Tome V - Fasc. 2 Juin 1930
REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
SOMMAIRE
Y. YAMADA. — Une nouvelle espèce d'Udotea du Pacifique : Udotea
CEPPEN SD RON CR EE neo ve 139
K.-M. DREw. — The occurrence of heterocysts and spores at both ends
filament in the genus Culindrospermum Kütz................ 143
ABBÉ P. FRÉMY. — Les Stigonémacées de la France............ 147
j. HEIMANS. — Le genre Cosmocladium Bréb................... 215
YAJNAVALKAYA BHARADWAJA. — Scytonema Malaviyaensis, sp. nov. 225
NOTES
G. HAMEL. — Les Caulerpes méditerranéennes. ................. 229
P. ALLORGE. — Héterocontes où Xanthophycées. ............... 230
Rog. LAMI. — Un essai de propagation de Fucus lutarius dans la Rance. 230
BIBLIOGRAPHIE
Cyanophycées, p. 233; Flagellés, p. 234; Péridiniens, p. 236; Chloro-
phycées, p. 236; Conjuguées, p. 241: Diatomées, p. 242; Phéophycées,
p. 244; Rhodophycées, p. 245; Distribution, Ecologie, p. 247; Parasites,
Symbiose, p. 260; Plancton, p. 261; Biologie générale, p. 263; Physiologie,
Chimie, p. 265 ; Cytologie, p. 271; Technique, p. 272; Varia, p. 273; Exsic-
cata, p. 275.
NOUVELLES
Une Mission algologique aux Antilles Françaises ................ 277
Mise au concours de travaux hydrobiologiques
Source : MNHN. Paris
Une nouvelle espèce d'Udotea
du Pacifique: UHdotea Geppii sp. ON,
par Yukio YAMADA
Dans leur travail splendide sur les « Codiaceae of Siboga »,
M. et M" A-E. GEPP ont étudié monographiquement le genre
Udotca. [ls ont donné une description précise de l'U. flabellum Howe,
accompagnée de nombreuses localités du Pacifique et de l’Atlantique.
Ils indiquent notamment les Friendly Islands, d’où un échantillon a
été distribué par HARVEY sous le nom d'U. flabellata (Friendly Isl.
Alg., n° 94).
M. AE. GEPP m’a aimablement autorisé à voir échantillon de
HARVEY conservé dans les collections du British Museum Natural
History, à Londres. J'ai vu aussi divers spécimens dans plusieurs her-
biers d'Amérique et d'Europe et notamment celui qui se trouve dans
l'herbier même de HARVEY, à Dublin. Tous ces échantillons sont
tout à fait uniformes et diffèrent de ceux d’U. flabellum Howe.
D'autre part, j'ai recueilli, en 1925, à l'île Palao, dans l'Océan
Pacifique, plusieurs échantillons d’un U dotea que j'ai conservé indé-
terminé, mais placé près des U. argentea Zan. et U. flabellum Howe.
En comparant mes échantillons de Palao avec ceux distribués par
Source : MNHN. Paris
140 Y. YAMADA
HARVEY, je suis arrivé à conclure que tous
appartenaient à la même espèce qui doit être
séparée des U. argentea et U. flabellum.
La caractéristique de cette espèce qui
la distingue nettement des espèces voisines,
c’est la présence de lignes concentriques bien
marquées sur toute la surface de la fronde,
ainsi que le montre la photographie ci-dessus
(fig. 1).
RTE EME #s 8 L :
tee Voici la diagnose de cette espèce que
Î 1 se à # 1° ns e
4 prsil eut je suis heureux de dédier à M. et M"° GEPpP:
/
Source : MNHN. Paris
UDOTEA GEPPII SP. NOV. 141
Udotea Geppii sp. nov. — Radice crassissima, e flamentis filiformibus
dichotome ramosis, 35-45 y crassis, substantia fusco-viridi impletis, intermixtis
composita; fronde 15 cm. alta et ultra, valde incrustata flabellata, stipite brevi,
compresso afhxa, sursum mox in pluribus segmentis divis, segmentis ilerum in
segmentis minoribus flabelliformibus divisis; segmentis atque minoribus conspicue
— 185; B. extrémité d'un rameau latéral de À,
Fig. 3. — À. un filament de la fronde, Gr
— 185; D. une partie de la figure 1, Gr —375.
Gr=375; C. un filament du stpe, Gr
lineis zonatim ornatis; lineis continuis intervallis 2-3 mm. latis disjunctis; margi-
nibus integris; frondis filamentis 25-40 n crassis, sub-parallelis, rarissime dicho-
iomis; ramellis lateralibus non brevissimis, alternatis vel sæpe secundatis ad basin
non constrictis, in ramellos ultimos cymosos terminatis; ramellis ultimis ad apicem
obtusis vel truncatis densatum corticem formantibus.
Dist. géogr. — Palao (Iles Carolines) ; Îles des Amis (Friendly Isl.).
- Source - MNHN. Paris
142 Y. YAMADA
Je veux exprimer ici ma reconnaissance à M. le Prof. MANGIN
qui m'a aimablement autorisé à travailler au Laboratoire de Crypto-
gamie du Museum; à M. le D' G. HAMEL qui a relu mon manuscrit
et à M. Rob. LAMi à qui je dois la photographie de l'Udotea Geppii.
Je remercie, aussi, M. A.-E. GEPP et M. G. Tanpy qui m'ont
permis d'étudier les échantillons du British Museum.
Laboratoire de Cryptogamie
du Museum National d'Histoire Naturelle.
Paris, janvier 1930.
Source : MNHN. Paris
The occurence of heterocysts
and spores at both ends
of the filament in the genus
. Cylindrospermum Kütz.
by Kathleen M. DREW
(Mrs. BAKER).
In accounts of the genus Culindrospermum Kütz., given in books
of reference on the Algae, it is either stated or the reader is left to
conclude from the figures, that the two ends of the filament are
unlike, the one being terminated by a heterocyst, the other by an
ordinary cell. As the cell adjacent to the heterocyst, or in exceptional
cases one near by, develops into a large spore, the difference between
the two ends is further accentuated. Such descriptions, which suggest
that there is a morphological distinction between the two ends of the
flament do not agree with what it is possible to observe. Possibly
this is partly the result of the difiiculty of mounting species of this
genus so that the individual filaments are disentangled and yet unbro-
ken. This diffculty can be avoided, however, by putting small masses
of the material to be examined, in a drop of water on a slide and
then keeping the slide in a damp chamber for a few days. The fila-
Source : MNHN. Paris
144 K. M. DREW
ments soon start to separate and travel over the slide in all directions.
(Text-fig. 1.) They can be observed then, without dificulty, either
in the living condition or after fixing and staining.
ne
Vree
7
15
C2.
Textfg. 1. — Diagrammatic drawing of part of culture of Cylindrospermum licheniforme
(Bory) Kütz. showing the proportion of filaments with heterocysts and spores at both
ends. h —heterocyst. s = spore. X 150.
Material of Cylindrospermum licheniforme (Bory) Kütz. and
Culindrospermum majus Kütz. has been examined both in this way
and as it occurs naturally and these observations have shown that
Source : MNHN. Paris
HETEROCYSTS AND SPORES IN CY LINDROSPERMUM 145
it is quite common for each end of the same filament to be terminated
by a heterocyst (Text-fig. | and Plate 1, figs. 1 b and 2 c). In other
cases there may be a spore adjacent to the heterocyst, at both ends
of the same filament (Text-fig | and Plate 1, figs. | a and 2b) or
quite frequently a spore and a heterocyst at one end and a heterocyst
only at the other (Text-fig. | and Plate 1, figs. 1 c and 2 a.).
These observations showing that the two ends of the filament of
Cylindrospermum are morphologically similar, supplement the figure by
GLADE', of a filament of Culindrospermum minutissimum Collins with
a heterocyst at each end of the filament. This figure accompanies an
account of the genus, in which the author states « Only the end cells
of a filament become colourless. Hence LEMMERMANN bas named these
structures Limiting-cells » (— Heterocysts) .
Contrary to the statements in some accounts of the genus, the
filaments of the two species examined are often long, intricately
twisted and entangled. This adds to the diffculty of tracing any one
flament throughtout its entire length, when examining the material
as it grows. When freed from one another, however; the filaments of
C. licheniforme tend to straighten out considerably (Text-fig. 1).
In C. licheniforme, as is the case in Cvlindrospermum muscicola
Kütz. described by BRISTOL”, a spore may develop occasionally from
a cell not immediately next the heterocyst. Examples of this are
shown in Plate i, fig. 3.
LITERATURE
1, GLADE, R. — Zur Kenntnis der Gattung Cylindrospermum. Beitr. z.
Biol. D. Pflanzen. Band 12, 1914.
2. BrisroL, B.-M. — On the Alga-flora of some desiccated English
soils : an important factor in soil biology. Ann. Bol., vol. 34, 1920.
Source : MNHN. Paris
PLATE 1
Fig. 1. — Filaments of C
vlindrospermum licheniforme (Bory) Kütz. termi-
nated by :
a) A spore and also a heterocyst at both ends. *<C 630.
b) A heterocyst at both ends. X 630.
c) À spore and a heterocyst at one end and a heterocyst only at the other.
X 630.
Fig. 2. — Filaments of Cylindrospermum majus Kütz. with :
a) À spore and a heterocyst at one end and à heterocyst only at the
other. X 630.
b) À spore and a heterocyst at both ends. X 560.
c) À heterocyst only at each end. «630.
en EC) and b) Filaments of Cyindrospermum licheniforme (Bory)
ütz. show'ng the devel
opment of spores in an intercalary position.
X 630. h— heterocyst. s — spore.
Source : MNHN. Paris
Tome V, PL 3.
REVUE ALGOLOGIQUE.
HETEROCYSTES AND SPORES IN THE GENUS
L
PE
CYLINDROSPERMUM KUTZ.
LR
Source : MNHN. Paris
Les Stigonémacées de la France
par l'Abbé P. FRÉMY
IL — CARACTÈRES GÉNÉRAUX.
Les Auteurs de la Révision des Mostocacées hétérocystées (II,
p. 52) ont fort bien défini, comme il suit, la famille des Stigoné-
macées : « Des cellules divisées dans le sens de la longueur du tri-
chome, des rameaux naissant de l’évolution d'une des cellules latérales
provenant de cette division », tels sont les caractères essentiels aux
Cyanophycées filamenteuses appartenant à cette famille. Ce mode de
ramification (ramification vraie) n'exclut pas la présence de rameaux
formés, comme chez les Scytonémacées, par l'éruption du trichome
en dehors de la gaine (fausse ramification) (fig. 1). De même, la
division des cellules par des cloisons parallèles à l’axe du trichome
n'exclut pas la division par des cloisons perpendiculaires à cette direc-
tion.
Ce double mode de division des cellules entraîne quelques païrti-
cularités dans la structure des filaments : les trichomes peuvent, au
moins en certaines régions, et sur une longueur variable, être formés
de deux ou de plusieurs séries de cellules juxtaposées latéralement
et non plus seulement disposées en simples files; et alors, les hétéro-
cystes se différencient aux dépens d’une des cellules collatérales péri-
phériques, et les gaines, au lieu d'être simplement tubuleuses, peuvent
être cloisonnées.
Source : MNHN. Paris
148 ABBÉ P. FRÉMY
à
L |
F
LB.
CITOTTTEE
TES
Fig. 1. — Fausse ramification : 4, rameaux solitaires ;
B, rameaux géminés. — (Figures théoriques, originales.)
Fig. 2. — Ramifcation vraie, latérale : À, rameaux solitaires; B, rameaux géminés, libres:
C et D, rameaux géminés, soudés. — (Figures théoriques, originales.)
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 149
Les rameaux vrais présentent des dispositions très variées : le
plus souvent, leurs trichomes se raccordent latéralement, à angle très
variable, avec celui du filament principal; ils peuvent être solitaires
ou géminés et, dans ce dernier cas, être libres ou rester accolés sur
une partie de leur longueur, ou même, sur toute leur longueur; et
s'ils se sont inégalement développés, la région du raccord avec le
filament principal apparaît comme composée d'une double série de
cellules (fig. 2). Parfois, ils proviennent du cloisonnement d'une
Fig, 3. — Ramification vraie, terminale : À, rameaux entièrement libres; B, rameaux
soudés à la base, puis libres; C, rameaux entièrement soudés.— (Figures théoriques, originales.)
cellule apicale, et, s’ils se séparent, le filament principal semble subir
une véritable dichotomie; sinon, sa partie terminale, sur une longueur
plus ou moins grande, se trouve encore composée de deux séries de
cellules, ou même davantage, si les cellules apicales des trichomes
restés accolés ont subi de nouvelles divisions longitudinales (fig. 3).
Dans quelques cas, les faux rameaux ont un aspect absolument
identique à ceux des rameaux véritables : c’est ce qui se produit quand
une cellule, ayant changé de position en tournant sur elle-même, se
cloisonne ensuite transversalement; ce cloisonnement transversal a tout
l'air d’être longitudinal (fig. 4).
Source - MNHN. Paris
150 ABBÉ P. FRÉMY
À ces caractères distinctifs de la famille des Stigonémacées
cloisonnement longitudinal des cellules, présence de vrais rameaux,
BORZI en a ajouté deux autres. Il considère comme très importante
la différenciation des trichomes en deux régions d'aspect différent
dans les parties les plus âgées, une région végétative, épaissie, toru-
leuse, formée principalement d'articles arrondis et bien distincts; dans
les régions plus jeunes, une région propagative, plus mince, non ou
peu toruleuse, formée d'articles cylindriques très courts, très serrés et
parfois indistincts.
Fig. 4. — Fausses ramifications simulant des ramifications vraies : À, rameau
solitaire; B, rameaux géminés, libres; C, rameaux géminés, soudés. —
(Figures théoriques, originales).
Cette différenciation est, en effet, souvent très nette, par exemple,
chez les Siigonema; mais, parfois aussi, par exemple, chez certains
Hapalosiphon, elle est à peine plus marquée que chez les Scytoné-
macées.
L'aspect toruleux des trichomes serait aussi, d'après le même
Auteur, un caractère distinctif, moins important il est vrai, des Stigo-
némacées. Mais, s’il est très fréquent, surtout chez les plantes âgées,
cet aspect n'est pas absolument général; il existe d’ailleurs, plus ou
moins prononcé, dans tous les autres groupes de Cyanophycées fila-
menteuses.
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE
151
La propagation des Stigonémacées se fait par hormogonies, hor-
mocystes, spores, gonidies isolées ou réunies en masses chroococcoi-
dales. Ces différents organes seront décrits en même temps que les
espèces chez qui ils existent.
11. — TABLEAU DES GENRES.
I. Filaments ayant quelques-uns de leurs rameaux
atténués en poils; plantes perforantes........
II. Filaments n’ayant aucun de leurs rameaux atténués
en poils :
A. Filaments non réunis en masses confluentes par
une substance gélatineuse ou muqueuse
A. Trichomes des filaments principaux et des
rameaux presque ou tout à fait de même
forme :
1) Trichomes des filaments principaux et des
rameaux presque conformes, ordinairement
formés de deux ou plusieurs séries d’ar-
ticles juxtaposés latéralement, gaines
épaisses
2) Trichomes des filaments principaux et
des rameaux tout à fait conformes, cylin-
driques, toujours formés d’une seule série
d'articles; gaines minces
B. Trichomes des filaments principaux et des
rameaux de formes différentes :
1. Filaments non réunis en mèches :
a) Trichomes le plus souvent formés d’ar-
ticles unisériés, rameaux non de forme
très différente de celle du filament prin-
cipal; plantes aquatiques ..........
b) Trichomes au moins en partie formés
d'articles bi- ou plurisériés; rameaux de
forme très différente de celle du fila-
ment principal ; plantes ordinairement
subaériennes
2. Filaments réunis en mèches :
1. Plantes non perforantes :
a) Mèches dressées, propagation par
hormocystes
I. Mastigocoleus.
II. Stigonema.
III. Westiella.
IV. Hapalosiphon.
V. Fischerella.
VI. Leptopogon.
Source : MNHN. Paris
152 ABBÉ P. FRÉMY
b) Mèches rampantes, propagation par
SDOLES ER NE Unes N'EUN
2. Plantes perforantes vivant dans le test
des coquilles marines. ............
B. Filaments réunis en masses confluentes par
une substance gélatineuse ou muqueuse :
A. Masses bien définies; pas de trichomes nos-
tocoïdes :
1. Ramification terminale, régulièrement di-
chotomique; plantes aquatiques ......
2. Ramification latérale, plus ou moins
irrégulière :
a) Pas d’hétérocystes, rameaux très
COTES ER der MS NOR TArNT Me
b) Des hétérocystes
a Hétérocystes non pédicellés ......
B Hétérocystes pédicellés .........
B. Masses mal définies, trichomes primaires
HOSTOÉO CESSE MA RER ee Re
VII. Thalpophila.
VIIL. Matteia.
IX. Pulvinularia.
X. Desmosiphon.
XI. Capsosira.
XII. Nostochopsts.
XII Mastigocladus.
REMARQUE. — Dans ce tableau, nous avons placé non seule-
ment les genres qui renferment des espèces actuellement connues
en France : Mastigocoleus Lagerh., Stigonema Ag. Hapalo-
siphon Naeg., Fischerella (B. et F.) Gom., Capsosira Kütz.,
Mastigocladus Cohn, mais encore, la plupart des genres euro-
péens, dont, prochainement peut-être, on trouvera des représen-
lants sur notre territoire. Nous y avons omis le genre Sommierella
Borzi, dont l’une des. deux espèces S. hormoides (Kütz) Borzi
t=— Stigonema hormoides Auct.) se trouve pourtant en France, parce
que ce genre ne nous paraît pas suffisamment distinct du genre Stigo-
nema. Nous n’y avons pas introduit les trois genres: Diplonema Borzi,
Spelacopogon Borzi et Seguenzaea Borzi (qui jusqu'à présent ne sont
connus que de la Sicile), parce que le mode de cloisonnement de leurs
cellules (cloisonnement constamment transversal) et leur ramification
(fausse ramification simulant parfois la vraie) les font logiquement
rentrer dans la famille des Scytonémacées, mais nous les étudierons
en appendice. Les mêmes raisons, d'après BoRzi, seraient applicables
au genre Mastigocladus Cobn que d’autres, comme GEITLER, placent
parmi les Nostocales. Avec le plus grand nombre des Auteurs, nous
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 153
l'avons maintenu parmi les Stigonémales, à cause de la très grande
ressemblance de certaines de ses formes rameuses, surtout quand elles
ont conservé leur gaine, avec les Hapalosiphon.
IL —REÉLATIONS AVEC LES AUTRES GROUPES,
Comme l’a fort bien démontré L. GEITLER, par le mode de
clcisonnement de leurs cellules et par leur ramification, les Stigoné-
macées sont étroitement apparentées au genre Siphononema Geitler;
par son intermédiaire, elles se rapprochent des Chamésiphonées et des
Chroococcacées, surtout du genre Gloecocapsa. Le genre Mastigoco-
leus, dont certains rameaux sont transformés en poils, les rattache aux
Rivulariacées ; et le genre Mastigocladus, par la forme des trichomes
de ses filaments principaux, aux Nostocacées. C’est des Scytonémacées
et des Oscillariées que les Stigonémacées sont les plus éloignées.
Elles pourraient pourtant s’y rattacher par le fait de la présence, chez
beaucoup de leurs espèces, de faux rameaux à côté de rameaux vrais.
De plus, les Diplonémées, qui ont une ramification de Scytonémacées,
ont un aspect de Stigonémacées.
IV. — NOTIONS SOMMAIRES D'ECOLOGIE.
La plupart des Stigonémacées sont des plantes d'eaux douces,
d’eaux thermales, ou subaériennes. Parmi les espèces françaises, une
seule est marine : Mastigocoleus testarum.
Le tableau suivant représente sommairement la distribution de
la famille au point de vue écologique. Des précisions seront données,
pour chaque espèce, après sa description.
Masiigocoleus p. p.
Matteia.
Mastigocoleus p. p.
Stigonema p. p.
Hapalosiphon.
Pulvinularia.
Desmosiphon p. p.
Capsosira.
Nostochopsis.
Mastigocladus p. p.
ePIENTES MATINS AN Men nn ee
2. Plantes d’eau douce. |
Westiella p. p.
Fischerella p. p.
Thalpophila p. p.
Mastigocladus p. p.
Source - MNHN. Paris
154 ABBÉ P. FRÉMY
Westiella p. p.
SnPlantes subaëriennes ss. 2. ne Fischerella p. p.
| Leptopogon.
Thalpophila p. p.
{ Stigonema p. p.
I. MASTIGOCOLEUS Lagerheim
in Notarisia, 1886.
Filaments libres entre eux, irrégulièrement rameux. Trichomes
formés ordinairement d’une seule série de cellules, parfois de deux
aux points où se raccordent les rameaux. Rameaux de deux sortes :
les uns cylindriques, les autres flagelliformes, à extrémité transformée
en poil. Gaine continue. Hétérocystes ordinairement solitaires, très
rarement deux à la fois, jamais intercalaires, terminaux ou latéraux,
parfois pédicellés. Multiplication par hormogonies; spores inconnues.
Contenu cellulaire homogène.
Une seule espèce actuellement connue :
Mastigocoleus testarum Lagerh. (loc. cit., p. 65, PI. D).
Icon. — LAGERHEIM, loc. cit. ; KIRCHNER in Engler und Prantl., Nat.
Pfl. Myxophyceæ, p. 81-82; ScHMipT, Cyan. dan., p. 404; TILDEN, Min-
nesota Algae I, PI. XIV, fig. 12; GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 208; BORNET
et FLAHAULT, Bull. Soc. Fr., 1889, PI X, fig. 4.
Exsicc. — WITTROCK et NORDST, Alg. exs., n° 866 a et b; PHyco-
THECA BOREALI-AMERICANA, n° 213.
Taches orbiculaires, puis coafluentes, d’un gris bleuâtre ou vio-
lacé, parfois rosées, minces, se développant d’abord à la surface des
coquilles ou des roches calcaires, puis les perforant. Filaments cour-
bés, épais de 6-10 «. Gaines minces, hyalines. Trichomes glauques,
épais de 3,5-6 4. Articles cylindriques ou à peu près. Hétérocystes
plus épais que le trichome, ayant une longueur et une largeur qui
peuvent varier entre 6-18 . — (Fig. 5.)
Les var. gracilis Hansg., Beitr. Oest. Ung. Küst. Bôhm in Sit-
zungb. d. Kônigl. Ak. v. Wissensch. 1892, p. 220, PL. I, f. 11 (fila-
ments épais de 3-5 , trichomes épais de 2-4), et rosea Schmidt,
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 155
s
Danm. blaagr. p. 125, in Bot. Tidskr. p. 405 (taches roses ou lilas),
ne sont que des formes stationnelles.
Habitat. — Dans les vieilles coquilles marines et les roches calcaires du
littoral, souvent avec Gomontia polyrhiza (Lagerh.) Born. et Flah. et Æyella
caespitosa Born.; constitue, avec cette dernière espèce, les gonidies de Verru-
caria consequens Nyl.
Fig. 5. — Mastigocoleus testarum Lagerh. X 500; d'apr. un échantillon trouvé
AlChauser di demone elle de Pal ee (Ongale)
Distribution géographique. — Europe septentrionale, Angleterre, îles anglo-
normandes, côtes atlantiques d'Espagne, côtes de l’Adriatique, Jamaïque, côtes
orientales et occidentales de l'Amérique du Nord.
FRANCE. — Saint-Vaast-la-Hougue, dans le test des vieilles coquilles,
surtout d’huîtres, principalement dans le Rhun et les parcs de la Toquaise !
Source - MNHN. Paris
156 ABBÉ P. FRÉMY
(MALARD et HARIOT) ; Chausey ! Roscoff, dans les vieilles coquilles (BORNET
in herb. Thuret !) ; Brest (LE DANTEC, ibid. !) ; Le Croisic, dans les coquilles
et les pierres (GOMONT, BORNET, ibid. !) ; Cette, étang de Thau (FLAHAULT,
ibid. !).
Var. aquae dulcis Nadson (in Bull. Jard. Bot. St-Pétersbourg,
X, 1910, pp. 151-153). — Mêmes caractères que le type, mais vit
dans les eaux douces.
Signalé en Russie, dans les rivières. A rechercher en France.
REMARQUE.— Avec Mastigocoleus testarum, on trouve assez
souvent des masses chroococcoïdales. Ces masses ne proviennent pas
des filaments de Mastigocoleus, mais de Hvella cæspitosa Born. qui
lui est souvent associé (cfr. BORNET et FLAHAULT, Note sur deux
nouveaux genres d'Algues perforantes, in Journal de Botanique, 16
mai 1888).
IT. STIGONEMA Ag.
(Syst. Alg., 1824, p. 20.)
Filaments libres entre eux, épars ou formant des gazons plus ou
moins étendus. Rameaux disposés irrégulièrement dans toutes les direc-
tions, à trichomes à peu près semblables à ceux du filament principal.
: Gaines ordinairement épaisses, souvent colorées en Jaune ou en brun.
Hétérocystes intercalaires ou, parfois, latéraux. Propagation par hor-
mogonies terminales, par conidies chroococcoïdales, ou par spores.
« Les hormogonies terminent ies rameaux ordinaires ou se déve-
loppent dans des ramules particuliers. Elles sont solitaires ou sériées.
Quand elles ont été mises en liberté par l'ouverture du sommet de la
gaine, celle-ci se contracte et se resserre en s’atténuant en cône. Les
portions de gaine vide persistent pendant longtemps; elles ont servi
quelquefois à caractériser certaines espèces (Sirosiphon vestitus
Naeg.), mais à tort, attendu qu’on en trouve de pareilles dans toutes
les espèces du genre. Après la sortie des hormogonies, il peut arriver
que les cellules sous-jacentes se développent en un nouveau rameau
qui s’allonge dans la gaine vide. Cette reconstruction du rameau est
rare dans les ramules hormogonifères latéraux: elle est plus fréquente
lorsque les hormogonies sont terminales. Si ce phénomène se produit
à plusieurs reprises, le filament présente des renflements lamelleux qui
rappellent les entonnoirs des Scytonema Myochrous, etc.
Source - MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 157
« On sait que plusieurs Stigonema concourent à la formation de
divers Lichens. La présence des hyphes dans l'épaisseur de la gaine
modifie le développement de l’Algue qui devient plus robuste, plus
opaque et ne représente plus l’état normal de l’espèce. Les échan-
tillons ainsi modifiés se rencontrent surtout dans les lieux très secs:
ils doivent être exclus du cadre des descriptions algologiques.. En
général, on peut présumer qu’un Stigonema est lichénisé, à son défaut
de transparence et aux hyphes souvent colorés en bleu qui adhèrent
à sa base. Mais, le moyen le plus sûr de le constater est de faire
bouillir la plante dans la potasse caustique, de laver à l'alcool, puis
à l'eau, et, si l'on veut, de colorer la préparation par le vert de méthyle
qui se fixe sur les hyphes et en dessine toutes les sinuosités. » (BORNET
et FLAHAULT, Révision, II, pp. 62-63.)
CLEF ANALYTIQUE DES ESPÈCES
I. Trichomes des filaments adultes formés, en ma-
jeure partie, d’une seule série de cellules :
À. Filaments épais de 7-15 y, gaines ordinai-
TOMENT DYANNES En EPA ENCR PE 1. S. hormoides.
B. Filaments épais de 24-45 y, gaines ordi-
nairement jaunes ou brunes :
1. Filaments épais de 35-45 y, libres ;
cellules subglobuleuses ........... 2. S. ocellatum.
2. Filaments épais de 24-36 y, fasciculés;
cellules ordinairement discoïdales ... 3. S. panniforme.
II. Trichomes des filaments adultes formés, en ma-
jeure partie, de deux ou plusieurs séries de
cellules :
A. Fronde coralloïde-mésentérique ........ 4. S. mesentericum.
B. Fronde non coralloïde-mésentérique :
1. Hormogonies très courtes (bien moins
de 25 y), filaments épais de 10-18 y,
TAMEA AIT COUR EEE 5. S. minulissimum.
2. Hormogonies longues d’au moins 25 y;
filaments épais d'au moins 18 y, sou-
vent plus :
a) Filaments épais de 18-35 y :
a. Filaments épais de 18-29 y, arti-
cles non uniformément disposés sur
toute la longueur du trichome... 6. S. minutum.
Source - MNHN. Paris
158 ABBÉ P. FRÉMY
B. Filaments épais de 27-37 y, ar-
ticles uniformément disposés sur
toute la longueur du trichome... 7. S. {urfaceum.
b) Filaments épais de 40-90 » :
a. Plantes molles, hormogonies ter-
TAN ENS TI EE Er ER 8. S. informe.
B. Plantes rigides, hormogonies laté-
rales, verticillées ............ 9. S. mamillosum.
1.Sfigonema hormoides (Kütz.) Born. et Flah. (Révision, II,
p. 68.) 1:
Syn. — Scytonema hormoides Kütz., Phyc. gen., p. 215: Hapalosiphon
Myochrous h. decumbens Rab., FL eur. Alg. II, p. 255; Sligonema compac-
tum Borzi, Morf. etc. in N.G. bot. ital., 1879, t. IX, p. 383; Sommierella
hormoides Borzi, Studi sulle Mixofic. in N. G. bot. ital., 1917.
Icon. — KüTz. Tab. phyc. Il, PI. 34, fig. 2 (Sirosiphon brevis) et 4
(Sirosiphon hormoides) ; BoRZI, loc. cit., PL. 10, fig. 51-55 (Sommierella hor-
moides) ; GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 219 et 231: FRÉMY et MESLIN, Bull.
Soc. Linn. Norm., 7° sér., 9° vol., p. 153.
Exsicc. — RaB. Algen, n°* 249 (Scvionema decumbens Rab.), 693
(Sirosiphon rhizodes Bréb.), 1412 pp. (Sirosiphon compactus Rab.), 1955;
HAUCK et RICHTER, Phycotheca universalis, n° 644; PHyc. BoR. AMER,
n% 259;
Fronde très mince, sous-tomenteuse, d’un brun noirâtre. Fila-
ments couchés, flexueux, peu et irrégulièrement rameux, étroitement
entrelacés, épais de 7-15 . Rameaux dressés, flexueux, sous-toruleux,
de même épaisseur que le filament principal. Gaine épaisse, hyaline,
jaunâtre ou brunâtre. Trichome formé de cellules à peu près globu-
leuses, lâchement disposées, le plus souvent unisériées, çà et là bisé-
riées. Hétérocystes rares, intercalaires ou latéraux. Hormogonies
inconnues. Propagation (d’après BoRzi) par hormocystes multiarti-
culés (2, 4, 8, 16... cellules) entourés d’une gaine commune brunâtre,
et par conidies chroococcoïdales en forme de Glococapsa. — (Fig. 6.)
Habitat. — Roches mouillées et bois humide. Fréquent dans les masses
mucilagineuses formées par différentes algues.
Distribution géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. — Falaise (DE BRÉBISSON in herb. Thuret ! et Lenormand! ;
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 159
Es 2%
S%
Fig. 6. — Siigonema hormoides Born. et Flah. X 500: À, portion de filament, d'epr. un
éch. de l'herb. Lenormand, récolté à Falaise par DE BRÉBISSON (originale); B et C,
hormocystes et conidies chroococcoïdales (d'apr. Borzi); D, développement des conidies
(d'après Borzi).
Source - MNHN. Paris
160 ABBÉ P. FRÉMY
Rab. Algen, n° 693) ; Gavray (Manche) ! : Brive (Corrèze), vallon de Cham-
plas (LAMY DE LA CHAPELLE in herb. Thuret !); Auvergne, Chambedaze
(DENIS).
REMARQUE.— Borzi (1) a détaché cette espèce du genre Sti-
gonema pour la placer dans le genre nouveau Sommierella qui en dif-
férerait principalement par ses organes de propagation : hormocystes
et conidies chroococcoïdales. Mais, ces dernières se retrouvent chez
la plupart des Stigonema subaériens, et les hormocystes, décrits par
BORZI, ne nous paraissent être qu’une adaptation à la sécheresse.
Une autre espèce, Sommierella cossvrensis Borzi, ibid, est dé-
crite à’ côté de S. hormoides. Elle en diffère principalement par l’épais-
seur moindre de ses filaments (10-12 au lieu de 12-16 x), la ténuité
de ses gaines toujours hyalines, et la grande fréquence de ses hété-
rocystes. Elle provient de roches volcaniques continuellement arrosées
par des eaux chaudes, dans l’île de Pantelleria.
2. Stigonema ocellatum Thuret. (Essai de classific. des Nosto-
chinées, 1875.)
Syn. — Scylonema Myochrous var. ocellatum Ag., Disp. Alg. Sue:
p. 38; Sc. atrovirens B ocellatum Ag., ibid.; Sirosiphon intermedius B Braun
Kütz. Species, p. 317 ; Sirosiphon neglectus Wood, Prodromus, 1869 : Sir.
pbluviale Cr., in MAZÉ et SCHRAMM, Essai classif. Alg. Guad.. IIe éd., p-36:
Icon. — DizLw. Brit. Conf. Suppl. PI. D, fig. 1-11, 1809 (Conferva
ocellata) ; Engl. Bot., PL 530; FLor. DaN. PI. 1602 (Conf. Myochrous non
Dillw.), PL 2315 (Scyionema variegatum) ; LYNGBYE, Hydroph. danica,
PL 27, fig. D (Sc. Myochrous) ; KüTz., Tabulae, II, PI. 39, fig. 2; Woon,
Contrib., PI. 8, fig. 2 (Sirosiphon pellucidus), fig. 3 (Sir. compactus) : WoLLe,
Fresh-water Alg. of U. S., PI. 194, fig. 11-18; CookE, Brit. freshwater Alg.,
PI. 110, fig. 2; J. ScHMipT, Dan. blaagr. Alg., p. 128; TILDEN, Minnesota
Ale. I, PL 15, fig. 15-17 (after West); GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 228
(incomplète).
Exsicc. — RAB. Algen, n° 1412, b.p. 2282, 2398; Desmazières, PI.
crypt. de Fr., 2° sér., n° 139; MoUGEoT et NESTLER, Stirpes, n° 691 :
ERB. CRITT. ITAL., 2° sér., n° 1429: ARESCHOUG, Alg. scand., exs., n° 48,
2° sér., n° 389; WITTR. et NORDSTEDT, Alg. exs., n°° 93, 668, 869 a;
PHyc. BoR. AMER., n° 455.
se Studi sulle Mixoficee (Nuov. Giorn. ital, nuov. ser. XXIV, 1917, p. 116
et seq.)-
Source - MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 161
Plantes isolées ou réunies en couches cespiteuses ou pulvinées,
tomenteuses, brunes. Filaments d’abord couchés puis dressés, hauts
de 3-8 mm., épais de 35-45 y, irrégulièrement rameux. Rameaux à peu
près de même forme et de même épaisseur que le filament principal,
ou un peu moins épais, tous portant des hormogonies. Gaines épaisses,
lamelleuses, hyalines ou d’un jaune brunâtre plus ou moins foncé.
Cellules de grandeur variable, épaisses de 20-30 , ordinairement
sphériques, érugineuses, souvent entourées d’un tégument propre de
couleur plus foncée que la gaine, unisériées ou bisériées. Hétérocystes
rares, latéraux. Hormogonies larges de 15 s, longues de 50-60 . —
(PI et IL)
Deux formes stationnelles principales :
a Aquatica Frémy. — Croissant dans l’eau; filaments longs, en-
chevêtrés, parfois feutrés, souvent réunis en houppes flottantes. —
PET)
B T'errestris Frémy. — Plante subaérienne; gazons serrés, à fila-
ments courts et à rameaux nombreux et serrés (PI. I, b).
Habitat. — Sur la terre humide et parmi les mousses dans les endroits
marécageux et tourbeux; dans les eaux tranquilles, flottant librement ou attaché
à différentes plantes aquatiques.
Distribuuon géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. — Manche, Sainte-Croix-Hague, vallon de Clairefontaine !
marais de Gorges ! landes de La Meauffe et de Lessay ! Saint-Michel-des-
Loups, lande de Beuvais ! Saint-Hilaire-du-Harcouet (GoDEY in herb.
Godey !) ; Calvados, environs de Vire (PELVET in suo herb. !) et de Falaise
(DE BRÉBISSON et PELVET in herb. Pelvet !); Orne, massif de Multonne
(ALLORGE) ; environs d'Angers, Saint-Barthélemy et Soucelles (Hy in herb.
Thuret !); Vosges (DE BRÉBISSON in herb. Thuret !; DEMANGEON et
MOUGEOT in herb. Lenormand ! et Thuret ! Rab. Algen, n° 2182):
Nièvre, Frontambert (ALLORGE !) ; Briançonnais, pentes tourbeuses et cuvettes
(ALLORGE !) ; Fontainebleau, mares du mont Ussy et de Bellecroix (DENIS) ;
bruyères de Rochefort (DE BRÉBISSON in herb. Thuret !); Haute-Vienne,
Châteauponsat, sur un rocher humide des coteaux de la rive droite de la Gar-
tempe, sur la terre nue humide dans une lande herbacée près de la gare de
Bussière-Galland (LAMY DE LA CHAPELLE in herb. ‘lhuret !}; Puy-de-
Dôme, environs de Vassivières, près de Besse ! et col de Couhaye ! lacs de
Bourdouze (DENIS, Rayss), d’Estidavoux (DENIS) et d: La Cousteix
(DENIS) ; Hautes-Pyrénées, mares à sphaignes de Cadérolles, fontaine tourbeuse
de Rarassé, mares près du lac d’Estom-Soubirau (DENIS), environs de
Source : MNHN. Paris
162 ABBÉ P. FRÉMY
Bagnères-de-Luchon (GADEAU DE KERVILLE !); Tarn, bords de l’Agout
(FLAHAULT in herb. Thuret !); Antibes, pinède du golfe Jouan (THURET
in suo herb. !); Haute-Savoie, tourbière du roc de Chères, près d'Anzecy
(P. DANGEARD !).
3. Sfigonema panniforme Born. et Flah. (Révision, II, p. 71.)
Syn. — Scytonema panniforme, Ag., Synops. Alg. Scand., p. 116, 1817.
Icon. — KüTz. Tabulae, II, PI. 35, fig. 2 (Sirosiphon alpinus), fig. 3
(Sir. tomentosus), PI. 36, fig. 2 (Sir. panniformis) ; RAB. in Hedwigia, I,
1852, PI. 11, fig. 3 (Sir. truncicola) ; Woo, Contrib., 1872, PL 9, fig. 3
(Sir. argillaceus) ; WOLLE, Fresh-water Alg. of U.-S., PI. 193, fig. 12-12.
Exsicc. — RAB. Algen, n°° 694 (Sir. compactus) et 1191 a (Sir. varia-
bilis) ; HAUcK et RICHTER, Phycoth. univ., n° 645: PHyc. Bor. AMER.
DO
Plantes réunies en couches gazonnantes, étendues, brunâtres ou
noirâtres. Filaments entremélés, décombants, flexueux, ayant jusqu’à
1 mm. de haut, épais de 24-36 4, irrégulièrement rameux, atténués à
leur extrémité. Rameaux dressés, accolés latéralement les uns aux
autres et formant des mèches comme celles de Scyfonema Hofmanni
Ag., de même épaisseur que le filament principal, sauf ceux qui portent
des hormogonies qui n'ont qu’une épaisseur de 12-15 ». Gaines
épaisses, jaunes ou brunâtres, lamelleuses, à surface extérieure légè-
rement rugueuse. Cellules courtes, plus ou moins discoïdales, écartées
les unes des autres, érugineuses, ordinairement unisériées. Hétérocystes
épars, généralement intercalaires. Hormogonies terminales, longues
d'environ 100 x, larges de 20 2. — (Fig. 7.)
Habitat. —— Plante subaérienne: vit principalement sur les rochers, la
terre nue et le bois mort.
Cette espèce est souvent lichénisée. C’est elle qui paraît fournir les gonidies
d’Ephebe pubescens E. Fr.
Distribution géographique. — Toute l'Europe, Chine, Ceylan, Java,
Madère, Cap de Bonne-Espérance, Antilles, Amérique du Nord, Brésil.
FRANCE. — Manche, Cherbourg, montagne du Roule (BORNET in
herb. Thuret !), Saint-Gilles, près de Saint-Lé, sur les phyllades nus !; Mor-
bihan, Pontivy (CAUVIN in herb. Thuret 1); Angers (GUÉPIN in herb.
Lenormand ! et Thuret !); Saint-Maixent (WEDDELL in herb. Thuret !);
Lardy (S.-et-O.), et Bouron (S-et-M.) près de Nemours (BORNET in herb.
Source : MNHN. Paris
163
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE
= _——
0606 _——
Te
À, aspect du thalle, X 8; B, portion de
fronde, X 330. — A et B, d'apr. un éch. d'AGARDH, in herb. Mus. Paris. (Originale.)
Fig. 7. — Stigonema panniforme Born. et Flah. :
Source : MNHN. Paris
164 ABBÉ P. FRÉMY
Thuret !); Puy-de-Dôme, col de Couhaye !; Dax (GRATELOUP in herb.
Thuret !).
4. Sfigonema mesentericum Geitler. (Cyanophyceæ, 1925,
p. 184.)
Icon. — GEITLER, loc. cit., fig. 223.
Fig. 8. — Siigonema mesentericum Geitler, d'apr. GEITLER : a, aspect du thalle, X 180;
b et c, portions de fronde, X 450.
Filaments rampants, gros et courts. Rameaux bosselés latérale-
ment, épais de 25-32 y, coralloïdes-mésentériques. Gaines épaisses,
fermes, lamelleuses, d’un jaune d’or. Trichomes formés de séries de
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 165
2-4 (rarement davantage) cellules. Hétérocystes intercalaires ou laté-
raux. Hormogonies longues de 45 z, larges de 12 #. — (Fig. 8.)
Habitat. — Sur des rochers humides, parmi des Gloeocapsa.
Distribution géographique. — Environs de Lunz (Autriche).
5. Stigonema minutissimum Borzi. (N. Giorn. bot. ital.,
XXIV, 1917, p. 103.)
Icon. — Loc. cit, PL VII, fig. 20-21.
F'g. 9. — Stigonema minutissimum Borzi, X 300 :
4, portion de fronde; b, hormogonies (d'apr. BoRzI).
Plantes réunies en couche mince, crustacée, d’un brun noirâtre.
Filaments étroitement entrelacés, d’abord couchés, puis redressés,
épais de 10-18 w, irrégulièrement rameux. Rameaux très nombreux,
Source : MNHN. Paris
166 ABBÉ P. FRÉMY
très courts, mamilliformes. Trichomes composés de 2-4 séries de
cellules (parfois davantage), sauf à leur extrémité qui est formée
d’une seule cellule en forme de cône à sommet arrondi, qui se divise
bientôt transversalement. Gaines très minces, brunâtres. Hétérocystes
nombreux, intercalaires et latéraux. Hormogonies elliptiques; ovales
ou oblongues, très courtes, formées de deux ou d’un très petit nombre
d'articles. — (Fig. 9.)
Habitat. — Sur vieux troncs, surtout sur troncs d’olivier.
Distribution géographique. —— Italie méridionale, Sardaigne, Sicile,
Afrique du Nord, Abyssinie.
6. Stigonema minutum (Ag.) Hass. (Brit. Freshwater Alg.,
1845.)
Syn. — Scytonema minutum, Ag. Synopsis, p. 117, 1815: Syst. Alg.,
p. 139; Stigonema crustaceum Borzi, Morfol. biol.. 1879.
Icon. — HassALL, loc. cit., PI. 67, fig. 1-3; CooKkE, Brit. Freshw.
Alg., PI 110, fig. 1; Woo, Contrib., PI. 9, fig. 2 (Sirosiphon acervatus) ;
WoLLe, Freshwater Alg. of U.S., PI. 193, fig. 1-3 (Sir. lignicola) : TILDEN,
Minnesota Alg., I, PL 15, fig. 18-19 (after West) ; GEITLER, Cyanophyceæ,
fig. 224-225.
Exsicc. — RaAB. Algen, n° 669 (Sirosiphon variabilis), 1191 a et b,
1334 (Sir. variabilis) ; WITTR. et NORDST. Alg. exs., n°° 669, 1313, 1608.
Plantes réunies en couches minces, crustacées ou pulvinées, noi-
râtres, fragiles. Filaments couchés puis ascendants, hauts de 1 mm.
environ, épais de 18-28 , flexueux et courbés, rameux. Rameaux,
tantôt longs et conformes au filament primaire, tantôt très courts et
portant des hormogonies, généralement unilatéraux, très rapprochés.
Gaines jaunes ou brunes, lamelleuses, présentant souvent, au contact
des cellules, des régions plus foncées. Trichomes souvent formés d’une
seule série de cellules dans leur partie inférieure: de 2-4 séries, dans
leur partie moyenne et supérieure: cellules non disposées régulièrement
sur toute la longueur du trichome. Hétérocystes nombreux, interca-
laires ou latéraux. Hormogonies courtes (25-35 x), larges de 12-15 x.
— (Fig. 10 et PI. III.)
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 167
Fig. 10. — Stigonema minutum (Ag) Hass : Aspect demi-schématique d'un individu
très rameux X 125 env. d'apr. un éch. de l'herb. Pelvet, récolté à Vire par
PELVET. (Originale.)
Source : MNHN. Paris
168 ABBÉ P. FRÉMY
Habitat. Rochers, pierres, murs, bois assez secs et assez fortement
éclairés.
Distribution géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. — Cherbourg, montagne du Roule, sur les grès (BORNET
in herb. Thuret ! LEBEL in herb. Lenormand !): Saint-Lô! et environs
(Saint-Gilles ! Condé-sur-Vire, roches de Ham !) sur les phyllades nus: Vire
(PELVET in suo herb. !); Falaise (DE BRÉBISSON in herb. Godey !); An-
gers, parois suintantes (Hy in herb. Thuret !):; Haute-Vienne, Saint-Priest
Taurien, sur des pierres dans un petit ruisseau qui découle des montagnes
(Lamy DE LA CHAPELLE in herb. Thuret !); Hautes-Pyrénées, Bétharam
et Cauterets (DE PUYMALY). *
Var. saxicola (Naeg.) Born. et Flah., Révision II, p. 73 :
KüTz., Tabulae, Il, PI. 35, fig. 4 (Sirosiphon saxicola) ; CooKE,
Brit. Freshw. Alg., PL III, fig. 1 (Stigonema saxicolum) ;: RaB.,
Algen, n°° 156 et 1120; WiTTR. et NoRDsT., Alg. exs., n°669 et
751 b. — Filaments un peu plus grêles que dans le type, ordinairement
épais de 154, rarement de 15-21 #. Trichomes formés, dans le fila-
ment primaire, d'articles bisériés, globuleux, serrés et comprimés: uni-
sériés dans les rameaux courts. Çà et là avec le type.
7. Stigonema furfaceum (Berk.) Cooke. (Brit. Freshw. Alg.,
p. 273, 1884.)
Syn. — Scylonema minutum BRÉB. et GoDEY, Alg., env. de Falaise,
p. 23, 1835; Hassallia turfosa HaSs., Brit. Freshw. Alg., p. 232, 1845.
Icon. — BRÉB. et GoDey, loc. cit, PI. 3; ENGL. BorT., PI. 2826,
fig. 1 (Scytonema turfaceum) ; KüTz., Tabulae, II, PI. 36, fig. 1 (Sirosiphon
pulvinatus), PI. 37, fig. 1 (Sirosiphon secundatus) ; WoLLe, Freshw. Alg.
of U. S., PL 190, fig. 1-3; TILDEN, Minnesota Alg., I, PL 15, fig 20
(after Engler und Prantl) ; GEITLER, Cynophyceæ, fig. 220-221.
Exsicc. — RAB., Algen, n° 2181.
Plante en coussins noirs veloutés. Filaments couchés, puis ascen-
dants, hauts de | mm., épais de 27-30 », diversement flexueux, ra-
meux. Rameaux conformes au filament primaire, dressés, portant des
hormogonies à leur extrémité. Gaines épaisses, jaunes où brunâtres,
lamelleuses. Trichomes constitués presque partout de 2-4 séries de
Source - MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 169
Fig. 11. — Stigonema turfaceum (Berk.) Cooke : Aspect demi-schématique, X 230 env..
d'apr. un éch. de l'herb. Lenormand, récolté aux environs de Falaise par DE Bré-
BISSoN. (Originale.)
Source : MNHN. Paris
170 ABBÉ P. FRÉMY
cellules assez uniformément disposées. Hétérocystes latéraux. Hormo-
gonies longues de 45 4, épaisses de 12 u. — (Fig. 11-13.)
Fig. 12. — Siigonema turfaceum (Berk.) Cooke, X 2 et 200 env
d'apr. un dessin original et inédit de DE BRÉBISSON, en
possession du Laboratoire de Cryptogamie du Mus. Nat. d'hist.
nat. de Paris.
Habitat. — Sur la terre des bruyères et sur les roches couvertes de terre,
parfois au voisinage des cascades.
Distribution géographique. — A peu près cosmopolite.
FRANCE. — Manche, landes de Lessay ! et de la Meauffe !; Vire
(PELVET in suo herb. 1): Falaise (DE BRÉBISSON in herb. Thuret! et
Godey !); Rochechouart, parmi des mousses humides (LAMY DE LA CHA-
Source - MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 171
PELLE in herb. Thuret !); Valais, Champéry, val d’Illiez (GOMONT in herb.
Thuret ! et Gomont !).
Fig. 13. — Sligonema turfaceum (Berk) Cooke, portion de fronde à rameaux géminés,
X 660; d'apr. un éch. de l'herb. Lenormand, récolté aux environs de Falaise par DE
BRéBisson. (Originale.)
8.Stigonema informe Kütz. (Species Algarum, p. 319, 1849.)
Syn. — Sirosiphon vestitus Naeg. in Kütz. Spec., p. 318; Sligonema
mamil.osum Kirchn., Alg. v. Schles., p. 229.
Icon. — KüTz., Tabulae, II, PL 35, fie. 1 (Sirosiphor Heufleri Me-
negh.), PL 36, fig. 6 (Sirosiphon rugulosus) ; Woo, Contnib., PI. 8, fig. 4
(Sirosiphon Guttula) ; TILDEN, Minnesota Alg., I, PI. 15, fig. 21 (after Küt-
zing) : GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 227, 229.
Source - MNHN. Paris
172 ABBÉ P. FRÉMY
rig. 14. — Sligonema informe Kütz. : Aspect demi-schématique, X 130 env.; d'apr. le
n° 611 des « Algen » de Rab. (Originale.)
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 173
Exsice. — RAB., Algen, n°° 611 (Sirosiphon lacustris), 1035, 1334 a
et b (Sir. crustaceus).
Plantes isolées ou réunies en couches étendues, gazonnantes ou
crustacées, brunes ou noirâtres, presque muqueuses. Filaments hauts
de 1-2 mm., couchés puis redressés, irrégulièrement rameux, épais de
40-70 u. Rameaux droits ou arqués, épais de 45 », produisant des
ramules sur leur côté supérieur; portant tous des hormogonies, tantôt
longs, tantôt courts. Gaines épaisses, lamelleuses, gélatineuses, d’un
jaune brunâtre. Trichomes formés de 4-6 séries de cellules épaisses
de 15-18 v, celles du bord aussi épaisses que celles du centre. Hété-
rocystes nombreux, latéraux. Hormogonies terminales, solitaires ou
sériées, longues de 45 u, larges de 18 #. — (Fig. 14 et PI. IV.)
Habitat. — Eaux stagnantes des marais, souvent attaché sur les plantes
immergées, vivantes ou mortes; plus rarement sur les roches humides.
Distribut. géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. — Manche, landes de Lessay ! et de la Meauffe !; Falaise
(DE BRÉBISSON in herb. Thuret 1); Caen (DANGEARD, ibid. 1); Anger,,
marais de Chaumont (HY, ibid. 1); Alpes-Maritimes, rochers de la gorge du
Loup, près de La Colle (BORNET, ibid. !).
9. Stigonema mamillosum (Lyngb.) Ag. (Systema Algarum,
1824, p. 42.)
Icon. — Hass., Brit. Freshw. Alg. PI. 66, fig. 2-3; LYNGBYE, Hydro-
phyt. dan., PI. 25, fig. C (Bangia mamillosa) ; KüTz., Tabulaæe, IT, PI. 38,
fig. 4 (Stigonema mammiferum Thw.) ; CooKE, Brit. Freshw. Alg., PI. He
fig. 7: TiLDEN, Minnesota Alg., PI. 15, fig. 22; GEITLER, Cyanophyceæ,
fig. 226.
Exsicc. — PHYCOTHECA BOREALI-AMERICANA, n° 356.
Plantes réunies en touffes lâches, laineuses, ayant jusqu’à 12 mm.
de haut. Filaments dressés, entremêlés, rigides, très rameux depuis leur
base jusqu’à leur sommet, ayant jusqu'à 65 z et même davantage
d'épaisseur. Rameaux épais de 40-50 r, longuement atténués à leurs
deux extrémités, presque à angle droit avec le filament principal, por-
tant des ramules très nombreux et très rapprochés. Ramules courts
(ayant une longueur n’atteignant pas le diamètre du rameau), à angle
Source : MNHN. Paris
174 ABBÉ P. FRÉMY
droit, presque verticillés, en forme de mamelons allongés, épais de
24 », portant des hormogonies. Gaines épaisses, brunâtres, lamelleuses,
souvent toruleuses. Trichomes formés de nombreuses séries de cellules
\
Fig. 15. — Sligonema mamillosum Harv. : Aspect demi-schématique, X 20 env.: d'apr.
un éch. de l'herb. Lenormand, récolté par HARvEY en Irlande. (Originale.)
ayant toutes à peu près les mêmes dimensions et uniformément dispo-
sés. Hétérocystes collatéraux. Hormogonies latérales, longues de
45-50 y, larges de 15 #. — (Fig. 15 et PL. V.)
Habitat. — Rochers mouillés et pierres inondées, dans les eaux courantes.
Distribution géographique. — Islande, Norvège, Suède, îles Feroë, Fin-
lande, Lettonie, Angleterre, Irlande, Allemagne, Italie, Asie méridionale, Le
Cap, Afrique équatoriale, Amérique du Nord.
FRANCE. — Signalé en Corse. Les échantillons de cette provenance
que j ai examinés appartenaient en réalité à un Lichen. À rechercher.
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 175
III. WESTIELLA Borzi
(Studi sulle Mixof. in N. G. bot. ital., 1917, p. 122 et seq.)
Filaments libres, irrégulièrement rameux ; rameaux très longs,
portant des rameaux de second ordre de même grosseur que les fila-
ments principaux. Trichomes toujours formés d'une seule série de
cellules, parfaitement cylindriques, parfois légèrement atténués à
l'extrémité des jeunes rameaux. Gaines étroites, minces, homogènes,
hyalines, continues. Propagation par hormogonies terminales ou par
hormospores entourées d’une enveloppe brunâtre, plus ou moins
épaisse.
CLEF ANALYTIQUE DES ESPÈCES
1. Hormospores larges de 12-16 u, entourées d’une mem-
brane assez mince, granuleuse ................ 1. W. intricata.
2. Hormospores larges de 10-12 u, entourées d’une mem-
brane assez épaisse, lamelleuse ................ 2. W. lanosa.
1. Westiella intricata Borzi (loc. cit.).
Icon. — Borzi, loc. cit. PI. IX, fig. 42-43; GEITLER, Cyano-
phyceæ, p. 194, fig. 233 (d’apr. Borzi).
Filaments rampants et étroitement entrelacés, flexueux, irrégu-
lièrement rameux sur tous leurs côtés, épais de 6-10 #. Rameaux con-
formes au filament principal. Trichomes parfaitement cylindriques, à
cellules une fois et demie plus longues que larges (parfois davantage
dans les jeunes rameaux). Hétérocystes carrés ou oblongs, 1-2 fois
plus longs que larges. Hormospores (spores sériées par 2-4-8 ou davan-
tage), épaisses de 12-16 x, formées d'articles peu aplatis, entourées
d’une membrane d’un brun-roussâtre foncé, lamelleuse, couverte à
l'extérieur de fines aspérités granuleuses. — (Fig. 16.)
Habitat. — Roches volcaniques longtemps exposées aux vapeurs d'eaux
thermales: en petites touffes parmi d’autres Algues.
Distribution géographique. — Ile Pantelleria.
Source : MNHN. Paris
176 ABBÉ P. FRÉMY
Fig. 16. — Westiella intricata
Thuret : À, portions de
développement; B, C, D.
Borzi, X 500; d'apr. un éch. authentique de Borzi in herb.
trois individus portant des hormospores à différents stades de
» hormospores en voie de germination. (Originale)
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 177
2. Westiella lanosa Frémy. (Rev. Algologique, I, 1924,
p. 41.)
Icon. — FRÉMY, loc. cit, fig. 5-6; GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 18, fig. 23; p. 195, fig. 234 (d'apr. Frémy).
Thalle étendu, gazonnant. Filaments étroitement entremêlés,
droits ou flexueux, épais de 8-10 r, irrégulièrement rameux. Trichomes
épais de 7-8; articles carrés ou longs de 10-20 . Hétérocystes
larges de 8-9 z, longs de 9-14 1. Hormospores formées de 2-12 ar-
ticles fortement aplatis, épaisses de 12 #, entourées d’une membrane
d’un brun-rougeâtre, lamelleuse et non granuleuse.
Habitat. — Sol très humide, sur plateau de latérite.
Distribution géographique. — Afrique-Equatoriale française, circonserip-
tion de la Haute-Kotto, dans le Haut-Oubangui.
IV. HAPALOSIPHON Naeg.
(in KüTz., Species Algarum, 1849, p. 894.)
Filaments complètement libres entre eux, rameux. Rameaux dres-
sés, prenant tous naissance du même côté du filament principal. Tri-
chomes ordinairement formés d’une seule série de cellules, plus rare-
ment de deux séries; ceux des rameaux un peu différents de ceux du
filament principal : ceux-ci étant un peu plus épais, composés géné-
ralement d'articles plus courts et tendant à devenir toruleux; ceux-là
étant un peu plus grêles, souvent composés d'articles plus longs et
restant généralement cylindriques.
REMARQUE. — Les genres Hapalosiphon et Fischerella sont très
voisins, si bien que certains auteurs, comme BoRZi (Studi sulle Mixo-
ficee, in N. Giorn. bot. ital., 1917, p. 128 et seq.), les réunissent :
les Fischerella n'étant pour eux que des Hapalosiphon adaptés à la
vie subaérienne. Cependant, chez des plantes bien développées, on
peut assez facilement faire la détermination générique, grâce aux ca-
ractères figurant dans le tableau comparatif ci-dessous :
Source : MNHN. Paris
178 ABBÉ P. FRÉMY
HAPALOSIPHON
Plantes aquatiques.
Trichome du filament principal ra-
rement formé de deux séries de cellules.
Rarement des hétérocystes latéraux.
Rameaux peu différents du filament
principal.
Trichome du filament principal,
rarement entièrement toruleux, parfois
très peu ou non toruleux.
FISCHERELLA
Plantes aériennes ou subaériennes.
Trichome du filament principal sou-
vent, au moins çà et là, formé de deux
ou de plusieurs séries de cellules.
Souvent des hétérocystes latéraux.
Rameaux très différents du filament
principal.
Trichome du filament principal, or-
dinairement très toruleux et à peu près.
partout toruleux.
CLEF ANALYTIQUE DES ESPÈCES FRANÇAISES
I. Filaments principaux épais de 12-24 y, à gaines
ASSÉZ ÉPAISSCST e. M ETEUe
1. AH. fontinalis.
IT. Filaments principaux épais de 4-10 y, à gaines
minces :
1. Filaments principaux épais de 7-10 y,
rameaux drus, évidemment plus minces
que le filament principal. . .
2. H. hibernicus.
2. Filaments principaux épais de 4-7 ls
rameaux épars, à peine plus minces que
le filament principal... ....
3. H. intricatus.
1. Hapalosiphon fontinalis (Ag.) Born. (Nostoc. du Syst.
)
Alg. de C. Ag., 1899.
Syn. — Conferva fontinalis C. Ag. Syst. Alg., p. 94; Hapalosiphon
p. 6
FR KIRCHN. Alg. Schles, p. 231, 1878; BORN. et FLAH., Rév. II,
Icon. — KüTz., Tabulae, II, PI. 31, fig. 1 (Tolypothrix pumila), fig. 3
(Tolvpothrix fuscescens Bréb.): WOoLLE,
Freshw. Alg. of U.-S., PI. 196,
fig. 1 (Hap. Brebissonii Rab.), fig. 2-4 (Hap. Brauni Näg.), fig. 23-24
(Hap. fuscescens Kütz.) ; TILDEN, Minnesota Alg. I, PI. 14, fig. 13 (After
Lemm.) ; GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 237 a.
Exsicc. — RaB. Algen, n°° 155;
Reinsch), 2289: Desmazières, PI.
1526, 1904 (Calothrix rhizomatoidea
Crypt. de Fr., n° 136: MoUGEoT et
NESTLER, Stirpes, n° 1284, non 1489; Wirrrock et NORDSTEDT, Alg.
exs., n°° 94, 95, 867, 1505.
Source - MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 179
Plantes isolées ou réunies en masses floconneuses, gazonnantes,
d'un vert érugineux sale. Filaments primaires rampants, d'épaisseur
très variable [ordinairement 12-24 # (1) ], souvent toruleux, abondam-
ment rameux sur leur côté supérieur, à trichomes formés ordinairement
d’une, parfois de deux, plus rarement de trois séries de cellules à peu
près aussi longues que larges, entourées d’une gaine cloisonnée, assez
épaisse, parfois colorée en jaune brun. Rameaux dressés, épais de
9-12 x, longs, simples, à trichomes formés d’une seule série de cellules
cylindriques, plus longues que larges, incluses dans une gaine continue.
Hétérocystes intercalaires. Hormogonies longues de 100-300 x, for-
mées de 14-50 cellules. Espèce très polymorphe. — (PI. VI.)
Habitat. — Eaux stagnantes, surtout dans les marais et les mares tour-
beuses, souvent attaché aux plantes immergées, vivantes ou mortes; parfois dans
les eaux thermales.
Distribution géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. -— Manche, marais de Gorges ! landes de Lessay ! Saint-
Michel-des-Loups, lande de Beuvais !; Vire (PELVET in suo herb. ! et in
herb. Thuret !); environs de Falaise (DE BRÉBISSON in herb. Thuret ! et
Godey !); Angers (Hy in herb. Thuret 1); Poitiers (DELASTRE, ibid. !);
Fontainebleau, mares de Bellecroix, aux pigeons, aux fées, d’Episy (DENIS) ;
Rambouillet (BORNET in herb. Thuret !); Aube, étang de la Morge du
Mesnil (HARIOT, ibid. !); Haute-Vienne, étang de Gouillet (LAMY DE LA
CHAPELLE, ibid. |).
2. Hapalosiphon bibernicus W. et G.-S. West. (Journ. Linn.
Soc., 1896, p. 163.)
Icon. — GEITLER, Cyanophyceæ, fig. 239 (d’apr. W. and G.-S.
WEST).
Filaments primaires légèrement flexueux, épais de 7,2-9,5 #.
Gaines adultes très étroites, parfois indistinctes, hyalines. Trichomes
érugineux, formés en majeure partie d’une seule série, çà et là de
deux séries de cellules carrées ou plus ou moins arrondies, parfois
moins longues que larges. Rameaux drus, tous du même côté, dressés,
allongés, flexueux, épais de 4,5-5,5 , ordinairement plus minces que
le filament principal (parfois de même épaisseur). Gaines étroites, par-
(1) Par suite d'une faute d'impression, la diagnose de la Révision des Nostocacées
hétérocystées porte 21-24 j,; la plupart des Auteurs ont malheureusement reproduit cette erreur.
Source - MNHN. Paris
180 ABBÉ P. FRÉMY
fois indistinctes. Cellules 3-4 (parfois -8) fois plus longues que larges.
Hétérocystes intercalaires, épais de 5 y, 1/2-5 fois plus longs. —
(Fig. 17.)
Fig. 17. — Hapalosiphon hibernicus W. et G.-S. West, X 500,
un échantillon récolté dans les landes de Lessay, Manche. (Originale)
d'après
Habitat. — Eaux tranquilles, à l’état de filaments épars parmi d’autres
Algues.
Distribution géographique. — Irlande et Angleterre (duché d’York et
Cornouaille).
FRANCE. — Manche, landes de Lessay; Orne, massif de Multonne
(ALLORGE) ; Puy-de-Dôme, lac de Bourdouze (DENIS).
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 181
3. Hapalosiphon intricatus W. et G.-S. West. (Roy. Micr.
Linn. Soc. Bot., (1895), p. 271, PI. XX, fig. 16-28.)
Icon. — W. et G.-S. WEST, loc. cit.; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 198,
fig. 238; TiLDEN, Minnesota Algae, I, PI. XV, fig. 5.
Petites touffes érugineuses, parfois brunâtres. Filaments densé-
ment enchevêtrés, de forme variable, les adultes épais de 4-7 x, à
gaines incolores, minces, étroites, parfois indistinctes, à trichomes ordi-
Fig. 18. — Hapalosiphon intricatus W. et G.-S. West, X 500,
d'après un échantillon récolté dans les landes de Lessay, Manche. (Originale.)
nairement formés d’une seule série de cellules de longueur variable,
cylindriques ou toruleux. Rameaux solitaires, épars, peu nombreux,
subconformes au filament principal, faisant avec lui un angle assez
ouvert atteignant rarement 90°, parfois dépourvus de gaines, à tri-
chomes formés de cellules inégales, les unes subsphériques, les autres
1,5-3 fois plus longues que larges. Hétérocystes intercalaires, sub-
carrés ou oblongs, épais de 3,5-5,5 #. — (Fig. 18.)
Source : MNHN. Paris
182 ABBÉ P. FRÉMY
Habitat. — Eaux stagnantes, ordinairement parmi d’autres Algues.
Distribution géographique. — Europe, Antilles, Afrique équatoriale.
FRANCE. — Manche, landes de Lessay ! ; Orne, massif de Multonne
(ALLORGE) ; Puy-de-Dôme, lacs de Bourdouze et de Grouffaud (DENIS) :
Landes, lac de Biscarosse (ALLORGE et DENIS).
V. FISCHERELLA (B. et F. ut Sect.) Gom.
(Journ. de Bot., I, 1895.)
Filaments principaux ordinairement rampants, à trichomes formés
d'une ou plusieurs séries de cellules. Rameaux unilatéraux, dressés,
allongés, nettement difformes du filament principal, à trichomes ordi-
nairement formés d’une seule série de cellules. Hétérocystes interca-
laires et latéraux. Multiplication par spores et par hormogonies ordi-
pairement très longues, formées à l'extrémité des rameaux.
La difformité entre les filaments principaux et les rameaux peut
tenir aux quatre causes principales indiquées dans le tableau suivant :
Filaments principaux : Rameaux :
1° Trichomes constitués au moins 1° Trichomes ordinairement consti-
en partie par deux ou plusieurs séries | tués par une seule série de cellules:
de cellules; 2° Trichomes moins toruleux, par-
2° Trichomes souvent {oruleux, | fois cylindriques, formés de cellules
formés de grosses cellules globuleuses; | plus petites, souvent allongées ;
3° Plus gros que les rameaux: 3° Plus minces que les filaments
principaux ;
4° Games plus épaisses, plus 4° Gaines plus minces, plus étroites,
amples, plus colorées, plus lamelleuses. | moins colorées, moins lamelleuses.
CLEF ANALYTIQUE DES ESPÈCES
I. Trichomes dss filaments principaux formés en majeure
partie de deux ou plusieurs séries de cellules :
1. Rameaux épais de 4-6 y, à trichomes subcylin-
driques; plante subaérienne .............. 1. F. muscicola.
2. Rameaux épais de 7-9 m, à tr'chomes toruleux:
plante d'eaux thermales ................ 2. F, therma:ïs.
IT. Trichomes des filaments principaux formés en majeure
partie d’une seule série de cellules :
1. Rameaux non réunis en mèches dressées. . 3. F. ambigua.
2. Rameaux réunis en mèches dressées. . .... 4. F. major.
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 183
1. Fischerella muscicola (Thur.) Gom. (loc. cit., p. 67.)
Syn. — Stigonema muscicola Borzi, N. Giorn.. bot. ital., XI, p. 383,
1879: BoRNET et FLAHAULT, Révision, IL, p. 67; Fischera muscicola THUR.,
Essai de Classific., Ann. sc. nat., 6° sér. Bot., 1875, I, p. 380.
Icon. — BoRNET et THURET, Notes Algologiques, II, PI. XXXVI;
GEITLER, Cyanophyceæ, p. 180, fig. 215.
Masses étalées d’un brun noirâtre, très minces, épaisses de 0,1-
0,2 millimètres. Filaments primaires rampants, enchevêtrés, toruleux,
épais de 10, à trichomes ordinairement formés de deux séries de
cellules subsphériques, épaisses de 7,5 #, entourées d'une gaine étroite.
Rameaux dressés, épais de 4-6», droits, cylindriques; à trichomes
formés de cellules subcarrées, contiguës, hormogonifères au sommet,
à gaines étroites continues. Hétérocystes intercalaires. Hormogonies
longues de 100 # environ, épaisses de 4 #. — (PI. VIL)
Habitat. — Terre sablonneuse humide.
Distribution géographique. — Etats-Unis (in herb. Thuret !).
FRANCE. —— Environs d'Antibes (THURET !, BoRNET !, FLa-
HAULT in herb. Thuret).
Var. minor J.-B. Petersen, The Fesh-water algae of Iceland,
1923, p. 311, fig. 16. — Diffère du type par ses dimensions plus
petites et ses hormogonies plus courtes : filaments principaux épais de
8-12 w, rameaux épais de 4-5 #; hormogonies ayant au plus 50 # de
long, le plus souvent, plus courtes.
Habitat. —— Eaux stagnantes : lacs et marais, parfois fixé sur de vieilles
plantes.
Distribution géographique. — Islande (J.-BoyE PETERSEN).
2. Fischerella thermalis (Schwabe) Gom. (Journ. de Bot.
loc. cit.).
Syn. — Fischera thermaïs Schwabe in Linnaea, XI, p. 124, PL II,
fig. 13 (1837) ; Sirosiphon crustaceus Rab., FI. eur. alg., p. 289, p. p. (1865);
Stigonema thermale Borzi in N. Giorn. bot. ital., 1879, p. 383: BorN. et
FLAH., Révision, IL, p. 66.
Icon. — SCHWABE, loc. cit.; KüTZING, Tabulae, IV, Taf. 90, fig. 2;
Source : MNHN. Paris
184 ABBÉ P. FRÉMY
TiLDEN, Minnesota algae I, PI. XV, fig. 10-11; GEITLER, Cyanophyceæ.
p. 180, fig. 214.
Exsicc. — Rab. Algen, n°° 156 > (Sirosiphon saxicola), 995, 1120 ?:
ALG. EXS. ÂMERI BOR., n° 223; PHYCOTHECA BOR-AMER., n° 211 (var.
americana Farlow) ; WITTROCK et NORDST., Alg. exs., n°° 582, 667.
19. — Fischerella thermalis (Schw.) Gom., X 509,
Fig. 19.
d'après un échantillon de l'herbier LENORMAND, récolté par MENEGHINI à Carlsbad. (Origin.).
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 185
Thalle pulviné, tomenteux, étalé, haut de 0,5 mm., érugineux
ou d’un noir olivâtre. Filaments primaires rampants, enchevêtrés, toru-
leux, épais de 10-13 (parfois -18) z, très rameux sur leur côté supé-
rieur; à trichomes formés de 2-3 séries de cellules subsphériques, en-
tourés d’une gaine étroite, hyaline ou jaune. Rameaux dressés, épais
Fig. 20. — Fischerella thermalis (Schw.) Gom, d'après LEMMERMANN :
À, portion de fronde, X 200 environ: B, portion de filament, X 660.
de 7-9 », cylindriques ou çà et là renflés-toruleux; à trichomes formés
de cellules subcarrées, distantes; à gaines étroites, continues. Hété-
rocystes intercalaires et latéraux. — (Fig. 19 et 20.)
Habitat. — Parois des sources thermales, plus rarement sur la terre, Jes
pierres ou le bois humides.
Distribution géographique. — Europe, Amérique du Nord, Afrique équa-
toriale, îles Hawaï, Australie. Probablement cosmopolite.
FRANCE. — berne de la région pyrénéenne (SOUBEIRAN).
Source : MNHN. Paris
186 ABBÉ PF. FRÉMY
3. Fischerella ambigua (Näg.) Gom. (Journ. de Bot, I,
1095 ME LMI):
Syn. — Scyionema ambiguum Naeg. in Kütz. Spec. Alg., p. 894; Bor-
NET et FLAHAULT, Révision, III, p. 100; Hvupheothrix lateritia et rosea Rab.,
Flor. eur. Alg., II, p. 84.
Icon. — KüTzING, Tabulae, II, Taf. 26, fig. 2; WoLLr, Freshwater
Alg. of U.-S., PI. CLXXXIX, fig. 2 (incomplète) sub. nom. Sumphyosiphon
ambiguus Wolle; GOMONT, loc. cit., PI. IT; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 182,
fig. 217 (d’après GOMONT).
Exsicc. — RaAB. Algen, n°° 596, 708 (Hypheothrix parietina Stizenb.),
926 (Symploca scytonemacea Hilse), 1040 (Schizosiphon sabulicola Hilse non
A. Braun) ; MicuLA, Krypt. Germ. Austr. et Helv., n° 1: WITTROCK et
NoRDsT., Alg. exs., n°° 877, 1314.
Masses crustacées-orbiculaires, épaisses de | mm. environ, éru-
gineuses ou plus souvent brunâtres ou noirâtres. Filaments principaux
épais de 6-9 x. Rameaux agrégés; à graines gélatineuses, d’abord hya-
lines, puis brunâtres; à trichomes épais de 2-3 #, un peu plus gros vers
leur sommet, verdâtres ou d’un jaune brunâtre; à articles et hétéro-
cystes allongés. Hormogonies très longues. — (PI. VIIL.)
Habitat. — Terre humide nue ou parmi les Mousses.
Distribution géographique. — Cosmopolite.
FRANCE. — Lande de La Meaufle (Manche) !: marais de Villechétif
(Aube) sur les tufs (HARIOT ! in herb. Thuret) ; Blainville-Crevon (Go-
MONT ! in suo herb. et in herb. Thuret) ; Antibes (THURET ! in suo herb.).
4. Fischerella major Gomont (Journ. de Bot., XVI (1902)
n° 9).
Icon. — GoMoNT, loc. cit, PI. I; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 182,
fig. 218.
Exsicc. — Kryptogamae exsicc., editae a Musaeo Palatino Vindobanense.
118339;
Plaques épaisses, étendues, rugueuses, sillonnées, d'un brun ver-
dâtre. Filaments primaires rampants, très tortueux, étroitement enche-
vêtrés, le plus souvent nettement toruleux, de place en place trans-
formés en éléments chroococcoïdaux, épais de 8-6. Cellules
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 187
cylindriques. ou subsphériques, de longueur inégale, unisériées, épaisses
de 6-B,entourées de gaines épaisses, lamelleuses, d’un jaune brunâtre.
Rameaux dressés, cylindriques, étroitement enchevêtrés, contournés
et formant ainsi des mèches apprimées sur la strate basilaire, épais de
6-12 n; à gaines épaisses, jaunes ou brunâtres, devenant hyalines vers
leur sommet: à trichomes épais de 4-10 , formés d'articles subcarrés.
Gaines ne bleuissant pas sous l’action du chloroïiodure de zinc. Hété-
rocystes assez nombreux, jaunâtres. Ho:mogonies très longues, clavi-
formes. Spores ovales ou subsphériques, mesurant 10-14 X 7-10 w.
— (PL IX.)
Habitat. — Murs humides, vieux bois, tiges des végétaux aquatiques, dans
les serres.
Distribution géographique. — Autriche, serres du jardin botanique de
Buda-Pest (FILARSKY in herb. Thuret ! et Gomont !).
FRANCE. — A rechercher.
VI. LEPTOPOGON Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1906, p. 5.)
Frondes densément gazonnantes, formées de filaments rampants
réunis en hypothalle et de mèches dressées. Trichomes formés d'une
seule série (çà et là de deux séries) de cellules. Propagation par hor-
mocystes (1) formés aux extrémités des jeunes trichomes.
Une seule espèce.
Leptopogon intricatus (A. Br.) Borzi (loc. cit.).
Syn. — Schizosiphon intricatus A. Br. in Rab. Algen, n° 2464.
Icon. — Borzi, Studi sulle Mixoficee, in N. G. Bot. it. (n. ser.), Vol.
XIV, 1917, PL X, fig. 57-58; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 201, fig. 241.
Exsice. — RAB., Algen, n° 2464.
Filaments d’abord rampants, puis décombants-ascendants et plus
ou moins densément accolés et formant ainsi des mèches ressemblant
(1) Les hormocystes sont des fragments de trichomes qui diffèrent des hormogonies en
ce qu'ils sont entourés d'une membrane épaisse et résistante comme celle des spores.
Source : MNHN. Paris
ABBÉ P. FRÉMY
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(Originale.)
MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 189
à celles des Sumploca, les plus vieux souvent rameux d’un seul côté,
épais de 8-12 x, à gaines assez épaisses, à trichomes formés d’une seule
série (ou de place en place de deux séries) de cellules toruleuses, par-
fois distantes: les autres, plus minces, épais de 4-8 z, rameux de tous
côtés, à gaines minces, à trichomes cylindriques formés d'une seule
série de cellules contiguës. Hétérocystes épais, intercalaires ou parfois,
dans les vieux trichomes, latéraux. Hormocystes plurisériés, allongés-
elliptiques, formés de 8-10 articles, à membrane assez épaisse, ferme,
d'un brun foncé. — (Fig. 21.)
Habitat. — Dans les serres, sur les vases à fleurs.
Distribution géographique. — Allemagne, Berlin (A. BRAUN ! in Rab.
Algen, n° 2464) ; Sicile, Palerme (BORZ1).
FRANCE. — A rechercher.
VII. TALPOPHILA Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1906.)
Filaments rampants, peu rameux, réunis latéralement en mèches
rampantes. Propagation par spores.
Une seule espèce :
Talpopbila cossyrensis Borzi (loc. cit.).
Icon. — Borzt, Nuov. Giorn. bot. ital. (n. ser.), vol. XXIV (1917),
PI. VIIL fig. 23-25; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 200, fig. 240.
Thalle charnu-spongieux, indéfiniment étendu. Filaments très
allongés, peu rameux, épais de 8-16 y, parallèlement décurrents, den-
sément accolés sur une longueur plus ou moins grande. Gaines épaisses,
lamelleuses, muqueuses à l'extérieur, épaisses de 6-8 . Trichomes
ayant partout à peu près la même épaisseur, formés d'une seule série
de cellules sphériques et écartées chez les vieux individus, cylindriques
et rapprochées chez les autres. Hétérocystes épars, intercalaires. Spores
se formant à la base des vieux filaments, subcylindriques, épaisses de
8 u, longues de 12 u, à épispore ferme, d’un brun foncé, disposées en
séries continues. — (Fig. 22.)
Source : MNHN. Paris
190 ABBÉ P. FRÉMY
Habitat. — Rochers volcaniques suintants, longtemps exposés aux vapeurs
d’eaux thermales.
Distribution géographique. — Ile Pantelleria (S. SOMMIER).
FRANCE. — A rechercher.
Fig. 22. — Talpophila cossyrensis Borzi, d'après Borzi, X 180.
VIIL. MATTEIA Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1906.)
Filaments réunis en mèches rampantes, perforant les coquilles.
Une seule espèce :
Matteia conchicola Borzi (loc. ere)
Icon. — Borzi, Nuov. Giorn. bot. ital. (n. ser.), vol. XXIV (191 7),
PI. VIL, fig. 22.
Plante vivant dans le calcaire des vieilles coquilles. Thalle mem-
braneux, mince, d’un bleu cendré. F ilaments couchés, très longs, épais
de 8-10 x, soudés latéralement et formant ainsi des mèches rampantes,
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 191
abondamment et irrégulièrement rameux. Trichomes difformes, c’est-à-
dire formés en partie de cellules globuleuses distantes, en partie de
cellules cylindriques contiguës, mais toujours unisériées. Gaines
Fig. 23. — Matteia conchicola Borzi. X 200, d'après Borzr.
étroites, continues, homogènes. Hétérocystes épars, intercalaires. Pro-
pagation, probablement par hormogonies ou par conidies chroococcoi-
dales. — (Fig. 23.)
Habitat. — Intérieur des vieilles coquilles marines, et en particulier dans
celles de Pectunculus insubricus.
Distribution géographique. — Sicile, environs de Palerme (BoRz1).
FRANCE. — A rechercher.
IX. PULVINULARIA Borzi
(Nuov. Giorn. bot. ital. (n. ser.), vol. XXIV (1917), p. 74.)
Plantes d’eau douce. Thalle pulviné-hémisphérique. Ramifca-
tion terminale régulièrement dichotomique. Propagation par hormo-
gonies.
Source - MNHN. Paris
192 ABBÉ P. FRÉMY
Une seule espèce :
Pulvinularia suecica Borzi (loc. cit.).
Icon. — Borzi, loc. cit., PI. VL fig. 6-9; GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 169, fig. 203.
Thalle très petit, adné, pulviné-hémisphérique, d'un noir-érugi-
neux sale, plein, gélatineux, zoné conceñtriquement à l’intérieur. Fila-
ments primaires rampants, rayonnants à partir du centre, puis dressés,
Fig. 24. — Pulvinularia suecica Borzi, X 200, d'après Borzi : a, Fronde avec hormogonies,
Xe en coupe verticale; b et c, Développement des hormogonies en thalle: d. Thalle ve
d'en haut.
décurrents parallèlement, rameux à leur extrémité, à rameaux dicho-
tomes-fastigiés, soudés latéralement, de même épaisseur que les fila-
ments primaires, épais de 4-6 . Gaines épaisses, jaunâtres ou hyalines,
homogènes. Trichomes ordinairement formés d’une seule rangée de
cellules subglobuleuses, érugineuses, lâchement disposées, parfois, à
la base du thalle, de deux rangées. Hormogonies oblongues-elliptiques
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 193
ou obovales-oblongues, formées de 8-12 articles, épaisses de 4-6 x,
longues de 14-18 4. — (Fig. 24.)
Habitat. — Eaux douces stagnantes, sur les végétaux aquatiques, et en
particulier sur les feuilles et les tiges des Fontinalis.
Distribution géographique. — Suède, lac Svansjôn (LAGERHEIM).
FRANCE. — A rechercher.
X. DESMOSIPHON Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1907.)
Thalle crustacé-membraneux. Ramification unilatérale, subdicho-
tomique. Multiplication par planocoques (conidies mobiles sans cils
ni flagelles) ou par conidies chroococcoïdales immobiles provenant de
la division suivant 2 ou 3 directions des articles végétatifs. Pas d’hé-
térocystes.
Fig. 25. — Desmosiphon maculans Borzi, X 300, d'après Borzi : a, Portion de fronde avec
planocoques ; b, Petite partie de fronde montrant la ramifcation subdichotomique ;
c, Conidies chroococcoïdales en voie de développement.
Une seule espèce :
Desmosiphon maculans Borzi (loc. cit.).
Icon. — Borzi, N. Giorn. bot. ital., XXIV (1917), PL X, fig. 48-50;
GEITLER, Cyanophyceæ, p. 171, fig. 204.
Source - MNHN. Paris
194 ABBÉ P. FRÉMY
Thalle très petit,adné, maculiforme, formé de taches orbiculaires-
crustacées, très minces, solitaires ou confluentes, d’un noir rougeâtre.
Filaments courts, épais de 3-4,5 1, dressés, rameux d’un seul côté, sou-
dés latéralement les uns aux autres (ainsi que les rameaux). Gaines
étroites, incolores, ou très rarement d’un brun doré sur les individus
âgés. Trichomes toruleux formés le plus souvent d’une seule série,
plus rarement de deux séries de cellules inégales, sphériques, ovales
ou dolioliformes, épaisses de 2-2,5 y, celles de l'extrémité des rameaux
plus minces et plus longues. Planocoques isolées ou par deux, sortant
de l'extrémité des rameaux. Conidies chroococcoïdales sphériques ou
ovales, à enveloppe mince, ferme, d’un jaune brunâtre. — (Fig. 25.)
Habitat. — Sur les parois des fontaines et les rochers suintants; sur Jes
plantes aquatiques et en particulier sur les tiges de Polygonum amphibium L.
Distribution géographique. —— Suède, lac Insjôn (NORDSTEDT) ; Sicile,
environs de Palerme (Borzi).
FRANCE. — A rechercher.
XI. CAPSOSIRA Kützing
(Spec. Alg., 1849, p. 344.)
Frondes pulvinées, adnées. Filaments soudés latéralement entre
eux, tous subconformes, dressés, à ramification subdichotomique, irré-
gulière. Gaines cloisonnées. Trichomes ordinairement formés d’une
seule série de cellules. Hétérocystes intercalaires et latéraux. Propa-
gation par hormogonies, spores et conidies chroococcoidales.
Une seule espèce :
Capsosira Brebissonii Kütz. (loc. Gite
Syn. — Siigonema zonothrichioides Nordst, in WITTR. et NORDsT., Alg.
exs., n° 183.
Icon. — HANscirc, Prodr. d. Algenflora v. Bôhmen, II, 1892, D 28:
MoEBius, Austral. Süsswasseralgen, in Flora, 1892, p. 447, fig. 19-20 :
KIRCHNER in Engler u. Prantl, Nat. Pflanzenfam. Schizophyceæ, p. 83, fig.
58 n. p.; TILDEN, Minnesota Algee, I, PL XVI, fig. 1 (d'après KiRCHNER) :
Borzi, N. Giorn. bot. ital. (n. ser.), XXIV, 1917, PI. VIL, fig. 18: Ge1-
TLER, Cyanophyceæ, p. 171, fig. 205-206.
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 195
n° 183 et 1.609;
Exsicc. — WITTROCK et NorDSTEDT, Alg. exs.,
PaycotH. Bor. AMER., n° 1.257.
Fronde subhémisphérique ou crustacée-confluente, gélatineuse,
dure, d’un noir verdâtre, épaisse de 1-3 mm., zonée concentriquement
de jaune et de vert à l'intérieur. Filaments très serrés, toruleux, épais
de 7,5 #. Rameaux raides, apprimés-fastigiés. Cellules subglobuleuses,
gélatineuse,
épaisses de 4-5 #, érugineuses, distantes. Gaine épaisse,
EE
Êa
©
06
GoGocos
5000
OS
O8
ES
rebissonii Kütz., X 600, d'après le type de DE BRÉBISSON,
Fig. 26. — Capsosira B
NE Pan l(Onamle)
non ou très légèrement lamelleuse, hyaline ou jaune. Hormogonies
meaux, peu différentes
(d'après BoRZi) formées à l’extrémité des ra
des trichomes végétatifs, mais plus toruleuses,
composées de 10-20
à épispore épaisse et
cellules. Spores ? (d’après BORZI) sphériques,
jaune. Conidies chroococcoidales (d'après Borzi), 1-2-4 dans la
même enveloppe. — (Fig. 26.)
Habitat. — Sur les plantes aquatiques, les pierres mouillées, les bois sub-
mergés, dans les eaux stagnantes et les ruisseaux.
Source : MNHN. Paris
196 ABBÉ. P. FRÉMY.
Distribution géographique. — Suède, Norvège, Autriche, Bohême, Alle-
magne, Amérique du Nord, Afrique équatoriale et Australe.
FRANCE. — Environs de Falaise (DE BRÉBISSON in herb. Mus. Pa-
ris !).
XII. NOSTOCHOPSIS Wood
(Prodr. Freshw. Alg. N. Am., p. 126, 1869.)
Fronde gélatineuse, définie. Filaments rameux. Trichomes formés
d'une seule série de cellules. Hétérocystes intercalaires et latéraux, ces
derniers sessiles ou pédicellés. Plantes d’eau douce.
Nostochopsis lobatus Wood (loc. cit., P 122);
Syn. — Mazaea rivularioides Born. et Grunow, Bull. Soc. bot. Fr.
XXVIII (1881), p. 287.
Icon. — Woop, Contrib. to the hist. of the Fresh-water Alg. of N.
America, 1872, p. 44, PI. III, fig. 6, a, b, c; BORNET et GRUNOW, loc. cit.
PI. VIII (Mazaea rivularioides) : TILDEN, Minnesota algae, I, PL XVI,
fig. 2 (d'après BORNET) ; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 174-175, fig. 209-
210 (d’après BoRNET).
Exsicc. — Phyc. Bor.-Amer., n° 110: WiTrRocKk et NORDSTEDT, Alg.
ex, 10/0:
Frondes vésiculeuses-lobbées, pouvant avoir jusqu'à 3 cm. de
large, érugineuses ou d'un jaune verdâtre, creuses. Trichomes longs, .
rameux à partir de la base, flexueux, épais de 4-9 x, d’un vert-érugi-
neux clair, souvent contractés au niveau des articulations. Rameaux
la plupart unilatéraux, fastigiés, cylindriques à la base, puis toruleux,
subclaviformes. Cellules jusqu'à deux fois plus longues que larges.
Hétérocystes latéraux-exserts ou intercalaires. — (Fig. 272)
Habitat. — Eaux courantes et stagnantes, sur les plantes submergées ou
flottant librement.
Distribution géographique. — Bohême ? Açores, Afrique équatoriale,
Mascareignes, Amérique du Nord et du Sud, Ceylan, Sumatra, Australie.
HRANCEM= AN echercher,
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 197
Var. stagnalis Hansgirg in Stiz. K. Bôhm. Ges. d. Wissench.,
1889, p. 142; Prodr., IL, p. 29, c. ic (— Nostochopsis stagnalis
Hansg. in Geitler, Cyanophyceæ, p. 176).— Masses compactes, ar-
Fig. 27. — Nostochopsis lobatus Wood, d'après BoRNET; à gauche, vers le milieu, plante
en demi-grandeur; à gauche, en bas, coupe verticale de deux individus, X 2; au milieu,
fragment de la partie périphérique de la fronde coupée transversalement, X 165; au
milieu, à droite, portion de filament prise près de la paroi interne de la fronde, X 165; à
droite, partie supérieure d'un trichome, X 330.
rondies ou de forme irrégulière, larges de 2-5 mm., d'un vert bleuâtre,
olivâtre ou jaunâtre. Filaments principaux très rameux, rayonnants.
Rameaux solitaires ou 2-3 au même niveau, plus minces que les fila-
ments principaux. Cellules des filaments principaux comprimées-glo-
buleuses ou dolioliformes, épaisses de 4-6, 1-2 fois plus longues.
Cellules des rameaux cylindriques, épaisses de 2,5-4 x, 2 fois plus
Source - MNHN. Paris
198 ABBÉ P. FRÉMY
longues. Hétérocystes elliptiques ou cylindriques-oblongs, ceux des
rameaux longs de 15-18 u. Le reste comme dans le type. — Variété
imparfaitement décrite.
Habitat. — Eaux stagnantes.
Distribution géographique. — Bohême.
FRANCE. — A rechercher.
XIII. MASTIGOCLADUS Cohn
(Abhandl. d. Schlesischen Ges. f. vaterlandische Kultur, 1863, II, p. 39.) *
(= Hapalosiphon, mult. Auct. p. p.)
Thalle mal défini. Filaments plus ou moins rameux unilatérale-
ment. Trichomes des filaments primaires plus ou moins nostocoïdes,
formés d'une seule série de cellules globuleuses ou elliptiques. Ra-
meaux plus grêles que les filaments principaux, à trichomes se raccor-
dant parfois à ceux du filament principal par des cellules disposées
en V renversé, à cellules terminales longuement cylindriques. Hétéro-
cystes intercalaires. Ni spores ni hormogonies. Multiplication par seg-
mentation des trichomes et aussi (d'après BoRzi) ? par hormocystes
ou par conidies.
La position systématique de ce genre est fort discutée. La plu-
part des anciens auteurs et quelques-uns parmi les modernes le placent
parmi les Stigonémacées, à côté du g. Hapalosiphon, auquel beau-
coup même le réunissent. Borzi, N. Giorn. bot. ital. (n. sér.),
XXIV (1917), prétendant que les cellules de Mastigocladus se cloi-
sonnent toujours transversalement et que par conséquent leurs rameaux
sont de faux rameaux analogues à ceux des Scytonémacées, le place
dans le groupe des Diplonémées dont il fait, assez illogiquement du
reste, une tribu des Stigonémacées. GEITLER (Synopt. Darstell.,
1925), attachant une grande importance au raccord, par des cellules
disposées en V, des trichomes des rameaux à ceux du filament prin-
cipal, raccord qui existe parfois chez les Mastigocladus comme chez
les Herpyzonema Weber-van Bosse, réunit ces deux genres dans la
famille des Mastigocladées qu'il place parmi les Nostocales.
De nouvelles recherches sont nécessaires pour juger la valeur de
ces points de vue. En les attendant, il m'a paru légitime de maintenir
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 199
le genre Mastigocladus parmi les Stigonémacées, d'autant plus que
les formes typiques et bien évoluées du Mastigocladus laminosus pré-
sentent de grandes ressemblances avec les Hapalosiphon.
Une seule espèce :
Mastigocladus laminosus Cohn (loc. cit.).
Syn. — Anabaena bullosa Menegh., Conspect. Alg. eug. (1837), p. 8:
Anabaena calida Kütz., Spec. p. 289; Anabaena Chilensis Mont., Flora Chi-
lena (1852), VIIL p. 387; Sylloge, p. 469: Anabaena rudis Menegh., Cors-
pect. Alg. eug. (1837), p. 8: Anabaena thermalis (Bory) H. Serres, Bull. Soc.
de Borda à Dax, 1880, p. 13; J. THORE, ibid., 1885, pp. 8-10; Conferva
V'andelli Beggiato, Delle Terme Euganee, 1833, p. 55; Cvanothrix vaginala
Schmidle in Allgem. Bot. Zeitscher., 1897, p. 37: Hapalosiphon laminosus
Fig. 28. — Mastigocladus laminosus Cohn, X 500, d'après un échant. (Anabaena Chilensis
Mont.), récolté par MONTAGNE, au Chili, in herb. Montagne. (Originale.)
Source - MNHN. Paris
200 ABBÉ P. FRÉMY
Hansg., Bot. Centralbl., 1885, XII, p. 48; Bornet et Flah.. Révision, IL
p. 55; Merizomyria laminosa KüTz. Phyc. gen., 1843, p. 232; Nostac aniso-
coccum Schwabe in Linnaea, 1837, p. 126; Sphaerozyga Garelliensis Mont.
Ann. Soc. méd. de Paris, V (1859), p. 10.
Icon. — BEGGIATO, loc. cit., t. III, fig. 1: SCHWABE, Linnaea, 1837,
t. XIV; KüTziNG, Tabulae, I, t. 93, fig. 2 et 4: t. 94, He 35 0Il 045;
fig. 1; J. THORE, loc. cit., t. II, fig. 3; HANSGIRG, Bemerk. z. Systemat.
einig. Süsswasser alg., 1884, p. 16, fig. 15-22: SCHMIDLE, Bot. Centralbl.,
1898, n° 17-18; BuscaLioNI, Malpighia, IX (1895), t. X; TiLDEN, Min-
nesota Algae, I, pl. XIV, fig. 14-15 (d’après BusCALIONI) ; J.-BoyE PE-
TERSEN, The fresh-water Cyanophyceæ of Iceland, 1923, p. 308, fig. 15e
GEITLER, Cyanophyceæ, p. 203, fig. 242.
Exsicc. — KüTziNG, Algar. aq. dulc. Dec., XIV, n. 133 (1836) :
WITTROCK et NORDST., Alg. exs., n. 758, 759, 760, 761, 1.362, 1.506:
PHYCOTHEC. BOR.-AMER., n. 858.
Thalle amorphe, plus ou moins étalé, muqueux, charnu-spon-
gieux ou compact, parfois partiellement calcifé. Filaments enchevé-
trés, de forme très variable : les adultes épais de 6 4, à gaines minces,
étroites mais distinctes: à trichomes le plus souvent formés d’une seule
série (beaucoup plus rarement de deux séries) de cellules subsphé-
riques, dolioliformes ou cylindriques, rameux, à rameaux unilatéraux,
dressés, plus minces que le filament principal, à trichomes formés
au moins vers leur sommet, de cellules cylindriques-allongées : les
jeunes, ressemblant à ceux des Anabaena, engainés ou sans gaines,
serrés parallèlement, parfois spiralés, toruleux au moins vers leur mi-
lieu, atténués vers leurs extrémités, tantôt simples, tantôt rameux, à
rameaux solitaires ou géminés-géniculés, ou bien encore réunis au fila-
ment principal par deux cellules plus ou moins nettement disposées
en V renversé: cellules des rameaux allongées, plus longues que celles
du filament principal. Hétérocystes intercalaires, ordinairement plus
larges que les cellules végétatives, sphériques ou oblongs. — (Fig.
28-29.)
Il m'a paru très utile de transcrire ici une partie des remarques
que font, à propos de Hapalosiphon laminosus, les Auteurs de la
Révision (II, pp. 56 et seq.) :
< De toutes les Nostocacées que nous avons examinées, aucune
ne revêt des formes aussi dissemblables que l'Hapalosiphon laminosus,
ét, pour aucune, il ne serait plus nécessaire de suivre les états du déve-
loppement sur des plantes cultivées sans mélange de productions étran-
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 201
gères. Nulle part, il ne serait aussi utile d'étudier comparativement les
plantes qui vivent dans les diverses eaux thermales. Les échantillons
qui en proviennent présentent, le plus souvent, en même temps que des
particularités de structure parfaitement concordantes, des différences
dont nous ne saurions dire, d’après les matériaux que nous possédons,
si elles sont constantes ou accidentelles…
Cu
Fig. 29. — Mastigocladus laminosus Coh., X 500, d'après un échant. de l'herb. Lenormand,
récolté par MENEGHINI à Carlsbad. (Originale.)
« À l’état complet, les filaments [de l’Algue] consistent en une
file de cellules tantôt cylindriques, tantôt sphériques, qui produisent,
à la manière des Sirosiphoniacées, des rameaux latéraux dirigés d’un
seul côté. Le tégument qui les entoure est plus ou moins ferme; quel-
quefois il difflue en une enveloppe mucilagineuse dont les contours sont
mal limités. Les rameaux sont d’un diamètre notablement moindre que
celui des filaments primaires. Lorsqu'ils sont pourvus d’une gaine
ferme et distincte, les rameaux ont tout à fait l'aspect de filaments
d'Hypheothrix; ils rappellent au contraire les Anabaena quand la
gaine est mucilagineuse ou diffluente. Des hétérocystes de forme va-
Source - MNHN. Paris
202 ABBÉ P. FRÉMY
riable, tantôt nombreux, tantôt rares, entrecoupent cà et là les tri-
chomes.
« Les filaments adultes et complets, dont nous venons de parler,
ne représentent qu’une faible partie du volume de l’Algue, au moins
à certaines saisons et dans certaines localités. Pendant la période de
végétation active, la masse de l’Algue se présente sous une autre appa-
rence. Et, ici, quelques remarques préalables ne seront peut-être pas
inutiles.
« On sait que les Nostocacées traversent généralement une pé-
riode de développement et de multiplication rapide opérée par la
segmentation des trichomes. Dans la plupart des cas, cette segmenta-
tion est un phénomène passager et les segments, qui sont souvent des
hormogonies, passent par un état de repos avant de se développer en
un nouvel individu. Il n’en est pas ainsi dans l’Hapalosiphon lami-
nosus. Les segments végètent immédiatement et avec continuité: ils se
segmentent et se ramifient d'une manière qui rappelle beaucoup plus
celle des Nostocacées et des Scytonémacées que celle du groupe au-
quel la plante adulte se rattache. En outre, leur aspect toruleux et
moniliforme est bien plus près de celui des Anabaena que de l'état
adulte de l'espèce dont ils proviennent. Ils sont nus comme les hormo-
gonies, disposés parallèlement, droits ou contournés. Dans leur partie
moyenne, les cellules sont sphériques, comprimées ou en tonneau: aux
extrémités, elles sont cylindriques, allongées et très étroites, de sorte
que ces parties terminales ressemblent aux poils des Calothrix. Toute-
fois, cette partie atténuée n’est pas un poil, car les articles qui la com-
posent sont remplis de protoplasma coloré et conservent la faculté de
se diviser et de se développer. On observe cà et là des hétérocystes
dont le volume, en général, est un peu plus grand que celui des
articles végétatifs. Ces segments se multiplient par division transver-
sale de manières assez différentes. T'antôt une des cellules de la série
s'accroît obliquement et produit un prolongement qui déplace latérale-
ment la cellule contiguë ainsi que le fragment du trichome qu’elle ter-
mine, et s’allonge parallèlement à celui-ci: tantôt deux cellules conti-
guës s’accroissent latéralement dans le même sens et forment deux
rameaux accolés qui sortent presque à angle droit, à la manière des
pseudo-rameaux des Scytonema, et finissent par se séparer; tantôt
une des deux cellules ayant un peu d'avance sur l'autre, les deux
rameaux sont réunis au sommet par une cellule qui peut rester simple
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 203
ou donner naissance à un filament plus ou moins allongé, d'une ma-
nière semblable à celle qu’on observe dans le Brachytrichia Balani.
Les filaments parallèles nés simultanément de deux cellules semblables
Fig. 30. — Mastigocladus laminosus Cohn., X 500, d'après des échantillons récoltés par le
D° J. nes Ciizeurs à Néris: À, f. anabaenoides J.-B. Petersen; B, f. phormidioides
J.-B. Petersen. (Originale.)
sont quelquefois si exactement pareils qu’on pourrait croire qu'ils ré-
sultent de la division longitudinale d’un filament. Mais il est impossible
de constater la réalité de cette division.
« Indépendamment de la segmentation accompagnée de la for-
mation de fausses ramifications, on rencontre dans plusieurs segments
Source : MNHN. Paris
204 ABBÉ P. FRÉMY
l'accroissement latéral avec division longitudinale de certains articles :
ce sont des commencements de rameaux du type normal des Sirosipho-
niacées. Ces filaments, dont les téguments sont peu ou pas apparents,
ne diffèrent plus alors des filaments adultes que nous avons décrits plus
haut. »
J.-Boye PETERSEN (The Fresh-water Cyanophyceæ of Iceland,
1923, p. 309) a distingué, dans cette espèce, d’après les échantillons
récoltés dans les eaux thermales d'Islande, les trois formes suivantes,
qui me paraissent n'être que des stades évolutifs :
1. f. fvpica. — Filaments rameux; rameaux plus minces que les
filaments principaux, à trichomes plus cylindriques; hétérocystes bien
développés: gaines généralement distinctes, fermes, bleuissant sous
l'action du chloroiodure de zinc. C’est l’état d’entier développement.
2. f. anabaenoïdes J.-B. Petersen (— Aulosira thermalis West).
— Filaments droits ou spiralés, toujours simples, ressemblant à des
Anabaena, à trichomes formés de cellules plus ou moins sphériques et
d'hétérocystes; diamètre des cellules diminuant graduellement du mi-
lieu aux extrémités du trichome; gaines distinctes ou plus ou moins
diffluentes, bleuissant peu ou pas sous l’action du chloroïodure de zinc.
C'est un des stades évolutifs décrits plus haut. — (Fig. 30 a.)
3. f. phormidioides J.-B. Petersen. — Filaments tous semblables,
droits ou spiralés, toujours simples; trichomes rétrécis au niveau des
articulations, dépourvus d’hétérocystes, non ou très peu atténués vers
les extrémités; gaines plus ou moins diffluentes, ne bleuissant pas sous
l’action du chloroiodure de zinc. Autre stade évolutif ou résultat de la
segmentation des filaments. — (Fig. 30 b.)
Habitat. — Eaux thermales, beaucoup plus rarement eaux non thermales.
Distribution géographique. — Cosmopolite dans les eaux thermales. Dans
les eaux non thermales n’a été trouvé, jusqu’à présent, qu'aux Célèbes, dans une
rivière près de Paré-Paré (WEBER-VAN BossE) ; dans le Rhin (LAUTER-
BORN), et en Normandie, dans une petite mare !
FRANCE. — Eaux thermales de Plombières (MOUGEOT in herb. Thu-
ret !), de Néris, 42° (LARTET in herb. Thuret ! GAY in herb. Mus. Par. !
DES CILLEULS !); de Dax (GRATELOUP et DEFLERS in herb. Thuret !,
J. THORE, ALLORGE !) ; Lessay (Manche), dans une petite mare de la lande!
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 205
APPENDICE
DIPLONÉMÉES
Le groupe Diploneme fut créé, en 1917, par A. Borzi (Nuov.
Giorn. botan. ital. (n. ser.), XXIV (1917), p. 70), qui en fit une
tribu de la famille des Stigonémacées. Il le définit comme il suit :
« Filaments typiquement simples, mais parfois irrégulièrement pseudo-
rameux. Division cellulaire se faisant constamment suivant une seule
direction, la direction transversale. » -
Logiquement et conformément à cette définition, les Diplonémées
auraient dû être placées parmi les Scytonémacées (1). Borzi les met
parmi les Stigonémacées pour trois raisons principales : 1° Leurs ra-
meaux, à l’état adulte, peuvent présenter l'aspect de vrais rameaux,
bien que, par leur origine (division transversale d’une cellule), ils soient
de faux rameaux; 2° Quelques genres ont des organes multiplicateurs
(hormocystes, conidies chroococcoïdales) qui n'existent guère que chez
les Stigonémacées; 3° Leurs filaments sont parfois nettement toruleux
comme il arrive fréquemment chez les plantes de cette famille.
D'après Borzi, la tribu des Diplonémées renfermerait cinq
genres : Diplonema Borzi, Spelacopogon Borzi, Seguenzæa Borzi,
Mastigocladus Cohn et Herpyzonema Weber-van Bosse. Ce dernier
est exclusivement tropical. J'ai réuni Mastigocladus aux Stigonémacées
proprement dites. Il ne me reste donc à étudier que Diplonema,
Spelacopogon et Seguenzæa dont il me semble possible de trouver
des représentants en France.
TABLEAU DES GENRES
I. Rameaux assez régulièrement alternes. Multipli-
cation par hormogonies ................ I. Diplonema.
II. Rameaux disposés autrement :
1. Multiplication par hormocystes ........ II. Spelaeopogon.
2. Multiplication par hormogonies ........ III. Seguenzea.
(1) C'est là que les place L. GEITLER (Synoptische Darstellung der Cyanophyceen,
1025 Cr noce 1020)
Source - MNHN. Paris
206 ABBÉ P. FRÉMY
!. DIPLONEMA Borzi
(N. Giom. bot. it. (n. ser.), XXIV (1927), p. 141.)
Filaments à fausses ramifications assez régulièrement alternes.
Rameaux solitaires, formés comme ceux des T'olupothrix. Trichomes
toujours formés d'une seule série de cellules. Multiplication par coni-
dies chroococcoïdales formées aux dépens des vieux rameaux et par
hormogonies terminales.
Une seule espèce :
Diplonema rupicola Borzi (loc. cit.).
Icon. —_ Borzi, loc. cit., Tav. IX, fig. 44-47; GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 253, fig. 302 (d’après BorZi).
Fronde étendue, légèrement tomenteuse, d’un brun fauve, à dé-
Fig. 31. — Diplonema rupicola Borzi, X 200, d'après Borzi : a, b, c, Parties successives
d'une fronde, depuis la base jusqu'au sommet: d, Portion inférieure d'une fronde avec
conodies chroococcoïdales.
veloppement centrifuge, nettement limitée. Filaments libres, couchés,
rayonnants, s amincissant progressivement vers le sommet, toruleux
et plus ou moins sinueux à la base, puis droits et cylindriques. Gaines
Source : MNHN. Paris
LES STIGONÉMACÉES DE LA FRANCE 207
incolores, épaisses, peu ou pas lamelleuses à la base, minces vers le
sommet. Hétérocystes solitaires, épars, placés parfois, mais non Ccons-
tamment, à la base des rameaux. Vieux filaments épais de 8-10;
jeunes filaments épais de 3,5-4 #. — (Fig. 31-)
Habitat. — Rochers et murs humides, parmi les Mousses.
Distribution géographique. — Sicile, près de S. Filippo del Mela, aux
environs de Messine (BORZI).
FRANCE. — A rechercher.
II. SPELAEOPOGON Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1906.)
Filaments libres, simples ou parfois irrégulièrement pseudo-ra-
meux; tantôt rampants et plus ou moins densément enchevêtrés pour
former une strate étendue; tantôt décombants-ascendants et formant
une fronde définie, floconneuse-gazonnante; n'ayant pas partout la
même épaisseur, en majeure partie toruleux, par ailleurs cylindriques
et alors plus minces, parfois alternativement toruleux et cylindriques.
Hétérocystes intercalaires, épars, rarement nuls. Multiplication par
hormospores solitaires ou sériées, droites ou diversement courbées, for-
mées de 8 ou de nombreux articles, de longueur variable, entourées
d’une gaine épaisse et brunâtre; plus rarement par spores de même
forme que les articles végétatifs, mais plus grosses et entourées d'une
enveloppe assez épaisse, ferme, d’un brun foncé.
CLEF ANALYTIQUE DES ESPÈCES
I. Filaments principaux épais de 6-10 x :
1. Filaments non réunis en mèches; pas d’hétéro-
RE RUES NT 1. S. lucifugus.
2. Filaments réunis en mèches; des hétérocystes.. 2. S. Sommieri.
IL. Filaments principaux épais de 16-18 u.......... 3. S. Cavarae.
1. Spelaeopogon lucifugus Borzi (N. Giorn. bot. ital. (n. s.),
XXIV, 1919, p. 145).
Icon. — Borzi, loc. cit., Tav. IX, fig. 36-38; GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 251, fig. 200 (d’apr. Borzi).
Source : MNHN. Paris
ABBÉ P. FRÉMY
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Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 209
Gazons hauts de 1-2 em. ou même davantage. Filaments flexueux,
plus ou moins serrés, en majeure partie toruleux, s'atténuant légèrement
de la base au sommet. Articles épais de 6-8 r, sphériques, ovales ou
p pl
dolioliformes. Gaines homogènes, minces, un peu épaissies dans les
parties vieilles des filaments. Hétérocystes inconnus. Hormocystes de
lengueur très variable, irrégulièrement courbés, formés de nombreux
3 8
articles, bruns. — (Fig. 32.)
Fig. 33. — Spelacopogon Sommierit Borzi, X 500, d'après Borzi.
Habitat. — Endroits ombragés et humides (parois humides de fosses à fu-
mier profondes).
Distribution géographique. — Sicile, environs de Messine (BORZ1).
FRANCE. — A rechercher.
2. Spelaeopogon Sommierii Borzi (Atti Congr. Nat. Milano,
1906).
Icon. — Borzi, N. Giorn. bot. ital. (n. s.), XXIV (1917), Tav. IX,
fig. 40; GEITLER, Cyanophyceæ, p. 250, fig. 298 (d’après Borzi).
Strate largement étendue, enchevêtrée, érugineuse. Filaments
primaires toruleux, étroitement réunis en mèches rampantes, épais de
8-10. Gaines incolores, très minces. Hétérocystes globuleux ou
ovales, d’un brun doré, épais de 6-9 #. Hormocystes droits, oblongs,
légèrement toruleux, formés de 8-10 articles, à membrane assez
épaisse, d’un brun olivâtre. — (Fig. 33.)
Source : MNHN. Paris
210 ABBÉ P. FRÉMY
Habitat. — Parois marneuses, suintantes, de cavernes, parmi des mousses
et des rhizomes d’Adiantum Capillus-Veneris L.
Distribution géographique. — Iles Lampedusa et Gozo (S. SoMMIER).
FRANCE. — A rechercher.
IT. Spelaeopogon Cavaræ Borzi (N. Giorn. bot. ital., etc.,
1917, p. 145).
Icon. — Borzi, loc. cit, Tav. IX, fig. 41: GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 250, fig. 290 (d’après BoRzi).
Fig. 34. — Spelacopogon Cavarae Borzi, X 200, d'après Borzi.
Strate largement étalée, charnue, d’un vert-brun sale ou d’un
jaune olivâtre. Filaments densément enchevêtrés, tortueux, longuement
rampants, de grosseur inégale : les vieux, nettement toruleux, épais
de 16-18 z; les jeunes beaucoup plus minces, épais de 6-8 u. Gaines
Source : MNHN. Paris
LES STICONÉMACÉES DE LA FRANCE 211
épaisses ou même très épaisses, nettement lamelleuses-striées. Articles
très variables : les uns globuleux, ovales ou dolioliformes, distants,
les autres (surtout dans les filaments jeunes) brièvement cylindriques,
contigus. Spores plus grosses que les articles végétatifs, épaisses de
16-20 x, dolioliformes, entourées d’un épais tégument brun. — (Fig.
34.)
Habitat. — Parois de carrières.
Distribution géographique. — Sicile, Bicocca, aux environs de Catane.
FRANCE. — A rechercher.
III. SEGUENZAEA Borzi
(Atti Congr. Nat. Milano, 1906.)
Filaments difformes : les primaires rampants, en majeure partie
toruleux; les secondaires dressés, cylindriques, plus minces. Multipli-
cation par hormogonies terminales et par conidies chroococcoïdales.
Une seule espèce :
Seguenzæa sicula Borzi (N. Giorn. bot. ital., etc., 1917,
p. 150).
Icon. Borzi, loc. cit., Tav. VIII, fig. 26-34; GEITLER, Cyanophyceæ,
p. 252, fig. 301 (d’après BoRzi).
Fronde floconneuse-gazonnante. Filaments libres; les primaires
peu rameux, épais de 12-14», formant un hypothalle rampant, très
fugace; les secondaires, dressés ou dressés-ascendants, plus minces,
épais de 7-8 #, étroitement soudés en mèches ressemblant à celles des
Symploca. Gaines étroites, homogènes. Trichomes toujours formés
d’une seule série de cellules. Hétérocystes intercalaires, oblongs ou
très allongés. Hormogonies sériées, droites, formées de 8-10 articles.
Conidies chroococcoïdales épaisses de 14-15 , solitaires ou par deux,
parfois entourées d’une membrane indurée. — (Fig. 35.)
Habitat. — Rochers à l'ombre, bords des fontaines parmi les mousses.
Distribution géographique. — Sicile, environs de Messine (BORZI).
Source : MNHN. Paris
212 À ABBÉ P. FREMY
Fig. 35. — Seguenzaea sicula Borzi, X 200, d'après Borzi : a et b, Portion supérieure d'une
fronde sans hormogonies et avec hormogonies ; c, Hormogonies à différents stades ; d,
e, f, à Détails de la structure des filaments; g, h, Conidies en formation et libres.
BIBLIOGRAPHIE
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Stigonema ocellatum Thur.
: 60 env.
A. f. aquatica. -— B.f. lerrestris. — Gr.
Demi-schématique. — D'après des échantillons de l’herbier Pelvet,
récoltés à Vire par PELVET. (Originale)
Source - MNHN. Paris
1.5 LA L 4 A! —
REVUE ALGOLOCIQUE. Tomé V, PL 5. &
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI. IL.
Stigonema ocellatum Thur.
Portion de fronde, X 330. — D'après un échantillon de l’herbier Pelvet,
récolté à Vire par PELVET. (Originale.)
Source - MNHN. Paris
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI II.
Stigonema minutum (Ag.) Hass.
Portion de fronde, x 660. — D'après un échantillon de l'herbier Pelvet,
récolté à Vire par PELVET. (Originale.)
Couce MUNIE
REVUE ALGOLOGIQUE. Tome V, PL 7.
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI. IV.
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f
Stigonema informe Kütz.
Portion de fronde, X 375. — D’après le n° 611 des Algen de RABENHORST.
(Originale. )
Source : MNHN. Paris
LA
REVUE ALGOLOGIQUE. Tome V, PL 8.
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI. V.
Stigonema mamillosum Harv.
Portion de fronde, X 200. — D'après un échantillon de l’herbier Lenormand,
récolté par HARVEY en Irlande. (Originale.)
Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE. Tome V, PI. 9.
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PL VI.
Hapalosiphon fontinalis"\Ag.) Bom.
Partie d’un individu très rameux, X 500. —
Lessay. Manche. (Originale)
D'après un échantillon récolté dans les landes de
Source : MNHN. Paris
For, Fe URI
REVUE ALGOLOGIQUE
PL VIL
STIGONÉMACÉES DE FRANCE,
Fischerella muscicola (Thur.) Gom.
D'après un échantillon de l'herbier Thuret, récolté par BORNET à Antibes.
(Originale. )
Source - MNHN. Paris
Vol. V, PL Il.
REVUE ALGOLOGIQUE
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI. VIII
Fischerella ambigua (Näg) Gom.
écoltés dans la lande de la Meauffe, Manche
(Originale)
D'après des échantillons vivants r
Source : MNHN. Paris
Vol. V, PL 12.
REVUE ALGOLOGIQUE
STIGONÉMACÉES DE FRANCE, PI. IX.
Fischerella major Gom.
A. Aspect du thalle, X 2; B. Parti
xX 509;
pores, x 500.
lté dans les serres
es de deux individus sporifères, }
des de la germination des s
par FILARSKY. (Originale.)
G., différents sta
_— D'après l'échantillon
du jardin botanique de
GDS ES ES
"herbier Gomont, réco
type de |
Buda-Pest,
Source - MNHN. Paris
Le genre Cosmocladium Bréb.
par J. HEIMANS
Le genre Cosmocladium a été formé par ALPHONSE DE BRÉ-
BISSON, en 1856, pour y ranger une Desmidiée trouvée par lui à
Falaise (Normandie). Celle-ci différait de toutes les espèces connues
de cette famille d'algues parce que les cellules — ayant chacune
l'apparence d'un petit Cosmarium — étaient réunies en colonies par
des filaments gélatineux ramifiés. Les cellules sont rattachées par un
point de leur suture médiane à l’extrémité de ces filaments et à l’ais-
selle des bifurcations.
La description assez sommaire nous laisse en doute sur la nature
de ces filaments, dont on dit seulement qu’on pourrait y voir un rap-
port avec le genre Mischococcus. Dans ce genre des Palmellacées,
les colonies sont formées par des pédicelles gélatineux dichotomes.
Nous reproduisons la figure de DE BRÉBISSON ici (fig. 1).
Après la découverte de DE BRÉBISSON, on a retrouvé le joli
petit Cosmocladium à divers endroits en Allemagne (Saxe). Du maté-
riel d’une de ces stations, recueilli par BULNHEIM, À. DE BARY s'est
servi pour son étude approfondie, intitulée « Ueber Cosmocladium »
(1865).
Les divergences entre ce matériel et la diagnose et la gravure
de DE BRÉBISSON ont porté DE BARY à y distinguer une seconde
espèce du genre Cosmocladium : C. saxonicum. L'une des princi-
pales différences, c’est que les colonies du Cosmocladium saxonicum
Source : MNHN, Paris
216 Î. HEIMANS
sont enveloppées d’un mucus hyalin, globuleux, invisible à l'œil, tan-
dis que celles du C. pulchellum sont décrites et figurées comme
étant attachées par un des pédicelles gélatineux à des algues filamen-
teuses. Or, il paraît qu'après DE BRÉBISSON (1856) personne n’a
pu retrouver aucun Cosmocladium rattaché par des pédicelles, pas
même le C. pulchellum Bréb., tel que nous concevons cette espèce
aujourd’hui.
Quoique le fait soit extrêmement rare, il n’est pas tout à fait
impossible de trouver parmi les Desmidiées des cellules ou des colonies
attachées. Ce n’est que le Spondylosium pulchellum qu'on voit régu-
lièrement attaché d'une telle façon. A titre d'exception, un spécimen du
Cosmarium polugonum a été trouvé attaché par un pédicelle allongé
par WEST (Monogr. III, PI. 91, fig. 13). On pourrait supposer que
DE BRÉBISSON soit tombé sur une pareille exception. Mais j'ose pré-
tendre qu’il est beaucoup plus probable que ses colonies du Cosmocla-
dium étaient collées sur des filaments ou même dans des touffes d’un
Zygnema ou d'une Mougeotia, au moyen de cette enveloppe de mucus
invisible ; peut-être même quelque filament de ces algues a été pris dans
cette enveloppe en la perçant. J'espère pouvoir démontrer que la
figure de DE BRÉBISSON présente la moitié d’une colonie normale
du Cosmocladium.
DE BARY, dans son essai « Ueber Cosmocladium », étudie assez
minutieusement la nature des filaments connectifs entre les cellules.
Celles-ci sont toujours reliées entre elles par un couple de fils pa-
rallèles, mais nettement séparés, rattachés à l'isthme des cellules.
Leur longueur diffère beaucoup et peut même surpasser la double lon-
gueur d’une cellule. Chaque filament porte un nœud ou gonflement
médian extensible. Les cellules se tiennent parallèles entre elles et
perpendiculaires aux filaments connectifs: aux points de ramification
de ces derniers se trouve toujours une cellule qui, de cette facon, est
suspendue par trois cordons, tandis que de la cellule centrale (origi-
nale ?) de la colonie en partent quatre; les cellules terminales seules
n’en ont que d’un côté.
La position parallèle des cellules s’acquiert parce que les jeunes
cellules qui viennent de se diviser, au lieu de se maintenir dans un
seul plan et de se tenir par les sommets des nouvelles hémisomates,
exécutent toutes deux une volte-face de 90° autour de cette ligne de
contact. Les filaments connectifs manquent encore entre deux cellules,
Source : MNHN. Paris
LE GENRE COSMOCLADIUM 217
qui viennent de se partager, de sorte qu'ils semblent être formés après
{a division puis prolongés et complétés quelque temps après; ainsi, les
filaments les plus longs seraient les plus anciens, mais non pas les
plus étirés.
J'ai cité amplement les considérations de DE BARY sur la ma-
nière d’attachement des cellules, parce que j'ai pu constater chez
quelques Cosmocladium; trouvés en Hollande, que ces attaches sont
d’une autre nature que DE BARY et tous les auteurs après lui nous
les dépeignent.
Avant d'exposer mes observations sur ce point, il faudra com-
parer les études publiées à ce sujet; en anticipant sur cet exposé, afin
de pouvoir comparer mon opinion à celle des auteurs antérieurs, disons
ici seulement que je prends ces fils connectifs pour des restes d’une
membrane cellulaire rejetée pendant la division.
Ce n'est qu’en 1900 qu'on rencontre encore une fois le Cosmo-
cladium saxonicum de Bary comme sujet d’une étude assez détaillée.
Dans cet essai, l’auteur, M. BRUNO SCHROEDER, en confirmant
en grande partie l'exposé de DE BARY, dit qu’il a trouvé des « gra-
nules » d’une disposition particulière sur la membrane cellulaire et
surtout deux groupes de pores serrés situés des deux côtés de l’isthme
tout près des pôles de la suture ovale des deux hémisomates; il les
compare à des cribles du liber des plantes vasculaires.
Selon M. SCHROEDER, les filaments connectifs sont attachés à
cet endroit et même ils semblent prendre naissance de ces cribles.
En 1902, LüTKEMüLLER a publié son célèbre essai sur la mem-
brane cellulaire des Desmidiées. Il y examine le C. saxonicum en
se servant de matériel de la même origine que celui de M. SCHROE-
DER, dont les observations citées ci-dessus sont affirmées par LüTKE-
MüLLER. Seulement, les granules sur le contour et sur le milieu de la
face des demi-cellules paraissent être des pores sécrétoires de mucus,
comme celles des cribles à l’isthme, dont LüTKEMüLLER, aussi bien
que SCHROEDER, fait sortir les fils gélatineux rattachant les cellules.
Cependant, M. SCHROEDER, dans un second ouvrage de la
même année 1902, avait confirmé ses constatations sur le C. saxo-
nicum en ajoutant qu'on doit s’imaginer la formation des filaments
conjonctifs avec leur gonflement médian par la fusion de deux protu-
bérances gélatineuses (« Porenorgane »), sortant de deux cribles voi-
sins, se rencontrant par leur extrémité renflée (« Kôpfchen »). DE
Source : MNHN. Paris
218 J. HEIMANS
BARY avait déjà incidemment exprimé son opinion sur la possibilité
d’une pareille conception.
Tous les auteurs postérieurs ont accepté cette explication de
SCHROEDER et de LüTKEMüLLER sur l’origine de ces filaments con-
jonctifs; pourtant j'ose prétendre qu'elle est insoutenable. Déjà, le seul
fait qu'une cellule médiane d'une colonie peut allonger trois ou quatre
paires de filaments, nécessiterait qu'un même groupe de pores (crible)
pût produire successivement deux ou trois filaments gélatineux séparés
et dirigés vers différents côtés, ce qui me semble inacceptable.
Dans son travail de 1902, M. SCHROEDER a considéré et figuré
une autre espèce de Cosmocladium, le C. subramosum Schmidle, dont
LüTKEMGLLER plus tard (dans WEST-CARTER 1923) a affirmé
qu'il serait synonyme du C. pusillum Hilse. Dans cet objet, les
filaments conjonctifs n'ont pas le renflement médian, au lieu duquel
il y a une troisième ligne tendue de travers entre le milieu des deux
filaments parallèles; de plus, aux points d'attache de ce pont s'élèvent
encore deux petits cordons perpendiculaires aux autres.
J'ai assez souvent rencontré dans mes préparations des images
correspondant très bien à ces figures de M. SCHROEDER, surtout dans
les colonies du C. pulchellum Bréb., mais aussi dans celles du C.
les colonies du C. subramosum Schmidle, mais aussi du C. pusillum
Hilse. En effet, je ne suis point convaincu que vraiment ces deux
espèces soient identiques. D’après mon opinion, les limites des espèces
du genre Cosmocladium sont loin d’être définitivement fixées par les
diagnoses dont nous disposons aujourd'hui.
Toutefois, dans toutes les deux, C. subramosum aussi bien que
C. pusillum, on peut constater avec certitude que ce ne sont pas des
fils séparés, mais des pellicules membraneuses, qui sont étendues entre
les cellules voisines et divisées au milieu par les restes d’une cloison.
Ces cordons membraneux prennent assez facilement la teinture Die:
de la « Gentiana-violet » de Grübler contraire au C. saxonicum et
C. constrictum où, selon LüTKEMüLLER et SCHROEDER, d'accord
avec ce que J'ai toujours constaté, les conjections entre les cellules
refusent toute coloration.
Pendant la division des cellules, il se produit la même volte-
face qui a été décrite plus haut d’après DE BaRY pour le C. saxo-
nicum; mais en observant un assez grand nombre de ces divisions, on
constate que pendant ce virement les jeunes demi-cellules se débar-
Source : MNHN. Paris
LE GENRE COSMOCLADIUM 219
rassent de la couche extérieure de leur paroi cellulaire. Cette mem-
brane, se dissolvant d’un côté, reste attachée de l’autre à la suture des
anciens hémisomates. Le contact au sommet des deux pellicules rejetées
subsistant, le milieu des cordons conjonctifs qui en résultent est marqué
d’une ligne transversale. (Voir les fig. 2-13 de la PI. 13.)
Or, une « mue » des demi-cellules nouvellement formées se
rencontre souvent parmi les Desmidiées. On la voit surtout dans les
Pleurotaenium et dans certains Cosmarium. LüTKEMÜLLER (1902)
l'a constatée chez un grand nombre d'espèces et suppose que dans
toutes les Desmidiées non filamenteuses la séparation des cellules,
après la division, est effectuée par le dépouillement d’une couche
extérieure de la membrane cellulaire, soit que cette dépouille est répétée
sous la forme d’une enveloppe membraneuse qui garde sa forme, soit
qu’elle se dissolve immédiatement en mucus.
Après avoir tiré ces conclusions des observations poursuivies
pendant toute une série d’années, j'ai trouvé récemment une publication
de M. Beck-MANNAGETTA (Algues de la Carinthie, 1926), où l’on
pourrait voir dans les figures ajoutées d’un Cosmocladium une démons-
tration du procédé de formation des colonies que je viens d'exposer;
mais l’auteur en donne une toute autre explication, explication recher-
chée que je suppose être erronée. D’après mon avis, la nouvelle espèce
C. (Manodesmus) carinthiacum de M. BEck-MANNAGETTA n'est
autre chose que le C. pusillum tout à fait typique.
Je suis assez sûr de la justesse de mon interprétation quant aux
espèces C. subramosum et pusillum. Le C. saxonicum et le C.
constrictum ne manquent pas non plus dans mes collections de Desmi-
diées des Pays-Bas, mais mon matériel de ces deux espèces ne me
permet pas d'étendre là-dessus mes constatations qui sont si contraires
aux conceptions des auteurs de grande autorité tels que DE BARY
et LüTKEMüULLER.
Sans doute, dans le C. saxonicum, et surtout dans le C. consiric-
tum, les conjonctions se ramollissent beaucoup plus que dans le C.
subramosum : en tout cas, elles y sont extrêmement plus difficiles à
étudier dans le matériel fixé à la formaline.
Par contre, la configuration des cellules dans les colonies telle
qu’on la trouve dans les figures de WEST, de SCHROEDER, de DE
BaRY et d’autres est compatible avec mon opinion sur l'origine des
Source : MNHN. Paris
220 J. HEIMANS
conjonctions et non point, me semble-t-il, avec celle de LüTKEMüLLER
et de SCHROEDER, acceptée par les autres auteurs.
Mais l'analyse et la Comparaison critique des figures publiées
dépasseraient les limites de cette note provisoire.
De même, il vaudra mieux remettre à plus tard, pour un exposé
plus étendu, la critique des 9 ou 10 espèces du genre qui ont été
diagnostiquées. Tandis que d’un côté je viens d'exprimer mes doutes
sur l'identité des espèces subramosum et pusillum, il a été remarqué
au contraire, pour le C. carinthiacum, que cette espèce me semble être
synonyme avec le C. pusillum Hilse.
De la même façon, je crois que le C. Quimbvi Wood! (1872)
n'est autre chose que le C. saxonicum de Bary et encore que le C.
Hitchcockit Smith (1924) est identique au C. constrictum (Archer)
Joshua.
Amsterdam, février 1930.
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Source : MNHN. Paris
LÉGENDE DE LA PLANCHE
Fig. 1. — Cosmocladium pulchellum Bréb. Reproduction photographique de la figure
originale de DE BréBisson (1856, PI. I, fig. 20.)
Fig. 2-13. — Cosmocladium subramosum Schmidle.
maline 2 %. Coloration : bleu-méth
lat. ca. 12-1344; crass. ca. 7-8 y.
Colonies de 2-8 cellules. Fixation : for-
ylène. Gross. ca. 650 x. Long cell. c. 124-14 y;
Source : MNHN. Paris
REVUE ALCOLOGIQUE. Vol. \7,1PI 3:
LE GENRE COSMOCLADIUM
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Source : MNHN. Paris
Scytonema Malaviyaensis, Sp. NOV.
by YAJNAVALKYA BHARADWAJA, MSc, RL?
Asist. Professor of Botany
Benares Hindu University, India.
In the Botanical Garden of the Benares Hindu University a
beautiful blue-green alga makes its appearance, as an epiphyte along
«vith some mosses, on the bark of Mangifera indica about the month
of July. In September it is in luxuriant vegetative growth, in as much
as it covers most of the surface of the big lateral shoots of the substra-
tum, forming numerous felt-like, spongy;, bluish-green patches of
considerable thickness. The trichomes are delicate and enclosed in
a lamellose sheath, which is hyaline or slightly yellow in young fila-
ments, but brown or dark brown in old ones.
The filaments are free and measure from | to 4 mm. in length.
The trichomes are usually bluish-green, though occasionally violet
in colour. The septa are not very distinct in the young trichomes, but
they are quite evident in the old broad trichomes which are also
shightly constricted at the joints. The filaments vary in thickness,
young ones being 8-10 # and old ones 16.8-20.2 « broad. in young
trichomes and hormogones the cells are more or less cubical (6.5 to
8.5 « broad; 5.5 to 11» long) (PL Î, B and C), while in very
old ones they are generally broader than long (14 to 16 broad ;
98 to 144 long) (PI. 1, À and G) with coarsely granular contents.
The filaments are mostly coiled and more or less interwoven with
Source - MNHN. Paris
224 YAJNAVALKY A BHARADWAJA
each other (PI. 1, A). They are generally simple, but pseudo-
branches, which are always paired (PI. 1, B and C) and generally
of considerable length, are occasionally formed. The branches are of
the same thickness as the main filaments.
The sheath is at first comparatively thin and hyaline or slightly
yellow, but later it becomes thick, lamellose, and yellowish-brown,
brown, or even dark brown. It is uniformly thickened, about 15%
thick in young and narrow filaments and 2.8 to 4.2 u thick in the older
broader ones. It is quite firm, retaining its cylindrical shape even when
a number of cells of the trichome die (JAI A h) or whenhorme:
from very young ones. Ordinarily there is a single median heterocyst,
but two or three others may also occur at intervals along the length
of the filament (PI. 1, À, Het.). The filaments do not bulge oppo-
site the heterocysts. The heterocysts are slightly yellow in colour
and have granular contents in young stages, but when mature they
are empty and completely hyaline. A bright refractive granule, situa-
ted opposite one or both of the end walls, as described by WEST and
FRITSCH (1), has been observed in most of the heterocysts (PI. 1,
HÉTIC RAC) ARE à lip-like prominences, such as have been
reported to develop internally on each side of the pore in some blue-
green algae, have also been observed in some cases (PL 1, F and
Copé eterocysts are generally broader than long (PI. 1,
G, Het.), but others which are slightly longer than broad are also
met With occasionally (PI. 1, F, Het.). They are quadratic in shape,
being 9.8 to 15.4 x broad and 11.2 to 15.4x long.
Multiplication is mostly effected by means of short hormogones,
which are often initiated by the secretion of an intercellular substance
or of a thick rectangular pad with concave faces (DIMIADE ESS):
In the latter case it has occasionally been seen to split into two
CHARS et s.). The hormogones are merely fragments of ordi-
Source : MNHN. Paris
SCYTONEMA MALAVIYAENSIS 225
nary trichomes and may consist of many cells or only of one or two
(PI. 1, D). They may also be formed by the dying away of certain
cells (PL. 1, À, D. C.).
Perennation in this alga is accomplished either by the entire
filaments or by hormogones, formed by the production of discs
of intercellular substance, remaining dormant inside the thick
brown .sheaths. On the recurrence of favourable conditions
the hormogones slowly emerge from the old sheaths (which have now
become fragile), at the same time secreting new hyaline sheaths
(PI. 1, H-K). They then grow into mature filaments by repeated
cell-division. In some cases parts of the old parent sheath still enclose
the new filament (PL 1, I and J, sh., sh’). No spores have been
observed in this alga.
The form just described is undoubtedly a species of Scvtonema
on account of the geminate pseudo-branches and intercalary hetero-
cysts. It resembles WILLE’S Scytonema Samoense (see GEITLER (7),
p. 271) in () its habitat among mosses on tree bark, (ii) the gemi-
nate pseudo-branches, (iii) the filaments more or less entangled, and
(iv) the yellow-coloured heterocysts. It differs from this species in (a)
the presence of biconcave discs of intercellular substance, (b) the
cells being more or less cubical or broader than long and not from
one and half to three times as long as broad, (c) the sheath being
yellowish brown, brown, or dark brown in mature filaments, (d) the
heterocysts being quadratic and not cylindrical and two or three times
as long as broad, and (e) the dissepiments being quite distinct in
mature filaments which show slight constrictions at the joints.
It also approaches Scutonema mirabile Born. recordedby BRüHL
and Biswas (5) from Calcutta and by GHOSE (3) and (4) from Ran-
goon, in (i) the formation of a felt-like stratum on tree bark, (ii) the
filaments being flexuous and interwoven, (ii) the presence of gemi-
nate pseudo-branches, and (iv) the yellowish brown or brown colour
of the sheath in mature filaments. But it differs in (a) the stratum
being blue-green and not dark brown or dark green, (b) the absence
of single pseudo-branches, (c) the cells not being cylindrical and
shorter at the ends of the trichome, and (d) the comparatively short
filaments, which do not exceed 4 mm. in length. It also apparently
resembles Scvtonema ocellatum Lyngye (see GEITLER (7) pb 272)
in (i) the filaments being interwoven, (ii) the cells and heterocysts
Source : MNHN. Paris
226 YAJNAVALKYA BHARADWAJA
being quadratic, (ii) the presence of a thick sheath in older filaments,
and (iv) the length of the filaments. But it contrasts with it in (a)
the stratum being bluish-green and not blackish-or greyish-blue, (b)
the trichomes being bluish-green or violet and not olive-green, (c) the
mature trichomes being slightly constricted at the joints, (d) the
absence of heterocysts in the young filaments, (e) the pseudo-branches
being long and not short, (f) the sheath being at first hyaline or yellow
and then changing to yellowish brown, brown or dark brown (i. e. not
always brown), (g) the presence of very short hormogones, consisting
of even one or two cells, (h) the presence of biconcave discs of inter-
cellular substance, and (i) its growth on tree bark and not on rock,
moist soil or old walls.
The alga above described may thus be regarded as a new species
of Scutonema to be named.
Scytonema Malaviyaensis *, Sp. Nov.
Stratum thick, felt-like, spongy, bluish-green: sheath firm, at
first thin, hyaline, or slightly yellow, but later thick, lamellose, and
yellowish-brown, brown, or dark-brown, 1.4 4 thick in young filaments
and 2.8 to 4 » thick in old ones; filaments flexuous, interwoven, young
nes being 8-10 z broad and old ones 16.8-20.2 » broad, 1-4 mm.
in length; trichomes bluish-green or sometimes violet in colour, mature
ones slightly constricted at the joints, simple but occasionally with
pseudo-branches, the latter given off in pairs only: cells more or less
cubical or broader than long, 6.5-8.5 z broad in young trichomes and
14-16 # broad in old ones, septa generally very distinct; heterocysts
absent in young filaments but present in old ones, median or interca-
lary, yellow, quadratic, 9.8 to 15.4 x broad and 11.2 to 15.4 4 long;
hormogones short, of many cells or sometimes only one or two, com-
monly produced by the formation of biconcave intercellular discs,
perennating by remaining dormant inside the parent sheaths and secre-
ting new hyaline sheaths on emerging with the recurrence of favou-
rable conditions; no spore formation.
(#) Named after Panpir Mapa MoHan MaLaviyA, the Vice-Chancellor of the
Benares Hindu University, India.
Source : MNHN. Paris
SCYTONEMA MALAVIYAENSIS 227
Habitat. — Benares, India, on the bark of Mangifera indica, in
the Botanical Garden of the Hindu University; July to December.
In conclusion I have much pleasure in expressing my heart-felt
thanks to Professor F. E. FRITSCH for his valuable suggestions and
criticism and for kindly revising the manuscript. Ï am also indebted
to the authorities of the Benares Hindu University for the facilities
provided for research.
LITERATURE CITED
1. West, G.-S. and FRirscH, F.-E. — A Treatise on the British
Freshwater Algae, 1927.
2. Gnose, S.-L. — Campylonema Labhorense. New Phytologist,
XIX, 1920.
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Ind. Bot. Soc., VI, n° 2, 1927.
4. GHosE, S.-L. — On some Myxophyceæ from Rangoon. Journ. Burma
Res. Soc., XV, Part III, 1926.
5. BRüHL, P. and Biswas, K.-P. — Commentationes Algologicae, Il.
Algae epiphytitae epiphloiae indicae, or Indian Bark Algae. Journ. Dept. Sai.,
Calcutta University, V, 1923.
6. BHARADWAJA, YAJNAVALKYA.— Spelaeopogon Kashvani, N. Sp.,
À New Member of the Scytonemataceæ. Annals of Botany, XLII, 1928.
7. GEITLER, L. — Pascher’s Süsswasser-Flora Deutschlands, Osterreichs,
und der Schweiz, vol. XII, Cyanophyceæ, 1925.
Source : MNHN. Paris
LÉGENDE DE LA PLANCHE
portions of filaments, showing hormogones formed by the secretion of biconcave discs of
intercellular substance (i. c.s.); in D there are two hormogones, one of one cell and
the other of two cells; in Æ the hormogone consists of 8 cells and one of the biconcave
discs has split into two (X710). F and G, portions of filaments with heterocysts, posses-
sing a bright refractive granule (R. G.) spposite each of the two end-walls, and a lip-
like prominence (L) developed internally on each side of the pore (P); Het. heterocyst.
CX710). H-K, portions of filaments, showing hormogones enclosed within the new.
hyaline sheaths (sh) emerging from the old onas Gh); à c. s. intercellular substance.
(X 710).
Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE. Vol. V, PL 14.
SCYTONEMA MALAVIYAENSIS, SP. NOV.
Source - MNHN. Paris
NOTES
Les Caulerpes méditerranéennes
On a longtemps cru qu’il n’y avait qu’une seule Caulerpe médi-
terranéenne. Caulerpa prolifera (Forsk.) Lamour. Le nombre des
espèces connues est plus considérable aujourd’hui.
Le C. racemosa (Forsk.) J. Ag, commun dans les mers tropi-
cales, est abondant sur les grosses pierres qui protègent le mêle du
port de Sousse.
M. DosraL vient de décrire dans le Bull. de l’Inst. Océanosgr.
de Monaco, n° 531, une espèce nouvelle, C. Olliviert.
M. Moazzo m'a envoyé de Beyrouth, où il est abondant sur les
rochers à fleur d’eau, de, beaux échantillons de C. scalpelliformis
(Brown) Ag., espèce commune dans la mer Rouge, mais encore in-
connue dans la Méditerranée. M. PALLARY m'en a aussi remis plu-
sieurs spécimens bien développés, dragués par 30 mètres dans la rade
de Beyrouth.
Enfin, M" WEBER VAN BossE cite, dans sa Monographie des
Caulerpes, le C. flagelliformis Ag. à Cadix qui est d'ailleurs le lieu
d'origine de l'espèce, puisque AGARDH établit son espèce d’après des
échantillons envoyés par CABRERA.
Ce qui, si on veut bien y comprendre cette dernière espèce, porte
à cing le nombre des Caulerpes méditerranéennes.
G. Hamel.
Source : MNHN. Paris
230 NOTES
Hétérocontes ou Xanthophycées ?
Le terme d’Hétérocontes a été créé, comme on le sait, par Lu-
THER, en 1899 (Bihang till Kgl. Sv. Vet. Handl. Bd. XXIV, afd.
IT) pour désigner des Algues vertes dont les cellules mobiles pos-
sèdent deux cils inégaux. Depuis, ce groupe n'a cessé de s'enrichir aux
dépens des Chlorophycées proprement dites (Protococcales surtout),
mais aussi par la découverte de nombreuses formes nouvelles. Le tout
récent mémoire de A. PASCHER (Über Heterokonten, Arch. f. Pro-
tistenk., 69, 1930) vient encore d'ajouter. genres et. espèces à ce
groupe qui est maintenant considéré comme un groupe tout à fait à
part, équivalent comme hiérarchie aux Chlorophycées (sensu stricto),
aux Phéophycées, etc.
En dehors du caractère qui a valu son nom au groupe, il en est
un autre très important : c'est la présence constante, et souvent en
quantité, d’un pigment xanthophyllien juxtaposé à une chlorophylle :
les chromatophores possèdent, par suite, une couleur vert-jaunâtre sur-
tout perceptible en masse. L'importance de ce caractère pourrait,
semble-t-il, justifier une dénomination nouvelle, celle de Xanthophy-
cées qui aurait l’avantage d’homogénéiser la nomenclature parallèle-
ment à Chlorophycées, Phéophycées, Rhodophycées, Dinophycées,
etc. ; il serait préférable au terme d'Hétérocontes qui convenait surtout
lorsque le groupe était considéré comme faisant partie des Chlorophy-
cées et équivalent, comme valeur systématique, aux Isocontes, Stépha-
nocontes, etc. P. Allorge.
Un essai de propagation de Fucus lutarius dans la Rance
Les rives de la Rance présentent de nombreuses anses à vase de
circonstance plus ou moins ferme et de niveaux variés, à priori d'autant
plus favorables à la végétation du Fucus lutarius que son commensal
habituel, le Zostera nana, y est abondant.
Cependant, ni M. HIAMEL, ni M. FISCHER, ni nous-mêmes ne
l'y avons rencontré. Ses stations classiques des îles Chausey et celles
des îles Bréhat sont cependant assez voisines pour que l’on pût penser
Source : MNHN. Paris
NOTES 231
que des plants de ce Fucus, entraînés vers la Rance par les courants
violents de la région, s’y fussent multipliés par bouturage (1).
À ja faveur d’une excursion franco-hollandaise, organisée aux
iles Chausey par le Laboratoire Maritime du Museum, nous avons
rapporté à Saint-Servan un plein seau de F. lutarius et en avons, à
la fin de juillet dernier, essayé la propagation dans l’anse du Troctin.
Les plants furent disposés de trois manières : a) à la base des
Obione et autres phanérogames halophiles, maintenus par des bran-
chettes enfoncées dans le sol; b) implantés verticalement dans le sol,
sur la moitié de leur longueur; c) disposés horizontalement à la sur-
face du sol, partiellement enfouis sous quelques 5 mm. de vase et
maintenus en ramenant sur eux le réseau de Chlorophycées filamen-
teuses qui couvre la plus grande partie du sol boueux. Ces deux der-
niers modes de plantation furent faits, à des niveaux variés, de préfé-
rence sur les croupes des berges du « ruisseau » que le courant de
jusant a creusé dans l’anse.
Un mois après, fin août, nous n'avons pas trouvé trace des plants
disposés suivant a) et b). Par contre, un assez grand nombre des pieds
disposés selon le mode c) étaient vivants et avaient émis des prolifé-
rations de 3 à 5 mm. de haut, perçant la surface de la boue ou le
réseau des Chlorophycées.
Il nous semble que les pieds disposés selon a) ont péri par
manque de lumière et peut-être par assèchement trop marqué du sol,
que pour ceux implantés selon le mode b), la partie implantée s'étant
décomposée, le reste du thalle a été entraîné par le flot. En ce qui con-
cerne la réussite des plants c), elle confirme une observation faite à
Bréhat où nous avions déjà observé l’« amarrage » naturel de Fucus
lutarius en épave par des algues filamenteuses limicoles, suivi de la
formation de nouveaux tapis de ce Fucus.
Il est malheureusement à prévoir que la propagation du F. luta-
rius dans l’anse du Troctin ne puisse se poursuivre, cette anse ayant été
ravagée par les inondations torrentielles de l'automne dernier.
Rob. Lami.
(1) Des plants vésiculifères se rencontrent, bien que rares, à Chausey (le-aux-Oiseaux)
et à Bréhat, et sont susceptibles d'être facilement entraînés par les courants. En outre, nous
avons rencontré, à Bréhat, de nombreux individus fructifiés mâles et femelles. — R. L.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE
CYANOPHYCÉES
CABALLERO Y VILLALDEA SERGIO. — Oscilatorias termales de Arne-
dillo. Mem. R. Soc. Esp. Hist. Nat., 15, p. 269-270, Madrid 1929.
Liste de 9 Oscillaires déterminées par l’abbé P. FRÉMY et provenant des
boues et eaux thermales d’Arnedillo dont la T° est de 43°, celle de la source
principale étant de 52°. — P. À.
GONZALEZ GUERRERO PEDRO. — El genero Spelaeopogon Borzi en ,
Espana. Mem. R. Soc. Esp. Hist. Nat., 15, p. 436-437, 13 fig., Madrid,
1929.
Description avec figures d’une nouvelle espèce de Spelacopogon S. récol-
tée dans le liquide s’écoulant d’une blessure de peuplier, à Vaciamadrid, près
Madrid. Cette nouvelle espèce (c’est la troisième du genre) diffère du S. luci-
fugus Borzi par sa membrane stratifiée et ses dimensions; comme elle, elle ne
possède pas d’hétérocystes. — P. À.
GONZALES GUERRERO P. — Mas datos ficologicos de agua dulce. Bol.
R. Soc. Esp. Hist. Nat., 28, p. 435-438, 6 fig. Madrid 1929.
Description et figures de deux Cyanophycées nouvelles : Vodularia Skujæ,
récolté aux environs de Madrid sur blessures d’ormes; Anabænopsis Cuatreca-
sasii, remarquable par ses spores échinulées. Chez cette dernière espèce, ainsi
d’ailleurs que chez A. hispanica Conz. Guerr., l'A. signale un caractère non
encore remarqué, les prolongations cytoplasmiques des hétérocystes qui,
d’après lui, permettraient d'établir dans ce genre une section hispanica distincte
des autres espèces à grouper dans une section glabra. — P. À.
GoNZALES GUERRERO P. — El genero Anabaenopsis (Wolosz.)
V. Miller en Espana. Bol. R. Soc. Esp. Hist. Nat., 28, p. 357-359, 3 fig.
Madrid, 1928.
Parmi les Algues récoltées par le Prof. CABALLERO, à Baños de Monte-
Source : MNHN. Paris
27 BIBLIOGRAPHIE
mayor (provinee de Cacercs), l'A. a découvert un représentant inédit de cet
intéressant genre distingué depuis peu des Anabæna et des Cylindrospermum
dont il possède plusieurs caractères. Le nom d’Anabænopsis hispanica est donné
à ceit: nouvelle espèce. Dans le jardin botanique de Madrid, l'A. a également
trouvé cette espèce sous une forme à spores d’un jaune brun : c’est la var.
luteola. — P. À.
HUBER-PESTALOZZI, G. und NAUMANN, E. — Phormidium muni-
cola Naumann et Huber- ein Epibiont in der Gallerte pflanzlicher und tie-
rischer Planktonorganismen. Ber. d. d. bot. Gesell., 47, p. 67-76, 6 fig., 1929.
STARMACH KAROL. — Ueber polnische Chamaesiphon-Arten. Acta Soc.
Botan. Poloniae, 6, p. 30-45, 1 pl., Varsovie, 1929.
Description des Chamaesiphon incrustans Grun. var. elongatus var. nov.,
à pigment violet-rouge, épiphyte (sur Chantransia pygmæa et chalybea), Ch.
sideriphilus sp. nov. (à gaine incrustée d’hydroxyde de Fe), Ch. carpathicus
sp. nov. (en colonies comparables aux Dinobryon, comme Ch. aggregatus
(Jancz., Geitler). Indication de localités nouvelles pour des espèces déjà connues
et énumération des Chamaesiphon connus en Pologne (17 espèces). Remarques
biologiques : trois catégories écologiques sont distinguées (Chamaesiphon d'eaux
stagnantes, d'eaux courantes, indifférentes). — P. 4.
FLAGELLÉS.
PASCHER À. — Beitrâge zur allgemeinen Zellehre. I. Doppelzellige Fla-
gellaten und Parallelentwicklungen zwischen Flagellaten und Algenschwärmern.
Arch. Protk., 21 Textfigg., p. 261-304, 68, 1929.
Description d’une nouvelle chrysomonadinée : Didymochrysis paradoxa
n. gén., n. sp. Les cellules possèdent deux paires de flagelles, chaque paire com-
prenant un flagelle principal et un flagelle accessoire, deux chromatophores, deux
paires de vacuoles contractiles, deux stigma, mais un seul noyau. Il s’agit donc
d'un organisme qui possède tous ses organes, noyau excepté, en double.
À propos de ce nouveau Flagellate, qui correspond à deux individus
d'Ochromonas, unis suivant leur longueur, l'A. rappelle et étudie des types déjà
connus (Distomatinées) présentant des structures semblables. En considérant les
Flagellés polynucléées (Calonymphidés) et en les comparant avec les synzoos-
pores d'Algues (Vaucheria) d’une part, et, d’autre part, en comparant les
Trichonymphidés avec les zoospores des Oedogoniacées et de: Derbésiacées,
l'A. établit les bases d'une explication morphologique générale. Des ressem-
Source : MNHN., Paris
BIBLIOCRAPHIE 235
blanc:s sont signalées à ce propos dans le développement des Flagellates et des
cellules flagellées des Algues. Des figures schématiques montrent ces rapports.
De nombreuses observations sur la morphologie de divers Flagellates et Zoos-
pores rendent ce mémoire particulièrement intéressant. — J.. Geitler, Vienne.
PASCHER A. — Ueber die Bezichungen zwischen Lagerform und Stan-
dortsverhältnissen bei einer Gallertalge (Chrysocapsale). Arch. Proth., 68,
22 Textfigg., p. 637-668, 1929.
Il s’agit d’une Chrysophycée apparentée au G. Hydrurus et végétant
aussi dans les eaux froides courantes : Celloniella palensis n. gén., n. sp. Elle
forme des thalles muqueux qui ont des apparences très diverses suivant les con-
ditions écologiques. Dans l’eau torrentielle il se forme d=s thalles pourvus d’une
sole, d’un axe et d’expansions foliacées; dans l’eau ruisselant le long des parois
rocheuses verticales l’Algue se présente en croûtes, planes, stratifiées tandis que
dans l’eau des petits creux de rochers elle donne des thalles vésiculeux, groupés.
Ces derniers correspondent à des formes d’inhibiticn. La croissance du thalle se
fait non par une initiale terminale comme chez l'Hydrurus, mais par des groupes
de cellules. Cette belle étude est illustrée de nombreuses et excellentes figures. —
L. Geiüler, Vienne.
SKVORTzZOw B.-W.— Some new and little known species of 7 rachelo-
monas from North Manchuria, China. Bot. Gaz., 85, p. 90-96, pl. 7, 1928.
The new species described were derived from Harbin and the Sungary
River neighbourhood, including : Trachelomonas tuberosa conspersa n. var.;
T. cucurbita n. sp., for T. helvetica Lamm. var. hispida Skv.; T. cucurbita
ovata n. var.; T. vestita n. sp., for T. hexangularis Swir., var. sinica Skv;
T. Schewiakoffii n. sp., for T. rhombica var. planktonica Skv.; T. Schewiakofhi
var. polonica (Koczw.) nov. comb., for T. polonica Koczw.; T. Wolosynskü
longicollis n. var.; for 7. regularis asperum Skv.; T. kozlovii n. sp.; T. rapacea
n. sp., for T. volgensis chinensis Skv.; T. stagnalis n. sp., for T. fluviatilis curta
(Skv.; T. tambowika Swir., var. amphora n. var.: T. urceolata var. hyalina
(Smir.) n. comb., for T. hyalina Swir., T. ensifera longicauda n. comb., for
T. longicauda Swir.: T. Schauinslandii manschurica n. var.; T. inflata crenula-
tocollis n. var.; T. Dangeardü n. sp., for 7. fluviatilis Lemm.; 7. Dangeardi:
glabra n. comb.; for T. fluviatilis glabra Skv.; T. Dangeardü lacerta (Swir.)
n. comb., for T. fluviatilis lacerta Swir., T. helvetica manschurica n. var.;
T. swirenko sinensis n. var.; T. fluviatilis levis(Lemm.) n. comb., for T. affnis
levis Lemm.; 7. maxima Skv., 7. Nadsoni n. sp., T. Baïkovii n. sp., T. acu-
minata triangulata n. var. — J/m. Randolph Tay:or.
WAILES G.-H. — Freshwater and marine protozoa from Bristish Colum-
bia. Museum Notes 3 (3), p. 25-37, pl. 7-9, 1928.
This is a general description and list, with illustrations of all species,
Source : MNHN. Paris
236 BIBLIOGRAPHIE
but no descriptions except of new Protozoan species, and no keys. Chrysoma-
nads, Silicoflagellates, and certain other groups of algal affinities are included.
— Wim. R. Taylor.
PÉRIDINIENS.
MARTIN G.-W. — Dinoflagellates from marine and brackish waters of
New Jersey. Univ. lowa, Stud. Nat. Hist., n. s. 159, 12 (0): 518p: "pl,
1929!
An introductory section describes the morphology oh the Dinoflagellates,
methods of collection in the field, and technique applicable to a study of them.
Keys to genera and species are provided, with descriptions and notes on local
distribution. As new there are described : Gymnodinium Nelsoni n. sp., near
G. splendens, but broader, flatter, and with conspicuous flare in center; from
Barnegat and Delaware Bays, N. J.; G. subrufescens n. sp., near G. rufescens
but with shallower girdle, greater irregularity of shape, and other features, in
Barnegat Bay, especially pools; Peridinium excavatum n. sp., near P. divergens,
but with different plate arrangement and with solid antapical spines at the üps
of the horns, from Barnegat Bay, N. J. — Wm. Randolph Taylor.
MarTIN G.-W. — Three new dinoflagellates from New Jersey. Boi.
Gaz., 87, p. 556-557, 1929.
These came from Barnegat Bay and Delaware Bay, N. J. : Prorocentrum
triangulatum n. sp, Amphidinium fusiforme n. sp., close to A. crassum but
smaller, narrower and with chromatophores; Polukrikos barnegatensis n. sp.,
of 2 zooids, with diam. 315 y, length 46 y : only 1 individual seen. — Wm.
Randolph Taylor.
MARTIN G.-W. and NELSON T.-C. — Swarming of Dinoflagellates in
Delaware Bay New Jersey. Bot. Gaz., 88, p. 218-224, 4 fig. 1929.
Red water in Delaware Bay was caused by enormous quantities of Amphi-
dinium fusiforme and other dinoflagellates. It was suggested that the red colour
was due to the fluorescence of chlorophyll, while the cells were held together
in masses by a gelatinous outer envelope which was observed. — 4. Westbrook.
ACKLEY, ALMA B. — New species and varieties of Michigan algae.
Trans. American Microsc. Soc., 48, p. 302-309, p. 35, 36. 1929.
The following are described are new : Microchaele spiralis n. sp., German-
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 237
fask, Mich., with spiral markings on the sheath. Euastrum verrucosum Ehrenb.
var. sublongum n. var., from Sault Ste-Marie, Mich. smaller than the type and
with larger lower lobes and smaller upper ones, and the incisions more shallow
and open. Charaëium operculum n. sp., from Newberry, Mich. near C. obtusum
A. Br., but proportionately wider, more pyriform, with marked apical plug and
basal disk. Desmidium Smwartzit Ag., var. spinulosum n. var., from Augusta
Mich., markedly spinulose at angles. T'etraedron duospinum n. sp., near 1.
lunula (Reinsch) Wille, but is larger and with spines of unequal length; from
Monroe, Mich. Oedogonium Tiffanii n. sp., from Muskegon Lake, Mich., near
O. verrucosum Hollas and O. Wulei Tiff., but differing in size and in median
scrobiculate spore wall. Oedogonium macrandrium Wittr., var scrobiculatum n.
var., from Holland, Mich., differing from the type in having a scrobiculate
median spore wall. Oedogonium multisporum Wood., var. magnum n. var., from
Muskegon Lake, Mich., larger than the type. In addition the characters of
Ocdogonium argenteum Hirn., and Spirogvra mirabilis (Hass.) Kg., are emen-
ded. — Wm. Randolph Taylor.
BROWN, HELEN J. — The algal family Vaucheriaceæ. Trans. American
Micros. Soc., 48, p. 86-117, pl. 15-20, 1929.
This is a monographic review of the family without geographical limitation.
There are 28 species of Vaucheria listed, with complete key, one each of Dichot-
omosiphon and Vaucheriopsis. Full descriptions of all species and varieties are
given, with citations of important literature and geographical distribution. As
new there are described : W. terrestris var. scrobiculata n. var., from Montevideo,
Uruguay. Most species and varieties are figured in detail. — Wm. Randolph
Taylor.
DosTAL R. —— Zur Priorität der Entdeckung der Caulerpa-Fortpflanz-
ungsorgane. Ber. d. d. bot. Ges., 47, p. 507-514, 1929.
The author claims to have described the reproductive organs of Caulerpa
earlier than did SCHNUSSIG (Osterr. Bot. Zeit., 78, 1929) and discusses the
latter’s work. — 4. Westbrook.
F6YN B. — Vorläufige Mitteilung über die Sexualitàt und den Genera-
tions-Wechsel von Cladophora und Y/va.Ber. d. d. bot. Ges., 47, p. 495-
506, 2 fig., 1929.
2-ciliate gametes and 4-ciliate zoospores are produced by different but
indistinguishable plants; gametes from the same plant will not fuse. There is a
sharp separation of two sexes, - and —, but it is not possible to say which is
which, the more passive part is played by those which are in the minority as
regards numbers. Reduction probably takes place in the zoosporangium. —
A. Westbrook.
Source : MNHN. Paris
238 BIBLIOGRAPHIE
HARTMANN M. — Uber die Sexualität und den Generationswechsel von
Chaetomorpha und Enteromorpha. Ber. d. d. bot. Ges., 47, p. 485-494,
1 fig. 1929.
In the species of Chaetomorpha studied 2-ciliate gametes and 4-ciliate
zoospores are formed by different but morphologically indistinguishable plants.
Sexual plants are of two kinds, -- and —; gametes from the same plant will
never fuse but they may develop parthenogenetically. Reduction does not occur
at the germination of the zygote but probably at the formation of the zoospores.
ÆEnteromorpha ramulosa and ÆE. compressa showed the same antithetic alterna-
tion. — À. Westbrook.
LANDER, CAROLINE A. Oogenesis and fertilization in Ÿ’o/vox. Bot.
Gaz., 87, p. 431-434. 1929.
V. globator was used. The sperm enters the egg from the interior of the
colony. In the early stages of development of the daughter colony the nucleï
are on the side of the cells toward the inside of the colony. After 11 or more
successive divisions have taken place the colony turns inside out through the
enlarged pore. The nuclei are now outside, and cilia are produced. This is in
support of the observations of Zimmermann. — Wm. Randolph Taylor.
PASCHER A. — Eine neue farblose Chlorophycee (Beih. z. Bot. Cen-
tralb., 45, abt. I, p. 390-399, 3 fig, 1929.
Etude d’une nouvelle algue épiphyte, incolore sur Chrysopyxis unicellu-
laire. Les zoospores et la forme des cellules rattachent nettement cet organisme
au genre Characium. L’Auteur a également observé des planogamètes, mais pas
de copulation. Les zoospores possèdent un stigma fugace qui disparaît au moment
de la formation des cils. C’est là un fait constant chez les Flagellés et les Algues
lorsque le passage se fait de la nutrition autotrophe à la nutrition hétérotrophe.
La nouvelle espèce Characium Chrysopyxidis est décrite et figurée. — P. A.
PRINTZ H.— Die naturlichen Pflanzenfamilien. E. Clorophycee, 463 p..
366 fig, Leipzig, 1927.
Ouvrage de premier ordre qui est une révision de l’œuvre célèbre de
WiLLE. La classification adoptée est la suivante :
I. — Euchlorophyceæ (Protococcales, Chaetophorales, Siphonocladales,
Siphonales).
IL. — Conjugatae.
III. — Heterocontae.
IV. — Charophyta.
Ce travail, extrêmement complet, est indispensable à tout algologue vou-
lant étudier les Chlorophycées. — G. Hamel.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 239
SCHUSSNIG B. — Zur Entwicklung der Siphoneen. IL. Ber. d. d. bot.
Ges., 27, p. 266-274, 1929.
At Naples the author could find no reproductive organs in Üdotea; in
Caulerpa there were 2-ciliate swarmers ; the life-cycle of Cladophora Suhriana
was followed; the gametophytes are differentiated sexually and have the chro-
mosome numbers 6 and 6 + IX. The sex chromosome is large and is also
present in C. repens, where the numbers are 4 and 4 + IX. In Acelabuaria
Wattsicini nov. sp. reduction takes places in the « cysts » which must be
regard-d as gametangia; diakinesis was seen in th: nucleus, with 10 gemini.
— À. Westbrook.
SCHUSSNIG B. — Zur Prioritât der Entdeckung der Caulerpa-Fortpflanz-
ungsorgane. Ber. d. d. bot. Ges.. 47, p. 536-540, 1929.
The author at Naples on Oct. 3rd, 1928 found swarmers in great auan-
üty and in lively movement inside the lumen of the leaf of Caulerpa prolifera.
DcsraL claims priority of discovery of the reproductive organs but his « pa-
pillae » are not really gametangia. — A. Westbrook.
SETCHELL W.-A.— The genus Hicrodictyon. Univ. California Publ.
Bot., 14 (20), p. 453-588, 105 text.-fig., 1929.
This is a detailed monograph of the genus, and the introductory material
is discussed from the historical, morphological, ecological and regeneration-
standpoints. The genus is divided into the following sections : (Annuliferæ)
Eumicrodictyon, Calodictyon, Cystodictyoides, (Fibuliferæ) Macrodictyon,
(Tenaculiferæ) Boodieoides. M. Agardhianum Decne, is considered as only
represented by the original Red Sea specimen. M. tenuis (Ag.) Decne. is
similarly only known from Cadiz specimens. M. Boergesenii Setch. is found in
the West Indian area. M. laxereticulatum Setch. is Mediterranean and Adriatic.
M. umbilicatum (Vell.) Zanard. is Australasian. M. obscurum J. Ag. is from
New Caledonia. M. calodictvon (Mont.) Kg. is from the Canary Ids., M.
Krausit J.E. Gray is from the Natal, South Africa. M. nigrescens (Yamada)
Setch., is from Formosa. M. japonicum Setch. is from Japan, Sailus Besar,
Borneo Bank, Tonga Ids., Juan Fernandez Ids., Easter Id., M. Palmeri Setch.
is from Guadelupe Id., Mexico. M. Thiebautit Setch. is from the Loyalty Ids.
M. Vanbosseæ Setch. is divided into fa. typisum n. fa., and fa. expianatum
n. fa., and is from the Dutch East Indies. M. pseudohapteron Setch. is divided
into fa. {ypicum comb. nov., and fa. luciparense n. fa., from the western Indian
Ocean and the Dutch East Indies (fa. luciparense). M. Okamurai Setch. is
from Ryukyu Id., Dutch East Indies, Loyalty Ids. M. Vellevanum Decne: is
from the Hawaïan Ids. M. crassum J. Ag. is from the Bahama Ids. and Cuba.
M. Montagnei Harv. is from the Tonga Ids., Dutch East Indies and elsewhere
in the south Pacific Ocean. Most of these distribution records involve very
Source : MNHN. Paris
240 BIBLIOGRAPHIE
important revision from the published records, and the synonymy invoived, which
is complex, is cited. — Wm. Randolph Taylor.
SMITH GILBERT-M. & FREDERICK-D. KLYVER. — Draparnaldiopsis.
a new member of the algal family Chætophoraceæ. Trans. American Microsc.
Soc., 48, p. 196-201, 4 text fig., pl. 25, 1929.
Draparnaldiopsis n. gen., based on D. alpinis n. sp., from Huntington
Lake, Fresno Co., California. The main axis consists of alternating long and
short cells, the latter serving as points of origin for the lateral branches, attached
in median position. The main axis is rarely branched. — Wm. Randolph
Taylor.
TAYLOR WM.-RANDOLPH. — À species of /crothrix on the Massa-
chusetts coast. American Jour. Bot., 15, p. 577-583, pl. 42, 43. 1928.
A plant is reported from the shores of Buzzards Bay and adjacent coast
that is cogeneric with Acrothrix Kylin, and is described as À. nove anglie
(p. 578*). The genus has not been reported previously from America. The
notable distinguishing feature of the genus : an axial cell row terminating in
an apical cell or hair, is described, and the development of the thallus followed
from serial celloidin sections. The old thallus has à central cavity formed by
separation and growth of the first row surrounding the axial strand, which
persists along the cavity wall. The development of the assimilatory filaments
was followed, and is essentially as in the Swedish plant. The sporangia are
formed in the same way, but are more spherical, and differ in being of greater
size. The zoospore were observed and are described. The differences from the
European À. gracilis Kylin are indicated in detail. — Wm. Randolph T'avlor.
TiFFANY L.-H. — The algal genus Bulbochaete. Trans. Amer. Micros.
Soc., 47 (2) : 121-177, pl. 14-23. 1928.
After a brief history and morphological introduction to the genus there
is given a key and complete descriptions of accepted species in the genus, with
synonymy and distribution notes. Nearly species and varieties are figured. The
following are described as new. B. elatior var. scrobiculata Tiffany, Alabama:
B. alabamensis Transeau & Brown, Alabama, an alphabetical summary of
distinguishing characters is appended. — W/m. Randolph T'aylor.
TiFFANY L.-H. — A key to the species, varieties and forms of the algai
genus Œdogonium. Ohio Jour. Sci., 29, p. 62-80, 1929.
This is a key to the genus in its entirety, including species and varieties.
As new are listed : O. borisianum (Lecl.) Wittr., var. Westit Tiffany & Brown,
from England and Mississipi; ©. decipiens Wittr.. var. africanum n. v., from
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 241
Africa; O. dictvosporum Wittr., fa. westii n. fa., from Africa; O. hystrix
Witir., var. canadense n. var., from British Columbia and (?) Latvia: O.
intermedium Wittr., var. fennicum n. var., from Finland, Egypt and Michigan:
O. macrandrium Wittr., var. hohenackerii (Wittr.) n. comb., for O. hohenac-
keri Wittr.; O. rufescens Wittr., var. lundelii (Wittr.) n. comb., O. spirale
Hirn., var. latviense n. var., from Latvia; O. capilliforme Kg., Wittr., var.
diversum (Hirn) n. comb., for O. cp. var, australe fa. diversum Him. —
Wim. Randolph Taylor.
WESLEY O.-C.— Asexual reproduction in Co/æchæte. Bot. Goz., 86,
p: 1-29, 75 fig, 2 pl., 1928.
À pore in the outer cell wall, probably opened by an enzyme, permits
the escape of the zoospore which proceeds by amæboid activity until outside,
where after a period of inactivity the cilia are formed. Sporeling development
is described. The cytology of hair formation is described, « Hair formation
is initiated by a stream of cytoplasm issuing from | or 2 granules, found either
in the lower part of the pore or in the outer end of the cylindrical chloroplast.
The sheath is formed fy an extension of the new inner wall which is forced
through the pore. This sheath develops a knob-like base around which the chlo-
roplast is wrapped. » — W. Randolph T'avlor.
CONJUGUÉES.
HomFELD H. — Beitrag zur Kenntnis der Desmidiaceen Nordwestdeuts-
chlands besonders ihrer Zygoten. Pflanzenforschung herausg. von Prof. Dr.
R. Kolkmwitz, H. 12, 96 p., 9 pl., Iena, 1929.
Le territoire étudié s'étend des deux côtés de l’Elbe, aux environs de
Hambourg. Les stations visitées par l’A., durant ses longues recherches, sont
surtout des tourbières et des lacs ou lacs-étangs. La flore desmidiale en est très
riche : 383 espèces, 102 variétés et formes ont été récoltées. De nombreuses
raretés figurent dans la longue liste qui forme l'essentiel de ce travail. Le fait
le plus intéressant est la proportion élevée des Desmidiées trouvées avec leurs
zygospores : 152. Sur ce nombre imposant, 47 espèces ou variétés n'avaient
pas encore été rencontrées fertiles, d’après l'A. : Arthrodesmus bifidus, Clos-
lerium ariculare var. subpronum, angustatum, attenuatum, gracile var. elon-
gatum, Lunula, Cosmarium amoenum, Boechiü, Clepsydra, connatum, diplos-
porum var. majus, formosulum var. Nathorsti, galeritum, humile, Kirchneri,
ocellatum, ochthodes var. amoebum, pachydermum, pseudamoebum, quadratum,
rectangulare, regulare, subcostatum fo. minor, subcucumis, Cosmocladium saxo-
nicum, Euastrum denticulatum, insulare, pulchellum var. retusum, Turnerii fo.
Source : MNHN. Paris
242 BIBLIOGRAPHIE
fennica, Micrasterias Crux-Melitensis, decemdentata, truncata, Penium poly-
morphum, Staurastrum brevispinum var. hexagonum, dilatatum, Hystrix, lappo-
morphum, Staurastrum var. hirtum, muticum, obiculare var. depressum,
Mahabuleshwarensis var. Wallichü fo. triquetra, Cosmarium depressum var.
uncinatum. L’A. signale aussi des parthénospores chez Culindrocvslis Brebis-
sonü, Hyalotheca neglecta et Desmidium Swartzi; chez cette dernière espèce,
elles n'avaient pas encore été observées.
Les nouveautés décrites sont, par contre, peu nombreuses : Micrasterias
Mahabuleshmwarensis, var Wallichi fo. triquetra: Cosmarium depressum, var.
holsaticum; Xanthidium cristatum fo. depressa; Staurastrum pungens, var.
sublunatum et S. striolatum fo. incurva.
Les neuf planches représentent surtout les espèces pourvues de zygospores.
— P. À.
DIATOMÉES.
AZPEITIA Moros F.- Algunas consideraciones sobre la enigmatica
diatomea espanola Campylodiscus surirella Ehrenberg. Mem. R. Soc. Esp.
Hist. Nat, 15, p. 109-118, Madrid, 1929.
Cette espèce a été créée par EHRENBERG dans un ouvrage peu connu inti-
tulé « Uber mikroscopische Organismen in Portugal, Spanien, Südafrika, in in-
dischen Ozean, Ganges, etc. und über ein Lager fossiler Infusioren zwischen
Trachytconglomerat in Erzerum », publié dans les Monatsberichte der Kônigli-
chen Preuss. Akademie der Wissenschaften in Berlin, en 1845. Cette Diatomée
n’a jamais été signalée en dehors de l'Espagne. L’A. discute longuement de sa
valeur systématique, en confrontant Jes différents auteurs qui l'ont citée; il
conclut que cette espèce est très voisine du Surirella Campylodiscus, sinon iden-
tique; GRUNOW les plaçait toutes deux dans son genre Pseudosurirella. L’A.
serait enclin à admettre finalement que cette rarissime Diatomée n’est qu’une
des nombreuses variétés du Surirella ovalis Bréb. — P. À.
PHIFER L.-D. — Littoral diatoms of Argyle Lagoon. Publ. Puget Sound
Biol. Sta., 7, p. 137-149, 2 fig, 1929.
There is an abundant flora in the tidal zone, being most concentrated
about 3-meter above low-tide level. The living cells usually are within 1-cm.
of the surface of the shore; when superficial they may form mats which can
rise and float on the water since heavy wave action is obviated by the contour
of the lagoon. Two communities were recognized, one dominated by Melosira
nummuloides. the other by /Vavicula rhyncocephala and Pleurosigma balticum.
The former was associated with lack of organic detritus and considerable tidal
flow, conditions being reversed where the other community flourished. — W/m.
Randolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 243
SKVORTZOW B.-W. — Diatoms from Khingan, North Manchuria, China.
Philippine Jour. Sci., 35 (1), p. 39-51, 5 pl., 1928.
This is an annotated list of collections made by the author in 1922.
Fragilaria hinganensis var. longissima n. var., F. hinganensis n. sp. Frustulia
vulgaris var. asiatica n. var., /Veidium affine var. amphirhynchus fa. manschurica
n. fa., Navicula radiosa var. manschurica n. var., /V. amphibola var manschurica
n. var, Pinnularia episcopalis var. manschurica n. var., P. major var. manschu-
rica n. fa., P. nobilis var. manschurica n. var., Cymbella aspera var. elongata n.
var., C. aspera var. manschurica n. var., C. cistula var. hinganensis n. var. Rho-
palodia gibba var. major n. var., Hantzschia amphioxys var. hinganensis n. var.,
Surirella robusta var. manschurica n. var. — Wm. Randolph T'aylor.
SKVORTZOW B.-W.— Freshwater diatoms from Korea, Japan. Philippine
Jour. Sci, 38, p. 283-291, 1 pl., 1929.
The material came from the lake of Seiriori near Seoul. The novelties
include the following : Eunotia bicapitata Grun. var. koreana n. var.; /Veidium
affine Ehrenb. var. genuina Cleve fa. koreana n. fa.; NN. Preschevalski Skv.,
var. koreana n. var.; Mavicula pupula Kg., var. koreana n. var.; ]V. lanceolata
(Ag.) Kg, var. koreana n. var.; NV. rhvncocephala Kg., var. hankensis Skv.,
fa. koreana n. fa.; Pinnularia bogotensis Grun, var. koreana n. var.; P. sub-
capilaia Greg., fa. koreana n. fa.; P. interrupta W. Sm., var. koreana n. var.;
Gomphonema morii n. sp. ; Cymbella koreana n. sp. ; Cymbella lanceolata
Ehrb., var. koreana n. var. and Panto:seki n. var. — W/m. Randolph Taylor.
SKVORTZOW B.-W. —— Marine diatoms from Dairen, South Manchuria.
Philippine Jour. Sci., 38, p. 419-430, 2 pl., 1929.
The material studied was isolated from sea mud collected with oysters.
As new there are described : Surirella liaotungiensis n. sp., with var. minuta n.
var.; Cocconeis scutellum Ehrenb., var. japonica n. var.; C. pseudomarginata
Greg., var. formosa n. var.; /Vavicula liber W. Sm., var. linearis Grun.; fa.
orientalis n. fa.; and fa. sinica n. fa.; /V. halophila Grun., var. brevis n. var.;
N. liaotungensis n. sp. ; /V. crucicula W. Sm., var. orientalis n. var.; T'rachyneis
aspera Ehrenb., var. orientalis n. var. ; Stauroneis pellucida Cleve, var. orientalis
n. var.; Amphora rhombica Kitton, var. sinica n. var.; À. ohgüi n. sp.; À. pro-
teus Greg., var. robusta n. var.; Mütsschia apiculata Creg., var. liaotungiensis
n. var. — Wm. Randolph Taylor.
SKVORTZOW B.-W. — Diatoms from Khingan, North Manchuria, China.
Philippine Jour. Sci., 35, p. 39-51, PI. 1-5, 1928.
These are from the Khingan Mountain region near Fuleierdi R. R. Sta.,
on Fontinalis in a small stream. As new there are described : Fragilaria hinga-
Source : MNHN. Paris
244 BIBLIOGRAPHIE
nensis n. sp., with var. longissima n. var.; /Veidium affine var. amphirhincus
Ehrenb., fa. manschurica n. fa.; Frustulia vulgaris Thw., var. asiatica n. var:
Navicula radiosa Kg., var. manschurica n. var. ; /V. amphibola Cleve, var.
manschurica n. var.; Pinnularia episcopalis Cleve, var. manschurica n. var..
P. major fa. manschurica n. fa.; P. nobilis Ehrb., var. manschurica n. var.:
Cvumbella aspera var. elongata n. var.; and var. manschurica n. var.; C. cistula
var. manschurica n. var.; and var. hinganensis n. var.; Rhopalodia gibba var.
major n. var.; Hantzschia amphioxvsis var. hinganensis n. var.; and Surirella
robusta var. manschurica n. var. — Wm. Randolph Taylor.
PHEOPHYCÉES
ANGST L. — Observations on the development of zoospores and gametes
in Pelagophycus Gardneri. — Publ. Puget Sound Biol. Sta., 7, p. 39-48
21 fig, 1929.
The gametophytes are almost macroscopic, with densely clumped erect fila
ments in the © plant, and stouter, less branched filaments in the © plant. The
eggs are borne singly at the tips of erect filaments, and thé antheridia, whicl
contain | sperm, in clusters of 4 or 5 on the tips of short branches. The egg:
(and later the young sporophyte) are attached to the gametophyte by a gela-
tinous surrounding matrix. — Wm. Randolph Taylor.
DousT D.-G. — Cytology of Halidrys dioica. — Botanical Gaz.
86, p. 330-344, 17 text-fig., 1928.
It was found that the leaves intergraded into the air vescicles. It is consi-
dered that the fucosan (Hansteen) is a fucoxanthin plastid. The development
of the conceptacle is described in detail. — Wm. Randolph T'avlor.
HARTGE, LENA A. — Nereocystis. Publ. Puget Sound Biol. Sta., 6,
p. 207-237, 1928.
Cultures of zoospores were made in sterile nutrient. Gametophytes started
germination in 24 hours, and were provided with fruiting structures in about
10 wecks in favorable cases. The terminal (oogonial) cell of the female game-
tophytes was notably enlarged, distinguishing these plants easily from the male
ones, which had the terminal cells smaller, clustered. Fertilization was not obser-
ved. The gametophytes remained able to produce sporophytes for 12 months in
culture. — Wm. Randolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 245
Hoyt W.-D. — The periodic fruiting of Dictyota. — American Na-
turalist, 57, p. 546.
À comparison is made of the fruiting habits of Dicivoia at Naples and
in the British Isles where the sexual cells are liberated twice-monthly, and at
two stations in North Carolina, where they are liberated at monthly intervals at
times of the full moon, and in Jamaica, where they are produced in regular, but
slow-growing and overlapping crops intermixed. Where tides are considerable
and regular the crops are periodic, but where (as Jamaica) they are not regular,
the fruiting is more continuous. — W/m. Randolph Taylor.
Hoyt .W.-D. -— The periodic fruiting of Dictyota and its relation to
the environment. lroc. Internat. Congr. Plant Sci. (4th., Ithaca, 1926) 1,
p. 393-400, 1929.
See other abstract on this topic by same author.
MiRANDA F. — Sobre una nueva especie de Srepsithalia Sauv. Bol.
de la Real Soc. Espanola de Hist. nal., t. 28, p. 457-462, 1928, 5 fig.
Moore L.-B. — Pelvetia fastigiata. Bot. Gaz., 86, p. 419-434,
25 text-fig., 1928.
The anatomy of the thallus, and the development from the apex, is dis-
cussed. The embryology of the conceptacles is outlined, and the morphology of
the developing oogonia and antheriidia. Of the 8 potential egg nuclei produced,
6 degenerate between the 2 maturing fertile eggs. In the microsporangia divisions
produce 64 sperm. — Wm. Randolph Taylor.
NIENBURG W. — Zur Entwicklungsgeschichte der Fucus-Keimlinge.
Ber. d. d. bot. Gesell., 47, p. 527-529, 1 fig., 1929.
RoOSTAFINSKI’S observation that the young Fucus plant has an apical hair
is confirmed; probably the typical apical cell arises from the initial cell of the
hair, which has a large nucleus. The sporeling thus shows the transition from the
ancient trichothallic growth to segmentation by an apical cell. — 4. Westbrook.
RHODOPHYCÉES
CHEMIN E. — Multiplication végétative et dissémination chez quelques
Algues Floridées. Travaux Station biol. de Roscoff, fasc. 7, 61 p., 43 fig.
Les Algues à thalle massif ont un faible pouvoir de régénération; au con-
Source : MNHN. Paris
246 BIBLIOGRAPHIE
traire, les filamenteuses se régénèrent facilement. Un article meurtri est régénéré
par la poussée des protoplasmes des deux articles voisins. Une partie d’un article
sectionné se détruit s’il est uninucléé, mais il peut persister s’il est plurinucléé.
Un fragment de thalle isolé émet d’abord des organes fixateurs, puis l'extrémité
distale s’accroît à son tour. Les monospores des Monospora sont de véritables
propagules, articles terminaux modifiés. La multiplication végétative est très ré-
pandue chez les Algues. L’A. en étudie 31 exemples parmi les Floridées. —
CHE
CHEMIN E. — Sur le développement des spores d’une Rhodomélacée
Brongniartella byssoides. Buli. Soc. bot. de France, t. 75, p. 104-112,
4 fig, Paris, 1928.
Cette Algue apparaît au printemps et disparaît à la fin de l'été: les échan-
tillons mâles sont extrêmement rares: elle est fixée par des stolons rampants. Les
tétraspores donnent les mêmes germinations que les carpospores; une cloison di-
vise la spore en deux parties dont l’une évolue en rhizoide et l’autre se segmente
et donne un massif d’où s'élève la première fronde. — G. H.
CLAUSSEN H. — Zur Entwicklungsgeschichte von Phyllophora Bro-
diaei. Ber. d. d. bot. Ges., 47, p. 544-547, 1 fig. 1929.
It has been suggested that Actinococcus subcutaneus is the tetrasporic ne-
mathecium of Phyllophora Brodiaei, of which it has been also thought to be a
parasite. CLAUSSEN finds that sporogenous threads grow out from the carpogo-
nium and produce red lumps—the Actinococcus — whose outer cell rows produce
tetrasporangia. The tetraspores germinate to structures which are probably young
Phyllophora. The chromosome number of the Phyllophora is 4, in the carpo-
gonium and tissues of the parasite it is 8, while the tetraspores shew reduction
to 4. — A. Westbrook.
KYLIN H. — Ueber Wrangelia penicillata und ihre systematische
Stellung. Dansk Bot. Arkiv., Bd 5, Nr. 7, 8 p., 3 fig. Copenhague, 1928.
L'auteur étudie d’abord l'anatomie (une cellule initiale, chaque article
émet 5 cellules latérales qui donnent les rameaux et, vers le bas, les filaments
corticaux : cellules uninucléées), puis le développement du gonimoblaste. Comme
les stériles, les articles fertiles portent 5 rameaux courts et le rameau carpogonial
se développe de la cellule basale; il a 4 cellules et est courbé. Après la fécon-
dation, la cellule support émet une cellule auxiliaire (caractéristique des Céra-
miales) et les rameaux courts croissent avec une vigueur plus grande, entourant
le fruit. De la cellule auxiliaire se développent quelques filaments ramifiés qui
rampent jusqu’au filament central et émettent de petits filaments ramifiés ter-
minés par une carpospore. Le W. penicillata ne doit donc pas être placé à côté
des Gelidiacées ou parmi les Gigartinales, mais dans la famille des Céramiacées
où elle forme un groupe isolé. Les tétrasporanges sont terminaux sur de petits
Source : MNHN., Paris
BIBLIOGRAPHIE 247
acaux souvent unicellulaires qui développent des rameaux latéraux protecteurs.
irasporanges tétraédriques. — G. Hamel.
WHELDEN R.-M. — Observations on the red alga, Dumontia filifor-
ms. Maine Nat., 8, p. 121-130, 1928.
This paper records the seasonal changes in the appearance, morpho-
logy, distribution, and abundance of this plant in Maine. — Wm. Randolph
Taylor.
DISTRIBUTION, ECOLOGIE.
BôRGESEN F. — On Rosenvingea stellata, a new Indian alga, and on
an interesting littoral algal vegetation in which this species is a characteristic
constituent. Dansk bot. Arkiv, Bd 5, Nr 6, 11 p., 3 fig, 1 pl., Copenhague,
1928.
L'auteur décrit la végétation algale qui découvre à chaque marée près de
la petite ville de Dwarka, sur la côte d'Okhamandal, royaume de Baroda, aux
Indes, entre Bombay et Karachi. La différence entre la haute et la basse mer
atteint environ 15 pieds et un large plateau rocheux crevassé, avec de nombreuses
cuvettes, reste à découvert pendant plusieurs heures. L'auteur énumère les Algues
recueillies : 10 Chlorophycées, 10 Phéophycées et 18 Floridées: les genres
seuls sont en général cités, en attendant une étude approfondie des diverses Algues
de cette côte presque inconnue au point de vue algologique, une des plus carac-
téristiques est une espèce nouvelle : Rosenvingea stellata (1).
Cette riche végétation littorale est une chose inconnue dans les régions tro-
picales. Aux Antilles on ne trouve, en effet, d’Algues émergeant à basse mer
que dans les points exposés aux embruns et cette végétation doit être rattachée à
la zone sublittorale. De même, les Algues que SVEDELIUS a décrites sur le récif
corallien de Galle, au Sud de Ceylan, ,et qu’il considère comme littorales, sont,
ou mouillées par les embruns, ou réfugiées dans les lagunes derrière la barrière
des récifs; elles doivent être considérées comme appartenant à une végétation
sub-littorale. — G. Hamel.
BoyE-PETERSEN J. — The aerial Algae of Iceland. The Botany of
Iceland, vol. II, 328-447, 36 fig, Copenhague, 1928.
Cette importante étude sur la flore algale aérienne de l'Islande est basée
sur les récoltes personnelles effectuées durant l'été 1914.
(1) M. le Docteur BôRGESEN a bien voulu me faire savoir que cette espèce nouvelle,
décrite comme Rosenvingea, appartenait en réalité au genre Colpomenia. — CG. H.
Source : MNHN. Paris
248 BIBLIOGRAPHIE
L'auteur définit comme Algue aérienne (il renonce donc au terme aérophile
et adopte celui que DE PUYMALY a proposé) toute Algue qui vivant hors de
l’eau ou pouvant, pendant une période de durée variable, vivre sans être immer-
gée, même si elle passe à l’état quiescent les périodes de dessication.
L'énumération des prises examinées occupe les pages 330-346 : avec l’in-
dication de la station et de la localité, les espèces de chaque récolte y sont si-
gnalées.
Les groupements d’Algues aériennes (communities of aerial Algae) dis-
tingués dans cette monographie sont les suivants :
I. VÉGÉTATION ALGALE DES STATIONS ÉLEVÉES AU-DESSUS DU SOL
(prominent objects). — 1° Bois ouvragés et écorce des arbres vivants : le climat
très humide de l’Islande (205 jours de pluie par an) laisserait supposer que ces
Stations sont recouvertes d’une végétation algale abondante, mais cette végéta-
tion est, au contraire, très pauvre. La fréquence des vents et l’absence d’abri est
sans doute la cause de ce fait. 2° Murs en briques : le Prasiola crispa s’y ren-
contre surtout avec d’autres Chlorophycées (Chlorella ellipsoidea, Hormidium
flaccidum, Oocyslis rupestris, entre autres) et des Diatomées. 3° Murs en terre :
Prasiola crispa y est aussi fréquent. Les Diatomées sont surtout représentées par
des frustules vides apportées sans doute avec les plaques de gazon ou de tourbe
qui constituent ces murs. 4° Enclos en terre battue : les Diatomées terrestres y
sont abondantes.
II. VÉGÉTATION ALCALE TERRESTRE. — L'auteur distingue la végé-
tation du sol proprement dit et celle des rochers et pierres. 1° Les algues du sol
peuvent se répartir entre les stations suivantes : sol fertilisé par les déjections des
oiseaux (Phormidium autumnale abondait sur du guano, dans la petite île de
Geitey), mais les Diatomées étaient absentes; sol saturé d’urine au voisinage
d’une fosse à purin (Phormidium autumnale, Prastola crispa hébergeant entre
ses filaments Vavicula nitrophila) ; « Hlad » (ce terme désigne en vieux norrois
islandais le sol piétiné par l’homme et les animaux devant et autour des habita-
tions) occupé par des algues nitrophiles, Prasiola crispa surtout, Phormidium
autumnale des Diatomées (Navicula nitrophila et N. Atomus étant caractéris-
tiques) ; sentiers à chevaux avec mélange d’espèces nitrophiles et d'espèces de
sols primitifs; routes et sols purement minéraux, avec Keratococcus bicaudatus,
V'aucheria terrestris, Botrydiopsis arhiza et nombreuses Diatomées; sols cultivés,
avec Hétérocontes nombreuses (dans une culture à partir d’un échantillon de
sol : Botrydiopsis arhiza, Bumilleria exilis, Bumilleriopsis brevis, Tribonema
vulgare), Diatomées nitrophiles et autres; « myri », c’est-à-dire terrains où le
plan d’eau est si superficiel que le sol reste toujours humide, Cyanophycées et
Diatomées y dominent et c’est seulement sur les petits monticules (hillocks) que
l'on rencontre une flore terrestre proprement dite; prairies littorales où V’aucheria
sphaerocarpa est l'espèce la plus importante. 2° Rochers et pierres. Le basalte
et une brèche de paloginite constituent les roches mères de la grande île; les
substratums qu’elles déterminent sont pour la plupart acides ou neutres, et le
calcium des basaltes semble peu assimilable.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 249
Les divers types de stations étudiées sont les suivants : Parois rocheuses
verticales. C’est là que s’observent les « Tintenstriche », formées sur l:s parties
peu humides par Calothrix parietina, Gloeocapsa alpina, Schizothrix Heufleri,
Scytonema crustaceum. Les parois humides comportent une florule plus riche
avec des Chroococcacées abondantes (Gloeocapsa Magma, G. rupestris, Gloe-
thece rupestris, ete.), Scvtonema Myochrous et de nombreuses Diatomées. Enfin,
sur les parois ruisselantes, rarement ou peu longtemps à sec, on observe une
population algale hydrophile très variée, à laquelle le qualificatif d’aérienne ne
convient que partiellement : Anabaena oscillarioides, A. Catenula, Plectonema
roseolum, Desmonema Wrangeli, Desmidiacées sp. pl, Vaucheria borealis,
Diatomées abondantes. Fissures ombragées : les conditions y sont différentes
de celles que réalisent les parois découvertes; l'évaporation, en particulier, y est
bien moindre. Les Chlorophycées sont représentées par les seules Desmidiacées :
l’auteur signale aussi Schizothrix lardacea, T'olypothrix tenuis var. terrestris et
de nombreuses Diatomées. —— Grottes : T'rentepohlia aurea y est fréquente. La
flore algale des grottes varie, d’ailleurs, suivant divers modes dont l’auteur donne
des exemples : grottes servant d’abri aux moutons et caractérisées par des espèces
nitrophiles, grottes à parois suintantes avec algues hydrophiles, grottes subissant
l'influence de la mer et possédant alors des types halophiles bien nets. Rhizoclo-
nium lapponicum. Vaucheria synandra, Navicula cincta, N. peregrina var.
Meniscus ont été ainsi rencontrées dans une grotte de falaise, située à 20 mètres
au-dessus du niveau actuel de la mer. C’est aussi dans une grotte d'Islande que
Helgi JONssoN a découvert un Rhodocorton aérien décrit par KOLDERUP-
ROSENVINGE (Rh. islandicum). — Pierres libres ou isolées (loose stones). Leur
florule, lorsqu'il s’agit de murettes entourant les champs ou les habitations, a un
caractère nitrophile marqué par la présence du Prasiola crispa. — Falaises à
oiseaux (bird cliffs) : au pied des falaises verticales et dans les fissures où
nichent des multitudes d'oiseaux, la florule algale, très variée, comporte des
espèces nitrophiles (Prasiola crispa, P. furfuracea, Phormidium autumnale, P.
subfuscum, Navicula Atomus, N. mutica), des halophiles (Rhizoclonium lappo-
nicum, Vaucheria synandra, Navicula cincta, N. gregaria, Nitzschia vitrea var.
salinarum) et un grand nombre d’espèces indifférentes.
III. VÉGÉÉTATION ALGALE DÉVELOPPÉE AUTOUR DES SOURCES THER-
MALES. — L'Islande est la terre classique des sources à hautes températures.
En dehors des nombreuses algues spéciales qui se développent dans l’eau même
ou parmi les Mousses constamment mouillées qui végètent autour des sources, on
rencontre sur les dépôts siliceux (sinter) et sur le sol soumis aux vapeurs une
florule que l’auteur considère comme aérienne, ce sont surtout des Cyanophycées
et des Diatomées, espèces hydrophiles (thermophiles également) et terrestres en
mélange.
IV. ASSOCIATIONS TEMPORAIRES. — Ce sont les « formations passa-
gères » de COMÈRE : fossés, cuvettes se desséchant complètement durant la sai-
son sèche. L'auteur, faute de récoltes assez nombreuses, ne s'étend pas sur ces
groupements.
Source : MNHN. Paris
250 BIBLIOGRAPHIE
La seconde partie de cette monographie comprend l’énumération systéma-
tique des espèces rencontrées dans les diverses stations. Les Diatomées forment
1: contingent principal : 173 espèces, variétés et formes sont signalées compre-
nant les nouveautés suivantes (espèces et variétés) : Eunotia prærupta Ehrb. var.
muscicola, Achnanthes subsalsa, Diploneis minuta, Caloneis angustivalva, C.
fasciata (Lagerts.) CI. var. elliptica, C. Vaucherie, Stauroneis lapidicola, Navi-
cula brvophila, N. bidentula, N. Borrichit Boye var. undulata, N. Brekkænsis,
N. nitrophila, N. thermicola, N. cryptocephala Kütz. var. angusta, Pinnularia
muscicola, P. subcapitata Greg. var. sublanceolata, Nitzschia vermicularis
(Kütz.) Grun var. {errestris.
D'intéressantes remarques systématiques, biologiques ou chorologiques sont
consignées concernant, entre autres, Diatomella Balfouriana Grev., espèce net-
tement arctique-alpine, Caloneis fasciata (clef des formes et variétés d'Islande),
MNavicula Atomus, espèce exclusivement terrestre; MVavicula mutica, espèce col-
lective pour laquelle une clef des principales variations est donnée; Pinnularia
intermedia et ses nombreuses formes. Les Chlorophycées étudiées ici appar-
tiennent surtout aux Isocontes et Hétérocontes. Une seule Conjuguée (Zvgnema
ericetorum) est mentionnée; les Desmidiacées seront étudiées par M. J. Ny-
GAARD. Parmi les Hétérocontes, il faut citer : Botrydium granulatum qui n’avait
été trouvé jusqu'ici que dans des régions tempérées ou chaudes, Bumilleriopsis
brevis (Gern.) Printz, dont l’auteur précise quelques caractères morphologiques
ou structuraux. Parmi les Isokontes, intéressantes remarques sur le genre Cocco-
myxa, sur l’Apatococcus lobatus (Chod.) Boye P. comb. nov. (— Pleuro-
coccus lobatus Chodat, — Apatococcus vulgaris Brand), Myrmecia pyriformis
sp. nov. (diffère du M. globosa Printz par ses jeunes cellules sans épaississement
de la membrane; la présence de pyrénoides, les cellules fixées, le contour inté-
rieur pyriforme), Chlorella rugosa sp. nov. (diffère du Ch. lichina Chod. par
l'absence de pyrénoide), Prasiola crispa (l’auteur confirme l'opinion de BRAND
que les Schizogonium crispum et murale de Gay ne sont qu’une seule et même
espèce). Enfin, une seule Rhodophycée déjà mentionnée ci-avant est citée (Rho-
dochorton islandicum).
La contribution apportée par M. BoyE PETERSEN à la connaissance des
Algues aériennes est, comme on le voit, très notable et complètera son travail
classique sur celles du Danemark. — P. À.
BUDDE HERMANN. — Beitrag zur Algenflora der flissenden Gewässer
Spaniens. Arch. f. Hydrobiol., XX, p. 427-470, 1929.
L'’Auteur a parcouru surtout l'Espagne centrale et sud-orientale. Sur les
27 prises qu'il a effectuées, l’une provient du Maroc espagnol (Tetuan). Ces
récoltes sont étudiées par type de station : fontaines, sources, ruisseaux et fleuves.
Un tableau donne la répartition par localités des 174 espèces déterminées, des
listes comparatives empruntées à divers auteurs montrent l’ubiquité de la grande
majorité de ces espèces. Dans la liste systématique, il faut relever, en dehors d’un
grand nombre d'espèces nouvelles pour la flore algologique de l'Espagne, les
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 251
nouveautés suivantes : Speleopogon Frederici, Tolypothrix Werneckei, Cylin-
drospermum Toledii (le nom latin de Tolède est Toletum!), Gongrosira Koppei,
Lemanea hispanica. — P. À.
CABALLERO y VILLA-DEA SERGIO. — Datos para la flore algologica
de la provincia de Guadalajara. Bol. R. Soc. Esp. Hist. Nat, XXIX, p.
217-225, 261-280, 315-324, Madrid, 1929.
Importante contribution à la flore algologique de l'Espagne, encore si peu
connue : 318 espèces sont énumérées (Characées comprises). Plusieurs analyses
d'eaux sont données. Une partie importante des espèces citées est sans doute
nouvelle pour la flore espagnole. — P. À.
CazaAL F. — Liste des algues marines récoltées de 1912 à 1927 dans le
Finistère et la Loire-Inférieure. Bull. Soc. Sc. Nat. de l'Ouest de la France,
4 Sér., T. VII, 1927 (paru mars 1928), Nantes.
Simple liste de 130 algues, avec indications de localités. Sauf erreur de
détermination peu vraisemblable, la récolte, au Croisic, d’un échantillon de
Halimeda Tuna Lamour est à noter. Peut-être s'agit-il d’un spécimen fixé sur
une pierre de délestage. — R. L.
ConNEL R. — Notes on marine algae collected at Departure Bay, B. C.
Canadian Field Nat., 42, p. 99-100, 1928.
This is a short list with some ecological and habit notes. — W/m. Randolph
Taylor.
DEFLANDRE C. — Contributions à la flore algologique de la France :
H-V. Bull. Soc. Bot. Fr., LXXV, p. 999-1012, 11 fig, 1 pl, 1928 (1929).
Les matériaux étudiés proviennent de la Haute-Savoie, du Laonnois, des
Vosges et des Pyrénées (les récoltes de ces deux dernières régions sont dues à
P. Chouard). A signaler parmi les espèces intéressantes : Scenedesmus kergue-
lensis Wille (Haute-Savoie), Closterium spetsbergense Bôrge Gbid), Cosmarium
vexatum (ibid.), Cosmarium nasutum, microsphinctum (Mons-en-Laonnois), lo-
calité intéressante pour ces espèces arctico-alpines), Cosmarium Hornavanense
(Schmilde), Gutwinski, C. polonicum Racib. var. alpinum Schmidle (tourbière
des Pyrénées Centrales). — P. A.
DoNAT A. — Verbreitung einiger Desmidiaceen, I. Die Pflanzenareale,
1° Reihe, p. 58-62, 4 cartes, Jena 1927. IL, IL /bid. 2° Reïhe, p. 19-25,
10 cartes, Jena 1928.
Les Desmidiacées sont, parmi les Algues douces, un des rares groupes
Source : MNHN. Paris
252 ‘ BIBLIOGRAPHIE
dont la répartition géographique soit susceptible de donner lieu à des commen-
taires chorologiques; on admet qu’il existe parmi ces Conjuguées des groupes
géographiques comme chez les plantes vasculaires ou les Muscinées. L’A.
nous présente ici, avec d'intéressants commentaires et une bibliographie très bien
établie, la répartition des espèces suivantes : IL. Siaurastrum brasiliense W. & G.-
S. West var. Lundellü et St Ophiura Lund., St Minnesotense Wolle et St.
verlicillatum Arch., St. elongatum Bark. et Docidium undulatum Bail., toutes
espèces atlantiques, les quatre premières planctoniques, St. acarides Nordst. 2t
St. rhabdophorum Nordst., types nettement arctico-alpins. II. Æuastrum crassi-
colle Lund., Æ. montanum W. & G.-S. West, £. tetralobum Nordst. et E.
bilobum Läütkem., Cosmarium spetsbergense Nordst. et Oocardium stratum
Naeg., Cosmarium Holmiü Wille (incl. C. pseudoholmü Borge et Staurastrum
Holmiü Lowe). Toutes ces espèces sont arctico-alpines, sauf Æ. montanum,
boréal-alpin, et Oocardium, subalpin. III. Staurastrum de la section Culindrias-
trum (Turn.) Donat, Si. Meriani Reinsch, St. capitulum, St. pileolatum Bréb.
et St. insigne Lund. Ce sont des types arctico-subarctiques ou atlantiqu:-alpins
(S£ pileolatum Bréb.) Une autre espèce de la section Culndriastrum, le St.
dorsuosum Nordst. semble spécial à la Nouvelle-Zélande: avec les S£. acarides
var. Shotsbergit Carls., Si Meriani var. capense (Hodg.) Don., St. capitulum
var. tumidiusculum, il appartient à un groupe antarctique de cette section.
Malgré le soin apporté à l'établissement d: ces cartes, on a l'impression
que c’est là, pour beaucoup d'espèces, un travail peut-être prématuré; des massifs
montagneux entiers sont inconnus, d’autres, comme les Pyrénées, par exemple,
sont très mal connus. Il est à craindre que d'ici peu ces belles cartes apparaissent
comme très incomplètes et que le qualificatif d’atlantique ou d’arctico-alpin,
appliqué à telle ou telle espèce, ne soit rapidement caduc. Néanmoins, il faut
féliciter l’auteur qui présente ses rechcrches avec le maximum d’exactitude 5om-
patible avec le sujet.
L'éditeur (G. Fischer) de cette luxueuse publication doit aussi avoir sa
part de félicitations : les Pflanzenareale, en effet, se proposent de cartographier
ainsi tous les groupes de végétaux. — P. À.
FELDMANN J. — Note sur quelques Algues marines de Banyuls. Bull.
Soc. Bot. de France, T. 76, p. 785-793, 2 fig., Paris 1929.
L’A. cite quelques récoltes particulièrement intéressantes, en attendant la
publication d’une liste complète des Algues de Banyuls : Placoma vesiculosa,
Ulvella Lens, Halicystis ovalis, Pseudobryopsis myura, Ostreobium Quebetti,
Ervthrocladia subintegra, Gelidium melanoideum, Ervthroglossum Lenormandi
(Derb. et Sol.) comb. nov. (— Nitophvllum L.), Asparagopsis armata.
FORBES, STEPHEN A. — The biological survey of a river system; Its
objects, methods and results. Bull. Div. Nat. Hist. Sur. (linois), 17 (7),
p. 277-284, 1928.
This is the text of a public lecture describing the organization and work
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 253
of the survey of the river systems of the state with reference to their more effec-
tive biological improvement and utilization. Variation in algal andance at diffe-
rent stations is indicated. — Wm. Randolph Taylor.
FORTI À. — Su l’aspetto della Flora algologica 'nell’ oasi di Giarabub.
N. Giorn. bot. ital. n. ser., vol. XXXIV, p. 507-510, 1927.
Etude de cinq échantillons prélevés dans les étangs et les mares d’un oasis
de Lybie. D’après ces échantillons, les espèces saumâtres et les espèces d’eau
douce seraient souvent mêlées; de même, les espèces eury- et sténohalines, méso-
ét oligosaprobes, d'eau douce et thermales. — P. Frémy.
FRITSCH F.-E. — The encrusting Algal communities of certain Fast-
Flowing Streams. Ven Phyt., 28, p. 165-196, 10 fig. and | pl, 1929.
Algae found on boulders in rapidly flowing streams of North Devon were
investigated. There were three types of community; 1. Aildenbrandia-Litho-
derma community; 2. Chamesiphon community; 3. Phormidium community.
Blue-greens predominated while Cocconeis placentula was the only diatom
playing any part. — 4. Westbrook.
GONZALÈS GUERRERO P. —— Algas de los alrededores de Montemayor
(Caceres). Bol. R. Soc. Esp. Hist. nat., 28 p. 295-297, Madrid, 1928.
Liste des Algues identifiées dans les récoltes faites par le Prof. Caballero
dant les montagnes limitant les prov. de Caceres et de Salamanque. Une var.
nouvelle est décrite (mais non figurée) : Scenedesmus denticulatus Lagerh. var.
biseriatus. En outre, la flore espagnole s'enrichit des genres, espèces et variétés
suivantes : Microthamnium (avec M. Kuetzingianum Naeg.), Uronema (avec
U. confervicolum Lagerh.), Phacus (avec Ph. longicauda Ehrenb. Dui.),
Calothrix stagnalis Gom., Schizothrix arenaria (Berk.) Gom., Anabaena lappo-
nica Borge, Staurastrum setigerum Cleve, Cosmarium Turpiniü Breb., C. orbi-
culatum Ralfs, Euastrum amoenum Gay, T'etracdron trigonum (Naeg.) Hansg.,
1. minimum (Al. Braun) Hansg. var. scrobiculatum Lagerh., Scenedesmus
acuminatus (Lagerh.) Chod., S. bijugatus (Turp.) Kuetz. var. seriatus Chod.,
Pediastrum duplex Meyen var. genuinum Al. Braun, Oocvstis solitaria Wittrock.
(Cette espèce a déjà été signalée par H. BACHMANN dans un des lacs des
montagnes de la prov. de Zamora). — P. À.
HowE M.-A. — Notes on some Marine Algae from Brazil and Barbados.
Contrib. from the New-York bot. Garden, n° 295, in Journ. Washington Acad.
Sci., vol. 18, n° 7, p. 186-194, 2 fig, New-York.
Liste de 40 espèces du Brésil (10 Chlorophycées, 12 Phéophycées,
18 Rhodophycées) dont 9 sont nouvelles pour ce pays : Enteromorpha prolifera,
Source : MNHN. Paris
254 BIBLIOGRAPHIE
Codium intertextum, Sargassum polyceralium, S. Filipendula, Padina Sanctæ
Crucis, Dilophus guineensis (?), Gelidium pusillum, Wurdemannia setacea,
Jania capillacea et 2 nouvelles pour la science, Porphyra Roseana et Cottoniella
sanguinea.
A la Barbade, ont été recueillies en une journée (30 sept. 1915), 12 es-
pèces (4 Chlorophycées, 4 Phéophycées, 4 Rhodophycées), dont 7 non signalées
par M''e VickErs (Ulva rigida, Boodlea siamensis, Chætomorpha brachygona,
Neurocarpus Hauckianus, Laurencia papillosa, Jania capillacea, Fosliella Le
Jolisi). — G. Hamel.
HYLANDER, CLARENCE J. — The algae of Connecticut. Conn. Geol.
and Nat. Hist. Surv., 42, 245 pp., 28 pl., 1928.
This is a local flora with an introduction describing the general characte-
ristics of the algae. For the several species the original description and illustra-
tions are cited, with the local stations. The illustrations are largely copied from
earlier writers. — Wm. Randolph Taylor.
JoHNsoN D.-S. & A.-F. SKUTCH. — Littoral vegetation on a headland
of Mt. Desert, Maine. i, Submersible or strictly littoral vegetation. ÆEcology, 9
(2), p. 188-215, pl. 8-14, 1928.
Three zones are recognized in the littoral area : i, sublittoral, characterized
by Alaria esculenta, Halosaccion ramentaceum and Melobesia Lenormandi; ïi,
the lower littoral characterized by Porphyra umbilicalis, Fucus furcatus and
3 species of Spongomorpha; ïi, upper littoral characterized by Fucus vesiculosus,
Ascophyllum, Calothrix and Verrucaria, with in addition Codiolum in summer,
and in winter Bangia, Ulothrix, Hormiscia and Enteromorpha minima. Because
of wave action there is an upwar shift of all zones relative to that found on quiet
shores. Codiolum was experimentally found intolerant of continuous submergence.
Annual changes were noted, particulary in Chondrus. — Wm. Randolph
Taylor.
Lewis [L.-F. and WM.-R. TAYLOR. — Notes from the Woods Hole
Laboratory-1928. Rhodora, 38, p. 193-198. PI. 176, fig. 1-5, 1928.
This collection of nates represents observations recorded since the previous
paper of the same authors and title (1923). James-P. POOLE reports the occu-
rence of Oedogonium Reinschit Roy. soc. Hirn in Massachussets, with notes on
the morphology. Joseph-L. COPELAND reports Characiopsis pileata somewhat
similar to C. crassiapex Prinz, growing upon Tribonema and Microspora near
Falmouth, Massachusetts. Kathleen-M. DREW reports the presence of tetras-
pores and bispores upon Seirospora Griffthsiana Harv. K.-M. DREW and
A.-C. Hor report the appearance of Trailiella intricata Batters, as having
become abundant in Buzzards Bay and Vineyard Sound. Detailed morpholo-
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 255
gical measurements are given, and the ready means of distinguishing it from
Spermothamnion Turneri emphasize. W.-R. TAYLOR reports the appearance of
Asparagopsis hamifera (Hariot Okamura in Buzzard’s Bay and Vineyard
Sound, whcre several fine carposporic plants were found in 1927-1928. The
plant was not infrequent upon Black Rock, near New Bedford, although the
specimens were very small. The joint editing authors report the occurence of
Gongosira Debarvana Rabenh., Merismopedia tenuissima Lemm., M. elegans
À. br., Coelosphaerium Naegelianum Ung., Chroococcus minutus (Kg.) Naeg.,
Aphanocapsa pulchra (Kg.) Rabenh, Laminaria platymeris de la Pyl., Acro-
thrix sp., and Dumontia filiformis (O.-F. Muller) Crev., in new stations. —
Wm. Randolph Taylor.
KLUGH A.-B. & J.-R. MARTIN. — The growth rate of certain marine
algae in relation to depth of submergence. Æcology, 8, p. 221-231, 1927.
Enteromorpha Linza grew best at 2 to 3 meters depth, Scytosiphon lomen-
larius at | meter, Eclocarpus confervoides at 2 meters, Fucus vesiculosus at
minimum submergence, and in all cases light was the controlling factor. The
bathymetric color generalization must be modified. — m. Randolph Tavlor.
OKAMURA K. — Algae from Kamtschatka. Records of Oceanographic
Works in Japan, p. 52-55, 1 fig, pl. 13-15, Tokyo, 1928.
L’A. cite 8 espèces provenant du Kamtschatka (environs de Baronkorfa) :
Piilota asplenioides, Odonthalia dentata, Alaria Ochotensis, Agarum Turneri,
Lessonia Laminarioides (décrit), Laminaria longipes (décrit et figuré), Hedo-
phyllum spirale 2 (synonymie discutée, fig.) et Laminaria palmæformis sp. nov.
(fig.).
PRESCOTT G.-W. — A brief summary of work on lowa algae. Proc.
lowa Acad. Sci., 34, p. 111-113, 1928.
RAPHÉLIS A. — Algues du Maroc récoltées par M. J. Gattefossé. Bull.
Soc. Bot. de France, T. 76, p. 719-730, Paris, 1929.
Liste de 1 Cyanophycée, 15 Chlorophycées, 31 Phéophycées, 80 Rho-
dophycées. C’est la première liste d'Algues marines des côtes du Maroc français.
À noter la présence du Plocamium latifrons et de l’Helminthocladia purpurea.
RaAYss TCHARNA. — Note préliminaire sur quelques Algues récoltées aux
environs de la station biologique de Besse (Puy-de-Dôme). Bull. Soc. Bot. Fr.
76, p12719285,51929,
Listes de récoltes faites dans diverses localités des environs de la Station
Source : MNHN. Paris
256 BIBLIOGRAPHIE
biologique de Besse (Lacs de Bourdouze, d'Estivadoux, tourbières de la Liste,
de la Barthe, de Bargeresse). Les pH mesurés oscillent entre 7,2 pour les
grèves à soeles lacustris et 4,2 pour les fosses de tourbage. Un ruisseau d’eau
minérale à Saint-Nectaire a donné pH 7,6. — P. A.
SETCHELL W.-A. — Coral reefs as zonational plant formations. Science,
68, p. 119-121, 1928.
Coral reefs are always in considerable part composed of calcareous algae,
associated with foraminifera and corals. The first are most important, and are
essential to the cohaerence of the reefs. Growth is most active on the outer upper
edge, since water circulation and transparency are best there. Ditails of the
ecological classification of the contributory algae are given. — Wm. Randolph
Taylor.
SHELFORD V.-E. — The penetration of light into Puget Sound waters
as measured with gas-filled photo-electric cells and ray-filters. Publ. Puget
Sound Biol. Sta., 7, p. 151-168, 1929,
This is primarily a discussion of the relative effectiveness of different types
of equipment, together with a discussion of the relative rates of absorption of
the different wave lengths of light by belts of water at successive depths. The
effect of zonation of suspended plankton as a differentially absorptive factor is
emphasized, and the effect of inorganic or organic detritus as altering the effect
of the plankton is explained. — W/m. Randolph Taylor.
STOCKMAYER S. —— Die Biologie der Mineralquellen. Osterreichisches
Baderbuch 1928, p. 85-92, Vienne, 1928.
Très intéressante mise au point (fort condensée, puisqu'elle cst destinée à
un annuaire balnéologique) sur la biologie des sources minérales. L’A. rappelle
les principales catégories d'organismes susceptibles de végéter dans les eaux à
température élevée, riches en gaz et sels dissous et plus ou moins radioactives.
Il donne quelques exemples de populations d’Algues pour quelques sources ther-
males d'Autriche. Il réclame, enfin, que les mesures soient prises pour protéger
certaines sources et créer ainsi quelques réserves de ces biocénoses si intéressantes.
— P. A.
TAYLOR WM.-RANDOLPH. — Notes on the marine algae of Florida.
Bull. T'orrey Bot. Club, 56, p. 199-210, text-fig. 1, 2. June 1929.
This paper is supplementary to the volume « The marine algae of Florida
with special reference to the Dry Tortugas » by the same author. It contains
a comparison of the richness of the algal flora, indicating that it ranks high in
the Caribbean area. To the list there are added 18 names, giving a total of
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 257
478 marine algae recorded for the state. Also 28 names are considered which
are not added to the listed flora, for reasons given. As new there is described
Hydrocoleum penicillatum n. sp., W.-R. Taylor (p. 201), from Key West,
collected by R. THAXTER, type material in the Farlow Herbarium (Cambridge
Mass.) and that of the author. The plants discussed referred to the proper
pages of the writers’s earlier report, and a list of correstions to that text concludes
the paper. — Wm. Randolph Taylor.
TayLorR WM.-RANDOLPH. — Notes on algae from the tropical atlantic
Ocean. American Jour. Bot., 16, p. 621-630. 13 text-fig., pl. 62, oct. 1929.
This paper lists the algae present in several collections submitted for deter-
mination, most of the records being new for the territories concerned. including
Jamaica, Tobago, Trinidad, Venezuela and Panama. The comparauve lack
of our knowledge of the marine algae of territory is emphasized, and it is noted
that these additional collections do not confirm Murray’s suggestion that the
islands (such as Grenada) near the mouth of the Orinoco have an unusually
high percentage of Chlorophyceæ because of the influence of the fresh-water
dischargeb by that river. Calliblepharis repens Wm.-R. Taylor is described as
new, growing upon Grateloupia at Trinidad, collected by R. THAXTER. It
shows pinnate branching and a decumbent habit, characters which, with its
small size, have not besn commonly found in the genus. Type material in the
Farlow Herbarium (Cambridge Mass.), and that of the writer. — Wm.
Randolph Taylor.
TayLor Wm.- RANDO=PH. —- The alpine Algal vegetation of the
mountains of British Columbia. Proc. Acad. Nat. Sc. Philadelphie, 80, p. 45-
114, 3 fig, 5 pl, 1928.
Ce travail constitue la première contribution importante à l’étude de la
flore algale alpine de l'Amérique du Nord. Après avoir passé en revue les
travaux publiés-en Europe sur l'écologie et la distribution des Algues dans les
hautes montagnes, l’A. décrit les stations visitées au cours de ses expéditions
dant les montagnes de la Colombie Britannique : Bald Mountain, Columbia
System, Selkirk Range, Purcell Range et dans les montagnes rocheuses. Il donne
quelques détails sur les sources et les petits lacs du Bald Mountain. Les Cyano-
phycées et les Chlorophycées, les Hétérocontes et quelques Flagellates sont
étudiés. Les Diatomées seront examinées par MANN et CONGER et les Desmi-
diées par Nellie CARTER. Dans la liste qui termine ce travail on remarque
plusieurs nouveautés : Aphanothece microscopica Näg., var. congesta, À. uligi-
nosa, Schizothrix Purcellii (diffère du S. Lamyi par sa gaine incolore et plus
épaisse), Fischerella paludosa (voisin du F. thermalis), Debarva columbiana
E. N. Transeau, Apiocvstis lacustris, Oocvstis solitaria Wittr. var. alpina,
Oedogonium Pyrulum Wittr. var. amplior. L'absence des Desmidiées et des
Diatomées ne permet guère de remarques comparatives avec la flore des hautes
Source : MNHN. Paris
258 BIBLIOGRAPHIE
montagnes de l’Europe. Les paysages évoqués par les planches photographiques
rappellent ceux de l'étage alpin des Alpes ou des Pyrénées. — P. 4.
‘TAYLOR WM.-RANDOLPH. — Alpine algal flora of the mountains of
British Columbia. Æcology, 9 (3), p. 343-348, p. 18, 1928.
This is a condensed summary of the results of four collecting expeditions
in British Columbia. The character of the district is described, particularly of
the alpine lakes, and the algal flora listed for chosen stations. The vegetation
was found to be very similar to that of comparable districts in Europe, and the
ecological factors are discussed in the light of the accurate studies made in
Norway and Sweden. The lakes possess a rich, though obscure, flora, which
forms a fairly concrete crust of Myxophyceæ and Bacillarieæ over the bottoms.
Small, shallow swamp pools have a rich, often contrasting flora, also
rich in Myxophyceæ, with marked alpine elements. The rivulets more often show
filamentous Conjugales, infrequently fruiting. — Wm. Randolph Taylor.
TAYLOR WM.-RANDOLPH and CHARLES-H. ARNDT. — The marine
algae of the southwestern peninsula of Hispaniola. American Jour. Bot., 16,
p. 651-662, 10 text-figs, nov. 1929.
The material reported upon represents the most extensive collection of
marine algae from any one of the larger West Indian islands yet reported upon
in detail, and the list is contrasted for incompleteness with the more elaborate
lists from smaller island groups, such as the Bahamas and Virgin Islands.
Only the peninsular portion of Haiti is considered. The list includes 101 species,
and a few varieties additional. The flora is typically Caribbean, and is discussed
with respect to the flora of several typical habitats, and the local distribution of
several species indicated. No fundamental differences was detected between
the floras of the south and of the north shores. Almost all of the algae listed
constitute new records for the republic, and the great majority are new for the
island. Actinothamnion W.-R. Taylor n. gen., Ceramiaceæ ncar Callithamnion
and Antithamnion, is described on the basis of À. antillarum W.-R. Taylor n.
sp. (p. 659), type material in the herbarium of the author and the New York
Bot. Gard. — Wm. Randolph Taylor.
VORONOKHIN N.-N. i KHAKHINA A.-G. — K biologii solianykh ozer
Kuludinskoi stepi (Contribution à la biologie des lacs salés de la steppe de
Kuludin). Bull. Jard. bot. Principal U.R.S.S., XXVIIL, p. 149-162, 10 fig.
Leningrad, 1929. [En russe, avec rés. allem.]
Sur les 23 espèces rencontrées dans les récoltes provenant de cinq lacs salés
de la steppe Kuludin (Sibérie Occid., Gouv. de Tomsk), Diatomées exclues,
les Cyanophycées comportent 16 espèces. Un genre nouveau de Cyanophycées
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 259
est décrit, Dzensia, avec une espèce, D. salina (voisin des g. Aphanocapsa et
Aphanothece, s'en distingue par les cellules disposées en files dans des gaines
tubuleuses ; forme des colonies flottantes globuleuses ou subglobuleuses atteignant
10 mm. de diamètre), Modularia spumigena Mert. var. crassa, Oscillatoria
Dzeman-Sor (diffère d'O. proboscidea par ses apex capités, ses cloisons souvent
granuleuses: d’O. jenensis G. Schm. par ses trichomes plus longs, ses cloisons
souvent granuleuses, son habitat). — P. À.
VORONOKHIN N.-N. -—Materialy k izutchenïüu algologitcheskoi rastitel-
nosti ozer Kuludinskoi stepi. (Matériaux pour la connaissance de la végétation
algologique de la steppe de Kuludin.) Bull. Jard. Bot. Principal U. R.S.S.,
XXVIII, p. 12-40, Leningrad, 1929. [En russe avec rés. allem.]
Les vingt lacs d’où provient le matériel étudié sont, pour la plupart, des
lacs riches en Na? CO* ou en sel, deux seulement sont d’eau douce. Des nou-
veautés très remarquables sont décrites : un genre inédit Lochmiopsis (avec une
espèce L. Printzi formant des fleurs d’eau), appartenant aux Ulothricales et
qui sera décrit dans un autre recueil, Golenkinia parvula, et surtout des Cya-
nophycées, Aphanocapsa salina, Synechocystis crassa, Anabæna pseudovaria-
bilis, Anabænopsis Milleri, A. Nadsoni (à propos de ces deux espèces, l'Au-
teur donne un tableau comparatif des caractères des quatre espèces maintenant
connues), Oscillatoria deflexa West var. crassa. En tout, 61 espèces sont
signalées, dont les deux tiers ont été exclusivement rencontrées en eaux minéra-
lisées. — P. À.
Voux T.-V. — On the origin of the thermal flora. Proc. Internat. Congr.
Plant Sci. (4th, Ithaca, 1926) 2, p. 1176-1179, 1929 (1930).
The general character of reports of thermophilic plants, particularly algae,
is discussed, and it is concluded that the property of thermophily in the Cyano-
phyceæ is of secondary nature, these plants being an adaptation flora, not one
primitively associated with high water temperatures. — W/m. Randolph Taylor.
WAILES G.-H. — Plant life in the open sea. Museum and Aït Notes
(Vancouver) 4 (2), p. 76-87, 1929.
This is a general note on ecological conditions, meterology, etc... —
Wm.-R. Taylor.
Source : MNHN. Paris
260 BIBLIOGRAPHIE
PARASITES, SYMBIOSE.
ANGST E.-C. — Some new agar-digesting bacteria. Publ. Puget Sound
Biol. Sta., 7, p. 49-63, 1929.
These were isolated from fronds of Phaeophycéæ and Rhodophyceæ obtai-
ned on th: Pacific coast. — Jÿ/m. Randolph Taylor.
KARLING J.-S. — Studies in the Chytridiales, ü. Contribution to the life
history and occurrence of Diplophlyctis infestina (Schenk) Schroeter in cells
of American Characeæ. Amer. Jour. Bot., 15, p. 204-214, 2 text-fig., pl. 14,
1928.
This plant has been found by the author in Mitella flexilis, N. gracilis,
N. tenuissima, N. glomerata, Chara fragilis, C. zevlanica, C. disjuncta, C. co-
ronata, C. vulgaris, C. contraria, C. delicatula, Lamprothamnus alopecuroides
and Zychnothamnus barbatus. The morphology of the parasite is discussed. —
Wim. Randolph Taylor.
KARLING J.-S. — Studies in the Chytridiales, ïï. A parasitic Chytrid
causing cell hypertrophy in Chara. Amer. Jour. Bot., 15, p. 485-496, text-fig.
1-9, pl. 32, 1928.
The organism shows characters appertaining both to slime-moulds and chy-
trids, and is not given a definite name. It appeared on C. delicatula and C. con-
traria, causing extreme hypertrophy of the cortical cells affected. A detailed
description of the organism is given. — Wim. Randolph Tavlor.
MARTIN, G.-W. — Two unusual water moulds belonging to the family
Lagenidiaceæ. Mycologia 19, p. 188-190, 1927.
These were found upon Cladophora. The species were Myzocvtium pro-
liferum and Achlyogeton endophytum, and appeared in West Okoboji Lake,
Iowa. — Wm. Randolph Taylor.
WENRICH D.-H. —— Observations on some freshwater ciliates (Protozoa)
LT. euthophrys trisulca Chatt. & de Beauch., and Sokesia vernalis n.
gen, n. sp. J'rans. American Micros. Soc., 48 (3), p. 221-241, 1929.
In these protozoa zoochlorellae are to be found. — W.-R. Taylor.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 261
PLANCTON
ALLEN W.-E. — Quantitative studies on inshore diatoms and dinofla-
gellates collected in southern California in 1924. Bull. Scripps Inst. Oceanogr.,
Tech. Ser. 1, p. 347-356, 1928.
À notably rich area off Pt. Hueneme was located, and is compared with
other stations. Off La Jolla à large autumnal maximum was determined, consis-
ting of diatoms; but in June the dinoflagellat:s at this station were so numerous
as to color the water. At Oceanside the counts were even greater. Pt. Hueneme
was found to have lower temperatures and higher salinities than the other two
stations mentioned. — fm. Randolph Tavlor.
ALLEN, W.-E. — Review of five years of studies on phytoplankton at
southern Californian piers, 1920-24 incl. Bull. Scripps Inst. Oceanogr., Tech.
Ser. 1, p. 357-401, 1928.
À variation at same stations from year to year is reported, as well as from
season to season. It is considered that daily records are necessary in order that
errors in estimates may not occur. À negative correlation of maximal abundance
of diatoms and of sunshine is recorded, but within ordinary ranges no reliable
relation between abundance and changes in salinity and temperature. — Wm.
Randolph Taylor.
ALLEN W.-E. — Surface catches of marine diatoms and dinoflagellates
made by U.S.S. Pioneer in Alaskan waters in 1924. Bull. Scripps Inst. Ocea-
nogr., Tech. Ser. 2, 139-153, 1929.
For several localities great abundance of diatoms occurred in April, but
dinoflagellates were always poorly represented, and catches near land were
generally richer than those off-shore. No correlation was found with high lati-
tude, and leadership was confined to few species, notably of Thalassiosira. —
Wm. Randolph Taylor.
BACHMANN H. — Das Phytoplarkton der Pioraseen nebst einigen Bei-
trâgen zur Kenntnis das Phytoplanktons schweizerischen Seen. Zeitschr. f.
Hydrol., 4, p. 50-103, 6 fig, Aarau, 1928.
Les lacs étudiés, au point de vue de leur phytoplancton, ont été en dehors
des lacs du Val Piora (lac de Ritom surtout), les lacs du Tessin (de haute
altitude), ceux du Saint-Gothard, du Saint-Bemard, le lac de Davos, les lacs
de l'Engadine, le Partnunersse, les lacs alpins du Valais et du canton de Berne,
les lacs du Toggenburg et d’autres encore moins importants. Tous ces lacs sont
situés entre 736 m. (Seelisbergersse) et 2.653 (Lunghinsee dans l’Engadine) ;
Source : MNHN. Paris
262 BIBLIOGRAPHIE
la plupart se rencontrent entre 1.800 et 2.200 m. Pour quelques lacs seulement
l’Auteur a disposé de pêches répétées. Le lac de Ritom, en particulier, a été
étudié durant plusieurs années. Son plancton végétal peut se caractériser comme
suit : les Diatomées planctoniques typiques (Asterionella et Fragilaria croto-
nensis) ÿ manquent,-les Cyanophycées sont rares, Botryococcus Braunü n'y a
pas été rencontré, Ceratium Hirundinella et Glenodinium minimum sont présents,
le premier ayant son maximum à la fin de l'été, les Dinobryon (D. sociale et
D. Sertularia) ‘apparaissent au début de l'été, mais D. divergens, si abondant
dans les lacs de la plaine, manque. Dans son ensemble, la masse planctonique est
faible. A noter encore que le Chromatium Okeni a disparu depuis 1917.
Les principales conclusions que l’Auteur tire de ses recherches sont les
suivantes : 1° pas d'éléments exclusifs dans le phytoplancton alpin; 2° il montre
surtout un appauvrissement quantitatif en certains planctontes des lacs de plaine
(Ceratium Hirundinella, Dinobryon, Asterionella, Fragilaria); 3° richesse rela-
tive en Desmidiacées, caractère commun avec les lacs arctiques; 4° développe-
ment en masse de certains planctontes (Uroglenopsis americana, Botryococcus
Braunü, Cyclotella comensis var. alpestris, Cryptomonas sp. pl., etc.) : 5° faible
quantité du plancton (malgré ces quelques cas de développement massif) ; 6° rap-
ports entre le phytoplancton des lacs alpins et celui des lacs arctiques. — P. À.
DES CILLEULS J. — Le phytoplancton de la Loire et de ses affluents dans
la région saumuroïse. /ntern. Rev. d. Ges. Hydrobiol. u. Hydrogr., 1928, IX
et 142 p., 4 fig., nombr. diagr. et 1 pl., Leipzig, 1928.
Ce mémoire représente le premier travail français spécialement consacré à
l'étude du phytoplancton fluviatile; il possède de ce fait un intérêt particulier.
Après quelques remarques sur la terminologie, l'Auteur fait une revue
générale détaillée des travaux sur le plancton des grands fleuves ou rivières. Ce
sont les cours d’eau de l'Allemagne (où la Limmat est indûment placée) et de
la Russie qui ont suscité le plus de recherches.
L'hydrographie de la Loire, dans la région saumuroise, est résumée et le
régime irrégulier du fleuve est surtout mis en évidence. Les recherches poursuivies
par l’Auteur ont été échelonnées sur trois années et les pêches périodiques furent
effectuées tous les huit à dix jours. Le filet de soie d'APSTEIN a été utilisé,
ainsi que la méthode de filtration de Koroip.
Les caractéristiques générales du phytoplancton de la Loire, dans la ré-
gion étudiée, sont les suivantes : richesse en détritus variés, pauvreté en espèces
et en individus, absence de formes strictement autopotamiques, absence de diffé-
rences essentielles avec les autres masses d’eau de l’Anjou. C'est donc « un
plancton d'emprunt » provenant des rives, des bras morts, des petits étangs ou
marécages situés au voisinage du fleuve. Les 235 espèces déterminées dans le
courant principal se répartissent comme suit : Diatomées 173, Chrysomonadi-
nées 3, Dinoflagellées 2, Flagellées 14, Protococcacées 21, Confervacées 5:
Desmidiées 13, Cyanophycées 6. Les variations saisonnières permettent de dis-
tinguer les phases suivantes: phase hivernale (fin octobre-avril) à Diatomées,
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 253
phase printanière (mai), transitoire, marquant le début de développement des
Chlorophycées, phase estivale (juin) à Chlorophycées, phase estivo-automnale
(juillet à mi-octobre) à Chlorophycées-Diatomées où la production du plancton
atteint con point culminant. Certains organismes se retrouvent chaque année : ils
constituent le plancton fidèle (Bioret) par opposition au plancton inconstant
formé d'organismes à apparition très irrégulière. Un tableau donne la distribution
mensuelle des principaux organismes dans le plein courant de la Loire. Une
courbe de fréquence des Diatomées et des Chlorophycées montre l'importance
des crues : l’année 1926 avec ses crues nombreuses a favorisé les Diatomées et
les bas étiages de l’automne, les Chlorsphycées. L'étude des organismes rencon-
trés sur les digues, les grèves, dans les bras morts et les boires montre bien que
ce sont ces stations qui fournissent le phytoplancton du fleuve. La majorité des
planctontes de la Loire sont des mésosaprobes faibles et des oligosaprobes. L’ab-
sence du Ceratium hirundinella est à signaler.
L'Auteur a également étudié de la même facon le phytoplancton des
affluents de la Loire dans la région saumuroise : le Thouet et la Vienne. Le
phytoplancton du Thouet se distingue de celui de la Loire surtout pendant la
période estivo-autumnale durant laquelle il prend les caractères des rivières à
cours lent: la proportion des organismes vivants est plus considérable que dans
la Loire. Quant à la Vienne, elle se comporte à peu près comme la Loire.
La dernière partie de cet important mémoire se rapporte à des études
systématiques ou biologiques sur un certain nombre d'espèces : Melosira varians
Hag., M. italica Kütz., Stephanodiscus Hantzschi Grun., Fragilaria crotonensis
Kitt., Sunedra ulna Ehnrb., Asterionella gracillima Haud., Ceraloneis arcus
Kütz., Navicula pygmea Kütz., Bacillaria paradoxa Grun., Nitzschia actinas-
troides (Lem.) van Goor, N. tabellaria Grun., Surirella ovalis breb., Synura
uvella Ehrnb., Eudorina elegans Ehmb., Actinastrum Hantzschii Lagerh. Pour
la plupart de ces espèces, des courbes de fréquence sont données; de plus, des
remarques biologiques intéressantes sont consignées concernant Nitzschia actinas-
froides dont l'Auteur a pu constater les mouvements. Comme on le voit, l’étude
du potamoplancton, trop délaissée en France, permet d’intéressantes observations ;
il faut souhaiter que l’Auteur poursuive ses recherches sur d’autres fleuves et
pendant une plus longue durée. — P. À.
BIOLOGIE GÉNÉRALE
KNiep H. — Die Sexualitat der niederen Pflanzen, 544 p., 221 fig.
Iena, 1928.
L'Auteur étudie les organes reproducteurs et toutes les questions annexes
dans les Algues et les Champignons. L'étude des Algues comprend la moitié du
volume et résume d’une facon très complète toutes les notes parues sur ce sujet;
sont ajoutées des listes de genres monoiques ou dioiques. La fin du volume com-
Source : MNHN., Paris
264 BIBLIOGRAPHIE
prend une récapitulation des divers modes de reproduction et des questions qui
s’y rattachent; la bibliographie très complète occup: 49 pages.
MAsT S.-O. — Structure and fun:tion of the eye-spot in unicellular and
colonial organisms. Arch. f. Protistenk. 60 (2), p. 197-220, 4 text-fig., pl. 4,
1928.
Gonium and Volvox were studied. The eyespots consist of a sup-shaped
pigmented structure with a lens at the mouth of the cup and a photosensitive
substance between the two. The shorter wave lengths are reflected and focussed
forming a bluish-green beam of high intensity, but the longer wave lengths are
transmitted by the cup and have no biological significance although they are
incidentally concentrated. The eye-spots are largest at the anterior end of each
colony. In the unicellular organisms the eyespots consist of a spoonshaped pig-
mented structure and a hyaline mass wich contains a photosensitive substance.
Euglena, Chlamydomonas, Leptocinclis,..Phacus and Trachelomonas were the
genera investigated. There is no lens structure and very little selective reflection.
— Wim. Randolph Taylor.
SVEDELIUS NILS. — An evaluation of the structural evidences for gene-
tic relationships in plants : Algae. Proc. Internat. Congr. Plant Sci. 1, p. 457-
471, 1929.
The discovery of alternation of generations in the Laminariaceæ is revie-
wed, and exceptional cases of alternation in the Phaeophyceæ are discussed.
Following is given a general review of the life-cycle situation in the Phacophy-
ceæ, four types being postulated : Cutleria-type, Dictyota-type, Laminaria-type,
with the Dicivosiphon condition appended as a variant, and the Æucus-type.
It is considered that, where there is a delay in the maturation divisions after
fertilization, there must be many maturation divisions. It is noted that plants in
which the diploid phase dominated are most often the more highly evolved, and
that plants mostly in the haploid phase are simpler, as the Conjugatæ. In general
the diploid phase has proved more capable of coping with natural conditions
than the haploid. The author considers that the haplobiont Florideæ are the
more primitive, and that the reduction divisions have been delayed in the diplo-
biont types. Where reduction is suppressed the haplobiont type may arise, su-
perseding the diplobiont in an evolved genus. — W1m. Randolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 265
PHYSIOLOCGIE, CHIMIE.
ANONYME (BERTRAND G. et M"° VORONCA-SPIRT). — Recherche
sur la présence et la répartition du Titane dans les Plantes Cryptogames.
Ann. Sc. Agronomique, an. 47, n° 1, p. 1-3, 1930.
Les auteurs ont montré précédemment que le Titane se rencontre £n quan-
tité généralement dosable dans tous les Phanérogames. Leurs recherches ont été
étendues à certaines plantes cryptogames.
En ce qui concerne les Algues étudiées, les teneurs en milligrammes de Ti-
tane par kilogr. de cendres furent :
Laminaria flexicaulis Le Jolis....... 48,1
Laminaria saccharina L............ 36,4
Himanialia lorea L ae: 0)
Pelvetia canaliculata L............ 252
Ascophyllum nodosum L .......... 16,0
Fucus vesiculosus L.............. 35,6
Fucus platycarpus Thuret ......... 10,4
PFacns serais Le. Dee 1m 108,0
Cystoseira fibrosa Huds............ 9,2
Rob. Lami.
BacaracH E. et LEFÈVRE M. — Disparition de la carapace siliceuse
chez les Diatomées. C. R. séances Soc. Biol., 98, p. 1510-1511, 1928.
Des cultures de Diatomées marines ensemencées dans des boîtes de Petri,
sur un milieu stérilisé (les Auteurs décriront leur technique ailleurs), ont donné
des colonies très denses d’une espèce complètement déformée, indéterminable, à
contours irréguliers et, fait très intéressant, complètement dépourvue de carapace
siliceuse. Réensemencées sur d’autres milieux, la forme aberrante s’est maintenue
et se perpétue depuis plusieurs mois. A noter que les milieux de culture contien-
nent de la silice. Les Diatomées sont donc des organismes beaucoup plus plas-
tiques qu’on ne le pensait jusqu'ici. — P. A.
Brooks M.-M. — Antagonistic action between NaCl and CaCl° as in-
fluencing the penetration of dye into Nitella. Proc. Soc. Exper. Biol. & Medic.,
24, p. 370-371, 1927.
The presence of chlorides reduced the amount of dye absorbed. — Wm.
Randolph Taylor.
Brooks M.-M. —— Further studies on the penetration of Methylene
Blue. Proc. Soc. Exper. Biol. & Medic., 25, p. 704-705, 1928.
Corroborative data is given. — Wm. Randolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
266 BIBLIOGRAPHIE
Brooks S.-C. and S. GELFAN. — Bioelectric potentials in Nitella.
Protoplasma, 5, p. 86-95, 1928.
Potential differences between microelectrodes measure 15 m. v. for cells
of about 0.5 mm° volume to 40 m. v. for cells of about 3 mm° volume. Immer-
sed in artificial sap the P. D. was 7 m.v. — Wm. Randolph Taylor.
Brooks M.-M. — Factors affecting penetration of Methylene Blue and
tri-methyl-thionine into living cells. Proc. Soc. Exper. Biol. & Méedic., 26,
p. 290-292, 1929.
Valonia was used, and comparaisons drawn between the authors work and
that of M. Irwin. Discrepancies are ascribed to differences in methods and
possibly injury of the latter’s plants by high pH solutions, producing precipitation
of Mg and a sol ion unbalanced with respect to the cations. — W/m. Randolph
Taylor.
Brooks M.-M. -— Studies on the permeability of living cells, vi. The
effects of light of different wave-lengths on the penetration of 2, -6, -dibromo
phenol indophenol into Valonia. Protoplasma, 1, p. 305-312, 1929.
When Valonia is placed in light of graded wave length, the amount of
the dye penetrating increases as the wave length decreases, following the course
of a unimolecular reaction. — Wm. Randolph Taylor.
Brooks M.-M. — Studies on the permeability of living cells, vi. The
effect of chlorides upon the penetration of Dahlia into Nitella. Protoplasma, 2,
p. 420-421, 1929,
NaCl is least effective and MegCl, most effective in preventing the pene-
tration of the dye. NaCI antagonizes the action of CaCI, to a small extent only.
— Wim. Randolph Taylor.
BRisToL-RoacH B.-M. — The present position of our knowledge of
the distribution and function of algae in the soil. Proc. & Pap. First Internat.
Congr. Soil Sci. (Washington) 1927, 3, p. 30-38, 1928.
This general survey indicates that the algae are abundant in the surface
especially of richly fertile soils, varying in a given area from about 56,000 per
gram in richest sample at 4-in. depth to 500, at this depth during a drought.
À method for estimation of ratio between resting and vegetative cells is described.
The importance of studies on the carbon cycle in these forms in natural con-
ditions is emphasized, and it is indicated that some forms, at least, may syn-
thesize proteins in darkness with inorganic nitrogen and carbohydrate available.
It is considered that the ability of soil algae to fix nitrogen is very doubtful. —
m. Randolph Taylor.
Source : MNHN., Paris
BIBLIOGRAPHIE 267
BLinks L.-R. — High and low frequency measurements with Lasmi-
narïa. Science, 68, p. 235. 1928. ‘
The observed resistance changes in Laminaria when bathed in NaCI,
CaCE, etc., are due to a change in the permeability of protoplasm to ions,
thus confirming OSTERHOUT'S interpretation on new grounds. — Wm. Ran-
dolph Taylor.
BLinks L.-R.— Protoplasmic potentials in Halicystis. Jour. Gen. Phy-
siol., 13 (2), p. 222-229, 1929.
The cells of this plant impaled on capillaries reach a steady P. D. of 60-
80 m. v. across the protoplasm from sap to sea-water. The P. D. is reduced
by contact with sap and balanced NaCI-CaCl® mixtures, and is abolished in
solutions of NaCI and other single salts listed, but there is prompt recovery in
sea-water. — Wm. Randolph Taylor.
® CHATTERWAY M. — Protoplasmic Retractions in Bryopsis plumosa.
New Phyt., 28, p. 359-368, 1 fig. 1929.
Wounding causes retraction of the protoplasm from the wall but there is
recovery after the formation of a wound-plug. The behaviour in different
concentrations of sea-water is discussed. — A. Westbrook.
CoLin H. & GUEGEN E. — Le sucre des Floridées. C. R. Ac. Sc.,
T. 190, N° 10, mars 1930.
Les auteurs ont préparé à l’état pur et cristallisé 300 grammes de la subs-
tance sucrée de /Rhodymenia palmata. Ses caractères de cristallisation, de dessi-
cation et de fusion, son pouvoir rotatoire et le produit de son hydrolyse (galac-
tose) montrent que le principe sucré, sucre ou glucoside, de la Floridée étudiée
est un composé de galactose à et n'a rien de commun avec le tréhalose. —
Rob. Lami.
CzurpA V. — Uber Pyrenoidverânderung bei der Stârkebildung in
Spirogyrazellen. Ber. d. d. bot. Gesell, 47, p. 181-185, 1929.
Damon E.-B. — Dissimilarity of inner and outer protoplasmic surfaces
in Valonia, ü. Jour. Gen. Physiol., 13 (2), p. 207-221, 1929.
The dificulty of parallel currents in the cell wall wet with sea-water when
measuring the P. D. of the protoplasm and sap is discussed, and a comparison
made with cells immersed in artificial sap. The initial injury is slight and pro-
bably transitory, but repetition of the experiment reveals long persisting changes
Source : MNHN. Paris
268 BIBLIOGRAPHIE
which may be due to the penetration of KCI into the protoplasm. — Wm.
Randolph Taylor.
DAvViEs R.-A. — The effect of alcohol on cells of JNitella flexilis.
Bot. Gaz., 86, p. 235-239, 1 fig, 1928.
The highest initial rise in CO? production was effected by the action of
20 % (vol.) ethyl alcohol, and the subsequent drops were greatest in the higher
percentages used (to 95 %) and least in the lowest (10 %). The effectiveness
of the 20 % solution is explained as due to the rapid penetration at this concen-
tation without rapid change in cell structure. — Wm. Randolph Tavlor.
Davies R.-A. — Irreversible injury and CO? production from cells of
Nitella flexilis Botan. Gaz., 87, p. 660-664, 1929.
It appears that the rate of CO? production drops when irreversible injury
occurs, and the results are in opposition to the findings of Haas on Laminaria, he
reporting an increase after death. — Wm. Randolph T'avlor.
FORBES S.-A.— The biological survey of a river system: its objects,
methods and results. Bull. Nat. Hist. Surv. (Illinois), 17 (7), p. 277-284,
1928.
GELFAN S. — A Bioelectric potential. Science, 67, p. 589-590, 1928.
Nitella was used as material in which to study a difference of potential
between 2 points in the protoplasmic stream of a single cell using microelectrodes,
the difference varying between .002 and .004 volts when the cells were alive
and dropping to zero when streaming stops. — W/m. Randolph Taylor.
HoaGLaND D.-R., DAVIES A.-R. and HiBBARD P.-L. — The
influence of one ion on the accumulation of another by plant cells with special
reference to experiments with JVifella. Plant Physiol., 3, p. 473-486, 1928.
The accumulation of Br ions was retarded by CI or I, but not by SO:
NO*, or PO“, using very dilute solutions throughout. The accumulation of Br
ions was influenced by the nature of the cation, being most rapid when solutions
of KBr or RbBr were used, and least with LiBr, etc. Marked accumulation
of Br took place between pH 5 and pH 8. — Wm. Randolph Taylor.
IRwWIN M. — Spectrophotometric studies of penetration, v. Resemblances
between the living cell and an artifi:ial system inabsorbing methylene blue and
trimethyl thionene. Jour. Gen. Physiol., 12, p. 407-418, 1929.
An artificial system is designed which shows a close resemblance with the
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 269
behavior of V/alonia to dyes at pH 95. The resemblance to Mitella is not so
close as the cell takes up less azure-B than artifical system. This system
cannot be compared with the cell at pH 5.5, and the resemblance decreases
as injury increases. — Wm. Randolph Taylor.
JAHN, THEODORE L. — Studies on the physiology of the flagellates,
ï. The relation of the density of population to the growth rate of Euglena.
Biol. Bull, 57, p. 81-106, 1929.
A systems of maintaining mass cultures was designed such as to give
accurate growth curves. No allelocatalytic effect was observed, the cultures
of higher initial concentration growing no faster, or even more slowly, than those
of low initial concentration. — Wm. Randolph Taylor.
Jupay C., E.-A. BIRGE, G.-I. KEMMERER and R:.-J. ROBINSON. —
Phosphorus content of lake waters of northeastern Wisconsin. Trans. Wisconsin
Acad. Sci., Arts and Letters, 23 p; 233-248, 1928.
The amount of phosphorus found in 88 lakes tested was very small, and
there was no evidence found that the amount of it was a limiting factor in the
production of phytoplankton. There was no correlation between the amount of
centrifuge plankton and the amount of organic phosphorus. — Wim. Randolph
Taylor.
LepesciN W.-W. — The effect of ethyl alcohol on the turgor pressure
of Spirogyra. Amer. Jour. Bot., 15, p. 422-424, 1928.
LLovyp F.-E. — The problem of excretion with special reference to the
contractile vacuole. Proc. Internat. Congr. Plant Sci. 4h, Ithaca, 1926),
2, p. 1163-1168, 1929 (1930).
In Spirogvra gametes and zygotes active excretion of water by contractile
vacuoles is established. The water is presumed to contain other substances In
solution or in suspension. — Wm. Randolph Taylor.
NeELson W.-L. & L.-H. CRETCHER. — Naturally occurring acidic poly-
saccharides. Proc. Pennsylvania Acad. Sci, 2 (1927-28), p. 101, 1928.
The alginic acid from Laminaria Agardhü and Macrocystis purifera has
been isolated in pure form and found to be made up of polyuronic acids. The
characters of some the hydrolization-products are mentioned. — Wm. Ran-
dolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
270 BIBLIOGRAPHIE
NELSON W.-L. & CRETCHER. — L’acide alginique. /ourn. Amer. chem.
Soc., t. 51, p. 1914-1922. 1929. (D'après Sciences et Industrie Photogra-
phique, t. 9, N° 10, 1929.
L'analyse de l'acide alginique, extrait de diverses algues, amène à lui
assigner la constitution C2:H2102, avec deux hydrogènes remplaçables. On peut
le considérer comme un produit de polymérisation de l’anhydride d’un sucre
aldéhydique dont les groupes aldéhydes sont utilisés aux liaisons et les groupes
carbonyliques libres.
OSTERHOUT W/.-J.-V. and E.-S. HARRIS. — The death wave in
Nitella. ü. Applications of unlike solutions. Jour. Gen. Physiol. 12, p. 355-
361, 1929.
À hypothesis is offered representing the protoplasm as of 2 monaqueous
layers with aqueous one between. The bioelectric behavior substantiate this,
especially when a death-wave passes through different points in contact with
unlike solutions. — YW/m. Randolph Taylor.
OSTERHOUT W.-J.-V. and E.-S. HARRIS. — Protoplasmic asymmetry
in JVitella as shown by bioelectric measurements. Jour. Gen. Physiol. 11,
p. 391-406, 1928.
OSTERHOUT W.-J-V. and E.-S. HARRIS. — The death wave in
Nitella i., Applications of like solutions. Jour. Gen. Physiol., 12/p 1107>
186, 1928.
OsTERHOUT W.-J.-V., E.-B. DAMON and A.-G. JACQUES.. — Dissi-
milarity of inner and outer protoplasmic surfaces in Valonia. Jour. Gen.
Physiol. 11, p. 193-205, 1927.
PONTILLON CH. — Sur les variations quantitatives du fucosane dans
le Fucus serratus L. C. R. Soc. Biologie, T. XCV, p. 970, 1926.
Dans le Fucus serratus, à la suite d’une dessication partielle à marée basse,
le fucosane en grain est plus abondant. L'inverse s’observe pour le fucosane
dissous. La quantité totale de fucosane semble plus grande à marée
basse sans que ce fait soit lié à l’action de la lumière; la face supérieure du
thalle contenant plus de fucosane que la face inférieure. — Rob. Lami.
REED F.-D. — Holdfast cells in Spirogyra. Proc. Indiana Acad. Sci,
37, p. 339-340, 1 fig. (1927), 1928.
These are reported on Chicago III. material growing upon rocks, both
in running water and quiet ponds. — Wm. Randolph Taylor.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 271
ScarrH G.-W. — The influence of h-ion concentration on the turgor
and movement of plant cells with special reference to stomatal behavior. Proc.
Internat. Congr. Plant Sci. (4th, lthaca, 1926), 2, p. 1151-1162, 1929
(1930).
A few experiments on Spirogpra are reported based on sucrose sols, with
the addition of acetic acid or ammonia, showing complex relation between pH
and plasmolysis. — W.-R. Taylor.
TayLor C.-V. and D.-M. WHiTACRE. — Potentiometric determinations
in the protoplasm and cell sap of JVifella. Protoplasma, 3, p. 1-6, 1928.
The construction of a non-polarizable electrode is described which was
inserted into the protoplasm and cell sap of Nitella, which showed in the sap
and protoplasm a very different reaction. The protoplasm produced at once a
difference of -.093 and -.030 with respect to hydrogen zero. This is interpreted
as the oxidation-reduction potential within the protoplasm. Readings in the
cell sap gave pH of 5.47 to 6.16, the latt:r being considered more reliable.
— Wim. Randolph Taylor.
WiLLiams, Marvin. — Horizontal and upward intensity of light in
Puget Sound waters. Publ. Puget Sound Biol. Sta., 7, p. 129-135, 1929:
It was found that an -object within the first 6 meters received almost all
of its energy from above, and that the decrease in the intensity of the diffused
light was constant. As the bottom was approached, the relative amounts of light
received from above and from the sides or bclow decreased. With roughness of
the surface the amount of diffused light decreased but in general is greatest at
noon. The horizontal component is greatest between the surface and the 1-meter
level. — Wm. Randolph Taylor.
CYTOLOGIE.
MUNDIE J.-R. — Cytology and life history of Vaucheria geminata.
Bot. Gaz., 87, p. 397-410, pl. 13-14, 1929.
V. geminata showed seasonal periodicity, with spring and autumn most
favorable for development. l/. sessilis was in good condition (in greerhouse) in
winter wh-n l. geminata nearby was in very poor state. À similar state pre-
vailed in midsummer. In W. germinata 10 was the observed 2 « n » chromosome
number, and 5 as the « n » number was seen in divisions about to produce
Source : MNHN., Paris
272 BIBLIOGRAPHIE
gamete nuclei. The egg nucleus is soon distinguishable from vegetative oogonial
nuclei, which latter disintegrate or are absorbed in situ, in accord with the
observations of Davis and in contrast to those of Oltmanns. The male nucleus
increases in size to approximate that of the egg before fusion, which occurs
toward the apex of the oogonium, and after which the diploid nucleus retreats
to a central position. — Wm. Randolph Taylor.
SVEDELIUS, NILS. — On the number of the chromosomes in the two
different forms of Ectocarpus virescens. Proc. Internat. Plant Congr., 1,
p. 259-264, 1929.
The sporophytic and gametophytic forms of Ectocarpus virescens were
examined and it was found that in the meiosporangia there were about 10 chro-
mosomes, while in the megasporangia there are about the same number. Unilo-
cular sporangia are lacking. The products of the meio-and megasporangia
function as zoospores. — W/m. Randolph Taylor.
Wilson C., NATHANIEL. — The cytology and reproduction of the
flagellate Trachelomonas volvocina. Trans. American Micros. Soc. 47,
p. 434-443, 4 text-fig., pl. 57-58, 1928.
The cytoplasm appears to lie free within the lorica, and there are 2 large
pyrenoids. The nucleus is near the posterior end. Mitochondria are described,
both granular and-shaped. The flagellum arises from a blepharoplast anterior
to the nucleus. No evidence was found for the division of the nucleus in the
testate forms. Instead, the cytoplasm emerges from the lorica, rounds up, and
then undergoes division. Stages in mitosis are described. — Wm. Randolph
Taylor.
TECHNIQUE
CAZAL F. — Notes pratiques pour la constitution d’un herbier d’algues
marines. Bull. de la Soc. des Sc. nat. de l'Ouest de la France, 4° sér., t. VII,
n° 1-2, p. 29-34, 1927.
Indications sommaires sur la récolte des Algues marines, leur préparation
et leur examen microscopique. — P. Frémy.
CHAMBERLAIN Charles-J. — Microtechnique for marine algae. Publ.
Puget Sound Biol. Sta., 5, p. 319-324, 1928.
Chrom-osmic-acetic mixtures are preferred. Rhodophyceæ demand great
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 273
care to avoid over-fixing and disintegration of the thallus, for the delicate species
less than 5 minutes being sufficient. For Chlorophyceæ a formalin-acetic mixture
is preferred. Sort periods in paraffin infiltration are preferred. Detailed formular
and instructions are given. — Wm. Randolph Taylor.
WESTON Wm.-H., jr. — A useful modification of Amann’s Medium.
Science; 70, p. 455, 1929.
Lactophenol plus Nigrosin (w. s.), used for fungi and algae. — Wm.-R.
Taylor.
VARIA
AGErsBorG H.-P.-K. — The biology of sewage disposal : a prelimi-
nary study. Trans. American Micros. Soc., 48, 158-180, 1929.
The living organisms in the material at the various stages of purification
are described, including the algae, which do not appear to be particularly
important. — Wm. Randolph T aplor.
ELENKIN ÀA.-A. i OL Lipia. — Bibliographiüa algologitcheskikh tru-
dov v predelakh S.S.S.R. s 1900 po 1925 gg. vkliutchitelno. (Bibliographie des
travaux algologiques concernant PU.R.S.S., parus de 1900 à 1925 inclus.)
Acta Horti Petropolitani, 42, fasc. |, 139 p., Leningrad, 1929. [En russe
avec rés. franc.].
Suite de la liste publiée en 1901 par GAIDUKOV (Scipta Bot. Horti
Univers. Petropol., 17) sur la bibliographie algologique russe. 874 titres sont
donnés portant le nombre total des travaux à 1.327. Les auteurs projettent de
compléter leur utile répertoire par une liste de toutes les Algues signalées dans
le territoire de l’Union (y compris l'Asie russe et la Mandjourie). D'autre part,
un deuxième supplément bibliographique est annoncé pour 1931. — P. Allorge.
Jareo J.-W. — Chemicals destroy lake weeds : How Madison, Wis-
consin has solved the problem of ridding nearby lakes of obnoxious weed
growths and algae. Scient. American, 138, p. 532-533, 1928.
Mc FADDEN H. — Diatoms : These lowly microscopie forms of life pro-
vide a fascinating hobby for the amateur scientist, but their industrial uses give
them immense economic significance. Scieni. American, 141, p. 112-114,
1929.
Source : MNHN. Paris
274 BIBLIOGRAPHIE
FARLOWE V. — Algae of ponds as determined by an examination of the
intestinal contents of tadpoles. Biol. Bull., 55, p. 443-449, 1929.
The variety of algae secured by examination of the intestinal contents of
100 tadpoles was greater than that secured by direct collection of living green
algae from the same ponds. The anterior portion of the intestine yielded the
greatest variety. — Wm. Randolph Taylor.
NEPTUNE. — La récolte et l’exploitation des algues marines pour pâte
à papier. La Papelerie, an. 52, n° 4, février 1930.
L'auteur, séduit par l’article de M. NUMILE, semble considérer les Z0$-
tères comme des algues et appliquer à tort aux sargasses de la mer des Sargasses
le rendement de 60 % en pâte sèche qu’il a obtenu avec les zostères. — ;
NUMILE L.-G. — L'utilisation de la mer des Sargasses. Revue Scienti-
fique, déc. 1929, p. 689-691. :
gs 3 . ont
L'auteur, qui semble croire que toutes les algues, sargasses comprises,
la même composition, estime possible d'exploiter la mer des Sargasses dont à
banc, dit-il, « représente des centaines de millions de kilomètres cubes dune
matière végétale toujours renouvellée », mais il néglige le coût du charbon pour
le séchage et celui du transport.
Une des deux figures illustrant cette note porte la légende « Coupe
algue » et n’est que la microphotographie d’une valve de Diatomée ! —
Lami.
PREscoTT G.-W. — A brief summary of work on lowa algae. 19€
lowa Acad. Sci., 34, p. 111-113, 1928.
d'une
Rob.
anni of
This is but a bibliography with a few notes on the relative importance
the various textual sources. — W/m. Randolph Tavlor.
PRINGSHEIM E. —— Algenreinkulturen. Ber. d. d. bot. Gesell, A7, P:
530-535, 1929.
105 species of algae are listed which can be obtained in pure lo
the University of Prague; an account is given of the methods emP
keeping them. — A. Westbrook.
Jure from
cu vi in
POTTIER J. — Etude sur les possibilités d'utilisation des plantes sé
tunisiennes pour la nourriture du bétail. Ann. de l’Inst. océanographique é
p. 321-362, 8 pl., 1929,
nsiste surtoul
Récit de voyage où quelques algues sont indiquées. L'auteur 1
BIBLIOGRAPHIE 275
Sur les Cymodocées et Posidonies qui pourraient servir de nourriture aux cha-
Meaux pendant la saison sèche. — G. Hamel.
RUSSELL F.-S. and YONGE C.-M. — The Seas. 1 vol. in-12, 379 p.
127 pl. Frederick Warne and C° edit., London, s. d.
De texte très compact, ce petit volume est sans doute le meilleur précis de
Yülgarisation océanographique paru à ce jour et un des mieux illustrés par de
nombreuses photographies et dessins en noir et en couleurs. Quelques pages en
Sont consacrées aux algues et au plancton. — Rob. Lami.
TIFFANY LH. _— Some economic aspects of the algae. School, Sci.
Math, 28, p. 581-593, 1928.
This is a general popular discussion of algae from the aspects of classif-
| periodicity, economic aspects deterimental and favorable, following the
lier idea into various ramifications. — Wm.-R. Taylor.
EXSICCATA.
Algues de France. Fascicule 2, 1 vol. relié in-4°, Paris, 1930.
7 Le fascicule 2, paru en février, de cet exsiccata comprend les n°* HE
dont la liste suit : |
51 Rivularia coadunata (Sommerf.) Foslie ; 52 Calothrix scopulorum
fes. et M.) Agardh; 53 Scytonema Hofmanni Ag.; 54 Lyngbyva Marten-
n. Meneghini; 55 T'olypothrix tenuis (Kütz.) J. Schmidt emend.; 56 Apha-
f Capsa sesciacensis Frem.:; 57 Prasiola slipitata Suhr; 58 Chaetophora pisi-
9 "7. (Roth) Agardh ; 59 Chaetophora Cornu-Dame (Roth) Agardh ;
zi "Yopsis plumosa (Huds.) Agardh: 61 Cladophora prolifera (Roth) Küt-
Mg; 62 Cladophora rupestris (L.) Kützing ; 63 Acetabularia mediterranea
Mouroux; 64 AMonostroma Grevillei (Thur.) Wittrock; 65 Ulva Lactuca
Duke Joli: var, Lactuca (L.) Le Jolis; 66 Enteromorpha Linza (L.) 4
ES 67 Enteromorpha compressa (L.) Greville; 68 Pelvetia canaliculata
revill ecaisne et Thuret: 69 Fucus ceranoides L.; 70 Cutleria mulifida il
k ral 71 Laminaria saccharina (L.) Lamouroux; 72 Laminaria flexicau is
( Fees 73 Tilopteris Mertensii (Smith) Kützing; 74 Castagnea ni
D nchsel) Thuret; 75 Cladosiphon mediterraneus Kützing ; 76 ns
las 48) Kijellman; 77 Porphyra leucosticta Thuret; 78 Porphyra sa
7 ra ) J. Agardh; 79 Batrachospermum vagum Agardh; 80 jo a
chorton (Kützing) Hamel: 81 Acrochetium maluinum Hamel ; 82 Rhodo-
n Rothii (Turt.) Naegeli; 83 Nemalion multifidum (Web. et Mohr) J-
276 BIBLIOGRAPHIE
Agardh; 84 Grateloupia filicina (Wulf.) Agardh; 85 Dudresnava coccinea
(Ag) Crouan ; 86 Halarachnion ligulatum (Woodw.) Kützing ; 87 Jania
rubens Lamouroux ; 88 Gymnogongrus norvegicus (Gunn.) J. Agardh: 89 Cal-
liblepharis ciliata (Huds.) Kützing; 90 Spherococcus coronopifolius (Good. et
Wood.) Agardh; 91 Plocamium coccineum (Huds.) Lyngbye; 92 Bostrvchia
scorpioides (Gmel.) Montagne: 93 Polysiphonia insidiosa Crouan: 94 Polysi-
bhonia fastigiata (Ag.) Greville: 95 Grifthsia setacea (Ellis) Agardh: 96 Sei-
rospora Grifithsiana Harvey; 97 Antithamnionella sarniensis Lyle; 98 Cera-
mium gracillimum Griff. et Harve: 99 Ceramium ciliatum (Ellis) Ducluzeau :
100 Plumaria elegans (Bonnem.) Schmitz.
Source : MNHN. Paris
NOUVELLES
Une Mission algologique aux Antilles Françaises.
M. G. HAMEL, un des fondateurs de la présente revue, a été chargé par
le Museum National d'Histoire Naturelle d’une mission algologique à la Mar-
tinique et à la Guadeloupe. L'observation sur place des conditions écologiques
et l'étude ultérieure des échantillons rapportés doivent constituer des matériaux
essentiels pour la publication, par notre Revue, d'éléments pour la flore alguale
des Colonies françaises. M'° HAMEL-JOUKOV, qui l'accompagne, se propose
de publier, à la suite de ce voyage, un exsiccata des espèces recueillies en nombre
suffisant.
Mise au concours de travaux hydrobiologiques.
Le Musée botanique. de l'Université de Zurich institue un prix de 4.000
francs suisses, répartis sur trois années, aux fins d'encourager la recherche des
conditions hydrobiologiques de nos lacs alpins suisses, situés à une altitude non
inférieure à 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les candidats, Suisses ou. étrangers — ces derniers à la condition d’avoir
fait au moins deux semestres d’études.dans une Université suisse — sont priés
de s'adresser au Président de la Commission, M. le Prof. D' Hans SCHINZ,
Biberlinstrasse 15, Zürich 7, qui fournira le programme détaillé des travaux
prévus.
Zurich, décembre 1929.
Le Directeur du Musée Botanique de l'Université de Zurich,
D: A.-U. DANIKER.
Le Secrétaire-Gérant : P. WoLr.
Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE Vol PINS:
VEGETATION ALGALE DE FRANCE. — PI. 3.
Fucus vesiculosus L. var. evesiculosus. Variété à stipe rigide et dressé, de teinte
noirâtre, à thalle étroit. Caractéristique des endroits battus. Ile de Cezembre,
cote N. (Avril 1930.)
Fucus vesiculosus L. Variété de grande taille, de teinte jaunâtre, à vésicules
nombreuses. Caractéristique des endroits abrités. Iles de Bréhat. (Août 1915.)
PHOTOS ROB. LAMI OBJECTIF EURYGRAPHE S.O0.M, BERTHIO"
S
MNHN. Paris