H Uio
Décembre 1958
•»
Nouvelle Série Tome IV, N° 2,
REVUE
ALGOLOGIQUE
Vs F/\.
- FONDÉE EN 1922 -
Par P. ALLORGE ef G- HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V-
Publié avec le concours du Centre National de
la Recherche Scientifique
Paraissant quatre fois par an.
EDITIONS DU CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
I. - PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
BULLETIN SIGNALÉTIQUE
Le Centre de Documentation du C.N.R.S. publie un « Bulletin signa¬
létique » dans lequel sont signalés par de courts extraits classés par
matières tous les travaux scientifiques, techniques et philosophiques,
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phages, immunologie :
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végétale :
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alimentaires :
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Nouvelle Série. Tome IV, Fasc. 2.
Décembre 1958.
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY e» ROB. LAMI
SOMMAIRE
J. Kufferath. — Hubert Kufferath (1882-1957). 75
A. H. Nasr et M. A. Hashem. — Some ecological aspects of Diatoms
in Lake Edku (Egypt) . 83
R. F. Jones. — Amino acids and peptides in marine Algae. 91
Fr. Irénée-Marie. — Contribution à la connaissance des Desmi-
diées de la Région des Trois-Rivières. 94
C. G. Cooper. — A new Diatoin from Fort Meyer, Florida, U.S.A.. . 125
Tyge Christensen. — Uniloeular sporangia in Ascocyclus orbicu-
laris . 129
Notules algologiques
P. Bourrelly. — Une forme de Telmatoskene mucosa Fott à Fon¬
tainebleau . 133
M. Serpette. — Sur une forme de Oscillatoria Bonnemaisonii
Crouan . 134
M. Coulet et R. Vincent. — Sur Bolrydiopsis arhiza Borzi. 135
Bibliographie
137
REVUE ALGOLOGIQUE
N ||e Sér., T. IV; PI. 2
H. Kufferath
(1882-1957)
Source : MNHN, Paris
Hubert Kufferath (1882-1957)
Né à Bruxelles le 10 juillet 1882; décédé dans la même ville,
d’une crise cardiaque le 17 décembre 1957, H. Kufferath, fds aîné
du D r Edouard Kufferath qui fut professeur de Gynécologie et
Recteur de l’Université libre de Bruxelles. Il avait un frère qui fit
la médecine et deux sœurs plus jeunes. Orphelin de mère à 8 ans.
Etudes moyennes partagées entre l’Athénée d’Ixelles et l’Athénée
d’Ostende où il se rendait à la belle saison pour accompagner son
frère pour qui on avait, pour raison de santé, recommandé cette
alternance de climat.
H. K. obtient, en juillet 1900, son diplôme de fin d’Athénée avec
le plus grand fruit.
Quand se pose le problème du choix des études supérieures, H. K.
est fort indécis. Le milieu dans lequel il a vécu est à peu près par
moitié adonné à des préoccupations artistiques et scientifiques :
son père est médecin, un de ses oncles est ingénieur; par contre un
autre oncle, Maurice Kufferath, a suivi les vieilles traditions musi¬
cales de famille et est à ce moment avec Guidé co-directeur du
théâtre de la Monnaie.
Kufferath adore la musique. Il est d’ailleurs très bon pianiste
et a étudié la fugue et le contrepoint. Suivra-t-il la voie de son
grand-père, Ferdinand qui a été professeur au Conservatoire de
Bruxelles?
On ne sait exactement ce qui le décida dans son choix mais, en
automne 1900, il s’inscrit comme étudiant à l’Institut agronomique
de Gembloux où il conquiert en 1903 son diplôme d’ingénieur agri¬
cole en partageant son temps entre ses études et la musique qu’il
cultive à ses moments de loisirs.
Peu à peu cependant sa vocation scientifique s'affirme. Sans doute
le botaniste Marchal, qu’il a eu comme professeur et pour lequel
il gardera une espèce de vénération, l’a-t-il finalement décidé dans
son choix.
En tout cas l’année 1903 le voit entreprendre une quatrième
année d’études de technologie chez le professeur Marcas. Sur les
conseils du professeur Marchal il décide de s’intéresser à la micro¬
biologie à laquelle rapidement il consacre pratiquement toute son
activité.
76
J. KUFFERATH
Il pense à ce moment postuler une place d’assistant de botanique
à l’Institut agronomique de Gembloux mais le sort en décide
autrement.
Le botaniste L. Hauman, également ingénieur agricole de Gem¬
bloux et son aîné de deux ans, qui se préparait à partir pour l’Argen¬
tine, lui conseille de postuler à l’Institut bactériologique du Brabant
(l’actuel Institut Pasteur). Cette suggestion est d’ailleurs encouragée
par diverses personnalités dont les D rs Keifer et Héger amis de
son père ainsi que par ses professeurs Marchal et Marcas.
Dès avril 1904, il commence à travailler sous les ordres de Bordet,
abandonnant semble-t-il inachevée, la thèse qu’il avait entamée
chez Marchal sur la fermentation du Malafou.
J. Bordet conseille à Kufferath de s’intéresser aux microbes
non pathogènes. Aussi, dès son admission à l’Institut de Séro¬
thérapie entame-t-il l’étude des llores intestinales.
Dorénavant H. Kufferath s’adonne complètement à la science.
Cette même année 1904 il décide de faire son doctorat en Sciences
et s’inscrit à l’Université de Bruxelles.
En 1906, il achève sa 2" candidature puis interrompt momenta¬
nément ses études pour aller faire un stage à l’Institut Pasteur de
Paris (1906-1907) où il se trouve avec les D rs A. Hustin, Cantineau
et Mast.
Après ce stage il revient à Bruxelles où il reprend de front son
travail chez Bordet et ses études de doctorat en sciences à l’Uni¬
versité.
Elève de Massart, d’ERRERA et de Lameere, il choisit de faire sa
thèse en physiologie végétale et la défend en 1910 (Contribution ù
l’étude physiologique d’une Protococcacée : Sehizochlamys delica-
tula West, et indications sur la physiologie des Cyanophycées fila¬
menteuses Oscillatoria brevis Kiitzing, O. amphibia Agardh et
Phormidium autumnale Gomont).
Entretemps, en 1907, Kufferath s’est marié et est devenu père
de famille. Outre la fillette orpheline que sa femme a eu d’un
premier mariage et qu’il chérit comme si elle était sa propre enfant,
il a bientôt deux fils.
En 1913 il est nommé professeur de bactériologie à l’Institut
Meurice de Chimie où il continuera à professer de nombreuses
années.
Survient la guerre de 1914 qui le surprend au lit, malade d’une
mauvaise grippe. C’est la retraite. C’est l’Yser et l’occupation.
Dès 1915, les conditions de guerre ont provoqué dans le pays
l’établissement d’une situation alimentaire déficiente et en outre
la floraison de falsifications innombrables. Or depuis plusieurs
HUBERT KUFFERATH (1882-1957)
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années Kufferath s’était consacré activement â une campagne
d’amélioration de la qualité hygiénique du lait. Aussi est-il fait
appel à lui en avril 1915 quand se crée, sous l’impulsion du Bourg¬
mestre Delleur, la Commission des Laiteries nationales.
Avec son collègue L. Delange, Kufferath partage son temps
entre les travaux bactériologiques à l’Institut Pasteur et les con¬
trôles hygiéniques du lait. L’efficacité de ces contrôles est tel que
rapidement ceux-ci sont étendus aux beurres et aux graisses,
puis finalement à tous les aliments. C’est à ce moment que se crée
le Laboratoire intercommunal, primitivement organisme de guerre,
mais qui devait survivre à la tourmente mondiale et dont Kuffe¬
rath finira par être directeur.
En effet, à la sortie de la guerre, on lui propose la place de chef
de travaux bactériologiques au Laboratoire intercommunal qui
vient de prendre statut officiel sous la forme d’une société coopéra¬
tive de Communes. En 1920, il y est nommé sous-directeur et à la
fin de la même année, au départ de L. Delange passé à l’Industrie,
il en assume les fonctions de directeur.
Dorénavant, et pendant 27 ans, Kufferath consacre l’essentiel
de son activité à la défense du consommateur et à la répression des
fraudes. Sa formation de bactériologiste le pousse en outre à accor¬
der attention aux problèmes de l’hygiène microbiologique. C’est
ainsi que, bien avant d’autres, il fait faire des contrôles systéma¬
tiques de la richesse en germes des glaces de consommation, tra¬
vaux qui lui permettent de faire promouvoir par la ville de Bru¬
xelles des arrêtés sur la propreté microbienne des glaces et crèmes
glacées. Les conserves et semi-conserves sont aussi examinées et
malgré l’absence de législation adéquate, Kufferath fait pour¬
suivre les fabricants dont la malpropreté ou le manque d’hygiène
est de nature à nuire à la santé du consommateur.
Toutefois à côté de cet absorbant travail professionnel de con¬
trôle des fraudes et de l’hygiène, Kufferath continue à accorder
tout le temps qu’il peut libérer à des recherches de science pure.
De par sa formation multiple, les sujets d’intérêt ne manquent pas :
recherches de bactériologie pure, zymologie, physiologie et systé¬
matique des algues. Ce tout dernier sujet est celui qui l’attire le
plus.
Sa connaissance des langues étrangères, ses talents de dessina¬
teur, la méthode et la continuité qu’il met à tout ce qu’il fait
I amènent à rassembler au cours des ans une documentation énorme
sur l’algologie.
Chaque fois qu’il en a l’occasion, il participe à des excursions
biologiques et chaque fois en résulte une étude, une note ou une
:e : MNHN,
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J. KUFFERATH
notice où fréquemment il a l’occassion de décrire des variétés des
espèces et même des genres nouveaux.
Vers la fin de sa carrière il s’intéresse aux algues fossiles et a le
Plaisir de trouver écho parmi les géologues (Cahen notamment).
Les années passent et l’âge de la retraite arrive. A cette époque
où tant de fonctionnaires s’abandonnent à l’inaction et au repos
mérité, Kufferath, lui, redouble d’activité. C’est que pour lui la
retraite ne sonne pas un glas mais le carillon d’une libération. Enfin
dégagé de ses encombrantes obligations administratives, il va pou¬
voir se donner corps et âme à l’algologie.
Par un hasard du sort, son fils participe, à cette époque, à plu¬
sieurs expéditions hydrobiologiques au Congo. Kufferath se met
à étudier les algues récoltées et S’enthousiasme pour l’intérêt de
Ja llore algologique africaine.
Durant dix années, c’est une vie active, féconde, passionnante.
Les travaux succèdent aux travaux. Si sa santé (il soulTre du cœur)
l’oblige à quelques ménagements, il n’en est que plus tranquille
entre son microscope et ses livres.
Au total 113 publications résumeront son travail dont les plus
importantes datent de la fin de sa vie.
Sa retraite n’est d’ailleurs pas solitaire. Nombreux sont les bio¬
logistes et algologues avec lesquels il est en rapport personnel ou
épistolaire. Jamais on ne fait appel en vain à son aide. Toujours
bienveillant, il conseille amicalement et de façon désintéressée les
jeunes scientifiques qui ont recours à lui, les adressant aux spécia¬
listes, les aidant de suggestions toujours frappées au coin du bon
sens et du respect de la recherche.
Jusque dans ses derniers jours, Kufferath restait ouvert à toutes
les nouveautés. Curieux des découvertes modernes comme aussi de
a musique et de la littérature contemporaines, jamais il ne se
montrait « laudator teinporis acti ». Sans doute son immense amour
des enfants le portait-il plus qu’il n’est de coutume à son âge, à se
rapprocher des jeunes et à les comprendre. Et on le lui rendait bien
C est ainsi qu’aussi longtemps que son état de santé le lui permit, il
ne cessa de consacrer de son temps si rare à une société philan¬
thropique qui s’occupait de vacances scolaires.
Le fruit de toute cette activité a été une retraite parfaitement
heureuse, dix années de satisfactions profondes et en parfait accord
avec le bonheur conjugal sans tache qu’il avait réalisé toute sa vie.
En octobre 1957, H. Kufferath fêtait en effet ses noces d’or,
nioure des siens et de ses meilleurs amis, il couronnait en soû¬
lant une vie dont les caractéristiques avaient été : le bonheur dans
t ciioir, e travail, la modestie et la bienveillance. Et pourtant la
Source : MNHN, Paris
HUBERT KUFFERATH (1882-1957)
79
vie ne lui avait pas toujours été clémente et l’avait même durement
éprouvé : la mort de sa nïère durant son enfance, le décès doulou¬
reux de son père quand il n’avait que 29 ans, la mort de son plus
jeune fils, officier de réserve, tué au canal Albert le 11 mai 1940,
enfin la fin tragique d’une de ses petites-filles morte en couche après
avoir donné le jour à deux jumeaux. Tous ces deuils l’avaient trouvé
sensible mais stoïque et recherchant dans le travail l’oubli des pro¬
fondes tristesses qu’il voulait dissimuler comme une faiblesse.
Tout jeune, il avait écrit dans son journal d’étudiant, qu’il rédi¬
geait minutieusement au jour le jour, cette pensée que lui avait
inspirée la mort du botaniste Laurent : « La science fait plus que
des savants, elle fait des hommes. » La vie entière d’HuBERT Kuffe-
rath fut une illustration de cette pensée.
BIBLIOGRAPHIE
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cée : Schizochlamys West, et indications sur la physiologie des*
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ridium cruenlum Naegeli (Note préliminaire). — Bull. Soc. roy. Bolan.
Belgique, t. LII, pp. 286 à 290, 1913.
H. Kufferath. - Notes sur la flore algologique du Luxembourg septen¬
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à 110, 1914.
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Luxembourg méridional. — IL Chlorophycées (exclus. Desmidiacées),
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pp. 231 à 271, 20 fig., 1914.
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Source : MNHN, Paris
80
J. KUFFERATH
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C. R. séances de la Société de Biologie, t. XCIV, pp. 408 à 410, 1926.
H. Kufferath. — Notes de technique sur une modification de la gélatine
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Cryptogamie exotique, t. V, fasc. 3-4, pp. 276 à 281, 17 fig., Paris, déc.
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H. Kufferath. — Comment récolter les Protistes et les Cryptogames au
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H. Kufferath. — Deux appareils simples de laboratoire pour la sépara¬
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Source : MNHN, Paris
HUBERT KUFFERATH (1882-1957)
81
H. Kufferath. Récoltes algologiques à Onoz-Gembloux, Rouge-Cloître,.
Lierre, Hérenthals et en Campine. III. Chlorophycées et Hétérocon-
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H. Kufferath. Récoltes algologiques à Onoz-Gembloux, Rouge-Cloître,
Lierre. Hérenthals et en Campine. IL Desmidiaceae et Zygnemales. —
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H. Kufferath. — Recherches sur le plancton de la mer flamande (mer
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H. Kufferath. —- Recherches sur le plancton de la mer flamande (mer
du Nord méridionale). - II. Biddulphiaeae, Proteomyxa, Rhizornas-
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H. Kufferath. — Les Microfossiles, 2 P partie. — Bull. Soc. Belge Géol.,
Paléontol., Hydrol., t. LXIII, fasc. 2, pp. 127 à 146, Bruxelles, 1954.
82
J. KUFFERATH
H. Kufferath. — Compléments à la liste des publications de Walter
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II. Kufferath. - - Algues et Protistes du Fleuve Congo dans le Bas-Congo
et son estuaire. (Première partie, Algues et Protistes du fleuve Congo
au large de File de Mateba). — Expêd. océanogr. belge dans les eaux
côtières africaines de l’Atlantique Sud, 1948-1949. Résultats scienti¬
fiques, vol. V, fasc. 1, 3 pl., Bruxelles, 1956.
H. Kufferath. — Algues et Protistes du Fleuve Congo dans le Bas-Congo
et son estuaire. (Deuxième partie, Algues et Protistes prélevés au large
et dans la crique de Banana). — Expéd. océanogr. belge dans les eaux
côtières africaines de l’Atlantique Sud, 1948-1949. Résultats scienti¬
fiques, vol. V, fasc. 1, 9 fig., Bruxelles, 1956.
H. Kufferath. Quelques Diatomées et Algues d’Egypte. — Bull. Inst.
roy. Sciences nal. de Belgique, t. XXXIII, n" 17, 8 p., 2 fig., avril 1957.
H. Kufferath. — Examen microscopique d’ultraplancton recueilli au
large de Monaco. — Bull. Inst, océanogr., n" 1089, 12 p., 2 fig., Monaco,
10 janv. 1957.
H. Kufferath. Quelques Algues des Rapides de la Ruzizi à Bugaraina
(Ruanda-Urundi). — Académie Royale des Sciences coloniales (Classe
des Sciences naturelles el médicales). Mémoire in-8°, nouv. série,
t. V, fasc. 3, 64 p., VIII pl., Bruxelles, 1957.
A. J. Brook, H. Kufferath, R. Ross et P. A. Sims. — A bibliography of
African freshwater Algae. — Revue Algoloyique, N. S., t. IV, fasc. 4,
pp. 207 à 238, mars 1957.
Some Ecological Aspects of Diatoms
in Lake Edku (Egypt)
By
A. H. NASR & M. A. HASHEM
Faculty of Science, Alexandria University.
The study of diatoms in Egypt has received very little attention
during the last period. The earliest known work-on this branch
was donc by Muller (1899) on natroun deposits at el-Kab in Upper
Egypt, and Ghazzawi (1939) on the phytoplankton in the Suez
Canal. Recent work by Aleem (1948) in the Eastern Mediterranean
and Hüstedt (1949) in Sinai, included descriptions of some of the
diatoms at these localities.
It is well known that diatom distribution is governed hy many
factors, the most important of which is salinity. This factor was
separated to be so décisive in the détermination of diatom commu-
nities, that practically little species can live beyond their range of
salinity. Kolbe (1937) classified diatoms into three main forms in
view of their salinity requirements as follows :
1. Euhalobous forms : these can withstand a sait content of 30-
40 %.
2. Mesohalobous forms : These can live mostly in brackish
water of salinity 5-20 %.
3. Oligohalohous forms : These prefer a sait content less than
5 %.
The object of the following work is to give an understanding
of diatom species and coinmunities présent in some of the Egyptian
lakes, and how far Kolbe’s halobion System can be applied to the
diatoms of Lake Edku.
Lake Edku was chosen as a site for this purpose and in parti-
cular its part of Maadieh, where interaction between marine and
brackish water takes place. This part of the lake is geographically
limited by the inland of Nagaa (Fig. 1), which séparâtes the Maa¬
dieh district from the remaining part of the Lake.
Water at the Maadieh district is about 150 cms. deep. The
bottom is sandy mud with about 70 % sand and gravel, 16 % silt
and 14 % clay.
Sourde MNHN, Paris
84
A. H. NASR & M. A. HASHEM
Lake Edku receives drain water from its western part, though it
is connected to the Mediterranean at its north western part. The
inflow of sea water runs along the western side of Boughaz, while
the outflow of lake water runs along the eastern side. As a resuit
of this the western Coastal part of the lake suffers greatly. Salinity
is variable in this locality. Its variation can be observed from month
to month, from day to day, or even during the same day. This
variation is mainly due to the inflow of great amounts of sea
water. Fig. 2, shows the monthly salinity at Maadieh from May
1951 to August 1952. Minima and Maxima are shown for each
month. From these data, one can observe the great salinity diffé¬
rences to which this locality is subjected. Minimum variations
Source : MNHN, Paris
SOME ECOLOGICAL ASPECTS OF DIATOMS IN LAKE EDKU
85
were observed to occur during months having a high drain water
flow. During months of minimum flow of drain water, the salinity
was high with slight fluctuations except for occasional stormy days
when great amounts of sea water had entered the lake causing high
values of salinity. Maximum salinity fluctuations are usually met
with in early summer. They may be due to the fact that the amount
of drain water flow is not so high as to compensate for that of the
inflow of sea water.
Température variation in Lake Edku is mostly seasonal. The
surface water température was usually higher than the atmospheric
except during December (Fig. 3). The température, on the whole,
showed a smooth curve, though that of winter recorded an excep-
tionally cold December. According to Lund-Almstrand (1955), the
water température is of no importance for the distribution of dia-
toms, but this is not the case in the Egyptian lakes.
86
A. H. NASR & M. A. HASHEM
The average phosphate content of the Maadieh district is rather
low. Its inean monthly value ranges from 0.58 to 1.65 ugm. atom
per litre (Table 1 ).
Table 1.
Mean phosphate and oxygen values at Maadieh
District of Lake Edku
1051 1952
Sept.
Oct.
Nov.
Déc.
Jan.
Feb
Mar.
Ap.
May
June
July
Aug.
ugm. atom
PCk-P/l
1.6
1.6
1.5
1.5
1.1
0.6
1.1
1.1
1.0
1.0
1.2
1.7
Ml 0 2 /l
4.4
4.1
4.0
3.8
2.8
2.4
3.0
2.7
2.5
2.8
3.3
rr
Phosphates are contributed to the lake through drain water and
hence their highest values were found to occur during September
and August, when drain water ilow at its maximum. Lowest values
of phosphates, on the other hancl, were recorded during February,
when drain water flow was greatly lowercd.
The dissolved oxygen at Maadieh is, likewise, subject to seasonal
fluctuations. High oxygen values were recorded during high flood
time, while during low llood, the data obtained were comparatively
low (Table 1).
VEGETA T ION :
Phanerogamic flora présent at Maadieh are mostly Phragmites
commuais, Cyperus and Potamogeton pectinatus. Cryptogamie flora
constitute a large number of species. Apart from diatoms, the most
pronounced algae are Nostoc, Riuularia, Anabaena, Oscillatoria and
Lyngbya spp. The chlorophytes are represented by Ulua & Entero-
morpha at Boughaz, while Cladophora , Cosmarium, Closterium, Pe-
diastrum & Scenedesmus spp. occurred right in the lake. The Phaeo-
phytes were only represented by Ectocarpus siliculosus.
Over 250 samples were collected from the lake during the time
from June 1951 to August 1952. They were taken from ail possible
substrata in the lake, lime-stone rocks boardering Boughaz, soil or
from higher plants présent. The samples were cleaned by using
sulphuric acid and potassium dichromate method. The cleaned
diatoms were then mounted in Pleurax for microscopie investiga¬
tion.
SOME ECOLOGICAL ASPECTS OF DIATOMS IN LAKE ED K U
87
About 38 species of diatoms were found to occur at Maadieh
district rcpresenting the three classes of the halobion System. The
Euhalobous forms were usually not well represented, while the
Mesohalobous forms constituted the majority of dominants. The
oligohalobous forms, though well represented, showed variable
frequency. Table 2 shows the frequency of occurrence of the diffe-
■ » - h* a ter température
rent spccies from June 1951 to Augusl 1952. From this Table, it
can be noted that the Mesohalobous forms constituted the majority
of dominants from June to August, since nine of them had attained
their maximum abundance as shown by the following Diatoms :
Mastogloia pumila (E) (1)
Achnanthes brevipes (M)
Diploneis didijma (M)
Mastogloia Brannii (M)
(1) E = Euhalobous.
M — Mesohalobous.
O — Oligohalobous.
Source : MNHN, Paris
88
A. H. NASR & M. A. HASHEM
Mastogloia Smithii
(M)
Nitzschia obtusa
(M)
— var. scalpelliformis (M)
Podosira Montagnei
(M)
Rhopalodia gibberula
(M)
Surirella striatula
(M)
Mastogloia elliptica
(0)
Biddulphia laevis
(O)
Cocconeis placentula
(0)
Cymbella a/finis
(O)
Epithemia zébra
(O)
Rhopalodia gibba
(0)
Synedra ulna
(O)
The number of Mesohalobous species
decreased considerably
during the next three months and thus giving place to a larger
number of oligohalobous forms favoured
by a general drop of
salinity. This observation can he clearly verified hy comparing the
dominants of this season by the previous
were :
ones. These dominants
Biddulphia rhombus
(E)
Nauicula humerosa
(E)
Hyalodiscus laevis
(M)
Mastogloia Braunii
(M)
Podosira Montagnei
(M)
Rhopalodia gibberula
(M)
Bacillaria paradoxa
(O)
Nauicula viridula
(O)
Synedra tabulata
(0)
Amphora ovalis
(0)
Biddulphia laevis
(0)
Cocconeis placentula
(0)
Rhopalodia gibba
(O)
Rhoicosphaenia curvata
(O)
Synedra ulna
(O)
During the period from December 1951 to February 1952, an
equilibrium took place. It was noted that a fair number of species
belonging to the different classes of the halobion System was
présent. During this period, the salinity was not the only factor
that governed the occurrence of these diatoms, but the tempéra¬
ture also should be taken into considération as an interacting
factor. Thus oligohalobous forms became well represented even
under high salinity as shown from the following list of dominants :
SOME ECOLOGICAL ASPECTS OF DIATOMS IN LAKE EDKU
89
Achnanthes brevipes
(M)
Mastogloia Braunii
(M)
Nitzschia closterium
(M)
— - obtusa var. scalpelliformis
(M)
Pleurosigma décorum
(M)
Bacillaria paradoxa
(O)
Navicula viridula
(0)
Sgnedra tabulata
(0)
Cocconeis placentula
(0)
Gomphonema subdauatum
(0)
Navicula crgptocephala
(0)
Nitzschia amphibia
(0)
Rhoicosphaenia curvata
(0)
From March to May 1952, the same conditions persisted, only
with a slight increase in the number of species.
. The main domi-
nants were :
Achnanthes brevipes
(M)
Hyalodiscus laevis
(M)
Nitzschia apiculata
(M)
— closterium
(M)
obtusa var. scalpelliformis
(M)
Pleurosigma décorum
(M)
Rhopalodia gibberula
(M)
Bacillaria paradoxa
(O)
Navicula viridula
(0)
Sgnedra tabulata
(0)
Amphora ovalis
(O)
Biddulphia laevis
(O)
Cocconeis placentula
(O)
Cymbella affinis
(0)
Navicula crgptocephala
(0)
Nitzschia amphibia
(0)
Rhopalodia gibba
(0)
Rhoicosphaenia curvata
(O)
Sgnedra ulna
(0)
From Jtine to August 1952, the results obtained were not exactly
similar to those taken during the eorresponding montlis in 1951.
This was attributed to lower salinity measurements. The Meso-
halobous forms which were dominating in 1951 became less repre-
sented while the oligohalobous forms became more frequent. The
dominant species recorded were :
7
■Source MNHN. Paris
90
A. H. NA SR & M. A. HASHEM
Mastogloia pumula
Achnanthes breuipes
Ilyalodiscus laeuis
Mastogloia Braunii
Nitzschia obtusa
(E)
(M)
(M)
(M)
(M)
obtusa uar. scalpelliformis (M)
Podosira Montagnei
Rhopalodia gibberula
Bacillaria paradoxa
Navicula viridula
Synedra tabutata
Amphora ovalis
Biddulphia laevis
Cocconeis placentula
Rhopalodia gibba
Rhoicosphaenia curuata
Synedra ulna
(M)
(M)
(O)
(O)
(O)
(O)
(O)
(O)
(O)
(O)
(O)
SUMMARY & CONCLUSIONS :
It has been proved that the main aspects of the diatom commu-
nities dealt with agréé more or less with the findings of salinity.
Thus the mesohalobous forms increased with high salinity, while
lower salinities favoured oligohalobous forms.
The writers are particular to the effect of température in combi¬
nation with salinity. They think rather of the diatom distribution
in the lake as being influenced by the résultant effect of salinity
and température taken together (2).
Thus, though the winter in Lake Edku was characterised by a
high salinity average, a large number of oligohalobous forms flou-
rished at lower températures. In summer when conditions were
recovered the Mesohalobous forms were dominating.
REFERENCES
Ai.eem A. A. - Littoral Diatoms from the Eastern Mediterranean. -
Acta Ilorti Gotoburgensis, t. XVIII.
Ghazzawi F. M., 1939. — A Study of the Suez Canal Plankton. A. The
Phytoplankton. Hydrobiological & Fisheries Direclorate, Notes and
Mem. No. 24.
Hustedt Fr., 1949. — Diatoineen von der Sinai. - Ilydrobiologia, vol. II.
No. 1.
Koi.be R. W., 1927. - - Zur Okologie und Systematik der Braekwasser Dia-
tomeen. — Pftanzenforschung, Heft 7.
Lund-Ai.mstrand, 1955. — The Diatom Flora of Scanian lakes. — Proc,
of Int. Ass. of Theor. and App. Limnology, vol. XII.
(2) The findings of diatom eommunities in the different seasons coïncide
with such résultant factor.
Source: MNHN. Paris
Amino acids and peptides in Marine Algae
by
R. F. JONES
Hopkins Marine Station of Stanford University,
Pacific Grove, California.
Little is known about the constitution of algal peptides, although
Haas and Hill (1931) succeeded in isolating a non-crystalline pro-
duct from Pelvetia canaliculata which on acid hydrolysis yielded
appréciable amounts of glutamic acid. In later work Haas and Hill
(1933 a, 1933 b), Hill (1950) and Haas, Hill and Russell-Wells
(1938) described the isolation of amorphous préparations of pep¬
tides (in yields ranging from 0.1 to 0.8 per cent) from extracts of
several other marine algae, mainly encrusted Rhodophyceae. Hydro-
lysates of the peptide material revealed a varicty of amino acids
(glutamic, aspartic, glycine, alanine, phenylalanine, arginine and
histidine). The ratio of amino-nitrogen before and after hydrolysis
suggested that the peptides had Chain lengths ranging from 2 to 11
amino acid residues. A crystalline peptide called « eisenine » h as
heen isolated from the brown alga Eisenia bicyclis (Ohira, 1939,
1949 a, 1949 b). On the basis of dégradation studies, Ohira showed
« eisenine » to be L-5-oxopyrrolidine-l-carbonyl-E-glutaminyl-L-
alaninc. More recently, Dekker, Stone and Fruton (1949) obtained
a peptide considered to be L-5-oxopyrrolidinc-l-carbonyl-L-gluta-
ininyl -L-gl ut amine from Pelvetia fastigiata. The pyrrolidine ring
was considered an artifact and the peptide was thought to exist in
the plant as tri-L-glutamine.
Although the amino acids of bulk proteins of marine algae are
qualitatively similar, recent work by Coulson (1953) indicated that
for some seven different specics of marine algae collected oil the
coast of Scotland, marked différences occurred in the number of
free and peptide amino acids présent. The présent author lias
investigated the distribution of the amino acids occuring in the free
and peptide form in some marine algae collected from the shores
of California. Ethanol extracts of several plants were examined by
two dimensional chroinatography before and after hydrolysis with
HCl (6N). The green algae Stephanoptera gracilis and Stichococcus
sp. possessed several peptides but only a few amino acids. Sti-
92
R. F. JONES
chococcus contained a considérable quantity of proline, both in the
free and peptide form. The other green algae, Rhizoclonium tor-
tuôsum, Codium fragile and Dunaliella viridis had more free amino
acids than peptides ; this was also the case for the red algae Erythro-
phyllum delesserioides and Porphyra perforata. In the fertile récep¬
tacles of Fucus furcatus, peptides were found to predominate over
acids were présent as the major components of peptides. The basic
TABLE I.
Distribution of amino acids in hydrolyaates of alcoholic extracts.
1 = Very weak 3 = Medium
2 = Weak 4= Strong
5= Very strong
free amino acids. The hydrolysate of this alga contained a nin-
hydrin reactive spot with Rf values similar to ornithine. This
amino acid has been detected in protein hydrolysates of Chondrus
crispus (Smith and Gordon Yoitno, 1955). The hydrolysed extracts
showed, in most cases, an increase in aspartic acid, glutamic acid,
alanine, glycine, arginine, histidine and lysine suggesting that tliese
AMINO ACIDS AND PEPTIDES IN MARINE ALGAE
93
amino acids tended to be in peptides rather than in the free State.
Table I gives the amino acids occurring in the acid-hydrolysed
extracts. In ail cases the predominating acids are alanine, glutamic,
aspartic and glycine. The fîrst three of these are those which in
higher plants may be formed from the corresponding «,-keto acids,
which are known intermediates in plant metabolism. The typical
land plant amides, viz. glutamine and asparagine, were not detected
in the free state, although it may well be that they may occur in
peptide bound complexes.
The green algae Dunnliella, Stephanoptera and Stichococcus were
grown in culture.
These results, together with those of Coulson (1953 b), show
that, unlike algal proteins, distinct différences occur in the quali¬
tative amino acid composition of peptides and free amino acids of
various marine algae.
REFERENCES
Coulson C. B. — -Amino acids of marine algae. — Chem, and Ind. r
pp. 971-972, 1953.
Dekker C. A.. Stone D. and Fruton J. S. — A peptide from a marine
alga. - J. Biol. Chem., 181, 719-729, 1949.
Haas P. — On certain peptides occuring in marine algae. — Biochem. J.
46 : 503-505, 1950.
Haas P., and Hill T. G. — Observations on the metabolism of certain
seaweeds. Ann. Bot. Loiul., 47, 55-67, 1933 a.
Haas P. and Hill T. G. — The metabolism of calcareous algae. I. Bio¬
chem. ./., 27, 1801-1804, 1933 b.
Haas P., Hill T. G. and Russell-Wells B. - On certain simple peptides
occuring in marine algae. - Biochem. J., 32, 2129-2133, 1938.
Ohira T. A new polypeptide isolated from Eisenia bicyclis. I. Isola¬
tion of eisenine and its hydrolytic products. — J. Agric. Chem. Soc.
Japon, 15, 370-376, 1939.
Ohira T. — A new polypeptide isolated from Eisenia bicyclis. II. Che¬
mical structure of eisenine I. — J. Agric. Chem. Soc. Japan, 16, 1-6,
1940 a.
Ohira T. -— A new polypeptide isolated from Eisenia bicyclis. III. Che¬
mical structure of eisenine II. — J. Agric. Chem. Soc. Japan, 16 , 293-
298, 1940 b.
Smith I). G., and Gordon Young E. -- The combined amino acids in
several species of marine algae. — J. Biol. Chem., 217, 845-853, 1955.
Contribution à la connaissance
des Desmidiées
de la région des Trois-Rivières
Par Frère Irénée-Marie de l’Instruction Chrétienne, D r Sc.
La Pointe-du-Lac, P. Q. Canada.
■
Excursion algologique dans le comté de Nicolet, P. Q.
le 7 août 1955.
Le présent article étudie les Desmidiées que nous avons récoltées
le 7 août 1955 dans le comté de Nicolet. Nous avons visité les mares
dépendantes du Fleuve Saint-Laurent à l’embouchure de la Rivière
Godfroy et plusieurs cours d’eau, entre autres la Rivière Marguerie,
les battures sud-est du grand Lac Saint-Pierre à l’entrée des
Rivières Nicolet et Bécancour, dans les limites du comté de Nicolet.
La Rivière Godfroy est particulièrement riche au point de vue
algologique, et nous engageons fortement les botanistes du Québec
à la visiter. Elle s’élargit considérablement à son embouchure, du
Lac Saint-Pierre jusqu’au Lac Saint-Paul, deux milles plus haut.
Quand l’eau est haute au printemps, l’estuaire de la Rivière Godfroy
est abondamment fréquenté par les poissons de rivières et de lacs,
et même par certains poissons de mer qui viennent y frayer. Ainsi
de nombreux pêcheurs y capturent le « petit poisson des Chenaux »
en abondance. C’est à peu près la limite sud de la capture de cet
intéressant poisson de mer, qui remonte le Fleuve Saint-Laurent.
Près du pont qui enjambe le cours d’eau, on peut louer des
embarcations à bon compte durant tout le temps de la pêche.
Moyennant une somme modique, on choisit parmi les nombreuses
embarcations renversées sur le rivage, et l’on est sûr d’une riche
cueillette d’Algues marines, Hippuris uulgaris, Potamogeton divers,
Typha latifolia, Nymphéa odorata, Pontederia cordata, Juncus,
Scirpus et Cypénis de toute espèce, Najas, Sparganium, etc., etc.
C’est le paradis des Algologues : il mérite une de leurs visites,
surtout vers la fin de l’été.
Par la nomenclature des espèces suivantes des seules Desmidiées,
on peut se rendre compte de ce qu’on peut attendre d’une explora¬
tion quelque peu exhaustive de ce paradis algologique.
Source : MNHN, Paris
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
95
Source ; MNHN, Paris
ECHELLE EN MILLES
96
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
Closterium .... 44
Arthrodesmus . 4
Cosmarium ... 72
Cylindrocystis . 2
Desmidium ... 4
Staiircistrum .
Tetmemorus .
Triploceras .
Xanthidium .
Mesotaenium .
Euastrum ... 23 Onychonema ... 4
Gonatozygon . 2 Penium . 1
Gymnozyga . . 2 Pleurotaenium . 14
Hyalotheca ... 2 Sphaerozosma .. 2
Micrasterias .. 16 Spirotaenia .... 1
61 Docidium . 2
... 2 Netrium . 2
2 Spondylosium . 3
8 Roy a .^..... . 2
3
Closterium Nitzsch, 1817.
Ce genre est représenté par 31 espèces, 11 variétés et 2 formes.
Si l’on tient compte du fait que toutes ces plantes ont été fournies
par des récoltes faites le même jour dans un seul comté et des plus
petits, on peut préjuger de ce qu’auraient fourni des recherches
plus poussées et plus systématiques sur tout le littoral du Lac Saint-
Pierre, les nombreuses décharges et les baies que forment leurs
élargissements vers le Lac Saint-Pierre.
Closterium Nitzsch.
1. — abruptum W. West. F. D. p. 78, figs 13-14, pl. 3.
L. : 160-210 jx; I. : 15-16.5 {x; Bouts : 5-6 u.
2. — acerosum (Schrank.) Ehr. F. I). p. 71, figs 9 et 11, pl. 6.
L. : 310-475 jx; 1. : 26.5-51 u; Bouts : 4-5 (x..
3. — acerosum (Schrank.) Ehr. var. minus Hantzsch. Monog.
Brit. Desm. Vol. I, p. 148.
Variété plus petite que le type, avec une membrane lisse et
incolore.
L. : 180-325 a; 1. : 21-26 ;x; Bouts : 7-7.5 u, à 20 jx de l’extré¬
mité.
Cette variété est nouvelle pour le Canada. Fig. 1.
4. — acutum (Lyngb.) Bréb. F. D. p. 81, figs 25, 26, pl. 3.
L. : 140-178 jx; 1. : 5-5.8 tx; Bouts : 2.5-3 jx.
5. — angustatum Kütz. F. D. p. 60, figs 9 et 10, pi. 2.
L. : 350-410 ;x; 1. : 19-24 a; Stries : 4-5 y. Bouts : 13-15 a.
6. angustatum Kütz. var. clauatum Hastings. F. D. p. 60, fie 11
pl. 2.
L. : 450-500 çx; I. : 22-25 jx; Stries : 4; Bouts : 17-24 <x.
7. angustatum Kütz. var. recta Irénée-M. Hydrob. Vol. IV
N 0 * 1-3, p. 5, fig. 2, pl. 1.
L. : 221-360 ;x; 1. : 15.5-17.5 ;x; Stries : 5-6; Bouts : 10-11 ix.
Première mention depuis sa description en 1949.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
97
8. — costatum Corda. F. D. p. 64, figs 3, 4, 5, pl. 1.
L. : 319-415 y.; 1. : 31.5-51 u; Stries: 5-5: Courbure: 60-70°;
Bouts : 16-18 jx.
9. — Dianae Ehr. F. D. p. 66, figs 13, 14, 15, pl. 5.
L. : 200-320 jx; I. : 21-30 *x; Courbure : 110°-130°; Bouts :
5-7 jx.
10. — Dianae Ehr. var. arcuatum (Bréb.) Rabenh. F. D. p. 66,
figs 1, 2, 3, pl. 4.
L. : 149-161 jj.; 1. : 13.5-18 jx; Courb. : 130"-145°; Bouts :
5-7 u.
11. eboracense (Ehr.) Turn. Hydrobiolog. Vol. IV, p. 8, figs 7 et
8, pl. 1.
L. : 240-280 a; 1. : 36-53 a; Courb. : 110°-130°; Bouts : 11-
19.5 u.
12. — Ehrenbergii Men. F. 1). p. 67, figs 3, 4, 5, pl. 5.
L. : 290-750 a; 1. : 65-150 jx; Courb. : 95°-142“; Bouts : 12-
19 jx.
13. - Ehrenbergii Men. forma major, form. nov.
Très grande forme qu’on ne peut confondre avec Cl. Lunula var.
maxima Borge, à cause de la disposition de ses chloroplastes qui
l’apparentent évidemment à l’espèce Ehrenbergii Men. Cette forme
se sépare nettement de Cl. Ehrenbergii par ses dimensions très
supérieures, variant de 750 à 860 jx de longueur, et de 185 à 190 jx de
largeur. Les bouts ne sont pas sensiblement récurvés; la courbure
des marges est moins fortement tuméfiée au milieu que chez
Cl. Lunula Nitzsch. — Fig. 2, pl. 1.
Maximis formis sine dubio differenlibus Cl. Lunula var. maxima,
dispositione chloroplastium, qua plane similis est speciei Closterium
Ehrenbergii Men. Formis plane dissimilibus Cl. Ehrenbergii dimen-
sionibus multo majoribus, viz. 750-860 jx in longitudine et 185-190 jx
in latitudine. Apicibus paululum recurvatis, curvatione marginum
non tam tumida in medio quam in Closterium Lunula Nitzsch. —
Fig. 2, pl. 1.
14. — gracile Bréb. F. D. p. 83, figs 15 et 16, pl. 3.
L. : 125-200 jx; 1. : 3-5 g.; Courb. : 30°.-35°; Bouts : 2-3.5 jx.
15. — gracile Bréb. var. intermedium Irénée-Marie, F. D. p. 84,
figs 17, 18, pl. 3.
L. : 210-250 jx; 1. : 5-6.5 a; Bouts : 5-5.5 u. Droit sur les 3/4
de sa longueur.
16. — incurvum Bréb. Hydrob. Vol. IV, N os 1 et 2, p. 9. Fig. dans
F. D. pl. 7.
L. : 50-65 a; 1. : 8.5-14.5 a; Courb. : 185°-195°; Bouts : 4-5 jx.
98
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
II y a quelques années, nous avons penché vers la manière de voir
de Krieger au sujet de cette espèce, et nous l’avons considérée
comme une variété de Cl. Venus (Le Nat. Can. Vol. LXXVIII, N os 7-
8, p. 221). Une étude plus approfondie de la courbure de la cellule,
de la forme de ses chloroplastes, du nombre de ses pyrénoïdes,
caractères qui diffèrent chez le Cl. Venus, nous empêche de recon¬
naître le transfert de Ivrieger. Avant sa mort, nous lui avons
adressé une longue lettre à ce sujet. Elle est restée sans réponse.
17. — intermedium Ralfs. F. D. p. 61, figs 6-9, pl. 1.
L. : 210-380 y; 1. : 20-25 y; Courb. : 35°-50°; Bouts : 10-
10.5 ju.; Stries : 8-10.
18. — Jenneri Ralfs. F. D. p. 68, figs 16, 17, 18, pl. 7.
L. : 50-95 «x; 1. : 8-14 y; Courb. : 150°-175° ; Bouts : 3-6 y.
19. — Kutzingii Bréb. F. D. p. 79, figs 15 et 16, pl. 1.
L. : 320-500 y; 1. : 14-22 y; Stries : 10-20; Bouts : 3-4 y.
20. — lanceolatum Kiitz. F. D. p. 72, figs 12-15, pl. 2.
L. : 240-500 y; 1. : 42-50 y; Bouts : 6-7.5 y.
21. — lanceolatum Kiitz., forma sigmoideum forma nova.
Cette forme est conforme au type dont elle dérive, en ses prin¬
cipaux caractères spécifiques, mais en diffère par sa forme sigmoïde.
Généralement ces formes sont plus courtes que les formes normales
de la même espèce. Les extrémités sont très légèrement incurvées.
L. : 225 y.; 1. : 36 y.; Bouts à 10 u de l’extr. : 5-6 y.; Chloropl.
en trois bandes.
Differens a typo forma sigmoidea. — Fig. 3, pl. 1.
Nous avons déjà donné notre idée sur la valeur taxonomique de
ces formes sigmoïdes dans Le Naturaliste Canadien, Vol. LXVII,
N os 4-5, p. 98. On peut aussi consulter à ce sujet La Revue Algo-
logique, Vol. II, pp. 158-162.
22. — Leibleinii Kiitz. F. D. p. 65, figs 12 et 13, pl. 4; figs 6, 7, 8, 9,
16, pl. 5.
L.: 110-245 y; 1.: 18-40 y.; Courb. : 125°-155"; Bouts: 5-7 y.
23. — lineatum Ehr. F. D. p. 74, fig. 2, pl. 1.
L. : 420-765 y.; 1. : 24-35 y; Courb. : 25°-40°; Bouts : 6-8.5 y;
Stries : 18-20.
24. — littorale Gay. F. D. p. 77, figs 21, 22, 23, pl. 1.
L. : 150-210 y; 1. : 18-21 y; Courb. : 35°-45°; Bouts : 4-6 y.
25. — Lunula (Mull.) Nitzsch. F. D. p. 70, figs 2-5, pl. 6.
Les spécimens de la région sont en général plus grands que dans
les lacs plus au nord de la Mauricie. Ils mesurent souvent 700 y de
longueur et passent insensiblement à la variété suivante.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
99
L. : 520-725 y.; 1. : 85-110 y.; Courb. : 45°-50°; Bouts : 20-
25 jt.
26. — Lunula (Mull.) Nitzsch, var. coloration Klebs. Hydrobiol.
Vol. IV, N os 1-2, p. 13, fig. 1, pl. 2.
L. : 515-530 y.; 1. : 83-89 y.; Bouts : 11-12.5 y.
27. — Lunula (Mull.) Nitzsch, var. intermedium Gutw. Hydrob.
Vol. IV, N os 1-3, p. 13, fig. 2, pl. 2.
L. : 330-550 y.; 1. : 85-90 a; Bouts : 20-25 y.; Stries : envi¬
ron 90 visibles à la fois.
28. — Lunula (Mull.) Nitzsch, var. maximum Borge, F. D. p. 70,
fig. 1, pl. 8.
L. : 800-855 y; 1. : 160-173 y.; Courb. : 70°-85°; Bouts : (à
20 y. de l’extr.) 30-36 y..
Les spécimens de la région sont les plus grands que nous ayons
encore récoltés au Canada.
29. - - moniliferum (Bory) Ehr. F. D. p. 66, figs 1 et 2, pl. 5.
L. : 525-610 jx; 1. : 83.5-90 y.; Bouts à 20 y. de l'extr. : 14-16 y.;
Courb. : 50°-66°.
Les spécimens de la région sont en général plus grands que ceux
du nord de la Mauricie. Nous donnons dans le Nat. Canadien,
Vol. LXXXI, N os 1-2, p. 36, une note taxonomique qui nous semble
intéressante.
30. — parvulum Nageli. F. D. p. 68, figs 4, 5, 6, pl. 4.
L. : 120-140 {x; 1. : 9.5-13.5 a; Courb. : 120°-132°; Bouts à
20 y. de l’ext. : 3-3.5 y..
31. — parvulum Nageli var. angustum W. et W. F\ D. p. 68, figs 7,
8, 9, pl. 4.
L. : 94.5-105 y.; 1. : 7.8-8.2 y.; Bout à 10 y. de l’extr. : 2.5-3 y..
32. Pritchardianum Archer. F. D. p. 73, fig. 1, pl. 6.
L. : 510-620 y.; 1. : 45-55 y.; Courb. : 27°-38°; Bouts à 20 y.
de l’extr. : 12-14 y..
33. — pronum Bréb. F. D. p. 85, fig. 7, pl. 9.
L. : 350-395 {x; 1. : 6.5-9 y.; Bouts : aigus.
34. — Pseudodianae Roy. F. D. p. 67, figs 10, 11, 12, pl. 5.
L. : 190-210 jx; 1. : 13.5-15 jx; Courb. : 75°-90"; Bouts à 10 y
de l’extr. : 4-5 y..
35. — Pseudolunula Borge var. major Irénée-Marie, Le Nat. Can.
Vol. LXXXI, N os 1-2, p. 39, fig. 6, pl. II.
L. : 420-455 jx; 1. : 49-50 y.; Bouts à 10 y. de l’extr. : 12-13 y.;
Courb. : 43 0 -46°; Pyrénoïdes : environ 10; Sutures : 1-3.
36. — Ralfsii Bréb. F. D. p. 75, fig. 1, pl. 2.
L. : 425-485 jx; 1. : 50-65.5 y.; Bouts à 20 y. de l’extr. : 15-
16.5 y.; Courb. : 45°-56°; pyrénoïdes : 4-6 par hémisomate.
100
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
37. — Ralfsii Bréb. var. hybridum Rabenh. F. D. p. 76, figs 2 et 3,
pi. 2.
L. : 420-675 jx; I. : 35-52 jx; Courb. : 28°-36°; Bouts à 20 (t
de l’extr. : 12-18 ;x.
38. — rostratum Ehr. F. I). p. 74, figs 1, 2, 3, pl. 3.
L. : 345-410 <x; 1. : 18-24 jx; Courb. : 20°-26°; Bouts à 20 jx
de l’extr. : 4.5-5 jx.
39. — setaceum Ehr. F. D. p. 80, figs 17, 19, 20, pl. 1.
L. : 320-470 jx; 1. : 8.5-10 ,u; Bouts: (à 10 a de l’extr.) 2-2.5 jx;
Stries : 11-13.
40. — strigosum Bréb. F. D. p. 82, figs 7, 8, pl. 3.
L. : 235-360 ix ; 1. : 15.5-19 u; Courb. : 18°-25°; Bouts: (à 20 jx
de l’extr.) 5.5-6 a.
41. striolatum Ehr. F. D. p. 62, figs 9, 10, 12, pl. 1.
L. : 388-400 <*; 1. : 28-32 jx; Courb. : 42°-55°; Stries : 21-26;
Bouts : (à 10 fx) 12-13 y..
42. — tnmidum Johnson. F. D. p. 78, fig. 19, pl. 4.
L. : 100-135 jx; 1. : 11.5-16.5 jx; Bouts à 10 jx de l’ext. : 6-7 jx;
Courb. : 30°-45°.
43. — turgidum Ehr. F. D. p. 73, figs 7 et 8, pl. 7.
L. : 650-820 y.; 1. : 53-60 tx; Bouts : 16-20 ;x (à 20 jx de l’extr.) ;
Stries : 55-63; pyrénoïdes : 8-10.
44. — Venus Kiitz. F. D. p. 70, figs 14, 15, 16, pl. 4.
L. : 75-85 jx; 1. : 10-12.5 ;x; Courb. : 155°-165"; Bouts : très
aigus.
Arthrodesmus Ehr., 1836-38.
Arthrodesmus Ehr.
1. — Bulnhemii Racib. F. D. p. 340, fig. 7, pl. 60.
L. (ss) : 32-41 ;x; 1. (ss) : 30-40 tx; Is. : 8-9.5 jx; Epaiss. :
16.5-19.5 jx; Epin. : 18-25 jx.
2. — convergens Ehr. F. D. p. 339, fig. 1, pl. 60.
L. : 35-50 jx; 1. (ss) : 38-56 u.; Is. : 11-15 a; Epines : 12-15 |x.
3. — octocornis Ehr. F. D. p. 338, figs 4 et 5, pl. 60.
L. (ss) : 15-16.5 jx ; 1. (ss) : 12-13.5 ,a; Is. : 4.5-6.5 a; Epines :
7-8.5 jx.
4. — Phimus Turn. F. D. p. 343, fig. 14, pl. 60.
L. : 25-33 jx ; I. (ss) : 18-34 jx; (es) : 25-40 -x; Is. : 7-8.5 jx.
Toutes ces espèces sont communes et ont été trouvées également
dans la région de Montréal et un peu partout dans la Mauricie et
dans la région du Lac Saint-Jean.
DESM1DIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
101
Cosmarium Corda, 1834.
Ce genre est bien représenté dans le comté de Nicolet par au
moins 53 espèces, 15 variétés et 4 formes, dont 4 entités sont nou¬
velles pour la Science, et 6 nouvelles pour le Canada. Les petites
espèces semblent dominer; les espèces les plus grandes comme
C. ovale Ralfs, Pardalis Cohn, Botrytis Men., etc., ne sont pas
.absentes mais plus rares.
Cosmarium Corda.
1. — angulare Johnson. F. D. p. 179, fig. 3, pl. 24.
L. : 32-35.4 g; 1. : 30-35.4,a; Is. : 9.6-10 y.
Les spécimens de cette espèce sont en général plus grands que
dans la région de Montréal.
2- — angulare Johnson var. canadense Irénée-M. F. D. p. 179,
fig. 5, pl. 23 ; fig. 4, pl. 24.
L. : 26-27.4 y; 1. : 29-31.5 y; Is. ; 8.5-8.8 a; Somm. : 8.5-
10.8 y.
3. — angulosum Bréb. F. D. p. 177, fig. 5, pl. 24.
L. : 18-19.3 g; I. : 15-16 a; Is. : 5-7 y.
4. — bioculatum Bréb. Le Nat. Can. Vol. LXXVIII, N" 5, p. 93
iig. 3, pl. 1.
L. : 19.3-22.5 y; 1. : 21-21.7 y.; Is. : 4.8-8 g.
5. — bipunctatum Bürg. F. D. p. 22, fig. 5, pl. 21 ; fig, 18, pl. 24.
L. : 23-29 g; 1. : 20.5-24.5 y.; Is. : 13-16.5 y.
6. — Blytii Wille, F. D. p. 203, figs 19 et 20, pl. 24.
L. : 19-19.8 y; 1. : 15-16 y; Is. : 4.8-6.4 y.
7. — Boeckii Wille, F. D. p. 193, figs 14, pl. 23 et 4, pl. 31.
L. : 37-42 y; 1. : 32.2-33 y; Is. : 9.6-9.7 y.
8. — Botrytis Men. F. D. p. 210, fig. 4, pl. 26.
L. : 62.8-72 y; 1. : 32.3-59.5 y; Is. : 14.5-16 y.
9. — Botrytis Men. var. subtumidum Wittr. forma Irénèe-Marie,
F. D. p. 211, fig. 14, pl. 31; figs 5, 6, pl. 32.
L. : 51.4-65 y; 1. : 46:7-51 y; Is. : 16-17.5 y.
10. — canadense Irénée-Marie. F. D. p. 164, figs 3 et 4, pl. 32.
L. : 60-65 y; 1. : 58.7-61 y; Is. : 35-36.5 y.
11. — circulare Reinsch. F. D. p. 160, fig. 7, pl. 25.
L. : 48-55 y; 1. : 47-54 y; Is. : 22.5-24 y.
12. — commissurale Bréb. var. crassum Ndt. F. B. p. 196, fig. 19,
pl. 23.
L. : 32-36 y; 1. : 33-39 y; Is. : 11-12.5 y.
Le type auquel appartient cette variété n’a pas encore été trouvé
au Canada.
Source MNHN, Paris
102
FRÈRE IRÉNÉE-MARIF.
13. — contraction Kirchn. F. D. p. 163, flg. 9, pl. 25.
L. : 35-45 *x; 1. : 28-30 jx; Is. : 7-9.5 jx.
14. —- contraction Kirchn. var. ellipsoideum (Elfv.) W. et West.
F. D. p. 164, fig. 10, pl. 22.
L. : 35.5-51 ex; 1. : 29-34 u; Is. : 5-8 u.
15. — crenatum Ralfs, Brit. Desm. J. Ralfs (1848), p. 96, fig. 7,
Tab. XV. Voir encore : Hydrobiolog. Vol. IV, N os 1-2, p. 31,
fig. 13, pl. XI.
L. : 30-31 tu.; 1. : 23-26 jx; Is. : 10-10.5 «x.
16. — dentatum Wolle. Desm. de la Région des Trois-Riv. : le Nat.
Can. Vol. LXXV, N os 5-7, p. 148, fig. 8, pl. 1.
L. : 135-146 ,jx; 1. : 89-101 {x; Is. : 26-33 fx; Bouts : 29-33 jx.
17. — depressum (Lund.) F. D. p. 165, fig. 10, pl. 25.
L. : 39-45 y.; 1. : 43-48 xx; Is. : 9.7-13 <x.
18. — diplosporum (Lund.) Lutkem. Monog. Brit. Desm. Vol. I,
p. 61, sub nomine Cylindrocystis.
L. : 53-66 {x ; 1. : 32-31 jx.
Cellule plutôt grande pour le genre, environ deux fois plus
longue que large, peu atténuée vers les extrémités, avec une cons-
triction légère au milieu, et un très léger élargissement vers les
extrémités, lesquelles sont arrondies-tronquées. La membrane
épaissie aux extrémités, est lisse et incolore. Les chloroplastes sont
centraux, portant chacun de nombreux filaments radiant vers la
périphérie. — Fig. 4.
19. — diplosporum (Lund.) Lutkem. var. intermedia var. nov.
L’espèce la plus voisine est certainement Cosm. diplosporum
(Lund.) Lutkem., décrite dans la Monographie des West, Vol. V,
j). 266 et qui renvoie au Volume I, p. 61. Mais les dimensions de
la nouvelle variété ne peuvent entrer dans les limites des dimen¬
sions de l’espèce de (Lund.) Lutkem., ni dans la variété major des
West. Force nous est de former une variété intermedia qui ait les
caractéristiques de l’espèce, mais qui par ses dimensions, se dis¬
tingue du type et de la variété major des West. Nous avions déjà
trouvé une plante se rapprochant beaucoup des spécimens du
Comté de Nicolet, dans le lac Mistassini (Voir le Nat. Can.
Vol. LXXVI, N os 8-10, p. 255). Nous y faisions alors remarquer en
la décrivant, qu’elle était plus petite que la variété major des West,
mais plus grande et plus cylindrique que les spécimens des West.
Ces spécimens devraient être rapportés à la nouvelle variété inter¬
media v. n. Fig. 7, pl. 1 de Nat. Can. Vol. LXXVI, p. 255.
Varietas similis Cosmario diplosporo (Lund.) Lutkem., sed di-
mensionibus dissimilis. Magis cylindracea et major typo Cosmario
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
103
diplosporo, sed minor varietate majore W. et G. S. West. Long.
77.5-79 jA; 1. : 38.6-39 y.; Fig. Nat. Can. Vol. LXXVI, N os 8-9, pl. 1.
20. formosiiliim Hoff. var. Nathorstii (Boldt) W. et G. S. West,
F. D. p. 203, fig. 10, pl. 31.
L. : 54.5-56 <x; 1. : 46.3-51.5 u; Is. : 15.8-16 jx.
21. — furcatospermum W. et G. S. West. F. D. p. 197, fig. 17, pl. 24.
L. : 24.5-26 jx; 1. : 20-24 y.; Is. : 8-7.5 y..
22. granatum Bréb. F. D. p. 167, fig. 13, pl. 23.
L. : 34-38.6 y.; 1. : 23-29 a; Is. : 1.5-8 u.
23. - Inimité (Gay) Ndt. F. I). p. 202, fig. 3, pl. 21.
L. : 14-17.6 y.; I. : 11.5-16 y.; Is. : 4.5 y.
24. — impressulum Elfv. F. D. p. 180, figs 14, 15 et 16, pl. 27.
L. : 25.6-30.6 çx; 1. : 20.9-23 a; Is. : 6.4-6.6 ;x.
25. — isthmium W. West, forma hibernica W. et G. S. West.
F. D. p. 185, fig. 8, pl. 26.
L. : 50-54 y; 1. : 32-33.5 y; Is. : 18.5-21 y.
26. margaritatum (Lund.) Roy et Biss. F. D. p. 189, fig. 4, pl. 22;
fig. 26, pl. 9.
L. : 64-104 y; 1. : 53-80 u; Is. : 17.7-29 y..
27. — Meneghinii Bréb. Le Nat. Can. Vol. LXXVI, N"" 8-10, p. 260,
fig. 6, pl. 6.
L. : 15-19 ( x; 1. : 9.7-15 y; Is. : 5-6.2 y.
28. minutissimum Archer. F. I). p. 165, fig. 8, pl. 21.
L. : 10-11 jx; 1. : 8-8.5 y; Is. : 2-2.5 y.
29. — minutissimum Archer, var. depressum var. nov.
Très petite variété ayant les dimensions du type ou légèrement
plus grandes, mais dont la largeur est plus grande que la longueur,
et dont les sinus médians sont plus profonds que chez le type. La
membrane est lisse, et le contour sans ornement. Nous l’avons
trouvée intimement mêlée au type, dans les mêmes récoltes. —
Fig. 5.
Minutissima vcirietas, dimensionibus typi uel leviter majoribus,
sed latitudine majore longitudine et sinibns mediis profundioribus
quam in lypo. Membrana leui et ambitu sine ornamento. Invenitur
una cum typo. — Fig. 5.
30. - moniliforme (Turp.) Ralfs, F. D. p. 172, fig. 12, pl. 23.
L. : 33.5-36 çx; 1. : 17-21.5 y.; Is. : 3-5 ;x.
31. — obtusatum Schm. F. D. p. 171, figs 2, 3, pl. 26.
L. : 50-60 y.; 1. : 41-50 a; Is. : 15.5-16.3 y.
32. - - ornatum Ralfs. F. D. p. 195, figs 7, 8 et 16, pl. 23.
L. : 33-38.6 y; 1. : 33-38 y; Is. : 9.7-13 a.
Source MNHN, Paris
104
FRÈRE IRÉNÉE-MARÏE
33. — ovale Ralfs, F. D. p. 206, fig. 7, pl. 28; figs 1 et 2, pi. 32;
flg. 3, pl. 68.
L. : 175-225 u; 1. : 97-138 a; Is. : 32-48 a; Sommets : 23-32 y..
34. — ovale Rails var. Prescottii Irénée-Marie, F.D. p. 208, figs 1
et 2, pl. 68.
L. : 213-215.7 p.; 1. : 116-119 u; Is. : 37-40 y..
35. — Pardalis Cohn. Le Nat. Can. Vol. LXXV, N° 5, p. 158, fig. 8,
pl. 2.
L. : 52-61 y.; I. : 42.5-47 y.; Is. : 16.5-19 a.
36. — Phaseolus Bréb. forma minor Boldt. F. D. p. 161, fig. 17,
pl. 21.
L. : 20-25 y.; 1. : 20-24.5 y.; Is. : 6-7 y..
37. — Portianum Arch. F. D. p. 185, fig. 4, pl. 23.
L. : 35.3-40 (x; 1. : 25.8-30 pu; Is. : 10-10.5 y..
38. — Portianum Arch. var. nephroideum YVittr. F. D. p. 185,
fig. 3, pl. 23.
L. : 25-29 jx; 1. : 22-25 pu; Is. : 7-8.5 y..
39. — pseudonitidulum Ndt. Le Nat. Can. Vol. LXXVI, N os 11-12,
p. 268, fig. 12, pl. 1.
L. : 50-53 pu; 1. ; 33.5-34.5 jx; Is. : 9.5-10.5 y..
40. — pseudoprotuberans Kirchn. F. D. p. 176, fig. 2, pl. 23.
L. : 32.5-39.5 y.; 1. : 25.6-35.5 «x; Is. : 8-9.5 jx.
41. — pseudopyramidatum Lund. F. D. p. 170, fig. 6, pl. 29.
L. : 43.5-52 pu ; 1. : 23-34 a; Is. ; 7.3-11 pu ; Bouts : 9-13 y..
42. — punctulatum Bréb. F. D. p. 195, fig. 1, pl. 31.
L. : 34-38.6 jx; 1. : 33-35.4 pu; Is. : 9.5-9.8 y..
43. — punctulatum Bréb. var. subpunctulatum (Ndt.) Bôrg. F. D.
p. 196, figs 2, 6 et 13, pl. 31.
L. : 32-36.5 u; 1. : 31-36.5 y.; Is. : 11.5-16 -x.
44. — pyramidatum Bréb. F. I). p. 169, fig. 1, pl. 22; figs 4 et 6,
pl. 30.
L. : 60-102 y.; 1. : 43.5-55.5 y.; Is. : 14-19 y.; Bouts : 22-23 (x.
45. — pyramidatum Bréb. var. transitorium Heimerl. F. D. p. 169,
fig. 2, pl. 22; figs 2, 3, pl. 30.
L. : 90-96 «x; 1. : 59.5-61.2 y.; Is. : 22.5-25.5 y..
46. — quadratulum (Gay) De Toni. F. D. p. 176, fig. 12, pl. 21;
fig. 10, pl. 24.
L. : 12.5-13.5 u.; 1. : 10-11.5 ;x; Is. : 3-3.5 y.; Epaiss. : 5-6 y..
47. — Quasillus Lund. F. D. p. 201, fig. 16, pl. 24; fig. 2, pl. 25.
L. : 55-75 y.; 1. : 50-68.5 «x; Is. : 15-19 y.; Bouts : 22-28 y..
48. — quinarium Lund. F. D. p. 190, fig. 11, pl. 29.
L. ; 40-42 y.; 1. : 32-34.5 y; Is. : 10-11 y..
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
105
49. — Raciborskii Lagerh. Le Nat. Can. Vol. LXXVI, N OB 11-12,
p. 271, fig. 14, pl. 1.
L. : 54-55.5 |t; 1. : 54-55.8 y, Is. : 23-24.3 t x.
50. — Regnellii Wille, F. I). p. 181, figs 2 et 12, pl. 24.
L. : 12.8-14 y, 1. : 11.5-15 jx; Is. : 4-4.5
Cette espèce est en général plus petite que dans la plupart des
lacs de la Mauricie.
51. — reniforme (Ralfs) Arch. F. D. p. 194, figs 6 et 12, pl. 25.
L. : 58-61 tx; 1. : 45-54 y.; Is. : 16-18 y..
52. — reniforme (Ralfs) Arch. var. apertum W. et G. S. West,
Monog. Brit. Desm. Vol. III, p. 5, fig. 5, pl. 79.
L. : 56-61.5 y 1. : 48.3-48.5 y.: Is. : 19-19.3 y..
La première mention de cette variété est due à Charles Lowe,
pour le Canada (Lac-des-Bois) en 1924. Elle n’avait pas été retrou¬
vée depuis. L’espèce reniforme comporte à date les variétés et les
formes suivantes :
reniforme var. apertum W. et G. S. West, Fig. 6.
var. compressum Ndt,
var. coronatum J. Ruzika,
var. elevatum G. S. West,
forma minor Got. Bergan,
var. retusum Schm.,
var. seminudum Taft,
forma Borgei Bôrge.
Il en existe encore au moins trois formes mentionnées mais non
décrites ni figurées par leurs auteurs, et nous ne devons pas en
tenir compte.
53. — retusum (Perty) Rabenh. F. D. p. 205, figs 5 et 8, pl. 31.
L. : 30-33 jx; 1. : 24-26.5 y.; Is. : 8-9 ( x.
54. — repandum Ndt. forma minor W. et G. S. West. F. D. p. 178,
fig. 6, pl. 24.
L. : 15-17 jx; 1. : 14-16 *x; Is. : 5.5-5.7 y..
55. — sexangulare Lundell. F. D. p. 177, fig. 1, pl. 24.
L. : 42-42.5 *x; 1. : 34-36 y Is. : 8.5-11 «x.
56. — Sportella Bréb. F. D. p. 200, fig. 9, pl. 24.
L. : 50-55 y 1. : 38-50 çx; Is. : 13-18 jx.
57. — subcostatum Ndt. F. D. p. 188, fig. 15, pl. 31.
L. : 28-30 jx ; 1. : 25.6-30.5 y.; Is. : 6.5-8 «x.
58. — subcrenatum Hantzsch. F. D. p. 193, fig. 4, pl. 21, figs 3 et 7,
pl. 31.
L. : 30-36 jx; 1. : 25-32 jx ; Is. : 8.5-13 jx.
8
Source : MNHN ' Paris
106
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
59. — subdanicum West. Le Nat. Can. Vol. LXXVIII, N° 5, p. 118,
fig. 25, pl. 2.
L. : 15.5-17 5 *; 1. : 13.5-14.5 y.; Is. : 4-4.5 fx.
60. — subreniforme Ndt. F. I). p. 194, fïg. 9, pl. 30.
L. : 39-41 p; 1. : 35.5-37 y.; Is. : 12-13 *x.
61. subtumidum Ndt. F. D. p. 167, fig. 15, pl. 21; fig. 17, pl. 27.
L. : 30-41 jx; 1. : 26.5-33 *; Is. : 9-10.5 a.
62. — taxichondrum Lund. F. D. p. 186, figs 3, 4, 5, pl. 27.
L. : 38-40 iu. ; 1. : 42-44 Is. : 12-12^8 jx.
63. - taxichondrum Lund. var. Irénée-Marie, F. D. p. 186, figs 6 ,
7, . 8 , pl. 27.
L. : 30-36 u; 1. : 29-33 y.; Is. : 7.5-8 a.
64. — tenue Arch. F. D. p. 163, fig. 7, pl. 21.
L. : 14.5-16.5 {x; 1. : 12.5-16 jx; Is. : 3.5-4 jx.
65. — trifluviensis nov. sp.
L. : 58-59 y.; 1. : 51.5-52 jx ; Is. : 16-16.3 {x.
• Espèce qui se rapproche un peu de C. triplicatum Wolle, sinon
par les dimensions et le contour, du moins par l’ornementation du
contour de la marge, qui tout en étant lisse, porte à quelque dis¬
tance à l’intérieur de la marge, une bande de 9 granules aplatis
comme ceux de l’espèce triplicatum Wolle. La partie inférieure de
la marge, à partir du milieu jusqu’à l’isthme est lisse. Les sinus
sont profonds, largement ouverts à l’extérieur, élargis et arrondis
au fond. L’ensemble de l’hémisomate est trapézoïdal, plus large¬
ment arrondi vers le sommet que vers l’isthme où les angles sont
plus brusquement arrondis. Les sommets sont fortement ponctués
mais non dentelés ou ondulés comme chez C. triplicatum Wolle.
La vue latérale présente deux sphères unies par un isthme très
étroit, et ornées sur les marges latérales de 4 granules arrondis.
La vue apicale est une ellipse régulière dont les axes sont dans le
rapport approximatif de 2 à 3. Le chloroplaste de l’hémisomate est
orné de deux pyrénoïdes réfringents. — Fig. 7.
Species paulum similis Cosmario triplicato Wolle, non dimensio-
nibus neque ambitu, sed ornamentis ambitus marginis; quae
quamquam levis est, fert paululum intra marginem seriem granu-
lorum complanatorum ut in specie Cosmaria triplicata Wolle. Inte-
riore parte marginis a medio ad isthmum levi. Sinibus profundis,
late apertis ad extra, dilatatis et rotundatis ad apicem. Ambitus
semicellulae trapezoideus, latius rotundatus ad apicem quam ad
isthmum ubi anguli abrupte rotundati sunt. Apicibus dense punc-
tatis sed non dentatis neque undulatis ut in Cosmario triplicato
Wolle. A latere visa, duae sphaerae isthmo (religatae) arctissimo et
in marginibus lateralibus i rotundatis granulis ornato. Ab apice
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
107
visa elliptica axibus in ratione fere 2-3. Chloroplastibns semicellu-
lae ornatis 2 refringentibus pyrenoidibus. — Fig. 7.
66 . — triplicatum Wolle, F. D. p. 201, fig. 7, pl. 22; fig. 11, pl. 31.
L. : 44-58 ex; 1. : 34.5-44 a; Is. : 10-14 u; Bouts : 25-30 y.
67. — triplicatum Wolle forma major f. nov.
L. : 61.2-62.5 ^; 1. : 48.3-49 y; Is. : 16.2-17 y.
Forme qui se distingue du type par ses dimensions plus grandes.
Parmi nos spécimens, nous n’en avons pas trouvé dont la longueur
soit comprise entre 58 y et 61.2 y. Ce sont apparemment les lon¬
gueurs maximum du type et minimum de la forme major des spé¬
cimens récoltés jusqu’ici. L’ornementation de la membrane est
typique.
Forma a typo sejuncta majoribus dimensionibus. Typico orna-
mento membranae.
68 . — tumidum Lund. F. D. p. 162, figs 11 et 12, pl. 27.
L. : 31-36 ex; 1. : 26-32 y; Is. : 6.5-8 y.
69. — Turpinii Bréb. F. D. p. 199, fig. 1, pl. 26.
L. : 64-67.4 y; 1. : 60-61.5 çx; Is. : 18-22.5 .u.; Sommets : 22-
23.5 u.
'0- -— Ungerianum (Nàg.) De Bary, var. bohemicum Lutkem. Zur
Kenntnis der Desmidiaceen Bohmens, p. 495, figs 5-9,
Taf. III. Variété nouvelle pour le Canada.
L. : 52-56 jx ; 1. : 42-45 y; Is. : 14-16 y; Epaiss. : 30-34 y.
Voici comment J. Lutkemüller décrit sa variété :
Semicellulae a fronte trapezico-ellipticae , ad angnlos superiores
late rotundalos, papillis ternis utrimque papillis 1-4, in centro pa-
pillis 7-9, supra isthmum papilla singula ornatae. Long. 50-52 y,
lat. : 30-42 u; lat. isthm. : 14 y; crass. : 30 y. — Fig. 8.
71. — undulatum Corda var. crenulatum (Nàg.) Wittr. Le Nat.
Can. Vol. LXXVI, N os 11-12, p. 276, fig. 22, pl. II.
L. : 28.5-31 y; 1. : 23-23.5 y; Is. : 7-8.6 y.
72. — venustum (Bréb.) Arch. F. D. p. 171, figs 9, 10, 11, pl. 23.
L. ; 35-42.5 ex; 1. : 24-27.5 tx; Is. : 6.5-8 a.
Cylindrocystis Meneghini, 1838.
1. — americana W. et G. S. West, var. minor Cushman. F. D.
p. 377, figs 6, 7, pl. 9; 1, 2, pl. 66.
L. : 33-39 y; 1. : 16-18.5 y.
2. — Brebissonii Menegh. F. D. p. 378, fig. 5, pl. 66.
L. : 45-56 |x; 1. : 15.5-18.5 y.
Source - MNHN, Paris
108
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
Desmidium Agardh, 1824.
1. — Aptogonum Bréb. F. D. p. 362, figs 10, 11, pl. 63.
L. : 14.5-16 u; 1. : 35.5-37 ji; Is. : 30.6-33 tJ ..
2. — Swartzii C. A. Agardh. F. D. p. 360, figs 1-7, pl. 63; figs 1-2,
pl. 69.
L. : 15.5-20.5 (t; 1. : 35-44 a; Is. : 28-40 y..
3. — Swartzii C. A. Agardh, var. amblyodon (Itz.) Rabenh. F. D.
p. 362, fig. 8, pl. 63.
L. : 15-22.5 y.; 1. : 32-44 y.; Is. : 25-32.5 y..
4. — Baileyi (Ralfs) Ndt. F. D. p. 363, figs 15 et 16, pl. 63.
L. : 21-25 u.; 1. : 21-26.5 a.
Docidium De Bréb., 1844.
1. Baciilum Bréb. F. D. p. 105, figs 9 et 10, pl. 12.
L. : 225-345 y.; 1. : 10-12.5 u; Bouts : 6.2-9.5 y..
2. — iindulatum Bailey. F. D. p. 105, fig. 7, pl. 12.
L. : 175-250 y.; 1. : 12-17 y.; Bouts: 11.8-15 : j..
Euastrum Ehr., 1832.
Ce genre est représenté dans le comté de Nicolet par au moins
16 espèces, 4 variétés et 3 formes. Presque toutes ces entités ont
déjà été trouvées dans la région des Trois-Rivières.
Euastrum Ehr.
1. — abruptum Ndt. Arch. for Bot. Die Algen der Ersten Re-
gnellschen Expédition : Von Borge (1903).
Selon toute apparence, ceci est la première mention de l’espèce
au Canada. Nous écrivions dans Hydrobiologia, Vol. IV, N os 1 et 2,
p. 162, en 1952 :
« Euastrum abruptum typique demeure introuvable tout au
moins au Canada. » II ne faut donc jamais désespérer de la richesse
de notre flore algologique. Les dimensions des spécimens de
Nicolet'se confondent parfaitement avce ceux de L. O. Borge :
Regnell. Exp. : L. : 45.5-52 a; 1. : 32.5-35 a; Is. : 8-9 [*.
Nicolet : L. : 45-51.5 y.; 1. : 32-34.5 {*; Is. : 8-9 y..
Nous avons déjà figuré cette espèce (Hydrob. Vol. IV, N os 1-2,
pl. XIX, figs 5 et 6), pour montrer la différence entre le type et la
forme minor que nous trouvons très souvent dans nos lacs lau-
rentiens. — Fig. 9.
2. — abruptum Ndt. forma minus W. et G. S. West. F. D. p. 130,
fig. 15, pl. 18; fig. 3, pl. 19.
L : 22-27 y.; 1. : 17-21 y.; Is. : 4-5.5 y.; lobe pol. : 14-16.5 y..
Source : MNHN. Paris J
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
109
3. — amputtaceum Hass. F. D. p. 123, fig. 1, pl. 16.
L. : 92-108 y; 1. : 56.5-58 y; Is. : 14-18 y.; Inc. apic.:: 8-10 y;
épaiss. : 33-36 y.
4. - bidentatum Nâg. F. D. p. 132, figs 4, 7, 8 , pl. 17;. fig. 11,
pl. 18; fig. 4, pl. 20.
L. : 50-60 jjl; 1. : 32.5-40 y; Is. : 6.5-11 y.; larg. lobe pol. :
25.5-30 y.
5. — binale (Turp.) Ehr. F. D. p. 138, fig. 4, pl. 19.
L. : 16-20 y.; 1. : 12.5-16.5 y.; Is. : 3.5-4.5 y.; larg. lobe pol. :
9- 10.5 y.
6 . - binale (Turp.) Ehr. forma Gutwinskii Schm. F. D. p. 139,
figs 9 et 10, pl. 19.
L.: 23-28 y.; 1.: 17.5-22 y.; Is.: 4-5 y.; larg. lobe pol.: 12-13 y.
7. - binale (Turp.) Ehr. forma minor W. West. F. D. p. 139,
figs 6 et 7, pl. 19.
L. : 10-12 y.; 1. : 8-9.5 y.; Is. : 2-3.5 y; larg. lobe pol. : 7-8 y.
8 . — crassum (Bréb.) Ki'itz. F. D. p. 119, fig. 1, pl. 13.
L. : 150-180 y; 1. : 79.5-102 y; Is. : 30.5-33 y; lobe pol. : 51-
66 y.
9. — denticiilatum (Kirchn.) Gay, var. Nordstedtianum Irénée-
M. Le Nat. Can. Vol. LXXIV, N 0 " 3-4 (1947), p.. 111, fig. 6 ,
pi. i.
L. : 40-43.5 y; 1. : 31-31.5 y; Is. : 8-8.5 y; Inc. apic: : 5 y.
10. — Didelta (Turp.) Ralfs F. D. p. 123, figs 5 et 6 , pl. 16.
L. : 100-190 y; 1. : 53.5-85.5 y; Is. : 10.5-25 y; lobe pol. : 22-
30 y.
11. — dubium Nàgeli. F. D. p. 128, figs 13 et 14, pl. 18.
L. : 26.5-30 y; 1. : 19.5-21 y; Is. : 4.5-7.8 y; larg. lobe pol. :
10- 12.5 y.
12. — dubium Nâgeli, var. canadensis v. nov.
Variété cpii se distingue du type par sa forme plus élargie, son
lobe polaire plus profondément divisé, et armé aux angles supé¬
rieurs de muerons généralement plus prononcés. Les lobes de la
base sont séparés par un sinus plus profond. L’ornementation de
la membrane est celle du type.
Varietas a typo sejuncta forma dilalata, lobo polari profundius
diviso et munito in superioribus angulis mucronibus plerumque
longioribus. Lobis basis sinu profundiore sejunctis. Ornemantis
membranae typicis. — Fig. 10.
13. — elegans (Bréb.) Ki'itz. F. D. p. 128, figs 6 et 7, pl. i 8 ; fig. 5,
pl. 20 .
Source : MNHN, Paris
110
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
L. : 27.5-35 a; 1. : 18.5-24 u.; — Is. : 4-6.5 y.; larg. lobe pol. :
13-18 u; Inc. apic. 5.5 p.
14. — insigne Hass. Le Nat. Can. Vol. LXXIV, N OB 3-4, p. 116,
fig. 11 , pl. 1 .
L. : 121-126 p; 1. : 54.5-60 y.; Is. : 13.5-14 p ; larg. lobe pol •
32.5-34 il.
15. — insulare (Wittr.) Roy. F. D. p. 140, fig. 12, pl. 8 ; figs 3 et 4,
pl. 18; fig. 5, pl. 19.
L. : 17-25 y.; I. : 12.5-18.5 tx; Is. : 3.5-5 y.; larg. lobe pol. :
8-12 (x.
16. — montanum W. et G. S. West. Le Nat. Can. Vol. LXXVI
N°“ 11-12, p. 283, fig. 24, pl. III.
L. : 16-24 fx; 1. : 13-18 jx; Is. : 3.5-4.5 «x.
17. oblongum (Grev.) Ralfs. F. D. p. 120, figs 1, 2, 3, pl. 14.
L. : 145-205 jx ; 1. : 74.5-107.5 ;x; Is. : 21-31 u.; larg. lobe pol.:
55-60 y..
18. — pingue Elfv. Le Nat. Can. Vol. LXXVIII, N 08 7-8, p. 204,
fig. 8 , pl. 4.
L. : 66-84 y; 1. : 42-51 y.; larg. lobe pol. : 18-24 y.; Is. : 11-
12.5 y.
19. — quebecense Irénée-Marie. F. D. p. 132, figs 16, 17, pl. 18.
L. : 50-58 y.; 1. : 35-37.5 a; Is. : 7-8.5 y.; larg. lobe pol. :
22.5-24 p; Inc. apicale : 7-7.5 u.
20. — sinuosum Lenorm. F. D. p. 122, figs 5, 6 , pl. 14; fig. 5, pl. 15.
L. : 60-76 y.; I. : 38-43 ,u.; Is. : 9.5-12 tx; larg. lobe pol. : 22-
25 p; Inc. apic. : 5-6 y..
21. — sinuosum Lenorm. var. reductum W. et G. S. West. F. D.
p. 122, fig. 8 , pl. 14; figs 1, 2, 6 , pl. 15.
L. : 42-51 ijx; 1. : 25-31.5 y.; Is. : 7-8 jx; large lobe pol. : 13-
15.5 p; Inc. apic. : 4-5 p.
22. — verrucosum Ehr. F. D. p. 136, figs 8 , 9, pl. 18.
L. : 90-95 p; 1. : 77-80 y.; Is. : 20-22 p; larg. lobe pol. : 35-
38.5 y..
23. — verrucosum Ehr. var. alatum Wolle. F. 1). p. 136 fig 1
pl. 17.
L. : 82-100 y.; I. : 72-77 y.; Is. : 16.5-19 y.; larg. lobe pol. :
35.5-45 y..
Gonatozygon De Bary, 1856.
1. — Brebissonii De Bary. F. D. p. 381, figs 1, 12, pl. 66.
L. : 100-165 y. ; 1. : 5.5-8 y.; Bouts : 5-7 a, larg. minimum :
4-5 jx.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
111
2. — Kinahani (Arch.) Rabcnh. F. D. p. 360, fig. 16, pl. 66.
L. : 150-265 jx; 1. : 15-16.5 jx.
Gymnozyga Ehrenberg, 1841.
Nous avons donné dans la Revue Algologique, t. I, fasc. 2 (1954),
p. 104, une étude sur le genre Gymnozyga que certains auteurs
croient devoir nommer Bambusina.
1 . — moniliformis Ehr. F. D. p. 365, figs 7-8, pl. 64.
L. : 23-36 pa.; 1. : 17.5-26 çx; larg. de l’extr. : 12.5-18 (x.
2. — moniliformis Ehr. forma maxima Irénée-Marie, F. D. p. 366,
figs 11 et 12, pl. 64.
L. : 35-39 {x; 1. : 25.5-27 jx; Bouts : 21-22.5 (x.
Hyalotheca Ehr., 1838.
Ce genre est apparemment représenté par deux espèces dans le
comté de Nicolet.
1. — dissiliens (Smith) Bréb. F. D. p. 355, figs 1-4, pl. 62.
L. : 12-13 jx; 1. : 19-19.5 ix.
2. — mucosa (Dille.) Ehr. F. D. p. 354, figs 9 et 10, pl. 62.
L. : 17-21 (x; 1. : 17-21 ,x.
Micrasterias Agardh, 1827.
Les plus belles plantes de la famille des Desmidiaceae sont
représentées dans le comté de Nicolet par 12 espèces, 2 variétés et
2 formes, ce qui est plutôt remarquable, à une même époque de
l'année où plusieurs espèces ont déjà disparu des étangs et des
eaux à pH acide où se plaisent la plupart des espèces du genre.
Micrasterias Agardh.
1. — americana (Ehr.) Ralfs, F. D. p. 234, fig. 11, pl. 36.
L. : 125-143 {x; 1. : 104.5-144 Is. : 27-29 p.; lobe pol. : 51-
71 ix.
2. — arcuata Bailey. Hydrob. Vol. IV, N os 1-2, p. 143, figs 3 et 4,
pl. XIII.
L. : 64.5-66 jx; 1. : 70-73 {x; lobe pol. : 53-67 { x; Is. : 10.5-
11.5 îx.
3. — conferta Lundell. F. D. p. 223, figs 7 et 8, pl. 37.
L. : 86-90 jx ; 1. : 86-88 u. ; Is. : 14-15.5 u; lobe pol. : 40.5-43 ix.
4 . _ Crux-melilensis (Ehr.) Hassall. F. D. p. 224, figs 10, 12, 13,
pl. 36.
112
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
L. : 110-130 |t; 1. : 100-121 jx; Is. : 16.5-20 u; lobe pol. : 36-
47 jx.
5. — radiata Hassall. F. D. p. 231. fig. 12, pl. 32; figs 3 et 6, pi. 36.
L. : 150-175 sp.; I. : 140-165 jx; Is. : 20-25 jx; lobe pol. : 72-
110 ÎX.
6 . — expansn Bailey. Le Nat. Can. Vol. LXXVI, N os 1-2, p. 22
fig. 6, pl. 1.
L. : 60-65 $x; 1. : 54.5-59 ;x; Is. ; 12.5-13 jx; lobe pol. : 32-33 ( x.
7. — laticeps Ndt. F. D. 221, figs 2-5, pl. 35.
L. : 140-170 çx; 1. ; 180-235 u; lobe pol. : 175-240 jx; Is. : 25-
27 tx.
8 . — papillifera Bréb. F. D. p. 227, fig. 1, pl. 34; figs 2-6, pl. 37;
fig. 6, pl. 38.
L.: 125-145 jx; 1.: 110-127 jx; Is.: 18-21 jx; lobe pol.: 32-37 fx.
9. — pinnatifîda (Kiitz.) Ralfs, F. D. p. 219, figs 19 et 20, pl. 33.
L. : 59-71 jx; 1. : 67-81 jx; Is. : 11-13.5 jx; lobe pol. : 44-57 jx.
10. — radiata Hassall, F. D. p. 231, fig. 12, pl. 32; figs 3 et 6, pl. 36.
L. : 140-180 jx; 1. : 134-165 çx; Is. : 19-24 u; lobe pol. : 71-
110 JX.
11. — radiosa Ralfs (non Lyngb. Agardh) Le Nat. Can.
Vol. LXXVI, N°“ 1-2, p. 27, figs 2 et 3, pl, III, et N 0H 11-12
p. 292.
L. : 135-175 jx; 1. : 128-170 jx; Is. : 14.5-19 u; larg. lobe pol. :
24.5-35 $x.
12. — radiosa Ralfs (non Lyngb. Agardh) var. ornata Ndt. F. D.
p. 227, figs 9 et 10, pl. 37.
L. : 180-198 g; 1. : 176-198 a; Is. : 12-23 g; larg. lobe pol. :
30-35 g.
13. — rotai a (Grev.) Ralfs, F. D. p. 229, figs 5, 6 et 7, pl. 39.
L. : 210-270 g: I. : 168-265 g; Is. : 29-35 g; larg. lobe pol. :
52-66 g.
14. — rotata (Grev.) Ralfs, forma muta (Wolle) Irénée-Marie,
F. D. p. 230, fig. 1, pl. 37.
L. : 284-310 g; 1. : 263-280 g; Is. : 37-39 u; larg. lobe pol. :
60-85 g. — Fig. 11.
15. — truncata (Corda) Bréb. F. D. p. 221, iigs 2-7, pl. 33: fig. 2,
pl. 34.
L. : 90-110 g; 1. : 90-106 g: Is. : 16-22 g: larg. lobe pol. : 69-
78 jx.
16. — truncata (Corda) Bréb. var. semiradiaia Cleve. F. D. p. 222,
figs 10 et 12, pl. 33.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
113
Netrium Nàgeli, 1849. Emend. Lütkemüller, 1902.
Ce genre t|tii se présente avec 7 entités différentes dans la région
de Montréal, ne nous offre qu’une espèce et une variété dans la
région de Nicolet.
1. Digitus (Ehr.) Itzigs. et Rothe. F. D. p. 360, figs 1, 2, 3, pl. 65.
L. : 175-235 g; 1. : 146-182 a; larg. des bouts à 16 u. de l’extr :
12.5-24 g.
2. - Digitus (Ehr.) Itzigs et Rothe. Var. constrictuin W. et G. S.
West. F. D. p. 370, fig. 4, pl. 65.
L. : 320-350 g: 1. : 61-84 g; 1. (au milieu) : 54.5-69 a.
Onychonema Wallich., 1860.
Genre très commun dans la région. Il se présente sous deux
espèces et deux variétés.
1. — filiforme (Ehr.) Roy et Biss. F. D. p. 345, figs 1, 2, 3, pl. 61.
L. (ss) : 11-13 g; (es) : 12-16 a; 1. : 12.5-16 g; Is. : 3-5-5 g.
2. — laeue. Ndt. Brit. Desm. Vol. V, p. 218, figs 15 et 16, pl. CLX.
Cellules plus larges que celles de O. filiforme, légèrement plus
larges que longues, à constriction profonde, aux sinus étroits mais
ouverts largement vers l’extérieur. L’hémisomate est ohlong, sub-
réniforme, atténué vers les angles latéraux, et prolongé en une
longue et forte épine courbée vers celle de l’autre hémisomate, les
appendices apicaux un peu plus courts que les épines. La vue api¬
cale est elliptique, s’étirant en épine à chaque sommet. Les fila¬
ments sont ordinairement enrobés dans une gaine de mucus
réfringent.
L. : 16-17.5 g; I. (ss) : 20.5-25.5 g; (es) : 25-48 a; Is. : 6-
6.5 g. — Fig. 12.
Cette espèce, beaucoup plus rare que sa variété micractmlhum
Ndt., a été signalée déjà au Canada par G. H. Wailes pour la
Colombie Canadienne en 1924, par C. E. Taft, pour le lac Erié en
1945; il semble que c’est ici sa première mention pour la Province
de Québec.
3. — Ineve Ndt. var. micracanthum Ndt. F. D. p. 345, figs 4 5 6
pl. 61.
L. (ss) : 11.5-13.5 g; (es) : 12-17.5 g; 1. : 12-17.5 g; Is. : 4-
5.5 g,
4. - laeve Ndt. var. latum W. et G. S. West. F. D. p. 346, figs 7
et 8, pl. 61.
L. (s. proe.): 16.5-21.5 g; (c. p.) : 20-27 g; I. (ss) : 13-22.5 g;
(es) : 23-24.5 g; Is. : 3.5-4 g.
Source : MNHN, Palis
114
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
Penium Brébisson, 1844.
Le genre est très pauvre dans la région, ne contenant qu’une
seule espèce : margaritaceum (Ehr.) Bréb. F. D. p. 87, fig. 14, pl. 8.
L. : 110-135 u.; 1. : 19-22 <x; Bouts : 13.5-14 jx.
Pleurotaenium Nageli, 1849.
Plus riche est le genre Pleurotaenium avec 7 espèces, 5 variétés
et 2 formes. Les plus grandes espèces sont les plus nombreuses :
ainsi les espèces P. coronatum, P. maximum et P. nodulosum ont
été trouvées dans toutes les récoltes.
Pleurotaenium Nag.
1. — coronatum (Bréb.) Rabenh. F. D. p. 97, figs 1-2, pi. 12.
L. : 500-620 |x; 1. : 44-51 a; Bouts : 35-42 p; Is. : 39-48 |x.
2. — Ehrenbergii (Bréb.) De Bary. F. D. p. 97, figs 5 et 6 , pl. IL
L. : 390-565 u.; 1. : 29-30.5 jx; Bouts : 21-30 ,a; Is. : 24-28.5 |x.
3. — Ehrenbergii (Bréb.) De Bary, var. arcuata, Irénée-Marie,
Le Nat. Can. Vol. LXXIV, N"“ 3-4, p. 104, figure dans F. D.
pl. 8 , fig. 5 (sub nom. P. Ehrenbergii forma).
L. : 450-560 ;[ x; 1. : 32-37 *x; Bouts : 21.5-26 jx; Is. : 31-34 u..
4. — Ehrenbergii (Bréb.) De Bary, var. elongatum W. West,
F. D. p. 98, figs 8 , 9, pl. 11.
L. : 560-610 jx; 1. : 24.5-29.5 {x; Bouts : 18-22 g.; Is. : 18-25 (x.
5. — maximum (Reinsch) Lundell. F. D. p. 94, figs 3, 4, pl. 10.
L. : 502-810 jx; 1. max. : 80 u; Bouts : 43-45 (a; Is. : 52-60 a.
6 . — minutum (Ralfs) Delponte, F. D. p. 95, figs 20 et 21, pl. 9.
L. : 120-180 {x; 1. : 10-13.5 a; Bouts : 8-9.5 <x; Is. : 7-7.5 jx.
7. — minutum (Ralfs) Delp. var. elongatum W. et G. S. West.
F. D. p. 96, fig. 4, pl. 11.
L. : 325-345 çx; 1. : 10-14.5 jx; Bouts : 9-9.3 <x.
8 . — nodulosum (De Bréb.) De Bary, F. D. p. 93, figs 1 et 2, pl. 10.
L. : 630-1025 jx; 1. : 70-82 jx; Is. : 54-63 jx; Bouts : 40-43 *x.
9. — subcoronulatum (Turn.), var. detum W. et G. S. West, F. D.
p. 97, fig. 3, pl. 12.
L. : 404-520 jx; 1. : 29-38 *x; Is. : 20-30 (x; Bouts : 27-31 |x;
Constr. : 24-27 jx.
10. — Trabecula (Ehr.) Nageli. F. D. p. 94, figs 5 et 6 , pl. 10.
L. : 350-650 1. : 33-44 ,jx ; Is. : 26-33 jx; Bouts : 19-25 a.
11. — Trabecula (Ehr.) Nageli, forma clavata (Kiitz.) W. et G. S.
West. F. D. p. 95, figs 7 et 8 , pl. 10.
L. : 300-367 jx; 1. : 24-41 u; Is. : 30-33 p.; Bouts : 21-22.5 (x.
Source ; MNHN, Paris 1
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
115
Î2. Trabecula (Ehr.) Nàg. var. rectum (Delp.). W. West F D
p. 95, figs 10 et 11, pl. 11.
L- : 220-320 g: 1.: 22.5-23.5 g; Is.: 13.5-15 g; Bouts: 20-21 g.
13. - truncatum (Bréb.) Nageli, var. crassum Boldt. forma turbi-
forme Irénée-Marie, Le Nat. Can. Vol. LXXIV, N"' 3-4, p. 107.
L. : 235-310 g; 1. : 47-58 g; Is. : 27-32 g: Bouts : 22-26 g.
Aucun des spécimens trouvés ne porte de tubercules aux som¬
mets, par conséquent, ils se séparent nettement du spécimen figuré
au N° 6 de la planche 67 de F. D.
*-4- — truncatum (Bréb.) Nageli F. D.: p. 102, flgs 12 et 13, pl. 11.
L. : 350-500 g; 1. : 55-81 g; Is. : 40-55 g; Bouts : 35-45 g.
Sphaerozosma Corda, 1835.
Ce genre, toujours rare dans tous ses habitats, dans la région
n'offre que deux entités, une espèce et une forme, toutes deux déjà
trouvées dans notre Province.
1. — excavata Ralfs, F. D. p. 349, figs 11. 12, pl. 61.
L. : 10-13 g; 1. : 8.5-13.5 g; Is. : 6.5-7.5 u..
2. — vertebratum Bréb. var. latius VV. et G. S. West. Les Petits
genres des Desmidiées par F. I.-M., Revue Algologique
t. 1, fasc. 2, p. 116 (1954), fïg. 11, p. 91.
L. : 20-21.5 g: 1. : 29-33.5 g; Is. : 6.4-8 g.
Spirotaenia de Brébisson, 1848, Entend. Irénée-Marie, 1938.
Ce genre, toujours rare partout, n’est ici représenté que par une
espèce.
S. condensata de Bréb. F. D. p. 374, figs 18-20, pl. 65.
L. : 120-207 g: 1. : 18-25 g; chloroplaste à 7-12 révolutions.
Spondylosium de Brébisson, 1854.
1. — moniliferum Lundell. F. D. p. 351, fig. 6, pl. 68.
L. : 25-32 g; 1. : 18.5-23 g; Is. : 8-9.3 g.
2. — seceilens (De Bary) Archer. F. D. p. 352, fig. 16, pl. 61.
L. : 6.4-9 g; 1. : 7-9.5 g; Is. : 4.7-5.6 g.
3. — planum (Wolle) W. et G. S. West. F. D. p. 353, figs 17 et 18
pl. 61.
L. : 11.5-18 g; I. : 9.5-15 g: Is. : 5.3-7.5 g; Epaiss. : 5.5-7.5 g.
Staurastrim Meyen, 1829.
Ce genre est de beaucoup le plus nombreux dans la région de
Nicolet, comme d’ailleurs dans toutes les autres régions de la Pro-
116
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
vincc de Québec. Il contient au moins 39 espèces, 18 variétés et
4 formes. Ce genre est particulièrement saisonnier; certaines de
ses espèces n’apparaissent souvent que durant quelques semaines,
pour disparaître tout le reste de l’année. Il est pour cela surprenant
que nous ayons trouvé un si grand nombre d’entités de ce genre
en un seul et même jour de l’année.
Comme nous l’avons fait remarquer au sujet des Closterium, il
semble évident que ce genre de Desmidiées nous aurait fourni un
nombre très considérable d’espèces, si nous avions pu récolter
en diverses époques de l’été et de l’automne.
Nous donnons ci-dessous la liste des entités trouvées avec leurs
dimensions et les ouvrages où nous les avons déjà décrites. Nous
présentons en détail les rares espèces que nous n’avions pas encore
décrites dans l’une ou l’autre de nos publications antérieures.
Staurastrum Meyen, 1829.
1. — aculeatum (Ehr.) Men. F. D. p. 324, fïgs 7 et 8, pl. 56.
L. : 36-38.6 y, 1. : 52-64.5 y Is. : 15-16.5 i*.
2. — affine, W. et G. S. West. F. D. p. 305, fig. 3, pl. 49.
L. : 36-58.3 1. (sp.) : 28-32 jx; (cp) : 46-56 y Is. : 10-11 y
3. - alternons Bréb. F. D. p. 283, figs 2, 4, pl. 46.
L. : 29-33 y, 1. : 27-35 a; Is. : 7.5-13 y
4. — anatinum Cooke et Wills. F. D. p. 312, fig. 9, pl. 47.
L. (sp) : 46-48.5 y, 1.: 65-127 (sp) : 36-38.6 y, Is.: 15-16 y
Les spécimens de cette espèce sont en général de grande taille.
5. — anatinum Cooke et Wills, var. curtum, G. M. Smith, F. D.
p. 313, fig. 3, pl. 54.
L. (cp) : 28-38.5 y; 1. (sp) : 26-28.5 y, 1. (cp) : 56-75 a; (sp) :
26-34 [u. ; Is. : 9.5-12 y.
6 . - anatinum Cooke et Wills, var. longibrachiatum W. et G. S.
West. F'. D. p. 313, fig. 2, pl. 54.
L. (sp) : 29-36 (cp) : 42-70 1. (sp) : 29-37 {>.; (cp) : 65-
75 {j.; Is. : 11-12 y..
7. — anatinum Cooke et Wills, var. truncatum W. et G. S. West.
F. D. p. 312, fig. 4, pl. 54.
L. : 59-69 y 1. (sp) : 54-56 a; (cp) : 82-88 pu; Is. : 16.5-19 u.
8 . — ûpiculatum Bréb. F. D. p. 277, figs 13 et 15, pl. 45.
L. (ss) : 19-24 sx; (es) : 19.5-25 u.; 1. : 19-23.5 (x; Is. : 5-6 a.
9. — Avicula Bréb. var. subarcuatum (Wolle) W. West. F. D
p. 286, figs 5 et 8, pl. 50.
L. : 20-32 y.; 1. (ss) : 27-36 y.; (es) : 30-40.5 y.; Is. : 10-13.5 y
10. — brachiatum Ralfs. Hydrobiol. Vol. IV, N os 1 et 2, p. 59,
fig. 10, pl. VIII.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
117
L.: 18-32.5 y:; (sp) : 10-23 y; 1.: 19.5-32.5 y.; (sp) : 10-13.5 y;
Is. : 6-9.5 y..
11. — Brebissonii Arch. var. brasiliense R. Gronbl. Le Nat. Can.
Vol. LXXVIII, N° 10, p. 309, fig. 8, pl. 1.
L. (ss) : 56-61 y; 1. (ss) : 54-56 y.; Is. : 19; Epines : 6-7 y..
12. — breviaculeatum G. M. Smith. F. D. p. 292, fig. 3, pl. 51.
L. (ss) : 36-42 y.; 1. (ss) : 32-44 y.; Is. : 11-12.5 y.; Epines :
1.3-5 a.
13. — calijxoides Wolle. Hydrob. Vol. IV, N os 1-2, p. 61, figs 15 et
16, pl. 56.
L. : 55-60 y.; (ss) : 29-31 y.; I. : 50-53 y; (ss) : 30-32 y; Is. :
15-16 y.
Ceci est h\ deuxième mention de l’espèce au Canada. Nous l’avons
trouvée au Lac Saint-Jean vers 1941, et Saunders, en Alaska en
1900.
14. — calyxoides Wolle, var. incurvum Irénée-Marie. Hydrob.
Vol. IV, N os 1-2, p. 61, figs 15 et 16, pl. VI.
15. — Cerastes Lundell. F. D. p. 317, fig. 2, pl. 56.
L. : 45-50 y; 1. : 40-46 y; Is. : 10-12.5 y..
16. controversum Bréb. F. D. p. 326, fig. 12, pl. 55 et fig. 11,
pl. 56.
L. : 26-37 y; 1. :'38-65 y.; Is. : 8-12 y..
17. — cornutum Archer, F. D. p. 289, fig. 3, pl. 50.
L. : 33-35.5 y.; 1. (ss) : 30-33.5 y.; Is. : 9-11.3 y.; Epines : 12-
13.5 y.
18. — cuspidatum Bréb. F. D. p. 280, figs 1 et 2, pl. 55.
L. (ss) : 22-28 y.; 1. : 16-25 y.; Is. : 5-6 y.; Epines : 7-12 y..
19. — cyrtocerum Bréb. F. D. p. 307, ligs 9 et 13, pl. 49.
L. : 30-40 y.; 1. : 41-51 y.; Is. : 10-12.5 y..
20. — dejectum Bréb. F. D. p. 278, fig. 11, pl. 45.
L. (ss) : 22-24 y.; 1. : 24-26 y.; Is. : 7.2-8 y..
21. — Dickiei Ralfs, F. D. p. 275, fig. 10, pl. 44.
L. : 40-47.4 y.; I. (ss) : 41-49 y.; (es) : 44-55 y.; Is. : 8-11 y..
22. — Dickiei Ralfs, var. maximum W. et G. S. West, F. D. p. 275,
fig. 11, pl. 44; fig. 2, pl. 47.
L. : 55.5-60 y.; 1. : 46.7-51.5 y.; Is. : 16-17 y.; Epines : 4-5 y..
Les spécimens de Nicolet dépassent de beaucoup les dimensions
de la variété major des West, mais sont légèrement inférieures à
celles de la variété maximum W. et W.
23. — dilatatum Ehr. F. D. p. 284, figs 10 et 11, pl. 46; fig. 8, pl. 48.
L. : 21-32 y.; 1. : 21-29 y- Is. : 9-12.5 y.
Source : MNHN, Paris
118
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
24. — elongatum Barker forma tetragona (Wollc) Irénée-Marie.
Hydrob. Vol. IV, N os 1-2, p. 69.
L. : 50-55 jx; 1. : 28-40 «a.; (sp) : 11-16 jj. ; Is. : 9-9.5 fx.
Nous n’avoirs pas trouvé l’espèce typique à 3 branches, dans la
région; mais nous avons trouvé un spécimen dont un hémisomate
avait 3 branches et l’autre 4.
25. — forficulatum Lund. forma Irénée-Marie. F. D. p. 332, fig. 4,
pl. 52.
L. (sp) : 42-43 çx; (cp) : 52-54 tx; 1. (sp) : 40-41.5 jx; (cp) :
52-53 a ; Is. : 12-13.5 a.
26. — furcatum (Ehr.) Bréb. F. D. p. 328, fig. 7, pl. 48.
L. (sp) : 20-23.5 jx; 1. : 28-37 a; 1. (sp) : 17-19 jx; (cp) : 24-
30 jx; Is. : 8-8.8 jx.
27. - furcatum (Ehr.) Bréb. forma elegantior Irénée-Marie, F. D.
p. 329, fig. 14, pl. 55.
L. (sp) : 18-21.5 jx; 1. : 25-37 jx; 1. (sp) : 14-15.5 (x; (cp) : 32-
40 fx; Is. : 8-8.5 jx.
28. — furcigerum Bréb. F. D. p. 331, figs 3-5, pl. 58.
L. : (sp) : 30-45 jx; (cp) : 56-70 «x; 1. (sp) : 28.5-40 jx; (cp) :
49-70 a; Is. : 13-19 }x.
29. — furcigerum Bréb. forma eustephana (Ehr.) Ndt. F. D. p. 331,
fig. 8, pl. 58; fig. 3, pl. 59.
L. (sp) : 38-40 jx ; (cp) : 40-56 «x; 1. (sp) : 28-32 ;x; (cp) : 46-
52 jx; Is. : 13-16 *x.
30. — gracile Ralfs, F. D. p. 313, fig. 13, pl. 48.
L. : 28-50 jx; I. : 45-58 .x; Is. : 9-12 a..
Espèce assez mal définie, et éminemment variable de forme et
de dimensions.
31. — gracile Ralfs, var. nanum Wille, F. D. p. 314, figs 12 et 15,
pl. 49.
L. : 18.5-24 <x; 1. : 25-37 a; Is. : 6-7.5 {x.
32. — grande Bulnh. Le Nat. Can. Vol. LXXVIII, N° 10, p. 320,
fig. 5, pl. 2.
L. : 92-103 jx; 1. : 87-100 <x; Is. : 22-25 *x. — Fig. 13.
33. — grande Bulnh. var. parvum West, F. D. p. 272, fig. 8, pl. 44;
fig. 4, pl. 45.
L. : 60-62 jx; 1. : 57-58.5 u; Is. : 16-17.5 a.
34. — grande Bulnh. var. rotundatum W. et G. S. West. F. D.
p. 272, fig. 9, pl. 44.
L. : 80-81 fx; 1. : 66-67.5 jx; Is. : 20.5-22.5 {x.
35. — granulosum (Ehr.) Ralfs, F. D. p. 287, fig. 9, pl. 46; fig. 9,
pl. 48.
L. : 28-36 jx; 1. : 30-34.5 jx; Is. : 10.5-15 ix.
Source. MNHN, Paris
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
119
36. — hexacerum (Ehr.) Wittrock, F. D. p. 305, fig. 3, pl. 48.
L. : 26-29 y; 1. : 32-34 y; Is. : 7.5-8 y.
37. — iotanum Wolle, F. D. p. 301, figs 18 et 20, pl. 49.
L. (sp) : 8-10 -a; (cp) : 19-21.5 y; 1. (sp) : 8-10 a; (cp) : 20-
22.5 u.; Is. : 4-6 y.
38. - inflexion Bréb. F. D. p. 304, figs 7 et 8, pl. 49.
L. : 22-24 y.; 1. (sp) : 12-15 y.; (cp) : 32.5-37 y.; Is. : 7-8 y.
39. Johnsonii W. et G. S. West, F. D. p. 302, fig. 1, pl. 53.
L. : 53.5-65 y.; 1. : (sp) : 25.5-31 y.; (cp) : 92.5-98 u; Is. : 10-
12.5 y.
40. Johnsonii W. et G. S. West, var. depaupernlum G. M. Smith.
F. D. j). 303, figs 2 et 3, pl. 53.
L. (sp) : 45-52.5 y.; (cp) : 53-87 y.; 1. (sp) : 21-31 y.; (cp) :
100-130 y.; Is. : 10-10.5 y.
41. lunatum Ralfs, F. D. p. 288, fig. 9 et 10, pl. 50.
L. (ss) : 30-32 y; 1. (es) : 30-34 y.; Is. : 10-13.5 y; Epines :
2-3 y.
42. — Manfeldtii Delp. F. D. p. 309, fig. 4, pl. 48.
L. : 37-39.5 y; 1. (cp) : 60-66 y; (sp) : 30-55 y; Is. : 12-13.5 y.
43. — micron W. West. F. D. p. 304, fig. 7, pl. 55.
L. (sp) : 13.5 y; (cp) : 20.3 y; 1. (sp) : 16 y; (cp) : 25.8 y;
Is. : 4.5 y.
44. — muticum Bréb. F. D. p. 273, figs 2 et 3, pl. 45.
L. : 22.5-40 y; 1. : 22.5-40.5 y; Is. : 7-12 y.
45. — orbiculare Ralfs, F. D. p. 273, fig. 10, pl. 45.
L. : 47-53 y; 1. : 43.5-44.5 y; Is : 15-16.5 y.
46. orbiculare Ralfs, var. hibernicum W. West, F. D. p. 274,
fig. 14, pl. 48.
L. : 60-66 y; 1. : 51-57.5 y, Is. : 15-17.5 y.
47. — paradoxum Meyen, F. D. p. 301, figs 11 et 12, pl. 48; fig. 1,
pl. 54.
L. (sp) : 25-29 y; (cp) : 37-64 y; 1. : 18-25 y; (cp) : 57-75 y;
Is. : 9.7-10.5 y.
48. paradoxum Meyen var. parvum W. West, F. D. p. 302, fig. 6,
pl. 55.
L. {sp) : 9-16 y; (cp) : 18-34.5 y; 1. : 20-28.5 y; Is. : 3.5-6 y.
49. — polijmorphum Bréb. F. D. p. 306, fig. 7, pl. 47; figs 4, 5,
pl. 49; fig. 4, pl. 55.
L. : 28-30 y; 1. : 24-40 y; Is. : 5.5-6.5 y.
Nous avons trouvé la forme à 4 et celle à 5 rayons; cette dernière
semble être la plus commune.
50. — Pseudosebaldi Wille, F. D. p. 308, fig. 9, pl. 54.
L. : 64-65 y; 1. : 63-66 y; Is. : 14 y.
120
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
51. — Ravenelli Wood, var. spinulosum Irénée-Marie, F. D. p. 290,
figs 12, 13, 14, pl. 56.
L. : 35-36 $jl; 1. (ss) : 35-36 y; (es) : 42-46 y; Is. : 7-11.5 y.
52. — Rotula Ndt. F. D. p. 323, fig! 6, pl. 57.
L. : 43-45.5 y; 1. (sp) : 23-27.5 y: (cp) : 80-103 y; Is. : 12-
13.5 y.
53. — riigosuin Irénée-Marie, F. I). p. 311, figs 4 et 5, pl. 59.
L. : 36-36.5 y.; 1. (sp) : 36-42 y; (cp) : 46-52 y; Is. : 13-14.5 y.
54. — Sebaldi Reinsch, F. D. p. 308, figs 6 et 8, pl. 54.
L. : 55-75 y.; 1. : 60-70 y.; Is. : 18-24 y.
55. — Sebaldi Reinsch, var. ornatum Ndt. F. D. p. 309, fig. 7, pl. 54.
L. : 67-80 y.; 1. : 85.5-130 y; Is. : 16-22.5 y.
56. — setigerum Cleve, F. D. p. 293, figs 11 et 12, pl. 50.
L. (ss) : 50-56 y.; 1. (ss) : 42-45 y.; Is. : 15-16 u.; Epines : 14-18 y.
57. — sexcostatum Bréb. var. productum W. West. F. D. p. 322,
fig. 10, pl. 48.
L. : 44 y; 1. : 42-43 y; Is. : 16-17.5 y.
58. — Simonyi Heimerl. F. D. p. 287, figs 8 et 12, pl. 46.
L. : 22.5-25 y; 1. : 22.5-25 y; Is. : 7-10.5 y.
59. — striolatum (Nâgeli) Arch. var. divergeas W. et G. S. West,
forma major, f. nov.
L. : 20-21 y; 1. : 21-27 y; Is. : 7-7.5 y.
Le type de cette variété a été décrit dans Hydrob. Vol. IV, N os 1-2,
p. 94. La variété divergeas W. et G. S. West a été mentionnée dans
Fresh-Water Algae of Ceylon (1902) sous le nom erroné de 5. alter-
aaas var. divergeas. Cette erreur a été corrigée par les West dans
leur Monography Vol. IV, p. 178. Voici la description qu’ils en
donnent et qui coïncide parfaitement avec la plante que nous avons
trouvée à Nicolet :
« Cells a little smaller, apices of seinicells concave, angles very
faintly dilated (indistinctely subcapitate) and slightly divergent :
angles of one semicell alternating with those of the other. Length
17 y; breadth 17-18 y; bread.th of isthmus : 5.5 y. Pl. CXXVII, fig. 6,
Distribution : Ceylon. »
Les spécimens de Nicolet sont légèrement plus grands, mais la
forme en est exactement conforme à la description des West. Nous
en ferons tout au plus une foraia major, forma nova.
La description de cette forme coïncide en tout point avec la des¬
cription latine des West. Il faudrait y ajouter simplement: « Forma
vix major. » — Fig. 14.-
60. — tetraceram Ralfs. F. D. p. 300, figs 16 et 19, pl. 49.
L. (cp) : 23-28 y; (sp) : 8-12 y; 1. (cp) : 24-25.8 y; (sp) : 9-
12 y ; Is. : 5-7 y.
Source : MNHN.
DESMID1ÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
121
61. — trifidam Ndt. var. inflexion W. et G. S. West. Le Nat. Can.
Vol. LXXVI, N os 3-4, p. 126, figs 9 et 10, pl. 2.
L. : 31-42 jx; 1. (ss) : 21-26 C a; (es) : 30-34 ^; Is. : 10-13.5 (*.
TetmemorüS Ralfs, 1844.
Ce genre, toujours très rare partout, et qui ne contient à date
que 6 espèces dans l’Amérique du Nord, réparties en une douzaine
de variétés, présente, dans le comté de Nicolet, au moins deux
espèces, à une même époque de l’été. Il est probable que certaines
espèces du genre ont déjà disparu pour la saison, et que d’autres
n’ont pas encore fait leur apparition. Nous avons récolté les
espèces suivantes :
Tetmemorus Ralfs.
1. — Brebissonii (Men.) Ralfs. F. I). p. 111, fig. Il, pl. 15 ; fig. g,
pl. 67.
L. : 225-235 1. : 39-40 u.; larg. des bouts : 25-26 ,u.: Is. : 21-
27 {x.
2. — granulatus (Bréb.) Ralfs. F. D. p. 111, fig. 19, pl. 9.
L. : 160-205 ^ ; 1. : 28-49 Is. : 26-38 {*.
Triploceras Bailey, 1851.
Ce genre de Desmidiées, représenté à date dans la province de
Québec par 4 espèces, 8 variétés et 3 formes, ne semble contenir que
deux espèces dans le comté de Nicolet. Ce sont les suivantes :
1. — gracile Bailey, F. D. p. 107, fig. 1, pl. 9.
L. : 330-420 iu; 1. : 28-42 u.; Bouts : 10-24 ja (sous le dern.
verticille).
2. — verticillatum Bailey. F. D. p. 108, figs 3 et 4, pl. 9.
L. : 475-580 ja; 1. : 41-52.5 »a; Bouts : 25-32 ja (sous le dern.
verticille).
Xanthidium Ehrenberg, 1847.
Ce genre est particulièrement bien représenté dans les eaux de
Nicolet par 3 espèces et 5 variétés formant un ensemble de 8 entités
diverses assez abondantes.
Xanthidium Ehr.
1. — antilopaeum (Bréb.) Kütz. var. minneapoliense Wolle, F. D.
p. 245, figs 1 et 2, pl. 44.
L. (ss) : 58-60 u.; (es) : 78-89 u.; 1. (ss) : 55-60 ;a; (es) : 72-
90 u; Is. : 15-18 a.
9
Source. MNHN, Paris
122
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
2. — antilopaeum (Bréb.) Kiitz. var. hebridarum W. et G. S.
West, F. D. p. 247, fig. 7, pl. 42.
L. fss) : 45-61 y (es) : 70-78 a; 1. (ss) : 43.5-62.5 y.; (es) :
77-87 fx; Is.: 15-19.5 y..
3. — antilopaeum (Bréb.) Kiitz. var. polymazum Ndt. F. D. p. 247,
fîgs 8-12, pl. 42.
L. (ss) : 50-60 jx; (es) : 80-90 a; 1. (ss) : 50-60 y. (es) : 80-
90 y.; 1s.: 30-35 y..
4. - antilopaeum (Bréb.) Kiitz. var. quebecensis Irénée-Marie,
F. D. p. 246, figs 5 et 6, pl. 42.
L. (ss) : 55-59 a; (es) : 70-82 jx; 1. (ss) : 55-64 y.; (es) : 70-
90 y, Is. : 15-22 y..
5. — armatum (Bréb.) Rabenh. F. D. p. 239, figs 1 et 2, pl. 42.
L. : 115-157 y.; 1. : 83-105 gx; Is. : 32.5-43 fx; Epines très
courtes.
6. — armatum (Bréb.) Rabenh. var. fissum Ndt. F. D. p. 239,
fig. 4, pl. 42.
L. : 155-165 jx; 1. : 107-120 y.; Is. : 27.5-41 y.; Epines: 13-15 y.
7. — cristatum Bréb. F. D. p. 241, figs 4 et 5, pl. 43.
L. (ss) : 55-56 y, 1. (ss) : 27.2-28.5 tx; Is. : 18-18.5 (x; Epines :
7-8 u.
8. - subhastiferum W. et G. S. West, F. D. p. 248, fig. 6, pl. 44.
L. : 44-70 y.; 1. (ss) : 55-60 y; (es) : 65-87 y; Is. : 13.5-20 y.;
Epaiss.: 24-30 y.
Nous avons trouvé un spécimen anormal qui pourrait appartenir
à l’espèce X. obsoletum; il est presque deux fois plus grand que les
spécimens de W. R. Taylor. Nous n’osons pas nous prononcer sur
un seul spécimen vraisemblablement déformé. — Fig. 15.
LEGENDE
1. — Closterium acerosum (Sehr.) Ehr. var. minus Hantz.
2- L/. Ehrenbergii Men. forma major forma nova.
3- — Cl. lanceolatum Kütz. forma sigmoideum forma nova.
4. — Cosmarium diplosporum (Lund.) Lutkem.
5. — G. minutissimum Arch. var. depressum var. nov.
6. — C. reniforme (Ralfs) Arch. var. apertum W. et W.
7. — C. trifluoiensis nov. sp.
8. — C. Ungcrianum (Nâg.) De I3ary, var. bohemicum Lutkem.
9- — Euastrum abruptum Ndt.
19. — E. dubium Nâg. var. canadensis var. nov.
IL -- Micrasterias rotata (Grev.) Ralfs, forma nuda (Wolle) Irénée-Marie.
12. — Ongchonema laeve Ndt.
13. — Staurastrum grande Bulnh.
14- striolatum (Nâg.) Arch. var. divergeas W. et W. forma major, f. nov.
15. * Xanthidium subhastif erum W. et W. forme anormale.
DESMIDIÉES DE LA RÉGION DES TROIS-RIVIÈRES
123
Source ; MNHN, Paris
124
FRÈRE IRÉNÉE-MARIE
Mesotaenium Nâgeli, 1849.
Ce genre, non encore identifié dans la région de Montréal, est
représenté par trois espèces dans le comté de Nicolet.
Mesotaenium Nàg.
1 . — De Grayi Turn. Le Nat. Can. Vol. LXXVI, N°* 11-12, p. 286,
figs 25 et 26, pl. III.
L. : 85-105 I. : 29.5-33 u..
Cette espèce nous semble la plus grande du genre. Nous l’avons
déjà signalée pour le lac Mistassini en 1949. Elle est encore
inconnue dans la région des Trois-Rivières au nord du Saint-
Laurent.
2. — Endlicherianum Nâg. Hydrobiol. Vol. IV, N oa 1-2, p. 51,
fig. 18, pl. IV.
L. : 25-26 ,u. ; 1.: 8-9 ( x.
3. — aplanosporum C. E. Taft, Hydrobiol. Vol. IV, N os 1-2, p. 50.
L. : 18-35 a; 1. : 14-16.5 -j..
Roya W. et G. S. West et Hodgetts, 1896.
Ce genre est plutôt rare. Jusqu’à date, il n’avait été signalé
au Canada que pour la Province de Québec, dans les régions du
Lac Saint-Jean (1943, 1949); de Québec (1952), et des Trois-
Rivières (1949).
Roya W. et W.
1. — obtusa (Bréb.) W. et G. S. West. Hydrob. Vol. IV, N os 1-2,
p. 49, fig. 6, pl. V.
L. : 50-120 u.: 1. : 13-15 u.; Pyrénoïdes : 3-8.
2. — anglica West. Le Nat. Can. Vol. LXXIX, N° 1, p. 32, fig. 13,
pl. I.
L. : 75-125.6 1. : 6.4-8.8 u.; Bouts : 4.8-6.4 Pyrén. : 5-7.
Travail entrepris et publié avec l’aide de l’Office
de Recherches Scientifiques,
Ministère de l’Industrie et du Commerce
de la Province de Québec.
A new Diatom from Fort Meyer,
Florida, U. S. A.
by I. C. G. COOPER.
Du ring studies of plankton material from the surface waters of
the Gulf of Mexico ofï Fort Meyer, Florida, Drs. John Mc Laugiilin
and L. Provasoli of the Haskins Laboratories, New York, isolated
and brought into pure culture what appears to be a new diatom.
Owing to the sinall size and délicate nature of the frustules
very little of their details can be detected with the light microscope.
In water mounts under phase contrast lighting, colonial chains
hâve been seen in which the frustules were separated about 15 \l
and apparently joined by a single mucilaginous strand (Fig. c).
This suggested that the diatom belonged in the genus Thalassio-
sira.
Examination of hyrax mounts under oil immersion failed to
résolve the nature of the connecting strand but revealed the pré¬
sence of two sub-central pores on the surface of the valves. Surface
markings could not be seen but there were indications of some
« spots » near the circumference. The edges of the girdle were
faintly visible (Fig. b). In the living material there are one to three
pale yellowish or greenish brown flattened ellipsoidal, pariétal
chromatophores in each half frustule (Figs a & b).
The électron microscope photograph (Fig. d), distinctly shows
the two sub-central pores and a sériés of structures near the cir¬
cumference of the valve which are apparently different in form
from the more central pores. Examination of this photograph in
comparison with one of Thalassiosira Nordenskioldii (Cleve) (1)
shows that in the specimen under considération there is no indi¬
cation of the radial elongated areolations which are called spines
in descriptions of Thalassiosira. This, togelher with the presence
of two sub-central pores, leads to the conclusion that the new
diatom belongs in some other genus.
We are aware of another considerably larger diatom having two
sub-central pores chich was first described as Coscinodiscus biocu-
(1) N. Ingham Hendey, D. H. Cushing & G. W. Ripley. — Electron Micro¬
scope Studies of Diatoms. — Journal of the Royal Alicroscopical Society.
Vol. LXXIV, Sériés III, Part I, 1954.
126
I. C. G. COOPER
latus (Grun) (2) and which was eventually transferred to Thalas-
siosira (3).
However, that diatom was represented as having « barbs » on the
outer edges. In order not to complicate nomenclature by creating
an intermediate gcnus, the new diatom is here described in a group
closely related to Thalassiosira, namely Coscinosira, which includes
centric diatoms having sub-central pores.
The following description is written around characteristics of
material froni cultures. These are apparently normal but are not
necessarily exactly as the organism is in nature. The description is
divided into two parts, the first on observations made with the
light microscope and the second on the disclosures made by the
électron microscope.
Fig. a, b, c.
Coscinosira floridana sp. nov.
By light microscope. — Valve circular, surface fiat or slightly
depressed, 6-7-(8) |u diameter; girdle view rectangular with rounded
corners, pervalvar length 3 3/4-4 l/3-(6) a. Girdle width about two-
fifths of pervalvar length. Valve with two pores near the center
(2) Cleve und Moeller’s Diat. Nr 314.
(3) Botany of the Faroes, Band 2, Ostenfbld.
A NEW DIATOM FROM FORT MEYER, FLORIDA, U. S. A.
127
about 0.6 u. apart and with nine somewhat irregularly spaced
« spots » near the circumference. Other markings not discernible.
Chromatophores two fo six pariétal llattened disks of various sizes
of pale yellowish or greenish-brown color.
By électron microscope. — Valve face supported on a grid of
vertical cellwalls enclosing spaces about 0.3 ?/. wide, which are
roughly hexagonal near the center, becoming rectangular at the
edge. The face diaphragm of these cells is marked with three to
twenty-two thinner poroid areas each about 0.04 p. diameter. The
pattern apparently extends over the edge of the valve. Central pores,
each 0.14 u diameter, are located in a larger grid cell which is
about 0.4 i/. wide. « Spots » near the edge of the valve consist of a
group of five small cells, the central one is apparently slightly
raised above the general surface, and is not punctate. Valve girdle,
except at its edges, covered with a sculpturing of thinner circulai*
areas.
Coscinosira floridana sp. nov.
Planta per microscopum luce utentem visa. — Valva circulons,
superficies plana aut paululum depressa, 6-7-(8) y. diam.; cellula
aspectu cingulari rectangularis, angulis rotundatis, longitudine per-
valvari 3 3/4-4 t/2-(6) {/.. Latitudo cinguli c. 2/5 longitudinis per-
valvaris. Valva poros duos prope centrum c. 6 * inter se distantes,
atque novem « maculus » paulum irregulariter ordinatas prope
peripheriam praebens. Signa alia non distinguibilia. Duo ad s ex
chromatophori pariétales plani disciformes, magnitudine variantes,
colore pallide subflavi aut viride-brunnei.
Planta per microscopum electronicum visa. — Superficies valvae
in clatra membranarum cellularum sustenta, spatia c. 0.3 [x lat. ad
centrum quasi sexangula, rectangularia facta ad marginem inclu-
dentium. Diaphragma superficiei cellularum areolis 3-22 tenuiori-
bus poroideis unaequaeque c. 0.04 y. lat. insignitum. Schéma ut
videtur supra marginem extendit. Uterque porus centralis 0.14 [i
diam., in cellula maiore clatrorum c. 0.4 y. lat. situs. « Maculae »
prope marginem valvae e cellulis parvis quinis, cellula centrali ut
videtur super superficiem paululum elevata, haud punctata. Cingu-
lum valvae, nisi in marginibus, sculptura areolarum tenuiorum
circularium tectum.
The writer acknowledges with thanks the assistance of Mr. Jo¬
seph F. Burke, New York Botanical Garden; Mr. Paul Conger,
Smithsonian Institution; Mr. N. Ingham Hendey, England and
Dr. Matthew H. Hohn, Philadelphia Academy of Science, in sear-
128
I. C. G. COOPER
ching literature and for their valued opinions as to the place of
the diatom in the generic sequence. Also, appréciation is expressed
for the kindness of Dr. Leonard Ornstein and Mr. Edgar Werner
of Mount Sinai Hospital Cell Research Laboratory, New York, for
furnishing the photograph and Dr. Hannah Croasdale, Dartmouth
College, New Hampshire, for preparing the latin description.
(Staten Island Muséum, New York, N. Y.)
REVUE ALGOLOGIQUE
N"» Sér., T. IV ; PI. 3
I. G. G. Cooper. — New Diatom from Fort Meyer.
Source : MNHN, Paris
Unilocular Sporangia in Ascocycl
us orbicularis
by Tyge CHRISTENSEN.
Botanical Institute, University of Copenhagen.
Unilocular sporangia in Ascocyclus orbicularis (J. Ag.) Magnus
arc mentioned by De Toni and Iævi (1886). The sporangia are said
in that paper to lie approximately ovate, while De Toni (1895)
simply calls thern ovate. Hansgibc, (1893) reports obovate unilo¬
cular sporangia in an alga listed as A. orbicularis. The plant in
question is said to form patches with a diameter of about 2 mm,
growing on stones with Meiobesias. so it may perhaps be the saine
as later described by Feldmann (1935) as A. conchicola. None of
these brief descriptions are accompanied by any figures, and they
secm to hâve been overlooked by inost subséquent authors. Rkinke
(1889), not knowing the paper by De Toni and Levi, déclarés uni¬
locular sporangia to bc unknown in the genus, and this statement,
found in a book of extensive use, has been repeated by later authors
up to recent time.
Pyriform structures are repoited in A. hispanicus Sauv. by Sau-
vageau (1897), but are interpreted only with sonie doubt as imma-
lure unilocular sporangia, and are not figured either. The first
ligures showing unilocular sporangia in Ascocyclus are given by
Feldmann (1937), who describes lhem in a material of A. magni
Sauv, found on Zostcra marina L.
Now, unilocular sporangia hâve been refound in a material of
Ascocyclus growing on Posidonia océanien (L. ) Delile, which is the
traditional liost of A. orbicularis. The alga was collected at a deptli
of about half a meter at the soulh-west- to south-facing coast
immediately east of Cadaqués, northeastern Spain, during the visit
paid to this town on June 24th, 1954, by the phycological excursion
arranged by Profe'ssor Feldmann in connexion with the Seventh
International Botanical Congress.
As in the material described by Feldmann (1937) the plants with
unilocular sporangia produce plurilocular sporangia as well. The
former are usually borne on 2-celled stalks, though up to 5-celled
stalks hâve been observed. Their size and shape is rather variable,
as appears from Figs 14-18. Fresh sporangia grow from the bases
of emptied ones (Figs 15 and 16), as is also lhe case with the pluri¬
locular sporangia (Figs 11-13, cp. BBrgesen 1926, Fig. 32, and
W.ern 1952 Fig. 68).
Source ; MNHN, Paris
130
T Y GE CHRISTENSEN
Figures hâve been added of soine other details seen in the
mate rial : The young thalli first form ascocysts and hairs, both ses-
sile on a monostromatic dise (Figs 1-4). Afterwards, erect filaments
grow from those basal cells which do not themselves bear any hairs
or ascocysts (Figs 5-8). These filaments inay be transformed as a
whole into plurilocular sporangia (Fig. 11), or the apical parts of
the filaments and their laterals may form either sporangia or new
hairs or ascocysts (Figs 9-15, Fig. 18).
The erect System is relatively well developed in most of the
présent material (the figures show average, not extreme types),
much like in A. ramosus Wærn nom. provis., and differs from what
is seen in other figures of A. orbicularis . There is also a very pro-
nounced différence with regard to the width of the hairs, those of
plant here studied showing a fairly constant diameter of about
9.2 jx (6-10.5), while those of the typical A. orbicularis are said to
be 15-20 jx thick. The average length of the ascocysts in the présent
material is about 100 jx, the maximum being 141 y., while Hamel
(1935) gives 140-170 y., Feldmann (1937) 120-130 y, and Wærn
(1952) up to 175 (x. The diameter of the whole thallus — where the
plants do not form a continuous layer — reaches a maximum of
11 mm. In the type material of A. orbicularis J. Agardh (1848)
found a diameter less than 2 mm; but Sauvageau (1927) compared
this material with specimens reaching a diameter of 10 mm, and
found them to belong to the sanie species.
Wærn (1952) compares a number of collections referred to
different species of Ascocyclus, and expresses his doubts as to
whether they really represent different species.
To evaluate the systematic importance of a morphological vari¬
ation one may try to find out if the morphological types that can
be distinguished dilfer from one another with regard to distribu¬
tion or ecology. In the présent connexion it is of interest to see
which variants can be found in the sanie area and on the saine host
as the type. A. orbicularis was founded on material from Fréjus at
the south coast of France, growing on Posidonia. As stated above,
later collections show much larger thalli than the type material. A
higher development of the erect System is found in the collection
described here and in that figured by Schiffner (1916). Distro-
matic condition of the basal dise — a character used to distinguish
A. distromaticus Taylor — is seen in part of the présent material
(Figs 7 and 12) as well as in that shown in Fig. 68 D 2 by Wærn
(1952). Hairs of about half the width given in the literature for
A. orbicularis are found in the présent material and in a specimen
kept at the Botanical Muséum of Copenhagen and studied by the
Source. MNHN, Paris
UNILOCULAR SPORANGIA IN ASCOCYCLUS ORBICULARIS
131
author. The latter specimen, which was collected by Thuret, other-
wise resembles A. orbicularis as usually conceived, and not the
author’s material.
Ail the specimens mentioned grew on Posidonia, and ail except
Schiffner’s came from the western Mediterranean. Their compa-
rison suggests an independent variation of the four characters in
question, which makes it probable that these characters are of rela-
tively little systematic value. Other characters may be lesse va¬
riable. How far différences between various collections of Asco-
cyclus are due to phenotypical variation of dimorphy, racial or
spécifie divergences, or différences between haploid and diploid
plants, must be finally settled by cultures (cp. the observations
mentioned by Sauvageai 1924), and by extensive comparison of
samples. Meanwhile, the author prefers to leave his material under
the name of A. orbicularis.
From the point of view of Kornmann (1954), the presence of uni-
locular sporangia in Ascocyclus orbicularis is no proof against
Parke’s idea (1933), for various reasons opposed to by other phyco-
logists, that this alga belongs in the life cycle of Castagnea conforta
Thur. in Le Jolis.
LITERATURE
Agardii J. — Species Généra et Ordines Algarum. 1. — Lundie, 1848.
Bôrgesen F. —Marine Algae from the Canary Islands. II Phæophyceæ.—
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De Toni J. B. — Sylloge Algaruin. 3. Fucoideæ. — Patavii, 1895.
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Fei.dmann J. — Algae marinae mediterraneae novae. - Bull. Soc. Hisl.
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Hamel G. — Phéophycées de France. Fasc. IL — Paris, 1935.
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Kornmann P. — Giffordia fuscata (Zan.) Kuck. nov. comb., eine Ecto-
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Parke M. — A Contribution to Knowledge of the Mcsogloiaceae and
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132
TYGE CHRISTENSEN
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des Algues phéosporées. — C. R. Acad. Sc. Paris, 179 : 1576-1578, 1924.
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Wærn M. — Roéky-Shore Algae in the Ôregrund Archipelago. — Acta
Phytogeogr. Suec., 30, 1952.
Légende de la Planche.
T. C. 6125 : Ascocyclus orbicularis. — 1 : Part of small dise with ascocysts
and young hairs, both somewhat deformed by pressure from the cover-glass. —
2 : The same. Four ascocysts. Prostrate fdaments separated through stronger
pressure. — 3 : Part of transverse section through similar dise. Two asco¬
cysts. — 4 : The same. Two young hairs. — 5-10 : Progressive development of
erect System bearing ascocysts (7 and 10) and hairs (9). Contents of three
ascocysts (9 and 10) in the preserved state brownish, solid, and somewhat
cracked. Successive layers from the outer surface of the walls first form
« blisters », and afterwards are ruptured to form the « funnels » also seen in
13 and 14 (cp. Schiffner 1916). — 11-13 : Plurilocular sporangia. Prolifération
through emptied sporangia. — 14-18 : Unilocular sporangia and corresponding
prolifération.
REVUE ALGOLOGIQUE
N 11 ” Sér., T. IV; PI 4
F. Chkistensen. — Unilocular sporangia in Ascocyclus.
Source : MNHN, Paris
NOTULES ALGOLOGIQUES
Cette rubrique réunit de courtes notes sans illustrations ni références biblio¬
graphiques. Elle permettra aux auteurs de publier des observations nouvelles
ne se prêtant pas à un long développement, notamment celles concernant l’éco¬
logie ou la biogéographie des Algues, ou de prendre date avant la parution d’un
travail plus complet.
Une forme de Telmatoskene mucosa Foit
à Fontainebleau.
J’ai observé dans une expression de sphaignes des mares du
plateau de Belle-Croix à Fontainebleau (1), de petites masses géla¬
tineuses, vert pâle, de forme irrégulière, atteignant 1 mm et rappe¬
lant par leur aspect le genre Palmella. Ces organismes étaient
en compagnie d ’Euglena stellata Mainx. L’examen microscopique
a montré une gelée ferme, amorphe, colorable au rouge de ruthé¬
nium et renfermant un grand nombre de cellules groupées tétra-
édriquement par paquets de 4- Ces cellules sphériques de 14 à 16 ;x
de diamètre, ont une membrane mince et lisse, tapissée par un
plaste pariétal, irrégulièrement lobé ou fragmenté. A l’intérieur de
la cellule on observe une grosse vacuole non contractile et un
noyau placé à la périphérie. Il n’y a ni stigma, ni vacuoles-contrac¬
tiles, ni pyrénoïde. L’action de la solution de Lugol montre qu’il y
a production d’amidon. Les autospores, 4 par cellules, avec un
plaste entier, pariétal, sont faciles à identifier. Certaines cellules
du thalle se transforment en zoosporanges et j’ai pu assister à la
sortie de ces zoospores, 16 par cellules; à contour pyriforme, elles
ont 6-7 a X 4 a, pas de membrane semble-t-il, deux tlagelles
égaux, deux vacuoles contractiles et un plaste pariétal, sans pyré¬
noïde. Le stigma de grande taille, allongé, équatorial, atteint 3 u.
de longueur.
Cet organisme correspond parfaitement au nov. gen. monospé¬
cifique décrit récemment par Fott (2) des eaux à sphaignes de
Bohême. Deux différences mineures séparent l’algue de Bohême
de la forme de Fontainebleau : 1°) dans notre matériel, il li’y a
pas trace, même après coloration d’une structure gloeocystoïde de
la gelée; 2°) le stigma de la zoospore, punctiforme en Bohême, est
(1) Cette intéressante récolte m’a été aimablement confiée par M. Léandri,
Sous-Directeur au Laboratoire de Phanérogamie; qu’il veuille bien trouver ici
l’expression de tous mes remerciements.
(2) Taxinomie der mikroskopischen Flora einhermischer Gewâsser, Preslia
-29, 1957.
134
NOTULES ALGOLOGIQUES
allongé, bacilliforme, à Fontainebleau. Nous ne pensons pas pour
l’instant, accorder une valeur systématique de variété ou d’espèce
à ces petites différences.
Fott place Telmatoskene parmi les Chlorococcales, nous préfé¬
rons le ranger dans les Tétrasporales de la famille des Palmellacées
au voisinage du genre Palmella, la formation de thalle informe, à
nombre indéfini de cellules nous semble un caractère de Tétra-
sporale plutôt que de Chlorococcales.
L’absence de vacuoles contractiles à l’état végétatif est par contre
un caractère de Chlorococcales. De ce fait nous nous trouvons là,
une fois de plus, en présence d’un genre particulièrement inté¬
ressant, faisant transition entre Tétrasporales et Chlorococcales.
P. Bourrelly.
Sur une forme de Oscillatoria Bonnemaisonii Crouan,
La diagnose de O. Bonnemaisonii Crouan met en évidence divers
caractères :
En ce qui concerne l’aspect du trichoine : lâchement et régu¬
lièrement spiralé.
— En ce qui concerne l’apex : ni atténué, ni capité, cellule api¬
cale convexe, pas de coiffe.
Sur diverses récoltes anciennes, effectuées à Morsalines (Manche)
en 1946 et Concarneau (Finistère) en 1947, j’avais eu l’occasion de
remarquer diverses dérogations à ces caractères, et ces dérogations
apparaissent beaucoup plus nettement dans une récolte effectuée
près de Nouméa, à Pile aux Canards (juillet 1955, sur diverses
algues à 1 m. de profondeur).
— Le trichome est parfois régulièrement spiralé, mais souvent
tortueux contourné, et tressé en double spirale.
— L’apex est brièvement atténué, subcapité, la cellule apicale
ne comportant aucun épaississement de membrane ni coiffe.
Les variations d’aspect du trichome sont d’ordre écologique et
je crois simplement utile de les mentionner. En revanche, les
échantillons à apex atténué et subcapité méritent d’être classés à
part, et constituent une forme spéciale.
Ces échantillons se rapportent nettement à O- Bonnemaisonii et
ne forment pas une espèce distincte. Les dimensions, l’aspect
des articles et des trichomes sont aisément reconnaissables. Mais
l’atténuation et la subcapitation sont également nettes, au moins
sur l’échantillon de Nouvelle-Calédonie.
NOTULES ALGOLOGIQUES
135
D’autre part, Lindstedt signale (Die Flora der marinen Cyano-
phyceen der Schwedischen Westküste, p. 60, 1943) qu’il a
remarqué des échantillons de O. Bonnenmisonii à apex nettement
atténué et cellule apicale arrondie, mélangés d’ailleurs à des
trichomes typiques.
Il s’agit de la forme signalée plus haut et pour laquelle nous
proposons la diagnose suivante :
O. Bonnenmisonii Crouan fa. attenuata nov. form.
Differt a typo a cellula apicali breviter attenuata et subcapitata,
eu in membrana superne haud incrassata.
Cette forme a été trouvée à Morsalines (1946) — en Suède (Lind¬
stedt), — en Nouvelle-Calédonie, peut se trouver mélangée avec
le type dont elle partage certainement le cosmopolitisme.
M. Serpette (Paris).
Sur Botrydiopsis arhiza Borzi.
Notre attention a été attirée par l’apparition et le développement
d’algues de couleur verte dans une eau captée en terrain basaltique
et embouteillée dans des conditions satisfaisantes. L’identification
de l’espèce en cause, aimablement déterminée par P. Bourrelly,
devait nous permettre de constater qu’il s’agissait là d’une locali¬
sation assez exceptionnelle pour être signalée et étudiée plus avant.
Deux espèces en fait ont été isolées des échantillons d’eau soumis
à l’examen :
Monallanthus sp., Xanthophycée dont le mode de vie est encore
peu connu à l’heure actuelle;
Botrydiopsis arhiza Borzi, Xanthophycées, Hétérococcales, dont
nous allons rappeler les caractères, et dont nous nous proposons
par la suite d’étudier dans la région du centre de la France les
autres localisations possibles, dans des eaux captées et dans les
terrains volcaniques d’où elles se libèrent.
Les Xanthophycées se caractérisent par la présence aux côtés de
la chlorophylle d’un excès de xanthophylle et de carotène, et surtout
par le fait que l’activité photosynthétique aboutit à la constitution
de réserves lipidiques et non pas d’amidon.
Botrydiopsis arhiza est bien connu; plusieurs races en ont été
décrites, qui pourraient être des races biologiques : citons seule¬
ment B. oleaeea Show, qui illustre bien l’orientation particulière
de la photosynthèse.
136
NOTULES ALGOLOGIQUES
Son aire de répartition est très étendue : Asie, Amérique et
Europe (Allemagne, France, Italie, Suède). On le rencontre dans
l’eau stagnante (bord et fond des étangs, des tourbières) et on peut
recueillir ses éléments mobiles dans le plancton (necton). Il se
trouve également sur différents substrats où il manifeste une
tendance à la vie aérienne : rochers suintants, écorces des arbres
abattus.
On l’a signalé aussi comme une algue du sol : il figure dans
la flore souterraine avec une fréquence d’autant moindre que la
profondeur s’accroît. Il a été trouvé jusqu’à une profondeur de
4 pieds (environ 1,25 m.) d’après les auteurs américains Moore et
Carter (1), et seulement à 15 cm. suivant Pochon et De Barjac (2).
Cette discordance peut s’expliquer par des différences dans l’humi¬
dité des sols.
B. arhiza est présent en toutes saisons avec semble-t-il une plus
grande abondance autour du mois d’avril. Il se trouverait dans
des sols de texture variée, même dans des sols arides, avec des
exigences minimes en ce cpii concerne le pH. Il utilise la silice
qui entrerait en proportion importante dans sa membrane.
Dans les mares riches en Ca+ + M. Chadefaud (3) l’a signalé,
formant des pellicules calcaires en surface. P. Dangeard (4) l’a
récolté, en voile continu, dans un bassin stagnant du Muséum,
d’où il disparut quand on établit lin courant d’eau continu. Mais
il reste rarement abondant dans la nature, en raison de l’action
freinatrice que Bactéries et Champignons exerceraient sur son
développement.
La reproduction s’effectue par des spores ciliées (zoospores) et
surtout en culture par des spores immobiles (autospores de 8 à
10 u.); ce sont ces autospores que nous avons observées.
En ce qui concerne nos constatations, il semble que l’algue est
en place, adaptée au milieu souterrain, et indifférente à l’impor¬
tance notable du débit de l’eau. Le substrat volcanique lui procure
les éléments minéraux indispensables. L’absence de bactéries lui
permet de prendre un développement important quand elle trouve
réunies des conditions externes favorables, de lumière et de tem¬
pérature.
M. Coulet et R. Vincent.
(1) Moore G. T. and Carter N. — Further studios on the subterranean algal
flora of the Missouri Bot. Gardon. — Ann. Miss. Dot. Garden, 13, 101-140, 19211.
(2) Pochon et de Barjac. — Traité de Microbiologie des sols. — Paris, 1958.
(3) Chadefaud M. — - Sur une sorte de « fleur d’eau » formée par des Xantho-
phycées du g. Botrydiopsis. — Rev. Scient., n° 3225, 393-396, 1943.
(4) Dangeard P. A. — Une algue verte peu connue appartenant au genre
Botrydiopsis. — Nuov. Notaris., 36, 1925.
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d’une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première-
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d'information dans la
«Bibliographie» paraissant en annexe au «Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin analytique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
Thomasson K. -— Reflections on arctic and alpine Lakes. —
Oikos, 7, 1, p. 117-143, 14 fig.
L’auteur donne une courte synthèse sur la biologie du plancton des
lacs arctiques et alpins. Il insiste sur l’importance du facteur insolation,
durée et puissance, et sur celle des rayons ultra-violets dont l’action peut
expliquer la stérilité de certaines eaux peu profondes. Le plancton des
lacs arctiques et alpins, dont il cite de nombreux exemples empruntés
a la Laponie suédoise, aux Alpes, aux Andes, est caractérisé par sa pau¬
vreté qualitative et quantitative. Aucune espèce planctonique ne semble
spécialisée à la vie dans ces eaux froides. Le plancton s’appauvrit à
mesure que l’on s’élève en altitude ou en latitude, mais il reste composé
d’espèces cosmopolites. Ces lacs qui sont toujours au-dessus ou au Nord
de la zone des forêts, sont oligotrophes ou même ultra-oligotrophes.
Ce petit article, accompagné d’une bonne bibliographie, donne une
excellente vue d’ensemble de l’écologie du plancton des collections d’eau
arctiques et alpines. — P. By.
Bourrelly P. - Recherches sur les Chrysophycées, morpholo-
logie, phylogénie, systématique. — Rev. Algol., mém. hors sér. 1,
ii>-8 0 , 412 p., 39 fig., 11 pl., 1957 (thèse de Doctorat ès-sc., Paris,
1954, sér. A. 2704, n° 3576).
Encore peu connu au début de ce siècle, le groupe des Chrysophycées
s’est pourtant révélé, depuis lors comme très important, tant par le
nombre des espèces, pour la plupart unicellulaires et nageuses, qui le
composent, que par leurs caractères morphologiques et cytologiques et
leur diversité. Mais ce n’est guère qu’en Europe centrale que, jusqu’ici,
il avait fait l’objet de travaux très étendus, au premier rang desquels
se situent ceux de Paschèr. En France, il n’avait été que très peu étudié.
On doit donc louer chaleureusement M. P. Bourrelly d’en avoir fait
l’objet d’une thèse de doctorat, qui comptera parmi les plus importantes,
en Algologie d’eau douce, de ces temps-ci, et qui donne une vue aussi
complète que possible, à l’heure actuelle, de ce que sont ces organismes,
et de la façon dont ils sont représentés dans notre pays.
Dans la première partie de ce remarquable travail, l’auteur traite des
caractères morphologiques et cytologiques des Chrysophycées, tant
d’après les auteurs qui, antérieurement, les avaient étudiées, que d’après
ses propres observations, qui ont été extrêmement nombreuses et soi¬
gnées, et apportent une contribution importante à la question. Sont
successivement passés en revue les types structuraux des Chrysophycées
10
Source ; MNHN, Paris
138
BIBLIOGRAPHIE
(types flagellés, rhizopodiques, palmelloïdes, coccoïdes, filamenteux et
parenchymateux), leur cytologie (paroi cellulaire, loricas, appareil ciné¬
tique, plastidome, corps mucifères, corps physoïdes, vacuoles, réserves,
appareil de Golgi, noyau et mitoses, reproduction sexuées, kystes et
pseudokystes), leur nutrition, leurs modes de vie et les groupements
cellulaires (formes solitaires, formes coloniales), leur écologie et leur
répartition géographique.
Cette première partie n’est que partiellement originale et, en raison de
l’époque à laquelle elle a été rédigée (1953) elle ne tient pas compte des
résultats récents fournis par les études au microscope électronique.
Néanmoins, le lecteur qui se contente du microscope optique y trouvera
tous les renseignements qu’il peut souhaiter. La seconde partie, plus ori¬
ginale, est consacrée à la phylogénie des Chrysophycées (leurs ancêtres,
les diverses voies de leur évolution, la classification de Pascher, un essai
de classification phylogénique, leurs relations avec les Xanthophycées et
les Diatomées). D’une souche commune hypothétique, l’auteur fait déri¬
ver, d’une part les Pyrro- et Euglénophycées, d’autre part l’ensemble
Chryso-et Xanthophycées + Diatomées + Phéophycées. Pages 111 et 112
est proposée une nouvelle classification, phylogénétique, basée sur le
type des cellules (soit nues ou loriquées, soit tuniquées, au moins à cer¬
tains stades du cycle), et sur les zoospores (absentes, uniflagellées ou bi-
flagellées, parfois pluriflagellées). Dans le groupe tuniqué les Thallo-
chrysidales (filamenteuses) et Chrysosphaerales (coccoïdes) ont des
zoospores uniflagellées; leur correspondent les Chromulinales (mona-
doïdes) dans le groupe non tuniqué. De même, avec des zoospores à deux
fouets (parfois plusieurs), les Pheolhamniales (filamenteuses) et Chrysa-
pionales (coccoïdes) sont tuniquées, tandis que les Ochromonadales et
Isochrysidales (monadoïdes) ne le sont pas. Quant aux formes sans zoo¬
spores flagellées, l’auteur n’admet pas de correspondance entre celles qui
sont tuniquées : Pheoplacales (pluricellulaires) et Stichogloeales (coc¬
coïdes) et celles qui sont nues : Chrysosaccales (palmelloïdes) et Rhizo-
chrysidales (rhizopodiques). De plus les SiUcoflagellales et les Craspcd o-
monadales sont rattachées aux Chrysophycées, mais il n’est pas fait
mention dans les tableaux des pages indiquées des Coccolitophorales.
Cette classification appellerait des commentaires. S’il la reprenait
aujourd’hui, l’auteur en modifierait probablement quelques points. Ainsi,
après les travaux de Misses Manton et Parke, il ne décrirait plus les
Isochrysidales comme ayant deux fouets isodynames et parfois un troi
sième fouet médian, celui-ci étant en réalité une sorte de tentacule fili¬
forme, ou haptonème. D’autre part, on peut contester que les Silico-
flagellâtes et Craspedonionadales soient vraiment des Chrysophycées,
malgré une parenté quasi-certaine avec celles-ci : il serait sans doute
plus prudent, jusqu’à nouvel ordre, de les tenir à part. Par contre, on
peut se demander s’il n’eut pas été préférable de faire figurer les Coceo
lithophorales dans la nouvelle classification, et même s’il n’y a pas lieu
de distinguer deux sortes de Chrysophycées, les unes à tendance silico¬
gènes, les autres plutôt calcigènes. D’une façon générale, il faudra dans
l’avenir, pour perfectionner la systématique de ces Algues, tenir davan¬
tage compte de leurs caractères cytologiques internes et cytochimiques
quand ceux-ci seront mieux connus!
Quant à la troisième partie, quel que soit l’intérêt des deux précédentes,
c’est elle qui rendra les plus grands services et assurera au mémoire de
M. Bourrelly de ne pas tomber de sitôt dans l’oubli. Il s’agit en effet
BIBLIOGRAPHIE
139
d'une « Monographie de quelques Chrysophycées » appartenant aux
divers ordres ci-dessus définis, et c’est là un travail considérable, auquel
tous les algologues d J eau douce auront désormais obligatoirement recours.
L’ouvrage se termine, non seulement par un index bibliographique
très complet, mais en outre par des notes complémentaires, où l’auteur a
résumé les principaux progrès accomplis, depuis la soutenance de sa
thèse (1954), dans la connaissance des Chrysophycées : espèces nouvelles,
remaniements systématiques, études électroniques (notamment celles des
écailles des Mallomonas et Synura), haptonème des Chrysochromuliha,
etc.
Enfin une excellente illustration, abondante et très claire, achève de
faire du mémoire de M. Bourrelly un ouvrage de premier ordre, qui fait
grand honneur à l’Algologie française.
M. Chadefaud.
Kallio P Studies on artificially produced diploid forms of
some Micrasterias species (Desmidiaceae). — Arch. Soc. Zool. Bot.
Fenn. Vanano, 11, 2, pp- 193-204, 1957-
Cet article, fort intéressant, résume les travaux antérieurs de l’auteur
et montre tout l’intérêt des cultures d’algues d’eau douce pour l’étude
des formes diploïdes.
Par une exposition de 2 à 3 heures à 0", l’auteur obtient des cellules
diploïdes de Micrasterias Torreyi et fimbriata. M. Torreyi. plante de
jours courts donne des formes diploïdes par illumination continue. La
centrifugation permet aussi d’avoir des cellules diploïdes à côté de
cellules anuclées qui. elles, périssent rapidement. Ces plantes diploïdes
sont de dimension plus grande que les haploïdes et ont un volume double.
Souvent le nombre des dents des lobes est augmenté.
Micrasterias anyulosa, algue des régions arctiques, supporte l’éelaire-
rcment continu (jours longs) sans apparition de formes diploïdes.
Chez M. ceralophora, les formes diploïdes ne vivent que quelques
jours.
En général, chez les Micrasterias, la diploïdie se caractérise par une
augmentation de la taille et du volume de la cellule, un accroissement du
nombre des denticules, un élargissement des lobes inférieurs. — P. By.
Fogg G. E. The Radiocarbon method for the détermination
of Photosynthesis in Natural Waters. — Journ. Chem. Phys. Soc.
Univers. Coll. London, 1, 205-209, 1957.
L’auteur donne une étude critique fort intéressante des méthodes de
détermination du pouvoir photosynthétique des eaux naturelles par la
technique du carbone radioactif C„.
La méthode classique de Gran permet de calculer la production d’O,
photosynthétique du plancton. Elle consiste à placer une bouteille de
l’eau du lac, dans le lac lui-même, à la profondeur à étudier, et de mettre
à côté une bouteille identique dont les parois sont rendues opaques par
un vernis noir. T.a différence de production d’oxygène des deux bou¬
teilles permet la mesure du pouvoir photosynthétique. Mais le quotient
0 2 /C0, ainsi obtenu est souvent variable, surtout lors de la production
de matières grasses. De plus les eaux de surface, saturées en oxygène.
140
BIBLIOGRAPHIE
donnent des résultats aberrants. La méthode Nielsen, est une modifi¬
cation de la technique précédente, elle utilise une quantité connue de
bicarbonate de Na marquée par C„. Après 24 heures d’exposition on filtre
sur une fine membrane d’acétate de cellulose (pores de 0,5 à 1 jx) et on
recueille ainsi le plancton. Après dessiccation on détermine la radio¬
activité de ce filtrat. Cette méthode se révèle excellente pour les eaux
riches en phytoplancton, mais elle est moins bonne pour les eaux oligo-
trophes. Dans cette méthode on méconnaît les interrelations entre pho¬
tosynthèse et respiration. Les activités bactériennes, modifiées par la
mise en vase clos, sont en outre différentes à la lumière et à l’obscurité.
Enfin, en mesurant la radioactivité du filtrat, on néglige les produits
solubles rejetés par les algues dans le milieu. Toutes les méthodes se
fondent sur une répartition homogène du phytoplancton et là encore
s’introduit une nouvelle incertitude. — P. By.
Proceedings of the Unesco Symposium on phÿsical oceanogra-
phy. — Tokyo, 1957, 292 p.
Ce volume groupe les communications du Colloque d’Océanographie
physique qui s’est tenu à Tokyo du 19 au 22 octobre 1955, sous l’im¬
pulsion de l’UNESCO avec la collaboration de la Société Japonaise pour
l’avancement des Sciences.
Ce mémoire groupe 46 communications faites par des spécialistes,
surtout Japonais et Russes. Ces communications se rapportent pour la
plupart aux mers et océans d’Extrême-Orient, mais quelques-unes se
réfèrent à l’Atlantique et au Pacifique du Sud de l’Amérique.
Trois parties se partagent le mémoire : 1") une étude des méthodes et
instruments employés en Océanographie; 2°) une étude de la circulation
des masses d’eaux océaniques, circulation verticale et de surface, modi¬
fications thermiques et variation de l’oxygène dissous, distribution des
éléments chimiques.
La 3 e partie est consacrée à des travaux plus généraux sur l’océano¬
graphie physique aux Indes, au Japon, au Pakistan, au Viêt-Nam, en
U.R.S.S.
Il s’agit évidemment d’océanographie physique mais ce mémoire
apporte une foule de renseignements précieux qui intéresseront tous les
algologues qui s’attachent à la biologie des algues et du phytoplancton
marin. — P. By.
Luther H. — über die Xanthophyceen im Sinne von Correns.
Bot. Notiser, Lund, 111, 1, pp. 336-340, 1958.
L’auteur signale un travail bien connu de Correns, « Über eine neue
braune Süsswasseralge, Naegellia flageUifcrn nov. gen. et sp. » (Ber.
Deutsch. Bol. Gesell., 10 , 1893) dont une partie consacrée à la systéma¬
tique théorique a été négligée et est complètement tombée dans l’oubli.
Dans cet article, Correns donne le nom de Xanthophyceae à l’en¬
semble des algues à pigments jaune brun : Hydrurus, Naegeliella, Phaeo-
Ihamnium, et Diatomées : c’est-à-dire, à l’ensemble des Chrysophycées
et des Baeillariophycées.
Le nom de Xanthophycée attribué par Allorge (1930) aux Hétéro-
contes était donc préoccupé et utilisé dans un sens tout différent.
Luther conclut en rejetant de ce fait Je nom de Xanthophycée et en
Source. MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
141
proposant de revenir à celui d’Heterocontae. Pour des raisons de termi¬
naison, nous pensons que si l’on adopte cette terminologie, il faudrait
dire, Hcterocontophyceae, comme l’on dit Chrysophyceae ou Bacilla-
riophyceae. - - P. By.
Lefèvre M. et Farrugia G. — De l’influence sur les algues d’eau
douce, des produits de la décomposition spontanée des substances
d’origine animale et végétale. Hydrobiologia, 10. pp. 49-65, 1958.
Les auteurs cultivent des algues d’eau douce dans un milieu renfer¬
mant uniquement de l’eau distillée additionnée des produits naturels de
décomposition d’origine végétale ( Cladophora) ou animale (poissons).
Ces produits favorisent la culture de certaines espèces d’algues d’eau
douce, ou au contraire inhibent ces cultures. L’action est spécifique et
présente souvent un seuil. Ainsi les produits organiques végétaux ne
donnent qu’une culture médiocre de Cosmarium Lundellii, par contre
les produits animaux permettent une excellente croissance. Si l’on prend
Cosmarium obtusatum on obtient un résultat inverse.
Lorsque la matière organique a un effet défavorable on observe sou¬
vent des réactions morphologiques et cytologiques : disparition des pyré-
noïdes, monstruosité de la division, etc.
Ces intéressants phénomènes peuvent expliquer l’évolution des popu¬
lations algales dans les étangs et collections d’eau naturelle. Il y a là
toute une série de problèmes et de recherches qui s’ouvrent à la sagacité
des biochimistes. - P. By.
Woodhead N. et Tweed R. I). A check list of tropical West
African Algae. Hydrobiologia, 11, 3/4, pp. 299-395, 1958.
Il s’agit d’un catalogue par ordre alphabétique de toutes les algues
microscopiques d’eau douce et saumâtres signalées dans l’Afrique tropi¬
cale occidentale sans commentaire écologique ou systématique. La région
envisagée comprend surtout les pays côtiers : Sénégal, Guinée française,
Sierra Leone, Liberia, Côte d’ivoire, Haute-Volta, Nigeria français,
Ghana, Dahomey, Nigeria, Togo, Cameroun, Gabon, Oubangui-Chari,
Congo belge, Angola, Sud-Ouest Africain. Les résultats des études des
auteurs sur la région du Sierra Leone sont incluses dans ce catalogue.
Cette étude n’est pas encore parue; elle sera fort intéressante d’après
la liste des espèces.
Ce catalogue complète en quelque sorte la bibliographie africaine de
A. J. Brook, Klpferatji, Ross et P. A. Sim (Revue Algologique, t. II,
fasc. 4, pp. 207-238, 1957), nous regrettons seulement que les auteurs se
soient limités à la région tropicale côtière. Il est vrai que malgré cette
limite la liste occupe une centaine de pages. C’est dire la richesse de
l’Afrique en algues microscopiques.
Cette liste sera d’un grand secours pour tous ceux qui s’intéressent à
la flore africaine et à la biogéographie. — P. By.
Provasoi.i L. Effect of plant Hormones on Ulva. — Biolog.
Bull., 114, 3, pp. 375-384, 1 pl„ 1958.
L’auteur a cultivé en milieu synthétique à base d’eau de mer, des petits
fragments (5 mm de côté) d 'Ulva lacluca. Ces cultures sont absolument
142
BIBLIOGRAPHIE
pures, sans bactéries ni organismes épiphytes. On obtient de courts
filaments, non foliacés, qui rapidement blanchissent mais en conservant
de petites plages vertes. Ces plages vertes, après repiquage redonnent
des filaments atypiques. Ces filaments atteignent une plus grande taille
par addition de kinétine et d’acide indol-acétique. L’adénine permet
aussi un accroissement en longueur, mais elle semble antagoniste de
l’acide indolacétique. L’addition de gibberelline amène une élongation
très spectaculaire.
Les thalles foliacés de structure normale s’obtiennent facilement par
l’action combinée de l’adénine et de la kinétine.
Seuls les rhizoïdes et les taches vertes du thalle sont capables de pro¬
duire de nouvelles germinations. Ce sont là les éléments durables du
thalle.
En culture impure, avec bactéries, Foyn avait obtenu en utilisant le
milieu de Schreiber + extrait de sol, des thalles foliacés normaux, il
semble donc que les bactéries fournissent les hormones végétales indis¬
pensables à la croissance. Il faut remarquer que les hormones végétales
utilisées avec succès sont sans action sur les Volvox et les algues uni-
cellulaires marines et d’eau douce.
Cet important travail ouvre des horizons nouveaux sur l’écologie des
algues marines littorales. — P. By.
Pàlik P. — Studies iiber Hildenbrandtia rivularis (Licbm ) J.
Ag. - Ann. Univers. Sc. Budapest, Rote Eôtvôs nom. sect. biol., 1,
pp. 205-218, 19 fig., 1957.
//. rivularis est une Rhodophycée d’eau douce dont le mode de repro¬
duction, malgré les études de Skuja et de Starmach, est encore incom¬
plètement connu. L’auteur nous fait part des résultats intéressants qu’elle
a obtenu en cultivant des croûtes d7/. rivularis. Elle décrit la formation
des tétraspores dans les cellules basales du thalle, mais à l’inverse des
espèces marines, il n’y a pas formation de conceptacles spécialisés.
La reproduction sexuelle est observée avec carpogone et trichogync,
dans la partie apicale du thalle. Les spermaties sont incolores. Après la
fécondation, le développement du carpogone n’a malheureusement pas
été suivi.
Ce travail apporte comme on le voit par cette brève analyse une con¬
tribution importante à la connaissance des Rhodophycées d’eau douce.
P. By.
Cor illion R. - Les Charophycées de France et d’Europe occiden¬
tale. — Rennes, 499 p., 35 pi., 64 cartes, 1957.
Comme le remarque l’auteur dans son introduction, les Charophycées
depuis les travaux classiques de l’Abbé IIy (1913-1914) ont été, en
France, complètement délaissés. Voici heureusement un important ou¬
vrage qui vient combler cette regrettable lacune et nous donne une mise
au point générale tant systématique qu’écologique sur les Charophycées
françaises. L’ouvrage est divisé en quatre parties : la première de
240 pages est consacrée à l’étude systématique des 45 espèces de Cha-
racécs d’Europe occidentale (35 pour la France) appartenant à six
genres. Pour chaque espèce, après la description du genre et une clef de
BIBLIOGRAPHIE
143
détermination, nous trouvons la diagnose de l’espèce, souvent accom¬
pagnée de figures, les variétés, la distribution géographique mondiale,
européenne et française (avec indication des principales stations), puis
vient l’écologie avec les types de station, le substrat, l’état physicochi¬
mique des eaux, enfin pour terminer, la phytosociologie.
La 2 1 ' partie étudie le milieu physique : substrat, action mécanique de
l’eau, régime des eaux, profondeur, luminosité, température, sels dissous,
pH. La 3° partie est consacrée à l’écologie, étude du milieu vivant, diffé¬
rents types de végétation, étude des associations, de leur dynamisme,
de leur périodicité et de leurs successions annuelles.
La 4" partie s’attache à la répartition phytogéographique des Characées
et une série de 04 cartes montrent les aires mondiales, les aires euro¬
péennes et les aires françaises des espèces les plus intéressantes ou les
plus importantes. Ce rapide résumé des têtes principales de chapitre
suffira à montrer et l’ampleur et l’intérêt de ce mémoire. Signalons pour
terminer toute une série de figures schématiques très parlantes sur la
répartition des zones de Characées dans les étangs ainsi que les tableaux
montrant le dynamisme des associations et leurs successions dans le
temps. Enfin, index bibliographique, listes des localités par région, index
des espèces, listes des prospecteurs par région, catalogue des herbiers
et collections, permettent une recherche facile et une utilisation com¬
mode de ce beau mémoire qui prendra une place de choix dans la biblio¬
thèque de l’Algologue à côté des ouvrages de Groves, de Hy et de Woon.
P. By.
PuYMAkY A. de. — Les hétérocystes des Algues bleues : leur
nature et leur rôle. — Le Botaniste , 46. pp. 209-270, 1957 (1958).
Dès 1955 (C. H. Acad. Sc. Paris, 240, pp. 2172-2174), l’auteur s’était
intéressé aux hétérocystes des Cyanophycées et avait brièvement esquissé
une hypothèse qu’il reprend et développe dans l’importante étude qui
vient de paraître. Ce travail, admirablement documenté, fait la mise au
point de nos connaissances sur ces organites mystérieux, caractéris¬
tiques d’un grand nombre de genres de Cyanophycées.
Au début de son mémoire l’auteur précise la structure et la morpho¬
logie des hétérocystes. Il montre qu’ils se différencient très tôt, chez les
trickomes très jeunes. Ils sont, à l’origine, des cellules terminales, le
plus souvent basilaires et éloignés de la zone de croissance active. Hété¬
rocystes et gaine sont étroitement liés et ce fait conduit l’auteur à pré¬
senter une nouvelle hypothèse sur le rôle des hétérocystes. Il les compare
aux cellules rhizoïdales «le certaines algues vertes (Spirogyre entre autre)
et pense que les hétérocystes peuvent être considérés comme des cellules
adaptées à la fixation du filament. Un certain nombre d’exemples choisis
parmi divers genres de Cyanophycées justifient cette hypothèse qui peut
surprendre au premier abord.
Il faut reconnaître que les hypothèses classiques sur le rôle des hété¬
rocystes, organes de reproduction ayant perdu leur fonction ou réser¬
voir d’enzimes en relation avec la production d’akinètes, étaient des
hypothèses de travail difficiles à défendre. La nouvelle théorie de
de Puymaly nous semble séduisante. Il reste aux Algologues la tâche
de la vérifier et de la compléter par de nouvelles observations. — P. By.
144
BIBLIOGRAPHIE
Kol E. — Über die Verbreitung der Schnee- und cis -bewohnen-
den Mikroorganismen in Europe I. — Arcli. f. Hydrobiol., 52 , 4 ,
pp. 574-582, 1 pl., 3 fig., 1957.
I/auteur reconnaît en Europe centrale trois zones de répartition, en
altitude, des microorganismes cryophiles : 1°) de 0 à 500 m; 2°) de 500 à
1 000 m; 3") au-dessus de 1 000 m. Dans les régions arctiques, au niveau
de la mer, nous retrouverons les organismes de la zone 3 d’Europe
centrale.
Une liste de 33 espèces d’algues et de 2 champignons caractéristiques
des neiges et des glaces, est dressée, avec l’indication des lieux de
récoltes, les auteurs, l’altitude, le pH de la neige, la coloration donnée
à la neige. On découvre sur les champs de neige et glaciers une centaine
d’organismes, mais il s’y trouve des éléments étrangers tels que Slicho-
coccus, Hormidium, Gloeocapsa.
L’espèce eryophile la plus répandue sur toute la surface de la terre
est Chlarnydonionas nivalis qui colore les neiges en rouge. Les grands
types de stations sont l’Europe septentrionale, l’Oural, les Çarpathes,
le Caucase et les Alpes. Ainsi Chl. nivalis se rencontre dans le, Nord de
l’Europe, entre 0 et 1 300 m, il existe dans l’Oural à 1 500 m et à 2 000 m
dans les Çarpathes. Dans les Alpes il végète entre 2 000 et 3 000 m, dans
les Balkans entre 2 500 et 3 000 m, et dans le Caucase entre 2 700 et
3 400 m.
I/Ancyclonerna Nordenskioldii est une Desmidiée caractéristique des
glaciers.
Le pH de la neige reste toujours acide et varie de 5 à 7, la coloration
causée par la pullulation des Algues va du rouge au rose et du jaune au
vert suivant les espèces.
L’auteur termine cette importante mise au point par une liste des
espèces endémiques et une bibliographie très complète. — P. By.
Van den Hoek C. — The Algal microvegetation in and on Bar-
nacle-Shelles collected along the Dutch and French Coasts. —
Blumea, 9 , 1 , pp. 206-214, 6 fig-, 1958-
L’auteur donne une courte mais fort intéressante étude des algues per¬
forantes ou croissant sur les coquilles. Dix-huit stations ont été pros¬
pectées, dont huit stations des environs du Cap Gris-Nez et de Roseoff.
les autres du littoral néerlandais. La florule étudiée renferme 25 espèces
dont 8 sont perforantes.
L’auteur pour les espèces les plus intéressantes donne des figures et
des commentaires de morphologie, systématique et écologie. Signalons
spécialement les notes sur la phase Conchocelis de Porphyra, sur Gornon-
lia polyrhiza, sur Phaeophila dendroides et Oslreobiurn Queketli. P. By.
Le Gérant : R. Lami. — lmp. Monnoyer, Le Mans.