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THE
ACADEMY of NATURAL SCIENCES
OF
Philadelphia
FOUNDED 1812
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PREMIÈRE PARTIE
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= DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
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RÉSULTATS SCIENTIFIQUES
ANIMAUX ARTICULÉS
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DE M. LE BARON
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EN ÉTHIOPIE
ET EN AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE
1904-1905)
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RÉSULTATS SCIENTIFIQUES
ANIMAUX ARTICULÉS
OUVRAGE PUBLIÉ PAR LES SOINS DU LABORATOIRE D'ENTOMOLOGIE
DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
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| INTRODUCTION.
La campagne scientifique entreprise par M. le baron Maurice de
Rothschild au cours des années 190 et 1909 nous a surtout donné
des précisions très importantes sur les relations qui existent entre la
faune du plateau éthiopien et celle des régions situées plus au Sud,
jusqu'à la fimite comprise entre le lac Victoria-Nyanza et le massif du
Kilimandjaro.
La réoion éthiopienne fut explorée la première depuis Dirré-Daoua
el Harar jusqu'à Addis-Abeba, suivant une ligne sinueuse qui figure
assez bien un long huit. Durant cette exploration, M. de Rothschild fut
accompagné par un naturaliste du Muséum, M. Henri Neuville, par
un topographe, M. le lieutenant Victor Chollet, et par M. le D' Roger.
Une fois arrivé dans la capitale du Néous, il remit aux deux premiers
collaborateurs le soin d'effectuer les travaux du retour, et partit à Mom-
basa et en Afrique orientale en compagnie seulement de M. le D' Roger
et de deux taxidermistes.
ir gagna rapidement le lac Victoria-Nyanza, séjourna en Uganda
à Entebbe d'abord, puis dans le Toro, toucha le Congo belge à [rumu
par une pointe dans la forêt d'Ituri, puis, retournant dans l’'Est-Africain
anglais, remonta au lac Baringo pour atteindre les monts Loroghi et la
steppe de Barta. De là, M. de Rothschild se dirigea vers le mont Nyiro où
les récoltes furent particulièrement intéressantes; puis, après avoir atteint
les lacs Rodolphe et Stéphanie et après avoir fait un séjour dans le Ren-
B
vi VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
dilé et le mont Marsabit, la caravane remonta vers Harar pour gagner
le chemin de fer éthiopien et rentrer en France.
Les différentes régions parcourues offraient toutes un intérêt parti-
culier, tant à cause de leur faune spéciale, que des études dont elles
avaient été l'objet jusqu alors.
Le plateau éthiopien présente des relations étroites avec les régions
égypliennes qui l'avoisinent, et sa faune doit en ressentir le contre-coup.
Il fut surtout abordé par le Nord, au cours des campagnes singulièrement
fructueuses qu'y entreprirent Lefebvre (1839-1844), Ferret et Galimier
(1847-1848), Schimper (1859) et Raffray (1873-1874). Mais notre
établissement sur la Côte somalienne a permis de le parcourir trans-
versalement vers le Sud, et c'est ainsi que l'ont traversé plus ou moins
vite, après Donaldson Smith (1897), Duchesne-Fournet (1901-1903)
et Du Bourg de Bozas (1903). Ges explorations méridionales étaient
désirables pour compléter les précédentes; mais la faune de ces pays est
si riche et si variée, qu'elle réserve à chaque voyageur un lot d'impor-
tantes découvertes : la campagne de M. le baron Maurice de Rothschild
en est la preuve.
L'Afrique orientale semble devoir se rattacher, par sa faune, à la
région africaine centrale, et à celle plus particulière qui s'étend au Sud
dans la direction du Cap; mais, avec son allure tourmentée, ses lacs, ses
oisantesques, elle doit présenter au
8
point de vue faunistique des caractères bien SpéClaux. On connaît les
failles, ses steppes, ses montagnes
merveilleuses découvertes qu'ont faites, dans la région des grands lacs,
les explorateurs anglais; presque à la même époque, le comte Teleki
(1883), von Hôhnel (1892) et Gregory (1892-1893) s'étaient pro-
digués dans les mêmes régions qu'avait à peine effleurées le baron von
der Decken, en 1859-1861. Depuis lors, grâce à la voie ferrée partant
de la côte, les campagnes scientifiques se sont succédé dans la zone
INTRODUCTION. | vil
des hauts massifs et des grands lacs : mon excellent collègue de Stock-
holm, M. Sjôstedt, y a fait un long et profitable séjour (1905-1906),
précédé par notre compatriote M. Charles Alluaud (1903-1901), qui
explora surtout le Kilimandjaro, et suivi par le due des Abruzzes (1906),
qui dirigea une campagne analogue. Faut-l rappeler que linfatigable
M. Alluaud, en compagnie d'un autre entomologiste habile, M. le
D" Jeannel, a fait de superbes récoltes dans les contrées un peu plus
septentrionales, et particulièrement dans le haut massif du Kenya (191 1-
1912)? Cest surtout le pays des lacs situé au nord du Kenya et du
Victoria-Nyanza qu'ont parcouru M. le baron de Rothschild et M. le
D' Roger, et c’est là qu'ils ont fait leurs plus intéressantes découvertes,
car ils se trouvaient alors dans une zone très insuffisamment explorée :
entre les lacs Rodolphe et Stéphanie, le Rendilé et Harar, 1ls étaient
pour ainsi dire en pays neuf. Par ailleurs, la région du lac Rodolphe, où
habitent les peuplades sanguinaires des Turkanas, est particulièrement
dangereuse, et certains chasseurs qui s’y étaient aventurés précédemment
y ont laissé leur vie.
Get exposé suceinct fera suffisamment ressortir l'intérêt que présente
la campagne scientifique entreprise par M. le baron Maurice de Roth-
schild, qui dura quinze mois. Cette campagne, qui devait pour long-
temps compromettre la santé de M. de Rothschild, tandis que son fidèle
compagnon le docteur Roger succomba à une crise violente de malaria en
débarquant à Marseille, a largement étendu le champ de nos connais-
sances parce qu'elle aborda une région beaucoup moins explorée que
celle du Nord; en Afrique orientale, elle a parcouru de vastes territoires
insuffisamment explorés.
Pour le groupe des Articulés, qui fait l'objet exclusif du présent
ouvrage, les résultats obtenus par M. de Rothschild durant sa campagne
LE
VIH VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
trouvent leur expression dans 56 mémoires dus aux spécialistes les plus
compétents. [1 suilira de jeter un coup d'œil sur ces mémoires pour
apprécier la valeur des matériaux recueillis; les formes nouvelles
abondent dans presque tous les groupes, et l'on peut juger par là des
richesses que décèlent les régions explorées. Gomme 11 fallait s’y attendre,
c'est dans la zone comprise au nord du Kenya, surtout dans les steppes
de Barta, que sont particulièrement nombreuses les formes jusqu'alors
inconnues. Néoligée par les explorateurs, la faune entomologique de
cette contrée ne ressemble guère à celle plus méridionale du Kiliman-
djaro; c'est du moins ce qui ressort du très sérieux travail que M. Lesne
a consacré aux Coléoptères Ténébrionides recueillis par les collaborateurs
de M. de Rothschild.
Dans des campagnes de cette sorte, où le personnel des naturalistes
est peu nombreux et non spécialisé, les récoltes sont très variables,
surtout très inégales suivant les groupes; 1l faut profiter des circon-
stances, et celles-ci dépendent souvent de la bonne fortune et du hasard.
De là vient, pour une part, la disproportion des mémoires réunis dans
l'ouvrage. D'ailleurs beaucoup d'entre eux se bornent à une simple
énumération des formes recueillies et à la description des espèces nou-
velles; ceux-là paraîtront bien arides et, en réalité, ne sont point faits
pour la lecture courante; il faut les envisager comme des réserves de
matériaux qui seront utilisés dans la suite; les chercheurs de l'avenir
sauront y puiser et y prendre leur bien.
Par contre, certains mémoires sont d'ores et déjà destinés à rendre
les plus grands services. On ne pourra guère étudier les Tabanides afri-
cains sans recourir au savant travail où M. Surcouf a réuni et groupé
en tables systématiques toutes les espèces de la région et des contrées
avoisinantes. M. le professeur Neumann a consacré une étude semblable
et non moins parfaite aux Acariens de la famille des Ixodidés, c’est-à-dire
INTRODUCTION. IX
aux parasites connus SOUS les noms de «tiques » et de « ricins »; on lui doit
également un opuscule très approfondi sur les Insectes mallophages qui
vivent en commensalisme avec les Oiseaux. Bien que disposant de maté-
riaux beaucoup moins riches, M. le vicomte Robert du Buysson à su
faire un exposé instructif des Guèêpes et des Hyménoptères fouisseurs
capturés au cours de la campagne. Le mémoire de M. Berland sur les
Araignées et celui de M. Le Cerf sur les Papillons nocturnes méritent
une attention particulière; leurs auteurs ne se sont pas bornés à Îles
conduire aussi loin que possible, ils les ont enrichis d’un examen com-
paratif entre la faune des deux régions parcourues et celle des pays avoi-
sinants. De cet examen, 1l résulte que l'Éthiopie na reçu de l'Afrique
orientale qu'un petit nombre d'espèces, qu'elle en reçoit davantage du
Nord par la vallée du Nil, et qu'en dehors des caractères qui lui sont
propres, c’est une contrée où s'affrontent et se pénètrent deux faunes
essentiellement différentes par leurs origines et par leurs traits. Gette
conclusion est la même pour les deux mémoires, encore que ces der-
miers s'adressent à deux groupes aussi différents que possible; elle serait
vraisemblablement la même pour les autres et doit être considérée comme
le résultat le plus général de la campagne. J'ai dit plus haut que les deux
explorations de M. Maurice de Rothschild avaient eu précisément pour
objectif la recherche des contacts et de la pénétration qui ont dû s'établir
entre les deux faunes; dans la mesure du temps et des moyens dont
elles disposaient, je crois qu'elles y sont parvenues.
= Cest dans le service entomologique dont j'ai la charge au Muséum
national d'Histoire naturelle qu'ont été mis en œuvre les matériaux du
présent ouvrage, el ce ne fut pas un léger travail. Nous ne sommes plus
à l'époque lointaine où un seul zoologiste pouvait étudier convenable-
ment un matériel aussi complexe; les espèces d'animaux articulés sont
innombrables, et leur chiffre dépasse à coup sûr l’ensemble des autres
x VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
espèces animales. Depuis la grande expansion coloniale, on en découvre
des nouvelles par milliers, et chaque voyage accroïit ce contingent dans
des proportions extraordinaires. En présence d’une telle accumulation,
la science d’un homme compte bien peu, et pour faire des travaux utiles
le zoologiste doit se cantonner dans un groupe, parfois même dans une
simple subdivision du groupe.
Ia donc fallu diviser la besogne, pour chaque subdivision trouver
un spécialiste de valeur et en solliciter le bon vouloir. C’est ainsi qu'on
a pu obtenir le concours de savants nombreux (plus de 50), dont les
œuvres réunies constituent le présent ouvrage. Ge n'était là qu'une partie
de la tâche; une autre a consisté dans l'exécution et la surveillance des
dessins et des planches; cette dernière n’a pas été moins délicate et a
mis en branle tout un personnel d'artistes, de lithographes et de gra-
veurs. Par suite, on ne saurait être surpris du long temps qu'a réclamé
l'élaboration de l'ouvrage; les spécialistes sont généralement surchargés
de travail, parce qu'on s'adresse à eux de tous côtés, et quelques-uns
furent défaillants ou dans l'impossibilité de livrer vite leurs mémoires ;
d'autre part, exécution des figures et des planches ne fut pas médiocre-
ment entravée par la guerre. Les premiers nous parvinrent en 1907,
et le dernier, celui des Staphylinides, nous a été remis tout récemment.
Je crois bien que les ouvrages de cette sorte gagnent à être publiés en
fascicules, au fur et à mesure de la production des différents mémoires.
Cest la méthode suivie par MM. Alluaud et Jeannel pour les travaux
relatifs à leur mission du Kenya; le premier fascicule qu'ils ont fait
paraître date de 1913, et chaque année en voit surgir de nouveaux;
ils sont loin d’avoir épuisé cette source, et, pour être achevée, leur
œuvre ne demandera pas moins de temps que celle de M. Maurice de
Rothschild; du moins, chacun des mémoires qui la composent aura eu
l'avantage de paraître à son heure.
INTRODUCTION. XI
Avant de terminer cette Introduction, je tiens à témoigner ma gral-
tude aux spécialistes qui ont bien voulu m'accorder leur concours et qui,
par leur science, ont mis en valeur les matériaux recueillis durant la
campagne. Certains, trop nombreux, ont disparu : Daday de Dees, Shel-
ford, Répimbart, À. Grouvelle, René Courteaux, van der Weele, Oli-
vier, Bourgeois, Fauvel, Henri d'Orbigny, Künckel d'Herculais, Jacoby,
Konow, Szepligeti, Magretti, André et Vachal. À ces absents, qui n’au-
ront pas vu léclosion de leurs œuvres, 1l sied au moins de consacrer
un souvenir. e
C'est pour moi également un devoir de faire connaître ceux de mes
collaborateurs du Muséum qui m'ont secondé avec un zèle et un dévoue-
ment inlassables dans l'exécution de l'ouvrage. Je cite en premier lieu
M. Pierre Lesne, qui prit en charge les Coléoptères, c'est-à-dire le groupe
de beaucoup le plus vaste et le plus richement représenté; il a eu la sur-
veillance de 25 mémoires, et je ne saurais trop admirer la scrupuleuse
délicatesse avec laquelle 1l à suivi les artistes qui ont illustré cette partie
importante de louvrage. J'en dirai autant de mon excellent ami M. Ro-
bert du Buysson, qui s’occupa de presque tous les autres groupes d’In-
sectes, et qui put en parte achever cette tâche avant de faire ses adieux
au laboratoire où son aménité et ses talents lui donnaient une si grande
place. Je veux aussi adresser un souvenir à la mémoire du regretté
Millot, qui vient de disparaitre; ce délicieux artiste a guidé beaucoup
de nos dessinateurs et exécuté complètement les plus belles planches de
l'ouvrage, entre autres celles des Guèêpes et des Cétoines, qui sont
de tous points admirables. Je dois une mention spéciale à mon dévoué
collaborateur M. Lucien Berland, qui, malgré son service au labora-
toire, a bien voulu diriger et surveiller l'exécution typographique de
l'ouvrage. Ce n’était pas une légère besogne, car il fallait donner à lim-
pression un caractère uniforme, distribuer et revoir les innombrables
XII VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
épreuves, souvent en provoquer le retour et assurer le juste oroupement
des 100 planches de l'atlas. Îl s'est acquitté de la tâche avec un esprit
de méthode qui lui fait grand honneur. C'est à lui que lon doit en outre
l'exposé de la campagne, le plan des cartes qui donnent l'itinéraire des
deux voyages et, ce qui n'était pas une sinécure, la correction parfaite
des noms géographiques du texte. M. Berland est un héros de la terrible
orand blessé de Verdun; au laboratoire comme au combat,
5
il se montre égal à lui-même.
guerre , un
Voilà enfin terminé ce grand ouvrage pour lequel M. le baron Mau-
rice de Rothschild n'a ménagé aucun sacrifice. Exécuté à lImprimerie
Nationale, le texte en est parfait à tous égards; mais on ne sera pas
sans faire la remarque très juste que l'illustration n'est pas uniforme;
certaines planches sont gravées, d’autres simplement lithographiées ou
ürées en photogravure; la plupart furent coloriées au pinceau, mais
certaines sont des chromolithographies superbes, obtenues par la maison
Champenois sous la direction de Müllot. Que cette diversité soit bonne
ou mauvaise, peu importe; il nous a fallu la subir par suite des circon-
stances; en tout cas, elle n’altère en rien la rigoureuse fidélité des figures.
Dans l'ensemble, cet ouvrage me paraît digne du voyageur qui l'a fait
naître et dont il fixera certainement le nom : les travaux semblables sont
faits pour l'avenir plus encore que pour le présent; ils marquent une
date et sont une source où viennent longtemps puiser les chercheurs.
Que M. le baron Maurice de Rothschild trouve dans cette idée la récom-
pense de son effort, et qu'il recoive la gratitude du Muséum auquel 1
a offert ses matériaux, en facilitant ainsi l'élaboration de cette œuvre
magnifique.
E.-L. BOUVIER.
NOTES GÉOGRAPHIQUES.
L’exploration scientifique faite en Afrique orientale par M. le baron Maurice de Rothschild
au cours des années 1904 et 1905 comprend deux parties bien différentes m :
L’exploration scientifique de l'Éthiopie,
L'exploration scientifique de l'Afrique Orientale anglaise.
Il convient de les envisager séparément.
I. ÉTHIOPIE ©.
La mission débarqua à Djibouti au début de 1904, M. Maurice de Rothschild étant assisté
de M. Henri Neuville, du Muséum, comme naturaliste, et du lieutenant Victor Chollet,
comme topographe. La mission gagna Dirré-Daoua, qui était alors le terminus du chemin
de fer éthiopien, puis, en caravane, se dirigea sur Harar, où elle séjourna quelques jours;
après quoi elle partit dans la direction d'Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie. La liste sui-
vante indique, dans l’ordre chronologique, les localités successivement rencontrées, dont la
carte placée à la fin de l'ouvrage donne exactement la situalion géographique ©.
Sur cette carte, faite d'après celle dressée par le lieutenant Chollet, le chemin de fer est
arrêté à Dirré-Daoua, qu'il ne dépassait pas alors. Depuis, les travaux de cette ligne ont été
poussés plus loin et, dans les premières années de la guerre, le chemin de fer atteionit
Addis-Abeba. Le chemin de fer éthiopien, coustruit et administré par une compagnie fran-
çaise, est actuellement en exploitation.
Un coup d'œil sur la carte montre que l'itinéraire affecte la forme d’un 8 couché (<:). Sui-
vant d’abord la vallée du Tchercher, il franchit le fleuve Aouache sur un pont métallique
près de Katchinoa, puis se dirige vers Addis-Abeba, que la mission atteignit en mai et où elle
séjourna jusqu'à la fin de juillet. De là l'itinéraire s’infléchit vers le Sud, contourne le mont
\
® Voir, à ce sujet, l'exposé succinct du voyage fait nymes, et l'Éthiopie a les frontières politiques de l'Abys-
par M. M. de Rothschild à son retour dans les Comptes
rendus des séances de l’Académie des Sciences, 11 décembre
1905, p. 1039.
® Le nom d'Éthiopie est le nom acecpté par la plu-
part des géographes comme remplaçant du nom autre-
fois employé d’Abyssinie. Ces deux noms sont syno-
sinie.
® Les noms fiyurés sur celte liste sont souvent des
lieux dits, donnés d'une facon plus ou moins temporaire
par les indigènes. La carte est de la plus grande impor-
tance pour situer ces lieux qui ne figurent pas sur les
cartes e1 usage.
XIV VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Lequala (ou Zouquale), suit le cours du fleuve Aouache jusqu’à Katchinoa , à partir duquel
point il se dirige vers l'Est pour aller atteindre Dirré-Daoua.
La mission revint à Dirré-Daoua en septembre 1904, d'où elle se rembarqua en chemin
de fer pour regagner Djibouti, en faisant sur sa route des récoltes zoologiques à la station de
Daouenlé, dans la Côte Francaise des Somalis.
LISTE DES STATIONS *!.
ltirré-Daonalazspe tint i han sea ee 1,200 mars 190/.
D'ANATHOUMA LEUR LT ce UN NN ER TERRE EE 2,072 mars 190/.
De Hal Ya PE ee er ee conter cl 2,030 b mars 1904.
LOS à LT et D A PR. RU ET 1,80 10-22 mars 1904.
D'AKATSSASS SANTE COLA ARRETE RTE À 1,841 28 mars 1904.
6: Ouarabilétess. 9 Re Ne ent 2,029 30 mars 190/.
A TA RP en D OR A 2,027 31 mars 1904.
B:Tchalenkoïse ares M NE LRO 1,90 1% avril 1904.
OCBOUTKE 7 EE RER ER NIMES Re 1,655 : 3 avril 190/.
L0:SD3Da8s0 2e te PEUR Te - 9 avril 1904.
113/Gon0: 2. 20 ANNEE CR Se ee 1,910 avril 1904.
12: Kounhi RP RE 7 2,30 15 avril 1904.
132 Makanissas 22. D AR IE, tn 1,697 16 avril 1904.
14 SEchéercher:s.. 4 7 Pen Car tt = 17 avril 1904.
L5.-Tchafanant. 422202 Pme RD EE 1,657 19 avril 1904.
LG: Mara Hardine. "80e tre NET 1,441 22 avril 1904.
1'1Katchinoa ste Zee ERE ESS 853 avril (et septembre) 1904.
1e OT LEE CR A AE AR RE Re ets 831 > h avril 1904.
TM Rivière Rasa ee Me CR CE AR RER Z | avril 1904.
20% Tedetcha- Melkae ES 0be RRENerE 889 26 avril 1904.
DA: ÆChoba. LP ee PP PE 1,453 28 avril 1904.
29. Menabella. 0. PC Tee Eee 1,643 29 avril 1904.
DL Balls. Re Ar cee t ANU EURUTEIES 1,864 30 avril 1904.
2 AM ChonKOra MRNIRÈTE)E RER EE CE te = avril 1904.
25: Dobi: (Rivière). ER RER er - avril 1904.
26.1 Ghaledonza: 60. RC RTE 2,99 2 mai 1904.
Dr Ghola 6e PP PR TPE - 11 mai 1904.
28: Addis-Abeba: "AS NS EME ARE 2,366 mai-juillet 1904.
DONOurbous 22 LV EP PR ER Arr 2,33/ 29 juillet 1904.
20: Gaia ee MORE RER 2,197 30 juillet 1904.
Les stations sont disposées ici suivant l'ordre chronologique.
NOTES GÉOGRAPHIQUES. xv
ALTITUDE.
ME PADON PACE etes LT D 2,08 31 juillet 1904.
22. Akaki{Rivière). "2. eus US ie COTE 07 1% août 1904.
39. Golba (Rivière)... ..... RTE DS 1,900 3 août 1904.
JHMSEdéenet re. M D RE Ra 2,190 l août 1904.
SOMAUGHIDETE RE TM MER en 2,159 8 août 1904.
JOMZequalai(MonL)e RAR AE rer 3,011 o août 1904.
SUD OURTAtTR EN ANS TA DURANT 1,831 12 août 190/.
SONT CARE CR RE A CR ne 1,70 1 août 1904.
DOPSBODILAR SEE NME ENT. RP TE 1,080 17 août 190/.
HUE Or OMOIOU. M LMI RE L ALE , 1,845 août 190/.
I NÉGOCE RER 2 . août 190/.
HA NOUNE AR CRE PR D OR RE CRE _— août 1904.
PAR ADR OCR RER ed nant. une. 1,744 19 août 1904.
PR ICONS CM Par md ir ver. 1.079 21 août 1904.
IS RRSOUOURER SRE ART EN Lee 27 1,077 29 août 1904.
OPA OU GNT nn RP Ru 1,009 2h août 190/.
117 ON ER Re ER 1,416 25 août 1904.
SN Ode PE An a eu 0 svt à 1,bol 27 août 190/.
AD nou Hornet A 0.2... 1,317 29 août 1904.
DUR OUT ER ER SR ten an dl us de 1,280 30 août 190/.
5 JO MO EE TE NE NT 2 1,943 31 août 1904.
Go LENS ARRET RE EC REER AE 1,179 1% septembre 1904.
AT RE OR ER 1,021 > septembre 1904.
HN ONOUREDAbaTAR Et ER R Re Leu 1,119 12 septembre 190/.
DORA ICMAIOAE Le à AR es de en lue» edir 1,011 13 septembre 1904.
HONDA ENENNEE SON SNRRE SAR CR ee 1137 1 septembre 1904.
RDA SEA GO MOD). eee mA se à se sise sereine … 16 septembre 1904.
DSP UOLC LOC. M ER Ms ce SR 1.453 16 septembre 190/.
DOS Mouloud. ET NN ni... 1,290 18 septembre 1904.
OOSDELE TOURS RER de Din ten: 1,171 19 septembre 1904.
GHANA Re ns ae Et 1.079 20 septembre 1904.
CHAOS Me PE, ne Re et doi 1,253 »2 septembre 190/.
Dal RE RETRO PEER CP RE 1,190 septembre 1904.
CAMRUQRIANÉRPS EME RER REA UT et 1,153 23 septembre 190/.
OR OURS 0e UN 2 RNA ER. TV 1,311 24 septembre 190/.
DO Dinré-Daoua(retour)...:2,. ten. 2. 1,200 2 septembre 1901.
Daouenlé (Région de) [Côte Française des Somalis] AR RE septembre 1904.
XV! VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
IL. AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE".
M. Maurice de Rothschild, accompagné cette fois du docteur J. Roger, gagna Mombasa
et l'Afrique Orientale anglaise, où il fit une exploration scientifique de neuf mois. De nom-
breuses récoltes zoologiques furent faites dans diverses stations de l’Uganda Railway, et au
voisinage du Victoria-Nyanza. De là, la mission parcourut la région du Toro, dans l'Uganda,
et la forêt de l'Ituri, dans le Congo Belge. Puis elle retourna à Nairobi, d'où, en suivant la
ligne de lacs qui jalonne le fond de la grande ligne de dislocation qui a recu le nom de Rift
Valley, elle atteignit le lac Baringo, les monts Loroghi, traversa la steppe de Barta et le
Rendilé, régions peu connues et presque imexplorées, pour arriver au grand lac Rodolphe,
puis au lac Stéphanie et au lac Abbaï. Enfin la mission gagna Harar.
LISTE DES
Ainaya (Rivière) Fes. Eee Re
AT (RiMeTC). CN RE ER ee
Barta (Steppe de) -RrerRerr CEE
Escarpment (station de l'Uganda Railway)... .
Gilgil (station de l'Uganda Railway)... .....
Gouranni (rivière dans les monts Mathew) ...
Karoli (Mont, dans le Rendilé)............
Kikuyu (station de l'Uganda Railway).
Kikuyu (Forêt de).
Kisumu (sur le lac Victoria)... ...........
Kiu (station de l'Uganda Railway)... .......
Lasami (dans le Rendilé}.: .. "0.
Éotoghi (Monts). CORANC TE CERTEPECEE
Lumbwa (station de Uganda Railway). . . ...
Makindu (station de l'Uganda Railway). . . ...
Marsabit (Mont, dans le Ronde) Re
0) Cest l'ancien British East Africa, que les Anglais
ont tout récemment débaptisé pour l'appeler Kenya Co-
Jony, par opposition au Tanganvika Territory, ancienne
Afrique Orientale allemande. Nous avons gardé le nom
d'Afrique Orientale anglaise dans cet ouvrage, préparé
avant ce changement.
@) Les stations sont disposées ici suivant l’ordre alpha-
bétique, l'ilinéraire suivi n'étant pas rigoureusement con-
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STATIONS ©.
mars 1909.
août 1904.
février-mars 1905.
août-scptembre 1904.
septembre 1904.
mars 1909.
mal 1909.
octobre 1904.
juillet 1904.
mars et avril 1605.
mars 1909-
septembre 1904.
juillet 1904.
mars 1909.
tinu, comme l'était celui d'Éthiopie. La mission a séjourné
dans certains centres (Nairobi, sud du lac Rodolphe,
Rendilé, etc.) autour desquels elle a rayonné pour faire
ses récolles zoologiques. Les dates placées en regard du
nom des stations ne sont, dans certains cas, qu'approxi-
matives.
La carte correspondante se trouve à la fin de l'ou-
vrage.
NOTES GÉOGRAPHIQUES. XVII
MARNE MDN ER PR CE Re er anne mars 190).
Molo (station de l'Uganda Raïlway)................... seplembre 1904.
Nairobi (station de l'Uganda Railway). ............... : août 1904, mars 1905.
Naivasha (station de l'Uganda Raïlway)................. septembre 190/.
Nandi (station de l'Uganda Railway).
N'joro (station de l'Uganda Railway)................... avril 1905.
Niro Mont-eud'dumac Rodolphe) "Pre en ne octobre 190h4-janvier 1905.
Boratlorenceleun le lac Wicioria) 6700, ant octobre 190/.
Rendilé (région à l'est du lac Rodolphe). ...........,... mars-avril 1905.
Rodolphe (sc eme Re re n LRa en février-mars 1909.
Simba {station de Uganda Railway)... ................. janvier, février, mars.
SÉphae Dac) ee eRER SNL AN à ER er mars 190).
SUD GAS Re RP En don ee cochon e mars 1909.
Taveta (poste près du massif du Kilimandjaro)........... septembre 1904.
éléRiMont/sud/dudac Rodolphe}æ. 0. mars 190).
Voi (station de lUganda Railway).
UGANDA.
none EEE avrid-mai 1905.
POSTÉ MORE Re A nr enr. avril 1905.
Matiana.
Toro.
CONGO BELGE.
Horetdilitur etilturl A Irumu... 0... juillet-août 190/.
ÉTHIOPIE MÉRIDIONALE.
Lac Abbaiï (—lac Paccadé, lac de la reine Marouerite, LCA: Mal-Juin 190).
Borana Tertalé, région à l'Est du lac Stéphanie.
Ouandou, localité au nord du lac Stéphanie.
Toponymie. — Conformément aux propositions de la Société de Géographie (1886), sui-
vies par presque tous les cartographes, les noms ont conservé l'orthographe du pays lorsque
celui-ci emploie un alphabet dérivant du latin. C'est le cas pour l'Afrique Orientale anglaise,
où les noms ont été écrits dans l'orthographe anglaise. Le cas était différent pour l'Éthiopie,
où il n'existe pas d'alphabet latin et où les cartes utilisent une orthographe purement phoné-
tique (c’est ainsi que les cartes anglaises portent Awash là où nous écrivons Aouache); nous
avons suivi cette coutume, en nous rapprochant autant qu'il était possible de l'orthographe
donnée par le lieutenant Chollet dans la carte de la mission et par les autres voyageurs
(Du Bourg de Bozas et Duchesne-Fournet).
4
me
DR.
PREMIÈRE PARTIE
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ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE,
PAR
7x
E. DADAY DE DÉES.
M. le Baron Maurice de Rothschild a recueilli, lors de son expédition scienti-
fique en Abyssinie, en 1904, indépendamment d'autres objets zoologiques, du
plankton d’eau douce contenant des Entomostracés. La petite collection donnée
par M. de Rothschild au Muséum d'histoire naturelle de Paris m'a été commu-
niquée par M. le Professeur E.-L. Bouvier, qui a bien voulu me charger d'étudier
ce plankton et les petits Crustacés qu'il renfermait.
Avant de donner la description des espèces, je juge nécessaire de marquer
les localités d'où le plankton provenait et de noter l’époque à laquelle il fut
recueilli :
Éthiopie, lac près de Tchoba, le 28 avril 1904.
Éthiopie, Divré-Daoua, septembre 1904.
Éthiopie, marigot près du lac Haramaya, le 5 mars 1904.
Éthiopie, lac du mont Zequala, le 9 août 1901.
Éthiopie Soullouké, le 23 août 1904.
Éthiopie, Ouardji, le 25 août 1904.
HG © D =
Éthiopie, lac près de Menabella, le 24 avril 1904.
Au cours de mes études, j'ai trouvé dans le groupe des Entomostracés des
représentants des Copépodes, des Phyllopodes et des Ostracodes ; en tout, dix
senres, dont trois sont nouveaux, et dont les sept autres sont connus depuis
longtemps.
l VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Les genres sont disposés ainsi qu'il suit dans l’ordre systématique :
COPEPODA.
GENRE CYCLOPS.
CycLzops DyBowskit Lande.
Cyclops Dybowskii Lande, 1890, Materyjaly do fauny., p. 59. Taf. XVIE, fig. 60-68.
Cyclops Dybowskii Schmeïl, 1892, 5, p. 72, Taf. 4, fig. 1-5.
Éraiorre. — Deux $ dans le plankton du lac du mont Zequala; cette espèce n'était
connue, jusqu’à ce Jour, que d'Europe et d'Amérique.
PHYLLOPODA.
CLAD OCERA.
GENRE SIMOCEPHALUS.
SIMOCEPHALUS EXSPINOSUS C. K.
Simocephalus exspinosus W. Lilljeborg, 3, p. 173, pl. 25, fig. 8-18 et pl. 25, fig. 1-8.
Évurorre. — Dans le plankton du lac du mont Zequala, 11 Q.
Cette espèce est indiquée de plusieurs parties de l'Afrique.
GENRE DAPHNIA.
DAPHNIA PSITTACEA Baird.
Daphnia psütacea W. Lilljeborg, 3, p. 124, pl. 87, fig. 14-16.
Évurorre. — Soullouké:; lac près de Menabella.
Espèce inconnue jusqu’à ce jour en Afrique.
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 5
BRANCHIOPODA.
GENRE STREPTOCEPHA LUS.
STREPTOCEPHALUS ROTHSCHILDI Daday.
(PL C', fig. 113.)
Streptocephalus Rothschildi Daday, 1, p. 194, fig. 6.
& (PL C!, fig. 1—8 et 12-13). — Tronc assez robuste, plus court que l’abdomen :
la surface des segments est lisse (glabre); ces segments n'ont aucun appendice. La
tête est séparée du corps; le front est nu, lamelleux en forme de ruban étroit, dirigé
en avant; l'extrémité est atténuée et bifurquée (PI. C’, fig. 1); elle a presque la lon-
gueur de l’article basilaire des antennes inférieures.
Les plus longs des segments de l'abdomen sont les trois pénultièmes; le dernier est
le plus court, avec une saillie pointue au milieu (PI. C', fig. 5). Des deux côtés du
bord postérieur dorsal des segments abdominaux 3—7 s'élèvent 2-2 appendices mem-
braneux et cylindriques (PI. C”, fig. 2-5 ); les deux appendices extérieurs des segments
3 à 5 sont bien plus longs que les intérieurs, à peu prés fuselés, larges vers leurs bases,
et s’atténuant vers le bout qui a la forme d’un crochet (PL Chip 2,25,:1 2): l’inté-
rieur de ces appendices semble être finement granuleux. Les appendices extérieurs des
segments 6-7 sont bien plus petits, ils ont à peine le quart des précédents; ils sont eylin-
driques, digités et arrondis au bout. Les appendices intérieurs de chacun des segments
3 à 7 sont bien plus courts que les appendices extérieurs, digités, cylindriques et
arrondis au bout (PI. C?, fig. 5, 19 ); 1l est à remarquer que les appendices intérieurs
des segments 4 et 5 sont un peu plus longs que les autres.
Les cercopodes s’atténuent tres remarquablement vers leur bout distal et se terminent
en pointe; leur longueur a 3-4 mm. ; ils surpassent donc en longueur les quatre derniers
segments de l'abdomen; le 1/5 de la partie basale du bord extérieur est muni de courtes
soies épineuses, les 4/5 restants sont lisses. Le 1/5 basilaire du bord intérieur présente
de longues soies en forme de bâtonnets se rapetissant successivement jusqu'au bout
(PACE Gr. 0):
Les antennes inférieures ont trois articles. L'article basilaire est cylindrique. Le côté
semble être un peu annulaire; le prolongement cuticulaire piniforme du bord extérieur
distal est à peine plus court que l’article même, peu arqué, presque droit (PL. C',
fig. 1). L'article médian est deux fois coudé; 1l s’atténue vers son extrémité distale; la
6 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
surface est annulaire; sur la partie basilaire et intérieure de l'extrémité supérieure
s'élévent des prolongements olfactifs (PI. C', fig. 3). L'article apical est en forme de
ciseaux; la branche supérieure est un peu plus grande et plus forte que la branche infé-
rieure, peu arquée, et au milieu passe une crête étroite; l’appendice de la lame du côté
fait défaut. La branche inférieure est un peu moins forte que la supérieure, elle est
arquée vers le haut; au bord intérieur de sa base s'élève un petit appendice en lame
CURE TASER) |
Les antennes supérieures ont la forme d'un fouet assez grêle; leur longueur varie
entre 2,5—3,5 mm. (PI. C', fig. 1).
La lame branchiale de la première paire de pattes inférieures (PI. C', fig. 7) est
relativement grande, ses bords sont denticulés: l’autre lame branchiale est très courte,
son bout distal est dentelé, le bord distal du dernier endite est, vers son milieu, un
peu enfoncé et muni de soies.
La septième paire de pattes (PI. C', fig. 6) est en tout semblable à la première
pare; seules, les dimensions sont plus grandes et le bord distal du dernier endite est
tout à fait arrondi.
La onzième paire de pattes (PI. GC’, fig. 8) ressemble en partie à la première paire;
mais les lobes du protopodite maxillaire sont très petits et munis de soies droites; le
bord distal du dernier endite est plus enfoncé et l'exopodite est beaucoup plus grand.
Le pénis a deux articles (PI. C’, fig. 4) : l’article basilaire est cylindrique, en forme
de colonne, son bout extérieur se continue en un prolongement ayant la forme d’une
épine; l’article apical est allongé, vermiforme, se terminant en une sorte d'ongle,
dentelé des deux côtés, les denticules se courbent vers la base.
La longueur de tout le corps est 1 4—17 mm. 5.
Les exemplaires décrits ci-dessus sont tous des mâles adultes; j'ai trouvé, en outre,
quantité de jeunes exemplaires à divers degrés du développement. La longueur de ces
exemplaires varie entre 11-13 mm.
Les mâles les plus jeunes sont, par leur tête, leurs antennes inférieures et par la
structure des pattes, semblables aux individus adultes, mais les appendices membra-
neux des segments de l'abdomen manquent complètement; les cercopodes sont en
forme de poignard et ont des soies aux deux côtés.
Les mâles plus âgés, mais pas encore adultes, ne diffèrent de ceux qui le sont
complètement que par les appendices membraneux de l’abdomen encore très petits, en
forme de laméères, puis par les cercopodes dont les bords extérieurs portent des soies,
tandis que le bord interne porte, au lieu de soies, des épines.
@ (PI C', fig. 9-11). — La forme du corps de la femelle ressemble beaucoup à
celle du mâle, mais la taille est toujours un peu plus petite.
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 7
La longueur varie entre 12-16 mm.
Tronc presque aussi long que l'abdomen, sans cercopodes. La surface est lisse.
Le dernier excepté, les segments de l’abdomen sont également longs: au bord pos-
térieur nous ne trouvons point d'appendice membraneux.
Les cercopodes ont la forme d'un poignard; relativement larges, ils se rétrécissent
vers le bout distal (EL C', fig. 11); leur longueur égale 2-2 mm. 4, c'est-à-dire qu'ils
ne surpassent pas la longueur des trois derniers segments de l'abdomen, les deux bords
latéraux sont dentelés et munis de soies.
Les antennes inférieures (PI. C', fig. 9) sont plates, lobiformes, à bord postérieur
peu courbé, le bord distal un peu arrondi; elles ont un appendice en forme d’épine:
la surface est finement couverte de soies. La longueur est en moyenne de 1 mm. 5, la
plus grande largeur, o mm. 7.
Les antennes supérieures ont la forme d’un fouet, longues en moyenne de > mm. 6:
elles surpassent de beaucoup les antennes inférieures (PL. C!, fig. 9).
Les paires de pattes sont semblables à celles du mâle.
Le sac ovigère est fusiforme et se rétrécit graduellement vers son bout distal. Sa
longueur est 4—4 mm. 5, c'est-à-dire qu'il surpasse de peu la longueur entière des
six premiers articles de l'abdomen.
Éturopre. — Ouardyi. 25 août 1904; Soullouké, 23 août 190/; Éthiopie (2); Tchoba,
28 avril 1904; lac près de Menabella, 9 4 avril 1904.
Les exemplaires des deux dernières localités sont, presque sans exception, des
Jeunes.
Cette espece, que j'ai dédiée à M. le Baron Maurice de Rothschild, a quelque parenté
avec le Sireplocephalus Purcell G.-0. Sars, par une certaine ressemblance dans la
structure des ciseaux des antennes inférieures; du reste, notre espèce différe tellement
de ce dernier au point de vue des caractères, qu'elle ne peut pas être confondue avec lui.
Les caractères différentiels se trouvent dans les appendices membraneux de l'abdomen
du mâle et la structure des cercopodes.
GENRE LEPTESTHERIA.
LEPTESTHERIA SILIQUA G.-0. Sars.
Leptestheria siliqua G.-O. Sars, 5, p. 11, pl. 2; is. 1-19; pl. 3, fie. 1-13.
Érmore. — Dirré-Daoua, septembre 1904 (jeunes).
8 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 15 avril 1904, & et © bien déve-
loppés.
Cette espèce n'était connue jusqu'à présent que de Cape Town.
OSTRACODA.
GENRE CYPRIS.
Cypris NEUMANNI G.-W. Müller.
Eurycypris Neumanni G.-W. Müller, hp. 259, pl. 23, fig. 14-21.
Il me semble que cette espèce est une forme caractéristique de la faune africaine;
d'ailleurs, G.-W. Müller l'a décrite d'après des exemplaires provenant de la région
du Massai Nycke. Au cours de mes travaux, je l'ai deux fois rencontrée : dans le plankton
provenant de l'Éthiopie, Ouardji et Tchoba. Toutefois je n'en ai trouvé que quelques
exemplaires. La longueur des plus grands exemplaires ne dépassait guère 2 mm., le
plus grand diamètre mesurait 1 mm. 7.
GENRE EUCYPRIS.
EucyPriS ROTHSCHILDI Daday.
(PI. C?, fig. 1-24, et fig. 1-5 dans le texte.)
Eucypris Rothschildi Daday, 2, p. 257.
s (PL @, fig
O?
1-3, D-18, 21-24). — Vues de côté, les valves sont un peu réni-
formes, mais elles diffèrent entre eltes à plusieurs points de vue (PI. ©, fig. 1, 2) :
leur longueur surpasse un peu le double de leur plus grande hauteur.
Le bord antérieur de la valve droite est plus élevé que le postérieur; 11 est également
et assez obtusément courbé et passe peu à peu au bord dorsal ainsi qu'au bord ventral,
mais la zone des canaux porifères y forme un coin singulier (PI. C, fig. 1). Une limite
cuticulaire translucide n'existe pas au bord antérieur, mais à la place de celle-ci la zone
des canaux porifères est bien développée, très étroite à son commencement près du
bord dorsal, s'élargissant successivement en descendant et formant au bord ventral
une colline à pointe un peu arrondie. Les canaux porifères sont relativement très
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 9
longs, presque droits, mais ils se divisent dans leur moitié distale en 2-4 branches, au
bout de chacune desquelles s'élève une soie fine (PI. (?, fig. 5 ).
Le bord dorsal forme près des veux une colline à pointe arrondie; à partir de ce
point, le bord devient droit, mais s'incline un peu vers le bord postérieur et forme avec
celui-c1 un coin arrondi.
Le bord postérieur s'incline suivant une ligne droite vers le bord ventral; il forme une
saillie, un arc arrondi en pointe sous le milieu et, s’inclinant, passe peu à peu au bord
ventral. La limite cuticulaire translucide manque, mais la zone de canaux poriféres est
remarquablement développée: ses limites inférieure et supérieure sont très étroites;
elle est le plus large au milieu; les canaux porifères ressemblent à ceux du bord anté-
rieur, mais 1ls sont bien plus courts, puisque la zone même n'est qu'à moitié aussi large
que celle du bord antérieur.
Les tiers antérieur et postérieur du bord ventral sont peu courbés, 1ls ont des canaux
porifères ; le tiers du milieu est presque imperceptiblement enfoncé et n'a pas de
canaux porilères.
Le bord intérieur est éloigné du bord antérieur et du bord postérieur, mais il tombe
presque sur la même ligne que le bord ventral et le bord dorsal; du reste, le bord
intérieur est parallèle à tous les bords extérieurs.
Le bord antérieur de la valve gauche est bien plus élevé que le bord postérieur; 1l est
également émoussé et courbé, passe peu à peu au bord dorsal, et forme avec le bord
ventral un coin singulier (PI. C, fig. 2). La limite cuticulaire manque, mais la zone
des canaux porifères est bien développée; commençant très étroite. près du bord dorsal
en s'inclinant, elle s’élargit peu à peu. Les canaux porifères sont, du reste, semblables
à ceux du bord antérieur de la valve droite.
Le bord dorsal forme au-dessus des yeux une petite saillie peu élevée; à partir de là,
il est un peu courbé et passe sans transition au bord postérieur.
Le bord postérieur est arrondi en pointe et passe par degrés insensibles au bord
ventral. Le point le plus élevé du bord se trouve bien au-dessous de la ligne mé-
diane. La zone des canaux porifères est bien développée, elle est plus large que
celle de la valve droite et a aussi une limite cuticulaire translucide, qui forme un
angle pointu.
Le bord ventral est presque droit dans toute son étendue; il n’a une zone de canaux
porifères qu'aux extrémités antérieure et postérieure, là où 11 passe aux bords antérieur
et postérieur.
Le bord intérieur est semblable à celui de la valve droite.
Regardées d'en haut ou d'en bas, les valves ont approximativement la forme d’un
canot (PI. C, fig. 3) dont la plus grande largeur se trouve un peu après le milieu et
dont les extrémités antérieure et postérieure sont également pointues.
10 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
La paroi des valves est sans structure, mais il y a sur sa surface, irréguliérement
éparses, de petites saillics en forme de points, sur chacune desquelles s'élève une soie
courte.
Outre les impressions mandibulaires, il ÿ a sept impressions musculaires qui se
rangent en cercle : trois sont séparées l’une de l'autre, quatre se touchent et forment
donc un grand groupe séparé (PI. (?, fig. 6).
La première paire d'antennes ne diffère en rien d’essentiel de celle des autres
espèces du même genre.
Le premier article de l’endopodite de la seconde paire d'antennes est muni en des-
sous de houppes de soies fines. La houppe de soies natatoires est relativement faible et
courte, n'atteignant pas le bout des grilles. Les deux articles pénultièmes ne font qu'un ;
à la pointe supérieure distale il y a trois griffes denticulées, deux longues soies fines et
une épine courte, dentelée, en forme de poignard (PI. ©, fig. 7). À la base du dernier
article se développe une couronne de soies courtes; à l'extrémité distale nous trouvons
une grifle longue et forte, une grifle courte et faible, un appendice olfactif bifurqué
(PI. C, fig. 8), enfin une petite soie en forme d'écaille denticulée, à la base de laquelle
se trouvent de petites soies.
L'appendice branchial du palpe mandibulaire a sept soies, six longues et une courte
(PI. C°, fig. 9). Du côté du pénultième article, de petites soies forment un demi-cercle,
et à la limite distale se trouve un fort bâtonnet olfactif, finement muni de soies
fines et courtes. Le dernier article est un peu plus court que le pénultième, presque
de moitié aussi gros; 1l porte à son bout deux soies fortes et longues et trois soies très
courtes.
Le dernier article du palpe maxillaire est, à son extrémité distale, plus large que
long; d'un côté, nous y trouvons des soies courtes en demi-cercle; son bord distal est
muni de quatre soies fortes (presque des épines) et de deux soies fines. Les deux fortes
grilles du premier prolongement masticatoire sont lisses (PI. C?, fig. 10).
La partie masticatoire du protopodite des pattes maxillaires est assez étroite et n'a
que peu de soies. Le prolongement branchial porte six soies. La patte maxillaire droite
a deux articles : l'article basal est gros, en forme de colonne, du quart distal s'élève un
prolongement en forme de doigt qui porte à son bout une épine olfactive; l’article
apical est falciforme, se rétrécissant peu à peu vers son extrémité distale (PI. C?, fig. 1 2 ).
Le palpe de la patte maxillaire gauche a aussi deux articles : l'article basal est gros, en
forme de colonne; à son bord distal nous trouvons une saillie pointue et, au bout, un
prolongement large en forme de doigt, à la base duquel une soie olfactive s'élève sur
une petite saillie (PI. ©, fig. 1 3). Près de la base de l’article apical, au bord extérieur,
il existe une petite saillie pointue: l'article même est droit sur les trois quarts distaux,
et se rétrécit vers son extrémité.
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 11
Les trois avant-derniers articles de la première paire de pattes sont munis de houppes
de soies fines; au bout inférieur de l’article pénultième s’élévent deux soies; à lextré-
mité du dernier article s'implante, à côté de la griffe terminale, une soie plus longue.
Pa griffe terminale est falciforme, finement dentée et a la longueur des trois derniers
articles de la patte pris ensemble (PI. C, fig. 15).
Les deux articles pénultièmes de la seconde paire de pattes sont soudés. Sur le der-
nier article nous trouvons, à la base de la griffe terminale seulement, une petite griffe
latérale. La soie de l’article apical est un peu plus longue que l’avant-dernier article
(PACE out)
Les deux appendices fourchus sont semblables, étroits, peu arqués, en forme de
sabre; leur bord postérieur, c'est-à-dire supérieur, est muni de soies fines; la soie mar-
ginale est rapprochée de la griffe latérale qui est presque aussi poilue que la griffe
terminale. Cette dernière n'a pas tout à fait la longueur du tiers de lappendice fourchu.
La soie terminale est de moitié aussi longue que la griffe terminale.
Les testicules n'occupent que la partie postérieure des valves et sont semblables,
dans leur aspect, à ceux des autres espèces du même genre.
Le canal central du ductus ejaculatorius est entouré d’un grand nombre de couronnes
d'épines; les deux bouts ont une forme d’entonnoir (PI. (?, fig. 18).
L'organe copulateur a une forme caractéristique : au bord postérieur de la partie
principale se voient deux saillies de diverses forme et grandeur; au bord antérieur pend
une lame en forme de poignard, ayant à sa base un arc; la partie accessoire ressemble
à une plaque carrée, mais son angle postérieur est arrondi; le bord distal est peu
courbé. Le vas deferens forme peu de nœuds (PI. C?, fig. 17).
Longueur des valves, 3 mm. 8 à 4 mm.; la plus grande hauteur, 1 mm. 6 à 1 mm. 8;
le plus grand diamètre, 1 mm. 3 à 1 mm. 4. Couleur inconnue.
Les jeunes mâles différent à plusieurs points de vue des mâles adultes.
La valve droite, vue de côté, ressemble un peu à celle des mâles développés, mais,
sur le bord dorsal, la saillie située au-dessus de l'œil n’est que peu élevée; sur le
bord antérieur et sur le bord postérieur, 1l n'y a point de zone de canaux porifères
(BCP ot)
La valve gauche, vue de côté, est bien différente de celle des mâles développés, car
le bord antérieur est beaucoup plus haut que le bord postérieur; le bord antérieur
forme avec le bord dorsal une saillie élevée; le bord dorsal est penché, presque droit;
la zone des canaux porifères manque aux bords antérieur et postérieur; sur le bord
postérieur manque aussi la limite cuticulaire (PI. C?, fig. 22).
Un trait caractéristique des valves des Jeunes mâles, c'est qu'aux bords antérieur,
ventral et postérieur se dressent des épines fortes d’une forme et d’une structure parti-
cuhères; les épines du bord antérieur ont plus où moins l'aspect d’une lance assez
2.
12 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
courte (Fig. 1. 2). À l'extrémité antérieure. du côté ventral, les épines forment à peu
près des plaques en forme de cône renversé; leur portion libre est denticulée (Fig. 4);
vers le milieu, les purs deviennent de pt en plusirrégulières, leur bout libre
s’allonge un peu en arrière (F9. 5); par contre, à la partie postérieure, des épines
prennent la forme d'une moitié de lance et ont une position penchée. Les épines du
bord postérieur ont d'abord la forme d'une demi-lance courbée, puis elles se trans-
forment vers le côté dorsal en épines courbées simples et fortes (Fi. 3). Chaque épine
est creusée à l'intérieur d’un canal central
qui a plus ou moins la forme extérieure de
l'épine.
Regardées d'en haut ou d'en bas, les valves
se montrent sous la forme d’un canot plus
pointu en avant qu'en arrière, la plus grande
largeur se trouvant vers son milieu.
La paroi des valves rappelle celle des mâles
développés, mais, sur le côté dorsal, nous trou-
AD) pire vons, le long du bord, quatre paires de renfon-
| cements.
mo FORAsDAUEe Les palpes des pattes maxillaires ont deux
ÿpines des valves.
arbcles : l'article basal est cylindrique, en forme
de colonne; à l'extrémité distale inférieure, c'est-à-dire antérieure, s'élèvent deux soies;
l'article apical a la forme d’un doigt; 1l est droit et muni à son bout de trois soies
(PE CE 28);
L'appendice fourchu est presque droit et également large dans toute sa longueur. La
griffe terminale est aussi longue que la moitié de l'appendice (PL. C?, fig. 11). Le bord
postérieur des appendices est finement couvert de soies.
Le ductus ejaculatorius et l'organe copulateur ne sont pas encore développés.
Longueur des valves, 2 mm. 5; la plus grande hauteur, 1 mm. 2; le plus grand
D dtel 1 mm.
QE (PL C, fig. 4, 19, 20). — La valve droite de la femelle, vue de côté, ressemble
à celle du UE de mais la zone des canaux porifères est PA étroite.
La valve gauche nous rappelle celle du mâle développé; mais, à son bord antérieur,
la zone des canaux porifères est beaucoup plus étroite, les canaux porifères sont très
courts, droits, non ramifiés:; au bord postérieur manque la limite cuticulaire trans-
lucide.
Regardées d'en haut ou d'en bas, les valves nous montrent les mêmes formes que
celles des mâles adultes.
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 13
Les premières et les secondes antennes, les mandibules et les maxilles, de même
que la première et la deuxième paire de pattes, sont semblables à celles du mâle
adulte.
Le protopodite de la patte maxillaire est finement couvert de soies serrées; l'extré-
mité maxillaire est assez pointue. L'appendice branchial est large, 1l porte six soies. Le
palpe de la patte maxillaire a la forme d’un cône, sa surface est finement munie de
soies, son extrémité est assez pointue et munie de trois petites soies (PI. C?, fig. 20).
Les appendices fourchus sont presque droits et se rétrécissent un peu vers leur bout
distal; leur bord postérieur est finement muni de soies. La griffe terminale n'a pas la
moitié de la longueur de l'appendice (PI. C?, fig. 19).
Les dimensions des valves sont semblables à celles des mâles adultes.
» .. À 6 2
Eruropre. — Ouard]i, 25 août 1904,3 &, 2 © et deux Jeunes.
Cette espèce, dédiée à M. le Baron Maurice de Rothschild, ressemble beaucoup au
Cypris venusta Vavra, du même genre; mais, en dehors de la forme et de la structure
des valves, elle en diffère d’abord par la forme et la structure de son organe copula-
teur, puis par la forme des épines qui s'élèvent au bord des valves des jeunes exem-
plaires.
GENRE STENOCYPRIS.
STENOCYPRIS DEGORATA Daday.
(PI. C°, fig. 14-18, et fig. 7-9 dans le texte.)
Stenocypris decorata Daday, 2, p. 262.
Les valves vues de côté se montrent à peu près sous la forme d’un œuf; leur longueur
est presque double de leur plus grande hauteur.
Le bord antérieur n’est pas aussi élevé que le bord postérieur, 1l est régulièrement
arrondi en courbe assez aiguë, passant au bord ventral et au bord dorsal également
sans limite perceptible (PL. C!, fig. 14). Au bord antérieur de la valve droite 1l y à
une étroite limite cuticulaire, la zone des canaux porifères est fort étroite, presque
avortée (PI. C', fig. 15). La limite cuticulaire manque au bord antérieur de la valve
gauche, mais la zone des canaux porifères est bien développée, assez large, presque
trois fois autant que celle de la valve droite; les canaux porifères sont droits, non rami-
fiés (PL. C’, fig. 16).
Le bord dorsal est obtus, également courbé et arrondi en pente; 1l passe sans limite
distincte au bord postérieur (PL. C', fig. 14).
14 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Le bord postérieur est plus haut que le bord antérieur, un peu arrondi, de manière
que son point le plus élevé se trouve au-dessous de la ligne du milieu des valves et
passe au bord ventral par degrés insensibles; la limite cuticulaire et la zone des canaux
porifères manquent.
Le bord ventral est enfoncé avant son milieu; avant cet enfoncement, 1l est assez
fortement courbé: après l'enfoncement, il est peu courbé, presque droit; pas de limite
cuticulaire et pas de zone des canaux porifères.
Le bord interne n'est un peu éloigné que des bords extérieurs, antérieur et posté-
rieur; 1l correspond aux bords dorsal et ventral.
Les valves vues d'en haut ou d'en bas se montrent sous la forme d’un canot étroit
dont les deux extrémités sont également pointues et dont la plus grande largeur est
vers le milieu.
Sur la paroi des valves s'élèvent ordinairement et parallèlement à l'axe longitudinal,
au lieu de lignes transversales ou verticales, de petites crêtes qui forment un des
caractères principaux de cette espèce (PI. C', fig. 14, 15, 17). Éparses sur la surface
des valves se dressent aussi des soies assez longues. La couleur des valves est d’un vert
bleuâtre vif.
La longueur des valves est de 4 mm. à 4 mm. 5; la plus grande hauteur, 2 mm.
à 2 mm. 3; le plus grand diamètre, 1 mm. 3 à 1 mm. 5.
La houppe de soies natatoires de la deuxième paire d'antennes est bien développée,
et va jusqu'à la pointe de la grifle terminale. Les deux articles pénultièmes sont soudés,
munis de houppes de petites soies; ils sont presque aussi longs que l’article précédent;
à l'extrémité distale supérieure s'élèvent deux longues griffes terminales, une épine
forte, dentée, en forme de poignard, et deux soies fines et longues. À l'extrémité du
dernier article, nous trouvons une griffe dentée plus longue, une plus courte et une
petite soie (PI. C', fig. 18).
La structure des mandibules et des maxilles ne diffère en rien d’essentiel de celle
des autres espèces du même genre.
Sur les articles, sauf le dernier, de la première paire-de pattes se dressent des
houppes de soies fines. Sur le bout inférieur distal du pénultième article se trouve une
longue et forte soie. La griffe terminale est falciforme, finement dentée; elle a la lon-
gueur des trois derniers articles réunis.
La deuxième paire de pattes ressemble à celle des autres espèces du même genre; la
soie marginale du dernier article, courbé vers le bas, va jusqu'au deuxième article
pénultième.
L’appendice fourchu droit est plus large que le gauche; 1l est fortement courbé dans
sa partie basale; à partir de là il est presque droit; la soie marginale manque; sur le
bord postérieur, ou plutôt le bord dorsal, s'implantent des lignes de soies. Près de la
ENTOMOSTRACÉS D'EAU DOUCE. 15
grifle latérale, les soies sont fortes, longues, un peu piniformes, mais en direction pro-
ximale, elles se rapetissent et se rétrécissent (Fig. 8). La griffe latérale est fortement
dentée et n'a pas tout à fait la longueur du quart de l’appendice fourchu. La griffe ter-
minale est peu courbée, fortement dentée et atteint presque la moitié de la longueur
de l’appendice fourchu. La soie terminale est de moitié aussi longue que la griffe ter-
minale (Fo. 8).
L'appendice fourchu gauche est bien plus étroit que le droit, il est un peu courbé en
forme de sabre et n’a pas de soie marginale; au bord postérieur, ou plutôt sur le bord
Stenocypris decorata Daday.
Fig. 7 et 8, appendices; fig. 9, vulve.
dorsal, se dressent de fines soies, qui sont bien plus petites et plus fines et ne s'étendent
pas aussi haut en direction proximale que celles de l’appendice droit (Fe. 7). La griffe
latérale est fortement dentée, elle est aussi longue que celle de l’appendice droit. La
griffe terminale est presque droite, elle est fortement dentée et sa longueur est égale à
celle de l’appendice fourchu droit. Là soie terminale est semblable à celle de lappen-
dice droit.
La vulve ressemble à une outre en forme d'œuf (Fo. 9 ).
Eraiopre. — Marigots, près du lac Haramaya, 5 mars 1904; lac du mont Zequala,
9 août 190/.
GENRE CYPRINOTUS.
CYPRINOTUS SYMMETRICUS G.-W. Müller.
Cyprinotus symmetricus G.-W. Müller, 4, p. 277. pl. XV, fig. 14-29,
Eruiopie. — Ouardji, 25 août 1904; lac près de Tchoba, 25 avril 1904; lac près
de Menabella, 27 avril 1904.
16 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Cette espèce n'était connue jusqu'ici que par les exemplaires provenant de l'ile Alda-
bra (océan Indien, nord des Comores) d'après lesquels G.-W. Müller l’a décrite. Dans
les deux premières des localités citées plus haut, elle semble être commune, car Jai
pu étudier plusieurs S et ©; par contre, les exemplaires provenant du lac Tchoba
ont été en grande partie brisés.
GENRE ONCOCYPRIS.
ONcocyPrIS VOELTZKOWI G.-W. Müller (?).
Oncocypris Vœlizkowi G.-W. Müller, 4, p. 288. pl. XIX. fio. 1-8.
Ermiopie. — Lac Haramaya, 5 mars 1904: lac du mont Zequala, 9 août 1904.
Dans le matériel recueilli, j'ai pu trouver nombre de petits Ostracodes qui ressemblent
beaucoup, au point de vue de la structure des parois des valves, aux Oncocypris Væltz-
how décrits par G.-W. Müller, mais ils en différent en même temps sous plusieurs
we , UE
rapports. La plus grande différence consiste en ce que, aux pattes maxillaires, à la place
de l’appendice branchial, deux soies se dressent qui manquent à l'Oncocypris Vœllzkoux.
Les deux articles pénultièmes sont soudés, tandis que ceux de lOncocypris Væltzkowr
sont séparés.
I me semble que ces différences, sans compter les autres, suffisent pour faire croire
q P ’ P
que mes exemplaires peuvent être les représentants d’un autre genre.
Les espèces mentionnées ou décrites ci-dessus se classent, au point de vue de leur
répartition géographique, en deux groupes, savoir :
1° Celles qui sont connues hors d'Afrique sur d’autres continents:
2° Celles qui ne sont mentionnées Jusqu'à ce Jour que de l'Afrique.
D'après ce groupement, les espèces se divisent comme suit :
a. Espèces connues hors d'Afrique, en d’autres continents :
Cyclops Dybowsku Lande;
Simocephalus exspinosus (CG. K.):
Daphnia psittacea Baird.
Donc, dans les 10 espèces que j'ai étudiées, un tiers à peine est connu d’autres conti-
nents, de l'Europe surtout.
ENTOMOSTRACGÉS D'EAU DOUCE. 17
b. Espèces connues jusqu’à ce jour seulement d'Afrique :
Streplocephalus Rothschild Daday;
Leptestheria siliqua G.-D. Sars:
Cypris Neumanm G.-W, Müller:
Eucypris Rothschildi Dadar ;
Slenocypris decorala Daday ;
Cyprinotus symmetricus G.-W. Müller ;
Oncocypris Vaælizkowr G.-W. Müller.
BIBLIOGRAPHIE.
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Naturvid., XX, No. 6, 23 pp., pl. 1-3.
. SCHMEIL (0 1892. Deutschlands frelebende Süsswasser Copepoden, L Bibhotheca Zoologica ,
1892, IV. Bd., Heft 11.
Le]
ISOPODES TERRESTRES,
PAR
ME HARRIET RICHARDSON.
Les matériaux de celte collection comprennent un genre nouveau et cinq
espèces nouvelles, appartenant à la famille des Æubelide.
ONISCOIDEA"”.
Pattes du type ambulatoire. Uropodes terminaux, styliformes, composés d'un article
basal, ou pédoncule, et de deux branches, celles-ci uniarticulées. Pléopodes adaptés à
la respiration aérienne, la plaque opereulaire externe des deux premières paires, et
quelquefois des cinq paires, contenant des cavités à air ou trachées. Chez le mâle, la
plaque interne de la deuxième paire est modifiée et quelquelois celle de la première
pare.
Abdomen composé de six segments bien distincts.
Les antennes de la première paire sont petites, rudimentaires et presque indistinctes ;
elles ne sont jamais composées de plus de trois articles.
Mandibules fortes, sans palpes. Les premières mâchoires ont deux lobes maxillaires ;
les secondes n’ont qu'une très légère indication d’une division en lobes.
Poche marsupiale composée, chez la femelle, de quatre paires de plaques prenant
naissance à la base des deuxième, troisième, quatrième et cinquième paires de
pattes.
Cette super-famille comprend tous les Isopodes terrestres.
(2 Pour les caractères de cetle super-famille, voir G. Buone-Luxp, Crustacea Isopoda terrestria, 1885, et G.-0. Sars,
Crustacea of Norway, IT, 1899, p. 153-154.
ISOPODES TERRESTRES. 19
TABLEAU ANALYTIQUE
DES FAMILLES D'ONISCOIDEA D'AFRIQUE ORIENTALE.
a. Premières mâchoires avec, au lobe interne, de cinq à quinze processus plumeux. Fam. Eubelide.
d. Premières mâchoires avec, au lobe interne, deux processus plumeux à l'extrémité. Fam. Oniscide.
Fame Des EUBELIDÆ".
Corps ordinairement très convexe, contractile en boule. Flagellum des secondes
antennes généralement plus ou moins nettement triarticulé, rarement biarticulé.
Yeux distincts, composés de nombreuses ocelles.
Les foramens des antennes sont modérément grands. Clypeus court, bombé, 1obé sur
les côtés. Les pleuræ de la tête sont fusionnés; la ligne marginale verticale n'atteint
pas le bord frontal; 1l n°y à pas de ligne verticale imframarginale.
Le lobe interne des premières mâchoires, ou mâchoires internes, porte de nombreux
processus plumeux (de 5 à 15).
Le premier segment du thorax a généralement d'épais épimères, séparés du milieu
du segment par un sillon sutural; le bord latéral est incisé postérieurement, rarement
entier.
Le segment terminal de l'abdomen est triangulaire à la base, avec l'extrémité pro-
longée en un processus triangulaire ou quadrangulaire, ne dépassant pas ou dépassant
peu les parties latérales du segment précédent. Uropodes courts, ne s'étendant pas ou
s'étendant fort peu au delà du segment terminal de l'abdomen. Pédoncule grand et large.
Branche externe petite.
TABLEAU ANALYTIQUE
DES GENRES D'EUBELIDÆ D'AFRIQUE ORIENTALE.
S
. Flagellum des antennes composé de deux articles.
ST
. Épimères du premier segment thoracique, épais, séparés en dessus de la partie médiane du segment
par un sillon longitudinal. Bords latéraux non sillonnés, entiers postérieurement. Genre Hiallum.
TS
=. Epimères du premier segment thoracique non séparés du segment . ...... Genre Hiallides , n. g.
&
7. Fagellum des antennes composé de trois articles.
Epimères du premier segment du thorax épais, séparés en dessus de la partie médiane du segment par
un sillon longitudinal. Bords latéraux non sillonnés, incisés postérieurement. Genre Mesarmadillo.
©) Pour les caractères de la famiile, voir : Buone-Lunp, A Revision of «Crustacea Isopoda terrestria», 1899, I,
Eubelum, 1, p. 2-3.
20 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre HIALLUM Budde-Lund.
Hiallum Budde-Lund, 1899. À Revision of Crustacea Isopoda terrestria, p. 22-23.
Flagellum des antennes de la seconde paire composé de deux articles. Épimères ou
coxopodites du premier segment thoracique épais, séparés de la partie médiane en
dessus par un sillon longitudinal. Bord latéral non sillonné, entier postérieurement.
Segment terminal de l'abdomen triangulaire à la base, avec le sommet allongé en un
processus s'étendant entre les articles basilaires des uropodes. Branche externe des
uropodes insérée vers le milieu du bord postérieur du grand article basilaire, qui est
quadrangulaire.
TABLEAU ANALYTIQUE
DES ESPÈCES DU GENRE HIALLUM D'AFRIQUE ORIENTALE.
a. Segment terminal de l'abdomen avee l'extrémité prolongée en un processus triangulaire, les côtés
convergeant graduellement vers l'extrémité qui est plutôt pointue. Article basal des uropodes pro-
longé au delà du processus apical du segment terminal de l'abdomen. Branche externe faible, ne
dépassant pas les angles latéraux de l'article basal. Branche interne atteignant l'extrémité du pro-
cessus apical du dernier segment abdominal, mais n’atteignant pas l'angle interne post-latéral de
l'article basal de l'uropode. Epimère du premier segment thoracique en forme d'une très étroite
crête s'étendant tout le long du segment. Uropodes visiblement jaunes... ..................
Hiallum Rothschildi Richardson.
ad. Segment terminal de l'abdomen avec l'extrémité prolongée en un processus long et étroit, avec les
côtés presque parallèles et l'extrémité arrondie. L'article basal des uropodes ne dépasse pas le pro-
cessus apical du dernier segment abdominal. Branche externe non petite, mais égale à la moitié
de la longueur de l'article basilare, et dépassant notablement les angles latéraux de cet article.
Branche interne atteignant l'extrémité du processus apical du dernier segment abdominal, ainsi
que l'extrémité de l'angle intérieur post-latéral de l'article basilaire de luropode.
b. Les uropodes ne sont pas jaunes. Epimères du premier segment thoracique en forme d'une crête
étroite, quelque peu épaissie et séparée de la partie dorsale du segment par un sillon longitu-
dinal: ss SN SR Ie PT ARTE ER Re Hiallum affine Richardson.
b'. Uropodes visiblement jaunes. Epimères du premier segment thoracique à peine visibles, représentés
seulement par une crête extrêmement étroite à la partie antérieure du bord latéral du segment.
Hiallum postflavum Richardson.
ISOPODES TERRESTRES. 21
HiazLLuM RoTascHiLpt H. Richardson.
(Fig. 19 à 4.)
Hiallum Rothschildi H. Richardson, 1909. Bull. Mus. Hist. nat, p. 157.
Corps ovale oblong, convexe et contractile en boule, Surface lisse. Couleur d'un brun
rougeâtre clair avec une bande longitudinale médiane de taches jaunes, sur chaque
côté de laquelle se voient deux bandes longitudinales de lignes jaunes ondulées. Uro-
podes nettement jaunes.
Tête beaucoup plus large que longue (3-6 mm.), avec le front droit et non bordé.
Yeux petits, composés, et situés vers les bords latéraux. Les antennes de la premiére
paire sont petites; celles de la deuxième paire ont le premier article court; deuxième
71 DA
Hiallum Rothschildi H. Richardson.
Fig. 1, vue d'ensemble. — y. 2, deuxième antenne, X 14. — Fig. 3, coxopodite du premier segment thoracique ,
vu de côté, x 14. — Fig. 4, abdomen avec les uropodes et le dernier seyment thoracique, *< 1 4.
article deux fois aussi long que le premier, troisième légèrement plus court que le
deuxième, quatrième deux fois aussi long que le troisième, cinquième une fois et
demie plus long que le quatrième. Le flagellum est composé de deux articles, dont le
premier est presque deux fois aussi long que le second.
Le premier segment du thorax est à peu près une fois et demie plus long que chacun
des segments suivants, qui sont subégaux. Les épimères sont représentés par un bour-
relet le long du bord latéral du segment; ce bourrelet est plus large antérieurement
que postérieurement et séparé de la partie dorsale par un sillon. Les bords latéraux
®) Les Jigures 1, à, 10, 16 et 22 ont été dessinées par M"° Evelyn Mitchell.
22 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ne sont pas sillonnés et sont entiers postérieurement. Les épimères ne sont indiqués sur
aucun des segments suivants.
Les cinq premiers sewments de l'abdomen sont de longueur égale, mais les parties
latérales des deux premiers sont couvertes par le septième segment thoracique. Les
parties latérales des trois segments suivants sont bien développées et recourbées, avec
les angles latéraux postérieurs aigus. La partie basilaire du segment terminal est sub-
triangulaire avec le sommet allongé en un long processus assez aigu à l’extrémité. Le
pédoncule des uropodes est grand, presque aussi long que large, avec les angles posté-
rieurs allongés de chaque côté d’une excavation médiane. Dans cette excavation est placée
la très petite branche externe, qui ne s'étend pas au delà des angles latéraux du pédon-
cule. Ce dernier occupe tout l’espace compris entre les parties saillantes du cinquième
segment abdominal et le processus apical du segment terminal; 11 s'étend au delà de
ces deux parties. La branche interne des uropodes atteint l'extrémité du processus apical
du segment terminal, mais n'est pas visible en dessus; elle n'atteint pas l'angle interne
postlatéral du pédoncule.
L'espèce est facilement reconnaissable à ses uropodes jaunes. Elle diffère des espèces
suivantes par la petite branche externe des uropodes, par le pédoncule plus grand,
par le processus plus aigu du segment terminal de l'abdomen, par les épimères légère-
ment plus larges et par la différence de couleur.
CÔTE FRANÇAISE Des Somais. — Région de Daouenlé.
Fr .
Erniopie. — Hiéka; rivière Golba; Kounh1: Gadjia, nombreux individus.
Type au Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
Cotype à F'U.S. National Museum, n° du catalogue : 38529.
HrALLUM AFFINE H. Richardson.
(Fig. 5 à 9.)
Hiallum affine H. Richardson, 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p. 158.
Corps ovale oblong, très convexe, contractile en boule. Surface lisse.
Couleur d’un brun rougeâtre, avec des lignes ondulées brun clair de chaque côté de
la bande longitudinale médiane, qui est de couleur brun rougeâtre. Les parties latérales
du corps sont d’un brun clair avec une bande de brun plus sombre en dedans, mais
extérieurement par rapport aux bandes ondulées brun clair.
Tête beaucoup plus large que longue (3-7 mm.), avec le front droit et non
marginé. Yeux petits, composés, et situés sur les bords latéraux. Epistome lisse.
ISOPODES TERRESTRES. 23
Antennes de la première paire presque imperceptibles, composées de deux tres petits
articles. Antennes de la deuxième paire avec le premier article court, le deuxième
article deux fois aussi long que Le premier, le troisième un peu plus court que le second
et plus étroit, le quatrième environ deux fois aussi long que le troisième, le cinquième
environ une fois et demie plus long que le quatrième. Le flagellum se compose de deux
articles, dont le premier est plus long que le second.
Le premier seoment du thorax est une fois et demie plus long que chacun des seg-
ments suivants, qui sont subégaux. Ses angles latéraux postérieurs sont lévèrement
allongés et arrondis. Épimères représentés par un bourrelet étroit, un peu épaissi,
Ô
7] /
Hiallum affine H. Richardson.
Fig. 5, vue d'ensemble. — F9. 6, deuxième antenne, X 14. — Fig. 7, coxopodite du premier segment thoracique,
vu de côté, x 14. — Fig. 8, abdomen avec les uropodes, x 14. — Fir. 9, uropode, X 41.
notable sur la moitié intérieure du bord latéral, et séparé de la partie dorsale du segment
par un sillon longitudinal. Bord latéral non sillonné, entier postérieurement. Les épi-
mères ne sont distincts sur aucun des autres segments.
Les cinq premiers segments de l'abdomen sont presque de longueur égale. Les parties
latérales des deux premiers segments sont recouvertes par le dernier segment thora-
cique. Les parties latérales des trois segments suivants sont bien développées et
recourbées, avec les angles latéraux postérieurs aigus; celles du cinquième segment
s'étendent presque jusqu'a l'extrémité du segment terminal. Dernier segment avec la
partie médiane subtriangulaire et le sommet très allongé en un étroit processus, arrondi
à l'extrémité.
Les uropodes ont le pédoncule grand. presque aussi long que large, remplissant
complètement l'espace compris entre les parties latérales du cinquième segment et la
partie saillante du segment terminal. Les angles internes et externes du bord postérieur
24 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
sont allongés de chaque côté d’une excavation profonde, dans laquelle la branche
externe est insérée. La branche externe est grêle, conique: elle s'étend un peu au delà
des angles latéraux du pédoncule et de la partie saillante du segment terminal de l’ab-
domen. La branche interne est courte, n’atteint pas tout à fait l'extrémité de l'angle
interne postlatéral du pédoncule ou l'extrémité du segment terminal.
Cette espèce diffère du Hiallum Hilwendorfi, dont elle est très voisine, par l'endo-
podite plus court des uropodes et par les épimères plus étroits du premier segment
thoracique.
Erniopie. — Bourka:; Ourbou; Karssa; rivière Golba: Baltchi; nombreux individus.
Type au Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
Cotype à l'U. S. National Museum, n° du catalogue : 38350.
HIALLUM POSTFLAVUM H. Richardson.
(Fig. 10 à 13.)
Hiallum postflavum H. Richardson. 1909. Bull. Mus. Hist. nat., p. 159.
Corps ovale oblong. Surface lisse. Couleur brun rougeâtre, avec une bande de lignes
ondulées jaunes de chaque côté de la bande dorsale qui est d’un brun rougeâtre. Les
bords latéraux de tous les segments sont de couleur plus claire, mais cependant d’un brun
rougeâtre. Les uropodes sont d’un jaune clair.
La tête est plus large que longue, avec le bord antérieur droit. Les yeux sont petits,
composés et placés très près des bords latéraux. Les antennes de la première paire sont
rudimentaires et imperceptbles. Les antennes de la seconde paire ont le premier article
court, le second deux fois aussi long que le premier, le troisième de longueur égale au
second, le quatrième presque deux fois aussi long que le troisième; le cinquième égale
en longueur le troisième et le quatrième pris ensemble. Le flagellum se compose de deux
articles, dont le premier est une fois et demie aussi long que le second.
Le premier segment du thorax est une fois et demie plus long que chacun des sep-
ments suivants, qui sont subégaux. Les épimères ou coxopodites sont à peine visibles,
étant représentés seulement par un bourrelet excessivement étroit longeant la partie
antérieure du bord latéral du segment. Les coxopodites n'existent sur aucun des autres
segments.
Les deux premiers segments de l'abdomen sont partiellement couverts sur les côtés
par le septième segment thoracique. Les trois segments suivants ont les parties latérales
ISOPODES TERRESTRES. 25
PR
bien développées. Les cinq segments sont tous presque de longueur égale. Le sixième,
ou segment terminal, est triangulaire à la base, avec le sommet allongé en un long et
étroit processus dont les côtés sont parallèles, l'extrémité étant arrondie.
Le pédoncule des uropodes est grand, nettement jaune et occupe tout l'espace
compris entre le processus apical du segment terminal et les angles latéraux postérieurs
du cinquième segment. [ne s'étend pas au dela du sommet du sixième segment ou des
{ 11 )
|
10 12
Hiallum postflavum H. Richardson.
Fig. 10, vue d'ensemble. — Fig. 11, deuxième antenne, X 14.
Fig. 12, coxopodite du premier segment thoracique, vu de côté, x 14. — fie. 13, abdomen avec les uropodes, * 14.
angles postérieurs du cinquième. Les angles latéraux postérieurs de l’article basilaire
des uropodes sont allongés de chaque côté; l'angle interne forme un grand lobe arrondi,
l'angle externe un petit lobe plus aigu que le lobe interne. La branche externe des
uropodes est grande, s'étend de moitié de sa longueur au delà du lobe interne de l’ar-
ücle basilaire. La branche interne s'étend jusqu'au sommet du processus apical du der-
nier segment abdominal.
Evurorig. — Dallo, 1 individu.
GENRE HIALLIDES H. Richardson.
Hiallides H. Richardson, 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p. 160.
Flagellum des antennes de la deuxième paire composé de deux articles.
Epimères ou coxopodites du premier segment thoracique non séparés du sement.
Coxopodites non séparés sur aucun des segments suivants.
26 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Segment terminal de l'abdomen triangulaire à la base avec le sommet allongé en un
processus s'étendant entre les articles basilaires des uropodes.
Branche externe des uropodes insérée presque au milieu du bord postérieur du orand
article basal, qui est quadrangulaire.
Génotype : Hialhides minutus.
HIALLIDES MINUTUS H. Richardson.
(Fig. 14 et 15.)
Hiallides minutus H. Richardson, 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p: 160.
Corps ovale oblong. Couleur brune, avec des lignes ondulées jaunes sur la tête et
deux bandes de chaque côté de la bande médiane dorsale jaune.
Tête grande, presque deux fois aussi large que longue. Yeux petits, composés, situés
très près des bords latéraux. Devant de la tête avancé en un lobe médian arrondi.
Var)
[7
14 15
Hiallides minutus H. Richardson.
Fig. 1, tête et premier segment thoracique, x 41. — Fig. 15, abdomen et uropodes, vue dorsale, »< 41.
Premier article du pédoncule des antennes de la deuxième paire court, deuxième
article un peu plus long que le premier, troisième article à peu près aussi long que le
second, quatrième article un peu plus long que le troisième, cinquième article environ
une fois et demie aussi long que le quatrième.
Le flagellum est composé de deux articles, dont le second est environ deux fois aussi
long que le premier.
Le premier segment du thorax est à peu près une fois et demie aussi long que chacun
des six segments suivants, qui sont subégaux. Les coxopodites ne sont distinctement
séparés sur aucun des segments.
L'abdomen n’est pas plus étroit que le thorax. Les deux premiers segments ont les
parties latérales couvertes par le septième segment thoracique. Les parties latérales des
ISOPODES TERRESTRES. 2]
trois segments suivants sont bien développées. Les sepments sont à peu pres de lon-
pueur égale. Sixième segment, ou segment terminal, triangulaire à la base avec le
sommet allongé en un processus qui s'atténue en une extrémité arrondie.
Article basilaire des uropodes grand, s'étendant au delà des parties latérales du
cinquième segment abdominal, mais n'atteignant pas le sommet du processus apical
du sixième segment. Le bord postérieur est excavé, avec les angles latéraux saillants |
de chaque côté en forme de lobes. Branche externe des uropodes longue, dépassant un
peu le sommet du segment terminal de l'abdomen. La branche interne s'étend presque
jusqu’au sommet de ce dernier segment.
Erniopie. — Ourbou, 2 individus et l'extrémité postérieure d'un troisième.
GENRE MESARMADILLO A. Dollfus.
Mesarmadillo A. Dollfus, 1892, Ann. Soc. entom. France, LXI, p. 385-386.
Mesarmadillo Budde-Lund, 1899, À Revision of Crustacea Isopoda terrestria, p. 10-11.
Flagellum des secondes antennes composé de trois articles. Épimères du premier
segment thoracique épais, séparés en dessus de la partie médiane du segment par un
sillon longitudinal. Bord latéral non sillonné, incisé postérieurement. Segment terminal
de l'abdomen triangulaire à la base, avec l'extrémité apicale prolongée en un processus
qui s'étend entre les articles basilaires des uropodes. Branche externe des uropodes
insérée vers le milieu du bord postérieur, ou près de l'angle postlatéral interne de
l'article basilaire, qui est grand et quadrangulaire.
TABLEAU ANALYTIQUE
DES ESPÈCES DU GENRE MESARMADILLO D'AFRIQUE ORIENTALE.
a. Surface du corps couverte de petites granulations. Uropodes et épimères du premier segment thora-
És 25 A, A \ ‘A f =
cique grisâtres ou brun rougeâtre, couleur semblable à celle du corps. Côtés du processus apical
du segment terminal de l'abdomen parallèles. Processus apical du sixième segment abdominal deux
fois plus large que l'article basilaire de l'uropode. Bord interne postlatéral de l'article basilaire de
l'uropode non creusé pour le logement de la branche externe de Puropode.................
IR SE RS RS EU à Mesarmadillo Buddelundi H. Richardson.
a. Surface du corps lisse. Uropodes et épimères du premier segment thoracique visiblement jaunes, la
couleur du corps étant brun rougeâtre. Côtés du processus apical du segment terminal abdominal
convergeant légèrement. Processus apical du sixième segment abdominal égal en largeur à l'article
basilaire de l'uropode. Bord postlatéral interne de l'article basilaire des uropodes creusé pour le
logement de la branche externe de luropode. . ...... Mesarmadillo flavescens H. Richardson.
h.
28 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
MESARMADILLO BUDDELUNDI H. Richardson.
(Fig. 16 à 21.)
Mesarmadillo Buddelundi H. Richardson. 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p. 161.
Corps ovale oblong, très convexe, contractile en boule. Surface couverte de fines
granulations. Coloration d'un brun grisâtre ou d'un brun rougeâtre, avec une bande de
lignes ondulées jaunes de chaque côté de la bande longitudinale médiane, qui est de la
couleur du corps. Les parties latérales des sepments sont d’un jaune clair.
La tête est beaucoup plus large que longue (2-7 mm.), avec le front droit et mar-
giné. Les yeux sont petits, composés, et situés vers les bords latéraux. L’épistome
10 /8 21 20
Mesarmadillo Buddelundi Richardson.
Fig. 16, vue d'ensemble. — fig. 17, coxopodite du premier segment thoracique, vue dorsale, X 14. — Fig. 18,
coxopodite du premier segment thoracique, vue latérale, x 14. — Fig. 19, coxopodite du premier segment thora-
cique, vue ventrale, x 14. — Fig. 20, abdomen avec les uropodes et le dernier seginent thoracique, < 7. — Fig. 21,
les uropodes et les deux derniers segments de l'abdomen, vue ventrale, x 14.
forme un écusson triangulaire en dessus. Les antennes de la première paire sont petites.
Dans celles de la deuxième paire, le premier article est court; le deuxième article,
environ deux fois aussi long que le premier; le troisième est un peu plus court que le
second: le quatrième un peu plus long que le second; le cinquième est de longueur
égale au quatrième. Le flagellum est composé de trois articles, dont le premier est un
peu plus court que les deux autres.
Le premier segment du thorax est une fois deux tiers plus long que le second, lequel
ISOPODES TERRESTRES. 29
est environ de même longueur que les segments suivants. Les épimères sont représentés
de chaque côté par un large bourrelet s'étendant sur toute la longueur du bord latéral.
Ce bourrelet est séparé de la partie dorsale par un sillon distinct. Le premier segment
n'est pas sillonné sur le bord latéral, mais il y a une fissure postérieure dans laquelle
le deuxième segment s’avance lorsque le corps est enroulé. Les épimères ne sont
indiqués sur aucun des autres segments, si ce n’est par un léger épaississement sur la
partie antérieure du côté interne du second et du troisième segment. Les cinq premiers
segments de l'abdomen sont subégaux en longueur, mais les parties latérales du pre-
mier et du second sont couvertes par le septième segment thoracique. Parties latérales
des trois seoments suivants bien développées et recourbées. Segment terminal sub-
triangulaire à la base, avec le sommet allongé en un large processus ayant les côtés pa-
rallèles et l'extrémité tronquée. Ce processus est deux fois aussi large que le pédoneule
des uropodes. Ce pédoncule oceupe tout l'espace compris entre les parties latérales
courbes du cinquième segment abdominal et la partie saillante du sixième segment.
Il est un peu plus long que large, avecle bord postérieur droit et les angles post-
latéraux arrondis. La branche externe est petite et insérée à l'angle interne post-latéral
du pédoncule, mais ne s'étend pas au delà du bord postérieur de ce dernier. La branche
interne n’atteint pas le bord postérieur du pédoncule, qui est de même longueur que
la partie saillante du dernier segment abdominal.
Cette espèce diffère du Mesarmadillo alhicornis Budde-Lund et du M. quadrimaculatus
Budde-Lund par la forme du segment terminal de l'abdomen, par la longueur des
branches des uropodes et la différence de forme du pédoncule des uropodes. Elle dif-
fère du M. tuberculatus Dollfus et du M. marginatus Dollfus par les mêmes caractères ,
ainsi que par les épiméres qui sont différents.
Éraiopre. — Kounhi; Hiéka; Dallo; Bourka, nombreux individus.
Type au Muséum national d'Histoire naturelle.
Cotype à l'US. National Museum, n° du catalogue 3835 1.
MESARMADILLO FLAVESCENS H. Richardson.
(Fig. 29 à 96.)
Mesarmadillo flavescens H. Richardson. 1909. Bull. Mus. Hist. nat., p. 16.
Corps ovale oblong, convexe, contractile en boule. Surface lisse. Couleur d’un brun
rougeâtre, avec une bande de lignes ondulées jaunes de chaque côté de la bande longi-
tudinale médiane. qui est de même couleur que le corps. Parties latérales du corps
jaunes. Uropodes jaunes. Épimères du premier segment distinctement jaunes.
30 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILB.
Tête beaucoup plus large que longue (3-7 mm), avec le front droit et marpiné.
Yeux petits, composés, et situés aux bords latéraux. Epistome légèrement convexe au
centre. Antennes de la première paire très petites, presque imperceptibles. La seconde
paire d'antennes manque dans le spécimen, qui est unique.
Le premier segment du thorax est plus long que chacun des segments suivants, qui
sont à peu près subégaux en longueur. Épimeres indiqués par un bourrelet épaissi,
plus large antérieurement que postérieurement, qui s'étend sur toute la longueur du
bord latéral et est séparé de la partie dorsale du segment par un profond sillon. Il ny
2) À D
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AA 4 25
Mesarmadillo flavescens H. Richardson.
Fig. 22, vue d'ensemble. Fig. 23, coxopodite du premier segment thoracique, vue dorsale, x 14. — Fig. 24,
coxopodite du premier segment thoracique, vue latérale, X 14. — Fig. 25, abdomen avec les uropodes, X 14. —
Fig. 26, les deux derniers seyments de l'abdomen avec les uropodes, vue ventrale, x 14.
a pas de sillon latéral, mais on observe une fissure postérieure pas très profonde, dans
laquelle le deuxième segment vient s’ajuster quand le corps est roulé en boule. Épi-
méres du second segment indiqués à la partie antérieure par un processus dentiforme;
épimères du troisième segment représentés à la partie antérieure par un bourrelet
épaissi.
Les cinq premiers segments de l'abdomen sont à peu près de longueur égale. Les
deux premiers ont les parties latérales couvertes par le septième segment thoracique.
Les parties latérales des trois sepments suivants sont bien développées et recourbées.
Le sixième segment, ou segment terminal, est subtriangulaire à la base, avec le sommet
allongé en un large et long processus dont les côtés sont lévérement convergents et
l'extrémité postérieure tronquée; les angles latéraux postérieurs sont arrondis. Le
pédoncule des uropodes est grand, remplissant complètement l’espace compris entre les
parties latérales du cinquième segment thoracique et la partie apicale saïllante du seg-
ISOPODES TERRESTRES. 31
ment terminal. Il est plus long que large et à peu près de même largeur que le pro-
cessus apical de ce dernier segment. L’angle externe post-latéral est largement arrondi;
l'angle interne, plus aigu. Branche externe très petite, située dans une échancrure à
l’angle interne postlatéral du pédoncule, et non étendue au delà du bord postérieur du
pédoncule. Branche interne courte n’atteignant ni le bord postérieur du pédoneule, ni
Re : de: r
extrémité du processus apical du sixième segment abdominal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, un seul individu (Muséum de Paris).
Fauizze DES ONISCIDÆ".
Corps ovale ou oblong, plutôt convexe, très peu ou à peine contractile, difficilement
enroulable en boule. Antennes de la seconde paire généralement longues, avec le fla-
gellum composé seulement d’un petit nombre d'articles. Foramens des antennes grands.
Parties pleurales de la tête distinctement séparées par une ligne marginale verticale et
une ligne inframarginale. Clypeus arqué. Yeux généralement bien développés, com-
posés. Premieres maxilles avec le lobe interne garni de deux processus plumeux.
Premier segment thoracique sans épimères distincts. Le segment terminal de l'abdomen
est triangulaire à la base, avec l’apex généralement prolongé en un processus trian-
gulaire. Uropodes longs, s'étendant beaucoup au delà du segment terminal du corps.
Pédoncule des uropodes large: branche externe allongée, lancéolée.
TABLEAU ANALYTIQUE
DES GENRES D'ONISCIDÆ D'AFRIQUE ORIENTALE.
a. Abdomen non brusquement plus étroit que le thorax. Épimères des segments abdominaux larges . .
Porcello.
a. Abdomen brusquement plus étroit que le thorax. Épimères des sepments abdominaux petits. . JS
: Porcellionides.
.GENRE PORCELLIO Latreille.
Corps ovale, plus ou moins déprimé, très peu contractile. Parties latérales du thorax
dilatées. Tête avec les lobes antéro-latéraux bien développés; lobe frontal médian plus
® Voir, pour les caractères de la famille : Buppe-Luno, 1885, Crustacea [sopoda terrestria, p. 75, et Sars (G.-0.),
1899, Crustacea of Norway, Il, p. 169-170.
32 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ou moins proéminent. Front de la tête marginé. Yeux généralement bien développés,
placés dorsalement. Antennes de la seconde paire longues, flagellum composé de deux
articles, le premier généralement plus long, souvent aussi long, ou même un peu plus
court que le second. Abdomen non brusquement plus étroit que le thorax; parties laté-
rales des troisième, quatrième et cinquième segments bien développées; segment ter-
minal prolongé en cône. Plaques operculaires des deux premières paires de pléopodes,
et parfois des cinq paires, garnies de trachées. Branche interne des uropodes insérée en
avant de la branche externe, près de l'angle antéro-latéral interne du pédoncule.
PORCELLIO sp.?
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi; un exemplaire incomplet.
PORCGELLIO sp.?
Eraiopie. — Kounhi: vallée de Kounhi; deux individus incomplets.
PORCELLIO sp. ?
Eruiopre. — Ourbou, à la base d'un figuier; un individu incomplet.
GENRE PORCELLIONIDES Miers.
Oblong, déprimé, non convexe, à peine contractile. Tête marginée et avec des lobes
latéraux très petits; lobe frontal manquant; ligne marginale verticale s'étendant
jusqu'aux lobes latéraux; antennes de la seconde paire longues; flagellum composé de
deux articles, Le premier généralement plus long que le second; abdomen brusquement
plus étroit que le thorax, avec les parties latérales des troisième, quatrième et ein-
SN ° Q © C °1 PAC.
quièeme segments petites; segment terminal court, triangulaire, s'étendant modérément
au delà des parties latérales du segment précédent; plaques operculaires des deux pre-
mières paires de pléopodes garnies de trachées, celles de la troisième paire ou de toutes
les paires en portant rarement. Branche interne des uropodes insérée loin en avant de
la branche externe, près de l'angle antéro-latéral interne du pédoncule.
ISOPODES TERRESTRES. 3
PORCELLIONIDES PRUINOSUS (Brandt).
Porcellio pruinosus Brandt, Bull. Soc. Imp. des Naturalistes de Moscou, VT, 1833, p. 19.
Porcellio truncatus M. Edwards, Hist. Nat. des Crust., IT, 1840, p. 171.
Porcelho maculicorns Koch, Deutschl. Crust., 1835-1844, p. 34.
Porcellio frontalis Lereboullet, Mém. Soc. Hist. nat. de Strasbourg, 1853, p. 63, pl. L, Gg. 17; pl. I,
fig. 81-87.
Porcellio zealandicus White, List. Crust. Brit. Museum, 1847, p. 99.
Porcellionides flavo-vittatus Miers, Proc. Zool. Soc., Lond., 1877, p. 669, pl. LXVIIT, fig. 4.
(?) Porcelho Jelski® Miers, Proc. Zool. Soc., Lond., 1877, p. 668, pl. LXVIIT, fig. 3.
Metoponorthus pruinosus Budde-Lund, Crust. Isop. terrestria, 1885 , p. 169-171 (voir Budde-Lund pour
la synonymie). — A. Dollfus, Bull. Soc. zool. France, XNTI, 1893, p. 187. — Budde-Lund,
Eniom. Meddelel., IV, 1893-1894, p. 118. — Sars, Crust. Norway, IT, 1899, p. 184-185,
pl. LXXX, fig. ». — Richardson, Amer. Nat., XXXIV, 1900, p. 303; Proc. U. S. Nat. Mus.,
XXIIE, 1901, p. 569. — Chilton, Trans. Linn. Soc., Lond., (2), VIT, 1901, p. 141. — Stoller,
54th Report New York State Museum, 1909, p. 213. — Paulmier, Bull. New York State Mus., 1905,
p- 183-184. — Richardson, Bull. U.S. Nat. Mus., No. 54, 1905, p. 697-699.
Porcellionides pruinosus Stebbing, Records of the Indian Museum, 1911, VE, Pt. 4, p. 189.
Evuiopre. — Harar.
PORCELLIONIDES sp. ?
L2 02 LE 0 e
Éruiope. — Dallo; Harar: Hiéka; Gadjia; Laga-Hardine, un certain nombre
d'individus qui pourraient être une espèce nouvelle.
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5
34 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
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Smithsonian Miscellaneous Collections (Quarterly Issue), L, Pt. 2, 1907, p. 219-247.
CRABES D'EAU DOUCE,
PAR
MUE MARY J. RATHBUN.
La région orientale de l'Afrique, entre l'Abyssinie et le Mozambique, est de
la plus grande richesse en Crabes d’eau douce et d’une plus grande variété
qu'aucune autre partie du monde.
On y a trouvé plus de sept des douze genres el sous-genres des Potamonde
connus dans l'hémisphère oriental.
La partie septentrionale de cette région participe largement aux caractères de
la faune ésyptienne; dans la partie centrale nous trouvons non seulement un
grand nombre d'espèces de Potamon, mais les Deckeninæ qui sont anormaux;
et, dans le voisinage du lac Tanganyika, les espèces de Platythelphusa (Limnothel-
phusa) qui sont particuliers à cette région.
Aux vingt-cinq espèces (el sous-espèces) précédemment connues, la Gollec-
tion de M. de Rothschild ajoute deux espèces qui appartiennent à des sections
différentes du sous-venre Potamonautes.
GENRE POTAMON.
POTAMON (GEOTHELPHUSA) Emi Hilgendort.
P. Emini M. Rathbun, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., VE, pl. XVIIE, fig. 9, 1904; — VIT, p. 209,
1905.
Erniopre. — Makanissa et Kounhi.
POTAMON (POTAMONAUTES) RODOLPHIANUS Mary Rathbun.
(PL. C°, fig. 1-5, et fig. 1 dans le texte.)
P. rodolphianus M. Rathbun, 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p. 101.
. — La carapace (PL. C°, fig. 1) a une longueur égale à un peu plus des trois
quarts de sa largeur; pour la plus grande part, elle est aplatie en arrière de la erête
F
DE
36 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
post-frontale ; région frontale s'arrondissant fortement en bas; région post-orbitaire
concave.
Surface couverte de granulations microscopiques qui tendent à disparaitre sur la
partie médiane postérieure. Les plus gros granules se trouvent immédiatement en
arrière de la crête post-frontale, le long de la suture cervicale et le long des bourrelets
latéraux fortement obliques. Le bourrelet postérieur est le plus long et le plus fort.
Points nombreux et de taille variable.
Le sillon qui sépare la région mésogastrique des régions cardiaque et branchiale est
très profond. Région cardiaque séparée de la région intestinale par une dépression de
chaque côté du milieu. Une aire parfaitement bien définie à l'angle interne de la région
branchiale; de cette aire naît un sillon transverse qui divise le reste de la région bran-
chiale en deux parties.
La partie étroite de la région mésogastrique est bien définie et légèrement en
forme de toit; mais la partie large est très indistinctement séparée des aires proto-
gastriques.
La crête post-frontale (PI. C, fig. 2) s'incline en arrière en une ligne presque droite
allant de la ligne médiane au bord; elle est divisée au milieu par une profonde et étroite
fissure médiane qui, de la région mésogastrique, se continue vers le bas jusqu’au
milieu de la surface frontale.
La crête est moniliforme sur le bord antérieur, et, vue de front, chacune de ses moi-
liés est légèrement arquée.
I n'y a pas de dent à la jonction de la crête avec le bord latéral; ce dernier, fine-
ment denticulé, se prolonge sur la face supérieure et se termine en avant du niveau
de la suture gastro-cardiaque.
Bord du front (PI. C#, fig. 3) mince, crénelé, légèrement bilobé.
Bord supérieur de l'orbite transverse, faiblement sinué, crénelé; dent
externe sub-rectangulaire. Bord inférieur moniliforme. L'œil remplit
l'orbite.
Surface inférieure de la carapace pauvrement granuleuse, ses trois
sous-régions indiquées par des lignes de granules.
La pince droite est absente, n'ayant pas été reproduite après la
#4
Potamon rodolphianus
M. Rathbun, derniere mue.
maxillipède externe, La pince gauche est de taille moyenne, sa face externe traversée
ie par de courtes lignes de granules; face inférieure du bras bordée de
granules, avec une épine peu éloignée du milieu du bord supérieur. L’épine du carpe
est acuminée et accompagnée d'une petite épine en arrière. Les doigts sont horizon-
taux, profondément sillonnés, et étroitement écartés dans leur moitié basilare.
Les doigts des pattes ambulatoires sont très aplatis.
CRABES D'EAU DOUCE. 37
Dimensions. — Type (le plus grand spécimen) : longueur de la carapace, 9 mm.:
largeur de la carapace, 11 mm. 5; distance entre les angles externes des orbites,
8 mm. 5 ; largeur du front en dessous, 3 mm. 8.
Dans le plus petit spécimen, les pinces sont égales, comme d'ordinaire chez les indi-
vidus très Jeunes. |
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Âu sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac; 2 jeunes S (types).
Cette espèce appartient au groupe du sous-genre Potamonautes dans lequel le bord
latéral est peu arqué et ne porte pas de dent, excepté celle de l'angle externe des
orbites; la crête post-frontale est avancée au milieu au delà de la ligne postérieure de
l'orbite.
Elle est surtout voisine du Potamon (Potamonautes) Sidneyi Rathbun(° dans lequel la
carapace est plus cordiforme, la crête post-frontale plus près de l'orbite, le bord latéral
continué plus loin en arrière.
Dans le Potamon (Potamonautes) margaritarius ”, les bords latéraux sont profondément
incisés; dans le Potamon (Potamonautes) anchietæ (Capello), la crête post-frontale est
beaucoup plus transverse; le Potamon (Potamonautes) perlatus\"® a le front plus large,
tandis que, dans le Potamon (Potamonautes) Repmieri®), la crête post-frontale s'approche
beaucoup plus près des orbites.
POTAMON (POTAMONAUTES) ROTHSCHILDI Mary Rathbun.
(PL C*, fig. 4-9, et fig. 2 dans le texte.)
P. Rothschildi M. Rathbun, 1909, Bull. Mus. Hist. nat., p. 3.
d.— Taille moyenne. Largeur égalant une fois et demie la longueur (PI. C, fig. 4).
Carapace arquée d’un côté à l’autre, le tiers antérieur fortement défléchi. Surface mi-
croscopiquement granuleuse, marquée de petits points placés irrégulièrement et de fins
sillons courts.
Moitié antérieure de la suture cervicale large, peu profonde et mal définie, se termi-
nant à quelque distance en arrière de la crête post-frontale. Partie médiane de la suture,
O Nouv. Arch. Mus. Hist. nat. (h), VI, pl. XIV, fig. 5, ® Nouv. Arch. Mus. Hist. nat. (4), VE, pl. XIV, fie. 4,
1904; — VIT, p. 165, fig. du texte 38, 1905. 1904; — VIT, p. 163, 1905.
% Op. ct. (4), VI, pl. XIV, fig. 10. 6) Op. cit. (h), VI, pl. XIV, fig. 3, 1904; — VII,
® Jorn. Se. Lisboa, IT, p. 132, pl. IT, fig. 11, 1870. p- 168, fig. du texte 4o, 1905.
38 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ou bord postérieur de la région mésogastrique, profonde. La large partie postérieure
de la répion mésogastrique n’est pas très distinctement séparée du reste de la région
gastrique; partie antérieure trés étroite, mais s'élargissant un peu avant la pointe, c’est-
à-dire en forme de toit.
La région cardiaque est bien définie antérieurement, mais se confond postérieure-
ment avec la région intestinale. La partie externe de la face supérieure de la région
branchiale est traversée dans toute sa longueur par de fines lignes obliques de gra-
nules. La région est divisée en deux parties subégales par un sillon se dirigeant en
dehors et en arrière jusqu'a moitié de sa longueur. Une petite aire se voit aussi en dehors
de l'angle interne de la région branchiale. En avant des bases des deux dernières pattes
et en avant aussi de la carène marginale ordinaire de la carapace, 11 y a un bourrelet
plus large, subparallèle au bord (PL. C5, fig. 5). |
La surface en avant de la crête post-frontale est beaucoup plus basse qu’en arrière
de celle-ci. La crête elle-même est plus avancée à ses extrémités externes, mais seule-
ment légèrement plus qu'au milieu; elle est divisée par une large et profonde entaille
médiane et un sinus qui se prolonge au delà de l'extrémité de la région mésogastrique,
mais n’atteint pas le bord du front. La crête est arquée en avant dans son tiers médian
et, au delà de celui-ci, se dirige en dehors et en avant, suivant une ligne légèrement
sinueuse. Elle forme un angle obtus avec le bord externe de la région
branchiale qui est élégamment arqué, pourvu de très fines denticula-
tons obtuses et, dépassant en arrière la plus large partie de la carapace,
s’unit à une des lignes granuleuses obliques de la surface supérieure.
Le bord du front (PI. C*, fig. 6) et le bord supérieur des orbites
forment une ligne saillante crénelée. Bord inférieur du front égal à un
quart de la largeur de la carapace, bilobé vu de face ou en dessous,
arrondi pour gagner le bord latéral du front. Le bord supérieur de l'or-
bite est sinueux, dirigé en dehors et en avant; il se termine par une
A . PE À : Nr
Potamon Rothsckils dent aiguë à l'angle externe de l'orbite. Vu de côté, le bord externe
M. Rathbun, de cette dent est courbé fortement vers le bas.
Ro externe, Bord inférieur de l'orbite marqué par des granules pisiformes,
> SO)
diminuant vers le dehors. La suture qui, de la dépression suborbi-
taire conduit en dessous à la région ptérygostomienne, est très large.
La forme des maxillipèdes externes (Fig. >) se comprend très bien d’après la figure.
Le sillon de lischium est très faible et près du milieu de l’article.
Chélipèdes très inégaux, le droit étant le plus grand. La surface externe, le bord
supérieur et la partie proximale de la face interne du bras sont traversés par de courtes
lignes granuleuses; bord externe granuleux, bord interne armé d’un petit nombre de
tubercules et, près de l'extrémité distale, d’une courte et robuste épine.
CRABES D'EAU DOUCE. 39
Carpe large, sa surface exposée partiellement ornée de courtes lignes granuleuses; à
l'angle interne est une épine conique aiguë, et une épine semblable, plus petite, se voit
en dessous; le bord, en arrière de cette épine, porte une rangée de granules. Grande
main massive, région palmaire plus haute que sa longueur supérieure, sa surface cou-
verte d’une réticulation de fins sillons et de granules; la région palmaire s'élargit dis-
talement, son bord supérieur est presque droit, son bord inférieur convexe; les bords
sont épais et non marqués par une ligne distincte, quoique sur la moitié proximale du
bord supérieur se trouve un petit nombre de courtes rangées de granules (PI. C5, fig. 7).
Doigts subeylindriques, arqués, largement béants, marqués de lignes longitudinales
de points. Bords préhensiles armés de dents obtuses irrégulières.
La description ci-dessus s'applique aussi à la pince gauche (PROG 8), qui toute-
fois est beaucoup plus petite, sa partie palmaire proportionnellement plus étroite, les
doigts étant plus horizontaux.
Pattes ambulatoires de taille moyenne, articles du méropodite denticulés sur les
bords, les articles suivants épineux.
Dimensions. — Longueur de la carapace, 28 mm.; largeur de la carapace, 41 mm.;
distance entre les angles externes des orbites, 25 mm. A; largeur du front en dessous,
10 mm. 7; longueur extrême du propodite du grand chélipède, 4o mm.; hauteur maxi-
mum du même, 17 mm. 7; longueur du dactyle de la plus grande pince, 24 mm. 6.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 d à sec (type).
Cette espèce, comme la précédente, n’a pas de dent latérale en arrière de la dent
orbitaire, mais le bord latéral est fortement arqué et la crête post-frontale n'est pas
avancée au milieu aussi loin que la ligne des orbites.
Elle est voisine du Potamon (Potamonautes) ambiguus®); mais, dans celui-c1, la crête
post-frontale est plus avancée au milieu et s'incline assez régulièrement en arrière aux
extrémités; le sillon de l'ischium des maxillipèdes externes est plus profond, les chéli-
pèdes sont plus égaux, les doigts de la plus grande pince plus horizontaux et légèrement
bâillants, le sixième somite de l'abdomen est plus allongé (PL. CF, fig. 9).
C9 Nouv. Arch. Mus. Hist. nat. (4), VE, pl. XIV, fig. 7, 1904 ; — VIT, p. 171, fig. du texte A2, 1905.
ARACHNIDES
ARAIGNÉES,
PAR
LUCIEN BERLAND.
Le matériel arachnologique recueilli en Éthiopie et en Afrique orientale par
M. de Rothschild avait déjà été étudié en grande partie, en 1909, par M. Eugène
Simon! qui, depuis, ayant abandonné l’étude des Arachnides exotiques pour se
consacrer entièrement à celles de France, a bien voulu me confier la suile de
ce travail. Ma part personnelle se réduit donc à la rédaction du présent mémoire,
à l'identification d’un certain nombre d'espèces et à la description de celles qui
se sont montrées nouvelles, ainsi qu’à l'exécution des dessins dans le texte qui les
accompagnent. Les espèces qui portent référence aux Annales de la Société ento-
mologique de Belgique (1909) sont celles qui avaient été étudiées par M. Simon,
et leurs descriplions sont reproduites dans leur texte latin origimal. Pour le
restant, d’ailleurs, mon éminent maître m'a fait larwement bénéficier de ses
précieux conseils.
Jindiquerai, à la fin de ce travail, les conclusions que l'on peut tirer de
l'étude de ces Araignées.
Famizze DES AVICULARIIDÆ.
GENRE PTERINOCHILUS Pocock, 1897.
PTERINOCHILUS HINDEt Hirst.
P. Hindei Hirst, 1907, Ann. Mag. Nat. Hist. (7), XX, p. 33 (S').
P. Hindei L. Berland, 1917, Bull. Mus. Hist. nat., n° 7, p. 168 (9).
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Voïi, 1 &.
O E. Simox, 1909, Voyage de M. Maurice de Rothschild en Éthiopie et dans l'Afrique Orientale anglaise. Arachnides.
(Ann. Soc. entom. Beloique, LIT, p. 29.)
Ur! VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PTERINOCHILUS SPINIFER Pocock.
P. spinifer Pocock, 1898, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 502, pl. XLI, fig. 1 et 1 a (S').
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 &.
Espèce très reconnaissable. à la forte épine apicale inférieure du métatarse I.
Famizze DES ULOBORIDÆ.
Ginre DiNOpiS Mac Leay, 1839.
DiNoPiS CORNIGER Gerstaecker.
D. corniger Gerst., 1873, Von d. Deckens Reisen in O. Afr., Ar. p. 478, pl. XVII, fig. 5.
D. corniger E. Simon, 1909. Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. 29.
r .
Érmiopre. — Tchafianani.
GEexre ULOBORUS Latreille, 1806.
ULOBORUS PLUMIPES Lucas.
U. plumipes Lucas, 1846, Expl. scient. Algérie, p. 252, pl. XV, fig. 2.
U. plumipes L. Berland, 1914, in : Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orientale
(1911-1912); Résullats scientifiques, Araneæ, 1"° partie, p. 58.
Erniopre. — Kounb, 1 &.
Espèce répandue dans une grande partie de l'Afrique, de l'Asie, et dans toute la
région méditerranéenne.
Famizze DES DICTYNIDZÆ.
Genre HÆMILLA E. Simon, 1909.
Heæmilla E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LUE, p. 29.
Ab Amaurobio, cui valde affinis est, differt oculis laterahibus utrinque subcontigus, clypeo
oculis anticis evidenter latiore, parte labiali saltem haud longiore quam ad basin latiore,
apice atlenuala aique lruncala, laminis-maxillaribus magis incurvis. — Cribellum anguste
transversum (saltem ©) bipartitum. Caiamistrum uniseratum , longum sed basin apicemque
arhiculi haud allingens.
ARAIGNÉES. h5
HÆMILLA MIRABILIS (L. Koch).
(PI. A’, fig. 2 et 2a).
Tepenaria mirabilis L. Koch, 1875 , in : Æg. und Abyss. Arachn., p. 34, pl. IV, fig. 2.
Hæmilla mirabihis E. Simon, 1909, loc. cit, p. 29.
HT. mirabilis L. Berland, 1914 ,in : Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orientale
(1911-1912); Résultats scientifiques, Araneæ, 1"° partie, fig. 19 et 20.
Ermiorig. — Hiéka, 31 mars 190/: Bourka, 3 avril; Kounhi, 14 avril; Goro Gomo-
tou, 16 avril; Tchercher, 17 avril; Tchafianani, 19 avril.
Espèce bien représentée en Ethiopie et en Afrique orientale où l'ont trouvée. plus
récemment, MM. Alluaud et Jeannel. J'ai indiqué (loc. cit.) que l'Amplagyrum nebulosuin
Tullgren, 1910, en était synonyme génériquement.
FamizzE DES ERESIDÆ.
GENRE STEGODYPHUS E. Simon, 1873.
STEGODYPHUS MIMOSARUM Pavesi.
S. mimosarum Pavesi, 1883, Arac. di Scioa, p. 81.
S. mimosarum E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belwique, LIT, p. 30.
Evuiopie. — Haramaya ; Gotta: Harar: Kottouki-Dagapa.
GENRE DRESSERUS E. Simon, 1876.
DRESSERUS ÆTHIOPICUS E. Simon.
(PI. A’, fig. 5 et 5 a.)
D. æthiopicus E. Simon , 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LT, p. 30.
Q@. Long. 14,5 mm.— Cephalothorax niger, ad marpinem posticum vix dilutior, crebre et
longe migro-sericeo-pilosus. Ocul fere ut in D. fusco ordinati, quatuor med in lineam recur-
vam, inter se parum dislantes, ane posticis plus triplo minores. Abdomen magnum, morum ,
subtus paulo dilutius, supra crebre et longe nioro-sericeo-pubescens, snillis parvis biseriatis ,
anticis utrinque geminahs el obliquis, vmpressum. Chelæ, pedes slernumque mpra. Chelæ
minute granulosæ, pis longis cinereo-albidis veshitæ. Pedes robusti, coxis posticis femori-
busque poshcis ad basin plus minus dilutioribus. Cribellum fusco-rufulum , quadriparttum.
Plaga gemitahs lata, leviter convexa, crebre Se utrinque foveola, tuberculum parvum
rufulum et nitilum includente, impressa.
A D. fusco præsertim differt magnitudine majore et teoumentis nigris.
4
Evmiorre. — Harar; Laga-Harba.
5
46 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES FILISTATIDÆ.
GENRE FILISTATA Latreille, 1810.
(PI. À! fig. Het ha.)
FILISTATA NIGRA E. Simon.
FE, nigra E. Simon, 1897, Bull. Mus. Hist. nat., p. 96.
F. nigra E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LIT, p. 31.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
Lac Rodolphe.
FamiLLe DES SICARIIDÆ.
GENRE LOXOSCELES Lowe, 1831.
LoxoScELES NEUVILLEL E. Simon.
(PL À’, fig. 1 et 1 a.)
L. Neuvillei E. Simon, 1909, Aun. Soc. entom. Beloique, LIT, p. 31 (Q).
L. Neuvillei L. Berland, 1914, in : Voyage de Ch. Alluaud et R. Jeannel en Afrique orientale
(1911-1912); Résultats scientifiques, Araneæ, p. 60 (®).
©. Long. 7 mm. — Cephalothorax obscure fulvo-rufescens, in medio late infuscatus et
sæpe, ulrinque, prope maroinem, confuse fusco-maculatus, sels cinereo-albidhs, longis et pro-
ns, sat crebre vestitus. Oculi med antici inter se subconhigur, a lateralibus, mullo majoribus,
spaho oculo medio angushiore distantes. Ocul laterales utrinque disjunch, posticus antico
minor. Clypeus latus, valde proclinis. Abdomen convexum, obscure cinereum. Chele fusco-
rufulæ. Sternum ohvaceum. Pedes longr, fulur, versus exlrematales sensim obscuriores el
rufescenti-tincti, granulis manutissmus sehferis conspersi. Pedes-maxillares fusco-rufub,
palella dilutiore et albida, tarso hibia multo longiore el acuminato.
CÔTE Française pes SomaLis. — Région de Daouenlé.
Ernioris. — Filoa.
À L. rufescenti L. Dufour et distincta Lucas, cui subsimilis est, differt imprimus ocuhs
quatuor anticis inter se mullo confertioribus, oculis laterahbus anhcis majoribus, cephalo-
thorace in medio et sæpe ad marginem infuscato. À L. Smithi E. Simon (ex Sheikh Husen
in repione Gallarum) differt pedibus mullo brevioribus.
ARAIGNÉES. a7
GENRE SCYTODES Latreaille, 1804.
SCYTODES ÆTHIOPICA E. Simon.
S. æthopica E. Simon, 1907, Ann. Soc, entom. Belgique, LE, p. 248.
Eraiopie. — Hiéka. 1 Q.
Cet exemplaire se rapproche de l'espèce de M. Simon — dont j'ai pu examiner les
types — principalement par les anneaux complets et bien nets des pattes, par la forme
générale et par la longueur des pattes: cependant je ne retrouve pas exactement le
dessin du céphalothorax qui a, chez S. æthiopica, une ligne médiane et deux latérales
bien tranchées , alors qu'elles n'existent pas ici. Je ne crois pas que ce soit suffisant pour
en créer une forme nouvelle, étant données la presque identité de localités et aussi
la variabilité de ces Araignées.
Fame DES DRASSIDÆ.
GENRE DRASSODES Westr., 1851.
DRASSODES IMBECILLUS (L. Koch).
Drassus imbecillus L. Koch, 1875 in: Æg. und Abyss. Arachn., p. 52, pl. V, fig. 6.
Drassodes imbecillus E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LUE, p. 39 (S'®).
Évaiorre. — Karssa (28 mars); confluent de PAkaki et de lPAouache (2 août);
Laga-Harba (15 sept.) ; Tehafianani (2 1 avril).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
DRASSODES LYRIGER E. Simon.
D. lyriger E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LI, p. 33 (©).
©. Long. 7 mm. — Cephalothorax obscure fusco-rufescens, antice alque ad marpinem
obscurwor el fere miger, albido-sericeo-pubescens. Oculi antici in hineam sat procurvam,
medu migri lateralibus haud vel vix majores, inter se quam à lateralibus paulo remotores.
Ocul postici in lineam leviter procurvam , medii paulo majores. obtuse triquetri, inter se valde
appropiquati, medus anticis haud minores. Area mediorum paulo longror quam lahior. Abdo-
men supra alro-cinereum et rehculatum , x dimidio basal lincolis binis lonpitudinalibus paral-
lehis levrter sinuosis, in dimidio apicali lineolis transversis seriatis confusis, testaceis, notatum ,
13 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
subtus luteo-lestaceum, mamille fulvo-rufule. Chelæ robustæ et convexæ, castaneæ, fere
moræ. Sternum fusco-rufulum nitilum. Pedes sat breves et robusti, fusco-castanei, coxis femo-
ribusque dilutioribus , metatarsis anticis usque ad basin scopulatis, hbus quatuor anticis meta-
tarsisque 1° paris muticis, metatarsis 9° paris aculeis basahibus binis munitis, hibus metatar-
sisque posticis sat numerose aculeatis sed aculeis dorsalibus carentibus. Revio genitalis anhce
area lestacea depressa el truncata, dein fovea nigra magna, longiore quam latore et in medio
leviter coarctata, margine rufulo, postice imcrassalo, ommino cincta et carmula rufula tenui
divisa.
r .
Érnropie. — Hiéka.
Cette espèce se rattache au groupe du D. sigmfer (—troglodytes) C. Koch, d'Europe,
mais le type de son épigyne est très différent de celui des espèces les mieux caracté-
risées de ce groupe.
GENRE ALLODRASSUS Strand, 1906.
ALLODRASSUS PAVESIt E. Simon.
A. Pavesü E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LIT, p. 34 (9).
©. Long. 10 mm.— Cephalothorax obscure fusco-rufescens, pihs longis el promis albo-
sericas, ad partem plumosis, vestilus. Oculi antici in hneam vix procurvam, med mire
et rotundr, lateralibus albis et ovats sallem 1/3 majores et inter se quam a laterahbus remo-
tiores (sed spaho interoculari oculo saltem duplo minore). Ocul poshei minores, in lineam
latiorem leviter procurvam, med subrotundi lateralibus minores et a laterahbus quam inter
se remotores, sed spatio interoculart oculo fere duplo maore. Area mediorum parallela et
evidenter longior quam latior. Abdomen obscure cinereum, albo-sericeo-pubescens, manulle
sal longæ fulvo-rufule. Chele sternumque fulvo-rufula, castanea, margine superiore suler
dentibus trins, medio paulo majore, inferiore dentibus binis, 2° paulo majore, instructs.
Pedes sat breves et robusti, fulvo rufuli, metatarsis tarsisque anticis obscure casianeis, usque
ad basin crebre scopulatis, tibiis metatarsisque 1° paris omnino muticis, tibus 9° paris aculeo
medio aculeoque apicali; metatarsis aculeis basilaribus binis, sublus armats, tibus melatar-
sisque posticis numerose aculealis sed aculeis dorsalibus carentibus. Fovea genitahs longior
quam latior, antice attenuata, utrinque rufulo-marginata , carina nigra, antice ampliata cana-
hculata et bifida, omnino drisa.
Eruiopre. — Bograt.
Ab À. tridentato Strand (ex Akakr et Daroh) differt imprimis margine inferiore suler
chelarum tantum hidentato.
ARAIGNÉES. A9
GENRE CITHÆRON Cambridge, 1872.
CITHÆRON DELIMBATUM Strand.
C. delimbatum Stand, 1906, Zool. Anz., p. 610.
C. delimbatum E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belwique, LAIT, p. 36.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
e-
GENRE ZELOTES Gistel, 1848.
ZELOTES ROTHSCHILDE (E. Simon).
Melanophora Rothschildi E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. 31 (®).
©. Long. 6 mm. — Cephalothorax mpro-piceus, opacus et cinereo-prlosus. Oculi anti
mn hneam procurvam, med nigri paulo majores, inter se anguste disjunch « laterahbus
conhou. Oculi postici, superne vis, in lineam subrectam, medu paulo majores, plani, obtuse
iniquetri et subcontiour, a laterahbus anguste separati. Abdomen longe oblongum, atro-testa-
ceum , cinereo-pilosum. Chelæ, sternum pedesque fusco-picea, melatarsis tarsisque cunctis el
coms poslhcis paulo dilutioribus et Jerrugineis, chelæ sublæves, ad basin convexe el setis
vahdis nipris paucis hirsute .Slernum opacum. Tibiæ quatuor anheæ muhice metalarst usque
ad basin rare scopulati et aculeis basalibus binis et metatarsi 9° paris aculeo medio inferiore,
armah. Plaga genitalis longior quam latior el subparallela, antice fulvo-lestacea, depressa et
truncala, postice paulo convexiore el mpro-mhda, fovea media superficralr ce sed
ulrinque leviter sinuosa ; alque un fundo sublihissime sulcata, impressa.
Fr
Evuiopie. —— Dirré-Daoua.
Certainement distinct des trois espèces décrites d'Abyssinie par L. Koch : Z (Prosthe-
suma) cordigera , sehgera et ravida, dont la plaque génitale est d'un type tout différent, et
de Z. mediocris Kulezynski, dont les veux médians antérieurs sont plus petits que les
latéraux.
GENRE EÉCHEMUS E. Simon, 1878.
ECHEMUS PAvESsIT E. Simon.
E. Pavesü E. Simon, 1897 in : A. D. Smith, Through unknown African countries, p. 387.
E. Pavesiü E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LI, p. 32.
Ermopre. — Kounhi.
50 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Gexre XEROPHÆUS Purcell, 1907.
XEROPHÆUS CORUSCUS (L. Koch).
Drassus coruscus L. Koch, 1875, Æg. und Abyss. Arachn., p. 50, pl. V, fig. 5.
À. coruscus Ë. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIL, p. 35.
Erniopie. — Harar, Gotta.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nvifo.
GENRE PTEROTRICHA Kulezynski, 1903.
PTEROTRICHA SATULLA E. Simon.
(Pl A! fig. 3.)
P. satulla E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belrique, LAIT, p. 35.
Q. Long. 8 mm. — Cephalothorax nigrinus, pihs plumosis cimereo-fuluis crebre ves-
hilus, parle cephalica vithis obliquis obscurioribus (parcius prlosis) maroinata. Oculi antici
im lineam validissime procurvam semacireularem, medu paulo majores et inter se quam a late-
ralibus remotores. Oculi postici in lineam leviter recurvam antica non multo latiorem, medu
plan et angulosi, a lateralibus quam inter se remohores. Clypeus verhcahs, oculis anticis
mullo lahor. Abdomen supra mormum, pihs plumosis cinereo-fulvis crebre vesthitum, mn dimi-
do apicali punctis testaceis sat crebre notatum, ad apicem, supra mamillas, dilutius et lesta-
ceum sed lneolis abbrevials nipris quatuor notatum, subtus dilutius sed lineis binis nigris
parallels , inter se appropinquatis el mamillas non altinoentibus, sectum. Mamulle superiores
palhde testaceæ, inferiores nigræ. Chele læves et partes oris fusco ohvaceæ. Sternum læve
fulvo-rufulum, maroinem versus infuscatum. Pedes fusco-ohvacei, prhs plumosts cinereis vestiti,
coæis dilutioribus, saliem posticis, el obscure fulvis, femoribus fere nigris sed femoribus 1° pa-
ris dntus patelhsque cunctis ad basin diluhoribus et obscure fuluis, metatarsis tarsisque ferru-
gineis apice infuscatis, metatarsis anticis scopulats tarsis vix longroribus, libuis quatuor anticis
aculeis inferioribus bins umseriatis longissmus et fere sehformibus, metatarsis aculeis subbasi-
laribus binis vahidioribus et metatarso 2° paris aculeo lateral interiore submedio munore,
armals. Pedes postici numerose aculeati. Fovea gemitahs mpra, magna paulo lator quum
longior, antice attenuata , utrinque ample rotunda, carina ohvacea levi sat anousta omnino
divisa.
A P. (Gnaphosa) scioana Pavesi, structura genilali certe differt.
Erurovie. — Laga-Harba; Ouotchocha.
ARAIGNÉES. 51
GENRE SCOTOPHÆUS E. Simon, 1893.
SCOTOPHÆUS NYRENSIS E. Simon.
S. nyrensis E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LI, p. 34.
©. Long. 8-10 mm. — Cephalothorax longus, lævis, fulvo-rufescens, tenuissime nigro-
cunclus, albo-sericeo-pubescens. Oculi antici in lneam rectam, med lateralibus plus duplo
majores, inter se anguste disjuncti a lateralibus subcontiow., Oculi posticr minores, inter
se subæquales (medix vix minores et subrotundi), in lneam latiorem rectam, inter se late et
Jere æque separah. Area mediorum parallela et paulo longior quam latior (medu poshei anticis
plus duplo minores). Abdomen longe oblongum, cinereo-luteo-testaceum et albo-sericeo-pubes-
cens, mamallæ inferiores longæ, fulvo-rufulæ. Chele sternumque pallide fulvo-rufula, lea.
Chelarum marso inferior muticus, margo superior sat brewrs, ad angulum lever prommulus
et pone angulum granulo parvo munitus. Pedes modice longi, fulvo-rufuli, melatarsis tar-
sisque, præserlim anhcis, obscurioribus et castaneïs, albo-pubescentes, tibus quatuor anticis
sublus aculeo submedio sat pracili aculeisque apicahibus binis, metatarsis, usque ad basin , cre-
bre scopulats, aculeis basilaribus binis armatis, tibus melatarsisque posticis numerose aculeatis
sed aculeis dorsalibus carentibus. Fovea gemitalis superficialis, latior quam longior, postice
truncala, anhce levier altenuata, propre maroinem posticum costs binis transversis mors
notata, costa antca anthce longe et acute producta triquelra, costa postica subrecta atque in
medio minute excisa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
Nota. — Drassus viduatus Pavesi, du Shoa, appartient très probablement au genre
Pæclochroa, d’après les affinités que l’auteur lui reconnait avec les Drassus campestralus
Cambr., auspex et démudiatus E. Simon, qui sont aussi des Pæcilochroa, de même que le
Drassus pupnax Cambr., d'Égypte.
Famizze DES HERSILIIDÆ.
GENRE HERSILIA Audouim, 1825-1827.
HERSILIA CAUDATA Audouin.
H. caudata Audouin, 1825-1827, in : Savigny, Deser. Égypte (2° édit.), p. 317.
H. caudata E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LUI, p. 36.
Eriopre. — Endessa.
2 VOYAGE DE M. MAÜRICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES THERIDIIDÆ.
Genre THERIDION Walckenaer, 1805.
THERIDION CUNEOLATUM Tulloeren.
T. cuneolatum Tullgren, 1910, : Sjostedts Kilimandjaro-Meru Exped., 20 : 6. p. 132, pl. I,
fig. AS a-e.
F
Ernropie. — Kounh1.
GENRE LITHYPHANTES Thorell, 1869-1870.
LITHYPHANTES PAYKULLIANUS (Walckenaer).
Theridion paykullianus Walck., 1806-1808, Hist. nat. Aran. , fase. IV, pl. 4.
Fr
Erniopie. — Addis-Abeba.
LITHYPHANTES LONGURIO E. Simon.
(PL A! fig. 3.)
L. longurio E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LUE, p. 37 (S®).
S. Lonp. 5 mm. — Cephalothorax miger, opacus, coriaceus, præserlum poslice el in
lateribus minute granulosus, fovea thoracica submedia, profunda, transversim semi-lunarr.
Oculi magni, inter se subæquales, quatuor postici, superne vist, in lineam recurvam, medu a
lateralibus quam inter se paulo remotiores, quatuor antier, antice vist, in lineam sat procurvam ,
inter se fere æquidistantes, medu paulo majores valde pronunub. Oculr laterales utrinque
valde prominuli et anguste disjunchi. Clypeus area oculorum mediorum vx lator, sub oculis
valde impressus, ad marginem convexus sed in medio paulum depressus et subemarginatus.
Abdomen parvum, omnino miorum. Sternum miprum, valde clathrato-rugosum. Chelæ mpro-
castaneæ, nitidæ. Pedes inter se valde inæquales, pedes 1° paris mipri, metatarsis tarsisque
gracihbus paulo dilutioribus, reliquis mullo longiores, femoribus corpore toto vix brevioribus
sat robusts et pranulis parvis et oblusis subtus munis, lbs, subtus minutissime oranulosts,
reliqui pedes migro-olivacer. Pedes-maxillares nigro-olvacer, femore granulis parvis el obtusis
4-5 subtus munito, patella convexa, tibia patella circiter æqulonga, ad basin angustiore
sed apicem versus sensin amplata et recte truncata, larso ovato et acuminato, convexo, tibia
evudenter latiore, |
ARAIGNÉES. 53
®. Long. 6-7 mm. — Cephalothorax sternumque migra, subulius coriacea. Oculi
paulo mainores el inter se distantiores. Abdomen majus, convexzum, ovalum, nioro-nitidum,
antice m declutale arcu transverso lenur, supra, prope medium, areubus transversis ansulo-
sis lneaque media interrupta temubus albidis decoratum. Pedes breviores, inter se parum
inæquales, coxis femoribusque nivris, reliquis articulis pallide fusco-rufulis sed tibis ad api-
cem obseurioribus et subannulats, femoribus anticis subtus leviter coriaceis (ouloa haud plane
adulta).
Évuronre. — Hiéka:; Addis-Abeba.
Specres pedibus anticis maris longissunis notabilis est.
LITHYPHANTES ÆTHIOPICUS E. Simon.
L. æthiopicus E. Simon. 1909, Ann. Soc. entom. Belrique, LUE, p. 37 (S 9).
S. Lons. 6 mm. — Cephalothorax miper, opacus, minute sed creberrime ru» 080-A5pe-
ratus. Oculi sat magnt, inter se subæquales, quatuor poste, superne visi. in lneam recur-
vam, medu a laterahbus quam inter se plus duplo remoliores, quatuor antici. antice visi, in
lineam leviler procurvam , inter se fere æçquidistantes, medn prominulr. Oculi laterales utrinque
valde prominulh et anguste disjunctr. Clypeus area oculorum mediorum vix latior, proclivis.
Abdomen omnino morum. Sternum morum, valde clathrato-rugosum. Chele valide , ad basin
convexæ, fusco-rufulæ et mlide, ad apicem moræ et parce rugosæ. Pedes robusti, MOT,
lbs metatarsisque in dimidio basal dilutioribus et rufulo-unctis, femoribus cunchs, præser-
um antcis, luberculs parvis subseriatis subtus mstructis, tibus metatarsisque 1° paris granu-
hs sehferis parvis subtus munits. Pedes-maxillares nigri, patella tarsoque paulo dilutioribus,
Jemore granubs 5 vel 6 umseriatis sublus munito, patella paulo longiore quam latore, tra
patella vix longriore, ad basin graciliore sed apicem versus sensim ampliata et recle truncala,
tarso sal parvo, tibia vx latiore apice acuminato, bulbo mediocri rufulo.
©. Lono. 7-8 mm. — Cephalothorax sternumque misra subtihus coriacea alque opaca.
Abdomen majus, convexum, onmino miorum et moro-pubescens. Tibiæ melalarsique antici
subtus haud granulosi. Pedes-maxillares fusco-castaner. Pedes interdum omnino nivri, inter-
dum tibus metatarsisque in dimidio basali rufulo-tinctis. Area penitalis fovea parva super-
fiaial transversa, utrinque subacuta et tuberculum mnutum. humile, rugosum et triquetrum
includente, unpressa.
Eraropre. — Techercher; Bourka; Hiéka; Karssa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
5h VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
À L. rubrocalceolato £. Simon (ex Africa occidental), cui valde affinis est, femina differt
ocuhs paulo minoribus et inter se paulo distantioribus, pedibus omnino migris vel hbus ad basin
ox dhlutoribus non rubro-annulats.
GENRE LATRODECTUS Walckenaer, 1805.
LATRODECTUS TREDECIMGUTTATUS (Rossi).
Aranea 13-puttata Rossi, 1790, Fn. Etrusca, II, p. 136, pl. IX, fig. 10.
L. tredecimputtatus E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belyique, LIT, p. 36.
Erniorie. — Harar.
LATRODECTUS GEOMETRICUS CG. Koch.
L. geometricus C. Koch, 1841, Die Arachniden, VITE, p. 117, fig. 684.
L. geographicus E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LUE, p. 37.
Erniorrs. — Harar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu.
GENRE ENOPLOGNATHA Pavesi, 1880.
ENOPLOGNATA PROCERULA E. Simon.
E. procerula E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. 38.
©. Lono. 7 mm. — Cephalothorax lœvis, fusco-rufescens, antice levier obscurvor,
parle thoracica strüs radiantibus umbrosis notata. Oculi postici inter se æquales, in lhneam
subrectam (vix procurvam), medu a lateralibus quam inter se plus duplo remotiores. Oculr
anticr in lineam rectam, medu mipgri laterahbus allis fere 1 [8 minores et a laterahbus quam
inter se remotiores. Area mediorum viæ longior quam latior et antice quam postice paulo an-
gustior, medu antici posticis minores. Ocul laterales utrinque prominuli. Clypeus leviter con-
veæus, area oculorum mediorum paulo lahor. Abdomen magnum, ovatum, mitidum , superne
foveolis coriaceis minutissimis 6-6 impressum, fusco-lividum et testaceo-marmoratum, antice
linea albidasemicireulari marginatum , supra hnea media albida tenui dentata et interrupta
ornatum, subtus late albido-testaceum , repione epigastri rufulo-tincla, regione ventrali vitia
media lata et utrinque vitta valde ramosa nigro-wolaceis notatis, mamilhs testaceis et nioro-him-
batis. Sternum fusco-rufulum , leve sed antice leviter pheatum. Chele Jusco-rufulæ , mtide, sed
ARAIGNÉES. 55
exlus pranulis mors conspersæ, marpine inferiore sulci mutico, superwore brevr, subtransverso
et leviter pronunulo, dentibus bis subcontiouis, 2° angulari longiore, acuhssimo et intus mi-
nutissime mucronato, armalo, ungue lonpo, moro apice rubro. Partes oris fusco castaneæ,
laminæ reclæ apice truncatæ, longiores quam laores. Pedes robust et sal breves, pallhide fusco-
rufulh, femoribus paulo dilutioribus, sat longe setosi. Plaga genitahs fusca , antrce foveola parva,
cordhforma impressa, postice, ad rimam, costa transversa hunuli et obtusa ciscreta.
£ 0 .
Eraiopie. — Kounhi, 14 avril 1904.
GENRE THWAITESIA Cambridge, 1881.
THWAITESHA sp. ?
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 Q.
Fame DES ARGIOPIDÆ.
GENRE TYPHISTES E. Simon, 1894.
TYPHISTES ELEPHAS, n. Sp.
(PL. À°, fig. 5 et 5 a, et fig. À et 2 dans le texte.)
.— Couleur : fauve veiné de brun, ainsi que le sternum; chélicères, pattes et
lames-maxillaires fauve pâle; abdomen noir en dessus, avec une bande médiane lon-
pitudinale testacée; cette bande est munie de six élargissements successifs, de forme
triangulaire, dont le deuxième est plus fort que les autres et le dernier occupe toute la
partie postérieure: côtés testacés , face ventrale gris taché de fauve.
Céphalothorax très élevé en avant, en forme de protubérance obtuse, qui porte les
yeux médians postérieurs; de chaque côté, une petite fossette ovale.
Yeux : première ligne récurvée, placée à la base de la protubérance, les médians
plus petits que les latéraux, latéraux postérieurs touchant les antérieurs, placés entre
ceux-c1 et la petite fossette latérale; médians postérieurs plus écartés entre eux que les
latéraux.
Bandeau vertical, au moins deux fois plus large que les yeux latéraux antérieurs.
Lames maxillaires très inclinées sur la pièce labiale, celle-e1 semi-cireulaire, beau-
coup plus large que haute.
56 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Pattes longues et fines, munies de poils courts et de quelques crins spiniformes, dis-
parus en partie; on en distingue encore un ou deux à l'extrémité des fémurs, en des-
sous, et un à la face supérieure du bia, un peu avant le milieu.
Patte-mâchoire (Fe. ») : patella très longue: cylindrique, étroite; bia plus épais,
plus large que la patella, à peine plus long que large: vu par dessus, son extrémité
Typhistes elephas, n. sp.
Fig. T, céphalothorax, vu de profil, X 35. — Fig. 2, tibia de la patte-mâchoire ’, vu par-dessus, X 80.
présente une petite épine noire très aiguë du côté externe, etune petite apophyse conique
fauve du côté interne; tarse arrondi, large, convexe, dépassant à peine le bulbe;
celui-ci est en turgescence dans les trois individus que Je possède, ce qui le rend dif-
ficile à définir; à sa base se voit un paracymbium en forme d'une lame conique cintrée ;
à son extrémité on distingue une petite apophvse foncée sur laquelle vient se croiser le
style, fin, noir.
Q. Différe peu du mâle, la couleur est la même, le dessin abdominal est plus net,
la face ventrale porte une bande testacée.
Région frontale du céphalothorax non élevée. première ligne oculaire droite, les mé-
dians plus petits que les latéraux: seconde ligne procurvée, un peu plus large que la
première; veux égaux, les médians plus écartés.
Évaiopre. — Kounhi, » &, 1 © (types); Ouotchocha, 1 & (cotype).
On connait de ce genre deux espèces de Ceylan et une du Brésil, elles différent sen-
siblement de celle que je viens de décrire en ce qu'elles portent toutes deux des tuber-
cules plus ou moins acuminés sur le front.
Genre NEPHILA Leach, 1815.
NEPHILA PILIPES (Lucas).
Epeira pilipes Lucas, 1858, in : Thomson, Voyage au Gabon, p. 416, pl. XIE, fig. 7, 70, 70.
r
Eruiopie MÉripioNALE. — Lac Abbaï.
ARAIGNÉES.
GENRE LEUCAUGE White, 18/1.
LEUCAUGE ANTINORI Pavesi, 1883.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe : ile Médiane.
GENRE ARGIOPE Audouim, 1825-1827.
F
ARGIOPE SECTOR (Forskäl).
(PI. A, fig. 1 et 2.)
Aranea sector Forskäl, 1776, Icon. rer. nat. itin. or., pl. XXV, €.
Arpgiope sector E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LUE, p. 39.
Eruiorre. — Laga-Harba; lac Abbaï.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
ARGIOPE TRIFASCIATA (Forskàl).
Aranea trifasciata Forskäl, 1776, loc. cit.
Argiope trifasciata E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belwique, LH, p. 39.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi: Kisumu.
Genre CYRTOPHORA E. Simon, 1846.
CYRTOPHORA CITRICOLA (Forskàl).
Aranea citricola Forskäl, 1776, loc. cit.
Cyrtophora citricola Ë. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloique, LU, p. 39.
Erturopie. — Harar.
GENRE CYCLOSA Menge, 1866.
CYCLOSA INSULANA (Costa).
Epeira insulana Costa, 1834, Cenni Zoologici, p. 65.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe.
94
58 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD,.
GENRE MANGORA, Cambridge, 1889.
MANGORA NIGROTÆNIATA E. Simon.
M. nigrotæniata E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belwique, LU, p. Lo.
Q. Long. 5 mn. — Cephalothorax læws, palhde luteus, valde convexus, antce longe el
sensim poshce abruplius declivis, area oculorum mediorum infuscata. Ocuh singulariter
mpro-cinch, quatuor anti in lineam vix recurvam, ter se fere æquidistantes, medu migri
paulo majores et leviter prominuli, ocul poster im lmeam subrectam, medu lateralibus fere
duplo majores inter se approprinquati, a laterahbus spaho oculo lahore distantes. Oculi med
aream paulo longiorem quam latiorem el antice quam postice latiorem occupantes, antici pos-
hcis minores. Ocul laterales utrinque æqui et contisui. Clypeus retro obliquus, oculis medus
anhicis angushor. Abdomen longe ovalum, supra albido-testaceum, vittis bims migris, mar-
ginem antcum haud attingentibus et poshice abbrewatis, valde dentatis, et poshice punctis binis
nigerrimis notatum, subtus flavidum. Chelæ, sternum pedesque pallide lutea, partes oris ad
bas leviter infuscatæ et ohvaceæ. Vulvæ scapum fuscum morumve, lransversum, utrinque
oblusum , in medio late et profunde emarginatum, uncus albidus rectus, marginem scapr
paulo superans, ad basin sat latus, ad apicem longe acuminalus et tenus.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
Gexre LARINIA E. Simon, 1874.
LARINIA DECENS (Blackwall).
Epeira decens BL, 1866, Ann. Mag. Nat. Hist., (3) XNIIE, p. 461.
Larinia decens E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. Lo.
ArriQque OrieNTaLE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
Genre ARANEUS Clerck, 1757.
ARANEUS POTTER E. Simon.
A. Potteri E. Simon, 1901, Ann. Soc. entom. France, p. 19.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
ARANEUS SUEDIGOLA (E. Simon).
Epeira suedicola E. Simon, 1890, Ann. Soc. entom. France, p. 103.
Eruiopre. — Katchinoa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
ARAIGNÉES. 59
Le
ARANEUS RUFIPALPIS (Lucas).
Epeira rufipalpis Lucas, 1858, in : Thomson, Arch. ent., Il, p. 429.
Erniorie. — Harar; Laga-Hardine.
GENRE GASTERACANTHA Sundevall, 1833.
GASTERACANTHA MILVOIDES Butler.
G. milvoides Butler, 1873, Trans. entom. Soc., p. 159, pl. IV, f. ».
G. milvoides E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. 39.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voï; Simba.
GASTERACANTHA SCAPHA Gerstaecker.
Gerstaecker, 1873, Von der Decken’'s Reisen in Ost Afrika, IT, Arachn., p. 487.
G. scapha E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LIT, p. 39.
GENRE CÆROSTRIS Thorell, 1868.
CÆROSTRIS Sp. ?
LA .
Eraiopie. — Kounhi, 1 jeune.
GENRE PSEUDARTONIS E. Simon, 1905.
PSEUDARTONIS LOBATA E. Simon.
P. lobata E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Beloiqur, LIT, p. Lo.
Q@. Long. 4 mm. 5. — Cephalothorax brews, fronte lata, parte cephalica convexa, lete
aurantiacus, im medio dilutior et flavescens, area oculorum mediorum migra. Oculi antier inter
se æqui, in hneam sat recurvam, medu a lateralibus quam inter se mullo remotores, posticr
in lineam minus recurvam. med a lateralibus quam inter se plus triplo remotiores. Oculi
medu inter se subæquales (poster vix majores) aream verhcalem subquadratam occupantes.
Oculi laterales utrinque æqu, paru el conhow. Clypeus verhicalis et planus, oeulis medus
anticis saltem duplo latior. Abdomen magnum el convexum, subolobosum sed postice obtuse
truncatum et leviter bilobalum, supra lete aurantiacum, flavo-variegalum et plagratum ,
8.
60 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
postice macula transversa miperrima ulrinque leviter ampliata et bilobata ornatum, subtus
fulvo-rufulum, postice utrinque, secundum mamullas mpras, minute nioro-notatum. Chelæ,
partes oris slernumque læte aurantiaca, chelæ validæ et convexæ, margine inferiore sulci den-
hbus acutis lrinis (ad radicem unpuis vix separatis), ultimo alteris minore, superiore dentibus
tros, medio lonpiore, armatis. Slernum subtiliter coriaceum. Pedes breves, parum robust,
muticr, flavidi, femoribus 1° paris et supra et sublus nigro-vittahs, reliquis femoribus apice
late mors, patelhs apice mgro-notatis, tibus subtus linea migra, plus minus abbreviata,
notatis. Tuberculum gentale nigrum, transversum, utrinque attenuatum et obtusum, in medio
carimula parva, leviter emarpinata, notatum.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
A Pseudartonia gallana (Pavesi) differt imprimis abdomune postice leviter bilobato, non
quadricalloso, arcu moro anteriore carente, femoribus anticis mgro-vitlalis.
Fame DES THOMISIDÆ.
Genre RUNCINIOPSIS E. Simon, 1881.
RUNCINIOPSIS FLAVIDA E. Simon.
R. flavida E. Simon, 1881, Bull. Soc. 20ol. France, p. 1.
AFRIQUE ORtENTALE ANGLAISE.
Espèce décrite de Zanzibar, connue aussi de l'Afrique australe et occidentale.
Genre XYSTICUS Koch, 1835.
XYSTICUS NIGRICEPS, n. Sp.
(PI. 4°, fig. 2.)
.— Couleur : céphalothorax entièrement noir, sauf une bande ferrugineuse trans-
versale entre les deux lignes oculaires; pattes-mâchoires noirâtres; pattes I et IT avec
les trochanters, fémurs, patellas et la moitié proximale des tibias noirs, la seconde
moitié des üibias et les autres articles jaunes; pattes IIT, fémurs jaunes jusqu'à la moitié,
noirs ensuite, ainsi que les patellas et la base des tibias, le restant jaune; sternum
jaune fortement tacheté de noir, surtout dans la région médiane; abdomen noir, avec,
en avant, une bordure très blanche.
Patte-mâchoire; tibia portant une forte apophyse ronde, assez détachée, du côté
ARAIGNÉES. 61
externe, et au-dessus une autre apophyse plus mince, aiguë à son extrémité; élroite-
ment appliquée au tarse; tarse régulièrement arrondi, bulbe sans apophyses.
Dimensions. — Longueur totale : # mm.; céphalothorax, longueur : 2 mm. 2 ; lar-
geur : 2 mm. A.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 (type).
Le mauvais état de l'unique exemplaire ne permet guère une description plus détail-
lée ; Je pense cependant que les caractères de la coloration permettent de le déterminer.
GENRE THOMISUS Walckenaer, 1805.
THOMISUS SPINIFER Cambridge.
T. spinifer Cb., 1892, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 308, pl. XIV, fig. 14.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu.
Répandue dans le bassin de la Méditerranée, cette espèce a été trouvée également
à Aden, à Djibouti et en Afrique occidentale (Dakar).
GENRE MONESES Thorell, 1869-1870.
MONÆSES PARADOXUS (Lucas).
Monastes paradoxæus Lucas, 1842-1848, Exploration de l'Algérie, p. 193, pl, IT, fig. 1.
Érniorrs. — Tehercher: Addis-Abeba.
Décrite d'Afrique du Nord, cette espèce se trouve aussi en Sicile et dans une grande
partie de l'Afrique (Afrique occidentale et australe).
GENRE TIBELLUS E. Simon, 1875.
TiBELLUS Vossiont E. Simon.
(PL. 4°, fig. 5.)
T. Vossiont E. Simon, 1884, Bull. Soc. zoo, France. p+ 10.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Mont Marsabit.
Espèce décrite de Khartoum.
62 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES CLUBIONIDÆ.
Gexre SELENOPS Latreille, 1819.
SELENOPS RADIATA Latreille.
Selenops radiata Latr., 1819, Nouv. Dict. Hist. nat., XXX, p. 579.
Selenons radiata E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LL, p. 41.
Éruropre. — Dirré-Daoua.
Espèce répandue dans une grande partie du bassin méditerranéen oriental, presque
toute l'Afrique, l'Arabie, l'Asie tropicale et Madagascar.
SELENOPS WERNERI E. Simon.
(PI. A°, fig. 1 et fig. 3 dans le texte.)
Selenops Werneri E. Simon, 1906, Sitzungsb. Ak. Wiss. Wien, CXV, p. 1167.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
Cette espèce a été décrite du Soudan égyptien, mais on ne l'avait pas encore signalée
d'Afrique orientale.
Selenops Werneri E. Simon. — Fiy. 3, ©, épigyne, X 24.
Je donne ici (Fig. 3) le dessin de l'épigyne, d’après le type, que M. Eugène Simon
a bien voulu me confier dans ce but.
GENRE EUSPARASSUS E. Simon, 1903.
EUSPARASSUS WALCKENAERI (Audouin).
Philodromus Walchkenaeri Audouin, 1827, in : Savigny, Description de l'Égypte, pp 1e
Sparassus Walckenaeri E. Simon, 1880, Act. Soc. Linn. Bordeaux, p. 72.
CÔTE Française DES Somauis. — Région de Daouenlé, 1 9.
ARAIGNÉES. 62
GENRE NISUETA E. Simon, 1880.
NISUETA SIMILIS, n. sp.
(PL À? fig. 3 et 3 a, et fig. 4, 5, 6 dans le texte.)
d. — Couleur : céphalothorax jaune pâle, concolore, sauf quelques petits points
bruns sur la partie céphalique; chélicères de même couleur, avec, à la base, deux lignes
brunâtres sur la face antérieure et une sur le côté externe, leur moitié apicale brun-
rouge, l'extrémité plus foncée; pièces buccales et sternum entièrement jaune päle:
pattes de même couleur, hanches concolores, les autres articles ornés de petites taches
brun-rouge, disposées en lignes longitudinales et parallèles, nombreuses, surtout à la
face inférieure des fémurs, tarses un peu plus obscurs; abdomen gris-jaune recouvert
de poils fins à reflets dorés, criblé de taches alignées de couleur violacée; deux de ces
lignes sur la face dorsale et en avant limitent une étroite bande non tachée; ces lignes
se réunissent vers le milieu du dos et se continuent par une bande étroite, continue,
et qui envoie sur les côtés des diverticules en forme d’accents; les flancs et le ventre
sont couverts de taches semblables à celles du dos, mais inégales, les unes petites et
nombreuses, les autres beaucoup plus grosses, et disposées en courbes concentriques
qui vont rejoindre les chevrons de la partie dorsale postérieure. Les individus que nous
avons de cette espèce sont plus ou moins foncés par suite de la plus ou moins grande
extension des taches.
Céphalothorax cordiforme, aussi large que long, peu atténué en avant, partie thora-
cique déclive en arrière et munie sur cette déclivité d’une strie fine, partie céphalique
convexe.
Yeux en deux lignes à peu près droites et parallèles: les médians antérieurs sont les
plus gros de tous; ils sont un peu plus rapprochés entre eux que des latéraux; veux de
la seconde ligne égaux et équidistants.
Bandeau à peine aussi large que les veux médians antérieurs.
Ghélicères munies, à la marge antérieure, de deux dents rapprochées entre elles,
mais assez éloignées du crochet, à la marge inférieure de cinq dents, la troisième étant
la plus forte et la cinquième très petite.
Pattes IT-I-IV-IIT, celles de la paire IT dépassant la paire [ de toute la longueur du
tarse; épines nombreuses, longues, couchées, disposées en trois rangées à la face supé-
rieure des fémurs, patellas inermes, libias avec deux paires d’épines en dessous et deux
épines latérales de chaque côté; aux métatarses, deux groupes de deux en dessous, dans
64 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
la moitié basilaire et deux sur les côtés; métatarses et larses portant, les premiers sur
les deux tiers, les seconds sur toute leur longueur, des scopulas de poils très longs,
débordant largement sur les côtés.
Patte-mâchoire (Fig. 4 et b) : tibia armé à son extrémité externe d'une forte apo-
physe brun-roupe, aussi longue que l'article, portant à sa base une très petite
pointe, fortement aplatie et coudée obliquement en bas dans sa moitié apicale: tarse
large, noir, portant à sa base, en dessus et du côté externe, une saillie obtuse
venant buter contre une plaque fortement chitinisée
de l'extrémité du tibia; bulbe avec une partie vésicu-
. leuse très saillante, de l'extrémité inférieure de laquelle
se détache une forte apophyse transversale aplatie,
incurvée.
Q. — Semblable au mâle, sauf par la taille plus
forte. Épigyne (is. 6) en plaque arrondie et convexe,
divisée en deux par une fossette longitudinale, étroite,
mais dilatée en son milieu en losange et munie au fond
d'une carène de chitine tres noire.
Nisueta sinilis, n. sp.
Fig. 4, d, organe copulateur, x 15. —
Fig. 5, &, tibia de la patte-mâchoire, Dimensions. — €: Longueur totale : 10 mm. Céphalo-
vu de côté, x 15. — Fig. 6, ©, épi- thorax : longueur, 4 mm.; largeur, 4 mm. 2. Pattes :
gyne, x 11.
1 18 mm. 5. 11— 921 mm., [I 1 4 mm.,IV— 16 mm.
Q@ : Longueur totale : 1 4 mm. 5. Géphalothorax : longueur, 5 mm.; largeur, 5 mm.
Pattes : [= 16 mm., I — 17 mm. 5, [= 15 mm., ÎV = 16 mm. 5.
Éraroris. — Tchercher, 17 avril 1904, 1 S; Tchafianani, 19 avril 1904, 5 d,
1 @ (types).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 20 mars 1905, 1 ©; mont Nyrro,1 &, 2 ©.
GENRE STASINOIDES, n. 9.
Ce genre nouveau est très voisin du genre Stasina E. Simon. Il s’en rapproche
beaucoup, notamment par l'aspect général et la coloration de l'abdomen, mas 1l
en diffère par l'absence d'une ligne marginale noire au céphalothorax, l’armature
des tibias qui n’est composée que de deux paires d’épines, les tarses cylindriques
normaux et non comprimés et bombés, et les yeux médians antérieurs relativement
MOINS gros.
Génotype : Stasinoides æthiopica, n. sp.
ARAIGNÉES. 65
STASINOIDES ÆTHIOPICA, n. Sp.
(PL A, fig. 1 et fig. 7, 8, 9, 10 dans le texte.)
g. — Couleur : céphalothorax, pièces buccales, sternum et pattes fauve clair,
concolores, quelques lignes rayonnantes grises sur la partie thoracique, tarse de la
patte-mâchoire et bulbe lésèrement rembrunis; abdomen testacé en dessus avec, sur
la ligne médiane, une série de sept taches grises triangulaires, les postérieures prolongées
sur les côtés par des lignes de même couleur plus ou moins nettes: flanes et ventre
eris pâle.
Céphalothorax : partie thoracique très large en avant au niveau des pattes [l, sensi-
blement atténuée en arrière, munie d’une strie longue et fine, partie céphalique non
atténuée en avant, bord frontal un peu arqué, plus large que le groupe oculaire.
4 9 10
Stasinoides æthiopica, n. sp.
Fig. 7, chélicère, x 35. — Fig. 8, pièces buccales, X 24. — Fip. 9, G, organe copulateur, *X 35.
Fig. 10, &, organe copulateur, vu de côté, x 35.
Yeux : première ligne légèrement procurvée, les médians presque doubles des latéraux
et plus rapprochés entre eux que de ceux-ci, l'espace entre les médians étant égal à leur
rayon; seconde ligne droite, yeux égaux, les médians plus écartés; quadrilatère des
médians plus large que long et beaucoup plus étroit en avant, les médians antérieurs
plus gros que les postérieurs.
Bandeau très réduit, plus étroit que la moitié du rayon des médians antérieurs; ses
angles prolongés en une petite pointe noire.
Chélicères (Fig. 7) coniques et divergentes, marges longuement obliques armées à la
marge antérieure de trois dents, dont la médiane plus forte, à la marge postérieure
d'une seule. Pièce labiale plus longue que large, atténuée à la base. Lames-maxil-
9
66 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
laires (Fip. 8) longues, leur bord interne droit, l'externe fortement arqué en dehors,
l'extrémité des lames étant très élargie; bord antérieur arrondi. Sternum ovale, rebordé.
Pattes : hanches I très longues, fémurs armés de quelques épines en dessus, tibias I
et Il portant en dessous deux paires de longues épines, une basilaire et une médiane,
et à l'extrémité une paire d’épines plus petites; métatarses 1 et IT portant une paire
de longues épines couchées près de la base, en dessous; les pattes IT et IV portent des
épines beaucoup plus nombreuses.
Pattes-mächoires (Fig. g et 10) : übia à peu près aussi long que la patella, son
extrémité très noircie el plus fortement chitinisée, formant un rebord droit en dessus
et prolongée, du côté externe, par une courte apophyse arrondie; bulbe globuleux,
régulier, réniforme, échancré du côté interne et creusé dans le haut d’une fossette
arrondie d'où sort une apophyse brun-rouge courbée en dedans.
Dimensions. — Longueur totale : 8 mm. Céphalothorax : longueur, 3 mm. 5 ; largeur,
2 mm. 5. Pattes : I—:11 mm. 5, I] —19 mm., I — 10 mm., IV— 14 mm.
>
Ermopre. — Hiéka, 1 S (type).
GENRE CLUBIONA Latreille, 1804.
CLUBIONA ROTHSCHILDI, n. sp.
(PL. ˡ, fig. 4 et fig. 11, 12 dans le texte.)
d,?.— Couleur : l'aspect général rappelle celui de notre Clubiona compta; céphalo-
thorax fauve-rouge très pâle ainsi que les chélicères, recouvert de pubescence gris clair,
strie thoracique formant une très fine ligne rouge; pièces buccales, sternum et pattes
jaune clair; chélicères et pattes-mächoires portant quelques poils noirs, fins et longs ;
pattes armées d’épines noires; abdomen gris testacé, taché de brun, à la face dorsale
une ligne médiane brune, commençant vers le tiers antérieur, élargie, puis brusque-
ment rétrécie, dilatée de nouveau et terminée en pointe, suivie de quelques petits
points, sur les côtés de cette ligne, des lignes obliques transversales obliques, de même
couleur et de même aspect qui, dans le liers postérieur se réunissent sur la ligne
médiane pour former des accents transverses; toutes ces taches sont fortement entre-
coupées de blanc, surtout les antérieures; les trois premières lignes latérales se pro-
longent sur les flancs; le dernier accent entoure presque complètement les filières; face
ventrale testacée concolore, irrégulièrement tachée de brun dans la moitié postérieure.
Céphalothorax muni d'une strie thoracique courte et très fine, presque imperceptible,
partie céphalique non distincte, atténuée en avant.
ARAIGNÉES. 67
Yeux : ceux de la ligne antérieure équidistants, les médians un peu plus gros que
les latéraux; médians postérieurs plus écartés entre eux que des latéraux et que les
médians antérieurs; quadrilatère des médians plus large que long et plus étroit en avant.
Bandeau beaucoup plus étroit que le rayon des médians antérieurs.
Sternum beaucoup plus long que large, atténué en arrière où 1l se termine en pointe,
Pattes armées d’épines nombreuses, fines et longues; tous les fémurs portent une
ligne médiane dorsale de trois épines et d’autres latérales; tibias [ et IT inermes en
dessus, portant en dessous deux paires de grandes épines, l'une basilaire, l’autre
médiane et une troisième paire terminale d’épines beaucoup plus petites; métatarses |
et Il portant pres de la base et en dessous une paire de longues épines; patellas IE et IV
avec une épine sur la face postérieure; Uüibias et métatarses IT et IV très épineux, aux
métatarses les épines forment trois faux verticilles : un sub-basilaire, un médian et un
sub-terminal.
GS, — Patte-mächoire (Fig. 11 el 12) courte, tibia plus grêle, mais aussi long que
la patella, portant à son extrémité supéro-externe une apophyse brun-rouge, rem-
77 7
Clubiona Rothschildi, n. sp.
Fig. 11, S', organe copulateur, X 35. — Fr. 12, tibia et apophyse de la patte-mächoire d', vus de côté, < 35.
brunie à l'extrémité, plus longue que l’arucle lui-même; cette apophyse, légèrement
sinueuse, est aussi large que le tibia à la base; elle s’atténue graduellement et son ex-
trémité est subaïguë ; les deux bulbes sont en turgescence probablement à la suite d'actions
osmotiques accomplies dans Je liquide fixateur, car la femelle qui accompagne ce
mâle est immature; dans l’un de ces bulbes, l’apophyse tarsale est tournée vers le
milieu; dans l’autre, dont l’hematodocha avait effectué sa rotation complète de 180°,
elle est tournée vers le bas.
Dimensions. — S : Longueur totale, 6 mm. Céphalothorax : longueur, 2 mm. 5.
Pattes : [= 7 mm. 5, 1 —9 mm. 5, II — 7 mm., IV — 9 mm. 5.
Q (jeune) : Longueur totale, # mm. 5.
Érniorre. — Makanissa, avril 1904, 1 &, 1 Q (types).
68 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE CASTANEIRA Keyserling, 1879.
CASTANEIRA FUSCONIGRA, n. Sp.
(Fig. 13.)
Q.— Couleur : céphalothorax noir mat, avec, par endroits, des transparences brun-
Ne £ ea \ A L4 G a \ Lt] V£ V£
rouge très foncé; chélicères de même couleur, éclaircies à l'extrémité; sternum brun-
rouge très foncé, presque noir, surtout sur les côtés; pièces buccales noir mat avec les
extrémités blanches; hanches T noires, les suivantes blanc jaunâtre; articles de la patte-
mâchoire brun-rouge notrâtre foncé, l'extrémité des tarses jaune pâle, et deux lignes
jaunätres à la face supérieure des tibias; trochanters noirs, les derniers tachés de jaune:
fémurs Let IT noirs concolores; IT et IV brun-rouge avec deux
lignes dorsales paralléles et une bande médiane plus large
fauve-rouge clair; les quatres derniers articles des pattes Let IT
jaune clair; patella et tibia IT et patella IV fauve-rouge rayés
de jaune longitudinalement: tarses et métatarses IT fauve-
15 rouge clair: Uibias, tarse et métatarses [V fauve-rouge plus
Castaneira fusconigra, n. sp. foncé, les tibias vaguement rayés de jaune; abdomen noir
Fier. 13, épigyne.
moins foncé que le céphalothorax avec, au milieu du dos, deux
raies transversales lestacées et sur les flancs, en face des précédentes, deux taches ovales
allonpées testacées, plus larges.
Céphalothorax une fois et demie plus long que large, régulièrement et fortement
convexe, muni vers le milieu d’une courte strie thoracique; sa surface, ainsi que celle
des chélicères, le sternum et les pattes finement chagrinés. cette ornementation se
composant de granules relativement gros, entourés d’autres beaucoup plus petits et plus
nombreux. Côtés du céphalothorax rebordés; le rebord, si on le voit par-dessus, semble
formé de granules juxtaposés; il est légèrement séparé du bord du céphalothorax au-
quel 1l n'est pas exactement parallèle; il est, de plus, interrompu au niveau des angles
antérieurs du céphalothorax, mais 1l se continue sur le bandeau.
Yeux : ligne antérieure droite , les médians plus gros que les latéraux et plus écartés
entre eux que de ceux-ci; yeux de la ligne postérieure égaux entre eux, les médians un
peu plus écartés; quadrilatère des médians plus long que large.
Pattes : patella de la patte-mâchoire plus longue que le tibia, tarse plus long que
ces deux derniers articles réunis, légèrement claviforme vers l'extrémité. Les épines
sont tombées, mais on distingue à la face inférieure des tibias [ les traces de trois paires
d'épines et de deux paires à la face inférieure des métatarses I.
ARAIGNÉES. 69
Dimensions. — Longueur totale, 8 mm. Céphalothorax : longueur, 3 mm.; largeur,
1 mm. 7. Pattes : [— 9 mm. 5; 11 —? (tarses manquants ); IT — 7 mm. 5; [V— 11 mm.
(sans les tarses, qui manquent).
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1 © (type).
CASTANEIRA ALBOMACULATA, n. Sp.
(PAS grue)
S. — Couleur : céphalothorax et abdomen noirs; chélicères, pièces buccales et ster-
num brun-rouge très foncé, presque noir, les lames maxillaires éclaircies à leur angle
interne ; patte-mächoire brun-rouge très foncé, son tarse noir; hanches, fémurs et
patellas des trois paires, ainsi que les tibias IL et IV, Les tarses et métatarses [| brun-
rouge foncé: tibias [ brun-noirâtre à la base en dessous, fauve-jaune clair en dessus et à
l'extrémité; larses et métatarses IT fauve-rouge plus clair, une ligne de même couleur
à la face dorsale des tibias Il; tarses IV fauve-jaune, extrémité des tibias et base des
métatarses IV éclaircies: scutum dorsal de l'abdomen noir, avec des reflets bleu d'acier;
pubescence du corps et des membres à reflets dorés, parüculièrement dense et brillante
sur les pattes: sur le seutum abdominal, celte pubescence est peu serrée et forme les
dessins suivants : d’abord une tache transversale triangulaire au bord antérieur, puis,
la suivant immédiatement, une tache transversale en accent circonflexe, reliée par sa
partie médiane avec la précédente; vers le milieu, une autre tache semblable, puis une
troisième un peu plus reculée, et enfin une quatrième beaucoup plus petite et peu
nette; tout à fait à l'extrémité de l'abdomen, une tache ronde formée de poils tres
longs, d'un blanc pur; face ventrale portant des poils à reflets dorés, plus nombreux
autour des stigmates pulmonaires.
Céphalothorax assez fortement élargi au niveau des hanches IT, très atténué en
avant, son bord postérieur profondément et réguliérement échancré; sa surface, outre la
pubescence jaune dorée, porte de longs poils noirs peu serrés; elle est recouverte, ainsi
que le sternum , les pièces buceales, les hanches et les fémurs, de nombreux petits gra-
nules aigus, réguliers; rebord du céphalothorax granuleux, exactement marginal, non
distinet sur le bord frontal.
Yeux : premiere ligne procurvée, les médians plus gros que les latéraux, séparés
entre eux par un espace égalant à peine leur rayon, et touchant presque aux latéraux;
veux de la seconde ligne égaux, les médians plus écartés.
Pièce labiale plus longue que large, bord antérieur légèrement concave, n'attergnant
pas le milieu des lames maxillaires.
Pattes : fémur L avec une épine en dessus près de la base et une autre sur la face
70 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHS CHILD.
antérieure près de l'extrémité, tibia [ayant en dessous 2-1 épines, métatarses letIl,
2-2, fémur Il, une épine en dessus près de la base: tibia IF, une en dessous, un peu
après le milieu; fémur IV plus fort que les autres: tarse IV petit, n'égalant pas la moitié
du métatarse.
Abdomen recouvert sur le dos d’un large seutum lisse et, sur la face ventrale, d’un
seutum longitudinal, trapézoidal, sa plus grande base en avant; stigmates pulmonaires
et orifice génital entourés chacun d'un bourrelet saillant de chitine, fauve-rouge lisse.
Patte-mâchoire : fémur court, patella étroite à la base, fortement élargie ensuite,
tibia aussi long et aussi large que la patella quand on la regarde par-dessus ; tibia por-
tant, à l'extrémité et en dessous, une très petite pointe qui touche la base du bulbe
quand le tarse est plié; tarse long et large, plus long que le fémur, et plus de deux fois
plus long que l'ensemble de la patella et du tibia; bulbe noir tres simple, pyriforme,
sa partie basale très renflée, globuleuse, son extrémité supérieure eflilée oraduellement
et s'engageant dans une gouttière du tarse, où elle est enroulée en üre-bouchon.
Dimensions. — Longueur totale, 8 mm. 5. Céphalothorax : longueur, # mm.;
largeur, + mm. 6. Pattes : 1— 12 mm.5; I]— 10 mm. 5; les pattes IT manquent ;
IV = 13 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voi, 1 S (type).
Gexre BRACHYPHÆA E. Simon, 1595.
BRACHYPHÆA SIMONI Bôsenb. et Lenz.
(PI. A', fig. 4, ha, 4 db et fig. 14, 15, 16 dans le texte.)
B. Simoni Bôs. et Lenz, 1895, Beiheft z. Jahrb. d. Hamburg. Wissensch. Anstalten , XII, p. 11,
pl. L, fig. 12-10 c.
La description originale étant fort succincte, et ne donnant pas les caractères impor-
tants des organes d’accouplement, je crois utile de décrire de nouveau ici cette espèce
et d'en donner quelques dessins.
®.— Couleur : céphalothorax brun-rouge vif concolore, chélicéres et pièces buccales
de même couleur, le côté interne des lames-maxillaires blanc, sternum un peu plus clair,
hanches jaune-rouge clair, les autres articles des pattes fauve-rouge, à peu près du
même ton que le sternum, mais plus clairs que le céphalothorax; abdomen fauve-rouge
violacé en dessus, plus clair en dessous, entièrement moucheté de petites taches blane
ARAIGNÉES. 74
testacé arrondies, sauf une bande médiane ventrale concolore qui n’atteint pas tout à
fait les filières en arriere.
Céphalothorax chagriné en dessus, trapu, presque aussi large que long; partie tho-
racique largement arrondie, munie d’une strie courte: céphalique non distinete de la
précédente, fortement convexe, un peu atténuée en avant, bord frontal arqué.
Groupe oculaire beaucoup plus étroit que le front; première ligne fortement procur-
vée, ses yeux égaux et équidistants; seconde ligne un peu moins procurvée que la pre-
mire, ses yeux beaucoup plus petits que les antérieurs et plus largement séparés,
10
Brachyphæa Simon: Bôs. et Lenz.
Fig. 14%, épigyne, x< 35. — Kio. 15, G, organe copulateur, X 35.
Fig. 16, &, apophyses tibiales, vues du côté externe.
égaux entre eux et équidistants; latéraux des deux lignes séparés par un intervalle épal
environ au rayon des postérieurs.
Chélicères granuleuses en avant, robustes, dépassant en avant le bord frontal, armées
à la marge antérieure de quatre dents fortes, à la postérieure de deux dents éloignées
l'une de l'autre, la seconde plus forte que la première.
Pièce labiale rectangulaire, plus large que longue, resserrée à la base.
Sternum cordiforme large, rebordé, sa surface finement chagrinée.
Pattes : fémur L'aplati latéralement, très dilaté en dessus à la base, lépérement tordu ,
armé vers l'extrémité apicale d'une épine interne; tibias et métatarses Let Il armés en
dessous d'une série double d'épines couchées (6-6 aux tibias, 3-3 aux métatarses ):
Uübias et métatarses DIT et IV armés d'épines moins nombreuses.
Épigyne (Fo. 14) formée d'une plaque transversale subtriangulaire à sommet anté-
rieur, noire vers la base, brun-rouge au sommet, plus large que longue, recouverte
dans sa partie médiane par une languette fauve-rouge plus longue que large, dépri-
mée dans son milieu, à extrémité antérieure bilobée dépassant le sommet de la plaque
transversale, brusquement rétrécie vers le Liers antérieur, se rétrécissant ensuite gra-
72 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
duellement jusqu'à l'extrémité postérieure, la plaque transversale creusée d’une fossette
de chaque côté de la languette.
S (Fig. 15 et 16). — Couleur générale plus claire; armature des pattes comme
chez la @; tibia de la patte-mächoire étroit à la base, fortement élargi ensuite, por-
tant à l'extrémité du côté externe une large apophyse en forme de cuiller, très écartée
du tibia, élargie à l'extrémité, et en dessous une apophyse conique garnie, en dessous
et à son extrémité, d'un pinceau de poils raides tres noirs; bulbe simple, fortement
renflé, sans apophyses.
Dimensions. — ©. Longueur totale, 8 mm. 5 (sans leschélicères — 7 mm. 5). Céphalo-
thorax : longueur, 3 mm.; largeur, 2 mm. 5. Sternum : longueur, 1 mm. 75 ; largeur,
1 mm. 75. Pattes : Ï— 10 mm.; = 9 mm.; = 7 mm. 5; IV—=09 mm.5:
S. — Longueur totale, 6 mm. 5 (sans les chélicères — 6 mm.). Céphalothorax :
longueur, + mm. 5; largeur, 2 mm. Pattes : 1 —7 mm.5 ; 7 mm,; II 5 mm.7;
IV — 8 mm. 3.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 7 S, 16 ©; Mont Nyiro, 1 ©.
L'espèce avait été décrite sur un exemplaire mâle, de Zanzibar, communiqué aux
auteurs par M. E. Simon.
GENRE GRAPTARTIA E. Simon, 1897.
GRAPTARTIA GRANULOSA E. Simon.
(PL À”, fig. 4 et ha.)
G. granulosa E. Simon, 1896, Ann. Soc. entom. Belgique, XL, p. 411.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 *.
GENRE CORINNA C. Koch, 18/49.
CORINNA MAJOR, n. sp.
(Fig. 17, 18, 19.)
Q. — Couleur : céphalothorax brun-rouge foncé, presque noir, ainsi que les chéli-
cères; sternum et pièces buccales de même couleur, mais plus clairs, les lames maxil-
0) L’exemplaire choisi par inadvertance pour exécuter des cinq planches accompagnant ce travail a d’ailleurs
la figure 4 de la planche A° est entièrement épilé sur l’ab- totalement échappé à mon contrôle, par suite de diverses
domen, ce qui modifie l'aspect réel de l'animal. L’exécution circonstances. (1. 8.)
ARAIGNÉES. FE
laires bordées de blanc à leur côté interne; hanches fauve-rouge clair, les autres articles
plus foncés; pattes entièrement concolores; abdomen, en dessus, brun-fauve violacé clair,
avec une étroite bande médiane antérieure blanche dépassant le milieu, et moucheté
de nombreuses petites taches blanches arrondies: face ventrale testacée; épigastre de
même, sauf la plaque de l'épigyne et les plaques pulmonaires qui sont fauve-rouge,
celles-ci fortement chitinisées et rayées transversalement de brun; ligne épigastrique
noirâtre. Téguments du céphalothorax, des chélicères, du sternum et des fémurs forte-
ment chagrinés; pubescence du céphalothorax et des membres blanc jaunâtre; sur les
chélicères, quelques poils noirs, longs et fins.
Céphalothorax presque aussi large que long, strie thoracique courte et fine; partie
céphalique non séparée de la thoracique, pas de stries rayonnantes.
re «
Corinna major, n. sp.
Fig. 17, épigyne, X 17. — Fig. 18, S, organe copulateur, x 35.
Fig. 19, &, organe copulateur, vu de côté, x 39.
Yeux : première ligne à peine procurvée, les médians plus rapprochés et légèrement
plus gros que les latéraux: seconde ligne presque droite, ses yeux égaux, les médians
également plus rapprochés entre eux que des latéraux; quadrilatère des médians aussi
large que long et aussi large en avant qu'en arrière, les antérieurs plus gros que les
postérieurs.
Chélicères robustes, s'éniculées à la base, dépassant fortement le bord frontal, marge
antérieure munie de quatre dents dont la dernière plus forte, marge postérieure, de
six dents, la deuxième très petite, la dernière beaucoup plus forte.
Pièce labiale plus longue que large, resserrée près de la base, carrée en avant, avec
le bord antérieur droit, les angles arrondis.
Sternum presque aussi large que long, festonné sur les bords, non prolongé en
arrière. |
Pattes : fémurs I aplatis et courbés latéralement, renflés à la base en dessus, mu-
nis vers l'extrémité d’une épine interne; tibias [ et IT munis en dessous d’une série
10
7h VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
double de 6-6 épines; métatarses Let IT, d'une série double de 3-3 ; tibias LIL et IV et
métatarses ÎV portant chacun en dessous 2-2 épines; tibias IV, 2-3: scopulas continues
et peu épaisses aux tarses, aux métatarses, limitées à l'extrémité inférieure où elles
forment une brosse forte et épaisse.
Épigyne (Fo. 17) sans relief, forme générale d'une plaque sub-carrée, renfermant
une fossette noire, en losange, plus large que haute; l'angle postérieur de cette fossette
se prolonge sous forme de sillon linéaire jusqu'à l’épigyne: de chaque côté du sillon se
trouve un tubercule fauve, peu élevé.
. — Patte-mâchoire (Fo. 18 et 19) : bia étroit à la base, muni à l'extrémité.
du côté externe, d’une apophyse épaisse, divisée en deux branches formant une sorte
de pince ouverte; la plus grande branche, pointue, un peu courbée, a le bord interne
dentelé; l'autre, un peu plus courte, est plus épaisse que la précédente et obtuse à
l'extrémité; de plus, sur la face interne, le tibia porte une lame translucide, large et
arrondie à la base, coudée à angle droit: la partie horizontale, qui va s'amincissant
graduellement, est deux fois courbée et s'accole à l'apophyse précédente.
Dimensions. — . Longueur totale, 13 mm. 5 (sans les chélicères — 1 2 mm.); céphalo-
thorax : longueur, 5 mm.; largeur, 4 mm. 5; pattes : [ — 16 mm. 4 ; I] — 15 mm.;
IT — 13 mm.; IV — 16 mm.
S. — Céphalothorax : longueur, 5 mm.; largeur, 4 mm. 5. Pattes : p.-m. —
o mm 5110 mm; lu mme ere mme Nr mme
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 © (type ): Mont Nyiro, 1 S (type).
Gexre MEDMASSA E. Simon, 1887.
MEDMASSA HIEKÆ, n. sp.
(PL A!, fig. 3.)
®.— Couleur : céphalothorax fauve-rouge concolore avec, sur la partie céphalique,
deux lignes brunes à peine visibles, partant de la fossette médiane et, de là, allant en
divergeant à peine jusqu'aux yeux médians postérieurs; quelques lignes rayonnantes
semblables sur la partie thoracique, chélicères de même couleur que le céphalothorax,
pièces buccales, sternum et pattes jaune pâle; lames-maxillaires blanches à l'extrémité,
du côté interne et du côté externe; sternum plus foncé sur tout son pourtour; pattes
concolores; abdomen gris un peu violacé, tacheté de petites taches blanches peu nettes
en dessus.
ARAIGNÉES. TE
Céphalothorax large, partie céphalique à peine séparée, strie thoracique fine et
courte.
Yeux : première ligne procurvée, les médians un peu plus gros que les latéraux, et
plus resserrés; seconde ligne droite, ses yeux plus petits que ceux de la première ligne,
les médians plus resserrés et un peu plus petits; quadrilatère des médians formant un
carré régulier, les postérieurs beaucoup plus petits que les antérieurs ; latéraux des deux
lignes très rapprochés.
Chélicères fortes, géniculées à la base, dépassant le bord frontal, leur face anté-
rieure fortement granuleuse; marge antérieure armée de quatre fortes dents, pos-
térieure, de quatre également, les trois premières petites, égales, la quatrième plus
forte.
Pièce labiale plus large que longue, retrécie près de la base.
Sternum large, droit en avant, non prolongé en arrière, son rebord marginal à peine
visible, et en avant seulement.
Pattes : fémur [ courbé, armé d’une épine sub-apicale sur la face antérieure; les
übias Let IT portent deux rangées de 6-6 épines en dessous, les métatarses Let IE,
3-3 épines; larses nettement fusiformes.
Épigyne en plaque extrêmement petite, à peine visible, placée sur le milieu de la
ligne épigastrique.
Dimensions. — Longueur totale, 7 mm. (avec les chélicères — 8); céphalothorax :
longueur, 3 mm. 2; largeur, 2 mm. 5; pattes : [| — 10 mm. 5; IT — g mm. 5;
Dome IN m6;
Eruiopie. — Hiéka, 31 mars 1904, 3 © (types).
FAMILLE DES AGELENIDÆ.
GENRE AGELENA Walckenaer, 1805.
AGELENA FUNEREA E. Simon.
A. funerea E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belwique, LUE, p. 4».
@. Lons. 15 mm. — Ab À. leucopyga, cui affinis est, differt magnitudine minore,
abdomine supra mgricant, mgro-prloso et lrsuto, in dimidio basali lineis binis parallels, in
dmidio altero punchs biseriahs 3-3 albo-prilosis ornato, subtus et in lateribus albido-cmereo-
1107
76 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
pubescenti, sed vilta media lata nigra, parcius cinereo-pilosa , notato, sterno moro, villa media
paulo dluhore vix expressa notato, coæis luleis, pedibus nigricantibus valde fulvo-rufulo-ma-
culatis, varwegalis et subiltahs et præsertim plaga genital rufula, longiore quam latiore,
anhce rotunda, poshce sensim altenuata atque truncata, ultrnque, in dimidio apical, maroine
convexe et mhdo, haud dentato, oblique discreta.
Évmiopre, — Baltchi, avril 1904. s
AGELENA LEUCOPYGA Pavesi.
(PI. A!, fig, 2.)
À. leucopyga Pavesi, 1883, Arac. di Scioa, p. 41 (©).
À. leucopyga E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belpique, LT, p. 41 (S').
Érmiopie. — Harar ; Kounh1; Addis-Abeba.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
Fauizze Des PISAURIDÆ.
GENRE EUPROSTHENOPS Pocock, 1897.
EUPROSTHENOPS BAYOANIANA (Br. Capello).
Podophthalma bayoaniana Br. Capello, 1866, Mem. Acad. R. Sc. Lisboa, IV, p. 13, pl. IT, fig. 1.
Euprosthenops bayoaniana E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LUE, p. Lo.
Érmiopre. — Harar.
EUPROSTHENOPS HILARIS (Cambridge).
Podophthalma hilaris Cambr., 1897. Proc. Zool. Soc., Lond., p. 569, pl. LVIE, fig. 7 (©).
AFRIQUE OrrENTALE ANGrAISE. — Mont Loroghi, 1 ©.
Cette espèce a été décrite de Madagascar. La collection du Muséum et la collection
E. Simon en possèdent des exemplaires d'Abyssinie et d'Érythrée.
1
1]
ARAIGNÉES.
Genre MAYPAGIUS E. Simon, 1898.
MAYPACIUS HYSTRIX, n. Sp.
(Fig. 20.)
Q. — Couleur : céphalothorax orné au milieu d'une bande fauve clair, couverte de
poils très blancs, atténuée en avant où elle est prolongée par un pinceau de poils blancs
entre les yeux médians postérieurs; les côtés de cette bande d'un fauve plus foncé,
veinés de noir, bords fauves; chélicères fauve-rouge plus où moins tachées de noir,
ainsi que les lames-maxillaires; sternum avec une ligne blanche médiane; sur les côtés
de cette ligne, deux bandes noirâtres, bords fauves; pattes : fémurs très noirs, les autres
articles fauves aux deux paires antérieures, noirs aux deux postérieures; abdomen gris
rayé de fauve et taché de noir. Pubescence blanche et prise, soyeuse, feutrée; sur le
sternum, des épines noires, sur les pattes et l'abdomen, au milieu
de la pubescence, de petites épines raides, aiguës, noires, véri-
tables piquants.
Céphalothorax large, plat, portant sur la partie thoracique une
strie profonde et très longue; partie céphalique petite, beaucoup
plus étroite que la thoracique, ses côtés parallèles, les angles pos-
20
térieurs du front prolongés en deux protubérances coniques. |
A np AT PT sou Maypacius hystrix,
Yeux : les antérieurs logés à la partie inférieure de deux saillies ae ”
+ SD.
: : 7 AL :
du front, un peu plus gros et beaucoup plus ue que les deux Fig. 90, épigyne.
. #2
yeux de la deuxième ligne; yeux de la troisième ligne plus gros
que les précédents, aussi écartés que ceux de la première ligne; yeux postérieurs regar-
dant obliquement en arrière, plus gros et plus écartés entre eux que tous les autres.
Chélicères portant trois dents à la marge antérieure, la médiane plus grosse que les
6
deux autres, et trois également à la marge postérieure, égales entre elles, la derniére
dent de la marge postérieure est au niveau de la deuxième antérieure.
r we: 7° : . ° .
Epigyne (Fig. 20), en forme de plaque ovale, large, plate, portant deux saillies
ovales, allongées, obliques, en forme de boucles convergeant vers la base; à la partie
PR, op: » À té riad :
supérieure de lépigvne, une fossette ronde peu profonde, de chaque côté; l'épigyne
est coupée en deux au milieu par une bande de poils blancs.
Ermorie. — Kounhi, 1 ®, 1 4 avril 1904 (type).
Espèce très voisine de Maypacius vutiser E. Simon, répandue dans l'Afrique centrale
et à Madagascar. Elle en diffère par la taille plus petite, l'existence de crins spiniformes
78 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
plus nombreux et plus forts, les yeux latéraux antérieurs plus petits, séparés du bord
par un bandeau très étroit, creusé en arrière (et non vertical), enfin par l'épigyne.
GENRE TETRAGONOPHTHALMA Karsch, 1878.
TETRAGONOPHTHALMA STUHLMANNI Bôs. et Lenz.
(Fig. 21, 99,93.)
T. Stuhlmanni Bôs. et Lenz, 1895, Jahrb. der Hamburg. Wissenschafil. Anstalt., XI, p .13, pl. IT,
fig. 19 et 19 à.
g.— Couleur : céphalothorax fauve avec une large bande médiane brune, échancrée
en arriere et plus largement encore en avant. ses côtés prolongés jusqu'aux yeux
latéraux postérieurs; chélicères et pattes fauves, les articles des pattes plus foncés à
partir du bia; pièces buccales fauve pâle, avec la base brune; sternum fauve pâle bordé
de brun; hanches tachées de noir, tarses des pattes-mâchoires plus foncés que le reste ;
abdomen ayant sur la face dorsale deux bandes longitudinales noires, à bords ondulés,
convergeant vers l'arrière, séparées par une bande médiane fauve; côtés et ventre fauves.
Pubescence formée de poils plumeux, d’un Jaune un peu doré; chélicères avec de longs
poils blancs, tarse de la patte-mâchoire portant également de longs poils blancs, avec
quelques poils noirs.
Yeux : première ligne procurvée, ses yeux égaux et à peu près équidistants ; seconde
ligne : médians plus rapprochés, latéraux plus gros que ceux-ci; quadrilatère des
médians plus long que large et plus large en arrière.
Patte-mâchoire (Fo. 92 el 23) : fémur long, cylindrique ; patella à peine plus longue
que large, légèrement et graduellement élargie de la base à l'extrémité; tibia de même
longueur que la patella; tarse très large à la base, puis fortement atténué en pointe
plus longue que le bulbe, très déprimé en dessus; ces trois derniers articles portent,
surtout du côté interne et en dessus, de très longues épines courbes; le tibia porte
en outre, à son extrémité du côté externe, une apophyse aussi longue que l'article
lui-même, large à la base, puis rétrécie et à peu près parallèle, fortement courbée
en dehors, taillée obliquement à l'extrémité; à l'extrémité du côté interne et en dessous,
le tibia porte une saillie basse, obtuse.
®. — Ressemble exactement au mâle décrit ci-dessus.
Épigyne (Fr. 91) de forme parfaitement arrondie; sa moitié antérieure est une
plaque fauve, peu visible; sa moitié postérieure, une fossette, au fond de laquelle on
distingue deux tubes noirs disposés en V, el divisée incompletement en deux par une
avancée médiane de la plaque antérieure.
ARAIGNÉES. 79
Dimensions. — S', longueur totale : 10 mm.; céphalothorax : longueur, À mm.;
largeur, 3 mm. 5; pattes : [— 95 mm.; [Il — 22 mm.; III — 19 mm.; IV — 26 mm.
6 P 9
®, longueur totale : 10 mm.; céphalothorax : longueur, # mm.: largeur, 3 mm;
Date 6 mom. EE tem. EN enr L6
Le
Erurorte. — Barko, août 1904, 1 &:; Uomber, 8 août 190/h, 1 ©.
L'épigyne de la © ci-dessus citée correspond bien à la figure donnée par Bôsenberp
et Lenz, sauf un petit détail en ce qui concerne la carène médiane, que Je trouve lan-
Tetragonophthalma Stuhlmann Bôs. et Lenz.
Fig. 21, épigyne, X 35. — Fig. 22, , organe copulateur, X 35.
Fig. 23, . organe copulateur, vu du côté externe, * 39.
e
céolée à l'extrémité alors qu'elle est figurée tronquée droit; mais les dessins des deux
auteurs manquent un peu de précision, et c’est à cela qu'on peut attribuer cette légère
(P7 A DATE re *, { \ :
différence. Le mâle n'était pas connu, et la description que j'en donne complète notre
connaissance de l'espèce.
GENRE THALASSIUS E. Simon, 1885.
THALASSIUS INSULANUS, n. SP.
(Fig. 24.)
Q. — Couleur : céphalothorax fauve, concolore sauf une mince ligne marginale
brune qui ne dépasse pas en avant le sillon céphalique:; région oculaire noire; bandeau
80 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
portant une tache brune en forme de trapèze, ayant pour base inférieure le bord frontal
et pour base supérieure la première ligne oculaire; chélicères brunes, sternum, pièces
buccales et pattes fauves: pubescence d'un beau jaune doré sur tout le céphalothorax
(sauf le bandeau) et la face dorsale de l'abdomen; sur le bandeau, poils plus pâles,
clairsemés; les chélicères portent en avant des poils blancs longs et très fins; pubescence
de la partie inférieure du corps et des membres d'un gris blanchâtre, formée de poils
longs et fins.
Yeux : première ligne récurvée, les médians plus gros que les latéraux, séparés
entre eux par moins de leur diamètre, des latéraux par un espace encore plus petit:
seconde ligne récurvée, les latéraux plus gros que les médians; ceux-c1 à peu près
égaux aux médians antérieurs; médians postérieurs séparés des latéraux de la même
ligne par un espace environ égal au diamètre de ceux-c1; qua-
drilatère des médians plus long que large, et aussi large en avant
qu'en arrière; latéraux postérieurs plus rapprochés des antérieurs
que des médians postérieurs. |
Chélicères : marge antérieure armée de trois dents, dont la
médiane beaucoup plus forte; marge postérieure armée de trois
dents subépales.
Sternum en écusson, aussi large que long, hanches posté-
7 rieures contiguës.
Thalassius insulanus, n. sp. r 6
= : Pie ' y lé L SA Y
RD ee a Epigyne (fie. 94) formée d'une pièce fauve en fer à cheval,
le côté interne de cette pièce bordé de noir foncé luisant; le
milieu de cette pièce est creusé d’un sillon qui s'étend jusqu'a l'épigastre; l'espace
qu'elle renferme intérieurement contient une petite pièce fauve rouge lisse, peu
saillante.
Dimensions. — Longueur totale : 14 mm.; céphalothorax : longueur, 5 mm. 5; lar-
seur, 5 mm. 2; pattes : [= 24 mm.; Il — 25 mm.; II— 23 mm.; IV — 28 mm.
ArRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, ile centrale, 1 @ (type).
THALASSIUS RADIATOLINEATUS Strand.
T. radiatolineatus Strand, 1906, Zool. Anzeiger, XXX, p. 671.
Érmorie. — Bourka, 1 ©.
Cet exemplaire de forte taille correspond assez bien à la courte diagnose que Strand
a donnée de l'espèce, décrite du fleuve Mane.
ARAIGNÉES. 81
Famizze DES LYCOSIDÆ.
GExre OCYALE Audouin, 1825-1827.
OCYALE ATALANTA \udouin.
O. Atalanta Audouin, 1825-1827, in : Savigny, Égypte, Ar. XXII, p. 149, pl. IV, fig. 10.
O. Atalanta E. Simon, 1909, Ann. Soc. entom. Belgique, LUI, p. 42.
Evniorie. — Entre Dirré-Daoua et Harar; Endessa; Koulala; Kottouki-Dagaga.
Genre HiPpaAsa E. Simon, 1885.
Hippasa PARTITA (Gambridge).
Trochosa partita Cb., 1876, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 599.
Évuropre. — Laga-Harba, 15 septembre 1904, 4 9.
Gevre LYCOSA Latreaille, 1804.
LycosA RaFFRAyYI E. Simon.
L. Raffrayi E. Simon, 1896, Ann. Soc. entom. France, p. 76, pl. HE, fig. 25.
L. Raffrayi R. de Lessert, 1915, Revue Suisse de zoologie, vol. 23, p. 55.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Mont Loroghi, / individus non adultes.
Les exemplaires que j'ai sous les yeux ressemblent beaucoup au type, auquel j'ai pu
les comparer, si ce n’est par la taille qui est bien plus faible, le type étant une Araignée
aussi grosse que nos grosses Lycoses méditerranéennes. Mais je les soupçonne de ne pas
être complètement adultes, malgré la coloration du ventre et la présence d'un épigyne,
dispositions que présentent quelquefois les Lycoses de ce groupe dès l’avant-dernière
mue. Peut-être pourrait-on aussi évoquer l'influence d’une région bien différente, le
type provenant de Zanzibar où le répime est sans doute tout autre qu'au mont Loroghi;
c'est ainsi que, chez nous, nous observons, dans des années particulièrement sèches,
des Lycosa radiata de taille très réduite.
82 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze Des OXYOPIDXÆ.
Genre OXYOPES Latreaille, 1804.
OXYOPES FLAVIPALPIS (Lucas).
Sphasus flavipalpis Lucas, 1858 in : Thomson, Arch. Entomol... Il, p. 388, pl. XIIT, fig. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Kisumu, octobre 1905, 1 Q.
Il'est assez curieux de rencontrer en Afrique orientale une espèce décrite du Gabon;
c'est un des rares exemples du mélange des faunes des deux côtes de l'Afrique, les autres
étant présentés par exemple par l'Euprosthenops bayoansanus (Br. Cap.), l’Araneus rufi-
palpis (Lucas), le Menneus tetrasnathoides E.S., etc.
OXYOPES BOUVIERI, n. sp.
(PL. 4°, fig. 6 et 6 a, et fig. 25, 26, 27 dans le texte.)
S. — Couleur fondamentale : jaune fauve pâle: céphalothorax couvert d’écailles
disposées en bandes longitudinales de la manière suivante : une bande médiane
d'écailles d’un blanc nacré rosé très brillant, étroite en avant, un peu élargie en
arrière, puis viennent de chaque côté, une bande d'écailles noires, une bande d’écailles
blanches semblable à la médiane, mais plus large, une bande latérale d'écailles
noires, l’espace entre celle-ci et le bord est parsemé d’écailles blanches, le bord
est teinté de noir; l’espace interoculaire, noir, est recouvert d’écailles blanches, ainsi
. que le bandeau, celui-ci porte deux bandes grises tégumentaires prolongées sur
les chélicères ; de semblables écailles blanches se trouvent sur les pattes et sur l’ab-
domen; pièces buccales et sternum avec quelques petites taches noires, fémurs rayés
de gris longitudinalement; abdomen portant en dessus une bande jaune atténuée vers
l'arrière, côtés noirs mouchetés de jaune; ventre avec deux lignes grises convergeant
vers l'arrière. Téguments couverts de poils fauves fins, et de poils plus longs et plus
raides, noirs.
Yeux : les deux médians antérieurs séparés par un peu plus de leur diamètre, ainsi
que les latéraux antérieurs, ceux-ci sensiblement plus gros que tous les autres ; yeux de
la seconde ligne égaux entre eux et équidistants.
ARAIGNÉES. 83
Pattes portant des épines très nombreuses et très longues.
Patte-mâächoire (Fig. 26 el 27) : tibia court, son côté externe dilaté en une forte
apophyse conique, laquelle porte sur son pourtour une brosse de longs poils noirs très
raides; à l'extrémité du tibia, deux petites apophyses dentiformes coniques, courtes,
égales, l’une externe, l’autre inféro-externe; tarse très large à la base, fortement atténué
au sommet, en forme d’un triangle dont l'angle basilaire externe est prolongé en arrière
Oxyopes Bouvieri, n. sp.
Fig. 95, épigyne, x 35. — Fig. 26, organe copulateur, vu par-dessous, < 35.
Fig. 27, organe copulateur, vu par-dessus, * 35.
en une forte apophyse arrondie qui va rejoindre celle du tibia; bulbe plat, au côté externe
un lobe arrondi, de la base duquel part un style noir faisant le tour du bulbe du côté
interne.
Q.— Couleur : céphalothorax comme chez le &, pattes plus nettement rayées longi-
tudinalement de noir; abdomen entièrement couvert d'écailles blanches, portant en
dessus une bande jaune fauve triangulaire allongée; côtés noirs, ventre fauve avec une
bande médiane noire allant de l’épigastre aux filières.
Épigyne (Fo. 25) formé d’un petit rebord chitineux fauve rouge, en forme de crois-
sant, muni d'une petite pièce rouge un peu avancée en son milieu et de deux petites
stries semblables sur les côtés.
Dimensions. — &, longueur totale : 5 mm. 5. Céphalothorax : longueur,
2 mm. 5; largeur, 2 mm. 2. Pattes : Ï — 10 mm.; [I] —9 mm.; Il — 7 mm. 5;
IV — 10 mm.
®, longueur totale : 7 mm. 5. Céphalothorax : longueur, 3 mm.; largeur,
2 mm.
Évmiopre, — Tchafianani, 48 avril 1904, 1 &, 1 @ (types).
84
NUMÉROS
D'ORDRE.
9 =
IS
20
21
22
23
VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
TaBLEau DES ÂRAIGNÉES RECUEILLIES PAR M. Maurice De Rorascuaizp
4
EN ÉTHIOPIE ET EN AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
DÉSIGNATION DES ESPÈCES.
AVICULARIDE.
Ucosoripx.
Dinopis corniger Gerstecker. . ................:...
Uloborus phimipes Lucas. REC PER APRES
Dicryninz.
Henlla murahhs (LR) ER cree
ErEsin#.
Stegodyphus mimosarum Pavesi. ..................
Dresserus æthiopicus E. Simon. ..................
FinisraTinz.
Filistata pra E Sinon ne
SICARIDE.
Loxosceles Neuvillei E. Simon. ..................,
Scytodes æthiopica E. Simon .....................
Drassins.
Drassodes imbecillus L. Koch.....................
Drassodes lymrenE Simone
Allodrassus Pavesii E. Simon...............:.1...
Cithæron delimbatum Strand .....................
Zelotes Rothschildi (E. Simon)....................
Echemus Pavesui E. Simon ......................
Xerophæus coruscus (L, Koch}... . 2.12... 200.6
Pierotricha satulla E. Simon..."
Scotophœus nyrensts E, Simon... "1... 0.
Hersinunz.
Hersihia caudata Audouin .......................
Tueriounæ.
Theridion cuneolatum Tuligren................... È
Lithyphantes paykullianus (Walek.). ...............
Lithyphantes longurio E. Simon...................
ESPÈCES
a —"— ———
NOUVELLES.
ayant
une
LARGE
RÉPARTITION.
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CAORONCIICCH ECIICNC
eo = © se ss vof
CROATIE
+
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se...
connues seulement
D'ÉTHIOPIE
ou
D'AFRIQUE ORIENTALE.
+ +
+
+
+ +
+
() Une simple croix (+) placée dans celle colonne indique que l'espèce se rencontre dans une grande partie de l'Afrique; une
double croix (++) qu’elle existe dans d’autres parties du monde.
NUMÉROS
D'ORDRE.
10
42
ARAIGNÉES.
DÉSIGNATION DES ESPÈCES.
NOUVELLES,
ESPÈCES
ayant
une
LARGE
RÉPARTITION,
PT ——
connues seulement
D'ÉTHIOPIE
ou
D'AFRIQUE ORIENTALE.
Lithyphantes æthiopicus E. Simon..................
Latrodectus tredecimguttatus (Rossi)................
Latrodectus geometricus C. Koch...................
Enoplognatha procerula E. Simon. ................
ARGIOPIDE.
Typhistes elephas Dean ee RM A ve
Nephiamlipes Lutas. 2.20...
Lercoure Aninonti(Paves) ARR EURE
APHIOpescC ON lOLSRAN RER CR Te.
Aroiope usa ROISE ) EE Ne ©
Cyfophors aticola(Forse 4e 2. Le.
CycIostansAn (COS) Re.
Mangora nigrotæniata E. Simon ..................
Larinia decens Blackwall. .......................
Araneus rufipalpis (Lucas) . - 2. ........:.........
Gasteracantha milvoides Butler. ...................
Gasteracantha scapha (Gerst.)....................
Pseudartomis lobata E. Simon....................
Tuomisinz.
Runciniopsis flavida E. Simon....................
Thomisus spinifer Cambridge. . ...................
Xyshous prices Borland 6e, 000,0.
Monæses naradorus (Lucas). 0 2.
Tibellus Vossioni E. Simon ......................
CLUBIONID&.
Deleropsrodnts Lalrenles.. #07,
Selenops, Vernet, SIMON... ce ct
Eusparassus Walckenæri (Aud.)..................
Mistetarsumhs berlande........-.......1.......
Stasinoides æthiopica Berland.....................
Clubiona Rothschild Berland. ....................
Castaneira fusconiora Berland. ...................
Castaneira albomaculata Bean es Er re dre
Brachyphæa Simoni Bôs. et Lenz..................
Graptartia granulosa E. Simon ...................
Cornna maomberland 22% 0.0...
Medmassa hiekæ Berland........................
AGELENIDE.
Apelena funerea E. Simon. . .....................
Agelena leucopyga Pavesi .......................
ss...
ss 6 eos 0 ee
#8 0 ae 1 6 = 0
se es se + sn
ss es.
ss...
es...
..........
++
++
++
2 4 + >. 06 ee ee
ss...
tions este ete :ne
_.........
she ee ete e alei:e
+ + +
86 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ESPÈCES
NUMERO8 ; hr ET oe, ayant connues Den
DÉSIGNATION DES ESPECES. une D'ÉTRIOPIE
D'ORDRB. NOUVENLES: LARGE ss
RÉPARTITION. D'AFRIQUE ORIENTALE.
PisauRine.
Euprosthenops bayoaniana (Br. Gap.)...............
Euprosthenops lilaris (Ch). ere
Manpacusthysimæ Berland 2." en ne
Tetragonophthalma Stuhlmanni Bôs. et Lenz
T'halassius insulanus Berland
Lycosinz.
Ocyale Atalanta (Audouin)
Hippasa partta (Cambr).2%% 2.0.0. 0200.00
Lycosa Raffrayi E. Simon
Oxvorinæ.
Oxyopes flavipalpis (Lucas)
Oxyopes Bouvieri Berland
Sur 72 espèces recueilles, 27 sont nouvelles et constituent par conséquent un
appoint nullement négligeable à nos connaissances de la faune aranéologique de ces
régions. Mais, d'autre part, la forte proportion de formes nouvelles — plus d'un tiers
du total — indique clairement que nous sommes loin de connaître les Araignées
d'Afrique orientale suflisamment pour en tirer des conclusions autres qu'assez
générales.
Les deux régions visitées par M. de Rothschild sont géographiquement fort différentes
l’une de l’autre. L'Éthiopie ou Abyssinie, dans sa partie septentrionale et centrale, est
un massif montagneux coupé par de profondes vallées divergentes, qui se dirigent soit
à l'Ouest vers le Nil Bleu, soit au Nord-Est vers la mer Rouge (rivière Aouache) qu'elles
n'atteignent pas d'ailleurs, pas plus que n'atteint l'océan Indien la vallée qui prend
la direction Sud-Est, soit encore au Sud vers l'Afrique Orientale anglaise (rivière
Omo qui se jette dans le lac Rodolphe). Ce sont ces vallées, voies de pénétration du
pays, qui, en général, ont été suivies par les différentes missions.
Tout. autre est la seconde répion : l'Afrique Orientale anglaise. On peut la considérer
comme un plateau élevé, atteignant, assez près de la mer, une altitude de 1,000 à
2,000 mètres, dont il ne s'écarte plus beaucoup ensuite. Sur ce plateau s'élèvent des
montagnes volcaniques isolées (Kénya, Kilimandjaro-Meru, Elgon) et se creuse, plus
ARAIGNÉES. 87
près du Victoria-Nyanza que de la côte, une longue et large fosse, ligne de dislocation
du sol, orientée Sud-Nord, qui a reçu des Anglais le nom de Rift Valley, les deux
rebords étant nommés »escarpments »
: Le Ruft Valley est couvert sur tout son parcours de lacs de dimensions variables et
de volcans dont quelques-uns sont encore en activité. I se prolonge en Éthiopie, vers
Addis-Abeba, d'où cette longue fosse s'infléchit légèrement à l'Est pour atteindre la
mer Rouge par ce qu'on appelle la fosse abyssine. On conçoit qu’elle puisse constituer
une voie d'interpénétration des deux pays, la présence des lacs et des cours d’eau qui
en relient certains y entretenant une » végétation intense, tandis qu'au dehors la région
que traverse la frontière politique d' Éthiopie et d fre Orientale anglaise a un carac-
tère nettement désertique qui en fait une véritable barrière pour la plupart des éléments
de la faune.
Ayant indiqué sommairement la configuration du pays, voyons ce que nous savons
au sujet des Araignées. Bien que d'assez nombreuses missions aient parcouru
l'Afrique orientale, les deux régions envisagées ont été, en général, visitées isolément
et à des distances considérables, de sorte que nous manquons presque totalement
de renseignements sur une vaste étendue de territoire comprise entre les parallèles
° lat. Nord (Mont Elgon) et 8° lat. Nord (sud d’Addis-Abeba). Aussi l'intérêt serait
trés grand des missions qui auraient parcouru la région du Nord au Sud, ou inverse-
ment. Autant que je sache, trois missions seulement l’on fait, en ne tenant compte,
bien entendu, que de celles qui nous ont fourni des documents aranéologiques :
celle de Donaldson Smith qui, en 1894-1895, est allée d'Aden à Lama (2° lat.
Sud), en passant par les bords du lac Rodolphe ; celle de du Bourg de Bozas
qui, en 1902, a parcouru la région comprise entre Addis-Abeba et le lac Rodolphe,
en passant par le lac Abbaï et en. suivant une partie du cours du fleuve Omo; et
celle de von Erlanger, qui a parcouru l'Éthiopie centrale et méridionale en 1900
et 1901.
La mission M. de Rothschild vient done bien à point pour combler, en partie,
une lacune Heeties puisqu'elle à parcouru, d'une part, l'Éthiopie centrale,
de Dirré-Daoua à Addis-Abeba (9° lat. Nord), et qu'elle est allée, d'autre part, de
Nairobi, en Afrique Orientale anglaise (1° lat. Sud), jusqu'a Harar, en Éthiopie, en
passant par les lacs Rodolphe, Stéphanie et Abbaï (lac de la Reine-Marguerite), ce
qui équivaut pratiquement à une traversée Nord-Sud d’une bonne partie de l'Afrique
orientale.
® Voir à ce sujet : J. W. Grecory, The Great Rift Val- ® Donaldson Suiru, Through unknown African Coun-
ley, London, 1896; L. German, Mollusques terrestres tries, Londres, 1897.
et fluviatiles, 1920, in : Voyage de G. Babault en Afrique © D’Addis-Abeba au Nil, par le lac Rodolphe (La Géo-
Orientale anglaise. graphie, 1903, n°2, p. 91-112).
88 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD
On peut résumer ainsi qu'il suit les renseignements fournis :
Mission Donaldson Smith. — La plupart des Araignées recueillies l'ont été à Sheik-
Houssein, dans le pays des Galla, un peu au-dessous du 8° parallèle Nord. On peut
noter de cette localité une Aviculariide : Harpachra chordata Gerst., connue d'Afrique
Orientale anglaise (genre Pterinochilus actuellement), Nephila pilipes Lucas, Leucauge
undulata Vinson, Agelena leucopyga Pavesi, Lycosa Raffrayi E. Simon, décrite de Zan-
zibar; de la rivière Shebeli (7° lat. Nord), Hermippus loricatus E. Simon, connu du lac
Tanganyika.
Mission du Bourg de Bozas ?. — Je remarque particulièrement deux Avicularndes :
Cltotrema Zellineri E. Simon, du mont Fické (8° lat. Nord), et Pisenor bicalcaratus
E. Simon, de la rivière Anton (?), affluent gauche de l'Omo, et quelques Argiopides,
tels que : Leucaupe undulata Vinson et Nephila milipes Lucas, de Moulloul, au sud de
Harar (vers 8° 30’ lat. Nord); Nephila senegalensis Walck., du mont Fické; Argiope Lordi
Gambr., des environs de Harar et du mont Fické; Gasteracantha scapha Gerst., de Bia-
Ouoraba dans la vallée du Herrer (8° 45" lat. Nord).
Voyage de von Erlanger. — Cet explorateur a recueilli un matériel important, qui
a été étudié par Embrik Strand dans plusieurs mémoires séparés, parus dans divers
périodiques de 1906 à 1908. Les résultats de ces études, qui AJouent beaucoup à à nos
connaissances sur la faune de l'Éthiopie, sont tout à fait conformes à ce qui est exposé
1. E. Strand signale en particulier la présence de Gastéracanthes, de Néphiles, de
ee. à la hauteur d’Addis-Abeba.
Voyage de M. de Rothschild. — Aucune espèce nettement tropicale n’a été prise en
Ethiopie, mais, par contre, les espèces suivantes ont été recueillies en Éthiopie et en
Afrique Orientale anglaise :
Heæmilla mirabilis L. Koch. — Éthiopie (de Rothschild); Afrique Orientale anglaise
(Alluaud et Jeannel).
Drassodes imbecillus L. Koch. — Éthiopie ; Afrique Orientale anglaise : mont Loroghi.
Xerophœus coruscus L. Koch. — Éthiopie; Afrique Orientale anglaise : mont Nyiro.
Theridion cuneolatum Tullgren. — Ethiopie (de Rothschild); Afrique Orientale
anglaise (Sjüstedt, Alluaud et Jeannel).
Latrodectus eometricus G. Koch. — Éthiopie : Harar ; Afrique Orientale anglaise :
Kisumu.
Argiope sector (Forskäl). — Éthiopie : Laga-Harba, lac Abbaï; Afrique Orientale
anglaise : mont Loroghi.
U Loc. cit., p. 386-392. G) Deux localités portent ce nom en Éthiopie, selon la
® E. Smox, Etude sur les Arachnides recueillis au carte de la mission du Bourg de Bozas, une vers 8° 30°
cours de la mission du Bourg de Bozas en Afrique (Bull. lat. N. et une autre vers 9° 4o' lat. N.; c’est cette dernière
Mus. Hist. nat., 1904, p. 4h). qui est citée dans la mission M. de Rothschild.
#
ARAIGNÉES. 89
Araneus suedcola E. Simon. — Ethiopie : Katchinoa; Afrique Orientale anglaise :
Simba.
Selenops Werneri E. Simon. — Décrit de Gondokoro; Afrique Orientale anglaise
mont Loroght.
Nisueta sinilis Berland. — Éthiopie : Afrique Orientale anglaise : mont Nyiro.
Agelena leucopyga Pavesi. — Éthiopie ; Afrique Orientale anglaise : mont Loroghi.
. L'examen de ces trois courtes listes fait nettement ressortir les principaux caractères
200géographiques des deux régions envisagées.
Tout d'abord, 11 y a, semble-t1l, très peu d'échanges entre l'Éthiopie et l'Afrique
Orientale anglaise ; sur les 72 espèces recueillies par M. de Rothschild, 10 seulement
leur sont communes; encore deux d’entre elles ne peuvent guère être prises en considé-
ration, puisque le Latrodectus geometrieus est presque cosmopolite et que le Theridion
cuneolatum me parait être répandu dans une bonne partie de l'Afrique tropicale. Jai
tout lieu de croire que si l’on arrivait à dresser une liste faunistique assez complète des
deux pays, la proportion d'espèces communes aux deux régions ne s'éléverait guère.
Un autre fait digne de remarque est l'extension assez grande vers le Nord de certaines
des formes qu'on peut considérer comme faisant partie fondamentalement de la faune
tropicale. C’est ainsi que des Awculariidæ se rencontrent jusqu'au 8° degré de latitude
Nord, que des Néphiles, des Leucauges, des Gastéracanthes sont trouvées à la même
latitude; ces dernières remonteraient même plus haut, puisqu'on en a signalé de Khar-
toum (15° lat. Nord) et du nord de l'Éthiopie.
D'autre part, quelques éléments de la faune éthiopienne descendent vers l'Afrique
Orientale anglaise, mais dans cette direction ils semblent arrêtés avant d'avoir atteint
l'équateur : les espèces citées plus haut comme rentrant dans ce cas n'ont, en général,
pas dépassé la hauteur du mont Nviro ou des monts Loroghi: sur dix, trois seulement
ont poussé plus loin.
Les trois listes ci-dessus et Le tableau des espèces recueillies montrent que les formes
à grande répartilion se rencontrent presque uniquement dans les familles des Theri-
duide et des Argiopidæ et aussi des Uloboridæ qui ont les mêmes mœurs, c’est-à-dire
vivent sur des toiles placées dans les branches des arbustes ou dans les herbes. Ge
genre de vie les rend, plus que d'autres, propres à être disséminées de différentes
maniéres. On conçoit aisément, par exemple, que leurs cocons, placés au-dessus du
sol, dans des branchages, puissent être déplacés de proche en proche par des vents
violents, ou encore emportés au loin par les eaux fluviales qui arrachent toutes sortes
de végétaux au moment des grandes crues. Il est bien évident que les groupes qui
déposent leurs cocons dans le sol ou sous des pierres, comme c'est le cas pour des
familles entières, ne disposent pas de ces puissants moyens de dispersion.
Si nous envisageons maintenant les affinités de ces deux régions avec les régions
12
90 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
voisines, nous voyons que l'Éthiopie a une proportion considérable de formes égyp-
tiennes et, par conséquent, méditerranéennes. La vallée du Nil et Le Nil Bleu, voie de pé-
nétration toute naturelle, a dû jouer un rôle prépondérant dans cette infiltration Nord-
Sud. Quant à l'Afrique Orientale anglaise, on sait combien ses affinités sont étroites avec
l'Afrique du Sud; tout le long de la côte, depuis l'équateur jusqu'a Cape Town, se
trouvent les mêmes groupes, souvent les mêmes genres, avec des espèces très voisines;
l'histoire géologique de cette partie du globe est une explication suffisante de cette
parenté des faunes actuelles.
En résumé, l'Éthiopie et l'Afrique Orientale anglaise ont, l'une et l'autre, des carac-
tères bien distincts; des échanges peuvent avoir lieu entre elles, mais ils restent peu
au sens Zoogéographique du mot —
nombreux. La limite de la région éthiopienne
était placée par Wallace vers le tropique du Cancer : il semble qu'il faille la chercher
plus sensiblement au Sud; cette frontière, en tout cas, ne saurait être tracée avec
rigueur, elle est certainement franchie d’un côté comme de l'autre. L'Éthiopie, et prin-
cipalement sa partie méridionale, peut être considérée comme une région de transition,
et acquiert de ce fait une importance considérable.
BIBLIOGRAPHIE.
Une bibliographie très détaillée des Araignées d'Afrique a été faite récemment par R. de Lessert, à la
suite de ses trois études déjà parues sur des Araignées du Kilimandjaro et du Mérou; ce sont les travaux
suivants, très complets, et où l’on peut trouver toutes les indications désirables à ce sujet :
Lesserr (R. ve), 1919, Araignées du Kilimandjaro et du Mérou, Oryopidæ et Agelenidæ (Revue suisse de
Zoologe, XXIT, n° 11, index bibliographique, p. 522-539).
Lesserr (R. ne), 1916, idem, Pisauridæ (loc. cit., XXIV, n° 9, index bibliographique, p. 612-620).
Lesserr (R. DE), 1919, idem, Thomiside (loc. «it, XXNIT, n° 5, index bibliographique, p. 220-232).
ACARIENS,
PAR
ANTONIO BERLESE.
Les Acariens recueillis par M. de Rothschild dans l'Afrique orientale et méri-
dionale se rapportent aux trois sous-ordres des :
Cryptostigmata, Mesoshipmata et Proshomata. Ce dernier groupe est plus
nombreux en espèces et en genres.
Les Ixodes ont été étudiés par un spécialiste. (Voir le mémoire de M, Neumann,
ci-après. )
CRYPTOSTIGMATA.
Famizze DES NOTHRIDÆ.
TriBu DES NOTHRINI.
Genre NoTHRUS Koch.
1835, Koch, Deutsch. Crust. Myr. und Arachn., fase. 2 (typus : N. echinatus K.).
NOTHRUS ROTHSCHILDI, n. sp.
(PL A°, fig. 2.)
N. fulignneus, elongatus, abdomine, ad dorsum bene excavato, marginibus elevatis, tuber-
culis utrinque octo, medocribus, seta flagelliformi, sat brevi terminatis. Ad 1700 pe long:
6oou lat. Habitat in Aethopia, Kounln.
92 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Cette espèce rappelle le N. spinger Koch d'Europe, bien qu'il y ait beaucoup de diffé-
rences entre les deux. Elles se rapprochent surtout par la présence de tubercules cylin-
driques et longs, disposés sur le bord relevé de l'abdomen. Mais, chez N. spuuger, ils
sont au nombre de sept de chaque côté et très longs; chez N. Rothschld, au contraire,
il y a huit tubercules courts. La longueur des poils saillants des tubercules est aussi très
différente, puisque chez N. spuuger 1ls sont très longs, c'est-à-dire presque aussi longs
que l'abdomen, tandis que chez N. Rothschildi ils sont très courts, et ne mesurent que
le quart environ de la longueur de l'abdomen. Il y a d’ailleurs plusieurs autres carac-
tères différentiels remarquables. Le N. Rothschildi est d'une taille moyenne, ayant
presque 2 millimètres de longueur. L’abdomen est allongé, un peu cordiforme, anté-
rieurement rectiligne et postérieurement presque anguleux. Le dos est très excavé, à
bords tranchants. Je ne vois pas de plis particuliers, à dessin reconnaissable au fond
représenté par la région dorsale de l'abdomen. Les bords relevés de celui-ci portent de
chaque côté huit tubercules, mais les antérieurs sont très courts, les autres graduelle-
ment plus longs, au fur et à mesure qu'on s'approche du bord postérieur de l'abdomen,
qui n'est dépourvu de lubercules que dans une partie très limitée, au milieu même
du bord.
Le premier de ces tubercules est assez saillant, pourvu au sommet d’une forte épine,
et se trouve exactement sur l'angle antéro-latéral. Le deuxième tubercule, très court,
rapproché du précédent, le long du bord élevé de l'abdomen, est aussi pourvu d’une
petite épine au sommet. Le troisième est très éloigné du second, placé exactement au
niveau de l'insertion des pattes de la 4° paire, endroit où l'abdomen atteint le maximum
de sa largeur, et porte un poil courbé en arrière, de moyenne longueur. Le quatrième
tubereule, qui a un poil semblable, tourné en arrière et en bas, est placé presque
exactement à égale distance du troisième tubercule et du dernier. Les quatre derniers
tubercules, qui ont des poils modérément longs et ondulés, sont rapprochés l’un de
l’autre et occupent un endroit du bord de l'abdomen qu'on peut appeler + latéro-posté-
rieur», c'est-à-dire situé entre le bord latéral et le bord postérieur de l'extrémité même
de l'abdomen.
Le bord abdominal antérieur ne présente ni tubercules, ni poils, de même que la
surface dorsale de l'abdomen. Les appendices pseudostigmatiques sont pyriformes, très
courts el presque entièrement cachés dans les fossettes pseudostigmatiques. En avant de
celles-ci, trois tubercules pilifères sont disposés en deux rangs longitudinaux, parallèles,
presque sur les bords du céphalothorax. Les tubercules Les plus rapprochés des fossettes
pseudostigmatiques sont très courts et portent un poil courbé très court; ceux du
milieu , placés un peu au-dessus de l'insertion des pattes de la première paire, sont un
peu plus longs et portent également un poil plus long au sommet; enfin les deux anté-
rieurs, placés aux côtés de l’apex du céphalothorax, comme dans toutes les espèces
ACARIENS. 93
du même genre, sont cylindriques, très longs, placés bien au delà du bord anté-
rieur du céphalothorax; ils portent un long poil recourbé, dirigé en avant, puis en
arrière.
Les pattes, de même que dans les autres espèces de ce genre, sont longues, armées
de poils forts et nombreux, en forme d’épine; les tarses sont triongulés.
La couleur est noire, mais l'abdomen est un peu moins foncé, c’est-à-dire marron
fuligineux.
Eruiorte. — Kounhi, trois exemplaires.
Je dédie cette belle espèce à M. Maurice de Rothschild, qui a recueilli les Acariens
décrits 1c1.
Favizze Des PTEROGASTERIDÆ.
TriIBU DES ORIBATINI.
GENRE PELORIBATES Berl.
1908, Berlese, Redia, vol. 5, p. 3 (typus Oribates peloptoides Berl., Austro-America).
PELORIBATES HUMERALIS (Herm.).
Notaspis humeralis Hermann, Mém. Apt., p. 92, tab. IV, fig. 5.
Murcia rubra Koch, Deutschl. Crust. Myr. und Arachn., fase. 31, t. 30 (Nympha).
Oribata lapidaria Lucas, Expl. Mgérie, An. artie., p. 318,1. 22, fig. 11.
Oribata lapidaria Nicolet, Arch. Mus. Hist. nat., vol. 7, p. 437, pl. 5, fig. 6.
Oribates humeralis Canestrini e Fanzago, Acar. it., p. 16.
Oribata lapidaria Michael, Brit. Orib., vol. [, p. 280, tab. V, fig. 1-5.
Oribates humcralis Berlese, Acar. Myr. Scorp. Ttal., fase. 3, tab. 4,
Oribates humeralis Canestrini, Acarof. ital., p. 15.
Oribata lapidaria Michael, Das Tierreich, Acarina, Oribatide, p. 14.
Non Oribates humeralis Koch, Deutschl. Crust. Myr. und Arachn., fase. 30, n° 18.
Cette espèce, commune sur les plantes, et que l'on trouve en Italie, particuliérement
sur les oliviers et sur les orangers, est très répandue dans l'Afrique, spécialement dans
la région septentrionale.
Ervniopte. — Ouotchocha, plusieurs exemplaires.
94 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
MESOSTIGMA TA.
Fawie Des PTEROPTIDÆ.
GENRE PTEROPTUS Duf.
1832, Dufour, Ann. Sc. nat., t. XXV et XXVI (typus : Acarus vespertilionis L.).
PTEROPTUS VESPERTILIONIS (Linné).
Frisch, Insect. d'Allemagne, VIE, t. 7.
Pediculus vespertilionis Linné, Fauna Suec., 1751.
— Baker, Employm. f. t. microscope, p. 406, tab. XV, fig. E,F, G.
Acarus vespertilionis Scopoli, Entom. carniol., 1051.
— Geoffroy, Hisl. Ins. env. Paris, 2° édit., I[, p. 627.
— Fabricius, Sp. Ins. 2, p. 487, n° 15; Mant. Insect. Il, p. 393, n° 19.
— Linné, Syst. nat., édit. XIIE, p. 2927, n° 09.
— Hermann, Mém. Apt., p. 84, tab. I, fig. 14; tab. IX, fig. G,H, IL.
Pteroptus vespertilionis Dufour, Ann. Se. nat., t. XXVI, p. 98; t. XXV, pl. IX, fig. 6-7.
— plurimi ali auctores.
Eraiopix. — Harar. 1 © sur une Chauve-Souris (sp.?).
Fawiize Des LÆLAPTIDÆ.
TRIBU DES L'ÆLAPTINI.
Genre LÆLAPS Koch,
Sous-GENRE HÆMOLÆLAPS Berlese.
1911, Berlese, Redia, vol. VIT, fasc. 2, p.261 (typus : Lælaps marsupialis Berlese).
Chela fæmine dguto fixo appendicula articulata, quadam . spiniform, plerumque transverse
direcla, interne armato. Supites maxillarum intersese omnino (usque ad rostri basim) discret,
AGARIENS. 95
viltam (gularem) reliquentes, membranaceam , nudam, vel spunuls antrorsus dérectis armatam.
Secundi paris pedes in fœmina spinis validis inferms, in sepmentis omnibus (præter 1° et
secundo) calcaribus subsimilibus armatis. Cælera satis ut in gen. Hypoaspis. Subparusiti,
sive hiberi, tamen aliquando super Mammalia occurentes et parasitr.
Species lypica : Lælaps (Hæmolælaps) marsupialis Berlese.
Observations. — Parmi les Lælaphmi, on remarque quelques espèces vraiment
parasites. Elles appartiennent au vrai genre Lælaps, dont le type est le L. anis K..
commun sur les Souris; mais cette tribu renferme aussi plusieurs espèces occasion-
nellement parasites.
Ainsi, par exemple, le même £ulælaps stabularis se trouve souvent sur les Souris, et
on l'a accusé de pseudoparasitisme aussi sur l'Homme, tandis que c'est une espèce par-
faitement libre, commune, comme on sait bien, dans les étables.
Le groupe des Hæmolælaps, comme l'indique le nom, comprend des formes qu'on
trouve Le plus souvent sur les Mammifères, se nourrissant de leur sang et de leurs
sécrétions cutanées. Elles sont toutes caractérisées par des particularités visibles dans le
rostrum et dans les pattes, spéciales à tous les représentants du genre.
Ainsi le rostrum montre les chele de la femelle armées, dans leur doigt fixe
(lequel, dans quelques espèces plus décidément parasites, est mou, membraneux, comme
on le voit précisément dans L. H. marsupiahs), d'un petit appendice stylifofme, fusi-
forme, articulé à la base, inséré perpendiculairement au tiers distal de ce doigt. La
position de ce petit appendice est telle, que, si l'on regarde les pinces du côté dorsal
ou ventral, on voit cet appendice se diriger transversalement en dehors, apparaissant
tout de suite très facilement. Dans lhypostome, les corniculi ne sont pas articulés à la
base; les shipites ne sont pas contigus le long de la ligne médiane, mais reliés entre eux
par une bande de peau mince (wtta gularis) occupant un espace étroit linéaire. Dans
certaines espèces, cette bande est armée de fines petites épines (qui ne sont pas arti-
culées à leur base) disposées en séries transversales et dirigées en avant; dans d’autres
espèces, cette bande est lisse. Les pattes de la deuxième paire sont armées, dans les
deux sexes, de fortes épines, presque des éperons, et ces épines sont généralement au
nombre d’une sur le fémur, de deux sur le genou, de deux aussi sur le tibia, et quelque-
fois 1 en existe même sur le tarse; elles sont insérées sur le côté intérieur des deux
articles. Ce caractère rapproche le genre des Androlælaps.
Les caractères des écussons ventraux, du péritrème, ete., rapprochent les femelles
des Hæmolælaps de celles des Hypoaspis. Parmi les mâles, je ne connais que celui du
Lelaps (Hæmolælaps) casalis, qui n’est pas trop différent des Hypoaspis et des Eule-
laps, etc.
96 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
LæÆLAPS (HÆMOLÆLAPS) CALLOSUS, n. sp.
(PI. À°, fig. 5 b; PL. À”, fig. 5, 5 a.)
Q. Testaceus, ovals; sets spumformibus, mediocribus, præcipue postice, ornatus. Pedum
anticorum femur inferne callo subrotundo, chitineo, tuberiformi, sat obscuro auctum. Vitta
gularis obsolete spinuligera. Chela dioitis curtis el robushs, appendicula joluform, basi lata,
sub apicem retrorsus, juxta dhoitum mobilem deflexa.
Ad 640 p long.; 410 pu lat.
Habitat super Lophuromys zena; Africa orentals.
Observation. — On reconnait tout de suite cette espèce, qui est bien distincte de
toutes les autres du même genre, par la callosité singulière, à la façon d’un tubercule
presque rond, plus foncé que la patte et très prononcé, que l'on rencontre du côté
interne du fémur de la première paire. Dans la même patte, la face dorsale du tarse
est notablement épaisse.
Toutes les pattes sont armées de poils en forme d'épines, un peu plus longs sur les
larses; les épines de la face interne de la seconde paire de pattes sont particulièrement
robustes, et cela en conformité des caractéristiques du sous-genre.
J'observe que dans cette espèce le sternum est soudé, sans sutures visibles, dans sa
partie médiane, avec l’écusson jugulaire, qui est unique, avec des limites antérieures
se perdant dans la peau jugulaire, comme on observe dans d’autres espèces du même
sous-penre.
La villa gularis porte des épines si petites et incertaines que l’on ne peut pas bien les
reconnaitre; aussi la peau semble presque lisse. De même, les appendices de la pince
présentent une conformation spéciale. En effet, ils sont lancéolés, et la partie basilaire
est très allongée, mais sa moitié apicale, plus amincie, tronquée à l'extrémité, fait un
angle droit avec la précédente, se retournant en arrière parallèlement au doigt mobile.
Les doigts de la pince sont très chitineux, robustes et larges. Le doigt mobile, plus
large et plus long que le doigt fixe, porte une grosse dent dans son liers apical, tandis
que le sommet même est fortement recourbé en fauaille. Le doigt fixe a trois dents
robustes dans son tiers distal, et l’appendice est articulé entre le dernier et l'avant-
dernier. La plaque génito-ventrale, peu éloignée de l’écusson anal, est presque rectan-
oulaire et occupe une grande partie du ventre, s'étendant bien au delà des pattes de la
quatrième paire. Le ventre est armé, autour de la plaque anale, de poils en forme
d'épines assez longues et robustes.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 Q recueillie sur Lophuromys zena.
ACARTENS. spl
LÆLAPS (HÆMOLÆLAPS) MURINUS Berlese.
(PL A6, fig. 6 a; PL A’, fig. 6.)
L. H. murinus Berlese, Redia, vol. VII, p. 135.
La diagnose donnée dans Reda (loc. cul.) est la suivante :
Q. Badius, ovals, sat latus. Vitta gularis, haud denticulis armata. Pilus postanals
medrocris. Spinulæ pedum secundi paris eæiles, subfihformes. Pih dorsuales el maroinales
corporis medhocres. Chela digiis ambobus bene clutineis, concoloribus, appendicula digit fier
fusiformr, bas lata, apice autrorsus incurva. Mas 1onotus. Ad 1070 x long.; 800 y lat.
Cette espèce se distingue des congénères connues jusqu’à présent (L. H. marsupiahs
Berlese, d'Australie; L. H. centrocarpus Berlese, de la Somalie anglaise; L. H. inops Ber-
lese, de Nigeria (Afrique); L.H. Farhenhol:1 Berlese, d'Allemagne: L. H. callosus Berlese,
d'Afrique) par sa taille, son corps délicatement velouté, les pattes de la deuxième paire
armées d’épines peu robustes, ayant presque l'aspect de poils forts, la forme de l'écusson
génito-ventral de la femelle, la pince mandibulaire armée et la bande gulaire tout
à fait dépourvue de poils ou d'épines.
Je ne connais pas le mâle.
V4 es . c \
Ermorie. — 1 © recueillie sur une Souris (gen. ? sp. ?).
Sous-cENRE HYPOASPIS Can.
1885, G Canestrini, Acarofauna italiana, p. 80 (typus : Hypoaspis Krameri Can. ).
LæLAps (HyYPoasPiS) MYRMOPHILUS Michael.
Lelaps myrmophilus Mich., Proc. Zool. Soc., Lond., déc. 1891, p. 638, lab. h9 et Bo.
— Moniez, Re. biolog. Nord France, VI, n° 6, p. 201.
— Leonardi, Soc. Ven. Trent. Sc. nat., 1896.
— Wasmann, Tijdschr. v. Entom., XLIT.
L'espèce, myrmécophile, est répandue dans toute l’Europe.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 Q, dans un tube avec beaucoup d'Erythræus, portant
seulement l'indication suivante : + Source d’eau chaude ».
13
98 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Fame DES GAMASIDÆ.
TRiBU DES HOLOSTASPINI.
Genre NEOPODOCINUM Oudemans.
1902, Oudemans, Tÿdschr. v. Entom., vol. 45, p. 4, 8, 24.
1905, Idem, ibid., vol. 47, p. 115.
Le genre a été institué par M. Oudemans et publié dans le périodique ci-dessus cité,
le 10 septembre 1902, et le type a été le Lælaps Jaspersi, décrit déjà par le même
auteur dans le même périodique en 1900 (20 octobre). Néanmoins les caractères du
genre, comme les décrit M. Oudemans en 1905 (loc. cit.), sont inexactement rapportés.
En effet, l’auteur, ayant inclus dans le genre une nouvelle espèce (c’est-à-dire le Veo-
podocinum Nederveenr, dont il décrit seulement le mâle, et qui est au contraire un vrai
Mepalolælaps), attribue aux Neopodocinum mâles des ambulacres à la première paire
de pattes, tandis que les femelles ne les auraient pas. Evidemment cela n’est pas pos-
sible, et en effet ce n'est pas ainsi, comme le démontre le vrai mâle du Veopodocinum
Jaspersi, que j'ai trouvé très commun, avec ses femelles et ses formes jeunes, sur des
Catharsius de plusieurs espèces des Indes orientales et de Java.
En outre, N. Jaspersi et N. Vosi doivent être considérés comme la même espèce, car
cette dernière est instituée pour des formes jeunes de la première.
Pour ce qui a trait aux affinités du genre, 1l est trop éloigné des Podocinum pour que
ceux-e1 puissent être de quelque manière rappelés à la mémoire, tandis qu’on doit au
contraire rapprocher ces Neopodocinum des Macrocheles, avec lesquels ils peuvent
prendre place dans un groupe avec d’autres senres, que j'ai institués récemment et qui
tous sont près du genre cité, plus ancien, et dont le type est le M. marginatus (Herm.).
Dans le genre Neopodocinum, 11 n’y a donc actuellement que deux espèces :
Sat latum. Venter crea anum dense villosus : N. Jaspersi Oudemans (N. Vosi Oudem.);
Subrectangulo-ovatum, sat elongatum. Venter cirea anum pis raris ornatus : N. afrum,
Ne sp.
CARACTÈRES DU GENRE NEOPODOCINUM.
I est utile de corriger la diagnose du genre comme suit :
Truncus ovatus, postice rotundatus, sat bene ad humeros angulatus. Seuta pedesque bene
chatinea. Scutum dorsuale integrum, dorsum fere totum obtegens, postice rotundatum. Epistoma
ACARIENS, Di
in appendicem styhformem, apice acutiorem, perlongam , submollem, undique bene cihatulam ,
plus minusve deorsus reflexam desinens. H ypostoma® corniculis bene evoluts, comcis, lacimuis
ad latera ligule tantum flagelhformibus, cihatis. Mandibule chela robusta et brew, flagello
ad basim digiti mobilis perlongo, cihato. In mare calcar adest bene manfestum, deorsus et
retrorsus dérectum , e medio divito prominens et varie conformatum, sat breve. Pedes robusti ;
antici tarso sat brevi, ambulacro destituto, setis aliquot ad apicem ornato. In marr pedes
secundh paris validrori calcari in femure armatr, in utroque sexu, autem, larsi secundr parts,
ad dorsum et apice, spuus calcariformibus perrobustis armat. Pedes primi paris genu ad
dorsum gibboso spinisque aliquot aucto. Scutum anale parvum, cordhiforme, a gemitale bene
discretum. In fœmina seutum genitale vix post quartas coxas productum ; seutum sternale
strictum et subuithforme; in mari cordiforme, inter, quartas coæas (intersese approximatas)
desinens.
Pili plures ventrales circa anum subfusiformes, parte basali latiore lacimata, cætera parte
flagelliforme. In pullis jumoribus etiam pi dorsuales magnr et omnes lacimialo-ciliatr.
Species typica : N. Jaspersi Oudem.
NEOPODOCINUM AFRUM, n. Sp.
(PI. 4°, fig. 3, 3 a.)
Fœmina subrectangulo-ovata, sat elongata; pilis in ventre, circa anum, paucioribus. Ad
1380 u long.; 900 fa lat.
Habitat in Rendile : Lasanu. Africa orientale angle.
Observations. — Les deux espèces de Neopodocinum connues Jusqu'à présent et que
j'ai rappelées ci-dessus, dont l’une est asiatique (NV. Jaspersi), l'autre africaine, sont très
semblables entre elles, et ce n’est qu'après un examen attentif, limité même aux villo-
sités du ventre, que les deux espèces peuvent se différencier, bien qu'elles apparaissent
différentes par la taille et surtout par la forme du corps.
Dans le N. Jaspersi, le corps est un peu plus large, particulièrement vers le milieu,
c’est-à-dire à peu près à l'insertion des pattes de la troisième paire. La longueur du
tronc étant égale dans les deux espèces et, au contraire, la largeur un peu différente
(chez N. afrum, 1380 pe, et chez N. Jaspersi, à peine 1300 g), il arrive ainsi que le
N. afrum a un aspect plus allongé du N. Jaspersi et, en outre, avec ses flancs rectilignes,
il présente une forme vraiment rectangulaire, arrondie en arrière, tandis que le NV. Jas-
persi est plutôt ovale, cordiforme.
® Le dessin de l’hypostome de N. Jaspersi donné par autres petites cornes, que l’auteur a dessinées à côté des
M. Oudemans n’est pas exact; en elfet, les lactiæ latérales grandes, vers l'extérieur, n'existent pas.
de la languette sont différemment conformées et les deux
100 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
On trouve une différence sensible dans les poils du ventre, placés autour de l’écusson
anal, qui présentent la même forme dans les deux espèces, mais sont en petite quantité
chez N. afrum, tandis qu'ils sont nombreux et épais chez N. Jaspersi.
Il y a aussi d’autres différences moins saillantes, par exemple dans le développement
des épines des pattes ou des écussons ventraux, comme on le voit surtout dans les tarses
de la deuxième paire, où les grosses épines, semblables à des éperons, celles du sommet
plus grandes que les deux autres du dos du tarse, sont plus courtes et moins aiguës
dans N. afrum que dans N. Jaspersi. Ainsi les trois grosses et courtes épines situées sur
le troisième article (genu) de la première paire de pattes, dans la région dorsale (qui
est quelque peu relevée, en bosse), sont plus robustes et ciliées latéralement chez N,. Jas-
persi, ce qui ne se présente pas chez N. a/rum, où les mêmes épines sont petites.
®. — En dehors de ces différences, les caractères de cette espèce sont les suivants :
Corps ovale rectangulaire, arrondi en arrière en demi-cercle, avec les épaules à
angle obtus, bien sensible. L'écusson dorsal, dont la forme suit exactement celle du
corps, déjà indiquée, couvre presque tout le dos, laissant voir seulement une bande
très étroite de téguments plus minces à l'extrémité du bord postérieur du tronc. L’écus-
son dorsal porte, au vertex, deux poils cylindriques, ciliés, très courts et gros, dirigés
en avant. Les autres poils de l'écusson sont plus longs et fins, de moyenne grandeur;
mais ils sont rares; on en trouve de pareils sur l’extrême bord postérieur, où ils sont plus
épais et légèrement arqués.
Ces poils, aussi bien que ceux qui se trouvent sur le ventre, autour de l’écusson
anal, sont conformés d’une façon spéciale, c’est-à-dire sont presque fusiformes, élargis
et ciliés dans le tiers basal; graduellement amineis. nus et recourbés à l'extrémité.
Parmi les écussons ventraux, la plaque sternale est environ deux fois plus large que
longue, trapéziforme et avec le bord postérieur fortement échancré, en angle presque
droit. Ce sternum est marqué d’une ligne transverse, parallèle au bord antérieur, et
porte aussi six poils médiocrement longs et robustes, deux sur Île bord antérieur, deux
sur les angles entre les deuxième et troisième paires de pattes, et deux sur les angles
postérieurs.
L’écusson génital est en trapèze, avec le bord antérieur peu visible, cilié au niveau de
ligne, entre les coxæ des troisième et quatrième paires; le bord postérieur, légèrement
arqué en arrière; tout de suite après, les hanches de la quatrième paire de pattes. Près
de ce bord, cette plaque porte deux poils simples de moyenne grandeur.
L'écusson anal est cordiforme, ovale, un peu allongé, avec deux poils de moyenne
grandeur aux côtés de l'ouverture et un poil très court en arrière de celle-e1.
Les pattes sont toutes robustes et armées de très fortes épines et de quelques poils.
Ces épines sont plus robustes dans la deuxième paire de pattes, particulièrement du
ACGARIENS. 101
côté inférieur des segments et sur la face dorsale du tarse; elles sont, à cet endroit.
tellement fortes qu’elles rappellent les éperons proprement dits. Trois épines surtout
sont robustes, une au sommet, l’autre à la moitié du tarse, presque à son bord inférieur,
la troisième à la base de celui-ci, également du côté inférieur. Près de ces épines, qui
sont deux ou trois fois plus longues qu'épaisses, et très robustes, on trouve quelques
autres épines plus petites.
Couleur rouge-brun, sur les écussons, rostrum et pattes plus foncées. Longueur,
1380 pu; largeur, 400 y.
S inconnu.
Nymphe femelle. — J'en ai trouvé trois individus. Elle est semblable à celle du N. Jus-
persi (figurée par M. Oudemans sous le nom de N. Vosi), mais elle est de forme plus
rectangulaire et allongée, c’est-à-dire en tout semblable à la femelle. Toutes les autres
différences, déjà indiquées pour les femelles des deux espèces, se rencontrent aussi dans
leurs nymphes.
L’exemplaire jeune que j'ai sous les yeux est un peu plus grand que celui du N. Jas-
persi, mesurant 1100 y en longueur et 700 ge en largeur (tandis que N. Jasperst me-
sure 900 x en longueur et 700 y en largeur, et est cordiforme).
Couleur jaune terreux foncé. Recueilli avec l’adulte.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami.
Get Acarien a été probablement recueilli sur quelque Scarabée; mais cela n’est pas
indiqué dans la collection, dans laquelle l'étiquette porte simplement les notes rappor-
tées ci-dessus, touchant l'habitat. J'ai vu un seul exemplaire sexué.
PROSTIGMATA.
Fauizze DES ERYTHRÆIDZÆ.
TRIBU DES ERYTHRÆINI.
GENRE ERYTHRÆUS Latreille.
1797, Latreille, Gen. Crust. et [ns.
ERYTHRÆUS sp. ?
Quelques individus ont été recueillis dans l'Afrique Orientale anglaise; ils étaient
contenus dans un petit tube, avec l'indication : « Source d’eau chaude»; mais ils étaient
en si mauvais état, que je n'ai pu les déterminer avec certitude.
102 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE ABROLOPHUS Berlese.
1893, Berlese, Acar. Myr. Scorp. Ital., Prostigmata, p. 87 (typus : Rhyncholophus quisquiliarum
Berl.) [ex Herm?].
ABROLOPHUS HUMERATUS, n. Sp.
(PI, A, fig. 4e, 4 d; PL À”, fig. 4, ha, 46.)
Cinnabarinus, sat civite ovatus, valde humeratus; pedibus anhcis el posticis corpore multo
longioribus, tarsis cæteris sepmentis aliquanto latoribus va ut pedes subclavati adpareant.
Crista metopica areola antica in mucronem comicum, lonptusculum producta. Pi corporis,
barbatulo-plumost, variæ mapnitudinis, quod plures sint minores, inter quos, æquechssili el
minus numerost ali sunt, supradictis saltem triplo longwores el robustores. Ad 1300 14 long. :
850 y lat.
Habitat. — Kounh; Ouotchocha.
Observations. — L'espèce rappelle À. miniatus (Herm.) d'Europe, par sa forme et la
longueur de ses pattes, mais les tarses sont proportionnellement moins larges; la patte
n’a pas la forme caractéristique en massue, qui a fait donner par Koch à À. mimatus
le nom de rhopalicus. En effet, le tarse de la 1°° paire, qui est le plus grand de tous,
est d’un tiers seulement plus large que l’article précédent, et il n’est pas plus épais que
le troisième article des mêmes pattes. Les tarses antérieurs sont ovales et environ trois
fois plus longs que larges.
La forme caractéristique du corps fait distinguer tout de suite cet Abrolophus de
A. miniatus et de la plus grande partie de ses congénères. En effet, 1l est très large,
spécialement aux épaules, c’est-à-dire un tiers moins large que long, et les épaules sont
arrondies et très proéminentes, ce qui lui a valu son nom spécifique.
La crête métopique embrasse, avec son aréole antérieure, un prolongement mem-
braneux demi-transparent, qui rappelle le nasus de quelques Trombidini, et qui a une
forme conique; 1l est néanmoins trés court.
Le duvet du corps est caractéristique. En effet, 1l résulte en grande partie de poils
minces, longs de 10 à 30 , revêtus de rares barbes, comme on voit dans À. qusqui-
larum (Herm.). Mais, parmi ces poils, sont uniformément parsemés d’autres poils
presque trois fois (de 100 à 110 p de longueur), plus grands et gros, également
barbus. Les palpes ont un appendice très court, mais moins court que dans À. quisquu-
liarum, et en forme de papille, comme dans cette dernière espèce. Get appendice est
ACARIENS. 105
légèrement conique et ne dépasse pas le sommet de l'ongle. Pour la longueur des pattes,
dans un individu de 1300 y de longueur du corps pour 850 y de largeur, les membres
antérieurs mesurent 1850 y et les postérieurs 1800 y.
r 1] L1 .
Évurorie. — Kounhi; Ouotchocha; plusieurs exemplaires.
GENRE ACHOROLOPHUS Berlese.
1893, Berlese, Acar. Myr. Scorp. Kal., Prostigm., p.87 (typus : Trombidium trimaculatum Herm.).
ACHOROLOPHUS SIMPLEX, n. Sp.
(PI. A, fig. 1.)
A. elongatus, pedibus intersese crassite subæqualibus, tarso elongate ovali, circiter triplo
longiiore quam lato; pilis corporis valde elonpate fusiformbus, willosis, pedum autem ex dua-
bus staturis, elonpatius comcis, ex 1shis pauas erechs, sat gracilibus. Propter pilos trunci
concolores fubigineos macula nulla in corpore versicolor est manifeste.
Ad 1900 à lonp., 1000 lat.
Habitat in Ætlropna : Kounln.
Observation. — En dehors de quelques espèces de ce genre qui, comme VA. trémacu-
latus (Herm.), VA. quinquemaculatus (Stoll.), sont tachetés de blanc sur le dos, très
visiblement dans le fond foncé, les autres Achorolophus connus jusqu'à aujourd'hui sont
très difficiles à distinguer entre eux, leurs caractères différentiels se montrant souvent
peu marqués et peu précis.
Pourtant la forme du trone peut offrir parfois une bonne particularité, puisque,
par exemple, À. nemorum est plus court et large qu'aucune autre espèce. Pour toutes
les autres espèces, qui sont plus ou moins allongées, la différente grosseur des membres
sera utile pour la détermination spécifique, puisque, dans quelques espèces, les pattes
postérieures sont plus grosses que les autres; les proportions des tarses antérieurs, et
leur forme, sont différentes, aussi bien que la forme des poils du tronc et des membres
et leur longueur, etc. Au contraire, l'examen des palpes ou des autres parties du rostre
ne permet pas de bien différencier les especes.
La grandeur de ces Acariens n'est pas un caractère valable, car de jeunes animaux
et des adultes, qui naturellement différent entre eux par leur taille, ont les mêmes
caractères morphologiques. Ainsi on ne peut comparer une espèce avec l’autre qu'en
prenant des exemplaires du même âge, lorsqu'on veut recourir à la grandeur comme
104 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
caractère diagnostique; mais la grandeur peut être un bon terme de comparaison seu-
lement pour les espèces où ce caractère est très prononcé.
L'exemplaire de cette espèce que j'ai sous les yeux, et qui est unique dans la collec-
Hon, ne me parait pas adulte: par conséquent, toutes les mesures doivent être consi-
dérées relativement l’une à l’autre, comme pour établir des proportions, et n’ont donc
pas une valeur absolue.
Il n’y a pas de caractère saillant qui puisse bien fixer l'espèce; mais on voit que celle-
ci est différente, par quelques petites particularités, de toutes les espèces déjà connues;
ce n'est que pour cela quil me semble pouvoir la considérer comme nouvelle.
En voici la description :
Facies de A. trimaculatus, mais de couleur uniforme. Corps ovale allongé, deux fois
environ plus long que large, et revêtu par des poils épais, fuligineux, fusiformes, trés
allongés, couverts de barbes épaisses, et mesurant au maximum 50 x de longueur.
Les poils procumbants qui sont sur les pattes ont la même structure, mais 1l sont plus
fins et plus longs (70-80 x). Les poils plus fins, presque incolores, de la longueur de
100 g environ, insérés perpendiculairement sur les segments (spécialement sur les
übias et les tarses de la première paire) sont plus rares. Ils sont velus, mais dans le
Uers apical ils sont presque nus. Les tarses antérieurs, en ovale allongé, sont environ
trois fois plus longs que larges; vus de front, ils sont plus rétrécis dans la moitié api-
cale que dans la moitié basale.
LA
Erniopie. — Kounhi, un exemplaire.
GENRE SPHÆROLOPHUS Berlese.
1910, Berlese, Redia, p. 349 (typus : Rhyncholophus globiger Berlese).
SPHÆROLOPHUS SPINOSUS Berlese.
S. spinosus Berlese, 1910, Redia, vol. VI, fasc. IT, p. 350.
Erropie. — Kounhi, un individu.
L'espèce a été décrite, pour la première fois, sur des exemplaires de Sierra-Leone
recueillis par M. Simon.
ACARIENS. | 105
Fame DES TROMBIDIIDÆ.
TriBu DES TROMBIDIINI.
Genre MICROTROMBIDIUM Haller.
Sous-GENRE ENEMOTHROMBIUM Berlese.
1910, Berlese, Redia, vol. VE, fase. 2, p. 358 (typus : Trombidium sanguineum Koch).
TROMBIDIUM (ENEMOTHROMBIUM) CRUENTATUM.
T. cruentatum Berlese, 1910, Redia, vol. VI, fase. 2, p. 361.
= e. 0 . 7, e
Érniopie. — Laga-Harba, 2 individus; Hiéka, 1 jeune.
Cette espèce a été décrite, pour la première fois, sur des exemplaires de Java.
Genre TROMBIDIUM Fabr. (s. sp.).
1779, Fabricius, Ent. syst., 1912.
Berlese, Redia, vol. VIIL, fasc. 1, p. 223.
TROMBIDIUM TINCTORIUM Lainné.
Acarus tinctorius Linné, Syst. nat., édit. XIT, [, p. 1025;
Acarus araneoides Pallas, Spicil. Zool., fase. IX, p. 42, pl. 3, fig. 11;
Trombidium tinctor Fabricius, Entomol. Syst., Il, p. 398 (et alibi);
Trombidium tinctor, Latreille, Hermann, etc. ;
Trombidium grandisfimum, T. barbatum Koch, Nib. Arach. syst., p. 43-44 ;
T, grandisfimum Berlese, Acari tres africani illustrati, p. 4, tab. VIE, fig. 7-11 ;
T. tinctor Trouessart, Sur les grands Trombidium des pays chauds, p. 89;
Dinothrombium tinctorium Oudemans, Entomol. Berichten, Nederl, Entom. Vereen, n° 52, 1910,
DIE
Trombidium tinctor Berlese, Redia, vol. VIIT, fase. [, p. 239.
De cette espèce, qui habite les régions équatoriales ou subéquatoriales de différentes
parties du monde (Afrique, Birmanie, Mexique, Californie, Guinée, etc.), M. Maurice
14
106 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
de Rothschild a recueilli beaucoup d'individus et dans diverses localités, qui sont les
suivantes :
Eruiopig. — Addis-Abeba, 3 exemplaires, dont un très grand.
ArriQue OrENrare ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli, 5 exemplaires; mont Loroghi,
5 exemplaires.
Tous ces échantillons sont conservés dans l'alcool; il y en a aussi quatre exemplaires
de Rendilé : Lasami, qui sont préparés à sec.
GENRE ALLOTHROMBIUM Berlese
1903, Berlese, Redia, vol. T, fasc. I, p. 251.
ALLOTHROMBIUM ATHLETICUM Berlese.
A. athleticum Berlese, Redia, vol. VI, fasc. IE, p. 367.
A. strigosum var. velutinum, idem , ibid. p. 368.
C'est l’Acarien représenté par le plus grand nombre d'individus dans les collections
de M. de Rothschild; ces individus sont tous conservés dans l'alcool; ils proviennent des
localités suivantes :
Ernioris. — Laga-Harba, nombreux exemplaires; Addis-Abeba, 1 exemplaire;
Hiéka, 1: exemplaire; Bourka , nombreux individus; Kounhi, 2 exemplaires.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 jeune.
Famizze DES HOPLOPIDÆ.
Genre CÆCULUS Dufour.
1832, Dufour, Ann. Sc. nat., XXN, p. 289.
CÆCULUS SPATHULIFER Michael.
Michael, On a Collection of Acarina formed in Algeria, Proc. Zool. Soc., Lond., 1890, XXIX,
p.493, tab. XXXVI, fig. 7.
Eruiopie. — Fleuve Aouache, 1 exemplaire adulte.
M. Michael a décrit l'espèce d'après un individu jeune recueilli dans les forêts de
«An Beida». L'auteur dessine les soies du corps en massue, et de ce caractère tire le
ACARIENS. 107
nom pour l'espèce. Mais, dans l’exemplaire que j'ai sous les yeux, et qui est certainement
adulte, puisqu'il mesure 2500 y environ (sans les pieds), les soies sont cylindriques.
Néanmoins l’exemplaire correspond exactement à celui de M. Michael, par l’armure
des pattes de la 1°° paire, qui montrent deux robustes et longues épines sur le côté inté-
rieur du trochanter et des articles successifs. On voit aussi une épine sur le fémur, une
sur le genou, deux sur l’antétibia et trois sur le tibia. Ces épines sont toutes égales entre
elles, tandis que, dans l’exemplaire de M. Michael, l’épine proximale est plus petite
que les autres. La différente armure des pattes de la première paire et d’autres carac-
tères distinguent très bien ce Cæculus du C. hirhpes Berlese, que l’on rencontre de même
en Algérie.
ACARTENS.
IXODIDEÆ,
PAR|
L.-G NEUMANN.
La collection d’Ixodidés rapportée de l'Éthiopie et de l'Afrique Orientale
anglaise par M. Maurice de Rothschild comprend 573 exemplaires conservés
dans 65 tubes d'alcool. Sur ces 65 tubes, 48 ne contenaient chacun que des
représentants d’une même espèce; dans chacun des 17 autres se trouvaient
mélangés des exemplaires de 2 à 6 espèces différentes. Cela sera indiqué dans
les détails donnés plus loin.
Cette collection importante représente une contribution sérieuse à nos con-
naissances sur la faune ixodidienne des régions indiquées. Il m'a parn utile,
pour lui donner toute sa signification, d’incorporer à l'exposé de cette collection
ce que nous savons déjà de la même faune. J'en ai donné quelques matériaux
dans mes mémoires sur la «Revision de la famille des Ixodidés ». Depuis ces
publications, plusieurs collections, qui m'ont été confiées en vue de leur étude
et de leur détermination, m'ont montré maintes fois des formes de la région
éthiopienne et de l'Afrique Orientale anglaise. Je n’avais pas encore eu l’occasion
de faire connaître ces résultats. Je les introduis ici; ils s’ajouteront à ceux de
l'expédition de Rothschild et en étendront la signification. Je ferai remarquer, dès
maintenant, que l’abondante récolte de l'expédition n’a porté que sur des espèces
déjà connues. Il s’agit donc exclusivement de la répartition géographique et
parasitique de ces espèces.
Je donne ici les noms des espèces d'Ixodidés de l’Éthiopie et de l'Afrique Orien-
ACARIENS : IXODIDÆ. 109
tale anglaise, avec tous les renseignements nécessaires, en réunissant, pour
chaque espèce, les apports des diverses collections qui sont parvenus à ma con-
naissance. La région comprise dans le relevé qui suit comprend, avec l'Éthiopie
et l'Afrique Orientale anglaise, tous les pays situés à l’est de l'Éthiopie jusqu’à
la mer Rouge, et au nord et au nord-est de l'Afrique Orientale anglaise jusqu'au
golfe d’Aden et l'océan Indien !".
GENRE [XODES.
IXODES PILOSUS Koch.
Ixodes pilosus G. L. Koch, 1844, Archiv f. Naturg., Jahrg. X (1), p. 233.
Cette espèce, qui abonde surtout dans la colonie du Cap de Bonne-Espérance, a été recueillie (1 G)
par Ch. Alluaud, à Kibosho (Afrique orientale), à une altitude de 1,700-2,000 mètres. — Muséum
de Paris.
IXODES UGANDANUS Neum.
Ixodes ugandanus L.-G. Neumann, 1906, Archives de parasitologie, Vol. X, p. 198, fig. 2 et 3.
Cette espèce a été établie d'après un S'et une ® accouplés, pris sur un Aulacodus sp., dans lUganda,
par E. Degen, 1905. — British Museum. Elle se trouve aussi au Kilimandjaro.
GENRE RHIPICEPHALUS.
RHIPICEPHALUS SANGUINEUS (Latr.).
Læodes sanguineus Latreille, 1806, Genera Crustaceorum ct Insectorum, vol. [, p. 457, n° 2.
Rhipicephalus sanguineus + R. rutilus + R. limbatus + R. siculus C. L. Koch, 1844. Archiv f. Naturg.
Jahre. X (1), p. 238.
vw
Érurorre. — Kounhi, 1 exemplaire (@); Barko, 1 exemplaire (4), 20 juillet 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Près de la rivière Amaya, 3 exemplaires (1 &, 19,
1 nymphe), sur un Lièvre; Escarpment, 1 exemplaire (d).
AFRIQUE ORIENTALE. — Joro, Uganda, 5 exemplaires (‘), janvier 1903. — British Museum.
SomaLILAND O. — Bularli, 2 exemplaires recueillis par C. V. A. Peel, en mai 1895; Hope Museum
d'Oxford (R. I. Pocock, Proc. Zool. Soc., Lond., 23 janvier 1900, p. 49).
® Pour éviter toute confusion, les données fournies par les collections autres que la collection Maurice de
Rothschild sont imprimées en caractères d’un corps plus petit.
110 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
RHIPICEPHALUS APPENDICULATUS Neum.
Rhipicephalus appendiculatus L.-G. Neumann, 1901, Mémoires Soc. z0ol. France, vol. XIV, p. 270.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 22 exemplaires (17 &, 5 ©); mont
Loroghi, 1 exemplaire (©); sud du lac Rodolphe, entre le lac et le chemin de fer,
1 exemplaire (Q).
Somazizann O. — Bularli, 1 exemplaire (G‘), recueilli par C.-V.-A. Peel, en mai 1895. — British
Museum.
ArriQue oRtenTALE. — Uganda, 4 exemplaires (3 G', 1 &), recueillis à « Kob Wasin Gercin ou Wa-
soia River», en 1907, sur un Phacochærus, par le capitaine R. Fort. — British Museum.
Kibosho, 1 exemplaire (&), recueilli par Ch. Alluaud à une altitude de 1,700-2,000 mètres. —
Muséum de Paris.
ArriQue OntENTALE ANGLAISE. — Nakuro, Rift Valley, 1 exemplaire (®), recueilli par Ch. Alluaud,
en décembre 1903. — Muséum de Paris.
RHIPICEPHALUS SIMUS Koch.
Rlüpicephalus simus + R. senegalensis C. L. Koch, 1844, Archiv f. Naturg., Jahrg. X (1), p. 238.
Éruiorre. — Addis-Abbeba, 1 exemplaire (9), sur une Hyène, juin 1904; Tcha-
fianani, 21 exemplaires (20 &, 1 ©), sur un Orycteropus, 18 avril 1904.
Arrique OrrenTase ANGLAISE. — Mont Nyiro, 49 exemplaires (42 &, 7 ©), dont 20 &
et 19 sur le Bufle; Barta, 35 exemplaires (29 &, 6), 190h-1905; mont Loroghi,
11 exemplaires (7 &, 4 ©), sur un Rhinocéros, aux plis inguinaux, 7 octobre 1904;
dans la steppe Barta, 30 exemplaires (20 &, 10 ©), sur un Lion, 1° février 1905;
2 exemplaires (&, ®).
Ucanna. — 10 exemplaires (7 &', 3 @), pris sur un Aulacodus sp., par E. Degen, en même temps
que Îxodes ugandanus. — Briush Museum.
Wasin Gercin River, 19 exemplaires (15 G', 4 @), recueillis sur un Phacochærus, par le capitaine
R. Fort. — British Museum.
Wolo River, 1 exemplaire (G‘), sur un Rhinocéros, par le capitaine R. Fort, 1906. — British
Museum.
Éraiorre mérinionace. — Vallée du Harar, 1 exemplaire (®), à Bou-Sidimo, mission du Bourg de
Bozas, 1902. — Muséum de Paris.
Arnique Onrenrase anGcaise. — Nairobi, Oua-Kikuyu et Masai, 1 4 exemplaires (6 G', 8 @), sur le
Porc-Épie, par Ch. Alluaud, 1903. — Muséum de Paris.
ACARIENS : IXODIDÆ. 111
RHIPICEPHALUS BURSA Can. et Fanz.
Rhipicephalus bursa G. Canestrini et F. Fanzago, 1877-1878, Ati del R, Istituto veneto (5), vol. IV,
p+ 190.
Éruropre. — Addis-Abbeba, 1 exemplaire (Gt), sur une Hyène, le 24 mai 1904.
Arrique OrrENTaLe ANGLAISE. — Mont Nyiro, 12 exemplaires (&).
Asaba, 3 exemplaires (G‘), par le D Grosse, 1895. — British Museum.
RHIPICEPHALUS ZIEMANN Neum.
Rlipicephalus Ziemanni L.-G. Neumann, 1904, Archives de Parasitologie, vol. VIIE, p. 464.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1 exemplaire (&), sur un Chacal.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sambourou, Oua-Nvika, 1 exemplaire (®), par Ch. Alluaud, 1904. —
Muséum de Paris.
RHIPICEPHALUS ARMATUS Poc.
Rhipicephalus armatus R.-3. Pocock, 1900, Proc. Zool. Soc., Lond., p. bo, pl. IE, fig. 2.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Steppe de Barta, 1 exemplaire (&), sur un Lion, le
1% février 1905, en même temps que Àh. simus.
Sowazizaxn O. — Bularli, 6 exemplaires (4 G', 2 ®), types, par C. V. A. Peel, en mai 1895, dont
2 Get 1 Q au British Museum, et 2 et 1 ® au Hope Museum d'Oxford (Pocock).
RHIPICEPHALUS PULCHELLUS (Gerst.).
Dermacentor pulchellus Gerstaecker, 1873, Gliederthiere gesamm. auf GC. v. d. Denken's Reise in
Ost-Africa, vol. IE (2), p. 467, pl. XVIIE, fig. 2.
Rhipicephalus pulchellus L.-G. Neumann, 1897, Mémoires Soc. zool. France, vol. X, p. 399.
Rhipicephalus marmoreus R.-J. Pocock, 1900, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 50, pl. UT, fig. 1.
Évnropre, — Harar, 1 exemplaire (@); Dirré-Daoua, 6 exemplaires (ANS 420):
Endessa, 2 exemplaires (, ©); Katchinoa, 1 exemplaire (&).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 2 exemplaires (&); Nairobi, 9 exemplaires (, @),
sur un Bubalus Cookei; sud du lac Rodolphe, entre le lac et le chemin de fer, > exem-
plaires (9); mont Nyiro, + exemplaires (©), sur le Buflle; monts Mathew : rivière Gou-
ranni, 5 exemplaires (©), sur un Éléphant; mont Loroghi, 1 exemplaire (c), sur une
112 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTESCHILD.
Girafe ; mont Loroghi, 3 exemplaires (1 &, 2 ©), sur un Rhinocéros, aux plis ingui-
naux, 7 octobre 1904, avec Rh. simus; 1 exemplaire (G), sur un Rhinocéros.
SomaLiLanD O. — Bularli, 1 exemplaire (G‘), par C. V. À. Peel, en mai 1895, type de Rh. marmoreus
Poc. — British Museum.
Arrique Orienraze anGLaise. — Nairobi, 8 exemplaires (4 G', 4 ®), sur Zebra. — British Museum.
A 30 milles au nord de Nairobi, 23 exemplaires (17 S', 6 S), sur Zebra, autour des naseaux, à la
pare inférieure du corps, autour de l'anus et des organes génitaux. — British Museum.
A l'ouest de Nairobi, 6 exemplaires (2 &, 4 &), sur une Antilope. — British Museum.
A 30 milles au N. 0. de Nairobi, 5 exemplaires (1 G, 4 nymphes), sur l'Homme. — British Museum.
À 30 milles au nord de Nairobi, 5 exemplaires (4 nymphes, 1 larve), sur une Antilope. — British
Museum.
À Mombasa, 1 exemplaire (®), par le D' Fernique. — Muséum de Paris.
Anyssiie. — Dirré-Daoua, 6 exemplaires (4 G, 2 ®), par le D'J. Roger, 1903. — Muséum de Paris.
RHIPICEPHALUS ECINCTUS Neum.
Rhipicephalus ecinctus L.-G. Neumann, 1901, Mémoires Soc. zool. France, vol. XIV, p. 275.
Arnique ORieNTaALE ANGLAISE, — Mont Nyiro, 18 exemplaires (11 &, 7 ©), sur le Buffle,
avec À. simus ; Mont Nyiro, 9 exemplaires (&), avec des À. appendiculatus et des À. simus ;
Monts Mathew : rivière Gouranni, 5 exemplaires (&), sur un Éléphant, avec À. pul-
chellus.
RHIPICEPHALUS OCULATUS Neum.
Rhipicephalus oculatus L. G. Neumann, 1901, Mémoires Soc. 20ol. France, vol. XIV, p. 274.
Éraropis. — Dirré-Daoua, 11 exemplaires (5 &, 6 9), avec À. pulchellus.
ArRiQue ORIENTALE ANGtAISE. — Mont Nyiro, 6 exemplaires (4 &, 2 ©), sur le Buffle,
avec À. simus et R. ecinctus; mont Nyiro, 12 exemplaires (9 &, 3 ©); mont Loroghi,
10 exemplaires (8 G, 2 ©), sur une Girafe, avec À. pulchellus.
RuartpICEPHALUS EVERTSI Neum.
Ehipicephalus Evertsi L.-G. Neumann, 1897, Mémoires Soc. zool. France, vol. X, p. 405.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 8 exemplaires (6 &, 2 ©), 1° jan-
vier 1905, sur Équus Grevyi À. M.-E.; Nakuru, 5 exemplaires (3 &, 2 @), 24 août
1904, sur un Zèbre.
ACARIENS : IXODIDÆ. 113
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — À 30 milles au nord de Nairobi. 3 exemplaires (1 Œ', a EU sur une
Antilope. — British Museum,
Ucanna, — + Kob Wasin Gercin on Wasoia River», 10 exemplaires (7 d', 3 ), en 1907, par le capi-
taine R. Fort, sur un Phacochærus, avec R. appendculatus. — British Museum.
RHIPICEPHALUS BEGCARIH Pav.
Rhipicephalus Beccari P. Pavesi, 1883, Ann. Mus. civ. st. nat. Genova, vol. XX, p. 10.
Erniopre méripionae. — Bogos, espèce incertaine, 1 G', par Beccari.
RHIPICEPHALUS BILENUS Pav.
Rhipicephalus bilenus P. Pavesi, 1883, Ann. Mus. civ. st. nat. Genovu, vol. XX, p. 102.
Erxiopie MÉRIDIONALE. — Bogos, espèce incertaine, 1 d', par Beceari.
RHIPICEPHALUS sp. ?
Je réunis deux lots de nymphes, qui appartiennent peut-être à des espèces diffé-
rentes, mais qui ne peuvent être déterminées avec certitude.
Éruiopig. — Harrar, 20 exemplaires (nymphes), sur un Lièvre, mars 1904;
Haramaya, 9 exemplaires (nymphes), sur un Lièvre, 5 mars 1904.
GENRE MARGAROPUS.
MARGAROPUS ANNULATUS (Say).
Lxodes annulatus Th. Say, 1821, Journ. Acad. nat. Sc. Philadelphia, vol, IT (1), p. 75.
Margaropus annulatus L.-G. Neumann, 1907, Archives de Parasitologte, vol. XI, p. 224.
Erniorie. — Dirré-Daoua, 1 exemplaire (©), octobre 1905; Laga-Harba, 1 exem-
plaire (9), 15 octobre 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Diro, 1 exemplaire (9), 3 avril 1905, sur Tragelaphus
decala Rüpp.
Éraropre. — Dirré-Daoua, 1 exemplaire (@), par le D' J. Roger, 1903. — Muséum de Paris.
19
114 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE HYALOMMA.
HYALOMMA ÆGYPTIUM (L.).
Acarus ægyptius Linné, 1758, Systema naturae, edit. decima, I, p. 6154
Cynorhaestes ægypus J.-L. Hermann, 1804, Mémoire aptérologique, p. 66, pl. IV, fig. 9 et 11;
pl. VE, fig. 13 (S').
Hyalomma ægyptium + H. dromedari + H. grossum, ete., C. L. Koch, 1844, Archw f. Nature. ,
Jabrg. X (1), p. 220-220.
Éruiopie. — Katchinoa, » exemplaires (@), 1904, avec Rlupicephalus pulchellus ;
Boutta, 1 exemplaire (9), 17 août 190/.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 52 exemplaires (45 &, 79), dont 20 S
sur le Buflle, avec Rhapicephalus simus, R. pulchellus, R. ecinctus et R. oculatus: mont
Loroghi, 44 exemplaires (29 &, 15 @), dont 15 et 6 © avec Rhipicephalus pulchellus
et R. oculatus sur une Girafe, 1905, et 14 Get 8 ® avec À. stmus et À. pulchellus sur
un Rhinocéros, aux plis inguinaux, 7 octobre 190h: Rendilé : mont Karoli, 1 exem-
plaire (9), 30 avril 1905: mont Elo, 1 exemplaire (&), sur une Autruche, 8 mai 1906.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria, 1 exemplaire (Œ). — British Museum.
Évatopie. — 1 exemplaire (®), par Michel et Potter, 1900. — Muséum de Paris.
2 exemplaires (@), par Courbon. — Muséum de Paris.
Djibouti, 1 exemplaire (S). par H. Coutière. — Muséum de Paris.
Djibouti et Obok, 10 exemplaires (6 &, 3 ®, 1 nymphe), par Mamdron. — Muséum de Paris.
Obok, 12 exemplaires (S‘), par le D' Jousseaume. — Muséum de Paris.
Dirré-Daoua, 1 exemplaire (S), par le D'J. Roger. — Muséum de Paris.
Bogos, très nombreux exemplaires, par le D° Magretti, sur le Dromadaire (Pavesi).
Sowazizann O. — Bularli, 1 exemplaire (®), par G.-V.-A. Peel, mai 1895. — Hope Museum
d'Oxford (Pocock ).
GENRE AMBLYOMMA.
AMBLYOMMA SPARSUM Neum.
Amblyomma sparsum L.-G. Neumann, 1899, Mémoires Soc. zool. France, vol. XIT, p. 247.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 exemplaire (&); 26 avril 1904. sur une Tortue
mauritaniqué.
Mpapua, 1. exemplaire (PMU British Museum.
AMBLYOMMA MARMOREUM Koch.
Amblyomma marmoreum GC. L. Koch, 1844, Arch f. Naturg., Jahrg. X (1), p. 224.
Érmorie. — Dirré-Daoua, 5 exemplaires (4), septembre 1904, sur une Tortue.
ACARIENS : IXODIDÆ. F4 115
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Tedetcha, 6 exemplaires (5 &, 1 9), 26 avril 1905,
sur des Tortues.
3 exemplaires (G‘). — British Museum.
SoMaLILaND, — > exemplaires (SG), par E. Philips. — British Museum.
AMBLYOMMA HEBRÆUM Koch.
Amblyomma hebrœeum CG. L. Koch, 1844, Archiv f. Naturg., Jahrg. X (1), p. 225.
Eruiopie. — Harar, 1 exemplaire (&), 9 mars 1904, sur une Tortue mauritanique.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 29 exemplaires (24 &, 2 9), 1905, dont
6 & sur le Buffle, avec Rhipicephalus simus, R. ecinctus, R. oculatus et Hyalomma
ægyptium; mont Loroghi, 13 exemplaires (12 &, 1 @), dont 7 & et 1 © sur une
Girafe, avec Rhipicephalus pulchellus, R. oculatus et Hyalomma œoyplium, 1905, et
5 & sur un Rhinocéros, aux plis inguinaux, avec Rhapicephalus simus, R. pulchellus
et Hyalomma ægyptium. 7 octobre 190/h; steppe de Barta, 8 exemplaires (&), 1905;
Simba, 1 exemplaire (&), 1905; 3 exemplaires (S), 1905, sur un Rhinocéros.
Évmiopie. — Moullou, zone de Dirré-Daoua, près de lAssabot, 1 exemplaire (SG), par le D' J. Roger,
1903. — Muséum de Paris.
Menabella, 1 exemplaire (®), par le D' J. Roger, 1903. — Muséum de Paris.
-AMBLYOMMA CUNEATUM Neum.
Amblyomma cuneatum L.-G. Neumann, 1899, Mémoires Soc. 20ol. France, vol. XIE, p. 233.
Ucanna. — Entebbe, 33 exemplaires (18 G', 12 ©, 3 nymphes), 1905, par E. Degen, sur Manis sp.
— British Museum.
AMBLYOMMA THOLLONI Neum.
Amblyomma Tholloni L.-G. Neumann, 1899, Mémoires Soc. zool. France, vol. XIT, p. 2h42,
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew : rivière Gouranni, 3 exemplaires Glicie
2Q), 1905, sur un Éléphant, avec Rhipicephalus pulchellus et R. ecinctus: 1 exemplaire
(&), sur un Rhinocéros, avec Rhupicephalus pulchellus et A. hebræum, 1906.
AMBLYOMMA PERSONATUM Neum.
Amblyomma personatum L.-G. Neumann, 1901, Mémoires Soc. 20ol. France, vol. XIV, p. 306, fig. 12.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 exemplaire (&), sur un Rhinocéros, avec Rhii-
cephalus pulchellus, A. hebræum et A. Tholloni.
15.
116 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
AMBLYOMMA PETERSI Karsch.
Amblyomma Petersi F. Karsch, 1878, Monatsber. der K. Ame der Wissensch. zu Berlin, p. 336,
pLeD ion
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 exemplaire (S): avec À. hebrœæum; steppe
de Barta, 1 exemplaire (9).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 exemplaire (‘). — British Museum.
Kibwezi, 1 exemplaire (Œ'), 1904, par Ch. Alluaud. — Muséum de Paris.
SomazrLanr. — 1 exemplaire (®), par E. Philips. — British Museum.
Uganpa. — Favao, 3 exemplaires (1 G', 2 &), 1902, par G.-S. Betton. — British Museum.
Wolo River, 3 exemplaires (®), 1906, sur un Rhinocéros. — British Museum.
AMBLYOMMA VARIEGATUM (F.).
Acarus variegatus Fabricius, 1798, Entomologia systematica, suppl., p. 572.
Amblyomma variegatum P. Pavesi, 1883, Ann. Mus. civ. st. nat. Genova, vol. XX, p. 102.
Évmiorre. — Dirré-Daoua, 1 exemplaire (©), 1905, avec Rhipicephalus pulchellus
el À. oculatus; Addis-Abeba, 25 exemplaires (15 &, 5 ©, 5 nymphes), juin 1904,
sur le Bœuf; Harar, 5 exemplaires (1 &, 4 @), mars 190h: Tchercher, 1 exemplaire
(nymphe), mars 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Toullo, 1 exemplaire (©).
Ucaxna. — « Kob Wasin Gercin on Wasoia River», 3 exemplaires (G'), sur un Phacochærus, avec
Éhipicephalus appendiculatus et À. Evertsi, en 1 907, par le capitaine R. Fort. — British Museum.
ArriQue OrieNTaLe ANGLAISE. — Kisumu, 2 exemplaires (®), Boura, 4 exemplaires (®), sur le Bœuf,
1904, par Ch. Alluaud. — Muséum de Paris.
Évaiopie MÉRIDIONALE, — Bogos et Bahr-es-Salam, 2 exemplaires (GS), recueillis par Issel et Magretti.
— Pavesi.
| AMBLYOMMA QUADRIGUTTATUM Pav.
Amblyomma quadriguttatum P. Pavesi, 1883, Ann. Mus. civ. st. nat. Genova, vol. XX, p. go.
Éruiopre méripionae. — Sur les bords du lac Cialalaka, espèce incertaine, 1 ®.
GENRE APONOMMA.
APONOMMA EXORNATUM (Koch).
Amblyomma exornatum GC. L. Koch, 1844, Archiv f. Naturo., vol. X (1), p. 231.
Aponomma exornatum L.-G. Neumann, 1899, Mémoires Soc. z0o0l. France, vol. XIT, p. 186, fig. Lo.
DaBouri. — 9 exemplaires (8 G', 1 nymphe), sur un Varanus, par Maindron. — Muséum de Paris.
ACARIENS : IXODIDÆ. 117
GENRE DERMACENTOR.
DERMACENTOR RHINOCEROTIS (de Geer).
Acarus rhinocerotis de Geer, 1778 , Mémoires pour servir à l'histoire des Insectes, vol. VIT, p. 160,
pl. XXXVIIL, fig. 5-6.
Dermacentor rhinocerotis Gerstæcker, 1873, Gliederthiere gesamm. auf C. v. d. Denken's Reise in
Ost-Africa, vol. IT (2), p. 466.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — 8 exemplaires (&), 1905, avec Rhapicephalus sunus ;
Makindu, 10 exemplaires (2 &, 8 ©), 1905.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — 5 exemplaires (2 G', 3 ©) — British Museum.
Mpapua, 2 exemplaires (S), 1904. — British Museum.
Kinani, 1 exemplaire (®), sur l'herbe, par J.-W. Gregory, 1893. — British Museum.
Mongen , 17 exemplaires (14 G, 3 ®), sur le Rhinocéros, par Detton. — British Museum.
Mombassa, 1 exemplaire (G'), par Gr. Smith. — British Museum.
Voi, 1 exemplaire (9), par Ch. Alluaud, 1900. — Muséum de Paris.
Évuiorre. — Sur les bords de la Faressa et de l'Osué, 3 exemplaires (1 d', 2 &), par la mission du
Bourg de Bozas, 1902. — Muséum de Paris.
Genre HÆMAPHYSALIS.
HæmapaysaLiS LEACHI (Aud.).
Izodes Leachi Audouin, 1827, Description de l'Égypte, o°_édit., vol. XXIT; Zoologie, explication
des planches, p. 428.
Rhipistoma Leachi C. L. Koch, 1844, Archi fur Naturg., Jahrg. X (1), p. 239.
Hæmaphysalis Leachi L.-G. Neumann, 1897, Mém. Soc. z0ol. France, vol..X, p. 347, fig. 13-15.
Évaiorrs. — Addis-Abeba, 1 exemplaire (9). 1905; Harrar, 1 exemplaire (9).
mars 190/, sur un Lion.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 2 exemplaires (S, ©), sur un Chacal,
avec Rhipicephalus Ziemanm; steppe de Barta, 1 exemplaire (9), 15 février 1904,
avec Rlupicephalus sinus.
Ucanpa. — Joro, 7 exemplaires (4 G', 3 ®), janvier 1903.— British Museum. — Entebbe, 9 exem-
plaires (4 ©, 5 SL sur Canis meloleuca, par E. Degen.—— British Museum.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Ngare, Nairowa Pass., 1 exemplaire (®), 1902, par G.-S. Betton. —
British Museum.
Érurori. — Dirré-Daoua, » exemplaires (G et nymphe), 1903, par le D'J. Roger. — Muséum de
Paris. — Mahal-Uonz, 49 exemplaires (38 G', 4 @), 1837, sur Fehs pardus, par Antinori (d'après
Pavesi).
118 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
HÆMAPHYSALIS SPINULOSA Neum.
Hæmaphysalis spinulosa L.-G. Neumann, 1906, Archives de parasitologie, vol. X, p. 21°.
Ucanns. — Entebbe, 2 exemplaires (®), 1905, par E. Degen. — British Museum.
GENRE ARGAS.
ARGAS HERMANN Aud.
Argas Hermanni Audouin, 1827, Description de l'Égypte. 2* édit., vol. XXII; Zoologie, explication des
planches, p. 428, pl. IX, fig. 7.
Évxiopig SBPTENTRIONALE. — 1 exemplaire (G), par Raffray. — Coll. E. Simon.
ARGAS BRruMPTI Neum.
Argas Brumpti L.-G. Neumann, 1907, Archives de parasitologie, vol. XI, p. 224.
SomaziLann. — Ogaden, 35 exemplaires, en partie sur l'Homme, par Brumpt. — Mission du Bourg
de Bozas.
GENRE ORNITHODOROS.
ORNITHODOROS SAVIGNYI ( Aud. ).
Argas Savignyi Audouin, 1827, Description de l'Égypte, 2° édit., vol. XXII: Zoologie, explication des
planches, p. 426, pl. IX, fig. 5.
Ornithodoros Savignyi CG. L. Koch, 1844, Archiv für Naturg., Jahrg. X (1), p. 219.
SomaziLanr O. — Bularli, 6 exemplaires, 1895, dont 2 au British Museum et 4 au Hope Museum
d'Oxford (d’après Pocock).
Érarori. — Ansaba, Lebka et Septara, 3 exemplaires (d'après Pavesi).
Djibouti, 4 exemplaires, par Courbon. — Muséum de Paris.
ORNITHODOROS SAVIGNYI CÆCUS Neum.
Ornithodoros Savignyi var. cæca L.-G. Neumann, 1901, Mém. Soc. 001. France, vol. XIV, p. 256.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 exemplaire. British Museum. — Tété, 9 exemplaires, par J. Dowson.
British Museum.
Ucanpa. — District du Lac Albert, 12 exemplaires, par G.-H. Paoley. — British Museum.
ACARIENS : IXODIDÆ. 1,
CONCLUSIONS.
Lorsque, il y a six ans, j'ai donné la distribution géographique des espèces d'Ixo-
didés alors connus, je n'avais pas de notions sur l'Afrique Orientale anglaise. De la
région dont il est question dans le présent travail, je n'ai donc mentionné que l'Ethio-
pie. Il y avait lieu, toutefois, de présumer, d’après sa situation géographique, son
climat et sa faune, que, pour les Ixodidés, l'Afrique Orientale anglaise participe de
l'Éthiopie et de l'Afrique Orientale allemande. C'est, en effet, ce qui ressort de la com-
paraison des données rapportées 1e1 et de celles que J'ai exposées sur les domaines
voisins, dans ma «Revision de la famille des Ixodidés » et dans les résultats de l'Expédi-
tion suédoise au Kilimandjaro, au Meru , et dans les steppes des Massaï, par Le professeur
Y. Sjôstedt®. Il y a cependant des différences sur lesquelles il ne me paraît pas utile
de s'arrêter dès maintenant, et qui portent sur le nombre des espèces, leur nature et
leur abondance. Il suffira de tirer, pour l'Éthiopie et l'Afrique Orientale anglaise, des
conclusions des divers apports fournis par les explorateurs et que J'ai reproduits.
Ces apports ne renseignent pas seulement sur la nature des espèces recueillies,
bien que ce soit le résultat principal; on peut en tirer aussi des notions provisoires et
approximatives sur la fréquence relative de ces espéces.
Ces notions ne peuvent être que provisoires; car la région considérée est si vaste, que.
pour la connaitre à peu près sur le sujet qui nous occupe, il faudra encore bien des
recherches et des récoltes, qui devront être poursuivies un peu plus spécialement en
vue de notre objet. On a pu remarquer déjà, entre autres lacunes, que bien des fois
les Tiques ont été recueillies sans que mention füt faite de l'hôte qui les a fournies.
Les notions approximatives sur la fréquence et l'abondance relatives des espèces ont
pour éléments d'appréciation le nombre des individus et celui des lots. Le second a,
sans doute, plus de signification que le premier : quand une espèce est représentée
dans la collection par des lots nombreux, cela prouve qu'elle à été rencontrée souvent,
bien qu'il ait pu arriver qu'un même explorateur se soit contenté de ne former qu'un
lot d’une espèce et ait négligé ensuite les autres rencontres qu'il en aura pu faire. Mais
celte restriction psychologique ne s'applique évidemment qu'aux espèces très caracté-
risées et que le collectionneur, non préparé, a reconnues pour bien différentes de ses
autres lots. D'autre part, tandis que certains voyageurs ne répugnent pas aux lots très
() L.-G. Neumanx, Revision de la famille des Ixodidés, der schwedischen zoolog. Exped. nach dem Kilimandjaro,
k° mémoire, Mém. Soc. z0ol. France, vol. XIV, p. 351; dem Meru und den umgebenden Massaisteppen Deutsch-
1901. Ostafrikas, 1905-1906 unter Leitung von Prof. Doctor
® L.-G. Neumans, Jxodidae. Wissenschaft. Ergebnisse Y. Sjôstedt, 1907, p. 17.
120 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
abondants lorsque l’occasion s’en présente, d'autres se bornent à un petit nombre
d'exemplaires pour chaque occurrence. D'ailleurs le même voyageur, influencé par les
conditions physiques ambiantes, n’a pas toujours la même mentalité.
Ces restrictions indiquent la valeur relative et provisoire qu'il faut accorder aux con-
clusions tirées ici des données numériques en présence desquelles on se trouve.
Le tableau suivant expose, pour chaque espèce de Tique, le nombre des individus
compris : 1° dans la collection de Rothschild ; 2° dans les diverses autres collections con-
sultées, ainsi que le nombre des lots correspondants.
NOMBRE DES EXEMPLAIRES. NOMBRE DES LOTS.
NOMS DES ESPÈCES CONNUES NOMBRE
SR ———— ————————— ——
JR EME
DE L’ETHIOPIE COLLECTION AUTRES COLLECTION
MAURICE MAURICE
COLLECTIONS. COLLECTIONS.
DE ROTHSCHILD. DE ROTHSCHILD.
ET DE L’AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Ixodes pilosus
Tæodes ugandanus
Rhipicephalus sanguineus
Rhipicephalus appendiculatus
Rhipicephalus simus
_S
@ WI S »
Rhipicephalus bursa
©
Rlaipicephalus Ziemanni
Rhipicephalus armatus
Rlupicephalus pulchellus
Rhipicephalus ecinctus
Rhaipicephalus oculatus
Rhipicephalus Evertsi.............
Rhipicephalus Beccari
Rhipicephalus bilenus
Margaropus annulatus
Hyalomma ægyptium.
Amblyomma sparsum
Amblyomma marmoreum
Amblyomma hebræum. ............
Amblyomma cuneatum
Amblyomma Tholloni
Amblyomma personatum
Amblyomma Petersi
Amblyomma variegatum
Amblyomma quadriguttatum
Aponomma exornatum
Dermacentor rhinocerotis
Hæmaphysalis Leachi
Hæmaphysaiis spinulosa
Argas Hermanni
Argas Brumpti
Ornithodoros Savignyi
Ornithodoros Savignyi cæcus
ACARIENS : IXODIDÆ. 121
La dernière colonne donne, pour chaque espèce, le nombre des hôtes différents
relevés dans l’ensemble de ces collections.
Ce tableau fournit divers renseignements.
On y voit que les frodes sont ici, comme à peu près partout ailleurs, peu importants
dans la forme ixodidienne.
Les Aponomma, parasites des Reptiles, sont représentés par une seule espèce, peu
importante. À
Ornithodoros Samignyr prolonge son aire d'expansion de l'Egypte en Ethiopie. Dans
l'Afrique Orientale anglaise, ainsi que dans le reste méridional de l'Afrique, il est
remplacé par la sous-espèce 0. $S. cæcus, qui est connu en Angola sous le nom de
« Moubata >.
Des deux espèces d'Arous, A. Brumph est seul l'objet de notions intéressantes,
fournies par le D° Brumpt. Il abonde en certains lieux de l'Ogaden, où 1l tourmente
l'Homme.
Hyalomma æpyptum prend une place importante, conséquence du voisinage de
l'Égypte et des autres pays nord-africains.
Margaropus annulatus est certainement plus répandu que les données numériques
ne l’indiquent. La faiblesse de celle-ci provient, sans doute, de ce que la plupart des
Tiques rapportées ont été recueillies sur des animaux tués à la chasse, tandis que
ML. annulatus se trouve à peu pres exclusivement sur le Bœuf.
Dermacentor rlanocerohis à son véhicule et son hôte presque obligé dans le Rhino-
céros.
Hæmaphysahs Leachr, qu'on trouve dans des points très éloignés de l'Afrique, n'est
guère plus commun ici que dans tant d’autres parties du continent noir. 1. spinulosa
est une espèce encore mal connue.
Les deux genres vraiment prédominants en Éthiopie et dans l'Afrique Orientale
anglaise, comme dans toute l'Afrique, sont Rhipicephalus et Amblyomma.
Rhapicephalus simus est l'espèce la plus répandue; il infeste des hôtes très divers.
Il en est de même de À. pulchellus, que les données numériques montrent moins
abondant. Ces deux espèces s'accommodent sans doute d'un Mammifére quelconque.
R. appendiculatus et À. sanguineus viennent ensuite; cette dernière espèce, si abondante
dans les régions méditerranéennes, tend à se raréfier à mesure qu'on se rapproche du
centre de l'Afrique. Les autres espèces ne paraissent pas rivaliser d'importance avec les
précédentes.
Dans le genre Amblyomma, À. hebræum est sans doute la forme la plus commune:
ses hôtes sont probablement très divers. Cette espèce est la plus répandue dans toute
l'Afrique, de l'Égypte au Cap, du Sénégal en Mozambique. A. variepatum, forme
voisine de la précédente, parait rivaliser avec elle. A. Pelersi a été rencontré souvent,
16
122 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
mais n'a été recueilli qu'en petit nombre d'exemplaires; il est probablement commun
sur les grands Mammifères sauvages. Il paraît se trouver dans toute l'Afrique centrale
et abonde au nord de l'Afrique Orientale allemande. Les autres espèces sont, sans
doute, peu importantes.
CARACTÈRES DISTINCTIFS DES ESPÈCES.
Avant de donner les tableaux qui permettent de déterminer les espèces mentionnées
ici, Je reproduis la division de la famille des /xodidæ en deux sous-familles ({xodinæ et
Arpasinæ), puis celle des /xodinæ en sections :
Un écusson dorsal. Rostre toujours terminal. Palpes concaves à leur face interne, au moins chez la femelle.
] ( Ù
Tarses pourvus d'ambulacresyentonsen ter Re PL RER eee Ixodine.
Pas d’écusson dorsal. Rostre infère, au moins à l’âge adulte. Palpes convexes à leur face interne dans les
deux sexes. Tarses dépourvus d’ambulacres à ventouse, au moins à l’âge adulte... ..... Arpasine.
Les Aroasinæ sont représentés par leurs deux genres Argus et Ornithodoros.
Les 1xodineæ se divisent en trois sections :
Sillon anal contournant l'anus en avant. Mâles avec écussons sur toute la face ventrale. /rodeæ (xodes).
Sillon anal contournant l'anus en arrière ou nul. Mâles avec deux écussons adanaux . .. Rluipicephalee.
Sillon anal contournant l'anus en arrière. Mâles sans écussons ventraux ............ Amblyommee.
Les Rhipicephaleæ comprennent trois genres :
Rostre court; sa base à bords latéraux saillants, anguleux. Stigmates subtriangulaires. Un sillon anal...
Rhupicephalus.
e.slere e + 1e,je je. ren es leiçe ete lee jolies obolole joel fortes eee + sie eee) se. 0e, ole olfehe ae ete sie ce ete) ete
Fostre court; sa base à bords latéraux saillants, anguleux. Stigmates circulaires ou ovales. Pas de sillon
anal... nt a ee ea te ee RE enr A CR Margaropus.
Rostre long; sa base à bords latéraux non saillants, droits, parallèles. Stigmates subtriangulaires. Un
son. anal: 00 "Re LU a TR Er ee EN Hyalomma.
Marparopus est représenté en Éthiopie et en Afrique Orientale anglaise par AL. annu-
latus seulement; Hyalomma, par H. æpyplium. Les espèces de Rlupicephalus sont dif-
férenciées dans un des tableaux suivants.
Les Amblyommeæ comprennent quatre genres :
(Des yeux. 444 in ARR RL EP OT Re 2
; | Pas d'yeux., . 14 24484000 ER REP PRE AE EE CPR ESP RP E RER RE D
ACARIENS : IXODIDÆ. 122
; Rostre long. Hanches IV du Œ'à peine plus grandes que les autres... .......... Amblyommu.
7 } FRostre court. Hanches IV du bien plus grandes que les autres.............. Dermacentor.
3 Rostre long; 2° article des palpes non saillant en dehors..................... Aponomna.
Rostre court: 2° article des palpes Saillant 6D déNOS 2 Heæmaphysalis.
Dermacentor el Aponomma ne sont représentés ici chacun que par une espèce. Les
formes d’Amblyomma et d'Hæmaphysalis sont différenciées dans un des tableaux sui-
vants.
Genre /xodes :
Sillon anal bien ouvert en arrière (en ÉCOLE ER En 1. pilosus.
SION analpiesque ermeé en arrière [EN raquette). 4... ee. ee - Lugandanus.
Genre Rhpicephalus :
Mle :
MARS DE TOI LRE IE RER 2
L&
à
DEUSREMISDHÉNANCS ONDES RON EE NEA RTS de Re. 9
Hcusson dorsal concolore, brun... A UOTE 3
HctssonidorsalaDlane tion eo ee BR. pulchellus.
NP ON AA ARR A LU ed omuNR hi
Pas de sillon TARDE ed Mt pois ce R. ecinctus.
Ecussons adanaux non prolongés en pointe {leur bord postérieur droit ou convexe)... ....... 5
Ï 6 | |
r
Ecussons adanaux prolongés en deux pointes (leur bord postérieur concave) . . .... FR, armatus.
Sillon marginal profond, long, commencant près des yeux ......................... 6
=]
Ecusson dorsal À ponctuations distantes, peu nombreuses ou manquant par DIaces er
er
Ecusson dorsal à ponctuations rapprochées, abondantes... ......, 10... R. bursa.
Ecusson dorsal à ponetuations inégales, bien visibles, réparties irrégulièrement . . ......... 8
Le
1]
Écusson dorsal à ponctuations grandes, égales, ordinairement en lignes longitudinales, mélangées
ou non de ponctuations très fines, à peine visibles... ............:......... FR. simus.
Hanches Là prolongement antérieur nul ou court, non visible par la face dorsale . Bi, sanguineus.
Manches [à prolongement antérieur long, visible par la face dorsale, ...... R. appendiculatus.
ta
Sillon marginal superficiel, court, commencant au milieu de la longueur du corps... À. Ziemannr.
; Écusson dorsal brun-rouge, à ponctuations écartées. Pattes brun rougeñtre . ...... R. oculatus.
Ecusson dorsal brun foncé, chagriné, à ponctuations rapprochées. Pattes rouge safran. AR. Evertsi.
Femelle :
MODS MR ONE AUTANT un duc: 2
MUR HÉMISDDELIQUES OLDIES en PR ER PT RS D 9
124 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
2 Écusson dorsal.brun.ou brunätre. : . 5", LV EE RER SR Re RE 3
"1 Écusson dorsal blanc... 0200 120 OO NP ARR NE CE ES R. pulchellus.
3 Écusson dorsal-en ovale allongé, plus long que large HP ER ee Et li
Écusson dorsal en ovale court outaussi large que long." ROUEN ENT" ee 5
L | Base du rostre sans crête longitudinale en dehors des aires poreuses. ......... R. sangumeus.
° | Base du rostre avec une crête longitudinale tangente en dehors à l'aire poreuse. À. appendiculatus.
5 | Écusson dorsal à ponctuations subépales.…. 4.540 date Er M ÉPREAE PESE 6
© | Écusson dorsal à ponctuations très inégales (de très grandes et de très fines), distantes. . . ... 7
6 Ecusson dorsal à ponctuations grandes, rapprochées. ........................ R. bursa.
» | Écusson dorsal àtponctuationsifinesstécartées teen tee PP 2 Eee R. Ziemanni.
| Articles.des pattes marquées de ponctuations fines PEN PRE CR HÉETES
7. ; ; . : ,
Articles des pattes creusés de ponctuations aussi grandes que celles de l'écusson dorsal. R. armatus.
8 Écusson dorsal à sillons latéraux profonds . M der PR NES AS RE ET DE R. simus.
| Ecusson dorsal à sillons latéraux formés de ponctuations ee AE ie À VO RME R. ecinctus.
Ecusson dorsal plus long que large, à ponctuations distantes. Pattes brun rougeâtre . À. oculatus.
9. ! Écusson dorsal aussi large ou presque aussi large que long, à ponctuations rapprochées. Pattes
roupe Safran. k Le den din OP CR TRS O CN RS PREREEERRT R. Evertsi.
Genre Ambl yomma :
Mâle :
| Yeux plats, non Sallantsi, & ue. PUS RSR NE RETRACE >
(Veux hémmsphériques, orbites 2. PER Ce er PERRET À. variegatum.
à Écusson dorsal pourvu d'unsillon latéral. 0000 CPR PE PRE 3
1 MEtcusson dorsal dépourvu desillon latéral..." RC OCR CE 6
3 Écusson dorsal à sillon latéral contournant le bord postérieur. ...................... l
© { Écusson dorsal à sillon latéral ne contournant pas le bord postérieur. . ......... À. cuneatum.
h Écusson dorsal sans bande foncée, médiane, longitudinale, postérieure. . ........ À. sparsum.
* { Écusson dorsal avec une bande foncée, médiane, longitudinale, postérieure. . ............ 5
5 Écusson dorsal clair sur les côtés; ponctuations toutes très grandes... ........ À. marmoreum.
© { Écusson dorsal foncé sur les côtés; ponctuations inégales . .................. À. hebræum.
6 \ Écusson dorsal brun, concolore ou avec deux taches claires en arrière........... À. Thollon.
” | Écusson dorsal jaune, avec des taches brunes... ............. ER AS RENE 7!
: Écusson dorsal à taches surtout transversales... .. . nue À. personatum.
© [ Ecusson dorsal à taches surtout longitudinales. . ....... TUE RD NT AE LEE À. Peters.
Femelle :
1 Veux plats non salants CR PA Vie MA RAR TE A
M} Yeux hémisphériques,'orbités. MN CCE CRETE UE DAS don CN . À. variepatum.
ACARIENS : IXODIDÆ. 125
HMposome denied dense RER sn en coure 3
Hypostomechubnliestdedensn Rue Pre. 2... nd 5)
Beussondoralmarquedetaches. LT Er. 2... ...... AS TP TS
Ecusson dorsal concolore, subcordiforme; tarses atténués brusquement (en escalier). À. cuneatum.
Hanches [à deux épines inégales, l’externe plus courte que large... ....... .... À.hebræun.
HGussonrdorsalinanculare 0 RE dm che ..... À. Thollom.
Ecusson dorsal cordiforme ou subcordiforme, jaune, à taches brunes, petites... .......... 6
| Hanches [ à deux épines égales, courtes, aussi larges que IONpUES. 0 À. marmoreum.
| Ecusson dorsal à taches marginales et médianes.. ....,............ RE à personatum.
Ecusson dorsal à taches peu nombreuses, marginales. ,.............. ses... À. Peters.
Genre Hæmaphysahs (Femelle) :
Écusson dorsal plus long que large, ovale: 2° article des palpes à épines fortes . ........ H, Leach.
Ecusson dorsal discoïde : 9° article des palpes à épines faibles... .......... ....... À. spinulosa.
Genre Arpas :
Corps à côtés convexes, à extrémité antérieure arrondie... ............... ET A. Hermanni.
Corps à côtés rectilignes, parallèles, avec pointe mousse antérieure . ...,........... À. Brumptr.
Genre Ornithodoros :
DES EUR SR O0, Savignyr.
DANCE ET tn cie de os de O. Savignyr cæcus.
lu
LR. “n HAT
PT PRO L |
j " Pit M
; | :
à eo
4 Ra
:
MYRIAPODES
MYRIAPODES",
PAR
H. RIBAUT.
Les Myriapodes récoltés par M. de Rothschild proviennent en majeure partie
de la région montagneuse de l'Éthiopie située entre Harar et Addis-Abeba, où
dix-huit localités assez résulièrement espacées ont fourni des matériaux. Dans
l'Afrique Orientale anglaise, trois localités au nord el au centre (lac Rodolphe,
mont Nyiro et monts Loroghi) et une à l’extrême-sud (Voï) sont représentées
dans la récolte. Enfin un point de la région orientale du Congo belge est épale-
ment représen lé.
La récolte comprend 10 espèces ou sous-espèces dont 7 sont nouvelles. Six
P P ]
de ces dernières ont été décrites par moi en 1907 dans une note prélimimaire ?),
7 IL
La description de la septième a été donnée par Chalande en 1908 .
COMPOSITION DES RÉCOLTES.
CÔTE FRANÇAISE DES SOMALIS.
D'AOUENLÉ :
Rhysida paucidens Poc.
ÉTHIOPIE.
Harar :
Cryptops Bottegoi (Six).
Rhysida paucidens Poc.
® Le texte de cette étude a été livré en 1908. Sa ré-
daction se ressent de cette ancienneté. — H. Ribaut.
@ Risaur, Voyage de M. M. de Rothschild en Éthiopie
et en Afrique orientale (1904-1906). Myriapodes, Ann.
Soc. entom. de France, LXXVT, 1907, p. 499-514.
Harar (suite) :
Ethmostigmus trigonopodus (Leach).
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Odontopyge Vanutelli Suiv.
Karssa :
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Alloschizotænia minuta (Siv.).
%) CmaLanDe, Collections recueillies par M. Maurice de
Rothschild dans l'Afrique orientale. Description d’une
nouvelle espèce de Myriapodes du genre Pollyxenus. (Bull.
Mus. Hist. nat., Paris, 1908, p. 113-114.)
1}
130 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Hiéka :
Cryptops Bottegoi (Silv.).
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Gorra :
Cryptops Bottegoi (Silv.).
Rhysida paucidens Poc.
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
BourkA :
Otostiomus Fülleborni æthiopicus Rib.
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Kounui :
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Mouzzo :
Ethmostigmus trigonopodus (Leach).
T'oHAFIANANI :
? Stronpylosoma Andreinii Brél.
LaGa-HarDixe :
Rhysida paucidens Poc.
Fizoa :
Trachycormocephalus mirabilis (Por.).
Bazreur :
Thereuonema tropicalis Rib.
Cryptops Bottegoi (Sii.).
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Dirou-Hor:a :
Ethmostigmus trisonopodus (Leach).
SOULLOURÉ :
Ehysida paucidens Poc.
Monwr ZEQUALA :
Odontopyge Vanutelli Si.
Rivière GoLBA :
Ankistrotenus æthiopicus (Chal.).
Appis-ABEBa :
Cryptops Bottegoi (Si. ):.
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Odontopyge terebrum Rib.
HaurT-Aouacue :
Trachycormocephalus mirabilis (Por.).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Rive OCCIDENTALE Du LAC RODOLPHE :
Trachycormocephalus mirabilis (Por.).
Mowr Nviro :
Cryptops Bottegoi (Siv.).
Lamnonyz puncüfrons (Newp.).
Orodesmus Rothschildi Rib.
Monwrs Lorocui :
Ballonema? sp. ?
Ethmostigmus trigonopodus (Leach).
Trachycormocephalus mirabilis (Por.).
Trachycormocephalus afer (Mein. ).
Lamnonyx punctifrons (Newp.).
Orodesmus Rothschildi Rib.
Voï :
Ethmostigmus triponopodus (Leach).
Astrodesmus Neuville: Rib.
Spinotarsus Voiensis (Rib.).
Lophostreptus Andreinii Brül.
CONGO BELGE.
Forèr p'Iruri :
Oxydesmus occidentalis (Karsch).
MYRIAPODES. 131
CHILOPODA.
NOTOSTIGMOPHORA.
GENRE BALLONEMA.
BALLONEMA? sp.?
(PI. Mr, fig. 1-3.)
Matériel étudié : Monts Loroghi, un mâle de 16 millimètres de longueur et une
femelle de 9 millimètres.
Ces deux échantillons sont en mauvais état. La femelle est dépourvue d'antennes et
de pattes. Au mâle manquent : les antennes, les 1", 4°, 5°, 13°, 14° et 15° paires de
pattes.
Dos de couleur bleuâtre uniforme, éclaireie sur la partie médiane postérieure des
écussons (selle). Tibias et fémurs de la partie postérieure du corps avec un anneau
clair au milieu.
Tergites densément couverts de spinules au milieu desquelles font saille un assez
grand nombre de soies (200 environ sur le 6° tergite). Pas d'épines sur le disque.
Bordure des tergites garnie de nombreuses soies épineuses (120 environ sur le 6° écus-
son) pas plus développées que sur le disque; chacune d'elles est accompagnée d’une
épine n’atteignant pas la moitié de la longueur de la soie. Sur l’échancrure, les soies ne
sont pas accompagnées d'épines (6° tergite).
Echancrure du bord postérieur des tergites triangulaire, plus large que profonde.
Stigmates allongés, parallèles, non dilatés à la partie postérieure.
Bâtonnets de l'organe auditif striés obliquement dans deux directions perpendi-
culaires sur toute leur lonsueur, Ces stries sont beaucoup plus fines que chez Scuhgera
coleoptrata.
NOMBRE DES ARTICLES DES TARSES.
PATTES. 17 TARSE. 2° TARSE. PATTES. 1 TARSE. 2° TARSE.
132 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
AJIGUILLONS TERMINAUX :
Préfémur : : à toutes les pattes; fémur : 1 supérieur, 2 latéraux (a de chaque côté ;
tibias de la 2° paire : ?; tibius de la 3° paire : ;; tibuas de la 6° paire et des suivantes : Le
l’aiguillon inférieur antérieur plus long que le postérieur dans les pattes antérieures
(dans les pattes postérieures, ils deviennent égaux); 1° tarse : pas d'aiguillons aux
pattes » et 3; à la 6° el aux suivantes, latéraux (1 de chaque côté).
Deuxième tarse des pattes 6 à 12 muni sur presque tous ses articles de dents anté-
rieures et postérieures.
ÉPINES DES PATTES :
Préfémur : jusqu’à la 9° patte. pas d’épines.
1459 gp
BORD DISTAL FACE ANTÉRIEURE.
ARÊTE EE DR | Een
PATTES.
AT k , ENTRE LE PEIGNE
INFÉRIEURE. ANTÉRIEUR. POSTÉRIEUR. PEIGNE. x ë
ET L'ARETE INFERIEURE.
Fémur : 9°, 3°, 6° pattes sans épines. Sur les autres, on n’en observe que sur l’arête
ÉREE Fe 1° A Y LR f 2 9 A ÿ 8 TE x
supérieure postérieure, l’arête supérieure médiane et l’arête inférieure postérieure; les
arêtes antérieures n’en possédent jamais.
ARÈÊTES SUPÉRIEURES ARÊTES INFÉRIEURES
P A T 4h E S. EEE" a
ANTÉRIEURE. MÉDIANE. POSTÉRIEURE. ANTÉRIEURE. POSTÉRIEURE.
Tibia : aux 2°, 3°, 6° pattes, pas d’épines. Les épines apparaissent à la 7° patte. On
n’en observe jamais sur l’arête inférieure (des 12 premières pattes).
MYRIAPODES. 135
RÉ ARËÊTES SUPÉRIEURES
PATTES. :
AUS POSTÉRIEURE. MÉDIANE, ANTÉRIEURE,
Premuer tarse : aux 2°, 3°, 6° pattes, pas d'épines. Elles apparaissent à la 7°. Elles
sont toujours situées sur la face postérieure et disposées en une seule ligne longitu-
dinale. Elles sont fines et aiguës.
PATTES. 1° ARTICLE. | 2° ARTICLE. | 3° ARTICLE. | 4° ARTICLE. | 5° ARTICLE. | 6° ARTICLE. | 7° ARTICLE.
Appendices génitaux du & assez longs, larges, pointus, insensiblement atténués de la
base à l'extrémité (comme chez Scutipera coleoptrata). Is sont densément couverts de poils
et portent un assez grand nombre de soies. Les appendices postgénitaux sont à peu près
identiques aux génitaux; 1ls sont moins saillants que ceux-ci, mais de même longueur.
La plaque sous-génitale est fortement déprimée en arrière, sur la partie médiane.
Il est regrettable que les deux exemplaires de cette espèce aient complétement perdu
leurs antennes, car les caractères Uirés de ces organes ont une grande importance dans
la classification des Scutigérides. C'est pour cette raison que j'émets quelques doutes en
faisant rentrer cette espèce dans le genre Ballonema.
La striation des bâtonnets de l'organe auditif et la forme des appendices génitaux
du & nous montrent, malgré l'absence des antennes, que nous sommes en présence
d'une espèce de la sous-famille des Seuhperinæ. De sorte que, à moins d’avoir affaire
à un genre nouveau, l'existence des aiguillons terminaux du 1° tarse nous limite aux
deux genres Ballonema et Scutisera. La présence des dents aux articles des 2° tarses des
pattes 10 et 12 éloigne notre espèce du genre Scutigera; de plus, les tergites posté-
rieurs sont dépourvus d'épines sur leur disque. Mais, à propos de ce dernier caractère,
il faut remarquer que, fort probablement, nous ne sommes pas en présence d'individus
134 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
adultes; cependant il est probable que les épines doivent faire également défaut sur le
disque chez l'adulte, car nous en trouverions certainement quelques-unes chez notre
individu, étant donné que les épines de la bordure sont déjà très développées.
La seule espèce du genre Ballonema connue jusqu'à ce jour (Ball. grachpes Verh.)
est originaire de la Nouvelle-Guinée allemande (Océanie). On voit par 1à tout l'intérêt
qu'il y aurait eu à posséder des exemplaires entiers et adultes.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Loroghi.
GENRE THEREUONEMA.
THEREUONEMA TROPICALIS Ribaut.
(PL M', fig. 4-5.)
Thereuonema tropicalis Ribaut, 1907, Ann. Soc. entom. France, p. h99.
Matériel étudié : Baltchi; un mâle de 15 muilimètres de longueur. Probablement
un pseudomature.
Gris bleuâtre, avec une bande brune sur le milieu du dos. Pattes de la partie posté-
rieure du corps, annelées de clair.
Antennes plus longues que le corps, composées de 78-52 articles au 1° flagellum
et de 180 environ au 2°.
Tergites couverts sur toute leur surface de poils assez serrés et d'épines accom-
pagnées d’une soie; on observe aussi çà et là quelques soies isolées (non accompagnées
d’une épine). Bord des tergites garni de soies dont la moitié environ sont accompagnées
d'une épine. Échancrure du bord postérieur plus large que profonde. Stigmates un peu
dilatés à l'extrémité postérieure.
NOMBRE DES ARTICLES DES TARSES.
PATTES. 1x TARSE. 2e TARSE. PATTES. 1 TARSE. 2° TARSE.
6 (anormal)
AIGUILLONS TERMINAUX :
Préfémur +; fémur, 1 supérieur, 2 latéraux (1 de chaque côté); tibia ; (V'antérieur
inférieur plus long que le postérieur dans les pattes antérieures); tarses, pas d’aiguillons.
MYRIAPODES. 135
r
EPINES DES PATTES :
Les 5 premières paires de pattes sont entièrement dépourvues d'épines. Celles-ci
apparaissent à la 6°.
Préfémur..
ARÊTE BORD DISTAL FACE ANTERIEURE.
PATTES. A —
ENTRE LE PEIGNE
ET L'ARÊTE INFÉRIEURE.
INEERIECRE ANTÉRIEUR. POSTÉRIEUR. PEIGNE,
L'arête supérieure et la face postérieure sont dépourvues d'épines sur toutes les
pattes.
Fémur.
ARÊTES SUPÉRIEURES ARÈTES INFÉRIEURES BORD DISTAL
POSTÉRIEURE. MÉDIANE. ANTÉRIEURE. POSTÉRIEURE. ANTÉRIEURE, POSTÉRIEUR. ANTÉRIEUR.
(G]
[Sal
© © ŒJ ©
La face postérieure est constamment dépourvue d'épines.
Tibra.
A é : x
ARETES SUPERIEURES ARÊTE
PATTES. =
POSTÉRIEURE. MÉDIANE. ANTÉRIEURE. INFÉRIEURE,
136 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
1% tarseW,
1 ARTICLE. 2e ARTICLE. 3° ARTICLE. | 4° ARTICLE. |5° ARTICLE. | 6° ARTICLE. | 7° ARTICLE. | 8° ARTICLE.
1
1 1
dE 0
1+1 11
on AE
EEE 1
DERTETEEN 1+1+1+1
Le 2° tarse de toutes les pattes est muni de dents antérieures et postérieures.
Erniorre. — Baltchi.
Cette espèce diffère de toutes les espèces connues jusqu'ici, en particulier par lab-
sence complète d’épines sur les cinq premières pattes et sur la face postérieure du fémur
de toutes les pattes. C'est de Th. syraca Verh. et de Th. Hilwendorfi Verh. (Japon)
qu'elle se rapprocherait le plus.
SCGLOPENDROMORPHA.
GENRE CRYPTOPS.
CRyYPTOoPS BOTTEGOI (Silv.).
(PL M, fig. 6-7.)
(Syn. : Cryptops Bottepi Siv.]
LONGUEUR. LARGEUR. LONGUEUR. LARGEUR.
millimètres. millimètres. millimètres. millimètres.
Harar, 22 mars.......... 32 2 0 Hiéka, to avril. CRE 29 2
Hiéka, 31 mars.......... 55 3 5 Baltchr, aavrie 27.07 26 2
HiéRA Se AVE EE h7 30 Addis-Abeba, mai ......... 36 2
Ces exemplaires, quoique de taille très différente, appartiennent à la même espèce
et correspondent assez exactement à la description de Cr. Bolteou (Silv.), donnée par.
® Les chiffres de ce tableau indiquent le nombre d’épines par séries longitudinales. _.
MYRIAPODES. 137
Kræpelin dans son ouvrage sur les Scolopendrides et complétée ensuite par Attems
relativement à la forme des pattes terminales.
Éruropre. — Harar; Hiéka; Baltechi; Addis-Abeba.
L’exemplaire provenant de Harar diffère des autres par l'absence d’épines aux parties
coxales et au bord antérieur des derniers segments. Par contre, celui qui provient
d’Addis-Aheba en possède déjà à partir des segments moyens.
GENRE OTOSTIGMUS.
OTOSTIGMUS FÜLLEBORNI ÆTHIOPICUS Rib.
(PL M, fig. 8.)
Otostiomus Fulleborni æthiopicus Ribaut, 1907, Ann. Soc. entom. France, p. 502.
Matériel étudié : 7 individus, de Bourka.
millim. millim. millim. millim. millim. millim. millim.
Bonpuen ee et. 55 o 46 0 460 430 30 ho o 360
Darseur es ne: etes ko ND 3 D RD DD 20 3 o
Tête éparsement ponctuée. Antennes de 17 articles (quelquelois 15 d’un côté). Les
deux premiers articles et le tiers basal du 3°, lisses et brillants. Tergites éparsement
ponctués. Les sutures longitudinales sont discontinues; elles sont représentées par
un tronçon antérieur dont la longueur est généralement le tiers de celle du tergite et un
tronçon postérieur très court, Ces deux tronçons sont quelquefois réunis par un sillon
étroit, eton peut avoir alors l'illusion d'une suture complète. L'intervalle compris entre
les deux sutures est marqué, du 7° au 20° segment, de trois côtes longitudinales, larges
et très abaissées, souvent peu distinctes. Le rebord latéral des tergites est net à parür
du 7° ou 8° segment. Le » 1° tergite est très fortement rebordé latéralement, son bord
postérieur est moyennement saillant au milieu. Pas de fossette à l'extrémité postérieure.
Plaque sterno-coxale des pattes-mâchoires munie de h + 4 dents; appendice des fémurs
portant de 1 à 2 dents. Sternites très éparsement ponctués, avec 2 sutures courtes au
bord antérieur. Au bord postérieur on ‘observe tantôt deux fossettes latérales, larges et
mal délimitées, tantôt, en plus de ces deux fossettes latérales, une médiane, petite,
ovale, tantôt pas de fossettes. Le 2 1° sternite est rétréei vers l'arrière; son bord posté-
rieur présente une forme variable; tantôt 1l est droit, tantôt échancré, et quelquefois
celte échancrure est précédée d'une dépression profonde occupant environ le quart
postérieur de la face du sternite. Hanches des pattes terminales dépourvues d'épines,
18
138 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
faiblement prolongées en un cône obtus; la limite externe du champ poreux est assez
fortement bombée.
Les 6 à 9 premières paires de pattes (le plus fréquemmen 16) portent » épines au
1° tarse: les autres, sauf les pattes terminales, avec une seule épine. À l'extrémité
du 2° tarse de toutes les pattes, 2 épines.
Tous les articles des pattes terminales, sans prolongements ni épines, sauf le 2° tarse
qui porte 2 épines à l'extrémité.
Couleur verte, sauf la tête qui est rougeätre.
Gette sous-espèce diffère du type principalement par la discontinuité des sutures dor-
sales et par le nombre de pattes munies de 2 épines au 1° tarse.
Érarorie. — Bourka. 3 avril 1904.
Genre RHYSIDA.
RHYSIDA PAUCIDENS Poc.
Côre Française pes Somazis. — Région de Daouenlé.
Ermiopig. — Harar, mars: Gotta, 22 septembre ; Laga-Hardine, 22 août; Soullouké,
22 août.
GENRE ETHMOSTIGMUS.
ETHMOSTIGMUS TRIGONOPODUS (Leach ).
Éraropre. — Harar, mars; Moullou, 18 septembre; Dirou-Horia.
ArRiQue ORIENTALE aNGLaisE. — Monts Loroghi: Voi.
GENRE TRACHYCORMOCEPHALUS.
TRACHYCORMOCEPHALUS MIRABILIS (Por. ).
Évaiopre. — Filoa , 25 avril; Haut-Aouache, 15 septembre.
Arrique Omenraze axGLaise. — Rive occidentale du lac Rodolphe, 4 février ; monts
Loroghi.
TRACHYCORMOCEPHALUS AFER (Mein. ).
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Loroghi.
MYRIAPODES. 139
GEOPHILOMORPHA.
GENRE LAMNONYX.
LAMNONYX PUNCTIFRONS (Newp. )?
Ermiopie. — Harar, mars; Karssa, 28 mars: Hiéka, 3 1 mars ; Gotta, 2 1 septembre ;
Bourka, 3 avril; Kounhi, 12 avril; Baltchi; Addis-Abeba, mai.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyrro; monts Loroghi.
De même que Silvestri, Brôlemann, Attems, ete., J'ai rapporté ce Lamnonyx, très
abondant dans toute cette répion, au punctifrons Newport. Mais il est peu probable que
nous ayons affaire à l'espèce de Newport !”.
Parmi les nombreux échantillons composant cette récolte se trouve une femelle de
70 millimètres de longueur et 3 millimètres de largeur.
GENRE ALLOSCHIZOT ENIA.
ALLOSCHIZOTÆNIA MINUTA (Silv.).
(PI M?, fig. 9-13.)
Matériel étudié : 1 exemplaire & de Karssa (28 mars), de 11 nullimètres de lon-
gueur et o mm. 35 de largeur. 39 paires de pattes.
Je rattache cette forme à l'espèce de Silvestri, quoique les hanches terminales pré-
sentent sur le bord interne une saillie pglobuleuse très accentuée, couverte de poils fins
et denses, analogue à celle que l'on trouve chez un grand nombre d'espèces de la famille
des Schendylidæ. Cette particularité n’est signalée ni dans la description, ni dans le
dessin de Silvestri. Les autres caractères sont bien conformes à ceux indiqués par cet
auteur.
Je donne ici le dessin des piéces buccales, passées sous silence par Silvestri. Leur
forme permet de rattacher Alloschizotæna manuta à la sous-tribu des Ribautina.
Eruropie. — Karssa.
® Voir à ce sujet : Ribaut. Chilopoda, ix Voyage de Ch. Aluaud et R. Jeannel en Afrique Orientale anglaise,
p.18, Paris, 1914.
18.
140 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
DIPLOPODA.
PSELAPHOGNATHA.
GENRE ANKISTROXENUS.
ANKISTROXENUS ÆTHIOPICUS (Chal.).
[Syn. : Pollyxenus æthiopicus Chalande, 1908.]
Évuropre. — Rivière Golba, 3 août 1 904; plusieurs exemplaires.
Cette espèce est très probablement identique à Ankistroxenus minutus Attems, 1907.
PROTEROSPERMOPHORA.
GENRE STRONGYLOSOMA.
STRONGYLOSOMA ANDREINIT Brôl. (?).
Érmiopre, — Tehafianani, 19 avril 1904; une femelle.
En l'absence du mâle, il est prudent de faire des réserves sur l'identification de cet
individu.
GENRE ASTRODESMUS.
ASTRODESMUS NEUVILLEI (Ribaut).
(PL M°, fig. 14-16. — PI. M', fig. 17, et fig. 1 dans le texte.) -
Euryzonus Neuville: Ribaut, 1907, Ann. Soc. entom. France, p. 503, fig. 1.
Matériel étudié : Voï, un mâle de 55 millimètres de longueur et 7 millimètres de
largeur.
Métazonites brun foncé sur la partie antérieure, brun clair sur la partie postérieure.
Expansions latérales claires. Prozonites clairs, ornés latéralement d'une tache foncée
MYRIAPODES. il
arrondie du côté interne et prolongée étroitement sur les parties pleurales le long du
bord antérieur du prozonite. Tête claire un peu rembrunie sur le vertex. Antennes
claires, sauf le dernier article qui est foncé. Pattes claires.
10 bâtonnets aux antennes,
Surface des métazonites mate, un peu ruguleuse. Au bord postérieur se trouvent des
plissements longitudinaux très courts. La partie située entre le dos et l'expansion laté-
rale est plissée longitudinalement, ainsi que les parties pleurales. La surface inférieure
des expansions est lisse. Sur la limite pleuro-sternale se trouvent 5 à 6 petits tubercules
disposés en une ligne irrégulière; le segment est
très peu soulevé en cet endroit. Suture pleuro-
sternale des 17°, 18°, 19° et 20° segments, non
tuberculeuse.
Le segment préanal forme en arrière une saillie
conique séparée du reste du segment par une dé-
pression transversale à surface plissée. La pointe
est tronquée, et sur la troncature se trouvent
h poils, deux supérieurs et deux inférieurs, Deux
poils sur chaque bord latéral. Sur la face dorsale,
près du bord latéral, deux poils de chaque côté.
l’antérieur au niveau du poil latéral postérieur.
Astrodesmus Neuviller.
1"segment relativement peu rétréei sur les côtés, ;
| Fig: 1°
’ :
son bord latéral largement arrondi. Patle copulatrice gauche, profil interne; X 16.
Un coussinet sous l’ongle des 6 premières paires
de pattes (fuble dans la 1°). Face externe de toutes les pattes avec 30 à 4o épines à
pointe émoussée, disposées sur 3 à 4 rangées irrégulières. Préfémur avec une forte
saillie globuleuse sur la face externe, qui va en s’atténuant à partir du 8° segment jus-
qu'à disparition dans les pattes de la partie postérieure.
Slernites postérieurs munis d’une crête transversale à leur extrémité postérieure, à
parür du 8° segment, Gette crête est interrompue au milieu par une large dépression ;
sur les côtés elle est de hauteur uniforme, sauf dans le 8° segment où elle forme deux
lobes arrondis symétriques. Les sternites antérieurs sont épalement munis d'une crête
interrompue largement au milieu qui n'est bien nette qu'à partir du 10° segment. Le
sternite antérieur du 6° segment se prolonge en avant en une saillie fortement aplatie
d'arrière en avant, à bords latéraux parallèles, à extrémité prolongée en un triangle à
pointe obtuse et un peu épaissie.
Le sternite antérieur du 15° segment forme en avant une saillie triangulaire profon-
dément sillonnée au milieu. En face, sur le 14° segment, se trouve une fossette.
La longueur de l’article terminal des pattes (ongle non compris), celle du 3° article
142 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
(fémur) et la largeur des sternites (entre l'insertion des hanches antérieures) sont entre
elles comme 3, 6 et 5 (au 8° seoment).
La patte copulatrice est trigéniculée. La partie comprise entre la hanche et la
1° courbure est renflée à la base et se rétrécit assez brusquement avant la courbure.
Elle est munie sur sa face externe d’une côte longitudinale, et sur sa face interne d’une
crête lamellaire très saillante, se confondant à sa base avec le bord de l’ampoule et
s'évanouissant brusquement vers la moitié de la hauteur de la partie en question de la
patte copulatrice. La rainure séminale au sortir de l'ampoule se trouve, sur une certaine
partie de sa longueur, au pied de cette crête. La partie comprise entre la 1" et la
9° courbure porte sur sa face postérieure, du côté externe, deux appendices triangulaires
et, du côté interne, un appendice en forme de pointe d’hameçon. Au niveau de la
2° courbure du côté externe et postérieur se trouve une dent très aiguë dirigée vers
la base de l'organe. Sur la partie comprise entre la 2° et la 3° courbure se détache, sur
le côté externe, une lamelle triangulaire peu élevée et dont la base d'insertion occupe
presque toute la longueur de cette partie. La portion située au delà de la 3° courbure
est eflilée, aplatie, terminée en pointe simple, c’est-à-dire dépourvue de ces renflements,
expansions ou replis que l’on observe chez un certain nombre d'espèces de ce genre.
Ouverture coxale du 7° segment à bords relevés surtout en arrière.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voi.
Astrodesmus Neuville se rapproche de A. laxus Gerst. et de À. diminutus Atlems, par
le nombre des bâtonnets situés à l’extrémité des antennes et l'existence de la saillie au
sternite du 15° segment; mais il en diffère par sa taille et par la forme des pattes
copulatrices.
GENRE OXYDESMUS.
OXYDESMUS OGCIDENTALIS (Karsch).
(PL M, fig. 18.)
Matériel étudié : 3 & de la forêt d'Ituri (Irumu).
Longueur : 80 mm.; largeur des métazonites : 11 mm.; largeur des prozonites :
7 mm. 5.
Ces trois exemplaires correspondent assez bien à la description de Oxydesmus occi-
dentalis Karsch donnée par Attems dans son ouvrage «System der Polydesmiden ». Je
. 77 cdi
MYRIAPODES. 143
mentionnerai simplement les points sur lesquels ils présentent quelques diflérences
avec cette description :
Coloration noire uniforme, base des pattes légèrement rougeûtre, angle postérieur
des métazonites pâle sur l'extrême pointe.
Métazonites à tubercules très nets, bien développés, surtout sur les À premiers seg-
ments; leur angle postérieur très pointu, presque spiniforme. Partie postérieure des
parties pleurales du métazonite assez fortement pranuleuse.
La patte copulatrice correspond bien à la figure donnée dans l'ouvrage cité; elle est
seulement dépourvue de cette saillie de la branche externe que Attems localise à tort
au point de séparation des deux branches («an der Gabelungsstelle »). En réalité, les
deux branches se séparent à moitié hauteur de la patte, au niveau d’une protubé-
rance qui est indiquée sur le bord gauche de la figure de Attems et qui appartient
manifestement à la branche interne. À la saillie dont il est question plus haut
correspond sur nos échantillons un épaississement en crête (c) de la face interne de la
branche externe.
Coco 8euce. — Forêt d'Ituri.
GENRE ORODESMUS.
ORODESMUS RoTasCHILDIE Ribaut.
(PL M', fig. 19-23 — PI. Mi, fig. 24. ei fig. 2-5 dans le texte.)
Orodesmus Rothschildi Ribaut, 1907. Ann. Soc. entom. France, p. 505, fig. 2-5.
Matériel étudié : Monts Loroghi, un & et une &; — Mont Nyiro, un €, une © et un
jeune. — Longueur, 35-ho mm.; largeur, 6 mm.
Dessus brun très foncé, presque noir. Expansions latérales, orangé clair en dessus et
en dessous. Flanes brun foncé. Ventre rouge. Tête brun-noir, son bord antérieur étroi-
tement marginé de rouge. Pattes et antennes rouges. Moitié postérieure du segment
préanal, rouge.
Tête cuireuse, marquée d'un sillon peu profond sur le vertex, attergnant à peine
l'insertion des antennes. Partie antérieure garnie de poils courts, peu denses.
1 segment à bord antérieur légèrement bisinué; bord postérieur largement Incurvé
vers l'arrière et présentant une partie droite sur son quart médian. Angle antérieur très
largement arrondi, angle postérieur droit. Une carène sur l'expansion latérale, presque
parallèle au bord latéral et à une petite distance de celui-ci. Face dorsale présentant un
144 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
sillon longitudinal large, peu profond, de petits tubercules espacés, irrégulièrement
disposés et trois rangées transversales de tubereules plus volumineux. La rangée anté-
rieure en comprend A, les deux médians plus forts; la rangée intermédiaire, 6; la ran-
pée postérieure, 10, les deux médians plus volumineux, un peu rougeâtres, s'étendant
vers l'arrière jusqu'au bord qu'ils touchent sans le dépasser. Les 8 autres sont éloignés
du bord.
2° segment à bord postérieur sinué sur le tiers latéral, droit sur le tiers médian.
Angle antérieur arrondi, vaguement denté. Angle postérieur droit. La carène située sur
l'expansion latérale, presque parallèle au bord. Trois rangées transversales de tuber-
cules. L’antérieure en comprend 8 à 10; l'intermédiaire, 6 à 8; la postérieure, 10 à 14,
dont les 4 médians sont rougeâtres, plus volumineux, étendus vers le bord postérieur
qu'ils dépassent légèrement.
3° segment à bord postérieur sinué sur le tiers latéral, dilaté sur le tiers médian.
Angle antérieur étroitement arrondi. Bord latéral avec une dent obtuse près de l'angle
antérieur, irréguliérement sinueux sur le reste de sa longueur. Trois rangées de tuber-
cules. La rangée postérieure en comprend 10 à 12. Tantôt les deux, tantôt les quatre
tubercules médians de cette rangée sont rouge clair, très allongés, couchés presque
horizontalement vers l'arrière et dépassant fortement le bord postérieur. Ils restent très
distincts les uns des autres. Les deux tubereules médians (quelquefois un seul) de la
rangée intermédiaire sont également de couleur claire, allongés et couchés vers l’ar-
riére,.
l° seoment à bord postérieur droit. Bord latéral et angles comme au 3° segment.
Trois rangées de tubercules. Les 6 à 8 médians de la rangée postérieure empiètent sur
le bord postérieur qu'ils dentent ainsi légèrement. Les + à 4 médians, encore de couleur
un peu moins foncée, légèrement allongés et un peu plus volumineux que les autres.
Les autres segments à bord postérieur presque droit (le quart externe un peu dilaté).
Trois rangées de tubercules. La rangée postérieure dépassant légèrement le bord. À
mesure que l'on se rapproche de l'extrémité postérieure, l'angle postérieur devient de
plus en plus aigu et les sinuosités du bord latéral plus nettes, formant 5 à 6 dents très
obtuses.
Segment préanal se prolongeant en arrière en une lame quadrangulaire aussi large
que longue, un peu relevée. Les bords latéraux de ce prolongement sont presque paral-
lèles, le bord postérieur est largement arrondi et présente en son milieu trois petits
tubercules arrondis sur une même ligne transversale , sur ses côtés deux forts tubereules.
Sur la face dorsale se trouvent 4 tubereules très aplatis, deux antérieurs plus gros et plus
espacés, situés à une certaine distance du bord, deux postérieurs plus petits, plus rap-
prochés et touchant le bord postérieur.
Ecaille sous-anale triangulaire, munie sur les deux côtés de tubercules pilifères
F
MYRIAPODES. 145
aigus et forts, de telle sorte qu'elle parait munie de 3 dents non situées dans le même
plan, une médiane et deux latérales plus fortes et dirigées un peu vers la face ventrale.
Ce caractère se trouve aussi chez la @.
Bord des valves anales épaissi en bourrelet. Chacune d'elles possède un gros tuber-
cule pilifère sur le milieu de sa face et un petit sur le quart supérieur du bourrelet.
2° article des pattes prolongé à son extrémité interne en un cône pointu, spiniforme,
La longueur de l’article terminal (ongle non compris), celle du 35° article (fémur)
et la largeur des sternites (entre l'insertion des hanches) sont entre elles comme 4,
7 et 8.
Sternites non abaissés au milieu. Parties pleurales lisses, brillantes. Limite pleuro-
sternale marquée par une légère élévation munie de 6 à 8 tubercules coniques, élevés.
Orodesmus Rothschildi Ribaut.
Fig. 2, patte copulatrice droite, profil externe; x 33. — Fig. 3, patte copulatrice droite, face postérieure: x 33. —
Fig. 4, patte copulatrice droite, profil interne; x 33. — Fiy. 5, patte copulatrice droite, face antéro-externe de la
branche externe: x 33.
Ces tubercules deviennent très vagues au 18° segment, et n'existent plus sur les
Qt 20€
Antennes à peine épaissies à l'extrémité, atteignant le bord postérieur du 3° sepment.
Pores sur les segments 5, 7, 9, 10, 19, 13, 15, 16, 17, 18, 19, assez grands,
arrondis, situés à égale distance des angles antérieur et postérieur, entre le bord laté-
ral du segment et la carène latérale qui est incurvée à leur voisinage. Les carènes sont
droites sur les segments ne portant pas de pores.
,
S. Pattes copulatrices allongées, divisées en deux parties à partir de la moitié de
leur hauteur : 1° une partie externe divisée à son extrémité en deux branches (a et e)
d'égale longueur. La rainure séminale r, profonde, suit cette partie sur sa face pos-
téro-Interne et vient se terminer à l'extrémité de la branche a. 2° une partie b interne
19
146 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
foliacée, transparente sur une large marge à son bord postérieur. Elle s’insère large-
ment sur la face interne de la partie précédente et se termine en une pointe également
foliacée qui vient coiffer la partie convexe de la branche «a. Son bord postérieur est den-
tüculé; il se prolonge au-dessous de l'insertion jusque vers la base de la patte.
Cette espèce se rapproche beaucoup de ©. pechinatus Karsch, qui n’est connu que
par la femelle. Cependant leur taille plus petite et quelques différences dans la sculpture
permettent de penser que les individus en question ne peuvent se rattacher à l'espèce
de Karsch.
Voici les principales différences que je relève, en me servant de la description de
O. pectinatus donnée par Attems (System der Polydesmiden, IT, 308).
pectina tus
3° écusson : grosse bosse formée par la soudure
des 6 tubercules médians de la rangée posté-
rieure et les 2 médians de la rangée intermé-
diaire.
Côtés des segments : angle postérieur formant une
dent large, pointue. Bord laléral avec 2-3 pe-
tites dents.
2
Ecaille anale arrondie avec deux grands tubercules
6
pilifères.
Longueur, 53 mm.
Largeur, 4 mm.
Rothschildi
2 à 4 tubercules médians de la rangée postérieure
et 1 à 2 médians de la rangée intermédiaire
fortement allongés vers l'arrière, distimets, ne
formant pas de bosse bien accusée.
Angle postérieur droit ou presque droit (sauf quel-
ques segments postérieurs) émoussé. Bord laté-
ral 1rrégulièrement onduleux dans les segments
antérieurs, avec 4 à 6 dents très faibles dans les
segments postérieurs.
Écaille anale pointue avec deux tubercules pilifères
aigus très développés, de telle sorte qu’elle pa-
raît tridentée.
Longueur, 35-4o mm.
Largeur, 6 mm.
Arrique ORtENTALE ANGLAISE, — Monts Loroghi; mont Nyiro.
OPISTHOSPERMOPHORA.
GENRE LOPHOSTREPTUS.
LOPHOSTREPTUS ANDREINIT Brôl. (?).
(PL M, fig. 25-30.)
Matériel étudié : Voï, une ©; longueur, 30 mm.; largeur, 6 mm. 5; 45 segments,
1 apode; 83 paires de pattes.
MYRIAPODES. 147
Coloration brun cannelle; sur les métazonites deux bandes noires transverses, reliées
entre elles de chaque côté des crêtes. Tête, pattes, segment préanal jaune d'ocre. 1° seg-
ment beaucoup plus clair que les autres.
Tête non ponctuée, cuireuse. Antennes courtes, atteignant seulement le bord posté-
rieur du premier segment. Articles +, 3 et 4 plus longs que larges (le ‘2°, > fois et
demie; le 3° et le 4°, 1 fois et demie). Articles 5 et 6 aussi longs que larges.
Yeux petits, en triangle, 2 fois et demie plus large que haut, distants de presque
2 fois leur grand diamètre. 51 ocelles (10 +11+9+8+6+5+2). Lévre supérieure
tridentée. A fossettes piligères.
1* segment couvert de fortes côtes, presque toutes entières, c'est-à-dire allant du
bord postérieur au bord antérieur (sur 37 côtes, 29 atteignent le bord antérieur où, du
reste, elles sont aussi serrées que sur le bord postérieur). Le bord antérieur n'est pas
échancré avant l’angle antérieur. Le bord latéral est en partie caché par les premières
côtes qui sont très saillantes à l'arrière et s'abaissent brusquement assez loin du bord
antérieur. La 4° (ou 5°) côte est de hauteur presque uniforme, comme les suivantes.
Entre la 4° (ou 5°) et la précédente, on observe 2 à 3 côtes longitudinales très fines
n'aboutissant pas à une élévation postérieure.
Prozonites deux fois plus longs que les métazonites. Leur moitié antérieure seulement
est cachée par le tergite précédent. Sur la partie cachée se trouvent de très fines côtes
concentriques; sur la partie découverte, un réseau de côtés anastomosées formant des
cellules disposées en séries concentriques assez régulières. La rangée postérieure est
formée de cellules beaucoup plus allongées que les autres.
Métazonites couverts de côtes longitudinales très saillantes, au nombre de ho à h5,
sur les segments moyens. Sur les sewments antérieurs, on trouve une fine côte supplé-
mentaire dans presque tous les intervalles; celle-ci devient rare dans les segments
moyens et postérieurs. À partir du 8° segment, les côtes sont abaissées sur le milieu de
leur longueur, ainsi que le fond des intervalles, de telle sorte que le métazonite se
trouve parcouru vers son milieu par un sillon transversal. La partie antérieure de la
carène a un profil arrondi, la partie postérieure un profil anguleux.
Les métazonites sont pigmentés de noir sur toute leur largeur. Le pigment fait défaut
complètement entre les carènes, sur des disques médians et des demi-disques posté-
rieurs, nettement délimités.
Les pores sont petits et situés sur un aplatissement de l'extrémité antérieure d'une côte.
Valves anales et segment préanal rugueux. Celui-ci est couvert, sur sa face dorsale
seulement, de tubercules élevés ; 1l porte un pli transversal et n'est pas caréné.
Pattes courtes, grêles. Ongle long et grêle.
Sternites striés transversalement.
Les deux vulves sont entièrement distinctes l’une de l’autre. Elles sont situées, au
19.
148 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
repos, au fond de deux invaginations membraneuses symétriques. Chacune d'elles est
formée par une pièce chitineuse en fer à cheval, dont les extrémités sont situées du côté
interne. Leurs portions postérieure et externe ainsi qu'une partie de leur portion anté-
rieure sont parcourues de haut en bas par une dizaine de sillons déterminant entre eux
de larges côtes arrondies. Ces sillons deviennent horizontaux vers l'extrémité antérieure.
L'ouverture donnant accès au vagin se trouve à l'extrémité postérieure et est fermée par
un clapet. Tout le long de la face postérieure jusqu'a l'ouverture vaginale et à mi-
hauteur de la pièce se trouve une fente étroite et profonde. Contrairement à ce qu'on
pourrait croire à un examen superficiel, cette fente ne donne pas accès à l’intérieur du
vagin, qui ne communique à l'extérieur que par l'ouverture correspondant au clapet.
Le fond de la fente est membraneux.
La description donnée par M. Brülemann de L. Andremu convient à peu près à cel
individu. La seule différence réside dans le nombre de segments et d'ocelles, et en par-
üculier dans la longueur (35-41 millimètres pour les exemplaires de M. Brülemann).
I est possible que les individus types soient des jeunes.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Voï.
GENRE SPINOTARSUS.
SPINOTARSUS VOÏENSIS (Ribaut).
(PL M°, fig. 31-32 — PI. M°, fig. 33-39, et fig. 6-8 dans le texte.)
Odontopyge voiensis Ribaut, 1907, Ann. Soc. entom. France, p. 509, fig. 8-10.
Haptothysanus voïensis Attems, 1909.
Matériel étudié : Voi, 1 S'; longueur, 34 mm.; largeur, 1 mm.; 72 segments au
tronc, 1 segment apode.
Brun foncé avec une large bande jaune d’ocre sur le milieu du dos. Corps très grêle.
Tête lisse. Sillon occipital et interoculaire net, mais très fin. 2 + 2 fossettes piligères
sur la lèvre. Celle-ci est vaguement quadridentée, échancrée triangulairement au milieu
(et non quadrangulairement comme chez 0. terebrum). Yeux écartés du double de leur
diamètre, composés de 45 ocelles (1+2+3+4+5+6+7+4+8+9) groupés en un
champ triangulaire. Antennes épaissies à l'extrémité, courtes, atteignant seulement le
bord postérieur du 2° segment.
La surface des prozonites et des métazonites est finement chagrinée. Le 1° segment
est peu rétréci sur les côtés, qui sont rebordés et marqués d’un seul sillon, Son bord
latéral est un peu concave, l'angle antérieur largement arrondi, le postérieur presque
MYRIAPODES. 149
droit. Segments du tronc pourvus sur les côtés de sillons à bord inférieur très saillant
et bord supérieur presque effacé. À une certaine distance du pore, ils se raccourcissent
brusquement et se transforment en carènes trés courtes, disposées contre la suture,
tout le long de celle-ci, aussi nets sur la partie médiane que sur les côtés, au moins
dans la partie moyenne et postérieure du corps.
Spinotarsus voiensis (Ribaut).
Fig. 6, patte copulatrice gauche, profil antérieur (fémur et tibia vus en raccourci); X65. — Fis. 7, patte copula-
trice gauche, profil interne (les lamelles ont été séparées); x 65. — Fig. 8, extrémité de la patte copulatrice posté-
rieure gauche, face distale; < 50.
Le segment qui précède le préanal est plissé longitudinalement. Le préanal est cou-
vert sur toute sa surface de points assez gros et espacés; 1l est largement arrondi à son
bord postérieur et muni, un peu en avant de celui-c1, d’un fort sillon transverse concave
vers l'arrière, occupant environ le tiers de la cireonférence du segment.
Les valves anales présentent une ponctuation identique à celle du segment préanal.
Elles sont fortement rebordées et leur angle supérieur est absolument mutique. Écaille
sous-anale transverse à bord postérieur droit.
Pores situés vers le tiers antérieur du métazonite, Sixième somite plus long que les
autres, mais non dilaté en arrière sur les côtés.
150 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
he et 5° articles des pattes munis de soles faibles à partir de la 4° ou 5° paire; elles
sont plus nettes vers la partie moyenne du corps. Les pattes de la partie postérieure
en sont dépourvues.
Carène externe de la fossette ventrale du 7° segment, relativement mince.
Hanches de la 7° paire très développées, comprimées l’une contre l’autre; préfémur
très gros et court; à partir du fémur, les articles diminuent brusquement de diamètre.
Pattes copulatrices. — Patte antérieure élancée. Le bord interne du repli antérieur est
anguleux à son extrémité, et cet angle b est entièrement recouvert par une expansion €
provenant de l'extrémité du repli postérieur qui a été complètement rabattue en avant.
Cette expansion descend jusqu'à mi-hauteur de la patte antérieure et se termine en une
pointe aiguë. Le bord du repli postérieur porte, au niveau de l'émergence de la patte
postérieure, un lobe tune a confusément denté.
La patte postérieure émerge à peu près à moitié hauteur de la patte ue La
parüe visible du fémur et le tibia sont de même longueur. Le tibia est étroitement
entouré, sur la partie distale de la moitié externe de sa longueur, par une expansion
spiniforme e, qui prend naissance sur la face antérieure, Au point où le flagellum et les
lamelles se séparent se détache vers la base une longue épine e, de couleur pâle, très
grêle, qui entoure la partie antérieure, la partie distale et un peu la partie postérieure
de la patte. Les lamelles présentent une forme extrêmement compliquée. Vers le point
où elles se détachent du übia se trouve une épine à pointe foncée e,, appliquée contre
la lamelle. Au delà, sur la face antérieure, se trouve un lobe d renflé à la base, très
aigu. Plus loin, la lamelle se contourne sur elle-même et présente une partie g renflée
et une partie À dilatée qui porte sur la face postérieure une série de petites lamelles
irrégulières et enchevêtrées.
Le flagellum est mince et terminé en pointe.
Spin. voïensis est assez remarquable par le développement inaccoutumé de la hanche
et du préfémur de la 7° patte ambulatoire et par la complication de ses pattes copula-
trices postérieures.
GENRE ODONTOPYGE.
ODONTOPYGE VANUTELLI Silv.
LONGUEUR. LARGEUR.
millimètres. millimètres.
Harar, 39 Mars 1 Ou 5e 4 à ue te ce I EU EAN LU UE 67 L,5
— APE NE ne ot ce 2 NE EE CTI 21 PRE 68 5,0
Sornmet du,Zequala; g'aout :1:00 ne. NRA te PER en en tee 69 h,5
Chez un d, l'angle inférieur des valves anales est très saillant, aussi saillant que
l'angle supérieur chez la 9; chez l’autre &, l'angle inférieur est à peine marqué.
MYRIAPODES. 151
L'une des & porte sur le 1° segment À stries (y compris la marginale) d'un côté,
6 stries de l’autre, ce qui montre le peu de valeur de ce caractère.
pa
Érmiopre. — Harar; mont Zequala.
ODONTOPYGE TEREBRUM Ribaut.
(PI. M°, fig. 40-44, et fig. 9-10 dans le texte.)
Odontopyge terebrum Ribaut, 1907, Ann. Soc. entom. France, p. 509, fig. 6-7.
Matériel étudié : Addis-Abeba, 2 G'; longueur, 48 mm.; largeur, + mm. 5.
61 segments au tronc, 1 segment apode.
Brun presque noir; face, bord postérieur des segments, segment préanal et segment
anal plus ou moins éclaireis.
Face éparsement ponctuée, occipul à ponctuation aciculaire assez allongée. Six fos-
settes piligères sur la lèvre supérieure; celle-ci est échancrée quadrangulairement. Yeux
composés de 50 à 61 ocelles (1+2+4+5+8+9+10+11-2+4+6+7+9+10
+11+12) groupés en un champ triangulaire. Antennes peu épaissies à l'extrémité,
atteignant le bord postérieur du 4° segment.
Surface des prozonites et des métazonites couverte de points aciculaires allongés.
1° segment assez fortement rétréci sur les côtés. Angles latéraux antérieur et postérieur
largement arrondis. Quatre à cinq stries sur les côtés. Stries concentriques des prozo-
nites occupant la moitié de la largeur de ceux-ci. Métazonites pourvus d’un certain
nombre de stries complètes sur les côtés et de stries très courtes situées contre la suture,
tout le long de celle-c1.
Segment préanal arrondi à la partie postérieure. Valves anales presque lisses, à angle
supérieur saillant, subspiniforme; angle inférieur non sallant, Bourrelet marginal peu
accusé.
Pores situés vers le quart antérieur du métazonite.
L° et 5° articles des pattes nettement soléés à parür de la 8° paire. Ongle de la lon-
gueur du dernier article. Les hanches de la 7° paire sont normales.
Pattes copulatrices. — Patte antérieure un peu trapue. Les replis antérieur et posté-
rieur sont bien dégagés l’un de l’autre à l'extrémité. Le bord interne du repli antérieur
est échancré avant son extrémité, et cette échancrure est précédée d’une dent émoussée.
Le bord interne du repli postérieur porte également une échancrure située immédiate-
ment au-dessus du point d'émergence de la patte postérieure. Le bord externe est tran-
chant, et même, sur le tiers moyen, il est développé en une lamelle assez large à bord
152 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ondulé. La patte postérieure émerge aux deux tiers de la hauteur de la patte antérieure.
La partie visible du fémur est tordue sur elle-même; sa longueur est à peu près double
de celle du tibia. Au point où le flagellum et sa gaine se séparent prend naissance une
épine e robuste, très allongée, tordue en vrille et diigée vers l'extérieur. Elle passe en
arrière de la patte antérieure dont elle atteint presque l'extrémité. Le flagellum est
assez robuste, sa pointe est simple; sur son tiers distal se trouve une expansion lamel-
laire courte, triangulaire, peu élevée. Sa base est constituée par un renflement blan-
châtre; une bande chitineuse foncée le parcourt dans toute sa longueur et contient la
Odontop yge terebrum Ribaut.
Fig. 9, patte copulatrice gauche, profil antérieur (fémur et übia vus en raccourci); x 27.
Fig. 10, patte copulatrice gauche, profil postérieur; x 27.
rainure séminale rs. La gaine n’entoure pas complètement le flagellum , qui reste visible
par sa face externe et postérieure sur toute sa longueur. La partie a de la gaine rabattue
sur la face antérieure de la patte est en forme de carène de navire, son bord libre
s'étant replié en arrière contre le flagellum. La partie b rabattue vers l'arrière est plus
courte que la précédente; une carène lamellaire foncée la parcourt dans toute sa lon-
gueur et se continue par une bande chitinisée foncée (indiquant la ligne de soudure de
la gaine et du flagellum) qui rejoint une crête ec assez élevée, tranchante, également
de couleur foncée, située au voisinage de l'insertion de l’épine et venant mourir sur la
face postérieure boursouflée du flagellum.
Les pattes copulatrices de cette espèce ressemblent assez à celles de O. Cuernu Siv.
Elles en diffèrent nettement par la forme de l'extrémité de la patte antérieure et par les
dimensions relatives du flagellum et de sa gaine.
Évuropie. — Addis-Abeba.
MYRIAPODES. 153
DESCRIPTION
D'UNE ESPÈCE DE MYRIAPODES DU GENRE POLLYXENUS,
PAR
J. CHALANDE,
POLLYXENUS ÆTHIOPICUS Chalande.
(Fig. 1-4.)
Pollyxenus æthiopicus Chal., 1908, Bull. Mus. Hist. nat., p. 113.
Corps ellipsoïde, rougeâtre, maculé de blanc en dessus, complètement blanc en
dessous, ainsi que les pattes.
Tête grande, arrondie en avant.
Antennes courtes, de la longueur de la tête, coudées intérieurement entre le 5° et le
6° article. Articles courts, sauf le 6° qui est deux fois plus grand que le 7°. Dernier
article deux ou trois fois plus petit que le 7° et présentant à l'extrémité une couronne
de 4 bâtonnets (ip. 1).
Yeux composés de 5 à 8 ocelles globuleuses, rougeûtres, agrégées sur les côtés de la
tête, une centrale et les autres en cercle autour.
_Pleures portant des gerbes de poils en forme d'épis irréguliers, atteignant en lon-
gueur le tiers ou la moitié de la longueur du corps.
Tergites portant deux rangées transversales de poils en épis de forme régulière et
symétrique. Rangée antérieure située un peu en arrière du milieu du tergite, incom-
plète et nulle dans la partie médiane; ses poils dirigés en avant etobliquement des côtés
externes vers la ligne médiane. Rangée postérieure située près de la marge postérieure
du tergite; ses poils dirigés parallèlement en arrière. Les poils des deux rangées sont
de même longueur, ceux de la rangée antérieure parfois un peu plus longs et un peu
courbes, les postérieurs droits. Les uns et les autres très larges.
Poils des faisceaux anaux terminés en crosses simples et présentant sur un côté une
20
154 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
série d’appendices rabattus (2 à 5), semblables à la crosse terminale (Fig. © : extrémité
d'un poil; Fig. 3 : base d’un poil).
Pattes courtes, épaisses, à articles plus larges que longs, sauf le 4° et le 8° (Fig. 4).
Dernier article des pattes portant vers son milieu, du côté interne, une épine très faible.
Ongle trilobé.
Taille : 2 mm.
Fr e e € A
Eriopie. — Près de la rivière Golba, 3 août 1904.
ES
3
Pollyxenus æthiopicus Chalande.
Cette espèce est une forme intermédiaire entre P. lagurus Latr. et P. lucidus Chal.
Elle se rapproche de P. lagurus par la présence des ocelles, la forme des antennes et
l'existence de deux rangées de poils sur les tergites; mais, chez P. lagurus, les poils de
la rangée antérieure sont très courts et ceux de la rangée postérieure deux fois plus
longs. Elle se rapproche de P. lucidus par les gerbes de poils des pleures et par la forme
des poils des faisceaux anaux. Les pattes sont de forme intermédiaire entre celles de
P. lagurus et celles de P. lucidus. Chez le premier, le 4° article est toujours court.
M CR :
: À
sta
, x
(MR
INSECTES
20.
THYSANOURES,
PAR
F. SILVESTRI.
Les Thysanoures que M. Maurice de Rothschild a récoltés dans son voyage en
Éthiopie et dans les pays limitrophes, et dont M. le Professeur E.-L. Bouvier a
bien voulu me confier l'étude, comprennent un petit nombre d'exemplaires. Ces
derniers ne sont pas tous bien conservés, car les Thysanoures sont des Insectes
fragiles, réclamant des précautions particulières qu'il n'est pas toujours possible
de prendre dans les voyages aux régions tropicales.
Les pays visités par M. de Rothschild sont inconnus pour ce qui se rapporte
aux Thysanoures, et certainement, le jour où un voyageur naturaliste voudra
consacrer particulièrement quelque temps à ces Insectes, il découvrira beaucoup
d'espèces intéressantes parmi celles qui vivent libres et surtout parmi les Mvyr-
mécophiles et Termitophiles.
Dans la petite collection de M. de Rothschild, j'ai trouvé des exemplaires de
quatre espèces qui me semblent nouvelles pour la science. Trois d'entre elles
appartiennent aux Lepismidæ el sont : Lepisma paupercula, Ctenolepisma
Rothschildi, Thermobia infelix; la quatrième est une espèce de Japyx que Je
décris sous le nom de J. Bouvier, en la dédiant au savant zoologiste du Muséum
de Paris.
158 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Fame Des LEPISMATIDÆ.
GENRE LEPISMA.
LEPISMA PAUPERCULA Silvestri.
(Fig. 1 à 9.)
Lepisma paupercula Siv., 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 513.
&. Flavescens tota.
Antennæ parte apical fracta, sed certe quam corporis longitudo breviores, artieulo primo
parum longiore quam latiore sets brewibus vestilo et ad apicem sels sat lonois robustis
instructo, arhiculo secondo 113 latiore quam lonpiore selis brevibus et ad apicem sets brevibus
robustis aucto, articulo tertio latiore quam longiore supra sensilhs chæticis subhihbus tribus
et subtus quinque, necnon sets brevibus sat robustis el sat numerosis instructo, arhiculis 4-9
sensillo chætico infero, alio laterali et aho supero nstructis, latioribus quam lonororibus et
selis brevibus robustis auctis, articulis a decimo in articulinis duobus divisis et sensilhs chæticis
subtilibus et sensillis astriformibus instruchs. Ocul ocellis 14-15 composih.
Palpi maxillares sat breves, artieulo secundo fere 2-5 lonpiore quam latiore, sets brewbus
vestilo et selis nonnullis robustis in apice incisis instructo, articulo tertio duplo lonpiore quam
latiore et longitudine secundum subæquante, arheulo ultimo quam penultimus vix longiore
ebquam tertius 1 /5 breviore, n aprce paullulum attenuato, rotundato.
Palpi labiales, articulo penultimo apice valde dilatato, artieulo ultimo magis dlatato,
2/7 in apice latiore quam longiore.
Thorax quam abdomen c. 1/3 brevior et latior, tergitis in margine antico et in mar, ine
laterali setis nonnulis auctis, in margine poshco ses nulles.
Sternita parte mediana longa, in metathorace ad basim parum latiore quam lonprore,
subtrangular, apice parum rotundato.
Pedes sat longt el robusti, paris tert coxa 4/10 longiore quam latiore, margine externo
selis nonnullis sat longis robustis instructo, articulis ceteris setis nonnullis auctis.
Abdomen partem postremam versus gradatim parum anoustius. Tergita 1/9 poshice sels
duabus sublateralibus instructa. Tergitum decimum longum, paullulum longius quam ad
basuim latius, trapezoideum , maroine poshico quam basis mans quam duplo minus lato, sat
profunde sinuato, setis duabus robustis lateralibus et duabus submedamis instructo, marpunbus
lateralibus setis nonnullis.
Urosterna in margine postico selarum pectine mediano lato et pectine minore laterali
instructa. Subcoxæ LX angulo interno elongato, triangulari, acuto quam externus eham
triangularis acutus duplo longrore, sets pluribus sat longs et sat robustis instructo. Style TX
subcoxæarum apicem internum fere totus lonoitudinis 2/3 superantes.
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Es
Lepsma paupercula Silvestr1.
Fig. 1, antenne pars proximalis supina. — Fig. 2, ejudem pars basalis prona. — Fig. 3, palpus maxillaris ab articulo secundo. —
Fig. 4, palpus labialis. — Fig. 5, corporis. — Fig. 6, metasterni pars mediana. — Fig. 7, pes paris tertii. — Fig. 8, corporis,
pars postica prona. — Fig. 9, sterna VIII et IX cum suis (S), P : paramera.
160 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Paramera subcoxarum apice breviora, fere omnino oblecta, subglandiformia.
Cerci longitudine ? (fracti), tergitum decimum superantes, attenuatr.
Lons. corp. mm. 7; thoracis 2,5 ; lat. thoracis 9,7.
F e
Eruiorie. — Kounhi.
GENRE CTENOLEPISMA.
CTENOLEPISMA ROTHSCHILDI Silvestri.
(Fig. 10 à 15.)
Cenolepisma Rothschildi Siv., 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 51h.
Q. Color plus minusve brunneus, antennis, pedibus et cercis pallide annulatis.
Caput supra nspectum fere duplo latius quam longius, antice inter antennarum basim
selis numerosis acervalis, sal longs instructum.
Antenne longæ, attenuatæ, in exemphs observatis quam corporis longitudine parum
brevwores (sed certe parte apical abrupta), articulo primo fere 1/3 longiore quam latiore,
arheulo secundo latiore quam longrore, celero flagello pradatim mapis atlenuato et setis
brevibus, subtihibus instructo.
Palpi maxillares 5-arheulati, artieulo tertio quam secundus 3/8 longiore el quam ulhmus
parum breviore, arhculis tenuibus, setis brevibus et nonnullis sat lonpis instructis.
Palpr labiales articulo penultimo apicem versus gradatim latiore, paullulum longiore
quam lahore, arhiculo ultimo quam articuli præcedentis apex aliquantum lahore, in apice
haud lahore, articulo toto fere 1/6 longiore quam latiore.
Thorax quam abdomen vx latior et paullum magis quam duplo brevror.
Pronotum parte antica sets pluribus, in pectinibus haud disposihis , instructa et marginibus
laleralibus etiam setis nonnullis, partim tantum in seriebus transversalibus 2-3 setarum
sistentibus, meso- el metanotum setis lateralibus fere ut in pronoto.
Sterna parte mediana in metathorace fere 1/4 ad basim latiore quam longiore, lateribus
sat convexis, apice sat rotundato.
Pedes sat breves, robusti, paris tertii coxa parum magis quam 1/3 lonorore quam latiore,
margine sels sat numerosis, sal longis et sat robustis irreulariter longitudinaliter 1-2 serahs,
Jemore ad apicem seta una et hibia infra setis tribus sat longs, robustis, brevissime plumatis
instruchs, préeter selas subtiles et hbiæ spinam apicalem, tarso ad apicem artculi primu el
secund sels 1-2 quam celeræ parum robustiores et parum longiores, prætarsi unguibus
lateralibus quam medranus fere duplo longioribus, ad apicem paullulum arcuatis.
Abdomen. Terpitum primum selarum trium pectine lateral tantum mnstructum; teroita
2-6 præler selarum pecline lateral, utrimque pectinibus duobus dorsualibus; tergita 6-8
THYSANOURES. 161
præler selarum pectine laterali, utrimque pechne aliero dorsuah instructa. Tergitum nonum
peclimibus destitutum. Tergitum decimum duplo ad basim latius quam longius, subtrapezoi-
deum, margine postico subrecto vel vix sinualo, angulhs posticrs rotundatis, margimibus selis
sat longrs instruchs et superficie subpostica laterah setarum 3-4 pectine aucta.
Urosternita 3-8 setarum pectine lateral postico instructa.
Ctenolepisma Pothschildi Sivestri.
Fig. 10, palpus maæillaris ab articulo secundo. — Fig. 11, palpus labialis. — Fig. 12, melasierni pars mediana. —
Fig. 18, pes paris tertü. — Fig. 14, corporis pars postrema cercis maæima proparte abruptis, prona. — Fig. 15, maris
sierna VIII et IX, cum sulis S et pene P.
Stylorum paria duo; eorumdem longitudo ? (in exemplo © desunt).
Subcoxæ IX apice triangulari haud multo elongato.
Cerci? (frac).
Ovpositores tenues subcoxarum IX apicem spatio mm. 2 superantes, sets brevissimis sub-
tihbus instructi.
S. Stylorum paria duo; styli IX quam subcoxarum apex magrs quam dimrdia pars
21
162 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
totius longitudinis longiores. Subcoxæ IX aprce trangulart quam pems parum longore et
sels sat longs et sat robustis numerosis instruclo.
Cerci laterales (partim frach) mm. 3 lonot, attenuatr.
Long. corp. mm. 7. thoracis mm. >, abdomuus 4, antennarum (certe haud integra-
rum) 6.
Côre Française pes Somauis. — Région de Daouenlé.
L . 17 .
Ermiopre. — Dirré-Daoua; Tchafanani; Boutta.
Plusieurs exemplaires plus ou moins mutilés.
Observation. — Species hæc numero selarum pechnum dorsualrum et stylorum ad Ctenol.
Targioni proæima; sed colore, subcoxarum IX forma et palpr labralis sat bene distincta.
GENRE THERMOBIA.
THERMOBIA INFELIX Silvestri.
(Fig. 16 à 20.)
Thermobia infelix Six, 1907. Bull. Mus. Hist. nat., p. 515.
S. Color? (exemplis observatis squamis et setis fere lohs deshtutis).
Palpi labiales articulo penultimo pyriformi, ullimo interne magis dilatato, æque longo
atque lato.
Antennæ longitudine ? (parte apical abrupta ).
Thorax quam abdomen fere duplo brevior et paullulum latior, pronotum parte antica
selarum pectiibus pluribus obliquis instruclo, et ad marpines laterales etiam ut meso- et
melanotum setarum peclimbus 7-9 aucto.
Pedes sat longr, coxis 6/13 longioribus quam lahoribus ad marginem externum serie
setarum pectinum 15-20 instruchis, præler setas alias, articuls celeris certe sehs et spins
imstruchs, sed in exemplis observatis abruptis, tarsi articulo primo el secundo in apice setrs
paucioribus, brevoribus, robustioribus, in margine incisis armatis, prælarsi unguibus late-
ralibus sat longis, parum arcuatis, attenualis, acutis, unoue mediano breviore.
Sterna parte mediana in metathorace æque longa atque lata, lateribus parum conveæis,
apice tranpularr.
Abdomen. Tergita 2-7 pare uno setarum pectinum dorsuali instructa præter alterum
laterale etiam in tergito 8° sistente. Tergitum 9"" setarum pechinibus deshitutum .
Tergitum decimum perbreve fere 3/7 ad basim latius quam longius, postice sat rotundatum
selarum pechimibus duobus instructum.
THYSANOURES. 163
Urosternita : tertium setarum pectine mediano, 4-6 pechine mediano et aho utrimque late-
rah, 7-8 pectine lateral tantum instruchs.
Stylo rum paria duo. Styl segmenti IX longr, tenues, subcoxarum apicem dimidia parte
totus longitudinis superantes. Subcoxæ IX postice haud multum elongalæ, triangulares,
penem spatio sat parvo superantes. ( Setæ stylorum et subcoxarum in exemplis observats
abrupte.)
Cerci ? ( maxima parte abrupt).
d il :
: LH !
15 ri NY !
LÉ HAS k
19 20
Thermobia infelix Silvestri.
Fig. 16, palpus labialis. — Fig. 17, pes paris tertü. — Fig. 18, metasterni pars mediuna. — Fig. 19, corporis pars
postrema prona. — Fig. 20, corporis pars postrema supina : À, valoulæ anales; C, cerci; P, pes; S, styh; IX, sub-
coxæ segmenti nov.
Lons. corp., mm. 10; lat. thoracis, mm. 2,8 ; long. antennarum , mm. 7-? (parte apical
abrupta).
Côre Française pes Sowauis. — Daouenlé: le type et une partie d’une femelle.
Observation. — Species hæc numero setarum pectinum dorsualium generi Thermobia
sensu Escherichi pertinet. Inter species huvus generis distinchssima est præsertim forma palpr
labialis, necnon characteribus alus.
Japyx Bouvieri Sivestri.
Fig. 21, caput et pronotum prona. — Fig. 22, antenne purs proximalis ab articulo tertio. — Fig. 23,7 metanotum. — Fig. 24, pes
paris tertii. — Fig. 25, urotergitum tertium. — Fig. 26, urotergita VI et VIT. — Fig. 27, urosternitum primum; S, stilus ; V, orga-
num subcoæale. — Fig. 28, urosterniti prèmi dimidia pars postica. — Fig. 29, urosternum tertium. — Fig. 30, segmentum decimum
cum cercis.
THYSANOURES. 165
Famizze Des JAPYGIDÆ.
GENRE JAPYX.
Japyx BouviErt Silvestri.
(Fig. 21 à 30.)
Japyx Bouvieri Silv., 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 516.
Cremeus a segmento septimo ferrugineus, cercis fusco hmbats.
Corpus setis sat numerosis et sat lonprs nstructum.
Caput fere tam latum postice quam longum. Antenne 39- articulatæ, apicem versus gra-
datim magis attenuatæ, artieulis 1-3 setis nonnullis longs robustis instruchs, arheulo quarto
setis paucrs longis robustis et nonnullis brevibus aucto, articulis ceteris serie circularr setarum
paucarum longarum, robustarum et selis nonnulls brevibus 2-3 irrevulariter serahis auctrs.
Sensilla articulorum 4-6, numero Japigidis consueto, setis subhhibus breuissimis plumatis
- longis, præsertim in parte supera mediana articuli quart.
Pedes setis parum numerosis lonois robustis instructr, tibia subtus ad apicem seta robus-
hore el quam celeræ parum longiore, tarso (lertir paris) quam hbia fere 3/8 brewore, infra
sels quam celeræ parum robustioribus instructo, prælarst unguicula mediana brewore.
Abdomen. Tergitum sextum angubhs posticis haud products, tergitum septimum postice
utrimque profunde sinuatum et angulis posticis in processum sat longum., angustum, acutun
productis.
Urosternum primum postice mn margine ipso et ad marginem sets sal numerosis brewbus,
subthibus instructum, organo subcoxali utrimque instructum in exemplo observato maxima
pro parte retraclo et obtecto, lato, setis pluribus brevoribus aucto.
Urosterna cetera sets brenibus et bremioribus instructa.
Segmentum decumum paullulum longius quam latius, setis lateralibus longs et robustes.
Cerci quam segment decimi longitudo c. 1/6 brewores, brachus erassis, robustis, brachii
dexteri dente majore quam dens major brachii lens ad basim magis approxunato, ante
dentem majorem bracho dextero tubereuls 5 instructo et pone eumdem dentem tuberculis 1 0 ;
brachio lævo ante dentem majorem tubercuhs 1 > biseriahs et tubercuhs minoribus 2-3, pone
dentem tuberculis 7, in brachio singulo parts apicahs breur spaho interne integro.
Long. corpor., mm. 9,6; lat. major, 1 ; lon. antennarum (artieulis valde retractis).
2 mm.; long. cercorum, 0,862.
Évarorte. — Hiéka (type).
Observation. — Species hæc cercorum forma et terpiti seplin el uroslerni prumi benc
dhstincta est.
ORTHOPTÈRES.
BLATTIDÆ,
PAR
R. SHELFORD.
SOUS-FAMILLE DES PHYLLODROMINZÆ.
Genre TEMNOPTERYX Br.
TEMNOPTERYX ABYSSINICA Sauss. et Zehnt.
Temnopteryx abyssinica Saussure et Zehntner, 1895, in : Grandidier, Hist. nat. Madagascar,
Orth., I, p. 51 (note).
— Shelford, 1908, Gen. Ins.. Orth., Blattidæ, Phyllodrominæ, p. 21, pl. II, fig. 3.
Temnopteryx Saussurei Bolivar, 1897, Ann. Soc. entom. France, LXNI, p. 292 (note).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 1 ©; Nairobi, 1 ©.
Espèce connue seulement d'Abyssinie.
SOUS-FAMILLE DES BLATTINÆ.
GENRE BLATTA L.
BLATTA FLAVILATERA (Sauss. ).
Stylopyga flavilatera Saussure, 1895, Ann. Mus. civ. St. nat. Genova, XXXV, p. 76.
— Shelford, 1910, Gen. Ins., Orth., Blattidæ, Blatinæ, p. 16.
Eraropre. — Harar, 5 ©.
Espèce décrite du Galaland.
ORTHOPTÈRES : BLATTIDEÆ. 167
GENRE PSEUDODEROPELTIS Krauss.
PSEUDODEROPELTIS ROTHSCHILDI (Shelf.).
(PL Lo', fig. 4.)
Blatta Rothschild Shellord, 1907, Ann. Mag. Nat. Hist., 5. XIX, p. 39.
— Shelford, 1910, Gen. Ins.. Orth., Blattidæ, Blattinæ, p. 17.
d. Châtain-roux. Tête avec quatre marques plus foncées entre les yeux; ocelles
et clypeus testacés; antennes beaucoup plus longues que le corps, les deux premiers
articles et le tiers apical châtain roux, le reste brun. Pronotum trapézoïdal; bords anté-
rieur et postérieur tronqués, fauve testacé; une marque châtain en forme de W renversé
sur le disque, une ligne médiane testacée. Élytres abrégés, dépassant peu le second
tergite abdominal, surface réticulée, veine anale atteignant l’angle interne postérieur
de l’élytre. Ailes rudimentaires. Le premier et le second tergites abdominaux fauve
testacé, troisième au cinquième fauve testacé avec les bords latéraux et postérieur
châtain; sixième châtain-roux, élargi; septième fauve testacé avec une tache centrale
étroite, châtain, son bord postérieur sinué et faiblement émarginé au milieu; plaque
suranale carrée, largement émarginée, châtain-roux avec une tache testacée aux angles
latéraux postérieurs. Gerques noirs, châtain-roux à l’apex. Abdomen châtain-roux en
dessous, bords latéraux châtain et une tache châtain sur les deuxième à quatrième
sternites; plaque sous-génitale échancrée de chaque côté, les longs styles, grêles,
partant des échancrures. Pattes châtain-roux. Métatarse à peine égal aux autres articles,
épineux en dessous, son pulvillus petit.
Q. Tête noire; ocelles, clypéus, joues, vertex fauve testacé; antennes châtain-
roux. Pronotum comme chez le S, mais les marques noires du disque très élargies, de
façon à occuper tout le disque, laissant seulement un bord étroit, sinué, fauve testacé:
pas de ligne testacée médiane. Élytres squamiformes, ne s'étendant pas au delà du
métanotum, noires avec une ligne jaune à la base; mésonotum, métanotum et cinq
premiers tergites abdominaux noirs, avec une larse bande transverse centrale fauve
testacé; sixième tergite élargi, déprimé, noir, avec les bords latéraux et postérieur
fauve testacé; septième tergite un peu prolongé en triangle, noir; apex lépérement
émarginé, fauve testacé; plaque suranale prolongée, plus étroite que chez ie d, large-
ment émarginée. Abdomen en dessous et pattes noirs, disque de l'abdomen châtain-
roux; hanches bordées extérieurement de fauve testacé, épines tibiales et tarses châtain.
d. Longueur totale, 21 mm.; longueur de l'élytre, 10 mm.; pronotum, 5 mm. 8
xX7 mm. 2.
168 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Q. Longueur totale, 26 mm.; longueur de l’élytre, 4 mm.; pronotum, 8 mm.
X 10 mm.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 1 &, 3 9; mont Loroghi, 1 &.
L'espèce la plus voisine de celle-e1 semble être B. manca Gerst., de l'Afrique
occidentale.
GENRE PERIPLANETA Burm.
PERIPLANETA AMERICANA (L.).
Blatia americana Linné, 1758, Syst. nat. (éd. X), I, p. 424, n° 4.
Eruiopig. — Harar, mars 1905, 1 9.
Espèce cosmopolite.
SOUS-FAMILLE DES OXYHALOINÆ.
GENRE OXYHALOA Brunn.
OXYHALOA FERRETI (Reiche et Fairm.).
Blatta Ferret Reiche et Fairmaire, 1847, in : Ferret et Galinier, Voy. Abyssinie, IE, p. 420,
pl. XXVIE, fig. 1-2.
Eruiorte. — lirré-Daoua, 1 ©; entre Dirré-Daoua et Harar, 1 9; Harar, nombreux
exemplaires &, © et jeunes; confluent de lAkaki, rive gauche, 1 9; de Filoa à Tehoba,
110:
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Bords du lac Rodolphe, 1 9; Nairobi, 1 ©.
Espèce d’Abyssinie.
ORTHOPTEÈRES,
PAR
I. BOLIVAR.
Bien que les Orthoptères de l'Afrique orientale aient été l'objet de plusieurs
études, on trouve toujours, dans toutes les collections, des espèces intéressantes
ou nouvelles; ceci tient, à la fois, à ce que plusieurs espèces ont une aire de dis-
persion très restreinte et à l'exploration de régions nouvelles. Les Orthoptères
recueillis par M. Maurice de Rothschild au cours de son voyage offrent un
exemple nouveau de cette affirmation et prouvent, en même temps, les soins et
l’intérêt apportés à leur récolte. Parmi eux se trouvent de nombreuses espèces
nouvelles dont quelques-unes m'ont obligé à créer de nouvelles coupes génériques;
la plupart des autres espèces présentent un grand intérêt au point de vue zoogéo-
graphique, en permettant soit de confirmer leur présence en des localités où
elles avaient été déjà signalées, soit d'étendre leur aire de distribution à des
réoions où on ne les avait pas encore découvertes.
Famizze Des LOCUSTIDÆ
— Acridide auct.).
GENRE PLAGIOTRIPTUS Karsch.
PLAGIOTRIPTUS HIPPISCUS Gerst.
Mon fils a démontré que le genre Plagiotriptus n'appartient pas à la section des Cho-
rœtyp1 et qu'il doit former une section indépendante (Trabajos del Mus. N. de C. N. de
Madrid, ser. Zool., n° 16,1914, p. ho, 1); malgré la forme du pronotum, la struc-
ture de la tête et des jambes justifie cette séparation.
170 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GEvre CHROTOGONUS Serville.
CHROTOGONUS ÆTHIOPICUS, n. sp.
(PI. To”, fig. La, 10.)
Superne fusco ferrupineus; subtus pallidus nigro punctatus. Caput ante oculos modice
exsertum. Fastio'um ante oculos a supero visum trigonum æquilalum a latere plus quam dimi-
drum oculorum productum. Frons valde sinuata late albida. Pronoti dorso sublen granuhs
morts sparsis in melazona postice maxime congregals, caruus laterahibus metazonæ acutis,
margine poshco reclangulalo; lobis deflexis inferne pallide marginahs, marpine inferiore
sinualo versus angulum poslicum, indislincte expanso angulo immo minute reflexo. Elytra
lanceolata apicem versus sensim angustata apicem femorum poshcorum athingentia, vems
omnbus tuberculis nioris ornats. Alæ obscuralæ, medium femorum poshicorum extensæ.
Pedes graciles, fusco vrrorat. Pectus latus, migro punctatus; spaho interlobulari mesosternali
subtransverso parvo. Abdomen supra subtusque moTo punclatum.
. Long. corp. 22 mm. ; pron. 5 mn. » ; elytr. 13 mn. ; alar. 7 mm. 5 ; fem. post. 10 mm.
Eruiorie. — Endessa.
Voisin de C. Savignyi, mais avec l'espace mésosternal un peu transverse et les ailes
enfumées. Î[l a aussi quelque analogie avec la forme brachyptère du GC. abyssinicus,
mais le vertex triangulaire est saillant, et le front fortement sinué en avant des antennes
en facilite la distinction.
Genre TAPESIA Bolivar.
TAPESIA GRISEA Reiche et Fairm.
Ermiori. — Bourka, avril 1904.
J'ai fait, dans le Boletin de la Real Socwedad española de Historia natural, des indica-
üons sur l'habitat de cette espèce et sur Les variations de coloration que peut offrir
l'abdomen. Celui-ci n'est pas toujours orné des bandes noirâtres qui caractérisent le
type. L'espèce a été signalée du Haut-Zambèze par Griffimi, du Gallaland par Rehn et
de Somalie par Schulthess-Schindler. À l'égard d’autres espèces, elle présente aussi une
forme macro ptére.
ORTHOPTÈRES. 171
TAPESIA ÆTHIOPICA, n. Sp.
(PL Lot, fig. 2.)
AT. grisea valde afjinis sed facile distinguenda : statura fere æquah, elytra apice magrs
rolundala, campo antico alarum apice minus producto magis rotundato nullo modo subangu-
lato; tiliæ poshcæ breviores.
S. Long. corp., 839 mm.; pron. 11 mm., elylr. 20-30 mm., alar. 19-25 mm.; fem.
post. 14 mm.; lib. post. 12 mm.
Q@. Lonp. corp., 48 mm. ; pron. 12 mm. 5; elytr.21 mm. ; fem. post. 15 mm.; tb. post. 13 mm.
14
Erniopie. — Addis-Abeba.
Cette espèce offre, comme la précédente, une forme macroptère et une forme micro-
ptère dont je viens de donner les dimensions. On peut la reconnaitre en comparant la
forme des ailes avec celles de T. grisea; dans la forme microptère, le champ antérieur
des ailes est tout à fait arrondi et très peu saillant, tandis que chez T. prisea 1l est assez
saillant et visiblement anguleux. Je rapporte à la forme macroptère un exemplaire de
la même provenance avec les ailes beaucoup plus développées; dans cet exemplaire, la
bande noire des ailes est très larse dans toute sa longueur.
GENRE PHYMATEUS Thunbere.
PHYMATEUS ÆGROTUS Gerst.
Éraropre. — Harar; Addis-Abeba; de Hiéka à Bourka, avril 1904.
Cette espèce est facile à confondre avec P. Hildelbrandti Bol. et P. pulcherrimus Bol. ;
pour les distinguer, 1l faudra consulter : Bolivar in : Memorias de la Sociedad española de
Historia natural, nov. 1904, p. 4o5. J'ai vu aussi plusieurs larves de cette espèce, en
alcool, provenant de Dirou-Horia, Éthiopie, août 1904.
PHYMATEUS PURPURASCENS Karsch var. RuFovENoOsIS, n. var.
(PI. Lo’, fig. 4.)
Elytra prope basin vems plurimus rufis; alæ diluhssime roseæ venis lonoitudinalibus tan-
Lum sanguines.
172 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Maü escarpment.
Cette variété ne diffère du type que par la coloration; du reste, P. pur purascens Karsch
\ \ ÉREDRET Le & lé Q
est une espece tres caractéristique par ses ailes non tachetées de noir.
GENRE ZONOCERUS Stal.
ZONOCERUS ELEGANS Thunb.
Forma BRACHYPTERA.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. —— Voï.
GENRE PARASPHENA Bolivar.
PARASPHENA PULCHRIPES Gerst.
Ermopre. — Laga-Harba: Baltch:.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
Le mâle de cette espèce n'était pas connu.
S. Long. corp. 17 mm.; pron. 3-4 mm.; fem. post. ?
Le bord postérieur du seoment anal est largement sinué au milieu, tandis que chez
P. meruensis Sjüstedt il est étroitement, mais profondément, sinué. Le pronotum est aussi
sinué anguleusement au bord postérieur et bien plus fortement que dans l'espèce de
Sjôstedt. La planche de Gerstaecker in : von der Deckens Reisen in Ost-Afrika, repré-
sente très exactement la disposition du bord postérieur du pronotum dans cette espèce,
et l'on peut voir qu'il est beaucoup moins avancé que dans les autres espèces du genre.
Genre PYRGOMORPHA Serville.
PYRGOMORPHA GRANULATA Stal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu.
C'est une des espèces les plus répandues dans le Sud de l'Afrique. Elle varie beau-
coup par la longueur des organes du vol ainsi que par la conformation de la tête et du
pronotum.
ORTHOPTÈRES. 173
GENRE LAMARCKIANA Kirby.
LAMARCKIANA GILGILENSIS Bol.
(PL Lo, fig. 2, 2 «.)
Lamarckiana gilpilensis Bol., Bol. Soc. Españ. Hist. nat., XN (1915), p. 87.
Statura minore. Antenne ensiculo quam in L. cinerascenti breviore, artieulo penullimo
transverso, ultimo subquadrato, parte intermedia artieulis extus compressis, marginatis. Pro-
notum antice rugostusculum, crista parum arcuata, superne vrregulariler erosa. Femora pos-
lica angusta, marginibus parum dilatatis. Elytra longa apice valde oblique truncata.
L. cinerascenti valde affinis, sed scutello verticis angustiore distincte longiore quam latiore ;
pronoto crista humihore ; femoribus posticis brevioribus, carina dorsali haud compresso elevata .
ante geniculas sinuala; tibiæ posticæ mullo manus late precipue distinguenda.
Long. corp. #8 mm.; pron. 17 mm.: elytr. 6 1: fem. post. 17 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — (iloil.
GENRE HUMBE Bolivar.
HOUMBE TENUICORNIS Schaum.
4
Eruiopre. — Endessa, septembre 1904; Bourka; Kounhi, 14 avril 1904, larve.
En 1881 J'ai fait connaitre le genre Humbe, décrivant l'espèce A. pachytyloides (Jorn.
de Scienc. Math. Phys. et Nat., Lisboa, n° xxx), mais alors je ne connaissais pas, en
nature, le Pachytylus tenuicornis Schaum, et je croyais avoir affaire à une espèce dif-
férente par certaines particularités dont la description originale ne faisait pas mention:
or, depuis ce temps, j'ai reçu des exemplaires de diverses provenances et Je me suis
convaincu que mon espèce ne devait pas subsister, ne différant en rien d’essentiel de
celle de Schaum.
H. de Saussure a changé le nom Humbe, qui est celui d'un village d’Angola, en
celui de Humbella ; mais je pense que ce changement n'est pas opportun, n1 néces-
saire, et je reviens au nom primitif comme l'a fait déjà, du reste, M. Kirby dans son
catalogue.
17h VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE PYCNODICTYA Stäl.
P;CNODICTYA GALINIERI Reiche et Fairm.
Ernioris. — Harar, mars 1904 ; de Filoa à Tchoba, avril 1904.
W.-F. Kirby place cette espèce dans le genre Humbe, ce qui n’est pas justifié, car
P. Galinieri offre des élytres opaques dans presque toute leur surface, membraneux seu-
lement au bers apical, tandis que dans le genre Humbe ils sont membraneux dans toute
la moitié distale.
GENRE QUIROGUESIA Bolivar.
QUIROGUESIA NOTABILIS Walker.
OEdipoda notabilis Walk., Cat. Derm. Salt. B. M. IV, p. 745 (1870), d’après Kirby.
Quiroguesia Brullei Saussure, Addit. ad Prodr. OEdipod., p. 35 (1888).
Eruiorig. — De Filoa à Tchoba, avril 1904.
La répartition de cette espèce s'étend depuis les iles Canaries jusqu'aux Indes orien-
tales. D’après H. de Saussure, 1l y en aurait deux races : l’une, formée par une variété de
grande taille, répandue des Indes jusqu’à la mer Rouge; l’autre, par une autre variété
de petite taille, occupant la région atlantique de Gibraltar au cap Vert et aux îles
Canaries. Dans la première, les ailes ont une tendance à passer du rouge au jaune;
dans la variété occidentale, elles paraissent être constamment rouges. L'exemplaire que
jai examiné, provenant de l'Éthiopie, diffère à peine de ceux des îles Canaries; la
taille est cependant un peu plus grande, mais sans arriver à celle de la variété que
H. de Saussure a nommée blanchardiana.
Get insecte se trouve aussi en Espagne, et j'ai décrit le genre sur des exemplaires
recueillis à Séville.
Cest l'Acridium miniatum Brullé (nec Pallas) Webb. et Berth., Hist. nat. Îles Cana-
ries., Îns., p. 78, pl. 5,f. 13 (18h40).
GiNRE GASTRIMARGUS Saussure.
GASTRIMARGUS MARMORATUS Thunb.
Erniopie. —— Harar, mars 1904; Laga-Hardine; Bourka.
“pi
ORTHOPTÈRES. 175
Espèce commune dans tout le sud de l'Afrique et en Asie, confondue peut-être avec
G. Wahlberoi Stäl, dont la distinction n’a pas été suffisamment établie.
GASTRIMARGUS ÆTHIOPICUS, n. Sp.
(PL Lo’, fig. 3.)
Pallide fusco testaceus, fusco variegatus. Corpus compressrusculum. Caput convexum , vertex
cum costa frontalis mm arcu continuatus, valde rotundatus. Seutellum verticis utrinque margr-
natum antice cum costa confusum medio carinula subobsoleta instructum. Costa frontahs con-
vexa, punclata, parallela ad verticem imdistincte angustiora. Antennæ brevissimæ angulos
humerales pronoti haud attingentes, oraciles. Pronotum antice obtuse, postice acute angulatum
et breviter productum ; carina media compressa «à latere visa rectissima, intepra, dorso prope
sulcum typicum depresso concaviusculo, canthis laterahibus tumidis mihdruscuhs ante suleum
evanidis ; lobr laterales rupulosi medio concavrusculi in melazona punctatr, marg ne inferior
medio subangulato rotundato, parte dimidia anteriore prope anpulum anticum subsinuata ,
angulo postico recto, hebetato. Elytra elongata subparallela, apicem femorum posticorum parum
superiantia, margine antico prope basin obtuse lobato, maxima parte pellucida fusco varia.
parte dimidia basal fusca, pone areum shomaticum extensa, campo radiali apicem versus
macula pallida transversa nec non fascia pallida, parte dimidia apicali maculis parvis fuseis
sparsis a parte fusca basali fascia pellucida separata; vena intercalata subobhiqua apicem
versus venæ mediæ propiora; area furcæ ulnaris valde obliqua angusta, vena spuria divisa ,
base leviter dilatata. Ale hyalinæ haud fusco fasciata disco interno dilute flavescente, venis
principalibus meris. Femora postica extus intusque pallida, carinis fusco variepatis, geniculis
infuscahs. Tibiæ posticæ pallidæ apicem versus roseæ, sponis inlus extusque 11-12 aprce
nigro armatæ. Abdomen flavescens, dorso fuscum. Valvulæ ovipositoris apice nigro.
Q. Long. corp. 35 mm.; pron. 9 mn.; elytr. So mm.; fem. post. 20 mm.
Fr
Eraiopie. — Karssa, mars 190/.
Espèce voisine de G. vitripennis, mais de taille plus petite, avec le pronotum pro-
longé en angle aigu postérieurement. Les antennes sont très courtes, n'atteignant pas
les angles huméraux. Sa taille est à peu près celle de G. madecassus Sauss.
GASTRIMARGUS ROTHSCHILDI, n. sp.
(PI. Lo’, fig. 1.)
Prasinus palhde luteo variegatus. Caput superne prasinum, inferne pallide luteum, pone
oculos linea palhda angusta; genis imferne fascia lata obliqua viridi. Vertex conveæus, seu-
176 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
tello medio et lateribus obsolete carinulato, cum costa frontahs continuo angulo obtusissimo
rotundato formante. Costa frontalis parallela, impresso punctata, ad verticem haud coarctata.
Pronotum antice obtuse, postice acute angulato productum; carima media integra, compressa
acuta leviter areuata, anterius recta, lateribus pranulata, dorso ante medium utrinque impresso,
costis lateralibus ab anpulos humerales usque marginem antieum oblique descendentibus rugroso
punctatis flavidis el tumidis, tantum prope maroinem antieum depressis ; lobis lateralibus
rugosis prasius fasca lata obliqua prope angulum anticum nascente obscuriore et mthdruscula
relrorsum ascendente ad costam lateralem posita, margine inferiore medio obtuse angulate
parte dimidia antica oblique ascendenti subsinuata, angulo posheo obtuso, angulo immo hebe-
lato. Elytra elongato-ovata, apicem femorum posticorum haud attinpentia, pone medrum
usque apicem sensim anpustala, campo marginal ante medium amplialo ad venam radalem
Jusco biplagiato. campo radiali vita fusca a basi ad medium sensim ampliata, breviter
pallide trünterrupla, arcum sliymaticum tangente; area furcæ ulnaris obliqua per venam
divisa basi dilatata. In parte dimidia apicali maculis centralibus areolatis; vena intercalata
Jere recta submedia, area intercalata antica quam poshica parum angustiora. Ale hyahnæ
bas levissime flavescentes, dimidio apicah subindishincte et obsolehssime griseæ. Femora pos-
lica valida superne viridia area externo media fascia fusco nigra longitudinali, inferne areis-
que inferioribus interna el externa straminers ; latere interno nigro, versus parlem inferiorem
im cœruleo vergente, ane apicem annulo palhdo, lobis genicularibus internis palhdhs, basi
moro cgulatis. Tiiæe posticæ dilute croceæ, basi nigro nitida ; condylo palhdo; spims extus
12, intus 14 apice mpris. Abdomen superne fusco miprum, subtus pallhdum. Valvulæ ovi-
positores apice nioris, inferiores latere externo fortiter sinuatæ, dente armate.
Q@. Long. corp. 39 mm.; pron. 14 mm.: elytr. 24 mm.; fem. post. 22 mm.
F
Ermopre. — Kounhi, 1/4 avril 1904.
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à l'explorateur qui l’a recueillie.
Elle est voisine de G. crassicolhs Blanch., mais la coloration est assez différente; le
pronotum est indistinctement fossulé avant le milieu , entre les côtes latérales et la crête
médiane; les ailes sont transparentes et dépourvues de bande brune. Cest l'espèce
du genre qui possède les plus courts élytres.
Le seul exemplaire que j'ai pu examiner manque complètement d'antennes.
GENRE ACROTYLUS Fieber.
ACROTYLUS PATRUELIS Herrich-Schafler
Eraiopie. — Harar; Karssa, mars 1904: Bourka, 3 avril 1904.
ORTHOPTÈRES. 177
Genre TRILOPHIDIA Stâl.
TRILOPHIDIA ANNULATA Thunb.
Gryllus annulatus Thunberg, Mém. Acad. Pétersb., V, p. 234 (1815).
Trilophidia annulata Si, Recens. Orth., I, p. 131 (1873).
Ermiorie. — Entre Dirré-Daoua et Harar, mars 190h; Harar; mars 1904; Karssa,
mars 190/.
Genre ÆOLOPUS Fieber.
ÆOLOPUS THALASSINUS Fabr.
Gryllus thalassinus Fabricius, Spec. Ins., [, p. 367 (1781).
Æolopus thalassinus Fieber, Lotos, IT, p. 100 (1853).
Ermopie. — Harar, mars 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
GENRE PHORENULA Bolivar.
Corpus compressiusculum. Caput obtuse acuminatum, vertice in costa frontahs rotundato
continuo. Vertex inter oculos costa frontalis haud latior. F ashovum concaviusculum antice sub
acuminatum margimibus convergentibus. Foveole verticis impressæ rectanpulares vel trape-
zoidales oblique positæ. Costa frontalis plana, punctata ad fashioium parum angustiora.
Antennæ fihformes dimadio basali leviter compressrusculæ marpinem poshiceum pronoti supe-
rantes salten in &. Pronotum disco lϾve antice truncalo poshce fere recte angulato. carina
media percurrenti a sulco typrco medio vel fere ante medvum tantum interrupto, carimis latera-
hbus trüncisis, anoulahis antrorsum muinus quam retrorsum divergenhbus; lobr laterales
altiores quam longiores marpinibus anthico posticoque parallehs, inferne ante medium sinuatr.
Elytra apicem femorum poshicorum athingentia vel parum superanha, area scapularis pone
medium amphata, pellucuda, scalata; area discodals parallela apice area ulnaria subangus-
hiora Q vel latiora & vems trregularibus obsita venam spuriam formantibus. Pedes oraciles.
Femora postica apicem abdomumis attingentia vel superantia, lobis gemcularibus apice rotun-
dahs. Tibiæ poshicæ spims-extus 10-11, intus 11 armatæ. Calcaria bina interna ‘valde
imæqualia, calcare apicale recto tantum pone medium curvato calcare præcedente valde lon-
giore. Lobi mesosternales transversi spalio subquadrato retrorsum subamphato sepuncti ;
melasternales pone foveolas connati. Cerci breves, conici, acuti, subcompressr.
23
178 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Ce genre n'avait pas été suflisamment décrit; je l'avais seulement signalé dans le
tableau des Tryxaliens publié dans le Bolehin de la Real Socwedad española de Historia
natural (1909), p. 296; depuis J'ai décrit deux espèces, P. dorsata et cruciata Bol.
(Orth. nouv. rec. par le D° Shellield Neave dans la Katanga; Mém. Soc. entom. Bel-
gique, XIX [1912], p. 81 et 82).
PHORENULA ÆTHIOPICA, n. Sp.
Pallescens, occipite hneis duabus parallels fuscis percurrentibus, mter oculos brewter tri-
strigoso. Fashiotum antice brewter lruncalo rotundatum, antice transverse vmpressum. Costa
frontalis ante ocellum crebre punctata. Pronot dorsum ad carinas infumatum; lobr laterales
valde alhores quam longwres, strisa pallda obliqua fusco marginata ornati, inferne medio
obtuse angulah. Elytra pone medium oblique fusco pluri fasciata, fascia prna lantum per-
Jecta exphcata. Femora postica areis exlernomedia alque internomedia, præcipue ad carr-
nam superiorem imfumatis. Tibiæ poshicæ pallidæ annulo basali fusco, condylo palhdo sprus
apice nipris.
©. Long. corp. 15 mm.; pron. 2 mm. 8; elytr. 12 mm.; fem. post. 9 mm.
Érmiopre. — Kounhi.
Voisine de P. cruciata Bol., mais avec les fossettes du vertex rhomboïdales, étroites
en avant et la coloration assez différente.
Genre PNORISA Stàl.
PNORISA ELEGANS Karny.
Eleutherotheca elegans Karny, Sützungsb. Akad. Wiss. Wien, Math.-nat. CL, CXNT (1), p. 360. n. 1,
pl. 3,f. 49 (1907).
Eruiopre. — Harar, mars 1904.
Je pense que le seul exemplaire que j'ai pu examiner correspond tout à fait à cette
espèce ; les différences que l’on pourrait signaler sont trop insignifiantes pour attribuer
cet individu à une autre espèce que Eleutherotheca elewans Karny; or ce genre Éleuthe-
rotheca renferme, à mon avis, deux espèces qui ne peuvent pas subsister sous la même
désignation générique, et, en ce qui concerne Æ. elewans, je ne trouve aucun moyen de
la séparer du genre Pnorisa Stäl.
ORTHOPTÈRES. 179
Genre LEVA Bolivar.
Bol. Soc. Españ. Hist. nat., IX, p. 292 (1909).
Genus Rhaphotittha affine. Statura parva; habitu Dociostauro. Caput convexvusculum , sub
exsertum. Fastigium parum productum, subtransversum, concavum , maroinibus parallelis
medio angulatis et antrorsum converpentibus. Foveolas verticis verticales sub margines fashigr
eætendendæ, rectangulares, latiusculæ. Frons modice reclinata, costa frontalis ad fastigrum
subito angustissima propler hoc foveols subcontions, deinde apicem versus sensim amphata .
tota sulcata, marginibus callosis, latiusculis. Antenne filiformes marginem postieum pronot
vix superantes. Pronoto uti in Diciostauro, carimis lateralibus antice fortiter coarctatis, antice
posticeque valde divergentibus pallidis a suleis interruptis, sulco lypico medio sito, margine
postico obtuse angulato ; lobr laterales valde altiores quam longrores subtus rotundati et antice
sinuati. Elytra apicem femorum posticorum parum superantia ; area scapulart hyalina scalata .
im & pone medium ampliata. Pedes breves. Lobi mesosternales transversi spaho interlobulare
transverso ; metasternales pone foveolas breviter contigur. Valvulæ ovipositoris sinuatæ.
Ce genre n'avait pas été suffisamment décrit; 11 renferme des espèces africaines et
asiatiques.
LEVA ÆTHIOPICA, n. sp.
(PL To’, fig. 6.)
Colore flavescente stramineo, fusco variegato. Frons griseo et mioro picta; costa sulco medio
angusto, margibus latis, mcrassalis atque punctatis. Fastigium ante oculos hemiexagonale
subtransversum. Pronoti carinis lateralibus uti in Dociostauro Genei, subcruciatis depressis
hic allie subobsoletis fascia flava suppletis; disco obscurato, postice obtuse angulato ; lobr late-
rales mpro variepali, callo flavido pone suleum typicum ornati. Elytra femorum posticorum
vix superant'a, oriseo punctata ; area scapulart pellucida scalata (mn & dilatata ? ). Pedes pal-
hdi nigro punctatr.
@. Long. corp. 14 mm.; pron. 3 mm.; elytr. 11 mm. 5 ; fem. post. 9 mm. 5.
Éruiopre. — Endessa, septembre 1904.
Différent de L. scapularis Bol. par la coloration et diverses variations signalées dans
la diagnose; ce sont les deux seules espèces qui représentent en Afrique ce genre
indien.
23.
130 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE GYMNOBOTHRUS Bolivar.
GYMNOBOTHRUS LINEAALBA Bolivar.
Erniopie. — Mont Zequala, août 1904.
Genre DURONHA Stil.
DURONIA DECEPTOR Karsch.
Ériopte. — Karssa, mars 1904; confluent du fleuve Akaki, rive droite, août 190A
(une larve).
DURONIA ACUTICEPS Bolivar.
Duronia acuticeps Bol., Bull. Soc. entom. France, p. 241 (1919).
Corpus compressrusculum. Colore ochraceo inferne pallido. Caput angustum. Vertex fuscum
hnea media angustissima pallida ornatum, marginibus lateralibus fastigu inter oculos per-
ductis. Fastigium lanceolatum angustum lonotus quam lalius concaviusculum. Antenne bast
compressæ sed haud dilatatæ, fihformes, marginem posticum pronoti dishncte superantes.
Frons valde obliqua costa frontalis inter antennas læviter amplata punctata flava. Pronotr
dorso postice subindistincte ampliato in melazona strigoso poshice obtuse angulato carinis
lateralibus pone suleum typicum medio silo obsolebrusculs ; lobi laterales dimidio inferiore
vita lata flava in mesopleuras continuata, stripa discali fusco nigra. Élytra apicem femorum
poshicorum vix superantia dimidio anteriore fusca. Pedes concolores genicule poshcæ et condylo
tibiarum nigris. Tibie posticæ pallide testaceæ apicem versus imferne fuscæ spuus apice fuscis.
Lobi mesosternales transverst spatio subquadrato multo angustiori sejunch; metasternales
contiour.
S. Long. corp. 14 mm.; pron. 8 mm. 5 ; elytr. 11 mm. 5; fem. post. 10 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
C'est la seule espèce qui ait le fastigium si étroit et aigu; la couleur des élytres est
aussi très caractéristique, étant d’un jaune roussâtre intérieurement, depuis la veine
ulnaire, et noirâtre dans le reste, notamment à l'apex.
ORTHOPTÈRES. 181
GENRE PSEUDOCHIRISTA Bolivar.
J'ai proposé ce genre pour certaines espèces de Chrrista qui ont les bords du fasti-
oium du vertex larges, obtus et ponctués, offrant en avant, du côte inférieur, des
fossettes incomplètes, mal définies inférieurement. Il est voisin de Gymnobothrus, mais
diffère de ce genre par son aspect semblable à celui des Stenobothrus, tandis que Gymno-
bothrus a tout à fait l'aspect d'un Doctostaurus.
PSEUDOCHIRISTA SUBCARINATA, n. sp.
Parva. Fusco testaceu et Jusco varia. Fastiotum verticis subtransversum concaviusculum ,
margibus grosse punctalis. Frons impresso punctata, fusco vrrorata; costa ante ocellum sul-
cata inter antennas convexa, grosse punctala. Pronoti dorso antice truncato postice obtuse
angulato carina media percurrenli sulco typico fere in medio intersecta, lateralibus parum
distincts, obtusis prope marginem antieum bene expheatis. Elytra apicem femorum athngentia
obscurata areis mediastina adque seapulari vena intercalata instruchs, vena anal fusco el
pallide variegata. Alæ imfumatæ. Pedes fusco annulati. Femora postica superne imperfecte
Jusco fasciata, carina dorsali subserrata, carinis ommibus nigro punctatis. Pibie posticæ grisee ,
prope basin annulo palldo. Abdomen rufescens.
Q. Long. corp. 20 mm.; pron. 3 mm. 5; elytr. 14 mm.; fem. post, 11 mm.
f
Eruioprs. — Bourka.
C'est la plus petite espèce du genre; sa forme est en même temps plus svelte, le
pronotum est presque arrondi sur les côtés; les carènes latérales étant très peu accusées,
sauf près du bord antérieur; elles divergent antérieurement et postérieurement. Je ne
connais pas le mâle.
GENRE PARACINEMA Fischer.
PARACINEMA TRICOLOR Thunb.
Eruiopie. — Karssa, mars 1904: Laga-Hardine, août 1904 (larve); Laga-Harba.
sept. 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
L'exemplaure de Karssa offre une variation assez curieuse dans la coloration: les
traits noirs du pronotum se continuent ] usqu au bord postérieur et les fémurs postérieurs
182 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
présentent la carène supérieure du côté externe couverte de points noirs. Dans cet
exemplaire, les jambes postérieures sont de couleur rouge sang dans la moitié apicale,
de même que les tarses de la même paire; en même temps, les lobes latéraux du pro-
notum ont le bord inférieur simplement anguleux au milieu, mais non bisinué, comme
dans les exemplaires d'Europe.
Genre MACHÆRIDIA Stal.
MACHÆRIDIA BILINEATA Stäl.
Machæridia bilineata Stäl, Recens. Orth., T, p. 90, 100 (1873).
Machæridia bitæniata Karsch, Berl. entom. Zeitsch., XXXNIIT, p.52, 60 (1893).
Éruropre. — Bourka, avril 1904; Laga-Harba, sept. 1904.
GENRE AMPHICREMNA Karsch.
AMPHICREMNA FLAVIPENNIS Bolivar.
Amphicremna flavipennis Bol., Orth. nouv. rec. par le Dr. Sheffield Naeve dans le Katanga, Mém.
Soc. entom. Belwique, XIX, p. 76 (1911).
Eruiorie. — Kounhi, avril 1904; un autre exemplaire très jeune provient de Laga-
Harba.
Cette espèce n'avait été signalée que de Mpika, Port-Jameson, en aval de Coquilhat-
ville (D° Sheflield Neave).
Genre ACRIDA (L.) Stäl.
ACRIDA TURRITA L.
Acrida turrita Stäl; Recens. Orthopt., p. 96 (1873).
— Bolivar, Orth. Esp., p. 102, pl 2, ( 14,15 (1876).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Coxco 8e16e. — Forêt d'Ituri, juillet 1906.
Sous ce nom, on confond diverses espèces qui sont considérées tout au plus comme
des variétés. T1 serait intéressant d'étudier à fond ce sujet.
ORTHOPTÈRES. 183
ACRIDA DEMINOTA, n. sp.
Parva, fusca. Caput pronoto parum longtus. Fastiorum sesqui longius quam latius, con-
cavus, margibus parallels, antice rotundatum. Frons à latere visa parum s'nuata. Antennæ
prope basin lantum ampliatæ denique angusta parallela, tertio apicah cylindraceæ, margr-
nem poshicum prono parum superantes. Pronoti dorso sublechformi in metazona strigroso
carims lateralibus ante suleum typicum parallehs in metazona subeurvatis marge postico
utrinque smualo medio acuto; lobr lalerales elongatr postice valde sinuati, marpine inferiore
recto, carina superiore disei carina laterali dorsali parallela, in prozona carina altera mar-
ginem imferiorem parallela, in metazona carina oblique posita mstructi. Elytra apicem femo-
rum vix superantia apice acuta. Ale angustæ acute elytra parum breviores, hyalino citrinæ
venis fuscis, ramo radiali incrassalo cum vena ulnaria hic illic connato area lata, hyalina
ante medium elytri incymente includenti. Pedes fuser. Lobi mesosternales spatio angustissimo
sejunclhi, melasternales parum distantes. Lamina subrenitalis S conica, acuta superne subangu-
lato sinuata basi subtuberculata.
d'. Long. corp. 30 mm.; pron. 5 mm.; elytr. 26 mm.; fem. post. 20 mm. Lat. alar.
7 mm.
Eraropie. — Karssa, mars 1904.
ACRIDA HERBACEA, n. Sp.
Colore prasino. Caput pronoto parum longrus. Fashiotum ante oculos elongato rectanpulare,
anhce concaviusculum rotundalo subtruncatum. Frons a latere visa subsinuata. Antennæ
usque apicem subcompressæ dimidio basali lahusculæ, marginem posticum pronoti attingentes.
Pronou dorso depresso antrorsum haud elevato in metazona strigoso lrcarinalo, carims late-
rahbus subcrenulahs in prozona rectis parallelis, in melazona indishncte arcuats, margine
poshco utrinque sinualo medio acute producto ; loli laterales elongati, rugulosi, margine infe-
riore subincrassalo, palhdo, disco carinis duabus carina superiore carina laterali dorsali
parallela, inferiore in prozona tantum explicata im metazona marpine inferiore parallela.
carina allera metazonali oblique posita. Élytra acutissima apicem femorum posticorum valde
superanha. Ale angustæ, acununatæ elytris valde breviores, herbaceo hyalinæ, venis palldhs.
ramo radhali subincrassato in Q vena ulnaria leviter distante. Pedes virescenti ; Jemora postica
superne rufescenha, inferne pallida. Lobi mesosternales fortiter transversi spatio valde angus-
hore relrorsum ampliato sejuncti, spatio interlobulari mesosternali vix latore. Abdonins
dorso rufescentr.
181 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Q. Long. corp. 52 mm.; antenn. 16 mm.; pron. 9 mm.; elytr. 47 mn; alar. 88 mm.;
fem. post. 31 mm.; lat. alar. max. 11 mn.
r . -
Eruiopie. — Hiéka; Bourka, avril 1904.
Voisine de A. Stäli Bol., mais en diffère principalement par ses ailes beaucoup
moins développées, notablement plus courtes que les élytres et assez étroites et dont la
coloration, quoique verdâtre, est plus claire, n'ayant pas perdu la transparence ni son
aspect hyalin.
ACRIDA ORIENTALIS Bolivar.
(Pl To® fig.we)
Acrida orientalis Bolivar, Bull. Soc. entom. France, p. 242 (1919).
Statura mediana ; colore viridescente. Caput pone oculos linea angusta flava. Vertex levis.
Fashigium anle oculos sesqui lonpius quam latius, marginibus parallehs, antice obtuse rotun-
datum, concavrusculum , medio antice obsolete carinatum. Frons a latere visa sinuata, inter
ocellum et clypeum pluricarmulata. Antennæ breves marginem posticum pronot vix S, haud
® superantes, parte dilatata ad medium fere extensa, denique cyhndricæ. Pronotum breve,
dorso anguslo, tricarinato; prozona lævwi, melazona strisosa, postice utrinque sinuata et
medio breviler acuteque producta, caruis lateralibus parallelis vel in metazona subindhstincte
divergentibus ; lobr laterales elongati, margine inferiore incrassato, albido , medio carinas duas
parum elevatis quarum superiore perducta carina lateral dorsal parallela, inferwre abbre-
ala dimuho poshico tantum expheata, margine poshco late sinuato. Élytra apicem femorum
posticorum parum superanta, prope apicem subito acuminata, viridescentia. Ale elytris
parum breviores, acuminatæ, latitudine maxima basali terhia parte longitudine æquante,
virescentes haud hyalinæ, ramo radiali incrassato vena ulnaria præcipue S valde pro-
pinquo. Pedes griseo rufescentes. Lobi mesosterni parum distantes, spañio intermedio antice
posticeque ampliato. spatio interlobulare mesosternali quam metasternah in & sublatiore
in © fere démaidio angustiore. Lamina subgenitalis & conica acute producta, superne a latere
visa sinuala basi haud lobata.
d. Lono. corp. 35 mm.; antenn. 12 mm.; pron. 5,5 mm.; elytr. 28 mm.; fem. post.
23 mm.; lat. max. alar. 8 mm.
@. Long. corp. Ba mm.; antenn. 14 mm.; pron. 8 mm.; elytr. 38 mm.; fem. post.
26 mm.: lat. max. alar. 19 mm.
T4
Eruropis.
Espèce voisine de A. Sté Bol. dont elle offre la couleur vert pâle uniforme et Îles
ailes jaunâtres, mais plus petite avec des élytres et des ailes plus aigus et avec la lame
sous-génitale du mâle plus longue et aiguë, presque droite et entière du côté supérieur,
ORTHOPTÈRES. 185
tandis que chez A. Stäl: elle est fortement sinuée en arc supérieurement. Ces deux
espèces appartiennent au même groupe que À. sulphuripenns Gerst. Les lobes méso-
sternaux sont transverses, mais pas si fortement que chez 4. Siäh.
ACRIDA REDUCTA, n. Sp.
Caput breve pronolo parum longius. Genæ superne hinea fusco castanea, imferne carinula
incrassata flava. Vertex sesqui lonoior quam lahior, marpimibus parallehs lewiter oblique
reflexis., Antennæ breves usque apicem compressæ. Pronotum dorso anguslo, parallelo, antror-
sum haud elevato, carims laterahbus callosis, rechs, intus moro marginahs; angulo poshco
medio brewiter aculo et utrinque sinuato; lobi laterales elongah, carinula superiore carina
laterali dorsal parallela. Elytra apicem femorum posticorum valde superanha in terha parte
apicale acuminata, villa fusca humeralh perducta. Ale elytris valde breviores, angustissime
triplo longiores quam lahores, hyalhinæ apice tantum strns fusais pictæ; ramo radial haud
incrassato a vena ulnarr chstante. Lobi mesosternales spaho angustissimo sejuncti, metaster-
nales magis distantes spatio inlermedio subtransverso.
@. Lonp. corp. 47 mm. ; antenn. 14 mm.: pron. 8 mm.; elytr. 41 mm. ; alar. 32 mm. :
Jem. post. 27 mm. ; lat. max. alar. 10 mm.
Eraiopre. — Harar, mars 190/.
Espèce de taille moyenne avec le pronotum très étroit, à bords parallèles, les carènes
latérales étant tout à fait droites et bordées de noirâtre du côté interne; les élytres sont
un peu plus longs que les fémurs postérieurs, et les ailes étroites et transparentes avec
quelques traits noirâtres près de l’apex.
ACRIDA PROPINQUA Burr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha, septembre 1905.
GENRE ACRIDELLA Bolivar.
ACRIDELLA ROTHSCHILDI Bolivar.
Acridella Rothschildi Bolivar, Bull. Soc. entom. France, p. 2h42 (1919).
Statura magna. Griseo flavescens. Caput vhs fuscs longitudinalibus. Oculi castaner.
Vertex apicem versus angustatus, maroinibus oblique reflexis. Antenne elonwatæ, tertia parte
2/4
186 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
apical cylhindricæ. Pronotum antrorsum elevatum, pone sulcum deplanatum alque longr-
trorsum subcarinulatum, carina media prozonæ obsoleta, carinis lateralibus usque medium
metazonæ intus fascia fusca apposita, in prozona subparallels, leviter undahs, in metazona
arcuatis divergentibus; angulo 'postico acute producto; lobi laterales vitta media fusca disco
carinis retrorsum divergentibus, carina superiore a carina lateral dorsal antrorsum diver-
gente, carina inferiore marpine infero subparallela. Elytra apicem femorum posticorum valde
superanha usque quarlam parlem apicalem leviler angustata, 4° apicale margine antco
arcuato deinde sensim anguslata apice aculo; vitta fusca ulnari antice undulata pone medium
in maculas fuscas obsoletusculas soluta. Alæ angustæ, dilute roseæ, vemis longitudinalibus
roses, transversahibus mioris, haud nigro lessellatrs.
Q. Long. corp. 56 man.; pron. 10 mm.; elytr. 5a mm.; fem. post. 33 mm.
Eraiopie. — Harar, mars 1904.
Cette espèce est voisine de A. somaha Burr; cependant elle en diffère par son pro-
notum bien plus court vu de côté et par ses ailes plus étroites et autrement colorées,
Dé 4 . , \ 0 Q lé Q 4
n'étant pas ornées des bandes brunes qui, dans l'espèce indiquée, couvrent les veines
transverses de même que chez À. variabilis KI. Je n’ai vu qu’un seul exemplaire femelle.
ACRIDELLA SOMALIA Burr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Septembre.
Cette espèce n'était connue que de Somalie.
Genre LOCUSTA L.
W.-F. Kirby réserve le nom de Locusta pour les Pachytylus, mais je pense qu'il doit
être employé pour désigner les espèces d’Acridrum dont la pointe prosternale est dirigée
obliquement en arrière (Cyrtacanthacris Walk.).
LOCUSTA TATARICA L.
Acridium tataricum Stäl, Rec. Orth., p. 71 (1873).
Érurorre. — De Hiéka à Bourka, mars 1 904; Harar, mars 1904.
C’est une forme assez petite dont Je crois utile de signaler les dimensions :
S. Long. du corps 35 mm.; pron. 8 mm.; élytr. 32 mm.; fém. post. 20 mm.
Q. Long. du corps 47 mm.; pron. 13 mm.: élytr. 45 mm.: fém. post. 27 mm
ORTHOPTÈRES. 187
Voir ce que J'ai dit à propos de cette espèce dans les Mémoires de la Société entomo-
logique de Beloique, t. XVI (1908), p. 109.
LOCUSTA RUFICORNIS Fabr.
Eraiopre, — Harar, mars 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
LOCUSTA CYANEA Stoll.
(PL Lo’, fig. 3.)
Gryllus (Locusta) cyaneus Stoll, Spectres, Saut., p. 31. pl. 15 b, f. 56 (1813).
Acridium cyaneum De Haan, Temminek, Verhand., Orth. p. 151, 153 (18h49).
Acridium rubellum Serville, Orthop., p. 645 (1839); Stäl, Recens. Orthop., p. 62 (1873);
— Kirby, Cat., IT, p. 449 (1910).
Eruiopig. — Bourka; Harar, mars 1904.
Je retrouve de nouveau la forme typique de cette espèce représentée par de magni-
fiques exemplaires. Je crois utile de reproduire ce que J'ai dit à propos de cette espèce
dans les Mémorres de la Société entomolowique de Beloique, XNT (1908), p. 109. Je
continue à considérer Acridvum rubellum Serv. comme synonyme de C. cyaneum Stoll.
et constituant tout au plus une variété par la coloration des aïles, et J’appuie mon opinion
sur un exemplaire que Je possède avec les ailes de la même couleur que dans la figure
de Stoll. Quant à la supposition de Finot que cette figure représenterait un Schstocerca,
je ne peux pas la partager, car il suffit d'examiner la figure pour se convaincre que c’est
bien un Acridrum. Stoll s'est trompé en assignant Surinam pour patrie à son insecte. »
Aujourd'hui je puis appuyer mon opinion par l'examen de plusieurs exemplaires des
chasses de M. Maurice de Rothschild.
Comparativement au rubella (Locusta), la couleur générale est bien plus obscure, le
pronotum est plus rugueux, les ailes ont le disque interne teint d’un beau violet rem-
plaçant la couleur rose tendre du rubella Serv.
GENRE SCHISTOCERCA Stäl.
SCHISTOCERCA GREGARIA Forskäl.
Gryllus gregarius Forskäl, d'après Krauss, Denkschr. der Math. Naturw. Klasse der Akad. der Wis-
sensch. Wien (1907).
Acridium pereprinum Oliv., Voy. Empire Othom., IV, p. 388 (1804).
r
Eraiopie. — Dirré-Daoua, mars 1 904; Harar.
188 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre ORBILLUS Stäl.
ORBILLUS COERULEUS Drury.
AFRIQUE ORIENTALE ANGTAISE.
GENRE CERECHTA, 0. p.
Corpus breve, forma Pezotettigide haud dissmuilis. Caput a supero visum pronoto dimidio
brevius. Vertex inter oculos costa frontal fere æque latus. Fashgvum ante oculos breviter et
obtuse productum, subtransversum , antice truncato-rotundatum, subdeclve, in costa frontals
rotundato transiens. Oculi haud prominuli. Antennæ fihformes marpinem posticum pronoti
haud attingentes. Frons reclinata inter antennas suaviter rotundato amplhata. ad fastiovum
breviter sed distincte coarctata. Pronotum disco deplanato, lateribus nullo modo carinato,
suleis tribus leviter impressis, margime postico obtuse angulato-rotundato producto; lobr late-
rales longiores quam altiores, trapezoidales, margine inferiore antice subsinuato, margimbus
antico posticoque reclis. Elytra abbrevrata, lateralia. Ale brevissimæ. Pedes breves. Tihiæ
posticæ spina apical externa nulla; extus 9, intus 10, spinosæ. Tarsi postiu artieulo primo
tercio æque longo, basi subtus dente parvo instructo. {rhiculo secundo brenissimo, articulo
primo terlia parte breviore. Prosterni tuberculum cylindraceum, ab antico subeompressum ,
apice obtusum ; subfornicatum , valde reclinatum, marginem mesosterni athingente. Lobi meso-
sternales transversi, spatio subtransverso breviort sejunctr; melasternales haud contigur.
Abdomen sepmento primo tympano magno, inmerso. Valvulæ ovipositoris breves sinuatæ.
Ce genre est de placement douteux, bien qu'il ait le facies d’un Pezolelhix; je crois
qu'il doit appartenir au groupe des Catantopes; cependant le vertex est plus large entre
les yeux que dans les Catantops, et le fastigium est lisse et dépourvu du sillon au milieu;
le pronotum est tout à fait dépourvu des carènes latérales, le disque se continuant insen-
siblement vers les lobes latéraux, tandis que dans les Catantops, bien que les carènes
n'existent pas, on distingue toujours l'angle formé entre le disque et les lobes. Ges lobes
sont en même temps plus longs et trapézoidaux, se raccoureissant rapidement vers le
bas, les bords antérieur et postérieur étant très obliques. Les élytres sont tout à fait
comme chez Pezotettiæ, courts, couvrant seulement le tympan et en pointe obtuse
CERECHTA BOUVIERI. n. sp.
Pallide ochracea. Costa frontalis punclala ante ocellum subindistincte sulcata. Pronotum
suleis leviter impressis sulco typico vix pone medium sito, lnea media parum elevata perspiqua.
ORTHOPTÈRES. 189
Elytra late lanceolata, apice acuminata longitrorsum multstriata, extus castanea. Femora
postica latere externo vitla castanea lonpitudimali ornata.
S. Long. corp. 20 mm.: pron. 5 mun.; elytr. 4 mm.; fem. post. 10,5 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Molo, septembre.
Un seul exemplaire en alcool.
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à mon excellent collègue M. Bouvier,
professeur au Muséum de Paris.
GENRE CATANTOPS Schaum.
CATANTOPS MELANOSTICTUS Schaum.
ArRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Naivasha, septembre.
CATANTOPS MIMULUS Karsch.
LA
Erniopie. — Karssa, mars 190/.
GENRE CARDENIUS Bolivar.
Orthop. nouv. rec. par le D" Schetlield Neave dans le Katanga, Mém. Soc, entom. Belgique, XIX
(1911), p. 95.
CARDENIUS PUTIDUS Karsch.
Catantops putidus Karsch, Stett. entom. Zeit. (1896), p. 315.
Catantops putidus Karny, Sützungsb. Akad. Wiss. Wien, Math.-nat. Klasse, CXVT, p. 309 (1907).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905.
Je rapporte à cette espèce un jeune individu femelle conservé dans l'alcool, dont la
coloration est à peu près la même que dans l'espèce de Karsch, et dont les lobes méta-
sternaux ne sont pas réunis en suture comme dans C, ineptus Karsch.
L'espèce avait été déja signalée de l'Afrique Orientale anglaise.
Genre EURYPHYMUS Stäl.
EURYPHYMUS BIPUNCTATUS. n. Sp:
Fuscus, testaceo varius. Crassiusculus, parce ruposis. Vertex inter oculos costa frontalis ad
epistomatem latior. F astiorum subrhomboidale carinis acutiusculis. vix declive cum costam
190 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
frontalem subangulato rotundato continuatum. Costa frontahs apicem versus sensim ampliata
inter ocellum et clypeum sulcata, fere usque apicem compressiuscula. Pronotum antice obtusis-
sime angulatum, postice rectangulatum fere acutum , carma media percurrenti lengata fere
inteera a sulcis indishincte interrupta, sulco postico valde ante medium sito, carinis lateralibus
arcuatis continuatis interruptis, disco medio villa retrorsum amplata fusca latcraliter angu-
losa ad sulcos primo et terho coarctata, margimibus dorsi lævibus roseis, callo flavo ad
suleum posticum utrinque ornato; lobi laterales fusei rusosi macula fuscea nec non altera
flavo callosa inter sulcos, angulo poshco subrectangulari breviter hebetato. EÉlytra apicem
femorum poslicorum haud atlingentia, venis infuscahs area mediastina supra coxas posticas
parum sed distincte amplata. Femora poshica griseo prlosa fusco et griseo variegata superne
transverse fusco fasciata, carina superiore serrata, inferiore pone medium latora, imtus sub-
tusque pallida fascia lata fusca interna bünterrupla, geniculæ intus fusco testaceæ lobo gemi-
culari interno apicem versus testaceo. Tibiæ posticæ rufo-lestaceæ, sublus pallhihiores, pis
apice nivro. Tuberculo prosternale transverso apice truncato, lobi mesosternales transversos,
spalio latiore sejunctr. Lamina supra-analis (e) trigona impresso punctata.
Q. Long. corp. 27 mm.: pron. 7 mm.; elytr. 13 mm.; fem. post. 13 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Gilgil, septembre.
Genre CALOPTENOPSIS Bolivar.
CALOPTENOPSIS MACRACANTHUS Mart.
Caloptenus calcaratus Bol. (nec Stäl), Jorn. Sc. Lisboa (2), 1, p. 172 (1889).
Caloptenopsis macracanthus Mart., Ann. Soc. Españ. de Hist. Nat., XXX, p. 282, 287 (1902).
LA
Erniorie. — Karssa; Harrar, mars.
Cette espèce, qui n'avait pas été signalée de nouveau, a été indiquée par Karny du
Bechuanaland, Kalahari, Sverelela-Kakhea, Walfishbai, octobre-novembre 1904. Je
l'avais décrite sous le nom de C. calcaratus, mais ce nom ayant déjà été employé pour
une autre espèce, il a été changé par M. Martinez.
Genre NERITIUS Bolivar.
Trab. Mus. Cienc. Nat. Madrid, Sér. Lool., num. 20, p. 14-15 (1914).
Corpus testaceum. Fastigium verticis parum declve, modice productum © transversum ,
marginibus anticis latis, punctahs, superne vmpressione lyrata subobsoleta. Frons parum
ORTHOPTÈRES. 191
reclinata; costa haud sulcata basin versus sensim angustata; ocell laterales prope margines
verticis sit. Antennæ fihformes marginem posticum pronoti non altingentes, Pronoti dorso
concolore, postice truncalo, sulco lypico pone medium silo, prozona quam metazona fere
sesqui longiora, carina media perducta, carims lateralibus pone suleum typicum nullis; lobi
laterales inferne obluse anpulah, superne carimula obliqua ante suleum posticum expheatu.
Elytra lanceolata, intus haud contigua, fortiter abbreviata, sementis basalibus abdominalibus
tantum tegenha. Pedes graciles. Femora poshca carina superwore subindishincte serrulata ;
lobr gemculares rotundati. Tiliæ poshcæ canth's rotundatis spois extus Q, intus 10 ; spina
apicah externa nulla. Tarsi postici breves, articulo secundo brevissimo. Tuberculum prosternale
anguslum, subcompressum, apice obtusum. Lobi mesosternales transversi, spalio transverso ®
sejunch; metasternales distantes. Valvulæ ovipositoris breves, sinuatæ, inermes.
NeriTius RoTascHILDI Bolivar.
(PL. Lo’, fig. 5.)
Neritius Rothschildi Bol., 1914, loc. cit., p. 15.
Pallide testaceus. Caput infra oculos fascia fusea ornatum. Antennæ imferne fuscæ. Pro-
notum unicolor, dorso tn prozona lœvi, in melazona præcipue lateribus impresso punctato.
Elytra apicem seomenti secundi abdominali extensa, lanceolala, margimibus arcuats, venis
longitudinalibus perfecte explicatis, vena mediashma instructa, area scapulart lata wregula-
riler reticulata, apice acuhiuscula. Femora postica extus area exlerno media Jusca, lata, obso-
lete viridifusca, area inferoexterna viridifusca, basi maculis palhdis seriatis ornata, area
interno media infuscata; arcu geniculare basique loborum nigris. Tiliæ poshce flavo, mgro
el sanguineo pictæ, dimidio basili flavo, nigro triannulato, annulo terto latiore, dimidio
apical sanguineo purpureo, margine supero externo migrescente, condylo flavo; spas bas’
flavis, apice nigris. Tarsi posticr rufi.
Q@. Lons. corp. 28-30 mm.; pron. 5,5-6,2 mm.; elytr. 6 mm.; fem. post. 15-16,5 mm.
f
Eruiorie. — Karssa, mars 1904.
GENRE T'HISOICETRUS Brunner.
THISOICETRUS CHARPENTIERI Stäl.
Pezotetix (Fuprepocnemis) Charpentieri Stäl, Recens. Orth., [, p. 75 (1873).
Ermcriz. — Endessa, septembre 1904.
192 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE PHLOEONOTUS Bolivar.
PHLOEONOTUS JUGATUS Walker.
Tettix jugata Walker, Cat. Derm. Salt. B. M., V., p. 819 (1871).
Phlænotus natalensis Bolivar, Ann. Soc. entom. Belrique, XXXI (1887), p. 18y, 196, 303, pl. V,
Lana db.
Ermiopie. — Laga-Hardine, avril 1904.
GENRE PARATETTIX Bolivar.
PARATETTIX MERIDIONALIS Rambur.
Tetrix meridionalis Rambur, Faune Andal., II, p. 65 (1839).
Paratettix meridionalis Bolivar, Ann. Soc. entom. Belique, XXXI (1887), p. 188, 271, 295, pl. V,
f. 23, 23 a.
LA
Ermopie. — Harar; Chola, septembre.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment, août.
L'espèce a été déjà signalée d'Afrique (Nubie infér., Hedb. Musée de Stockholm ); les
exemplaires sont plus petits et offrent, outre la taille, quelques différences avec les exem-
plaires de provenance espagnole : le pronotum est granuleux et les lobes latéraux ont le
bord postérieur moins profondément sinué; mais je ne peux pas juger de la constance
de ces caractères, n’ayant pu examiner qu'un seul couple de ces Insectes.
Famizze DES GRYLLIDÆ,.
GExrE CURTILLA Oken.
CURTILLA AFRICANA Beau.
Gryllotalpa africana Pal. de Beauv. et auct.
Curtilla africana Kirby, Cat. t. IE, p. 6.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
ORTHOPTÈRES. 193
GENRE TRIDACTYLUS Olivier.
TRIDACTYLUS FASCIATUS Guérin.
Tridactylus fasciatus Guérin, Icon. du règne anim., Insectes, p. 335, pl. 54, f. 5, 5 a-e (181h-
1829).
[ Savigny, Descr. de l'Egypte, Orth., pl. 3, f. 2 (1809).]
Je considère cette espèce comme différente du T. Sawgnyi, suivant l'opinion de
M. Kirby. La forme des jambes que M. de Saussure a particulièrement décrite ne
convient pas aux exemplaires rapportés par M. de Rothschild. Du reste, les espèces
de ce genre ont besoin d’être revisées.
AëRIQUE ORIENTALE AnGLaIse. — Lac Rodolphe.
Gexre NEMOBIUS Serville.
NEMOBIUS CHOPARDI, n. sp.
Colore mpro. Capite pronotoque pnhs erechs mgris. Caput nigrum, palporum articuls
apicahbus palhidis. Antennæ corpore concolores. Pronotum antrorsum valde attenuatum,
anhce capite angustius. Elytra perfecte explicata apicem femorum superantia nisra, dorso
basi macula alba magna, marpine interno pellucido; campo laterali venis quatuor vena
medhastina computata, rectis parallelis, medhastina haud ramosa. Ale albidæ, longe caudatæ.
Femora postica tota nigra. Tibiæ posticæ spinis 4 : 4. Owipositor cercis brevior, pallidus,
leviter arcuatus.
Q. Long. corp. 5 mm.; pron. 1,1 mn. ; elytr. 2,9 mm; fem. post. 3,9 man. : ovip. 1,7 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Escarpment, septembre.
Par sa coloration, cette espèce semble voisine du NW. Grandidieri Sauss. de Madagascar,
mais le pronotum est très rétréci en avant, le front tout à fait noir, n'offrant pas les
lignes pâles longitudinales de l'espèce indiquée. Du reste, elle se distingue des autres
espèces du genre par la tache blanche scapulaire des élytres, qui contraste avec la couleur
noire du fond.
Je suis heureux de pouvoir dédier cette espèce à M. Chopard, à qui l’on doit la con-
naissance de plusieurs Grylloniens de la faune américaine.
194 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE BRACHYTRYPES Serville.
BRACHYTRYPES MEMBRANACEUS Drury.
Uganpa. — Entebbe.
GENRE ACHETA L.
ACHETA BIMACULATA De Geer.
Liopryllus bimaculatus Sauss., Mém. Soc. Genève, XXV, p. 139 (1877).
Éraonie. — Entre Dirré-Daoua et Harar; Bourka; Endessa; Addis-Abeba; Karssa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha; Kiu.
ACHETA MORIO F.
Érurorre. — Laga-Hardine, avril 1904; près de la rivière Galba, larve; Baltchi,
avril 1904, larve.
GENRE GRYLLUS L.
GRYLLUS MELANOCEPHALUS Serv.
Eruiorre. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
GRYLLUS BRUNNERI Selys.
Eruiopte. — Endessa, septembre 1904.
GRYLLUS LEUCOSTOMUS Serv.
Eraiorie. — Laga-Hardine, avril 1 904.
GRYLLUS ORNATICEPS Sauss.
Eraiopie. —— Laga-Hardine, avril 1904.
ORTHOPTÈRES. 195
Je considère le seul exemplaire que j'ai pu examiner comme constituant une variété
de l’espèce de Saussure, et les ailes sont caudées : le sillon interocellaire n’est pas dis-
tinct; on voit cependant un sillon médian perdu en haut; les élytres présentent une
bande humérale pâle limitée extérieurement par une autre obscure.
L'espèce est signalée de l’Afrique tropicale, Gold Coast, par M. de Saussure.
GRYLLUS XANTHONEURUS Gerst.
Ermorie. — Tchafianani.
GRYLLUS GRACILIPES Sauss.?
Eraropie. — Harar, mars 1904.
Je rapporte à cette espèce des exemplaires imparfaitement développés.
GENRE GRYLLODES Saussure.
GRYLLODES PHYSOMERUS (Gerst.).
Cophogryllus physomerus Saussure, Mém. Soc. Genève, XXN, p. 233 (1877).
Gryllodes physomerus Sjüstedt in : Sjüstedt's Kilimandjaro-Meru Expedition, T. IE, Gryll., p. 102
(1909).
Eruiopre. — Endessa, septembre 1904; Gotta, 22 septembre 1904.
Je n'ai vu que des individus très jeunes, de 9 nullimètres de longueur.
GRYLLODES SCENICUS Gerst.
LA
Ernioris. — Entre Dirré-Daoua et Harar, mars 1904.
ArriQue OriENTaLe ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli.
GENRE GRYLLOLANDREVUS, n. p.
Caput antrorsum declive, ab antico visum vix longius quam latius; frons vnter antennas
angusta, subrostrata, inter antennas et oculos fere transverse sulcata. Palpi breves. Ocelli in
inigonum disposit. Oculi parum convexi, elongati. Antenne corpore duplo longiorx. Pro-
29.
196 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
notum transversum, antice capte subangustius, margine postico recto; lobis lateralibus trigona-
libus, marpine inferiore oblique ascendenh. Elytra abbrewiata dimidium femorum posticorum
haud superanhia superne deplanata tympano perfecte exphcato, postice anguste rotundata,
campo anal angustissimo subnullo; vena obliqua umica sinuata fere fracta, speculo rhombor-
dali transverso per venam unicam antice angulata diviso. Pedes antici compressi; tbiæ anticæ
in latere externe lympano mstruclæ; metatarso antico dimido tibiarum distincte longiore.
Femora postica compressiuscula, apice haud fihformia. Tibiæ posticæ robustæ , extus intusque
5 spinosæ, spinis apice subuncinato, basi hbiarum haud dentata. Calcaribus duobus superio-
ribus longissimis pone medium metatarsi produchs, intermedio lonpiore ; calcaribus externus
brevioribus intermedio quam superiorem fere duplo longiore. Cerci crassi vahidi. Lamina sub-
genitalis MAN , navicularis.
GRYLLOLANDREVUS ABYSSINICUS, n. Sp.
(PL To’, fig. 5.)
Griseo flavescens nigro setosus. Caput linea angusta interantennahi, fascia latiore dhlutiore-
que inter oculare, nec non fascüs tribus lonpitudinahbus occipitalibus brunneis. Pronotum
postice late brunneo limbatum, disco maculs dilutis brunners; lobis lateralibus, antice ad dor-
sum macula parva nec non marine poshco brunneis. Elytra parum lonpiora quam latiora,
ad medium femorum poshcorum vix exlensa, longitudinaliter striolata, speculo rhomboidale
Jortiter transverso antice obtuse anpulato, vena interiore antice rectangulata , areolam rhom-
boidalem formante: vena mediashina pone medium biramosa à venam primam areæ externe
spatio retrorsum fortiter amphato disjuncta, venis areæ externe 3 inslructæ. Pedes mpro
selost; melalarso superne biserialim denticulato, sublus fimbriato piloso.
S. Long. corp. 13 mm.; pron. 9 man. 8 ; elytr. 6 mm. ; fem. post. 9 mm. 5 ; hb. post.
7 uvm. D.
Eruropie.
Malgré l'armature des jambes postérieures dont les bords supérieurs ne sont pas ser-
rulés comme dans les Gryllomorphites, je crois que c’est dans cette tribu qu'il faut placer
le genre qui vient d’être décrit, à cause de sa forme générale et spécialement de celle de
la tête; il pourrait prendre place à côté de Landrevus, dont il diffère par la présence
d’un miroir bien développé, muni intérieurement d’une veine en angle droit, et par la
présence d’une seule veine oblique.
Les Landrevus sont des insectes asiatiques qui n'avaient pas été signalés en Afrique ;
bien que H. de Saussure ait dit «qu'ils habitent les parties chaudes de l'Afrique et de
l'Asie », 1 n’a signalé aucune espèce africaine.
ORTHOPTÈRES. 197
GENRE HOMOEOGRYLLUS Guérin.
HOMOEOGRYLLUS RETICULATUS F.
Éruiopre. — Endessa.
GENRE PHÆOPHYLLACRIS Walker.
PHÆOPHYLLACRIS ABYSSINICA Sauss.
Côre Française pes Somais. — Région de Daouenlé.
Erniopie. — Kounhi. :
La femelle de cet Insecte n'ayant pas été décrite, je doute de la détermination de
celte espèce. J'ai vu un exemplaire jeune, piqué, et un autre en alcool, bien développé.
Famizze DES PHASGONURIDÆ
(— Locustide auct.).
GENRE EREMUS Brunner.
ÉREMUS sp. ?
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, larve.
N'ayant pu examiner qu'un seul exemplaire, tout petit, de cette espèce, je ne puis
= \ lé £ S s À NS À + lé
arriver à son exacte détermination. Du reste, diverses espèces ont été signalées dans
cette région.
GENRE PERONURA Karsch.
PERONURA LONGIPES, n. sp.
Pallide vis. Pronotum disco plano suaviter transversin strivoso. ante medium subeon-
slricto cars laterahbus strigatis rufis, margine antico suato, postico lævissime rotundato
sublruncato medio indshncte sinuato; lois laterahbus postice altioribus, margine inferiore
late rotundato antrorsum oblique ascendenti angulo antico obtuso, maroine poshco verlicalr
198 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
sinu humeral leviter expresso. Élytra dimidio femorum posticorum vix superantia apice an-
guste rotundato venis concoloribus margine anhco intus angustissime rufo maroinato punctis
rotundatis parvis fuscis irreculariter signato. Pedes pallidi lonpissimi. Femora omnia inferne
in utroque latere spinis concoloribus armata. Tarsi omnes articulo tertio infuscato. Owipositor
parum incurvus marpinibus prope apicem crenulatrs.
©. Lonp. corp. 94 mm.; pron. 6 mm. ; elytr. 18 mm. ; fem. interm. 1 2 mm.; fem. post.
29 mUN.; OUIP. 10 MM.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
PERONURA AFFINIS, n. Sp.
A P. longipede primo inhuto simillima sed pronoto carimis laterahbus callosis, subcom-
pressis; lobis laterahbus antrorsum angushoribus marpine inferiore prope angulum anticum
subsinualo. Elytra apicem femorum posticorum attingentia marpine antico anguste sanguineo
hmbato ramo radiah furcato. Pedes breviores superne rufescentes. Ovipositor falcatus differt.
©. Lonp. corp. 18 mm.; pron. 5 mm. 2; elytr. 22 mm. ; fem. interm. 10 mm. 5; fem.
post. 19 mm. ; ovIp. S mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment.
Cette espèce se rapproche de P. nomina Karsch par la longueur des élytres, de même
que P. longipes Bol. se rapproche, par le même caractère, de P. hildebrandtiana Karsch;
mais toutes les deux sont de dimensions plus petites et bien distinctes.
GENRE PLEGMATOPTERA Karsch.
PLEGMATOPTERA HOERNELT Brunner.
Erniopig. — Endessa.
PLEGMATOPTERA GRACILIS, n. Sp.
A Pantolepta heteromorpha Karsch valde affinis sed multo minore. Pronoti sinu humeralr
magis eæcavato propter hoc angulo poshco loborum lateralum valde producto lobo rotundato
ORTHOPTÈRES. 199
formante; femoribus anteroribus subtus in utroque latere spinis morts 7-9 armatis, femoribus
posters gracilibus basi leviter ampliatis subtus spunulis iIOTIS Sparsis.
S. Long. corp. 1 mm.; pron. 3 mn. 5; elytr. +3 mm.; fem. post. 20 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
GENRE HORATOSPHAGA Schaum.
HORATOSPHAGA TROCHLEARIS, n. SP-
Palhde mridis. Aniennæ articulo primo viridi exceplo rufescentes. Pronolo dorso postice
latiore et concaviusculo, rufescenhi, ante medium coarctalo, marge antco truncalo poshico
lobato rotundato producto; lobi deflexr rotundatim inserti, valde longiores quam altiores, pos-
hice ampliat, angulo antico obluso, inferne supra coæas obtuse angulato rotundatr, seno
humeral exphcato. Élytra apicem femorum posticorum attingentia, parallela, longitudine
pronoû sublahora, apice brewter angustata et rotundata; venis radiahbus a basi dstantibus
pone medvum mapis separatis, ramo radiali in terhia parte anteriore oriente pone medium fur-
cato, ramas ambobus in marpinem anticum elytrorum exeuntibus, vena ulnaria antica vn
terha parte basali a vena radiah valde proxima ante medium divergente et in terha parte
apicah sinuata et in medio apicali lerminata; vena radhali postica abbrewata quarta parte
basal haud superantia fortiter sinuata ; campis omnibus præcipue antico el ulnarr venis trans-
versis reoulariter disposihs parallelis instruchs: area interulnaria bast canahculata, postul-
naria per suleum longitudinale in duas partes dvisa quarum antica angusta, postica convexa
vents parallelis transversis instructa. Alæ elytra longiores. Pedes graciles. Femora anteriora
superne leretia, inferne in utroque marginem spinulosa ; poshica spinis minutis migris. Tibiæ
anticæ superne spinosæ el sulcala foramina conchata subrimata. Tarsorum articulo terto
Jusco. Sewmentum anale & retrorsum valde productum, lobo a latere viso rolundalo superne
toto sulcato trochlaea formante; cerci conict inferne basr inflata aprce subrlo attenuali et incurvr.
Lamina subgenitalis magna, elongata , sursum curvata, apice ineisa lobis haud triplo longro-
ribus quam a bast latioribus.
S. Long. corp. 30 mm.; pron. 5mm. 5; elytr. 32 nun.; fem. ant. q min. 5; fem. post.
24 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Le genre Horatosphaga étant réduit à la seule espèce sermfera Schaum, dont le & est
inconnu, on 1gnorait si les élytres des S' seraient pourvus d’une vénulation serrée, dis-
200 «< VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
posée transversalement sur les champs antérieur et ulnaire, caractère qui ne s’observe
généralement pas dans les femelles; mais je range cet exemplaire dans le genre Horato-
sphaga par ses élytres larges, arrondis au bout et pourvus d’un rameau radial parfai-
tement développé et fourchu dans le tiers apical de l'élytre; du reste, la structure de
celui-ci ne diffère pas beaucoup de celui des Pantolepta, présentant, de même que dans
ce genre, la disposition spéciale des champs basilaires.
GENRE EUPANTOLEPTA, n. g.
Genus Pantolepta affinissimus : sed elytra sulparallela, apicem versus parum anpustata ,
apice rotundata; ramo radiali valde ante medium emisso, longe ante apicem furcato. À Rep-
matopoda differt : femoribus anticis compressis superne carinats.
EUPANTOLEPTA REGULARIS, n. SP.
(PL. Lot, fig. 1.)
A E. rufolineata differt : dorso pronoti toto rufescente, lobr deflexr antice parum lahores ;
elytra vena ulnaria bas recta versus apicem suawiter curvala in marginem posticum elytrorum
exeunte a ramo radial distante area a ramo radali et vena ulnaria formata quam aream
postradialem duplo latiora retrorsum sensim ampliata in tertia parte apicali quam aream
postradialem duplo latora; pedes rech; lamina supraanalis verticah subtransversa apice
rotundata ; cerci conici, breves, a basi recti, prope apicem subito introrsum curvat; lamina
subgenitalis cercis longiora, trigona, elonvata, acuminata, apice brewssime emarpinata,
sublus linea media obtuse carinata.
d. Long. corp. 21 mm.; pron. 5 man. 8; fem. ant. 10 mm.; fem. post. 26 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et
le lac.
Encore une espèce qui ressemble extrêmement à celles antérieurement décrites, mais
très différente parce que, chez regularis, la veine ulnaire antérieure est presque droite,
un peu arquée vers l’extrémité seulement, et divergeant graduellement du rameau
radiaire, tandis que dans rufolineata elle est presque contiguë au rameau radiaire dont
elle se sépare brusquement dans le tiers postérieur de lélytre; dans cette dernière
espèce, l'aire formée par le rameau radiaire est très large, A ou 5 fois plus large que
celle forméé par le rameau radiaire et la veine ulnaire.
ORTHOPTÈRES. 201
GENRE TELÆA, n. 9.
Vertex conveæus. Fastigium trianpulare antice angustius fastigo frontis acuminato distante.
Antenne graciles. Pronotum disco antice truncatum, postice rotundato productum ; lobi laterales
rotundato insert æque alti ac lonpt; sino humeral exphcato. Elytra membranacea perfecte
exphcata, vems rahalhbus dstantibus, subparallels, vena radal postica ramis plurunis
parallehs versus maroinem posticum ductis; area radial basi venis transversis parallel
repulariter dispositis instructa. Ale elytris valde superantes, acuminatæ. Pedes praciles; coxæ
anticæ mermes. Femora quatuor antica subtus in latere antico plurispinosa, in latere postico
inermes. Femora postica extus rare spinulosa intus mutica vel tantum spina unica armata.
Tibiæ anticæ supra suleatæ in latere externo præter spinam apicalem spuus 5-6 armatæ,
tntus exlusque foramina aperta, a latere visæ pone partem basalem foramina gerente sensim
angustalæ. Mesosterni lobis rotundats, metasterni obtusahs. Lamina subgenitalis S elongata
profunde fissa lobis basi hiantibus apice contiguis, styllis nullis.
Ce genre vient prendre place à côté de Ducetia par le développement des élytres et
des ailes, ainsi que par la vénulation des premiers, et par la forme des tibias antérieurs
graduellement amincis depuis les foramina; mais il en diffère par les lobes de la lame
T4 2 S L £ \ \ |
sous-sénitale qui sont fortement séparés à la base, se touchant seulement à l’apex, et par
les fémurs inermes du côté inférieur interne. La forme des lobes latéraux du pronotum
contribue aussi à distinguer ces genres.
TELÆA QUADRIPUNCTATA, n. SP:
Verisimulter decolorata. Antennæ cingulis brevibus nigris inter se valde distantibus ornate.
Pronotum dorso punctis quatuor nigris quorum duobus anterioribus prope marginem anticum
posterworibus ad anpulos humerales. Elytra apicem femorum poshicorum subattingentia, longr-
tudo pronoh sesqui latiora, campo tympanali infuscato, campo antico maculis raris vrregula-
ribus fuscis subseriatis , campo discoidali areolis puncto minuto ornatis. Tibiæ anticæ foramina
infuscata. Lamina supraanabs triona, elongata. Cercis cylindracas, fortiter curvatis apice
longe acuminatis. Lamina subgenitalis lobis longis, deplanatis apicem versus anpuslatis.
S, Long. corp. 12 mm.; pron. 3 mm. 5 ; elytr. 22 mm.; fem. post. 50 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
202 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE PHANEROPTERA Serville.
PHANEROPTERA PUNCTULATA Burr.
Éruiopis. Laga-Harba, 15 septembre 1904.
Gexre TYLOPSIS Fieber.
TYLOPSIS MERUENSIS Sjôst.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
GENRE PLANGIA Stäl.
PLANGIA GRAMINEA Serv.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu, octobre 1905.
GENRE EURYCORYPHA Stäl.
EURYCORYPHA VARIA Brunner.
Genre ANEPISCEPTUS Fieber.
ANEPISCEPTUS SERVILLEI Reiche et Fairmaire.
Éraropie. — Soullouké, 23 août 190/.
Genre EUGASTER Serville.
EUGASTER LORICATUS Gerst.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. Makindu, juillet.
ORTHOPTÈRES. 203
GENRE ANOEDOPODA Karsch.
ANOEDOPODA EROSA Karsch.
Coxco 8ec6e. — Forêt d'Ituri, juillet, août 1905.
GENRE PHLESIRTES, n. 9.
Statura parva. Frons valde reclinata. Fashiorum verticis superne latum antice subito ganus-
tatum a fastigio frontis sutura brevi connatum. Antennæ filiformes corpore valde longiores.
Pronotum dorso convexæo lateralibus rotundato haud carinulato, antice truncato postice in &
rotundato producto, in subtruncato; lobi laterales trapezoidales in & retrorsum angustato
producti, supra coæas anticas oblique truncato, sino humeral parum dstincto. Elytra in S
. pronoto parum superantia, mazima parte subpronoto abscondita, convexa crasse venosa vend
radiali incrassata arcuata marginem externum parallela, margine membranaceo haud venoso,
in nulla. Pedes breves. Femora antica subtus late sulcala, inermes. Femora postica basi incras-
sata dimidio apicaki fhformia , mernua. Tibiæ anticæ supra teretes haud sprnosæ, bast incrassata
Lympano rimato, inferne utrinque 4 vel 5 spinosæ. Tibiæ posticæ tertia parte basal excepta
plurispinosæ spina apicah externa instructæ, interna nulle. Tarsi poshe articulo prumi bas
plantulis hberis articulo brevioribus rotundatis. Prosternum inerme. Lobi meso et metasternales
parvi, triangulares. Ovipositor elongatus basi parum crassiort apicem versus sensim atlenuatus.
Je ne doute pas que l'insecte qui m'a servi pour établir ce genre ne soit autre que
Xiphidium merumontanum Sjüst., du moins la forme générale et celle des pièces anales
concordent avec la description et les figures qu’en a données le savant entomologiste sué-
dois; cependant mon insecte, par la forme du fastigium verticis, par celle du pronotum,
tout à fait différent de celui des Aiphidium, et par la présence de plantules libres aux
tarses postérieurs, me semble plutôt un Decticien; seulement les jambes antérieures
dépourvues d’épines en dessous semblent justifier la position de cette espèce parmi les
Conocéphaliens, et je fais appel à la perspicacité de M. Sjüstedt pour arriver à résoudre
cette question. Toutefois l'insecte mérite d'être séparé des Aiphidium et de constituer
un nouveau genre.
PHLESIRTES MERUMONTANUS SJôst.
Xiphidion merumontanum Sjüst, 1909, in : Sjôstedt’s Kilimandjaro-Meru Exped., Orth., 6, Lacust.,
p.139, pl. 6, 9-9b.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment, août, une femelle en alcool.
26.
204 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Cette espèce existe aussi dans la collection de MM. Alluaud et Jeannel, et c'est grâce
à cette circonstance que J'ai pu l'étudier.
GENRE PLASTOCORYPHA Karsch.
PLASTOCORYPHA ITURIANA, n. Sp.
(PL. Lof, fig. 2.)
Ferrugineo aurantiaca; antennis artieuhs duobus basahbus excephs, fronte, slerms, coxis
trochanteribus nigris:; base tibiarum breniter nigra ; spuus femorum tibiarumque apice tantum
migro. Clypeo mandibulisque ferrugineis; elytra minutissime atque confertim ngropunctata.
Caput rugoso-punctatum; fastioium verticis latum , lateribus parallel, articulo primo anten-
narum duplo longius, subito ante apicem subulatum, subtus basi dente magno instructum.
Frons fortiter rugulosa. Pronotum rugoso-punctatum, postice m & leviter arcuatum 1n & trun-
catum; lobis lateralibus elongatis, longioribus quam alhoribus, postice rotundatis subtus sub-
sinualis. Cerci & apice dente introrsum recurvo, aculo, intus prope basin spina magna curvata
armat. Lamina suboenitals late emarginata, marpgine postico rufopiloso. Ovipositor pone
medium sublator. Lamina subgenitalis apice rotundato excisa.
S. Long. corp. 32 mm.; pron. 10 mm. 5; elytr. ko mm.; fem. post. 20 mm.
@. Long. corp. 40 mm. ; pron. 10 mm. ; elytr. 39 mm.; fem. post. 19 mm. 5 ; ouip. 17 mm.
Conso 8ez6e. — Congo (J.-S. Fromont, 1907); forêt d'Ituri, juillet-août 1905
(M. de Rothschild).
Espèce voisine de vandikana Krauss.
Genre HOMOROCORYPHUS Karny.
HOMOROCORYPHUS EXIGUUS, n. Sp.
Parvus, angustus, flavescente testaceus. Fastigium angustum, distincte longius quam latius
antice rotundatum, basi cum fastigio frontis contiguum. Capitis dorso sublæws obsolete lineato
pone oculos linea palhda obliqua supra lobos pronoti indistincte continuata. Pronotum retror-
sum lævissime ampliatum, dorso minute punctulato, carinis pallide marginatis ; lobi laterales
obscuriores, punctati, margine inferiore obliquo angustissime pallide marginato. Elytra api-
cem ovipositonis athngenha, venis radiahbus infuscatis. Pedes concolores. Femora antica et
intermedia inermia; postica intus 4, extus inermia vel 1-2 spinis breuissimis armata. Tibiæ
ORTHOPTÈRES. 205
anhicæ supra basi lineis migris duabus abbreviatis, intermedia et postica breuiter bispinose .
spimis basi stincte fusco maculatis. Ovipositor rectissimus.
Long. corp. &, , 25 mm. ; pron. 6 mm. » ; elytr. 31 mm. ; fem. post. 17 mn.; owp. 20 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi.
Espèce voisine de A. longipennis Redt., mais de taille plus petite.
HOMOROCORYPHUS PRÆLIGATUS, n. Sp.
Gracilis, griseo testaceus. Fastiorum verhicis distincte longius quam latius apice rotudatum ,
basi cum fastigio frontis contieuum. Capitis dorso leviter strigroso indistincte lineato, pone ocu-
los hnea albida angusta, obliqua per medium loborum pronoti continuata. Pronotum dorso
retrorsum sensim amphato, crebre impresso punctato; lobr laterales infuscati margine inferwore
parum sed distincte obliquo et subsinuato, angushssime pallido. Elytra apicem ovipositoris
superantia apicem versus dishncte angustata, apice angustissima, griseo fusca, campo antico
pallide nervoso, vemis radiahbus subinfuscatis antice et postice punchs fuscis seriatis maror-
nats. Femora sublus nfuscata; antica mermaia, postica intus tantum 5 spinosa in carina
externa spius nulhs. Tibiæ anticæ superne breviter moro bilneata, mtermediæ el poshcæ
prope basin puncto mpro ornate. Tibiæ poshcæ spinis basi puncto fusco apposito. Onposilor
rectus pone medium leuiter ampliatus.
Long. corp. 28-29 mm.; pron. 6,5- 7 mm.; elytr. 49-45 mn.; fem. post. 20-22 mm.:
ovip. 24 mm.
F
Erniopt. — Endessa.
Cette espèce ressemble à A. albidonervis Redt., mais elle vient se placer à côté de
H. Bolivar: Redt., espèce américaine, par ses fémurs postérieurs mutiques sur le bord
externe.
Famizze Des PHASMIDÆ.
GENRE GRATIDIA Stâl.
GRATIDIA BREVIUSCULA, n. Sp.
Straminea, umcolor, tantum capte pone oculos fascia fusca. Antennæ medium femorum
anhcorum subathngentes. Corpore toto læve, haud granuloso, obtuse carinato; abdomen
obtussissime multi carinatum. Seomentum anale techforme, compressum, superne unicarina-
206 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
lum, apice acute angulato incisum, lobis basi haud dentatis, margine inferiore smuato, angulo
apicali subincrassato mtrorsum leviter inflexo. Cerci brevissimi, compressi prope basin anpu-
latim inflexr, apice obtusati, haud dilatati. Lamina subgemitalis fornicata apice obtuse an-
gulato eXCISA.
S. Long. corp. 32 mm.; meson. 7 mm.; mel. c. seom. med. 6 mm. 8 ; seym. med.
1 mm.; fem. ant. 15 mm.; fem. interm. 8 mm.; post. 11 mm. 5.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
GRATIDIA NAIVASHENSIS, n. Sp.
G. breviusculæ affinissima, tantum differt : corpore brewiore et crassiore, superne multi-
carinulato, fusco griseo; sepmentum anale apice lmbatum, utrinque carinula longitudinali
antce abbreviata, lateribus callo transverso ante carinam lateralem terminato, cerci apice
valde dhlatati, truncati, longitrorsum suleatr.
S. Long. corp. 33 mm.; meson. 7 mm. 3; mel. c.seom. med. 6 mm.; fem. ant. 13 mm.;
Jem. vnterm. 9 mm.;.fem. post. 12 mn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
Cette espèce diffère très peu de la précédente; au premier abord, on pourrait les
considérer comme une même espèce; cependant le corps est moins grêle chez brewus-
cula et plus fortement carénulé chez navashensis ; le segment anal, dans cette même
espèce, est pourvu d’un sillon transversal près du bord postérieur, et offre en même
temps, de chaque côté, une carène latérale qui n'existe pas chez breviuscula. Les cerques
sont élargis à l'extrémité et seulement courbés, étant pourvus d’un sillon longitudinal
dans cette dernière espèce, tandis que chez breviuscula ils sont coudés en angle presque
droit près de la base, ce qui fait paraître presque transversale leur partie terminale,
n'étant nullement élargis à l'extrémité; en même temps, ils sont lisses du côté extérieur.
Les deux espèces sont voisines de G. insulsa Redt. et kibonotensis Sjôst., mais les lobes
du segment anal n’offrent aucune dent à la base, et le bord postérieur de l’opercule n'est
pas sinué en arc, mais simplement excisé en angle très obtus.
GRATIDIA NAIROBIENSIS Bolivar.
Gratidia nairobiensis Bol., Bull. Soc. entom. France, p. 241 (1919).
Corpus valde elongatum, fihforme, stramineum, superne linea media fusca percurrenti vel
dorso toto fusco castaneo, linea pallida laterale ab antennas usque coxas posticas exlensa.
Caput pone oculos fascia fusca longitudinal. Antennæ medium femorum anhcorum athin-
IT ER
ORTHOPTÈRES. 207
gentes. Segmentum anale fornicatum, haud carmatum , postice hmbatum, medio sinuatum et
minute denticulatum. Cerci seomento breviores, leviter ineurvr, compresst, apice subampliat
et oblique truncati. Lamina subgenitalis fornicata, medio carimulata postice late smuata, lobis
obtuse productis.
Lonp. Corp. 23 MN. ; Mmeson. 11 MM.; nel. C. SEM. med. 10 mm. 5.; seom. med. 1 mm. ;
fem. ant. 23 mm. ; fem. interm. 16 mm. 7; fem. post. 22 mm.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1906.
Plus grand que G. bugoiensis, mais avec le segment anal lisse en dessus et non caréné:;
il diffère de G. plamicercata Rehn par la forme des cerques.
GRATIDIA REHNI, n. sp.
Pallide virescens ?, sicca pallescente ; pedibus viridibus apicem versus pallescentibus. Thorax
> Î Î Î 1
dorso linea media fusea nec non margimbus vitta palhda intus linea rufa marginata. Capite
pone oculos vitta fusca longitudinal. Antenne medium Jemorum anticorum haud attingentes.
Sepmentum anale subfornicatum , carinula media perducta, nullo modo compressum , maroine
oshico limbato, rotundato, incrassato, subtus nigro biplasiato. Cerci crasstusculi, subtereles,
6 PU
aprce obtusi leviter curvati, basi sensim angushores , puhs brevissimis, rudis instructis. Lamina
subgenitalis haud fornicata, apicem versus attenuata, apice truncata.
Long. corp. 60 mm.; meson. 19 mm. 5 ; met. c. sewm. med. 10 mm. >; sepm. med. 1 mm. ;
fem. ant. 23 mm. ;nlerm. 1/4 min. 5; post. 20 mm.9.
Eraiorie. — Endessa.
La position de cette espèce dans le système est douteuse, le segment anal du mâle
le 14 A £ A lé Z' L
élant convexe et légerement renflé, et en même temps caréné dans toute sa longueur;
le bord postérieur de ce segment est arqué et pourvu d’un rebord limité intérieurement
par un sillon parallèle au bord; les cerques sont courts, quelque peu comprimés et cou-
dés près de la base, presque en angle droit. Elle pourrait se placer à côté de G. arcuata
Karsch, mais, chez celle-ci, le seoment anal n'est nullement caréné comme dans la
nouvelle espèce.
GRATIDIA DAMICORNIS, n. Sp.
Straminea, superne longitrorsum fusco bilæmata. Gaput pone oculos nigrum , superne fus-
cum, lateribus linea pallida. Antennæ duas tertias partes femorum anticorum superantes.
Abdomen læve, seomentis ultmis crassioribus ; sepmentum anale fornicatum, margine postieo
208 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
late sinuato, lobis triangularibus, obtusis. Cerci incurui, compressi, apice forhter amplhahr,
subdipitat, bidentati atque bisimuati, fere cervicornis.
S. Long. corp. 59 mm., fem. ant. 29 mm., mes. 13 mm.; met. c. segm. med. 11 mm. 8;
sepm. med. 1 mm. 2; fem. mt. 19 mm. 5; fem. post. 24 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Cette espèce appartient à la même subdivision que G. arida Karsch, G. voluptaria
Redt. et G. evanescens Karsch, étant plus voisine de cette dermière espèce par la forme
des cerei des mâles, mais elle s'en distingue par le dernier segment abdominal dont le
bord postérieur est sinué en are, avec les angles saillants en pointe triangulaire obtuse.
Les cerci sont assez développés, très élargis à l'extrémité où ils offrent la forme des
cornes d’un daim ou plutôt celle des pattes d’un oiseau palmipède. Elle est aussi voisine
de G. plamicercatta Rehn, mais de taille plus grande et en diffère également par la forme
des cerci.
GRATIDIA FISSA Karsch.
Gratidia fissa Karsch, Gespensth., Entom. Nachr., p. 372 (1898); — Brunner et Redtenb., Die
Insektenfamilie der Phasmiden , p. 219, 226 (1908).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha, septembre 1906.
GRATIDIA BIFIDA Redt.
Gratidia bifida Brunner et Redtenb., Die Insektenfamilie der Phasmiden, p. 219, 226 (1908).
Érmôpis. — Rougheti, août 1904.
GRATIDIA PROBOSCIDEA, n. Sp.
A Gratidia affine tantum differt : segmentum anale formcatum, poshice in processo cylin-
draceo, a latere viso deorsum incurvum et inferne nigro spinuloso, basi subtus dente magno,
obtuso instructo; apice processus subcrassiore, obtuso. Cerci haud superantes, apice compressi,
parum dilatah. Lamina subgemitals apice truncata.
S. Long. corp. 58 mm.; meson. 19,5 mm.; melan. c. segm. med. 12 mm.; seg. med.
1,3 mm. ; fem. ant. 22,5 mm.; fem. interm. 17,3 mn. ; fem. post. 20,5 mm.
Fr
Érmiopie. — Tchorré, août 1904.
Espèce remarquable par la forme du lobe dont est muni le segment anal.
ORTHOPTÈRES. | 209
GRATIDIA ENSIS, n. Sp.
Corpus fusco ferrugineum, lateribus witta albida intus angustissime migro marsinata ab
oculos usque apicem abdominis extensa. Caput pronoto sesqui longius, pone oculos fascia
mora ornatum. Antennæ dumacho femorum anticorum superantes. Thorax superne haud cari-
natus. Seomentum anale parum fornicatum , medio leviter carinatum, apice processo trigono
deplanato, sepmento ipso multo brevior, obtuso. Cerci compressi, seomento ana distincte
longiores, rech, fortiter compressi, extus sulcati atque carinati, apice leviter angustat,
obtusi. Lamina suboenilalis apice medio subtotundata , ulrinque lobo parvo obtuso producta.
S. Long. corp. 55 mm.; meson. 11 mm.; melan. c. sem. med. 11 mm.; seg. med.
1,1 mun.; fem. ant. 23 nun.; fem. interm. 15,5 mm.; fem. post. 19,5 um.
Évurorre. — De Filoa à Tchoba; Bourka, avril 1904.
Voisine de G. securigera Redt. et de G. furcifer Sjôst., mais différant de ces deux
espèces par la forme des cerques, du lobe du segment anal et de la lame sous-génitale.
GRATIDIA RECTANGULATA, D. SP.
A G. postrostrata affims sed differt : semmentum anale martum elongatum, in processum
longum, rectangulare, apice truncato-subsinuato, superne carinatum productum; cerci pro-
cesso lertia parte superantes, valde sinuati, extus longitudinaliter sulcah, apice lanceolau;
lamina subgenitahs apice imcisa, bidentata.
S. Long. corp. 56-60 mm.; mes. 11,6-12 mm.; met. c. ser. med. 9,8-10,1 mm.; seym.
med. 1,9 mm.; fem. ant. 24-29 mm.; fem. interm. 14,5-17,5 mm.; fem. post, 17,5-
23 MM.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905.
Genre PALOPHUS Westwood.
Pazopaus REYI Grandidier.
Ischnopoda Reyi Grand., Rev. Zool. (2), XXI, p. 292 (1869).
Palophus Rey Brong., Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., Paris (3), IT, p. 198, pl. 9, fig. 5-8 (1892); —
Karsch in : Werther, Mittl. Hochl. nôrdl. Deutsch-Ost-Afrika, p. 311, fig. (1898 ); — Karsch, Ent.
Nachr., XXXIV, p. 376, fig. (1898); — Brunner et Redtenbacher, Die Insektenfamilie der
Phasmiden, p. 394 (1908).
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. —— Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
37
210 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Elle était déjà indiquée de l'Afrique orientale, du Zambèse , du lac Rodolphe (Rehn).
Dans le seul exemplaire que J'ai examiné, les antennes sont grisâtres, un peu plus
obscures aux articulations; le pronotum est rugueux mais non biserialim spinuloso, et le
mésonotum est lisse et non caréné comme d'ordinaire dans cette espèce. La lame sous-
génitale n'est pas émarginée à l’apex et les tibias postérieurs sont inermes en dessous,
ne présentant pas les trois petites dents qui existent dans cette espèce; les tibias inter-
médiaires sont inermes aussi.
PALOPHUS ROTHSCHILDI, n. sp.
(PI. Lo’, fig. 1,2, 3.)
Robusta, elongata, griseo fusca. Antennæ cinereæ pone medium sparse fusco annulatæ.
Vertex cornubus 2 longis, recurvis, postice concanis, antice erosis, apice acuminatis aculis,
cælerum forhler granoso-spinosus, tuberculis anterioribus supra ocularibus et posticis occipi-
tahbus robustioribus. Pronotum tantum granulatum, prope marginem anticum tuberculs
parvis comcis seriem transversam formantibus. Mesonotum rugulosum atque migro selosum ,
tubercuhs concis parvis sparsis quorum duobus multo majoribus ante medium positis, carina
media subindhshincta. Élytra cinereo fusca varwegata, tuberculo magno compressiusculo comico
aprce obtuso. Ale dimidium segmentum % dorsale abdominis attinventia, area antca elytris
concolorr, macula basalh maywna mpra ornatæ, area postica fusco migra, maculs palhdhs
subsenals, basi numerosioribus lessellata. Pedes grise, dilute fusco fasciah. Femora antica
superne prope medium lobo fohaceo apice plerumque bifido ; subtus carina poshica pone el
ante medium dente parvo et ante apicem lobo magno instructa. Femora 4 postica superne
bilobata, lobis inter se et ad basin et apicem subæque distantibus, subtus carina externa prope
basin et ad apicem lobo mano fohaceo, carina interna bidentata et prope apicem breviter
lobata. Tibiæ omnes superne ante el pone medium dente fohaceo, basah plerumque bifido
instructæ. Metatarsus anticus superne compresso-dilatatus, arcuatus. Sepmenta dorsaha abdo-
mous 2-6 præcipue 5, apice bilobata lobis apice erosis, seomenta 4 subobsolete bilobata.
Segmentum anale apice late emarginatum, superne carinulatum. Operculum apicem versus
compresso-carinalum, apice obluse excisum.
@. Long. corp. 195 mm.; mes. 35 mm.; elytr. 23 mm.; alar. 62 mm.; fem. ant.
52 mm.; fem. post. 52 mm.
r : f.
Eraiopre. — Dirré-Daoua.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Au sud du lac Rodolphe.
La nouvelle espèce se rapporte, par la forme de la protubérance des élytres, aux
deux groupes que MM. Brunner et Redtenbacher ont établis pour la distinction des
ORTHOPTÈRES. 211
espèces de ce genre. Gette protubérance étant grande, de forme conique mais obtuse à
l'extrémité, permettra de la distinguer des espèces de la première section comme Reyr
Grand., hippolaurus Karsch, Brononart Redt. et Phallipsi Kirby; elle peut, en outre, se
distinguer de cette dernière par la présence d’une seule expansion foliare à la partie
supérieure des fémurs antérieurs, et de hippotaurus et Brongniarti par la coloration
intense, presque noire, des ailes. Il est vrai cependant que les femelles des deux espèces
que je viens de nommer sont inconnues, mais la longueur du métatarse postérieur qui,
chez hippotaurus, égale celle du pronotum et le raccoureissement des élytres chez Bron-
griart nous font abandonner la supposition que notre espèce puisse se rapporter à Fune
de celles-ci.
La distinction avec Reyr, à part la taille moins avantageuse et la coloration, notam-
ment celle des antennes et des élytres, peut s'établir par la sculpture de la tête, qu
diffère beaucoup dans les deux espèces; par la présence chez Reyr de deux séries d'épines
le long du pronotum manquant tout à fait dans la nouvelle espèce; par la forme de la
protubérance élytrale et le plus grand développement des ailes, qui chez Rothschildi
arrivent Jusqu'à la moitié du quatrième segment abdominal; par la forme du sepment
anal, qui chez Rey est quadrilobé à son extrémité, et enfin par la différente répartition
des lobes foliaires des pattes. |
Quant aux tubereules de la tête, je dois faire observer que, dans les exemplaires du
Éeyi que je connais, ils offrent la même forme que dans la figure représentée par Bron-
gniart qui s'accorde avec les descriptions de Redtenbacher et autres auteurs, mais est
très différente de celle représentée par Karsch dans «+ Vorarbeiten zu einer Orthoptero-
logie Ostafrika’s. TL. Gespenstheuschrecken, Phasmodea (Æntom. Nachr., 1898)?.
On ne peut comparer cette espèce à celles qui ont la protubérance élytrale petite et
obtuse, à cause du développement de cette protubérance, bien qu'elle soit obtuse à l’extré-
mité; malgré cela, elle pourrait se distinguer du P. episcopalis Kirby par les cornes du
vertex, qui sont conformées d’une autre façon; par les lobes triangulaires de la face
inférieure des fémurs antérieurs, qui manquent dans la nouvelle espèce de même que
ceux des fémurs intermédiaires; celle-ci présentant, par contre, deux lobes supérieurs
au lieu d’un seul comme dans l'espèce citée, De P. Haworthii Gray, qui est le plus voisin
de notre espèce, et à côté duquel elle pourrait être placée, on la distingue par une
taille plus grande, par la forme des cornes du vertex, par la coloration des élytres, et
enfin par les ailes plus courtes, qui ne dépassent pas la moitié du quatrième segment
abdominal.
212 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DEs MANTIDÆ.,.
Genre ELÆA Stäl.
ELæÆa MarcHALT Reiche et Fairmaire.
Eremiaphila Marchali Reich. et Fairm., Voyage en Abyssinie, IT, p. 421, pl. 27, fig. 5, © (1847).
Humbertiella perloides Sauss., Mel. Orthop., IE, p. 169, & (1870).
Elæa perloides Stäl, Syst. Mant., p. 48, d' (1876).
Elæa somalica Schulth., Ann. Mus. civ. St. nat. Genova (2), XIX, p. 170, &, © (1898).
Elea Marchali Werner, Sitzungsb. K. Akad. Wiss., Wien, Bd. CXVI, p. 230 (1907).
Éraropie. — Laga-Hardine, août 1904: Laga-Harba, septembre 1904; Endessa,
août 1904.
Cette espèce a d'abord été décrite sous le nom d'Eremiaphla, les auteurs n'ayant
connu que la ®; de son côté, de Saussure, connaissant seulement le &', l'avait placé
dans son genre Humberhella, et le Prof. Stäl a créé pour elle le genre Elæa. C'est
Werner, en 1907, qui, en possession des deux sexes, a reconnu l'identité de Elæa
Marchal et de Humbertiella perloides. Elle a été indiquée du Meru par M. Sjôstedt : de
Saussure l'avait décrite du Sénégal, ce qui a induit en erreur M. Schulthess et lui a
fait considérer comme une espèce distincte, qu'il a décrite sous le nom de somahca,
ses exemplaires du Somaliland.
Genre GALEPSUS Stäl.
GALEPSUS MERIDIONALIS Sauss.
Érnrois. — Confluent de l'Akaki, rive droite, août 1904; Laga-Hardine, août 1904.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; mont Loroghi.
GENRE PYRGOMANTIS Gerstaecker.
PYRGOMANTIS SINGULARIS Gerst.
Pyrgomantis singularis Gerst., Archiv f. Naturg., XXXV, p. 210 (1869); — Gerst., in : Von
der Deckens Reisen, Ins., p. 18, pl. I, f. 8, 8 b (1873). :
r e
Éraiopre mÉéripronaALe. — Lac Abbaï, mai 1905.
ORTHOPTÈRES. : 213
Une seule © que je rapporte à l'espèce de Gerstaecker par les proportions de la tête
par rapport au prothorax. Cet exemplaire est de couleur jaunâtre presque uniforme,
les pattes étant pointllées de grisätre, notamment sur le côté extérieur des fémurs
antérieurs. Les élytres et les aïles offrent une tache presque apicale brunâtre, mais ce
caractère s'observe, je pense, dans toutes les espèces, bien qu'il n'ait pas été signalé
expressément chez singularis. Du reste, la © de cette espèce est jusqu'à présent insuf-
fisamment connue. Je dois aussi signaler un autre caractère qui rapproche cette espèce
de la suivante : le champ apical des élytres et des ailes se termine en angle obtus dans
les premiers et presque aigu dans les ailes. Les dimensions correspondent à celles de
l'espèce. Je rapporte avec doute au P. septentrionahs Werner deux exemplaires & à tête
plus courte que le prothorax et tout à fait conformes à la figure 4 (nec 5) de la
planche T, publiée dans Suzungsberichten der Kaiserl. Akad. der Wissens. in Wien,
Bd. CXVT, Abt. 1., Februar 1907, par le Dr. Fr. Werner, bien que la tête soit tout à
fait parcourue inférieurement par la carène médiane; Je profite de l’occasion pour mani-
fester que ce caractère n'est pas tout à fait sûr, car l'aspect de cette carène varie souvent
dans la même espèce, paraissant plus ou moins accusé. Je dois les deux exemplaires
ci-dessus, provenant de Bouake, à l'amitié de feu Ph. François.
PYRGOMANTIS ORNATIPES, n. Sp.
Straminea temuter fusco punctata. Caput pronoto vix brevius, apice acutum, inferne usque
apicem obtuse carinatum ; scutello frontal versus clypeum sensim ampliato, lineis fuscis sub-
obsolehs ornato. Pronotum pone medium sensim angustatum, marginibus haud eEXpANSIS
dorso convexo in terha parte basali punctis moris duobus ornato. Coxæ anticæ intus plagu
fusco mpra apice tantum liberantia. Femora antica extus fusco varieoala , carina super iore
anguste fusca. Élytra abbreviata, campo costali apice angulato. Alæ apice acute angulate ;
elytris alisque apice macula parva migrocærulea ornatis. Abdomen superne Jusco punctalum .
Lamina supraanalis & haud transversa, postice triangulariter rotundata, medio carinata.
Q. Lonp. corp. (cerci excepti) #1 mm.; capit. 8 mmn.; pron. 8 mm.; elytr. 4,5 mm. ;
fem. ant. 6,5 num.
Erniopre. — Confluent de l’Akaki, rive droite.
Cetle espèce appartient au groupe du singularis par la relation entre la longueur de
la tête et celle du pronotum, ainsi que par la forme anguleuse des élytres et des ailes:
celles-ci sont encore plus aiguës, le lobe terminal étant un peu évasé de chaque côté,
ce qui le fait paraître plus saillant. Ces organes chez P. septentrionalis Werner sont tout à
fait arrondis. Le D° Werner ne fait pas mention de ce caractère dans la description de
214 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
P. seplentrionahs que je connais seulement par le &. La coloration des hanches anté-
rieures, dont le côté interne est orné d’une large bande noire longitudinale, est aussi
caractéristique, de même que la forme plus allongée de la lame suranale qui n’est
point transverse comme chez singularis, mais aussi longue que large à la base.
GENRE ENTELLA Stäl.
ENTELLA ALIENA Werner.
Entella aliena Wern., Jahresh. d. Vereins f. vaterl. Naturkunde in Wurtt., p. 363-364, & (1 906 j:
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
ENTELLA MINIMA Werner.
Entella minima Wern., Jahresh. d. Vereins f. vaterl. Naturkunde in Wurit., 1906, p. 363-364, d.
ArRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
ENTELLA sp.?
Éruropre. — Laga-Hardine, août 1904; Laga-Harba, septembre 1904.
Les espèces de ce genre ne sont pas suflisamment connues, ayant été décrites pour
la plupart sur un seul sexe, et il est toujours aventureux de décrire de nouvelles espèces
lorsqu'on est seulement en possession de l’un des sexes, insuffisamment représenté,
comme c'est le cas pour quelques exemplaires de cette collection. Il en est de même pour
d’autres, en alcool, provenant de Harar et de Dirou-Horia, dans l'Ethiopie.
GENRE POLYSPILOTA Burmeister.
POLYSPILOTA ÆRUGINOSA Goeze.
Mantis æruginosa Goeze, Ent. Beitr., Il, p. 35 (1778); — Oliv., Encycl. méth., VIT, p. 642 (1792).
Mantis pustulata Stoll, Spectres, p. 59, pl. 20, f. 53 (1813); — Serv., Orthop., p. 186 (1 839).
Polyspilota æruginosa Sauss. et Zehntner in : Grandidier, Hist. Madag. , Orthopt.. [, p. 205, pl. 8,
f. 23 (1895).
Erniopie. — Kounhi, avril 1904.
C'est une des espèces les plus répandues en Afrique; elle se trouve aussi à Mada-
gascar.
ORTHOPTÈRES. 9215
Genre PLISTOSPILOTA Giglio-Tos.
PLISTOSPILOTA INSIGNIS Wood-Mason.
Cow6o BELGE. — Forêt d'Ituri, juillet-août 1906.
GENRE SPHODROMANTIS Stil.
SPHODROMANTIS GASTRICA Stàl.
Mantis gastrica Stäl, Oefo. Vet. Akad. Fôrh., XV, p. 308 (1858).
Hierodula gastrica Sauss. et Zehntn. in : Grandidier, Hist. Madag., Orthopt., [, p. 187 (1895).
Sphodromantis gastriea Kirby, Syn. Cat. Orthopt., 1, p. 243 (1904).
Ueanna. sis Entebbe, mai 1905.
” Cette espèce s'étend jusqu'au sud de l'Afrique.
SPHODROM ANTIS UVINA SJôst
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Madji Moto, septembre 1905.
GExre HOPLOCORYPHA Stàl.
HOPLOCORYPHA GALEATA Gerstaecker.
Mantis (Danuria) galeata Gerst.. Archiv f. Naturg., XXXN, p.210 (1870); — Gerts., Von der
Decken’s Reisen in Ost-Afrika, Ins., p. 16 (1873).
Parathespis galeata Sauss., Mém. Soc. Genève, XXT, p. 135 (1871); XXII, p. 63 (1872).
Mantis macra Stäl, Oefo. Vet. Akad. Forh., XII, p. 169 (1856).
Hoplocorypha macra Stäl, Id., XXVIIE, p. 388 (1871).
Hoplocorypha saleata Kirby, Syn. Cat. Orthopt., [. p.256 (1904).
Évurorie. — Endessa, août 1904.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre l chemin de fer et le lac.
GExrEe GALIDOMANTIS Rehn.
CALIDOMANTIS MONTANA Giglio-Tos.
Calidomantis montana G.-T., Boll. Soc. entom. üaliana, p. 168 (1911).
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905.
216 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Espèce voisine de Saussurer Schulth. et qui a été indiquée comme se trouvant au
Kilimandjaro et dans l'Uganda. La nouvelle localité étant intermédiaire vient confirmer
les antérieures.
CALIDOMANTIS BREVIPENNIS Sauss.
Miomantis brevipennis Sauss., Mél. Orth., IV fase., p. 68, © (1873); — Stäl, Syst. Mant.,
p. 54 (1877).
Miomantis Meneliki Bormans, Ort. Scioa, p.[. p. 209, fig. cap. © (1881); p. Il, p. 705, d' (1882).
Miomantis fenestrata Rehn, Forf. Blat. Mant. Northeast Afr., p. 284 (1901).
Calidomantis brevipennis Kirby, Syn. Cat. Orth., T, 1904, p. 258 ; — Giglio-Tos, Boll. Soc. entom.
italiana, p. 169, 1911.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naïvasha, septembre 1905; Gilgil, septembre 1905.
C’est une des espèces les plus répandues en Afrique orientale et australe, ayant été
indiquée au Scioa, à Zanzibar, au Natal et au cap de Bonne-Espérance, etc., et, bien
que certaines indications puissent se rapporter à d’autres formes, la large extension
géographique de cette espèce n’en est pas moins certaine.
CALIDOMANTIS BRUNNI Giglio-Tos.
Miomantis quadripunctata Brunn, Ostafr. Orthopt., p. 16 (1901).
Calidomantis fenestrata Giglio-Tos, Ort. Uganda e Ruwenzovi, p. 6 (1908).
Calidomantis Brunni Giglio-Tos, Boll. Soc. entom. italiana, p. 174, 1911.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, 1 Q.
Indiquée de l'Afrique orientale, Uganda, Kilimandjaro, ete.
CALIDOMANTIS LACUALIS Giglio-Tos.
(PL. Lof, fig. 5.)
Calidomantis lacualis Giglio-Tos, Boll. Soc. entom. italiana, p. 175 (1911).
Eruiopre. — Harar.
Arrique Orrevraze axGLaïse. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
J'ai douté quelque temps si les exemplaires que je rapporte à cette espèce devaient
appartenir à plus juste titre à C. ornata, car les élytres sont colorés comme dans cette
\ # lé pires 1 1 & ke b d D L4 d’
espèce; mais les fémurs antérieurs, dont les épines du bord interne sont marquées d'une
tache noire près de la base, ce qui ne se voit pas chez C. ornata, et la couleur même de
ORTHOPTÈRES. 217
ces épines, pâles, sauf à l'extrémité qui est noire, me font ranger cette espèce dans
C. lacuahs.
Citée en outre de l'Afrique Orientale allemande.
CALIDOMANTIS ABYSSINICA Giglio-Tos.
Calidomantis abyssinica Giglio-Tos, Boll. Soc. entom. italiana, p. 176 (1911).
Arrique Ortenraze ANGLAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Elle était connue seulement d'Abyssinie.
CALIDOMANTIS NAIROBIENSIS, n. SP.
Testaceo f'uscescens. Ocul rotundato sub conoïder. Pronotum pracle, leve, minuhssime et
obsolete fusco trroratum, utrinque in dimidio antico intra suleum marginale obsolete fusco lm-
batum. Elytra hyalina, abdomine subæque longa, vtta humeral fusca nec non viths longr-
tudinalibus obliquis in maculas solutas fuscis ornata. Coxæ anticæ subseriatim nigro punctatæ ,
callis maroimibus interms mioris. Femora anhea mpro punctata, spinis majoribus puncto
moro basali apposito, spina majore discoidali apice tantum mora.
S. Long. corp. 30 mm.; pron. 7,5 mm.; elytr. 29 mm. ; alar., 20 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
Cette espèce vient se ranger entre kibweziana et binotata Giglio-Tos, mais la colora-
tion du prothorax et des élytres pourra servir à la distinguer.
CALIDOMANTIS KILIMANDJARICA Sjôstedt.
Caldomantis pellucida Giglio-Tos, Ort. Afr., IT, p. 10 [partim] (1907).
Miomantis kilimandjarica Sjüst., Orth. Kilimandjaro, p. 64 (1908 ).
? Miomantis planwvertex Sjôst., ibid., p. 64 (1908).
Calidomantis kilimandjarica Giglio-Tos., ibid., p. 198 (1911).
Eraiopie. — Laga-Hardine, août 1904; de Hiéka à Bourka, mars 1904.
Elle se trouve non seulement au Kilimandjaro, mais en diverses autres localités de
l'Afrique Orientale anglaise et allemande, ainsi qu’au lac Moero.
28
218 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre ISCHNOMANTIS Stal.
ISCHNOMANTIS MEDIA Rehn.
Éruiopre. — Endessa, août 1 904.
ArriQue ORIENTALE anGLalse. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
1905; monts Mathew : rivière Gouranni, mars 1905.
GENRE PARASPHENDALE Schulthess.
PARASPHENDALE AGRIONINA Gerstaecker.
Mantis ( Photina) agrionina Gerst.. Archiv f. Naturp., XXXV, p. 209 (1859); — Gerst., Von der
Decken's Reisen in Ost-Afrika, [ns., p. 13 (1873).
Mantis vincta Gerst., ibid., p. 209 (1859); — p. 14, ibid., ©, pl. I, f. 6 (1873).
Carvilia vincta Sauss., Abh. Senckenb. Ges., XXI, p. 587 (1899).
GENRE OXYPILUS Serville.
OXYPILUS MERUENSIS Sjôstedt.
Eraopre. — Laga-Hardine, avril 1904.
GENRE PHYLLOCRANIA Burm.
PHYLLOCRANIA PARADOXA Burm.
Cowco 8eu6e. — Forêt d'Ituri, juillet-août.
GENRE PSEUDOCREOBOTRA Saussure.
PSEUDOCREOBOTRA WAHLBREGHI Stâl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
GENRE PSEUDOHARPAX Saussure.
PSEUDOHARPAX VIRESCENS Serville.
F:
Eraiopie. — Tchercher, août 1904.
Lac Abbaï, mai 1905.
EruiopiE MÉRIDIONALE.
ORTHOPTÈRES. 219
Genre POPA Stal.
PopaA SPURCA Stäl.
Érmorre. — De Yaba à Endessa, août-septembre 1904.
GENRE DANURIA Stal.
DANURIA BOLAUANA Sauss.
Danuria bolauana Saus., Ess. Syst. Mant., p. 20 (1869).
Mantis (Danuria ?) superciliaris Gerst., Archiv für Naturg., XXXV, p. 210 (1869); — Gerst., Von
der Decken's Reisen in Ost-Afrika, Ins., p. 15, pl. I, f. 7, 7 a, b (1873).
Macrodanuria bolauana Kirby, Syn. Cat. Orth., I, p. 309 (1904).
Danuria bolauana Giglio-Tos, Boll. Mus. Zool. ed Anat. comp. Torino, XXIV, p. 73 (1909).
Érurorie. — Dabasso, 9 avril 1904.
AFRIQUE ORIENTALE anGLalse. — Voi; Makindu, janvier 1905 ; sud du lac Rodolphe,
entre le chemin de fer et le lac, 1905; monts Mathew : rivière Gouranni, mars 1905;
Rendilé : mont Karoli, mars 1905.
Cette espèce occupe une zone assez considérable en Afrique orientale,
GENRE HEMIEMPUSA Sauss. et Zehntn.
HEMIEMPUSA CAPENSIS Sauss.
12
Ermiorie. — Kounhi, avril 1904.
GENRE IDOLOMORPHA Burm.
IDOLOMORPHA SPINIFRONS Saussure.
Eraiopre. — Endessa.
28.
MALLOPHAGES,
PAR
L.-G. NEUMANN.
Les Mallophages recueillis sur des Oiseaux par l'expédition M. de Rothschild
se répartissent en 32 espèces, qui appartiennent à six genres : {rois (Plulopterus
\itzsch, Lipeurus Nitzsch et Degeeriella Neumann) pour les Phulopteridæ, et trois
(Menopon Nitzsch, Liotheum Nitzsch et Læmobothrion Nitzsch) pour les Liotheide.
Parmi les 32 espèces, 5 sont nouvelles. Le nombre des formes est augmenté par
trois sous-espèces nouvelles, dont deux pour Plulopterus brevifrons Nitzsch et une
pour Lipeurus radiatus Neumann.
Dans cet ensemble ne sont pas compris, comme étant trop jeunes pour être
déterminés avec quelque précision : deux Lipeurus recueillis sur Tennunculus
alaudarius (Gm.) dans l'Afrique Orientale anglaise (8 avril 1905), et deux Degee-
riella provenant de la même espèce, dans l'Éthiopie, à Karssa (28 mars 1904).
Famie DES PHILOPTERIDZÆ.
GENRE PHILOPTERUS.
PHILOPTERUS BREVIFRONS Nitzsch.
1838. Plholopterus (Docophorus) brevifrons Nitzsch; Burmeister, Handbuch der Entomologie, Il,
p. 424.
1849. Docophorus plataleæ Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 100, pl. IV, fig. 9.
184h. Philopterus plataleæ Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, [IT, p. 339.
1861. Docophorus brevifrons Giebel, Zeitschr. f. d. ges. Naturwiss., XIE, p. 518.
1866. Docophorus sphenophorus Nitzsch; G. Giebel, Zeüschr. [. d. pes. Naturwiss., XXVIIT, p.361.
1874. Docophorus brevifrons Nitzsch + D. sphenophorus Nitzsch; C. Giebel, Insecta epizoa, p. 68,
pl. XII, fig. 6 + p. 99, pl. XIE, fig. 4.
1880. Docophorus brevifrons Nitzsch + D. sphenophorus Nitzsch; E. Piaget, Les Pédiculines, p. 23
+ p. 89, pl. VIE, fig. 5.
La forme adulte de l'espèce est celle qui a été décrite sous le nom de Phulopterus
( Docophorus) plataleæ et de Docophorus sphenophorus.
148
MALLOPHAGES. 221
Elle a été trouvée sur Platalea leucorodia L., où elle est commune, et sur Jbis æthiopica
(Lath.).
Le nom de Docophorus brevifrons a été employé par Burmeister pour désigner un
spécimen unique qui élait dans la collection de Nitzsch, et dont (riebel n'a pu retrouver
que le dessin. Il était indiqué comme provenant d'un Sarcoramplus papa (Dum.).
Giebel faisait remarquer, tout en admettant cette forme comme spécifique, qu'il s'agis-
sait d'un individu encore jeune, comme en témoignait la réduction des taches de
l'abdomen.
Deux lots de la collection comprennent la forme qui a été décrite sous le nom de Phlo-
pterus plataleæ (P. sphenophorus). Hs proviennent précisément des mêmes hôtes attri-
bués à cette espèce. L'un, de Platalea leucorodia, en comprend environ 25 spécimens
et 9; l’autre, d'Ebis æthioprica, 2 &. Or, dans le premier lot, se trouvaient aussi 3 individus
correspondant exactement à la forme Ph. breuifrons; un autre, semblable à ceux-ce1, était
dans le second lot. Cette double coïncidence semble établir que Ph. brevifrons à pour
hôtes les mêmes espèces que Ph. plataleæ; par conséquent, il faut admettre que Sarco-
ramphus papa n'est pas son hôte normal, que la rencontre d'un spécimen unique sur ce
Rapace américain est purement fortuite et résulte de contacts éprouvés par la dépouille
du Rapace avec celle d’un des deux Echassiers africains, à moins que l'indication du
Sarcoramphus ne soit absolument fautive.
Ph. plataleæ et Ph. brevifrons ont donc les mêmes hôtes et vivent en commun.
On peut, de plus, affirmer qu'ils représentent deux états de la même espèce : Ph. pla-
taleæ, l'état adulte; Ph. brevifrons, l'état jeune de la femelle. Dans PH. brevifrons, la tête
et le thorax ont le même contour et des dimensions à peine moindres que dans Ph. pla-
taleæ ; l'abdomen est aussi large, mais plus court, comme le jeune âge le comporte tou-
jours. Les différences consistent dans les taches de la tête et de l'abdomen, qui n'ont
pas encore atteint dans la forme jeune le contour et les dimensions qu'elles ont chez
l'adulte. Mais une comparaison attentive permet de reconnaitre dans Ph. brevifrons
‘ébauche de ce qui se voit dans Ph. plataleæ, et dans celui-ci les vestiges des particula-
rités de celui-là.
Dans Ph. brevifrons on voit, en avant du clypéus, le sillon clair qui en divise la sipna-
ture et qui est caractéristique des bisonatr. Les deux parties de la signature ne se pro-
longent pas encore autant, ni ne sont pas aussi renflées en arrière que chez l'adulte.
D’autres sillons elairs partagent la partie post-clypéale de la face dorsale de la tête en
trois champs foncés distincts; ces sillons devenus foncés peuvent se retrouver chez
Ph. plataleæ. Quant à l'abdomen, ses taches dorsales, au lieu de continuer les bandes
latérales et de s'étendre en triangle allongé presque jusqu'au tiers de la surface, comme
chez Ph. plataleæ, sont, chez Ph. brevifrons, éloignées des bandes latérales et en
ovale allongé transversalement, souvent avec un léger étranglement médian; cela cor-
222 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
respond à ce qu'on voit dans la figure 6 de Nitzsch, où chaque tache latérale n’est plus
simple, mais représentée par deux taches ovales placées l’une derrière l’autre.
Ph. brevifrons et Ph. plataleæ ne forment donc qu'une même espèce. Ph. (Docophorus)
brevifrons est le nom qui prévaut, comme étant le plus ancien.
Indépendamment des deux lots indiqués ci-dessus, Ph. breifrons (2 & et 7 9) est
donné comme provenant d’un Buteo ferox n° 17. 11 y a probablement erreur dans l’indi-
cation de l'hôte.
PHILOPTERUS BREVIFRONS (Nitzsch) VICINUS, n. subsp.
Cette forme diffère du type spécifique par les principaux détails suivants :
Clypéus un peu arrondi en avant; le sillon médian de la signature, plus large. Pro-
thorax presque rectangulaire. Taches du premier segment abdominal moins aiguës à
leur angle interne. Tache génitale © bien plus large et plus courte.
LONGUEUR LARGEUR.
DÉSIGNATION.
Éruropre. — Harar, 1904, 2 Set 3 © provenant d'un Comatibis comata (Ehrbg.).
PHILOPTERUS BREVIFRONS (Nitzsch) ACUTULUS, n. subsp.
Cette forme diffère du type spécifique par les principaux détails suivants :
Clypéus à bord antérieur en forme d’accolade ouverte en arrière. Taches de l’abdo-
men plus courtes; entre elles, sur chaque segment, une bande linéaire le long du bord
antérieur.
LONGUEUR. LARGEUR.
DÉSIGNATION. :
ne -
AG
=
MALLOPHAGES. 223
D’après un Set une © en deux préparations mieroscopiques, de la collection Hyslop
(d'Edimbourg), appartenant au professeur R. Blanchard. Ces parasites sont indiqués
comme provenant d'un «Ibis ».
PHILOPTERUS HIANS (Giebel).
1874. Docophorus hians Giebel, Insecta epizoa, p. 107.
1886. Docophorus hians E. Piaget, Les Pédiculines, p. 91, pl. VIE, fig. 7.
Éraropre. — Harar, 13 mars 1904, sur un Ibis noir, Comatibis comata (Ehrbg.) n° 47.
Giebel et Piaget indiquent sur Plegads ruber (L.) [bis rubra I
PHILOPTERUS TRICOLOR Nitzsch.
1818. Philopterus tricolor Nitzsch, Magazin der Entomologie, WA, p. 290.
1838. Philopterus (Docophorus) tricolor Burmeister, Handbuch der Entomologie, Il, p. 424.
18492. Docophorus tricolor Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 105, pl. IV, fig. 9.
184h. Phailopterus tricolor Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IT, p. 334.
1866. Docophorus tricolor Giebel, Zeïtschr. f. d. ges. Naturwiss., XXVIIT, p. 360.
1880. Docophorus tricolor Piaget, Les Pédieulines, p. 94, pl. VII, fig. 2.
LA . . . . .
Ermiopre. — Harar, 16 mars 1904, sur Cicomia migra; Wiloa, 24 avril 1904, sur
Pseudotantalus rbrs.
Les auteurs l'ont signalé seulement sur Ciconia mora.
PHILOPTERUS PERTUSUS Nitzsch.
1818. Philopterus pertusus Nitzsch, Magazin der Entomolopie, HE, p. 290.
1838. Philopterus (Docophorus) pertusus Burmeiïster, Handbuch der Entomologie, Il, p. 426.
1874. Docophorus pertusus Giebel, Insecta epizoa, p. 108, pl. XI, fig. 3 et 12.
L4
Ériopre, — Harar, 13 mars 1904, sur Fubhca cristata Gmelin, n° 46.
Nitzsch l'avait recueilli sur Fubhea atra. Kellogg lindique sur Fulica americana, Eris-
matura rubida, Colymbus nigricolls californieus. tous trois de Californie.
PHILOPTERUS COMMUNIS Nitzsch.
1815. Philopterus communis Nitzsch, Magazin der Entomologie, HT, p. 290.
1838. Philopterus (Decophorus) communis Burmeister, Handbuch der Entomologie, If, p. 425.
1849. Docophorus communis Denny, Monogr. Anoplurorum Bntaoniæ, p. 70, pl. V, fig. 10.
1844. Philopterus communis Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IL, p. 332.
1866. Docophorus communis Giebel, Zeischr. f. d. ges. Naturwiss., XXVIIL, p. 358.
Erniopie. — Hiéka, 30 mars 1904. sur Oriolus permixtus (Neum.); 7 Set ©.
224 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
C’est une des espèces les plus communes; elle vit sur un grand nombre de petits Pas-
sereaux. On lui a subordonné une dizaine de variétés peu distinctes les unes des autres.
PHILOPTERUS MEROPIS (Denny).
18h49. Docophorus meropis Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 101, pl. IV, fig. 4.
1844. Phlopterus meropis Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, III, p. 339.
1866. Docophorus bifrons Giebel, Zeitschr. f. d. ges Naturwiss., XXVIIT, p. 116.
1880. Docophorus bifrons Piaget, Les Pédiculines, p. 62, pl. VIT, fig. 1.
© Évaropre. — Harar, 14 mars 1 904, sur un Voltigeur, n° 47, Mehttophapus variegatus
Vieill., 1 &, 2 9.
Les auteurs l'avaient signalé seulement sur Merops apraster (PE
Le &, qui n’avait pas encore été rencontré, offre les mêmes caractères spécifiques que
la 9; son abdomen est relativerhent plus court; les taches sont les mêmes, sauf la tache
génitale. Les dimensions obtenues pour la © sont un peu supérieures à celles que donne
Piaget.
LONGUEUR. LARGEUR.
DÉSIGNATION.
PHILOPTERUS PLATYSTOMUS Nitzsch.
1838. Philopterus (Docophorus) platystomus Nitzsch, Burmeister, Handbuch der Entomologie, If,
p. 426.
184h. Philopterus platystomus Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IT, p. 341.
1861. Docophorus platystomus Giebel, Zeütschr. f. d. ges. Naturwiss., XNIT, p. 525.
Éraropis. — Harar, 13 mars 1904, sur (?) Turacus Donalsoni (Sharpe), 2 S, 79.
Le nom d'hôte que j'indique procède de la note qui accompagne le lot (Oiseau iden-
tique au n° 17) et qui est très probablement fautive. Ph. platystomus est, en effet, un
parasite qui, jusqu’à présent, appartient exclusivement à des Rapaces diurnes : Buteo
vulgaris, B. borealis costaricensis, B. abbreviatus, B. Swainsont, B. augur, Accipiter velox,
MALLOPHAGES. 225
Aquila imperialis, Haliæetus indus. Parmi les Oiseaux qui ont fourni des Mallophages à la
collection, celui d'où pourraient provenir ces Ph. platystomus est une Crécerelle, Tinnun-
culus alaudarius (Gm.), qui est indiqué sous le n° 98.
PHILOPTERUS CAPISTRATUS Neumann.
(Fe 1)
1919. Philopterus capistratus L.-G. Neumann, Arch. de Parasitol., XV, p. 375, fig. 20.
Tête un peu plus longue que large, étranglée vers la suture du elypéus; celui-ci élargi
et pourvu, en avant et sur les côtés, d’un prolongement transparent, droit au bord
antérieur, un peu anguleux latéralement; trabécules longues , un peu obtuses, atteignant
Philopterus capistralus ®,
Fig. 1. — 1, face dorsale: 2, face ventrale, x 36.
presque le milieu du 2° article des antennes; celles-ci de moyenne grosseur, les 1°", 2°
et 5° articles à peu près de même longueur, les 3° et 4° plus courts. Tempes arrondies,
avec deux longues soies, qui s'étendent jusqu’au bord postérieur du métathorax. Yeux
bien saillants. Occiput à peine rentrant, légèrement convexe. Bandes occipitales peu
divergentes, rejoignant les antennales et la racine postérieure des mandibules ; les anten-
nales se prolongent au delà de la suture et forment un petit triangle coloré; signature
échancrée en avant, acuminée en arrière, tangente aux mandibules; signature occipi-
tale en losange à angles arrondis.
Prothorax subtrapézoïde ; métathorax arrondi aux angles, aigu sur l’adomen, avec
de longues soies au bord postérieur; sur chaque segment deux taches quadrangulaires,
29
226 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
presque réunies sur le prothorax, bien séparées par un sillon clair sur le métathorax.
Pattes de force moyenne.
Abdomen ovale allongé, plus large au 4° seoment, à angles peu saillants, portant une
ou deux longues soies; sur chaque segment, une rangée de longues soies, plus rappro-
chées dans le milieu et dépassant le segment suivant; les bandes latérales pénètrent
loin dans le segment précédent en formant une sorte de crochet; les sept premiers seg-
ments à peu près d'égale longueur, avec une tache triangulaire de chaque côté; le 8°
entièrement coloré; le 9° bilobé.
La tête, le thorax et l'abdomen sont jaune brunâtre, sur fond blanchâtre.
DÉSIGNATION. LONGUEUR. LARGEUR.
min. mm.
o 53 o A9
0 27 o 45
o 96 o 63
1.78
Éraropre. — Laga-Hardine, 21 avril 1904, sur Halcyon semicæruleus Rüppel , 2 Q.
Cette espèce est très voisine de Ph. mystacinus (Nitzsch) du Dacelo coromandeliana, de
Ph. delphax (Nitzsch) du Dacelo gigantea, de Ph. alatoclypeatus (Piaget) du Dacelo
cinereifrons, de Ph. selosus (Piaget) du Tromdorhynchus moluccensis. Elle forme avec
celles-c1 une transition au type des « ériangul, eri».
Genre LIPEURUS Nitzsch.
LIPEURUS ABYSSINICUS Giebel.
1866. Lipeurus abyssinicus Giebel, Zeitschr. f. d. ges. Naturwiss., XXVNIIT, p. 379.
1874. Lipeurus docophorus Giebel, [Insecta epizoa, p. 214.
18892. Lipeurus docophorus Taschenberg, Nova acta der Ksl. Leop.-Carol.-Deutschen Akad. der
Naturforscher, XLIV, p. 138, pl. IV, fig. 5.
Éruiopie. — Ouarabilé, 30 mars 1904, sur Rhunocorax affinis ”ipp.), 1 Set
6 Q, dont 3 jeunes.
Les spécimens du Musée de Hall, décrits par Giebel, puis par Taschenberg, prove-
nant de Buceros abyssinicus, étaient en mauvais état et très probablement jeunes encore.
Ceux de notre collection présentent des taches thoraciques et abdominales bien plus
complètes et plus foncées. Sur chacun des quatre premiers segments abdominaux du G
et des sept premiers segments de la ©, les taches languetées latérales sont séparées par
MALLOPHAGES. 227
une tache médiane qui touche presque leur extrémité interne, de sorte que le segment
parait porter une bande transversale complète.
LIPEURUS COLUMBÆ (L.).
1798. Pediculus columbæ Linné, Systema naturæ, I, ed. X, p. 61/4.
1817. Nirmus filiformis Oefers, De vegetativis et animatis corporibus. . ., p. 90.
1818. Phailopterus baculus Nitzsch, Magazin der Entomolopie, MT, p. 293.
1842. Lipeurus baculus Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 172, pl. XIV, fig. 3.
1874. Lipeurus baculus Giebel, Insecta epizoa, p. 325, pl. XVE, fig. 8-9.
Eruiopie. — Addis-Abeba, 14 mai 1904, sur Columba albitorques, 12 & et Q.
Commun en divers pays sur un grand nombre d'espèces de Pigeons.
Pay 5 P 8
LIPEURUS QUADRIPUSTULATUS Nitzsch.
1819. Philopterus (Lipeurus) quadripustulatus Nitzsch, Wagazin der Entomologie, WE, p. 293.
1849. Lipeurus quadripustulatus Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 187, pl. XVI.
1844. Philopterus quadripustulatus Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IE, p. 353.
1974. Lipeurus quadripustulatus Giebel, Insecta epizoa, p. 208, pl. XVIE, fig. 5.
Eruiopig. — Addis-Abeba, g mai 190h, sur Gypaetus barbatus (L.), 1 & (avec
Degeeriella punctifera ).
L’espéce a été trouvée par Nitzsch sur Vultur cinereus et Aquila næva; sur les mêmes
hôtes et sur Aquila fulva par Denny et par Piaget; sur Hahaetus leucocephalus par Kellogp.
Piaget dit que c'est l'espèce qu'on rencontre le plus souvent sur nos Rapaces.
LIPEURUS BICOLOR Piaget.
1888. Lipeurus bicolor Piaget, Tijdschr. voor Entomolopie, XXXT, p. 157, pl. IV, fig. 1.
Étaiopre. — Harar, 18 mars 1904, sur Comahbis comata (Ehrbg.), 1 Set 1 ©.
Le type de Piaget a été recueilli par Trouessart sur Tantalus senepalensis.
LIPEURUS VERSICOLOR Nitzsch.
. 1818. Philopterus (Lipeurus) versicolor Nitzsch, Magazin der Entomolopie, IE, p. 292.
1842. Lipeurus versicolor Denny, Monog. Anoplurorum Britanniæ, p. 171, pl. XV, fig. 7.
1844. Philopterus versicolor Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IT, p. 351.
1874. Lipeurus versicolor Giebel, Insecta epizoa, p. 224, pl. XVI, fig. 7.
r
Eruiopie. — Harar, 24 maïs 1904. sur Comatibis comata (Ehrbg.), 1 9,
LE
298 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'hôte habituel de l'espèce est Cicoma alba ; Kellogg l’a reconnue aussi dans des exem-
plaires recueillis au Kilimandjaro par Ÿ. Sjôstedt (mars 1907) sur Ephipmorhynchus
senealensis.
LIPEURUS MESOPELIUS Nitzsch (?).
1866. Lipeurus mesopelios Nitzsch, in: Giebel, Zeitschr. f. d. ges. Naturwiss., XXVIIT, p. 379.
1874. Lipeurus mesopelios Giebel, Insecta epizoa, p. 217, pl. XVIE, fig. 7.
1880. Lipeurus mesopelius Piaget, Les Pédiculines, p. 362, pl. XXIX, fig. 3.
r 7 . . . 6‘ .
Eruiopie. — Hiéka, 1° avril 1904, sur Turacus Donalsont (Sharpe), 3 jeunes.
Le développement incomplet des spécimens ne permet pas d'affirmer leur identifica-
tion, ni d'en faire les types d’une espèce nouvelle. L. mesopelius a été trouvé par Nitzsch
et par Piaget sur Phasianus pictus et P, nycthemerus.
LIPEURUS EXILIS Neumann.
(Fig. 2 et 3.)
1912. Laipeurus gracilis Neumann (non L. pracilis Packard, 18-0), Arch. de Parasitol., XV, p. 377.
fig. 21-20.
1913. Laipeurus erilis Neumann, Arch. de Parasitol., XN, p. 631.
Tête étroite, la partie pré-antennale plus longue que la partie postérieure; clypéus
arrondi, étranglé à la suture, transparent et incolore à son pourtour, surtout en avant,
avec une signature presque circulaire, qui montre au milieu une lacune longitudinale
et, sur son bord antérieur, un guillochis très apparent; de chaque côté, trois poils ely-
péaux, dont deux inégaux à la suture; les angles antérieurs des sinus antennaux, sall-
lants. Antennes plus courtes que l’avant-tête, le 2° article le plus long, autant que le 3°
et le 4° réunis, Le 5° plus long que le 3° et que le 4°. OEil saïllant. Tempes plates, paral-
lèles, leur angle postérieur peu arrondi. Occiput concave, avec une bande marginale
étroite; bandes temporales étroites; bandes antennales convergentes en arrière de la
signature du clypéus. Signature occipitale allongée, ovale. De chaque côté, quatre poils
entre le clypéus et l'antenne. Pas de soies aux tempes.
Prothorax à côtés un peu divergents en arrière, droit sur le métathorax, plus large
que long, un sillon clair médian séparant deux larges taches quadrangulaires. Méta-
thorax un peu plus large que la tête, un peu renflé en avant, bien plus long que large ;
deux larges taches séparées par une ligne claire; une bande latérale , une bande oblique
en arrière qui se réunit à sa congénère vers le tiers postérieur, tandis que l'extrémité
postérieure de la bande latérale est rejointe à sa congénère par une bande transversale
MALLOPHAGES. 229
le long du bord abdominal. Dans l'angle postérieur, cinq soies, dont trois très longues.
Pattes très longues, colorées et poilues; le fémur presque cylindrique, le tibia bien plus
court, tous deux plus foncés à l'extrémité distale.
Abdomen allongé, à peine ovale, plus large au 3° segment. Le 1° segment, aussi long
et aussi large que le métathorax, à côtés parallèles; le 2°, trapézoïdal, plus large que
long, plus long que les 5 suivants, qui sont à peu près de même longueur; le dernier
(8° et 9° sans suture distincte) échancré, étroit. Aux angles postérieurs de chaque sep-
Lipeurus exilis ©.
Fig. 2, À, avant-tête, X 80; B, antenne avec trabécule, X 125. — Fig. 3, Lipeurus exilis ®, X 25.
ment, sauf au premier, deux soies courtes (une dorsale et une ventrale); au dermier,
deux soies au quart antérieur (correspondant à la séparation fictive du 8° et du 9°).
suivies de quatre poils courts, répartis le long du côté. Sur chaque segment, près du
bord postérieur, quatre soies courtes. Sur les six premiers, une tache latérale rectan-
gulaire; sur le dernier, une tache totale échancrée à son bord antérieur; bandes laté-
rales foncées, dépassant la suture en avant. Pas de tache génitale.
DÉSIGNATION. LONGUEUR. LARGEUR.
mm,
o 6o
o 60
2 0
3 25
230 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Lipeurus eæilis est voisin de L. gracilentus Piaget.
Eruiopre. — Harar, 13 mars 1904, sur Comatibis comata (Ehrbg.), n° 41, 1 ©,
en compagnie de Philopterus Mans.
LIPEURUS RADIATUS Neumann.
(Fig. 4 à 7.)
1912. Laipeurus radiatus Neumann, Arch. de Parasitol., XV, p. 378, fig. 23-26.
Tête étroite, plus longue que large, un peu parabolique en avant, échancrée à l'in-
sertion des antennes (surtout chez le mâle), plus large aux tempes (surtout chez la
Lipeurus radiatus ®,
Fig. A, x 43.
femelle), les tempes arrondies; occiput droit sur le thorax.
Bande antennale étroite, noirâtre, avec un élargissement
épais en regard de la trabécule; en avant, elle s'élargit,
s'amineit et offre un prolongement médian, rétrograde, den-
ticulé; bande oculaire foncée; bandes occipitales étroites,
parallèles. OEil saillant. Antenne du & à 1° article gros,
renflé; le 2° plus long que chacun des trois autres; le 3° avec
un prolongement terminal, recourbé; le 5° plus long que le
3° et que le 4°. Antenne de la @ à 1° article plus long, un
peu renflé; le 2° plus long que chacun des 3 autres; le {4°
plus court. Une vingtaine de bandes chitineuses claires, striées
transversalement, séparées par des sillons plus clairs, rayon-
nant du niveau des mandibules à la périphérie de l'avant-tête;
des bandes semblables, moins nettes dans les régions tempo-
rales. Sept soies de chaque côté de l’avant-tête (une courte à
l'origine de l'élargissement de la bande antennale; une très
longue qui suit celle-ci; les autres relativement courtes,
réparties jusque près de la trabécule); une longue soie à
l'œil; une très longue à la tempe. — À la face ventrale, des
bandes rayonnantes plus courtes que celles de la face dor-
sale, arrêtées au bord antérieur de la fossette. Signature occipitale allongée, ovale.
Prothorax à côtés un peu divergents en arrière, droit sur le métathorax; une tache
quadrangulaire pâle de chaque côté avec une bande marginale; une longue soie à chaque
angle postérieur. Métathorax trapézoïdal, très large en arrière; cinq longues soies laté-
| à
rales au bord postérieur; au bord antérieur, une bande foncée, étroite, interrompue au
milieu; une bande marginale latérale. Pattes longues, grêles, à ongles iInÉpaux.
Abdomen allongé, plus étroit que le métathorax, le plus large au 3° seyment, peu
MALLOPHAGES. 251
rétréci en arrière; segments à peu près de même longueur, à côtés peu renflés; Le 9°
plus court, échancré, continuant le 8° chez la Q, le débordant chez le &. Bandes laté-
rales foncées, étroites, pénétrant dans le segment précédant en devenant claires. Une
tache quadrangulaire de chaque côté, plus foncée à son bord interne; au 9° segment,
les deux taches se réunissent chez le &, incomplètement chez la 9. Stigmates
peu visibles, incolores. Au bord postérieur de chacun des cinq premiers segments, dix
longues soies plus rapprochées vers le milieu, huit au sixième, six au septième, deux
Lipeurus radiatus.
Fio. 5, S. antenne, x 135. — Fig. 6, G, extrémite ventrale, x 193.
Fig. 7, ®, extrémité ventrale, x 130.
au huitième; plus une ou deux soies à l'angle postérieur. À la face ventrale, des taches
plus petites correspondant à celles de la face dorsale. Chez le , une armure génitale
complexe (Fi. 6). Chez la ©, au dernier segment, deux taches de chaque côté, formant
un angle obtus ouvert en dedans, plus un faisceau de soies parallèles au bord latéral
(Fig. 7).
LONGUEUR. LARGEUR.
DÉSIGNATION. - ES
Q.
mm, mm,
0 37
Eruropig. — Harar, 10 mars 1904, sur des Oiseaux (?), n* 30 et 32, 2 d'et 1.
Les hôtes restent indéterminés, car leurs numéros manquent à la collection du Mu-
séum national d'Histoire naturelle.
VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
QUO
LR)
LIPEURUS RADIATUS NUN Neumann.
19192. Lipeurus radiatus nun Neumann, Arch. de Parasitol., XV, p. 380.
Différe du type spécifique par les taches dorsales. Au métathorax, une tache médiane,
allongée transversalement. Aux cinq premiers segments de l'abdomen, les taches laté-
rales sont plus allongées, plus larges en avant, où elles touchent le bord antérieur; à
leur base, elles sont réunies de droite à gauche par une bande étroite, éloignée du bord
postérieur (l’ensemble de la marque de chaque segment rappelle ainsi une plane de
charpentier ou la lettre hébraïque nun renversée). — Longueur totale : 2 mm. 13.
lé e e
Éruiopie. — Harar, 10 mars 1904, sur Ploceus abyssinicus (Gm.), 1 ©.
La longueur totale plus grande et la maculature plus prononcée permettent de sup-
poser que ce spécimen représente un âge plus avancé des types spécifiques. On remar-
quera que le lieu et la date de capture sont les mêmes que pour les types de l’espèce.
LIPEURUS VARIEGATUS Neumann.
(Fig. 8 et 9.)
1912. Lipeurus variegatus Neumann, Arch. de Parasitol., XV, p. 381.
Tête conique, bien plus longue que large, parabolique en avant, sans étranglement
à la suture du clypéus; la bande antennale est continuée par une signature semi-cireu-
laire à peu près parallèle au bord antérieur, marquée d’un guillochis d’impressions
allongées, orientées dans le sens de la courbure; un guillochis semblable (qui peut man-
quer) au clypéus, situé en arrière du précédent, dont il est séparé par deux bandes
unies, parallèles; six poils de chaque côté : trois antérieurs et rapprochés, deux plus en
arrière et sur les côtés, un en avant de la trabécule. Trabécules courtes. Antennes
grèles; le premier article moins long que les deux suivants, le deuxième le plus long,
le troisième et le cinquième égaux, le quatrième aussi long que le premier. Tempes
étroites, arrondies, avec un poil trés court. Occiput droit où à peine concave; une
signature ventrale, plus longue que large, mucronée en avant; bandes occipitales très
étroites, linéaires, rejoignant la racine postérieure des mandibules.
Thorax plus court que la tête. Prothorax trapézoïde, clair sur la ligne médiane, foncé
sur les côtés. Métathorax étranglé au tiers antérieur, droit sur l'abdomen, plus clair
dans le milieu, foncé sur les côtés et en avant du bord postérieur; quatre soies près de
l'angle postérieur. Pattes postérieures beaucoup plus longues que les antérieures; fémur
MALLOPHAGES. 233
plus long que le tibia, très coloré au bord dorsal dans sa moitié proximale; ongles
longs et grêles.
Abdomen allongé, étroit, plus large au quatrième segment, à angles non saillants,
avec une soie très courte au deuxième et au troisième, trois soies de plus en plus longues
à partir du quatrième; segments à peu près de même longueur, le dernier plus long,
échancré. Bandes latérales foncées et n’atteignant pas les sutures, manquant au premier
Lipeurus variepalus.
Fio. 8, ®, x 30. — Fiy. 9, ©; avant-tête, x 82.
et au huitième segments. Sur chaque segment, deux taches moins foncées que les
bandes, subquadrangulaires, plus grandes au premier segment, séparées des autres
par un intervalle à peu près égal à leur largeur ; le dernier (8° et 9°), outre les deux
taches, porte une bande transversale étroite, terminale. Stigmates très peu distincts.
À la face ventrale, des taches semblables, plus étroites. Pas de tache génitale.
Bandes noirâtres, taches châtain sur fond blanc sale.
DÉSIGNATION. LONGUEUR. LARGEUR.
mm. mm.
o ho
o 2
0 LE
234 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'espèce n'est pas du type qui infeste les Rapaces et se rapproche de celles des
Echassiers.
Érmorte. — Addis-Abeba, 9 mai 1904, sur Gypaetus barbatus (L.), 8 9 avec
Lipeurus quadripustulatus et Depeerella punchfera ; Filoa, 24 avril 1904, sur Mehtto-
phagus variegatus Vieillot, 1 ©; Harar, 16 mars 1904, sur Cicoma migra L., 1 Q.
Il s’agit, sans doute, d'individus jeunes; les taches de l'abdomen sont très probable-
ment destinées à rejoindre les bandes latérales.
GENRE DEGEERIELLA.
DEGEERIELLA CYCLOTHORAX (Nitzsch).
1838. Philopterus (Nirmus) cyclothorax Nitzsch, in : Burmeister, Handbuch der Entomologie, Il,
p- 429.
1042. Nirmus cyclothorax Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 150, pl. XI, fig. 6.
1844. Philopterus cyclothorax Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IIT, p. 349.
1974. Nirmus cyclothorax Giebel, Insecta epizoa, p. 137, pl. VE, fig. 9.
Éraropre. — Harar, 14 mars 1904, sur Passer Swainson (Rüpp.), 1 ©.
L'espèce a été trouvée par Nitzsch sur Passer montanus, P. domeshicus, Fringilla mont-
frigilla; par Osborn, aux Etats-Unis, sur Passer domeshicus, Acanthis hnaria (?).
DEGEERIELLA FURVA (Nitzsch).
1838. Philopterus (Nirmus) furvus Nitzsch , in : Burmeister Handbuch der Entomologie, IT, p. 427.
1844. Phlopterus furvus Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IT, p. 349.
1866. Nirmus furvus Giebel, Zeitschr. f. d. ges. Naturwiss., XXVIIE, p. 374.
1874. Nirmus furvus Giebel, Insecta epizoa, p. 163, pl. V, fig. 2-3.
Érmiopie. — Lac Haramaya, 13 mars 1904, sur Hoplopterus spinosus (L.), une tren-
taine de spécimens Set ©.
L'espèce a été signalée sur Totanus gloths, T. fuscus, T. hypoleucus, T. ochropus, Va-
nellus cristatus, Charadrius minor, C. cantianus, C. Geoffroyi, Himantopus candidus, Phala-
ropus tricolor, Limosa lapponica, Tringa subarquata, T. alpina.
MALLOPHAGES. 239
DEGEERIELLA PUNCTIFERA (Gervais).
1844. Plulopterus punctifer Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, IT, p. 363, pl. XLIX, fig, 1.
1861. Nirmus euzonius Nitzsch, in : Giebel, Zeistchr. f. d. ges Naturmwiss., XNIL, p. 521.
1874. Nirmus euzonius Giebel, Insecta epizoa, p, 123, pl. VIIE, fig. 1.
Évuropre. — Addis-Abeba, g mai 1904, sur Gypaetus barbatus (L.), une quinzaine
d'exemplaires Get Q.
C'est également sur le Gypaëte barbu qu'ont été trouvés les spécimens de Gervais,
et ceux que Nitzsch et Giebel ont décrits et figurés.
Giebel a assimilé le Pholopterus punctifer Gerv. à Lipeurus quadripunctatus Nitzsch.
Piaget a fait de l’un et de l’autre des synonymes de Lipeurus quadripustulatus Nitzsch. La
figure de Phlopterus punchfer correspond bien à celle de Mrmus euzonius Nitzsch, nulle-
ment à celle d’un Lipeurus, même en tenant compte de l'insullisance des dessins.
DEGEERIELLA SUBGUSPIDATA (Nitzsch).
1838. Philopterus (Nirmus) subcuspidatus Nitzsch , in : Burmeister, Handbuch der Entomologie, If,
p- 30.
1849. Nirmus subcuspidatus Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 122, pl. XI, fig. 1.
1844. Philopterus subcuspidatus Gervais, Hist. natur. des Insectes. Aptères, IT, p. 345.
1874. Nirmus subeuspidatus Giebel, Insecta epizoa, p. 145, pl. VII, fig. 3.
1880. Nirmus subcuspidatus Piaget, Les Pédiculines, p. 148, pl. XIL, fig. 5.
Eraiorte. — Aouache, 24 avril 1904, sur Coracias abyssinicus (Bodd), 5 &et 7 ©.
L'espèce a été trouvée sur Coracias garrula par Nitzsch, sur €. Temmincki par Piaget.
Famizze DES LIOTHEIDÆ.
* Genre MENOPON Nitzsch.
MENOPON LONGIPALPE Piaget.
1880. Menopon longipalpe Piaget, Les Pédiculines, p. 464, pl. XXXVIIL fig. 2.
Érmiopre. — Harar, 11 mars 1904, sur Motacilla alba L., 5 Q.
Les types de Piaget proviennent d'un Gallophasis (Euplocamus) melanotus, du Musée
de Leyde.
236 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
MENOPON SULCATUM Piaget.
1880. Menopon sulcatum Piaget, Les Pédiculines, p.485, pl. XXXIX, fig. 7.
Évaopre. — Près d'Haramaya, 14 mars 1904, sur Bubuleus vis (L.), 1 & et 9 9;
Harar, 16 mars 190/, sur Cicoma mgra L., 2 9; 18 mars 1904, sur Comatibis comata
(Ehrbg.), n°67, 30 S'et 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — (? 1904), sur Platalea leucorodia L., 1 9.
Le type a été recueilli par Piaget sur Ardea epretta L., du Musée de Leyde.
MENOPON QUADRIFASCIATUM Piaget.
1880. Menopon quadrifasciatum Piaget. Les Pédiculines, p. 44o, pl. XXXV, fig. 6.
F 0 e
Érniopie. — Harar, 10 mars 1904, sur Plocus abyssinicus (Gm.), 1 ©.
Les types de Piaget provenaient d’un Passer domesticus.
MENOPON TRIDENS Nitzsch.
1838. Liotheum (Menopon) tridens Nitzsch , in : Burmeister, Handbuch der Entomologie, Il, p. A4o.
1842. Menopon scopulacorne Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 221, pl. XVIIE, fig. 9.
1844. Liotheum tridens et L. scopulacorne Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, [IT, p. 323 et
326.
1866. Læmobothrium tridens Giebel, Zeitschr. f. d. pes. Naturwiss., XXNIIT, p. 396.
1874. Menopon tridens Giebel, Insecta epizoa, p. 296, pl. XVIL, fig. 9.
1880. Menopon tridens Piaget, Les Pédiculines, p. 479, pl. XXXIX, fig. 1.
1910. Pseudomenopon tridens Mjôberg, Arkiv fôr Zoologi, VE, n° 13, p. 51, fig. 27-30.
| 4 . e
Érmiopie. — Harar, 13 mars 190h, sur Fulica cristata Gm., n° 46, 1 d.
Nitzsch a recueilli cette espèce sur Fuhtra atra, Crex porzana, Podhceps auritus, P. cris-
tatus ; Denny sur Rallus aquaticus, Podiceps minor ; Piaget sur Gallinula chloropus, Fulica
atra ; Kelloge sur Fulica americana, Columbus nigricolhs cahformicus, Rallus obsoletus.
R. viregnmanus, Æromophorus occidentalis.
MENOPON (MENACANTHUS) SPINIFERUM Piaget.
1885. Menopon spiniferum Piaget, Les Pédiculines, suppl., p. 99, pl. X, fig. 9.
1912. Menopon (Menacanthus) spiniferum Neumann, Arch. de Parasiol., XV, p. 363, fig. 11.
Éruropis. — Harar, 15 mars 1904, sur Amydrus temustrosis (Rüpp.), n° 56, 2 ©.
&
MALLOPHAGES. 237
Les types de Piaget, recueillis sur Cyanocorax pileatus (H.), lui avaient été communi-
qués par Hyslop, dont j'ai étudié la collection. Dans celle-ci je trouve la même espèce,
en préparations, indiquée comme provenant de Pica cyanea, Sturnus (Amblyramphus)
pyrrhocephalus, St. vuloaris. J'en possède un S provenant de Pica caudata.
MENOPON (MENACANTHUS) HAMATUM Neumann.
(Fig. 10 et 11.)
1919. Menopon (Menacanthus) hamatum Neumann, Arch. de Parasitol., XV, p. 365, fig. 13-14.
Femelle. — Tête large et courte, arrondie en avant, avec un poil et trois soies de
chaque côté; sinus orbital à peine indiqué, œil très petit, peu visible; derrière lui, une
Po
(AN K #2 + 77 X
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Menopon (Menacanthus) hamatum.
Fig. 10, ®, face dorsale, x 24. — Fig. 11, , face inférieure de la tête, x 64.
tache noire bien marquée; tempes larges, arrondies, à peine déjetées, avee une frange
de poils et deux soies en arrière du sinus, puis trois sotes très longues; occiput rentrant
et convexe, avec une large bande marginale et deux soies rétrogrades de chaque côté.
En dessous, les bandes occipitales peu distinctes. Palpes longs, débordant bien la tête
en avant. Mandibules petites, antérieures, précédées d’une cavité buccale semi-lunaire.
Antennes courtes, épaisses, cachées dans la fosse pré-temporale. En arrière de chaque
palpe, deux (trois?) épines successives, rétrogrades.
Thorax à Hate plus long que la tête. Prothorax pentagonal, à côtés arrondis, avec
trois piquants à l’angle, suivis de deux autres; de chaque côté, une bande linéaire,
parallèle au bord; une courte bande médiane longitudinale, traversée en avant par une
238 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
autre. Mésothorax non distinct du métathorax; l’ensemble, à peu près de même longueur
que le prothorax, droit sur l'abdomen, est très élargi et bordé de soies en arrière. Au
sternum, pas de taches distinctes; en avant des hanches T, une grosse épine rétrograde;
entre les hanches IT et IIT, de nombreux poils longs. Fémurs très larges; tibias étroits ,
à peu près de même longueur que les fémurs.
Abdomen court; aussi large que long, plus large au niveau du cinquième segment;
les angles postérieurs peu saillants; pas de bandes n1 de taches distinctes; au bord posté-
rieur, de longues soies, plus courtes en avant qu'en arrière, et dans le milieu que sur
les côtés; les plus longues s'étendent au delà des deux segments suivants. Le dernier
segment court, large, arrondi.
DÉSIGNATION. LONGUEUR. LARGEUR.
te. PRE TN RE A EE tete Me PENSE PUR o 35 o 60
THOrAX ESS ER PRE RE RD o 35 o 35
Abdomen 1 Do 1 Po
L'ONGUEURATOTALES 2e 0 SR Re RENE at RTS CRC PES 2 20
Evuiorre. — Harar, 11 mars 1904.
D'après 1 9, évidemment jeune, recueilli avec deux Lapeurus radatus sur un Oiseau
indéterminé (n° 3 ).
Cette espèce, qui rappelle Menopon (Eureum) malleus (Nitzsch), se caractérise bien
par sa forme générale et par les épines ventrales de la tête et du sternum.
GENRE LIOTHEUM.
LIOTHEUM OCHRACEUM Nitzsch.
1818. Liotheum (Colpocephalum) ochraceum Nitzsch, Magazin der Entomologie, HT, p. 299.
1842. Colpocephalum ochraceum Denny, Monogr. Anoplurorum Britanniæ, p. 211, pl. XVIIT, fig. 3.
1844. Liotheum ochraceum Gervais, Hist. nat. des Insectes. Aptères, [IT, p. 320.
1874. Colpocephalum ochraceum Giebel, Insecta epizoa, p. 275, pl. XIV, fig. 5.
Évuropre. — Près d'Haramaya, 13 mars 1904, sur Hoplopterus spinosus (L.), 1 S.
L'espèce a été trouvée par divers auteurs sur Vanellus cristatus, V. varius, Tringa
maculata.
MALLOPHAGES. 239
LIOTHEUM PRODUCTUM Nitzsch.
1838. Liotheum (Colpocephalum) productum Nitzsch . in Burmeister, Handbuch der Entomologie, IT,
p- 439.
1866. Colpocephalum vittatum Giebel, Zeistch. f. d. ges. Naturwiss., XXNIIL, p. 394.
1874. Colpocephalum productum Giebel, Insecta epizoa, p. 266, pl. XIV, fig. 2-3.
2 . . 2) . rs Le
Eraiopie. — Ouarabilé, 30 mars 1904, sur Rhinocorax affus (Räpp.), 45 et ©
de divers âges.
Les types de Nitzsch ont été recueillis en 1836 sur une peau sèche de Buceros abys-
sinicus Gm.
LIOTHEUM SUBPENICILLATUM (Piaget).
1885. Colpocephalum subpenicillatum Piaget. Les Pédiculines, suppl., p. 122, pl. XIIT, fig. 6.
Évatopie. — Harar, 13 mars 1904, sur Comatibis comata (Ehrbg.), n° 1, 3
et 6 Q.
Avec doute, je rapporte à la même espèce deux jeunes individus recueillis sur Lbrs
æthiopica (Lath.), n° 44, à Haramaya, 14 mars 1904.
Le type a été recueilli par Piaget sur un {hrs hagedash (L. chalcoptera Vieill.) du Musée
de Leyde.
LIOTHEUM TIBIALE (Piaget).
1888. Colpocephalum tibiale Piaget, Tijdschr. voor Entomolopie, XXXT, p. 163, pl. IV, fig. 6.
Eraiopre. — Harar, 16 mars 1904, sur Ciconia mora L., 7 & et 9; Harar,
18 mars 1904, sur Comahbis comala (Ehrbg.), n° 67, 1 ©; Filoa, 24 avril 1904,
sur Pseudotantalus ihis (L.), + Q; Filoa, 24 avril 1904, sur Mehttophagus varieratus
Vieill., 1 ©.
Les types de Piaget ont été recueillis par Trouessart sur Tantalus senegalensis.
240 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre LÆMOBOTHRION Nitzsch.
LÆMOBOTHRION SETIGERUM Piaget.
1889. Læmobothrion setigerum Piaget, Notes from the Leyden Museum, X1, p. 35, pl. IF, fig. 2.
Eruropig. — Harar, 13 mars 1904, sur Comatibis comata (Ehrbg.), n° 41, 1 Q et
2 individus jeunes.
Les types de Piaget ont été recueillis par H. ten Kate sur 1hs cajennensis.
ec Te.
(TERMITES,
PAR
YNGVE SJÜSTEDT.
Au cours de son voyage en Abyssinie (190/-1905), M. Maurice de Rothschild
a recueilli une collection de Termites qui apporte une très importante contri-
bution à la connaissance de cet élément de la faune éthiopienne, sur lequel nous
ne possédions jusqu'ici presque aucun renseignement. Sur les onze espèces que
renferme cette collection, cinq, presque la moitié par conséquent, sont nouvelles
pour la science.
Parmi les espèces antérieurement décrites, Termes bellicosus avait été déjà
capturé en Abyssinie, d'où il s'étend vers le Sud jusqu'au Natal, vers l'Ouest
. Jusqu'au Sénégal et à l’Angola; Termes destructor se retrouve dans les deux
régions voisines du Bahr el Abiad et du Kordofan; Hodotermes mossambicus, que
Von savait exister de la région du Cap à l'Afrique Orientale allemande, voit son
aire d'extension prolongée vers le Nord; il en est de même du Termes trans-
vaalensis , du Natal et de l'Usambara; Termes vadschaggæ, récemment décrit,
avait été trouvé au Kilimandjaro; Eutermes rapulum, dans lUsambara. Parmi les
espèces nouvelles, Eutermes abyssinicus est remarquable par la forme de ses
mandibules, Eutermes ætliopicus, par son prothorax aplati.
GENRE HODOTERMES.
HODOTERMES MOSSAMBIGUS Hag.
Hodotermes mossambicus Sjüstedt, Monogr. Term. Afr., p. 24; Nachtr., p. 7.
Erniopie. — Dirré-Daoua, septembre 1904; quelques petits ouvriers.
Identiques à un petit ouvrier parmi les types de M. Sharp, de son Hodotermes
Havilandi (—mossambicus). Les fémurs sont obscurs, les tibias et les tarses clairs.
31
242 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE TERMES.
TERMES BELLICOSUS Smeath,
(PL. IL)
Termes bellicosus Sjüstedt. Monogr. Term. Afr., p. 96; Nachtr., p. 50.
Côre Française pes Somais. — Région de Daouenlé, septembre 1904, soldats et
ouvriers.
Ermiopig. — Dirré-Daoua, septembre 1904, plusieurs soldats et ouvriers: Yaba,
août 1904, plusieurs soldats et ouvriers; Laga-Harba, septembre 190/, un imago et
trois grands soldats; Roughetti, août 1904, soldats et ouvriers; Derela, septembre
1904, soldats et ouvriers; Tehafianani, avril 1904, un petit soldat; Ourso, septembre
1904, soldats et ouvriers; Katchinoa, septembre 1904, petits soldats et ouvriers; Gotta.
septembre 1904, grands ouvriers; Harar, mars 1904, un petit soldat; Boukrat et
Boutta, août 1904, petits soldats et ouvriers.
TERMES ROTHSCHILDIANUS Sjôstedt.
(PL 11, fig. 1.)
Termes rothschildianus Sjstedt. 1911, Entomolopisk Tidskrifi, XXXIT, Hft. 3-4, p. 171.
Imago alata : supra nisro-caslanea; capite vnter fastioium oculorum 9,8 mm., medio
puncto prominulo; emslomate paulo dilutiore quam ronte, modice inflato; oculis modiars,
late ovalibus, vix longioribus quam latioribus ; ocellis late fovalibus, diametro longiore ab oculis
remobs; spatio vuter oculos et marginem inferiorem capitis dimidio latitudinis ocellorum,
antenms 19 arheulahs, articulo terho minimo, quinto paulo minore quam quarto et sexlo,
celeris medium versus paulo crassionbus; prothorace semicireulari, latitudine capihis cum
oculis, antice paulo elevato et medio vix conspicuo emarginato; alis hyalinis , brunneo adum-
brahs, mediana et submediana ale anthicæ basi alæ ipsius junchs, pedibus flavidis.
Exp. alar, 72 mm. ; lonp. c. als 37 mm.: long. ale ant. 33 mm.: lat. ale ant. 9 mm.:
long. C. Cap. 19 Mn.
Imago ailé (PL. [, fig. 1). — Dessus du corps brun foncé; veux et antennes jau-
nâtres; tête mesurant entre les sommets des yeux 2 mm. 8, ovale, rétrécie en avant,
à peine 1,b/10 plus longue que large entre les sommets des yeux; entre ces derniers.
un très petit point proéminent et une impression punctiforme; épistome plus clair que
le front, brun jaunâtre, oblong, assez petit et peu renflé, avec au milieu une ligne
noire; yeux médiocres, à peu près ronds, à peine plus hauts que larges, plus larges
TERMITES. 243
d'un tiers que les ocelles; la distance entre les yeux et le bord inférieur de la tête égale
la moitié de la largeur des ocelles; ces derniers en ovale très court, éloignés des yeux
de leur longueur; antennes composées de 19 articles dont le 3° est le plus court, le
5° un peu plus court que les articles voisins; vers le milieu des antennes, les articles
sont un peu plus forts, puis redeviennent un peu plus étroits vers la pointe; le dernier
en ovale allongé; prothorax brun-noir, aussi large que la tête entre les sommets des yeux,
deux fois aussi large que long; le lobe antérieur très court, un peu échancré au milieu,
en arrière un peu aplati, les angles antérieurs arrondis, avec une impression ronde; les
ailes fortement enfumées, sous la subcosta une ligne jaunâtre; les costales fortes, bien
marquées; la médiane et la sub-médiane fines mais distinctes, les nervures de la sub-
médiane fortes; la médiane se divise vers son tiers externe en plusieurs branches;
la médiane et la sub-médiane des ailes antérieures sont réunies à la base même des
ailes, cette partie avec trois branches; pattes brun jaunâtre comme les segments de
l'abdomen.
Éruiopis. — Addis-Abeba, juillet 1904, 1 exemplaire.
Cette espèce présente des affinités avec le Termes Palmquish Sjüst. (Kilimandjaro-
Meru-Exped. 15, 1, Taf. 4, Fig. À, Seite 16); mais elle est plus grande, ses ailes sont
plus longues, plus larges et plus pâles; sa tête est plus étroite; le troisième article des
antennes est beaucoup plus petit que le quatrième, tandis que dans l'espèce précédente
il est seulement un peu plus petit, La partie basale commune de la médiane et de la
sub-médiane des ailes antérieures comme chez Termes Palmqusti avec trois branches.
L'espèce est aussi très voisine de Termes badwus; elle en diffère toutefois par ses ailes
beaucoup plus obscures, les ailes de T. badius étant hyalines et légérement jaunâtres.
La partie basale commune de la médiane et de la sub-médiane des ailes antérieures
présente cinq branches chez le T, badius.
TERMES TRANSVAALENSIS Sjôstedi.
Termes transvaalensis Sjôstedt, Monogr. Term, Afr., Nachtr.. p. 33 et 5h.
r : .
Erniopig, — Karssa, mars 1914, soldats et ouvriers.
TERMES ANCEPS Sjôsledt.
(PL LE.)
Termes anceps Sjüstedt, 1911, Entomologisk Tidskrifi, XXXII, Hft. 3-4, p, 171.
Soldat. — Tête ovale-rectangulaire légèrement rétrécie en avant, d’un châtain foncé
avec le front plus pâle parfois beaucoup plus pâle rouge jaunâtre; les côtés de la tête
Te
241 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
un peu aplatis, les mandibules un peu courbées en haut; le petit point noir derrière
les antennes visible seulement chez les exemplaires pâles; mandibules assez fortes,
noires, rougeâtres à la base, légèrement courbées, la pointe plus fortement arquée en
dedans; les deux mandibules munies sur la côte inférieure d’une dent petite mais dis-
üncte; submentum large de 1 millimètre, un peu rétréei en avant, presque droit anté-
rieurement; labre court, en forme de langue, garni antérieurement de quelques poils;
antennes de 17 articles, le 2° article à peu prés aussi long que les deux suivants pris
ensemble, le 3° et le 5° égaux, le 4° à peine plus long que ceux qui l'avoisinent; pro-
thorax large de 1 mm. 65 et long de o mm. 8, le lobe antérieur rétréci triangulaire-
ment en avant avec le bord antérieur distinctement échancré en son milieu, et largement
sinué en arrière; prothorax avec un sillon longitudinal médian très distinct; mésothorax
large de 1 mm. #, ovale, sinué postérieurement; mésothorax étroitement ovale, aussi
large que le prothorax, le bord postérieur faiblement sinué; thorax, pattes et corps d’un
brun jaunâtre pâle, les segments thoraciques quelquefois légèrement obscurs.
Longueur, 8-9 mm., tête avec les mandibules, 3,5-4,5 mm.: largeur de la tête,
2-2,7 mm.; longueur des mandibules, 1-1,4 mm. ;
Grand ouvrier. — Tête brun rougeâtre, à peu près ronde , les côtés à peine visible:
ment aplatis, portant au milieu une fosselte punetiforme ; épistome de même couleur
que la tête, assez petit et étroit; antennes brun jaunâtre pâle, devenant plus foncé vers
l'extrémité, de 18 articles, dont le 4° est plus court que ceux qui l'avoisinent, le 2° un
peu plus long que le 3°, les 5° et 6° de même longueur, les articles suivants devenant
successivement un peu plus longs et plus gros en approchant de l'extrémité.
Longueur, 4 mm.; largeur de la tête, 1 mm. 8.
Petit ouvrier. — Plus petit, particulièrement la tête; les antennes de 17 articles,
dont le 3° plus court que ceux qui l’avoisinent.
Longueur, 5,8-4 mm.; largeur de la tête, 1 mm. 3.
Cette espèce est très intimement alliée au Termes badrus Hav., et n’en est peut-être
qu'une race plus petite.
Érmiore. — Kottouki-Dagaga, septembre 1904, plusieurs soldats et ouvriers;
Harar, mars 190h, un ouvrier; Endessa, septembre 1904, un soldat et un ouvrier;
Abou, juillet 1904, un soldat et un ouvrier; Hiéka, un soldat et plusieurs ouvriers;
Uomber, mars 190/.
TRE
F0
de:
j TERMITES. 245
- TERMES MEDIOCRIS Sjôstedt.
(PI. It, fig. 3.)
Termes mediocris Sjüstedt, 1911, Entomolopisk Tidskrift, XXXIT, Hft. 3-4, p. 171.
Soldat. — Tête rouge jaunâtre, rectangulaire-ovale, à peine rétrécie antérieurement ;
6 6 P
front aplati, sans fontanelle; labre en forme de langue et fortement velu, s'avançant
presque jusqu'au milieu des mandibules ; celles-e1 brun-noir, jaunâtres à la base, fines,
un peu courbées, la pointe plus arquée; la mandibule droite munie sur la côte infé-
rieure d’une bosse très petite, la gauche avec une dent fine mais distincte; antennes
de 13 articles (défectueuses sur les exemplaires étudiés), le 4° article un peu plus
. . L] L] L] c , 0 , .
petit que ceux qui l’avoisinent, les articles terminaux ronds; prothorax d’un tiers plus
, Q A pes Ne TA 1 7 OT
étroit que la tête, le lobe antérieur très légèrement échancré en son milieu; corps et
pattes blanchätres.
Longueur, 3 mm. 5; longueur de la tête avec les mandibules, 1 mm. 65.
6 , Ù à
Très voisin du Termes latericius Hav., mais beaucoup plus petit.
Grand ouvrier. — Tête rouge brunâtre avec un point blanc central et le front plus
pâle; antennes de 17 articles, le 3° plus court que le 2°, l’article basilaire égal aux deux
suivants réunis; vers l'extrémité de l'antenne, les articles deviennent successivement plus
longs et plus obscurs, le dernier est ovale, un peu pointu; les deux premières dents
des mandibules subégales; lobe antérieur du prothorax rétréci en avant, muni d’une
5 ; | és ee
échancrure cordiforme, peu profonde, au milieu de son bord antérieur.
Longueur, 4 mm.; largeur de la tête, 1 mm. 4.
Petit soldat. — La tête un peu plus petite.
Longueur, 3 mm. 5; largeur de la tête, o mm. 8.
F: 4 4 ? À
Eruiopre. — Dirré-Daoua, septembre 1904.
TERMES DESTRUCTOR Smeath.
Termes destructor Sjüstedt, Monogr. Term. ET p. 70 et 125.
Plusieurs exemplaires d'imago ailé d’Abyssinie, Dirré-Daoua, septembre 1904.
246 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
TERMES VADSCHAGGÆ Sjôstedt.
Termes vadschaggæ Sjéstedt, Kilimandjaro-Meru-Expéd. 15 : [. 1907, p. 19-21.
Ermovis. — Laga-Harba, septembre 1 90/4, un imago ailé; Addis-Abeba, juin 1904,
un imapo; Laga-Hardine, avril 1904, un imago.
Cette espèce est décrite du Kilimandjaro.
GENRE EUTERMES.
EUTERMES ÆTHIOPICUS Sjôstedt.
(PL It, fig. 4.)
Eutermes æthiopicus Sjüstedt, 1911, Entomologisk Tidskrift, XXXIT, Hit. 3-4, p. 171.
Soldat. — Tête rectangulaire, arrondie aux angles, la largeur des 5/8 de la lon-
gueur; labre en forme de langue, allongé, jaune, avec les bords hyalins et légèrement
relevés, rétréci en avant avec des poils pâles, s'étendant jusqu'au milieu des mandibules;
celles-ci fines et minces, presque droites, recourbées à l'extrémité du côté interne, sans
dents, jaunâtres à la base, noires à l'extrémité; antennes de 14 articles, le 4° un peu
plus court que ceux qui l’avoisinent, le 2° et le 3° égaux, le 2° cependant un peu plus
gros; le 3° parfois un peu rétréei à la base; mentum rétréci au milieu, l'extrémité droite,
coupée aux angles; corps, pattes et antennes jaune blanchâtre pâle; prothorax sub-
ovale, le bord postérieur largement aplati, le lobe antérieur trés court, distinctement
échancré au milieu, d'un quart plus étroit que la tête; celle-ci longue de 2 mm., y
compris les mandibules, large de o mm. 795; mandibules, o mm. 75.
Allié à l’Eutermes Sikoræ (Wasm.).
Ouvrier. — Tête jaune pâle; antennes de 1/4 articles, le 1° égal aux deux suivants
réunis, le 2° et le 3° subégaux, le 4° un peu plus court que ceux qui l’avoisinent, les
arücles du milieu des antennes sont ronds, ceux de l'extrémité plus allongés, le dernier
ovale, légèrement rétréci au sommet; les deux premières dents des mandibules égales,
très petites; prothorax cordiforme, aplati sur son bord postérieur, largement échancré
sur son bord antérieur; corps et pattes blanchâtres.
Longueur, 3 mm. 5; largeur de la tête, o mm. 8.
Érnionre. — Kottouki-Dagaga, septembre 1904, soldats et ouvriers.
è
TERMITES. 247
EUTERMES ABYSSINICUS Sjôstedt.
(PI. It’, fig. 2.)
Eutermes abyssinicus Sjüstedt, 1911. Entomologisk Tidskrift, XXXIT, Hft. 3-4. p. 172.
Soldat (PI. It', fig. 2). — Tête rouge jaunâtre pâle, assez brièvement rectangulaire,
arrondie aux angles postérieurs; front obliquement aplati, sans fontanelle; mandibules
courtes et fortes, recourbées du côté interne, jaunes, noires à l'extrémité, munies au
milieu du bord antérieur d’une toute petite dent, assez peu distincte sur la man-
dibule gauche; labre court, en forme de langue, plus large que long; antennes de
1 A articles, blanchâtres comme les pièces buccales, le 1°" article subégal aux deux sui-
vants réunis, le 3° un peu plus long que ceux qui l'avoisinent, les 2° et 4° égaux;
mentum en forme de ruban à la base. puis se rétrécissant à l'extrémité, le bord anté-
rieur coupé en ligne droite; prothorax un peu plus large que la moitié de la tête, le
lobe antérieur beaucoup plus étroit que le lobe postérieur, assez fortement courbé, non
échancré au milieu; le bord postérieur un peu aplati et un peu sinué au milieu; corps
et pattes blanches.
Longueur, 8 mm.; tête, avec les mandibules, longue de 3 mm. 8: largeur de la
tête, 1 mm. 85.
LA
Eraiopre. — Hiéka, mars 1904; un seul soldat dans nid souterrain de Termes anceps.
Quoique beaucoup plus grand, ee soldat semble être assez allié avec celui d’'Eutermes
rectangularis Sjôst.
EUTERMES RAPULUM Sjôstedt.
Eutermes rapulum Sjüstedt, Monogr. Term. Afr., Nachtr., p. 38 et 99.
Eruiopre. — Katchinoa, septembre 1904, petits soldats et ouvriers.
Décrit de Tanga en Usambara.
ODONATES,
RENÉ MARTIN.
Fame DES LIBELLULIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES LIBELLULINÆ.
GENRE PANTALA.
PANTALA FLAVESCENS Fabricius.
Eruiopis. — Parages du mont Assabot, 1 d.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment, 1 d.
Une espèce qu'on ne trouve pas en Europe, mais qui est répandue presque partout
ailleurs, et qui présente cette particularité d’être commune à l'Afrique, à l'Australie, à
l'Amérique méridionale et aux iles du Pacifique, sans avoir, pour ainsi dire, varié.
GENRE THOLYMIS.
THOLYMIS TILLARGA Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE,
Genre PALPOPLEURA.
PALPOPLEURA MARGINATA Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; Nairobi; 4 &, 9 9
nn ne oi ue
LES
ODONATES. 249
Cette Jolie espèce habite toute l'Afrique tropicale, au sud du Sénégal, du Sahara
et de la Nubie, jusqu'au nord de la Colonie du Cap. Elle est commune au Congo, au
Gabon, autour des grands lacs, en Abyssinie, à Zanzibar. En dehors du continent,
on l'a prise à Nossi-bé et à Madagascar, mais pas aux Séchelles,
A côté d'elle vivent deux autres espèces : P. vestita Ramb., généralement plus petite,
dont le mâle porte la tache opaque des ailes guère plus loin que le nodus, forme trés
répandue à Madagascar, mais qu'on a trouvée exceptionnellement à Zanzibar et au
Congo, et P. semiitrea Burm., dont le mâle a une tache opaque analogue à celle de
iarginata, mais bien plus déchiquetée en bas, et qu'on trouve dans l'Afrique centrale,
du Congo à l’Abyssinie, et même aux iles Comores,
La quatrième espèce africaine : P. jucunda Ramb., spéciale au sud de l'Afrique, est
assez différente par sa coloration, et ressemble énormement à la cinquième du genre,
P. sexmaculata Fabr., de l'Asie, si bien que certains entomologistes voudraient réunir
ces deux dernières espèces.
Le genre Pelpopleura, avec ses cinq espèces, est très bien caractérisé.
GENRE TRITHEMIS.
TRITHEMIS ARTERIOSA Burm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
Ücanna. — Entebbe: — en tout 6 &, 3.
Espèce commune partout en Afrique, depuis l'Algérie jusqu'au Cap, et du Congo à
lAbyssinie et à Zanzibar. On l’a prise à Aden, aux Canaries, à Ténéniffe, à Maurice et
à Madagascar. Elle n'a pas élé observée aux Séchelles.
TRITHEMIS RUBRINERVIS Sélys.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew : rivière Gouranni, 4 &!.
Comme la précédente, on l'a observée au Maroc, en Algérie et en Éoypte, mais elle
ne parait pas s’avancer beaucoup vers l'Afrique équatoriale, tandis qu'elle est répandue
plus au Nord et à l'Est, en Sicile, à Chypre, en Syrie, en Asie Mineure, Au point de
vue de la localité, la capture de nos exemplaires est intéressante.
250 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
TRITHEMIS FESTIVA Rambur.
ArriQue OriENTaLE ANGLAISE. — Rivière Ath, 9 d.
La T. festiva n'est pas rare dans toutes les Indes orientales, aux Philippines, à For-
mose, à la Nouvelle-Guinée; on trouve la même forme, d’une part en Asie Mineure, et
d'autre part dans l'Afrique tropicale, où elle voisine avec trois ou quatre espèces dif-
férentes, mais d’un facies analogue.
TRITHEMIS STICTICA Burm.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Rivière Ath1, 1 Q.
Cette espèce africaine habite toute l'Afrique tropicale, du Congo à Harar, du Nyassa
au Natal, mais elle ne semble être nulle part très commune.
TRITHEMIS PRUINATA Karsch.
Eruiopie. — Parages du lac Assabot, 1 S!.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; monts Mathew : rivière Gouranni; 11 &, 5 Q.
T. pruinata, qui a un peu le facies de festiva, est assez commune dans l'Afrique
tropicale, depuis l'Abyssinie, Togo, Zanzibar jusqu'au Natal; on la trouve autour des
grands lacs, el un peu moins communément au Cameroun.
TRITHEMIS ARDENS Karsch.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. —- Simba, 8 S', 1 ©.
Espèce remarquable par la large tache safranée de la base des ailes chez le mâle;
elle n’est pas rare dans l'Afrique centrale et orientale, en Abyssinie, au Natal, aussi
sur le Niger. On la considérait comme absolument africaine, mais le D’ Ris affirme,
avec la plus grande apparence de raison, qu'elle est identique à T. Kirby Selys.
de l'Inde.
PRIE
ODONATES. 251
GENRE BRACHYTHEMIS.
BRACHYTHEMIS LACUSTRIS Kirby.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Ucawna. — Entebbe, 1 4.
Petite espèce, de forme un peu massive, qui fut longtemps très rare dans les collec-
tions, mais que divers explorateurs ont trouvée en nombre, un peu partout, dans
l'Afrique équatoriale et tropicale, surtout dans la région du Niper.
BRACHYTHEMIS LEUCOSTICTA Burm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Molo.
Les jeunes sont sans taches, les adultes Get © ont des taches aux ailes. Espèce afri-
caine, qu'on a trouvée aussi en Asie Mineure.
GENRE CROCOTHEMIS.
CROCOTHEMIS ERYTHRÆA Brullé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu; Naivasha; rivière Ath; 6 &, 29.
Cette espèce se trouve partout, d'un bout à l'autre de l'ancien monde. Alors que des
espèces très voisines : C. divisa, C. Strachnu. C. ferrugaria, C. sanguinolenta, toutes afri-
caines, sont assez bien caractérisées, la forme type de erythræa se trouve à peu près
la même, d’abord dans tout le continent africain sans exception, aux Canaries comme
à Madagascar, dans toute l'Europe moyenne et méridionale, continent et iles, dans
toute l'Asie chaude et tempérée, dans toutes les îles de l'Insulinde, enfin à la Nouvelle-
Guinée. Si l’on peut indiquer pour cette espèce un centre de dispersion, c’est évidem-
ment l'Afrique, d'où elle s'est répandue partout, excepté en Amérique, sans beaucoup
se modifier.
La seule espèce du genre qui diffère notablement du type est la C. nigrifrons, spéciale
à l'Australie.
39.
259 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE DIPLACODES.
DIPLACODES LUMINANS Karsch.
(PL. Ip’, fig. 3.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathevw : rivière Gouranni, 4 &,
L'habitat du D. luminans est l'Afrique équatoriale. On l'a pris au Dahomey, au lac
Tchad, à Togo. à Zanzibar.
DiPLACODES LEFEBVREL Rambur.
Espèce répandue en Afrique, probablement partout, en Algérie, au Sénégal, au
Congo, sur les côtes de l'Afrique orientale, à Madagascar, et de l'Afrique ayant émigré
en Asie Mineure, où elle ne semble pas très commune.
Genre ORTHETRUM.
ORTHETRUM CHRYSOSTIGMA Burm.
Eros, — Kounhi.
Arrique OnEntaLe anGLaise. — Gilgil; Lumbwa; Escarpment; parages du lac Ro-
dolphe.
Encore une espèce qui, comme les deux précédentes, est essentiellement africaine et
se trouve partout, de l'Algérie au Cap. d'où elle s’est répandue en Asie Mineure et en
Crète. On l'a prise aussi aux Canaries.
ORTHETRUM BRACHIALE Beauv.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
Partout en Afrique, où l'espèce, très variable, présente une série de formes légère-
ment différentes. he
ORTHETRUM CAFFRUM Burm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Gilgil; Nairobi.
Un peu partout dans l'Afrique tropicale.
ODONATES. 25:
(SA.
hd
ORTHETRUM FARINOSUM Fôrster.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 &.
Belle espèce, rare, qu'on a prise Jusqu'à présent dans l'Afrique orientale et centrale
et au Transvaal. Si, comme on a tout lieu de le croire, c’est la même espèce que O. pol-
linosum Karsch, elle habite aussi le Harar (Ethiopie).
ORTHETRUM JULIA Kirby.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, 2 &.
Connue jusqu'à présent du Cameroun et de Sierra-Leone. Espèce assez rare, décrite
seulement en 1900.
GENRE UROTHEMIS.
UROTHEMIS EDWARDSt Sélys.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
Forme répandue partout dans l'Afrique tropicale, mais toujours assez rare.
Famizze Des ÆSCHNIDÆ,
GENRE ÎCTINUS.
[CTINUS PUGNAX Sélys.
(PI. Ip’, fig. 2.)
AeRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, 1 d.
Ucanna. — Entebbe, 1 Q.
Deux exemplaires de cette magnifique et rare espèce qui habite Zanzibar et l'Afrique
méridionale.
Une seule autre espèce du genre, /. ferox, est africaine et son habitat semble plus
é \ . D] ° ° :
étendu, une autre espèce est australienne et les 13 autres sont asiatiques. Les deux
africaines sont de très grande taille.
254 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre ONYCHOGOMPHUS.
ONYCHOGOMPHUS SUPINUS Sélys.
(PL. Ip, fig. 4.)
ArniQue ORENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Espèce très remarquable et extrêmement rare, trouvée seulement à Harar et en
Cafrerie. La capture d’un exemplaire par M. de Rothschild prouve que le supinus doit
habiter au moins l'Afrique tropicale, orientale et méridionale.
GENRE ANA.
ANAX FORMOSUS Van der Linden.
Érmopre. — De Hiéka à Bourka, avril. 1 &
Espèce commune à l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Paraît habiter presque partout en
Afrique.
ANAX RUTHERFORDI Mac Lachlan.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
GENRE HEMIANAX.
HEMIANAX EPHIPPIGER Burm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. -— Molo, 1 &.
GENRE ÆSCHNA.
Æscana ELuon: Kirby.
(PL Ip’, fig. 1.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; Escarpment; 4 &, 4 Q.
ODONATES. 255
b
Gette jolie espèce, voisine de Æschna minuscula Mac Lachlan , mais plus grande, habite
toute l'Afrique tropicale, puisqu'on l'a prise au Cameroun et au Congo, sur les grands
lacs de l'intérieur et dans l'Afrique orientale. Les femelles ont ou n'ont pas les ailes
safranées.
Fauizze Des AGRIONIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES AGRIONINÆ.
GENRE LESTES.
LESTES RoTascHiLpr R. Martin.
(PL Ip', fig. 6.)
Lestes Rothschildi R. Martin, 1906, Bull. Mus, Hist. nat., p. 508.
Longueur : corps, 46 mm.; abdomen, 38 mm. 5; aile inférieure, 21 mm.
Ailes uniformément un peu Jaunâtres, avec 12-13 postnodales aux ailes supérieures
et 11 postnodales aux inférieures; le quadrilatère modérément pointu en bas; le stigma
épais, assez long, couvrant deux à deux cellules et demie, jaune-brun entouré d'une
large nuance noirâtre.
Toute la face d’un violet noirâtre, le dessus de la tête vert, le derrière de la tête d'un
jaune-brun. Prothorax jaune avec une large tache verte de chaque côté.
Thorax avec une très fine ligne dorsale jaune sur fond marron, le marron bordé de
jaune, surtout en bas et s’élargissant en haut; puis, de chaque côté de ces couleurs, une
large bande vert bronzé, suivie sur les épaules d’une bande marron. Au-dessous de la
bande marron, une bande noirâtre; les côtés jaune serin avec trois bandes marron sur
le jaune, plus ou moins incomplètes. La poitrine jaune avec un fer à cheval noir. Pieds
noirs, lignés de jaune.
Abdomen vert bronzé en dessus, avec Le 1° segment jaunâtre taché de deux plaques
vertes, le dos des segments 2-7 avec une assez fine ligne pourprée, encadrée dans la
couleur verte, les côtés largement jaunes; le 8° segment noirâtre avec apparence de la
ligne dorsale pourprée; le q° avec la couleur jaune sur le dessus, laissant le dos large-
ment noir; le 10° encore plus largement noir sur le dos et jaune sur les côtés.
Le dessous de l’abdomen jaunâtre avec les segments marqués en noir sur les côtés.
Appendices supérieurs noirs, à peine plus longs que le 10° segment, droits d'abord,
puis recourbés en pinces l’un vers l'autre, avec un long mamelon inférieur avant la
moitié; droits et absolument cylindriques si on les regarde de côté; les inférieurs jau-
256 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
nâtres, bilobés, à peine du tiers des supérieurs; en cône penché en bas si on les
regarde de côté.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 & (type).
GENRE DISPARONEURA.
DIsPARONEURA SIMBA R. Martin.
Disparoneura Simba R. Martin, 1906, Bull. Mus. Hist. nat., p. 509.
Longueur : corps &, 36 mm.; © 3q mm.; abdomen S', 30 mm.; © 33 mm.; aile
inférieure, 20 à 21 mm.
Ailes étroites. Le rudiment de secteur inférieur du triangle presque parallèle au
bord postérieur et se terminant au milieu ou au bas de la veine qui termine l'espace
sous le quadrilatère qu'il divise, plus ou moins longitudinalement.
13-11 postnodales aux ailes supérieures: le secteur supérieur du triangle finissant
à la troisième veine après celle qui descend du nodus. Sigma noirâtre, en losange
court, surmontant une cellule.
Stature grêle.
d adulte : tête couverte de pulvérulence bleue en dessus, le derrière noir avec deux
traits postoculaires jaunes, minces et allongés. |
Prothorax noir au milieu, entouré de pulvérulence bleue. Thorax bleu pulvérulent
en dessus et sur les côtés, sauf une assez large raie noire humérale et une autre sur
les côtés. Pieds noirâtres.
Abdomen noir, très mince; le 1° seoment en partie recouvert de pulvérulence bleue ,
le 2° avec une très fine raie jaune dorsale et les côtés bleu pulvérulent, le 3° avec une
petite tache bleue basale de chaque côté de l’arête et une ligne jaune dorsale extrème-
ment fine, les 4°-6° de même, le reste tout noir.
Des exemplaires très adultes ont le 10° segment bleu pulvérulent.
Appendices anaux noirs, les supérieurs plus longs que le 1 0° segment, triangulaires,
larges à la base, très pointus; les inférieurs épais, un peu plus courts.
Q@ adulte : face jaunâtre, avec une raie noire au bas du front et une autre sur le
dessus de la tête, laissant derrière elle la teinte jaune en forme de ligne postoculaire,
assez épaisse, allongée.
Prothorax Jaune, marqueté de noir. Thorax noir avec deux raies anté-humérales
jaunes plus ou moins larges, puis une très fine ligne jaune humérale ne touchant ni le
haut, mile bas; le bas des côtés et le dessous jaune blanchâtre.
da +2 À,
ODONATES. 257
Abdomen noirâtre à partir du 3° segment : le 1° jaune avec un petit triangle noir
. de chaque côté de larête dorsale, le 2° jaune avec trois petits triangles superposés de
chaque côté de l’arête dorsale; les 3°-6° noirs en dessus, avec deux points jaunes à la
base et Les côtés jaunes, le 7° noir dessus avec les côtés jaunes. les 8°-9° avec une large
tache noire dorsale sur le fond jaune, le 10° jaunâtre.
Appendices jaunâtres, petits, pointus, droits, avec protubérance entre eux.
La femelle, très adulte, devient presque entièrement noirâtre avec le stigma brun.
Set 9 très jeunes : sigma jaune très clair, plus foncé au milieu; la face brune, le
thorax blanchâtre avec une raie noire de chaque côté de l’arête dorsale qui reste jaune,
une raie noire humérale et une raie noire latérale de chaque côté; l'abdomen blan-
châtre avec les sutures et deux points au-dessus de ces sutures noirs, sur les cinq pre-
miers sepments, le 6° fuligineux, le 7° noirâtre teinté en haut et en bas de Jaunâtre,
les trois derniers jaunâtres un peu nuancés d'obseur.
Appendices jaunâtres. Pieds jaunâtres, les tibias noirâtres.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 4 G, 4 © d’âves divers (types).
5 YP
Cette espèce est notablement plus frêle et plus petite que la D. glauca Burm.
GENRE PSEUDAGRION.
PSEUDAGRION PRÆTEXTATUM Sélys
(= P. Deckeni Gerst.).
Le r .
Éruaiopre. — Kounh1.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi: monts Mathew : rivière Gouranni; sud du
lac Rodolphe.
En nombre. On l’a prise en maints endroits de l'Afrique chaude. Elle est commune
en Abyssinie et a été capturée à Madagascar. Les mâles vieux ont le corps recouvert
d'une pulvérulence bleuâtre.
PSEUDAGRION FURCIGERUM Rambur.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Molo, 1 &.
Espèce connue de Madagascar et du Cap.
258 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PSEUDAGRION BICOERULANS R. Martin.
(PL Ip’, fig. 7.)
Pseudagrion bicærulans R. Marin , 1906. Bull. Mus. Hist. nat., p. 510.
Set. Longueur : corps, 4o mm.; abdomen, 32 mm.; aile inférieure, 26 mm.
Ailes hyalines à réliculation noire, assez étroites, cessant d'être pétiolées à la ner-
vure poscostale aux ailes inférieures, très peu auparavant aux supérieures. Stigma brun,
en losange également oblique en dedans et au dehors, court, couvrant presque une
cellule. 13-1/ postnodales.
d. Tête forte; face noire, mais le labrum, le rhinarium et un point aux joues oran-
pés. Tout le dessus de la tête noir de suie, ainsi que les antennes, deux points post-
oculaires jaunes, assez gros, avec une raie Jaune entre eux.
Prothorax noir mat, très peu avancé au milieu, bordé de jaune extérieurement, avec
un point jaune au milieu de chaque côté. Thorax noir en dessus, avec deux larges bandes
antéhumérales jaunes, les côtés jaunes avec une bande noire à la deuxième suture, par-
tant de la base de l'aile et s’arrêtant à mi-chemin du bout du thorax.
Abdomen un peu plus épais au bout, taché comme suit : le 1° segment bleu avec
une tache basale courte noire, le 9° bleu dans sa première moitié, noir dans la
deuxième, le noir remontant sur les côtés; les 3°-7° noirs, le 8° bleu avec un très petit
point central de chaque côté de la ligne dorsale, la suture en bas noire; le 9° bleu
dans son tiers basal, noir ensuite: le 10° noir, non émarginé n1 évasé.
Appendices supérieurs noirs, jaunâtres en dessous, très longs, très fourchus, la
branche supérieure mince, droite, l'inférieure très large, beaucoup plus longue, un
peu redressée el recourbée intérieurement, appendices inférieurs courts, Jaunes,
coniques, recourbés en haut.
Pieds médiocres, noirs, jaunâtres en dessous.
Q. Face verdâtre ou brune, sans couleur orangée; le dessus de la tête noir avec les
taches postoculaires grandes, brunes, réunies par une ligne brune.
Les taches du prothorax très grosses; les bandes du thorax verdâtres et ses côtés
jaune serin ou bleuâtres; le 1° segment de l'abdomen bleu, les 2°-8° noirs avec Îles
sutures jaunes, le 9° noir avec une tache bleue de chaque côté au bout, le 1 0° bleu.
Les fémurs noirs en dessus, jaunes en dessous, les tibias jaunâtres.
Appendices noirs, très courts, droits, assez épais.
Différent de furcigerum, dont il atteint presque la taille, par la face qui est tout
orangée chez fureigerum, par les raies du thorax, les taches bleues de l'abdomen, les
appendices.
Arrique Onrenrase anGLalse. — Molo, 1 S, 1 ©, types.
ODONATES. 259
GENRE ISCHNURA.
ISCHNURA SENEGALENSIS Rambur.
EÉrnopre. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; Naivasha; Lumbwa.
Très jolie espèce, assez voisine de lschnura elegans d'Europe, qui habite toute
l'Afrique avec Madagascar et les Séchelles, aussi bien que l'Asie Mineure, la Mongolie,
Kaschgar, les Indes, la Malaisie, Formose, Célèbes et même l'Australie. Elle varie
beaucoup de taille suivant les localités. De même, la tache du 2° segment abdominal
du mâle est tantôt une large tache noir brillant en forme d'urne, tantôt un long cylindre
dorsal d’un bleu très métallique brillant. Enfin le nombre des femelles de la variété
aurantiaca paraît être égal à celui des femelles typiques.
ISCHNURA ABYSSINICA R. Martin.
(PL Ip’, fig. 5.)
Ischnura abyssinica R. Martin, 1906, Bull. Mus. Hist, nat., p. 511.
Longueur : corps, 27 mm. ; abdomen, 21 mm.; aile inférieure, 15 mm.
Tête grosse; face jaune, sauf le rhinarium vert doré métallique, le tout parsemé de
poils jaunes; front et dessus de la tête noirs, derrière de la tête avec deux grosses
taches rougeâtres, réunies par un trait de même couleur. Prothorax un peu relevé au
centre postérieur, noir, bordé en arrière d'un liséré Jaune.
Thorax jaune-brun avec une large bande dorsale noire, et une large bande humé-
rale noire de chaque côté. Abdomen assez robuste, surtout chez la femelle, coloré comme
suit chez le mâle : le 1° segment jaune-brun avec large tache basale noire, le 2° avec
une trés large bande dorsale violet-noir métallique remplissant tout le dos du segment
et même les côtés au bout, les côtés jaunes à la base; les 3°-6° noirs en dessus avec
la suture basale et les côtés jaunes; le 7° entièrement violet métallique; les 8°-0° de
couleur terne, ayant été certainement bleus durant la vie et semblant porter une tache
dorsale noire; le 10° jaunâtre, noir en dessus.
Pieds jaunes, lignés de noir.
Appendices supérieurs courts, coniques, noirs en dessus, jaunes en dessous, les infé-
rieurs jaunes, assez épais, en demi-cercle.
La femelle ressemble au mâle, mais elle a l'abdomen jaune, avec tache basale noire
33.
260 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
sur le 1% segment, vert bronzé métallique sur le dos et jaune sur les côtés des 9°-6° seg-
ments, avec les sutures jaunes: vert-violet plus métallique sur la 7°; les 8°-10° noiï-
râtres en dessus, semblant bleuâtres sur les côtés. Lépine sous l'abdomen mince, aiguë.
Les ailes sont limpides avec 10 postnodales. Le stigma du mâle en losange allongé,
gros, noir-brun dans sa moitié intérieure, blanchâtre dans sa moitié extérieure, aux
ailes supérieures ; Jaunâtre, beaucoup plus petit, aux inférieures. Celui de la femelle
Jjaunâtre aux quatre ailes, un peu plus gros aux ailes supérieures.
Cette espèce ressemble à Z. senegalensis par la tache du 2° segment du &, mais elle
est plus petite, plus massive et la coloration du thorax et du bout de l'abdomen est
différente.
Erniopie. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
ISCHNURA ELONGATA R. Martin.
(PI. In', fig. 1.)
Ischnura elongata R. Martin, 1906, Bull. Mus. Hist. nat., p. 519.
Q. Longueur : corps, 30-32 mm.; abdomen, 25-27 mm.: aile inférieure, 19-
20 mm.
Tête petite; face jaune plus ou moins foncée suivant l’âge, ainsi que le derrière de
la tête, formant de larges taches postoculaires, le front et le dessus de la tête jaunes,
avec une large bande noire sur le sommet de la tête allant d’un œil à l'autre.
Prothorax jaune avec deux bandes noires allant de la tête au thorax, droites, laissant
une raie Jaune entre elles. Thorax jaune, avec deux raies antéhumérales noires lais-
sant l'arête dorsale jaune entre elles; de chaque côté, une raie humérale noire, plus
mince. Pieds jaunes.
Abdomen mince, allongé, jaune taché de noir comme suit : au 1° segment une tache
basale enserrant un point jaune; au 2° une tache large, en forme de vase à fleurs, d'un
bout à l'autre; aux 3°-6° une bande noire métallique dorsale se terminant en pointe en
haut, de sorte que le jaune empiète au-dessous de la suture; le 7° tout noir au dos; le
8° avec une large lache basale dorsale descendant presque au bout du segment; le 9°
avec deux raies assez larges allant de la base aux trois quarts du segment; le 10° jaune.
Appendices jaunes, excessivement courts.
Chez les femelles plus âgées, le jaune devient brunâtre, et l'abdomen, au lieu de
rester jaune, devient bleu.
Aïles hyalines avec le stigma jaune clair, en losange, plus grand aux supérieures où
il couvre moins d’une cellule. 10-11 postnodales aux supérieures.
Mâle inconnu.
es
ODONATES. . 261
Arrique ORENTaLE AxGraise. — Molo; Lumbwa; 2 © (types).
Cette espèce a le facies de certains Pseudagrions africains à abdomen long et mince,
mais l'épne du dessous de l'abdomen empêche toute confusion.
ISCHNURA URNIFERA R. Martin.
(Pr 0p 2.)
Ischnura urnifera R. Martin, 1906, Bull. Mus. Hist. nat., p. 513.
Longueur : corps, 26 mm. 5; abdomen, 21 mm.; aile inférieure, 15 mm.
Ailes courtes, hyalines, assez étroites; stigma en losange, noirâtre, entouré d'un
liséré jaunâtre, de même couleur aux quatre ailes; très petit aux supérieures où 1l
couvre un peu moins d’une cellule, extrêmement petit aux inférieures où 1l couvre
moins d'une-cellule. 1 1 postnodales aux supérieures et 9-10 aux inférieures.
. Face bleue, tachée de noir au centre; front et tout le dessus de la tête noirs avec
des taches postoculaires bleues, pointues vers le côté intérieur.
Prothorax noir, bleu sur les côtés, un peu relevé et festonné au bout, où il est cerelé
par un mince liséré bleu.
Thorax bleu clair, avec l'arête dorsale très largement noire, laissant voir en son milieu
une très fine ligne bleue, une raie humérale noire de chaque côté ; tout le reste bleu.
Abdomen noir et bleu : le 1° segment bleu avec, à la base, une tache noire çentrale
en forme de feuille de trèfle ou carrée, parfois avec une fine queue rejoignant la suture
au-dessous; le 2° bleu avec une tache noire dorsale de la base au bout, ayant la forme
d'une amphore; le 3° bleu avec une tache dorsale noire de la base au bout, triangulaire
au bout, puis resserrée en remontant et se terminant presque en pointe à la base du
segment; les 4°-6° bleus, avec tout Le dos noir, sauf deux petites taches bleues basales ;
le 7°, ou tout noir, ou noir avec une tache centrale dorsale blanche assez grande; le 8°-
10° bleus, mais le 10° avec une large ligne dorsale notre.
Appendices supérieurs noirs à la base, jaunâtres au bout, gros, coniques, écartés à
l'extrémité, les inférieurs jaunâtres de même longueur.
: Pieds noirs en dessus, jaunâtres en dessous, courts; les tarses Jaunes.
Q. Tête, prothorax et thorax à peu près comme chez le mâle, mais le bleu remplacé
par du jaune verdâtre; abdomen jaunätre avec, sur le 1° segment, une grosse lache
centrale basale noire; sur le 2°, une tache dorsale noire de la base au bout, ayant la
forme de la tache du 3° segment du mâle; sur les 3°-6°, Le dos noir bronzé, étroitement
sur le 3°, de plus en plus largement ensuite, avec les côtés jaunâtres ; sur les 7°-9°, le
dos entièrement noir bronzé, les côtés seulement Jaunâtres; le 10° jaunâtre. Toutes
les sutures noires.
262 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Appendices courts, jaunâtres chez les © jeunes, noirâtres chez les adultes.
Pieds jaunes lisérés de noir. Stigma jaune, entouré d’un liséré noir, petit. plus petit
encore aux ailes inférieures. L’épine abdominale trés fine et très aiguë.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha : Lumbwa.
GENRE CERIAGRION.
CERIAGRION GLABRUM Burm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Naivasha, 1 ©.
Espèce assez commune dans l'Afrique tropicale, à Madagascar et aux Séchelles, et,
chose étonnante, retrouvée au Queensland, identique à la forme africaine.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES,
PAR
RENÉ COURTEAUX.
Fawizze Des PENTATOMIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES PLATASPIDINÆE.
Dans cette sous-famille, l’'écusson atteint une grandeur considérable et arrive à
recouvrir entièrement les hémélytres. Les Platusprdinæ sont des Insectes #lobuleux,
hémisphériques, généralement de couleur noire ou jaunâtre.
Cette sous-famille à de nombreux représentants en Afrique et à Madagascar. mais
cest surtout dans la région indo-malaise que l'on rencontre le plus grand nombre
d'espèces.
M. Maurice de Rothschild a capturé deux espèces de cette sous-famille.
GENRE BRACHYPLATYS.
BRACHYPLATYS TESTUDO-NIGRA De Geer
(— pallipes Es
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Quelques individus & et @.
Gette espèce semble habiter toute l'Afrique tropicale, Le Muséum possède de nom-
breux individus provenant des localités suivantes : Côte d'Ivoire, Guinée, Congo,
Angola, Tanganyika, Vieux Calabar, Zambèze, Zanguebar, île Maurice, etc.
26/4 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE COPTOSOMA.
COPTOSOMA MARGINELLUM Dallas.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro; mont Loroghi; & et 9.
SOUS-FAMILLE DES SCUTELLERINÆ.
Comme les Plataspidinæ, les Scutellerinæ ont un écusson qui recouvre l’abdomen,
mais ce ne sont plus des Insectes hémisphériques, à couleur sombre, généralement de
petite taille. Les Scutellerinæ sont plus allongés, convexes, de forme ovoïde et ont le
plus souvent de brillantes couleurs. Leur taille atteint fréquemment 3 centimètres.
Aussi sont-ils fort communs dans les collections, leur coloris et leur taille les signalant
aux chercheurs.
Les Scutellerinæ sont répandus dans les cinq parties du monde, mais c’est surtout en
Asie et en Afrique que se rencontrent les espèces au plus vif éclat.
GENRE SOLENOSTETHIUM.
SOLENOSTETHIUM LILIGERUM Thunbero.
Eruiorig mÉRipioNaLE. — Lac Abbaï, deux &.
Gette espèce est la seule espèce africaine du genre Solenostethum; elle est assez
variable de forme et de coloration (sous-espèces et variétés Schulzi Schout., attenuatum
Westw., furciferum F., pallescens Stäl). La forme typique à laquelle appartiennent les
individus rapportés par M. de Rothschild semble habiter toute l'Afrique tropicale.
GENRE SPHÆROCORIS.
SPHÆROCORIS ANNULUS Fab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
Entebbe, de nombreux individus € et @.
Ucanpa.
Move =
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 265
SPHÆROCORIS ANNULUS Fab., var. ocezcarus Klug.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Rendilé : mont Karoli; Escarpment; Nairobi; parages
du lac Rodolphe; Makindu; et 9.
Cette espèce et sa variété sont répandues dans toute l'Afrique tropicale; cependant
‘la forme typique (annulus Fab.) est beaucoup plus commune dans l'Afrique occidentale
où la variété ocellatus Klug est plus rare, tandis qu'au contraire celle-ci devient trés
commune et la forme typique plus rare dans la région orientale. Les deux formes se
rencontrent aussi communément l’une que l’autre dans l'Afrique centrale.
SPHÆROCORIS TESTUDOGRISEA De Geer,
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, & et Q.
Très variable de coloration et, comme l'espèce précédente, répandue dans toute
l'Afrique. Cependant elle semble moins commune que S. annulus, et ses variétés
paraissent plus localisées.
GENRE STEGANOCERUS.
STEGANOCERUS MULTIPUNCTATUS Thunbere, var. aréus Fab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, deux S.
GENRE CRYPTACRUS.
CRYPTACRUS COMES Fab., var. ruroricrus Walk.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE CALLIDEA.
CALLIDEA BOHEMANNI Stäl.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; parages du lac Rodolphe.
Ucanna. — Entebbe, 3 individus Get Q.
266 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE DEROPLAX.
DEROPLAX CIRCUMDUCTA Germar.
Eraiopie. — Bourka, 1 individu entiérement noir.
Espèce peu commune, mais dont l'habitat est très étendu (Sénégal, Congo, Guinée,
Abyssinie, Ouganda, Zambeze, etc.).
SOUS-FAMILLE DES CYDNINÆ.
Les Cydninæ sont des Insectes de couleur sombre, généralement noire, plus rare-
ment bleuâtre ou bronzée: ils vivent à terre, sous les pierres, les mousses ou quelque-
fois enfouis au pied des plantes basses dans les terrains sablonneux qu'ils semblent
particulièrement affectionner. Les Cydninæ se distinguent des sous-familles précédentes
par l’écusson qui est beaucoup moins développé, de forme triangulaire, laissant à
découvert les hémélytres; les pattes sont toujours garnies de nombreuses épines, et les
bords de la tête, du prothorax et même quelquelois des hémélytres sont généralement
culiés.
GENRE CYDNUS.
CYDNUS cAPICOLA Westwood.
Érarorie. — Bourka.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami.
Espèce signalée du Sénégal, de Guinée, du Cap de Bonne-Éspérance et décrite à
nouveau du Shoa par Lethierry sous le nom de Cydnus perpleæus (Ann. Mus. cv. Genova,
10041.p 277).
: GENRE GEOTOMUS.
GEOTOMUS SENEGALENSE Erichson.
CÔTE Française pes Sowauis. —- Région de Daouenlé.
F
Ertaiorie. — Harar; Karssa.
LA SL. de
Es ;
HEMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 267
GENRE SEHIRUS.
SEHIRUS EXPANSUS Signoret.
(PI. Ir’, fig. 1.)
Erniopii, — Harar; Karssa.
SOUS-FAMILLE DES PENTATOMINÆ.
Les Pentatominæ sont des Insectes à écusson plus ou moins triangulaire, plus étroit
que l'abdomen; le rostre est grêle, de longueur variable, mais dépassant toujours les
hanches postérieures; les antennes ont un nombre variable d'articles (trois à cinq);
les tarses ont trois articles; le premier stigmate est caché par l'aire postérieure du méta-
sternum.
Cette sous-famille, une des plus nombreuses de l'ordre des Hémiptères, est répandue
dans toutes les parties du monde. Quelques espèces sont remarquables par leur colo-
ration où se mélangent quelquefois les couleurs les plus différentes; d’autres espèces
sont ternes et unicolores. La taille des Pentatomides varie considérablement, d'environ
2 à 3 mm. jusqu'à 30 mm. et plus peut-être.
Genre MECIDEA.
MECIDEA PROLIXA Stal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
MEcipeA TELLINI Schouteden.
(PL Ir, fig. 2.)
Mecidea Tellinii Schouteden, Ann. Soc. entom. Belgique, 1905, p. 7.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew : rivière Gouranni; un & comparé
au type par M. H. Schouteden, que Je remercie bien vivement de son amabilité.
34,
268 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE PARAMECOCORIS.
PARAMECOCORIS VITTIVENTRIS Stäl.
Éraiopig mÉripionaze. — Lac Abbaiï.
GENRE HYALOMORPHA.
HYALOMORPHA BIMACULATA Bergroth.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE VETERNA.
VETERNA SANGUINEIROSTRIS Thunbere.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi.
GENRE CAURA.
CAURA RUFIVENTRIS Germar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; Escarpment; Rendilé : mont Karoli; parages
du lac Rodolphe.
GENRE GASTROXYS.
GASTROXYS FUNEREA Horwath.
(PL Ir, fig. 3.)
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli, en mai; Escarpment, en sep-
tembre. Taille variant de 10 à 12 mm. de longueur.
GENRE SEPONTIA.
SEPONTIA MISELLA Stäl.
Evnropre. — Laga-Hardine.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 269
GENRE EUSARCORIS.
EUSARCORIS INGONSPICUUS Herrich Schaefter.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
GENRE ASPAVIA.
ASPAVIA ARMIGERA Fabricius.
Ucaxna. — Entebbe,
GENRE AGONOSCELIS.
AGONOSCELIS VERSICOLOR Fabricius.
LA F ,
Eraiopre, — Karssa; entre Dirré-Daoua et Harar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
GENRE AFRANIA.
AFRANIA WAHLBERGI Stâl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe.
GENRE EURYDEMA.
EURYDEMA FESTIVUM Linné, var. ricrum Herrich Schaefter.
Erniopre. — Harar: Hiéka; Bourka.
GENRE STENOZYGUM.
STENOZYGUM VARIUM Westwood.
Arrique ORIENTALE anGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et
le lac.
270 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE BAGRADA.
BAGRADA HILARIS Burmeister.
Evaiopie. — Harar.
GENRE DISMEGISTUS.
DISMEGISTUS CosTALIS Reiche et Fairmaire.
Évaropre. — Addis-Abeba: Bourka.
DISMEGISTUS FIMBRIATUS De Geer.
Éruopie. — Addis-Abeba.
GENRE NEZARA.
NEzarA HEEGERI Fieber.
Arrique ORIENTALE axGLaiss. — Rendilé : mont Karoli; sud du lac Rodolphe, entre le
chemin de fer et le lac.
NEZARA VIRIDULA Lanné.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer
et le lac.
GENRE MENIDA.
MENIDA LORIVENTRIS Germar.
Arrique OrtenraLe anGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
GENRE PIEZODORUS.
PIEZODORUS PALLESCENS Germar.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 271
PIEZODORUS sp. ?
ArRique Orrenraue an6Lse. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
SOUS-FAMILLE DES ASOPINÆ.
Les Asopinæ différent des Pentatomineæ par le rostre robuste, atteignant ou dépassant
les hanches intermédiaires; les antennes ont cinq articles. Les Asomnæ ont avec les
Pentatominæ un facies général commun.
La sous-famille des Asopinæ est beaucoup moins nombreuse que la sous-famille
précédente, mais, comme elle, est répandue sur tout le globe,
La biologie des Asopinæ est bien peu connue; les Asopinæ sont peut-être phytophages,
tout en étant carnassiers à l’occasion. Une petite espèce française Zcrona cærulea EL.
s'attaque à l'Altise de la vigne, et dans l'Inde le Canthecona furcellata Wolf détruit les
chenilles d'une Noctuelle : Hyblæa puera Gran.
GEvre DORYCORIS.
DorYcoRIs PAVONICUS Westwood.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
GENRE LEPTOBOLUS.
LEPTOBOLUS THORACICUS Schouteden, var.
(PI. Ir’, fig. 4.)
Variété à épines prothoraciques non violacées, à peine plus foncées que le disque
du pronotum.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE MACRORHAPHIS.
MAcRORHAPHIS ACUTA Dallas.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; Kisumu.
272 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE GLYPSUS.
GLYPSUS CONSPICUUS Westwood.
Arrique OriEnraLe axéLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
SOUS-FAMILLE DES TESSARATOMINÆ.
Dans la sous-famille des Tessaratominæ . les süigmates du premier sepment abdominal
sont visibles et non cachés par le métasternum, comme dans les sous-familles pré-
cédentes.
Les Tessaratominæ sont en général de grande taille: certaines espèces atteignent
Lo mm. de longueur.
GENRE PIEZOSTERNUM.
PIEZOSTERNUM CALIDUM Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE CYCLOGASTRIDEA.
CYCLOGASTRIDEA NIGROMARGINALIS Reuter.
(PL Ir!, fig. 5.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
SOUS-FAMILLE DES DINIDORINÆ.
Les Dinidorine sont caractérisés par un écusson arrondi au sommet et ne s'étendant
pas au delà du milieu de l’abdomen; le rostre est court, ne dépassant pas les hanches
intermédiaires.
GENRE ASPONGOPUS.
ASPONGOPUS FEMOPALIS Stâl.
-Éruropre. — Harar.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 273
ASPONGOPUS NUBILUS Westwood.
(PI. Ir, fig. 6.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Voï.
SOUS-FAMILLE DES PHYLLOCEPHALINÆ,.
La petite sous-famille des Phyllocephalinæ est caractérisée, comme son nom l'indique,
par la tête dont les bords latéraux sont larges et foliacés ou allongés; le rostre est très
court, ne dépassant pas les hanches antérieures.
GENRE DALSIRA.
DALSIRA VICINA Signorel.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
GENRE BASICRYPTUS.
BASICRYPTUS COSTALIS Germar.
Ermiopie. — Kounhi.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Rendilé : mont Karoli.
Ucawna. — Entebbe.
Fawuice Des COREIDÆ.
Les Coreidæ ont un facies très différent de celui des Pentatomade. Le corps est allongé
ou ovalaire; la tête est quadrangulaire; les antennes, de quatre articles, ont leur point
d'insertion toujours visible en dessus: l’écusson est petit, triangulaire, n'atteignant pas
le milieu du corps; la membrane à de nombreuses nervures serrées, partant d’une
nervure parallèle au bord apical de la corte.
La famille des Coreidæ, répandue partout, est beaucoup moins nombreuse que la
famille des Pentatomide.
274 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES MICTINÆ.
GENRE HOLOPTERNA.
HOLOPTERNA ANTENNATA Courteaux.
(PL Lr°, fig. 1.)
Holopterna antennaia Courteaux. 1907. Bull. Mus. Hist. nat.. p. 327.
S. D'un brun marron, couvert d'une pubescence dorée surtout sur la partie anté-
rieure du pronotum, moins abondante sur les hémélytres. Tête quadrangulaire; yeux
saillants; ocelles très petits, séparés entre eux du double de la distance qui les sépare
des yeux. Antennes densément et assez longuement pubescentes; premier article d’un
ferrugineux pâle, légèrement plus foncé que le sommet et un peu plus long que le
second; celui-e1 avec sa base et son sommet ferrugineux pâle, brunâtre au milieu; le
troisième article dilaté, à coloration semblable au second et un peu plus court; qua-
trième article subégal au second, entièrement d'un ferrugineux pâle. Rostre ferru-
gineux, atteignant à peine les hanches intermédiaires.
Pronotum rugueux; angles latéraux dilatés en expansion foliacée, large, dentée.
dirigée en avant; les dents très espacées au bord antérieur, moins fortes et plus nom-
breuses au bord postérieur.
Ecusson équilatéral, ridé transversalement, l'extrême sommet pâle.
Mésosternum et métasternum avec une ligne dense de pubescence dorée en dehors
des hanches.
Abdomen un peu plus large que les hémélytres; les angles basilaires des segments
pâles. Abdomen, en dessous, muni de chaque côté, sur les deuxième et troisième sep-
ments, d’un tubercule arrondi, noir, brillant. Tibias antérieurs et intermédiaires obso-
lètement dilatés. Guisses postérieures peu arquées, munies au côté interne de petits
tubercules plus distincts vers le sommet. Tibias postérieurs foliacés; la dilatation
externe plus développée, étroite à la base et s’élargissant jusqu'au sommet, celui-c1
tronqué et muni à Le externe d’un petit tubercule; bord interne pourvu d'une
dent aux trois quarts à partir de la base. Tous les tarses brunâtres, couverts de pubes-
cence ferrugineuse ; premier article apical égal aux deux autres réunis.
Longueur, 22 mm.; largeur entre les angles latéraux du pronotum, 10 mm.; largeur
de l'abdomen, 6 mm.
Erniorië. — Kounhi, 1 &.
à
F
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 7:
12
Cette espèce diffère de AH, valda Linné par le troisième article des antennes dilaté et
par les angles latéraux du pronotum plus largement foliacés, plus distinctement dentés
et dirigés en avant.
GENRE PLECTROCNEMHA.
PLECTROCNEMIA ROTHSCHILDI Courteaux.
(PL Ir°, fig. 2.)
Plectrocnemia antennata Courteaux, 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 398.
S. Ferrugineux, couvert d’une pubescence’assez abondante, surtout sur le pronotum
et l’écusson, moindre sur les hémélitres. Tête quadrangulaire, noire; yeux saillants;
ocelles petits et très près des yeux. Antennes entiérement d'un ferrugineux pâle; pre-
mier article d'un cinquième environ plus long que le quatrième, celui-ci subégal au
second et très légèrement plus court que le troisième. Rostre noir, atteignant à peine
les hanches intermédiaires; premier, deuxième et quatrième articles subégaux, le troi-
sième plus court.
Pronotum ferrugineux, densément ponctué et légèrement rugueux. Bords latéraux
obsolètement dentés.
Écusson équilatéral, entièrement noir, ridé transversalement.
Corium ferrugineux, avec, depuis la base jusqu'aux trois quarts environ, une bande
marginale externe plus ou moins large; clavus avec une bande noire le long de
l'écusson. Connexivum ferrugineux. Dos de l'abdomen noir, avec les troisième et qua-
trième segments ferrugineux au milieu.
Dessous du corps ferrugineux. Mésosternum noir entre les hanches. Abdomen en
dessous muni latéralement, sur les deuxième et troisième segments, d’un tubereule
conique, noir brillant, ridé, et, sur le quatrième segment, plus près de la ligne médiane
et au bord postérieur, de deux tubercules arrondis, ferrugineux. Bords latéraux des
cinquième et sixième segments arqués en dehors. Segment génital noir.
Toutes les hanches, les fémurs antérieurs et intermédiaires et la base des fémurs
postérieurs noirs. Fémurs intermédiaires avec deux dents internes au sommet, la plus
rapprochée du sommet plus petite que sa voisine. Tibias antérieurs et intermédiaires
ferrugineux.
Fémurs postérieurs ferrugineux, sauf la base, arqués, le bord interne muni de petits
tubercules, plus distincts et dentiformes vers le sommet. Tibias postérieurs dilaiés,
noirs, le sommet étroitement ferrugineux; dilatation interne moins développée que la
dilatation externe, très longuement sinuée depuis la base jusqu'aux deux tiers environ
où elle se relève légèrement en dent obtuse, puis sinuée à nouveau jusqu au sommet;
35.
276 VOYAGE.DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
dilatation externe tronquée au sommet et pourvue d’un petit tubercule à l’angle externe.
Tarses à longue pubescence dorée en dessous, surtout le ‘premier article; celui-e1 de
longueur égale aux deux autres réunis, ferrugineux; deuxième et troisième articles
brunâtres.
Q. La femelle diffère du mâle par son abdomen plus élargi, par les tubercules des
deuxième et troisième segments plus petits et plus arrondis, par l'absence des tubercules
ronds sur le quatrième segment. Les fémurs postérieurs sont moins épais, presque
droits, avec un lobe obtus dentiforme commençant au milieu et tronqué près du som-
met. La dilatation externe des tibias postérieurs presque droite, sans sinus et par con-
séquent sans dent.
Longueur, 21-26 mm.; d, largeur abd., 5-5 mm. 5; ©, largeur médiane abd.,
7 mm. 5-8 mm.
Arrique OrENTaLE ANGLAISE. — Molo; Escarpment; Naivasha; Lumbwa.
Nous avons placé cette espèce dans le genre Plectrocnemia, malgré les caractères
antennaires donnés par Stàl (Enum. Hemapt., TT, p, 39, 1873), les autres caractères
du genre ne permettant pas de l'en séparer.
Notre espèce, qui rappelle par la disposition de sa coloration le P. crucata Dallas,
en diffère surtout par la longueur des articles des antennes.
GENRE ANOPLOCNEMIS.
ANOPLOCNEMIS CURVIPES Fabricus.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Parages du lac Rodolphe.
ANOPLOCNEMIS MONTANDONI Distant.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE, — Parages du lac Rodolphe.
ANOPLOCNEMIS HISTATOR Fabricius.
Ucanna. —= Entebbe. .
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 977
SOUS-FAMILLE DES HOMOEOCERINÆ.
GENRE HOMOEOCERUS.
HOMOEOCERUS PALLENS Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
SOUS-FAMILLE DES ANISOSCELINZÆ.
Les Amsoscelinæ se distingnent des sous-familles précédentes par la longueur des
fémurs postérieurs, qui atteignent ou dépassent le sommet de l'abdomen. Quelques
genres de cette sous-famille sont remarquables par les tibias postérieurs largement
foliacés.
GENRE LEPTOGLOSSUS,
LEPTOGLOSSUS MEMBRANACEUS Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE,
Cette espèce est répandue dans l'Inde, dans l'archipel Indo-Malais, l'Australie,
l'Afrique tropicale et remonte jusqu'aux iles Canaries.
SOUS-FAMILLE DES PHYSOMERINÆ.
Tandis que les Amsoscehnæ ont la tête largement allongée en avant des tubercules
antennifères, les Physomermeæ ont la tête à peine allongée entre les tubercules antenni-
fères ; les fémurs postérieurs n’atteignent pas le sommet de l'abdomen.
GENRE PETALOCNEMIS.
PETALOCNEMIS SPINULOSA Stäl.
: . AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
278 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE CHÆROMMATUS.
CHÆROMMATUS FARINOSUS Amyot el Serville.
(PL. Ir°, fig. 5 et 6.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voï.
SOUS-FAMILLE DES GONOCERINÆ.
GENRE CLETUS.
CLETUS OCHRACEUS Herrich Schaefter.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment: sud du lac Rodolphe, entre le chemin
de fer et le lac.
GENRE CLETOMORPHA.
CLETOMORPHA LANCIGERA Fabricius.
Eraiorie. — Haut Aouache.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli.
CLETOMORPHA LITURIPENNIS Stäl.
Arnique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
SOUS-FAMILLE DES HYDARINÆ.
Les Hydarine sont caractérisés par le sommet du premier article des antennes épaissi
en massue.
GENRE HYDARA.
HYDARA "TENUICORNIS Westwood.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe entre le chemin de fer et le lac,
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 979
SOUS-FAMILLE DES PHYLLOMORPHINÆ.
Les Phyllomorphinæ ont un aspect particulier et bien caractéristique. Les bords du
prothorax et de l'abdomen s'étendent, sur les côtés, en lobes foliacés, épineux, ce qui
donne à ces Insectes l'apparence de feuilles mortes.
GENRE CRASPEDUM.
CRASPEDUM TETRAPTERA Gerstaecker.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voi.
SOUS-FAMILLE DES PSEUDOPHLOEINÆ.
GENRE ACANTHOMIA.
ACANTHOMIA HORRIDA Germar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
ACANTHOMIA HYSTRICOIDES Stal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
GENRE CLAVIGRALLA.
CLAVIGRALLA TOMENTOSICOLLIS Stal.
ArRiQue ORIENTALE aNGLa1sE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac:
Nairobi.
SOUS-FAMILLE DES LEPTOCORISINÆ.
GENRE LEPTOCORISA.
LEPTOCORISA APICALIS Westw,
Ermiopre. — Gotta; Tchafianani.
280 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES ALYDINÆ.
Genre EUTHETHUS.
EUTHETHUS LEUCOPOECILUS Stâl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Makindu.
GENRE MIRPERUS.
MiRPERUS JACULUS Thunberg.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
GENRE NARISCUS.
NARISCUS CINCTIVENTRIS Germar.
F
Erniopie. — Dirré-Daoua.
GENRE HYPSELOPUS.
HYPSELOPUS GIGAS Burmeister.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
SOUS-FAMILLE DES CORIZINZÆ.
GENRE CORIZUS.
CORIZUS ORNATUS Courteaux.
Corizus vrnatus Courteaux, 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 329.
Couvert d’une longue pubescence flave, Tête lisse, noire, munie d'un sillon longitu-
dinal sur le disque; les joues, les tubercules antennifères et une ligne transversale en
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 281
arrière des yeux d'un jaune orangé ou rouge. Antennes noires, le premier article
n’atteignant pas le sommet de la tête, Deuxième article deux fois plus long que le pre-
mier et légèrement plus court que le troisième, le quatrième article le plus long et le
plus robuste. Rostre noir, long, atteignant le milieu du deuxième segment abdominal ;
premier article subégal à la tête, les trois derniers articles subégaux,
Pronotum orange ou rouge avec une bande transversale au bord antérieur et deux
taches semi-circulaires accotées au bord postérieur, noires; ces taches quelquefois con-
fluentes et s’allongeant jusqu'à la bande antérieure, formant ainsi un triangle Jaune
ou rouge sur le disque. Bord postérieur en arrière des taches noires étroitement flave ou
rouge.
Ponctuation du pronotum assez profonde et éparse, sauf, le long du bord antérieur,
un petit liséré qui est lisse.
Écusson noir, profondément ponctué, les bords latéraux lisses, flaves ou rouges jus-
qu'au sommet, celui-c1 acuminé.
Corium hyalin: l’exocorie noire ; l'angle apical du corium rouge, sauf l'extrême
sommet qui est noir. Membrane hyaline dépassant labdomen du tiers de sa lon-
gueur.
Dessous du corps flave, orangé ou rouge. Sternum de couleur variable. Prosternum
avec une tache noire près de l'épaule, mésosternum et métasternum avec une tache
noire bordée de flave entre le bord antérieur et les hanches; ces taches souvent obsolètes
et disparaissant complètement quelquelois.
Abdomen rouge ou flave.
Pattes de couleur variable : tantôt entièrement noires, tantôt avec les fémurs, en
dessous, orange ou rouges, ponctués de noir.
Longueur (membrane comprise), 10 millimètres.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; Escarpment.
Cette espèce correspond en partie à la description de C. rubricosus Bolivar (Bull. Soc.
. | , ,
Esp. Hist. nat., 1879 [8], p. 139), espèce que nous ne connaissons pas en nature; notre
C. ornalus n’en est peut-être qu’une variété, mais la description de Bolivar est trop
courte pour permettre de l’aflirmer.
GENRE SERINETHA.
SERINETHA AMICTA Germar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi; Naivasha.
36
282 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SERINETHA HÆMATICA Germar.
Exuiorie. — Kounhi.
Famizze DES LYGÆIDÆ,.
Les Lygæwdeæ se distinguent des Coreilæ, avec lesquels ils ont un facies général com-
mun, par la membrane des élytres, qui n'offre jamais plus de cinq nervures.
La tête est triangulaire, toujours pourvue d'ocelles; les antennes ont quatre articles.
L'écusson est court. Les tarses sont triarticulés.
Les Lygæudæ sont répandus partout.
SOUS-FAMILLE DES LYGÆINÆ.
GENRE LYGÆUS.
LYGÆUS PROXIMUS Dallas.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
LYGÆUS MILITARIS Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew : rivière Gouranni; Naivasha.
LYGÆUS MIMUS Stäl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
LYGÆUS LONGULUS Dallas.
Côre Française pes Somazis. — Région de Daouenlé.
LYGÆUS FESTIVUS Thunberpg.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment; Lumbwa.
dues à
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 283
GENRE GRAPTOSTETHUS.
GRAPTOSTETHUS SERVUS Fabricius.
Arrique ORIENTALE anGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
GENRE CÆNOCORIS.
Cænocoris Nerit Germar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami: monts Mathew : rivière Gouranni.
Genre NYSIUSs.
NYsiIUs, sp.?
Ervmorie. — Harar.
SOUS-FAMILLE DES OXYCARENINEÆ,.
GENRE OXYCARENUS.
OXYCARENUS HYALINIPENNIS Costa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
OXYCARENUS LAVATERÆ Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
OXxYCARENUS LAVATERÆ Fabr., var.
Variété à pronotum entièrement rouge et non noir comme dans la forme typique.
M. Maurice de Rothschild a rapporté un grand nombre d'individus de cette espèce
parmi lesquels il y a des individus typiques, des individus à pronotum entièrement
rouge et des individus formant le passage entre ces deux formes, le prothorax graduel-
lement plus où moins noir.
36.
284 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES APHANINÆ.
La sous-famille des Aphaninæ est caractérisée surtout par les sutures des deuxième
et troisième segments abdominaux recourbées en avant sur les côtés et n'atteignant pas
le bord du connexivum. Les sous-familles précédentes ont les sutures droites.
Les Aphaninæ sont répandus sur tout le globe.
GENRE PAROMIUS.
PAROMIUS GRACILIS Ramb.
Évaopre. — Kounhi.
GENRE DINIA.
DiINIA NITIDA Reuter.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, -— Monts Loroghi.
GENRE APHANUS.
APHANUS APICALIS Dallas.
Érmopre. — Harar: Endessa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli
GENRE DIEUCHES.
DIEUCHES ARMIPES Fabricus.
Ermiorie. — Harar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
DIEUCHES PATRUELIS Stâl.
Érutomis. — Addis-Abeba; Tchafianani; Tchercher.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 285
GENRE ISCHNOPEZA.
ISCHNOPEZA FLAVOGUSEA de Carlini.
La .
Erviopre. — Filoa: Tehoba.
Fauicze Des PYRRHOCORIDÆ.
Les Pyrrhocoridæ sont très semblables d'aspect aux Lygæiæ, mais en diffèrent par
la tête dépourvue d’ocelles et par le nombre des nervures de la membrane, toujours
supérieur à Cine
SOUS-FAMILLE DES PYRRHOCORINÆ.
GENRE ANTILOCHUS.
ANTILOCHUS BOERHAVIÆ Fabricius.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE CENÆUS.
CENÆUS PECTORALIS Stàl.
ÉrnioPrE. — Harar.
GENRE DERMATINUS.
DERMATINUS TARTAREUS StÂl.
EÉraiopre. — Harar.
DERMATINUS AFRICANUS Courteaux.
D. æthiopicus Courteaux, 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 330 (nec D. æthiopicus Lethierry).
D. africanus Courteaux, 1908, Bull. Mus, Hist. nat., p. 192.
D'un noir mat, éparsement couvert de pubescence blanchâtre. Tête un peu moins
longue que large (yeux compris), à ponctuation extrêmement fine et serrée. Antennes
noires, éparsement poilues, le quatrième article couvert d’une courte pubescence blan-
châtre, deuxième et troisième articles presque égaux, le quatrième un peu plus long
286 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
que ceux-ci et un peu plus court que le deuxième. Rostre atteignant les hanches posté-
rieures; premier article robuste, les autres plus grêles. Pronotum. écusson et cories
obsolétement ponctués. Extrême sommet de l’écusson, bords latéraux du pronotum et
bords latéraux des cories antérieurement, étroitement flaves.
Dessous du corps finement pubescent. Pattes avec des poils raides. Fémurs antérieurs
renflés, convexes, largement et assez profondément sillonnés en dessous, armés à la ”
base d’une forte dent et, de chaque côté du sillon, d'une série de petites épines denti-
formes. Tibias antérieurs arqués, d’un ferrugineux obscur. Pattes intermédiaires et
postérieures noires; les tibias quelquefois d’un ferrugineux sombre; premier article des
tarses une fois et demie plus long que les deux derniers réunis.
Longueur, 6 mm. 5.
Eraiopie. — Harar; lac Abbaï.
GENRE MYRMOPLASTA.
MyrMopLasTA PorTTERt Martin, var. niGr4A Courteaux.
(PAIE, 18 72)
Différe de la forme typique par l'abdomen noir en dessus, sauf le connexivum qui
reste ferrugineux, par les bandes blanchâtres du ventre, qui sont obsolètes sur les troi-
sième et quatrième sewments.
[a
Eraiopig MÉRIDIONALE. — Lac Abbaï, 1 ©.
GENRE DYSDERCUS.
DYSDERCUS FLAVIDUS Signoret.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe; Nairobi.
DYSDERCUS FASCIATUS Signoret.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; Nairobi.
DYSDERCUS NIGROFASCIATUS Stäl.
Ermopie. — Entre Dirré-Daoua et Harar; Karssa, Tchafianani.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; parages du lac Rodolphe.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. | 287
DYSDERCUS SUPERSTITIOSUS Fabricius.
Eraropie. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
ArriQue OrrenraLe anGLaise. — Giloil; Kisumu; Naivasha.
Fauizze DES HYDROMETRIDÆ.
La famille des Hydrometridæ renferme des Hémiptères vivant à la surface des eaux
sans Jamais y pénétrer.
SOUS-FAMILLE DES HYDROMETRINÆ.
HYDROMETRA AMBULATOR Stäal.
Eraiopig. — Goro; Goro-Gomotou; Ouardyi.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew : rivière Gouranni.
SOUS-FAMILLE DES VELTIINÆ.
Tandis que les Hydrometridæ sont des insectes grèles, très élancés, les Velune ont
au contraire le corps trapu, les pattes courtes à cuisses épaisses.
GENRE ANGILIHA.
ANGILIA ALBIDOTINCTA Stäl.
Eruropre. — Goro-Gomotou.
SOUS-FAMILLE DES GERRINÆ.
Gette sous-famille se distingue de la précédente par le corps plus allongé, les pattes
intermédiaires et postérieures plus longues, tandis que les pattes antérieures restent
courtes et robustes.
Dans cette sous-famille et dans la précédente, les ongles sont insérés avant l’extré-
mité du dermier article des tarses,
2838 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE GERRIS.
GERRIS SWAKOPENSIS Stäl.
Érmionie. — Harar; Hiéka; Laga-Hardine; rivière Chongkora.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe.
GENRE METROCORIS.
| METROCORIS sp. ?
Ermiorie. — Tchafianani.
ArriQque ORIENTALE anGraise. — Sud du lac Rodolphe.
FamiLze DES REDUVIIDÆ,.
Les Reduvideæ sont des Insectes carnassiers faisant la chasse à d’autres Insectes. Leur
rostre est, à cet effet, court, robuste, libre et arqué, composé de trois articles. Ils sont
en général de forme gracieuse, svelte, élégante, et un certain nombre d'espèces sont
très mimétiques d’autres espèces phytophages, ressemblance qui leur permet d'approcher
plus sûrement leurs victimes. |
SOUS-FAMILLE DES TRIBELOCEPHALINÆ.
GENRE TRIBELOCEPHALA.
TRIBELOCEPHALA BOSCHJESMANA Stäl.
Ervniopie. — Tchafianani.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe.
SOUS-FAMILLE DES STENOPODINÆ.
Genre ONCOCEPHALUS.
ONCOCEPHALUS ANNULIPES Stal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 289
Gexre THODELMUS.
THODELMUS QUINQUESPINOSUS Fabricius.
(PL Ir, fig. 4.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Rendilé : mont Karoli.
SOUS-FAMILLE DES ACANTHASPIDINÆ.
GENRE PLATYMERIS.
PLATYMERIS BIGUTTATUS Linné.
Arrique ORIENTALE anGzaise. — Rendilé : mont Karoli; monts Mathew.
PLATHYMERIS DUCALIS Westwood.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sumba.
SOUS-FAMILLE DES PIRATINÆ.
GENRE ECTOMOCORIS.
ECTOMOCORIS CRUCIGER Fabricius.
Évropre, Laga-Hardine; Bourka; de Hiéka à Bourka.
ÉCTOMOCORIS QUADRIMACULATUS Serville.
Eruiopie. — Harar; Laga-Hardine; Karssa; de Hiéka à Bourka.
Arrioue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe.
ECTOMOCORIS DICHROUS Stäl.
Evniopie. — Laga-Hardine.
290 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ECTOMOCORIS XANTHOPUS Schaum.
Ériopre. — Laga-Hardine; Tehafianant.
GENRE PIRATES.
PIRATES OCHROPUS Stal.
Evniopie. — Bogra.
PIRATES RUBRICOSUS Stal.
Eruiopix. — Endessa.
PIRATES STREPITANS Rambur.
Érmiopre. — Goro-(romotou; Boutta.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Giloil; Kiu.
PIRATES STREPITANS Rambur, var. rurIPENNIS Lucas.
Éruiopre. — Karssa:; Kounhi: de Hiéka à Bourka; Addis-Abeba.
SOUS-FAMILLE DES HARPACTORINÆ.
GENRE LEPTODEMA.
LEPTODEMA ACANTHOCEPHALA de Carlini.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe; monts Mathew.
GENRE HARPACTOR.
HARPACTOR ALBOPILOSUS Signoret.
Ermiopie. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES. 291
HARPACTOR BICOLOR Fabricius.
ÂrriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha.
HARPACTOR RUFUS Thunberg.
Éveroprs. — Harar.
HARPACTOR SEGMENTARIUS Germar.
Éraiopre. — Laga-Hardine.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kisumu; Kiu; parages du lac Rodolphe
GENRE COSMOLESTES.
COSMOLESTES PICTUS Klug:.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi; parages du lac Rodolphe.
GENRE PHONOCTONUS.
PHONOCTONUS FASCIATUS Palisot de Beauvois.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Parages du lac Rodolphe.
GENRE CORANUS.
CORANUS PALLIDUS Reuter.
Eruiopre. — Laga-Hardine.
CORANUS PARADOXUS Lethierry.
(PL "hp08.)
Fr
Evuiorre. — Entre Dirré-Daoua et Harar.
202 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES NEPIDÆ,.
Avec cette famille, nous entrons dans le groupe des Punaises aquatiques ou Hydro-
corises. Les Hydrocorises se distinguent des Geocorises ou Punaises terrestres et nageuses
par les antennes qui, dans les Hydrocorises, sont entièrement cachées dans une cavité
sub-orbiculaire.
Les Nepidæ ont le corps allongé, assez linéaire et quelquefois filiforme. L’abdomen
est pourvu à l'extrémité de deux filets respiratoires très longs que l'animal fait effleurer
\ ,. 0 ne
à la surface lorsqu il veut renouveler sa provision d'air.
GENRE LACCOTREPHES.
LACCOTREPHES GROSSUS Fabricius.
Erurorie. — Harar.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Fauizze DES NAUCORIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES LACCOCORINÆ.
GENRE LACCOCORIS.
LACCOCORIS LIMICOLA Stäl.
Evmorre uéripronae. — Lac Abbaï.
Favizze Des NOTONECTIDÆ,
SOUS-FAMILLE DES NOTONECTINÆ.
GENRE ANISOPS.
| ANISOPS PRODUCTUS Fieber.
Eruropie.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
Ucanna.
HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES.
GENRE ENITHARES.
ENITHARES BLANDULA Signoret.
Erniopie. — Barko.
ENITHARES V-FLAVUM Reuter.
Éraropre. — Addis-Abeba : Chola; Ourbou.
SOUS-FAMILLE DES PLEINÆ.
GENRE PLEA.
PLEA PULLULA Stl.
Eruiopig. — (roro-Gomotou; mont Zéquala.
Fame DES CORIXIDÆ.
GENRE SIGARA.
SIGARA SCUTELLARIS Stäl.
Evaiopre. — Mont Zéquala; Goro-Gomotou.
293
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES,
PAR
L. MELICHAR.
Famizze Des JASSIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES TETTIGONIELLINZÆ.
GENRE TETTIGONIELLA.
TETTIGONIELLA ALBIDA Signoret.
Tettigoniella albida Signoret, 1853, Ann. Soc. entom. France, p. 663, pl. XXI, fig. 3.
Eraiopie. — Goro-Gomotou: Bougrat; 2 ©. août.
GENRE THAMNOTETTIX.
THAMNOTETTIX PUELLUS Melichar.
(Pre 0168282)
Thamnotettir puellus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 106.
Corps petit, élancé. Dessus mat, de coloration grisätre. Vertex arqué en avant, plus
long dans le milieu que sur les côtés, jaunâtre pâle avec cinq petits points bruns sur
le bord du vertex et quatre traits longitudinaux sur le cou, qui sont reliés en avant l'un
à l’autre par un trait transversal. Front allongé, avec d’imperceptibles stries trans-
versales brunes, et, de chaque côté, sur les tempes, deux petits points bruns. Antennes
jaune pâle. Clypéus, lora et joues sans taches. Pronotum grisâtre , avec Cinq à Six rangs
de bandes longitudinales formées par des traits transversaux. Écusson imperceptible-
ment lacheté et ponctué. Elytres allongés avec des nervures jaune clair bordées de
taches et de petits points bruns, de sorte que des taches arrondies, d'un blane grisâtre
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 295
et de grandeur variée, se montrent dans les cellules. Ailes brun-gris avec des nervures
foncées. Poitrine plus ou moins tachetée de brun. Dos de l'abdomen noir. Ventre jaune
pâle, offrant une tache noire transversale à la base du premier segment. Pattes jaune
pâle, les cuisses antérieures et intermédiaires avec un anneau de couleur foncée avant
l'extrémité. les postérieures avec quelques points noirs à l’apex. Des points noirs à la
base des épines des tibias intermédiaires et postérieurs.
Q@. Longueur : 3 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Karoli. 1 9.
THAMNOTETTIX BIPUNCTATUS Melichar.
(PL Lr°, fig. 4, 5.6.)
Thamnotettix bipunctatus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 106.
Jaune pâle. Vertex arrondi, avec deux grands points noirs, qui sont entourés d’une
auréole claire et qui sont situés tout près des yeux. Entre ceux-ci on rencontre souvent
une ligne d’un jaune ferrugineux. Vertex allongé, jaune ferrugineux, avec d'imper-
ceptibles lignes transversales plus foncées et avec une ligne claire longitudinale dans le
milieu, qui s’élargit en arrière en forme de crosse. La moitié inférieure du elypéus noire.
Joues, lora, tempes Jaune pâle. Le pronotum jaune grisätre, plus clair sur la marge
antérieure. Écusson avec de grands triangles bruns dans les angles basilaires. Élytres
sans dessin, transparents, jaune brunâtre, les nervures jaunâtre clair, fortement sail-
lantes. La nervure du bord costal jaune pâle. Ailes jaune pâle, dessous et pattes jaune
pâle. Milieu de la poitrine noir. Bord postérieur du dernier segment abdominal 9, noir
au milieu, où 1l présente une entaille à angle aigu.
Q@. Longueur : 5 mm.
Aerique Orienraze anGLaISE. — Mont Nyiro; mont Loroghi.
GENRE ATHYSANUS.
ÂTHYSANUS FASCIOLATUS Melichar.
(PL Ir°, fig. 7, 8, 9.)
Athysanus fasciolatus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 1037.
Ressemblant à l'Athysanus striola Fall., mais d’un blanc d'ivoire. Vertex plus large
que long en son milieu, où 1l est plus long que sur les côtés, son bord antérieur obtu-
sément arrondi. Surface du vertex convexe, avec une ligne transversale noire inter-
296 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
rompue au milieu, allant d'un œil à l’autre. À cette ligne transversale est jointe, en
arrière, une bande transversale diffuse, de couleur de rouille, qui est également inter-
rompue au milieu. Face blanc jaunâtre pale, marquée sur le front de stries transverses
jaunes à peine perceplibles. Clypéus rétréer visiblement au sommet. Au milieu de la
suture loréale. un point noir très petit. Rostre court. Antennes jaune blanchâtre.
Pronotum subsemi-cireulaire, blanc jaunâtre en avant, avec plusieurs taches jaunes
impercepübles, en arrière grisâtre blanc finement strié transversalement. Écusson avec
un triangle, d'un noir profond, dans chacun des angles basilaires et caché en partie par
la marge postérieure du pronotum. Élytres dépassant l’abdomen, hyalins, à nervures
fines et jaunâtres. Ailes hyalines, irisées, à nervures jaunâtres. Dos brun, dessous et
pattes blanc jaunâtre.
S. Valvula genitalis triangulaire, laminæ genitales triangulaires, allongées, les bords
internes ne se joignant pas l’un à l'autre.
@. Le bord postérieur du dernier segment abdominal droit. Vagina dépassant le
coleostron, jaunâtre pâle, brun à l'extrémité.
d, 9. Longueur, 3 à 4 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Mont Nyiro.
ATHYSANUS SIMILIS Melichar.
(PI. Ir, fig. 1, 2,3.)
Athysanus similis Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 107.
Très voisin de lAthysanus fasciolatus, mais différent par les seoments génitaux. La
ligne transversale noire sur le vertex est plus étroite, et n'est pas limitée en arrière par
une zone Jaune ferrugineux. Le front présente des stries transversales noires, qui sont
raccourcies vers le milieu; sur la suture du clypéus et du front, deux petits points
noirs; côtés du prothorax plus ou moins tachetés. Dessus de l'abdomen brun-noir; ventre
en partie orné de macules foncées. Élytres comme chez le fascrolatus. Pattes jaune pâle,
cuisses couvertes de petits points et d’atomes. Tibias postérieurs avec des stries longi-
tudinales foncées au côté interne, le dernier article des tarses foncé.
?. Marge postérieure du dernier sepment abdominal droite, dentelée au milieu, où
se trouve une tache marginale noire.
S, Valvula genitalis triangulaire, laminæ pgenitales allongées, triangulaires. Les
bords internes divergents.
Longueur du mâle et de la femelle : 3 à 4 mm.
Evuiorie. — Harar.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 297
GENRE NEPHOTETTIX.
NEPHOTETTIX APICALIS Motsch.
Nephotettix apicalis Motsch., 1859, Étud. ent., p. 110; — Mel., Hom. Ceylan, p. 193.
Eraiopre. — Rivière Dobi. 1 Q.
GENRE GONIAGNATHUS.
GONIAGNATHUS GUTTATINERVIS Kirschb.
Goniagnathus guttatinervis Kirsehb., 1868, Cic., p. 116, 67.
12
Ermiopie. — Harar, 1 ©.
GENRE ALLYGUS.
ALLYGUS TRIGUTTATUS Melichar.
(PL Ir°, fig. 4 et 5.)
Allygus triguttatus Mel. 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 108.
Brun jaunâtre marqué de noir, Vertex obtus, arrondi vers le front noir orné d’un
dessin clair, en particulier d’une ligne en forme d'arc au bord du vertex, ligne qui se
trouve réunie au milieu avec un point situé en arrière; de chaque côté du point, une
tache transversale située presque au milieu du disque; au milieu du cou, deux traits
longitudinaux parallèles et. de chaque côté, une petite tache. Front brun de poix avec
des traits clairs transversaux et une ligne longitudinale au milieu. Clypéus en carré
allongé, avec un trait noir au milieu. Lora marginée de noir; fossettes antennaires
noires; au-dessus de celles-e1, une tache claire. Antennes brunes. Pronotum deux fois
. se ; . ,
aussi long que le vertex, finement strié en travers, marqué de points noirs près du bord
Fe AA Re a : 4 : :
antérieur et moucheté de 'noir sur la moitié postérieure. Écusson imperceptiblement
& . L] . LA
taché et offrant deux taches marginales claires avant l'extrémité, Elytres allongés, avec
des nervures brunes et de nombreuses petites taches et traits entre celles-ci. Au clavus,
trois points opaques en demi-cerele qui forment trois taches rondes lorsque les élytres
sont fermés. Ailes enfumées avec des nervures brunes. Poitrine et ventre brun de poix,
38
298 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
les bords des segments abdominaux étroitement bordés de jaune. Cuisses marquées de
lignes noires; tibias ponctués de noir, particulièrement les tibias postérieurs. Extrémité
des articles tarsaux, brune. Bord postérieur du dernier segment abdominal. échancré
en arc de cercle au milieu.
Q. Longueur : 7 MM.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre.
GENRE DELTOCEPHALUS.
DELTOCEPHALUS AGERATUS Melichar.
Deltocephalus ageratus Mel., 1904. Verh. 20ol.-bot. Ges. Wien, p. 46.
ArRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Mont Karoli, mai, 3 ©.
DELTOCEPHALUS ORNATULUS Melichar.
(PL'Ir lg. 6.)
Deltocephalus ornatulus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 108.
Corps allongé, jaune päle marqué de brun ferrugineux. Vertex triangulairement
saillant, bombé en haut, jaune pâle offrant au bord antérieur un dessin brun ferru-
gineux, qui limite trois taches claires arrondies. La tache médiane est située sur l'ex-
lrémité du vertex. Sur le cou, une ligne longitudinale courte et fine ayant de chaque
côté une tache presque carrée et légèrement brun ferrugineux. Face d’un brun ferru-
gineux. Pronotum aussi long que le vertex, arqué en avant, de coloration grisätre, le
pord antérieur Jaunäâtre. Écusson jaune pâle, offrant de chaque côté, dans l'angle basi-
laure, un triangle jaune ferrugineux. Élytres dépassant l'extrémité de l'abdomen, avec
des nervures jaunâtres grêles, les cellules couvertes de petites taches brun ferrugineux
et d'atomes ; seulement par places, on aperçoit de petites taches grisätres; en particulier
sur le clavus à l’extrémité de la suture, trois petites taches semi-lunaires formant avec
chacune des taches opposées de petites taches rondes. Aïles brunâtres. Poitrine et ventre.
ainsi que les pattes, d’un jaune ferrugineux pâle; des points foncés à la base des épines
des tibias postérieurs.
Q. Longueur : 2 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Karoli.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 299
GENRE PHLEPSIUS.
PHLEPSIUS QUADRIPUNCTATUS Melichar.
(4 13 48 fig. 7 et 8.)
Phlepsius quadripunctatus Mel., Bull. Mus. Hist. nat., p. 109.
Corps allongé, rétrécr en arrière. Dessus blanc jaunâtre pâle, mat, avec un dessin
jaune ferrugineux. Vertex deux fois aussi large que long au milieu, arrondi en avant.
son bord tranchant, impressionné transversalement en arrière du bord, jaune ferru-
gineux, avec quatre points noirs, savoir : un point de chaque côté, près du bord interne
de l'œil, et deux points sur le bord du vertex, c'est-à-dire au bord supérieur du front.
Ces derniers points sont plus grands et placés plus près lun de l’autre que les points
du vertex. Front allongé, visiblement rétréci en arrière, jaune pâle, avec des stries
transversales imperceptibles d’un jaune ferrugineux. Clypéus plus long que large.
rétréci à la base, arrondi en bas. Lora allongées, semi-lunaires. Antennes jaune pâle.
Pronotum avec quatre traits longitudinaux d'un jaune ferrugineux, les traits externes
souvent indistincts. Écusson marqué de triangles d'un brun ferrugineux aux angles
basilaires et d’une tache carrée qui atteint l'impression transverse. Élytres allongés.
Nervures fortes, d’une coloration jaune ferrugineux, cependant décolorées en certains
endroits, en sorte qu'il existe deux grandes taches claires à la marge costale. La pre-
mière tache marginale a la forme d'un triangle; la deuxième, celle d’une demi-lune.
Au clavus se trouvent deux nervures reliées l’une à l’autre par une nervure transver-
sale. De la nervure externe du elavus partent une ou deux nervures transverses allant
jusqu’à la sutura elavi. Ailes hyalines. Dessous et pattes sans dessin.
Longueur : 6 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Mont Nyro.
PaLePsius TumMipus Melichar.
(PL Irf, fig. 1.)
Phlepsius tumidus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 109.
Cette espèce appartient au groupe des Phlepsius, qui se distinguent par le bord
peu tranchant du vertex, qui est cependant plus arrondi et qui se rapproche de
celui de l'Allygus. Corps d'un jaune ferrugineux, marqué de noir. Vertex obtusément
triangulaire, plus long au milieu que sur les côtés, convexe vers le haut avee une ligne
38.
300 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
médiane courte et profonde sur le cou. Front presque en ovale allongé, tacheté de noir.
Clypéus rétréci à la base, marqué de taches plus ou moins foncées, ainsi que les lora
et les joues. Pronotum strié transversalement, convexe, marqué de rares taches noires.
Écusson triangulaire, avec une ligne transverse au milieu et, de chaque côté, un point
marginal noir placé avant l’extrémité. Elvtres avec de nombreuses nervures transver-
sales brunes, fines, ramifiées et formant par endroits un dessin foncé. Notamment au
milieu du clavus se trouve un pareil dessin foncé de forme triangulaire, dont la base est
située sur la sutura clavi, son extrémité dirigée vers l'extrémité de la suture. En outre,
il existe plusieurs taches noires, dont un petit point en arrière du milieu du clavus et
une grande tache à l'extrémité de celui-ci. Quatre à cinq taches noires se trouvent sur
le bord costal. Ailes d’un blanc laiteux. Pattes d’un jaune ferrugineux; cuisses tachetées
de noir; tibias avec quatre points noirs: extrémité des tarses, noire.
Longueur, 6 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nviro.
PaLepsius PALLIDUS Melichar.
(PL [r°, fig. 2 et 3.)
Phlepsius pallidus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 110.
Jaune pâle. Le bord du vertex tranchant par une ligne noire, à laquelle se Joint une
teinte jaune orange diffuse. Tout le reste du corps, en dessus et en dessous, unicolore,
Les élytres sont presque transparents avec des nervures claires, sans nervures transverses
ramifiées. Ailes hyalines. Valvula genilalis triangulaire, laminæ genitales triangulaires,
allongées, accolées l’une à l’autre, brusquement rétrécies à l'extrémité, prolongées vers
le haut en une pointe légèrement recourbée.
d. Longueur, 6 mm. 5.
ArriQuEe ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
GENRE SELENOCEPHALUS.
SELENOCEPHALUS IRRORATUS Melichar.
(PL Ir, fig. 4 et 5.)
Selenocephalus ivroratus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 110.
Corps robuste et ramassé, de facies semblable à celui de l'espèce paléarctique Seleno-
cephalus obsoletus Derm. Dessus brun jaunâtre très brillant, à dessin noir accentué. Tête
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 301
large, vertex presque trois fois aussi large que long au milieu, le bord antérieur tran-
chant, avec un sillon dans lequel se trouvent les ocelles, tout près du bord des yeux.
Face large, tachetée et striée de noir. Le vertex ainsi que le pronotum, l’écusson et les
élytres densément marqués de nombreux traits et taches; notamment dans les cellules
des élytres, le dessin foncé est très dense, arborisé par places; on aperçoit seulement
au bord de la poitrine, en arrière du milieu, une tache claire triangulaire et, derrière
celle-ci, deux autres petites taches marginales sans dessin. Aïles brun de fumée. Dessous
taché de brun; les pattes fortement tachées de noir , de grands points noirs à la base des
épines sur les tibias postérieurs.
S. Longueur : 6 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
SELENOCEPHALUS CLYPEOCARINATUS Melichar.
(PL Ir’, fig. 6.)
Selenocephalus clypeocarinatus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 110.
Tête aussi large que le pronotum. Vertex obtusément triangulaire, tranchant en
avant, offrant au bord antérieur un sillon derrière lequel le vertex est transversalement
impressionné, le bord limité par une fine ligne noire, qui est élargie et diffuse en
arrière. Au-dessous du sillon existe une ligne transversale noire qui s’élargit sur le front.
Disque de celui-ci, marqué de chaque côté de deux à trois lignes transversales plus
claires. L'extrémité du front, rétrécie inférieurement, est brunâtre. Clypéus étroit à la
base, offrant au milieu une carène longitudinale courte distincte, ce qui différencie
particulièrement cette espèce. Les autres parties de la face, d’un jaune pâle. Fossettes
antennaires noires. Antennes jaune pâle. Pronotum presque aussi long que le vertex au
milieu, strié transversalement et couvert de taches noires. Élytres jaune-brun, les ner-
vures fines et brunes; cellules avec des taches brunes isolées. Au milieu du clavus, à
l'extrémité de la suture, une tache ronde, blanche, opaque. Ailes hyalines avec des ner-
vures brunâtres. Dessous sans tache. Cuisses et tibias avec des rangées de points noirs.
De grands points noirs à la base des épines sur les tibias postérieurs.
S. Longueur : 5 mm. 5.
Evuiopie. — Makanissa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
302 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE HECALUS.
HECALUS PaykuLLI Stâl.
Hecalus Paykulli St, 1854, Oefo. Vet. Ak. Fôrh., XE, p. 252, 4.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 ©; mont Nyiro, 1 ©.
GENRE PARABOLOCRATUS.
PARABOLOCRATUS DUBIUS Melichar.
Parabolocratus dubius Mel., 1904, Verh. 20ol.-bot. Ges. Wien, p. 37.
Ermiorie. — Katchinoa, 3 &.
ArRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1 &.
PARABOLOCRATUS LACTEUS, n. SP.
(PL Ir, fig. 7.)
La plus petite des espèces connues du genre. D'un blanc lacteux, vertex, pronotum
et écusson très pâle, jaunâtre. Vertex aussi long que large entre les yeux, triangulaire,
avec les côtés du bord arqués, lisse, aplati, légèrement réfléchi vers le bord antérieur,
avec une légère dépression en forme d'arc de cercle sur le disque, et une courte ligne
longitudinale, impressionnée à la base. Ocelles placés au bord du vertex, très près des
yeux. Les yeux grisâtres; front plus long que large; elypéus plus large à la base, une
fois et demie plus long que large; joues larges, leur angle obtusément arrondi, forte-
ment échancrées près des yeux. Pronotum deux fois plus large que long, les côtés
parallèles, bord antérieur largement arrondi, presque droit, le postérieur légérement
concave; le disque finement strié en travers, la moitié postérieure jaune grisâtre, se
prolongeant triangulairement vers le bord antérieur. Écusson triangulaire, avec une
courte ligne transversale au milieu. Élytres aussi longs que l'abdomen, hyalins, fine-
ment striés, présentant un très petit point noir au sommet du clavus. Les nervures
jaunâtre pâle; quatre cellules discoïdales, dont deux antiapicales, cinq cellules apicales.
Ailes hyalines, claires, à nervures jaunâtre pâle. Corps, dessous et les pattes pâles,
les ongles brunâtres.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 303
S. Laminæ genitales triangulaires, les bords intérieurs se‘joignant lun à l'autre.
finissant en pointe très aiguë, prolongée et recourbée, les côtés sinueux, finement pubes-
\ F) 4 5 l2 à . 4007) | L] LA is lé È
cents à l'extrémité. Pygophore plus long, acuminé à l'extrémité, pubescent.
Cette espèce ressemble beaucoup au P, dubius Mel., mais en diffère par le corps moins
orand et plus étroit et par la coloration, surtout par les organes sexuels du mâle. Chez
le P. dubius Mel. , les laminæ genitales sont étroites et régulièrement triangulaires, non
prolongées à l'extrémité en pointe aiguë.
Longueur : { mm.
Ervnropie. — Katchinoa, 1 &.
SOUS-FAMILLE DES BYTHOSCOPINE.
GENRE IDIOCERUS.
IDIOCERUS FUNEREUS Melichar.
(PL Ir’, fig. 1 et 2.)
Idiocerus funereus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat. p. 111.
Corps court, ramassé. Dessus brun foncé, tacheté de nombreux petits points et taches
opaques. Vertex étroit, arqué, jaune ferrugineux comme le front. couvert de nom-
breuses petites taches brunes et noires, qui sont plus denses à la partie inférieure du
front. Joues, lora et clypéus tachetés de même. Pronotum marqué de marbrures foncées
très accentuées, la coloration foncée prédominant. Écusson jaune ferrugineux, avec des
triangles foncés dans les angles basilaires et de petites taches foncées et irrégulières sur
le disque. Élytres brun foncé, marqués de nombreux points opaques blanes plus ou
moins étendus disposés presque en rangées. Des points semblables se trouvent égale-
ment sur le bord costal et sur les nervures. Au elavus existe, en arrière du milieu, une
lache transversale blanche calleuse qui s’unit à la tache homologue. Sur la corie, à la
même hauteur que la tache dont il vient d’être question, existe une deuxième tache
transversale. Membrane enfumée. Ailes enfumées. Dessous tacheté de noir. Ventre
noir, les bords des sepments étroitement bordés de blanc. Guisses noires, leur extré-
muité blanche; tibias noirs avec des points blancs, leur base et leur extrémité d’un
blanc jaunâtre; les extrémités des articles des tarses et les ongles noirs.
Longueur : h mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Karoli, mai.
304 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE PEDIOPSIS.
PEDIOPSIS SEXPUNCTATA Melichar.
(PL Ir°, fig. 3 et 4.)
Pediopsis sexpunctata Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 111.
Vert, de la forme et de la grandeur de notre P. wirescens Fab. Vertex marqué de trois
points noirs, celui du milieu se trouvant à l'extrémité. Sur le bord antérieur du pro-
notum, trois points noirs, l’un à l'extrémité du pronotum qui s’avance en forme de
triangle, les autres de chaque côté, derrière l'œil. Écusson triangulaire, avec une ligne
transversale profonde au milieu, et, de chaque côté, dans les angles basilaires, un point
noir qui touche au bord postérieur du pronotum. Élytres verts. les nervures fortes d'un
blanc verdâtre, les cellules d’une couleur un peu brunâtre. Ailes hyalines. Dessous
vert, avec un petit point noir sur les côtés, à la partie antérieure de la poitrine. Pattes
vertes, les tibias antérieurs et intermédiaires jaunâtres.
Q. Longueur : 4 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Karoli, mai.
PEpiopsis ÆrHiopicA Melichar.
(PLIT)6g.9;)
Pediopsis æthiopica Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 112.
Très petite espèce, de couleur blanche et brillante comme de l'argent. Vertex très
étroit, anguleux; front convexe, couvert comme le vertex de petits points noirs denses.
Pronotum avançant en forme de triangle, strié obliquement en avant Jusqu'à l’extré-
mité, couvert de petits points denses, et offrant au milieu une fine ligne longitudinale
noire. Yeux rouges. Écusson triangulaire marqué de mouchetures denses et montrant
de chaque côté, dans les angles basilaires, une grande tache triangulaire brune. Élytres
blancs, transparents, à nervures blanches, qui portent de gros points noirs, de même
que le bord costal. De nombreux petits points noirs et bruns forment sur les élytres
trois bandes transversales peu distinctes, savoir une bande transversale à la base, une
deuxième en avant du milieu, la troisième en arrière du milieu. Ailes hyalines. Dessus
avec des mouchetures foncées, dessous plus ou moins tacheté. Pattes blanc jaunätre;
cuisses densément ponctuées, tibias avec des anneaux noirs. Ongles noirs.
Q@. Longueur : 3 mm.
Eruropie. — Uomber.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 305
GENRE AGALLIA.
AGALLIA HARARENSIS Melichar.
(PL. Ir, fig. 6.)
Agallia hararensis Mel, 1911, Bull. Mus. Hist, nat., p. 119
Très semblable à lAgallia venosa Fall. Brun jaunätre. Sur le vertex, deux grands
points noirs qui sont plus éloignés l’un de l’autre que chacun d’eux ne l’est du bord de
l'œil. Entre les yeux s'étendent sur le front deux traits longitudinaux bruns placés pa-
rallélement l’un à l’autre. De l'extrémité du front s'étend, de chaque côté vers le dehors
jusqu’à la fosse antennaire, un trait oblique en angle obtus; en dessous de cette cavité
antennaire, dans la partie inférieure du front, existent deux traits longitudinaux formés
par de petits points bruns. Entre le point du vertex et le bord interne de l'œil se trouve
une tache longitudinale brune. Fosses antennaires noires; antennes brunes. Pronotum
finement strié transversalement, marqué de deux grandes taches arrondies effacées et
par suite indistinctes, dans l'intervalle desquelles existe un trait longitudinal raccourei
en avant et en arrière; au bord antérieur, une tache semi-circulaire de même coloration,
dans l’angle interne de laquelle se trouve un point noir. Écusson triangulaire avec des
triangles noirs aux angles basilaires. Élytres Jjaune-brun. recouvrant presque l'extrémité
de l'abdomen ; nervures brunes; trois lignes brunes sur l'extrémité de la suture , l’ex-
trémité de la suture est brune et interrompue en deux endroits. Aïles d’un blane de lait
troublé. Poitrine plus ou moins foncée. Ventre non tacheté, Pattes brun-jaune; cuisses
et tibias avec des anneaux bruns indistincts,
Q. Longueur : 4 mm.
F
Erniopie. — Harar.
Genre MACROPSIS.
MACROPSIS VIRIDULA Melichar.
(PL. Ir”, fig. 7.)
Macropsis viridula Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 113.
Verte. Vertex étroit, cinq fois aussi large que long, de largeur uniforme, arrondi
vers le front. Pronotum fortement rayé transversalement. Ecusson avec une ligne
transversale anguleuse au milieu. Elytres grossièrement ponetués, moins distinctement
39
306 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ponctués à l'extrémité, hyalins et, comme les nervures, teintés de vert. Dessous et
pattes verts.
Q. Longueur : 5 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe.
GENRE OCLASMA.
OCLASMA DEGENERATA Melichar.
Oclasma degenerata Mel., 1905, Wiener entom. Zeit., p. 294.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 ©.
Famizze DES MEMBRACIDÆ.
Genre PLATYBELUS.
PLATYBELUS FLAVUS Signorel.
Centrotus flavus Signoret, 1858, in: Thomson, Archives. IT, p. 339.
Platybelus flavus Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 96.
Arrique OriENraLE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, 1 .
GENRE UROXIPHUS.
UROXIPHUS MACULISCUTUM Am. et Serv.
Uroxiphus maculiscutum Au. et Serv., 1843, Hist. des Hém., p. 550, pl. 12, fig. 9.
Arrique OrtgNTaLE ANGLAISE. — Lac Rodolphe; Nairobi; 1 &, 1 Q.
Famizze DEs CERCOPIDÆ.
GENRE TOMASPIS.
ToMASPIS SUBSANGUINEA Melichar.
Tomaspis subsanguinea Mel., 1905, Wiener entom. Zeit., p. 290, 3a.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, © &.
RÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES.
GENRE LOCRIS.
LOCRIS ÆTHIOPICA Stäl.
Locris æthiopica Siäl, 1866, Hem. Afr., IV, 59, 4.
Evaiopie MÉRIDIONALE, — Lac Abbaï, 1 &.
LOCRIS ERYTHROMELA Stäl.
Locris erythromela Stäl, 1866, op. cit., p. 59, 5.
| £
Erniopre mMÉRipionaze. — Lac Abbaï. 1 ©.
LOCRIS TRANSVERSA Thunb.
Locris transversa Thunb., 1822, Hem., [, p. 4; — Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 61, 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, 2 ©.
GENRE PTYELUS.
PTYELUS GROSSUS Fabr.
Cercopis grossus Fabr., 1794, Ent. syst., IV, p. 471.
Ptyelus grossus Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 71, 3.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Lac Rodolphe, 1 ©.
Ucanpa. — Entebhe, 1 9.
Genre POOPHILUS.
POOPHILUS TERRENUS Walk.
= umbrosus Stäl).
Poophilus terrenus Walk., 1851, List of Hom., IT, p. 709, 16.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
307
308 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
POOPHILUS ABBREVIATUS Melichar.
(PI. Ir’, fig. 1.)
Poophilus abbreviatus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 113.
Semblable au P. terrenus Walk., mais avec le corps plus court et plus ramassé.
Dessus brun, pubescence dense, courte et soyeuse, avec de nombreuses taches noires,
qui se fondent çà et là en formant de plus grandes taches. Vertex triangulaire, avancé
en pointe, aussi long au milieu que large à la base entre les yeux. Bord antérieur noir,
caréné, avec quatre petits points jaunâtres. Dessous brun, à pubescence courte et très
dense. Front aplati longitudinalement au milieu et présentant, de chaque côté, une
rangée de sillons transversaux. Antennes brunes. Élytres courts, dépassant un peu
l'extrémité de l'abdomen, offrant leur maximum de largeur au milieu où le bord costal
est un peu réfléchi, rétréci en arrière et en pointe obtuse. Les nervures, indistinctes.
Ailes brunes. Pattes brunes, les extrémités des épines des tibias postérieurs et les ongles
noirs.
S,Q. Longueur : 8 mm.: largeur maxima des élytres : # mm.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
GENRE CLOVIA.
CLOVIA PROLIXA Stâl.
Clovia prolixa Stäl, 1855, Oefo. Vet. Ak. Fôrh., p. 97. 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi.
CLOVIA ALBOMARGINATA Melichar.
(PL. Ir°, fig. 2, 3, 4,5.)
Clovia albomarginata Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p.115.
Semblable à l'espèce paléarctique Philænus spumarius L. pour la taille et le facies.
Dessus couvert d'une pubescence extrêmement courte et soyeuse; les nervures des
élytres et le bord marginal de ceux-ci, plus clairs, presque d’un blanc jaunâtre. À l’ex-
trémité du clavus, un point noir et brillant. Vertex aussi long que le pronotum, faible-
ment convexe; bord antérieur à arête vive; sa région discoïdale offrant une ligne
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 309
médiane faiblement imprimée qui se continue aussi sur le pronotum. De chaque côté,
une ligne longitudinale brun foncé s'étend également de l'extrémité du vertex au seutel-
lum. Ocelles situés sur le cou, plus rapprochés entre eux que chacun d’eux n’est écarté
du bord interne de l'œil. Dessous brun foncé offrant de chaque côté une bande longi-
tudinale jaunâtre commençant à l'extrémité du front et prolongée en arrière. Front
convexe, ovale, Jaunâtre, avec des stries transversales brunes et brun foncé sur la moitié
inférieure. Abdomen, en dessus et en dessous. d’un brun foncé tendant vers le brun de
poix. Pattes brunes.
d. Longueur : 6 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe.
Fauizze DES FULGORIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES FULGORINEÆ.
GENRE ZANNA.
ZANNA TENEBROSA Fabr.
Zanna tenebrosa Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 140, 1.
Ücanpa. — Entebbe, mai, 1 «.
Genre HOMALOCEPHALA.
HOMALOCEPHALA CINCTA Fabr.
Homalocephala cincta Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 145, 1.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami, 1 Q.
SOUS-FAMILLE DES EURYBRACHINZÆ.
GENRE PARAPIOXYS.
PARAPIOXYS OPULENTUS Karsch.
Parapioxys opulentus Karsch, 1890, Berl. entom. Zeitschr., XXXN, p. 58.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voï.
310 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES DICTYOPHORINE.
GENRE HASTA.
HasTa ALBARÆ Distant.
Hasta Albaræ Dist., 1906, Ann. Map. Nat. Hist., 7, XNIIE, p. 34.
Dictyophora ufudensis Mel., 1904, Verh. zool.-bot. Ges. Wien., p. 29, 13.
Hasta Albare Mel., 1912, Mon. Dict., p. 111, 5.
ArriQue OrtENTALE anGLAISE. — Mont Loroghi; mont Nyiro.
GENRE PARANAGNIA.
PARANAGNIA APICATA Melichar.
Paranagnia apicata Mel., 1912, Mon. Dict., p. 56, 2.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi ; mont Nviro.
GENRE DICTYOPHORA.
DICTYOPHORA SUTURALIS Melichar.
(PL Le”, fig. 6 et 7.)
Dictyophora suturalis Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p.114.
Jaune pâle. Tête prolongée en une apophyse conique, courte et un peu relevée. Vertex
triangulaire, pointu, ses bords latéraux carénés; distinctement sinué avant l'extrémité.
Surface du vertex avec une carène médiane distincte. Front allongé, avec trois carènes
longitudinales, les latérales atteignant la suture du clypéus, rapprochées de la médiane ;
celle-ci prolongée sur le clypéus. Yeux bruns, rayés de lignes arquées longitudinales
de coloration foncée. Sur les côtés du pronotum, derrière les yeux, se trouvent deux
carènes longitudinales, et une troisième sur le lobe pectoral du pronotum. Toutes les
carènes de la tête et du thorax sont d’un blane clair. Élytres hyalns, transparents,
les nervures longitudinales jaunâtres, brunes à la partie apicale où existent de nom-
breuses nervures transversales. En outre, la nervure externe longitudinale et le bord
sutural interne du clavus sont noirs. Ailes hyalines. Dessus et dessous d’un jaune pâle
pe
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 311
comme les pattes; les extrémités des tibias antérieurs et intermédiaires et tous les
tarses, bruns. Extrémités des épines des tibias postérieurs, noires. Tibias postérieurs
r , . . 2 ° A | “+
armés de quatre épines. Appareil génital du mâle, noir.
d. Longueur : 4 mm.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
SOUS-FAMILLE DES CIXIINEÆ.
GENRE CIXIUS.
CIXIUS STIGMATICALIS Melichar.
(PL Ir?, fig. 8 et 9.)
Civius stiomaticalis Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 114.
Tête, pronotum et écusson d'un brun jaune. Vertex deux fois aussi large que long,
arrondi en avant. Front et clypéus brun-jaune sans aucun dessin. Élytres hyalines à
nervures blanches couvertes de granules noirs très fins. Nervures apicales un peu jau-
nâtres, à granules noirs plus forts. Nervures transversales brunes; des points isolés
enfumés ou noirs sur les nervures apicales et dans les bifurcations des nervures longitu-
dinales de la corie et du clavus. Le bord costal couvert au bord interne de granules noirs
de grosseur uniforme, qui ne sont pas plus forts que ceux des nervures longitudinales.
Süigma blanc, brun au côté interne. Ailes hyalines. Dessous et pattes jaune-brun. Abdo-
men d’un brun de poix tirant sur le noir, les bords des seoments plus clairs.
Longueur : 5 mm.
Eraropre. — Makanissa.
GENRE OLIARUS.
OLIARUS LONGIPENNIS Melichar.
(PL Ir, Gg. 10, 11, 12, 13.)
Oliarus longipennis Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p.114.
Corps grand, étroit et allongé. Vertex d'un quart plus long que large à la base, noir
entre les yeux, arrondi en avant, noir en dessus, les bords latéraux carénés, jaunâtres,
offrant au milieu un point jaunâtre. Les impressions frontales antérieures, noires, Front
312 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
aussi long que le clypéus, rétréei en haut entre les veux, également arrondi vers le
bas, plan, les carènes latérales peu relevées; carène médiane distincte; dans la partie
supérieure du front, un triangle noir prolongé vers le bas sur le clypéus. Suture cly-
péale en forme de demi-cercle offrant de chaque côté une tache foncée. Clypéus d'un
jaune ferrugineux ; front plus foncé. Antennes brunes. Rostre dépassant les hanches
postérieures, noir à l'extrémité. Pronotum jaunâtre, noir sous les yeux. Écusson brun
de poix avec des carènes d’un jaune lerrugineux. Élytres deux fois aussi longs que
l'abdomen, dépassant de beaucoup celui-c1, hyalins à nervures d’un brun de poix, cou-
verts de granules noirs, mais devenant jaunes en plusieurs points. La nervure du bord
sutural est colorée en jaune en deux endroits. Nervures transversales foncées, bordées
de brun. Sigma en forme de triangle allongé, brun, jaune en avant. Ailes hyalines,
à nervures brunes. Corps brun, les bords des segments plus clairs. Vagina remarqua -
blement longue, dirigée en ligne droite vers le bas. Pattes brunes, les cuisses et les
tibias avec des lignes longitudinales foncées. |
S'®. Longueur du corps : 6 mm.; avec les élytres : 10 mm.
Ermopie. — Kounhi; Tchafianani.
SOUS-FAMILLE DES LOPHOPINÆ.
GExrEe ELASMOSCELIS.
ELASMOSCELIS CIMICOIDES Spin.
Elasmoscelis cimicoides Spin., 1839, Ann. Soc. entom. France, NII, p. 388; — Melichar, 1915,
Mon. Loph., p. 356.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, S' 9.
SOUS-FAMILLE DES RICANIINÆ.
GENRE POCHAZOIDES.
POCHAZOIDES ASPERATUS Melichar.
Pochazoides asperatus Mel., 1904, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, p. 33.
ArriQue OrtexTaLe AxGLaise. — Mont Nyiro, à) exemplaires.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 313
POCHAZOIDES CONSPERSUS Melichar.
Pochazoïdes conspersus Mel., 1905, Wiener entom. Zeit, XXIV, p. 287.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
SOUS-FAMILLE DES FLATINÆ.
GENRE PSEUDOFLATA.
PSEUDOFLATA POSTICA Spin.
Pseudoflata postica Spin., 1839, Ann. Soc. entom. France, NUIT, p. 420.
Eriopre. — Karssa; Hiéka.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Voï: lac Rodolphe.
GENRE ORMENIS.
ORMENIS FUSCULA Melichar.
Ormenis fuscula Mel., 1902, Mon. Flat., p. 72.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
SOUS-FAMILLE DES ISSINEÆ.
GENRE DURIUM.
DURIUM SENEGALENSE Signoret.
Acrometopus senegalense Sign., 1861, Ann. Soc. entom. France, p. 58; — Melichar, 1906, Mon,
Issid., p. 240.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
314 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE TRIENOPA.
TRIENOPA LONGIFRONS Walk.
Issus longifrons Walk., 1858, List of Hom., Suppl., p. 89.
Trienopa longifrons Melichar, 1906, Mon. [ssidæ, p. 229.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami, 1 ©.
GENRE HYSTEROPTERUM.
HysreRoPpTERUM Moscur Melichar.
Hysteropterum Moschi Mel., 1906, Mon. Issid., p. 152.
Éraropie. — Makamissa, 2 S'.
HYSTEROPTERUM SOLIDUM Melichar.
(PI. Ir, fig. 1. 2, 3.)
Hysteropterum solidum Mel.. 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 115.
Espèce assez grande, de couleur jaune päle, sans marques foncées sur le dos. Vertex
étroit, quatre à cinq fois aussi large que long dans son milieu, beaucoup plus court
au milieu que sur les côtés, le bord antérieur droit. Front nettement plus long que
large, rectangulaire, non retrécr vers le haut, plan, avec une carène médiane distincte,
qui parait abrégée vers le bas. Clypéus caréné au milieu avec des traits transversaux
foncés sur les côtés. Antennes courtes; leur deuxième article, noir à l'extrémité. Sur le
côté de la tête existe un point noir dans l'angle antérieur du front et une petite tache
noire marginale en avant des yeux, ce qui distingue particulièrement cette espèce. Pro-
notum étroit, avancé en avant en forme de lobe, peu profondément sinué en arrière.
Écusson deux fois aussi long que le pronotum, plan en dessus, avec des carènes laté-
rales peu distinctes. Les élytres bombés, leur bord costal fortement ineurvé, en forme
de cloche, dirigés vers le bas, non repliés en dedans, tronqués obliquement au bout, de
sorte que l'angle apical fait saillie en arrière. Élytres transparents, notamment sur
les côtés, brillants, unicolores; nervures pas très saillantes, mais densément ramifiées ;
avant l'extrémité, une ligne courbe distincte qui se continue dans la nervure costale. De
nombreuses nervures transversales serrées au bord costal. Ailes absentes. Dessous d’un
. HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. | 315
brun jaune; dos tacheté de brun. Pattes jaune brunâtre, les cuisses et les tibias en par-
ticulier, finement tachetés de noir sur les parties planes. Les extrémités des épines des
tibias postérieurs sont noires.
Q. Longueur : 6 mm.; largeur : 4 mm. :
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
Famizze DES CICADIDÆ,
GENRE PLATYPLEURA.
PLATYPLEURA HORIZONTALIS Karsch.
Platypleura horizontalis Karsch, 1890, Berl, entom. Zeitschr., XXXV, p. 92.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Voi, 1 &.
PLATYPLEURA CLARA Am. et Serv.
Platypleura clara Am. et Serv., 1843, Hist. Hém., p. 46; — Stäl, 1866, Hem. Afr., IV, p. 22.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, 1 d.
PLATYPLEURA DIVISA Germ.
Platypleura divisa Germ., 1843, Silb., Rev. entom., IT, p. So; — Stäl, 1866, op. cit., p. 16.
Lac Rodolphe, 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE,
PLATYPLEURA ROTHSCHILDI Melichar.
(PL 1r°, fig. A et 5.)
Platypleura Rothschildi Mel., 1911, Bull. Mus. Hist, nat., p. 116.
Très semblable au P. deusta Thunberg. Corps vert, à dessin noir, revêtu d’une pubes-
cence grise courte et de poils noirs longs et denses. La tête est plus étroite que la base
du pronotum, le vertex arrondi en avant, non saillant. Les deux ocelles d’un rouge
rubis, rapprochés l’un de l’autre, se trouvent dans une tache transversale noire, de
laquelle part une étroite bande se rendant au bord interne de l'œil. Front convexe,
avec un sillon longitudinal sur la ligne médiane, velu de poils bruns et noirs. Pronotum
saillant en angle obtus sur les côtés; en dessus, sur la ligne médiane, une bande lon-
gitudinale noire comprenant une courte ligne longitudinale claire. Sillons du pronotum
ho.
316 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
noirs. Écusson avec deux taches noires triangulaires au milieu du bord antérieur, et,
de chaque côté, deux traits longitudinaux courts, dont l’externe est plus long que l'in-
terne; derrière celui-ci, un point à proximité de la croix scutellaire. Croix seutellaire
verte, précédée de deux points noirs. Abdomen conique, noir, les bords postérieurs
ciblés de petits poils gris argenté; en outre, tout le corps est couvert de longs poils
noirs. Le dernier segment dorsal d’un blanc de craie, noir au milieu, lisse. Sepgment
vénital noir. Élytres marqués de brun, de noir, de gris et de blanc; la couleur fonda-
mentale semble être le blanc grisâätre; la base et le clavus sont d’un brun jaune;
une tache carrée blanche se trouve à peu près au milieu de la cellule subcostale, et une
tache blanche plus grande derrière l'extrémité du clavus:; deux ou trois plus petites
taches blanches sont éparses au bord marginal; toutes les nervures sont d’un jaune
d'ocre; dans les cellules apicales, trois petites taches blanches qui ont l'aspect de points
géminés. Ailes d'un jaune d'ocre, d'un brun foncé seulement à l'extrémité, les nervures
jaune d'ocre prédominant; champ anal d’un jaune d’ocre, avec une tache blanche au
bord antérieur; tout le bord apical avec un filet blanc hyalin extrêmement étroit.
Dessous brun, ou d’un vert brun sale. Pattes vert sale, les tarses d’un brun de poix
ürant sur le noir. Le bord postérieur du dernier segment abdominal de la femelle, den-
telé au milieu.
Longueur du corps : 29 mm.; envergure : 90 mm.
ArRiQuEe ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, 1 ©.
PLATYPLEURA ARGUS Melichar.
(PI. Lrf, fig. 6.)
Platypleura Argus Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p.116.
Semblable à P. Rothschild, mais plus petit. Corps, notamment l'abdomen, couvert
d’une pubescence grise et offrant en outre un petit nombre de longues soies noires. La
couleur grise des élytres est prédominante, la couleur jaune d’ocre manque totalement,
et les taches blanches sont très petites et faibles. Sur l’écusson on trouve, au lieu du
triangle noir, une marque en forme de V, et dans celle-ci une tache médiane en forme
d’ancre. Le champ anal des ailes n’est pas d’un jaune d’ocre pur; il est coloré en brun
clair en arrière au bord externe. L’abdomen est velu, le bord postérieur de son dernier
segment est moins profondément échancré au milieu que chez l'espèce précédente.
Semblable pour le reste à celle-e1.
Q. Longueur du corps : 27 mm.; envergure : 80 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
HÉMIPTÈRES HOMOPTÈRES. 317
GENRE INYAMANA.
INYAMANA Bouviert Melichar.
(PAP Sp 7er)
Inyamana Bouvieri Mel., 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 117.
Jaune pâle. Tête petite, aussi large (yeux compris) que le bord antérieur du prono-
tum. Front triangulairement convexe, vu de côté, tronqué à angle obtus; la partie
supérieure de l'angle obtus, convexe; la partie inférieure, presque concave. Un sillon
médian étroit sur la moitié supérieure du front, les côtés de celui-ci avec des sillons
transversaux superficiels. Glypéus triangulaire. Rostre court. Antennes sétiformes, leurs
deux premiers articles épais et presque d'égale longueur, les cinq autres articles longs,
sétiformes. Pronotum plus large que long, ses côtés parallèles, les angles postérieurs
lobés et saillants, tronqués transversalement, ce qui rend le bord postérieur plus large
que le bord antérieur; de chaque côté, sur l'espace plan, trois traits bruns dans les
sillons du pronotum. Écusson avec deux traits longitudinaux bruns et courts situés en
avant et au milieu; de chaque côté, un trait longitudinal plus large, triangulaire, brun,
interrompu par un signe clair en forme de veine; deux points bruns en avant de la
saillie cruciforme, qui est légère. Élytres aussi longs que l'abdomen, hyalins, les ner-
vures Jaune pâle; nervures apicales plus foncées, la nervure marginale interne du cela-
vus, noire. Ailes hyalines à nervures brunes. Abdomen conique, armé à l'extrémité de
trois épines dressées, entre lesquelles se trouve l'anus. Opercule petit, semi-cireulaire ;
épine coxale petite, mince et recourbée en forme de crochet.
d. Longueur : 18 mm.; envergure : environ 29 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. —- Rendilé : Lasami, 1 &.
NÉVROPTÈRES
(#® PARTIE),
PAR
H. W. VAN DER WEELE.
Parmi les Insectes recueillis par M. le baron Maurice de Rothschild durant son
expédition en Afrique orientale se trouve une petite collection de Névroptères
qui, bien que peu nombreuse en individus, contient néanmoins plusieurs espèces
nouvelles ou très rares. Ge fait ne doit pas surprendre, les Névroptères étant assez
peu recherchés ou étudiés.
Malheureusement, les espèces ne sont souvent représentées que par un petit
nombre d'exemplaires, ou par un seul sexe, ce qui m'a mis dans l'impossibilité
de les décrire d’une manière intelligible. J'ai préféré ne pas décrire les espèces
pour lesquelles il n’y avait pas un matériel suffisant, parce que les descriptions
faites dans ces conditions ne peuvent que causer des difficultés aux monographes
futurs, comme je l'ai éprouvé moi-même à plusieurs reprises pour ma monogra-
phie des Ascalaphides. De même, je n'ai pas voulu décrire de genres nouveaux,
bien qu'il s’en présente plusieurs, parce que je n’ai pas toutes les espèces à com-
parer, et je ne veux créer de nouveaux genres que lorsque j'ai pu comparer toutes
les espèces connues.
AGNATHA.
GENRE POLYMITARCYS.
POLYMITARCYS SAVIGNYI Eaton.
Ephemera Savignyi, 1817, Descript. de l'Égypte, Hist. nat., [, p. 194, pl. II, Nevropt. 5.
Polymitarcys Savignyi Eaton, 1888, Trans. Linn. Soc., Zool. (2), TE, p. 46.
Érmorr. — Endessa, 9 septembre 1904.
NÉVROPTÈRES. 319
Un petit nombre d'exemplaires, conservés en alcool, se référent sans aucun doute à
cette espèce, qui est décrite du Nil et de l'Egypte.
GENRE ÉPHEMERA.
ÉPHEMERA sp. ?
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
Deux femelles en mauvais état; ne peuvent se rapporter à aucune espèce décrite.
Elles sont de la grandeur de l’'Eph. vuloata L., mais les ailes ne sont pas pourvues des
taches obscures.
GENRE ECDYURUS.
ECDYURUS sp. ?
Éraropte, — Addis-Abeba, mai 190/.
Un exemplaire d, en mauvais état, conservé en alcool, appartient certainement à une
espèce nouvelle, mais est en trop mauvais état pour être décrit.
PLANIPENNIA.
Les Planipennes sont mieux représentés que les autres ordres et contiennent le plus
grand nombre d'espèces nouvelles. Je les traiterai d’après les familles, dans l'ordre suivant.
Famirze DES ASCALAPHIDÆ.
Cette famille, qui nous rappelle les Lépidoptères Rhopalocères par les antennes, et
les Odonates par l'habitat et la biologie, est représentée par la sous-famille des
Holophthalmines.
GENRE ALLOCORMODES.
ALLOCORMODES KOLBEI, nom. nov.
(PL. In!, fig. 3.)
Allocormodes intractabilis Kolbe (nec Walker), 1897, Deutsch. Ost. Afrika, Neuroptera, p. 28.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
320 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'exemplaire décrit par Kolbe, et que J'ai examiné et comparé pour ma monographie,
n'appartient pas au A{{. intractabilis Walker de l'Afrique occidentale, mais est certainement
une espèce nouvelle. Je l'ai redéerite et figurée dans ma monographie des Ascalaphides.
L'exemplaire de cette collection est un & qui diffère du type par les points suivants :
plus petit, tache blanche des ailes antérieures beaucoup plus petite. L'espace médian
des deux paires d'ailes est tout à fait brun, tandis que le type a les nervules transversales
brunes. La strie brune, interrompue des ailes du type, est plus obscure mais moins
développée dans cette variété. Les antennes sont plus courtes que chez le type, mais,
étant collées, 1l se pourrait que quelques articles basilaires soient perdus.
Long. corps S 28; ailes ant. 36; ailes post. 32; ant. 28; nerv. cost. ailes ant. 34.
Long. abd. & 18; larg. max. 9; larg. max. 8.; nerv. cost. ailes post. 34.
GENRE TMESIBASIS.
TMESIBASIS ROTHSCHILDI Van der Weele.
(PL. La’, fig. 4.)
Tmesibasis Rothschildi Van der Weele, 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 256.
Le genre Tmesibasis Mac Lachlan est le plus élégant des Ascalaphides et n'était connu
que du Mozambique. Les espèces semblent être très rares et n'ont pas une grande dis-
tribution géographique. J'en connais quatre, dont trois sont nouvelles. La distribution
du genre s’est étendue en Afrique orientale et centrale jusqu'au Congo belge.
L'espèce inédite découverte par M. de Rothschild est représentée par un seul mâle,
fort différent de la T. lacerata Hag. du Mozambique. Elle est plus petite que celle-c1, et
les ailes sont relativement plus courtes et plus larges; le bord postérieur beaucoup plus
élargi au milieu et l'extrémité plus rétrécie ; l'aréa centrale brune, les nervules costales
jaunes et réunies en groupes de trois; celles près du ptérostigma sont bifurquées.
Ptérostigma de couleur crème avec 4-5 nervules. Membrane vineuse, transparente. On
distingue un espace hyalin, étroit, avant la partie brune du bord postérieur. Le premier
allongement de la couleur brune sur le bord antérieur est réuni avec la tache basilaire
en renfermant un espace hyalin, cela dans toutes les ailes; les deux allongements sui-
vants de la couleur brune sont beaucoup plus grands que chez T. lacerata. Aéra post-
stigmatique brune, avec quelques taches rondes hyalines et le sommet divisé par une
tache hyaline également. Le corps est un peu plus obseur, mais avec le même dessin
que chez T. lacerata. Valve génitale du mâle avec le sommet plus arrondi.
Long. du corps & 26; ailes ant. 25; ailes post. 25; nerv. cost. ailes ant. 27.
Long. de labd. & 19; larg. max. 8 ; larg. max. 6; nerv. cost. ailes post. 27.
Antennes & 28.
2
NÉVROPTÈRES. 321
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Lac Rodolphe.
L'espece est dédiée à M. le baron Maurice de Rothsehild.
Il en existe également un mâle, du même pays, au Muséum de Londres. et une fe-
melle provenant de l'Afrique Orientale allemande, conservée au Muséum de Berlin.
Fauizze DES MYRMELEONIDÆ.
GENRE PALPARES.
PALPARES INTERIORIS Kolbe.
(PLInt, Do 25,91)
Palpares interioris Kolbe , 1897. Deutsch Ost Afrika, Neuroptera, p.9, n. A.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Karoli, mai 1905: sud du lac Rodolphe, entre
le chemin de fer et Le lac.
Il y a trois mâles de cette espèce, parfaitement décrite par Kolbe. dont un est très
pâle, les taches des ailes peu distinctes, mais ne différant en rien par les caractères
“plastiques (comme la forme des appendices et des palpes labiaux) des autres exem-
plaires. Îl ne semble pas être immature, et n’est peut-être qu'une aberration indivi-
duelle qui ne mérite certainement pas d'être décrite plus spécialement; l'indication qui
l'accompagne est : « Éthiopie, Haut-Aouache : Endessa, août 1905». Les deux autres
exemplaires ne différent pas des typiques.
Les appendices supérieurs sont plus courts que chez P. tristis Hagen, qui est très
voisin, et la valve génitale, vue de côté, a le sommet courbé en haut et le bord ven-
tral anguleux avec des poils longs et noirs; vue de dessous, le sommet est bilobé et
la partie basilaire est en forme de triangle. Chez P. tristis, la forme est différente ;
elle est plus large avec le sommet très large et droit, non bilobé (PL In”, fig. 3). Les
femelles se distinguent par la longueur des antennes et des palpes labiaux.
GENRE TOMATARES.
TOMATARES ROTHSCHILDI Van der Weele.
(PEN, 90 0 17: Pline 0181)
Tomatares Rothschildi Van der Weele. 1907, Bull. Mus. Hist. nat., p. 257.
Cette fort Jolie espèce est voisine de Palpares spectrum Rambur et de Myrmeleon
astutus Walker, qui sont placés par Mac Lachlan dans le genre Tomatares Hagen.
bi
322 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'espèce nouvelle se distingue de T. spectrum Rambur par sa petite taille et par les
ailes plus richement maculées. Elle est beaucoup plus voisine de T. astutus WIk. qui
habite les Indes, et je crois qu'elle en est la forme représentative africaine; aussi Je
veux la comparer plus spécialement avec celle-ci. De même grandeur que l'astutus.
Tête noire, le labre et la base des antennes, jaunes. Vertex peu élevé, presque plan.
Palpes labiaux noirs, assez longs, le dernier article aussi long, un peu épaissi avant
l'extrémité qui est très pointue. Antennes noires, assez courtes, un peu plus courtes que
le thorax, un peu épaissies vers le sommet. Thorax peu robuste, avec des poils longs,
noirâtres; le long du dos avec une très large bande longitudinale roussâtre, les côtés
noirâtres ou brunâtres comme la poitrine. Celle-c1 avec de courtes lignes blanches à la
base des hanches et avec des poils grisätres. Pattes noires, longues, assez épaisses; épe-
rons des tibias postérieurs linéaires, noirs, un peu plus longs que les deux articles
basilaires des tarses. Abdomen un peu plus court que les ailes inférieures et de la même
longueur dans les deux sexes. Le dos rougeñtre, le ventre noir avec des lignes jaunes
au bord postérieur des sternites, les quatre segments basilaires garnis de poils courts,
prisâtres. Les appendices supérieurs du mâle, jaunâtres, aussi longs que l’avant-dernier
segment, courbés en haut, vêtus de longs poils noirs avec le sommet épaissi et muni
de courtes épines noires. La valve génitale courte, noire au milieu, jaune sur les bords,
en forme de trapèze. Ailes aussi longues que larges, le sommet un peu anguleux, mais
non pointu. Les antérieures noires, l’espace costal orné de points crème blanchâtre, le
ptérosigma de la même couleur, le quart basilaire orné de beaucoup de petites taches
blanches, dont celle située au bord postérieur est la plus grande; vient ensuite une
fascie large, transversale, n'atteignant pas le bord antérieur; le disque avec des taches
de la même couleur dont les antérieures et les postérieures sont les plus grandes. Ailes
postérieures presque aussi grandes que les antérieures, le tiers basilaire blanchâtre,
excepté les nervures costales qui sont largement bordées de noir; viennent ensuite trois
fascies transversales noires, dont une apicale et deux discoïdales réunies dans le milieu ;
ces trois fascies atteignent le bord postérieur ainsi que la moitié apicale, qui est noire
avec quelques grandes taches blanches. Pelotte du mâle assez grande, brune.
Long. corps & Lo, © Lo; ailes ant. 34-39; 4h ailes post. 32-37; Lo ant. & 9.
Long. abd. S 26, @ 27; larg. max. G' 11-19; 14 larg. max. & 10-19; 19 1/2 ant.
CU:
AFRIQUE ORIENTALE ANGLaise. — Rendilé : Lasami, mars et avril 1905.
LD
NÉVROPTÈRES. 3:
GENRE MACRONEMURUS.
VMACRONEMURUS TINCTUS Kolbe.
Macronemurus tinctus Kolbe. 1897, Deutsch Ost Afrika, Neuroptera, p. 22, Taf.. fig. 7.
Cette espèce, décrite par Kolbe, est représentée par un mâle étiqueté : + Éthiopie
méridionale, Haut-Aouache, Endessa, août 1905 ». Le seul exemplaire s'accorde trés
bien avec la description , seulement la strie médiane du prothorax n'est pas bifurquée,
mais les deux branches de la fourche sont réduites à deux pointes arrondies, brunes,
comme Je l'ai indiqué dans ma figure. Malheureusement, les antennes ayant été répa-
rées, le vertex se trouve couvert de gomme, ce qui empêche d’en distinguer la sculpture
et les dessins. L’exemplaire est petit et les appendices supérieurs ont une longueur de
3 /2 nm.
GENRE MYRMECÆLURUS.
MYRMECÆLURUS TRISTIS (Walker).
(PL. In’, fig. 5,6, 7et8.)
Myrmeleon tristis Walker, 1853, Cat. Brit. Mus. Neur., p. 373.
Cette espèce, fort commune en Afrique. n’était jusqu'à présent pas encore figurée,
et Je profite de la largesse de cette publication pour en donner une figure. Elle est
répandue depuis la Sierra Leone jusqu'à Madagascar et les îles environnantes, et partout
si commune qu'on la trouve dans presque toutes les collections. Elle ne semble pas être
variable, et Jusqu'à présent Je n'ai pas trouvé de synonymes dans la littérature. Les
appendices supérieurs du mâle sont courts, en forme de valve simple, comme chez les
espèces de Myrmeleon, et la valve génitale est courte et triangulaire. La femelle a deux
paires d’appendices au dernier segment: il est douteux qu'elle appartienne au genre
Myrmecælurus, mais elle diffère aussi du genre Myrmeleon par ses ailes très larges, ses
courts éperons et les dessins du corps qui rappellent beaucoup les Myrmecælurus. Je
veux la laisser sous ce genre jusqu'à ma revision des Myrméléonides.
Arnique OriNraLe ANGLAISE. — Lac Stéphanie, 16 mars 1905. 1 &: Rendilé : Lasami,
mars 1909, 1 Q.
MYRMECÆLURUS LETUS Klug.
Myrmeleon letus Klug. 1819. Symb. physic.. IV, tab. 36, Ho nr do
Un exemplaire défectueux, dont l'extrémité de l'abdomen manque et que je rapporte
\ \
a cette espece.
AFRique ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami, mars 1 909.
32/ VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHASCHILD.
GENRE MYRMELEON.
MYRMELEON 5-MACULATUS Hagen.
Wyrmeleon 5-maculatus Hagen, 1862, Peters Reise nach Mozambiken, IT, Insekten, p. 103,15,
fig. 5
WMyrmeleon polyzonus Gerstaecker. 1884, Mur. naturo. Ver. Neu. Vorpomm. und Rügen, 16, p. 21.
Myrmeleon rapax Kolbe, 1897, Deutsch Ost Afrika. Neur., p. 20.
Comme M. trisis Walk., cette espèce est répandue dans toute l'Afrique tropicale,
mais elle est assez variable de taille, ce qui est probablement la cause qu'elle a été
décrite par plusieurs auteurs sous des noms divers. Elle est assez commune et je connais
des séries d'exemplaires de presque toutes les contrées de l'Afrique. À Madagascar, elle
diffère par sa grandeur et quelques détails peu importants de la forme continentale. On
l’a décrite sous le nom de MW. validus Mac Lachl. Dans mon travail sur les Myrméléonides
de Madagascar, j'ai donné la synonymie complète de cette espèce avec description et
photographie du M. validus. Hagen en a donné une très belle figure.
Les trois exemplaires Pen par M. de Rothschild sont de petits mâles, trou-
vés en Éthiopie, sur les parages du mont Assabot, en septembre. Voici le tableau des
mesures :
Long. corps 38-/0; ailes ant. 36-49; ailes post. 35-39.
Long. abd. 29-30: larg. max. 9-10; larg. max. 8-9.
MYRMELEON LETHIFER Walker.
(Pl Tn*69.9°)
Myrmeleon lethifer Walker, 1853, Cat. Brit. Mus. Neur., p. 374, n. 130.
Myrmeleon nipridorsis Kolbe, 1897. Deutsch Ost Afrika, Neur., p. 18.
Cette espèce, décrite du Natal par Walker, a, comme beaucoup d'espèces, une dis-
tribution plus grande en Afrique orientale. Kolbe l'a décrit très exactement de l'Afrique
Orientale allemande. sous le nom de A. moridorsis. Ayant comparé les types de ces
auteurs à Berlin et à Londres, je n'ai pas de He qu'elles ne soient identiques.
Elle est certainement très voisine de mon M. Buyssont, de Madagascar. mais elle s’en
distingue par la couleur noire du dorsulum. Par la forme générale, elle rappelle aussi
le MW. tristis WIk. avec lequel Kolbe l’a comparée plus spécialement. La figure et Île
dessin sont faits d'après une femelle de grandeur médiocre.
Éraiopie. — Endessa, septembre 1904.
NÉVROPTÈRES. 3):
lee à (
MYRMELEON MYSTERIOSUS Gerstaecker.
Myrmeleon mysteriosus Gerstaecker, 1893, Mit. naturw. Ver. Neu. Vorpomm. Rüpen, 25, p. 114.
M. mysteriosus Kolbe, 1897, Deutsch Ost Afrika, Neuroptera, p. 19. n. 4, Taf.. fig. 8.
Gette espèce a des rapports avec le genre Myrmecælurus, mais elle est privée des
petits pinceaux qui ornent les côtés des derniers segments de l'abdomen du mäle, et les
éperons postérieurs sont beaucoup plus courts que les métatarses. Elle a beaucoup d'af-
finité avec le AL varieatus Klug, dont elle est peut être identique, et quelques espèces de
Walker qui pourraient former un nouveau genre, voisin des Myrmecælurus. Le mâle
de cette espèce n’est pas encore décrit et se distingue de la femelle par son abdomen
long, qui surpasse la longueur des ailes antérieures d'environ 1 ou » millimètres et
porte à son sommet deux appendices supérieurs courts, jaunes et coniques, qui ont
environ la longueur de la moitié de l’avant-dernier segment et ne dépassent pas le bout
de l'abdomen.
J'ai vu cette espèce de différentes localités de l'Afrique orientale et de Mada-
pascar.
Arrique OrrEvTaLE axGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le ac.
GENRE FORMICALEO.
FORMICALEO CALLIDUS (Walker).
Myrmeleon callidus Walker, 1853. Cat. Brit. Mus. Neur.. p. 384. n. 146.
Ce Formicaleo à été décrit du Natal par Walker. J'en ai vu plusieurs exemplaires de
différentes localités d'Afrique orientale et centrale. Il varie un peu dans les dessins du
corps et des ailes, sans offrir des caractères qui les peuvent séparer comme espèces ou
variétés. Le type de Walker est une femelle. L'exemplaire unique de cette collection
est un mâle, qui n'offre pas de différence avec La description de Walker; seulement
l'abdomen est beaucoup plus long et le quatrième segment un peu renflé, Les appen-
dices supérieurs sont obliques: très fins, assez courts, environ deux fois longs comme
la hauteur du dernier segment, en forme de pince, avec des pointes fines et recouverts
d'épines noires et longues. La valve génitale est courte, plane, en forme de demi-cercle.
Les antennes, que Walker ne décrit pas, sont noires, très longues, un peu plus longues
326 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
que la tête et le thorax pris ensemble et avec le sommet un peu épaissi. La couleur est
noire et elles sont finement annelées de jaune. Quant aux pieds, le métatarse est déjà
assez long, mais beaucoup plus court que chez l'æsyptiacus et les éperons sont aussi longs
que les deux articles basilaires du tarse. Les ongles sont simples. Les ailes, trés étroites,
rappellent un peu le genre Creagris, mais la postcosta est indistinctement unie avec le
cubitus mférieur par un rameau oblique peu distinct.
Arrioue Orientae ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
FORMICALEO ÆGYPTHACUS (Rambur).
Myrmeleon ægyptiacus Rambur, 1892, Hist. Névropt.. p. 393.
(Figuré sans nom :) Description de l'Égypte. pl. 3. fig. 10-11 (1817).
Espèce appartenant vraisemblablement à un genre nouveau voisin des Formucaleo,
parce que la forme des tarses et la longueur des éperons est très différente des Formu-
caleo et des autres genres. Le métatarse est très long, plus long que le tibia et le fémur
qui ont la même longueur et sont aussi longs que les quatre autres articles du tarse.
Les éperons sont droits et aussi longs que les métatarses. Les ongles sont courts et den-
telés à la base et près du sommet. À ce groupe appartiennent plusieurs autres espèces,
comme le M. variegatus Klug de l'Arabie, et une espèce nouvelle de Java.
Érniorie. — Haut-Aouache, avril 1905, 1 ©.
GENRE CREAGRIS.
CREAGRIS PLUMBEUS (Olivier ).
Wyrmeleon plumbeus Olivier, 1825, Encyclop. méth., VIE, p. 126, n. 28.
Cette espèce, décrite sous un grand nombre de noms par les divers auteurs, est
répandue du sud de l'Europe jusqu’en Asie Mineure, l'Afrique boréale et l'Egypte. J'ai
vu presque tous les types et une quantité d'exemplaires de différentes localités, mais 1l
n'est impossible de distinguer ces soi-disant espèces. Le seul exemplaire de cette col-
lection ne diffère en rien des exemplaires du sud de l'Europe, et je ne vois aucune raison
de ne pas la rapporter à cette espèce.
Arrique OrreNraze anGLaise. — Rendilé : Lasami, mars 1905, 1 9.
1
NÉVROPTÈRES. 327
Face DES CHRYSOPIDÆ.
GEvre NOTOCHRYSA.
NOTOCHRYSA VARIEGATA (Burmeister).
Chrysopa variegata Burmeister, 1839, Handbuch Entomologie, Il, p. 981; — Schneider, 1851,
Monogr. Chrysop., p. 147. tab. 5h.
Chrysopa mosambica Walker, Trans. entom. Soc. Lond. (2), V, p.164.
Chrysopa rufostioma Mac Lachlan, 1867, Journ. Linn. Soc., IX, p. 253.
Chrysopa rufostioma Mac Lachlan, 1869, Entom. monthly Map, VE, p. 26.
Eraiopre. — Entre Dirré-Daoua et Harar, mars 1 909.
Un exemplaire dont les ailes sont tout à fait détruites. L'espèce est largement
répandue en Afrique orientale et décrite primitivement des Comores. Walker et Mac
Lachlan l'ont décrite du Mozambique et du Natal. Je l'ai vue de Madagascar et de dif-
férentes localités du continent.
GENRE CHRYSOPA.
CHRYSOPA CHLORIS Schneider ?
Clysopa chloris Schneider, 1851, Monogr. Ghrysop., p. 9h. tab. 2 b.
Je rapporte avec quelque doute à cette espèce, figurée et décrite par Schneider
d'après des exemplaires du Muséum de Berlin qui proviennent du Cap, trois exem-
plaires qui ont les nervules gradates un peu enfumées. [ls sont un peu plus grands que
les types. mais 1l est bien possible que cette différence soit individuelle. Il existe une
grande confusion dans les espèces des Chrysopides, et je ne dispose pas maintenant des
matériaux nécessaires pour y mettre un peu d'ordre. Certainement un grand nombre
de noms tomberont en synonymie.
Arnique OrienTae ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, trois exemplaires.
CHRYSOPA CONGRUA Walker.
Chrysopa congrua Walker, 1853, Cat. Brit. Mus. Neur., p.238, n. ».
Chrysopa concolor Walker, 1853, op. cil., p. 239. n. 6.
D'abord décrite de l'Afrique occidentale, il n'est pas très étonnant que cette Chrysope
soit répandue dans les régions des forêts Jusqu'en Afrique orientale. Elle semble com-
328 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
mune en Afrique, et je l'ai vue de diverses localités et aussi de Madagascar. L'espèce
est très voisine de Chr. vulgaris Schneider, qui habite l'Europe, dont peut-être elle est
une race à ailes plus pointues et étroites.
Erniopie. — Goro-Gomotou., 16 août 1 904 : SIX exemplaires en alcool.
\rRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac :
deux exemplaires.
Fuuzze Des HEMEROBIIDÆ.
GENRE HEMEROBIUS.
HEMEROBIUS, sp. ?
Il n'existe aucune espèce d'Hemerobius décrite de l'Afrique tropicale, aussi est-1l pro-
bable que l’exemplaire capturé par M. de Rothschild dans l'Afrique Orientale anglaise
appartient à une nouvelle espèce. Malheureusement, l'exemplaire est très semblable à
VH. humuli L. de l'Europe, et n'offre pas de différences très frappantes. Comme l'exem-
plaire est une femelle, je préfère la laisser indéerite jusqu'à ce que le mâle soit connu.
AFRIQUE OrtENTALE ANGLAISE. —— Lumbwa.
PANORPATA.
GENRE BITTACUS.
BITTACUS TESTACEUS Klug.
Bittacus testaceus Klug, Verh. Akad. Wissensch. Berlin, 1836, p.18.
Ermors. — Uomber; mont Zyquala, août 1904; 2 S.
NÉVROPTÈRES
(2 PARTIE),
PAR
LE R. P. LONGIN NAVAS.
Fame Des KEPHEMERIDÆ,.
GENRE ÉPHEMERA
ÉPHEMERA NINIA, n. sp.
| (Fig. 1.)
Sunilis E. Schoutedent Nav.
Caput flavidum, vertice fusco bimaculato, oculis in sicco fuscis. Prothorax transversus
superne medio flavus, lateraliter rufescens, stria lateral longitudinal fusca. Mesonotum
Juscescens, callis posterioribus rufo-fusceis, angulo medio retrorsum prominulo, acuto. Meta-
notum flavidum, fusco maculatum.
Abdomen flavum, superne segmentis 2-7 linea media longitudinali basilari long'itudine
crescente, sed ad apicem haud pertingente ; alia stria obliqua laterali in S , alia tenwiore juxta
connechioum. fuscis ; inferne seoments 2-8 striola parallela connectivo, basi dilatata, mor a ;
segmento 8° superne stria duplier anpularr in À totum sement medium occupante, alba
strola laterali ad medium apicale, fuscis: 9° seomento superne dupler lônea longitudinal et
lnea transversa anteapicalr, fuscrs.
Pedes flavidi; tarsorum articulis apice fuscrs.
Ale membrana subopaca, venis palhidis.
Ala anterior (Kio. 1 c) venulis in medio anteriore fuscis. basr propioribus nigris, in tertio
exlerno fuscis, leviter fusco hmbatis m medio posteriore pallidis.
Ala posterior venulis basi propioribus nigris ; in quinto apicali fuscis. leviter fusco limbatis.
Lonp. corp. © 17 man.: al. ant. 14 mm. al. post. 6,5 mm.
Eraiopre. — Endessa.
© Le bout des aïles est plié, en mauvais état.
=
19
330 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Un échantillon au Muséum de Paris. Son mauvais état et le séjour dans l'alcool ne m'a
pas permis d'apprécier mieux quelques caractères; mais j'espère que ceux qui viennent
d'être exposés, avec l'aide de la figure, suffiront pour faire reconnaitre l'espèce.
De la même locatité sont trois autres femelles en très mauvais état. qui ressemblent
à l'Ecdyurus fluminum Pict. d'Europe.
Deux autres exemplaires, en très mauvais état, représentent autant d'espèces : l’un
est de l'Éthiopie. Addis-Abeba, mai 1904; l’autre, de l'Afrique orientale, 27 août
1904.
Fawizze DES PERLIDÆ.
GENRE OCHTHOPETINA.
OCGHTHOPETINA? TENERA, n. Sp.
(Fig. 2.)
Pars inferior ochracea, pallida.
Caput ochraceum, pallidum, oculis niris, ocellis myro cncis, inter se eorum diametro
dhstantibus, ab oculis ter eorum diametro: antennis ochraceis (Fo. » a).
Prothorax tranversus, duplo latior quam longior, antrorsum dilatatus (Rip. » a), superne
rufescens. Meso- et melanotum rufu.
Abdomen ochraceo-pallidum , vel stramineum, apice fuscescens ; cercis stramanets.
Pedes ochracei, immaculatr.
Ale hyalineæ, irridee.
Ala anterior (Fi. 9 b) reticulatione fusea. in areis costali et subcostal flavida.
{la posterior reticulatione palhda.
Long. corp. S 9.5 mm. ; al. ant. 13,8 mun.; al. post. 11,5 mm.
Exmiorre. — Endessa.
Un échantillon très défectueux, presque sans antennes, sans cere1 et sans pattes,
ayant séjourné dans l'alcool, que je rapporte avec doute au genre Och thopetina Enderl.
La description et la figure sufiront peut-être pour distinguer l'espèce , que je n'ai pu
identifier avec ses voisins minutissima Enderl. et fransvaalensis Enderl.
Fame DES HEMEROBIDÆ,.
GENRE STENOLOMUS.
STENOLOMUS EATONI Morton.
Lumbwa.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
A
NÉVROPTÈRES. 331
Les types sont des Canaries. Je ne trouve pas de différences importantes entre cet
échantillon et ceux des Canaries de ma collection.
Famizze DES CHRYSOPIDÆ,.
CHRysOPA ROTHSCHILDI, n. sp.
(Fig. 3.)
Similis nubilatæ Nav.
Flavida®, venulis pluribus alæ anterioris fusco limbats.
Caput puncto ad genas. stria ad clypei latera, nigris; palpis subtots fuscis; oculis fuscis,
antennis flavids.
Fig. 1, Ephemera nimia Navas, a, segments 7 et 8 de l'abdomen, vus par-dessus: b, les mêmes, vus de côté: «, région
axillaire de l'aile antérieure. — fig. 2, Ochthopetina tenera Navas, a, tête et prothorax: b, aile antérieure. — Fig. 3,
Clrysopa Rothschildi Navas. aile antérieure. — Fig. 4, Bitacus negus Navas, ailes.
Prothoraæ latior quam loneior, anguhs anticis truncatis. Meso- et metanotum viridiscentia.
Abdomen flavo vuride.
Pedes flavidi.
Ale hyaline , irideæ, shomate viridh-flavo , venis flavo-vrridibus.
Ala anterior (Fip. 3) apice elhphice rotundata; venulis plerisque fuseatis: venulis pradatis
interns 7 quasi in seriem fractam seu angulatam dispositis, late fusco limbatis : venuls pra-
datis seriei externæ 6, anvuste fusco hmbatis, simuliterque limbatis ultémis cubitalibus et
® L'échantillon ayant séjourné dans l'alcool, les couleurs ne sont pas tout à fait certaines.
332 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
aæills furcularum marginalrum. Venula prima intermedia intra cellulam procubitalem typr-
cam vn ultimo terho finiens. |
Ala posterior angustior, apice acuta, venulis costalibus et sradatis 6/5 fuscis, serie interna
venularum gradatarum vn angulum fracta.
Long corp. 7 mm.; al. ant. 13 mn. ; al. post. 11,5 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905.
FamiLze DES PANORPIDÆ.
BITTACUS NEGUS, n. sp.
Ve)
T'estaceus.
Caput prosostomate arcuato, thorace breviore; fronte inter ocellos migra; oculhs plumbers ;
antenms temwbus, fuscis. primo arhculo testaceo.
Thorax ferrugineus, opacus. mn mesonoto duplici tuberculo anteriore deplanato, testaceo,
nitente.
Abdomen apicem versus incrassatum. superne in terho apical fucescens.
Pedes lonpi; femoribus hhusque aprce fuscrs ; tarsis fuscescentibus, anteriorum primo arh-
culo ceteris sumul sumptis longitudine subæqual.
Ale (Fig. 4) membrana leviter fulvo tincto; venis fuscis ; venus lestaceis; stiy mate elon-
gato, angusto, subtriangular, duabus venuls tenuibus cum sectore conjuncto, leviter fusco
fineto, pupillis punchformibus. minutis, ferrugmeis. Thyridrum in ala anteriore minutum
vx sensibile. in posteriorc anvustum , ovale. obscure limbatum.
Long. corp. ® 19 mm.; al. ant. 27 min.: al. post. 24 mm.
Eraropig. — Boukrat, 13 août 1904.
La forme du stigma allongé et très étroit distingue nettement cette espèce des
autres voisines.
LÉPIDOPTÈRES.
RHOPALOCÈRES,
PAR
CHR. AURIVILLIUS.
Famizze pes DANAIDIDÆ.
GENRE DANAIDA.
DANAIDA cHRYSIPPUS L.
Éruropre. — Addis-Abeba, 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi: lac Rodolphe: 1 &, » ©: 2 d sans autre
localité.
Ücaxna. — Mgongo, 1 , 3 ©.
Tous ces exemplaires appartiennent à la forme typique africaine, qui a la lache
discale 4 des ailes antérieures arrondie et plus ou moins détachée.
Ab. azcrppoines Moore.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi. 1 ©.
Var. azcrppus Cram.
Ucanpa. — Entebbe, 1 4: Toro : Moongo, 1 ©.
33/ VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
DaxaiDa DoriPPus Klug.
Ériop. — Addis-Abeba; Koulala; Gotta; lac Abbaï; Borana; 3 &, 3 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu; Makindu; Lumbwa; Tavéta; Port-
Florence; forêt de Nairobi; lac Rodolphe: Simba; mont Nyiro; Rendilé; Escarpment:
monts Mathew; 29 &, 10 9.
Uçanpa. — Entebbe, 1 S,2 ©.
Ab. azsius Lanz.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; rivière Athi; Naivasha; Simba;
Se PRO
Ucanna. — Entebbe, 1 &,
DANAIDA LIMNIACE Cram. var. PETIVERANA Doubl. et Hew.
Éraiopis. —— Koulala, 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE axGLAISE. — Forêt de Nairobi; forêt de Kikuyu; monts Mathew;
Taveta; 7 &, 6 9.
UÜganna. — 1 G.
Conco BELGE. — Îturi, 1 c.
D'ANAIDA MERCEDONIA Karsch.
LEANDI Re
DANAIDA FORMOSA Godm.
ArkiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; Escarpment; 3 &, 1 ©.
GENRE AMAURIS.
AMAURIS NIAVIUS L.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 G.
UGAinna — 26
Coco BELGE. — Îturi, 1 &.
Ces exemplaires sont exactement conformes aux exemplaires de l'Afrique occidentale.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 335
V x A he
ar. DOMINICANUS Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta, 5 &, 4 Q.
AMAURIS PSYTTALEA Plôtz.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 &, 1 @.
Ucanxpa. — Matiana, © c.
L'un des mâles a le disque blanc des ailes inférieures très réduit, et s'approche de
larlarea Mab. aussi par l'absence des taches blanches submarginales des mêmes ailes ;
chez les autres, le disque blanc est étendu jusqu'à l'extrémité de la cellule discoidale
et les points submarginaux blancs sont bien développés dans les aréoles 3-6.
AMAURIS ?EGIALEA Gram. var. IMPAR, n. var.
(MAretp 12)
Ucanna. — 1 G, 19.
Les taches blanches des ailes antérieures sont plus petites que chez la forme typique.
La partie claire discoidale des ailes postérieures est, chez le mâle, beaucoup plus nette-
ment délimitée et entièrement jaunâtre (non pas blanchâtre antérieurement comme
chez emialea typique) et chez la femelle très réduite, n’atteignant pas la naissance des
nervures 2 et 5, mal limitée et d’une couleur isabelle obscure, mais occupant en dessous
presque toute la base de l'intervalle.
Cette forme remarquable appartient peut-être plutôt à À. albimaculata qu'à erialen.
AMAURIS ECHERIA Stoll. var. sacksonr Em. Sharpe.
ArriQue OntenraLe ANGLAISE, — Escarpment; Nandi; 4 «.
AMAURIS ALBIMACULATA Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment; Nandi; » x.
Ab. Hannineront Bull.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment, » &.
336 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Les différences minimes, mais constantes, qui distinguent echeria Stoll et albinaculata
Butl. ont été signalées par Rothschild et Jordan (Nov. Zool., 10, p. 504). À ces diffé-
rences on peut ajouter qu'il existe aux ailes antérieures de echera une petite tache
blanche subapicale dans l’aréole 8; cette tache est presque toujours absente chez albr-
maculata, au moins en dessus.
AMAURIS CRASWHAYI Butl. var. rEDucTA, n. var.
(PI. I! fig. 2.)
r
UGANDA = 0
Les ailes antérieures sont complètement tachetées comme chez À. Crawshayi typique,
mais les ailes inférieures ont la tache discoïdale plus jaune et beaucoup plus petite;
leur bordure noirâtre est donc extrêmement large et couvre la base des aréoles 2-4
(l'angle interne de l’aréole 2 excepté) et l'extrémité de la cellule discoidale; les taches
blanches marginales sont réduites en dessus à deux ou trois. La tache farineuse du mâle
est petite, arrondie et peu distincte; la lache blanche du second article des palpes est
courte et arrondie.
Famizze DEs SATYRIDZÆ.
Genre MELANITIS.
MELaANITIS LEDA L., f. iSMENE Cram.
ErHiopie MÉRIDIONALE. — Borana, 1 ©.
AFRioue ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta: forêt de Nairobi; 2 &.
GENRE GNOPHODES.
GNOPHODES PARMENO Doubl. et Hew.
Coco BELGE. — Îturi, + &.
Var. piversa Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu, 2 g.
Ucanna. — 1 ©.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 397
GNOPHODES CHELYS Fabr.
Ucanna. — 9 ©.
La bande subapicale des ailes antérieures, qui est ordinairement blanche chez la
forme typique d’Afrique occidentale, est jaunâtre chez les.deux femelles de l'Uganda.
J'ai cependant vu un individu semblable du Congo français.
GENRE MYCALESIS.
MYCALESIS KENIA Rog:.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; forêt de Kikuyu; 4 S.
M. kenia ne diffère pas en structure de M. mandanes Hew., mais la couleur noir
velouté des ailes en dessus et la bande subapicale blanche et nettement limitée des
ailes supérieures donnent à M. kenia un aspect trés différent de M. mandanes.
MYCALESIS MANDANES Hew.
M. graphidabra Karsch, Rothsch. et Jordan, Nov. Zool., 12. p. 175.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
Uéinna etc
MYCALESIS AURICRUDA But.
UGANDA =— 1 SG.
Cowco BELGE. — Îturi, 1 &.
Nouvelle pour l'Afrique orientale.
MYCALESIS MIRAM Fabr.
Coxco BELGE. — Ituri, 1 &.
MYCALESIS MOLLITIA Karsch.
Dé = 16 10!
MYCALESIS OBSCURA Auriv.
UÜcanwna. — 1 &.
3930 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Diffère des exemplaires typiques par les ocelles beaucoup plus petits et, en partie,
obsolètes.
MYCaALEsIS SAFITZA Hew.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLaise. — Taveta:; forêt de Nairobi: forêt de Kikuyu: lac
Rodolphe; Nandi: 14 S, h Q.
MYCALESIS NEBULOSA Feld.
Ucanpa. — 1 d.
GENRE HENOTESIA.
HENOTESIA PERSPICUA Trum.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Simba: Kiu: forêt de Kikuyu: 6 &, 1 @.
Genre NEOCOENYRA.
NEOCOENYRA DUPLEX Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba. 9 9.
NEOCOENYRA GREGORI Butl.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, 4 '. 1 9.
GENRE YPHTHIMA.
YPHTHIMA PUPILLARIS Butl.?
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 1 ©.
9
Les ailes postérieures ont en dessus un ocelle médiocre dans l’aréole 2 et un petit
ocelle dans 3, mais en dessous un petit ocelle dans 6, qui cependant est plus grand
que locelle punctiforme de l’aréole 2. La détermination de cette femelle n'est pas
certaine.
YPHTHIMA ALBIDA But.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — Nandi, 1 &.
LD
Oo
re
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES.
Faune Des NY MPHALIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES ACRÆINZÆ.
GENRE PARDOPSIS.
PARDOPSIS PUNCTATISSIMA Boisd.
EÉvuropie MÉRiproNALE, — Borana. 1 &.
GENRE ACREA.
AÂCRÆA QUIRINA Fabr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : lac Sagosti, 1 ©.
Si c'est bien cette forme, qui a été nommée quurinalis, celle espèce ne diffère pas
de À. qurina.
ACRÆA CERASA Tram. var. ruria Smith.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuvu. 1 &.
Conco BELGE. — Îturi, 1 &.
ACRÆA ADMATHA Hew.
Arrique Orienraze ANGLAISE. — Rendilé : lac Sagosti, 5 d, 1 ©.
Chez les exemplaires d'Afrique orientale, presque toute la cellule discoïdale des ailes
antérieures est remplie par la couleur rouge.
Var. ceucocgrapua Ribbe.
Coco BELGE. — Jturi, 1 G, 1 Q.
\CRÆA INSIGNIS Dist. ab. sicixxa Suflert.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuvu, 1 ©,
340 VOYAGE DE M. MAURICE DE :ROTHSCHILD.
ACRÆA NEOBULE Doubl. et Hew.
Eraiopre méripronae. — Lac Abbaï, 1 &.
ACRÆA ZETES L.
Coco BELGE. — [turi, 1 .
Ab. 3sazema God.
Üganna. — Entebbe. 3 &.
Var. acara Hew.
Simba., 1 c.
9
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE,
Intermédiaire entre var. acara Hew. et astrigera Butl., qui n'est que la forme la
plus extrême de A. zetes L.
ACRÆA EGINA Cram.
Arrique OnteNraLe ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu; Nandi; 2 &.
Ucanxpa. — Entebbe, 1 &.
Les exemplaires appartiennent tous à la forme typique d'Afrique occidentale.
ACRÆA PERENNA Doubl. et Hew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
Uéanna. — Toro : Mgongo, 1 &.
ACRÆA CEPHEUS L.
Coxco BELGE. — Îturi, 1 &.
ACRÆA ACRITA Hew. var. PuporiNa Staud.
Aerique Oriexraze ANGLAISE. — Simba;: forêts de Kikuvu et de Nairobi; Makindu:;
Kiu: 14 &, 49.
Chez les exemplaires de Simba capturés au mois de février, l’aréole 7 des ailes
antérieures en dessus est plus ou moins remplie de noir. La tache noire basilaire du
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 341
dessus des ailes postérieures disparail parfois presque complètement. Cinq mâles
capturés en juillet a Makindu appartiennent à l’aberration nommée ulengulensis par
Thurau (Berl. ent. Zeuschr., 48, p. 130,T. 2, f. 9).
La femelle de pudorina diffère à peine du mâle par la couleur.
ACRÆA CALDARENA Hew.
Lac Rodolphe, 1 &.
| FRIQUE ORIENTALE ANGLAISE,
ACRÆA BREÆSIA Godm.
Î 14
il
ÂFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sans localité précise, 5 d, 1 ©: Simba, 1 9.
Une femelle est aberrante avec une grande tache discale blanche sur les ailes
postérieures.
ACRÆA DOUBLEDAYI Guér.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli, 1 ©.
La forme typique de cette Acrœæa est peu connue et très semblable à l’Acræa bræsra
Godm., mais les ailes antérieures ont des lignes noires distinctes sur les plis intra-
nervulaires et la bande marginale noire des ailes postérieures est dentelée en dedans.
Var. Equarorruuis Neave.
Novitates Zoolowice, 11, p. 327 (1904).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence. 3 &. 1 ©.
ACRÆA CÆCILIA Fabr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise , 1 9.
ACRÆA TERPSICHORE L. var. rouGerr Guér.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; Port-Florence: Makindu: rivière Athi:
1190,
342 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ACRÆA VENTURA Hew.
Ucanna. Entebbe, 1 &:; Mathiana, 1 &.
ACRÆA SOTIKENSIS Em. Sharpe.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 2 &.
Chez un des mâles, la raie rouge de la cellule discoïdale des ailes antérieures est bien
réunie à la tache discoïdale: cette forme ne diffère d'A. cabira f. apecuda que par la
forme de la tache rouge dans l'aréole 1 b.
ACRÆA KARSCHI Auriv.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE, — Forêt de Kikuyu, 1 d.
Cette espèce est sans doute tres voisine de la précédente.
ACRÆA BONASIA Fabr. var. azrcia Em. Sharpe.
Ernropre MériproNaLE. — Lac Abbaï, 1 G.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi., 3 «.
Ucanna. — Matiana. 3
ACRÆA UVUI Smith.
\eRiQue ORIENTALE ANGLAISE.
Lac Stéphanie, 1 S.
Li
ACRÆA VINIDIA Hew.
CoxGo BELGE. — Îtuni, 2 &.
Var. TENELLA Ropg.
Éruiopis méribionaze. — Lac Abbaï, 5 &.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu; Nandi, » S°
Trois exemplaires ont une couleur du fond plus obscure.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 343
ACRÆA PHARSALUS Ward var. paarsazoines Holl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 d,
ACRÆA ENCEDON L.
Arrioue ORIENTALE ANGLAISE, — Lumbwa, 1 Q.
Ab. azcrppina Auriv.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 1 @.
Ab. zycra Fabr.
Evaiopig MÉRIDIONALE. — Lac Abbaï, 1 €.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Forêt de Kikuyu; Karoma: 1 4, 3 ©.
Ucanpa. — Entebbe, 1 ©.
Ab. xecopa Hew.
Ermiopie. — Addis-Abeba. > &. 9 ©.
Ab. para Godm. et Salv.
Eraiopie. — Gotta; Tehafanani; 1 &, » ©.
ArRIQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, 1 &, 1 9.
ACRÆA ORINA Hew. var. oriNarTa Oberth.
Ücanpa. — Entebbe, 1 ©.
Coco BELGE. — Ituri, 1 €.
ÂCRÆA PENELOPE Staud.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 d.
341 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ACRÆA PELASGIUS Smith.
Acræa pelasgius Smith, Nov. Zool., 7, p. 545 (1900); — Rhop. Exot. Acræa, p. 28, pl. 7,f. 0,
10 (1901).
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 4 &.
Le spécimen figuré par M. Grose-Smith est certainement une femelle, et non pas un
mâle comme l'a indiqué l’auteur. Les exemplaires que je considère comme les mâles
de cette femelle correspondent, en dessous, presque complètement à la femelle, mais
différent considérablement en dessus, où ils sont très semblables aux mâles de
l'A. peneleos Ward. Les taches discales 1 b et > du dessus des ailes antérieures sont
arrondies, rougetres et nettement limitées: la bande marpinale noire des ailes posté-
rieures est d'une largeur variable, mais Jamais rudimentaire comme chez la femelle:
les taches orangées des aréoles 3-6 du dessus des ailes antérieures de la femelle ne se
trouvent pas chez le mâle.
ACRÆA SERVONA Godm.
(— lycooides Boisd.)
Coxco BELGE. — Îturi, 1 &.
ACRÆA SEMIVITREA Auriv. var. PERvVIA Em. Sharpe.
Ucaxpa. — Entebbe, 1 ©.
Ne diffère du mâle typique que par les taches vitrées des ailes postérieures plus
orandes.
ACRÆA JOHNSTONT Godm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — 1 Q.
Ab. ruzvescexs Oberth.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 Œ.
Ab. conrusA Rop.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 9 Œ', 1 Q.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 345
ACRÆA LYCO\ Godm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. Nandi, 1 G, var.?
Coneo BELGE. — 2 G, 19.
Intermédiaires entre fallax et lycoa. Aïles antérieures comme chez /allax: ailes
postérieures presque comme chez le mâle ordinaire de lycoa. mais plus éclaircies au
milieu et non pas translucides.
ACRÆA ESEBRIA Hew. var. uonrerons Bull.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi. 1 ©.
Les dessins sont jaunâtre pâle et non pas blancs.
ACRÆA IODUTTA Fabr.
Uganna. — Entebbe. 2 Q.
ACRÆA AURIVILLIL Staud. var. Suirar. n. nom.
Acrea alicia Smith, Nov. Zool., 7, p. 54 (1900) ©; — Rhop. Exot.. 57, crea, p. 30, pl.8,f.11
(1901).
Non «alicia Em. Sharpe.
Üganna. — 9 9.
Cette forme, qui n'est certainement qu'une race orientale de l'Acræa Aurivillii
Staud., appartient au genre Acræa et non pas à Planema, comme l'a pensé M. Grose-
Smith. Ces deux genres peuvent facilement être séparés par les caractères dont j'ai
livré un exposé dans mon ouvrage « Rhopalocera Æthiopica», p. 80.
Les figures g et 10 de M. Smith représentent probablement aussi une femelle et
non pas le mâle de la lisure 11.
GENRE PLANEMA.
PLANEMA Poccet Devw.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 Q.
346 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PLANEMA AGANICE Hew. var. uoxrana Butl.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Monts Mathew. 1 9.
SOUS-FAMILLE DES NYMPHALINE.
GENRE LACHNOPTERA.
LACHNOPTERA IOLE Fabr.
Coco secs. — [turi. 1 &.
Var. avrest Trim.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise, 2 , 1 9; forêt de Nairobi, 2 .
Chez deux mâles et la femelle, les ailes antérieures ont en dessous une bande discale
blanchâtre, qui est plus large antérieurement. Les ailes des mâles sont, en dessous.
d'une couleur brune plus ou moins teintée de violet chez les mâles, et d'une couleur
verdâtre chez la femelle.
GENRE ATELLA.
ATELLA COLUMBINA Cram.
UGiNDs == eo)
ATELLA PHALANTHA Dr. var. æruiopica Rothsch. et Jord.
Novitates Zoolopice, 10, p. 505 (1903 ).
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Nairobi; Nandi; 4 &, 1 €.
GENRE ANTANARTIA.
ANTANARTIA HIPPOMENE Hübn.
AriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi; Nandi; 2 &, 1 ©.
ANTANARTIA SCHOENEIA Frim.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Narob1, 1 &.
u SÈ
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 347
ANTANARTIA ABYSSINICA Feld.
Eraropre. — Addis-Abeba; Kounhi; 1 &, 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment, septembre, 1 &, 2 ©.
GENRE PYRAMEIS.
PYRAMEIS CARDUI L.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rivière Athi; mont Nyiro; Barko; Escarpment:
Nairobi; 1 &, AS.
GENRE VANESSULA.
VANESSULA MILCA Hew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise.
Conco BELGE. — Îturi, 1 ©.
Genre PRECIS.
PRECIS ORITHYA L. var. MADAGASCARIENSIS Guér.
Erniopie. — Borana; Haut Aouache: 1 &, 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha; Éscarpment; Lumbwa; Narobi; 4 &, 5 ©.
PRECIS CLELIA Cram.
Eraiorig. — Addis-Abeba:; Koulala; 2 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Nairobi; Port-Florence; Naivasha: Escarp-
ment; Nandi; 10,3.
ÜcanDa. — Toro.
PRECIS OENONE L. var. ceBrENE Trim.
THIOPIE.
Lac Abbaï; Chola; 2 &, 1Q.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Kiu; Nairobi: Simba; forêt de Kikuvu; mont Nyiro:
Lumbwa; lac Rodolphe; 7 &, 3 ©.
HPND= 4 So:
h /!
318 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Precis WESTERMANNI Westw.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
DGiND, =
Les ailes inférieures sont vivement rouges en dessous au milieu du bord.
Var. surrusa Rothsch. et Jord.
(PILE 16930)
Vovitates Zoolowice, 10, p. 343 (1903).
Arrique OnENraLe anGraise. — Nairobi; Escarpment; 4 &, 1 ©.
PRecIS SOPHIA Fabr. var. mNrracra Butl.
Coxco 8ELGE. — Îturi. 1 Q.
PRECIS OCTAVIA Cram. var. sesamus Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, juin, août, 1 S', A Q.
Forme naTaAzexsis Staud.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, juin; Lumbwa, septembre; Nandi: 5 &, 6 9.
Ucanna. — Toro.
La tache basilaire notrâtre du dessus des ailes est presque effacée chez deux indi-
vidus de Nandi. Un autre exemplaire est intermédiaire entre sesamus et natalensis.
PRECIS ANTILOPE Feisth.
Eraropie. — Moullou, 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rivière Athi; forêt de Kikuyu; Nairobi: 1 &, 49,
juin, août.
Deux exemplaires (1 &, 1 ®) font transition avec simid.
D ba. “Con
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 349
Forme srura Wallenor.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier, 1 Q.
PRECIS CERYNE Boisd. forme rurkvoa Wallengr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Lumbwa, septembre, 1 9.
Dessus des ailes à peine distinet de la F. ceryne: le dessous comme chez la f. fukuoa.
PRECIS TUGELA Tram. var. pyrirormis Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi; forêt de Kikuvyu; 10 &, 7 9.
PRECIS COELESTINA Dew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 ©.
+
Uganna. — 1 G.
PRECIS ARCHESIA Cram. var. PELAsGIS God.
Ücanpa. — 1 ©.
Autant que je sache, P. archesia lypique n'a pas été trouvée jusqu'ici en Uganda ou
en Afrique Orientale anglaise.
PRECIS LIMNORIHA Klug:. var. TAVETA Rop.
Eruropie MÉRIDIONALE. — Lac Abbaï, 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — T'aveta; Nairobi; Simba: 4 &, 3 9.
PRECIS TEREA Dr.
GAIN 1 5°:
Var. ELGIvA Hew.
AvriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Kikuyu et de Nairobi, 5 &, 2 ©.
350 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PRECIS NATALICA Feld.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Sans localité précise, 4 &, 1 9; forêt de Kikuyu, 1 9.
PRECIS STYGIA Auriv.
Coco BELGE. — Î[turi, 1 &.
Var. crecorir Butl.
ArniQue ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment; Nandi: 9 &.
PRECIS CHORIMENE Guér.
Éraiorre. — Gotta: Laga-Hardine; 4 d.
GENRE CATACROPTERA.
CATACROPTERA CLOANTHE Cram.
Eriopie. — Amouma.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; Nandi; 4 &, 49.
UÜcanna. — 1 &.
Presque tous appartiennent à la forme hivernale avec les ailes plus ou moins obscures
en dessous.
GENRE SALAMIS.
SALAMIS TEMORA Feld.
Ucanpa. =
SALAMIS PARHASSUS Dr. var. ærmiops Pal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Kikuyu et de Nairobi, juin: Sinba ;
Taveta, septembre; Nandi; 4 d.
GAnDi = rs
Rothschild et Jordan ont donné (Nov. Zool.. 10, p. 521, 1903) un excellent exposé
des différences entre celte espèce et anacardu L. GR
D
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 351
SALAMIS ANACARDIL L. var. xeBuzosA Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Forêt de Nairobi, juin: Taveta, septembre; 6 &, 6 ©.
SALAMIS CACTA Fabr.
UÜcanna. — 1 SG.
GENRE HYPOLIMNAS.
HYPOLIMNAS MistPpus L.
Eraiopie. — Koulala; lac Abbaï; > &, 1 ©.
Simba; Narobi; Rendilé: Port-Florence; rivière
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Ath1: 10 &, D €.
Ucanwna. — Entebbe, 1 d.
Ab. © ivarra Cram.
Arnioue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; 1 Q.
HYPOLIMNAS SALMACIS Dr. var. PLarypeua Rothseh. et Jord.
Novitates Zoologie , 10%) D: 524 (1903).
UÜgawpa. — Matiana.
HYPOLIMNAS MONTEIRONIS Druce.
UÜcanna. — 1 &.
HYPOLIMNAS DINARCHA Hew.
Ucanna. — Matiana, 1 G!.
Les taches discales du dessus des ailes antérieures sont réduites à deux (dans les
aréoles 2 et 5).
HYPOLIMNAS BARTTELOTI Smith.
Coco 8ezce. — Îturi, 1 &.
392 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
HYPOLIMNAS DUBIUS Pal. ab. mia Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba.
Coco 8ELGE. — Îturi, 1 &.
Chez l'exemplaire du Congo, toutes les taches blanches submarginales des ailes
postérieures sont aussi bien développées que chez Drucer.
GENRE KALLIMA.
KALLIMA ANSORGEI Rothsch.
K. Ansorgei Rothsch. , in : Ansorge, Under the Afr. Sun, p. 319, pl. 1, f. 1 (1899).
Ucanna "1 cc
GENRE EURYTELA.
EURYTELA HIARBAS Dr. var. ivra Rothsch. et Jord.
Novitates Zoobogice, 10, p. 525 (1903).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Kikuyu et de Nairobi; 3 &, 1 ©.
EURYTELA DRYOPE Cram. var. ANGULATA Auriv.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta: Nairobi; Nandi; 4 &, 1 ©.
GExre NEPTIDOPSIS.
NEPTIDOPSIS OPHIONE Cram.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 &.
Var. vezzena Mab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta.
Ucaxpa. — Kijemula , 1 S'; Toro.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 353
GENRE ERGOLIS.
ÉRGOLIS MURINA Bartel.
(PIE, fp:91)
Novitates Zoologice , 19, p. 13D (1905).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi. 1 &.
Coco BELGE. — Ituni, 3 &.
Ne diffère pas_ essentiellement d'un exemplaire mâle du Cameroun du musée de
Stockholm. E, Pagenstecheri Suff., que je ne connais pas, est peut-être la même espèce.
GEvrRE BYBLIA.
BYBLIA ILITHYIA Dr.
Ermiopré. — Moullou, 2 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. —— Rivière Athi: Taveta; monts Mathew: Rendité; Simba :
forêt de Kikuvu:; 14 4, 6 ce
BYBLIA ANVATARA Boisd. var. AcHELOIA forme vurgaris Staud,
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nandi, 4 G.
GENRE CRENIS.
CRENIS BoispuvaLt Wallenor.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &, 1 9.
Üanna. — 1 SG.
CRENIS ANSORGEI Rothsch. et Jord.
(PL EL’, fo. 4.)
Novitates Zoologice, 10, p. 534 (1903).
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Nandi. 1 .
Peut-être identique a C. L'arega Karsch.
39/ VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE CYRESTIS.
CYRESTIS CAMILLUS Fabr. var. sugrineara Lathy.
Trans. entom. Soc., 1901, p. 25. pl. 3. f 1.
Ucanna. — TLC
GENRE NEPTIS.
NEPTIS SACLAVA Boisd.
ÂrriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta. septembre, 1 S.
Les taches et la bande blanches sont, chez cet individu, aussi bien développées que
chez des exemplaires de Madagascar.
Ab. marpessa Hopi.
ArRIQ0E ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 S.
NEPTIS AGATHA Stoll.
Eraropie MÉRIDIONALE. — Boran a.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — T'aveta: Port-Florence; Nandi; Nairobi; g S, 2,9,
NEPTIS NYSIADES var. conTinuaTA Holl.
Conco BELGE. — [turi, 2 €.
NEPTIS TRIGONOPHORA Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 d.
GENRE PSEUDACRÆA.
PSEUDACRÆA LUCRETIA Cram. var. ExpaxsA Bull.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuvu, 3 &. 1 9.
ee
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 355
PSEUDACRÆA BoisDuvALI Doubl. var. rrrmen Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Forét de Nairobi, 1 &.
GENRE PSEUDONEPTIS.
PSEUDONEPTIS CÆNOBITA Fabr.
Conco BELGE. — Îturi, 1 &.
GExRE CATUNA.
CATUNA CRITHEA Drurvy.
Ücanpa. — 9
Diffère d'exemplaires du Cameroun par la tache noirâtre basilaire antérieure de
l’aréole 1 b des ailes antérieures non libre, mais réunie à la tache basilaire. Cette
forme (locale?) recevra le nom de conjux, n. var.
GENRE ATERICA.
ATERICA GALENE Brown.
Üeanpa. — 1 ©.
GENRE HAMANUMIDA.
HAMANUMIDA DÆDALUS Fabr.
AëRIQUE ORIENTALE aNGzaise. — Mont Loroghi; Makindu; Kiu, juillet: Taveta, sep-
tembre; Nandi; 5 &, 5€.
Eruropie. — Moullou. 1 €.
pr | @ |
Forme uEeLEaGrISs Cram.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, janvier; forêt de Kikuyu:; 2 &, 1 ©.
La description de Hamanumuda donnée par Hübner : + Toutes les ailes remplies des
taches claires et obscures ». ne s’accordant pas bien à la première espêce énumérée par
45.
390 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Hübner (veronica Cram.), mais très bien à la seconde (meleagris Dr.) qui a aussi été
considérée comme espèce typique de Hamanumida par tous les auteurs qui, après
Hübner, ont employé ce nom générique, 1l me semble que MM. Rothschild et Jordan
ont tout à fait tort en employant le nom Hamanumida pour veromca et en créant pour
dædalus un nom nouveau : Leucosticha.
GENRE ÉUPH EDRA.
EUPHÆDRA MEDON L.
Ucanpa. —— 9 &.
EUPHÆDRA UGANDA Auriv.
Gin ne.
EUPHÆDRA LOSINGA Hew.
Cowco BELGE. — Ituri. 1 ©.
UÜcanDa. — 3 ©.
EUPHÆDRA SPATIOSA Mab.
Cowco BELGE. — Îturi, 2 &.
EUPHÆDRA NEOPHRON Hopif. Var. YIOLACEA Bull.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta, 1 GC, 219,
EUPHÆDRA ELEUS Drury.
Coco BELGE. — Îlturi, 2 ©.
Ab. coprates Druce.
Cowco 8ELGEe. — [turi, 3 &.
EuruÆpra Epwarpst Hew.
Conco 8ezge. — Îturi, 1 Q,
EurHÆDRA PREUSSr Staud.
Gowo 8e16e. — Îturi, 7 d, 5 ©.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 357
EUPHÆDRA SARITA Em. Sharpe.
CowGo BELGE. — Îturi, 2 &, 1 9.
EUPHÆDRA INANUM Butl.
Conco BELGE. — Îturi, 9 ©.
EuPxÆDrA EBerTI Auriv. ab.
Coco BELGE. — [turi, 1 S, 2 9.
Le mâle a une bande subapicale étroite blanche aux ailes antérieures, formée tout
à fait comme chez le mâle de Æ. Preussi: la femelle diffère de la forme typique par sa
couleur bleue du dessus.
Il est remarquable que toutes les femelles de Æ. Preussi. sarita, inanum, Ebert et
æypele de la collection d'Tturi ont toutes la même couleur bleue sur le dessus des ailes.
ECPHÆDRA XYPETE Hew. var. cæruLEscENs Smith.
Coco BELGE. — Îturi, 1 &', 1 ©.
GENRE EURYPHENE.
EURYPHENE RUBROCOSTATA Auriv.
Coxco BELGE. — Ituri, 2 &.
EURYPHENE PHRANZA Hew. var. © uorrezst Auriv.
(PI. fie. 5.)
Ent. Tidskr., 22, p. 116.
Conco BELGE. — Îturi., 2 ©.
EURYPHENE WILWERTHI Auriv.
(PL 11°, fig. 7, 8.)
Coco BELGE. — [turi. 2 €, 1 Q.
308 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Cette espèce est variable en ce qui concerne l'intensité de la couleur verte du
dessous.
EURYPHENE ITURINA Karsch ?
(Pl: 11°, hg. 6.)
Conco BELGE. — Îturi, 2 &.
Le mâle 1c1 figuré appartient probablement à celte espèce.
EURYPHENE OXIONE Hew.
UÜcanpa. — 1 ©.
EURYPHENE TENTYRIS Hew.
Coco BELGE. — [turi, 1 G, 1 S.
GENRE DIESTOGYNA.
DIESTOGYNA SAPHIRINA Karsch.
Coco BëLGE. — Îturi, 2 ©.
DIESTOGYNA AMARANTA Karsch.
Coxco BELGE. — Îturi, 1 G.
DIESTOGYNA GONIOGRANMA Karsch.
Conco BELGE. — Îturi. 9 ©.
GENRE CYMOTHOE.
CYMOTHOE THEOBENE Doubl. et Hew.
Cowco BELGE. — [turi, 3 S.
CYMOTHOE HESIODOTUS Staud. ab.
Coxco 8ELGE. — Îturi, 1 G.
Ne
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES.
CYMOTHOE OCHREATA Smith.
Conco 8eLce. — Îturi, 1 c.
CYMOTHOE STAUDINGERI Auriv.
Coxco BELGE. — Îturi, 1 &.
CYMOTHOE COGCINATA Hew.
Cowco 8ELGE. — Îtuni, 9 &.
GENRE CHARAXES.
CHARAXES BRUTUS Cram.
AFRIQUE OntENTALE ANGLAISE. — Nandi., 1 G.
UGanDa. — 2 &:
CHARAXES Hansazt Feld.
Eruropie. — Moullou, 1 &.
CHARAXES POLLUX Cram.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 d.
CHARAXES ETESIPE God.
Arrioue ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 2 &.
Tout à fait semblables aux individus du Cameroun.
CHARAXES ACHÆMENES Feld.
Fr
ErHiopre MÉRIDIONALE. — 1 S.
- à vi re tb
360 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CHARAXES BAUMANNI Rog.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi: Nandi; 2 cd.
CHARAXES ETHALION Boisd.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, 1 &.
CHARAXES ETHEOCLES Boisd.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 G.
< forme ricra Rothsch. et Jord.
Ucaxna. — Mgongo: Kijemula.
CHARAXES NANDINA Rothschild.
Novitates Zoologice, 8, p. ho, t. g.f. 2 (1901).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, 3 &.
CHARAXES CITHÆRON Feld.
AeRioue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Kikuyu et de Nairobi; 3 &, 19.
CHARAXES TIRIDATES Cram. var. marGinarus Rothsch. et Jord.
Novitates Zoolopice, 10, p. 539 (1903).
Ucanna. — 1 G.
CHARAXES NUMENES Hew. var. neumannr Rothsch.
Novitates Zoologicæ, 9, p. 597 (1903).
ArRique ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 .
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 361
CHARAXES CANDIOPE God.
ErHiopie MÉRIDIONALE. — Borana.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Kikuyu et de Nairobi; Nandi: 15 ©, 1 ©.
CHARAXES VARANES Cram. var. voLoceses Mab.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi.
Ucawna. — Moongo, 1 d.
CHARAXES ZOOLINA Doubl. et Hew.
Ermiorie. — Moullou, 4 &.
AëRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba. 1 ©.
Les taches claires de la bande apicale des ailes antérieures sont très bien développées
chez tous les mâles.
CHARAXES NEANTHES Hew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — 1 @.
CHARAXES EUPALE Dr.
Hoi 3 &.
FauiLzE DES LIBYTHEIDÆ.
GENRE LIB\YTHEA.
LIBYTHEA LAIUS Trim.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu; Nandi; 8 &.
10
36? VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES LEMONIIDÆ.
GENRE ABISARA.
ABISARA TALANTUS Auriv.
Conco BELGE. — lturi, 1 Q.
Un exemplaire tres petit. d’une envergure de 3/4 mm.
Famizze Des LYCÆNIDÆ.
GENRE ALEÆENA.
ALÆNA JOHANNA E. Sharpe.
Arrioque Orrewrae ANGraise. -— Rendilé : mont Marsabit, 1 d.
GENRE MEGALOPALPUS.
MEGALOPALPUS ZYMNA Doubl.
ArriQue ORIENTALE ANGIAISE. — Sans localité précise, 1 d'.
MEGALOPALPUS SIMPLEX Rôb.
Conso BELGE. — Îturi, 1 S.
Genre MYRINA.
MYRINA FICEDULA Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 Q.
GENRE OXYLIDES.
OXYLIDES FAUNUS Dr. var. ALBATA Auriv.
Ucanna. — 4 G.
dit
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCGÈRES. 363
Genre HYPOLYCÆNA.
HYPOLYCÆNA UGANDÆ E. Sharpe.
Entomolog., 37, p. 203 (1904).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
HYPOLYCÆNA ANTIFAUNUS Doubl. et Hew.
Ucanna. — 9 &.
Le reflet bleu du dessus des ailes est beaucoup plus vif que chez des exemplaires
d'Afrique occidentale.
GENRE SPINDASIS.
SPINDASIS NAIROBIENSIS Em. Sharpe.
Entomolop., 37, p. 133 (1904).
Conco BELGE. — Ituri, 1 &.
GENRE LYCÆNESTHES.
LYCÆNESTHES AMARAH Guér.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba; lac Rodolphe; 1 &, 1 ?.
LYCÆNESTHES MUSAGETES Holl.
Coxco BELGE. — Ituri, 1 &.
LYCÆNESTHES sp. ? (SUQUALA Pag. &?).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 c.
sie suquala fut décrit d'après une femelle unique. Le mâle capturé à Simba est voisin
de L. lunulata Trim, et n’en diflère à peine que par les aïles violacées en dessus ius-
; P que p J
qu'au bord extérieur.
36/ VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
LYCÆNESTHES LARYDAS Cramer,
Cowco BELGE. — Îturi, 1 €.
LYCÆNESTHES ROTHSCHILDI, n. sp.
(PL. IL’, fig. 5 et 54.)
Lè 7
Eraiopie. — Koulala, 1 G.
Dessus des ailes d'un-violet intense, bleuâtre à la base; une ligne marginale nette-
ment limitée et deux taches arrondies submarginales des intervalles 1 e et 2 des ailes
postérieures, touchant la ligne marginale, noires. Les franges sont blanchâtres, noires
à la base.
Dessous des ailes d’un brun clair avec des taches nombreuses obsolètes limitées par
des lignes très fines blanchâtres: la disposition de ces lignes se voit facilement par la
figure. À l'angle anal des ailes postérieures, deux points noirs saupoudrés d’écailles vert
métallique et séparés par la nervure 1 b, qui est rougeâtre entre eux. Une tache noire
plus grande et entourée d’un arceau orangé se trouve dans l'intervalle 2.
Envergure : 25 mm.
Voisine de L. larydas, mais plus petite et bien distincte par les dessins du dessous ,
ui sont obsolètes et uniformes. L’exemplaire typique est très frais.
q yP1q
GENRE CUPIDO.
CuUPIDO CYARA Hew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise, 1 S'.
CuPIDO FALKENSTEINI Dew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, 1 d'; sans localité précise, 4 d'.
CUPIDO LINGEUS Cram.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 G.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 365
Cupibo LouisÆ Em. Sharpe.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Karoli, 1 @.
Les dessins du dessous ne sont pas entièrement conformes à ceux du mâle que
nous possédons.
CUPIDO sp. ?
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise, 2 &.
Très voisin de C. usemia Neave et C. Ertli Auriv., mais peut-être distinet.
CUPIDO NATALENSIS Tran.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 @.
J'ai réuni cette espèce à spillatus Butl. dans mon ouvrage + Rhop. Æthiopica», parce
que Butler lui-même avait déclaré en 1896 (Proc. Zool. Soc., 1896, p. 119) que ces
espèces étaient identiques. Mais, en 1899, Butler (Æntomolon.. 32. p. 291) rapporte
siwillatus à moriqua Wall; il est à espérer que cette dernière identification soit exacte.
GUPIDO MORIQUA Wallengr.
Évarovre, — Koulala; lac Abbaï; 2 «.
CUPIDO MIRZA Plôtz.
Evaiopte. — Moullou, 1 «.
Conco BELGE. — [turi, 1 &.
CUPIDO JESOUS Guér.
Ervuiopre. — Koulala: Moullou; 2 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, 6 d.
UGANDi —"16°
366 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CUPIDO UBALDUS Cram.
Ermioris. — Moullou, 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 4 .
CUPIDO TELICANUS var. PLINIUS Fabr.
Érmiore. — Lac Abbaï, Gotta: 9 &, 3 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Simba; mont Nyiro; 8 &, A 9.
Ucaxpa. — 9
CUPIDO BÆTICUS L.
ArRi QUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Simba; lac Rodolphe; 4 &', 1 9.
Ücanna. — 1 G, 9.
CuPpiDo DOLOROSUS Tran.
Trans. entom. Soc. London, 1906, p. 76, pl. 5,f. 13, 13 «.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 d, 1 Q.
UÜcanna. — 9 &.
Le C. nandensis Neave (Nov. Zool.. 11, p. 339, pl. », fig. 19) ne semble pas différer
de dolorosus.
CUPIDO MALATHANA Boisd.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 &.
Cupibo osmis Hopff.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 1 @.
Uanna. — Kijemula, 1 &.
Cupipo BARKERI Trim.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : mont Marsabit, 1 &.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 367
CUPIDO ABYSSINICA, n. sp.
(Pre 6)
Erniopie. — Tchafanani; Dabasso; 3 &.
Yeux nus ou presque nus. Ailes postérieures sans queue. Ailes antérieures avec
11 nervures, la nervure 10 libre.
Ailes bleu violacé en dessus avec une bordure brun noirâtre d’une largeur de 3 mm.
Cette bordure est ornée sur les ailes postérieures de 6 anneaux blanchâtres, peu
distincts, dont celui de l'intervalle 2 est pupillé de noir et teinté de jaunâtre en dedans.
Dessous des ailes antérieures, grisâtre; une lunule au sommet de la cellule et
5 grands points arrondis des intervalles 2-6, noirs, cerclés de blanc; les points
forment un arceau bien courbé, ceux des intervalles 2 et 3 étant situés beaucoup plus
près de la base que les autres; 1l y a quelquefois aussi un petit point semblable dans
l'intervalle 1 b, mais situé plus près du bord de l'aile. Au milieu des points diseaux et
du bord se trouve une ligne continue et peu courbée brun noirâtre et bordée de blane
en dedans. Une série marginale d’anneaux blanchâtres.
Dessous des ailes postérieures, grisätre; deux petits points basilaires noirs cerelés de
blanc dans l'intervalle 7 et un semblable dans la cellule discoïdale; les points discaux
sont arrondis, brun jaunâtre, cerclés de blanc; entre ces points et la ligne submar-
ginale, des taches blanches triangulaires; six anneaux marginaux blanchâtres dont celui
de l'intervalle 2 a une pupille noire saupoudrée d'écailles verdâtres; un point très petit
noir au bord de l'intervalle 1 b.
Envergure : 30-33 mm.
CUPIDO HIPPOCRATES Fabr.
Ermoprs. — Moullou, 1 &.
CüPIDO LYsIMON Huübn.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE, — Lac Rodolphe.
CUPIDO GAIKA Trim.
Ermiorie. — Moullou, 5 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; mont Niro: o &.
368 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CUPIDO ORNATUS Mab. var. vesrauis Auriv.
Coxco BELGE. — Îturi, 1 &.
Fauizze Des PIERIDÆ.
GENRE LEPTOSIHA.
LEPTOSIA MEDUSA Cram. ab. rumacurarTa Auriv.
Coxco 8ezce. — Îturni, 3 &.
LEPTOSIA ALCESTA Cram.
ArniQue OnENTALE ANGLAISE. — Taveta; mont Nyiro; Naïvasha; 6 d.
Ucanna. — 1 G.
Ab. nurra Butler.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 .
Coco 8ELGE. — Ituri, 2 €.
HERPÆNIA ERIPHIA God. var. 1rerara Butl.
Erniopie MÉRIDIONALE. — Borana, 1 d°.
ArRiQ ue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; Nairobi, lac Rodolphe; lac Stéphanie; 16 &!.
GENRE MYLOTHRIS.
MYLOTHRIS POPPEA Cram.
Coco BELGE. — [turi, 1 G.
MYLOTHRIS AGATHINA Cram.
Érmiore. — Addis-Abeba; Endessa; 3 d.
AFRIQUE ORIENTALE. — 3 &, 3 Q.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Nairobi; Makindu; Nandi; 3 ©, 6 ©.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 369
Mycoraris RüPPezuT Koch.
r
Evaropre. — Chola, 1 ©.
MYLOTHRIS YULEI Butl.
ArniQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi: mont Nyiro; 3 d.
VMYLOTHRIS RUBRICOSTA Mab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — 1 Œ,
Ücanna. — Matiana, 9 &, 1 ©.
MYLOTHRIS NARCISSUS Buti. ab. swayxer Sm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Escarpment,
Diffère de l'individu déerit et figuré sous le nom de Swayner par une prande tache
allongée noire au sommet des ailes postérieures en dessus, La variabilité de M. narcissus
étant tres grande, ce n'est guére la peine de donner un nom scientifique à chaque
variété imdividuelle.
GENRE APPIAS.
APPIAS PHOEBE Butl.
Proc. Zool. Soc., 1900, p. 936, pl. 58, L. 6, 7 (1901).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Forêt de Kikuyvu; Nairobi; 3 ©.
Les individus figurés par Butler sont probablement tous deux femelles.
APPIAS SABINA Feld.
Eraiopre. — Koulala, 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Forêts de Nairobi (juin) et de Kikuyu: 8
Ab. une Suflert.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Nairobi (juin) et de Kikuyu; 8 .
UGanDa, — 1
: 2h
370 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Les individus de l'Afrique Orientale anglaise ne différent en rien des exemplaires
du Congo. La forme décrite par Suffert comme 4. udei est caractérisée par la base des
ailes antérieures, orangée en dessous; cette couleur orangée est cependant d’une étendue
très variable et parfois très réduite ou seulement indiquée. Avant vu une femelle pro-
venant de l'État du Congo tout à fait semblable à l’Appias phæbe Butl., je suis bien
certain que l'A. phœbe n'est que la femelle de VA. sabina Feld.
APPIAS EPAPHIA Cram. var. conrracrA Butl.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta, 1 d.
GENRE PIERIS.
PIERIS MARGARITACEA E. Sharpe.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. -— Escarpment. Re
PIERIS GIDICA God. var. wesrwoon: Wallengr.
Érmopre. — Moullou: Koulala; Haut Aouache ; 4 &, 9 9.
Erniopie MÉRIDIONALE. — Borana.
AFRIQUE ORIENTALE aNGLaise — Simba, janvier; mont Nyiro; Kiu; lac Stéphanie:
k &, 19.
Forme agyssinrea Lucas.
Ucaxna. — Mont Loroghi, 2 .
PIERIS SEVERINA Cram.
Arrique OrienNrage anézuse. — Nairobi, août; Gilgil; Makindu; lac Rodolphe; Simba,
Naivasha; Kiu; 14 &, 30.
LéNDee70)
Ab. ivrina Butl.
Eraionie, — Laga-Hardine; Borana; ! S.
PE CE
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 371
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août; forêt de Kikuvu; lac Rodolphe;
Naivasha: Port Florence; 21 &, 10 ©.
Ueanna. — © &, 1 ©.
I y a des exemplaires nombreux faisant transition entre severma et ub. mfida.
PIERIS MESENTINA Cram.
Évmiorre. — Laga-Hardine; lac Abbaï; Haut Aouache; Kounh1; 4 &, 1 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Bararo; Barta; Rendilé; forêt de Kikuyu; 7 &, 1 9;
Mont Loroghi, 1 ©.
PIERIS ZOCHALIA Boisd.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; forêts de Nairobi, juin, et de Kikuyu;
Escarpment, août, septembre; 23 &, 4 9.
PIERIS SUBEIDA Feld.
(PI. IL°, fig. 3 et 4.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 3 &, 1 ©.
Var. (ab.?) mnsrarinis Buil.
(Pre tbrtret 2)
Ugaxpa. — Kijemula, 6 &, 1 9.
PiéRis THYSA Hoplr.
Érniopre mMérinronaze. — Lac Abbaï, 1 S.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta, septembre, 7 &, 6 ©.
PIERIS VIDUA Bull.
Uaxpa. — Kijemula, 4
PiERIS PIGEA Boisd. forme aLpA Wallengr.
Évaiopre. — Gotta; Laga-Hardine; 2 .
372 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 Ÿ.
Ucanna. — Kijemula. 2 €.
Les mâles de l'Ethiopie different des mâles de l'Afrique méridionale par la bande
étroite marginale du dessus des ailes antérieures, grisâtre et continue jusqu'à la ner-
vure 3.
PIERIS sp.? & (SIMANA 9?).
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forèt de Kikuyu, 1 @.
PIERIS GLAUCONOME Klug.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, 1 ©.
PIERIS JOHNSTONT Crowl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha, septembre; Gilgil:; 6 &, 1 ©.
PIERIS BRASSICOIDES Guér.
Eruiovrg. — Addis-Abeba, 7 &, 5 Q.
GE\RE TERACOLUS.
TERACOLUS AMATUS Fabr. var. cazais Cram.
Erurorie. — Moullou; Héra:; Endessa; Borana; 5 &, 1 ©.
ArRIQuE ORIENTALE anGLaise. — Lac Rodolphe; lac Stéphanie; Simba; Rendilé;
1650.
TERACOLUS PHISADIA God. var. ocezLarus Butl.
(PL IL fig. 7, 8.)
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe; Rendilé; Barta; 5 &, 2 9.
La partie basilaire du dessus des ailes postérieures est presque entièrement d'un
rouge saumon avec la base et le bord interne plus où moins sau poudrés de noir et de
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 373
gris. Le bord noir marginal est beaucoup plus large à l'angle anal que dans la figure
de E. Sharpe.
La femelle, qui était jusqu'ici inconnue, est variable comme la femelle de phisadia
typique, mais en diffère par la bande costale large et continue noire des ailes anté-
rieures en dessus. La couleur du fond des ailes en dessus est tantôt orangée , lantôl
rouge saumon aux antérieures et jaune blanchätre aux postérieures.
Quatre mâles et une femelle, pris en mars, avril et mai, appartiennent à la forme
d'été et sont Jaune verdâtre clair en dessous; un mâle et une femelle, pris en mars et
en avril, sont plus ou moins teintés de rougeätre en dessous.
TERACOLUS CHRYSONOME Klup.
Eraiopre. — Laga-Hardine; lac Abbaï:; Borana; 3 &, 2 9.
AruiQue ORIENTALE axGLaise. — Lac Rodolphe; lac Stéphanie; Rendilé; Simba;
LOC, 1%.
TERACOLUS AURIGINEUS Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Simba; Port-Florence: Naivasha: lac
Rodolphe; 12 &, 5 ©.
Cain 1
Tous les exemplaires capturés à Naivasha en septembre ont une couleur du fond
des ailes postérieures, en dessous, jaune de sable grisâtre.
TERACOLUS VESTA Reiche var. caracurvsors Bull.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 2 d, 1 9.
TERACOLUS HALIMEDE Klug. var. acasre Klug.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; lac Rodolphe; Rendilé; 13 &, 5 @.
TERACOLUS PROTOMEDIA Klug:.
Eraropie. — Koulala ; Laga-Harba:; Haut Aouache; Borana; 3 &, 3 @.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe: lac Stéphanie; Rendilé ; 6 &, 9 ©.
37! VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
TERACOLUS CELIMENE Lucas.
Arnique ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, juillet, 1 ©.
Ugaxna. — Mont Loroghi, 2 &.
TERACOLUS ERIS Klup.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; lac Rodolphe; Rendilé; 3 &, 1 9.
Le mâle de Simba est complètement conforme à la figure 1, pl. 11, de E. Sharpe
(maimuna), mais les mâles du lac Rodolphe correspondent à la figure 1 de la planche 9.
TERACOLUS IONE God. var. PaceGyas Bull.
Éruiopie. — Borana; Héra; Haut Aouache; 4 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Stéphanie; Taveta; 2 &, 1 ©.
Les exemplaires se rapprochent le plus de la forme nommée difficiis par E. Sharpe.
TeracoLuS LoRTI E. Sharpe.
Éraiopre. — Ouardyi, 3 &, 1 9.
TERACOLUS HETÆRA Gerst.
Ervniopre mÉRripronaze. — Lac Abbaï, 5 &.
Var.? (ab.?) ruxiceus Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu: Nairobi; Simba; 6 &.
Ab. ?
Macula punicea apicalis alarum anticarum quadripartita.
Différe à peine de Terac. chromiferus Rothsch.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence; Naivasha.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 375
Ces trois formes sont liées l’une à l’autre par des transitions insensibles et ne peuvent
pas être considérées comme des espèces distinctes.
TERACOLUS HILDEBRANDTI Staud.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 9 &.
TERACOLUS EUPOMPE Klug. var. Pseupacasre Butl.
Évuropre. — Haut Aouache; Addis-Abeba; lac Abbaï; Borana; 10 &, 1 ©.
AFRIQUE OrteNTALE ANGLAISE. — Simba; Taveta; Naivasha ; lac Stéphanie; lac Rodolphe;
rivière Athi, août; Rendilé; forêt de Nairobi; mont Nyiro ; 27 &, 6 9,
Deux mâles et une femelle de la rivière Athi ont une couleur du fond rougeñtre en
dessous ; tous les autres, parmi lesquels un autre mâle de la rivière Athi, sont blancs
en dessous. L'espace rouge carmin apical des ailes antérieures est plus où moins grand
et s'étend jusqu’à l'intervalle ». ou est limité en arrière par la nervure 3.
Quelques individus présentent des caractères qui les approchent manifestement de
T. Anne Wallengr.
TERACOLUS OMPHALE God.
Arrique ORIENTALE axGLaise. — Simba, février; Naivasha, septembre; lac Stéphanie ;
2€, 30.
Forme oupnaroines Bull.
Aenique Orrenrane ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, juin; Naivasha, septembre; 2 &, » ©.
Forme PyrraopTEerus Butl.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier: Port-Florence; Makindu, Juillet,
Naivasha. septembre; 4 &, 3 ©.
TERACOLUS ACHINE Cram.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — T'aveta, septembre; Simba, janvier; 2 Œ.
) >]
3706 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Forme (æstiv. extrema) cavisa Wallenor.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier et février; forêt de Nairobi, juin;
° J ? J
Gilgil, septembre: Kiu, juillet: forêt de Kikuyu; 23 &, 69.
Forme (htb.) rrnonus Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Makindu, juillet; Naivasha, septembre; forêt de
Kikuvu: Escarpment, septembre; Taveta, septembre; rivière Ath, août: 17 &, 7 ©.
TERACOLUS EVENINA Wallenor. forme casra Gerst.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuvu, 1 g.
Her MA
OFME DEIDAMIOIDES Aur1v.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta, 1 ©.
TERACOLUS HEUGLIN forme rarurrr Butl.
rniopire. — Koulala, 1 G.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe: Rendilé; ester
TERACOLUS ANTIGONE Boisd.
Arnique Onrenrane ANGraISE. — Rivière Athi, août; Naivasha, septembre; Rendilé;
Simba, février; lac Rodolphe; Kiu, juillet; 4 &, 3 9.
Ucaxpa. — Mont Loroghi, 2 &.
Forme PpuzecEronaA Boisd.
Emuiopie. — Lac Abbaï; Borana; Haut Aouache; 3 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe; Port-Florence, octobre; Rendilé;
Simba, janvier; 4 S', 3 0.
ps
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 377
TERACOLUS EVARNE Klug’.
Évuiorrs. — Haut Aouache; Lac Abbaï:; Borana; 12 &, 1 9.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Lac Rodolphe; Rendilé; rivière Athi; 2 &, 5 Q.
TERACOLUS INGRETUS Butl.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE, — Taveta, septembre; Simba, janvier; rivière Ath.
août; Kiu, juillet; Nairobi, août; 11 d, 1.
GENRE ERONIA.
© ERONIA CLEODORA Hübn. forme ErxrA Hew.
Evniopis. — Borana; Moullou; Laga-Hardine; Haut Aouache; lac Abbaï; 12 &, 19.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Taveta; Nairobi; Port-Florence: rivière Athi: mont
Nyiro; 4 &, 39.
ERONIA LEDA Boisd.
ArRriQuEe ORIENTALE ANGLAISE. — T'aveta: mont Nyiro: Makindu; Simba; 6 &, 5 9.
ERONIA ARGIA Fabr.
Ucanpa. — 1 G.
Coxco 8elGe. — [turi, 4 S, 1 © F. typica, 3 © Ê. poppea.
ERONIA PHARIS Boisd.
L
Cowco BELGE. — [turi, 1 Œ.
EÉRONIA THALASSINA Boisd.
ArkiQue ORIENTALE ANGLAISE, — Forêts de Nairobi et de Kikuyu: 4 &.
UGiNDa, — 1€.
Coco 8ELGE. — Îtuni, 3 &.
3178 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ERONIA BOUQUET: Boisd.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Simba; lac Rodolphe; 4 &, 4 Q.
GENRE CATOPSILIA.
CATOPSILIA FLORELLA Fabr.
ArRiQue ORIENTALE anGLaise. — Taveta; forêt de Kikuyu; monts Mathew; Nandi:
14 S, 20 Q.
Uanna. — 5 d.
Ab. © PYRENE Swains.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 9 9.
GENRE TERIAS.
TERIAS BRENDA Doubl. et Hew.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Taveta; Naivasha; Nandi; 3 &.
Uganxna. — 8 &.
Coco 8ezce. — Jturi, 3 &, 1 9.
TERIAS SENEGALENSIS Boisd.
Eruaiopie. — Moullou; Borana; 2 «.
Forme pisinuara Butl.
EÉvmopie méripronaze. — Lac Abbaï, 3 «.
TERIAS FLORICOLA forme ceres Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 d.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 379
TERIAS DESJARDINSI Boisd.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha, septembre: Escarpment, septembre; Nandi;
IR
Forme rEGuLARIS Butl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. —— 1 ©.
Forme marsnazu Butl
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août; 3 &, 9 ©
TERIAS HAPALE Mab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuvu, 1 9.
TERIAS BRIGITTA Cram.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août: forêt de Nairobi, juin; lac Rodolphe;
11610 0:
Forme z0E Hopif.
Erniopie. — Moullou; Borana:; Lac Abbaï: DO. 1.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier; Kiu, juillet; Nairobi, août; lac
Rodolphe: Rendilé; Port-Florence, octobre; forêt de Kikuyu; 24 S, 119.
Ucaxpa. — Mont Loroghi, 1 &.
GENRE COLIS.
COLIS ELECTO L.
Ériovre. — Addis-Abeba: Kounhi: » &, 9 Q.
AFRIQUE ORIENTALE. — 5 &, 4Q.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre; Escarpment, septembre; Nandi;
6,4.
18.
380 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Ab. © aeuce Huübn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu; Éscarpment; 3 ©.
Les exemplaires de l'Éthiopie sont plus petits et plus obscurs que les autres.
Famizze DES PAPILIONIDÆ.
GENRE PAPILIO.
PAPILIo REX Oberth.
(PIIL}, g.5 0.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Nairobi et de Kikuyu: 5 &, 1 ©.
Chez les mâles 1l existe des traces plus ou moins distinctes de la raie basale blanche
dans Fintervalle 1 b des ailes antérieures, qui est complètement développé chez
P. Schultzei Auriv. Les taches basilaires fauve orangé des ailes antérieures sont,
chez les mâles capturés par M. de Rothschild, beaucoup plus courtes et plus étroites
que dans la figure de l'individu typique.
La femelle, qui était jusqu'ici inconnue, de P. rex diffère du mâle par la couleur
basilaire fauve des ailes antérieures beaucoup plus étendue et plus claire.
PapiLiO NOBILIS Rogenh.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Nairobi et de Kikuvu; 5 d', 1 ©.
Papicio ANTINORI Oberth.
Erniorie. — Kounm, 1 &.
PAPILIO DARDANUS Brown.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 d.
Uéanna. — 5 G,:1 ©.
Coxco BELGE. — [turi, 1 &, 1 9.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 381
© forme TropHonissa Auriv.
Cox6o 86e. — [turi, 2 exemplaires.
PAPILIO CENEA Stoll.
AFRIQUE ORIENTALE. — 11 &, 8 Q.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Nairobi et de Kikuyu; 22 &', 7 ©.
Les taches des ailes antérieures de la femelle sont blanches ou jaunâtres.
Ab. © msurius Kirby.
AFRIQUE ORIENTALE. — 3 Q.
Arnique OrreNTaLe anGLuse. — Forêts de Nairobi et de Kikuyu; 5 ©.
Ab. © rorvrropaus Rothsch. et Jord. f. Trimeur Poult.
Novitates Zoologicæ, 10, p. 34 (1903).
AFRIQUE ORIENTALE. — 1 Q.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, juin, 1 ©.
Ab. © mixrus, nov. ab.
(RU 9 1)
Les taches des ailes antérieures formées comme chez fibullus, mais d'une couleur
jaune d’ocre et la tache du bord postérieur petite, étroite et oblique, ne couvrant pas la
base des intervalles 1 b et 9. La moitié basilare des ailes postérieures est blanche
et les taches sous-marginales ] aunâtres.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, —— 1 Q.
PAPILIO ECHERIOIDES Trim.
ÂFRIQUE ORIENTALE. — 10 .
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, 1 &.
382 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PapiLio JACKSON! Em. Sharpe.
AFRIQUE ORIENTALE. — 8 Œ, 1 Q.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Forèt de Nairobi; Escarpment: 6 &.
Papizio HOMEYERI Dew.
Ucanna. — 9
PAPILIO CYNORTA Fabr.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sans localité précise, 2 &!.
PAPILIO GALLIENUS Dist.
Conco BELGE. — lturi, 1 &, 2 Q.
PAPILIO HESPERUS Westw.
UCinpi, =
PAPILIO CONSTANTINUS Ward.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 1 .
Papinio MAckINNONI Em. Sharpe.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 G.
PAPILIO PHORCAS Cram.
Ucavna. — 9 GE
Conco 8eL6e. — Jturi, 1 &, 1 © f. thersander.
Var. Axsorce Rothsch.
(PL Ii’, fig. 2.)
AFRIQUE ORIENTALE. — D Q.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Forêts de Nairobi et de Kikuyu; 3 &, 2 ©.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES. 383
Quatre des femelles appartiennent à une forme semblable à thersander, de la côte
occidentale de l'Afrique .
PAPILIO NIREUS L. var. zvæus Doubl.
AFRIQUE ORIENTALE. — TO
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Forêts de Nairobi et de Kikuyu; monts Mathew:
Naivasha; Taveta: Rendilé, Nandi: 14 &, 1 ©.
Papiio Æriops Rothsch. et Jord.
Novitates Zoolopicæ, 12, p. 190 (1905).
Éraiopre. — Chola, 1 &.
PapiLio BROMIUS Doubl.
UÜcanDa. — 1 G!.
Var. BROoNTES Godm.
Ucaxpa. — Toro : Mgongo, 1 d.
L'exemplaire est intermédiaire entre brontes et Chraphowsle.
Var. Curarkowskr Suff.
Is 170 40, pl 2, 2714000)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu:; Escarpment; 2 .
PAPILIO PYLADES Fabr.
Ucaxni. — Toro : Mgongo, 1 &.
PAPILIO DEMODOGUS Esp.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naivasha; Gilgil; forêts de Nairobi et de Kikuyu;
Nandi; 8 &.
38/ VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
PAPILIO POLICENES Cram.
À FRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, 1 .
Famizze DES HESPERIDÆ.
GENRE SARANGESA.
SARANGESA DJÆLÆLÆ Wallenpr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Naivasha, 2 exemplaires; Mont Loroghi, 1 exemplaire.
SARANGESA LUGENS Rogenh.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 exemplaire.
SARANGESA ELIMINATA Holl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba; monts Mathew; 5 exemplaires.
GENRE CELOENORHINUS.
CELOENORHINUS PROXIMUS Mab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 exemplaire.
GENRE CAPRONA.
CAPRONA CANOPUS Trim.
Ucaxna. — Toro : Mgongo, 1 exemplaire.
GENRE TAGIADES.
TAGIADES FLESUS Fabr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 exemplaire.
CowGo 8e16e. — Îturi, 1 exemplaire.
LÉPIDOPTÈRES : RHOPALOCÈRES.
GENRE HESPERIA.
HESPERIA Spio L.
(— vindex Cram.)
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba: Naivasha: » exemplaires.
HESPERIA SANDASTER Trim.
Erniopie. — Moullou, 1 exemplaire.
Arrique ORIENTALE ANGIAISE. — Lac Rodolphe, 1 exemplaure.
HESPERIA ZAIRE PI.
Arnique ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, 1 exemplaire,
GENRE CARCHARODUS.
CARCHARODUS ELMA Trim.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Lac Rodolphe, 1 exemplaire.
GENRE ACLERAS.
ACLEROS PLoxrzt Mab.
Cox6o 8ec6e. — [turi, 1 exemplaire.
GENRE OSMODES.
OsuopEs Tuops Holl.
Ucanxna. — Entebhe, 1 ©.
GENRE CYCLOPIDES.
CYCLOPIDES MIDAS Butl.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE — Nairobi, 1 exemplaire.
19
386 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CYCGLOPIDES QUADRISIGNATUS Butl.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi; forêt de Kikuyu: 2 exemplaires.
GENRE PADRAONA.
PADRAONA ZENO Trim.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 3 &, 3 Q.
(TENRE PARNARA.
PARNARA DETECTA Trim.
Arrique OrRrEvrage axgraise. — Simba: Narobi; 2 œ.
Ucaxpa. — Entebbe, 1 &.
GENRE COENIDES.
COENIDES CORDUBA Hew.
Ucaxpi. — 1 exemplaire.
GENRE RHOPALOCAMPTA.
RHOPALOCAMPTA ANCHISES Gerst.
Eraiopis. — Haut Aouache, 2 exemplaires.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Simba: Rendilé; Nandi; 5 exemplaires.
Ucanpa. — 1 exemplaire.
RHOPALOCAMPTA FORESTAN Cram.
Arrioue Onienrage anGLuise. — Nairobi, 1 exemplaire.
FRE
LÉPIDOPTÈRES.
HÉTÉROCÈRES,
Fr. LE CERF.
A l’époque où le baron Maurice de Rothschild apportait en France les maté-
riaux considérables recueillis au cours de son voyage, les collections du Muséum
de Paris étaient très pauvres en Lépidoptères d'Afrique Orientale anglaise, et
surtout en Hétérocères.
D'Abyssmie, nous ne possédions qu'un petit nombre d’espèces recueillies jadis
par Lefebvre ou provenant des chasses de Schimper, auxquelles les envois de quel-
ques rares voyageurs n'avaient guère ajouté que des éléments peu nombreux el
sans intérêt particulier.
L'Afrique Orientale britannique était encore plus mal représentée, aucune mIs-
sion française n'ayant exploré ce pays d’où ne nous étaient venus que de petits lots
surtout composés de Rhopalocères.
Ceux-ci dominaient aussi, et de beaucoup, dans les envois d'Afrique Orientale
allemande, expédiés pendant quelques années de Zanzibar par les pères du
Saint-Esprit, et de Tanga par M. Gierra. Par ailleurs, l'intérêt de ces msectes
était bien réduit du fait de l'absence d'indications exactes de provenance, de date
et d'altitude, et seuls firent exception à cette règle malheureuse les quelques
dizaines d'Hétérocères rapportés de son exploration au Kilimandjaro par M. Ch.
Alluaud.
L'importance, pour le Muséum, de la collection Maurice de Rothschild résulte
ho.
308 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
d'abord de la provenance de ses échantillons, des renseignements exacts de lieu
et de date qui les accompagnent le plus souvent, ensuite du nombre relativement
élevé des espèces qu'elle contient, et enfin du fait qu’elle porte sur des régions
d'un grand intérêt zoogéographique.
Si, en eflet, la différence faunique est peu marquée entre l'Afrique Orientale
britannique proprement dite et les régions qui l’avoisment au Sud jusqu’au
Mozambique et même au Natal, vers le Nord, au contraire, l'Éthiopie se présente
comme un centre possédant en propre ses formes caractéristiques et dont un
bon nombre, au lieu de descendre parallèlement aux rives de l'océan Indien,
se dirigent à lOuest vers l’Atlgntique, par le Babr el Ghazal et les limites sud-
sahariennes, passant ainsi du bassin du Nil dans ceux si différents, à tous égards,
du Sénéoal et du Niger.
Or les zones battues par l'Expédition s'étendent, en fait, de l'Éthiopie centrale
à la partie méridionale de Afrique Orientale britannique, en passant par le Harar,
les lacs Rodolphe et Stéphanie, et la rive nord du Victoria Nyanza. Les voyageurs
ont done parcouru, en partie au moins, la réoion où s'opère le changement de
distribution faunique signalé plus haut, et ceci est d'autant plus important qu’on
a, en général, très peu de documents sur l'aire comprise entre l'Éthiopie centrale
et le nord de la région des Lacs, tant à cause de la rareté des explorations dans
cette partie de l'Afrique que du caractère même de celle-ci. C'est, en effet, une
région peu accidentée, à facies de steppes désertiques, que beaucoup d’espèces
ne franchissent pas, que d’autres contournent et qui, en tout cas, Joue certai-
nement un rôle dans la dérivation vers l'Ouest de certains types éthiopiens.
Dépourvus de l'outillage spécial nécessaire, ayant par ailleurs à s'occuper de
toutes les branches de PHistoire naturelle, les voyageurs n'ont pu entreprendre
des chasses de nuit aux Hétérocères. Tous les spécimens de cette tribu ont été
récoltés autour des feux de campement, ou bien au cours des chasses et dépla-
cements diurnes; mais le nombre même des espèces rapportées montre que, pas
plus que les autres, les «+ Papillons de nuit» n'ont été népligés par les naturalistes
de la Mission.
Sur les 272 espèces ou variétés distinctes que j'ai eu à étudier, la plupart
manquaient à la collection du Muséum. Parmi celles déjà publiées, il en est qu'on
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROGÈRES. 389
ne connaissait que par un très pelit nombre d'exemplaires, parfois même par
le « Type» unique; A5 étaient inédites, et on en trouvera la description dans ce
mémoire.
Une mention spéciale doit être accordée aux Salurnidæ que représentent
19 spécimens, appartenant à 5 genres et 7 espèces. Deux de celles-ci sont nou-
velles, et l’une forme même un genre nouveau très remarquable. Une série de
11 exemplaires, capturés dans divers lieux, de FAbyssinie méridionale jusqu’au
chemin de fer de lUganda, m'a permis de débrouiller l'histoire assez confuse de
la belle Nudaurelia oubie G.-M.
C'est surtout parmi les Noctuelles que se trouvent le plus grand nombre de nou-
veautés, et principalement dans la sous-famille des Érastrianæ qui peuple de ses
formes abondantes toute l'Afrique, v compris les régions les plus désertiques :
8 espèces inédites figurent dans la collection. Ge chiffre est aussi celui des Micro-
lépidoptères ( Tortricidæ et Tineidæ) que M. E. B. Meyrick a bien voulu examiner
et décrire.
Avec l'aide amicale de Sir George F. Hampson et de M. JF. H. Durrant, j'ai
déterminé au British Museum les autres espèces, à l'exception de quelques Pha-
lénides et Noctuides pour lesquelles j'ai eu recours à la compétence toute spéciale
de M. L. B. Prout et de Miss E. À. Prout.
Je prie ces honorables et éminents Collèeues de vouloir bien trouver ici l'ex-
pression de mes sincères remerciements.
Fuuze pes SYNTOMIDÆE.
GENRE SYNTOMIS O0.
SYNTOMIS SIMILIS, n. Sp.
(RL ARE)
TS, — Vertex et front noirs: palpes noirs. à premier article blanc brillant; antennes
noires, tachées de blanc à l'extrémité; thorax noir verdâtre, à ptérygodes concolores,
collier écaillé latéralement de jaune; en dessous, le mésothorax porte latéralement deux
grosses taches jaunes et le métathorax un semis d'écailles de même couleur. Abdomen
390 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
noir verdâtre luisant, avec les quatrième et cinquième tergites jaune de chrôme ; une
large tache triangulaire sur le premier sternite, l'extrémité latérale des second et troi-
sième et les pleuræ des quatre premiers segments, également jaunes; quatrième sternite
faiblement bordé de jaune.
Hanches antérieures blanches; pattes des trois paires, noires.
Ailes supérieures noires à reflet vert foncé, portant cinq taches vitrées disposées
comme chez S. Johanne Bülr. et S. ahcia Bür., mais un peu plus grandes, notamment
celle du disque, dans l'intervalle 1-2, qui est en forme de trapèze irrégulier prolongé
vers l'angle dorsal. Les ailes inférieures ont deux taches vitrées, analogues aussi à
celles des espèces précitées : une très prande, basale, et une discale, arrondie, divisée
par la nervure 4; la bande noir verdâtre qui les sépare est étroite, et remonte à
peine au-dessus de l'angle anal. Dessous des deux paires semblable au dessus; franges
concolores.
®. — Semblable au mâle à l'exception des hanches antérieures dont la moitié
longitudinale externe est noire.
Enverpgure : 24-26 mm.
Types : 2,29.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et
le lac, avril 1905.
SYNTOMIS SOROR, n. Sp.
Trés voisine de la précédente, cette espèce s'en distingue par les caractères sui-
vanis :
?. — Palpes, antennes et hanches antérieures complètement noirs; écaillure jaune
des patagias réduite à une petite tache: métathorax dépourvu en dessous de semis
jaune. Tache médiane jaune du premier tergite, petite; troisième tergite fortement
mêlé de jaune sur toute sa largeur; cinquième sternite jaune, à l'exception de sa
région médiane proximale.
Tache discale de l'intervalle 1-2 des ailes supérieures beaucoup plus étroite, presque
rectangulaire, plus haute que large. Taches des ailes inférieures moins grandes égale-
ment, surtout celle de la base; la bande écaillée qui les sépare est large et remonte
jusqu’à la base, le long du bord abdominal; entre ce liséré marginal noir verdâtre et la
nervure 1° se trouve un semis très dense d’écailles jaunes.
Enveroure : 27 mm.
Type 410,
Avnique OniexraLe ançiaise. — Lumbwa, septembre 1904.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 301
SYNTOMIS TOMASINA Btir.
L'unique exemplaire figurant dans les récoltes de la Mission est une femelle différant
du type représenté par Sir G. F. Hampson (Catalogue of the Lepidoptera Phalænæ, I,
PI. IT, fig. 5, 1898), par le plus grand développement de la tache basilaire des ailes
supérieures et de la tache discale des ailes inférieures; la tache discale de l'intervalle 1-2
aux supérieures est, par contre, plus étroite et plus oblique.
Ucaxpa, — Entebbe, avril 1905, 1 ©.
Gexre Eprroxis Wllgrn.
EPITOXIS NIGRA Hmpsn.
Un seul exemplaire bien typique, capturé au printemps.
Ucanpa. — Entebbe, mai 1905, 1 %.
Gevre APISA Wlikr.
APISA METARCTIOIDES Hmpsn.
Un individu mutilé, en majeure partie dépourvu d’abdomen et d'antennes, mais
bien reconnaissable néanmoins.
Gonco BELGE. — Isumu Ituri, forêt d'Ituri, juillet 1905. 1 ©.
Genre METARCTIA Wlkr.
METARCTIA LATERITIA H.-S.
Cette grande espèce est représentée par une petite série d'exemplaires des deux
6 P |
sexes, variant sensiblement pour la taille et l'intensité du coloris.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 2 S; sud du lac Rodolphe, entre le chemin
de fer et le lac, août 1904, 1 ©.
392 VOYAGE DE M, MAURICE DE ROTHSCHILD.
METARCTIA FLAVIVENA Hmpsn.
Un seul individu très frais.
ArriQue ORIENTALE ANGraISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le ms
août 1904, 1 d,
METARCTIA ROTHSCHILDI, n. sp.
(PI. Lu°, fig. 10.)
Belle espèce différant de la précédente, dont elle à à peu près la taille, par sa forme
plus allongée, sa coloration plus pâle, gris argileux. Les ailes inférieures, qui chez flavr-
vena sont uniformément jaune pâle avec une ombre gris noirâtre dans tout l'espace
costal, sont du même pris argileux que les supérieures, avec les nervures, le bord
abdominal et la frange jaune rosé. Le dessous des quatre ailes est uniformément gris
terne el pale, à nervures et franges comme en dessus. Sur les deux faces, la base est
rougeàtre.
Thorax gris argileux avec des poils rouges bordant tout autour le collier, re ptéry-
godes en avant et au bord interne, et formant une ligne longitudinale médiane de la
nuque au mélothorax où ils dominent. L’abdomen est presque entièrement rouge en
dessus, et les pattes ont les cuisses frangées de poils rouges.
Envergure : 42 mm.
Pipe ao
Ermiopre. — Parages du mont Assabot, septembre 1904.
METARCTIA SARCOSOMA Hmpsn.
Capturée au printemps en exemplaire isolé.
\FRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 14 avril 1904, 1 d.
METARCTIA FLAVICINCTA Auriv.
Bien quil provienne d’une région très éloignée de la localité originale (Congo),
et dont la forme est assez distincte en général, je ne puis rapporter qu'à cette espèce
l'échantillon étudié 1e1.
Srmiopre, — Harar, mai 1904, 1 S
DUT. DOC DRE
bite
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 393
METARGTIA TENEBROSA, n. Sp.
(PL IL°, fig. 13.)
S.— Ailes supérieures brun fuligineux, terne, uniforme, avec une indication confuse
de point discocellulaire noirâtre. Ailes inférieures un peu plus claires, surtout à la base
et le long du bord interne qui est légèrement teinté de rosâtre. Dessous de même ton
que le dessus, mais plus pâle et sans trace de point discocellulaire aux supérieures.
Franges des deux paires, concolores.
Tête, thorax, antennes et pattes brun fuligineux: palpes noirâtres; abdomen bru-
nâtre, revêtu de longs poils jaune rougeâtre obscur; ventre concolore avec une ligne
médiane et deux latérales noirâtres.
Envergure : 36,5 mm.
Type : 1 S.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE,
Espèce voisine, mais bien distinete, de M. benitensis Holl., d'Afrique occidentale.
METARCTIA MAJOR, n. sp.
(PL In°, fig. 2.)
d.— Ailes supérieures d'un jaune d’ocre saumoné terne, un peu plus foncé à la
base et le long de la côte. Aïles inférieures plus claires, à bord abdominal et base eou-
verts de poils rose terne, Dessous des deux paires plus pâle que le dessus; franges jaune
rosé clair.
Tête et thorax de même ton que les ailes supérieures, légérement plus foncés et
mêlés de poils rose terne sur le métathorax; antennes et palpes noirs: abdomen plus
jaunâtre que le corselet; pattes concolores à tibias et tarses noirs.
Envergure : 51 mm.
Type: 15:
Évmopte. — Addis-Abeba, juin 1904.
Étroitement apparentée à M. burra Schaus, près de laquelle elle vient se placer,
et dont elle se distingue par la taille plus grande, l'absence de point discocellulaire
enfumé et les ailes inférieures concolores, M. major parait ressembler superficiellement
à la forme locale désignée par Sir G. F. Hampson (Catalogue of the Lepidoptera Pha-
20
394 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
lænæ, |, p. 147, 1898) comme Ab. 1 de M. burra et qui différerait du type par la
couleur rougeâtre et l'absence de point sur les ailes supérieures.
Famizze DEs ARCTIIDÆ,.
SOUS-FAMILLE DES NOLIDE.
GENRE CELAMA Wikr.
CELAMA spec. ?
AeRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
g décembre 190h, 1 #.
Genre NOLA Leach.
(?) NOLA DIPLOZONA Hmpsn.
L'échantillon que je rapporte, avec réserves, à l'espèce de Hampson, connue seule-
ment par le mâle «Type» du British Museum, est fort maltraité et à peine identifiable.
ArRiQuE OrienraLe anéLuse. — Sud du lac Rodolphe. entre le chemin de fer et le lac,
décembre 1903, 1 &.
Nora sp.?
Un mâle indéterminable et sans date précise.
\FRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 .
SOUS-FAMILLE DES LITHOSIANÆ.
GENRE PHRYGANOPSIS Feld.
PHRYGANOPSIS CINERELLA Wllgrn.
Un spécimen assez usé et presque dépourvu de suffusion cendrée.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août, 1 &.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 395
GENRE LEPISTA Wlilorn.
LEPISTA PENDULA Bdv.
Un seul individu, ne diflérant pas de ceux d'Afrique australe.
Nandi, 1 G.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
GENRE [ILEMA Hbn.
ÎLEMA GRACILIPENNIS Wllern.
Deux individus capturés au printemps.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
11 avril 1904. 2 ©,
ÎLEMA COMPLANA L.
À cette espèce paléarclique, connue seulement jusqu'ici d'Europe centrale et méri-
dionale et de Bithynie, se rapporte un individu de tous points conforme à ceux de
France occidentale (Landes), obtenus ex larva par feu Lafaury, et faisant actuellement
partie des collections du Muséum de Paris.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
11 avril 1904, 1 9.
GENRE AGLOSSOSIA Hmpsn.
AGLOSSOSIA DECEPTANS Hmpsn.
La femelle que Je place sous ce nom diffère de celle du Katanga rattachée par
Hampson à son mâle «Type» d'Afrique Orientale anglaise. Elle manque, en dessous,
de suffusion grise sur l'aile costale des ailes inférieures et de bandes foncées à lab-
domen, dont la face ventrale est jaune d'or uniforme.
À cause de sa provenance, j'inclinerais à considérer cette forme comme la femelle
normale de l'espèce.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lae,
5 avril 1905, 1 Q.
396 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES ARCTIANE.
GENRE CARIPODIA Hmpsn.
CARIPODIA CHRYSARGYRIA Hmpsn.
Avec quelque doute, je réfère à cette espèce d'Afrique centrale et du Mashonaland
une femelle unique, à nervulation anormale et coloration ambiguë.
Par celle-ci, et surtout les ailes inférieures blanc argenté lavées de gris, et l’abdo-
men brun noirâtre, elle se rapproche beaucoup de €. persimahis Hmpsn. d'Afrique -
orientale (Naïrobt).
Cependant, elle manque d'éperons médians aux tibias postérieurs, et ce caractere, qui
la sépare radicalement de persimihs, l'apparente spécifiquement à chrysargyria.
Aux ailes inférieures, la nervure 4 fait défaut, mais cette particularité, individuelle,
a déjà été signalée par Hampson chez une femelle de C. chrysargyria de la collection
O. Staudinger.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
avril 1909, 1 ©.
Genre CHIONÆMA H.-S.
CHIONÆMA REJECTA Wlkr.
Un spécimen pris en hiver.
Arnique ORIENTALE ANGIAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
6 décembre 1905, 1 @.
GEvre MÆNAS Hbn.
MÆN\AS ABBORIFERA Btir.
Deux individus capturés le même jour, mais assez différents, l'un foncé avec quatre
points noirs aux ailes inférieures, des dessins bien nets en dessous des supérieures, les
traits bruns du collier, du thorax et des ptérygodes fortement marqués ; l’autre clair,
sans trace de points aux ailes inférieures ni dessins à la face inférieure des ailes anté-
: Al f il a
rieures, et à marques brunes du collier, du thorax et des ptérygodes très minces.
ArrIQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
19 avril 1905, 9 Q.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 307
GENRE DIACRISIA Hbn.
DIACRISIA CURVILINEA Wlkr.
Représentée par un seul mâle, des bords du Victoria-Nyanza, à lignes fortement
éerites et réunies à leur partie inférieure par un trait noir longeant le bord interne.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Port-Florence. 12 avril 1909,1 ©.
DIACRISIA MACULOSA Stoll.
Le seul exemplaire récolté au printemps, dans les parages du lac Rodolphe, diffère
des échantillons décrits par Sir G. F. Hampson et de ceux que J'ai vus au British Mu-
s / ñ Qi ee re , \ A
seum par la teinte ocracée du fond des ailes supérieures, le développement à ces mêmes
ailes, sur le thorax et l'abdomen, des dessins noirs habituels, et, par contre, l'absence
totale de points noirs aux ailes inférieures.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
5 avril 1905, 1 ©.
DrACRISIA SGIOANA Obt. subsp. ivrexsa Roths.
Un individu de coloration claire, trouvé en automne.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa. septembre 1904, 1 Ÿ.
DraAcRisiA JACKSONT Roths.
Deux exemplaires du plateau Kikuyu.
ArriQue OrteNraLe ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 &'; Kiu, mars 1905, 1 d.
Genre AMSACTA Wikr.
AMSACTA SEMINIGRA Hmpsn.
Un mâle de la région éthiopienne désertique.
Evuiopre. — Chola, 11 avril 1904, 1 d.
398 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE ACANTHARCTIA Auriv.
ACANTHARCTIA Sp ?
À ce genre intéressant se rapporte un exemplaire unique, malheureusement trés
fruste, mais sur lequel subsistent assez de dessins pour qu'il soit possible de reconnaitre
qu'il appartient à une espèce inédite, se plaçant au voisinage d’'Acantharctia metaleuca
Hmpsn.
Sans vouloir lui attribuer un nom, ni en donner une description que son état ne
permettrait pas de faire suffisamment exacte et complète, 1l nous paraît cependant
utile d'énumérer les caractères encore apparents, susceptibles d'assurer ultérieurement
son identification :
Ailes supérieures blanc luisant, à côte rouge saumoné et finement bordée de noir
dans son tiers médian, avec un point noir extra-basilaire et deux traits noirs inclinés
en sens inverse el convergents avant l'apex; une ligne noire s'étend de la base à l’extré-
mité de la nervure 4, en passant sous la cellule, sur l'angle inférieur de celle-ci, où
elle s'épaissit et atteignant le limbe par deux traits épais, parallèles à l'extrémité de 4,
Quelques écailles noires, demeurées çà et là en place, indiquent l'existence d’une
coudée plus ou moins maculaire, descendant du trait costal postmédian jusqu'au bord
interne, par une succession de petits points internervuraux. Dessous semblable, sans
rouge à la côte.
Ailes inférieures blanches, avec un point noir discocellulaire et trois points marp1-
naux disposés comme chez À. metaleuca, mais plus petits, et la côte noire en dessous.
Tête et thorax blanc ocracé; base des antennes et bordure des patagias, rouge sau-
moné ; ptérygodes et hanches antérieures marquées d'un point noir médian. Antennes
noires. |
Abdomen rouge saumoné en dessus, passant au blanchâtre à l'extrémité; ventre
blanc ocracé; pleuræ et bord latéral des sternites, marqués de points noirs.
Pattes blanches avec la face interne des fémurs rouge saumoné, les tibias longés de
noir en dessus et les tarses noirs annelés de blanc extérieurement, et blancs à la face
interne.
Envergure : 33 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 27 mars 190,1 d!.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 309
GENRE ESTIGMENE Hbn.
ESTIGMENE TRIVITTA Wikr.
Décrite originairement du Natal, cette espèce n’est représentée dans la collection que
par un seul individu mâle, conforme aux types du Plateau Kikuyu.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, mars 1 909,1 d.
ESTIGMENA MULTIVITTATA Roths.
Un mâle capturé avec le précédent.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 d.
GENRE SEIRACTIA Pack.
SEIRACTIA CLARA Holl.
Üne petite série, dont tous les individus diffèrent par l'intensité de la coloration
générale et l'abondance du semis noirâtre. L'un d'eux est remarquablement chargé de
noir brunâtre aux ailes supérieures, au thorax et à l'abdomen; un autre a les ailes
inférieures nettement marginées de rose saumoné; l'unique femelle, outre une taulle
très grande (51 mm.), se distingue de celle considérée comme typique par Sir G.F.
Hampson par la teinte jaune d’ocre et non «pale crimson» de ses ailes inférieures.
Les dates de capture des six échantillons étudiés ici paraissent établir que cette
Arctide a deux générations, l’une au printemps, l’autre en automne.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 4 &, 1 9.
Ucanna. — Septembre 190/, 1 &.
GENRE UTETHEISA Hbn.
ÜTETHEISA PULCHELLA L.
Deux individus, de générations différentes, de cette espèce étendue de l'Europe au
Japon et à l'Australie, à travers l’Eurasie et l'Afrique.
100 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Évaiopie MÉériproNALE. — Lac Abbaï, 7 Juin 190, 1 ©.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
9 décembre 1904, 1 Q.
GENRE SECUSIO Wikr.
SECUSIO STRIGATA Wikr.
Quatre exemplaires des deux sexes, tous de localités diverses, et chez lesquels la
bande blanche des ailes supérieures varie sensiblement pour la largeur et la netteté.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, janvier 1905, 1 ©; sud du lac Rodolphe, entre
le chemin de fer et le lac, 16 janvier 1905, 1 &'; mont Nyiro, 1 &'; Nairobi, 1 9.
GENRE RHODOGASTRIA Hbn.
AHODOGASTRIA LUTEIBARBA Hmpsn.
Seulement indiquée de Nigeria méridionale par Sir G.F. Hampson, cette espèce a
été découverte beaucoup plus à FEst, dans les régions orientales du Congo belge, par
le baron Maurice de Rothschild.
Cow6o BELGE. — Isumu, Forêt d'Ituri, juillet, 1 @.
FauiLLe DES AGARISTIDÆ.
GENRE NANTHOSPILOPTERYX Wilgrn.
X ANTHOSPILOPTERYX POGGEI Dew.
Le seul exemplaire capturé par la Mission est une femelle de grande taille, distincte
de la forme typique par l'étroitesse de la bordure noire des aïles inférieures et l'absence
complète des points blancs qui la marquent sous l’apex et avant l'angle anal.
Son lieu de capture, dans l'Afrique orientale, étend un peu vers l'Est son habitat,
limité jusqu'ici, dans cette direction, à l'Uganda.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 ©.
VA
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. A01
GENRE CHARILINA Wlikr.
CHARILINA AMABILIS Dry.
Des deux femelles par lesquelles cette espèce est représentée, l’une a les deux taches
blanches du bord interne réduites, particulièrement les deux distales, par le dévelop-
pement exagéré des traits noirs qui les séparent; chez l’autre, au contraire, ces mêmes
traits sont obsolètes, et la fusion des taches produit une longue macule à peine divisée;
de plus, les deux taches blanches subcellulaires géminées montrent la même tendance
à l'agrandissement, l'interne notamment qui, à l'inverse de ce qui s’observe sur le pre-
mier spécimen, est presque trois fois plus étendue que l’externe.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, février 1905, 1 ©; Kiu, mars 1905, 1 ©.
GENRE /ÆGOCERA Latr.
ÆGOCERA RECTILINEA Bdv.
(Fig. 1°)
Deux femelles des bords du lac Victoria-Nyanza, dont une tératologique par asymé-
trie, l'aile inférieure gauche ayant à peine le tiers de sa surface normale (Fig. 1).
\
= ES ———
Fig. 1. — Æprocera rectilinea Bdv., ® tératologique.
À : nervulation des ailes inférieures montrant la disparition de la plupart des nervures à l’aile monstrueuse.
Les modifications subies par cette aile portent, outre la dimension, sur la forme qui
est plus ovale, allongée vers le milieu du limbe, et la nervulation presque complète-
ment atrophiée. Îl ne subsiste plus que la base de la sous-costale (8), un rudiment de la
radiale, la cubitale avec un tronçon de la nervure 3 (Gu'), et la nervure 2 (Cu?) à peu
près entière, mais n’atteignant cependant pas le limbe.
402 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Malgré cette absence de squelette, l'aile est bien étalée; elle a conservé sa couleur et
son dessin, exception faite d'un léger pâlissement vers l’apex et de l'effacement partiel
du point discocellulaire. |
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 2 Q.
ÆGOGERA BREVIVITTA Hmpsn.
Un seul exemplaire.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 2 4 mars 1905, 1 9.
ÆGOCERA ANSORGEL Roths.
Une femelle dont le point noir discocellulaire des ailes inférieures est prolongé entre
les nervures 2 et 3 par un semis dense d'écailles noires atteignant la bande submar-
ginale.
AFRIQUE (ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 1 Q.
ÆGOCERA ABYSSINICA Hmpsn.
Une seule femelle.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, janvier 1904, 1 Q.
Famizze DES NOCTUIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES AGROTINZÆ.
Genre TIMORA Wlikr.
TIMORA MARGARITA Le Cerf.
(PL IL°, fig. 1.)
Timora margarita Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911, p. 54o.
Ailes supérieures rose carminé avec trois taches jaune d'or : une basilaire, petite,
placée entre le bord inférieur de la cellule (nervure médiane) et le bord interne ; une
médiane, en triangle irrégulier, allongée à cheval sur l'extrémité de la cellule et le
e Rue e : ; À
disque, et une terminale, triangulaire également, s'étendant de l’apex jusqu’au-dessous
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 103
du milieu de la précédente, sur la nervure 2, et finissant à l'angle dorsal; cette tache
a son bord interne rectiligne, mais formant de petites dents sur les nervures 2, 3 et 4.
Frange rose.
Ailes inférieures jaune d’or très pâle de part et d'autre, avec la côte garnie en
dessous de poils roses et la frange blanche.
En dessous, les supérieures sont écaillées de gris, sauf à la côte, à la base, aux bords
interne et externe ainsi que dans l'intervalle des nervures 4 et 5 presque jusqu'à la
cellule; une teinte rose pâle s'étend sous la côte depuis la base jusqu’à l’apex.
Tête, pattes, palpes et antennes (en dehors) roses; corps blanc jaunâtre, foncé à
l'extrémité.
Type : 1 &.
Envergure : 13 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi.
__ Cette charmante espèce est voisine de Timora leucostica Hmpsn. de N'Gamiland. Elle
en diffère principalement par l'absence de points blanes, la division en trois aires dis-
unctes du jaune aux ailes supérieures et la forme triangulaire à bord interne rectiligne
de laire terminale, la présence de rose sous la côte aux deux pares, en dessous.
TIMORA NIGRIFASCIATA Hmpsn.
Un seul spécimen, bien typique.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — N'joro, avril, 9.
TIMORA LANCEOLATA Wikr.
Espèce commune à l'Amérique centrale, à l'Afrique et à l'Asie méridionale, repré-
sentée dans les récoltes de la Mission par deux femelles capturées au printemps.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars, 2 ©.
Genre EUXOA Hbn.
EUXOA SEGETIS Schiff.
Bien connu par les dégâts considérables qu'il cause aux cultures, cet Agrotis peuple
presque en totalité l'Eurasie et l'Afrique. L'exemplaire rapporté de Nairobi par le baron
ot
404 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Maurice de Rothschild est identique à celui décrit jadis par Walker sous le nom
d'Agrotis obliviosa sur un mâle du Cap.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, août. 1 G
EUXOA LONGICLAVIS Joan.
(PL IL, fig: 12.)
Le mäle seul de cette espèce a été déerit jusqu'ici, d’après un spécimen unique
capturé dans l'Érythrée italienne.
La femelle en diffère par les ailes un peu plus arrondies, les antennes sétacées, la
teinte Jaunâtre sale des ailes inférieures et du corps. De plus, le collier est traversé par
une ligne brunâtre parallèle au bord, et les ptérygodes par une bande longitudinale de
même couleur, dont 1l n’est pas fait état dans la description originale.
Erniopie. — Addis-Abeba, juin 1904. 1 ©.
Genre AGROTIS Ochs.
AGROTIS ATRITEGULATA Hmpsn.
Lorsqu'en 1903 Sir George F. Hampson publiait le volume IV du «Catalogue of
the Lepidoptera Phalænæ», on ne connaissait d'A. atrutepulata, décrit un an auparavant
par l’auteur, que le mâle « Type» originaire du Transvaal. |
En 1910, ce type était encore unique dans les collections du British Museum où je
l'ai examiné, et la femelle parait être demeurée inconnue. D’après un exemplaire remar-
quablement frais, capturé dans l'Ethiopie centrale, elle diffère du mâle par la côte
moins éclaircie, subconcolore, les taches réniforme et orbiculaire de la couleur du fond,
les traces de ligne coudée plus nettes et l'existence à la côte d’une ombre antéapicale
bien distincte; les ailes inférieures sont blanches, subhyalines, irisées comme chez le
mâle, mais l'abdomen est, en dessus, gris argileux et non -blanc ocracé.
Il n’est guère possible de savoir si ces différences, d’ailleurs minimes, sont caracté-
ristiques des individus éthiopiens et si ceux-ci constituent une race locale particulière ;
en tout cas, la découverte de cette espèce, loin au nord de l’Équateur, étend singu-
hèrement son habitat.
Évmropie. — Addis-Abeba, juillet 1904, 1 9.
#
+
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 405
GENRE LYCOPHOTIA Hbn.
LYCOPHOTIA FUSCIRUFA Hmpsn.
Deux exemplaires, pris à l'automne dans l'Escarpment.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa , septembre, > &!
[1
SOUS-FAMILLE DES HADENINÆ.
GENRE POLIA Ochs.
POLIA MESOMELANA Himpsn.
Un spécimen d'Éthiopie, différant du type décrit et figuré par Sir Hampson 4 :
Catalogue of the Lepidoptera Phalænæ, V, p.163, PI. LXXXIIL, fig. 1, par l'absence
de traits noirs nervuraux sur la bande claire discale et la sinuosité bien moins angu-
leuse de la partie inférieure de la ligne extra basilaire.
Cette espèce n'était signalée que de Natal et Mashonaland.
Erniopie. — Chola, 11 mai 1904, 1 &.
POLIA INFERIOR Gn.
Ce n’est que sur l'autorité de Sir Hampson qui, depuis la publication du volume V
du «Catalogue of the Lepidoptera Phalænæ », a réuni dans la collection du British Mu-
seum à l'espèce de Guenée la Celæna remisiona WIkr., que je place ici trois spécimens
qui m'ont paru de tous points conformes aux types de remsiona.
Ces échantillons sont plus foncés que le « Type» de P. inferior Gn., leurs lignes sont
moins dentées et ils n'ont pas la frange nettement entrecoupée. Ils diffèrent d’ailleurs
entre eux pour l'intensité de la coloration foncière et la netteté du dessin.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
25 février 1905, 1 &,1 9; mont Loroghi, octobre 1904, 1 Q.
406 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE ASPIDIFRONTIA Hmpsn.
ASPIDIFRONTIA RADIATA Hmpsn.
Une petite série d'exemplaires des deux sexes, capturés au printemps.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1904, 2 &, 9 Q.
ASPIDIFRONTIA GLAUCESCENS Hmpsn.
J'avais d’abord pensé que l'unique mâle rapporté par la Mission appartenait à une
espèce inédite, mais après l'avoir attentivement étudié 1l ne me paraît plus possible de
le séparer spécifiquement d'A. glaucescens, dont 11 ne constitue sans doute qu’une forme
individuelle. I présente, avec les types du British Museum originaires du Mashonaland
auxquels je l'ai comparé, les différences suivantes :
Fond des ailes supérieures gris-lilas clair; côte noirâtre, marquée avant l’apex d’une
large macule diffuse noir brunâtre; ombre rousse, bordant du côté interne la ligne
subterminale, plus large et graduellement fondue; macule brun noirâtre, formée sur
la partie inférieure de l'espace basilaire par la claviforme et le trait basal, plus umi-
forme, non coupée par les nervures et avec la dent inférieure bien plus courte que la
supérieure.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
11 décembre 1904, 1 &..
Genre DIAPHONE Hbn.
DIAPHONE EUMELA Sloll.
Un couple, de la région des lacs et de l'Uganda.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
10 septembre, 1 S'; mont Loroghi, 1 Q.
Genre BOROLIA Moore.
BOROLIA TACUNA Feld.
Un couple bien typique d'Afrique orientale, et un mâle de l’Üganda, parais-
sant se référer à l'Ab. 1, signalée par Hampson, caractérisée par la réduction du
— = so. as ns
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 107
trait noir des ailes supérieures et la duplication du point noir de l'angle inférieur de
la cellule.
On peut encore ajouter que la teinte rosée fait défaut, que le semis d'écailles noires
est plus abondant et plus également réparti, que la nervure 4 est tout entière longée
de blanc Jaunâtre, et que le dessous des ailes est uniformément gris sans éclaircie
longitudinale.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1904, 1 ; Port-Florence, 17 décembre
190, 1 9; mont Loroghi, 1 S!.
GENRE MELIANA Curt.
MELHANA PECTINATA Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre Le chemin de fer et le lac,
Janvier 1909, 1 d,
SOUS-FAMILLE DES ACRONYCTINE.
GENRE SPODOPTERA Gn.
SPODOPTERA MAURITIA Bdv.
Deux mâles appartenant à la forme cataloguée par Sir George F. Hampson comme
Ab. 1, c'est-à-dire semblables à la femelle. L'un deux a même tous les dessins obsolètes
et à peine indiqués sur un fond brun roussäâtre presque uniforme.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 15 décembre 1904 et 24 février 1905, 2 d.
GENKE LAPHYGMA Gmn.
LAPHYGMA EXIGUA Hbn.
Un exemplaire très usé, mais encore reconnaissable, de cette espèce cosmopolite.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 17 décembre 1903, 1 &.
108 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE ATHETIS Hbn.
ATHETIS ATRILUNA Gn.
Une femelle conforme aux «Types» d'Abyssinie.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 Q.
ATHETIS MELANERGES Hmpsn.
Un individu remarquablement frais et d'un ton plus brun que le « Type».
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et
le lac, 1 G.
ATHETIS ABSORBENS WIk.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 16 avril 1904, 1 9.
GENRE AMPHIDRINA Ster.
AMPHIDRINA CALLICORA, n. Sp.
(Fig. 8.)
Aïles supérieures blanc ocracé un peu sablé de gris pâle, traversées par des lignes
noires très nettes. Basilaire représentée par une tache costale rectangulaire suivie en
; dessous d’un très petit point; extrabasilaire en zigzag, dilatée
à la côte et au-dessous de la cellule; ligne médiane figurée
seulement par un point à la côte; coudée fine, irrégulière,
festonnée, partant d'un gros point costal; en arrière de cette
ligne et jusqu’à la subterminale s'étend une large bande noire,
marquée de trois traits blancs à la côte et s’éclaircissant un
Fip. 3.
Amphidrina callicora, n. Sp.
peu en descendant vers le bord interne; elle est creusée entre
les nervures de festons qui donnent à son bord distal un aspect :
dentelé. Espace terminal gris ocracé pâle avec des points marginaux noirs entre les ner-
vures. Orbiculaire absente, réniforme mal limitée, d’un roux fauve mêlé de gris, suivie
inférieurement d'une mince ombre grisâtre linéaire descendant au bord interne. Des-
sous à côte et espace terminal blanc ocracé; deux ombres costales gris foncé, cellule et
st
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 109
disque de cette couleur. Franges grisâtres, confusément coupées de plus foncé et à base
blanchâtre.
Ailes inférieures blanc nacré ombré de grisätre vers l’apex et l'extrémité des nervures ;
ligne marginale fine, grise. Dessous blanc parsemé d’écailles noïrâtres à la côte, avec
un point discocellulaire et des points marginaux internervuraux gris noirâtre.
Tête et thorax blanc ocracé pâle piqueté de noirâtre. Abdomen gris ocracé clair en
dessus, blanchätre et parsemé d’écailles noirâtres en dessous; pattes concolores.
Envergure : 26 mm. 5.
Type : 1 ©.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, avril 1 90.
Cette espèce est voisine d’Ampludrina glaucistis Hpsn., connue de : Transvaal, Natal,
Basutoland et Cap. Peut-être n’en constitue-t-elle qu'une race locale bien caractérisée
par la réduction des dessins et la coloration plus tranchée.
GexrE ARIATHISA Wlikr.
ARIATHISA SEMILUNA Hmpsn.
Un mâle du Pays Kikuyu.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi. 1 &.
GENRE ETHIOPICA Hmpsn.
ETHIOPICA MICRA Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, mars 1905, 1 &.
ÉTHIOPICA UMBRA, n. sp.
Front blanc ocracé; vertex roussâtre; antennes brun noirâtre; palpes noir bronzé
avec le sommet du deuxième article et le troisième, blanc ocracé. Collier brun ocracé
pâle avec une ligne antémarginale brunâtre. Thorax et dos de l'abdomen brun ocracé
clair piqueté de brunâtre. Dessous du corps ocracé pâle; pattes de cette couleur sur la
face interne, brun ocracé clair piqueté de brunâtre extérieurement; tarses concolores
annelés de clair.
5o
410 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Aïles supérieures brun ocracé clair sablé de brunâtre à lignes noir brun; basilaire
courte, extrabasilaire un peu élargie à la côte et au bord interne, formant un angle
rentrant dans la cellule et un autre sur la nervure 1; extramédiane fine, festonnée,
peu distincte, suivie d’une large ombre subterminale marquée de trois courts traits
blancs à la côte et incurvée sur la nervure 1 ; espace terminal presque aussi foncé avec
des points marginaux noirs entre les nervures. Orbiculaire absente; réniforme indiquée
par quelques écailles brunes et blanches. Dessous plus clair, monochrome, luisant avec
les mêmes points marginaux qu'en dessus. Franges brun ocracé pâle à base claire.
Ailes inférieures brun ocracé, éclaircies vers la base et confusément bordées d’une
ligne marginale plus foncée. Dessous plus pâle, sablé de brunâtre à la côte et à l’apex.
Franges concolores à base claire.
Envergure : 18 mm.
dypermee
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1905.
Très voisine d'EÉthuopea nipra Hmpsn., décrite sur des mâles et femelles de Natal et
connue aussi d’Abyssinie, par le front blanc ocracé, les palpes noirs à sommet blan-
châtre, les ailes supérieures pourvues d’une large ombre subterminale et les inférieures
brun ocracé.
GENRE ACRAPEX Hmpsn.
ACRAPEX SIMBAENSIS. n. sp.
(Fig. 4.)
g. — Ailes supérieures blanc ocracé, lévérement plus foncé entre les nervures,
avec un trait longitudinal brunâtre, diffus, à la base entre 1? et C, la partie terminale
Re inférieure de la cellule ombrée de brun noirâtre et un fort
trait oblique de même couleur divisé par les nervures, étendu
du milieu de la nervure 2 à l'extrémité de la nervure 6:
quelques écailles noirâtres forment deux petits points dans la
cellule, un au-dessous, et un quatrième, plus net, au delà
de l'angle discocellulaire ; une fine ligne terminale brunâtre,
pp NUE coupée par les nervures, borde le limbe de la nervure 2 à l'apex.
Franges gris cendré à base claire.
Ailes inférieures blanc ocracé, plus pâles que les supérieures et à franges blan-
châtres. Dessous des deux paires, blanc ocracé.
:
à
4
L
1
L
$
x
ps
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. nil
Tête, corps et pattes de la couleur des ailes.
Envergure : 20 mm.
Type : 1
Arrique OrteNraze ANGLAISE. — Simba, février 1905.
Par ses antennes ciliées et non annelées, cette petite espèce appartient à la IV sec-
ion du genre; mais son facies et sa nervulation, dans laquelle les nervures 2 et 3 des
ailes inférieures ne sont pas tigées, non plus que 6 et 7, la rapprochent d’Acrapex
curvala Hmpsn.
SOUS-FAMILLE DES ERASTRIANE.
Genre EUBLEMMA Hbn.
EUBLEMMA LEUCOZONA Hmpsn.
Un exemplaire des rives du Victoria-Nyanza.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 11 avril 1905, 1 &,
EUBLEMMA ALBIVENA Hmpsn. var. parrescens Le Cerf.
(Pline totMs)
Eublemma albivena Hmpsn. var. pallescens Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911, p. 543.
Diffère du type par la coloration générale gris Jaunâtre claur, par les dessins noirs
mieux écrits, surtout au bord externe, et par le collier noir; corps concolore.
Elle correspond à un spécimen isolé du type dans la collection du British Museum
sous l'indication : Ab. 1. et constitue certainement une race géographique constante
de albivena Hmpsn., car nous la déerivons d’après plusieurs spécimens bien pareils
entre eux et pris au mème endroit.
Types : 5 G'; envergure : 30-31 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE.
Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, du 11 au 17 avril 1904.
EUBLEMMA BIFASCATA Moore.
Décrite origimairement du Punjab, puis retrouvée dans la Nigeria septentrionale,
cette espèce n’était pas encore connue de l'Afrique orientale.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, 12 mai 1904, 1 &.
52.
412 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
EUBLEMMA RAGUSANA Frr.
Deux exemplaires de cette espèce, distribuée de l’Europe méridionale à l'Australie,
et un peu différents par l'intensité du dessin et de la coloration foncière, ont été cap-
turés dans la région des lacs.
Arnique OnïENTaze aAGLaise. — Port-Florence, 14 avril 1905. 1 ©; sud du lac
Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac, 9 décembre 1904, 1 9.
EUBLEMMA sp. ?
Voisine d'E. ragusana Frr. et d'E. bilineata Hmpsn. du Punjab, mais certainement
distincte des deux, cette espèce n'est représentée que par un individu trop abimé pour
être identifié avec certitude.
Arrique OrignraLe anGraise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 15 février 1905, 1 Q.
EUBLEMMA PLUMBOSA Dist.
Déjà connue du Mashonaland et du Transvaal.
Arrique Orenraze ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, décembre 1904, 1 ©.
EUBLEMMA MONOTONA Le Cerf.
(PL IL°, fig. 11.)
Eublemma monotona Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911, p. 543.
Voisine de Æublemma plumbosa Dist., dont elle se distingue par les ailes plus larges
et la coloration plus uniforme. Les supérieures sont gris souris clair uni avec une trés
mince ligne jaune le long de la côte; la frange est gris Jaunâtre.
Les inférieures sont gris un peu plus clair que les supérieures, avec la frange
Jjaunâtre.
En dessous, la coloration est la même qu’en dessus, seulement un peu plus foncée
aux supérieures, un peu moins aux inférieures.
La tête et le thorax sont gris ainsi que l'abdomen, dont l'extrémité est jaune. Palpes
a
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 413
jaunes avec le troisième article noir en dessous; les pattes ont les cuisses brunes, les
tibias et les tarses jaunes
Type : 1 9; envergure : 20 mm.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 1 1 décembre 1904.
Gexre HiIccOpa Moore.
HiccODA NIGROPALPIS Wikr. var. Pazzipa Hmpsn.
Un exemplaire conforme au type, de Ceylan.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, janvier 1905, 1 S.
GENRE OZARBA Wlkr.
OZARBA VARIEGATA Le Cerf.
(PI. IL°, fig. 5.)
Ozarba variegata Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911, p. 542.
Ailes supérieures grises, avec une extrabasilaire double, mince, gris foncé. Espace
médian brunâtre, ombré de foncé entre 1 et 2, presque rectiligne du côté interne,
limité extérieurement par la coudée bien écrite, linéaire, blanchâtre, élargie à son
origine où elle est jaunâtre et ombrée extérieurement de noirâtre.
Sur l’espace médian on distingue nettement la réniforme, oblique, brun clair à
contour blanchâtre, incomplètement indiquée en haut et en bas et bordée de noir de
chaque côté. |
Après la coudée existe, à la côte, une tache roussâtre confuse, arrondie, continuée in-
férieurement par une mince ligne rousse régulière, longeant la coudée jusqu'au bord
interne. Cette ligne est bordée extérieurement par une ombre noirâtre irrégulière tra-
versant l'aile d’un bord à l’autre et précédant de peu une antémarginale sinueuse.
filiforme, blanche, qui limite intérieurement l’espace terminal gris foncé. La frange est
gris foncé, appuyée sur une fine bordure blanche.
Ailes inférieures grises avec une légère éclaircie médiane parallèle au bord externe;
frange concolore.
Dessous des quatre ailes gris Jaunâtre avec une indication de coudée claire aux
supérieures, qui ont en outre le bord interne blanchâtre.
Al4 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Tête, thorax et abdomen concolores.
Se place au voisinage d'O. accincta Dist. et d’O. punchgera Wlkr.
Type : 19; envergure : 19 mm. 5.
Arrique OntEnTaLe ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, avril 1905.
OZARBA CUPREOFASCIA, nom. nov.
(PL [uf, fig. 8.)
Ozarba apicalis Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911, p. 541 (nom. præocc.).
Ailes supérieures brun noirâtre, avec une très large bande transverse variée longitu-
dinalement de fauve clair et foncé, et une tache apicale de même couleur.
Sur la partie basale brune de l'aile supérieure, on distingue vaguement une extra-
basilaire double, et une orbiculaire seulement indiquée sur une partie de son contour
par des écailles jaunâtres.
La bande médiane, un peu courbe à son origine vers la côte, est limitée du côté
interne par une ligne noire, de largeur très irrégulière, formant deux longues dents
dirigées vers la base de l'aile, et du côté externe par une autre ligne noire, mince, un
peu sinueuse, formant une dent vers le bord externe peu après son origine, et doublée
en dehors par une ligne d’écailles plombées luisantes.
A l’apex se trouve, limitée en dedans par la ligne précitée et d'autre part par le bord
externe, une tache fauve presque cordiforme.
Sur la bande médiane fauve on voit se détacher, en plus clair, la coudée marquée à
son origine d’un trait costal noir; un autre petit trait noir marque l'extrémité des disco-
cellulaires.
L'espace terminal est brun noirâtre un peu varié, et la frange est concolore.
Les ailes inférieures sont grises, plus foncées au bord externe; leur frange est gris
clair.
En dessous, les quatre ailes sont d'un gris blanchâtre luisant, jaunâtres à la côte
avec les dessins du dessus transparaissant confusément.
Tête et thorax noir brun en dessus, blanchâtres en dessous; abdomen gris foncé
d'une part, blanchâtre de l’autre.
Type : 1 9; envergure : 20 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1909.
Voisine, mais bien distincte, d’Ozarba hemimelena Hmpsn. d'Afrique méridionale et
de Madagascar.
=
en
1
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES.
OZARBA PUNCTIFASCIA, nom. nov.
(PISTE, pe)
Ozarba rectifascia Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., 1911. p. 541 (nom. præoce.).
Ailes supérieures brun noirâtre confusément varié de violacé, avec une large bande
transverse Jjaunâtre, subépale, marquée à sa partie antérieure, sur la discocellulaire,
d'un petit trait noir vertical correspondant à la réniforme. Cette bande est limitée de
chaque côté par une ligne noire mince, inégale, dont l'extrémité est dentelée et élargie
à sa partie supérieure; sa partie externe est brun clair; un petit trait costal oblique,
faiblement indiqué, existe au-dessus du point discocellulaire.
Les ailes inférieures sont gris foncé, un peu éclairet vers la base.
En dessous, les quatre ailes sont d’un gris terne luisant, laissant transparaitre la
bande des supérieures; franges concolores.
Type : 1 9; envergure : 18 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 5 avril 1 905.
Apparentée à Ozarba reclifascra Hmpsn. et à Ozarba abcissa Wikr. dont elle diffère
par la bande discale beaucoup plus large et marquée d’un trait noir discocellulaire ,
l’espace terminal monochrome et sans trace de ligne antéterminale,
OZARBA FELICIA, n. Sp.
(Fig. 5.)
Ailes supérieures roux bronzé, avec des lignes peu distinctes. Extrabasilaire rous-
sâtre, obsolète à la côte et au bord interne; réniforme indiquée par un petit point de
même couleur sur les discocellulaires; coudée composée de TPS
deux lignes parallèles, faiblement sinuées, roussâtres. Espace
terminal plus foncé, traversé par une antéterminale très fine,
1 : .
roussâtre, et bordé par une ligne marvinale roux clair. Des-
s Re ’ REA 7
sous gris bronzé à côte roussâtre, avec une faible indication
d'extramédiane, suivie à la côte d’une tache jaune roussâtre. Fo. 5
, Ê Fine D r r (a 18e
Ailes inférieures uniformément brun bronzé en dessus, Osarba félicia, n. sb.
roux Jaunâtre en dessous, un peu éclaire à la base, et passant
au gris bronzé vers le bord externe. On distingue assez nettement un point discocel-
lulaire et deux lignes discales, Franges des deux paires, brun bronzé.
#16 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Tête et corps roux bronzé en dessus, ocracé terne en dessous; pattes concolores.
Envergure : 17 mm.
Lype #0
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
Plus petite, plus sombre et moins brune qu'Ozarba phaea Hmpsn. du Transvaal et
du Cap.
OZARBA HELHASTIS Hmpsn.
Un spécimen très fruste.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Lasami, avril 1905. 1 ©.
GENRE AMYNA Gn.
AÂMYNA OCTO Gn.
Un exemplaire de cette noctuelle, cosmopolite et assez variable, un peu différent du
« Type» de Guénée.
Arrique Orienraze ANGLAISE. — Mont Nyiro, octobre 1904, 1 &.
Genre EUSTROTIA Hbn.
EUSTROTIA DECISSIMA Wikr.
Deux individus capturés au printemps : l’un, très frais et conforme à la figure d'Era-
stria africana Feld. (Reise Novara, pl. 108, f. 6, 1874); l’autre, un peu usé, à bande
blanche discale obscurcie.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 6 avril 1905, 1 ©; Port-Florence, rives du Victoria Nyanza, avril 1905, 1 9.
Gevre EULOCASTRA Hbn.
EULOCASTRA ÆTHIOPS Dist.
Une seule femelle, du Victoria Nyanza.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 23 avril 1905, 1 Q.
” “it
ENT
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 417
Genre METAPIOPLASTA Wllorn.
METAPIOPLASTA OLIVESCENS Hmpsn.
Cette charmante espèce était encore inédite lorsqu'elle fut capturée par la Mission
en 1905.
Arrique OrienTaLe anGLuse. — N'joro, avril 1905,1
METAPIOPLASTA INSOCIA Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Sud du lac ROGGRe entre le chemin de fer et le
lac, février 1905, 1 &!.
GENRE TARACHE Hbn.
TARACHE APATELIA Swh.
Un très bel exemplaire, capturé au printemps.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905,1S
TARACHE ZELLERT Wallgrn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac UNE entre le chemin de fer et le
lac, avril 1905, 1 &.
TARACHE BRABANTI Le Cerf.
(PL Lu6, fig. 9.)
Tarache Brabanti Le Cerf, 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 5ho.
Ailes supérieures noir violacé luisant, mêlé de vert bronze avec deux grandes taches
costales inégales et un étroit espace terminal blanc pur.
La plus petite tache blanche est presque rectangulaire, placée à la base de l'aile;
elle présente à la côte, près de sa naissance, un point vert bronze; une ligne de même
couleur oblique, élargie et fondue en arrière, la sépare de la seconde tache, beaucoup
plus grande, en arc de cercle irrégulier à sa partie inférieure; une ligne vert bronze
53
118 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
la limite vers la côte, où l'on voit encore quelques écailles blanches précédant l’origine,
un peu diffuse, d’une mince ligne sinueuse d'écailles bleu d'acier qui descend jusqu’au
bord interne. La coudée est formée de petits traits sagittés noirs. L'antéterminale,
sinuée, limite du côté interne, de l’apex au bord dorsal, un espace terminal blane,
étroit en avant, élargi en arrière. Get espace terminal porte quelques écailles grises
entre 2 et 3, puis entre 5 et 6, et 7 petits traits noirs, tout au bord de l'aile, entre
l'extrémité des nervures. La frange est blanc pur, interrompue de noir entre les ner-
vures 6 et 7.
Aïles inférieures blanches avec l’apex noir; une mince ligne de cette couleur des-
cend en se fondant le long du premier tiers du bord externe; la frange est blanche,
interrompue de noir à lapex: dessous pareil avec un peu de gris au-dessus de la
cellule.
En dessous, les supérieures sont gris noirâtre avec tout l'espace dorsal, une tache
triangulaire à l'extrémité de la cellule, la base et une partie de la côte au-dessous du
disque blanc. |
La tête, le collier, les pattes (annelées de gris aux tibias et aux articles des
larses) et le dessous de l’abdomen sont également blane pur; le corselet et les ptéry-
godes sont noir violacé, le dessus de l’abdomen brun gris et les valves anales jaune
fauve.
Type : 1 d'; envergure : 24 mm.
ArniQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905.
T. Brabanti diffère de T. antica Nikr. par l'aire blanche costale des ailes supérieures
divisée en deux taches distinctes, sa coloration générale violacée, ses ailes inférieures
blanc irisé subhyalines, marquées à lapex d'une tache noire et dépourvues de point
discoïdal.
GENRE LITHACODIA Hbn.
LITHACODIA VARIICOLOR, n. sp.
(PL R°, fig. 6.)
Tête blanche avec un trait noir transversal sur le front et trois points noirs disposés
en triangle sur le vertex; palpes jaune roussâtre mêlés de noir; antennes grises à
premier article blanc. Collier blanc. Thorax blanc avec deux points noirs; ptérygodes
concolores tachées de noir à la base. Abdomen jaune roussâtre pâle.
Hanches antérieures blanches, saupoudrées de noir ainsi que les fémurs; tibias anté-
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 419
rieurs blanes à deux anneaux noirs; tarses jaunâtres; pattes médianes et postérieures
blanc jaunâtre.
Ailes supérieures blanc faiblement rosé, avec les lignes basilaire et extrabasilaire
indiquées chacune par une ligne d’écailles noires plus ou moins incomplète et diffuse ;
une large tache noire trapézoidale couvre la côte entre l'extrabasilaire et la coudée; elle
descend jusqu'à la cubitale en s'étranglant un peu au niveau de lorbiculaire et de la
rémiforme, toutes deux obsolètes. Au-dessous de cette tache, le sommet de la claviforme
est indiqué par quelques écailles noires, et vers l’apex se voit un rudiment de ligne
coudée, arrêtée sur la nervure 6 et suivie sur la côte d’un point antéapical. Une fine
ligne marginale continue suit le bord externe, s'élargissant entre les nervures 2 et 5, et
à l’apex. Espace terminal teinté, à la parte supérieure, de vert olivâtre clair mélé de
brun rosé, fondu inférieurement et descendant en ligne antémarpginale diffuse jusqu'à
l'angle dorsal; une ombre, également brun rosé, occupe le milieu de l'aile, de la réni-
forme au bord interne. Franges noirâtres mélées de gris. Dessous blanc jaunâtre à
sommet roux, avec des traces de taches costales.
Ailes inférieures blanc rosé, avec une fine bordure brune précédée d'une ombre
antémarginale indistincte; point discocellulaire à peine indiqué. Franges grises, à base
blanchâtre. Dessous semblable.
ype-n
Envergure : 17 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1 90.
Lithacodia variicolor ressemble un peu à certaines formes päles de L. somfera Walk.,
répandue à travers toute lAsie centrale et tropicale, et les îles du Pacifique jusqu'a
l'Australie, mais ne peut être confondue avec l'espèce de Walker.
SOUS-FAMILLE DES EUTELIANE.
Genre EUTELIA Hbn.
EUTELIA DISCISTRIGA Wlikr.
Commune à l'Afrique et à l'Inde, cette Noctuelle a été capturée dans l'Unyoro. au
printemps.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, avril 1905, 1 Q.
53.
420 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCGCHILD.
SOUS-FAMILLE DES SARROTHRIPINZÆ.
GENRE PARDASENA Wikr.
PARDASENA ? ROESELOIDES Wikr.? var. an spec. div.
Le spécimen unique rapporté dubitativement à l'espèce de Walker par Miss E. A.
Prout est assez défectueux ; l'abdomen est en grande partie détruit. Les quelques détails
percepübles sur le fond très uniforme des ailes supérieures et les ailes inférieures
blanc pur, étroitement ombrées de brunâtre à la marge et à l'extrémité des nervures,
paraissent indiquer une espèce différente de roeseloules WIK., connue de Sierra Leone
et d'Afrique Centrale anglaise.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 11 décembre 1904, 1 d.
GENRE SELEPA Moore.
SELEPA ? DOCILIS Btlr.
Une femelle des rives du Victoria Nyanza, trop usée par le vol pour que l'identi-
fication soit certaine.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, mai 1905, 1 @.
SOUS-FAMILLE DES GONOPTERINZÆ.
GENRE COSMOPHILA Bdv.
COSMOPHILA EROSA Hbn.
Les trois individus que je rapporte à cette espèce cosmopolite et variable appartien-
nent à deux formes : l’une, pâle et à dessins très tranchés, de tous points conforme
à C. auragoïdes Gn.; l'autre, dont je n’ai sous les yeux qu'une femelle, sombre, à dessins
obseurs et ailes inférieures entièrement brun fuligineux.
Éraroprs. — Ouardpi, 26 août 1904, 1 S.
ET de
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCEÈRES. 421
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août, 1 ©; sud du lac Rodolphe, entre Île
chemin de fer et le lac, 12 avril 1905, 1 ©.
SOUS-FAMILLE DES ACONTIANEÆ.
GExre EARIAS Hbn.
EARIAS INSULANA Bdv.
Répandue à travers toute l'Asie et l'Insulinde jusqu'aux Philippines, toute l'Afrique
et l'Europe méridionale.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 5 avril 1905, 1 ©.
SOUS-FAMILLE DES CATOCALINÆ.
Genre NYCTIPAO Hbn.
NycTIPAO WALkERI Btlr.
Cette grande quadrifine, commune et particulière à la faune africaine, est repré-
sentée par une série d'individus des deux sexes, dépourvus de localités et de dates
précises.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 4 &, 4 Q.
GENRE CYLIGRAMMA Bd.
CYLIGRAMMA FLUCTUOSA Dr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, —— 1 @.
CYLIGRAMMA LATONA Cr.
C'est l'espèce la mieux représentée dans la collection. Les treize exemplaires des
deux sexes, de localités et de dates diverses, montrent quelques variations dans la
taille, l'intensité de la coloration générale, l'accentuation des dessins et leur netteté,
422 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Les exemplaires les plus sombres proviennent de Simba, le plus clair est une petite
femelle des parages du lac Rodolphe. Les dessins blancs sont réduits et le semis
d'écailles jaunes subterminal très développé chez un mâle de Simba, et un autre des
monts Mathew.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier à mars 1904, 4 &; mont Nuiro, 1 &';
forêt de Kikuyu, 1 &'; monts Mathew : rivière Gouranni, 11 avril 1904, 1 S'; sud
du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac, 1 9; Nairobi, 2 &, 2 ©; mont
Loroghi, 1 9.
Genre ENTOMOGRAMMA Gn.
ENTOMOGRAMMA PARDUS (Gin.
L'exemplaire figurant dans les récoltes de la Mission, et recueilli en hiver, est sen-
siblement plus clair que les «Types» de Guenée de la Collection du Muséum.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1905, 1 ©.
GENRE ANUA Wlikr.
ANUA TETTENSIS Hpff.
Une femelle chez laquelle le fond est très pâle et la coudée prolongée inférieurement
vers la base, de manière à rejoindre l’extrabasilaire. Sur l’espace violacé subterminal se
trouvent, entre les nervures 2 à 5, de petits semis maculaires d'écailles noires.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905, 1 ©.
Genre ACHÆA Hbn.
ACHÆA PECTINICORNIS Beth.-Bak. (? ab.).
(Fig. 6,6 a.)
Un mâle très frais, complètement dépourvu d’épines aux tibias.
Coxco 86e. — Tturi Isumu, juillet, 1 d'.
Miss E. A. Prout, qui a bien voulu examiner et déterminer le spécimen étudié 1c1,
pense qu'il s’agit d’un individu aberrant, chez lequel les épines des tibias médians ne
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 123
sont pas visibles ainsi que cela se produit assez souvent, parait-il, chez les mâles
d’Achæa.
Cette absence d’un caractère considéré comme important, et les autres divergences
qu'on relève entre la description et les figures données dans le + Catalogue of the Lepi-
doptera Phalænæ», XIT, 1913, mavaient amené à voir dans cet individu une espèce
d'un tout autre genre. Si, en effet, la nervulation concorde assez bien avec celle donnée
dans l’ouvrage en question, il n’en est pas de même pour les pattes, figurées (p. 497,
fig. 117 )avec des épines bien développées aux tibias, les antennes pectinées jusqu'aux
Fio. 6; Achaea pectinicornis Beth.-Bak. (? ab.).
Fig. 6 a. —T, tête du « Type» vue de profil d’après G. F. Hampson (Catal. of the Lepidopt. Phalænæ,
XIT (1913), p. 497, fig. 117: IT, tête du spécimen de la collection Maurice de Rothschild.
cinq sixièmes de leur largeur et à barbes régulièrement décroissantes, tandis que chez
le spécimen de la collection Maurice de Rothschild, la pectination ne dépasse pas les
deux tiers de l’antenne et est formée de barbes égales. Enfin les palpes qui devraient
avoir le deuxième article presque droit et de largeur égale, et le troisième à peine aussi
long que le tiers du précédent et placé dans son prolongement direct, montrent ei un
second article en fuseau, aplati transversalement et légèrement courbé en S , et un troi-
sième plus long que les deux tiers du précédent, très grêle, cylindrique à sommet un
peu renflé et tronqué obliquement.
Comme l'espèce de Béthune-Baker n'est connue que par le «Type», unique jusqu'ici
et originaire également du Congo belge (district de Mekala) de la collection Powell-
Cotton, et qu'il se peut que ses caractères n'aient pas été interprétés exactement, je
crois utile de figurer l'exemplaire rapporté par le baron Maurice de Rothschild, et de
reproduire en même temps le profil de la tête du «Type» publié par Sir George F.
Hampson (loc. cit. ).
424 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES NOCTUINÆ.
GENRE TATHORYNCHUS Hmpsn.
TATHORYNCHUS PLUMBEA Dist. var.? an sp. div.
Le spécimen que Je place ici est conforme à huit mâles de la Collection du British
Museum différant tous de la forme ordinaire de T. plumbea par la cellule des ailes infé-
rieures Jaune d'ocre clair et la présence aux ailes supérieures d’une réniforme assez nette.
ArriQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 d°.
TATHORYNCHUS EXSICCATA Led.
Une femelle de tonalité assez claire.
ArriQue OrienTaze ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 5 avril 1905, 19.
GENRE CATEPHIA Ochs.
CATEPHIA CORTICEA, n. sp.
(Fig. 8.)
d. — Ailes supérieures gris rougeâtre, éclaircies sur le disque et lavées de gris
ardoisé sous la cellule, vers le bord externe, et entre la coudée et la subterminale:
rémiforme presque indistincte, concolore, finement limitée de noir du côté interne et
partiellement du côté externe; orbiculaire plus nette, plus claire, définie par une ligne
d'écailles noires; claviforme ovale, ouverte vers la base, rougeâtre, nettement bordée.
d'une ligne noire; ligne basilaire fine, peu distincte, anguleuse, arrêtée inférieurement
sur un court trait longitudinal basal noir; extrabasilaire fortement anguleuse, noire,
épaissie inférieurement; elle forme deux angles rentrants, un sur la cubitale, l’autre sur
la nervure 1° après lequel elle converge très obliquement vers la base, près de laquelle
elle aboutit au bord dorsal; coudée fine, noire, peu nette vers la côte, où elle com-
mence au-dessus de l’orbiculaire, fortement sinueuse, et constituée par une succession
d’arcs internervuraux concaves; elle est reliée à la claviforme par un trait noir placé
sur le pli de l'intervalle 1°-2; subterminale à peu près parallèle à la coudée mais
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 125
formant des arcs concaves sur les nervures, dans les intervalles desquelles elle émet de
fins traits noirs dont les plus nets sont ceux des intervalles 2 à À et 5 à 7; une petite
éclaircie jaunâtre marque le disque entre la nervure 2, le trait noir de l'intervalle 1°,
la claviforme et la coudée, et une autre l'angle dorsal; marge très finement bordée d’une
ligne d'écailles noires. On voit en outre, à la côte, un rudiment d'ombre médiane bru-
nâtre, arrêtée entre l'orbiculaire et la rémiforme, et quatre points blanchätres entre le
milieu et l’apex. Franges gris brunâtre, indistinctement coupées de plus clair entre les
nervures. Dessous blanc, avec la côte, une courte bande discale, une large bande sub-
terminale et une terminale plus étroite, brun roussätre; bords de la cellule saupoudrés
de même couleur et un gros are discocellulaire plus foncé.
Ailes inférieures semihyalines, blanc légèrement irisé, avec quelques écailles brunes
sur la partie terminale des nervures 6 et 7, et des traces d’une très fine ligne marginale
72
Ô k 5 a
Catephia corticea, n. sp.
Fig. 8 et Fig. 8 a: aile supérieure de C. corticea ab. diffusa, n. ab.
brun noirâtre. Franges blanches coupées de brunätre à l'extrémité de la nervure ».
Dessous légèrement saupoudré de brun roussâätre vers l’apex et avec la ligne marginale
plus nette.
Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures; antennes finement bipectinées
ciliées, concolores en dessus, brunes en dessous; patagias traversées par deux lignes
noires parallèles, dont une plus nette que l’autre, et entre lesquelles se trouve une ligne
plus claire que le fond: crête métathoracique à sommet gris roussâtre pâle. Abdomen
blanc ocracé saupoudré de roussâtre, surtout sur les deux premiers tergites: crête du
troisième gris rougeâtre mêlée de noir. Dessous du thorax blanc ocracé mélangé de gris
rougeâtre; ventre blanc ocracé. Hanches antérieures gris rougeâtre avec une ligne
médiane plus foncée; pattes gris rougeâtre clair, à tarses brun noirâtre annelés de blane
ocracé.
Envergure : 30-35 mm.
Types : 2
Arrique OnrENraLe axGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 5 avril 1905.
ot
je
126 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CATEPHIA CORTICEA ab. ptFFusA n. ab.
(Fig. 8 a.)
Diffère du type par l'absence complète des lignes transversales noires des patagia, de
la basilaire, de l'extrabasilaire, de la coudée et de la subterminale, ce qui donne au
dessin des ailes supérieures, dont le fond est en outre plus rougeâtre et dépourvu
d'éclaircies jaunâtres, un aspect très particulier.
Envergure : 33 mm. 5.
Hyper
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 12 avril 1905.
Malgré la différence de facies résultant de l'effacement des lignes et de la coloration
rougeâtre du fond, diffusa n'est bien certainement qu'une forme individuelle de corticea
à laquelle elle est du reste reliée par un individu transitionnel, mâle évalement, capturé
dans la même région, chez lequel persiste la partie inférieure des lignes extrabasilaire
et coudée, ainsi qu'une vague indication de trait noir aux patagias.
Cette nouvelle Catephia est voisine des C. poliochra Hpsn. et C. sœras Fawe. Elle dif-
{ère principalement de la première par la coloration gris rougeâtre et non blanchätre de
la tête, du thorax et des ailes supérieures, la ligne extrabasilaire venant aboutir près
de la base et non divergente après 1°, les ailes inférieures sans bande terminale foncée.
Ce caractère et le précédent, ajoutés à l'absence d'ombre antéterminale aux ailes supé-
rieures, ainsi que la coloration générale plus brune la distinguent de seras.
Gexre MELANEPHIA Warr.
MELANEPHIA CINEREOVARIEGATA, D. Sp.
Ailes supérieures gris cendré; côte marquée de cinq traits obliques, noirâtres entre
l’extrabasilaire et la coudée, et gris pâle entre l'extrémité de la cellule et l'ombre sub-
terminale; ligne basilaire très fine, biconvexe, arrêtée sur le pli; extrabasilaire noire,
formant un angle sallant entre le pli et la nervure 1; pas d'ombre médiane; coudée
double, sa ligne interne noire, fine, ondulée de l'extrémité de la cellule au bord interne,
sa ligne externe brune, très fine et nette seulement de la côte à la nervure 5, atténuée
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCGÈRES. 127
au delà; subterminale noire, fortement marquée et rectiligne de la côte à la nervure 5,
fine, grisâtre et à peine perceptible de 5 au bord interne. Elle est suivie d'une étroite
éclaircie appuvée sur une ombre brun rougeâtre, à laquelle succèdent, sur l'espace ter-
minal, des points oblongs, foncés et diffus placés sur les nervures; ceux placés sous l’apex,
sur les nervures 7 et 8, sont noirs et allongés; ligne marginale noire, régulièrement
festonnée. Orbiculaire punetiforme, noire; réniforme très allongée, descendant Jusqu'à
la nervure 2 et entourée d’une fine ligne noire; sa partie supérieure est uniformément
gris ardoisé assez foncé, l'inférieure plus claire. Entre cette lache et la coudée existe
une macule irrévulièrement arrondie, gris pâle, à centre plus foncé, arrêtée sur la ner-
vure D, et près de la base deux ombres brun rougeâtre. Dessous blanc avec trois traits
antéapicaux foncés, l'extrémité de la cellule, le champ
apical et le bord externe brun noirâtre; ligne marginale
comme en dessous. F ranges gris roussätre.
Ailes inférieures blanc nacré. Dessous semblable avec
F d . A e pr \ A
quelques écailles brun noirâtre parsemées à la côte. Franges
blanches.
Tête gris cendré roussâtre; palpes brun noirâtre avec
Se
Fi. 9.
le sommet du deuxième article et le troisième gris ocracé re
s j j ae ae Melanephia cinereovariegata, n. sp.
clair; antennes rousses. Collier gris ocracé pàle, mêlé de
roussätre et piqueté de noirâtre, bordé postérieurement par une ligne noire. Thorax et
ptérygodes gris cendré piqueté de noirâtre; crête métathoracique noirâtre. Abdomen
gris ocracé avec une pelite toufle d’écailles noires sur le premier tergite et une autre
plus grosse sur le second; brosse anale grise. Dessous du corps gris ocracé clair piqueté
de brunâtre. Hanches antérieures brun noirâtre à la base; pattes gris ocracé piqueté de
brunâtre; tarses brun noirâtre annelés de blanchâtre extérieurement, blanc ocracé à
la face interne.
Envereure : 30 mm.
Type : 1 S.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1905.
Dans un second exemplaire, pris au même endroit un mois plus tard et assez frotté,
] J . f e Il r . . f mn ,
a macule comprise entre la réniforme et la coudée est uniformément Jaune ocracé
pâle et tranche vivement sur le fond.
428 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE SPHINGOMORPHA Gn.
SPHINGOMORPHA CHLOREA Gn.
Une petite série d'exemplaires de cette espèce, très répandue à travers l'Afrique et
l'Asie, parmi lesquels se remarquent de légères variations dans la coloration générale
et les détails du dessin.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1 S'; sud du lac Rodolphe, entre le chemin
de fer et le lac, 2 &'; Simba, janvier 1905, 1 S': mont Loroghi, 3 d', 1 Q.
GENRE SERRODES Gn.
SERRODES INARA Cr.
Un spécimen de coloration trés pâle.
A
AFRIQUE ORIENTALE ANGDAISE MON
GENRE REMIGIA Gn.
REMIGIA MELLIFLUA Hoil.
Un mâle tres frais et vivement coloré.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1905, 1 d’.
REMIGIA MUTICARIA Wikr.
Une femelle bien conforme au type.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 Q.
REMIGIA ARCHESIA Cr.
Un individu se rapportant exactement à Mayeri Bdv., qui paraît constituer une race
propre à la faune éthiopienne.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 .
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 429
REMIGIA JUDICANS Wlikr.
Le seul exemplaire de cette espèce, rapporté par la Mission, s'écarte assez sensible-
ment du type de Walker auquel je l'ai comparé. |
Aux ailes supérieures, la ligne antémarginale est plus droite et 11 n’y a pas de dessin
noir antéapical.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 ©.
GENRE TRIGGNODES Gn.
TRIGONODES HIPPASIA Cr.
Trois femelles dont deux conformes au type d'exportata Gn., une autre à anfractuosa
Bdv.
Répandue à travers l'Afrique, l'Asie, l'Insulinde et l'Australie, T. hyppasia Cr. est
assez variable et a reçu huit noms différents depuis sa première description. Ceux-e1 ne
sont pas tous dépourvus de valeur, car s'il paraît bien s'agir d’une seule et même espèce,
on ne peut cependant méconnaitre que les individus originaires d’une même région
géographique possèdent un facies permettant de les distinguer de ceux des autres parties
de l'habitat spécifique, si vaste, peuplé par cette quadrifine.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1905, 1 9: sud du lac Rodolphe, entre
le chemin de fer et le lac, 7 septembre 1904, 2 ©.
GENRE GRAMMODES Gn.
GRAMMODES STOLIDA Fab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, avril 1905, 9 d'.
GExre THERMESIA Hbn.
THERMESIA RUBRICANS Bdv.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Nairobi, 1 G.
130 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE OPHIDERES Bdv.
OPHIDERES MATERNA L.
Un couple dont la femelle est de coloration plutôt pâle.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Rodolphe, 9 mai 1905, 1 &, 1 Q.
GENRE CEROCALA Bdv.
CEROCALA REVULSA Wllen.
Deux exemplaires, dont un remarquablement frais.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905, 2 Q.
GENRE PLECOPTERA Gn.
PLECOPTERA POLYMORPHA Hpsn.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1190004 C7
PLECOPTERA MELANOSCIA Hpsn.
AëRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi. 1 ©.
GENRE SYPNOIDES Warr.
SYPNOIDES EQUATORIALIS Hpsn.
Un mâle assez bien conservé et déterminé par Miss E. À. Prout parait bien appartenir
à cette espèce peu répandue dans les collections.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 131
SOUS-FAMILLE DES HYPE NINÆ.
GENRE [LYRGIS Wikr.
ILYRGIS sp. ?
Une femelle en trop mauvais état pour être identifiée avec certitude.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 1 ©.
GENRE HETEROGRAMMA Gn.
HETEROGRAMMA MELALEUCA Hmpsn.
Quelques exemplaires des deux sexes, un peu variables pour le développement de
l'ombre subterminale noirâtre des ailes inférieures.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 1 &; Lumbwa, septembre 1 90,
Do 10.
Gexre HYPENA Schrk.
HYPENA JUSSALIS WIkr.
Huit spécimens, tous différents, représentent cette espèce très variable dans les
récoltes de la Mission. Les uns sont presque uniformes, d'autres de coloris vif et tranché ;
une tres grande femelle est presque noire.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905,3 &, 1 ©; Rendilé : mont Karoli.
23 avril 1905, 1 &'; mont Nyiro, 1 '; N'joro, avril 1905, 1 ©: sud du lac Rodolphe.
entre le chemin de fer et le lac, avril 1905, 1 ©.
HYPENA VERTICALIS Hmpsn.
Espèce intéressante et peu répandue, paraissant localisée jusqu'ici à l'Afrique
orientale.
ArRique ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905 , 1 ©.
132 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
HYPENA ECTOGLAUCA Hmpsn.
Deux individus différant par le développement des points noirs diseaux et de l'ombre
terminale, fortement marqués chez l'un, complètement absents chez l’autre.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, août 1905, 1 d': rives du lac Victoria Nyanza :
Port-Florence, 12 avril 1905, 1 d.
HYPENA POTAMISTIS Hmpsn.
Belle espèce, particulière à l'Est africain.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 1 Q.
GENRE RADARA Moore.
RADARA THERMEOLA Hpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 1 Q.
Famizze DES HYPSIDÆ.
Gexre EPHESTRIS Hbn.
EPHESTRIS TIGRIS Btir.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, 1
EPHESTRIS BELLATRIX Dalm.
Capturée comme la précédente en un seul exemplaire, mais d’une fraicheur parfaite
et n'ayant sans doute pas volé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 19.
|
mate Dobt M
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 133
GENRE ARGINA Wilkr.
ARGINA LEONINA Cr.
Une seule femelle, sans localité ni date précises.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 ®,
Genre DIGAMA Moore.
DiGAMA SPILOSOMA Feld.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1 goh, 1.
Gexre DEILEMERA Hbn.
DEILEMERA LEUCONOË Hoplff.
Trois spécimens, bien semblables, et tous femelles.
Arrique ORIENTALE ANGLaise. — Nairobi, 1 9: Nandi, 1 ©: mont Nyiro, 19.
DEILEMERA FALLAX Holl.
Coco BELGE. — Isumu; forêt d'Ituri. juillet 1905, 1.
GENre NEUROXENA Kirby.
NEUROXENA ANSORGEI Kirby. .
Un individu à bande Jaunâtre des ailes supérieures plus large que normalement.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 ©.
131 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze DES LYMANTRIADÆ.
GENRE OGOA Wikr.
OGoA SIMPLEX Wikr.
Quatre exemplaires des deux sexes; capturés au même lieu, mais à des époques
différentes.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, avril 1905, 2 ©, août 1905 ,1 &,1.
GENRE REDOA Wikr.
REDOA NITIDA Swh.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 9.
GENRE STRACENA Swh.
STRACENA ÆGROTA, nn. Sp.
(Fo. 10.)
9. — Ailes transparentes couvertes d'écailles en forme de petits poils blanc ocracé
pâle, plus denses et plus longues à la côte et vers la base, aux supérieures, et
sur le champ abdominal aux inférieures; nervures trans-
/ paraissant en brun pâle, excepté les discocellulaires
écaillées de blanchâtre. Dessous semblable; franges blanc
sale.
Corps et pattes couverts de poils blanc ocracé très peu
denses et laissant apercevoir presque complètement le
técument sur l'abdomen: ils sont lavés d'ocracé sur la
tête et le collier; extrémité des tibias, dessous et côtés des tarses noirs; antennes à tige
Fig. 10; Stracena æprota, n. sp.
noirâtre et cils gris roussâtre.
Envergure : LL 9 mm,
Type : 19.
Eruiopre. — Harar, mars 1904.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 135
GExrE LÆLIA Stph.
LÆELIA TESTACEA Wikr.
Un couple dont chaque sexe a élé pris dans une localité et à une date différentes.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905, 1 ©; sud du lac Rodolphe, entre le
chemin de fer et le lac, 1 .
LÆLIA DIASCIA Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, août 1905, 1 ©.
GExrE PSALIS Hbn.
PSALIS SECURIS Hbn.
Une paire capturée #1 copula.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905, 1 &, 19.
GENRE POLYMONA Wikr.
POLYMONA RUFIFEMUR Wikr.
AFRIQUE OrtENTaLE ANGLAISE. — Rives du lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 5 avril
1900110.
GENRE AROA Wilkr.
AROA DISCALIS Wlkr.
Les cinq spécimens rapportés par le baron Maurice de Rothschild appartiennent à
deux races distinctes, l’une claire, l’autre foncée.
Le mâle de la première a le disque des ailes supérieures occupé par une large aire
Ÿ >1 v. A APE s ; 1 A LA ®
jaune d'ocre, prolongée du côté interne jusqu'à la base par une trainée diffuse occupant
tout l’espace entre la nervure 1 et la cellule. Les ailes inférieures ont l'aire costale et
l’apex brun noirâtre séparés du champ abdominal brun roussâtre clair par une large
bande jaune d'ocre commençant près de la base et atteignant la marge.
55.
136 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
La femelle correspondant à ce mâle, et prise en même temps, est de coloration fon-
cière pâle, à dessins obsolètes, avec seulement les points discaux et marginaux des
ailes supérieures assez nets; les ailes inférieures manquent de semis brun submarpi-
nal sauf à l’apex et à l'angle anal.
Cette forme parait correspondre à À. discalis typique, décrite par Walker sur le mâle
seulement.
L'autre, que j'homologue à 4. sionata Wlkr., d'après une femelle du British Mu-
seum, à dessins nets aux ailes supérieures et semis terminal brunâtre des ailes infé-
rieures bien développé, n'a plus, chez le mâle, qu'une légère éclaircie grisâtre sur le
disque des ailes supérieures; les ailes inférieures, brun noirâtre jusqu'au bord abdo-
minal, portent sur le disque une étroite tache ovalaire, Jaunâtre ou jaune d'ocre,
n'atteignant pas la marge. En dessous, le fond jaune est plus päle que chez dscahs
et les dessins noirs plus nets et plus étendus.
F. piscaus-piscaLis Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 1 d, 19.
F. piscazis-sicnatTa Wikr.
Éraiopre. — Parages du mont Assabot, septembre 1904, 1 d.
Arrique OrrENTALE axGLaise. — Port-Florence (Victoria-Nyanza), 5 avril 1905, 1 S';
Nandi, mai 1905, 1 ©.
GENRE BRACHAROA Hmpsn.
BRACHAROA QUADRIPUNCTATA Willgn.
Deux mâles, assez endommagés. de la région des lacs.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
1 &; rives du Victoria-Nyanza : Port-Florence, 15 avril 1905, 1 S.
Genre ALETIS Btir.
ALETIS VARIABILIS Btir.
Forme particulière s'écartant de la race typique et se rapprochant quelque peu
d’Aletis Forbesi Druce.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 3 ©.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 437
Genre TERINA Wikr.
TERINA LATIFASCIATA Wikr.
Trois mâles appartenant probäblement à une forme locale distincte et caractérisée
par les dessins noirs moins larges et le fond jaune des ailes plus clair.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, 3 &.
Genre EUPROCTIS Hbn.
EUPROCTIS CHRYSOPHAEA Wikr.
Un mâle différant de la forme typique par l'abdomen brun noirâtre en dessus, la
présence au bord externe des ailes supérieures d'une ombre brun noirâtre, la coloration
plus foncée, presque noire des ailes inférieures qui sont, en outre, dépourvues de jaune
à la base.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1905, 1 S.
EUPROCTIS FASCIATA Wlkr.
Un seul spécimen, plus clair que le type.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, Janvier 1905, 1 G.
EUPROCTIS sp.?
De même taille et de même coloration générale qu'E. fascata WIkr., cette espèce
s'en distingue principalement par les ailes supérieures un peu plus ocracées en dessus,
sans ligne coudée claire ni semis d’écailles noires, mais avec la côte jaune foncé. En
dessous, ces mêmes ailes sont presque entièrement gris brunâtre fuligineux, à l'exception
de la côte, jaune comme en dessus, et du champ dorsal et de la marge Jaunâtre clair.
Côte des ailes inférieures et palpes, jaune d'ocre. Tête, thorax, abdomen et pattes
dépourvus de longs poils.
4138 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'état médiocre de l'unique spécimen rapporté ne permet pas une description plus
précise.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Kikuyu, 1 &.
Famizze DES SPHINGIDÆ.
Gevre HERSE Oken.
HERSE CONVOLVULI L.
Trois exemplaires, tous femelles et de taille moyenne, de cette espèce cosmopolite.
Érarore. — Addis-Abeba, août 1904,190.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et
le lac, 2 Q.
Genre POLYPTYCHUS Hbn.
POLYPTYCHUS ERLANGERI R. et J.
(PL. In, fig. 7.)
Décrite sur trois exemplaires, que J'ai vus au Tring Museum, cette espèce est demeurée
rare et n'a pas encore été figurée.
Elle est représentée, dans la collection du baron Maurice de Rothschild, par un
mâle en parfait état, différant un peu du type par l'absence complète de la seconde
ligue antémédiane, indiquée du reste dans la description originale comme «barely
traceable ».
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905, 1 d.
GENRE CEPHONODES Hbn.
CEPHONODES HYLAS L. var. virescens Wllgrn.
Deux individus assez fatigués, dépourvus de localité précise.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 9 Q.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 439
Gevre MACROGLOSSUM Sc.
MACROGLOSSUM TROCHILUS Hbn.
Représenté par quatre mâles, dont un seul avec indication exacte de localité.
Is différent, de l'un à l'autre, par quelques détails; lun a la coloration foncière
jaune du dessus des ailes inférieures envahie par la bordure brune, et le dessous des
mêmes ailes orné de trois bandes discales nettes: un autre a toutes les lignes des ailes
supérieures plus droites, et les ailes inférieures poudrées de verdâtre.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — 3 G'; Nairobi, août 1904, 1 d.
GENRE LEUCOSTROPHUS R. et J.
LEUCOSTROPHUS HIRUNDO Gerst.
Espèce particulière au Sud et à l'Est africain.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 ©, 1 Q.
GENRE EUCHLORON Bd.
EUCHLORON MEGÆRA L.
Un seul individu, mais de grande taille et très frais.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — 1 ®.
GENRE BASIOTHIA Wikr.
BASIOTHIA MEDEA F.
Une femelle, capturée à l'automne.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 1 ©.
A VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre HIPPOTION Hbn.
HIPPOTION CELERIO L.
Quatre exemplaires des deux sexes, dont un mâle très pâle et une femelle très
foncée d'Afrique orientale,
f
Eraiopie. — Haut Aouache, août 1904, 1 Q.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — 1 &, 3 Q.
HiPPOTION ESON Cr.
Un seul mâle, capturé en plein été.
Éraiopie, — Addis-Abeba, juin 1904, 1 ©.
Fame pes NOTODONTIDÆ.
GENRE RAMESA Wikr.
RAMESA CITARIA Schaus.
Deux individus capturés en automne, dans la même localité, et dont l’un est de
nuance foncée, l'autre à fond plus clair, laissant mieux voir les détails du dessin.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1905, 2 S!.
GENRE ZANA Wlkr.
ZANa SPURCATA Wikr.
C’est bien à Z. spurcata que se rapportent les deux exemplaires que j'ai sous les yeux,
mais ils différent du type de Natal en ce qu'ils ont les ailes inférieures entièrement
jaunâtre clair, sans dessin, et non «purpureo-cineræ, basi margineque wnterwore pallide
flavescentibus», comme le dit Walker dans sa description originale. Peut-être appar-
liennent-ils à une race locale, particulière à l'Est africain.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 2 &.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 44
ZANA ANODONTA Hmpsn.
Un seul spécimen, de la même provenance que les précédents.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905,1 d°.
Genre RIGEMA Wlkr.
RIGEMA ORNATA Wikr.
Eruiopis. — Dabasso, 9 avril 1904, 1 ©; parages du mont Assabot, septembre
1904, 1 d.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 d.
GENRE ANTHEUA Wikr.
ANTHEUA BASIPUNCTATA Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 S.
Fame DES GEOMETRIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES HEMITHEINÆ.
GENRE PRASINOCYMA Warr.
PRASINOCYMA STICTIMARGO Warr.
Un spécimen très abimé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nandi, 1 &.
GENRE ZAMARADA Moore.
ZLAMARADA FLAVICAPUT Warr.
Le spécimen rapporté, avec quelque doute, à cette espèce par M. L. B. Prout est
presque entièrement brisé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, mars 1905, 1 ©.
56
142 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
LAMARADA ANSORGEI Warr.
Un individu de grande taille.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, janvier 1906, 1 d.
GENRE OMPHAX Gn.
OMPHAX MODESTA Warr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rives du Victoria-Nyanza : Port-Florence, 8 avril
190,1 S.
OMPHAX sp.?
Espèce vert bleuâtre, très voisine de la précédente, mais le seul exemplaire qui la
f 217 A & ° V'É
représente est trop mutilé pour être déterminé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Port-Florence, 5 avril 1905, 1 d.
SOUS-FAMILLE DES ACIDALIINÆ.
GENRE ACIDALIA Tr.
ACIDALIA FIMBRILINEATA Warr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi. août 1005, 1 &.
9 ;
ACIDALIA MINORATA Warr.
Arrique OrRIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
g mars 190, 1 S.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 443
Sous-GENRE INDUNA Warr.
INDUNA CURVIMARGO Warr.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE, — Mont Nyiro, 1 ©; mont Loroghi, 1 &!.
Gevre PHILEREME Hbn.
PHILIREME STELLATA Gn.
(—? albosignata Pack.)
C'est sur l'autorité de M. P. Thierry-Mieg que j'ai rapporté à l'espèce de Guénée
les trois exemplaires africains cités 11. Décrite originairement du Brésil et d'Haïti, puis
à nouveau, par Packard, d'Amérique du Nord, cette Géomètre a été retrouvée dans les
trois continents et pourvue chaque fois d’une nouvelle dénomination. Sa synonymie,
considérable et embrouillée, a été éclaircie et mise au point par M. L. B. Prout, près
de qui M. P. Thierry-Mieg s'était documenté à son sujet.
ArriQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1 &', 9 ©.
SOUS-FAMILLE DES GEOMETRINÆ.
Genre MACARIA Curt.
MACARIA COSTIGUTTATA Warr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
1 d'; rives du Victoria-Nyanza : Port-Florence, 13 avril 1905, 1 9.
MACARIA FERALIATA Gn.
Un seul individu, sans localité n1 date précises.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — 1 Q.
MACARIA CATALEUCARIA Mab.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, janvier 1905, 1 &.
6,
44 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre TEPHRINA Dup.
TEPHRINA CATALAUNARIA Gn.
Distribuée de la péninsule Ibérique jusqu'à l'Insulinde, à travers toute l'Afrique et
l'Asie tropicale, cette Géomètre ne parait pas varier notablement, et le spécimen unique
que J'ai sous les yeux ne diffère pas de ceux d'Andalousie.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rives du Victoria-Nyanza : Port-Florence, 14 avril
1905, 1°.
TEPHRINA SUBCURVARIA Mab.
Érmorre, — Ouard}i, 27 août 1904, 1 G
TEPHRINA BUTARIA Swb.
Éruopre. — Koulala, 30 août 1904, 1 S
TEPHRINA CINERASCENS Btir.
Arrique OrrenTaLe ANGLAISE. — Port-Florence, 5 avril 1905, 1 d'.
GENRE BOARMIA Tr.
BOARMIA ACACIARIA Gn.
Une femelle très blanche de cette espèce cosmopolite.
Arrique ORIENTALE AnGzaIse. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 7 septembre 1904, 1 ©.
Gexre NOTHABRAXAS Warr.
NOTHABRAXAS COMMACULATA Warr.
(PI. 11’, fig. 10 et Fig. 11 dans le texte.)
Deux mâles capturés au printemps, dans la forêt de Nairobi.
L'un a les dessins moins développés et plus divisés que l’autre, notamment la bande
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 445
marginale des ailes supérieures qui est discontinue et formée d’une série de points plus
ou moins confluents. Chez tous deux on remarque une asymétrie marquée, d’un côté à
l’autre, dans le détail des dessins et le nombre des points sur les ailes et le corps.
Une des particularités les plus singulières de N. commaculata Warr. réside dans la
structure singulière de la tête qu'il m'a paru utile de figurer ie1 (Fi. 11). Le front,
2 x, LÉ F VER 'é TR é FER
peu saillant, chagriné et rétréei vers le bas, présente dans sa moitié supérieure, une
forte dépression à fond lisse, limitée inférieurement par une saillie atténuée et inter-
+ É , ù re +.
rompue au milieu, et bordée latéralement par une crête arquée plus saillante, re]o1-
7. F À % La
gnant la base d’une longue et large lame cornée transversale, à coins arrondis et bord
antérieur un peu excavé, surplombant la face au niveau de l'insertion des antennes.
Fig. 11. — Nothabraxas commaculata Warr.
a, lête vue de trois quarts de face : b, la même vue de dessus.
Sur le vertex courent parallèlement deux saillies longitudinales incurvées, contiguës,
atténuées en avant, où elles s'élargissent sur la base de la lame transversale, et relevées
postérieurement en arrière, sur la nuque, en lobes arrondis, creux et divergents.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Forêt de Nairobi, mars 1 905,1 d.
NOTHABRAXAS UNCA, n. sp.
(PL EL, Gp. 1.)
d.— Ailes supérieures blanches, criblées de points noirs, en partie séminés et
anastomosés, tres 1rréguliérement distribués, un peu plus denses sous la côte et vers le
bord interne que sous la cellule et sur le milieu du disque. Bord externe un peu lavé
de jaune, cette couleur formant en outre une étroite trainée longitudinalé, peu appa-
rente et inconstante, du milieu de la cellule au bord externe. Dessous avec la même
ponctuation, mais à fond jaune, sauf le long de la côte et à l’apex. Franges jaunes,
coupées de noir aux endroits où la ponctuation atteint le bord de l'aile.
Ailes inférieures jaunes, parsemées de points noirs, de même grosseur qu'aux supé-
446 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
rieures, mais beaucoup moins nombreux et tendant très peu à se géminer. Dessous
semblable. Franges jaunes faiblement coupées de noir çà et là.
Tête à vertex hérissé, jaune, mêlé de noir; front jaune; palpes courts, réfléchis , lon-
guement velus, noirs, mélangés en dessous de quelques poils jaunes. Antennes à pre-
mier article blanc extérieurement ; tige noire, plus ou moins distinctement alternée de
blanc, cils noirs en avant, blancs en arrière et au sommet, du côté interne; trompe très
courte, jaunâtre.
Collier jaune; ptérygodes hérissées de longs poils, noirâtres au milieu, jaune terne
du côté interne et au sommet, jaune plus vif à la base. Mésothorax non pubescent,
jaune, irrégulièrement ponctué de noir; métathorax à pilosité longue et dressée, jaune
un peu mêlée de noir. Abdomen jaune de part et d'autre, irrégulièrement parsemé de
points noirs semblables à ceux des ailes et également asymétriques. En dessous, le thorax
est couvert de longs poils brun noirâtre ainsi que les hanches antérieures; fémurs,
übias et tarses noirâtres, irréguliérement tachés de blanc.
Envergure : 35-38 mm.
Types : 2 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — N'joro, avril 1905.
C'est sur l'autorité de M. L. B. Prout que je place cette nouvelle espèce dans le genre
Nothabraxas. Mais si sa nervulation, ses pattes et ses antennes à pectination très longue
arrêtée avant le sommet sont identiques à celles des autres espèces du genre de
Warren, et notamment de N. commaculata, elle s'en écarte par une série importante
de différences qui justifieraient l'établissement d’une coupe distincte : poils de la tête et
des palpes longs et couchés, pilosité du thorax très longue également et hérissée, et
surtout front plat, lisse, et vertex dépourvu de saillie.
GENRE CÆNINA Wlikr.
CÆNINA DENTATARIA Swh.
Une seule femelle intermédiaire entre dentataria Sw. et aurivena Bülr.; plus grande
que ces deux espèces, à dents moins prononcées aux ailes inférieures, de coloration
plus claire, "plus uniforme aux supérieures, et avec une tache blanc jaunâtre supplé-
mentaire dans l'angle formé par la nervure 2 et la cellule aux ailes inférieures.
æ
ÂrriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
septembre 1904, 1 Q.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. h47
Sous-GENRE LYCAUGES Btir.
LYCAUGES DAPHARIA Swbh.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rives du Victoria-Nyanza, 11 avril 1 905, 1 d.
Genre EUPITHECIA Curl.
EUPITHECIA REGULOSA War.
ArRiQue ORtENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 Q.
EUPITHECIA NIGRIBASIS Warr.
Deux femelles prises en même temps et notablement différentes : l’une typique, avec
tout le milieu des ailes supérieures blanc pur, l’autre presque entièrement noire, à
dessins indistincts.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, avril 1905, » ©.
EUPITHECIA LITA Prout.
Un seul individu, capturé avec les précédents.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — N'joro, avril 1905, 1 Q.
SOUS-FAMILLE DES LARENTIINÆ.
GENRE STERRHA H.-S.
STERRHA PHILÆARIA Brab.
Une femelle pâle, presque dépourvue de ligne discale aux ailes supérieures; une
autre, plus jaune, et à ligne bien marquée.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé : Mont Karoli, 1 9: lac Rodolphe, 4 mars
1909, 1 ©.
48 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
STERRHA SACRARIA L.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro, 1 G'; Simba, janvier 1905, 1 c'; Port-
Florence, 13 avril 1905, 1 Q.
GENRE ORTHOLITHA Hbn.
ORTHOLITHA MONOSTRIATA Btir.
D'après les quatre exemplaires récoltés par le baron Maurice de Rothschild, cette
Géomètre a deux générations : une vernale, une subautomnale.
Érmiopie. — Bourka, 4 avril 19040110 0:
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 2 &, 1 Q.
GENRE EUBOLIA Dup.
EUBOLIA PARALLELARIA Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, septembre 1904, 1 &.
Genre XANTHORHOE Hbn.
XANTHORHOE SATURATA Gn. (?ab.).
Déterminé par M. L. B. Prout, l'individu rapporté par le baron M. de Rothschild
parait assez différent du «Type» décrit par Guénée, originaire de Pondichéry, et qui
est aussi une femelle.
La coloration foncière est d’un brun ferrugineux sur lequel les lignes blanches
indiquées par Guenée se détachent mal, étant poudrées de la couleur du fond.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
9 décembre 1904, 1 ©.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. #19
Famizze DES SATURNIIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES SATURNIINEÆ.
GENRE ATTACUS L.
ATTACUS ANTINORI Obt.
Un spécimen très abimé, mais bien reconnaissable et conforme à la figure originale.
Évuropte. — Addis-Abeba, juin 1904, 1 ©.
GENRE NUDAURELIA.
NUDAURELIA OUBIE Guér.-Mén.
Décrite en 1849, dans la partie zoologique du « Voyage de Lefebvre en Abyssinie»,
sur une femelle rapportée par ce voyageur, cette espèce est longtemps demeurée rare
dans les collections, et l’est encore sous sa forme typique. Ge que l’on en connait sur-
tout, ce sont des races locales, principalement d'Afrique orientale , et que les auteurs ont
tantôt identifiées à tort à la race Lype, tantôt décrites comme espèces distinctes.
Dés 1885, G. A. Butler signalait, dans les Proceedings of the Zoolopical Socrety, la
capture au Somaliland (district sud de Berbera) de 4 femelles quil rapporte à Satur-
ma oubie Guér., en synonyme de laquelle il place Saturnia zaddach, décrite et figurée
par Dewitz (Matth. Münch. ent. Ver., 1879), d’après une femelle de Ghinchoxo (Guinée).
IL ajoute qu'il ne voit pas de raison pour séparer ces deux +espèces», et que d'ailleurs
Dewitz ne parle pas de la figure de Guérin qu'il n’a probablement pas vue; mais, la
même année, il avait mentionné dans le même recueil : Antherea zaddachr Dewitz
— Saturnia zaddachi Dewitz, de Furambo, d’après 1 Set 1 @.
Dix ans plus tard (1895), le même auteur rapporte que les deux sexes d'oubie ont
été capturés au mois de mai 1894, dans l'Afrique orientale, vers le lac Nakoo, en exem-
plaires ayant les lignes nervurales blanches et non jaunes comme chez le type.
Sonthonnax (Essai de classification des Lépidopteres producteurs de soie, fase. IE,
1901 j assurant que Nudaurelia oubie Guér. est très variable, se rallie à l'opinion de Butler
et place en bloc oubie Guér. et zaddachi Dewitz. H considère la seconde comme une variété
«plus petite et dans laquelle la couleur brune est aux dépens de la couleur Jaune».
Cependant il omet de comprendre l'Afrique occidentale dans l'aire géographique d’ou-
bie-zaddachi qu'il fixe seulement : «de PAbyssinie à l'Afrique Orientale allemande ».
#7
150 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Plus récemment, le Lieut.-Col' J. M. Fawcett (Proc. zoo. Soc., 1915) a cité des
parages du lac Albert (Afrique Orientale britannique), et sans commentaires : Nudau-
relia zaddachi De Witz (sic !).
M. Maurice de Rothschild a recueilli une série de spécimens d'un grand intérêt, en
ce qu'ils représentent les multiples races et formes de Nudaurelia oubie répandues de
l’Abyssinie à l'Afrique Orientale britannique, et permettant d'éclarcir l’histoire assez
confuse de cette belle Saturnide,
Il semble, en effet, que les auteurs ayant traité Jusqu'ici d'oubre et de zaddachr
n'ont eu sous les yeux qu'un matériel très restreint, de provenances autres que celles
des types, et déterminé avec le seul secours d’une Bibliographie insuffisante à bien des
égards. Jointes à un examen insuffisant, ces conditions défavorables pouvaient, jusqu'à
un certain point, laisser croire à l'identité des formes en question, mais la mise en
parallèle d'éléments nombreux et de localités largement distribuées ne permet pas de
conserver cette maniere de voir et révèle avec évidence leur diversité.
Elles se répartissent nettement en deux sous-espèces principales, faciles à distinguer
par les caractères suivants :
Ailes supérieures à lignes transversales claires et pourtour des ocelles lavés de rouge ; côte dépourvue
de blanc à la base; poils marginaux de la côte des ailes inférieures jaunes, parfois mêlés de noir chez les
exemplaires foncés; abdomen plus ou moins complètement annelé de brun noirâtre; antennes de la Q
entièrement brün ferrugineux depuis la base. . . .................... N. oubie, s.-sp. type oubie.
Ailes supérieures à lignes transversales claires et pourtour des ocelles dépourvus de rouge ; côte blanche
de la base à l’origine de la ligne extrabasilaire ; poils marginaux de la côte des ailes inférieures uniformé-
ment brun noirâtre sans mélange de jaune; abdomen monochrome, sans trace d’annelure brune ;
antennes de la ® noires, à tige blanchâtre ou jaunâtre extérieurement, de la base jusqu'au milieu
ÉAVITON Le CE, A OT MENU OR E PEL NA RS CC N. oubie, s.-sp. Rothschild.
Ces deux sous- SE paraissent s’exclure de leurs habitats respectifs, la première
demeurant confinée à la partie septentrionale (Éthiopie) de leur aire commune, la
seconde immédiatement au sud de la précédente (Afrique orientale). L'une et l’autre
sont instables et fournissent, à côté des races locales, des formes individuelles comme
la plupart des autres Saturnides africaines.
Du Nord au Sud, elles se succèdent dans l'ordre suivant :
N. ourie-ou8te Guér.-Mén.
C'est la forme la plus foncée et chez laquelle le rouge est le plus développé et le
plus vif, presque carminé. Elle ne m'est connue que par le Type, dans la collection
du Muséum de Paris. -
| à ché a
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. A51
N. ouris Guér.-Mén. var. æruiorica Le Cerf.
(PL ILé, fig. 3, 3a di 9, 2a Q.)
N. oubie Guér.-Mén. var. æthiopica Le Cerf, 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 540.
Diffère du type, figuré par Guérin-Méneville, par la teinte moins vive du rouge
— presque ocre chez le mâle — et sa réduction notable le long des bandes claires
et autour des ocelles des supérieures où 1l ne forme qu'un anneau plus mince que
le cercle noir. Ges ocelles sont aussi plus petits et à égale distance des deux lignes
extra-basilaire et discale, tandis qu'ils sont plus rapprochés de la première dans oubne-
oubre.
L'annelure brune de l'abdomen, bien marquée chez un mâle et une femelle, tend
sur un autre mâle à se réduire à des bandes latérales sur les tergites.
La femelle, sur laquelle j'ai d’abord caractérisé æthopica, a tous les dessins blancs,
lavés de rose; une étude plus approfondie m'a amené à ne voir dans cette particularité
qu'un caractère individuel et à rapporter à ælmopica deux mâles capturés en même
temps et au même lieu, et à amender en conséquence ma description primitive.
Envergure : &, 113-115 mm.; ©, 102 mm.
Types : 2,19.
Eraiopre, — Kounhi, 15 avril 1904.
N. oupie-æruropica Le Cerf, forme arGizzosa Le Cerf.
(PIE ALT)
N. oubie-æthiopica Le Cerf, var. arg'illosa Le Cerf, 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 539.
Ailes supérieures relativement aiguës à l'apex. Toutes les parties Jaunes ont pris une
teinte argileuse et se sont élargies, surtout au bord externe et à la côte des supérieures,
au-dessus de l’ocelle.
Toutes les lignes blanches et le dernier cercle de l'œil sont étroits, teintés de rose
pâle et bordés des deux côtés de rose assez vif.
Disque des ailes inférieures rose cannelle clair avec une ligne basilaire grisâtre et un
œil, grand, arrondi, à cercle blanc très étroit et diffus; cet œil est plus rapproché de
la ligne discale que chez æthiopica et le type.
Seoments abdominaux gris jaunâtre assez clair dessous, foncé latéralement et forte-
F
57.
452 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
ment mêlé de fauve en dessus; les stiymates ne sont pas largement marqués de noir
comme dans les autres formes.
Pype mie
Envergure : 108 mm.
Eraropie. — Bourka, avril 1904.
N. ourie Guér.-Mén. var. roruscmipr Le Cerf.
(PlIL" fo 1. lacs fe 2270)
N. oubie Guér.-Mén., var. Rothschildi Le Cerf, 1911. Bull. Mus. Hist. nat., p. 538.
Diffère des races éthiopiennes par la coloration générale beaucoup plus claire,
les ailes supérieures plus arrondies, les inférieures allongées et à bord externe
droit.
Bandes transversales des ailes supérieures, larges, blanches, sans trace d’écailles
rouges; côte blanche depuis la base jusqu'à la naissance de l'extrabasilaire; ocelle bien
plus rapproché de la coudée que de l’extrabasilaire; 11 ne présente pas de cercle rouge
et sa pupille est très grande, d’un diamètre supérieur à la largeur de l'anneau brun
qui l'entoure.
Ailes inférieures à disque d'un rose saumon pâle; lignes basilaire et extramédiane
larges, blanches, la première très écartée de la base, et doublée du côté interne par
une ombre grise; ocelle grand, à cercle rouge étroit entouré d'un cerele blanc plus
large.
Par son cercle blanc, l'ocelle est tangent aux deux lignes blanches chez le mâle, à la
basilaire seulement chez la femelle, quoique très près de l'extramédiane.
Abdomen baie clair uni de part et d'autre, avec les stigmates brun noir dans les
deux sexes.
Tige des antennes de la femelle, blanc jaunâtre dans la moitié basale externe. Chez
le & et la 9, la côte des ailes inférieures est garnie, en dessous. de poils brun norrâtre.
Typesesrio, 00:
Envergure : 105 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Parages du lac Rodolphe.
Cette forie, remarquable et intéressante, est dédiée à M. le baron Maurice de
Rothschild.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 453
N. ourie-rorascaizpt Le Cerf forme neuvizzet Le Cerf.
(PI. 115, fig. 3,3 0.)
N. oubie Rothschildi Le Cerf, var. Neuvillei Le Cerf, Bull. Mus. Hist. nat., p. 539.
Forme méridionale-orientale de la précédente, plus grande et plus vivement colo-
rée. Comme chez Rothschild, les lignes transversales de l'aile supérieure sont blanches,
ainsi que la côle jusqu'à l'extrabasilaire, mais l’apex n’est pas arrondi et l’ocelle, placé
à égale distance des deux lignes, a le cercle noir faiblement lituré d’ocracé.
Les ailes inférieures, plus larges, ont le bord externe légèrement saillant à l’extré-
mité de la nervure 3, le disque rose incarnat, avec une ligne basilaire blanche, inté-
rieurement doublée de gris. Ocelle grand, avec un large cercle rouge écarlate, à
entourage blanc plus ou moins étroit, et plus ou moins écarté des lignes blanches
basilaire et discale.
Abdomen beige jaune uni, à stigmates noir brun. Côte des ailes inférieures bordée
de poils brun foncé.
Envergure : 110-120 mm.
h S (1 S Type).
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Kiu, mars 1905.
Par analogie, on peut présumer que, comme chez les autres races d’oubie, la femelle
normale de Neuville doit être semblable au mâle ou un peu plus claire, Elle n'a pas été
rapportée, mais la Mission a récolté avec les 4 mâles ci-dessus une femelle de colora-
üon très vive et tranchée, constituant une forme individuelle que j’appellerai :
N. ousre-rorHsoHiLpr var. NEUvILLEI Le Cerf f. @ caruisra, n. f.
Caractérisée par la teinte jaune d'ocre du fond des ailes et des poils du corps, le
développement de l'écaillure foncée, presque noire, ne laissant subsister que des bor-
dures et des lignes jaunes très fines. Base et disque des ailes inférieures, rose carminé
vif; abdomen jaune d’ocre foncé.
Envergure : 102 mm.
Type : 19.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Kiu, mars 1905.
Dédiée à mon collègue et ami M. H. Neuville, Préparateur au Muséum et zoologiste
de l’Expédition Maurice de Rothschild, cette race est la plus répandue dans l'Afrique
h54 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
orientale. C'est à elle probablement, et en tout cas sûrement à la sous-espèce Roth-
schldi que se référent les exemplaires à lignes blanches signalés par Butler du lac
Nakoo.
Quant au Nudaurelia zaddachi mdiqué du lac Albert, par le Lieut.-Col' Fawcett, et qui
doit appartenir aussi à la même sous-espèce, 1l se rapporte selon toute vraisemblance
à la forme individuelle calhsta. Si l'auteur en question a reconnu entre la figure de
Guérin et son spécimen des différences, l'identification avec la forme de Dewitz était
en effet la seule qui püt paraître légitime à cause de l’accentuation et de l'intensité
des dessins; mais elle ne saurait être maintenue, car zaddachi est propre à la côte
Atlantique et n'existe sûrement pas dans l'Est africain.
Nudaurelia oubie Guér. est le type d’un groupe de formes assez homogènes, caracté-
risées par des lignes transversales nettes et les nervures écrites en clair, largement
réparties en Afrique et bien plus nombreuses que les travaux publiés jusqu'ici ne le lais-
sent apparaître, mais avec une distribution discontinue assez particuhère, à en juger
par les matériaux contenus dans la collection du Muséum.
Dans l'Est se rencontrent les formes étudiées plus haut, c'est-à-dire du Nord au Sud :
oubie, æthopica, arpillosa, Rothschildi et Neuville avec sa variété individuelle calhsta.
L'Afrique centrale ne compte aucun représentant du groupe, à ma connaissance.
À l'Ouest, la série reparait avec zaddachi de Guinée, dont la femelle seule a été
décrite et figurée jusqu'ici. Peut-être, comme le veulent certains auteurs, est-ce une
espèce distincte plutôt qu'une race d'oubre, mais elle est cependant si voisine des précé-
dentes qu'il me paraît très hasardé de l'en séparer spécifiquement avant de la mieux
connaitre.
Un tirage à part, de la bibliothèque du Laboratoire d'Entomologie, ayant appartenu
à Dewitz et mis en couleur par lui-même, en donne une idée beaucoup plus exacte que
la figure en noir des Motth. Münch. ent. Ver. (1879).
On y voit que zaddachr est de coloration vive, tranchée, avec les bandes discales fes-
tonnées. Avec la sous-espèce Rothschldi elle a en commun la coloration monochrome de
l'abdomen, mais le pourtour de l’ocelle et les lignes transversales des ailes supérieures
largement bordées de rougeâtre ocracé, ainsi que l'absence de blanc à la base de la côte
la rapprocheraient plutôt d'oubie-oubie. L'intensité du fond jaune d’ocre des ailes et du
corps, du rouge aux ailes inférieures et le développement de l'écaillure noire lui donnent
un facies rappelant sensiblement calhsta.
Au Congo français existe une forme dont je n'ai vu que des débris, malheureusement
inutulisables.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 455
Dans l’Angola méridional, le comte J. de Rohan-Chabot a découvert une race plus
grande que les précédentes (angolanus Le Cerf) à jaune foncier plus vif, avec les bandes
festonnées comme chez zaddachi, mais bien plus étroites, complètement dépourvues de
brunâtre ou de rougeâtre, apparentées par ce caractère à Rothschild et ayant comme
celle-ci les poils marginaux de la côte des ailes inférieures , noirs, et la tige des antennes
blanchâtre extérieurement à la base chez la ©. Par contre l'abdomen, dont les sternites
sont bruns à la base, rappelle un peu oubie avec qui angolanus n'a pas de rapports
étroits. D'ailleurs, et outre d’autres détails énumérés dans sa description, cette race
est, dès l’abord, distincte de toutes les autres par la base des ailes inférieures et le champ
abdominal, jusqu'à la nervure 2, jaunes.
Toujours dans l’Angola, mais plus à l'Est, apparaît une espèce tout à fait distincte,
mais encore plus grande, plus jaune, à dessous entièrement monochrome, sans semis
foncé : Nudaurehia princeps Le Cerf, qui relie le groupe précédent à N. arabella Auriv.,
de l'État d'Orange et du Transvaal. C’est entre celle-ci et N. hersiha Westw., d'Afrique
occidentale, que se place dans la classification la série des formes énumérées ici et
constituant le groupe dont N. oubie Guér. est le type le plus anciennement décrit.
NUDAURELIA RANDALLI Roths.
C'est apparemment à cette espèce, dont la femelle seule a été publiée Jusqu'iet, que
se référent deux mâles du Congo indépendant rapportés par la Mission.
Ils correspondent assez bien à l'idée qu'on peut se faire de ce sexe d’après la descrip-
tion et la figure de Sonthonnax (Essai de classification des Lépidoptères producteurs de
soie, fase. II, 1901), et si mon identification est exacte, le mâle différerait de la femelle
par les lignes transversales des ailes supérieures plus fines et à peu près dépourvues de
blanc, l'ocelle entouré d’un mince anneau rougeâtre entier et non réduit à deux arcs
symétriques placés de part et d'autre du cerele noir, auquel ils sont du reste étroitement
accolés D,
Les ailes inférieures ont la ligne basilaire plus nette et la ligne discale large, noi-
râtre, bordée peu distinctement de gris plombé au lieu de blanc.
Le dessous correspond à ce qu'en dit Sonthonnax, mais l'ocelle des inférieures est
faiblement entouré de blanc rosé. En tout cas, l'espèce à laquelle appartiennent ces
deux mâles est instable, car, tandis que chez l’un Îe fond est bien jaune safran, comme
il est indiqué pour Randalh, avec les ocelles assez petits, dans l'autre le jaune est bien
(® Cette disposition, considérée comme une des carac- la tendance, qui s’observe assez souvent chez ses congé-
téristiques spécifiques de N. Randalli Roths., est anormale nères, à la réduction de l'anneau périphérique au-dessus
dans le groupe auquel appartient cette Saturnide. Elle me et au-dessous de l’ocelle.
semble d'ordre individuel et paraît seulement résulter de |
#56 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
plus clair et plus vif, tendant vers le jaune de chrome surtout vers le bord des ailes, et
les ocelles notablement plus grands.
Envergure : 112 mm.
Coco Bee. — Isumu, [turi, août 1906, 2
NUDAURELIA BELINA Westw.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, janvier 1905, 1 &, 1.
GEexre BUNÆA Hbn.
BUNÆA PHÆDUSA Dru. var. oRIENTIS, n. var.
S. — Diffère de la race typique, propre à la côte Atlantique où elle est répandue du
Sierra-Leone au Congo, par les caractères suivants :
Ailes à bord entier, non incurvé entre les nervures; apex des supérieures tronqué
entre 7 et 8. Coloration générale beige pâle, plus clair vers la base; lignes obliques bru-
nâtres des supérieures à peine distinctes; ocelle des inférieures à centre noir profond,
entouré d’un anneau rouge sang foncé, large, égal, d'un cercle blanc rosé presque de
même largeur, et d’un cerne brun noirâtre, irrégulier comme chez le type, mais plus
étroit.
Le dessous des ailes supérieures a beaucoup souffert; on peut cependant constater
que la coloration est la même qu'en dessus; aux ailes inférieures la ligne transversale
brune est faiblement indiquée, et les taches brunes placées à cheval sur la discocel-
lulaire, et à la base entre la cellule et la sous-costale, ne sont représentées que par
quelques poils noirâtres isolés.
Corps un peu plus pâle que les ailes, en dessus; blanc un peu ocracé en dessous et
latéralement; collier et premier article des antennes blancs; tête et pattes brun-roux.
Antennes gris roussâtre à pointe brune, plus longues que chez phædusa, à pectinations
subégales et non plus longues vers le milieu de l'antenne. Sur les Lo articles composant
celle-ci, 32 sont pectinés et 8 crénelés, tandis que dans le type on compte 23 à 27 des
premiers et 11 à 19 des seconds, dont au surplus les dents sont plus longues.
Envergure : 175 mm.
Type : 1 d:.
ÂrriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe.
CENT
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 157
Cette forme est bien caractérisée et tranche nettement par sa coloration pâle, ses
dessins réduits, ses ailes plus entières, sur les spécimens beaucoup plus foncés de la
race type localisée dans l'Afrique occidentale.
SOUS-FAMILLE DES LUDIINÆ.
GENRE GOODIA Hall.
(GOODIA DECOLOR Le Cerf.
(PL IL”, fig. 2.)
Goodia decolor Le Cerf, 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 308.
Les ailes supérieures sont en dessus d’un gris roussâtre clair avec une ligne basilare
à peine sinuée formant une dent large et courte sur la médiane, un croissant discocel-
lulaire noir après la base de la nervure 2, et une ligne antémarginale continue, courbe,
noirâtre, dentelée sur les nervures et un peu plus fortement indiquée vers la côte.
Le fond est nuancé de brun clair au bord interne dans sa partie basilaire et médiane,
et plus largement entre le croissant discocellulaire et l’antémarginale.
Une ombre noirâtre très légère se voit en outre au milieu du bord externe, sous
l’'apex.
Les ailes inférieures sont d'un jaune roussâtre clair uniforme avec une indication
très légère d'antémarginale dans sa moitié interne.
En dessous, le fond concolore est densément semé d’atomes bruns sur toute la surface
des inférieures et dans le tiers terminal des supérieures, et chaque aile porte en outre
un croissant discocellulaire et une antémarginale brunâtres. Une ombre brune mieux
marquée qu'en dessus existe au bord externe et à la base des supérieures.
Le disque de ces ailes et la base des inférieures sont lépèrement teintés de rose pâle.
La frange est par moitié Jaune sale et brun clair et précédée d’une fine ligne marginale
brune.
Le corps et les pattes sont roussätres, les antennes et le front bruns.
Type 1, S'; envergure : ka mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905.
Cette espèce a été décrite à nouveau, récemment, sous le nom de Goodia oriens-
heptapora, par le Lieut.-Col T. M. Fawcett (Proc. Zool. Soc. p.104, DEN MS EMOM ONE
d’après des spécimens des deux sexes recueillis les 9 et 25 novembre à Kedai, localité
située à 120 milles de la côte et à 2,500 pieds d'altitude.
158 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
L'envergure donnée pour le type & : 46 mm., dépasse un peu celle de l’exemplaire
rapporté par le baron Maurice de Rothschild, et la date de capture semble établir que
l'espèce a deux générations.
L'absence de documents comparatifs ne me permet pas d'apprécier jusqu’à quel
point la réunion spécifique de cette forme à G. oriens Hpsn. est fondée, mais il est
possible que, comme pour NW. oubie Guér., nous nous trouvions en présence d’une seule
espèce polymorphe peuplant toute l'Afrique orientale, dont le type le plus anciennement
décrit serait G. Holland Btlr. et auquel se rapporteraient comme races locales : G. Kuntzer
Dew., G. oriens Hpsn., G. umformis Joan. et G. decolor Le Cerf (— heptapora Fawe.).
Gexre LüDIA Wallor.
LupiA DELEGORGUEL Bdv.
Sud du lac Rodolphe, 1 &!.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE.
Gexre EosiA Le Cerf.
Le Cerf, 1911. Bull. Mus. Hist. nat., p. 307.
Ailes supérieures avec q nervures seulement (manquent : 8, 10 et 11 ) et l'apex
fortement tronqué depuis 6.
Antennes à pectination simple, pectinées jusqu à l'extrémité.
Pièces buccales absentes.
Les quatre ailes unicolores avec des taches punectiformes multiples, non ocellées ni
auréolées.
EOsIA INSIGNIS Le Cerf.
(PL 11’, fig. 5.)
Eosia insignis Le Cerf, 1911, Bull. Mus. Hist. nat., p. 307.
En dessus, les ailes sont d’un brun cannelle très clair, uniforme.
Les supérieures portent trois petites taches noires inégales dont deux sont placées
près de la cellule entre les nervures 5-6 et 6-7, et la troisième, cordiforme, un peu
plus grosse que les précédentes, sur la discocellulaire.
Sur les inférieures on voit huit petites taches jaunes dont une linéaire sur la disco-
cellulaire, deux dans la cellule vers l’extrémité, deux géminées dont une à la côte
au tiers basilaire et l’autre au milieu du bord anal, et enfin trois très petites placées
autour de la cellule dans les intervalles compris entre les nervures 2-3, 5-6, 6-7.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. A59
En dessous, les supérieures sont de la même couleur qu'en dessus avec une ligne
antémarginale ondulée, fondue, n'atteignant pas la nervure 3 et s'inscrivant sur une
ombre terminale gris violâtre fortement saupoudrée de blanc.
Les taches du dessus sont un peu plus petites, la discocellulaire étant divisée en
un point et un croissant noirs; celui-c1 bordé de jaune.
Les ailes inférieures sont d'un gris violacé, teinté de rougetre à la base et sur Îles
nervures; le tout est fortement saupoudré d’écailles et de poils blanchâtres qui se
réunissent pour former une ligne basilaire et une antémarginale ondulées et entières ;
ces deux lignes apparaissent confusément en dessus par transparence.
Les mêmes taches qu'en dessus s'inscrivent sur le fond en blane jaunätre limité de
brun; seules font exception la discocellulaire, diffuse, et celle des deux taches intracel-
lulaires avoisinant la S. C. et qui est devenue roussâtre pupillée de noir.
Aux quatre ailes, la frange est jaune.
La tête et le corselet sont revêtus de longs poils de même couleur que le dessus des
ailes; les antennes sont jaune roussâtre avec la tige plus claire.
L'abdomen est du même gris violacé saupoudré de blane que le dessous des ailes
inférieures avec les anneaux 2, 3, 4, 5 et 6 bordés postérieurement de jaune en dessus.
En dessous, la couleur est celle des ailes inférieures, un peu plus claire sur les côtés
où les stigmates sont indiqués par des points noirs entourés d’écailles blanches.
Les pattes sont concolores, avec les tibias et les quatre premiers articles des tarses
roussâtres et le dermer noir.
Type : 1 9; envergure : à l’apex, 45 mm.; au niveau de la nervure 6 : 46 mm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, 29 mars 1905.
Dans les Proc. Zool. Soc.. London (1949)-p 1051 Lieut.-Col! J. M. Fawcett a
décrit et figuré Eosia insignis sous le nom de : Ludia crenulata, n. sp. d’après 2 &', de
60 mm. d'envergure, pris à Kedai, le 4 décembre. Comme pour Goodia decolor, la
possibilité d'une seconde génération parait là encore résulter des dates de capture des
deux types.
Quoique la description précise bien qu'il s’agit du mâle, la figure qui l'accompagne
(pl IE, fig. 17) semble plutôt celle d'une femelle, semblable au type rapporté par le
baron Maurice de Rothschild.
58.
460 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Famizze Des SABALIADÆ.
GENRE SABALIA Wikr.
SABALIA PICARINA Wikr.
Un individu de grande taille, capturé en hiver.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE, — Simba, février 1905, 1 d.
Famizze DEs EUPTEROTIDÆ,.
GENRE PHALA Wllorn.
PHIALA FUSCODORSATA Auriv.
Sur quatre spécimens provenant de deux localités différentes, trois, ceux de Nairobi,
sont bien semblables entre eux; le dernier, pris un peu plus tôt, dans les parages
du lac Rodolphe, a la bande noire discale maculaire et non continue, et les ner-
vures 1°, C. 2. 3 et 4 fortement sablées d’écailles noires.
AëRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 3 G‘; sud du lac Rodolphe,
entre le chemin de fer et le lac, 2-3 février 1905, 1 d'.
Fame DES ARBELIDÆ,.
Genre MARSHALLIANA Holl.
MARSHALLIANA BIVITTATA Auriv.
Dans la série d'exemplaires par lesquels cette espèce est représentée dans les récoltes
de la Mission, on observe que la taille et la coloration varient sensiblement d’un indi-
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. AG
vidu à l’autre, La première passe de 24 à 33 mm.; quant à la seconde, elle comporte,
chez certains spécimens, un éclaircissement complet du disque et de la cellule, au-
dessus de l'aire grisâtre bien définie longeant le bord interne.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1 90,9, 1%; Simba, mars 1905, 1%.
GENRE TERAGRA Wlkr.
TERAGRA SIMPLICIUS, n. sp.
(Fig. 12.)
d,— Ailes supérieures jaune grisâtre terne, irréguliérement
semées de rares écailles brunâtres, plus denses à la base, et
formant sur le disque une ligne postmédiane courbée en S
irrégulier, ainsi qu'une fine ligne marginale régulièrement
festonnée et dont les pointes se prolongent sur les nervures.
Ailes inférieures plus pâles et sans dessins. Franges et des-
sous des deux paires, concolores.
Fig. 12.
Teraora simplicius , n. SP:
Tige des antennes, vertex et corps en dessus, de la couleur
des ailes; quelques poils bruns à pointe blanche sont IrrÉgU-
liérement alignés sur le bord postérieur du premier tergite. Poils du front et jeux,
noirs; pectination des antennes, roussâtre. Pattes et dessous du corps, Jaune flave terne.
Type : 1 S'; envergure : 21 mm. 5.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Nyiro.
Voisine de Teraora simillima Hmpsn., dont elle se distingue par le fond des ailes
monochrome, le dessin marginal profondément festonné, l’absence d'ombre antémar-
ginale et de dessin noir sur le disque.
GENRE METARBELA Holl.
METARBELA DISTINCTA, n. Sp.
(Fig. 13,)
®. — Ailes supérieures gris roussâtre un peu carné, avec une bande extrabasilaire
courbe, brun-roux, limitée de noir entre la cellule et la côte; une large fascie extra-
462 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
médiane, irrégulière, brun-roux, également définie par une ligne très fine noirâtre,
descend obliquement de la côte au bord interne en s’élargissant vers son milieu Jus-
vint qu'à toucher l'angle inférieur de la cellule; un gros point
brun-roux, entouré d’une ligne d’écailles noires, occupe la
partie terminale de la cellule; une ombre antéterminale
noirâtre, imprécise, précède une ligne marginale puncti-
forme, plus nette à la partie supérieure du bord externe que
vers l'angle dorsal.
Ailes inférieures, brunâtre argileux uniforme. Franges et
Fig. 18. dessous des deux paires, gris roussätre.
A Antennes, vertex et thorax, gris roussâtre; front et pre-
mier article des antennes, blanchâtres; pattes et abdomen,
en dessus, gris roussâtre clair: ventre blanchâtre.
Envergure : 29 mm. 5.
INpe ue
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac.
METARBELODES Strd.
METARBELODES MUTALIANA Hmpsn.
Un exemplaire fatigué, mais encore bien caractérisé, de cette intéressante espèce.
AGRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 1 &.
Fame Des COSSIDÆ.
Gexre DUOMITUS Btir.
DUOMITUS KILIMANDJARENSIS Hall.
Un mâle tout à fait typique, capturé assez loin au nord de la localité originale de
cette espèce.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904, 1 d.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 163
Duomirus sp. ?
Plus petite et plus foncée que la précédente, à dessins plus obliques et à réticulation
plus nette et mêlée de blanc pur.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 septembre 1904, 1 .
GENRE AZYGOPHLEBS Hmpsn.
AÂZYGOPHLEBS INCLUSA Wlkr.
Trois spécimens, tous mâles, de localités et de dates diverses, assez variables pour
la tulle et le détail du dessin. L'un d'eux a les ailes inférieures complètement dépour-
vues de réticulation; 1l vient d’Abyssinie. Le plus grand mesure 58 mm. d'envergure
et le plus petit 37.
Eriopie. — Dabasso, 9 avril 1904, 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Kiu, avril 1905, 1 &'; parages du lac Rodolphe.
septembre 1404, 1 d.
Famizze DES LASIOCAMPIDÆ,
GENRE TARAGAMA Moore.
TARAGAMA DIPLOCYMA Hmpsn.
Décrite en 1907 sur une femelle unique, du versant S. E. du Ruwenzori, cette
espèce n'était encore représentée, fin 1910, dans les Collections du British Museum,
que par le «Type» et une autre femelle, un peu différente de celui-c1; le mâle demeu-
rait inconnu. L'Expédition Maurice de Rothschild à capturé un exemplaire de ce sexe
qui ne diffère de la femelle que par la forme plus étroite des ailes et l'ombre terminale
des inférieures un peu plus nette.
La seconde femelle du British Museum, originaire d'Entebbe, sur la rive nord du
Victoria-Nyanza, a la tête et le collier gris clair, les ailes inférieures bien plus pâles que
celles du «Type» et donne l'impression d’appartenir à une autre espèce.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Naïvasha, septembre 1904, 1 &.
161 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Gexre METANASTRIA Hbn.
METANASTRIA BASALE Wikr.
Une paire, capturée 2n copula dans les régions chaudes du Harar, et notablement
plus claire que les échantillons d'Afrique orientale et méridionale.
ÿrniopie. — Harar, mars 1904, 1 &, 1 Q.
METENASTRIA DESPECTA, n. Sp.
(Fe. 14.)
P. — Ailes supérieures roux clair, traversées de la côte au bord interne par trois
lignes noirâtres peu nettes : une extrabasilaire, une coudée obsolète à sa partie supé-
rieure et une antéterminale un peu scalariforme et plus fine
que les précédentes; un point blanc cerclé de noir marque
l'angle des discellulaires.
Ailes inférieures roux plus clair que les supérieures, avec
la base un peu blanchâtre. Franges concolores. Dessous des
deux paires roux pâle, lavé de blanc ocracé dans la cellule
Fig. sie
Wetanastria despecta, n. sp.
et à la base.
Tête, antennes, corps et pattes de la couleur des ailes.
Envergure : 3/4 mm.
Type : 1 9.
ArRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905.
Un spécimen, également femelle, d’une espèce voisine mais non nommée, existait
en décembre 1910 dans la Collection du British Museum.
Gexre BOMBYCOPSIS Feld.
BoMBYcopPsIs VENOSA Feld. ? var.
La femelle que je rapporte à cette espèce diffère de l'exemplaire unique du British
Museum par un semis d’écailles brun noirâtre sur les ailes supérieures et l'existence
d'une ligne médiane claire aux ailes inférieures.
AFRIQUE ORIENTALE ANGIAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1 go4,10.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 465
GENRE LECHRIOLEPIS Btir.
LECHRIOLEPIS PULCHRA Auriv.
Deux spécimens, dont un avec tous les dessins des ailes supérieures noyés dans lé-
caillure brun rougeâtre couvrant tout l’espace compris entre la base et la bande jaune
terminale, l’autre beaucoup plus clair et avec les dessins nets, faisant transition entre
le premier et l'exemplaire représenté par Dewitz (Nov. Act. Acad. C. L. G. Nat. Cur..
LIL, pl. IL, fig. 9, 1881) sous le nom de : Lechriolepis anomala Bür. d'après 1 & de
Chinchoxo.
Gexvre CHILENA Wlkr.
CHILENA SORANA, n. sp.
(Fig. 15.)
d.— Ailes supérieures blanc pur. avec le bord de la côte étroitement jaune, l’apex
et le bord externe lavés de brun pâle. et quatre lignes brunes inégales ainsi disposées :
une, bien marquée, longeant le bord supérieur de la cellule, de
la base jusque dans l'intervalle des nervures 9 et 10 où elle se
perd; une seconde. fine et courte, suivant le bord inférieur de
la cellule et n'atteignant pas l'angle; une discale, nette, conti-
nue, commençant au tiers basal du bord inférieur et aboutissant
Fo. 115
Chilena sorana, n. Sp.
au bord externe à l'extrémité de la nervure 9; cette ligne est
légèrement et régulièrement incurvée. Enfin la quatrième et
dernière représente la subterminale; elle est faiblement indiquée, un peu dentée,
commence aux deux üers du bord interne, court parallèlement à la discale et s'ef-
face avant d'atteindre le bord externe. Dessous sans dessins et teinté de brunâtre vers
la côte.
Ailes inférieures brunâtres, plus claires au bord abdominal et lavées de blanchâtre
à la base. Dessous blanc ocracé. Franges des deux paires, brun roussâtre.
Tête ocracé clair, étroitement bordée de noir autour des yeux; palpes jaune d’ocre.
à face externe noire; antennes à tige ocracé clair et pectination rousse; collier de la
couleur de la tête, ainsi que la base des ptérygodes; thorax blanc; abdomen brunâtre
clair, un peu plus foncé latéralement vers le milieu. Dessous du corps blanc ocracé.
Hanches antérieures blanc sale, fortement mêlées de noir à la base; fémurs blanc
ocracé, avec la face antérieure brun noirâtre; tibias jaunes en dessus, noirs à la base,
Ni
466 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
blanc ocracé en dessous. Pattes médianes et postérieures, blanc ocracé. Tarses des trois
paires, blanc ocracé, annelés de noir au sommet des articles.
Envergure : 31 mm.
Lype- tro
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905.
Clulena sorana est voisin de C. obhiquata Klug.; il en diffère notamment par les ailes
inférieures brunes, les ailes supérieures à quatre lignes, dont une sous-costale et la
forme incurvée de la discale qui aboutit plus bas sous l'apex.
CHILENA Donxazpsont Holl.
Une petite série de trois mâles, bien semblables pour les dessins et la coloration
générale, et dont l’un a les ailes inférieures densément saupoudrées de brun, sauf
à la base.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905, 1 &'; Nairobi, mars 1905, 2 d.
CHILENA DONALDSONI Holl. var. RECTISTRIGA, n. var.
(Fig. 16.)
Sous ce nom, je sépare de la race typique une forme caractérisée par la ligne
blanche discale plus étroite, subrectiligne et bordée extérieurement par une ligne
noire complètement dépourvue de dents sur les nervures.
Le trait blanc cellulaire est aussi plus étroit, à peine
courbé au sommet et bien plus finement bordé de noir.
Le trait blanc basal n’est pas ombré inférieurement de
Fig. 16. Chilena Donaldsoni Hoi. noirâtre, et les ailes inférieures, blanc sale en dessus,
var. reclistriga, N. ar. sont très peu parsemées de brunâtre à la côte et au bord,
en dessous. Les antennes, plus pâles, paraissent aussi avoir la pectination plus courte.
Envergure : 32 mm.
AYDe- 110.
ArniQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, mars 1905, 1 &.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 467
Famizze DES LIMACODIDÆ.
GENRE MACROPLECTRA Hmps.
MACROPLECTRA ALBESCENS Hmpsn.
Seul représentant, dans les matériaux de l'Expédition, de la famille des Lima-
codides, cependant riche en espèces dans toute l'Afrique.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905, 1 d.
Famizze DES ZYGÆNIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES ZYGÆNINÆ.
GENRE SALIUNCA Wlkr.
SALIUNCA HOMOCHROA Holl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 1 ©.
Famizze DES PYRALIDÆ.
SOUS-FAMILLE DES GALLERIINÆ.
Genre LAMORIA Wikr.
LAMORIA PLANALIS Wikr.
Arnique ORrENTALE ANGLAISE. — Victoria Nyanza, Port-Florence, 4 mars 190, 1 ©.
SOUS-FAMILLE DES CRAMBINÆ.
GENRE CRAMBUS F.
CRAMBUS sp. ?
Un seul spécimen d'une espèce voisine de C. elhpticellus Hmpsn., mais trop frotté
pour être déterminé.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa. 1 &.
168 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
CRAMBUS MALACELLUS Dup.
Espèce très largement distribuée en Europe, Afrique, Asie et Australasie, et repré-
sentée dans les récoltes de la Mission par une petite série d'exemplaires des deux sexes.
de provenances et de dates variées.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
janvier 1905, 1 G; Lumbwa, septembre 1905, 2 &: mont Loroghi, avril 1905, 1 ©.
GENRE PLATYTES Gn.
PLATYTES sp. ?
Spécimen unique, indéterminable.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1905, 1 .
GENRE ANCYLOLOMIA Hbn.
ANCYLOLOMIA PECTINIFERA Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 6 avril 1905.
116.
ANCYLOLOMIA sp. ?
Espèce voisine de la précédente, mais plus petite et plus claire, dépourvue de traits
noirs sur la base et le disque des ailes supérieures. Antennes à tige plus grêle et plus
longuement ciées.
Arrique ORIENTALE axGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 13 avril 1905, 1 G.
ANCYLOLOMIA sp. ?
De même taille et de coloration encore plus claire que la précédente, cette espèce
indéterminée en diffère par les antennes seulement crénelées.
ArRique ORIENTALE ANGLAISE. — Victoria-Nyanza : Port-Florence, 6 avril 1905, 1 d.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 469
ANCYLOLOMIA CHRYSOGRAPHELLA Koll.
Une série d'exemplaires des deux sexes.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Nairobi, mars 1905, 1 S', 1 9; lac Victoria-Nyanza :
Port-Florence, 4/6 avril 1905, 2 &, 1 9.
ANCYLOLOMIA sp. ?
Très proche de chrysographella pour la taille, la couleur et le dessin, mais distincte
par ses antennes sétacées.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza, 6 avril 1905, 1 ©.
SOUS-FAMILLE DES SCHOENOBIINZÆ.
Genre BRIHASPA Moore.
BRIHASPA NIGRICOSTELLA Hmpsn. var.?
L'individu que je rapporte à cette espèce diffère du type, auquel je l'ait comparé, par
l'absence de noir à la côte qui est seulement lavée de gris brunâtre pâle sur toute sa
longueur.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, février 1905, 1 g.
GENRE SCIRPOPHAGA Tr.
SCIRPOPHAGA GILVIBERBIS Z.
Arrique ORIENTALE anGlaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer.et le
lac, avril 1909, 1 ©.
170 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
SOUS-FAMILLE DES ANERASTIINÆ.
le]
GENRE EMATHEUDES.
EMATHEUDES STRAMINELLA Snell.
Un mâle très frais, jaune paille, à dessins noirs bien marqués; un autre, plus grand,
fortement lavé de jaune pâle.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, février 1 90,1 d; Lumbwa, septembre, 1 &.
EMATHEUDES PALIOLELLA Rag.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 1 mars 1905, 1 ©.
GENRE PECTINIGERA Rag.
PECTINIGERA SUBCARNELLA Rag.
ArRiQuE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
11 avril 1909, 1 ©.
GENRE DERA Rag:.
DERA CLARICOSTELLA Rag.
Un spécimen conforme au type unique, originaire d'Accra, sur la côte occidentale
d'Afrique; un autre, plus grand et plus vivement coloré.
Arrique OrieNTaLe ANGLAISE. — Simba, février et mars 1905, 2 G.
Genre HYPSOTROPHA Rag.
HYPSOTROPHA sp. ?
À ce genre paraît appartenir une espèce représentée par un mâle abîmé, rappelant
beaucoup par l'aspect général et la coloration H. siboga Rag., mais avec une taille plus
petite et des teintes plus vives.
Arrique ORIENTALE ANGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le lac,
11 ar 1900, 410:
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. A71
SOUS-FAMILLE DES PHYCITINZÆ.
GENRE ALISPOIDES Hmpsn.
ALISPOIDES CONISPHORA Hmpsn. [r. £. ]".
(PL Ir p.12.)
Ailes supérieures mates, gris roussâtre, densément sablées de brunâtre avec deux
lignes brunâtres convergentes, presque rectilignes; la première part de la côte vers
le tiers basal, et aboutit au tiers terminal du bord dorsal; la seconde commence avant
l’apex, se courbe un peu en dehors et descend presque parallèlement au bord externe.
Dessous gris roussâtre luisant, un peu sablé de brunâtre à la côte. Franges grises à base
blanche. Aïles inférieures blanc nacré, avec quelques écailles brunâtres à l’apex et une
line ligne marginale gris roussâtre. Dessous blanc nacré à côte légérement sablée de
roussâtre.
Tête et thorax de la couleur des ailes supérieures; abdomen ocracé elair. Pattes gris
roussâtre, sablées de brunâtre; tarses un peu plus foncés, annelés de clair extérieure-
ment, et blanc ocracé à la face interne.
Envergure : 26 mm.
Type : 1 6‘.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1905.
SOUS-FAMILLE DES PYRALINÆ.
Gevre AGLOSSA Latr.
AGLOSSA BASALIS Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 5 avril 1905,
1m
GENRE STEMMATOPHORA Gn.
STEMMATOPHORA EUBALES Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 13 avril 1 909,
11 0:
® L'impression de ce mémoire était très avancée British Museum sous le nom inédit de Alispoides coni-
lorsque M. W. 1H. T. Tams a eu l'obligeance de me faire sphora Hmpsn. que je lui conserve ici.
connaître que cette espèce figure dans la Collection du
172 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
STEMMATOPHORA UGANDALIS, n. Sp.
(Fig. 17.)
Aïles supérieures Jaune roussâtre saupoudrées de brunâtre, traversées par deux
lignes claires : une extrabasilaire un peu oblique, rectiligne, formant une courte dent
sur le pli, et une coudée fine, denticulée, avec un angle bien marqué entre les ner-
vures 1 et 2. Espace médian obscur, à centre un peu éclairei sur lequel se détache un
point discocellulaire brun noirâtre. Bord externe avec une ligne
marginale de points internervuraux brun noirâtre. Franges
brunâtres à base claire.
Ailes inférieures plus claires que les supérieures, traver-
sées par une ligne extramédiane et une rangée marginale de
points internervuraux brun noirâtre. Franges concolores à base
Fig. 17. claire.
Stemmatophora ugandalis, Dessous des deux paires, jaune argileux saupoudré de bru-
n. Sp.
nâtre, principalement à la côte et dans la cellule, avec chacune
un point discocellulaire, une ligne extramédiane et une rangée marginale de points
internervuraux brun noirâtre.
Tête, palpes, antennes, thorax et pattes jaune roussâtre saupoudré de brunûtre;
abdomen de la couleur des ailes inférieures, avec le deuxième tergite, le sommet du
premier sternite, les pleuræ et l'anus, brun noirâtre.
Envergure : 229 mm.
Type : 1 G:.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 6 avril 1905.
Cette espèce est très voisine de Stemmatophora erebalis Hpsn., près de laquelle elle
doit prendre place.
Genre BOSTRA Wlkr.
BOSTRA CALLISPILALIS, n. sp.
(Fig. 18.)
Ailes supérieures noir bronzé pourpré avec un trait oblique plus foncé sur la disco-
cellulaire inférieure, et traversées par deux lignes jaune clair : une extrabasilaire
coudée et dilatée en demi-cercle entre la cellule et la nervure 1, une extramédiane plus
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 473
fine, festonnée sur les nervures, dilatée en demi-cercle entre les nervures 5-6 et 1-2.
Côte marquée de 6 petits traits jaunes entre les deux lignes. Ailes inférieures entière-
ment noir fuligineux.
Dessous des deux paires, noir fuligineux, pourpré à la côte, et traversé par une ligne
festonnée jaunâtre correspondant à l’extramédiane des supérieures qui se continue sur
les inférieures où elle aboutit au-dessus de l'angle anal. Franges PONS
à base jaune clair et sommet grisâtre, coupées et divisées par
une ligne noirâtre.
Tête et palpes jaune orange; antennes annelées de noir et
de blanc jaunâtre; collier noir pourpré, bordé antérieurement
de jaune orangé. Thorax et ptérygodes noir pourpré, plus ou
moins mêlés en avant de jaune orangé; métathorax jaune et
noir. Abdomen avec les deux premiers tergites noirs, troisième
et quatrième jaunes, les autres Jaunes à la base et noirs au sommet; brosse anale
Fig. 16.
Bostra callispilalis, n. sp.
jaune, Ventre noir bronzé. Hanches antérieures et pattes des trois paires noir pourpré ;
tarses concolores annelés de clair extérieurement, jaunâtres à la face interne.
Envergure : 22 mm.
Type : 1 &.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — N'joro, avril 1909.
Genre TYNDIS Rap.
TYNDIS sp. ?
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kiu, mars 1905, 2 Q.
TYNDIS PROTEANALIS Hmpsn.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 19 décembre 1905. 1 &, 19.
SOUS-FAMILLE DES PYRAUSTINZÆ.
GENRE ZINCKENIA Zell.
ZINCKENIA FASCIALIS Cr.
Ératorre. — Gotta, 22 septembre 10044 10.
60
7! VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre MARASMIA Led.
MARASMIA TRAPEZALIS Gn.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Rendilé, mont Karoli, 20 avril 1905, 1 9.
GENRE SYNGAMIA Gn.
SYNGAMIA LATIMARGINALIS Led.
Un couple dont le mâle, grand et de coloris clair, tranche vivement avec la femelle.
plutôt petite, brun très foncé, dépourvue d’aires jaunes aux ailes supérieures, et rap-
pelant quelque peu S. /alsidicalis NWikr. de l'Inde britannique.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 1 &, 1 ©.
GENRE PHRYGANODES Gr.
PHRYGANODES PIASUSALIS Wikr.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Nairobi, août 1905, 2 ©.
GENRE NACOLEIA Wlikr.
NACOLEIA NIPHEALIS Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 5 avril 1905, 1 9.
à
GENRE GLYPHODES Gn.
GLYPHODES SINUATA F.
Coxco 5kL6e. — [sumu, Ituri, août 1905, 1 @.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 475
Genre LEPYRODES Gn.
LEPYRODES CAPENSIS Wlikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 12 avril 1905,
107
Genre OMPHISA Moore.
OupisaA COSTALIS Hmpsn.
À l’époque où Je déterminai cette espèce au British Museum (fin décembre 1910),
elle n’était encore connue que par le mâle «Type» unique.
La Collection du baron Maurice de Rothschild en contient une femelle, ne différant
du mâle que par sa taille plus grande et les ombres brunes un peu moins développées.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 19 décembre 1905, 1 ©.
GENRE PACHYZANGLA Mevyr.
PACHYZANCLA ÆGROTALIS Z.
Évuiopre. — Gotta, 22 septembre 1904, 1 &, 1 9.
GENRE PHLYCTÆNODES Gn.
PHLYCTÆNODES MASSALIS Wikr.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 13 avril 1905, 1 9.
GENRE SCELIODES Gn.
SCELIODES LAISALIS Wikr.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 11 décembre 1905, 1 @.
60.
476 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre CYBOLOMIA Led.
CYBOLOMIA sp. ?
C'est très près de C. nemausalis Dup. que se place une petite femelle, capturée au
début d'avril, sur les rives du Victoria-Nyanza. Quoique les franges soient partiellement
usées par le vol, elle est en assez Bon état général pour qu'il soit possible de recon-
naitre que le corps et les ailes supérieures ne diffèrent pas de ceux de l'espèce décrite
par Duponchel; mais elle ne lui est cependant pas identique, car ses ailes inférieures,
au lieu d’être «d’un gris luisant, avec une ligne médiane d’un gris plus foncé», ont la
moitié longitudinale supérieure, jusqu'à la nervure 5, gris foncé uniforme, sans trace
de ligne médiane, et la moitié inférieure, presque hyaline, irisée, et seulement lavée de
gris à l'angle anal.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria-Nyanza : Port-Florence, 5 avril 1905, 1 9.
Famizze DES PHALONIADÆ.
GENRE PHALONNH.
PHALONIA ILLOTA Meyrick.
(PILE He, AP)
Phalonia illota Meyrick, 1914, Bull. Mus. Hist. nat., p. 191.
g. — Tête, palpes et thorax blanchâtres, légèrement saupoudrés de gris. Ailes su-
périeures allongées, blanchâtre ocracé , avec des stries transverses prisâtres et quelques
écailles noires; dessins ocracés, parsemés de gris; une bande étroite médiane, parallèle
au bord terminal, s'étendant à peu près du bord dorsal au-dessus du milieu de l'aile;
une tache près du bord dorsal au delà du milieu; une bande étroite subterminale
n'atteignant pas les bords; une ligne terminale interrompue : franges grises, sau-
poudrées de plus foncé, blanchâtres vers la base. Ailes inférieures grisâtre clair; franges
blanchâtres avec deux lignes grises.
Envergure : 12 mm.
Type : 1 &.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904.
en HO à
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. n77
Famizze DES TORTRICIDÆ.
Genre TORTRIX Tr.
TORTRIX sp. ?
Petite espèce à fond gris jaunâtre réticulé de noirâtre, paraissant rappeler
quelque peu T. pohtana Haw. d'Europe, mais en trop mauvais état pour être déter-
minée.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Mont Loroghi, 1 d.
TORTRIX sp. ?
Plus petite que la précédente et appartenant à un tout autre groupe, cette Tortrix
semble avoir été entièrement Jaune paille en dessus, aux deux ailes, et gris jaunâtre
pâle en dessous.
Elle est également trop maltraitée pour être nommée.
ArRiQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 &.
Genre EPICHORISTA Mevr.
EPICHORISTA sp. ?
Ailes supérieures jaune roussâtre clair, avec quatre ou cinq petits points noirs
® , \ A ° 2 * _A
inégaux : un à la côte, deux au bord interne et un ou deux subapicaux; dessous prisâtre.
Aïles inférieures gris jaunâtre très pâle; corps et pattes concolores.
Quoique assez distincts encore, les caractères ci-dessus ne suffisent pas à faire
identifier l'espèce à laquelle appartient cette Epichorista probablement nouvelle, et
le spécimen est trop défectueux pour se prêter à une description complète.
ÂArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 «.
60..
478 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE CNEPHASIA Curt.
CNEPHASIA MEDIOCRIS Meyrick.
(PL 7, fig. 1.)
Cnephasia mediocris Meyrick, 1914, Bull. Mus. Hist. nat., p. 121.
S. — Tête ocracé clair. Palpes gris, à extrémité ocracée. Thorax ocracé clair, anté-
rieurement noirâtre. Ailes supérieures allongées, ocracé clair un peu mêlé de gris;
dessins gris clair violacé, bordés et marqués de brun ferrugineux foncé; bande basilaire
vague, à angle obtus sur le pli; bande médiane oblique, précédée et suivie de stries
parallèles ; un trait apical limité par une ligne descendant de la côte aux trois quarts de
l'angle externe; franges ocracé clair. Ailes inférieures gris pâle; franges ocracé blan-
châtre.
Envergure : 14 mm.
Type : 1 ©.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904.
Fame Des EUCOSMIDÆ.
Genre BACTRA Steph.
BACTRA STAGNICOLANA Z.
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 &.
GENRE ARGYROPLOCE Mevr.
_ ARGYROPLOCE sp. ?
Brunâtre avec une fascie oblique brun noirâtre extramédiane, descendant de la côte
au milieu du disque. Ailes inférieures gris noirâtre.
Indéterminable.
Arrique ORIENTALE anGialse. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 5 avril 1904, 1 &.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCÈRES. 479
Famizze DES GELECHIIDÆ,.
Genre BRACHMIA Hbn.
BRACHMIA VERBERATA Mevyr.
ArRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 &.
Famizze DES TINÆGERIIDÆ.
GENRE ERETMOCERA Zell.
ERETMOCERA BASISTRIGATA Wilsm.
Arrique ORIENTALE ANGLAISE. — Lac Victoria Nyanza : Port-Florence, avril 1906, 2 9;
mont Nyiro, avril 1905, 1 &, 2 ©.
Famizze Des YPONOMEUTIDÆ.
GENRE YŸPONOMEUTA Latr.
YPONOMEUTA SUBPLUMBELLUS Wlsm.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLaise. — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 11 décembre 1905, 1 &.
GENRE ODITES.
ODITES INVERSA Mevrick.
(PI. IL”, fig. 9.)
Cette espèce n’a pas été ligurée jusqu'ici. Nous la représentons d’après un mâle en
parfait état.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1 g0k, 3 G.
180 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
GENRE ETHMIA Hbn.
ETHMIA EPILOXA Meyrick.
(PL 11”, fig. 14.)
Ethmia epiloxa Meyrick, 1914, Bull. Mus. Hist. nat., p. 191.
d. — Tête jaune ocracé clair. Palpes grisâtres, article terminal blanchâtre. Thorax
ocracé blanchâtre, extrémité postérieure, épaulettes et une tache apicale sur les
ptérygodes noirâtres. Abdomen gris clair, avec une bande jaunâtre avant le milieu ;
apex jaune ocracé. Ailes supérieures allongées, grisâtre ocracé pâle; un point noir sur
le ph vers la base; stigmates noirâtres, le plical placé obliquement avant le der-
nier discal : franges ocracé blanchâtre. Aïles inférieures grisâtre pâle ; franges ocracé
blanchâtre.
Envergure : 17 mm.
Type : 1 c:.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Simba, mars 1905.
Famizze DES TINEIDXÆ.
GENRE TINEOLA H.-$.
TINEOLA ARGOGOMA Meyrick.
(PL. 11°, Gg. 6.)
Tineola argocoma Meyrick, 1914, Bull. Mus. Host. nat., p. 122.
g.— Tête et thorax blancs. Palpes pris. Antennes blanchâtres. Abdomen grisâtre
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pâle. Ailes supérieures allongées, assez étroites, blanc argenté; côte lisérée de noir vers
la base, franges blanches. Ailes inférieures grisâtre pâle; franges blanchâtres, teintées
; 6] 6 P :
d’ocracé vers la base.
Envergure : 18 mm.
Types : 3 c.
Arnique ORIENTALE ANGLAISE, — Simba, mars 1905.
LÉPIDOPTÈRES : HÉTÉROCERES. 181
Genre MELASINA Bdv.
MELASINA OLENITIS Meyrick.
(PI. 11”, fig. 3.)
Melasina olenitis Meyrick, 1914, Bull. Mus. Hist, nat., p. 192.
g. — Tête ocracé blanchâtre. Palpes squameux, ocracé blanchâtre, saupoudrés de
noirâtre sauf au sommet (antennes absentes). Thorax blanchâtre , parsemé de grisätre.
antérieurement mêlé de noirâtre. Abdomen gris. Ailes supérieures allongées, grisätre
ocracé pâle, mêlées de blanchâtre et parsemées de petits groupes d'écailles noirâtres ;
dessins vagues, noirâtres, une tache basilaire occupant un quart de l'aile, à bord posté-
rieur droit, vertical, et une bande assez étroite descendant de la côte au tiers et atte1-
gnant à peu près le milieu du bord intérieur, de là se contournant au bout de la cellule.
Ailes inférieures grises.
Envergure : 30 mm.
Types 16.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Parages du lac Rodolphe, septembre 1904.
GExre AMYDRIA Mevyr.
AMYDRIA ECCEPHALA Meyrick.
(PI. IL’, fig. 7.)
Amydria eccephala Meyrick, 1914. Bull. Mus. Hist. nat., p. 122.
g. — Tête grise. Palpes brun foncé, à deuxième article hérissé, article terminal
AN , ; se ,
ocracé clair. Thorax Jaune ocracé, antérieurement obseurei de gris. Abdomen ocracé
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orisâtre pâle. Ailes supérieures allongées, assez étroites, jaune ocracé foncé; eôte lisérée
de noir vers la base; franges jaune ocracé. Ailes inférieures ocracé pâle, un peu gri-
sâtre; franges ocracé pâle.
Envergure : 20 mm.
Types : © G
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE, — N'joro, avril 1905.
482 VOYAGE DE M. MAURICE DE ROTHSCHILD.
Genre HAPSIFERA Led.
HAPSIFERA HORRIDELLA Walk. (var. ?).
(PLAT, fr. 41°)
Un seul exemplaire de grande taille, assez différent du type et constituant peut-être
une race locale distincte.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Lumbwa, septembre 1904, 1 ©.
HAPSIFERA REVOLUTA Meyrick.
(PI. Lx”, fig. 8.)
Hapsifera revoluta Meyrick, 1914, Bull. Mus. Hist. nat., p. 129.
d.— Tête jaunâtre clair. Thorax ocracé pâle, quelquelois assombri. Palpes ocracé
pâle, à deuxième article noirâtre jusqu'aux deux tiers. Ailes supérieures allongées,
étroites, ocracé clair, quelquefois un peu bleuâtre; côte lisérée de notrâtre vers la base;
stigmates noirs, le plical à peu près au-dessous du premier discal, quelquefois un point
au-dessus du second discal, et un autre vers le milieu de la côte; franges ocracé clair.
Aïles inférieures gris assez foncé; franges ocracé blanchâtre un peu grisâtre.
Envergure : 20-21 mm.
Types hier
ArriQue ORIENTALE ANGLAISE, — Sud du lac Rodolphe, entre le chemin de fer et le
lac, 12 janvier 1905, 3 d'; Lumbwa, septembre 1904, 1 g. |
Famizze DES HEPIALIDZÆ.
Genre GORGOPIS Hbn.
GorGopis ABBOTTI Holl.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. -— Parages du lac Rodolphe, septembre 1 905, 1 d.