favorise les Eu-
glènes, mais celte observation n’a pas reçu complète confirmation.
Le tartrate se trouvant dans le liquide de Raulin est utilisable pour
les Algues. En général pourtant, les milieux ulilisés pour la cullin
des Algues ne renferment pas de ?els organiques. Ce n'est que dan
les essais physiologiques qu’on les a additionnés pour apprécier leur
valeur comme aliment. Il y a lieu de citer le cas d’addition de citrate
de soude employé, non comme aliment, mais comme tampon par
Uspenski (1925) et Bach (1927).
Parmi les substances complexes offertes aux Protistes comme
aliments on peut citer les microbes ou levures utilisés dans les cul¬
tures mixtes.
On voit que petit à petit en étendant les cultures à diverses Al¬
gues et aux Prolistes, on est arrivé à composer des milieux de pki'
en plus variés, basés néanmoins sur les liquides nutritifs inorga¬
niques classiques. L’évolution des milieux de cullure est donc
marquée par la multiplicité des éléments nouveaux utilisés.
Le progrès des recherches algologiques et les tentatives pour
arriver à l’isolement d’espèces de plus en plus variées, ont amené
petit à petit les auteurs à diminuer les concentrations des milieux.
A cet égard le milieu d’UsPENSKY (1025) et mieux celui de Geneyh >
(1924) peuvent être comparés aux anciens liquides nutritifs utilisés
pour les Algues.
Des perfectionnements continuels transforment l’algologie cul-
lurale. On s’est aperçu qu'une même formule de liquide nutritif
ne convient pas à toutes les Algues. Comment en serait-il autre¬
ment ? Il suffit do jeter un coup d’œil sur la variété des habitats
des Algues pour comprendre que le travailleur de laboratoire, s’il
veut réussir des isolements, doit s’inspirer de ce qui se passe dans
la nature et modifier en conséquence ses procédés de cullure, les
milieux qu’il entend employer.
Partout on trouve des Algues, sur la terre, les roches, les murs,
les arbres, dans les eaux. El quelle multiplicité d’habitals variés :
eaux calcaires, séléniteuses, sulfureuses, ferrugineuses, bicarbona-
LA CULTURE DES ALGUES
219
t es, magnésiennes (voir Lipman, 1926), eaux presqu’aussi pures
que l’eau distillée, eaux saumâtres, eaux tourbeuses et plus ou moins
riches en matières organiques, etc. Sur la composition de ces divers
habitats, on n’a que des données peu précises. C’est à peine si l’on
a des indications sur leur composition chimique globale, leur teneur
en principes solubles, en principes insolubles, en principes colloï¬
daux. Dans ces derniers temps, on a étudié avec intérêt le pH des
divers milieux naturels, mais ce n’est là qu’un des conditions gé¬
nérales qui régissent la vie dans la nature.
Il n'est pas inopportun de faire une étude des milieux de culture
basée sur la physiologie générale et les faits nouveaux acquis par
la science. Ce sera l’objet du dernier chapitre.
PREPARATION DES MILIEUX DE CULTURE
Les liquides nutritifs dont nous venons de donner les formules
ne sont pas toujours utilisés tels quels. En effet, à côté des cultures
en milieux purement liquides avec ou sans addition de corps orga¬
niques ou de substances osmotiques, toxiques, elc., on emploie très
souvent pour les Algues des supports solides, soit que l’on donne
une consistance plus ou moins forte aux milieux par addition de
gélose, de gélatine, de silice gélatineuse, etc., soit on imprégnant
avec les liquides nutritifs des matières poreuses : porcelaine dé¬
gourdie, blocs de plâtre, tourbe, papier filtre, terre, craie.
En général tout le matériel à employer pour les cultures doit
' !re stérilisé. C'est évidemment la condition essentielle pour aboutir
■ des résultats valables. 11 ne faut pas se faire d'illusions ; certains
auteurs ne se donnent pas la peine de procéder à la stérilisation
I les milieux. Ainsi Hartmann (1921) pour les cultures d 'Eudnrina
slogans indique qu’une stérilisation absolue n’est pas nécessaire.
II utilise la verrerie nettoyée à l’acide mais ne paraît pas avoir utilisé
■ le la verrerie stérile. Déjà antérieurement, Hartmann (1018) travailla
"\ee le même manque de précautions. Knqcke (102-1) ne parait pas
avoir opéré dans de meilleures conditions avec Volvux aurcus. Li¬
vingstone (19(©) utilisant Sligmclonium écrit que la stérilisation
a'a pas paru nécessaire, vu l’absence de corps organiques dans les
liquides nourriciers utilisés. Ce même auteur employait au lieu de
matériel flambé, des baguettes en bois de cure-dent et il ajoute qu'il
220
II. KÜFFERAÏ'II
eut soin d'en utiliser un nouveau à chaque repiquage. Peeblks
( 1909) travaillant avec Hœmatococcus pluvialis utilise des verres de
montre, des cultures en goutte pendante sans stérilisation, Bel.mi
( 1923) écrit qu'il ne prépare jamais les liquides de Knop servant
à la culture d'Aclinophi-ys sol plus de cinq jours à l’avance à cause
du développement des Chlorelles dans ce milieu.
Les exemples donnés ei-dessus et d'autres, que nous ne citons
pas, montrent à suffisance que la stérilisation n’est pas généraient i
employée par les chercheurs. Gela peut paraître paradoxal. Il nY I
pas inutile de réclamer de ceux qui veulent étudier le Algues * n
culture d'utiliser un matériel stérile. On devra suivre pour cela do.
façon absolument stricte les règles bactériologiques de préparait n
des récipients, des milieux. Les ensemencements, toutes les manipr-
làlions quelconques doivent être faites avec du matériel flanil *
comme en bactériologie microbienne.
Il n’est pas douteux que c’est à l’absence de ces précautions
élémentaires qu’il faut attribuer une partie des échecs et de la non
réussite des cultures d'Algues. Dès le prélèvement dans la nature,
on observera ces prescriptions, en utilisant des récipients de récolte
stérilisés au four, les prélèvements se feront avec du matériel flam¬
bé : cuillère, couteau* passés dans la flamme d’une lampe à alcool.
Dès l’arrivée au laboratoire, on traitera le matériel pour isolements
comme on le fait pour les cultures microbiennes. Déjà en 1902,
Grtxtzesco et l’école de Ciiodat insistaient sur ces points aussi bien
précisés par Miquel (1890).
Il n’entre pas dans notre intention de décrire ici la façon de
stériliser. On consultera à ce sujet les traités de bactériologie et
s’initiera aux manipulations nécessaires dans un laboratoire bac¬
tériologique.
La verrerie à utiliser doit être propre. Il peut sembler puéril
d'avancer ce truisme. Pourtant, à l’examen de la littérature, on voit
qu’il n’est pas inutile d’insister sur ces points. Le nettoyage de la
verrerie est justifié par la qualité souvent très variable des verres.
Ou sait qu’il y a actuellement des verres très peu solubles, du matériel
en pyrex, en quartz qui présentent de grandes qualités, mais qui
est encore assez coûteux. Les verres habituels se laissent attaquer
plus ou moins facilement, surtout par les liqueurs alcalines, par
l'action de la chaleur lors de la stérilisation et surtout du flambage
par celle des substances chimiques. Les verreries neuves seront
Source : MNHN. Paris
Culture des algues
221
passées à l’acide (acide nitrique ou chlorhydrique, bichromate sulfu¬
rique), lavées à l’eau, rinçées à l'eau distillée, séchées. Maertens
(l!i|4) donne des indications analogues. Uspensky (1925) conseille
le lavage des verres à l’acide sulfurique concentré et conseille d’y
ajouter un peu d’acide oxalique ou lartrique pour enlever les traces
de fer.
Pringsheim (1926) donne de longues explications sur la ma¬
nière de traiter la verrerie. Les lubes à essai seront calibrés, l’avan¬
tage du calibrage est de permettre une comparaison des cultures et
|ms de l’emploi des indicateurs pour la mesure du pH, facilite les
h lures. On s’efforcera d’employer des verres de même épaisseur,
de même teinte et aussi résistants que possible. Les verres de mau-
\ lise qualité abandonnent du K ou du Ga qui peuvent modifier les
résultats des cultures.
Gomme matériel à flamber au four, on utilise les tubes à essai
à bord droit, utilisés en bactériologie, les boîtes de Pétri cl de Roux,
le- fioles d’Erlenmeyer, des cristallisoirs fermés par des couvercles
hermétiques, etc. Les pipettes à ;uliliser seront toutes stérilisées,
i mploi de pipettes jaugées stériles n’est utile que dans certains
i ' particuliers ; le plus généralement il est avantageux de faire
ir-age de pipettes étirées, en verre, avec lesquelles, on peut faire des
i cites à boule pour transvaser de grandes quantités de culture.
Le-; cultures en goutte pendante seront faites dans les conditions
de stérilité requises, toutes les manipulations se faisant de manière
à éviter la possibilité d’infections étrangères.
La stérilisation des milieux de culture se fait à l’autoclave ; soit
- - pression pour la gélose, soit par chauffage à 100°, à la vapeur
1 1 nie pour la gélatine, chauffage que l’on répétera à trois jours
il lervajle. Dans quelques cas spéciaux on uliliseia la tyndallisa-
ii, ainsi Lutz (1902); les procédés de chauffage à 56”, tels quon
i pratique pour rendre les sérum aseptiques, la filtration sur bou-
Chamborland préconisée par Mutuel (1890) serviront aussi. Les
i (cédés récents de vaccination ou d’immunisation des liquides fer-
1 nlcscibles proposés par Dollard (1920; devraient être essayés.
Loi auteur indique qu’un chauffage répété à 45° G, (à quelques de¬
grés au-dessous de la température mortelle des levures) pendant
I Leure, rend les liquides in fermentescibles. Malvezin (1927) indique
la possiblité de vacciner les vins pour entraver les fermentations
secondaires. On pourrait essayer de vacciner ainsi les cultures brutes
Source: MNHN, Paris
H. KUFFERATH
222
contre les microbes qui les envahissent et éviter ainsi une concur¬
rence défavorable aux Algues, tout en facilitant leur isolement.
Il faut avoir présent à l’esprit qu’un grand nombre de matières
organiques se décomposent à haute température. Ces décompositions
sont activées lorsque ces substances sont en contact avec les sels
des liquides inorganiques servant de i>ase aux milieux de culture.
Pour éviter ces actions, on conseille de stériliser à part- par des pro¬
cédés appropriés aux produits, les milieux de base et les matières
organiques que l’on prépare en concentration appropriée, dont on
ajoute i ou 2 centimètres cubes aux milieux stériles. On évite ainsi
des décompositions qui peuvent être défavorables aux cultures ou
amener à des interprétations erronées.
A. Behthelot (192G) a montré que le verre lui-même peut donner
lieu à des réactions modificatrices des milieux synthétiques, l'n
stérilisant simultanément le milieu synthétque pour le Bacille pyo¬
cyanique et la tyrosine dans des verres différents (ordinaires, verre
vert résistance glas, pyrex, etc.) Behthelot observa que la culti rc
sc fait bien pour les verres ordinaires et attaquables et mal pour les
verres insolubles. Sous l’action du verre la tyrosine se décompose
partiellement, il se dégage ainsi des traces d’ammoniaque qui facilite
la culture.
Hartmann (1921) a consalé que les cultures à'Eudorina ma i-
tenues pendant plus de deux ans dans la même verreri’e, s’étiolaient,
En utilisant de la verrerie neuve, il constata que les cultures repren-
naient leur vigueur. Knocke (1924) confirme ces faits et, tout comme
.I/illos (1921) signale l'importance de la nature du verre. Nous sav iis
déjà que ces chercheurs ont travaillé dans des condilions toutes
différentes de l’asepsie. Les conseils qu’ils donnent pour le netloy; e
des verreries dérivent de leur façon de travailler; pourtant les ob¬
servations plus précises et vérifiées de Behthelot montrent que ly -
explications sont plausibles.
Une des questions les plus importanles lorsqu’il s'agit d’ëffecl..or
des cultures expérimentales d’Algues et spécialemnt de s’assurer
si tel ou tel élément, etc., est assimilable, est d’opérer avec des subs¬
tances pures. On sait que les substances chimiques des laboratoires
ne présentent pas toujours une pureté suffisante. A côté des éléments
normaux, il y a des traces ou même des quantités d’impuretés assez
notables. C’est ainsi que des sulfates, préparés avec de l’acide ul-
furique qui n’est pas absolument pur, peuvent renfermer des traces
La culture des algues
223
d’arsenic. Or les sels d’arsenic sont toxiques ou peuvent entraver
le développement que l'on croirait favoriser par l’emploi des sulfates.
De- expériences avec de grandes quantités de sulfates (élude des
unions osmotiques) peuvent être ainsi totalement viciées. Les sul¬
fates peuvent aussi renfermer des traces de plomb. Suivant que le
chlorure de sodium est extrait de la mer ou de roches salines, 11
pourra présenter certaines substances associSes. Les sels ammo¬
niacaux provenant de la distillation des gaz de houille peuvent être
souillés par des produits variés. Il y a donc lieu de faire attention,
de s'assurer de la pureté des produits chimiques que l’on utilise
et de les purifier par les procédés de la chimie.
Avant tout, on devra veiller à la pureté de l’eau que l'on utilise.
Ri, parcourant les formules de milieux nutritifs, on voit à chaque
pas qu’il y a lieu d’employer de l’eau distillée. Or l’expérience a
n n Mit ré que l'eau distillée ordinaire est toxique, principalement parce
qu'elle renferme des traces de plomb, de cuivre provenant des ap-
p.i, cils distillatoires. On devra non seulement, comme on le fait
c Oralement rejeter les premières et dernières portions qui passent
à ' distillation mais devra avoir soin pour les cultures d’Algues,
de ‘'distiller l’eau, non plus dans un appareil métallique, mais dans
un de verre ne se laissant pas attaquer ; les appareils â distiller
en pyrex, en quartz sont actuellement fort à conseiller à ce point
de vue. Les eaux de canalisation ne peuvent servir car elles renfer-
ir l des sels de plomb. Ces sels ne sont pas toxiques pour toutes
le Algues, t preuve les cultures abondantes de Chlorelles et de
1 les Diatomées que l’on remarque dans les réfrigérants de labo-
r; ire, mais elles sont des plus nuisibles pour les espèces délicates
p. exemple les Desmidiées, d’après Pri.ngsheim (1018), ce qui expli-
qii ' les résultats négatifs d’ANDREENSEN (1900;.
Voici quelques prescriptions techniques préconisées pour la
pu ifiealion de l'eau. D'après Pringsiieim (1020) l’eau sera distillée
1 u appareil convenablement ctamé en présence d’un peu de per¬
manganate et d’acide sulfurique. Le réfrigérant sera en verre d’Iéna
ou en platine. L’eau condensée est récoltée dans des vases d’Iéna
ou de verre dur, fermés à l’émeri. Mci.isch, en 1896, travaillant avec
l’eau dépouillée de sels de Ca, de K et de Mg recommande les verres
paraffinés mais ces disposilifs peu commodes pour un usage courant
ne sont pas à conseiller. D'autant plus que récemment, Drzewina
et Bohn (1927) ont montré que la paraffine et surtout la stéarine
Source : MNHN. Paris
224
H. KUFFERATll
ne sont pas indifférentes à la vie des microorganismes ; ainsi les
Paramécies meurent assez rapidement en vases stéarines, la ]
raffine est moins nocive. Les Paramécies en vases paraffinés sont
moins sensibles au rouge neutre à 1/10.000.
On pourra dans les cas courants utiliser avantageusement IV.,u
de pluie, directement récoltée au moyen d’un entonnoir planté dans
un ballon de verre. Celte eau est très pure et si on a soin de n’u-
pérer la récolte que quand les premières eaux sont tombées du ciel,
on obtient une eau dépourvue de métaux toxiques. Au besoin on
distillera cette eau avec un peu de permanganate sulfurique en
prenant les précautions d’usage. Il est prudent lorsqu’on fait une
provision de ces eaux de les pasteuriser, car il y a toujours u s
germes microbiens ou des Algues qui finissent par se développer
même dans l’eau distillée ou très pure conservée telle quelle.
MILIEUX CONSISTANTS ET SOLIDES
Pour rendre les milieux consistants on les additionne généra¬
lement de gélatine ou de gélose (agar-agar). En ce qui concerne la
gélatine que l’on prend de la qualité la meilleure et la plus pi , 1 ,
il n’y a guère des prescriptions spéciales pour sa purification. Un 11
est pas de même pour la gélose, qui est un produit commercial, fi
fois fortement souillé.
On préférera la gélose en fibres, à la gélose en poudre quii se
nettoyé plus difficilement. La gélose ordinaire est parfois entremêle
de pailles, de bois, de débris divers dont il est bon de se débarras or
par filtration à chaud. La gélose est un produit assez bien défini
chimiquement depuis peu, voir notamment à ce sujet les étu es
d’EFFRONT (1920). Par elle-même, l’agar-agar, qui est un éther sul u-
rique de la gélose (€' H 10 05) 57 SO 4 H, n’est guère fermentescible ir
les microgermes ; elle n’est pas alimentaire et forme donc un mil u
indifférent au point de vue nutritif. Comme milieu consistant P
forme une masse à surface rigide, lisse. C’est une matière qui p -
'-«'de, ainsi que l’a montré Effkont, des propriétés absorbantes ren. r-
quables pour l’eau, les acides, les bases, les électrolytes. Elle ren¬
ferme des éléments, des cendres (3 à 4 p. 100) qu’il est difficile «le
lui enlever, ces éléments participant partiellement aux propriétés
de cette substance. Ce n’est que par des lavages à l’acide, répétés
et soigneux ,que l’on parvient à déminéraliser dans une forte pro-
lOi'lion la gélose. Si la gélose par elle-même n’est pas alimentaire,
I n>>-ml des recherches récentes que, grâce à ses propriétés d’ab-
iii'plinn. elle doit jouer un rôle important comme véhicule, comme
éserve des substances salines et autres qui lui sont adjointes lors
le la ronfection des milieux de culture.
I.a gélose brute commerciale ne peut être employée telle quelle ;
ar les impuretés qu’elle renferme, elle exerce des actions nuisibles.
,es grosses impuretés (fragments de bois, etc.) seront enlevées à
i main, au besoin une filtration du produit dilué à 2 p. c. dans
eau sur papier iillre épais (Chardin) à l’autoclave éliminera les
mpuii'lés grossières. Il exisle de nombreux procédés de purification
e la gélose en voici quelques-uns.
1 mule de préparation de la gélose utilisée à Delft dans le
ibrii'a> lire de Dçijerjnck, d’après des renseignemenls fournis par
iiiiiii lègue M. Bhaak. — La gélose que l'on aura soin de peser préa-
iblrm ut est traitée à l’eau distillée. Après 24 heures de contact on
écan 1 ' l'eau et la remplace par de l’eau distillée fraîche. On répète
ou ! fois celle opération. On obtient ainsi une gélose limpide,
lu ulill.'O pour confectionner les milieux une dose de 2 à 3 grammes
our l o cc. Dans la confection des milieux de culture on devra tenir
Dm p le de la quantité d’eau (déterminée par pesée) absorbée au
Durs l's lavages à l’eau distillée. On additionne les sels nutritifs
î'-rmulc de Dkijerinck) pour une quantité totale de ICO cc d’eau.
Di si ri lise à 120“ C à l'autoclave. 100 ce de ce milieu permettent
ü préparer' 13 à 14 tubes à essai pour confection de gélose inclinée.
En principe, les lavages à l’eau distillée servent à appauvirr
i grl.i i en sels el à éliminer les substances el microbes qui piour-
linil a ,-oir une action toxique ou nuisible. Les recherchés d’EpFRONT
loiili'ei:! que ce n’est que jusqu'à un certain point que ces lavages
iodifii ni la gélose. En tous cas par ce procédé, on arrive à obtenir
n très beau milieu de culture.
D’aulres auteurs pour purifier la gélose emploient des procédés
lu- f’iiiTgique notamment les lavages aux acides. Grintzesco ( 1902 )
^'■r la gélose à 1,5 p. 100. Avant de l'utiliser, il la purifie par
iiifij'alinii dans une solution à 1/200 d’H CI et par des lavages
pelés à l’eau distillée jusqu’à disparition complète de l’acide dans
18 eaux de lavage. Les milieux minéraux utilisés sont à base de
fluide de Detme.r
Dui.osuknia (1911) fait tremper la gélose pendant 48 heures
hi '"Ce Alcoi-ogique, 1928.
15
H. KUFFERATH
dans H Cl à 5 p. 100, lave à l’eau distillée, jusqu’à disparition des
chlorures, vérifiée par le nitrate d’argent, puis traite pendant 24
heures par l’ammoniaque, lave à l'eau jusqu’à disparition de réaction
ammoniacale vérifiée au réactif de Nessler. Hoffmann-Grobéty (1912)
emploie une technique analogue.
Grossmann (1912) lave la gélose pendant quelques jours à
l’acide chlorhydrique à 2 p. 100 puis dialyse dans l’eau de cana¬
lisation. Il ajoute le liquide de Knop à 0,175 p r 100. Klebs (1890)
utilisait la gélose telle quelle à la dose de 0.5 p. 100 dans le liquide
de Knop de 0.2 à 0.4 et même 1 p. 100 .
Meinhoud (1911). On découpe 18 grammes de gélose en fragments
de 2 à 3 centimètres de long. On les place dans un cristallisoir muni
d’une étamine à travers laquelle on fait passer un tube d’amenée
d’eau. On lave pendant 1 à 2 jours à l’eau courante, on décante l’eau
et après avoir enlevé l’étamine on ajoute de l'eau distillée que l’on
renouvelle 4 fois en deux jours. On dissout la gélose dans 70!) cc
d’eau fraîche, filtre à l'autoclave le liquide limpide et complète à
1000 (en ajoutant les sels nutritifs voulus). On répartit et stérilise.
Cette méthode a été conseillée par Gkiti.er (1925) et utilisée par
Soiiramm (1914) et Prungsheim (1912 et 1920). Ce dernier auteur
utilise une concentration de 2 p. 100 mais va jusqu’à 3/4 p. 100.
Pour les milieux à ensemencer par frottis en plaques il emploie la
gélose à 2.5 p. 100. Cette dose paraît pourtant bien un peu élevée,
déjà à 1.5 et à 2 p. 100, la gélose forme des gels très solides et par¬
faitement résistants.
Von Wettstein i!92i) recommande aussi la gélose lavée à l'eau,
il signale comme particulièrement favorable la gélose à 1 p. 100
à la tourbe dont nous avons déjà donné la formule. Ce milieu a été
utilisé par Bei.ar (1923), Stehn Curt (1924). K m.i.ian (1924) a utilise
l’agar à la tourbe et l’eau tourbeuse filtrée à la bougie pour la cul¬
ture de Péridiniens.
Nous avons employé (1913) de la gélose lavée à l’acide nitrique.
On la plonge dans NO 3 H à 5 p. 100 ; après 24 heures, on décante
le liquide acide el le remplace par de l'eau ordinaire en renouvelant
souvent cette eau pendant deux jours au moins. On pèse la gélose
avant et après traitement pour calculer la quantité d’eau absorbée,
on en tient compte pour la constitution des milieux additionnés soit
de liquide calcique, soit de liquide acide dont nous avons donné la
formule. La gélose est utilisée à la dose de 2 p. 100. Pour la culture
LA CULTURE ÎJÉS ALGUES
2^7
des Algues marines, nous avons ajouté (1919 a) de l’eau de mer
Mirée à la gélose préparée comme ci-dessus, il y a avantage à
ajouter à l’eau de mer un peu de nitrate ammoniacal. Lorsque l'on
fait des cultudes en plaque de Pétri, il faut que la couche de gélose
-i il assez épaisse (1 centimètre environ) pour éviter une dessication
trop rapide, vu la lenteur de développement des Algues.
Ward (1899) a préparé la gélose lavée à l'acide acétique. Eu
somme, tous les procédés de purification de la gélose dont nous
unions de parler sont utilisés dans le même but : enlever au produit
miniriercial les produits solubles, étrangers, les germes, de manière
à obtenir une gélose peu favorable aux bactéries. Ces procédés agis-
H'fit, d’après les auteurs (surtout pour les lavages à l’eau distillée),
j our appauvrir la gélose. Certains, tels que Von Westtstein (1921)
i i Jacobsen (1910) conseillent l’emploi de gélose qui a été putréfiée
I a" développement microbien et ensuite stérilisée. Scbreiher (1925)
utilise pour les Volvocacées supérieures de la gélose gâtée. Les ré¬
voltes études d'EFFRONT (1926) sur l’agar-agar montrent que ces
modifications ne sont peut-être pas aussi profondes pour la démi-
i.■ ralisation du produit qu’on le pensait. Au cours des lavages par
h < acides, il y a fixation d’acides sous forme de combinaisons avec
In gélose. La nature de l’acide à employer n’est donc pas indifférente
pour la constitution des milieux, il y a là un procédé pour mettre
.i la disposition des Algues des radicaux d'acides variés : nitrique,
i hlorhydrique souS une forme non directement soluble. 11 n’est pas
douteux que le chimisme des phénomènes qui se passent dans la
dose et la gélatine n’est pas aussi simple qu'on se l’est imaginé
jusqu’ici, ces substances intervenant indirectement, par leurs pro-
i'-iélés absorbantes à la fixation, au déplacement d’ions dans le
milieu.
Que la gélose exerce des actions spéciales, cela n’est pas dou-
li'iix. I.'après Bachrac.ii (1927) l’addition de traces de gélose (1 à 10
pouttes de gélose à 1 p. 100 dans 10 centimètres cubes de liquide
nutritif de Knop) favorise fortement la rapidité de développement
des Diatomées. 11 y a là peut-être un rôle analogue à celui que jouent
b - matières organiques imputrescibles, à doses infinitésimales con¬
seillées par Miquel (1890).
On sait que la gélose à 1.5 ou 2 p. 100 forme des milieux con¬
sistants, il y aurait peut-être avantage à utiliser de la gélose plus
molle par exemple à 0.5 p. 100 pour la culture d’organismes moins
Source : MNHN, Paris
228
H. KUFFERATH
robustes que ceux que l’on obtient généralement en culture. Mais
la grande difficulté clans l’emploi de tels milieux est l’ensemence¬
ment, le milieu trop mou est facilement abimé par simple frottis
superficiel et aussi dans t'es masses migéliiiécs tes bactéries se pi -
pagent beaucoup plus vite. On ne peut conseiller d'expériences en
ce sens qu’à ceux qui sont absolument sûrs dé leur technique.
Les milieux consistants à la silice gélatineuse ont souvent élé
essayés pour la culture des Algues mais vu la difficulté de leur
préparation et de leur stérilisation, ils présentent pour un travail
courant de grandes difficultés. On prépare d’abord la silice géla¬
tineuse par précipitation de silicates solubles par l’acide chlorJr -
drique, puis par des lavages et dialyses on élimine l'excès d'acid •.
Les plaques ainsi fabriquées son! imprégnées des liquides nutritifs
appropriés.
Si l’on veut se contenter de cultures approximatives, on peut
procéder de cette façon mais on ne parviendra jamais à obtenir pi r
cette voie des cultures pures. La grande difficulté réside dans !a
stérilisation parfaite de ces milieux. Ceux qui voudraient des indi¬
cations relatives à leur confection, pourront consulter entre .autres
les travaux suivants : Klebs (1890) p. 180, Miquel (1890) p. k .
Pringsfieim (1912, 1913 b, 1918, 1920 page 301). Schramm (loi
p. 39, Maertens (1914), Uhur (1914), Nakano (1917). Brieger (1924 .
Harder (1917), Souleyre (1925), Gemeinhardt (1920), Waskmann !
Garey (1920), Winogradsky (1920 a, b, 1927).
Souleyre (1925) a donné la technique de préparation de silicog I
stérile pour culture de microbes fixateurs d’azoté. Voici la préparalii >
qu’il propose :
On prépare un mélange de :
40 cc d’acide tarlrique à 20 p. 100;
1 cc d'acide phosphorique à 60°;
1 cc d'acide sulfurique à 50 p. 100.
Dans ce mélange on verse 100 cc de silicate de K (Dens. = 1.057
soit une solution à 20 p. 100 en volume du silicate liquide concentré .
Après 5 minutes de contact, eu agitant pour activer la précipitation
de bilarlrale de potasse, on filtre, puis stérilise la filtrat A.
On prépare également une solution alcaline de silicate ren¬
fermant :
LA CULTURE DES ALGUES 229
Silicate de K (Dens. 1.085). 2 parties
KOH à 5 p. 100. 1 partie
On stérilise cette solution B.
Pour faire le milieu, on mélange en quantités convenables et
dans l'ordre suivant :
la solution de silice A ;
le liquide nutritif stérile à utiliser ;
la solution alcaline B.
On répartit immédiatement en vases stériles. Après la prise de
- cogel, on ensemence.
Miquel (1890) employa la silice gélatineuse en dépôts floconneux
pour la culture des Diatomées. Dans ces masses légères les Diatomées
pr; lient et prospèrent parfaitement dans les milieux liquides. Au
1"' i de flocons de silice gélatineuse, Miquel utilisa aussi des nuages
'l hydrate d’alumine et de silicate de magnésie. On prépare l’hydrate
'I uraine, en précipitant le chlorure d’Al par de l’ammoniaque pure,
01 I;ive I e précipité à l'eau distillée jusqu'à disparition de toute réac-
I : alcaline (emploi du réactif de Nessler). Le silicate de magnésie
nuirai par précipitation d’une solution étendue (1 : 10) de silicate
(1 ' -oude par une solution de SO 1 Mg à 20 p. 100.
Voici la préparation de la silice hydratée, d’après Miquel. On
Vl s ® dans une solution de silicate de Na commercial à 40°, diluée
II : 10» une solution d’H Cl pur à 22“ au I : 20. Pour obtenir la gelée
é' ilice on verse, dans un dialyseur placé sur l'eau distillée aiguisée
(| ’ "le chlorydrique à 1 p. 1000, CO cc de solution de silicate à 1 : 10
II ' ce d’H Cl à 1 : 20. Tous les deux jours on remplace l’eau distillée
■" lulée et quand on apprécie que la majeure partie de NaCl a dis-
I' a ''ii on remplace l’eau acidulée par de l’eau distillée pure ou légè-
1 ni, ammoniacale. Bientôt le liquide du dialyseur se prend en une
" opaline qu'on enlève et conserve pour l'usage dans un vase plein
d'eau distillée .
Si l’on désire obtenir une solution de silice pure, on ajoute au
III mg» 00 cc de silicate à 1 : 10 + 00 cc HCl à 1 : 20, 200 cc d’eau
1,1 lée et l’on dialyse dans l’eau distillée jusqu'à disparition com'-
l’I' " de Na Cl et de toute acidité. On obtient ainsi une solution d’hy-
<li ; ' c de silice pure qui passe admirablement à travers les filtres et
se conserve indéfiniment.
En plus des milieux consistants dont nous venons de parler,
Source.
230
H. KUFFERATII
on a utilisé des supports solides pour la culture des Algues : porce¬
laine dégourdie, blocs de plâtre, blocs de tourbe, papier filtre, etc,..
Chodat et Goldpluss (1807), Chodat et Grintzesgo (1900 a H li)
utilisent des plaques de porcelaine poreuse non vernies, de terre de pi je
stérilisées par la vapeur sèche, déposées en boîte de Pci ri stérile n a-
tenant le liquide nutritif stérile. Les plaques doivent être placées de
manière que leur base seule plonge dans l’eau. Ces plaques ont un
fort pouvoir absorbant pour l’eau, sont insolubles et ne sont pas
déshydratantes. On ensemence à leur surface des gouttes isolées de
dilutions appropriées d’Algues. Ce milieu tout en étant humide est
fortement aéré. Gkixtzesco (1902), p. 230, indique que suivant le cl>'-ré
de cuisson les plaques sont de perméablilité différente, elles mesurent
5x5x1 centimètres et permettent un triage facile. Au lieu de pla¬
ques de ces dimensions Chodat et Grintzesco conseillent des plaq.io
poreuses rectangulaires découpées dans des assiettes poreuses et que
l’on introduit dans des tubes à pommes de terre dont le réservoir in¬
férieur est garni de liquide nulrilif. Le même dispositif peu! m
employé pour la culture d'Algues sur des écorces. L’appareil imaginé
par Radais (1000 b) est 1res compliqué et d’emploi difficile.
Les blocs de plâtre, analogues à ceux que l’on utilise pour l’élude
de la sporulation des levures d’après la méthode de Hausen oui clé
ramement ulilisés. Ils furent signalés par Chodat et Goldfluss (b 7;.
WaRD (1800), GRINTZESCO 1002). 1ÎKU.NNTHALER (1909), GeITLER I 1 1 .
Pringsueim (1013 et 1920, page 302). La confection des support ne
présente pas grande difficulté : on les moule à la forme désiré' on
les lave à fond pour écarter les matières solubles. La seule précai; nui
à prendre est celle du chauffage qui ne doit pas être poussé irup
fort afin d'éviter l'émiettement des blocs de gypse.
Divers auteurs : GbitLer (1921), Pringsueim (1920, p. 302), Ou mua
1927), Garder (1927) ont ulilisé comme support pour la culture •!'AI-
gues du papier à filtrer. On le choisira épais et le découpe en lon¬
guettes dont la base plonge dans le liquide nutritif. La préparai ion
et la stérilisation de ces dispositifs ne présente pas de difficulté.
La craie et les roches, n'ont pas été employées comme su| poil
à notre connaissance. Schreibeh (1925) seul a utilisé la craie en pou¬
dre pour une méthode d’isolement curieuse de certaines Volvocncées
supérieures.
Les plaques de tourbe ont été utilisées par Grintzesco (19H2)- il
n’y a pas de prescriptions spéciales à leur sujet. Ce milieu sérail n
LA CULTURE DES ALGUES
231
essavrr à nouveau. Signalons que Wlnogradsky (1926) a utilisé des
plaques de terre additionnée d'amidon, etc., mais il n’opère pas, ce
qui es! inutile pour les expériences qu’il fit, de façon stérile. De tels
milieux pourraient être utilisés occasionnellement pour les obser-
vaitons morphologiques mais ne conviennent pas aux cultures pures.
lui pi iirrait les essayer comme milieu d’enrichissement.
l'ECU NIQUE DE L'ISOLEMENT DES ALGUES
.Vous venons de voir la composition des milieux de culture,
les u ilements à leur faire subir et l’ulilisation de la verrerie,
nou- vons ainsi le matériel qui nous permettra d’aborder la cul-
lure proprement dite des Algues.
l u point sur lequel nous n’avons trouvé que de vagues indi-
ratini., est relui du prélèvement dans la nature dans le but d’isoler
1rs Aigues. Pourtant, cette opération est primordiale et d’elle dépend
sou\ d le, succès des expériences. On prélèvera le matériel dans
îles . ipients (flacons, tubes à essai bouchés à l’ouate) stériles et
Ir d posera de telle façon à éviter la pulrification du matériel.
Lr- élèvements seront faits, si possible, avec des spatules flam¬
bées. ’juand les circonstances s’y prêtent, un s’arrangera pour faire
inur : internent les triages et ensemencements. I ne pratique,
dgii.iiée par Geitler (1925), à conseiller dans beaucoup de cas, con-
sisf. irsque l’on est en excursion, à se munir de tubes de gélose
indu i r. que l’on ensemence sur place (on emportera avec son
quel , ;rs pipettes étirées ou des minces baguettes de verre stériles
pour pratiquer les inoculations). De celte façon on conserve faci¬
le™ les Algues; et si elles ne se développent pas, elles restent
on illeur état qui si on les conserve dans l'eau. Celle façon
d’o|i .r peut être avantageuse lorsqu'on est pour plusieurs jours
on route.
içuel (1890) a donné quelques indications relatives aux pré¬
lève: nls pour cultures de Diatomées. On prend des huitres fraî-
èlie- encore humides, conservées dans l’eau de mer naturelle ou
faclev. On décharné les huitres, que l’on place dans des pots de
grès ou d’argile de manière que l’éclairage vienne du zénith. On
culi dans l’eau de mer minéralisée. Pour expédier les Diatomées
232
H. KUFFERATH
d’après Miquel, on les séparera préalablement des substann va¬
seuses, on les lave 5 à 6 fois avec de l’eau de mer claire el les en¬
ferme dans des vases clos avec un grand excès d’eau de mtr, ou
peut les consevrer ainsi quelques semaines. Il est clair que l’onj
opérera de façon analogue pour les Diatomées d’eau douce.
En somme, on s’arrangera de telle manière que le matériel
prélevé arrive le plus rapidement et dans le meilleur état au triage.
Pour les eaux, on les prélève dans des tubes à essai stériles m m
les remplissant qu’à moitié. Les échantillons de terre, de roches,
d’écorce d’arbres seront enveloppés dans une feuille de papier
stérile et emballés dans de petites boites (boites d’allumettes, etc.).
Les enduits et branchettes couvertes d’algues incrustantes seront
placées dans des tubes à essai stériles.
Dès l’arrivée au laboratoire, on disposera le matériel dan- des
vases appropriés : boites de Pétri stériles, tubes et récipieni- re¬
cevront les objets qui avaient été emballés dans le papier. Pour le-
Diatomées, on pourra opérer un premier triage suivant les rir-
cipes indiqués par Tempère (1803) et par Meister (1912) pour la
séparation des Diatomées. Pour cela on vide le récipieni do : Voile
dans un vase ou éprouvette cylindrique (on opérera slérilenn ni en
manipulation) rempli d'eau. Les pierrailles, le sable, les parémies
grossières se déposent. Lps Diatomées descendent moins vile.
On calcule qu il faut environ V-> à 3 minutes pour cela. On déiv lii-in.
avant la chute complète des Diatomées, le liquide louche dan une
nouvelle éprouvette stérile. On peut arriver ainsi par des fraction¬
nements à séparer les espèces et obtenir un premier triage en eau
stérile. Les Diatomées se déposant assez rapidemnt, on enlève le
liquide surnageant, le restant servira aux essais de culture.
Pour obtenir une certaine purification des Diatomées, il uflil,
d’après Tempère, de recouvrir la boue des vases avec une él nim\
Les Diatomées passent à travers les ouvertures de l’étamine et
s’isolent. On enlève l’étamine et la lave dans l’eau pour avob une
accumulation de Diatomées bien vivaces.
LA CULTURE DES ALGUES
233
TRIAGE
Le matériel étant arrivé à bon port, frais et en bon état, on
devra mettre les cultures en train. Il faut d'abord être persuadé
que pour isoler une Algue, il vaut mieux réussir du premier coup
que de tenter des séparations à partir de cultures brutes, plus ou
.■Moins contaminées. Naturellement, il n’est pas toujours possible
" remplir ce programme et, dans bien des cas, on devra passer
! abord par les stades de culture brute nu uni&lgale. Si l’on a
' apporté un certain nombre d’échantillons, il faudra bien se résoudre
a ce pis-aller. Voici comme on pourra opérer pour réaliser des
allures brutes d’accumulation. On prélève un peu du matériel na-
bti'el (suivre toujours la technique d’ensemencement et de repi-
c; nages comme en bactériologie) que l'on dilue dans un peu d'eau
physiologique ou d'eau naturelle stérile. De celle dilution, on versera
une ou quelques gouttes dans une série de milieux liquides de com-
; >.-itions variées (eau naturelle, liquide de Dctmor, de Knop, liquide
ni|o ou liquide acide, milieux de Miquel, de Beijerinck, etc.).
■- diverses solutions ainsi offertes aux Algues présentent des
éditions asse 2 dilférenles ; au besoin on pourra essayer d’autres
mules (voir notamment Miquel ISSU), p. 127-128) ou s’inspirer
i ’ conditions naturelles de vie des Algues récoltées.
Los ensemencements des cultures brute.-, étant ainsi effectuées,
! n'y a qu'à abandonner les tubes cl à observer la variété des orga¬
nismes qui se développera.
Actuellement, on doit opérer un peu au hasard, car nous ne
connaissons que très mal les conditions rie développement de eer-
l dns organismes. Il n’est p-as douteux qu'avec le progrès des re-
îerehes, l’on ne puisse mettre en œuvre certaines méthodes qui
1 voriseront tel ou tel organisme. Nous en verrons d’ailleurs plus
I in quelques-unes. On sait qu’en bactériologie, l’isolement des
'■nies pathogènes se fait avec grande facilité et rapidement, grâce
Remploi de milieux de culture spéciaux et adéquats au but pour-
O. C’est ainsi, que le bacille diphlérique s’isole en quelques heures
"' sérum coagulé, le choléra par l’eau peplonée, la séparation des
II "robes de l'intestin : colibacille, bacilles typhique, dysentérique,
1 est rapide sur les milieux de Drigalsky, d’Eudo, etc., le Bacille
"Crculeux s’isole bien sur le milieu de Pelroiï et d’autres ana-
- ues à base d’œufs additionnés de colorants.
Source : MNHN, Paris
234
U. KUFFERATIt
De telles méthodes énergiquement sélectives n’existent pas pour
les Algues. Leur découverte permettra certainement de grands pro¬
grès pour l’étude des milieux naturels et leur analyse biologique.
Ces méthodes devront être combinées de façon à entraver le dé¬
veloppement des bactéries et des moisissures. Ce sont là des des:
derala qu'il n’est pas facile de réaliser. Somme toute, le problème
consiste à trouver les milieux convenables aux diverses Algues.
Mais en dehors dé ces conditions, il y a une série d'opération i
qui sont l’apanage de l’homme de laboratoire, En principe b
triages algologiques sont les mêmes que ceux qui servent à l’élude
des bactéries et des levures. On doit arriver à, obtenir aux dépens
d’une seule cellule isolée, une multiplication coloniaire. La forma¬
tion de colonie de culture permet le repiquage séparé.
La méthode de triage la plus ancienne pour les Algues a é é
exposée par Miquel (18WO;. Ce 1 le procédé du fractionnement apn
dilution préalable des cultures. 11 consiste à mettre les Algues ou
Diatomées en suspension dans un volume d’eau tel que 5 ce de celle
solution ne renferment eh moyenne qu’une seule cellule. Ce qui
correspond, quand on ensemence 1 ce de solution dans 5 mai -
rations a rendre 4 cultures stériles et une seule féconde. Cette pra¬
tique nécessite un essai préalable : la numération des organism -
existant dans les liquides. Ou utilise pour cela un hématimètre a
tout autre dispositif permettant de numérer les organismes se trou¬
vent dans un volume donné du liquide. Supposons que l’on prenne
comme volume celui d’urie goutte d’eau. On dénombre le nombre
d’Algues qu’elle renferme. Supposons avec Miquel un méhin
renfermant pour une goutte d'eau 400 Diatomées diverses et D>0
individus d’une espèce que l’on désire isoler, soit en tout 500 Al¬
gues. Dès lors on esl certain, à peu près, qu’une goutte du liquide
introduit dans un litre d’eau 500 Algues, soit 1 par 2 centimètres
cubes.
Vient ensuite Vessai proprement dit: Avec ces données, n
fait tomber une gouLle du liquide à isoler dans 1000 ce d’eau et en
distribuant un demi centimètre cube de cette eau bien agitée dans
20 lubes pourvus de liquide nutritif stérile, 5 de ces tubes devront
être fécondés par une Algue, les 15 autres resteront stériles. Dans
ces cinq fécondations, on a l’espoir de rencontrer une culture pure
de la Diaiomée que l’on s’est proposé d’isoler.
Miquel ajoute : L’écueil habituel de cette méthode est de ernin-
Source MNHiJ P a:
LA CULTURE DES ALGUES
235
dre de pousser la dilution à une puissance suffisamment élevée.
Ii'nulrc part si la dilution est trop grande, les résultats peuvent être
négatifs. Dé là la nécessité de pratiquer l’essai préalable.
I.es cultures s’étanl, développées, on procède à un second cl
Irai.-if ma triage, en opérant par exemple avec (> tubes au lieu de 20.
\ cette méthode de triage par fractionnement, Miquel en ajoute
une autre. On met en suspension un faible nombre de Diatomées
diiii- un vase contenant de l’eau et une couche de silice sous-jaeeale.
Le- Diatomées gagnent le fond du vase, se posent sur la silice géla-
(iiicu-e qu’on prélève avec un tube de verre flambé et étiré faisant
lut De d’emporle-pièce et dont on vide le contenu dans une macè¬
re. 1 nutritive. Miquel essaya aussi des cultures de Diatomées sur'
pliiones de. silice gélatineuse, mais il n’obtint pas par ce procédé d.s
ivHill.'ils remarquables, la lectinique n'ayant pas, au moment où il
opéra, fait de progrès suffisants, il entrevit même futilité des milieux
cuir is laits.
du réalité la méthode cfu fractionnement exposé par Miquel
peT'uu’l d'obtenir des cultures unialgales. 11 ne se fait aucune illu-
-ii sur la pureté bactériologique de ces triages car il donne un peu
pli. luin dans son travail un procédé pour éliminer les bactéries
cl tenir des cultures pures do Diatomées. Mais la technique qu'il
iluuae est vraiment très absorbante et malgré s un intérêt n’est pas
à conseiller-,
'.'intérêt du travail de Miquel est. d'avoir fixé dès la première
lie de. t’Algologie expérimentale les principes opératoires que
d'n litres amélioreront et perfectionneront.
Le lut du triage est donc d’arriver à isoler les Algues de façon
à ■ nieuccr une seul Algue dans les liquides nutritifs. On arrive
a l ut par divers procédés. La grande difficulté réside dans V
lu jii'hal-iluellemcnt dans les milieux naturels les Algues sont
ni“ - nombreuses, souvent beaucoup moins nombreuses que les
nie rissu:es ou surtout les bactéries. Dans ce cas, pour obtenir des
cuP"res pures le procédé des dilutions peut ne pas répondre à son
l j| d il ne faut pas oublier que nombre d'Algues possèdent un revè-
1 plus ou moins gélifié dans lequel les bactéries se logent soit
111 arasiles véritables, soit comme epiphyles. Il n’est pas rare de
le ■ it ainsi trois ou quatre organismes sur la même Algue micros-
n ; pie. Ces organismes foui masse avec l'Algue et malgré les
P" 'Dlcs les plus énergiques ne peuvent on être séparés. C’est là
11,1 des raisons de ta difficulté de réalisation des cultures pures.
236
H. KUFFERATII
Avant de donner quelques méthodes de triage à conseiller, e xa¬
minons la question à un point de vue général. On devra mettre en
oeuvre toutes les ressources de technique dont nous disposons, u te-
tefois sans abandonner les méthodes de travail lactériologi
c’est-à-dire, en opérant avec aseptie, avec du matériel stérili H
flambé.
La pêche des Algues à la pipette étirée est un procédé d’i- de-
mcnt grossier mais que l'on ne doit pas rejeter à priori. 11 est i, ili-
sable pour une première séparation d’Algues assez volumine w
pour être examinées à la loupe tels sont certaines Desmidiées : ■ /,«.
teviurn , Micraslrrlum, Euaslrum des colonies de Volvox, de .'.'«5.
toc, de grandes Pimilaria, etc...
Les Algues filamenteuses ou en thalles pourront être lavées é m-
l’eau stérile, mais il ne faut pas se faire d'illusions sur la p U :ii,
lion résultant de ces traitements. Czuriïa (1024, 1920 a, 1927; emp ..y»
ce procédé pour éliminer les bactéries par lavage et obtenir des 1 èi-
juguées en culture pure. Après avoir annoncé ces cultures put-
il convint lui-ir.en'o que c’était ce rue nous appelons des eu II ici
unialgales, résullal déjà très intéressant en lui-même. 11 pré; nd
depuis avoir oblenu des cultures abso'umenl pures. Ce serait ’■ vi-
demment a contrôler sérieusement. Les cultures sont maintenue*
vivantes sur des bandelettes de papier filtre plongeant dans le lirnml»,
nutritif. C’est grâce à celle technique que Czlrda (1920 b) fit quel ils
expériences d’assimilation de glucides. A ce propos, il avait 1 !
(1920 a) : L’influence de la présence de bactéries sur les résu.iali
des premières expériences 11 e pouvait être grand (sic), même en ap¬
posant qu’une purification n’ait été réussie que plus récemment, rar
il 11 e s'agissait avant tout que de recherches qualitatives. De Icllis
raisons défendent mal la pureté expérimentale des cullufes <1:
Lonjuguées. De nombreuses Algues peuvent se dessécher ainsi rjue
c est le cas d Algues lerreslres : Porjihyridhtm. Zygogonium, H»i mi-
dium, P.asiola, Plcurococcus, (voir les travaux de Fritsch. 1922 . I,
qui explique la résistance de ces Algues à la dessication par leur
cytologie), beaucoup de Cyanophvcées. On peut utiliser ces pcopr d'¬
de résistance à la dessication comme nous l’avons fait pour l'isole¬
ment en culture pure de Porphyridium crulalurn (1912, 1920 a,. .Ia-
cobsen (1910), SCHREIBER (1925), etc..., utilisèrent divers modes de |
dessication avant l’ensemencemment de triage.
Pour beaucoup d’Algues vivant dans l’eau, on utilisera les pro¬
cédés de dilution perfectionnés par Ghodat et que l’on trouvera plie
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE df.s ALCiUES
237
loin. Ces procédés sont excellents et, dans de bonnes mains, per-
mellenl d’arriver au but. Mais, comme nous le disons autre part, si la
lectinique préconisé par üiiodat permet .d’isoler de nombreuses
Algues, elle n’est pourtant pas universelle. Elle est parfaite pour
beaucoup de Chloropliycées. On doit lui adjoindre des perfec¬
tionnements.
Si les Algues sont souvent gélifiées, et nous savons que ces gelées
hébergent des microbes nombreux, on a remarqué qu’il y a des mo¬
itié!' - de leur vie où elles sont débarrassées de ces gaines gênantes
pour les purificateurs d’Algues. Par exemple au moment de la spo-
rulation, les zoospores au moment où elles sortent des sporanges
son! absolument nues et stériles. Un trieur avisé choisira donc le
mom'-nl de la sortie des zoospores pour pratiquer les isolements. Ce
H- imène peut être provoqué à volonté pour beaucoup d’Algues.
Klei's ( 1811 ( 1 ) a indiqué qu’il suffit de placer les sporanges dans de
l’eau distillée, de faire varier les conditions d’éclairage, etc..., et pour
obi' I- à volonté une absorbante zoosporulation. On peut ainsi obtenir
'l' 1 - organismes stériles au moment de la germination des spores,
b la ut pour cela isoler les zygotes et suivre leur développement.
Malheureusement les zygotes ne germent pas toujours à volonté
uonnno c’est le cas pour les sporange-. Pour des espèces formées
par une masse plus ou moins gélifiée tels que certaines Nosloc, on
essayera de prélever les cellules de l’intérieur des thalles en les
disséquant aseptiquemcnl. La masse interne est en général moins
souiii r de microbes que l’externe et un broyage de cette masse
cenbaïc dans l’eau stérile (adjoindre pour cela un peu de sable ou
niicu\ de grains de maïs ou de fécule stériles, qui auront l’avantage
de jouer le rôle d’absorbant pour les microbes) permettra des isole-
meuN ayant chance de réussite.
I u autre procédé pour obtenir une séparation des Algues et des
microbes est la cenlril'ugation.
II n’est pas nécessaire de faire marcher la centrifuge à grande
en effet, les Algues ont des masses considérables comparali-
Vemenl aux microbes, et sont immédiatement entraînées par la force
centrifuge. On pourra donc utiliser des lubes à essai en opérant sté¬
rilement. L’ouate servant au bouchage des tubes stériles sera retenue
en lu traversant par une épingle qui forme arrêt empêchant renfon¬
cement du tampon. La centrifugation, si elle est modérée, n’entraînera
pas les microbes qui restent à la surface du liquide. On pourra
Source : MNHN, Paris
238
II. IvL’FFERATli
absorber ces microbes soit en plongeant dans l'eau un tube de p pitt
tiltre, soit un petit crayon de charbon de bois. On reprend les Abucs
accumulées dans le fond des tubes avec une pipette étirée cl l'on
recommence les lavages. On ne devra pas oublier que les Algues
étant souvent très fragiles, on centrifugera légèrement pour ne pa¬
les écraser ou les léser. Pour ceux qui ne disposent pas de centrifuge,
le procédé suivant peut être employé. Le tube est placé dan- unt:
gaine creuse en bois ou zinc suspendu à une ficelle, par laqueI >>u
donne une mouvement giratoire, tel le mouvement de lancenc il J
la fronde.
Nous avons déjà indiqué que des décantations fractionnel'
mettent un certain triage des Diatomées. Ce procédé peut être u’ili-i
pour d’autres Algues. Il existe, comme l’on sait, de nom! uses
algues mobiles : les Volvocinées, les Eugléniens, les zoospores, o|c...
Généralement ces cellules itinérantes .sont sensibles à la lumici snil
qu’elles soient attirées ou repoussées. 11 suffit d’abandonner un tube
au repos pour voir les Algues s'accumuler dans les endroit qui
représentent pour elles l'endroit le plus favorable. On prélè. ■ If-
Algues mobiles : les Volvocinées, les Eugléniens, les zoospore-, «•le...
aérophiles, si on les mélange à du sable boueux. Ou verra an bout
d'un certain temps, la chose est. facile à vérifier pour les Eue
traverser la masse sableuse et venir s’accumuler à la surface. Pour
quelques espèces très mobiles, et phototropiques, on rein pi ! des
tubes étroits d’eau, on prélève les Algues à une des extrénii - du
tube, que l’on place dans l'axe des rayons de lumière. Les Aigu - -"ii!
attirées par les rayons lumineux et peuvent en peu de temps .envoi'
au bout des tubes. On suit à la loupe l'arrivée des Algues, on ca>.*ï
le tube et recommence la même opération. On peut ainsi obtenir
un matériel suffisamment pur pour tenter des isolements.
On pourra ainsi mettre à contribution les propriétés absorbantes
de beaucoup de matières. Pour les Algues qui supportent une en-laine
dessication, on utilisera par exemple de l’amidon servant à l'apprii
du linge. Coproduit est formé le plus souvent de. grains de maïs' 1 »
de riz, il est pur et. se laisse stériliser sans difficulté. On laisse boni*
sur l'amidon préparé une goutte de liquide algiîère, l'eau et b - mi¬
crobes sont immédiatement absorbés, on isolera les Algues que l'"“
peut facilement distinguer sur ce milieu. Par passages suecc^ife
on arrive à en purifier.
Non seulement des substances absorbantes pourront être utilisées
Source MNHN. Par
LA CULTURE DES ALGUES
239
mais aussi des lamelles de verre. On sait que, si lors de l’ensemen-
i ornent de germes déposés sur plaques de verre, on attend trop long¬
temps avant de les mélanger à la gélatine ou la gélose, on n’obtieut
[■as un éparpillement égal des microbes dans le milieu. On constate
que l'endroit où l'on a déposé la goutte est fort chargé de germes.
Cela provient de ce que ces germes adhèrent fortement au verre au
point qu’il devient presque impassible de les libérer. De même
si l’on plonge dans un liquide renfermant des Algues, une lamelle
de verre, on verra (un contrôle microscopique le démontre) qu’un
giand nombre d'Algues sont ainsi retenues, de même que les mi-
i robes. Ces lamelles chargées d’Algues peuvent servir à des isole¬
ments en les plongeant dans des gelées (gélatine ou gélose). Par
-impie frotter de ces lamelles dont, pour la facilité des manipula¬
tions-, on relèvera un bord à la flamme afin de faciliter la prise de
!-i pincé, on pourra faire des frottis d’étalement sur plaques de gélose,
de gélatine, de silice gélatineuse.
l ! n procédé qui a servi à Chodat et Goldflus (1897) pour l'isolc-
mcrit pur de plusieurs Algues, el notamment de Cyanophycées est
- - lui des triages sur plaque poreuse imbibée de liquide nutritif. Il
mut plusieurs triages successifs p . 1 ; arriver nu résultat. On ne réus-
: a généralement dans ce cas qu'à obtenir des cultures unialgales.
Il y a enfin parmi les nombreux procédés à mettre en œuvre
d'autres certainement verront encore le jour), celui des cultures en
milieux sélectifs. Nous donnerons plus tard dès renseignements plus
détaillés sur celte technique qui est certainement fort à conseiller.
Voici en quoi elle consiste. A la gélose, à base de liquide nutritif,
•>n ajoute des corps organiques assimilables par les Algues mais
" U nulrilifs pour les microbes. Parmi ces corps citons : les formiates,
l oxalate de chaux, le citrate de calcium., le malale de calcium, etc...
qui, à des concentrations de 0,5 à 1 p. 100, entravent le développement
microbien tout en étant assez bons pour les Algues. En variant les
milieux lors des repiquages, on parvient au bout de très peu de
temps à obtenir des cultures pures. C’est un procédé excellent dont
nous avons vérifié l'efficacité et la valeur.
Les méthodes sélectives de cultures favorisantes ont déjà été
appliquées par divers auteurs. Ainsi Bejjehinck a préconisé pour
l’isolement des Cyanophycées l'emploi du phosphale bipotassique à
! '-02 p. iOO dans l’eau. Nous savons déjà comment Miquel (1890)
parvient à donner la prépondérance aux Diatomées dans les cultures.
240
KRATH
Zr.wgTEiN (1800) avai! préconisé l'acide citrique pour Jïsokuncul r!
la cuHuif dos Eugjènes. Jacodsen 1010) employa .pour les Volvu-
oacécs soit des milieux à albumine ou fibrine pulrifiée, soit des sols
organiques décalcinés tels que bulyratcs, proprionafe, lactate, malatu
et acétale. Pour les Chornphyeées ou préférera le nitrate d’ammo¬
niaque. Il y a lieu de distinguer ees milieux sélectifs des milieu:,
favorisant fortement le développement des Algues, tel que ceux
préconisés par Chodat et ses élèves et qui consistent dans l’addili m
de 1 à 2 p. 100 de glucose aux gelées nutritives. Ce sucre permet m
développement rapide des Algues que l'on repique après quelques
jours.
Joqg (1028) a décrit la technique à suivre pour Piaulement de
Gonidées de Lichen. Après lavages soigneux et dessication en opérant
avec du matériel stérile on l'ait une dissection du thalle, on enlève
la couche gonidiale, on écrase entre lamelles stériles et prélève avec
une micropipette el avec une technique inspirée de celle de Hanse.'■
pour les Levures, une seule cellule que l’on cultive en milieu stérilisé.
Genevois (1924) a décrit l’isolement des Zoochlorellcs de Toi
bellariés, nous avons donné plus loin (p. 244) quelques indication
sur la technique suivie.
Comme nous le disions plus haut, une des grandes difficultés de
l’isolement des Algues est due à la présence de gelées enrobante-.
S’il y avait possibilité de libérer les Algues de leurs gangue muqueuse,
sans léser les cellules elles-mêmes, on diposeraîl d'un matériel qui
se prêterait peut-être à des isolements. Quels sont les procédés chi¬
miques ou biologiques pour arriver à dissoudre les gelées ? Dr¬
essais que nous avons fait dans ce but n’ont pas réussi jusqu’ei.
Nous posons le problème qui serait intéressant à résoudre.
Repiquage des colonies. — Cette opération se fait généralemenl
au moyen des aiguilles ou spatules de platine d’usage courant en
bactériologie. L’anse de platine sert au prélèvement de masses li¬
quides. Les pipettes étirées flambées sont d’un emploi très commode,
elles permettent soit de tranvaser des liquides, soit de servir, en
scellant la pointe, au prélèvement des cultures à la confection des
stries.
L’emploi des aiguilles de platine, même très fines, à plus forle
raison des baguettes étirées de verre ne donne pas toujours de bons
résultats. En effet les colonies d’algues sont très petites au débul.
c-lles forment souvent des croûtes adhérentes aux milieux. Les enlever
devient difficile, on doit parfois découper dans la gélose, dans la
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES
GUES
241
gélatine des fragments de milieu pour être sûr d’enlever les co¬
lonies. Ces manipulations risquent d’amener des contaminations,
surtout s’il y a des colonies bactériennes au voisinage.
Pour les repiquages de colonies d’algues nous utilisons les pi¬
pettes étirées. On sait que ces pipettes sont capillaires. Après les
avoir flambées, on prend la pointe avec une pince flambée et place
la tige dans la flamme de la veilleuse du bec Bunsen. Une légère trac-
linn permet d’étirer le tube (flg. ci-dessus) à angle droit ou légère¬
ment oblique. Avec la pince flambée, on cône le fil de verre. La pi-
petlr est donc terminée par une pointe effilée creuse. Pour repiquer
la n. unie, on la pique exactement avec l’effilure cassée, de manière
que ! s Algues entrent dans le tube creux, on relire la pipette et
cnsrinmce soit un milieu liquide en aspirant et refoulant le li-
qiiid'. soit un milieu solide en soufflant les Algues sur la gélose ou
1rs i laie ensuile à la surface. J’ai indiqué celte technique qui peut
innl] de grands services dans une courte noie sur un bacille trouvé
dan- les tomates (1020 d).
QUELQUES METHODES DE TRIAGE DES ALGUES
A lout seigneur, tout honneur ! Voici d’abord la méthode des
triages de Chodal (1900). On prend 10 lubes renfermant de l’eau
stérile :
1 II III IV V VI VU VIII IX X
10 cc 5 cc 5 cc 5 cc 5 cc 5 cc 5 cc 5 ce 5 cc 5 cc
Chacun do ces tubes renferme 5 centimètres cubes d’eau, le pre-
®' er 111 renferme 10. Bans le tube I, on laisse tomber une goulle de
liqti"!,. algifère, provenant soi! d’un liquide naturel, soit d’une Cul-
hirr provisoire. On agite pour séparer les agglomérations et on intro-
(!uil avec une pipette stérile, 5 cc de I dans le tube II. On agite vigou-
leuscinnl et l’on procède ainsi jusqu’au tube X.
,,n prépare un grand nombre de fioles d’Erlenmoyer (de 100 ou
urvuE Ai.oor.ooTQirB, 102S. 10
Source : MNHN, Paris
242
H. Kl'FFERATH
J50 cc par exemple) renfermant de la gélose fondue. Il y aura plu.
sieurs (10) séries d’Erlenmeyer. Dans chaque flacon de la premipn
série on introduit 1 goutte du tube I, dans chaque flacon de la deu¬
xième série 1 goutte du tube II, etc., jusqu’au tube X. On aura soit
d'opérer pour chaque série avec une pipette stérile. On mélam -i,i-
gneusement la gélose pour répartir également les germes. On laisse
le milieu faire prise.
Si au début, il y avait environ 200 germes dans la goutte algifèrç
on aura à la première série (tube I) 50 germes, dans la série du
tube II : 25, dans la série 111 : 12, dans la série IV : 6, dans li
série V : 3, dans la série VI : 1 ou 2, dans les séries VII à X 0 germe,
Dans tous les cas, le développement des bactéries et champignons
étant plus rapide que celui des Algues, une partie importante de ces
essais sera à rejeetr. On conservera pourtant les cultures impures
et les colonies bien développées (parfois même elles poussent miens
lorsqu’elles sont en association avec des microbes) à partir desquelles
on fera de nouveaux triages suivant la méthode ci-dessus.
•Ciiodat préfère les Erlcnmeyer aux boites de Pétri, car dan;
les fioles le milieu se dessèche moins, or la dessication arrête it
développement des Algues. Les champignons sont les miemorp-
nismes les plus à craindre. On évitera de laisser les culture- dam
des lieux trop humides ou mal aérés, on flambera par précaution
les colons ou on les mouillera avec une solution de sublimé.
On devra s'assurer de la pureté des colonies d’Algues par examen
microscopique et par cultures en milieux favorables aux Bactérie;.
Guodat (1009) signale une autre méthode de triage. On dispose
dans une large boite de Pétri une plaque de porcelaine dégourdit
préalablement stérilisée. Le tout est stérilisé au four. On slérilia
également à l’autoclave un liquide nutritif (par exemple le Delmt*
ou Fiers) et on l’introduit dans la boite de Pétri. Le liquide doit
baigner la base de la plaque de porcelaine, par laquelle il est absorbé.
Ensuite on verse ou on étale au moyen d’une pipette stérilisée uni
ou plusieurs gouttes des dilutions l à X ci-dessus. Des colonies d'al¬
gues apparaissent après un temps plus ou moins long. On triera
ces colonies à nouveau sur plaque poreuse.
Celle technique permet d’obtenir rapidement les espèces qui ■-mil
sensibles au changement brusque de milieu ou qui demandent beau¬
coup d’aération. Les colonies vérifiées pour leur pureté à la loup*
sont repiquées sur le même milieu ou on milieu sucré à 2 P-
LA CULTURE DES ALGUES 2À3
(glucose) qui donne un développement intense. On retriera les co¬
lonies jusqu’à obtention de cultures pures.
Ces méthodes ont servi, avec quelques variantes, à Ctxodat et
Goldflus (1897), à Chodat et Grintzesco (1900), Grintzesco (1902).
L’isolement des gonidies de lichens a été décrit par Chodat (1913,
P. 193). Le lichen est soigneusement lavé à l’eau stérilisée, brassé
;i plusieurs reprises avec de l'eau stérile. On le broie dans un mortier
di' porcelaine, au préalable flambé à l'alcool après avoir été stérilisé
au four. On peut aussi employer comme en Bactériologie des verres
à i ■ i*• «i coniques stériles. On obtient ainsi une émulsion dans laquelle
sont suspendues les gonidies et des fragments de lichen. On se
sert de celle émulsion pour faire des dilutions, après avoir examiné
au microscope le nombre, de germes que contient approximativement
une goutte du liquide nutritif. Les ensemencements se font dans
l'agar Detmer au tiers sans sucre, fondu et maintenu liquide à 30" C.
Les flacons sont mis au soleil d’hiver et l’on attend que les Algues
se développent.
Il faut 3 à 1 mois pour obtenir des colonies assez grosses
I ' iir être repiquées. Mais il faut bien insister sur une cause d’erreur
fréquente: on obtient le plus souvent de toutes autres Algues que
le* gonidies que l’on désire obtenir. Ces Algues sont des épiphytes
■ développant sur les lichens. Ainsi doit-on convenir que l’isolement
des gonidies est un travail long, fastidieux cl difficile, car 9 fois
sur 10 on obtient des organismes étrangers à la symbiose Hellénique.
Colle méthode a été appliquée par Kormi.off (1913), Letellieu
vif 17), Grioska, Nakant (1917). Pour n'avoir pas suivi de telles indi-
>ii s Linkola (1920) ne réussit pas dans les isolement' des goni-
dim de Peltigera. Les isolements des gonidies do lichens à Cyano-
pliyrées et de racine de Gunneta, etc..., n’onl pas réussi jusqu’ici.
I nc Lechniquc moins fréquente mais qui peut rendre des ser¬
vi >- pour obtenir des colonies d’Algues consiste à préparer des
plaques de Pétri garnies de gélose, de silice. Ces milieux étant so-
lidiqn verse à leur surface une dilution ou des liquides naturels al-
8 itères. On laisse reposer quelques instants, les Algues se déposent,
adhèrent à la gélose. Avec précaution on décante le liquide en excès
en retournant la plaque. Ce procédé esl à employer pour des Algues
'ici ne supportent pas une immersion même très courte dans la gélose
"a la gélatine en fusion. Elle permet aussi d’utiliser des milieux
244
H. KUFFERATH
peu gélosés, par exemple à 0.5 ou 1 p. 100 que l’on ne peut Ense¬
mencer par frottis sans produire de grands dégâts.
Les ensemencements par frottis devront aussi être pratiqués.
On opérera comme en bactériologie chimique en utilisant des ba¬
guettes de Yerre assez épaisses (5 millimètres de diamètre) courbées
à angle droit et flamlbcës. Les frottis se feront avec des suspen- ns
d’Algues dans de l'eau physiologique ou des liquides stériles, les
frottis à sec risquant de léser fortement les cellules. Nous avons
vu qu’on peut faire des frottis avec des lamelles de yerre trempées
un instant dans un liquide renfermant des Algues. Les frottis avec
des anses de platine sont moins à conseiller, à moins d’être très
habile à les manier. Pour l’ensemencement en série de tubes à ( -ni
on peut très bien faire usage de pipettes étirées. 11 faut pour cela
qu’il y ait assez d’eau de condensation dans les tubes. On dispose
une série de 7 à 8 tubes. On ensemence le premier avec une goutte
de suspension renfermant des Algues. Avec la pipette étirée, flapi bée,
on claie le liquide à la surface du milieu incliné ; on reprend avec
la pipette quelques gouttes du liquide et sans flamber la pipette on
ensemence le second tube, puis les suivants. On procède ainsi à
des dilutions successives et si l’on a bien opéré, les derniers tubes
sont stériles. Ce procédé est assez commode pour des triages, il ne
nécessite pas un matériel encombrant et l’on peut facilement em¬
ployer des milieux très variés pour les isolements et notamment les
milieux très variés pour 'es isolements, les milieux à base d’oxalate,
de citrate, malate, formiate de chaux, etc..., qui entravent le dé¬
veloppement microbien et favorisent bien celui des Algues.
Genevois (1924) a donné dans sa thèse des indications très dé¬
taillées sur l'isolement des zoochlore]les de Turbellariés. 11 opère par
lavage préalable pendant une heure des animaux dans de l'eau
distillée stérilisée, ensuite un lavage pendant 5 à 10 minutes dans
l’eau oxygénée à 12 volumes étendue aux deux tiers d’eau distillée.
Les Turbellariés ainsi traités sont pêchés avec une anse de platine
flambée. L’animal isolé et nettoyé peut être traité de diverses manières.
Voici la première, la plus correcte. Elle consiste à écraser le Turbel-
larié entre lame et lamelle flambées au préalable, l’émulsion ainsi
obtenue est ensemencée sur gélose à liquide nutritif. La culture est dé¬
veloppée après un mois. On peul travailler plus rapidement et avec
moins d’assurance du succès en transportant directement l’animal,
après lavage, dans l’eau do condensation de la gélose. Il y végète
LA CULTURE DES ALGUES
245
5 à 0 jours puis meurt. Les tissus se dissocient et les Chorelles mises
en liberté donnent une culture qui se développe assez rapidement.
Si le Turbellarié encore vivant atteint la surface de la gélose, il périt
mai^ se désagrège mal, la culture, peut échouer. D'ailleurs ces sortes
de cultures sont contaminées par des microbes. On préférera par
conséquent le premier procédé d’isolement décrit par Genevois, line
pareille technique pourrait inspirer des recherches d’isolement d’autres
Z.oc iilorelles, notamment d'espèces marines à plastides jaunes,
tllirv iimonadines, Péridinicns parasites.
l orsque l’on fait des triages, on s'efforcera, lorsqu’on ne connaît
pa» les conditions exactes de développement des Algues, de varier
1rs éditions des expériences : maintien des cultures à basse tem-
1 1 inre ou à température assez élevée, variations d’éclairage : éclai¬
ra g* solaire intense ou atténué, éclairage artificiel continu, etc...
üien que certains auteurs, par exemple Bristol (1920), G. M.
Smith (1010), Prlngsueim (1920, p. 298). Pascher (1927), estiment
qur la composition chimique des milieux de culture soit assez indif¬
férente pour la réussite des cultures, on ne suivra pourtant pas leurs
>ur - replions qui ne sont peut-être vraies (et encore!) que pour les espè-
res robustes. Au contraire, on suivra les très sages conseils de Miquel
(I 8 ft 0 ) de varier sans cesse les milieux où l’on espère voir se déve-
*"]' ' les Algues. 11 en est de même pour les conditions de culture.
(■< 1 ainsi que contrairement aux conseils de nos prédécesseurs,
nue avons exposé des tubes ensemencés d’Algues au plein soleil
•te uin, leur faisant subir un traitement héliulhérapique qui leur
réa a parfaitement. Cela montre qu’il est intéressant de faire exac-
lem ! 1 1 le contraire de ce qu’enseignent les savants. C’est pratiquer
du i ; re examen expérimental.
Les méthodes de triage que nous venons d’exposer sont celles
qui Mit permis d’obtenir des cultures pures. Il est tout une série de
l i uniques variées qui servirent à l’obtention de cultures unialgales
fl de séparations d’organismes divers. On ne peut les passer sous
si!' ■ ,car elles permettent d’un part d’éviter des erreurs de tech-
n,c l 1 laites pas nos devanciers, d’autre part il n’est pas dit que per-
fed unées judicieusement elles ne puissent pas servir à l’obtention
des Algues en culture pure.
xaminons successivement chacun des grands groupes d'Algues.
HLQROPHYCEES. — L’emploi des méthodes bactériologiques
;l été fait dès 1890 par Beijerinck au moyen de la gélatine. L’ap-
Source : MNHN, Paris
240
[. KUFFERATH
plicalion des techniques bactériologiques a été faite par Charpentier
( 1903 b) pour l’isolement de Cystococcus, par Matruchot et Molli d
( 1902) pour Stichococcus, par Jacobsen (1910), par Grossmann I ' 1 i
pour des Scenedesmus. Krüger (1894) pour Prololheca, etc... Mai- u
général ces procédés sont d'appliealion très difficile et ne sont p'-r-
mis qu’à des hommes rompus à la bactériologie.
Le plus souvent l'application de ces méthodes ne permet que
l’isolement de cultures uniaigales. L’exposé de ces méthode- n
souvent été répété par les auteurs, on les trouvera plus ou moins
détaillées dans les ouvrages suivants : DOP et Gautier (1909), exp..-r
très sommaire, Klster (1913), Prinosheim (1926, p. 304 à 306) ; it
longues explications, O. Richter (1913), Sohramm (1014). Un -
meilleurs résumés de la question est celui de Von Wettstein il I
qui, lui,n’a pas la prétention d’obtenir chaque fois des cultures pi, s
Apres avoir obtenu des cultures d’enrichissement ou du matériel la-
lurel algifère, on les dilue. Ces dilutions sont transportées à la
surface de la gélose à la tourbe (spécialement conseillée par Vax
Wettstein figée en couche mince dans des plaques de Pétri. A rès
10 à 15 jours, se produit un développement de colonies d’Algucs.
Quand elles sont suffisamment grosses on les transporte au moyen
d'un fil de platine dans un tube ‘à essai pourvu de la même gé'>-c.
En exposant celte culture à la lumière du Nord, pas à l’éclai' ige
direct, on obtient un développement assez abondant. A-t-on fait, lors
du premier triage, un ensemencement parcimonieux, on peut obtenir
des colonies ne renfermant qu’une seule espèce d’Algue avec des
Bactéries associées. C'est ce que nous appelons des cultures u ial-
gales suivant l'expérience de G. M. Smith (1914). Von Wettsyei»
ajoute que des cultures pures sont très difficiles à obtenir mais que
pour des systématiciens cela n’a pas grande importance. Nous sa\ons
que l'on peut différer d’avis sur cette question importante, qui forme
tout le nœud de la question des cultures pures d’Algue. A notre point
de vue les résultats ainsi obtenus sont incomplets et ne constituent
qu’une étape de l’isolement des Algues.
En tous cas cette méthode est déjà beaucoup plus perfectionnée
que celle qui consiste à mettre dans des liquides nutritifs des Ai yuo;
grossièrement isolées, procédé qui est loin d’être inutilisé ainsi que
l’indique la liste suivante de travaux : Klebs (1896), Beneoke (1808-
Famtntzin (1871), Andreensen (1901), Foster (1914), Freund (l 'OS.
Gain (1908-1910) qui employa ce procédé pour rapporter de l’Anlu 1 ' 1 '
Source : MNHN, Pans
LA CULTURE DES ALGUES
247
üque des souches d’Algues des neiges, Hartmann (1018-1021), Knoke
(I1)2'i) .Kuwada (1910), Livingstone (1900 à 1005), Lutz (1898 à 1905),
Migula (1888 ), Peebles (1909), A. Richter (1892), Goetscii et Scheuring
(1926).
En dehors de ces techniques générales, plus ou moins primitives,
on trouve quelques méthodes de triage qu’il est bon de se rappeler
à l’orrasion. Nous avons cité la technique de Genevois (1924) pour
les Zoochlorelles.
•IacObsen (191(1) a utilisé avec succès l'emploi de lubes capillaires
pour isolement, de quelques Volvocacées phololropiques. En aban-
donoit des mélanges d’Algues mobiles dans un verre de monlre,
on li’ - voit s’accumuler à un endroit donné. On prépare une série de
tube i apillaires que l'on remplit, sur 10 centimètres de longueur,
d'eau iislillée el on y l'ail pénétrer, sans laisser entrer de bulles d’air,
le lii de où les Algues sont concentrées. Ce liquide remplit environ
2 cm. ;iu tube capillaire. On fait avancer alors toute la colonne, liquide
de manière à laisser un espace de 5 cm. de long de chaque côté et
l'on - elle à la lampe.
I - tubes capillaires sont alors placés perpendiculairement à la
fenil (dans la direction de la lumière), la moitié d'entre eux avec
la in se d’Algues vers la lumière, l’autre moitié en sens opposé.
Apri quelques temps, on contrôle au microscope le déplacement des
Aigu . Ainsi Spondylomunun est le plus rapide à atteindre le bout
du li 1 (10 minutes), Clilaïnydomonas le suit de près. Si alors on
coup les lubes avant l’arrivée d’autres espèces et que l’on ense-
ineu on obtient assez facilement des cultures d'une seule espèce.
I n lange de Spondylomorum el de Clilamydomonus pourra être
'ép • ultérieurement par dessication. 11 suffit de mettre ces cultures
éoui sur un papier filtre et de porter à l’étuve à 28° G : Spondy-
lomimnn est lué en 24 heures.
! us les tubes capillaires, Chlorogonium auchlorum se meut
suivi le sens de la lumière. Ces exemples montrent comment par
de s I 'Cédés élégants, on peut arriver à séparer des espèces très
sem! Mes dans leur mode de vie. On s’efforcera de faire varier les
conditions expérimentales. Pour Polyloma il suffira de repiquer à
plus i
hs reprises des cultures en milieu terre + fibrine à l’obscurité
pour avoir un enrichissement en organismes permettant de procéder
n des cultures ultérieures avec quelque chance de succès.
V.ainx (1927) a cultivé Eranusphacra mais en culture impure.
248
H. KUFFERATH
Pour obtenir des cultures pures, on transporte des cellules-mères
gélifiées extérieurement sur la gélose et avec une lancette stérile de
platine, on découpe la membrane extérieure et mot en liberté | K ;
cellules-filles. Ces dernières cellules ne sont pas contaminées par dos
bactéries et il suffit de les prélever et ensemencer pour obtenu' la
culture pure. Le procédé est peut-être délicat, mais dans d’mdivs
domaines on a fait des microdissections de cellules qui ont doua di> ;
résultats intéressants. Il faul une certaine habilité pour réussi"
pareilles opérations.
Kuster (1013, p. 112) pour débarrasser des zygospôres el oos m -
à membranes épaisses, des microbes qui sont accolés à leur sir fuco
signale l’emploi de désinfeelanls, par exemple la formaline conve¬
nablement diluée. Ce même auteur donne des dispositions d'appareils
pour la culture d’organismes en courants liquides. Miquel -naii
ainsi signalés de tels dispositifs dont l’utilisation peut évenludle-
ment rendre des services, mais qui sont d’emploi pourtant bien
dangereux pour la vitalité des Algues.
Schramm (1014 a), après avoir indiqué l’iiilérêt qu’il y a d’uli-
liscr pour les isolements les cellules automobiles, préconise pour
l’isolement des Algues qui ne forment pas de telles cellules, mai}
qui produisent des autospores, de rompre les cellules-mères m les
prenant entre lame el lamelle. Les cellules-mères éclatent en libérant
les autospores. Ce procédé peut aussi servir pour des filament- spo-
rulés de Proêosiphon dont on isole ainsi les spores. Pour Botry-imm
yranulatum on peut isoler par dilacération des spores mais Son - uni
n’a pu en obtenir la germination. Schramm a isolé Chlamydon -/km'
en utilisant une méthode analogue à celle plus perfectionné, qui
servit à Jacgbsen, au moyen de pipettes capitaires. Un autre pmeed-
utilisé par Schramm, à la suite de Barber, consiste à opérci une
dilution dans une pipette capillaire, à repérer au microscope les
endroits où. se trouvent des cellules isolées d’Algue, casser les pi [.elles
en cet endroit el a repiquer le liquide avec l’Algue. En répéta ni rliV
opération, jusqu’au point où l’on est parvenu à réduire suffisamment
le nombre de Bacléries, on obtient des cultures.
Enfin Word (1890) public quelques méthodes qu.i pourraient pré¬
senter de l’intérêt. On agite les Algues diluées dans une solution nu¬
tritive et additionne rapidement du plû-tre stérilisé. On verse après
mélange, le lout dans des plaques. Quelques Algues parviennent
ainsi à se développer, mais d’autres sont sensibles à la toxicité du
LA CULTURE DES ALGUES
249
plâtre. Au lieu de plâtre on pourrait employer de la craie, de la
magnésie calcinée, des roches variées réduites en poudre. Si ces essais
ne donnent pas grand chose, on pourrait au moins obtenir dans quel¬
ques cas des développements intéressants et à utiliser pour des iso-
liMiients ultérieurs. On sait que la flore de certaines roches (magné-
bii iines, ferrugineuses, calcaires...) est assez spéciale et par cette
k' iinique on pourrait analyser leur tlore et en poursuivre l’étude.
t'n autre procédé à mettre en œuvre, est de traiter les liquides
ii ni ri tifs ensemencés par do l'eau de chaux en .forte quantité, dans
laquelle on fait immédiatement barbolter un courant d’acide carbo¬
nique. Le GO 3 Ca précipité entraîne les Algues disséminées et l'on
verse le tout dans une plaque ; des cultures peuvent ainsi apparaître,
ou les étudiera.
Pour les Volvocacées et Euglénicns nous ne citerons que quel-
qi - techniques particulières. Nous connaissons déjà celles de Ja-
cmisEN. Zumstein (1899) a préconisé l’acide citrique à 2 p. 100 pour
l’isolement d’Euglènes.
Sohreiber (1925) ne parvenant pas à se débarrasser des Bactéries
n-'Ociés aux grandes colonies mobiles de Goniufn et d 'Eudonna eut
l' : ce d'utiliser le dispositif suivant. On étale de la terre sèche de
i rdin dans un récipient en porcelaine ; on y enfonce perpendicu¬
lairement à la surface égalisée des cylindre» de verre de 1 cm. de
diamètre, de façon que 2 cm. des tubes dépassent la terre. Dans
| l que cylindre, on met une couche de 1 cm. de craie, on stérilise
I 1 mil à sec. Après refroidissement, on verse sur la terre du liquide
loi'nliî stérile de façon que ce liquide arrive par imbibalion au-
1 sus de la couche de craie des petits tubes. Dans cet aquarium
I eux, on ensemence des cultures d’enrichissement d 'Eudorina,
l'“i<dovina et de Gonium. On recouvre le tout d’une cloche non her-
II tique de manière à ce que l’eau s’évapore très lentement. Les
Aigues se trouvent ainsi petit.à petit dans un milieu de plus en plus
i't forment des états de résistance, des masses glœocystiques ou
] nielloïdes avec des cellules entourées de gelée. Ces masses mises
1,1 c- l’eau, présentent un gonflement de la gélatine et les cellules
M - étaient isolées, deviennent mobiles. Si l’on cultive ces étals pal-
Üoïdes en liquides nutritifs, leur maturation est plus lente, les
n Iules mobiles qui eu sortent sont mobiles et stériles, de sorte
M»' 1 Hes sont dans un état permettant leur isolement sur milieux gé-
l®Sés (gélose gâtée).
250
H. KUFFERATH
Uspensky (1925) parvint à obtenir des cultures de Volvox en li¬
quide nutritif stérile en réglant l'addition de fer. Par repiquages
répétés pendant plusieurs mois, il parvint à purifier fortement les
cullures en soignant spécialement leur alimentalion inorganique. Le
principe du procédé est en tous cas à retenir.
DIATOMEES. — Nous connaissons déjà les milieux spéciaux qi :
servirent à Miquel (1890) et Hauohton Gill d’après Van Heurck (189;
pour la culture unialgale de Diatomées. Miquel, p. 155, a donné !
maniement d’un appareil assez compliqué permettant par lavages i
l’èau stérile de diluer les microbes accompagnant les Diatomées tout
en u’entraînant pas les Diatomées. Ce dispositif curieux demande un
travail presque journalier d'environ 6 mois pour obtenir une puri¬
fication. Ce n’est vraiment pas 1res pratique.
En général, on utilise les milieux gélosés ou à la silice gélali-
neuse pour les isolements des Diatomées, mais ces isolements so ; : i
très pénibles, ainsi ne comple-t-on que quelques cultures pures alors
qu'il est assez aisé de réussir des cultures unialgales. La mobili
des Diatomées sur les milieux solides, fait que s’il y a des colonie
microbiennes, celles-ci sont touchées et contaminent les cellules. I a
eullure des Diatomées marines (cultures unialgales) est assez facile
d’après nos essais préliminaires (1919 a et b).
A noter les remarques suivantes: Miquel (1899) et Gemeiniiahi i
(192G) notent que pour certaines espèces: Cyclolella, Synedra. i
présence d’un peu de Na Cl peut être favorisant. Bachrach (1927, i
noté l'action bienfaisante de traces de gélose sur la rapidité de dé¬
veloppement de Diatomées.
DESMIDÎËES. — Des tentatives nombreuses furent faites dépu ¬
tés travaux d’ANDREENSEN ( 1000), de Pri.noshejm ( 11» 12-1918) et Czurda
(1924 à 1927) pour cultiver ces Algues remarquables. Récemment nous
avons appris que Czurda avait obtenu des cultures pures, mais n’aynul
pu nous procurer que quelques-uns de ses travaux, nous restons dans
l'expectative. Czurda (1924, 1925, 1920 a, 1927) a cultivé des Desmi-
diées en milieux liquides en utilisant comme support du papier fille
L’emploi des liquides nutritifs, spécialement de celui d’Oehlmanii
sans calcium, ne s’est pas montré très efficace. Czurda (1920) après
avoir indiqué que ses premières cultures étaient infectées par des
Bactéries, prétend avoir obtenu depuis des souches absolument pures.
LA CULTURE DES ALGUES
251
( Y. 1 XOPHYCEES. — Pour ces Algues énigmatiques, on a fait de
nombreuses tentatives de culture depuis Ciiodat et Goldfluss (1697)
jusqu’en ces derniers temps. On n’a pas encore réussi. Les essais
mil i,' l'aits sur porcelaine dégourdie par Ciiodat et Goldfluss par
Lbtklcjer (1917), par Geitler (1921) et plus souvent sur milieux gé¬
lose- : Brunthaler (1909), Maertens (1914), Glade (1914), Schhamm
(Ü)l ' , Letellier ( 1 0 1 7), Magnus et Sch.nider (1912), Linkola (1920),
üeitler (1921), Prat (1925), ou sur silice gélatineuse : Uiiuft (1914),
a\i. emploi de lumière artificielle : TIarder (1917).
iin ne sait pas jusqu’à présent, même de façon approximative
les i'références alimentaires des Gvanophycées : pour les uns elles
ne i espèrent pas avec les matières organiques, pour les autres elles
pré : cent certaines substances tels que les phosphates.
\ noter que ces Algues sont très souvent animées de mouve-
menls assez rapides, elles rampent dans les milieux et même, si
des fragments sont purs, ceux-ci ne tardent pas à se contaminer en
silli niant les endroits où des Bactéries ont poussé. On a essayé de
met ro à profil la mobilité des Cyanophycées qui traversent facile-
mci t des masses de gélose ou de silice en les ensemençant en un
püi'il dus cultures et les péchant à un endroit éloigné. Toujours il
y a ail contamination.
LAGELLES ET PROTISTES DIVERS. — On a obtenu, au
moi - en cultures impures, un certain nombre de llagellés incolore»
tl d’amibes ou de Mhizopodes tcslacés. On ne cite que de rares
exi : pies de cultures de l'rachelomonos : voir Conrad (1910), et de
IV i . miens: Gyninodinhan, obetnu par Kuster, et Gloeodinium
moi inium, par Killian (1914). Il no s’agit pas là de cultures pures.
EXAMEN DES ALGUES DU SOL
i.étude de la flore algologique du sol est une des applications
dp méthode de culture des Algues à l’analyse biologique des sols.
Coll élude est assez récente. On procède habituellement comme suit :
une certaine quantité de terré (jusque 10 à 20 grammes) est ense-
raeü -ée en milieux nutritifs imprégnant du sable ou de la terre
-léi •. comme le firent Robbins (1912), Moore et Carter (1919). Peter¬
sen (1915) fil des triages de dilutions de terres dans l'eau par ensemen-
252
H. IÎUFFERATH
cemcnl sur milieux gélosés. Plus récemment le même auteur (lf.*28)
annonce avoir fait des cultures dans un but de description géogra¬
phique pour des Algues récoltées en Islande. Nous sommes tout i
fait parlisans de cette technique d’analyse des récoltes qui peut ê're
aulrement fructueuse que la pure description des associations 1 n-
eontrées dans quelques échantillons plus ou moins prélevés avec
bonheur. Bristol (1920) jolie quelques grammes de sol dans ers
flacons ou ballons garnis de liquide nutritif (hauteur du liquide de
1 à 2 cm. environ). Ces divers milieux ensemencés sont abandon -
et l'on observe les Algues qui se développent. Moore et Ka.ner (I 1 . :n
tirent des expériences qui montrèrent que les Algues peuvent travo> cr
m quelques mois des couches de terre de 1 mètre de profondeur. Ils
uiltisèrent pour cela des tubes de verre remplis de terre sléril ce
que l'on ensemençait avec des Algues à la surface et dont on sur¬
veillait régulièremnt l'arrivée à la partie inférieure.
Esmarch (1911, 1913) fil des expériences par un autre proie ■;
il recouvre la terre à éludier d'un papier filtre, le tout étant hum> lé,
il observe que les Cyanophycées du sol traversent le papier filtre cl
forment à sa surface des colonies que l’on identifie.
Il serait intéressant de poursuivre de telles éludes. Les cultures
permettent de mettre en évidence des organismes intéressants que
l’élude directe du sol ne met que difficilement en évidence.
On fait en somme l’analyse biologique des organismes du sol.
Le principe de celte élude pourrait avantageusement être étendu ,1
l’analyse des espèces d’Algucs peuplant les stations et faire dr>
éludes de sociologie algale autrement que par l'examen micro-■■•n-
pique d'échantillons de plancton ou de matériel récolté directement
dans la nature. Non seulement on aurait ainsi des notions bien plus
complètes sur la composition des flores stalionnelles mais on pourrait,
ce qui n’était pas possible jusqu'ici, conserver les Algues obtenues
en culture pour les comparer avec d’autres provenant d’autres lo¬
calités, d’autres stations et éprouver expérimentalement leurs pro¬
priétés et caractères. Il suffit de rapporter des échantillons de terre,
de mousses, de Sphaignes, de roches, etc., pour avoir un matériel
d’étude facile à transporter et à mettre en couvre au laboratoire. Nous
ne doutons pas que formuler celte proposition d’étude entraînera
sa réalisation à bref délai. Il est évident que l’emploi des liquides
nutritifs à essayer dans chaque cas devra être raisonné et adopté au
but poursuivi. Car nous ne sommes pas de l’avis de Bristol (1920),
Source : MNHN, Paris
CULTl'
DES ALGUES
253
G. M. Smith (1016), Pringsheim (1926) et Pascher (1927) qu’il est
assez indifférent de fournir tel ou lel milieu nutritif propice aux
Algues, Eien au conlraire, il faudra trouver, pour beaucoup d’Algues,
des milieux sélectifs qui permellenl leur développement à l’exclusion
des autres Algues. Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra faire œuvre
intéressante pour analyser les complexes analogiques sociologiques.
Ainsi pour ne prendre qu'un exemple caractéristique, l’étude des
organismes marins ou d’eaux saumâtres ne pourra être fait que si
l’on adjoint aux liquides nutritifs les doses nécessaires de chlorure
de sodium ou d’eau de mer.
1 I‘PREC/ATION DES CULTURES ET RECOLTES D’ALGUES
Les colonies d’Algues obtenues en culture pure, présentent
des aspects coloniaircs différents suivant la nature liquide ou solide
dos milieux nutritifs isolés. En milieux liquides les bases d’apprécia-
li"n ne sont pas toujours très nettes ; on observera notamment la
fai'iintion de dépôt, de voiles, d’anneau ; la coloration varie naturel-
len h • ri ! suivant les espèces et variétés. Généralement les liquides
nul ni ifs inorganiques restent limpides ; en présence de corps orga-
niquos, de sucres notammcnl, il peut se former des troubles tempo-
uoi'i 1 '. Mais généralement un dépôt se forme toujours, vu la densité
des cellules.
Bien autrement caractéristiques sont les aspects des cultures
d’AIrues sur milieux solides gélose, gélatine. On étudiera les formes
cobmiaires soit par cultures en slrie, soit par cultures en piqûre,
dan- des tubes à essai, soit par formation de colonies géantes. Il
sutlii dé parcourir les planches des mémoires de Ciiodat (1909, 1913)
pour se rendre compte de l'extrême variété et beauté des aspects
ain '! observés. Ajoutons que la liquéfaction de la gélatine fournit
des caractères distinctifs à retenir.
L’appréciation que l’on fait de ces aspects coloniaires est à
reconnaître, à caractériser les espèces. Le milieu type utilisé par
CuoiiA'p est la gélose au Dclmer au tiers additionné de glucose à 2
P- 100, il y a parfois addilion de peptone. Par ces cultures, il est
Possible de déterminer pour autant que l’on possède des cultures
pure?, les espèces et les variétés qu’il est impossible de distinguer
autrement.
Source : MNHN, Paris
254
t. KUFFERATH
Ou finira pour la détermination des Algues par se baser sur
l’aspecl des cultures pures ; tout comme en bactériologie, on trouve
dans la l'orme des colonies des levures et microbes de précieux
caractères différentiels. Il est évident qu’à l’avenir d’autres mucus
seront utilisés et permettront de fixer mieux qu’on n’a pu le faire
jusqu’ici l’importante notion de l’espèce et de la variété che;: les
Algues.
Pour des études physiologiques, l'aspect morphologique colon inir*
n’a pas grande importance, spécialement lorsqu’il s’agit d’appi ' icr
l’avantage de tel ou tel élément nutritif pour les Algues. Dar- ce
cas, il s’agit d’évaluer l’abondance des cultures, cette appréciation
peut se faire de diverses façons, d’abord dans les cas où une pré* Lion
parfaite n’est pas requise et où il suffit de noter s’il n’y a pn< ou
s’il y a culture, tout en disant que cette culture est faible, moyenne,
forte ou très forte. On pourra se contenter de ces appréciations,
Mais il est d'autres cas, où une détermination numérique dc.icnl
intéressante.
Il y a plusieurs façons qui ont été utilisées pour évaluer les
cultures. Les plus simples sont celles employées par Korniloff (i'.'t:i;
qui reproduit les dessins de colonies développées sur milieux soit les;
Rayss, je pense, utilisa le même procédé. La comparaison des d< -in-
permet certaines déductions quant à l’influence des matériaux
nutritifs utilisés.
Ternetz (1912) évalue microscopiquement l’abondance des ■ allu¬
res d Euglcna gracilis et complète cette appréciation par l’évaluation
du nombre d’Euglènes qui se sont multipliées dans les cullun -, ru
ayant soin d’ensemencer un nombre fixe de ces organismes. Lu
mesure est une anse de platine de grandeur bien déterminée. C'est
ainsi qu'il put classer les divers sucres suivant leur action favorisante
sur la multiplication englénienne en milieux liquides.
Grossmann (1921) critiquant le mode d’appréciation des cultures
faites par Rayss, vu l’incertitude de celte méthode, cherche à compter
pour Scenedcsmus le rapport numérique entre les cellules i-olécs
et les colonies. 11 emploie une chambre à compter les globules <>n
des dispositifs analogues en multipliant les observations pour établir
des moyennes et rapporte les numérations ainsi obtenues à un chiffre
de base fourni par les cultures en milieu de Knop y 2 qui est compl*
pour 1000. Le principe de cette façon d'opérer est à retenir, c’est e#
somme celui utilisé pour ta numération des organismes dons le
LA CULTURE UES ALGUES
255
plancton. On trouvera sur ce sujet des indications détaillées dans
les travaux d’hydrobiologie marine et d'eau douce. C’est d’ailleurs le
piiticipe qu’indique Pringsheim (1920, p. 308).
Une autre méthode d’appréciation de la quantité des Algues est
la numération par la technique exposée par Huff (1910). Une quantité
déterminée, 500 ec par exemple de liquide, est versée sur un lîltre
il robinet pourvu d’une couche de sable de 2 cc. Le sable retient tous
les organismes. Quand il reste 5 ce d’eau au-dessus du filtre de sable
i m arrête l’écoulement du liquide en fermant le robinet, puis on vide
N tout dans un petit gobelet. On rince le filtre et le sable avec 5 cc
au qui enlève les organismes, les met en suspension. On décante
ensuite à plusieurs reprises les 10 cc d’eau (avec Algues) que l’on
-"pare des grains de sable. Alors on mélange bien ces 10 cc pour
h partir également les organismes que l’on dénombre à l’hématimètre,
■ ii ... Les chiffres sont rapportés à 1 cc, cc qui permet facilement
d évaluer la richesse des liquides en Algues.
-Meinhold (1911) emploie un aulre procédé pour apprécier l’inlen-
' 1 ’ (lu développement d’Algues soumises à diverses lumières colorées,
l-e- cultures traitées sont ensemencées en milieu, gélosées et numérées
1 r lc «ombre de colonie qui apparaissent en culture. Pour ses ex-
! ri en ce s Meinhold prend comme 100 le nombre de colonies qui se
■ ut développées à la lumière du jour. 11 a pu ainsi déterminer
I action des divers rayons du spectre solaire sur la croissance
d'Algues.
Ono (1900), Treboux ; 1905) établirent le rendement des Algues
non par des numérations mais par des dosages de la matière sèche.
Alin de permeltre des comparaisons il est à conseiller de donner le
i ids de substance sèche récollé en le rapportant à un litre de liquide.
Nous avons employé (Kufferath 1913) les pesées de récoltes pour
apprécier le développement de Chlorella luleo-vîridis. Nous avons*
""uplété (Kufferath 1920 e) en rappelant le travail de Ravin (1914)
fiai éfudie la question de façon précise, les conditions à remplir pour
la pesée et l’appréciation des poids de récoltes d’Algues.
Enfin Topali (1923) indique la méthode de dosage à suivre pour
apprécier les quantités d’Algues produiis dans des liquides de Detmer
dp diverses conccntralions. Le procédé utilisé consiste non plus à
l,lirc des pesées d’Algues mais à titrer la eulfure par le permanganate
d‘ potasse. Cette méthode avait été appliquée au planclon par Knautiie.
b's résultats sont exprimés soit en grammes de permanganate
Source : MNHN, Paris
256
H. KUFFERATH
employé, soit en oxygène. Ce procédé est évidemment parlait s'il
s’agit de cultures en milieux inorganiques ; pour l'étude des récolta
des milieux organiques, il peut ou tien être inutilisable, ou bien
doit être modifié et approprié aux'circonstances.
L’action qu’exercent les Algues sur les milieux, les modification -
chimiques qu’elles y déterminent, modifications en rapport avec leur
activité cellulaire, leur nombre forme un sujet d'étude biologiq i .
De tels sujets sont des plus intéressants, malheureusement ils seul
encore trop peu nombreux dans l'étude de la physiologie des Algue .
Nous avons abordé de telles questions, voir Kufferath (1913, 1920 i
qui ne sont résolubles que si l’on travaille avec des cultures pures.
L’étude de Tanner (1923) sur la protéolyse par les Algues marque
bien à quel point de telles recherches de biologie algologique s i
fécondes. Les notes de Topali (1923) sur l’assimilation photosynth -
tique, sur la détermination de l'intensité d’assimilation des Algues
par la quantité d’oxvgène, etc., sont un début dans celle voie captivai, v
des réactions de l’organisme aux conditions expérimentales du mili* u.
De même les recherches de Genevois (1928).
Il est naturel que pénétrant dans le domaine de la biologie
chimique des Algues une quantité invraisemblable de problèmes
puissent être résolus. Ces solutions ne seront acquises que par l’emploi
strict des cultures pures, et cela montre peut-être mieux que tout
autre argument, l’importance future que prendra la culure pu e
des Algues. Le perfectionnement de la chimie, la microchimie seront
ici d'un secours inestimable.
CONSERVATION DES CULTURES PURES D'ALGUES
La conservation des cultures pures d’Algues demande quelques
soins, analogues à ceux que l’on prend pour la conservation des
cultures microbiennes. Les flacons étant bouchés à l’ouate, on devra
prendre des précautions pour empêcher l’apparition d'infections
spécialement des champignons, (flambage des tampons de coton,
stérilisation de ceux-ci par une solution de sublimé, capuchons pro¬
tecteurs). On évitera les locaux humides, poussiéreux ou présentant
des courants d’air, cela va de soi. On évitera également un éclairage
trop vif et comme le disait déjà Miquel en 1890 on préférera la lumière
d’une fenêtre exposée au Nord. Beaucoup d’Algues et les Diatomées
La culture des algues
257
ne se développent ni à l’obscurité, ni dans le demi-jour, dans ce cas
elles peuvent conserver longtemps (quelques mois) leur faculté de
reproduction. La chaleur trop vive (appareils de chauffage) est nuisible
à la vitalité des cultures. D'après Miquel les températures de 10 à
30° C sont les plus favorables au développement de nombreuses
Algues.
l.c cultures conservées en milieux liquides ou gélifiés perdent
peu à peu leur eau par évaporation. On remplacera l’eau évaporée
ni opérant stérilement. On utilisera pour cela de l’eau distillée, de
l'eau physiologique. La conservation sous des cloches, qui diminuent
l'évaporai ion n’est pas à conseiller, ce matériel est encombrant, de
plu', dans l’atmosphère confinée et humide des cloches, les champi¬
gnon.' peuvent causer des grands dégâts.
I est bon de ne pas attendre que les cultures d’Algues soient
près-po' complètement desséchées avant de les repiquer. A moins
d'indi lions contraires, on le repiquera au bout de quelques mois.
On aura soin de les conserver soit dans une quantité assez grande
do 1 tiide, soit sur une épaisse couche de gélose, de gélatine, etc.,
qui dessèche moins rapidement
! ur éviter l’évaporation des cultures, on peut sceller les tubes
qui 1 'donnent les Algues. Cette fermeture hermétique permet de les
oxpétii'T sans crainte de contamination.
1 \tzesco (1902) signale que l’on peut conserver les Algues à
l'éhd ce. Pour cela, on met de tout petits flacons contenant les
•ultures dans un dessicateur à Ga Cl 1 ou SO* IP. La gélose et la
gela! , abandonnent en quelques heures leur eau et il reste une
nhii. couche de milieu enveloppant les colonies. Il suffit d’humeeter
avtv feau stérilisée quand on veut s’en servir pour l’examen. Celle
pro] r de résister à la dessication est naturelle à beaucoup d’Algues,
mai- ; le n’est pourtant pas générale. On ne pourra donc suivre celle
indir; mu de Grintzescci dans tous les cas.
b nd les cultures Iraînenl, on ajoutera avec l’eau, remplaçant
rplle fl vaporalion, des Iraces de sels nutritifs appropriés. G. M.
Smith l'U4) conseille pour conserver les cultures liquides en Érlen-
nioyc de 200 ce de les cultiver dans 50 ce de liquide minéral addi-
li " ,ln '' de 0,2 p. 100 de glucose. Cette faible quantité de sucre, ne
>ro\i 1 . 1 r,<■ pas la formation de formes animales observées dans les
tonceiiiraijons plus fortes de sucre.
é! xx (1927) a signalé que la conservation d 'Ercmosphana on
Lvck Ai.oologique, Ü02S. 17
Source : MNHN, Paris
258
». KÜFFEÏUT»
cultures sc fait mieux quand on plonge dans les liquides nutritifs
une bande de papier, sur re support l’Algue vit d’ailleurs mieu\ que
sur gélose.
Uspenky (1925) a montré que pour conserver Volvox en ibou état,
il suffit d’ajouter régulièrement des traces de sels de fer aux liquides
de culture afin de remplacer le fer qui a disparu des culture soit
par insolubilisation, soit par utilisation. Cette prescription illustre le
fait que l’on connaît encore'très peu dans les détails, que les milieux
de culture sc modifient parfois beaucoup plus qu’on ne serait tenté
de le croire à priori. Les modifications du pH des liquides nourriciers
sont parfois suffisants, spécialement pour des organismes te! ; que
les Amibes, les Fagellates pour arrêter tout développement. On ne
devra en tout cas pas perdre de vue cette question.
La grande majorité des Algues obtenues en culurc pure (Chl relia,
Hormidium, Oocystis, etc.) ne possèdent que des cellules d’une seule
sorte ou si elles se reproduisent donnent des cellules filles, de- auto-
spores identiques aux cellules mères. La conservation d’Algu. - qui
passent par des stades de zoosporulation, de production, de gamètes,
peut être plus délicate dans ce cas, qui n’est pourtant pas général, mi
les spores ou gamètes ne peuvent se transformer directemc il on
cellules végétatives. Lorsque les spores ou gamètes doivent, av ut do
donner lieu à de nouvelles générations, passer par des stade- inter¬
médiaires (formation de zygotes par exemple) et que l’on ne réalise
pas en culture les conditions de la formation de ces organes. O peut
voir disparaître une culture jusque là florissante. 11 faut évidemment
être au courant de la biologie des organismes pour pouvoir les main¬
tenir dans leur activité vitale complète. Mais ce sont là des difficultés
(fui ne se sont guère présentées jusqu’ici. En fait on constate que
les Algues se maintiennent très bien à un état donné de leur ferme
en les nourrissant convenablement. Ce n’est, que lorsque l’a.limci: talion
fait défaut ou que se produisent des modifications particulières
qu’apparaissent des cellules durables des états nouveaux.
La ori.TURR
LES CULTURES EN MILIEUX LIQUIDES NUTRITIFS
ET LA PHYSIOLOGIE GENERALE
Les progrès de la Chimie ont permis de fonder sur des bases
solides la physiologie générale. Ce n’est que quand les méthodes
analytiques furent suffisamment précises que les chimistes purent
aborder l’étude chimique des végétaux et des animaux. Ces bases
servirent de fondement à la physiologie végétale.
H y a cinquante ou soixante ans, on avait reconnu définitivement
que in matière vivante était constituée par du carbone, de l’oxygène,
de l'hydrogène et de l’azote associés à une quantité plus ou moins
grande de cendres. Les éléments trouvés dans ces cendres sont peu
«onLieux, quelle que soit la matière vivante étudiée. Les récoltes,
les "limaux domestiques enlèvent au sol des quantités importantes
clé imires. Restituer ces cendres au sol fut l’idée féconde qui a permis
•ia 'cloppcmenl prodigieux de l’agriculture. L’emploi des engrais
r-i ndé sur ces notions. Tout le monde sait que le nombre des
ni ris n’est pas considérable ; les principaux sont les sels potas-
sn|u -. les phosphates, les engrais azotés, en plus il faut citer les
ain üilemenls calcaires (marne, chaux) qui, sans être des aliments
mu.•'■rnux de premier ordre, ont des actions tout à fait remarquables
(tan un ne saurait se passer. Pour le reste, le soleil, la pluie, l’air,
le • remplissent leur rôle naturel.
'•s besoins des Algues ne sont, d’une manière générale, pas
dill nts de ceux des phanérogames. On a constaté dès le début de
l'ex cimentation en liquides nutritifs, que les milieux favorables
n ux : éanles supérieures étaient contaminées par des Ghlorophycées,
par des Diatomées. C’est donc que les liquides nutritifs généraux,
b'L ue ceux de Colin, de Sachs, de Knop, etc., offrent des conditions
hiv' Ifies aux développements de ces organismes. Les liquides
nul : fs pour les Algues sont dérivés directement de ceux qui furent
ulili- - pour les Phanérogames.
i i méthode analytique a permis aux savants du 19' siècle de
fixe: les éléments constitutifs de la matière vivante. Il était tout
natui.-l de tenter leur synthèse et de reconstituer'cette matière vi-
van On sait le succès qu’eut la théorie minérale de Liebio et les
l 11 '"- - qui ert résultèrent pour l’humanité.
é peu près simultanément se crée une nouvelle science, la bac-
Source : MNHN, Paris
260
It. KUFFÈRATIt
iériologie. Sous l’impulsion de Pasteur, des méthodes originales
servent à propager les microbes, à rechercher leurs propriétés , a-
thogènes et aulres. Leur culture se développe suivant des méthodes
d’isolement qui facilitèrent l’élude des Bactéries, des Levures et
Champignons. Koch et Hansen firent connaître des techniques prop es
et nouvelles.
Les Algues présentent une certaine ressemblance avec les mi¬
crobes. 11 n’est pas étonnant que les bactériologistes songèrent à les
cultiver. Les premiers savants, Beijerinck, Miquel, Chodat qui ré as¬
sirent des cultures pures d’Algues furent tous des bactériologi
Plus récemment, on s’est mis à l’élude des protozoaires. Ce ni
encore des bactériologistes qui abordèrent cette question. On r n-
mença pas isoler les protozoaires pathogènes : des Trypannsoi
des Amibes, on finit par élever toutes sortes de protozoaires : !rs
Rhizopodes, des Ciliés, des Flagellâtes.
En fait, la cultude des Algues a le plus profité de la discipline
bactériologique. Elle n’est vraiment possible que dans les laborah ns
outillés pour stériliser convenablement les milieux ; tout le mah ici
à utiliser est à peu près le même que celui qui sert l’élude les
microbes. Aussi 11 ’est-il pas étonnant que le côté physiologie bota¬
nique ait été quelque peu délaissé à propos des cultures d’Algues.
Incontestablement, l’élude des cultures d’Algues, leur nutri >n
sont du domaine de la physiologie botanique. Pour ces organi-
les échanges de matière se présentent dans des conditions par! li¬
bères très favorables à l’étude. Les Algues sont des organismes
simples : généralement unicellulaircs, vivant dans l'eau ou en
milieu humide, sans tissus de conduction semblables à ceux qui
véhiculent la sève chez les Phanérogames. Simplicité cellul k.
croissance rapide, sensibilité réactionnelle parfaite, sont des éléments
qui attirent l’attention du physiologiste. De plus, la forme si gracieuse
et si caractéristique des Algues, leur cycle de vie curieux, parfois
compliqué, viennent augmenter l’intérêt des cultures et se prêtent
à des recherches physiologiques ou cytologiques passionnantes
Dans aucun des nombreux travaux relatifs aux cultures d’Algues
nous n’avons trouvé l’exposé de la question physiologique en raprorl
avec les questions générales de nutrition et d’échange des matines,
Il est possible que les auteurs qui se sont occupés des cultures
d’Algues n’aient pas cru devoir revenir sur des notions qui forment
le bagage de tout physiologiste botaniste. Les liquides de culture
LA CULTURE DES ALGUES
261
fondamentaux datent de plus d’un demi-siècle. On s’est aperçu, de
nombreuses modifications en témoignent, que ces milieux, bien qu’ils
soient dits complets ne se prêtent pas à toutes les cultures et qu'il
n’y a pas comme, l’écrivait Mjazé (1919) de solution « omnibus » se
prêtant indifféremment à la culture de toutes les espèces végétales.
I,;i physiologie, l’étude des échanges de matière se sont profondément
modifiées. La base même sur, laquelle est fondée la théorie des
solutions minérales est changée, non dans ses grandes lignes, il
faut le dire, mais par suite d'un perfectionnement des méthodes de
do -âge chimique. 11 suffit de constater que ce n’est que tout récem-
m ut que l’on est parvenu à doser directement le sodiumi G. Bertrand
et ;cs collaborateurs, en 1027 et 1028, ont étudié de près la question.
A.lire fois le sodium se dosait par différence ; actuellement on l’ap-
p: Vie par la méthode de Streng-Banciietière, ainsi que le montrent
Bertrand et Peritzeanu (1027 e). N'en est-il pas de même pour
d’outrés éléments tels que le zinc, le nickel, le cobalt, etc., décelé à
de; doses infinitésimables par Bertrand et scs élèves ? Des éléments
'P avaient été négligés : le manganèse, le silicium, l’aluminium, le
Il r, le bore, l’iode, etc., jouent d’après MkzÉ (1914, 1919, 1927) un
i qu’on ne peut plus passer sous silence et dont ne se doutent
n ne pas les physiologistes de la première heure.
Dans de telles conditions, il n’est pas inutile de reprendre la
'l'a -lion de l’échange des matières et de passer en revue les idées
i 'lies introduites dans la science physiologique. Elles permettront
i' 1 linement de résoudre des questions que nos devanciers n’avaient
l'U entrevoir. Nous pensons qu’elles serviront à ceux qui les appli-
qlieront à la question assez limitée mais combien attachante de la
culture des Algues.
OSCEPTION CLASSIQUE SUR L’ECHANGE DE MATIERE
Lotte conception est celle des traités de physiologie et de botanique
r" Vraie. On la Irouve dans Pfeffer (1900), Strasburger (1900, ©le.),
I’-'.-ladine (1902) Vines (1898) et plus récemment dans Chodat (1907,
cl' 1 ) et Jean Massart (1921-1928).
il n’entre pas dans nos intentions de répéter ici des notions qui
<l" ; 'ut être familières à tout botaniste s’intéressant à la physiologie,
ui île refaire un exposé que d’autres ont fait magistralement. 11
Source : MNHN, Paris
262
II. KUt’FERATII
nous suffira de rappeler ce cpii est nécessaire et utile au problème
de la culture des Algues que nous envisageons ici. Nous nous occu¬
perons plus spécialement des éléments biogéniques et réserverons
la question de l'assimilation des substances organiques sur laquelle
nous avons déjà donné de nombreuses indications (1913).
On trouvera dans Pfeffer (1900, p. 411 à 420) un exposé su les
élémenls des cendres dans les plantes. Cet exposé est intéressant,
car il rend compte des idées qui servirent à constituer les milieux
nutritifs classiques. Parmi les élémenls minéraux nécessaires à une
végétation normale, en plus de C, II, O, N il faut compter
K, Mg, P, S, Fe.
Les autres éléments minéraux de la nature ne sont pas nécess. ires
à la vie et aucun d’eux ne peut remplacer les précédents.
Les liquides nutritifs ne renferment que les élémenls né'cèssoires
qui doivent être offerts aux végétaux sous une forme assimil lilo.
Les acides et alcalis libres étant nuisibles, la combinaison util* les
élémenls nécessaires ne peut être fournie que sous la forme de - 1-:
dans Ceux-ci le K, Mg et Me forment la partie basique, X, P el 1 1rs
radicaux d’acides. C’est pour cela que les milieux renfermen! 1rs
phosphates, des sulfates et des nitrates.
Suivant que l’on utilise des phosphates tri-, bi- ou monobasiques
on obtient des solutions à réaction alcaline, neutre ou acide. L’expé¬
rience a montré que la réaction acide est favorable aux Phané: 'ga¬
ines, les racines étant protégées contre la lumière. D’après beaucoup
d’auteurs, les Algues préfèrent une réaction alcaline, qui est d’ail,,iirs
nuisible aux plantes supérieures. Ce n’est pourtant pas une 'glf
absolue. Par la culture, les liquides nourriciers s’appauvrissent en
sels, se modifient dans leur constitution el leur réaction. Pour in iin-
tenir une réaction acide, l’addition de chlorures s’est révélée favor d>lc;
c’est pourquoi certains auteurs ajoutent soit du chlorure de polas ium,
soit du sel ordinaire en petite quantité.
La discussion des principes physiologiques de la nutrition vé¬
gétale nous amène donc à la conception générale exprimée par les
formules de Vines, que nous avons données précédemmcnl voir
p. 216). On remarquera que dans ces milieux nourriciers, de même
que dans ceux de Knop, de Sachs, elc., le calcium bien que considéré
comme élément accessoire, est introduit en proportions assez fortes.
En effet, si on refuse à la chaux un rôle protoplasmique, ce qui
Source : MNHN, Pari
LA CULTURE DES ALGUES
263
[discutable, il est certain qu’elle constitue pour les membranes un
élément de solidification par son union avec les perlâtes, la cellulose.
Tels sont en quelques mots les principes qui ont guidé les phy-
pjjogistes dans la confection de leurs milieux nutritifs. Une de leur
préoccupations fut de présenter les sels nutritifs sous une forme
directement soluble, c'est-à-dire apte à une assimilation directe.
L’introduction de la chaux dans les mélanges de sels amène des
insolubilisations. 11 se forme en effet des phosphates de chaux, qui
à In térilisalion prennent la forme Iricalcique, du sulfate de calcium
peu Mluble. Le fer également donne des composés insolubles. Dans,
les b ilieux à réaction acide ces inconvénients sont moindres que
dan ceux à réaction alcaline. Aussi trouve-t-on dans les traités des
indi ions très détaillées sur la confection aes milieux liquides.
Ces urtications paraissent puériles aux lecteurs superficiels mais
elle ont parfaitement justifiées. L'n procédé à recommander est
d’aj uIct les quantités de sels nutritifs dans l’ordre suivant : d’abord
les !s solubles ne réagissant pas par précipitation entre eux, dilués
à I; 'ose convenable ; ensuite, ajouter les sels de chaux et de fer
eu tant le liquide de façon continuelle. L’addition de phosphate
trie que se fait sous forme de poudre excessivement fine. Lorsqu’on
om] ie ce sel il faut agiter de temps en temps les cultures pour le
mel! c en suspension et permettre aux racines d’entrer en contact
y a enfin une question à laquelle il faut faire attention, c'est
celle de la concentration saline totale. Pour les plantes supérieures
un ; d aller jusqu’à 2.5 pour cent en poids de sels solubles, mais il
est i o d'éviler ces fortes doses et de s’en tenir à 1 et 2 p. 100 de
sels. »n sait qu’il existe une concentration optimale pour chaque
("r sine. C'est celle que l’on choisira soit en suivant les indications
des périmenlateurs antérieurs, soit en la déterminant par des
casii préliminaires. Pour les Algues les concentrations des liquides
nuti fs ont été abaissés petit à petit ; beaucoup d’auteurs ne dépas¬
ser; pas 1 p. 100 et préfèrent des doses de 0.5 p. 100. Dans certains
cas es doses moindres se sont montrées profitables aux cultures et
la centration totale en sels ne dépasse pas 0.5 à 1 p. 1000.
Beaucoup d’auteurs modernes préfèrent de pareilles concentrations.
Lest dans le cadre physiologique que nous venons de tracer que
s'eai i 'veloppée la question des cultures d’AIgues en milieux liquides.
Les solutions nutritives ont été additionnées de substances variées
Source : MNHN. Paris
264
H. KUFFERATH
inorganiques ou organiques, soit à doses infinitésimales, soit en doses
massives, de manière à déterminer leur action toxique, osmotique
ou simplement nutritive.
Une question qui préoccupe beaucoup le monde savant est celle
de la nutrition azotée. Aux nitrates, on .substitua des composé am¬
moniacaux ou des composés organiques parmi lesquels la peplone,
chère aux bactériologistes, ligure au premier plan, avec l’aspar ginr.
11 suffit de rappeler à ce sujet les recherches variées de Lirrz '18*
à 1905) avec les substances azotées les plus diverses pour démontrer
les ressources expérimentales de cette mélhode. 11 est inutile d’o,piller
que toute la série des sucres, des acides gras, etc., lui largemon mis
à contribution. Malheureusement, un grand nombre des reche rches
sur ces sujets fut faite dans des conditions de pureté insul i-anlr
des cultures. Ce qui leur enlève toute valeur et explique sou\ ni la
raison de constatations contradictoires sur l’assimilation de-' -uti¬
lances.
N’est-il pas regrettable de constaler que des travaux, cou niéréî
par d’aucuns, comme fondamentaux pour la physiologie algo! gique
ont été faits avec du matériel impur, pour ne pas dire affreu -ment
souillé ? Tels sont ceux de Klebs, de Moliscu, de Benecke. i l'un
doit être reconnaissant à ces auteurs d'avoir indiqué une voie expé¬
rimentale intéressante, on ne peut pourtant pas toujours leur nccor-
der pleine confiance.
Massart (1921, p. A) donne une mise au point récente des é! menti
utilisés par les êtres vivants. Il indique comme éléments biogé niques
qui font partie de tout- protoplasme, ceux cités ci-devant sauf ’i- te
A côté de ceux-ci, les éléments qui font partie de beaucoup Mo¬
nismes sont Na, Si, Cl, Ca, Mn et Fe. Ils sont rangés suive I leur
poids atomique. En plus on rencontre exceptionnellement i l, M
Ca Br, Sr, I.
Massart fait remarquer la légèreté atomique des élément- là"?-”
niques qui ont l’avantage de former des combinaisons plus - 'lubie
dans l’eau que les atomes lourds. Or les échanges chimique- qui
passent entre l’organisme'et sur un lieu, tant pour son alimeutoli»
que pour l'élimination des résidus, exige naturellement que 1®
substances soient dissoutes.
Si nous abandonnons le terrain de la physiologie générale note
examinons quelles sont les données analytiques relatives à l'anale*
des Algues, nous restons confondus.
LA CULTURE UES ALGUES
265
Chodat (1907) donne page 21 l'analyse des cendres de Fucus
]'i sirulosus, F. nodosus, F. serrQlus ''1 Laminaria. Algues brunes
marines.
F. vcsiculosus F. nodosus F. serralus Laminaria
K 3 O . 15.29
N.r O. 24.54
Ca O . 9.78
Mg O. 7.16
Fe O . 0.33
P 3 Û s . 1.36
SO=. 28.16
Si O 3 . 1.35
Cl . 15.24
I . 0.31
Total. 103.46
10.07 4.51
26.59 31.37
12.80 16.36
10.93 11.66
0.29 0.34
1.52 4.40
26.69 21.06
1.20 0.43
12.24 11.39
0.46 1.13
102.70 102.65
22.40
24.09
11.86
7.44
0.02
2.56
13.26
1.36
17.23
3.08
103.90
Les totaux ne correspondant pas à 100 de cendres, il est possible
’ cela provienne de ce que les éléments, sauf Cl et S, ont été
■ primés sous forme oxygénée. Quoiqu’il en soit Celle analyse donne
proportion d’éléments dans les cendres. On notera les quantités
portantes de Cl et de soude (dosée par différence?) atteignent
■ aviron 40 pour cent de la fotalilé des sels.
Il y a d’ailleurs, selon Lapicque (1919), des variations saisonnières
< composition chimique des Algues marines, un balancement entre
sels solubles des cendres et la teneur en hydrates de carbone
- ubles chez Laminaria dont la teneur en substance riche passe de
'16 (en mars) à 24-25 p. 100 en été. Les cendres solubles sont
, sque deux fois plus abondanls en mars qu’en été. Inversement les
i drates de carbone presque absents au printemps sont près de 30
s plus abondanls au cours de l’été. De telles variations sont à
1er et montrent toute la complexité de la question. Certainement,
"n aurait une idée plus exacte des phénomènes, si l’on pouvait faire
î dosages au cours des diverses saisons. Les éléments des cendres
d-ils les mêmes en hiver qu'en été, leurs proportions varient-elles ?
Quelques analyses d’Algues sont données par Steuer (1910). Voici
par exemple quelques analyses :
266
H. KUFFERATH
Fleur Peridiniens Diatomées
d'eau douce surtout
Ceratium Iripos Chaetoo os
Cendres . 5.2 p. 100 5.0 60 à Ci
Graisses . 1.3 1.3 à 1.5 2.5
Matières azotées. 13.0 13 10 à 11.5
Extractifs non azotés.. 39.0 — —
Cellulose. 41.5 — —
Hydrates G (surtout do
la chitine). — 80.5 à 80.7 21.5
Chez les Diatomées on trouve de 50 à 58.5 p. 100 de Si 0 ! dan- -
tendres.
Steuer qui donne également des exemples d’analyses dV, \
douces et marines (p. 22 à 30) signale des eaux marines en raali s
organiques solubles, ces matières seraient directement assimilées
par les Algues et Protistes marins. 1.1 ajoute d’ailleurs qu’il su -'fit
d’ajouter une infusion de paille, cuite et filtrée, pour mainte ir
normalement en vie des Daphnies.
Plus récemment Cornec (1910) donne une liste qualitative
éléments trouvés dans les cendres des plantes marines. A ceux qui
ont déjà été signalés : Ag, As, Co, Cu, Mn, Ni, Pb, Zn, Bi, Sn, 'ti,
Mo et Au, l’aüteur ajoute Sb, Ge, Gl, Ti, Tu, Va. Mais ces élém -
sont-ils assimilics ou simplement absorbés par les tissus? On non
sait encore rien.
Denis (1925-1926, p. 92) signale, d’après Tassily et Leroide, 1m
présence d’As dans des proportions de 0.010 à 0.070 pour 100 dans
les Algues marines. 11 insiste sur 'es remarques de Sauvagean (1918)
sur la nécessité de ne soumettre à l’analyse que des Algues mari >es
propres, débarrassées de leurs épiphyles et récoltées sur pi 1
11 y a aussi lieu de s’assurer de l’identité exacte des Alger - à
analyser.
Bertrand et Peritzeanu (1927 a, b, c) ont dosé directement le
sodium et le potassium dans des Algues marines, ils ont trouvé :
LA CULTURE DES ALGUES
267
Sodium 1 Potassium
p. ioo p. ioo p. ioo p. ioo p. îoo p. ^too Ra P-^
fraichc scche cendre • fraiche sèche cendres ^ ^| a
17 ;: lactuca L. 0.0062 0.0315 0.154 0.065 0-329 1.607'' 10.45
Rho.ijwenia palmata L. 0.0054 0.0372 0.485 0.420 2.902 37.784 78.0
Ltminaria sacchorina L. 0.0441 0.5757 3-264 -0.281 3.670 20.804 6-37
/’W 'nf ccnaliculata D. et Th. 0.364.4 1.5183 8.221 0.533 2-223 12.034 1-46
PHANEROGAME
Zosn-ra Maritime L. 0.5471 3.5070 16-782 0.633 4.059 i 9 - 4 z 3 * - «5
1 liges feuillues)
En conclusion, Bertrand et Peritzeanu considèrent le sodium
cm no un élément constitutif des cendres. Pour les Algues marines,
le- ,\ages opérés à l’eau distillée ont pu modifier les quantités des
sel alcalins, aussi, d’après Bertrand, y a-t-il lieu de reprendre ces
nne -es. Le rapport K/Na qui varie de 3 à 1Q40 chez les végétaux
psi "ompris souvent pour les plantes terrestres entre 100 et 1040.
h. ut d’après les analyses ci-dessus qu’il est généralement fort
iu "leur à 100 chez les Algues marines. On comparera cette analyse
avi elle donnée par Chodat.
rtrand et Silberstëin (4927) ont dosé le soufre dans la terre
par des méthodes perfectionnées. On ne les a pas encore appliquées
à 1 :1 de des Algues. D'autre part Bertrand el Nakamuha (1927) ont
li'u é des notables quantités de Ni et Go chez les souris, leurs mé-
llir. - de dosage devraient être appliquées aux Algues. Plus récem-
m< lu Baryum et Sr ont été dosés par Bertrand et Silberstein
I' 1 • .1 à d), il 11 e serait pas étonnant qu'on 11 e les trouvât pas dans
les gétaux. L’importance du zinc pour les végétaux ne fait plus
de -de après les remarques de Bertrand cl Benzqn (1928).
.1 comprend que les chimistes se soient adressés aux grandes
AL - marines assez faciles à obtenir dans un état convenable
p" l’analyse. 11 11 ’en est pas de même quand il s’agit d’Algues
un. copiques ou simplement filamenteuses, que l’on ne peut
-'T cr des parasites et autres organismes: Il y a d’ailleurs une grande
difJvulté, c’est d'obtenir des quantités suffisantes de matériel pour
les -nalyses. Tout au plus pourrait-on réussir avec des espèces
foi'!, nt des thalles charnus ou de grandes formes aquatiques telles
due Lemanea, Bangia, llydrurus, Vauchcria, Prasiola, certaines
( - V: .phycées, Nosloc.
Source : MNHN, Paris
II. KUFFERATH
Fritsch (1922 a, 'b), Pritsch et Haines (1923) ont déterminé pour
quelques Algues terrestres les teneurs en humidité à l’état naturel
et après dessication. Mais nous n’avons guère trouvé, au cour de
nos lectureâ, d'analyses d’Algues d'eau douce. Ce qu’en donne St i eh
(1910) est peu de chose. Il est à espérer que, grâce à l’emploi des
microdosages chimiques, on pourra combler celte lacune et avoir
une base permettant d’établir, d’une façon plus circonstancié ■ n|
moins empirique qu'acluellement, la composition des liquides nu¬
tritifs. Il est vrai que l'on pourrait, peut-êter opérer comme le lit
Pasteur pour assurer l’alimentation des Levures en leur fourni saut
comme élément minéral celui des cendres de ces mêmes Levures.
Mais ce qui est possible pour les Levures devient bien difficile pour
les Algues, à cause de la grande quantité d’Algues qu’il fai: Irait
réunir pour obtenir quelques grammes de cendres.
Il y a pourtant une solution temporaire, c’est de cultiver les
Algues dans les eaux où elles vivent normalement. Enpiriqueme i
procédé peut être utile. Il est en effet reconnu par l’expérience que
les eaux naturelles constituent des milieux excellents de eu uiv.
Malheureusemnl ces liquides, d'ailleurs peu concentrés, s’appauvris¬
sent très rapidement. En quelques jours, les cultures, qui semblaient
prospérer, meurent. On pourrait utiliser la très heureuse idée de
Miquel (1890) de minéraliser les eaux naturelles. On a, juaju’ii
présent, rien tenté dans cet ordre d’idées.
Une chose remarquable, c’est de constater la puissance d'accu¬
mulation d’éléments que possèdent les Algues. Citons pour n'eu
donner qu'un exemple celui des Diatomées qui se constitueni une
carapace siliceuse. Pour les Algues marines, on a souvent signal 1 ’
la forte accumulation de l’iode que l'on ne trouve pourtant qu’à l’étal
de traces infimes dans l'eau de mer. C'est là un cas classique, sur
lequel les récentes éludes de Danoeard (1928 a, r) attirent à nouw'aii
l’attention.
Il y a lieu de noter, comme le fait remarquer Miquel ■ S90).
que les conditions naturelles ne sont pas toujours les plus favorables
pour les Diatomées puisque, par des artifices de culture, on arrive
à les multiplier abondamment.
Pour se rendre compte de l’influence du milieu, il est vraiment
nécessaire de le connaître. Dans cet ordre d’idées on ignore encore
beaucoup de choses ; bien souvent les savants, qui étudient 1»
Algues dans la nature, donnent des listes d’Algues incomplètes c
tiA CÜLTURË DES ALGUES
269
omel tent fréquemment de donner des indications sur les caractères
des milieux nature géologique des terrains, analyse des eaux,
plaides associées ; la situation précise des récoltes n’est pas toujours
fournie : cela permettrait au moins à d’aulres chercheurs de repren¬
dre les travaux de leurs devanciers et de les compléter suivant les
progrès de la science.
1/étude de la nalurc est la source toujours nouvelle de nos
recherches. Le tout est de pouvoir l’interroger. Nous possédons pour
cela des moyens variés dépendant de la chimie, de la physique, de
la ; hysico-chimie, sans compter les techniques biologiques. Cet
arsenal d’étude augmente .chaque jour et à chaque pas nouveau
de us grands horizons s’entr’ouvrent. C’est par ces méthodes que
l'on parviendra à mieux connaître le milieu dans ses caracté¬
ristiques.
lue connaissons-nous de la composition des eaux naturelles ?
Scu i’edex (1010 ) a donné dans une élude modèle des analyses d’eaux
et terres des principales stations étudiées au littoral belge. Ces
ren ignements sont précieux et pleins d’enseignement pour l’étude
de ilore de celle région. Moore et Carter (1023) mettant à profit de
Ion.s investigations sur les eaux des lacs américains ont pu donner
un bassement des Algues suivant l’alcalinité des eaux. Voici un
l'elr ' que nous avons fait, d’aurès ces auteurs, pour les grands
groi nés d’espèces planctoniques trouvées :
eai
dans les
dans les eaux douces
ix alcalines (freshwater !)
communes
dans toutes
les eaux
Cyeuophycées .
29 espèces
18 espèces
14 espèces
Cor. uguées, etc ...
1
10
8
Volvoeacées.
2
1
1
Proti.caecales, Ulolhricales.
13
29
17
Characées _
16
49
27
hes eaux alcalines ne présenteraient pas de fleurs d’eau.
: 'ii connait le succès qu'eurent les distinctions laites par Koi.k-
"'■i 1008) pour le classement des eaux. Nakano (1917) reprend ces
notions et propose, au lieu 1 des mots assez barbares et vilains de
P°ly. méso et oligosaprobe, ceux d’oligotrophes, mésotrophes L et B
Source : MNHN, Paris
270
II. KUFFKRATli
el polytroplies caractérisant les organismes pouvant vivre dans des
doses variées de glucose, correspondant aux degrés d'impuretés les
eaux naturelles suivant les distinctions de Kolkwitz et M'ars -w
Un procédé plus chimique d’appréciation des matières orga¬
niques des eaux, de leur souillure est celui du titrage par le ] er-
manganalc de potasse. Ce même procédé a été utilisé par Ti i-au
(1923) pour apprécier la quantité d’Algues dans les cultures en li¬
quide Detmer de diverses concentrations .
Nous donnerons plus loin quelques indications relatives au pH
des eaux et des terres en rapport avec la flore algologique. Pou; ce
qui est des conditions physiques (température, lumière, données
météorologiques, pression osmalique, mouvement des eaux, etc. un
possède de nombreuses indications ; la littérature récente en -l
donnée par Denis (1925-1920, p. 88).
L’élude du milieu peut encore être faite à un autre poin! «le
vue, venant compléter les examens chimiques, physiques, etc. ; Ysl
celui de la sociologie végétale, l’association des Algues el des pla les
macroscopiques, dans Allorgé (1924 à 1920), dans Ai.lorge et I \i-
(1927) celle question est amplement développée avec une abondante
bibliographie. Spécialement dans les tourbières, ces associations,
où elles d’ailleurs extrêmement caractérisées, sont intéressa les.
C’est ainsi que dans le « Caricetum filiformis » on trouve de nom¬
breuses Algues, surtout des Dcsmidiécs. Le Sphagnelum prés nie
une flore différente et typique.
En Suisse, Messikommer (1927) a longuement étudié les a--"-
ciations algologiques de tourbières. 11 distingue par exemple le
Diatomelum, le Fragilarito Crotonensis-Asterionellelum gracillirnac,
le Closlerieto lineati-Pinnularietum Stenopterae, le Micrastc; iele
truncatae-Frustulielum saxonicae, l'Eunolietum exiguae.
11 est clair qu’il y a plus d’intérêt pour la sociologie botanique
de connaître la liste complète des Algues d'une station que de savoir
qu’en telle ou telle localité, on a trouvé un organisme curieux ou rare.
C’est dans cet ordre d'idées que nous avons décrit la flore du Luxem¬
bourg (1914 a, b, c, d). Les spécialistes pourront facilement d’après
nos listes caractériser les diverses stations que nou§ avons étudiées,
Ajoutons que nous pensons qu’à l’avenir, les perfectionnements de=
milieux de culture pour Algues permettront de faire, outre le relevé
purement descriptif des organismes d'une eau, une véritable analyse
biologique par isolement et culture des espèces peuplant une eau
Source : MNHN, Paris
La culture des algues
271
donnée. Ce n’est pas là une chose impossible et il n’cst point douteux
que les éléments d’études que l'on pourra ainsi récolter seront
autrement utiles et intéressants que ceux que l’on possède actuelle¬
ment. De telles recherches sont tout indiquées dans les stations bio¬
logiques.
ETUDE DE QUELQUES FACTEURS NOUVEAUX
! { 1,1 AT ETRE UTILISES POUR LA CULTURE DES ALGUES
Nous venons de passer en revue les idées qui ont prévalu jus-
<1 ; i dans l’étude des milieux liquides pour cultures d’Algues. Leur
• r 'i : 'ii'-ation à l'isolement des Algues n’a pas toujours correspondu au
I mil qu’elles ont occasionné. La technique des cultures est en effet
»"'im cl difficile. En fait, si l’on élimine tous les résultats douteux,
I rultures unîagales, el que l’on ne considère que les cultures
I -, on trouvera que le champ d’investigation n’est pas très grand
«' u arativement au nombre d’Algues unicellulaires connues
Parmi les Algues obtenues en culture pure par divers chercheurs,
h - Irouvons surtout les genres Chlorclla, Palmrtlococcus. Hormi-
' n. Slichococcus, Scenedesmus, < hlnniydornnnas, Chlorococcus,
1 lococcus, tous avec de nombreuses espèces isolées purement. En
rs de ces Chlorophycées, on a obtenu isolément des espèces
a 'essantes : Porphyriâium cntcnlurn Kukferath 1912, 1920) par-
" les Algues rouges, Nilsschia put rida. .V. Palla et Navicula minus-
n r RichteR 1903), Botnjdiopsis minor, llrterococcus viridis, Tri-
lircu'ma, Monôdus, DictyocOccus, des gonidies de lichens et nolam-
1 al Coccnmyxa (Cuodat, 1913), de rares Hètérokontes, probablement
de-' Conjuguées (Gzurda).
On le voit, la liste des genres cultivés purement est très courte.
| | certains genres, on ne connaît à l’état d’isolement pur qu’une
" 'ieux espèces. Ge n’est que dans les genres Chlorella, Hormidium,
Stirhococçus Scencdcsmus el Chlamydomonas que l’on en compte
un grand nombre.
Que conclure de ceci ? D’abord que les divers chercheurs ont
‘•''àé les espèces les plus robustes, celles qui étaient les moins difficiles
pour leur alimentation, celles que l’on trouve partout. Une autre raison
des échecs résjde dans la constitution des milieux et l’on comprend
272
H. KUFFERATlt
jusqu'à un certain point la remarque de PaSOHer (1027, p. 70) quô
les divers milieux nutritifs sont à peu près égaux entre eux pour a
croissance des Algues. On ne devrait pourtant pas en tirer qu'il ■ t
indifférent d'employer l’un ou l’autre liquide nutritif ou que l'on
puisse se borner à n’en utiliser qu’un sel. A contraire, il est de toute
nécessité, et Miquel (1800-1892) insistait déjà sur ce point, de s'ef¬
forcer de modifier de toutes façons les conditions culturales. On
trouvera dans ses travaux, parus dans les Annales de Micrograpl r
(1892) de nombreuses expériences.
Nous avons ensemencé comparativement avec une même séiie
d’Algues en culture pure differents milieux classiques: gélose io
Beijerinck, avec et sans fer, gélose de Delmor au 1/3, avec et s;; >
glucose à 1 p. 100 et nos milieux acide et calcique. La comparai- n
qui n’a jamais été faite à notre connaissance est suggestive et mon Ve
qu’en réalité les Algues les plus communes réagissent de façon as z
variée. 11 en ressort à toute évidence, que l’emploi de divers milieux
s’impose nmjr distinguer les races ou variétés d’espèces considérées
comme très voisines et qu’il y aura avantage à multiplier les milieux.
On sait déjà que Chodat et ses élèves ont pu. caractériser un l u
nombre d’espèces rien que par les cultures en Detmer agarisé cl n
gélatine (colonies géantes). A ces milieux essentiels, il faut en adjoin¬
dre d’autres pour arriver comme cela se fait en bactériologie à car. -
lériser une espèce autant par ses cultures que par ses caraclè -
cytologiques.
Indépendamment des cultures sur milieux gélifiés, on obliei I,
comme nous l’avons dit, certains caractères par cnsemenceni il
d'Algues en solutions minérales avec ou sans addition de sucres ou
de corps organiques. La fermentation de dépôt, sa coloration, -
caractères, un trouble passager, la formation de voile et d'anneaux
peuvent donner des indications intéressantes de la même valeur que
ceux obtenus en bactériologie par culture en bouillon de viande,
peplonc, lait, milieux synthétiques, etc...
Il y a donc lieu de considérer les formules de liquides nutritifs,
dont nous avons donné une longue liste, comme des milieux perfec¬
tibles. Naturellement, comme le faisait très justement ressortir
Pringsheim (1926), dans l’établissement des essais, on étudiera d'af ’d
les conditions de milieu où vivent naturellement les Algues. D’après
ce que nous avons déjà dit, cette élude n'a pas été poussée aussi loin
qu'on eût pu le souhaiter. D’ailleurs dans ce domaine, il s’agit bien
La cüLturë des algues 2)3
plus de cas d’espèce et chaque station naturelle devrait être analysée
avec soin pour en dégager les caractéristiques. Ces remarques mon¬
trent la difficulté du problème. L’initiative, le flair du chercheur
doivent souvent servir de guide.
En plus de ces éléments, on pourra mettre à profit une série de
Recherches nouvelles et de constatation récentes sur lesquelles nous
allons maintenant donner quelques renseignements.
Eléments non biogéniques, considérés comme secondaires ou
wes. — Dans la nature, les Algues se trouvent en présence de
milieux tout différents de ceux qu’on leur offre en culture. Si l’on
__ y rencontre les cléments.des liquides dits complets, ils sont rarement
I à la concentration des milieux de laboratoire. Ne tenant pas compte
de chlorure de sodium, on trouve que les eaux naturelles sont très
peu riches en principes, disons pour fixer les idées 0,1 à 0,5 de
granimc.de résidu total par litre, et parfois moins ; certains éléments
110 sont qu'à la dose du milligramme par litre.
l'.ir contre, dans la nature, nous assistons à un renouvellement
perpétuel et continu des solutions nourricières naturelles.
J ivers auteurs ont insisté sur l’utilité de renouveler les liquides
nulrilil '* ! ainsi Miquel (1800-92), Collison et Coxn (1025) remplacent
deux fois par jour les milieux pour la culture de blé à partir de
doux grains. Il est vrai que cette pratique sert ù éviter l'infection des
Mais on conçoit qu’elle demande beaucoup de soins et de
manipulations.
A iliaque instant, dans les milieux naturels, dés traces de sel
;ont “ 'a disposition des plantes. Or, c'est là une condition idéale
l'Mir I assimilation. Nous avons montré (1920 c) qu'en culture, plus
substance (telle que du sucre) se trouve diluée et plus complè-
Iwient clic est utilisée par les Algues.
Amsi Cklorella luleo-vitidis cultivée en présence de saccharose'
! "" ni si l’on rapporte la quantité d'Algues (en substance sèche)
produite à 100 grammes
sucre :
4fi grammes d’Algues sèches du
19.87 _ _ _
10-.14 — _
3.51 — ' _ __
s une solution à 0.4 p. 100
à 10. —
à 30. —
lait est général, il montre bien, que plus une substance
Alqoloqique, 1028.
274
II. KUFFERATIÎ
nutrilive est diluée, mieux elle est utilisée. La dilution extrême
des liquides naturels est donc un clément qui favorise l'absorption
des sels.
Cela ressort très bien du travail de Frouin et Guiu-aumie (1928),
Ces auteurs disent que pour le Bacille tuberculeux en milieu synthé¬
tique, le rendement augmente avec la concentration minérale. Gela
résulte de leurs chiffres ; mais si l’on rapporte la quantité de Bacilles
produits dans une de leurs premières expériences, où ils augmen¬
taient les doses de phosphate, non à la quantité de phosphate dans
les milieux mais pour 100 grammes de PO* K’H, on constate que
le meilleur rendement est fourni par les cultures où il y a le moins
de phosphate. Les milieux concentrés sont très peu économiques
pour les organismes et pour les expérimentateurs.
Autre exemple tiré des mêmes auteurs. D’après eux « la quantité
de Bacilles récoltés est d'autant plus grande que le milieu contient
plus de glucose dans les limites indiquées ». En rapportant les ré¬
coltes à 100 gr. de sucre, on a :
Glucose % Récolte Récolte pour 100 gr.
de glucose
0.478
0.904
1.832
4.032
0.194 gr. 40.0 gr.
0.215 23.7
0.387 21.1
0.452 11.2
On le voit, aux faibles concentrations, le glucose provoque des
récoltes quatre fois plus fortes en susbtance sèche qu’à une teneur
sucrée plus élevée. Ge qui est parfaitement d’accord avec les faits;
que nous avions mis en évidence.
Dans la nature a côté des éléments biogéniques, s’en trouvent
d’autres considérés par les physiologistes comme secondaires ou
rares. Ces éléments peuvent être fixés par les organismes.
Desgrez et Meunier (1926) ont trouvé que l’eau de mer au large
renferme 13.5 milligrammes de Sr par litre. Ils ont retrouvé dans
le lest de coquillages jusque 1.42 grames de Sr et notent que cet
élément est surtout fréquent probablement dans les eaux calcaires.
Dans la mer, Sr est très vraisemblablement à l’étal de sulfate. 0»
sait que Bertrand et Silberstein (1928) ont trouvé quantité de Sr
dans la terre.
La culture des algues
275
L'iode, d’après Oltmanns (1905) se trouve dans l'eau de mer à
ia dose de 0.2 milligrammes par litre. Cet iode sc rencontre en
conildliaisons organiques. On en a trouvé de fortes proportions dans
1rs plantes marines et dans quelques Algues d’eau douce : 1.2 mg.
de la substance sèche dans Batrachospcrmum, 2.4 milligr. dans
Vlnthrix et 0.98 miligr. dans Cladophora. Ces analyses indiquent bien
que l’iode est un élément que Von peut retrouver dans les Algues
d’eau douce.
Depuis longtemps Gautier (1899 a) a indiqué que les Algues
d’eau douce renferment en iode 0.25 à 2.4 p. lot) de matière sèche.
Pour les Algues marines Gautier (1809 b) a montré quelle est la
répartition de l’iode minéral et organisé suivant la profondeur de
la mer. Bourget (1899) a trouvé jusque 0.94 mgr. d'iode par kilo¬
gramme Irais de plantes cultivées et signale que l’iode est inégale-
ment absorbé par les végétaux.
iiscHWiTH (1928) a dosé l’iode dans différentes eaux de l’Illinois,
Minnesota, etc. ; par billion, il a trouvé 0.014 à 18 parties d’iode.
I'-h fin signalons les très intéressantes recherches de Dangeard
(192K: sur l’iode et les ioduques des Algues marines. Ce savant est
men arrivé en ces derniers temps à forcer des plantes qui ne pa¬
rai?' lient pas iodophiles typiques à présenter les phénomènes d’é¬
mission d’iode observés pour les Laminaires.
I. aluminium, d’après un travail récent de Von Faber, s’accu¬
mule dans les plantes des solfatares de Java. Mac Collum, Rusk et
Bec :eu (1928) on étudié la présence d’Al chez les végélaux et les
animaux par spectrographie. Déjà en 1901, Devoux a signalé la
fixa : ii par des tissus mous de divers métaux en solutions salines
très diluées. Non seulement, il y a fixation mais il y a des dépla-
ceni"u(3 de métaux, les méiaux lourds et alcalins terreux semblant
plu- fortement fixés que les alcalins. Le cuivre est chassé par le
talc iuni, le potassium, le sodium. Ces phénomènes de déplacement
pur métaux sont parfois réversibles, ainsi Cu, Fe, Co chassent Li ou
K li' - par les membranes. Les concentrations métalliques sont dans
ces -périences de l’ordre du 100.000* au dix millionième. L’obser-
'alinii de réactions fut faite par réactions chimiques, par spectros-
°°P 1 ’■ et étude des raies à la flamme. Rappelons les études récentes
(I’Eppront (1926) sur ce même sujet.
i ixow et Peterson (1927) ont trouvé de 0 à 0.02102 p. 100 de
Mn ' liez les végétaux. On en dose trois fois plus dans les plantes
Source : MNHN, Paris
276
II. IvUFFERATll
à fécule que dans les céréales et les légumes. Les choux renferment
de 0,000.52 à 0,001.59 p. 100 de Mn.
Le pouvoir d’accumulation existe aussi pour Mn chez FaZonia
qui en accumule 8 p. 100 (Voir Oltmanns 1905). On attribue cette
accumulation à un pouvoir électif des plantes vis à vis de certains
éléments.
Hargue (1927) a dosé dans du foin (Poa pfatensis ) quel lues
milligrammes de zinc, du manganèse, du cuivre à l'état de traces,
et met en relation la présence de ces éléments avec l’action cataly-
safrice des métaux dans les combinaisons organiques (enzymes,
vitamines). La même chose existerait pour le nickel et le cubait.
On connaît d’ailleurs les recherches de Bertrand et Bbnzox (1928)
sur la grande importance du zinc chez les végétaux et son abonduuce
relative dans les parties vertes riches en chlorophylle.
Doflein (1923) au cours de ses recherches sur les Chryson i; t-
dines s'intéresse longuement à la silice. La conviction dui savant
protistologisle est que, contrairement à ce que certains auteurs ont
affirmé, le silicium joue, probablement sous forme organique, un
rôle important pour la constitution des carapaces de Chrysomono-
dines. Stern Gurt (1924) ajoute pour la culture d'Acanlhocystis 0.05
p. 100 de silicate de Na ou liquide de Benecke. D’autre part, Düflein
rappelle aussi l’accumulation de Brome par les Algues. Bachkach
et Lefèvre (1928) ont montré qu’en culture, la silice peut disparaître
complètement des frustules de Diatomées qui perdent leur forme
si caractéristique sur gélose et se déforment.
A côté de ces constatations, nous avons toute une série d’expé-
ences des plus instructives sur le rôle des éléments secondaires
ou rares. Nous n’en citerons que quelques-unes. Mïquel (1890-1892 et
1892) fut l’un des premiers à reconnaître l'action favorisante de
certains corps considérés comme rares. Déjà en 1890, il introduit
dans ses solutions minéralisalrices Si, Io, Br. Il fit de plus toute
une série d’expériences sur les doses mortelles de divers corps to¬
xiques.
Ono (1900) évalua, par pesée de récoltes, l’action favorisante de
quelques éléments qui n’ont pas de valeur nutritive. Le sublimé et le
sulfate de cuivre sont nuisibles à toutes doses. Par contre Zn SO',
Ni SO 4 , SO* Pe, SO‘ Go, Na Fl, NO” Li, As O s Iv’ qui sont des poisons
à certaines doses ont une action favorisante sur le développement
des Algues lorsqu’ils sont très fortement dilués. 11 y a un optimum
LA CULTURE DES ALGUES
277
de concentration de ces éléments. Certains sels >S0‘ Zn et Na Fl en¬
travent au moins partiellement la formation de spores.
Voici quelques .chiffres à concentration pour 1000 :
Dose nuisible Dose
(maximum) optimale
Zn S0‘. 0 gr. 010 p. 100 0 gr. 000.3 à 0 gr. 000.6
SO* Fe. — 0.005. à 0.0012
SO* Ni. 0.028 0.000.6
RO'Co. — 0.001.2
■ O" Li. — 0.001.4
Na Fl. 0.042 0.000.3
As O' K s .... — 0.001.
En résumé les doses favorisantes varient entre 0.1 et 5.0 milli¬
grammes par litre. Pour le Bore, d’après Miquel (1802), la dose
maximale est 0.1 gramme par litre, l’&rséniate pour les Diatomées
0.U5 par litre. On consultera pour les indications bibliographiques
lhcii ter (1011).
Mazé (1914) signale parmi les éléments nécessaires au maïs, le
manganèse, Si, Fl et Zn. Au milieu qu’il utilisa antérieurement, il
fui amené, pour obtenir le développement complet du maïs jusqu’à
la formation de graines, à ajouter des doses infimes de sulfate d’Al,
de Borate de Na, de Na Fl et d’iodure de K. L’arséniate de Na s’est
monlré nuisible à la dose de 1 pour 500.000.
' >ici les doses optimales qu’il préconise :
Sulfate d'alumine.
Borate de soude..
Fluorure de soude.
Induré de potasse.
1 p. 100.000
1 p. 250.000
1 p. 500.1X10
1 p. 500.000
soit 0,010 p. 1000
soit 0,004 p. 1000
soit 0,002 p. 1000
soit 0,002 p. 1000
- doses favorisantes
..- --il comparables à celles données par Ono.
1 ' après Mazé .1027) la privation de Mn entraîne pour les plantes
e “ me temps qu'un ralentissement do la croissance l’apparition
é’uno chlorose très nette. Si on pose sur les feuilles chlorotiques une
solulma très étendue de Mn à 1 p. 20.000, on n’observe pas de réac-
•ion. mi contraire, si on y met une goutte de suc de maïs ou même
exsudât nocturne du maïs, on observe, après un jour ou deux
exposition au soleil, une forte production de chlorophylle. Le Mn
278
H. KUFFERATH
est assimilable seulement sous forme de composé organique ; les
solutions purement minérales de ce sel ne peuvent agir que si la
plante a une réserve suffisante de substance organominérale. Il es!
à remarquer que dans certaines conditions expérimentales, une di¬
sette minérale peut être provoquée chez les végétaux. On peut la
combattre par l’apport d’un supplément de l’élément inorganique
approprié. On sait d'ailleurs que G. Bertrand a montré que Mn est
l’élément actif des oxydases et que d'autres éléments jouent h nî|f
de codiastases, ainsi le Ga est la codiastase de la trypsine Ueb-
zenne) et PO 1 O* est le complément de la zymase (IIarden). I.m,
dans ses conclusions, écrit : « 11 n'est pas exagéré de dire que les
« éléments minéraux régissent les fondions de l’organisme. La dé-
« terminalion des éléments minéraux nécessaires à la vie d’oui
« espèce présente donc une importance considérable ». Cette assi¬
milation des éléments minéraux se fait par l’intermédiaire indis¬
pensable de Composés organominéraux, qui jouent, chez les végé¬
taux, un rôle identique à celui des vitamines pour les animaux.
Nous voilà bien loin des solutions nutritives purement minérale-.
Déjà en 1004, Mazé et Perriër avançaient que la théorie minérale
de Liebig est trop absolue. D’après celte théorie, la plante tire tout
son carbone de l'acide carbonique, son azote et ses cendres dp;
substances minérales du sol. Après des recherches longues et ardues,
Mazé (1927) avance que le développement, des microbes en i lilieii
purement minéral additionné d’un aliment ternaire est théoriqu, ment
impossible. Pi l’on n’introduit que quelques germes dans un vélum*
de solution suffisamment grand, le mécanisme des échanges pri coq*
chez ces germes l’élimination de quelques composés organommoraux
dont la perte arrête Dévolution de la culture.
Nous rappelions à ce propos la question du bios de Wf-diers
(1901) qui a fort intrigué les chercheurs. WIldiers avait inonlié q*
si l’on ensemence des traces de Levure en liquide purement minéral
on n’obtient pas de multiplication. Celle-ci devient abondante -i l’w
ajoute au milieu inorganique de Wildiers un peu de bios, c'est-à-
dire des traces d’extrait de Levures. Il y a là un exemple typiqu*
des phénomènes que Mazé a mis en évidence. On peut se demander
s’il n’en est pas de même pour la culture des Algues. En eff< i saut
pour les espèces robustes, il est extrêmement difficile d'obtenir I*
réussite de repiquage de certaines Algues qui se sont développé
en milieux géloses par exemple. Il est possible que le manque dt
Source : MNHN, Paris
LA CULTURE DES ALGUES
279
composés orga'nominéraux soit une des causes des échecs constatés.
L'expérience est tout indiquée pour solutionner ce problème. D’ailleurs
on sait déjà que Miquel (1890-1892) attribuait une grande importance
l'adjonction aux éléments minéraux, destinés à la culture des Dia-
lomivs, de traces infimes do matière organique provenant de la
décoction du son et d’autres débris organiques imputrescibles. C’est
vraisemblablement aussi à la présence des matières organiques que
l'on doit attribuer l’action nettement favorisante qu’exerce l’eau
d'étan«s comparativement à des liquides minéraux purs pour la
ni Hure de Lernna suivant les expérience de Bottomley (1920). Il
suffît de 2 pour 10.000 en matières organiques pour avoir des déve¬
loppements remarquables.
RAiTOmS ENTRE DIVERS ÉLÉMENTS. — MILIEUX BALANCÉS
11 y a déjà longtemps qu’OsTEiuiouT (1907 à 1908) attira l’atten-
lion des physiologistes sur les solutions balancées et le rôle du
sod n pour protéger contre l'action des sels. Le strontium protège
ton l'action toxique des sels magnésiens. L’adjonction d’un peu
de iiirure de Baryum protège contre l’action toxique du NaCl ou
du ' Cl (1 centimètre de sel de Baryum 5/100 M pour 100 cc de
5M ii K) N a Cl ou de KC1). Dans les solutions diluées celle action
est ins nécessaire. Le calcium, considéré comme un élément non
alii- ntaire, joue aussi un rôle protecteur.
ï.riEB (1908) distingue les substances nutritives proprement dites
el ! substances protectrices. C’est ainsi que dans une solution à.
9 D i 10 p. 1000 de NaCl, le mélange de 100 molécules de NaCl avec
2 (h KGl et 2 de CaC? a des propriétés protectrices pour le proto-
]>la ! animal. Loew (1908) note que la solution nutritive de Knop
scr balancée et complète. Nous avons vu que le milieu de Lwoff
( 19:7. de même que celui de Boeck et Drbolow (1925) rentrent dans
la catégorie de milieux balancés protecteurs, parmi lesquels se range
le liquide de Rincjer, appliqué par Spek (1921) à Actinosphærium .
IIansten (1910) étudiant la même question pour les Phanéro¬
games donne pour K/Ca le rapport 19.5 ; K/Mg = 40 ; K/Na = 170 ;
Mg/(’.a = o.Ô à 1.22. La chaux est l’antidote de K et Mg. Celle action
protectrice pour les racines se manifeste pour les sels en solutions
280
H. KUFFERATH
extérieures, la quantité de Ca, etc., se trouvant dans les tissus u’a
pas d’influenee.
Riguter (1911) a donné un court exposé de la question et conclu 1 ,
îY la nécessité d’équilibrer les éléments dans les solutions nutritives;
Ce qui est d'ailleurs plus facile à dire qu’à réaliser.
Dans notre thèse, Kufferath (1913), nous avons signalé l’action
favorable de la chaux pour les cultures d’Algues, action attribuable
à l’action protectrice de cet élément. Jacobsen (1913) expérimente
avec. Ham-atococcus plueiaUs et montre que Cad* qui a une arlioii
toxique à 0,02 p. 100 est néanmoins utile si on lui adjoint Pü'K’H
à. 0,05 p. 100. Jacobsen a fait de nombreuses combinaisons de sels
et trouve expérimentalement que toutes ne sont pas favorables. La
question serait certainement à réétudier.
Pearsall (1923) signale que les Diatomées abondent dan- les
eaux douces relativement riches en nitrates et en silice et dont le
rapport des sels alcalins (K + Na) aux alcalinoterreux (Ca + Mg
est petit, inférieur à 1.5. Les hautes eaux riches en nitrates et silice
sont favorables aux Diatomées.
Topau (1923) applique aux Algues la méthode d'OsTERHOUT f mur
la mesure de l'assimilation photosyn thé tique et établit l’alcalinité des
liquides de culture par évaluation du pH à la pliénolphtaléine. Dans
les mélanges de deux sels la combinaison la plus favorable pour la
photosynthèse est celle de PO'K’H à O.t % + SO‘Na° à (>.'< fi.
Par contre, si l’on ulilisc PO’.WH, on ne constate pas de pi uU
synthèse. D'après Topau 1 1 ou Na uni à P*0* arrête la photosynt im'-'C.
Dans des expériences sur Areva, Philipson (1924) montre que
si on ajoute à un milieu renfermant P.O'KTi, 80‘Mg, Nu , ri
Fo'ül- ou •CaCP et du NaCI, on obtient les meilleurs riVullal*
lorsque 90 Na correspondent à 10 de Ca, l’addition du mélange • ’.atï
.au Na Cl diminue la toxicité de chacun des éléments.
Trabut (1927) indique que SO'Ca est l'antidote de NaCI, MgCl :
et Cb’Nà’p en présence de plâtre la concentration nuisible de-
tolérée par les racines des Phanérogames est accrue dans de fortes
proportions. Cet accroissement de tolérance est de 400 fois pour
80 4 Mg, 80 fois pour MgCl\ 0 fois pour CO* Na 2 , 00 fois pour SO'X»’
• et 10 fois pour Na'Cl.
André et Demoussy (1927) ont montré que le rapport K sur Na
est plus grand pendant les périodes d’activité végétale qu’aux temps
où la végétation se ralentit, ce rapport pour les pousses de l’année
LA CULTURE DES ALGUES
281
est de 18 pour Tamarix, de 13.7 à l’intérieur des betteraves et de
174.5 dans les feuilles de Marronniers d’Inde.
Càrpriau (192G) a étudié l’influence des sels sur le pH des moûts
dans la fabrication de la bière. A 50 cc de moût on ajoute 2 cc de
solution N/10 de A1C1’, -CaCl 0 , CO’Na’, CO’ Nall ou de solution
saturée do SO'Ca et <00*H)* Ca. Les sels d’Al sont acidifiants,
tandis que CaGT, SO'Ca et SO’Mg donnent une légère acidification
s'arrêtant à pH = 5,7.
Si l'on fait des mélanges de sels peu acidifiants, tels que CaCl’
avec des alcalinisants (GO’Na’ ou 80'NaII) l'action alcalinisante
est fort paralysée, c’est-à-dire que le CaCl’ permet de corriger
l'alcalinité due aux carbonates. D’autre part, CaCl’ et S0 4 Mg agissent
dans le moût comme sels tampons contre toute augmentation d’al-
r unité. En résumé CaCl®, 60 4 Mg et SO'Ca favorisent l’acidification
de- moûts et entravent par des actions variées l'action des éléments
alcalins.
Rappelons aussi les très intéressantes expériences de Dalcq (1924)
su. les phénomènes d’activation des œufs d’étoile de mer, dont il
11 montre, la détermination chimique. Pour ces phénomènes, CaCl’
diC Nui jours être présent pour l’entrée en maturation et la dépola-
ri .'11 ion dès. œufs. Mais ce chlorure n’est nullement à lui seul suf-
t 1 l pour provoquer l’activation. Celle-ci dépend tout autant des
1 1 : us associées au Ca. On prépare des solutions isoioniques ou légè-
>(i""ii| hypotoniques à l’eau de mer. Cad’ doit représenter CO à 80
]'■ ,fl|) des sels du mélange (NaCl, K Cl et MgCl’). Toutes les
solution reçoivent 7 cc de CaCl*.
l’on ajoute 3 cc de NaCl, on observe de la lobulation des
" : 1 . ils présentent des contours lobés et de l’autotomie (séparation
dp ’n'U-f en deux segments dont l'un renferme le noyau et l’autre
Psi anucléé).
Si l'on ajoute 3 ee de MgCl’, on a multiplication des noyaux,
Paryocinèse active.
Si l’on ajoute 3 cc de KG, on constate une stabilité des phé-
m i I nés, les œufs restent arrondis, sans modification apparente.
Par contre si à CaCl’ 7 cc .çt KCI 1. ce, on ajoute les autres
N ' • "R observe pour NaCl que la lobulation est lempérée, et pour
MgU - que la caryocinèse devient plus Calme. Le potassium associé
fl u i ou au Mg en tempère les effets. L’association du potassium
°ux sels de Na’et à celui de Mg amène dans la cellule une action
282
H. KUFFERATH
modérée permettant à chacun des éléments de jouer son rôle modi¬
ficateur tout en étant tempéré dans son action. En conséquence, on
peut réaliser, d’après Dalcq, de façon absolument certaine l'activation
des œufs et en régler le cours à volonté.
Pour les phénomènes observés, Dalcq indique que s’il est vrai
que le rapport Ca/K a, toutes choses égales par ailleurs, une grande
importance, on ne peut dédaigner, ni sous-estimer la valeur des
rapports Ca/Na, Ca/Mg, Na/K, Mg/K. P. Mendeleef (1924) a montré
que l’abaissement du pH et rabaissement du rapport K/Ca dan t<-s
cultures de tissus embryonnaires permettent de constater une pro¬
lifération cellulaire. Au contraire l’augmentation du rapport K/Ca
est nettement nocif. Généralement le plasma de cobaye a un pH
= 7.6 ; dans un plasma les tissus embryonnaires ne prolifèrent nas,
Mais si l’on introduit ces tissus dans un plasma de pH = 5.8 à 0.0
(plasma pathologique ou modifié expérimentalement) on comtale
que les cellules des tissus embryonnaires se divisent abondamment,
Or, dans un tel plasma, il y a 0.065 mgr. de calcium et 0.883 de po¬
tassium, soit un rapport de K/Ca = 0.57. Le placenta d’embryon
de cobaye renfermant : calcium, 0.620 % et potassium, 0.225 %, soit
K/Ca = 0.510, constituait un milieu extrêmement favorable pour la
croissance rapide des cellules embryonnaires. Par contre, quand on
avait Ca : 0.1573 % et K : 0.6117 %, soit K/Ca = 3.88, les tissu - ne
montraient qu’une faible croissance. Quand le rapport K/Ca était
de 4.28 et de 10.40, on ne constata pas de croissance cellulaire. Sui¬
vant les proportions de K par rapport au Ca, on peut donc obtenir
une prolifération ou un arrêt du développement mitotique des cellule?,
A ces éludes, nous pouvons rattacher les expériences de Vischer
(1926, 1927) sur l’action des électrolytes dans la détermination de
la forme et de l’aggrégation des cellules de diverses Algues. Vischer
a trouvé qu’il y a une certaine analogie entre les séries de Hofmeis-
ter et l’action des électrolytes sur la membrane de diverses Aigues.
On sait que Holmeister a classé divers anions et cations suivant
leur pouvoir de gonfler la gélatine. Ainsi :
Allions SO* < citrate < acétate < Cl < NO* < SCN
rations Li, Na < K, NH* < Ca.
Vischer retrouve de telles séries chez les Algues (notamment
chez Pseudoendoclonium basilicn.se, C celastrum proboscideum. etc.)
soumises en culture pure à des doses d’électrolytes & 1/25 à 1/50 M.
LA CULTURE DES ALGUES
283
Certains éléments provoquent une désarticulation des cellules, con¬
séquence de la gélification de la couche externe (pectosique) de la
membrane. Cette désarticulation est accélérée par certains ions et
sucres et retardée par d’autres ou par un substratum (gélose) retenant
l'eau. VtscHift s’attache longuement à fixer les conditions à remplir
pour la réalisation de ces phénomènes.. Il est très curieux de noter
que l’on parvient ainsi à être maître de déterminer, dans des con-
d il ions expérimentales très strictes, la forme de cellules végétales.
Nu is savons déjà, par les expériences de Dalgq (1926), que les phé¬
nomènes nucléaires animant et l'activation des œufs peuvent être
guidés par des moyens purement chimiques ou physiochimiques si
l’on préfère.
L'influence de certains ions, par exemple Ca, est signalée par
Pu r 1927) pour la répartition de certaines Algues ( Vauchcria, Chœ-
li’l’hora, Chanlransia) ; parallèlement à la présence où à la disparition
du calcium, on observe des modifications du pH des eaux.
1 lu commence à entrevoir la complexité de certains phénomènes
1 ’ngiques, à la lecture de notes comme celles d’AMBARD et Schmidt
(b :■'<! qui rappellent que la solubilité du glycocolle est augmentée
l'ü;• (XT et diminuée par KO. Pour les albumines combinées à
l'iM-ide chlorhydrique, l'addition de CaCP provoque la formation de
('.< '.a peu soluble, finalement l'albumine s'enrichit en HCl.
Prenant (1927) montre que chez les êlres vivants, le facteur
es.-: ulici de la stabilisation du calcium amorphe est le rapport
P* GO 1 et que la valeur de 0.105 de ce rapport constitue la valeur
cri (uc au-dessus de laquelle le calcaire amorphe est stable. Le
calcium mêlé à GO' Mg et surtout le phosphate tjricalcique précipité
«•-: Inès stable. 11 cristallise difficilement.
1 > a trouvera d'ailleurs dans les Iravaux de Vischer (1926, 1927)
d' lires exemples de l'action remarquable des éléments minéraux
siu les réactions cellulaires.
■os quelques expériences que nous venons de signaler, dont
qu (ues-unes ont été exécutées avec les Algues, montrent que, dans
beaucoup de cas, .les rapports entre les éléments mis à la disposition
de '-Mules, jouent un rôle bien autrement important que la présence
même de ces éléments (comme aliments). On ne peut dans l’état
a,, tiirl de nos connaissances, lirer de conclusion générale de ces phé¬
nomènes. Il n’en est pas moins prouvé qu’ils ont été mis en valeur
1,1 ■■ = il y a lieu de poursuivre leur élude, qui sera, certes, une matière
Source : MNHN, Paris
284
H. KUFFERATH
intéressante de recherches. On voit aussi par ces expériences que
les éléments que l’on fait intervenir dans les milieux nourriciers, s'ils
jouent un rôle au point de vue nutritif, peuvent aussi avoir d’autres
actions essentielles, soit en aelivant, soit en retardant les phénomènes
végétatifs de la division. Nourrir une cellule qui ne peut se diviser,
aboutit à la formation de cellules anormales, phénoménales. C’est
probablement à de telles actions qu'il faut attribuer dans les cullures
d’Algues la formation de cellules énormes, considérées comme pa¬
thologiques. Leur production indique que les milieux ne remplissent
pas les conditions nécessaires pour une multiplication normale. Des
expériences inspirées de la technique suivie par Daj.cq seraient
instructives et devraient être instituées en les appuyant sur des
analyses des milieux de culture. On ne connaît, en effet, généralement
pas les modifications profondes qui résultent de la vie d'un orga¬
nisme dans un milieu limité. Nous verrons pourtant plus loin que
quelques indications existent h ce sujet. Mais elles sont loin dV-tre
systématiquement étudiées. Le plus souvent les chercheurs ne s'in¬
quiètent (et encore !) que du produit de départ des cullures. " il
existe des travaux montrant les modifications des milieux de culture,
ils sê rapportent principalement à des buts utilitaires, aux Iran- hi¬
mations des moûts au cours du travail des Levures et de certaines
Bactéries. Mais, en général, ces recherches ne visent guère les dé¬
ments biogéniques ou nécessaires à la vitalité. Il serait très i lé-
fessant de connaître la répartition des éléments au cours d'une
culture d’Algues, par exemple la disparition des nitrates ou de l'am¬
moniaque des sels, ce que deviennent les sulfates, les chlorures, les
éléments tels que K, Ca, Mg. Il est bien connu qu'il y a des élément)
acidifiant, d’autres alcalinisant les milieux de culture ; on a conslaté
que-le pH dès milieux de culture tend vers un équilibre et que si,
par exemple, on ensemence des Chlorelles dans un milieu légère¬
ment acide ou légèrement alcalin, on constate au bout d’un certain
temps que, quelle que soit la réaction du milieu initial, on tend
toujours vers une réaction très bien fixée, qui esl la réaction optimale
permettant dès l’origine une bonne culture florissante.
Source MNHN. Paris
La culture Ues algues
285
LA RÉACTION DES MILIEUX DE CULTURES
SUBSTANCES TAMPON
Il n’entre pas dans notre but d’indiquer ici les techniques do
détermination du pH pour lesquels on consultera la littérature spé-
riaP■, d’ailleurs très abondante, depuis les recherches fondamentales
de Sorensen, Michaelis, Clark et Liras, etc... Nous ne désirons pas
plus donner une élude complète et détaillée de celle question. Il
non- -uffira, en rappelant quelques faits choisis, d’attirer l’attention
sur des phénomènes que l’on ne peut ignorer pour l’établissement
des milieux de culture pour Algues.
Avant d’étudier ces milieux, il convient de regarder autour de
soi i'i de s’informer de l'importance du pH dans la nature, dans le
sol 1 dans les eaux. On sait qu’à ce sujet, il existe un mouvement
srii Aifique très intense. La question est loin d’être résolue. On 'a
non M'ulemenl déterminé le pH du sol et des eaux, mais on est
occupé à étudier son origine et ses modifications ; les recherches
agronomiques sont hautement intéressées à ces questions.
Ce qu’il nous importe de savoir, c’est dans quelles conditions de
réa .on se trouvent les sols et eaux, milieux naturels pour un grand
nombre d’Algues. On est assez bien renseigné sur ce point.
I puis bien longtemps les agronomes, les botanistes, connaissant
IVxi.-Icnee de terrains acides et de terrains calcaires, ont établi que
ces Mractères correspondent à des entités botaniques et culturales
très bien déterminées. On connaît les remèdes apportés par l’expé-
rienn à la modification de la nature réactionnelle du sol arable. Ce
iicA vraiment que depuis la connaissance du pH que l’on a pu
pénétrer d’une façon plus approfondie dans l’élude de ces phéno-
nil i ‘ i'[ qu’indépendamment de toutes autres conditions que l’on a
pu mesurer la réaction des sols.
I n premier fait très curieux, c’est que les divers sols conservent
un pli très fixe dans les conditions naturelles, de telle sorte que
chaque savant dans chaque pays a pu donner un classement des
sols i iiraclérisés par leur réaction.
Olsen et Linderstroem (11)23) en suivant les méthodes de Soe-
Rknse.v, celles de Clark et Lubs, ont étudié la réaction des filtrats
ne 93 terres prélevées au Danemark. Les pH observés déterminés
par colorimétrie vont de 3.4 et 3.fi à 7.5 et 8.0. Autrement dit, les
[. tUTFERATIÎ
divers sols : terre de bruyère, terres cultivées, forêts, argiles, sols
amendés par du calcaire présentent des variations énormes du pli.
F. CnoDAT (1924) a publié un travail au sujet de la concentration
en ions II du sol en rapport avec la botanique. Il constate, en Su - ■
lui aussi, que le pH varie de 4.5 à 7.5, rarement 8. 11 donne les indi¬
cations suivantes :
Association de Palus, Çallunn, Sphagnum. pH = 4 à 4.5.
Bruyères . pH au-dessous de 6.
Prairies grasses. pH = 6 à 7.
Roseaux, formations littorales. réaction alcaline plus d.'7.
Au lieu des notions qualitatives de ealcifugie et de calciphilie,
F. Chodat propose d'employer celle d’amplitude d’accomodaliou à
la réaction sur sol, ce qu’il appelle amplitude du pli , qui ne préjuge
pas de l’appétence ou de l'intolérance pour un cation donné, par
exemple pour Ca. On dira ainsi que JEuptcris aquilina a une am¬
plitude de pH = 5.5 à 7.0, c’est-à-dire que l’on n’a pas reneonlré
celte plante dans des terrains dont la réaction soit en dehors de
ces limites d’amplitude.
Giiodat signale que contrairement à l'opinion fréquente, les
régions marécageuses ne sont pas nécessairement à climax acide,
Les Phragmitetum, Scirpetum appartiennent au groupe des for¬
mations vivant en milieu alcalin. D’autre part, des endroits très
rapprochés les uns des aulres présentent des pH très différent et
Jes mêmes valeurs pli peuvent caractériser des sols avec des a-so-
ciations très variées. Fromageot (1928) différence de pH 5 à en
des points très voisins de sol de pâturage, ce qui est considérable.
Le pH varierait également en profondeur, passant de 0.7 à 0.1 entre
4 et 18 centimètres pour des sols de pâturage. Ce sont là de grandes
différences qui n’indiquent pas toujours les moyennes données pour
la. mesure du pH des sols.
Quelques analyses de l’acidité de sols russes ont été publiées
par Gltnka (1925). Il trouva que la réaction acide est la plus furie
dans les couches supérieures du sol. Dans les sols tourbeux (tour¬
bières infra-aquatiques) le pH est le plus souvent de 5.5 à 5.0. Dans
les sols podzoliques, le maximum d’acidité est fourni par les échan¬
tillons prélevés dans les forêts : pH = 4.5, rarement 3.8. Enfui les
sols arables ont une acidité plus faible allant de S.5-5.8 à 0.0 et <1.2-
Source : MNHN, Paris
La culture des algues
287
Dans les sols à bruyères, Allorge (1926 a) trouva les valeurs
suivantes :
Tetralicetum sphagnosum. pH 4. à 4.3
Coussinets de Sphagnum compaclum . 4.3 à 4.4
Bombements lâches de Sph. cymbifolium - 4.5 à 4.6
Caricetum Goodenoughii. 4.8
Rhynchosporetmn + Micrasterietum. 4.9 à 5.2
Potamogeton polygonifolius et Helodes pa-
lustris + Micrasterietum. 5.5 à 5.7
Ruisselet à Myosotis palustris. 5.8 à 6.0
Ces divers milieux ont chacun une flore particulière, la délimi-
(nlinii des groupcmnls de la flore correspond pour les stations étudiées
à la répartition de l’acidité. En conclusion, Allorge tout en appréciant
la valeur de la concentration en ions II pour la répartition des orga¬
niques ajoulc pourtant que ce n’est qu’un des facteurs écologiques
l'u.d l'ensemble constitue la Station. On ne peut mieux dire.
Signalons comme fait intéressant que Lipmann (1926) a constaté
qui lu flore bactériologique des lorrains magnésiens, qui ont un pli
éle'.é, est très, pauvre, maigre ou même nulle. Ces sols n’agissent
pas défavorablement vu leur teneur en Mg mais bien plutôt parce
qu’ils manquent en ions nitriques cl phosphoriques. Ces sols se
rai i P risent aussi par l'absence de microbes nitrificateurs.
Malyghef ,1927) éludia en Tunisie (N-W) des sols podzoliques,
aci s, pauvres en sels solubles et riches en oxydes de fer hydraté
fixés dans les niveaux inférieurs du sol oü ils forment des con¬
tre as. L’humus de ces sels esl acide, le pli est de 5.5 à 6 à la
surface pour les sols sur grès et de 5 à 5.5 dans les sols argileux.
On peut comparer ces sols à ceux des sables campiniens et des
bru Près de Bihain du district subalpin dont Massart (1910, page 13)
a donné quelques analyses très complètes d’après les monographies
agricoles de Belgique.
Palladine (1902, p. 64)) a donné des analyses de quelques terres
noires et marécageuses de Russie, caractérisées par leur richesse
en matières humiques et très pauvres en sels.
Ce que l’on connaît moins bien, c’est la composition des eaux
qui i irculent dans le sol et l’imprègnent. Certainement, là doivent
se passer des phénomènes d’ordre physiologique dont on ne peut se
rendre compte d’après les analyses des eaux de source. Pour les
H. KUFFERATH
288
Algues loutefois ces eaux des sols sont en général moins intéres¬
santes que les eaux de surface. Il y a d’ailleurs dans les eaux sou¬
terraines des phénomènes de mouvements tout à fait curieux. Tamm
(1925) signale la détermination de l’oxygène dans l’eau pour disliu-
guer les eaux de moraines des eaux de marais. Prat (1927) a monfré
par Pexamcn du pH d’eau de source des variations très curieuses su
manisfestant déjà à quelques mètres de la sortie de l’eau. Ainsi on
passe de pH 7.0 à 7.4 à des pH do 7.8 à 8.3 à quelques mètre- de
la source. Les eaux minérales très riches en CO' ont un pH de 5.5-' u.
Après leur sortie le pli remonte à 7.0-7.8 jusque 8 et 8.2. Les
incrustations calcaires peuvent résulter de ces modifications de IV u.
Jusqu’en ces derniers temps, on connaissait peu de chose sur
l’action des éléments constitutifs des sols., 11 résulte de travaux de
Pieu (1927), Brioux et Pieu (1927), Demolon et George (1925), Demu-
i.on (1920 a, b), Demolon et Barbier (1927), Dumont et Ganossis (lto:;,
Ganossis (1928), Demolon et Burgevin (1928) et d’autres, que l’argile,
l’humus et les colloïdes du sol jouent un rôle important dan- la
détermination de l’acidité du sol et dans son maintien. C’est ainsi
que si l’on ajoute à une terre présentant une certaine acidité naturelle,
de la chaux ou un acide fort (SO* H'), on constate que le pH teint
d'abord vers la neutralité, puis, au bout de quelques mois, l’acidité
originelle se reforme et cela bien que toute la chaux ou l’acide
n’aient pas agi complètement.
Comme on le savait déjà, l’addition de calcaire mobilise des
éléments solubles dans le sol, le potassium est du nombre. Dubhu.oy
et Bravord (1927), en ajoutant du sable, de l’argile, du kaolin à .les
mélange de carbonate de chaux et de chlorure d'ammoniaque ont
montré qu'il se produit des déplacements d’équilibres chimiques avec
accroissement de la chaux solubilisée. D’aure part, Dubrisay et Des-
brousses (1927), en faisant agir sur des phosphates insolubles, . n
présence d’argile ou de silice des carbonates, constatent la mise en
liberté d’acide phosphorique soluble. Il est clair que l’élude des
phénomènes qui se passent dans le sol n’est qu’à son début, le peu
qu’on en sait montre les surprises qu'il faut en attendre. Mais, il
est incontestable que l'on ne peut plus considérer les éléments du.
sol, que l’on se représentait volontiers autrefois comme un support
inerte, comme des éléments indifférents. Le rôle de tampon que
jouent la silice, l’argile indique bien que dans les cultures d’ALgues
où l’on fait intervenir des matières colloïdales terreuses, on ne peut
i.A CULTURE DES ALGUES
289
i n- -i contenter de ne considérer que les éléments solubles ajoutés
aux liquides. Des expériences comme celles de Esmargh (1911, 1914)
avec des Cyanophycées, de Bristol (1920) pour diverses Algues, de
Moort k et Karrer (1919), Moore et Carter (1920), où ces auteurs
employèrent de la terre comme élément adjoint aux liquides nutritifs
remplissent des conditions de culture très différentes de celles qui
sont réalisées dans les liqueurs nourricières simplement aqueuses.
i .Y'tude des eaux de surface est- mieux connue que celles du sol
cl il. eaux profondes. Depuis bien longtemps les -botanistes ont
coinl-ilé que la flore des eaux est loin d’être homogène et la même
en li us lieux. On a tout naturellement été amené à établir des
raPI ris entre la composition chimique des eaux et la répartition
des ganismes qui les peuplent. Dans ces derniers temps, on a
surtout attribué un grand rôle à la concentration en ions H. C’est
p. h c un excès ou un sacrifice au mouvement scientifique actuel.
i sait que le pH a joué un rôle important en bactériologie, que
l'un . pu établir, que pour réussir la culture de certains microbes,
i! i s*il. notamment ajuster la réaction des milieux à un taux bien
il li iné. La nolion de l’amplitude du pH qui est vraie pour les
mil -s, l'est certainement pour les Algues. Ce n’est évidemment
par s >eul fadeur en jeu.
Belgique, dos analyses d'eau très complètes ont été publiées
par . Schouteden (1910), à propos de l'étude de la flore algologique
de ! égion littorale. On en trouvera d'autres dans les éléments de
Biol io générale et de Botanique de Massart (1029, p. 219). Si l’on
ne ! 1 pas comple du Na Cl, élément très variable en quantilé, on
li'ou que le résidu solide total dichloruré varie entre 0.221 et 1.584
P 1 '- i litre, représentant les sels ammoniacaux, nitriques et nitreux,
l; i i -se. la chaux, la magnésie, le fer, les phosphates, sulfates,
•di" 11 matières organiques.
1 trouvera dans Steuer (1910) les analyses d’eaux de lacs
SU *S' notamment d’après Forel. L’eau du lac de Genève renferme,
san> - ait 11. d’ailleurs très peu abondant (1.8 mg. par litre), une
quan : é fi e s els de 172.3 milligr. par litre, dont 139 mgr. formés par
( * es - de Ca et un peu de Mg. Les eaux de divers lacs et fleuves
donii' ni des chiffres compris dans les limites que nous avons
indiquées.
On voit que comparativement aux milieux de cultures pour
Algues, la concentration saline des eaux naturelles est bien faible.
Revue Algolocique, 1928. 19
Source : MNHN, Paris
290
H. KL'FFËHATIt
Il est vrai, comme le fait remarquer Massart, que l’extrême dilution
du liquide nourricier est rachetée par sa quantité, pratiquement
indéfinie. Ce cas existe pour les eaux marines, mais faisons reu ar¬
quer que ces eaux, meme en ne tenant pas compte du Nat.', du
Ca et du Mg, sont d’une richesse saline, beaucoup plus élevée que
les eaux douces, et aussi plus variée. On y a, en effel, trouvé, d’n >rè$
Steuer (1910), 32 éléments.
Le temps n’est plus où les botanistes algologues se bornaient à
donner la liste de trouvailles intéressantes, mentionnant à peii la
date et la localité. La confection des listes d'Algues deviendrait une
besogne bien fastidieuse et inutile si elle est privée d indien uns
assez complètes sur les stations étudiées. Il faut au moins, lu
complexité des renseignements à récolter devient trop grande l'our
un seul chercheur, que la description des lieux soit assez pr i-o
pour permettre à d’autres naluralistes de pari aire la 'beM.Jiio.
Les indications chimiques, physiques cl géologiques sur les loc; iilés
visitées sont insuffisantes ; autant que faire se peut, on signalera
on même temps les associations végétales phanérogamique-, les
Mousses et Cryptogames vasculaires garnissant les lieux. De lus,
en ne se bornera pas à la description des espèces rares et curieuses,
mais il convient de signaler tous les organismes peuplant les stations.
Souvent les listes complètes d'Algues présenteront pour les spécia¬
listes plus d'intérêt pour fixer la caractère des eaux. Bien que celte
élude de phytosociologic n’en soit qu’à ses débuts, l’intérêt o" elle
présente pour les biologistes est énorme. Nous avons dès nos pre¬
mières édudes algologiqucs (1014) lâché de nous conformer a ce-
desiderata. Dents (1925-1920) en a fait ressortir l’utilité pour 1 van-
cement des études de sociologie botanique.
Acluellement, on trouve dans beaucoup de travaux algologiqucs
des notions sur les conditions générales et particulières des eaux.
Ou ne peut que s’en féliciter. Aux notions déjà anciennes de com¬
position chimique, nous trouvons maintenant très souvent celle du
pH des eaux naturelles.
En Suisse, Messikommer (192?) a publié une thèse très complète
sur la flore des marais de Robenhausen et du Pfôffikersee. A oie
quelques indications sur la concentration en ions H des eaux qui'
étudia :
La culture des algues
291
j)ia(omelüm .
p rili; iüarielo crotonensis - Aslerionelletum
gracillimae .
Fracitlarielo-Achnanthidietum .
du-: rieto lineati-Pinnularielum-Slaurop-
lerae ..........
Min -lerieto truncat%e-Frululietum saxo-
nicac...
Euimiiclura exiguae.
généralement
Lar 1 ! i iiilikersee.
Elan: Kleiner See.
Mai de lourbières. Mare I ....
Mare II....
pH 7.5 alcalinité 24"
7.6 18"
G.8-7.7 9° à 25*5
] parfois < souvent
( moins de 7 ( 9" à 25°5
0.8 5° à 10"
5.9-G.4 3°
4.5-G.6 2"5 à 3"
5.-G
7.65 17"
7.G 21 "5
G.9 5"
7.45 16“
voit immédiatement que dans des localités tout proches les
uni ■- autres des différences extrêmement marquées existent au
pair ue de la réaction des eaux. Elles se traduisent d'ailleurs par
une i 1 .ré bien caractérisée.
i‘i irtsALL (1924), étudiant les eaux de lacs rocheux et de lacs
à onii renfermant des matières en suspension (silled lak.es) d’An-
gletc.i . constate que les premières sont pauvres en chaux (1.4 à
3 mi :par litre), riches en K et Na ; elles renferment des Algues
ii le : .îles de carbone. Ce sont plus spécialement des lacs à Des-
mi'li . Les autres sont mieux caractérisées par les Diatomées et
des nanismes formant de la graisse; elles sont plus riches en
chair.: ::.5 à 7.1 miligr. par litre), en carbonates et silice que les
| eaux ci-s lacs rocheux. Pourtant dans l’une et l'autre des eaux de
'■es l.ir- à caractères très différents le pH est semblable de 7.2 à
7.(5. -i Phaiisall estime-t-il que la concentration en ions II n'a
pas rôle prépondérant pour le plancton des Desmidiées, comme
certain* le pensent.
: ■ tiiier-Likvrk (1925), étudiant des eaux algériennes, note
Hui' i - mares où l’on trouve surtout des Desmidiées filamenteuses
et lyj'iques ont un pH inférieur à 7. Par contre, les eaux donnant
un |il,> île 7.4 et'7.8 ont une flore très pauvre sans Desmidiées flla-
gf'ilcR-'S avec quelques Chtdophora el tùul au plus quelques
Source : MNHN, Paris
292
B. ÈUFPEftATti
Cosmarium botrytis, Desmidiée cosmopolilc cl ubiquiste. ?'ms-
même avons signalé, en comparant la flore de diverses localités
du Luxembourg (1914 a, b, c, d) où l’on Irouve des eaux caler,ires
et d’autres eaux dépourvues de chaux, le fait connu de la répartition
des Desmidiécs abondantes dans les eaux très pures; de plus : ms
les eaux calcaires, si l’on y trouve des Desmidiées, ce sont tout an
plus quelques Cosmarium et Closlcrium, mais jamais les genres
typiques.
Moore et Carter (1923) ont fait une longue étude des espèces
plancloniques de lacs américains du North-Dakota. En ce qui ron-
cerne les Desmidiées, ils trouvent dans les eaux alcalines 1 es; ce:
Closlcrium Diarue var. arcuatum, contre 12 espèces: Slaurasuun.
Arlhrodcsmus, Closlcrium et Cosmarium dans les eaux moins alca¬
lines (freshwater). 8 espèces, surtout Closterium et Cosmarium font
communes aux deux sortes de milieux. Les Oseillariacées ont une
toute autre répartition : on en Irouve, en effet, 10 dans les nu
alcalines pour 1 dans les autres eaux, 1 espèce étant commune.
Ulehla (1923) distingue dans les Algues un groupe acidophok,
supportant une concentration optimale de pH 7.5 è 7.7. Do ; ce
groupe il cite Cladophora, Entcromorpha, C lue tomorplia, des Smho-
nocladiales, Oedogonium. Il leur oppose le groupe des alcaliplmbes
comprenant surtout les Desmidiées et demandant un pH inférieur
à 0.8. Le tamponnement de l’eau est déterminé par les carbonate?,
éventuellement- par le fer. La présence de certaines Algues su; les
pierres calcaires, les coquillages s’explique parce que ces objets
déterminent des pH localisés.
Uspenski (1929) trouve que les eaux où se développent les I ,/cw
ont un pH de 7.3 à 7.0 en hiver et de 7.9 à 8.3 en été. D’après cet
auteur russe le pH n’a pas grande influence pour les Volvo:-, de
même la chaux est indifférente. Par contre la teneur en fer est
active, la disparition du fer dans les eaux alcalines (pH supérieur
à 8 . 8 ) est due à des précipitations. Les Volvox demandent un mini¬
mum de fer (0.501 milligr. par litre); dans les milieux de culture -‘d-
dition de citrate de soude tamponne (régularise) l’action du fer et
permet de fournir des doses de 5 milligr. de fer (5 à 10 fois plus
fortes).
Wehrle (1927) étudia la concentration en ions H en rapport
avec. la répartition des Algues. Il donne un classement que nous
connaissons déjà pour le pH des eaux et cite, d’après la littérature.
Source : MNHN, Pari;
LA CULTURE UES ALGUES
293
la répartition des espèces dans les intervalles de pH. Dans certaines
limites de concentration H, on trouve régulièrement des groupes
d’Algues faciles à reconnaître.
Wkhrle distingue : pH
Faux très acides (tourbières). 5.2 à 4.5
Eaux moyennement acides. 5.0 à 7.0
Faux à pH variable (détritus végtaux dans l’eau). 5.9 à 7.9
Eaux alcalines . 7.0 à 8.2
La quantité des matières inorganiques dissoutes dans les eaux
i -i i lus ou moins parallèle au pH, les eaux acides en contiennent
le moins. On trouve la plus grande abondance d’Algues dans les
eau- moyennement acides ; par contre, les eaux fortement acides
rentVrmenl lo plus grand pourcentage d’espèces ; les eaux de
moyenne concentration moins, il y en a le moins dans les eaux
alcalines. Dans les eaux alcalines, la microfloro est indépendante
de la teneur en Ca.
Hkmeinhardt (192(5) signale Synedra acus dans les eaux dures ;
on trouve pas cette Dialomée en-dessous de pH = 7.0. Kolbe
(IDE , étudiant les Diatomées du Sperenberg, trouve dans ces eaux
sou i lit riches en chaux des pH de 7.0 à 7.3. Il attribue à la salure
des r:>ux une grande importance pour la répartition des Diatomées.
Knoke (1924) signale que Volvox aureus ne prospère pas dans
les • dix à réaction acide et vient bien dans des eaux dont le pH
variai! de 7.5 à 8.9 et jusque 9.5 La réaction alcaline est favorable
à cette Algue.
Donat (1926) pense qu’il doit y avoir des corrélations entre la
composition chimique des eaux et leur teneur en Desmidiées. Les
eaux qu’il analyse présentèrent des pH de 4.9 à 5.7 et de 6 à 6.1,
des listes d’espèces accompagnant son travail.
Los quelques données que nous venons de réunir, il semble bien
étal)l • qu’il y ait des relations assez étroites entre la réaction des
eaux naturelles et la flore qui les habile. La question est pourtant
loin d’être élucidée. Certaines conclusions des auteurs paraissent
hop absolues, ên ce que certains savants veulent attribuer un rôle
prépondérant à la concentration en ions H. En fait, on ne doit pas
oirlil; r f j Ue le p H es[ i a résultante de toute une série de réactions
294
II. KÜFFERATtt
des plus variées pouvant. résulter de phénomènes très différents.
Bien plus, il existe dans la nature des matières tamponnanles ;
l’acide carbonique, des matières organiques, sans compter les argiles,
etc. Certaines expériences montrent que les Algues en culture ont
la propriété de modifier la réaction du milieu vers une valeur
moyenne de pH qui est la condition optimale pour leur développe¬
ment. Les Algues peuvent donc à la fois subir les effets des concen¬
trations en ions II et déterminer une réaction donnée. Si l’on se
rappelle le fourmillement d'organismes qui constituent les 'leurs
d’eau, on se rendra facilement compte que les organismes, les Algues
elles-mêmes peuvent jouer un rôle important dans les réactions
constatées dans la nature.
La notion du pH et de la réaction furent appliquées aux cultures.
Dès le début de l'atgologie culturale, la réaction du milieu fut t; ailée
comme un point d'importance. 11 semble superflu de dire q ie la
réaction acide ou alcaline déterminée par addition d’acides ou d'a calis
forts ne donne aucun résultat. Les Algues sont des organisme- Irop
sensibles pour supporter ces corps, elles sont désorgani- nos cl
périssent rapidement. Déjà les acides organiques caractérisés agissent
défavorablement.
L’attention des chercheurs se porta vers les sels à réaction acide
ou alcaline, la série des phosphates mono-, bi- et tribasiqm s est
bien connue et largement utilisée. Les sulfates neutres oui une
réaction acide bien tolérée. Parmi les substances alcalinisanUs pour
les milieux certains auteurs utilisent la craie, qui neutralise les
liquides au fur et à mesure de sa désagrégation. Les carbonates
de soude et de potasse peuvent aussi être ulilisés mais leur solubili»
ne permet de les employer qu’à petites doses.
Récemment de Zinza (1927), dans un travail dont nous n avons
vu que le résumé, a indiqué des solutions nutritives à réaction
stable pendant la période de végétation. Il obtient des liquides ayant
des pli constants de 5, 3.8, 5.5 à 6.0 et une solution neutre. Mais
il emploie pour 1 ou 2 plantes cultivées une grande quantité de-
liquide nutritif (vases de 5 litres), il utilise l’action tampon des
précipités de phosphates ainsi que l’acidité physiologique du nitral*
d’ammoniaque et l’acidité hydrolytique de (S'0 4 )*Pe*. Ce sont évi¬
demment là des indications intéressantes pour la culture des plante’
supérieures, dont les algologisies feront leur profit. On consulter 1
aussi le travail de Jones et Suives (1923) sur l'influence de I action
LA CULTURE DES ALGUES
295
du sulfate d’ammonium sut' la croissance végétale en solutions
uulrilives dans ses rapports avec le pH et l’utilisation du fer.
En résume, si les premiers auteurs Behekinck, Miquel utilisèrent
pour leurs cultures des milieux acides, c’est en grande partie dans
Pid, que l’acidité entrave le développement des bactéries, sans être
nui-iblo aux Algues. Il y avait aussi la constatation que les cultures
liquides nutritives alcalines se montraient moins favorables que les
solutions nutritives acides pour la croissance des Algues. Depuis lors
les idées se sont modifiées et nous voyons Pringsiieim (1927) préférer
c i os H-actions neutres, des liquides nutritifs ; celle réaction, si elle
j, as la meilleure est du moins la moins nuisible, à son avis.
I, inum pour les cultures est de pH = 6 à 7.2 d’après le profes-
S P„V , 1 e Prague. Par contre, O. Riguter (1911) trouve qu’une faible
lé., 'ion alcaline est très utile pour la culture des Algues, cette opinion
pce ut dans certains milieux scientifiques.
En ce qui concerne la teneur en ions H des liquides nutritifs
pov , Algues, nous n’avons jusqu’à présent qu'un petit nombre d’in-
dir ions. Nous savons déjà que Piungsueim préfère les milieux
n0l 1res. Uspensky (1925) fit avec Volvox une série d’expériences sur
le i il des milieux de culture. Il obtint en milieu acide de pH = 4.9
,i T un bon développement. En solution alcaline pH = 7.9 à 8.2, on
H . ,o la mort de Volvox, celte action défavorable est attribuée par
IV. - sky à la disparition du fer ; oïl l'évite en tamponnant le milieu
pm te citrate de sodium, le pli est alors d'environ 6.7. Il y a aussi
iivniibtge à diluer fortement le liquide de Knop.
K.xokje (1924), avec Volvox, constate que le liquide de Knop acide
pre nit la mort de cette Algue. Le liquide de Von du Crone (neutre,
ne : es t par propice. An contraire la réaction alcaline du liquide
de iîknecke est favorable. Des résultats ne cadrent pas fort avec
cetl : d’ÜSPENSKY.
MIIIREIBER (1925) utilise pour Eudorina, Pandonna et Goniurn
un aodificalion du liquide de Knop donnant un pli = 7.1, c’est-à-
dir. neutre. Il pratique les cultures pour les isolements sur de la craie.
-iORÉA (1927) expérimente avec divers infusoires ciliés, il trouve
un lion de réaction pour Colpoda cuculus aux environs de pH = 7,
pour Spirostomum à 7.5 et pour Paramœcmm entre 6.5 et 8.5. En
me! ;,ui Paramœcium dans des liquides de pH initial de 6 à 9.5,
Mi \ trouve, après 15 à 20 jours, que la concentration en ions H
29(3
II. K Ù FF ER AT II
a élu ramenée par les cultures vers pH 7.5 à 8.5. Peut-être cette action
est-elle due aux bactéries. Sigrakowsky (1024) a montré que les
bactéries règlent le pli de manière à ce que celui-ci soit voisin de',
qui est d’ailleurs le plus favorable à un abondant développement.
Ce serait l’acide carbonique qui joue dans ces phénomènes le rôle
principal comme acidifiant et à la production de matières alcalini-
sanles d’ailleurs inconnues jusqu’ici. La question de l’alcalinisation
sous l’action des microbes des bouillons de culture était connue
depuis longtemps et n'est pas encore bien claire.
Gemeinhardt (1926) indique que le liquide nutritif de Kolkwitz
dont nous ignorons la formule, après addition de GO* Na* ju-qu’à
une faible réaction alcaline, a un pH de 7.7.
On le voit les renseignements sur la concentration en ions H
par les cultures d’Algues sont beaucoup moins abondantes que eux
se rapportant aux eaux naturelles. Les quelques résultats publiés
sont en faveur d’un pH de 7 à 8 au plus, mais on se gardera bien
de généraliser en cette matière. En effet, nous savons par les recher¬
ches faites dans la nature que les organismes y sont localisés dans
des eaux d'amplilude de pH assez limitée, souvent très différentes
au point de vue de la concentration en ions II de celle des liquides
de culture de laboratoire. Non seulement, on sait que le pH sc mo¬
difie par les cultures et ici l’emploi des cultures pures esl indis¬
pensable, les Bactéries pouvant intervenir, mais on sait au."i que
If pH peut être modifié par les sels qui interviennent ainsi que l'a
montré Carpriau (1926) pour les cultures en moût. Les expériences
d’ÜSPENSKY sont aussi intéressantes en ce qu’elles montrent que si
une Algue, telle que Voluox, peut vivre dans des milieux ù pli aussi
différents que pli = 4.9 à 7.3, elle est bien plus sensible des
différences quantitatives des éléments constitutifs des milieux, no¬
tamment du fer. Et que si le pH dépasse 8, il faut attribuer la
disparition des Algues à la précipitation du fer en milieu ulcaliu,
voir bailleurs la bibliographie de cette question dans les h vaux
d’ÜSPENSKY.
Une notion très intéressante et qu’il y aura lieu de meltre à profil
pour les cultures est celle du tamponnement des milieux par des
carbonates, par le citrate de soude, probablement aussi d’aulrrs sols
organiques, par l’humus et l’argile ou des éléments siliceux ana¬
logues. Nous verrons plus loin que si l’on cultive les Algues dans
des milieux géloses el gélalinés, on observe des modifications des
Source MNHN. Para
LA CULTURE DES ALGUES
297
réactions, ces milieux agissent eux aussi comme tampons et c'est
peut-être à ces propriétés que l'on doit attribuer une partie de leur
i>dion utile pour la culture des Algues. Il y a là, en tout cas, un
champ de recherches considérable à explorer,
SUBSTANCES A BSORBA N T ES
PULPES ET GELÉES NUTRITIVES
Nous venons parler de la gélose et de la gélatine. On sait que
ces substances, qui forment la base de nombreux milieux solidifiés
de culture pour les microorganismes les plus variés, ont été étudiés
de façon magistrale par Effront (1926) dont on consultera avec
fruit les mémoires originaux. Nous ne donnerons ici que quelques
f uis que nous croyons utiles de signaler pour la question qui nous
occupe.
Tout le monde connaît le pouvoir absorbant considérable de la
ci i line et de la gélose pour l'eau, propriété qui fut utilisée pour
la ' 'imposition des milieux bactériologistes et de culture.
La gélatine du commerce est légèrement alcaline (pli = 7.0).
Si on acidifie convenablement la gélatine de manière à obtenir un
l'if - 4.7, on atteint un point critique où la gélatine' se trouve débar-
r,i- ée presque totalement des substances ioniques. En-dessous de
ce ; mil critique, la fraction alcaline fournie par le radical NH* entre
en jeu et il se forme avec 1rs acides, par exemple IIC1, un chlorure
'1 latine. Au-dessus de pH 4.7, le radical CO OII, à fonction acide,
lé les alcalins et forme par exemple avec la soude du gélatinate
do ' a. Si l’on ajoute de la soude au chlorure de gélatine, on passe
-e ' '■’ivomeiil à la gélatine au point isoélectrique (formation de
è"ii',l puis de gélatinate.
Le gélalinale ou le chlorure de gélatine peuvent réagir avec les
" : neutres par déplacement soit du cathion, soit de fanion. Ainsi :
H dinale do Na + SO'Mg = gélatinate de Mg + SO'Na* et chlorure
de gélillffe + SO'Mg - sulfate de gélatine + MgCl’. Il s'établit dans
" - • actions un équilibre.
On sait que généralement la gélatine uliliséc pour les cultures
' b alcaliniséa On a, en effet, constaté que les gélatines acides ne
Ke un ont pas. On ne peut stériliser la gélatine qu’en suivant des
PCC ' Options assez minutieuses. Il s'en suit que sauf conditions
208
II. KUFFERATH
spéciales, les milieux gélatinés utilisés pour les cultures ont une
réaction supérieure à celle où la gélatine est au point isoélectrique.
Autrement dit, elle est sous forme de gélatinate. Dans ces conditions
si l'on ajoute à la gélatine du NO" K, S O* Mg, PO’fNH'Ml,
Cad*, on aura des réactions avec formation de gélatinates d> K,
de Mg, de NH‘, de Ca, avec formation de nitrates, sulfate, phosphate
et chlorure de Na si la gélatine a été alcalinisée par de la soud et
des sels de K si on a utilisé la potasse.
On sait qu'il y a des germes producteurs d’acides, d'autres
ducteurs d’alcali. On voit immédiatement la perturbation dan- les
équilibres chimiques du milieu qui résulteront soit de la forma lion
d’acide, soit de celle d’alcali. Ces quelques indications montrent q. H»
complexité les réactions de culture peuvent occasionner. En [lus,
comme le fait remarquer Effroxt, des action secondaires, don! on
ne peut prévoir la marche actuellement, se produisent à côté de ces
réactions que l'on peut interpréter d’après l'affinité chimique.
On sait que certaines Algues, Sccncdesmus, d’après les expé¬
riences de Chouat (1913, 1926) et de Tanner (1023), produisril lu
liquéfaction, la protéolyse de la gélatine. 11 s’agit là d'une rca H km
secondaire. La production de pigments diffusant dans les milieux
en est une autre très manifeste.
On ne peut comparer un liquide nutritif minéral avec ce même
liquide gélatine. La gélatine constitue pour les Algues un support
solide mais il est loin d’être indifférent comme on serait tenté le le
rroire. Par les équilibres qui se produisent dans la gelée, il se produit
toute une série de substances nouvelles. 11 est certain que les expé¬
riences chimiques de Beuerinok, qui consistent à faire des auxano-
grammes, on déposant, par exemple, sur un point de la gélatine un
cristal dont la matière est sensée diffuser dans le milieu, doivent
dire expliquées autrement qu’elles ne le furent jusqu’ici. La diffusion
des éléments chimiques du cristal se fait peut-être comme cola se
passerait dans l’eau avec une diminution progressive des concen¬
trations au fur et à mesure qu’on s'éloigne du centre de diffusion.
Dans la gélatine se produit eu même temps une série de réactions
dé transpositions d’an ions et de cathions et de réactions secondaires
qui doivent singulièrement compliquer l’interprétation des phéno¬
mènes à première vue très simples et très compréhensibles.
Ces remarques sont applicables aux autres milieux gélifies
utilisés eu culture gélose, silice gélatineuse, empois amylacé- cl H
LA CULTURE DES ALGUES
299
11 V.it pas impossible qu'on doive en tenir compte pour l'interprétation
dos cullures sur milieux solides tels que porcelaine dégourdie, plâtre,
argile, sable, papier filtre qui ont été, à l'occasion, utilisés comme
supports, soit disant indifférents, pour la culture des Algues. On
voit que ces considérations théoriques peuvent avoir une grande
importance pratique et modifier la conception que nous nous faisons
dos conditions culturales, non seulement des Algues mais de tout
iMüToorganisme.
La gélose ou agar-agar est peut-être le milieu le plu? univer¬
sellement utilisé pour la cultures des Algues. Elle présente sur la
gélatine des avantages manifestes au point de vue technique de
laboratoire. Elle est plus stable, résiste mieux à la stérilisation à
h nie température. On sait que la gélose commerciale est générale-
iii nt impure, on peut écarter les impuretés qu'elle renferme d’après
du ors procédés : lavage à l’eau ordinaire et à l'eau distillée, traite-
no ni par acides et alcalis pour l'appauvrir en sels et lui enlever les
substances que certains auteurs considèrent comme nocives aux
I cultures.
Nous avions déjà fait remarquer dans uu travail antérieur
i 1 l’ju li) combien nos connaissances sur la constitution de la gélatine
b n ni peu nombreuses, il en esl de même pour la gélose. Les expé-
I ri- nces d'EFFRO.vr sont venues troc heureusement combler cette
lio nne assez extraordinaire, car la gélose est d’emploi courant en
Inc lériologie cl son utilisation relevait jusqu’ici surtout de méthodes
d'empirisme expérimental.
I.'agar-agar est un éther sulfurique de la gélose (G"H-'0’) s, S0‘H,
Il i" h ferme, dans le produit commercial, toujours des cendres : de
•V: : 4.3 p. c. 11 n'esl pas possible même par les Irailements les plus
ni b fs de déminéraliser cumpl élément la gélose. Il est vrai que la
sc déminéralisée a un pouvoir absolument diminué pour les
acides. On peut cependant admettre que le pouvoir absorbant acide
c trouve en relation directe avec les organaies contenus dans l'agar.
ëffront note les particularités du titrage de l’acidité dans l’agar
I fortement déminéralisé. Avant d'arriver à la neutralité définitive
*■ n doit faire une série de neutralisations par la soude pour avoir
mu réaction finale rose à la phénolphtaléiiic.
Si l’absorption d'acide par l'agar peut s'expliquer assez bien
par une neulralisalion simple, il n’en est pas de même de l’absorp-
I Hui- d'alcali. Celle absorption d’alcali est très forte pour la gélose,
H. KUFFERATH
qui se solubilise en partie. L’alcali (soude ou chaux) fixé par l’agar
est retenu d’une façon énergique ; on peut l’extraire péniblement
par lavages à l'eau et à l’acide. Il résulte des expériences d’EFFRO.vr
que l’absorption de l’alcali par l’agar doit être attribuée à la for¬
mation d’un sel neutre, peu stable, qui se maintient en équilibre
seulement en présence d'un excès d'alcali. Ce sel se dissocie dès
que l'on approche do la neutralité. Les acides le décomposent avec
formation de chlorures si l’on a employé II Cl.
Une remarque intéressante est la suivante : l'agar commerci d
fournit une solution stable au point de vue pH. Ainsi de la géki'C
à 1 p. 100 a un pli = G.4, si l’on ajoute 0.1 cc de H Cl p. 100 le pli
devient = 6.1, avec 0.25 cc il devient = 5.6 et avec 0.5 cc il est égal
à 4. Après 12 à 40 heures les pH ne sc sont pas modifiés.
La gélose peut absorber non seulement les acides, les alcali-,
mais également des électrolytes. Ainsi le sulfate de cuivre est absorbé
par la gélose, le cuivre est absorbé par déplacement des bases (chaux)
de la gélose.
11 y a lieu de remarquer que la manière de sc comporter de la
gélose vis à vis des alcalis est toute différente de celle qui a été indi-
quée pour la gélatine et qui est celle des matières albuminoïdes.
Ces notions sont évidemment trop récentes que pour avoir déjà
reçu Une application à la technique des cultures d’Algues, mais il
n'est pas douteux que les idées et les expériences d’EFFiioNT ouvrent
de nouvelles voies dans ce domaine. La question de l’absorption e t
il ailleurs une question fondamentale pour l’explication des phéno¬
mènes intimes des cellules végétales ou animales. Nous aurons
probablement l’occasion d'aborder ce problème qui est de grand in¬
térêt pour la physiologie des Algues.
On n’a guère étudié jusqu’ici les milieux à la silice gélatineuse.
Ou sait, d'après les expériences de Pieu, Ihtioux et Pieu, Demolon,
elc., le rôle que joue dans le sol la silice, comme colloïde et les
réactions complexes qui se paserit dans la terre en présence de
silice et de CO‘Ca avec mise en liberté de sels solubles. Il est pro¬
bable que là aussi, il s’agit de phénomènes d’absorption avec réactions
secondaires et interventions de la matière humique.
Certains auteurs ont employé comme support pour les cultures
d’Algues du papier filtre, ainsi PniNOSHEra (1926), IIarder (1917 ,
Czurda (1927). La cellulose des papiers à filtrer intervient d'une
façon considérable, dont beaucoup de chimistes ne se doutent pa-,
la culture des algues
301
dans certaines réactions. Effront a montré que la pepsine est diffi¬
cilement absorbée par divers papiers. Alors que, par exemple, le
papier filtre Laurent laisse passer toute la pepsine, le papier Dre-
verhoff n° 311 l’absorbe complètement. Pour la purification des
dia.-tases, on doit avoir présent à l’esprit, le rôle important que peut
jouer le papier filtre. Les expériences d'EFFRONT avec la ptyaline
viennent encore illustrer ces phénomènes. Ces considérations font
que l’on no peut considérer les supports solides constitués par du
papier filtre comme indifférents.
ROLE J Oh: PAR LES MATIÈRES ORGANIQUES
DANS LES CULTURES
De nombreux chercheurs ont étudié l’action des matières orga¬
niques les plus variées sur les Algues. Depuis Beijerinck et Miquel
i 1800, on ajoute aux liquides inorganiques les substances à étudier
à îles doses variant entre 0.1 et 1.0 p. 100, rarement plus. D’après
! 'Iimdance des récoltes, l’aspect du contenu cellulaire cl la mor-
i l.ologie des cellules isolées ou des colonies obtenues sur milieux
j-'i i 1 fiés ou solides, on a établi la valeur plus ou moins grande des
" monts offerts aux Algues.
11 résulte des nombreuses expériences faites avec les matières
i iniques, dont on trouvera dans notre thèse (1913) une bibliogra-
1 ' '' à peu près complète, que quelques substances organiques sont
1 lieulièrenrent favorables parmi les sucres : le glucose, parmi les
na.itères azotées : la peplonc dans certaines conditions, l’asparagine,
b çlycocolle. Beaucoup de sels d'acides gras et d’autres matières
organiques peuvent être utilisées mais ne favorisant pas comme les
substances citées ci-dessus le développement des Algues.
On sait que la croissance des Algues sur les milieux gélifiés, et
ii' animent sur l’agar est très lente comparée à celle des microbes
cl des champignons. C’est ce qui explique que si l’on tente des iso¬
le lents, les microbes étant toujours plus nombreux que les Algues
dans les matériaux servant à l’isolement, on n’obtiendra en général
Qu'un abondant développement de colonies microbiennes et de cham¬
pignons. Dans de telles conditions les isolements d’Algues deviennent
1,1 pénibles, surtout qu’il existe des microbes qui s’étendent sur la
Source : MNHN, Paris
302
H. KUFFERATH
gélose en films imperceptibles, contaminant les colonies d’Algui -
qui ont pu sè former. Il s’agit donc de lutter de vitesse et d'employer
des susbtances organiques qui agissent si favorablement sur les
Algues pour obtenir un développement en quelques jours.
C’est ce moyen qui est préconisé par R. Chodat pour l’isolemei
des Algues. En le combinant avec des dilutions appropriées et di 5
triages de purification, on arrive assez facilement au but poursuivi.
Si la méthode indiquée n'est pas toujours facile à appliquer, el!
donne pourtant d'excellents résultats. On ne peut que la rccommandt r
vivement.
Pour des Algues préférant des matières Azotées, des Volvocacén-,
Jacobsen (1910) utilisa toute une série d'albumines et matières ami
logues putréfiées favorisant fortement ces organismes verts.
Les grands ennemis dans les cultures d’Algues sont les bactérie'
et les champignons. Nous avons vu par quels détours Chodat a résolu
le problème, Miquel (1890) avait déjà indiqué une méthode de pur;
lication des Diatomées mais son procédé, tout ingénieux qu’il soi .
est vraiment inapplicable en pratique courante.
On sait qu'en bactériologie, un problème analogue s’est posé'
aux chercheurs. Comment isoler d’une façon rapide et certaine un
microbe pathogène. Il faut opérer rapidement pour confirmer I
diagnostic. La question a été résolue pour toute une série de germes
le bacille de la diphtérie, le bacille typhique, le colibacille, le vibrion
cholérique, le bacille de la dysenterie, le bacille tuberculeux, etc. Poe
ces divers microbes existent des techniques d'isolement qui permette,
en un jour ou deux, rarement plus, d'obtenir une culture abondant
et caractéristique. Ces milieux sont le sérum coagulé, le Drigalsk
1 Endo, la peptone alcaline, le milieu de Petroff et analogues. Ct
milieux tout en permettant aux microbes spécifiques de se développe.'
abondamment, entravent le développement des germes banaux ou
associés, de manière que c’est maintenant sans aucune difficulté
réelle que l’on parvient au résultat.
Ce principe des cultures électives n’a guère été appliqué aux
Algues. Tout au plus, ceux qui désirent pratiquer l'isolement de Chlo-
rophycées ou d’autres organismes ont-ils timidement essayé des
cultures brutes préalables en présence de l'un ou l’autre corps favo¬
risant. Mais lès résultats en ont été déplorables, car en général,
dans les milieux liquides les Bactéries arrivent à pulluler et à rendre
toute opération ultérieure impossible. Un procédé qui a été mis en
Source : MNHN,
LA CULTL’RE DES
GUES
303
œuvre consiste à repiquer les Algues à isoler dans des milieux
nutritifs purement inorganiques, dépourvus de toute substance
putrescible ou fermentescible. Il arrive que dans ces conditions on
observe une multiplication d’Algues soit sous forme de dépôt, soit'
sous forme d'anneaux ou de voiles à la surface des liquides. Prélever
ces amas verts avec une. pipette est utiliser un matériel concentré,
déjà adapté aux milieux artificiels ce qui est un avantage. Ce procédé
11 ut être 'tenté, bien qu’il soit en général plus facile de partir d’un
h atériel pris directement dans la nature, surtout s’il est assez abon¬
da ni. Même cas dans les cultures purement inorganiques, certaines
1 teries arrivent à sc multiplier de façon invraisemblable.
Nous avons pu obtenir en culture pure toute une série d’Algues :
P iphyridium et diverses Ghlorophycées citées dans nos travaux
dO a, b, e). Ces cultures ont été envoyées au professeur R. Ciiodat
c: 1 a bien voulu les conserver et s’assurer de leur pureté.
Au cours de nos recherches physiologiques sur la nutrition des
1 gués nu moyen des corps organiques, nous avons constaté que
I le une série (principalement des sels d'acides gras) de corps sans
' c des aliments de premier choix permettent pourtant pour des
' nies très varices un développement notable à la lumière. Les
c ps essayés étaient des sels de K, Na, Ca et ammoniacaux de
c ers acides faciles à sc procurer à l’état pur : acide acétique, for-
que, oxalique, larlrique, lactique, cilrique, malique, etc., à la dose
i 0.5 p. 100 de sel, parfois 1 ou même 2 et 5 p. 100 ajoutés à la
g lose calcique dont nous avons donné antérieurement la foi-mule
Omeuansky (1905) avait signalé le bouillon au formiate de Na
' nme milieu pour le diagnostic différentiel des microbes. Des essais
1 nous avions fait avec ce milieu nous montrèrent qu’il n’était
i - favorable à beaucoup de germes, G’esl ce qui nous incita lorsque
>' îs fîmes des expériences pour l'isolement des Algues à utiliser le
b nriate et d’autres acides organiques.
Nous avons déjà longuement indiqué (1920 a, page 3 à 5) la façon
é al nous avons opéré pour isoler en culture pure Porphyridiu/n
auenlum. Cette Algue se présente sous forme de masses gélatineuses,
p ir les dissocier nous les avons laissé dessécher à l’air en plaque
de Pétri, en grattant la surface, nous ensemençons sur gélose au
m date de Ca et d’oxalate de Ca à 1 p. 100. Sur malale un dévelop¬
pement se produisit. Les repiquages ultérieurs sur raalate de Ca à
Source : MNHN, Paris
304
I. Kt'FFEilA
0.5 c / c ne donnèrent pas de colonies rouges, mais en essayant d ,
géloses addilionnées de tai'lrale de Ca, de citraie et d’oxalaie de Ci
à 0.5 % nous avons obtenu un développement sur res (rois milieu ,
mais surtout sur le citraie de calcium. On repique à nouveau sur
diverses géloses addilionnées de corps organiques (tartrate de C .
oxalaie de Ca. asparagine 0.5 %). Sur la gélose asparagine (fig.
Il de notre mémoire de 1913) nous avons obtenu des colonies isolé
tandis que sur le tarlrale se formail une pellicule continue, lena< .
difficile à enlever.
Comme nous le disions en 1913, les cultures d’Algues se déve¬
loppent lentement et pour les isoler il y a lieu de varier aulant qu
possible les milieux de culture pour réaliser la mélhode des cullui
favorisantes. En parlant d'un matériel naturel fortement conlamii. ,
nous sommes arrivés en moins de quatre mois à obtenir des culture
pures. Nous avons opéré avec des tubes à essai et non avec d< -
plaques de Pétri ou des Eheenmeyer conseillés par Chodat cl Grin
zesco (1900), matériel assez encombrant.
On prépara à l’avance toute une série de lubcs de gélose add
donnée de liquide nutritif minéral et de sels organiques. Les essa i -
que nous avons fait montrent que l’un obtient souvent de bons résu
tats avec les sels organiques de calcium, mais il ne faut pas rejet :
pour cela ceux de potassium, de sodium ou d’ammonium, etc., ni I
matières azotées. Nous avons vu que l’asparagine a été des plus uti
pour l’isolemenl de Porphyridium, en ce qu’elle donnait lieu à !
formation de colonies isolées poncli formes.
Le passage des cultures d’Algues à isoler, Algues toujoui
accompagnées de bactéries dans la nature, sur des milieux renfer¬
mant chaque fois des sels organiques différents, exerce cerlainemei :
une action sur les microbes associés aux Algues. Lorsque, comme ce
fut le cas, l’Algue parvient à vivre sur les divers milieux différer
liels, les bactéries sont influencées. Si certaines espèces sont favo-
risées, d’autres sont anéanties et, par passage dans des milieux
chaque fois différents, on arrive à les éliminer. 11 est évident qu
Ion doit faire de nombreux essais avec des milieux variés et suivie
chaque culture pour apprécier les progrès des isolements et la puri
fication successive. Il y a là une question de flair et d’études de
chaque culture. On dort se laisser guider par les résultats expé¬
rimentaux.
En 1913, lorsque nous avions abordé l’isolement de Porphyri-
Source ; MNHN. Pa
ilium, une des plus difficiles que nous ayons réalisé, nous avions
déjà une pratique de plusieurs années et il ne sera pas inutile de
i a con ter brièvement nos premières tentatives.
Au début, nous conformant en cela aux prescriptions des auteurs
antérieurs, nous nous étions elîorcé d'obtenir d’abord des cultures
I. nies en liquide nutritif. Celui que nous utilisions était le liquide
calcique. A partir de ces cultures, d’ailleurs impures, nous faisions
■ ii■ - isolements sur plaque de Pétri à la gélose purifiée et minéralisée.
Mais ces essais répétés de. nombreuses fois, n’ont jamais permis
il'obtenir des cultures pures. Nous oblenions bien des cultures unial-
g des d'organismes des plus variés : Chlorcllcs, Honnidium, Sii-
ihncoccus, Seenèdfismus, Ophiocyiium, A 'ôstoc ; Cyanophyeées filâ-
licnleuses lelles que Phormidmm auturimale, des Oscillaires,
Ctsmarium, etc., et. Si un loi matériel présente pour certains clier-
i heurs de l’intérêt, il no satisfait pourtant pas la conscience d’un
I rlériologisle.
Nous avons essayé l'addition de sucres divers, et parmi eux
a-'Cz souvent le lactose, qui n’est pas toujours favorable pour les
l ictéries, levures ou champignons. Tout en variant les conditions
i allurales, nous n'avancions pas forl. Pendarfl plus de deux ans, nous
avons tenté des essais multiples et les résultats étaient loin d’être
encouragea nls.
'©est alors que nous eûmes l'idée d’essayer les cultures favori¬
sa aies, en nous adressant non-aux sucres ou aux milieux purement
inorganiques, mais à des sels organiques en concentrations assez
I ries, en variant continuellement les comblions expérimentales.
K a quelques mois, nous avons ainsi réussi à isoler en culture pure
ii"> Algues, qui pendant deux ans auparavant, avaient été rebelles
à loule purification eomplèle et que nous mainlenions vivantes faute
île mieux en liquide nutritif inorganique, ('.es cullures pures nous
1 :l servi pour nos recherchés physiologiques (1920 b et c).
Pour pratiquer les isolements sur gélose, nous n’avons presque
i mais ulilisé le procédé de mélange de dilutions appropriées dans
l i gélose liquéfiée et coulée en plaque. Nous avons 1res généralement
1 iuployé le procédé de frottage de la surface de lu gélose étalée ou
1 n surface inclinée soil au moyen de l’anse de platine, soit avec des
pipettes, étirées de verre.
Chlamydomonas inlermeâia Cliodal, culture 10 b. — La souche
I ion vivante en liquide calcique est essayée en vain sur gélose laelose.
Revue Algologique, 1028.
1. KUFFEÏtATJt
306
Un essai avec l’oxalate de chaux est sans résulta!. Nous ensemençons
la souche sur gélose à l'acétate rtc potasse à 2 p. 100, par repiquage
sur gélose citrate de chaux à 0.5 p. 100, nous obtenons la culture pure
en moins de deux mois.
Chlorococcum viscosum Uliodal. culture A2’LX : l'eau naini I! ■
est ensemencée sur gélose calcique. Les colonies développées .-mil
repiquées sur gélose'acétale de potassium à 1 p. 100 et 3 semaines
après repiquées sur gélose au citrate de chaux. Cette dernière culture
après ensemencement a été exposée pendant deux jours aux ray..ns
solaires (mois de mai . Cet essai est contraire à tous les enseigne¬
ments, au contraire les algologisfes ont peur du soleil direct r|
nombreuses sont les publications qui conseillent la lumière d..
do fenêtres exposées au Nord et de tamiser celle lumière. Connue
quoi, il est parfois avantageux de faire autrement qu’on ne le .lit.
Moins de 10 jours après le procédé violent de l’exposition des culte -
au soleil, que nous avions pratiquées pour entraver le développe¬
ment des microbes, des colonies vertes se montrent. Nous les repi¬
quons pour isolement sur gélose citrate de chaux à 0.5 % e i io jm -
après pour purification sur gélose au malate de calcium. Nous avais
ainsi des colonies pures ainsi que le démontre l’examen mîero> n-
jiique, des cultures sur gélose au bouillon et en eau peplone. Il a
fallu moins de deux mois pour arriver au but.
Slichococcus monbranæfaciens Chodal, culture ri" 41. - l.a
culture en liquide calcique est répartie sur gélose calcique, p n-
isolée sur gélose ou lactose et enfin sur gélose au laclalc de polas-
sium -f CO s Ca.
Slichococcus lu rus Iris Chodal, culture Sponlin n" 2. — Le ma¬
teriel initial était constitué par un .V usine que nous avons lavés dan-
une série de 10 tubes d eau physiologique, avec le dernier lavage on
ensemença de la gélose calcique cl les colonies de Slichococcus qui
y parurent furent purifiées sur gélose au citrate de chaux à 0.5 '}■
(hlorella vulgaris Heijerinek, culture n» 04. -- Provient de la
.-liklve du bord de- l’Eëcaut ou Uoel, la boue verte est diluée dans de
l’eau physiologique et ensemencée d’abord sur gélose ou lactale de
potasse, puis après sur malate de chaux et enfin sur citrate de
calcium.
Source : MNHN. Pa,
LA CULTURE DES ALGUES
307
Coccomyxa spec., îullure n" 40. — Le matériel provenant (l’une
culture ru liquide nutritif inorganique est ensemencé d’abord sur
gélose au lévulose 1 %, de là sur gélose au citrate de chaux. La
culture ainsi obtenue renfermait un mélange de Coccomyxa et de
> üchôcoccus. Ayant constaté pour d’autres Stichococcus que la gélose
l'antipyrine 0.5 % plus 1 % de glucose n’était pas un milieu favo¬
rable à cette Algue, nous passons le mélange d’Algues sur gélose à
I antipyrine. Suivant nos prévisions seul Coccomyxa persiste sur le
milieu et Stichococcus disparaît des cultures, que nous purifions
li.ialement sur gélose au citrate de Ca additionné d’asparagine.
Nous pourrions multiplier les exemples de réussite d'isolements
I .u- la méthode de cultures sélectives successives. Ce que nous venons
d'en dire suffit pour montrer la marché générale à suivre et l’appli¬
cation du principe des cultures favorisantes. On s’efforcera de varier
I,.- conditions d’existence des Algues et multiplier les milieux dif-
l renticls. La besogne consiste à suivre les diverses cultures, à les
\,■ i iiîer. Celte façon de procéder prête à de larges possibilités et
n'exclut pas les méthodes préconisées par les divers auteurs qui se
-mil occupés des cultures d’Algues. Au contraire, on les mettra à
' "iitribution pour étendre le champ des réussites.
Les expériences que nous venons de relater montrent les grandes
i -sources que présentent les substances organiques et spécialement
h sels organiques pour l’isolement des Algues. Le sujet est évidem¬
ment loin d’être épuisé et se prêle à de nombreux essais.
A côté des matières organiques de composition bien définie dont
imus venons de parler, existe dans la nature toute une série de
substances sur lesquelles on connaît très peu de chose. Ce sont les
matières organiques, d’ailleurs en proportions infinitésimales, que
le- chimistes dosent dans les eaux en les exprimant, soit sous forme
U permanganate, soit en oxygène. Ces substances se trouvent dans
le- eaux à des doses plus ou moins élevées suivant le degré de pal-
lu!ion des eaux.
Miquel (1891)) conseille vivement, pour la culture des Diatomées,
(I ijouter des matières organiques au liquide minéralisateur .qu'il
I eonisa. Ce sont des matières peu ou pas putrescibles qu’il extrait
(!'■ décoctions do substances telles que le son de blé. paille de blé,
mousses terrestres, d'excréments séchés de rongeurs ou d’herbivores.
I! ne conseille pas l'emploi de la chair musculaire lavée et cuite
■ i"i esl trop favorable au développement des Champignons et des
Source : MNHN, Paris
h. ivufferath
308
Algues vertes. Des prescriptions analogues ont été fournies, d’après
IIaugmton Uiu., suivant Van T.Iei'rck '1803) <|ui utilisa soit une
infusion .stérilisée «le graminées, soit une soupe fie Diatomées, obtenue
in faisant bouillir longtemps dans Peau une grande quantité de
Diatomées fraîches. Parfois l'emploi de rapùres fines d’os, de racines
bien lavées de graminées s’est- montré favorable.
Plus récemment, Prinosiieim (1014) utilisa des extraits de lent.
Von Wettstejn (1021) conseille vivement les extraits de tourbe pour
la bonne culture des Algues. Bachraru (1927) signale l’action fa\ i-
sanie sur le développement des Diatomées qui résulte de l’addition
au liquide de Knnp (à 0.35 p. 100 de sels environ à la dose de J 0
de 1 à 10 gouttes d'une solution de gélose à 1 pour 100. c’est-à-dire
une dose très faible d'une substance généralement peu utilisable par
elle-même par les Algues.
Toutes ees constatations expérimentales sont en somme cou car¬
dantes et prouvent que pour la culture des Algues les plus diverses
i'addilinii de traces de matières organiques, peu putrescibles, est
avantageuse.
Eu fait les observations dans la nature viennent confirmer ees
constatations. On a remarqué depuis longtemps futilité de l’emploi
des eaux naturelles. Drintzesco (1902) cile parmi les milieux liquides
pour la culture des Algues, les eaux naturelles stérilisées. Si dans
oe telles eaux les Algues se développent d’abord bien, elles épuivnl
lié- vile le milieu. Dans ces eaux les Algues trouvent des conditions
se rapprochant beaucoup de leur milieu naturel cl elles y prennent
des fuîmes cl des dimensions semblables à celles qui les caractérisent
dans la nature. II est par conséquent utile, lorsque l’on a obtenu une
Algue en culture pure, de l’observer dans les eaux naturelles sléri-
lisces pour pouvoir les comparer avec les formes cataloguées dans
les flores. L'élude de la morphologie algalc en cultures artificielles
riches vient compléter celle élude et permet souvent comme Ciiouat
( 1013, 1920) et ses élèves le firent, de montrer les rapports phylo¬
géniques entre les espèces.
I n auteur anglais Bottomi.ey (1920) a montré pour des cultures
de Lnnna l’influence considérable sur le développement de ees
l iantes, qu exerce la matière organique de l’eau des étangs compa¬
rativement à des cultures en liquides inorganiques nutritifs. Alors
que ces cultures reslcnl malingres, les premières deviennent des plus
florissantes el normales.
LA CULTURE DES ALGUES
300
Mazé (1927) a donné une explication basée sut do nombreux faits
expérimentaux du rôle favorable des matières organiques chez les
v.Vtaux. D'après lui les organites minéraux seraient l'intermédiaire
nécessaire dans l'assimilation des éléments nutritifs inorganiques par
les plantes, et il pousse sa thèse jusqu’au point de dire que les vé-
pélaux supérieurs sont incapables d’assimiler un aliment minéral,
- il - sont dépourvus de composés organiques renfermant cet élément ;
mais si on met à leur disposition des traces de ces substances
Mi ^inominérales, on-leur confère la faculté d'assimiler les aliments
inorganiques.
Il y a donc tout une série de faits, tant expérimentaux qu'ob¬
servés dans la nature, qui plaident en faveur du rôle très particulier,
ni'li.'pcnsable par exemple d’après Mazé, en tous cas favorisant de
matières organiques de nature indéfinie jusqu’ici. Le rôle utile des
Mil -lances organiques pures de la chimie a aussi été. depuis long¬
temps mis en évidence, mais paraît devoir être interprété autrement
i|im celui des substances de nature indéfinie. Si nous prenons par
exempté les sucres, comme cas le plus extrême, ces substances ont
tai action très caractéristique sur le métabolisme général cellulaire.
MCDIF1CA T ION S PliOVOQl 'Elis I). 1 \ N LES < l LTl ’IŒ s
PAR SUITE EU DÉVELOPPEMENT DES ALGUES
Prenons par exemple un milieu nutritif, tel que le liquide de
K lmp modifié utilisé par l$.\vi« (1914; dans lequel on nu l NO’K :
lu- le.; PO'KIh : 9.25 gr. el KO : 0.1 gr. el supposons, pour ne pas
ri h pliquer les choses, que l'on n'ajoute pas de sulfate ferreux. Nous
avons en présence quatre sels soluble.-. Les anciens physiologistes
roosidéraienl que dans le milieu ainsi constitué on trouva il NO" K.
SiPO'Klb el IvU mois les formes de sels complets.
Depuis l’élude de l'ionisation des sels dans les solutions diluées,
on sait que de telles solutions ne renferment pas seulement les sels
'«■•D que nous nous les représentons mais se décomposent, on trouvera
i o exemple à eôlé de KO. des ions de K et île Cl el cela dans des
11 portions assez variables suivant la concentration du KO utilisé,
li en est de même, pour les autres sels. Eu réalité, lorsque nous
lui lions de milieux renfermant du KO, nous y trouvons aussi des
ion- K el Cl. On voit qu'un liquide nourricier de composition relali-
Source : MNHN, Paris
310
H. KUFFERATH
Vement simple va présentée des combinaisons des plus variées ;
ainsi Cl pourra se combiner non seulement aux ions K mais au- i
aux ions Mg mis en liberté par le S0‘ Mg et avec l'H disponil i .
soit par ionisation de l'eau ou de ses acides tels que 1*0* KII'.
En réalité un liquide nutritif présente une complexité d’élément-
beaucoup plus grande qu’on ne le supposait à l’origine. Généralement
ces liquides sont renfermés dans des tubes ou des récipients de verre,
dont les silicates se laissent plus ou moins attaquer, surtout apri
stérilisation dès milieux. A la raveur des températures utilisées, p; r
exemple 120 degrés à l’autoclave, toute une série de changement .
dont on ne tient généralement pas compte, se produisent dans les
liquides nutritifs. Si de plus on ajoute des matières organiques ou d' ¬
éléments qui donnent lieu à des précipitations partielles telles qi
celles du Ko, du Ca, on arrive à des combinaisons et dissociai ioc-
multipl'es, que seule une élude très difficile pourrait mettre en valeur.
On conçoit que dans de telles conditions l’interprétation des phé¬
nomènes physiologiques, résultant de l'introduction dos ces milieux
d’organismes vivants, d’Algues par exemple, soit loin d’èlrc Sim pl
Les Algues produisent, suivant qu’elles sont éclairées ou non, i
l'oxygène, de l’acide carbonique, éléments dont l’intervention va agi '
sur les composants du milieu, indépendamment de la production c
zymases et de produits d’excrétion variés.
L'ancienne conception physiologique de l’assimilation doit cl >
remaniée et interprétée d'après des idées plus modernes.
il est clair que celle question fondamentale pour le métabolisiu*'
cellulaire mérite une étude approfondie et longue ; à peine est-clI*
amorcée voir notamment les travaux d’Achille Grégoire). Mai-,
l'on ne connaît pas de façon précise la suite des phénomènes an
cours de l’assimilation et des cultures, on a quelques indications six
le résultat des cultures, sur les produits formés.
Pour les cultures de microorganimos d’intérêt industriel, tels qic
les Levures, les ferments lactiques, etc., on est souvent assez bi*
renseigné sur les produits Unaux formés et de grands progrès ont
été réalisés ces derniers temps pour l’interprétation des phénomène-
qui entrent en jeu.
Lorsqu'il s’agit d'AIgües et d’organismes d'intérêt scientifique,
on est beaucoup moins documenté. 11 est évident que l'intervention
des Algues, amène des changements dans les liquides nourricier- ;
elle détermine d'une part la décomposition et l’utilsiation des aliments
Source MNHN. Pari
LA CULTURE DES ALGUES
311
ofTcils, d'autre pari, la production do produits d'exerétioüs, tels que
l(»s zyinases pouvant avoir une action intéressante, tels que les pro-
(l)iiK résiduel- souvent toxiques et nocifs pour les cultures. Des
,.iducres cellulaires, des fragments de cellules mis en liberté par
t• \i■ 111 pte lors de la sporulation où des morceaux de coques plus ou
moins gélilléos des cellules mères sont abandonnés par les cellules
jeunes et fraîches et viennent ajouter des éléments complexes en
ru Hures.
Ou a rarement mis en évidence, la production de produits toxi-
(|iir- par les cultures d'Algues. Citons-eu un : Nakaxs (1917) a montré
l.i formai ion d'acide formique libre (pii détermine, d’après lui, le
lil.oichissement des cullurcs d'Algues cultivées en milieux glucoses.
Ce phénomène est bien connu, cjesl la chlorose des Algues, le jau¬
ni -ornent des cultures signalés par Bembrinck (1904), Gucidat (1913,
etc.', nous-mème (1913) cl de nombreux auteurs. Pourtant ajoutons
1111 ' Mazê (1927) attribue la chlorose végétale à d’autres causes.
Nous avons déjà parlé antérieurement des phénomènes de régu-
: -ation du pH qui se produisent dans les cultures d’Algues et de
miiToorganismes. Ces phénomènes sont remarquables et sont la
ic-ullante d'un mécanisme réactionnel des cellules sur lequel on
es! encore mal informé.
Pour éviler l'action nocive de certains composés, dangereux pour
la . italité des cellules, notamment des acides, il est bien connu que
l'emploi de neutralisants, donnant lieu à la formation de sels Inso¬
lubles, est largement utilisé. Par exemple, pour les ferments lactiques,
l'a ldition de craie au milieu, empêche l’acidification du milieu par
I idc lactique e| donne lieu à la formation de lactate de chaux. Mais
da is ce cas, il s’agit de produits d’excrétion. Des réactions nocives
pair les organismes peuvent résulter d'une action des cellules sur
I' éléments nutritifs élémentaires mis à leur disposition.
fn des exemples les plus caractéristiques est peut-être celui de
lu loi malion de vapeurs rutilantes au cours de la fermenlatiou de
in ùts riches en nitrates solubles, par exemple ceux qui sont fatori-
'|u's ù partir du jus de betterave. On sait que les nitrates sont un
lié- mauvais élément azoté pour les Levures, au contraire les sels
iiiomoniacaux sont des meilleurs. Nous pensons que celle action
uo'ive des nitrates provient de ce que la levure assimilant énergi-
‘limninl le potassium du nitrate, ne parvient pas à utiliser le groupe
nitrique du nitrate ; celui-ci par réduction donne l’ion nitreux qui,
312
[. KUFFERATH
dans les moûts acides (on acidifie souvent de tels moûts par de l’acide
sulfurique), donne lieu à des vapeurs rutilantes. Dans les milieux
nutritifs pour Levures, auxquels on a ajouté des nitrates, le radii I
nitrique ou nitreux, tout en restant diffusé et inutilisé dans le liquid-.
exerce une action toxique en se transformant, le milieu étant acide,
soit eu NO*H ou NO“H, corps qui entravent complètement le dé\•
loppemenl des cellules et les tuent.
Dans les cultures d'Algues beaucoup d’auteurs signalent que D
nitrate d'ammoniaque détermine l'acidification des liquides, l’ai
nischnikow (1027) indique que les plantes cultivées en solution-
nutritives prennent plus vile l'ammoniaque que NO 3 . Par suite il
se produit une acidification du milieu. Il est clair que les nitrates
étant des sels facilement utilisés par les Algues, leur accumulation,
même temporaire dans les liquides nutritifs, peut ne pas présenter
de grands inconvénients et constituer finalement un profit pour 1< -
organismes chlorophylliens. Prinosheim (1913), discutant l’alimn -
talion autotrophe û'Euglena gracilis, signale que les nitrates peu vc i
déterminer une réaction alcaline par destruction du radical nitrique
et mise en liberté d’ions OH. d’où la réaction alcaline.
Pri.nusheim (1012) écrit que les phosphates acides, de mémo
qu'une réaction acide, agissent presque partout de façon nuisible.
Il signale que la gélose minérale additionnée de N O 3 K île convie i
pas an développement de Closterium.
C'est peut-être à l'introduction de sels de calcium dans cerl > •
milieux de culture qu'il faut attribuer une action favorable. N u
seulement le enleium donne lieu à des sels insolubles, mais il peu'
agir aussi comme neutralisant toujours prêt à agir. Un excès .!>•
calcaire e.-l pourtant à éviter: Mazé (1914). La formation de bie,
louâtes solubles agissant comme tampon esl aussi une fonction qu il
faut envisager lorsque l’on veut se faire une idée des équilibres qui
sc forment dans les sol niions nutriti ves.
D:pk.xsky 1915; tamponne son liquide nutritif pour Yolvox ■ u
moyen de citrate de soude et arrive ainsi à obtenir une meilleure
utilisation des sels de fer, que l'on peut fournir en doses plus fortes
saris crainte d’action toxique. Contrairement à l'opinion de beaucoup
d’auteurs, il a constaté que la réaction alcaline des milieux corres¬
pondant à pH 7.9 à 8.2 est défavorable aux Volvox , amène leur
pàlissemcnl cl la mort en quelques semaines. La réaction alcaline
des milieux, l'insolubilisation du fer par les phosphatés peuvent
LA CULTURE DES ALGI ES
313
provoquer un étal du fer qui le rend inutilisable. La précaution qu’il
a prise d’ajouter périodiquement de minimes quantités de fer aux
milieux, pour maintenir la vitalité des Algues, indique bien les écueils
à éviter.
La question des modifications qui se produisent dans les milieux
de culture est encore bien obscure. Cela se comprend, on n’a pas plus
examiné les liquides après le développement des Algues qu’avant
le,,,- ensemencement. Les seuls rails qui aient permis de. réunir
des observations sont en somme ceux qui se rapportent à des mani-
IV- '.«lions pathologiques de mort des cellules. Les interprétations des
accidents constatés sont suffisantes pour attirer l'attention sur l’ex-
Irème intérêt des réactions observées.
i CTION DES EACTEURS SECONDAIRES OU PEU CONNUS
Nous groupons sous cette rubrique une série de facteurs actifs
mi; le développement des cultures, les uns parce qu’ils sont mal
connus! les autres parce qu’ils ne peuvent être mesurés ou appréciés
d'une fa<,*on complète.
Parmi ces facteurs, le plus important est certainement la lu¬
mière.
On sait (Massart 1021, Kufferath 1913, etc.) que les Algues
peuvent vivre à l'obscurité pourvu qu’on leur fournisse les éléments
oi ^iniques nécessaire. 11 y a déjà longtemps Charpentier (1003)
a\ ii| prouvé la chose pour Cyslococcus humicold. Matruchot et Mol¬
li um (1902) avaient fait les mêmes constatations pour Slichocac’cus
i itlmis var. major. I.'anueard (1021) pour Scencdesmus aculus.
I'-i.nis .1020) a montré qu'il existe un oplimum de luminosité pour
le développement de Stidiococcus dont il évalue les récoltes par pesée.
Lu éclairage artificiel selon les indications de Hartmann (1921),
Pi AT (1925) cl Pringsheim (1926) suffit pour mener à bien un certain
II...libre de cultures. Il est incontestable que la lumière solaire est
in élément indispensable à la bonne vitalité des Algues et surtout
pour éd'tenir leur développement dans des liquides nutritifs purement
inorganiques; Malheureusement, l'intensité lumineuse varie non seu¬
lement chaque jour mais au courant de l'année, au point que dans
des régions du Nord peu ensoleillées en hiver on rencontre des dif-
314
KL'FFERATIt
(Iculli's pour la cullure normale des Algues, leur dévelopement élan!
plus lent et moins énergique durant la période hivernale.
D'autre pari, il > a lieu de considérer que les Algues présentent
des résistances très inégale.' à 1a lumière, lîien que certains auteur
recommandent d'éviter l'insolation directe, nous avons mainlefoi
constate que les Algues lésistent très Lien à ce Iraitemenl énergique,
l 'ailleurs, il suffit de voir ce qui se passe dans la nature, pour
s'apercevoir que des accumulations notables d'Algucs peuvent pros
pérer dans des situations ensoleillées, sur les Ironcs d'arbres, le
toils. les rochers sans compter les mares, étangs et lacs qui ne son
pas protégés par un rideau d'arbres ou des piaules contre les rayons
directs du soleil.
ha lumière artificielle esl un fadeur que l'on peu! régler. On
utilise à volonté les diverses lumières blanches ou colorées, en ayan
soin, pour éviler réchauffement des cultures d’interposer entre U
loyer lumineux et celles-ci un dispositif réfrigéré par de l'eau cou
ranle. Les cultures sont disposées circulaircmen-t autour de la lampe
centrale (Pringshejm 102(3 .
Pour éviter un echauffémcnl nuisible aux Algues, lorsque l'on
expose des cultures à la lumière directe du soleil, il est bon d’use:
également d’un disposilif réfrigérant, que l'on se construit facile¬
ment en entourant le tube de culture d’un manchon où l'on fai
circuler un courant d’eau à la façon d'un réfrigérant.
Un autre fadeur secondaire pour la culture des Algues esl :
TEMPÉRATURE.
En effet, ees végétaux poussent aux températures habituel
les et ne nécessile aucun appareillage spécial. Les hautes tem¬
pératures, au-dessus de 30” G jusqu'à 40 à 45" G sont défavorable^
a la vitalité des Algues, ce n'esl que dans des cas exceptionnel -
qu'on les utilisera. Miquel (1890-1802) a fait de nombreuses expé-
i-iem es sur l’action de la température sur les Diatomées, il établi!
l’échelle suivante pour nos-Climats :
Vers 0“ C. pas de développement
à 5“ G. développement peu sensible
5 à 10° C. — appréciable
10 a 30" G. — généralement favorable
^ 4 qo ( mort de beaucoup de Diatomées
r certaines Ghlorophycées résislent
à 45” C. mort des Diatomées
à 50“ U. destruction des Chlorophycées
Source : MNHN. Pal
LA CULTURE DES ALGUES
315
Les diverses espèces de Diatomées résistent inégalement à la
i-lialeur, on cnvploycra ce procédé pour les isoler en culture les
unes des autres, pourvu qu’elles se comportent différemment.
Pour la culture de 'beaucoup d’Algues, il semble beaucoup plus
intéressant d’expérimenter en milieux froids. Les tubes de culture
ri ml déposés dans des bacs en verre, refroidis par de la glace.
On sail en effet que la dore hivernale, celle des hautes altitudes, est
liés différente de la flore estivale.' On pourrait ainsi obtenir des
cultures d’Algues cryophiles el des basses températures.
L’aclion de I'éleothicité est mal connue.
Stonë 1900) l'ail quelques éludes sur des microbes el des levures,
mais pas pour des Algues. 11 montra qu'une certaine excitation se
produit soit par l'électricité statique, soit par do très faibles courants
galvaniques. Dans cerlains cas, une multiplication considérable du
n nnbre de germes a été notée. Les Algues mobiles, comme on le sait,
- ait sensibles à de faibles courants électriques se portant vers un pôle
on vers l'autre. Ces propriétés pourraient être utilisées pour des
Liages grossiers,
Le chimiotaxisme est une propriété à laquelle on peut éventuelle¬
ment faire appel.
MasSart (1889 a, b, 1891 a, b, c) étendant les éludes de
I t'EFFER : 1888) a montré que beaucoup d’organismes des eaux sorti
ü lirés ou repoussés par des sels très variés, leur valeur nutritive n a
I is d’importance pour le phénomène. Ktjwaua (1913) montra qu’un
t Idamytlumomis marin présenta un ehimmlaxisme positif pour les
; ides organiques el inorganiques ; la pcplone a une lorte action
■ liarlive, .tandis que les sels neutres sont indifférents. D’après Mein-
i - .ld (1911) les colonies bactériennes exercent sur les Diatomées une
s lion directrice en milieux géloses. Les propriétés ehimiotaxiques ne
inblenl pas devoir être d'une grande utilisation, tout au plus
I 'iirrail-on les uliliser pour déterminer des accumulations locales
il Algues, ce qui permettrait des accumulations d’organismes utilisa¬
bles pour des triages ultérieurs.
La viscosité des milieux ne paraît pas digne d’intérêt pour les
■ allures d’Algues. Il existe à ce sujet des remarques de Lwoff (1925).
mais elles concernent des Infusoires et non des Algues.
Là sensibilité à la giiavitation esl aussi un élément de peu d’im-
I "i lance pour la culture des Algues.
Massart (1891 li) a constaté que si les zoospores sont néga-
Soume : MNHN, Paris
316
II. KUFFERATII
tiverüent géolaxiques, les cellules immobiles sont entraînée
au fond des tubes. Schwartz : 188î avait déjà indiqué le géo¬
laxisme négatif d Ëuglènes et de Chlamydomonas en faisan'
usage de tubes remplis de sable humide. De telles expériences peuvent
cire utilisées pour obtenir des concentrations d’Algues mobiles. Voit
aussi Wager (1011; cl De Wildeman (1928) dans ses études sur I
thermotaxisme des Ëuglènes.
Enfin on connaît très mal le rôle qu’exercent les gaz uissoi
dans l'eau : O, CO* nolammenl. Ce rôle est évident à priori. La difli
cullé csl de les fournir en quantités lixes aux cultures ; quand on
les utilise c'esl en excès sous forme de courant gazeux barbottan'
dans les milieux. Leur dosage présente d’ailleurs des difficulté.',
lorsque l’on n'a à sa disposition que cl'- petites quantités de liquide
nutritifs.
Il y a enfin une série de facteurs BiiitoeiyuKS sur lequels il
serait intéressant d'avoir des expériences laites avec des culture
pures.
Tout le monde conuail le- symbioses liciiémoues d'Algin-
reliés d'Algues avec Hépatiques cl Phanérogames el Cryptogame
vasepilaires. Les relalions des gonidies avec leurs commensaux son
établies principalement par des études cytologiques el des observa
lions dans la nature. Chodat et ses élèves ont isolé un certain
nombre de gonidies et monlré que les formes roloniaire.- des Algue
isolées ont des analogies avec les formes dos lichens d'origine. Re¬
constituer les lichens par l’union de gonidies et de Champignon
peut être un problème expérimental digne d’efforts. La biologie de
gonidies, du Champignon el du Lichen résultant forme un ensembP
de grand intérêt biologique. Remarquons que jusqu’à présent on n'a
pas encore tenté la cullure de Lichens d'une façon systématique. Ce-
organismes de nature complexe constituent pourtant line entité bien
définie, leur cullure ne serait peut-être pas inutile pour résoudre bien
des problèmes physiologiques et élhologiques, de colonisation dé¬
rochés, écorces, eh-...
A l'élude de la symbiose pourra se rattacher une autre, celle de
la vii> île parasites de support. Nul n'ignore que les Mousses, Hépa¬
tiques cl Sphaignes hébergent des organismes variés et souveid
curieux : des Desmidiées, des Cyanophycées, des Flagellâtes, elr...
Ce- organismes vivent dans les espaces formés par les feuilles el
la lige, dans un milieu souvent très humide. El. et Em. Marchai.
Source : MNHN, Pari
CULTURE UES ALGUES
317
1005 à 101 l.i ont cultivé de nombreuses Mousses à l'état de pureté,
depuis les (travaux de nos savants compatriotes, de (elles Cultures
uni été réalisées par Sewettaz (1912 et 1913) et Ubisch (1913).
I.ilienstern (1927) essaya des cultures de Marchantia polymorpha.
Ilien n'empêcherait de tenter sur le support vivant, constitué par
des Mousses, etc., isolées el en culture pure, d’ensemencer des Algues
commensales et réaliser ainsi au laboratoire des conditions naturel¬
lement très particulières et méritant l’attention du biologiste.
Tout récemment l’attention a été attirée sur une série d’actions
exercées par diverses substances colorantes sur des organismes
microscopiques variés et sur les colloïdes. Boutaric et Banès (1928)
mit montré l'analogie de. l’action de l’éosine sur des cellules vivantes
I diverses matières colloïdales. Hollande el Crémieux (1928) ont
• ixé les doses minima actives de bleu de Nil pour divers microbes
pathogènes, les doses à employer sont très faibles el il ne serait pas
impossible qu'on ail là un procédé pour se débarrasser d’un certain
nombre de Bactéries, fatales aux cultures d’Algues pour autant que
celles-ci ne soient pas entravées dans leur développement. L’expé-
i icnec est tentante.
Philibert el Misleii (1928), Risler, Philibert et Courtier (1928
mil montré l’action de la lumière sur des Bactéries préalablement
-onsibilisées par des substances fluorescentes ou non. Alors que la
lumière simple n'a pas d’arliun sur les Bactéries, on obtient une.
lyse immédiate par la lumière à grande longueur d’onde du néon,
-ur les mêmes organismes sensibilisés au violel de méthyle à la dose
de 1 pour 10.000.
D’autre part, Ji i.lard (1928) a fait ressortir l’action favorisante
de substances fluorescentes sur les phénomènes végétaux.
11 apparaît donc comme possible que de telles substances puissent
'avoriser le développement de cellules végétales à chlorophylle, tandis
qu’elles exerceraient un action nocive sur les microbes. L’expérience
devra évidemment indiquer si l'application de ees diverses idées est
'ligne d'attention et si l’on ne pourrait pas par des procédés inspirés
des techniques récemment signalées, arriver à constituer des milieux
-électifs avantageux pour réaliser des cultures pures d’Algues.
Source : MNHN, Paris
318
CONCLUSION
Au fait, sommes-nous bien en droit de conclure, de donner on
quelques lignes une impression d’ensemble des problèmes souk" As
par la culture des Algues ? Nous avons essayé de mettre un peu
d’ordre dans des questions qui touchent à la fois tant de domaine :
la bactériologie, la cytologie, la physiologie, la biologie végétales. A
côté de données historiques, nous avons exposé des faite d’ordre
technique. En plus de ees indications positives, nous avons é ■
amenés à pénétrer dans des domaines nouveaux, auxquels les cher¬
cheurs de ce moment ne peuvent pas rester étrangers. Dans celle
voie, beaucoup de problèmes sont encore à l'étude, d’autres même
à peine ébauchés sollicitent notre attention. S’il y a plus d’idées
lancées que de faits expérimentaux, on voudra bien nous en excuser.
Nous espérons que ce travail ne sera du moins pas inutile pour
les atgologistes de langue française. S’il pouvait déterminer ‘ -
recherches nouvelles,, engager les travailleurs de laboratoire à rem u-
veller le problème de l’algologie expérimentale, ce serait, croyons-
nous, au grand profil de la science botanique. Si nous avons dû faire
une grande part à un exposé bibliographique, nous pensons que le
dernier mol doit rester à l’expérimentation. D'autres, et non (ks
moindres, nous ont montré le bon chemin, notre meilleur vœu est
qu’il soit suivi.
Source : MNHN, Pan
BIBLIOGRAPHIE
La liste des publications que nous donnons ci-dessous se rap-
11 .rte aux travaux que nous avons signalés et que nous avons pu
me, en grande majorité, dans les textes originaux. Nous ajou¬
tons à celle liste un certain nombre de travaux parus depuis février
1028 , moment où nous avons été appelés à parler de la culture des
Algues à l’Inslilut des Hautes Eludes de Belgique. Le nombre
'études que nous n’avons pu consullér est relativement petit, elles
sont marqués par une astérisque dans les listes. Nous avons ajouté
' paiement quelques iiidicaiions concernant des travaux que nous
i avons pas cités mais qui peuvent être utiles pour ceux qui désirent
voir des aperçus sur des techniques, spécialement chimiques, utili¬
sables- pour des études poussées.
La liste est donnée par ordre alphabétique et pour chaque auteur
i ar ordre chronologique, l ue série de travaux publiés pendant une
même année par un auteur donné est distinguée par les-lettres a,
1 etc... Nous donnons le titre, le nom du périodique, l’année, le
numéro du volume et enfin la page.
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Source : MNHN.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
OUVRAGES GÉNÉRAUX
1. Annales de Protislologic. Directeur G. Deflandre, Editeur J. Le-
•Chevalier à Paris.
Notre collaborateur et ami <i. Deflandre a fondé au début de l'année 192S
un nouveau périodique consacré aux Protistes, ce terme étant pris dans une
acception très large comme dans les Arcliiv fiir l’rotistenkundc. L'importance
acquise depuis une vingtaine d’années par l'étude des organismes inférieurs
tant animaux que végétaux (la distinction restant toujours diflicile il établir)
justifle pleinement celle intéressante initiative. Le tome I des Annules de
ProtMoloffic contient, en dehors d'un certain nombre d'articles zoologiques,
d'importantes études de protistologie végétale de 1’. A. Dangeard (Le
déterminisme des mouvements chez les organismes inférieurs). AV. Conrad
i Quatre Flagellâtes nouveaux). AV. lî. Caow (The Morphology of the filaments
of C.vanophyceae). J. Pavili.aud ( Kofoidinium velleloides n. gen.. n. sp.), J.
Roj.r. (Algues nouvelles trouvées dans le plancton de la rivière Dnieper). J.
IIoKKKit (Die Teilung, Mikrosporeu-und Auxosporeubilduug von Coscinodiscus
biconicm v. Breemen). Pierre Dangeard (L'appareil mucifére et le vaeuome
chez les Biiglènes). G. Kxrz jvx. (l'eber den Bâti und die Tiitigkeit der Geisseln
der Perldineen). JL Lefèvre (Notes sur le Peridinhim CunnîngtOnii Lemin. et
sur quelques formes affines), K. de AA'ii dema.nn (A propos du thermotactisme
des Euglènes). Dans chaque fascicule on trouvera, classé dans l'ordre systéma¬
tique, le répertoire des Protistes nouveaux ; d'autre pari, les travaux concernant
les Protistes sont énumérés dans un bulletin bibliographique annexe. Ce réper¬
toire presque entièrement (les Diatomées sont répertoriées par Fr. Hustedt)
dû il G. Defiandre montre il la fois l’activité du Directeur des Annales (le
Trolistoloyie et sa large spécialisation. Félicitons-le ainsi que l'éditeur et
souhaitons prospérité et longue vie au nouveau périodique. — /*. Allorgc.
t. Elenkin A. A. — Evoliutsia mzehizh vodoroslei i leoria ekvivn-
lentogeneza [L’évolulipn des algues inférieures et la théorie
de l’cquivalentogénèse] (Not. Sysl. ex Inst Cryplog. Ilorli Bol.
Heipubl. Rossicae, 4, p. 1-24, (i fig., Leningrad, 1026) [eu russe
aA r ec rés. latin].
Source : MNHN, Paris
mnuoGiiA
318
3. Janet (.h. — Constitution orthobiontique des êtres vivants. I. Théo¬
rie orliiobionlique (Beauvais, H. Dumontier, 84 p. in-8",
1 grande pl. en 3 feuilles, 1925).
A 1 appui (le ses théories, t'A. cite de nombreux exemples empruntés A des
algues de différents groupes et dans sa planche, il représente le cycle évolutif
de ces algues. — P. Frétiiy.
4. Lindau <;. — Die Algen (Knjplogamenflora fjir Anfânger, 2" Aull.
Bd. IV, Abl. 1, J vol. in-18°, 314 p., 16 pl. avec 489 flg., Berlin,
J. Springer éd.. 1926).
La flore cryiptoga inique élémentaire publiée sous la direction du regretté
Professeur U. Lindau et continuée par le prof. H. Pilger est il nouveau éditée.
La rédaction du quatrième volume, consacré aux Algues, a été confiée au le
Melchior. La première partie comprend les Cyaiiophycées. Flagellés, réridiniem
et Diatomées. Des généralités, très clairement exposées, initieut le lecteur à
la morphologie et il la biologie générales de ces groupes. I.a partie spécial,
comporte des clefs dichotomiques soigneusement établies qui mènent aux genre
et aux principales espèces. T'ne série de 10 planches, représentant les types
les plus importants, permet aux débutants de s'orienter rapidement. Sons
nue forme réduite, de présentation élégante, ce petit, volume contient beaucoup
de données et, malgré son caractère de vulgarisation, il garde toujours une
certaine tenue scientifique. II ne manquera pas de rendre les plus grands
services. — p. .1.
3. Schnu.ssni(| B. — Belrachtungen i'rbèt* dus System der niederon
Pflanzen Yerhandl. Zool. Bol. Ge$., M ien, 74-75, 1924-1925.
pp. 196-272).
0. Sleineekc F. — Der Slaramsbaum der Algen nacli sero-diagnos-
lisehen Untcrsuchungen dargestellt (Bol. Archiv.. 10, pp. 82-
105, 28 fi g., 1 arbre généalogique, 1925).
CYANOPHYCÉES
7. Aplekur E. M. — Contribution à la morphologie et à la systéma¬
tique d’une nouvelle algue Bleue : Anabaenopsis Arnold»
(;Vo/. Sijsl. ex Inst. Cryplog. Horti Bot. Princip. U. S. R. R.,
4, p. 41-55, 8 lig., Leningrad, 1920; [en russe avec rés. latin,.
8. Elenkin A. A. — O novem rode i vide sinczclenykh vddoroslei
Sokolovia Neumanniac mihi, olnosiachtohikhsia k novomu
semeistvu Sokoloviaccae mihi [Sur un nouveau genre et e»-
Source : MNHN. Par
nim.ioGnApni]^
349
pèce de Cyanophycées Sokolovia Neumamiiae mihi rapporté
a la nouvelle famille des Sokoloviacées milii (Not. Sysl. ex
Inst. Cryplog. llorii Bot. Princip. U. S. B. B.. 4, p. 89-97, 8 fie.
Leningrad, 1926) [en russe avec rés. latin],
Cardner \. L New Myxophyccae from Porto Rico. (Mem. of
IIip .Veto York Bot. Gard.. 7, 1-144, PI. 1-23, 1027;.
The new généra Endosphacra, Cyanothrix ami Lyngbyopsis are listed, wilh
-U new speeies in nmny genorn. — Win. Randolph Taylor.
10. Lard lier N. L. — On a collection of Myxophyccae from l'ukien
Province, China. {Unir. Cal. Puhl. Bol., 14(1), p. 1-20, PI. 1 - 5 ,
1927).
The materiel was eolleeted by H. II. CiirNo. Fifty-six speeies ami varielies
are listed, of wliich the following are new : (lloeoeapua niiiltisphacrica tj«. 1 ),
a. Minuit/la (p. 2). Aphanothvcc ’éolathiosa (p. 2), Ilydrocolciim ruent teum
ip. S), Pliormidiiini Chungü (p. 4). P. Corium var. capitatum (p. 4). Rymploca
murait» var. minor (p. (i), Dichotliri.r ('huiigii (p. 6), Scytonc.ma hyaliiiiini
p. 7), y. crassum var. major (p. S), Tolypolhrix àonsociala (p. S), T. curta
p. S), Sttgoncma multipartitum ip. »), y. rohmtum (p. 0), S. liormoide* var.
simplex (p. 10), .v. compactum (p. 10 ). y. confort nm (p. 11 ), Xostochopsis
llamgirgii var. sphacricus (p. 12). — TF»/. Uandolyh Taylor.
H. Chose S. L. — The subaeri.il blue-green algae of Rangoon (Journ.
hui. Bot. Soc., 6, j). 79-84, 1927).
Ko-inskaia E. K. — Monographilchcskii otcherk vidov roda Sry-
lonema seklsii Pelalonoma [Monographie des Seylonema de
la section Pelalonoma | (AV//. Sysl. ex Inst. Cryplog. llorii Bol
Princip. U. S. B. B., 4, p. 59-75, 7 11g., Leningrad, 1920) [en
russe avec rés. latin],
12 bis liosinskaia E. K. O novoni rode sinezelenykh vodoroslei Til-
denia mihi, otnesennom k novom'ui sera. Tildeniaceae mihi
[Sur un nouveau genre de Cyanophycées Tildenia mihi rap¬
porté à la nouvelle famille des Tildeniacées mihi] (Not. Sysl.
ex Inst. Cryplog. llorii Bol. Princip. U. S. B. B.. 4, p.76-88,
14 fîg., Leningrad, 1926) [en russe avec rés. latin].
13. Starmach Karol. — Spis sinie zebranÿch przez prof. Ignacego
Krola w Tatrach [Liste des Algues bleues récoltées par le
prof. Ignace Krol, dans les Taira (Spraiv. Kom. fizjngr.
350
Mlil.IOGTU
l'oslcliiej Mcademji Umiej,. G2, 13 p., ] pl.. (ïracovie, 1027
[en polon.].
Liste de 12 Cya nqiiliycées U lino Cyanochiorinée. Doux nouveautés sont
décrites :
Bennocarpa (ir/uae-dulcis (Iteinsch) Geitl. var. tatressis. — Slrato saepix-
sime piano, r arias hcmispharrico. Sporangiis piriformibus 3,G-ü,3 p latin et
0,2-0 p longls. Membrane eortim crossa. Gonhlia parvula, globosa, per foramen
apicale sporangiomm. eareunt. Forma nostra Demwcarpae aquac-dulcis simit-
lima, sed plerumque ininor.
Tetrachloris mi ni ma. — Cellnlis globosis 0,5-0,7 p crassis. Pallidc aenigineo-
viridis; ccllulae familias bi-tetracellnlares formantes, stratum retieularem.
tegmento gelatinoso circtimdatum efficient.
Cette Oyanochloridinée se rencontre sur les filaments dp Chloropliycéos en
décomposition; elle diffère du T. ineonstans I'ascli. par ses dimensions pins
faibles et par ses colonies réticulées. — Allorgc.
FLAGELLÉES
14. Conrad W. — Essai d'une monographie des genres Mnllomona-
Perly (1852) el Pseudnmailomonas Chodal (1020) {Arch. f. Pro-
listenk., 59, p. 423-505, 4 pl., 42 flg., 1027).
15. Deflandre (1. — I" Remarques sur la systématique du genre Tra¬
chelomonas Ehr. II. 2° Quatre Trachelomonas nouveaux Bull.
Soc. Bot. Fr.. 74, p. 057-005, 0 lig., 1927).
1“ Critique des conceptions systématiques et, noniendatnrales de B. \V.
Skvortzov dont la monographie du genre Trachelomonas a paru presqu'eu
même temps que celle de l'A. I.a plupart des noms donnés par le protistologin-
russe sont rejetés ou placés en synonymie, avec raison dans la très grande
majorité des cas.
2“ Description des Trachelomonas pseudofelix (Hte-Savoie. Dell, leg.)
T. fraoaria (Venezuela, leg. Grisoll. T. liirta Cunlin var. duplex (Madagascar,
sans nom de collecteur) et T. Yermomu (Jura, leg. Veruiont). — F- Allorgi.
10. Elenkin A. A. — O novoi gruppc |ozjgulikovykh cvglfcn (Sur un
nouveau groupe. d’Euglènes sans flagelle (Sol. Sysl. ex Insl.
Cryplog. Horli Bot. Rcipubl. Rossicae, 3. p. 120-109, Lenin¬
grad, 1924-1025) [en russe avec rés. allem.].
17. Elenkin A. A. — K voprosu ob otnochcnii flagellai i rizopodam
[Sur la question des rapports entre Flagellés el Rhizopodes]
(Sot. Sysl. ex Insl. Cryplog. Horli Bot. Rcipubl. Rossicae, 3,
p. 171-181, Leningrad, 1924-1925) [en russe avec rés. allem.].
Source : MNHN, Paris
Sibilot! RaphiE
351
18. Hofcnder H. — über eine neue Craspedomonadine (Salpingoéca
Francei n. sp.) (Arclt. {. Protisl'enk., 51, p. 192-203, 5 fîg., 1925;.
19. Roll .1. - Novy vidy vodoroslei, naidenny v okreslnostiakh Sev.
Donclzkoi biologilcheskoi stantsii [Nouvelles espèces d’algues
récoltées aux environs de la station biologique du Donclz du
Nord] (.4 Tch. russes Prolisl., 4, pp. 137-152, 2 pi., 1925 [en russe
avec rés. français].
Description des espèces et variétés suivantes :
Tkachklomonas cordât a sp. nov. — Testa, cordata, siibliliter punctata;
:!l tj_ longa, 24 |x lata; poro flagelli collare non alto circutndalo; flagella tesqni
mugis, quant testa; ehlorophoris 8-10, iliscoiilvis.
Tracuki.omonas CORXIFORM1S sp. nov. — Testa orata ail parlent inferiorcm
repente eoiens, spitiis parfis tecta, 43 jx tanga, 21 ,(î ,x lata. Poro flagelli carotta
spituirum majorant. cirCuinitata; (liant. 7.2 jx. flagella longa teste aequo.
Tracuelomoxas Sadonezkh sp. nov. — Testa avala, cglindrica, continuum
11 ru n ttl i s (liscoilleis tecta; 25-27 jx longa, 14, 4-18 jx lata. Poro flagelli colline
/,nmili eireinndato; diamelr. 8.0. ehlorophoris parvis, pgrenoiililnis. Stigma
TitAOHur.OMO.NAS Aiixoï.nn sp. nov. — Testa lata, perrersa-ovatu, 82,5 jx tan¬
ga, 38 ,x lata, flagellat Ohloraphoris niagnis (ad 4 jx> (liscoilleis.
TiiÀciiELOMONAs /.INT.EHI sp. nov. — Testa ovula, egHndriea, spinis longibtis
uni 2,0 u) et pnnetato tecta; 49,0-42 jx longa, 21,0-22 jx lata ehlorophoris
parfis, (liscoilleis.
TiiACiinr.ojioxAS OVATA sp. nov. — Testa lata, orata, continuum puncta
tecta ; 69.6 ,x tanga, 42.2 lata; poro flagelli 7,2 jx: flagella sesqui magiqnatn
tecta; ehlorophoris 15-20. Stigma riibra.
Traehelomonas globwlnvis I.em. vnr. ixtiixata vnr. nov. .1 forma tgpiea
s plais t< nui bits differt. Testa 32,4-35 |x longa, 32,4-34 ;A lata.
Tracuelomoxas Okxkovskii sp. nov. — Testa elMptiea, dense verrueis
tecta 30.5-32 y. longa; 19,5-20.5 |x la la ; collare pari flagelli alto 6 a longa.
I » lata) Marglne lacerata ehlorophoris nttnivrosis diseoideis.
Tracuelomoxas parva sp. nov. — Testa orata, cilinelrica, fore ligaUna;
14.4-15 [x longa; 7,2-8,5 lata; poro flagelli collare denso eircumdato cltloro-
thoris parvis.
Trnelielonionas volvocina var. itxctata n. vnr. — .4 forma tgpiea mem-
bram punctata et' dimensioiiibns majorlbits differt; diamelr. 31-33 tx-
Tracuelomoxas pULCnEBRiMA sp. nov. — Testa ovata; 32,4-30 a longa,
820 jx lata; collare port flagelli allô, obliqua mutai a to, marginc lacerata; 3,0 jx
alto, 5 n lata; ehlorophoris multis. pgrenoidibus cinctis.
Traciiei.omoxas simplex sp. nov. — Testa lata-ovata, fcrc hgatina, 57,o jx,
longa, 50,5 ^ lata. Flagella dtiplo, quant lesta, ehlorophoris numerosis, parvis,
■pgrenoidibus cinctis.
Trachelomoxas Pbrhuevi sp. nov. — Testa ovata, gratmUs tecta; 30 n
longa, 24 ,x lata; collare pori flagelli non alto; flagello duplo longibus, quam
testa. Chorophoris niagnis numéro parvo.
Fiiacus meoapyjîenojdea sp. nov. — Cellula ovata, triangulata, surculo
Source : MNHN, Paris
352
1)1 BLI
rn u liai n curia lo; 30 ^ longa, 20 ^ la la ; inembrana striata; flageUo (lupin
I ont/im quant cellula. Chlorophoris par ris. numerosis ; un a granulo magna
paramylacuo US diamet.ro).
Phacus acuticauha sp. nov. — Cilltthi triangulalit, surculo recto, parri)
caudato; 29,3-33,2 ^ U nga, 2.S-2S.7 ^ lata; chlorophoris parvis; duobus granulis
paramylaccis (0,0 ^ et 11 |x).
Pilacus graxulata sp. îiov. — Cellula Iliaiiijulatu, ouata, surculo parro,
infirma curvato, 30 jt longa, 31 lata; membrane granulis oniata uno granule
an nuit for mi paramglacco, 8 ^ in diametro; chlorophoris numerosis, discoidcis.
Piiacus ovoidea sp. nov. — Cellula magna, ouata, surculo denso curvato
coudât a predita; 86,4 u. longa 64,6 a lata; strüs ■membranae redis; uno
granulo paramylaceo; 32,4 ^ in diametro. Chlorophoris discoidcis; stigmate
(ad 3,6 |j.).
Phacus pci.cnnA sp. nov. — Cellula triangnlata, surculo caudata curvato:
28 jjl longa, 18 ^ lata; chlorophoris parvis et nuinerosis ; uno granulo anttu-
lifori, paramglacco, ad O y. in diametro.
Phacus prdnoxdba sp. nov. — Cellula orata, stria pareil aplKl apicein
anteri orcni; surculo caudato denso in fine inferiore; 36-37,3 ^ longa, 24,5-20 jj.
laid. Duobus granulis paramylaccis aiiiiuliforinibus, diamètres cum circitcr
4,5 ij., inlrcdum et practcrca- cylindratis magnitudine ininori.
Phacus tortuosa sp. nov. — Cellula enortni, orbiculari, s-formi, surculo
caudato curvato, 39,6 jj. longa, 21,6 ^ lata; duobus granulis (timnliformibus
paramylaccis utrimque iiiiclels; chlorophoris magnis, oralis, aut circuindatilius.
Phacus Zixgeri sp. nov. — Cellula magna, ovula, couda recta, magna,
70,6 ^ longa, 46, S jj. la la. Uno granulo paramglacco. ad 21,0 jj.. Chlorophoris
numerosis, ovatis.
Phacus sueoica var. lata nov. var. — .4 foinia tgpica dimcnsioniliiis differi;
cellula 27-2S |j. longa (.sine caudal, 29 ^ lata,
ÏAspocinclis testa var. mixor nov. var. — A forma typica dimensionibus
minoribiis differi; 34-37,5 ^ longa. 27-2S |j. lata; memhrana subtilitcr striata
granulis pyrenoidibus Parvis discoidcis, ovatis.
Lepocinclis Marsouii var. lata n. v. — .4 forma tgpica dimcnsioiiibus niino-
ribus differi; 50,5 jj. loga, 20 jj. lata,
Euglena orxata sp. uov. — Cellula infirme metuboUeu, spiraliter volu/a,
48 jj. longa, 21,0 jj. lata, ülembrana granulis, tecta chlorophoris magnis et
numerosis, pyrenoidibus nullis.
Euglexa keglecta sp. nov. — Cellula infirme metaboUea, 45-47 [j. longa,
10-12 jj. lata; niembram levi; flagella non longius quant pars tertio cellulae.
Chlorophoris parvis; deeem granulis paramylaccis varris.
Scenedesmus puxQExs sp. nov. — Coenobium octuplex cellulare, s-fonne
eurvatum; CCllulis ovatis, in apicibus trpinis parvis. Cellula S y longa; 3,6 y
lata; spina 2 ^ longa.
Scenedesmus txordatus sp. nov. — Coenobium octuplex cellularc; cellulis
latis, fusclformis ad apiccs acuininatis, dispositione inordatis, 21,5-23 y longis,
7-10 ,j. latis.
Scenedesmus qnadrieaudus var. acutispixus n. v. — Coenobium quadruplex-
ccllnlare. Cellulis externis singula spina valde curvativa, acuta praeditis. Cellula
10,8 y longa, 7,2 p lata.
Source : MNHN, Paris
Scenedesmus püsiixus sp. nov. — Coenobium quadruplex ccllulare. Ceîlulis
KtlcmfS scmicircnlarihim ; duabus mcdiis Gratis astrietis. Cellula 2 p longa,
10,8 (t ta ta.
Scenedesmus producto-eapi talus var. plan üs n. v. — Cocnobium quadruplex
çeUulare arcuatum, curvativum; cellulia fusiformibua, duobus granulls in api-
ci h ii.s pracditis, cellulia externis oliquot curvatis; cellula 0-12 p ton y a, 3,6-4,5 jj .
la la.
Scenedesmus dentatus sp. nov. — Coenobium quailrupcx ccllulare; duabus
ri ihdis meddis cylindricis, ovatis, sed duobus externis fusiformibua, in ombo
apicibus surculo denso dentato praeditis. Cellula 18-10 ^ louya, 5,6-6,2 p lata.
Scenedesmus verrucosus sp. nov. — Cocnobium octuplcx ccllulare bise-
rinliim. Cellulia ovatis, praete extenias forniis triangulatls. Membrana ccllularum
ni 'liais ma unis continuum tecta. Cellula 5,4-7,2 p longa, 2-3,6 p. lata. Coenobium
1-1.1-17 [j. longum, 10,8-14,4 p latum.
Scenedesmus irrecularis sp. nov. — Coenobium parvnm, quadruplex cellu¬
lar.-. Cellulia ovatis, declinatis dispositions, in apicibus crassitatibus nodosis;
ilinibus cellulia externis, spina aculèata praeditis; 8-12 p longum, 6-0 ^ latum..
l’ediastruin hiradiatura var. elegans, var. nov. — .1 specic forma majore
dissreta ccllularum et surculis tenuioribus differt. Cellula 2-4 p. longa 7-21 p lata.
Tetrastrnin heteraeantlium var. minor var. nov. — A specic minoribus
tlim. nsionibus et spinis erctis, tenuissiinis differt. Cellula 2-4 p longa et lata.
Tetraedron trlgonum var. attenuatum var. nov. — A specic apicibus, quae
lenuantur, ccllulae transversibus in surculo», longos, densos et obtussatos differt.
Cellulà 27-28 y. longa.
Tetraedron pyramidatinn var. minor var, nov. — A specic suis dimensio-
nil/us aliquantum minoribus differt; cellula 0-10 p longa, 3,5-4 ^ lata.
Tetraedron staurastroides nov. sp. — Cellula a sim in partes duos divi-
ditur, tribus surculis tenuibus longis, triangulatis.
Tetraedron hastatum vnr. gracile var. nov. — Apices ccllulae in surculos
lames clongatae, similes furcae ramo. Cellula cum surculo 2S-30 longa.
Closterium verrucosum sp. nov. — Cellula semilunata curvativa, parte
uiferiore non tumida. Apicibus hebetatis. Membrana continuum vernieis tecta
tjiromatophoris duobus pyrenoidibus. Cellula 57-61 p longa, 10,8 ^ lata.
20. Schiller J. - - Über Forlpflanzung gcissellose Galiungen und die
Nomenklalur der Coccolilhophoraceen nebsl Milteilung über
Kopulation bel Linnbryon (A:ch. f. ProHstenk., 1926, 53, p. 320-
342, 8 fig.).
Vulkanov A. — Bcitrag zur Kennlnis der Flagellalen Bulgariens
Bull. Soc. bol. Bulgarie, 1926, 1, 105-120, 1 pl.).
ï Algologique, 1028.
Source : MNHN, Paris
354
iiihùoghaPhik
EUCHLOROPHYCÉES
22. Chodal R. - 8cenedc*mu». Eluclë de Génétique, de Syslèmalique
expérimentale et d’Hydrobiologie (Réc. Hydrobiologie, 3" anu<-c,
n” 3/4, pp. 71-258, 170 (ig., Aarau, 1920).
23. Elènkin A. A. — O novykh vidakh iz rodov Gharariuni A. Br. i
Gharaciopsis Borzi simbiotiruiuchikh s Cruslacea [Sur îles
nouvelles espèces des g. ühararium et Gharaciopsis viuwl
en symbiose avec des Crustacés j (A ni. Sysl. ex Inst. Crypiog.
Ilorli Roi. Ileipubl. Russie<te, 3, p. 17-30, Leningrad, 1924) |cii
russe avec rës» allemand].
24. Elenkin A. A. — Dcseri.pt in specierum. fmmarumque novarm «
gen. Charaeium Br. el Gharaciopsis Borzi rum Cruslaceis s>m-
biotieis ..Soi. Sysl. ex Inst. Crypiog. Ilorli Roi. Reipubl. !!■*-
sicae, 3, p. 33-36, Leningrad, 1924).
25. (lyority Lslvan. — A Magas-Talrâ ziildszTriü [La neige Verte dans
les Taira (Malh. and Salurwiss. In-, d. Ungar. AI:, d. Il -
cnsch.. 44, 33 p., 2 pl., 5 fig., Budapest, 1927 [en hongr. livré
rés; <all.]>
Plusieurs observateurs avaient déjà signalé des neiges colorées dans lis
hauts Tatra : neige rouge, rose, bleue, verte. Sur des lâches de neige perma¬
nente dans la doline Kepy (Belaër Kalkalpeu) l'A. a observé un cryoplni.imi
constitué par un nouvel Anl'ixtrodesmus étudié par son assistante Mlle Elisa 1 n'ib
Kol et nommé A. Tatrae. Cette espèce se distingue des autres An1:istrodcsn>«*
cryophilès par la forme des chloroplastes (en plaques avec incision circulaire'
et par une gaine hyaline. Par sa forme cet sp. rappelle la var. mirabilis de
r.-i. falcatus. — r. A.
20. Gyôrffy I. - Enleromorpha szegedensis Gyorffy et Kol. n. subsp.
( Folia Cryptogamica. 1, Ous num., pp. 023-024, 1 pl., Szegeri.
1928).
V Enleromorpha intestin alis type est répandu aux environs de Szegeib
durant l’hiver 1026-27, l'A. a observé dans la glace un EnteromorplM parfai¬
tement vivant et qu'il a pu étudier lors de la fonte de la glace. Il s'agit d'une
sous-espèce inédite dont la description est donnée avec figures. — P. -1.
27. Banda R. - A Contribution to our knowledge of the Green Algue
of Rangoon ( Journ. Burma Research Soc., 17, pp. 259-200,
2 pl., Rangoon, 1927).
Source : MNHN, Paris
355
Cettg première contribution que précédé un aperçu historique, énumère
les algues vertes jusqu’il présent identifiées par l'A. Los Pediaslrmn sont surtout
bien représentés. Deux variétés nouvelles du P. titras (Elirenb.) Rnlfs sont
décrites var. bttrmauicum et var. anomalum. Le P. ivcavatnm Turner est
représenté par une var. nouvelle i incorrectement nommée In-egularum). Sont
«•liées et décrites en outre des espèces déjà connues des genres A.nkUtro<lesmiis,
ïniclastrum, Kirchncnella, Scenedesmus, Coelastrum, Vlothri.r, PUhophora,
chactophora. Ocdogoniuni. Spirogyra, Sirngoniinn.
■ v Hamla H. A Noie on IwoSpecies of Chactophora from Rangoon
( Journ. Burma Research Soc., 17, pp. 257-258, 1 pl., Rangoon,
. > ftrnckel A. H. Algologilcheskie zamelki. I-1J Noies algologi-
ques ]-JI) Jiull. Inst. Rech. Iriol. Unir. Pertn., 4, pp. 420-433,
I pl., 1920).
Koslin N. N. — Contributions à la connaissance de la maturation
des spores de Vauclieria répons (Rull. Acad. Sc. Leningrad,
G“ sér., 20, pp. 237-252, 1926) [en russe).
l. ülorosova Vodianitzkaia N. — Neue Formen des genus Pedias-
trum ( Arch. russe Protislol, 4, pp. 5-9, 8 flg., 1925).
/ Morosova Vodianitzkaia N. — Die homologischen Reihen als
Grundlage zur Klassificalion der Gatlung Pediastrum Meyen
{Arch. russes Protislol, 4, pp. 11-31, 6 fi g., 1 pl., 1925).
Skuja H. — Vorarbeiten zu einer Algenfiora von Letlland III. Acta
Horli Bot. Unii\ Lalviensis, 2, p. 51-116, 2 pl., Riga, 1927).
Consacrée aux l'hlorophycécs et Hétéroeontes celte troisième étude préli¬
minaire en vue d'une flore des Algues de la Lettonie comprend l'énumération
de 452 algues; 270 sont nouvelles pour le territoire étudié parmi lesquelles les
suivantes sont nouvelles pour la science ;
Carteria Paschebi sp. n. — Ccllula globosa tel plcrmnque ovoidca;
incnihraiia distinct a, tenui sine papiltis anticis; chloroplasliis sacculifonnis. in
parte posteriore incrassatus et pyrenoidibus biais iustrwtus. nucléus nucteolatiis
in media fore celtulac parte silus vcl plus minus lateraliter dispositus. YacnoJa
contractilia bina. Stigma 1.3, ellipticca, aequaloriaiia. Flagella 4. ccllulae ad
1 'A longiercs. Diam. cell. 10-16 [*.
Chlamydomoxas macropyhexoidosa sp. n. — Cellula globosa-obovata r.cl
leviter ellipsoulea. Membrane, sat crassa, in polo antica papilla hemisphaerica
plane obtusata praedita. Protoplastus urnaeformis ad basin mugis incrassatus,
in media parte pyrenoidem rotundum valde magnum portons. Nucléus nitcleo-
latus in cellulac anteriorc parte silus. Stigma e’.ongalum aeqiuitoriale. Vacuola
Source : MNHN, Paris
356
tinirJOGiiApnlK
rontractitia bina, flagella - cellulite aoqiiilonya rcl plcritmqur minores. Long,
tell. 23-30 jj. ; lut. 22-24 g.
Vhkunydomonas péri unit Clioil. var. suim;i.oiiosa var. n. — Celiula lutr
vllipsoidca vcl subyloüosa. ilembruna distinctu, in polo antieo papilla h mm h
practlita. Chl-oroplastus ut in lypo. Pyrenoitlibus biais raritis triais vcl (imi¬
terais. Stigma ellipticeum tint in parte media, mit pauliim supra vcl subin i
tjuatoriale disposilum. Long. celt. 1T-25 jj., Int. 16-22 g.
Chlasiydomonas niGE.Nsis sp. n. — Cellttla asymmelrica ohovata-elliptinn.
ntl finent antcriorciii aeutiore, posteriorcin in caudam hyalinam plitsminisie
Ion gain exe unie. Membrana distincla, saepe laterali inorassata, in polo anlnn
papilla paria et angusta praedita. Protoplastus ad finent posteriorcin rotmdulus
a membrana saepe levitcr disccdit. Chloroplaslus parictalis lotus. arMutmn
interruption formons, in parte aequa-toriali inernssata pyrenoido tino instruit ns.
Xiicteus nucleolatus lateralis, mit in parte posteriore cellulite aut antciïm,
situs. Ita eliam stigma clongatum fuseorubntm situ mrium. mit aequotoriule,
mit in parle anieriore vel posteriore. Yacucla coniractilia 2-3. flagella 2. eetin
lue pterumque minores. Long. edi. 27-38 g, lut. 10-17 j*.
Diplostatïhqn ei-egans sp. n. — Celiula c latcre visa pentagouia, e Verlin-
visa quadranguUtris. Membrana sul erassa eum papilla milieu porta, connut
quatluor partim hyalina in fine anieriore posteriore plusminiisre alterna ni in
formons. Chloroplastiis urnaeformis ad basin incrassatus cl pyrenoido imn
instructus. Nucléus cl stigma ellipticeinn riibriim pttulum- supra medium cl
in parle anieriore. T 'acuola cou Intel ilia bina. Flagella 2 cellular ad I
Imigiores.
Foutiku.a Playfairii sp. n. — Testa globosa in polo antieo poro flagella
rum. modo collari conico paréo praedita, juvenilis lavis aehromatiea, poslnt
ftisra vcl obscurc-brunwa, gravai ut a. Protoplastus forma codent tic lests,
liane oomplens vel varias pan/uni non complais. Chloroptastus parictalis. /« ri-
phçriam exel. polo antieo fcrc totam occupons, Mis eum lohis et ineisis munir-
rosis. Pyrenoidlbus non conxpieuLr. Stigma 2-1 pu natiformia, magnitudinis
variée, supra metlium. cclliitac. Y acuola conlroctUia bina. Flagella 4, ccllulm
ad 1 3/4 longiores. Nucléus in cellulite media parle situs. Dtam. celt. 13-1S
Pteromoiuis a eu leu ta Leinin. var. I.i:u micrmannii var. n. — Cellttla a front•
visa reet-vel qiiadrangitlaris, in parle posteriore fréquenter pmillo irregitluris ,
angnlis in processibus aculeatis produrtis- c latcre visa elonga-sexangtilaris.
plana lateralia levitcr coneant. Membrana lotis vel minute scrobiculata. Forum
proloplasli varia, mit elliplieca rcl irregiilariter ovoidea, aut plusminnsr,
angulosa. CJiZoroplaslus sacculiformis eum pyrenoitlibus mullia (4-S). Stiyvui
ellipticeum supra medium cellulite ilisposihim. Nucléus centrons. Vacuota eon-
traotilia bina. Flagella 2, cellulite einilrr acquilotiga.
Long. cell. atl 32 y.. lut. 27 y. et crassiI. cell. ad 17.5 y. Magnil. proloplast.
ad 22-18 y..
Tetracdron limitetieitni Borge var. noarsTtJM var. n. — Differt c lypo parle
media cellulite crassiore et pmccssibns miiionbl.it. Magnil. cell. eum acid.
50-63 y.; long. acvl. ad 1S g.
Oi'.dogonium MIRANT)jur.w sp. n. — Dioicum, ntinamlrium ( Ulioantlrospo-
rum?); oogonis singulis rcl rariits binis. subpyriforntiylobosis, opercula apcrlis.
eircumsetsflone supra medium, oospnris plobosis. ooyonia ferc complcnlibiis
Source : MNHN, Parit
vel non complenlibus, me mina nu h-ri : ccttutis mffuUoriis puni uni lumhlis;
uanandribus umcelluUinbus ovoideis, in oogoniis scdentibus ; ccllula terminali.
ilnin: intcrdum eut oogoiiium obtusata, ccllula fill basuli forma, ut vitlgo, clongatn.
l'rusttt ccll. ce g. 13-20 n, altit. 2-4,5 plo major; crassit. cell. suff. 14-24 [/.,
iiiiil. 2.5-4 y : crassit. oogon. 40-4.'! p. ait il. 38-43 p ; crassit. oo&piir. 3542 p_ ;
ait il. 35-12 y. : crassit. natta ndr. 9-20 ,j.. ait il. 11-35 p.
Vischci* VV. Eludes d’algologic expérimcnlale Jiull. Sur. Uni.
Genève, 2* sér., 18, p. 184-285, 13 1020).
. Vischer \V. Zur Biologie von tloelaslruiii prohoseideum und
cinigen anderen Orünalgcn I erli. Nalurf. Ges. Basil., 38,
p. 386-415, 1 pl., 10 flg., 1927).
CONJUGUÉES
Brühl I*. and Biswas Kalipada. Algac of lhe Loktak Lake ( Mem.
Asialic Soc. of Bengal. 8, pp. 257-316, 16 pl., Caleulla 1926).
I.es récoltés dont l'élude ont fait l'objet de cet important travail, le plus
ii"portalit paru sur la flore des algues d'eau îles Indes Anglaises, depuis les
mémoires de IV. et <4. S. West, ont été effectuées par feu le l) r Annendale
i b' IK Ilora lors de l'expédition zoologique du lac Loktak. Ce lac, situé
lions l'état de Muni pur, est plutôt un grand étang par sa faible profondeur
mais il conserve de l'eau toute l'année. Il renferme une abondante végétation
submergée ou formant des ilôts flottants. Le Trapu bispinosa, des Potamogcton.
Ihnlrilla. Pistia, Lcmna et Azolla forment la plus grande niasse de la luxu-
riaute végétation aquatique du lac.
l.es prises au nombre de dix seulement ont cependant fourni aux AA.
une très intéressante étude : 122 espèces sont nommées parmi lesquelles 41
sont, nouvelles. Les Desmidiacées forment le contingent principal (97) avec 8
Myxophycées, 13 Protococcales, 2 Oedogoniacées et 2 Zygnematacées.
Les nouveautés suivantes sont soigneusement décrites et figurées : Oseilla-
luila fort»osa Bor.v fa loktakensis, Microchaete loktakensis, Scenedesmus Ait-
mndalci, Pediaslrnm duplex Mcyen var. loUtakcnsc, Ciostcritm loktakense,
CI. manipurensc, CI. Annandalei, Eiiuslrum praepandum Turner var. cury-
istlimlum, E. clegans (Bréb.) Ivuetz. var. loktakense, E. loktakense, E. spicu-
1ahtm, C'osmarittm biobconicum, C. nanum, C. Forceps, C. lacustre, C. eury-
i ilnmm, C. cotitraclum Kirclin. var. abbrcimlum, C. pseudophascolus. C.
i t‘Udoheæagonoidc8, C. hexagonoides, C. Strabo, C. Wrapezoidcum. C. ilcne-
ijliiiiii Bréb. var. loktakense. C. activophorum. C. ellipsoidale. C. chondriopho-
i "iii. C. manipurensc. C. granulosum. C. lonfflcollum, C. scission, <". Ihangaicum,
c. loktakense, C. qnadrilatcrum, C. decacuminatum, C. scxlatcrum, C. suhpro-
t ravi uni, C. protraclulnm, Xanthidium loktakense, Staurastnm triskeles. F.
BIBLIOGBi
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L'A. a étudié des récoltes faites par I. H. Burkilt aux confins N. E. et
dans lu plaine du Gauge. principalement. Dans les récoltes de plaine et de
basse altitude dominent les Desmidiées indo-malaises; dans les prises provenant
des montagnes (entre «00 et 3.000 m. env.) ces types manquent mais ou observe
des espèces alpines comme Cosmarium Garrolensc. C. quadratum f. Willei. A
signaler la découverte d'une variété du rare Oocardium stratum (connu Jusqu'ici
en Europe seulement) avec z.vgospores qui n'avaient pas encore été trouvés.
La position systématique de cette curieuse espèce parmi les Desmidiées se
trouve confirmée. 214 espèces ou variétés sont enumérées parmi lesquelles les
nouveautés suivantes : AIicrochaete tjberrima, liebarya desmidioides AV. et
G. S. AVest var. orientale, Pleurotomnium firmum A\ r . et G. S. AA'est var.
CYLINDRICUM, EüASTRIDIUM STACRASTROIDES, XANTHIDIUM TRIL8BCM Xordst. v,il\
Indicum, Staurastrum WaUiChii Turn. var. aeouale, Oocardium stratum Naeg.
var. minor. — P. A.
38. Czurda V. — Die Reinkultur von Cpnjugaten (.1 rch. f. Protislenl;.,
R3, pp. 2L5-242, 6 fig., 2 pl., Iena, 1926).
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( Arch. f. Prohstenk., 54, pp. 355-358, 1926).
40. Fritseh F. E. and Rich F. — The reproduction and délimita luoï
of the genus Zygnema (New Phylologisl, 26, pp. 202-208. 2 lig..
Londres, 1927).
Des récoltes abondantes de A. peliosporum Wittr. effectuées dans des
étangs du Grii]ualand occid. ont montré que les z.vgospores se formaient tai• iôt
dans le canal, tantôt dans une des cellules en voie de conjugaison. Les AA.
discutent HlmportaBce ,de ces phénomènes pour la délimitation du genre
Zygnema vis-à-vis des genres voisins : Le Z. Collinsianum Transenu e.-i
regardé comme synonyme de Z. peliosporum. Un nouveau 'Zygnema est thVrii
(Z. fertile ) qui produit des azygospores. A ce sujet, les AA. rappellent 1-
autres espèces formant aussi des azygospores : Z. rcticulahnn E. Ilallas. /•
sponlaneum Xordst., Z. Hansgirgi Sclimidle et Z. capense Hodgetts. Les AA.
critiquent la manière de voir de Transeau qui transporte dans le genre DeOni'ji 11
les Zygnema présentant une accumulation de mucilage dans les cellules copu-
latriees. En note les AA. signalent que le Z. synadeiphum Skuja, décrit mi
cours de l'impression de leur travail, n'est à leur avis qu'une forme du ’/■
peliosporum. — P. .1.
BIBLIOGRAPHIE
41 Grdnblad H. — Beitrag zur Kennlnis der Desniidiaceen Sçhlesicns
{Soc. Sc. Fennica, Commcnl. Biol. II, 5, 39 p., 8 fig., 3 pl., 1920).
Les récoltes (faites par Bruno Schrüder) étudiées dans cette note étaient
c\ireniement riches; l'A. a pu identifier 346 espèces et ST variétés. Les
nouveautés décrites sont les suivantes : Closteiuum silesiacum, C. Davidsomi
vjir. bastornatum, V. clcgunUssimum vnr. subsimplex, C. fheystaotiense. V.
ijibberulum vnr. subihstichum, C. ixfirmom, C. lomnicensc var. silesiacum.
, Ualimcmiannm var. trapezifoume. C. multiuxdulatum. C. oUiqmm var.
•ri.njUETRUM, C. SCHROEDEKI. C. SÜIICERATOPHOIîUM, G. SUBGltAKTl I. C. SUBGRAN-
t, luoitME et var subcrenatum. XatUhUUum KMiferum var. silesiacum, .s.
Itorgcanum var. compactum. S. BrebUsônii var. tbu.ncatum. s. multinouulosuk,
,v muricatifoi-mc var. subtukgeséxs, ,S. pxntdoiotanum var. latidivergens, S.
sexgebikgen.se, 8. SciiBOEDEiu, Spondylosium plmurn vnr. trkjuetbum. Le
Binôme Ogmnozgga moniliformis fchr. est remplacé par Bambuslm Bonert
,i:alfs) Cleve conformément aux Règles Internationales de la Nomenclature.
— P. AUorge.
Manda M- K. — Sonie peculiar fealures of lhe sub-aerial Zy g ne-
males of Rangoon {Jour. bol. Soc., 6, p. 85-89, ; G fig., 1927).
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Sci., Arts et tel!., 6, p. 275-287. fig. 4, pl. 19, 1920).
Splrogyra Weberl, S. nitida and Mougeotias wére studied by motion-picture
piiotograpby. Abjection and abscission are described. - Il m. Randolph. Taglm.
Moll .!. — Malerialy k flore vodoroslei SSSR. Rod Micraslerias Ag
[Matériaux pour la flore des algues d’eau douce de l'URSS’
{Arch. russes Protisl., 4, pp. 235-253, 5 pl-, Moscou, 1925) [oi
russe avec rés. fr.].
Monographie des Mimittcrius '.çpnmies jûsjlüA présent dans les limites de
ITiüon soit 21 espèces et 17 variétés, y compris les noul-enutés décrites ici
pour 1» première fois: if. Westil 'proche du il. umerbima, 31 InntcaUi vnr.
rbtundaia, il. Cnt.r UcIUc'Ih un-; hiphnuHca. vnr. ipinoia. 1 m- clef d.ü
Panique bien établie et dos figures claires rendront service pour in detcru.i-
natlon des espèces européennes toutes représentées sur le. terntoire lusse.
P. A.
Roi, j. Malerialy k Flore vodoroslei SSSU. ■üesraidicvyt- v.-hIo-
roslei ux. Sel i géra i (orpliianykb bolo‘1 okroslnoslci Rorod. Rm-
logilcheskoi SLanlssii [Matériaux pour la flore des algues d eau
d'eau douce de l’URSS. Desmidiées du lac Seliger cl des four-
360
BIBLIOGRAPHIE
bières des environs de la Station Biologique de Borodin] ; y-.
Magasin nf Biol., pp. 55-67, 2 pl., Kiev, 1927 [en russe a\ r
rés. fr.].
211 Pésmidiées sont énumérées; (leux variétés sont, nouvelles, .Y et ri h m
Digitus var. mitwr et Dcsmidiitm coaretaUim var. glabra. La flore dosmldiak
du lac Seliger ressemble a celle des lacs Ladoga et Bologoie mais diffère i,
celle des lacs de Laponie. — P. .1.
47. Moll .!. — Malerialy k Flore vodoroslei S8SIÎ. IIL Rodv Plein i-
toenium Niig., Docidiumi (Bréb.) Lund. i Triploccras Bail. (.Ma¬
tériaux pour la flore des algues d’eau douce de l'UltSfcj. III.
Les genres Pleurolaenium, Docidium et Triploceras (Mém. ».
Chaire Bol. ! ; ac. Sc. Kharkow, 1, 18 p., 2 pl., Kharkow, 19.;
[en russe, avec rés. ail.].
Ces trois genres sont représentés respectivement dans lTnion par 0. 4
et une espèce. L'A. discute la valeur relative des trois genres qu'il délimite
suivant .G. S. West. Parmi les Pleurotacmium il faut signaler 4 espèces n ni¬
velles : P. baculiferum. P. Ate.renl:oi, P. insigne et P. <lcmitindulatum. Par
contre, le P. minutum Delp.. qui existe en Russie, ne figure pas ici; l'A. n'a
sans doute pas eu connaissance ù temps du travail de Groenblad, dans lequel
le Peniitm minttiiun est justement rapporté au genre Pleurolaenium. — P. .1
48. Sampaio J. — Novos subsidios para o esludo das Destniditu■■ -
portuguesas ( Broteria , ser. bol., 22, pp. 85-92, 6 fig.. Caminliu,
1926).
Dans cette nouvelle contribution à l’étude des Desmidiacées du Portugal,
l'A. signale 2S> espèces et trois variétés. La flore portugaise s'enrichit d'un
genre ( lloya ), de 12 espèces ( Closleriuin tumidum, Cosmarium subarctoum.
quadratulum, C. Portianum, C. blpunctalum, C. subcostatuiii, C. mVochtoihs,
C. ochthode.s, C. pscudamocniim, StaurastrUtn brewspinum) et de 2 vu ri ci.-s
(Roga obtusa var. montana, Staurastrum punotuiatum var. Kjellmani). Deux
espèces rares sont ù remarquer le Cosmarium quadratulum et le Roga obhtsn
var. montana (qui ont été retrouvées depuis en Galice). — P. A.
49. Skuja H. — Zwci neue Zygnemaceen mit .blauein Mesospon u
{Acta Horli Bol. Üniv. Latviensis, 1, pp. 109-114, 1 11g., 1 pl..
1926).
Zygnema synadelphum sp. nov. — Cellulis végétai i vis 17-21 ^ lotis, diam.
2-0 plo longioribus, cellulis fmetiferis paulo abbreviatis; sygosporis late eWl>-
ticis sphaericis, formatis in canali copuialionis, dimensiones zygoxp. 34-11 X
27-36 [x. membrana quadrtipHci, exaspéra hyalino lacvi. mesosporio coentlco
inegulariter scrobiculato. — Il a b. in Latvia, in lacu Kanieris.
Mougeotia Mai.tae sp. nov. — Cellulis vegetativis 17-22 |x laits latitudiiie
BI11LI0GIÎA
361
3-6-(10) [ilo longioribus; chromaiophoro clnngnto mm pyren ÿm bus 4-8; ecllulis
conjugatis levitcr gmuflexis; zygosporis globosis (30)-82-35-(40) in diam,,
incmbrunn glabrii, episporio hyalino, mcsottporlo coernlco lacet; clrca sporam
nnaniqucmque et partes propinquas eellularum fort ilium tégument um mucosum
sphaerkmin. — Uab. in Latoia, in luen Usiiui.
50. Voronikhin N. N. — über die Bedeulung der Variubiliiât in der
Gatlung Closlerium Nilzseh. {Arch, f. Protistenk, 1926, 53,
pp. 247-350).
HÉTÊROCONTES
51. KolkW'itz H. — Zur ükologie und Syslemalik von Botrydiura gra-
nula'tum (L.) Grev. {Ber. d. Deutsch. but. Gcs., 1920, p. 533-540,
1 pi-)-
En dehors d'intéressantes observations sur l'linbitat, les formes végétatives
(A noter les formes d'ombre nue KUtzing avait nommées B. pgriforme) ■ le
dépôt de calcaire et autres particularités biologiques, J'A. signale la présence
chez les zoospores de deux cils inégaux. Le plus court avait passé inaperçu
jusqu’A présent. Le Bolrydium granulatum appartient donc incontestablement
aux Hétérocontes. A signaler la belle planche en couleurs d'après les aquarelles
de P. Flaudery. — L. Oeitler, Wieu.
CHARACËES
52. Groves J. — A new Species of Nitella (Gharaeeae) irom Southern
Queensland. {Proc, of Ihe Royal Soc. of Queensland, 38, p. 202,
Brisbane, 1927).
N. piiauloteles. — Sect. Homoeoelemue arthrodadylae vicellulatae flagel-
latae macrodaclglae gymnocephalae monoeciae. Stem c. 450 in diam. Bmnchlcls
normally 0 in a wliorl, varying greatly in length in the saine whorl, the fertile
2-3, somvtimes 5 Unies forked : primary ray 1/3-1/2 the length of the eut ire
branchlct, sccondary raya usually 4, tertiary 2-4, quaternary and qutnary usually
2. the raya ut each furcation conspicuously moquai; final rays ( dactyls) uni-
formly 2 -cclled. the loieer cell of moderato length, not tapcring but roundod ai
the distal extrenùty, upper ccll very small bluntly conical. Gamctangia produeed
someichat irregularly at ail tha branohlct-nodes, but oogonia and antheridia
rarely al the same iiode. Oogonia solUary 400-450 long. c. 37;> broad ; eoronuta
<■. 30 high, 60 broad. Oospora golden-broion, c. 275-300 la long , 240-265 broad,
175-200 Illich, showing 0-7 slang high ridges; membrane apparenUg u'ilhout
décoration, AntheridUm c. 400 tw diam. Doomben, near Brisbane, E. U'. Buliot.
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raceae : a descriptive sludy in morphogenesis (Bull. Torrey
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Tliis is a review of the important divergence
végétative and reproductive nodes and orgaus, thés'
frequeney tabulated. — ll’ni. Ilundolyh.
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bcing described and their
Stâlbcrg Nils.
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Zelliiihalt ’
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nonica Grun. (Oslerr. bol. Zeilschr., 76, p. 310-319, 1927).
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maxima. T vans. Boy. .Soc. Canada III, 20(5), p. 119-125, 3.1!g.,
1926).
ïliere are spring and lesser autumnal diato
Buy and tlie estuary of the St. Croix River. Ne
for sampies taken over a one year period. Few
the cold va ter from the Labrador current <
m inaxliua in Passamaquod;]'
:\v Brunswick. Data are given
diatoms werè found either in
i the water frora the Gulf ol
St. I.awrenee. The former Vas abundantly populated with otlver organisais,
esperiaiiy Ctenophores. Wliere tlie iwn cnrrents mixed diatoms were jihundani.
it is sùggéstèd that tliis is due lo rhe disintegration of Mertemia and .otlier
obligatory Arctic forais, — il ’m. lïamlolph Taylor.
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en allem.].
Etude sur les Cymbella du lac Balaton et des marais voisins. 22 espèces
ont été récoltées ; une espèce (C. navicula) et de nombreuses variétés nouvelles
sont décrites et figurées : Cymbella Ehrenbvrgii Kilts, var. angusta, skmisymmk-
TU1CA, It IIO M BOI DALI S, CHASSA, DELICATKPCNCTATA J C. LoVZyi l’ailt. VUE APPLANATA
t'. na vice la si>. nov. var. puoducta, unipunctata, C. hclvetica Elitz. var. inter¬
media, PLANIVBNTRIS, KNCYONEMOIDES, RAKICSPÜNCTATA. — AllOIffC.
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Cette note énumère 52 Diatomées (eaux douces, salées el saumîHres) parmi
lesquelles sont décrites et figurées les nouveautés suivantes : MclOSird llratinU
Grun. var. sineksis. M. pumila Grun. var. sinensis, .1/. (Ircvillei Sm. var.
sinica, Navicula tientsinf.nsis. Plgvrosigma clongahm 8m. var. tientsinens'h
et sinensis. Amphora angusta (Greg.) Cleve var. sinensis. Tropidoiiëis fytàsim"
Greg. var. sinensis, Amphiprora meduliea Perag. var. sinensis, Mlzschia rigide
var. sinensis, X. sigma AV. Sm. var. serpentin a. TrybHouella dcbilis Ara. et
Itylands var sinensis, Surireixa tientsinensis, Cymatopleura sinensis.
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'.4 mer. Jour. Bot.. 14, 267-273, pl. 30, 1927).
Observations indicate thut assymctry in Ibis species may be bereditar.v.
— Wm. Randolph Taylor.
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PHÉOPHYCÉES
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Puffel Sound Biol. Sla., 5, 207-274, pl. 10, 1927).
The holfast was formed as a monostromatie disk whieh later formed
erect filaments. No peuetratiug organ is prodneed, and the plant is an epiphyte,
uot a parasite. — TFwi. Randolph Taylor.
70. Atigsl L. — Gametophytes of Coslaria coslala. Proc. Puget Sound
Biol. Sla.. 5, 293-307, pl. 18-21, 1927).
The methods of preparing the cultures is described. The zoospores lnul
attached to the glass slides in the culture disbes at the end of iM hours from
the ineeption of tbe experiment. For 20 days the development of the î
and <S gametophytes was similar. but by the end of a mouth a distiuetion
between the more slender i plants and tlie ? plants becaine évident, and
antheridia appeared on the tips of the former. The potential egg cells appeared
as larger, darker cells at tlie tips of filaments, tbe end oeil separated front
the rest of the filament by a transverse Wall formed at about the 32 nd day.
tbe first sporopbytes appeared in 30 days. and the sporophytes remained
ancbored to tbe oogonium by the lower and more slender produet of the first
segmentation of the egg. — li t», llanilolph Taylor.
71. Hoyt W. ». • Tlie periodie lTuiling of Dictyola ami ils relation
lo lhe ènvironnienl. .1 mer. .Jour. Bol.. 14, 592-019, 1925).
Three types of periodicity liave been observed in Dictyota : in Europe al
fortnightly intervals at tlie spring Odes, at North Carolina at. the spring Odes
of the full moon only, and at Janiaica the plants apparenlly spread tlieir
fruiting so as to exhibil little periortictity. The plants continue tlieir usual
schediüe eveu if tlie Odes are altered by meteorological or laboratory conditions.
At Beaufort and Xapels the eggs and sperm are slied within- a period of an
Itour, heginning about daybreak. Nonsexaal plants do uot exhibil. periodicity.
The varlety mkxstiicai.is u. v'ar., of II. dichotoma, is described: I’iantis et sîtru.
ItU’a speciei similihus. sed fructus sexuales menstruaiiter producentibus. —
ll'm. Ilamlolph Taylor.
72. Mangenot G. Fails concernant la biologie de Pneus vesdiculo-
sus L. (C. B. des séances de la Soc île Biologie, 96, p. 528-529,
Paris, 1927).
Au Maroc, le /•'. vesicnlosus se trouve il la limite méridionale de son aire:
il ne vit plus sur les rochers de la cilte, mais dans les marécages salés éloignés
de la mer. 11 se présente sous différentes formes : a) forme fixée sur pierres,
cotpiillages, rhizomes de Rparlina (correspond au F. atiUurk J. Ag. ; l'A. le
Source : MNHN. Par
feTBlJOGIUPHiE
365
nomme P. vesieulosus var. ttxUlaris, s/var. latior) : b) forme envasée, sans
aérocystes ni réceptacles (correspond au /•'. H,tarins Kiitz.) : e) intermédiaires
entre ces deux formes (notamment une forme envasée A aérocystes rares
correspondant au F. ari/laris var. spiralis J. A.). — Hamel.
7:i. Kkuja H. — Bemerkuiieen über die Süsswassërarten der Gattung
Lithodopma ArOseli. in f.odland ( Hedwigia, 65, pp. 331-340,
1 11g-., 1 pI., Dresde», 1025)
FLORIDÉES
74. Gardner \. L. — New Rhodophyceae from the Pacific coast of
North America, iii. Unir. Cal. Publ. Bot,, 13, p. 333-342, 1927).
The following are deseribed as uew : (iiyartina serra ta (p. 334), (;. eeliinata
i|>. 335), Honncmaisonla californien Bufflmm (p. 335). /?. yeniculata (p. 33C),
Phycodrns JlIffffH (p. 337), ambiyua (p. 33S), /'. huila (p. 333). Dasya califor¬
nien (p. 340), Oei.idiocoi.ax il. gen. (Golidfaceae Vi. (1. inicrosphacrica (p. 341).
Assymetiiica Setchèll et Gardner nom. nov. ( f'oriophyttiun Setcliell et Gardner).
— Win. llamlolph Taylor.
75. Gardner N. I.. New Rhodophyceae from Iho Pacific coasl of
North America, iv. Unir. Cal. Publ, Bol.. 13, p. 373-402, pl. 72-
83, 1927).
The following are descrilied as new: Aulilhamninn si Inccum (p. 373), .1.
ilenSiusculum (p. 374), .4. Baylesiae (p. 375), .1. simulons (p. 376), .1. leniiissi-
oitini (p. 377). .1. alternons (p. 377), CaUilliatnnion califoniieinn (p. 37N). Pleo-
nosporium polycarptim (p. 378). p. pygmaciim (p. 37!)). P. abyssicola (p. 3S0).
Callithamnion arboreseens (p. 380). — ll'ni. l/andolpli Taylor.
70. Gardner V I- — New Rhodophyceae from the Pacific coasl of
North America, V. {Unir. Cal Publi. Bol. 13, 403-434, pl, 84-93,
(1927).
The following are deseribed as new : Callilhamnion breviramosum (p. 402),
bisporum (p. 402), C. ramosissimum (p. 404), C. Pilceanum var. pacificum
(I-Iarv.) Setcliell et Gardner il. comb. (p. 406). C. la.rnm Setchell et Gardner
n. comb. (Ccratothamnion Pilieanum la.nim Setcliell et Gardner) (p. 407).
Antithamnion micinatum (p. 408), A. niyricans (p. 400). .4. Kylinii (p. 411).
.4. assymetrlcwn (p. 411). — Win. Randolph Taylor.
77. Gardner N. L. — New Rhodophyceae from the Pacific coast of
North America, VI. [ nie. California Publ Bol., 14, p. 99-139,
pl. 20-36., 1927).
The following are described as new : Uetcrosiphonia erecta (p. 09). Ilcrpo-
siphunia rigida (p. 100), Poiysiphonia acuminata (p. 100), Hcndryi (p. 1011.
J’tcrosiphonia robnsla (p. 102), F. robusta var. inermis (p. 102), robmla
var. divaricata U). 10:’.I, liranchioglossum Mac-Dougalii (p. lO.'i), llypoglossum
altenutttum (p. 104). — ÏF«t. Randolph Taylor.
78. Griller I.. — JlhodoS'poiît sordida nov. gen. cl n. sp., eine neue
pnrigiâecG des Siisswassers ( ôslerr. Bol. Zeilschr., 76, pp.
25-28, 2 Texlabbild., Wien, 1927).
Iîiiodospora nor. g. »— Zellen Kugclig odcr durch gcgomcitige Druck -j-
ahgcplattet, cinéeln odcr su wenigen mikroekopisch klcine, schleimige Loger
bildend. ofl su mehreren in einander geschacb telle» Membrane». Membranen
meist dick, farblos, ofl verschleimend. Chromatophoren sHelc, pariétal, seheiben-
f'irmig, bei guler EnticickUing diehl gelapert und polygonal abgeplutlet. Zcllkein
im Zcntruni der Zclle. Asnimilate : Sliirke und 01. Fortpflamung durch endo¬
gène Zwcilcilung und durch 4 bis 16 sukzedon gcbildeh• Autosporen. Dauer-
sellen mil stark liclitbrechender Membran, mil vicl Assimilaten und reduslertcn.
blassen. uni de» Kern gèlagerten Chromatophoren.
Rb. sordida n. sp. — Zellen S bis 1S u. Dureliraesser ; OUroinatophoren
schmntzig olivengrün bis rotviolettbraum. — Anfouchter Felsen bei Bad Gastein
( Salzburg).
ALGUES FOSSILES
70. Andrew G. — Noie on the occurence of Pachylheca in i>he Buil
dvvas Beds (Shorpshire) ( Mem. and Proc. Manchester LU.
and Pliil. S or., 69, 1925).
80. Hnnna G. D. and W. M. Grant. — Expédition to lhe Revillagigèdo
Jslands, Mexico in 1925, II. Miocène Dialoms from Maria
Madré Island, Mexico. (Proc. California Acad. Sri., 15, 115-19/’.
il pl., 1 flg., 1926).
81. Hnnna G. I). — Crelaccous dialoms from California ( Occas. Papers
Calif. Acad. Se.. 13, p. 1-18, 5 pl., 1927).
81 bis. Hanna G. I). and Grant \V. M. Miocène marine dialoms from
Maria Madré Island, Mexico (Proc. Calif. Acad. Sc., 4, I. 10.
p. 115-193, 11 pl., 1927).
Source : MNHN.
DISTRIBUTION, ECOLOGIE
82. Acculi Ci. — Genne sulle alghe di Capodistria. Xiwca Xolarisia,
Paso, commomor, pp. 227-253, 1 fig., 1925).
83. Allan YV. E. — Surface catches of marine dialoms and dinoila-
gellates made by L - . S. S. Pioneer 'between San Diego and
Sëàttle en 1923. {dniv. California Publ. Zool., 26, 243-248, 1924).
Some districts are ahvays relatively highly productive (San Francisco and
Destruction Islands) while otliers are ver.v variable (Ynkina Head) and
still otliers nlways barren (Port St. George). — Win. lïandoiph Taylor.
84. Allorfle I*. — Algues des étangs do la Brenne i ('. II. Conq. Soc.
Sarantrs, 1925, p. 227-23(1).
portant sflr les Mÿxophycées, Flagellés. Péridiniens, Diatomées et surtout
Oliloropbycées. Les prélèvements ont été effectués dans des étangs sirieenx
(grèves il fl ricocha rot mu sur argile à silex et sidéroli(hique), des étangs calcaires
sur craie tuffeau, des bruyères tourbeuses fl Tir ica tetmli.r. Plus de 200 espèces
sont signalées parmi lesquelles un certain nombre sont nouvelles pour la France.
— .1/. Denis.
85. Allorge P- - Démarques sur quelques assoeialions végétales du
Massif de MuHonne ffull. Mayenne Sciences. 1924-1925. Laval.
1926, 38 p.).
Nous retiendrons exclusivement ici. de ce très intéressant mémoire,
ce qui concerne les Algues.
Deux associations algales sont reconnues dans les tourbières il splmignes
du Massif de Multonne, un des territoires les plus élevée du Nord-Ouest de
la France.
1° Association d’algues hydrospliagnophiles <= Micrasterictum) comprenant
dos espèces vivant dans l’eau des vasques il Potaniogeton polygonifolius
(pli = 5,5 il 5,7) et des cuvettes il IimSiritospora; dépressions tourbeuses entre
les mottes de Sphagnum de la haute tourbière. Ces espèces présentent un
noyau différenciateur :filigoncma oediatum, SeMzotlirix Muclleri. Eritslalia
saxonica, Pinmilaria, stauroptera. CymbcUa. gracilis. Tfavkmla subtilissinw.
StcnopieroUia unceps, Aslcrococcus superbus, ScMzochlasnps gclatinosa, Chloro-
cliytrium Arehcrianum, Eremosphacra viridis, Binuclearia tairang, Oedogonium
ItzigsohnU, Spirotaenia condensaiÛ, Peniunt miimt-um. P. polymorphum. < Uistc-
rium Libellula, Euastrum èrassum, E. cunailum. E. ansatum, Micmstcrias,
truncala, M. denticulata, Cosmarium Balfsii, C. Cucurbita. C. siibcuoumis. C.
pyramidatum, C. pygmaeum, C. sphagnicolum, C. Brcbissonii, Àanthidium
Source : MNHN, Paris
ni mu lu ni. Y. Urcbissonii. Artlirodcsmus Incus fo minor. s tau raslrum hirsuliiin.
S. svabruin, ChloroVotrys régula ris.
Toutes ees espèces sont largement répandues dans les tourbières à splwi-
gnes de la France et de l'Europe.
2° Association d'algues aérosphagnophiles comprenant des espèces se déve¬
loppant sur les mottes de Spbagnum exondés (S. acutifolium, S. medium. S.
compactant, S. tcnellum), mais retenant cependant une dose d'humidité assez,
considérable fpll = 4 A 4,3). Nous citerons parmi ces espèces : mœothece
tinearis, Mesotaenium macrococcum, Tctmemorus minutus, Cosmarium obtk,uum.
V. cœlatum, C. annulatum var. elegans, Staurastrum lanceolatum, S. Capitatum-
Ajoutons qu'une faunnle rhizopodiale caractéristique, accompagne cette florale
algale. — AI. Denis.
8(î. Allorge P. — Les bombements de Sphaignes, milieu biologique
{<’. II. somm. Scan. Soc. Biogéographic, >r 25, 1027).
Parmi les feuilles des mottes de Spliaignes, surtout 8. acutifolium, medium,
fuseum, on trouve une population algale caractéristique constituée surtout par
des Desmidiées, des Diatomées et quelques Cyanophycées. Parmi les Desmidiées
il faut citer Mesotaenium macrococeiim. (Ivuetz.) Roy et Biss., Tctmemorus
minutus de Bary, Cosmarium obiiquuni Nordst.. nas ut um Nordst., micros phiiwtuw
Nordst., Staurastrum Capitatum Brel» lanceolatum Arcli. Les organismes mi¬
croscopiques qui co-existent avec les Algues sont principalement des Rhizopodes
(genres Amphitrema, Hi/alosphaenia. Assulina, Uelcopcra). — M. Denis.
87. Allorge P. — Algues du Brian connais (Bull. Soc. bol. Fr., 73. pp.
103-122, 15 fig., Paris, 1020).
88. Allorge P. — Sur quelques groupement aquatiques et hydrophiles
des Alpes du Brianronnais (Feslsclmfl Cari Schvüter, 1 ’criif-
fenl. Geobob. Inst. Bùbel in Zurich. 3, pp. 108-120, Zürich, 1925).
80. Allorge P. — Variations du pH dans quelques tourbières à Sphai-
gnes du Centre et de l'Ouest de la France (C. R. Acad. Sc.,
181, pp. 1154-1156, Paris, 1925).
90. Allorge P. — Sur le benthos à Desmidiées des lacs et étangs sili¬
ceux de plaines, dans l’Ouest et le Centre de la France (C. /?.
A c. Sc., 183, pp. 982-984, 1920).
Los grèves dos lacs des Landes et de Grnndlieu. des étangs de Prlziac
(Bretagne), de la Brenne, de la Sologne et de la Forêt d'Orléans présentent
une mieroflore caractérisée surtout par l'abondance et la variété des Desmidiées
(surtout des filamenteuses et des petits Cosmarium). Environ 130 espèces sont
citées. Elles peuvent se ranger en trois groupes : un élément cosmopolite, un
élément nord-atlantique (Staurastrum Arctiscon. brasltiense. Lundetlii. jaeuli-
feritm, anatinum, Spondylosium planum. Cosmarium monomaxum polgmazum■
MBLIOGHAraîE
3(>9
Cusniocladium sp.), un élément tropical ou subtropical (Arthrodesmus subulatus,
Cusmariutn blnum, obsotetum. retusum, taxiehondrum, Onychonema laeve).
J, ensemble nlgnl des grèves lacustres occidentales de la France se retrouve
dans une grande partie de l’Europe septentrionale et occidentale, le plus géné¬
ralement en association avec des I saies. Lobelia Dortmanna, Utorelta laeustris,
Xulmlarta aqmtica. Myriophyllum ultemiflomm, c'est-à-dire avec des hydro-
pliytes caractéristiques des lacs il faible sédimentation organique, il eaux pau¬
vres en P-Az-Ca (= Lobelia-lsœtes Seen des! auteurs allemands). — M. Denis.
■ '!• Andrews F. M. — A lisl of lhe algac of Monroe Gounly, Indiana.
II. (Proc. Indiana Acad. Sri.. 36, p. 223-225, 1926-1927).
Kigliiy-oiglit. species are given, rnisiug tlie total for tlie area to 275 recordeil
hy tlie autlior. Methods of collecting are outlined. — Win. liandolph Taylor.
92. Balcheider F. II. - An eeological sludy of a hrarkish-water
«Iream. ( Ecology , 7, p. 55-71, 2 flg., 1926).
Wliile dealing primarily witli tlie animal life, this paper iudicafes th e
IKisition of Fucus, Ascophyltuni and Lyngbya in tlie plant distribution of tlie
area, — Tria. Randolph Taylor.
93. Biswas Kalipada. — The subaerial Algae of Barkuda Island, m
lhe Chilka Lake Garijam district, Madras Presîdency. ( Journ.
and Proc. Asialic Soc. of Bengal, N. S., 20, 1924, il" fi, pp. 359-
365, 1 pl., Madras, 1925).
■ i lîiswas Kalipada. — Flora of lhe Salf-Lakes, Calculla (Jauni, of
the Départ, of Sc., 8, -Calcutta, 1920, pp. 40, 10 pl.).
Les recherches de l’A. ont porté sur plusieurs lacs salés du Beugalc situés
sud-est de Calcutta, dans le delta du Gange. Ce sont des lacs peu profonds
alimentés par les eaux des marées, A fond vaseux, sans végétation plianéroga-
mique flottante, de faible profondeur (un A trois pieds). Après quelques rensei¬
gnements sur l’origine et l'hydrographie de ces masses d'eau, l'A. décrit leur
végétation. Les berges sont occupées par une végétation d'herbes et d'arbustes
r-iaeda marilima-, Aoicennia officinalis, Tamari.v intlica. etc): les marais
l’ioprement dits sont peuplés d'une végétation stratifiée dans laquelle sont
distinguées : une strate algale dominée par des Oscillntoriaeées, une Strate
herbacée avec Siuteda-, llciiotropiiini curassaiHcinn et mie strate d'arbres et
d'arbustes. Le deuxième chapitré comprend la liste des espèces observées. Les
AL-lies citées sont au nombre de 40 : 24 Alyxopliycées, 7 Chlorophycées dont
un Mongeotki. M. affinis intéressant A noter en milieu saumâtre, t Pliéopbycée
et S Ithodophyeées. Une oseillaire nouvelle est décrite dont voici la diagnose :
Oscuaatoria sauna sp. iiov. — Plant masse forming a deep bluc-grcen
Ihin membrane cxlending o-ver the muddy soit and finaly. a fier being separated.
Ihating on the surface of ica ter ; filaments lying skie by skie in the stratum .
«Iralght. elongate. vrcet, searecly curvcd, fragile, raphlly moring. not at ail
Revue Algologiquc, 1928, 31
Source : MNHN, Paris
370
lAtlUfi
consMtcd ni the joints. 3-5 ^ in ilia ni.; aycx of trichomc Straij/ht, hricfty
tapering, en (lin g accu mi nul cl g in a Sharp point, hooked or twislcd, not capitale:
apical ccll inncronatc hyaline; calyptra noue; Cclls shorter than tlie dianicie,,
3,5-2 p in Icngth; somelimes the filament is interrupted by inflatcd rcfi ini/i ni
celle transverse watts indistinct, not granulatcd; ccll contents finely uniforme:y
granular, alinost lingomcneous, hlnc-grccn.
Diffère <le l'O. acaminata par ses cellules plus courtes que larges, ..
contractées, les cloisons non granulées; <le l'O. lire ris par l'apex brièvement
atténué et terminé par une pointe aigue, lu cellule apicale étant mucronée et
liyaline, les cloisons transversales indistinctes sur le vivant. — P. Mlarge.
05. Illinks L. II. On Valonia and Halicyslis in easlérn Amerirn.
(Science . 65, p. 429-430, 1927).
Tliis troats of tlie habitat and groWtli habits of Valonia and Hulicysii*
nt Bermudas and at Dry Tortugas in Florida. Physiologies! différences are
indicaled. «howing that Ualicystis lias sodium in the cell sap, and Valmin
lias potassium, correlated with a teudency for the Valonia to sinlc in sea water
and for the Ualicystis to float. Ualicystis sp. is reportod for tlie flrst time
l'roin Bermuda and from Florida. — IT’i», Itandotph Taylor.
90 . Iloros Adam. — Grundzüge der Flora der linken Dranebeno, mil
besonderer Berücksichligung der Moore-Algen [Mng. Ilot.
Lapok, p. 21, 1924-1925).
97. Rrnun-Blanquct J. et .Maire II. — Etudes sur la végétation cl la
dore marocaine. Comptes rendus des herborisations de la !■"-
ciêté botanique de France, Session du Maroc, 1921 Bull. *•«;
bot. Fr., 68, 1921, Paris, 1925).
Plusieurs algues sont citées dans ce très important mémoire géobotaiiiipic ;
ce sont Phyllosiphon Arisari (dans les feuilles (XArisarum subexsertnm), Ù>"
corhiza hulbosa, Dictyota dichotoma et Padina Pavonia, ces trois der mires
provenant de Mogador. — P. Allorgc.
98. Clikorbalov L. A. — O rasprostranenii siue-zclenykh organizmm
v sislome rck : Lopan-Udy-Sev. Donelz [Sur la répartition
algues bleues dajis le système des fleuves Lopan, Uda, Donelz
du Nord] {Trav. Soc. Nat. de Kharkov, 50, pp. 3-15, 2 carie-,
1925) [en russe, rés. allemand].
99. Cedergren Costa II. — Beitrâge zur Kenntnis der Süsswasscral-
gen in Schweden II. Die Algen aus Bergslagen und Wfislci-
dalarne [Botan. Not., 1926, pp. 289-319, 7 fig., Lund, 1920 .
Après avoir décrit les stations d'où proviennent les récoltes étudiées l A.
énumère les espères déterminées. Plusieurs nouveautés sont décrites et figurées:
Source :MNHN, Pa,
OTiAPKlK
3tt
Mlhroàemua convergeas fa r.cniunu. .1. obesiis, Hua s t nuit mamülatum (voisin
■l>- rE - cuncalitm), Miernslcrias fimbriala var. candata, Heenedcsmus arcuatus
fa minor.
ion. Comère J. — Additions à la flore des Algues d’eau douce du pays
toulousain et des Pyrénées Centrales (Bull. Soc. Hisl. .Y al.
Toulouse, 56, pp. 448-462, Toulouse, 1027).
Liste bibliographique et systématique des travaux et espèces concernant
les Algues cl'eau douce du pays toulousain et des Pyrénées Centrales. C'est
mi complément aux notes précédentes de VA. sur ce snjet qui englobe les années
KU. Daingeard P. — Yaucheria Schleicheri de Wildoman dans le lac
d'Annecy (Le Botaniste, 16, 271-274, 1 pl., 1026).
102. Daiigeard P. — Limite de la végétation en profondeur de quel-
ques plantes submergées du lac d’Annecy (C. II. Acad. Se.. 180,
pp. 304-406, Paris, 1025.
L'A. ayant fait pins de 200 dragages a constaté que la profondeur limite
île la végétation se trouvait par 23 ni. 11 a récolté il cette profondeur des
A'il elles abondantes, dont le A. syncarpa. Los Chara descendent moins profon¬
dément, ils ne dépassent pas 20 ni., ce sont les Ch. aspera var. curia (limite,
1012 ni.), Ch. ceratophylla (3-20 ni.). Ch. foetiia, moins' répandu (10-13 in.).
A 20 ni. vivait un Vavplicria stérile, mais d'une végétation vigoureuse. —
O. Hamel.
103. Deeksbacli \. K. — Zur Kenntnis einiger sub- und eliloraler
Algcnassozialionen russischer Gewàsscr (Arch. f. HijdrobioL.
17, pp. 492-500, 1926).
104. Dcriandre G. — Note sur la flore algologique de deux localités
alpines (Bull. Soc. bol. Fr., i925, 72, pp. 373-393, 31 fig.).
L'A. étudie les Algues de deux localités de la Haute-Savoie : le lac Ve
Tavaneuse (env. 2.000 in.) et la gouiile (= petite" mare) « sur les Portes •<
(env. 2.050 m,). I.a population nlgale du marais qui occupe la tôle du ’ir
Tavaneuse constitue un complexe d’associations, le ïfiatometum (au ses- "
Km-/.) étant juxtaposé ici il un groupement saprôl e de Flagellés et il des
ensembles desmidiaux — Closterielum commuais (ou mieux Cl. commune) —
groupement initial caractérisé par les grands Closterium bannis comme cl
ueerosum, Cl. Ehrenbergii, etc. — et ensemble de Cosmnrium surtout a rot’que-
alpins, amenant aux groupements des tourbières de transition. Dans la gentille
« sur les Portes » on retrouve ces mêmes groupements et en outre toute une
série d’espèces spliaguophiles eatlinrobes. D'Intéressantes remarques systémati¬
ques sont faites sur plusieurs espèces. A propos du Closterium rnalinvernimi-
Source : MNHN, Paris
372
MBI.IOGRAPHlË
forme, l'A. discute la valeur du caractère tiré du nombre des pyrénoides : U
signale et figure de curieuses monstruosités chez le Cosmarium tetragonum,
le C. atieeps, le Hoir plis. Sont signalés comme nouveaux pour la flore
française Closterium iikiI in rernianif'irme Grcinblad, Cl. sp. (voisin du Cl.
mmûliferum (Borg.) Khreub. et du Cl. guUciensc Clutw.), C. Diana e var. mi un»
Ducel., Cosmarium holmicnse I.und. var. intrgrum Lund. fa Borge, C. Qvàtlntm
var. minus, Euastruni vcrrucosum Ehrenb. var. vallcsiaCUM Viret et une
espèce inédite dont voici la diagnose :
Anisonema alpixum sp. nov. — Cellules rigides, ovales, tronquées un peu
obliquement et émarginées il chaque extrémité, la dépression postérieure plus
marquée. Dim. 43-31 p.. Section aplatie avec dépression ventrale correspondant
au grand flagelle membrane lisse. Corps bourré de granulations réfringent es.
Noyau presque médian légèrement à droite. Vacuole principale située A droite.
Vacuole secondaire V Flagelle propulseur ( Iractellum) sensiblement égal A la
longueur du corps. Grand flagelle ( gubeniaeiilum ) environ 2 fois yi plus long.
— AM orge.
105. Deflandrc G. — Contribution ;i la. flore algologique de la Bas-o-
Normantlie {Bull. Sue. bol. Fr., 73, p. 701-717, 40- flg., 1020).
Etude de récoltes faites au sud de Falaise, entre Pont-Erambourg, Allés,
Taillebois. Sont décrites comme nouveautés : bcpocinelis ovum (Ehr.) Lemin.
fo. ccaudata, Dicigosphaerium pulchelliim (Vocal. var. mjnutum (intéressanla
du C. periegmatium Nordst. par sa membrane plus mince, ses dimensions
inférieures et son ornementation toute spéciale analogue A celle des eonalmu
I.und.. bilierre I.und. et difficile LütUom. Plusieurs espèces, variétési et forme»
sont nouvelles pour la flore française (nue douzaine) et un grand nombre pour
la Normandie. Quelques remarques intéressantes sur les associations aigu lus
des rochers suintants terminent cette note. — P. Allorgc.
100 . t Denis M. — Contribution à la flore algologique de l’Auvergne, I.
[Bull. Soc. bot. Fr., 27, pp. 870-887, 7 fig., Paris, 1925).
En dehors de quelques travaux sur les Diatomées et les Desinidiées l.i
flore des Algues d’eau douce de l'Auvergne est fort mal connue. Dans celte
première contribution l'A. énumère les résultats de ses recherches dans ! s
lacs Estivadoux, Bourdonne, ('bambou. Aydaf, de l'Esclauze, de Obambetl.i r,
dans ia tourbière de Itedondel et dans plusieurs autres localités. Toutes les
Cyanopliycées et Flagellées citées sont nouvelles pour la province ainsi que
la plupart des Kuclilorophyeées. A signaler plusieurs nouveautés pour la flore
française (ChrooçoceuS dispersas (v. Keissler) Demm. var. ininor G. M. Smith,
Eli a sir uni TlHiicrii, Staurastrum ’PoliOpcItaligensc). — P. A.
lu*, i Denis .M. — Contribulion à la ilorc algologique de l'Auvergne, H.
{Bull. Soc. bol. Fr.. 73, pp. 440-454, 1 ilg., Paris, 1926).
Dans cette deuxième note qui porte sur des récoltes provenant de localités
nouvelles (tourbières surtout : la Barthe. la Liste, le Gros, etc.) on remarquera
Source : MNHN. Pa
BIULIOGRA
373
une variété inédite (Euaatrum ampullacewm ltalfs var. macrolottlum caracté¬
risée par le développement considérable des protubérances basales des liémi-
somates) et plusieures espèces nouvelles pour la Uore française : Cyanarchu «
humifonnis Pasch., Cyanothoca longipcs Pascli., Chrysopyxis Iicanoffi Lauterb.,
scmédesmus incrassululun Bolil. var. motionne G. XI. Smith, liadtofUum irregu-
lare, Uicrotpora pachyderme (Wille) I.agerb., il/, tumidula Hazen. SpotulylQ-
sium planum (AVolle) W. et G. S. Wesl. — .1.
)U8. Deriuflin K. M. — Olrilsalelny tchcrly bcnloiiilcheskoi fauny
Belogo moria i pritchiny etogo iavlenia [Caractères négatifs
de la faune benthique de la mer Blanche el les raisons de ce
l'ail] (Rev. russe Hydrobiol., 4, pp. 123-12!), Saralov, 1925, en
russe, rés. allemand).
v.<. Dixon C. C. — The sarg&sso-sea ( Geogr. Juurn., 66, p. 434-442,
1925).
110. Dolyov G. — Izmenenia i dopolnonia k spiskü saprobnykh orga-
nizmov lvolkwilza i Marsson [Modifications et complément au
système des organismes saprobes de Kolkvvilz el Marsson]
(Rev. russe Hydrobiol.. 5-6, pp. 91-104, 1926;.
111. Domoyalla lî. I’., Juday C. and Peterson W. II. — The l'urins of
nitrogen l'omid in certain lakc waters (Jour». Biol. Chem.,
63, pp. 269-285, 1925).
112. Douai. A. — Die Végétation unserer Seen und die biologischen
Seenlypen [Ber. d. Deulschcn bol. lies., 44, pp. 48-56, 1926),
Douai A. - i ber Wrlrelcr der Algengruppe der L'esmidiacecn
als Saprobien (Kl. Milt. f. d. Milgl. d. Ver. f. Wasservorsorg.
u. Abwasserbereiniguny, 1, pp. 62-63, 1925;.
111. Douai A. — Zur Kenntnis der Dosmidiacoen des nurddculsch.cn
Fia eh landes. Plmisenforschung Hrft 5. Jena 1926. 5 Tafeln.
Cette élude comprend une partie floristique, une partie sociologique, une
partie géographique.
l.a partie floristique est une importante eoulribution il l'étude des Desmi-
diées du Nord de l'Allemagne (Hanovre et Brandeburg) ; 250 espèces sont citées
avec l'indication de leur dispersion géographique générale.
La partie sociologique n trait aux groupements desmidioliogques reconnus
dans deux lacs-tourbières. (Xeclitgiebel. Faille Sec). Cos lacs, encadrés d’une
hêtraie ou d'une pineraie (Pinetum gmminosiim et P. cladinosum) sont en partie
occupés par une liante tourbière il fmtaymm rcciirntm, Carcx limosa, Droscra,
374
BIÏJLIOGR APII1 F,
Scheuvligcria, Eriophorum vaginatum, Pinns silvestris, Bctula pubescens. Dnna
l'eau, un Myriophylleium; une ceinture de Carex filiformis entre le lac et la
tourbière.
Dans la région marginale (l’hragmitaie). groupement d'organismes euiiu-
plies et eurylialins : Closterimi, C. lilirenbcrgii, C. Leibleiiivi, Cosmarium
Botrylis.
Dnns la tourbière consolidée et boisée, abondance surtout des Diatomées
nariculoides (Sphagnetum naviculosum au sens de Cedergren). Dans la tourbière
trempée, type du Sphagnetum destnidiosum avec Telmcmorus sp. pl., Euastnim
sp. pl.. Micrasterias sp. plur. et autres Desmidiacéesi. Dans la Myriopliyllaie et
les grandes liélophytes, maximum de variété spécifique pour les Desmidiacécs
avec de nombreux représentants des Cosmarium et Staurastrum.
La troisième partie du mémoire met en évidence deux types d'associations
géographiquement localisées. La première, qualifiée d'atlantique subarctiqur,
est connue en Angleterre (surtout Ecosse et Pays de Galles), en Norvège, en
Suède, en Finlande, en Laponie russe et dans les plaines de l'Allemagne du
Nord. Elle se reconnaît ù diverses espèces caractéristiques. Staurastrum hmù-
Hnse Lundellii, Staurastrum Ophiura auxquelles s'ajoutent diverses espèces
accessoires (Micrasterias radia ta, Cosmarium comtal am, Staurastrum arctisrim,
Staurastrum semangulure, etc.). Cette association de Desmidiées planctoniqui's
accompagne le MyriopHyllctum dans les régions de climat atlantique. La seconde
association, ou association montagnarde, se reconnaît A diverses autres espèces,
également caractéristiques (Euastrum insigne, Micrasterias oscitans mucromtu.
Micrasterias Jcnncri) auxquelles se joignent Xanthidium armatum , Cosmarium
Cucurbita, espèces accessoires. Cette association s'étend sur le territoire inté¬
ressé par la glaciation quaternaire et se développe dans les hautes tourbières
A Spha ignés. — M. Denis.
115 . Duplukov S. \. - L'ntersucliungen am Bewuchs im Sec Glul«>-
koji (Trav. S tut. Hydrobiol. Glubokoji, 6, pp. 20-35, 1025) kn
lusse, rés. allemand].
116. Eddy Samuel. — A sludy of algal dislnlmlion. (l'rans. Amer.
Micros. Soc., 46, p. J22-138, 1927).
Most of lire littoral species of tlie Lake (Crystal Lake) were also inembers
uf tlie limuetie eommuuity. Cladophora was dominant among Lake algae. Tiw
erra tic conditious caused by lloods lu the swift water and relnled areas some-
tlmes preveuted permanent seasonnl succession and resulted in re-successimi.
The conditions of swift water and llmnetic habitats were ra tirer simllar iu
regard to stability o£ température and pu and ln regard to algal population
the conditious in hoth appeared uufavocable for reproduction. — Win Ramdolpk
Taylor.
117. Espinosa Buslos .Mnrcinl B. — Lisla sisteâiuüca de alguim-
algas cUilenas de agu a dulcc Rev. Chilcna llisl. 27,
p. 93-96, 1927).
Source MNHN Pan
UIIiLIOGHAH
375
L18. Fischer R. — Oekologische Skizzen zur Algcnflora des mâhiüscli-
schlésischen Gesenkes ( Schrifl. f. Siisswasscr-und Meeresk.,
1924, H. 7).
119. Forti Ach. — Le alglie délia rcpubliea çli San Mai'ina (estr.
dall’dpera : il. Pampanini, Flora délia llcpuhlica di San Marino ,
11 p., San Marino, 192(5).
Enumération des Algues observées jusiiu'iei dans la petite république : S
< yanophycées, 65 Diatomées, 1 Hétéroeonte. 1" Conjuguées, 7 Chloropliycées
et 2 Characées. A citer parmi les espèces intéressantes: Asterocystis Wolleana
illnnsg.) Lngerh. et Bimiclcaria tatrana Wittr., cette dernière nouvelle pour
la flore italienne. — i’. Allorge.
120. Frémy I'. — Excursion botanique de la Société linnéenne de
Normandie, le 1" juin 1925, aux environs de Lessay (Manche)
[Bull. Soc. Linn. Norm., T sér., 9, pp. 183-208, 1 carie, Caen,
1920).
121. Frémy 1’. — Incrustation calcaire produite par des Algues d'eau
douce. (Ass. Fr. Av. Sc., Lyon, 1920).
L'A..a trouvé clans un ruisseau provenant d une carrière de calcaire située
il Cavigny (Manche), des cailloux mamelonnés recouverts d'algues incrustées
de calcaire : l’Iiormidium fovcolarum Géra., I‘. ambigmm Gem.. /*. subfmvum
Kiitz.. Chmlraima pggmaea Kütz. Ce phénomène s'explique par le fait que
le carbonate de chaux — dissous à la faveur du 00 e de l'air — précipite au
moment de l'assimilation chlorophyllienne. — M. Denis.
122. Frémy P. — Petite Contribution à la flore des Myxophycécs de
rinde méridionale ( Arch. de Bol., 1, p. 40-47, Pull. mens. n° 3,
Caen, 1927).
Liste de 9 espèces trouvées sur des Mousses récoltées par le r. Foréau
S. .1.. dans le district de Madura.
123. Frémy P. - Quelques Algues subuériennes de Madagascar.
(Bull. Soc. Linn. Normandie, 7° série, 8, 1925, pp. 27 -28 ,
Caen, 1925).
L’A. signale 10 espèces (.0 Myxophycécs, 4 Chlorophycée.s) récoltées en
1U24, fi l’anauarive, aux abords du palais de la reine, par l’errier do la
Bflthle; toutes sont des espèces cosmopolites. — l>. Mcslin.
124. Frémy P. — Quelques algues des environs de Soussc (Tunisie).
(Bull. Soc. Linn. Normandie, T série, 8, 1925, pp. 28*-30*,
Caen, 1925).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
376
Ces récoltes faites par le D r Burollet comprennent 39 espèces ou variétés :
17 Myxophycées, 1 Flagellé, 11 Clilorophycées, 5 Phéophycées, 2 Diatomées,
3 Floridées. Elles proviennent des côtes des environs de Sousse (15 espè s
la plupart trouvées fl l'état d’épaves), des eaux stagnantes fortement chlo¬
rurées des fossés d'un oued (5 espèces), de fossés desséchés (4 espèces); les
autres ont été trouvées sur la terre humide (7 espèces), l'écorce des arbres
(7 espèces) ou dans l'intérieur des feuilles «i'Arisarum vulgare (1 espèce,
Pliyllosiphon A ri sa ri). — H. Meslin.
125. Frémy 1*. — Uhamaesiphon iucruslans Giun, à Sainl-Lù (Man¬
che). (Bull. Soc. Limi. Normandie, T série, 8, 1925, p. :iü\
Caen, 1925).
L’A. a trouvé cette Myxopliycée associée fl des Diatomées, sur des 61a-
înents de Cladophora fracla fl Saint-LÔ ; d'après l'A„ Chamaosiphon incrustai *
serait nouveau pour la France, — J’. Meslin.
126. Frémy I*. — Slalions nouvelles du Microeoleus tenerrimus dur .
cl de Hydrocoleum lviUz. — Distribution géographique de rcs
espèces spécialement en Normandie. (Bull. Soc. Linn. Nor¬
mandie, T série, 7, 1924, pp. 181-185, Caen, 1925).
Microeoleus tenerrimus a été observé par l'A. fl Chausey et dans le havre
de Lessay : l'A. décrit les deux stations et donne les différences de structure
entraînées par les différences de station entre ces deux récoltes. Uydivvolcun
lyngbyaceum- var. genuina u été trouvé sur IthUsoclonium ripariiini. dans !
havre de Lessay.
L’A. mentionne pour ces 2 espèces la répartition générale détaillée. —
I{. Meslin.
127. Gauthier-Lièvre (Mme H.). — Quelques observations sur la lin.
algale de l’Algérie dans ses rapports avec le pli ('. It. Acml.
Sc., 181, 927-929, Paris. 1925).
128. Ginzberger A. - L'or Einfluss des Meerwassers auf die (Jliinl -
rung der suddalmatisehen Küslenvegelation t Osler reich. liai.
Zeitschr., 74, pp. 1-14, 1 pl., 1925).
129. Gricr N. H. — Unreporled plants from Long Jsland, N. V. 11 .
Cryplogams exclusive of Pleridophyla. {: Torreya , 25, p. 1-3"),
1925).
130. Crier N. M. — The native flora of the vicinily of Cold Spring
Harbor, Long Island, New-York (A merican Midland Naturaï»!-
9, (265 pages, repaged), 1925).
Source : MNHN. Par.
BinuoGMAPini:
377
Tliis is a compiled list of the plants of tlie district named, inelnding the
Sebizophyta, Flagella tue, Dinoflagellatae, Bacillariophyta. Conjugatae, Chioro-
ph.vceao, Charophyta, l’haeophyeeae. Rhodopliyeeae. Tlie fossil flora is also
recorded, including tlie Bacillàïiopliyta. A partial bibliograpby of the bota-
nical literature of tlie district is nppended. — fl’m. Itandolph Taylor.
131. Haempel O. — Zur Kennlnis einiger Alponsccn. IV, Der Aüersee
(Int. Revue Ges. Hydrobiol. u. Hydrogr., 15, pp. 273-322, 10 11g.,
1 carte, 1920).
132. Haslings George T. Walcr plants of the Kanawauke Lakos.
Torreya, 24, p. 93-97, 1924).
Thèse 3 laUcs are in tlie Palisades Interstate Parle. New York, tlie lst.
being nafural, tlie 2nd and .'5rd fornied by dnniniing. Tlie al gai flora is niucb
greater in tlie 2nd and ”rd lakes. — TV'»?. Itandolph Taylor.
133. Hazen E. T. —• Algae of fresh wàl<T (of lYinke.se (Rluidora, 26,
pp. 211-212, 1924-1925).
J 34. Hazen T. E. — Algae of brackish water (of Penikcsc) (Rlwdora,
26, p. 215, 1924-1925).
135. Hilitzer A. — Elude sur la Végétation épiphyle de la Bohême
Public. Fae. Se. l 'nic. ChaHds 1925, 200 p.- Prague, 1925).
Très importante étude sur des groupements épipbytes, comprenant, les
Museinées. les Lichens et les Algues. L'A. étudie d'abord l'écologie des grou¬
pements épipbytes: nature du substratum, end. propriétés chimiques et physi¬
ques des écorces, facteurs météorologiques, concurrence des espèces, puis
l'écologie des espèces. Dans une esquisse des types biologiques les algues
épipbytes sont ramenées ît trois types: I. Protococcus. t. (Iloeocyêtis et I.
Trentcpolitia. La 2” partie de cette monographie est intitulée Sociologie des
associations épipbytes. Adoptant la méthode de l'école d l'ppsala. l'A. est
amené il distinguer pu grand uotobre 'd'associations. >11 (faut .reconnaître
d'ailleurs que la délimitation des groupements est excellente. .'13 associations
sont ainsi étudiées. Seront seules retenues ici celles qui comportent des Algues :
ass. a Protococacées dominée par Protococciis viridis et Cystococcvs Immicola
et dans lequel les Cyanophycées manquent toujours ; ass. a Trentepohliacéés.
dans laquelle le T. umbrina est beaucoup plus répandu que le T. abietim.
— P. Allorgc.
13(j. HodgeUs IV. J. - Some freshwaler algae from Slellenbosclt,
Cape of Good Ilope (Trans. Roy. Soc. South Africa, 44, pp.
533-540, 2 flg., 1 pi-, 1926).
Source : MNHN, Paris
378
BIBLIOGRAPHIE
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Halbwüslen und Wüsten ( Zcilscli . /'. Bot., 13, pp. 113-137, 1 pi.,
Iena, 1025).
138. Kniponitsch X. IH. — Zur Hydrologie und Hydrobiologie des
Schwarzen und des Azowsehen Meercs (Intcm. Revue ges.
Ilydrobiol. und Hydrograph., 12, pp. 342-349, 1025 ).
130. Kol E. — Elomunkalatok a nagy Magyar Alfold; I. Szeged and
vicinity (La flore algalc du .\agy Alfold hongrois ; 1 : Szegedin
et environs) ( Folio cryptoganrica, 1, pp. 05-88, 2 pl., 1025) [en
hongrois],
140. Kolbe B. \V. — rber dus Yorkommon vpn Salzwasserdialoniûen
in Binnenlandc Ber d. Dcutsch. bot. Ges., 43, pp. 80-80, 1 pl.,
1925).
141. Kufferath H. - Lislo de quelques algues cl prolisles récollés en
Belgique par l'eu le D r Henriquez (Bull. Soc. Boy. Belgique,
59, pp. 30, Bruxelles, 1920).
T'ne soixantaine d'especes sont Citées, du Ilainaut principalement ; Il
sont nouvelles pour la flore lielge ainsi que le genre Pehnodnctylon. —
P. Allorge.
142. Kusnelzov S. J. and C.htcherbalov A. I*. - The distribution of
microorganisms in (lie moor in connection wilh physioo-che-
mical properties of moor water (Frac. Stal. Ilydrobiol. Glu-
bolioie. 6, pp. 54-02, 2 pl., 1025) [en russe, rés. anglais],
143. Liebvtnn/. B. — Hydrobiologisefae Sludien an kujuwis-clicn
Brackwassern (Bull. Acad. Polon. Se. et Lettres. CI. Se. Math,
et Nat.. Sncl. B. Se. Nul. 1025. 110 ]>., 5 pl.).
Les eaux salées de lu Pologne se répartissent en deux grands groupes :
un groupe méridional ou earpatique et un groupe septeulional ou kujawiquc.
C'est ce dernier groupe qui fait l'objet de l'importante étude présentée ici.
Les régions halophiles sur lesquelles l'A. a poursuivi ses recherches s’étendent
aux environs d'Inowroelaw et de Slonawy, La macroflore des étangs, de-
prairies et des fossés halophiles est analysée par les méthodes quadratiques
de Cléments. Mais c'est la microflore qui reste l'objet principal de cette
monographie. Dans l'étang de Itombino, un des plus vastes, l'A. a pu récolter
1 17 espèces, bactéries incluses et dans les salines de Slonawy, 190. Dans les
deux cas ce sont les Cynnophyeées et les Diatomées qui dominent. Ensuit'-
l'A. présente une vue d'ensemble sur la microflore des eaux salées de la
nim.roGBAPiiiE 37y
Pologne : un tableau donne la répartition des 350 espèces signalées jusqu'à
présent. La troisième partie, la plus importante, est consacrée à l'exposé des
résultat que l'A. a obtenus dans ses cultures ; ces cultures ont été réalisées
en vue de connaître la tolérance des espèces vis fl vis des différentes concen¬
trations en NaOl. Les recherches ont été faites sur des vases salées en présence
de concentrations variant de 0,5 % fl 20 %. C'est dans les cultures de con¬
centration égalant 2,3 et -l % que la plupart des espèces prospèrent. A 0 %
il semble que beaucoup d'espèces sont fl la limite de leur possibilité de
développement. A 20 % on trouve encore Fragilarht virescens var. halo/ihila
et Dunaliella Halimi en niasse. I.es variations de structure et de dimensions
réalisées sous l'influence des hautes concentrations sont décrites. Les Cyano-
phycées présentent des dimensions plus réduites et des pseudovacuoles appa¬
raissent. Chez les Lynybyit les filaments se dissocient. Pour ce qui est des
Diatomées on observe aussi des réductions de taille importantes (eontrairement
fl la théorie de Itiehter) accompagnées souvent de déformations des frustnles.
Chez Fragilaria virescens var. halopJnla les filaments se dissocient quand la
concentra tiou al teint 5 %.
Parmi d'autres résultats obtenus par l'A.. signalons qu'il a pu cultiver
un Gymuodinium et montrer que les CliroiiiuHiia ovalis et Woroninlana se
multiplient par bipartition à l'étal palmelloide. En lia le Dunaiiella satina
fait l'objet d'une série de remarques biologiques et critiques.
Au cours de ses rèehecrhes l'A. a découvert un grand nombre d'espèces
ou de variétés nouvelles :
AphanotUece nibra. A. saxicoUt Xa6g. var. clathroMes. .1. clathratiformis
Schaffcr var. major. Coclosphaerium compositum, Oscillatoria striata, Lyngbya
ir régala ris, Anabaena satina, Microchaete calot hricoid es Hansg. var. tenais.
Fragilaria virescens lîalfs var. halopliila. Achvauthcs fl ungariea Gruu. var.
brevis, Fpithcmia satina, .\it~chia hungai'ica Cïrun. var. maior. Surirclla ovalis
Bréb. var. latcstriata. s. ovalis var. maior. Campylodiscus elypeus Ehr. var.
minor, Olcomonas satina. Saipingocca sphaerlcola Stokes var. parva. S. satina.
Macromnxti.v angusta. Chromulina salina. Eagiena Sulina, Aslasia sulina. Gyni-
votlininm lujavens, Vart cria compressa, ('liura ci uni Braunii var. minor. 1 au-
choria s y nantira. AVer. var. halophila.
Toutes ces nouveautés sont figurées dans les nombreux dessins qui consti¬
tuent les cinq planches, dessins qui manquent un peu de précision, ceux qui
se rnpporteiit aux Flagellâtes surtout. — /'. Allongé.
14',. Lnkouitz. — Verzeichnis der Meeresalgon der Oslpreussischcm
Olsccküsle von Bruslerorl an der Nuwiwestecke <las Samlnn-
des bis Memel (Brr. WesPpreuss. Bol. Zool. Ver.. 48, pp. 85-8!),
5 fig., Danzig, 1920).
145. Leblond E. — Contribution à la Flore algologiipie du Boulonnai-
( Travaux de la station soologique de tVimereux, 9, pp. 1 HJ-125,
1925).
Liste des algues recueillies par l'A. de 1919 à 1921, où 11e sont citées
que les espèces nouvelles pour la Flore clu Boulonnais. Les algues d'eau douce
Source : MNHN. Paris
380
BUlLIOGlt APHTE
particuièrement nombreuses comprennent 20 Flagellâtes dont le Vueuolana
virescem Clenk. ; 7 Hétcrocontes dont Mielincoceus eonfervieola Niig. et iïcia-
ilium gracilipes Br. ; 5 Dinoflagellates, dont Gongauiax aplculata l’on, et
PeruliiUum Marssouii Lemm. ; 14 Zygnemalés dont Mougeolia calearcn Wittr. ;
30 Desmkllacées; 06 Cliloropbycées, dont Kirehnericllu nmhneana Wille.
Gloeotocnivm Loitlesbergerianum Hansg., Alicrospora paehgilcrnui Lagerb. :
3 Sipbonoeladiales ; 0 Siplionales et 4 Ithodophyeées. Parmi les algues marines
beaucoup mieux connues depuis Debray. l'A. cite 0 C'kloropbycëes; (i Phéopliy-
cées et 5 Floridécs. — G. llamcl.
146. Loue Charles YY. — Sonic Frcsliwuter Algae of Soullimi Québec
(Trans. Boy. Suc. Canada, 3" 21, pp. 201-31(1, 2 pl.. Ottawa,
Cette note reprësente la plus importante contribution fl L'étude des Algues
d'eau douce du Canada jusqu’ici peu étudiée. 11 Flagellâtes, 3 Péridiniens.
27 Myxophycées, 61 Bacillariées, 109 Cbloropliyeëes. 1 Pbëopbycëe et 3 R lin -
dopbyeées sont énumérées. Aucune espèce nouvelle n'est décrite mais plusieurs
types intéressants sont signalés : Splrulina pria ceps, Hacillaria parailoxu.
l’cnlum curium avec zygospores (inconnues jusqu'ici 1. Cosnwclaüium eonstric-
ium, OcdogonUtm tyrolicum, Pcriimella plancton ica. —• /’. .1.
147. Lticli \Y. — Dus Pflanzenleben der Bealebholen an Thumersce
[Mille il. y a turf. lies. Bcrn., p. 43-44, 1024-1025).
148. Lyle I.. — Seaweeds of Folkesloue. How lhey grow. [Trans.
South-Eastcrn Union Sc. Soc.. 1025, p. 64-05).
l'A. a reconnu ies associations suivantes: Vlothrix-H engin ; JSnlcromor-
plia-Uhizoclonium Fucaeene; Laminoriaceae : sous ces Algues croît une strate
composée surtout d'Algues rouges : Chondriis-Gigartina et une large bande de
Itlioilgnicnia palmala. Puis Calenella A pu lit in sur lès rocs polis et Ithoilo-
cltt/rlon Moritlulum sur les rochers sableux. D'influence des facteurs : eau
douce, lumière, marées, courauls est étudiée. — G. Hamel.
140. Lyle I,. Marine Algae round on ;i salVaged Sliip. ,Jauni, of
liai.. Julv. 1020, pp. 183-186).
L'A. a étudié la végétation qui recouvrait la coque d'un navire coulé
depuis huit ans dans le port de Douvres. 2<i espèces d’Algues ont été recueil¬
lies:: sont particulièrement intéressantes les suivantes: Derbesia tennis-wma.
Aniithamuioncllfi sarniçnxis et liryopxix muscosa, cette dernière plante com¬
mune dans la Méditerranée et l'Adriatique, a dO se maintenir depuis l'échouagc
du navire. Des détails sont donnés sur lu croissance des antres Algues. —
G. Hamel.
150. .Ylagdcbury I’. — Neue Beitrage zur Kennlni» der Okologie und
Géographie der Algen der Sehwarzwaldhochmoore [Ber. d.
Xalurforsch. Ges. zu Freihurg i. B., 24, 92 p., 9 fig., Naumbui'g
a. d. S., 1925).
Source : MNHN, P
niBr.ioôtiApiilE
381
loi. Magdcburg I*. — Vergïeîchende Unlersuchung der* Hochmoor
zweier deutscher Millelgebirgc lledwigia, 66, 20 p., -1 0g.,
Dresden, 1026).
152. Magdeburg P. — Algenfloristische Untersuchungen milleleuro-
pàischer Moore (Die Erde. 3, pp. 07-103. Braunsehweig, 1025).
153. Malla — Die Kryptogameullora der Sandsleinfelsen in Lelt-
land (Acta Uorli bot. Unir. Latviensis, 1, pp. 13-32, 2 pl., 1920
[en allemand, rés. letton).
154. Meyer K. I. — Untersuchungen iiber die Algenflora des Raikal-
sees (Ber. d. Deutsch. bol. Ges.. 44, pp. 410-410, 1 pl., 1 fig.,
1926).
155. Meyer K. 1. — Vvedenie vn floru vodoroslei r. Oki i ce doliny.
Tell. I. Reka Oka [Introduction à la flore des algues d'eau
douce de l’Oka et de sa vallée] (Trac. Sial biol. Oka, 4, pp. 4-53,
2 fig., Murom, 1920) [en russe, rés. anglais].
156. Moore G. T. and Nellie Carter. - Furlher suldies on the sub-
terranean algal fiora of the Missouri Botanieal Garden (.lnn.
Mie souri Bol. Gard., 13, p. 101-140, 1020).
Chlorococcum humicola is ahvays présent. Protosiphon botrydioUles and
Chlorelta frequently présent. <'yanophyceae were not ns nbuiidant as near
surface, Chlorochytrium paradoxum is often indistinguishnble from Proiosi-
phon. A list of species is given, with habitat and notes tabulations l»y cultures
and deptlis. — li'in. Itandolph Taylor.
157. Morton Fr. — Entwirklung und Ziel der pflanzlirhcn Hohlen-
kunde (Feslsch. Cari Sehrüter, Veroffenl. Geobot. litsl. Babel
in Zurich , 3, pp. 294-304, Zurich, 1925 .
158. Naœyslowski B. Recherches sur l’Hydrobiologie de la Polo¬
gne (.4w«. Biol, lac., 14, pp. 131-180, Bruxelles, 1925).
159. Nienburg \V. — Die Besiedelung des Felsstrandes und der
Klippen von Helgoland, II. 3. Die Algen (IF/.v. Mccrcsunlers.
N. F. Abl. Helgoland, 15, Nr. 10, 15 p., 3 fig., 1925).
100. Nienburg \V. — Eine eigenartigc Lcbensgemeinschafl zwisclien
Fucus und Mvtilus (Ber. d. deutsch. bol. Ges., 1925, 6).
A l'extrémité N. de l’Ae de Sylt (Mer au Nord) se trouve une lagune
plate il fond sableux ou vaseux où croît un Fucus et il était nu premier
382
abord difficile do comprendre comment pouvait subsister eu cet endroit cette
plante qu'on ne trouve fixée que sur un substratum solide. Inobservation
montra que des moules étaient attachées sur le Fucus et le fixaient par leur
poids. Cette association s'établit de la façon suivante : les moules sont fixées
par leur byssus aux fragments de Fucus échoués. La moule est assez lourde
pour empêcher l'enlèvement de la plante par la marée et la plante possède
une résistance suffisante au frottement pour empêcher l'enfouissement de la
moule dans la vase. En réalité il y a toujours des parties de la moitié qui
sont au-dessus de la vase, ce qui est indispensable pour la vie de l'animal.
Il est il noter en particulier que les moules ne s'attachent jamais aux nom¬
breux fragments de Zostera, cependant nombreux. En effet, les Zostéres sont
si légères que, mêmes chargées de moules, elles flotteraient dans l'eau, ce
qui ne correspond pas aux conditions biologiques de la moule. Il reste encore
quelques questions il résoudre; ainsi par exemple, de quel Fucus il s'agit.
I.'A. pense que c'est une forme de F. vesiculosus ; mais il manque de vésicules,
des organes fixateurs, des eonceptacles. I’our de nombreux détails intéressants
iainsi pour le peuplement expérimental du Fucus par les moules) on consultera
le travail lui-même. — L. fleitler.
iGl. Nikilinski J. — K voprcisu n raspredclenii nekolorykh nckolo-
rvkh vodnykh rastitelnykh organizmov v vodoemakh tsen-
tralnoi tchasti R. S. F. S. R. [A propose de la répartition de
quelques végétaux aquatiques dans les eaux de la Russie cen¬
trale.] (Rev. russe HydrobioL, 4, pp. 104-106, Saralov, 1925, en
russe).
L'A. signale que le Thorea ramosissima est devenu depuis quelques années
relativement commun dans plusieurs cours d'eau de la Itussie cnlrale (Mos-
kova, Kliaznm, Sestra, Dubna). — P. AV orge.
1G2. Okumura K., Ueda S. and Miyaké V. — On lhe harmful Action
of Deep-fog on Porphvra tenera Kjellm. (Journ. lmp. Fisncr.
Inst., 20, n° (i, p. 07, 4 fig., Tokyo, 1920).
Les cultures de P. tenera qui s’étendent dans la baie de Tokyo, meurent
quand elles sont surprises par le brouillard il marée basse. La chose ne se
produit pas dans les antres endroits et l'A. prouve è l'aide d'expérience que
celn est dfl il l'action nocive du gaz sulfureux provenant de la fumée des
usines voisines. Quand l’air contient 1 /ÎO.OOO' de gaz snlfureux, les algues
meurent. — G. Hamel.
103. Oye 1*. van. — Données concernant la distribution géographique
des Algues au Congo belge [Rev. zool. A fric., 15, p. B19-B33,
suppl. bot., Gand, 1927).
Revenant sur l'opinion qu'il avait précédemment formulée. l'A. admet
maintenaut que les Algues d'eau douce présentent en Afrique tropicale une
distribution géographique nette. La flore nlgale du Moyen Congo est totalement
Source :MNHN, Ps
tiim.loniupiui;
383
différente do celles de Java et de Ceylatl et d'antre part « an point de vue
nlgolo-géograpftîqtie l'Afrique orientale ressemble plus au* Indes qu’au Moyen
et Bas ( ungo ». I.a ilnre des environs d'Kljsflhotüvillo se rnpproelie surtout
de celle des Grands Lacs. — /’. I.
\m. Pai-do L. — Datas para el eslüdio del PlànclB de Rcinosa (San-
tander) (.-Isoc. Es]), para el Progr. de lascienc., Conge, de Coim-
bra, 1925, T. VI, pp. 57-08, 0 lig.).
Au cours d’un séjour A lteinosa, dans la province de Santander, l'A. a
effectué plusieurs prises de plankton aux sources de l'Ebre et au Pozo de
Pozneo. De la première localité il c-ite seulement quelques espèces : Sgnedra
ulna, Xariada railiosii, Ppiroffvra W chéri, celte dernière espèce déjft signalée
plusieurs fois par lui en Espagne. Il est difficile de tirer des conclusions d'un
si petit nombre de renseignements. De la deuxième localité, petit lac A végé¬
tation supérieure bien développée, l'A. ne donne que des noms de genres.
La partie zoologique est, plus développée. — Allorge.
105. Pcvalek I. l’t ilog poznavanju, alga josera i poljane ked dednng
poljft u Julskim Alpana (Nuova Nolurisin, Paso, commemniv,
pp. 283-205, 12 lig., 1025).
106. Pia ,!. — Pilanzen als G'eslc-insbidner (Berlin, Bornl-raegor, lfeo,
167. Proelikina-Lavrenko A. J. i Roll J. V. Pt'edvarilelnye svp-
deniia o mikroflore rcki Kazennpgo Tnrl-za u g'. Slavianska
| Noies préliminaires sur la miero/lore du Meuve Kazeiinÿ
Tords à Slavianskl {Scient. Ma;/, af Biol., pp. 115-120, 3 11g.,
Kiev, 1027).
l.es conditions écologiques des eaux du Kaseunoi Torets sont assez parti¬
culières par suite du fait qu'il reçoit les eaux de lacs salés et le déversement
d'une usine de soude. Les Diatomées dominent largement et comprennent do
nombreuses espèces lialopliiles tandis que les autres groupes disparaissent dans
les localités soumises A ces salures. Plusieurs nouveautés sont décrites : liltdo-
rina clegans vnr. polypyrenoidaiu Aruoldi (d'après des notes inédites de cet
algologue regretté), XcencdesniUs qiuidrlivuda var. arcualii.i, Aehnànthcs sui-
seggtlis var. infiJala. — .4.
168. Puytmdy A. (de). — l'ne Algue des eaux thermales vivant au
centre de Bordeaux (£'. II. des séances de la Soc. de Biol, de
Bordeaux, séance du C juill. 1020, tome XCV, p. 577.
L'A. a trouvé, en grande quantité, dans un petit courant d'eau cliaude
(35°) sortant d'une usine électrique, Phonnidium fragile Gom. qui vit ordinai¬
rement dans les eaux thermales ou les eaux saumfitres. Il eu conclut que
384
BIBLIOGRAPHIE
« la composition chimique de l’eau a, dans certains cas, peu d’influence sur
la végétation des Algues thermales : si quelques espèces habitent les sources
thermales parce qu'elles y trouvent des substances chimiques qui manquent
ailleurs, d’autres vivent dans ce milieu uniquement parce que la température
leur convient ». — P. Frémy.
169. Hadestock If. — Vom Loben in Schwefelgewasscrn ' Mihrokosmos,
18, pp. 137-138, 1 fi g., 1925).
170. Raikova H. A. — Materlalien zur Végétation der Seen Mitlela-
siens. I. Die Végétation der Seen des Kamyschly-Basch-
Gebietes. (Unir. Asie. cent. Taschkcnl, Bull. 8, p.. 01-105,
7 fig., 1925) [en russe, rés. allem.].
171. Renfian A. B. — The flora ol‘ lhe Olympic Peninsula, Washing-
lon (Proc, loiva Acad. Sci., 30, p. 201-243, 1923-1924).
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172. Reed H. and L. A. Haiisn.au. — The Occurence of Opercularia
Walgreni Grier in a Filtration Plant, Trans. Amer. Micros.
Soc., 46, p. 149-152, 1 fig., 1927.)
Tliis is primarily a discussion of the protozoan named, but there is
référencé to the assoc-iated algae, which are reported to be primarily Stigeo-
cloniura, Oscillatoria and Protoeoccus. — M m. Uandolph Taylor.
173. Rees K. — Previous Investigations into lhe Distribution and
Bcology of Marine Algae in Wales J ou ni. of Linncan Soc.. 47,
pp. 285-294, London, 1926).
Avant de publier un travail sur l'écologie des Phéophycées du Pays de
Galles, l'A. rappelle les différents Botanistes qui ont cité des Algues de ce
pays. Cette énumération s'étend depuis l’an 1500 jusqu’il nos jours. T'ne
bibliographie de 79 Nos accompagne ce travail. — O. Ilamel.
174. Rich F. — Furlher Notes on the Algae of Leicesterhirc (Jonrn.
of Bol.. 63, pp. 71-78, 6 fig., pp. 229-238, pp. 202-273, 1925).
175. Roll J. V. — Predvarilelny svedeniia o mikrofiore vodoemov-
okreslnoslei Sev.-Donelskoi Biologilrheskoi Stanlsii [Notes
prélimiinaires sur la «nicroflore des eaux aux environs de la
station biologique du Donets du Nord] (A reh. russes Prolisl.,
5, pp. 1-44, 3 pl., Moscou, 1920).
Listes par localités et avec fréquence spécifique des algues (nu nombre
de 492) rencontrées autour de la Station. Les remarques suivantes sont
niBLIOGRAfUlÊ
385
données par l'A. concernant la distribution des algues : pauvreté des eaux
persistant après les crues vernales, rôle prééminent des ■ Protocoeeales, des
Conjuguées et des Diatomées dans les autres types d'eaux, forte augmentat.ou
des Eugleninées dans certaines eaux riches en matières organiques, richesse
en Cyauophycées dim lac (Borovoje ozero) situé dans les dunes. — P. a.
170. Riissell YV. — Coloralion d’une pièce d'eau de Rambouillet par
une Algue (Feuille des Naturalistes, 1924, pp. 114-115).
17 1 . Rylov Y. Yi. O. — 0 bieseslonnykh okraskakh vody v vodoemakh
okrestnostei Starege Pelergofa [Sur les colorations biosesto-
niques de l’eau dans les pièces d’eau des environs du Vicux-
PeleihofJ (Rev. russe llydrobiol., 4, pp. 84-95, Saralov, 1925,
en russe, rés. ail.).
178. t Ryppoua Halinn. — Glony jeziorek lerl'owcowycli, I. z\v. Su-
charow w okolicach YVigler [Les algues dès pelils lacs tour¬
beux dits Sucharv, environs du lac de WigryJ (Arrh. Hydrnbiol.
el Ichlhyol., 2, pp. 41-Cti, 4 pl., 2 groupes de fig., Suwnlki,
1927) [en polon. avec rés. fr.J.
Les lues étudiés appartiennent au type dystrophique du Tl li en ennui n et
Naumann. Les Algues sont surtout abondantes dans les tapis de Sphaignos
littoraux : <••: y trouve nvec de nombreuses espèces honthiques dés éléments
planetoniques. Les 138 espèces .se repartissent en lOt! Desmidiaeées, 28 Cyano-
phycées, 1S Chloiophycées. 3 Diatomées et I lihodophyeée. Parmi les Desnvi-
dlacées. l'A. a rencontré le groupe d'espèces atlaiitlqüe-subarctiqne défini par
Donnt représenté ici par Hlauraslrum lirnsilicuse vnr. l.iuidellii et SI. ArHItcou.
l ue esjièeo nouvelle est décrite. Enoxtnnn vii/rcnsc ainsi qu'une [<> major du
xiaurastrum hrasilicnsc. — P. A.
179. Scherffcl A. - Zur Frage « Warum findon si ch auf Conjugalen
sozusagcn keine Bacillariacecn » (b'olia etypl., 1, pp. 45-48,
1925).
I8ft. Sfliiffiun* Y'. — Bciliiigc sur Kennlniss der Mecresalgen (Hedu'i-
gia. 66, p]i. 293-320, 1920;.
181. Schiller . 1 . — Ler llicrmi-i lie Binfluss und die Wirkung des
Eises auf die planklisclieri Herbstvegetalion iu don Allwassern
der Donau boi Wicn (Aid,. /'. l-mûslrnlc., 1920, 49 lig., pp.,).
Ces recherches extensives poursuivies d'Oet. IMS à lin 1925 donnent
une vue précise de la vie dans les eaux stagnantes eutrophes et mésosaprobes.
Importantes an point de vue physiologique sont les recherches, de l'A. sur
le comportement des plancton tes lors de la congélation de l'eau. Los organis-
IîEvuiï Ai.cioLOGiqrrc, 192S. 25
Source : MNHN, Paris
386
LÎOGRAfHlE
mes pris par la glace ne sont nombreux (pie lorsque la glace se forme très
vite, lorsqu’elle se forme lentement les organismes sont chassés par la marge
en progression <le la glace. Ce fait a été observé directement au microscope.
Des Diatomées, les Péridinieus et Traclielomonas sténothermes persistent
vivants durant la période de congélation, tandis que les Eoüfères, les Chryso
et Cryptomonadinées, les Cÿanopüycées (ainsi que leurs; spores), les Protoeo-
cales et les Volvocales meurent dans la glace.
Sont décrites comme nouveautés : (’iirysapsis gigantea, Chromülixa
daxubiensis, Ch. grandis, Stenokalyx circcmvallata (nov. gen.). M ALLO MO NA S
TONSURATA Teil. Val'. MEGALEPSIS, M. OVl'M. M. CLOROSA. KlCPHVRIPPSIS CINCTA,
K. conica, Dinobrpon ulricutitx Stein var. AcrrrM, Crvptomonas urevis, C.
caudata, Gonyaulax austriaca.
Des remarques morphologiques intéressantes sont consignées A propos de
nombreuses espèces déjil connues (multiplication de Spinira. VroylcnopsU
curopaea et U. ameiïeano. — l,. Griller, Wien.
J82. Sehodduyii It. — Malétiaux pour l'étude de la Faune et de lu
Flore do.s Eaux douces de Funchal (Madère) I un. Biol. lac..
15, pp. 188-223, 7 lig., Bruxelles, 102(5-1027).
Quelques pages sur les conditions physiques, puis étude de la flore ave
énumération par groupes (systématiques des Algues récoltées f(p.tr M. de
Menezes) : 12 Schissophytes. 10 Protocoeeaeées, 0 Cliloropliycées, 5 Conjuguées
8 Desmidiées, 58 Diatomées y compris les espèces précédemment citées par
le Iî. 1’. Zimmermann), 1 Bangiacôe, 1 C’haracée. enfin ebapifre zoologiquc.
— P. A.
183. Sehodduyn H. — Matériaux pour servir à l'élude biologique dé¬
tours d'eau de la Flandre française ; wateringues, fossés, wa-
Icrgangs, grachls (Ann. Biol, lac., 14, 3-4, pp. 285-350, Bruxel¬
les, 192G).
184. Selehell VV. A. — American Samoa. I. Végétation of Tuluila Is-
land, II. Vogclalion of Rose Alnll. (Carnegie fnsl. Washington
Puhl. 341, ]>. 1-188, pl. 1-20; p. 227-201, pi. 32-37, fig. 47-57.
1924).
A number of aigae are described as new.
185. Selehell W. A. Phylogeographical notés on fahïtf. I., Lant
végétation. 11. Marine vegetalion. (Vniv. California PulA. Bot..
12, p. 290, 291-324, 1930).
The first section of this text lias no particular reference to fresluvaler
aigae. In the second reports 140 speeies of marine aigae from Tahiti, mostly
new records, and tliese form tire autumm and winter conditions, and wide-
spvcad or nt least Tndo-Pncific types. Atlnntic-American éléments are sparsely
Source MNHN. Pa
liiBLloôRAHnË
387
lepresented, and endeniics constitute 17 % of the total, but will probably
be found to be more wide-spread wlien the Paesiflc islands beeome better
kuotvn. The wide-spread généra probably are the oldest geologically, possibly
ilating back to the Jurassiq or the Cretaceous, their wide distribution having
been effected previous to the Tertiary. So far the Tahitian flora is known
only froiu littoral représentatives, witli the exception of sonie Corallines.
The « coral reefs » are primarUy built up by ealeareous crustaceous algae.
The most important coral associated is Pontes, wliieh grows upon the Poro-
lithon, but is periodicallu overgrown by it, which cemuts the mass and enables
lhe Parités to form a new and superposed lied. The principal algal species
nas the crustaceous Porolithoii onlcodcs, for the P. craspedium which is
Hsewhere abundnnt could not lie found at Tahiti. Estimâting from the growth
rate of the Porolithon the barrier reef of Tahiti may lie from 1SO.000-300.000
years old. Itelying on the absence of elevated coral reefs, the présent reefs
may lie eonsidered to be Post-glacial. — Win. RandolpU Taylor.
180 . Seiche II W. A. - Nulliporc versus coral iu rcel'-formalion [Proc.
American Philos. Soc., 65(2), p. 130-140, 1020).
A summary of the evidence upon the importance of algae in forming
coral reefs is given, including evidence that the understanding of their impor¬
tance remores the necessity for aceepting sulisidencc as of importance in
forming atols, silice thèse ealeareous algae can grow at deptlis of 350 fathoms,
and probably oflen Initia te the formation of the reef, developing iî to the
level wliere c-orals are biologically aide to survive. — Wm. Randolph Taylor.
187. Skvotl/otv B. H. Einige Siisswasseralgen aus Tobolsk (llcd-
icigia, 67, p. 240, 1 fl g., 1927).
188. Skvorlzow B. W. - übo.r einige Siisswasseralgcn aus Tobolsk
( llcdwigia , 67, p. 247-248, 1027).
180. Skvortzovv B. W. — über einige Süsswasseralgen aus der Xord-
Mandschurei im Jahre 1910 gesammcnll (.1 rch. /'. Hydrobiol.,
16, pp. 421-436, 1926).
191. SI rom K. 111. — L'ndersokelser over ferskvandsalger og planklons
okologic og geografiske ulbredelse [Recherches sur l'écologie
des algues o! du planolon d’eau douce et leur répartition géo¬
graphique] [Xi/l Magasin for Xalurridnisk.. 62, pp. 98-122,
2 fig., Oslo, 102")).
192. Slrom K. \l. — Xorvegian Mounlain Algae ( Skrifl. ulgifl
av Noeske Videnskaps-Akad. i Oslo /. Matcm. Xalurvidens.
Klasse, 1920, n" 6, 263 p. + 25 planches).
Le sous-titre de cet ouvrage, qui est. dédié fl la mémoire de wille. est,
à lui seul, tout un programme; il faut le donner en entier. « An aeeouut of
Source : MNHN, Paris
388
BIBLIOGRAPHIE
tlic Biology, Ecology and Distribution of the Algae and Pélagie Invertebrates
in lhe Région surronnding tlie mountain Crossing of the Bergen railway.
Voici les caractéristiques de ce volumineux et intéressant mémoire. l’ne
première partie est consacrée à des données météorologiques, géologiques et.
topographiques sur la région étudiée (parties boréales et montagneuses de la
Norvège). I/A. aborde ensuite un chapitre intitulé: Ecologie générale, dai -
lequel il est surtout question des groupements végétaux inférieurs rangés par
« types de localités ». t'es groupements se rapportent aux rochers humide,
ou inondés, aux eaux courantes, aux algues henthiques des grands réservoir-,
au plancton ou à la végétation de la neige. Il est évidemment impossible
d'entrer dons le détail de ce chapitre, notons simplement, que l'auteur y
présente de nombreux documents sur la périodicité, l'influence du milieu, la
distribution altitudinale et les relations géographiques des groupements. K.
Munster Stroem distingue trois éléments dans la flore algale : un élément
arctique surtout représenté dans le Nord et aux liantes altitudes (È4uutrwm
tetralobuin, Cosmnriiun finmarkiac. heæalobum var. rogsiemn. KjtUman
J'xcttâoholmi, excarutwm var. horizontale, fstaurattrum Rohliniunum. capilr
tuiii var. spt tzbergenxt. la accolai mu var. tllipliciiin. i>a cJtyrlcywh uni, rhabih-
pliorum I. un élément boréal (de beaucoup le plus important, commun pari ou
sauf dans le X. et aux hautes altitudes), un élément méridional plnnitairc,
(comprenant par exemple Kaastram ohlonifuni) . Ce chapitre nous àppren I
encore que la flore algologique (surtout desmidiale) présente son maximuiu
de richesse sur les substralums pauvres en calcaire (roches anciennes ou
morainiques) ou encore sur les substratums riches en calcaire mais pourvu
en même temps de marais tourbeux (peaty bogs).
Vu autre chapitre traite de l'Ecologie spéciale. C'est une liste (le plus
de 600 espèces (Protozoaires, Crustacés, Myxophycées. Chlorophyeées (stirtnm
Desmidiécs), ITétéroeontes. Diatomées) avec l'indication des localités, l'al'i-
tndc. le type de station ‘ » type of locnlity »). le pH. la fréquence dans b
divers prélèvements. Vu index des titres bibliographiques, des espèces citée',
des espèces figurées, une légende explicative des 25 superbes planches (!) plan¬
ches d'espèces et IC de vues de types de stations) complètent ce magnifique
travail qui fait d'une région d'accès difficile, une contrée vraiment privilégié'
algologiquement parlant. — .1/. Denis.
103. Taylor Win. Ranclolph. — Second report on lhe marine algae i>!
lhe Bry Torlugas. {t'ornogic Inst. Washington Ycnrhook.. 24.
pp. 230-2'if), 1025).
Tins continuation of wrork previously reported describes Hic plant distri¬
bution and ecology of the algae about Bogger-liead Kcy, indienting that tlio
flora of tlie littoral sand and rocks, of tlie Tlmlassia zone, of lhe Gorgouiau
zone and of deep water followed tlie usnal rule about the island group. Tlie
areas of littoral coquina rock and of tlie same ridges as extending into sonie-
what deeper water sliowed a very great diversity of species. amounling to
between 40-50 species witliin an strctcli of a few yards. A resurvey of conditions
aliout Gardon Ko.v was made to trace over-winter changes incident to a
Source : MNHN. P
mnuoGiupHiE
shiftiug o£ tbe sandy bottom. Dredge hauls vvere reportod upon especiully
ns indien ting tlie distribution of Caulcrpa and Ilalophila. — Win. Randolph
Taylor.
104. Taylor Wm. Randolph. - Third repoi'l on the marine algue of
Dry Tortugas. (Carnegie Inst. Washington Yearbook, 25,
p. 255-257, 1025-6).
Tins continuation of work prfiviously reportod descrlbes a resurvey of
tbe conditions about Gardon and Loggeyiicad Keys to fraco over-winter changes
incident to a sliifting of tbe sandy bottom and otlier changes, and an extension
to the detailed survey to Bird, Long and Busli Keys. Bush and Bird Key lieefs,
Enst. Middle and Sand Keys. thèse bc-ing tbe smaller lnmt areas of the atoll.
The territory from T.ong Key to Bird Key Beef enabled tbe inspection of a
reef open on one side t<i tbe exposed sea and faciug tlie imnidy lagoon on
tlie otlier, inclnding the constructive growtli of Lithothamuieae and of Parités
witb respect to l'eef formation. A detailed sériés of water-t.ranspareucy measu-
remeuts is summarized. indien ting an uunsual clearitess of water offshore
toivards tbe Gulf stream. Tlie list of species and varieties is reported as
liaving reacbes 315, with sonie niaterial yet undetermined. — 11'/». Randolph
Taylor.
105. Taylor Win. Randolph and Eojjy John AI. .Noies on sonie
freshwalér Algae froni Newfoundlaud [Hhadora. 39, pp. 160-
104, 1927).
L'un des auteurs a récolté des algues dans les Freneh Islaiid, Woody
Islaùd, eu diverses localités de la cote Sud de l'ile. Des renseignements géné¬
raux sont donnés dans cette note, sans doute préliminaire, sur les localités
visitées avec nu certain nombre de citations d’Algne. Cyanophyeées et Chloro-
phyeées presque exclusivement. — P. A.
196. Tifany I,. II. and Transeau E. \. — Oe-dogonium periodiuily in
the Norlh Central States ; Tram. Amérie. .1/ icrosc. .Soc., 46.
pp. 160-174, 1927).
De 1114 observations WOcdoyonium fertiles récoltés dans les Etats d'iowa,
Minnesota, Wisconsin, Michigan, Illinois, Jmliann, Ohio, Pennsyavania, les
AA. ont pu tirer les conclusions suivantes :
Ce sont les petites masses d'eau permanentes qui constituent l'habitat
principal des espèces de ce genre. Dans les cours d'eau rapides In reproduction
•sexuée est relativement rare. Suivant la période de reproduction sexuelle,
mai et juillet, on peut distinguer des annuelles vernales et des annuelles
estivales. Des espèces pérennnntes présentent aussi leur maximum durant ces
mois. Un second maximum s'observe pour beaucoup d'espèces en octobre et
correspond, sans doute, a une seconde génération. Sur 102 annuelles, 43 sont
vernales et 59 estivales: sur 13 pérennnntes, 5 sont vernales et 8 estivales
quant a leur période maximum de reproduction.
Les variétés et les formes ont le même développement saisonnier et les
mêmes stations que les espèces auxquelles elles se rapportent. P■ .4.
Source : MNHN, Paris
390
BIBLIOGRAPHIE
197. Troilzkaia O. B. — O vertikalnykh migratsiiakh Uroglenopsis
americana (Calk.) Lomm. [Sur les migrations verticales de
l’U. a.] (Rev. russe Hijdrobiul., 4, pp. 177-183, Saratov, 1935
[en russe avec rés. allemand].
Les recherches de l'A. ont été fuites dans un étang des environs de
Leningrad, de type éutrophe. Les prises faites au moyen de la pompe a boue
de Perfiliev ont été nuinérées en chambre de Kolkwitz.
Par temps clair et calme le maximum de colonies se tient fl une proton
deur de 0.50-1 ni., par ciel nuageux le nombre des colonies augmente dans la
couche superficielle de l'eau. Pendant la nuit la distribution verticale esl
très régulière dans les diverses couches, le nombre des colonies étant sensé
blewent égal aux diverses profondeurs, depuis la surface jusqu'à 1 ni. 75 do
prof. L'A. eu conclut que ces migrations sont sous la dépendance de la lumière.
— />. AU orge.
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mand].
190. Wilson O. T. — Sonic expcrimenlal observations of marine algal
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Oleared surfaces vvere exposed to occupation : wooden blocks, stérilisé;!
rock surfaces of shore. a boulder in a tide pool (both sterilized), and glass
Plates suspended in a fraine, vvere used. On the wooden blocks Ectocarpii *
follows diatoiiis and vvas follovved in turn liy Scytosiphon, Endarachnc, etc.
In a pool diutoms vvere follovved b.v Ulva and tlie diatoius replaced h.v
Ectocarpus and Oscillatoriu, Scytosiphon appearing later. On the glass jdates
diatoms vvere vvell established after a single <lay and vvere follovved b.v
Ectocarpus and Oscillatoriu. — Wm. Ituixlolph Taylor.
PLANCTON
200. Allen W. E. — Remarks on surface distribution of marine plauk
ton diatoms in tlie east Pacific. (Science, 63, 90-97, 192(5).
200 a. — Allen W. E. — Slatislieal sludies of surface calches of marin;
diatoms and dinoflagellates made by the yacht « Ohio ». in
tropical waters in 1924. Trans Amer. Micros. Soc., 44, 24-30.
1925.
Tlie sonie areas vvhich are moderately productive to quite rich evenv in tlie
tropics, and the population at 15 to 60 meters may fie far riclier tlian at tir
BIBUOGKA
391
surface. The specles présent did nol differ widely fniiu those in more nôrtherit
waters. Au irregular coast line usuaily is associated with greater abundance
of orgauism in waters off-shore. — U'm. Itavdolph Taylor.
201. Allen W. E. — Gonrtneiil Oit relative sigruficnncc of factors in
natural environment as viewed by a student of marine plank-
ton. ( Ecology, 7 , 414-415, 1 » 1 .
The autlior proposes the rule : in organic nature Oie greater tlie magnitude
of the problem the fewer tlie factors whieh need to lie eousidered in ils analysis,
and the less eomplex the Ienn.s of ils solution: tlie lesser (lie problem the
more numerous tlse factors whieh uinsl be eousidered in its analysis, and tlie
more eomplex the tenus of ils solution, — Il in. Randolpli Taylor.
202. Allorjie I’. — Contributions à la lloro dos algues d’eau douer de
la Haute-Normandie. — 1. Quelques Dcsmidiées rares ou in¬
téressantes du Pays de Bra\ liull. Soc. Lin». Normandie, 7'
sér., 8, pp. 80-88, 1925). H. Le planelon végétal de la Seine à
Am'fréville-sous-les-Monls (Eure). Bull. Soc. lAnn. Norman¬
die, 7° sér., 9, pp. 02-04, 1920).
I. l ue vingtaine d'espèces recueillies, pour la plupart, dans les tourbières
â shaigues de Mèsauguéville ou de Cuy Saint-Fiacre.
il. TJne pèche effectuée le 4 juillet 11)22 a donné un plancton presque
exclusivement végétal (le zooplancton comprenait surtout Hrachionus pata). Ce
phytoplancton. type moyen île phytoplnncton estival de la Seine en aval de
Paris présentait les caractères suivants : dominance de Diatomées (.IxlerioneUa
gracllttma t. abt. Molosira italien doml. etc...), abondance des Protocoeeales
(nictyouphaerhim pulchellnm abt. Tediustruin du pic* clathration p. ab., etc.,
etc...), extrême pauvreté en C'yanopliycéc- iChroococcus timnetieux r.. etc...) et
en Bngleniens. — M. Devis.
203. André E. — Le planelon du lac de Monlsalvcns (Bull. Soc. Vmd.
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of sea waler in relation lo the growlh of lhe algal planklon
during 1923 and 1924 Journ. marine Biol. .tss.. 13, pp. 700-
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Source : MNHN, Paris
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200 . BHlige II. — Zur Kennlnis des plaxelplanklons vont biologisdicn
Standpunkle (Kl. Mill. f. il. Milgl. il. Ver. f. Il ass crvcvsortj.
u. .4 bwacssserbescUigun g, 1, pp. 50-57, 1925,.
210 . Bifjelmv Henry B. — Planklon of thé offshore wale.fs of Ihc
Gulf of Maine L . s. n„r. Fisherics Document. 968, Bulletin
40, 2) : 509 pp., 133 fig., 1920).
This is a iletaile.il stnd.v, piiraaiily of tlie zooplanktou, based upon prolongea
studios over a period of years. The second section of tlie volume is concerned
with tlie pljytoplanktun. and includes tables of diatoms contributed by A. Mann.
Tlie diatoms and peridinians play an important part in pliytoplanlcton. as
usual in nortliera waters. Maps are given of (lie distribution of tlie more
characteristie types of végétation. Tlie population raidies its lowest level in
later Febnuary or early Mardi, followed by tlie vernal increase winch mal;es
tUeiu ver.v abundant by tbe lirst of Aprll. Correlated with Ibis is a diminution
of (lie peridinians, whicli readios its dimax with tbe peak of diatom production
in May. Phueuryslis may swarm for a brief period in April. in tlie Massachusetts
May région tbe periods of diatom plurimum are very brief. Generally tliere
is a decrease in diatoms and an increaso in îieridiniaus during tbe sumnier. so
that tbe lutter dominate tbe llora by mid dune. Tliere may be local or
spasmodic outeroppings of diatoms. bowever. tvitb a secomlary perioil of
diatom maximum during tho autunm, altbongb tins does not approadi tlie spring
flora in richness. Detailed data are givon for various stations. — ll'ai.
llandolph Taylor.
211. BJorrel (abbé G.). — Le plancton de l’éluiig SI-.Nicolas {Trac.
Labor. Bol. Unie. cul. Angers, n" 1, Bull. Soc. Kl. Scienl, .l/i-
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212. Brc.'lau Ë. - Die Erforschung des Meerèsplailkfons (Ber.
Senckenberg. Nalurf. Ges. Frankfurt a. M„ 55, pp. 121 - 1 38,
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213. Chlcherbakov A. I*. — Un thé horizontal dislribulion of plancton
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214. Cillenls J. (des). — Le plryhiplanclon de la Loire ( C. B. Acad.
Se., 132, pp. 649-051, Paris, 1926).
Source : MNHN, Pa,
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393
215. Fish C. J. — Seasonal distribution oi' ihc planklon ol' llie Woods-
Iïole région. {Bull. V. S. Bur. Fish, 41, pp. 91-179, 1925).
210. Gessner F. — Dns Plunkton der lsergebirgsialsperreu (Mill. Ver.,
d. Xaturf., 48, pp. 51-09, 0 flg., 1 pl., Rcichcnbcrg, 1920).
217. Goor A. C. J. van. — lie! Nannoplanklon van de Saskesloot bij
Koedjik (Néderl. Kruidk. Arch., pp. 75-91, 1925 (1926).
218. Goor A. G. J. van. — Kenigo lypisclic verschilleu in hel pliy-
toplaiiKlon van dcMaas en dm Rijnin Nederland (Xuota .Yo-
laVisio, pp. 131-130, 1925).
219. GiiiTilhs 11. »|. - Pliyloplaiiklon nf Hornsra More (Xaluialisl,
pp. 215-247, 1924).
230. Giiffilhs O. AI. - Studies in lhe Phylnplanklun ni' Ihc Lowland
Waters ol Gréai Brilain. N" IV. The Phyloplnnklon of lhe Islc
of Anglesey and ol lhe Llyn Ogwen. Norllï Wales. :Jouni.
Linn. Soc. Bot., 47, 1920'.
I.e pliytuplaneton des lues d'Anglesey n'appartient pas. bien que ces lacs
soient situés sur des terrains précambriens ou carbonifères, au type riche en
Desmidiécs (desmid planklon) ou plancton calédonien, niais au type riche
eu Diatomées et Cyanophycées ou plancton baltique. Au contraire, les lacs du
Llyn Officen possèdent un plancton riche en Desmidiécs. Les tenues de Baltique
et de Calédonien ont donc plutôt une valeur écologique qu'une valeur géogra¬
phique el dépendent, en premier lieu, des caractères physieoebimiques des
eaux. — A.
231. Ilarncll J. and Nuyntlo M. R. A contribution lo lhe lile luslory
nf lhe indian sardiiia wilh notés ou lhe planklon of lhe ma¬
labar coasl (Madras Fislnrics Bull., 17, pp. 129-199, 15 pl.,
1924).
231. Henckel A. II. — Materialen zum Phÿloplaacton des Karameero
(Bull. Inst. rech. biol. L'riiv. Pcrrru 3 , suppl. 2, pp. 1-54 , 55-CO,
pl. 1-8, 1925).
232. Henekel A. G. — Obchlchaia kharakleriska flloplankton Karskogo
moria (Caractères généraux du phyloplanclon de la mer de
Kara (Bull. Inst. Rech. Biol, cl Sial. biol. Unie. Pcrin., 3, pp.
153-156, Perm, 1924 [en russe avec rés. allemand].
Source : MNHN, Paris
394
B11IUOUEAPUIIÎ
233. Huber-Peslalozzi H. - L'u.s Pliyloplankton einiger Hochseeu
Korsikas ( Feslsch. Cari Schr&ter, Veroffcnl. Gcobal. Inst. Rübt'l
in Zurich, pp. 477-493, G lig., 3 p!.. Ziii’icli. 1925'.
234. Huber-Pestalozzi G. — L'ie Sch\ycbt'llora (La» Pliyioplàiiklon,
von Seen und Kieingevvasscrn der alpinen und nivaien Stul'o
(104 p., 1 iig., 1 pl., Zurich (AU. Rausli’in), 1920).
235. Johnslone James, Andrew Scott and Cbadwick C. H. The
marine plankton with spécial réference In investigations
made ar Porl Erin, Isle of Man, during 1007-1014 : a liandbook
for sludenls and amaleur workers, 194 p., 20 pi., Univ. Près.
Liverpooi, Ilodder and Sloughlon, London, 1924.
230. Kaiser P. H. und SchelFell K. — lias Phyloplanklon des Cliiein-
sees nebsl Algeiifundcn aus anderen Seen des Ghicmgaus
!Arc h. f. Hydrobiol. und Planlîlonk. 15, pp. 141-178, 14 fig.,
1925).
237. Kiselev 1. A. — K. pozhaniiu mikrollory Barentsova moria [Gctn-
tribution à la connaissance de la microflore de la mer de Ba-
renls] Bull. Inst. Hydrol. de Russie. 2, pp. 88-89, Leningrad,
1925).
238. Kiselev I. A. — Fitoplanclon Belogo Moria (Le phyloplanclun de
la mer Blanche] (Inst, hydrol. de Russie, n" 105. Explorations
des mers russes. Fase. 2, 43 pages, 3 pl., 1 carte, 1 tableau,
Leningrad 1925 [en russe avec rés. ail.].
L'expédition bydrologïque effectuée en 1922-23 dans la Mer Blanche, sous
la direction du Prof. Deriugiu, a fourni 91 prises plane toniques étudiées dans
ce travail. I,e nombre des formes identifiées atteint 147. Leur répartition dans
les 4!) stations de pèche est condensée dans un grand tableau. Les travaux
antérieurs sur la mierollore de la Mer Blanche concernaient surtout les parties
littorales peu profondes. Aussi l'A., par l'étude de prises en pleine mer ajoute-t-il
un contingent important de nouveautés pour cette mer. Les espèces arctiques
représentent la moitié des espèces plauctoniqùes, !a plupart sont identiques a
celles des mers de Kara et de Barents. Les formes boréales sont nu nombre
d'une quarantaine, parmi lesquelles on remarque des types de la Baltique et
de la Mer du Nord. On peut les considérer comme des reliques de la trans¬
gression boréale chaude. Ces reliques sont représentées ici par des formes
locales. Les espèces atlantiques comme Jthizosolenia styHfonnis. le groupe
Ceratium fripon présents dans la mer de Barents manquent dans la mer
Blanche. A noter aussi que plusieurs espèces, Chaetooeros (lanicum par ex.,
Source :MNHN, P
BIBLIOGRAPHIE
395
très commîmes dans la mer Blanche et la mer Baltique, sont absentes de la
mer de Barents.
Plusieurs nouveautés sont décrites :
Eueampia groenlandi.cn Cleve var. recta var. nov. — Unterscheidet sich
von (1er tgpischcn Fortn dttrch folgende Merkmàle: Zellen bilden nur kurze
2-gUedrige ICetteu; die spiralformigc Drehung felilt vollkommen, so das die
Zellen hintercinander in einer vollstiindig geraden Unie geordnet sind. Die Lange
(1er Zellen bis 72 ^ ; Breilc 7-14 a . Die Liickcn zwisrlien den Zellen sind
rcehteekig mil abgcrundi len Ecken. Die Grosse der Liicken 1!) X 10 p,.
Rliizosolenia setigern Brighisw. var. major var. nov. — l'nterseheidel sich
von (lcr typischcn Farm durcit folgende : die Grosse ist vieI bedeutender als
es Diagnose hinweist. Dec Zelle Kôrper geht alhniihlich in eine selir lange Bpilse
iiber Brcüc der Zelle schicankt von 12 .* bis 42 a . Lange lier Spitze erreichI bel
cinigen Brcmplaren bis 336 a -
1/A. décrit et ligure en outre, mais sans leur donner de nom spécifique,
deux Diiropliysjs. deux Chaetoeeros il un Tniihisr'a. — /’. ,1 tlorye.
239. Kolkwitz K. - Planklon Membranliller (Ber. d. Deusch Bol. Ses..
42, pp. 205-209, 1 fl g., 1924).
240. Krieger XV. — IJntersuchungen i ber Phyluplankloii. 1 M!ll.
Kl. Mill. f. d. Mitgl. d. Ver. /'. IVasserversorg. n Abu'asser-
Ifcseiligung, 1, pp. 03-08, 1925).
241. Laulerborn Ib — Zur Kenn ibis des Plaiikloïis des 13udnisi.es und
dor benachbni'len Kleinseeil (Mût, Bail. Lundeseer. /'. Xatiirlt.
U Ndtürschuls in Frciburg i. B.. .Y. 1, pp. 421-4 0, 2 fig..
1925).
242. Lloyd Blodivcn. - Marine Phytoplankton ni’ welsli euasls witb
spécial référencé of [lie vicinity of Aberyslwyth ; Journ. of
Ecol., 13, pp. 92-120, 5 fig., London, 1925;.
243. Lloyd Bodiven. — Cliaracler and conditions of life of marine
pliyloplan'Cton (Journ. of Ecology< 14, pp. 92-110, 5 fig., 1920 .
244. Lloyd Blodwen. — Tbc Technique of research in marine phy-
toplancton (Journ. of Ecology, 13, pp. 277-288, 3 fig., Londun,
1925).
245. Namyslowski B. — Contribution à la connaissance du phytoplanc-
lon de la Baltique (Kosrnos, 50, pp. 1352-1354, Lcmbcrg, 1925
(en polonais, rés. fraiw;.),
Source : MNHN, Paris
BTIlUOGItA
396
246. Naumann E. — Die Gallerlbildungen des pftanzlickeu Limno-
planotons. Einc xûorphologiseh-ôkologische Uebersicht ( Lunds
Unie. Arsslcr., N. F.. Avd., 2, Bd. 21, Ni*. 5, pp. 1-20, Taf. 1-11,
2 Texlabb., Lund, 1025).
247. Naumann E. — l'ndersokningen ovei* fylnplankton i flammar nid
Aneboda liskcri-l'orsokslalion ( Lunds Arsskr.- 21, 05 ])., 10 fig.,
2 pl., 1925) [en suédois, rés. allem.]
248. Oyc I*. van, - Le Potamoplanclon du Ruki au Congo Belge et
des pays chauds en général ( Inlern. Rçv. des. Hydrobiol. u.
Hydrogr.. 16, pp. 1-50. n fig., 1920).
249. Pavillanl J. - Aperçu sociologique sur le Phytoplankon marin
'Fcstschr. Carl Schrôler. Vcroffent. Geobol. Inst. Rübel in
Zurich. 3, pp. 430-430, Ziirich, 1925).
250. Pearsall W. 11. — Phytoplanclon of lhe English lakes ( Jtnirn.
Linn. Soc. London, 1925, 47, pp. 55-73).
251. Porelski Y. S. — Nabliudeniia uad dialomovym planktonom r. B.
Nevki v zimnii period 1923-24 g. [Observations sur le planelon
diatomique de la Grande Nevka durant l’hiver 1923-24] (Rev.
russe Hydrobiol., 4, pp. 201-213, 4 fig., Saralov, 1924) [en russe
avec rés. allemand],
I.es espèces les plus importantes pendant toute la durée des observations
de l'A. sont Melosira islaudicit, Tabelluria fencslrata et AstcrioiwUa gracülinw.
Les espèces tychoplanetouiques représentent près de 86 % du pliytoplancton,
fait en rapport avec l'action mécanique du courant. Le minimum planctonique
est atteint en janvier, février et mars. A noter la présence de toute une série
d'espèces d'eaux saumâtres et d'espèces marines comme Cosciuodmms Ocnlus-
Iridis, Nitzschia scalaris. /Suriraila snlhut et plusieurs autres. L'A. a pu noter
168 espèces, variétés et formes. 3 formes sont nouvelles. — 1‘. Ail orge.
252. PoretskU V. S. — Nekolory nabliudeniia nad jizniiu pruda v
parke glavnogo botanitcheskogo Sada v sviazi s navodneniem
23 santiabria 1924 g. [Quelques observations sur la biologie
de l’étang du Jardin bolanique principal en rapport avec
l'inondation du 23 sept. 1924] (Revue russe Hydrobiol., 5,
pp. 182-188, Saralov 1920 [en russe avec rés. allemand].
A la suite des débordements de la Neva, le Jardin Botanique fut inondé
et des espèces planctoniques du fleuve firent leur apparition dans l'étang du
Jardin. L'A. a recherché si les organismes ainsi introduits se maintenaient:
Source : MNHN. Pat
BIBLIOGRAPHIE
397
au cours <le la quatrième décade après leur apparition tous les organismes
avaient disparu. Ces observations appuyées par des tableaux comparatifs mon¬
trent donc (pie les organismes appartenant A un type hydrobiologique donné
ne peuvent s'adapter A un autre type de caractères écologiques différents. —
/’. AUcrye.
253. Robert II. - Note sur le plancton des lacs de Noufchâlel, de
Sienne cl Moral (Bull. Soc. neuf chaleloise Sc. Xal., 43, pp.
19-24, 1924).
254. Rose M. — Quelques remarques sur le plancton des eûtes
d'Annam et du Golfe de SiaftK (Bull. Econ. Indochine. 28,
p. 453-457, 1927)
255. Riiutl B. — Quantitative investigations of Plankton at Lofoten,
Mardi-April, 1922-1924 [Report norveg. Fish. and mar. Invesl.,
3, pp. 3-30, 5 fi g.. 1920).
250. Schiller .1. — Die planktonischen Végétation des adrialischen
Meeres. — A. Die €oceolithophoriden^Végelation in tien
Jnliren 1911-14 (Arehir. f. ProUilenh, 1925. 130 p., 24 flg, 9 pl.).
Ce grand travail donne les résultats des recherches autrichiennes sur
l'Adriatique durant les années 1011-14, en ce qui concerne les Coccolithophori-
dées. Après un court historique et une description des méthodes de recherches,
les résultats systématiques sont exposés et expliqués par de nombreuses figures
dans le texte et 4 planches très belles. 77 espèces et variétés sont signalées
parmi lesquelles sont nouvelles :
Pontosphaera ntscoi’ORA. 1'. Habtmaxm. SykacosfhaEra Braxdtii. 8. OVATA,
G. (?) iîadiatA, S. Corii, 8. Molischii. 8. uadrieomm. JIalopappus quadbi-
BRAÇHIATI'S, ('ALCIOCO.XY8 1IOV. gen.. ('. VITREES, Calctosoi.exia Cirait, ('at.yptro-
KPllAERA b'VELLA. C. CIRCt'MSPtCTA, C. ( ?) MIRABILIS, ACANTUOICA AC.VNTHOS, A,
MO.VOSP1NA. A. .IaNCIIEXI, ltllAIU)OSlTlAHA Tl'BlîLOSA, lt. I.OXOISTYLIS, R. (?)
MÜLTISTYL1S.
Après la partie systématique viennent les chapitres sur la morphologie
(organographie. adaptation A la flottaison, formation des Coccolithes. multi¬
plication végétative, kystes) et sur l'écologie. A remarquer l'indication de
spores mobiles. En dehors des nombreuses données écologiques qui sont éclairées
par des cartes et des graphiques de la Thermique de l'Adriatique, il faut retenir
eette importante eontatation que la quantité des t'oecolithophoridées dépend
1) de l'apport d'eau douce. 2) de la température, l'n apport d'eau douce se
produit deux fois par an: au printemps, par suite de la fonte des neiges:
et A l'automne, par suite des pluies. I.a végétation des Coceolithophoridées est
d'autant plus intense que l'apport d'eau douce est plus grand. Le rapport
avec la température est tel que la production de ces plantes diminuent d'autant
plus que la température s'aliaisse plus au-dessous de l'!° et s'élève plus, en
été, au-dessus de 20°. — L. Ociller, Vienne.
Source : MNHN. Paris
lillittOGRAMIIF.
257. Schoddliyn K. — Observations fuites clans la baie rl'Ambleteuse
Huit. Inst. Océanogr., n” 482, Monaco, 1926).
258. Smith, Gilbert M. — The planklon algae of thé Okoboji région.
( Trans. Amer. Micros. Soc. 45 (3), 20 plates (1920).
Tliis paper reporté on the plankion of an interesting group of lakes in
nortliwestern lowa whicli sliow a flora of the Baltie type ami ail gradations
lietween the inhabitant of small pools and large lakes. The population is quite
low in desmids, sinee the area is one of caleareous large lakes (liinnoplankton)
and that of small pools (heleoplauk(on). The former is not markedly different
from that in the large lakes of Wisconsin, but the former comprised inany
interesting and uew speeic-s, of the latter 21 speeies and varieties lieing
deseribed, and in addition 22 newly reported for Xorth America. The région
is by far the ricliest in the World for plankton algae. excepting desmids. A
key to généra is giren, tables showlng the ahnndanee of the varions forttis
in the different lakes. nnd for encli speeies citations, eritieal notes and somc-
times complète descriptions, especially for ail newly reported forms. As new
are deseribed : Tétraèdre,n Hlaurattnridrs n. sp.. T. iueut (Teiling) n. comb.,
var. irregulare n. var.. T. bifwrcatum var. n ml mu n. var., C'erastcrias irregtddris
n. sp., Polyedropsis• quadiitpina n. sp., spinulosa var. excavata (l'iavfair)
il. comb., Treubaria erassitpina n. sp., Oolcnkinia radiata var. longitpina n.
var., Lagerheimia quadrixeta (f.emmermann) n. comb., L. icraUslàlOientiS var.
trisetigera n. var., L. cingula n. sp., Franccia tuberciilata n. sp., Closteriopsis
longissimnm var. aoicutare (Chod.) n. comb., Schrocderia tcHgera var. an ocra
n. var., Otoeactinium n. gen.. G. Umneticim n. sp., Crneigenia alternant n. sp.,
C. divergent n. sp.. feu eut ni la var. miieroniila n. var., Telrattnnn■ stauro-
gcniaeformc var. longitpinum n. var.. T. anomatum, n. sp., Stcencdesmut dimor¬
phes fa. tort us n. fa., S. a ru,a huit us var. ctoiigatus n. var. St. bijuga var.
alternant fa. hregularis n. fa.. S. rcnifàrme n. sp., S. qiiadricauda var.
alternant n. var. — tl'in. Jtandolph Taylor.
259. Sleincr II. — Vcrgleiclicmle Sludien iibef tlio horizontale und
verlikale Vcrtcilung des Phvtoplanktons in Zurichsee {Fcslsch.
Cari Schrütcr. Verôffenl. OeoboL Inst. Itübcl in Zurich, pp.
459-476, Zurich, 1925).
260. Wolfe .1. .1., Cunningham B., Wilkerson \. F. and Barnes .1. T.
— An investigation of the planklon of Chesapeake Bay. Jour.
Elisha Mitchell Sci. Soc.. 42, p. 25-54, Map., 1926).
The volume of plankton bears little relation to the number of organisms
présent; it increase witli the deptli due to more organisms and more silt.
Two crests per year ocenr, due to prédominance ol’ 1-2 organisms in each case.
Tlie optimum température is 46°-55'\ The bay is not plankton-poor, the
collections averagtng about 7">.000 per L., and reaehing 3.161.4Ô0 per T.. —
Tl’w. Randolph Taylor. ' .
Source : MNHN. Pari
llIllUOfillAl-HIK
PHYSIOLOGIE ET CHIMIE
201. Adolpli E. E. — Some physiological distinctions belwoen fresh-
water and marine organisms. {Biol. Bulletin. 43 , p. 327-335,
1925).
For Spirogyra it was found tliat witli a varietj? of plasmolyzing agents
tlie toxie concentration was alinost exaetly tlie lowest one wliieh produccd
permanent plasmolysis. By graduallÿ incrensing tlie concentration of tihe
medium bot h toxicity and plasmolysis were preveuted. — H'in. îlandôlph Taylor.
262. Anonyiniis. — Yoasts, fais and aleohnl from scaweed (.Y nlurr.
115, p. 63, 1925).
203. Bii’jje E. A. & C. Juday. Organic conlenl of lakc waler. (Bull.
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204. Rrooks 11. 11. — Studios on pormeahility wilh rol'orenoe lo acids,
alkalies, bicarbonates and arsenic, iCarnegie Inst. Washing¬
ton, Yearbôoïé, 22, p. 158, 1924).
205. Rrooks M. 11. Effeol of lighl of differenl wavelengths on (lie
pénétration of 2,-0,-dibromo phoenol itulophonol inlo Valonia.
l y roc. Soc. Exp. Biol. Med 23 , p. 576-577, 1920 .
Al pH 5.4, température 22"C-0.5«C. Valonia in. 00035 M solution in seawater
of 2,-(î.-dibronio phénol indophenol was illuminated through scrcens transmit ting
wawe lenglis between 300 u. and 700 As tlie wawe length of tlie incident liglit
dccroases towards tlie ultra violet end of tlie spectrum tlie ainount of d.ve
in the sap inerenses. — IP/». RandOlpli Taylor.
200. Rrooks M. M. A noie on lhe raie of growlfi of Valonia ma-
crophysa. (Amer. Jour. Bol.- 12 , 017-018, 1925).
Gain in width was 1.8 mm for a period of GS dnys, wliile the widtli
increased 0.9 mm in the saine period initier culture conditions — Win. Randolph
Taylor.
207. Rrooks M. .U. — Studios on lhe permeabilily of livirtg and dead
colis v. The efTeels of NaHGO» and NILC1 upon lhe penelralion
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pH concentrations. (. Publi. Health Rep. Repr., 986, p. 139-101,
1925).
The minimum aniount of arsenic pénétrâtes Info the sap of Valonia and
Source : MNHN, Paris
400
biBLioGHApnie
Into the protoplasm when the «sternal solution is approximately neutral. With
the accumulation of free CO, pentavalent arsenic is more abumlant in botli
(lie sap and the protoplasm than under normal conditions, but trivalent arsenic
is more abundant in the sap only. An accumulation of free NH, reduces the
amount of pentavalent arsenic whieh accumulâtes in dit lier sap or protoplasm,
but trivalent arsenic is increased in both. The external pH if low increas,s
the pentavalent arsenic, and docreases the trivalent arsenic accumulated, this
being reversed if tlie pH is raised. — Wm. Randolph Taylor.
268. Brooks »l. M. — Studios on the permeability of living colis vi.
The pénétration of certain oxydation-réduction indicalors as
influenced by pH ; Estimation of the rH of Valonia. (Amer.
Jour. Physiol., 72, p. 360-370, 1926).
When nsing 2,-6,-çlîbrOmo phénol indophenol. only reduced dye enters tlie
sap of cells of Valonia immersed in tlie solution, pénétration followiug reaction
( une more being absorbed iuto tbe acid sap titan lnto alkaline sap. Methylene
bine iras fourni to pénétra te in an oxidized form. Other dyes were also tricd.
These résulta did not support the hypotliesis of Osterhout tlïat only undissoeiated
molécules enter living cells. The oxydation-reduction potential uns probably
rH 1(> - rH IS. — Wm. Randolph Taylor.
260. Brooks M. M. — The permeability of protoplasm to ions. (Amer.
Jour. Physiol, 76, p. 116-120, 1926).
The rate of pénétration of arsenic into either the sap or the protoplasm
of Valonia is very far from being proportion»! to tlie concentration of urnlis-
sociated acid, but there is a relatively constant proportionality between the
rate of pénétration of arsenic and the concentration of nrsenate or nrsenite in
the externat solution. Tlie Study on pénétration of arsenic into the sap
and protoplasm of Valonia do not support tlie hypotliesis of Osterhout Huit
only undissociated molécules enter living protoplasm. — Wm. Randolph Taylor.
270. Castle E. S. — Observations on motilily in certain Cyanophyccao.
(Biol. Bull., 51, p. 60-72, 1926).
Two speeies of Anabavna were fourni the exhibit motion similar to that
of tlie Oscillatorifteeae. The rate of movement was independent of tlie presenee
of lieterocysts or of the length of tbe filament, but was about onelialf tlïat
of actively moviiig Oseillatoriae under ihe saine conditions. Several Oscillatoriac
and one Artbrospira were scen to rota te cnstomavily during free-swimming
translation. — Wm. Randolph Taylr.r.
271. Chemin E. et Legendre 11. - Observations sur l'existence de
l’iode libre chez Kalkenbergia Doubletii Sauv. C. B. Aead-
Sc.. 183, pp. 904-006. Paris, 1926).
Les filaments, en présence de l'empois d'amidon, ne produisent aucune
coloration: mais il y a bleuissement si l'on fait ptnétvcr de l'acide cblorliy-
401.
(trique, de l'acide acétique ou même de l'acide carbonique. I.e papier d'herbier
bleuit parce que son pH est voisin de 5.2. Il semble donc que l'iode dans les
exemplaires étudiés n'est ni il l'état libre, ni A l'état d'iodure, mais il l'état de
composé labile, d'où il se libère par une acidification, même légère, telle que
peuvent la provoquer certains papiers d'herbier ou un courant de ga •/. carbonique.
— ci. Hamel.
•272. Cook S. F. — The loxic action of copper on Nilella Jauni. Gcn.
Physiol., 9, pp. 745-754, 8 flg., 1026).
273. Cowartl K. H. — Synthesis of vilamin A by a Freshwater Alga
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cultures of algae. {Bol. Gaz.. 79, pp. 324-328, 1925).
The algae studied were Cldorella vulparis and Scenedesmus quadricauda.
— ll'm. Randolph Taylor.
279. Frey Albert. — Elude sur les vacuoles à cristaux des Glostères
{Rev. gén. Bot., 38, pp. 273-286, G fig., 1920).
La viscosité du suc cellulaire des vacuoles A cristaux du Closterium didy-
motocum est calculé dans le microscope horizontal par la chuté des cristaux
de gypse d'après la loi de Stokes ; on trouve ■/. = 0,0245, cad. il peu près deux
fois et demie celle de l'eau pure (0,0105). Le suc vacuolaire est donc une fausse
solution; lors de la mort de la cellule il coagule. Le mouvement connu des
cristaux n'est pas un simple mouvement brownien puisqu'il n'ésfc pas parfaite¬
ment irrégulier comme la formule d’Einstein pour l'agitation moléculaire
l’exige. Dans le microscope horizontal on observe que les cristaux sont projetés
par des jets d'exci'étion. Ceci permet de préciser le rôle de ces vacuoles.
Revue Augologique, 192S, 20
Source : MNHN, Paris
Binr.TOCllAlMim
402
Les cristaux n’ont ni le rôle d'osmorégulateurs, ni celui de stntolithes ; les
vacuoles il cristaux des Clostôrcs seraient donc de véritables vacuoles fl excrela
— Mb. Fret/, Ziirich.
280. Gcitler L. — Ein Fall von scheinbarêÿ Kalkfeindlichkeil (. Arch.
f. Hydrobiol., 15, pp. 280-281, 1924),
L’A. a récolté dans un étang fl eaux riches en calcaire le Olaucocystis
Nostochincaium réputé calcifuge. Cette aigue en culture a pu supporter des
hantes concentrations en sels de Ca. — P. AUorgv.
281. Gerlz O. Pber die Jodioxydasen der Algen (J lot. Xoiiscr, 1925,
pp. 185-199, Liind, 1925) ■
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nafUg.cn chcmischcn Ausscheidung in der Gai 1erthîi 11 e von
Xostoç Zellersledlii Arescli. (. Lunds Unir. Arsskr., 21, 12 p.,
3 pl. 1925).
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Source : MNHN, Pari
BlBLIOOKAtHlE
403
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of light, température and other conditions on lire abilily of
Nitella cells to concenlrale halogens in lhe cell sap. [Journ.
Gen. Physiol, 10, p. 121-140, 1926).
î’rora a tlilute solution Br. may bo accumulated in lhe sap in a concen¬
tration much greater thau tliat of the external solution. The eonductivity of
lhe sap may be markedly increased by sucli accumulation. Cl may be lost
froin the cell as n resuit o’f the accumulation of Br. and vice versa. At
equilibrium practically as much Br. was présent in the sap with an external
Solution containing 1 milli-equivalont of Br. as one coutaining 5 milli-equivalents.
Light enorgy vas indispensable to the accumulation of Br. —. Il'm. Uanriolph
Taylor.
201. Hoeller K. — Ober Einsengehalt- und lokale Eisenspeicherung
in der Zellwand der Desmidiaceen. ( Siizber. Aliad.. wiss.
U'irn. Mal h-n aluni'. K!.. Abt. i, Bd. 136, 1920, pp. 103-160,
pl. I).
Cet important travail démontre qu'il y n des dépôts de fer non seulement
chez les Peninm et. les Closterium mais aussi dans beaucoup d'autres genres.
On peut distinguer deux cas : 1”) le fer se dépose sur toute la surface de
la paroi cellulaire; 2") le dépôt est limité il des parties déterminées (Isthme,
verrues, pointes, extrémités des processus, tumeur centrale, etc...). I.e type
du dépôt est constant pour Chaque espèce et possède donc une valeur spéci-
lique. On manque de données expérimentales sur les causes de ces phénomènes.
Ou peut dire toutefois que l'état physico-chimique de la membrane joue un
l'Ole décisif surtout dans les cas de dépôts locaux. — L. Geitlcr.
293. Hopkins E. E. and F. R. Wann. - Relation of hydrogen-ion con¬
centration lo growfh of Chlorclla and lo lhe availabilily of
iron. Bal. Gazelle, 81, p. 353-370, 4 fig. 1926).
The gi'owth rate of Chlorella in highly buffered nutrient solutions is
directly influenced by the pH if less than G.7, the acid-limit for grovvth being
3.4 on the nutrient tested. Above 5.7 the availabiiit.v of iron becomes il liniiting
fnctor. Sodium citrate is effective in holding iron in solutions nt pH 7.4. but
if C'a is présent it cornes ont with the Calcium phosphate ; however, Ca being
nonessential for Chlorella, it may be omitted from the nutrient. and maximum
growth was found to oecur at pH 7.5, the alkaline liinit being as yet undetor-
mined. — TVni. llandolph Taylor.
294. Irwin M. — Exil of dye from lh'jng cells, of Nitella at different
values. Jour. Gen. Physiol. 10, p. 75-102, 1920).
Expérimenta on the exit of Brilliant Cresyl Blue from the living cells
of Nitella in solutions of vnrying external pli values containing no dye
eonfirm the theory that the relation of the dye in the sap to tliat in the
Source : MNHN, Paris
404
MBI.IOGR AtlIIE
external solution dépends on tlJe filet Unit tlie d.ve exists in 2 forais, one
of whieh can pass througb the protoplasm wliile tlie other passes slightly,
The former increases wiUi an incrense in pli and is soluble in cldoroforin and
benzine, the lattev increases witli a deerease in pH and is insoluble or nearly
s«> in ehloroform and benzine. Tlie rate of exit of the dyc increases as the
external pH increases and when the pH value of the sap is increased by
the pénétration of XII,. — TFmi. Randolph Taylor.
205. Invin M. — Mechauism of lhe accumulation of dye in Nitella on
the basis of the entrante of tlie dye as undissodaled molé¬
cules. [Jour. Gen. Physiol., 9, p. 501-573, 1926).
296. Invin M. - The accumulation of dye in Nilella. (Journ. Gen.
Physiol,, 8, p. 147-182, 1925).
Uving cells of Xilella in varions concentrations of Brilliant t'resyl Bine
at pH 6.9 showed tliat the greater tlie concentration of the dye in the surronn-
ding lluid the more rapid its aecumulalion in the cell sap. Secondary changes
involving injury take place as the dye accumulâtes, and tliey alter the shape
of the eurve tovvards the abeissae (concentration in outside solution 1. —
U ni. Randolph Taylor.
297. Irwin M. — The pénétration of basic dycs inlo Nilella and Va-
lonia in lhe présence of certain acids, butter mixtures and
salis. ( Journ. Gen. Physiol., 10, 271-287, 1926).
In the rase of living cells of Valonia under the sanie experimental conditions
as Nitella it is fourni tliat the rate of pénétration of dye decrcascs when the
pH value of the sap increases in the présence of XII, and also when the
pH value of the sap is deereased in tlie présence of acetic acid. Such a deerease
mny lie brought about even wlien the cells werc previously exposed to sen
water containing HCl in whieh the pH value of tlie sap remains normal. —
Win. Randolph Taylor.
298. Klti(|h A. B. — Tlie eiïect of light of different wawe-lenghts in
lhe rate of reproduction of Volvox aureus and Closlerium ace-
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7, pp. 633-640, 1925).
Yalonia maePàphysa and F. nlrUtnlarts lmve the paver ta nbsorb and
store potassium, but a plant considérai to lie F. rcntricosa does not lmve Ibis
ability. However. magnésium is présent in tbat species. 1 aloaia rcntricosa
floats in seawater, but F. macropliysa sinVg. — Ranâolph Taylor.
308. Osterhout IV. 4. Y. — 1s living protoplasm peraieable to ions
{Journ. Gen. Physiol. 8, p. 131-146, 1025 .
The pénétration of H- S vas tried on selected coeiiocytes of Yalonia
macrophysa. It vas found that uuder normal conditions Utile or no Ht#
enters tlie cell sap except as undissociatcd molécules. — TFm. Ranilolph Taylor.
300. Osterhout W. .1. Y. On llie importance of mainluining certain
différences betweeri cell sap and exlernal medium. Journ.
Gen. Physiol., 7, p. 561-564, 1925).
C'ells of Valonia places iu sap of tbe .saine species quicUly die, Llie main-
tainauce of a différence between the sap and tlie cxtcrnal medium probably
being important in vital processes. — ll'm. Rundolph Taylor.
406
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lo some soluble carbon coraipounds (Ann. of Bol.. 40, 1920).
Itappel de la méthode d'isolement des algues en culture pure. lin Scène-
dcsmus coslulatus Chod. var. eMorelloiiles var. uov. est mis en culture sur
solution minérale agarisée à laquelle on ajoute diverses substances carbonées.
La solution minérale est celle de G. I. Moore ((NO*) 3 Ca, 4 H 3 O, 475 gr. :
SO‘ Mg, 7 11 3 O, 0,45 gr. ; PO 4 K* H, 0,2 gr. ; Ca Cl 3 , 0.1 gr. ; SO‘ Fe traces:
H* O dist. 1000). Les substances carbonées sont selon les cas : maunitc.
glycérine, xylose, arabinose, fructose, glucose, galactose, lactose, uialtosc.
saccharose.
Le développement est abondant avec le glucose, maltose, galactose ou
saccharose, mo3’en avec le lactose, la glycérine, le fructose ou la solution
minérale témoin, faible avec la mannite et l'arabinose. nul avec le xylose.
L'activité végétative de l'algue s'apprécie et se compare biométriquement.
On détermine chaque jour, à l'hématlmétre. le nombre de cellules par cm* et
au micromètre, leur diamètre moyen.
Il est aisé de déduire le volume moyen d'une cellule et le volume de
substance formée par cm*. On réunit de la sorte et pour les divers milieux
expérimentés, une série de données numériques dont la traduction eu courbes
est très suggestive.
Dans les milieux pleinement favorables (glucose ou galactose par exemple)
la multiplication du Bcéncdesinus coxtulatins chlorelloides suit une même loi
qui trouve son expression dans une courbe exponentielle ; dans les milieux
moins favorables l’allure de la courbe change considérablement. —• il/. Déni ».
Source : MNHN, Pai
BIBLIOGRAPHIE
407
310. Sauvageau C. — A propos d'une Note de MM. Chemin et Le¬
gendre sur l'existence de l'iode libre chez Falkenbergia Dou-
blelii Sauv. (C. R. Acad., Se.. 183, pp. 1006-1007, Paris 1920).
Réponse il la note précédente où l’A. reproche de n’avoir pas refait ses
expériences : écrasement d’un filament dans l'eau de mer contenant des grains
d'empois; réaction du bien de crésyl ; dissolution de l'iode dans le chloroforme
neutre. Même si l'étude sur place et non sur des exemplaires transportés et
une technique plus démonstrative confirmaient les résultats annoncés, cela
prouverait seulement que la plante des Olenans combine son iode plus vite
que celle du golfe de Gascogne. — O. Hamel.
317 . Sauvageau C. — Sur quelques Algues Floridées renfermant du
ibrome à l’étal libre (Bull. Sial, biolog. Arcachon, 23, 20 p.,
1 11g., Bordeaux, 1926).
318. Sauvageau C. —Sur une Floridée (Polysiphonia Doublelii Mscr.)
renfermant de l'iode l’état libre (C. R. Acad. Sc., 181, pp.
293-295, Paris, 1925).
319. Sauvageau C. — 'Sur les bromuques des Antilhamnion (C. II.
Acad. Sc., 181, pp. 1041-1043, Paris, 1925).
320. Sauvageau C. — Sur quelques Algues Floridées renfermant de
l’iode à l’état libre (Bull. Soc. biol. Arcachon. 22, 43 p., 2 fig.,
Bordeaux, 1925).
Signalée eu 1894 par Goli.nkin. la présence de l'iode libre chez les Floridées
parut si extraordinaire qu'elle laissa sceptiques les auteurs de traités, qui
admirent, il la suite de Kyxin, qu'il s’agissait d'un composé très labile, capable
de mettre de l’iode facilement en liberté.
Néanmoins, pour si extraordinaire quelle soit, la présence d'iode libre
dans des cellules vivantes, n’est pas invraisemblable.
I/A. étudie d'abord VAsparaffOpsiH arma lu Harv., espèce australienne qui
apparut ü Guéthary en 1925. Cette algue bleuit le papier et le calicot qui
sert il la préparer. Les cellules des feuilles montrent un globule brun, plongé
dans une vacuole, et contenant de l'iode libre. L'A. appelle la vacuole et sou
contenu un ioduque. L’eau distillée fait, éclater l'ioduque. L'empois d’amidou,
fait avec de l’eau de mer. mis au contact de l'aigue bleuit instnntaurment si
l'on meurtrit les cellules par un coup sec donné sur la lamelle de la prépa¬
ration. Le bleu de Crésyl. on solution assez concentrée, donne dans les cellules
a ioduque et dans certaines anires n'en possédant pas. de «ns cristaux nob il¬
iaires rouge brique puis bleu foncé. Cette réaction est caractéristique de lu
présence d’iode libre : elle se produit « in v.itro » avec une parcelle d’1
déposée dans une solution de bleu de Crésyl. Hans les individus Agés, les
ioduques ont grossi, mais certains ne réagissent pas directement sur l’empois
d’amidon : l'Iode s'est combiné et on peut le mettre eu liberté par l’acide
ebromique ù 1 %.
408
BIBLIOGRAPHIE
Le Falkenbergia Doùbletii Saur, raser, s’est naturalisé depuis quelques
années ù Guéthary et il Cherbourg, il forme de petites touffes roses épiphytes
sur d'autres algues. Chacun des 3 siphons périceutraux possèdent un ioduque
présentant la même réaction par l’empois et le bleu de Crésyl que ceux de
l'Asparagopsis — Dexigès et Chelle ont pu extraire l'Iode du Falkenbergia
par le Chloroforme qui se colore en rose — l'A. n'a pas décelé de brome
libre dans les ioduques du Falkenbergia.
Celles-ci. très attendantes dans les céramides. présentent une grosse vacuole
incolore, très réfringente, donnant également la réaction de l'iode libre, lie
même que pour le Falkenbergia le séjour de l'algue dans un aquarium diminue
la quantité d’I libre et augmente la quantité d'iode il l'état de combinaison
minérale.
L'A. termine par des remarques sur la répartition des algues iodifères,
La présence d’ioduques est peut-être générale chez les Bonnemaisohiacées, toutes
vraisemblablement originaires de l’hémisphère austral. Falkenbergia Double!ii
qui n'est connu qu'à l'état, stérile appartient il un genre également d'origine
australe. On ignore la patrie du TrailUeVa intricala liait., algue iodifère.
naturalisé dans le Nord de l'Europe et étudié par Kyi.ix. l. AnlUhamnionclla
sarniensis Lyle qui possède des « Blasenzellen » appartient il un genre dont
les 2 autres espèces habitent l'hémisphère austral.
Toutes ces Floridées iodil'ères, récemment introduites en Europe, sont
remarquables par l'absence d'organes reproducteurs (sauf chez armata)
ce qui entraîne une multiplication végétative par bouturage favorable A leur
transport A grandes distances. — F cl il ma un.
321. Sauvageau C. — Sur une localisation du brome chez une aigu
Floridée (Anlithamnionella sarniensis Lyle) ((’. /•’. Acad. Se..
181, pp. 841-843, Paris. 1925;.
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animais. The definite chromosomes divlde longitudinnlly and are distrihutod
equally to the daughter eells. Tliey are formed from the chromattu of the
ou ter nucléus and not from the endoseme (nncleoliis). The ettdosomc originales
a chroma tic mass wllioh divided in prophase, the Products passing to opposite
sides of the nucleolus and fonn the blepharoplasts of the daughter nuclel.
The motor apparatus of the parent animal dissapears during division and a
new one is huilt up for ench daughter animal. — M’m. Itandolph Taylor.
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noyaux ; ces formes consistaient en trois parties marquées par des oonstrictions.
j/A. pense que les conditions écologiques locales ont déterminé ces phéno¬
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The nucleolus does uot fonn chromosomes directly, and these vary lu
size. Contrary to the findings of Tuttle, Karling does not flnd that the matu¬
ration divisions occur as the first mitoses in the oogonium and antheridium
rudiments so far as F. gracilis is concernai. The cell plate — in the <f filaments
— appears to grow from the eeuter towards the periphery of the spindle.
Definite centrosomes were not distinguished. — Wm. Randolph Taylor.
Source : MNHN, Paris
410
J1IBLIOGUAPIUE
334. Linsbaucr Karl. — Über eigenartige Zcllkerne in Chara-Bhizoi-
den (Oslerr. Bot. Gcs., 76, p. 249-262, 1 pl., 13 1927).
• Lloyd I 1 . K. and G. \V. Scarlh. — l’he origin of vacuoles. Science
63, 459-400, 1926).
lu the origin of vacuoles a portion of tlie living protoplasm wliicli is
endosed in a lilm of lipoid substance enlarges in volume by the intake of
water. At wlmt stage the dilnted protoplasmie substance ceases to bc alive or
whether the central vacuole may be a part of the living System thus bccomcs
a question analogous to lliat uf the cell wall. There are grounds. liowever.
for regarding the limiting tilm as mit altogether dépendent on the life of
the cell for sonie of its most eharacieristie behaviors — it'm. Uundolph Taylor.
336. Petersehilka Franz, — Cber die Kernleilung und die Vielker-
nigkeit und über die Beziehungen zwisrhen Epiphylismus
und Kernzalil bei Rhizoclonium hicroglyphicum (.4rc/t. f.
Protistenh.. 47, pp. 325-349, 1 pl., 1924 .
Mlle A. II. - The location of lhe reduclion divisions in a eha-
rophyle. {fuir. California Publ. Bot.. 13, 227-234, 2 pl., 1926).
The réduction divisions take place in two (■■’. î) simihir outgrowths from
a soin a tic axis. The ontcome in each case is a group of 4 cells. the nuclei of
tvhieli hâve each 1G chromosomes. In the case of the 9 or oocyte the 4 cells
are not of equal sine, the 3 Wendungszellen being souiller, ns polar bodies.
thnn lhe egg. In the other. the 4 e.pml cells forin the quadrants of the
nntheridium. The mitoses subséquent to the above descrihed are luiploid, wliile
those in the plant bod.v proper are diploid. — IKm. ïlandolph Taylor.
PARASITISME, SYMBIOSE
338. Bosclmiu H. - On the feeding réactions and digestion in lhe
coral polyp Aslrangia danae, wilh noies on ils symbiosis vvilh
zooxanlhellae. (Biol. Bull.. 49, 407-439, 1 flg. 1925).
In those polyps wliieh contaiu zooxanlhellae a part of (lie normal food
of the consists of these plants: a quantity of these algae are dlgestéd in the
mesenterinl filaments. In addition to the zooxantellae there live in the filaments
plants of a new Streblonema. This is described by Mrs. Dr. A. Weber van
Bosse as follows :
Streblonema Wii.lvae n. sp. — T rond ilia s microscopicis in telum Axlranyiac
danae penelrantikus. compoxitis e fltammti* slerilibus. irregulariter alterne
nul xvcundalis runioxix, 2-5 ^ la lis. aygrega lis fasclctilos propre superfieieni
hospitis formantilms. Cliromatophoris taenia lis aut disciformibus, panelem
Source : MNHN, Pari
BIBLIOGRAPHIE 411
collulae non totius tegcntibus. Sporangiia ignotis. Oametangiis cylindricis aut
fueifonnibus, singulis aut ramosi * in filainentis pie tunique terminallbus, inler-
dum lateralibvs, longis 60-120 ji, latis 8-10 jj. ; loeulis uni et plunseriatis. Pilis
ilesunt. Hab. in tlie soft tissue of the coral Astrangia near Faluiouth, Mass.
— Win. Itandolph Taylor.
339. Chemin E. — Action des bactéries sur quelques Algues rouges
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laton, 1, pp. 15-28, 1920).
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lyella viridis und Chlorohydra viridissima mit Chlorellen
( Zlscli. f. trissensch. ZooL, 126, pp. 1-09, 27 lig., 1 pl., 1925).
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Azolla. Il Milleiluug {Silzbcr. Aluni, d. H iss. TF/en, malh.-
nal. KL. Abl. I. 134, 5 p., 1925).
344. Molisch Mycoidea parasilica Cunn., eine parasitische uni
Phycopeltis epiphylon Mill., eine efîphyUe Alge in Japan ( Sc.
lie port T-ohoku J. l'niv., 4, Ser. Biol., 1, pp. 111-117, 1 pl..
345. Peters \. Xortiluca mil grlinen Symliionlen ( Zoot. Anz.- .las..
67, pp. 193-194, 1 fig., 1920).
340. Puyinaly A. (de). — Sur le Sphaerila endogena Dang., parasite
des Euglènes {Huit. Soc. bol. Fr.. 74, p. 472-470, 1927).
TECHNIQUE
347. Bresluu E. — Ein einfacher fur hydrobiologische, zoologisclic
und botanisehe Zwcke geeigneler Apparat zur Messung der
Wassersloffionenk.onzenlration. Arc h. f. Ihjdrobiol.. 15, pp.
585-003, 3 lig., pl. 1925).
248. (longer P. A method for mounting strewn slidos of mirru-
plankton. {Jour. Roy » Micros. Soc. 1925, p. 480, 1925).
Material is ivaslieü free of préservative, dehydrnted to benzol and a drop
Source : MNHN, Paris
BI1SLI0GKAPI1IË
412
of benzol suspension inixed wilh styrax on tlie slide. Piperine may be substi-
tuted for tlie styrax. — Wm. llandolph Taylor.
349. Conger Paul S. — A technique for lype mounts of plankton
diatoms and olher microplanklon. (Jottrn. II. Microscop. Soc.,
part I, 270, pp. 43-47, 1 lig., 1925).
350. Hall P. I*. * W. \. Powell. - Notes on technique for Ihc -Iu<l>
of the gullet, IJie flagellum and ifs associated kinelie éléments
in Euglenoid flagellâtes. (Trans. .[mer. Micros. Soc. 45 :i'. j,.
250-257, 1920).
Organisais are conceutrated by tlie centrifuge method. Sehaudlnn’s tluid
(bot) is recoininended for blepharoplasts. cytoplasuiic rhizoplasts and other
liiuetic structures, as well as tüe nucléus, l'or tlie morphology of the gullet
and flagellum Altuiaiius lixing solution, followed by Iiegauds Iron-alum
haematoxylin is preferred, A fier Scbaudinn's Solution tlie autlior reconiniende
Staining in Bordeaux lied followed by iron-alum haematoxylin. Déshydration
and clearing by tlie nid of centrifuge tubes is recomiuended, balsain being
added to the last xylol ançl the spécimens mounted as desired. — TF«i.
llandolph Taylor.
351. Keefe A. SI. A preserving lluid for green plants. ( Science,
64, p. 331-332, 1920 .
This formula follows : Alcoliol 5(1 per cent. 00 cc., Iformalin, connu., 5 ce.,
Glycérine, 2.5 ce., Acetic Acid glacial 2.Ô ce.. Clipper chloride 10 gui.. Uranium
nitrate 1.5 gm, Délicate forma may be ready for study within -IS hours after
préservation in this tluid. and plianerogam material soaked for 3-10'days may
lie préparée! as herbarium material. after which it will retain its oolor, for
many months, even if exposed to abundanl sunlight. — ll'/M. llandolph Taylor.
352. Kutrciath II. -Sur l’emploi de l'anliformine eu Algologie (C. U.
Séances Soc. Biol, belge, 94, pp. 208, 1926).
353. Nuiimann E. — über einen neu«en Typus von Planklonsieben
( Zçiisckr. f. miss. MiJtrosJropie utiil mikroskop. Technik, 41, pp.
351-359, 1925).
354. Needliam (1. II. A new method for vvashing diatom [,/ourn. II.
micr. Soc., 46, scr. 2, pp. 110-111, 1 11g., 1920).
Source : MNHN, Pari
ftinuoGHAPHlE
ALGOLOCIE APPLIQUÉE
355. Lonclnoi* A.—. Les 'bandes de la Bretagne. Exploilalion du
goémon. ( Phctrm. A cia H civet., N* 10, 8 p., 7 fig., 1920).
350. Monteith Jr. J. —lilipcking Ihe growth of algae on gréons. But-
Un Green Section V. S. Golf Assoc., 5, p. 218, 1925).
T1h> use of mercuric clilorid for tlie extermination of algae is recommendod.
— Wm. Randolpk Taylor.
357. Okaimirn K. On (hé culture of Cira cil aria confervnidés (Journ.
lmp. Fisher. Instituts, 21, X" I, 1925, 11 p.).
Cette Algue est employée comme condiment et aussi! pour renc-ollage du
papier. Elle croît dans les endroits abrités, sur fonds de Houe et subie. Elle
atteint 30-50 cm., quand l'eau est saumâtre et seulement 10-20 cm. sur la mer
ouverte. Les telraspores sont mures de mal â nnfit et les eystocarpes de juillet
fl août. La plante est annuelle. L'A. a réussi facilement des cultures en semant
les spores sur des coquilles ou des pierres. — <;. Iltuiitl,
358. l’niumcl II. II. - Poisonous blue-'gi’eèn algae Ve 1er. Métier..
20, p. 23, 1925).
3,59. Sampieli'o (1. I.'infeslainentc di una nuova alga in risaia
Il Giornale di lUzicnllum- vol. XVI., N" 5, niai 1929).
Les recherches effectuées en Italie ces dernières années sur les algues
de rizières ont permis d'observer une extension croissante de l'algue cliloro-
pliycée Sphcroplea annuUnn.
Actuellement elle est l'algue printannière la plus envahissante de la région
de Yorcelli. Au début de mars, elle apparaît dans les fossés des prairies el.
en avril, elle se répand dans les rizières une dizaine de jours après leur sub¬
mersion. Elle forme des amas floconneux vert clair, onctueux au toucher et
émétnnt de grosses bulles d'oxygène.
I.a température optima pour son développement vraie de 15 fl 18°
et. elle se multiplie par voie végétative tant que la température ne dépasse
pas 20“ C. Vers la tin de mai, par un temps ensoleillé, elle ferme ses spores
par voie sexuée, puis commence fl disparaître. T.es spores mûres ont troc teints
rouge brique.
Les moyens de lutte contre cette algue sont l'assèchement et l'action du
sulfate de cuivre; ce dernier détruit les chloroplastes, les filaments blanchissent
et tombent au fond.
L'épandage de Cyanamide calcique comme engrais en favorise la multi¬
plication : l'azote favorisant la croissance et la chaux, neutralisant l'acidité
du terrain, rendent le milieu plus favorable. — .17. Lchlanr.
414
BiBLloCRApnie
Vincent V. - I.cs algues marines et leurs emplois agricoles, in¬
dustriels, alimentaires, in-8", 200 p., Paris, Baillière, et Quim-
per, Le Goazicre, 1025.
VARIA
001. Beebe \V. — A note on the Humboldt current and lhe Sargasse
Sea. ( Science , 63, p. 91, 1926).
062. Béyuinot A. — Giovani Baltista De Toni (Arch. Bol:, r Bull. lui.
Bol. Vniv., 1, pp. 5-18, Mbdena, 1925).
303. Bigot A. — La société Linnéenne de Normandie : Notice histo¬
rique. (Bull. Soc. Lino. Xomumdir. 7" sér., vol. supplémentaire,
1926, pp. 13-47).
Quelques détails sur la vie et les travaux des algologues membres de
cette société, eu particulier sur Lamouroux. — P. I'rfmu.
304. Caballero y Villnldea S. — Florula arriacense. A II. Resumen
historico critico de los trabajos bolanicos arriacenscs desde el
siglo XVIII a nuestros dias. Guadalajara, 1926, in-8", 293 pp.
Cet important travail est surtout consacré aux Phanérogames. On y trouve
cependant çfl et lit quelques listes d'algues (pp. 52-55, 09) et des indications
sur les collections qui en contiennent (pp. 239, 252-253). — P. Frémy.
365. Campbell 1). H. -- Sonic suggestions on classification. .Science,
59, p. 403-405, 1925).
Tliis arrangement induded tlie major groups of algae. The author places
the Myxophyceae in the group « Sehizoph.vta ». — Wm. Ramlolpli Taylor.
366. De Toni G. B. — Cari Fredrik Otto Nordsledt Xuova Xolarisia,
fasc. comm., pp. 374-373, 1925).
Courte biographie, suivie de la liste des publications algologiques.
367. De Toni G. B. Frammcnti algologici XII. La « Néréide fran¬
çaise » di D. Delise. Seconda contribuzione alla sloria delle
raccolte di maleriali srientifici. Xuova Xolarisia. ser. 36, 1925.
pp. 182-187).
Cet exsiccata fut offert par Delise à Dumont d'I.'rville. Il comprend 100
échantillons, dont 95 algues marines et 3 algues d'eau douce. L'A, donne la
liste avec les noms anciens et leur synonymie actuelle. — O. Hamel.
Source : MNHN, Pari
liim.lnoTtAfiili-:
la
308. De Toni G. B. — Ioh&n Nordal Fischer Wille Xuova Xolarisia,
fase. comm., pp. 382-388, 1025).
Biographie et liste des publications algologiques.
309. Elfviiifi Fr. — Charlcs-Engelbrccht Hirn (Xuova Nolansia, fase.
comm., pp. 380-382, 1925).
Biographie et liste des ouvrages algologiqnes.
370. Forli A. — Goilgedo (Xuova XolatHsia, Fase. enmmemor., pp.
380-393, 1925).
371. Frilel I». H. et Charpial lt. — A marée basse... Animaux cl piau¬
les du littoral, in-12, 95 p., nombr. flg. Paris, Delagrave, 1920.
Excellent polit livre d'initiation. Il débute par des renseignements prati¬
ques : instruments qu’il faut emporter, signaux des marées, signaux indiquant
la hauteur de l'eau A l'ehtrée des ports. Ensuite un schéma, très simple mais
suffisant, indique la correspondance dès zones de profondeur avec l'amplitude
des marées. Après une description sommaire dos animaux les plus communs,
l'A. donne celle des plantes les plus fréquentes et parmi elles de 27 algues
qui sont toutes figurées ot dont la répartition sur les côtes de France est
indiquée. — l'rinty.
372. Gaitlukov X. (dirisloplicr JakuMilcwilsch Gobi Xuova Xolarisia.
fase. rommemor., pp. 195-208, 1925).
373. Goldman 11. I. — Proportions of dclrilal organir caleafeous eons-
IiInoriL and lheir Chemical alteration in a roef saint from the
Bahamas. Papas Marine Biol. Carnegie Inst. Washington. 23,
37-06, 1920).
Combine algae and Baiimeila are difl'erentiaie.d in these studios, and wero
found to form a ver.v important part of tlie snnd. — Itaiulolpli Taylor.
874. Gricr N. SI. - - Report on the sludy and appraisal of musse! w-
sourccs in scleclcd areas of llitf uppor Mississippi River, 1920-
1925. {Artfer. Midland Xat., 10, 40 pages, repaged. 1920).
Algae determined by W. lt. Taylor ineliule the généra Tribonemn, Oscil-
intoria, Clathrocystis and Arthrospira. Iiiatoms determined by P. Conger
include a considernbly grentev variely. Very few samples were submitted. —
il’j». Randolph Taylor.
375. Henckel A. — Crislophe Gobi Xuova Xolarisia, fase. comm..
pp. 378-379, 1925).
370. Loiujlcy W. H.. W. I,. Schmitt and W. B. Taylor. — Observations
On lhe food of certain Tortugas fishes. (Carnegie Inst. Wa¬
shington Yearbook, 24, 230-232, 1925).
Source : MNHN, Paris
416
ItniUOGHAPHlH
Tliis deals with several lisli. primarily animal feedérs. However différences
in » lit 1 feeding lsabits of Tculhis are correlated witli différences in tbe (yp G
i>f algue etc. fed upon. T. caetWem ieeils on algae projecting froely aliove ihe
substratum in moderately deep 'va 1 er, and tlie stomacli contents do not show
an admis ture of sand. On tlie otlier liaud T. liepatus feeds on minute speeies
found on or beneatli tlie sand surface in shallow water, so that the stomaeh
contents eontain 7â-93 % of sand mixed witli tlie algae. — It'm. Randolph
Taylor.
878. Okumura K. — Icônes of Japancse Algae, 5, Nr. 3-6, 88 p., 20 pl.,
i'025).
370. SoUhcIl W. A. — Frank S’hipley Collins. (Biogyaphy). {Amer.
Jour. Bot.. 12, 54-62, Porlrail. 1025).
F. S. Collins uas born iu Boston Mass. IMS and died in New Haven
Oonn. in 1920. Me was priinaril.v engaged in mercbantile pursuits. pbyeology
oecupying bis spare lime and vacation periods. An extensive bibliography is
appended. — il’/». Randolph Taylor.
880. RuUnci 1 F. ■— Dit} biologische Slalion in Lunz (Kupelieserselio
fitieftung), ihre Einrichlung und Arbeilsweise. ( Handb. dcv
biolog. Arbcitsmcthoden, herausg. von R Abderaldcn, Abt.
IX, I. 2, 1925).
881. Stockmayer S. — Friedrich Brand {Hedwigia, 65, pp. 101-108,
Dresden, 1025).
382. Slomps Théo . 1 . — In memoriam A. C. J. van Goor [Xederland
h'ruidlr. Arch., 1924, pp. 238-244, 1925).
383 . Vitjnier II. — La Botanique en Normandie cl les botanistes nor¬
mands depuis 1823. Bull. Soc. Lion. Xormandie , 7" sér. vol.
suppl., 1020, pp. 50-90).
Pendant la période considérée, toutes les branches de la Botanique furent
étudiées en Normandie. L'Algologie en particulier y eut d'illustres précurseurs
et de nombreux représentants. Les plus célèbres furent : Lamouroux. Chauvin,
de Brébissou, Lenormand, Pelvet, Mnnoury, pour ne parler que des morts.
L’A. esquisse rapidement le tableau de leurs travaux. — P. Frémy.
Source : MNHN, PariÊ
TABLES DU TOME IV
Articles originaux
Lemoine M m ' P. — Sur la présence de LiUiophylhim orbicUlalürn
Posl. dans la Manche et son attribution au genre Pseudn-
lithophyllum «. *•
Perauallo M. — Contribution à l’étude de la Flore Diatomique
de l’étang de Thau . 7
Chemin E. — L'Asparagopsis hamifera (Hariot) Okamura et son
inode de multiplication . 29
Hamel G. — Quelques Çladophora des côtes françaises. 43
1ÎBHN1NG A. L. — La Station biologique du Volga à Saratnv
(U. R. S. S.). 77
Hamel G- — Les Algues de Vigo . 81
Dangeard P. — Phytoplaneton recueilli dans les croisières du
« Pourquoi-Pas ?».• • • .. 97
Kuppbrath h. — La Culture des Algues. 127
Revue Bibliographique
Ouvrages généraux .
Cyanophycées.
Flagellées .
Euchlorophycées .
Conjuguées .
Hétérocontes .
Gharacées .
Diatomées .
Phéop'hycées .
Floridées .
Algues fossiles ..
Distribution, Ecologie ...
Plancton ..
Physiologie et Chimie . ..
Cytologie .
Parasitisme et Symbiose.
Technique .
Algologie appliquée.
Varia.
347
348
350
354
357
3(il
301
302
304
305
300
307
390
30!)
409
410
411
413
414
Table des noms d’Auteurs
des travaux analysés ou signalés dans la Revue bibliographique
Accuti G.
Adolf E. F.
. 399
Allen W. E..
Allonge P.
.. 367-368-391
André E.
Andrew G.
. 366
Andrews F. M._
. 369
Angst L.
. 364
Aptekar E. M.
. 348
Atteins W. R.
. 391
Baker W. B.
. 409
Bàranov P. A.
. 409
Baraes J. T.
Balrhelder G. H. ...
Beebe W.
. 414
Beguinot A.
. 414
Beïar K.
. 409
Bennin E.
Bethge H.
Bigelovv II. B.
. 392
Bigot A.
Biswas Kalipada ..
. 317-369
Blinks L. Il.
Bohn G..
Boreas A.
Braun-BlanqueL J.
. 370
Bosehma II.
. 410
Brooks M. M.
. 399
Brühl P.
Caballero v Villaldea S. 414
Camibell D. H.
. 414
Carter N.
flàstle E. S.
. 400
Cedergren G. R. . ..
. 370
Chadwick C. H. ...
Charpiat R.
. 415
Chemin E.
Chkorbafov L. H....
. 370-378-392
Chodat R.
Cilleuils J. des.
. 392
Gomère J.
Goüger P. 4U1
Conrad W. 349
Coward K. H. 401
Cook S. F. 401
Cunningham B. 398
Czurda V. 358-401
Dangeard P. 371
Dangeard P. A.409
Davidson V. M. 302
Davis A. R . 403
Decksbach N. K. 371
Det'landre G. 347-350-371-372
Denis M. 372
Deriugin K. M . 373
De Toni G. B. 414-415
Dixon C. C. 373
Dôlgov G. 373
Domngalla B. P. 373
Donat A. 373
Postal R. 401
Przewina A. 401
Duplakov S. W. 374
Eddv S. 374
Efîronl J. 401
El f vin g F. 415
Ëlenkin A. A... 347-348-350-354
Erlandson S. 363
Espinosa Bustos M. R.374
Filarsky N. 411
Fischer P. 375
Fish G J. 393
Fogg J. M. 381
Fort! A. 375-415
Fred E. B. 401
Frémy P. 375-376
Frey A. 401
Fri le I P. H. 415
F ri «s eh F. E. 358
Gaidukov N. 415
Gallik 0. 363
Gardner X. L. 349-365
Gauthier-Lièvre Mme E.376
Geiller L. 366-402
Gelei J. von . 411
Gemeinhardt K. 363-409
Gertz 0.402
Gessner F. 393
Source : MNHN, PariM
TABLES
419
Chose S. L. 349
Gillam W. Graham .402
Ginzberger A. .... 376
Goldman M. 1. 415
Gompel M. 402
Goor A. 'G J. van . 393
Grasse P. P. 409
Grier N. M. 376-415
Griffiths B. M. 393
Grônblad R. 359
Groves J. 361
Gyorffy 1. 354
Haempcl 0. 377
Haffner K. von . 411
Hall R. P. 412
Manda R. 354-359
1 Tanna G. D. 366
Harnel J. 393
Hastings G. T. 377
Hnusman L. A. 363-384
Ha zen T. E. 377
Ileimaris J. 359
Heitz G. 402
Henekel A. H. .. 355-393-402-415
ITihbard P. 1. 403
ITilitzer A. 377
Mille Ris Lnmbers E.402
Hoagland D. R.'. 403
Hbdgelts W. .1. 377
Hnefler K. 403
Mofender H. 351
Hopkins E. F. 403
Hoyt W. D. 364
Huber-Peslalozzi H.394
Muntsman A. G. 362
Irwin M. 403-401
Janet Ch. 348
Johnstone J. 394
Juday C. 373-399
Kaiser P., R. 394
Karting .f. S.
Keefe A. M.
Relier B.
Kiselev LA.
Klugh A. B.
Knipowitsch N. M.
Kol. E.
Kolbe .
Kolkwilz R.
Kosinskaia E. K.
Kostin N. N. •••••
Kraeheninnikov T.
Krieger W.
362-409
... 412
... 378
... 394
... 404
... 378
... 378
... 378
361-395
349
355
404
395
Kufferath H. 378-412
Kusnetzev S. J. 378
Lakowitz K. 379
Lauterborn P. 395
Leblond E. 379
Legendre R.. 400
Lelièvre .1. 405
Lendner A. 413
Liebetanz B. 378
Lindau G. 348
Linsbauer K. 410
Lindberger A. 411
Lirider C. . 363
Lloyd F. E. 359-405-410
Lloyd Blodwen . 305
Loew 0. 405
Longley W. H.415
Lowe G. W. 380
Lüdi W. 380
Lundqvist E. 405
Lyle L. 380
Magdehurg P. 380-381
Mairix F. 405-406
Maire R. 379
Ma lia N. 3|l
Mangeuot G.364
Ménager Y.405
Meyer K. 1. 381
Miyaké Y. 382
Mol i s ch M. 411
Monteilh J. J. 413
Moniemartini L.4Q5
Moore G. T. 381
Morosova-Vodiarritzkaia N. .. 355
Morton Fr. 381
Namyslovski B. 381-395
Naumann E. 396-402-412
Nayttdo M. R. 393
Yeedhatn G. H. 412
Nienburg W. 381
Nikitinski J. 382
Okamura K. 382-413-416
( Isterhoul W. 405
Oye P. van . 382-396
Pammell H. H. 413
Pantni F.406
PardoL...--. 383
P a vil lard J. 363-396
Pcarsall W. H. 1 -396
Peters N. 411
Peterschilka F. 410
Peterson W. II. 373-401
Pevalelt 1. 383
Source : MNHN, Paris
420
TABLES DU TOME IV
Pia J. 383
Poretski V. S.
. 396
Powell W. N.
. 412
Pringsheim A. G. ...
. 406
Prochkina-Lavrenko
A. J. .. 383
Puymaly A. de.
Radestock H.
. 384
Raikowa H. A.
. 384
Reagan A. B.
Reed H.
.... 363-384
Rees K.
Reinke J.
Rich F.
ftiggs G. B.
. 406
Roach B.
. 406
Robert II.
. 307
Roll J. V. .. 351-359-360-383-384
Rose M.
Rund B.
. 397
Ruttner F.
. 410
Russell W.
Rylov V. M. 0.
. 386
Rÿppowa H.
. 385
Sauvageau G.
.... 407-408
Sampaio J.
. 360
Sampielro G.
. 413
Scarlh G. W.
. 410
Scott A.
. 394
Scheffelt E.
. 394
Seherffel A.
. 395
SchifTner A.
. 385
Schiller J.
Schmilt W. L.
. 415
Schussnig B.
. 348
Setchell \Y. A.
Skortzow B. W. ..
Skuja II.
Smith G. M.
Sokovinina N.
Stalberg N.
Starmach K.
Steinecke F.
Steiner H.
SIiles W.
. 408
Stoekmayer S. ...
. 416
Stomps T. J..
. 416
Strdm K. M.
. 387
Taylor W. R.
.. 388-389-416
Transeau E. N.
. 389-408
Troitzkaia O. B. ...
Tundquist L.
Tittle A. H.
. 410
JJeda S.
Ulehla V.
. 405
Valkanov A.
. 353
Viguier R.
. 416
Vincent V.
. 414
Vischer W.
Voronikhin N. X. .
Wann F. B.
. 403
Wilkerson N. F. ...
. 398
Wilson O. T.
. 363-390
Wolfo J. J.
Zaeharowa N.
Le Secrétaire-Gérant : L. JEAN.
Source : MNHN. Pa.
REVUE ALGOLOGIQUE
La « Revue Algologique », consacrée à tout ce qui ce rapporte aux algues, publie: i" des
articles originaux; a" des analyses bibliographiques de tous les travaux d'algologie.
La « Revue Algologique » est publiée par tomes d'environ 400 pages, divisés en quatre
fascicules paraissant sans périodicité rigoureuse. -
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sont priés d'envoyer des manuscrits lisibles et définitifs. Les travaux rédigés en langues
étrangères doivent être dactylographiés. Les figures accompagnant les manuscrits doi¬
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France et Colonies. 611 frs
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